L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. DARSONVAL
- MEMBRE DE l’iNSTITUT.
- A. CORNU G. LIPPIŸIANN
- D. MONNIER H. POINCARE
- is>A
- A. WITZ
- J. BLONDIN
- TOME XXX
- 1er TRIMESTRE 1902
- PARIS
- C. NAUD, ÉDITEUR
- 3,
- RACINE, 3
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- XXX
- îedi 4 Ja
- 1902.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- à. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur an Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, • Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- RENDEMENT COMPARÉ
- DES M VCHliNKS A VAPEUR ET DES MOTEURS A GAZ
- Quand nous écrivions, en 1886, que« dans un avenir prochain, la cornue à gaz aurait supplanté dans bien des industries les bouilleurs des générateurs à vapeur (*) », nous sem-blions émettre une opinion paradoxale ; le moteur à gaz était alors un bien petit facteur de l’industrie et, si l'étude de son cycle autorisait de grandes espérances, sa réalisation pratique laissait encore beaucoup à désirer ; on l'alimentait du reste avec un gaz coûteux, qu'on payait 2a centimes le mètre cube, ce qui mettait les 1 000 calories h un prix voisin de cinq centimes. Or, les 8000 calories du kilogramme de charbon brûlé dans' le foyer des générateurs 11e revenaient qu’à deux centimes, soit les mille calories au quart de centime. Dans ces conditions, la machine à vapeur paraissait 11’avoir aucune concurrence à redouter de la part de son jeune rival.
- Il n’a pas fallu vingt ans pour diminuer considérablement les distances. Tandis que le chef-d’œuvre de Watt gagnait peu de terrain, le moteur à gaz faisait des pas de conquérant; grâce à l'amélioration do son cycle, caractérisée par une compression plus forte, une détente plus longue et une vitesse de régime plus grande, par une meilleure diffusion du combustible dans le comburant, par un allumage plus sûr et mieux réglé du mélange tonnant et une combustion parfaite, grâce encore au perfectionnement de la construction, le rendement thermique et organique croissait rapidement et la consommation de gaz par cheval-heure diminuait de moitié. On abordait graduellement les puissances de 5o, 100,
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- 5oo, voire môme de i non chevaux et plus. D’autre part, les gazogènes donnaient des gaz pauvres à i 3oo calories, pour la fabrication desquels il fallait employer d'abord des anthra-ciles anglais de choix, mais qu’on obtenait ensuite avec n’importe' quelle houille sèche non agglutinante ; le prix de ces gaz ressortait à moins de deux centimes, tous frais quelconques, intérêt du capital et amortissement du matériel y compris, ce qui établissait le prix des i ooo calories à un centime et demi. Bientôt les appareils Mond permettaient d’utiliser du charbon bitumineux menu, à bas prix, et de récupérer des sous-produits ammoniacaux représentant une valeur de 8 à io fr par tonne (‘). Enfin, le moteur à gaz s’installait dans l'industrie métallurgique, au pied des hauts fourneaux, à côté des fours à coke, et il utilisait directement des gaz très pauvres, qu’on avait longtemps laissés perdre dans l'atmosphère ou qu’on brûlait mal dans des appareils de chauffage défectueux. A Differdange, dans le Grand-Duché de Luxembourg, les moteurs à gaz Cockerill développent ainsi plus de 7 000 chevaux et l’on estime que leur emploi procure une économie d’au moins 6 fr par tonne de fonte.
- Ce tableau, tracé à larges traits, dépeint la situation présente de la construction des moteurs à gaz : il faut reconnaître qu’une partie du pronostic de 1886 est déjà réalisée et que le gazogène est en voie de supplanter la chaudière dans plusieurs industries, notamment dans les inoulins, les usines hydrauliques et les stations centrales de tramways (2). M. Humphroy a cité le cas de la Northwich Electric Supply C°, qui a préféré faire une installation Mond que d’utiliser des chutes d’eau dont elle pouvait disposer (3) ; le même ingénieur a présenté à ses collègues de l’Institut des ingénieurs mécaniciens de Londres, les plans d’une usine pouvant développer une puissance de dix mille chevaux. Enthousiasmé par ce brillant exposé d’une situation que peu d’industriels connaissent, M. Branrwell a prédit que, dans cinquante ans, la machine à vapeur ne se verrait plus que dans les musées : c’est une prédiction risquée assurément, mais elle a frappé certains esprits, et un grand constructeur belge, réputé pour l’excellence de ses machines à vapeur, cherchait il y a quelques jours par la voie de la presse des terrains pour créer un nouvel atelier de construction de gazogènes et de moteurs à gaz. Ces faits sont significatifs.
- Les moins enthousiastes reconnaîtront dès lors qu’il se fait line évolution dans la mécanique des machines à feu.
- Il nous a donc paru utile de chercher à spécifier d’une manière indiscutable la perfection relative des appareils à vapeur et à gaz, au moment actuel, en déterminant leur rendement thermique, c'est-à-dire le rapport entre le calorique transformé en travail et le calorique disponible. C’est le terme de comparaison le plus rationnel et le plus sûr, celui que les théoriciens acceptent aussi bien que les praticiens, quand il est basé sur des expériences bien faites et sur des chiffres incontestables. Or, les grands essais officiels sont effectués dans les meilleures conditions qu’on puisse désirer et leurs résultats, correspondant à un maximum, ont par suite une portée considérable ; les conclusions qu’on en déduit perdent, il est vrai, un peu de leur autorité, par le fait même que les appareils essayés sont des meilleurs, que les épreuves ont été préparées avec un soin extrême, que les conducteurs étaient des artistes du genre, que leur travail était siu’veillé de près, en un mot que l’ensemble de cet examen présente quelque chose d’artificiel. Mais cette critique s’adresse à tous les essais, en vapeur aussi bien qu’en gaz, et elle u’inürme donc en rien le travail de compa-
- (* *) Power gas and large gas Engines for central stations, par M. IIvmphbkt; publié dans le bulletin des Mecha-zal Engineers de Londres, janvier 1901, p. 95. f) Cf : Traité théorique et pratique des moteurs à gaz et à pétrole, l. III, ch. x, p, 3ia.
- (*) r™- «G P- 69.
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- raison que nous entreprenons; s'il fallait d’ailleurs s’y arrêter, on ne ferait plus d’essais, et ce serait regrettable, car ces déterminations précises constituent le critérium le plus sûr des théories et des règles de l'art.
- Toutefois, il convient d’adjoindre à la comparaison des résultats d’essais celle qui repose sur une marche industrielle suffisamment longue et rigoureusement conforme à la pratique quotidienne des ateliers. En celle matière, les chiffres sont plus discutables et les conclusions moins précises ; il faut donc les formuler avec prudence et n’en déduire que des indications générales. Les facteurs d’un ordre absolument pratique qui y interviennent pourraient fausser en certains cas les résultats scientifiques de l’observation et des considérations commerciales sc mêleraient à une appréciation raisonnée qui doit en rester indépendante.
- Nous déterminerons d’abord les rendements des appareils à vapeur, en eonsidéranltour à tour la chaudière qui produit la vapeur et le moteur qui l’utilise ; puis nous calculerons le rendement total du groupe, chaudière et machine, afin de pouvoir le rapprocher ensuite du rendement total du groupe gazogène et moteur, établi dans les mêmes conditions.
- I. — Appareils a vapeur
- i° Chaudières. — Rapportons d'abord les résultats fournis par un certain nombre d’essais, qu’on pourrait appeler classiques, effectués sur divers générateurs dans les conditions les plus variées (!).
- Nous ne citerons que des expériences accompagnées d’une détermination exacte du pouvoir calorique du charbon employé, ce qui limite notre choix ; nous regrettons que la plupart des expérimentateurs s’abstiennent de déterminer le titre de la vapeur produite et se contentent d’une appréciation vague de son degré relatif de siccité.
- A l’Exposition d’électricité de Francfort-sur-le-Mein, de 1891, une commission composée d’ingénieurs allemands, des plus autorisés parleur savoir et leur compétence technique, a exécuté, sous la présidence de M. Schroter. une série d’essais sur plusieurs types de chaudières; les résultats en ont ôté signalés par M. Schmidt à la Société industrielle d’Amiens(*). Un de ces essais a conduit à un rendement élevé et nous croyons utile d’en reproduire ici les données : il s’agit d’une chaudière à foyer intérieur ondulé et excentré dans le corps cylindrique, pourvue d’un appareil fumivore spécial du système Rinne.
- De
- Duré
- c de l’essai
- eptembre 1891
- Chaudière : Type de chaudière . Surface de chauffe S Surface de grille .G . „ k S Rapport — . . .
- manière que les meilleurs essais cités par nous dâ les plus parfaites.
- (2) 'Bulletin de la Société industrielle d’Amiens
- appareils du même genre e ni, indiquent les meilleurs,
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- Vapeur*engendrée par kg de houille Im.t Calories utilisées par kg de houille b ru h
- iS,-« P- xoo 78,3, kg
- :$k*
- 7-3,5 p. ioo 16,0 —
- •;î:_
- Cet essai est ans si remarquable par la méthode- magistrale avec laquelle il a été organisé et conduit que par les excellents résultats qu’il a fournis; ce rendement de 70 p. 100 est bien près du maximum.
- La Société Alsacienne de constructions mécaniques a installé à lTisine de Saint-Giniez de la Compagnie générale des tramways de Marseille une batterie de 20 chaudières ayant chacun© aoo mètres carrés de surface de chauffe, dont l’essai de réception a été fait contradictoirement par les ingénieurs de la Compagnie et des fournisseurs.
- Type
- i3,a • —
- 6»,7 kg
- 8 kg
- 8’78-5 79-2
- 72,4 p. 100
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- Voici un autre essai effectué par II. Schmidt sur une chaudière semi-tubulaire à foyer extérieur réalisant d'excellentes conditions théoriques :
- Durée...............
- Chaudière :
- Type de chaudière. . .
- Surface de chauffe S. . Surface de grille G. . .
- K.PPO.-4............
- Diamètre des tubes . . Longueur des tubes . . Hauteur de la cheminée Section de la cheminée . Tirage à la cheminée. . Charbon :
- riau hygrométrique...............................
- Cendres .........................................
- Pouvoir calorifique du charbon brut..............
- • Combustion : '
- Volume d’air de combustion.......................
- Anhydride carbonique produit.....................
- Cendres et mâchefers produits....................
- Charbon brûlé par in2 de grille-heure............
- — par ni2 de chauffe-heure..........
- — par dm- de cheminée-heure. . . .
- Température de la fumée au registre..............
- Vaporisation :
- Pression de la vapeur............................
- Température de l’eau d’alimentation..............
- Eau vaporisée par m2 de surface de chauffe-heurc.
- — -- de plan d’eau-heure ....
- — par m8 de chambre de vapeur-heure Vapeur engendrée par kg de charbon brut. . . .
- — l’eau étant prise & o* . . •................
- Calories utilisées par kg de houille brute.......
- Rendement thermique,-............................
- Nœux
- 2,075 p. 100 8;9/7 _ -,
- ,6 volume théorique n,8 p. 100
- 104 kg
- 4,42 kg 770,6 i3,4 kg 28G — 645 — 9*47% 8,38 —
- 5 477 70,8 p. 1
- Si nous rapportons la vaporisation à 6 kg de pression effective (la vapeur ayant une température de 1640, le kilog de vapeur sèche correspondant donc à 656,5 calories), nous trouvons une production de 8,19 kg par kg de charbon brut et de 9,20 kg par kg de charbon net.
- M. Schmidtconsidère cet essai comme un des meilleurs qu’il ait faits, au point de vue de la combustion, eL il eslime que, si le rendement n’a pas été supérieur, cela tient à ce que ce générateur était isolé et qu’il subissait une perte importante par rayonnement extérieur.
- Le bilan calorifique de l’essai indique en effet une perte d’environ 14,5 p. 100 par les gaz et la vapeur d’eau de la fumée, ce qui porterait à évaluer à 14,7 p- 100 la perte due aux autres causes, parmi lesquelles le rayonnement extérieur est assurément la principale. Admettons que ce déchet ait été réduit à 8 p. 100, et c’était possible; le rendement thermique total se serait trouvé porté à 77,5 p. 100 au maximum.
- Nous saisissons l’occasion de cette étude si intéressante de M. Schmidt pour faire ressortir l'utilité des bilans calorifiques de la combustion que l’on devrait dresser pour chaque essai scientifique de chaudières : c’est le seul moyen d’analyser les phénomènes
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- qui se passent dans le foyer et de se rendre compte des pertes subies ; c'est aussi le meil-' leur contrôle des résultats obtenus, attendu que ce bilan fournit des éléments de vérification des données relevées au cours de l’expérience et des rendements calculés sur cette base.
- Une chaudière multitubulaire Nielausse, essayée par MM. Kennedy, Unwin et Capper, en avril 1894, à Thames-Uitton (Angleterre) a fourni à ces habiles expérimentateurs les résultats qui suivent :
- Rapport — . ....................
- Charbon :
- Origine.........................
- Eau hygrométrique...............
- Combustion .
- ( CO*.......
- Charbon brûlé par m2 «le grille-hcurc..........................
- Température de la fumée au registre............................
- Pression de la vapeur.........................................
- Eau vaporisée par in2 de surface de chautfe-heurc.............
- Calories utilisées par kg de charbon brut.....................
- / Rendement thermique..................
- ^ Perle par les gaz.....................
- 11 avril 1894 7 h. 40 m Multitubulaire 60,29 m2
- 34,7 —
- Powel Duffrin
- 0,80 p. 100 0,74 —. ^
- 8,96 p. 10
- kS
- 1 i,a35 kg o,i5 p. joo
- 16,61 kg 8,69 — r8.47 —
- 73,ii
- 17,66
- 0,98
- p. ZOO
- 7>oa —
- En vapeur à 6 kg, la production eût été de 8,07 kg par kilogramme de charbon brui el de 9,26 kg par kilogramme de charbon net.
- Il ressorL des essais précédents, effectués par des maîtres, sur des appareils excellents et installés dans les meilleures conditions, que l’on considère comme remarquables des rendements de 70,8 à 75,5 p. 100. Et de fait, il semble bien difficile de les dépasser. Se basant sur sa grande expérience, M. Bellens a déclaré que les pertes par combustion incomplète, par excès d’air, par tirage, par rayonnement extérieur et conductibilité des massifs ne peuvent guère être moindres que 27,3 p. 100 ; le rendement maximum pratique serait donc voisin de 72,7 p. 100, ce qui concorde avec nos conclusions et les justifie.
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- Bien rares sont les générateurs qui donnent ce rendement, ainsi qu’en témoigne le rapport publié par M. Zwiauer, directeur de l’Association autrichienne des propriétaires d'appareils à vapeur, sur les épreuves auxquelles ont été soumises Gi chaudières de son ressort durant l’exercice 1898. Il a réuni en un tableau les chiffres relevés par ses ingénieurs et j’y constate ce qui suit :
- Une chaudière mulütubulaire a vaporisé 7,83 kg d’eau par kilogramme de charbon, à 6 kg de pression, avec un rendement élevé de 78,85 p. 100, qui pourrait bien être attribué à un entraînement d’eau et serait par suite expliqué par une illusion ; la meilleure semi-tubulaire a fourni 7,90 kg de vapeur, rendant ainsi 74,89 p. 100 ; la meilleure chaudière à bouilleurs a donné 7,45 kg de vapeur, ce qui correspondait à 63,7 P- 100 de rendement. Les autres générateurs ont été inférieurs à ces appareils, et le rendement de l’un d’eux est môme tombé à 46,43 p. 100.
- La mauvaise qualité du charbon peut contribuer aussi à diminuer le rendement des meilleurs générateurs et nous en trouvons la preuve dans une expérience faite sur une excellente chaudière semi-tubulaire à bouilleurs de MM. Meunier et Cl0. On brûlait sur la grille des schlammcs de houille de Miroschau renfermant 28 p. 100 d’eau hygrométrique et 25 p. 100 de cendres, dont le pouvoir calorifique ne dépassait pas 3 000 calories. La grille était du système Kudlicz ; elle était alimentée d’air soufflé sous une pression de 20,0 kg d’eau. Or, on produisit 3,53 kg de vapeur à 5,15 kg do pression par kilogramme de schlammes ; le rendement atteignit donc 68,5 p. 100, ce qui est tout à l’honneur de la chaudière de M. Meunier, mais démontre bien que pour faire de beaux essais il ne faut pas de trop laids charbons.
- Il importe enfin d’avoir d'habiles et infatigables chauffeurs ; ils apportent en effet leur coefficient personnel dans le rendement de l’appareil et ils contribuent au succès pour une large part. Incapables ou négligents, ils peuvent augmenter la dépense de charbon de 10 ou i5 p. 100 : les concours institués par certaines sociétés, (concours auxquels ne participent que des sujets d’élite) font, constater même entre eux des différences notables. Ainsi aux concours organisés par l’association du Nord, le chauffeur primé produisait, en 1896, 8,409 kg de vapeur alors que le résultat moyen des candidats était de 7,709 kg; l'écart est de près de 10 p. 100,
- En marche industrielle, le rendement est du reste très inférieur à celui que donne une marche d’essais, pour beaucoup de raisons autres que celles que nous venons d’énumérer. Quand on détermine le rendement d’un générateur d'après la quantité de charbon, brûlé en un mois et le poids d’eau vaporisée, durant la même période, on est bien loin de trouver un rendement moyen comparable à ceux que nous avons relatés plus haut; ctbieu des industriels s’estimeraient heureux do retrouver dans la vapeur engendrée les 60 centièmes des calories produites par la combustion du charbon brûlé sur la grille de leurs générateurs.
- En effet, les pertes par la cheminée sont au moins égales à 26 p. 100 en marche courante, parce que le volume de l’air admis dans le foyer est toujours supérieur au double du volume théorique, ainsi que le prouve la proportion'de 7 p. 100 d’anhydride carbonique et d oxygène qu’on trouve dans la fumée ; d’autre part les perles par rayonnement tombent rarement au-dessous de 9 p. 100. Il reste donc 5 p. 100 pour les pertes par les cendres, les allumages, la couverture des feux, etc. Le rendement de 60 p. 100 est par conséquent un beau rendement industriel.
- Nous concluerons donc en disant que, si certaines chaudières peuvent donner jusqu’à 77,5 p. 100 en essais, ce maximum n’est presque jamais atteint ; qu’un rendement de 70
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- est déjà très satisfaisant et qu’en réalité les industriels ne peuvent guère escompter qu’un rendement annuel moyen de 60 p. ioo, avec les installations les mieux étudiées et les plus surveillées.
- 2° Machines à vapeur. — En 1893, le professeur Thurston, directeur du collège d’Ithaque (New-York) dont la haute compétence dépasse l’éloge que nous pourrions en faire, présenta comme un record de consommation les résultats relevés sur une machine AllisetC0 installée à Milwaukee pour le service des eaux ('). Ce moteur à triple expansion puise et refoule à 48,17 m de hauteur, 81 782 m3 par 24 heures. Les essais ont fait constater les résultats suivants :
- Pression de la vapeur.............................. 9,555 kg
- Titre de la vapeur.................................. . 0,989$
- Consommation par cheval-heure indiqué.............. 5,120 kg
- En vapeur à 6 atmosphères absolues................. .5,i5ç> —
- Calories correspondantes au kg de vapeur........... 6.55,062 —
- Rendement thermique indiqué........................ 18,8 p. 100
- M. Dwolshauvers-Dcry a résumé en quelques mots son appréciation de cette machine ; « Vapeur sèche, haute pression, grande détente, très basse pression au condenseur, répartition égale du travail entre les cylindres, accommodation habile du degré de détente, recei-vers bien conçus, bien enveloppés comme les cylindres, distribution excellente, lumières et conduits largement proportionnés, espaces morLs exceptionnellement petits, telles sont les qualités caractéristiques qui, réunies dans la machine de Milwaukee ont réduit sa consommation à un point probablement non encore atteint jusqu’aujourd'hui ».
- C’était donc bien un record de consommation : ce rendement thermique de 18,8 p. xoo doit par conséquent à bon droil être retenu comme voisin du maximum, eL nous allons voir en effet que la surchauffe de la vapeur seule permet de le dépasser.
- Voyons ce que donnent les meilleurs essais.
- Procédons par ordre et partons des machines de faible puissance, pour lesquelles la consommation de vapeur, môme rapportée au cheval-heure indiqué, est toujours un peu plus grande.
- S’il fallait établir a priori une échelle croissante des consommations, nous nous arrêterions aux chiffres ci-dessous :
- Consommation par cheval-heure 8 kg 7 —
- 6 à 5,5 kg
- Nous supposons des machines à condensation alimentées de vapeur saturée et sèche ; ces chiffres sont discutables en valeur absolue, mais ils paraissent suivre la gradation qu’on observe dans la pratique.
- Le. premier essai que nous rapporterons sera celui de la machine installée par MM. Piguet et Cle de Lyon à la manutention militaire do cette ville, dont la réception a été faite par une commission spéciale avec le concours de M. Bour, ingénieur de l’Association Lyonnaise. Ces expériences sont extrêmement intéressantes, parce qu’elles ont comporté des essais au frein et une détermination du travail effectif.
- (») Nous empruntas ces chiffres à un savant travail de M. Dwelshauvcrs-Dcry, Revue générale des Sciences, i5 juillet 1894.
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- Diamètre du cylindre ....
- Diamètre de la tige du piston. Surface arrière du piston . .
- Pression moyenne au diagramme (
- ^ ( arrièr
- Consommation par cheval-heure indiqué
- — — effectif .
- Rendement thermique indiqué. . .
- — effectif . . .
- i963 cm .93o-6o,6fi 0 kg
- 90,04 chevaux 4,400 m
- 8 ?T'h kS
- °>9T7 6,800 kg 754i4 — 4 4^5 cal. 4868 —
- o,t36
- Le résultat est beau, pour une machine de 100 chevaux, à tiroir ordinaire ; la consommation est entendue toutes purges de la machine comprises. A noter que la vapeur n’était pas absolument sèche.
- Une machine compound à déclic do 700 chevaux, alimentée de vapeur saturée sèche h 8 kg de pression, donne déjà des résultats plus économiques, quand elle est bien étudiée et bien construite ; telles paraissent les conditions de la machine Bollinekx, essayée à Verviers par les ingénieurs de l’Association belge, sous la présidence de M. Vinçotte.
- Diamètre de. cylindres cylindre.
- * ( Grand cylindre .
- Course commune..........................
- Pression moyenne indiquée | - - -
- Travail développé j. ' ' ' . ‘ ‘
- Travail total =...........
- 59,57
- 7,9$ kg
- 69,5 cm
- î5,6 p. IOO 2,18 kg 0,7.35 — 385,64 chevaux 3o4,23 —
- Calories au kg de vapeur saturée. . '. !............ 689,59 cal.
- Calories par cheval............................................. 3b 36 —
- L’essai suivant que j’ai fait sur une machine Corliss Garand a fourni des résultats analogues.
- Diamètre des cylindi
- 1 Petit cylindre . ( Grand cylindre.
- îpound de MM. Crépelle et
- a3 juillet 1S97 8i3 mm
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- Il est à noter que les chiffres ci-dessus ont été relevés en marche industrielle avec toutes les variations de travail que comportait l’importante filature de coton que desservait ce moteur ; la machine ne travaillait d'ailleurs pas à pleine charge, attendu que sa puissance était de i 200 chevaux et qu’elle n'en développait que 790. Elle aurait donné un rendement meilleur au régime normal de son fonctionnement. Le titre de la vapeur laissait d’ailleurs à désirer.
- Pour obtenir des rendements supérieurs aux précédents, il faut recourir à la surchauffe, qui améliore les conditions théoriques du cycle. On se rappelle cette belle petite machine Schmidt, de 60 chevaux, qui ne consommait que 4>55 kg de vapeur, à 12 kg de pression par cheval-heuro indiqué et 5,5o kg par cheval-heure effectif, grâce à une surchauffe de 170 degrés : ce résultat avait été relevé par M. le professeur Schroter. Il correspondait à un rendement thermique indiqué de 0,187, extrêmement remarquable pour une machine d’aussi faible puissance. Mais cette surchauffe énorme met cette machine hors cadre.
- Voici un essai signé de M. Walther Meunier; ila été exécuté sur une excellente machine alimentée de vapeur surchauffée légèrement.
- Travail total................................ 841,76 chevaux
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- Déduisant le poids de vapeur condensé dans la conduite d’amenée et celui perdu par quelques petites fuites, correspondant à o,33 p. roo, sans aucune reprise, la consommation est ressortie à 5,o3o kg par cheval-heure indiqué.
- Calories an
- Calories p8 Rendement
- kg de vapei Calories
- 663,53o
- 686,7i3 3 454,166 0,184
- En augmentant encore la pression et la durée de surchauffe, on peut améliorer'légèrement ce rendement, ainsi qu'il ressort d’un essai, fait aussi par l’Association do Mulhouse (MM. Walther Meunier et Ludwig), sur une machine à triple expansion de M. Berger André. Nous donnons les chiffres les plus intéressants de ces belles expériences : la machine est d'une puissance nominale de 100 chevaux.
- , PC.............................. 56o mm
- Diamètre des cylindres ' MC............................ 800 —
- C’est le rendement le plus fort que je puisse signaler, car je n’en connais point de plus élevé : il dépasse celui de la machine Allis. Nous le tiendrons donc pour le rendement maximum réalisable avec une surchauffe modérée.
- En marche industrielle, on ne dépasse que rarement un rendement de 0,170, et le rendement moyen annuel d’une machine d’atelier est certainement bien inférieur à ce chiffre.
- 3® Groupe chaudière et machine. —Les études qui précèdent nous permettent maintenant de calculer le rendement de l'ensemble constitué par une chaudière et une machine à vapeur placées l’une par rapport à l'autre dans les meilleures relations techniques.
- Multipliant l’un par l’autre le rendement maximum des deux appareils, nous obte nons 0,775 X o, 190 = o, 147 pour le maximum du groupe.
- Mais il y a un décompte à effectuer sur cette valeur par suite des pertes inévitables subies dans le transport de la vapeur de la chaudière au cylindre ; la vapeur saturée perd de sa pression et elle se condense ; la 'vapeur surchauffée perd de sa surchauffe. Zeuner estimait le déchet à 2 p. 100; admettons qu’il ne soit que de 0,7 p. 100 et arrondissons à 0,14 le chiffre auquel nous arrivions ci-dessus.
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- Voilà donc le rendement le plus élevé que Ton puisse espérer aujourd’hui pour une installation parfaite, conçue et réalisée dans des conditions excellentes, dans laquelle la meilleure des chaudières dessert le meilleur des moteurs : ces mariages sont rares. Il faut admettre encore que la surcharge soit obtenue gratuitement par l’utilisation des chaleurs perdues du foyer. Notons enfin que c’est un rendement thermique indiqué.
- On le réalise quelquefois.
- Dans les essais de consommation et de rendement exécutés par MM. Walther Meunier et Ludwig sur une batterie de chaudières semi-tubulaires, fournie par la Société Alsacienne, avec surchauffeur Schwœrer, et la machine à triple expansion de M. Berger-André, dont il a ôté fait mention plus haut, on a relevé une consommation de 565,3 gr de charbon par cheval-heure indiqué. C'était une braisette lavée de la Ruhr, dont le pouvoir n’est pas donné dans le rapport auquel nous empruntons ce chiffre ; mais on peut estimer ce pouvoir à 8 ioo calories. Le rendement thermique indiqué ressortirait d’après cela à o, i38. Il est vrai que M. Walther Meunier a déclaré que c’était le plus beau résultat qu’il ait constaté dans son ressort, lequel comporte près de 4 8oo générateurs et constitue un des plus remarquables groupements d’Europe.
- Mais cette consommation de 565 gr de houille est très rare ; nous ne croyons- pas qu’aucun constructeur consente jamais à la garantir par contrat. M. Bolliuckx ne signale dans ses tableaux de dépense qu’une seule de ses installations ayant donné le cheval-heure indiqué par 56o gr ; c’est celle des tramways de Gand, dont la puissance est de 36^ chevaux ; l’essai a été fait par l'Association de Bruxelles; nous ignorons la qualité et le pouvoir du combustible employé. Généralement on considère comme très heureux dos essais conduisant à une consommation inférieure à 750 gr : c’est alors un rendement de o,io5.
- En marche industrielle, le taux baisse considérablement : les garanties accordées permettent d’apprécier- ce qu’on croit réellement possible ; nous en prendrons pour exemple le groupe électrogène livré par la Société Alsacienne à la Compagnie générale des Omnibus de Paris, et installé à l’usine de l’Est. On avait garanti le kilowatt-heure par 1 400 gr de briquette d’Anzin, type torpilleur, de bonne qualité et de fabrication récente ; toutes les purges de vapeur et les condensations de tout genre devaient être portées au passif des moteurs. L’usine comprenait trois groupes de 4°° kilowatts; les générateurs, timbrés à ia kg, étaient au nombre de huit ; ils étaient pourvus d’économiseurs Green. Les eaux de condensation étaient rafraîchies et reprises par deux pompes électriques. L’essai de réception en marche industrielle fut effectué en juin 1900 et il lit constater une consommation de charbon de 1 061 gr par kilowatt-heure. Le rendement depuis le piston moteur jusqu’au tableau étantdc 0,784, le cheval-heure indiqué correspondait à 837 gr de briquette, soit à un rendement indiqué d’environ 0,09. Nous voilà loin de 0,14 : mais il s’agit d’une marche de service, et le résultat fut réputé comme fort satisfaisant; il était très supérieur à la garantie donnée.
- Quand on établit la consommation d’une station centrale par des relevés mensuels et annuels, on observe parfois des résultats désastreux dont nous n’oserons plus dire le rendement ; nous faisons allusion à une station parisienne où la consommation par kilowatt atteignit, en 189a, 3 974 gr de charbon. Nous n’en ferons pas un argument contre la vapeur, mais il est bien établi par cc qui précède que les rendements thermiques de o,i4» rapportés au travail indiqué, sont de très rares exceptions, et qu’en pratique industrielle on se contente de 0,09, mais qu’on n’y arrive pas toujours.
- Nous allons déterminer par les mêmes procédés le rendement d’une installation de gazogènes et moteurs à gaz. et nous comparerons.
- [A suivre.)
- Aimé Witz.
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- EMPLOI DES APPAREILS ÉLECTRIQUES ENREGISTREURS
- SUR LES VÉHICULES DE TRAMWAYS ET DE CHEMINS DE FER
- Chacun sait les grands services qu’ont rendus les appareils électriques enregistreurs dans les installations fixes. II n’existe plus guère actuellement de stationimportantequi ne possède un voltmètre enregistreur permeltant.de constater les effets de la régulation automatique ou àmain et de tenir l’élcctricien du tableau en haleine. L’emploi des ampèremètres ou wattmètres enregistreurs tend egalement à se généraliser dans toutes les usines de distribution de courant électrique ; grâce à ces appareils les secteurs peuvent, d’une part étudier la variation de la demande aux diverses heures de la journée et aux diverses époques de l’année, et d’autre part réaliser, grâce à uncontrôle constant de la production de l’usine, une bonne utilisation du combustible. Eudchorsde ces applications où les appareils enregistreurs fonctionnent en permanence d’un bout de l’année à l’année, il y a une foule de cas où l’on a recours à ccs engins pou» faire des essais isolés ou des relevés intermittents : par exemple les ampèremètres enregistreurs sont employés pour l’évaluation du courant absorbé par des machines-outils, dans les ateliers commandés par l’électricitc, et les voltmètres enregistreurs pour faciliter l’observation des charges et décharges d’accumulateurs.
- Ce sont les appareils bien connus de la maison Richard qui ont été surtout employés en France pour ce genre d’applications; depuis quelques années on emploie également les appareils Meylan et Àrnoux, qui ont été décrits récemment dans le journal.
- L'emploi des appareils électriques enregistreurs sur les véhicules mobiles est au contraire presque inconnu. Lorsque je songeai â faire usage d’appareils de ce genre sur les voitures de chemin de fer, je ne croyais pas qu’il y avait eu d’autres essais sur les tramways que ceux effectués dans les premières années de l’exploitation des lignes â accumulateurs de Saint-Denis. J’appris, peu de temps après, que des essais avaient été effectués sur les lignes à accumulateurs installées depuis deux ans, mais .ce n’est qu’en poursuivant mes recherches que j’eus connaissance des expériences nombreuses exécutées dans l’intervalle. Je formai alors le projet de faire, pour les lecteurs de ce journal, un historique de toutes les applications des appareils enregistreurs réalisées sur les tramways et chemins de fer, avec relevé des particularités de montage et de résultats relatifs h chaque cas. Mes efforts ne furent pas couronnés de succès; je recueillis des renseignements contradictoires : les ingénieurs auxquels je m’adressai ne purent, à quelques exceptions près, me fournir des indications précises, la plupart n'ayant gardé qu’un vague souvenir des petits détails d’expc-riences et n’ayant pas conservé les relevés obtenus. On m’excusera donc de ne pouvoir présenter ici qu’une série bien peu homogène de notes plus ou moins complètes, mais d’où sc dégage pourtant une conclusion bien nette et certainement ignorée : des relevés ont été effectués avec des appareils enregistreurs, ampèremètres, wattmètres, et quelquefois voltmètres, sur ftmsfes tramways à accumulateurs sans exception et même, ce qui est plus inattendu, sur presque toutes les lignes à Irolet, même les plus anciennes, installées jusqu’à présent en France. Sur le matériel de chemins de fer les applications des appareils enregistreurs sont encore très restreintes, et elles ne datent que de ces toutes dernières années.
- Nous parlerons d'abord des applications réalisées sur les tramways, en les classant, suivant le type d’appareil employé. En premier lieu viennent les enregistreurs Richard.
- l.a première application des appareils enregistreurs sur des tramways (je ne parle bien entendu que de la France' a été réalisée en 1891, par M. Yuilleumîer, sur la ligne de Clermont-Ferrand, à Royat. Ces tramways électriques, les premiers qui aient circulé en France, avaient été établis sans qu’on ait des données précises sur le rendement brut des moteurs et sur les valeurs de l’effort de traction à diverses vitesses et sur divers profils. Dans le but de recueillir ces données, pour l’étude ultérieure d’autres lignes, M. Vuilleumier entreprit une série d’expériences,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- consistant à placer sur une voiture un ampèremètre inscrivant le courant consommé à chaque instant en marche. Il croit se rappeler avoir employé un ampèremètre enregistreur Richard à poids du type stationnaire, mais à déroulement assez rapide, posé simplement sur la banquette avec interposition de pièces de caoutchouc creuses, mais il ne sc souvient pas qu’il y ait eu sur l’équipage mobile un piston amortisseur plongeant dans un liquide, quoique la maison Richard affirme avoir déjà créé ce type, à l'époque, pour des essais d’électromoteurs fixes. N’avant pas retrouvé de courbes, il ne peut se prononcer sur la netteté de trait obtenu ; la courbe était lisible ; elle était d’ailleurs contrôlée par des mesures fréquentes faites à l’aide d’un ampèremètre ordinaire apériodique bien étalonné.
- Vers la fin de 1892, ou le commencement de 1893, la Société pour le travail électrique des métaux entreprit une série d’essais, poursuivis ensuite très longtemps, sur les tramways à accumulateurs de Saint-Denis à l’Opéra et à la Madeleine, installés en 1892. Cette Société, ayant pris a forfait l'entretien des accumulateurs employés sur ccs lignes (les premières qui aient fait usage de ces appareils et en même temps les premières exploitées à Paris par ce mode de traction) jugea indispensable de j'elever exactement le courant absorbé par les moteurs dans les diverses périodes de marche et dans les différents points
- de la '
- On 1
- 1 dit qu’on avait fait usage au début d’n
- — Appareil enregistreur Richard
- de
- ampèremètre cnregisteur Richard, du type stationnaire à poids, mais on n’a pu m’indiquer si l’appareil était muni ou non d’un piston amortisseur plongeant dans un liquide, ni quels avaient été les résultats obtenus.
- Au bout de peu de temps, le type Richard a poids fut remplacé par un nouveau type créé spécialement par la maison Richard, semblable au type stationnaire au point dans lequel le couple résistant, au lieu d’ètre constitué par un ar deux ressorts îi boudin ml mi (fig. 1), fins 2 et les extrémités p, p„
- des organes électriqu
- contrepoids fixé à la palette de fer doux, est for
- et longs, en. laiton, disposés horizontalement entre deux points fixes n d’une tige solidaire de l'axe de la palette mobile P. Sur cet axe est montée, dans le prolongement de l’aiguille en aluminium A, une tige en laiton 1- au bout de laquelle est suspendu un piston en feuille de laiton de 25 mm de diamètre et o,5 mm d épaisseur, qui plonge dans un godet en verre de 5o mm de haut renfermant un liquide.
- Cet amortisseur mécanique est destiné a soustraire l’équipage mobile à l’influence des petites oscillations causées par les trépidations; on outre, pour parer aux mouvements de forte amplitude causés par les chocs brusques, on a adapté à l’ensemble de l’appareil enregistreur une suspension élastique : après avoir essayé de suspendre aux mains courantes de la voiture, par 4 lanières en caoutchouc, un plateau en bois supportant l’appareil, 011 a obtenu de meilleurs résultats en soutenant le plateau P (fig. 2) par des cordes c réunies ensemble à un ressort à boudin un peu dur II, suspendu au plafond de la voiture ; on a reconnu la nécessité de suspendre un poids assez fort M au-dessous du plateau, sans quoi l’on observe un balancement étendu de toute l’installation, causant une oscillation de la plume, au moment des freinages. Je ne crois pas qu’on ait fait de relevés en disposant l'appareil enregistreur sur un support élastique au lieu de le suspendre; on aura probablement essayé au début de poser simplement l’appareil à poids sur la banquette, directement ou avec interposition de plaques de caoutchouc et l'on n’aura obtenu qu'une courbe épaisse, car avec cet appareil, dont l’aiguille était très sujette à osciller, les pièces de caoutchouc pleines ne donnaient pas, d’après M. Vuilleumier, un amortissement suffisant, qu’on u’oblient qu’avec des pièces creuses
- •nregislrtnir Rides voilures de
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- agissant comme des bandages pneumatiques; lorsque ensuite on employa les appareils à ressorts, on ne songea pins à essavcr la pose sut- coussins élastiques primitivement écartée.
- On a fait des expériences sur les tramways de Saint-Denis avec des ampèremètres, des walt-inètres et des voltmètres enregistreurs. Il eut été intéressant de savoir si l’on avait employé toujours dans le système amortisseur un piston plein et surtout de connaître la composition liquide araor-tisscuse employée dans chacun de ces cas (la glycérine pure a été trouvée, je crois, trop visqueuse, et l’on a fait usage de liquides plus fluides), mats je n'ai pu avoir de renseignements précis sur ces petits détails, qui ont leur importance comme on le verra plus loin; je* n’ai pu savoir si les indications enregistrées ne présentaient pas, dans certains cas, des et altérations » (*) et enfin si les appareils avaient besoin d’être réglés souvent. On n’a pas pu me montrer des courbes obtenues avec les divers appareils enregistreurs parce qu'on n’a plus fait d’essais depuis plusieurs «muées, maison m’a dit que les courbes publiées dans le journal en 1896 par M. Pellissier (2), et qui sont très nettes, reproduisaient bien le trait des appareils.
- En 1899 et iqoo la Société Tudor a relevé, à l'aide d’ampèremètres enregistreurs Richard du type à ressorts, le courant absorbé par les accumulateurs de son système fonctionnant sur les tramways de la place de la République à Pantin et a Àubervilliers et sur ceux de la Madeleine à Puteaux. Elle a employé la même suspension flexible que celle adoptée sur les tramways de Saint-Denis et décrite plus haut; le liquide amortisseur était de l'huile de vaseline, corps moins visqueux que la glycérine pure, dans lequel plongeait un piston plein. O11 m’a montré à l’usine d’Aubervilliersdes courbes dont le trait était très net et que l'on estimait indiquer exactement toutesles variations très rapides du courant. On m’a dit qu'il fallait régler de temps en temps les ressorts de l'appareil.
- A la Compagnie générale de traction on m’a dit avoir fait, en 1899 et 1900, des expériences sur des voitures de tramways à trôlet à l’aide d’ampèremètres et de wattmètres enregistreurs Richard, toujours du même tvpe a ressorts. Les appareils étaient posés simplement sur nue banquette et quelquefois même directement sur une tablette en bois dans la plateforme en bois xlu mécanicien ; les courbes obtenues étaient bonnes. C’est tout ce que j’ai pu savoir.
- La Société Tudor a fait des essais, soit à Puteaux, soit à Àubervilliers, avec ampèremètre enregistreur Chauvin et Arnoux suspendu, je crois, de la même manière que le Richard. L’appareil Chauvin et Arnoux, décrit dans ce journal, consiste en un galvanomètre d’Arsonval dont la bobine mobile à axe horizontal porte une longue aiguille verticale terminée par une molette spéciale contenant de l’encre et appuyant sur le papier. L’appareil ne possède pas d’amortissement mécanique, mais l’amortissement magnétique usuel, Cette molette ne donne pas, même sur les appareils fixes, un trait aussi fin que la plume Richard, que la'maison Chauvin et Arnoux adopte maintenant sur ses appareils. Sur des voitures de tramways soumises à des trépidations continuelles la molette donnait, paraît-il un trait toujours très épais, et manquant de toute précision au moment des oscillations étendues; l’appareil Chauvin et Arnoux, qui fonctionne bien dans des installations fixes, se trouve en effet dans de mauvaises conditions pour 11e pas être influencé par des mouvements perturbateurs, parce que son couple déviant est très faible (9 grammes seulement) et par suite son couple amortissant également.
- La Compagnie Thomson-Houston a fait en 1893, au Havre, des relevés sur des voilures électriques à trolet, à l’aide d’un appareil Abdank Abakanowicz et Meylan donnant à la fois l’inten-sitc et la tension du courant, ainsi que la vitesse du tramway. Des essais aualogues ont été effectués avec le même appareil par la Compagnie Thomson-Houston à Rouen en 1896, à Lyon de 189b à ^98, et par la Compagnie Générale de traction à Marseille en 1898.
- Quoique cet appareil n’ait été construit qu’à deux exemplaires, dont l’un a été acquis par la Compagnie des tramways de Lyon et dont l'autre doit se trouver probablement à la Compagnie
- l‘) Faute d’un terme plus convenable, je désigné ainsi la réduction d amplitude observée sur les courbes, au moment, des variations rapides, lorsque l’équipage mobile présente dans sou mouvement de l’hytérésis.
- (®) Yoy. L'Eclairage Electrique, 11 janvier 1896, p. 69, 70, 71.
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- Thomson-Houston, nous en parlerons assez longuement parce que nous avons eu sur lui des renseignements détaillés, grâce à l’obligeance de M. Burton, qui l’a employé beaucoup à la Compagnie Thomson, et qu’il s’agit d’un appareil intéressant ignoré de tous (il n’a jamais été décrit nulle part, m’a dit M. Meylan) et devenu à présent une sorte d’objet de musée.
- L’appareil Abdank-Meylun se compose de trois galvanomètres d’Àrsonval enregistreurs, montés côte à côte sur un plateau en bois, et dont les inscriptions sont recueillies sur une bande de papier unique. Un premier galvanomètre est relié directement à la ligne du trôlet et au châssis de la voilure et constitue le voltmètre ; le second indique la vitesse du tramway par la mesure de la force clcc-tro-motrice d’une petite magnéto actionnée par un essieu de la voiture ; enfin le troisième qui joue le rôle d’ampèremètre, est branché aux bornes d’une résistance connue de faible valeur, intercalée dans le circuit des moteurs électriques.
- La figure 3 représente une photographie de 1 appareil. Les aimants des galvanomètres sont constitués par trois piles d’acier horizontales en U, dont les extrémités sont réunies par une plaque en laiton dont les branches portent intérieurement deux pièces polaires rapportées, évidées en arcs de cercle, et à l’intérieur desquelles est fixé verticalement un cylindre de fer doux : le cadre, mobile entre le cylindre central et les pièces polaires, est supporté par un axe vertical monté en haut et en bas sur pierre, et portant à sa partie supérieure un ressort spiral ; la disposition du champ magnétique de l’appareil est donc semblable à celle du galvanomètre d’Arsonval ordinaire. Une longue aiguille horizontale en aluminium est calée sur une courte tige horizontale, pivotant entre deux vis pointeaux montées sur un support dispose à la partie supé-Fig. 3. — Appareil enregistreur multiple Abdank- rieure de l’axe du cadre. L’aiguille proprement dite
- Meylan pour mesures sur des voitures de tram- peut donc tourner autour d’un axe horizontal et son
- ways. • prolongement est muni d’un contrepoids à vis au moyen
- duquel on équilibre la plume, de façon que celle-ci appuie très légèrement sur le papier ; toutes les plumes employées dans l’appareil sont du type Richard. Le papier est enroulé en avant et au-dessous des plumes sur un cylindre à axe libre disposé horizontalement et perpendiculairement aux aimants des galvanomètres ; à l’aplomb des plumes, il appuie sur une sorte de table eu plateau fixe, passe sous un cylindre horizontal cannelé qui lui communique un mouvement d'entraînement convenable, puis sous une tige tondeuse et après avoir passé sur un cylindre fixe d’appui, vient tomber en arrière de l’appareil. Le cylindre cannelé est commandé par un mouvement d’horlogerie (que l’on voit à droite et â l’arrière de l’appareil) qui permet de donner au papier deux vitesses de déroulement differentes, toutes deux très élevées : 6o cm ou G cm par minute. A l’extrémité droite du papier appuie une plume à axe fixe vertical commandée par une came montée sur l’axe du cvlindre libre contenant le papier, et qui produit un léger déplacement de l’aiguille toutes les minuties. A l’extrémité gaucho du papier se trouve une autre plume analogue, susceptible d’un léger déplacement sous l’action d’un électro-aimant mû par le courant d’une pile sèche et commandé par un mécanisme que l’on voit a gauche et à l’arrière de l’appareil. Ce mécanisme peut être actionné soit à la main, sous la pression d’une • poire pneumatique lorsque l’expérimentateur veut noter un point intéressant du parcours, soit automatiquement par un compteur de tours recevant directement son mouvement de l’essieu par une cordelette. Les bornes que l’on voit en avant de l’appareil, à droite et à gauche, servent à établir les connexions convenables avec les trois galvanomètres.
- L’appareil complet était posé pendant les essais sur un plateau en bois, suspendu aux mains courantes de la voiture par quatre lanières de caoutchouc. Un expérimentateur, qui surveillait le
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- déroulement du papier, maintenait l’appareil conlre son bras, de façon à l’empêcher d’osciller dans le sens de la marche. L’enregistrement de la vitesse exigeait une installation assez importante : sur le bâti du moteur de tramway AI (fig. 4) était vissé une équerre en fer ab verticale, traversant le plancher B de la voiture par la trappe de visite du moteur, et supportant à sa partie supérieure un petit axe d sur lequel était montée une poulie Ps mise en mouvement à l'aide d’une corde par une poulie P calée sur l'essieu, à coté du moteur Al : le mouvement de l’axe d était transmis à l’axe r de la machine magnéto A par un fil d’acier f de i mm jouant le rôle de flexible. Le collecteur de la machine magnéto était relié par deux fils conducteurs au galvanomètre situé au milieu de 1 appareil. L’ensemble était calculé de façon à donner sur le milieu de la feuille de papier une déviation de 3 mm environ par km : h ; la course de l’aiguille était d’ailleurs limitée par deux butées ; la course des autres aiguilles était limitée de la même manière par des butées. On obtenait ainsi sur la feuille de papier trois courbes superposées : celle du haut indiquait l’intensité, celle du milieu la vitesse, et celle du bas la tension. On employait du papier blanc mince, trois courbes était indiqué par trois traits horizontaux tracés par trois plumes fixes montées sur les butées des aiguilles ; les trois appareils étaient étalonnés au préalable en marquant sur une échelle mobile en papier la déviation correspondant à une valeur déterminée lue sur un appareil de mesure non enregistreur et en divisant l’échelle en parties égales (puisque dans les trois appareils, du type d’Arsonval, les déviations sont exactement proportionnelles). On reportait ensuite sur le papier à courbes la graduation de l’échelle mobile (comme dans le tracé de la figure 5 ),*ou bien l’on se contentait de placer l’échelle mobile sur les ordonnées, dont on voulait connaître la valeur. On ne constatait presque aucune variation dans les indications du voltmètre et de 1 ampèremètre, aussi ne vérifiait-on pas souvent son étalonnage ; on se contentait de vérifier avant chaque série d’expériences que les aiguilles étaient, bien au zéro et de les ramener, en cas de besoin, à la position voulue en Fig. 4.
- tournant légèrement le bouton fixé sur leur axe ; mais les zéros
- variaient, en réalité, très pou. On vérifiait au contraire l'étalonnage de l’indicateur de vitesse avant chaque série journalière d’essais, à l’aide d’un tachymètre ou d’un compteur de tours, non à cause du galvanomètre, dont le réglage ne bougeait pas, mais des transmissions de la machine magnéto qui étaient sujettes à de fréquentes variations. On pouvait d’ailleurs vérifier la courbe de vitesse obtenue dans les diverses expériences d’une journée à l’aide des crochets tracés en bas de la feuille à chaque tour de roue. Les galvanomètres, étant à circuit mobile, n’avaient pas d’hystérésis magnétique et par conséquent enregistraient, sans aucun retard 111 atténuation, toutes les variations des courbes. Le seul reproche que l’on ait fait à 1 appareil, c'est qu’il fallait régler assez souvent la pression des plumes sur le papier pour que d'une part il n’y ait pas de manque dans le trait, et que d’autre part le frottement sur le papier ne fût pas trop grand ; on pouvait toutefois admettre, étant données les vitesses considérables de deroulement, du papier, mie valeur notable pour cc frottement, sans craindre de ce fait aucune hystérésis dans le mouvement de la plume. Le remplissage des plumes constituait une autre sujétion, mais indépendante celle-là de la construction de l’appareil : en raison du déroulement très rapide du papier, les plumes Richard se vidaient assez rapidement; il fallait les remplir au bout de trois quarts d’heure euvirou de marche, mais cette opération ne présentait pas d’inconvénient, puisque l’installation de l’appareil était trop complexe pour pouvoir être abandonnée sans observateur.
- Les figures 5, 6, y produisent très exactement certaines parties d’une bande de 5 m de long, obtenue par M. Burton, sur la ligne de tramways du cours Lafayette, à Lyon. La bande n’est que le calqué de la courbe originale qui n’a pu être retrouvée, mais on m’a affirmé que les traits donnés par l'appareil avaient bien la netteté du tracé, ce qui est très vraisemblable, avec la rapidité de déroulement de cette bande, 60 cm par minute, l’influence des trépidations 11e pouvait guère se taire
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- sentir sur les plumes, amorties d’ailleurs par les courants de Foucault. L’échelle a été réduite pour l’impression dans le journal, mais sur la bande une seconde était représentée par i cm et i/io de seconde par i mm. Les courbes sont intéressantes parce qu’elles ont enregistré les moindres phénomènes de la marche. La portion de courbe ag (fig. 5) représente le départ du cours Lafayelte : au moment où le régulateur est sur la première touche, l’intensité monte instantanément à 07 ampères en moins de 1 /io de seconde, puisque la courbe affecte la forme d’un arc de cercle qui déborde la verticale ; cette intensité tombe très vite à 3o ampères au bout d’une-demi seconde, a 10 ampères au bout de 2, 5 secondes ; à ce moment b on passe à la deuxième touche, l’intensité
- Fig. 5. — Courbes relevées sur les tramways de Lyon aven l’appareil Abdank-Meylan.
- remonte instantanément à 17 ampères, puis retombe à 5 ampères, et la vitesse augmente graduellement (c’est par une erreur de reproduction que le trait du milieu de la figure 5 tombe à ce moment à zéro, en réalité il monte d’une façon continue); après une seconde, la petite élévation c, à 8 ampères, provient d’une petite augmentation de la résistance à la traction due probablement au passage d’une éclisse ; a 5,08 secondes la vitesse est déjà de près de 6 km : h, 011 passe à la troisième touche, l’jntensitc remonte à 14 ampères, puis redescend 2 secondes après; à 7,8 secondes, la vitesse est arrivée à 7,0 km : h ; on met le régulateur sur la quatrième touche et on l’y laisse, l’intensité après être remontée à 14 ampères, atteint à 10 secondes son régime normal de 5 ampères environ, tandis que la vitesse continue à croître sur la voie en palier en vertu de l’accélération acquise ; la courbe est arrêtée sur la figure 5 au moment où la vitesse est de id km : h. après 9.5 secondes; mais en réalité celte vitesse augmente encore, quoique le débit reste constant et atteint 17,0 km : h après 35 secondes, le débit et la vitesse restent ensuite sensiblement constants. Les plus légères variations dans l’état de la voie sont indiquées, telles que la bosse f qui correspond à une partie un peu plus dure du rail ou à une éclisse. Pendant toute la période ag la
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- tension du trôlet reste sensiblement constante et voisine de 5ao volts ; on voit sur le trait inférieur les encoches indiquant les tours de roues se rapprocher déplus en plus. Les courbes de la figure 6 représentent le passage dans une courbe très raide, au chemin de la Viaberth ; la vitesse étant de ïb km : h et la voie étant en palier ou coupe le courant -, la vitesse diminue progressivement et n’est plus que dei i km : h après 11 secondes ; à ce moment, un peu avant d’aborder la courbe, le mécanicien tourne vivement le régulateur à la troisième ou quatrième touche : le courant monte brusquement à 23 ampères, varie entre 20 et 20 ampères pendant les 0 secondes de l’entrée de la courbe puis se maintient à 16 ampères pendant 4C> secondes, quoique la courbe diminue, parce que la vitesse
- Fig. 6. — Courbes relevées sur les tramways de J.yon avec l’appareil Àbduuk-Meylan.
- remonte lentement jusqu’au chiffre primitif' de 17 km*: h. La tension reste voisine de 520 volts ; au temps 8 secondes, on remarque pendant une seconde une chute d’une quinzaine de volts, mais cette chute ne correspond pas à l’entrcc en courbe, elle provient du passage simultané de plusieurs voitures dans la section de ligne considérée ou d’un léger défaut de coutact de la roulette du trôlet; il y a des manques dans l’inscription des touts de roue. La figure 7 représente un petit incident de marche. La voiture roule à 9 km : h avec un débit constant de 5 ampères, quand en l se produit un déraillement de la roulette du trôlet, la tension du trôlet tombe subitement de 54o volts à zéro ; le conducteur s’apercevant de l’échappement de la perche, la remet aussitôt en place pendant que la voiture est en marche. La courbe de l’ampèremètre indique que le courant a été supprimé pendant 14 secondes de l en n ; pendant ce temps la vitesse descend à 4 km : h, puis remonte dès que le courant est établi ; mais c’est la courbe du voltmètre qui est curieuse à examiner ; à l’instant m, 6 secondes après le déraillement, commence la manœuvre de remise en place du trôlet : les pointes que l’on voit ensuite indiquent les contacts imparfaits qui se produisent pendant le temps employé de m en m' (6 secondes) pour bien engager la roulette sous le fil.
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- Les sommets des dernières pointes dépassent fortement la valeur normale de la tension de la ligne ; ils sont plus élevés que les valeurs réelles de la tension parce que l’équipage .du voltmètre n’étant amorti complètement que pour de faibles variations, son aiguille est soumise à un certain « lancé » Lorsqu'elle passe brusquement de zéro à Doo volts.
- L’appareil Abdank-Meylan qui vient d’être décrit a été délaissé dans ces dernières années parce qu’il était trop coûteux et demandait une installation trop importante et que d’ailleurs on a
- jugé inutile de faire des relevés aussi complets. On s’est contenté le plus souvent de faire seulement des relevés avec des ampèremètres-enregistreurs Meylun et quelquefois avec des voltmètres enregistreurs du même type, construits les uns et les autres par la maison GaiiTe, depuis trois ans environ. C’est à l’aide d’appareils de ce genre que des essais ont été faits en 1899, 1900 et 1901, par la Compagnie Thomson-Houston sur les tramways à accumulateurs et Irôlet du Cours de Yin-cennes au Louvre, de Malakoff aux Halles et de Saint-Cermaiti-des-Près à Clamart.
- Le principe des appareils Meylan a déjà été indiqué dans le journal à propos des appareils exposés en 1900 C), mais il n’en a été fourni qu’un croquis purement schématique. Les figures 8 et 9 donnent la représentation réelle de ces appareils. Ce sont des galvanomètres, à cadre mobile,
- (I) Yoy. L'Eclairage Electrique, y février 1901, p. 199.
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- genre d’Arsonval, caractérisés par une forme spéciale de l'aimant. Cet aimant, dit normal, est constitué par une bande- d’acier C d’une seule pièce forgée en forme d’ovale de section uniforme, et dont les exLrémités polaires a, b, au lieu d’être disposées en regard l’uue de l’autre, sont à recouvrement. La bobine mobile passe au travers de la branche a et sa face m se déplace en tournant autour de l’axe r, dans l’espace compris entre l’arc extérieur de la pièce polaire a et l’arc intérieur de la pièce polaire b. Cette disposition permet, en choisissant convenablement le sens du courant circulant dans la bobine, de créer par le passage du courant un champ magnétique qui s’ajoute constamment à celui de l'aimant a b, tandis que dans la disposition ordinaire du galvanomètre d’Arsonval le champ magnétique créé par le cadre mobile est toujours de sens contraire à celui de 1 aimant, comme dans l’induit d’une dynamo. L’affaiblissement du champ directeur
- résultant de cette dernière disposition n’est guère a redouter dans les voltmètres, dont le circuit mobile n’est jamais parcouru que par un courant extrêmement faible ; il peut être appréciable dans les ampèremètres des stations centrales dont le circuit mobile peut être traversé par des courants relativement intenses dans les cas assez fréquents où surviennent des courts-circuits dans l’installation. Avec la disposition Mevlati au contraire, l’aimant ne peut jamais se désaimanter par le passage d’un courant même anormal dans le circuit mobile, puisque celui-ci tend toujours a renforcer l'aimantation du champ directeur.Les appareils Meylan à aimant normal ne comportent pas de noyaux en fer doux à l'intérieur de la bobine, puisqu’un seul côté de celle-ci est actif; une lame courbe de fer doux d, facile a travailler, est seulement rajoutée à l’intérieur de la pièce polaire b de façon à régler exactement l’entrefer à la valeur voulue. Le côté /«seulement du cadre mobile jouant un rôle actif, le couple déviant et l’amortissement ne sont que la riioitié de ce que donnerait une bobine de même nombre de spires et de même inertie se déplaçant dans un champ magnétique de même intensité, suivant la disposition ordinaire ; mais l’infériorité n'est qu’apparente. car il est à remarquer que dans la disposition Meylan la torme de l’entrefer permet de
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- donner au champ magnétique une intensité beaucoup plus forte et qu'on réduit le moment d’inertie de la bobine mobile en excentrant fortement celle-ci (voir fig. 9), de sorte qu’en pratique l'apériodicité obtenue est la meme que dans les autres appareils genre d’Arsonval. Dans les derniers appareils Mevlan, que construit h présent la Compagnie pour la fabrication des compteurs, le champ magnétique est encore renforcé par l'adjonction, à l’extrémité des branches de l'aimant, de pièces polaires rapportées de forte section. La bobine mobile ma est fixée sur deux tourillons pt p„ traversés par deux pointeaux Vt \â qui appuient sur deux cuvettes en pierres dures serties à l’extrémité des vis ^ f,. Ces vis tt qui permettent de serrer plus ou moins la bobine, sont montées sur un bloc en laiton T fixé contre la branche interne a de l’aimant. Sur le lourillon pt est adaptée une longue aiguille eu aluminium et un ressort spécial dont on peut déplacer l’attache à l’aide d’un bouton moleté. Ces dernières pièces 11e sont pas représentées sur la figure, mais on peut les voir sur la photographie de la figure 10. On voit également sur cette figure que l’aiguille est fixée sur le tourillon par une lame flexible ondulée, plate et assez large et qu’elle porte au-dessus de son point d’attache un contre-poids réglable.
- Les appareils employés pour les essais de tramways avaientl'aimant disposé horizontalement sur une planchette supportant un gros tambour à axe horizontal, mft par un mouvement d’horlogerie cl sur lequel venait s’enrouler le papier placé sur un cylindre fou placé en avant, de sorte qu’il n’était pas nécessaire de changer le papier à chaque révolution du tambour. L’aiguille terminée par une plume Richard se déplaçait dans un plan horizontal sur la partie supérieure de la feuille de papier. On employa d’abord du papier quadrillé courbe suivant les divisions du temps et des intensités ; mais comme la disposition du cylindre donnait un déroulement de droite à gauche on trouva plus commode de se servir d’un papier blanc léger permettant de suivre la courbe Fig. 10.— Vue d'un appareil enregistreur Mejlan. de gauche à droite par transparence. On marquait les echelfes à la main; celle des temps, d’après la longueur développée du cylindre et l’instant du départ relevé à la montre ; celle des intensités, en pointant sur une échelle mobile en papier la déviation correspondant à une valeur inscrite sur un cadran horizontal disposé au sommet du cylindre (ce cadran permet d’employer l’appareil non seulement comme enregistreur mais pour des lectures directes) et en traçant des divisions proportionnelles. Une plume fixe traçait un trait confina correspondant au zéro, trait qui est utile parce que le papier peut se déplacer légèrement d’un colé ou d’autre pendantle déroulement. La position de repos de l’aiguille ne changeait pour ainsi dire pas; dans le cas où elle ne coïncidait pas exactement avec le zéro du cadran, on la ramenait à la position voulue en tournant le bouton moleté de l'axe. La comparaison avec des appareils de précision a montré que l’étalonnage de l’enregistreur ne bougeait pas.
- Dans tous les essais faits avec les enregistreurs Meylan sur des tramways, on s’est contenté de poser l’appareil sur les coussins des voitures. La figure 11 est la reproduction calquée aussi exactement que possible sur l’original, et réduite d’un tiers environ, d’une portion de courbe relevée avec un ampèremètre enregistreur sur le tramway de Malakoff aux Halles ; la portion A se rapporte à la consommation de courant des moteurs pendant la marche avec les accumulateurs seuls ;
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- le déroulement n’étant pas très rapide, i cm par minute environ, les trépidations ont rendu en certains points la courbe un peu épaisse (l), et il y a probablement un peu de lancé dans les pointes des démarrages ; néanmoins la courbe est très lisible. 11 est à remarquer que ces tracés ont été pris avec un ampèremètre Meylan à aimant d’une'seule pièce, donnant un couple déviant d’environ 18 gr-crn ; les nouveaux modèles à pièces polaires rapportées ayant un 'champ beaucoup plus intense n'auront presque pas de lancé et donneront un trait plus net parce qu'ils auront un amortissement plus grand. A noter qu’il faut lire la courbe de droite à gauche, mais l’original qui est sur papier mince peut être examiné de gauche à droite par transparence.
- La portion B, qui a été obtenue en plaçant l’ampèremètre dans le circuit des accumulateurs, pendant la marche sous trôlet à MalakoIT, forme en certains points de petits pâtés d’encre, à cause des variations incessantes du courant de charge sous l’influence de légères variations du potentiel de la ligne ; les poinLcs sans épaisseur sont également dues à des lancés et ne doivent pas être comptées. Cette courbe est intéressante, car elle montre quelle intensité considérable les accumulateurs doivent supporter au début de la charge : i55 ampères pour des éléments Union 'de 45 ampères-heures de capacité. Au bout de huit minutes et demi a lieu un arrêt de x,3 minute el demie; le courant n’est déjà plus que de 83 ampères ; on s’arrête encore après trois minutes de marche ; puis après un court arrêt de vingt secondes, la charge se continue pendant six minutes; le courant est tombé à 4o ampères environ au moment del’arrêL, après dix-sept minutes de charge effective. Les enregistreurs Meylan donnant des déviations proportionnelles dans toute l’étendue de l’échelle, ce qu’on n’a pas avec les appareils Richard, on peut obtenir la quantité de courant en intégrant la surface enfermée dans les courbes
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- de l’ampèremètre enregistreur. Un procédé très simple consiste à découper les courbes et à en prendre le poids comparé a celui d’une surface étalon. L'opération n'est guère pratique pour évaluer la consommation de courant pendant la marche dans Paris à cause des arrêts trop fréquents (courbe A de la fig. u par exemple) ; mais elle peut être employée commodément pendant la marche extra-muros; dans le cas particulier de la courbe B de la fig. 11, cette intégration permet de se rendre compte de la quantité d’électricité récupérée par les accumulateurs pendant la marche sous trôlet, renseignement de première importance dans les systèmes mixtes à trôlet et accumulateurs.
- Pour les tramways de ce genre les voltmètres enregistreurs peuvent également être très utiles ; ils permettent de vérifier si la tension reste suffisamment constante pendant la marche sous trôlet, ce qui est une condition essentielle, car si le réseau est mal équilibré et que le potentiel descende très bas en certains points, les accumulateurs ne reçoivent plus qu’une charge insuffisante, comme cola est arrivé, paraît-il, à Berlin, où l’on a abandonné maintenant le système mixte. J’ai eu entre les mains une courbe originale tracée par un voltmètre enregistreur Meylan sur la partie extra-muros de la ligne de tramways des Halles à MalakofF; je ne l’ai pas fait reproduire parce qu'elle avait la forme d’une ligne presque horizontale ne variant qu’entre 53o et 5io volts ; le trait était plus fin que dans les courbes obtenues avec l’ampèremètre parce que les écarts de l’aiguille sont beaucoup moins grands et rapides et que l’appareil est établi pour donner ii peu près le même couple déviant et amortissant que l’ampèremètre, ce qui est facile puisque le champ magnétique étant produit par un aimant reste le même. Dans les voltmètres Richard au contraire, comme c’est la bobine active qui produit le champ magnétique il faudrait un enroulement trop considérable pour obtenir, dans le cas du voltmètre, un champ magnétique aussi intense que dans un ampèremètre et l’on se contente d’une induction plus faible qui produit un couple déviant plus faible.
- Il n’a pas été fait usage jusqu'à présent de wattmètres enregistreurs établis par M. Meylan; ces appareils devraient d’ailleurs être construits sur un tout autre type que les voltmètres et ampèremètres.
- D’après ce qui a été fait jusqu’à présent, on peut dire, en résumé, que les ampèremètres enregistreurs ont été et seront toujours employés toutes les fois qu’on construira des lignes nouvelles à accumulateurs, parce qu’ils fournissent, sans installation compliquée, des relevés exacts qu’il est indispensable de connaître pour faire fonctionner rationnellement les batteries. Sur les lignes à trôlet nouvelles les ampèremètres enregistreurs ne seront probablement plus beaucoup employés, comme au début, parce qu’à présent on est bien fixé sur les types de moteurs à employer, et que les consommations instantanées n’ont guère qu’un intérêt documentaire. Je crois que l’on tendra plutôt à faire usage sur ces tramways de compteurs destinés à contrôler l’habileté des mécaniciens et la consommation d’énergie à l’usine. L’emploides voltmètres enregistreurs est en outre précieux pour les tramways mixtes à trôlet et accumulateurs; dans les autres cas, tramways à batteries isolées ou à trôlet, il ne présente pas grand intérêt. Quant aux wattmètres enregistreurs qui ont été employés un peu au début, il est probable qu’ils ne seront plus guère employés sur les tramways, parce qu’ils ne donnent pas d’indications plus utiles que les ampèremètres, sauf dans le cas peu fréquent où l’on veut faire de la récupération sur les lignes à accumulateurs.
- {A suivre.)
- Ch. Jacqcin.
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- NOUVEAU CONVERTISSEUR UNIVERSEL
- DE M. MAURICE LEBLANC
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- Ce principe fondamental est un de ceux sur lesquels sont basés la plupart des appareils Leblanc et
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- champ dans les bobines secondaires sont identiques et régulièrement décalées 1 il ne sur 1 autre, comme dans les bobines d’armature d’une dynamo Gramme bipolaire dont les inducteurs tourneraient autour de l’induit fixe.
- Si donc on fait tourner les balais autour du collecteur fixe, avec une vitesse synchrone de celle du champ, on recueillera entre les balais des courants secondaires redressés à voltage constant.
- Enfin le transformateur lui-mème est muni d'un système de bobines dites « compensatrices » pour assurer au champ tournant une intensité constante — toutes choses égales d’ailleurs — et une répartition sinusoïdale autour de l’anneau.
- Description générale. — Nous décrirons d’abord l’appareil (fig. i à 4) en réservant l’étude de son système compensateur, qui, constituant l’un des organes essentiels, fera l’objet d’un paragraphe spécial.
- Transformateur. — Sur un tore de section rectangulaire, formé par une pile de tôles minces, isolées et découpées en forme de couronne, sont montées 6o bobines.
- Celles-ci sont régulièrement Espacées et composées chacune de quatre enroulements distincts, superposés et parfaitement isolés les uns des autres.
- Dans l’intérieur du tore est encastré avec le jeu mécanique minimum un anneau lamellé et
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- denté portant 60 encoches qui épousent aussi rigoureusement que possible la partie interne des bobines composées. Cet anneau ferme les circuits magnétiques du transformateur.
- Chacune des bobines composées comprend :
- i° Une bobine primaire, P ;
- 2° Une première bobine compensatrice, C ;
- 3° Une seconde bobine compensatrice, C;;
- 4° Une'bobine secondaire, S.
- Toutes les bobines primaires sont identiques et connectées en série; l’enroulement complet est donc analogue à celui d’un anneau Gramme, dont les sections seraient nettement séparées par des intervalles égaux.
- Il en est de même pour les bobines secondaires.
- Les bobines compensatrices sont groupées d’une façon spéciale et de manière à fournir des courants alternatifs biphasés à basse tension dans des circuits dits « circuits résultants 3). Nous y reviendrons plus loin.
- Le transformateur proprement dit, constitué par les deux couronnes magnétiques, les 6o bobines, et le disque isolant portant les connexions des circuits compensateurs forme un ensemble complet et indépendant.
- Il est fixé sur un tambour formant bâti interne et portant, venus de fonte avec lui, les deux paliers de l’appareil et un plateau circulaire ajouré perpendiculaire à l’axe du transformateur.
- Ce plateau est boulonné sur une enveloppe Fig. 2. — Transformateur monté sur son support. cylindrique portant, venu de fonte avec elle, le socle de l’appareil.
- Sur la partie inférieure du plateau sont fixées 8 bornes : soit quatre pour les circuits résultants et quatre pour les circuits primaires à haute tension. Ces dernières correspondent aux quatre prises de courants disposées aux extrémités de deux diamètres rectangulaires sur l’anneau primaire.
- Collecteur et balais. — Sur le tambour formant bâti interne de l’appareil, el du côté opposé au moteur des balais, se trouve vissé le support, un forme de cuvette, du collecteur. Ce dernier muni de frettes isolées est encastré dans son support.
- Le collecteur comportant 8 paires de pôles, pour un anneau bipolaire de 6o sections, est formé par 480 louches.
- Dans chacune de ces dernières est soudée une lame de cuivre formant deux développantes symétriques. Toutes les développantes appartenant aux touches de même numéro sont soudées entre elles. On constitue ainsi 60 groupes de connexions. Chaque groupe est enfiu relié par une tige de maillechort au point commun à deux bobines secondaires successives du transfor-
- Le nombre des pôles du collecteur, et par suite du moteur des balais, a été imposé par la nécessité de ne pas dépasser une vitesse linéaire convenable à la surface de contact du collecteur.
- C’est dans l’intérieur de celui-ci que tournent les frotteurs en charbon destinés à recueillir le courant continu ou à l’amener à l’appareil.
- Les frotteurs de chaque ligne, au nombre de cinq, sont logés dans les alvéoles d’un support en bronze, de façon à y pouvoir jouer librement; les alvéoles sont ouverts seulement du côté du collecteur.
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- Les supports des frotteurs sont montés, avec garnitures isolantes, dans un croisillon claveté sur l’arbre de l’appareil. La face extérieure de ce croisillon porte deux bagues concentriques séparées et isolées de la masse. Chacune d’elles est connectée aux lignes de trotteurs de même polarité pour des cables souples. Deux paires de balais métalliques, reliés à y bonîes extérieures, amènent ou recueillent le courant continu sur les bagues de contact.
- Moteur des balais. — C’est un moteur synchrone à 16 pôles, à courants alternatifs biphasés, qui, dans notre cas, sont fournis par les circuits résultants du transformateur.
- L’armature mobile en tôles minces et isolées porte un anneau Grammc-Pacinotti.
- Fig. 3. — Vue de l'appareil côté du collecteur.t Fig. 4- — Vue de l'appareil côté du moteur.
- 3 bagues concentriques de prises de courants sont boulonnées à travers des isolants sur le-croisillon-support d’armature.
- L’une de ces bagues sert de retour commun aux deux circuits de l’anneau et les courants, biphasés, sont amenés aux bagues par 3 flotteurs à ressorts.
- Les noyaux d’inducteurs sont boulonnés dans l'intérieur d’une couronne en fonte qui complète les circuits magnétiques. Cette couronne est fixée sur le plateau du tambour portant le transformateur, c’est-à-dire du côte opposé au collecteur.
- Tai fixation est faite de telle sorte que tout le système inducteur puisse tourner d’un certain angle autour de l’axe de l’appareil. La rotation est obtenue par un écrou d’entrainement, articulé sur la couronne des inducteurs, et traversé par une vis à l’extrémité de laquelle est claveté un petit volant à main. Nous reviendrons plus loin sur l’utilité de ee dispositif.
- Los épanouissements polaires des noyaux inducteurs lamelles sont découpés suivant une courbe qui assure une répartition sinusoïdale du flux dans l’entrefer. Ces épanouissements sont en outre percés pour recevoir des tiges de cuivre isolées, qui sont rivées à leurs extrémités dans deux couronnes les mettant, toutes en court-circuit.
- Ce dispositif constitue l’amortisseur-svnchroniseur.
- Les propriétés de cet organe, également dû à M. Leblanc, sont trop connues pour qu’il soit nécessaire d’y insister.
- On voit par la description qui précède que l’arbre de- l’appareil porte seulement deux
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- organes : d’un côté du transformateur le croisillon-support des frotteurs, de l’autre l’armature du
- La puissance de ce dernier est relativement faible : i,j à i p. 100 de la puissance totale de l’appareil. Ceci s’explique puisque le moteur n'a à vaincre que les résistances passives du système eu rotation ; la plus considérable est due au frottement des charbons dans le collecteur.
- Système compensateuti . —• Les nombres de spires et les sens des enroulements des bobines compensatrices varient, quand on passe de l’enroulement C à l’enroulement C', et de chaque bobine composée à la suivante, suivant une loi assez compliquée que l'inventeur définit comme
- p est une constante représentant le nombre maximum de spires d'une bobine compensatrice, nombre que l’on choisit arbitrairement et qu’on a intérêt à prendre le plus grand possible.
- 2K représente le nombre total des bobines composées sur le transformateur. On le choisit aussi grand que possible pour se rapprocher du sectionnement parfait et il doit être en outre un multiple de 4 pour donner, dans chaque quadrant du transformateur, un nombre entier de bobines
- Dans le transformateur que nous décrivons on a fait : v ioo, 2K = 6o.
- Numérotons les encoches de l’anneau intérieur du transformateur i, 2, 3, \... aK en tournant toujours dans le même sens autour de l’anneau.
- L’encoche de rang x contient, comme déjà dit, deux bobines compensatrices superposées, Cr et C’j,- dont les nombres de spires nx et n'x doivent satisfaire « l’un ou l’autre » des deux systèmes d’équations ci-dessous :
- »K
- âtT
- \
- <)
- Nous désignons toujours par n le nombre de spires de C, c’est-à-dire de l'enroulement compensateur Je plus rapproché du noyau.
- Les nombres de spires doivent satisfaire au système d’équations (i) lorsque x est compris entre zéro et — inclus et entre--- -j- 1 et inclus, en d’autres ternies, lorsque les bobines
- appartiennent par exemple à la moitié supérieure de l’anneau, c’esl-h-dire au-dessus de l’axe XX’
- (Bg. 5).
- la sorte on admettra que le signe positif, et à gauche s’il est négatif.
- Enfin toutes les fois que nx et n'x simple fil ne contournant pas le noyai
- Par contre, les nombres de spires doivent'satisfaire au système d’équations (2) lorsque x est compris entre
- ----1- 1 et K inclus et.entre K 1 et-----inclus, en d’autres
- termes, lorsque les bobines appartiennent à la moitié inférieure de l’anneau, c’est-à-dire au-dessous de l’axe XX;.
- On voit que ces nombres de spires sont des fonctions sinusoïdales dont l’amplitude maxima est c.
- Il est aisé de sc convaincre d’autre part que les signes dont nous avons, pour des raisons particulières, affecté ces fonctions ne sauraient être confondus avec les signes propres des fonctions circulaires elles-mêmes. Il y a donc lieu d’appliquer la règle des signes pour savoir si les valeurs/^ et n'x sont positives ou négatives. Après avoir procédé de final indique par exemple des enroulements à droite s’il est
- prendront la valeur zéro on substituera à l’enroulement un u magnétique.
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- Mode de groupement. — Les circuits compensateurs internes et externes, considérés jusqu’ici comme tout à fait indépendants, doivent être groupés (schéma fig. 6) d’après les règles suivantes :
- Le fil de sortie de chaque bobine interne Cr du quadrant o à j est relié au fil de sortie de la bobine externe C'x k_ du quadrant-^- -f- i à K.
- Le fil de sortie de chaque bobine externe C'x du quadrant o à — est relié au fil de sortie de la bobine interne C k du quadrant— -J- i à K.
- Le fil de sortie de chaque bobine interne Cx du quadrant—---j- i à 2 K est relié au fil de
- sortie de la bobine externe quadrant K + 1 à ------•
- Le fil de sortie de chaque bobine externe C* du quadrant -j- 1 à 2 K est relié au fil de sortie de la bobine interne C du quadrant K+ 1 à-^-.
- Toutes les bobines compensatrices, au nombre de 120, sont ainsi groupées par deux en série pour former 2 K ou 60 « circuits composés ».
- Conventionnellement nous appelons « premiers circuits composés » ceux qui comprennent les bobines internes des quadrants + 1 à 2 R et 0 à-—.
- Nous appelons « seconds circuits, composés » ceux qui comprennent les bobines externes des mêmes quadrants.
- Toutes les extrémités libres des premiers circuits composés sont montées en dérivation entre les deux barres communes I et II.
- Toutes les extrémités libres des seconds circuits composés sont montés en dérivation entre les deux barres communes III et IV.
- Nous formons ainsi finalement 2 « circuits résultants » l'un branché entre les barres I et II, l’autre branché entre les barres III et IV.
- Enfin chaque barre commune est connectée à une borne extérieure portant le même numéro.
- Les circuits compensateurs ainsi constitués jouissent de propriétés remarquables. La démonstration analytique sera publiée quelque jour par le savant inventeur lui-même et traitée avec sa maestria habituelle. Nous nous bornerons à indiquer les grandes lignes de cette démonstration, parce que cette indication sommaire nous paraît nécessaire à l’intelligence du compensateur qui est un des organes essentiels du nouveau convertisseur.
- M. Leblanc prouve tout d’abord que, grâce aux enroulements définis par l’un ou l’autre des doux systèmes d’équations (1) et (2), on peut considérer :
- iu Que tous les « premiers circuits compensateurs composés » peuvent être considérés comme formés de
- V Sm sK X spircs
- dans l’encoche de rang.r (moitié supérieure de l’anneau) et de dans l’encoche de rang x + — .
- 20 Que tous les « seconds circuits compensateurs composés » peuvent être considérés comme formés de
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- dans l’encoche de rang x (moitié supérieure de l’anneau)'et de
- — >'• sin -jjjf * sPires
- dans l’encoche de rang x -f- — .
- Lorsque l’appareil est alimenté par un ou plusieurs courants alternatifs qu’il transforme en courants continus, chacune de ses bobines composées est le siège d’une variation de flux périodique, dont l’équation nous est inconnue, mais qui est une fonction du rang, occupé par la bobine considérée.
- Schéma général des
- L’intensité de ce flux, si nous supposons que le courant qui le crée est égal à l’unité, peuL être représentée par un développement de Fourier dont la forme générale est la suivante,, eu faisant la constante de construction H :
- ( ut sin lix -j- o2 sia Oa* -f- ç3 sin 03x -f- . . . -f- ov sin 6px
- f { -f cos 9x -f- ü’2 cos 62* + o'3 cos G3.r + , .. + a), cos.flpx
- On sait que dans toute fonction de Fourier les termes de rangs pairs s’annulent lorsque « deux ordonnées quelconques, mais dont la différence d’abscisses est t:, sont égales et de signes contraires ». Or nos enroulements sur l’anneau, aux extrémités d’un même diamètre sont par construction égaux et de signes contraires ; l’intensité du flux sera donc représentée par un développement de Fourier de la forme particulière :
- t «, sin 0* -j- 'Sin 03* -f- o. sin 05* -f- ... -j- ©J’ sin bpx
- ^ ( + ©’, cos 0# -f- »’3 cos 63* -j- ©(6 cos 05* -f- »';> cos 6p.v
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- M, Leblanc appelle flux à 2, 2 X 3, 2 X 5 branches ceux répartis autour d’un anneau comme les flux inducteurs de dynamos bi-polaircs, hexapolaires, décapolaires, etc., si ceux-ci sont distribués de telle manière que leur intensité varie le long de la circonférence de l’anneau suivant une loi sinusoïdale.
- La figure Flux à six branches représente dans ces conditions un flux à 6 branches.
- En d’autres ternies, p étant un nombre impair quelconque qui représente le nombre de paires de branches, l’intensité du flux dans une section faisant un angle 0 avec un rayon pris pour origine
- ÇjXnO,,*
- pour que la répartition du flux suive la loi sinusoïdale voulue.
- Le flux complexe, représenté par la forme particulière de la fonction de Fourier, peut donc être considéré comme la superposition d’une infinité de flux à 2, 6, 10, 14 2 p branches.
- Enfin si le couraut alternatif alimentant l’appareil est un courant d’intensité I s= A. sin 2 tc a t, l’expression complexe du flux dans le transformateur devient :
- V bio iKxt ' ?1 t’il‘ + ^ ?s Sin BÎn 6PX
- ^ + o'i cos 6,r-f-o'3cos Q3x + o'-cos 0 -p ... o’J( cosfyæ.
- 1 (Déeom-
- Partant de cette formule, M. Leblanc s’appuv; position d’un flux alternatif simple en deux fln> stants, tournant en sens contraires et avec des vitesses égales à la fréquence) arrive aux conclusions sui-
- i" Cas de p — 1 (Flux à deux branches).—• « Toutes les forces électromotrices développées « dans les circuits compensateurs composés formant les circuits résultants sont égales et en oppo « sition et indépendantes du rang x ».
- Par conséquent les flux à 2 branches ne peuvent développer aucun courant local, à moins que les circuits résultants ne soient eux-mêmes fermés, auquel cas tous les circuits composés débitent en parallèle sur les barres communes.
- 20 C as de p ^ 3 (Flux à 6, 10, i4> etc. branches).
- — Les forces électromotrices engendrées par la rotation de ces flux dans les circuits composés sont de deux sortes :
- a. Des forces électromotrices telles que la somme des intensités des courants débités dans les barres communes soit constamment nulle.
- Dans ces conditions tous les circuits compensateurs peuv< eux-mêmes, et s’opposant au développement même des flux dus aux courants qui les parcourent.
- Les circuits composés jouent donc, dans ce cas, le rôle de véritables amortisseurs.
- b. Des forces clectromotrices toutes égales et en opposition comme dans le cas de p = 1.
- Ce sont précisément ces dernières qui sont susceptibles, lorsqu'on ferme les circuits résultants, de créer des courants et des flux nuisibles dans l’appareil— particulièrement au point de vue de la commutation. Il était donc nécessaire de se rendre compte de leur importance.
- Dans ce Dut, poussant plus loin l’analyse, M. Leblanc prouve finalement que les seuls flux qui
- Fig. 7.
- I être considérés comme fèrmés sur énérateiifs par les flux de réaction
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- puissent se développer dans l'appareil ont un nombre de branches caractérisé par l'équation :
- *p = * (»*» ± 0
- équation dans laquelle m peut être égal a zéro ou à un nombre entier quelconque.
- C’est la propriété fondamentale des circuits compensateurs.
- Les seuls flux qui pourront se développer dans notre appareil où 2 K = 60 seront donc donnes par le tableau suivant :
- Le flux fondamental étant le flux à 2 branches, la première harmonique nuisible sera, dans notre cas, la 09®.
- Tous ces flux tournent dans l’appareil les uns a droite les autres à gauche avec des vitesses — , x étant la fréquence fondamentale des courants alternatifs alimentant l’appareil.
- Pour obtenir une commutation parfaite la « condition théorique » est de n’avoir dans l’appareil qu'un flux unique à 2 branches et constamment perpendiculaire à la ligne des balais comme cela a lieu dans les dynamos à courants continus bipolaires, (abstraction faite de la réaction d’induit).
- Si nous alimentons le primaire du transformateur avec un courant alternatif monophasé, nous savons que ce dernier (d’après le théorème de Leblanc) peut être considéré comme créant dans l’appareil deux flux à deux branches, tournant en sens contraires avec des vitesses angulaires -J- a et — a. L’un de ces flux, celui qui tourne dans le même sens que les balais, constitue donc le champ utile, l’autre par contre est un flux nuisible qui créerait dans la bobine mise en court-circuit une force cleetromotrice de fréquence 2 a. 11 faut donc le détruire.
- Nous reviendrons plus loin sur cette question.
- Si nous alimentons au contraire le primaire du transformateur avec un système de courants polyphasés, fournissant, comme on sait, un seul champ tournant — a deux branches — il suffira de disposer de sa rotation pour qu’elle s’cfïcctuc dans le même sens que celle des balais.
- Quant aux autres flux nuisibles qui peuvent se développer dans l’appareil, malgré le système compensateur, nous avons vu que les plus importants ont, dans notre cas, 118 branches au mini-
- Leur rotation développe dans les bobines de 1 appareil des forces éleelromotriees de fréquences diverses, mais d’amplitude si faibles que leurs actions sont pratiquement sans effet sur la commutation.
- En d’autres termes, grâce au système compensateur, la courbe des variations du flux générateur tournant dans l’appareil se rapproche tellement de la sinusoïde parfaite que nous pouvons pratiquement la traiter comme telle et en obtenir les mômes effets.
- La nécessité d’un sectionnement poussé aussi loin que possible découle implicitement des considérations précédentes.
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- 4 Janvier 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ^9
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Perfectionnements aux pièces terminales et aux vis d’assemblage des batteries et connexions électriques. — Brevet français n° 3o{ 958 du 29 janvier igoi.
- Cet assemblage est représenté nettement par les figures 1 et 2, cette dernière étant une coupe.
- b et f sont des écrous en plomb antimonieux ; u, une vis en 1er, cuivre, laiton ou autre métal. Cette vis porte un méplat qui permet d’effectuer d’abord le serrage dans l’écrou b. On vient ensuite placer la rondelle en plomb h, puis les bandes k à réunir. Il ne reste plus qu’à adapter
- la rondelle i, semblable a h, et à serrer l’écrou f jusqu’à ce que les rebords aigus g aient pénétré
- Fig, 1. Fig. 2.
- dans les rondelles de plomb. On obtient'ainsi un joint hermétique et on évite toute attaque par l’acide.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du '20 décembre 1%1.
- M- Armagnat présente les Appareils récents destinés à observer et à enregistrer la forme des courants alternatifs.
- Parmi les appareils Vondographe de M. Hospitalier et le rhéographe de M. Abraham ont été décrits récemment dans ce journal (') ; ils n’ont guère été modifiés depuis cette époque, il n’y a pas lieu d’y revenir.
- Les oscillographes, qui ont été également l’objet de plusieurs articles (2), reposent, comme 011 le sait, sur les principes théoriques indiqués dès 1893 par M. Blondel. Les deux modèles présentés, à lame de fer doux et bifilaire, ont été étudiés par M. Blondel avec la collaboration de M. Dobkévitch.
- L’oscillographe à lame de fer doux, construit parM. Carpentier, est un appareil industriel par excellence. Il rappelle les galvanomètres à palette de fer doux de M. Marcel Deprez, avec cette différence que la palette de fer doux, oscillant entre deux pivots, est remplacée par un
- i1) Êcl. Élect.y l. XXVIII, p. 64, i3'juillet 1901. Écl. £lect.,t. XXVI, p. 196, 9 février 1901. Voir aussi, t. XI, P. i45 el 462 ; t. XII, 180 et 35o.
- v*) Voir, t. XI, p. i58; XII, p. 34; ; XVI, 3it ; XVII, p> 419 ; XXIX, 3gi.
- ruban de fer très doux, de 2 à 5 dixièmes de millimètre de largeur, sur environ o,oi mm d’épaisseur. Cette lame est tendue entre deux chevalets et placée entre les pôles d’un aimant permanent ; une bobine perpendiculaire aux lignes de force de l'aimant, lend à faire dévier la lame de fer.
- La période de vibration propre de la lame de fer doux est très courte, elle est due à l’action de l’aimant et à la rigidité de la lame. Un petit miroir fixe au milieu de la lame permet d’observer la déviation causée par le courant qui traverse la bobine. L’ensemble est plongé dans un tube de verre rempli d'huile afin d’amener la lame vibrante à l’amortissement critique.
- Un miroir, commandé par un moteur synchrone, donne au rayon réfléchi par le miroir du galvanomètre, un mouvement tel que le spot lumineux se déplace sur l’écran perpendiculairement à la déviation et avec une vitesse uniforme. La combinaison des deux mouvements fait que le spot trace sur 1 écran la courbe du courant on fonction du temps.
- Tous les organes de l’appareil, galvanomètre, moteur synchrone, écran, etc. sont fixés dans une boîte en bois qui permet le déplacement facile et réduit les réglages au minimum.
- Dans l'oscillographe bifilaire, construit par M. Dobkévitch. 1’ organe mobile est un cadre de
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX.— N° 1.
- galvanomètre Deprez d'Ansomal, réduit à sa plus simple expression. Deux rubans plats, cil bronze nu en argent, de quelques centièmes de millimètres- dé largeur, sur moins de un centième d’épaisseur, sont placés parallèlement et très près l'un de l'autre ; ils sont traversés, en sens inverses, par le courant étudié. Ce système, placé dans un champ magnétique intense, tend à dévier et un miroir, fixé au milieu des 2 fils, indique cette déviation. Ce galvanomètre joint h un mii-oir commandé par un moteur synchrone constitue un ensemble analogue au précédent.
- L’oscillographe bifilaire est beaucoup plus sensible que celui à fer doux et il se prèle à beaucoup d’expériences délicates : celles de 1 électrophysiologie par exemple, mais le modèle à 1er doux est largement suflisant pour la pratique industrielle.
- Tous ces appareils : ondographe. oscillographe et rhéographe, présentent aujourd'hui un intérêt considérable et ils permettent de comprendre beaucoup de phénomènes restés obscurs jusqu’il présent. On connaît les belles études faites par M. Blondel sur l’arc électrique ; récemment encore, on a vu ici les résultats relevés sur de nombreux alternateurs ; le nombre d’applications est en quelque sorte illimité. Sur un courant continu, fourni par une commutatriee, 011 a pu constater que Y intensité moyenne, dans la charge d'une batterie d'accumulateurs, était absolument nulle, tandis que l’intensité efficace sur laquelle le courant avait été réglé, était l’intensité indiquée pour la dimension des accumulées courbes données par les oscillographes et rhéographes, montrent immédiatement la forme du courant et permettent de reconnaître l’influence des différents facteurs. Si nettes qu’elles soient, ces courbes sont cependant affectées par les variations non périodiques, de sorte qu’il est impossible de leur appliquer les moyens d’analyse graphique que i'oti emploie pour déterminer Véquation d’une courbe périodique.
- Un courant alternatif peut toujours être représenté par une série de Fourier, de sorte que si on peut déterminer YamplUude et la phase de chacun des termes, l’équation se trouve établie. M. Armagnat a repris la méthode de résonance , proposée en 1893 par M. Pupin, en substituant un oscillographe ou un rhéographe à'l’électromètre, comme appareil de mesure, il
- | a pu ainsi obtenir l’amplitude et la phase, tandis I que la méthode originale donnait l’amplitude I seulement.
- La méthode de Pupin consiste à envoyer le courant à étudier, ou une dérivation de ce courant, dans un résonateur composé d’une bobine de self-induction et d’une capacité en série. Chaque fois que la période de vibration propre du résonateur est égale à celle d’un des harmoniques, le courant qui traverse le système passe par un maximum dont la grandeur dépend presque uniquement de l’amplitude de l’harmonique visé ; ce courant est en raison inverse de la résistance ohmique seule, puisqu’à ce moment la capacité et la self-induction produisent des effets égaux et de signes contraires. T.e produit LC donne la période de l’harmonique.
- Avec les oscillographes on observe, des courbes de forme très variable, mais dès que l’on arrive à la résonance avec un des harmoniques, la courbe de cet harmonique seul se trace sur 1 écran, avec une régularité d’autant plus grande que la résonance est plus parfaite et que lu constante de temps de la bobine de self-induction est plus élevée.
- A la résonance le courant observé est exactement en phase avec l'harmonique étudié, de sorte <[ue si on emploie nn oscillographe double on peut, en gardant une courbe témoin, déterminer la phase de l’harmonique par rapport à cette courbe. L’amplitude des oscillations observées indique l'amplitude de l'harmonique.'Enfin le nombre d’oscillations pendant une période de la courbe témoin donne l’ordre de l’harmonique, sans qu'il soit nécessaire de connaître I. et C.
- Pour les mesures d’intensité, la meme méthode s’applique aisément à l’aide d’un transformateur sans fer, dont on connaît le coefficient d’induction mutuelle. Dans ce cas les oscillations observées sont retardées d’un quart de période.
- ERRATUM
- Dans le dernier numéro — t. XXIX, n1’ 5a — à la dernière ligne de la note finissant la page 472 :
- Ju lieu de angle droit, lire angle d’arc 1.
- J’aurais dù d’ailleurs écrire plus correctement : radian, appellation de l’augle dont l'arc est égal au rayon.
- lî. U.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXX.
- Samedi 11 Janvier 1002.
- >. — N* 3.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. DARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur 1 la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLQNDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- RENDEMENT COMPARÉ
- DES MACHINES A VAPEUR ET DES MOTEURS A GAZ
- II. — Appareils a gaz
- i° Gazogènes.— C’est M. Ayrton qui a trouvé la meilleure formule relative aux moteurs à gaz de ville et à gaz pauvre : les premiers, a-t-il dit, sont dans les mêmes conditions qu’un moteur électrique qui serait desservi par des piles ; les seconds sont assimilables à un moteur alimenté de courant par une dynamo. La comparaison est heureuse; elle est d’ailleurs exacte,, car le prix du gaz varie comme le prix du courant. Une étude faite par nous chez un imprimeur Lillois nous fournira les chiffres correspondants: au gaz de ville, à io centimes le mètre cube, le travail d’une année coûtait 5 97.3 fr ; avec des gazogènes Pier-son, la dépense tombait à 2786 fr., salaire du chauffeur compris, auxquels if fallait ajouter moins de mille francs pour intérêts et amortissements. Cette différence définit nettement les situations respectives des deux installations.
- Le charbon employé provenait d’Anzin et il était rendu à l’usine au prix net de 20 fr la tonne. Le prix du mètre cube de gaz pauvre, d’un pouvoir moyen de 1 3oo à 1 35o calories, ressortait à moins de un centime et demi, tous frais de manutention compris, avec intérêts à 5 p. 100 du capital et amortissement à 1 p. 100 du bâtiment abritant le gazogène et à 7 p. 100 du matériel mécanique. Voilà des chiffres précis, fournissant une base indiscutable de discussion.
- (l) Voir L'Éclairage Électrique du 4 janvier, t. XXX, p. 5.
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- T. XXX. — N° 2.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Le rendement théorique d'un gazogène peut se calculer ainsi qu’il suit. 11 se forme de l'oxyde de carbone par oxydation directe du carbone et par réduction d’une partie de l’acide carbonique qui s’est produit dans la combustion; la vapeur d'eau dissociée fournit de l’hydrogène combustible et de l oxygène qui coopère avec celui de l’air insufflé. Finalement. t kg de carbone à 8080 calories donne 5,26 m3 de gaz pauvre à 1 36i calories renfermant 99,4 volumes d’oxyde de carbone et 17,6 d’hydrogène sur 100 volumes. Le rendement pourrait atteindre 88 p. 100.
- Le rendement réel est évidemment moindre.
- M. Emerson Dowson, qui a été L’initiateur et le metteur au point des gazogènes destinés à l'alimentation des moteurs à gaz, a communiqué à ses collègues de la Cleveland Institution of Engineers (L) im certain nombre de résultats obtenus en Angleterre. Nous empruntons à cette étude fortement documentée les deux exemples ci-dessous.
- Gazogène de 40 chevaux effectifs. Un kg d’anthracite et 180 gr de coke donnent 5,(>4<> ni3 de gaz à o° et 760 mm de pression, ayant un pouvoir de 1 463 calories.
- Pouvoir calorifique de l’anthracite.................. «200 calories
- — du gaz................................... 1 463 —
- Chaleur du combustible : 8 200 + 7 200 X 0.18 =........... 9496
- Chaleur du gaz : 146'î X 5,04 —........................... 7376
- Kendement thermique = =............................. 77,8 p. 100
- Le gaz renfermait 6,3 volumes d’anhydride carbonique, y.3,8 d’oxyde de carbone, 19,8 d’hydrogène et i,3 de carbures divers.
- Gazogène de a5o chevaux effectifs. Un kg d’anthracite et i4° gr de coke donnent4,88o m3 de gaz à o° et 760 mm de pression.
- Le gaz avait un pouvoir de 1 552 calories, pour même anthracite et coke que ci-dessus.
- Chaleur du combusti Chaleur du gaz : 15f Renflement thcrmiqi.
- le : 8200 -f 7200 X 0,1.4 = X 4,88 = ...................
- — Tlzl. —
- ~ 9^8 -.................
- 9208
- 7574
- M. Dowson considère ce rendement comme un des meilleurs qu’on puisse espérer el réaliser; il correspond en effet à un rendement générique égal ào,y34, et nous ri’cn connaissons guère de plus beau. Dans la discussion soulevée à Y Institution of Mechanical Engineers en décembre 1900, à la suite de la communication très documentée de M. Herbert Ilumphrey ('). AI. Dowson a mentionné divers rendements thermiques de 81,t, 80,7, 80,6 et 73.«S, D’autre part, AI. Jenkin n’a obtenu avec de l’anthracite ordinaire que 6y p. 100. Il est évident, eu etfel. que le rendement des gazogènes, comme celui des chaudières, peut et doit subir des variations considérables suivant la nature du combustible, l’allure du feu, la proportion relative d’air et de vapeur d’eau injectée dans la cuve, le débit du gaz, son degré d’épuration, etc., etc.
- L’allure du feu, qui se règle par la proportion de vapeur d’eau injectée, est le facteur principal des grands rendements; mais cette proportion doit varier avec la quantité d’air et elle dépend de la qualité du charbon. Une fois déterminée, elle est facile à maintenir et,
- (4) Middlesbrough, 27 mars, 1890.
- (’•) Power-gas and large Gas Engine for Central Stations.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- en dernière analyse, on demande moins d’initiative et de talent professionnel à un conducteur de gazogène qu’à un chauffeur de chaudière : cette considération a une importance sérieuse dans l’espèce et elle est à l’avantage du gazogène
- Les puissants gazogènes que le D1' Mond a installés à Xorthwich, dans l’usine de produits chimiques de MM. Brunner-Mond et CIe, doivent leurs qualités à l’allure froide de leur fonctionnement, obtenue par l’injection d’un grand excès de vapeur d’eau dans lu cuve (‘); cette allure permet l’usage de charbons bitumineux, car elle les empêche de coller et de former des mâchefers et des scories fusibles; de plus, les produits ammoniacaux ne sont plus décomposés et ils peuvent être recueillis, en majeure partie. Les appareils Mond sont, il est vrai, assez coûteux et fort encombrants, et ils supposent une production considérable de gaz ; mais le gaz engendré est de qualité uniforme el régulièrement bonne et la récupération faite en produits ammoniacaux abaisse grandement son prix de revient. Ces appareils donnent d’autre part des rendements élevés, ainsi qu’on peut en juger par l’essai ci-dessous, dont M. Huinphrev a publié les données dans sa forte étude déjà citée sur les puissants groupes de gazogènes el: de moteurs à gaz pauvres (2).
- Composition du charbon employé .
- Humidité à ioou............................................. H,fin
- Carbone........................................................ 62,69
- Matières volatiles . . 18,29
- Cendres...................................................... 10,4*
- Pouvoir calorifique.......................................... 6 786 calories.
- Composition du gaz engendré :
- Anhydride carbonique........................................., 16,00
- Oxyde de carbone................................................. u,no
- Hydrogène....................................................... 29,00
- Carbures.......................................................... 2,00
- Densité de ce gaz........................................... 0,788
- Production do ga?. par kg de charbon ..............' . . . . . . 3,74iJ m3
- Chaleur du gaz: 3,749 X i4i4,d =............................ 5 3o2 calories
- Chaleur du charbon.......................................... 6 786 —
- Rendement thermique......................................... 78,1 p. 100
- Eu tenant compte du charbon retrouvé dans les cendres et les scories du gazogène, M. Humphrey a même évalué le rendement à 84 p. ioo : il a sans doute voulu indiquer ainsi le maximum d’effet utile de l’appareil.
- Un autre essai fait à Winninglon et poursuivi trois journées sans arrêt, a conduit à un rendement de 81 p. roo. Ces chiffres justifient la haute réputation acquise par les appareils Mond, dont la caractéristique est d’utiliser des qualités de charbons dont on n’avait pu jusqu’ici tirer aucun parti pour la production des gaz pauvres. Ainsi tombe la principale critique formulée contre les gazogènes, auxquels on reprochait d’exiger des anthracites de choix, soigneusement criblés et séparés des poussières. MM. Lencauehez, Pierson, Pichet, et Heurtey et Letombc avaient déjà victorieusement répondu à l’objection ; mais le Dr Mond 5
- f1) The Mond Gas Producer Plant and its application, par M. Humphrey; publié dans les Proceedings of th Institution of civil Eagineers, t. CXXIX, 1897.
- (-) Loc. cit., appendice I, table 1.
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- qui n'a pas craint de compliquer singulièrement les appareils, paraît avoir trouvé la solution la plus complète du problème (*).
- Le coke donne d’aussi bons résultats que l’anthracite quand il est employé rationnellement dans des gazogènes appropriés ; tel est le cas de la station hydraulique de Bâle, pourvue de gazogènes du genre Dowson, construits et installés par les ateliers de Deutz. Les chiffres qui suivent ont été relevés par M. le professeur Meyer (2).
- Section de la cuve du gazogène............................ 42,^5 dcmâ
- Hauteur de charge......................................... i,35m
- Surface de chauffe de la chaudière........................ -a, 5 m*
- Pouvoir calorifique du coke (vapeur d’eau condensée)...... 7 'Mj calories
- Les chiffres ci-dessus ont été relevés en cours d’essais, ayant une durée d’une dizaine d’heures pour le moins, mais durant lesquelles la consommation de gaz a été tenue aussi régulière que possible; le gazogène se trouve donc placé dans des conditions exceptionnelles, qui peuvent avoir sur le rendement une influence heureuse et très marquée.
- En pratique, au contraire, le débit de gaz varie à tout instant, et le feu passe par des phases d’activité ol de stagnation relatives qui se répercutent sur la qualité du gaz et sur les phénomènes de réduction* opérés dans la cuve ; le rendement en souffre évidemment. Mais dans quelle mesure est-il réduit ? On ne peut le dire qu’à la suite d’essais soignés dans lesquels on fait passer le gaz à travers un compteur, en relevant simultanément toutes les données du travail.
- Ces essais de gazogènes en marche industrielle sont rares, par suite même des diflioul-tés qu’ils présentent et de la coûteuse mise en œuvre qu’ils nécessitent : j’ai eu la bonne fortune d’en pouvoir effectuer un à l’imprimerie Danel, de Loos, sur un gazogène Pierson, installé pour alimenter des moteurs Crossley et pourvoir à certains chauffages d’appareils. Les résultats obtenus dans ces conditions présentent le plus grand intérêt, parce qu’ils correspondent réellement à la pratique. En effet, le gazogène a été pris tel qu’il était à la suite de six mois de service continu, et rien n’a été modifié aux conditions de son emploi : il était servi par son conducteur habituel, qui gouvernait le feu comme il le faisait chaque jour. Les essais, poursuivis du samedi malin au lundi soir, ont porté sur deux journées de Iravail, séparées par un intervalle de 36 heures d’arrêt, durant lesquelles le feu a dû être entretenu. Tout le combustible a été pesé et le gaz mesuré au compteur ; le pouvoir calorifique du charbon a été déterminé à la bombe Mailler et celui du gaz à l’aide de ma bombe eudiomélrique.
- Le charbon employé était de la braisetle Lagrange d’Anzin, criblée à 55/8o, bien sèche, renfermant 8 p. ioo de cendres et 9,^0 cle produits volatils; son pouvoir a été trouvé égal à 7 642 calories.
- U) Zeitschrift des Vereines deutscher Ingenieure, t. XXX, 1896.
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- Le coke donnait 7 3oo calories.
- La section de la cuve du gazogène était do 20 derri2 ; la surface de chauffe de la chaudière à vapeur mesurait 2 m2 ; il n’y avait pas de surchauffeur de vapeur, ni de réchauffeur
- d’air (L.
- Les chiffres ci-dessous sont relevés sur mon carnet d’expériences :
- Samedi, 18 juin 1898 :
- Durée de l’essai : de 7 heure? matin à 6 heures soir, ;
- Pression moyenne de la vapeur....................
- Pression atmosphérique.............................
- Période d'arrêt du 18 juin à 6 heures du soir a. Lundi, 20 juin :
- Consommation de charbon au gazogène..............
- lïau vaporisée....................................
- Pression atmosphérique............................
- Pouvoir caloritiquc du gaz (tapeur d'eau condensée) .
- rrcts régie- ^
- 186 kg
- 5,5o kg
- yG6 m*, 400 litres
- ........ 7G0 mm
- ........896 m3,800 litres
- 20 juin à
- 8r.,ooom:‘
- 1 283 calories
- Ces deuxjournées avaient été conduites à des aliures différentes, en vue de déterminer les meilleures conditions économiques de fonctionnement: les résultats ont été également satisfaisants.
- Calories du gaz . .
- — du charbon .
- Rendement thermique heuxicme journée Calories du gaz. . .
- — du coke. . .
- Ces résultats réels sont ceux que donne une marche courante et continue, sans correction d’aucune sorte, en travail variable, les appareils fonctionnant suivant les besoins de 1 industrie.à pleine ou demi-charge, avec arrêts momentanés, accidentels ou réglementaires. La portée de nos constatations est considérable à cet égard. A noter que le gazogène a con-
- (!) MM. Pierson ont depuis lors considérablement perfectionné les dispositions de leurs gazogènes, dont le rendement a encore été amélioré.
- ......... j o83 334
- ‘4aI/î!a j j , 3fyt 802 9-10 )
- ......... 6:2,8 p. io<
- ......... r 1444:16
- • [ 1 818 ir8
- 209100 )
- ......... 62,9 p. 10
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- servé son feu durant 3^ heures, en brûlant environ 2,25 kg de charbon par heure, et que le travail a pu être repris sans difficulté le lundi matin.
- Nous sommes autorisés à conclure de ce qui précède que les gazogènes peuvent donner des rendements de 8o, même de 84 p. ioo, en régime d’essais, et qu’on a le droit de compter sur 62,9 p. 100 dans l’industrie, alors même que le gazogène est obligé de garder son feu durant 36 heures d’arrêt consécutives et que les conditions du travail imposent au générateur de gaz des allures diverses et incessamment variables.
- 20 Moteurs à. gaz. — La théorie des moteurs à gaz n’est encore qu’à l’état d’ébauche, et il n’y a pas lieu de s’en étonner, puisque la machine à vapeur, qui est plus ancienne et d’une étude plus facile, n’est elle-même pas encore en possession d’une théorie incontestée.
- En faisant certaines hypothèses de simplification, on obtient des formules peu compliquées qui se prêtent à la comparaison des divers types et facilitent leur étude : en essayant de serrer le problème de plus près, les données s’enchevêtrent et l’on perd en netteté ce que l’on a pii gagner en rigueur.
- La théorie générique envisage d’ailleurs des cycles théoriques, que l’on ne réalise qu’imparfaitement : la théorie expérimentale, telle que Ilirn l’a conçue pour la machine à vapeur, a un caractère plus réel, et elle fournit des conclusions plus pratiques. Mais il faut reconnaître que les expériences accumulées depuis 4° ans n’ont encore fourni que des données incomplètes et souvent contradictoires.
- Le rendement thermique des moteurs dépend d’élémenls si multiples et si divers que le nombre de leurs combinaisons est pour ainsi dire infini : quelle est celle qui conduit à la meilleure utilisation (lu calorique ?Nous avons essayé de le dire autrefois (‘) et nous avons appelé l’attention des inventeurs sur l’action des parois, qui ne sont pas moins actives dans les moteurs à gaz que dans les machines à vapeur.
- « Comprimez fort et détendez à fond » ; telle était, la consigne et elle a etc assez généralement suivie. L’emploi des mélanges riches et les marches rapides ont aussi été préconisées : d’autres ont indiqué des moyens différents, et do savantes discussions se sont élevées à ce sujet. L’expérience, qui est le grand maître dans l’espèce, a rnis tout le monde d’accord, en démontrant qu’il n’y a rien d’absolu en ces questions et qu’il faut savoir faire un judicieux éclectisme des moyens à employer suivant les conditions de construction el de puissance des moteurs.
- Nous trouvons à cet égard de fort curieuses indications dans le plus remarquable el le plus grand travail qui ail été entrepris sur les moteurs à gaz ; je veux parler des essais de la commission nommée à cet effet par Y Institution of Mechanical Engineers sous le nom de G as Engine Research Committee. En opérant sur une machine de MM. Fielding et Platt de Gloucester, disposée de manière à permettre toute espèce de modifications et d’essais, la commission a reconnu que ce moteur donnait le rendementle plus élevé dans les conditions ci-dessous (l) :
- Diamètre du cylindre 6 pouces =: . Course du piston ia pouces — . .
- Volume de la chambre de comprcssi Volume de la cylindrée, V . . . .
- (*) Cf. Etudes sur les moteurs à gaz tonnant trole, dans scs trois édilîous, 1886 à 1899.
- (2) Second Report to the Gas Engine Research
- i883,
- Prat
- ique
- des
- à gaz
- Committee, par M. le professeur Burstall, 18 octobre, x901.
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- H Janvier 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICTTÉ
- Rapport = o, ;
- Compression en kg par cm2..................
- Tours par minute...........................
- , . .. ( Pression.......................
- " P*ra lül1 ( Température.................
- Température de la compression. ............
- Valeur de y dans pv^ — const...............
- Température de décharge....................
- Pression moyenne au diagramme..............
- Travail indiqué en chevaux.................
- — effectif — ...................
- Rendement organique........................
- — d'aü- P y— V........................
- Rapport = 10,7
- Consommation par cheval-heure indiqué......
- — — effectif....
- Rendement thermique indiqué................
- — perdues par rayonnement...............
- 35q° i, 345
- i»,85kg
- 0,69 o.4o3 I 4,3i 1
- *538 litres 807 —
- 0,86
- Ce rendement est le meilleur des 35 consignés dans le rapport de M. Burstall ; il correspond à la pins forte compression el à la plus graude vitesse de régime des quatre séries d’essais décrites dans le mémoire du savant professeur. Il ne faut pas s’en étonner et nous nous y attendions, mais la loi n’est pas toujours aussi bien confirmée, nous le reconnaissons sans difficulté. Les fortes compressions doivent d'ailleurs être accompagnées d’une détente complote, sinon on perd par l'échappement ce qu’on a disputé à l’action des parois.
- On obtient souvent des résultats très supérieurs à ceux que nous venons de mentionner. Il faut remarquer en ellet que le moteur du comité anglais était une machine d’expérience, construite spécialement pour permettre les essais variés dont elle a été l’objet. ; c’était, de plus un petit moteur ; enfin les maîtres qui ont dirigé les opérations n’avaienl en vue que d’obtenir des résultats comparatifs dont la mise en parallèle devait éclaircir les points obscurs de la théorie.
- Les essais, dont nous consignons ci-après les résultats, permettent d’apprécier les consommations réduites auxquelles sont arrivées certaines machines.
- Moteur Kcerling^)
- Diamètre du cylindre......................................... . 1.7a mm
- ,, . . . cvlindrée
- Degré de compression rr—j^-------------------:----“.......... 6,4*
- (4) Zeitschrift des Vcreines deutscher Ingt
- t. XDIII, Berlin, 1901.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIX. — N° 2.
- 27,6 p. 100
- 34,9 calorie»
- Meyer
- mai tSgg
- i" février 1*98
- 1- calovUique' du gaz . _ . . . . . . .
- E*
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 49
- Moteur Charon à deux cylindres.
- Durée de l’essai................................................................ 2 h 3o m
- Date.................................................4 mars 1893
- Le rendement organique n’ayant pas été demandé dans ces expériences, nous sommes obligés de l’apprécier d'après dos exemples analogues ; si nous le prenons égal à o,84, nous sommes conduits à un rendement thermique en travail indiqué égal à 81,75 p. 100.
- Cet essai a été fait en marche industrielle avec un gaz de coke très pauvre; il faut en , tenir compte pour apprécier à leur juste valeur les résultats obtenus.
- "'Crossley à deux cylindres.
- Moteur Premier à deux cylindres.
- Travail indiqué en chevaux........................................ 482,91
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. - N° 2.
- Pouvoir calorifique du gaz.................
- Consommation de gaz par cheval-heure indiqué
- Rendement thermique indiqué................
- — effectif ...
- Expérimentateur.............................. .
- Date de fessai.............................
- Durée......................................
- 22,87 — Humphroy
- Moteur Letombc triplex.
- Course commune............................................ 0,800 ni
- Travail effectif en chevaux............................. ... 294,51
- Rendement thermique effectif..............................ai,8 p. 100
- Expérimentateur........................................... Witz.
- Date de l’essai...........................................ai décembre 1901
- Dans ces essais, nous avons toujours pris le pouvoir calorifique supérieur, suivanl noire habitude.
- La caractéristique des essais dont nous venons de dire les résultats est l'indépendance relative des rendements thermiques constatés avec la puissance des moteurs et la richesse du gaz employé. Dès 10 chevaux, nous voyons en effet le moteur acquérir scs plus beaux rendements thermiques, et il s’adapte presqu’aussi bien au gaz, de ville à 5?.5o calories qu’au gaz pauvre à 1 3oo : le fait devait être mis en lumière.
- Comment le moteur fonctionnerait-il aux gaz plus pauvres encore des hauts fourneaux ?
- On se le demandait avec curiosité, car on savait que ces gaz, dont le pouvoir moyen est de 981 calories, d'après nos multiples déterminations, peuvent tomber à yoo, même à 870. Les heureux résultats obtenus à Wishaw, à Seraing, à Hœrde et ailleurs donnèrent toutes assurances aux promoteurs de l’utilisation directe dos gaz de hauts fourneaux : l’essai du premier gros moteur Cockerill ne laissa plus aucun doute sur le succès.
- Moteur Cockerill [Deltunare -Dcboutleville).
- Diamètre du cylindre. . ...................................... 8oo mm
- Course du piston.............................................. 1,000 in
- Diamètre du frein............................................. i,546 m
- Charge nette du'frein . ..".................................... . 1 5gr>,45 kg
- — effectif — ..................................... 181,16
- Rendement organique........................................... 0,85
- Consommation de gaz { par cheval-heure indiqué................ 2,83o m3
- de haut fourneau ^ — effectif . . .............. 3,3ug m3
- Pouvoir calorifique moyen du gaz.............................. .981 calories
- Rendement thermique J «a travail indiqué...................... ^,9
- Expérimentateur............................................... Wilz
- ‘ de l'e
- Date .
- Depuis lors, le moteur de 1 3oo min de diamètre a fait constater à AI. Hubert une consommation de J 156 à 3 5y4 litres en gaz à 980 calories ; c’est un rendement de 18,44 à 20,46 en travail effectif.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- En alimentant les moteurs d’air carburé par des essences de pétrole ou des huiles de densité supérieure, égale à 0,82, on obtient encore des résultats remarquables.
- Au concours de Meaux, organisé par M. Ringelinann, en i8q4> nn petit moteur Niel de 4 chevaux a consommé, par cheval-heure effectif, 3oj gr de pétrole ; le pouvoir de cetlc huile étant de 11 o4o calories, on trouve un rendement thermique effectif de 20,0 p. roo, en défalquant delà consommation celle de la lampe d’allumage.
- L’essai ci-dessous donne un résultat analogue :
- Moleu
- r Miliot.
- Une particularité signale cet essai à l’attention des constructeurs ; la réfrigération du cylindre ayant été effectuée par le système Beaupré à vaporisation d’eau, donc à 100°, nous avons constaté au cours d’un essai prolongé une marche excellente et plus économique qu’à 45°.
- Dans les moteurs à pétrole comme dans les moteurs à gaz, le secret de la réduction de consommation réside dans la compression. Le moteur Diesel en a donné une nouvelle preuve à ceux qui doutaient encore : en poussant la compression à 35 kg, ce qui n'avait jamais été fait jusque-là et semblait même impossible, le savant ingénieur a obtenu des rendements remarquables.
- Moteur Diesel
- Diamètre du cylindre
- Date.................................................................... 17 février 1897
- En employant du naphte brut de Russie, d’un pouvoir de 10000 calories environ, on a même réussi à abaisser la consommation à 223 gr par cheval-heure effectif : ce chiffre n’avait point encore été relevé avant l’apparition du moteur Diesel.
- Mais il semblerait que M. Diesel ne détienne plus le record de consommation à deux
- ^t1) M.ScWci
- ce des rendements plus élevés (3-1,7 ^6, a) en considérant le pc
- calories correspondantes à la condensation de l’eau de combus
- du pétrole,
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- grammes près, attendu que M. Ranki, de Budapest, aurait obtenu une dépense de 22ï gr dans un moteur de ehevaux; ee chiffre a été publié à la suite des essais de MM. Meyer et Jouas. C'est une injection d’eau, pratiquée dans le cylindre au moment de la compression, qui a permis à M. Ranki de donner à cette compression une valeur de i3 kg à laquelle est dû son succès non moins qu’à la détente de la vapeur formée et à l’utilisation de son calorique.
- Les résultats d'essais, que nous venons de réunir et de rapprocher en vue d’une utile comparaison, établissent sur une base indiscutable le mérite des moteurs à gaz tonnant.
- Les rendements indiqués de do,6 p. 100 et effectifs de 27 p. ioo ne sont pas ordinaires, il faut le reconnaître, et dans l’industrie on se déclarerait souvent satisfait à moins. Les cahiers des charges stipulent en effet des consommations mensuelles d’au plus 700 litres par cheval-heure effectif à 5a5o calories; cela correspond à un rendement thermique effectif de r7,3 p. ïoo; or, ce résultat est atteint couramment et il est fort souvent dépassé. A remarquer qu’un si beau rendement industriel s’obtient par des installations qui ne présentent aucune disposition spéciale, avec des moteurs de 8 chevaux, ne travaillant en moyenne qu’aux trois quarts de leur charge. Le fait devait être signalé, car il est important.
- 3° Gazogènes et moteurs. — En accouplant un gazogène au rendement thermique de 84 p. too avec un moteur rendant en travail indiqué 3i,6 p. 100 et en travail effectif 27, on réaliserait donc un rendement total de 0,84 Xo,3i6 = o,2G5 dans le premier cas, et de 0,84 X 0,27 — 0,22 dans le second.
- Employant par suite un charbon possédant un pouvoir de 8200 calories, la dépense par cheval-heure indiqué serait de 292 gr; elle s’élèverait à 35a gr par cheval-licure effectif.
- Comme les rendements qui servent de base à ee calcul sont réels, nos résultats le sont aussi et on doit les rencontrer en pratique.
- De fait, il arrive assez rarement que les meilleures conditions du fonctionnement du gazogène coïncident avec les meilleures conditions du fonctionnement du moteur, ainsi que nous l’avons supposé. D’autre pari, un pouvoir de 8200 calories n’est pas commun pour un charbon brut, sans déduction d’aucune sorte.
- Enfin, il peut se produire quelques pertes de charge et autres entre le gazogène et le cylindre du moteur.
- Bref: un essai conduisant à 3oo gr de charbon par cheval-heure indiqué serait particulièrement heureux.
- Mais on en approche beaucoup, ainsi que nous allons le prouver.
- Un moteur Stoekport de 7a ehevaux a consommé 385 gr (cendres et déchets de tous genres compris), par cheval-heure indiqué, dans des essais à pleine charge qui ont duré dix heures f1),
- M. Ilumphrey cite dans le travail auquel nous avons déjà fait quelques emprunts (*) un moteur Crossley de 60 chevaux alimenté par un appareil Morid qui a consommé 420 gr par cheval-heure indiqué; le charbon avait un pouvoir de 7900 calories quand il était pris à l’état sec. Il faut donc admettre que cette consommation a été estimée en charbon sec.
- Dans les mêmes conditions d’installation, le moteur Crossley de 4oo ehevaux a consommé 3go gr et un moteur Premier de 5oo chevaux environ 3a5 gr(3). Nous calculons ces chiffres
- /.oc. ci/., appendice VI, p. 87.
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- d’après la dépense de gaz relevée en pieds cubes, en l’estimant à 160 pieds cubes, soit à 453o litres par kilogramme de charbon, proporLiou donnée par M. ïlumphrey.
- M. Maillot, ayant essayé à Bruxelles un moteur Stoekport avec gazogène Dowson de 53 chevaux, a déclaré une consommation de 456 gr d’anthracite de Charleroi à b p. ioo de cendre par cheval-heure effectif : cela conduit à 383 gr par cheval-heure indiqué.
- En coke de gaz, les résultats sont encore remarquables, et nous citerons pour en témoigner, le bel essai fait à l’usine hydraulique de Bâle, par M. Meyer. Le coke avait un pouvoir de 7338 calories au kilogramme; or, le cheval-heure effectif a été obtenu par63i gr elle cheval-heure en eau montée n’a coûté que 861 gr. C’est un résultat obtenu en marche industrielle.
- Aux tramways de Cassel (Nord) nous avons été chargé de faire la réception officielle d'une installation de moteurs Crossley avec gazogènes Pierson; à la suite d’une épreuve de six heures consecutives en exploitation courante, comportant des variations de travail incessantes et considérables, nous avons obtenu les résultats suivants, en faisant marcher deux moteurs.
- 3a.4o chevaux 27,68 —
- Admissions
- Consommât!
- l’ar chcval-h
- vail indiqué total.............................
- Moteur A............................68,3i sur
- Moteur B............................ 63.25 sur
- Total
- xre indiqué................
- 8*>i9 83, ai 145 kg 57 —
- 202 kg $60 gr
- Le charbon était pris sec, mais nous n’avons opéré aucune réduction pour les cendres et les escarbilles; une partie de ces dernières était pourtant réutilisable.
- En longue période de marche industrielle, les résultats sont encore du môme ordre.
- A l’usine des tramways de Lausanne, montée de moteurs Crossley et de gazogènes Fichel et Ileuvtey, qu’on alimentait de charbon anthraeileux de Charleroi ou d’Anzin. M. Palaz a relevé, du 7 septembre au 6 décembre 1896, les résultats suivants.
- Combustible consumé......................................... 117 746 kg
- Kilowatts-heure produits.................................... 131 Ü28 —
- — par cheval-heure effectif............. 077 —-
- M. Meyer a publié los consommations de la station centrale de Zurich, où sont mis en service un moteur Otto de 120 chevaux, deux autres de6o et un petit de 14 chevaux ; durant l’année 1898, on y a employé de l’anthracite belge de la fosse Bonne-Espérance, à Herstal, coûtant 39,7 fr la tonne; la dépense rapportée au kilowatt-heure a été de 900 gr de ce combustible. Comme dans l’exemple ci-dessus, on n’a fait aucune correction relative aux périodes d'arrêt des moteurs, durant laquelle les feux dormaient sans utilisation.
- MM. Pîerson ont installé à l'usine des glacières de Paris, située à la Briche, près de Saint-Denis, un moteur Crossley à deux cylindres alimenté de gaz pauvre, fourni par un gazogène Pierson ; ce groupe est en service vingt-trois heures par jour ; il actionne un compresseur à ammoniaque, une pompe élévatoire et.une dynamo, et le travail moyen développé est de iao chevaux. Or la consommation du moteur, évaluée d’après les entrées du combustible dans l'usine, ressort à 565 gr de charbon brut, sans aucune réduction d’aucune sorte, par
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- cheval-heure effectif: la cuve du gazogène est chargée de braisette Lagrange d’Anzin, criblée à 55/8o.
- Les charbons do toutes provenances Journissent de bons rendements. La station centrale de Tarrasa, en Catalogne, est actionnée par trois moteurs Crossley de 20 chevaux, qui reçoivent le gaz fourni par un gazogène Dowson, alimenté d’anthracite de la province de Léon et de coke; 011 dépense 994 gr par kilowatt-heure disponible au tableau de la station, d’après M. Frais, professeur à l’école industrielle de Barcelone.
- M. Letombe a pu employer dans son gazogène du charbon maigre des Alpes renfermant 55,42 p. 100 de carbone fixe et volatil et 44^8 de cendres.
- En charbon anthraciteux ordinaire, les constructeurs garantissent aux stations centrales le kilowatt-heure à un kilogramme et ils tiennent d'ordinaire largement leurs promesses, alors même que l’on conserve toujours les gazogènes en service, même pendant la nuit, comme on le fait à Lausanne, au témoignage de M. Palaz, et qu'on a toujours un gazogène de rechange allumé et prêt à donner du gaz au premier signal; c’est ainsi qu’a été calculée la consommation de 882 gr signalée plus haut, en eomptanten bloc les kilogs decbarbon entrés à l’usine et les kilowatts enregistrés au compteur, sans réduction d’aucune espèce.
- Conclusions. — Elles seront brèves et précises, puisqu'elles reposent sur des chiffres qu’il est aisé de comparer; elles n’auront pas besoin d’être commentées longuement, attendu que ces chiffres renferment tous les éléments de la question telle que nous l’avons posée.
- A nos lecteurs de voir et de juger.
- Le rendement thermique du gazogène est légèrement supérieur à celui de la chaudière ; le rendement du moteur à gaz dépasse de beaucoup celui de la machine à vapeur. La consommation de charbon par cheval-heure indiqué des moindres installations de gazog-ènes et moteurs est loin d’égaler celle des plus importants groupes de chaudières et machines avec surchauffe.
- Considérant que, pour des machines thermiques ayant pour objet de produire |du travail par la transformation de la chaleur, la base de comparaison la plus rationnelle et la plus sûre repose sur la mise en parallèle des taux de transformation des calories en kilog-ram-mètres. nous devons reconnaître que les appareils à vapeur sont mis en échec par les appareils à gaz.
- Ces conclusions sont d’ordre exclusivement technique.
- Nous laissons de côté, provisoirement, des considérations d’ordre commercial relatives au prix du combustible, aux conditions de son emploi, à l’élasticité et à la sécurité des appareils, et aux avantages spéciaux qu’ils peuvent présenter.
- Aimé Witz.
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- li Janvier 1902,
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- NOUVEAU CONVERTISSEUR UNIVERSEL
- DE M. MAURICE LEBLANC
- Fonctionnement. — En exposant le principe de l’appareil au début de cette étude, nous avons 1 supposé, pour fixer les idées, que le problème à résoudre était celui de la transformation de courants polyphasés en courants continus ; mais pour montrer que la réversibilité de l’appareil est parfaite, nous allons étudier le mécanisme de son fonctionnement en traitant le problème réciproque, c'cst-à-dire la transformation de courants continus encourants alternatifs.
- Il y a deux cas à considérer : celui où l’appareil ne doit débiter que des courants polyphasés et celui où il doit débiter du courant monophasé. Nous traiterons d’abord le premier cas parce qu’il est le plus simple et qu’il ne nécessite aucun appareil accessoire.
- Premier cas. — Transformation de courants continus basse tension en courants polyphasés haute tension, — Après avoir excité lés inducteurs du moteur des balais, on met l’appareil en mouvement au moyen d’une manivelle « ad hoc » agissant provisoirement h l’extrémité de l’arbre. Le montage est fait de telle sorte que l’arbre repousse de lui-même la manivelle lorsque l’appareil a atteint une certaine vitesse.
- Sous la seule action de la force centrifuge, les frotteurs en charbon, libres dans leurs alvéoles, viennent s'appliquer contre le collecteur.
- Dans notre appareil le contact est assuré à la vitesse d’un tour par seconde.
- Le circuit du courant continu se trouve alors fermé par les frotteurs, les lames du collecteur et les bobines à gros fil du transformateur circulaire.
- On envoie alors du courant continu dans l’appareil à travers un rhéostat de démarrage. Ce courant crée dans le transformateur un champ qui tourne avec la vitesse même des balais et dans le même sens. Si les circuits compensateurs n’existaient pas, ce champ ne saurait être sinusoïdal.
- En effet, dans le cas où les circuits a haute tension sont ouverts, le champ tournant unique est la résultante de flux identiques, mais décalés l’un sur l’autre de la quantité X-— — b»
- période commune étant égale à A-f en désignant par x la fréquence qui correspond à la vitesse de rotation imprimée au système (fig. 8).
- Dans le cas où les circuits à haute tension sont fermés, le courant parcourant les bobines primaires engendre un flux de forme quelconque qui se superpose au flux dû au courant continu pour donner une résultante dont la forme nous est également inconnue.
- Par contre, dans l’un ou l’autre cas, l’action des circuits compensateurs — qui formeront ici le véritable courant de magnétisation du transformateur — « rectifie », si nous pouvons employer ce terme, la résultante de forme complexe pour la ramener à la forme sinusoïdale. Ceci découle des propriétés mêmes des circuits compensateurs, puisque tous les flux nuisibles qui entrent dans la composition du flux résultant développent instantanément dans les bobines compensatrices des flux de réaction qui en détrui-' sent 1’efFet. En d’autres termes, le système compensateur combiné, avec l’un ou l’autre des circuits primaire ou secondaire,‘constitue dans l’appareil une sorte de transformateur auxiliaire que nous
- Fig. 8.
- (’) Voir l’Éclairage Électrique du 4 jf
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- pourrions appeler « transformateur-rectifieateur », et auquel nous pourrons demander encore d’autres services.
- Le seul champ tournant à deux branches développe, par sa rotation même, dans les circuits résultants du système compensateur des courants alternatifs biphasés de forme sinusoïdale et à basse tension, qui alimentent l’armature du moteur des balais.
- Quant au champ créé par les circuits d’armature, il tournerait dans l’espace, si l’armature était immobile, avec une vitesse qui est le sous-multiplc — de la fréquence a, fréquence qui est elle-même le multiple p de la vitesse de rotation des balais. Mais comme le collecteur et le moteur sont construits avec le même nombre de pôles — nombre qui détermine le sous-multiple “de la fréquence — il s’ensuit que le champ dans l’armature du moteur ne peut tourner qu'avec la vitesse de rotation des balais.
- Remarquons maintenant que l'armature, étant clavetée sur l’arbre même qui commande les frotteurs, participe, dès l’origine, au mouvement de rotation qui entraîne ces derniers.
- Donc, d’une part, l’armature tourne dans le même sens que les balais avec la vitesse absolue H---, d’autre part son champ tourne en sens contraire des balais avec la vitesse relative —— ; la
- vitesse absolue du champ est donc nulle, c’est-à-dire qu'il est fixe dans l’espace.
- La direction de ce champ fait, avec celle du champ inducteur, un angle 6 qui dépend de l’intensité et de la phase du mouvement du flux tournant dans le transformateur.
- Noire moleur synchrone se trouve donc « accroché » et il continuera à tourner « en entraînant les frotteurs » tant qu’on alimentera ces derniers avec du courant continu. .
- On sait que dans une réceptrice à courant continu la vitesse augmente jusqu’à ce que la force contrç-clectromotrice développée dans l'armature fasse équilibre à la diiFéreuce de potentiel aux bornes (abstraction faite de la force contrc-électromotrice due à la réaction d’induit et de la perte de charge due à sa résistance ohmique).
- Il en est do même dans notre appareil qui comporte tous les éléments d’une réceptrice à courants continus, bien que le collecteur, l’armature et le système inducteur soient séparés.
- En effet, sous l’augmentation d’une différence de potentiel entre les lignes de balais de polarités opposées, l’intensité du champ tournant dû au courant continu s’accroît dans le transformateur fixe. 11 en est de même des courants biphasés dans les circuits résultants et par suite du champ d’armature dans le moteur synchrone. Donc le couple moteur augmente et la vitesse de tout le système rotatif s’accélère. Mais alors la force contre-éJectromotriee de l’armature d’une pari, l’augmentation du couple résistant d’autre part, agissent instantanément comme deux freins pour empêcher le moteur de s’emballer. En résumé, la vitesse comme dans un moteur shunt croît avec l’augmentation du voltage aux bornes.
- Ainsi, d’une part, pour augmenter la force contrc-électromotrice, on peut agir sur le rhéostat d’excitation du moteur; on obtient ainsi un freinage énergique. D’autre part, il faut remarquer que l’effort résistant dû à la pression des balais dans le collecteur est proportionnel au carré de la vitesse, puisque cette pression est due à la force centrifuge. Dans ces conditions, l’appareil prend automatiquement la vitesse de régime correspondant à la différence de potentiel fournie
- On est donc absolument maître de cette vitesse.
- C’est un point très important si l'on veut accoupler l’appareil sur un réseau, puisque la fré-l'^ncc, que 1’ on doit pouvoir régler d’une manière absolue, est un multiple de la vitesse du système rotatif.
- Le champ tournant « rectifié », créé dans le transformateur fixe, engendre par sa rotation même des courants alternatifs à haute tension dans l’anneau Gramme à fil fin. Si les prises de courant sont au nombre de quatre, disposées aux extrémités de deux diamètres rectangulaires, on recueillera dans deux circuits extérieurs des courants alternatifs biphasés. Si elles sont au nombre de trois, disposées à 1200, on recueillera des courants triphasés.
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- D’une manière générale, on pourra recueillir des courants polyphasés à n phases, en disposant m prises de courants régulièrement dccalccs d’un angle sur la circonférence de l’anneau à haute tension.
- Supposons qu’on envoie, dans des circuits distincts, des courants alternatifs biphasés à haute tension obtenus comme il vient d’être dit. À mesure que la demande d’énergie s'accentue dans les circuits secondaires, c’est-à-dire dans les circuits d’utilisation, l’intensité du courant doit augmenter dans les bobines primaires, c’est-à-dire dans notre cas, l’intensité du courant continu alimentant l’appareil. Pour permettre à ce courant de passer des balais au collecteur sans qu’il y ait production d’étincelles, il faudrait disposer de l’angle de calage comme on le fait dans les réceptrices à courant continu. Remarquons que, dans ccs dernières, on obtiendrait également le résultat voulu si, au lieu d’agir sur les balais, l’on taisait tourner le système inducteur d’un meme angle autour de l’armature.
- C'est à ce dernier moyen queM. Leblanc a eu recours, dans son appareil, puisqu'il ne pouvait agir directement sur les balais tournants.
- Danslc moteur des balais, en effet, nous avons vu que l’angle 9 formé par la direction du champ inducteur et celle du champ d’armature dépend de l’intensité et de la phase du champ tournant dans le transformateur. Cet angle peut donc être considéré comme le véritable angle de calage de l’appareil. C’est pour pouvoir régler son amplitude que l’appareil porte le dispositif de déplacement du système inducteur que nous avons précédemment décrit.
- Quant aux oscillations qui peuvent se produire dans la direction du champ de l’armature, oscillations qu’il faut éviter pour un bon fonctionnement de l’appareil, puisqu’elles tendent à rompre le synchronisme, elles sont instantanément maîtrisées par les champs intenses qu’elles développent dans l’amortisseur synchroniseur fixe dans l’espace.
- L’efficacité de cet organe est d’ailleurs telle que nous avons pu passer sans étincelles de zéro à la pleine charge et inversement, cc sans toucher au dispositif de calage », lorsque les variations du régime ont été progressives.
- 2e cas. — Transformation de courants continus basse tension en courant alternatif monophasé haute tension. — Dans ce cas. on n’utilise que deux prises de courants disposées aux extrémités d'un même diamètre sur l’anneau Gramme à fil fin du transformateur.
- Le circuit à haute tension étant fermé, le champ fixe dans l’espace, dû au courant monophasé, peut se décomposer (théorème de Leblanc) en deux champs d'intensité constante, tournant l’un à droite, l’autre à gauche, avec la vitesse «. Celui qui tourne dans le même sens que les balais est un flux utile qui entre comme « composant » dans le champ résultant du transformateur. Si nous supposons que l’autre champ tournant est détruit par un procédé quelconque, nous retombons dans le premier cas et le fonctionnement de l’appareil est identique.
- Il faut annihiler le flux nuisible, parce que sa rotation développerait dans les bobines du circuit à gros fil des forces contre-élcctromotrices de fréquence aa qui détruiraient les frotteurs et les touches du collecteur et rendraient impossible la marche de l’appareil.
- Nous avons vu que les circuits compensateurs ne peuvent pas s’opposer au développement du flux à deux branches — c’est le plus important — entrant dans la composition du champ nuisible. fl faut donc le détruire par un autre moyen. Pour cela, M. Leblanc adjoint au transformateur-redresseur un moteur synchrone à courants biphasés dont l’inducteur est muni d’un amortisseur synchroniseur et qui peut être installé dans un endroit quelconque, parce que sa connexion avec le panchahuteur est purement électrique.
- Les circuits d’armature du moteur synchrone séparé sont alimentés par les circuits résultants ; ils sont donc montés en parallèle avec ceux du moteur des balais.
- Les deux moteurs étant en marche et tournant synchroniquement, les circuits d’armatures des .moteurs se trouvent montés en opposition avec les circuits résultants du transformateur; ils devront être les sièges des mêmes variations de flux; en d’autres termes, iis sont absolument solidaires, comme s’ils étaient enroulés sur la même carcasse magnétique. Toute action exercée dans
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- les uns provoque instantanément une réaction égale et de sens opposé qui prend naissance dans les autres.
- Ne pouvant pas annihiler directement le champ tournant nuisible dans le transformateur, nous allons le détruire par une réaction due au moteur séparé.
- En effet, les flux dûs à la réaction d’induit du moteur séparé sont, de trois sortes :
- i° Deux flux à deux branches également importants ; l’un fixe dans l’espace, puisqu’il tourne dans le môme sens que le flux utile du transformateur, c’est-à-dire en sens inverse de l’armature — c’est le flux du couple moteur ; — l’autre tournant dans l’espace dans le même sens que l’armature avec une vitesse double de celle-ci — c’est le plus important des flux nuisibles ;
- 2° Des flux tournants de haute fréquence qui coupent l’amortisseur et qui sont instantanément détruits par la réaction de celui-ci;
- 3° Des flux tournants qui se ferment dans l’entrefer sans couper l’amortisseur et qui constituent les fuites magnétiques de son armature.
- Le flux nuisible de la première categorie, qui tourne dans le même sens que l’armature et qui, par conséquent, ne peut pas être fixe par rapport à l’écran amortisseur, serait entièrement détruit par la réaction de ce dernier, s’il n’y avait pas de fuites magnétiques. Ce serait le résultat idéal. Mais les lignes de force de ce champ, qui se ferment a travers l’entrefer sans couper l’écran, rentrent dans la troisième catégorie des flux de réaction d’induit. Elles constituent le plus important des flux nuisibles non détruits par le moteur synchrone, et leur action se ferait sentir sur le collecteur si elles avaient une importance suffisante. Il y a donc intérêt à réduire au minimum la dispersion magnétique de l’armature, mais dans la pratique celte dispersion est toujours assez faible pour que son action soit négligeable sur le collecteur.
- Le moteur synchrone a un autre rôle lorsque le panchahuteur doit débiter sur un réseau doué de self-induction. On lui demande alors de fournir les courants déwattés nécessaires au réseau, en même temps que le cotirant d’excitation du transformateur.
- Le rôle du moteur synchrone, dans l’utilisation ou la création d’un courant alternatif monophasé, peut encore s’expliquer parles considérations suivantes.
- Le débit d’énergie dû à un courant continu est constant. La même remarque s’applique à l’énergie fournie par des courants bi ou triphasés. Quand l’appareil reçoit l’énergie sous la première forme pour la restituer (abstraction faite des pertes) sous la seconde ou réciproquement, il n’est donc pas nécessaire de lui adjoindre un régulateur de travail instantané.
- Par contre, le débit d’énergie d'un courant monophasé est essentiellement oscillatoire. L’action du courant continu dans l’appareil étant uniforme et la réaction due au courant monophasé ne l’étant pas, il faut disposer d’un organe jouant le rôle d’un tampon élastique, c’est-a-dire formant ressort entre la puissance et la résistance.
- En mécanique, la transformation d’un mouvement rectiligne alternatif en mouvement circulaire continu est un problème du même ordre qu’on résout par l’emploi du volant.
- En électricité, la transformation d’un courant monophasé en courant continu est rendue possible par l’emploi d'un volant régulateur électrique où l'énergie est emmagasinée, puis restituée sous forme de puissance vive par l’armature du moteur synchrone complémentaire.
- Mais cette régulation ne pouvant s’obtenir que par l’absorption du flux nuisible, qui entre dans la composition du champ dû à un courant alternatif monophasé, entraîne forcément une diminution de puissance et de rendement du système.
- L’énergie perdue est dissipée par effet Joule dans l’amortisseur du moteur synchrone et dans les circuits du transformateur.
- Expériences. — Les résultats obtenus jusqu’ici avec le nouvel appareil ont largement réalisé toutes les espérances qu’avait conçues son inventeur. De plus, la combinaison du convertisseur avec un moteur synchrone mécaniquement indépendant, constitue un ensemble d’une élasticité remarquable et dont les applications peuvent être extrêmement variées comme le démontrent les expériences que nous relatons ci-après.
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- Nous ne parlerons que des essais laits officiellement devant l’inventeur et quelques invités, dans le laboratoire de la Compagnie llélios, à Cologne-Ehrenfeld.
- Le programme comportait 3 séries d’épreuves :
- Transformation de courants triphasés, haute tension, en courant continu, basse tension.
- Transformation de couvant continu en courants-biphasés, haute tension, et en énergie mécanL que, utilisé par des courants biphasés à basse tension.
- Transformation de courant continu en courants alternatifs, haute tension, biphasés ou monophasé.
- I. — La génératrice de l'usine nous donnait des courants alternatifs triphasés de 2000 à 2260 volts. La tension normale d'alimentation de notre panchahuteur devait être de 3ooo volts aux bornes ; nous avons donc dû élever la tension de 2000 volts à 3ooo volts par un groupement convenable de transformateurs.
- des observations. Débit. OBSERVAT,ONS
- Heures. y.°!o' A"‘P^T La tension triphasée aux bornes du primaire du
- jo 3- 680 panchahuteur a varié de a 900 volts à 335o volts.
- JO 43 \f0 s°ô Ou a pu faire débiter à l'appareil un courant con-
- 780 tinu variable de 0 à 700 ampères sans loucher au dis-
- 100 900
- 11 08 1 JO JE La commutation est absolument parfaite.
- ,5 112 T 020 nable, mais réchauffement des circuits et des con-
- 11 ao Arrüt. nexions ne permet plus d’augmenter la charge.
- II. — Nous nous servons du moteur comme génératrice de courants biphasés à 220 volts. Commande par une machine à vapeur compouud à échappement à l’air libre. i° Alimentation du panchahuteur exclusivement par ses circuits compensateurs avec les courants biphasés de la génératrice. — Les bornes de haute tension du panchahuteur sont branchées sur les primaires de deux transformateurs monophasés, dont les secondaires alimentent les lampes à incandescence en série avec des résistances métalliques. Le rapport normal de transformation est
- Le panchahuteur débite en même temps du courant continu.
- Monophasé et continu.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- 2° Alimentations simultanées du panchahuteur avec les courants biphasés à basse tension du moteur tournant en génératrice et avec des courants continus. — On recueillait alors exclusivement des courants biphasés puis monophasé h haute tension.
- Aucune mesure n'a été prise pendant cette épreuve, mais la marche de l’appareil ne laisse rien à désirer.
- 3° Alimentation exclusive du panchahuteur avec des courants continus. — On recueille des courants alternatifs monophasé ou biphasés et de l’énergie mécanique en même temps.
- On ferme la valve d’admission de la machine à vapeur, dès ce moment la génératrice de courants alternatifs biphasés à 220 volts redevient moteur et conduit la machine à vapeur.
- Le travail mécanique absorbé est alors environ 22 kilowatts.
- III. — Alimentation exclusive du panchahuteur avec des courants continus à basse tension. — On recueille des courants alternatifs monophasés ou biphasés, h haute tension.
- Le moteur synchrone, toujours branché sur les circuits résultants, tourne a vide.
- Les courants alternatifs à haute tension [3 5oo volts) sont envoyés dans deux transformateurs auxiliaires monophasés pour permettre l’utilisation de l’énergie recueillie, sur des circuits d’éclairage. On étudie la marche de l’appareil avec un déséquilibrage quelconque des deux ponts.
- Le programme était trop chargé pour permettre de faire des mesures de rendement. Elles seront laites incessamment.
- Conclusions. — Il résulte nettement des expériences que le système permet toutes les applications suivantes :
- i° Le convertisseur employé seul peut tranformer des courants alternatifs polyphasés en cou-
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- rants continus ou réciproquement des courants continus en courants polyphasés lorsque le cos ç du réseau est égal à i.
- 2° Le système « convertisseur et moteur » peut transformer des courants alternatifs monophasé ou polyphasés en courants continus ou réciproquement, lorsque le cos œ du réseau est plus petit que i.
- La charge sur les ponts peut être quelconque, puisque le courant monophasé correspond au déséquilibrage limite.
- Le moteur synchrone peut être considéré comme un moteur à courant continu à collecteur
- Etant mécaniquement indépendant du convertisseur, il peut être monté dans un endroit quelconque, mines, puits, etc., et ne nécessite aucune surveillance.
- En résumé :
- a. Le convertisseur alimenté exclusivement avec du courant continu h basse tension peut fournir, en mânie temps, de l’énergie mécanique disponible sur la poulie du moteur et de l’énergie électrique sous forme de courants alternatifs à haute tension.
- b. Réciproquement, l'alimentation exclusive avec des courants alternatifs à haute tension permet d’obtenir du système de l’énergie mécanique, et de l’énergie électrique sous forme de courants continus à basse tension.
- c. Si l’on n’a en vue que la production d’énergie mécanique, le convertisseur peut être alimenté simultanément par des courants alternatifs à haute tension et des courants continus à basse
- d. Si l’on alimente l’appareil exclusivement par ses circuits résultants avec des courants fournis par le moteur travaillant en génératrice, le convertisseur devient lui-même une double génératrice pouvant débiter alternativement ou simultanément du courant continu à basse tension et des courants alternatifs à haute tension.
- Nous noterons d’une façon toute particulière que dans le nouveau convertisseur, réchauffement seul détermine la puissance limite de l’appareil et que la commutation est encore parfaite lorsque cette limite est atteinte.
- Enfin le nouveau transformateur-redresseur présente un avantage précieux au point de vue de la distribution d’énergie par courants alternatifs. Comme il ne peut engendrer que dos forces électro-motrices pratiquement sinusoïdales-—puisque la première harmonique pouvant se développer est, dans notre cas, la — le phénomène de résonance qui amène la destruction des meilleurs isolants ne sera pas a redouter lorsqu’on montera l’appareil sur des réseaux doués de capacité et en particulier sur ceux équipés avec des câbles concentriques.
- C’est la première fois, à notre connaissance, que la disposition d’un collecteur fixe avec balais tournants et contact dû à la lorce centrifuge, a été appliquée.
- Elle permet des simplifications mécaniques importantes ; les organes en mouvement étant légers, le moteur n’a à fournir qu’un faible travail. Quant au porte-balais, il ne saurait être plus simple, puisqu’il ne comporte ni vis de pression, ni ressorts, ni dispositif de relevage, et que la force centrifuge agit seule et d’une manière parfaite sur des charbons libres.
- Sans insister davantage sur les nombreuses applications et sur les qualités du nouveau convertisseur, nous remarquerons en terminant que des résultats aussi brillants et aussi complets ont été obtenus, sans tâtonnements, sur le premier appareil construit. Le fait est assez rare pour retenir l’attention.
- C’est la meilleure preuve de l’excellence du système et de l’exactitude des théories et des principes sur lesquels M. Leblanc a construit son nouveau panchahutcur.
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- COMPARAISON DES DÉPENSES ET DES RECETTES DES TRAMWAYS
- A TRACTION PAR CABLE, PAH TROLET SOUTERRAIN ET PAR CHEVAL, A NEW-YORK
- Chaque année la Metropolitan Street. Railway Company, de New-York, publie dans le Street Railway Journal un tableau très détaillé de scs recettes et de ses dépenses d’exploitation. Depuis 1897, époque à laquelle celte Compagnie a commencé la substitution do la traction électrique par trôlet souterrain à la traction animale, ce tableau offre l’intérêt de permettre de comparer les résultats fournis par ces deux modes de traction ainsi que parla traction funiculaire, adoptée par la Compagnie depuis x8p3 sur quelques-unes de. ses lignes. Aussi n’avons-nous pas manqué dercproduire'les tableaux, convertis on mesures françaises, relatifs aux exercices finissant le 3o juin i8y8(‘) et le 3o juin 1899 ((i) 2Ï; nous avons omis à dessein la reproduction de celui relatif à l’exercice 1899-1900, nous bornant à en signaler les points principaux (*), dans l’intention de donner en une seule fois les résultats de cet exercice et ceux de l’exercice 1900-1901. C’est ce que nous faisons, p. 64 et 65.
- Il résultait des chiffres publiés antérieurement que la traction électrique par trôlet souterrain est non seulement plus économique que la traction animale, ce qui paraissait évident a priori , mais encore plus économique que la traction funiculaire, ce qui était, à l'époque, contraire aux idées admises, au moins en ce qui concerne l’exploitation des lignes à très grand trafic. Aussi la Metropolitan Street Railway Company a-t-elle peu à peu transformé ses lignes funiculaires en lignes électriques et en juin 1901 la transformation était complète. Pour cette raison les chiffres des colonnes 2 et 4 de l’exercice 1900-1901 ne s’étendent pas à l’année entière.
- Si nous considérons le nombre de kilomètres-voitures du réseau entier ; nous observons que, contrairement à ce qui s’était produit pendant les trois exercices de 1897 à 1900, ce nombre est en décroissance pour l’exercice 1900-1901 d’environ i5 p. 100, Cela tient à ce quo les voitures à chevaux qui ne contenaient que 16 à 20 voyageurs elles voilures funiculaires qui en contenaient 28, ont été remplacées par des voitures électriques offrant un plus grand nombre de places ; de plus, beaucoup des premières voitures électriques qui ne pouvaient contenir que 3o voyageurs ont été remplacées par des voitures à 5o places assises. En somme bien que le nombre <le kilomètres-voitures ail été diminué, le nombre des places offertes au public a augmenté. Mais il convient de remarquer que malgré cette diminution des kilomètres-voitures, la dépense moyenne par kilomètre-voiture a néanmoins augmenté (0,1 centime environ) et que la recette totale des voyageurs a diminué de près de i million. Ce fait nous paraît nettement indiquer que les compagnies exploitantes ont rarement intérêt à diminuer les départs en prenant des voitures plus spacieuses et qu’en général elles causent ainsi au public une gêne qui se IruduiL par une diminution de recettes. La comparaison des recettes des lignes à traction électrique et des ligues funiculaires conduit à la même conclusion : l’augmentation des recettes des premières est inférieure à la diminution des recettes des secondes.
- Nous bornant maintenant aux chiffres relatifs à la traction électrique, nous constatons,
- (i) L’Édairagc Électrique, t. XVII, p. 356, 26 nov, 1898.
- p) I.‘Éclairage Électrique, t. XXI, p. 262, 18 nov. 1899.
- (3) L’Éclairage Électrique, t. XX VIL. p. eux, 31 août rgoi.
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- par le tableau ci-joint et ceux antérieurement publiés que les frais d'entretien des voies a passé de i,023 centime par kilomètre-voiture en 1898, à 2,748 centimes en 1901, augmentation naturelle et qui no peut que s’accentuer par la suite. Les frais d’entretien de l’équipement ont subi une, progression semblable (2.07,3 centimes en 1898 et 4,60 centimes en 1901) ; toutefois la comparaison des deux derniers exercices paraît indiquer que l’on est arrivé au chiffre normal. Dans le chapitre des frais relatifs à la puissance motrice, nous trouvons des dépenses de renouvellement de chevaux eide fourrages qui s’expliquent, comme nous l’avons dit antérieurement, par ce fait que quelques embranchements dns lignes électriques sont desservis par des tramways à chevaux jouant le rôle de rabatteurs. Dans le même chapitre, nous observons entre rqoo et 1901 une diminution sensible de la dépense afférente à la direction, la main d’œuvre et la consommation de charbon; celle diminution provient de la mise en exploita lion de la grande usine de 70 000 chevaux ; toutefois à cause de la hausse du charbon pendant les deux exercices considérés, la diminution 11’esl pas aussi importante que celle qu’on aurait pu attendre et, si l’on se reporte auxtabJeauxantérieureinent publiés on trouve une augmentation réelle par rapport à l’exercice 1897-1898. Les dépenses relatives au transport ont aussi légèrement diminué de 1900 à 1901 ; elles restent cependant supérieures à celle de 1897-1898. Les frais généraux ont, par contre, augmenté dans une assez, large mesure par suite de l’augmentation des accidents et des dommages qui en ont résulté.
- En définitive, les frais totaux d'exploitation ont augmenté de 0,12a centime par kilomètre-voiture de l’un à l’autre des deux derniers exercices, malgré la diminution du nombre de kilomètres-voilures et les économies réalisées dans la production de la puissance motrice. L’augmentation est heureusement très peu importante, et comme elle est de beaucoup inférieure à celle des dommages résultant d'accidents (i,55 centime par kilomètre-voiture), il esta présumer que, les conducteurs étant plus expérimentés, les frais totaux d’exploitation seront plus faibles pour l’exercice courant que pour les précédents.
- J. Rkyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Sur la théorie de la commutation, par Karl Pich.elm.ayer, de Vienne. Elektrotechniache Zeitschrift, t. XXH, p. 967, 21 novembre 1901.
- Il résulte des travaux de .Girault, Fischer-llinnen et Arnold, que la condition principale de la marche sans étincelles est l’inégalité
- dans laquelle Rt désigne la résistance de contact des balais et du collecteur, T la durée du court-circuit et L le coefficient de self-induction delà bobine en court-circuit.
- Si 011 désigne par E„ la force électromotrice moyenne de self-induction de la bobine pen-
- dant le temps T, Ec la perle en volts à nu balai, J le courant dans un conducteur avant et après la commutation, n le nombre de spires de la bobine et n le Uux magnétique du champ de scll-induetion pour un ampère-tour, on a
- ^ t- l-L M
- quelle que soit la forme de la courbe de courant pendant le court-circuit.
- La perte en volts au balai est
- E„ = sJR,,
- ce qui transforme l’égalité (1) de la façon su:-
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- 9
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- 28
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- Tableaux des recettes,
- dépensa et bénéfices des (J ^ m,.opoUla„ Street Raihvay
- 0\ de New-York,
- | TRACTION FUNIO THACTIOX ANIMALE iotabx
- j P°"nrf“W'' Z:- Par voiture-iciloiuèlre
- 1900. 1901
- | 18 49'3 36o i5 887 55o sf:S 53,43 r3,46 40 625 r 101,68 io5,43 ê:îS r-8 •Si? III '
- L ( Jépcnses d'exploitation . . 906974'» 8 i34 780 7702770 58,oq 55,37 24192 iï’M 9 Si 81o 6yZa 71 777 o3o 35 170 >65 4M? ioo,53 48,80
- DÉTAIL DES DÉPENSES D'EXPLOITATION Entretien des coies. 50,45 6i,73
- Réparations des voies ; main-d œuvre.. 188 “1 o!o?8 0,78 44 3.ti9fo 0.718 0,090 314 000 1S 0,81 o’ô25 791 100 225 325 I,°9 0,3 I 2 0,90 0,28
- aiguilles, boulons, écrous . . . attaches, traverses -3 33o 370 68 s? o,43 °^5oo 1 4Æ 0,200 0,343 “siy 4» 3i5 0,312 19ÜS 87G0 o^5„ 0,34
- Réparation des parties aériennes et, souterraines . . . 1 3i.i 960 404145 M3? ,7i ,63 635 0,43 0,625 — - — 620390 580 668 000 0,843 Z
- dos appareils de nettoyage des conduites . ,gï£ Z3 o,3.» ,3»«o o,56 o,53i - Z Z 274 635 1,812 0,375
- des graisseurs des poulies, épissures - • SS °>5y3 0,312 S 5o oE. n—Sn 118295 5o 796 “ . Z “ _ 186 110 94 7oo 0,3 12 o,i56
- Enlèvement de la glace et de la neige et nettoyage des ru es. . 74 840 0.43 3;o95 0,20 0.093 .9 SS oiiZ 116730 0,343 0,312
- ,lotaux 1 565 600 14,801 u,,19 1189660 a, 5o8 2,-48 649 660 435 s.,» 4.08 3,281 4 »8 400 38,5,.o 5.807 5,36
- Entretien de l'équipement.
- Réparation des voitures des cibles ou de l’équipement électrique. . des instruments et moteurs 317 010 t8i 7.40 231870 -is j,18 o,o3 ,,86 767 2 3i5 2,468 G937 2,56 1,84 286 225 i 33o 209810 1,843 1 >937 ‘il T 098 8l0 1 39, 090 2,218 1,312 2,281 '•969
- T°u™ • • J°4 030 4,4°5 4,4o »8" 535 06474» ..843 .,937 2 558 43o SoooSoo 3,53o 4,»5o
- Puissance motrice.
- Réparation de l’usine à vapeur de l'usine électrique ou 4 céble . . 117 79° 5i 815 0,687 0,312 0.437 40 ‘ÏÏSS 7640 0,106 0,125 0,200 0,062 76 490 JS Z n Z 182 3io Vf* 181855 86970 0,2 00 0,120 °;°o3
- 070 38 s: “2 SS &950
- Renouvellement des chevaux 800 1 680 Z , Z 0060 .9680 2 S o>43 G187 i3o qoo S& 0,187 0,218
- Dépenses de fourrages Gages des palefreniers Enlèvement du fumier. . . - Valets d’écuric, épisseurs et aides . . Ingénieurs, pompiers et employés des usines . • • . . Charbon pour les usines Eclairage et fournitures diverses pour les usines . . . Dépenses d’eau 19 683 3oo . . 17620 299 480 5 3 2 120 . . 89 835 H i4 33o 274 935 531 4i5 8EI 0,120 o*53i 0,624 1 . O.056 Z l X 355 4 s,9t .as 144 i9î ». ,oî 0,200 o,o3i 1:1 0,468 0,156 0,187 0^37 3,o6i ï% 1780645 3a (i?o 1 114 3"o 34 n 5 1681230 *11$ 913295 1966 35^ oiaiS 7,093 0,218 12 ; 593 ïM 6,843 0.281 ii 32 210 802 5io 1 885 340 >86 610 328 345 il :üs 2.34 IÔO 329 840 0,187 0,0.3 > H o,u5o 0,343 0.187 i s3,?:
- Totaux n38 620 0,222 5,515 3 608 445 3 0,1,665 »,95» 04,435 7 336 370 6 84o,3o 10.«89
- Transport. 3o8*oio 2 769 °9° 1;“I 1 12 5 o,343 'ï& 1.218 I,3l2 r2ll ;67l8l5 18,094 17.760 2,120 1,53i 5* ‘liai .9045 ZI ola8ü o.r>6 i3 388 710 :,6,„5 Æ I9,3i2 2,781 0.340 '8,969
- Inspecteurs, aiguilleurs, etc . . . Dépôts des voitures, veilleurs, nettoyeurs, graisseurs . Eclairage des voitures Graissage des voitures et dépenses diverses . . 6899)0 195 885 . . .1 5G5 8o5 53ooo "0 l6l 2;53i 1.687 0,062 0.406 11 0,2l8 0,120 HZ ItîX
- Salaires et appointements Contentieux, accidents . . . 4 444 220 22,780 ...936 4o4a38o 3417110 »5,75„ 05.593- 17 585 140 »4,a,3 »3,555
- zz . . . 216755 110 o35 334 45o 0,700 1.760 - S .S- ^000045 o,65 2,25 2,28 0,62 3.80 2.3o ils 372 82.5 0,688 1.218 2,781 5o3 120 -ï’üïlK » ,,5 640 0.68" 3
- Totaux des dépenses d'exploi 1 6335 ation. I 9 4'a3 6r > 14 001540 >6 41 39 J 'î 56 064 5,i8 4r,120 6,72 42,25 Mu: 6i3 06 > 8 00 3 470 4.687 09,312 4l$ 3 484 o'io 3017016.5 4 ,63 665 » :—L J:S|
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — N6 2.
- E,<E,, (3)
- d’où l’énoncé :
- La force électromotrice moyenne de selt-induction doit être plus petite que la perte en volts aux balais, due à la résistance de contact.
- Cette loi, d’après l’auteur, n’est valable que pour le cas où la largeur des balais est égale h l’épaisseur d’une lame du collecteur, et où, par suite, il n’y a jamais plus d’une bobine en court-circuit à la même ligne de balais.
- Dans le cas où plusieurs bobines sont court-circuitces à la fois, il faut ajouter à la valeur E,, la force électro-motrice E d’induction mutuelle de la bobine considérée et des autres bobines eu court-circuit en même temps, Efl pouvant être souvent plus graud que E„.
- Dans leur ouvrage « Electric Generators », Parshall et Ilobart ont donné, pour la première fois, un mode pratique de calcul de lu « tension de réactance », E(, suivant la formule :
- Er = î- JL, (4)
- où D désigne le coefficient d’induction propre et mutuelle.
- Cette valeur est. une valeur maximum, calculée d’après l’hypothèse d’une variation sinusoïdale du courant : l’auteur trouve plus exact de prendre la valeur moyenne, soit —do la précédente, ce qui conduit à la valeur exprimée par l’équation (a). De plus, Parshall et Ilobart admettent (l) que l'induction mutuelle de deux barres de l’armature est égale à l’induction propre d’une barre, alors que l’auteur, dans de nombreux essais, a trouvé pour l’induction mutuelle des valeurs variant entre 3o et 6o p. ioo de l’induction propre. On peut modifier le calcul de la tension de réactance d’après ces prin-
- Soient A le nombre des ampères-tours de la bobine considérée, A2 celui des autres bobines en court-circuit, A le nombre d’ampère-tours par cm, on a pour le nombre total At. des ampère-tours des spires commutées, ou le volume du
- 0 Voir Elektrotechniscke Zeitschrift, t. XXII, p. 868. Une aualysc en sera publiée très prochainement dans L’Eclairage Electrique.
- courant commuté :
- A, = A1 + A3=6'A.
- où h' désigne la largeur des balais ramenée a la périphérie de l’induit.
- Si on désigne par IczA.,, la fraction du champ des bobines A., qui traverse la bobine considérée, on a évidemment :
- E. + E3 = ~ nsA, io- « + nkzA, io- »
- E* -L Efl = -1. zn r,kb'A + nJ (t — *)] io~ 8 . . (5)
- Dans le deuxième exemple, cité par Parshall et Ilobart, p. 178 de leur ouvrage « Electric Generators », où les constantes sont
- a~i'. J = 91 A ; b'A — 1 0^3 At ; z — 180,
- T 0,001 son.,
- si on admet k= 0,4, on a :
- K. + Ef = 9,i V,
- d’après Parshall ;
- E, + Efl = 3,9V,
- d’après l’auteur en appliquant la formule (5).
- A. Mauduit.
- Accumulateurs pour automobiles, par A. Bainville. L'Electricien, t. XXIII, p. 6, 4 janvier
- Dans cet article l’auteur donne, d’après Elecirical, World and Engineer, les renseignements suivants sur quelques types d’accumulateurs pour automobiles employés aux Etats-Unis.
- Batteries Spf.hry. — Les plaques de ces batteries appartiennent an type mixte, c’est-à-dire qu’elles sont constituées par des supports on plomb pur enduits de matière active ; ces supports se formant, ultérieurement pourront conserver dans une certaine mesure la capacité de la batterie si la matière active qui les recouvre vient a tomber accidentellement par l’usage.
- La grille de la plaque Spcrry consiste en une feuille mince de plomb pur laminé qui est gau-i frée mécaniquement de façon à former une série
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- de saillies symétriquement disposées. Dans le fond de chacune de ces saillies, on fait une ouverture de forme triangulaire à l’aide d'un poinçon qui rejette les bavures à l’iutérieur ou à l’extérieur des saillies. La grille terminée a l’aspect d’une r?tpc.
- Sur la grille ainsi préparée ou étend une poudre spéciale en quantité ' sullisante pour nover complètement les saillies du support après que la plaque aura été soumise a une pression d’environ 70 kg. cm2. Au sortir de la presse, la plaque est dure, la matière rapportée sur la grille étant énergiquement retenue par les rugosités et par les bavures qui se sont aplaties et novées dans la poudre sous l’influence de la pression.
- La matière active étendue sur la grille est formée d’un mélange intime de 80 à 85 p. ton de plomb finement divisé obtenu par la réduction des chlorure de plomh et de zinc avec i.) a mo p. roo d’oxvdc de plomh. On ajoute à ce mélange 1,20 p. 100 de sel alcalin. Ce dernier corps, qui est inerte par lui-même, a pour but d’augmenter la porosité de la plaque en se dissolvant pendant la formation et aussi de lui donner une plus grande dureté.
- Les plaques ainsi préparées sont placées dans une enveloppe obtenue en transformant une grosse toile en cellulose, nitrëe par les procédés ordinaires, puis en rendant cette cellulose iuex-plosible par l’addition d'une petite quantité de nitro-benzol. Cette cuveloppe est ensuite recouverte d’une couche de cellulose pure, sous forme île pâte façonnée de manière que la surface extérieure présente une série de côtes verticales ; ce façonnage a pour but de faciliter la circulation de l’électrolyte.
- La séparation des plaques est obtenue à l’aide de feuilles minces d’ébonile perforées et ondu-
- Les bacs eu ébonite portent dan‘s leur tond une série de rainures que l’on remplit avec des bandes de caoutchouc ; c’est sur ces bandes élastiques, qui servent à amortir les chocs violents, que viennent reposer les plaques.
- Voici quelques données sur une huilerie d’automobiles composée de quarante-quatre éléments pesant chacun 10,4’ao kg, soit euviron 45y kg pour la batterie. Au régime de décharge en 5 heures 10 minutes, cette batterie fournit 20 amp-h ou 18 w-h environ par kg de poids
- total, ce qui représente environ 18,2 kg par cheval-heure. Au régime de décharge en 3 heures on a 17,6 amp-h ou environ 33 w-h par kg de poids total et la puissance est de 11,1 watts pour le même poids.
- Les constructeurs prétendent qu’une voiture, munie d’une de leurs batteries, a pu parcourir environ 12000 km, soit à peu près 200 décharges, avec une baisse de capacité d’environ 28 p. 100. Ces chiffres'pourraient uous renseigner si nous connaissions la capacité de la batterie, son poids et celui de la voiture ; on a malheureusement omis de nous donner ces chiffres.
- Batteries Cla.uk ne l’International Storage Battery Company. — Les plaques de ces batteries sont à oxydes rapportés. Elles présentent une grande analogie de construction avec celles de la batterie Hathaway décrites dans cette revue, lors du concours d’accumulateurs organisé par l’Autoiuobile-Club de France, en 1899 (’). Ces. plaques sont formées de galettes de malien; active (oxvde de plomb! maintenues dans des plaques en terre poreuse de 1,0 mm d'épaisseur environ. Ces plaques comportent, sur la face en contact avec la matière active, deux séries de rainures à angle droit formant cent petites cellules, lundis que l’autre face est rainée dans une seule direction. Chaque électrode est constituée par deux plaques poreuses semblables, garnies de matière active, qui sont accolées l'une contre l'autre avec interposition d’une feuille de plomb de 0,8 mm environ, destinée à leur amener le courant. Les deux plaques poreuses qui constituent une électrode sont soudées ensemble à l’aide d’un ciment spécial inattaquable par l’électrolyte.
- Les plaques unitaires ont toujours les mêmes dimensions et quand 011 a besoin de plaques plus grandes, on réunit: plusieurs plaques semblables en les soudant au ciment.
- Un élément de ce type, pesant 7,260 kg aurait, au régime de 12 ampères, une capacité de 96 amp-h avec une variation de la différence de potentiel aux bornes comprise entre 2,1 et 1,9 volts. Cet élément fournirait donc 26.5 w-li par kilogramme de poids total et pourrait sans inconvénient supporter des régimes élevés de
- (1) Éclairage Électrique, t. XXII, p. 33g, 3 mars 1900.
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- Batteries Perret. — Les plaques de ces batteries sont, constituées par l’assemblage de liges élémentaires soudées en nombre convenable sur une barre de connexion. Les tiges unitaires sont formées de baguettes rectangulaires de plomb pur tonnées par le procédé de Planté.
- Les plaques positives et négatives sont identiques.
- Un élément de ce type du poids de 3,400 kg a fourni 5o amp-h environ pour une décharge en 5 heures. L’élément de 100 amp-h au même régime pèse 6,800 kg.
- Batteries Goui.d. — Les plaques de ces batteries sont en plomb pur laûiiné. Pour augmenter leur surface, on les passe sous une machine spéciale qui produit une série de cotes et, de rainures. La surface active d’une plaque ainsi façonnée est environ dix-sept fois égale à sa surface apparente. Ce façonnage a, en outre, pour résultat, d'éerouir le plomb.
- La formation se fait dans un bain de composition spéciale, après quoi les plaques sont
- lavées pour faire disparaître toute trace do la solution.
- Les constructeurs de ce type de batterie se sont attaches surtout à réduire les régimes spécifiques de charge et de décharge de leurs éléments, de façon à augmenter leur durée. Leurs plaques sont, paraît-il, aussi légères que le permettent les considérations mécaniques. La surface active est, de 64 dm2 environ par kg. Au régime de décharge en 8 heures, ou a 16 dm2 par ampère.
- Les plaques sont séparées et isolées entre elles par des feuilles d’ébonite moulée et perforée ; les bacs sont aussi en ébonite ; ils portent au fond des saillies triangulaires sur lesquelles reposent les plaques.
- La plaque pour batteries automobiles a envi-
- A11 régime de décharge en 3 heures, ces batteries fournissent 7,.3 amp-h par kg d’élément. Le tableau suivant fournit des renseignements sur les principaux types pour traction.
- ÎSombre de plaques . . .
- Poids des plaques en kg. Dimension» \ Largeur . du bac v Longueur
- on cm j Hauteur .
- Poids de l'acide en kg. . . » l'élément complet ci
- Plaques d.’accumulateui's Geoffroy etDelore. — Brevet français a0 3oG 897 du 15 avril 1902.
- Les plaques sont constituées par un assemblage de lamelles laminées ou estampées qu'on peut faire très minces lorsqu’on désire une grande capacité. Ces lamelles peuvent être disposées verticalement et horizontalement et sont munies de trous permettant l’enfilage sur des tiges b (lig. 1) en plomb et en ébonite. Entre les lames, ou vient interposer un fil de plomb ou d’ébonitc c qui entoure les tiges et assure l'écartement nécessaire à la circulation du liquide et au dégagement des gaz. Après assemblage de toutes les lamelles, il ne reste plus qu’à couler du plomb en e pour effectuer la soudure. Au lieu de prendre un fil de séparation, ou peut aussi constituer les lamelles de façon à ce
- qu’elles portent des nervures en b qui renforcent ces points faibles eide plus, sui' toute leur surface, de petites saillies obtenues par repoussage et que, dans l'enfilage, on s’arrange à faire
- k.
- b hJ
- 1-
- reposer sur le plat de la lamelle suivante. On a aménagé dans les lames des saillies h afin de faciliter la libre dilatation.
- Les plaques ainsi fabriquées sont formées en Planté. F.lles sont plus solides que les plaques coulées et n’exigent pas de moules spéciaux pour
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- chaque grandeur, puisqu’il suffît de découper des bandes de longueur voulue.
- Système de fabrication des plaques d’accumulateur d’Arsonval et Vaugeois. — Brevet français n° 3o6 638 du 29 mars 1901.
- Pour la fabrication des plaques Planté, on a eu recours jusqu'ici, soit à la fonderie, soit au labourage, de plaques fondues ou laminées ii l'aide d’un outil en forme de soc de. charrue.
- Le premier procédé donne des surfaces relati-
- \oment faibles et un plomb peu dense contenant des souillures qui hâtent la désagrégation. Le deuxieme procède donne de grandes surfaces, mais il fatigue le plomb par arrachement et écrouissage a froid qui le rend peu homogène et, par suite, facilement lormable.
- Le nouveau procédé breveté ici doit donner des plaques exemptes de soufflures, très denses et avant des surfaces aussi développées qu’il est nécessaire; c’est ainsi qu'on peut arriver à des épaisseurs de nervures n’ayant que quelques dixième» de millimètre.
- Il consiste à employer du plomb convenablement chauffé, sans toutefois l'amener à son point de fusion et, à l’aide d’uue pression élevée, de le forcer à passer dans des filières spéciales composées, en principe, de deux peignes dont les dents sont en regard. Chaque peigne est constitué soit par des lamelles minces enfilées sur une tige et espacées par interposition de lamelles plus petites ; soit par des vis a filet profond, triangulaire ou carré.
- La figure 1 représente la disposition adoptée; la figure 2 est une coupe par AB.
- a est le cadre ; b sont des lamelles minces en acier ou autre métal qu’on enfile sur les tiges c. Des lamelles plus petites d maintiennent l’écartement, Le serrage est obtenu à l’aide des joues e et g, delà cale f et de lavis de serrage h. Avec ce dispositif, on obtient des plaques avant le profil donné par la figure 4- Pour produire sur la plaque des parties sans ailettes ou munies de nervures, il suffît de disposer dans la filière des pleins ou des parties évidées ayant l’épais-
- Un autre système de filière comprend deux pas de vis en regard. Avec le pas triangulaire, on obtient le profil représenté en figure 4- Pour constituer les platjuos, on soude ensemble les petites plaques ainsi obtenues.
- J. Jumau.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Entraînement des machines-outils. Perfectionnement de rUnion Elektrizitæts-Gesell-schaft de Berlin. Elcklrotechnische Rundschau, t. XVIII, p. 21^, i5 juillet 1901.
- Le dispositif de PU. E. G. de Berlin s’applique aux machines-outils dans lesquelles il y a, outre le mouvement de rotation, un mouvement de glissement, telles sont les perceuses employées pour le travail des métaux ou des pierres.
- L’induit A du moteur d’entraînement agit par la transmission à roues dentées D sur l’arbre S qui guide l’outil ; cet arbre est mis en rotation au moyen d’une coulisse et d’un ressort, ce qui permet un mouvement d’avance et de recul de l’outil. L’arbre est eu outre guidé par un écrou G. Tant que l’écrou peut tourner avec l’arbre, le mouvement de glissement n’a pas lieu. Mais si, par suite d’une force quelconque, l’écrou est calé ou retardé vis-à-vis 'de l’arbre, l’arbre se détache de l'écrou et le déplacement de l’outil a lieu. CctLe action peut être due par exemple à la pression de l’outil sur la pièce à travailler.
- Le mécanisme est le suivant : autour de la pièce G est fixé un novau de fer R qui sc meut avec un très faible entrefer à l'inférieur d’un champ magnétique M. Ce champ M, tétrapolaire dans le cas de la figure 1, porte deux enroulements bb traversés d’une façon coutume par le courant de la source d’électricité. Les deux autres enroulements aa sont en série avec l’induit A et l’inducteur 1H’ du moteur. Les enroulements a et b travaillent en sens opposés.
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- Les enroulements b ou le champ excité tendent à fixer R et avec lui G ou à diminuer
- leur nombre de tours, ce qui produit leur séparation de l'arbre S. L’avancement de l’outil qui en résulte donne lieu à une augmentation de la
- pression sur la pièce à travailler : l’intensité du courant du moteur augmente avec le travail à fournir. Comme a a une action opposée à celle de b etse trouve en série avec le moteur, l'effet de a augmente et pour une certaine valeur de l’intensité (c'est-à-dire de la pression de l’outil)
- annule celui de b. R et G tournent alors de nouveau jusqu’à ce que l’intensité ait atteint la valeur pour laquelle b surpasse a et ainsi de
- Cette disposition offre en outre l’avantage d’cmpccher l’intensité du courant du moteur de dépasser une certaine limite déterminée par le choix des enroulements a et b.
- G. Goisot.
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Courbes dessinées par la décharge électrique issue des pointes, par R.-H. Weber. Drud's Annalen, t.. VI, p. 96-10'b septembre 1901.
- Ces courbes s’obtiennent en disposant en face d'un gâteau de résine un certain nombre de fils de même longueur terminés en pointe et formant des figures symétriques. Après avoir chargé le gâteau en promenant à sa surface un peigne relié au conducteur d’une machine à influence, on le laisse quelques instants en face despointes, puis on projette sur le gâteau de la fleur de soufre ou un mélange de poudres de carmin, de lycopode et de soufre. La poudre se rassemble sur certaines lignes qui forment un
- sont des repères indiquant la position des pointes.
- D’après les phénomènes bien connus de l'ombre électrique, observée dans la décharge par lueurs et qui disparaît au bout de quelque temps, il faut supposer que cette décharge se poursuit à travers l’isolant : elle 11’est donc pas due à des particules métalliques arrachées à la pointe, mais a pour véhicule les éléments de l’air
- aM
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- ou ces éléments modifiés par l’ionisation. Les aigrettes, au contraire, paraissent dues aux particules métalliques.
- Si on dispose deux pointes de manière que les régions où elles émettent des lueurs empiètent l’uue sur l’autre, on observe suivant la direction de leur corde commune une ligne obscure très nette.
- Si on éloigne les pointes du conducteur chargé, celle ligne obscure devient plus nette et plus étroite puis finit par disparaître. Il se trouve donc entre les deux pointes une région où aucune décharge 11e se produit.
- Les figures peuvent être aisément photographiées en disposant sur le conducteur un morceau d’élolTo de soie et une feuille de papier au bromure d’argent.
- Si on dirige sur la ligne neutre un couvant d'air, la ligne neutre s’incurve comme si elle était soufflée par le courant : cette expérience semble indiquer que les véhicules de la décharge sont des particules matérielles, que l’air peut entraîner. D’après des mesures approximatives, la vitesse de translation de ces particules serait d’environ io a 12 m par seconde.
- On obtient également une déviation de la ligne neutre en communiquant au système entier, pointes et conducteurs, un mouvement de rotation rapide. M. L.
- Décharge par une pointe formant le pôle d’un transformateur Tesla, par E. Knoblauch. Drud s Annalen, VI, 354-3"3, octobre 1901.
- Une plaque de métal disposée en face d’une pointe reliée à l’un des pôles du transformateur de Tesla prend une charge positive si elle est à une petite distance, négative si elle est à une distance plus grande. En reliant la plaque et la pointe chacune à un voltmètre statique, et augmentant progressivement la distance de l’une à l’autre, on observe que les potentiels de la plaque et de la pointe croissent d’abord jusqu’à un maximum. A partir de ce maximum, le potentiel de la pointe reste à peu près constaut, tandis que celui de la plaque diminue. Les deux potentiels atteignent leur maximum pour la même distance et immédiatement après que le llux d’étincelles a cessé (fig. 1).
- La position de la plaque pour laquelle sa charge change de signe est indépendante des dimensions de cette plaque. Mais à ce moment
- on constate encore la production de lueurs ou d’aigrettes à la pointe, el c’est à ces lueurs ou ces aigrettes qu'est due la charge positive. E11 efïet, si on les empêche d’arriver à la plaque, celle-ci prend une charge négative : c’est ce qu’on réalise en prenant des plaques percées en leur centre d’une ouverture circulaire r on n’ob-
- serve jamais alors de charge positive, si faible que soit la distance de la pointe el de la plaque,
- La pointe émet à la fois de l’électricité positive et de l’électricité négative. Les figures de Lichtenberg obtenues sur la plaque, quand il y a flux d’étincelles, présentent les mêmes caractères que celles obtenues avec la décharge oscillante d’une bouteille de Levde : la charge négative se trouve dans la région centrale ; la charge positive se groupe tout autour sous forme d’étoiles.
- Si, derrière une plaque percée d’une ouverture centrale, on en dispose une autre à une distance convenable, celle-ci se charge négativement quand la première jsc charge positivement.
- T,a décharge par la pointe se fait sous forme d’un cône, dont la surface extérieure contient seulernent de l’électricité négative et l’intérieur surtout de l’électricité positive sous forme d'aigrettes; pourvu toutefois qu’il ne se produise pas de llux direct, d’étincelles. L’angle de ce cône augmente quand ou approche une plaque de la pointe ; à l’air libre, il est d’environ ;2o°; l’électricité positive paraîL agir surtout dans le prolongement de la pointe. M. L.
- Phénomènes photoélectriques au voisinage du potentiel explosif, par H. Kreusler. Drud s Annalen, VI, 398-4lu, octobre 1901.
- Emploi du courant photoélectrique pour la photomètrie des rayons ultraviolets, id. Ibid., 4ia-4*4-
- Lorsqu’une cathode métallique a été soumise
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- pendant quelque temps à l'action des rayons ultraviolets, sa sensibilité diminue : gue. Cette fatigue correspond à une modification de la surface métallique provoquée par les rayons ultraviolets ; en effet, si on souffle • cathode de manière à recouvrir la surface de buée, l’ombre du fil qui forme l’anode s'y dessine d'une manière très nette.
- Si l’action est assez prolongée la surface devient mate.
- L'argent et l'aluminium recouverts de noir de fumée ne subissent pas cette fatigue.
- Le courant photoélectrique est, toutes choses égales d'ailleurs, différent d’un métal à l’autre; si on fait croître progressivement le potentiel de la cathode, il croît d’abord à peu près comme ce potentiel; puis, lorsque le potentiel se rapproche du potentiel explosif, il croît 1 dement et atteint, des valeurs très grandes (fig. r).
- Contrairement aux observations précédentes, M. Krcusler trouve que le cuivre est très sensible et le zinc plus sensible que le platine.
- L’auteur a appliqué le photoélectrique à la pIioU
- J§ü~
- des rayons ultraviolets. Pour se maintenir toujours dans les conditions où il y a proportionnalité entre l’intensité lumineuse et celle du eourantpholoélectriquc, on fait varier la distance de la cathode à l’anode au moyen d’une vis micrométrique ; la cathode est placée dans une atmosphère d’hvdrogène sous pression réduite-(environ 200 nnn'. M. !..
- Action des diaphragmes sur la décharge électrique permanente dans l’air à la pression atmosphérique, par M. Tcepler. firud's Annale»,
- Quand on dispose sur le trajet de la décharge un morceau de métal, soit isolé, soit relié au
- sol, la décharge passe ou en totalité ou en partie dans le métal, suivant les dimensions et la position de ce dernier. Les portions de courant qui passent on dehors du métal restent visibles comme auparavant. Pour les autres portions qui traversent le métal, celui-ci devient une électrode intermédiaire et partage la décharge en deux régions, où se produisent des phénomènes lumineux indépendants on à peu près. Il est à remarquer en particulier que la forme de la décharge peut être différente dans ces deux régions.
- Si au lieu d’un morceau de métal, on interpose sur le trajet de la décharge mie lame isolante percée d’une étroite ouverture, l’ouverture devient aussi une électrode intermédiaire : il est de même plus facile d’obtenir des deux côtés du diaphragme des décharges de nature différente.
- Eu se plaçant dans des conditions telles que de part et d autre se forment, des aigrettes, 011 constate qu'il se produit toujours, clans l’ouverture même, une masse lumineuse dont la pointe est toujours dirigée vers l’anode.
- De chaque côté du métal se forme une petite couche lumineuse séparée du reste de ht décharge par une région obscure : ce phénomène paraît caractériser la décharge au voisinage d’une électrode métallique.
- Il faut remarquer que la décharge à travers une ouverture n’est stable que si une couche lumineuse existait primitivement a l’endroit où on a placé le diaphragme : sinon la décharge est extrêmement instable. Un diaphragme métallique se comporte comme un diaphragme isolant pourvu que l’ouverture ne soit pas trop petite.
- Si on remplace le diaphragme par un tube de verre long de plusieurs centimètres, il se produit toujours une strate lumineuse à l'extrémité du tube tournée du côté de l’anode : elle s’y maintient quand on déplace les électrodes ou le
- D’après ces observations, toutes les formes de décharge dans lesquelles se transforment les lueurs positive et négative quand on augmente l'intensité du courant sont composées d’une série do masses lumineuses développées plus ou moins complètement et dont le nombre augmente avec l’intensité du courant.
- M. Lamotte.
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- Influence de la pression de l’air et de son état hygrométrique sur la décharge de L'électricité statique par les pointes, par Fr. Tamm. Drud's Annulen, t. VI, p. 239-280, octobre 190t.
- La pointe relice à l’un des pôles d’une machine de Wimshurstet h l’armature interne d'une batterie de bouteilles de Levde, se trouve en lace d'un disque en communication avec l’une des paires de quadrants d’un électromètrc Thomson. L’autre pôle de la machine, l’armature externe de la batterie el la seconde paire de quadrants de l’électromètre sont reliés au sol.
- Pour déterminer la différence de potentiel minima M qui correspond à la décharge, on élève la différence de potentiel jusqu’à ce que l'aiguille de l’électroinèlre dévie : quand elle a commencé à dévier, son déplacement devient_dc plus eu plus rapide jusqu’à ce qu’elle disparaisse du champ; on diminue alors lentement la différence de potentiel jusqu'il obtenir le déplacement de l’aiguille le plus lent possible, f.a dii-ièrenee de potentiel minima est intérieure à la différence de potentiel à laquelle commence la décharge, mais la différence entre les deux est la même pour l’électricité négative et pour l’électricité positive, quoique les différences de potentiel elles-mêmes soient inégales.
- La valeur trouvée pour M est la même, qn'on procède par différences de potentiel croissantes ou décroissantes. Quand 011 laisse la décharge se produire pendant quelque temps et qu’on détermine de nouveau la valeur de M, on trouve une valeur plus petite. Cette diminution est due à l’effet de la décharge sur Pair compris entre la pointe et le disque; effectivement elle disparaît, si on renouvelle l’air entre le disque et la pointe au moyen d’un ventilateur. Si M,, est la différence de potentiel minima obtenue après une décharge de très courte durée, M„ ce minimum après une décharge prolongée, les quantités d’électricité E écoulées par la pointe se calculent assez exactement par la formule
- où V est le potentiel de la pointe, e une constante dépendant de la distance de la pointe au disque.
- E influence de l’ctat hygrométrique est très faible jusqu’à ce que cet état hygrométrique atteigne o,5o ; au delà, la vitesse d’écoulement
- de l’électricité parla pointe diminue rapidement quand le degré d’humidité augmente.
- ,, , , . . M, 4- Mr
- hn désignant par i\l la moyenne------------, 011
- trouve que la variation de M avec la pression x est représentée par la formule :
- et la quantité d’électricité écoulée par la for-
- ü=«y(v-m;|Lî--V/_ihlog”"L (?) r
- M. Lamottk.
- Note sur la décharge sous forme d’étincelle par Siegfr. Guggenheimer; Phüosophical Magazine [Yi], t. II, p. 3xi, scpi. 1901.
- On commit la discussion qui a eu lieu entre MM. Swvngedamv et \\ arhurg au sujet des phénomènes accompagnant la décharge sous forme d'étincelle dans les gazf1). La discordance complète entre les opinions de ces physiciens et l’espoir de trancher ce différent ont conduit M. Guggetiheirner à effectuer les expériences qui font l’objet de cette noie. Avant de résumer ces tentatives expérimentales, disons tout de suite que leur résultat semble confirmer les vues de M. Warburg.
- Voyons d’abord l’idée directrice de ces recherches. Le fait que la différence de potentiel nécessaire pour produire l’étincelle [spark-potenlial) est indépendante de là nature de la radiation utilisée pour diminuer le retard de décharge ' Ver-.zogerung de Warburg) semble suggérer l’idée que ce potentiel doit dépendre du degré d’ionisation du gaz. On-devrait par conséquent s’attendre à ce que ce retard de décharge soit détruit ou tout au moins diminué, si à la place de la radiation directe nous introduisions, dans l’espace contenant le système producteur d’étincelles, un nombre suffisant d'ions. C’est précisément ce que l’expérience prouve.
- L’appareil employé par M. Guggenheimer est essentiellement constitué d’un tube en laiton percé latéralement de deux trous opposés qu’on bouche avec deux bouclions d’ébonite à travers
- (fl R. Swÿkged.uiw,7o«/-7î. de Phys., t. IX, p. 488 (igoo); Un.11 at cl S\v yngfdauw, U apports du Congrès international de Physique, t. III, p. 164 (1900); b. Wahbuuc, Verhan-dlurtgen der Deutsch, Phys. Oesell, t. II, p. 212 (1900},
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- lesquels passent les fils métalliques supportant les électrodes (des sphères de 7 mm de diamètre) En face de ces électrodes se trouve (dans le tube en laiton) une ouverture masquée par uue feuille d’aluminium qu'on peut, à son tour, couvrir au moyen d'un petit couvercle en laiton. U11 des bouts du gros tube communique avec un tube en U contenant du CaCl2 qui estlui-mème suivi d’un flacon laveur rempli de Sü’fl’ concentré. L’autre bout communique, par l’intermédiaire d'un tube de verre (figure 1), avec un second
- tube de laiton de même diamètre que le premier, ayant 20 cm de longueur et étant percé d’une fenêtre de 8 cm de long sur 2 cm de large fermée par une mince feuille d'aluminium; ce dernier est enfin en relation, par l’intermédiaire d’un tube en U contenant du CaCl2, avec un chalumeau. Quand a la disposition électrique, un des circuits comprend un des pôles d’une machine de Wimshurst, l’armature intérieure d’une bouteille de Leyde, une des électrodes sphériques et la partie indicatrice d’un électromètre de Braun; l’autre circuit comprend l’autre pôle de la machine de 'Wimshurst, l’armature externe de la bouteille de Leyde, l’autre électrode sphérique et la cage de l’électromètre, qui, généralement. était mise au sol.
- Voici maintenant la manière d’opérer. On mesurait d’abord le potentiel de décharge avant de faire tomber la radiation sur l'excitateur (électrodes), et avant d’introduire des ions dans le tube A. On envoyait ensuite h travers la feuille d'aluminium de B, au moyen d’un tube producteur de rayons X placé devant cette feuille, de forts rayons X qui donnaient naissance à des ions qu'on conduisait en A en se servant du courant d’air fourni par le chalumeau dont nous avons parlé plus haut, et on mesurait le potentiel pendant cette opération. On faisait enfin une troisième mesure de potentiel en luisant tomber des rayons X directement sur les électrodes à travers la
- petite fenêtre contenant une feuille d’alumi-
- Les résultats obtenus sont très concordants si l’on a soin d’employer des électrodes fraiclie-mcntpolies et une source productrice de rayons X assez forte. En voici un spécimen, parmi les plus
- Ces chiffres montrent d’
- lanière
- que les potentiels correspondants à la décharge avec radiation en B sont compris entre les valeurs des potentiels correspondant a la décharge sans radiation, et ceux correspondant à la décharge avec radiation directe cri A. Mais il est à remarquer que les potentiels nécessaires pour produire la décharge sont toujours inférieurs de 1000 à 1 5oo volts à ceux mesurés sans employer un moyen pour faire disparaître le retard de décharge.
- L’auteur termine sa note par quelques considérations d’ordre théorique qui lui servent à expliquer les résultats que nous venons d’exposer. Nous allons essayer d’en donner un aperçu.
- M. Guggenheimer fait d’abord remarquer qu’on n’a pas tenu compte jusqu’à présent des deux faits suivants, qui sont d’une importance capitale en ce qui concerne l’explication des phénomènes de retard de la décharge sous forme d’étincelle.
- i° Le fait, découvert par Gcitel(’) et par C. T. R. Wilson (2), qui montre (pie l’air contient toujours des ions et qu’il v a une production continuelle d'ions eu connexion naturelle avec la combinaison de ces derniers.
- P) H. Garv.L, Phys. ZAUc.hrift. t. Il, p. n6 (1900); J. Elster et II. Gettel, iùid., p. 60 (1901).
- (2) C.-T.-U. Wilson, Proc. Roy. Soc., t. LX.VI1I, p. i5i'(iyoi).
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- 11 Janvier 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- a" Le principe établi pour la première fois par J. J. Thomson^), et développé plus tard par des expériences exécutés par Towsend (~) ; à savoir : la production de nouveaux ions par la collision des corpuscules chargés négativement, se mouvant sous l’influence d’une force élcctromo-trice intense, avec les molécules du gaz.
- Une comparaison attentive des résultats d’expériences entreprises à différents points de vue, montre, que la force électromolrice par centimètre exigée pour donner aux ions négatifs une vitesse telle qu’ils puissent produire de nouveaux ions par collision avec les molécules du gaz, est très approximativement la même que la force éleclromotrice nécessaire pour produire la décharge sous forme d’étincelle dans le gaz considéré à la mêm.e pression,, et. avec des électrodes distantes de 1 cm. J. J. Thomson prouve cela, dans le mémoire déjà cité, par un petit tableau numérique tiré d’un mémoire de Skinner f's'i. Voici ce tableau, en désignant, par X la force cleotromotrice et par p la pression.
- Si maintenant, nous considérons la valeur du potentiel exigée pour avoir une décharge sous lorme d’étincelle à une distance des électrodes égale à i cm et à la pression atmosphérique, valeur qui, d’après Liebig (4), atteint 31 ooo volts, nous trouvons~f~== 4°>& î cc qui concorde avec la valeur de — du tableau précédent. Il serait, très intéressant de calculer -- pour des pressions plus fortes ; on pourrait alors se servir des résultats de Orgler (s) (qui s’appliquent à des distances d’électrodes ne dépassant pas o,o5 ou 0,06 cm) et de ceux de Puschcn (étincelle de
- f1) .T.-.T. Thomson. Pkil. Mag. [V], t. T,, p. 278 (1900); ibid. [YI], t. I, p. 861 (1901),
- (2) Towsf.sd, Nature, août 1900; Phil. Mag., février et juin 1901.
- (s) Skinnfr, Pkil. Mag. [VJ, t. I, (1900).
- (‘J Liiîbig, Pkil. Mag. [Y], t. XXIV, p. 106.
- (5) Orulkk, Ann. de Phys., t. T, p. i5g (1900).
- 1 cm) ; ajoutons néanmoins que ces résultats sont trop limités et. ils ne permettent pas de calculer— pour un nombre suffisant de cas.
- En tenant maintenant compte des faits que nous avons relatés ci-dessus, à savoir, que même l’air à la pression atmosphérique contient toujours des ions, et que des nouveaux ions se produisent continuellement, il paraît possible d’obtenir une idée nette de ce qui arrive avant le passage de Tetincclle, aussi bien que de ce qui arrive pendant la décharge sous forme d’étincelle.
- Supposons pour le moment, que l’on réunisse les électrodes à une source de force électromo-trice croissant très lentement. 11 v aura alors, d’après les observations de M. Warburg et autres physiciens, création d’un très faible courant qui restera constant aussi longtemps qu’il n’y aura pas d’intervention de la pari d’agenls exlé-rieurs ; mais dès que la force électromotrice atteint la valeur nécessaire pour donner aux ions existants la vitesse nécessaire pour pouvoir produire. par suite de chocs, de nouveaux ions, l’intensité du courant en question croit très vite et tend vers un maximum (4). Dans les expériences de Krensler (loc. eit.) qui. vérifient ces conclusions et dans lesquelles les électrodes étaient exposées à la lumière ultraviolette, on trouvait, en s’approchant du potentiel de décharge, qu'une variation de la force électro-motrice correspondant à i,~ ; 1,- ; et i,3p. 100, amenait une variation dans l’intensité du courant correspondant à 33y,2 ; 243,1 et 392 p. 100 (électrodes de Pt, Cu, Fc).
- Supposons pour le moment que l’intensité d’un pareil courant de saturation entre les deux élec-troJodes soit seulement 1 p. 100 de l’intensité du courant maximum observé par M. Krcus-ler. Soit donc I = io-!0 ampère. E11 employant la formule I = qe, où q désigne le nombre d’ions par unité de volume, nous trouvons : q — 2 X io‘J approx.
- Une simple comparaison de ce nombre avec ceux de Loschmidt montre que seulement la io-n partie de la molécule devient ionisée.
- Si l’on emploie une source d’ionisation extérieure, alors, suivant C. T. R. Wilson, 20 ions contenus dans l’unité de volume donneraient naissance, par suite de collisions, à 2 X io9 ions,
- P) Kreusler, Verh. Phys. Gesell., Berlin, p. 8G et 91 (1898).
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- environ. Eh bien, le temps nécessaire pour cette transformation est ce que Warburg appelle « la période de-retardation » (périotl of retardation). Il est, maintenant, clair que ce temps est considérablement diminué si nous produisons, par radiation, une nouvelle série d'ions qui donneront naissance à cle nouveaux ions, par suite des chocs avec les molécules du gaz.
- 11 serait facile de voir que les considérations qui précèdent expliquent parfaitement, bien les résultats de Jaumann.
- D’autre part, en tenant compte de cette nature de la décharge sous forme d’éliueelle on peut donner une nouvelle définition de l’intensitc électrique de Maxwell d’un gaz ; l'intensité électrique d’un gaz à ta pression p, est alors definie comme l'intensité électrique nécessaire pour donner aux ions négatifs une vitesse suffisante pour rendre ces derniers capables de produire d'autres ions, par collisions avec les molécules du gaz.
- Conformément à cette manière de voir, les déterminations du potentiel nécessaire pour produire une étincelle (spark-potential) sous l’action, d’une radiation, effectuées par M. Warburg et ses élèves, doivent être regardées comme donnant le potentiel normal; et si l’on opère sans radiation on peut obtenir le même potentiel normal pourvu que l’iutensité électrique agisse pendant un temps suffisant.
- L’auteur se propose-enfin de prouver par des expériences qu’il est en train d'effectuer cl en suivant la manière de voir de plus haut :
- I/ionisation résultant de la hauLe température de l’étincelle.
- 2° La présence de la vapeur métallique chaude.
- 3° L’émission des rayons cathodiques par la cathode est due à l'influeuee delà lumière ultraviolette émise par l’étincelle. Eugène]N'écllciîa.
- DIVERS
- Influence des causes physiques suî' la vitesse de transport des ions et sur la force électromotrice des éléments réversibles, par R. Gans. Drud's Annalen. v. VI, 3i5. 3W oct. 3901.
- T.es éléments de pile peuvent se partager en quatre groupes :
- Ier tvpe. Piles de concentration de Helmholtz :
- Zn I ZnSO5 I ZnSO5 j Zn.
- I I C-2 I
- C désignant la cou
- ne type. Piles dans lesquelles le transport de l’anion est réversible.
- Hg | HgW- sol. | ZnSO5 j ZnSO5 j Hg3SO* sol. j Hg.
- 3e type. Piles formées de deux électrodes im-polarisables de Helmholtz avec des dissolutions de concentrations différentes, en opposition.
- Zn | ZnCP | TTgïCl» | Hg — J 11g j UgHlV | ZnCP j Zn.
- 4e tvpe. Piles analogues à l’élément Daniell. Zn | ZnSO1 j CuSO* | Cu.
- Les transformations qui se produisent dans ces divers éléments pendant le passage du courant sont toutes réversibles, si on néglige l'influence de la diffusion.
- L’auteur applique les principes thermodynamiques pour calculer l’effet de la pression sur le transport des ions et la force électroinotrice.
- T,a question avait été traitée déjà par Duhem : la formule trouvée a été vérifiée expérimentalement par Gilbaut. D’après Gans, les conclusions de Duhem sont exactes seulement pour les éléments du troisième et du quatrième types. Duhem dit : Si le volume croît par le passage du courant, la force électromotricc diminue quand la pression augmente. Pour les éléments des deux premiers types, on peut conclure seulement des calculs de Gans que la variation relative de la force électromotrice est plus petite que la variation relative du nombre de transport de l’anion fier type) ou du cation (2e type) : la même restriction s’applique aux cas où le volume diminue ou reste invariable pendant le passage du courant.
- En ce qui concerne l'influence de la température, la formule de Helmholtz doit être complétée et devient :
- E—T -~r.----ET-
- E étant la force électromotrice, T la température, k le rapport des nombres de transport des deux ions, Q la quantité de chaleur chimique corres-
- élément de concentration Zn | Zn SO1 que l'augmentation de pression fait varier la vitesse de transport de l’ion et du cation dans le même sens et à peu près de la même quantité. M. L.
- icentration.
- le Gér
- : C. NAUD.
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- Tome XXX.
- Samedi 18 Janvw
- aurai
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines. Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- SUR LES PROPRIÉTÉS DES ANNEAUX A COLLECTEURS
- On se rappelle les articles qui ont paru sous ce môme titre dans les numéros des 26 octobre, ad et 3o novembre 1901 et la polémique à laquelle ont pris part MM. Leblanc, Latour et Heyland (1). On se rappelle également quel était le dispositif adopté par M. Latour.
- Bien que l'expérience semble avoir définitivement prononcé et avoir donné raison à M., Latour, il ne sera peut-être pas sans intérêt de revenir en quelques mots sur la question et d’examiner de plus près les raisonnements de M. Leblanc.
- Je suppose que l’on aitp balais que je numérote 1, 2..., p ; qu’il y ait pn lames du collecteur que je numérote de même de 1 à pn. Je numéroterai do môme de 1 à pn les spires ou sections de l’induit, la spire 1 étant celle qui joint la lame 1 à la lame 2, la spire 2 celle qui va de la lame a à la lame 3, etc.
- Je diviserai le temps en périodes et j'entends par période, non pas la période des courants polyphasés qui alimentent Vappareil, mais Vintervalle de temps qui s'écoule depuis le moment ou un balai quitte le contact d'une des lames du collecteur jusqu'au moment où il quitte le contact de la lame suivante.
- Alors pendant la période 1, le balai 1 sera en connexion avec les lames 1 et 2, le balai 2 avec les lames n -|- 1 et n -h 2. le balai q avec les lames (q — 1) n + 1 et (q — 1) « + 2, et enfin le balai p avec les lames {p—1)714-1 et (p—1)77-42. Pendant la période 2, le (*)
- (*) Voir, t. XXIX: M. Leblanc, p. n3; M. Latoch, p. 3Q4 ; A. HevlaP quep. csiv.
- p. 3a8 et p.
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- balai x sera en connexion avec les lamespu et x et le balai q avec les lames (q— i) n et (q — i) w-f- r. Pendant la période 3 le balai r sera en connexion avec les lames pn — i et pn et le balai q avec les lames {q— i) n— i et (g — i) v. et ainsi de suite.
- Nous envisagerons d’autre part divers circuits que je définirai comme il suit : Le circuit C, ira du balai x au balai 2 à travers la lame 1, les spires 1, a, 3..., n et la lame n -f- 1. Plus généralement le circuit Cq ira du balai q au balai q H- 1 par la lame (q — 1) /x+ r, les spires (q— 1) h + i à (g — 1) n-\- « et la lame qn -j- 1. Le circuit C7, (court-circuit) ira du balai 1 au balai 1 à travers la lame 1, la spire 1 et la lame 2 et le circuit C7g ira du balai q au balai q à travers la lame {q — 1) n -h 1, la spire [q — 1) n -f- 1 el la lame
- (? — ) " H- 2-
- 11 résulte de ces définitions que le circuit G,, par exemple, reste fermé pendant les deux périodes 1 et 2, puisque pendant, ce,s deux périodes la connexion subsiste entre le balai 1 el la lame 1, et entre le balai 2 et la lame n -f- 1. Il en est de même des autres circuits Cr Au contraire les courts-circuits C^, C's, et G), ne resteront fermés que pendant la période 1.
- Nous pourrons alors regarder les courants qui régnent dans l'induit comme la superposition de courants ln I>, circulant dans les circuits G,, C2,,!., et de courants q,
- 4,..., 4 circulant dans les circuits C7,. C'2,..., G'i(-
- Dans ces conditions,
- Dans la spire 1 : Dans les spires 2,3,.. Dans la spire n -h 1 : Dans les spires n + i Dans la lame 1... : Dans la lame 2... : Dans les lames 3,4,." Dans la lame n 1 : Dans la lame n -f- 2 : J appelle V, le potentiel au balai q H- 1 ; J? le courant qui a
- balai q ; Ka la :rive de l’extérb
- l'intensité totale f Il + V I,
- 1, -f 4-
- is.
- ïi + 4— V
- électromotrice entre le balai q et le 1 balai q ; de telle façon que l’on ait :
- E, = Yj — V8 ; E? = Vg
- b = b —L; J, = i9 —ij-j.
- J’appelle R la résistance d’une spire ; j’appelle la résistance de la lame q en y comprenant la résistance au contact de )a touche correspondante du collecteur avec le balai. De cette façon, pendant la période 1, les résistances ps, p,,..., p;i doivent être regardées comme infinies puisque les touches 3, 4,-v» ne sont au contact d’aucun balai.
- J’appelle uq le flux magnétique qui traverse la spire q et je pose
- t:l=«1 + «t+...........
- V5 + i = W2» + l + «în + i +.+
- Nous aurons alors les équations suivantes qu’il nous reste à discuter.
- E, = +(„_,) Kl, +R(I.+ i,)+P.(Ii+i1-I,)+P»*.(Ii-i1-IJ (0
- O = ig. + R (I, + y + Pl ;i, + i, - y + ?i i,. M
- L’équation (x) sc rapporte au circuit Gj et l’équation (2) au circuit G7r Dans le second membre de (1) nous avons cinq termes : le premier représente la foi’ce électromotrice
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- induRe, le second se rapporte à la résistance des n — i spires 2,3,..., n, le troisième k la résistance de la spire i, le quatrième à celle de la lame i, Je cinquième k celle de la lame n.-j- i. Dans le second membre de (2) nous avons quatre termes, le premier représente la foree électromotrice induite, et les trois autres se rapportent à la résistance de la spire 1, de la lame 1 et de la lame 2.
- Pour montrer que les critiques de il. Leblanc sont mal fondées, je pourrai me contenter de l'approximation suivante : je suppose que le nombre n soit grand, c’est ce que AI. Leblanc suppose également; alors dans le second membre de (1), le second terme sera beaucoup plus grand que les trois suivants et en négligeant
- + Pf (T, + h — y + Pn 11 CL - h ~ h) devant «RQ nous pourrons écrire :
- E.= -^- + nRIi- («*)
- Supposons que les balais tournent avec une vitesse convenable pour qu’il y ait synchronisme, le champ magnétique deviendra alors fixe dans Vespace; cela n’est pas tout k fait exact comme l’a fait observer AI. Leblanc, la direction du champ variera pendant la durée d’une période, mais à la fin de chaque, période, il redeviendra identique à ce qu’il était au commencement de cette période.
- Donc nv u,,,.... et IJ, auront môme valeur au commencement de la période 1 et au commencement de la période 2.
- Nous aurons :
- J 1,*+ Ç düv
- en étendant les intégrations à la période 1 tout entière. Je viens de dire que Ut a même valeur au commencement: de la période 1 ci au commencement de la période a. Donc .
- Nous avons donc
- fdv‘=°-
- j Etdt — «Rj~L dt.
- ce qui veut dire que l’intensité moyenne pendant la période 1, est égale à la force électromotrice moyenne pendant la période 1, divisée par la résistance «R, comme s’il n’y avait pas de self-induction.
- Comme, si le nombre n est grand, nos périodes sont très courtes, nous pouvons dire que tout se passe comme s’il n’y avait pas de self-induction. Nous retombons donc sur les conclusions de M. Latour.
- Quel est donc le vice du raisonnement de M. Leblanc?
- Dans chaque période nous devons distinguer deux phases : la phase normale pendant laquelle les balais restent au contact des mêmes touches du collecteur, et la phase de commutation. D’après AJ. Leblanc, pendant la phase normale, le champ, loin de rester fixe tourne avec la même vitesse que si les balais étaient immobiles ; car tout se passe comme si le courant était amené par des bagues et non par des balais. Pendant la phase de commutation, qui est extrêmement courte, le champ est brusquement ramené en arrière à sa direction primitive.
- Si alors nous divisons la période 1 en deux phases, la phase normale 1 bis suivie de la
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- phase de commutation i ter, si nous appelons u'q, u"q et u"\ les valeurs de uq (et U^, U"t, L'", les valeurs de U,), au commëncemenl de la période i, à la fin de la phase i bis, et. enfin à la tin de la phase i ter, c’est-à-dire au commencement de la période 2, nous devrions avoir d’après M. Leblanc et dans l’hypothèse du synchronisme :
- En effet à la fin de la période le champ a repris sa direction primitive. Donc la va.leur finale u’!:q doit être égale à la valeur initiale u'r D’un autre côté au moment de la commutation la section q — i prend brusquement la place de la section q, le flux uf"n_,= doit donc être égal au flux u"r
- Il viendrait ainsi :
- u{"—u;'= <4^1— U,
- et comme u"n+l n’est pas égal à u"{ :
- >o. [5)
- Or d'autre part si nous intégrons l’équation (i) par rapport au temps en étendant l’intégration à toute la phase de commutation (i 1er), nous trouvons :
- u/' - < = J[Et- (» -1) Kl, - n (I, + ;,! - Pl (i, + _ i„)+p, +, (i, „ i, _ yj a.
- La force électromotrice E, et les intensités restent finies, les résistances R et p restent finies puisque le circuit G, n’est pas rompu au moment de la commutation i ter. La fonction sous le signe f reste donc finie et comme la durée de la phase i ter est excessivement petite, l’intégrale peut être regardée comme nulle et l’on a :
- U[" —U" = o.
- contrairement à l’inégalité (3).
- L’hypothèse de M. Leblanc doit donc être rejetée. On aura toujours u'ç=u'!'q, puisque c'est là la définition môme du synchronisme. Mais alors on ne pourra avoir Il
- n’est donc pas vrai que, pendant la phase normale i bis, tout se passe comme si le courant étailamené non par des balais, mais par des bagues. Pendant cette phase, les balais restent en contact avec les mômes touches du collecteur; mais il ne s’ensuit pas que tout se passe comme si les balais étaient toujours restés on contact, avec ces mêmes louches, c’est-à-dire comme dans l’hypothèse des bagues. Le régime qui se produirait dans l’hypothèse des bagues, n’a pas le temps de s’établir dans le cas qui nous occupe; il est certain tout au moins qu'il ne peut s’établir immédiatement. Par conséquent, au moins pendant la première partie de la phase normale i bis (et à ce que je crois, pendant presque toute la durée de cette phase), les phénomènes sont tout différents de ce qu'ils seraient dans l’hypothèse des bagues. Tel est le défaut du raisonnement de M. Leblanc.
- 11 no faudrait pas croire qu’en intégrant l’équation (2) comme nous avons intégré l’équation (1), on pourrait démontrer que
- En effet nous avons dans le second membre la résistance qui devient très grande, puis infinie pendant la phase de commutation parce que le contact de la lame 2 avec le balai 1 est rompu. Ainsi la différence — u"t n’est pas nulle, mais quand on s’arrange pour avoir une bonne commutation elle est très petite.
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- J'ai fait plus haut une approximation en supposant n très grand. Je ne crois pas utile de démontrer que nos conclusions 11e seraient pas modifiées par un calcul plus précis.
- Cette polémique m'avait inspiré une série de réflexions et je les avais d’abord rédigées pour en faire la préface de cot article. Mais j'ai craint par trop de discours de dissimuler la simplicité du raisonnement qui précède. Jo préfère donc différer la publication de ces réflexions et en faire l’objet d’un second article.
- II. Poincaré.
- EMl'LOT DES APPAREILS ÉLECTRIQUES ENREGISTREURS
- SUR LES VÉHICULES DE TRAMWAYS ET DE C1IEMIXS DE FER
- Jusqu’à présent, les appareils enregistreurs n’ont pour ainsi dire pas été utilisés enFrance pour faire des mesures sur les locomotives ou véhicules moteurs électriques. La Compagnie des Chemins de fer P.-L.-M., qui a construit il y a quelques années une locomotive d’essai à accumulateurs (2) a tenté d’exécuter quelques relevés avec un wattmètre enregistreur ; mais, comme ou ne cherchait pas à obtenir des résultats bien précis, ons’estcontenté de prendre un wattmètre ordinaire Richard à poids que l’on possédait depuis longtemps et auquel on a adapté un système provisoire d’amortissement. Je crois que les essais entrepris avec cct appareil un peu rudimentaire n’ont
- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest n’a jamais fait de relevés avec des appareils enregistreurs sur ses locomotives ou fourgons électriques. La Compagnie d’Orléans avait l’intention de faire des essais de consommation sur ses locomotives électriques, avant l’ouverture de la ligne du quai d’Orsav au printemps 1900, à l'aide d'un ampèremètre enregistreur Mcylan, du même, type que celui employé sur les tramways, mais qui aurait été disposé verticalement, à cause du peu de place disponible, au lieu de l’ètre horizontalement ; il aurait été intéressant de voir, avec cette position nouvelle et sur ce véhicule nouveau, quelles dispositions auraient donné les meilleurs résultats pour l’obtention de courbes bien nettes. Malheureusement l’essai n’a pas eu lieu, parce que les ingénieurs de la Compagnie ont été trop absorbés par la mise en route de la ligne, qui a eu lieu avant l’époque prévue, et qu’une fois l’exploitation commencée, il n’a plus été possible d’intercaler des trains d’essais dans l'horaire du service régulier.
- 11 est probable toutefois que les Compagnies de Chemins de fer ne tarderont pas à faire usage de wattmètres et surtout d’ampèremètres enregistreurs sur les lignes électriques installées ou qu’elles installeront, car ces appareils leur donneront des indications très utiles sur les consommations instantanées correspondant à différents cas de la pratique sur lesquels les données sont encore très peu étendues.
- Sur les chemins de fer à vapeur l’emploi des enregistreurs électriques date seulement de l’année 1900. Sur la locomotive à vapeur il n’y a évidemment aucun motif de faire usage d’appareils de ce genre. On 11’avait jamais songé non plus jusqu’à présent, à les utiliser pour contrôler l’éclairage électrique des voitures, dont l'application remonte déjà à dix ans, parce que cel éclairage était obtenu toujours à l’aide d’accumulateurs qui donnent lieu à nne chute de tension et par suite (*)
- (*) Voir numéro du 4 janvier 190s, p. 1899.
- (a) L'Éclairage Éleclrique, t. XVIII, p. aG3, 18 janvier 1899.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- d'intensité, très lente .et très régulière, qu'il est absolument inutile d’enregistrer. "Mais depuis deux ans presque toutes les lignes françaises ont mis à l'essai des svstèmes auto-générateurs, dans lesquels chaque voiture est munie d'une petite dvnarno recevant son mouvement de l’essieu et couplée eu parallèle avec une petite batterie d’accumulateurs pour alimenter les lainpps(‘1. À l’arrêt et aux faibles vitesses les accumulateurs desservent seuls les lampes ; à partir d’uue [certaine vitesse la dvnarno est mise ou circuit par la manœuvre d’un conjoncteur-disjoncteur et fournit le courant d’éclairage aux lampes et un courant de charge plus on moins fort aux accumulateurs. Quoique ceux-ci agissent comme batterie-tampon, on comprend que la tension doit subir automatiquement un premier réglage lorsque la vitesse du train varie, par exemple, de 3o à ioo km ; h. Les procédés de régulation et de couplage automatiques de la dvnarno varient suivant les systèmes ; ils sont mécaniques dans le système anglais Stone et électriques dans les systèmes français Auvcrt el \icarino. Malgré la double régulation donnée par la dynamo et les accumulateurs, il se produit encore souvent des variations sensibles de la tension aux bornes des lampes: en tous cas il est nécessaire de vérifier cette tension pendant lu période de début où l’on doit procéder au réglage des divers organes. Oii a tracé d’abord la courbe de tension, aux lampes par points, en faisant des lectures sur un voltmètre, a intervalles très rapprochés, deux minutes par exemple. Mais ces relevés, effectués de nuit, pendant des périodes de sept a dix heures, sont pénibles et exigent de réserver un compartiment; c’est pourquoi j'ai cherché au commencement de l'année à les remplacer par l’enregistrement direct de la courbe du voltage; M. Auvcrt, ingénieur du P.-L.-M., a eu, à peu près à la même époque, l’idée de faire usage d’un voltmètre enregistreur.
- (l) L'Éclairage Électrique, t. XX, p. 4G0,
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- On pourrait également enregistrer le débit essentiellement variable de la dynamo, mais ce serait une complication peu justifiée que de faire usage de deux appareils enregistreurs à la fois, car en réalité il n’v a pas grand intérêt à connaître les valeurs instantanées du courant de la dynamo; ce qu’il importe seulement c’est de savoir la quantité totale d'électricité fournie pendant un voyage complet, afin d’évaluer si la quantité fournie aux accumulateurs pendant la marche du train est suffisante pour compenser la quantité fournie par lu batterie seule pendant les arrêts. Cette dernière est facile à calculer puisque le courant consommé par les lampes est constant et que l’on peut relever distinctement sur la courbe de la tension les temps d’arrêt. J'ai cherché à obtenir sur les voitures en essai aux chemins de fer de l’Est la quantité d'électricité fournie pendant un voyage a l'aide d’un compteur 0;K fixé dans la voilure et muni d’une suspension à ressorts et à boule de caoutchouc ; les indications données pur le compteur, sans être rigoureusement, exactes, à causedutrouble apporté par les trépidations, ont une approximation généralement suffisante pour le but cherché.
- Au P.-L.-M., on se sert d’un voltmètre enregistreur Richard à ressorts, dont le piston amortisseur plein plonge dans la glycérine pure et dont le cylindre fait un tour en deux heures. L’appareil n’est même pas placé sur les banquettes, mais simplement posé sur le plancher de la voiture ou sur un banc en bois, avec interposition d’un tapis. On m’a montré des courbes, obtenues avec cet appareil, qui affectent la forme d’un trait fin, sans bavure aucune ; 5 minutes sont représentées par une distance de 11 mm et i volt par une hauteur de i,~) mm. Par suite de la rapidité relativement grande de déroulement, la composante de frottement de la plume est faible comparée à la composante de déroulement; il ne peut se produire d'hystérésis de la plume dû au frottement et c’est pourquoi le Irait est si net. L’aspect des courbes semble indiquer que l’amortissement cause peu ou point, d’hystérésis dans l’inscription ; plusieurs causes influent sur ce résultat : d’abord la valeur assez élevée de la composante de déroulement dans le mouvement louvoyant auquel est soumis la plume ; ensuite elsurtout la valeur élevée que le constructeur a pu donner au couple résistant et par suite au couple déviant (environ oogr-em) parce que la hauteur de la feuille correspond à une forte variation de la tension, de o à 4° volts. Par contre, les causes favorables a la bonne inscription entraînent deux inconvénients : le plus important est l’impossibilité d'abandonner l’appareil seul, puisqu’au bout de deux heures le cylindre a effectué un tour complet : en second lieu la sensibilité obtenue sur la courbe n’est pas très grande (i volt est figuré par 3 mm) pour l’observation d’un phénomène qui ne donne lieu souvent qu'à des variations d’environ r volt en dessus ou en dessous de la moyenne. Qn a constaté encore deux autres inconvénients de l’appareil : il manifeste une hystérésis sensible par magnétisme rémanent, de sorte que les chutes de potentiel brusques ne sont pas enregistrées complètement et sont atténuées sur la courbe; en outre l’étalonnage du voltmètre varie au bout de peu de temps, probablement par suite de l’altération des ressorts, ce qui oblige à des réglages assez fréquents de ces ressorts et enlève de la précision aux valeurs absolues données par 1 appareil.
- Le voltmètre enregistreur employé à l’Est, du même type Richard à ressort, a l’avantage de pouvoir fournir, sans surveillance en cours de route, le relevé d’une nuit d’éclairage, car il ne fait qu’un tour en douze heures ; il peut même fournir le relevé de deux nuits successives, c’est-à-dire faire un Irait pendant trente-six heures sans que la plume ait besoin cl'être rechargée; après un tour complet le tambour continue sa rotation, car l’aiguille peut franchir la barrette à bords chanfreinés qui retient le papier, et les courbes se superposent. Sa sensibilité est assez grande, car i volt est représenté sur la courbe par.5 mm. Dans ces conditions l'échelle de la feuille s’étend d’environ 12 à 3o volts ; mais l’appareil a été construit de façon à donner également une déviation double, de 6 à io volts, r volt étant alors représenté par io mm, ceci dans le but de pouvoir faire des décharges d’un nombre variable de boites de quatre éléments. Par conséquent la sensibilité réelle de ce voltmètre est quatre fois celle du voltmètre du P.-L.-M. (car la sensibilité réduite de i ?. a 3o volts est obtenue par un shunt en résistance morte) ; les dimensions et la finesse de l’enroulement des bobines étant limitées à peu près aux mêmes valeurs dans les deux appareils, il en
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- résulte que si le nombre d'ampères-tours était le même, l'appareil de l’Est devrait, pour donner une sensibilité quatre fois plus grande que celui du P.-L.-M., avoir un couple résistaut quatre lois plus petit ; on peut admettre que l’on a augmenté les ampères-tours du premier en employant du fil un peu plus fin et en augmentant l'enroulement jusqu’à la limite d’encombrement; toutefois il est probable que le couple résistant, et par suite le couple déviant, est encore deux à trois fois plus petit, soit par exemple 20 à 3a gr-cm, Ces deux conditions, déviation plus grande de l’aiguille et couple déviant plus petit n’auraient pas d’inlluenee sur un appareil fixe à poids, mais sur un appareil à ressorts destiné à recevoir des trépidations, elles exercent chacune deux actions défavorables pour la bonne marche de l’appareil. Les déviations de l’aiguille étant quatre fois plus grandes pour une même variation de voltage, l’appareil est beaucoup plus sensible aux oscillations et demande, pour la netteté du trait un amortissement beaucoup plus grand ; d’autre part, la déviation étant produite par une force deux à trois fois plus petite, la force d’amortissement due au frottement et à la viscosité du liquide sur le piston peut finir par être de l’ordre de grandeur de la force déviante et affecter celle-ci d'une certaine hystérésis que j’appellerai hystérésis d'amortissement; les expériences ont montre que l’appareil se trouve précisément dans une sorte d'état critique dont je 11e me doutais pas et qui en a rendu le réglage assez difficile.
- Le constructeur, qui avait étalonné l'appareil au laboratoire, 111’avait prévenu que pour éviter de l’hystérésis dans l'inscription, il suffisait, comme amortisseur, d’une simple tige de •>. mm de diamètre plongeant dans de la glycérine ; le résultat obtenu a été reproduit en a (lig. 12); le trait a l’épaisseur d’un demi-volt cl présente en certains points des oscillations de 3 volts; il est impossible de lire les variations instantanées de la tensiou; on ne voit que vaguement l’allure générale de la courbe. Dans ce cas, l’amortissement est insuffisant pour empêcher les oscillations de l’aiguille sous l’influence des trépidations de la marche. J’ai alors fixé à l’extrémité de la tige un piston de 20 mm de diamètre et o,5 mm d’épaisseur, plongeant dans le cylindre de 20 mm de diamètre intérieur rempli de glycérine pure. Cette fois-ci les trépidations n’avaient plus d’inlluenee sur le trait bien net, mais le point critique était dépassé, l'amortissement avait pris une telle importance qu’il éteignait non seulement les oscillations dues aux trépidations mais encore les déviations normales de l’aiguille : le trait (voir courbe b fig. 12) représente une tensiou presque constante tandis qu’en réalité les relevés directs indiquent qu’elle avait varié fortement et un grand nombre de fois. Pour diminuer l’amortissement trop grand, j’ai conservé la glycérine pure, mais j’ai percé dans le piston de 20 mm de diamètre quatre trous de 2 mm ; j’ai obtenu ainsi (voir courbe c de la fig. 12) un trait parfaitement net et qui suit toutes les variations du voltage. Dans ces expériences, l’appareil avait été abandonné à lui-même dans une armoire de la voiture et placé, par analogie à ce qui s’était fait sur les tramways, sur un plateau suspendu en haut et en bas par deux grosses lanières de caoutchouc fortement tendues, employées dans le but de fournir un premier amortissement des vibrations de grande amplitude. Les diagrammes obtenus après la courbe c ont présenté des Lrails de plus eu plus gros, allant jusqu’à l'épaisseur (') de la courbe d; cette diminution de netteté du trait ne peut s’expliquer autrement que .par l’avachissement des lanières de caoutchouc. J’ai fait alors un essai en posant l’appareil sur une banquette de la voiture, puis je l’ai abandonné sur le plancher de l’armoire, sans interposition d’aucun tapis ; la cou rbe f de la figure 1 3 a été obtenue dans le premier cas et la courbe g de la figure 14, dans le second ; ces courbes de tension étant prises sur des accumulateurs isolés qui donnen t à la décharge une différence de potentiel absolument régulière, l’épaisseur du trait donne la mesure des effets de trépidations ; ou voit que le coussin 11’exerce pas d’influence appréciable et que l’appareil reposant simplement sur scs pieds donne un Irait plus net (courbe de la fig. i4) que lorsqu’il est suspendu sur des lanières de caoutchouc 1111 peu fatiguées (courbe d de la fig. 14). Ces lanières semblent donc, lorsqu’elles ne sont pas très fortement tendues, avoir plutôt un effet nuisible : au lieu d'amortir les trépidations elles les ampli-
- C) Les courbes représentées sur les figures 11 à 18 du journal ont élé calquées 1res soigneusement sur les que pour se rendre compte de l'épaisseur absolue des traits des courbes originales, il faudrait supposer augmentée
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- fient en prenant un mouvement d’oscillation propre ; par suite elles ont été abandonnées. J’ai effectue une autre série d essais en laissant 1 appareil posé sur le plancher eten faisant varier l’amortissement liquide. Vous avons vu précédemment qu'un piston plein plongeant dans la glycérine pure donne un amortissement trop grand (voir par exemple h trait de la fig. i5) et qu’on a un bon amortissement avec un piston percé de quatre trous plongeant dans la glycérine pure ; j’ai obtenu le meme résultat satisfaisant en réalisant d’autre manière un amortissement moven, par l’emploi
- Fie,. et
- d'un piston plein plongeant dans de la glycérine additionnée de moitié d’eau (trait i de la fig. io) ; eu mettant le piston plein dans de l’eau pure, le trait a conservé à peu près la même netteté (courbe l de la fig. i5), ce qui semble indiquer qu'au-dessous d’un certain degré de viscosité l'amortissement ne varie presque pas avec la composition du liquide et varie plutôt en fonction de la surface de contact. A partir de ce moment l'appareil a toujours été employé avec un simple piston plein plongeant dans de l’eau pure.
- La comparaison des graphiques donnés par l’appareil bien réglé avec les courbes relevées directement montre que les élévations de voltage sont exactement indiquées par l’enregistreur,
- l’ig- i3.
- mais que celui-ci donne pour les chutes de voltage brusques une valeur inferieure d’environ o,3 volt (soit i,5 mm sur la feuille) à la valeur mesurée. Le fait n’est pas dû à l’amortissement et provient simplement de l’hystércsis magnétique du voltmètre, car j’ai relevé sur l’appareil au repos et démuni de son piston des retards de o,3 à 0,4. volt lorsque la tension décroît. Cette légère « atténuation » dans les parties basses de la courbe u’esl d’ailleurs pas très importante.
- Un inconvénient beaucoup plus grave constaté sur l’appareil, c’est qu’il se dérègle rapidement et présente alors des variations d’étalonnage d’un volt, qui 11e permettent pas de compter sur la courbe enregistrée au point de vue des valeurs absolues. Le fait provient de l’avachissement des ressorts antagonistes qui, dans l’appareil considéré, sont très faibles et que l’on voit vibrer fortement pendant la marche du train.
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- Toutefois l'appareil a donné des indications précieuses sur le fonctionnement des systèmes autogcnérnteurs d'éclairage électrique des voitures, car s’il ne fournit pas la valeur absolue exacte de la tension, il indique avec nue précision grandement suffisante toutes les variations de cette tension. La courbe c de la figure 12 rend très bien compte des diverses phases de l'éclairage : lorsque le train sc met en marche, il y a une chute brusque de o,5 volt au moment où la dynamo est mise en circuit, à cause de la résistance intercalée un même temps dans le circuit des lampes ; au fur et à mesure que la vitesse augmente, la tension monte de 0,8 volt au-dessus de la moyenne ; la diminution s’est produite pendant une forte rampe, elle est suivie par une élévation de i,5 volt pendant une forte descente ; à chaque arrêt la tension retombe à la valeur normale de différence de potentiel de la batterie èt le petit palier correspond à la durée de l’arrêt pendant lequel le courant est fourni par les accumulateurs seuls. Non seulement l'appareil indique si les écarts de
- voltage des lampes s
- gislre les anomalies de fonctionnement du système d’éclairage. Le trait trop régulier m de la figure 16 signifie que la dynamo a cessé, a partir de 10 heures 40? de fournir du courant, qui n’est plus débité que parles accumulateurs ; en effet, on a constate, au retour de la voiture, que le galet de commande de la dynamo était recouvert de givre et la courbe a fait voir que ce givre avait causé un manque d’entraînement complet de la machine. Un autre cas curieux a été relevé grâce à l'enregistreur. Au retour d'un voyage on constata que la batterie régulatrice était complètement épuisée, mais rien dans les appareils ne permettait de connaître ce qui s’était passé ; l’épuisement pouvait provenir aussi bien d’uu court-circuit dans la canalisation ou les accumulateurs que d’uu mauvais fonctionnement, des appareils spéciaux d'éclairage; le simple examen de la courbe du voltmètre enregistreur (voirfig. 17) fournit Implication du phénomène. A chaque arrêt, le disjoncteur doitcouper automatiquement, par la chute d’une armature, le circuit reliant la dynamo aux accumulateurs et aux lampes. La chute graduelle de tension aux bornes des lampes, de i>4 à 17 volts, que l’on remarque sur la courbe pendant le stationnement, au retour, de Nancy, indique qu’à l’arrivée dans cette gare l’armature du disjoncteur n’est pas tombée ; la dynamo étant alors restée reliée aux accumulateurs, ceux-ci sc sont, déchargés dans la dynamo et se sont trouvés très vite épuisés, d’où la chute considérable de tension de la batterie et des lampes à la fin du long arrêt de Nancy. Lorsque le train s’est remis en marche, l’éclairage a repris sa valeur normale de 24 volts (la feuille n’ayant pas été changée, le trait reprend, apres douze heures de marche, à gauche et se superpose à peu près à la courbe de départi le courant, élant alors fourni par la dynamo en mouvement; mais au prochain arrêt et à tous les autres on voit la tension retomber très bas, ce qui indique que les accumulateurs se sont toujours trouvés en court-circuit c’cst-à-dirc que le disjoncteur est resté chaque fois collé.
- De même que sur les tramways, l’enregistreur n’a d’utilité sur les voitures de chemins de fer que pendant la période initiale de mise en route des appareils autogéucrateurs d’éclairage sur différents parcours et, lorsque plusieurs voitures effectuent le même roulement, on se contente d’installer l’appareil sur une voiture. Lorsque les appareils sont bien réglés, il n’y a plus besoin de faire usage de l’enregistreur que de temps en temps, pour vérifier que le fonctionnement du système reste bon.
- treur Richard, sur um' voilure do chemin de fer. Arrêt dans la commande do la dynamo d’éclairage.
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- J’ai également fait quelques essais, qui malheureusement n’ont pas pu être achevés, sur les voitures ch; chemins de fer, à l’aide d’un voltmètre enregistreur Meylan, du tvpe horizontal, semblable à l’ampèremètre enregistreur employé sur les tramways et représenté sur la figure io. L’appareil avait été construit pour faire un tour en vingt-quatre heures et la hauteur de la feuille correspondait à 3o volts, ce qui faisait 4 min par volt, soit à peu près la même échelle que dans l’appareil Richard. L’appareil a été pose simplement sur la banquette d’une voiture. En réglant la plume de façon à ce qu’elle appuie très peu sur le papier, par exemple de manière à ce que la courbe d’bystérésis de frottement (obtenue en faisant tourner le tambour avec l’aiguille au repos), n’ait que i mm environ de hauteur, on n’obtenait en marche aucun trait, mais une suite de pâtés, à cause des vibrations considérables qu’éprouvait la plume. Ali fur et à mesure qu’on augmentait la pression de l'aiguille sur le papier, le trait diminuait d’épaisseur. La figure 18 reproduit une courbe très nette obtemtc dans ces conditions. Cette courbe est deux fois plus serrée que celle du voltmètre Richard et elle doit être lue de droite à gauche o u regardée par transparence f1). Pour avoir cette netteté de trait il a fallu donner à l’aiguille une pression très forte qui a produit une forte hystérésis de frottement. A l’arrivée du train au point terminus, l’aiguille a louché le zéro en p puis est remontée insensiblement, jusqu’en m pendant le déroulement du cvlindre. Cette ascension de l’aiguille, qui s’est opérée malgré que la tension restait nulle, est due a un mouvement louvoyant : la force de frottement de l’aiguille étant du même ordre de grandeur que la force
- (’) Par suite d'ime erreur, lu flèche qui sur la ligure 18, a sa pointe eu haut, indique le voyage de « retour » et uou pas
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- de deroulement du cylindre s’est composée avec celle-ci en donnant un mouvement oblique à l’aiguille jusqu’à ce qu’un état d’équilibre (correspondant à l’ordonncc m' ait élé établi. Ce qu’il y a de curieux c’est que cette hystérésis considérable do frottement n'a produit aucune déformation daus la courbe ; en comparant celle-ci avec les relevés directs, on constate qu’elle indique exactement et sans la légère « atténuation » que l’on trouvait aux pointes inférieures des courbes Richard, toutes les variations de la tension; ceci peut s’expliquer par le fait que, sous tension, l’effort de frottement de l’aiguille devient négligeable par rapport à l’efFort déviant, surtout en
- voiture de chemin de foi
- l’aide d'un vollmèli
- 'istrenr >leyl:i
- présence des trépidations continuelles du train. Les indications données par l'appareil, même avec une grande pression de l’aiguille, paraissent donc bien exactes ; toutefois, M. Meylan, qui m’avait prêté l'appareil, a jugé qu’il ne fonctionnait pas dans ces conditions d’une manière normale et pouvait se déranger, et l'a repris avec intention de modifier l’attache de l’aiguille en forme de lame ondulée, qui peut convenir sur des appareils fixes mais qui, sur des véhicules de chemins de fer,'communique lin mouvement vibratoire à la plume. Entre temps M. Meylan, absorbé par d’autres travaux, n’a pu donner suite à sou idée, du moins pour le moment. C’est dommage que les voltmètres enregistreurs Mevlan n’aient pu être mis entièrement au point pour l’usage des voitures de chemins de fer, car s’ils demanderont probablement toujours un soin plus grand que les appareils Richard dans l’application de la plume sur le papier, ils présentent sur ceux-ci, cela résulte du procédé même de construction des appareils et a été confirmé par les essais, l’avantage de ne donner aucune hystérésis dans l’inscription de la courbe et surtout de no pas subir de variation dans l’étalonnage du voltmètre.
- En tout cas, que l’on fasse usage de l’un ou l’autre système, on est certain, maintenant que les voltmètres enregistreurs peuvent fonctionner sans didieiilté et dans de bonnes conditions sur des voitures de chemins de fer (qui représentent le matériel roulant le plus délavorable}, qu’ils y seront employés de plus en plus, en raison de l’extension que prennent dans l’éclairage des trains les systèmes électriques autogénéraleurs.
- Ch. Jacquin.
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- \OITURES l’(M l! CHEMINS de fer a grande vitesse
- On a pu lire récemment dans L'Eclairage Electrique (t. XXIX, p. 133) une analyse de l’article paru sur ce sujet dans YElektrotechnische Zeitschrift, sous la signature de M. O. Lasche. La ques-
- tion de l’adaptation des moteurs électriques aux voitures de chemin de fer, en vue d’obtenir des vitesses très élevées, est trop importante pour qu'on ne nous pardonne pas de revenir sur le travail de M. Lasche, en insistant en particulier sur les études. Grâce à la complaisance de l’Allge-
- meine Elektriritiits Gcacllschaft, qui a bien voulu nous prêter les nombreux clichés qui illustraient ce travail, nos lecteurs pourront d’ailleurs mieux se rendre compte des dispositifs adoptés par cette Compagnie dans la construction des voitures en essai à Zoossen.
- I. Études. — i. Poids de l'équipement électrique. — Trois dispositions de voitures ont été essayées. L’une (n" i) comportait deux cabines pour le mécanicien. Ces cabines se trouvaient à
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- 'extrémité du véhicule et renfermnien I charnue un appareil de démarrage, et la moitié de la batterie d’accumulateurs servant au freinage et à l’cclairage. La longueur de la voiture était de 20 in,
- les transformateurs étaient placés en dessous et au milieu, les résistances, de part et d’autre des transformateurs. Il y avait six essieux, disposés par deux trueks de trois essieux.
- La seconde (n° 2) comportait une cabine centrale pour le mécanicien, dans laquelle étaient réunis tous les appareils, sauf les transformateurs, les accumulateurs et les résistances, qui étaieut groupés sous la voiture. La longueur de la voiture était de 21 m, les trueks étaient les mêmes que précédem-
- La troisième (n° 3), à laquelle on s'est arrêté, .comporte deux cabines pour le mécanicien, une à chaque extrémité de la voiture, et une chambre centrale où est disposé l'appareil de démarrage. Les transformateurs, les refroidisscurs de l'eau de l’appareil de démarrage sont sous lu voiture ; chaque cabine de mécanicien ne comporte qu’un volant qui commande, à l’aide d’une transmission, l’appareil de démarrage (fig. 1). Les transformateurs sont ventilés, ainsi que les refroidisscurs, par de l’air mis eu mouvement par la marche même de la voiture (fig. 2).
- Le tableau suivant indique les poids de l’équipement pour chacun des trois cas :
- Fig. 3. Refroidissement du fer du moteur.
- Là diminution de poids en faveur de la troisième solution provient de ce que les moteurs n’ont, pas d'enveloppe (fig. 3), de ce que les transformateurs sont ventilés et 11e pèsent que fi,;*» kg par kilowatt, de ce que le dispositif de démarrage est unique et enfin de ce qu’on a supprimé le graissage sous pression.
- La voiture complète pèse 90 tonnes, soit, 1 800 kg par voyageur.
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- .Moteur et clu
- igidemcnl Liés à l'essie
- œ
- QjîlQ
- Fig. 6. — .Moteur fixé à un châssis à ressorts.
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- a. Disposition des moteurs par rapport aux positions.
- Les ligures 4, 5, 6 munirent trois dispositi
- essieux. — On a étudié un certain nombre de dis-
- de moteurs Coarless sur voitures pour voie de i m; la première disposition ne permet aucun déplacement relatif du moteur par rapport au châssis, et les coussinets des boites à huile doivent assurer le centrage de la partie mobile de ce moteur. Le second mode de fixation du moteur est préférable, la partie mobile étant portée par l’essieu hii-mêiue. La figure 6 représente enfin un montage qui rend le moteur indépendant de l’essieu. La partie fixe du moteur est fixée au châssis de la voiture, la partie mobile, montée sur arbre creux concentrique à bessieu, entraîne . ce dernier par un accouplement élas-
- En essayant ce dernier moyen, on eut à examiner un certain nombre d’accouplements élastiques que représente la figure 7 et qui n’ont pas besoin d’explications détaillées. Aucun de ces dispositifs ne fut reconnu assez sûr et tous furent rejetés.
- On eut encore l’idée d'employer des roues de grand diamètre et de fixer le moteur sur leur moyeu. C'est ce que représente la figure 8. L'emploi de roues de grand diamètre avait un inconvénient, c’était d’obliger à remonter fortement le pivot du bogie à trois essieux qui supporte chaque extrémité de la voilure, et par suite tout l’espace au-dessus de ce bogie était perdu pour les voyageurs.
- O11 dut faire une étude analogue avec des voues cle laible diamètre : i,a5o m (fig. q). Leur vitesse était de 1 ?.5o tours par minute et la partie fixe du moteur épousait presque le gabarit normal. Malheureusement, cette solution étaitcoùteuse et entraînait un poids de moteurs trop élevé, sans compter que l’amenée du courant à un si grand nombre de moteurs extérieurs était ^impliquée.
- 7,h liaison élastique entre les moteurs et le châssis offrit de grandes difficultés. Il s’agissait de limiter à quelques millimètres la flèche admissible pour les ressorts; de plus, ou devait s’opposer à la réaction du stator aussi bien dans la marche avant que dans la marche arrière. Nous verrons
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- plus loin comment, on a surmonté toutes ces difficultés et comment l'emploi de l'accouplement représenté sur la figure 10 a pu être rendu possible. A chaque extrémité de l'arbre creux, on dispose une bague en trois pièces dont chacune porte un double bras constitué de lames de ressort ;
- l’extrémité de ces bras bute eonlre des glissières qui font partie de ta roue. 11 a fallu prendre des dispositions pour que le glissement n’absorbe pas trop de puissance. Lu figure 11 indique la solution adoptée, par laquelle la perte de puissance est pratiquement annulée.
- On fit également des essais sur le graissage des paliers : le graissage sous pression exigeait toute une canalisation d’huile, a joints élastiques. On.chercha alors à employer un graissage sans pression artificielle, en disposant concentriquement à l’arbre un disque plat qui ramenait bien
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- l’huile, sans l'émulsionner. Les ligures i-> et i'1 représentent les résultats des essais rapportés à un svstème de trois coordonnées rectangulaires. Les courbes delà figure 12 représentent la relation entre le coefficient de frottement et la vitesse à différentes températures ; celles de la figure i3 la relation entre le coefficient de frottement et la température a differentes vitesses.
- 3. Dispositifs de démarrage. — Connue nous l’avons vu, on fut amené à disposer l’appareil de démarrage au milieu du véhicule, afin de diminuer l’importance du câblage.
- Le circuit primaire n’a besoin que d un commutateur permettant de mettre le moteur hors circuit, de changer son sens de marche, ou encore d'y envoyer le courant d’une batterie d'accumulateurs pour le freinage.
- Pour le démarrage et le réglage de la vitesse, on a toujours envisagé l’emploi de résistances liquides. Toutefois, les modèles courants étaient peu commodes, surtout h cause de réchauffement du liquide. Pour un tel appareil, il faut d’ailleurs éviter dos courts-circuits entre électrodes et ne pas augmenter outre mesure les dimensions d’encombrement; en outre, lorsque le moteur a sa pleine vitesse, il est utile de faire passer le courant par un circuit aussi peu résistant que possible. Pour diminuer le nombre des circuits, 011 bobina les rotors en diphasé. Le principe de l’appareil de démarrage et de réglage employé est le suivant. Une pompe centrifuge, commandée par un moteur de un quart de cheval, puise le liquide dans nu réservoir et le refoule constamment dans le vase où sont disposées les électrodes, c'esl-à-dire les extrémités des circuits du rotor. La pompe est continuellement en marche, de sorte que le liquide est brassé et renouvelé sans arrêt. Ce vase porte à sa partie inférieure une soupape dont l’ouverture peut être réglée à volonté. Si on la ferme, le liquide monte, touche les électrodes et le moteur se met en marche. Le liquide continuant son ascension, la résistance diminue «L le moteur prend de la vitesse. En disposant un trop plein a la hauteur convenable, on peut arriver à régler très exactement la vitesse du moteur.
- Les électrodes, en Iule, sont très éloignées l’une de l’autre à la partie inférieure et elles sont découpées de dents de hauteur décroissante. La dent la plus longue d’une électrode est diagonale-ment opposée à la dent la plus longue de l’électrode voisine ; de la sorte, au début, la surface de
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- contact est faible et le chemin que doit parcourir le courant clans le liquide est grand. Par contre.
- appuis oscillants.
- vers le haut, les électrodes sont très rapprochées et on a de plus interposé d’autres tôles pour augmenter la surface de contact et diminuer le chemin que doit parcourir le courant dans le liquide.
- Résultats d’essais sur les paliers.
- Le liquide ayant passé dans la résistance, traverse un réfrigérant constitué de tubes de cuivre de faible diamètre, que l’on aperçoit dans la figure 2.
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- On conçoit qu’avec cet appareil, la mise en marche peut être réglée d'avance et être complètement soustraite à la volonté du conducteur. La vitesse, d’autre part, peut être modifiée comme
- on le désire, mais la position du trop-plein limitera toujours la vitesse inaxima admissible à une valeur lixée d’avance. La seule manœuvre à faire est celle de la soupape; à l'aide d’un appareil
- Mit le Achso, : axe des essieux ; Sckienenaherkante, surface de roulement du rail.
- électrique ou à air comprimé, ou encore d’un système de liges et de leviers, celle manœuvre peut être commaudée de n’importe quel point de la voiture.
- 4. Dispositifs de freinage. — La voiture est munie de deux freins Westinghouse à air, un pour
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- chaque truck, pouvant être commandes en même temps de la cabine du mécanicien. La pression de freinage est très grande, car le coefficient de frottement entre le sabot de frein et la roue est tout autre pour des vitesses qui dépassent oo m par seconde que pour les vitesses ordinairement usitées. On doit diminuer la pression en même temps que l’élan du train s’amortit.
- En second lieu, on peut freiner en se servant des électromoteurs, et on a la double possibilité de les faire débiter comme génératrices sur des résistances après avoir excité le stator avec du courant continu, ou encore de renverser le sens de marche de ces moteurs. Ces deux procédés sont employés. Quand le circuit mobile est ouvert, on coupc le courant primaire et on connecte le circuit du stator avec une batterie d’accumulateurs portée sur la voiture ou, si on le préfère, on intervertit les phases •> et 3, puis on agit sur la soupape de la résistance liquide comme pour remettre en marelle.
- Dans l’un et l’autre cas, la rapidité avec laquelle le véhicule s’amorlil dépend de la vitesse de remplissage de la résistance.
- Le freinage par marche arrière ne peut pas être considéré comme suffisant, car il pourrait arriver que le circuit primaire soit coupé quelque part; on doit le considérer plutôt comme uu moyen de secours. A la teusion d'alimentation de 4'b) volts, la tension aux bornes du rotor est de d'>r> volts. Lorsqu’on change le champ pour le freinage, cette tension secondaire à pleine vitesse monte à environ 65o volts. Quoique les appareils soient essayés à 4,000 volts, il sérail dangereux de laisser la sécurité des voyageurs dépendre de l’emploi d’une aussi haute tensiou. C’est là la raison pour laquelle on a mis des freins Westinghouse.
- Pour augmenter la sécurité, il y a deux batteries d’accumulateurs, une pour chaque truck.
- Dans le service normal, on se sert du frein Westinghouse à la fin de l’arrêt, quand le frein électrique a peu d’eH’et.
- En outre, pour le service en. gare, le véhicule est pourvu d’un frein à main, par cabine, agissant sur le truck le plus voisin.
- 5. Prises de courant. — Le courant est amené à la voiture par une ligne aérienne constituée par
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- 3 conducteurs situés dans un plan vertical et sur lesquels glissent des archets. La grande difficulté provenait encore ici de la vitesse et on dut essayer un certain nombre de dispositils.
- A chaque extrémité de la voiture on a disposé un triple archet. L'écartement, minimum entre deux archets est réglé par la nécessité de pouvoir faire tourner chacun d’eux autour de son axe vertical.'Ces prises de courant sont d’ailleurs dans le voisinage du pivot des trucks, de manière que leur distance aux fils de travail se modifie peu, en alignement droit, ou en courbe.
- i cherché à diminuer autant que possible la
- des frotteurs et on les constitue d’un certain nombre de barrettes de métal léger réunies à leur support par des ressorts à lames de différentes lon-
- Fig. i7
- En outre, l’archet tout entier est mobile autour d’un axe vertical dans un pivot à billes, et possède un fort ressort de rappel.
- IL Description de la voiture. — i. Caisse. —La longueur de la caisse est de 21 m. T.a distance entre tampons est de 22,10 m. La largeur est de 2,80 m. La voiture s’inscrit juste dans le gabarit normal : elle contient 3o voyageurs, deux par la chambre des appareils, mais on peut se rendre de l’un à
- La voiture est séparée 'autre compartiment par un passage.
- Les compartiments de voyageurs et les cabines de mécanicien ne sont traversées par aucun oTidueteur de courant h haute tension. Les archcLs sonL connectés deux à deux et essayés à olls. Entre la chambre des appareils et les compartiments du public, de même qu’entre
- ? double
- 1 matelas d’ai i double cloison de tôle.
- ees derniers et la chambre des transformateurs batteries d'accumulateurs sont à coté des transféra
- Les voitures seront profilées en avant en forme de coupe-vent.
- 2. Trucks et suspension des moteurs. —
- Les deux trucks sont écartés de i3,3o m d’axe en axe : le diamètre des roues est de 1,20 m.
- Chaque truck est à trois essieux, les deux essieux extérieurs portent chacun un moteur; celui du milieu est laissé libre pour le logement du pivot et des cylindres du frein à air. L’cm-pattement des roues est de 2 X i,qo m. La figure 14 représente un truck équipé.
- La charge par essieu atteint 10 tonnes.
- Il n'y a pas de liaison élastique entre la caisse et les trucks. Ce sont les trneks qui sont suspendus élastiqueinent sur les essieux, au moveii d’un ressort à lames et de deux ressorts spiraux par essieu (fig. in).
- Sur les fusées d’essieu prennent appui les ressorts à lames qui supportent la carcasse du moteur. La liaison entre ces ressorts et la carcasse sc fait par une butée courbe, de manière à ce que la raideur de la suspension sc modifie suivant la flexion : le ressort fléchissant facilement, pendant, les premiers millimètres, et étant très dur pour les 8 à 10 millimètres suivants. Pour le cas où la suspension sc romprait, la carcasse du moteur porterait sur l'essieu par les coussinets que l’on aperçoit sur la figure 16.
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- Les deux figures 16 et 19 permettent de se rendre compte des dispositifs employés pour
- maintenir la carcasse, et s’opposer à ce qu’elle tourne par réaction du champ sur la partie mobile. 8. Moteurs. — Chaque moteur doit fournir normalement de 200 à 700 chevaux. Le nombre
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- de 960 tours par minute correspond à une vitesse de 225 km h l’heure. La tension aux fils travail est de 1 2 000 volts : elle est réduite à 435 volts dans la voiture même. Pour des raisons de solidité, on a cru préférable de ne mettre aux moteurs qu’une spire par encoche, isolée par un tube de mieanite. Le rotor est représenté sur la figure 17.
- La carcasse est reliée à l’essieu creux par des paliers en deux pièces (fig. 18). L’un supporte les frotteurs des bagues du rotor et les câbles de connexion à l’appareil de démarrage ; l’autre, les câbles du circuit principal.
- Transformateur de
- Le graissage des paliers se fait sous une pression de 3o à /\o mm d’huile. L’arbre creux est en acier au nickel : il est à une distance de 3o mm de l’essieu.
- 4. Transformateurs. — La figure 20 indique comment sont construits les transforma-
- I.es deux enroulements sont séparés par un cylindre de mieanite.
- L’air peut circuler dans des canaux ménagés dans le fer et entre le 1èr et les bobines : cet air arrive comme il est indiqué sur la figure 2. Les transformateurs sont suspendus à la caisse du véhicule.
- 5. Câblage. —La prise de courant a été décrite plus haut, : sa tête est en tôle d’aluminium : elle est reliée au pied par des bras. Le courant est amené par des fils isoles jusqu’au pied de la
- prise de courant, puis à l’aide d’un contact large et à l’air libre, il passe au circuit de la voilure.
- La figure 21 montre la canalisation de la voiture. Pour la haute tension : les câbles sont essayés a 20 000 volts et malgré cela montés comme des conducteurs nus: lu canalisation à haute tension est protégée par des lusibles et un interrupteur qui 11e sert d’ailleurs que lorsque le parcours est terminé.
- 6. Conduite delà voiture. — Le mécanicien n’a h manœuvrer qu’un volant (fig. 22 et q3) : en
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- Câblage
- Commande des appareils.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- L'allocution, laite par M. Mascaut, avait pour lmt de faire connaître aux membres de la Société,
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- Cet agrandissement exigeant le déplacement du poste des ambulances urbaines, la ville demande à la société une somme de aoooo fr; sur cette somme, 20000 fr peuvent être pris sur les ressources ordinaires de 1902.; pour le complément, un emprunt de do 000 fr est nécessaire, il. Mas-carl demande à l’assemblée d'autoriser son bureau a accepter les propositions de la Ville de Paris et à émettre un emprunt de 3oooo fr. Celte autorisation est accordée par 1111 vote à
- L’une des communications est un rapport du président de la 4P section, M. E. Sàrtiaux, sur les résultats d’une étude de ccttc section portant sur <c les conditions de réception et de fabrication des câbles industriels ». Ce rapport devant être discuté à la prochaine séance, nous le publierons in extenso dès qu'il sera imprimé.
- Deux des autres communications se rapportent à la question de l’irrégularité des machines motrices. Dans l’une, M. Cornu montre, en projetant les clichés obtenus dans ses essais sur un moteur a gaz Otto, combien la méthode strobos-copique est précieuse pour résoudre complètement et exactement le problème de la détermination de la loi des vitesses d’une machine. Dans l’autre, M. Bloxdin décrit un procédé st.ro-boscopique que M. Sartori, de Trieste, a eu l’idée d’employer à la suite de la communication de M. Cornu, de novembre dernier, et indique les résultats qu’a fournis h M. Sartori l'application de ce procédé à deux alternateurs Gauz de a5o kilowatts, de la station de TriesLe, accouplés en parallèle. Nous reviendrons sur ces deux communications dans le prochain numéro de cette revue, où seront analysés aussi divers travaux américains concernant la même question.
- Nous ne retiendrons aujourd'hui que la communication Sur la télégraphie sans fil. par le capitaine Ferrie.
- Après avoir rappelé la communication sur le; même sujet faite, trois ans auparavant, par M. "Voisenat, devant la Société f1) et mentionné le mémoire présenté par M. Blondel et lui au Congrès d’Electricité de 1900 (2),M. Ferrié divise
- (3 Bulletin de la Société internationale, des électriciens, t-èjV .p. -, séance du 12 janvier 1898; L’KcJ. Élect., t- Xry. p. 166 et 3i3, 2a janvier et 12 février 1898.
- O Écl. Elect., t. XXIV, p. 471 et 491. 22 et 29 septembre 1900.
- comme suit les étapes principales du développement de la télégraphie saus fil : En 1890, premiers essais de Marconi; de 1890 à 1899, création de types d'appareils augmentant la sûreté des communications et la distance à laquelle elles peuvent être échangées, sans toutefois donner, à ce dernier point de vue des résultats frappants; en 1899, utilisation par Marconi du « jigger » qui lui permet d’atteindre et de dépasser 100 km; en 1900, Marconi d’une part, Slabÿ, d’autre part, résolvent en partie le problème de la syntonisation des postes transmetteur et. récepteur et parviennent à augmenter encore lu sûreté des communications et la distance franchie qui, dans certaines expériences de Marconi, a dépassé 3oo km ").
- M. berné expose ensuite les idées de M. Blondel, M. Rîghi et. M. Slaby, sur la manière dont les ondes sont transmises (lupnsle d’émission au poste de réception.
- Suivant M. Blondel, les lignes de force magnétiques, circulaires et concentriques à l'antenne, qui prennent naissance quand celle antenne est reliée â. l'oscillateur, se transmettent de proche en proche à travers l’espace en se déplaçant parallèlement à la surface du sol, les lignes de force inférieures glissant en quelque sorte le long
- M. Righi admet qu’il y a réflexion sur le sol des ondes émises par l'antenne et que celle-ci agit, en raison de celte réflexion, comme si il lui était adjoint une antenne symétrique d’elle-même par rapport au sol ; ainsi une antenne verticale de 3o 111 de hauteur agirait comme si le lieu d’émission des ondes était une droite de Go m de longueur. M. Ferrié fait remarquer qu’il est bien difficile d’adopter cette manière de voir dans le cas des transmissions à longue distance en mer, la droite joignant les postes d’émission et de réception passant alors, par suite de la sphéricité de la terre, à plus de 400 ni au-dessous de la surface de la mer.
- dant à la lettre S (trois points) et, sans aucun doute, dus
- pliie sans lit. (Yoy. I.'Écl. Élect., t. XXIX, p. 20, 11 janvier 1902.
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- M. Slaby (:) admet qu’il y a simplementinduc-tion électromagnétique entre les antennes d’émission et de transmission, et partant de cette idée, il arrive par le calcul a la formule d — pour la distance à laquelle il est possible de transmettre avec des antennes verticales de longueur l, et un courant d’intensité J cl de période T (« étant une constante de proportionnalité). D'après cette formule il semblerait qu’à égalité des hauteurs d’antennes et à égalité d’intensité de courant, la distance de transmission devrait augmenter quand la période T des oscillations diminue, ce que montrent eu effet les expériences ; mais, comme d’après M. Slaby la longueur d’antenne l est le quart de la longueur d’onde À= vT des oscillations, la formule conduit au contraire à admettre que la distance franchie est proportionnelle à la durée de l'oscillation, conclusion inacceptable (2).
- Après ect examen des idées générales sur la manière dont s’effectue la transmission d’une antenne à l’autre. M. Ferrié s’occupe des phénomènes dont les antennes sont le siège.
- 11 semble aujourd’hui établi qu’une antenne dont l’extrcmité inférieure est en communication avec l’une des boules d’un oscillateur et isolée du sol présente à celte cxLrémitc un nœud de force èlectromotrice, l’extrémité supérieure étant, un ventre de force èlectromotrice ; si l’on considère l’intensité des courants qui circulent dans l'antenne, l’exLréniilé supérieure est au contraire un nœud d'intensité et l’extrémité inférieure un ventre d'intensité. Cette conception de l’état, électrique de l’antcnnc sc trouve démontrée par diverses expériences de Slaby et de Lindemann. Ces expériences ont montré en outre qu’il u’y a pas de nœud ou ventre entre les extrémités et que dès lors, la longueur de l’onde doit être égale à quatre fois la longueur de l’antenne. Les expériences du lieutenant Tissot, sur la mesure de la période des oscillations de l’étincelle au
- (') Dans un article « La télégraphie sans fil en Allemagne », dû à notre collaborateur J. Reyval, et qui paraîtra dans un prochain numéro de cette revue, nos lecteurs
- (2) On verra, dans l’article que nous annonçons ci-deslongue période.
- moyen du miroir tournant (*), ayant montré que cette période n’est pas constante indiquent par suite que cette relation entre la longueur d’antenne et la longueur d’onde ne saurait être rigoureusement exacte.
- Quant à l’antenne de réception, elle entrera en vibration sous l’inlluence des oscillations qu’elle reçoit et, comme celles-ci sont très fortement amorties, elle vibrera avec sa période propre. Si elle est isolée, et on peut la considérer comme telle lorsqu’elle est réunie au sol par l’intermédiaire d’un cohéreur, elle présentera un ventre de force élcelromolrice à sa partie inférieure, ce qui est une condition favorable pour le fonctionnement du cohéreur placé précisément dans le voisinage immédiat de ce ventre. Si au contraire l’antenne est reliée directement au sol, c’est un ventre d’intensité qui se produit à 1 extrémité inférieure; comme le cohéreur est alors placé dans le circuit d’un transformateur dont le primaire est constitué par quelques tours de la partie inférieure de l’antenne, ce cohéreur se trouve encore dans d’excellentes conditions de fonctionnement puisque le transformateur qui l’actionne est précisément disposé à l'endroit où les variations d’intensité du courant sont maximum. On voit donc que cette conception de l’élat électrique de l’antenne de réception est parfaitement d’accord avec les résultats de l’expérience.
- Passant à l’étude de l’influence des dimensions, nature, orientation, etc., des antennes sur la distance de transmission, M. Ferrié rappelle d’abord que c’est la hauteur qui a une influence prépondérante. Quelle en est la raison?
- Tous les expérimentateurs ont constaté que la longueur de l’étincelle à l’oscillateur diminue très rapidement quand la hauteur d’antenne augmente. Cette diminution ne peut être due à l’augmentation de la capacité du système, car cette augmentation est insignifiante ; elle ne peut s'expliquer ([ne par une augmentation de la quantité d’énergie rayonnée par l’antenne. Une grande antenne rayonnerait donc beaucoup plus qu’une courte et des lors l’augmentation de la distance de transmission s’expliquerait. Cette explication se trouve d’ailleurs confirmée par ce fait que, toutes autres choses égales, la distance franchie est plus grande quand l’an tenue est reliée au pôle négatif de la bobine que lors-
- (l) Écl. Elect., t. XXVII, p. 38, 6 avril 1901.
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- qu’elle communique au pôle positif, car on sait que le rayonnement des corps électrisés négativement est plus grand que celui des corps p<>-
- QuauL a la loi qui relie la hauteur d’antenne fl à la distance franchie d. elle est, d'après les nombreux essais de Marconi, exprimée par l’égalité ir=a\'d\ cette formule a été vérifiée par M. Blondel etM. Marconi,
- Le diamètre d’une antenne u’a guère d’influence sur la distance de transmission, du moins tant que cette antenne est filiforme. Si au filon substitue un tuyau, c'est-à-dire si l’on augmente considérablement la surface d’émission la distance croit : ainsi en prenant un tuyau de t ,5 m de diamètre et de y m seulement de hauteur, Marconi est parvenu à transmettre en mer à 4<> km de distance, alors qu’une antenne filiforme de 3o à 4o m de hauteur eût été nécessaire pour atteindre cette même distance. A ce propos, M. Ferrie fait observer que la substitution à une auteiiue filiforme d’un tuyau donnant la même distance de transmission, ne modifie guère la longueur de l’étincelle de l'oscillateur bien que cette substitution ait considérablement augmenté la capacité du système ; c’est une confirmation indirecte de l’hypothèse indiquée plus haut que la distance explosive dépend surtout de la puissance de rayonnement.
- L’inclinaison des antennes a peu d'influence si la longueur de la projection verticale reste la même. Il en est de même de l’orientation relative de l’antenne de réception et de celle de transmission : avec deux antennes inclinées à 45n sur l’horizon en sens inverses et qui, par suite, ont des directions perpendiculaires, la transmission est presque aussi bonne qu'avec deux antennes verticales de longueurs égales aux projections verticales des précédentes (l).
- L’isolement des antennes a une influence beaucoup plus considérable. Dans les premiers disposilils.de Marconi l'antenne de transmission était isolée, celle de réception reliée au sol par l’intermédiaire du cohéreur, et par conséquent presque isolée à cause de la grande résistance du cohéreur; dans les récents dispositifs de
- 1 (“xaclitiidc de la formule de Slaby, puisque pour deux anlennes perpendiculaires l’induction électromagnétique
- Marconi et dans ceux de Slaby, les deux antennes sont en relation directe avec le sol; or ces derniers dispositifs ont permis d’augmenter considérablement lu distance franchie.
- Toutefois, comme pouvait le faire prévoir le bon fonctionnement des premiers dispositifs de Marconi, la mise à la terre, quoique fort utile, n’est pas indispensable ; on peut communiquer avec deux antennes parfaitement isolées du sol ; il faut seulement augmenter la longueur des antennes à égalité de distance franchie.
- Ce résultat indique que la transmission des ondes s’effectue, au moins partiellement, par 1 air. M. Ferrié a cherché expérimentalement quelle est lu distribution du champ hertzien dans l'atmosphère. Il prenait comme antenne transmeltrice un conducteur À de 5o à ioo m, soutenu par un petit ballon et comme antenne réceptrice, un conducteur B de 5o à aoo m suspendu à la nacelle d’un ballon captif dont on pouvait faire varier l’altitude au-dessus du sol jusqu’à 8oo m; l'appareil de réception était dans la nacelle. Lorsque A avait ioo m et B 200 m et que la distance qui les séparait était de 20 km, la réception était aussi bonne à toute altitude; en réduisant à ioo in la longueur de l’antenne réceptrice B, les signaux cessaient d’être perçus quand la nacelle dépassait l’altitude de 4°° En donnant à A une longueur de 5o m et à B une longueur de ioo m, la réception, à plus faible distance que précédemment, se faisait également bien à tonte altitude comprise entre o et 8oo ; en réduisant à 5o m la longueur dc’l’antennc réceptrice, la réception ne se luisait plus qu’à faible altitude. D’autres expériences montrèrent qu’à des altitudes comprises entre 8oo et i ooo m au-dessus du sol, la réception n’était plus possible. L’ensemble des expériences montre donc que, d’une part il y a une relation entre les longueurs des antennes réceptrice et transmcttrice (fui assure la meilleure transmission, et d’autre part, que le champ hertzien sc trouve concentré dans le voisinage immédiat du sol. La terre joue donc un rôle dans la transmission en empêchant le champ de se disperser dans tout l’espace.
- Ce rôle n’est d’ailleursjpas le seul que la terre remplisse; il en est d'autres, les uns utiles, les autres perturbateurs; M. Ferrié les examine successivement.
- En premier lieu la terre influe sur la capacité
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- de l’antenne d’émission et, par conséquent, sur la longueur d’onde des ondes émises. D’autre part, elle maintient à un potentiel constant l’un des pôles de l'oscillateur, ainsi que l’un des pôles du c-ohércur ou l’extrémité inférieure de l’antenne réceptrice, suivant le dispositif adopté. En troisième lieu elle joue un rôle néfaste sur la portée des transmissions lorsque des obstacles (collines, montagnes) existent entre les deux postes (J).
- La terre peut encore être utilisée pour remplacer la pile du circuit du cohéreur : il suffit, d’attacher les extrémités de ce circuit à deux plaques de terre, l’une en cuivre, l’autre en ziuc, enfouies à quelque distance.
- Une autre influence découle des phénomènes électriques atmosphériques et terrestres et des variations de la température. Les orages même très lointains (M. Ferrie a eu l'occasion de constater à Paris l’effet d’un orage situé dans la région d’Angers), produisent des signaux parasites. Les variations du potentiel terrestre paraissent agir également, car au moment du coucher du soleil et aux passages de nuages au-dessus des appareils, on observe de nombreuses perturbations dans la réception des signaux. La température a egalement une influence perturbatrice car, pendant l’été, aux heures chaudes de la journée, la réception devient parfois impossible ; ainsi dans les essais faits entre Biot et Calvi on ne pouvait plus avoir de bonnes communications après 10 à ii heures du matiu.
- M. Ferrié décrit ensuite les dispositifs employés par Slaby et par Marconi pour obtenir la svntonisalion des deux postes. Ceux de Marconi ont été décrits récemment, à propos des essais entre Biol et Calvi (-), et ceux de Slaby, déjà signalés, seront décrits en détail dans un prochain numéro ; nous n'insisterons donc pas sur cette partie de la communication de M. Ferrie.
- Le conférencier passe à l’indication des divers types de eohéreurs et anti-cohéreurs susceptibles d’être employés; il expose ensuite un essai de
- (J) A ce propos, M. Ferrié cite les résultats d'essais affaiblie par des obstacles, l’affaiblissement est moindre
- hauteur se trouvât interposé cntre'lcs deux postes.
- (2) Écl. Élect., t. XXVIII, p. g3, no juillet 1901.
- théorie de leur fonctionnement. Bien que cette question ait été traitée récemment dans ce journal par M. Turpain (Q nous nous y arrêterons un moment, M. Ferrié ayant tenté d’étendre aux anti-cohéreurs la théorie des eohéreurs qu’il exposait en 1900 dans une communication au Congrès inlernai.îonal d'Elffctricité (’).
- Rappelons d’abord que les détecteurs d’ondes fonctionnant par variation de résistance peuvent être divisés en quatre groupes : i° ceux où la conductibilité augmente instantanément sous l’influence des ondes hertziennes et conserve la valeur acquise (eohéreurs ordinaires); a0 ceux où l'augmentation de conductibilité acquise ne sc maintientpas (eohéreurs décohérents); 3uceux où l’action des ondes se manifeste par une augmentation permanente de la résistance (anti-cohéreurs) ; 4° enfin ceux où cette augmentation de la résistance cosse après le passage des ondes (anti-cohéreurs décohéveuts!.
- Pour expliquer le fonctionnement des détecteurs des deux premiers groupes, M. Ferrié admet que lorsqu'une différence de potentiel, même très laible, est appliquée aux bornes d’un de ces appareils, il sc produit entre les particules conductrices des effluves analogues à ceux que nous observons entre les corps conducteurs présentant une différence de potentiel élevée (3) ; il admet qu’il existe entre la matière conductrice et le milieu isolant qui l'entoure une adhérence analogue à l’adhérence d’un liquide et d’un solide causée par les lorces capillaires.
- Quand le cohéreur est soumis à l’influence des ondes hertziennes, la différence de potentiel entre les particules augmente considérablement et un llux plus grand d'électricité tend à passer d’une particule conductrice à une autre. Pour que cc llux puisse s’écouler il faut ou bien que (*)
- (*) Écl. Élect., t. XXVII, p. 56, j3 avril 1901.
- (2) Écl. Élect., t. XXIV, p. 499, üq septembre 1900. (5) M. Ferrié fait observer que celte hypothèse n’est pas aussi hardie qu’elle peut paraître de prime abord.
- corps cnLre Lesquels ils se produisent sont toujours très
- effluves se produisent entre deux conducteurs ne présentant qu’une très faible différence de potentiel quand ces conducteurs sont, aussi rapprochés que le sont les grains de limaille d’un cohéreur.
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- la section de l’effluve augmente ou bien que la r densité du courant auquel l'effluve donne naissance s’accroisse. Or, si l’adhérence entre le diélectrique et la matière conductrice est très irrande, la section de l’effluve ne pourra guère augmenter et dos lors ce sera la densité du courant qui croîtra jusqu'à devcnirtelle que 1 effluve se transformera en une étincelle : cette étincelle en transportant des parcelles de matière conductrice d'une particule à l'autre, établira un pont conductcurcntrcccs particules et l’on aura une diminution permanente de la résistance du cohéreur: c’est, le phénomène présenté par les cohéreurs ordinaires. Si au contraire l'adhérence est très faible, l'effluve pourra facilement augmenter de section ; il en résultera une diminution de la résistance, mais cette diminution ne sera que passagère car dès que les ondes auront cessé d’établir entre les particules une grande différence de potentiel, l'effluve diminuera de section et le diélectrique se trouvera, par rapport à la matière conductrice, dans les mêmes conditions qu'avant le passage des ondes; nous aurons donc bien le phénomène des cohéreurs décohérents.
- Les phénomènes des anti-cohérents pourraient j s’expliquer de la même manière si la matière séparant les particules conductrices était elle-même conductrice au lieu d’être isolante comme il est supposé dans l’explication précédente, L’augmentation de la section des effluves aurait en effet pour conséquence de diminuer la section du milieu conducteur séparant deux particules et par suite d’augmenter la résistance de i ensemble; cette augmentation de résistance ne serait d’ailleurs que temporaire si, l’adhérence étant faible, par suite d'une sorte de fluidité du milieu interposé, la section de l'effluve pouvait reprendre sa valeur primitive après le passage des ondes ; elle serait au contraire permanente si, par suite d'une viscosité spéciale, le milieu interposé ne pouvait, une fois déformé, revenir dans les conditions primitives; dans le premier cas, on aurait un anti-cohéreur décohérent, dans le second un anti-cohéreur ordinaire.
- Or, il se trouve que tous les anti-cohcreurs décrits jusqu’ici sont constitués par des conducteurs séparés par un milieu de nature électro-lytique, par conséquent conducteur aussi.-D'autre part une expérience (*) due à M. Tom-
- masina, croyons-nous avoir entendu, indique que l’on passe d’un cohércur à un anticohéreur précisément lorsque la nature du milieu interposé entre les conducteurs devient électrolylique de diélectrique qu’elle était. L’explication du fonc-tionnemenldos anti-cohéreurs pourrait donc fort bien être ramenée à celle du fonctionnement des
- Avant de quitter les cohéreurs, M. Ferrié rappelle les recherches de MM. Blondel et Dob-kévitch ('j sur la tension critique de cohérence ainsi que les cohéreurs réglables de M. Blondel. 11 fait observer (pie l’emploi des cohéreurs réglables découle précisément de la conséquence dos recherches de MM, Blondel et Dobkéviteh, car s’il faut ajuster la différence de potentiel entre les électrodes d'un cohéreur pour obtenir le maximum de sensibilité, il faut en même temps modifier la quantité de limaille contenue entre les électrodes. A. ce propos, M. Ferrié décrit le nouveau modèle de cohéreur réglable imaginé par M. Blondel : l’une des électrodes est creusée d’une cavité où est logée la réserve de limaille et on peut faire passer tout ou portion de cette limaille entre les électrodes.
- En terminant, M. Ferrié examine sommairement les avantages, les inconvénients et les applications possibles de la télégraphie sans fil, Les inconvénients sont nombreux : d'abord, elle ne présente aucune sécurité, les communications pouvant, malgré les progrès faits dans la syntonisation des postes, être interceptées cm bien rendues incompréhensibles par l’envoi de signaux perturbateurs; en second lieu, elle esta lo merci de toutes les perturbations atmosphériques; enfin, la vitesse de la transmission est beaucoup plus faible que celle de tout autre système télégraphique. Néanmoins on ne peut nier qu’elle rend de grands services en permettant aux navires d’échanger des communications
- plaques métalliques onpresse un petit morceau de potassium imprégné de pétrole; on obtient ainsi un cohéreur. Si l'on presse plus fortement on a un anti-cohéreur. Dans le premier cas, le potassium se trouve séparé des plaques métalliques par un milieu diélectrique, le pétrole ; dans lo second, M. Ferrié admet que, la couche de pétrole
- est la couche de'potasse qui recouvre toujours le potassium, c'est-à-dire uu milieu do nature électrolytique.
- P) Ècl. Élcct., t. XXIII, p. i95, 5 mai 1900 et aussi t. XX1Y, p. 49A 29 septembre 1900,
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- 18 Janvier 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- mentales et arrive aux conclusions suivantes :
- « J’ai formulé trois lois qui n’ont pas été énoncées dans leur généralité par Maxwell et pourlant sont implicitement dans ses formules ;éq. A, n° 5gt, cq. B, n° 598). C'est paradoxal ! Comment, des équations de Lagrange, Maxwell peut-il tirer les lois de la roue de Barlow incompatibles avec elles. Voici : il considère un conducteur filiforme (n° 094), les équations de
- Lagrange s'appliquent. Il y trouve les deux forces | [pa] (n" figo) et | [,-r'a] (n° 596) ; puis il étend les résultats aux corps à trois dimensions (n° 098) sans prendre garde que, dans ce cas, les équations de Lagrange ne donnent pas les deux forces trouvées pour les conducteurs filiformes. C’est agir en physicien, non en géomètre. Il importait de le dire ; c’est ce que nous avons fait en invoquant cette loi expérimentale : he rayon vertical de la roue de Barlow subit les mêmes effets que si c était un conducteur filiforme. »
- Contribution à l’étude des tubes de Geissler dans un champ magnétique, par H. Pellat. Comptes rendus, l. CXXXIIJ, p. 0200.
- Les tubes employés étaient cylindriques, avaient 1 m de long environ et 1- moi de diamètre extérieur; ils étaient pourvus de grosses électrodes en aluminium. L’un contenait des vapeurs d’alcool ou d’étlier et donnait de belles stratifications ; un second ne contenait que de l’oxvgcnc raréfié; le troisième, qui donnait aussi de très belles stratifications, contenait de l'hydrogène mélangé d’un peu d’azote (d’après l'analyse spectrale). Le champ magnétique était fourni par un éleetro-ainiaut Weiss. Les phénomènes observés étaient les mêmes pour les trois tubes. Ces phénomènes diffèrent suivant que
- champ électrostatique suivant les rayons de la" roue ; s'il est alternatif, par des courants alternatifs dans un con-
- la première. La troisième expérience n’a pas été rcali-
- l’axe du tube est perpendiculaire au champ magnétique ou lui est parallèle.
- L’auteur considère le dernier cas comme plus intéressant que le premier (l) parce qu’il est paradoxal.
- (lJ Si l'on place un des tubes entre les pôles de l’élcc-
- La lumière anodique se réduit à un mince filet collé à la paroi du tube dans la partie où le champ est intense, ce qui est un phénomène bien connu et facilement explicable par l’action électromagnétique qu’exerce le champ sur le courant constitué par le flux anodique. Mais, en même temps, on voit les stratifications se res-
- que celui-ci est plus intense. Le tube étant assez long pour que l’anode et la cathode fussent sensiblement
- pendant la période où le champ croît (qui est assez
- self-induction}, les stratifications se tassent du côté où le champ est le plus intense, tandis que de nouvelles stratifications semblent s'échapper de l’anode; du côté
- on dirait que la matière contenue entre doux strates obscures reste constante, pendant que le champ
- partie soumise au champ, tandis qn’nne nouvelle quan-
- Lies non' soumises à l’action du champ, deviennent
- naison dépasse 45°, autant qu’on en peut juger. (Je n’ai reste, dans l’étendue d’une même strate, car celle-ci prend
- » Les stratifications montent de la gauche à la droite d'un observateur qui serait placé dans l’uoce du tube et qui regarderait dans le sens du champ (qui regarderait le pôle sud). Le plan de la strate contient la direction du champ.
- verser le sens de la décharge dans le tube, le filet ano-
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- T. XIX.— N® 3.
- « Pour observer ce phénomène, dit-il, le tube est placé dans les trous pratiqués a l’intérieur des pièces polaires, afin de laisser passer les ravons lumineux dans les expériences de polarisation rotatoire. La portion du tube placée entre les pièces polaires de l’électro-aimant se trouve ainsi dans un champ intense, suivant la direction de celui-ci. Dans mes expériences, ces pièces polaires étaient constituées par des cvlindres de 0,07 m de diamètre, terminées par des faces planes, et distantes de 0,04 m à 0,00 m.
- ' » En l’absence du champ, la portion du tube comprise entre les pièces polaires est complètement remplie par la lumière anodique; mais, des qu’on produit un champ intense (2 5oo à 3 000 uuités C.G.S.), on voit le faisceau anodique diminuer de diamètre et 11e plus occuper qu’un tiers environ de la section du tube suivant l’axe, de façon que la lumière anodique ne touche plus les parois du tube.
- » Il paraît difficile d’expliquer ce phénomène par une action électromagnétique : i° parce que le courant est ainsi dirigé suivant la direction môme du champ et que, du reste, tout est symétrique autour du tube; 20 parce que, si l’on change soit le sens du courant en intervertissant les rôles des électrodes, soit le sens du champ, le phénomène ne change pas de sens, ce qui est contraire à la loi des actions électromagnétiques.
- » On ne voit donc comme possible qu’une action simplement magnétique : les gaz, s’ils sont magnétiques, doivent se condenser dans les • parties où le champ a le maximum d’intensité, et, s’ils sont diamugnétiques, dans les parties où le champ a le minimum d’intensité. Au moyen de la petite bobine exploratrice de Yerdet, j’ai étudié l’intensité du champ dans ses differentes régions : il est à peu près uniforme entre les pièces polaires; pourtant il a un maximum d’intensité sur l’axe de symétrie; on trouve qu’en
- sens. Il en est autrement si l’on renverse le sens du champ magnétique : on voit alors l'inclinaison des slrati-
- nniforme que dans un champ non uniforme, dans un
- les' plus convenables pour bien voir ccs phénomènes d'obliquité sont compris entre 90 et 170 unités C.G.S. Pour des champs plus intenses, les stratifications disparaissaient dans les tubes que j’ai employés.
- face des trous des pièces polaires la valeur du champ est supérieure d’un trentième à la valeur qu'il possède en face du fer dans la partie voisine des trous. T.a concentration du gaz suivant l’axe du tube s'explique donc aisément pour un gaz magnétique, comme l’oxygène; mais le phénomène est le môme pour l’hvdrogène, et je me suis assuré dans ce cas, comme dans les autres, au moyen de l’analyse spectrale, de la nature du gaz qui compose le cylindre axial. Faut-il admettre que tous les gaz que j’ai étudiés, y compris l’hvdrogène, sont magnétiques dans les circonstances où ils se trouvent quand ils sont illuminés par la décharge ? »
- Séance du 30 décembre 1901.
- Extension des deux lois de Kirchhoff, par E. Carvallo. Comptes rendus, l. CXXXIII, p. 1290-129Y
- Après avoir rappelé les énoncés de ces lois applicables aux réseaux de conducteurs filiformes (l), l’auteur étend ces lois aux conducteurs h trois dimensions.
- « Maxwell, dit-il, a défini le courant de conduction p au moven de l’intensité i comme 011 définit le vecteur vitesse en un point d’un fluide au moyen du débit. Si C est la conductibilité, le vecteur — représente la force contre-électro-motrice due à l’effet Joule par unité de volume. On peut définir de même un vecteur qui représente les forces électromotrices des piles, des effets Peltier et Thomson (2). La résultante de
- ce vecteur et de----est la force résultante P.
- Avec ces deux notions vectorielles, courant p et force élecLromotrice P, les deux lois s’énoncent
- des courants qui aboutissent à un point du réseau est
- Deuxième loi. — La somme algébrique des forces électromotrices des générateurs, des récepteurs et de Joule qu’oo rencontre sur un contour fermé faisant par-
- (2) Ces forces doivent être théoriquement mesurées,
- (quotient d'une" quantité d’énergie par une quantité d’électricité), à l’exclusion des procédés statiques (élec-
- ont obscurci la question des forces électromotrieesde contact appelées improprement différences de potentiel
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- observe des déplacements de bandes métalliques au sein d’un électrolyte liquide, l’eau distillée; dans la quatrième on produit le déplacement d’un diélectrique, le mica, au sein du même électrolyte.
- des tensions des tubes LAK et I,BK qui constitue la
- ... —rirat
- t£te2=i
- petite
- deveu
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Samedi 25 Janvier 1902.
- 9s Année. — N1 4.
- Tome XXX.
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur b l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES THAIMS À AUTOMOTRICES MULTIPLES
- COMMANDÉES D’UN SEL’L POINT
- Généralités. — Diverses dénominations ont été proposées pour caractériser les modes de traction dont nous entreprenons l’étude et que la figure t fait très clairement comprendre. Le premier qui en ait fait la réalisation en service est M. Frank J. Sprague, qui en a doté le South side Elevaled de Chicago ('). Il lui a donné le nom de Multiple Unit System, pour indiquer le mode de composition du train, on éléments qui sont autant d’unités associables ou dissociables à volonté : « Chaque unité étant munie des moteurs, prises de courant et tous appareils propres à assurer son mouvement. Cos unités obéissent d’ailleurs à la commande d’un seul conducteur, qui peut se placer, pour diriger le train entier, sur une quelconque d’entre elles ».
- La General Electric C° réalise exactement le meme problème par un système propre qu elle a longtemps expérimenté à Sclienectady et qui a reçu une application très étendue au Manhattan Elevated de New-York(?). Elle a caractérisé ce système par le nom de train control, qui vise surtout les propriétés de la commande à distance des équipements entrant dans la composition d’un train.
- M. Auvert a fait une application au chemin de fer de P.-L.-M. d’un système pneumatique décrit par M. Baudry à la Société des Ingénieurs civils, en 1900, sous le nom de
- I’) Il vient d’en faire une nouvelle application au nouveau Métropolitain de Eosloti, qui a été ouvert à l’exploitation etv 1901.
- (2) 800 équipements à 2 moteurs de i3ochevaux.
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- « servomoteur pour commander, de la tête du train, les appareils électriques des voitures automotrices qui le composent ».
- Enfin, la Compagnie américaine Westinghouse a créé un « système électropneuniatique de commande » qui sera mis en application à Brooklyn (Etats-Unis).
- Les trois premiers de ces systèmes ont, seuls jusqu’à ce jour, reçu des applications en
- A
- ^
- , . fl b fl 1
- © © © (5) feriQo) L ~ ©Pftpy y
- Europe: nous signalerons les applications du Sprague et du système Thomson-Houston en France et en Angleterre ; celles du système Auverfc au P.-L.-M., et nous examinerons l’emploi des systèmes étudiés pour réaliser seulement une partie des mêmes avantages dans le cas particulier de deux voilures motrices seulement (par exemple aux Chemins de fer de l’Ouest et au Métropolitain de Paris). Enfin, nous consacrerons peu de place, dans cette étude, aux systèmes plus ou moins différents qui n’ont pas reçu la sanction de la pratique.
- Historique. — Dans l’historique des efforts faits pour introduire le nouveau système de traction dans la pratique américaine, on rencontrerait à chaque pas le nom de M. Frank J. Sprague, et lu conscience des succès bien acquis lui a permis de dire fort justement, dans une étude consacrée au plus récent modèle de son système, que le mode de traction ainsi réalisé « n’avait plus besoin d’apologie ni de défense ». Mais ce qui est depuis longtemps admis aux Etats-Unis ne l’esl pas encore en France, où toutes les discussions de naguère menacent de se répéter inutilement. On les évitera en voulant bien se reporter aux comptes rendus de l’American Iristitute of Eiectrical Engineers (*).
- On y trouvera suffisamment justifiées les revendications exprimées par les promoteurs et résumées ci-dessous aussi brièvement que possible en quelques extraits.
- La Compagnie française Thomson-IIouslon s’exprime comme suit dans un bulletin consacré à ses trains d’essai des Compagnies de chemins de fer de l’Ouest et de l’Orléans :
- « Noire Compagnie, désireuse de perfectionner encore les systèmes de traction, a construit un matériel dit à K unités motrices multiples », susceptible de remplacer avantageusement les locomotives, même électriques, dans U cas d'un trafic intense et variable.
- » Déjà, l’adoption des locomotives électriques avait permis d'obtenir des vitesses moyennes, non réalisables par la vapeur, eu rendant les démarrages très rapides ; mais les accélérations nécessaires ne pouvaient être obtenues qu’en augmentant de plus en plug le poids adhérent de la locomotive, ce qui augmente en même temps le tonnage du I t'ain.
- » Tua réunion du fourgon à bagages et de l’automotrice a déjà donne une utilisation meilleure du poids total et a permis .le diminuer le personnel des trains. Mais pour arriver à avoir par voyageur un poids mort aussi réduit que
- (*) Sprague. On Multiple Unit System of Electric Railways, 5 mai 1899. — Boïnton. On Electric Traction. Discussion in New-York, -28 février 1900, — Voir aussi les numéros du Street Railway Journal de décembre 1898 et de mai 1900, ainsi que Y Eiectrical World and Engineer du 10 août 1901.
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- Les extraits suivants d’une publication de la Société française Sprague précisent encore ces considérations générales et font comprendre Les conditions d’emploi où se manifestent le mieux les avantag-es des trains à unités multiples ; car il est impossible de faire abstraction des conditions d’emploi quand on pèse les avantages comparatifs de divers systèmes, aucun n’ayant une supériorité absolue qui en impose le choix dans tous les cas indistinc-
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- Nous emprunterons enfin à une notice publiée par la Société anonyme de Locomotion électrique le tableau comparatif oi-dcssous (*), dans lequel sont systématiquement opposés
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- quelques-uns des caractères distinctifs des trains à automotrices multiples et des trains remorqués par locomoteurs, pour le plus grand avantage de ces derniers. L’auteur de ce tableau
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- s'est malheureusement placé dans les conditions de la traction à vapeur, et il a passé crédit aux locomoteurs électriques de tous les avantages spécieux qui résultent de sa similitude avec les locomotives à vapeur. Plus semblables à celles-ci, les locomoteurs électriques ont exactement les mêmes sujétions et bénéficient de l’habitude et de la routine créées par l’emploi prolongé de la vapeur.
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- Mais il faut bien reconnaître que cet avantage négatif ne saurait être admis comme une supériorité réelle.
- Avant de s'ètre fait accepter dans nombre d’installations, où il a supplanté avantageusement la machine à vapeur, le locomoteur électrique a été lui-même très vivement critiqué pour scs sujétions propres, incomparablement plus inquiétantes alors pour son avenir que ne le sont aujourd’hui celles qu’on met à la charge des trains à unités motrices multiples. El ces sujétions si redoutées au début, la connexion électrique des rails de retour de courant et l'installation d’un rail supplémentaire d’amenée de courant pour chaque voie, n’ont pas paru neutraliser dans tous les cas les avantages à en retirer.
- On reproche au train a unités multiples de nécessiter l'emploi de quelques fils légers sur toutes les remorques indistinctement [ce qui n’est exact qu’au cas où on tient à tous les avantages réunis du train-lype, y compris la symétrie). Si, dès lors, on tient à ces avantages au point de ne faire abandon d’aucun d’eux comme sujétion, pourquoi en faire abstraction et ne pas les mettre en balance Il convient d’ailleurs d’ajouter que toute remorque peut être utilisée, transformée ou non, et que sa transformation peut se faire en tous les cas pour quelques centaines de francs. Minime objection, en vérité, si on la rapproche de celle que rencontrait l’emploi de locomoteurs électriques à ses débuts, et qui en a si peu contrarié le développement industriel !
- Nous avons accompagné ce tableau de quelques remarques entre guillemets visant les points qui n’auraient pas été suffisamment éclaircis déjà dans ce qui précède. Nous n’évoquerons pas ici les avantages oubliés dans ce tableau, mais leur discussion générale, en vue d'une conclusion générale, serait impossible autant qu'inutile, et nous nous réservons d’y substituer le calcul d’un exemple où tous ces détails seront considérés.
- Principes et caractères généraux des divers systèmes.— Il serait fastidieux d’inventorier les appareils des divers systèmes de trains à automotrices multiples sans avoir esquissé la genèse de chacun d'eux, cl montré scs rapports avec les autres, et avec le problème lui-meme tel qu’il a dù se poser aux inventeurs.
- Pour tous ceux qui ont entrepris de lui donner une solution générale, il se résumait, à réaliser automatiquement sur toutes les voitures les manœuvres que réalise le mécanicien d’une voiture de tramway.
- I. —- Ou dn faisait appel à l’électricité seule, et on arrivait aux types Sprague et Thomson-Houston, l’automaticité étant le caractère distinctif du premier, l'asservissement absolu celui du second ;
- II. — Ou on faisait appel à la seconde source d’énergie dont on dispose sur un train, ses réservoirs d'air comprimé; selon que cette seconde source d'énergie est employée seule ou en combinaison avec la première, on arrive aux deux types Auvort ou Westinghouse. Nous étudierons d’abord le principe et. la composition des deux premiers systèmes.
- J.-W. Blakstonk
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- NOTES
- SLR LA TÉLÉGRAPHIE SAIVS Eli. EN ALLEMAGNE
- Le nom de Marconi est et restera intimement lié an problème de la télégraphie sans fil. Non_ seulement le jeune savant italien a été le promoteur des premières applications réellement pratiques, mais, par ses efforts incessants et son habileté, il est arrivé à perfectionner ses appareils du début d’une façon telle qu’il obtient maintenant des résultats absolument remarquables. Tout au moins sous le rapport de la distance Iranchie, il dépasse de beaucoup ce qui a été réalisé
- ailleurs.
- Il 11e faut cependant pas croire — et on est encore souvent tenté de le faire en France —- que Marconi et ses ingénieurs soient, seuls à remporter des succès dans cette voie. Dès le début, les prétentions exagérées de Ja Compagnie anglaise Marconi, qui voulait faire payer très cher ses brevets, déterminèrent, dans tous les pays, de nombreux chercheurs à essayer, chacun de leur côté, de résoudre les nouveaux problèmes. En Frauce, en Russie, en Allemagne, aux Etats-Unis, des travaux très intéressants ont été faits sur ce sujet et de nombreuses expériences ont donné "des résultats qui sont bien loin d’ètre à dédaigner.
- Nous ne parlerons pas de ce qu’a fait dans cette voie la marine française ; elle tient d’ailleurs, avec juste raison, à ne pas divulguer les travaux de ses officiers, et les résultats des essais effectués it bord des bâtiments de guerre n’ont été publiés nulle part. Eu revanche, il 11e nous paraît pas inutile de revenir avec quelques détails sur ce qui se fait à ce sujet en Allemagne, où des physiciens distingués en même temps qu’expérimentateurs habiles étudient très complètement la question d’une façon méthodique et semblent arriver à des résultats également dignes d'attention.
- À plusieurs reprises, L’Eclairage électrique n déjà donné des résumés de ces expériences et des dispositifs employés. Aujourd’hui, nous voudrions ajouter quelques détails à ce qui a été dit, en faisant pour cela des emprunts à plusieurs articles parus cette année dans' YElektrotechnische Zeitschrift, ainsi qu’à deux brochures publiées récemment par les auteurs des expériences : « Die neuesten Forschritte atifdem Gebiete der Funkentelegraphie », par le professeur Slaby, de Berlin, et « Drahtlose Télégraphié durch Wasser und Luit », par le professeur Braun, de Strasbourg.
- Nous parlerons successivement, des essais de ccs deux professeurs, chacun d’eux ayant des idées directrices bien particulières.
- Les dispositions originales deM. Slabv sont surtout relatives au récepteur.
- D’après lui, la solution qu'il préconise a été trouvée par une voie purement théorique cl confirmée tout d'abord au laboratoire par de longues mesures sur des dispositions expérimentales particulières.
- Soit un oscillateur simple et symétrique, composé de deux boules A et G (fig. 1) auxquelles sont reliés respectivement deux fils tendus AB, CD, égaux et dont la longueur l est de l’ordre de celle des antennes employées habituellement. En AC, on fait jaillir un jeu continu d’étincelles en reliant les boules aux deux pôles d’une bobine de RuhmkorfT. Dans chacun des fils, dans AB par exemple, se propage l’ébranlement électrique oscillatoire de période T produit en A, et ce fil est le siège d’une onde électrique stationnaire de longueur à.
- Pour des longueurs l suffisantes, comme 011 les rencontre seulement dans la pratique, la théorie de M. Slaby, qui d'ailleurs ne développe pas ses calculs, le conduit aux équations sui-
- ‘1- 1901, déjà -analysé dans
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- rfV
- FF
- où V désigne le po.tentiel en un point dont la distance à l'extrémité est ;v, R et I. la résistance et la self-induction d’une des branches, supposées, ainsi que la capacité, uniformément réparties sur toute la longueur.
- Ces deux formules montrent que la longueur de l'onde qui prend naissance dans le fil est égale à quatre fois-la longueur du fil et que les tensions alternatives qui se produisent dans ce fil suivent une loi harmonique simple en fonction de la longueur. A 1 extrémité libre du fil se forme
- constamment un ventre de vibration, et à l'étincelle, en A, il y a un point nodal pour la tension.
- Si, au lieu de considérer les tensions le long du fil, on cherche a déterminer les intensités de courant, on trouve qu’elles suivent une marche inverse, c'est-à-dire qu'elles sont maxima à L’étincelle et que leur plus faible valeur est à l’extrémité. Un ventre de tension est un nœud pour l’intensité et inversement.
- On peut avoir une vérification grossière de celle marche de l'intensité de la façon suivante :
- Dans chacun des fils AB, CD (fig. 2), on intercale des lampes à incandescence à filaments linéaires ; leur allumage montre qu’elles sont parcourues par un courant oscillatoire ; niais, en môme temps, oneonslaLc que les lampes sont d’autant plus brillantes qu’elles sont plus rapprochées de l’étincelle. Des mesures plus précises montreraient (pie rinlensilé, comme la tension, suit une marche sinusoïdale.
- La démonstration expérimentale de la marche des tensions n'est pas aussi simple. M. Slabv est parvenu pourtant à la bien mettre en évidence en faisant agir dans l’obscurité, sur une bande sensible photographique appliquée le long du fil, le rayonnement émanant de ce fil, dù uniquement aux tensions existant en chaque point.
- Les images photographiques développées montrent un accroissement régulier de la tension vers l’extrémité libre du fil ; des expériences poussées plus loin donnèrent, même la loi sinusoïdale et démontrèrent l’existence d’ondes électriques stationnaires.
- Les courbes de la figure d montrent la répartition indiquée ci-dessus des tensions cl des inten-
- n‘kZfA __________Courbe des inter
- Fig. 3.
- quatre fois la longueur de l'anten et nu nœud pour l'intensité ; l'invc oscillations très rapides, contraire verrons pins loin.
- sites le long du fil.
- En résumé, pour (te qui concerne la trans-________r mission, l'idée dominante de M. Slabv est la
- ----- Dans nue antenne simple, de longueur sut-
- y lisante, telle que celles employées couramment dans la pratique, où la résistance, la capacité ,s et la self-induction sont réparties uniformé-
- tès ment le long du fil. il se développe une onde
- électrique stationnaire dont la longueur 11c dépend que de celle de l’antenne et est égale il o. De plus, à l’extrémité libre, il y a un ventre pour la tension se a lieu à l’étincelle. J/antenne est supposée excitée avec des lent, à ce qui se passe dans les expériences de Braun, que nous
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- ia3
- Nous avons considéré précédemment un transmetteur h deux fils symétriques ; il n’y a absolument rien de changé à ce cpii a été dit, au point de vue de la distribution des tensions et des courants, si un des fils AB seulement existe, l'autre pôle C de l'étincelle étant mis immédiatement à la terre.
- C'est le cas du premier transmetteur Marconi dans sa plus grande simplicité (fig.'4)*
- Et dans ce cas, c’est exactement, dit M. Slaby, « comme si, dans la terre, l’image optique du fil vertical CIE recevait et conduisait les courants oscillatoires ».
- ® JI v a toujours en A an noeud et en B un ventre pour la tension.
- Passons maintenant à la transmission a distance et à la réception des effets produits, analysés précédemment.
- Pour comprendre l’agencement du récepteur Slaby, il suffit do se reporter aux expériences suivantes, décrites par l’auteur (‘). Ce sont des expériences de laboratoire, où l’on met en jeu des oscillations très rapides ou oscillations hertziennes.
- 1. Si l'on fait agir le rayonnement électrique émanant d'un fil rectiligne AB (fig. 5) sur un deuxième fil de même longueur parallèle CD, tendu à une certaine distance, il se développe également dans celui-ci des tensions alternatives suivant la même loi harmonique que dans le premier, des qu’on a créé un nœud au point C qui est en face de l'étincelle, en reliant ce point à la terre..
- Les mesures sont effectuées d’ime luçon parfaitement sure, avec un micromètre à étincelles bien calibré, dont un des pôles est à la terre. On peut explorer plus grossièrement avec des tubes de Gcissler, qui s’illuminent plus ou moins, suivant la grandeur de la tension à laquelle ils sont soumis.
- 2. Si l’on ajoute au fil secondaire CD (fig. 5) un prolongement CE de mêmes dimensions, perpendiculaire a CD, c’cst-a-dire non soumis a l'induction, il y n en C un point nodal par lequel se propagent les oscillations pour produire de nouveau en E un ventre de vibration de même force qu’en D. Eue mise à la terre en C n'y change rien.
- 3. Si le til récepteur CD (fig. 6) est plus petit que le fi! inducteur, c’est-à-dire plus petit.que
- le quart de la longueur d’onde inductrice, il se développe aux extrémités D et E du fil plié à
- angle droit des tensions alternatives maxima de même grandeur, seulement dans le cas où la longueur totale DCE est égale à une demi-longueur d'onde
- DCK=aAB.
- En G, au milieu de la longueur totale, se trouve un nœud libre. Une mise à la terre, en C n'affaiblit le ventre, qui est en E, que dans une mesure peu importante.
- 4- Si le récepteur a la forme d'une boucle (fig. -), D relié avec If, E et F se terminant librement, il sc développe, en CD et GH d’une part, en CE et GF d'autre part, des oscillations com-
- plètement de même forme, qui. possèdent des ventres de vibration tout aussi bien en 1) et eu FI qu’en E et en F, des nœuds en C et G,
- -.(*) Elektrotcchiüsche Zeitschrift du io janvier 1901.
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- T. XXX. - H* 4.
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Un micromètre à étincelles intercalé entre E et F ne révèle aucune tension, aucune différence
- de phase.
- 5. Si maintenant on jonctionne en E un autre bout de conducteur EJ (fig. 8; d'une longueur
- égale a une demi-longueur d’onde, il y a entre E et J une différence de phase de i8o°. Le micromètre intercalé entre J et F donne des étincelles près de deux fois aussi longues que lorsqu’on le met entre F et la terre. On s’en rend compte facilement par la figure g.
- On voit immédiatement le parti qu’on pouvait tirer de ces expériences et de nombreuses autres auxquelles M. Slabv fait allusion pour les dispositions a donnèr aux récepteurs de la télégraphie sans fils.
- M. Slaby admet tout d’abord que la perturbation électrique dont est le siège le fil transmetteur se propage a travers l'espace et arrive à l'antenne réceptrice, également sous la forme d’une onde stationnaire dont la longueur est égale à quatre fois la longueur de T antenne de transmission: — en ne considérant bien entendu qu’un transmetteur simple, tel que celui dont il a été question jusqu’à présent.
- Nous pouvons remarquer en passant que c’est là précisément un des points délicats et obscurs où la théorie est obligée de faire une large place à l’expérience.
- Supposons donc que la perturbation arrive au lieu de réception et communique à l’antenne réceptrice une vibration électrique analogue à celle observée sur le fil CD des expériences citées précédemment.
- Si l’antenne de réception est identique à celle de transmission, nous devons avoir par analogie un ventre de tension à l’extrémité libre et un nœud à l’extrémité inférieure, soit que celle-ci ait été mise à la terre, soit qu'on v ait. relié directement le cohéreuv, dont la capacité est très considérable, comme Font montré de nombreuses expériences. C'est ce qui fait dire à M. Slaby que la disposition généralement adoptée jusqu’à présent est fausse en principe, puisqu’elle ne permet pas de tirer tout le parti possible des tensions maxima qui se produisent dans l'antenne.
- Si, en effet, on admet que le cohéreur répond surtout à la tension, ce qui est probable, il doit être placé pour avoir son maximum d’effet à un ventre de tension. Dans la disposition simple ordinaire. il n’v a que des tensions très faibles à la jonction du cohéreur, tandis que le ventre se produit au sommet de l’antenne qui est inaccessible. L’expérience (aj montre que pour tourner la difficulté, il suffit de créer uu nœud en bas de l'antenne par une mise à la terre et de prolonger
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- l'antenne par un fil de longueur égale au bout duquel se produira un ventre de même intensité que celui de l'extrémité supérieure ; le cohéreur, placé h l’extrémité de ce fil auxiliaire, et par conséquent accessible, sera dans les meilleures conditions possibles.
- Le fil auxiliaire ne sera pas nécessairement rectiligne, mais pourra très bien être enroulé en bobines équivalentes.
- Dans ce qui précède, il n'est pas nécessaire de s’occuper de la disposition exacte du poste transmetteur, et en particulier de la longueur d'antenne. Ce qui importe pour les arrangements récepteurs, c’est la longueur de l’onde stationnaire qui y arrive ; dans le cas simple que nous avons pris, celle longueur d’onde était en relation directe avec la longueur d’antenne Lransmettrice ; mais nous verrons qu’on peut la modifier à volonté par l’intercalation de condensateurs ou de self-inductions convenables.
- Pour disposer le poste récepteur suivant la méthode Slaby, nous supposons donc qu’il arrive à ce poste des ondes de longueur Nous pourrons établir une antenne réceptrice de longueur égale à -jr , la mettre à la terre pour y créer un nœud, la prolonger par un fil de longueur égale à -y, et mettre le cohéreur à l'extrémité de ce fil auxiliaire.
- Mais la nouvelle disposition a un autre grand avantage. L’expérience 3 (fig. 6) montre qu’on peut utiliser comme antennes des conducteurs déjà existants et mis à la terre par leur nature, tels que : mâts de bateaux, paratonnerres, girouettes, etc. Soit 11 la hauteur d’un tel conducteur naturel ; il suffira, pour être dans des conditions presque aussi bonnes que précédemment, do jonctionnel' à la prise de terre un conducteur supplémentaire de longueur l telle que
- II + /=-£-
- eide mettre le cohéreur à l'extrémité de ce fil.
- Enfin, il est visible que celte disposition va permettre de résoudre beaucoup plus facilement qu’aucune autre le problème capital de la télégraphie sans fil, nous voulons parler de la syntonie.
- Dans un poste organisé comme il vient d’être dit, le cohéreur répond parfaitement à des ondes d’une longueur déterminée ; toutes celles d’autres longueurs pour lesquelles la prise de terre n'est plus un nœud exact, ou plutôt pour lesquelles la somme l ne représente pas une demi-longueur d’onde, se perdront à la terre ou ne parviendront au cohéreur qu’avec une intensité incomparablement moindre que celles pour lesquelles l’appareil est accordé.
- L’agene,émeut étudié permet encore de disposer une station avec une seule antenne, naturelle ou non, pour la réception d’ondes de longueurs différentes. Il suffit d’avoir un assortiment convenable de bobines auxiliaires sans self-induction de longueurs différentes (, l', l".... telles que
- H + / = -L ll + f= — H + l" ~ — .
- Les différents postes transmetteurs avec lesquels on peut avoir à communiquer envoyant des ondes de longueur À'..., en installant un récepteur à l’extrémité de chacune des bobines l, L',.., on pourra recevoir, avec la même antenne et simultanément, des télégrammes arrivant de directions et de distances tout à fait différentes.
- Les expériences faites en public par M. Slaby et rapportées dans YElektrotechni.sche Zeitschrift du io janvier 1901, montrent que les résultats justifient amplement les prévisions ^ct permettent de considérer le problème de la syntonie comme très avancé. Ces expériences on t été relatées dans L Eclairage Électrique du a3 février 1901.
- Influence de la terre. — Si nous nous reportons à la figure 8 de l’expérience 5, nous voyons que cette disposition permet, en intercalant le cohéreur entre les points F et J, de lui appliquer directement une tension double et en même temps de le libérer complètement de la terre.
- Ce montage a de plus l’avantage très précieux de rendre le cohéreur indépendant des charges
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- slutiqim ri -de Tatriio sphère, et to'us cci gênantes ces influences extérieures.
- ; qui s’oecupcntde télégraphie sans fil savent Combien so'nt
- On peut encore simplili
- i, lieu <lu fil double, employer un fil simple DCEJ et intercaler le cohéreur entre les points E et J (lig. 10).
- En fait, le comte Arco a parfaitement reçu avec l’appareil ainsi modiliè sans aucune liaison a la terre. M. Slaby remarque que par là, « on réfute ainsi l’opinion lréqnemment reçue que, dans la télégraphie sans fil, une part essentielle revient .à la transmission par la terre ».
- Multiplicateur. — En essayant d’enroulor le conducteur supplémentaire EJ (fig. 8 et 10) sous .forme de bobine pour L' . le rendre plus maniable, M. Slaby constatât un jour à l’extré-
- i ***" mité de ce fil, un accroissement extraordinaire de la tension ;
- Fig. io. il étudia alors de plus près dans quel sens cet effet dépendait
- de la forme et de l'enroulement de la bobine, el il arriva à déterminer, pour chaque cas particulier, une bobine spéciale de renforcement à laquelle il douiie le nom de multiplicateur.
- Ce genre de bobine n’est pas un appareil nouveau, comme le pensait au début M. Slaby; mais ainsi que le fait justement observer M. Blondel’(l), il est connu depuis longtemps en France par les physiciens et les physiologistes sous le nom de « résonateur Oudin ». Des résonateurs unipolaires et bipolaires ont été employés ces dernières années el leurs propriétés sont parfaitement connues.
- M. Seibt, assistant du professeur Slaby, a toutefois publié dans VE. T. Z. du 18 juillet 1901, un essai de théorie très intéressant du rôle de cetlc bobine. Nous donnons ci-dessous un résumé de cette théorie (2).
- (J) Elektrotechnische Zeitschrift du 22 août iqoi.
- (â) Sur la. yriif.ORTF /du multiplicateur (Elektrolechnischc Zeitschrift, i tS juillet 1901) . (Extrait d'un article de vu que l'effet de cotte bobine équivaut à. celle d’tm transformateur de tension. Bien qu'il y .ait un seul enroulement,
- Si on vent l’employer an poste transmetteur, cette bobine sera donc un précieux moyen d'expédier des - ondes sous une plus forte tension sans avoir touché à la source. Mais son utilité sera encore beaucoup plus grande au récepteur, car cet effet du multiplicateur disparaît immédiatement et même au contraire se renverse, lorsqu’on alimente la bobine avec une tension alternative dont la fréquence n’est pas convenable. Il en résulte un moyen très net de sélection des ondes, et une facilité plus grande d'arriver à la syntonie des postes.
- Pour expliquer le rôle de la bobine. M. Seibt fait un certain nombre d'hypothèses :
- La tension au commencement de la bobine varie suivant une loi sinusoïdale.
- Les perles de courant par suite d’isolement défectueux et de rayonnement des masses électriques sont prises en considération ; leur influence pourra être exprimée par un seul facteur g.
- 11 n y a pas d’induction venant de l’extérieur, - .
- Si on considère un élément de courant dx la première loi fondamentale dos- courants alternatifs se traduit par l'équalion
- r.ci L Se rapportant à l’unité dê lungui
- 5E
- Ôr
- àt
- d'I — 1 fr -f- ûjL) dx dl = Liioc dx
- forme symbolique connue (invagi-
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- J 2;
- '* (D-DÎ = ° ou c, = c,
- cl, pour x = u I - Cj + e, — oc,,
- que le retard de phase est" nul, el par conséquent aussi la partie imaginaire de K* '
- Alors E„,= B, ,*, = «,+ <n et e, = r, = fi„
- Où E, désigne l'amplitude de la tension à l’extrémité.
- L'équation (3j développée avec
- " = a + ib et c,= c,
- devient: E = JéîLlL e»u + e-as c-(L)
- 1!.,,, = -if!- [e- sin (mi + hx) + e- -si» (ott - t,)|
- ne seule fonction s’inuuoM^dont rumpUtudc fi'cUu pîlse ô sonL G =t/ci-+liqriCÜT5ïrir“?j ' . « =
- Kr (/'e“+'«=-aq_ a cbs '1 Tx
- Igomtgtar
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- mesure la sécurité et la portée des transmissions. Mais cela à une condition essentielle : c’est qu’il soit parfaitement accordé pour les ondes auxquelles le poste récepteur doit répondre. Daus le cas
- on eu tire, après cj
- r = « + iA=/lr+.-WL) (*-HW)
- « = \J^WW+Û‘C<) (r> + «.'!,>)
- * - + »*i^=FT=n^]
- T),na ce cas. sais
- aîol-s B,-»=-Sue.y #“V't-+ f'“V't- + »«» {«}/+-)
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- La
- elle dépend On a là
- ”XXttXT.rcOTfXicP|its a et b, les termes seul.
- /. —; te /Le
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- quée, arriver affaiblies à l’extrémité du fil auxiliaire CE, et de n’admettre an cohéreur que des ondes de longueur bien déterminée. Il facilite beaucoup de ce fait l'accord des postes, l’obtention
- i tenant compte cio ce qui précède, il reste maint quelles conditions le mulliplicateur produit-il le
- il le plus grand accroissement de de la bobine sont données par ur
- r totale de la bobine i
- Les figures h etc. nous pouvons maintenant déduire le rôle du multiplicateur et tirer les
- La tension initiale restant constante le long du 111, elle subit des maxh.ia et des mhnn.a ; ic premier maximum est toujours le plus grand, et est en dedans d'une longueur de bobine égale à -Z-, c'es-à-dire en dedans d'un quart
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- Je la syntonie, et il empêche complètement le poste récepteur d'être troublé par des transmetteurs étrangers non accordés.
- Aussi bien que le montage de la figure 8, sans relation avec la terre, les autres dispositions Slaby — avec ou sans multiplicateur, l’extrémité inférieure de l’antenne à la terre — ont également l’avantage d'éviter les troubles fréquents et gênants dus à l’électricité atmosphérique ; la mise à la terre est alors une excellente chose à ce point de vue.
- Disposition des postes. — Transmetteur. — Dans la description du récepteur, nous avons supposé qu’il arrivait h la station réceptrice des ondes de longueur parfaitement déterminée. Dans le cas simple considéré, cette longueur d’ondes ne dépend, d’après M. Slaby, que de la longueur d’antenne employée. Toutefois, on peut la modifier à volonté en intercalant sur l'antenne un condensateur qui, en même temps qu’il augmente la longueur d’onde, permet, d’accroître également, la quantité d’énergie mise en jeu (‘).
- Une des dernières dispositions employées au transmetteur par M. Slaby est représentée schématiquement par la figure ii (2).
- L’antenne consiste en un fil dressé verticalement et suspendu à une verge de girouette, à la tête d’nn màt, etc. Elle est amenée jusqu’en bas à la terre où elle est reliée à une bonne prise de terre, à une conduite d’eau par exemple.
- Une boucle de cc fil peut être amenée dans la chambre où sont les appareils et. est excitée en A par l’étincelle d’une bobine d’induction. L’autre pôle de l’étincelle est mis à la terre par un condensateur C et au besoin une self-induction,
- Suivant les idées de M. Slaby, le fil ébranlé électriquement par l’étincelle en A, est le siège de-vibrations dont la longueur d’onde est égale à 4 fois celle du fil (un ventre à l’extrémité et un nœud à la prise de terre). Si l’on veut télégraphier avec une plus grande longueur d’onde, il suffit d’intercaler dans le fil de terre une bobine additionnelle B, figurée en pointillé; et la nouvelle longueur d’onde devient égale à 4 fois la longueur totale du fil, antenne et bobine. Seulement, dans chaque cas, il est nécessaire, pour obtenir l’effet maximum, « que la vibration dans le circuit formé par les liaisons à la terre soit accordé sur la vibration do l’antenne ». On obtient cet accord d’une façon simple en agissant sur le condensateur C et la self-induction S variables à volonté. Il se produit alors, dans l’antenne, un effet de résonance, très favorable à l’accroissement de l’action. D’une façon générale, d’ailleurs, quand on a dans un agencement d appareils, transmetteur ou
- possible les perles d'énergie par la chaleur du courant de charge, les dérivations et le rayonnement des masses électriques.
- des élévations de potentiel. La forme des Loi'mes n’est'pas indifférente ; et les conditions ci-dessus seront remplies
- différence de potentiel considérable, il sc produit un échange fâcheux de masses électriques à travers l’air et l’îso-hobines d'induction, c’est-à-dire en les formant d’nnp série de disques juxtaposés.
- l’emplo/ d’une "fréquence aussi haute que possible). L'auteur arrive alorsà l’équation de résonance.
- «T — 4 V'c'L'
- L' et c’ étant la self-induction et la capacité totale du conducteur, n peut prendre différentes valeurs ; mais M. Seibt montre que pour la production des potentiels terminaux le plus hauts possible, il est favorable de faire n =z i, et d empêcher le développement fâcheux des nœuds et des ventres précédents. La bobine vibre en un quart d’onde. Nous avons vu d’ailleurs que, en fonction de la longueur, le premier maximum était le plus grand et dans le voisi-
- (1) L'£cl. Élect. t. XXVI, p, 307, 23 février 1901.
- (2) Die neuesten Forsckritte auf de/n Gebiete der Funke.ntelegraphie.
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- récepteur, deux circuits vibratoires connexes, ouverts ou fermés, en relation l’un avec l’autre, directement ou par induction, il faut toujours chercher à réaliser ces conditions de résonance.
- Récepteur. — Au récepteur, si Ton ne prend pas un conducteur déjà existant, on peut se servir de la même antenne que précédemment à laquelle est fixé un fil de prolongement sous forme d’une bobine équivalente V (fig. 12). Le ventre de tension à l’extrémité de cette bobine est renforcé par une bobine de multiplication accordée M el celle-ci est reliée immédiatement nu cohércur.
- Il est également possible de remplacer les deux bobines V et M par une seule d’enroulement équivalent. Le conducteur de terre du cohércur contient l’élément de pile et le relais, qui sont shuntés par un condensateur.
- Par les dispositions que nous venons d’indiquer, rAllgemeine-Elektricitats-Gesellschaft, qui construit les appareils, garantit l’accord sur les longueurs d’onde déterminées, dans les limites convenables— non spécifiées — et la sûre interprétation des signaux à 100 km sur mer, avec des hauteurs de mâture de 5o mètres.
- M. Slaby 11e dit pas à quelle distance il pense télégraphier avec ses nouvelles dispositions. Jusqu'à présent, il n’a d’ailleurs pas cherché à obtenir le record de distance. En télégraphie sans (il. dil-il avec juste raison, il y a deux choses à séparer soigneusement : d’une part, la sécurité d’un service continu entre les mains d’employés peu instruits, et d’autre part le record à obtenir, par tous les moyens possibles dont disposent le savant et l'ingénieur, de l’accroissement de l’effet etde la sensibilité. Le premier problème, dit l'auteur, est de beaucoup le plus dillîeile à résoudre et le plus important, et c’est pourquoi il l’a pris tout d'abord en considération.
- La détermination de la distance maxima qu'on peut atteindre suivra prochainement, d’autant plus que la marine de guerre a équipé un certain nombre de ses navires avec les nouveaux appareils, dont on pomma faire des essais plus complets.
- Indicateurs d'intensité. — Il n’a été question dans tout ce qui précède, comme partie sensible du récepteur, que du cohércur, c’est-à-dire d’un indicateur de tension.
- Il faut ajouter cependant qu’on pourrait avoir des indicateurs d’intensité très sensibles également. Dans ce cas, il est évident qu’il faudrait les placer, contrairement aux dispositions précédentes, en des ventres du courant qui se trouvent être des nœuds pour la tension.
- La disposition figurée schématiquement en figure i3 conviendrait très bien dans ce but (’).
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- Le contact microphonique M n’a en lui-même qu’une faible résistance et peut êlr dans la prise de terre du fil récepteur sans troubler les vibrations électriques.
- Les courants oscillatoires très faibles qui traversent le contact M se superposent continu envoyé par une batterie B dans le circuit mierophonique et mettent ce circui vibration. Si ces vibrations sont transformées en T, on peut les déceler très faiblement avec un téléphone. Ce son ne correspond pas évidemment, aux oscillations proprement dites de la décharge, mais simplement aux premiers ébranlements de chaque étincelle ; par suite le son entendu au téléphone correspond aux interruptions de l’enroulement primaire de la bobine.
- Le récepteur mierophonique est de beaucoup, dit l’auteur, le moyen le plus sensible que nous puissions employer pour la réception des signaux de la télégraphie sans fils. Entre l’usine Schiffbauerdamm a Berlin et la rique de câbles Oberspree, distantes en ligne droite de 14 km, mais séparées par la ville de Berlin dans sa plus grande étendue, on pût obtenir par ce moyen une communication parfaitement sûre avec une antenne réceptrice longue de iu m seulement, et encore cette antenne était à l’abri de grands bâtiments.
- Malheureusement ce récepteur téléphonique se limite à quelques F
- cas isolés; il a le grand défaut de ne laisser aucune trace des signaux transmis. Les faibles courants ondulatoires qu’il admet, ne permettent pas l’utilis avec appareil inscripteur, pour fixer les signes en écriture Morse par exemple. I que, partout, le cohéreur est utilisé comme partie sensible du récepteur.
- [A suivre.)
- n faibl
- sut
- O
- TRAMWAYS MH.KVTAIS
- La Compagnie des Chemins de fer Nogentais, fondée en 1884, avait pour objet, lors de sa formation, l’installation et l’exploitation d’une ligne de tramways destinée à relier Yinc-ennes à Ville-Evrard en desservant Nogent. Il fut ensuite établi un embranchement afin de relier la commune de Bry à la ligne principale.
- La ligne de Yiueennes-Ville-Evrard fut mise en service en 1887, et l’embranchement de Bry en 1888. A ces lignes vint s’adjoindre ensuite l’embranchement de Rosny et le réseau, ou plutôt l'embryon de réseau ainsi forme, représentait 17 km de lignes ; il était exploité au moyen del’air comprimé.
- Ce système de traction présentait de grands inconvénients pour la Compagnie des Chemins de fer Nogentais; elle était obligée, en effet, de créer, en cas d’extension, soit une canalisation très onéreuse, soit plusieurs usines de compression et différents postes de rechargement; de plus, le système de traction lui-méme entraînait un coefficient d’exploitation très élevé.
- Elle songea alors à réformer son système de traction et à solliciter des pouvoirs publies la concession de plusieurs autres lignes ou embranchements, de façon à former le réseau homogène qu’elle possède aujourd'hui; ccs diverses concessions lui furent accordées, et elle obtint, déplus, celle d’une ligne de pénétration dans Paris.
- Cette ligne dont le terminus est actuellement place de la République, forme en réalité un prolongement du réseau extra muros; elle est, comme le montre le plan (fig. 1), le tronc commun qui reçoit, de toutes les autres lignes et embranchements, les voyageurs se dirigeant sur Paris.
- Le réseau des Chemins de fer Nogentais comporte actuellement 5o km de lignes, principales
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- 134 Ij’kcIjàirage électrique
- ou secondaires, qui relient, entre elles ou à Paris, environ ao eoinimmes suburbaines dont plusieurs possèdent un chiffre de population très élevé, notamment : Vinccnnes, Montreuil, Fontenay, Nogcnt, Le Perreux, Hry.
- Quelques-unes de ecs localités sont situées sur les bords de la Marne, e’esl-à-dire dans une région où la population sédentaire s'accroît chaque jour, et qui reçoit, durant la belle saison, la visite de la plus grande partie de la population parisienne.
- La traction électrique ayant été choisie pour les nouvelles lignes, la Compagnie Thomson-ITouston fut chargée, en 1899, de leur installation ainsi que de la transformation des anciennes lignes
- précédemment exploitées, comme nous l’avons.dit, au moyen de l'air comprimé. Les travaux, entrepris dès le commencement de l'année 1900, sont aujourd’hui presque complètement terminés.
- Le réseau des Tramways Nogentais comporte une- usine génératrice située a Vincennos, ainsi que deux dépôts où se font la réparation et l’entretien du matériel; l’un de ces dépôts est situé sur les bords de la Marne, à la Maltournée et l'autre à Vinccnnes, à proximité de l'usine.
- Usine génératrice. — L'usine génératrice est construite à Vinccnnes. près delà ligne principale des tramways. Elle est reliée à cette ligne par une voie de service, ce qui permet d’effectuer d’une façon très économique l’approvisionnement en combustible; celui-ci est amené par bateau à la Maltournée où un vaste parc à charbon est installé; une voiture électrique en efTcctuele transport à l'usine.
- Chaufferie. — La chaufferie, établie au niveau du sol, contient 8 générateurs multitubulaircs groupés en deux batteries.
- Chaque générateur, d’une surface de chaude totale de 106 m2, timbré a 17 kg, peut fournir jusqu'à « 5oo kg de vapeur à l'heure, ce qui correspond à une puissance totale de 7 5oo chevaux environ.
- Des bêcheurs ou séparateurs d'opu, établis dans le sous-sol de la salle des machines, recueillent l’eau de condensation qui se forme dans les tuyauteries, et des détendeurs ramènenlla vapeur à la pression de 9 ou 8 kg: cm* nécessaire à l’alimentation des machines à vapeur.
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- r3o
- L'alimentation des chaudières est faite au moyen de l'eau de 'a Ville épurée.
- Cette épuration s’obtient à l’aide d’un appareil Desnuneaux. L’eau est emmagasinée dans deux
- réservoirs d’une capacité de 80 m:i, cette disposition permet d’emplover de l’eau titrant 6° hydro-métriques, ce qui réduit au minimum l'encrassement des tubes des générateurs.
- Pour éviter toute éventualité d’arrèt.provenant du Service des eaux de la Ville, il a été foré.
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- L’ÉCLAlltAGE ÉLECTRIQUE
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- nulateurs de vapeur pou
- 3 instillation destinée à et remisées au dépôt de
- dans la cour de l1 usine, un puits de 90 m de profondeur permettant d’as chaufferie.
- Deux pompes à vapeur, capables de débiter chacune ioooo litres d’ea l’eau dans la bàclie d’alimentation située au-dessous du sol de la chaufferit les chaudières.
- A chaque groupe de 4 chaudières a été adjoint 1111 groupe d'ai augmenter la réserve de vapeur.
- A l'arrière d’un des groupes de gônératrurs, la chaufferie renfern fournir l’eau distillée aux accumulateurs des voitures pénétrant dans Lagny, près de l’usine génératrice.
- U’appareil à distiller, fonctionnant, d’après le principe des appareils à triple effet, est porté sur une plate-forme élevée à 3 m au-dessus du sol de la chaufferie et l’eau distillée se trouve ainsi amenée par sa propre pression, au moyen d’une canalisation en plomb, dans un réservoir situé dans la salle des accumulateurs, et de là, distribuée dans toutes les fosses de visite à proximité des voitures.
- Les eaux provenant des condenseurs des unités en service sont, réunies dans la chambre d’aspiration des pompes. Deux pompes centrifuges, actionnées directement au moyen d’un accouplement élastique, par deux moteurs de a5 chevaux, envoient les eaux de condensation dans deux réfrigérants d’où l’eau refroidie retourne aux condenseurs.
- L’évaporation qui se produit pendant le passage daus les réfrigérants est compensée à peu près exactement par la condensation do la vapeur provenant des machines en service. Des prises d’eau de ville ou d’eau de puits permettent d’assurer le service de condensation au cas où les appareils précédemment indiqués deviendraient insullisants.
- Pour terminer la description du service d’eau, ajoutons qu’une tuyauterie générale d’incendie, avec 2>ostes en nombre suffisant., met l’usine à l’abri de tous dangers de sinistre.
- Salle des machines. — La salle des machines (üg. 2), placée à 3 m au-dessus du niveau du sol de la chaufferie, renferme 4 groupes éleclrogènes, dont 2 de uoo kilowatts et 2 de 3a5 kilowatts.
- Chaque groupe de 600 kilowatts comprend une machine à vapeur compound à 2 cylindres jumelés, d’une puissance de ?5o chevaux pouvant être poussée jusqu’à 1 000 chevaux, à 4 distributeurs genre Corliss dont 2 à déclic pour l’admission.
- Leurs dimensions principales sont les suivantes :
- Chaque groupe de 45(> à 600 chevaux. Ces t tiques sont les suivantes ;
- 1 à l'admission du polit cylindre......... 9 • cm-
- ' kilowatts (fig. 3) comprend une machine à vapêur monocylindrique de iiaehines sont également du genre Corliss et leurs principales earactéris-
- Toutes ces machines peuvent marcher, soit à condensation, soit à air libre et sont établies pour permettre la commandedes dynamos par accouplement direct. Leurs volants, du poids de 20 tonnes pour les machines jumelées et de 20 tonnes pour les machines monocylindrîques, sont calés sur
- les arbres, à côté des dynamos, entre les 2 paliers Partie électrique. — L’énergie produite par l’nsi vants : l’alimentation des lianes aériennes et du trou
- génératrice doit assurer les services sui-u en cauiveau; l’alimentation à l’usine des
- moteurs actionnant les pompes; l’éclai
- de l’usine, des dépôts, kiosqu
- tâtions et autres
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- points; la distribution de force motrice aux ateliers de réparations, enfin la charge de la batterie d'accumulateurs installée à la Maltournée et celle des batteries de voitures au dépôt de l.agnv.
- Lotte énergie est iournie. comme nous l'avons dit. par 4 dynamos dont deux de noo kilowatts, cl deux de .V>.5 kilowatts. Les unités de jiio kilowatts sont à io pôles et tournent h po tours par minute; celles de .bit» kilowatts sont a 8 pôles et tournent à po tours par minute, Elles sont
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- 1,'ÉCLAIR AGE ÉLECTRIQUE
- hvpcr-cnmpoundécs de manière-si donner une tension de 5oo volts u vide et de Goo volts â pleine charge.
- L'usine électrique comprend en outre un groupe moteur-générateur destiné à l'alimentation des voies en caniveau, un groupe de survolteurs connectés sur les feeders de retour et un translor-
- Le groupe pour l’alimentation du caniveau est constitué par un moteur et une génératrice à 6 pôles, à 5oo volts et d’une puissance de 100 kilowatts.
- Le groupe des survolteurs est constitué par un moteur de iu kilowatts actionnant directement trois génératrices dont les inducteurs sont respectivement traversés par le courant de chacun des trois feeders de retour. Dans ces conditions, la force électromotrice développée dans chacune de ces génératrices est égale et opposée à la chute de potentiel dans le feeder correspondant. De telle sorte que le potentiel, à l’extrémité du feeder, est constamment égal à celui de la barre négative, condition essentielle pour réduire les inconvénients de l’élcctrolyse.
- Tableau de distribution. — Le tableau de distribution que représente la figure 4 comprend a.o panneaux en marbre dont : 4 panneaux de génératrices ; i panneau de commutation; apauueaux pour le moteur et la génératrice alimentant le caniveau; j panneaux de feeders; 4 panneaux pour le moteur et les trois génératrices du groupe survolteuv; t panneau pour l’éclairage et le service des pompes; i panneau central sur lequel aboutissent les fils pilotes destinés à indiquer les perles de tension dans les rails.
- Les génératrices de noo et de 3»5 kilowatts alimentent une barre positive sur laquelle sont connectés les feeders d’alimentation et une barre négative sur laquelle viennent aboutir, soit directement, soif par l'intermédiaire des survolteurs, les trois feeders de retour. Une barre positive supplémentaire permet d’assurer le service des lignes de trôlet avec les deux voltages distincts à l’usine et, par suite, d'obtenir sur le réseau une tension plus uniforme en alimentant à bas voltage les feeders courts et à un voltage plus élevé les feeders longs.
- Le panneau de commutation permet la mise en parallèle des génératrices marchant à des voltages différents.
- Le moteur du transformateur du caniveau est alimenté par une barre spéciale qui sert également, avec la barre négative commune, à l'alimentation des moteurs des pompes et àl’dclairagc de l’usine»
- Le groupe transformateur du caniveau alimente deux barres spéciales auxquelles sont connectés les feeders du caniveau. Ces deux barres peuvent, être alimentées aussi par une des génératrices de dan kilowatts.
- Alimentation du réseau. — De l’usine génératrice de Yinconncs part un réseau de feeders destinés à alimenter les lignes et un grand nombre de points.
- Il comporte ao km de câbles positifs et 5 km de câbles négatifs. Ces câbles de liante conductibilité sont constitués par un toron de cuivre de 3oo ou 4°o mm2 fortement isolé et protégé par une enveloppe de plomb recouverte elle-même d’une double armature de feuillard.
- Tout le réseau de feeders est posé dans le sol.
- Liones aériennes. — Les lignes aériennes de trôlet, formées de deux fils de cuivre de 9 mm de diamètre sont établies avec double isolement et suspendues à environ 7 m au-dessus du sol.
- Le réseau est sectionné en tronçons d’une longueur d’environ 1 joo 1», réunis à leurs extrémités par des isolateurs de section. La conductibilité électrique entre deux tronçons est assurée par des câbles isolés et un interrupteur de section. Enfin, pour éviter tout danger provenant des décharges atmosphériques, chaque tronçon est pourvu d’un pnrafoudre à souillage magnétique.
- Les poteaux qui su]îpoiient la ligne de trôlet sont faits de tubes d'acier emboutis, surmontés d’ornements et d’une console également ornementée. Ils sont scellés dans le sol au moyen d'une fondation de béton de a m de profondeur.
- La conductibilité électrique des voies de roulement servant de conducteur au courant de retour est assurée, sur les voies en rails Broca, par des joints coulés, système Falk, et sur les voies en rails Vignole, ainsi que sur les appareils d'aiguillage, au moyen de doubles connecteurs «chicago».
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- oies en-caniveau.. — Lu ligne de pénétration dans Paris est établie en ‘caniveau sur lu sectioB comprise entre la Porte de ^incennes et l intersection de l'avenue de la .République et du
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- Celui déjà appliqué à Paris, sur les lignes de Saint-Ouen-Cliarnp de Mars et Montparnasse-Bastille, sont placés du côté de l’entrevoie (’).•
- Voies de roulement. — Les voies de roulement sont à l’ccartcmcnt normal i,/j4 ni entre rails; elles sont établies, soit sur accotements publics ou privés, soit noyées dans la chaussée.
- Ces dernières sont constituées par des'rails du type Broca, à gorge très profonde, du jioids de 48 kg environ par mètre courant, posés sur solin en béton, puis maintenus à l’écartement normal par des entretoises métalliques
- Les voies en accotement et les voies de dépôt sont en rails Yignole, du poids de ri5 kg par mètre courant, fixés sur traverses en bois distantes de 70 cm.
- Matériel roulant. — Le matériel roulant comporte, comme le montrent les ligures, des voitures automotrices de deux types différents :
- Celles du premier modèle (fig. ô) sont établies en vue de la traction mixte par fil aérien, caniveau et accumulateurs, elles peuvent donc circuler sur toutes les lignes du réseau; celles du second modèle (fig. 5} sont pour traction par fil aérien seulement; ces dernières 11e sont utilisées, par conséquent, que sur les lignes extra muros.
- Voitures pour traction mixte. — Les voitures pour traction mixte sont à impériale couverte, leur longueur totale est do 11,*>.5 m, mesurée entre tampons; elles contiennent 78 places qui se répartissent ainsi : 26 places assises dans le compartiment d’intérieur (it0 classe) ; 3(> places assises à l’impériale (2° classe) ; 16 places debout sur les plates-formes avant et arrière (2® classe).
- Le compartiment d'intérieur est séparé de chacune des deux plates-formes, avant et arrière, par une porte à coulisse vitrée elles plates-formes sont elles-mêmes divisées en deux parties par une cloison formant le prolongement du parement intérieur de l’escalier donnant' accès à l’impériale. Cette cloison sépare, à l’avant, le wal/mau des voyageurs stationnant sur la plate-forme correspondante et à l'arrière les voyageurs moulant à l'impériale de ceux qui pénètrent h l'intérieur de la voiture.
- Le compartiment d’impériale, auquel on accède par un escalier de 8 marches, est fermé h ses deux extrémités par une cloison pleine, munie de deux portes li battant donnant sur l’escalier d’accès.
- Pendant fhiver, les cotés sont fermés au moyen de panneaux amovibles munis de châssis vitrés ; aussi, les voyageurs sont-ils complètement à l’abri des intempéries pendant la mauvaise saison. Ce système de clôture, qui d’ailleurs est une innovation dans les voilures de la région parisienne, est des plus apprécié du public.
- La caisse est supportée par deux boggies à deux essieux espacés de 3,87 m enti’e boggies et de 1,22 m entre chaque essieu du même truck.
- L’équipement électrique comprend deux moteurs Thomson-Houston, d'une puissance de 45 chevaux, commandant chacun directement, au moyen d’un train d’engrenages, un des deux essieux du boggie-moteur; ils sont reliés à deux contrôleurs, placés à l’avant el à l’arrière de la voiture. Sont également utilisés, dans l’équipement électrique des voitures, tous autres appareils de manœuvre ou de sécurité généralement employés dans nos installations similaires.
- Le freinage est effectué à l’aide d’un frein à main, d’un effort suffisant pour pouvoir bloquer complètement les roues, et d’un frein à air comprimé alimenté par un compresseur actionné par le mouvement môme de l’essieu.
- Quatre sablières, manœuvrables de chacune des deux plates-formes, sont placées par deux à chaque extrémité de la voiture, de façon à sabler h l’avant et à l’arrière des roues, c'est-à-dire pour une marche en tous sens.
- Ainsi que nous le disions plus haut, ces voitures sont appelées à- effectuer, dans Paris, un certain parcours à l’aide d’accumulateurs. Elles sont à cet effet pourvues d’une batterie du type « Union », composée de 210 éléments de 18 kg, répartis en six compartiments, et logés dans nu
- (b Voir éclairage Électrique, I. XXt, p. I;'), y dén-uiln'e t8li'1.
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- coffre placé sous la caisse de la voiture, entre les deux boggies. Le courant nécessaire il la charge »le la batterie est pris, en cours de route, sur la ligne de trôlet, la durée du temps de charge n'excédant pas 19 minutes.
- L'éclairage est assuré par 10 lampes à incandescence, réparties sur deux circuits par séries de 5 et disposées de manière à pouvoir ètve mises en court-circuit lors de la marche au moyen de la batterie d’accumulateurs.
- L'équipement électrique des voitures est de puissance sullisanle pour imprimer en cas de remorque, à un train du poids de ‘>0 tonnes, une vitesse pouvant atteindre 22 km à l’heure sur les sections de lignes en palier et i5 km sur les rampes de il p. 100.
- Voitures pour traction par [il aérien. — Les voitures de ce modèle sont à 5a places dont : 18 places assises dans le compartiment intérieur ; 24 places assises dans le compartiment d'impériale ; to places debout sur la plate forme arrière, la plate-forme avant étant réservée au watman.
- La cuisse présente les mêmes dispositions intérieures et extérieures que celles des voitures pour traction mixte. Elle repose, par double suspension il ressort, sur un truck h deux essieux actionnés directement par deux moteurs type (i.-K 58 d’une puissance de 35 chevaux. Les contrôleurs sont du type K. 9,
- Leur équipement comprend, en outre, tous les appareils accessoires de manœuvre et de sécurité dont sont pourvues les voitures pour traction mixte, ainsi que les sablières, freins à main et Ireins à air que nous avons décrits plus haut.
- toitures de remorque. —Le matériel roulant comporte encore des voitures de remorque qui sont attelées aux voitures automotrices lorsque les besoins du trafic l'exigent, notamment les dimanches et à certaines heures de la journée. Cos voitures sont du type « Buffalo »; elles con-
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- tiennent 8 banquettes transversale* à \ places assises; les deux banquettes d'extrémité sont appuyées contre les cloisons vitrées, les autres sont pourvues de dossiers à bascule que l’on
- 1 places; 3o voitures c ? Compagnie, oflYcnl 1
- Dépôts. — Le matériel roulant est remisé dans deux dépôts >ilués, l'un il la Maltouruéc, près )gent-sur-Marne, l'autre à Yineermcs, à proximité de 1’usine génératrice.
- Le dépôt principal de la Maltournée occupe une superficie de 120 000 m2, dont 3 000 «le sur lace nverte; il peut contenir 90 voitures, f.es voies comportent un développement de •>. 000 m et sont partie, sur fosses de visite.
- la Direction et de l'Exploitation sont également installés au dépôt du la Maltournée, qui comprend encore un atelier de réparations et une batterie de 60 éléments destinée il l’éclairage du dépôt; elle est chargée par un transformateur qui ramène le courant de la ligne à i:>(> volts et peut marcher en tampon pour assurer l'éclairage du dépôt et des bureaux. Dans les •dépendances du dépôt se trouve un local contenant une batterie-tampon composée de :«2o éléments 1 tvpe « Union » possédant chacun une capacité de 4<h> ampères-heure qui pourrait être portée it
- si l'intensité du scj
- » service l'exigeait. Hile
- fîoo ampères-heure par l'addition de nouvelles plaques
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- permet une tension stable de 4oo volts environ en ce point du réseau situé à plus de 8 km de l'usine génératrice.
- La recharge ti fond de la batterie s’effectue au moyen d'un groupe moteur-survoltenr installé dans le même local, et composé de :•> machines type C-8, accouplées directement sur un socle commun. La dynamo survoltrice, il excitation indépendante, branchée sur la ligne de trôlet, peut donner un eourantallant jusqu’à ioo ampères et le voltage aux bornes peut varier de o à ioo volts. Le moteur est à excitation compound.
- Un tableau de distribution comprenant un panneau de moteur, un panneau de génératrice et un panneau de batterie complète celte installation.
- Le dépôt de Vineennes, construit comme nous l'avons dit, près de l’usine génératrice, est destiné a recevoir notamment les voitures pour traction mixte; il peut contenir 4» voitures de-ce modèle.
- Tout le service d’éclairage, tant a l’usine génératrice qu'aux dépôts, ateliers de réparation, etc..., est effectué au moyen de lampes à arc Thomson-IIouston à longue durée.
- T. Pacsert.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 30 décembre 1001 {Suite).
- Action des courants de haute fréquence {application directei sur les animaux, par H. Bordier et Lecomte. Comptes rendus, l. CXXXIIf, p. 129Î-J297.
- Depuis les belles expériences de M. d’Arson-val, on sait que les courants de haute lréquencc appliqués directement j1) sur l'homme ne sont accompagnés d’aucune sensation, malgré l'énorme énergie (720 watts avec le dispositif de M. d’Arsonval) mise enjeu et capable de porter ail blanc éblouissant le filament de plusieurs lampes à incandescence placées en tension dans le circuit.
- On a donné, de l’absence de sensation, plusieurs explications; certains auteurs ont même prétendu que ces courants s'écoulaient par la surface du corps sans pénétrer dans la profondeur de l’organisme. Les expériences faites par MM. Bordier et Lecomte sur les animaux viennent donner un démenti formel à cette dernière opinion et une entière confirmation aux idées soutenues par M. d’Arsonval.
- Le dispositif dont les auteurs se servent pour
- (r. L’application directe s’obtient eu prenant le con-pareil producteur de laTaute fréquence.
- obtenir les courants de haute fréquence consiste en une bobine de Ruhmkorlf de u,55 m d'étincelle actionnée par du courant continu à 120 volts et interrompu périodiquement au moven de 1 interrupteur Wehneltà refroidissement. Les bornes du fil secondaire de la bobine sont reliées aux armatures de deux condensateurs plans' munis, d’un détonateur.
- Les premières expériences (1) furent faites sur le lapin; le courant était amené à l’animal à l’aide de deux colliers métalliques enserrant, d'une part, le cou et, d’autre part, l'abdomen. L'intensité du courant était mesurée avec le galvanomètre thermique de d’Arsonval-Gaifïe gradué cil milliampères. Dans certaines conditions, les animaux moururent des suites de l’expé-' rience.
- Les auteurs cherchèrent ensuite à obtenir un
- (J) Première expérience. — Les connexions étant établies comme il vient «l’être «lit, on lance le courant quon
- que l animal présente une paraplégie du train postérieur. Ce lapiu mourait douze jours après.
- Deuxieme expérience. — Le corps d'un homme est placé on tension dans le circuit où se trouve le gjilvano-
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- meilleur contact et pour cela ils remplacèrent les colliers par deux électrodes, l'une rectale, l’autre buccale, s'appliquant bien sur les muqueuses, Des lapins, des cobayes, des rats soumis à ccs expériences lurent tués.
- Ces expériences prouvent donc bien que l'application directe des courants de haute fréquence est loin d’être inofiensive pour le lapin; elles démontrent en outre, d’une façon péremptoire que ces courants traversent bien l'organisme et ne se propagent pas suivant la surface. Quant à l’explication des accidents mortels, il est très probable qu’il faille la chercher dans des phénomènes d'inhibitiou développés par ces courants dans les centres nerveux respiratoires.
- Remarques au sujet de la communication de MM. Bordier et Lecomte, par d’Arsonval-Comptes rendus, t. CXXXITI, p. 1297-1299.
- « Les faits signalés ci-dessus comportent quelques réflexions pouvant intéresser les expérimentateurs et les médecins qui font usage des courants de haute fréquence.
- » Et tout d’abord ils sont parfaitement exacts ; j'ai eu l’occasion, de mou côté, de constater des phénomènes semblables. J’ai inoutré, notamment en 189b, à mon cours du Collège de France et à la Société de Biologie, des lapins et des cochons d Inde chez lesquels le passage direct des courants à haute fréquence avait amené une amputation complète des membres. Ces aiiimaux m’avaient servi pour faire in vivo des atténuations microbiennes par la haute fréquence. Pour faire passer ces courants très intenses 'plus d’un ampère chez le lapin), l’animal était fixé sur une planchette percée de deux trous, l’un en avant où passaient les pattes d’avant, l’autre en arrière où étaient engagées les cuisses. Les pôles du solénoïde étaient reliés à deux vases pleins d’eau sur lesquels l'animal établissait un pont, le courant pénétrant par les pattes postérieures et ressortant par les pattes antérieures après avoir traversé le corps. Tout autre système d’électrodes avait dû être rejeté à cause de réchauffement considérable des tissus aux points de pénétration du courant.
- » Malgré ces précautions, les membres devenaient rapidement brûlants, et, en continuant à (aire passer le courant, on les cuisait littéralement, au point que chez plusieurs animaux les
- membres se détachèrent complètement du corps six h dix jours plus tard.
- » Quelques-uns des animaux ainsi traités moururent immédiatement, et a l’autopsië je trouvai des caillots dans le cœur et les gros vaisseaux ; il ny avait, pas eu de contractions musculaires.
- » Dans ces conditions, de même que dans les expériences signalées ci-dessus, je crois que la paraplégie ainsi que la mort immédiate ou différée sont, en grande partie au moins, le fait de la chaleur développée dans les tissus et des coagulations ou embolies qu’elle détermine. Dans les cas de MM. Bordier et Lecomte, celte élévation de température est encor e plus grande puisqu’elle sc complique de contractions musculaires et de phénomènes tétaniques généralisés. L'hypcrLhermie peut donc expliquer à elle seule, à la vigueur, l'arrêt du cœur. On constate très bien sur soi-même cette sensation de chaleur aux poignets quand on saisit des deux mains les pôles du solénoïde. En allumant des lampes à incandescence entre deux personnes, il est difficile de dépasser (et cela seulement pour quelques instants) deux ampères-, à cause de cette sensation de chaleur.
- » Quant aux secousses et aux contractions musculaires signalées ci-dessus, il faut absolument les éviter quand on veut étudier les actions propres des courants à haute fréquence (*).
- » Si l’on en obtient cela prouve : ou que le courant est trop dense pour la fréquence employée, ou que l’appareil est mal réglé pour une des causes ci-dessous ri.
- (V « L’opinion que les courants «le liautc fréquence ne peuvent provoquer ni contractions, ni douleurs, est assez répandue. C’est là une erreur, ia tolérance de l'organisme pour les couranls alternatifs augmente avec la fréquence, dans des proportions énormes, ii est vrai, mais ne saurait èlro indéfinie. L’effet Joule suffirait à lui seul à l’empêcher, sans parler des autres phénomènes. »
- (-) « iJ Détonateur mal réglé connue distance rxplo-
- » 20 Boules déformées ou mal polies :
- » Étincelle insuffisamment soufflée et ayant encore de l’arc ;
- »• 4« Mauvais contact ou petite interruption dans les circuits, faut de basse que de haute fréquence ;
- » 6^ Capacité trop grande ;
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- » Je n’itisisterai pas sur Ja théorie surannée, encore admise par quelques auteurs, qui attribue l'innocuité des courants de haute fréquence à leur écoulement superficiel.
- » J’ai montré par toute une série de faits physiologiques que ces courants pénétraient au plus profond des tissus. Même au point de vue physique cette théorie est une hérésie quand il s'agit de conducteurs ayant la résistance spécifique des tissus. Le calcul montre en effet que du courant à la fréquence 5oo ooo circulant dans le bras (résistance spécitique, au moins y ohms-centimètre) ne subit aucune réduction appréciable au centre. Je l’ai prouvé également par les mesures directes (1).
- » Comme conclusion je terminerai en disant : lorsqu’on étudie l’action des courants à haute fréquence, il faut éviter trois choses :
- h r Toute action sur la sensibilité ;
- » 2.' Toute contraction musculaire ;
- » 3“ Toute élévation anormale de température. »
- Sur l’existence de rayons qui subissent la réflexion, dans le rayonnement émis par un mélange de chlorures de radium et debarym, par Th. Tommasina. Comptes rendus, t. CXXX11I, ï299-i3oi.
- Différents modes d’observation avaient laissé entrevoir à M. Tommasina l’existence de rayons qui subissent la réflexion dans les radiations
- émises par certains corps’ radio-actifs. Eu plaçant suivant l’axe d un miroir parabolique un tube de verre renfermant du chlorure de baryum actif et disposant un éleelroscopc Curie dans le champ de réflexion, il a constaté que la déperdition de la charge de l’électroscope était environ deux fois plus rapide avec le miroir que sans le miroir. D'autres expériences montrant que cet effet ne doit pas être attribué aux rayons secondaires émis par le miroir, M. Tom-masinu croit pouvoir conclure que, dans le rayonnement du tube expérimenté contenant un mélange de chlorures de radium et de baryum, existent des rayons qui subissent la réflexion.
- Sur les maxfma électrocapillaires de quelques composés organiques, par Gouy. Comptes rendus, t. CXXXIII, p, i3oi-i3o3.
- f/auteur a montré antérieurement f1) qu’il est possible de mesurer le maximum électro-capillaire de liquides presque isolants ; il fait connaître dans la note qui nous occupe les résultats d’une étude de quelques solutions de corps organiques dans l’eau pure, et de divers liquides organiques ne contenant que de petites quantités d’eau R.
- Le premier des tableaux ci-dessotis montre que la dépression du maximum croît moins vite que la concentration ; elle lui est d’abord presque proportionnelle pour les corps peu actifs. (*)
- d 75 Soif trop grande ;
- n 8° Nature de la source électrique : on obtient mieux généralement avec l’interrupteur à mercure qu’avec Le Wenhell lorsqu’on se sert de la bobine. On
- pliquer les elfets dus à la haute fréquence seule des phénomènes complexes provoqués par la sensibilité et
- des actions de la haute fréquence il est bien entendu qu'il s'agit de haute fréquence pitre, n'excitant ni nerfs sensitifs, ni les muscles.
- (‘) Ecl. Jileet.. t. VIII, p. 186. 2T juillet 1896.
- (*) Ecl. Elecl., t. XXIV, p. a35, 11 août 1900. faut pouvoir constater la rétrogradation duniercure dans
- exemples de corps en solutions aqueuses ; ou y a inscrit t 000 — H, c’est-à-dire la dépression du maximum ;
- la température est de i8ü ;
- Alcool inélliylique^ . . . - •
- — Sl.—M. -Ul
- !Jo
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- tels que l’alcool méthylique. La concentration
- augmentant, la dépression croît de moins en moins vite, et les dernières quantités d’eau ont
- second tableau montre que le maxin : corps presque anhydre, comparé à. c ni, est en général d’autant plus dépi corps est. plus actif en s ; on pouvait s'y attendre; mais, d’un corps à un autre, la différence est ici bien moindre
- ; les corps peu actifs, la c
- ‘ i bien plus
- que le corps pur ne ipio le double ou le triple do la déjà des
- dépression <1
- Ces faits seraient inintelligibles, si bon ne savait
- surface du mercure et forment une couche de concentration bien supérieure à celle du reste de la solution (’): il est naturel dés lors qu’elles le’ mercure des forces capillaires 3 à celles que produit le corps à l’état pur. Pour les corps peu actifs, celte accu-nulatiou est moindre, et l’eff proche de la proportionnalité à la t vraisemblablement réali
- Sur le
- '.ourant électrique t >eur Poynting, par endus, l. CXXXTV, p. ;
- L’auteur décrit m moyen de l’appareil suivant :
- À la face inférieure d’une feuille de
- Mlylaminc . . .
- OymcUl.yLmiline . Diéthylauiline . .
- Méla-xyJidiue . !
- *
- : : :
- 80:
- 8J7 8*7 8 35 883 836 848 863
- horizontale, sont collccs par leurs extrémités deux bandes d'étain que nous désignerons respectivement par AKC cl BFT); ces bandes, larges de 3 mm, forment sous l'action de la pesanteur, deux chaînettes dont, la flèche est de 3ocm; elles sont parallèles et distantes de 4 a 5 mm; le carton repose sur les bords d’un bocal en verre qui protège les bandes d’étain contre l’effet des courants d'air. Les deux extrémités A et B
- pile de ioo volts; les deux autres G et D
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- XXXI, p. 67, I* janvier 1901.
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- le premier,
- des pôles de la
- Après avoir
- il les applique
- le titre, puis il
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — N° 4.
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- « i. Interprétation'dynamique des deux lois fondamentales (1). — Les éléments qui entrent dans les deux lois s'interprètent, ainsi : le courant total u csl la vitesse de la coordonnée électrique q\ il est égal au courant de conduction p dans les conducteurs, au courant de déplacement pi dans les diélectriques; dans les deux cas, à p~\~px- Le vecteur force électromotrice appliquée U comprend plusieurs parties : celle de Joule, P = — jf- , égale au quotient du courant. par la conduction, se trouve dans les conducteurs et correspond au frottement; celle de la force électrique
- se trouve dans les diélectriques et correspond à la réaction d’un ressort; celle des générateurs et récepteurs P2correspond à la force appliquée qui vient des générateurs et récepteurs dynamiques, tels que chutes d’eau et machines-outils. L’intégrale do ces forces le long du contour représente le travail virtuel total des forces appliquées pour le déplacement électrique virtuel cq — i le long du contour. Il faut y ajouter le travail des forces d’inertie. C’est le flux, à travers le contour, du vecteur — a' égal à la dérivée de l'induction magnétique changée de signe. Le total doit être égal à zéro; c’est la seconde loi. L’interprétation des deux lois lon-damcntales est évidente. J.a première correspond a la liaison d’incompressibilité de l'Hydrodynamique; la seconde exprime que le travail total des forces est nul pour tout déplacement virtuel hq compatible avec la liaison. Elles doivent donc contenir les équations générales de l’électricité pour les corps en repos. Pour les corps en mouvement, il sulïil d’ajouter les forces d’inertie (pie j’ai étudiées au sujet de la vrouc de Barlow. puis les équations relatives aux
- (') « J'ai chiM'ché à adopter les notations de Maxwell (Traité d'Électricité, t. TT, n" 618). Mais un changement
- la mémoire, j’ai désigné chaque vecteur par la lettre qui vecteur «est celui qui a pour composantes a. b, c. Enfin
- de Hamilton, pour représenter la partie vectorielle et la partie algébrique du produit des deux vecteurs. »
- déplacements virtuels des corps mobiles. T.es équations relatives aux déplacements électriques sont de deux sortes, suivant qu’on envisage soit la masse d’un milieu continu, soit la surface de séparation de deux milieux différents. Nous allons les établir.
- » a. Equations indéfinies dans un milieu continu. — Appliquez la première loi à la surface de I élément dx dy dz et la seconde loi au contour de chacune de ses trois faces dx d:..... Par un raisonnement simple et d’ailleurs classique, vous trouverez
- dx dy dz. ° ‘
- d\X d\' , _
- dy ~ dz ~ a ~
- » Dans la notation vectorielle de Grassmann, ces équations s’écrivent
- ^ | u — o (cf. Maxwell. n° 607), (I)
- |[sUJ-“'-° (* i,. A, B, I ; :il)
- u05 591, 598, 611).
- Suivant que le corps est conducteur ou diélectrique, elles deviennent.
- T,!>’ = \t*(7 f: + p’)= ;
- rr\'àTt="’ |[i(-x + p=]=“' («M-Wi**!.
- » 3. Equations à la surface de séparation de deux milieux. — Prenez les axes O.r, 0y parallèles à la surface et appliquez la première 101 à l'élément dx dy dz, la seconde loi aux faces de cet élément, vous obtiendrez, en affectant d’1111 accent les lettres relatives au second milieu,
- U = U'. Y-V (III)
- » Ainsi, la composante tangentielle de la force èlectromotrice est continue; la composante normale du courant total est continue,
- » Trois cas se présentent suivant que les milieux sont tous deux conducteurs, tous deux diélectriques, ou l'un conducteur et l’autre diélectrique. Les équations deviennent, dans ces
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- ë-H‘=é-p',
- X— I', = X’ — P'2.
- h-<h-£-<r,
- Y-Q, = Y'-Q'2,
- g_Pâ = X'-F', ^-^ = Y' Qi’
- des milieux est
- J»foire électrique il des équations de la
- ^ P's, Q- Q'a sont mils. Si, déplus, initiale est mille, l'intégration
- » 4. Comparaison de nos /< de Maxwell. — T,a formule \ I) 1 la formule (II),
- Maxwell, conduit, pour les part et pour les diélectriques d’autre part, au> mêmes équations qu’on peut déduire des équations A, R, I de Maxwell é5()i, Ôq8, fiu).
- est dans l'interpré-
- tation des diverses forces électroiuotrices que Maxwell semble confondre entre elles. Ladille-rcncc s'accentue dans les formules du n° 4. Les
- tn‘ Ôjo'j. Je n’y trouve pas les formules (2) et (3\ que je crois nouvelles.
- u Deux caractères dillerencient notre théorie de celle de Maxwell. C’est, d’une part, la considération exclusive des contours fermés pour écrire les équations de l'équilibre dvnamique de l’électricité et, il tmtve part, la distinction cl la localisation des diverses forces qui semblent confondues dans Maxwell ; je exclusivement celle de Jacob! dans les coi leurs, celle qui vient de la différence de p tiel dans les diélectriques.
- simplicité, par l'absence d'hypothèse, enfin par l’interprétation mécanique que j’ai exposée au n° 2 .et qui fait rentrer les lois de l’Électrodvna-mique dans le principe gé, "
- tique imaginé par 1’ été décrit ici l'an de
- (L. On se souvient que d’où
- d’bydrogcne et d’oxygène produit
- tube capillaire ; par suite de la viscosité des gaz, ci prend dans le voltamètre it d’une quantité h la^pres-
- pression A, lequel est proportionnel à l'intensité, l'ail connaître à une constante près cette
- ms ajoute-e de proportionnalité varie la viscosité d’un gaz dépen-même de la température; c est cette propriété que M. Job met a profit pour la mesure des températures : pour cela il mesure l'excès de pression h lorsque le gaz s’écoule par un tube à la température ordinaire et. l’excès lorsque l’écoulement a lieu par un tube porté à la température que l’on veut déterminer; le rapport de H et. de //, qui ne dépend que de l’écart
- flacon à large goulot cylindrique en tôle reliée au pôle positif d’une pile. A travers le bouchon passe un tube à entonnoir à l’extrémité inférieure duquel on fixe, à l'aide d’un bouchon, un vase poreux contenant l'autre électrode; un fil de platine passant dans le tube à entonnoir la relie au pôle négatif de la pile. T.es deux cellules électrolvtiques snut remplies d’une solution de soude à 1 ô p. 100
- robinet a trois voies permettant de diriger le /' ' à la
- température ordinaire, soit dans
- A) Éct. iilnet.. t. XX VIII. p.
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- T. XXX. — H» 4.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- le premier estun boul de lube thermométrique, le second est un tube de porcelaine à canal de i mm de diamètre dans lequel on engage, sur une longueur d'environ 5 cm, un fil de platine capable d’y glisser a frottement doux.
- L’appareil ainsi constitué a été étudié par comparaison avec un pyromètre thcrinoclcctrique de M. Le Chatclier. Le tube capillaire et le couple ont été placés cote à côte dans un four et portés plusieurs fois à des températures d’environ i 200’. M, Job a constaté que les mesures de pression et les indications du galvanomètre demeuraient toujours parfaitement concordantes. Le pyromètre à viscosité reste donc comparable à lui-même. C était à prévoir : le fil de platine est bien maintenu dans une position invariable h l’intérieur de sa gaine de porcelaine. De plus, il s’y trouve constamment baigné dans un courant d’oxygène qui le préserve de toute altéra-
- La comparaison a conduit en outre à un résultat important. Le rapport de H à h variait comme une fonction linéaire de la température. Il résulte de là qu’il suffit de déterminer deux points fixes pour connaître complètement la graduation de l’appareil.
- En somme, ajoute M. Job, on a là un pvro-mètre très commode, précis et sensible, que chaque opérateur peut construire et graduer lui-même. Il semble appelé à rendre des services dans les cas où l’installation d’un galvanomètre et d’un couple fait défaut. Mais il présente en outre un avantagée nouveau : les variations de température étant traduites par des variations de pression, leur inscription est rendue facile. On Jera passer dans le voltamètre un courant d’intensité constante, le gaz dégagé sera dirigé d une façon permanente dans le tube capillaire chaud, et un manomètre enregistreur relié au voltamètre tracera la courbe des températures. »
- Sur la valeur absolue des éléments magnétiques au 1er janvier 1903, par Th. Moureaux, présenté par M. Masoart. Comptes rendus, t. CXXXIY,
- p. 41-42.
- Le champ magnétique terrestre étant troublé à l’Observatoire du l’arc Saint-llaur, depuis l’établissement des lignes de tramways électriques à trolley dans la région (J), et, pour la même
- cause, les observations magnétiques de Nice et de Perpignan ne présentant plus maintenant une garantie suffisante pour être publiées , M. Moureaux se borne, cette année, à donner les valeurs obtenues à l’Observatoire du Val-
- Ce nouvel établissement, destiné à remplacer la station magnétique du Parc Saint-Maur, est situé sur le territoire de la commune de Ville-preux, à 9 km ONO de Versailles, par o° iç/23^ de longitude ouest de Paris, et q$° 16'' de
- latitude nord. Le inagnétographe de M. Mas-cart, mis en service en décembre 1900, a fonctionné très régulièrement pendant toute l’année iyo 1. Les courbes de variations, dont les repères sont fréquemment vérifiés, sont dépouillées pour chaque-heure du jour.
- Les valeurs des éléments magnétiques au ier janvier 1902 sont déduiLes de toutes les valeurs horaires relevées le 3i décembre 1901 et le Ier janvier 1902, rapportées à des mesures absolues faites aux dates qui précèdent et suivent immédiatement le ior janvier. l.a variation séculaire résulte de la comparaison entre les valeurs actuelles et celles qui ont été données pour le iê,'janvier 1901 (*).
- Valeurs absolues et variation séculaire des éléments magnétiques à l’Observatoire du Val-Joyeux.
- Inclinaison............. 6.}° 58', a
- Composiiate horizontale. . 0.19684
- Composante verticale . . . o,4ai56
- Composante nord......... 0,18998
- —4',o5
- -f-o,oooo5
- Séance du 13 janvier 1902.
- Sur les corps radio-actifs, par P. Curie et M'1"- S- Curie. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 85-8;.
- Dans cette note les auteurs exposent les idées qui les ont guidés dans leur étude des corps radio-actifs.
- Ils admettent que chaque atome d’un corps radio-actif fonctionne comme une source constante d'énergie, hypothèse d’où l’on peut tirer plusieurs conséquences pouvant être soumises au contrôle de l’expérience sans qu’il soit néces-
- (!) Éd. Éleet., t
- {*) /ici. Élect., t. XXIX, p. 49a, 28 décembre 1901.
- XXVI, p. 11a, 19 janvier 1901.
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- 25 Janvier 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- saire de préciser où le corps radio-actif puise cette énergie.
- Si l’on cherche à préciser l’origine de l’énergie de radio-activité, on peut hure diverses suppositions qui viennent se grouper autour de deux hypothèses très générales : i° chaque atome radio-actif possède, à l’état d’énergie potentielle, l’énergie qu’il dégage ; l’atome radio-actif est un mécanisme qui puise a chaque instant en dehors de lui-même l’énergie qu’il dégage. Les auteurs examinent ces deux hypothèses i’1) et concluent ainsi :
- « Dans 1’ctudc de phénomènes inconnus, on peut faire des hypothèses Lrèsgénérales et avancer pas a pas avec le concours de l’expérience. Cette marche méthodique et sûre est nécessairement lente. On peut, au contraire, faire des hypothèses hardies, où 1 on précise le mécanisme des phénomènes; eette. manière de procéder a l’avantage de suggérer certaines expériences et surtout de lacrliter le raisonnement en le rendant moins abstrait par l’emploi d'une image. En revanche, ou ne peut espérer ima-
- lungue, bien que l'cxpéricncc do' plusieurs années ne nous indique jusqu’à présent aucune variation. Si, par
- le rayonnement genre cathodique est materiel, alors ou peut concevoir que les atonies radio-actifs sont en voie de transformation. Les expériences de vérification, faites jusqu'à présent, ont donné des. résultats négatifs. Ou
- le poids des substances radifcrcs et aucune variation dans l’état du spectre.
- « Les théories émises par M. Perrin [Revue scientifique, février iqoi) et par M. Becquerel [Comptes rendus,
- 9 décembre 1901) sont également des théories de transformation atomique. M. Perrin assimile chaque atome à
- explique la radio-activité induite par une dislocation progressive et complète des atomes.
- radio-actifs sont.des transformateurs d énergie.
- directement ou indirectement, a ' 1
- gincr ainsi a priori une théorie complexe en accordavecl’expérience. Les hypothèses précises renferment presque à coup sûr une part d’erreur à enté d’une part de vérité ; cette tien 11 ère partie, si elle existe, fait seulement partie d’une proposition plus générale à laquelle il faudra revenir un jour. »
- Principe relatif à la distribution des lignes d’induction magnétique, par Vasilesco Karpcn. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 88-90.
- « Le problème de la distribution des lignes d’induction se présente à chaque instant dans l’étude des dynamos; pour trouver les flux magnétiques utilisés dans ces machines, les ingénieurs appliquent les lois de Kirchhoff aux tubes formés par les lignes d’induction tracées de façon approximative.
- » La généralisation des lois de KirchhofF, on le sait, n’a rien d’arbitraire ou d’empirique; toute l’incertitude consiste dans le tracé des lignes d’induction, et l’équation de continuité à laquelle doit satisfaire l’induction ne se prête guère à guider ce tracé.
- » Le principe que j’énonce plus loin, équivalent, d’ailleurs, à T’équation de continuité, se prête mieux que celle-ci aux applications, étant l’expression directe d’uue loi qui semble naturelle et générale.
- » Une distribution approchée ou arbitraire des lignes d’induction peut être considérée comme une distribution réelle, en imaginant que les parois des tubes d’induction sont imperméables aux lignes de force ; on peut alors dire qu’à chaque distribution correspond une certaine énergie intrinsèque du milieu et, dans ces conditions, nous pouvons énoncer le principe suivant : Dans un milieu magnétique soumis à L’action d’un certain nombre de forces ma.gnètomo-trices, le parcours des lignes d’induction est tel que Vénergie intrinsèque du milieu est maximum.
- » Soient s, s7,... les forces magnétomotrices agissantes, <ï>, les flux traversant ecs forces
- magnétomotrices.
- » L’énergie intrinsèque du milieu sera
- W = (Ki* + KV1*' + . ..),
- K, K',... étant des coefficients moindres que l’unité.
- » Il faudra donc choisir le trajet des lignes
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- i5a
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ce qui revient au : devra être minimum.
- » Ce principe, au meme titre que le principe de la moindre action, paraît presque évident (*).
- dans tous les cas oii intervient l’équation de
- M. Branly adresse,
- ’ imation à propos d notice sur la télégraphie sans fil, publiée par M. 11. Poincaré dans Y Annuaire du Bureau des Longitudes pour
- C’est par erreur que le tube à limaille, cm-' ployé dans la télégraphie sans fil comme récep-
- M. Branly et M. Lodge.
- lettre de M. Lodge à
- w~/IIm
- âV ÔV ÔV
- dT’ V IT’
- M. Branly, du8 janvier-1899, M. Lodge r
- M. Branly a faite, en 1890, do l’action que 1
- x, y. z ; d.r dy dz,
- + TT *•=-)* ***
- p!rtk's
- , ,hP ' ' I ' ' r. ' ' m par r ..fini 8 V = a ot posant
- W = f’
- *"r*=—/./J \iF{r }è-)+df(r-w) +-sr{r-aT)]ivJx^d--
- dr {r -If) + (r^f) +vr {f ir)-0 ;
- di& -girT
- nid.x.r, ”)</(H2, .r, y, ,).
- Le Gérant : C. N AUD.
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- XXX.
- ii Fëvrif
- 1902
- L'Eclairai
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur è l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur k la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN. Agrégé de l’Université, Froiesseur au Collège Rollio.
- LE CHEMIN DE FER DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900 A
- IV. STATION DE PRODUCTION DU COURANT UTILISÉ
- Le courant électrique transporté par la ligne était produit par une sous-stalion de transformation ; cette sous-station, se trouvait sur le quai d’Orsay, en bordure de l’avenue de la Bourdonnais (fig. 53).
- La sous-station dont il s’agil produisait à la fois le courant qu’utilisait le chemin de fer et le courant qu’utilisait la plate-forme mobile; pour chacune de ces deux installations, une ligne distribuait l’énergie à la fois aux moteurs actionnés et aux lampes utilisées, lampes à arc. et lampes à incandescence.
- La sous-station était alimentée par des courants alternatifs triphasés, à la tension de 5 ooo volts eL à la fréquence de 20 périodes par seconde. Ces courants étaient engendrés à la station centrale que la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest possède à Issy-les-Moulineaux, et transportés sur une distance de 5 400 m, au moyen de a câbles, de 1 o t,34 mmJ et à 3 conducteurs; normalement, l'un des câbles assurait le service et l’autre était on réserve; ces câbles longeaient la voie de la ligne Invalides-Champ de Mars-Versailles, entre FusIilc génératrice et la sous-stalion. Finalement, la sous-station produisait du courant continu, à la tension de 55o volts, et ce courant était distribué au chemin de fer par-une ligne à 2 fils (troisième rail et rails du roulement), à lu plateforme mobile par une ligne à 3 fils (les 170 moteurs étaient également répartis sur les deux ponts).
- Pour la distribution par l’électricité de l’énergie à fournir aux moteurs qui devaient
- (*) Voir L'Éclairage Électrique du 7 septembre 1901, t. XXVIII, p. 353.
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- faire démarrer la plateforme mobile, puis produire son entraînement continu, deux modes furent envisagés :
- i° L’emploi de courants alternatifs triphasés et de moteurs d'induction ;
- 2° L’emploi de courants continus et de moteurs série.
- A la suite de très intéressantes discussions sur les différentes solutions qui étaient
- Fig. 5’S. — Sons->tiiticm du quai d'Orsay.
- proposées pour résoudre Fuit ou l'autre des doux problèmes considérés, seuls deux projets restèrent en présence, celui de AJ. Boucberot et celui de AI. Ma/en, le premier relatifs l'emploi dos courants alternatifs triphasés et le second relatif à l’emploi du courant continu. On crut devoir préférer l’emploi du courant continu, en raison de la plus grande sûreté de maniement qu’il parut présenter, et l’on adopta le système préconisé par AI. Mazen : on produisait le démarrage des moteurs en augmentant progressivement le voltage aux bornes de la machine qui alimentait la ligne, et ceci en faisant varier le courant d'excitation de cotte machine. Par conséquent la sous-statiou dut être munie de transformateurs tournants et de groupes pour l’excitation séparée des génératrices de ces transformateurs i/L
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- i,jG
- Pour la production du courant do ligne du chemin de fer, la transformation se faisait au moyen de transformateurs sialiques et do eommutatrices.
- C’est ainsi qu’un groupe de transformation complet, capable de répondre à lui seul à toutes les exigences que pouvaient réclamer ensemble les doux services à assurer, comprenait :
- i° Un transformateur toiirnaul (moteur d'induction à courants alternatifs triphasés — généralisée de courant continu) pour produire le démarrage et l’entraînement continu de la plateforme mobile;
- «° LTno commutalriee (courants alternatifs triphasés — courant continu) pour fournir le courant qu’utilisait le chemin de fer ;
- 3° Un petit transformateur tournant pour produire le démarrage, puis l’exeUation séparée, de la génératrice qui fournissait le coûtant qu’utilisait la plateforme mobile ;
- 4° Un groupe de trois transformateurs statiques, monophasés, pour l’alimentation de la eommutatrice ;
- 5° Un groupe de Irois petits transformateurs statiques, monophasés, pour l’alimentation du petit transformateur tournant.
- L’équipement de la sous-slaLion était constitué par deux groupes de transformation complets (un groupe de service et un groupe de réserve), par les appareils de distribution
- tionale des Electriciens, dans sa séance du 9 janvier 1901 : Sur la plateforme électrique de l’Exposition universelle de ,900, étude résumée dans L’Éclairage Électrique, t. XXVII, p. ,65, 4 mai i9or.
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- jer Février 1902.
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- i57
- qui étaient nécessaires pour la mise en service de ces groupes, et par les appareils qui mesuraient les differents éléments de l'énergie électrique mise en jeu.
- Il fallut disposer les différentes parties de cet équipement de façon à respecter les arbres qui se trouvaient sur l’emplacement que devait occuper la sous-station : les figures 54 et 54 bis représentent les dispositions qui furent adoptées.
- Transformateur tournant servant au démarrage de la plateforme mobile (fig. 55). — Ce transformateur était formé d'un moteur d’induction, à (murants triphasés, et d’une génératrice de courant continu, à excitation séparée ou en dérivation; le moteur commandait la génératrice par l'intermédiaire d’un accouplement élastique. La vitesse normale était de 290 tours pa'r minute.
- Moteur (fig. 56 et 56 bis). — Le moteur, d’une puissance de 85o chevaux, était alimenté directement sous 5 000 volts cl ?5 périodes par seconde.
- Les courants à haute tension s’y trouvaient distribués dans l'enroulement à champ tournant que présentait le stator, les trois phases étant montées en triangle ; cet enroulement élait porté par un noyau en tôles de fer doux, lamellées et assemblées à queue d’hironde, le noyau ôtait pris dans une enveloppe en fonte (fig. 5-), et l’ensemble élait placé à l’inté-
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- rieur d'un forl bâti en fonte, formé do deux moitiés séparées par un joint horizontal.
- L'induit était un roior à enroulement en eourt-circuit ot du lype à tambour cannelé (fig. 58], Le noyau était en tôles de. Ibr doux, lnmellées ; il éJail. fixé sur le croisillon en fonte par des queues d'hironde. L’enroulement était formé de barres de cuivre, étroites, maintenues dans les cannelures par des cales situées à la partie supérieure de ces cannelures et par doux anneaux de grande section, supportés respectivement de part et d’autre du noyau secondaire (il n’y avait pas de frettes) ; les barres secondaires étaient boulonnées.
- Fig. 56. — Moteur du transformateur tournant.
- à leurs extrémités, sur les deux anneaux, les connexions ainsi obtenues ayant été faites de telle sorte que les variations de température n’aient pu les influencer.
- Les données caractéristiques de ce moteur étaient les suivantes :
- i° Alimentation par des couraiiLs alternatifs triphasés, à la tension de 5 ooo volts eL à la fréquence de 25 périodes par seconde.
- Puissance normale : 85o chevaux.
- 3° Excès de la température de la machine sur la température ambianLe :
- 4o° C. pour un travail à charge normale pendant vingt-quatre heures,
- 5:>° C. pour un travail à 2.5 p. ioo de surchai’ge pendant vingt-quatre heures,
- 6o° C. » 5o » » une heure.
- 4° Rendement : 92 p. 100 à demi-charge,
- y3 » à trois quarts de charge,
- 93 » à pleine charge de 85o chevaux.
- Ces rendements tiennent compte des pertes dans le cuivre, des perles dans le fer, des pertes dues aux frottements et à la résistance de l’air; ils furent déterminés par la méthode des pertes séparées.
- 5° Intensité exigée par phase : 85 ampères en régime normal;
- Facteur de puissance : 89 p. 100 à trois quarts tic -charge,
- 92 » «à pleine charge de 85o chevaux;
- G0 Nombre de pôles du champ tournant ; 10;
- Vitesse ; 3oo tours par minute (environ) à vide.
- 290 « en régime normal,
- est pratiquement une fonction linéaire de la charge entre la marche à vide et la marche à 5o p. 100 de surcharge.
- y0 Pour une tension constante de 5 000 volts aux bornes, le rapport entre le couple moteur instantané et le couple moteur normal pourra atteindre la valeur :
- 2 au démarrage,
- 2,5 au moment d’un à-coup.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ t59
- Hr‘ Isolement entre l'enroulement et la carcasse du stator résistant, après échauffement, à une tension alternative cle xaooo volts.
- Enfin, remarquons que la ventilation se trouvait très bien assurée.
- Génératrice. — La génératrice (fig. 55) avait une puissance de 6oo kilowatts, sous 55o volts. Elle déterminait le démarrage de la plateforme mobile avec poo'ampères’sous 2oo volts, et assurait l'entrainement continu avec 3ao ampères sous 4-5o volts, le trottoir à grande vitesse marchant alors à raison de 7,H km par heure.
- Les données caractéristiques de cette génératrice étaient les suivantes :
- C Machine calculée pour donner i 090 ampères sous 55o volts, à ’-.qo tours par minute.
- Excès de la température de la machine sur la température ambiante : 4o° C. pour un travail à charge normale pendant vingt-qualre heures. A La suite de celle marche, la machine pouvait supporter une surcharge de 5<> p. 100 pendant deux heures, ou une surcharge. de 100 p, iuo h 200 ampères) momentanément.
- 3" Rendement, calculé par la méthode des pertes séparées :
- 94 P- 100 à pleine charge, qd » à trois quarts de charge,
- 92 » à demi-charge.
- 4° Nombre de pôles : 8
- Excitation par un enroulement travaillant entre les bornes de la machine OU entre celles d’une j.-^, 56 bis. — Moteur «lu U-ausformatcur tournant,
- excitatrice séparée-,
- 5cTsolement des bobines inductrices et isolement de l’enroulement induit résistant à une tension alternative de 3 non volts.
- Les pièces polaires étaient lamellces eL constituées par des tôles d’acier laminé, noyées dans la fonte à Lune de leurs extrémités.
- L induit était du type tambour à rainures, avec enroulement en'parallèle. L’enroulement induit possédait un système d’équilibrage qui assurait l'uniformité de la distribution du courant dans les circuits de l'induit, et qui aurait pu meme maintenir cette uniformité dans le cas où l'induiL serait venu à se décentrer de 1,6 mm, par rapport à l’alésage de la carcasse inductrice. Cet enroulement était formé par des barres de cumre, forgées et cin-L'ées, sans joints ; les bobines se trouvaient maintenues dans les rainures par des cales en libre dure, sans l’aide de fretles. Le noyau de l’induit était constitué par dos disques
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- en tôle d’acier, encastrés à queue d’hironde si deux plaques de sevrage.
- Le collecteur comportait dos lames de ci étaient maintenues, d’une part, par une bague et, d'autre part, par des segments solidement i
- le croisillon en fonte et maintenus entre
- en dur étiré, isolées au mica. Ces lames me de fonte avec le croisillon [de l'induit nlenus au moyen de forts boulons; cette disposition avec segments permettait d’enlever une ou plusieurs des lames sans déranger les autres. Les conducteurs de l'induit se trouvaient soudés aux collerettes des lames du collecteur, et les collerettes, en cuivre dur laminé, avaient été rivées et brasées sur ces James.
- Les balais étaient en charbon.
- La densité du
- rant t
- amperi
- vait être d’environ par cnC, à pleine charg
- Enfin, partout la ventilation pouvait se faire facilement.
- Le démarrage de ce transformateur tournant se faisait par le côté courant continu, la génératrice fonctionnant alors comme moteur; le courant utilisé pour cette opération était pris soit sur le groupe d’excitation correspondant à la génératrice, soit, lorsque cela était possible, sur le tableau de distribution de la basse tension (l). Le moteur était mis sous 5 ooo volts dès qu'il arrivait dans le voisinage du synchronisme avec les courants du réseau à haute tension, ce qu’indiquait tout sim-(toi r ie n nzcui sous ocoo v ^ CuUtc). ° * ' plement un tachymètre monté sur
- l'arbro de la génératrice.
- l’our Opérer le démarrage de la plateforme mobile la génératrice était excitée séparément, sous une intensité progressivement croissante, et dès que la plateforme mobile avait atteint sa vitesse normale, la génératrice s’excitait en dérivation, l'excitation séparée étant alors supprimée.
- Commutvtiuce (fig. 5q et bis). — La commulatrice, d'une puissance de 4a° kilowatts
- 57. — Sut
- O Ce
- celui <1o
- ‘aient
- Los dessins portent 6oo kilowatts, comme valeur de la puissance de la
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- jor Février 1902.
- REVUE D’ÉLECTRTCITÉ
- s 35o volts efficaces. Sa vitesse de marche champs tournant avec une fréquence do
- était, alimentée par des courants triphasé était de 5oo tours par minute (6 pôles 20 périodes par seconde).
- L’armature était pourvue d'un enroulement pour courant continu et correspondant ; une pleine charge normale de 818 ampères sous 55o volts. Celte armature était du typi tambour à cannelures ; le noyau se trouvait formé de disques en tôle d'acier, encastrés ; queue d'hironde sur un croisillon en fonte et maintenus entre deux plaques de Serrage L’enroulement était constitué par des barres de cuivre, forgées et cintrées, sans joints ; le: bobines se trouvaient maintenues dans les rainures par des cales en fibre dure, sans Laidi de frettes.
- Du côté des courants alternatifs les balais frottaient sur des bagues collectrices en bronze spécial ; ils étaient en cuivre et à raison d'un par bagne. Du côté du courant continu les balais étaient en charbon et frottaient sur un collecteur constitué par des lames de cuivre dur élire, isolées au moyen de mica; ces lames se trouvaient maintenues, d’une part, par une bague venue de i'onle avec le croisillon do l'induit, et, d’autre part, par des segments solidement assujettis au moyen de forts boulons ; Le nombre des lames était tel que la différence de potentiel entre deux lames consécutives se trouvait
- toujours inférieure à jo volts ; les conducteurs de l'induit étaient soudés dos lames du collecteur ; enfin, dans les balais de charbon la densité de c< était d'environ 6,5 ampères par cm2. Au sujet de la eonnnulatiou, ajoutons qu'il n’était pas nécessaire de faire varier le calage des balais lorsque la charge variait de la valeur o à la valeur qui correspondait à une surcharge de 5o p. ioo.
- Les trois courants alternatifs d'alimentation étaient engendrés respectivement dans les circuits secondaires de trois transformateurs statiques monophasés, les circuits primaires de ces transformateurs étant branchés respectivement sur chacune des trois phases du réseau de distribution sous 5 ooo volts ; ces transformateurs statiques avaient chacun une puissance de 170 kilowatts (‘).
- Les circuits des courants triphasés étaient tous disposés suivant le montage en triangle*
- L’excitation du stator était produite par la machine même, avec un enroulement com-pound ; l’enroulement série était tel que, la machine marchant en génératrice de courant continu, la tension aux bornes variait do 5oo à 55o volts lorsque la charge passait de la valeur o à sa valeur normale. Les bobines shunts étaient constituées par du fil de cuivre et
- - Rotor Ju
- colIerctLes ant normale
- ûlowaltü, mais elles furent perdi Utriees que l’on put alors se proci
- e puissance de 220 kilowatts, pou
- rer d«. l’alix
- le naufrage du Pauillac, et durent être nite. D'ailleurs, la puissance de 4S0 kilo-
- ntatioii de la eoaimutatrice de 600 kilo»
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- les bobines péries par des barres. Les pièces polaires étaient lamellées et formées de tôles d’acier laminé ,* ces tôles se trouvaient maintenues par la fonte du bâti.
- Les isolements des circuits, tant pour les bobines inductrices (pie pour les bobines induites, avaient été éprouvés sous une tension alternative de 2 5oo volts.
- Enfin, la ventilation était partout très bien assurée.
- -----1.
- Celte coinmvilatrice était démarrée par un moteur d’induction à courants triphasés, d'une puissance d’environ 4° chevaux. Le rotor de ce moteur était calé sur l'une des extrémités de l’arbre qui portait 1 armature de la eonimulatriee (fig. Go), et le stator se
- trouvait dans un bâti porté par une console que présentait le bâti principal de cette machine.
- Le moteur de démarrage était à 4 pôles ; sa vitesse de synchronisme était donc de j?5o tours par minute. Pour opérer le démarrage, 011 branchait le moteur sur les enroulements secondaires des transformateurs statiques destinés à assurer la marche de la coin-imitatrice, en reliant ses bornes d’abord aux milieux, puis ensuite aux extrémités de ces enroulements; par conséquent, le voltage appliqué était de : iy5 volts pendant une première phase, 3ao volts pendant une seconde phase {fig. 61 ; ab, bc, ca> puis AB, BC, CA). Dès
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- que la commutatrice avait une vitesse nettement supérieure à celle de son synchronisme (5oo tours par minute) on arrêtait l’alimentation du moteur, puis on attendait l’extinction de lampes de phase )fîg. 6a) pour alimenter immédiatement la eommutalrice même ; à partir de cet instant le côté courant continu pouvait être utilisé. On remarquera que le moteur d’induction ne servait qu'au moment du démarrage.
- Les rendements de la commutatrice étaient de :
- 94.5 p. joo à pleine charge.
- 93.5 » à 3/4 déchargé.
- 91.5 » à i/a charge.
- Ces rendements, déterminés par
- la méthode des pertes séparées, tenaient compte des pertes dans le cuivre, des pertes dans le fer, et des pertes par frottement.
- Quant à l’excès de la température de la machine sur la température ambiante, il était de : 4^° C. pour une marche pendant vingt-quatre heures, avec un débit de 8i8ampères sous 5au volts;
- S!,***
- 55° C. pour une marche pendant vingt-quatre heures avec une surcharge de 20 p. 100 ; r-o0 G. pour une marche pendant une heure avec une surcharge de 5o p. 100.
- Et, dans tous les essais de température dont il vient d’être question, le flux magnétique
- était réglé de manière que, du côté des courants alternatifs, le facteur de puissance ne fût pas inférieur à 9a p. 100,
- En réalité, rime des deux commutatriccs assurait le service du chemin de fer, et l’autre assurait celui de la plateforme mobile; la plateforme était démarrée au moyen d’un transformateur tournant, puis on maintenait sa vitesse uniquement au moyen d’une commutatrice.
- Transformateur tournant pour l’excitation séparée ifîg. 63). — Ce transformateur était
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- lormé par un molenv d'induction à courants triphasés et par une génératrice de courant continu; le moteur entraînait la génératrice par l'intermédiaire d'un accouplement élastique. Trois transformateurs statiques monophasés, d’une puissance de io kilowatts chacun, et alimentés sous 5ooo volts, assuraient l’alimentation du inolear, sous 200 volts. Ce moteur, d'une puissance de 4° chevaux, à la vitesse de ~io t : m, était à 4 pôles l'fig. 64. 64 bis et
- (>4 ter). La génératrice, d’une puissance de 3o kilowatts, était à excitation en dérivation, et produisait 54,G ampères sous 5f*o volts.
- Transformateurs stattques (fig. ho et 65 bis. — Puissance : 170 kw.). — Chaque transformateur statique était constitué par un transformateur de tension immergé dans un bain d’huile contenu lui-môme dans une caisse formée de parois en tôle de fer maintenues par une armature extérieure en fers cornières.
- Le transformateur de tension était du type cuirassé, à circuit magnétique double. Les enroulements primaires et secondaires se trouvaient chacun répartis en un certain nombre de bobines plates, chaque bobine étant, elle-même subdivisée en un grand nombre de conduis formées chacune de quelques tours de fil; de plus, les bobines étaient toutes isolées séparément; enfin ces bobines étaient disposées les unes contre les autres, chaque bobine
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- secondaire se trouvant comprise entre deux bobines primaires (ce genre de construction est représenté sur la ligure 66). Et ce genre, d’enroulement avait été réalisé de manière à satisfaire aux conditions suivantes :
- i° Ne soumettre les différents isolants qu’à des différences de potentiels très réduites ;
- 2° Présenter une grande surface de refroidissement;
- 3" Permettre de l'aire varier le rapport de transformation en modifiant le groupement des bobines élémentaires entre elles;
- 4° Réduire la dispersion le pins possible.
- Une plaque de marbre portait les bornes de l’enroulement primaire, une autre plaque de marbre portait les bornes de lenvouJernenl secondaire, et ces deux plaques se trou-
- vaient respectivement de part et d’autre du transformateur de tension. Les conducteurs extérieurs aboutissaient à ces bornes après avoir traversé des manchons isolants par lesquels ils pénétraient à l’intérieur de la caisse en tôle.
- Le refroidissement de l'appareil se faisait spontanément : l'huile, d’une conductibilité calorifique relativement bonne, transmettait la chaleur du transformateur de tension à la caisse en tôle, et cette caisse se refroidissait au contact, de l’air avec une grande facilité, étant donnée la surface très étendue que ses parois verticales, fortement ondulées, offraient à la convection.
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- Le bain d’huile avait aussi pour fonction de garantir l’isolement du transformateur qui v était immergé. _
- Les transformateurs qui servaient à alimenter les rom-imitatrices répondaient, chacun aux données suivantes : t0 Rapport de transformation .
- 2° Fréquence des courants = an péi'iodes par seconde. 3° Capacité normale = 170 kilowatts.
- 4° Rendement = 96,6 p. 100 avec une surcharge de ?.5
- p. 100 à 1/4 de charge.
- 5° Chute de tension dans le passage de la marche à vide à la marche à pleine charge : Charge non inductive : 2 p. 100;
- Charge avec facteur de puissance = 0,8 : 5,5 p. 100.
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- 6° Excès de la température de l'appareil sur la température ambiante :
- 45® C- pour une marche à pleine charge pondant vingt-quatre heures,
- 6o° C. pour une marche avec surcharge de eu p. 100 pendant vingt-quatre heures,
- 6o° C. pour une marche avec surcharge de 00 p. 100 pendant une heure.
- -v Résistance des isolements — entre le primaire et le secondaire, et entre le primaire et la masse : 02000 volts instantanés;
- entre le secondaire et la masse: 6000 volts instantanés.
- Enfin, les poids dos différents éléments du transformateur de-170 kilowatts étaient les suivants :
- Transfo
- HuiM
- i34 kg. 907 »
- Total . .
- (A suivre).
- H. Tnirirn.
- NOTES
- SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL EN ALLEMAGNE 0)
- II. — Expériences de M. Braun
- La première idée fondamentale des expériences de M. Braun et des dispositifs de télégraphie sans fil qu’il a préconisés et installés est l’adjonction de condensateurs, en plus ou moins grand nombre, dans le circuit vibratoire.
- La bobine d’induction employée charge lespondensatcurs, et c’est l’étincelle de décharge de la batterie entre les boules de l'oscillateur qui produit les oscillations électriques transmises à l’antenne.
- Dans les premiers dispositifs de Marconi et dans ceux que nous avons indiqués de M. Slabv, an moins dans les premiers et les plus simples, l'ébranlement électrique est donné a l’antcnnè par des oscillations très rapides dont la longueur d’onde est très courte.
- Avec les condensateurs, au contraire, on obticut encore une décharge oscillante, mais avec des oscillations beaucoup moins rapides correspondant h des longueurs d’onde notablement plus longues.
- C’est en cela surtout que M. Braun tient à différencier ses méthodes des autres : emploi de grandes longueurs d'ondes au lieu de très courtes.
- Selon l’auteur, la première disposition Marconi avec oscillateur réuni directement à l’antenne d’un côté, à la terre de l’autre, présente les inconvénients suivants (2) :
- « On ne peut pas pratiquement augmenter l'effet utile par l’accroissement du potentiel, c’est-à-dire par la longueur d’étincelle, au-delà d’une valeur limite bientôt atteinte. L’ctincellc n’est plus alors active. Toute l’énergie produite en plus est inutilisée pour la transmission ; il est probable qu’elle se dissipe en chaleur dans l’étincelle.
- )i On ne peut pas réaliser une capacité importante du conducteur aérien s’il reste ouvert.
- » On n’a d’autre moyen pour augmenter les effets à distance que d’élever l’antenne, et dans cette voie, on est assez vite limité.
- » L’antenne est chargée à haut potentiel. En dehors du danger que cela peut présenter', une isolation très parfaite est nécessaire si l'on ne veut pas voir à chaque instant l’antenue déchargée, et des rates se produire dans la transmission.
- » Les oscillations sont très fortement amorties à travers l’étincelle, circonstance gênante pour les effets de résonance et très défavorable pour l’obtention de la syntonie. Comme on le sait, on
- (l) Voir /.'Eclairage Electrique, t. XXX, p. 121, a5 janv. 1902. 0 Elektrotechnische Zeitschrift, 21 mars 1901.
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- n’observe réellement dans ecs conditions que la vibration propre du résonateur, excitée par les premières impulsions de l’émission. »
- D’aprcs M. Braun, ces inconvénients sont inhérents à toute disposition dans laquelle on produit des étincelles avec de faibles capacités, et ils peuvent être évités en partie si on alimente le transmetteur avec de grandes capacités suivant des dispositions indiquées plus loin ; ces dispositions comportent toujours l’excitation directe de l’antenne, l'étincelle étant sur le chemin du fil qui conduit les vibrations.
- Mais M. Braun préconise un autre mode d'excitation qui, scion lui, est bien supérieur à l'excitation directe.
- Les oscillations sont transmises à l’antenne, non pas directement par l'étincelle, mais par induction.
- L’antenne est prolongée à la partie inférieure par le secondaire d’un transformateur spécial dont le primaire est parcouru par les oscillations électriques de la décharge.
- La figure i représente le schéma de cette disposition :
- De cette manière-, les inconvénients signalés ei-dessus disparaîtraient complètement et M. Braun donne pour ce montage les avantages suivants :
- i" De très grandes quantités peuvent être employées dan-3 le circuit primaire et avoir un effet utile; si l’on accroît l’énergie primaire employée, l’effet utile s’accroît dans des proportions beaucoup plus larges qu’avec la disposition Marconi.
- A Eappui de cette affirmation, l’auteur donne le tableau suivant :
- sans dire toutefois par quels moyens sont obtenues les évaluations numériques ci-dessus; probablement par la portée limite des transmissions obtenues dans chaque cas.
- 2° Les oscillations de l'antenne ont, comme l’ont montré les expériences de Tesla, une action physiologique à peine sensible ; on peut toucher directement cette antenne sans inconvénients, de même qu’on peut en tirer des étincelles.
- 3° Des soins beaucoup moindres peuvent être apportés à l’isolation de l’antenne ; les oscillations dans le circuit primaire ne sont généralement pas influencées par une isolation défectueuse de l'antenne : les ratés signalés plus haut deviennent imposssibles.
- 4e Les oscillations des circuits, primaire cl secondaire, sont faiblement amorties et peuvent être réglées très bien de façon n accroître considérablement l’amplitude vibratoire dans l'antenne, par la résonance obtenue dans les deux circuits ; on a ainsi une très bonne utilisation de l’énergie primaire. L’un des circuits comprend les condensateurs, l’étincelle, le primaire du transformateur ; l’autre circuit vibratoire est formé par l’antenne et le secondaire du transformateur. Il faut chercher à rendre la résonance, entre les deux, la plus prononcée possible en déterminant convenablement le nombre et. la grandeur des condensateurs, ainsi que les enroulements du transformateur d’excitation. Une fois les dimensions électriques trouvées pour des hauteurs et des formes d’antennes différentes, clics seront toujours facilement reproduites.
- 5° Enfin les vibrations de grande longueur d’onde, faiblement amorties, dont l'antenne est le siège et qui sont transmises à l’espace, remplissent les conditions fondamentales nécessaires pour obtenir un accord électrique satisfaisant entre un transmeLLeur et un récepteur donnés. Le problème de la syntonie peut ainsi être résolu beaucoup plus facilement.
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- Nous pouvons donner maintenant les schémas de quelques dispositions employées par Braun en utilisant la décharge des condensateurs, soit directement, soit par induction {‘J.
- 1. Excitation directe de l'antenne. —. La figure 2 représente schématiquement une de ces dispositions. Si la bobine de self S n'était pas fixée en À, mais en un autre point, par exemple, pour prendre le cas extrême, à l'extrémité supérieure 13 de l'antenne, on retombe sur une disposition décrite par Slaby dans Y Elektrotechnische Zeitschrift du 10 janvier 1901 /(ig. 3).
- M. Braun estime que son montage est tout autre, comme principe, que le montage analogue de Slaby et lui est supérieur théoriquement et pratiquement. Dans, l’analyse des expériences de M. Slaby, nous n’avons pas fait allusion au montage du transmetteur fait suivant le schéma de la
- Fig. a. Fig. 3.
- figure 3 précisément parce que M. Slaby semble y avoir renoncé et emploie maintenant un montage tout différent que nous avons d'ailleurs indiqué.
- M. Braun admet également que le mouvement vibratoire de l’antenne peut être influencé par l’adjonction de plaques de capacités quelconques, seules ou combinées avec des selfs qui terminent l’antenne en B.
- Il est à remarquer que le montage de la figure 2 ne montre pas de Iiaisiou directe avec la terre du circuit oscillant.
- Un point de ce circuit peut aussi être mis à la terre directement ou par une étincelle. C’est
- ce qui a lieu en particulier pour des combinaisons de condensateurs représentées par les figures 4
- et 5.
- Dans tous les cas. mémo avec l’excitation directe de l’antenne, pour avoir le meilleur effet, il faut chercher à obtenir la résonance de l’antenne elle-même et du circuit oscillant.
- 2. Excitation par induction. —• Habituellement, une des extrémités de l’antenne est isolée complètement de la terre. D’après M. Braun, la bobine du transmetteur dans laquelle les ondes sont excitées ne doit pas nécessairement être à-la terre. D ailleurs, au lieu d’être à une extrémité, elle peut être reportée plus ou moins près du milieu et partager le circuit transmetteur en deux parties égales (fig. 6). h auteur ne donne pas d’indications sur les meilleures positions relatives des deux moitiés AB, CD.
- (•1) Elektrotechnische Zeitschrift, 6 juiu 1901 : Drahtlose Télégraphié durch Wasser uud Luft.
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- Les extrémités du transmetteur peuvent encore être reliées à la terre par l’intermédiaire d'une self-induction, d’une capacité convenable, d’une combinaison des deux, d’une résistance ohmique ou encore d’une étincelle.
- La figure 7 représente une forme usitée dans la pratique ; f est une étinpelle mise à la terre ; elle jaillit à une distance explosive maxima ; cette étincelle peut également être reportée
- On peut également prendre la disposition de la figure 8 qui, à son tour, peut être modifiée ou combinée avec beaucoup d’autres.
- Un point du circuit primaire lui-même peut être mis à la terre directement ou indirectement.
- Nous n’insisterons pas d’avantage sur les nombreuses formes que M. Braun donne à ses dispositifs de transmission ; d’ailleurs, L’Éclairage Électrique, dans le numéro du 2 février 1901, en a
- Fig. 7. Fig. 8. Fig. 9.
- décrit un certain nombre, et elles dérivent toutes du même principe : emploi de condensateurs, et pour le plus grand nombre, excitation de l’antenne par induction. Dans tous les cas, comme nous l’avons déjà dit, il faut dimensionner les circuits de façon à satisfaire le mieux possible aux conditions de résonance.
- 3. En ce qui concerne l’antenne elle-même, sa forme et sa vibration propre peuvent être changées de différentes façons : antennes multiples, réseaux, bobines ou capacités supplémentaires. En particulier, de grandes hauteurs d’antenne ont souvent été changées avec succès en de plus petites, lorsque la longueur de fil supprimé était ajoutée sous forme de bobine.
- D’autre part, la place de ces bobines ajoutées n'est pas indifférente. D’après l’auteur, une bobine mise à l’extrémité peut, dans certains cas, donner des ondes beaucoup plus pures comme vibration. Une bobine placée à l'extrémité inférieure, comme l’indique la figure 9, est cause que les vibrations sont moins fortement amorties,
- M. Braun donne encore beaucoup d’autres détails d’expériences et des variantes des dispositifs de transmission, mais dont l’énumération n’offrirait qu’un intérêt secondaire, au point de vue plus général où nous nous plaçons.
- Récepteur. — M. Braun, dans ses descriptions, laisse complètement de côLé le récepteur. Il s’est occupé également du problème de la syntonie. L’emploi de condensateurs et d’ondes longues et faiblement amorties sont, comme nous l’avons dit, d’excellentes conditions, d’après lui, pour résoudre le problème. Avec ces ondes seulement, on a des chances d’obtenir une résonance convenable. Une onde courte et amortie excite toujours un résonateur quelconque pur la première impulsion électrique qu’il reçoit et le porte à son ctat de vibration propre ; de même que le choc d’un marteau fait vibrer un diapason quelconque c[ui rend le son fondamental, mais très faiblement. Si, au lieu de recevoir un seul choc, mécanique ou électrique, le résonateur est soumis à une suite ininterrompue d’impulsions concordantes avec sa vibration propre, on arrive à une résonance très prononcée.
- Dans des expériences relatées, un tube de Geissler s’illuminait brillamment à grande distance, dans un circuit excité par des décharges de bouteilles, aussitôt que le circuit était enroulé ; beau-
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- coup plus faiblement dès que l’accord était modifié. Si on remplace le tube par un cohéreur, on voit ainsi la possibilité de réaliser une télégraphie syntonc.
- La disposition du transmetteur indiquée par M. Braun permet, d’après lui, de rendre la plus grande possible l’énergie rayonnée et utilisable. Les dispositions du récepteur, sur lesquels il ne donne d’ailleurs aucun détail, lui permettent de concentrer l'énergie disponible qui atteint le lieu de réception, exclusivement sur l’appareil récepteur, de façon à être utilisée uniquement par lui.
- On peut, dit M. Braun « transformer l’énergie reçue en la forme la plus favorable pour le cohéreur, et mettre celui-ci à la place la plus convenable pour qu’il ne puisse se soustraire, à son action. Des modifications très peu importantes de l'accord diminuent immédiatement d'une façon extraordinaire l’énergie concentrée dans les appareils récepteurs ».
- M. Braun dit avoir résolu aussi le problème de la télégraphie multiplex, c’est-à-dire la réception simultanée de plusieurs dépêches qui utilisent dos longueurs d’onde différentes, au moyen d’une même antenne réceptrice, et cela « d’une manière nouvelle et très parfaite. »
- Résultats d’essais. — Dans ses premiers essais, M. Braun a eu surtout en vue de prouver que les dispositions qu'il préconisait étaient supérieures à celles employées au début par Marconi.
- Pour cela, une série d’essais comparatifs furent exécutés d’abord en 1898, à Strasbourg, puis, pendant l’été 1899, à Cuxhaven, et plus tard, jusqu’à l'automne 1900, en différents postes situés à l’embouchure de l’Elbe, communiquant soit entre eux, soit avec l’île de Helgoland.
- Les expérimentateurs rencontrèrent beaucoup de difficultés pour installer ces postes, à cause du manque de communications pour le réglage et du mauvais temps presque continuel. Les postes des bateaux-feux surtout furent très longs à établir.
- Malgré tout, des expériences intéressantes purent être faites dès la fin de 1899, non seulement entre les stations du continent et Helgoland ; mais on correspondit également très bien avec des bateaux naviguant dans 3a mer du Nord.
- Pendant l’hiver 1899-1900, entre un poste à terre ayant une antenne de 29 m, et le vapeur « Silvana », qui avait une antenne de i5 m seulement au-dessus du pont, des télégrammes sans fautes furent reçus régulièrement à 32 km et, à 5o km, on recevait encore des signes.
- Des essais de Marconi, exécutés au printemps de la même année par la marine de guerre américaine, et, relativement aux hauteurs de mâtures, dans des conditions presque identiques, donnèrent des télégrammes à 14 km seulement.
- Ces différents essais, dit M.,Braun, prouvaient bien que les désavantages de petites hauteurs d’antennes peuvent être compensés par une émission d’énergie plus grande (obtenue par le montage avec condensateurs et excitation inductive).
- En septembre 1900, d'autres essais furent encore entrepris entre Helgoland et le continent, comparativement avec la disposition Marconi — il faut bien remarquer que c’est toujours de la première qu’il s’agit : oscillateur à deux boules, excité par une bobine d’induction, une boule à l’antenne, l’autre à la terre. — Les hauteurs de mâts étaient 29 m et 3i m et la distance des postes, de 62 km. Les conditions étant exactement les mêmes (cohéreur, hauteur de mâts, bobine, nombre d’accumulateurs), sur 400 signes, avec la transmission Marconi, aucun n’était observé à la station réceptrice, tandis qu’avec l’excitaliou inductive, pas un seul n’était omis.
- Le tableau suivant résume quelques-uns des essais faits par les deux méthodes.
- la charg
- ( « Silvana »-Kugelbake ....
- Elbe I-Kugelbake............
- ( Helgoland-Kugclbakc........
- ( Borkurn-Bat. feu de Borkum . ( Marine de guerre des Etats-Unis
- 3a
- 63
- 3a
- i3,5
- 30
- 31 40
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- M. Braun conclut naturellement que ce tableau montre lu supériorité incontestable de la disposition transmettrice décrite et cela, d’autant plus que le récepteur de Marconi était de beaucoup plus sensible.
- Dans les résultats d’essais publiés, il n’est nullement question de syntonie ou de télégraphie multiple par une môme antenne, quoique M. Braun, ainsi que nous l’avons dit, prétend être arrivé sous ce rapport à des résultats très satisfaisants.
- CONCLUSIONS
- Les expériences de M. Slahy et de M. Braun sont également intéressantes ; elles -nous montrent bien que par une étude complète et méthodique des multiples conditions du problème de la télégraphie sans fil, on peut espérer arriver à un agencement d'appareils qui donnera le maximum d'effets, au double point de vue de la portée et de la sécurité des transmissions.
- M. Slaby a eu surtout en vue l’installation du poste récepteur, et 3’est posé le problème de la syntonie en recherchant un accord des postes purement électrique, et en admettant qu’il arrive au poste récepteur des ondes de longueur bien déterminée, longueur pouvant d’ailleurs être variée à volonté lorsqu’on agit sur le transmetteur. 11 a voulu chercher un dispositif qui répondît le plus complètement possible à ces ondes déterminées, et à celles-là seulement, autant que possible. Les expériences prouvent qu'il est déjà arrivé dans cette voie à uu résultat des plus satisfaisants.
- Les hypothèses qui sont à la base de sa théorie ne sont peut-être pas absolument exactes, et cette théorie présente encore des lacunes, môme aux points les plus délicats qui restent les plus obscurs. Elle a quand même le mérite d'indiquer uuc voie de recherches, de donner une marche générale à suivre [tour installer les postes, laissant en dernier lieu à l’expérience le soin, d’arriver au réglage le plus parfait possible par des tâtonnements forcément encore très longs. La théorie est beaucoup trop vague et mal établie pour qu’on puisse lui demander a priori un agencement qui ne nécessiterait pas de nombreuses retouches, D’ailleurs, une théorie même exacte ne dispenserait, pas de ces tâtonnements, car elle reposerait nécessairement sur des faits relativement simples tels qu’on ne saurait en trouver dans la pratique, où l’on se heurte fatalement à une multitude d’effets perturbateurs.
- Les expériences de M, Braun, au moins celles qu’il a publiées, visent particulièrement l’installation du transmetteur. Ce physicien revendique la priorité de l’emploi, pour la télégraphie sans fil, de grandes longueurs d’onde et d’une grande quantité d’énergie mise en jeu par l’emploi des condensateurs.
- 11 recommande également avec juste raison, pour éviter l’amortissement qui se produit forcément dans l'étincelle, la production par induction des oscillations dans l'antenne. Los raisons qu’il donne en faveur de ces méthodes sont également très admissibles. 11 semble bien, d’après ce qui a été publié de ses essais, que, toutes les autres conditions restant les mômes, les dispositions de Braun sont beaucoup plus efficaces que les dernières de Marconi.
- Enfin, pour terminer cette analyse déjà trop longue, nous 11e pouvons nous empêcher de faire observer que, de son côté, Marconi a beaucoup modifié et perfectionné scs premières installations, et que ses dispositions les plus récentes, par exemple celles employées pour la communication entre Biot et Calvi (*) au printemps de cette année, sont complètement différentes des premières.
- Au transmetteur, nous y voyons maintenant l’emploi de condensateurs, tel que le recommande Braun, l’excitation de l’antenne par iuduclion, au moyen d’un petit transformateur auquel on donne le nom dejigger.de transmission.
- Au réeepLeur, il est plus que probable que le réglage a porté sur les longueurs des enroulements des transformateurs employés et sur les conditions de résonance à remplir par les circuits •primaire et secondaire. Dans le primaire du jigger, on reconnaît l’enroulement auxiliaire de Slaby qui est en relation avec les longueurs d’onde cmplovccs ; le secondaire est en relation également avec ces longueurs, si l’on veut obtenir la résonance des deux circuits,
- (l) Éclairage Électrique, t. XXVIIt. p. 93, 20 juillet 1901.
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- Nous avons dit, en parlant des essais de Slaby que le multiplicateur n’ctait autre qu'un résonateur genre Oudin; mais le jigger actuel de Marconi n’est autre également, ainsi que le remarque M. Blondel, que l’analogue des résonateurs bipolaires d’Arsonval.
- Marconi emploie donc maintenant des dispositifs où l’on utilise les effets d’appareils connus depuis plusieurs années, notammeut en France, et où l’on retrouve en outre les principes exposés dans les expériences des physiciens allemands. Comme il obtient des résultats incontestablement très remarquables, on doit en conclure une fois de plus que ces principes ont de la valeur, et c’est ce qui nous a engagé a en parler ici avec quelques détails.
- En faisant ces dernières remarques sur les expériences de Marconi, nous ne songeons d'ailleurs nullement à dire que le savant expérimentateur s est inspiré, pour réaliser ses appareils, des idées d’autres physiciens ; il est fort possible qu’il les ait eues en même temps et que ses installations lui soient complètement personnelles. Dans toutes ces questions neuves et brûlantes, pleines d’actualité, où les théories et les expériences de laboratoire prennent corps et se transforment peu à peu en exploitations industrielles, il est bien difficile, sinon impossible, de trancher les questions de priorité, quelles qu'elles soient (l). J. Reyval. •
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Moteur à essence Letombe à grande vitesse. Revue industrielle, XXXII® année, p. 5o4, su déc. 1901.
- Ce moteur présente cette particularité que, bien qu’utilisant du cycle a quatre temps et n’ayant qu’une seule manivelle, il y a deux coups de piston moteur par tour de manivelle. Il en résulte une meilleure régularité de marche et cette qualité, jointe à sa grande vitesse angulaire, pourrait permettre de l’appliquer utilement à la construction de petits groupes électrogènes ; c’esl ce qui nous engage à en donner une description sueointc :
- U comporte deux pistons At À., (fig. 1) dans le prolongement l’un de l’autre. Le piston As travaille par sa face supérieure et le piston À, par sa face annulaire et dans le même sens que À2. La bielle C est attelée sur le piston A2 pour diminuer l’encombrement.
- Chaque face de piston est alimentée par des organes de distribution sépares et complètement indépendants. Le cycle est ;i quatre temps pour chacune d’elles ; de sorte qu’en croisant les phases de la distribution, on obtient bien sur l’arbre à manivelle une explosion par tour.
- Les soupapes d'aspiration Gi et G2 sont auto-
- (l) Dans le précédent article, p. i.VÎ, ligne 6, lire faci- ! Wnt au lieu de faiblement. I
- matiques. La commande des soupapes d’échappement E,, Es se fait par l’intermédiaire des tiges T,, T2 (rappelées par des ressorts comme
- 1. — Coupe par l'f
- des tiges de soupapes) sur lesquelles agissent des leviers Lt L, qui reçoivent l’action des cames calées sur l’arbre de distribution K, faisant
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- deux fois moins de tours que l’arbre moteur.
- Toute la distribution est renfermée dans le carLer S de l'arbre moteur. De l’huile verscc dans ce carter suffit pour la lubrification de tous les organes. Le piston A, est graissé sous pression par un orifice percé dans la paroi du cylindre.
- Le réglage adopte permet de marcher soit avec l’un des pistons seul, soit avec les deux. La surface du piston étant un peu plus grande que celle de As, on dispose ainsi de trois forces différentes : celle donnée par le piston Àj seul ou À2 seul, ou et A.., marchant ensemble.
- Fig, 2 et 3. — Admission du mélange carburé.
- Les figures 2 et 3 représentent le mécanisme d’arrivée d’air et de gaz à l’une des soupapes d’admission.
- Le robinet m placé près do la soupape d’admission G, commande deux orifices ; l’un % par où arrive le gaz ou l’air carbure, et l’autre [3 par où arrive l’air.
- La figure 3 montre qu’en manœuvrant convenablement le robinet 011 ferme l’arrivée de gaz en mémo temps que la section d’air augmente. E11 opérant ainsi, la dépression à l’aspiration diminue en même temps que la quantité de gaz admis diminue également. U en résulte une surcotnpression de la charge quand on demande moins de force au moteur. Pour arrêter complètement un côté, il suffit de continuer à tourner le robinet m jusqu'à ce que l’arrivée de gaz soit complètement fermée. A ce moment, l’arrivée d’air est. au contraire, ouverte en grand. Dans ce dernier mouvement, la lige l, solidaire du robinet m, peut, par son crochet, y, maintenir la soupape d’aspiration ouverte.
- Les allumages se font, par les inflammateurs électriques Bj Bs, Une seule bobine suffit.
- Le commutateur en ébonite (fig. 4). monté sur l’arbre K, reçoit en c le eounant induit qui est distribué alternativement aux bornes B'j et B'2 eu relation avec les bougies Bj et B2. La distri-
- bution se fait par les ressorts Rs et R2 conduits par une came D en matière isolante calée sur l’arbre K.
- Le courant inducteur est lancé dans la bobine à chaque allumage par le distributeur (fig. 5) monté sur l’arbre moteur O.
- Le courant sc ferme sur les bornes D et E
- Fig. 5. - Distributeur électrique.
- par l’iulermédiaire du ressort t et de la vis V. Le ressort porte un appendice p qui, relevé par une came creuse c, ne donne le contact qu’au moment où l’appendice passe devant l’encoche z.
- Ce distributeur peut être décalé en marche.
- La carburation est faite par un carburateur mixte à pulvérisation et niveau constant, mais qui agit également par surface, parce que le jet d’essence est lancé sur une matière poreuse qui s’imprègne du liquide en excès. Cette partie poreuse, placée dans le courant d’air aspiré, contribue alors à compléter la carburation à la façon d’un carburateur à surface dont le niveau serait immoblilc.
- Le carburateur a autant de jets séparés qu’il y a de surfaces de piston en travail. J. R.
- Pile thermoèlectrique Bènier. — Brevet français n° 3o5o4g du 3 novembre 1900. — Brevet anglais n° 898) du ier mai rgor. — Centrablatt f Accumulalurcn und Elementenkundc, l. Il, p. 284, ier novembre 1901.
- La figure 2 donne une vue en plan ; la figure 1,
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- une coupe verticale suivant la ligne AB de la figure i. Les ligures 3, 4 J sont des coupes transversales d’après les lignes CD, El7 et GII.
- L’élément est. constitué par une série de plaques pressées les unes contre les autres : une
- plaque a eu métal usuel quelconque, bon eon-
- Fig.l.
- Pile therinoélcfitriquc Bi
- ducteur de la chaleur et de l’électricité (cuivre, lontc, aluminium, etc.), chauffée de façon à avoir sur ses deux faces la même température: y'1 une plaque b établie dans les mêmes conditions que a, mais refroidie; 3° une plaque c formée par un des corps (le positif par exemple) du couple; 4° une plaque â constituant le négatif du couple. Ces diverses plaques sont disposées dans l'ordre suivant : une plaque chaude a, une plaque c, une plaque froide /;, une plaque r/, une plaque chaude a et ainsi de suite,
- Dans ces conditions, les plaques a et b ne jouent aucun rôle pour la production de la force électromofrice car leurs deux points de jonction sont a la même température. Elle n’intervien-nenl que comme conducteurs de la chaleur et de l'électricité et sont appelées plaques conductrices.
- Les plaques c et d, au contraire, appelées pla-
- ques génératrices, ont une face froide et une chaude et forment le couple. Si les plaques à sont en antimoine et. les plaques d en bismuth, le courant va de c en d à travers les plaques a et de d en c à travers les plaques b.
- L importance économique du système est la suivante : les plaques génératrices sont chauffées seulement sur leur surface de contact, seul point intéressant pour la ioree éleclrnniotriee.
- En isolant les substances génératrices sur leurs autres faces (par une couche isolante e) on ne refroidit ces plaques qu'au seul point utile,-la surface de contact. On peut réduire ainsi la perte par conductibilité clans la proportion qu’on veut en donnant à c et d l’épaisseur convenable, variant d’ailleurs avec la conductibilité de ces
- Celle disposition permet d’employer les corps générateurs c et d en poudre lassée, beaucoup de corps ne pouvant être employés que sous cette forme.
- f.es figures montrent la disposition pour les corps c et d en poudre. Entre les plaques conductrices a et b est placée une garniture isolante f en forme d’U (fig. o). Dans la cavité ainsi formée, on tasse le corps en poudre (qui peut aussi entrer en fusion si c’est nécessaire).
- Pour chauffer les plaques a, on fond celles-ci avec un canal g par lequel passent les gaz chauds d’un loyer amenés par un conduit central h qui les distribue dans les conduits i sur lesquels sont placés les éléments, chaque élément reposant sur une couche isolante k, Les plaques b sont refroidies par un courant d'air froid passant dans des conduits ni.
- Pour les petits éléments, les plaques a et b peuvent être pleines et découpées dans des barres de métal, les plaques froides faisant saillie d’un côté et les plaques chaudes de l’autre, comme le représente la figure fi.
- (.iliaque élément se termine à chaque extrémité par des plaques n et p de prise de courant sur lesquelles sont appliquées des plaques isolantes. Contre celles-ci appuient des plaques de caoutchouc q faisant ressort pour permettre la dilatation des plaques, ou encore lui ressort métallique, le huit étant serré par la vis r.
- La disposition décrite ici a été étudié spécialement pour des corps générateurs c et d mauvais conducteurs.
- L. J.
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- Procédé de l’Accumulatoren und Elektrici-tatswerke Aktiengeselîschaft, W. A. Bœse et G‘% pour la fabrication de plaques d’accu-
- Brevet anglais \ 4g4 du i mars 1901. CentralblaU f. Acr.u-muiatoren und Etementenkunde. Brevet français 767 du 6 mars 1901.
- On a cherché à agrandir le plus possible la surface des électrodes, et, avec les procédés actuellement conuus, un agrandissement plus considérable n’est plus possible. Des électrodes dont les nervures ou les dents actives ne doivent avoir que 0,1 mm d’épaisseur ne peuvent être produites ni par la coulée, su par la compression, car ou ne peut alors les retirer des moules «ni des cylindres sans les briser.
- |,c procédé breveté ici perinel d’obtenir ce résultat; il consiste à recouvrir d'une mince couche superficielle des plaques en plomb formées d'une âme centrale de laquelle partent des nervures, et â faire passer ensuite ces plaques entre des cylindres laminant finement les nervures dans leur sens longitudinal respectif.
- La mince couche superficielle a pour but de tenir séparées les nervures pendant le laminage et elle se compose cle préférence d’un enduit fm de peroxyde, ou d’une couleur très soluble.
- On peut employer à cet usage, soit des bandes, soit des plaques de plomb. Dans le cas de plaques, pour que les nervures puissent être laminées finement dans leur sens longitudinal respectif, elles doivent être dirigées obliquement par rapport à l’âme centrale massive; tandis qu’elles sont de préférence perpendiculaires à l’âme dans le cas de l’emploi dos bandes.
- La figure 1 représente la coupe transversale d’une bande de plomb â nervures, obtenue pat-coulée ou à la presse hydraulique, ou par tout autre moyen. Les figures 2, 3 et 4 montrent la même bande après 1, 2 et 3 laminages successifs. Le laminoir employé est représenté en figure 5. La figure fi se rapporte à une électrode composée d’un certain nombre des bandes ci-dessus entourées d’un cadre.
- Les figures y et B montrent l'assemblage des bandes avec le cadre, la première par eoulée, la seconde par soudure. Dans la figure 9, on voit une disposition réservant lui intervalle entre les bandes pour permettre l’accroissement des nervures oxvdécs. La figure 10 indique une électrode munie de nervures de renforcement et composée des bandes (fig. 11). La figure 12 esL
- une coupe transversale de cette plaque. Enfin la figure i3 représente une plaque à nervures obliques, obtenue par coulée ou h la presse hy-
- FiS.5.
- druidique, et les figures 14 et 10, la même plaque après 1 et 2 lamiuages successifs.
- Pour effectuer l’opération, on enduit d’abord les bandes (fig. 1) de peroxyde, puis on les lamine en les faisant passer successivement dans les espaces a b et c du laminoir (fig, 51. Après le
- fig. *3 à 9.
- passage en «, la bande n’a plus que la moitié de son épaisseur primitive; elle 11’a plus que le quart, puis le huitième, après le passage en b, puis en c. La bande 1 a des nervures de 5 mm de longueur, et o,5 mm d’cpaisscur, avec des intervalles de o,5 mm.
- Dans son élat initial, la bande a ainsi un développement de surface égal h 11. Après les 3 laminages, ce développement devient par conséquent 22, 44 88. Le procédé permet ainsi de
- laminer h 0,00 mm d’épaisseur les nervures qui présentent la supériorité d'être, d’une seule pièce • avec l’âme centrale.
- Pour assembler les bandes, on les munit d’un bord en queue d’aronde autour duquel on coule du plomb (fig. 7).
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- Lorsqu’au lieu de bandes, on lamine des plaques,les nervures doivent être obliques, et dès
- n
- Fig. IO. Il et 13.
- le début, la plaque doit avoir la surface nécessaire par unité de longueur; mais son épaisseur
- Fig. i3.
- doit être telle qu'on puisse huniirer les nervures au degré nécessaire. De telles plaques sont
- Fig. 14 a x5.
- représentées par les figures i3 à 16; elles peuvent s’accroître en ce sens que les nervures
- Fig. ifi.
- finement laminées agrandissent l’angle qu’elles forment avec le plan de la plaque, c’est-à-dire qu elles se redressent dans une certaine mesure.
- Les plaques acquièrent ainsi une épaisseur plus grande, de sorte que la quantité d’électro-lvte à l’intérieur de la plaque croît dans les conditions voulues.
- Les plaques positives et négatives sont fabriquées de la même manière et d’abord peroxy-dées; les négatives sont réduites ensuite.
- L. J.
- Perfectionnements apportés aux batteries d’accumulateurs, pnr Apple . Brovrt français,
- du ao mai 1901. — Ceutrnlblatt fur Accumuiatùrru-urtd Elemfintcnkunde, t. II. p. 286, Ier novembre 1901.
- L’inventeur constitue des unités à deux compartiments, de telle sorte que la connexion se lait par le bac; chaque unité donne ainsi 4voIts et le nombre des connexions devient très rcs-
- I.a figure 1 est une coupe par la ligne r-i de la figure 2 qui représente elle-même une coupe par la ligne 2-2 de la figure 1.
- Fig. 1 et a.
- a est une enveloppe en plomb ou alliage de plomb ou d’une autre substance conductrice comprenant deux compartiments séparés par la cloison a10 placée entre les deux éléments, ladite
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- cloison étant, do préférence de la même matière que celle de l'enveloppe.
- ax est une surface en forme de grille ou encore présentant des rugosités pouvant contenir la matière active. Les deux parois de l’élément sont recouvertes de ces grilles. Pour maintenir en place l’électrode, une nervure ai à la partie supérieure de l’élément court longitudinalement le long de chaque élément, sur un seul côté.
- Le couvercle o3, de même matière que les bacs, possède une perforation uH pour permettre à la queue b de la plaque b de passer pour assurer la connexion. Pour obtenir à cet endroit un joint imperméable aux gaz, des rondelles <7a s’emboîtent dans les perforations as et autour des queues bv Le serrage est obtenu à l’aide des écrous a, et
- Dans l’unité à deux éléments représentée ici, on a enlevé dans le compartiment de gauche la plaque b et le séparateur c: celui-ci est représenté brisé dans le compartiment de droite. ct est une nervure a la partie supérieure du sépa-
- Uno boîte d’ébonite ca repose sur le fond du bac et sous la plaque b ; elle est munie de saillies rainurces verticalement c.{ qui sont placées contre les parois verticales de l’élément, et la plaque b peut venir se loger dans ces rainures.
- Quand l’intérieur de l'élément a été disposé et la matière active introduite, on place la boîte isolante c, munie des nervures e , puis la nervure c± du côté où se trouve la côte, «a. La nervure c du séparateur c est chassée sous la saillie ai et est ainsi fixée solidement dans lecomparti-ment, puis la plaque b est introduite dans les cannelures des nervures cs et poussée vers le bas jusqu’à ce que la nervure ct, du côté du séparateur c opposé à celui qui vient d’être mentionné, s’engage par dessus le rebord du sommet de la plaque ù lorsque le côté de ladite plaque est de niveau avec le côté de sa cloison. On met ensuite en place le séparateur c de l’autre côté de la plaque. Ainsi celle-ci est maintenue sous le rebord du séparateur qui, à sou tour est maintenu parla saillie ar
- Quand les éléments sont ainsi assemblés dans les deux compartiments, on place le couvercle. On fait le joint des queues b1 par serrage des écrous «6 et sur la rondelle isolante a9 puis on soude ou fixe d’une façon quelconque le couvercle a.j sur les bacs de façon à les rendre
- étanches et imperméables aux gaz. Les surfaces internes d’un des compartiments sont positives tandis que l’intérieur du compartiment adjacent est négatif et que les plaques mobiles sont, de polarité opposée à celle du compartiment dans lequel elles sont contenues. Pour avoir la plus grande solidité possible, on peut constituer les bacs en plomb dur, le revêtement intérieur étant en plomb doux.
- L. Jl’MAU.
- Evaluation de la capacité d’une batterie d’accumulateurs dans un calcul d’avant-projet, par O.-A. Rosander et E.-A Forsberg. Eîek-
- En pratique, le courant de décharge d’une batterie d'accumulateurs est essentiellement variable; dans le cas, par exemple, où la batterie sert de secours au moment de la pointe, le courant part de zéro pour atteindre un maximum et retomber à zéro. Or, on sait que la capacité dépend du courant de décharge ; et il s’agit de connaître la capacité résultante.
- Divisons la décharge en n périodes in
- pendant lesquelles l’inlensilé conserve les valeurs constantes et soient c1...cn les
- capacités correspondant à ces intensités du courant de décharge.
- Au bout du temps T = Sù, il aura été consommé une fraction do la capacité égale à ^ — = 5 < 1.
- s sera=i si la décharge est complète. Si les périodes t sont infiniment petites, l’égalité ci-dessus devient :
- « £*=<
- Les auteurs calculent cette intégrale en évaluant i (t) et v (fi an moyen de formules empiriques. On se contentera ici de leur méthode géométrique.
- Les données sont : i° La courbe de décharge i (t) qu’on s’est fixé aprioi'i. Soit la courbe ODH tracée à droite de l'axe des i.
- j.0 La courbe des intensités en fonction des capacités i(e) qu’il est facile de construire avec les renseignements des fabricants d'accumulateurs ; soit LU à gauche de l’axe des /.
- Menons Ab à la distance unité parallèlement
- à O i.
- D’un point quelconque D sur ODII menons la
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- 1 • Févrie
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- 7l>
- parallèle a OA; elle coupe LL' en L. Traçons la droite OL et menons du point d’intersection M ; Aè lu parallèle ME à OA jusqu’au point de
- On'obtient ainsi OEFGII lieu des points tels que E. La surface limitée par cette courbe représente la quantité e.
- En eftet : Au temps <=OQ,le courant de
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- la Société d’encouragement,, l’auteur décrit les ventilateurs et pompes centrifuges de son invention. commandés par turbines à vapeur ou par moteurs électriques, et qui permettent, les premiers d’obtenir des pressions ou dépressions correspondant à 5 et 6 m de dénivellation d’eau, les autres d’élever l’eau à plusieurs centaines de mètres de hauteur, résultats qui n’avaient pas été obtenus jusqu’ici, tout au moins avec d'aussi bons rendements mécaniques ; il fait précéder cette description d'une étude théorique résumée des conditions de fonctionnement de ces appareils, étude qui le conduit à cette conclusion qu’en donnant aux organes mobiles une vitesse angulaire suffisamment élevée il est possible d’obtenir des pressions ou hauteurs d’élévation aussi grandes que l’on veut.
- Lorsque la commande est effectuée par turbine à vapeur, la vitesse angulaire de l’arbre du ventilateur ou de la pompe centrifuge a une valeur assez élevée pour qu’on puisse réaliser les conditions ordinairement imposées en n’otnployanl qu’utie seule roue d’un diamètre moveti. Si au contraire la commande est faite par moteur électrique, calé sur-l’arbre de l’appareil, et c’est pour nos lecteurs le cas qui les intéresse le plus, la vitesse angulaire obtenue, beaucoup plus faible que celle donnée par une turbine, ne permettrait de réaliser la vitesse périphérique nécessaire qu'en donnant à lu roue mobile un diamètre considérable auquel ne pourrait correspondre qu'un faible débit et un mauvais rendement. L’augmentation de la vitesse angulaire par trahis d’engrenages multiplicateurs entraînant aussi une diminution du rendement, M. Ra-tcau a tourne la difficulté en imaginant des ventilateurs et pompes centrifuges multicellulaires, c’est-à-dire constitués par plusieurs roues conjuguées en tension.
- M. Rateau donne la description des pompes multicellulaires construites par les ateliers Saul-
- oti des pompes à mouvement alternatif lent, employés presque exclusivement jusqu'ici, des harnais d’engrenages réducteurs, d’où perles d’énergie par frottement et complexité des appareils. Aussi croyons-nous utile
- des ventilateurs et pompes commandées par 'moteurs
- ter, Harlé et Cie. Nous nous bornerons à dire que chaque cellule renferme une roue avec une seule ouie centrale et ailettes disposées de part et d’autre du disque, et que les cloisons sont percées de canaux en forme de U, la branche dans laquelle le liquide est refoulée étant munie d ailettes fixes directrices qui empêchent la production de mouvement tourbillonnaires nuisibles. Un nombre quelconque de cellules (une pour chaque 20 111 d’élévation) sont juxtaposées les unes aux autres, toutes les roues étant clavelées sur un môme arbre et tournant dans le môme sous. Ajoutons que l’équilibrage longitudinal de l’arbre a été tout particulièrement, étudié, en vue de réduire sensiblement à zéro la poussée sur le palier de butée qui autrement chaufferait et gripperait. Pour obtenir cet équilibrage chaque roue mobile est munie de joues latérales de diamètres différents : ceile qui est du côté de Fouie s’étend jusqu’au bout des ailettes, tandis que l’autre, qui fait corps avec le moyeu duveté sur l’arbre ne va que jusqu’à un diamètre notablement plus faible que celui des ailes ; il en résulte un équilibrage de chaque roue prise isolément. Gomme cet équilibrage peut n’ôtre pas parfait, le résidu de poussée qui peut subsister est éliminé en fixant au bout de l’arbre un petit piston se mouvant sans frottement dans un cylindre ; en mettant l’une ou l’autre des extrémités de ce cylindre avec une cellule convenablement choisie de la pompe, on produira sur Lune ou l'autre face du piston une force de pression équilibrant le résidu de poussée latérale ; ce réglage se fait une fois pour toutes à l’usine et u’a besoin d'ôtre refait quesi on modifie la hauteur de refoulement pour laquelle la pompe a été primitivement réglée.
- Un grand nombre d’essais ont été faits sur plusieurs pompes eu vue d’en déterminer le rendement mécanique. Dans chaque essai on relevait : la vitesse de rotation, la hauteur d’aspiration, la pression de refoulement, le débit, la tension et l’intensité du courant alimentant le moteur.
- Il résulte du tableau des relevés relatifs à une pompe d’une seule roue clevant 80 m3 à l’heure à une hauteur de 3o m et faisant 2 200 tours par minute que le rendement mécanique de la pompe seule s’élève à plus de o,55. Une petite pompe à deux roues mobiles de 12 cm de diamètre a également permis d’atteindre un rende-
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- comme pompes de fonçage dans le creusement îles puits.
- Comme pompes souterraines, si le puits de mine n’a pas plus de 200 à 3oo ni de profondeur, on peut faire l'élévation de l’eau d’un seul jet, arec une pompe unique. Dans le cas contraire, il convient de diviser la hauteur totale en plusieurs jets de 100 a '>.00 ni; une semblable disposition a été réalisée dans les mines de Horcajo, en Espagne, par la Maison Sulzcr, de Wiuler-thur. Toutefois M. Rateau pense qu’il est possible, dans certaines conditions, d’atteindre yoo 111 et plus d’un seul jet, avec une pompe unique mue par un moteur électrique triphasé.
- Comme pompes de fonçage, les appareils centrifuges accouplés avec moteurs électriques paraissent préférables aux machines à piston à cause de leur faible encombrement, de leur faible poids et de lu facilité avec laquelle 011 peut suspendre l’appareil au bout de chaînes. Il y aurait peut-être à craindre, dans celle application, que les matières sableuses en suspension dans l’eau occasionnent une usure rapide de la pompe; mais cette craiutc 11e parait pas bien sérieuse tant que la quantité de sable entraînée ne dépasse pas celle que l’on rencontre généralement en pratique.
- Dans la dernière partie de sa communication, M. Rateau envisage les pompes mues par turbines à vapeur. Bien que les essais faits sur ces appareils aient donné des résultats surprenants, nous ne faisons que signaler cette partie qui sort du domaine de l’électricien.
- J. R.
- TRACTION
- Prise de courant P.-W. Smith pour tramway électrique Elektrotechnisckc Rundschau, t. XVIII,
- Smith réunit dans une meme prise de courant les avantages du trôlet et de l'archet. La prise est constituée par un trôlcL ordinaire (lig. 11 en arrière duquel est placé un archet; bipartie supérieure de celui-ci est rectiligne et porte deux cylindres formant, rouleau, ces pièces
- sont terminées en pointe et laissent par suite entre elles un creux qui correspond précisément il la roue du trôlet. Lorsque, au passage d’une courbe, le conducteur quitte la roue, le contact continue par l’un desrouleaux doTarchel, et lorsque la voie redevient rectiligne, le conducteur revient dans l'axe, glisse entre les deux rouleaux et retombe sur la roue du trôlet. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 13 janvier 1902. {Suite.)
- Sur la différence de potentiel et Vamortissement de l’étincelle électrique à caractère oscillatoire, pur F. Beaulard. Comptes rendus, 1. j CXXXIV, p. 90-9-2.
- Cette note a pour objet de compléter et de
- faible, ce qui est 'précieux pour l’accouplement arec ccr-
- reotifier celle que 1 auteur a communiquée pré-
- surveillance, peu d'entretien et presque aucune dépense de graissage, puisque les seuls organes où il y ait à
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- De l’influence des basses pressions barométriques sur la fréquence des aurores polaires. par H. Stassano, Comptes rendus, t. CXXX1V. p. 93-95.
- Dan? une note antérieure (*), l'auteur a signalé plusieurs faits qui démontrent que les aurores polaires sont d’origine terrestre, qu'elles sont liées intimement aux autres phénomènes météorologiques de notre planète. Parmi ces phénomènes, ce sont les basses pressions barométriques qui influent le plus directement sur les aurores en augmentant la fréquence ; l’auteur on donne de nombreuses preuves dans sa nouvelle note et conclut ainsi :
- « L’influence des basses pressions sur la pro-
- (tu pu ils n’est. pas indispensable pour le succès de l’ex-
- dem- donne un caractère intéressant aux résultats acquis :
- l'expérience de Buarbouze, avec courants telluriqiu ' faisant dévier l'aiguille d’un galvanomètre sensible.
- les plus faibles, '"donnent naissance à'des augmentations
- la vois humaine sur la membrane du microphone, et la
- parole est reproduite dans le téléphone, avec une netteté remarquable, sans l’intervention d’aucun de ces bruits parasites si gênants dans la téléphonie par fils
- dynamos de mes ateliers ne trouble pas cette réception
- » L’explication est difficile à donner; mais il est certain que la terre, dans cette expérience, filtre, en quel-
- téléphones placés à des distances quelconques du trans-
- » Dans te poste de la rue Claude-Bernard, ces courants peuvent actionner un relais aven sonnerie d’appel.
- le sol des catacombes, toute réception cesse : elle
- rétabli. Ce, sol est sec. Cette démonstration est cun-
- » Ces expériences vont continuer à de plus grandes distances et en faisant varier les conditions d’installation
- (i) Écl. Élect., t. XXVIII, p. 227. 10 août 1901.
- duelion des aurores rend compte également de l'orientation de cos dernières et de*bien d’autres problèmes qui se rattachent à ces météores. L'espace me manque pour développer ces questions. Il se dégage pourtant de cette influence une conséquence relative à l’origine des aurores que je dois indiquer en terminant. Pour qu’on puisse constater une relation aussi constante entre les diüerentes périodes et les différentes phases des aurores et la variation de la pression barométrique mensuelle et diurne, il faut qu’elles aient vraiment leur origine dans les couches relativement inférieures de l’atmosphère. Il serait autrement impossible de comprendre comment les variations de pression à la surface du soi pourraient avoir leur répercussion sur les très hautes couches de l'air où sc développent ordinairement les aurores. L’observation montre, d’ailleurs, que le rayonnement, de ces météores se propage toujours de bas en haut. »
- Sur la thermo-électricité des aciers et des ferro-nickels, par G-. Belloc, Comptes rendus, t. CXXXIV, p. ioj-106.
- Les résultats indiqués dans une précédente Communication (L ont été précisés et étendus, par l'emploi delà même méthode, à des échan-
- Le dispositif expérimental déjà sommairement décrit consiste à déterminer les courbes en. (E, l) et (*c 3°° pn couples
- acier-platine, en opérant dans un foui' électrique donnant des températures croissant ou décroissant avec une vitesse aussi faible que l’on veut.
- Certains essais ont porté sur une série- d’échantillons titrés allant depuis ]e fer doux jusqu’à l’acier, renfermant i,a5 p. 100 de carbone ; ces échantillons provenaient des aciéries d’Unieux et d’Àssailly (2).
- D’autres essais ont porté sur mie série d’aciers
- 'l) Écl. Êlect., t. XXYIII, p. 239. 11 août 1900.
- (2) v Les courbes en (E, t) montrent une progression continue de E avec t ; elles présentent trois points d’inllcxion. La teneur en carbone abaisse la valeur
- . /iS S
- « Si maintenant l’on construit les courbes en I > H • on voit qu’elle présentent toutes la même allure que j’ai décrite dans ma première Communication ; c’est-à-dire un minimum commun vers 38o°, un maximum en relation avec la position du point a3 et un second minimum dis-
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- :85
- ;iu nickel dont M. Steinmann avait, déterminé la force éleclromotrico par rapport au plomb, pour certaines températures d'ébullition dont la plus élevée, n'a pas dépassé 3oo°(1). Les teneurs en nicbel variaient depuis 5 p. roo jusqu'à 35,5 p. ioo.
- Séance du 20 janvier.
- Sur l'application des équations de Lagrange aux phénomènes électrodynamiques et électromagnétiques, pat- Liénard, Comptes rendus, t. CXXXIV, p. i63-i6*>.
- On se souvient que M. Carvallo (â), en prenant comme exemple la roue de Bavlow, arrive
- Uni dp 120° environ du maximum. Ces .résultats sont à la variation de résistance électrique avec la tompéra-
- en voisinant à partir de i ouo°. Par conséquent, de 65o° à i ooo1', le 1er se trouve dans un étal, tel qu’une proportion plus ou moins grande de carbone suffit pour dépla-
- électriqae et caractériser ainsi sa teneur en carbone ; cet étal correspondrait à celui qu'a défini Al, Pionchon dans son étude de la chaleur spécifique du fer.
- (t) « A l’encontre des résultats précédents, je n’ai pas obtenu de variation progressive de courbes on relation avec la composition chimique. T)e cette élude il résulte
- » i3 La forme générale des courbes on (M. t) do couples ferro-nickel-platine est parabolique ;
- » a0 II y a exception pour l'acier à 5 p. ioo de nickel; » 3° Les aciers à 5 p. ioo et à a8 p. ioo ont présente, à partir de 4oo° et ooo'3, dos variations brusques, révélatrices d’une transformation moléculaire;
- b 4° L acier à 28 p. 100 se distingue par sa grande force oied romotrice et la température de son point
- » ô° De faibles variations de teneur en nickel suffisent pour amener de grandes variations dans la température du point neutre cl sa force électromolrico, ainsi que le montre le tableau ci-après :
- il co résultat que les équations de Lagrange ne seraient pas toujours applicables aux phénomènes êlectrodynamiques, notamment dans le cas des conducteurs à deux ou trois dimensions, M. Liénavd établit que cette restriction n’est pas londée et qu’un raisonnement rigoureux appliqué au calcul des équations de Lagrange conduit bien aux équations exactes du mouvement de la roue de Barlow (J).
- (J) « Force pondéromotrice exercée sur la roue. — La
- différentielle partielle par rapport à x, doit naturelle-
- qui figurent dans T (notamment les y') sont constantes, c'est-à-dire que les intensités de, courant restent constantes pendant le déplacement.
- » Or, que doit-on entendre par là ? Esl-oe en chaque point de 1 espace que la densité de courant doit rester constante, ou, au contraire, par rapport, à la matière entraînée ? Si l’on se reporte au cas des courants linéaires, la réponse n’est pas douteuse; la question ne se pose même pas : c’est évidemment dans le fil que le
- rcr comme sî les tubes de courant étaient entraînés dans le déplacement et la déformation de la matière, le flux d’électricité à travers chaque tube conservant sa valoir
- primitive.
- a Supposons que le courant y', remonte dans la roue
- évaluer dT, une rotation virtuelle d.r qui amènera BC eu
- cien système de courants un autre courant r\ suivant le contour CB B'C. L’augmentation de T est. donc égale à y\d<P, d<P étant le flux à travers CBB'. En 11e considérant que l’action du courant. y's, est de la forme de Kÿ^dx
- 9T , dx*Ky' rr , ,
- sz=!f‘-dr- = K™>-
- la symétrie du système qui fait que, pendant la rotation Cela amenait tout naturellement à supposer que, dans
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- Électrodynamique des corpsen mouvement, pur E. Carvallo, Comptes rendus, t. CXXX1Y. p. i65-
- L’analyse de la charge d’un condensateur par un courant voltaïque conduit (* 1 * * * V), pour les corps on repos, h ces lois :
- inLe flux du courant total à travers toute surface fermée est nul.
- •>° La force èleclromotrice totale dans tout contour fermé est nulle.
- L’auteur en a déduil les écj nations de l'Electro-dvnamique pour les corps en repos (2). 11 élcncl ces résultats aux corps en mouvement,
- t. Les deux lois fondamentales étendues aux corpsen mouvement. —La première loi estuue loi de liaison analogue à celle de l’incompressibilité des liquides. Elle s’étend de la même
- » o. Forer rlrchoinotrice d'induction. — Son oxpres-
- 1 , rf ÔT T , . . ÔT
- raiW r est-----r- —rr- Le calcul ne ——— no owscnln
- dt dy dy
- c’esl-à-dire loul au repus ^ - est égal au flux fl1 à tra-
- , d ÔT rf<I>
- vers le contour el------= — -r— .
- dl dy' dt
- » C’est le caleul.de -j- qui est.sujet à erreur. Uunsidé-
- V ' P ' d dT
- champ. De même ici, dans le calcul de ~~jj ’ I10us devons tenir compte de ce que. par une rotation dx, le circuit matériel ABCI) prend la forme AB1VCI). Le coefficient d'induction mutuelle des deux circuits étant nul,
- d
- dt
- ar
- ô)-'
- — — Kv'j
- dx
- dt
- - — Kv’ji'j.
- » Xous nous sommes ho rué à l'examen du cas étudié absolument générale que la théorie de Maxwell est appli-
- corps magnétiques parfaitement doux,' à perméabilité (t) E.Carvm.i.o, Comptes rendus,t. CXXXU1, p. 1290; _ (2) K. C.Anvu.i n, Comptes rendus. X. CX.XX.IV'. p. 36 ;
- façon aux corps mobiles : la surface a travers laquelle on compte le llux peut être soit fixe, soit mobile avec l’un des corps. Quant à la deuxième loi, c’est celle des travaux virtuels poulies déplacements compatibles avec la liaison d'incompressibilité. Comment doil-on l'appliquer aux corps en mouvement? 11 bmt prendre les déplacements compatibles avec les liaisons du système considéré fictivement comme au repos dans sa situation à l’époque t. Ce sont les déplacements électriques qu’on peut imaginer suivant tous les contours fermés. Ainsi la deuxième loi s'applique cncoreiqtous les contours fermés lixes. L’expression du travail des lorees d'inertie sera seule changée ; c’était, pour les corps en repos, le llux du vecteur — a!, vitesse de variation de
- I induction magnéliqtie’ehangée de signe; poulies corps en mouvement, il résulte de la note du a3 décembre sur les lois do Yinertie électrique (Ç que ce sera le même llux augmenté de l'intégrale du vecteur/] [x'a le long du contour. Je vais rappeler ce qu’est ce vecteur, .l’en profiterai pour combler une lacune que j ai vivement
- 2. Force èleclromotrice d'induction due au mouvement de la matière. — J'ai établi dans la note du ail décembre que, pour les conducteurs magnétiques ou non et pour les électrolytes, cette force est représentée en chaque point par le même vecteur | [Vu] qui représente le parallélogramme construit sur la vitesse x' ctl'induc-tion magnétique a. Pour les diélectriques, j’ai dit que l’expérience f'aisaitdéfaut. OrM. Blondlot la réalisait, quand M. Carvallo écrivait sa note (").
- II a trouvé une force nulle pour l’air. M. Carvallo
- pense que, pour 1111 diélectrique dont le pouvoir inducteur spécifique est Ivx différent de celui du vide Iv0, on trouverait | [xa], comme l’in-
- dique M. Blondlot d'après Lorenlz. Quoi qu’il en soit, on peut représenter la force pur/[ [.Fa,], /étant égala 1 pour Les conducteurs et les électrolytes, à zéro approximativement pour Jes gaz, la valeur de /‘restant il préciser pour les
- t1) E. Carvam.o, Comptes t endus, t. CXXXII1, p- ng5 ; Ecl.Elevt., l. XXX, p. 108, 18 janvier 1902. C’esl par erreur typographique que cette note a été intitulée : <c Lois de Y énergie électrique. » C’esl inertie qu’il faut
- O Bi.osnoï-, Comptes rendus, t. CXX'XJII, p. 778 ; Ecl. Elect., t. XXIX, p. 414, 14 décembre 1901.
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- :^7
- Eoui'les surfaces de discontinuité, la composante normale du courant total a est continue; la composante langenlielle de la force électro-motrice est coutume (”).
- i de l'énergie. — C’est 1 équation des c virtuels où l’on remplace le déplacement virtuel par le déplacement réellement pris. On trouve que l’énergie fournie au svstème par les
- tentielles et de deux énergies cinétiques, l’énergie électrique et l’énergie purement mécani-
- ditM. Car-s deux lois de l’électrodyn; que établies
- » première loi est la liaison lité, la deuxième est la manifestation du principe des travaux virtuels sous la forme particulière qui convient à l’électricité.
- J’ai donné les équations générales de
- rendus, I.. CXXXIY, [>. 173-177.
- Lorsque, dans unbee à trous très tins, on brûle l'acétylène tel qu’il est obtenu de la décomposition de l’eau parle carbure de calcium, on ne tarde pas à constater que les (milices de sortie du gaz
- laire de cai’bone, alli.nl en jçrandissa.ïl jusqu’à prendre les proportions d’une excroissance aux formes des plus capricieuses. Le débit devient irrégulier et Ton dit alors que le bec est en-
- Ce phénomène de décomposition, qui a été le grand écueil de l’industrie de l'acétylène à son début, n’a jamais été étudié systématiquement, et le remède à l’encrassement a été cherché en modifiant de la façon la plus empirique l’un des 2 facteurs en jeu : brûleur ou gaz brûlé. Les uns, attribuant le dépôt de carbone à Fin-
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- Tome XXX.
- Samedi 8 Février 1902
- 9« Année. — N° 6.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D ARSÛNVAL. Professeur au Collège de France, Membre de l’institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre do l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLQNDIN. Agrégé de l'Université,
- LE CFïEMfN DE FEU DE L'EXPOSITION" UNIVERSELLE DE 1900 "
- Vi. STATION DE PRODUCTION DU COURANT UTILISÉ (nulle)
- Appareils et Tableaux de distribution. — Comme [.'indique le schéma des connexions que présenlail. la sous-slalîon (Iig. 67), à la suite des boîtes de jonction, où arrivaient les câbles qui distribuaient les courants à haute tension, se trouvaient :
- I.— 2 interrupteurs tripolaires, à main, du type « Plunger» à double rupture (système Westinghouse), correspondant chacun à l'un des deux câbles sons haute tension. Ces interrupteurs étaient montés sur marbre, et complètement séparés de tous les autres appareils.
- Dans le type d'interrupteur dont il est question ici (iig. 68), chaque rupture a lieu dans une petite chambre dont la capacité intérieure ne communique avec l’extérieur que par un trou de faible diamètre, et il y a quatre points de rupture sur chacun des 3 pôles; l’arc., qui est produit par une rupture, échauffe vivement l'air de la chambre à l'intérieur de laquelle il prend naissance, cet air se dilate en s'échappant en partie par l’évent que la chambre présente sur sa paroi latérale, et le brusque mouvement de gaz qui résulte de celte dilatation est suffisant pour souffler rapidement l'arc, celui-ci n’éiaut entretenu que par une tension relativement faible, vu le nombre des ruptures.
- Cliaemie des chambres de rupture est constituée par un cylindre, en porcelaine, percé, suivant son axe, au diamètre de 12,7 mm; dans le trou axial se meut une tige de cuivre — plongeur — qui sert à assurer, lorsqu'elle est poussée à fond dans le cylindre, la connexion entre les deux bornes que présente la chambre.
- (l) Voir L’Éclairage Electrique du iûr février. I. XXX, p. 153.
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- complètement isolés des parties qui reçoivent du courant, c’est-à-dire des plongeurs et des bornes.
- Enfin, les cylindres de porcelaine sont supportés par une pièce en fonte, qui sert en nièmo temps de guidç à la tige de commande. Cette pièce se monte sur la face arrière du panneau qui reçoit l’interrupteur, et le levier de manœuvre étant la seide partie de l’appa-
- reil qui soit située sur la face avant de ce panneau, aucune des parties chargées ne se trouve du côté où l’on manœuvre.
- Les données caractéristiques d’un tel interrupteur sont : i° Capacité maximum = aoo ampères;
- i0 Débit maximum possible à la rupture, sous 5 ooo volts, avec une fréquence de périodes par seconde et un facteur tic puissance au moins égal à 0,7a, = 5 à 6 ampères;
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- II. — 'j. installations de waltmètre compteur (iïg. fip) Chaque waltmètre enregistrait,
- chacun des câble
- Quant au waltmètre employé, il était niomêtres identiques (i el a) 'tig. 70), superposés et ayant leurs équipages mobiles montés sur le môme arbre, arbre qui entraînait les aiguilles indicatrices par sa rotation. Les circuits de ce wattmèire correspondaient respectivement à une pleine charge de ioo volts, pour chacun des fils lins, et de
- un cadran portant une série de divisions munies chacune d’une aiguille indicatrice, l’ensemble de ces aiguilles donnant l’intégrale de l’énergie à compter, l’énergie totale fournie par le câble sur lequel il était installé; l’installation en question comprenait, en désignant respectivement par A, B etC, les trois conducteurs du câble considéré :
- i°Un transformateur d'intensité monté, d’une part, sur A, et, d’antre part, sur l'un des deux circuits à gros fils du waltmètre, circuit que nous désignerons par a ;
- a® (Jn transformateur de tension monte sur la phase AB et sur l’un des deux circuits à lil fin du wattmètre, sur celui qui réagit sur a;
- 3® Un transformateur d'intensité monté sur C et sur le second circuit à gros fil du wattmètre, circuit c ;
- f\: (Jn transformateur de tension monté sur BC et sur le second circuit à fil fin du waltmètre, circuit qui réagit sur c ;
- 5® Un watlmètre-compteur. éalité formé par l’ensemble de cl-ectrodyna-
- pou
- chat
- S gros fils
- npere
- Enfin, l’un ou l’autre des a électrodynamomètres travaillant seul à pleine charge, la vitesse de l’arbre était de aô tours par minute et l'on avait alors :
- III. — D’une part, le tableau qui contrôlait la marche des moteurs d’induction alimentés sous 5 ooo volts, et, d’autre part, l'alimentation des enroulements primaires des transformateurs statiques.
- A. Tableau sous 5 000 volts (fig. 71 et 71 Ois) : Ce tableau était, formé de 2 panneaux identiques qui correspondaient chacun à l’un des deux moleurs d’induction de 85o chevaux. Chaque panneau était constitué par des plaques de marbre blanc, de 5o mm d’épaisseur, solidement maintenues dans une charpente en fer cornière, scellée dans le sol et reliée au mur par des tirants en 1er, et il portait :
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- i°Un disjoncteur tripo-laire, qui fonctionnait automatiquement dès que l'intensité du courant atteignait ioo ampères dans l’un quelconque de ses pôles ; ce disjoncteur pouvait ainsi distribuer 800 kilowatts, sous 5 000 volts; ses 3 pôles manœuvraient ensemble, les 3 bras mobiles étant reliés à un même axe, et un système de leviers permettait de les commander à la main, par l’intermédiaire de l'axe qui les rendait solidaires; en raison de la solidarité des 3 bras mobiles, les fermetures ou les ruptures ne pouvaient se produire que simultanément sur les 3 phases. Pour lo fonctionnement automatique, sur chaque pôle se trouvait un électro-aimant vertical dont le noyau» plus ou moins chargé au moyen de rondelles, déclanchait la fermeture de l’appareil dés qu'il était mis en mouvement par l’aeLion de la, bobine (fig. 72). Chaque rupture se faisait sur charbon, et avec une ouverture de 710mm.Enfin,les3 bras
- utre, sur le tableau, entre les bras de pôles voisins on avait toujours interposé une plaque de marbre blanc d’Italie, de mm d’épaisseur. a0 2 lampes témoins.
- ~ " V.
- 0”——
- *^^'1 9—
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- 3° 3 ampèremètres montés respectivement sur les 3 courants passant par li 4-’ a wattmètres indicateurs, montés respectivement sur deux des phases du sanl par le panneau : Le wattmètre (A) éLait alimenlê, dans des bobines pour
- ni proportionnel à i y73,
- courant pas-io ampères, altmètre (B)
- ipar
- m courant proportionnel à était alimenté, dans des bobines pères, par un courant propmiionn
- un (•ourant proportionnel, à e ^-r-. Et chacun do ces deux appareils donnait une indication proportionnelle à ci \J 3 cos ^, 'o dési-
- gnant le retard du courant sur la différence de potentiel fig. -3); les 2 wattmètres se contrôlaient donc l’un l’autre.
- 5° U11 voltmètre commandé par le secondaire d’un petit transformateur dont le primaire était monté sur l’une des phases du courant passant par le panneau.
- 6° lui interrupteur tri polaire commande à la main, du type « Plunger ». Ajoutons qu’un enclenchement mécanique convenable empêchait cel interrupteur do se fermer lorsque le disjoncteur était ouvert, et de s’ouvrir lorsque le disjoncteur était fermé; dans ces conditions, à la fermeture comme à l'ouverture des circuits, le disjoncteur était le premier interrupteur qui devait manœuvrer.
- ppvdf -• —y . ,T, _ - . . 4 y IL Alimentation des transformateurs
- V- f*' I •-'. statiques. — Des interrupteurs automatiques
- L-.Jô •' • • î • à fil fusible, sous 5 000 volts, étaientintercalés
- entre les conducteurs principaux d’alimentation et les circuits primaires des transformateurs statiques. Tous ces interrupteurs étaient identiques, et chacun d’eux {hg.74 ot 74 ôôy) -se composait essentiellement de deux bras, l’un fixe et l’autre mobile, normalement maintenus Fig. -1. — Vue du tableau des moteurs d’induction. rapprochés, contre l'action d’un ressort, par le hl fusible qui les réunissait à leurs extrémités supérieures, tandis que ces extrémités s'écartaient brusquement, sous l'action du ressort et par la rotation du bras mobile autour de son extrémité inférieure, dès que le fil fusible venait à fondre; l’arc de rupture éclatait entre 2 charbons, que traversait le fil fusible pour passer de l'un des bras à l'autre, et se trouvait presque immédiatement éteint en raison du grand écart que prenait rapidement ces 2 charbons.
- Notons que ces interrupteurs avaienl été groupés sur un tableau complètement séparé, qui se trouvait situé au-dessus de celui sur lequel étaient montés les « Plungers » qui commandaient l’alimentation de la sous-station, et placé à une hauleurteUeque seules les extrémités inférieures des bras fixes en étaient accessibles du sol do la station.
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- c. Tableau de distribution à basse tension. — Ce tableau (fig. 7a et 76 bis) sc composait de 13 panneaux, eu marbre blanc, de 610 nnu de largeur et ao mm d'épaisseur, solidement maintenus dans une charpente en fer cornière. Il se trouvait formé par la juxtaposition d'un tableau, composé de 6 panneaux, contrôlant le service du chemin do fer, et d’un tableau, composé de 7 panneaux, contrôlant le service de la plateforme mobile.
- Cet ensemble avait été placé au milieu de la sous-station, et il laissait derrière lui un large espace libre.
- Un observateur, regardant la face avant {lu tableau général, voyait, dans le sens de sa gauche vers sa droite ;
- a. Taolkac nr chemin de rnuffig.-a etyb)- — Celte première portion servait au contrôle de la marche des eoinmula-Irices, (cotés des courants alternatifs et côtés du courant continu) et à celui dos feeders du chemin de fer.
- A l’extrémité gauche, sur l’un des bords latéraux du tableau général, se trouvait un voltmètre pour 600 volts, disposé sur un bras mobile de façon à pouvoir être vu d’un point quelconque de la face avant de ce tableau; ce voltmètre indiquait constamment Le voltage du courant continu qui était produit par les conimutatrices en marche.
- Les panneaux ôtaient les suivants : icr Panneau.— Panneau pour eommu-talrice, côté dos courants alternatifs. U portait :
- 1 interrupteur Iripolaire à a directions, pour commander le moteur de démnr-rage; col interrupteur était relié, d’une Fig. 7a. - Disjoncte, ,r automatique,
- part, aux circuits secondaires des transformateurs statiques correspondants — aux milieux des enroulements, pour l’une des voies, et aux extrémités des enroulements, pour l'autre voie — et, d’autre part, au stator du moteur; sa capacité était de 100 ampères par pôle.
- 1 interrupteur Iripolaire, à rupture brusque, pour commander l'alimentation de la com-muîatrice ; cet interrupteur était relié, d'une part, aux extrémités des circuits secondaires des transformateurs statiques correspondants, et, d'autre pari, aux bagues de la machine ; sa capacité ôtait de 1000 ampères par pôle, et il permettait de rompre sous 600 volts.
- 1 rhéostat de champ, pour commander l'excitation en dérivation de la eommulairiee.
- 3 ampèremètres montés respectivement sur chacun des 3 conducteurs alimentant la eotn-mulalrice (les transformateurs relatifs à ces ampèremètres étaient sur la face arrière) ; chacun d’eux était éclairé par une lampe pilote.
- b lampes de synchronisation {>. sur la face avant, et 4 sur la face arrière), a* Panneau. — Panneau pour eomimi tatriee, côté des courants alternatifs ; identique au U' panneau.
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- 3e panneau. i intcrruptcu était relié, d’une
- - Panneau pour eommutatrice, côté du courant continu. Il portait :
- • Iripolaire pour commander le débit do la eommutatrice; cet interrupteur part, aux 3 bornes de la machine, et, d’autre part, à la barre négative, sur laquelle venaient se fixer les feeders de retour, à la barre d’égalisation, barre qui permettait la mise en parallèle des com-mutatriees, et au disjoncteur, d’où le courant allait aux panneaux des feeders positifs ; sa capacité était de iooo ampères par polo.
- i ampèremètre monté sur le câble qui allait au disjoncteur; cet ampèremètre était éclairé par une lampe pilote.
- i disjoncteur à maxinia, à rupture sur charbon et du type à balai, monté’ à la suite do l'ampèremètre (1), (un disjoncteur de ce type est représoulé par la figure 77). Co disjoncteur, dont l’échelle de réglage s’étendait de 800 à 1 5oo am-
- père
- était .
- n-lé
- Fig. :3. _ Cou,
- 5 d’un panneau du tableau des
- 1, e.t il permetlait la sous fioo volts.
- 4epanneau. —Panneau pour cominulatrice, côté du courant continu; identique au 3° panneau.
- 5ûpanneau. — Panneau de fonder positif. 11 portait :
- 1 interrupteur unipolaire, relié, d’une part, à la barre qui venait du disjoncteur ÿnlerealé sur Ie câble qui alimentait h; panneau, et, d’autre part, à l'un :ues d’induction, des feeders positifs.
- 1 disjoncteur à maxima, à (fig. 78), pour contrôler le courant qui devait
- rupture sur charbon et du type à mû passer dans l’interrupteur.
- 1 ampèremètre, monté sur la barre qui reliait le disjoncteur à l'interrupteur ; cet ampèremètre ôtait éclairé par une lampe pilote.
- En outre, sur la face arrière de ce panneau avaient été montés :
- (*) Pour la
- 1900, t. XXII, n° 9. p. 335.
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- [97
- i wattmètre compteur, qui enregistrait l’énergie utilisée par le service du chemin de fer; ce wallmètro était relié, d’une part, aux disjoncteurs des 3e et 4e panneaux, et. d’autre part, à ceux des 5e et 6“ panneaux ; il se trouvait donc intercalé entre les bornes positives des commutatriccs et les feeders positifs.
- i interrupteur bipolaire à a directions, qui permettait de relier les deux bornes extrêmes de l’une ou l’autre des deux eommutatrices aux bornes du voltmètre que portait un bras mobile fixé sur le bord gauche du iûl' panneau.
- 6e panneau. — Panneau de feeder positif ; identique au 5P panneau, sauf qu’il ne portait ni wattmètre, ni interrupteur de voltmètre.
- b. Tableau dk la plateforme mobile (fig. 70 0is\ 79 et 80). — Cette deuxième portion servait au contrôle de la marche des groupes d’excitation, à celui des transformateurs tournants (côtés du courant continu), et à celui des feeders de la plateforme mobile.
- 1panneau. — Panneau pour les deux groupes d’excitation. Il portait :
- 1 rhéostat de champ, pour la génératrice de l’un des groupes, du groupe 1 par exemple.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- i interrupteur tripolairo à s directions, qui commandait ie moteur de l'un des groupes, du groupe i par exemple ; cet interrupteur ôtait relié, d'une part, aux circuits secondaires des transformateurs statiques destinés à alimenter les groupes d'excitation — aux milieux des enroulements, pour l’une des voies (démarrage sous 160 volts), et aux extrémités des enroulements pour l'autre voie (marche normale sous 220 volts). —et, d'autre part, au stator du moteur; sa capacité étaiL de aoo ampères par pôle.
- i interrupteur tripolaire à 2 directions, qui commandait le moteur du ae groupe, du groupe 2 ; le montage de cet interrupteur était entièrement semblable à celui de l’interrupteur précédent ; sa capacité était de 200 ampères par pôle.
- 1 interrupteur bipolaire à 2 directions, qui commandait, le courant nécessaire au démar-
- rage de l'une des génératrices de cet était
- relié, d'une part, à la source de courant - à la génératrice du trroune
- chemin de fer (à la barre partant du
- négative montée sur les 3° et et 4e panneaux), pour l'autre voie—et, d’autre
- aux bornes de la génératrice à commander ; on pouvait donc faire démarrer le transformateur tournant soit en se servant du groupe d’excitation cor-
- Fitç. -5._Tableau de distribution* à basse tension. respondant, soit en se servant du cou-
- vant continu engendré pour le service
- du chemin de fer. Cet interrupteur avait une capacité de 100 ampères par pôle.
- j interrupteur bipolaire à deux directions, qui commandait le courant nécessaire au démarrage de la seconde génératrice de 600 kilowatts ; le montage de cet interrupteur était entièrement semblable à celui de l'interrupteur précédent; sa capacité était de 100 ampères par pôle.
- 2e panneau. — Pannneau pour commander le démarrage des transformateurs tournants. Il porlait :
- 1 rhéostat de champ, pour la génératrice du a* groupe d'excitation, le groupe 2.
- •2 interrupteurs bipolaires, correspondant respectivement à chacune des deux génératrices de 600 kilowatts ; chacun d’eux avait une capacité de 100 ampères par pôle.
- 2 interrupteurs unipolaires, qui commandaient, respectivement chacun des circuits d’excitation-shunt des deux génératrices de 600 kilowatts ; ils avaient chacun une capacité de 100 ampères par pôle.
- a ampèremètres, qui indiquaient, respectivement pour chacun des deux transformateurs tournants, les valeurs du courant de démarrage.
- 1 voltmètre pour 600 volts, qui servait à mesurer les voltages aux bornes des génératrices de 600 kilowatts.
- Ainsi, relativement à chaque transformateur tournant, pour le démarrage et l’excitation séparée l’on devait fermer à la fois l'interrupteur unipolaire et l’interrupteur bipolaire, et
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- pour la marche à auto-excitation l’on ne devait fermer que l'interrupteur unipolaire. Vpanneau. — Panneau de génératrice de doo kilowatts. II portait : i rhéostat.de champ, qui servait à régler l’excitation de la génératrice, intèrrupteurs unipolaires, montés respectivement sur chacun des pôles de la génératrice ; ils avaient chacun une capacité de i 600 ampères.
- t’iç. :") bis. — Vue du tableau de distribution à basse tension.
- 1 disjoncteur à niaxima, à rupture sur charbon et du type à mâchoires monté à la suite de l’un des interrupteurs unipolaires.
- i ampèremètres montés respectivement sur chacun des pôles delà génératrice; chacun de ces ampèremètres pouvait mesurer jusqu’à 1 5oo ampères.
- 4e panneau. — Panneau de génératrice de 600 kilowatts; identique au iP panneau.
- 5e, 6e et y panneaux. — Panneaux de feeders :
- Chacun de ces trois panneaux permettait d’alimenter 2 paires de feeders, en désignant
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- par paire (le fceders l'ensemble que formaient un feeder positif et le feeder négatif correspondant. Et, chacun d’eux portait pour, chaque paire de fceders : i interrupteur bipolaire, d'une capacité de 5oo ampères par pôle.
- i disjoncteur à maxima, à rupture sur charbon et du type à mâchoires monté sur le pôle négatif; sa capacité était de 4ôo aihpè
- En outre, les
- • le pôle négatif, et qui pouvait mesurer jusqu’à 600 ampères. et6e panneaux portaient chacun, à la base, un rhéostat, qui était formé par la réunion d'un groupe de résistances et d’un contrôleur, et qui servait h commander le démarrage de l’une des génératrices de 600 kilowatts, lorsqu'on la faisait fonctionner comme moteurslmnt; chacun des deux contrôleurs correspondait à l'un des deux transformateurs tournants; remar-
- : les 1
- rôleu
- ; et
- unipolaires, qui commandaient le service de l’éclairege (derrière tableau).
- En résumé, la sous-station contenait :
- 6 transformateurs statiques, à refroidissement et isolement par l’huile, chacun ; ils servaient à assurer l'éclairage, de la sous-station, à 110 volts, et
- les résistances eorrespon-dantesétaient respectivement identiques aux contrôleurs et aux résistances qui avaient été montés sur les voitures motrices du chemin de fer.
- Enfin, sur la face arrière du tableau qui était relatif à la plateforme mobile se trouvaient. un wattmètve compteur, qui enregistrait le montant de l’énergie que consommait le service de la plateforme, et deux interrupteurs 3 i#r panneau de ce
- 10 kilowatts alimenter les
- <ehaeu
- mpes d excitation.
- accouplés directement, et respectivement, loo volts; chacun des deux groupes ainsi ,'itation séparée, de l’une quelconque des
- moteurs d'induction de 4° chevaux, po 2 moteurs d’induction, de 4° chevai à 2 génératrices, de 3o kilowatts ehaeu formés pouvait assurer le domarrag deux génératrices de 600 kilowatts.
- 6 transformateurs statiques, à refroidissement et isolement par l’huile, de 1-0 kilowatts chacun; ils servaient à alimenter les commutatrices.
- 2 commutatrices, de 45o kilowatts chacune; chaque coinmutatrice était montée sur le même arbre qu'un moteur d'induction, de 4° kilowatts, qui servait à l'amener à une vitesse un peu supérieure à celle de son synchronisme; ces commutatrices fournissaient le cou-
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- rant continu qui était utilisé sur la ligne du chemin de fer, pour l’une, et pour la marche continue de la plateforme mobile, pour l’autre.
- Fig. 77. — 3)isj<nic(um' à maximum. Fig. 78. — Autre à maximum.
- Tableau rie la p!atc-fon
- a moteurs d'induction, de 83o chevaux chacun, accouplés directement, et respectivement, à deux génératrices, de 600 kiloxvatts chacune, sous aoo volts. Chacun des deux
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- “ t
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- ao3
- groupes ainsi formés servait à démarrer, et à amener à la vitesse normale de marche, la plateforme mobile. Lui-même était démarré par son côté courant continu, au moyen de courant fourni, en général, par la commutatriee déjà en marche : Lorsque la vitesse du synchronisme avec les courants du réseau à haute tension était atteinte, l’alimentation du courant continu était interrompue, puis les courants triphasés, sous 5 ooo volts, étaient lancés dans le moteur d’induction. Alors, s’il y avait lieu, on faisait démarrer la plateforme mobile en fermant successivement les disjoncteurs et interrupteurs des feeders correspondants, puis le disjoncteur et l’interrupteur qui commandaient le débit de la génératrice, enfin, en agissant sur le rhéostat de champ de cette génératrice de façon à en élever progressivement le voltage ; la plateforme démarrait pour un débit de 900 ampères sous 180 volts, pour atteindre son régime de marche avec 3oo ampères sous 0o volts. La plateforme étant à sa vitesse normale, la génératrice était mise en parallèle avec la commuta-trice qui ne travaillait pas sur le service du chemin de fer, puis elle était enlevée du circuit, ce qui reportait toute la charge sur la commutatriee, et cette commutatriee assurait alors, à clic seule, la marche normale de la plateforme.
- H. Tripier.
- CANALISATION S ÉLASTIQUES A COURANTS TRIPHASÉS
- Dans le travail suivant nous étudierons la manière dont se comportent les conduites à courants triphasés en cas de charge quelconque et nous montrerons comment cette façon de se comporter doit influencer le calcul des canalisations ou conduites.
- L’emploi des diagrammes vectoriels,(pour cette étude, offre une difficulté, en ce sens qu’on peut se tromper facilement dans les signes. Pour éluder cette difficulté • le plus possible, j’exposerai une considération générale sur la représentation au moyen de vecteurs de ce qui se passe dans les circuits à courant alternatif, particulièrement dans les circuits à courants polyphasés, considération qui justifiera en même temps l’annotation que j’ai choisie pour le diagramme du courant triphasé, qui diffère en partie de l’annotation usuelle.
- Diagramme du circuit et diagramme de la conduite.— Le courant alternatif (sinusoïdal) qui parcourt un circuit ou la force électromotrice (sinusoïdale) qui agit sur un circuit, sont généralement représentés par un vecteur, qui tourne autour de son point origine avec une vitesse angulaire constante ; les projections respectives de ce vecteur tournant sur une droite fixe passant, pour mieux faire, par le point de rotation des vecteurs représentent les valeurs instantanées des grandeurs du courant alternatif (voir fig. 1).
- La droite a une partie positive et une partie négative ; si la projection du vecteur tombe sur la partie positive, cela signifie que le courant marche dans le sens, ou que la force électromolriee agit dans le sens dans lequel on considère le circuit ; la projection sur le côté négatif représente un courant ou une force électromotrioc opposés au sens où Ton observe le circuit. Le diagramme par vecteurs suppose ainsi le choix d'un sens d'observation du circuit, ou d'un sens du circuit.
- 11 peut être désirable de changer le sens d’observation dans une portion du circuit. Cela arrive involontairement si Ton a affaire avec le montage en parallèle des récepteurs de courant, et aussi dans le cas très simple où le circuit est constitué par le générateur de courant, par un récepteur de courant situé à une certaine distance et par les conduites de liaison. On a alors l’habitude d observer l’installation dans la direction allant du générateur au' récepteur de courant ; le sens d’observation est donc opposé alors, dans l'une des conduites, au sens du circuit. On effectuera
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- donc, pour le mieux, le changement du scna d’observation au point milieu du générateur et en celui du récepteur de courant.
- Il est important de fixer ces points ; cependant le l’ait seul qu’on est habitué, à attribuer un certain sens non seulement à un circuit, mais aussi à une canalisation, nous donnait sujet, en premier
- lieu, à Jclianger le sens d’observation pour sens est naturellement dirigé dans le sens d l’appeler, par opposition au sens du circuit
- L’observation d’après le sens de la eut duites paraissent complètement équivalentes et l’on celle de retour. La base fondamentale du sens delà mandable pour l’étude des problèmes de conduite.
- Mais si l’on prend pour base le sens de la condi la figure i on obtient la figure En effet, si le coi l'observation, par suite, est positif, il doit parcouri tion, par suite doit être négatif ; la valeur des cou: de la figure r.
- La force électromotriee se divise, au contraire, veau opposés : Si l'on veut dêten
- partie (Lui nduites du eus de. la c< e offre l’a-» on n’a pas nduit
- e des moitiés 'du circuit). Ce premier ;énérateur aux récepteurs ; nous devons
- .mtage de la symétrie ; les deux con-à distingue/' entre la conduite d’aller et ; est pour cela particulièrement recom-
- ite, le diagramme vectoriel irant J„ parcourt la conduite •la conduite b dans le sens oppi ants est naturellement la mêm<
- transforme ; de dans le sens de
- for
- Si Vo
- c, en deux moitiés dont les vecteurs sont de nou-e électromotriee agissant dans le circuit, il faut es vecteurs E,, ou E„ et les additionner l'un avec 'eut déterminer le courant traversant le circuit, il faut choisir un des deux vecteurs .1,, ou J,,.
- A quel vecteur E ajoute-t-on l’autre, inversé, et quel vecteur J laisse-t-on subsister, cela dépend seulement du sens du circuit qui doit être choisi. Il faut envisager la chute de tension (') de la même manière que la force électromotriee. Elle se décompose en deux
- ! conduite s
- nduction
- capacité,
- parties qui, pot
- La chute totale de tension se compose des deux parties par l’inversion de Lune et par addition. La composition est effectuée dans la figure 3 en admettant le sens de la conduite a comme sens du circuit. Ej est la tension aux bornes du récepteur de courant. La façon d’obtenir Et est indiquée de deux manières, clans la figure, au moyen de la tension du générateur et de la chute de tension : d’abord, des vecteurs E„ et lî6 on retranche les chutes de e on ajoute —ta (= $,,) et — (= s„), et les différences EJ(J
- habituel « perte de
- », PO«r
- donnera pk
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- et Et;, obtenues sont additionnées pour donner E, ; d’une autre manière on combine d’abord s et — t,, pour avoir s et on retranche £ de Eu, c’est-à-dire} on ajoute — s, on obtient aussi it .
- Cour différencier nominativement l’une de l’autre les deux manières de représenter les choses caractérisées par la figure i et la figures, on doit appeler brièvement la première, Coudée sur le diagramme vectoriel du circuit, diagramme du circuit elles vecteurs dessinés, vecteurs du circuit, alors ([uc la deuxième manière doit être appelée diagramme de la conduite et ses vecteurs, vecteurs delà conduite.
- Il est recommandable, dans tous les cas compliqués, de dessiner le schéma de la conduite avec la flèche indiquant
- le projet du diagramme
- Fig. 5. — Système i
- Système di~
- le sens de 1 observation, comme cela dans les figures i et a.
- Dessinons le diagramme de la conduite ; dans ce cas, non seulement, la façon de représenter, mais aussi toute la façon de concevoir le circuit est devenue tout antre. Nous n’avons plus là à faire avec un courant et une. lorce électromotriee, mais avec 2 courants et y. forces électromotrices, qui chacun sont décalés l’un par rapport à l’autre de l’angle t: ; le système monophasé est devenu un système biphasé.
- Dans le cas du système triphasé avec montage en étoile, nous sommes depuis longtemps habitues à représenter la façon dont les choses se passent au moyen de diagrammes de conduites et de passer de ceux-ci aux diagrammes de circuit, quand cela est nécessaire. Mais remarquons qu au point de vue rigoureux, nous ne sommes en droit de parler d’nn courant triphasé, dans le cas de courant tournant avec montage en étoile, que si nous désignons en même temps le courant alternatif ordinaire comme courant biphasé. Conformément à celte règle le système dénomme jusqu’à présent, système biphasé devrait être désigné comme système tétra-phasé et le système à courant tournant avec montage en triangle devrait être appelé hexaphasé, car il se compose de 3 systèmes monophasés complets.
- Nous avons dessiné dans les figures 4 à i1 les schémas des différents systèmes d’après les deux sortes de façons de représenter, nous avons marqué les noms respectiis et les noms situés verticalement l’un au-dessous de l’autre vont ensemble ; en outre les noms imprimés en italiques dans les deux colonnes sont usités.
- Nous sommes habitues à étudier les différents systèmes d’une façon différente : en effet, nous avons l’habitude de. représenter le système triphasé en étoile au moyen de diagrammes de conduite, le système monophasé au contraire avec des diagrammes de circuit, le système triphasé monté en triangle enfin, sous le rapport des générateurs par des vecteurs de circuit, sous le rapport des conduites par des vecteurs de conduites ; c’est celte manière de faire qui a provoqué maintes erreurs, même dans les meilleures publications. Pour éviter de telles erreurs, dans l’étude des problèmes des canalisations à courants triphasés, pour lesquels nous prendrons toujours pour base la représentation au moyen du diagramme des conduites, nous ferons la comparaison -avec le système monophasé représenté par le diagramme de conduite. 11 est encore plus avantageux, dans beaucoup de cas, de faire la comparaison avec le courant continu.
- pha
- Système «
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- Les quantités des circuits a courant continu peuvent être aussi représentées par des vecteurs (évidemment non tournants), car elles ont une grandeur, une direction et un sens de direction. Une distance de longueur déterminée, mesurée à une échelle déterminée, représente le courant, daus un circuit ; cela correspondrait ail diagramme de circuit. D'après ce mode do représentation, la figure 12 correspond au diagramme de conduite. Dans la figure, on a aussi indiqué les chutes de tension sa et s6, qui se combinent par l’addition de l’une des chutes de tension inversée avec l’autre pour obtenir la vraie chute totale s.
- Cette laçou de représenter les choses doiL, outre la comparaison envisagée, avoir aussi son intérêt pour la considération à part du système à 3 conducteurs et pour la comparaison dé celui-ci avec le système triphasé.
- Dans l’étude des conduites triphasées, qui va suivre maintenant, jejvais montrer que toutes les
- grandeurs doivent être représentées par des vecteurs tournants autour du même point de rotation. La façon de représenter les choses qui consiste en ce que les vecteurs du courant ou de la tension, dans le cas du montage en triangle, forment un triangle, me parait trop sujette a amener des erreurs et n’offre, à mon avis, aucun avantage.
- CoxnilTl-.S 77I1PHASKES IJA.VS LE CAS DU MONTAGE EN TlllAXGl.E DUS ItÉCEPTECIIS ])!' COUItANT. -NOUS
- prendrons pour base de tous les diagrammes, clans les considérations suivantes, le sens de la conduite et, s’il faut déterminer les quantités donnant la mesure pour le circuit, nous passerons alors, par l’inversion de certains vecteurs, au sens du circuit.
- Au système à courant touvnaut, (pii apparaît comme système hexaphasé dans le cas du montage en triangle des récepteurs de courant, correspond le schéma de la ligure 13 et le diagramme vectoriel cle la figure 1 4. Dans ce dernier, les vecteurs des courant J1. J., et 1, sont mis en évidence par des lignes plus fortes, pour les distinguer comme courants qui n’ont de la valeur que si nous passons au sens du circuit. Les autres vecteurs du courants disparaissent, comme on Ta montre dans le système monophasé (voir fig. 2). Comme choix du sens de l’observation des 3 circuits, la seule loi sur laquelle on doit se baser est que le diagramme doit rester symétrique. Si Ton ne considérait pas cela comme important, on pourrait laisser subsister aussi les vecteurs J,, J5 et J'., ou d’autres combinaisons. — Les (murants de conduites J(I, J(, et .1,. s obtiennent par simple addition graphique des courants de charge Jj et J’,, J2 et J^, JH et J'.,. Il est connu que
- J4= Jft= j„ =^3 J1?
- dans le cas ou tous les courants de charge sont égaux.
- On suppose connue la façon dont sont produits les courants sous l’inlluence des tensions aux bornes du générateur, qui sont connues en grandeur et en phase et admises comme invariables. Relativement il l'influence que les conduites exercent sur les courants d’après leur résistance, nous ne ferons pas la moindre attention quant à présent, nous ferons plutôt une hypothèse qui est tout
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- à l'ait commode grâce à l’étude des conduites à courant continu et qui doit, être mise en évidence maintenant ici. L’hvpothèse est celle-ci : Dans tous les récepteurs de courant il passe toujours les courants qui doivent les parcourir d’après leur construction et leur puissance, par suite les courants qui les traversent, si la tension pour laquelle ils sont construits agit à leurs bornes.
- Cette loi, d'après laquelle les courants dans les récepteurs de courant, e’est-à-dire les courants déchargé, sont une quantité donnée, formait déjà, lors des conduites à courant continu la base fondamentale de la loi essentielle de la superposition des courants, en tant que les courants de charge connus se combinaient, d’après elle, avec les courants de conduite.
- On considérait déjà, dans le cas des conduites à courant continu, la chute de tension comme sans influence sur le courant dans les récepteurs de courant, il arrive donc, dans le cas des conduites à courant alternatif que, meme des décalages de,phases accidentels, qui pourraient être provoqués par les conduites, sont négligeables. La justification de cette hypothèse sera donnée plus tard.
- Calcul des conduites en cas de charge égale des phases. — Pour les considérations ultérieures il est nécessaire d’cnlror plus profondément dans l’établissement de quelques formules connues.
- Ce qui nous donne la mesure pour tous les calculs de conduites c est d’abord la perte de puissance. qui est considérée comme admissible dans le cas d’une puissance donnée à transmettre. La chute de teusion est une conception de déduction avec laquelle on ne. doit pas opérer dans les conduites n courant alternatif sans plus d’explications. Cependant il sera bon d'introduire aussi cette conception pour pouvoir mieux comparer les formules avec celles des conduites à courant continu. Nous calculerons naturellement alors avec la valeur moycune de la perte de puissance, connue nous sommes habitués en général à le faire pour des puissances alternatives, et nous aurons par suite l’avantage de pouvoir ne tenir compte d’aucune phase possible (C.
- Supposons une égale charge sur les 3 phases et cela à une distance déterminée L des bornes des machines. On a alors
- j1 = L = .î3
- et aussi par suite :
- J„ = h ~ J
- La perte do puissance dans les 3 conduites est
- si J(, représente la valeur effective des 3 courants de conduite qui section Q de la conduite
- O
- 3J„ L
- égaux. De là
- comme il est désirable de revenir aux
- rants de charge, ce qui se fait par la relation
- Q =
- gLh
- Si l’on veut, ee qui arrive fréquemment, calculer la section au moyen de la puissance donnée.
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- il faut introduire celle-ci nu moyen de la relation
- dans laquelle cos s est le facteur de conduite égal pour les 3 phases, perte en p. 100. de \Y, 011 a par exemple
- on obtient alors l'équation connue (m}
- ou, pour des conduites on cuivre,
- pose pour 0, encore la
- si l’on pose p = 0,0175 ohm (par mètre et millimètre carré) et si la puissance est mesurée en heclowatts. Ces équations sont recommandables si les récepteurs de courant sont des moteurs à champ tournant.
- Introduisons la chute de tension à la place de la perte de puissance; nous obtenous alors, dans le cas de conduites sans induction et sans capacité, comme chute de tension dans les conduites mêmes, les valeurs
- Pour ces vecteurs. l’échelle est choisie de manière qu’ils soient égaux-aux vecteurs des courants J„, J/, et J(, ; on évitera de cette façon beaucoup de ligues inutiles. Les vecteurs sont naturellement des vecteurs de conduite. Pour déterminer les chutes de tension efficaces des récepteurs de courant respectifs, passons à l’observation des circuits, nous devons alors inverser chaque fois un des vecteurs ea, tb, sc (voir fig. 3 et 19.) et l’ajouter à un autre, De cette manière nous obtenons pour le circuit du courant J1 la chute de tension
- de même cl
- dans ces expressions les signes doivent désigner l’addition graphique ou la soustraction. Le calcul est effectué dans la figure i5 et l’on a
- etc. De là il résulte
- (3)
- Va J, 11 = 3^.
- Q:
- 3J,L
- Ici est le courant de charge d’une phase, 3 J par suite est le courant total en circuit, Lia distance à laquelle la machine se trouve et la diminution de tension que chaque réeepLeur de courant supporte, si son courant varie de o jusqu’à sa valeur maxima = Sj correspond
- alors à la chute de tension e(‘), que nous posons comme chute de tension élastique dans l’équation (*)
- (*) Celte désignation pour la chute de tension, qui doit être admise si les conduites doivent être élastiques, c’est-à-dire ne doivent pas avoir d’iutluenee marquée sur le fonctionnement des récepteurs de courant, est très admissible.
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- sog
- analogue pour le calcul des conduites élastiques du système h 2 conducteurs à courant continu ou à courant alternatif sans induction et nous pouvons comparer les sections et les quantités de métal des deux systèmes (triphasé avec montage en triangle et système à a conducteurs) en maniant le mieux possible les dernières formules et les formules du système à 2 conducteurs.
- Si l’on doit transporter à la distance L la même puissance, par suite le courant utilisé 3 J , ou a alors, dans le système à 2 conducteurs
- O _ 3J, x
- et comme rapport des quantités de métal on a
- Ma: Mj; — 3 : 4 — ; 5 : 100. <4)
- car le système à champ tournant a nécessairement 3 conduites.
- Mais ces relations ne sont valables que si s, est l’oscillation maxima de tension, qu’un récep-
- teur de courant a à supporter même dans un cas défavorable, par suite dans le cas de variations de charge tout à fait quelconques; si ce cas sc produit, on doit encore rechercher :
- L'influence des différences de charges des 3 phases. — On pourra se pénétrer de suite du bien fondé et de la nécessité de nous poser cette question si nous nous rappelons que dans le premier système à plusieurs conducteurs connu, le système à 3 fils, il peut se produire de plus grandes oscillations de tension, qu'il ne s’en produit lors d’une variation de la charge depuis o jusqu’au maximum, en supposant constamment une charge égale dans les deux moitiés du système. Nous avons ainsi à rechercher comment les chutes de tension des récepteurs de courant varient quand ce n est pas Loutes les charges qui varient, mais quelques-unes et nous voulons laire cette recherche en partant de la charge maxima uniforme et en faisant décroître ensuite les charges respectives. Nous insisterons encore une fois sur ce que les courants de charge dans les récepteurs de courant doivent être considérés comme donnés (variables arbitrairement) et l’influence de la chute de tension. qui variera d’après la grandeur et la phase du courant, doit être considérée comme négligeable.
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- Toutes les variations sont effectuées dans le diagramme de la figure >6 et l’on a admis que d’abord Js doit baisser de sa valeur maxima à o et que J2 doit au surplus baisserde la même façon.
- Il faut d'abord, dans la figure ifi, n’embrasser d’un coup d’œil que les vecteurs contenus dans la figure i5, qui représentent les faits en faisant abstraction de notre considération. Comme schéma de conduite pour lequel le diagramme est valable, il faut sc remémorer la figure i3. Au moyen de ce schéma, on reconnaîtra d’abord qu’une disparition de J, doit changer la chute de tension dans les conduites a et r, par suite toutes les chutes de tension pour les récepteurs de courant, c’est-à-dire s , s2 et ;3. Cela peut être déduit facilement de la figure; considérons d’abord s, : si Ja (par suite aussi J's) tombe à o, l’extrémité du vecteur se déplace de i vers 2. mais l’extrémité du vecteur z„ identique avec J,, se comporte aussi de la môme manière ; J;, et et restant les mêmes, l'extrémité de e, doit dont se déplacer de 3 vers 4-
- On doit conclure d’une manière tout à fait semblable que l'extrémiié de .1,,, par suite aussi de *,,, se déplace de 5 vers 6. Mais se compose de — sc, car pour le circuit du deuxième récepteur de courant le sens de conduite b est resté et — s’est déplace de y vers 8. A cela correspond le déplacement du vecteur ss de 9 jusqu’à 10. Pour le troisième récepteur de courant même, la variation de la chute de tension s, sc compose des variations -.imultanées de et de — îa.
- Le mouvement du dernier vecteur —;a est désigné par les nombres 11 et 1 y dans la figure, le mouvement de s3 par les nombres i3 et i4-
- En diminuant jusqu’à o, le diagramme passe de la forme iniliale (fig. i5) à celle de la figure iy qu’on a encore une fois dessinée à part pour la clarté.
- En outre laissons maintenant .1^ décroître jusqu'à o. Le schéma de conduite figure i3 fait voir que, de cette manière, seuls les courants et les chutes de tension dans les conduites b et c sont touchés. Jf, perd la composante J2, l'extrémité in se déplace ainsi vers 12 et corrélativement la valeur négative de .),, ou s,, va de 16 vers y. L’extrémité de $ revient par suite de 4 vers 1-. Au contraire doit évidemment parcourir une grande variation, parce que J2 et par suite J sprend part à st et £„.
- Tandis que sc déplaçait de j 5 vers i:>, — it allait en même temps de 8 vers o, car U est maintenant égal à o; s’est donc déplacé de 10 vers 12. Finalement pour s3 il en résulte que son extrémité doit se mouvoir de 14 vers 12, car de ses composantes tc et —s„ (désignées par les nombres 6 et 12) —ztl reste seul.
- Le diagramme qui reste finalement, qui par suite est valable pour la charge seule, est dessiné à pari encore une lois dans la figure 18. Le diagramme est confirmé par l'observation du schéma de la conduite, J2 et Js sont égaux à o. la chute de tension totale qui sc produit pour Jl5 dans les deux conduites, est égale au vecteur o 17; par suite, la moitié de cette perte se produit dans le circuit J3 et Js comme chute de tension et cela dans la direction opposée.
- On peut déduire ici, comme résultat important, d'abord que les oscillations de la. tension en cas de variations de charge quelconques ne peuvent être jamais plus grandes que la valeur de la chute de tension, qui a èiè prise pour base du calcul en admettant une charge parfaitement égale des trois phases.
- On veut dire par là que les vecteurs 11e dépassent jamais le cercle extérieur dans la figure 16 et que les chutes de tension n'ont jamais une valeur négative.
- L’allégation contenue dans ces derniers mots a encore besoin d’une explication plus rigoureuse et d’une preuve. Dans les circuits alternatifs, il 11’esl pas simple de différencier la chute de tension positive et négative comme dans les conduites à courant continu où la chute est positive.
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- si la tension tombe clans la direction du courant et inversement. Dans le cas des courants alternatifs, on peut parler non seulement de direction égale et opposée du courant et de chute de tension, c'est-à-dire des décalages de phase o ett:, mais aussi de la possibilité d’avoir des angles de décalage quelconques. Mais la perte de puissance, à laquelle il faut toujours revenir n’est évidemment pas formée par le produit du courant et de la chute de tension, mais par Je cos (J, e).
- Pour faire ressortir d’une manière particulièrement importante la quantité qui, multipliée par le courant dans le récepteur de courant, donne la perte de puissance considérée dans celui-ci, nous l'appellerons perle de tension ^}pour le récepteur de courant (en opposition avec chute de tension'. Au moyen des figures 16 jusqu’à 18 on peut voir maintenant que le décalage de phase entre chute de tension et courant est tout au plus 60" ; la perte de tension est donc toujours positive, c'est-à-dire que la projection de lachule de tension sur le vecteur du courant tombe toujours dans la direction [positive) de ce vecteur.
- Démonstration ayant pour but de prouver que les courants consommés peuvent être considérés comme donnés en grandeur et en phase. — C est ici le moment de prouver que l’hypothèse qu’on a toujours laite jusqu’à présent, c’est-à-dire celle qui consiste à supposer que les courants opposes en grandeur et en phase à la tension aux bornes du générateur, sont ceux qui sont propres au récepteur de courant d’après sa construction, est juste. Nous admettrons d’abord ici que les conduites et les récepteurs de courant soient sans induction.
- Si les trois phases sont également chargées, la chute de tension tombe dans la direction des courants de consommation (voir fig. i5) ; la complication avec le décalage de phase n’a plus lieu et nous pouvons immédiatement comparer les relations avec celles qui se présentent dans le cas du courant continu. On sait (2) que la faute commise dans de pareilles conduites en supposant les cou-, ranls connus consiste seulement en ce que la section de la conduite est trop grande d’autant de pour cent que la perte de tension s’élève en pour cent de la tension utile. Dans le cas de conduites élastiques, l’hypothèse des courants connus qu’on a faite est par suite absolument admissible ou en d’autres termes : la perte de puissance qui se produit effectivement est égale, avec une approximation suffisante, au courant utilisé connu multiplié par la perte de tension calculée avec lui.
- Il y a lieu de se demander encore maintenant, si des décalages de phase tels qu’ils se présentent dans le cas de charge inégale des trois phases peuvent être importants, par le fuit que la chute de tension est décalée d’un certain angle /. par rapport au courant consommé. 11 faut donc prouver que la vraie perte de puissance est redonnée avec une suffisante approximation par l’expression
- si î et /. sont déterminés au moyen des courants connus des récepteurs de courant.
- Pour le prouver, prenons le cas le plus défavorable relativement au décalage de phase, celui de la différence de charge: admettons que deux courants sont nuis, tandis que le troisième possède sa valeur maxima comme cela est indiqué dans la figure 18. Dans ce cas, l’angle ). pour la charge .1, (ou aussi J3) qui est nulle ou mieux très petite, est X==6o°. Il est clair maintenant que le vecteur o \‘>. représente, dans toutes les circonstances, la chute de tension îz pour le circuit de J„ quelle que soit la phase des courants J2 et Js (très petits) car s, 'et £, doivent, comme la considération du schéma de conduite l’apprend, être la moitié de j, et doivent être décalées de - par rapport à celle-ci. Les tensions du générateur (voir fig. 19) Eul, EflJ, E0., sont égales et décalées l’une par rapport à l’autre de De Eua et EtfS il faut déduire si —= s3, comme on l’a lait du diagramme 18, (naturellement, avec une autre échelle) ; nous obtenons alors Es et E, comme tensions aux bornes
- (l) La vraie perte de puissance dans la conduite n’est naturellement pas, en cas de courants triphasés, la perle (•) Voir l'ouvrage de l’auteur: « Les canalisations électriques » que va publier bientôt la librairie Béranger, de
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- des récepteurs de courant et dans leur direction les courants J., et J v On peut voir alors que l’angle (e, J) pour les circuits ,l2 et J.3 n’est plus /., mais est devenu = ).-[- 3, la perte de puissance est
- Mscos P- + 0; — Macos À.
- Ou peut maintenant facilement prouver que 3 est très petit dans le cas de conduites élastiques ; par exemple, pour une perte maxima de tension s mnx = 3 p. 100 environ, 3 — 3o' seulement. Et
- la différence entre cos (6o° 3o') et cos 6o° n'est que de i,5 p. ioo environ. Le décalage tic phase est ainsi sans importance pour les conduites.
- L’angle S dessiné dans la ligure ly est maintenant évidemment. Ic plus grand, pour lequel J2 ou J.. peuvent être décalés par rapport à leurs tensions aux bornes du générateur; ce 3 est atteint quand
- et il est égal a o si
- Dans ces deux cas limites, toutes les chutes de tension sont indépendantes en grandeur et eu phase de la phase des courants ; dans tous les autres cas il se produit de petites variations, mais qui, — comme on n'a pas besoin de le prouver d une façon détaillée ici — sont sans importance.
- Que toutes les considérations établies s’appliquent aussi pour des récepteurs de courant inductifs. cela n’a qu’à peine besoin d’une démonstration particulière, car les diagrammes ne subissent, par ce fait, qu’une rotation de l’étoile des vecteurs des forces électromotrices vers l'étoile des vecteurs des courants et des chutes de tension qui est égale à l’angle du décalage de phase ». La perte de puissance est, après comme avant, donnée par l’expression
- [A suivre).
- Prof. DrJ. Teichmüli.er.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GENERATION ET DISTRIBUTION
- La commutation dans les dynamos modernes, pal* H -M. Hobart. Jileklruteckuische Zeitschrift, t.XXII, p. 868, 17 octobre 1901.
- L'auteur étudie l’influence de la tension normale d'une dynamo sur les dimensions à donner a cette machine, pour obtenir une bonne
- Entre deux machines de même puissance et rie même vitesse, construites l’une pour 5oo volts et l’autre pour 100 volts, il doit exister autant de différence dans le dessin, qu’entre deux dynamos de puissances différentes, et de mémo tension. On trouve rarement des machines à basse tension dont le collecteur soit bien dimensionné en considération du refroidissements et des machines à haute tension suffisamment isolées. Souvent on se contente, dans les dvnamos à haute tension, d’admettre des pertes plus élevées dans le fer et dans le cuivre, ainsi qu’une plus grande vitesse, pour compenser l’espace absorbé par les isolants, sur l’inducteur et sur l'induit. Cette tendance est justifiée, en de certaines limites, par la nécessité d’aboutir à une construction économique : l’auteur expose ici une façon de procéder plus rationnelle et conduisant cependant à des prix de revient fort avantageux.
- Les machines d'égale puissance, et de même vitesse correspondent a un même travail mécanique et doivent naturellement avoir les fondations, le bâti, les paliers et l’arbre identiques pour toutes les tensions, ce qui n’est nullement en contradiction avec les exigences d'ordre électrique et magnétique, comme nous le verrons plus loin.
- En premier lieu, l’élément important pour une bonne commutation réside non dans une faible réaction d’induit (ampère-tours induits par pôle), mais dans une faible tension de réactance (tension induite dans une section aboutissant à deux lamos voisines du collecteur, pendant le court-circuit), à tel point qu'on peut sans crainte choisir une réaction d’induit aussi forte que possible, s’il doit en résulter une économie
- dans la construction et une faible tension de réactance.
- Dans les machines à haute tension, c’est la plus faible épaisseur admise pour nue lame de collecteur qui limite le nombre de sections, le diamètre du collecteur étant lui-même déterminé par la force centrifuge. D’ailleurs le collecteur d'une telle machine n’a pas tendance à s’échauffer, étant parcouru par de faibles courants, et 11e prend qu’une petite partie de l’espace disponible entre les paliers : il reste donc-une grande place disponible pour l'induit, ce qui permet, en augmentant sa largeur, de lui donner un plus petit nombre d’ampère-tours par
- Si le diamètre du collecteur est limité par la force centrifuge, on est obligé de donner aux dynamos a haute tension un nombre de pôles plus faible, de façon à pouvoir mettre un nombre de spires suffisant par section [’j ; le collecteur qui en résulte est encore très court: tandis que dans les machines à basse tension, il faut augmenter le nombre de pôles, pour ne pas allonger outre mesure le collecteur.
- mètre de collecteur, suffisamment grand pour toutes les tensions, pour les machines de même puissance et de même vitesse et dont la longueur sera d'autant plus grande qu’il s agira d’une machine à plus basse tension : par ce grand diamètre, on assurera un bon refroidissement dans les machines a basse tension, et un nombre suffisant de lames (d’où une plus faible tension de réactance) dans les machines à haute ten-
- Eu résumé, pour des dynamos de même puissance et de même vitesse, mais de tensions différentes, on adoptera le même diamètre pour la culasse et l'alésage des pôles, le collecteur et les tôles d'induit : les différences porteront sur la largeur de tout le. circuit magnétique (culasse et noyaux polaires, noyau induit', le nombre
- (i) tf. d. T. — Ces considérations supposent que la dvnamo est enroulée en parallèle ou en série-parallèle,
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- des dénis, des laines et des pôles et l’enroule- I restant les mêmes, les mêmes modèles serviront ment. pour les différentes machines; quant aux par-
- Le bâti, les paliers et leur écartement, l’arbre, [ ties variables, inducteur, induit, collecteur et
- collier porte-balais, elles ne nécessiter! qu’un seul modèle, dont on augmentera nuera la largeur suivant les cas, par 1’ de parties mobiles.
- Les tableaux i à 11 se rapportent à 4 machines, respectivement de 80, i5o kilowatts, construites chacun )dèles, pour trois tensions différer
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- sous le balai positif, et trois spires aussi sous le balai négatif :
- Longueur moyenne d’une spire . .
- Longueur active de l’induit ....
- Longueur dans les dents par spire.
- Flux magnétique par ampère pour la longueur libre. . o,8 X 3 X 80 -
- Flux magnétique lofai par ampère
- Inductance d’une spire en Henrys.
- Avec une fréquence de commutation 5oo, et un courant de too ampères par ligne de balais, on aune tension de réactance par section.
- 2-tc x aoo x 67a.io—* x ioo = 2,i3 volts,
- L’inductance de la partie libre du conducteur, dans les machines modernes, peut atteindre de a5 à 4° P- 100 <1° l’inductance totale : d’autre part, pour les dents ouvertes à bords parallèles, des machines modernes, l'inductance par centimètre, pour la partie comprise dans les dents n’est pas supérieure à 4 ou B fois l’inductance de la partie libre : un enroulement lisse, semblable au précédent comme dimensions, donnerait un flux magnétique
- o,8x8ox3 + o,8x2ox6 = 288,
- soit 43 p. 100 delà valeur G72, qui correspondu l'enroulement denté, dans lequel 20 p. too du conducteur est entouré de fer.
- Il va sans dire que les valeurs 4 et 0,8 adoptées plus haut ne sont que des approximations, et qu’il est bon de déterminer sur chaque type de machines, les valeurs plus exactes, qui dépendent de la forme des dents.
- Pour terminer, l’auteur éludic la réalisation d'une bonne commutation dans les dynamos accouplées directement à des machines à vapeur à grande vitesse. D’après lui, c’est surtout une question de bonne construction mécanique.
- Il importe de réaliser avant tout un collecteur tournant exactement rond, et un collier porte-balais assez solide pour qu’il n'y ait aucune vibration : lorsque ces conditions sont obtenues, il suffit de rester, pour la tension de réactance, dans les limites ordinaires.
- Soit, par exemple, une grosse dynamo à doo
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- Tableau VII
- Perte dans l'induit en kw à 6o° C.
- TABLliiü \ 11 I
- Perte dans le collecteur en ki
- Tableau X Pertes totales à 6o° C en kw.
- Tableau XI
- Rendement à Go° C.
- volts, pour grande vitesse. On adoptera un j de lames cl de pôles, et cependant un nombre grand diamètre de collecteur, un grand nombre I d’ampères-tours induits par pôle assez élevé. Il
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- si 8
- en résultera que le flux dans le circuit magnétique sera faible, et, par suite, la machine étroite, avec d’ailleurs une tension moyenne faible entre lames du collecteur, conditions qui caractérisent une faible tension de réactance par section.
- Il est a remarquer que l'originalité de la méthode consiste surtout en cette adoption simultanée d’un grand nombre de pôles et d'am-pères-tours induits par pôle, la plupart des constructeurs augmentant le nombre de pôles surtout pour pouvoir diminuer le nombre d’ampères-tours par pôle. A. M.
- Sur la théorie de la commutation, par Franklin Punga. Eleklrotechnische Zeitschrift. 1. XXII, p,
- La force électroinolrice nécessaire pour la commutation est donnée par la formule (i)
- En calculant suivant le procédé Pichelmaver, on obtient (*) :
- E* -}- Ej = 2,T2 volts
- (et non 3,9 volts, par erreur), résultat concordant avec la façon de procéder de l’auteur.
- Ces chiffres semblent montrer que la formule d’Arnold et autres,
- n’a pas l'importance qu’on lui attache.
- D’ailleurs, d’après Fischer Jlinnen, F. T. Z. 1898, et J. Wagner F. T. Z. 1901, n° 44> bon nombre de machines fonctionnent très bien, pour lesquelles cependant on a
- 11,T ^
- (0
- oit R désigne la résistance du circuit commuté, L sa self-induction, .1 le courant dans un fil, T la durée de la commutation.
- Il est remarquable que, dans cette formule, la résistance R du circuit de commutation intervient très peu. Fn effet, si on eqlcuîe F pour l'exemple déduit par Pichelmaver de l’ouvrage Electric Generators (f), on trouve les valeurs correspondantes :
- Si ou exprime la condition que, au bout du prend la valeur — J, ou en déduit la valeur iv
- (0
- formule déjà donnée par Rcid et Fischcr-Hinnon. dans
- 0.0188
- 0.0283
- '*) Lorsque dans un circuit, parcouru par un courant J, et présentant une résistance R et une self-induction L, la force éleetromolrice agissante est supprimée brusquement, le courant varie suivant la loi
- ij r= Je —
- t étant, compté depuis la disparition de la force éleelro-molrice. Voir ligure t, courbe I.
- E. le courant s'établit suivant la loi :
- Voir courbe II, changée de signe.
- (t) Voir L'Éclairage Électrique, t. XXX, n° 2, p. 63, et l'article ci-dessus de Ilobart.
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- La formule (il se réduit d'ailleurs pour R =
- qui est l'expression donnée pur Pichelmayer.
- Finalement l’auteur donne le procédé suivant pour l’étude de la commutation dans une machine :
- Ori calcule d’abord L par les procédés de Hobart en remarquant que le chiffre de 4 lignes de force par centimètre de longueur dans le fer et par ampère-tour, est déjà très élevé et tient compte de l’influence des bobines voisines, sauf
- dans la même encoche, car alors le coefficient k de Pichelmayer, devient égal à 0,9 environ.
- On détermine ensuite le voltage de réactance par la formule
- à laquelle on ajoute 10 p. 100 pour tenir compte oj'osso modo de la résistance ohmique, et on obtient la force électromotrice nécessaire à la commutation Et.
- CeLle force éleetromotriee doit être plus petite que la force éleetromotriee E2 induite dans une spire placée a l’entrée de la corne polaire : le rapport 1 défini par _ _ E,
- doit être > 1, et égal au moins à 2 ou 3, si possible. A. Maidujt.
- Construction des caractéristiques des générateurs de courants continus, alternatifs OU polyphasés, [n\v'B,.Bs.\xch..Zeitschrift f'ilr F.lektro-technik und Masekinenbau, t. IV, p. 240-245 et 286-291.
- Jusqu’à présent, dans les projets de machine, on se contente de déterminer a priori la courbe du magnétisme : c’est sans doute à cette circonstance qu’il faut attribuer les différences notables que présente la caractéristique obtenue avec une forme connue d’inducteurs et de pôles quand on change la forme de l’induit.
- Soit <ï> le flux magnétique total, S la surface magnétique d’une section de l’induit, H le champ à travers cette surface :
- et la force électromotrice e dans cette section a pour expression
- _ H dS_ s rfH
- dt dt dt
- Si l’induit est à couronne pleine, II ne varie pas pendant la rotation et le second terme est nul : la caractéristique a la même forme que la courbe du magnétisme.
- Deux causes peuvent provoquer une variation de II; une variation dans l’excitation ou dans la résistance magnétique du circuit.
- produira forcément si 1 induit est à couronne dentée : elle passera par un minimum et par un maximum suivant qu’en face de la surface polaire se trouvera une dent ou une encoche.
- En toute rigueur, il résulte aussi de cette variation de la résistance une variation du flux total <T> : mais la pratique enseigne que <I> varie assez peu pour qu’on puisse le regarder comme constant, au moins dans une première upproxi-
- L’intensité du champ est à chaque instant,
- 1»
- "sT
- S; étant la surface de la dent qui se trouve à l’instant considéré en face de la surface polaire. Quand l’arête de la dent pénètre dans la région d’action du pôle suivant, elle reçoit un flux magnétique dirigé en sens contraire du flux émané du pôle précédent : ce flux doit se retrancher du flux primitif et il en résulte une diminution notable et brusque du llux résultant qui traverse la section de l’induit.
- Pour calculer la forme de la caractéristique, il faut connaître d’abord la courbe du magnétisme et déduire de cette courbe les valeurs de S et de S,.
- Plusieurs méthodes ont été indiquées déjà pour atteindre ce but et en utilisant partiellement ces méthodes, M, Bauch a établi un procédé empirique qui lui parait donner des résultats présentant une concordance satisfaisante avec les résultats des mesures.
- M. Bauch suppose d’abord que le flux d’induction envoyé par chaque pôle à travers l’induit est indépendant des autres pôles. Si une des parties de ce flux pénètre dans le fer d’un autre pôle, elle compte dès lors non plus dans le flux
- *î» = SH
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- relatif au premier, mais dans les flux égarés. Dans la zone neutre, les flux émis par les deux pôles voisins sont de sens contraire et c’est leur différence qui est utilisée. Le champ en un point quelconque est indépendant de la force électromotrice et de la résistance magnétique de tout le circuit formé par les noyaux des inducteurs, l’entrefer et le noyau de l’induit.
- Cependant la répartition du champ dans la zone neutre peut, dépendre de la forme des inducteurs. En effet les lignes de force émises par les faces latérales des inducteurs qui pénètrent dans la zone neutre ont parcouru dans l’air un chemin plus long que les lignes de force passant directement du pôle dans l’induit. Mais dans certaines formes de machines, la surface latérale des inducteurs peut être beaucoup plus grande que la surface polaire et les lignes de force émises par une grande surface se resserrent de plus en plus : le champ dans la zone neutre dépend alors de la forme des induc-
- M. Bauch laisse provisoirement de côté cette influence de la forme des inducteurs et tient compte seulement de la forme des pièces polaires et de la distance radiale de l’induit à la cu-
- Pour obtenir la courbe du magnétisme, on dessine le contour de l'induit, celui des pièces polaires, en marquanL les arêtes arrondies et le diamètre intérieur de la culasse, si cette eulasse a la forme d’un anneau concentrique à l’induit. Si les inducteurs sont en forme de fer à cheval, on dessine la eulasse à la distance où elle se trouve de l’induit.
- On marque les points situés sur le côté intérieur de la culasse à égale distance entre les deux pôles.
- Par ces points, on mène les tangentes aux arêtes des surfaces polaires. S il n’y a pas de culasse en face de l’induit, comme dans les systèmes à inducteurs en fer h cheval, on mène la tangente parle centre de l’induit (fig. i). Ensuite on partage en 18 parties égales l’arc de l’induit compris entre les milieux des surfaces polaires. A partir de ces milieux, on porte sur le contour du pôle des longueurs égales à ces divisions et on continue sur les tangentes tracées ci-dessus, jusqu’à ce qu’il y ait sur la tangente autant de points de division que sur l’arc de l’induit compris dans la zone neuLre. Puis on joint ensemble
- les points situés à égale distance du milieu du
- Si la caractéristique de la machine est rectiligne, l’intensité du champ magnétique en chacun des points de division est inversement pro-
- portionnelle à la longueur de ces droites. Dans la zone neutre, les deux pôles agissent simultanément : il faut prendre la différence des champs dus à chacun d’eux :
- Exemple :
- Si la caractéristique présente une courbure accentuée, il faut tenir compte du chemin par-
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- — 5 =r .'>9,4
- couru par les lignes de force dans le lcr. On pourrait calculer une caractéristique pour la même longueur de fer et pour différents entrefers : on déduirait ensuite la force électromotrice pour les différents chemins de ces caractéristiques, puisque l'excitation est la même pour tous. Mais ce procédé serait trop long et on lui substitue le suivant. On trace une caractéristique ordinaire el une droite qui représente l’excitation pour le chemin le plus court du pôle au noyau de l’induit. Ensuite on retranche de cette droite des longueurs qui sont égales à l’excitation pour l’entrefer normal, multiplié par le rapport qui existe entre l’entrefer au point considéré et l’entrefer minimum, au milieu de la surface polaire (fig. a). Luis on prend sur le compas une longueur égale à l’excitation avec laquelle la machine doit travailler à vide : on cherche les points de la caractéristique tels que leur distance comptée horizontalement aux ravons vecteurs menés parles points de division de l’induit soit égale à cette ouverture de coin-
- Pour calculer la force électromotrice au moyen de la courbe du magnétisme ainsi obtenue on reportera sur une bande de papier plane la division tracée sur le contour de l’induit, réduite à une échelle convenable. On placera cette bande sous la courbe du magnétisme de manière que la section de l’induit étudié se trouve toujours sur un point de division : on évaluera l’aire de
- la courbe du magnétisme à droite et à gauche de la section jusqu'à la zone neutre. Il faut tenir compte des aires qui correspondent aux encoches et les retrancher de l’aire totale :
- Soient S, et S2 les deux aires obtenues : la surface que présente l’induit au pôle est S, -f-S.,. Si S est la valeur de l’aire qu’on obtient quand la section considérée est au milieu de la zone neutre, l’intensité du champ sur la couronne de la dent sera à chaque instant :
- Les ordonnées de ces points sont proportionnelles à l’intensité du champ produit par un pôle au point correspondant : si deux pôles agissent simultanément, le champ est égal à la différence des champs produits par chacun d’eux (‘).
- (') Ce procédé ne met pas en évidence la diminution du champ \ovs les cornes polaires opposées à la culasse
- compte des longueurs différentes des chemins parcourus par les lignes do force dans le fer des noyaux inducteurs ; mais comme la plupart des machines actuelles ont des inducteurs symétriques, il est inutile d’introduire cette complication.
- et le flux magnétique à travers la section :
- 4 = U'(S,-;sj = Hh=|.
- Si on forme cette expression pour deux positions de la section, la différence représente la force éleetromotrice moyenne dans la section entre ces deux positions : on laisse de côté le facteur S, qui est constant : la forme de la courbe n’est, pas changée.
- Ce procédé permet seulement de trouver la
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- forme approximative de la caractéristique, car chacune des valeurs trouvées est seulement la moyenne de la force éleclromolrice dans la spire pendant que celle-ci décrit un are de io°.
- On peut obtenir des résultats plus exacts par un procédé plus précis, basé sur une manière de calcul différentiel. Soit ,s la variation de la surface opposée par l'induit au pôle, pendant le temps t : S' la surface totale il l’époque i — tel S" cette surface à l’époque i.
- IK =S'(H' — 11"] -f H"s, en supposant,
- H' S 11^ _ S
- TT— “S7 C II ’S77
- si S est la section maxima du (lux magnétique. Par suite, on aura, a très pou près :
- Pour déterminer les diverses sections S, S’, S", on opérera de la manière suivante :
- On placera la bande do papier qui porte la division en dents sur la courbe du magnétisme, de manière qu une encoche se trouve dans la position qu’elle occupe un temps- — avant l'instant pour lequel on veut calculer la force élec-troiuotriee : puis on détermine l’intensité du champ qui existe aux points où se trouvent les encoches. On obtiend ra S'en retranchant de S le produit de la somme de ces intensités par la largeur de l’encoche. On fera la même opération en pinçant l’encoche dans la position qu’elle prend un temps ~ après l’instant considéré : ce qui donnera S". Pour calculer s or détermine les intensités du champ qui correspondent aux encoches situées d’un des côtés de la section, dans les deux positions de cette section signalées : puis celles qui correspondent aux encoches situées do l’autre côté. Soient S, et S'J les valeurs obtenues à droite de la section, et S les valeurs obtenues à gauche :
- s = (Si — Si) — (sL' — a/«
- h étant l’intensité du champ au point considéré. Jl est indispensable de choisir t assez petit et d'effectuer les calculs à l'aide des logarithmes.
- Dans les alternateurs on trouve deux types d’inducteurs : les inducteurs à champs alternés, portant chacun un enroulement particulier et les inducteurs à champ de même sens, portant-une seule bobine disposée entre un grand nombre de couples de cornes polaires.
- Il est aisé de voir comment le procédé de calcul indiqué ci-dessus s'appliquerait à chacun de ces types.
- La denture d’un induit peut être considérée comme un système de cornes polaires : en effet, les lignes de force qui pénètrent de l'induit dans la surface polaire sortent de l’induit non seulement, par la couronne des dents, mais aussi par leurs faces latérales.
- Inversement les lignes de lorec émises par les inducteurs pénètrent dans les dents par la couronne et par les laces latérales. Par suite, ce n’esl pas la largeur complète des encoches qui entre en jeu : c’est une largeur réduite. Pour obtenir cette largeur réduite, on détermine l’aire de la courbe du magnétisme telle que le calcul indiqué ci-dessus la donne; ou multiplie d’autre part l’intensité du champ au voisinage des arêtes par Ja largeur de l'encoche et on prend le rapport des deux nombres ainsi obtenus. On multiplie ensuite par ce rapport la largeur géométrique des encoches et, c’est ce produit qui représente la largeur réduite.
- L’auteur estime ce procédé plus rapide et plus exact que celui qui consiste à développer l’expression de la force électromotricc en série de Foncier.
- La ligure 3 représente la caractéristique calculée et la caractéristique observée pour une machine de Wood ancienne, destinée a alimenter des lampes à arc : la figure 4 ces deux courbes
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- pour uti moteur synchrone de Ganz, dans lequel à chaque pôle correspond une encoche dont la largeur est égale ou un peu supérieure à celle
- dit pôle. La courbe observée se rapporte à la marche sous charge, la courbe calculée à la
- Les ligures 5-iy montrent l’influence du rapport entre la largeur des surfaces polaires et la largeur des encoches; la courbe du magnétisme est la meme dans ces différents cas.
- Les courbes disposées sur une même ligne horizontale se rapportent à une même largeur de polo, r>o, Go, 70 p. 100 respectivement: disposées sur une même colonne verticale, elles se rapportent à une même largeur 'réduite'! des encoches : 5o, 4o, 3o, 20 et 10 p. 100. On voit que plus est grande la largeur des encoches et plus est petite celle des pôles, plus la pointe de la caractéristique est aiguë; le champ maximum restant le même
- Les courbes do la figure 20 mettent en évidence l'influence du deuxième terme de la force électromotrice — II -—j-, Les trois muxima que présenLc la courbe obtenue en négligeant ce terme n'onl jamais été observés sur une machine de ce genre.
- Plus les dents sont nombreuses et plus les encoches sont étroites, plus la forme de la caractéristique se rapproche de celle de la courbe du magnétisme. Cependant, tandis que le calcul et
- nii' celles de 3o p. 100 cl au-dessous.
- l'observation s’accordent dans le cas des induits à couronne pleine, on constate un écart sensible quand il s’agit d’induits dentés, surtout dans le voisinage des arêtes des pôles (fig. 21 : machine à courants continus, ayant 28 dents par pôle). On trouve toujours que dans cette région la
- caractéristique est. au-dessus de la courbe du magnétisme. Il peut même arriver que la caractéristique présente des maxmia très nets dans ces régions. Suivant M. Baueh, ces maxima ne sont pas dus à la saturation magnétique plus élevée du fer au voisinage des arêtes : les lignes do force émises parles arêtes, eu admettantqu’cllcs soient plus nombreuses qu’au centre du pôle, se répartissent sur une surface plus grande et ne
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- peuvent produire de force électromotriec plus grande. Les maxima sont dus seulement à l’influence du terme — 11 •
- Ces maxima de la force électromolrice au voisinage des arêtes sont d’autant plus marqués que le nombre et la largeur des dents sont plus pelits (fig. 22-3").
- Quand la largeur des dénis devient grande, il se produit un troisième maximum correspondant au milieu du pôle : mais il atteint rarement la hauteur des deux autres (*).
- D’une manière générale, les courbes calculées
- ('] Ce maximum est dû à ee que pendant le mouvement
- en face du pôle ; après i /4 do période il s’en trouve deux, dont l'une s’éloigne de la surface polaire pendant le i ,'4
- force subit une diminution notable : la surface S, qui
- la région neutre tandis qu’en face de l'autre arête se trouve la couronne d'une dent; quand i’encoclie dépasse la surface polaire, il doit donc eu résulter une augmentation do la force électromolrice.
- reproduisent les sinuosités des courbes observées avec exagération : elles en sont pour ainsi dire la « caricature ».
- Ces sinuosités, provoquées par la denture de l’induiL, correspondent aux régions de résistance magnétique minima. En d’autres termes, si ori place l’induit de manière que la somme S, —|— So soit tnaxima, la courbe des forces élcc-tromotrices se relève au-dessus de la courbe du magnétisme sur le milieu des deuts et s’abaisse au-dessous sur le milieu des encoches. C’est le résultat qu’on obtient aussi quand on sc sert de la théorie de Eouricr. M. Lamottk.
- Transformateur à haute fréqûence del’Elek-trizitæts - Aktiengesellschaft anciennement Schuckert et C". Elektrotecknische Rundschau. t.. XVIII, p. s63, i5 septembre 1901.
- Dans les transformateurs à haute fréquence de
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- 8 Février 1902.
- RRYUR D’ÉLECTRICITÉ
- Tesla et cle Thomson, on utilise la décharge oscillatoire d’un condensateur pour créer dans un conducteur des courants alternatifs à courte période qui sont transformés au moyen d'un conducteur secondaire. Les dispositils actuels présentent de nombreux défauts : les conducteurs qui relient les bouteilles de Leyde au primaire sont une source importante de perle, par suite de la grande parlie de l'énergie des oscillations électriques qui rayonnent dans 1 espace environnant; ces conducteurs sont le siège d’une self-induction non négligeable qui accroît la période.
- Dans certains cas, et en particulier dans la télégraphie hertzienne, il laut maintenir une longueur d’onde déterminée et l’on doit choisir avec les grandes self-inductions une capacité des condensateurs relativement petite. Au contraire si l’on parvient à diminuer la sell-induction, on peut évidemment augmenter la capacité et par suite la puissance du transformateur. Enfin avec les dispositions usuelles il estdiflieile de maintenir longtemps un bon isolement; il s’en suit encore une perte sensible d’énergie.
- Ces défauts sont considérablement atténués
- tion de Schuekert représentée par
- les figures i, 2 et 3. Les pôles d’un transformateur à haute tension i falternateur ou appareil d’inductioni sont reliés à un trajet d'étincelles et aux armatures de deux condensateurs c dont les autres armatures communiquent entre elles par un fort fil do cuivre qui forme le primaire p. Celui-ci est entouré par le secondaire S qui suit en plusieurs enroulements le fil primaire. Les lignes de forces émanées du primaire sont ainsi coupées par le secondaire et il n’y a pas de perte par rayonnement. En outre la self-induction est réduite au minimum, ce qui constitue un
- avantage essentiel au point de vue de la grandeur du condensateur quaud il s’agit d'obtenir une longueur d’onde déterminée : la diminution de quelques centimètres dans la longueur du conducteur de liaison entre le primaire et le condensateur permet de diminuer la capacité de ce dernier de tu> à 3o p. ioo. L’isolement est facile à réaliser.
- L’ensemble est renfermé dans une boîte représentée en pointillé sur la figure cl qui est remplie d’huile, de paraffine, etc. G. G.
- DIVERS
- Photographies cinématographiques de l’arc voltaïque et le photographophone, ou phonographe photographique, par E. Ruhmer, Dr. Ann. t. Y, p. 8o3-8n, août 1901.
- Dans le circuit d’une lampe à arc se Irouveune bobine et en dérivation sur cette bobine un rhéostat et un microphone. L’arc est photo-
- graphie sur une plaque photographique tombant sous 1 action de la pesanteur : la vitesse moyenne esl de 3 m. par seconde.
- Fig. 2. — Arc pins coiirt, sifflant.
- Quelques-unes des photographies obtenues sont reproduites dans les figures 1 il 8.
- Fig. 3. — Arc intermittent, alimenté par l’intermédiaire d’un interrupteur îi liquide.
- La dernière est obtenue par un dispositif analogue à celui du cinématographe.
- Pour reproduire la parole à l’aide de cette pellicule, 011 T enroule sur le cylindre dont elle
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- les résultats qu'il a lans des expériences faiLcs sur l’ura-; un dispositif dont il s’était déjà servi
- rie radium (').
- Avec ce dernier corps, les rayons non déviables elles rayons déviables par le champ magnétique donnent une impression photographique très nette. Av ec l'uranium, on constate celle des
- ï, meme après Reequerel en
- juTl n'en émet que une proportion insignifiante, par rapport
- (l) Voir Écl. l'Élect., I
- ]>!»«« lin petit bloc de \
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- au rayonnement total. La comparaison des clichés photographiques obtenus avec ruranium et de ceux obtenus avec le radium, semble indiquer que le rayonnement de ruranium est formé de rtnons semblables aux rayons les moins déviables de la partie déviable du rayonnement du radium.
- Action du rayonnement du radium sur le phosphore, par H. Becquerel. Comptes rendus, U CXXXIV, p. ûxo-2ii.
- Après avoir montré (/) (pie le rayonnement obscur du radium transforme le phosphore blanc en phosphore rouge, l’auteur a cherché à analyser ec phénomène et à reconnaître, au moins en partie, la nature des rayons actifs (a).
- Dans ses expériences, M. Becquerel conclut :
- « 11 est donc démontré par cette expérience que la partie déviable du rayonnement du radium, identique aux rayons cathodiques, transforme le phosphore blanc en phosphore rouge. Il est très probable que la partie non déviable très absorbable serait également très active pour effectuer cette transformation, mais on a vu que la nécessité de préserver le radium contre un accident d’expérience avait conduit à employer un tube de verre qui arrêtait ce dernier rayonnement. »
- Sur la préparation du tantale au four électrique et sur ses propriétés, par Henri Moissan. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. >.t r-•>.i
- On prend un mélange d’acide tanlalique et de charbon; on comprime el on chauffe au Jour
- (2) Dans uno cuve plate en verre do i moi d’épaisseur, dont une lare était formée par une laine de mira très mince
- couche de glycérine. La cuve a été disposée verticale-
- rioure ou a placé une source linéaire horizontale normale
- du chlorure de radium enfermé dans un petit tube de verre de i mm de diamètre, et entouré d’une feuille 'l’aluminium battu enroulée plusieurs fois autour du tube pour arrêter la lumière émise; deux fentes successives distanlesde i5 mm, pratiquées dans des lames de plomb et parallèles au tube, limitaient l’émission dans un plan
- un tube scellé, et placé au-dessus du phosphore, de façon à être protégé contre une inflammation accidentelle du phosphore pendant la longue durée do l’expérience. La présence du tube de verre arrêtait la partie non
- Perrot ; ensuite on chauffe au four électrique pendant dix minutes avec 8oo ampères. On obtieut une masse métallique à cassure brillante et cristalline, ne renlermaiit dans eerlains cas ([ne o,;1 p. ioo de carbone.
- L’étude des réactions de ce corps montre que le tantale possède des propriétés réductrices très particulières qui le rapprochent plutôt des métalloïdes que des métaux ; les réactions sont semblables à celles du niobium.
- Définition expérimentale des diverses sortes de rayons X par le radiochromomètre, par L. Benoist. Comptes vendus, t. CXXXIV, p. 225-227.
- Le radiochromomètre est formé d’1111 disque d’aluminium divisé en douze secteurs dont les épaisseurs vont en croissant de 1 ni 111 à 12 mm. Le centre de ce disque évidé est occupé par un disque d’argent de 0,11 mm. d'épaisseur. Les secteurs d’aluminium sont distribués comme les heures d'une montre, ce qui dispense de les numéroter, car on reconnaît immédiatement leur rang par leur place même, l’épaisseur 1 correspondant à 1 h, etc., jusqu’à l'épaisseur 12, qui correspond à 12 h.
- L'appareil se place soit au-dessus de la plaque radiographique, soit contre l’écran fluorescent utilisé en radioscopie. Sur l’image obtenue dans l’un ou l’autre cas, il y a égalité d'ombre entre le disque central d’argent et 1 un des secteurs d’aluminium. Le numéro d'épaisseur ou rang de ce secteur constitue le degré rnd:oehromoinè-trique des ravons X employés et les définit complètement.
- Ainsi se trouve constituée une échelle de douze. degrés (on peut évaluer le demi-degré et même le quart de degré' qui comprend toutes les qualités de rayons X obtenues et utilisées jusqu'ici. Par exemple, les ravons de dureté moyenne marquent 5U ou (>°, les rayons très durs 90 ou io°, les rayons très mous ?.°oii 8°.
- Pour l'observation directe des ampoules radio-gènes, et leur réglage et leur emploi méthodique, le radiochromomètre se place contre un écran iluorescent de mêmes dimensions, fixé à ruue des extrémités d’un corps de lunette dont l'extrémité opposée est munie d’une bonnette s’appliquant exactement contre l’u'il.
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- 9S Année. — N» 7.
- L'Éclairage Électrique f—®
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Éleetriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- 4. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A, DARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures.' — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Inslitut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Roliin,
- NOTES SUIl LES ESSAIS D’ISOLEMENT
- La méthode de mesure des résistances d'isolement employée d’une façon à peu prèi universelle dans l'industrie, est la méthode dite de déviation. Nous nous proposons d’ei faire ressortir les avantages, et d’en indiquer quelques applications intéressantes.
- Le principal reproche que l’on peut faire aux autres méthodes est d’etro d’un emplo assez long et délicat; nous pensons, en outre, qu’il est très difficile d’établir une comparaison instructive entre les résultats que donnent ces mélhodes.
- Dans la méthode de la perle de charge, par exemple, un condensateur préalablement chargé, sc décharge à travers l’isolant dont on veut mesurer la résistance d’isolement (lig. i).
- Soient E0 la différence de potentiel entre les armatures du condensateur, au début de la décharge, C la capacité, supposée connue, du condensateur, jc la résistance à mesurer. Soit E la différence de potentiel au temps /, si x est la valeur de la résistance à cet in décharge est i = —, et la décharge, pendant l’instant dt suivant est,
- siant, le courant de
- — dii_-
- - CüT = — dt.
- dt = — CL
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- En intégrant, entre des temps o et tt, il vient
- On suppose habituellement x constant, et on obtient.
- d’où
- Mais la valeur ainsi obtenue n’a qu’un rapport très lointain avec ce que l’on définit comme résistance d’isolement d’une substance. Cette résistance est, en effet, définie comme le quotient de la différence de potentiel appliquée par le courant de circulation. Or si l’on' prenait dans la précédente mesure, une série de valeurs différentes pour on trouverait des valeurs de x qui peuvent présenter des différences très notables.
- Il en résulte d’abord que, dans des mesures courantes de fabrication de câbles, il faut s’astreindre à prendre toujours le même temps si l’on veut avoir des résultats comparables entre eux. Cette nécessité n’est pas sans quelque inconvénient, car la sensibilité dépendant de la grandeur de la perte de charge, dépend aussi, par conséquent, de la durée. Autrement dit, la méthode trop sensible avec certaius isolements peut l’être trop peu avec d’autres, à durée égale de décharge.
- Si l'on veut maintenir une durée de décharge constante pour toutes les mesures, on sera amené à prendre des valeurs initiales de la différence de potentiel différentes, ou à faire varier la capacité du condensateur.
- Dans le premier cas, les résultats ne seront plus comparables, car on sait que la valeur de l’isolement dépend plus ou moins de la tension employée pour la mesure ; aussi recommande-t-on souvent d’effectuer ces mesures avec la tension à laquelle les câbles seront soumis dans l’exploitation. Les condensateurs de laboratoire ne peuvent, sans risque d’être détériorés, être soumis à des tensions de ioo à 200 volts; mais il est facile de construire des condensateurs supportant ces tensions. On seraiL certain, dans ce cas, d’avoir toujours (les sensibilités suffisantes et l'on pourrait s’astreindre à conserver la même tension pour une série de mesures dont les résultats doivent être comparables.
- On conçoit néanmoins que la sensibilité d’une installation d’essai, destinée à la mesure de quantités dont l’ordre de grandeur relatif varie souvenl de 1 à 100, doive présenter une élasticité, que l’on ne peut obtenir, en conservant des durées de décharge et des tensions uniformes, qu’en modifiant la capacité du condensateur ou la sensibilité du galvanomètre balistique destiné à la mesure du rapport des tensions initiale et finale de la décharge.
- Pour ce qui est de la sensibilité du balistique, il est assez délieuL de la faire varier; les shunts que l’on emploie à cet usage doivent être étudiés spécialement do façon à ne pas modifier la période d’oscillation.
- Quant à la variation de la capacité du condensateur, outre que tous les laboratoires industriels ne possèdent pas d’étalon à capacités variables, leur usage donnerait lieu à des corrections fastidieuses. Nous avons, en effet, supposé, en rappelant le principe de la méthode de perte de charge, que la décharge résultait uniquement de l’imperfection de l’isolement à mesurer. Or, en pratique, il est très commun de rencontrer des câbles dont l’isolant présente une résistance supérieure à celle du diélectrique des condensateurs de
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- mesure. Ceci confirme notre opinion qu’il y aurait lieu de construire des condensateurs qui puissent supporter des tensions de ioo à 200 volts ; on serait ainsi amené à augmenter de façon notable la résistance d’isolement de leur diélectrique, et on éviterait la nécessité de tenir compte de la perte de charge à laquelle il donne lieu.
- La correction qui en résulte s’obtient aisément ; lo condensateur sc décharge en effet sur les résistances 3 et x placées en quantité sur les armaLures,
- 0 étant la résistance d’isolement du condensateur, comme Je montre la ligure 2. 11 faudra donc remplacer, dans la for-mille ( i).F paryîpj-.
- Quant à p, on le déterminera par une mesure préalable, où l'on supprimera x et on laissera simplement la perte de charge s’effecLuer sur le diélectrique du condensateur.
- Mais ces corrections seraient à effectuer chaq condensateur, puisque le diélectrique change aim outre, après chaque mesure, car, comme nous le ment d’une substance dépend essentiellement de so dans certaines limites de temps.
- Si l’on voulait malgré tout s’astreindre à la sujétion inadmissible en pratique de toutes ces corrections, il resterait une objection très grave à la valeur des résultats obtenus avec la méthode de la perte de charge appliquée à des câbles électriques.
- Nous avons dit, en effet, que la résistance d’isolenuml obtenue par cette méthode dépend de la durée de la décharge. Nous en donnerons des exemples plus loin. Il en résulte que cette résistance est une certaine fonction x = f[t) du temps; par conséquent l’équation différentielle
- fois que l’on change la capacité du que sa résistance d’isolement, et, en srrons plus loin, la résistance d'isole-« électrification » antérieure, du moins
- i‘îr=-C1*^ ‘
- Si la fonction f (t) est connue, et que la fonction primitive de-y-y soit F (l), l’équation F (f,) —F(o) = —Clog,-&- (
- pourrait donner tt qui, transportée dans l’équation x — f[t), donnerait la résistance d’isolement cherchée
- La fonction inconnue f(f) pourrait être déterminée par interpolation ou autrement en effectuant une série de mesures avec des valeurs différentes de à condition bien entendu que la forme de la fonction soit supposée connue. Mais cette fonction varie nécessairement de forme avec la nature de l’isolant à étudier, et de plus les constantes de la fonction changent avec les dimensions et la forme sous lesquelles l’isolant est utilisé. Ainsi dans un câble armé à conducteur unique la fonction n’aura pas les mêmes constantes qu’avec un
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- câble à plusieurs conducteurs torsadés; et dans deux câbles simples à épaisseurs différentes d’isolation la fonction n’aura pas les mômes constantes [i).
- En réalité, ces remarques s’appliquent également, quoique à un degré moindre, au diélectrique du condensateur. Sa résistance d'isolement p n’est pas constante non plus pendant la durée de la décharge, elle est une fonction o (/.) du temps, de sorte que l’équation différentielle fondamentale devrait s’écrire
- dt-
- ? dE
- ? (0 + nt) E
- Les constantes de la fonction -p U) devraient être déterminées et connues pour chaque mesure, puisque les propriétés d’un diélectrique dépendent des « électrifications » antérieures.
- On voit à quelles complications on est entraîné, si l’on veut rattacher les résultats obtenus avec la méthode de perte de charge à la définition de la résistance d’isolement. 11 n’est pas étonnant, dès lors, que ces résultats diffèrent du tout au tout de ceux que donne la méthode de déviation, qui est non seulement la méthode la plus généralement employée dans l’industrie, mais aussi la plus rationnelle par la précision et l’exactitude de ses résultats.
- Les méthodes utilisant la charge ou la décharge de condensateurs passent généralement pour les plus sensibles, et cet avantage aurait sa valeur quand il s’agit d’opérer sur des-quantités très faibles de substances diélectriques. Mais, d’une part, c'est surtout sur les échantillons de matières isolantes qu’il est important d’avoir des résultats comparables entre eux et susceptibles d’une interprétation simple au point de vue des applications. D’autre part, les galvanomètres genre Thomson construits actuellement permettent d’employer la méthode de la déviation à la mesure des substances les moins conductrices que Ton puisse rencontrer, sauf peut-être certaines porcelaines sous forme d'isolateurs spéciaux où la question de l’isolement est moins importante que celle de la sécurité au point de vue de l’étincelle de rupture suivant la surface.
- A ce propos, il est utile de remarquer que l’on ne demande peut-être pas toujours au galvanomètre Thomson tout ce qu’il peut donner. 11 est évident que si, en employant la méthode delà déviation, on ne dispose que d’n ne résistance de comparaison de ioo ooo ohms et d’un shunt au i/ioooo, la sensibilité sera limitée par l’obligation de se contenter de déviations no sortant pas des limites de l’échelle, alors que souvent la sensibilité du galvanomètre utilisée dans ces conditions est très inférieure à celle dont l’appareil est susceptible.
- Ainsi, nous avons eu entre les mains un galvanomètre Thomson qui sliunté au i/ioooo donnait 5oo divisions sur l'échelle, avec i mcgolmi et 200 volts. Avec cette sensibilité, un échantillon d’une substance diélectrique « électrifiée » pendant 5 minutes donnait io divisions. On en réunissait les armatures, pciidant qu’on augmentait la sensibilité du galvanomètre jusqu’à la dernière extrémité. Une nouvelle mesure avec l’échantillon donnait ooo divisions sur l’échelle après 5 minutes de charge. La sensibilité du galvanomètre était donc cinquante fois plus élevée.
- Une substance qui donnerait io divisions seulement avec cette nouvelle sensibilité aurait donc une résistance d’isolement du ?.5o X uf mégohms, et si elle a la forme d’une
- (‘) Ainsi qu’il sera dit plus loin, la fonction change même avec tiques.
- deux, le
- difféi
- de de
- câbles iden-
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- plaque d’une surface de aoo cm2 et d’une épaisseur de o,i cm, sa résistivité d’isolement serait de
- Or une bonne qualité de paraffine n'a guère que joooo X io6 mégohms-cm environ, à a5° C.
- Néanmoins, pour les mesures à effectuer sur des échantillons de substances isolantes il est bon de n’en être pas réduit à lire quelques divisions seulement et à commettre des erreurs relatives considérables, d’autant plus que les variations du zéro auxquelles sont sujels les galvanomètres Thomson compromettent singulièrement l’exactitude des lectures très faibles. 11 est la plupart du temps possible de placer la substance isolante à étudier entre* deux surfaces métalliques assez étendues et assez rapprochées pour que le condensateur ainsi formé ail. une capacité mesurable. On s’astreindra à adopter la même forme et le même écarlemenl des surfaces métalliques pour une série de mesures de comparaison. On commencera par mesurer dans chaque cas, très exactement la capacité du condensateur obtenu (‘) ; on étudiera ensuilc la variation de la résistance d’isolement avec la durée de charge au moyen do la méthode de la déviation, et on notera le temps au bout duquel ces variations resteront inappréciables, soit doux minutes (-). On chargera alors pendant le temps nécessaire pour que le courant de charge ait disparu™). On abandonnera ensuite le condensateur à lui-même pendant deux minutes exactement. A ce moment, la résistance d'isolement peut être supposée constante, comme il vient d’être dit. On prendra l’élongation de décharge à cet instant, soit a0; on recommencera plusieurs fois cette opération, pour vérifier qu’on obtient bien chaque fois la môme élongation a0. Dans une dernière opération, on déchargera non pas au bout de deux minutes, mais au bout de quatre par exemple ; soit oq l’élongation obtenue. Le rapport ~ est égal au rapport des tensions existant entre les armatures au bout de deux minutes et do quatre minutes de décharge; mais comme la résistance d'isolement, est constante dans l'intervalle, la formule (i) est exacte et il suffira d’y remplacer —5. par ^ pour obtenir une valeur do ,r, qui a cette fois une signification très précise et qui se prèle à des mesures de comparaison avec d’autres échantillons. Si l’on a soin de construire une fois pour toutes une échelle de résistances d’isolement obtenues sur des diélectriques de valeurs très différentes, les valeurs les plus faibles de cette table pourront être comparées aux résultats donnés par la méthode de la déviation qui leur sera applicable, et do proche en proche, un résultat nouveau pourra être toujours ramené à celui que donnerait la méthode de la déviation.
- Si l’on remarque enfin que ce mode d'applioalion de la méthode de la perte de charge s’effectue avec les tensions élevées avec lesquelles on mesurera par la méthode de la déviation l’isolement des câbles où outrera la substance étudiée, on voit que c’est là le
- notables. P PP ^ ° ' ° arn'era J S
- cités de plus en plus petites.
- (s) Ce temps est de quelques secondes, en général; on le constatera au moyen des élongations obtenues après différents temps de charge et le temps qui correspond à la plus grande élongation qu?on puisse obtenir sera celui ‘lu’on adoptera pour la durée de la charge.
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- seul moyen simple et rationnel de se rendre compte, par une mesure de laboratoire, de la valeur relative d’un isolant pour les divers usages auxquels on le destine (’).
- Cette application n'aurait pas sa raison d’être pour la mesure d isolements des câbles électriques ; la méthode de la déviation est d’un emploi beaucoup moins délicat et moins long, quand on a affaire à des isolements de l’ordre du millier de mégohms. Les résultats que donne cette dernière méthode sont susceptibles d'une interprétation très précise, qu’on néglige trop souvent dans la pratique, comme on le voit dans Lien des cahiers des charges. Quand <on impose à un constructeur tel isolement kilométrique, on ne précise pas suffisamment les conditions de l’essai ; il est entendu que la mesure devra se faire avec la méthode de la déviation, mais il est nécessaire de plus de fixer la tension de mesure, la durée de charge et les longueurs de câbles sur lesquelles on devra opérer. Les courbes de la figure 3 mettent ces faits en évidence. Elles indiquent les variations du courant de mesure avec le temps ; et l'on voit ce qu’il y a de peu précis dans la lecture faile au bout de i et même 2 minutes de charge, le taux de la variation y est encore si élevé qu’on ne peut logiquement rien induire de ce résultat, au point de vue de l'isolement d’une ligne en exploitation. Prenons, par exemple, un câble destiné à une ligne à courant continu. En service ce câble sera soumis pendant des heures entières à une tension (b; 200 volLs par exemple ; que devient dans ces conditions le courant de perte à travers l’isolant ? Tontes les courbes de la figure 3 sont asymptotes à l’axe des temps ; le courant de perte tend donc vers zéro. Autrement dit, dans une ligne à courant continu en service pendant un temps plus ou moins long, le courant de perte n’existe plus dans le diélectrique des câbles (2). C’est bien là, d’ailleurs, la notion fondamentale qui sert à distinguer les diélectriques des conducteurs, les premiers étant seuls susceptibles de contenir des électricités libres dans toutes les parties de leur masse (3). On a admis que le diélectrique est le siège d’une sorte de polarisation qui croît avec le temps jusqu'à une limite déterminée, comme croît la torsion d’un fil soumis d’une manière prolongée à l’action d’un couple constant. On s’explique que cette polarisation augmente en raison inverse de la capacité, de môme que dans un fil cylindrique la torsion résiduelle dépend du coefficient d’élasticité relatif à la torsion fyi.
- p) L'emploi de ces tensions élevées a en outre l'avantage de rendre les mesures suffisamment indépendantes de
- Cette façon de procéder dispense de tenir compte des imperfections du condensateur étalon qui ne sert plus que pour la mesure de la capacité de l’échantillon.
- (s) Les pertes par défaut d'isolement signalées dans le service d’une station sont en réalité des pertes à travers conductrices, etc...), ou même à travers des filets conducteurs disséminés à l'intérieur d'une enveloppe isolante
- vers te diélectrique et qu’un régime permanent s’établira. Si on tente l'expérience avec un condensateur étalon à j89°^
- l’inspection des courbes de la ligure 3 dans les premières secondes, où toute la déviation du galvanomètre est due au courant de charge sur la capacité des câbles. L’isoialion plus ou moins forte des câbles destinés, au courant
- ligne de compte.
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- La figure 3 montre avec quelle rapidité la polarisation varie avec le temps suivant les différentes capacités. Entre autres, les courbes III et IV sont prises sur des câbles isolés de la même manière ; le fait que les courbes se coupent à un moment donné montre que l’on peut faire des erreurs notables dans la comparaison des isolements de deux câbles, suivant l’époque à laquelle on prend les lectures. Cette incertitude est encore plus préjudiciable quand on doit évaluer l’isolement d’une ligne posée de plusieurs kilomètres. La courbe I montre avec quelle lenteur se produit la polarisation, pour des capacités approchant du microfarad. Or il n’est pas rare de voir faire des mesures d’isolements sur des
- la durée de
- lignes ayant plusieurs microfarads de capacité ; quelle sera la durée de charge à adopter, puisque l’on ferait une erreur capitale en adoptant pour de telles lignes la durée de deux minutes de charge que l’on prend la plupart du temps, pour les longueurs de ioo à 200 m en fabricalion ? D'après ce qui précède, en effet, on peut obtenir des résultats différents du simple au quintuple, on prenant la même durée de charge pour une longueur de 100 m et pour une longueur de plusieurs kilomètres et en ramenant toutes les mesures au kilomètre (*).
- Sans avoir l’intention de donner à la question une importance primordiale qu’elle ne mérite pas en pratique, puisque l’expérience a montré que le modus vivendi actuel existait sans grands inconvénients, il nous semble néanmoins désirable que, tant qu’à parler d’isolement et de faire de cette notion une grandeur mesurable, un peu de précision (a) aurait au moins l’avantage de faire éviter des contestations entre clients et constructeurs.
- C) Ainsi un cahier des charges impose à un constructeur un isolement kilométrique de 700 mégohms au kilomètre, après a minutes de cliarge, sans spécifier si l’essai doit être fait sur les longueurs do fabrication ou sur les lignes une lois posées. Le constructeur pourra s’en tenir aux 700 inogohms en fabrication, sans qu’il, y ait mauvaise foi de sa part ; mais le client qui mesurera l’isolement de la ligne posée, avec a minutes de charge, ne devra pas être surpris de le voir parfois inférieur à roo mégohms et moins, C’est là une matière à contestations fâcheuses.
- {*) Au point de vue scientifique, il y aurait lieu de rechercher la liaison entre le pouvoir inducteur spéeiiique des substances et l’allure de la polarisation. On peut dire, très grossièrement, que d’après les chiffres connus, les
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- Dans l’état acluel de la science, on no peut guère songer à chercher une signification précise dans les résultats obtenus par une mesure d'isolement même astreinte à toutes les conditions de capacité et de durée de charge auxquelles nous venons de faire allusion. Ces conditions n’en sont pas moins importantes à définir : toute ambiguité disparaîtra quand on aura dit qu’un câble de telle longueur (on ce qui revient au môme, de telle capacité), devra avoir tel isolement kilométrique, au bout do tant de minutes de charge, à une température déterminée, en entendant par isolemeut kilométrique le résultat déduit, comme à l’ordinaire, d’une lecture obtenue par la méthode; de la déviation.
- Quelle est, au point de vue de la destination et de l'usage d'un câble, l'importance do la durée de charge adoptée ? On ne voit pas très bien l'influence que peut avoir sur la marche d'une station centrale le fait que l'ensemble des câbles présente un isolement kilométrique, soit de ioo mégohms, soit de iooooo mégohms, toute question de sécurité à part. On s’en tient d’habitude à la durée de charge de deux minutes, à cause du temps limité dont on dispose pour cos essais en fabrication ; mais ce choix est non seulcmenl arbitraire, mais peu rationnel. Considérons, on effet, un conducteur de 5 mm2 enveloppé d’une gaine isolante de 3 mm d’épaisseur, cl un deuxième de i ooo mm2, enveloppé d'une gaine de meme composition et de même épaisseur que le précédent. Nous trouverons pour le premier, au bout de deux minutes de charge des isolements de 5o ooo mégohms; et pour le deuxième, des isolemenls de 5oo mégohms: or, si le diélectrique pouvait êLre assimilé à un conducteur, le rapport des deux isolements devrait être
- tandis qu’il est égal à ioo (‘). Malgré cela, le câble de i ooo mm2 se comportera aussi bien dans un service à courant continu que celui de 5 mm2, le courant de polarisation devenant dans l'un et l'autre cas inappréciable au bout de quelques minules de service, et l’identité d’épaisseur d’isolation les garantissant également bien tous deux contre des décharges de rupture.
- Au contraire, l’inspection de la figure 3 montre qu’au bout d'un temps de charge suffisant toutes les courbes tendent, à se confondre avec des droites très peu inclinées sur l’axe des temps, c’est évidemment dans cette région qu’il serait préférable de chercher une base de comparaison entre les différents isolements. On y trouverail tout d’abord l’avantago de ne pas attribuer à un câble un isolement supérieur à un autre par ce fait seul qu’on ne les a chargés que deux minutes (courbes III et IV) alors que It; résultat serait tout différent au bout de cinq ou six minutes. Puis, on ne risquerait pas de trouver des isolements kilométriques différents pour un câble suivant la longueur que l’on essaie, et, par suite, l’isolement kilométrique sur une ligne posée de plusieurs kilomètres s’écarterait peu de celui qu’ou obtient en fabrication sur des couronnes d’une centaine de mètres. En un mot, il y aurait plus de logique à faire toutes les lectures au bout d’un temps suffisant pour que les variations de la déviation avec le temps soient très faibles ; dans ces conditions, il serait même inutile
- isolements mesurés par divers physiciens varient en sens contraire des pouvoirs inducteurs spécifiques, et étant donné la connexité do ces deux notions, il n’etsl pas impossible qu’une loi très simple relie ces deux ordres de phénomènes. La diversité des conditions dans lesquelles ont été obtenus les nombres connus, explique la difficulté à apercevoir cette relation simple.
- (J) Ces nombres sont de l’ordre de ceux que Ton rencontre en pratique.
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- de spécifier, à une ou deux minutes près, la durée de charge : on pourrait se contenter de prendre, en règle générale, les lectures à l’époque où la déviation ne varie que de 5 p. 100 de la déviation totale pendant une minute. Les isolements ainsi obtenus seraient, en général, doubles ou triples de ceux qu’on indique actuellement ; il suffirait de s'en souvenir dans l’établissement des cahiers des charges pour ne rien changer à la pratique actuelle. Les courbes IVetV montrent même qu’en opérant, sur les faibles longueurs de fabrication, les déviations après dix minutes diffèrent peu de celles obtenues après deux minutes, quand les capacités sont inférieures à o,o3 de mievofarad.
- Sans vouloir nous étendre davantage sur l’iilililé pratique de cette façon de procéder sur laquelle nous poursuivons nos recherches expérimentales, nous terminerons cet article en réfutant l’objection qu'on pourrait y faire et consistant dans le temps considérable que demanderaient, en particulier, les essais de fabrication, si l’on devait s’astreindre à charger les câbles de cinq à dix minutes avant de faire la lecture.
- Supposons que l’on ait à faire l’essai d’isolement de 10 câbles triphasés (à 3 conducteurs torsadés) ; en opérant, comme à l'ordinaire, avec a minutes de charge, il y aura 3X10 = 3o essais à faire, qui demanderont 3o x 2 = do minutes pour électrification, et 3o X— — i5 minutes pour changement de connexions et. transmission des signaux entre le laboratoire et l'atelier ; soit environ 70 minutes pour l’essai d’isolement des 10 câbles.
- Supposons que nous reliions à la fois les 10 conducteurs en essai à l’appareil de mesure et que nous chargions 5 minutes cet ensemble de dix conducteurs. Soit x, l’isolement du système des 10 conducteurs, ,vv xi(n l'isolement individuel do chaque con-
- ducteur, on a
- -r=~r + ^ (»)
- car toutes ces résistances sont en quantité par rapport au pôle de l’appareil d’essai qui est réuni aux conducteurs dont on cherche l'isolement (').
- Soient A2,..., A,,, les déviations du galvanomètre correspondant aux résistances ,rt, .iç,..., xl0 supposées mesurées séparément; I310 la déviation correspondant à X et obtenue avec le système des 10 conducteurs au bout de 5 minutes ; C la résistance en megohms correspondant à une déviation d’une division. On a :
- (3)
- Donc, d’après l’équation (a) ci-dessu
- +‘7T+
- A,+ ... + AJ,.
- Supprimons la communication entre le conducteur d’indice 10 et l’appareil d’essai ; la déviation sur l’échelle diminue et devient B,, que l’on note. On enlève le câble d’indice 9, et on lit Bs et ainsi de suite. On a la série des relations suivantes ;
- BI0 = At + A, + ... + A, -p A10 B9 =A| + à8 + ...+A,
- B, = At 4- Â2
- bi ~ Ai
- (l) Pour tous les détails sur l’application do celle méthode, voir notre ouvrage. Essais et vérifications des cane, salions électriques. Ch. Béranger, éditeur, 1901.
- (4)
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- Donc aussi :
- Bl0 — li, - A!0 Ba — B8 “ A6 ^
- B, _ «, = A., \ <5!
- B2 — 15, = A, lî, = A,
- Et le système d’équations (2) donnera les isolements j',, .1^,..., .r,„ .r10.
- On opérera de môme polir les 2e et 3e conducteurs de chaque câble- réunis successivement en séries de 10. Tl v aura en tout trois essais demandant chacun 5 minutes pour charge, 1 minute pour lectures, 1 minute pour changement de série, soit en tout 3 X 7 = 'il minutes
- au lieu des 70 minutes de l’essai précédent; soit par conséquent une économie de temps de 72 p. 100 sur l’essai ordinaire.
- De cette façon, les mesures d’isolement deviennent môme plus rapides qu'en opérant séparément sur chaque câble, les lectures sont beaucoup plus nettes et plus précises et leur signification acquiert une valeur beaucoup plus sérieuse que celles que l'on prend, comme à l’ordinaire, sur un phénomène en pleine variation, les lois de ces variations étant non seulement inconnues, mais encore dépourvues de toute interprétation précise.
- P. Charpentier.
- CANALISATIONS ÉLASTIQUES A COU1UNTS TRIPHASÉS «
- Conduites triphasées avec montage ex étoile des récepteurs de courant — Si les récepteurs de courant sont montés en étoile, on doit mener ou une conduite médiane — comme dans le système à 4 fils — ou bien il faut exclure le cas où les diverses phases sont chargées différemment. Le montage en étoile sans conduite médiane est, pour cette raison, en général utilisable dans le cas de moteurs. Le schéma de conduite est représenté dans la figure 20, le diagramme correspondant est représenté dans la figure 2,1.
- Calcul des conduites avec charge égale des 3 phases. — Lu perte de puissance dans les 3 conduites est, comme dans le montage en triangle,
- r=3J*R;
- pour la section Q des
- inducteurs,
- (5)
- car le courant de conduite est maintenant égal au courant, de charge, Jn = J,.
- En introduisant la puissance, on obtient exactement comme précédemment l'équation
- (») Voir L’Éclairage Électrique du 8 février, t. XXX, p. 2<j3.
- (6)
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- La chute do tension et de là on déduit.
- perte de tension est
- ex = JtK,
- (7)
- Admettons maintenant, pour la comparaison du montage en étoile avec le montage en triangle, que les récepteurs de courant soient les mêmes dans les deux cas, par suite que les courants (=Ja=Js) et les tensions E, (~Ei=E.1) dans les deux systèmes soient aussi égaux. Si nous convenons d’affeeter de l’indice e les quantités se rapportant au montage en étoile, de l’indice t celles qui se l'apportent au montage en triangle, enfin de l’imücc il celles qui sont relatives à une ligne à deux conducteurs, nous aurons :
- On a donc
- Q. : Qf = 1 : 3.
- . Qt : QaI = ï : 3 ; 6.
- et les rapports des quantités de métal sont Me : M, : Ma, =
- (8)
- Ces relations s'appliquent si, pour un montage en étoile, il n’existe pas de conduite médiane. T,a tension des lignes est alors naturellement
- Ew = p3 Er
- Si les tensions des lignes doivent être égales l'une à l’autre, le courant dans le montage en étoile, pour la même puissance, doit être muliplîé par^/ 3. La section et les quantités de métal sont alors 3 fois plus grandes qu’auparavant et nous obtenons alors
- Me : M, : M„ = 3 : 3 : 4 = 75 : 75 : 100. (9)
- Influence des différences de charge des 3phases. — Si des différences de charge dans les phases sont possibles, comme c’est toujours le cas pour des charges de lampes à incandescence, nous devons, comme plus haut, nous poser les questions de savoir si les pertes de puissance et de tension de la charge maxima uniforme sont les plu» grandes qui puissent se produire, de manière à limiter les oscillations de puissance et de tension, par suite si l’on doit les prendre comme base de calcul relatif à l'élasticité. Nous ferons cette recherche en dressant le diagramme pour un système de conduite calculé, avec, comme base, la perte de tension î,. et la perte de puissance e,. pour une charge maxirnu uniforme et en faisant ensuite décroître la charge des phases respectives. On a alors
- pour la charge maxima. La section de la conduite médiane doit être égale à la section des conduites extérieures.
- Dans le diagramme de la figure a3, qui est dressé pour le schéma de conduite 22 il faut d'abord n envisager que l’étoile des vecteurs des courants, qui représente en même temps les chutes de tension $l5 $1 et ss, si nous choisissons convenablement l'échelle. La perte de tension est égale à la chute de tension, caries t sont en phase avec le courant. Le diagramme est, comme dans le montage en triangle, en supposant une même section de conduite, dressé de manière que les pertes de tension de la charge maxima soient seulement le tiers de celles du montage en triangle ; (voir les s, et s., de la figure a3 comparativement avec ceux de la figure 16). L’introduction de la self-induction dans les résistances de charge ne change pas le schéma, mais tourne seulement 1 étoile ( qui 11’est pas dessiuée ; des vecteurs de la tension de l’angle de décalage des phases.
- Si quelque courant de charge, par suite de conduite, varie, il doit passer alors dans la
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- conduite médiane un courant de la valeur de la diminution de charge et de même direction de vecteur que celle que le courant, existant encore dans la conduite possède, de façon que la somme algébrique des courants au point o soit nulle. Ainsi si J3 diminue, J0 augmente dans la môme mesure et dans la même direction et provoque de la même laçon une, chute de tension s0 dans la conduite. Mais la valeur négative de celle-ci s ajoute maintenant a la chute de tension s, et.l addition graphique donne, dans le vecteur 0 2 la chute de tension pour «É si J3 est égal à 0. Le point final de s'est donc déplacé de 1 vers 2.
- Fig. 20 à
- La même chute dans la conduite médiane doit être ajoutée négativement à s2, cela revient à admettre que J3 diminue de 3 à 4 tandis que enfin la chute de tension s3 sc déplace de 5 vers ti. Pour le courant — J..,s.{ était tombé d'abord à 0.
- Laissons maintenant Js décroître, les rotations sont alors tout à lait semblables : pour t2 la perte
- Fig. *4 et 2a.
- négative de la conduite médiane i0 = s.i doit être ajoutée et l'extrémité de s, se déplace de 2 vers La variation de e., est plus grande, car maintenant d:un coté la composante O 3 diminue, mais de l’autre côté aussi une composante dans la direction opposée augmente, ce qui correspond a uni* diminution de 0 3 avec double vitesse vers O: s se meut par suite de •{' vers 1 par 6. Pour = 06, enfin, il faut également maintenant, comme pour s,, ajouter la valeur négative de O 3, l’extrémité de su se déplace ainsi de (i vers 1.
- Le diagramme applicable au cas Jj ^ J2 et J, = o et celui pour J2 = o est dessiné à part dans les figures 24 et 20. Les pertes de tension ev. sont obtenues par projection des chutes de tension sur les vecteurs des courants et 011 obtient :
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- 1° Si J3 = O, Jj - — J;|
- 2Ü Si J2 = J, = o,
- = \/'j S-r
- t2 =^3*r e3 — 'itr
- Nous voyons par la que — contrairement aux résultats obtenus dans le cas du montage' en triangle - les vitales de tension et particulièrement, les pertes de tension pour une charge inégale des trois phases peuvent être d'abord plus grandes que dans le cas de charge max'una égale et secondement peuvent être aussi négatives.
- Nous voulons rechercher quelle grandeur peuvent avoir les oscillations de puissance dans le cas le plus défavorable et nous admettrons alors pour la commodité que le facteur de puissance des récepteurs de courant est égal h 1.
- Dans ce cas les perles de tension donnent mie mesure directe des variations de tension Ait. — Il faut déduire des premiers tableaux des pertes de tension donnés précédemment que l’oscillation maxima de tension s’élève à
- max. _ ,,3 £r
- et celle valeur est atteinte si la variation de charge se présente.
- Premier cas. — Etat initial. — Deux charges (par exemple J1el JJ oui la valeur maxima, la troisième (par suite J3) est égale a 0, c’osl-à-dire pratiquement très petite ; dans ce cas," le troisième récepteur de courant est soumis à la perle do tension sBJ= tr.
- Etat final. — J3 s’est accru jusqu’à sa valeur maxima, tandis que en môme temps un des deux autres courants est devenu égal à 0 ; 011 a alors
- 13eg - i,5 $, ;
- par suite l’oscillation s’élève à
- On peuL prouver de la même manière au moyen du deuxième tableau qu’il peut se produire une oscillation de tension de 2,5 tr. Mais la plus grande oscillation de tension est surtout, atteinte, si la variation de charge correspond au cas suivant :
- Deuxième cas.—• Etal initial. — Un récepteur de courant (par exemple .TJ est complètement chargé, les deux autres sont égaux à o (voir deuxième tableau). On a alors
- Etat final, — L’oscillation maxima de tension est alors = 3 Sr.
- Les oscillations de charge décrites ne sont pas très vraisemblables pratiquement, car pour avoir de l’importance pour l'élasticité (pour le fonctionnement de lampes à incandescence), elles doivent se produire en môme temps et tout à coup.
- La variation de charge la plus vraisemblable en pratique^ qui peut être considérée comme variation maxima déterminant l'élasticité, est bien celle qui se produit dans le cas ei-dessous.
- Troisième cas. — Une phase est tout entière mise hors circuit tout à coup en cas de charge maxima égale des d phases ou bien si, dans le cas d’une charge uniforme = o, l’on met brusquement en circuit une phase.
- (*) L iudice v do £ est la première lettre de a verlust » qui signifie « perte » en allemand. — N.
- D. T.
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- Dans les deux
- car, d’après le premier tableau, la perte de la charge maxima passerait par exemple de s(<1 sr = à — £r ; pour le deuxième cas, s,., monterait par exemple de o à 2 e,,.
- Si nous demandons maintenant aux conduites une élasticité parfaite il faut alors, dans l’hypothèse du deuxième cas du changement de charge, n’introduire dans le calcul (formule) que la perte de tension i/3 s, ou, en admettant la restriction donnée dans le troisième cas, 1/2 ser, La dépense de métal du système se calcule alors, relativement, à celle du svstème h deux conducteurs comme suit: en cas de même puissance, de mèmeperte et si le conducteur médian manque, on avait
- Mt. : M« = 1:4.
- La conditir cas) exige le ti< triple et il en que dans le coi
- édian
- /3, P«
- (10)
- 1 de l’élasticité parfaite (deuxième •s de la perte, par suite la section résulte la même quantité de métal
- M, : M, : AI 21 = 4:3:4-
- En admettant le troisième cas des oscillations de charge, dans lequel il faut introduire la perte moitié, la section et la quantité de cuivre de l’étoile est donc double de colle d’auparavant, par suite
- Xous voyons donc que l'économie de métal sur laquelle on comptait ne se produit pas du tout ou seulement en faible qnantité [dans le deuxième cas 33 p 100), pcir suite des grandes oscillations de tension dépassant de beaucoup la perte de tension tr du calcul et des grandes oscillations de puissance.
- Les rapports seront encore plus défavorables si la section de la conduite médiane est prise égale à la moitié de celle des conduites extrêmes, si Qu = o,5Q(l.
- Le diagramme de la figure 2.'1 se transforme alors en celui de la figure u6 car un courant déterminé provoque dans la conduite médiane la chute de tension double de celle dans la conduite extérieure. La figure est compréhensible par la comparaison avec la ligure 22 sans plus d’explications et l'on obtient
- j0 o. .1, = J,
- 20 Si J4 » .1, = o, 3l
- Si nous prenons maintenant des variations de charge exactei haut, il en résulte, pour le premier cas, l’oscillation de tension
- de la même façon que plus
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- pour le deuxième cas
- AE = 5 er ;
- le troisième cas donne l’oscillation de tension
- AE = 3 e.
- Le rapport des quantités de métal se calcule
- M, : Mt : = 35 : i!
- difficultés pour le deuxième cas, le plus défa-
- ; = r45,8 : 75 : zoo (I! a)
- et pour le troisième cas, le plus vraisemblable en pratique,
- M, : M, : Ma( = ai : 18 : a.1 = 8;,5 : -/> : 100. (11 b)
- L’économie de métal, qu’on espérait, se transforme donc, dans le premier cas, en une augmentation de 45,8 p. 100; dans le deuxième cas, elle s’élève seulement à i5 p. 100.
- Les rapports, dans le système h trois fils, se présentent d’une façon tout à fait semblable et j'ai montré il y a quelques années (*) que, au cas où l’on demande pour le système une élasticité parfaite, ce système exige justement davantage de métal, pour les conduites, que le système à deux fils, qu’il u’est par suite applicable avec avantage que si les différences de charge des deux moitiés ne dépassent pas certaines limites. Mais, pour tenir compte de l’accroissement provoqué par la possibilité de telles différences de charge, on pose comme perte de tension du calcul, c’est connu, en règle générale, sr = 1,5 p. 100 contre 2 p. 100 dans le système à deux conducteurs. Ell’expérienee a montré que le système à trois fils suffit aussi en général alors aux exigences de l’élasticité, si, dans certains cas. les sections de la conduite médiane sont prises encore plus petites que
- Qo = o,5 Qa
- Nous rechercherons maintenant trois fils si l’on admet
- et si l’on admet aussi que
- quelle doit être la différence de char« E, = 1.5 p, 100 AE = 1 p. 100
- dans le système à
- Quelle doit être par suite la diminution de la charge J, dans l’une des moitiés pendant que l’autre conserve sa valeur mnxima.
- Si J, diminue, la perte de tension dans la conduite extérieure décroît et celle dans la conduite du milieu augmente. T,es deux pertes se composent comme vecteurs de conduite par soustraction; la perte totale e, diminue donc jusqu’à ce qu’elle soit devenue égale à O pour une valeur déterminée de J1, qui dépend du rapport des sections Pnur une plus grande diminution de êj est négative. On trouve la valeur pour laquelle cette diminution doit avoir lieu de la manière suivante :
- On avait calculé avec la perte de tension
- E, ~ 1,5 p. 100
- alors que l’on a admis
- AE = 2 p. 100.
- La valeur de l’élévation de tension doit donc encore croître de la quantité
- Cela a lieu si dans la conduite extrême le courant y J, passe, par suite aussi le courant (1—y) J,
- (l) Voir le livre de l'ai
- Stuttgart, 1899.
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- parcourt la conduite médiane, on a alors
- (i — J, R —V J, R = a R. Ici k exprime le rapport des sections
- y se calcule au moyen de la relation Pour d’cgales sections
- ~ Q0 '
- Q« = Q0
- i par suite
- c’est-à-dire le courant pourrait décroître de 66,7 p. 100 de sa valeur sans que les limites des oscillations élastiques soient dépassées. Pour
- c’est-à-dire la diminution du courant pourrait s’élever à 444 P- ro°*
- Il faut maintenant nous demander quelle perte de tension er du calcul l’on doit choisir pour le système triphasé si nous choisissons le troisième cas parmi les cas des différences de charge, présentés précédemment comme les plus vraisemblables en pratique, qui peuvent provoquer des élévations de tension désavantageuses; c’était le cas, dans lequel deux phases étaient chargées au maximum pendant que la charge d’une phase diminue. Comme base fondamentale on peut dire que (comme la pratique l'a confirmé pour le système à 3 conducteurs) une variation de charge de 66,7 P- 100 se produit dans le cas de Q(l=Q0, et de 444 P- 100 pour O,, = aQtl Ici deux hypothèses sont encore admissibles; premièrement, l’une des phases doit diminuer de 66,7 p. 100 ou 44 p- 100 de sa propre valeur maximn, ou secondement la diminution doit être la même rapportée à la charge totale. Cette deuxième hypothèse est naturellement différente de la première, parce que la charge totale du système à 2 conducteurs = 2 J, celle du système a trois conducteurs = 3 J.
- Si l’on veut maintenant admettre que la variation d’une phase d'après lu première hypothèse a une valeur justement égale à celle de l’une des moitiés du système à 3 conducteurs, on peut voir facilement que la perte de tension du calcul doit être la même dans les deux systèmes. En effet la diminution de la perte de tension dans la conduite extrême et l’augmentation simultanée de la perte dans la conduite médiane s’accomplissent dans les deux cas d’une façon exactement égale (voir pour cela fig. 23 et 26), Mais l’hypothèse qu'on a établie pour base de cette considération, n’est en tout cas, au point de vue pratique, pas aussi justifiée que la deuxième, c’est-à-dire celle qui consiste à exprimer la diminution de charge en pour cent de la charge totale.
- On peut l’expliquer dans un exemple : Une canalisation aboutit en un point auquel 6 jonctions de maison de même grandeur se subdivisent. D'après l’un des projets on amène les 3 conduites du système à ce point et les branchements sont repartis 3 par 3 sur les 2 moitiés. Si l’on calcule pour e,. = i,5 p. iooetsiles sections de conduite sont prises de même valeur, deux branchements de maison = 66,7 p. 100 peuvent être exclus tout à coup de l’une des moitiés sans que
- AE = 2 p. 100
- soit dépassée.
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- D’après l’autre projet, projet à courant triphasé, on monte chaque fois i branchements de maison dans une des phases du courant. Si nous exigeons maintenant la môme variation de charge en pour cent de la charge totale, il faut décharger alors complètement une phase.
- Dans ce cas, pour cette phase, la perte de tension varie de s,, à — (voir le premier tableau d’aprcs la figure a5). L'oscillation de tension est donc de 2 er et comme on doit avoir
- AE = 2 p. 100,
- la perte de tension du calcul s’élève donc seulement à sr= 1 p. 100.
- Ceci a lieu pour Q,=Q0. Ou peut établir la même démonstration pour le cas oùQa=2Q(). En effet dans ce cas :
- La diminution de charge d’une moitié du système à 3 fils doit alors s’élever à 44?4 P- 100 du courant d'une moitié, par suite rapportée à la charge totale s’élever à 22,2 p. 100 et il restera --7,8 p. 100 en circuit.
- Dans le cas du courant triphasé, la charge des 2 phases invariables enlève de là 66,7 p. 100, de sorte que la phase déchargée reste chargée avec 11p. 100 du débit total. Cela fait 33,3 p. 100 rapporté à la charge maximum d’une phase. Dans ce cas la perte de tension s’élève à — sr, comme on peut le déduire à l'aide du diagramme de la figure 26, c’est-à-dire,
- Mais l’oscillation de tension par suite
- c’est-à-dire a la môme valeur que plus haut.
- Sans plus ample explication il apparnit en partie des recherches qu'on vient d'établir que les oscillations de tension sont les mômes, si au lieu de la diminution toujours admise jusqu’à présent de la charge d’une phase (ou des moitiés du système à 3 fils) chargée au maximum il se produit maintenant une augmentation à partir de la charge niinimu (c’est-à-dire zéro) de même valeur. Dans tous les autres cas, c’est-à-dire dans tous ceux où la charge d'une phase varie de la môme quantité, mais où la charge invariable des deux autres phases est située entre o et le maximum, les oscillations de la tension sont plus petites. Les cas considérés sont donc effectivement les plus défavorables.
- Nous avons maintenant acquis la base fondamentale, avec laquelle nous pouvons effectuer une comparaison exacte des quantités de métal c’est-à-dire la hase qui consiste en ce que tous les systèmes se comportent de la même façon relativement aux oscillations (pratiques) de tension, par suite relativement à l’élasticité. Pour la clarté des choses, nous réunirons ensemble encore une fois tous les rapports des quantités de métal, qui peuvent avoir de l’importance ; dans tous les cas les tensions utiles des récepteurs de courant doivent ôtre les mômes, par suite les tensions des phases
- i° —sr est le même dans tous les systèmes, il n’y a pas de conduite médiane
- M* j M, | Mgj | M-v
- | 75 | 25 |
- 20 est le môme, avec conduite médiane Q0= Qa
- 33,33 | • ;5 | 37,5 | 100
- 3° e, est le même, avec conduite médiane Q0 = o,5 Qu
- *9>T7
- 3i,a5
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- 4° Les systèmes avec plusieurs phases (ou moitiés) ont une inégale charge, la différence de charge d’une phase en p. 100 de sa propre charge maxima est égale dans tous les systèmes (pour le montage en étoile e et le montage à 3 conducteurs 31, sr= i,5 ; pour le montage en triangle t et le montage a 2 conducteurs 21, s,. = 2)
- MA
- 38,89
- Q«=Q*
- I 5,
- Q0 = o,5 Qa
- 41,67
- 5° Charge inégale des phases. La différence de charge d’une phase est égal< charge totale dans tous les systèmes (pour e, sr= 1 ; pour 3£, sr= i,5 ; pour 1 e
- 66,7
- 58,83
- Qo = Q*
- I
- Qo = O,'
- 5 0
- 2„ .
- 41,67
- La dernière série, et en tout cas ravant-dernière encore, contiennent les nombres au moyen desquels on peut comparer les systèmes le plus exactement s’ils doivent être également élastiques.
- Dans les considérations, qui ont été établies pour la comparaison de l’élasticité ou de la dépense de métal des différents systèmes, on avait admis d’avance que les récepteurs de courant étaient sans induction.
- Comment les relations se modifient-elles, si le facteur de puissance des récepteurs de courant cos » est plus petit que 1, on peut le montrer ici brièvement :
- Si dans un circuit à courant alternatif simple la perte de tension dans une conduite sans induction est de s, la perte de puissance est alors sJ, opposée à la dépense de puissance utile EJ cos ». La perte de tension ne doit donc pas s’élever a p pour cent de la vraie tension, mais seulement à p pour cent de la tension projetée sur le vecteur du courant E cos », si p désigne le chiffre en p. 100 de la perte de puissance admise.
- Dans les conduites à couranLs triphasés il n’y a rien de changé sous ce rapport ; il faut tout au plus montrer que l’on doit comprendre par t la perte de tension et non pas la chute de tension d’après les définitions données plus haut.
- Professeur Dr J. Teichmüller,
- Karlsruhe.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Production d’un champ tournant. Système P. B&uch. Elektrotechn'tsche Rundschau, t. XIX, p. 16, ij octobre 1901.
- Si l’on sépare en deux, dans la direction des lignes de force, une partie d’un circuit magnétique excité par un courant alternatif et que l’un des chemins soit entouré par une bobine secondaire fermée (fîg. il, il y a une différence de phase entre les deux dérivations magnétiques qui peut atteindre jusqu’à près de 900. Suppo-
- sons qu’elle soit de 80e; si l'amplitude du champ est la même dans les deux dérivations, le champ excité par la bobine primaire a une phase de 4°° vis-à-vis des deux autres.
- R. Bauch considère un circuit (fig. 2) séparé entre quatre parties abc et d. Une bobine entoure «2, une autre a et 6, une troisième a, b et c, tandis que les quatre parties a., b, c et d sont soumises à l’influence de l’enroulement primaire. Les quatre chemins magnétiques sont calculés de telle sorte que l’amplitude du champ soit la même. La bobine disposée sur a produit une
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- différence de phase de 4°° entre le champ Z„ en a et le champ Zb eu b. Le chemin a et b de la bobine commune est tel que le champ produit Zab qui se compose de La et de Zb diffère de 6o° en phase de celui ZP de c.
- La bobine qui entoure simultanément a, b et c produit un retard de 8o° du champ 7jabc vis-à-vis de Zd. Les quatre champs diffèrent ainsi successivement l’un de l’autre de 4o°et, si l’on désigne par i — J sin a le courant primaire dont Zrf dépend seul, on a :
- Zi ~ J h sin a
- Z,. - 3k sin (a — 4°°)
- Z* = 3k sin (a — 8ou)
- k étant une constante.
- On obtient la différence de résistance magnétique par l’inversion dans le circuit de chemins d’air auxquels on donne différentes surfaces polaires ou longueurs (fig. 3 et 4)-
- Fig. i. Fig. 2. Fig. 3.
- Si l’on dispose les deux pôles d’un aimant équipés de la même manière autour d'un cylindre de telle sorte que l’auglc de recouvrement de chacun des chemins partiels soit égal à l’angle de la différence des champs successifs, ou a la distribution magnétique suivante :
- Z. = Z sin (« - 120») - Za = Z Sin (* + 6o*)
- Z# ~ Z sin (a — So°) - Zb = Z sin (a + ioo*)
- Zf = Z sin (« - ,îo°) - Zc = Z sin (a + i4o«)
- zd = Z sin a - Zd = Z sin (a -| - i8o*)
- On obtient ainsi un champ tournant, mais qui est interrompu eu deux points à la zone neutre. L’interruption peut être éliminée de différentes manières, G. Goisot.
- Disjoncteur automatique Siemens et Halske pour courants principaux. — Elektrotechnische Rundschau, t. XIX, p. a8, ier novembre 1901.
- La disposition employée par Siemens et Halske pour séparer les conducteurs de la source lors de la rupture de l’un d’eux n’exige qu’un fil auxiliaire ; elle suppose que, à l’extrémité de la ligne, il y a une charge constante.
- Soit a (fig. 1) la source, e et f les conduc-
- teurs et b la charge constante (résistance oh-mique ou inductive, batterie d’accumulateurs, condensateurs, etc). Le conducteur auxiliaire h est inséré entre deux points correspondants g et i de a et de ô, tels que pendant la marche normale il n’y ail pas de courant qui le traverse
- et qu’il en soit de même si toutes les charges dérivées, telles que m, sont supprimées. Si une rupture vient à se produire, eu A par exemple, le conducteur h est traversé par un courant, la bobine k attire le noyau de fer l qui commande l’interrupteur c d.
- Cette commande peut aussi se faire indirecte-
- Le dispositif de Siemens et Halske s'applique plus particulièrement encore aux cas où il existe un conducteur neutre qui sert, alors précisément de conducteur auxiliaire.
- Tel est le cas de la figure 1, correspondant à une installation triphasée. Le conducteur neutre h relie les centres des étoiles a et b, G. Goisot.
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- Four électrique M. Ruthenburg à champ magnétique. ElectricaL iVorldand Enginecr} t. XXXVII p. 8<j5, 3o novembre igor.
- Ce four, que M. M. Ruthenburg vient de faire breveter à Philadelphie, est destiné à fondre le minerai de fer en poudre, dont le traitement par les procédés ordinaires donne lieu à de sérieuses difficultés en raison de la trop grande compacité de la masse qui s’oppose au dégagement des gaz. Ces derniers, en effet, s'accumulent en un point et provoquent des explosions quand le feu les atteint. Le procédé en question s’applique h toutes les poudres de minerais magnétiques ; il consiste à maintenir ensemble, par l'excitation d'un électro-aimant, les aspérités des poussières métalliques, de manière à former une masse poreuse capable de supporter, non seulement la chaleur du foyer inférieur, mais aussi le poids de la colonne de poussière qui occupe la partie supérieure de cette masse.
- Le four électrique (fig. F se compose essentiellement de deux parties semi-coniques A. B. pivoines à leurs parties supérieures en E et isolées électriquement l’une de l’autre, bien que réunies au centre par une lige filetée g, g, avec raccord isolant g1 et volant de manœuvre à l’extérieur. Les deux récipients A, B constitnentles deux électrodes opposées d’un circuit A', B1' et le champ magnétique est formé par l’enroulement C, D, qui peut être excite soit séparément, soit en série avec le circuit A'B' du creuset. Ce
- dernier est mobile et s'adapte à la partie inférieure du cône par un collier. Les cavités a, b que l’on voit de chaque côté sont destinées au passage de l'eau de réfrigération des parties voisines du foyer de chaleur. Un creuset F, placé au-dessous de l’ouverture inférieure du four pour recueillir les produits de la réduction, complète le dispositif.
- Par la disposition de cet appareil, la poussière de minerai contenue dans chaque électrode est maintenue en suspens et facilite l’action de l’arc électrique en <7, b.
- Le brevet ne fait aucune mention quant à la quantité d'énergie d'excitation nécessaire pour maintenir le vide qui convient autour de la zone de chaleur de l’arc. De même, en ce qui cou-cerne le côté pratique de la méthode, il ne parle pas de la relation qui peut exister entre la température de fusion du minerai et celle à laquelle l'agglomération se produit. L. Diet.
- Compteur triphasé de Fritsch Trautmann. — EleJilrùtechniscke Rundschau, t. XIX, p. 26, isr novembre 1901.
- Dans un système triphasé, l’énergie est donnée par l’égalité de Frôlich :
- S = EJj + EJ2 + E3J3
- oii .fj, J,, J3 représentent l’intensité des courants qui parcourent les conducteurs 1, 2 et 3 (fig. 1),
- et Ej, E,, Ej les tensions existant entre ces trois conducteurs cl le point O, qui leur est relié par des résistances égales. L’égalité précédente est utilisée de plusieurs façons dans la construction des instruments de mesure, d’après le principe de Ferraris. On peut utiliser trois bobines de courant et trois bobines de tension dont le champ est perpendiculaire sur E,, E2, Es; ou bien en remarquant, que J, -f- J* ~h J 3 — 0 n’em-plover que deux bobines de courant.
- L’inconvénient de ces dispositions réside dans la consommation constante du courant dans les
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- bobines de tension. Le procédé de Trautmunu permet d'abaisser cette perte; il est basé sur la remarque que dans un électro-alternatif l’énergie nécessaire à son excitation est proportionnelle à l’expression
- M* cotg a,
- où M est le magnétisme et a la différence de phase entre la tension excitatrice et le courant qui circule dans l’clcetro. Comme cotg x décroît très rapidement lorsque a croit, on diminuera la consommation de la dérivation en rendant a le plus grand possible. A cet effet, on fait agir dans la bobine de courant principal un champ magnétique résultant du courant principal et d’un courant induit par lui dans un enroulement, fermé et différant de y avec la phase du courant principal.
- On a gc—6o°-p-y et, comme on peut facilement atteindre v = 9.00., il en résulte que la consommation en dérivation peut être réduite dans le rapport ^°0- = o,3o5, soit une réduction de 3o p. ioo sur la consommation qui aurait lieu sans l’enroulement auxiliaire fermé.
- G. Gorsor.
- DIVERS
- Capacité de polarisation du platine poli, par P. Schônherr, Dr. Ann., t. VI, nô-iai».
- Capacité de polarisation du platine, par E. Warburg, Dr. Ann., t. VI, ia5-136, septembre 1901.
- M. Schônherr mesure la capacité de polarisation du voltamètre à lames de platine par la méthode employée déjà par M. Wien, Orlich et. E. Neumann.
- Elle consiste à compenser colle capacité dans un réseau de Wheatstone par une induction propre variable, pour un courant de fréquence
- Cette capacité de polarisation diminue quand augmente le temps pendant lequel le voltamètre a été mis dans le circuit. Si on chauffe le voltamètre, la capacité augmente d’abord, puis diminue et quand on revient à la température primitive, elle reste beaucoup plus petite qu’elle n’était au début : cette variation s’explique par la diminution de la masse de gaz qui se trouve à la limite de l’électrolvte et de l’électrode.
- En effet, si on introduit de l’hydrogène dans le voltamètre, la valeur de la capacité augmente notablement.
- La capacité des électrodes polarisées augmente quand la période du courant augmente.
- Si on porte le platine à l'incandescence dans le vide de manière à éliminer les gaz occlus, la capacité de polarisation augmente beaucoup : mais elle diminue rapidement ensuite et au bout de trois jours à une valeur qnipeuL n’être «pie le dixième de la valeur primitive.
- M. Warburg étudie théoriquement le phénomène de la polarisation à la surface d’une électrode sous l’action d’un courant sinusoïdal. S’il n’y a pas diffusion, la polarisation est proportionnelle à la quantité d’électricité qui a passé par l’clcctrode et la capacité de polarisation est constante. Le maximum de polarisation se produit alors un quart de période après celui du courant. Mais dans la réalité ces conditions ne sont jamais remplies ; le maximum de polarisation se produit moins d'un quart de période après celui du courant et la capacité de polarisation décroît quand la période du courant augmente.
- L’avance de phase de la polarisation peut atteindre d après les mesures de M. Wien jusqu’à 3i°.
- Ces phénomènes s’expliquent par les causes qui eutraîuent les produits de l’élcclrolyse loin des électrodes, en particulier par la diffusion.
- Soit une électrode de platine, plongée dans de l’acide sulfurique étendu, au dessus duquel se trouve une atmosphère d’hydrogène : le platine et l’électrolyte sont saturés d’hydrogène, par conséquent en équilibre entre eux et avec l’hydrogène. En admettant que tout l’oxygène dégagé à l’anode soit employé à l’oxydation de l’hydrogène, l’action du courant alternatif sur la surface du platine consiste à lui amener et à lui enlever alternativement de l’hydrogène. Si 1 hydrogène produit se diffusait en entier dans le platine et l’électrolyte, on aurait un cas extrême, oppose au premier danslequelil n’y a pas diflu-
- O11 peut appliquer la loi de Fick à la diffusion de l’hydrogène dans le platine et dans l’électrolyte et regarder la différence de potentiel entre le platine et l’électrolyte comme une fonction de la concentration de l'hydrogène sur la surface de séparation.
- Suivant qu’on suppose la diffusion infiniment petite ou infiniment grande, on trouve, d’accord avec l’expérience que, dans le premier cas, la
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- T. XXX. — N° 7.
- capacité de polarisation est indépendante de la période ; clans le second cas, qu’elle est proportionnelle à cette période.
- Dans le premier cas, le maximum de polarisation est décalé de i/4 de période par rapport au maximum de l’intensité du courant : dans le second, il est décalé de 1/8 de période.
- La densité superficielle T de l’hydrogène sur la surface de séparation est considérée comme une fonction de la concentration y du gaz dans l’électrolyte ; mais on ne peut rien dire sur la grandeur qui joue un rôle important dans le calcul.
- Dans d’autres conditions, on peut déduire de considérations thermodynamiques quelques propriétés de ce coefficient. On sait qu'en ajoutant à l’eau ou à des dissolutions salines du sulfate mercureux, on diminue leur tension capillaire au contact du mercure : d’après la thermodynamique, il s'ensuit que la concentration du sulfate mercureux doit être plus grande à la surface que dans l’intérieur de la masse. Cette concentration superficielle croît d’abord avec la concentration moyenne, atteint un maximum pour une valeur encore très petite de cette dernière et
- Il est vraisemblable que pour l’hydrogène on arriverait à des résultats analogues.
- D'après les expériences de M. Schônherr, le platine poli non polarisé sc trouverait à peu près dans le premier cas limite et le platine
- polarisé, dans le deuxième cas limite. Si on admet que les coefficients de diffusion dans le platine et dans l’hydrogène sont indépendants de la concentration, cette différence ne peut provenir que d’une différence dans la valeur de —J— : F serait éloigné de son maximum quand le platine n’est pas polarisé el la concentration de l’hydrogène petite : il serait au contraire voisin du maximum, quand le platine est polarisé et la concentration de l’hydrogène grande.
- Quant à la grande capacité de polarisation du noir de platine, M. Warburg l’explique de la manière suivante. La surface du platine sur lequel est déposé le noir peut être regardée comme recouverte de filaments de platine disposés perpendiculairement a la surface.
- Le courant pénètre à peine dans les interstices de ces filaments, mais s’arrête h leur surface extérieure, qu’il charge d'hydrogène : mais cet hydrogène est entraîné bientôt dans les couches sous-jacentes par les courants locaux qui s’établissent entre ccs couches non chargées et les couches superficielles chargées d’hydrogène. Ce phénomène aies mêmes conséquences qu’une augmentation notable de la vitesse de diffusion : par suite la capacité de polarisation doit être augmentée et devenir Jonction de la fréquence: c’est en effet ce que M. "Wien a observé.
- M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du 5 Février 1902
- Après communication par le président, M. Hillairct, et le secrétaire général, M. Cros-sclin, de diverses lettres et brochures reçues depuis la dernière séance et dont plusieurs se rapportent h la question de la régularité des machines motrices, M. Detkoyat fait la description, avec projections, des installations électriques du Chemin de fer Métropolitain et donne quelques chiffres relatifs h la consommation de charbon à l’usine (i,8 kg par kilmvatt-heure de courant continu au tableau) et à la consom-
- mation d’énergie électrique des voitures(4.9 watts-heur e par tonne kilométrique). Nous ne faisons que signaler cette intéressante communication, un article devant prochainement être publié sur le Métropolitain.
- L’ordre du jour appelle ensuite la Discussion sur la télégraphie sans fil, par G. Claude.
- Cette discussion porte sur le point suivant : n’est-il pas possible d’expliquer les faits constatés dans l’étude expérimentale de la télégraphie sans fil par des effets de capacité sans avoir h faire intervenir les théories compliquées de Marconi, Slaby et autres ?
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- M. Claude le croit. Ayant en l’occasion de reconnaître, dans des recherches sur les courants de haute fréquence, faites en collaboration avec. M. Bombes de Villiers ('), que les phénomènes observés avec ces courants, si extraordinaires qu’ils puissent paraître de prime abord, s’expliquent toujours très aisément par les théories ordinaires lorsqu’on fait intervenir la capacité, il s’est demandé si la capacité n’intervenait pas aussi comme facteur prépondérant dans les.phénomènes de lu télégraphie sans fil ; reprenant les divers faits d’observation relatés par M. le capitaine Ferrie dans sa précédente communication (2) il a constaté qu’aucun n'est en contradiction absolue avec cette manière de voir et que celle-ci les explique au moins aussi aisément que les théories spéciales.
- L'antenne transmettrice présente en effet par rapport a la terre une capacité relativement considérable C et par rapport à l’antenne réceptrice une capacité c, bien faible, il est vrai, en comparaison do la précédente, mais cependant suffisante grâce à l’extrême sensibilité des cohé-reurs actuels. Le mécanisme de la transmission serait alors le suivant : pendant l’augmentation de la différence de potentiel aux bornes de la bobine, augmentation relativement lente, le con-
- densateur C !fig. i) ainsi que le condensateur c — car la résistance du cohéreur même non excité n’est pas infinie — se chargent, grâce à la conductibilité de la terre ; cette charge, d'ailleurs, se fait sans oscillations, le circuit de charge comprenant la grande résistance du circuit de haute tension delà bobine. A un moment donné, la différence de potentiel entre les boules de l’excitateur atteint la tension disruptive et une étin-
- (*; Écl. Élcct., i. XXVII, p. 34o, i*" juin 1901. (') Écl. Élect., t. XXX, p. io3, 18 janvier 190-2.
- celle éclate entre elles. Cette étincelle, chaude et conductrice, se substitue brusquement au circuit à fi 1 lin de la bobine et fournit alors un circuit de résistance ohmique très faible comprenant, outre la terre et l'antenne, tout le champ électrique de cette dernière. Dans ce circuit peuvent alors prendre naissance des oscillations extrêmement rapides dues à l’action combinée do la self-induction du fil de l’antenne et de la capacité. Une fraction du courant oscillatoire ainsi déterminé est afférente au petit condensateur c, et c’est celte minime fraction, seule partie utile de toute l’énergie dépensée, qui produit les phénomènes de cohérence utilisés pour la transmission des signaux.
- M. Claude reconnaît qn’on a objecté à cette interprétation, déjà proposée antérieurement, que l’énergie des actions devrait alors varier en raison inverse du cube de la distance et par conséquent devrait cesser d’être perceptible à très courte distance. Mais le raisonnement qui a conduit à cette conclusion ne lui paraît pas rigoureux, « car, dit-il, étant donné que l’énergie rayonnée par l’antenne, intégralement transmise par l’éther sous forme de courants de capacité, ne fait que s’étaler à la surface du sol, ce ne serait que la loi de l’inverse du carré de la distance qu’il y aurait lieu d’admettre, ce qui semble très possible ».
- L’objection étant., sinon complètement, levée, du moins réduite d’importance, M. Claude développe les considérations qui l'ont conduit à expliquer par cette interprétation les faits fondamentaux de la télégraphie sans fil.
- Influence de la hauteur d’antennes. — Le plus important est l’accroissement de la portée avec la hauteur des antennes. Si donc, quand on augmente la hauteur d’antennes, on augmente aussi la capacité relative des deux antennes et par suite l’intensité des courants oscillatoires développées dans l’antenne réceptrice, ce fait expérimental se trouvera expliqué. Or, à première vue, l’augmentation de capacité résultant d'un accroissement de hauteur paraît bien faible si l’on s’en rapporte aux formules ordinaires de l’électrostatique qui ne font intervenir dans l’expression de la capacité que la surface en regard des électrodes et leur distance. Aussi M. Claude fait-il intervenir eu outre la forme du champ entre les deux armatures. « On peut admettre, dit-il, que si une antenne de faible hauteur cor-
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- l’éclairage électrique t m _N-7.
- respond a 1111 champ électrique comme celui de la ligure •>.. une antenne beaucoup plus élevée donnera un champ semblable, à celui de la ligure 3, qui portera beaucoup plus loin, pour la menu: raison que l'horizon recule quand on s élève dans un clocher. Mais, à hauleur égale,
- l’horizon électrique est infiniment plus lointain que l'horizon visuel par suite de la courbure que peuvent affecter les lignes de force électriques. La capacité entre les deux électrodes n'apparaît donc, ou du moins ne commencerait à devenir appréciable que pour une certaine hauteur minimum de 1 antenne transmettrice ».
- Il est vrai que d'après cette explication lu portée semblerait devoir être proportionnelle à la hauteur des antennes, tandis que l’expérience apprend qu elle est approximativement proportionnelle au carré de cette hauteur. Esl-ce une raison pour rejeter l’explication? M. Claude ne' le pense pas, car il estime que la démonstration de cette loi expérimentale n’a jamais été des plus vigoureuses et qu'on a dû très probablement opérer avec des eohéreurs de sensibilités différentes, l'emploi d’un cohéreur d’autant plus sensible que la dis tau ce à franchir es tpi us grande étant naturel. D’ailleurs, ajoute-t-il, si la considération delà capacité n’explique pas colle loi, les autres théories proposées ne l’expliquent pas mieux,
- A propos de l’influence de la hauteur d’antennes, M. Ferrié faisait observer (p. to4) que la longueur des étincelles à l’oscillateur diminue très rapidement quand cette hauteur croit, et ajoutait que cette diminuliou ne semblait pas pouvoir être attribuée à une augmentation do la capacité de l’anlcnne par rapport à la terre. M. Claude n’est pas de cet avis : il pense que cette capacité croit a peu près proportionnellement a la hauteur d’antenne. Celte affirmation est d’ailleurs appuyée sur le raisonnement suivant : Prenons un élément dl de l'antenne, distant du sol de l; les lignes de force issues des extrémités de cet élément (fîg. 2 et découperont sur le .soi une surface annulaire de lar-
- geur d.v ; a un clément kdl situé à une hauteur kl correspondra un anneau de largeur kdx ; les dimensions linéaires du condensateur formé par lin élément et l'anneau découpé sur le sol sont donc dans le rapport k ; les capacités seraient par Conséquent dans le rapport J:1 si la distance des armatures n’avait pas varié ; en admettant qu’elles ne sont que dans le rapport k il semble que l’on puisse ainsi tenir compte de cette dernière variation ; mais alors la capacité par unité de longueur reste constante, et l’on arrive à cette conclusion que la capacité de l'antenne croit proportionnellement à la hauteur de celle-ci. Dès lors s’expliquerait l’augmentation du débit delà bobine.
- L’acoroissenienl de la portée avec l'accroissement de la hauteur d’antennes s’expliquerait du même coup car l’augmentation de capacité totale de l’antenne transmettrice porte surtout, à mesure que* la hauteur augmente, sur la capacité utile cpuisque c’est seulement le sommet de l’an -tenne qui rayonne il de grandes distances.
- Une autre remarque signalée par M. Ferrié est que la portée est plus grande quand l'antenne est reliée au pôle négatif, delà bobine que quand elle es L reliée au pôle positif. M. Claude en donne l’explication suivante : De ce que les oscillations sont très rapidement amorties d après les essais du lieutenant Tissot, il faut en conclure que c’est — du moins toutes les fois que la syntonie 11’in-tervienl pas — le premier maximum qui agit sur le cohéreur. Or, suivant la polarité de l’antenne transmettrice le courant développé dans l’antenne réceptrice par la décharge aura, dans les premiers moments de sa production, un certain sens ou le sens opposé. Si ce sens est, pour le cohéreur, le même que celui du courant que tend h y produire la pile montée eu dérivation, il est évident que le courant provoquera bien plus facilement le phénomène de cohérence qu’un courant de sens opposé. L’inlluence de la polarité de l’anlenne transmettrice se trouve donc expliquée, mais le sens de celle influence dépendrait alors du mode de couplage île la pile du circuit du cohéreur.
- U11 autre point examiné par M. Claude est la répartition des potentiels le long de l'antenne.
- D'après la théorie déudoppée par M. Ferrie et d’après l’expérience, le sommet d'une auteime reliée au sol est un ventre de force électromotrice. Or l’on sait aussi que dans les dispo-
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- sitils employés pour lu production des courants de haute fréquence le potentiel croît d'une extrémité ii l'autre du solénoïde disposé sur le circuit de condensateur shunté sur l'exploscur, l'extrémité la plus éloignée de l'exploseur étant au plus haut potentiel. C’est d’ailleurs ce que M. Claude montre expérimentalement au moyen d’un appareil producteur de courauLs de haute fréquence de la maison Gaifle. L’existence d’un ventre de force éleclromotriee au sommet, d’une antenne se trouve donc expliquée tout aussi Lien dans 1 interprétation de M. Claude que lorsqu’on lait intervenir la considération des ondes.
- Il y a toutefois une différence importante dans les conclusions : si l’on adopte les théories basées sur la considération des ondes, la longueur de l'antenne doit être le quart de longueur d'onde des oscillations émises : si l'on considère le phénomène comme dû au mécanisme ordinaire de la charge oscillante, il n’y a plus de relation entre ces deux longueurs.
- Rôle de la terre. — Dans l'interprétation admise par 51. Claude, la terre joue un rôle prépondérant, puisqu’elle est supposée constituer une armature- conductrice de l’immense condensateur dont l'antenne trausmeltriee est l'autre armature, Mais la terre est-elle en réalité conductrice pour les courants de très haute fréquence mis en jeu par la télégraphie sans fil p
- Pour le savoir, M. Claude a recours à l'expérience. En série avec la sell-induetion de l'appareil u haute fréquence, sont montés un ampèremètre thermique et un tube de verre contenant de la terre humide; si l’on ferme le circuit par un fil de cuivre relié à l’extrémité libre de la self-induelion, l’ampèremètre indique le passage d un courant appréciable. En remplaçant la terre humide par une solution aqueuse de chlorure de sodium à 5 p. îoo, l'intensité du courant est de beaucoup accrue.
- La terre humide et surtout la mer sont donc de bons conducteurs pour les courants de haute fréquence. Rien d’extraordinaire, dès lors, que Li portée de la télégraphie sans hl soit plus considérable sur mer que sur terre.
- Mais une objection se présente néanmoins. M. Forrié a cité des essais avant réussi, bien (lUe les antennes fussent isolés du sol. M. Claude lait observer que, si, dans Lun de ces essais,
- 1 antenne transmettricc n’était pas reliée au sol, elle était reliée à une large feuille de clinquant;
- or, celle-ci présente, par rapport à la terre, une capacité très grande devant celle de l’an* tenue; la résistance apparente --est par suite relativement faible, grâce à l'énorme fréquence; c’est donc comme si il y avait eu liaison assez bonne avec le sol. — D’autres essais ont été faits avec une antenne réceptrice parfaitement isolée. Dans ce cas, le circuit du relais du cohéreur joue le rôle de la plaque de clinquant: sa capacité par rapport au sol est, il est vrai, incomparablement plus faible que la capacité de la plaque; mais, si faible qu’elle soit, elle peut ètie suffisante, et M. Claude montre, par une expérience, que la capacité d’un bout de fil peut être capable de donner lieu à des courants quand on approche ce fil d'un solénoïde à haute fréquence. — Restent encore les essais exécutés en ballons libres, (pie l’on pourrait opposer it sa manière de voir. M. Claude estime «pie, dans ce cas encore, la capacité de l’antenne réceptrice par rapport au sol se comporte également comme un court-circuit, eu égard à la minuscule capacité relative des deux antennes.
- Influence de la forme des antennes. — Des essais faits sur terre avec des conducteurs de diverses grosseurs ont montré que la valeur du diamètre a une influence presque nulle sur lu portée; des essais faits par M. Marconi en mer avec des tuyaux de diamètres considérables ont, an contraire, montré que la portée serait de beaucoup augmentée à égalité do hauteurs d’antennes.
- Ce dernier résultat est conforme au mécanisme admis par M. Claude, puisque la capacité de l’antenne augmeute avec sa surface. Le premier, bien qu’opposé en apparence, s’explique simplement : quand on opère sur terre, la résistance olimique du circuit où circulent les courants est presque entièrement localisée dans le sol dont la conductibilité pour ces courants est faible relativement à celle de l’eau île mer, et dès lors l’amélioration dans la transmission qui doit résulter d’une augmentation du diamètre de 1 antenne n’est pas appréciable.
- 51. Claude lait encore remarquer que, lorsqu’on augmente le diamètre de l'antenne , on diminue l'amortissement des courants de haute fréquence qui v circulent, puisque ceux-ci se concentrent, comme on sait, clans les couches superficielles des conducteurs. Or, si l’on
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- diminue l'amortissement. c’est une circonstance heureuse pour la réalisation de la syntonie, ce qui fournit une nouvelle explication des lions résultats obtenus par M. Marconi dans scs essais avec des antennes tubulaires. I.'amortissement devant se trouver encore diminuer si, au lieu de relier ces antennes à la mer par de simples fils, comme le faisait M. Marconi, on fait plonger les tubes eux-mêmes jusque dans l’eau, M. Claude propose de faire un essai dans ces conditions.
- Fonctionnement des cohéreitrs. — En terminant, M. Claude répète une expérience confirmant l’hypothèse que dans le fonctionnement du cohéreur il v a soudure, plus ou moins précaire, des particules métalliques. Tl prend un fil de 1er courbé en cercle d’environ io cm de diamètre et l’approche du solénoïde à haute fréquence ; un flux d'étincelles jaillit à la coupure et les deux extrémités du fil se soudent; la soudure est d’ailleurs très fragile.
- M. Fermé reconnaît que l’essai de théorie basée sur la capacité des antennes et la conductibilité du sol, que. vient d’exposer M. Claude, est des plus intéressants et qu’il donne l’explication de bien des faits que n’avaient pas tenté d’expliquer les auteurs qui ont antérieurement proposé des théories basées sur les mêmes principes; il ne pense pas cependant que cette théorie puisse être acceptée.
- Outre l’objection signalée dès le début de sa communication par M. Claude et relative à la diminution de l’énergie proportionnellement au cube de la distance, on peut encore présenter les suivantes :
- Dans divers essais exécutés en mer, par exemple dans les essais faits entre Riot et Calvi, la droite joignant les sommets des antennes transmettrice et réceptrice passait à plus de 5oo m au-dessous du niveau de la mer. Quelle pourrait être dans ces conditions, l'eau de mer étant conductrice, la capacité relative des deux antennes ?
- Dans les essais faits en ballon libre, où l’on a atteint des altitudes de 1 ooo m au-dessus du sol, la capacité de l’antenne réceptrice par rapport au sol parait bien faible pour pouvoir être prise en considération.
- Dans les essais exécutés avec une antenne transmettrice reliée k une feuille de clinquant.
- celle-ci était disposée verticalement, et n’avail, par suite, qu’une bien faible capacité par rapport au sol.
- Si la conductibilité de la terre entrait en jeu. on devrait pouvoir, au moyen de prises de terre, déceler l’existence de nœuds et de ventres dans le sol ; or des essais de ce genre n’ont rien montré de semblable.
- Des essais faits par M. le lieutenant Tissot ont montré que la capacité d’une antenne n’aug-inciile pas de façon appréciable quand on augmente sa surface.
- Quant à la relation admise entre la longueur de l’antenne et la longueur d’onde, clic ne peut être infirmée par la remarque de M. Claude que dans un appareil protecteur de courants de haute fréquence, la longueur du solénoïde, auquel il assimile l’antenne, est considérablement inférieure au quart de la longueur d’onde des oscillations; c’est qu’en effet dans un tel solénoïde, il y a, par suite du rapprochement des spires, de la capacité répartie qui modifie complètement le fonctionnement.
- La suite de la discussion sur la télégraphie sans fi 1 est renvovée à la prochaine séance et le président ouvre la
- Discussion sur les canalisations électriques, à laquelle prennent part MM. Grosselin, Gay et Bryimski.
- Cette discussion porte sur les conclusions du rapport de M. Sartiaux, président de la 4e scc-tion du Comité chargée de l’étude des canalisations ; ce rapport a été publié dans le dernier numéro de ce journal (' ).
- M. Grosselin, qui prend le premier la parole, fait ressortir les inconvénients résultant de l’insertion, dans le cahier des charges de fournitures de câbles, de conditions exagérées relativement à l’isolement et a la résistance à la rupture diélectrique. D’une part il en résulte une élévation considérable du prix de revient ; d’autre part, il n’est pas toujours possible d'avoir à la fois une très grande résistance d'isolement et une très grande résistance a la rupture, ces deux conditions n’étant pas remplies en même temps par la plupart des matières isolantes utilisées pour la fabrication du câble.
- A propos de cette fabrication, il décrit rapidement celle des câbles à isolement de cello-
- (b Supplément du i,;l' février. ]>, txi à Lxm.
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- ]ose, fort employés anjourd luii. Cette fabrioa-tion comprend les opérations suivantes : recouvrement de l'inné par du papier ; dessiccation de celui-ci par chauffage dans des étuves où 1 on laitle vide; imprégnation de la couche de cellulose par un mélange d’hydrocarbures généralement formé d’une huile (qui abaisse larésistance d’isolement, mais augmente la résistance à la rupture) et d’une résine (qui produit des effets inverses) ; recouvrement d’une double enveloppe de plomb ; enfin recouvrement par une couche de jute. L’imprégnation par le mélange d’hvdrocarbures est indispensable pour avoir une résistance à la rupture suffisante, mais elle abaisse plutôt la résistance d’isolement qui est. très élevée quand les porcs de la cellulose sont remplis d’air sec, comme le montre l’emploi presque exclusif aujourd'hui de câliles de ce genre pour la téléphonie. On éprouve dans cette fabrication les difficultés signalées plus haut d’avoir à la fois un bon isolement et une grande rigidité diélectrique.
- Passant aux essais, M. Grossclin fait observer que les essais d’isolement à basse tension ne donnent aucune garantie sérieuse sur la façon dont se comportera le câble lorsqu’il sera mis en service sous haute tension ; ces essais ne peuvent eu effet faire reconnaître la présence de fissures légères dans le diélectrique. Toutefois, comme ils permettent de s’apercevoir facilement de la présence de défauts graves résultant de la fabrication ou provenant de la pose, M. Grosse-lin est d’avis qu’il convient de les imposer dans les cahiers des charges.
- Mais quelle est la valeur de l’isolement qu’il convient de demander? Si Ton considère les essais d’isolement faits après pose, la réponse est délicate. La résistance d’isolement d’un mémo câble pourra être très différente, suivant qu’il est utilisé comme feeder ou comme câble de distribution; dans ce dernier cas, les boîtes de distribution créent des points faibles d’isolement qui n’existent pas dans le cas des feeders. Pour cette raison, M. Grosselin estime qu’il devrait être spécifié que les conditions imposées pour la résistance d’isolement après pose ne s’appliquent qu’aux feeders. Comme d’ailleurs celte résistance d’isolement ne constitue qu’une indication secondaire, il propose de fixer cette résistance d’isolement à i ooo mégohms par km pour les tensions inférieures a i ooo volts et à a ooo mégohms pour les ten-
- sions supérieures. Pour les câbles de distribution, ees chiffres devraient, être abaissés à ooo et i ooo mégohms par kilomètre.
- Pour les essais de rupture diélectrique, il est d’avis que les conditions indiquées dans le rapport de M. Sartiaux conviennent fort bien : essais à l’usine sous une tension double de lu tension de service, essais après pose sous cette dernière tension, majorée, s’il est possible, de 20 p. ioo. Il ne se dissimule pas cependant, que si ces conditions offrent toute garantie pour les câbles à courant continu, elles n’en offrent guère pour les câbles à courants alternatifs, la tension dans ces câbles pouvant parfois prendre, par suite des effets de résonance, des valeurs exagérées, • 260 ooo volts suivant M. Kennedy. Comme pour de telles tensions toute précaution préventive serait illusoire, il faut en prendre son parti et considérer la rupture de l’isolement par résonance comme un accident d’exploitation dout ne saurait être responsable le constructeur du câble.
- Quant à lu eapaeiLé et l'impédance du câble, ce sont des quantités dont les valeurs seraient bien difliciles à imposer a priori au constructeur. Tout au plus, pourrait-on désirer que celui-ci communique leurs valeurs, trouvées après construction, au constructeur de l’alternateur, afin que ce dernier essaie d’éliminer les harmoniques dangereuses dans les ondes de force électroinotriee.
- M. Cay commence aussi par faire observer qu’une grande résistance d’isolement n’implique pas nécessairement d’excellentes conditions de fonctionnement. Malgré une haute résistance d’isolement, un câble peut avoir une faible résistance il la rupture diélectrique : témoins les câbles à isolement d'air, comme Ta déjà fait remarquer M. Grosselin. D’autre part, il peut 11e pas remplir les conditions de duree qu’on est en droit d’attendre; tels sont les câbles à isolement par la gutta : si la gutta employée présente un trop grand isolement, elle se détériore rapidement, à tel point que l’Administration des Télégraphes a cru devoir imposer, non seulement une résistance d’isolement minimum assurant le bon fonctionnement du câble, mais encore une résistance d’isolement maxanuin pour avoir quelque garantie empirique sur la durée.
- Néanmoins, M. Gay est d’avis, comme le
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- aSf»
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- naître l’existence cl'iin défaut de fabrication; mais il estime que la valeur exigée de la rcsis-lance kilométrique peut être de beaucoup inférieure à celles indiquées dans le rapport, et propose de la fixer à 5oo mégohms, quelle que soit la tension. Pour les .essais apres pose, il croit qu'il est préférable de ne rien fixer, la résis-
- du
- Il se rallie aux propositions du rapport pour les essais de résistance à la rupture.
- Dans sa communication, M. Brïi.ixski envi-
- lension (jusqu’à r ooo volts), de moyenne te. sion (jusqu’à 4 ooo volts), de haute tension (ai dessus de 4 ooo volts), ne lui paraît pas répondre aux conditions industrielles actuelles : par si
- est tout aussi exposée à une rupture du diélectrique qu'une canalisation à xonoo volts. Il est donc inutile de créer une classe de cables de moyenne tension, et, en vue d’une réglementation, il subirait de faire deux classes : fi
- Comme l’emploi des très hautes tensions (jusqu'à fin ooo volts) tend à s'introduire, il serait peut-être utile pour l’avenir d’établir trois
- pour la durée de la charge et la température. Des essais fréquents, faits avec précision, ren-
- i toujours donné d'excellents résultats.
- de rupture diélectrique, il ne
- fait f
- Lion, M. BryÜnski appelle l'attention sur une conclusion du mémoire de M. I.oppé sur les canalisations aériennes. M. Loppé préconise l’utilisation de très longues portées des fils. M. Brylinski fait observer que l'application de ; il des mécomptes, par
- ports sous l’effort du à l'action directe du vent x-ei, il y a lieu, en effet, de tenir compte do, faction exercée sur les fils de la portée. Cette action se traduit par une augmentation de la ion et par un déplacement cle chaque fil qui s d’ètre i lion de la te fil ; le
- plan incliné sur la verticale l’effort qu’exerce le fil sur le poteau et donne lieu, par suite, h une' omposante horizontale qui tend à renverser le
- M. Brylinski fait le calcul de la force de ren-ersement résultant cetLe cause. Pour cela il doit faire plusieurs hypothèses dont la plus
- vitesse du ventdansnos régions. L’Administra lion et Télégraphes impose pour les oal-! genre une vitesse correspondant à une pression de ->.8o kg : ni3. Ce « vent administratif», comme l’appelle M. Brylinski, n’ayant dans nos régions (pendant la i P'1' lévrier, la pression du u'a été que de y 5 kg : m2), M. Brylinski ,tc une pression do i7o kg : ms.
- 1 appliquant: ce calcul à une ligne formée
- 2 conducteurs téléphoniques en bronze sîlî-, M. Brylinski trouve que la portée qu’il
- ; 25 m; en adoptant Je « vent ; la portée serait réduite à 12 m.
- A la suite de celle communication M. Gay dit que comme M. Brylinski il ne méconnaît pas l’importance des renseignements que peuvent donner des essais d’isolement faits régulière-sion. Mais si des essais de ce , être exécutés sur des cables télé-
- sur les câbles d'un i
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- r
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- lion ; d'ailleurs dan
- ditions indispensables à la précision des mes fait défaut : eu ne peut en effet connaître
- 2 des câbles
- Dans l'établissement des grandes distributions d’énergie électricpie il v a tendanee marqr depuis quelques années, à ne pas se préoccu seulement de satisfaire aux conditions du moment, mais surtout à envisager le dévelop-
- nage de. cours d'eau eide ligues de chemins de fer.
- Ilia Europe, comme en Amérique, il > a plusieurs exemples de grandes stations prévues pour
- des plus fortes consommations de l’hiver. Bien que le prix do revient du kilowatt-heure y soit
- plus élevé que pour les stations centrales nouvelles, l’énergie qu’elles ont à fournir est assez faible pour que leur emploi soit encore économique vis-à-vis de l'intérêt et do l’amortissement d’un matériel nouveau qui ne servirait que quelques heures par jour de deux ou trois mois d’hiver.
- A conditions égales pour Volvo et le charbon, il y a lieu de choisir, pour l'emplacement de la station principale, celui pour lequel le prix du terrain constitue une part plus forte du coût total que le coût de la transmission de l’énergie aux sous-stations. On est ainsi conduit à rapproche! la station des grands centres de con-
- par l'étenduo du territoire à desservir dans les grandes villes. ïi sera dès lors avantageux tVcm-plover des génératrices à deux courants, afin de distribuer directement la lumière et la force motrice, surtout si l’énergie à produire pour la traction est relativement faible. En tous cas, dans toute nouvelle station principale, les génératrices devront être de même fréquence, mémo celles à deux courants, si l’on veut arriver h l’économie, à la souplesse et au minimum de frais de premier établissement d’une installation.
- Quant au choix de la nature du courant à produire, l’expérience a montré que la distribution par courant continu convenait de préférence aux quartiers d’alï’aircset de résidence, et le eouranlalternatil aux quartiers encore en voie de développement et aux territoires suburbains.
- Ces principes ont été suivis pour la distribution de In lumière et de la force motrice, la
- :rr,
- est pas sans intérêt. La figure i mo 2 5oo kilowatts produits, 24,4 p.
- alternatif à (jo périodes, pour e ioo km2 et 79,0 p. 100 par h* 26 km2 seulement ('),
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- districts Nord et Ouest entraîneront des so stations recevant le courant à un périodes d’i
- station principale et le transformant en courant à (>o périodes.
- La figure a montre comment on a pourvu h la
- naximum de la distributiuu
- vement faible demandée aux transformateurs rotatifs sera probablement triplée cct hiver, et colle de la batterie de secours doublée; tandis que la puissance des génératrices à courant continu direct reste stationnaire en prévision de leur remplacement par des sous-stations à commutatrices et à accumulateurs.
- Pour déterminer le futur système de distribution. il est nécessaire d’étudier les conditions préseules et les probabilités futures de la consommation. La figure 3 donne les consomma-
- lèbit en kilow. -heures
- Charge débifof xprimec en lampe?. 76 boujïee >
- lions mensuelles fournies par les Compagnies de Chicago : la traction routière ou aérienuc n’est pas comprise dans la courbe de force motrice, et cette étude n’est pas assez compréhensive pour les grands centres de l’avenir qui emprunteront certainement toute leur énergie à une ou plusieurs grandes stations. On y voit néanmoins l’importance de la puissance mécanique fournie qui atteint les 3o p. ioo du total et «pii a l'avantage de présenter une consommation h peu près constante de huit heures du matin à six heures du soir. Aussi adoptera-t-on la distribution par courant continu à 3 fils dans les quartiers de résidence et d’affaires du « District Central »; le moteur h courant continu est meilleur marché (l) et s'adapte mieux que le moteur à courant alternatif à tous les usages; il est à pou près le seul pratique pour les ascenseurs à service très
- (l) En Amérique, le prix do vente du moteur triphasé
- tension, l’hiver dernier. La puissance relati- i est encore loin aujourd’hui d’être raisonnable. (N. d
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- chargé. Celle considération a son importance puisque, d'après la figure 3, les ascenseurs et monte-charges absorbent les ia.o p. ioo de la consommation totale; et que l'économie que procure l'application de l’électricité aux moule-charges décidera souvent les propriétaires des grands établissements à demander à la station centrale la fourniture de la lumière et de toute leur force motrice.
- Le développement de l'automobilisme nécessite l'installation de postes de charge qui ne sont pratiques qu’avec du courant continu.
- Le courant alternatif exclut aussi l'emploi des batteries de secours qui, si elles n’augmentent pas l’économie de l’exploitation, rendent néanmoins de précieux services, au moment des surcharges dans les stations centrales ou dans les sous-stations à commutatrices, en cas d’accident sur la ligne primaire; elles peuvent servir de régulatrices entre «leux sous-stations et pourvoir à la constance de la tension malgré les accidents imprévus i1).
- La figure 4 représente deux extrêmes de la consommation journalière ainsi qu'une moyenne pour les deux tiers de l’année. Le rectangle hachuré figure la capacité des batteries pour une décharge d'une heure; et lu portion hachurée de la courbe de débit maximum en montre l’application aux heures du la plus forte consommation.
- La capacité des batteries de la Compagnie Edison, à Chicago, est répartie sur tout le réseau à basse tension, et comprend, outre les 66000 ampères-heures des 3 batteries d’Adams Street, 3 autres batteries plus petites dans les 3 sous-stations rotatives des quartiers de résidence; cuis dernières batteries sont très propres à empêcher à certains moments une demande exagérée à la station génératrice.
- La ligure :» indique l'utilité d'une batterie régulatrice destinée à conserver une charge constante aux génératrices et utilisée dans une sous-station de tramwav (2).
- durable. (X. d. FA.)
- (2) Voir aussi h'fiel. Élect., t. XIII, p. 78, 9 oct. 1897.
- Toutes ces considérations sur les avantages et le taux élevé (79,0 de la distribution directe ont
- fait d’abord adopter, à Chicago, pour le transmettre aux sous-stations à commutatrices, un courant triphasé à 20 périodes fourni par des machines à deux courants à 160 volts, disposées
- pour monter à 4 000 et 9 000 volts; cc système permet de faire fonctionner constamment des génératrices à pleine charge, en utilisant directement l’excès de production dans le réseau à basse tension.
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- La génératrice, la pins puissaute de ce genre construite jusqu’à présent, vient d’èlre mise eu marche; sa capacité nominale est do 25oo kilowatts avec une surcharge limite de 3 200 kilowatts, et elle donne un courant continu à 3oo volts et un courant triphasé à 180 volts. Elle peut être mise en parallèle avec les autres machines, entre autres avec un alternateur triphasé de g oon volts (3 5 00 kilowatts). Mais il est probable que tous les nouveaux groupes serout constitués par des génératrices à qooo volts et 20 périodes et établis dans la station priueipale de Ilarnson Street qui alimente les Districts Central, Mord et Ouest.
- Dans le district Sud, une station principale unique remplace six anciennes stations génératrices de diverses Compagnies. De même que dans les antres districts, on utilise le système triphasé à 4 conducteurs (dont un neutre!, avec tension de 2.400 volts entre chaque conducteur et le neutre; on dispose ainsi de lignes monophasées à 2 400 et à 4 i5o volts suivant les distances; mais la moitié de la puissance est transmise à la sous-station de Ilvde Park (à 5,600) km, par lignes triphasées à 4 conducteurs.
- Le système général des grandes stations à basse fréquence alimentant, avec de hautes tensions des sous-stations, est aussi appliqué, en Europe, notamment à Berlin et à Milan.
- Localisation des défauts dans les canalisations souterraines, par Henry G. Stott, Transactions t. XVIII, p. 8og-8i3, nov. 1901.
- Dans la recherche des défauts par la méthode de la boucle, les erreurs croissent en raison directe de la section des conducteurs; en outre, le galvanomètre est influencé par les courants de terre tels que ceux des tramways. O11 a essayé de remédier à cet inconvénient en employant des courants de mesure de 10 ampères et un tu il Ii-voltmètre; mais l'expérience a montré qu'il fallait y renoncer dès que la résistance à évaluer est. inférieure à 0,20 ohm, ce qui limite la recherche à des conducteurs de 3 mm environ, la distance entre les regards de la canalisation étant de 100 m à peu près.
- Il reste : i° la mélhode des sectionnements, lente, onéreuse, et qu’on n’emploie que comme pis-aller; an la méthode qui consiste à envover dans le défautdes courants croissants et à reconnaître le tronçon défectueux d’après la fumée
- produite par l'inflammation de l'isolant, mais 011 risque de brûler les câbles voisins et de produire des explosions dans les caniveaux; 3° ht méthode de la boussole.
- C’est lu plus expéditive et la plus économique. Elle consiste à envoyer dans le câble et à travers le défaut un courant d’une dizaine d’ampères dont on renverse la direction toutes les dix seeoudes. On présente une boussole de poche au regard situé au milieu de la ligne, si le défaut est plus loin de la station, l’aiguille de la boussole oseille de i8on toutes les 10 secondes; s’il est plus près, elle ne bouge pas. On localisera ainsi très rapidement le défaut entre deux
- regards ;).
- Le courant qui convient le mieux pour eette mesure est celui d’une machine pour lampe à arc qui fournira un courant à peu près constant, malgré les variations du voltage. La méthode s’applique aux ligues à courant continu et alteruatit sans arrêt du service ; il suffira de protéger la source du courant de mesure par une bobine de solf-mduelion.
- Sur une ligne de 8 à 10 km, il ne faut pas, d’après l’auteur, plus de trois heures pour localiser un défaut.
- Distribution à haute tension de Buffalo, par Harold W. Buck. Transactions, t. XVML p. 8i3-8îi, nov. 1901.
- L'objet de cette communication est la distribution de l’énergie électrique à partir de grands centres alimentés par des courants à haute tension venant de stations très éloignées, et où il n’est plus possible d'utiliser les lignes aériennes. La distribution établie à Buüàlo en offre un exemple.
- A la station d’arrivée de la ligue triphasée aérienne» 22 000 volts, composée de trois circuits, d’une puissance de 10000 chevaux chacun, avec une perte en ligne de 7 p. 100, dos transformateurs, de 3 000 chevaux chacun, transforment le courant à 22000 volts en courant» 11 000 volts qui est envoyé dans des câbles souterrains.
- Comme le montre la figure 1, les connexions sont disposées dans cette station, an moyen de commutateurs, pour opérer la distribution suivant deux circuits et pour relier chaque circuit
- (p Voir L’Éclairage Électrique, l. XXVI, p. 3G3.
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- h 22000 ou à io ooo volts à Puii ou l’autre système rie barres des transformateurs.
- i.es lignes à 11 ooo volts consistent en câbles h 3 conducteurs sous plomb, placés dans des conduits en poterie sous la chaussée ('). Les 5 feeders actuels sont munis d’interrupteurs de section qui permettent d'isoler un tronçon défectueux sans arrêter le service. Il y a en tout - sous-stations (fig. 2) alimentées par le courant triphasé à 11 ooo volts (2).
- En ce qui concerne l'adoption des tensions susdites, l’économie réalisée par la ligne aérienne à 22000 volts compensait largement la dépense de la station transformatrice a 11000 volts et justifie l’emploi de cette tension élevée; il n’eut pas été prudent de l’appliquer à un réseau souterrain. Si on a néanmoins adopté ailleurs des tensions mêmes supérieures à 22 000 volts pour des canalisations souterraines (S1 Croix Power C°), il s’agit de ligues principales directes ne présentant pas les complications de connexions et de dérivations d’un réseau comme celui de Bullalo. L’expérience des quatre années d'existence de ce réseau a pleinement justifié l’adoption de la tension de 11 ooo volts pour ce genre de distributions : en s'entourant de toutes les garanties dans le choix et le montage des câbles et dans l’isolation des extrémités, il n y a pas de raison de s’en tenir
- à 3 conducteurs de 70 mm*'avec enveloppe do plomb.
- en ont 6,3 mm, le dernier a 5 mm de papier, le (oui recouvert de 3,17 mm de papier. L’cpaisseur du plomb
- courant de n ooo volts est transformé à 36o volts et
- à la « Buffalo Lighting Company ».
- des tramways.
- plus longtemps il la tension de fi 600 volts qu’on a considérée jusqu'à présent comme la dernière limite admissible pour les canalisations souter-
- formaleurs de Buffalo.
- raines. Outre l’économie réalisée dans leur transmission, les tensions élevées, réduisant le débit, donnent lieu à des courts-circuits beaucoup moins désastreux.
- La « Niagara Falls Power Company » qui transmet l’énergie depuis les chutes jusqu’à 13uf-
- nemejit . Interrupteurs.
- Fig. a. — Réseau à 11000 volts de Buffalo.
- falo est distincte de la « Cataract, Power and Conduit Company » qui la distribue, à la tension de 11 ooo volts, aux sous-stations de Compagnies
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- de tramways et de lumière, et à la tension de 2 200 volts, aux petites usines à partir de -5 chevaux, où l’emploi des tensions trop élevées présenterait trop peu de sécurité. Au point de vue des décharges de rupture, des résonances, etc., les circuits de tension différente sont entièrement indépendants, l’expérience avant mou Iré que les élévations de voltage qui se produisent parfois sur la ligne aérienne 11c se transmettent pas par induction, à travers les transformateurs réducteurs. Cette indépendance réalisée, en outre, dans le domaine des responsabilités, de l'administration et de la surveillance par suite de la création de Compagnies séparées pour la transmission, la distribution et l’utilisation de l’énergie, n’est pas ce qu’il y a de moins logique et recommandable dans ce
- Le courant alternatif comme facteur de distribution de lumière et d’énergie, par Charles Scott. Transactions, l. XYIIt, p. 821-827, novembre 1901.
- Dans les grands centres où l’électricité est produite par des alternateurs, y a-t-il avantage à la distribuer sous forme de courant alternatif ou sous forme de courant continu après transformation. La simplicité du service, les dépenses de premier établissement des convertisseurs, l’indifFérence de la nature du courant dans certains cas (incandescence), le prix exagéré de revient du kilowatt-heure produit dans des sous-stalions de faible puissance font écarter le système de conversion de l’alternalil en continu dans beaucoup de cas ? Dans ceux où cette transformation est pratiquement économique, i^quels sont les avantages du courant continu sur l’alternatif, a0 quels sont les inconvénients qui résulteraient de l’utilisation directe du courant alternatif? Pour la lumière, l’incandescence, l’arc en vase clos, la lampeINernst s’accommodent bien, et cette dernière meme mieux, du courant alternatif. Pour la force motrice, le courant alternatif s’adapte aux usages les plus variés, mais il n’a pas l’équivalent du moteur-série à courant continu pour les régimes variables ; encore doit-on tenir compte de la proportion des applications possibles du moteur-série dans le choix de la nature du courant. Aussi y a-t-il peu de cas où, dans une station nouvelle, l’un des courants puisse paraître plus avantageux que l’autre pour la fourniture de la force motrice.
- Les sous-stations transformatrices constituent la grande différence des deux systèmes. Leur prix élevé en fait limiter le nombre, ce qui entraîne des dépenses et des pertes beaucoup plus fortes dans les canalisations qui doivent être plus étendues que pour la distribution par postes de transformateurs nombreux. Les complications du service, le danger des accidents et des interruptions de service y sont également plus grands (*).
- Il est néanmoins difficile d’alimenter avec du courant alternatif un réseau fonctionnant antérieurement avec du courant continu ; cette raison, avec d’autres considérations économiques, ont fait conserver le courant continu, dans les distributions par sous-stations nouvellement créées dans les grands centres, à côté du courant alternatif destiné aux quartiers éloignes ou à des sous-stations de tramways (2).
- En résumé, saus être encore la source d’énergie idéale (panacea plan), le courant alternatif est néanmoins l’instrument le mieux adapté à l’iinification et à la concentration de la distribution de l’énergie par l'électricité.
- Notes sur la distribution par courants alternatifs, par W. Barstow. Transactions, t. XVIII, p. 827-8^3, novembre 1901.
- Ce qui a limité les distributions à courant alternatif, c’est l’absence de l’équivalent du moteur eonlinu el des accumulateurs. Après avoir longtemps placé tous les transformateurs chez des particuliers, on a réuni par une ligne secondaire tous les circuits secondaires, mais avec l’augmentation de la consommation, l’équilibre des tensions n’a plus été possible. La seule méthode pratique de groupement des transformateurs sur un réseau secondaire est de relier chaque transformateur ou chaque groupe de transformateurs par un feeder dont on assure l’équilibre h la station. L’apparition du moteur polvphasé a donné un nouvel essor au courant
- (*) La possibilité de l’emploi des accumulateurs fait peut aussi, avec le courant alternatif, charger une bat-
- à la lumière et à la traction, leur compoundage automatique maintenant le voltage suffisamment coiislaul pour
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- alternatif : la forme la plus commerciale de la distribution polyphasée est le biphasé à 4 fils ;
- • mais le triphasé à 4 fils donne une plus grande économie de cuivre. L’emploi des basses tensions sur le secondaire de ces distributions entraîne des dimensions exagérées pour les lignes et les moteurs d’utilisation, ainsi que des artifices spéciaux de régulation si on veut distribuer la lumière. Pour y remédier, on a souvent supprimé le réseau secondaire et distribué directement avec le primaire transformé chez le particulier. Ce système est coûteux et délicat (*). On a aussi créé des réseaux spéciaux pour la force motrice, ou bien des distributions a 4 ou 5 fils sur lesquels on prend des combinaisons de tensions pour les divers usages. Ce système ne s'est pas généralisé. Même dans les applications spéciales au courant alternatif, on ne se pénètre pas suffisamment des conditions futures pour en projeter l’établissement; on se contente trop d’un provisoire qui finit rapidement par manquer totalement son but
- Enfin ce qui manque au courant alternatif, pour entrer dans la voie des distributions directes et compactes, c’est: i0 au moteur équivalent au moteur continu, 1“ la suppression des transformateurs ou de tout appareil intermédiaire analogue, 3° l’équivalent des accumulateurs.
- La distribution par courants polyphasés et son application à la distribution monophasée, par W. L. R. Emmet. Transactions, t. XVIII. p. 833-
- Les stations à courants triphasés sont les mieux appropriées aux usages les plus divers. Quand il s’agit d’utiliser les courants polyphasés par phase séparée, la génératrice triphasée s’y prête mieux que la diphasée; elle 11'est ni moins bonne ni plus coûteuse que si elle avait été projetée pour une distribution monophasée. L’enroulement en étoile est, en général, à préférer car la génératrice triphasée permet, dans ces conditions, d’utiliser ^5 à 84 p. 100 de sa charge normale, en phase séparée à deux conducteurs, avec le même échaufFement que dans
- lallation qu'il dessert. Tondis que les transformateurs
- fournir que la charge moyenne de ce réseau dans leur ensemble.
- une distribution triphasée, avec trois conducteurs également chargés. Les moteurs et. les commutatrices utilisées simultanément tendent
- à équilibrer les charges sur les phases ; et cette circonstance se présente dans la plupart des distributions triphasées. Les inégalités de tension sur les phases inégalement chargées peuvent être corrigées au moyen d’appareils régulateurs placés sur les feeders.
- Il y a deux systèmes utilisés pour l’éclairage par courants triphasés : la distribution à 3 fils par phase séparée et la distribution triphasée à 4 fils.
- Dans la distribution par phase séparée, l’équilibrage des charges se fait suivant les besoins
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX.— Nu 7.
- du Irois-üls. Comme le montre la ligure i, des transformateurs sont branchés sur le primaire triphasé ; le secondaire t!st formé de 3 fils dont un relié au centre de l'étoile. La chute de tension primaire est assez faible et il est possible par de judicieuses combinaisons d’arriver a un réglage parfait sur le secondaire.
- Dans la distribution secondaire à 4 conducteurs triphasés (fig. a), le primaire des transformateurs est enroulé en triangle, le secondaire en étoile avec un fil neutre qui, pouvant avoir ici une section moindre, procure une légère économie de cuivre sur le système précédent.
- Ces figures montrent de quelle façon s’introduit dans l’un et l’autre système le quatrième fil pour les moteurs triphasés, dont la présence est un précieux élément d’cquilibre.
- Dans le développement de ce genre de distributions, il est bon de réduire le plus possible le uonibre des circuits à équilibrer, de faire en sorte que ce réglage soit possible à la station, de consentir à de faibles variations de voltage sur les circuits, et de répartir les charges dans chaque groupe de sorte que les variations soient relativement faibles par rapport à la charge totale du groupe. Les leeders devront être peu nombreux, présenter une perte de charge faible et la charge être distribuée le plus près possible de leur extrémité.
- La figure 3 représente une distribution primaire qui se prête à la réalisation des condi-
- tions précédentes. On voit qu’on v utilise un quatrième fil issu du centre de l’étoile, avec une tension de 2 3oo volts environ entre chaque fil et le neutre, et par suite 4 000 volts par phase. Le conducteur neutre est de préférence mis à la terre à la station et des appareils de réglage placés sur chaque conducteur de phase.
- Souvent pour l'alimentation du voisinage de la station centrale, on prend plutôt des phases séparées pour les feeders, le fil neutre servant d’équilibre et de retour commun. S’il y a des moteurs, il faut néanmoins les trois fils de phase.
- Les progrès du réglage automatique des générateurs triphasés les font utiliser même pour les basses tensions destinées au voisinage immédiat de la station. Les transformateurs élévateurs permettent d’utiliser ces génératrices pour les grandes distances, s’il y a lieu. La distribution à adopter est celle du triphasé à 4 Gis > les lampes sont équilibrées entre les fils extérieurs et le fil neutre et les moteurs placés sur les fils extérieurs. Si les moteurs sont de 220 ou 44<> volts, lcs^ lampes seront respectivement de 12!) et 2iio volts. Celte distribution il basse tension convient aux gares de chemins de fer, aux résidences d’été, aux collèges, etc.
- La distribution a 350-500 volts par 3 fils, par Ph. Torchio. Transactions, t. XVIII, p. 849-837,
- Les principales difficultés que rencontre la distribution à 5oo volts par 3 fils sont i° la difficulté de l’isolation, 2V le faible rendement des lampes à incandescence à a5o volts, 3U le fonctionnement délicat des arcs à :>.5o volts. Mais ces difficultés ne sont pas très sérieuses J1), surtout quand il s’agit d’installations nouvelles. D’autre part, l’économie réalisée sur la distribution à .?.5o volts dans des quartiers peu chargés est considérable et justifie la faveur dont jouit ce système en Angleterre et depuis peu en Amérique.
- (J) Eu ce qui concerne l'isolement, les prescription» actuelles pour les lignes à a5o volts suffisent en général pour 000 volts ; la différence entre la durée de la lampe
- 5oo volts. (N. de l’A.)
- I.e Gérant : C. N AUD.
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- XXX.
- ii 22
- 1902
- î. - N« 8.
- ^clairag'
- ;jSIBUCTH£[u
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- 4. CORND, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l'Université, Professeur au Collège Ilollin.
- REVÊTEMENT DES CARTES SOTS-MARINS
- Les cables sous-marins usuels affectent une des formes représentées parles figures t à 4 : Câble à un conducteur â simple armure. — ICâme cylindrique occupe le centre.
- Elle est formée d’un toron de fils de cuivre entouré de matière solante.
- L'âme est recouverte d’un matelas généralement constitué au moyen de deux couches de fils de jute enroulés en sens contraires.
- Au-dessus du matelas est Y armure (fig. i), composée d’un certain nombre de fils de fer ou d’acier enroulés en hélices. Les fils de l’armure doivent être jointifs.
- Le tout est recouvert d'un guipage que l’on peut former au moyen de fils de jule, enduits d'un composé bitumineux, enroulés de la même manière que les fils du matelas, ou de rubans de toile également enduits de composé bitumineux.
- Les fils de jute sont tannés, et les rubans de toile sont goudronnés au préalable, dans un but de conservation.
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- 1/K CL AIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XïX. — Nü 8.
- a65
- Câble h plusieurs conducteurs. — Dans un câble à plusieurs conducteurs, les âmes forment un toron dans lequel elles sont symétriquement disposées, enroulées en hélices, soit autour de l’une d’elles qui demeure rectiligne {fig. 2), soit autour d’une mèche centrale cri matière textile (fig. il).
- Les vides laissés par les âmes sont remplis de matière textile (fils de jute), de manière à empêcher les écrasements des âmes les unes contre les autres et à donner au toron une forme cylindrique régulière.
- Autour de ce toron cylindrique on dispose ensuite un matelas de fils de jute, puis une armure en fils de fer, et enfin un guipage de fils de jute ou de rubans de toile imprégnés de composé bitumineux.
- Câble a double armure. — Qu’il soit à un ou à plusieurs conducteurs, un câble sous-marin peut comporter doux armures superposées (fig. 4)-
- Entre les deux armures on dispose généralement un guipage de fils de jute ou de rubans de toile enduits de composé bitumineux.
- La seconde armure peut être elle-même recouverte d’un dernier guipage qui termine le câble à l'extérieur.
- En résumé, on voit que l’étude du problème de l'application des revêtements de jute, de fer ou de toile sur les câbles sous-marins, revient à celle de l'enroulement de fils ou de rubans autour d’un cylindre.
- Nous allons établir les formules générales applicables à ces revêtements ; nous donnerons ensuite quelques applications.
- 1
- ÉTABLISSEMENT DES FORMULES
- Soit :
- D, le diamètre du cylindre à recouvrir,
- dy le diamètre des fils à enrouler autour du cylindre D, à spires jointives,
- 7i, le nombre des fils,
- p, le pas de l’hélice d’enroulement.
- Les axes des fils enroulés sont sur un cylindre dont le diamètre est D-l-d. Développons ce cylindre dans le plan du papier, et désignons par PP' (fig. 5) la trace d’un plan perpendiculaire à l’axe du cylindre.
- SoiL AA' l’axe d’un fil développé sur une spire complète. La perpendiculaire À'B abaissée sur PP' représente le pas de l’hélice et l’on a
- p = T:(I) + rf; tg a, (P
- * étant l’angle d’enroulement.
- Nous admettons que le plan normal à l’axe du cylindre coupe le fil suivant une section elliptique dont le petit axe est d et dont nous appellerons transitoirement 0 le grand
- Celte hypothèse est permise parce que le pas de l’hélice est toujours très grand par rapport au diamètre du fil et que, par suite, sur une petite longueur de part et d’autre du plan sécant, la surface du fil enroulé 11e cosse pas d’être un cylindre.
- Cette approximation est la seule que nous admettions dans le calcul.
- On a, sur la figure a,
- d = djet.
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- 22 Février 1902.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- L'élimination de l'angle a entre les équations 11) et (2) donne
- d3 [~" (tt + d,'2 + p2] cj,
- P1 ' ' '
- Considérons une section normale à l’axe du câble ,fig. 6), et prenons pour axe des
- abcisses le grand axe AA' dune section elliptique et pour axe des ordonnées, le petit axe BB' dont le prolongement passe par le centre du cercle intérieur C.
- Menons la tengente CT à l’ellipse, faisant axec Taxe des ordonnées un angle égal à—, et cherchons les coordonnées du point de contact.
- L’équation de l'ellipse est
- L'équation delà tangente est
- Introduisons dans l'équation ';>) les valeurs
- D + d
- (6)
- qui représentent les coordonnées du point C ; il
- * (D-brf).r
- rf*
- (7)
- Résolvons maintenant les équations (4) et (7) qui déterminent les coord» du point de contact.
- Y _ d* _5ç;d + —
- a (Ü + d)’ ‘ “ 4 (D
- Remplaçons S2 par sa valeur (3); il vient
- y a ^’2 [*' (R -f à)1 4- />2j [{B -f- d)'1 — d1]
- - - .ip*(I)+eT*
- (8 n 9)
- (10)
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- a68
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX — N° 8
- On a, d'autre part,
- CD2 = CT2 cos2 —
- c’est-à-dire
- (£±£-v)*=[x.+ (i*±i.^)*p^
- En remplaçant. X et Y par leurs valeurs (8) et (10) et en effectuant les réductions, on obtient
- (D + d) cos JL
- P ~ j , .» (>2)
- -d*
- relation entre les quatre éléments du problème.
- Pour que le pas ait une valeur réelle, il faut que l’on ait
- d < (D + dy sin
- (i3)
- Géométriquement, l’inégalité (i3) signifie qu’il faut que la perpendiculaire abaissée du centre de la section elliptique d’un fil sur la tangente CT (fig. G) soit plus grande que le demi-diamètre du fil. Cette condition est effectivement remplie tant que la section du fil reste elliptique.
- Lorsque
- d = (D + d) sin IL
- la quantité sous le radical de l'équation (12) devient nulle ; le pas devient infini ; la section du fil devient circulaire ; les fils sont alors juxtaposés parallèlement à l'axe du câble et il n’y a pas d’enroulement proprement dit.
- Lorsque les fils sont très petits par rapport au cylindre à recouvrir, c’est-à-dire lorsque l’angle — a une valeur très petite, la formule générale (12) est susceptible d’une simplification.
- Multiplions le numérateur et le dénominateur par n.
- iwrfp + rfj cos-1
- Le facteur contenant l’angle, sous le radical, peut s’écrire
- Lorsque n devient infiniment grand, cette quantité tend vers -3 et le cosinus de l’angle tend vers l'imité.
- La formule prend alors la forme
- _ T,nd\l)-\-d)
- P~ V'.'P + rf)*
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 269
- Il serait commode d’avoir chacune des variables exprimée en fonction des trois autres. La séparation se fait aisément pour p. D et n ; mais on trouve une équation complète du 4f degré en d, irréductible. La détermination du diamètre du fil en fonction des trois autres données ne peut être faite que par un procédé d’approximations successives.
- On a
- p — .________ eJ—— _-d
- l,s>
- cos — — + — d- . (,61
- n 1 b + *0 V Jis + ~sd‘
- rt de la formule approchée, on trou
- -x/pt — «*«** t d) p
- d\/T*{V> + 'j)*+p*
- (*7)
- (18)
- L’ensemble des n fils peut être regardé comme une sorte de nappe ou ruban dont l’enroulement se fait, à bords juxtaposés, autour du cylindre D.
- Supposons que les fils s’aplatissent jusqu'à 11'avoir plus qu'une épaisseur e dans le sens radial du câble, sans que leur dimension d soit changée dans le sens tangentiel.
- On aura alors une série de n bandes piales, de largeur d et d’épaisseur e, juxtaposées bord à bord dans leur enroulement, autour du cylindre D. A cet ensemble on peut substituer un ruban unique de même épaisseur et de largeur
- En remplaçant dans les équations (14), (17) et (18) dont l'application devient légitime, la quantité d par l’épaisseur e, et la quantité nd par À, on obtient les formules qui peuvent servir à résoudre les problèmes relatifs à l’enroulement des rubans.
- I)-^. ,£L-----e.
- ” Vp‘-v
- >- + ^ -(D + «)’ + ^
- A ces formules il convient de joindre la suivanLe, qui ’ se lire de l’équation ! 1).
- et qui fait connaître l’angle d’inclinaison que doit avoir, par rapport au plan de rotation autour du câble, la bobine qui porte le ruban, pour obtenir une bonne application de ce dernier.
- Donnons quelques autres formules, dont l’établissement est facile, et qui seront d’un usage courant..
- Développement d'un fil enroulé sur une longueur l de câble.
- ^(Drf)3 d-/>-
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- L'ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXX. — Nu 8.
- Poids d’un recouvrement de fils de jute.
- ----------P------•
- i étant le poids du fil de juie par unité de longueur.
- Poids de l'armure. '
- ?.8t;d*nl\/T* d]*-\-p*
- 4P ’
- Surface d'un revêtement de toile.
- S = *(t) + e)l. (î6)
- Si, dans les équations (2T1, (2.4), (20) ol (26) ci-dessus, on fait l~- 1 et que l'on exprime les diamètres, épaisseurs et pas en millimètres, les quantités L, 1‘ et S représenteront respectivement des kilomètres, kilogrammes et mètres carrés par kilomètre de câble.
- Observation sur le pas de l'armure. — Quand il s'agit de l’armure, il est indispensable que la valeur de p qui entre dans les équations, ou le pas théorique, soit majorée, en passant à la réalisation mécanique, d’une certaine quantité, pour tenir compte des irrégularités des fils, courbures ou grosseurs
- On peut admettre une majoration de 10 p. 100 pour les petits tils, ia p. 100 pour les fils moyens,
- 20 j). 100 pour les gros fils.
- D’autre part, des considérations mécaniques font adopter des valeurs pratiques du pas comprises entre certaines limites.
- Nous admettrons pratiquement
- 200 à y.5o millimètres pour les petits fils,
- 2ou à 3f»o millimètres pour les lils moyens,
- 35o à ,j5o millimètres pour les gros fils.
- On aura une bonne jointivilé si le pas théorique majoré de 10 à 20 p. 100, selon le cas, se trouve compris dans les limites de pas pratique adoptées.
- Dans les applications qui suivent, on admettra que les âmes ont le diamètre courant de
- Le premier cas que nous envisageons est celui où la composition de l'armure est déterminée d'avance par des considérations de résistance mécanique.
- I. — Soit miorosÉ me confectionner un carle a un conducteur dont l’armure devra comprendre 10 fils df fer de 5 MILLIMETRES. — Les calculs pratiques devant tenir compte dos dispositions de la machine à câbler, procédons à un examen sommaire préalable de cette dernière.
- Machine a câbler. — Dans la machine que nous avons en vue, les divers revêtements sont appliqués simultanément par une série d'organes tournants solidaires d’un môme arbre moteur.
- Le câble passe dans les axes creux d’une suite de plateaux supportant, d'abord les bobines de fil de jute, ensuite les bobines de fil de fer, et plus loin les bobines de rubans, de toile goudronnée du guipage extérieur.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- La traction du câble est exercée par un tambour à axe horizontal, sur lequel le câble recouvert de l’armure fait trois tours, interposé entre le plateau à fils de fer et les plateaux à rubans de toile goudronnée (fig. 7).
- La rotation simultanée des plateaux, pendant la progression du câble, produit les revêtements successifs de forme hélicoïdale.
- Deux plateaux consécutifs ont toujours des rotations de sens contraires.
- Le câble rencontre successivement sur son passage :
- Le premier plateau à fils de jute,
- Le deuxième plateau à fils de jute.
- Le plateau à fils de fer,
- Le premier plateau à ruban de toile goudronnée,
- Le second plateau à ruban de toile goudronnée.
- Les fils de l’armure sont imprégnés de goudron végétal coulant en cascade au-dessus
- Fig. 7. — Vue d ensemble de 1h machine à câbler.
- du câble armé, entre le tambour d'entraînement et le premier plateau à ruban goudronné.
- Après chaque application de toile goudronnée, le câble passe au-dessous d’une cascade de composé bitumineux chaud, mélange de brai,de coaltar et. de silicate de soude.
- Les fils de jute sont tannés avant d’être enroulés sur les bobines qui se fixent sur les broches des plateaux.
- Des filières assurent une répartition convenable des fils de jute et de fer autour du câble et, après chaque revêtement, le câble passe dans une forme cylindrique, appelée toupin, qui le régularise et lui donne le diamètre voulu.
- Des crépines à eau froide produisent la solidification de l’enduit bitumineux du gui-page.
- Un jeu de galets de rappel, mus par ie moteur général, et placés à la sortie de la machine, maintient le câble rectiligne et tendu en avant du tambour d’entrainement.
- Le pas de l’armure est la quantité dont le câble progresse pendant que le plateau à fils de fer accomplit une révolution complète.
- Le tambour d’entraînement est relié au plateau à fils de fer par une série de transmissions comprenant une paire de roues dentées changeables, appelées roues de pas, au moyen desquelles on peut faire varier, dans certaines limites, les vitesses angulaires relatives du tambour et du plateau à fils de fer.
- Si Tou désigne par :
- P, le rapport, dans le sens allant du plateau à fils de 1er au tambour d’entrainement, des nombres de dents des roues de pas,
- R, le rapport, dans le même sens, des parties invariables de la transmission,
- T, le diamètre du tambour,
- A, le diamètre du câble armé, le pas de l’armure sera donné par l’expression
- p,---. -1U‘(T + A\
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T XXX - N° 8
- Dans la machine que nous avons en vue
- On aura dans ce
- Pf = o,o5r (i 747)6+ 4) P r
- On dispose d’un certain nombre de roues de pas, de dentures variées, dont les combinaisons permettent de donner au rapport P diverses valeurs et de modifier en conséquence le pas de l’armure.
- Les plateaux à fils de jute sont relies au plateau à fils do 1er par une série invariable de transmissions, il s’ensuit que si l’on désigne par pf, le pas du fer,
- Pj, le pas du jute pour un des plateaux,
- <j>f, la vitesse angulaire du plateau à fer, ca,, la vitesse angulaire du plateau à jute,
- PfUf — pw,
- Dans la machine que nous des deux plateaux à jute, et l’c
- sageons, le rapport -
- ; légèrement de l'un à l'autre
- Pn = -Pu — -
- Les roues de pas se trouvent comprises dans la liaison entre le plateau à fils de fer et les plateaux à rubans de toile goudronnée.
- En désignant par p, le pas d’enroulement du ruban, on a dans la machine considérée.
- Les deux plateaux à rubans se trouvent animés de vitesses angulaires égales.
- Ainsi, dans l'a machine que nous venons de décrire sommairement, les pas des enroulements de jute et de la toile goudronnée s'expriment en fonction du pas, préalablement déterminé, des fils de l’armure.
- On pourrait fixer a priori une valeur du pas de l’armure et déduire de l’équation (ia) le diamètre du cylindre inscrit, ce qui permettrait de déterminer la composition du matelas de jute devant occuper l’espace compris entre l’âme et l’armure ; mais la nécessité do recourir, pratiquement, pour former le matelas, à une combinaison de fils de calibres courants, oblige à employer une méthode do calcul par approximations successives.
- Composition du matelas de jute. — Admettons un pas pratique de 2(io mm et un pas théorique de
- L’équation (io) donne
- D = ii,58 mm.
- Le matelas de jute, comprimé par l’application de l’armure, ne conserve pas sa section
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- 5.73
- primitive limitée par deux circonférences concentriques, une partie de la matière textile se logeant dans les interstices des fils de fer.
- Néanmoins, si l'on désigne par
- E, l’épaisseur du maLelas de jute avant la compression,
- E', la différence des rayons du cylindre inscrit dans l’armure et de l’âme du câble, on peut conventionnellement appeler compression du jute le rapport
- L’expérience a appris que la valeur de ce rapport peut varier de 0,4 à o,5. Dans le cas présent,
- Dans les limites de compression ci-dessus, on trouve 4.16 <- E < 4,58.
- O11 pourra donc, en employant des fils de jute de calibres usuels, former le matelas de deux couches, la première en fils de i,5 et la deuxième en fils de 3 millimètres, ce qui don-
- Pas de l'armure. — Admettons, pour le matelas ainsi constitue, une compression de 0,49- On obtiendra une nouvelle valeur de D, plus approchée
- et l’équation (12) donnera le pas théorique
- Le pas pratique cherché
- e = ***-
- En introduisant dans l’équation (a') les valeurs
- La combinais valeur cherchée
- pr= 255
- A —- ir,50 + 5X2 = 21,59
- alisable des roues de pas qui fournit le rapport le plus voisin de la
- Adoptons cette combinaison qui donnera le pas définitif de l’armure
- La petite correction du pas de l’armure à laquelle nous a conduit le choix des roues dentées n’a pas d’influence sensible sur le diamètre du câble, car, si l on différencie l'équation (10) par rapport à p, on obtient la relation
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-
- 274
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- qui montre que ie diamètre du câble varie en sens inverse du pas, diamètre n’est que le centième environ de celle du pas.
- Poids de Varmure par kilomètre. — L'équation (a5) donne
- Pas des fils de jute. —Appliquons les équations {b'). On aura
- et pour la deuxième couche
- Nombre de fils de jute. — Première couche. Dans l’équation (iG) portons
- il viendra
- et
- Deuxième couche, d’où
- cos — = o.cj8i5
- 10, d — 3, p — 73,3
- Poids du jute par kilomètre. — Admettons, comme poids de 1
- o.85 gr pour le 01 de i,5 mm,
- 3,8 gr pour le fil de 3 mm,
- et appliquons l’équation (24) * On aura, pour la première couche,
- et pour la deuxième couche
- t’i = 48 kg.
- Pas du guipage. — L’équation [d) donne
- «s», X o,,r "“*•
- Largeur des rubans. — Première enveloppe.
- Dans l’équation (21} portons
- D — 21,59, e — 0,9 épaisseur usuelle des rubans), p —
- on trouvera
- XJ = 52 mm.
- Deuxième enveloppe.
- La quantité D seule change. L’épaisseur du ruban, avec son de 1,2a mm environ, on aura pour la deuxième enveloppe
- T. XXX.8.
- mais que la variation du
- pour la première couche
- m de fil de jute
- enduit bitumineux, étant
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- 22 Février Î902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- et
- /l/igies d'enroulement des rubans. — On aura. d'après l’équation (22), pour la première envelop pe
- tga 1= 1,0927,
- d’où
- = 47°3o';
- et, pour la deuxième enveloppe,
- d’où ” J
- a5 = 4t°3o'.
- Surface des rubans par kilomètre. — L'équation (26) nous apprend qu’il faudra, pour un kilomètre de câble,
- 71 ms de ruban de toile de 5a mm,
- _ p!) . — _ — de 35 mm.
- Spécification du câble. — Finalement, le câble sera constitué comme il suit :
- Matelas de jute.
- îveloppc, ruban de ^
- 64 kg.*1 62 >.
- 1 563 0
- 261 »
- 1 950 kg.
- Paul Bayüp,
- ÉTUDE COMPARÉE
- SYSTÈMES ET APPAREILS DE TRACTION ’ ÉLECTRIQUE
- La réunion du Congrès et de l’Institut américain des Ingénieurs Électriciens à BuOalo aux mois d’noût et septembre 1901 a été l’occasion de très intéressantes communications, résumant l’état actuel de l'industrie électrique aux États-Unis. Parmi les plus intéressantes se classe celle de M. E.-J. B liRG, sur le Matériel employé pour la traction électrique, : non seulement son mémoive donne l’exacte idée des installations électriques de traction aux États-Unis, non seulement il exa- mine les caractères propres de tous les appareils susceptibles d’entrer dans la composition des usines ou du matériel roulant, mais il précise très clairement les conditions d’emploi particulièrement avantageuses à chaque appareil, les raisons de préférence donnée à tel ou tel système en faveur aux États-Unis : l’auteur a soin de n’en pas exclure la considération des courants alternatifs au point de vue de leur application directe à la traction, malgré l’insuccès du système aux Etats-Unis.
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- Les discussions soulevées au sein du Congrès par quelques partisans européens de la traction à couvant alternatif ont amené les américains à développer très nettement les raisons de leur préférence.
- MM. Steinmetz, Scott, Berg, Armstrong, etc., ont déclaré que leurs tentatives pour rétablissement. d'un matériel de traction à courant alternatif, susceptible d’un emploi général avantageux, avaient été absolument décourageantes, et que leur convictiou, fondée non sur des a priori<m des préférences commerciales, mais sur une lougue expérience et sur une analyse consciencieuse, ne leur permettait plus d’espérer le prompt développement de la traction par courant alternatif, en dehors de cas exceptionnels qui se sont rarement, présentés aux États-Unis et dont l’Europe offre plus particulièrement l'exemple.
- C’est surtout h M. J. Berg que nous sommes redevables des données les plus précises et les plus décisives.
- Nous exposerons d’après lui l’état actuel des différents appareils constituant le matériel de tractiou, à courant continu aussi bien qu’à courant alternatif, et nous lui emprunterons l’étude qui est consacrée aux avantages comparatifs des deux systèmes et l’exemple typique, qui termine cette étude, puisqu'il offre le meilleur moyeu de comparaison possible et qu’il peut servir d’exemple dans l’étucle de cas aualogues ou différents.
- Nous diviserons donc l’étude suivante en trois parties :
- i° et 2e Matériel générateur et transformateur et matériel moteur de traction à courant continu ou alternatif, suite de monographies consacrées aux diverses machines, avec les considérations pouvant fixer le choix entre elles.
- 3U Développement do la comparaison de la traction par courant continu à lu traction par courant alternatif el calculs d’exemples.
- I. — Matériel générateur et transi-ormateur oh traction a courant continu ou alternatif
- Génératrices a courant continu. —• Leur fréquence est toujours très faible, à moins de nécessités contraires qui s’y opposent. Le plus souvent on ne dépasse pas 6, i5 ou 18 périodes (’) : on atteint exceptionnellement :>.o périodes dans les Génératrices doubles, ou dynamos appelées à fournir du courant alternatif en môme temps que du courant continu.
- Dans ce dernier cas le compoundage du coutinu est lait par un euroulement série à la manière ordinaire. L’alternatif n’est donc pas compoundé directement, il l’est, d’ordinaire indirectement par l’action des réceptrices du réseau, dont les courants, convenablement déphasés suivant la charge, réagissent sur la ligne et l'alternateur pour en régler le voltage. On sait que l’alternateur n'est sensible à ces courants décalés que si sa réaction d’induit est suffisamment élevée. On donne donc aux génératrices doubles une réaction d’induit assez forte, puisque cela est nécessaire au com-pouudage par déphasage de l’alternatif et puisque cette réaction d induit n’olfre pas d'inconvénients pour le continu, compoundé par son enroulement série.
- Quand il est impossible de régler par déphasage le voltage alternatif dans les Génératrices doubles, <>n lui donne une régulation intrinsèque meilleure, 6 p. 100, par exemple. Il en résulte, évidemment, une certaine chute de voltage, mais on n’a pas intérêt à pousser plus loin l’auto-régu-lation, parce que la marche des machines en parallèle deviendrait plus délicate et les courts-circuits plus dangereux.
- Alternateurs. — Généralement à ao périodes, et coin mandés directement par une machine à . vapeur. La raison de cette fréquence peu élevée est le meilleur fonctionnement eu parallèle sans aucun artifice et la facilité de construction des commulalrices, qui sont d’un emploi si répandu.
- (') Celte limite est loin d cire absolue : la maison Croeker-Wliceler L dépasse communément, el la maison
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- L’éclairage oblige à des transformations de la fréquence du courant I1) : on emploie dans ce cas des convertisseurs de fréquence ou des convertisseurs de courant (commutatrices ou groupes moteurs générateurs). Nous examinerons les uns et les autres dans la suite.
- La chute de voltage des génératrices est d’ordinaire maintenue dans la limite de 6 à to p. ioo. Elle dépasse souvent cette valeur quand on peut compter sur une réceptrice pour réagir et effectuer la régulation. T.es valeurs élevées de la réaction d’induit offrent l’avantage de limiter automatiquement les courants échangés entre les alternateurs eu parallèle et les courants dangereux de court-circuit.
- L’emploi des circuits amortisseurs ne s’est pas répandu aux États-Unis :
- i" Parce qu’on a pris l’habitude dès le début d’imposer aux constructeurs de moteurs à vapeur des conditions de régulation plus strictes.
- ‘ji° Parce que le fonctiouneme.nl eu parallèle d’alternateurs à a.5 périodes n’offrait pas les mêmes difficultés que celui d’alternateurs à fréquence plus élevée.
- Cette même raison de différence de fréquence explique encore pourquoi les alternateurs volants sont si peu répandus aux États-Unis.
- Les enroulements sont toujours laits mécaniquement et enfouis dans des encoches ouvertes. La forme des dents et des pôles est étudiée de manière à donner une courbe périodique aussi voisine que possible de la sinusoïde.
- Ces conditions et la recherche d'une bonne régulation conduiraient à multiplier le nombre d’encoches par pôle et par phase. Les raisons d’économie conduisent ordinairement à ne pas dépasser 3 pour un voltage inférieur à 6000,2 pour un voilage supérieur.
- Le compoundagc des alternateurs puissants n’est presque jamais direct, mais fait par réaction des réceptrices, ainsi qu’il a été dit plus haut. Le compouudage direct u’est employé qu'exceptionnelle ment et pour de petites machines.
- Convertisseurs inversés. — Ou a construit pour a5 périodes un certain nombre do convertisseurs inversés, identiques à première vue aux convertisseurs d’alternatif en continu, mais très différents comme conditions de fonctionnement et comme constantes de construction. On les emploie pour alimenter des points d’un réseau de traction 1res distants de l’usine génératrice. Le problème souvent résolu par survolleurs l’est beaucoup plus généralement et plus favorablement par commutatrices inversées : celles-ci empruntent leur courant continu aux barres omnibus de l’usine génératrice et envoient leur courant alternatif à des sous-slatious distantes; on interpose, bien entendu, des transformateurs élévateurs de tension, puisque le voltage alternatif propre, des commutatrices, inférieur à leur voltage continu, serait impropre à la transmission à distance.
- 11 y a deux grandes différences principales à signaler entre la commutatriee et la commuta-trice inversée :
- i° La vitesse de celle-ci n’est pas réglée, comme pour la première, par la fréquence du courant alternatif, mais elle dépend de l’excitation, et ccttc excitation est soumise à l'influence des courants alternatifs empruntés à la machine, qui peuvent augmenter d’intensité ou de décalage dans un sens ou dans l’autre, et devenir ainsi, grâce à la réaction d’induit, magnétisants ou démagnétisants. Magnétisants, ou en avance, ils en diminuent la vitesse — démagnétisants, ou en retard, ils l’accélèrent, et cette accélération peut atteindre des valeurs élevées et dangereuses : on la limite déjà en rendant la machine aussi peu sensible que possible à ces réactions des courants alternatifs, c'est-à-dire en lui donnant une réaction d’induit aussi faible que possible.
- Quoi qu'il en soit, cette limitation intrinsèque de la vitesse est toujours insuffisante et on a recours à des procédés divers de limitation automatique :
- Le premier procédé consiste à disposer sur la machine des appareils à force centrifuge, commandant un disjoncteur qui lui coupe le courant continu et en interrompt le fonctionnement si l’accélération a dépassé la limite voulue.
- (') Ou à l'emploi de lampes polyphasées.
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- Un second moyen consiste à entraîner directement ou par courroie une exeilalriee, dont le voilage croît avec la vitesse, en augmentant l’excitation de la machine, lorsqu'une certaine accélération est produite : celle excitatrice limite l’accélération possible, mais il va sans dire qu’elle ne la prévient pas.
- Il est mieux, à cet égard, de munir la machine d une excitatrice spéciale, sensible aux variations d'intensité et de décalage de courant. Une petite commutatrice montée sur 1 arbre de la machine ou commandée par une transmission peut réaliser ce réglage d’une manière beaucoup plus parfaite.
- 2° Tandis que la commutatrice d’alternatif en continu peut maintenir, grâce au compoundage, le voltage aux bornes indépendant de la charge dans certaines limites, la commulalrice inversée n’esl pas susceptible de compoundage. et son voltage alternatif diminue quand augmente l’intensité ou le retard du courant. Il est vrai, qu’elle alimente, le plus souvent, des conimutatriees directes, et qu’on a la ressource de compounder celles-ci pour réagir sur les réactances de lignes et maintenir en définitive leur voltage continu constant.
- Les conimntatriees inversées fonctionnent souvent eii parallèle avec les alternateurs, et il est d’usage d’imposer aux constructeurs de machines à vapeur les mêmes stipulations que dans les cas
- Commutathicus. —Les commutatriccs sont presque universellement employées; elles sont plus économiques d’installation que les moteurs générateurs, elles peuvent donner uu voilage beaucoup plus rigoureusement constant que ceux-ci, mais en revanche, clics se prêtent moins bien au compoundage.
- C’est généralement à 9.5 périodes qu'on les construit aux Etats-Unis, et leur emploi s’étend à tous les cas où des circonstances particulières ne font pas craindre les inconvénients très graves des mouvements pendulaires. Ces mouvements pendulaires peuvent avoir des causes très differentes : d abord l’irrégularité de la marche des moteurs à vapeur de l’usine, ensuite la séparation des commutatriees du réseau par une ligne de résistance élevée, ou encore la lenteur de la eom-mutatrice à suivre, par son magnétisme, les variations du voltage appliqué ou bien encore les fluctuations brusques de ce dernier sous l’effet de causes extérieures.
- On se préserve des premières causes provoquant des mouvements pendulaires en imposant aux constructeurs de machines â vapeur des conditions sévères. Quand les machines sont installées et qu’on ue peut plus recourir à ce moyen, on peut remédier dans une certaine mesure aux irrégularités de marche des machines à vapeur, en installant sur le réseau des moteurs d’induction à grands effets d’inertie.
- Les résistances élevées des lignes séparant des convertisseurs ont en somme le même effet que les variations du voltage appliqué. Il faut que le circuit magnétique du convertisseur obéisse aussi rapidement que possible à ces variations. J.es constructeurs ont soin d’écarter les causes pouvant augmenter le retard du magnétisme, par exemple, l’emploi cle matériaux magnétiques à faible résistance ohmique : ils préfèrent, alors la fonte à l’acier, et ils ont la ressource, au cas d’iusulfisancc de ces précautions, d’employer des circuits amortisseurs, placés non dans le passage du flux principal, c’est-à-dire dans les pôles, mais dans les espaces intcrpolaires. Naturellement cette disposition n’est efficace qu’au cas où le oouvertisseur donne des courants pendulaires, c’est-à-dire quand il y a une réaction d’induit suffisante pour produire dans le circuit amortisseur un courant suffisant : l’effet des fluctuations du voltage appliqué sur les convertisseurs n’est pas à craindre, si les circuits magnétiques suivent très exactement ces variations; mais, au cas contraire, l’état d'équilibre est instable et provoque des oscillations. Il est évident que, si la force électromo-tricc fournie à l’induit varie brusquement, le flux aussi doit varier dans les mêmes proportions, pour assurer la même position relative de l’induit et des inducteurs.
- Si le magnétisme retarde, l’induit présente une position différente de celle qu’il aurait prise au cas contraire.
- L’emploi des convertisseurs peut présenter encore un autre inconvénient : c’est la faiblesse relative du snreoinpoundage qu’on peut obtenir.
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- Pour obtenir un surcompoundage appréciable, il faut mettre; en circuit, entre la commutatriec et l’alternateur, une réactance suffisante et admettre pour toutes les charges des courants déwat-lés assez considérables. C’est du produit de ces deux quantités que dépend le compoundage, et le même produit est obtenu avec 5o p. ioo de courant en avance et 20 p. 100 de réactance, ou 9.0 p. 100 de- courant et 00 p. 100 de réactance.
- La réactance, au delà d’une certaine limite, entraîne une certaine instabilité de fonctionnement. Les courants déwattés affaiblissent le facteur de puissance et augmentent réchauffement. On s’impose en général les moyennes suivantes, dont on ne peut pas s’écarter beaucoup :
- i5 p. 100 de réactance dans le circuit et fi p. 100 de résistance.
- Il est possible d’obtenir alors uu voltage presque constant à toute charge avec les facteurs de puissance indiqué dans le tableau 1.
- Par un ajustement différent du compoundage 011 peut placer la charge non-inductive à 3/4 de charge, avec les facteurs de puissance indiqués dans le tableau II.
- Tableau I
- 60 p. 100 à 1/4 do charge.
- 91.5 p. 100 à 3/4 de charge.
- 100 p. 100 à pleine charge.
- 99.5 p. 100 ù 5o p. 100 de surcharge.
- 96.5 p. 100 à double charge.
- 73.5 p. 100 à 1/4 de charge.
- 97.5 p. 100 à 1/2 charge.
- 99,0 p. ioo 5 5o p. 100 de surcharge. 98 p. 100 à pleine charge.
- 96 p. 100 à 200 p. 100 de charge.
- Dans ces conditions le voltage, non seulement reste à peu près constant à toute charge, mais le demeure encore bip. 100 près jusqu’à 3o p. 100 de surcharge.
- Pour alimenter plusieurs commutatrices fonctionnant dans une même usine, il est bon d’employer des transformateurs indépendants, ou au moins à secondaires indépendants, sous peine d’échanges de courants considérables si les lignes de balais à courant continu 11e sont pas identiquement placées sur les commuLalriees.
- Il n’y a aucun inconvénient à donner à ces transformateurs une grande self-induction, puisqu’on est souvent obligé d'ajouter une réactance pour le compoundage.
- Le grand avantage des commutatrices est l’économie d’une machine et le meilleur rendemen L ; enfin, la parfaite égalité de voltage b toute charge serait irréalisable avec les dynamos b courant continu : en revanche, celles-ci pourraient fournir un surcompoundage beaucoup plus considérable.
- Dynamos a courant continu commandées par moteurs synchrones. — Leur emploi peut permettre l’économie de transformateurs réducteurs, indispensables avec les commutatrices ; il permet aussi de soustraire le voltage continu aux influences du voltage alternatif, qui ne dépend plus alors que de la vitesse ; enfin, il permet de faire varier le voltage continu daus de grandes limites par la simple manœuvre d’un rhéostat.
- Au point de vue des mouvements pendulaires, les moteurs synchones n’en sont pas plus exempts que les commutatrices : il est même plus difficile, au moins quand ils sont enroulés pour des voltages élevés el. avec peu d’encoches, en général, de leur appliquer le dispositif antipen-dulaire, qui s’applique si bien aux enroulements bien distribués delà eominulatriee, et qui expose beaucoup moins celle-ci aux fortes dissipations d'énergie par courants parasites dans les amor-
- Un moteur synchrone b haut voltage est à cet égard bien inférieur b un moteur enroulé pour bas voltage. Il y a d’autant moins de raisons souvent de le préférer qu’il est aussi cher que le second moteur et ses transformateurs réunis.
- On peut préférer ceux-ci dans les cas spéciaux conduisant à considérer comme avantageuses les conditions suivantes :
- Enroulement direct pour haut voltage et suppression de transformateurs réducteurs.
- 0) Ou eaeo
- nu y suppléer
- laine dispersion.
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- Voltage continu indépendant du voltage alternatif et dépendant de sa seule fréquence.
- Enfin, voltage continu variable à volonté par le jeu d’un rhéostat.
- Il ne convient pas de s’exagérer le premier avantage : Un moteur synchrone à haute tension est souvent aussi cher que l'ensemble du moteur à haute tension et l’ensemble de ses transfor-matéurs-réductcurs. Il a aussi beaucoup moins de résistance aux mouvements pendulaires, puisque l’emploi d’amortisseurs est plus difficile et provoque, en raison du plus petit nombre d’encoches, des courants parasites plus considérables.
- Au point de vue des courants parasites le moteur synchrone est loin d’offrir une supériorité quelconque sur les commutatrices, et c’est plutôt le contraire qui serait le cas général.
- Dynamos a cochant continu commandées par moteurs asynchrones. — Les paragraphes précédents font deviner déjà le parti qu’on peut tirer des dynamos commandées par moteurs d’induction sur un réseau alimentant déjà des moteurs synchrones ou des commutatrices.
- Les moteurs d’induction peuvent améliorer les conditions de fonctionnement et réduire, s’il y a lieu, les mouvements pendulaires. Leur stabilité de fonctionnement est recommandable pour les circuits présentant des voltages et des vitesses variables.
- On les enroule très bien pour des tensions atteignant 2 et 3 000 volts; on est allé jusqu’à 10 000 volts, mais à dos prix de revient qui n’éUuenl pas alors inférieurs aux prix réunis des transformateurs réducteurs et des moteurs, ou, alors, on a sacrifié en les faisant certaines qualités de fonctionnement de ces machines.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MOTEURS
- Moteur à courant continu à vitessevariable, système Ziebl. Ele.ktrotcckriische Rundschau, t. XIX, p. 1, 1» octobre 1901.
- Le dispositif proposé par Zichl permet de faire varier la vitesse d’un moteur entre de larges limites sans que le rendement en soit sensiblement altéré. Ce résultat est obtenu par l’emploi d'un enroulement variable disposé sur l’induit, traversé par le même couraut et produisant une force contre-électromotrice.
- Cette force contre-électromotrice, qui agit dans le môme sens que celle de l’enroulement habituel de l’induit à courant continu et participe aussi au travail produitpar le moteur, abaisse la tension aux bornes provenant de l’extérieur et diminue, suivant la grandeur de l’enroulement, le nombre de tours du moteur sans influencer son rendement.
- Les deux enroulements en série sont disposés dans les mômes dentures de l’induit; T enroulement ordinaire de couraut continu va au collecteur de gauche (fîg. 1) tandis que l’enroulement
- de force opposée est conduit à droite, à cinq bagues de contact; quatre de celles-ci-sont par-
- tagées en deux moitiés auxquelles sont reliées les différentesparlies de l’enroulement auxiliaire, en vue de perme Itre la modification de cet enroulement, les points de liaisons ont les points diamétralement opposés aa! bbt cciddl (fig. 2). Lorsque
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- les balais sont sur la bague i, l’enroulement auxiliaire est inséré en totalité ; s’ils se dépla-
- cent jusqu’à la bague 4, la partie insérée va toujours en diminuant; sur la bague 5 qui n’est pas interrompue, l’enroulement est entièrement hors circuit, et le moteur travaille comme un moteur continu ordinaire.
- Pendant la rotation de l’induit, l’enroulement auxiliaire engendre une tension alternative qui est redressée au moment du passage par zéro par le jeu des bagues commutatrices, de façon à agir l.nnjours dans la môme direction sur la force élcctromolrice du courant continu. La commutation sc faisant au moment du passage par zéro, il n’y a pas à craindre d’étincelles.
- En outre des différentes vitesses qui correspondent aux positions des balais, la régulation s’achève par le régulateur usuel en dérivation.
- Goisot.
- Induit en court-circuit pour moteurs d’induction. Système de l'Œsterreichisdie Union .Elek-trieitats-Gcsellschaft. Elektrotechnische Rundschau, t.XIX.p. 16, i5 octobre 1901.
- La suppression du collecteur et des bagues de contact constitue un avantage important des moteurs d’induction; mais, en pratique, ces moteurs ne peuvent être établis que pour des charges relativement faibles. Cette difficulté provient de cc que le rapport le plus favorable entre la résistance ohmique et la résistance
- inductive n’est pas le même pour toutes les vitesses et en particulier est très différent à la mise en marche et dans le voisinage de la vitesse synchrone.
- Il faut, pour obtenir un bon rendement et une puissance élevée, pouvoir changer ce rapport. Ceci n’avait encore été obtenu que par la jonction des circuits induits à des résistances variables au moyen de bagues de contact et de balais.
- La disposition de l’Œsterreichische Union EleLtricitats-Gcsellschaft est caractérisée par ce fait que chaque élément de l’induit est relié à deux systèmes d’enroulement qui ont le même nombre de pôles, mais dont l’impédance diffère. Ces deux systèmes sont en parallèle pour toutes les vitesses de l’armature tournante et présentent deux chemins aux courants induits. Il y a
- Fig. T.
- d’une manière constante partage du courant entre les deux systèmes. On choisit la résistance et la self-induction de chaque système de façon que dans l’un le rapport soit le plus avantageux au moment de lu mise en marche et dans l’autre dans la marche au voisinage de la vitesse synchrone.
- La distribution du courant est ainsi telle que, au démarrage, le moment de rotation est le plus grand possible et que, au synchronisme, on atteint le rendement le plus grand possible.
- Dans la figure 1, les barres élémentaires S, S.;S8, etc., sont reliées par un anneau R à un induit en cage d’écureuil. Pour élever la self-induction de ce système d’enroulement en court-circuit, les barres avant d’atteindre l’anneau R sont conduites à un induit auxiliaire qui forme une bonne voie magnétique pour les lignes de force excitées par les courants qui circulent dans les barres mômes. D’autre part, les barres S sont reliées par les liaisons Yt, V2, etc., à un
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- induit polyphasé don lia résistance ohmique est relativement élevée. Dans ce cas c’est le premier enroulement qui a un rapport de la self-induction à la résistance plus grand que le second.
- Fig. 2 et 3.
- Les deux systèmes d’enroulement peuvent d’ailleurs être des systèmes quelconques en court-circuit et il n’est pas nécessaire qu’ils soient de nature différente.
- Les figures 2 et 3 représentent des exemples de la disposition des parties élémentaires de l’induit: A et B sont les deux enroulements, a b Ct C2 des résistances de liaison. G. G.
- TRACTION
- Manchon d’éclissage et de connexion de rails sans boulons système Scheinig et Hof-mann, pour le tramway électrique de Siuz-Urt'ohr; Æ7eÆ-trotechniscke Zeitschrift, i/f novembre 190:, p.
- Les figures 1, 2 et 3 donnent une vue de ce manchon, utilisé pour joindre deux rails ; dans la figure 1 le manchon est accompagné d’une
- éclisse ordinaire ; dans la figure 2, il est employé seul.
- Les manchons Scheinig-IIofmann ont été essayés sur un tronçon de voie unique du tramway de Linz-Urfohr, servant aussi de conducteur de retour pour le chemin de fer de montagne de Postliug, et parcouru par des courants très intenses. Ce tronçon de voie était établi sur un mauvais lit de gros cailloux du Don, et il s’y produisait souvent des détériorations des joints des rails et des connecteurs en cuivre,
- d’où résultaient des perturbations considérables dans le réseau téléphonique du pays.
- En novembre 1900, la voie fut munie de manchons Scheinig-Hofmann employés suivant trois procédés différents ; soit manchons de 8 cm de longueur, accompagnés d’éclisses ordinaires et
- de connecteurs en cuivre, soit manchons de
- cuivre (fig. i),' suit manchons de 20 cm, sans éclisses ni connecteurs en cuivre.
- A partir de cc moment, les perturbations dans le trafic et dans les réseaux téléphoniques cessèrent complètement.
- En 1898, le joint Falk, avait été essayé sur un tronçon de 600 m de longueur : les joints s’étaient montrés parfaits au point de vue mécanique ct électrique; mais par suite de la déformation de la voie qui ne tarda pas à se produire aux voisinages des joints, les voitures subissaient de tels mouvements de balancement qu'il fallut diminuer la vitesse ; ce résultat était suffisant pour écarter complètement cc mode de jointure des rails.
- En mars 1901, après 4 mois d’emploi, les essais effectués sur les manchons Scheinig-Hofmann ont conduit aux résultats suivants :
- i° Façon dont se sont comportés les joints pendant l'exploitation.
- Les voitures employées sont à un seul moteur : elles présentent un écartement des essieux de 1,6 m à 1,7 m ; et pèsent de 7,5 à 8,5 tonnes ; elles se suivent à des intervalles de 2,0 minutes. Le rail est du profil Phénix, type 14 A, pesant 48,5 kg par mètre courant; les manchons sont en acier coulé (charge de rupture 56 kg/mm2) et les coins en acier Martin.
- Au bout de 4 mois, on ne constata aucune déformation du joint, ni du profil, et le passage des voitures se faisait sans le moindre choc.
- 2° Facilité de montage et de démontage du manchon.
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- Pour démonter les manchons en usage depuis 4 mois, il a suffi de chasser les. coins avec un marteau spécial, et les deux autres parties du manchon se sont ensuite enlevées sans difficulté. On a pu constater sur les parties en regard, des
- surfaces métalliques brillantes de plusieurs centimètres carrés, ce qui montre que le contact entre ces pièces est excellent. Pour remonter le manchon, on chauffe au rouge, dans un fourneau mobile à charbon de bois, la chape A (fig. 3), et on les replace en enfonçant les coins B et C : le remontage, une fois la pièce au rouge, dure deux minutes.
- 3° Conductibilité électrique du joint.
- Les mesures ont été faites en relevant au moyen d’un millivoltmctre Weston, la chute de tension entre deux points du rail situés à environ 5i cm de part et d’autre de l’axe du joint, sous un courant de 5o ampères fourni par une batterie d’accumulateurs, placée, ainsi que les appareils, sur un véhicule approprié.
- Les chutes de tension relevées ont été les suivantes : pour les manchons sans éclisses ni barres de cuivre, de 6.3 à 8,i millivolts ; avec éclisses et sans barres de cuivre, 6,3 à 8,3 millivolts ; pour des connecteurs en cuivre de 102 cm de longueur sous ioy mm2 de section, sans manchon, 6,3 à 12,6 millivolts.
- A la suite de ces résultats, la reconstruction de toute la voie avec adoption générale de manchon Scheinig-Hofmann (*) fut décidée. Commencée au mois de mars 1901, sans interrompre le trafic, elle a été terminée au mois d’àout.
- Le prix de revient du joint avec manchon de 16 cm en conservant les‘éclisses et connecteurs de rails, a été de i4>°4 kr, soit 28,08 fr, et du joint avec manchon de 20 cm, seul, de 16,64 kr, soit 33,28.fr, en comptant le florin à 2 fr.
- A. M.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du vendredi 7 février 1902.
- M. P. Villard expose ses curieuses recherches sur une propriété nouvelle des corps traités par l’ozone.
- Cette propriété a été découverte au cours d’essais tendant à rechercher si, en portant, une des faces d'une lame métallique suffisamment mince à un potentiel instantané très élevé, 011 ne pourrait pas déceler de l’autre côté l’existence d’effluves ou d'aigrettes.
- Une lame d’aluminium de 0,01 mm d’épaisseur était placée au voisinage d’une plaque photographique ; du côté upposé à la plaque jaillissaient sur la lame de nombreuses étincelles. Une lame de platine témoin était voisine de la lame
- d'aluminium. Au développem en I on ne trouva rien qui indiquât la production de l’effet cherché an droit des points où jaillissait l’étincelle, mais on constata que la plaque était voilée, sauf sous la lame de platine, ce qui pouvait s’expliquer par un rayonnement émané de l’aluminium.
- Ceci rappela à M. Villard une observation publiée par M. Moreau (2j quelque temps après la découverte de Ilôutgen. Une plaque photographique renfermée dans une boite de carton complètement close avec une rondelle d'aluminium
- {>) A raison de 2/3 en mandions de 16 cm avec les éclisses et connecteurs en cuivre existants, et i/3 en manchons de 9,0 cm sans éclisses ni connecteurs ; d’autre part le tronçon monté avec joints FalL a été conserve exceptionnellement.
- (2) L'Éclairage Électrique,t. YI, p.3ro, i5 février 1896.
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- s'impressionnait quand on la plaçait entre une pointe positive et un petit plateau, parallèlement a l’aigrette produite par une bobine d’induction. VT. Villard lit jaillir des étincelles devant une boîte à l’intérieur de laquelle se trouvait une plaque sensible et une rondelle métallique; la plaque fut impressionnée, sauf sous la rondelle. L'effet fut d’ailleurs très faible et se reproduisit avec moins d’intensité quand on répéta l'expérience avec la même boîte, puis on finit par ne plus rien obtenir.
- L’effet s’observa de nouveau avec d’autres boîtes; on constata que l’épaisseur de la rondelle n’avait pas d’influence, que cette épaisseur fût constante ou variable d’un point à l’autre ; qu’on pouvait à volonté opposer au métal Lune ou l'autre face de la plaque sensible. Enfin on put obtenir une impression en retournaut l’appareil et même sansfaire jaillir d’étincelle, pourvu qu'on eut une machine statique en rotation au voisinage.
- Les estais relatifs h la.transparence montrèrent que le platine était opaque et le papier d’étain transparent, mais que si on mettait le papier d’etain sous le platine, tout se passait comme si ce dernier métal était devenu transparent; la transparence semblait augmenter si l’on substituait il l’étain une feuille de papier.
- Dans des expériences très soignées, où la boîte de carton était bien termée cl garnie de papier d’étain, on n'obtint, aucun effet, tandis qu’en reprenant un appareil plus primitif, on observait quelque chose. L’effet tenait à l’cxis- : leucede solutions de continuité dans l’enveloppe.
- Il était naturel de l’attribuer à la diffusion d’un gaz, qui ne pouvait être que l’ozone. F.n effet, une plaque enveloppée de papier noir et plongée dans l’ozone se voila fortement, sauf au-dessous d’une lame de platine introduite comme témoin ; peut-être ceci tenait-il à ce que la lame touchait la plaque sensible.
- Les plaques ainsi voilées peuvent être utilisées pour obtenir directement des positifs, comme celles qui ont été voilées par les rayons X ; l'action qu’elles ont subie les rend très semblables aux plaques exposées au rayonnement
- Poursuivant ses expériences, M. Villard soumit plusieurs fuis une plaque enfermée dans une boîte de carton a l’action d’ozone amené par un • tube. La première épreuve réussitassez bien, la
- seconde fut mauvaise, la troisième ne donna rien. La boîte avait perdu la propriété délaisser l'effet attendu se produire ; l’ozone la stérilisait. En recommençant avec une boite neuve, on avait de nouveau une impression et ainsi de suite. Dans une boite neutralisée l’effet reparaissait, si on introduisait une pièce de carton neuf; M. Villard essaya ensuite un corps qui agit, très vivement sur l’ozone : le caoutchouc et obtint les mêmes résultats; l’action est donc liée non à la seule existence de l'ozone, mais à la destruction de Vozone.
- L'action n’est pas limitée à la destruction actuelle de l’ozone : du caoutchouc et du papier agissent quand on les tire de l’ozone où ils sont restés plongés pendant dix minutes. Cette action persiste même quand, après le bain d’ozone, on laisse le caoutchouc et le papier à l’air pendant vingt-quatre heures.
- On pourrait penser que l’action est due à un gaz ; il serait assez singulier que le même gaz pût provenir du caoutchouc et du papier ; quoi qu’il en fût, il était désirable de reproduire l’effet observé au moyen de métaux. Le premier essai .a porté sur le bismuth auquel, comme on se le rappelle, M. Villard a réussi à communiquer la radio-activité en l’exposant au flux cathodique ;les résultats ont été extrêmement variés et restent douteux, peut-être à cause des impuretés nombreuses de ce corps. M. Villard a projeté en particulier un cliché qui semblait indiquer que du bismuth vendu connue pur agissait beaucoup plus énergiquement que tous les échantillons plus ou moins impurs qu'il avait utilisés déjà, mais il a reconnu que ce bismuth s’était trouvé pendant très longtemps au voisinage d'un flacon contenant de l’uranium, qui a pu lui communiquer une radio-activité.
- L'aluminium donne généralement une impression, mais Faction est. loin d’être uniforme ; uti certain nombre de points seulement agissent le reste ne produit qu'un voile assez faible. L’impureté active est-elle le silicium ? En chargeant le métal d’une grande quantité de silicium par fusion avec le lluosilicate de potassium, on obtient des fragments extrêmement actifs, d’autres qui ne donnent rien ; d'ailleurs le silicium est inactif. Il en est de même du fer ; le sodium peut être encore soupçonué.
- Pour les métaux usuels non nettoyés, les résultats dépendent des impuretés qui les recou-
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- vrent. Une pièce de monnaie donne son effigie si elle est régulièrement, sale; passée au feu, elle perd toute action, ce qui prouve que le cuivre est inactif.
- fj’action est-elle de nature électrique ? Il est difficile de se prononcer ; il est certain que la production de l’ozone est accompagnée d’une ionisation qui, si on dirige le gaz sur un élec-troscope, amène la décharge. Mais cet effet semble disparaître au bout de quelque temps; il y a quelquefois abaissement du potentiel de l’électroseope, mais jusqu’à une certaine limite seulement, commeil résulterait de Faction d’une pointe ou de poussières, dont on parvient en général à reconnaître l’existence dans ces cas. Quant aux métaux qui, après ozonisation, se sont montrés très actifs vis-à-vis de la plaque photographique, ils n’ont agi que d’une façon incertaine sur un électroscope.
- Aurait-on affaire à une diffusion gazeuse ? L’aspect des clichés rend cette hypothèse improbable ; même en présence d’un courant d’ozone l’impression se limite avec quelque netteté; un objet linéaire donne une silhouette élargie, mais non contournée.
- Enfin l’action ne traverse pas le quartz, ce qui exclut un rayonnement ultra-violet ; un des nombreux clichés projetés semble indiquer qu’elle traverserait peut-être l'aluminium.
- M. Villard rappelle en terminant que, comme Thénard l’a remarqué, le papier insolé présente les mêmes propriétés que le papier ozonisé ; le rapprochement est peut-être une identité ; il suffirait que sous l’action de la lumière violette, il se formât des traces d’ozone.
- M. Wyroubofï pense que les métaux actifs dans les conditions étudiées par M. Villard sont ceux qui forment des peroxydes instables et qui abandonnent ensuite leur oxygène dans un état particulier ; ce serait le cas du sodium. Les matières organiques exerceraient une action analogue. Le manganèse ne donne rien b cause de la stabilité de son peroxyde ; quant à l’argent, l’existence même du peroxyde est incertaine.
- M. Cornu rappelle l’influence qu’exerce sur les daguerréotypes la présence d’une trace de lavande subsistant sur la plaque ; il y a peut-être là un phénomène d’ozonisation ; d’autre part, certaines expériences de M. Villard semblent se rapprocher de celles de Moser, discutées par Fizeau.
- M. Mercadier, M. Guillaume, M. Abhaham, rappellent et discutent diverses actions photographiques de la décharge qui leur semblent devoir se rapprocher ou non, des phénomènes de M. Villard. Au sujet de ces travaux anciens, je me permelfvai de renvoyer le lecteur à deux articles que j’ai publiés en 1896 dans la Revue Générale des .Sciences sur les rayons de Rüntgen.
- C. Raveau.
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Dans le compte rendu sommaire que nous donnions, dans le numéro du 16 novembre de ce journal {l. XXIX, p, a63), de la séance du 6 novembre de la Société Internationale des Electriciens, nous ne faisions que signaler les communications de MM. Maurice Leblanc, David et Boucherot ; nous annoncions la publication d’une analyse détaillée de ces importantes communications ; c’est ce que nous faisons ei-dessous, pour deux d’entre elles, d’après les textes publiés dans le Bulletin de la Société Internationale des Electriciens.
- Etude du mouvement des machines à vapeur èt accouplement des alternateurs en parallèle, pur Maurice Leblanc. Bulletin, 2e série, t. I, p. 497-502.
- Après avoir rappelé le programme d’études (* *' que s’est tracé la première section du Comité, dont il est le président, M. Leblanc insiste sur les conditions particulières dans lesquelles se trouvent les machines à vapeur conduisant des alternateurs, conditions que les constructeurs de machines n’avaient jamais rencontrées jusqu’ici.
- Dans les applications courantes des moteurs à vapeur, la commande des transmissions d’ateliers par exemple, le couple résistant qu’ont à vaincre ces moteurs ne dépend que de la vitesse, augmentant ou diminuant avec celle-ci. Dans le cas de moteurs commandant des alternateurs en parallèle (2), il en est autrement, la charge que prend chaque alternateur ne dépendant pas que
- P) Voir Éd. Élect., t. XXVIII, p. 461, 21 sept. 1901.
- (*) Quand un alternateur fonctionne seul et n'alimente que des appareils d’éclairage, son couple résistant ne
- elle ; ^conditions sont alors ifs mêmes que dans le cas de la commande d’une transmission d’ateliers.
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- de sa vitesse, niais encore de l’avance ou du retard que cet alternateur peut prendre par rapport aux aulres.
- Pour bien faire saisir les conditions où se trouven l placées les machines à vapeur commandant ces alternateurs, M. Leblanc prend une comparaison mécanique : « Considérons, dit-il, un arbre de transmission portant plusieurs poulies-volants. Ces poulies sont commandées par autant de machines à vapeur distinctes, an moyen de courroies que nous pouvons supposer inextensibles et sans glissement. Mais les pon-lies-volants. au lieu d’être directement calées sur l’arbre de transmission, lui sont reliées par 1 intermédiaire de joints élastiques. Enfin, l’arbre de transmission doit surmonter un couple résistant qui n’est fonction que de sa vitesse de rotation. Les machines à vapeur ainsi accouplées sont dans les mêmes conditions de marche que si elles commandaient séparément des alternateurs associés en parallèle. En effet, une vitesse muyenne commune leur étant imposée, le travail fourni par chacune d’elles ne dépend que de la charge de son régulateur de vitesse. Elles peuvent prendre des mouvements d’avance ou de retard les unes par rapport aux autres. Le couple résistant surmonté par chacune d’elles étant mesuré par la déformation du joint élastique qui relie sa poulie-volant à l’arbre de transmission et augmente lorsque la machine prend de l’avance cf. réciproquement. Enfin, n’étant pas reliées rigidement à l’arbre de transmission, elles peuvent prendre des mouvements d’oscillation les unes par rapport aux autres. »
- De ces conditions particulières résultent deux conséquences. En premier lieu, si le régulateur d'une des machines est insuffisamment chargé, cette machine peut cesser de fournir du travail et se trouver mue par les autres ; au le mouvement oscillatoire relatit pourra avoir une amplitude gênante pour les applications, même si la machine fonctionnant seule a une régularité excellente.
- Pour mettre en évidence cette dernière conséquence (*), M. Leblanc écrit la relation
- i#+c*£^+c'/;u-"i‘"=c“
- (l) La première a été bien souvent constatée en pra-
- qui exprime qu’à chaque instant le couple résis-ianl total, est égal au couple moteur, et où ; J désigne le moment dune des poulies-volant montées sur l’arbre de transmission, lî la vitesse angulaire instantanée de cette poulie-volant, to celle de l’arbre de transmission, Cm — C cos n il tnt (où Cm, C0 et n sont des constantes'; lu couple moteur, C„ —— un couple amortisseur proportionnel à la vitesse relative de la poulie par rapport à l’arbre et qui tend à s’opposer au développement' des mouvements oscillatoires de la poulie, C0 j (0 — m) dl un couple exercé sur l’arbre par l’intermédiaire du joint élastique et qui est à chaque instant proportionnel à l’écart angulaire donné par l’intégrale.
- L’expression de la vitesse angulaire Q contiendra un terme constant Qm, vitesse angulaire moyenne de l’arbre, et une série de termes périodiques B,, B2, Bs.. Si l’on pose
- r = --jg (fL + IL + -.-)-C.(jfk*
- +fk *+-).
- on obtient, :
- J -37 + c<* ~ Qn°"‘- + c*Ja (n — * — c»>
- — C0cosnil,«t — r,
- équation semblable à celle établie par M. Cornu dans le cas des systèmes oscillants.
- Or, en résolvant, cette équation dans le cas particulier oùo est constant et égal à'Q„lS c’est-à-dire dans le cas où T = o, 011 trouve que £2 peut être considérée comme la somme de deux vitesses, l’une constante l'autre périodiquement
- variable dont la fréquence est —Qm- et dont la
- effet, l'introduction de la vapeur du us les cylindres étant
- moment'où les orifices d'échappement viennent à être Pour se prémunir contre un accident de ce genre il
- spéciaux qui, par exemple, détermineraient une injection de vapeur dans le cylindre, dès que la pression y deviendrait trop voisine de celle du condenseur.
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- valeur maximum est donnée par uiie expression contenant au dénominateur le terme [n: J ü,„2
- ___C52), et que, clans le cas où T n’esl. pas nul, à
- cette vitesse variable se superposent d'autres vitesses variables de fréquence el d’amplitudes [ri'2 J iïm2 — Cÿ2), (n"2 J ü3m .— C/)... T.es termes de 1', dont la fréquence a une valeur voisine de I)eilvenl donc
- donner lion à des mouvements oscillatoires de 1res grande amplitude, quelle que soit la régularité des machines conduisant les poulies-volants.
- En terminant, M. Leblanc fait observer que « il est bien certain que tout constructeur qui aurait eu à faire des machines'devant travailler dans les conditions spéciales qui viennent d’ôtre définies, sc serait méfié de la production de mouvemen ts oscillatoires. Le tort des électriciens a été de ne pas les avertir que, lorsque des alternateurs devaient être associés en parallèle, les choses sc passaient comme si les arbres des volants des machines à vapeur avaient à surmonter des couples résistants par l'intermédiaire de joints élastiques ».
- 11 fait également remarquer que l’on pourra diminuer l'amplitude du mouvement oscillatoire en donnant une grande valeur au couple C„, oc qui est possible par des procédés électriques quand la période des mouvements oscillatoires est plus courte que la durée d’un tour de la machine, en pratique au plus égale à une seconde, mais ce qui ne serait plus possible si les mouvements oscillatoires avaient une période durant plusieurs secondes, comme, par exemple, les oscillations propres du régulateur de vitesse.
- Calcul de l’irrégularité et de l’angle d’écart des machines à vapeur conduisant des alternateurs, par P. Boucherot. Bulletin, a0 série, t. I,
- M. Boucherot, apres avoir fait remarquer que ce qu’on nomme ordinairement le coefficient d'irrégularité peut être simplement appelé irrégularité, adopte pour définitions :
- Qmin) désignant respectivement la
- vitesse angulaire moyenne et les valeurs maximum et minimum que prend la vitesse pendant la durée d’un tour.
- Il appelle 0 l’écart angulaire maximum entre la manivelle réelle de la machine et une manivelle idéale tournant avec la vitesse moyenne (*).
- Ces définitions posées, M. Boucherot montre comment on peut déterminer par le calcul 11 et U, d’abord pour une machine dont le couple résistant est constant, ensuite pour une machine commandant un alternateur accouplé en parallèle avec d’autres alternateurs. Une machine commandant un alternateur qui alimente seul un réseau de lampes se trouvant dans le premier cas, M. Boucherot examine ce cas sous le litre groupe électrogène isolé ; le second cas correspond à un groupe électrogène couplé.
- i° Groupe Ér.ucTnockxE isolé. — Dans ce cas, la détermination de R et 0 n’exige que la mise en série de Fourier du couple moteur périodique de la machine à vapeur.
- Cette série peut s’écrire
- A + kL siu Qmt 4- Aj sin aQm< + . . . .
- + Bi cos U,„f + BïcosaU„,f+ ....
- ou encore,
- A + siu {Q,„t 4 SL) 4 M, siu (1 Qmt 4 Ç>>)
- ' -{- M3 siu (3 QMt 4 ^3) 4 • • • •
- M„ —j/À,,- t , tang tp = ——
- Au moyen d’un analyseur Ilenriei-Curadi,
- P) Si la variation de la vitesse angulaire est sinusoïdale, il existe une relation simple entre R et 6 'exprimé en
- Qm désignant la vitesse moyenne et n le nombre d’impul-
- Ti - 0 —J’ sin riQml dt — —
- et par suite
- Dans le eas d’um- machine monocylindrique à double effet, n — a et par conséquent l’écart angulaire maximum serait lu moitié de l’irrégularité.
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- premiers termes de celte série pour
- Une fois le couple moteur développé en série, on en déduit l’expression de lu vitesse ü par une intégration, le couple moteur étant | portionnel à l'accélération ; de la série donn la vitesse on en déduit l'cspacc parcouru par une nouvelle intégration. On a ainsi les élé-
- II est bi
- pour R et 0 ne satisferont à la 0= ^ , obtenue dans l’hypothcse d’une varia-
- , que si dans la série qui d
- terme d’ordre n est 5
- pour que les autres puissent être négligés c lui. Le tableau des valeurs trouvées parM. 13ou-cherot pour les roellieieiits MiV.. montrant
- coefficients des termes en 2 Lîm , 3 ùm et 4 Üra sont du même ordre de grandeur, la relation précédente 11e pourra être appliquée à ces machines (4). Pour les machines monocylindriqv au contraire, le terme en 2 fl*, est prépondért du moins sous ccrLaincs conditions, et alors fj
- est sensiblement la moitié de l’irrégularité (l\. La valeur de H ainsi déterminée coïncide d’ailleurs
- Dujardin i5oo IIP
- Ouest 1 100 lcw.
- 0, J à 0,14 c,,, i.C à 0,8 C„ o.ii ù 0,13 CHi o,4 à 0,1 C,„
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- avec, I;i valeur calculée par la méthode ordinaire comme le. montre le tableau suivant:
- l\. de 11. 0 calculé
- Marti. Wcyber-Kicliemond, type 3 1U2 ona4 o»a55 » type 5 3g4 00074
- Ainsi donc, on peut dans quelques cas particuliers déduire 0 de R, mais il l'aut ne le faire qu'avec prudence et M. Boucherot. conclut « qu'il y a toujours lieu de demander au cons-
- En écrivant qu’il y a à chaque instant égalité entre le couple moteur et le couple résistant (l), on arrive à l’équation
- c„oos„a..( + c,J(a-Q,,)* | Ca-^- -»•
- dont la solution est de la forme
- l’irrégularité aussi l'écart ;
- aussi l’écart angulaire le plus
- £2 = Ûm + a sin n Qmt + b cos nü,J.
- Si l’on détermine les valeurs de a cl b de ma-
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- Si l'on fait le rapport t des valeurs (4) et (3)
- laire ô, du
- lire que l’<
- groupe couplé est
- déplus que si I’;
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- ut où par suite l’f
- (2). Voici™ qu’il dit ù
- d’ailleurs ;
- peut être envi-
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- chrooc à l’alternateur synchrone. On pourra donc très simplement définir le coefficient Q, par le glissement de cette machine asynchrone en posant
- La valeur de a- devient donc
- _ 0_e ________W_________
- (,o) ’~tVUa)+:w--wj;
- » En remarquant que l’on peut éliminer P„
- i * Pn »W, , ,
- en remplaçant ^naQ par > on peut tracer
- de nouvelles courbes de t en fonction de W. C’est ce que j’ai fait (iig, a) dans l’hypothèse d’un amortissement très énergique, en donnant à g la valeur 0,02 qui est certainement la plus petite que l’on puisse obtenir dans ce cas (les plus gros moteurs à champ tournant ayant 1,5 p. 100 de glissement); et dans l’hypolhcse de l’amortissement obtenu sans artifices spéciaux, par l’cniploi de pôles pleins, par la présence des bobines inductrices, etc., et pour lequel j’ai
- zone dangereuse, il peut suffire quelquefois d une inau-
- Fig. b.
- •tan'émciît une mauvaise marche. »
- admis la valeur g = o, 1. On peut tirer de ces courbes les éclaircissements suivants :
- » i° C’est surtout dans le voisinage de la résonance que l’amortissement se fait sentir utilement ;
- u 20 Le même taux d’amortissement g= 0,02 qui, sur certains alternateurs (grande vitesse, grande réaction), produit un effet très énergique en abaissant 7 à 0,20, n’abaisse 7 qu’à 2,S pour d’autres (petite vitesse, faible réaction);
- 3° Avec certains alternateurs, grande vitesse, grande réaction ayant un amortissement énergique, l'augmentation du volant a pour effet d'augmenter' t, ce qui s’explique par cette considération que les deux actions sont en quadrature.
- 5) Enfin, l'on peut se demander, à titre de curiosité, quelle force vive doit être substituée à l’amortissement le plus énergique pour obtenir le même écart angulaire 0C, en supposant que l’on n’ait pas d'amortissement du tout,
- » Comme c’est au point de résonance que l’effet de l'amortissement est le plus sensible, c’est pour ce point que la force vive additionnelle sera la plus grande. Soit W1 la force vive nouvelle donnant le même écart angulaire qu’une lorce vive -W, avec un amortissement defini par g = 0,02. La force vive additionnelle équivalente à l’amortissement sera W, — Ws. Or, en égalisant les deux valeurs de l)4., on arrive à une formule très simple
- » Pour une machine rnonocylindrique (en s’en tenant toujours au terme en n = 2, et c’cst
- le cas le plus favorable à l’amortissement, n figurant au dénominateur et étant plus grand poulies machines polyeylindriques. Ou voit alors que, pour avoir l'équivalent d’un amortissement très énergique, il faut une force vive supplémentaire de i5o kgmpar cheval pour les machines à 60 tours par minute cl de yS kgm par cheval, pour les machines à 120 tours par minute.
- » Avec les vitesses linéaires de volants admis actuellement, cela correspond à environ 2,5 kg à 5 kg de fonte par cheval. »
- Dans une dernière partie, M. Boucherot recherche quelle est l’influence des ternies en ü3m, etc., ainsi que du terme en lîm, négligés dans les considérations précédentes. Il montre
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- que les premiers n’ont pas beau coup d’influence (J), mais que le terme en peut avoir une importance considérable.
- « Ce terme qui, comme tous ceux de rang impair, provient de l’obliquité de la bielle sur la tige du piston, et qui serait nul pour une bielle inliuie, a, au premier abord, un air innocent auquel il ne faut pas se fier le moins du monde ; je ne serais pas surpris qu’il ait occasionné des déboires dans bien des circonstances. C’est que, en effet, bien qu’il soit en général petit, puisque dans les machines monocylindriques son coefficient ne dépasse pas o,i5 C„, et 0,1 C„ dans les machines polycylindriques, il ne faut pas oublier qu’à égalité, pour un groupe isolé, il produit un écart angulaire 0 quatre fois plus grand que le terme en 2Ü„„ c’est-à-dire un écart angulaire qui peut arriver à être, dans les machines polycylindriques, plus grand que celui occasionné par le terme en 9,ü,n. Et comme, d’autre part, la résonance peut se produire plus facilement avec ce terme qu’avec celui en 2iîm, son importance est considérable.
- » En effet, si nous cherchons quelle force vive nous devrions emmagasiner dans le volant, pour que 9 ne dépasse pas a(\V = 2Ws), nous trouvons :
- » Pour un alternateur à 5o périodes et 6o tours par minute :
- Si in (grande réaction). 6oo kgm par cheval. k — 4 (petite réaction) . . 2400 kgm par chcyal.
- est inversement proportionnelle an carré de u. Il en résulte que <j décroît très vite pour les termes 312,,., 4Û»t>
- Comme d'autre part l’écart angulaire 0 du groupe isolé qïie si l’on prend comme terme de comparaison le terme
- en admettunt les mêmes coefficients pour tous les termes de la série de I;ourier représentative du couple (les indices correspondent aux rangs des termes dans la série).
- a, = a, = 2 9*. a, = 11. 7,9, = 1 iQ9.
- cr/— J,j <7^,= o,r>89.( 1,66 5.,ë#’= 0.740.,
- T, — I,.4 <t4 B, = o.ase, ' (7* — 1,3 j'Oj = o,3atl'
- qui comportent des termes eu 2Üm, 3ü,„, :\Qm de ruôtr
- (faible sO) on peut être tranquille en ce termes suivants.
- » Pour un alternateur à 5o périodes et 120 tours par minute :
- " A- — 4.... 600 ' ' » »
- » Pour un alternateur à 25 périodes et 120 tours par minute :
- » Ce parallèle est désastreux pour les machines à 60 tours par minute ; il semble qu’il n’v ait que très peu de cas dans lesquels elles puissent se coupler en parallèle, si ou ne leur applique pas des volants très lourds ou des amortisseurs énergiques; et e’esl. bien ce que la pratique semble avoir consacré. Cependant, il y a encore des circonstances dans lesquelles elles peuvent fonctionner sans volants considérables, car a peut être négatif. Par exemple, avec une force vive égale au quart de celle trouvée ci-dessus, soit , 9 est égal à — 2, le fonctionnement est donc possible et il a pu se produire dans ces conditions ; mais il doit être délicat, car comme 9 est égal à — 2 pour le ternie en Qm et -j- 2 pour le terme en 2ÛW) il suffit de peu de chose, par exemple une excitation mal réglée momentanément, ce qui change l\ pour que, d’un côté ou de l’autre, 9 prenne une grande valeur, positive ou négative. (Pour se rendre bien compte de cela, il suilit de prolonger à gauche les courbes de la figure b en donnant à W des valeurs comprises entre \V2 et 0). Si l’on veut bien considérer encore que la valeur de h placée dans toutes ces formules est sujette à certaines variations avec la charge, d’autant plus grandes que 1a réaction est plus grande, on se vendra compte qu'il est très imprudent de compter sur un fonctionnement sérieux avec un 9 négatif pous le terme en lm, cl uu 9 positif pour le terme en ai,,. »
- En dernier lieu M. Boucherot s’occupe du cas de deux alternateurs en parallèle.
- « Je 11e dirai que quelques mots, écrit-il, de ce cas particulier qui est en quelque sorte l’opposé du cas extrême où le réseau est supposé infini. Tout les autres cas peuvent se placer entre les deux.
- » Le résultat dépend alors absolument du décalage des manivelles, l’une par rapport à
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- l'autre. Ce calage peut mettre hors de cause l’un ou l'autre des termes de la série de Fnurier représentative du couple. Par exemple :
- » Si les manivelles des deux machines coïncident. les deux alternateurs sont comme s'ils étaient seuls.
- » Si les manivelles sont à 180'’, c’est le terme en qui est le plus dangereux, puis ceux en 3 Q„j, etc.. Les termes pairs sont supprimés.
- » Si les manivelles sont n go'1, le terme en iîm est encore le plus dangereux ; quoique réduit aux de ce qu’il était dans le cas précédent, il n’en subsiste pas moins; le terme en 2 est aussi très dangereux.
- » Dans tous les cas, le calcul de z pour chaque terme peut se laire absolument comme dans le cas précédent, et sa formule reste la môme lorsqu’il n’y a pas d’amortissement. Seul l’angle 0, ou plutôt ^ -(- <J2, est changé; pour un tenue particulier de la série :
- 0, •[- 02 est double de 6, si le décalage, pour ce terme, est de i8o°.
- 01 -(- Ie décalage est de qo°.
- » 11 convient alors d’examiner les valeurs de tO ainsi obtenues pour chacun <lcs termes de la série dans les hypothèses de manivelles placées
- Conclusion. — En terminant, M. Boucherot fait remarquer « combien la question, qui parait et qui est en effet très complexe au premier abord, peut se simplifier par l’analyse et se ramener à peu de chose: l’examen de la valeur de z pour chacun des termes de la série de Fourier (*).
- Contrairement à l’opinion émise par M. le
- i5oo IIP indiqués à 73 tours par minute, dont il a été parlé plus haut, en supposant qu elle actionne un alternateur à 5o périodes (80 pôles) et faible réaction (A- = .}).
- Energie totale \V emmagasinée dans le volant : 1 27a ooo^m.
- Application pour la charge de 1 5oo IIP indiqués.
- 0 = 0^,067,
- 0 = o°,o’9-
- doo.
- Dr Benischke à l’occasion du calcul de la période d’oscillation d’un alternateur, qu’il considère comme impossible, il pense que tous ces calculs peuvent être faits, non pas avec line grande exactitude, ce serait trop demander, mais avec une approximation suffisante pour que l’on puisse être rassuré d’avance sur le résultat.
- AMERICAN INSTITUTE 0F ELECTRICAL ENGINEERS
- Séance du 2J octobre l'JfOl.
- Cette séance, présidée par M. Steinmeiz, ;t été entièrement consacrée a l'étude de la question de l'irrégularité du mouvement des machines motrices primaires et à l'influence de celte irrégularité sur le fonctionnement eu parallèle des alternateurs commandés par ces machines. Six communications ont été faites sur ces sujets.
- Considérations generales sur la rég ulation des moteurs primaires et le couplage en parallèle des alternateurs, par Charles P. Steinmetz.
- Dans cette communication, le président de l’Institut rappelle succinctement l’état actuel de la question. Elle n'a pas encore été publiée dans les Transactions ; nous donnons‘ci-dessous (U
- En changeant la réaction e
- 1 du 1
- 47, pÜs— r-\y,
- maires accouplés à’des alternateurs a derniers, M. Stemmelz fait remarquer que trois princi-
- tion de la charge ; 2" la variation temporaire de la vitesse due à une variation subite de la charge ; 3° la
- d'énergie fournie au moteur à vapeur doit également
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- descend de T ù T,, T, ... T„-; les poteaux sont : soumis à des efforts sensiblement horizontaux dirigés vers la droite approximativement égaux a NT , X iT2 — T,', etc.; enfin les poteaux prennent à la hauteur de l'attache du til moyen du faisceau des flèches/(. fl ... fn (‘). Par conséquent, si l’éventualité de la rupture complète d’une portée est à craindre, le poteau doit être calculé de façon à prendre une flèche f sous l’effort NT,. J1 suffit d’ailleurs que le poteau puisse résister à cet effort; en le calculant pour résister à l’effort NT, oïl le ferait trop solide, c'est-à-dire trop lourd et par suite trop coûteux.
- J/auteur a indiqué antérieurement (2) une méthode analytique pour résoudre ce problème, mais cette méthode comporte des développements en séries qui cessent de pouvoir être simplifiées quand T— T, est une fraction non négligeable de T. Pour remédier à cel inconvénient il a imaginé une méthode graphique susceptible d’une approximation aussi grande (pi on veut et d'une application rapide. C’est l’exposé de cette méthode qui fait l'objet, de sa communication.
- i. Base axalytique de la méthode. — La longueur a du fil ne changeant pas (si on néglige la variation très faible due à la variation de tension), la tension du fil de la portée n sera donnée en appliquant la formule (i), par
- En négligeant lau devant a (mais non devant l— a), on en déduit
- et, par suite, on peut écrire
- s étant une fonction de forme connue;''), représentée en o sur la'figure i.
- décroissent très rapidement à partir du point de rupture (-) I.um. Élect., [. LU, p. al juin i8g.j. tenir compte de l’obliquité du lil au point d'attache," voire
- D’après les notations on aura et. en désignant par k la flèche que prend le fil
- moven sous l’action d un effort horizontal de 1
- fi-i-VT,, f, = iX(T,-T,;,... (6)
- a. IxTEHPUKTATIOX GRAPHIQUE. -------- TraÇOtîS
- (fig. 2) la courbe a des Aa„ en fonction des T„, donnés par i’4) et la droite OP représentant les produits ANT. D'après (fi) les droites B,A2, B2AS, 1\À., ... étant parallèles à cotte dernière droite,
- /) = A1t>1, ./,== A2F4, ;ï=;A3P3...
- et d’après (5)
- A«. — AjB,, A«2 = AjBj, A«3 = A3U3.. .
- Les points A,, À2, ... ainsi que les points B,, Bâ, ... convergent vers le point. — C'est celte remarque qui sert dans la résolution des divers problèmes qu’on peut envisager.
- lii et do l'allongement de celui-ci sous l’action do la leu-plus ou moins' laborieux, calculer et tracer par points
- tension du fil moyen au point d'attache. Cotte dernière équation est toujours susceptible d'etre résolue par
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- 3. Problîimi-s. — Problème i. — On se donne la portée a, le nombre, N de fils, le poids p du fil par mètre courant, la tension de pose T, la constante A du poteau; l’on demande la tension T, du fil après la rupture.
- La solution est la suivante : Tracer (fig. 2) la courbe ç d’après la relation {/() et la ligne droite des ANT„; essayer une valeur T, prise au jugé ; pour cela tracer T,PJt P,À2, B,A2, puis T2P2 passant par À5 ; porter A2B2 égal à T2A2 ; tracer P2A3 et B2A3, puis T,PS passant par Â3; porter A3B3 — T,à3 et ainsi de suite. Voir si les points AjA2
- ... B,B2. ... convergent vers P. S’il en est ainsi T, est bien choisi ; si la valeur choisie pour T, esL trop faible, les points B finiront par passer au-dessus de la droite OP à gauche de P : si la valeur choisie pour TA est trop forte, les points A finiront par passer à droite de PF, au-dessous <i« p o
- Problème II. — On se donne u.p, T, la charge limite P, = ANTj que peut supporter le poteau avec sécurité et la constante A du poteau; on demande le nombre N de fils que peut supporter le poteau.
- la pratique, qu’un très faible écart on deçà ou au delà de la bonne valeur de T, se décèle rapidement parles carae-
- pour T, des valeurs limites, en moins et eu plus, assez rapprochées.
- On essaiera divers nombres de fils N(, N/, N;', ce qui conduira a construire une série de lignes droites OP', OP", OP"' (fig. 3) passant par les points P', P", P"' d’abscisse T et dont les ordonnées sont les quotients de P, par AN', AN", AN"'. Prenant successivement les diverses valeurs T,. T", T,'" comme point de départ, on fera sur la courbe et successivement sur les droites OP'. OP", OP'" la construction indiquée précédemment. On verra rapidement que pour certaines droites OP', OP" par exemple, les valeurs correspondantes T(, T" sont trop faibles; que pour d'autres, telles que OP(" les valeurs T'i" sont trop grandes. On en conciliera que N est compris entre N" et N";. On essaiera des valeurs intermédiaires jusqu’à ce que l’on ait enserré N entre deux valeurs suffisamment rapprochées.
- Problème III. — On sc donne t?, p, T, N, la charge maximum admissible pour le poteau P, = ANT, : on demande la constante A du poteau. On essaiera diverses valeurs A', A", A'", qui donnent (fig. 3) diverses droites OP', OP", OP"'; on aura pour T2 les valeurs correspondantes,
- quotients de P2 par AN, A'N, A"N, que Von essaiera comme pour le problème précédent.
- Antres problèmes. — Le poteau (c’est-à-dire A et la charge P, = ANT, admissible) eLle nombre N de fils étant donnés, ou peut rechercher l'un ou l'autre des éléments a, p, T, les deux autres étant donnés.
- On essaiera à cet effet diverses courbes ».
- 4. M. O. Colard termine en indiquant comment la même méthode permettrait de traiter les cas où les portées sont inégales, les poteaux différents, etc. Il examine aussi le cas où le 1 appui est rigide (alors A = o et Brc — 1 doit tomber sur OP). Il fait, remarquer enfin que les graphiques font-connaître, une (ois l’inconnue trouvée, les voleurs des tensions T,, T, .... des llèehes des poteaux, etc.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Samedi ls
- •s 1902
- 9* Année. —
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONYAL, Professeur au Collège de France, Membre de Tinstilui. — G. LIPPMANN, Professeur h la Sorbonne, Membre de l'Institut, — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de 1 Institut. — A. WITZ, Ingénieur des
- SUR LES PROPRIÉTÉS DES ANNEAUX A COLLECTEURS
- ,1‘âi public récemment ('), sous ce même titre, un article relaLif à l’appareil de M. Latour. J’avais d’abord rédigé, pour servir d’introduction à cet article, une suite de réflexions se rapportant à des sujeis connexes. J’ai ensuite jugé, ainsi que je l’ai expliqué à la fin de cel article, que ces réflexions pouvaient distraire l’attention du lecteur et lui dissimuler la simplicité du raisonnement, qu’en conséquence il valait mieux les séparer de l’article principal.
- Néanmoins il ne sera peut-être pas inutile de reproduire ici ces réflexions, qui, pour la plupart se rapportent aux dynamos à courants continus.
- i. Soient G,, G,, .... C,„ un certain nombre de circuits fermés ; T* l’intensité du courant qui circule dans G*; soit U* lo flux de force; qui traverse le circuit Ck, soit L, la self-induction eL IG sa résistance ; EA la force éleelromotriee qui règne dans ce circuit ; soit M,y. = le coeflieienl d’induction mutuelle de CA et de G;, on aura les équations bien connues :
- ^|1+R,1a = E,; ' (i)
- LT = Edi -f EM/,I,
- Qu'arrivera-t-il. si l’un des circuits, le circuit G, par exemple vient à être rompu brusquement ? La résistance 1\, va augmenter très rapidement pour devenir infinie au bout d’un temps très court; les autres résistances 1Q resteront finies. Si nous écrivons l'équation (i) Sous la forme :
- U/t “ Ldi- 4 ïM/y-I;—J (E/,.—- Rjjy dl -p const.
- fl) L'Eclairage Electrique, t. XXX, p. 78, 18 janvier i<joa.
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- et que nous étendions l’intégration à l’intervalle de temps très court pendant lequel dure la rupture, l’intégrale du second membre [sera très petite pour A = 2, 3, n, parce que la quantité sous le signe J* est finie et que l’intervalle d’intégration est très petit; mais cela ne sora plus vrai pour A = i, parce que la quantité sous le signe J ost très grande.
- Soient donc
- J’jt J'2........... J'n,
- les valeurs de I,, I2, .I„ avant la rupture et U* la valeur correspondante de Uft et
- j",. j"j,..............................................., j;',
- leurs valeurs après la rupture et U* ia valeur correspondante de U4 ; on aura :
- et d’autre part
- L,yk' 4- SM/.-jj' — LjJ/' 4
- <* = >,3, .........., n),
- Ces équations (2) et '3) nous donnent les valeurs des courants après la rupture, qi 011 connaît leurs valeurs avant la rupture. Soit
- (»)
- (31
- ad
- T =: Sr,U2A4-SMA,-EfcU>
- l cncrgie éleetrocinélique totale; avant la rupture, sa valeur était
- T' = ^-2L*J? + XMwJkJ;.
- Elle sera après la rupture :
- T" zz -- SLa-Jj/2 4 •
- Nous aurons évidemment :
- et de même
- —jjr ~ v’k — 4 ; U* = LfcJfc 4 2MWJ" T
- Nous aurons évidemment :
- et d’autre pari :
- Je dis que nous av Il Vient en e.Tet, p<
- 2T zz 21*14 ; = 2T
- -4 U* — SJfrlV • aT" zz ST^L’Î zz SJ'U
- toutes les valeurs de k
- J*U? = JaU*,
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- pour k> i, on a U(.= U(/ et pour k = i, J" = On aura donc :
- 1 puisque \J*= U* pour k> i
- a (T" —T’) =
- 2(T"-t-)=: j;(ü"-u;)
- (4)
- c’est là une première expression de la perte d’énergie due à la rupture:
- Pour obtenir une seconde expression, j’observe que T' est une forme quadratique par rapport aux J'; que U'», U's, \J'n sont des fonctions linéaires des J'. Donc inversement. j;2, J'3, ... J'n seront des fonctions linéaires de
- Jj, U'. U'.........U',
- et par conséquent V sera un polynôme homogène du second degré par rapport à ces variables :
- T’= P (jbUs.üs,........, Ui).
- Supposons que l’on donne à 3\ une valeur déterminée, et qu’on cherche ensuite quel est le minimum de la fonction T' quand J', est assujetti à conserver celte valeur. La fonction T' (qui est une forme définie positive] a certainement un minimum, puisqu’elle ne peut devenir négative.
- Pour trouver ce minimum quand on prend pour variables les J', on a à résoudre les équations
- dV _ _£T _ _ dT _
- dJ-2 dis dj'n ’
- U' = U' —............= U' = o,
- Quand on prend pour variables Jq, U'B, U'3, ..., U„, on a à résoudre :
- dP _____ rfP dP
- dV'a ~ rfUa ................... hxj'n ~~ °’
- O)
- C6)
- Les équations (6) sont donc équivalentes au ;es ne dépendent que des U' et pas de J;t ; c
- équations (5), c’est-à-dire que les déri-
- c’est-à-dire que
- • u^)
- $ étant un polynône entier homogène par rapport aux U'. On aura de même :
- et à cause des équations (a) et (3) c’est-à dire de U*= U*, J"t = o :
- T" = .... u;):
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- Je suppose que c’est celle expression que M. Leblanc appelle, dans son article, l’cncrg intrinsèque du circuit G, (?)
- Remarquons que le coefficient At est toujours plus petit que la self-induction Lr Si effet nous faisons
- nous trouvons :
- Or nous venons de voir que c’est dans ce second cas que l’énergie T alleinl son minimum.
- Le sens physique de ee coefficient Aj est d’ailleurs facile à saisir. Je suppose que l'on metle tous les courants G,, Gs, .... Gn en court-circuit, de façon que Ea = E„ = ... = E* = o.
- puis qu’on soumette le circuit à une force élertromotricc E1 d’alternance très rapide. A cause de cette rapidité d'alternance nous pourrons négliger les résistances R;,. Jk devant les forces d’induction et écrire :
- rfL,T, _ y dMif _ E , V __
- dt di
- Alors les équations précédentes s'écrivent:
- dul __ d\:k __
- dt ' dt °‘
- Donc les UA. sont des constantes qui doivent cire nu 11 es, puisque nous partons du ropos :
- L’i — o n).
- On a alors : ^ ^
- et
- d'ï _ V dit> dlh; _
- rfq 11 2mJ dtU/.. dt
- et en effet les dérivées de 4» par rapport aux Ufc sont des fonctions linéaires des UA qui san-' nulent avec ces variables.
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- Notre équation devient donc :
- de sorte que noire coefficient A, n’est, avilre chose que la self-induction apparente du circuit C, quand les autres circuits sont placés en court-circuit.
- Remarquons maintenant que A, est proportionnel au discriminant de la forme quadratique T. Ce discriminant ne sera jamais nul, mais quand il sera 1res polit, le coefficient A1 et par conséquent l’énergie perdue parla rupture seront également très petits.
- Voyons sur un exemple simple comment celte circonstance pourra se présenter ; supposons deux circuits seulement C, et C* ; on aura :
- U, = MIj 4- T.Jo.
- On aura donc :
- Le discriminant el A, seront très petits quand L, L2 — VP sera très petit, c'est-à-dire quand l’ensemble des deux circuits sera assimilable à un transformateur sans perte magnétique sensible. Si alors C2 est mis en court-circuit et qu’on fasse passer un courant alternatif dans Ct, les flux magnétiques primaire et secondaire se compenseront sensiblement, et la self-induction apparente, que nous avons appelée Alt sera presque nulle.
- 2. Envisageons maintenant le cas inverse et supposons que le circuit C,, d’abord ouvert, soit brusquemeht fermé. Un courant prendra naissance dans le circuit ainsi fermé.
- Mais il ne faudrait pas croire que cette fermeture du courant a nécessairement pourcon-séquence l’augmentation de l’énergie éieetroeinétique T ; elle peut tout aussi bien amener une diminution de celte énergie et cette remarque, comme on va le voir bientôt, est très importante.
- Supposons, par exemple, pour prendre un cas simple, des forces électromotrices constantes et des circuits fixes, de sorte que les coefficients L ct M soient constants.
- Supposons pour simplifier encore deux circuits seulement, dont un seulement est d’abord fermé, l’autre étant rompu, et, qu’on ferme ensuite lTm et l’autre.
- On part d’un état de régime où l'on a :
- et par conséquent :
- et il tend à s’établir nu nouveau régime où l’on a :
- etil n’y a aucune raison pour que la seconde valeur de T soit plus grande que la première. Toutdépend des signes eL des valeurs de M et de E3.
- D’autre parL, il peut se faire qu'au moment où le nouveau circuit est brusquement fermé, on n’ait pas encore atteint un état de régime, parce que le régime antérieur aura été trou-
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- blé pour une cause quelconque, el que la perturbation n’aura pas encore cessé au moment de la fermeture «lu courant.
- Par exemple, reprenons l'ensemble de n circuits envisagé clans le numéro précédent ; nous parlons d’uu état de régime où, si les forces électromotrices sont constantes et les circuits fixes, les intensités des courants sont
- R k
- Après la rupture du circuit G,, les nouvelles intensités J' seraient données par nos équations.
- Mais l’état ainsi obtenu ne serait pas définitif, et an bout d’un certain temps les intensités seraient devenues :
- Il îvv a d’ailleurs aucune raison pour que l'énergie électrocinétique soit toujours plus grande (ou toujours plus petite) quand le régime sera établi, qu'immédiatement après la rupture.
- J'ai voulu seulcunont. appeler l’attention sur ees points ; parce que, sans cola, quelques lecteurs auraient pu se laisser entraîner à tirer des conclusions hâtives. Et si nous ne pouvons rien affirmer dans les cas les plus simples que nous venons d’examiner, il est clair que dans les cas les plus complexes où. les forces électromotrices sont variables ot les circuits mobiles, nous ne pourrons rien affirmer non plus et que nous ne pouvons savoir d’avance si l'énergie électrocinétique T va augmenter ou diminuer quand on établira de nouvelles connexions.
- 3. Avant d’aller plus loin, rappelons la forme que prend en électrodynamique l’équation dé la conservation de l’énergie. L’énergie cinétique est égale à :
- ou en supprimant les astérisques devenues inutiles :
- (0
- Les équations de l’électricité s'écrivent :
- Dans la dérivée -f^-nous devons distinguer deux parlics : colle qui provient de la variation des intensités et (pic j’appellerai AU,,, à savoir
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- et celle qui provient do In variation des eoellicients L el M. c’est-à-dire du mouvement des circuits ; je l'appellerai 1) l'A de sorte que :
- ^- = au,+ !>,:,
- De même dans la dérivée de T, nous distinguerons la partie qui. provienL de la variation des intensités, i|uej’appellerai AT, de sorte que :
- et la partie qui provient de la variation de 1, et ,\1, et (pie j’appellerai D T = ~, de sorte
- Ou voit aisément que dx représente le travail élémentaire des forces électrodynamiques. Si alors je multiplie les équations (2) par IA. et que j’ajoute ; il vieuL :
- i3,
- A R,,I|r/t représente Tui joules) l'énergie perdue sous forme de chaleur de Joule; je l’appelle d O ; 2 L dl représente l'énergie électrique empruntée à l’extérieur; je l’appelle d 11.
- V p 1, - ,m
- L’équation (3) devient donc :
- dx </Q aUi
- TT+ ~dt~ = ~dT
- <JT dz_ _ dlï
- dl + di + dt ~df’
- Cette équation signifie que l'énergie d\l empruntée à la source électrique se retrouve sous trois formes : t° d'accroissement d T del’énorgie éleetrocinéti(|ue ; i° de travail mécanique r/e; 3" de chaleur de Joule dQ.
- 4. Nous allons appliquer l’équation que nous venons de trouver :
- d'\' ~ dx -J- ofQ = dïl,
- aux différents problèmes qui nous occupent, mais auparavant pour la mieux faire comprendre, je voudrais en montrer [‘application à un cas bien connu, celui des duiamos à courant continu. Le mouvement de la dynamo sera partagé en périodes toutes semblables ; le com-
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- meneemenl do chaquo période étant marqué par le moment où le balai quitte l‘une des lames du collecteur et la fin par le moment où il quitte la lame suivante.
- Dans la chaleur de Joule dQ, nous distinguerons celle qui se produit, dans les spires et que nous appellerons d()', et celle qui se produit aux balais au moment de la rupture et que nous désignerons par d Q’1',
- <f(> — <7Q’ -j- dQ".
- Celte chaleur dQ';, que. l’on réduit par le décalage des balais, représente précisément la perte d’énergie qui se produit du fait do la rupture et que nous avons appelée T'—T'
- Supposons pour fixer les idées, que la dynamo fonctionne comme moteur.
- Pendant la durée d’une période, nous pourrons supposer que les coefficients L et M varient uniformément, de telle sorte que l’on ait :
- dt
- dM/
- dt
- Si un régime s’établissait, les courants b deviendraient constants et leurs valeurs se déduiraient des équations linéaires:
- Telles seraient les valeurs qu’atteindraient les intensités, si le régime avait le temps de s’établir.
- Dans ces conditions on aurait :
- Nous négligerons dQ' (ainsi que les pertes dues à l'hystérésis’;. D’ailleurs est nul sauf au moment de la commutation, de sorte qu’on devrait avoir :
- a d-, - dï I — d'V -j- d~,
- ce qui voudrait dire que l’énergie électrique empruntée à l’extérieur se partagerait en deux parties égales ; une des moitiés serait convertie en travail mécanique et l’autre servirait à augmenter l’énergie éleetroeiuélique T.
- Si donc les courants avaient une valeur constante pendant toute la période, la moitié de l:énergie empruntée à l’extérieur serait employée à augmenter T. Mais à la fin d’une période, ’J’ doit reprendre la même valeur, il fauL donc que pendant la commutation, l’énergie T diminue brusquement et juste autant qu’elle a augmenté pendant le reste de la période.
- PendauL la durée très courte de la rupture, on peut admettre que l’on a :
- Il resterait donc :
- = d\l =dQ'= o.
- Ce qui voudrait dire que la diminution de l’énergie électrocinétique T se retrouverait daus la chaleur de l'étincelle de rupture. Or cette diminution serait égale à l’augmentation de T pendant le reste de la période, c’est-à-dire à la moitié de l’énergie empruntée à l’exté-
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- rieur. Ainsi le rendement de notre moteur serait seulement de — et la moitié de l’énergie extérieure serait employée à démoli]1 le collecteur.
- Cette conséquence est inadmissible, et au contraire on se place dans des conditions telles que d (Y! soit très petit. J1 est donc impossible d’admettre que les intensités des courants sont les mêmes qu’elles Je seraient dans le régime.
- .Nous ne pouvons admettre non [dus qu’il v a une phase d'établissement relativement très courte suivie d’une longue phase de régime. On aurait encore dans la phase du régime.
- dT — d
- Pendant la phase d’établissement, le travail total j d t devrait êLre très faible, à cause de la courte durée de celte phase, on aura donc
- JdT — f <tll .
- Si donc je désigne par Tr Td, II, les intégrales T, t, fl pendant la phase de régime, par Tr zllâ les moines intégrales pondant la phase d’établissement, on aurait :
- D’autre part on a pendant la rupture
- J dT - - j dQ!' ;
- et si la commutation est parfaite
- /"="•
- l’intégration ôtant étendue à la durée de la rupture.
- Comme cette même intégrale j d T est nulle quand on l’étend à toute une période, parce que T doit reprendre la mémo valeur après une période, on devrait avoir
- et par conséquent :
- Ui= —ïi- ;
- ce qui voudrait dire que l’on restituerait à la source extérieure pendant la phase d’établissement. la moitié de l’énergie qu’on lui aurait empruntée pendant la phase de régime.
- C’est encore là une conséquence fantastique, et il faut admettro que les courants varient, principalement dans les parties en court-circuit, pendant toute la durée de la période.
- Alors T subit une double variation, la première A T duo aux variations des intensités, la seconde d - due au déplacement des circuits. Les deux inLégrales
- étendues à toute la durée d’une période sont égales et de signe contraire.
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- Quelles que soient d'ailleurs ces variations, la résistance apparente du système n'en est pas affectée.
- Supposons deux balais seulement, et i n lames ; je suppose que pondant la période considérée le premier balai est au contact des lames i el >, le second au contact des lames n + i el n . + 2 ; que pendant la période suivante, le premier balai est au contact des lames 2 n et 1, et le second des lames n el n + t .
- Le circuit Cj sera formé des spires 1,2, n, en appelant spire 1 celle qui va de la
- lame r à la lame 2 ; lé circuit Ca se composera des spires 77 + 1, //.-l-a,..., 271.
- Nous avons en outre les circuits C,, G, et C. formés des spires en court-circuit 1 et n -h 1 et du circuit d’excitation.
- Soit. //,/. le llux qui traverse la spire k, nous aurons :
- de sorte que
- U1+Uâ-2tf.
- (IQ + U., est le plus Or
- Donc :
- E, = M.+^jh = + n,-!»,.
- E, -|- E, = H. (I, + IJ + <ifUl + U'1 '
- /’( E. + EJ * = K,J (I, + IJ* +Jd ;U, + UJ .
- Lïntégralo f d (U, - | U2) étendue à tonte la dorée d’une période est nulle ; noti seule-
- mént parce que 11,+ U2 est le plus-souvent nul. mais parce que après une période, chaque spire ayant pris la place de la préeédenLe, 'ùu no peut avoir changé. On a donc :
- J'iE. + EJdl^RjlVi + IJd,,
- ce qui veut dire que le rapport de la force électromotrice moyenne à l’intensité moyenne est égalàla résistance.
- Je termine ici ces réflexions qui me semblent montrer combien les phénomènes dans une dynamo continue s’écartenL d’un régime régulier. On comprendra mieux ensuite, que dans l’appareil de M. Latour qui faisait l’objet de l’article cité, les phénomènes devaieut également être tout à l'ait différents de ce qu’ils auraient été dans un régime régulier.
- H. POINCAIIK.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ÉTUDE COMPARÉE
- SYSTEMES ET APPAREILS OE TRACTION ÉLECTRIQUE (1)
- II. — Matériel moteur a courant continu ou at.tf.rxatit
- Moteurs de traction a courant continu. — On connaît assez bien leurs caractères généraux pour qu'il soit inutile d'y insister. Ils sont le plus souvent étudiés pour un nombre de démarrages donné par heure et un lonetiorinemciil prolongé il pleine vitesse, c’est-à-dire à faible courant, par conséquent perles prolongées dans le fer.
- Ils sont étudiés pour échanger facilement leur chaleur de l’intérieur vers l’extérieur et aussi bien ventilés que possible, malgré leur enveloppe.
- Dans les types récents, on a recherché à avoir une self-induction d’induit aussi faible que possible pour faciliter-la commutation. On a résolu cette dillieulté malgré la précaution prise de réduire autant que possible les spires inductrices, c’est-à-dire l’échaulfement des inducteurs. Cela conduit à des moteurs ayant un nombre de segments collecteurs plus élevé que dans les anciens modèles.
- Construits pour un service de traction donné, c’est-à-dire pour un nombre donné de démarrages et une durée de marche prévue à pleine vitesse, ces moteurs doivent avoir des pertes dans le fer très réduites 'pour cette dernière raison) et des pertes dans le cuivre limitées par la première considération.
- Le rayonnement de la chaleur dissipée doit se faire aussi bien que possible : on connaît toutes les dispositions mécaniques prises à cet effet.
- Comme, pour limiler réchauffement, des inducteurs, traversés par le même courant que leur induit, ou leur a donné un nombre de tours aussi limité que possible, on a dû étudier avec des soins particuliers la question de la commutation aux différentes charges, d’autant plus que la position invariable des balais rendait ce problème plus difficile. On peut dire que les moteurs de construction moderne sont caractérisés par leur enroulement inducteur moindre et par leur grand nombre de touches au collecteur.
- Moteurs de tramways a courant alternatif. — Si on a employé parfois des moteurs de traction asynchrones, oc n’est pas en considération d’avantages quelconques de ces moteurs, mais pour économiser une partie des feoders (à courant continu ou alternatif) nécessaires avec une installation mixte comportant la production de courant alternatif et sa transformation en courant continu. On peut comparer le moteur asynchrone au moteur à courant continu à excitatiou shunt : il a comme lui un seul régime économique de marche, tandis que le moteur à courant continu à excitation série est susceptible de fonctionnement économique à des vitesses très variées.
- L'analyse comparée des pertes dans un moleur série à courant continu et dans un moteur asynchrone à courant alternatif, pendant la période d’accélération, conduit à reconnaître que les pertes dans un moteur alternatif dépassent deux et mémo trois fois les pertes dans un moteur à eouraut continu.
- Encore doit-on supposer que l'entrefer a été réduit pour le moteur à courant alternatif, ce qui en complique l'entretien et le réglage et rend son exploitation plus onéreuse.
- L’auteur estime que l’espace limité dont on dispose ne permet pas de dépasser, avec sécurité, le voltage de 3 ooo volts au moteur : comme les perles plus considérables obligent à lui donner une surface rayonnante plus grande et comme pour bien des raisons l’utilisa lion des matériaux est
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- T. XXX. — N° 9.
- inférieure, le prix de, revient des moteurs, a pu
- égale, est I
- l’alternatif, et la différence est d'autant plus accusée (pie le service c ses en marche plus fréquents.
- Enfin le développement considérable des moteu nsidérablc, abaisse encore leur prix de revient et leur {
- 11e étude superficielle sullit à prouver que Imites les fois qu'il a été lait usage nt alternatif pour la traction son emploi n’était motivé par aucun avantage
- . on n’aurait pas mieux fait d’employer des moteurs à courant continu.
- Les moteurs de tramways a courant alternatif sont asynchrones et polyphasés, leur caractéristique ressemble à celle des moteurs à courant continu à excitation shiiul, c’est à dire «pi'ils n’onf, ; on le disait antérieurement, cpi'mic seule vitesse de régime
- ique, tandis que les inique à des vitesses
- On sait qu'il faut a des moteurs d’induction une quantité déterminée de courant déwatté, qui rend la puissance apparente absorbée supérieure à la puissance du moteur à courant continu.
- Si on conservait le même entrefer dans les deux types de moteurs le courant déwatté pris par un moteur asynchrone serait lout à fait prohibitif. 11 faut donner à ce moteurun entrefer beaucoup plus réduit qu’au moteur il courant continu: il en résulte qu’il est plus délicat à régler et à entretenir, et qu'il doit donner lieu, eu général, à des réparations plus coûteuses
- Le courant déwatté dépend du voltage appliqué au moteur et croit en même temps que son voltage. Dans l’état actuel des méthodes d'isolement et avec l'espace réduit all'ecté aux moteurs de tramways, il parait presque impossible d’enrouler le moteur pour plus de 3 ooo volts : même avec le minimum d’entrefer compatible avec la sécurité on ne peut obtenir, dans les meilleures conditions, qu’un facteur de puissance maximum de 85 à 88 p. ioo h pleine charge, et un rendement de 86p. ioo, transmission comprise ; cela dotmc un rendement apparent minimum de 77 p. 100, ou en d’autres ternies, les kiiovolts-ampères emplovés par un moteur dépasseront d'environ 3o p. 100 les kilowats de puissance utile correspondante. Le moteur a courant continu, au contraire, 11e
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- s le fer par hvstérésis et «-mirants de Foucault
- est nulle à vide et s’élève avec la vitesse.*
- Dans les moteurs a courant alternatif à vide, dans les conditions les plus favorables, la perte dans le fer inducteur n'est pas inférieure à la perte nnixima du fer induit du i continu et la perte dans l'induit à vide est à peu près la même que dans l’inducteur.
- A pleine vitesse la perle dans l’inducteur reste la même, mais la perte dans l'induit tend a zéro.
- On peut donc dire approximativement moyenne pendant Tac perte dans le 1er des
- L l’accélération est la moitié
- r.;
- perte 1
- et elle équivaut à i fois i/a la
- i d’autres termes, les moteurs à courant alternatif donnent lieu à 3 fois plus de perte que les moteurs à courant continu pendant la période d’accélération.
- Si on ajoute que la majoration do perte d’énergie dans le cuivre correspond a la majoration de courant, ou trouve que le moteur à courant alternatif bien étudié dissipe environ i fois plus d’énergie que Le moteur à courant coutinu, sur des parcours relativement peu étendus, comme ceux des métropolitains : pour dissiper éette éuergie il faut amplifier le moteur et lui donner des facilités de rayonnement plus grandes.
- Cela ne veut pas dire que d ms un service donné la différence des deux types de moteurs sera Si, par exemple, les parcours ont plus d'éteudue, les périodes d’aceclcration
- ' .s le moteur d’in-
- ent io p. ioo, ee qui a de l’importance, puisque le prix de considérable de l'installation complète.
- Etats-Unis du fait que leur usage » on a réduit beaucoup le prix. En résumé, il semble, pour les États-Unis
- t beaucoup le prix. En résumé,il eonomic d'exploitation,mais aussi
- "1 ' ' Pa’V* '
- des commutatriees transformant le courant alternatif en continu : il se peut, cependant, que les différences n'aillent pas si loin pour les pays où le moteur a courant continu n’a pas été aussi . Etats-Unis et cela peutexpliquer la réalisation récente de quelques installations
- da peutexpliquer l t alternatif.
- vpes <le moteurs, il faut eufm prendre un < ; ferons dans la dernière partie de cette étude
- et le
- UE V li E INDUSTRIELLE El SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Compoundage des i land. Elektrotechnische i
- lu cnmpoundage des alternateurs a été très étudiée dans ces derniers temps, comme le montrent les brevets pris à ce sujet par
- l'Union Elektrieitiiets Cesellschaft, par M. Leblanc et Ch. P. Steinmetz. Ces différentes méthodes de compoundage utilisent une commu-tatriee transformant en courant continu, destiné à renforcer l'excitation, une partie du courant principal de l’alternateur : une des grosses difficultés réside dans la nécessité de tenir compte de la
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- est celui des aiguilles ci'.
- décalage. OA
- OR est le champ
- CD, a la
- pôles (fig. j\ Soit
- ; DR, à la
- )B indique l‘(
- lequel frottent
- principal, et il est évi-
- dent que par
- par OA : par suite, si 1\
- et égale à OA,
- posée à celle de
- à vide, à la
- le polygone AUDE (fig.2 b) tr un vecteur FB, de façon
- La figure
- un champ FB
- i5 A. à 3 A, par j’r
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- Pour déterminer pratiquement le compoundage, il suffira de prévoir un nombre d'ampères-tours égal ou supérieur à la valeurdel’ensemble de la réaction d’indnil et des ampères-tours équivalents à la dispersion, et sur la machine une fois terminée, on réglera la valeur exacte par un shunt convenable intercalé entre les balais, et on compensera la chute ohinique par un décalage 9 des balais, le tout expérimentalement.
- Le dispositif du compouudage est encore plus simple pour le générateur asynchrone auto-exei-tateur de l'auteur (fig. 3 a) : là, en effet, l’en-
- b
- Fig. 3. — Générateur asynchrone.
- roulement excitateur peut, servir pour le eom-ponndage : il suffit d'ajouter aux balais b b, de l'enroulement d'excitation, des balais 13B, intercalés en série dans le courant principal, et convenablement placés (fig. 3 b).
- L’auteur expose ensuite ses vues sur le corn-, poundage des machines destinées à marcher en parallèle, soit toutes comme génératrices, soit comme génératrice et réceptrice combinées.
- I.e compoundage s’impose pour lin générateur destiné à fonctionner seul, et à alimenter un réseau d’éclairage et de force, mais il ne convient pas aux générateurs synchrones marchant en parallèle : dans ce cas s'il n’y a que deux générateurs, on peut procéder comme pour les dynamos à courant continu, eu faisant circuler le courant d’une des machines dans l'enroulement compound de l’auLie ; s'il v a plus de deux générateurs, on se contentera d’en compounder deux comme il vient d’ètre dit ; ces deux alter-
- nateurs fourniront les courants déwatlés nécessaires au réseau en cas d’augmentation du décalage, et maintiendront constante la tension de l’ensemble (*).
- Les mêmes considérations s’appliquent au transport d’énergie entre un générateur et un récepteur synchrones : on peut compounder l’un ou l'autre des deux appareils : l'auteur conseille le compoundage partiel du moteur, représenté par la ligure 2C, dans lequel on a seulement
- compensé la chute nhmique et la dispersion ; le moteur sc comportera alors comme une machine idéale sans chute, ohmique ni dispersion, et le diagramme sera réduit à la forme simple OBA.
- Le cas du générateur asynchrone est beaucoup plus favorable pour la marche en parallèle et le transport d'énergie : les figures 4 et 5, a et b
- représentent les diagrammes de générateurs sous-eompoundés (relativement à la chute ohmique ctà la dispersion), respectivement synchrones et asynchrones, et pour des marches sur résistance non inductive et inductive. La forme spé-
- (*) Laissant à une plume plus autorisée le soin de nri-tiquer en détail les vues de l’auteur sur le compoundage, nous ferons simplement remarquer qu’elles sont en con-
- par M. Blondel, à savoir, que les alternateurs compounds sont beaucoup plus aptes que les autres à la marche en parallèle. N-, d. T.
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- cialc des diagrammes des ligures 5, est due à ce fait que dans les générateurs ou moteurs asynchrones, les ampèretours du secondaire sont exactement opposés et sensiblement égaux aux ampèretours wattés du primaire, ou en d’autres Lermes, il n’y a aucune réaction d’induit pour les courants wattés : c’est là une circonstance très favorable pour la marche en parallèle, dans laquelle, d’après l’auteur, la réaction d'induit des courants déwattés est absolument nécessaire (s'. Quant à la réaction des courants wattés, c’est un défaut inévitable des machines synchrones, que l’on cherche à réduire d’ailleurs par tous les movens possibles : augmentation de l'entrefer, de la saturation des pôles, du nombre des ampèretours inducteurs.
- Si on compare la marche en parallèle dans les alternateurs synchrones et asynchrones, on constate qu’une augmentation de charge se traduit. dans les maehiues synchrones, par un retard de phase a, qui doit rester inlérieur à 90", sous peine de décrochage ; dans les machines asvuchrones, au contraire, cette augmentation se traduit par un glissement qui 11e présente aucun inconvénient, mais constitue un intermédiaire élastique dans le transport de l’énergie, si bien que les machines entraînant dus générateurs asynchrones, n’ont pas besoin de posséder un coefficient d'irrégularité inférieur à celui qui est requis pour la conduite des dynamos à courant continu.
- Pour un moteur synchrone, le cos 3 n'est jamais égal à 1 pour toutes les charges ; si le moteur est un peu surexcité, le décalage est en avant à vide, nul pour une valeur convenable de la charge et en arrière pour une valeur supérieure; dans le moteur asynchrone sons-eom-poundé le cos 3 est égal à 1 pour toutes les charges, si le moteur est convenablement excité (fig. 5 a), il est plus petit que 1, si le moteur est trop ou trop peu excité, mais il croît quand la charge augmente (fig. 5 b).
- De ces considérations, l’auteur conclut que les machines asynchrones présentent sur les autres de notables avantages au point de vue marche en parallèle, ou transport d’énergie.
- A. Mauduit.
- Nouveau générateur de courants continus à fonctions multiples, par 0. M. Corbino. Eleitri-cista, t. X, 1901. —Brevet italien.
- Le principe du générateur de 0. M. -Corbino
- est déduit de celui des moteurs asynchrones polyphasés.
- Dans mi moteur asynchrone à champ tournant, on munit l’enroulement inducteur d’un collecteur Pueinolti pourvu de balais et l’on rend mobile autour de Taxe, soit l’induit, soit l’inducteur, soit les deux ensemble, au moyen de poulies appropriées.
- D’uu côté de la machine, on a le collecteur et les bagues de 1 inducteur comme dans l’iuduit d’une commutatrice ; de l’autre on a les bagues qui terminent le circuit induit pour pouvoir le fermer sur une résistance variable. On appellera inducteur la partie munie du collecteur quoique les rôles soient parfois intervertis.
- 1" Marche en génératrice de courant continu. — On maintient fixe les balais et l’on imprime à l'inducteur une vitesse angulaire 10 dans le sens dextrorsum et à l’induit une vitesse e en sens inverse. On envoie par les balais un courant continu et on ferme l’induit sur une résistance extérieure telle que la résistance totale soit R.
- Supposons que l’on donne à tout le système une vitesse co dans le sens sinistrorsum, l'inducteur deviendrait fixe, les balais tourneraient dans ce sens avec une vitesse u> et 1 induit avec une vitesse w-j-e. Les balais par lesquels pénètre dans l'inducteur le courant continu engendreraient un llux tournant qui tendrait a entraîner l'induit comme dans 1111 moteur asynchrone ; mais comme celui-ci se meut avec une vitesse supérieure à celle du synchronisme, le couple C deviendrait résistant et la partie C$ de la puissance mécanique appliquée d (co —|— e> se transformerait en chaleur dans 1 induit tandis que Cm serait restitué au circuit inducteur comme dans les génératrices asynchrones de Leblanc.
- Pour montrer que cotte énergie est restituée au circuit inducteur sous forme de courant continu, nous reviendrons au système primitil. Les balais engendrant un flux tournant, l’induit donnait lieu à un flux propre eu avance sur le flux inducteur de -7—\~ 0 où
- L étant la self-induction de l’induit; au lieu de cela, le flux inducteur est fixe et par suite aussi le flux propre de l’induit, malgré sa lente rotation. Dans le llux résultant se meut l'inducteur aux balais duquel on recueille des courants ideu-
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- tiques à ceux engendrés par un induit ordinaire de dynamo à courant continu.
- Soient OÀ, OC, OB les (lux de l’inducteur, de l'induit, et le flux résultant, tous fixes dans 1 espace, tandis que l'inducteur tourne dans le sens de la flèche ((ig. i ' et que les balais sont toujours dirigés suivant OA.
- Fig. i.
- Considérons l’inducteur comme se mouvant dans le champ résultant dq en tenant compte du phénomène analogue à la réaction d’induit des dvnamos ordinaires. La projection OD = X de <l>j sur la normale à OA donnera la composante active pour la production d’une force éleetro-inotrice E dans l'inducteur en mouvement. Si n est le nombre total des spires de l'inducteur,
- inférieur au flux de l'inducteur <I>0 tandis que dans les dvnamos c’est lui qui prévaut. Les balais dirigés suivant OA, relativement au fluxïï', sont décalés en avant de la ligne neutre dans le sens du mouvement de l’armature, c’est-à-dire dans le sens qui favorise la suppression des étincelles.
- Au moment de la commutation, c esl-à-dirc de la mise en court-circuit d’une section, le champ de l'armature et l’armature elle-même sc meuvent, de conserve, si du moins la largeur du balai u’est. pas supérieure à celle d’une lame du collecteur.. Le flux Uf seulement contribue à produire la force électromotrice de renversement. 11 suffirait doue d’agir sur la valeur de 0 pour éliminer les étincelles, ce qui s’obtient facilement en modifiant R. Mais de cette manière, on modifiera aussi E comme dans une dynamo.
- Les équations précédentes (i) et (2) donnent
- aO
- 0 dQ.
- D'autre part <l\, est lié à l’inlensite du courant qui traverse l'inducteur. La courbe représentant E en lonetion de l’inteusité serait identique a la caractéristique en circuit ouvert d'une dynamo à excitation indépendante et par suite a Jacarac-téristique totale d’une dynamo-serie qui 11’aurait ni réaction d’induit, ni décalage. Mais taudis que dans la dynamo-série, on modifie E en agissant sur le nombre des spires de l'inducteur, ici on dispose de la variabilité de 0 principalement par la résistance R de l’induit.
- L’angle 0 est l’analogue du décalage dans les dynamos à courant continu.
- Etincelles aux balais, — Contrairement à ce qui a lieu avec les dynamos ordinaires, la suppression des étincelles 11c peut être obtenue par le déplacement des balais, à la direction desquels les directions des flux sont invariablement liées pour 8 constant. En outre, le flux T’ propre de 1 induit (qui est fonction du flux inducteur) est
- A une augmentation du débit 1 correspondra un accroissement de.<f>u et par suite de E, si 0 est constant; si ensuite on augmente 0 pour supprimer les étincelles, tant que 0 est moindre que-L-, E augmente contrairement à ce qui a lieu dans une dynamo-série par la réaction d’induit et le décalage croissant. Cette propriété rapproche le dispositif étudié de celui d’une dvnamo hyper-eoinpound.
- La condition nécessaire pour le fonctionnement de la machine est qu’elle soit traversée par un courant, puisque si <£>„ — o, et <Iq sont également nuis.
- Pour une force électromotrice produite déterminée, les fuites magnétiques sont cause d’une variation du décalage. Ou peut donc, en favorisant plus ou moins ces dérivations du flux avec des bandes de fer convenablement orientées, influer sur la suppression des étincelles ou sur la valeur de E.
- 20 Marche en moteur à courant continu. —On rend solidaires avec un réducteur de vitesse, l’inducteur et l’induit.
- Si l’induit acquiert une vitesse angulaire s et si K est le coefficient de réduction, l’inducteur aura la vitesse Ks = co.
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- Si on lance alors un courant par les balais, le système devient un moteur présentant une propriété curieuse.
- Le moteur ne démarre pas spontanément ; mais si, étant à vide, on donne une petite impulsion à l’endroit qui engrène avec l’inducteur, celui-ci se meut spontanément entraînant l'induit puisque le couple développé est multiplié parle réducteur de vitesse.
- Les propriétés électriques, à part le démarrage non spontané, sont celles d’un motcur-
- Si C est le couple moteur développé dans l'inducteur. on u’utiliscra comme force motrice que la partie C K K —, tandis que le reste accru dans le rapport inverse de la vitesse, tiendra l'induit en mouvement. L’emballement est à craindre comme dans les moteurs-série.
- 'é>° Autres modes de fonctionnement du dispositif.
- — On rend l’inducteur fixe et on envoie par les
- rants triphasés. On a ainsi un moteur asynchrone a champ tournant et éventuellement une
- On rend l'induit fixe et on lui envoie un couvant continu. L’appareil devient une commuta-trice avec ses fonctions multiples : dynamo à courant continu, alternateur polyphasé, moteur à courant continu, moteur synchrone polyphasé, convertisseur de courant continu en courants polyphasés et inversement.
- Enfin si on relie l’induit mécaniquement à l’arbre d’un moteur quelconque, tandis que l’on envoie par les bagues un courant continu et si l’on applique un couple à l'inducteur (fermé sur une résistauce externe) de manière à empêcher le mouvement, l’appareil constituera un frein pour la détermination de la puissance mécanique avec la méthode Pasqualini. G. Goisot.
- DIÉLECTRIQUES
- Sur la résistance des diélectriques et sur l’effet d’une force électromotrice alternative sur les propriétés isolantes du caoutchouc ; par A.-W. AshtOtt. Phil. Mag. [YI], i. Il, pp. 5oi-5a4.
- I. — L’auteur se propose dans ces recherches de préciser r
- in La relation qui existe entre la résistance des différents diélectriques et la force électromotricc à laquelle cette résistance est mesurée.
- 2° La forme des courbes de la variation du courant avec le temps, si :
- a) On charge uncondensateur au moyen d’une batterie de force électromotrice donnée.
- b) On décharge le condensateur en le réunissant directement à un galvanomètre.
- 3° L’effet produit sur les propriétés isolantes du caoutchouc par l’application continue d’une forte différence de potentiel alternative.
- II. — La question dé savoir si les diélectriques peuvent être regardés comme obéissant strictement à la loi d’Ohm a déjà été considérée par plusieurs observateurs, mais il ne semble pas qu’on soit très fixé, à l'époque actuelle, sur celle question. La variation de la résistance d’isolement d’un câble a déjà été examinée par Heim (* *) et la méthode employée par ce dernier est celle de la « déviation directe » dans laquelle le courant est mesuré par la déviation d’un galvanomètre sensible réuni en série avec une batterie et les armatures du condensateur formé par le câble à examiner. On effectuait les lectures après une ou deux minutes d’électrisation, et ensuite on réunissait ensemble conducteurs interne et externe du câble pendant une ou deux heures, de manière à faire disparaître la charge résiduelle. Heim conclut de ces expériences que les diélectriques examinés s’éloignent assez sensiblement de la loi d’Ohm, la conductibilité observée étant plus grande aux hauts potentiels.
- Alex. Siemens, dans la discussion d'un mémoire de Prcecc if), donne également comme conclusion de ses recherches sur des câbles à différents métaux conducteurs, que dans des limites de force électromotricc assez étendues (de ion à iaoo éléments Leclanché) la résistance (calculée) du courant devient, après une électrisation d’une minute, plus petite quand la force éleotrnmolrice croît.
- Leick (3) en étudiant certains diélectriques (giitlapcrcha, paraffine, soufre) a également remarqué un accroissement de conductibilité pour les hauts voltages.
- III. — Dans toutes les expériences précédentes, la résistance des diélectriques examinés a été calculée d’après les valeurs du courant obtenu apres quelques minutes d’électrisation. Malheu-
- (1) Electricien, t. XXV, p. ;5i.
- (2) Journal Intitule ofFJcclricul Engînoers, déc. 1890.
- (*) ified. Ann., n°i3, >8y8.
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- 1'-' Mars 1902.
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- reuscmcnt ccs valeurs du courant sont celles qui sont le plus affectées par le traitement électrique précédent des diélectriques. Avrton et Pcrry dans un des mémoires « sur la viscosité des diélectriques » (^) concluent qu'on obtient des valeurs plus précises de la conductibilité vraie d'un diélectrique en effectuant les lectures après que le courant est devenu constant, et ils citent des expériences faites en employant cette méthode pour préciser la valeur de la conductibilité à des voltages différents. Les mêmes auteurs attirent l'attention sur l'analogie qui existe entre la propriété des surfaces soumises a une pression mécanique et celle des diélectriques soumis à des pressions électriques, et ils ajoutent finalement qu’on peut tracer une distinction nette entre la partie de l’énergie absorbée par le diélectrique, qui est récupérable, et entre la portion d’énergie qui est convertie en chaleur e.l qui détermine la valeur de la conductibilité vraie qui en résulte.
- Eu ce qui concerne la forme des courbes de «charge résiduelle», elle a déjà été étudiée dans le cas du verve par llopkiuson (2). Dans ces expériences le condensateur était chargé pendant un temps défini et déchargé ensuite instan-lanémenl. Apres quoi on réunissait les plaques du condensateur à un éleelrometre et on lisait rie temps en temps le potentiel résiduel. Ilop-kinsun trouve entre autres que ce potentiel résiduel est proportionnel au potentiel de charge.
- TV. — Les recherches de M. Ashton portent sur le caoutchouc, le papier paraffiné et le mica.
- T.es effets de charge résiduelle ont été examinés au moyen de courbes du courant quand le condensateur est chargé avec une batterie eu série avec un galvanomètre, et quand le condensateur est déchargé en le réunissant directement à un galvanomètre.
- Le caoutchouc étudié est constitué de trois variétés différentes de feuilles de caoutchouc appelées n° i, a, et 3, et d’un cable « Okonite ».
- Le ib i est une feuille de caoutchouc de 0,068 cm d’épaisseur qui est en apparence plus foncé et bien moins transparent que le « para ». 11 se déchire bien plus aisément que le plus pur caoutchouc et il est moins tenace ; à la longue il devient complètement dur et presque cassant.
- :) Proc. Roy. Soc., I. XXXVII.
- Phi!. Trans., t. CLXYI el l. CLXYII.
- Le n° 2 est une feuille de caoutchouc « para » pur ayant o,o5i cm d’épaisseur, très transparent et très tenace, gardant ces propriétés pendant plus de deux ans.
- Le n° 3 était une feuille de caoutchouc vulcanisé de o,o93 cm d’épaisseur.
- Le câble examiné mesurait o,4a3 cm de diamètre et 841,21 m de longueur; il était recouvert jusqu’à 0,028 cm de diamètre avec une couche de caoutchouc vulcanisé et i! était en outre couvert à l’extérieur d une tresse imprë-
- La feuille de caoutchouc était employée pour faire des condensateurs en fixant sur chacune de ses deux faces, au moyen d’une solution de caoutchouc dans de la benzine pure, une feuille de papier d’étain de t5,25 cm sur 20,3i cm. Chaque condensateur ainsi fabriqué fut serré entre deux plaques de verre, en laissant libres deux languettes de papier d’étain qui servaient pour amener le courant. La surface des plaques de verre lut enduite de gomme laque de manière à 11e pas avoir de perles par suite de la condensation do l'humidité sur le verre.
- Le condensateur à feuille de papier paratfirié était formé de 4 feuilles de papier paraffiné de 20,4 cm. sur 20,31 cm. alternant avec cinq feuilles d’étain et le tout était serré entre deux plaques de verre. On mettait ensuite ce système entre deux plaques lourdes de fer chauffées à 85° C. de manière k faire couler l’excès de paraffine.
- Le mica employé pour la construction des condensateurs était transparent et coupé en feuille de 6,26 cm X! n,4 cm. Ou a essayé d’argenter ces plaques de mica, mais on n’a pu obtenir des résultats sérieux. Sur 3o plaques argentées on n'a, en effet, pu en trouver qu’une seule qui puisse donner des déviations constantes pour une charge obtenue avec une batterie de 100 volts.
- On a donc encore eu recours au papier d’étain qui a été coupé eu feuilles de 3,8 cm X 8 cm et appliqué sur ces plaques de mica par simple pression au moyen de deux plaques en laiton boulonnées. Le nombre de plaques de mica ne dépassait pas i3 et leur épaisseur variait de
- V. — T,es mesures de courants furent laites au moyen d’un galvanomètre asiatique de Lord Kelvin dont la résistance était de 6o5y u> et qui était pourvu d'un shunt. La force électromotrice
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- de la batterie de piles employée était mesurée I par un -voltmètre de Weston, qu’on a ensuite j remplacé par un voltmètre électrostatique de . Lord Kelvin, à cause des perturbations dans la force éieetroinolricc de la batterie, remarquée on employant le premier instrument. La batterie, le condensateur et le galvanomètre étaient réunis à un eommutateur à trois contacts. Le galvanomètre était, étalonné au moyen d'un potentiomètre de Cromplun et de boîtes étalons de résistance.
- Le câble était immergé dans un réservoir d’eau de 7,6 X 7,6 X 6,2 cm de capacité et ses deux bouts étaient reliés à un commutateur à 4 godets remplis de mercure.
- Deux des godets de ce dernier étaient occupés par les deux extrémités du câble et les deux autres étaient réunis à 1111 pont de "\\ healstonc, de sorte qu’011 pouvait mesurer la résistance du conducteur pendant l'expérience. La quantité d’eau contenue dans le réservoir était suffisante pour que sa variation de température ne dépasse jamais o°2 C. pendant un jour ; la résistance du conducteur de cuivre variait de moins de 0,2 p. 100 dans le courant d’une journée.
- O11 a considéré comme température du diélectrique la moyenne entre la température de l’eau et celle du conducteur de cuivre.
- En ce qui concerne les expériences avec le mica et le papier paraffiné, on n’a pas pris de précautions spéciales pour assurer la constance de la température pendant la durée d’une expérience, ou mesurer la température actuelle du diélectrique; car ces expériences n’ont, été laites , que dans l'intention de voir si les équations trouvées pour le câble (ou une forme analogue a celles-là!, sont capables de satisfaire a la forme des courbes de charge et décharge de ces diélectriques.
- \I. —Pour déterminer la variation de résistance avec le voltage on réunissait au voltmètre une batterie de piles juste suffisante pour donner un courant qui puisse être apprécié sur l’échelle divisée et on complétait ensuite le circuit à des intervalles de temps donnes en introduisant le circuit contenant le condensateur et le galvanomètre. Ou notait la déviation du galvanomètre à la fin de la première minute et on continuait ensuite les lectures à des intervalles plus espa-
- O11 a trouvé qu’au commencement le courant
- I décroît rapidement, mais si l'électrisation a été j prolongée pendant une heure, il devient approxi-, mativement constant, et cela particulièrement pour le cas d'un condensateur à feuilles de caoutchouc pur. On élève ensuite la tension; on continue l’électrisation jusqu'à cc que le courant devienne de nouveau constant; on recommence à élever la tension et ainsi de suite pour 4 ou 5 tensions différentes, après quoi on peut dresser la courbe de la variation de la résistance avec le voilage en portant les résistances trouvées en ordornnées et les voltages correspondants en abscisses, On peut d'ailleurs commencer par un voltage quelconque, l’augmenter progressivement jusqu à un maximum et le diminuer de
- VU. — Pour déterminer la forme des courbes de charge et de décharge du câble, on a effectué trois lectures correspondant à trois périodes différentes de l’clcctrisation et eu mettant le conducteur en cuivre au sol successivement après chaque charge. On a ainsi pu obtenir une série de courbes de décharge après 5, 10, 4° minutes de charge, la température et la différence de potentiel charge restant constantes (du moins pratiquement). On conduisait ces expériences de la manière suivante : on commençait d’abord par mettre le câble en court-circuit pendant toute la nuit qui précédait les expériences et on mesurait ensuite la température en déterminant les résistances du câble et du thermomètre en cuivre qui flottait dans le réservoir à eau ; on déterminait la force électromotricc de la batterie , de piles employée pour la charge en employant le voltmètre électrostatique de Lord Kelvin ; on chargeait le câble pendant cinq minutes et on agissait ensuite immédiatement sur la clef de décharge, le galvanomètre étant mis eu court-circuit pendant les quinze premières secondes de la décharge. O11 obtenait en général des déviations constantes après quarante secondes et ce sont ces déviations qu’on notait en chronométrant les moments où le spot du galvanomètre atteint successivement les divisions de l’échelle jusqu’à cc que la déviation tombe à 1 cm seulement. On étalonnait ensuite le galvanomètre pour chacune de ces déviations et on notait enfin la température et le voltage de la batterie. On répétait ces manipulations après deux heures et pour une charge dé dix minutes et finalement après deux heures et demie pour quarante mi-
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- lec Mars 1902,
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- nutes, et pour cent-vingt minutes de charge. On avait ainsi une série de déviations correspondant à la décharge et après cinq, dix, vingt, quarante et cent-vingt minutes de charge à un potentiel de 200 volts et à une température pra-tiqucmentconstante. Dans cesexpérienceson mesurait le courant pendant l’électrisation ; mais on a effectué aussi des expériences dans lesquelles l’électrisation était continuée pendant un temps
- inférieur au précédent en vue de préciser les équations représentant le courant de charge.
- La même méthode fut employée ave»; les condensateurs à lames de mica et h papier paraffine.
- VIII. — Les courbes 1 ont été obtenues par la méthode décrite dans le n° "Y T et avec un condensateur à hunes de caoutchouc n° 1 (voir précédemment). Elles représentent la variation de la
- résistance avec le voltage. On v remarque facilement que ce diélectrique présente un affaiblissement considérable de sa résistance quand le vol-
- On a alors essayé d’obtenir des courbes semblables de résistance avec le câble d’okonite. Dans une première série d’expériences, on a employé 5 voltages différents compris entre 02 et 24y volts. Après r?;» minutes d’électrisation sous Ù2 volts, la résistance montra une augmentation de ~r- p. 100 et par minute. En élevant le voltage â 100 volts et après 70 minutes d’électrisation cette augmentation correspondait à— p. 100
- par minute et jusqu au plus haut voltage cette variation ne dépasse pas ~ p. 100 par minute.
- Il est en outre à remarquer que les résistances constantes ne doivent pas différer beaucoup aux premiers 4 voltages, mais au plus liant voilage, 249 volts, la résistance montre une diminutiou
- Les graphiques 2 servent à comparer les courbes de la variation de résistance avec le temps â 51.1 volts et 197,4 volts. On a effectué deux séries de lectures â 51 volts, une avant l’emploi des 197 volts et l’autre après, le câble étant mis en eourl-eircuil pendant une heure trois
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — N° 9
- quarts apres chaque expérience. On remarque facilement sur ces graphiques que les résistances correspondant à l’emploi du courant de 5i volts sont plus élevées que celles obtenues avec
- En faisant croître le voltage successivement jusqu'à son maximum et en le faisant ensuite diminuer dans les mêmes conditions, on remar-
- que qu’en abaissant le voltage de 19^ à 1 a 1 on obtient, après une heure, une résistance approximativement constante (1 536 mégohms) qui est plus élevée que celle obtenue (1 3aq mé-gohms) en luisant croître le voltage.
- Pour déterminer la courbe de charge on replace le câble dans le réservoir à eau et 011 y maintient le voltage pendant vingt-quatre heures
- log. dutù'n/ia de chajpt
- j. du temps
- après quoi on étudie le courant de décharge. Les résultats obtenus sont reproduits par les graphiques 3 et 7. On y remarque assez clairement (jue les valeurs observées du courant de charge tombent très approximativement sur la courbe en pointillé tracée suivant l'équation.
- l'origine et vice versa-, la valeur exacte de la constante réduit la courbe aune droite
- Si l'on remplace les logarithmes du courant de décharge par les logarithmes du temps écoulé pendant que le câble a été mis en court-circuit, les points tombent sur 3a ligne droite.
- qui a é1é déterminée en supposant une valeur probable pour la constante à soustraire des lectures du courant.
- Si la valeur supposée est trop grande, la courbe = log ic — une constante) est concave à
- log c
- Le courant de décharge peut donc être ve senté par réquation
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- 3a3
- donnent une ligne
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- 3*4
- L’ÉCL AI11ÀGK É LKCTllIQUE
- T. XXX N° 9.
- Tau lea u 1
- Ces équations sont semblables, quant à la lorrne, n celles obtenues par les expériences figurant sur le graphique 5.
- Le graphique 9 donne les lectures obtenues eu chargeant le câble à io4, 2.06, 33j volts.
- Les équations obtenues sont les suivantes:
- (à 104 volts) c — 'L90 X I0—s = E X 3a ,1 x io—10 f '° 161 (à 206 — ) c — 6,3fiX iO'*=E x 28,2 x 10 lu /
- Les valeurs du rapport de la partie constante du courant de charge au voltage de charge,
- (à io4 volts) > 'Vio tmXohins
- )à 33; — ) 3 240 —
- Ces valeurs sont donc approximativement les mémos pour les trois voltages. Malheureusement une comparaison exacte n’est guère possible, vu la différence de température dans le cable.
- X. Les résultats obtenus avec le condensateur il latues de mica sont donnés par le graphique 10. Ici on voit que le courant peut être exprimé par une fonction du temps, oii ce dernier entre par un exposant. 1.'exposant de i est
- — i,53 pour 60 miuutes de charge et — 0,98 pour 120 minutes de charge. Les lectures du courant pendant la charge sont représentées suite graphique 10. II. n’a cependant pas été possible de représenter le courant de charge dans le j cas du condensateur à lames de mica, par des équations de forme analogue il celles obtenues avec le câble.
- Pour le condensa leur à papier paraffiné, le courant de charge est, au contraire, donné dans chaque cas par une équation de forme analogue I à celles obtenues avec le câble; quant aux lectures correspondant â la décharge, elles salis-l’onl îi une équation de la forme <• = K/-J.
- La valeur de x étant 0,84b après 20 minutes de charge dans le premier cas et 0,849 L^1,us Ie second.
- | XL Des premières expériences effectuées avec j le caoutchouc pur eu vue de déterminer la variation de la résistance avec le voltage de charge, il résulte que le courant devicut constant après une ou deux heures d'électrisation et que par conséquent les courbes de résistance à différents voilages peuvent coïncider vers leur fin; mais clans le cas du câble cela 11e peut pas se passer, car le courant, mémo après quelques heures d’électrisation, 11e devient pas constant. Par conséquent les valeurs finales de la résistance à chaque voltage, obtenues en accroissant le voltage petit à petit, ne peuvent pas être considérées comme une mesure de la conductibilité vraie du diélectrique,. Le graphique 1 montre très clairement que le courant n’est pas exactement proportionnel au voltage. Si nous prenons la movenne des deux courbes obtenues avec un voltage de charge de 5i volts et si nous la comparons à celle obteuue avec une charge â 197 volts, nous trouvons entre les résistances”correspondantes une différence de 8 p. 100 fqu: est plus forte pour 5i volts que pour 147 volts).
- XII. Des expériences ultérieu i es sur le câble et le condensateur à papier parafliné ont montré que le courant de charge peut être représente par une équation de la forme
- où c = courant de charge. K et .c des cous tantes ; f=le temps en secondes écoulé depuis que l’électrisation a été commencée.
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- n E V U E IV ÉLECTRICITÉ
- 3cm
- Si ( est très grand, t'-1—o et le courant devient constant et égal à ru. Ce courant constant c„ peut par suite être un véritable courant de conduction, pendant que la partie variable KrJ peut représenter l’énergie qui est absorbée, lentement parle diélectrique, et rendue ensuite
- D’après cette hypothèse nous pouvons appeler la vraie résistance du diélectrique le rapport du
- p 5'<o mégohms — après que le câble a été plongé dans l’eau pendant dix-sepl. jours, est tombée à 3 34<) mégohms après quatre mois et demi d’immersion. Dans les expériences dont les résultats sont portés sur les graphiques 2, le courant de décharge est donné par des équations de la forme,
- r=KEU;
- E = voilage de charge, t = temps en secondes écoulé depuis le commencement de la décharge
- K, Kl des constantes.
- L’exposant x varie avec le temps de charge et est donné par une équation de la forme
- T-— temps de charge en secondes, X, K,, Zd
- Si le temps de chargeesttrès grand, \\2 T~z = .0 et x = X, car X est la ^
- pouvait obtenir des lectures de courants de décharge de quelques secondes après la décharge,
- ks «nq Ht ...........................
- , unebgne.
- XIII. Le tableau lldonne un aperçu dc-s quantités absorbées et déchargées par le cable peu-
- s;
- t laquelle le câble
- l’hypothèse que la h charge représente e diélectrique. On
- voit que la quantité déchargée est dans chaque cas plus grande que la quantité absorbée pendant la charge correspondante. Par conséquent, si les hypothèses faites sont correctes, les dit—
- mière période d'électrisation; jusqu'à
- mrdance apparente peut encore être cxpli-<1ÜCC par le fuit que 1 diélectrique avait r
- gle qui est câble est ni
- quantités déchargées. En lien avec celle hypothèse, il a déjà été trouvé que les diélectriques qui, eu tant que l’on pourrait être assuré n'ont jamais été soumis à la tension électrique, ont ore donné quand ils ont etc réunis à un
- diélectriques par des moyens électriques, Phü. , mag., août 1901). L'énergie existant ainsi coin-me tension électrique dans le diélectrique n’est rendue que très faiblement, surtout si le
- Et il. semble alors possible que la contradiction notée entre les quantités absorbées et rendues
- nation de la
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- 3a6
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX — N6 9
- sion des diélectriques (voir Ayrton et Perry, Sur la viscosité des diélectriques, Proc. Hoy. Soc. t. XXX VI) : de là il suivra que le vrai courant de conduction est plus grand que c0 au commencement de l’électrisation, mais qu'il décroît jusqu’à cette valeur quand l’électrisation augmente.
- XIX. Expériences avec une force èlectromolrice alternative. — On a employé un condensateur à lame diélectrique en caoutchouc pur ; qui a été désigné par le n° i au commencement de cette analyse. Sous PinHuence d un courant alternatif de 2 ooo volts on remarque que la fouille de caoutchouc commence à se décomposer et si l’on se trouve dans une chambre obscure on aperçoit des aigrettes lumineuses autour du contour des feuilles d’étain qui sont appliquées de part et «l’autre de la feuille de caoutchouc.
- On a employé dans ces expériences une série de cinq condensateurs que nous désignerons par les lettres A B C I) E, pour la commodité du
- 1 au gage; le courant alternatif a toujours été de
- 2 ooo volts. Dès qu’on s’apercevait que la feuille de caoutchouc venaiL d’être percée on enlevait le papier d’étain qui se trouvait autour du petit
- trou et on réunissait de nouveau le condensateur au transformateur alternatif.
- Le tableau II nous donne une idée des résul tats obtenus :
- Taiu.bac II
- expériences ontété continué'
- fréquence correspondant il ioo et 5o pulsations par seconde. La résistance de chaque condensateur était mesurée avant et après que ce dernier était réuni au transformateur alternatif.
- Taiu.eac HT
- Le tableau III donne les résultats d’une série I aboovolts. Tl se dégage assez clairement de ce d’expériences faites avec un courant alternatil de | tableau que la résistance croit continuellement.
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- l"1' Mars 1902
- UEVUE Ü ELKCTIUCITF.
- 3 a;
- Ouant aux décompositions chimiques, le diélectrique ne parait pas souffrir beaucoup de ce régime; ü devient un peu plus dur et il perd un peu do son élasticité.
- J.a résistance des condensateurs K, L. M était très élevée: environ 200000 mégolims; apres trois jours de régime alternatil’ ils furent tous abîmés et on remorquait une décoloration superficielle du caoutchouc dans le voisinage des bords du papier d’étain.
- Le condensateur N fut soumis à 2.400 volts alternatifs, la lame diélectrique était constituée par du caoutchouc vulcanisé n" 3; on a eu même résultat qu’avec les autres condensateurs. Pour s'assurer si c’est l'ozone qui pourrait produire la décomposition du caoutchouc, on a essayé l'action de l’ozone sur les feuilles de caoutchouc ; le résultat est donné dans le tableau ITT.
- XVI. Mais, pour mieux s’assurer que c’cst l’ozone qui produit la décoloration observée, 011 a construit des condensateurs dans lesquels la lame de caoutchouc n’était pas en contact direct avec le papier d’étain, mais isolée de ce dernier por des lames de verre ou de mica. Ajoutons qu’on a toujours remarqué une décoloration autour des bords de la lame de caoutchouc.
- XVIT. Il résulte donc de ces recherches que le caoutchouc « Para « généralement employé dans la manufacture des câbles est plus facilement attaqué par l’ozone ou autres gaz qui prennent naissance lors de Ludion d’un courant alternatif dans l’air, que le caoutchouc appelé n° 1. Ce dernier, soumis pendant trois mille heures à 5o 000 volts alternatifs 11e montre pas de décoloration. Seulement le fait que cette dernière variété de caoutchouc devient dure et perd son élasticité, ne la rend pas apte a être employée pour la confection des câbles.
- XYIII. I.cs conclusions auxquelles l’auteur de ce mémoire est conduit par suite des expé-
- riences que nous venons de résumer sont les
- i° Dans le cas du câble étudié, le courant croit pendant les premières heures d'électrisation avec lu différence de potentiel.
- 2° Que cela ne prouve nécessairement pas que le diélectrique ne suit pas la loi d'Ohin, puisque le courant de conduction peut être considérablement plus pelltque le courant total ; à moins que l'électrisation soit continuée pendant très longtemps.
- 3° Que dans le cas du câble éludié et du condensateur à papier paraffiné, le courant de charge est line fonction (à exposant) du temps qui s'est écoulé depuis le commencement de l'électrisation et qu’il peut être superposé à ce eourautun courant de vraie conduction.
- 4° Que pour le câble en question et pour les condensateurs à lames de mica et de papier paraffiné. le courant de décharge est une fonction (à exposant) du temps qui s’est écoulé depuis le commencement de la décharge ; le 'courant pour une valeur particulière de la force électromotrice de charge et avec un temps de charge variable) étant douné, dans le cas du câble par dos équations de la iorme :
- oit .v — K—; K, T 3 ; t = temps en secondes depuis le commencement de la décharge; T = temps de charge en secondes; K, IQ. K, et s sont des constantes.
- ,)° Qu’il n’y a détérioration des propriétés isolantes du caoutchouc que dans le cas du caoutchouc « para pur » et elle parait être due, non pas à un effet du courant alternatil' sur le caoutchouc même, mais plutôt à une action chimique ayant lieu entre le caoutchouc et les gaz produits par l’action du courant alternatif sur l’air. Eugène Xkcüi.cka.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 3 février 190'é
- Recherche des ondes hertziennes émanées du soleil, par Charles Nordmann, Comptes rendus, t. CXXXIV, p. a7'l-2-5.
- Cette recherche a été faite en septembre
- dernier, à la station des Grands-Mulets (Mont-Blanc, 3 too m d’altitude). Une antenne horizontale de ipo m de longueur était disposée sur le glacier des Bossons (*), sur des supports
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- L'ÉCLAIRAGE É L R C T RIQ U E
- pu être observée (2). Aussi u;lue-l-il que « le soleil n’émet pas de radiations électriques se propageant le long des fils, et capables d'impressionner les radioconductenrs, ou que, s’il en émet, elles
- Ce résultat, ajoute-t-il, est conforme à ce don pouvait prévoir ; les gaz très raréfiés
- qu on pouvait absorbent en
- , et le but de mes <
- ne partie des oscillations élee-pies qui peuvent émaner du soleil n’échappent pas à l’absorption que doivent exercer sur elles les couches supérieures raréfiées des atruos-
- ,'auteur a étudié cette variation pour des solutions de sulfate de zinc dans l’eau distillée,
- réunis par un siphon •erre rempli de coton, imbibé de la solution de sulfate de zine dans , de la solution de sulfate de.
- Les valeurs de la force éleclromolrlce à 1.1° et du eollieienl de température pour diverses 5 du sulfate de zinc se
- iû En partant de la saturation, la force électromotrice d’un Daniell croît quand la conccn-
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- 3:io
- I/ÉCLA1K AGE
- ÉLECTRIQBE
- parallèles et verticales, de >. mm «le diamètre euviron, sont réunies ii leur partie supérieure par un disque «pii les relie à l’un des pôles d’un élément de pile: les extrémités inférieures des tiges, de diamètre un peu réduit, ncttovées, polies, puis oxydées comme il a été dit, reposent librement sur un plan d’acier poli, relié au second pôle de l'élément de pile. On a ainsi trois contacts semblables < métal o.ajdè-acier poli) associés en quantité, sur lesquels se répartit le poids du trépied, et qui peuvent se suppléer. Lu conductibilité s’établit sans an-
- tennes par une très taible étincelle à plus de 3o m (des tubes à limaille, très sensibles, n’étaient pas impressionnés régulièrement à cette distance). Un grand nombre de métaux paraissent pouvoir être ici employés ; j’ai obtenu des résultats constants, sans gibets eapri-
- des liges de fer. acier fondu, acier laminé, acier trempé, alumi-nmiium. argent, cuivre, nickel, zinc, etc.
- condie d’oxvde
- oxydé-mélul oxydé «
- l poli-métal poli donnent smuenl < [U’icije donne la pr«iién;u«;e an conta
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- 1er Mars 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 33 r
- » Si l’on posait sur le plan d’acier poli plusieurs Lrepieds à contacts inferieurs oxydés, on formerait une sorte de tube à limaille à contacts en quantité et non en série, comme dans le tube usuel. Les contacts imparfaits ne touchent ici qu’une électrode; dans le tube à limaille, ils en touchent deux.
- » Comme je l’ai fait remarquer à diverses reprises, une grande sensibilité exige souvent un voltage inférieur. Suivant l’épaisseur de la couche d'oxyde, j’ai employé pour le circuit du radioconducteur deux voltages différents: i volt (élément Daniell) ou i/a volt (élément Dobilly). Èn variant le poids du trépied, le voltage de l’élément, la résistance du circuit, on obtient b circuit fermé le retour b la résistance par un très léger choc.
- » Le circuit était constitué de la façon suivante : élémcntDaniell, trépied radioconducteur, résistance additionnelle intercalée et galvanomètre, ou Lien : élément Daniell, trépied radio-conducteur, résistance additionnelle et relais peu sensible (') ».
- Application des galvanomètres thermiques à l’étude des ondes électriques de la télégraphie sans îll, par L. de Broglie, Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 349-35o.
- L'auleur s’esl proposé de rechercher dans quelles circonstances les ampèremètres thermiques pourraient être appliqués à l’étude de la télégraphie sans fil.
- Le poste transmetteur était le poste de télégraphie sans fil du Saint-Louis, muui d’une antenne A de a4 ni, suspendue par des hâtons isolants et reliée, comme à l’ordinaire, à l’éela-
- Elect., t. XXX, p. 228,"'n’avait appelé l’attention sur le bon emploi de radio-conducteurs à un seul contact.
- trouvé commode de disposer en trépied trois aiguilles à
- sur un plan d’acier poli (force éleclromotrice, — volt pour les aiguilles à coudre que j’ai employées) ; le résulta pile, i volt). »
- teur de la bobine dont l’autre pôle est b la terre. On pouvait intercaler de plus, entre la base de l’antenne et la bobine, un certain nombre de spires de fil de laiton de 3o cm de diamètre.
- Le poste récepteur, situé sur l’arrière du précédent, à une trentaine de mètres, était muni d’une antenne B, également suspendue verticalement et reliée, par son extrémité inférieure, b l’une des bornes du millampèromètre, l’autre borne de ect instrument étant réunie b la terre par un fil court. On pouvait b volonté intercaler, entre la base de l'antenne et l’instrument, un nombre quelconque de spires constituées par du fil d’amorce enroulé en tours serrés sur un noyau en bois, de a cm de diamètre.
- Si l’on émet par l’antenne A avec une intensité convenable, on constate, au poste récepteur, une déviation'de l’instrument accusant les effets d’induction dont l’antenne B est le siège. Cette déviation varie avec le nombre de spires ajoutées b l’antenne de réception ; elle croît d’abord et décroît ensuite, en passant par un maximum très considérable cl très net, sensible a une spire près.
- Si l’on ajoute un certain nombre de spires à l'anlcnne A d’émission, on constate au poste récepteur que le nombre de spires correspondant b l’indication maxima est augmenté. Cette augmentation est sensiblement proportionnelle au nombre de spires ajoutées à l’émission ; avec les chiffres cités plus haut, il fallait compter 5 tours de plus b la réception par tour ajouté à l’énnssion.
- La valeur du nombre de spires b ajouter à l’antenne de réception pour obtenir la réception maxima peut donc caractériser l’onde émise avec une certaine précision.
- En opérant dans ces conditions, M. de Broglie a observé divers faits indiqués ci-dessous (1). (*)
- (*) « Recherche des circonstances qui peuvent modifier tonde à son émission. — 11 a été constaté que :
- » a. En faisant varier la longueur d’étincelle de i cm à 6 cm, le nombre des spires caractérisant la réception maxima ne variait pas. L’intensité du maximum variait dans la proportion de ioo à 400.
- » b. En faisant varier le nombre des spires ajoutées à
- » Le nombre de spires correspondant à la réception maxima varie dans les conditions précédemment indiquées ; la valeur du maximum varie un peu ; elle est généralement plus forte pour quelques tours ajoulés que lorsqu’il n’y en a pas; mais elle décroît sensiblement
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- 33a
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- SOCIÉTÉ DES II
- que possible humide. Sur
- :mc préconise contient un fi
- fil isolé, dit fil de
- de l’accord
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 333
- ïSSl-SS
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX — N° 9.
- AMERICAN INSTITUTE OF ELECTRICAl ENGINEERS
- Séance du 25 octobre 1901 (Suite) (•)
- Sur la marche en parallèle des alternateurs, PrUSt J. Ber g, Transactions, XVIII, p, 781-786.
- Pans cette communication l’auteur commence par développer des considérations analytiques (2) qui le conduisent à la conclusion suivante : deux
- alternateurs ayant même force électromotrice induite et marchant en phase, prennent des charges inversement proportionnelles h leurs réactions d’induit.
- Il résulte de là deux conséquences intéressantes. La première est que si deux alterna-
- tion, mais des invitations spéciales ne seront pas adressées aux Sociétés ou associations étrangères en tant que
- pour la visite de L’Exposition et de la ville de Dussel-(*) Voir Écl. Êleci., t. XXX, p. 295-298. en parallèle.
- a la force électromotricc induite,
- armatures des alternateurs (j désignant la quantité imaginaire — 1),
- Z = r — jx l’impédance de la charge externe,
- Y3, l’admittance résultante des circuits d armature,
- Nous avons alors :
- z3 = Y~ > z0 = zs + z,
- 1 — Z3 -f Z ’
- tension sous charge
- IZ — -
- eZ
- Z3 -f Z ’ chute de tension dans l’armature
- courant dans l'armature 1
- volts-ampères de l’armature 1
- -,V>-
- La puissance développée dans chaque armature est partie réelle de chacune des expressions des volts-ai
- Zi [Xi _|_ a
- (*1
- expressions qui moutrenl que les alternateurs se partagent la charge totale en . fractions inversement proportionnelles à leurs réactions d'armatures.
- Dans le cas où la charge extérieure est non-inductive,
- e,2rxi (xt + #3)
- *i'+»
- 1 -j- a 1 (*i + *•
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- lpr Mars 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 335
- leurs de dimensions et, partant, de puissances différentes sont accouplées en parallèle, ils se partageront la charge totale proportionnellement à leurs puissances nominales, si leurs réactions d'induit sont inversement proportionnelles à ces puissances nominales ; or, prati quement, deux alternateurs de même type ont des réactions d’induit inversement proportionnelles à leurs dimensions et par conséquent a leurs puissances. Par conséquent il est possible d’accoupler en parallèle, deux alternateurs de puissances différentes, en faisant supporter à chacun d’eux la charge qui lui convient, pourvu que les machines à vapeur qui les conduisent soient du même type.
- La seconde conséquence est que deux alternateurs de même dimensions, mais ayant des réactions différentes, ne prendront pas la même fraction de la charge totale, même s’ils sont commandés par la même machine. Alors, pour équilibrer la charge, il est nécessaire d’augmenter la réactance de l'un des induits, ou de décaler mécaniquement l'un d’cu,x par rapport à l’autre, ou enfin de donner à l’excitation une valeur telle qu’il se produise de puissants courants de synchronisation (dont l’efftt est
- La discussions analytique suppose, il est vrai, que les alternateurs marchent strictement en phase, ce qui, pratiquement, limiterait sou application au cas d’alternateurs rigidement accouplés entr’eux. Mais il est à remarquer que même dans le cas d’un accouplement rigide, la charge prise pour chaque alternateur est différente, si, toutes choses égales d'ailleurs, les deux alternateurs présentent un décalage de phase l’un par rapport à l'autre. En effet, le courant dû à la force électromotrice résultante n’a pas alors le même déphasage par rapport à la force électromotrice de l’un des alternateurs que par rapport à la force électromotrice de 1 autre ; par suite, la puissance fournie est diffé-
- Après cette remarque, l’auteur revient sur la possibilité de modifier la répartition de la charge en modifiant l’excitation. Supposons deux alternateurs ayant même réaction d'induit mais des forces électromotriccs differentes avant leur couplage en parallèle. Dès que le couplage est effectué, la tension aux bornes devient la même ; par suite il s’établit entre les deux alternateurs
- des courants de compensation, en retard dans l'alternateur. le plus excité, en avance dans 1 autre. Ces courants donneront, conjointement avec les courants d’excitation, des champs résultants qui auront la même intensité dans les deux alternateurs mais qui seront déphasés l’un par rapport à l’autre ; dans l’alternateur le plus excité ces courants amèneront le champ résultant plus en phase avec le courant watté, ce qui équivaudra à une diminution de la réactance ; dans l’autre, ils produiront le même effet qu’une augmentation de cette réactance. Il est, par conséquent possible de modifier la charge respective de chaque alternateur mais avec dépense inutile de courant, puisque ce procédé donne lieu a la production de courants déwattés entre les
- M. Berg fait alors remarquer qu’il résulte des considérations précédentes, que la répartition de l’énergie entre des alternateurs est des plus simples, si ces alternateurs possèdent rigoureusement les uns et les autres la même vitesse angulaire sous toutes charges, c’est-à-dire si le réglage des machines motrices s’opère avec assez de précision pour que, les alternateurs étant déchargés, leurs induits conservent néanmoins la même position, l’un par rapport à l’autre. Comme en réalité les machines motrices ne présentent pas cette régularité, que toujours l’une d’entre elles maintiendra sa vitesse mieux que les autres, les machines motrices ne donneront pas, en général, la môme puissance et la même vitesse. Or si, avec une même réaction d’induit et une même force éleclromotrice, une machine donne une puissance différente de celle fournie par une autre, les armatures devront se décaler d'un certain angle; par suite la plus minime différence dans la régulation de la vitesse aura pour conséquence de changer la position relative des armatures et, par tant, de produire un « pompage ». La répartition de la charge entre les alternateurs dépend donc de la puissance que les moteurs sont capables de développer pour une même valeur de la vitesse.
- On arrive donc à cette conclusion que les alternateurs ont naturellement une tendance au « pompage», phénomène qui semanifeste par les balancements périodiques des induits et qui provoque le transfert de la charge d’un alternateur à l’autre. Une investigation, même des plus superficielles, montre que ces modifications con-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- tinuelles delà charge individuelle des machines sont de beaucoup supérieures aux quantités d’énergie qu’csl capable de restituer ou d'emmagasiner le volant. Dès lors.il faut que le couple moteur présente, lui aussi, des pulsations. Comme ce couple dépend de la quantité de vapeur introduite dans la machine, le flux de vapeur doit par conséquent être lui-même périodique pour permettre au « pompage » de se maintenir. Par suite, un moyen défaire cesser le « pompage » est de prévenir la périodicité dans l’afflux de vapeur en munisssant les régulateurs d’amortisseurs convenables.
- En terminant, M. Berg rappelle qu’il existe uu autre moyeu : munir l’alternateur d'amorlis-seurs électriques qui, au lieu d’agir sur le couple moteur comme les amortisseurs des régulateurs, agissentsur le couple résistant. Mais il considère ee moven comme inférieur au précédent parce qu'il donne lieu à des perles d’énergie considérables, non seulement pendant la période oü les alternateurs a pompent », mais encore lorsque les alternateurs sont en synchronisme, ces pertes provenant des courants induits dans l'enroulement on court-circuit par les pulsations dullux inhérentes à la manière dont sont constituées les armatures des alternateurs de construction moderne. .1. R.
- Séance du 22 novembre 1901 [Suite).
- Distribution de l’électricité dans les villes de moyenne importance, par W. L. Robb. Transactions, t. XVIII, p, 8.-pî-849, novembre 1901.
- On entend par là les villes de moins de 200000 habitants, parmi lesqucdles celles de 00000 au moins forménl une classe spéciale.
- Dans ces dernières, la station doit rayonner à 3 ou 0 km dans tous les sens et fournir l’cclai-rage public à arc sur 100 à 100 km de rues. Presque tout le réseau sera aérien, et il y aura une seule station triphasée à a3oo volts et 60 périodes. La distribution se fera par phase séparée pour les différentes sections de la ville, en amenant néanmoins le troisième fil de phase,
- [ de la section adjacente, pour les moteurs d’une puissance supérieure à 3 chevaux et pour les oommutatrices destinées à l’électrolyse ou aux accumulateurs. Dans certains quartiers de consommation très intense de lumière et de force, on distribuera, à 3 fils. 220 volts fournis par un ou plusieurs transformateurs principaux.
- Dans les villes les plus importantes de cette catégorie moyenne, la station centrale doit être éloignée des quartiers commerçants, néanmoins le courant continu y est imposé par suite du caractère intermittent des moteurs (monte-charge, ascenseurs), la nécessité des lignes souterraines, par les installations existantes et le prix élevé de l’usage du courant alternatif poulies arcs et les moteurs. La station ceutrnle sera triphasée, à 2 3oo volts entre fil de phase et centre de l’étoile, et à 60 périodes. La ligne triphasée sans fil neutre alimentera des sous-stations avec commutatrices, qui distribueront le courant continu à 220 volts et 3 fils j)1). Il n'y aura pas de survolteurs, les variations de ten-siou sur le continu seront obtenues par celles (lu transformateur fixe. La canalisation primaire sera souterraine, de préférence en câbles sous papier et sous plomb tirés dans des caniveaux
- Pour les quartiers excentriques, on pourra utiliser des circuits aériens il phase séparée, sauf à amener le troisième fil pour les moteurs puis-sauts. S’il s’y trouve des centres importants, de consommation on fera du Irois-fils à 220 volts donnés par un gros transformateur avec le neutre à la terre. La distribution primaire sera en général triphasée à 4 fils (2) avec des tensions variables sur chaque leeder, obtenues soit à la station, soit aux centres de distribution.
- P.-L. C..
- fils. {N. de l’A.) °
- C) Voir Ècl. Élect., t. XXX,
- Le Gérant : C. NAUD,
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- Tome XXX.
- Samedi
- 1903
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale dos Arts et Manufactures. — fl. POINCARÉ, Professeur k la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Roltin.
- SUR LES O S CIL L A TIO A S ÉLECTRIQUES D'ORDRE SUPÉRIEUR
- Dans les systèmes destinés à l’observation des ondes électriques propagées dans les lils (appareils de Leeher, de Blondlot, etc.) on constate toujours l’existence de plusieurs systèmes d’ondes stationnaires simultanés.
- On a cherché tout d’abord à rapprocher ces vibralions multiples des harmoniques acoustiques ; mais on a bientôt renoncé à cette idée, parce que les longueurs d’onde de ces vibrations ne formaient pas du louL une .série harmonique.
- En fait, ces vibrations, que nous appellerons d’ordre supérieur, ou simplement tons supérieurs, sont tout à fait analogues aux vibralions supérieures de l’acoustique, si on les compare dans des conditions convenables.
- Les vibrations harmoniques en acousLique ne sont qu’un cas particulier; elles se produisent quand le système vibrant possède des propriétés uniformes dans la direction de propagation des vibrations; exemple : un tuyau de section uniforme, une corde de section, de densité, d’élasticité uniformes sur toute sa longueur.
- Si cette uniformité est détruite, les sons supérieurs cessent d’être harmoniques : c’est ce qui se produit, par exemple, si on surcharge la corde en un point ; on est averti de la présence! des sons supérieurs inharmoniques par le timbre aigre que prend le son de la corde surchargée.
- Nous allons voir que les vibrations électriques clans un système de fils parallèles seraient nussi harmoniques si la capacité et l’induction propre, par unité de longueur, étaient constantes tout le long des fils. Elles ne le sonL pas dans les excitateurs ordinaires, à cause de la perturbation apportée dans la répartition de la capacité et de l'induction propre parla présence des cercles ou des plaques primaires et secondaires.
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- Oscillations d’ordre supérieur et résonance multiple. — Le phénomène des oscillations d’ordre supérieur est distinct du phénomène de la résonance multiple. Bjerknes dit expressément d’ailleurs que sa théorie de la résonance multiple s’applique seulement au cas où les oscillations d’ordre supérieur ne se produisent pas. Par suite du phénomène de la résonance multiple, on peut obtenir, avec un même excitateur, la résonance avec plusieurs résonateurs de périodes propres différentes, ces périodes restant contenues entre certaines limites.
- Les périodes des oscillations d’ordre supérieur varient au contraire par sauts brusques : elles forment une série discontinue.
- Méthode d’orserv\tion. — La détermination des longueurs d’onde se fait par la méthode des deux ponts, en employant comme indicateur de résonance un tube à gaz raréfié.
- Un premier pont est placé sur les fils parallèles d’abord au voisinage de l’excitateur proprement dit. A partir de ce pont, on en déplace un deuxième le long des fils, en maintenant le tulie à peu près au milieu de l’intervalle des deux ponts. Quand ce deuxième pont se trouve sur un nœud, la luminescence du tube passe par un maximum. La distance entre le pont fixe et le premier nœud d’une vibration, augmentée de la demi-somme des longueurs des ponts, représente un infernœiul, c’est-à-dire la demi-longueur d’onde de cette vibration.
- Tableau 1
- Après avoir ainsi déterminé les longueurs d’onde des vibrations qui correspondent à la position du premier pont, on place celui-ci dans une autre position et on recommence la moine série d’observations.
- On obtient ainsi à chaque fois la série des longueurs d'onde qui correspondent au système vibrant limité par le premier pont.
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- T A BLE Ai; TI
- 1. Excitateur Drude-Dlondlot. — Cet excitateur était emprunté à un appareil de Drude pour l'étude de la dispersion et de l’absorption électrique (‘). Les tubes-coulisses avaient été remplacés par des fils longs de quelques mètres.
- Dans les tableaux ci-dessus, l désigne la longueur des fils comprise entre le premier pont et le sommet du cercle secondaire, le cercle étant supposé rectifié. Ce sommet est. toujours un nœud de vibration, comme il est facile de le vérifier; en le reliant au sol, on ne modifie pas l’état vibratoire du système.
- L’examen de ces tableaux permet de reconnaître les faits suivants :.
- i° Les longueurs d’onde observées croissent régulièrement avec la longueur P de l’excitateur : nous devons donc attribuer ces longueurs d’onde aux vibrations du système formé par la partie des fils parallèles située en arrière du premier pont.
- 20 La vibration dont la longueur d’onde est >-1 peut être appelée vibration fondamentale, car elle ne présente entre les deux noeuds qui se trouvent, aux extrémités du système vibrant aucun nœud intermédiaire :~-est. en effet toujours supérieur à l.
- 3” A mesure que l augmente, ~tend vers l.
- 4° La série des oscillations d’ordre supérieur n’est pas harmonique, mais tend à le devenir quand la longueur de l’excitateur augmente indéfiniment.
- Ces phénomènes sont analogues à ceux qu’on observerait avec une cordc portant une
- (l) L’Éclairage Électrique, t. XIV, p. 82, janvier 1898.
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- ;54o L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- surcharge vers l'une de scs extrémités. Tant que la corde est assez courte, la présence de la surcharge modifie la période du son fondamental et celle des harmoniques, mais flans des proportions différentes : les sons supérieurs cessent d’étre harmoniques. Mais quand la corde devient très-longue, l'importance relative do la perturbation diminue de plus en plus et les périodes tendent à reprendre leur valeur normale, c’est-à-dire celles qui correspondent à la corde non surchargée. Ce fait se produit successivement pour le son fondamental et pour les sons supérieurs. On le comprend aisément si on remarque qu’un son supérieur est le son fondamental d’une corde dont la longueur serait égale à un internœud de ce son.
- Le phénomène électrique a la même allure : la perturbation est provoquée ici par la présence des cercles primaire et secondaire ; dans la région où ils sc trouvent la capacité et l’induction propre par unité de longueur sont différentes de ce qu’elles sont dans les autres portions des lils parallèles. De môme l’expérience prouve, preuve qui est presque superflue, que les vibrations supérieures d'un système sont, les vibrations fondamentales du svstème qui serait limité au nœud le plus voisin des cercles.
- Influence de l'écartement du cercle primaire et dn cercle secondaire. — D’après ce qui précède les vibrations observées quand l’excitateur est très long doivent être considérées comme les vibrations propres du secondaire. En fait, on observe que les longueurs d’onde de ces vibrations sont indépendantes de l’écartement des plans des deux cercles. Quand la longueur de l’excitateur est petite, les longueurs, d’onde diminuent quand on augmente cet écartement. Daiis ce cas, les vibrations sont celles do l’ensemble du primaire et du secondaire.
- Cercle secondaire ouvert. — En ouvrant le cercle secondaire au sommet, on change le nœud de vibration qui s’y trouvait en un ventre. Le système vibrant est alors l’analogue d’un tuyau fermé puisque les ondes stationnaires aux deux extrémités sont de nature diffé-
- On ne doit donc plus observer dans ce cas que les vibrations supérieures correspondant aux termes impairs de la série harmonique : c’est effectivement ce qui arriye.
- Influence de la position du primaire par rapport aux extrémités du secondaire. — Laissant la longueur totale de l’excitaLeur constante, on place les cercles primaire et secondaire à des distances variables des extrémités, les longueurs d'onde varient et certaines vibrations supérieures cessent d’étre observables : on reconnaît aisément que ce sont celles qui présenteraient un nœud dans la région d’excitation.
- 2. Excitateur Bloxdlot. — i0 Excitateur sans condensateur primaire. — Il 11e se distingue du précédent que par les dimensions, les phénomènes suivent tout à fait la même allure.
- a0 Excitateur avec condensateur prima ire. — Quand on relie un condensateur aux extrémités du primaire, les longueurs d’onde deviennent plus grandes quand la longueur de l'excitateur est relativement petite. Si la longueur de l'excitateur devient très grande, les longueurs d'onde deviennent à peu près indépendantes de la capacité du primaire. Ce résultat est conforme à ce qui a été dit. plus liant, que les vibrations observées dans ce cas sont les vibrations propres du secondaire.
- Mais nous trouvons encore quelque chose de plus. L’une des longueurs d’onde est à peu près indépendante de la longueur de l’excitateur, ou tout au moins ne fait qu’osciller entre des limites très rapprochées, quand on fait varier celle longueur ; par contre, elle dépend essentiellement de la capacité du primaire. Il est visible qu elle correspond à la
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- période propre du primaire, et si on no lui trouve pas une valeur constante, c’estpar suite du phénomène de la résonance multiple.
- Nous trouvons ainsi dans le secondaire les deux systèmes de vibrations dont la théorie de la résonance fait prévoir l’existence.
- i1' Les vibrations propres du secondaire.
- a0 Une vibration forcée dont la période dépend essentiellement de la période propre du primaire.
- 3. Excitateur pe Leciier. — Supposons d’abord que les fils primaires, c'est-à-dire ceux qui relient les condensateurs aux pôles de l'étincelle soient très courts.
- Les longueurs d'onde observées sont celles qu'on obtient en appliquant la formule de Cohn et Heerwagcn au système formé par les plaques et les fils secondaires jusqu’au pont fixe, sauf une qui n'est pas donnée par la formule.
- Mais on vérifie facilement que cette dernière longueur d’onde est celle qui correspond au circuit primaire, formé par les plaques et les fils primaires.
- Supposons ensuite qu’on donne aux fils primaires une longueur plus grande, comparable à celle des fils secondaires. On observe alors deux séries distinctes de vibrations ; qui se différencient nettement quand le primaire et le secondaire ont une longueur assez grande. L'une de ces séries représente les vibrations propres du secondaire, l’autre les vibrations forcées dont les périodes sont voisines des périodes propres du primaire. Chacune forme une série quasi-harmonique à termes impairs : les longueurs d’onde sont d’ailleurs les mêmes pour une même longueur du circuit correspondant: ce qui revient à dire qu’on peut interchanger les positions du pont fixe et de l'étincelle, comme f.’a démontré Apt ().
- Lorsque le primaire et le secondaire sont longs, nous observons leurs vibrations propres ; on peut dire que chacun vibre comme s’il, était seul. D’autre part, le primaire seul ne diffère par aucune propriété essentielle d’un excitateur de llertz. Nous sommes donc amenés à supposer qu’un excitateur de Hertz, dont la longueur est suffisante par rapport à sa capacité émet un système de vibrations dont les longueurs d’onde forment une suite à intervalles finis, cette suite tend, quand la longueur devient très grande vers la série harmonique.
- Ce fait a été en réalité vérifié par des expériences directes de KiebiJz, publiées depuis la conclusion du présent travail.
- En résumé, les phénomènes relatifs aux oscillations électriques d’ordre supérieur, s’expliquent complètement par les propriétés générales des vibrations.
- (P /.'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 8;, ocl. 3897.
- M. Lamotte.
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- T. XXX. — N"iO.
- REVÊTEMENT DES CABLES SOL S-MARIAS
- II. — Soit proposé :
- ENDUITS 1)E COMPOSÉ BJTUMIME
- Nombre de fils de Varmature
- IAULE CI-DESSUS SPÉCIFIÉ (’) ü'UNI 2AU GUIPAGE EXTÉRIEUR EN RUB
- - Dans l'équation 'i3) portons D = 26,6
- Ori pourra donc mettre au plus i3 lîls.
- D’antre part, considérons la limite pratique inférieure du pas, adn os diamètre, c’est-à-dire 35o mm, correspondant au pas théorique
- pour les fils do
- Introduisons cette valeur de p dans l’équation (16) qui donne oos 1T = °>9695 ;
- La quantité cos ~ variant dans le même sens que p, pour que 1 i-dcssoiis de la limite pratique fixée, on devra poser la condition
- ia,6;.
- légalité signifie qu’il faut que l'armure compre
- Adoptons
- L’équation (i^>) donnera alo Le pas pratique cherché se
- Ptz
- : 434 r
- Fixation du pas. — Supposons que, dans la machine de revêtement employée, l’entraînement du câble s’obtienne au moyen d’un attelage de galets de pression.
- Le pas de l’armure sera égal au chemin parcouru par un point quelconque du fond de la gorge des galets en contact avec le câble, pendant la durée d’une révolution complète du plateau à fils de fer.
- (i) Voir
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- REVUE D’ELECTRICITÈ
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- Soit
- R, le rapport des transmissions invariables conduisant du plateau à fils de fer aux galets d’entraînement,
- P, le rapport des roues de pas intercalées dans les dites transmissions,
- C, la circonférence des galets.
- Le pas sera
- Pf = rcp [d]
- Dans la machine considt
- R = 0,^41
- Pt = 33i.4 IL
- Dans l’équation [d1) portons la valeur de /^trouvée pli
- il. On en déduira
- (P)
- E11 cherchant pai port
- û les combinaisons réalisables des roues dt
- n,_ 46 dents. — 36 dents
- trouve le rap-
- voisin de la valeur ci-dessus. En adoptant ce dernier rapport, on obtiendra la valeur définitive du pas
- p, — 33i,4 X 1,378 = 424 mna.
- Poids de. l’armure par kilomètre. — L’application de l’équation (a5) donne P = 5 240 kg.
- Pas du guipage.. — La machine considérée donne aux rubans du guipage les pas suivants :
- P — 1.278 pf — 424
- Largeur des rubans. — Première enveloppe. Dans l’équation (21) portons
- Deuxième enveloppe, d'où
- D ~ 45,1
- l2 = 7.2
- P — 82,8 ;
- Angles d'enroulement des rubans. — En appliquant l’équation [22), Première enveloppe.-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX — N° iO.
- Deuxième enveloppe.
- Surface des rubans par kilomètre de câble. — Première enveloppe.
- Deuxième enveloppe. Spécification du câble.
- Total......................... 7 600 kg.
- Le diamètre du câble Lerminé sera de mm.
- III. — Soit proposé de confectionner un cable a quatre conducteurs iievètu d’une armuiie
- DE 16 FILS DE FER DE 7 MM, AVEC MATELAS DE JUTE ET GUIPAGE FORME DE DEUX RUBANS DE 'l’OTLE GOUDRONNÉE ENDUITS DE COMPOSE BITUMINEUX.
- La fabrication do ce câble comportera deux phases :
- A. Confection du toron d'âmes. — En premier lieu, les âmes seront enroulées en hélices, autour d'une moche centrale en jute, par une machine qui appliquera en môme temps les deux couches de fils de jute formant maLelas autour des âmes.
- Nous supposerons cette machine disposée pour donner à l’enroulement des âmes un pas de 200 mm, cl. aux fils de jute des pas respectifs de n3 mm pour la première couche et ioo mm pour la seconde couche.
- B. Revêtement du toron. — L'application de l'armure en fils de fer et des rubans de toile du guipage extérieur se fera ensuite au moyen de la machine employée dans l’exemple II précédent.
- A. Confection du toron.
- Prenons comme pas théorique
- Dans l’équation (i5) portoi On eu déduit -
- p — d 7 » = 4-
- D = a,96 mm,
- soit, très approximativement, la valeur que nous adopterons D = 3 mm.
- Mèche centrale. — En admettant la valeur 0,4 pour la compression du jute telle qu’elle à été définie plus haut, 011 trouve
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- La mèche centrale pourra donc être formée par un fil do jute de 5 mm.
- Garniture en fils de jute. — La section du toron aura la forme de la figure 8, dans laquelle nous supposerons, pour simplifier le calcul qui va suivre, que les sections des Ames soient des cercles.
- Le plateau tournant, sur lequel sont les bobines d’âmes, supporte, intercalées entre celles-ci, des bobines de fils de jute qui se câblent avec les âmes de manière à occuper les espaces AMBE.
- Par le passage à la forme cylindrique ou toupin, les fils de jute de la garniture sont forcés d'épouser les contours de l’espace AMBE. Néanmoins, ce résultat ne peut pas cLre
- atteint d'une manière complète ; le fil de jute primitivement cylindrique, prend une forme semblable à celle que représente la figure 9, en conservant une faible compression permanente.
- Nous admettrons qu’il y ait sensiblement équivalence entre l’aire de l’espace AMBE et celle de la section primitive du fil de jute de la garniture.
- Si l’on désigne par
- S, le diamètre du fil de jute,
- S, faire AMBE,
- on aura
- Évaluons S dans le cas présent.
- S = Aire secteur AOB — J Aire secteur AOB = (D -f-
- riangle COD. , secteur EDB. ) 2 = 56,75 mm2
- Aire secteur EDB = arc EB x AreIiB = *x-|g. + .i = i,.,8„i. a Aire secteur EDB = a X 1,1781 i X ~ = 0,589 <F = 28.86 moi1. S = 50,75 — (12,50 + 28,86) =i5 mm".
- On aura ainsi pour 5 la valeur
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- L’ÉCLAIHAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — N° 10.
- Le fil de 5 111m se trouvant un peu faible, nous adopterons le fil de 6 mm de diamètre. Développement des âmes par kilomètre. — L’équation (a3) donne, toutes substitutions
- Poids de jute par kilomètre. — Mèche centrale.
- Le fil de jute de 5 mm pesant -,5 gr par mètre courant, ou aura
- Garniture.
- Nous admettrons que le centre de gravité de la section d’i aux -y de la distance EM comptée sur le prolongement di
- triangle).
- Dans le cas présent,
- KM = OU =
- IJ 4- d
- 1 fil de la garniture se trouve rayon OE (assimilation au
- La circonférence, passant par les centres de gravité des sections des fils de la garniture, aura donc pour diamètre
- D -j-id — y xa = i3,66mm.
- Substituons cette dernière valeur à la quantité D -f- d dans l’équation (24) et supposons, pour le calcul du poids, que les fils aient repris leurs formes cylindriques, sans compression, autour de leurs centres de gravité ale sections.
- On aura dans l’équation (24)
- D-j-rf = 13,66 /> = 25o n = 4 7= 14 ;
- d’où
- P= 57kg.
- Diamètre du toron. — Le diamètre du toron, avant l’application du matelas, sera de
- Matelas de jute. — Gomme première approximation, prenons pour l’armure un pas pratique de 400 mm, correspondant à
- Portons dans l'équation (i5)
- On trouve Posons
- La valeur de E' étant de
- = yy — 333. p — 333 d 7 n D = 3i,0; mm. o 4 < E~E’ < 0 5
- En adoptant
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- 34;
- on pourra constituer le matelas au moyen de deux couches de fils de jute de 6 mètre.
- Avec une compression de o,4i6 on arrivera à la valeur finale de D,
- D= 3t ram.
- Nombre de fils de jute. — Première couche. Dans l'équation (16) portons
- On en déduit
- D = I; d — 6
- p = n$.
- Deuxième couche, On trouve
- cos lij—0,9523 et "» = l5,
- D — 29 d = G p — i5o.
- Poids de jute par kilomètre. — On trouve, en appliquant l'équation {24)» le poids du de jute de 6 mm étant de i4 gr par mètre courant :
- Première couche.
- Deuxième couche.
- Pt = 2DO kg. Pi = 329 kg.
- fil
- B. — Revêtement du toron.
- Fixation du pas de l'armature. — Dans l’équation (12) portons
- On déduit
- Le pas pratique cherché sera Dans l’équation [d’) faisons On aura
- p — 33 j .
- Pf — 33i X 1,2 = 397 mm. pf= 397.
- Adoptons la comhii
- 397
- 331,4
- »i97-de pas
- On aura ainsi le pas définitif
- pf— 33i,ij X 1,190_394 mm.
- Poids de l'armure par kilomètre. — L'équation (20*) donnera P= 5 022 kg.
- Pas du guipage. —Première enveloppe.
- Pn =
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. - N° 10.
- veloppe
- Largeur des rubans. — Première enveloppe. Dans l'équation (21) porLons
- O11 trouvera Deuxième enveloppe. On aura
- P = 45 e = p = 81.
- D=47,5 e = o,g p = 82,6.
- Angles d'enroulement des rubans. — Appliquons l’équation (22). Première enveloppe.
- a, _ a9°3o'.
- Deuxième enveloppe.
- x.2 — 28°3o'.
- Surface de toile par kilomètre de câble. — O11 aura, d’après l’équation (26) : Première enveloppe.
- Deuxième enveloppe.
- St= M4
- Spécification.
- ^ 4 âmes, d’un développement total de 4o3s m...........
- \lt’I'-d‘' 1 ire couche, i5 Jils de 6 mm........................a5o »
- Guipage. • • - | ae enveloppe, ruban de ja mm......... i3a » î avec l'enduit.
- Le diamètre du câble fini sera de 00 mm.
- Les exemples qui précèdent suffiront pour montrer le parti que l’on peut tirer de la méthode de calcul exposée et la facilité avec laquelle les formules générales établies perde résoudre les problèmes que comporte le revêtement des câbles sous-marins.
- Paul Bayol.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Le moteur de tramway, par G.-T. Hanchett. — Street Raihvay Journal, t. XYTil, n° fi, p. 5ar, dé-
- Après avoir évalué la puissance des moteurs dans un projet de traction électrique, on n’ar-
- rête son choix sur tel ou tel type de moteur qu’apres en avoir étudié toutes les propriétés. Celte étude se fait au moyeu de courbes, qui donnent en l’onctiou du courant : iu l'effort de traction; 20 la vitesse; 3° la loi de léchauffe-mcnl; 4° la puissance électrique fournie; 5° le rendement; 6° la puissance mécanique recueillie.
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- L’effort de traction est lié aii couple moteur par un simple facteur de proportionnalité, il pourra être représenté approximativement par F=KI'l>. Dès que <I> devient constant, c'est-à-dire dès que les inducteurs simt salures, F est
- proportionnel au courant I. Quelquefois, en vue d’un bon démarrage, ou ne sature pas les électros en régime, la courbe des F prend alors une allure parabolique.
- La courbe des rendements a la forme indiquée par la figure 1 ; ou s'efforce d’avoir le rendement maximum au point de la charge liabi-
- Fig.
- Ou ne suivra pas Fauteur dans l’examen de toutes les courbes pour arriver à celle de réchauffement.
- Un moteur est caractérisé à ce point de vue par le Lcmps quil met à atteindre, aux différentes charges, la température de 75° C. C’est la limite qu’on s’est imposée (fig. a).
- L’énergie thermique développée à chaque
- instant dans le moteur est l’excès de l’énergie électrique fournie sur l’énergie mécanique recueillie. L’afflux de la chaleur suit une loi compliquée et se fiat par intermittence.
- Au contraire, le refroidissement par rayonnement et conductibilité est continu et dépend de la température dû moteur et de celle de Failli en résulte qu'un moteur ne pourra supporter que pendant un temps limité une charge donnée. Cette proposition devient toute évidente, si l’on se reporte à l’analogie que présente un réservoir muni d’un étroit orifice d’écoulement et alimenté d’une façon irrégulière. A chaque instant, il 11e pourra recevoir qu’une quantité déterminée d’eau, sous peine de déborder, et ce volume dépend de celui déjà contenu dans le réservoir à l’instant consi-
- Dans le cas d’un moteur de traction, on aura, en pratique, à gravir une rampe, après avoir circulé pendant 1111 certain temps en palier. Il s’agit d'évaluer le temps t, pendant lequel il supportera celte charge. Le temps dangereux 7 variera avec la rampe considérée et dépendra du profil général de la ligne.
- Soit C le nombre de watts-hcurc thermiques emmagasinés par le moteur quand il atteint la température dangereuse T — y5°.
- R le coefficient, de rayonnement à la température T, exprimé en watts.
- L le nombre d’heures écoulées depuis le Conï-riiencement du voyage.
- E l’énergie thermique dégagée pendant le temps L.
- p la puissance thermique dégagée sur la rampe considérée.
- Au moment où on attaque la rampe, le coefficient de rayonnement est sensiblement / = y- {1).
- La quantité de chaleur contenue dans le moteur est donc ~ • p- , on pourra donc sur lu rampe lui fournir C— X j-- •
- () En réalité le coefficient moyen /• pendant le temps L est r — ^ pq ot E2 étant les quantités de
- chaleur emmagasinée au commencement et à la fin du temps L. Si L est long 011 peut négliger Et — E2 de=
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- Pendant et rayonnement
- temps, le coefficient moyen de
- R+T
- est -----, la chaleur fournie
- par unité de temps est donc p— ----------- et Je
- temps dangereux t est le quotient :
- C_JL JL
- _ R L _ 2 C(LR — F.)
- R+— ~ R(apL —RL — E)
- C a été obtenu an moyeu d’une expérience calorimétrique.
- Pour avoir R, on mettait le moteur dans les conditions de la pratique et on livrait au watt-mètre le nombre de watts nécessaires pour le maintenir à T".
- C. Battegay.
- ÉLECTROCHIMIE
- La fabrication du graphite au four électrique par le procédé d’Acheson, par F. A. J. Fitzgerald. Journal ofthe Society of Chemical ludustry,
- D1 ' Quenneville, 4e "série, t. XVI, p. 38-4o, janvier igoe.
- On sait que trois procédés permettent de transformer le carbone amorphe en graphite : i° par chauliage du carbone au four électrique;
- par dissolution d'un excès de carbone dans un métal à haute température et refroidissement; le carbone, en excès, se sépare à l’état de graphite ; 3° par combinaison du carbone, puis destruction de la combinaison.
- Le premier procédé est appliqué par la Société « Le Carbone », d’après les brevets Girard et Street; le second n’a pas encore reçu d’applications industrielles; le troisième est précisément celui qu emploie Acheson.
- « En 1891, dit M. Fitzgerald, Acheson, faisant des essais sur la cristallisation du carbone, avait découvert le carbure de silicium, corps qu’on appelle ordinairement carborundum. Ayant reconnu la valeur de ce produit, il en avait entrepris la préparation industrielle. Les fours électriques dont il s’était servi étaient du type incandescent; le courant, passant à travers le corps central d’une variété de carbone granulaire, servait à chauffer un mélauge de carbone et de silice. 11 trouvait presque toujours, dans
- ces fours, une couche de graphite dans le voisinage du corps central, et, en examinant de plus près ce corps, il avait constaté qu'il était le résultat de la décomposition du carbure de silicium, la silice avant été volatilisée et le carbone étant resté à l’état de graphite. Cette constatation et d'autres encore avaient permis à Acheson de conclure que le carbone amorphe peut être tranformé en graphite, en le chauffant, à une haute température, en présence d’oxydes métalliques ou autres, capables de donner naissance à des carbures. Dans ces conditions, le carbone se combine au métal ou au métalloïde, pour former un carbure, qui est alors décomposé, avec mise en liberté de carbone sous forme de graphite. On devrait admettre qu'il est nécessaire, pour transformer un poids donné de carbone en graphite, de partir de la quantité théorique de métal, devant se combiner avec tout le carbone. Mais les essais d’Acheson ont prouvé qu’une quantité de métal beaucoup moindre que la quantité théorique est à même de transformer le carbone en graphite, ce qui l'a fait conclure que la substance earburogène joue le rôle d’un agent catalytique (*).
- 9 Bien qu’Acheson prétende avoir découvert, on 1896, » il est acquis que ce 11’cst qu’à la lin de 1898 qu'il a
- » bore, le silicium, le titane, le zirconium, le vanadium.
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- » Au début, le graphite préparé à l'aide de carbone amorphe, par le procédé d’Àcheson, servait a la fabrication d'électrodes nécessaires aux opérations électrolytiques, parce que les électrodes faites en carbone amorphe sc désagrègent rapidement.
- » Les premiers essais faits sur la graphitisation du carbone avaient montré qu’une grande variété de graphites pouvait être produite par le procédé d'Acheson, et, tout en développant la fabrication industrielle d'électrodes graphiti-sées. Acheson avait opéré toute une série d’essais, en vue de produire des graphites aussi bons, sinon meilleurs, que ceux que fournissent les mines de graphite. Ayant toujours en vue la forme commerciale de la question, il avait trouvé que c’est l’anthracite, pris comme matière première carbonée, qui donne les meilleurs résultats.
- « Le four employé à la préparation de graphite par le procédé d’Acheson consiste en un bassin long et étroit, construit en briques réfractaires et garni d'un revêtement réfractaire approprié. A chacune des extrémités du bassin, se trouve un faisceau composé de 2U baguellcs de carbone, de 4 pouces carrés et longues de 34 ponces. T,es faisceaux sont réunis, au moyen de forts cables en cuivre, aux barres amenant le courant. Le four est rempli avec de l'anthracite à travers le centre duquel passe un noyau composé de baguettes de carbone, noyau qui relie les extrémités du lour. La présence de ce noyau est de la plus haute importance, parce qu'à froid l’anthracite est un 1res mauvais conducteur de l’électricité (l).
- du diamant et que cc n'est que le graphite qui se
- » Dans un travail ayant pour objet les progrès <le l'électrochimie en 1899 et dû à Borchers (vol. Vlll, de Minerai Industry), on trouve un passage à peu près aua-
- b II est certain que Borchers n'avait pas connaissance » du brevet américain 5683a3, relatif û la fabrication de '» graphite et accordé à Aclieson, le 29 septembre 1896.
- <> formation du graphite, 011 avait produit, aux Chutes du Niagara, par le procédé d'Acheson, plus de 1O2000 livres • de graphite qui ont clé lancés dans le commerce. » i1) Voir L'Éclairage Électrique, t. XXVtl. p. ,199.
- » Le graphite ordinaire, préparé pour les besoins de commerce, .renferme au delà de 90 p. 100 de carbone. Pendant l’opération de la graphitisation, la majeure partie des cendres que renferme le charbon est. volatilisée, et, comme les cendres de la plupart des charbons consistent principalement en silice, une quantité considérable de silice est volatilisée pendant la marche du foui1 électrique; elle s’échappe par-lois sous forme de vapeur et forme une épaisse couche sur les briques extérieures. S’il s’agit de préparer du graphite très pur, on doit tout simplement chauffer assez longtemps, à une température au-dessus du point de volatilisation des impuretés que renferme le charbon. Un échantillon d’anthracite, contenant 5,y83 p. 100 de cendres, a été traité de cette manière, et le produit obtenu 11e renfermait que o,o33 p. 100 de cendres. Un charbon électrodique, à près de 2 p. 100 de cendres, n’en contenait plus, après Topé ratio u de la graphitisation, que o,o.j5p- 100. »
- M. Fitzgerald parle ensuite des essais qu’il a faits concernant la résistance du graphite d’Àcheson à 1 action du mélange d’acide azotique et de chlorate de potassium. 11 a constaté que cette résistance est plus grande que celle du graphite naturel de Ceylau.
- 11 termine par quelques considérations sur les conditions de formation du graphite naturel (‘).
- 29 juin 1901, la description d’un four pour la graphilisa-
- (') « Un grand nombre d’échantillons d'anthracite gra-phitisé, retirés du four à l’état de masses, ressemblent fortement au graphite de Ceylan. Tous deux semblent cire composés de couches, et la principale différence qu'on pourrait admettre réside en ce que la formation du graphite naturel a été accompagnée d'une très forte pression, à supposer que le point de départ eût etc le ear-
- d'anthracite grapliitisé à une grande pression, le graphite artificiel ne se distinguerait vraisemblablement pas du graphite de Ceylan, en ce qui concerne l’aspecl extérieur évidemment. Ceci pourrait nous faire supposer que le graphite naturel tire son origine d'une variété de carbone anthracileux. mais l’expérience suivante semble prouver que tel n'est pas le cas. Un fragment d’anthra-
- mis à l'action du mélange oxydant d’acide nitrique et do chlorate de potassium. L'n fragment semblable de graphite de Ceylan a été traité de la même manière. Après que toute action eut cessé, il a été constaté que 1 an tliraeitc graphilisé conserve sa forme primitive, et qu il a été superticiellemeiH transformé en oxyde graphitique. Le graphite de Ceylan. d'autre part, a été complètement
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- Action des pressions et des températures élevées sur le carbone, par Quirino Majorana. l'Eletlricistu, icr janvier 1901.
- L’auteut estime à au plus 7000 atmosphères et 20000 C. les conditions des expériences de Moîssan ; cependant à 3 ooo° C. et une pression de 35 000 atmosphères, il n’obtient que des parcelles de diamant plus petites que relies de Moissan; il attribue ce résultat a la plus grande rapidité de scs expériences et à la non-solubilité du carbone dans le milieu où il le comprimait.
- Afin de vérifier cette hypothèse, il eut recours à l’expérience suivante :
- Le carbone est pris sous la forme de charbon de cornue (laissant un résidu de i,f> p. 100 de cendre) ; un cylindre C de cette substance est placé au milieu d’une masse M de magnésite (isolante, infusible et incompressible) dans l'appareil représenté par la figure 1. Un cylindre
- en acier E creux et renforcé par des anneaux il tirés d’une plaque de blindage, et assemblés à une plaque de loud F au moyen de huit boulons. Celle plaque est isolée, par des lames de mica, des amicaux II, de K et de V. Des trous P ménagés dans F et E permettent d’établir une circulation d’eau. Le bloc de charbon C est pris entre deux plaques de mêmes substances A, li et traversé par un courant de 2 5oo ampères amené d’un transformateur spécial aux deux prises de courant SS. T.a température, développée dans le
- Nous 11'avons point réussi à trouver une variété de car-
- bloe C par eft'et Joule, est évaluée à 2 ooo° C. environ.
- L’nppreil est porté sous une presse qui peut exercer normalement sur le piston J) un effort de 5o tonnes. Pour réaliser une compression plus forte, on laisse refroidir la masse de charbon et de magnésie, tout en poussant l’effort de la presse à la dernière limite ; puis on fait passer le courant, la dilatation de la masse réalise un surcroît de pression ; 011 laisse de nouveau refroidir et on pousse de nouveau le piston D à fond ce qui permet le retrait de la masse ; on remet le courant et ainsi de suite. Les pressions obtenues par cet artifice peuvent être évaluées à 11000 atmosphères environ et n’étaient limitées que par la rupture des parois de la chambre de compression que décélaient de légères fissures.
- Quant à la transformation du carbone, d’abord les blocs A, B, C étaient complètement soudés les uns aux autres sous l’action de la pression et de la température ils présentaient l’aspect du graphite ; la densité du carbone était passée de 1,77 à 2,28, et 2,390 dans une autre expérience. Les morceaux de graphite de 10 à 12 gr obtenus n’onl pas encore été analysés quant à la nature de carbone qu’elles contiennent ; mais l’augmentation de densité permet d’ailirmer d’ores et déjà que la solubilité du milieu et la durée des expériences sont un facteur essentiel de la cristallisation du carbone.
- P.-L. C.
- Sur l’influence du charbon des anodes dans les phénomènes de î’èlectrolyse des chlorures alcalins, par F. Fœrster. Zeitschrift fur ungewandte L'hcmie. 1901, p. 647 ; Moniteur scientifique du Dx Ques-neviUe, 40 série, t. XVI, p. 4I_45, janvier 1902.
- L'auteur expose les travaux faits, à son instigation, par L. Sproesser et par Adolph.
- Les recherches de Sproesser avaient pour but d’étudier la résistance des charbons aux actions anodiques dans l'électrolyse des chlorures (A. Elles ont montré que le graphite, et
- (b c Pour cela, on plaçait verticalement, entre deux lames de platine servant d’électrodes et sans diaphragme intermédiaire, une plaque rectangulaire du charbon à ctudier. Cette plaque était munie d'une tige à sa partie supérieure et tout le système des électrodes était placé dans nu récipient bouché avec un bouchon de caoutchouc. Le liquide éleetrolytique employé était uue solution à 20 p. 100 de chlorure de sodium, additionnée d’un peu
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- particulièrement le graphite préparé par le procédé Aeheswi, résiste beaucoup mieux que le charbon de cornue et les charbons artificiels; que l’agent de destruction est l'oxygène; que si l'on veut faire l’essai d’une anode en déterminant la rapidité de son attaque dans l’éleclrolvse d'une solution sulfurique à 20 p. 100, on ^obtient aucun résultat comparable, l'attaque de l’auode étant, alors toujours très rapide ; que toutes
- dement attaquées avec une forte densité de cou-
- rant qu'avec une faible densité. Les recherches de Àdolph (R
- en platine dans la nt tout d’abord du chlore et de l’hydrate alcalin,
- tité théorique; mais, dès que la concentration de l’hydrate atteignit 28 gr de potasse au litre,
- important qui sera apprécié en pratique (s).
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- En conclusion, il dit :
- « Les fabricants tendent à obtenir des anodes toujours moins poreuses et moins riches en cendres mais, d’après leur mode de préparation, on ne peut les obtenir absolument compactes.
- » On peut considérer comme le charbon idéal le graphite artificiel de fabrication américaine. Je doute que son introduction présente de grands avantages pour la préparation des alcalis et des ' hypochloritcs— même si son prix le permettait — ; mais il faudrait peut-être chercher à en fabriquer des électrodes pour chlorate et diminuer encore, de celte façon, les frais d'installation des appareils. On pourrait, peut-être, en employant une partie des clin les d’eau, dont
- disposent les usines de chlorates, préparer, au four électrique, du graphite artificiel et éviter ainsi l’emploi du platine iridié. Il faut laisser à l’avenir le soin de répondre à celte question purement économique, »
- Sur le rendement qu’on peut atteindre dans la fabrication des hyp'ochlorites et des chlo rates alcalins, par F. Fcerster ei Ericli Millier.
- vierigoQ.
- I. Diminution dit dégagement d’oxi/çène pendant la fabrication des hijpochlorites, — L’auteur donne d’abord le tableau comparatif suivant des résultats obtenus par différents expérimentateurs.
- Jï. Muller.’ K. Muller.
- Tandis que pour obtenir une concentration élevée d’hypoehloritc, de hautes densités de courant sont nécessaires, on peut éviter celles-ci par l’emploi du cliromale.
- La perte d’énergie est produite par le dégagement d’oxygène à l'anode et la iormation inséparable de chlorate qui sont d’autant plus élevées que la teneur en hypochloritc est lortc. lui vue de diminuer ceux-ci, Lorenz et W'chr-
- 1 ]>. mo €Oi. * ' U ^ "
- à diaphragme tauf au point de vue dr 1 utilisation du courant et de la quantité de sel mis en œuvre qu’à celui du travail dépensé. Ces avantages ne se présentent que
- l'avenir de' l'électrolyse. »
- lin ^ trouvèrent qu’avec une anode platinée, l’hypochlonte peut être obtenu presque sans dégagement d'oxygène ni formation de chlorate et avec la même concentration qu’en prenant une anode en platine poli ; la tension aux bornes étant en outre moindre de o,fi volf. Rn recouvrant également de noir de platine la cathode, 011 obtient un abaissement de 0,4 volt. L’application de ces observations ne put être laite par leurs auteurs qui 11c connaissaient pas encore l’action du chromate.
- Si on électrolysc une solution de chlorure alcalin additionnée de chromate de potassium, entre des électrodes platinées et à une température faible, on se trouve dans les conditions les plus favorables à la formation d hvpochlo-rite. On atteint ainsi les valeurs du tableau ci-dessous qui se rapportent à une teneur de 280 gr de chlorure de sodium et a,5 gr de chro-matc jaune de potassium par litre. Pour l'essai exécuté en dernier lieu, l’électrolvte ne renfermait que 100 gr NaCl par litre.
- (l) Zeitschrift f. Elektroch., t. YI, p. 437.
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- On voit d’après cela que le rendement en quantité est beaucoup plus élevé avec les anodes platinées qu’avec les anodes polies. D'autre part, le platinage permet d’obtenir avec un rendement satisfaisant des concentrations d'hvpocblorile qu'on n’atteignait pas jusqu’ici, telles qu’une teneur de 38,5 gr de chlore utilisable par litre.
- L’avantage du platinage est encore plus grand si. on considère le rendement en énergie. En effet, la tension de décomposition d’une solution concentrée de chlorure de sodium est égale à 2,1 volts, d’après des recherches anterieures et la vérification, par les auteurs, dans le cas d’électrodes platinées ; il en résulte qu’il faut théoriquement y,i watt-heures pour produire j gr d’oxygène de 1 hypochlorite. T.e tableau précédent montre qu’on s’approche beaucoup de cette valeur théorique avec les électrodes platinées, et que pour la concentration la plus élevée en hypochlorite, on ne dépense que i,8 fois cette
- Antérieurement, pour des solutions n’ayant que le tiers de la valeur de cette dernière comme lessive do blanchiment, on dépensait 3,4 5 5,5 fois l’énergie minirna nécessaire.
- L’élimination du ehromate de potassium, avant l’utilisation de la lessive, se l'ail très facilement en ajoutant du chlorure de baryum. Après décantage, la solution d’hvpochloritc est neutre et incolore.
- Pour le platinage des électrodes, on peut se servir d’un bain renfermant i gr d’acide chlo-roplatinique (=0,38 gr de platine) et 0,008 gr d’acétate de plomb, pour 3o cm3 de solutiou, et électrolyscr à la densité de courant de o,o33 ampères par cm2. Avec cette densité do courant, le précipité noir obtenu se tient bien à la cathode ; mais à l’anode, il convient d’employer une densité de courant plus faible, sans quoi il se déta-
- che des quantités appréciables de noir de platine pendant l’électrolyse. On n’a pas encore trouvé le moyen d’éviter complètement cet inconvénient. C’est là un problème dont la solution est de la plus haute importance pour l’élec-trolyse des chlorures alcalins.
- Le tableau précédent montre que le rendement baisse avec les concentrations plus élevées en hypochlorite. C’est le même phénomène qui se passe avec les électrodes non platinées, le dégagement d’oxygène s'effectuant à l’anode, en môme temps que la transformation en chlorate d’une partie de Thypochlorite. L’affirmation de Lorenz et Wehrlin qu’à l’anode platinée il n’y a ni dégagement d’oxvgène ui formation de chlorate repose sur une erreur. Malgré la diminution de tension du bain de o,6 volt environ, ces deux actions ont lieu comme avec l’anode polie. D’autre part, la concentration de l’clcc-trolylc, la température et la densité de courant ont sur la concentration en hypochlorite, les mômes inlluences ici qu’avec l’anode polie. Dans chaque cas, la formation de chlorate limite la concentration en hypochlorite. La limite que Ton peut atteindre dans les conditions ordinaires est 38,5 gr de chlore utilisable par litre. Cependant par un fort refroidissement, cette valeur petit encore être dépassée.
- II. Diminution du dégagement dfoxygène pendant la fabrication du chlorate. — Les précédentes recherches de E. Müller ont montré que si, dans l’électrolyse des solutions neutres de chlorures alcalins, le dégagement d’oxvgène à l’anode croît avec la teneur en hypochlorite, de même aussi la formation de chlorate s’élève jusqu'à ce que finalement il se produise autant d’hvpochloritc qu’il s’en transforme en chlorate. Eu présence du ehromate, ce point arrive lorsque cuviron un tiers de la quantité d’élee-
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- T. XXX. — N° 10.
- 3:»n
- triché est utilisée pour le dégagement d’oxygène it l’anode, et ccs proportions restent sensiblement les mêmes en faisant varier dans de grandes limites la concentration du chlorure, la température et la densité de courant ou encore on employant le platinage de l’anode qui amène une forte diminution de la tension du bain. Ce qui varie dans ces diverses conditions, c'est seulement lu concentration d’hypochlorite pour laquelle la quantité d’électricité consommée pour le dégagement d’oxygène reste constante, l’autre partie du courant étant utilisée pour la formation du chlorate, Le rendement en quantité de cette operation est donc sensiblement le même quelles que soient les conditions et égal à 64 à 70 p. 100.
- On pouvait penser que le dégagement d’oxygène était necessaire à la formation clcctroly-tique du chlorate ; mais il n’en est pas ainsi suivant les auteurs. D’après ceux-ci la formation électrolytique du chlorate repose sur les mêmes actions que la formation purement chimique qui s’effectue d’après T équation
- •2HOCI + NaOCl = NaOsCl -f aHCI.
- La vitesse de cette transformation est, d’après la loi d action des masses, proportionnelle au carré de la concentration de l’acide hypochloreux et à la première puissance de la concentration des anions de l’hypochlorite. C’est donc avant tout la concentration de l’acide hypochloreux qui intervient, ce que les recherches de Fœrster (J) ont confirmé.
- Dans l’électrolysc des solutions de chlorure, il se forme de l’hypochlorite par suite de la décharge du chlore à l’anode ; au voisinage de l’anode Thypochlorite donne de l’acide hypochloreux dont la concentration est d’abord très petite; mais par suite de l’enrichissement de la solution en hypochlorite, cette concentration devient suffisante pour la formation du chlorate d’après l’équation ci-dessus. Celle formation de chlorate est encore aidée par l’influence de l'é-lectrolyse de l’acide hypochloreux qui se fait à l’anode d’après l’équation.
- 3HOCI = H03C1 -f aHCI.
- Dans l’éleetvolyse des solutions neutres de
- Journal f. prakl. Chemie, t. LXIII, p. u\i
- chlorures alcalins, l’acide hvpochloreux nécessité par ces réactions est produit lorsqu'une partie du courant est employée au dégagement d’oxygène. Pour produire le chlorate sans perte de courant, il faut donc fabriquer dans l’électrolyte l'acide hvpochloreux nécessaire, avant que la concentration de l’hypochlorite ail atteint la valeur pour laquelle il se forme de l’acide hypochloreux. Ceci se produit lorsqu’on éler-trolyse en solution acidulée. A cet effet, Schubert et C1* (l) emploient les bicarbonates alcalins ou un courant d’acii le carbonique. D’après E. Muller une addition de carbure de calcium agit dans le même sens par suite de la production d’un diaphragme d’hydrate de calcium diminuant la réduction à la cathode et rendant ainsi acide l’électrolyte primitivement neutre. Le premier procédé a l'inconvénient de ne pas limiter le dégagement nuisible d’oxygène à 1 anode. Dans le deuxieme procédé, la séparation de l’hvdrate de chaux dépend d'influences multiples qui ne permettent pas de régler à volonté la concentration de l’acide hypochlo-
- On peut éviter ces difficultés en additionnant la solution d un acide fort dont les anions en présence des ions chlore ne donnent pas lieu h un dégagement de chlore, cl en quantité telle qu’on obtienne les proportions d hypochlorite et d’acide hypochloreux les plus favorables à la formation purement chimique du chlorate.
- Comme l’acide chlorhydrique ajouté au début s’électrolyse de telle sorte que l’clcctrolvte devient ensuite très peu acide, les auteurs procèdent comme suit: ils soumettent à l’électrolyse une solution neutre de chlorure-alcalin et lorsque, dans les conditions de l’essai, la plus haute valeur de la concentration en hypochlorite est atteinte, ils ajoutent une quantité d’acide au plus équivalente au sel hypochloreux existant. Avec une anode en platine poli, le chlorate est ainsi obtenu avec un rendement en quantité voisin de 90 p. UH).
- Dans les essais effectués dans le but de démontrer cette influence, on prenait 45o cm5 d’une solution renfermant 28 gr. NaCl dans 100 cm3; les électrodes étaient constituées par trois lames de plaline verticales, l’anode étant
- I1; Brevets allemands n<* 83856 et 89844.
- (2; /.,-Uschr. f. anorgan. Chemie, t. XXII. p. 3;-65.
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- REVUE D’F.I.ECTRICiTE
- .'35;
- , on n’introduisait pas de chromatc
- par les
- ajoutait à
- 0,2 gr de «lu
- par suite de la volatilisation
- où de chlore. Tant que ht
- initiale).
- quand la
- de l’hy-
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- colle qui règne
- à grille
- On peut
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- Essai 4
- Ær»
- , 5o I ,5o 1:1 O11 aj Ou aj 6.2 oute 0,08 gr HC 6,5 6.4 nte 0,08 gr HC 5.5 6,2 7.3 Sl;2. iT^i 88,:S 86,8 92--7 o,o38 o.o38 o,o34 o’oo6 o,o54 o,o3o o,o34 o,o4î 0,023 0,0245
- Rendement total de l'essai 87,2 p. too eu amp.-lieures Perte pur volatilisation 0.4 »
- eclrolvle était presque à celle (0,17 gr HCl) mutioTi des 0,9 gr de 1 ajouté, en '
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- continuelles d’acide, et est resté ainsi tant qu’il y a eu encore de l’hypocliloritc ; quand tout celui-ci a été transformé en chlorate, l'acide a agi alors et le chromate est passé h l’élat de bichromate. la solution devenant alors jaune rouge.
- Dans les essais ci-dessus, on est arrivé à diminuer beaucoup le dégagement d'oyygéne, mais
- non à le supprimer. En rempli», platine poli par une armde eu
- théorique. C’est ce qu’indique le tableau suivant.
- Comme on voit, le rendement en chlorate est aussi élevé qu'on peut l’espérer elil se maintient
- cure pour produire i gr , la \nleur théorique étant -heure. On peut s'approcher encore de cette valeur en diminuant la densité L qui atteint ici i 170 ampères par tir.
- Procédé E.-A. Ashcroft et J Swinburne jour le traitement des minerais sulfurés rochimique, t. Y, p. ;8
- i(L);
- t du soufre par le chlore, les
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3<ji
- n° A remplacer un métal par un autre (r), par précipitation par un métal dans le mélange de chlorures en fusion fou par électrolyse fraction-
- 3° A séparer la gangue siliceuse des chlorures métalliques par dépôt et décantation, et à lixivier les résidus avec de l’eau (ou a séparer
- tion de lavage et à préparer le chlorure pour l'éleetrolyse (U ;
- 4° A éleetrolyser le chlorure de zinc pour en séparer le métal et le chlore ;
- u" A comprimer 1 ée nécessaire.
- L’clcctrolvscur employé dans la quatrième opération se compose d’une cuve' de fer de i ,80 ni de diamètre revêtue intérieurement d’une garniture de briques réfractaires de
- Dans le fond de la cuve, se trouve environ une tonne de zine en fusion formant la cathode. Cette masse de zine est reliée au conducteur négatif par l’intermédiaire d’un bloc de fonte ‘ ?ré dons le fond de la cuve
- Excès 120 anodes en charbon de 6 cm mètre, qui plongent de i5 centimètres dans l'électrolyte.
- L'intensité du courant est de 3 ooo à 4 ooo mpères, et. la tension de 4 à 5 volts.
- La production d’un clcetrolyscur est d’une
- Le chlore est comprimé dans des appareils pour être utilisé ensuite au couverai pureté du zinc obtenu est de 99.80 p. 100.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. - No lo.
- densité de courant de 4 à 6 milliampères par centimètre carré.
- Le rendement est de 85 p. nm, a0 A griller le minerai lixivié.
- Si la proportion de plomb est très forte, on procède à une fusion de concentration pour matte et plomb d’œuvre. On élimine ainsi la plus grande partie du plomb,
- 3° A traiter l’électrolvte par l'acide sulfureux qui provient du grillage du minerai. Il se précipite du soufreœt il se produit de l’hyposulfitc.
- L’opération de la fonte pour matte est faite suivant les principes connus. Dans tous les cas,
- '9 à io° B. bouillante) on ajoute 3 p. 100 de sel marin. Ce dernier favorise la séparation du sulfure de fer dissous et
- de manière à augmenter la surface cathodique. Comme anodes, on emploie des plaques de for. La tension de
- suivants : trois molécules d’eau sont d’abord décomposées 311*0=1 611 —f— 30
- A la cathode, la décomposition aurait lieu d'après l’équation :
- Sb2S3 + 3INVS + 6H = Sb* -f fiNaHS A l’anode d’après l’équation :
- 6ValIS + 30 = 3Ha0 + 3XaaSa
- Suivant la densité du courant, l’antimoine est précipité
- l’aide de brosses d’acier. L’antimoine recueilli est lavé,
- vaux électro-chimiques de la Société Siemens et Ilalske, de Vienne, est arrivé à précipiter l'antimoine sous forme
- tact avec ' l’électrolyte, et lisses sur "le côté opposé. Cet antimoine électrolyte brut titre 99,69 p. 100 et après raffinage 99,98 p. 100.
- il se produit du plomb d’œuvre, qui entraîne une certaine quantité d’argent. S’il n’y en a pas suffisamment, on en ajoute, de manière à ce qu’il y ait 5o à 60 kg de plomb pur pour 1 kg d’argent. Les mattes pulvérisées préalablement, sont traitées ensuite, dans un four à mouille pour grillage chlorurant.
- O11 place ensuite la matière grillée dans des bacs dont le fond est garni de matière filtrante (coke ou scorie). On lave d’abord a l’eau chaude, puis avec les eaux acides provenant de la condensation des vapeurs de chloruration ; on réunit les eaux de lavage, on en précipite l’argent par le cuivre, et le cuivre par le fer.
- télégraphié
- Télégraphe imprimant O. Musso. Rolletino delle Finanze, Ferrovie e Lavori pttbliri, Industrie e Commcrcio.
- Le dispositif électrique représenté par'la figure 1 a été imaginé par l’auteur pour 1 aclion-Tiement simultané de deux machines à écrire, d’une construction spéciale, placées l’une à la station d’émission et l’autre à la station réceptrice de deux postes télégraphiques.
- L’appel d’un poste à l’autre s’effectue a l’aide du commutateur a5 à ressort de rappel. Ensuite, pour la transmission d’une dépêche, on abaisse l’une des touches 1, 2, 3, 4> etc., de la machine à écrire, dont les conducteurs formés tous de fils de résistance variable se réunissent en 19, le courant de la pile 3i traverse le solé-no’ide 29 de manière à lui laire repousser son armature qui vient en 43, qf, fermer le circuit d’une seconde pile 42 sur l’électro 38. L’armature 3y de ce dernier étant attirée, les barrettes transversales 22, 26, solidaires de l’armature par le prolongement de son axe, se déplacent des contacts 35 et 36 pour venir occuper 34 et 35 et lancer le courant dans l’appareil récepteur 66. Ainsi qu’on le voit par l’examen de la figure, ce dernier a la forme d’une petite machine électrique dont les projections polaires sont évidées pour permettre la rotation d’un induit 49, calé sur le même axe que la grande roue dentée 00 sur laquelle engrène une autre petite roue dentée 5i qui entraîne l’aiguille de contact 02. Cette dernière est disposée pour manœuvrer librement au-dessus des
- touches de contact 55, 55, 55 pendant son
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- 8 Mars 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- m
- déplacement d’un angle ii l’autre; elle porte à cet effet en 61 un petit aimant permanent qui. quand le courant ne traverse pas l’appareil, est attiré el avec lui l’aiguille qui vient appuyer ses deux contacts 54 et 55 sur ceux correspondants aux touches de la machine à écrire réceptrice
- et à la bande G3 de la sonnerie d’appel. Mais, dès que le courant est lancé en 66, une dérivation va renverser les pôles de petits élcctros 6i, 6i, 6i qui retiennent l’aimant permanent el leur font repousser ce dernier pour libérer l’aiguille et lui permettre de prendre une position au-dessus du contact correspondant à celui de la transmission. Aussitôt ce circuit rompu, leur polarité est changée à nouveau et l’aimant de l’aiguille étant attiré, les deux contacts de
- celle-ci ferment le circuit 65 sur l’une des touches 56, 5~, 58, etc., de la machine à écrire et sur la sonnerie 67. L, Duet,
- DIVERS
- Sur l’action des corps électrisés sur les lampes à incandescence, par M. Perreau. Com-
- Ces expériences ont eu pour point de départ l’observation suivante faite à l’usine Solvay de Doinkaslc : Une lampe à incandescence placée dans le voisinage d’une courroie sc brisait très fréquemment. Cet effet plutôt désagréable a disparu en plaçant dans le voisinage de la courroie une pointe reliée au sol.
- D’apres cela il était manifeste que le bris de la lampe était produit par le fait bien connu de l’électrisation de la courroie par frotte-
- J’ai alors placé une lampe à incandescence dans le voisinage d'un corps à haut potentiel variable (Boule en communication avec un pôle d’une machine de lloltz).
- Les deux principaux phénomènes observés lurent les suivants :
- i° Avec un grand nombre de lampes a 220 volts dont le filament était sans doute assez flexible, on observa que ce filament prenait un mouvement de vibration assez rapide qui en amenait fatalement la rupture quand la lampe était allumée par suite du coutact de deux portions du filament.
- Animé de ce mouvement vibratoire, le filament paraissaitplus épais, mois malgré cela, ou constata au photomètre que l’intensité lumineuse horizontale de la lampe restait la même.
- 20 Par suite de l’électrisation par influence, des étincelles jaillissaient entre la douille extérieure de la lampe et les prises de courant. Il se détermina même ainsi un court-circuit à l’intérieur de la douille qui amena la rupture de la lampe et la fusion des coupe-circuits. Ces étincelles étaient supprimées en mettant la douille en communication avec le sol.
- Ces phénomènes pourront peut-être servir à expliquer ceux que présentent les lampes a incandescence en temps d’orage.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — Nr 10.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du 2i février 1902.
- M. Mercadier expose son Système de télégraphie multiplex, en insistant surtout sur les nouvelles dispositions dues a M. Magunna et M. Porchon» ingénieurs de la Société des télégraphes multiplex.
- In; principe du système consiste à transmettre
- des vibrations d’une fréquence déterminée, engendrées par une série de diapasons, à une série correspondante de lames vibrantes accordées à chaque diapason. Chaque lame reste à peu près insensible aux vibrations qui n’ont pas sa fréquence propre et les oscillations électriques complexes qui résultent, dans la ligne, de, la superposition des vibrations périodiques de différentes fréquences sont, à l'arrivée, ana-
- lysées par les appareils récepteurs. La loi de la superposition des petits mouvements trouve ici une vérification remarquablement étendue, car, dans le système actuel, ou peut faire fonctionner simultanément, à la transmission cl à la réception, 12 appareils qui se comportent chacun sensiblement comme si les autres n'existaient pas. Aucune difficulté de principe n'em-pèclierait d’ailleurs d’élever encore Je nombre des appareils.
- On doit distinguer, dans le fonctionnement du système, quatre circuits, qui ne sont en communication par aucun point et qui ne réagissent les uns sur les autres que pur induction : 1° le circuit transmetteur ; 20 la ligue, qui peut
- être simple, avec deux terres, ou môme double; 3“ le circuit récepteur; 4° 1° circuit extincteur qui annule l’action qu’exerceraient les transmetteurs d'uu poste sur les récepteurs du même poste, et permet le fonctionnement en duplex.
- i° Le circuit transmetteur Ct (fig. 1) qui comprend le fil gros et court figuré en entier en B le. reçoit le courant par une série de dérivations qui traversent les secondaires 2 des transformateurs T. Le fil primaire 1 est en dérivation sur la bobine qui sert à l’entretien du diapason E, dit èlectrodiapason inductophone; il est identique au fil 2.
- Quand les résistances du fil 1 et de la bobine sont à peu près égales (3 ou 4 ohms), l’intensité
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- trois éléments Bloc à grande
- Les dérivations da circuil transmetteur sont fermées par un manipulateur Morse mri ; quand la clé est abaissée, le circuit reçoit une série périodique de courants, qui se réduit sensible-
- de l’étincelle empêche la rupture totale du courant entre les styles d’acier S et les rondelles
- série de 12 monoléléphones jfig. airelles en série, en surface ou en un couplage mixte; la
- ligure 1 en^ représente trois.
- seur, n’est pas encastrée; elle est tout simplement maintenue par trois tiges l, qui la traversent, en trois points do la ligne uodale du pro-
- rant envoyé au ci: celle du diapason excitateur.
- T.a ligure représente trois de ecs diapasons; il faudrait la compléter pour en figurer une série do 12 dont les fréquences vont en variant par demi-tons de sf3 à la,t dièze (sf, ji/., utt dièze...), soit de 480 vibrations doubles à 900
- Le transmetteur agît sur la portion de la ligne Cl, qui est contenue dans le transformateur B la; le primaire est gros et court; il inique les différentes dérivations r des transformateurs T n’agis-dement les uns sur les autres; quelque faible que soit la probabilité pour que
- tance, du circuit transmetteur; autrefois, le circuit agissait sur Cl et sur le circuit Ce d’extinction, dont nous parlerons plus loin, en passant dans deux transformateurs distincts; MM. Ma-
- çonnants émis par le transmetteur ; clans la ligure, la ligne est double; la partie droite est occupée par un appareil dont nous parlerons plus loin. La ligne vient passer en fl, dans un inatcnr où le courant qui la traverse agit circuit récepteur.
- mier harmonique, est environ 0,68 d(
- it le ra\on de celui de la plaque. L'aimant N est creux, un tube T', qui lui est ajouté, recueille les ondes sonores produites par la plaque vibrante et les transmet aux oreilles par l'intermédiaire de tubes légers de caoutchouc. Le réglage de la hauteur du son se fait une fois pour toutes, les plaques sont vernies et enfermées dans une boîte vitrée ; un dispositif spé-
- distance de la plaque à Mcctro
- régler la dis ur donner la
- 4° Le
- Ce .
- la bobine de ligne et d’extinction JUe, aussi bien que dans le transformateur différentiel Tel des parties identiques a celle du circuit de ligne: il est complété par une ligne artificielle Le, comportant des capacités réparties do 5o on fui km. à raison de 0,006 microfarad par km. M. Vaschy a démontré que cette répartition discontinue 11c différenciait pas trop la ligne artificielle d’une ligne naturelle. L’expérience montre d’ailleurs que, toutes les fois qu’on
- quitte le laboratoire pour p améliorés.
- passer à la pratique,
- les résultats sont
- Le mode actuel d'action de la circuit d'extinction sur le circuit été introduit par MM.
- M. Mercadier avait établi'd’abord,
- m» fi- fi-'
- tr^t::,/1:;
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX
- 10.
- pareil a beaucoup gagné en simplicité et en régularité de fonctionnement par l’introduction du transformateur différentiel. Ce transformateur est triplement différentiel. car, non senle-lemcnt les fils fe et fl sont égaux et semblablement placés par rapport à fr, mais trois fils égaux ont été enroulés en un toron unique, ce qui évite toute erreur dans rétablissement des communications. Le réglage de ce transformateur a exigé d’assez longs tâtonnements jusqu’à ce qu'on ait pu arriver à obtenir une induction mutuelle des circuits sensiblement indépendante de la fréquence des vibrations.
- Les circuits O et Ce portent en dérivation des capacités réglables K/, Ke, qui permettent de neutraliser presque complètement les effets de la self-induction. Elles servent, en outre, à rendre identique au courant de ligne le courant d’extinction; le réglage de la ligne artificielle égalise les intensités; on cherche les valeurs des capacités qui, en égalisant les phases, rendent nulle l’action résultante sur le fil fr. Il est remarquable que ce réglage, fait pour une fréquence donnée, subsiste dans tout l'intervalle d’une octave occupé par les 12 diaposons.
- M. Mercadier exécute, avec l’aide de MM. Ma-gunna et Porchon, diverses expériences qui montrent le fonctionnement du système; à droite et à gauche de la salle sont disposés trois postes transmetteurs, séparés par une ligne artificielle (jouant le rôle de ligne réelle', de 100 ou j jo km. Les récepteurs afférents à ces postes sont disposés à droite et h gauche de la table centrale auprès de laquelle se tient M. Mercadier. Nous constatons successivement qu'011 peut transmettre et recevoir, dans les deux sens, en faisant fonctionner simultanément les divers diapasons; pour cela, on a muni les disques vibrants de résonateurs cylindriques; en posant le doigt, à intervalles égaux, sur un résonateur, on éteint le son qu’il produit et on peut vérifier ainsi qu’il fonctionne. L’indépendance des sons rendus par les divers récepteurs et des formes de signaux reçus simultanément apparaît de la façon la plus
- Le système amené à ce point n'est pas encore partait; le son rendu par les plaques vibrantes, dont M. Mercadier a exagéré beaucoup l’intensité daus ses démonstrations, est très faible dans les conditions pratiques, où on se sert du
- tuyau acoustique; il est insuffisant pour Vappel. Aussi place-t-on en dérivation un appareil Cailho (représenté sur la droite de la figure), qui permet d'onvover le courant continu d’un appareil Morse. On pourrait, sur une ligue assez chargée pour que les 24 transmissions simultanées du svstènie Mercadier deviennent insuffisantes, ajouter un appareil quelconque qui fonctionnerait indépendamment. L'expérience a été faite entre Paris et Bordeaux; les agents réceptionnaires, qui écoutaient les monotéléphones, ne se sont pas aperçus de l’adjonction d’un appas prévenus,
- La description donnée jusqu’ici s’applique au cas de deux postes communiquant uniquement entre eux; le télégraphe multiplex peut être aussi exploité par postes échclonués.
- On peut se proposer d’abord de faire communiquer un poste principal avec plusieurs postes secondaires; le poste principal possède alors 11 appareils transmetteurs et récepteurs, et chacun des postes secondaires en possède 1. On peut évidemment varier ce système en donnant plusieurs appareils à certains postes secondaires plus importants. Ce système fonctionnerait aussi bien sur une grande distance, de Paris à Melun, Sens, Dijon, Chalon, Mâcon, Lyon, Valence, Avignon et Marseille (avec quatre transmissions à Marseille), ou encore de Paris à Melun, Dijon, Mâcon, Valence, Avignon, avec trois transmissions à Lyon et quatre à Marseille, que, sur un circuit plus restreint, entre Paris et les principaux bureaux de la banlieue, par exemple, ou entre un chef-lieu de département et d’arrondissement et les bureaux des cantons voisins.
- On peut aussi désirer que chacun des postes intermédiaires communique avec tous les autres. Avec 12 ii'équences distinctes, on peut avoir cinq postes sur une même ligne. En effet, chaque poste aura à communiquera quatres autres, ce qui donne vingt combinaisons, mais ce nombre comprend deux fois chaque couple de postes, il se réduit donc, en réalité, à 10. On pourra attribuer les deux autres aux deux postes les plus importants. Les postes secondaires auront chacun 4 appareils distincts; les postes principaux en auront 6, ce qui leur donnera entre eux trois communications dans chaque sens. Par exemple, on pourrait faire commuai-
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- 8 Mars 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- (Iupr entre eux les postes de Paris. Tours, Poitiers, Angoulême, Bordeaux, avec trois communications dans chaque sens entre Paris et Bor-
- I.e système permettrait à un train en détresse de; communiquer directement avec une station déterminée au lieu d'être obligé de passer par les stations intermédiaires.
- Les postes intermediaires peuvent être établis de deux façons :
- i" En dérivation directe; c’est ce qui aurait lieu, si, sur la figure, la ligne proprement dite, au lieu de se former par Cl et f l, continuait à partir des points d'attache de ces circuits. *
- 2" En dérivation par induction; le circuit Cif'l-serait mis en série sur le secondaire d’un transformateur dont le primaire serait en dérivation surin ligne.
- Les avantages du système Mercadier sont nombreux ; les appareils qu’il emploie sont très simples; les frais d'entretien à peu près nuis. Le seul réglage consiste à déplacer, chaque, jour, sur la rondelle de platine des diapasons, le point où jaillissent les-étincelles. La dépense de courant est de y, ou ,1 ampères au plus, fournis par deux accumulateurs, pour un poste à douze transmissions. Des' piles coûteraient beaucoup plus cher, il faudrait trois éléments Bloc, type G, par transmetteur, soit 36 pour le poste complet; ce nombre est encore bas, relativement à l’intensité d’exploitation que permet le système.
- Le personnel doit seulement savoir se servir du manipulateur Morse et lire au son les signaux Morse; c’est ce qu’on fait couramment en Amérique et ce qu’on commence à faire en Angleterre, la lecture est d'ailleurs beaucoup plus facile avec le multiplex Mercadier qu’avec le Sounder. La lecture au son a l'inconvénient de ne pas laisser de trace de la dépêche, mais la pratique montre que les erreurs sont beaucoup moins fréquentes, l’opérateur ne se fiant plus à la bande pour les corriger.
- T.es systèmes automatiques exigent qu’on groupe les dépêches par longues séries, d’où perte de temps nécessaire à la composition, h la transmission, la ti'aduetion et le collutiomw-mont de toute la série. Dans le svstème Mercadier, si l'on est obligé de grouper les dépêches, on peut sans inconvénient en constituer des séries peu nombreuses.
- Enfin et surtout, le rendement des lignes télégraphiques peut être accru dans des proportions considérables. En admettant, pour «les opérateurs exercés au Sounder, une vitesse de transmission de 17 mots (de 5 lettres) par minute, nombre qu’une grande habitude et la facilité supérieure de lecture du système Mercadier permettrait de dépasser, on pourrait envoyer sur une ligne double 17 X 0.4 ou 4o8 mots, soit 204 mots par ligne simple. Tandis que les appareils actuels ont un rendement de :
- Le Morse quadruplex a un rendement inférieur de à celui du télégraphe multiplex. Enfin, si on ajoute, au télégraphe Mercadier, un Burdot quadruplex, on atteint le total de mots par minute.
- C. R.
- academie des sciences
- Séance du Î0 février (Suite) (‘)
- Tabes de force d’an champ magnétique rendus visibles par les rayons cathodiques, par H. Pellat. Comptes rendus, 1. CWVIV, p. 35.
- Quelques auteurs, et. en particulier M. Birke-land t2) et M. A. Broca (3), ont déjà indiqué que certains rayons cathodiques suivent, la direction d’un champ magnétique intense. E11 poursuivant des études sur l’action d'un champ magnétique sur les tubes de Geissler, M. Reliât a retrouvé celte propriété avec des apparences qui constituent un plicnomème extrêmement curieux.
- Ce phénomène est le suivant :
- Dans un champ magnétique intense, ly faisceau cathodique qui s’échappe d’une cathode en forme de plateau dessine exactement le tube de
- (1) Les communications de M. Branly cl de M. de Bro-à lu séance du 10 lévrier.
- (2) Arch. des Sc. phys. et nat. de Genève, zp' période, 1.1, 1896, p. 497 ; L'Écl.IAect., t. XI, p. 471, 29 mai 1897.
- {3) Journal de Physique, 3e série, t. VU. 1898, p. 710 ; T. Écl. Éte.ct., t. XIV. p. 5a3. 19 mars 1898 et l. X V, p. do,
- 2 avril 1898.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX - N° io.
- > qui suivent; lu loi que je viens d'indiquer, pour les distinguer d'outrés ravons cathodiques (flux^ B) différant du flux A/non seuie-
- Le flux A n'est, soumis à aucune action é à le dévier perpendi it. aux lignes de force, que le champ ou faible. Il s’échappe toujours de la la direction du champ, que cette normale, oblique ou tangent ielle
- • dehors du champ magnétique, ou dans !mp faible (3oo unités C. G. S., c), le flux A s’échappe de la cathode dans ' " ' ns. aussi bien du coté où se
- ; du sens de cc champ. Il n’en est pas de même pour les ligures formées par le flux anodique et par le flux B.
- » U netteté du tube dessiné par le flux A clans sa partie latérale est indépendante de la
- j’ai 1
- 4 mm de mercure jusqu’à o,oo4 mm flube de Crookes très résistant). La nclLeté de la surface latérale du tube dépend évidemment de l’inten-
- M. A. de Gramont a fait l’analyse spectrale de Ja lumière violette duc aux radiations A
- '«voie être placée entre les pièces polaires d'un détrônant Weiss. Elle avait ]a forme d un cylindre de 4 cm
- .. Le
- ait* du champ. Pour un champ de 3ooo unités C. G. S., ou pour un champ plus intense, la netteté des bords est telle qu’en regardant.,
- on n’aperçoit aucun flou. Pour unités, les bords du tube sont
- de 3oo unités,
- MOt ().
- O VoK’i
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- REVUE D'ÉLECTRICITlt
- (o. j mm environ') ; on n’y distingue que les raies fie l’air sans mienne des raie
- M. A. Corsu, à l’occasion de cette cation, rappelle que l’étmeclle non jaillissant clans l’air à la press doux électrodes d'un métal plus ou moins volatil au soin d'un champ magnétique intense, per-
- . CXXVI, p. i85;.
- te fréquence,
- Comptes rendu
- p. 373-375.
- En vue d’éviter les inconvénients graves auxquels donnent parfois lien les procédés d’analgésie ordinaire, les auteurs ont essayé les courants de haute fréquence.
- Pour l’extraction, il convient d'emplover l’appareil d’Arsonval construit par G aille comprenant une bobine de 3o cm d’étincelle avec interrupteur rotatif Cnnli'emmilm-GaiHe el eon-
- à pétrole.'Ce dernier est r Oudin dont la tige sun
- ou plutôt rend e Pour 0.16 mm le \
- . B. Celle-ci est, du reste, déjà assez pâle pourn Ôlre
- relie h un
- U gu
- • par un conducteur souple à 1 électrode fixée la mâchoire du patient. Cette électrode est.
- revêtu h
- l’inlérieur de poudre métallique et d’une mince feuille d’étaiu. Pour absorber la chaleur développée par le couvant., celte dernière est enduite d’une couche de pâle d'amiante humide. Vn galvanomètre intercalé dans la partie du circuit qui joint le résonateur à l’électrode indique pendant toute la durée de la séance l’intensité du courant qui passe dans le corps du patient. Cette intensité est, en général, de iooà 200 milliampères pendant 3 à 5 minutes; dans certains cas, on doit ht porter à ;>oo-o.5o milli-nmpères pendant 6 11 8 1
- la variait) pile étalon, CXXXIV,
- variations les plus rapides de la température de la région où est située l’une des
- M. Mcslin utilise, pour la détermination de celle valeur moyenne, les variations qu’éprouve la force électromotrice d'un élément de pile, par exemple l'élément Lutimer Clark, dont le coelli-eicnt de variation thermique estas
- La variation de la force éleetromotrice est mesurée par la méthode d’opposition au 1 du dispositif de M. Bouty (*). Une diffieu
- ctui permet de fermer d’al le circuit dérivé où se trm
- de longs câbles, par un élément Latimer-1 au loin dans la région dont on veut cou-
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- T. XXX. — N° 10.
- 37<
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- de la variation qu'éprouve la ice d'opposition par suite
- (voir ti° du
- pour cela, le
- P) Voir f/KcL
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE I. XXX. - nmo
- deKCl^îSSjfr.parlilrc) 3, de K Cl étendue à i.'io. . i75 de K Cl élen due ;i 1 ;l>o. . 494 dé K Cl étendue à 1 100. . 804
- Es
- radiant très aclii\ le courant est proportionnel k la tension quand celle-ci varie entre o et 45o volts, et cela même quand la distance des électrodes ne dépasse pas G mm ('). Ou peut alors considérer la conductivité provoquée dans divers liquides par le rayonnement, d’un sc! de radium agissant dans lus mômes conditions.
- pario n; donnent la conductivité en mlios pour 1 cm8 :
- x = que M. Poincaré a déduite des équations générales de la théorie électromagnétique de la lumière pour représenter
- d'épaisseur z"et de conductibilité ij et la couche représentant légalité x e*s*' obtenue par
- On a étudié sur l'amylène et sur l’éther de pétrole l’action des rayons aux températures de (+ 1 o°) eide ( 17°). La conductivité due
- au rayonnement devient plus Faible de un dixième seulement de sa valeur quand on passe de io° a — i*\
- Conductibilité des diélectriques liquides sous l’influence des rayons du radium et des rayons Roentgen, par P. Curie. Comptes rendus. t. CXXX1Y, p. 4ao-4aî.
- Lu liquide est contenu dans un vase métallique à parois minces que l’on peut porter à un potentiel défini en le reliant à un pôle d’une source dont l’autre pôle est relié au sol. Dans le liquide plongent deux tubes métalliques concentriques; le tube extérieur est relié au sol,
- Dans les expériences Faites avec les rayons Roentgen, ceux-ci sont dirigés sur le fond du vase et agissent sur le liquide à travers ce Fond. Dans les expériences Faites avec les rayons Becquerel, la substance vadifère est disposée ou bien au-dessous du fond du vase, ou bien à la partie inférieure du plus petit tube plongeant qui est alors Fermé par le bas. Avec ces deux especes de rayons, on a observé une conductibilité du diélectrique, cette conductibilité étant du même ordre de grandeur.
- Avec les liquides étudiés avec un produit
- C. NAUD.
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- Tome XXX.
- Samedi
- 9b Année. — N« 11.
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des
- Professeur au Collège Rollin.
- A IMPLICATION
- DES OSCILLOGliU’HES A LA MÉTHODE DE RÉSONANCE
- i. Un courant périodique quelconque peut toujours être représenté par line série de Fourier, telle que :
- r -«o+A, sîn w/ + As sin »«* .... + A» sin nul + B, cos »,t + Bi cos .+ B„ cos nui, (i)
- ou encore, en écrivant :
- y = «u + "i sî" iMt + ?) T >H sin ;aw( -J- .+ a» sin (mot -J- o») (a)
- En résumé. le courant, périodique est représenté par la somme d'une série de sinusoïdes, variables en nombre et en grandeur, qui sont des harmoniques de la fonction principale ctl sin go f +-f). Dans le <“as des courants alternatifs, on prend comme fonction principale celle qui correspond à la période du courant essayé. Si T est la durée de cette période, la fréquence est-*.- et :
- “=-?- (3)
- Los variations de plus longue période, par exemple, celles qui sont dues à l'irrégularité des moteurs à vapeur, sont ordinairement négligées, leur examen rentre dans l’étude mécanique de la machine.
- Dans les courants alternatifs symétriques, le terme <7U disparait, il ne reste que les termes en sinus et cosinus.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — Nw 11.
- Pour obtenir l'équation complète de la courbe, il faut connaître les coefficients aq, a., ... (in, qui ne sonL autre chose que les demi-amplitudes des sinusoïdes composantes, l'ordre n et onliu la phase' de chaque harmonique. Dans le cas de 'i), il faut connaître les coefficients A„ et B„ de chaque harmonique et la phase est donnée par leur rapport.
- Deux méthodes différentes peuvent être employées pour déterminer celle équation. Si l'on a relevé, par points ou à l'aide des instruments automatiques : ondogaphe, oscillographes ou rhéographe, la courbe du courant étudié en fonction du temps, on peut, à l'aide des procédés graphiques ordinaires, déterminer les constantes ci-dessus. Malheureusement les courbes ainsi obtenues n'ont jamais une finesse et une netteté suffisantes pour permettre cette analyse, à moins que les harmoniques cherchés soient relativement importants et d'ordre peu élevé. De 'plus, les courbes obtenues sont toujours faussées par les accidenls non périodiques, que l'on ne peut éviter, et ces perturbations risquent d’apporter beaucoup de trouble dans l'analyse.
- La figure i met bien eu évidence la difficulté d’obtenir sur une courbe l'indication do l’ordre et de la grandeur des harmoniques. Les deux courbes représentent le courant inducteur et le courant induit dans un petit transformateur à circuit magnétique ouvert. Le courant est fourni par la commu-tatrice dont la force électromotrioe est représentée parla courbe dentelée des figures 5 à 9. La self-incluction relativement considéi-ahle du primaire a fait disparaître les dentelures, de sorte que le eouraut inducteur présente la forme presque triangulaire que l’on voit ici. Néanmoins, les harmoniques que nous retrouverons plus loin existent encore et on les voit 1res amplifiés dans Ici courant induit ; cependant l’examen de la courbe du courant inducteur permet difficilement de prévoir leur existence.
- L’analyse graphique étant insuffisante pour la détermination de l’équation des courbes, il faut employer des méthodes donnant directement », an et <pn; ce sont les méthodes analytiques proprement dites. En réalité, les méthodes analytiques ont été essayées en même temps que les premiers oscillographes et ce sont les progrès continuels de ces derniers qui les ont fait oublier; mais, par un retour assez curieux, ces appareils facilitent singulièrement l’emploi des méthodes analytiques, de sorte que, s’il est nécessaire, on peut obtenir, à l’aide d’un même instrument : oscillographe ou rhéograplic, la courbe elle-même, ou sa décomposition en harmoniques.
- Parmi les méthodes analytiques proposées puis abandonnées, on peut citer celle de MM. ïlealing et Le Tall ('), dans laquelle le courant étudié traverse un élec.lro placé devant un fil tendu. Quand la tension du fil est telle que sa période de vibration correspond à celle d’un des harmoniques, le fil se met à vibrer fortement, l’amplitude de ses vibrations
- O Journal ofthe ofElect. ting. t. XVIII, p. 284. Lumière Électrique, X. XXXII, p. 584, 1889.
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- indiquant, à peu près, l'amplitude de l'harmonique et l’ordre n étant déduit de la tension et des dimensions du fil. Cette méthode ne donne pas la phase.
- MM. Lamb et Smith, à la même époque (') et M. Blondel ensuite (2), obtiennent la valeur des harmoniques en envoyant le courant étudié dans le circuit fixe d’un électro-dynamomètre, le circuit mobile recevant le courant fourni par un alternateur auxiliaire. Ce dernier, dont la vitesse peut être réglée à volonté, doit donner un courant sinusoïdal. Chaque fois que le courant auxiliaire i correspond à la fréquence d’un des harmoniques.-
- et la déviation passe par un maximum. Or, la déviation est proportionnelle à :
- c’est-à-dire à l’un dos coffieienls cherchés, puisque les formules de Cauchy donnent :
- Un réglage préalable ny décaler ralternateur de -
- s, il suffit de
- Sous cette forme, qui est celle de M. Blondel, la méthode est complète, puisque les trois facteurs cherchés sont déterminés; malheureusement a
- elle n’a pas été appliquée ainsi ; seuls, MM. Lamb et Smith ont fait -quelques expériences,, sans se préoccuper de la ’ ’ C
- _ . u__________
- i. Avec la méthode de résonance de M. Pupin (*',-nous entrons dans une autre voie, les expériences sont plus faciles lg' 2” j'e^soriaiicc'' * 1 à réaliser et le calcul des résultats moins incertain.
- Un circuit compose d’une bobine sans for, ayant une résistance R et une self-i tien L, en série avec un condensateur de capacité G, étant soumis en i-a, figure a, différence de potentiel U, de fréquence — ;
- f) Industrie Electrique, p. 370, 20 août t8q3. {*; Lumière Électrique, t. LIIJ, p. 288. 1894.
- I3; American Journal of Science, mai i8<j3.
- m
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — il.
- Cette intensité est maximum quand :
- »WC L = i, {6;
- elle est alors égale à :
- T» = -jT' tiil1 ("Mt + ?»)• '(7)
- A ce moment il y a résonance, car, en effet, le circuit ci-dessus n’est pas autre chose qu'un résonateur dont la période d’oscillation propre, abstraction faite de l'amortissement.
- or, il est facile de \ montrent (3) et (6) :
- T = ax^CL;
- ir que T' est aussi la période-
- ax y/(:L;
- Dans les expériences de Pupin, un clectromètve, placé en dérivation sur le condensateur C, sert à l’observation. Il se développe dans le circuiL des forces électromotrices Lj — et™ J \dt qui sont précisément égales entre elles et maxima au moment de la résonance ; 011 tire de (7) :
- e~L di ~ n"> H '
- (8)
- Comme dans la circonstance on mesure un des harmoniques, c'est-à-dire un courant rigoureusement sinuosïdal, il est facile de déduire a,t de la force éleelromotriee efficace mesurée :
- et
- La méthode de Pupin exige l’emploi de bobines ou de capacités permettant la variation continue de CL. Chaque fois que la déviation de l’électromètre passe par un maximum, on se trouve en présence d’un harmonique dont l’ordre n est donné par le produit CL :
- cl l'amplitude par l’équation (8). Cette méthode ne donne pas la phase.
- Remplaçons maintenant l’électromèlre par un oscillographe ou un rhéographe, immédiatement l'observation est simplifiée. Avant même d’être arrivé à la résonance, on voit se tracer sur l’écran la courbe de l’harmonique visé et, si l’on a eu soin de conserver la courbe y du courant étudié, il est facile de compter le nombredes oscillations qui se produisent pendant une période de la courbe y. fine fois l’ordre n de l’harmonique le plus voisin connu, il est facile de calculer la valeur plus exacte de CL à employer, mais ce calcul n'est qu’approximatif.
- Au moment où la courbe observée est maximum, la résonance est atteinte et si l’on connaît la résistance II du circuit de l’oscillographe et de la bobine de self-induction, si l’oscillographe lui-mème est étalonné, la mesure de Yn est facile et on a :
- n* = RT0,
- I0 étant l’ordonnée maximum de l’intensité IV
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- De plus, l'équation (5) montre que la différence de phase M’ entre le courant J„ et la différence de potentiel U est nulle quand la résonance est atteinte, donc on peut, en se servant de la courbe y comme repère, déterminer la phase de chaque harmonique.
- 3. Entrons plus avant dans la quesLion. Pour la mesure des différences de potentiel assez basses, jusqu’à 200 volts environ, on peut employer le schéma de la ligure 3. L’oscil-
- ; y du
- Les choses étant £ CL en ^résonance détermine soigne par rapport
- TT
- lographe A, muni d’une résistance non inductive étudié. Le second oscillographe B est en série avec le condensateur C et une bobine do self-induction L ; le produit CL peut varier par l’un ou l’autre des facteurs, ou par les deux, et la variation doit être aussi continue que possible. Un réglage préalable des deux oscillographes a permis de faire coïncider les axes et les origines des temps sur les courbes.
- tinsi disposées, on met d’abord le circuit c la période principale, .figure 5, et on ncnl. sou amplitude maximum et sa phase rbe témoin. Ensuite on diminue CL et l’observation de la courbe montre facilement les harmoniques qui exislenl dans le courant étudié ; on les met eu résonance e1 phase et leur amplitude.
- Diverses causes d'erreurs existent dont il faut tenir compte. Nous avons toujours calculé, jusqu’ici, le courant produit par l'harmonique visé seulement, mais l’équation i'4) nous montre que le courant fourni par les autres harmoniques n’est jamais négligeable ; il y a lieu d’en tenir compte dans certains cas.
- Examinons, par exemple, ce qui se passe pour un harmonique d’ordre n-\-p, lorsque la résonance ost établie par l'harmonique n; à ce moment nous avons :
- t mesure également leu
- et cette valeur introduite dans l’équation (4) où n a été préalablement remplacée parw-j-/?, nous donne :
- C’est-à-dirc que l’intensité donnée par l'harmonique n ~\~ p est réduite, par rapport à la valeur qu’elle aurait à la résonance, dans le rapport indiqué parle radical. Par conséquent, en étudiant l’harmonique n, il faut tenir compte des harmoniques n-\-p dont l’amplitude est assez grande pour donner une intensité appréciable, bien qu'ils ne soient pas en résonance. En pratique, c’est surtout la période fondamentale : n-\-p= r, qui apporte du trouble dans les harmoniques supérieurs.
- La présence des courants dus à tous les harmoniques autres que n, 11e change rien à l’amplitude ni à la phase de ce dernier; il en résulte seulement une légère courbure de l’axe du temps (fig. 6 et 7} ou une interférence qui donne lieu à des nœuds et à des ventres ffig. y). Ces perturbations gênent fort peu ici, tandis qu’elles alfeetenL notablement la valeur efficace du courant, telle qu’on la mesure dans la méthode de Pupin proprement dite.
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- Toi
- harmoniques différents de n sont décalés sur leur phase réelle et on a :
- L’équation (ro) montre que le courant I „ + p est ‘d'autant plus atténué que la constante de temps, , de.la bobiné est plus grande, on a doue intérêt, à faire cette constante aussi
- élevée que possible; il en résulte que est toujours voisin de en avance quand p
- est positif. c’esL-à-dire pour les harmoniques supérieurs à //., en retard pour les harmoniques inférieurs.
- L’équation (8) montre que la force cleetromotriee d’induction est aussi proportionnelle à la constante du temps. Comme le condensateur est soumis à une différence de potentiel égale, il y a Heu d’éviter une trop grande valeur de pour les harmoniques où le produit na„ est élevé. Cette considération est déjà contradictoire à la condition précédente ; nous trouverons plus loin une autre cause qui oblige aussi à limiter la constante de temps du circuit.
- Voyons maintenant l'effet d’une petite erreur sur le réglage de la résonance; posons :
- n’io2CL — i = e, . (12)
- e étant très petit devant t. Cette valeur, introduite dans par 1 :
- n
- et
- ('!)
- ;><)
- Les équations (i3) et 14 montrent qu'un très petit déréglage de la résonance affeoLe à la fois Xamplitude et la phase de l'harmonique et que, pour obtenir des résultats exacts, il faut pouvoir faire varier le produit CL (Lune manière presque continue, en observant soigneusement le moment où ramp]iLude maximum est aLteinte. La meilleure solution est évidemment l'emploi, «le bobines à self-induction variable, dans le genre de celles de MM. Brillouin ou Ayvton et Perry.
- Le déréglagc £ peut aussi être dù à une variaLion de vitesse de l'alternateur; celle-ci produit une variation de la fréquence fondamentale et le facteur w de l’équation diffère de la valeur to0 qui donne la résonance ; on obtient ainsi :
- Le facteur £ est donc proportionnel à la variation relative de la vitesse angulaire, c'est-à-dire à Virrégularité de l'alternateur étudié.
- Avec les machines très irrégulières, cet effet est tel qu'il est impossible de photographier les courbes de résonance. 11 faut observer directement l’amplitude maximum et la phase au même moment. Si, après réglage, on veut substituer la glace sensible à l'ccrau de l’oscillographe, 011 a très pende ehunces de déclencher l’obturateur photographique au moment d’un maximum. On peut, il est vrai, placer un électromètre aux bornes du condeu-
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- de. temps à la valeur juste
- saleur et s’en servir pour observer le moment du maximum; mais, en outre d cation, ce moyen a le défaut do n’èlre efficace que [jour les irrégularités tr l’inertie de l’électromètre le rendant impropre aux indications rapides.
- Il faut remarquer que la variation d’amplitude est d'autant plus grande que -plus grand; on peut donc, le cas échéant, réduire lu et nécessaire pour rendre les harmoniques voisins sans influence. Les courbes 8 et 9 montrent bien ce î* défaut; elles ont été relevées sur une commutatrice !r dont l’irrégularité dépasse beaucoup 1 p. 100. ç
- 4. Pour les voltages élevés, il faut employer un autre dispositif : en effet, il estdangereux de soumettre un condensateur à une différence de potentiel de plusieurs centaines de volts et il no, faut pas oublier que le voltage qui agit sur le condensateur peut être beaucoup plus élevé que le voltage h mesurer. La soluln Je circuit résonateur en dérivation sur une, traction, qui reçoit le voltage total (fig. 4).
- Dans ces conditions, il esL facile de voir qu’on a, au 11
- simple c istance
- et, finalement, le courant mesuré par l’oscillographe est :
- v7+
- u„ étant l’harmonique 11 de la différence «le potentiel U.
- Il faut calculer (es résistances /•, et r,. de sorte que la différence de potentiel fr soit, au plus, égale à 100 volts
- Il est bien entendu que les deux méthodes ci-dessus, § 3 et 4, mesurent des différences de potentiel U et que, pour en déduire la force électromotrice E de l'alternateur, il faut tenir compte de la résistance et de la self-induction du générateur. La correction à apporter à U, pour obtenir E, est naturellement variable avec l’ordre n de l'harmonique et si l’oscillographe exige un courant appréciable, certains harmoniques do la force électromotrice peuvent être, presque complètemenl étouffés. Par conséquent, l’oscillographe employé donnera une valeur do E d'autant plus exacte que la résistance du circuit seraplus grande; c’est exactement le cas de tous les voltmètres.
- 5. Pour la mesure des intensités le procédé à employer est. encore différent. On pourrait évidemment placer le circuit résonateur en dérivation sur une résistance sans self-induction et mesurer comme ci-dessus; mais il faut observer que l’on ne peut obtenir ainsi qu’une différence de potentiel très faible et, à moins que l'oscillographe employé soit très sensible, il faut que la résistance 11 du résonateur soit faible, ce qui conduit à L également très faible et exige pour C des valeurs Lrès grandes et pratiquement inutilisables.
- Une solution plus simple consiste à faire usage d’un petit transformateur élévateur de tension, sans fer, dans le circuit secondaire duquel on intercale l'oscillographe, le condensateur et, au besoin, une bobine de self-inducLion additionnelle. A la résonance, le courant secondaire I„ mesurée par l’oscillographe est en phase avec la force cIeclromotri.ce induite par l’harmonique visé, c’est-à-dire en retard de — sur l'harmonique in lui-même et le
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- courant obs< formateur :
- a pour valeur, en appelant M le coefficient d'induction mutuelle du trans-
- it)
- En «calculant, comme ci-dessus, l'influence des liai site Inf;, est réduite à :
- M{«+/;)€»
- - (» + py
- On voit que les harmoniques inférieurs, p négatif, ont une action perturbatrice moindre que dans le cas de la mesure des voltages. Au contraire, les harmoniques supérieurs sont beaucoup plus gênants. Ce double résultat est. dù à ce que le courant donné par chaque harmonique est proportionnel au produit (n in+}„ tandis que dans la mesure des voltages il est seulement proportionnel à anJ.}>.
- La constante de temps joue ici le même rôle (pie précédemment pour l'étouffement des harmoniques voisins et on trouvera la même difficulté à l'augmenter à cause de la force électromotrice d’induction qui croît très vite :
- et, aussi, à cause des variations do vitesse qui causent la même variation d’amplitude et de phase des courbes, voir (i3) et (l'j)-
- 6. La facilité d'emploi de celle méthode repose en grande partie sur la bobine de self-induction dont on dispose. Il faut que celle self-induction varie d’une manière continue par l’éloignement ou le rapprochement de deux bobines, ou par leur variation d’angle. II est nécessaire de posséder au moins deux bobines de self-induction : une de i à 2 henrys, l'autre de 0,1 à 0,2 henry pour obtenir la résonance avec des capacités pas trop grandes.
- La constante de temps du circuit est le "quotient de la somme des self-inductions, par la somme des résistances, if faut, donc donnera la bobine additionnelle la plus grande constante de temps possible pour que la consLanLe résultante soit élevée. Si on craint les effets nuisibles de-^-, on a toujours la ressource d’augmenter R, quand la sensibilité de l'oscillographe le permet.
- On est assez vite limité dans raugmenlal.iou de -j'-. On sait, en effet, que la constante de temps varie, toutes choses égales d'ailleurs, <;I. pour des bobines homologues, comme le carré des dimensions linéaires, c’est-à-dire, comme la puissance -r du volume :
- La constante de temps varie avec la forme de la bobine, avec la conductibilité du fil et avec Y épaisseur de l'isolant. Dans les conditions les plus favorables, on obtient — — 0,01 seconde avec un volume de fil de 3oo à 600 cm3 correspondant à un poids utile de fil de 2 ii 3 kg.
- 11 ne doit y avoir, dans les bobines de self-induction employées, aucune autre dépense
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- d'énergie que l’effet Joule, IIP, dans le circuit mesuré. C’est pour cette raison qu’il faut employer des bobines sans 1er, n’ayant pas de spires en court-circuit et sans masses métalliques susceptibles d’être le siège (le courants de Foucault.
- On emploie quelquefois l'expression constante de temps en l’appliquant à des bobines à noyau de 1er. Dans ce cas la valeur intéressante en courant alternatif dépend non seulement de , mais encore de toutes les pertes d’énergie et on doit écrire :
- _ L'
- 's? — w "îv *
- en donnant à a
- valeur tirée du facteur de puissance :
- Cette expression de la constante do temps nous donne la valeur de la résistance fictive R' qu’il faudrait introduire dans les équations précédentes pour le calcul des amplitudes et des forces éleelromotrices. Il est facile de voir que cette formule contient le facteur Iv. qui est variable avec la fréquence et presque toujours inconnu. Mais on voit aussi que — est
- mesuré en courant alternatif, est toujours plus petit que la valeur statique, parce que le calcul est basé sur la valeur vraie R. au lieu de la résistance fictive Rb
- Les eou.densateu.rs employés peuvent être, quelconques, pourvu que leur isolement ne soit pas troj» mauvais. Le calcul de la capacité n’intervenant pas, puisque n est detorminé par le nombre d’oscillations observé dans une période, le réglage défectueux des capacités et les petits défauts tels que la variation de la capacité avec le temps de charge, ne gênent pas. La dépense d’énergie dans les condensateurs est toujours assez petite pour être négligée, au moins avec les oscillographes industriels qui exigent des courants assez intenses.
- 7. Comme exemple de décomposition d’une courbe de courant alternatif nous allons
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- prendre les figures 5 à q. qui ont été relevées sur une commutalriee. Cette machine porte sur un seul induit, deux enroulements distincts, de façon à ce que le voltage secondaire on courant continu soit égal au voltage efficace primaire en alternatif.
- Le rôle de la machine a été renversé. Le courant primaire est pris sur un réseau à
- qui rend presque impossible la photograph.
- graphe ont La colonne la colonne
- et
- s courbes de résonance. On trouvera, dans le tableau de la page 383, les valeurs de an et pour les harmoniques principaux, relevées sur les clichés et observées directement. Il y a une différence très notable entre ces valeurs pour n—-7 et 1 r ; cola provient de ce que, malgré des essais répétés, il a été impossible de faire coïncider la photographie avec un moment de résonance 'parfaite.
- Les mesures ont été faites dans des conditions variées de self-induction, de capacité et de résistance. Les bobines de l'oscillo. été mises en série — sensibilité S =1 — ou en dérivaLion. — sensibilité o,j. — yn indique, en millimètres, l’ordonnée maximum de l'harmonique observé et in renferme les valeurs relatives des demi-amplitudes :
- Rr„
- Comme 011 le voit, l’harmonique 5 estatFeeté parla période principale. En appliquant la formule (10), on voit que n+p — 1 donne encore une sinusoïde dont l’amplitude est environ le quart de celle qui correspond à » = 5; le calcul se vérifie bien sur lo cliché. La courbure de Taxe des temps ne gène pas pour la mesure de famplitude ; on peut, sans commettre d’erreur trop forte, prendre pour yn la moyenne de trois maxima consécutifs, les deux extrêmes étant de signe opposé au moyen :
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- Pour la phase il faut la mesurer en partant d’un maximum, quand cette courbe part d’un axe curviligne, comme c’est le cas dans la figure 6. On choisit une période de l’harmonique aussi près que possible du maximum de la courbe perturbatrice et on prend la moyenne entre les deux passages au zéro de cette courbe. 11 sullit de retrancher de la distance de ce point à l’origine de la courbe témoin le nombre de périodes entières qui y est contenu, moins un quart de période ; le reste donne la phase cherchée.
- La même perturbation se retrouve dans la figure 7, où la période principale a encore une amplitude égale environ au quart de celle de l’harmonique 7.
- Avec la courbe 11 (fig. 8), l’amplitude est suffisante pour que la période fondamentale ne gêne plus, mais les variations de vitesse sont considérablement grossies et on voit que l’amplitude de la courbe varie constamment.
- Enfin, dans la courbe i3 (fig. 9), nous avons un curieux effet dû à l’interférence des harmoniques 11 et i3. Le premier n’est réduit qu’à 16 p. 100 de sa valeur, ce qui, grâce à sa grandeur, lui donne une amplitude du môme ordre que celle de l'harmonique i3 qui est étudié. Il est évident qu’il faudrait une constante de temps énorme, mais alors les mesures deviendraient très difficiles, à cause des variations de vitesse, qui sont déjà très gênantes. L’amplihxle indiquée dans le tableau, pour n = 13, est Vamplitude moyenne.
- i ’alcurs relevées sur les clichés cl observ
- Si grossiers que soient les résultats, dans le cas particulier que nous venons d’analyser, on voit que la différence de putenliel aux bornes de la eommutatriee est représentée, en valeur relative, par une équation de la forme suivante.
- Cette courbe renferme encore d'autres harmoniques plus élevés, le vingt-septième par exemple, mais Leur amplitude est négligeable vis-à-vis de ceux ci-dessus.
- 8. La méthode de résonance n’a pas été souvent employée jusqu’ici, faute de moyens commodes pour l’appliquer et, aussi, parce qu’elle est peu connue. Il est cependant un certain nombre de questions dans lesquelles le simple examen des courbes, oscillogra-phiques ou autres, 11e peut pas donner des résultats complets.
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- Toutes les fois qu’on se trouve en présence d'un phénomène rigoureusement périodique, il est facile de déterminer l’équation de la courbe, par conséquent on peut voir l'influence des différents facteurs sur chaque harmonique et, souvent, obtenir une interprétation mathématique là où on est obligé de se servir de formules empiriques.
- Parmi les questions de ce genre, l’une des plus importantes paraît être l’étude du roie du fer dans tous les appareils électriques ; c’est mémo la quesLion type, car, avec un courant bien régulier, on a des phénomènes rigoureusement périodiques et susceptibles d'une traduction mathématique. L’aeliou des diélectriques pourrait être étudiée de même.
- Dans les phénomènes à forme plus complexe, comme ceux de l’arc et de l’élcctrolyse, l’irrégularité des courbes, lorsqu’on les observe avec les oscillographes, est tout à fait décourageante ; cependant on voit, en pratiquant la méthode de résonance, que les irrégularités troublent peu les résultats et il serait intéressant d’entreprendre l'étude de ces phénomènes à ce point de vue. Les irrégularités paraissent porter exclusivement sur certains harmoniques. Ceci peut contribuer à déterminer leur nature.
- 9. L'irrégularité de la vitesse des alternateurs étant une des principales difficultés que l’on rencontre dans l'emploi de la méthode de résonance, il est naturel de chercher à se servir de la perturbation produite pour mesurer cetto irrégularité.
- Si, dans un oscillographe, nous supprimons le déplacement du spot en fonction du temps, nous aurons, au lieu de la courbe habituelle, un trait lumineux rectiligne, de longueur variable avec l'amplitude de la courbe observée. Si cetto courbe csl celle d’un harmonique élevé, la variation de longueur pourra indiquer les petites variations de vitesse de l’alternateur. 11 suffira de recevoir cette ligne lumineuse sur un papier sensible, enroulé sur un manchon tournant synchroniquement avec l'arbre de l'alternateur, pour obtenir un tracé en forme de ruban de largeur variable, cette largeur étant fonction de vitesse angulaire réelle de la machine.
- La figure 10 montre une application de ce genre faite sur la commutatrice étudiée ci-dessus. Les variations d’amplitude enregistrées correspondent à des variations de vitesse de 4 à 5 p. 100. L'harmonique en résonance est le onzième cl sur le cliché on voit très nettement les courbes séparées, Le déplacement en fonction du temps a été produit à la main, à la vitesse d’environ 36 cm par seconde ; deux images successives se sont superposées.
- Il est facile de calculer la relation entre Y amplitude des oscillations et Y irrégularité de l’alternaLeur. Nous avons trouvé précédemment.
- Cotte valeur, introduite dans (i3), nous donne pour l'ampliLude :
- tandis qu’à la résonance parfaite nous avons
- le rapport de ces valeurs donne
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- d'où on tire *.
- l'our celte application de la méthode, i ou le minimum de la vitesse, afin d’éviter que deux valeurs de l'irrégularité donnent la même amplitude ; a„ est alors la plus grande amplitude de la courbe et, pour toutes les autres valeurs «, la formule permet de calculer l’irrégularité. H faut prendre Y amplitude au lieu de la distance à l’axe, à cause des harmoniques voisins qui peuvent apporter de la dissymétrie dans la courbe, comme on le voit ligure io.
- Le rapport— croissant avec la eons-
- sulïit de régler la résonance pour le maximum
- ...."“"“""‘"H..........AV.....
- tante de temps du circuit résonateur, il faut, pour déceler les petites irrégularités, augmenter considérablement les dimensions dos bobines, h moins que le courant renferme des harmoniques élevés.
- Gomme exemple nous pouvons calculer la constante de temps qu’il faudrait employer,
- pour mesurer des variations de-^- degré par tour, sur les alternateurs de la Rive Gauche,
- en nous servant de l'harmonique > 5 de ce courant. L'irrégularité sera, au minimum de-— ; si
- nous voulons obtenir par ce moyen un rapport—= —, il faudra prendre une bobine ayant— 58 secondes, c’est-à-dire ayant un poids de cuivre de iaa à 190 kg !! Le cas
- échéant une pareille bobine pourrait être formée d’une grosse botte de câble, le réglage de la résonance se faisant en éloignant ou en supprimant quelques spires.
- IL Akmagnat.
- QUELQUES REMARQUES
- CONDITIONS DE FORMATION DES DÉCHARGES D1SIUTTIVES
- Dans un article publié précédemment (l) je me proposais de démontrer que la différence de potentiel explosive dépend de la rapidité de variation du champ. A l'appui de celte assertion, je décrivais les expériences effectuées en reliant les pôles d’une machine électrostatique à des électrodes il la Wollaston plongées dans de l'eau légèrement acidulée. L’apparition de gaz oxygène et hydrogène aux. deux pôles décèle l’existence, dans La décharge, d'oscillations très rapides du champ
- (‘) L'Éclairage Électrique, t. XXVI, p. 393, mars 1901.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- et le volume des gaz dégagés peut servir de mesure à l'intensité de ces oscillations. Les expériences de M. Viol, répétées par M. Negreano, ont mis en évidence, par une méthode d'observation presque directe, l'existence de ces oscillations. Os physiciens ont déterminé la longueur d’onde des oscillations qui sc propagent dans des fils tendus reliés aux pôles d’une machine statique. Ces mesures confirment que la présence du gaz tonnant sur les électrodes à la Wollaston atteste bien la production de pareilles oscillations; mais elles ont montré aussi que ces oscillations suivent des lois plus compliquées que je ne l’avais supposé dans l’article cité. 11 v a donc lieu d’étudier ces phénomènes d’une manière plus approfondie.
- Rappelons d’abord comment on peut calculer les longueurs d’oiule des oscillations qui peuvent se produire dans un conducteur isolé, formé d‘un fil rectiligne aux extrémités duquel sont attachées des capacités et dont l’un des points A est maintenu à un potentiel constant. Soient : y, la capacité à l'une des extrémités du fil, située h la distance l1 du point A ;
- la capacité à l’autre extrémité, à la distance du point A ; c la capacité du fil par unité de longueur ;
- À la longueur d’onde des oscillations;
- On a :
- tg ^
- Ces équations peuvent aussi s’écrire :
- où m. et mi peuvent prendre toutes les valeurs entières o, i, :>....... Ajoutant membre à membre,
- il vient :
- où l = + Zs est la longueur totale du fil, et m — o, i, i....
- Le conducteur peut donc être le siège d’une infinité d’oscillations de longueur d’onde difle-
- Nous nous bornerons à considérer les deux cas particuliers où ces oscillations forment une série harmonique.
- Si les capacités aux deux bouts du fil sont égales toutes deux à o (y4 = y2 o) il vient : s il
- A = ’m+T’
- formule analogue à celle des tuyaux sonores ouverts.
- Si la capacité est nulle à l'un des bouts Cjq — o) et infinie (y., = co; à l’autre bout, c'est-à-dire si ce bout est relié au sol ou à un condensateur de très grande capacité, on a :
- formule analogue à celle des tuyaux fermés.
- M. Viol qui a étudié les oscillations dans un fil en observant les étincelles qui jaillissaient entre deux boules extrêmement petites n’a pu constater aucune influence d’un condensateur ou d’une bouteille de Levde attachés à l’extrémité du fil. Ceci s’explique par ce qu’il ne mesurait pas la longueur des ondes, directement, mais seulement d’après le nombre des ondes qui se produisaient sur une longueur donnée du fil. Comme l’adjonction du condensateur provoque seulement une variation d’un quart d'onde, il est bien dillicile d’apercevoir l'influence du condensateur quand il y a un grand nombre d’ondes. Ce qn’on peut observer, c’est le déplacement du nœud ou du ventre le plus voisin de l’extrémité du fil vers cette extrémité, quand on y adjoint une capacité.
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- M. Viol, se basant sur la concordance des oscillations acoustiques avec les oscillations électriques, a admis que celles-ci dépendaient des premières; c'est assez peu probable, si on pense (jue les oscillations électriques ont une période environ io6 fois plus petite que la période des oscillations acoustiques. M. Viol a constaté que le nombre des ondes diminue quand la distance explosive augmente, [.'électricité arrive au conducteur par l'exploseur comme l’air arrive au tuyau sonore par l'embouchure ou par l’anche; mais, tandis que le tuyau donne les harmoniques supérieurs quand on force le vent, les harmoniques supérieurs électriques se produisent quand on diminue la distance explosive.
- Revenons maintenant aux décharges obtenues avec les machines électrostatiques et comparons les résultats trouvés par M. Negreano avec les résultats des expériences antérieures. il. Negreano a relié l'un des pôles d'une machine Wimshurst avec un fil tendu en ligne droite et quelquefois les deux pôles avec deux fils tendus parallèlement : les ondes étaient marquées dans l’obscurité par des points ou des lignes lumineuses.
- Cette méthode d’observation fournit des résultats d’accord avec ceux que donne l’emploi des électrodes à la Wollaston, comme on va le voir.
- i°La différence de potentiel est plus élevée à l'explosion de la première étincelle qu’il l’explosion des suivantes. Cela s'explique par l’effet simultané de deux sources d'oscillations : la charge intermittente dn conducteur par les pointes de la machine et la décharge disruptive. Or, la quantité de gaz dégagée sur les électrodes à la Wollaston est plus grande quand il se produit une décharge disruptive que si les deux pôles sont suffisamment écartés pour qu’il ne so produise pas d’étincelle ; cependant, dans ce dernier cas, la différence de potentiel est plus considérable. 11 faut en conclure que les oscillations sont plus intenses à la première décharge qu'aux suivantes. Effectivement, M. Negreano a constaté qu'en supprimant l’étincelle, on n’observait que des points lumineux sur le fil attaché au pôle négatif, points qui so transformaient en lignes brillantes quand les étincelles éclataient. D’après les formules .'2et (a3) de l’article cité, il faut en conclure que la différence de potentiel est plus grande lors de la première étincelle.
- 2" Si on augmente la distance explosive, la quantité des gaz dégagés sur les électrodes ii la Wollaston augmente ; l’intensité des oscillations augmente donc avec la distance explosive. L’observation directe confirme cette conclusion, car les lignes lumineuses deviennent plus brillantes quand la distance explosive devient plus grande. Kn même temps on constate ce fait imprévu que la longueur d’onde des oscillations augmente en même temps que leur intensité. D’après les formules (22) et (*ï3) l’augmentation de la différence de potentiel de décharge avec la distance explosive est parfaitement compatible avec l’augmentation de l’intensité du champ.
- 3" Les différences de potentiel explosives qu’on observe en mettant l’un des pôles au sol sont beaucoup plus régulières quand ce pôle est le pôle négatif. Il parait évident que cette régularité tient à ce que les oscillations dont le pôle positil est le siège sont plus intenses que les oscillations se produisant dans le pôle négatif, et, dans ce dernier cas les variations du potentiel influent davantage sur les différences de potentiel mesurées. Ce fait serait bien difficile à vérifier avec les électrodes à la Wollaston. parce que les'quanlilés de gaz dégagé dépendent surtout de la surface des électrodes; mais les expériences de M. Xegreano en ont fourni la preuve, car en employant deux fils de même longueur tendus parallèlement et reliés aux deux pôles de la machine, les antres extrémités étant libres, il a observé sur le fil négatif une série de points lumineux équidistants; sur le fil positil se montraient une série de lignes lumineuses, dont les milieux correspondaient aux points lumineux du fil négatif : les oscillations étaient donc plus intenses sur le fil positif.
- 4° La différence de potentiel de décharge est indépendante de la capacité reliée à l’extrémité du fil. D’après les formules rappelées ci-dessus le nombre d’ondes dans lequel le fil est divisé
- m 1 , , + v
- est égal à-------— ou à ------ quand la capacité terminale varie de o à -f- oc. Si le nombre des
- ondes contenu dans le fil est très grand, la capacité ne doit que modifier insensiblement le phéno-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- mène. Les expériences fuites avec les électrodes à lu VVollaston montrent déjà snllisumment que les oscillutions se produisent aussi dans le conducteur relié nu sol (*).
- La distance explosive aux bornes d'une bobine d'induelioii se représente par l’une des formules (aa) ou (a3) sans qu’on puisse décider laquelle des deux convient le mieux. Cependant la première :
- ô = KA,--tÇ (E^ — a),
- paraît susceptible de fournir une interprétation mécanique de la décharge (2). Es désigne la différence de potentiel électrostatique; R., —• a, la différence de potentiel vraie à la décharge, a représentant la variation de potentiel due aux oscillations. Le produit A,- (R., — a) est égal à l’énergie électrique fournie par une seule oscillation; en multipliant cette expression par on aura
- l’cnergie totale de tous les chocs que reçoit le diélectrique dans l’intervalle explosif pendant l’unité de temps. C’est une expression analogue à celle que donne la théorie cinétique des gaz pour la pression.
- L'équation ci-dessus représente donc l’équilibre entre la pression électrique exercée sur la paroi de diélectrique dont l'épaisseur est égale à la distance explosive et la résistance de cette
- En général, tous les chocs portent sur le même point de la paroi; mais, si on soufllc de l’air à travers l’intervalle explosif, la paroi est déplacée et les chocs portent sur des points différents, ce qui doit produire le même effet qu’une diminution du nombre des chocs dans l’unité de temps, en d’autres termes de la fréquence .
- Mais, d’après la formule, cette diminution de doit entraîner une augmentation de Es; si la valeur de Es devient supérieure à la différence de potentiel réalisée, il faut que la décharge cesse. Ceci explique pourquoi on peut faire disparaître la décharge par le souillage.
- Toutefois la relation entre les propriétés des étincelles et la longueur d onde des oscillations qu’elles provoquent est encore bien mal connue. Les expériences de M. Viol montrent que la distance explosive influe sur la longueur des ondes de manière à faire prédominer les ondes d’une certaine longueur, de même que le son d'un tuyau est modifié par la viLcsse avec laquelle on fait arriver l’air au tuyau. Il est probable ([lie le diamètre des boules de l'excitateur a aussi une influence. C’est ce qui parait être, au moins d’après les phénomènes observés sur l'excitateur de Ilertz, dont la marche serait réglée surtout par la distance explosive, d’après MM. llagcubaeh et Zehnder. On pourrait modifier quelque peu le dispositif de M. "Viol en remplaçant les capacités négligeables des extrémités du fil par des boules de diamètre convenable et en diminuant la longueur du lil ; on peut s’attendre à ce que les oscillations fondamentales prévaudront sur les oscillations supérieures et que l’excitateur ainsi obtenu, étant complètement isolé, obéira à des lois assez simples.
- L’excitateur de Hertz paraît présenter de graves complications, par suite de sa liaison avec: la bobine d’induction ; il semble que cette liaison suffit à expliquer son amortissement énorme, l’énergie se dissipant plus librement dans les fils métalliques de la bobine que dans le diélectrique entourant l’excitateur. De plus, le courant de la bobine ne tardera pas à troubler les oscillations
- f1) L'Éclairage Électrique, t. XXVI, p. 3g8
- (5) Je dois rectifier ici une erreur que j’ai commise dans l’interprétation d'une expérience de M. liemsalech et sur
- je supposais que la décharge dépend des oscillations fondamentales ; or, les expériences de M. Viol et de M. Negreuno contredisent cette hypothèse ; aux oscillations fondamentales, il faudrait donc substituer les oscillations supérieures.
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- .ibçj
- excitées par l’étincelle, et, en général, les oscillations de l’excitateur Hertz sont soumises il diverses causes perturbatrices qui empêchent le cours régulier des oscillations.
- Parmi les conclusions que Hertz a tirées de ses expériences, il eu est. une qui paraît incompatible avec les lois de l’induction mutuelle. Il a trouvé que la force électrique décroît dans le voisinage de l'excitateur comme l’inverse du cube de la distance, tandis qu’ailleurs elle décroît comme 1 inverse de la distance. Cette dernière loi est d’accord avec l'opinion ancienne que l’induction mutuelle décroît comme l’inverse de la distance, mais la première-ne l’est pas. 11 y a lieu de supposer que celte loi du cube de la distance est une propriété caractéristique des phénomènes qui se passent dans l’excitateur de Hertz, mais ne constitue pas une loi générale comme on l’a admis. Il serait possible de résoudre cette question en employant un excitateur analogue à celui de M. \ iol, dans lequel on supprimerait toutes les oscillations supérieures pour ne laisser subsister que l’oscillation londainentale.
- K.-R. .Imivsox,
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Méthode de détermination rapide des harmoniques d’une oscillation complexe, jjjh-M Ascoli. Ehttricista, t" juillet hjoi.
- h oscillation étant représentée parla fonction
- on multiplie les deux membres par sin m.i: et ou intègre les deux produits.
- On a
- sitL2 mxdr — r:À,„ .
- Les autres intégrales du membre sont nulles. comme on sait f1), et on obtient finalement
- on mènera les ordonnées correspondantes y ,
- //.....Puis, par un point pris sur une feuille
- de papier quadrillée nu millimètre, on mènera mie série de ravons divisant le plan en autant d’angles égaux, ici 36 de io° chacun. On choisira deux rayons perpendiculaires, dont l’un correspondra à l’origine des angles x. Les rayons
- correspondant aux angles de iou, hom, 3o°, ....
- et aux ordonnées y , t/s,......respectivement,
- seront numérotés i, a, 3 ...... Les projections
- sur le rayon origine et le rayon perpendiculaire de 1 une quelconque des ordonnées y portée sur le rayon numéroté n, seront respectivement
- on obtiendra très rapidement les sommes
- et de même
- Cela étant, sur l’épure de la courbe supposée donnée en coordonnées cartésiennes, ou divisera l'intervalle d’une période complète en un certain nombre de parties égales, 36 par exemple, et par les points de division de l’axe des abscisses,
- (J) f.um. Élect., 12 octobre 1893. Analyse des courbes périodiques (P. Boucherot).
- On preudra pour déterminer les coefficients Al, Br les valeurs approchées (u) (')
- ') ( U '
- (*) Le procédé le plus simple serait évidemment de
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- //ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Pour mener rapidement les opérations, on dressera une table des produits y sin nx, y cos nx. Avec une ouverture de compas égale à j/,, on porte celte longueur sur les ravons i, 2, 3, 4? 5, 6 successivement, en lisant chaque fois les deux projections sur le rayon origine et le rayon perpendiculaire, ce qui sera très facile avec le quadrillage en millimètres. Les nombres obtenus constituent la première ligne de la table. La deuxieme ligne sera obtenue par la lecture des projections de l'ordonnée y, portée sur les
- rayons 2, 4..... 12, la troisième ligne par les
- projections de y.t portée sur les rayons 3, 6....
- 18, etc. Ces lectures étant reportées sur la table avec leur signe, la somme algébrique des nombres de chaque colonne, multipliée par — donnera la valeur approchée des 12 coefficients A et B auxquels on limite le développement avec des erreurs de quelques millièmes seulement.
- P.-L. C.
- Influence des harmoniques dans la composition des grandeurs alternatives de phases différentes, pav A. Délia Riccia. Elettrir.isUi du
- Considérons deux différences de potentiel périodiques, de fréquence f = — , égales, mais d’ailleurs quelconques, décalées entre elles d'un angle correspondant à un temps tv. Posons donc
- é — V (A,„ cos mn,t -f B„, sin muA)
- «" = y (AH(cos»iw •<-<„)•+ B.»
- mesurer les ordonnées r,j2. . ., el de calculer les valeurs les produits r, sin io°, _r2 sin ao°. .., en les additionnant et multipliant par ——- , 011 aurait la valeur approchée de A, ; la somme des produits sin 20°, j sin ;jo°. . ., multipliée pur , douue la valeur approchée de A4 et ainsi de suite.
- Ou obtient aisément e! H- e" et les valeurs efïi-
- («v^en.
- r
- 1 V (M,
- U’oi.
- .. V
- \
- y
- Ces rapports ne dépendent pas du décalage de phase 0., — entre deux composantes quelconques, mais seulement de l’amplitude de ces composâmes et de l’angle 0O = w t0.
- Supposons que les deux différences de potentiel agissent sur deux circuits possédant des constantes U, I., C égales, ou obtiendra aisément pour les courants 1 i".
- Ces rapports ne sont pas égaux à ceux qu’on vient d’obtenir pour les différences de potentiel, attendu que dépend de m.
- Supposons que les deux différences de potentiel appartiennent a un système polyphasé équilibré, où alors tol0 = -l r— , et les valeurs de eus nmt0ou x itcos mo)t0 se reproduisent périodiquement ; appelons x la grandeur alternative considérée (courant ou différence de potentiel)
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- t Xm l’amplitude de sa composante d'ordre , Pour un système triphasé équilibré, on a
- et les composantes se subdivisent en trois séries pour lesquelles
- t trouve de la même manière
- — V2 — '-‘H 0< = V2 +2
- 77».= 3/1 + 1. 3/7 + a, .3/7 + 3
- respectivement, n variant de 0 à x et
- + i + ,os„7,+)-^ 1,4, OUI, I, 1+3 a (. — cos /mot,,) = 3, 3, 0,0a 3, 3,3-3
- d’où il résulte
- /i + 3R
- S
- S
- O11 a donc à chaque instant
- et
- et dans
- et
- + +,+ ++" = o
- ixU-(su~ix"').ir
- (,r' + (c'")eff
- à moins que toutes les composantes ne soient toutes de lu troisième série, pour laquellem — 'Sn. On obtient aisément les relations simples
- et
- et dans le cas oii R = -L .
- Dans les circuits contenant des capacités élevées par rapport à la résistance età l’inductance, les harmoniques supérieurs du courant peuvent atteindre une amplitude /moCEm notablement plus élevées que l’amplilude fondamentale (o CE. Ainsi dans l’exemple suivant, la différence de potentiel étant donnée par
- E,
- e' — E. cos u>tzt —cosïgwf— O9}
- 9V a
- le courant est représenté par
- 1 ^$7^ cos(gwf- 69 —®i>)
- Si le système où l’on a à composer deux grandeurs de celle nature est triphasé, on retombe sur le cas particulier mentionné ci-dessus ^R — —r-j- La présence d’un harmonique d’ordre 9, et dontl’amplitudé est seulement avec celle de la différence de potentielfondamen-tule dansïe rapportde 1 tujy 2 j s 11 dît pour que la composition de deux courants décalés de iao° se fasse suivant la loi de composition de deux courants en quadrature (comme cela résulte des égalités <r = 8 = y'*>.). Ce qui montre bien combien il faut peu se fier aux coeflicienls numériques qui caractérisent la composition des grandeurs déphasées, quand ces grandeurs ne sonL pas des harmoniques simples (sinusoïdes), et quand les circuits renferment des capacités.
- P.-L. C.
- Lieux géométriques dans les diagrammes des courants alternatifs, par Schenkel, à Dresde ; Elektrùtcchnisclie Zeitschrift, t. XXII. p. io/j3, 19 dé-
- La résolution des problèmes concernant les courants alternatifs, est beaucoup simplifiée par l’emploi des règles suivantes concernant les
- .s d'i
- équilibré à 4 phases
- O11 prend une
- Dans le ca;
- direction quelconque comme
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- r. xxx. — n» n.
- 3ya
- L’ÉCI.AIIIAGE ELECTRIQUE
- point de dépai't des angles, et un sens de rotation donné ; alors :
- 1' Pour additionner ou retrancher deux vecteurs, on l’orme avec ces vecteurs portés dans le sens convenable, un parallélogramme et on prend la diagonale;
- >" Pour multiplier deux vecteurs, on porte une longueur égale au produit des vecteurs sur la direction obtenue en faisant avec la direction de base un angle égal a la somme des angles des vecteurs avec cette direction;
- 3° Pour faire le quotient de deux vecteurs, on porte une longueur égale au quotient de leurs longueurs sur une direction luisant avec la direction de base un angle égal à la différence des angles des deux vecteurs avec celle direction.
- Comme exemple, l'auteur traite le cas du transformateur survolleur (fig. i) : deux bobines
- menter; on obtient ainsi une certaine, Leusion P., aux bornes des lampes : comment varie cctle tension avec la tension du réseau et le courant secondaire ?
- Ln figure •> donne le diagramme de ee.t appa-
- reil, dans lequel les vecteurs sont les suivants ; M, champ résultant :
- J0, courant à vide ;
- i-, courant secondaire, dans son action sur la bobine I.
- Ip courant primaire ;
- J.,, courant secondaire ;
- E, et \i.v forces électromotrices primaire et secondaire ;
- E, tension du réseau;
- P.,, tension d'utilisation (aux lampes);
- Z et Z.,, impédances primaire et secondaire;
- a. rapport du nombre des spires de I et II. Supposons que la charge est non inductive. Les équations symboliques suivantes (méthode Steiumelz) sont vérifiées :
- E — E, -j- J,Z,
- E + K, - \\ + JaZ E, = aE
- h = J° + ir
- Etudions le rapport
- ce rapport est égal à
- _ iws,u + *i+.»Zi;
- ' _ lLx^Z,. -j- Z,j + a*2/Z« + Z, + ZeZ, ’
- ce que l’on peut écrire
- — __
- ' "ÎLV + W '
- 4, /., ll2, sont des vecteurs. On peut donc construire géométriquement p d'après les règles données plus haut.
- L’auteur étudie la généralisation de cette expression
- . — a + bx — h.
- c + d* ~ rt'
- ou a. l>, c et d sont des vecteurs donnés fixes, et x un vecteur variable en grandeur, mais iixe en position.
- Dans ces conditions (lig. 3), si on construit /•,, on constate que [bx) a une direction constante, et une longueur proportionnelle à .r ; par suite.
- (bobine I) (y
- U
- (1)
- D)
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- le lieu de l'extrémité de i\ est ime parallèle à (bi': ampères; de même pour r.„ dont l’extrémité a pour lieu la droite B. Si maintenant, on prend le quotient — suivant la règle, on obtient un vecteur p faisant avec la direction de base un
- angle p, égal à l'angle des vecteurs rk et r2, et dont l’extrémité décrit un cercle (démonstration analytique facile).
- Si Gj el G, représentent deux quantités complexes, de rapport p, on voit que si G., est connu, pour obtenir Gr il laudra porter une longueur proportionnelle a p sur une droite faisant avec G„ l’angle <p, de sorte que et G., feront entre eux l’angle ©, d'où la règle générale :
- Si le rapport de deux grandeurs électriques peut Mre mis sous la forme
- , _ « + *'A ^ c -f- dx 3
- dans laquelle a, c, d sont dos vecteurs fixes, x un vecteur de position fixe et de grandeur
- variable, lorsqu'une des deux grandeurs, par exemple le dénominateur, sera constante, l’autre
- décrira un cercle ; si a est nul, ce cercle passe à l’origine ; pour c = o, il devient une droite ; enfin, pour a c -= o, il se réduit k un point.
- La figure 4 donne un exemple de construction de cette expression. ACF est le lieu des extrémités de rr BDG celui des extrémités de r.y Menons FB ,i AG, et Cil || AB. Une fois t\ choisi, en oE par exemple, en menant EF et FG parallèles, respectivement k AB et k IID (droite résultant d’une première construction faite sur r\ et rs), on obtient immédiatement le ri correspondant.
- Fig. 5.
- Pour terminer, l’auteur donne l’exemple d'un transformateur survoltcur, dont les constantes sont :
- Pour R., = ioü, on trouve (fig. 5).
- R, L' i63o ohms2,
- R2 V = 83o olnns-,
- De même, pour
- i5 ohms i,86
- ia » i,;f> .
- Pour K constant, P2 décrit un cercle passant il l’origine des coordonnées, pour Pâ constant E décrit une droite. A. M.
- Conjoncteur disjoncteur Fièvé. — Bulletin de
- L’appareil a été combiné de manière qu’une très faible différence, positive ou négative, entre la tension aux bornes d’une dynamo et îa tension aux bornes d une batterie d’accumulateurs disposée en parallèle établisse ou supprime les
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- L’ÉCLAJRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — N° u.
- connexions entre la dynamo et la batterie. Il comprend les pièces suivantes :
- i° Une bobine creuse horizontale A (fig. i
- et 2), au centre de laquelle un novau de fer doux B peut osciller entre deux pivots CC'. Ce noyau porte à chacune de scs extrémités un bras D,D'; les deux bras sont dirigés en sens opposés ; l’un est en avant» l’autre en arrière de la bobine ; ils longent ses joues, se recourbent ensuite contre la snrface extérieure de la bobine et se terminent par deux appendices polaires EF/ cintrés en quart de cercle : novau, bras et appendices constituent une armature en forme d’S embrassant la bobine. A l'un des appendices est fixée la pièce de conjonction F plongeant dans les godets ;i mercure ; à l'autre un contrepoids G. Ce système oscillant forme la partie conjonctive de l’appareil.
- La bobine A porte deux enroulements. L’un, formé de quelques tours de gros fil, est en série sur le circuit de charge lorsque la conjonction est établie. L'autre est constitué par un fil de G à 8 dixièmes de millimètre pris en dérivation sur les augets, par conséquent on série sur le circuit principal, lorsque ce circuit est ouvert et on dérivation sur le gros fil lorsque la conjonction est laite ; l'auteur le nomme enroule-
- 2° Deux électro-aimants droits IIIT ;fig. 3) dont un des j^ôles est cintré en quart de cercle, chacun de ces pôles, magnétisés cl — embrassant lu bobine circulaire, l'un au-dessus, l'autre au-dessous, ainsi que les appendices polaires de l’armature de cette bobiuc. (les pôles exercent sur les appendices deux forces
- attractives et doux forces répulsives qui permettent de faire mouvoir la partie conjonctive. Les deux autres pôles h h' des électro-aimants sont utilisés pour une fonction auxiliaire dont il sera question plus loin.
- Les doux électro-aimants II IF sont enroulés d'un fil de 0,18 mm, relié aux bornes de la dynamo, ayant une résistance d’environ 3 000 ohms et pouvant supporter d’une façon continue le courant produit par une tension de 170 à 180 volts.
- 3° D’une armature I (fig. 4), en forme d’an-
- l‘ig. — Dispositif auxiliaire.
- neuu allongé, constituée par un tube de fer sur lequel se trouvent deux enroulements en fil fin en série avec l’enroulement des électro-aimants; ces enroulements tendent a former deux pôles conséquents de noms contraires à ceux des pièces polaires hh'. Cette armature porte un levier K et une lame ressort T,, en contact avec une pointe M ou isolée d’elle suivant la position de ladite armature.
- La figure 5 indique les connexions des diverses parties de l'appareil à la batterie et à la dynamo. Tant que celle-ci n’est pas mise en
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- mouvement, la fourche F se trouve hors des godets, le contrepoids G étant réglé pour qu’il en soit ainsi. En outre l’armature I se trouve alors dans une position telle que son levier K enclenche la fourche et empêche celle-ci de retomber dans les godets, ce qui aulrement pourrait arriver accidentellement-, l'action du
- contrepoids étant très faible ; de plus la hune ressort L sc trouve isolée de la pointe M, ce qui maintient coupé le circuit de l'enroulement moyen de la bobine A, une des extrémités de l'enroulement étant reliée à M, l'autre en L (pour ne pas compliquer la figure 5, n’a pas représenté cctlc disposition). Si maintenant on met la dynamo eu marche, les enroulements des électro-aimants fixes et de l’armature I seront traversés par un courant et l'armature tournera; ce déplacement aura pour effet de libérer l'enclenchement de la fourche et de lermer le circuit de l’enroulement moyen de la bobine A. Les appendices polaires EE' de cette dernière seront dès lors aimantés et subiront une attraction magnétique de la part des pièces polaires IIII', attraction qui maintiendra sûrement la disjonction que le contrepoids G pourrait être incapable de maintenir comme nous l’avons dit. Mais à mesure que la force électromotrice de la dynamo augmente, le courant qui traverse l’enroulement moyen diminue et finit par changer de sens quand la différence de potentiel aux bornes de la dynamo devient égale à la différence de potentiel aux bornes de la batterie. A ce moment, l’action magnétique des pièces polaires 1UL sur les appendices polaires EE' tendra à faire tomber la fourche dans les godets et par conséquent à effectuer la conjonction ; I à cause de l’action opposée du contrepoids G, I celle-ci ne se produira pas au moment précis '
- où la tension aux bornes de la dynamo égale la tension aux bornes de la batterie ; mais comme faction du contrepoids est très faible, il est iacile d'obtenir la conjonction pour une différence de deux ou trois volts seulement entre ces dernières quantités. Dès que la conjonction est laite, l’enroulement moyen se trouve en court-circuit; il n'est donc traversé par un courant que pendant un temps très court et iln'v a pas ii craindre un écbauffèment exagéré. Quant à la disjonction, il est facile de voir qu’elle se produira dès (pie la tension aux bornes deladvnamo deviendra, en diminuant, juste égale à la tension aux bornes delà batterie, l’action ducontre-poids ne donnant lieu à aucun retard clans ce
- L'inventeur revtMidique en laveur de cet appareil divers avantages, en particulier celui d’opérer la conjonction cl la disjonction quelle ([uc soit la tension aux bornes de la batterie. Cf est là eu effet une qualité (pie ne possèdent pas beaucoup de conjoncteurs-disjoncteurs qui doivent être réglés pour une valeur moyenne de cette tension (’'. J. Il.
- Relais de l'Elektriziiats A.ktiengesellsehaft, anciennement Schuckert et C- pour l’indication des différences de charge des conduc-
- Le relais étudié par l'Elektrizitats-Aktienge-scllschaft, anciennement Schuckert et Cic, est destiné à indiquer la surcharge d'une des phases dans les installations polyphasées ou la rupture d’un des conducteurs.
- J1 se compose de deux noyaux de fer égaux a et b ^fig. i) dont les armatures c et d sont reliées mécaniquement par une tige lt l2 mobile autour du point f. Les a noyaux sont aimantés parles enroulements g, A, i et k ; le nombre de tours de .g et de h est N. Celui de i et de k est N,. Dans le cas d’une distribution polyphasée, g est inséré dans un conducteur, h dans le sc-
- ia valeur vraie de la teusion aus bornes de la batterie, tous les éléments chargés seront en série, et elle descen-
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- 3{,r> L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- cond et les deux antres i et k dans le troisième.
- l'ig. i.
- Le relais doit rester eu repos quand les con- ; ducteurs n'ont pas de couvant et quand ils sont j traversés par des courants de même intensité; il doit au contraire entrer en action si une inégalité se produit en dehors de certaines limites.
- À cet effet, les enroulements g et h sont traversés en sens inverse par leurs courants respectifs et les nombres N, et N2 sont dans un rapport déterminé.
- Fig. a et 3.
- r, p, q, (fig. i) sont les vecteurs représentant les trois courants, r traverse g, q renversé de i8o° c’est-à-dire qi traverse A, et p traverse i et k. Une rotation d’ensemble de 90e donne (fig. 3) les directions des forces d'attraction magnétique excitées par les courants. Les rapports de fer et d’air sont les mômes. La force F est re-présentée par l’expression
- P = cni <jl
- ou comme <j.=f(ï,n.
- I3 — c n i f {i, n).
- Les expressions pour g et A sont
- = «J
- P't - <! filv’h)
- et pour i et k
- \\2 = c n.pfip.rü
- Les courants r, p et q pour des charges égales étant égaux, soit i la valeur maxima commune,
- P = P'J=c1n1f(i, ni)
- P2 = Cl n* f [i, n,).
- P, et P', agissent sur le noyau a avec une différence de phase de 6o°, leur résultante
- P3 nzyTP,. dont le moment est
- fîP. h-
- La force P. exercée sur le uoyau b est 2 P., et le moment 1 P, l%.
- On doit avoir
- V;T VL /, — '2 14 4,
- c’est-à-dire :
- V'3 », /-(f. »,) f, = =.«,/(.'.«,) 4-
- L’équilibre a donc lieu, pour des nombres égaux de tours c’est-à-dire pour
- pT 4 = 24
- et pour des bras de leviers égaux si
- vT«,A(ù nj =1S|fCi «,),
- Pour les fortes saturations on a
- 4(4 Jll) = A(bȔ)
- et il suffit que
- V/T/q - a .
- Si les charges des phases ne sont pas équilibrées. l'équilibre du svstcme est rompu.
- Kig. 4-
- Le mouvement qui en résulte peut être facile* ment utilisé pour actionner un avertisseur ou un disjoncteur.
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- Dans les réseaux d’éclairage, des petites variations se produisent fréquemment sans pour cela troubler l'installation ; il faut dans ce cas régler la sensibilité entre de larges limites. A cet effet on augmente la distance de l’armature au noyau, ou l’on emploie des ressorts et
- («g- 4).
- Fig. 5.
- La figure 5 représente une disposition dans laquelle les noyaux induits sont accouplés magnétiquement ainsi que les armatures.
- Daus le cas d’un système diphasé à 3 conducteurs, un des courants traverse la bobine £, l’autre inversé traverse h, le conducteur de retour traverse i et k.
- On a
- P, = lA P:
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Electro-aimants industriels, par Walter Be-necke. Klektrotechnische Zeitschrift, t. XXII, p. 542,
- juillet 1901.
- On se propose de montrer qu’au point de vue de la force partante il y a avantage à choisir des pôles d’électro coniques el de varier l’angle d’ouverture suivant les matériaux employés.
- O11 appellera :
- Z' la force portante de l’aimant dans la direc tion des lignes des forces;
- Z la lorcc portante suivant l’axe de symétrie;
- Z, la force portante normalement à l’axe ; l'induction dans l’entrefer ;
- HL l'induction dans le 1er;
- x$ les ampères-tours consommés dans l’eu—
- xr les ampères-tours consommés dans le fer;
- V la course de l’aimant;
- 5 la longueur de l’entrefer suivant les lignes de force ;
- l la longueur du fer;
- r le rayon de l’électro ; la section de l’entrefer;
- la section du fer;
- X le flux total ; a la demi-ouverture du cône.
- La force portante d'un éleelro est
- ( _ îli* —
- îB| Zt
- Ï65T7F 6 k|«'
- (0
- lignes de force traversent l’air normalement aux surfaces polaires; 011 négligera les quelques lignes qui passent au sommet et sur les bords pour supposer que tout le flux s’écoule à travers la section d’air Des égalités :
- on déduit
- tBj —
- — ;B,
- D’ailleurs :
- el comme on peut écrircla formule (1)
- sous la forme .
- La force portante utile suivant l’axe de symétrie est
- (4)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — N° H.
- %8
- Si donc xs était constant, Z croîtrait indéfiniment pour une ouverture nulle. Mais outre qu'en réalité xg tend lui-même vers zéro pour a nul, il n’y aurait pas intérêt à construire des cônes trop déliés. La composante normale Z2 = L! cos a atteindrait de très grandes valeurs d’où frottements inadmissibles. Un cas pratique au contraire est celui où la somme xe -f- xg est constante = K.
- Pour déterminer la force portante on choisira à priori une valeur de Xg qu’on portera dans la formule [o.'), d’où ; de (2) on déduit ‘Ji„ ; d’où, en connaissant la courbe de magnétisme du for emplové, .r,, et on devra vérifier que xe -(- Xg = K. Par tâtonnements successifs on trouvera ainsi la bonne valeur de Xg qu'on portera dans ;4K d’où Z.
- Il sera plus commode d’employer les diagrammes de la figure 2 qui sont la représentation graphique des équations (2) et (2^ ; ayant ainsi tl3e graphiquement, on continuera connue ci-dessus. C’est ce qui a été fait pour les courbes de la figure 3 qui représentent la force portante
- de deux échantillons de fonte et d’acier pour une somme de .r, -f- xg — -non.
- Ces courbes montrent qu'il y a un maximum de la force portante pour une demi-ouverture de 20° dans le cas de l'acier, et de 28“ dans le cas de la fonte. On voit aussi que, s’il y a grand avantage il faire des électros en acier aux environs du maximum, il n’y a pas lieu de les préférer à ceux en fonte quand les pièces polaires sont planes. La courbe ponctuée de la figure 3 est une courbe expérimentale obtenue par un électro
- Fig. 3.
- à cônes mobiles en fonte; la vérification, on le voit, a bien réussi; les valeurs un peu supérieures qu’on a trouvées s'expliquent parce qu’on a négligé le flux sur les bords dans le calcul.
- On peut remarquer enfin que la forme conique devra être préférée à toute autre forme de révolution; les lignes de forces suivant un parallèle sont normales au cône circonscrit qui ne sera pas en général le cône du maximum.
- C. Dattec.ay.
- Monte-charge électrique de la glacerie de Saint-Gobain. Extrait d’une communication faite par M, Boknkï à la Société de l'Industrie minérale et repro-
- pUL«. " UStneie 6 nmt ^
- Ce monte-charge, installé par les anciens établissements Luc Court et C°, doit desservir trois étages; le mouvement en charge étant toujours ascensionnel et la charge étant toujours la même,
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- oit a pu prendre un coutre-poids équilibrant la moitié de celle-ci, de sorte que l’appareil travaille dans les mêmes conditions dans les deux sens, montée et descente.
- L'appareil sc compose (fig. i à 3) d’une charpente métallique dont les montants servent de
- guides à la cage et dont la partie supérieure porte le moteur et les organes mécaniques.
- Le moteur, qui peuL marcher dans les deux sens, commande par courroie un arbre fileté D engrenant avec une roue K; la vis et la roue tournent, dans un bain d'huile. Sur l’arbre de la roue sont calées deux noix F entraînant les deux brins d’une chaîne calibrée. Les extrémités de celle-ci sont attachées au contre poids G, tandis que la partie médiane passe sous la poulie de suspension II de la cage. Le dispositif est complété par un commutateur manœuvré à la main, mais à distance, pour le démarrage, automatiquement pour l’arrêt, et par deux freins, l’un mécanique, l'autre électrique, fonctionnant par la commaude du commutateur.
- Sur l’axe du levier du commutateur a (fig. 4) est calée une roue dentée p engrenant avec une roue /' montée elle-même sur le même arbre qu’une roue à chaîne de Galle /,. La chnîncporte à une extrémité une barre de commande t qui descend tout le long du monte-charge et h l’autre un contre poids/. F.n taisant monter ou descendre cette barre, on fait donc tourner le eoininu-
- Fi* 4-
- tateur dans un sens ou dans l’autre; pour le mouvement automatique de celui-ci, la barre présente aux points voulus des taquets que la cage rencontre un peu avant la fin de la course, ce qui déplace la tringle; fixes dans le sens do la hauteur ces taquets peuvenl s’effacer par rotation autour de la tringle suivant les étages à desservir.
- La manœuvre du commutateur serre ou desserre du même coup le frein mécanique. Celui-ci est constitué par une poulie p (fig. 5), montée
- sur l’arbre de la vis sans fin et par un ressort, muni de frotteurs, qui l’entoure et dont les deux extrémités sont reliées à deux leviers en ciseaux portant des galets mm. Le serrage est obtenu par l'écartement des galets entre lesquels un levier Cil enfonce, soùs l’action du contre-poids C, le coin IL Ce coin est retiré au moment de
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- I/ÉCLA1RAGE ÉLECTRIQUE
- ht mise eu marche par l’action sur le galet Gdu levier d’une came solidaire de la poulie P entraînée par la chaîne de Galle. T.e frein, serré à la position d’arrêt, se desserre donc dès que l’on commande la mise en marche dans un sens ou dans l'autre.
- La ligure 6 indique le schéma des connexions
- Fig. 4.
- réalisées par la manœuvre du commutateur. Dans la position moyenne de celui-ci, le moteur est hors circuit. Si on l’ainène en MN, le courant passe dans l’induit en suivant le circuit G, À, C, U, résistance de démarrage RR,, 1, traversée de l’induit dans le sens de la flèche j\ P, If,, 1), R. G,, retour à la ligne. En môme temps le courant est dérivé dans les inducteurs en suivant le circuit : G, .1. L. traversée du moteur dans le sens de la flèche œ, 1/, K, E, B, G,, retour à la ligne. Le moteur démarre donc et lorsque sa vitesse est devenue suflisaute la force centrifuge enclenche les contacts O et O,, P et P,. La mise en contact de O et O, ouvre au courant de l’induit le circuit G, A, C, 11, O,, O, 1 et le reste comme plus haut, de sorte que le courant cesse de passer par la résistance de démarrage. La mise en contact de P et P, permet nu courant iuductcur de revenir par I.,, P , P, K(, G,. Lorsque le monte-charge, dans son mouvement, rencontre un taquet de la barre de commande, le commutateur reprend sa position moyenne; le circuit de l’induit est donc séparé de la ligne, mais le circuit des inducteurs reste fermé par le dernier trajet; par suite le moteur
- se transforme en dynamo génératrice, le courant produit se fermant sur la résistance F Ft en suivant le chemin : 1, O, O,, II, F, F,, Q, 1), H,, 1,. 11 y a freinage et dès que la vitesse a suffisamment diminué, les contacts O et O , P et P, sont rompus et le commutateur et. le moteur se trouvent prêts pour une nouvelle mise en marche. Si maintenant le commutateur au lieu d’être amené en MN, comme nous l’avons sup-2>osé, est amené en M7 N7, le moteur démarre, mais il tourne en sens inverse de celui dans lequel il tournait précédemment.
- J. RliïVAL.
- MESURES
- Mesure des faibles capacités au moyen des tubes de Geissler, purBorgmann. M. Phys. Zeüuny, iü août 1901.
- Un pôle de la bobine d’induction R, figurée sur le croquis ci-dessous, est relié «à la terre, taudis que l’autre pôle est relié par un fil long et de faible section, à une électrode en platine E qui plonge dans une cavité pratiquée dans un bloc de paraffine et remplie d’un électrolyte de hante résistance. Aux extrémités 1) et F de la cavité sont placées deux autres électrodes en platine reliées aux extrémités B et C d’un tube dans
- lequel on a faiL le vide. Ce dernier devieut lumineux aussitôt que la bobine d’induction est excitée. La luminosité du tube ne donne aucune indication pour la polarité, et ne change-pas si on inverse les pôles.
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- Si l'électrode E est placée au milieu de la cavité, et si on relie à B et à C deux capacités égales, une raie sombre apparaît dans le milieu du tube de Geissler; cette raie est bien définie, et demeure fixe, tandis que, des deux côtés de la raie sombre, la luminosité osllu môme.
- Si on déplace l'électrode E, la raie sombre se déplace aussi dans le tube. Ce pliéiiomème se produit également lorsqu'on fait varier une des capacités reliées à B ou à C de telle sorte que ces deux capacités ne soient plus égales.
- Sur cette observation est basée une méthode de mesure des faibles capacités : on compense avec une capacité connue et réglable la capacité à mesurer. On se sert, dans ce but, de deux burettes I et II remplies d’une colonne de mercure dont on peut faire varier la hauteur au moyen d’uu robinet de vidange. Ces burettes portent, à leur extrémité inférieure, un fil de platine scellé dans le verre de la paroi. Pour le calibrage de l'appareil, on sc sert d'un globe métallique M de capacité connue.
- G. Roesch.
- Mesure de l’angle de décalage dans un circuit a courants triphasés, au moyen d’un wattmètre, par A.-S. Mc. Allister. Eleclrivut World, and Enginecr, l. XXXVIII, p.849, i'i novembre 1901.
- Depuis quelques mois, la construction des instruments destinés à mesurer l’angle de décalage ou le facteur de puissance d’un circuit à courant alternatif a pris un développement extraordinaire, et il semble que le moment soit proche ou un indicateur de facteur de puissance sera considéré comme un appareil aussi essentiel que le voltmètre dans l’équipemeut d'un circuit de distribution d'énergie.
- Bien que, jusqu’ici, on ne puisse avoir recours, avec certitude, à de tels appareils de mesures, il est cependant nécessaire de les avoir sous la main. Dans la plupart, des cas, la détermination de l’angle de décalage implique la mesure de La puissance effective et de la puissance, appa-
- Outre que la méLhode do comparaison entre volts-ampères et watts, pour l’évaluation de l’angle de décalage, exige un grand nombre d’instruments, cette méthode est sujette à plusieurs causes d’erreur. Une erreur dans la lecture d’un seul instrument affecte h la fois tous les résultats obtenus ; et quoique, dans certains cas. deux wattmètres puissent être
- disposés de manière à indiquer la puissance exacte, le produit des ampères par les volts ne pourra exprimer les watts apparents qu'aulanl que l'on mesurera 1 intensité du courant dans chacun des fils lorsque les branches sont chargées de façou asymétrique. En réalité, il est tout à lait possible, dans un courant triphasé supportant des charges non équilibrées (sur les 3 branches), d’obtenir un facteur de puissance indiqué supérieur il l'imité, lorsqu'on néglige de prendre la précaution rappelée ei-dessus.
- La méthode consistant à employer un seul wattmètre pour déterminer l'angle de décalage, est exposée ci-après. Bien que le principe n’en soit pas nouveau, M. Mc Allister pense que
- e méthode n’est, en général, pas assez con-pourque sa simplicité dispense de commettre erreurs. Si on connecte un wattmètre,
- comme l’indique le diagramme figure 1, de telle sorte que sa bobine d'intensité soit montée en série sur l’un des fils d'un circuit triphasé, et que sa bobine de teusion soit montée en dérivation entre ce fil et l’un, d'abord, puis l'autre, des deux autres fils, les deux lectures faites sur l’instrument permet tent de déterminer l’angle de décalage du courant, au moyen de la relation suivante :
- */.- W, — W, lang 9 — V 3
- dans laquelle a est l’angle de décalage, et W, et W3, les deux valeurs lues au wattmètre, comme ou vient de, l’indiquer.
- Lorsqu’on aura >6o°, l’une des lectures sera négative, de telle sorte que la différence des lectures sera plus grande que leur somme. Soit I l’intensité du courant dans le fil AX ;
- E la force électromotrice, dans AB et dans AC On a alors :
- rz IE cos (o — 3ou)
- W* — IE cos (9 3ou)
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- L ’ É C L A T R A G E E T. E ETRIQUE
- Et, puisque cos (a ih — cos a cos [3 sin a
- \\\ — W, = IE cos (o — 3o'*j — cos (o + 3o»)
- = 2 IE sin 3ou sin © = TE sin 9 W, + \Yi = IË cos (ç - 3o°)'+ cos (o -j-3o«)
- = 2 IE cos 3oJ cos o _ 1E y'3 cos © AY^-VY, 1
- w, + w2 -ÿr~'s?
- Si la force électromotrice AB n'est pas égale ii la force électromotrice dans AC, la lecture du wattmètre dans une position quelconque peut être corrigée de manière a donner la valeur que l’on aurait obtenue si les deux voltages avaient été égaux : dans ce cas, la relation donnée plus haut reste vraie.
- Une erreur proportionnelle dans le calibrage de l’échelle du wattmètre affecte également la
- somme et la différence des lectures, et, par conséquent, elle n'altère pas le rapport de ces deux quantités : il en résulte qu’un wattmètre dont l’échelle présente une erreur quelconque, peut être utilisé pour déterminer la valeur exacte de l'angle de décalage, et qu’un électrodvua-momètre quelconque, calibré ou non, peut remplacer le wattmètre dans cette évaluation.
- T.a valeur ainsi obtenue représente exactement l’angle de décalage entre l’intensité du courant dans le fil AX et la tension moyenne entre
- AB et AC.
- Si les trois branches sont également chargées, la somme des deux lectures laites sur un wutt-inèlro exact représentera la puissance réelle, tandis que la différence des deux lectures indiquera la « puissance déwattée ».
- Roescu.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIETE INTERNATIONALE DES ELECTRICIENS
- Séance du mercredi J mars Î902 Présich-nce de M . A. IIii.l^iilet
- M. Armagnat lit un Rapport sur les travaux de la VF section de la Société, relatifs à l’étude des propriétés magnétiques du fer, et notamment à l’étude des perniéamètres. Ce rapport sera analyse dans un prochain numéro.
- M. d’Arsoxxval fait ensuite une très remarquable conférence sur les Phénomènes électriques aux basses températures, qu’il a étudiés au moyen du froid produit par l’air liquide. 11 espère pouvoir les étudier prochainement au moyen de l’hydrogène liquide.
- 11 commence d’abord pur exposer quels sont les procédés de fabrication et de conservation des gaz liquides, puis il étudie les propriétés physiques de ces gaz et l’action du froid intense qu’ils permettent d’obtenir sur les phénomènes physiques cl chimiques.
- I.es gaz dits permanents furent liquéfiés pour la première fois, en 1877, par M. Cailietet; sa méthode, qui est classique, consistait à comprimer les gaz il plusieurs centaines d’atmosphères
- de pression et, ensuite, Èi les laisser sc détendre brusquement. Sous l’action combinée de la pression et de l’abaissement de température résultant de cette détente, les gaz se liquéfiaient. On ne pouvait obtenir ainsi que de faibles quantités de gaz liquéfiés, dont la conservation était impossible.
- D’autres essais furent tentés par différents phvsiciens.
- Ou savait, par les travaux d’Aiulrews, qu il csl, pour chaque gaz en particulier, une température déterminée au-dessus de laquelle la liquéfaction est impossible, quelle que soit la pression exercée ; au-dessous de cette température critique, la liquéfaction devient possible sous une pression suffisante, pression qui est d'autant plus faible que l’abaissement de température est plus graud. Le problème consistait donc ;i obtenir des températures de plus en plus basses.
- Mil. Olszewski et Wroblewski, en faisant évaporer dans le vide de l'éthylène liquide, comme l’avait indique M. Cailietet, obtinrent des températures très basses (— i36°) et opérèrent la liquéfaction des gaz.
- Les machines à cascade, imaginées par M. Pictet, permettent d’obtenir des tempéra-
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- tures très basses par le procédé suivant : on commence par liquéfier un gu/, peu volatil; l’évaporation de cc liquide servira à produire un abaissement de température qui servira à liquéfier un autre gaz plus volatil, et ainsi de suite, par cascades successives. Ce procédé n’est pas industriel.
- Une autre méthode consiste à faire détendre les gaz comprimés sur le piston d’une machine pour produire du travail; le gaz détendu, qui s’est refroidi, est, suivant la méthode de Siemens, employé à refroidir le gaz comprimé avant son introduction dans le cvlindre. Cc procédé, essuyé par Solvay, présente d'assez graves difficultés, le graissage devenant impossible aux trop basses températures, par suite de la congélation des agents lubréfaeteurs. Il se produit alors des grippements du piston dans le cylindre. M. Georges Claude a remarqué que l’air liquide peuL servir à lubrifier le piston. 11 a construit une machine sur ce principe : le graissage se fait d’abord au moyen d’huiles de pétrole eongelnbles à très basses températures ; aux plus basses températures, on emploie l’air liquide. Cette modification permettra peut-être de rendre pratique cette liquéfaction des gaz. Dans le même ordre d’idées, on peut signaler la méthode ingénieuse proposée par lord Rayleigh, qui consiste a remplacer les machines a piston par des turbines.
- La méthode employée couramment aujoud’bui est celle de Liudc ; c’est elle qui a permis d’obtenir industriellement l’air liquide. Son principe a été indiqué il y a environ quarante ans par Joule et Thomson dans leurs expériences sur le travail intérieur des gaz ; le principe de la récupération de Siemens v est aussi employé. L’air est d’abord comprimé à 220 atmosphères par un compresseur a pompe ; après avoir été refroidi et dépouillé de toute son humidité, l’air comprimé se rend dans un serpentin à l’extrémité duquel il se détend jusqu’à la pression de 20 atmosphères ; l’air détendu et refroidi se rend par un serpentin enveloppant le premier à un tube où il est repris par le compresseur ; un troisième serpentin enveloppant les deux premiers, sert de chemise, pour éviter les apports de chaleur aux deux premiers par l’extérieur. Sous l’action combinée de la pression et du refroidissement produit par la détente et la récupération, l’air ne tarde pas à se liquéfier d’une façon continue.
- On peut en obtenir ainsi de 1 litre à plusieurs litres par heure avec une lovee motrice de quelques chevaux seulement.
- Le point caractéristique de l’appareil de Linde, c est l’emploi de la détente partielle, qui permet d obtenir un rendement de beaucoup supérieur à celui qu’on obtiendrait en faisant détendre l’air jusqu a la pression atmosphérique. En effet, le refroidissement est proportionnel
- aux pressions initiale et finale, soit ici à 220_
- 20 = 200 : le travail de compression est proportionnel au quotient de ces mômes pressions, S°R 11 ~2 — =ii- Si l’on avait laissé détendre l’air jusqu’à la pression atmosphérique, rabaissement de température serait proportionnel à 220, mais le travail de compression serait proportionnel aussi il 220, c’est-à-dire 20 fois plus grand que précédemment. En réalité, un compresseur qui, avec détente de 220 à r ne permettrait de liquéfier que i5mJ d’air à l’heure permet, avec détente de 220 à 20 d’en liquéfier
- I.’air liquide, mie fois obtenu, est conservé dans des carafes formées de deux vases en verre concentriques, entre lesquels le vide parfait a été fait et .qui sont argentés; le vide empêche l’apport de chaleur extérieure par convection et l’argenture empêche le rayonnement. Dans ces vases, l’air liquide se comporte comme de l’eau dans des carafes, car l’apport de chaleur extérieure est insuffisant pour le vaporiser-. On peut l’y conserver pendant des semaines entières ; M. d’Arsonval en possède un qui peut conserver son liquide pendant vingt-neuf jours. La courbe représentative de la quantité d'air évaporé est une droite, ce qui semble indiquer que le seul apport de chaleur extérieure provient de la soudure des deux vases concentriques. Le principe des vases à vide a été indiqué par Dulong et Petit; dès 1887, M. d’Arsonval les a employés pour conserver les gaz liquéfiés, il les aprésenlés en 1888 à la Société de biologie ; l’application de l’argenture est due à M. Dewar.
- L air liquide devrait se composer des mêmes éléments que l’air atmosphérique et dans les mêmes proportions ; mais, en réalité, il ne tarde pas à s’enrichir en oxygène par suite de l’évaporation plus rapide de l’azote ; comme la densité de chaque liquide est différente, de la densité du mélange mesurée avec un densimètre
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- ordinaire, on peut conclure à la composition du liquide en expérience. Celui qui a servi à M. d’Arsonval il effectuer les expériences devant la Société des Electriciens pesait 0,960 kg par litre et avait une température d'ébullition de
- — 19*°* .
- L'air liquide au sortir de l’appareil de production, est souillé de différentes impuretés, notamment de l’acide carbonique de l’air atmosphérique qui a été liquéfié aussi ; pour le débarrasser de ces impuretés, on le filtre comme un liquide ordinaire sur un papier Joseph ; l’acide carbonique s’y congèle et est arrêté.
- L’oxygène donne une couleur bleuâtre au liquide ; l’azote est incolore.
- La plupart des propriétés de l’air liquide sont dues à sa basse température, \oici les princi-paies.
- Les corps mous et élastiques qui v sont plongés deviennent durs, friables, cassants comme du verre, puis reprennent leurs propriétés ordinaires àla température normale. Du caoutchouc maintenu pendant quelques instants dans l’air liquide devient dur, brisant ; on peut de même, piler un bouchon dans un mortier, réduire de la viande en poudre impalpable ; une casserole en fer ayant contenu de l’air liquide peut être brisé,0 entre les doigts ; enfin, on a pu, par ce procédé, piler des microbes en poudre, ce qui semble un paradoxe, mais a permis paraît-il de résoudre certains problèmes de biologie microbienne des plus intéressants.
- A ces basses températures, la résistance des corps à la rupture est beaucoup augmentée ; un lil de fer plongé dans l'air liquide peut supporter des poids trois fois supérieurs à ceux qui le rompent à la température ordinaire.
- Certains corps plongés dans l’air liquide, changent de couleur: M. d’Arsonval le prouve au moyen de biodure de mercure qui, rouge vermillon à la température ordinaire, devient jaune dans 1 air liquide. Il reprend sa couleur primitive en revenant à la température ordinaire.
- L’affinité chimique disparaît presque entièrement à ces températures ; cependant, par suite de la richesse de l’air liquide en oxygène, le charbon brûle, dans l’air liquide avec une grande activité, un éclat remarquable et un développement de chaleur considérable. M. Boreliers a proposé de profiler des hautes températures ainsi atteintes pour fabriquer du carbure de
- calcium sans passer par l’intermédiaire du four éleetriqu e.
- La possibilité d’obtenir des froids de plus en plus rigoureux a permis à M. d’Arsonval de séparer les liquides et les gaz par congélations successives. Il a pu ainsi, par exemple, isoler des essences très légères de pétrole, qui ne se congèlent qu’à de très basses températures et lui ont permis de construire des thermomètres très utiles pour ces basses températures. 11 a pu préparer de l’hvdrogènepur avec du gaz d’éclairage ordinaire eii faisant simplement passer ce dernier dans un tube plongé dans l’air liquide; tous les corps autres que l’hydrogène pur sont condensés.
- La chaleur spécifique des métaux tend à diminuer de plus en plus avec la température, en sorte que, vers le zéro absolu, il suffit d'une très petite quantité de chaleur pour élever beaucoup la température.
- Les expériences de M. d’Arsonval ont permis de constater que bien des idées acceptées en physique sont loin d’être exactes dans toute l’échelle des températures et des pressions. Ainsi, la chaleur spécifique de l’air par unité de poids, mesurée à la température de — ioo°C. et à des pressions différentes a été trouvée,
- do 0,-284 <i« o,3: > de o,8li8
- Elle est donc loin d’être constante.
- M. d’Arsonval expose ensuite l’action de tes basses températures sur les phénomènes vitaux; ces questions sortent du cadre de U Eclairage Electrique.
- Les phénomènes magnétiques acquièrent à ces basses températures une très grande intensité. Certains aciers au nickel étudiés par RI. Ch.-Ed. Guillaume qui ne sont pas magnétiques à la température ordinaire le deviennent aux basses températures. Ces aciers se divisent en deux classes, les aciers irréversibles qui, après avoir été plongés dans l’air liquide restent magnétiques lorsqu'ils reviennent à la température ordinaire et ne perdent ces propriétés qn après avoir été chauffés h des températures qui peuvent atteindre plusieurs centaines de degrés. Les aciers réversibles sont ceux dont les propriétés magnétiques dépendent de la température à tout instant, et qui, par conséquent, perdent en revenant à la
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- température ordinaire les propriétés qu'ils avaient acquises aux basses températures,
- La perméabilité du fer doux est atl'eetée par le froid de la façon suivante : elle diminue dans l’air liquide pour une certaine valeur de la force magnétisante, puis, quand celle-ci augmente, ,elle augmente aussi jusqu'à sa valeur normale; il n’y a, en quelque sorte, qu’un déplacement des valeurs de la perméabilité en fonction de la force magnétisante.
- Aux basses températures, l'oxygène est très magnétique; sa perméabilité qui semble accrue en proportion de la pression et do rabaissement de température, est très élevée. On peut le montrer en faisaut couler de l’air liquide entre les pôles d’un puissant électro-aimant, à l’air libre. L’oxvgène est attiré, tandis que l’azote se dégage librement; par suite du violent abaissement de température qui est ainsi produit, l’oxvgène se solidifie et bientôt les deux pôles de l’électro-aimant sont réunis par un cylindre d’oxygène solide ; c’est un véritable triage magnétique de l’oxygène.
- La résistance électrique est de beaucoup diminuée aux basses températures, surtout pour les métaux purs ; à la température de l’air liquide, la résistance du cuivre est environ 6 lois moindre qu’à zéro degré. La variation de résistance est différente pour les différents métaux ; toutes les courbes représentatives de la résistance en fonction de la température tendent à converger vers le zéro absolu sons cependant l’atteindre; elles deviennent asymptotes à l’axe des températures, en sorte qu’au zéro absolu il y a encore une résistance électrique, très faible, mais appréciable.
- L’air liquide est un très bon isolant électrique et offre une très grande résistance 'a l'éclatement de l’étincelle. M. d’Arsonval le démontre en luisant fonctionner une bobine de Tesla, à haute fréquence, plongée dans un bain d'air liquide au lieu d’être plongée dans un bain d’huile.
- M. d’Arsonval montre ensuite que l’air liquide peut être, utilisé pour la préparation de solutions concentrées d’ozone dans l’oxygène liquide; ou arrive ainsi à obtenir de l’ozone liquide presque pur; l’ozone liquide pur est très explosif sous le moindre choc; il suffit de plonger un fil métallique dans ce liquide pour provoquer une violente explosion; sa température est de
- L’ordre du jour appelle ensuite la communication de M. Paul Charpentier, sur les Canalisations électriques, communication motivée parla discussion commencée dans la précédente séance f1). M. Blondin en donne le résumé sui-
- M. Charpentier rappelle que dans l’établissement des canalisations électriques deux points sont à envisager : i° la conservation de ces canalisations et la sécurité qu’elles présentent; o° la perte d’énergie résultant du défaut d’isolement.
- Jusqu'ici l’arbitraire le plus grand a régné en ce qui concerne les prescriptions à imposer aux constructeurs pour obtenir des câbles réalisant au mieux les conditions de conservation, de j sécurité et de perte minimum d’énergie. L’isolement, qui logiquement ne devrait intervenir que dans la considération de la perte d’énergie, est encore trop souvent regardé comme un critérium de la réalisation des conditions de sécurité et de conservation. M. Charpentier est d’avis que dans les tentatives de réglementation, ces deux sortes de conditions doivent être nettement séparées et il les examine successivement pour les canalisations à couvant continu et celles à courant alternatif.
- I. Canalisations a courant continu. — i. Isolement. — Lu perte d’énergie à laquelle une station centrale peut consentir dans ses canalisations par suite de leur défaut d’isolement est une quantiLé qui peut être définie très exactement et qui permet de déterminer avec rigueur la valeur de la résistance d’isolement des canalisations. Or les stations centrales qui arrivent à réduire la perte d’énergie dans Y ensemble de leurs installations au millième de l’énergie produite s’estiment fort heureuses. Pour une station de i ooo k\v à 23o volts avec un développement de roo km de canalisation, cette proportion correspond à un isolement kilométrique d’environ ioo ooo ohms. Dès lors, est-il rationnel d’exiger que les câbles aient une résistance d’isolement de 5oo inégohnis par kilomètre, soit 5 ooo fois plus grande ? Si une résistance d'isolement aussi' élevée constituait une garantie de bonne conservation et de sécurité, on pourrait à la rigueur
- (*) Yoir Ecl. Elect., t. XXX, p. a:>4, i1» février 190a, le seU«, Gay et Rrylinski, et t. XXX, p. 1x1, i,r février,
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- l’admettre. Mais il n’est nullement prouvé que des canalisations dont l’isolement serait de l’ordre du inégohm par kilomètre ne posséderaient pas néanmoins toutes les garanties de longévité et de bon fonctionnement. Par conséquent les règlements industriels, tout en tenant compte des circonstances actuelles, devraient se garder de perpétuer l’obligation des isolements élevés; cette réserve est d'autant plus impérieuse que dans les frais d’établissement d’une station de distribution, les canalisations entrent pour plus de la moitié, et que dans le prix des canalisations le cuivre n’enlre guère que dans une proportion de 5o à,6o p. 100.
- Mais s’il convient de calculer la valeur minimum delarésistauce d’isolement d’après la perte d’énergie consentie, il convient aussi que les procédés de mesure employés pour s’assurer que cette valeur a été obtenue, soient de nature à la déterminer exactement et ne se bornent pas a fournir une indication plus ou moins grossière.
- Or, pour avoir cette exactitude, il est indispensable de définir parfaitement non seulement la méthode de mesure, mais encore les conditions dans lesquelles elle doit être utilisée.
- La méthode qui répond le mieux à la définition de la résistance d'isolement est celle dite cc méthode de la déviation » dans laquelle on observe les déviations d’un galvanomètre très sensible intercalé sur un circuit comprenant une source de force électromotrice et l’isolant du câble que l’on essaie (‘). Comme l a rappelé M. Charpentier dans un article récemment public dans ce journal (2), les autres méthodes, et en particulier la méthode de la perte de charge, ne peuvent donner', à moins de corrections laborieuses, la valeur de la résistance (*)
- (*) Si l'isolant du câble était un diélectrique parfait, le de charge résultant de la polarisation du diélectrique’et
- trique en fonction du temps indiquant que le courant de
- évidemment la méthode de déviation qui répond le plus (3) Voir Ji'c/. Élact.y t. XXX. p. 229, i5 février 1902.
- d’isolement qui intervient dans la perte d'éner-£Je-
- La détermination de la résistance d’isolement des câbles s’effectuant généralement par la méthode de déviation, une prescription à cet égard n’esl pas indispensable. Par contre, il est de toute nécessité d’indiquer le temps qui doit s’écouler entre l’instant où l'oti met le câble sous charge et celui où l'on note la déviation du galvanomètre devant servir au calcul do la résistance d’isolement. On sait en effet que l’intensité du courant décroît avec le temps et que le taux do décroissemcnl dépend de la capacité du câble, le décroissement étant en général d’autant plus rapide que la capacité du câble est plus faible. Le plus souvent les cahiers des charges fixent à deux minutes le temps qui doit s’écouler entre l’application de la force électromotrice et la lecture de la déviation. Or si l’on se reporte aux courbes de la figure 3 publiée dans le précédent article de M. Charpentier lu" du i;> février, p. 235) on voit qu’au bout de deux minutes de charge l’intensité du courant qui traverse alors le galvanomètre est encore dans la période de rapide variation et ne correspond nullement à la résistance d’isolement. On voit en outre, par la comparaison des courbes III et IV relatives à deux câbles isolés de la même manière, mais ayant des diamètres différents et par conséquent des capacités différentes, que suivant que la lecture de la déviation est faite au bout de une ou trois minutes de charge, c’est le câble IV ou le câble 111 qui a la plus grande résistance d'isolement.
- Quelle durée de charge convient-il de prendre? On pourrait adopter une valeur variable suivant le câble essayé et définie par la condition que la variation du courant, à l’instant choisi, soit égale ou inférieure à un centième. Dans ces conditions, on aurait l’avantage d’avoir, pour des câbles ayant même gaine isolante et des âmes de différents diamètres, des valeurs comparables de la résistance d’isolement, et de ne plus trouver, comme avec les conditions actuelles , des isolements kilométriques de 5oooo rnégohms, et de 5oo mégohms pour des câbles ayant respectivement des âmes de 5 mm2 et de 1 000 mm2 de section, avec même gaine isolante de 3 mm d'épaisseur.
- Mais la forme des courbes représentant l'in-
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- tensilé du courant de charge en fonction du temps semble indiquer que ces courbes sont asymptotiques à une parallèle, à l’axe des temps ; en d’autres termes, que l'intensité du courant tend vers une limite. Or, dans les canalisations à courant continu, c’est cette valeur limite du courant qui intervient dans la porte d’énergie par défaut d'isolement; c’est donc celte valeur limite du courant qu'il convient de connaître, tout au moins pour le cas des canalisations a courant continu. Aussi, M. Charpentier propose-t-il de prendre une durée de charge aussi longue que possible, 5 minutes, 10 minutes même; on aurait ainsi une valeur de la résistance d’isolement à peu près indépendante de la capacité des câbles, l'influence de celle-ci se manifestant principalement pendant les premières minutes de la charge. Le seul reproche que Ton pourrait faire h cette proposition serait d'augmenter considérablement la durée des essais; mais M. Charpentier a montré, dans l’article déjà rappelé, que la durée des essais de dix tronçons de câbles à trois conducteurs est beaucoup moins longue avec une charge de 5 minutes, si Ton s’v prend convenablement, qu’avec une charge de 2 minutes, si Ton opère comme on le lait ordinairement.
- Deux autres conditions doivent être fixées pour que les mesures d’isolement donnent des résultats correspondants à la perte d'énergie qui a servi à déterminer la valeur minimum de la résistance d’isolement : il faut préciser la différence de potentiel employée et la température à laquelle doivent être faits les essais. Pour la différence de potentiel, il convient évidemment de prendre celle que supporteront les câbles en service, condition facile à réaliser pour le cas d’essais do câbles de réseaux à cou-raut continu. Quant à la température, elle est plus difficile à préciser; pour se rapprocher, autant que possible, de celle qu'ont les câbles en service. M. Charpentier propose de ne faire les essais d’isolement, soit à l’atelier, soit après pose, qu’après les avoir fait traverser, pendant quelque temps, par un courant d’intensité sensiblement égale à celle du courant qu’ils doivent conduire en service normal.
- « En résumé, conclut M. Charpentier, la considération essentielle qui doit inspirer l’établissement des isolements est la perte maximum à laquelle peut consentir une station cen-
- trale. T.lle a l'avantage incommensurable de ménager foutes les recherches qui ont pour but d’introduire des isolants mieux appropriés et d'abaisser le prix des câbles, soit que Ton diminue les épaisseurs actuelles, soit que Ton trouve une enveloppe bon marché, susceptible de remplir les conditions des trois ou quatre enveloppes actuelles des câbles armés. »
- 2. Conservation et sécurité. — Sur la question de la conservation, des câbles, M. Charpentier est très bref, car on possède peu de données sur l'influence d’une action électrique prolongée sur les isolants usuels,. Il no croit pas, d’ailleurs, qu’il résulte du courant excessivement faible du régime permanent une modification appréciable de l’isolant (C.
- La seule modification paraissant à craindre est celle résultant de réchauffement de l’isolant par le passage du courant, mais si l’on a soin de faire les mesures d’isolement après échaufl’e-ment, comme il a été proposé plus haut, et d’effectuer les mesures de résistance à la rupture après avoir pris cette même précaution, il semble que Ton pourra compter sur la durabilité du câble si ces mesures donnent de bons
- (’) Dans les isolants à base d’hydrocarbures, il importo
- serait intéressant de savoir si l'action prolongée du courant niodilie les propriétés isolantes des substances
- sans altération de leurs propriétés isolantes. Au lieu de monter dans l'échelle des isolements, il y aurait un inté-
- pas mieux lui laisser les coudées franches et lui permettre de diminuer de plus en plus l’épaisseur des gaines isolantes et, par suite, le prix des câbles. Si une simple
- n’est’il pas suffisant pour un réseau de 110 volts ? Il est vrai que la capacité de ce câble sera très élevée et si on prend l’isolement au bout d’une minute de c
- foule d’applications.
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- Quant à la sécurité, il n’y a guère lieu de l'envisager pour les câbles h courant continu, car d'une part, les hautes tensions continues ne sont utilisées que dans des cas tout à t'ait spéciaux et, d’autre part, pour les basses tensions l’épaisseur de l’isolant est toujours suffisante pour éviter toute crainte de rupture de la couche isolante (l'l.
- (l) A ce propos, M. Charpentier développe quelques canalisations électriques, tout en réalisant les conditions
- « Une double voie, dit-il, semble ouverte dans ce sens.
- cuivre nu apporté à pied d'œuvre ; et on aurait ainsi une fabrique de câbles en plein air, mais qui ne demanderait qu’un matériel rudimentaire, et dont la production se ferait au fur et à mesure de la pose. Les stations
- Los matériaux tip manqueraient certainement pas et je
- goudrons, les papiers et les ciblions, les sous-produits
- là un champ de recherches largement ouvert'aux inven-plus parfaits ne sont pas les seuls qui puissent convenir quel est l’isolement minimum avec lequel un réseau peut
- grande épaisseur sous laquelle on pourrait appliquer ces
- cilemenl avec les laiblcs couches isolaules des câbles
- pioche, qui traversent si facilement le feuillard et le plomb; enfin, l’enveloppe de ces canalisations serait complètement à l’abri de 1 eleetrolysc, si funeste aux câbles armés.
- » Dans une voie tout opposée, mais que je crois moins sùro, on pourrait chercher à diminuer de beaucoup l’épaisseur isolante des câbles armés en recourant à des
- considérables, telles que le mica et la micaiiito. Si une simple couche de papier manille résiste à 3 ooo volts sous une épaisseur de o,i mm et si l’on hésite à se contenter de cette simple gaine, pour no volts, avec un facteur de sécurité de 3o, sous prétexte que l'on n'obtient que io à ao mégohms ou kilomètre et meme moins,
- II. Canalisations a courants alternatifs, — M Charpentier trouve inutile d’établir line classification des canalisations suivant la tension du courant qu’elles sont destinées h transmettre car en raison des conditions spéciales de chaque installation, un câble construit pour une station à ;» ooo volts ne convient pas nécessairement pour toutes les stations de même tension. Cette remarque faite il examine les conditions qu’il convient d’imposer en vue de l'isolement, de la conservation et de la sécurité de ces câbles.
- i° Isolement. — 11 ne peut être question ici de perte d’énergie duc au passage du courant alternatif à travers l’isolant, h moins que l’on n’admette que l’isolant présente bien une conductibilité correspondant aux asymptotes des courbes dont il a été question, conductibilité due à des filets conducteurs traversant l’isolant de part en part. Si cette hypothèse se trouvait vérifiée expérimentalement, on calculerait la résistance d’isolement d’après la perte consentie comme dans le cas des canalisations à courant continu.
- 2° Conservation et sécurité. —• La qualité la plus importante des câbles à hautes tensions alternatives est la résistance de leur isolement à la rupture. Or, suivant M. Charpentier, les fabricants de câbles ne se sont pas suffisamment occupés jusqu’ici de rechercher comment on pourrait obtenir économiquement des câbles destinés aux hautes tensions actuelles; ils se sont bornés à augmenter l’épaisseur de l’isolant à mesure que la tension croissait.
- En ce qui concerne les essais à la rupture diélectrique, ou a pris généralement l’habitude de soumettre les câbles à une tension double de celle qu’ils doiveut supporter en service normal ; l’essai se fait entre conducteurs et entre plomb et conducteurs. A ce propos, M. Charpentier fait observer qu’il y a lieu d’imposer la
- après une minute de charge, n’est-il pas temps de revenir à un peu plus de bon sens en matière de mégohms ? Je ne me dissimule pas les difficultés mécaniques qu’il y
- o,i min d'épaisseur. Tl n’y a là qu'une indication; cepcu-ne veut pas s'astreindre, sans raison, à faire, comme
- résultat dc'soumettre la gaine isolante à des'efforts mécaniques dangereux de la part des armatures entre lesquelles elle est comprimée. »
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- même tension pour les essais entre conducteurs que pour ceux entre plomb et conducteurs. Il laut, en effet, que si un conducteur se trouve nus à la terre accidentellement, les autres puissent supporter la tension totale de service, et c’est une considération que les constructeurs négligent généralement. Le plus souvent la résistance à la rupture entre les conducteurs est beaucoup plus grande qu’il n’est nécessaire dans les câbles courants, tandis que la résistance entre conducteurs et plomb est trop faible'1). Aussi M. Charpentier croit-il pouvoir affirmer que la plupart des accidents qui se produisent sur les câbles armés à haute tension proviennent d’abord d’une décharge entre conducteurs et plomb qui carbonise l’isolant et produit le court circuit final entre conducteurs ; il a d’ailleurs vérifié expérimentalement que sous la tension de 2000 à 3ooo volts un courant de 0,20 a o,5 ampère carbonise complètement une gaine isolante en quelques secondes. .
- En ce qui concerne la valeur de la tension h adopter dans les essais de résistance iila rupture, M. Charpentier est d’avis que pour les essais après pose et portant sur l’ensemble des canalisations, il ne laut pas prendre une tension trop différente de la tension de service, afin de ne
- f1) L isolant entre plomb et conducteurs est aussi plus exposéàla rupturepemr plusieurs antres raisons. D'abord
- fois plus forte qu’entre conducteurs; les résonances des harmoniques supérieurs se produisent donc beaucoup plus facilement sur la différence de potentiel entre le plomb et le cuivre que sur la différence de potentiel
- D autre part, M. O Cîorman, dans une communication à l'Institution of Eleclrical Engineers a montré que la
- l'Ame à l'enveloppe n’est pas la même suivant la distance du point considéré à l'axe du câble; elle varie dans un
- de sorte que les couches les plus voisines de l’àme sont soumises à des efforts beaucoup plus grands que les couches voisiues du plomb. Pour mieux répartir ces
- sion de ces couches à pouvoirs inducteurs divers n’est évidemment pas indifférent. Or, dans la confection des câbles à isolant en papier imprégné d’huile et de résine, il se produit des couches concentriques, à pouvoirs induc-
- polèntiel uniforme .
- pas fatiguer inutilement les isolants. Dans les essais en cours de fabrication, l’emploi d’une tension double de celle de service lui paraît, recommandable, mais il estime qu'il faudrait auparavant faire des essais sur petits échantillons, jusqu’à rupture de l’isolant. Si cette rupture se produit sous 3o 000 volts, par exemple, le câble ne devrait pas être utilisé sur des réseaux dont la tension dépasse fi 000 à 7 5oo volts ; on aurait ainsi un « facteur de sécurité » de 5 ou 4- et dans les essais en fabrication, sous 12000 ou i5ooo volts, la tension serait encore suffisamment éloignée de la tension de rupture pour n’avoir pas à craindre cjuc ces essais fatiguent l'isolant. AL Charpentier voudrait-encore que les essais en cours de fabrication et après pose fussent exécutés après avoir fait traverser les câbles par le courant maximum qu’ils sont appelés à transmettre et peudant un temps suffisant pour que l’isolant ait pris sensiblement la température qu’il atteindra en service courant.
- Conclusions. — En terminant, M. Charpentier répond â quelques objections qui pourraient être faites aux basses valeurs qu'il propose pour l’isolement des canalisations.
- En premier lieu, on pourrait craindre que si les câbles n’ont qu’un faible isolement, on ne puisse facilement reconnaître les défauts d’isolement qui peuvent s’y produire par l’usage. Mais d’abord un défaut qui aurait une résistance de quelques tnégohms ne lui parait pas dangereux pour une canalisation à courant continu, et, dans le cas d uue canalisation à courants alternatifs de haute tension, la résistance des poinLs faibles ne tarde pas il s’abaisser à une valeur qui en rend la découverte immédiate. D’ailleurs s’il y avait quelques difficultés dans la recherche des défauts ayant une résistance de l'ordre de celle du câble, la méthode antérieurement proposée par l’auteur (*) lèverait ces difficultés.
- La seconde objection est que, s’il faut faire les mesures d'isolement après 10 ou même i5 minutes de charge, ces mesures demanderont un temps considérable, dont on 11e dispose pas généralement dans les ateliers. Or, dans un
- de l'isolement sur les reseaux électriques, Ecl. Élect, t. XXIX, p. 196, 9 novembre 1901,
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- article récent(l), Tailleur a monlré qu'en groupant convenablement les câbles h essayer, des mesures de ce genre exigent un temps moindre que celles où Ton limite la durée de la charge à deux minutes, mais où Ton suit les procédés ordinaires.
- M. E. Sartiaux lit ensuite une note de M. R. Picou sur les Câbles industriels.
- M. Picou voit avec plaisir qu'il y a lieu d’espérer que l’accord ne peut tarder à exister entre constructeurs et consommateurs sur l'insignifiance absolue des chiffres d'isolement atteignant des milliers de mégohms par kilomètre (2)
- 11 ne méconnaît pas cependant l’utilité des mesures d'isolement ; les valeurs de l’isolement sont au contraire fort utiles à connaître en tant que valeurs comparatives. Mais pour que la comparaison soit possible, il faut bien spécifier la méthode de mesure, le temps de charge, etc.
- Quant à chiffrer la valeur de l'isolement, cela semble bien difficile, « aussi longtemps que les cahiers des charges comme aussi les catalogues des fabricants ignoreront de parti pris l'influence du diamètre du conducteur sur la valeur de l’isolement du cable et atteindront le câble de i oo mm2 au même isolement kilométrique que le fil de 3 mm'2 ». Il conviendrait de limiter les spécifications à ceci : nulle bobine de câble ne devra s’écarter de la valeur moyenne de l’isolement de l’ensemble de plus d'une quantité donnée ;
- f1) P. Ciiviu-icsriiai. Xotes sur les essais d’isolemcnl, Ecl. Élect., t. XXX, p. aag. iï lévrier 190a.
- marins, sont absolument dépourvues de sens pour nos
- d’un argument en faveur de la supériorité d'un isolement de 3 000 : km sur un de 3o;et loupent se demander
- quel est l’état d’esprit des rédacteurs de cahiers de
- mais vont en les aggravant sans cesse. M. (irosseiin a
- verts chacun do o,5 min de ce composé pourra fonctionner à 3000 volts avec un coefficient de sécurité égal à.3. Mais
- celui des matières employées aujourd’hui, il est fort proton l si la section est un peu forte. Faudra-t-il pour cela,
- l’écart pourrait être de 2j p. 100 en plus ou en moins par exemple, mais il 11e faudrait pas préciser un chiffre avant que les expériences aient permis de reconnaître quels sout les écarts inévitables malgré le soin apporté â la fabrication.
- Passant aux essais à la rupture du diélectrique, M. Picou fait observer que si les conditions imposées étaient comparables â celles que l’on exige pour l’isolement, ces essais devraient être faits à une tension 1000 ou 10000 fois plus grande que la tension en service. O11 se contente généralement de la tension double. Mais M. Picou ne pense pas que Ton puisse fixer le facteur par lequel on doit multiplier la tension de service ; ce soin doit être laissé à Tmgéiiicur de l’exploitation et déterminé d’après la forme des courbes des alternateurs ; la valeur 2 paraît trop faible ; la valeur 3 pourrait l'être aussi.
- Ce qui précède se rapporte aux essais à l’atelier, dont l’objet est de vérifier la qualité des matériaux. Pour les essais après pose, qui ont pour but de contrôler la qualité du travail, la valeur imposée de l'isolement doit tenir compte du nombre et de la nature des accessoires de pose : boîtes de jonction, de branchement,, etc., un petit nombre de mégohms sera toujours suffisant pour n’apporter aucun trouble dans l’exploitation. Quant â l'essai à la rupture, il est important de le faire avec les machines même de l’exploitation. Une tension supérieure de un quart à celle du service normal, tension qu’il sera généralement facile d’atteindre, semble suffisante; une augmentation de moitié serait certainement préférable.
- M. Picou est d’avis qu’il convient de limiter à un an la durée de la garantie du constructeur, garantie qui ne doit porter que sur les vices cachés de fabrication ou de pose avant échappé de bonne loi aux essais et dont la sanction est la réparation sans frais du défaut constaté.
- A ce propos, il déplore la tendance trop fréquente de l’exploitant d’incriminer, lors d’un accident., la qualité du matériel, câbles, appareils du tableau ou dynamos, suivant le point où se sont manifestées les conséquences de l’accident. Souvent la cause première de l’accident est une maladresse commise dans l'exploitation ; M. Pi-cou cite plusieurs exemples d’accidents de ce genre (‘). J. B.
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- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du U février 1902.
- I. CXXXIV, p. -{52-403.
- On sait, par les expériences de DnddelJ, si, sur un arc à courant continu.
- tion, le son ;
- atteindre 20 à an ampères cuit qui comprend le condensateu
- i’ dans le <
- nvation un circuit comprenant un condensateur de capacité C et une self-induction L, l’arc, dans certaines conditions de réglage, rend un son très pur (') ayant pour période
- potentiel e aux bornes de la bobine; nous l.™1:r *!"».»la résistance de cette bo-on met en dé- ()ine dev;mt sa Relance (rien n'€ d’ailleurs d’en tenir compte) et en aussi la self-induction du reste du < '
- Pour des capacités de 7 microfarnds a 8 microfarads et des self-inductions très faibles, se réduisant aux spirales des fils de eommunioa-
- -n négligeant circuit,
- w I= dr ='rÉi
- En éliminant T entre (1) et (2), on a
- . la masse était isolée de la
- e sur le trajet de l’étine
- tlà qu’un defaut d is
- ta le circuit sur la 1
- 1 3° Dans une usine d’<
- ,a ,1e suite le courant qu’il 1 tableau distantes deo,3o m
- , l’équipe d’eJ lu imit/ecsl
- percé en deux endroits. »
- t. XXVlll, p. ni, 20 juillet 1901.
- on le trouve Écl. IÏIcct-,
- L peut être très
- et. il est possible de mesurer dos coefficients beaucoup plus faibles.
- La méthode s’applique bien pour les bobines à gros fils et à faible résistance, pouvant supporter un courant de quelques ampères. 'Pour les bobines a fil fin, telles que les bobines de wattmetre, on pourrait modifier la méthode en mettant la bobine en dérivation sur une différence de potentiel connue, prise sur le circuit principal à grande fréquence et en mesurant l’intensité qui la traverse au moven d’un
- Boley. Comptes rendus, t, CXXXIV, p. 463-465.
- l/élcctroinètre capillaire de M. I.ippmami ne pouvant fonctionner avec les amalgames liquides saturés (qui ne sout pas assez mobiles dans les tubes très capillaires), l’auteur a été amené à construire 1 electromètre capillaire représenté par la ligure !.
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- T. XXX. — N° H ,
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- L’amalgame (ou le mercure) est contenu clans une pipette A dont le tube inférieur t est étiré et recourbé deux fois à angle droit. Ce tube t possède à son extrémité-verticale e un diamètre intérieur voisin de i mm, et sa section est rodée.
- C’est là qu’on forme le ménisque, de sorte que l'électromètre peut s'appeler èlectrom'etre à goutte libre.
- La goutte émergente est entourée de l'électrolyte L, grâce à une cuvette spéciale formée d'un ballon lî à deux tubulures latérales, dont l’une T enveloppe la goutte et permet d’en viser le sommet au microscope, tandis que l’autre tube T', qui peut tourner dans son bouchon, sert à vider l’appareil. La grande électrode E est établie sur un fond de mastic M et son diamètre lia cm) la rend pratiquement impolarisablc. L’appareil se règle aisément et le ménisque doit être éclairé par une petite source lumineuse placée ii proximité et un peu au-dessus, de façon à produire dans le microscope deux ou trois (ranges noires parallèles à 1 image du sommet. On met au point pour la frangé la plus voisine du ménisque, ce qui donne le maximum de netteté.
- Pour mesurer des forces électromotrices, on emploie comme d’habitude, le compensateur de M. Routy et une pile constante.
- L’auteur emploie, par commodité, une pile qui ne nécessite aucune manipulation. C’est un vaste élément, genre Latimer Clark, contenu dans un vase à précipiter de section de 2 dm2. Le mercure est dans le fond,- surmonté du sul-iate mercureux, et de l’amalgame de zinc pâteux est renfermé dans un vase étroit nove dans le sulfate de zinc à l’étal de solution saturée à la température de la salle d’expériences, La constance, parfaite sur 10’ ohms au moins, tient
- ;i la grande surface du mercure et à la faihle résistance qui facilite la dépolarisation.
- L’auteur décrit ensuite quelques applications de cet électromètre (*).
- mètre à goutte libre. Je l’ai d’abord employé dans les
- de —-jVolt. Par exemple, avec une goutte de dia-
- mètre i mm, la dépression apparente est d’environ 18 de
- » Pour des forces électromotrices croissantes les dépressions du ménisque obéissent à une loi d’abord très simple : jusqu’à -^de volt cos dépressions sont cxacte-tement proportionnelles aux forces électromotrices inter-
- cure. Le ménisque d'amalgame est très mobile et son conditions habituelles, remplacer celui de M. Lippmaim;
- compter sur une sensibilité de -j—-------- volt, lïn effet,
- j’ai toujours obtenu cette sensibilité avec divers modèles 2 mm. Do plus, la loi de proportionnalité des dépres-voli," permet de mesurer commodément les différences de
- compensation quand elle est obtenue à moins de iiottdc volt, et la dépression Inc indique la différence résiduelle des potentiels. On peut ainsi comparer des potentiels
- différences de potentiel vraies au contact de ces arnal-niaximum de constante capillaire ; c’est" le but que je mètre de sensibilité correspondant à celle de linstru-
- Le Gérant ; G. NAUU.
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- Tome XXX.
- Samedi 22 Mars
- • Année. — N- 12.
- L Eciairak- pbibubthec
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS XL.
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A- WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Roliin.
- Sun lu ACTION DES COURANTS D ÉCHANGE
- E i’RE ALTERNATEURS EN PARALLÈLES
- Les différentes actions ayant influence sur la vitesse angulaire de la partie tournante d’un alternateur directement accouplé à une machine à vapeur, peuvent se g-rouper comme suit :
- Un couple moteur C„„ un couple résistant G,, que l’on peut considérer comme constant pour les alternateurs polyphasés alimentant un réseau équilibré, un couple amortisseur Ca que nous n’envisageons pas de trop près dans cette étude, un couple Q dû à l’inertie de la partie tournante et un couple Cs dû aux réactions électro-dynamiques produites par les écarts le phase dans le cas de plusieurs alternateurs fonctionnant eu parallèle.
- On a évidemment :
- C„, = Cr+Ca+Cf-f- cs
- Supposons que
- Cm— Cr—c„— C,=C«=J
- dont la moyenne est nécessairement nulle, soit périodique suivant la loi sinusoïdale simple et présente k périodes par révolution de la partie tournante. Si l’on appelle G la vitesse angulaire moyenne et -g- l'irrégularité de la vitesse instantanée pendant un tour, d’après la définition :
- A - — V mm
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- 4r 4
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXX. — N° 12.
- cette vitesse instantanée pourra s'exprimer pai
- + -
- et l’espace angulaire e effectivement parcouru sera
- Le décalage géométrique d’un rayon quelconque delà partie tournante de l'alternateur, par rapport à la position qu’il occuperait au même instant i si la vitesse avait été constamment égale à ü, est :
- et le décalage de phase de la force éleclromotriee, en supposant que l'alternateur ait i p pôles de noms alternés, est :
- Supposons maintenant qu’on fasse fonctionner en parallèle deux alternateurs identiques, commandés par deux machines à vapeur identiques, et que, pendant un certain temps, il y ait opposition entre les oscillations des deux parties tournantes, de telle manière que l’écart maximum en avant (ou en arrière} de l’une d’entre elles ait lieu en même temps que l’écart maximum en arrière (ou en avant) de l’autre.
- Ces conditions sont évidemment les plus désavantageuses au point de vue de l'accord actuel des forces électromotriees des deux alternateurs.
- Pour simplifier nos recherches, quoique nous ne voulions nous occuper que d’alternateurs polyphasés, nous ne considérerons qu’une partie de l’enroulement induit sur chacun des alternateurs, de manière à former un seul circuit ferme au moyen des barres du tableau de distribution.
- Dans le cas d’armatures enroulées en polygone, on prendra sur chaque armature un seul côté, et la force électromotrice à laquelle nous assignerons la valeur maxima ordinaire E sera la force électromotrice induite sur ce côté du polygone; dans le cas d’alternateurs enroulés en étoile, on prendra par exemple, sur chaque armature, deux rayons adjacents de l’étoile et la force électromolrice de valeur maxima E sera la force électromotrice résultant de la composition dos deux forces électromotriees existant sur ces deux rayons.
- Si la vitesse était uniforme, on aurait pour les deux alternateurs en synchronisme :
- mais comme la vitesse V est variable autour de sa valeur moyenne Q, l'amplitude des deux forces électromotriees varie autour de leur valeur moyenne E ; comme la masse tournante présente des oscillations pendulaires, d’amplitude §mai, la phase de chacune des deux forces électromotriees subit des oscillations d'amplitude max ; finalement comme il se pourrait qu'aucune des k périodes de la vitesse par tour ne commence en même temps qu’une quelconque des p périodes par tour de la force électromotrice ; il fa ut écrire :
- siii (/> O < + « -p *).
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- 4*5
- où z serait la phase atleLutc par la force électromotrice e au moment, où la vitesse V passe par sa valeur moyenne Q. La valeur de z dépend, comme il est facile de comprendre, delà distribution circonféreneielle relative ries pôles inducteurs et des points morts, par exemple, des manivelles par rapport à remplacement des bobines induites. Cette valeur varie évidemment d'une phase à l’autre d’un angle; , si n est le nombre des phases produites.
- Plus particulièrement, on pourra écrire pour les deux alternateurs séparément :
- L'angle d’écart a = +: cos kùt est ordinairement assez petit pour que l’on puisse faire
- On peut donc écrire :
- sln (p ü i + a -J- j) = sin f 4- s) co« (/> Q t + -) k Q t
- et en développant, on trouve
- ,, = E }sm(ï»'+=)- ~jr T CO» (pO( + s). »ini U f. cos tÛt\
- — E | Biu (pût + i) + —p- £ j Bin [(j, —a t) U 1+ ï] — sin ' (/> + a*) Q ( + sj | j.
- et :
- — «0=41 [patJrz)mkat— ££ cos (/>Ü<.+j) COB jqi '
- = TST )(? — *)cos [(/’ — *)“< +«J + (p + *)»»» iif +*)ü<+«^.
- Comme e"' — e' —e" — ec, on voit que la seconde composante, au signe variable, est celle qui produit le courant de circulation dans les deux armatures.
- Si l’on néglige la résistance ohmique de celles-ci par rapport à leur réactance, on peut dire; que, a étant I impédance de chacune des armatures pour la fréquence de la force éleetromotrice fondamentale, leur impédance individuelle pour les fréquences et
- clés composantes de e,, sera respectivement —— et et leur impédance
- totale sera le double.
- En posant :
- - — arc f-ri 8 p.*r
- et
- e =arc^_il£±i)l
- ’2 ° p.*r ’
- on pourra mettre l’expression du courant de circulation sous la forme
- l"c= 1 à84)/ J cos[(/* — *)ü f + s — ?il + cos [{/> +
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- La valeur efficace du courant de circulation est donc :
- Il est facile de voir que le produit (zt —ec). donne la puissance dépensée en effet
- Joule dans chacune dos armatures. Les deux facteurs n’ont que des composantes de même fréquence ; leur produit moyen a la valeur
- '[TUT) =
- Quant au produit es{-±ic), dont les deux facteurs n’ont pas de composante de même fréquence, sa valeur moyenne est nulle. Mais la valeur instantanée est égale et de signe contraire dans les deux armatures. A l'instante t, dans l’armature où elle est > o, c’est une puissance électrique engendrée et correspond à une réaction résistante; dans l’armature où elle est <o, c’est une puissance électrique absorbée et correspond à une réaction motrice. Nous allons étudier de plus près cette réaction.
- Par un calcul plus long que malaisé, on trouve :
- X, = A, sin[ (2 p —k) Q f-f 2 s — ç\] + B, sia [ [1 p + A) Q t + 2= - <?’2],
- et :
- X8 = A8 sia [{a p-U)Ql+*z-<?,] + B, sin [{»/>+3 k) lit + «-?,],
- A,, Bt, A3> B3 étant des coefficients qu’il est inutile de reporter ici, et 0/ et 0/ des angles très voisins de aa et de cp2 respectivement.
- Si l’on considère simultanément la réaction des courants qui circulent dans les n phases de chaque alternateur, on voit que ces derniers termes n’ont pas d'importance, parce que iz variant d’un circuit à l’autre de l’angle —, les sommes des termes comme Xj et X3 sont nulles.
- La réaction globale des n circuits ne comprend donc que des puissances, et partant des couples, de fréquence et , et encore ce dernier a bien peu d’importance par rapport au premier.
- La puissance réagissante globale peut même recevoir l’expression simple suivante :
- W, = ;
- » &P aSAX
- ki
- ,, rPk -r X(^a—k*)
- aiaÆfi,
- y! {rpk)* +->Hp> ~ W
- 2 0 k X X {p1— X-2)
- (A Q / H- <?),
- très voisin de y * Ceci fait que l’<
- ? =tg
- x {p* — k*) rpk
- peut écrire p; W, = :+
- approximation :
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- à la condition que les hypothèses faites jusqu’ici soient vérifiées.
- Remarquons que :
- En appelant m le rapport entre le courant de court-circuit. et le courant normal I„, et P„ la puissance normale, sous l’hypothèse que la réactance de l'armature soit en tout cas égale à a, on peut encore écrire :
- -^5- =m.»EejrI„=in P„.
- Les deux comme suit :
- uples dus aux réactions électrodynamiques pourront alors s’exprimer
- Considérons maintenant les couples dus à l’inertie des deux volants. On simultanément pour les deux alternateurs :
- A l’instant t, dans la partie tournante où cette valeur est >o, il s’agit d'un couple tant ; dans la partie tournante où elle est <o, il s’agit d'un couple moteur.
- On voit distinctement, par le signe des résultats, que les réactions électro-dynai. s'opposent aux actions des volants.
- En revenant à la relation entre les couples, <
- Cw—Cr—Cn= ± i la condition de faire :
- J, = "172
- i pourra écrire :
- :os {J —J.)Q3.
- A ce point, plaçons Si l’on suppose avoi
- X kQ /PO2 k pareil thés
- C’m=C r
- 3 kùt.
- où C'm est la résultante du couple moteur avec le couple amortisseur et avec celui de réaction, s'il y a lieu, et — est l’irrégularité do ce couple composé, définie de la même manière que l’ii
- Fig. i.
- gularité de la vitesse,
- C, = J
- d\T
- : — cos *0*
- On en déduit d’abord :
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- où T — -jp est la durée d’une révolu Lion de la partie tournante, et t = 27^ est la durée d’une oscillation complète de cette même partie supposée soumise à un couple d’amplitude C,. ; et ensuite
- ce qui démontre que le moment d’inertie du volant peut être mis sous une forme analogue à celle de J,. Fermons la parenthèse.
- Comme conséquence de ce qui précède, on voit que si l’on veut qu’un alternateur présente, pendant la marche en parallèle, avec un autre alternateur semblable, une régularité démarché égale à celle qu’il aurait s’il marchait seul avec un volant ayant un moment d’inertie J, il faut le pourvoir d’un volant de moment d’inertie J + Js où ce moment d’inertie supplémentaire peut être calculé par la formule:
- où est la fréquence de la force électromotrice.
- Remarquons d’abord que ce moment d’inertie supplémentaire ne dépend aucunement de l’irrégularité de la vitesse.
- Il est facile, en outre, de sc rendre compte, par cette formule, de l’importance de la fréquence, de la valeur de la réaction d'armature, et surtout de la vitesse angulaire sur l’action dos courants de circulation ou d’échange.
- Ordinairement, à la place du moment d’inertie g R2 = (masse) X (rayon de gyration), on considère le produit GDJ = (poids) X (diamèLre de gyration), qui est 4X9,81 fois plus grand.
- Si l’on exprime la puissance en kilowatts plutôt qu’en kilogrammes par seconde (l\= ioü\Vj et la vitesse en tours par minute (Q= --g’— )i on peut écrire :
- (G D»)
- Analoguement,
- = 4
- obtient encore : (G 1)3) = 4 x 9.8
- Nous pensons qu’il sera, toujours suffisant, pour la pratique, de se rapporter au diagramme du couple moteur Gm de la machine à vapeur, de confondre Gravée Cr et d’adopter J- = ^",aJ ~ ^"l"‘ et pour A- le rapport entre le développement d’un tour sur ce diagramme et le double do la distance maxima présentée par ce diagramme, entre un maximum et un minimum successifs.
- Dans le cas, par exemple, d’une machine coiripound jumellée, à 94 tours, pour laquelle — = «ü-et k = 3, commandant un alternateur de 1 000 kilowatts, à 5o périodes, pour lequel
- m — 3, si l'on se fixe -5-= -1 , on trouve :
- ' S 700 1
- fGD*). = ai. .o1 X . 10 = 45 000 igné
- (GD2) = 35 . io5 X 126.10-* = 440000 kgm2
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- revue d’èlectr;icite
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- Quant à l'écart de phase maximum, on pourra le mettre sous la forme
- w = _P_ = P_ t
- dans le cas d’alternateur isolé, et sous la forme
- * _ P c>-
- *-É2 [J — J„) S22
- dans le cas d’alternateur accouplé. Mais il ne faut pas perdre de vue que tout ce qui précède se rapporte au cas hypothétique où les variations des différentes quantités suivent la loi harmonique. Les choses sont toujours beaucoup plus compliquées, et si l’on n’exagère pas dans les valeurs de — et de en procédant par exemple comme il a été indiqué plus haut,
- il faut supposer.:
- où a et b dépendent de la nature de la machine à vapeur et satisfont toujours à la relation a> b> i .—
- Quelques-uns de ces résultats, avec plusieurs autres très intéressants, se retrouvent clans une communication de M. Boueherot à la Société Internationale des Electriciens (*).
- Dr A. Délia Riccia.
- '.Bruxelles}.
- LE MOTEUR D’INDUCTION ASYNCHRONE SANS DÉPHASAGE
- Les différentes publications dans cette revue et les demandes qui m’outété adressées au sujet de ina description du moteur asynchrone sans déphasage (voir L'Eclairage Électrique An 26 octobre 1901) m’ont conduit a établir un résumé des travaux qui poursuivirent un but analogue : la suppression du décalage des phases de moteurs asynchrones en général. 11 sera peut-être d’un intérêt pour les lecteurs de connaître les résultats auxquels j’ai été amené.
- Les réflexions et considérations qui suivront, font abstraction de méthodes, desquelles il a été question antérieurement et qui sc basent sur l’emploi de moteurs auxiliaires ou de condensa.-
- La première communication relative à un moteur asynchrone, avec lequel il fut observé une égalité de phases entre le courant et la force électromotrice, lorsque certaines conditions de marche se trouvaient remplies, est contenue dans une conférence de M. Gorges au Congrès International d'Electriciens de Frauefort (voir Eleklrot. Zeitschrift du 20 décembre 1901, p. 701). Le moteur en question, quoique asynchrone, n’appartenait toutefois pas au type de moteurs d’induction, dont il doit s’agir ici; il était, au contraire, un moteur de conduction, du genre des moteurs à collecteur, qui, comme on le sait, n’ont jamais trouvé une application bien fréquente, par suite de différents défauts, qui leur sont typiques, notamment les étincelles aux balais, les pulsations du champ, etc.
- Les moteurs, sur lesquels RL Gorges avait fait scs expériences étaient identiques aux moteurs à collecteur, comme on les emploie, pour les réseaux monophasés, afin de mettre à profit îeur-uni-
- p) Voir f.’Éclairage Électrique, t. XXX, p. 287, 22 février 1902.
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- que avantage : le couple énergique de démarrage. La seule différence consiste en ce que les moteurs do M. Gorges possédaient des enroulements pour du triphasé, qui pouvait être communiqué, au moyen de trois balais, à l’iuduit, dont la construction était celle d'un induit ordinaire à courant continu avec collecteur. Les expériences démontrèrent 'donc, avant tout, les propriétés qu’on a l’occasion d’observer avec les moteurs monophasés à collecteur.
- ür M. Gorges fit l’observation que lorsqu’un moteur, de la construction sus-mentionnée, tourne dans la direction de son champ tournant, il existe une vitesse, à laquelle le décalage des phases entre le courant et la force électromotrice devient zéro. Ce phénomène est facile à expliquer. À une certaine vitesse, le synchronisme, la direction résultante des courants dans l’induit conserve le même sens et l’impédance du circuit, qui est en rapport avec les alternances, devient
- La conséquence en est que les courants de l’induit deviennent, à ce moment, des courants purement wattés, et il y a alors moyen de fixer l’emplacement des balais de telle façon, que les courants de l’induit engendrent le champ et compensent de la sorte les courants déwattés de magnétisation du stator.
- La théorie en a été traitée tout récemment d’une manière plus détaillée par M. Latour (voir L’Éclairage Electrique du n3 novembre 1901 ) qui a suivi la même voie que M. Gorges, sans connaître cependant les publications de celui-ci. Dans cet article M. Latour confond le phénomène décrit avec mon moteur. C’était une erreur. Eu effet, son moteur est un moteur de conduction, genre Gorges, et est nullement comparable au moteur d’induction, sujet de mes publications. Quoiqu’il existe de certaines ressemblances extérieures dans le mode d’exécution, les phénomènes et résultats des deux genres de moteurs sont absolument différents. Je rappelle seulement l’enroulement fermé de l’induit, signe typique du moteur d’induction, qui est capable de tourner sans prises de courant au rotor.
- Il est évident que le phénomène trouvé par M. Gorges est surtout d’intérêt théorique Au point de vue pratique il est autrement, ce qui se comprend d’ailleurs aisément, lorsqu’on considère, que le genre de moteurs en question doit forcément partager les défauts des moteurs monophasés de conduction ou moteurs à collecteur. M. Gorges lui-même n’a jamais donné de suite pratique à sa découverte, vraisemblablement pour les raisons que je viens d’exposer.
- Un moteur qui se rapproche davantage de ma construction, est celui auquel M. Blondel fait allusion dans sa conférence au Congrès International <£ Electriciens à Genève (voir L’Éclairage Électrique du 29 août 1886, p. 4°o) et qu’il nomme : cc Moteur d’induction excité par d’autres courants que ceux du réseau ». Ce moteur est, en effet, un moteur d’induction, à enroulement fermé de l’induit. Il porte, en outre, un enroulement à couraut continu avec collecteur et est excité par le courant continu, qui lui est communiqué par deux balais rotatifs, dont la vitesse est égale à celle du champ. Le moteur fonctionne d’une façon parfaite. Toutefois par le fait, qu’il nécessite un petit moteur synchrone pour le mouvement des balais et une source à courant continu, une excitatrice, peut-être, il possède un mécanisme trop compliqué pour avoir pu s’introduire dans la pratique.
- Le moteur d’induction démon type, enfin, se distingue extérieurement des constructions que je viens de mentionner, par ce qu'il possède un enroulement de l’induit fermé sur lui-même contrairement aux indications de M. Gorges (Latour) et que son excitation se fait avec du courant alternatif, contrairement à l’arrangement de M. Blondel.
- Il est caractérisé par l’arrangement typique d’un anneau fermant le bobinage et en même temps devant servir de prise de courant pour le courant alternatif, lequel y est transformé en courant continu. La conséquence en est que le courant alternatif amené par les balais sert essentiellement à la magnétisation du champ, de telle sorte, qu’il devient pratiquement sans pulsations et produit un champ constant, et que le moteur conserve en outre le caractère de moteur d’induc-
- Mou brevet français du 11 juillet 1901, exprime ces propriétés textuellement comme suit :
- « L’invention produit des moteurs d'induction avec enroulements d'armature fermés sur eux-
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- , mais caractérisés par celte propriété, qu’on peut en outre amener ou enlever des courants à l’armature de court-circuit, au moyen de balais. On peut relier les balais à l'enroulement de la partie fixe (stator) et produire dans la partie mobile (rotor) un champ, dont la fréquence est transformée par le commutateur, conformément a la vitesse de l’armature et ce, naturellement, toujours dans le rapport du glissement. Ce champ tourne, par conséquent, d'une manière absolument synchrone avec le champ de la partie lixe (stator). Comme la fréquence du champ de la partie mobile (motor) est très petite (égale au glissement), la force cleeIronieLriee sera également très petite dans la partie mobile (rotor) ainsi que la tension nécessaire aux balais et on peut, à volonté, renforcer le champ do la partie mobile au moyen d’une faible augmentation de la tension aux balais, de manière à équilibrer finalement le champ de la partie lixe et le courant de magnétisation déwatté de la partie fixe. Un tel moteur devient
- alors parfaitement self-excitateur, il peut être iN
- branché du réseau et commandé mécaniquement, /
- cl il est 'capable de débiter du courant comme générateur. »
- Le phénomène peut être expliqué théoriquement de la façou suivante :
- La ligure i représente l’induit de court-circuit d'un moteur d'inducLion.
- A est son enroulement uniforme, fermé sur lui-même, en différents endroits, toutefois non directement, mais au moyen d’un anneau B. Ensuite, il y a deux ou plusieurs balais qui reçoivent polyphasé de la fréquence d<
- du courant n: celui du rés( qui frottent
- . La lis r l’ai
- bh.
- B
- accordes aux enroulements dustator.
- N, enfin, est la position momentanée du champ tournant à un moment donné. Dans ces conditions, des courants seront engendrés dans le rotor, parle champ tournant, courants qui prendront les directions indiquées par les ilèehcs do la figure i, ils serontperpendiculuires à la direction du champ et transporteront le moment de rotation, l’action du champ tournant. Par contre, ces courants ne produisent ni magnétisation, ni démagnétisation et sont exactement compensés par les c<
- Lorsque, toutefois, la direction des couvants est déph par rapport au champ, il est aussi possible de faire engei théorique bien connu pour produire un pareil déplnceme sont intercalés dans les circuits de l’induit, et qui aurait comme conséquence une avance de phase des courants de l'induit. Ce moyen n’a cependant qu'un intérêt théorique. L'influence des balais bb peut être présentée d’une façon presque analogue il l’emploi de condensateurs.
- Le parcours du courant dans l’induit s'explique, d’une part, par les flèches do la figure i, mais peut aussi être déterminé par la chute de potentiel, qu'il produit dans l’anneau B. Ce potentiel se partagera symétriquement des deux côtés des balais et doit être positif sur un côte, négatif sur l’autre (voir fig. i). Si maintenant la résistance' de l'anneau B n’est pas négligeable, mais d’une certaine grandeur, la chute de potentiel répond approximativement à la force électromotrice des courants même de l'induit. Inversement on pourrait obtenir par la production artificielle de la chute de potentiel, un parcours analogue du courant dans l'induit et il suffirait, enfin, de déplacer la distribution du potentiel d’une façon quelconque, ou bien de provoquer un
- îts de travail ou wattés du stator.
- dans le sens de la magnétisation, ’ le champ par l’induit. Un moyen
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- dérangement de symétrie dans la direction du champ, pour déplacer de même la direction des courants de l'induit et pour lui communiquer des courants de magnétisation.
- L’arrangement le plus primitif, qui sullit parfaitement pour la démonstration de cette théorie et-qui a été appliqué aux premiers moteurs dessais, est celui représenté par la figure i : deux balais, reliés au stator, reçoivent par là un courant alternatif simple, qui change sa direction exactement avec le nombre de périodes du champ, de telle sorte que la dissymétrie se produit toujours dans la direction du champ. Les balais doivent alors être fixés de façon à ce qu’ils aient leur maximum de force éleetromotrioe dans la position de la figure, où ils se trouvent dans la direction du champ. La dissymétrie qu’on obtient est oscillatoire. Dans la position dessinée, elle
- nroTnmn
- Vaaaaaa/
- Fig-, 4.
- est un maximum, un quart de période; plus tard, lorsque le champ est perpendiculaire à la position des balais, elle devient zéro; après une demi-période, elle est de nouveau un maximum et ainsi de suite. Elle agit- cependant toujours dans la même direction, et, dans l’enroulement même, clic se fait valoir comme si elle était presque constante, donc, d'une façon analogue que si les balais partaient du courant continu et tournaient à une vitesse synchrone au champ, à l’instar de l’arrangement de M. Blondel. Les pulsations de la force électromotrice n empêchent pas les courants de magnétisation dans l'iuduit de rester pratiquement constants. En effet, si l'on considère deux points diamétralement opposés de l'anneau, par exemple ceux qui se trouvent dans la direction du champ (dans la figure, ils sont au moment précisément couverts par les balais', le potentiel de l’un d’entre eux peut être présenté par une ligne ondulée (fîg. 2) dont les variations sont déterminées par zéro, d’une pari, et un maximum, d'autre part. Dans un autre ordre d’idées, les circuits de l’induit peuvent être subdivisés en circuits d’une partie inductive r?, qui est l'cnroulcmcnt, et en circuits d'une branche non inductive b, de même résistance ohmique, qui est l'anneau (fig. 4). Le courant, qui correspond à la courbe I, se partagerait donc en deux parties (fig. 3). Lu partie II est un courant continu déterminé par la tension moyenne cl prendrait son chemin par l'enroulement a, tandis que le reste III, qui conserve plus ou moins son caractère de courant alternatif, circulerait dans l’anneau B.
- Lorsque les deux balais sont remplacés par trois ou plusieurs, alimentés par des polyphasés, les considérations que je viens de développer ne changent nullement en principe. Le potentiel reste oscillatoire, ne tombe cependant plus à zéro (fig. 5), de sorte que sa moyenne est plus élevée et
- que l’intensité du courant, communiqué à l’enroule- --------------------------------------------------
- ment, augmente relativement. Fjg. >,
- On obtient donc par mon procédé une excitation constante du champ dans l'induit, excitation pratiquement,, absolument équivalente h celle qu'on obtiendrait en communiquant du courant continu à l'induit par deux balais ; et ce, en employant uniquement des courants alternatifs mono ou polyphasés, grâce à la parfaite compensation de l’anneau dé court-circuit et en conservant, en moine temps au moteur par cet anneau, toutes les propriétés caractéristiques des moteurs d’induction.
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- Il est intéressant de pouvoir constater que, depuis les publications de MM. Gifrges i'i8i)i') et Blondel (1896), qui se rapprochent le plus de mon invention, on n’a pas trouvé cette solution simple, d'introduire des courants alternatifs excitateurs dans l’induit des moteurs d’induction. Mais c’est cela qui démontre, une fois de plus, combien même les progrès les plus simples ont besoin de temps pour leur développement.
- L’importance pratique du changement, qui fait l’objet de mon innovation, est le mieux illustrée, par le fait que, ii l’heure présente, c’est-à-dire six mois après la première publication, la construction a été adoptée par la plupart des grandes maisons européennes.
- Alexandre IIeyi.ani).
- ÉTUDE SUIS L’EXPLOITATION DES TRAMWAYS ÉLECTRIQUES
- CALCCJ. DES I RAIS I) EXPLOITATION ET RECETTES
- Le système communément employé consiste à évaluer toutes les dépenses, de quelque nature quelles soient, en fonction du kilomètre-voiture. On dira, par exemple, que les émoluments des administrateurs ou directeurs représentent tant de centimes par kilomètre-voiture, bien qu’il u’existc aucune relation entre ces deux éléments. Ce mode de calcul, entre autres inconvénients, présente celui d’être absolument inintelligible à tous les gens qui 11e sont pas du métier. Ajoutons que, pour arriver à des résultats exacts, il faut multiplier tous ces centimes par le nombre de kilomètres parcourus par les voitures, dans une période déterminée, jour, mois, année.
- 11 semble plus rationnel et plus clair de procéder comme on le fait pour la comptabilité des journaux, c'est-à-dire de distinguer les frais d’exploitation d’une ligne de tramways en deux catégories : les Irais qui dépendent directement du nombre de kilomètres parcourus, qu’on peut appeler les frais proportionnels, et les frais qui ne dépendent en aucune manière des kilomètres parcourus, ou frais fixes.
- On prend pour unité la voilure-jour, ce que dépense chaque voiture par jour pour circuler suivant l’horaire prescrit.
- Dans une exploitation normale, les frais proportionnels doivent être inférieurs aux recettes journalières par voilure. En multipliant l’excédent par le nombre des voitures, on obtient une somme qui sert à couvrir les frais généraux, à rémunérer et amortir le capital.
- Si donc 011 désigne par R; la recette journalière par voiture, par F;, les frais proportionnels par jour et par voiture, par V le nombre des voitures, par les frais fixes, par I et A l’intérêt et l'amortissement annuel du capital, par B le bénéfice annuel, on a
- V(lt> — F,,; x 36 ) = Ff-j- I -h A + B.
- v^-1>i = wF'+, + A+IL M
- Nous allons étudier et défiuir successivement les différents termes qui entrent dans cette formule.
- I. h hais inioeoRTiONNELS vavv iocr et iiMV voitcre. — Ces irais se composent ;
- iu De l'énergie nécessaire pour le mouvement de la voiture, C;
- 20 Du traitement des receveurs et wattinann, rw ;
- •1° De l’entretien du matériel roulant, Kn ;
- (‘) Voir iiclnirogc Electrique. ilu - diTombro 1901, V. X X. ï X, p V>i.
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- 4° Des meuus frais, lavage, éclairage, graissage, etc., /;
- 5° De la part contributive de la voiture dans les frais d’entretien et de réparation de la voie, i.
- F, = C+n,.-fE;( + Z + ;.
- i° Dépense d'énergie. — D'après un travail précédent, le nombre de kilowatts dépensés par heure par une voiture de poids P, à la vitesse moyenne de 3 m par seconde est. donnée par la formule PXo,ooo6 à la voiture et, en comptant — ce qui est peut-être beaucoup — a5 p. ioo de perte de l'usine au moteur — PX0.0008.
- Eu multipliant le résulLat obtenu par la durée du trajet exprimée eu heures, on a la dépense par course; entin en multipliant ce dernier chiffre par le nombre déboursés, et par le prix du kilowat-heure, oii a la dépense d’énergie par jour et par voiture :
- C — P x 0,0008 x p » (a)
- où p représente le prix du kilowatt-heure, L la longueur du trajet, \ la vitesse en km : h, n le nombre de courses imposé par l'horaire.
- Pour avoir le prix du kilowall-heurc, nous allons d’abord lenler d’en établir le prix de revient pour une compagnie qui, ayant une usine et des sous-stations à elle, se préoccuperait de pourvoir exclusivement aux besoins de sa propre exploitation. Ce prix, augmenté de l’intérêt du capital engagé dans l’usitic. les sous-stalions, les câbles, et d’un bénéfice légitime, représente le prix normal, courant, du kilowall-heure, celui vers lequel doittendre le prix du kilowatt-heure fourni, par une usine de production distribuant l'énergie électrique à de nombreux clients entre lesquels sont réparties les charges de Tintcrôt, de l’amortissement et du bénéfice.
- a. Le cheval-heure représente les trois quarts du kilowatt-heure; celui-ci représente donc les quatre tiers du cheval-heure.
- Grâce aux perfectionnements les plus récents, il ne faut plus, dans les machines â vapeur, qu’un kilogramme de charbon par heure et par cheval. Si p(l; est le prix du kilogramme de charbon, la dépense en charbon sera pour un kilowatt-heure de i,33 p,k. Mais il faut compter de la machine à vapeur à l’alternateur, de l’alternateur â la commutatriee, de la eommutatrice aux feeders à basse tension, et de ceux-ci au moteur de la voiture, des pertes respectivement égales à environ io p. ioo. Pour avoir un kilowatt-heure au moteur de la voiture, il faut doue augmenter d’environ 4o p. ioo le charbon de la machine à vapeur, ce qui donne i,86 pck pour la dépense en charbon cherchée.
- b. En désignant par K le nombre total, des kilowatt-heures produits et vendus annuellement par l’usine, par F les frais d'administration de l’usine, les graisses, huiles, etc., le prix de chaque kilowatt-heure doit être grevé de ~-
- c. Enfin, ce prix doit être grevé encore d’une somme représentant l’intérêt et 1 amortissement du prix d’établissement de Pusine. A quel taux doit-on compter cet intérêt et cet amortissement ?
- Pour l’amortissement, la détermination de ce taux n’offre pas de diificultés. Eu effet, il dépend de la nature et de la durée du capital à amortir. Supposons, par exemple, qu’une voilure doive durer vingt ans, il faut chaque année mettre eu réserve ou o,o5 du prix d’achat, soit pour compenser annuellement le déchet, soit pour pouvoir racheter une voiture neuve, au moment où les réparations deviendraient impossibles. Des différentes parties qui composent le capital engage dans une usine, les unes s’usent en moins de vingt ans, les autres (câbles) ont une durée beaucoup plus longue. Il faudrait établir le taux de l’amortissement pour chacune de ces catégories et prendre la moyenne. 11 semble qu’on puisse admettre le taux de 5 p. ioo, dans les circonstances normales.
- Pour l’intérêt — je dis l’intérêt, non compris le bénéfice — le taux de 5 p.' ioo est trop élevé. En effet, d’abord le taux normal de l’intérêt n’est plus de 5 p. ioo, mais de 3 p. ioo, lorsque les
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- risques Je perle sont faibles, comme, par exemple, pour la Rente française. Pour les Consolidés anglais, Tinterél; n'est même que Je 2,0 p. ioo. Or, par l'hypothèse de l'amortissement, le capital engagé demeure intact, Si l’on retranche Je l'intérêt la prime contre le risque de perte, il ne reste plus à prélever que le loyer de ce capital, rémunérant le service rendu. Le taux de 3 p. ioo est donc largement suffisant.
- En admettant le cas général, c'est-à-dire des concessions d’une durée de trente ans, la formule qui donne le prix p du kilowatt-heure est la suivante :
- p=.,86^+i+r. (o.o'i + ^M.,,-) =.,86A,+ i-(-tL
- où U représente le capital engagé dans la construction de l’usine.
- Le prie de revient du kilowatt-heure suit donc les variations du prix du charbon. Pour une usine de grande production, le second terme -jr- exerce une très faible influence. Quant au troisième terme °’°^ il joue un rôle très important, mais, au noint de vue industriel, commercial, il y a une remarque essentielle à faire. Il faut que l’usine soit construite en vue des besoins actuels et futurs de 1 exploitation, mais il est indispensable ou de se résigner à une perte sur l’intérêt et l’amortissement, tant que le développement normal n’est pas atteint; ou, ce qui vaut mieux, de procéder graduellement, de façon que le prix courant, commercial, du kilowatt-heure no soit pas grevé d’une façon excessive. Si l’on veut faire paver l’intérêt et l’amortissement d’une usine apLe à produire annuellement (ioonooo kilowatts-heure, quand clic n’en produit que la moitié, ou l’on ne trouvera pas de clients, ou ceux qui seraient obligés, pour une raison quelconque, de s'alimenter à cette usine seront surchargés outre mesure. Il semble rationnel d’organiser un premier groupe d’alternateurs, de commulatrices, etc.correspondant à la consommation actuelle, et de préparer 1 organisation rapide de groupes similaires qui entreront en jeu, à chaque nouvelle étape de la consommation actuelle à la consommation future.
- En résumant en langage ordinaire la lormule (2), on peut dire que :
- La dépense en couraut est proportionnelle au poids de la voiture, à la longueur du trajet, au nombre de courses imposé par l'horaire; elle augmente quand le prix du charbon s'accroît, et diminue quand la consommation totale des kilowatts-heure augmente, mais pas d’une façon proportionnelle.
- 20 Frais de personnel. — Chaque voiture réclame un watlmanu et un receveur. Cette équipe doit être un peu plus que doublée pour les conditions actuelles du service (durée, congés, maladies, etc.). O11 compte environ o,:>o fr par heure et par waltmann ou receveur.
- 3n Entretien du matériel roulant. — Cette catégorie de frais dépend évidemment de la bonne construction de la voilure, de la simplicité du type adopté, et enfin du nombre de kilomètres parcourus journellement par la voilure. C’est sur cette base qu'on s'appuie presque exclusivement pour chiffrer les dépenses qui s'y rattachent. Pour l’un des types adoptés par les tramways de Paris, type d’ailleurs fort mal conçu, ou admet que les Irais d'entretien doivent s’élever normalement à 0,06 fr par kilomètre-voiture. Au Havre, pour des voilures infiniment mieux appropriées à leur destination, les frais varient de 0,02 lr à o,o3 fr par kilomètre-voiture.
- 4° Petit entretien (lavage, éclairage, etc.). — Les frais sont ici d’un ordre de grandeur beaucoup moindre.
- 5° Part contributive des voitures dans l'entretien des voies ferrées. — Il est évident que ces frais dépendent à la fois du poids des voitures, du nombre de voyages, etc. Il est difficile de les chiffrer au moins pour le moment.
- 6* Enfin, on pourrait ranger dans une sixième catégorie, les charges imposées par la ville de Paris, droits de stationnement, entretien du pavage, frais spéciaux affectés à l’entretien du système Diatlo, etc., etc.
- II. Frais Fixes. — Ces frais, qui ne dépendent pas du nombre des voitures en circulation, sont les frais d’administration, de direction et d’exploitation, d'assurance, caisse de retraites, etc.
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- I.a voiture dont il s'agit contient donc i5 places de première, et 3i places c doit, à plein, de 5,35 fr.
- Il suit de là <pic pour le parcours de 20 km, la voiture, supposée pleine tout le temps (les e renouvelant pas) rapporterait par jour 4i,3o fr, ce qui représente une perte cpioti-de 24.80 ir par voiture. J,’c
- 11 1
- ; se remplisse deux fois, ce qui ur ses frais proportionnels et même un peu au delà, mai tr les frais fixes.
- Avec le parcours restreint de 10 à 11 km, il en cst'tc .îjours pleine (sans renouvellement) il reste au delà des frais d’environ 20 fr par vo’ admis pour les lignes
- Courant à. 0,12 fr le kw-h. . . i,/,o fr
- 3° Entretien du matériel roulant . ü,G5
- 4° Divers...................... o,55
- 3,85 fr
- jour : 09 fr
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- m ni:s vormtKs. — Ou admet — ou plutôt l'on ; en matière de tramways, le but idéal à atteindre est de faire circuler le plus de voitures dant ii intervalles aussi rapprochés que possible.
- On va essayer ici de faire la part de ce qu'il y a de vrai et de faux dans cette théorie, est certain que ce procédé a pour résultat, à la longue, de créer c die. Combiné avec le tarif réduit, il amène le voyageur à prendre
- le publie.
- 200 m, /foo m
- le tramway pour faire
- r fr, c’est-à-dire qu’il accroît la capacité industrielle en élevant le Mais, d’autre part, il. a le grand inconvénient d'être ruineux tant que ces habitudes ne sont pas prises. Or, la population parisienne qui fréquente les tramways, les omnibus, les moyens de Irausport à bon marché, a des habitudes diamétralement contraires. Le voyageur aime ii aller aussi loin que possible pour un prix déterminé, à en avoir pour son argent. Tl fait ii pied la plupart, des parcours de i km et plus. Il faudra du temps, des années,
- V(R;-F?) = ^(Ff-i-B}
- où \ représente le nombre des voitures, R;- la recette journalière par voiture, Fp les frais proportionnels, F, les frais fixes. Si je désigne par n le nombre des courses fixées par l’horaire, et par C le produit moyen des courses par jour, j’ai
- YihC — l’,,) — U
- Cette équation représente, en portant le nombre des voitures V en abscisses et le produit inoven C d une course en ordonnée, une hyperbole équilatère (fig. i), ce qui montre bien qu’il y a intérêt à augmenter le nombre V, mais à certaines conditions cependant.
- Supposons que le coût d’une course soit de 4 fr environ et qu’on emploie 12 voitures ; les frais proportionnels seront représentés par le rectangle Ào, B 12. Supposons la course rapportant 8 fr. Le point M sera sur une hyperbole équilatère dont le centre est en A. Si l’on augmente le nombre t de la course diminuera, mais le produit restera ;fig. î ) le même tant que . Si on diminue le nombre dos voitures, le produit par voiture augmen-indéfiniment ce produit, paice que le montant delà course a donc lieu de procéder par tâtonnement, et d’augmenter des voitures jusqu’à ce que le produit total soit stationnaire.
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- Oti détermine ainsi, pour chaque ligne, une sorte de capacité provisoire de trafic qu’il ne faut pas dépasser.
- En diminuant le poids on peut, pour une capacité de trafic donnée, augmenter le nombre des voitures. 11 est absolument inexplicable qu’étant donné un tarif de o.io f'r, s’abaissant parfois a o o5 li, des hommes compétents aient pu imaginer des types de voiture où le poids payant, le poids des voyageurs, représente h peine un sixième du poids total.
- Emploi des voitures d’attelage ou remorques. — Les voilures d’attelage, dites « remorques ouvertes » ou « baladeuses », ont eu le plus grand succès auprès du public parisien, toujours très amateur des promenades du dimanche. Elles contiennent 5o places à .0,10 fr, pèsent à vide 3 3oo kg ; elles ne réclament, pour la distribution des tickets et la manœuvre, qu’un seul agent au lieu de deux. L'emploi du train, c’est-à-dire de. la remorque ouverte attelée à une automotrice est donc très avantageux, parce qu’il douille le poids utile, le poids payant, et n’augmente que d’un cinquième le poids total, et de moitié la rémunération du personnel.
- Mais, ici encore, il faut évidemment, distinguer plusieurs cas.
- Si, par exemple, la motrice et la remorque sont toutes deux à moitié pleines, la remorque est nuisible, car, si elle n’étaitpas là, le poids payant serait le même, et le poids coulant serait diminué de un cinquième. Il faut donc emplover les remorques seulement aux heures pleines de l’horaire ; les retirer aux heures creuses ; les atteler à profusion les dimanches, jours de fêle, quand le temps est beau, et que le Parisien, qui adore toujours la campagne, comme au temps de Paul de Kork, veut aller respirer l’air des champs.
- Les observations qui précèdent relèvent du pur sens commun, mais on sait et l’on voit-à quel point ce sens commun est rare. A chaque instant, sur les lignes de traction mécanique, on rencontre des voitures hautes comme des maisons, à moitié pleines et traînant des remorques aux trois quarts vides.
- Ajoutons que, dans bien des cas, les-pouvoirs publics concourent à ce résultat désastreux, en interdisant la mise en circulation des remorques à certaines heures, leur rentrée ou leur sortie à certaines autres, et cela sous les prétextes les plus fantaisistes (').
- Modes de traction (tholet, caniveau souterrain, accumulateurs, contacts surEiinciELs. ____________
- Cette question, si controversée, paraît bien simple à résoudre si l’on s’en tient à des considérations purement rationnelles et utilitaires qui peuvent se résumer ainsi:
- De tous les systèmes employés jusqu’ici, le trôlet est, de beaucoup, celui dont l’installation
- C) En 1900. il avait été un moment question d’interdire l’usage dos « baladeuses » en biver ; on craignait en hnnt lieu que les voyageurs circulant dans des voitures ouvertes ne fussent exposés à s'enrhumer ! On oubliait qu’au même moment on permettait à d'autres milliers de voyageurs do circuler sur les impériales.
- Fiais tlotl ’ûropùrUtmr.els j
- Frais proportionieE :
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- est ln moins coûteuse, le fonctionnement le plus régulier, I pour les personnes surtout et pour les animaux qui parcourent la ligne.
- Mais il entre en jeu des considérations esthétiques.
- De crainte de compromettre la pureté des perspectives de la Ville-Lumière, les municipaux et les ingénieurs refusent de laisser introduire le trôlet, même dans 1 incontestablement les plus inesthétiques de Paris. C’est un principe ! Périssent les tramwavsplu-tnt qu’un principe ! 'Ici liuskin. le grand prêtre intransigeant de la Religion de la Beauté, prêchait la suppression des chemins de fer, prétendant que ces pionniers de la civilisation altéraient de façon irréparable le charme des paysages britanniques. 1
- iL des tarifs sur lesquels on s’est expliqué plus haut, 1 nombre de dispositions, les unes au profit de la Ville (droits de stationnement, entretien dn pavage sur une zone trop large, etc.), les autres, philanthropiques dans l'intérêt des ouvriers et employés (caisse des retraites, congés payés, minimum de salaire, etc.). On ne sabrait trop louer les sentiments municipaux et généreux qui ont inspiré les auteurs de ces dispositions, mais il faut bien reconnaître que c’est le capital qui doit payer toutes ces générosités et que les tarifs actuels, trop réduits, le mettent dans l'impossibilité d'y subvenir. Aussi, le capital, « l’infâme capital », n’a-t-il plus qu’une idée, c’est de se dérober aux charges accumulées sur lui. 11 se résignerait plutôt à perdre tout ce qu’ que d’y ajouter uu centime.
- Visiblement, ceux qui ont imposé, ceux qui ont accepté compLô sur l’étendue des merveilleux pouvoirs dévolus à la fée électricité qui t
- Grave erreur, s’il s’en fut ! De toutes les manifestations industrielles, c’est dans l’industrie électrique que se comptent et se pèsent le plus exactemen de tout ordre et les charges de toute nature.
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- CONSTRUCTION H \TION\ELLE DUS VLTEHNATECRS
- Kig.
- dynamo. Dune part, en effet (§. i:, pour une même puissance, la viu Lie. d'autre part, le moment d'inertie peut prendre des valeurs très diverses (§, n). Avec les grandes vitesses circonférentielles résultant des forces rives nécessaires, la construction habituelle des inducteurs en fonte avec pôles boulonnés peut devenir insuffisante ($. ni).
- Déjà dans la construction des dvnamos de 3 et 4 m de diamètres, de légères élastiques furent constatées au moment du moulage de bâtis alésés dans une position 1 taie. Avec une construction très massive, les déformations restent admissibles,, néanmoins lorsque les diamètres augmentèrent on fut obligé de donner à tout le bâti une raideur artificielle: on munit à cet effet le bâti de tendeurs ou d'organes de compression bp iv).
- Ainsi donc, d'une part, malgré les conditions très variées imposées par les moteurs, il fallait arrisor à une fabrication uniforme; d'autre pari, il fallait donner au bâti une rigidité :
- A cet effet, on supprime la carcasse de fonte, et l'armature en tôles devient la j Lalic-matcur. La j-igidité est obtenue au moveu de lendeui's, ce qui a pour effet «.
- i pièce principale l’et «le diminuer eo
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- revue D’Electricité
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- En exécutant ers appareils tendeurs, ou reconnut que leur poids était, à raideur égale Vest-a-diro pour des déformations élastiques de même amplitude!, mie faible fraction du poids de l'ancien bâti de fonte travaillant à la compression fip m).
- Les conséquences sont faciles à formuler : économie de poids, dimiimlion des liais de main d’œuvre, de matière, de transport; diimiuMion de l'imporlauce des fondations ; délais de li\raison plus réduits [$. vii.
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- s, qui remplaçaient purement, et simplement le collecteur des dvmunos à courant continu. T,a re 7 représente le circuit magnétique de ces alternateurs.
- Mais au fur et à mesure que les tensions s’accrurent, les difficultés d'isolation grandirent également pour les parties mobiles. La tendance à supprimer les bagues et les frotteurs conduisit
- à des formes intermédiaires, appelées dynamos il fer tournant. Aujourd’hui on admet à nouveau bagues et frotteurs, mais seulement de petites dimensions pour le courant inducteur à basse tension.
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- fallait fixer les pièces polaires sur le volant de la machine à vapeur, ce <p
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- collaboration des constructeurs de l'alternateur et de la machine à vapeur. Le diamètre de l’anneau des pièces polaires devait être rigoureusement respecté et la division devait se faire avec le plus
- grand soin. Pour de grandes vitesses, cette disposition n’était pas admissible, car la fatigue des boulons de fixation des pôles devenait exagérée. On a construit, un assez grand nombre d’alternateurs de 200, 4°o, 800 chevaux d’après ce système (fig. 2). Avec des machines h vapeur verti-
- Altcrnaleurs
- cales, les alternateurs étaient encore suffisamment accessibles; mais avec*des machines horizontales, les réparations devenaient très difficiles.
- T.e type de la figure 8 a été construit pour les alternateurs h allure rapide commandés par
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- courroie. On en a (ait un certain nombre « stations centrales de Berlin a 4 machines d(
- Le type usuel de ces dernières années a été l’a connaît {lig. 10). lypc. Au moment et il est assez naturel que l’on n’ait pas entièrement
- s les exigences d’une , a été établi, on eomnr
- de ce type (fig. 3).
- • à pôles intérieurs que tout le î ; ont conduit à modi 5truire de grandes nt les conditions tl
- que l’emploi de cet alternateur imposeraient plus tard. Le bâti y forme l'armature et porte l'enroulement induit; les bobines inductrices sont fixées sur l'inducteur tournant. On se préoccupait déjà alors de la construction par série : pour une vitesse donnée, on obtenait, dans certaines limites, les diverses puissances en faisant varier simplement la largeur de la machine.
- permettait déjà une grande vitesse circonférentielle, car ' mte, étaient fixés sur une couronne de tôles, {(ig. 5) eut lieu précisément à l’époque de
- de la partie lo les pôles, au lieu d'être boulonnés sur un disque de ' l’usine génératrice de Rheinlclde deux types précédents.
- augmenter un peu la vitesse. J,'ancien inducteur des alternateurs à fer tou lit lourd et en io pièces (avec un croisillon à 5 bras et une couronne « un inducteur léger en une seule pièce (lig. la]. Les deux ligures ns des deux modèles pour une même puissance.
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- La figure 4 représente un alternateur du Ivpe NDM accouplé à un moteur à gaz des hauts fourneaux, de la fabrique Dcutz (6oo chevaux).
- La ligure 6 représente des alternateurs du même type d’une puissance de 4 000 chevaux construits pour les stations centrales de Berlin. Dans ces stations se trouvent en ionetionnemenl un grand nombre d’unités de i ooo et 2 mm chevaux et, en-outre, 8 unités de 4 ooo chevaux.
- 2. Dimensions et dispositions dus volants. — Les diagrammes des efforts moteurs ffig. i3) servent de base au calcul des volants. Ils montrent le travail qui doit être périodiquement absorbé et restitué par le volant. Au premier rang, pour 1 irrégularité, se trouve le moteur à gaz mono-evlindrique à 4 temps, qui donne une explosion tous les deux tours. Si Ton accouple deux cylindres donnant alternativement une explosion par tour, l’irrégularité est déjà moindre.
- La ligure i5 représente mie machine de ce genre exécutée par les ateliers de Dcutz.
- Motem
- La figure i(i montre une combinaison de deux groupes de ce genre, dans laquelle les explosions sc suivent ii i8o°. Il est facile, dans ce cas, de réaliser le volant nécessaire, d'autant plus que les moteurs de Deulz tournent très vile. Et on sait que la masse d’un volant varie en raison inverse du cube de la vitesse.
- La figure 4 représente un groupe de ce genre exécuté pour les forges de Oberhausen.
- La figure fj représente un moteur à gaz sortant des ateliers d’Augsbourg et de Nuremberg; deux de ces moteurs ont été exécutés pour les forges de Phénix, [.es explosions des deux cylindres disposés en tandems se suivent à 36ou d'intervalle pour chacun d’eu.x ; les manivelles sont calées à i8on ; il en résulte que les explosions se suivent à i8o'\
- Dans le moteur à double effet de Koerting (fig. 18), les manivelles des deux machines sont
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- calées à 90" On a par conséquent la meme succession d'efïorls que dans la machine à vapeur il deux bielles. De chaque côté du piston les cylindres travaillent à deux temps ; pendant la marche inverse qui suit une explosion les gaz brûlés sont expulsés pendant qu'un nouveau mélange est aspiré et comprimé. La force vive que le volant doit absorber et restituer est cependant beaucoup plus grande que pour les machines à vapeur a deux manivelles, car dans un même diagramme les efforts exercés sur le piston ont un écart bien plus grand.
- Pour toutes ces machines, on a pu éviter un volant additionnel et donner à l’inducteur seul un moment d’inertie suffisant.
- Moteur h
- Kœrtine
- La considération des surfaces correspondant à la force vive qu’un volant doit absorber ffig. i3: conduit à l’expression suivante de la force vive nécessaire pour l’obtention d'un coefficient de régularité donne S.
- Travail par période de y tours = Aa
- Excédent de force vive. A, — Mc2Z =
- G
- T 6°2
- En posant :
- = xAv
- GD- —
- G DsTan23 _______ 60.75N.ry
- ~g 60* ” n
- 6o.75.6o»;9,8i n^, _ ioHi6,aNrr
- Si l’on pose 16,2 xy — c, on a
- où N est la puissance en chevaux, n le nombre de tours par minute et la constante c la valeur moyenne des diagrammes relevés aux divers cylindres.
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- ?. XXX. - Nc 12
- de gravité. Les
- le constructeur doit réaliser ces grandeurs > pratiques. On arrive à divers dia-» appropriées.à chaque cas.
- La disposition la plus naturelle consiste à disposer l'inducteur de façon-qu'il constitue à lui ni toute l'inertie nécessaire Yfig. iq). La figure 20 représente un dispositif permettant déminais dans lequel le moment d’inertie nécessaire est réalisé au «. qui exigeaient des limite d’arbres et paliers spéciaux. On était conduit nie par l'impossibilité de donner ii l'inducteur l'inertie suffisante sans dépasser les efforts limites qu’on pouvait imposer aux arbres ou au ^ paliers.
- et les mole
- un faible poids, ou a été conduit à aùg.mmler les de ne pas dépasser 3o m : s pour les volants de fonte, le 100 kg par centimètre carré. Cette limite était cle la matière, d'autre part par l'incertitude où l'on est tou-la'fonte’, fct colin à cause de l'impossibilité où les forces centrifuges..et tangentiellçs qui s’exercent sur les
- (fig. 21). En^nmmu/la? et de la couronne, on est arrivé à sa 1 plus élevées sont extrêmement difliciles à atteindre i
- duit a la construction des inducteurs représentes par les ligures 22 t ad qui permettent d’atteindre les vitesses tangentiellçs indiquées par la pratique. Les pôles ne ironne de fonte: autour de celle-ci est fixée une couronne de tôles
- ::,aPtcrr:
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- façon à diminuer autant que possible les flexions de la couronne. Chaque point d’attache est réuni par quatre tirants (:>.Xa) au moyen. Tous les points d'attache sont naturellement articulés. A. la vitesse de 83 tours par minute, l’itiductittÜ avait une vitesse périphérique de 34 111 > 1«> vitesse du centre de gravité est de 3o ni par seconde. Si la couronne était librement extensible, (die s’étendrait, pour cette vitesse, de o,5 mm suivant le ravon flig. 2~}. Si l'on voulait alors relier de nouveau la couronne aux tirants, il faudrait d'une pai't exercer sur les points d’articulation des efforts qui ramèneraient la couronne à sa position primitive; d’autre part, il faut que les tirants soient soumis à des efforts correspondants. Le diagramme de la figure 28 représente ce processus. On a porté en abscisses les efforts unitaires pour chaque articulation, en ordonnées les défor-
- mations correspondantes des tiraivls et de la couroime. Le point de départ de la caractéristique de la couronne est à o,5 mm de «'elle du tirant, pour ce point la couronne a pris librement la forme correspondant a e — 3o, le tirant n’est encore soumis a aucun effort. Au point d’intersection des deux caractéristiques, on peut joindre l’articulation. L’effort en ce point est de 1 2 Son kg. Dans la figure ?.«), on a représenté ce qui se passe lorsque i’011 a donné, lors du montage, une tension de 4 000 kg aux tirants; on empêche de la sorte que, au moment du démarrage, les tirants supérieurs non soumis au poids de lu couronne ne soient complètement déchargés. Dans la figure 3«>, l’effort est encore augmenté de 10000 kg; cette augmentation est due à un éehauf-fement de io° de la couronne. Cet échauffenient correspond à la pleine charge. Il faut ajouter aux efforts précédents les efforts variables dûs à la rotation de la couronne.
- Pour permettre de réaliser exactement les tensions nécessaires fors du montage, on se servit de ressorts préalablement tarés qui, pour la charge donnée, devaient prendre exactement la longueur d’une douille calibrée (fig. 3i). On évitait ainsi toute tension exagérée des tirants; d’autre part, si, en marche, un ressort venait h^se briser, il n’en résulterait aucun accident, car la douille subirait immédiatement le même effort, sans variation de longueur. L’inducteur précédent n’est cependant plus exécuté, car il a été reconnu moins économique que celui qui avait été décrit auparavant.
- Pour un moment d inertie donné, il existe une vitesse circonférentielle qui donne lieu au
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- » ÏÏÏVSlSVS’iï’Si
- -'tjjsSS^SBE
- largeur. Cos coudilions coutradic-
- (A suivre.)
- tiges à la jante du volant. Ces tiges lient de la jante du volant, quoique
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- DIÉLECTRIQUES
- Déformation électrique du verre, par Erco-lini. Nuovo Cimenta, [5] t.. 1T, juillet 1901.
- I n cas intéressai! I de déformation électrique du diélectrique d 1111 condensateur est celui du condensateur cylindrique à armatures non adhérentes ; par exemple : un condensateur formé d'un tube de verre mince cl de deux tubes métalliques coaxiaux ne le louchant pas, l'intervalle entre ces armatures et le verre étant rempli par nu diélectrique fluide quelconque ; la formule relative à ce cas est (b :
- -l — k K11’ V
- en désignant par :
- A? 1 allongement du tube de verre, produit par Ja charge du condensateur ;
- II l'intensité du champ électrique dans le
- K la constante diélectrique du verre (2) ;
- Aq le coefficient de variation de cetle constante diélectrique par traction perpendiculaire aux lignes deforees. (a>
- Cette formule présente ceci de particulier, que le coefficient Aq y enlre seul, tandis que dans toutes les autres formules de deformation électrique des diélectriques, interviennent non seulement A, (et A,\ mais encore les coefficients d’élasticité de la substance diélectrique (le verre.' ; il s’ensuit, comme l’avait (ail remarquer M. Sacer-dote, qu'on a là un moyen commode pour élucider laquestion controversée du signe du coefficient k,: il sullira de constituer un condensateur comme
- (') Voir S.vcmiDOTic : Sur un eus particulier de déformation électrique, [Journ. de Phys., 3e s-, t. X, p. 196, .901.
- (2) A noter que rallongement du tube de verre est indépendant de la nature du diélectrique fluide ambiant.
- (3) La détermination du corflicient a fait l’objet de
- diait la variation de capacité que subit un condensateur cylindrique quand on le soumet à une traction (voir Sacfkdotiî, loc. cil., p. 200; ; mais cos recherches excessivement délicates ont donné des résultats contradictoires
- il vient d'étre indiqué el de voir comment se comporte le tube quand on charge le condensateur ; selon que ce tube s’allongera, se contractent ou gardera une longueur invariable, on pourra affirmer que h\ est positif, négatif, ou nul.
- C’est cette expérience que M. Ereolini vient de réaliser :
- Le condensateur. — Un tube de verre A (fîg. 1 ;
- (choisi d'épaisseur bien uniforme) et deux tubes métalliques R R" (prolongés par des tubes de verre de quelques centimètres qui serviront d'isolants) sont mastiqués à leur partie inférieure dans un solide support de façon à ce que leurs axes coïncident aussi bien que possible.
- Après avoir soigneusement desséché l’appareil, on remplit les intervalles qui séparent A des deux armatures avec du pétrole ou de l’huile d’olive, jusqu'à noyer 13' de quelques centimètres : on relie l'armature externe B'1' au soi et 011 met l’interne B’ en communication par 1111 fil / avec une machine électrique : un micromètre à étincelles permet d’apprécier le potentiel de charge. Voici les dimensions de l’un des appareils :
- Diamètre extérieur de A (16,33 mm) ;
- Diamètre intérieur de A (i5,3o mm) ;
- Distance entre A et les armatures (environ
- Longueur des armatures (5oo mml
- L'allongement du tube de verre était observé
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- parla méthode de Fizeau : les.iranges dinterférence ctaul produiles par la lumière du sodium entre une lame l portée par le tube A et une antre lame fixe l' soutenue par un trépieds à vis. tpii repose sur une solide console en bois adaptée au mur ; on observe le déplacement des Ranges par rapport à cinq points de repère marqués sur V.
- L’appareil était protégé par des écrans contre le rayonnement calorifique extérieur.
- Résultats. — Ces expériences, uniquement qualitatives ont donné les résultats suivants :
- Tous les tubes de verre expérimentés ont subi au manient de la charge un allongement qui disparaissait par la décharge.
- Cet allongement était nettement manifesté pur un déplacement des franges, très sensiblement le même par rapport aux différents points de repère marqués sur V ; il était d autant plus grand que le potentiel de charge était plus élevé et le tube de verre plus mince (conformément à la théorie).
- En outre do cct allongement, on observe des déplacements latéraux accusés par des mouvements dos franges très irréguliers et en sens divers par rapport aux divers points de repère; ces déplacements latéraux, qu’on n’a jamais pu éviter complètement, sont probablement dus à des inégalités d’épaisseur du tube de verre A et aussi à ce que les axes des trois tubes ne coïncident certainement pas rigoureusement.
- La conclusion de ce travail est donc (*) :
- Le coefficient l\ est positif, c’est-à-dire la constante diélectrique du verra augmente par traction perpendiculaire aux lignes de force.
- Paul Sagerbote.
- Sur l’électrostriction : Réponse à une note de M. More (-) par Cantone.
- Remarque au sujet d’une note de M. More,
- sur la tension diélectrique ». communiquée pur J auteur, P. Sacerdote.
- A la suite d’expériences faites l'année dernière sur le condensateur cylindrique, expériences dans lesquelles il n'avait réussi à observer,
- Électrique, l. XXV.II, p, 75, i3 avril 1901.
- (-) II. C. délit. Isliluto I.ombardo : 2e s. l. XXXIV, jyoï.
- au moment de la charge, aucun allongement du tube de verre formant le diélectrique de ce condensateur, M. More terminait son mémoire en mettant en doute l’existence des déformations électriques des diélectriques'.
- Cette conclusion paraît immédiatement bien invraisemblable, si 1 on songe que de nombreux et habiles expérimentateurs, tels que Duter, llighi, Quincke, Cantone, etc., ont mis ces phéuomènes en évidence par de nombreuses expériences et cela sous deux formes- différentes (i1).
- i° Allongement du diélectrique d'un condensateur cylindrique ;
- 2° Accroissement de volume de la cavité d’un condensateur sphérique ou cylindrique (thermomètre condensateur (2), et ont meme vérifié très exactement la relation suivante prévue par la théorie : (I) dilatation cubique de la cavité d un thermomètre condensateur — triple de la dilatation linéaire d’un condensateur cylindrique.
- Dans un article paru dans ce journal (’’) j’exa-
- (-J Je me rappelle que ces deux formes d’expériences mière directement, la deuxième indirectement ; il suffit
- en effet, de regarder la ligure pour voir que rallongement. des cléments tels que Ali perpendiculaire aux
- (8) ltuppelons qu'on met eu évidence l'augmentation de
- tube capillaire.
- f4) Pour la théorie de ces phénomènes et la discussion
- 70 s.; t. XX, p. 289 ; Éclairage Électrique, 7 avril. 1900. [Ecï. Élect., t XXVI, p. 33a,- a mars 1901). _ -
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- minai alors les expériences de M. More et je montrai que la disposition et les dimensions insuffisantes de son appareil faisaient prévoir pour le tube un allongement correspondant à quelques divisionsseulement.de son micromètre Ci en général, G au plus) au lieu d’une trentaine qui formaient la prévision de M. More; — il semblait donc que l.’insuccès de M. More devait être attribué à l’insuffisance de sensibilité de son appareil d'observat.1011.
- Dans une note toute récente, M. More s'efforce de répondre à mes critiques: (*)
- i° Son appareil lui aurait permis, dit-il, d’observer des déviations de trois, une, et même un quart de division; et il n’y avait pas de déplacement du zéro, contrairement à ce que j'avais supposé ;
- aü Il croit pouvoir adresser certains reproches aux expériences de M. Cantone que je signalais comme celles offrant les plus grandes garanties.
- 3° Le fait que la relation (i) prévue par la théorie est exactement vérifiée par les expériences n’ajoute rien en faveur de celles-ci; car, dit-il cc la relation (i) est bien prévue par la « théorie thermodynamique de M. Sacerdote, k mais elle est en contradiction avec la théorie « de Maxwell sur les tensions au sein des dié-« Icetriques. «
- Examinons rapidement ces trois arguments :
- i° Puisque M. More l'affirme, je veux bien croire que son appareil présentait toute la sen- , sibilitc nécessaire pour lui permettre d’observer à coup sûr rallongement du tube, si petit soit-il. :
- Mais alors, qu’il nous explique comment il se fait que M. Ercolini (voir le précédent article) qui vient de répéter son expérience, avec la même disposition expérimentale, mais en employant pour déceler l’allongemenl du tube la méthode si sûre des franges d’interférences, a obtenu des résultats en contradiction absolue avec les siens; tous les tubes de verre expérimentés par M. Ercolini ont en effet subi au moment de la charge, un allongement qui disparaissait par la décharge ?
- 2° M. le professeur Cantone a répondu lui-même sur ce deuxième point qui le concerne plus particulièrement; dans la note signalée en
- (’) More ; Note ou Dieleclric Strain ; Phys. Mag., 6e s, t. II. p. 527, nov. 1701; voir l’analyse : Écl. Elect.. t. XXIX. p. 4y3, 28 déc. 1901.
- tête de cet article, il réfute point par point les critiques adressées par M. More à ses expériences ; puis il examine ensuite les expériences du physicien américain. Présentent-elles les mêmes garanties que les siennes? il ne le croit pas et en particulier il reproche à M. More de ne pas s’êire suffisamment mis à l’abri de l’influence des variations de la température ambiante; — en outre, il fait observer que dans un essai préliminaire où M, More vérifiait l’exactitude et la sensibilité de son appareil d observation en l’employant à déterminer le module d’élasticité de son tube de verre, il a obtenu pour ce module la valeur 2,yXio1', inférieure d’environ moitié à celle généralement adoptée pour le verre ;
- 3" Arrivons à ce troisième point, le seul qui me concerne personnellement : M. More sa trompe de la façon la plus absolue quand il dit :
- « La relation (1) trouvée expérimentalement cc par Quiucke, Cantone, est en contradiction « avec la théorie de Maxwell, tandis qu’elle cc s’accorde avec la théorie de M. Sacerdote. »
- J’ai en effet montré ailleurs (*), qu’au contraire, Ions les résultats que j’obtiens dans ma théorie thermodynamique des déformations électriques des diélectriques (et en particulier la relation visée) sont en parfait accord avec ceux que l’on déduirait de la théorie des tensions de Maxwell. — L’erreur de M. More provient de ce qu’il confond, à tort, dans son raisonnement P) : — dilatation cubique de la cavité d’un thermomètre condensateur, avec — dilatation cubique de la matière diélectrique (le verre) formant la paroi de cette cavité.
- Paul Sackhdote
- (^Sacerdote : Annales de phys. et chimie, 7fi s.,
- (-) \oici en effet le résumé dn raisonnement de M. More : c< Les tractions et pressions qui, dans la théorie de Maxwell, s’exercent sur un élément diéleclriq un dans les directions perpendiculaires ou parallèles aux lignes de force produiront sur le volume de col élément, un effet, différentiel; d’où il résulte que le changement de volume sera plus petit que le changement de longueur dans les directions perpendiculaires aux lignes de force, au lieu d’en être le triple comme l'exige la relation (I). »
- M. More s'applique uniquement au volume do la matière diélectrique (le verre) et non pas au volume de la caviLé.
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- 4-fS
- Sur l’énergie dissipée dans les diélectriques soumis a des champs alternatifs, par P.-L. Mercanton. Journal de Physique, [4]. t. I- p. 33-4o,
- L’auteur commence par rappeler les quelques points définitivement acquis sur cette question; ce sont : i° La dissipation de l'énergie dans les diélectriques est étroitement liée au résidu; la coexistence de ces deux ordres de propriétés force h leur assigner la même origine et a n'accorder d’attention qu’aux théories susceptibles de les expliquer l’un et l’autre. 9° La dissipation, comme le résidu apparaît tout spécialement dans les diélectriques contenant desimpu-retes plus ou moins conductrices ; elle est fonction de l’intensité eide la vitesse de variation du champ.
- Passant aux méthodes de mesures, l’auteur les divise en : i° méthodes thermiques où l’on mesure la quantité de chaleur dégagée dans le diélectrique d’un condensateur alternativement chargé et déchargé (Kleiner, Düggclin, lloulle-vigne, etc.); 2° méthodes mécaniques : entrainement d’un diélectrique suspendu dans un champ tournant, amortissement du diélectrique dans un champ fixe (Arno, Schauffelberg, ThrellalL; 3° méthode consistant, à déterminer point par point la courbe des charges d’un condensateur en fonction de potentiels variant suivant un cvcle connu (Beaulard).
- M. Mercanton a appliqué cette dernière méthode. En voici le principe : Les potentiels de charge sont obtenus à l’aide d’une dérivation mobile le long d'un courant constant; le condensateur est déchargé dans un galvanomètre balistique au moment où le potentiel a la valeur voulue V. S’il y a consommation d'énergie dans le diélectrique, la charge est plus grande, pour une valeur de V donnée, quand cette valeur est atteinte par des potentiels décroissants que quand elle est obtenue par des potentiels croissants. En portant en ordonnées les déviations a proportionnelles aux charges, et en abscisses les potentiels, on obtient une courbe fermée dont l’aire représente l’énergie consommée dans le diélee-triq ue.
- Le dispositif experimental employé par l’auteur diffère de celui de M. Beaulard par quelques détails (l).
- (q Un arbre portait un conducteur radial isolé dont
- Résultats. — Des essais faits avec une durée cyclique de i seconde et sous des potentiels maximum compris entre 63 et 68 volts ont donné les résultats suivants :
- Des plaques do 3 il 4 ni ni d’épaisseur de pa-ralline pure, (le paraffine additionnée de io,f> p. ioo environ de divers corps (aluminium en poudre, charbon de lampe en poudre, graphite, colophane, soufre) d’une composition isolante de Berthoud, Borel et Cie, de paraffine et de sciure de bois séchée huit jours, une lame de mica blanc de o,io mm d’épaisseur, n’ont donné lieu qu’a une perte d’énergie inappréciable.
- Il en'a été de même avec une plaque de paraffine-colophane et une plaque de composition Berthoud, Borel et Cle, superposées; résultat contraire a une allégation de Muraoka, que deux diélectriques sans résidu en donnent un quand on les met au contact.
- De même encore pour l’huile de vaseline
- En délayant dans cette huile 5,q p. ioo de noir de fumée brut, la perte devient notable ; le rapport r de la déviation a)n, correspondant à
- Sur un même diamètre, deux électrodes de platine amenaient le courant constant d’une série de petits accumulateur». Deux autres électrodes reliaient à lu terre
- l’intermédiaire d’une bague isolée et d’un balai, était
- laminent le courant auxiliaire ; un autre disque B, en
- tricos une languette de laiton, en contact permanent avec À. Un ressort lise à pointe de platine appuyait sur
- la commutation. On réglait celle-ci en serrant le disque nable en regard d'un trait de repère tracé sur A.
- tant précis où le plongeur arrivait au p'oint voulu. On pouvait ainsi obtenir aoo points du cycle.
- La rotation de l’arbre, obtenue à l’aide d’un moteur à
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- la décharge sous potentiel maximum, et de la déviation a0 correspondant à la décharge sous potentiel nul, était égal à 0,007. La même huile filtrée, deux mois après, a donné r=o,o3.
- *Parmi les solides <jui ont manifesté une viscosité sensible, l’auteur mentionne : le celluloïd (;• = o,o65), le verre à vitre (o,o38), les mélanges de paraffine et de noir de fumée brut (/• augmentant de o,oi3 à o,38o quand la teneur en noir croît de i à 9,4 p. 100; un mélange «à 10 p. 100 de noir débarrassé de la plus grande part de ses goudrons par lavage à l’alcool et à la benzine, n’a donné que r—;o,o~4)> l*1 glace (').
- Les actions mécaniques (trépidation, chocs, etc.’ qui, dans le magnétisme, interviennent ponr réduire l’hystérésis et qui, dans les condensateurs à résidu, facilitent la réapparition des charges, n’exercent pas d’action sensible sur la perte d’énergie dans un mélange de paraffine et de 9,4 p. ioo de noir de fumée.
- Si l’on fait varier la fréquence T entre 0,20 et 5o secondes, la perte d’énergie avec ce dernier mélange passe par un maximum très net aux environs de T = 3 secondes (2).
- Si, la fréquence restant constante, on augmente le potentiel maximum la perte d’énergie croît rapidement aveclavalcurdc ce potentiel (3 * * *):
- mation d’énergie très considérable, comme l'indique Je
- —4°oC —4“8 —8°5
- 8 — 55
- 8 — aj3 —
- en papier paraffiné ; les courbes de M. Reaulard n’e (3 * *) Pour T=i et des potentiels maximum de 16.-, 3
- "Vmax. • 16,7 V
- W. . . 77,5. io
- 34 V 419.1c
- l'our T = 20 secondes, il a obtenu :
- W.
- 34 V 64 V
- 266. io—i0j j38o. 10—10j
- en prenant les chiffres trouvés avec le mélange précédent. M. Mereanton que la formule W — a V„*.„ adoptée par plusieurs auteurs pour représenter leurs résultats, ne donne pas des valeurs de W croissant aussi rapidement que celles que donnent ses expériences (l).
- J. Reyvai..
- MESURES
- jPyromètres Siemens et Halske A. G.
- Pijromè/re oblique. — Le pyromèlre optique de Siemens et TTalske se compose essentiellement (lig. 1) d’une lunette munie d’une lampe îi incandescence G placée dans le plan focal de l’nlrjeotif L ; cette lampe est en série avec une résistance W variable d’une manière continue, uu ampèremètre de précision A et deux éléments d'accumulateur E. La résistance W est montée sur le pied de la lunette et le contact glissant qui en règle la variation permet, par suite de sa disposition, d’obtenir un important changement de résistance à l’aide d'une faible
- '*) T,’auteur termine son «article par l’index bibliogra-
- Phys., 20 série, l. IX, p. 3gi, 1890.
- J. de Phys., 3^ série, t. VI. p. n3, 120:1897. i856 cl 1809.
- Londres, Proc. B. b\, a mars 1895. /. de Phy.s\”'3e série, t. V, p. ; 1896.
- Kleinkr, Viertet juhrschrift der Nalurforschenden Gese.Uschaft, Zürich, XXXVII, 1893.
- Arno, K.-C., Acad, dei f.iacei, 1892 et 1893. Lumière électrique, XLVI .-t XLIX. J. de Phys.. 3e série, t. III, p. 574 ; 1894.
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- Chim. etPhvs., 7e série, t! XVIII. 1899. J. de Phys.,
- 3e série, t. IX, p. 3i3 ; 1900.
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- Sciences, 28 mai 1900. J. de Phys., 3e série, t. X,
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- a»»orio, l. X, p. 54.; 1891.
- Eistek, Zeitschrift fïtr Elcktrotechuik. Heft XII ; juin
- i895.
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- 22 Mais 1902.
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- votation ; un petit interrupteur est placé là. Pour la mesure des températures à partir de 8oo°, un verre rouge Pi est placé devant l’oculaire L1 afin de ne laisser parvenir jusqu’à l’œil que les radiations ayant sensiblement la même longueur d’onde, ce qui est indispensable pour obtenir une bonne compensation photométrique. En
- principe la méthode consiste dans la comparaison photométrique de l'intensité dos radiations de la source de chaleur à mesurer avec celles de la lampe à incandescence (*) ; ce pyromètre est utilisable entre Goo° et 1900®.
- S’il s’agit seulement de mesures de comparaison, suffisantes en général dans la pratique.
- . — Pyromètre optique Siemens et Halske.
- e’est-à-dirc si l’on n’a pas besoin de connaître la valeur numérique de la température, on peut employer ce pyromètre jusqu’aux plus hautes températures en affaiblissant la lumière par réflexion sur deux prismes placés en avant de l'objectif. La valeur de la température pourrait même dans ce cas être déterminée par une graduation antérieure.
- Pour l’emploi du pyromètre optique, il suffit donc que l’on puisse voir une partie du corps dont on veut mesurer la température; le four aura, par exemple, une ouverture de quelques centimètres qui pourra être refermée par un verre. T,a mesure se fait de la laçon suivante : on vise. a\eo l’ocnlairc le fil de la lampe à incandescence, puis on clirige la lunette sur le foyer cl 1 ’oti règle l’intensité lumineuse de la lampe en agissant sur le rhéostat W jusqu’à ce que le fil disparaisse complètement dans le champ lumineux produit par le foyer. L’échclle de température de l’ampèremètre donne la température cherchée.
- Pyromètre tkermoèlectrique. — Le pyromètre thermoélcctrique de Siemens et Halske pour hautes températures est constitué par un couple Le Chatelier (platine et platine rhodiéà 10 p. 100);
- pour les basses températures, c’est le couple cuivre-constantan qui est employé.
- Le millivoltmèlrc (fig. 2) qui sert à la mesure comporte un organe mobile avec simple suspen-
- sion unifilaire. L’échelle de lecture est à deux graduations : Lune en millivolts peut servir pour la vérification de l’instrument; l’autre en degré est établie suivant les données du Reiehs-anstalt d’après les dernières recherches de
- f1) Voir les recherches de Holborn et Kurlbaum.
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- T. XXX. — N° 12,
- llolborn et Day. L’aiguille a la forme d’une très mince lame verticale ; elle oscille au-dessus d’un miroir et la lecture se fait en plaçant l'œil de façon à faire concorder l’aiguille et son image.
- — 45o ohms environ, — la résistance des fils
- qui le relient au couple est généralement négligeable, à moins qu’il ne s’agisse de grandes lon-gueuis.
- Le forlamnrtissemeut du galvanomètre permet de bien suivre les variations de température. Un niveau circulaire à bulle d’air sert a mettre
- Fig. 3 —Pyromètre thermoélectrique Siemens ol HaUke.
- rapidement l’appareil en place k l’aide des trois pieds à vis calantes; un dispositif permet d’immobiliser l’aiguille pour le déplacement du mil-livoltmètre.
- Le couple (fig. 3) est renfermé dans un tube
- double en porcelaine de matière spéciale (pâte Tlecbt), imperméable aux gaz du foyer, il peut être protégé en outre par un tube de fer ou de nickel. Pour éviter réchauffement du point où le couple est relié avec les fils qui vont au gal-
- tubc un dispositif à circulation d’eau. Dans le cas d’un pvromètre que l’on place dans le four au moment de la mesure, le dispositif réfrigérant est établi en forme de garde à épée de façon à protéger la main de l’opérateur contre le rayonnement du four (fig. 4).
- Pyromètre enregistreur. — L’enregistreur de température (fig. 5) est constitué par un pyromètre k voltmètre combiné avec l’enregistreur universel de Siemens et Ilalske. Un mouvement
- Fig. 4-
- d’horlogerie déplace dans deux directions perpendiculaires une bande de papier transparent et une bande de papier bleu à impression. L’aiguille du galvanomètre est munie d’une petite pièce qui vient s’appuyer sur la bande de papier sous l’action d’une pièce métallique affectant la forme d’un arc de cercle concentrique k la suspension. Cet arc, abaissé à des intervalles de temps égaux à une minute, presse l’aiguille indicatrice sur la bande de l’enregistreur et sur le bleu; le point marqué se voit par transparence.
- Un arrêt permet d’interrompre le mouvement
- périodique de l’arc de cercle pour changer la bande de l’enregistreur. La vitesse de déplacement de cette bande est de a cm k l’heure et le rouleau est de 45 m.
- Dispositif de contrôle des mesures pyromê-triques. — D’après les données du professeur Lindeck, la Société Siemens et Halske a établi pour les mesures de contrôle du Reichsanstalt un appareil qui peut trouver emploi également dans les laboratoires et dans la pratique industrielle.
- La méthode bien connue d’ailleurs consiste à
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- lenliel réglable. Cette force élcctromotricc T ^üg. 6; est fermée sur im galvanomètre G et une résistance bien déterminée, de o,i olim par exemple; en dérivation sur cette résistance est un accumulateur A dans le circuit duquel se trouve un milliampcremètre M et une résistance variable W. ün fait varier cette résistance jusqu’à ce que le galvanomètre n’indique plus aucune déviation. La l'orcc électromotrice T est alors égale au produit de la résistance W par l’iutensité mesurée en R1. Toute l’exactitude des
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- mesures repose sur la précision du milliampè-remètre, La résistance \Y 'fig. n) est composée de 3 décades (ioo, io et i ohms) commandées chacune par une manette et d’une résistance formée d’un fil de i,5 ohm environ disposé sur le tour de la plaque qui forme couvercle ; cette dernière résistance est commandée par une manette qui passe au-dessus des trois précédentes.
- A la place de la résistance de 0,1 ohm, on emploie de préférence une boite X comprenant plusieurs résistances de moindre valeur ; cette disposition permet d’employer le milliampère-mètre dans les meilleures conditions de sensibilité. G. Goisot.
- Ohmmètre et faradmètre Gans et Goldsch-midt pour essais de câbles. Renseignements fom-nuiniqnés par M. Palewski.
- L’ensemble de l’appareil comprend : un galvanomètre il miroir, type Deprez-d’Arsonval, représenté en G sur les schémas ci-joiuls; un shunt S pour ce galvanomètre; une batterie d’éléments de pile B pouvant donner jusqu’à i5o volts; un commutateur inverseur I permettant de changer le sens du courant; un commutateur à deux directions C que l'on peut mettre dans la position marquée « normale » ou dans celle marquée « câble »; une clef d’opération O; enfin deux résistances élalouées de chacune no ooo ohms et deux condensateurs étalonnés de 1,5 microfarad. Tous ces instruments et appareils sont renfermés dans une caisse en acajou vernie dont le couvercle est percé des ouvertures strictement nécessaires pour opérer les connexions. La boite a 62 cm de longueur, 44 cm largeur et 20 cm de hauteur. T/ensenible pèse 22 kg, ce qui permet d’en effectuer facilement le transport.
- La figure 1 représente le montage pour la mesure de la résistance d’isolement. Le commutateur C étant dans la position « normale >1 et le shunt du galvanomètre étant disposé pour une valeur movenne de la déviation, on abaisse le commutateur O. Le courant qui traverse la ou les résistances de 5o 000 ohms produit une déviation du galvanomètre que l’on note. Ensuite on met le commutateur C sur la position « câble » et l’on observe la nouvelle déviation du galvanomètre. Le rapport de cette dernière déviation à la première fournit le rapport de la résistance d’isolement du câble à la résistance étalon, le
- galvanomètre donnant des déviations proportionnelles à l’intensité du courant qui le traverse. Dans le cas où la déviation obtenue dans la seconde phase de la mesure serait trop faible ou trop grande, on modifie la sensibilité du galvanomètre à l'aide du shunt de manière à avoir
- une, déviation movenne ; pour avoir la résistance d’isolement du câble, le rapport des déviations observées dans les deux phases de la mesure doit alors être multipliée par un facteur dépendant des résistances shuntant le galvanomètre. O11 peut sans difficulté mesurer des résistances d'isolement allant jusqu’à 5 000 mégohms
- La figure 2 montre les connexions pour la mesure de la capacité d’un câble par le courant de charge ; le ou les condensateurs étalons sont substitués aux résistances étalons employées précédemment.
- On opère d’ailleurs de la même manière : On amène le commutateur C dans la position « normale », et on abaisse la clef O; le condensateur
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- étalon se recharge. On abandonne la clef O ; le condensateur se décharge et on observe l'impulsion galvanomélrique. On met le commutateur C sur la position « câble »; on appuie sur O pendant le môme temps que dans la phase précédente de la mesure, puis on l’abandonne et on note l’impulsion galvanométrique. Le rapport des impulsions donne le rapport des capacités des condensateurs étalons et du câble.
- La mesure de la capacité peut se faire au moyen du courant de charge; dans ce cas on
- elfectue le montage comme l’indique la figure 3 et l’on opère comme dans le cas précédent.
- Ajoutons que le galvanomètre peut être utilisé indépendamment du reste de l’appareil; dans ce but il porte deux bornes extérieures à la boite. Ce galvanomètre, très sensible, est éclairé par une petite lampe à incandescence de 6 volts placée à l’intérieur de la boite et qu'alimenté une petite batterie extérieure. Le rayon réfléchi est reçu sur une échelle de celluloïd de 4oo mm de longueur. J. R.
- Méthode de mesure de l’angle de décalage et du facteur de puissance, au moyen d'un voltmètre, par George T. Hanchett. EUctricul World and Engineer, Vol. XXXVIII. p. 718, 2 novembre
- Il arrive parfois qu’au cours d’une expertise on se trouve dans la nécessité de déterminer la valeur du facteur de puissance sur un circuit de distribution d’énergie, sans avoir, sous la main, d autre instrument de mesure qu’un voltmètre à courant alternatif. Pour parer à cet inconvénient, M. G. T. Hanchett a imaginé la méthode décrite ci-dessous.
- Cette méthode n'offre d'intérêt que si la charge du circuit et le faotcur de puissance sont invariables : c’est le cas d’une simple résistance inductive montée sur un circuit à potentiel constant, ou encore, le cas d’un moteur d’induction actionnant un ventilateur ou un autre appareil à charge coustante. Pour appliquer la méthode, il y a lieu d’effectuer trois mesures et un calcul très court, et d'adopter certains dispositifs d’expérience que nous allons décrire. La figure 1 donne le schéma des connections a effectuer.
- A, Alternateur; B, Charge inductive; T, Transformateur de tension, de capacité convenable et qui ne doit pas être
- Du circuit principal partent deux dérivations X, Y, formées chacune d’un conducteur de faible lougueur, de faible résistance, et non inductif, formé par une portion de fil recti-ligne.
- Sur le noyau du transformateur sont enroulées quelques spires de fil constituant le secondaire basse tension; ces spires doivent être formées d'un fil très fin, et n’exigent pas une forte isolation : un double guipage de coton
- Quelle que soit la méthode employée, il est nécessaire que les spires du secondaire soient peu nombreuses pour que le voltage obtenu soit peu élevé.
- Le voltmètre doit être un instrument établi pour des lectures de peu d’étendue. On insère en série avec l’appareil une résistance non inductive suffisante pour qu’une variation de quelques volts occasionne une déviation correspondant à toute l'étendue de l’ccbelle.
- Ces dispositifs arrêtés, on procède do la façon
- On relie le voltmètre aux bornes N et O du
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- transformateur, et on note la déviation m de l’aiguille. Puis, au nfoyen d’un commutateur, on relie le voltmètre aux bornes M et Net l’on règle la distance qui sépare les points X et Y jusqu’à ce que l’appareil indique la môme déviation que celle (m'j obtenue dans la première
- Si les circuits MN et ON sont reliés en série, les deux forces électromotriccs s'ajouteront, et un voltmètre relié aux bornes du circuit ainsi formé indiquera, comme déviation, la résultante de ces deux forces électromotrices. Il est clair que si ces dernières sont couplées, en opposition, et sont en concordance de phase, leur résultante sera nulle.; si au contraire elles sont couplées en tension, leur résultante sera
- 2 m. Si, cependant, le courant est décalé en avant ou en arrière, la résultante aura une valeur différente, duc à ce fait que les deux forces électromotrices ne sont pas en concordance de phase. Désignons par n cette résultante.
- La figure 2 représente graphiquement le cas des forces électromotrices couplées en tension, et la figure 3 celui des forces électromotrices couplées en opposition.
- De ces diagrammes on peut déduire, par les formules trigonométriques (‘), la valeur du facteur de puissance cherché.
- (J) Dans le triangle obliquangle OAR (fig. a) on a ;
- Dans le premier cas. cos © = . n-î — j,
- Dans le deuxième cas. cos © = i_____.
- On déduit de l’une ou lautre de ces formules la valeur de l’angle de décalage ©.
- Il est préférable de coupler les forces électromotrices en conjonction plutôt qu’en opposition, parce que la troisième déviation n mesurée est alors plus grande, et permet une lecture meilleure sur l’écliellc du voltmètre, car les indications d’un voltmètre à courant alternatif, dans le voisinage du zéro, sont très incertaines.
- Il est évident aussi que, si les conditions dans lesquelles se fait l’expérience peuvent changer, les trois mesures doivent être effectuées dans un intervalle de temps aussi court que possible ; et, dans ce but, il convient de disposer, comme l’indique la figure i, un interrupteur à deux directions permettant de reporter rapidement le voltmètre d’un circuit à
- Le nombre de spires de l'enroulement secondaire du transformateur doit être choisi de telle sorte qu’il donne une force électromotricc correspondant pratiquement à la moitié'de l’étendue de l’échelle du voltmètre, car, si cette force électromotrice était plus grande, la valeur de n serait assez grande pour que la lecture à faire sortît des limites de l’échelle de l’instrument.
- Le méthode ci-dessus décrite se recommande surtout pour sa rapidité ; elle est cependant exacte théoriquement, et applicable en pratique, sous certaines conditions.
- G. Roescu.
- En substituant à cos -2- la valeur ci-dessus, on obtient celle de cos y.
- d’où l’<
- Le Géf
- : G. NAUl>.
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- Tome XXX.
- Samedi 29
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- îée. — N» 13.
- L
- iaira
- Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. DARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur h l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES TR\INS A AUTOMOTRICES MULTIPLES
- COMMANDÉES D’UN SEUL POINT
- Pans un précédent article (‘), nous avons indiqué les caractères généraux et l’historique des systèmes employés pour la commande d’un train formé de voitures dont plusieurs sont antomolrires ; dans celui-ci, nous décrirons l'un do ces systèmes, le système Spraguc, mais auparavant nous ferons ressortir les caractères qui le différencient du système Thomson-Houston.
- Systèmes Spïugue et Thomson-IIousto.n. Pkincu'es kt cahyctkhes distinctifs. — On sait quelles manœuvres est appelé à faire le mécanicien d'une voiture électrique de tramway, et de quels appareils il dispose pour les faire : En dehors des appareils d’arrêt et de freinage, dont nous ne nous occuperons ici. qu’incidemmcnt, il. effectue les changements de direction au moyen d’un inverseur, et il fait la mise en marche progressive au moyen d’un régulateur de vitesse, ces deux organes étant ordinairement, des cylindres à touches conductrices qui tournent entre des frotteurs fixes, le tout concentré généralement dans un seul appareil appelé controleur ou combinateur.
- Tous nos lecteurs reconnaîtront dans la figure i le type général du combinateur de tramway, la petite manette supérieure de droite commandant le cylindre inverseur et la manivelle plus grande de gauche étant celle du cylindre principal ou régulateur de vitesse.
- Ce combinateur est admirablement approprié à la commande à main d’un équipement (q L'Éclairage Électrique, t. XXX, p. n3, a5 janvier 1902.
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- électrique, et il est probable qu'une disposition aussi éprouvée sera définitive, au moins pour tous les équipements dont la puissance ne dépassera pas trop celle des locomotives électriques actuelles (du type Ouest ou Orléans, par exemple’).
- Cet appareil étant reconnu propre à la régulation de marche do chaque voiture, on pouvait le conserver pour chacune des automotrices d’un train Sprague,à condition qu'il fût commande automatiquement sur toutes les voitures : c’est ainsi que Spra-gue a fort ingénieusement remplacé chaque mécanicien par un servo-moteur double. :
- Servo-moleur inve.r-
- double solénoïde commandant le petit cylindre, par un mouvement d’oscillation fa-
- El serve- moteur principal, commandant le cylindre régulateur en l'entraînant, dans un sens ou l’autre, dans une rotation Combinatour série-parallèle pour tramway. grande amplitude,
- et rarrêlant dans un nombre déterminé de positions. Un solénoïde ou un jeu de solénoïdes ne suffit plus à ees difficiles fondions c cd un moteur-pilote qui les accomplit (*).
- L’utilisation d’un mouvement de rotation pour la mise en œuvre du combinatour offrait des difficultés, qui sont toutes heureusement surmontées dans le système Sprague.
- bien appropriée au but et
- (J) A l’opposé des autres inventeurs, Sprague ne s’est pas attache à
- moteurs de sa voiture, au moyen d'un relais limite ur dont nous aurnnsà parler par la suite. Il prétend d’ailleurs que le léger espace de temps entre les mises en mouvement des divers combinaleurs ne peut avoir d’autre effet que de diminuer sensiblement l’afflux total de courant du train au démarrage. Cette observation, qui nous est communiquée par la Société Sprague, découle évidemment du principe d’automaticité que nous exposons, cette automaticité étant elle-même une conséquence de la commande du comhinateur par un moteur rotatif.
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- Elle avait comme caractère propre de se prêter à une automaticité^acile et M. Sprague en a fait une revendication de son système. Aussi a-t-il réduit, à une extrême simplicité l’appareil de commande laissé au mécanicien, et qui lui sert à provoquer, en même temps que la mise en position de l'inverseur, une succession donnée de mouvements que le moteur-pilote et ses relais seuls déterminent ensuite, bien que le mécanicien reste maître de l'enrayer par un retour au o. ou par un arrêt aux vitesses intermédiaires.
- Au contraire, le mécanicien d’un train à unités multiples Tliomson-IIouston manœuvre à la main un contrôleur analogue à ceux qui effectuent automatiquement, dans le système Sprague, les combinaisons successives des résistances et des moteurs (fig. •>) ; niais, au lieu d’agir directement sur ceux-ci, ce contrôleur envoie le courant, sur chaque voiture motrice, à dos électro-aimants qui commandent les résistances et les moteurs de cette voiture, et qui suivent pas à pas, pour ainsi dire, le mouvement imprimé par le mécanicien à la manivelle de commande. Dans ce système, il y a synchronisme absolu des manœuvres sur les différentes voitures. En même temps que l’extrême simplicité du système, il faut bien comprendre ce caractère essentiel qui le différencie du système Sprague *. c’est qu’il procède par impulsions successives imprimées à des servo-moleurs entièrement asservis à la volonté et au contrôle du mécanicien.
- Systk.uk SmtvGUK.
- Composition les équipements. — 11 faut distinguer d'abord deux sortes de circuits :
- Celui qui porte le courant principal de la ligne aux moteurs et aux résistances de réglage et qu’on réduit au minimum strictement indispensable.
- Celui qui assure la continuité du train au point de vue de la commande.' Nous reviendrons plus loin sur ce dernier pour en donner la composition et le rôle exact.
- Le premier circuit, représenté on traits plus gros dans les ligures, est limité à chaque voiture individuellement : il aboutit donc, d’un côté aux frotteurs portés par la voiture pour recueillir le courant moteur sur le troisième rail, de l'autre au châssis par lequel se fait le retour du courant aux rails do roulement, et par ceux-ci à l'usine. La figure i représente une succession de voitures èi 2 moteurs, disposés pour le couplage série-parallèle et le renversement de marche par inversion des induits.
- L’inverseur est représenté, au droit des contacts d’inducteur et d’induit de moteurs, par un long cylindre muni de •>. éleelros de commande à son extrémité droite. Au-dessus est représenté l’autre cylindre à touches principales, celui du eombinateur, qui combine les moteurs en série-parallèle, à la manière d’un contrôleur ordinaire, et règle l'accélération par le jeu graduel de résistances (représentées en pointillé). On voit qu’il est commandé par un petit moteur réversible, dont nous allons maintenant expliquer le fonctionnement.
- Moteur pilote. — Relié directement au frotteur positif par un de ses pôles d’induit, le moteur pilote peut être relié par l’autre à la terre, à travers l’un ou l’autre des deux enroulements inducteurs qui le mettent en marche dans un sens ou dans l’autre. On peut voir, aux interruptions des fils, que les changements de marche ou arrêts du moteur sont régis :
- i° Par la position du cylindre principal, au moyen de contacts secondaires dont il est muni ;
- a0 Par le jeu de relais à plateau qui servent :
- Le premier à partir de gauche (fig. 2), à porter directement le cylindre à la position de marche en parallèle ;
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- a° Lo deuxième, à le portera la position de marche en série par mouvement dans un sens ou l’autre, suivant la position précédente.
- 3° Le troisième, à ramoner le cylindre au o.
- C’est assez déjà pour en faire comprendre le principe, et nous pouvons, dès lors, indiquer la composition des circuits de commande, dont le rôle ne saurait apparaître aussi clairement sur les figures suivantes, consacrées aux détails de chaque équipement indépendamment des autres.
- relais de i
- Circuits de commande. — Reliées d’un coté à la terre, les a bobines de l’inverseur sont reliées de l'autre aux 2 fils inverseurs dans la câblerîe générale du train. Celle-ci ne comprend que (les fils de faillie section, aboutissant à des coupleurs multiples pour les passages de voiture à voiture.
- "che ont un pôle en commun à la terre, et les autres aboutissent à 3 fils de la câblcrie du train : celui de marche en série> celui de marche eu parallèle, et celui de retour auO. Il faut bien observer que ce dernier fait le retour au o seulement du cylindre conibiriateur, mais non du cylindre inverseur. Ce cylindre inverseur est ramené au zéro par l’effet d'un ressort lorsqu’il ne passe de courant ni dans l’une ni dans l’autre de ces deux bobines.
- lin commutateur multiple suffît an mécanicien pour donner le courant à ces 5 fils, qui sont tous des pôles de circuits de commande reliés d’autre part à la terre. Nous conserverons pour cet appareil, malgré la modestie de ses fonctions, le nom qui lui a été donné do manipulateur ou oier» -AJa rn'T/’inaith^^m^du^uiii1 contrôleur de plate-forme ; la figure 3 en représente la 2, t'il de marche arrière du train; 3, Fii réalisation la plus simple. La figure 3 représente à la parallèle ; 5. Retour aù zéro. partie supérieure le câble multiple du train et immédiate-
- ment au-dessous les fils qui le 'relient aux deux plates-formes, supposées toutes deux munies de commutateurs de mécanicien.
- La continuité du Câble, du train et du câble de voiture reliant les [deux contrôleurs de. plate-forme est, ainsi qu'on le voit, absolue et indépendante des dérangements partiels qui peuvent obliger à exclure les unités avariées, mais sans rien enlever aux autres de leur facilité de fonctionnement.
- Ce schéma type exclut, pour la simplicité, divers éléments que nous allons signaler maintenant, à l’aide des figures plus détaillées qui suivent. Nous ne citerons que pour mémoire ceux qui concernent le freinage : Des compresseurs d air à moteurs électriques peuvent être alimentés de courant, à partir de la plate-forme du mécanicien, par un fil additionnel à joindre au câble général.
- Si ce fil peut être relié au frotteur d’alimentation par un interrupteur à la portée du mécanicien, celui-ci peut régler de sa place le jeu de tous les compresseurs, par conséquent la pression de tous les réservoirs.
- Ou mieux, ceux-ci sont réunis et peuvent commander la marche et l’arrêt automatiques des compresseurs pour maintenir la pression entre les limites déterminées. Il suffît de substituer à l’interrupteur supposé d’abord placé entre le fil des compresseurs et le frotteur d’alimentation un régulateur pneumatique accomplissant les mêmes fonctions que celui qui a été décrit page 48 dans L'Éclairage Électrique du 12 octobre 1901.
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- Une autre observation s'impose dès maintenant : Rien dans ce qui a été indiqué précédemment n’empeohe le moteur pilote d'effectuer trop vite l'avance automatique du contrôleur, et si sa vitesse de progression, qui règle le courant accélérateur, est réglée pour un parcours en pente où la force contre-éleclromotricc s’élève rapidement et prévient un flux de courant exagéré, il n’agit pas de même en rampe, où l’accélération lente ne donne qu’une force contre-électromotrice faiblement modératrice. CeLlo considération et quelques autres, au nombre desquelles la sécurité générale du système, ont conduit à l’adoption d’un relais limileur, dont l’enroulement de commande est composé de quelques spires où circule le courant moteur. Du système à plateau comme les autres, il inter*
- îpt le courant envoyé
- moteur pilote,
- et lui applique le frein poi
- Il nous reste à parler du rôle important que joue le relais automatique de sécurité, qui se trouve lo plus à droite sur les figures 4 et a. 11 constitue, avec le relais limiteur, une des principales caractéristiques du système.
- La bobine qui le mot en œuvre est montée en série avec les bobines de l’inverseur. Le courant qui traverse ces bobines ne peut être établi que lorsque l’inverseur est au zéro; il ne faut pas, en effet, que I on [misse changer la posilion de l’inverseur autrement que pour le ramoner au zéro lorsque le contrôleur n’est pas lui-même au zéro. Un contact porté par le contrôleur, et 2 balais qui ne le touchent qu’au zéro constituent le by-pass réalisant celle condition.
- Mais une fois que le courant, a été établi dans les bobines de l’inverseur, le régulateur de vitesse peut être manœuvré, et il ne faut pas que l'inverseur quitte sa position. Or le contact du by-pass lâche prise. Aussi le relais automatique de sécurité agit-il sur des contacts faisant subsister le courant qui l'actionne une fois qu’il a pu être établi, et cela jusqu’à co que le mécanicien veuille le rompre.
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- Le relais de sécurité a eu outre un double but qui lui vaut son appellation : lorsqu’il n'est pas levé (c’est-à-dire lorsque l'inverseur n’est pas en position de marche), on ne pourrait établir les combinaisons de circuits du moteur pilote déterminant l’avancement du régulateur de vitesse vers les positions série ou parallèle; lorsqu’il est baissé (c'est-à-dire lorsque l’inverseur est à zéro), il établit les mêmes connexions que le relais de retour à zéro, obligeant donc automatiquement le régulateur de vitesse à revenir à la position d’ouverture, des circuits.
- Le relais automatique de securité réalise donc en somme des « enclenchements électriques » empêchant ou déterminant automatiquement (indépendamment des commandes du mécanicien'! certains mouvements d'appareils.
- Il v a plusieurs autres enclenchements dans le svstème. C'est ainsi que l'avancement du régulateur de vitesse ne peut être obtenu si le cylindre même de l’inverseur n’est pas en position de marche; et, si ce cylindre est à In position zéro, le régulateur de vitesse est fatalement ramené au zéro par un troisième circuit indépendant de celui du relais de retour à zéro et de celui établi par le relais automatique.
- Ces enclenchements ont pour but, ainsi que les premiers, de réaliser automatiquement la mise hors circuit d’une voiture dont un appareil fonctionnerait imparfaitement, si son mauvais fonctionnement rend la manœuvre de la voiture dangereuse. Que par exemple l'inverseur ou le contrôleur se trouvent arrêtés dans quelque position que ce soit, il est facile de voir que bientôt tout courant moteur sera supprimé sur la voiture considérée qui jouera désormais le rôle de remorque.
- C’est aussi la grande sécurité automatique du système qui permet de le manœuvrer aussi simplement. C’est grâce à elle qu'on peut, par exemple, sans inconvénients, lancer directement et d’un seul mouvement, la manette de la position de pleine marche avant à la position de pleine marche arrière (ou réciproquement). 11 est facile de voir sur les figures de cet article ce qui se passe dans ce cas : i° l'inverseur est immédiatement ramené au zéro par le passage de la manette à la position centrale dont nous parlerons tout à l’heure; il ne va pas plus loin, le régulateur de vitesse n’étant pas au zéro ; i° le régulateur de vitesse, justement parce que l’inverseur est au zéro, est amené rapidement vers la position zéro; 3° dès qu’il y arrive, l’inverseur, libéré, passe à la position de marche opposée à celle qu’il occupait tout d’abord ; 4” aussitôt, le régulateur se met à avancer, touche par louche, lançant un courant de plus en plus violent dans les moteurs, mais jamais plus violent que leur conservation ne le permet, à cause du relais lîniiteur. Tous ces mouvements s’opèrent automatiquement, par suite du mouvement unique que le mécanicien a eu à faire.
- Nous allons d'ailleurs, pour résumer lo jeu des divers appareils, suivre les manœuvres du mécanicien en nous reportant aux figures. Supposons que le conducteur désire aller à demi-vitesse, c’est-à-dire avec moteurs en série sans résistances. Il envoie le courant au relais série qui attire son armature. L’appareil du mécanicien renvoie en même temps le courant dans le circuit inverseur-relais automatique et by-pass. L’inverseur est mis en position. Les relais série et automatique donnent le courant au moteur pilote qui, par rotations successives marquées de faibles arrêts, entraîne le contrôleur jusqu’à la position série.
- Si le relais limiteur attire son armature, il met hors circuit la bobine qui soulevait le frein du moteur pilote. La résistance de i ooo ohms est laissée seule on série avec le moteur pilote, et il libère le frein qui provoque l’arrêt immédiat du moteur.
- Le relais limiteur agit donc automatiquement pour arrêter le moteur pilote chaque fois que le courant dépasse la limite pour laquelle il est réglé.
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- La mise à la position parallèle de l'appareil de mécanicien mettrait de même en parallèle les équipements.
- Le retour au troisième relais ramènerait le contrôleur seul au o.
- Le retour de la manette à la position verticale mettrait contrôleur et inverseur au o.
- L’asservissement des appareils étant partiel, et les'contrôleurs des diverses voitures dans une grande mesure indépendants, on conçoit qu’on puisse associer dans un train plusieurs équipements non identiques, commandés par relais limileurs réglant séparément leurs courants.
- Examkx des appareils. —Le contrôleur de, plu te-forme est un commutateur construit sur les principes des contrôleurs de tramways les plus réduits : sous forme de cylindre portant des segments métalliques en regard de frotteurs fixes, à multiple rupture, mais sans soufflage. Dimensions 0,20 m X 0,15 m X 0,80 m.
- D ordinaire ce contrôleur comporte pour la marche avant trois positions correspondant à la marche à vide et au groupement des moteurs en série, puis en parallèle. Pour la marche arrière, il n’y a que deux positions, correspondant à la marche à vide et au groupement en série, car il vaut mieux que le conducteur ne puisse faire aller le train en arrière, à toute vitesse, sans changer de plate-forme. Entre la marche avant et la marche arrière se trouve une position intermédiaire correspondant à la rupture de tous les circuits (position verticale de la poignée, fig. 4 et 5).
- La manette, dès qu’on la lâche, revient d’elle-mème à la position de rappel au o du régulateur de vitesse, à laquelle elle est rappelée par un ressort et un cliquet.
- L'inverseur est, à défaut de tout courant, maintenu à lu position médiane où son cylindre coupe les circuits des moteurs par l’action d'un puissant ressort. Les solénoïdes qui le mettent en l’une ou l'autre de scs deux dispositions extrêmes, marche avant ou arrière, commandent des plongeurs, actionnent le cylindre par l'intermédiaire de billes.
- L’inverseur établi pour un équipement à 2 moteurs de i5o chevaux a une longueur 1 m environ. 11 serait sensiblement augmenté pour des équipements à 4 moteurs. Il est muni de cloisons séparatrices d’arcs et d'une bobine de souillage en bout d’arbre.
- Nous avons dit que le contrôleur principal effectuait des rotations successives marquées de faillies arrêts. Or, le sorvo-moteur tourne d'une façon continue, sauf intervention du relais limiteur : il entraîne l’arbre au moyen d’une réduction de vitesse à vis sans fin (rapport 80 à 1), et avec l’intermédiaire d'un ressort. Une came dans les encoches de laquelle vient s’engager un levier appliqué par un ressort et terminé par un galet pouvant glisser sur le pourtour de la came permet de réaliser l'entraînement par saccades du cylindre du contrôleur : les encoches arrêtent les segments sous les frotteurs et les saillies de la came, assurent, par le jeu des ressorts, une rupture aussi rapide que possible (fig. 6 à 8).
- La figure 8 laisse voir, à gauche, le moteur pilote, la transmission et le frein ; à droite, les contacts de commande, les contacts principaux et la bobine de souillage. La longueur est d’environ 1 m. Ces dimensions seraient peu augmentées si, adoptant des équipements à 4 moteurs, on groupait les moteurs par paires, ce qui est le cas le plus général.
- La figure 9 les coupleurs de voiture à voilure, qui doivent être tels que l'interversion ou le changement bout pour bout des voitures n'intervertisse et, par conséquent, ne fausse aucune des connexions.
- Le premier train Sprague européen a éLé lancé, le G août 1.901 sur la ligne électrique de la Compagnie dos chemins de fer de l’Ouest, et il y a circulé depuis cette date sans aucune interruption. Dès que la ligne sera ouverte jusqu'à Versailles, le service en sera assuré par ce train Sprague, par le train Thomson dont nous parlerons plus tard, et par des trains à
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- 4<3i
- locomoteurs électriques. Les deux premiers systèmes de trains à imites multiples se trouveront donc en présence l’un de l'autre, et en présence, tous deux, de trains à locomotives électriques. L’étude de cette ligne présentera donc un intérêt considérable. (!)
- Les unités du train Sprague sonL de 3 voilures, dont une motrice et a remorques. L'ensemble de cette unité pèse à vide 4^ tonnes et comporte i moteurs Thomson-Houston de iao chevaux chacun. Ces moteurs sont placés sur l'un des deux trucs Mac Guire qui portent la voiture motrice.
- Sauf en ce qui concerne ces trucs, la voiture motrice, aussi bien que les voilures de remorque, sont des voitures à voyageurs ordinaires de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest.
- Quelques modifications d’aménagemonL ont été faites seulement aux voitures motrices qui sont de deux types. Deux d’entre elles, destinées à diriger le train dans un sons seulement, sont séparées en deux parties à peu près égales; une des moitiés est restée telle qu'elle était autrefois, et sert aux voyageurs; l’autre moitié, vitrée à l'avant, comporte les appareils do commande du système électrique, des freins, etc., et constitue en outre un fourgon à bagages dans lequel sont disposés des coffres contenant l’inverseur
- et le régulateur de vitesse. La troisième motrice Fig. q, _____Coupleurs et câble de connexion.
- peut être placée indifféremment à l’un ou l'autre des
- deux bouts du train et sert exclusivement pour le transport des voyageurs, Elle est munie d’une cabine de mécanicien à chacune de ses extrémités, vitrées toutes deux. Le reste de la voiture n'a pas subi de modifications; l'inverseur elle contrôleur sont disposés sous les banquettes.
- Le train en service est à composition variable. En semaine il se compose de a unités, c'est-à-dire de G voilures dont i motrices. Le dimanche, aux heures d’aflluenee, on ajoute la troisième unité en bout, et le train circule avec p voitures dont 3 motrices.
- J. \Y. Blakstoise.
- COJNST1U CTIOA RATIOXXEU.E DES ILTERNATEUUSP!
- 4- Bâti ni; fonte soumis a la tension — Dans la construction des machines, il est de règle constante de travailler toutes les grandes pièces dans la position même qu’elles auront eu marche Mais pour les grandes dynamos, l’application de cette règle exige souvent de très grandes machines-outils spéciales, car le bâti de fonte est tourné horizontalement, afiu que l’on puisse placer lâchement les segments de tôle de l’armature. Ces segments sont en effet poinçonnés de façon à être p lacé <4 dans nu bâti rond ; il huit donc que le bâti soit rigoureusement circulaire lorsqu’il est horizontal, par suite il faut le tourner horizontalement. Si on redresse ensuite le bâti, il s’ovalise tant
- P) La puissance motrice du train Sprague est répartie sur trois automotrices, celle du train Thomson sur deux seulement; il va sans dire ipio la comparaison des deux trains serait plus concluante sans cctlc différence, c’cst-a-dirc à uüiiibre égal d'automotrices.
- (-) Voir numéro préeédenL p. po.
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- T. SXX. — 43-
- qu’on n’exerce pas des efforts extérieurs aux points de plus grande déformation ; mais si on parvient à exercer ces efforts, il devient inutile de tourner le bâti verticalement.
- Si l’on ne veut, pas exercer ces efforts, il faut prendre un bâti extraordinairement lourd, de façon que la déformation maximum n'excède pas une valeur donnée. Cette déformation maximum est déterminée par l’épaisseur de matière que l'on peut enlever au tour, épaisseur d'ailleurs limitée par la condition que, eu aucun point, l'enroulement ne soit trop près de la surface d'alésage. Aucune maison européenne n’a réalisé une construction aussi rigide ; nous décrirons plus loin mie machine de la Compagnie Y\ cslinglimisc qui réalise ees conditions, mais avec une dépense énorme
- de matière.
- Nous avons dit qu'un bâti circulaire subit une déformation lorsqu’on le redresse verticalement; la pesanteur exerce sur la matière des tensions intérieures et la déformation s arrête lorsqu’il va équilibre entre ces tensions et les efforts exercés par le poids des masses, également équilibrés par des forces.extérieures cl c’est sur ce principe que sont
- FiK. 'i î à Î7. Diverses formes <U bâtis.
- ntre le bâti rigide et le bâti élastique s'est laite graduel-Les bâtis de 1 a 2 m de diamètre Tig. 3/,) ont été pratique-ment rigides ; ou a puis* do là à un système tendeur avec troisième pied (lîg. 3.)), puis avec 4 â 6 pieds dig. 3-). Au moyen de cales ou de vis de réglage, ou répartissait l'effort sur chaque pied, c’est-à-dire que l'on tendait le bâti avec' chaque pied jusqu'à l'obtention de la forme circulaire, autrement dit, on tendait le bâti par rapport aux boulons de fondation.
- A mesure que le nombre de ces pieds croissait, la besogne du monteur devenait plus délicate. La figure 38 montre la partie inférieure d’une dynamo de 3 000 kv, dans laquelle les pieds, situés ii mi-hauteur de la moitié inférieure, constituent les supports principaux; les deux pieds inférieurs ne servent qu’à empêcher les parties inférieures du bâti d’être suspendues ; les deux pieds supé-
- l’emploi de
- pavlm t
- Un moyen souvent employé pour donner au bâti la forme circulaire tirants ; c’est là moins un système de construction qu'un expédient. La figure 3(i alternateur où un tirant relie les deux points de plus grande déformation de la pa quant à la déformation de la partie inférieure, elle est contrariée par les ternateur de la figure 37 porte un tirant à la partie inférieure, destiné à déformation de s’exercer sur la plaque de fondation. La ligure 3», représente un alternateur rendu rigide au moyen de tirants radiaux. La figure 4° représente un auli ture n'a plus à supporter les efforts exercés par la pesanteur. Ces efforts s croisillons concentriques à l'arbre, travaillant à la compression et montés s
- D’une façon générale ou peut dire que seule l'armature des tôles est calculée d'après la puis-
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- /,63
- 16»
- l;\\ .
- tir l'on le, mais ceux-ci supportaient simplement la carcasse de fonte; les tôles elles-mêmes n'étaient pas suffisamment serrées par les boulons, et il en résultait un fort renflement; ou prétendait même que les alternateurs ronflaient nécessairement. Mais pour le serrage des tôles, point n’est besoin d'un bâti gigantesque ; il suffit de prendre quelques plaques de serrage légères et des boulons traversant les tôles. I.a compression des tôles donne à l'ensemble delà couronne toutes les propriétés d'une couronne massives en 1er laminé.
- I."essai suivant a donné une idée de la rigidité d’une semblable couronne. On a assemblé l'armature d’une dvmiuio sans le bâti de fonte ordinaire. La couronne a\ait 4 8oo mm de diamètre extérieur, les tôles avaient io<> mm de hauteur et le paquet. Ôoo mm d'épaisseur. Les boulons serraientdirectement les tôles sans l'intermédiaire d'aucune plaque de serrage. On fixa les pieds latéralement et on dressa l'anneau dans diverses positions : sur les deux pieds, sur un rouleau placé au point le plus bas, ou bien on le suspendit par le sommet. 11 en résulta les déformations élastiques représentées par les ligures 41 a 4?) et d'une amplitude de a a 8 mm, quantités inad-
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- T. XXX — Nn 13
- niissibles; mais l'essai a prouvé qu'il ne fallait pas de très grands efforts pour rendre ii l'anneau sa lorme eireulaire.
- Lorsque l'on a passé des petits alternateurs aux grandes unités de y à io m de diamètre, on a d’abord pris modèle sur les premiers ; les bâtis en fonte reprirent la forme des figures 44 4--É
- Les tôles étaient, reliées au bâti au moyen d’un grand nombre de boulons bien ajustés. Des ea-
- Kig. 44 à >i.
- naux pratiqués dans l’armature et le bâti livraient passage à l’air de ventilation. Les sections des figures 44 4'> montrent que la partie médiane du bâti ne contribue que pour une faible part à
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- 4«5
- Fig. ja.
- rigidité f
- ; devint, le support unique de tout l’ensemble (fig. 4y et 5o). Grâce à des pro-es, cette couronne pniTuilcnient élastique, mais très déformable, obtint une pour le montage cl le transport, sans donner lieu à aucun rendement ni à aucune moven le plus simple d’obtenir ce résultat consiste en une chaîne articulée (pii entoure la couronne ,fig. 5d et .Vp. Un antre procédé consiste à réunir par (les tirants les points soumis à la plus grande déformation. Les ligures 4y et ou représentent les sections correspondant à ce procédé. Dans ces deux ligures la section de l’induit est la même que dans les figures 44 cl 45. mais les joues sont remplacées par deux plaques de serrage qui, d’une part, t d’appui aux boulons de serrage cl, d’antre part, porten aux tirants. Les figures 1 et 54 représentent le système t
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- L ’ K C L AIR A GE K I- K C T111 QU R
- T. XXX. — N1 13.
- été prévu dans ce but, ce qui en rend le travail lies difficile. Il n’en est pas de même dans les
- tend en se suidant d'après la longueur de i'eit-
- u une certaine armature la rigidité sullisanle, d'une part avec* le système à tendeur, d'autre par!
- le bâti en lonte.
- 4 mm, on voit donc que la différence'est faible,
- Lorsqu'une couronne de tôle est placée horizontalement, le meilleur moyen pour la rendre rigide c'est de la soumettre il des ellbrls radiaux répartis uniformément sur son pourtour et en un nombre de points aussi grands que possible. C'est le principe du système des figures i et 54. Lorsque l'on redresse ensuite la couronne, les efforts dus à la pesanteur ne produisent que des déformations très faibles que l’on compense en exerçant des efforts inverses sur certaines articulations. La ligure 56 représente les aires ries couples et des efforts normaux pour une couronne placée horizontalement et soumise à l’un des lirants du système rectangulaire. Les déformations, son L portées à partir du point 1) considéré comme fixe. La couronne prend une forme ovoïde dont la pointe est opposée au point 1).
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- iiv à pnrtir du centre de gravité et deux autres tirants obliques se dirigeau arrive au résultat voulu soit avec deux systèmes triangulaires (fig. .‘>8), soit av. urs entourant la couvoui i entre les points <1 attache, r, et dans le sero eetle théorie, i)
- (fig. ;>();. Pour éviter une trop grande incurvation des ares eom-(>n adjoint, dans le système triangulaire, un deuxième triangle système, ou sépare eu deux parties distinctes le polygone tondeur, des cloutes au sujet du système représenté par les ligures i ‘.................................................... . Mais le
- r,:;
- et 5.1. U semb doute disparut haut. Atin de c
- vaut à Sa machine son élégance d'aspect, on fit la modification représentée, avec une taine exagération par la figure (io. T.'octogone conserve sa forme extérieure et, a 1 cncontr
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- Ces ess
- être corrigées <
- tendre séparément les 4 quarts <
- Les attractions magnétiques qui se produ centrales et. par suite, dirigées clans le même sens que les eltorls des résultent de la tendance de'l’inducteur à entraîner luidrnt sont moins (
- * par la figure 61.
- . efforts sur un alternateur de i non chevaux. Bien que les supports en fonte de cette machine eussent été : faillies, on n'y est pas parvenu. On une dilatation due
- Ainsi donc. Ici efforts
- f est la meilleure de la rigidité de tout le système. :iis ont prouvé qu'il suffit d'exercer orts aux points de déformation fig. 62 et (jdi
- RkSI'LTATS KCONOMIQT'T's OBTF.XU9 AVEC J.E iis. — Les figures 1, 64 t un alternateur à tendeurs et un alternateur de construction plus ancienne. On voit tout de suite que ce dernier a un volant sur l'arbre, tandis que dans le premier toute la masse nécessaire it l'inertie est portée par l'inducteur.
- Une particularité qui doit frapper dès l'abord, c'est, que l'enroulement induit, t libre. E11 effet, le garde-corps protège suffisamment Je personne*! îdentel ; par contre, il est absolument impossible d'empêcher mi contact facile d'adapter à VaUernalour un grillage de protection. Mais il faut remarquer que, malgré tous les soins, il règne toujours dans toute salle de machines, une certaine poussière d’huile que la force centrifuge de l'inducteur projclte 1 toyage est grandement facilité lorsque ce dernier est libre.
- Lu figure 6(14 représente un alternateur de 5 000 kilowatts à ; tinghousc a récemment publié la description, La figure ( ayant la même section de tôles. La construction de Westinghouse est très originale et, en soi, à l'abri de toute critique; 011 s’est préoccupé d'avoir un bâti rigide, et on v est parfaitement arrivé, T.es déformations dues à la pesanteur sont aussi réduites que possible.
- Mais on arrive au même résultat avec le système à tendeurs. La différence fondamentale est la suivant»* : Dans le bâti de fonte, les diverses parties travaillent à la llexion et se déforment forcément par suite de la pesauleuv; par contre, dans le système à tendeurs les diverses parties travaillent à la traction, ce qui permet de corriger polygone dos fo
- D'après les donnons el les croüins do l'alternateur Weslinghouso, an peut établir la ,
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- «ail des plans <lc contact inclinés II 45» et il 90" offre de sérieuses difficultés. En outre, le bâti en fonte massif exige une fosse beaucoup plus large ; les paliers de l'arbre sont moins solidement reliés l’un à l’autre par suite du morcclcment de la fondation; enfin l’encombrement est plus grand et la maçonnerie plus coûteuse, ainsi ipi’ou peut en juger par les figures 66 et 67.
- fSt
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- Le système a tendeur permet de généraliser la fabrication en série. Les tôles et les flasques de toutes les machines de même vitesse sont identiques; il en est de même des pieds et des tirants ; d’autre part, pour chaque largeur, les pièces sont les mêmes (boulons, serre-joints, etc.b Les délais de livraison étaient, jusqu'à présent, déterminés par le bâti, dont la fonte et le travail exigeaient un temps considérable. La carcasse de l'inducteur, par contre, est très facile à couler. 11 eu résulte que la durée de la fabrication est de beaucoup abrégée. La couronne de tôles, les noyaux polaires et les bobines sont fabriqués par série.
- Enfin, nous ajouterons que les frais de transport et de douane sont considérablement réduits par suite de la diminution considérable du poids.
- ÉTUDE COMPARÉE
- SYSTÈMES ET APPAREILS DE TRACTION ÉLECTRIQUE <‘>
- régulation série parallèle.
- b. L'emploi de moteurs asynchrones triphasés à régulation rhéostatique ou couplage en cascade.
- P.
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- clirones triphasés à réglage . l’accélération et pendant le
- série parallèle l
- i, les trois sy
- tion, de
- On peut dire
- la figure
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- Si le groupement de moteurs en cascade n’est fait que pendant la période d accélération, il y a intérêt à pousser la vitesse maxitna de manière à marcher en vitesse acquise aussi longtemps que possible avant l’application des freins. Si le couplage en cascade sert a la récupération et au freinage, ou peut avoir intérêt à ne plus observer cette période de ralentissement et à maintenir la vitesse maxima jusqu’au moment de l’application des sabots de frein.
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- continu (engrenages compris).
- C'est cette méthode, groupement en cascade pour l’accélération et pour le ralentissement, qui donne la consommation minima d’énergie par courant alternatif, fille est même plus économique que celle de la ligure 2 et correspond à une consommation d'énergie ne dépassant pas de plus de ’J p. ioo la consommation correspondant aux moteurs à courant continu, Mais elle présente l’inconvénient d’une puissance apparente considérable, égale à 2,4 fois la puissance apparente en courant continu ; aussi n’csl-elle pas, en somme, la méthode la pins favorable aux courants alterna-tils, et la meilleure est en définitive celle de la ligure a,
- Les résultats importants des divers parcours sont réunis dans le tableau ci-dessus, qui permet plus commodément que les courbes les recherches comparatives.
- Les colonnes A, IB et C sont les plus importantes, puisqu’elles représentent les conditions des
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- meilleurs parcours ; c’est sur les constantes qui y sont inscrites et sur les courbes correspondantes que reposent tous les calculs faits.
- Les colonnes D et E représentent deux parcours pour moteurs à courant continu avec différents rapports d’engrenage.
- Les colonnes F et G représentent deux parcours avec contrôle rheostatique seulement.
- Les colonnes II, I et J représentent trois parcours avec couplage en cascade pour l'accélération seulement.
- Les colonnes K et L représentent deux parcours avec couplage en cascade pour le freinage et le ralentissement.
- Pour plus de détails, on peut se reporter aux courbes déjà citées, la figure i correspondant à la colonne A, la ligure 2 aux colonnes B et C.
- Les ügures o, t> et y représentent les cournes s; caractéristiques des moteurs. ^
- La figure 5, de moteurs à courant continu.
- La figure 6, de moteurs à courant alternatif. w® La figure y, les mêmes groupés en cascade.
- Fig. r. — Caractéristiques de chacun des deux moteurs
- On ne s’est servi d’aucune courbe spéciale pour la récupération dans le dernier cas, puisque les courbes d’un moteur fonctionnant comme génératrice, pour la récupération, demeurent essentiellement les mêmes.
- En résumé, la comparaison donne les résultats suivants :
- i° Qu’elle soit faite pour les parcours moyens des deux types ou pour les parcours plus économiques, on trouve que la consommation en courant alternatif dépasse de 26 p. 100 la consommation en courant continu, les volts-ampères sont 2,2 fois plusélevés.
- 20 La commande par groupement en cascade consomme 26 p. 100 de moins que la commande rhéostalique, mais 10 p. 100 de plus en puissance apparente.
- Bien entendu, tout ce qui précède est relatif à l’énergie ou aux volts-ampères absorbés par les moteurs, sans considération des sous-stations et de l’usine génératrice.
- Nous allons procéder maintenant à l’examen de celles-ci. •
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- III. Socs-stations et csine génératrice. — Une usine génératrice alimente à 11 5oo volts quatre sous-stalions situées respectivement aux distances suivantes de l’usine : la première à 5 ooo m environ, la seconde à 5 3oo m, la troisième à 6900 m et la quatrième à 10700 m.
- Au point de vue de l’alimentation du réseau, les dislances imposent dans les trois cas également. un voltage élevé, pour lequel nous avons pris des génératrices triphasées, directement enroulées pour 11 5oo volts.
- À. Moteurs à courant continu à commande série parallèle. — La voie est double et composée de rails de 38 kg le mètre, les sections des feeders pour les deux voies sont d’environ 645 mm2. Dans les calculs, toutes les voies et tous les feeders sont supposés réunis, la résistance des rails d’acier est prise à 12 fois celle du cuivre correspondant, celle des connexions de rails à 5o p. 100 de celle des rails, donc la résistance ohmique de 4 rails en parallèle, réunissant deux sous-stations (distantes en moyenne de 0200 m' est de 0,09 ohm, la résistance correspondante de cuivre, 0,109 ohm et la résistance totale, 0,20 ohm.
- Chaque sous-station comporte trois convertisseurs de' 65o k\v (dont un de réserve) et dix transformateurs de 240 kw (dont un de réserve). Les lignes à haute tension comportent deux câbles n° OB et S (53,5 mm2, dont un de réserve), pour chacune des deux stations distantes et deux câbles n° 3 B et S (27 mm2) pour chacune des deux sous-stations intermédiaires.
- Les transformateurs ont une perte Joule de 2 p. ioo à pleine charge et une perte dans le fer
- La commutatrice conserve un rendement de 94 P- 100 sur une assez grande étendue de sa charge.
- L’usine génératrice comporte quatre groupes électrogènes de 1 600 kw (dont un de.réserve).
- Conformément à la figure 8, nous trouvons aux pertes près :
- Charge moyenne Charge 1
- n kilowatts suc une sous-station............................
- r l’usine génératrice.......................................
- Charge moyenne sur l’usine génératrice...........................................
- maxima de
- B. Moteurs à courant alternatif à commande rhèostatique. — Ils sont alimentés par quatre sous-stations au voltage moyen de 3 000 volts, par deux lignes h trolley, triphasées, reliées entre elles, en fil n° 00 B et S (67,4 mm2).
- Chaque sous-station comporte quatre transformateurs de 700 kw (dont un de réserve). Les lignes à haute tension sont constituées par deux fils n° 00 B et S pour les sous-stations extrêmes et de fils n° 2 B et S (33,6 mm2) pour les smis-staliuns moyennes.
- La station génératrice comprend cinq groupes électrogènes de 1 800 kw a 11 5oo volts.
- D’après les diagrammes de cn.arge (fig. 9 et 10), on trouve, aux pertes près :
- £ 290
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- kilowatt
- i » » en kilo volt
- Les alternateurs fonctionnent à (>a p.
- s moteurs à vapeur »
- 92
- G. Moteurs à courant alternatif à concaténation. — Le réseau seconda:
- Fig. io. — Diagramme de charge.
- précédent. Mais les lignes à haute tension sont, pour les quatre sous stations, composées de fils n° ooo B et S (85 mm2).
- Chacune des quatre sous-stations comporte quatre transformateurs de 8oo kw.
- L’usine génératrice comporte cinq groupes secondaires de 2000 kw.
- D’après les diagrammes de charge (fig. 11 et 12), on trouve, aux pertes près :
- Kilovolls-ampères » .................................. 6 65o
- Cola donne un régime moyen en kilowatts...................................... 4 170
- u maxirna en kilowatts................................... 6000
- a » en kilovolls-ampères............................ 10000
- Les génératrices fonctionnent à . . . 85 p. 100 de charge en moyenne.
- Les moteurs à vapeur fonctionnent à 75 a en moyenne.
- u » 107 » au maximum.
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- Les prix de vente des divers appareils sont donnés dans le tableau suivant :
- *
- a 08 ^ »
- 99 000
- 4 368 nu ki 3 69a
- Cuivre (prix par livre).........................
- Trôlet à courant alternatif, le mètre...........
- Rail de 38 kg, la tonne.........................
- FRAIS ü’iXSTALLATION ET QUANTITES d’ÉNERCIE NECESSAIRES
- A. Moteurs à courant continu à commande série parallèle.
- » alternatif ’» rhéostatique.
- C. » » » série parallèle.
- En résumé, on'peut conclure que dans le cas particulier examiné, qui représente assez bien 1111 service métropolitain, le courant continu offre'dès avantages décisifs en économie d’accélération si son prix de revient est le même que celui du courant alternatif, et la même économie est impossible avec courant alternatif quel que soit le prix qu’on veuille y mettre.
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- De plus, le courant alternatif à commande série parallèle est meilleur que celui à commande rhéosta tique.
- On doit bien penser cependant que, dans la réalisation pratique d’une installation, il peut se présenter des conditions pratiques qui conduisent à adopter des puissances et des unités différentes de machines ; de plus, on doit tenir compte des courbes, des rampes, etc. Enfin, on peut observer que les prix ci-dessus offrent un certain degré d’arbitraire, malgré les efforts faits par l'auteur pour placer les trois systèmes dans des conditions bien identiques de comparaison.
- charge.
- Diagramme rie
- Pour conclusion, on peut dire qu’en raison des avantages des moteurs à courant eontiuu. comparés à ceux des moteurs à courant alternatif employés au même service, il y a peu de cas où l’usage de ces derniers soit économique. Est-ce à dire que les moteurs à courant alternatif n’auraient pas leur application dans la traction ? L’auteur pense au contraire qu’ils peuvent avoir des applications, mais très limitées, et seulement dans des installations de traction à longue distance avec peu d’arrêts et notamment dans les lignes de montagnes.
- P. Letheule.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- BOBINES D’INDUCTION
- Étude de la bobine d’induction d’après ses éléments caractéristiques, par Fr. Klingelfuss. Drude’s Ann. t. V, p. 837-871, juillet 1901,
- 1. Variation de la longueur de l'étincelle avec le nombre de spires, — La longueur de l’étincelle secondaire obtenue avec une bobine formée d’un noyau de fer et d'un enroulement primaire donnés, fonctionnant avec la même induction magnétique, croît proportionnellement au nombre de spires de l’enroulement secondaire. O11 suppose que la capacité du condensateur primaire veste aussi invariable.
- Lorsqu’on dispose un noyau de fer presque fermé, la longueur de l’étincelle et son volume sont beaucoup plus grands qu'on ne peut l’obtenir avec un simple noyau cylindrique. L'intervalle entre les extrémités du noyau doit être d’environ c cm si on veut réaliser l'effet maximum: si le circuit magnétique est complètement fermé, la longueur d’étincelle éprouve une diminution notable.
- Cependant, au point de vue de la construction, cet emploi d’un noyau presque fermé a un inconvénient qui limite la longueur de l’étincelle: le noyau se trouve trop près des pôles de
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- la bobine ; les étincelles éclatent entre le noyau et ces pôles.
- La longueur des étincelles augmente (jusqu’à de a5 p. ioo de sa valeur) quand on fait croître le rapport de la section du noyau à sa longueur.
- Dans toutes les expériences qui vont être décrites, l’interrupteur employé était un interrupteur mu à la main, formé par un fil de cuivre amalgamé qu'on plongeait dans une masse de mercure recouverte de pétrole. Le mercure communique avec l’un des pôles de la source de courant, le fil de cuivre avec l'autre. Il faut faire sortir le fil du mercure avec une certaine vitesse, qu’avec un peu d’habitude on arrive à apprécier assez exactement.
- D’après ces expériences de M. Klingelfuss, on pourrait obtenir les mômes longueurs d’étincelle que dans les bobines actuelles, avec beaucoup moins de spires secondaires. Il trouve que 38 ooo spires suffiraient à donner la même étincelle (3o a 45 cml que les iodooo spires d’une bobine construite dans ccs dernières années par Carpentier. Si on admet que l’explosion de l’étincelle d’une longueur déterminée correspond toujours à une différence de potentiel déterminée entre les extrémités du secondaire, ou voit aisément que la différence de potentiel entre deux spires voisines est d'autant plus grande que le nombre de spires est plus petit. Les spires d’une bobine doivent donc ôtre isolées d’autant mieux qu'elles sont moins nombreuses.
- i. Influence de Xextra-courant sur la force èlectromotrice induite. — Dans les transformateurs industriels, dont le mode de construction présente de grandes analogies avec celui des bobines d’induction, les différences de potentiel aux bornes des deux enroulements sont entre elles comme les nombres de spires.
- Si on calcule de cette manière la différence de potentiel aux bornes du secondaire d’une bobine, en considérant comme différence de potentiel primaire celle qui résulte du courant primaire, on trouve qu'elle suffirait à peine pour produire une étincelle longue de quelques millimètres, alors que 1 étincelle réalisée atteint une vingtaine de centimètres. Par des mesures directes, un peut s’assurer que la force élec-tromolricc induite dans le primaire par la. rupture du courant peut être ioo ou 200 fois plus grande que la force électromotrice du courant
- lui-méme. L’extra-courant sc produit sous forme d'oscillations entre le primaire et le condensateur. Ces oscillations entraînent des renversements'd’aimantation du noyau : ce sont ccs variations très rapides du flux magnétique qui provoquent dans le secondaire les forces électromotrices extrêmement grandes qu’on y observe.
- L’extra-courant doit donc jouer un rôle prépondérant dans les phénomènes dont la bobine est le siège. On peut se rendre compte jusqu’à un certain point des valeurs qu’atteint la différence de potentiel produite par ce courant, en mesurant la longueur maxima de 1 étincelle qu’elle est susceptible de faire éclater. Quand il n’v a pas de secondaire enroulé autour du primaire, la longueur de cette étincelle croit proportionnellement, à l'intensité I. du courant primaire. Elle croît beaucoup moins vite que cette intensité quand on a disposé le secondaire sur le primaire. Mais ce n’est qu’une apparence due à ce que la différence de potentiel entre les pôles d’une étincelle augmente avec l’intensité, que la longueur d’air traversée soit petite ou
- 3. Différence de potentiel entre les extrémités du secondaire quand les étincelles éclatent. — Lorsque les pôles du secondaire sont écartés à une certaine distance, et qu'on fait croître progressivement l’intensité du courant primaire, il arrive qu’à partir d’une certaine valeur de cette dernière, les étincelles éclatent régulièrement entre les pôles du secondaire. À ce moment la différence de potentiel due à l’extra-courant primaire aune certaine valeur qu’on peut déduire de la longueur de l’étincelle primaire, comme il a été dit dans le paragraphe précédent. Si on multiplie cette différence de potentiel par le rapport de transformation des deux circuits (rapporl des nombres de spires), on trouve des nombres qui présentent une coïncidence remarquable avec la différence de potentiel secondaire déduite de la longueur de l’étincelle. La différence de potentiel aux bornes du secondaire est proportionnelle au flux magnétique qui en traverse le noyau, au moins tant qu’on peut regarder dans une première approximation l’induction magnétique comme proportionnelle à 1 intensité du courant magnétisant. Mais la longueur de l'étincelle n’est pas proportionnelle à la différence de potentiel : celle-ci croît plus
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- vite. Tant qu’on ne change pas la capacité, la différence de potentielle explosive paraît dépendre de la résistance offerte à l'étincelle et de l’intensité de la décharge. Cela tient sans doute aux décharges par aigrettes qui précèdent l'étincelle proprement dite: ces aigrettes entraînent une perte de charge, et, pour compenser cette perte de charge, il faut que la différence de potentiel induite soit plus élevée que celle qui correspondrait à l’ctincellc même.
- Pour une même valeur de l'induction magné-
- l’ig. i.— Etincelle produite par une seule interruption non soufflée.
- tique cl de la capacité du condensateur, la force électromotrice induite par une bobine est indépendante de la longueur de l'élincclle seeon-
- 4. Influence du condensateur. — Le volume de l’étincelle croit quand on augmente la capacité du condensateur primaire. Des étincelles en appareuce de même volume et de môme longueur peuvent correspondre à des diflé-
- Fig-. i. — Etincelle produite par une seule interruption
- rences de potentiel inégales, selon la capacité du condensateur : plus la capacité du condensaient- est grande, plus la différence de potentiel est petite, en supposant que l’induclion magnétique soit la môme.
- Pour étudier de plus près l'influence du condensateur, il est commode d’observer ce que devient l'élincclle quand on la souffle. On remarque alors dans l’étincelle une série de lignes parallèles entre elles, très bien dessinées. Si la vitesse du courant d’air reste la môme, ccs
- lignes seront d’autant plus serrées que les décharges partielles se succéderont plus rapidement et inversement (fig, i à 3). De la vitesse du courant, d'air et de la distance de deux de ces lignes, on déduira l’intervalle de temps qui sépare deux décharges partielles consécutives. On trouve que cet intervalle varie quand on fait varier ou la capacité du condensateur ou l’in-
- tensité du courant primaire. Mais elle reste la môme quand ou fait varier seulement, entre certaines limites, l’épaisseur d’air traversée par la "décharge.
- Les décharges partielles doivent être synchrones de la variation du Hux magnétique et par conséquent des demi-périodes des oscillations dans le condensateur ; si on calcule la valeur de cette période, en fouelion des éléments caractéristiques de la bobine, on trouve des nombres qui coïncident, d’une manière très satisfaisante avec ceux qu’on déduit de l’observation. des décharges partielles, comme il vient d’être dit.
- En pratique, le point capital esl de pouvoir donner à la bobine son maximum de puissance sans courir le danger de percer la couche isolante qui recouvre le fil induit. M. Klingelfuss appelle étal normal de la bobine celui qui remplit cette condition. Dans l’état normal, la capacité et l’intensité du courant primaire sont dans un rapport tel qu'on peut réaliser le maximum de longueur d’étincelle, mais qu'on ne peut plus l’atteindre dès qu'on augmente la capacité ou qu’on diminue l'intensité. U est donc indispensable que, dans une bobine construite d’une manière rationnelle, le condensateur primaire soit à capacité variable.
- 5. Bobines construites d’après les principes précédents. — L’auteur a fait construire une
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- bobine donnant une forte étincelle de 80 cm par u ne interruption isolée et qui, reliée à un interrupteur électrolytiqne, donne un puissant flux d'étincelles, très bruyant sur une longueur de 83 cm.
- Le primaire porte deux enroulements distincts, comprenant, l’un 6oo spires de fil ayant o,o3 cnC de section pour être utilisé avec les interrupteurs mécaniques, l’autre, 140 spires de fil ayant 0,12 cma de section pour être utilisé avec les interrupteurs éîcctrolytiques. Il est à remarquer que les grosses bobines, pour 100 cm d'étinccllc. demandent un condensateur de très petite capacité, 0.1 microfarad par exemple.
- M. L.
- MAGNÉTISME
- Effets électromagnétiques produits par des sphères chargées en mouvement, par Edwin-P. Adams. Phil. Mag. ATI, t. Il, p. 283-300. 1901.
- Ces expériences de M. P. Adams sont relatives à la convection électrique; il est donc bon d’insister un peu plus sur le principe de la méthode employée par railleur et les résultats qu’il a obtenus. M. Adams a d’abord été étonné — comme tout le monde scientifique d’ailleurs — des résultats négatifs et des affirmations de M. Crémicu, et c’est dans l’espoir d’élucider un peu cette question qu’il a entrepris les expériences dont nous allons présenter ic principe dans la suite de cette note. Le principe de la méthode adoptée par M. Adams — et qui semble la plus naturelle — a été donné par M. J.-J. Thomson [Phil. Mag., t. Xf, p. 236, 1881) en 1881; clic consiste à mesurer Reflet magnétique produit par le mouvement d'une sphère chargée au potentiel le plus élevé possible. Celte force magnétique est d’ailleurs calculable : elle a pour valeur (Q :
- où = charge en mouvement;
- e = vitesse de mouvement de la charge; p —- rayon vecteur allant de la charge au point où ou mesure H; s — angle de p avec la direction du mouvement.
- Ceci en supposant que la charge do la sphère est concentrée en son centre. La force magné-
- (•*) Thomson, Phil. Mag., t. XI, p. 2jG, 1881.
- Heaviside, Elcclrical Paper s, l. II, p. 5o5.
- où (voir figure) p — PA ;
- b = OB;
- il = PB ;
- c = OC =OA = rayon de révolution ;
- î = angle de p avec la tangente en A.
- () angle du rayon vertical avec le rayon passant par A.
- Pour avoir la composante delà force (1) dans la direction delà normale au plan de révolution, appelons } l’angle de la direction de la force avec la normale au plan de révolution, angle d’ailleurs déterminé par :
- d cos 0
- 1* ! b»
- 2K Sv <1 [d COS 1 Il cl
- j d2 -f- b- + c1 — 1 de cos é] a
- avec 2' Ne <’
- où X = nombre de tours par seconde, et Y = rapport des imités.
- X est donc la composante de la force magnétique en P dans la direction de tare, due à la s,))H:ri. plucrà un A.
- Comment déceler cette lorce magnétique? —
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Au moyen d'un système asiatique situé au voisinage immédiat de la s|.hère (ou des sphères) eu question et enfermé dans un écran éleetrosta-
- Désigrions alors, pour simplifier, par (,) ^XA
- la valeur moyenne de laforee sur l’aiguille inférieure du système asiatique, et par
- " N.l X B
- la valeur moyenne de îa force sur l'aiguille
- est évidenlque l'effet produit par ces forces le système asiatique sera le meme si l’on irccs par d’autres, d’origine difïe-mème ordre de grandeur que les
- On
- résultat en imaginant deux bobines passant par les centres de deux séries de sphères à travers lesquelles (les bobines) on hmec des courants de sens opposés et de grandeurs telles qu’il y ait même quantité d’électricité passant en un point i par seconde) que dans le cas des sphères chargées. La force agissant sur l’aiguille inférieure du système asiatique et due à la bobine calibrante est alors
- (A1 + T
- et la force agissaut sur l'aiguille supérieure.
- où h — rayon de la bobine;
- .r = sa distance au plan des aiguilles;
- ;• = la distance du centre de la bobine il l’aiguille supérieure;
- B - l’angle de l’axe de la bobine avec /•.
- En égala ut, maintenant, le couple, agissant , dû au champ terrestre,
- le même système nsta-dans la bobine de cali-
- ant-5T J T’
- au centre de l’aiguille inférieure;
- ail centre de l'aiguille supérieure; ornent de l’aiguille inférieure;
- e l'aiguille supérieure; angulaire du système asta-
- M' —
- B —
- produite par le
- KM — H'M' 2k >
- V=<A
- Ou ^encore, en désignant par 5 la déviation la déviation obtenue en renversant la charge des
- de \V<
- L’appareil était
- Les sphères étaien t creuses et formées de deux hémisphères découpés dans une plaque mince de cuivre et soudés ensemble. Elles étaient au
- bague lix
- iistatique était sit ces sphères, et il
- nombre de 6 et elles étaicutreliées î au moyen d’une mince tige, n une bague fixée sur un arbre isolant qui j
- de 5o tours par seconde ('environ'. Le système était situé ii une très faible distance de était p
- 1 étaitprotegé c
- Pour éviter les charges produites par influence sur les conducteurs se trouvant dans le voisinage des sphères chargées et dont l’effet différentiel sur le système asiatique nepouvaitpus être déterminé avec précision, on a utilisé deux séries de sphères chargées d'éleetrîcîté contraire, reliées
- y (*)•
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ICngène NncLLCiÎA.
- de la formule de l’in-t. XlTI,p. aS, 9j1.nvi.-r 1902.
- qu'il a établies pré 93 = ««—S? +« M
- lesquelles SB désigne l’ind •e d'umpère-Lours p;<r cm, a
- du champ du à l’aimantation pourle mêlai étudié, y et u, c,m ct« des constantes, dépendant du métal, a la valeur = 1,9.0
- les résultats obtenus par l’auteur dans 1 cation des formules (1) et («), à la repre
- aie, (ItTwilL ““
- ,_Va-qa(jjr + j- + -) + ««(-£+-£ H
- lion des tableaux établis par O. Kapp 'Cou». ,ru,-lions èleotromécaniijiies, p. 8,.
- les trois points M. = a, M, = <o, M, = 5o, iiur e^deutrespeetixeureutaux va.oars
- ;ôô°; ,JîS « .5 600 pô“ k t°“forgé,
- 90°°; îgssseszKKïi.
- naircs d'induit.
- î î t I 1 f i
- a io 43o i6 34o i6 33o i6 83o
- tornuile I / 0,55*46 nu? 0,94855
- l' iG43o o,3ç>* i5 34o o.^,7o oîttA iG 33o 08886 jC 83o 3r°
- . .0 i»
- ; à partir de l’induction 3 5oo, l’erreur relative maximum est i,6 p. ioo ; d’ailleurs la formule (a) donne une concordance plus parfaite que la formule (i).
- On peut développer en série les deux formules, et on obtient
- !B = “(‘ + VTTvnüT »
- 1 <">
- valable pour M > o, et
- a = "[‘"-7üMüür + 7irTTi,;iiv+.r - ^PikTxr + • )+>h M
- irï
- M, on peut ne termes des
- A. M.
- Le Gérant : C. N AUD.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES (‘>
- ÉLECTRICITÉ F.T MAGNÉTISME
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- hertziennes.
- Roentgen,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 489
- Sources d’électricité
- Électricité atmosphérique et Magnétisme terrestre.
- ,il pour le
- l'ietro f.ancetta............................
- {p). — F. I.irihe. .........................
- Sur la valeur absolue des élément magnétiques au
- lock.
- De l'influence des basses pressio
- Electro et Magnéto-optique.
- Double réfraction électrique dans les liquides iso-Emploi du courant photo-électrique pour la photo-Dispersion rotatoire magnétique des vapeurs de
- lion (/?). —O.-V. Cor brui ^ . .
- Thermo-électricité. Elcctrocapillarité. Electrobiologie.
- ninkcls. — G. Beltoc......................
- ur les maximu électro-capillaires de quelques
- ction des courants de haute fréquence. Application directe sur les animaux. — H. llordier
- emurques au sujet de la communication de MM. Bordier et Lecomte. — A. d'Arsun-
- Peau (p)............................... l
- (P).................................... L
- APPLICATIONS
- Génération et Transformation de l’énergie électrique.
- Machines motrices.— Utilisa liondel’cnergie solaire.
- Les chutes d'eau de la Colombie (p)............ c
- Le développement de l’utilisation de l’énergie électrique en Europe (p). — H. Mahu ... c Petits moteurs hydrauliques et leurs applications
- (p). — L Descroix....................
- Construction des roues mobiles de turbines radiales (p). —N. Baashuns..........................
- Foyers Sclnvarlzkopff à charbon pulvérisé (p) .
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- T. ÎXX. - N° 13.
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- revue D'Electricité
- 4<,3
- Applic
- \!:iI ri. .! voie .tramways rie la Union Traction
- Company do Philadelphie (p)...........
- Aisnillea anlomaliqrrcs ponr, oie» de tramways (,,1. o,
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- MESURES
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- DIVERS
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- lans les villes de
- W.-L.Robh. . .
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- TABLE DES NOMS D’AUTEUR S
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- onccrnc la Rédaction à M. J. BLONDIN, i;i, Faub<
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- TRANSFORMATEURS
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- du i janvier
- U Supplément à L'Éclairage Electrique
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Utilisation de l’énergie solaire. — Récemment nous reproduisions (t. XXIX, p. cxi-in) une information du 'Bulletin de la Société des Ingénieurs civils décrivant, une installation de force motrice utilisant la chaleur du soleil ; dans le Bulletin de novembre (p. 843) se trouve le. résumé suivant d’un article sur l’utilisation de la chaleur solaire, publié par le professeur THunsTOx dans un récent numéro du Cassiers Magazine.
- Les savants et les industriels s’occupent actuellement de la question suivante : Quand atteindrons-nous la période critique où les gisements de combustibles seront épuisés, et comment ferons-nous pour
- S’il n’y a pas absolument péril en la demeure, on peut, cependant, prévoir comme assez prochain l’événement que nous venons de signaler et, déjà bien avant, la rareté du combustible amènera de graves perturbations dans notre système social. Le professeur Leslie, alors qu’il était géologue de l’Etat de Pcnsylvanie, et feu RI. Eekley IL Cox, s'accordaient pour indiquer le terme d'une centaine d'années pour l’épuisement des houillières de cet Etat et pensaient que la Un du xxe siècle verrait la disparition, dans la contrée, des industries vivant grâce au .combustible à bon marché et à la proximité des mines.
- En Angleterre, la situation est encore bien plus grave, parce que les gisements de combustibles sont moins étendus et, dans plusieurs localités, ils manifestent déjà des symptômes d’épuisement. 11 en est
- de môme sur le continent européen, en France et en Allemagne notamment.
- Heureusement il y a dans d’autres parties du globe, en Chine par exemple, d'énormes dépôts de charbon, à peine entamés jusqu'ici, mais ils s épuiseront aussi à leur tour et il viendra finalement une époque où le monde civilisé, qui embrassera alors presque la totalité de la terre, devra recourir à une autre sorte d’énergie que celle qui est empruntée à la combustion de la houille.
- La puissance hydraulique, qui vient après le moteur thermique comme importance, rendra encore alors de réels services, tant que l'humanité existera sur le globe, mais on ne saurait compter sur elle pour remplacer la vapeur. On peut se rendre facilement compte de l'exactitude de cette assei'tion.
- L'auteur explique, par quelques exemples, que si la puissance que représente la chute moyenne d’eau pendanL l’année sur la terre se traduit par un nombre énorme de chevaux, on ne peut en recueillir pratiquement qu’une très faible partie, parce que la production de la puissance exige non seulement un volume d’eau, mais encore une différence de niveau ou chute. Certains bassins, d’une grande étendue, ne présentent qu'une faible proportion des éléments permettant d’établir cette chute.
- 11 est certain, néaunnoins, que plus tard on devra recourir, autant que possible, à la puissance hydraulique, et que l'industrie arrivera à se grouper autour des chutes d’eau, dans les rayons correspondant à la transmission électrique par courants a haute tension. On en a déjà des exemples au Niagara et à Buffalo. Les chutes du Niagara sont susceptibles de fournir, si on les utilisait complètement, peut-être /, à 5 millions de chevaux, et les rapides d’amont et d’aval de la chute un chiffre très important. Il ne faut
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- chaleur qu'émet le soleil pendant le même temps, fl n'en est pas moins vrai que ce3 richesses houillères valent beaucoup plus pour nos besoins industriels que toute la chaleur dégagée par le soleil.
- Le professeur Thurston conclut que :
- Le destruction rapide et toujours croissante de nos approvisionnements de combustible minéral nous amènera, plus ou moins vite, au moment où nous devrons compter sur une autre source de puissance pour les besoins de l’industrie. La période actuelle pourra durer encore quelques générations, mais cependant on voit déjà, dans certains pays, des symptômes de cet épuisement.
- Si le genre humain ne trouve pas’ quelque moyen de remplacer le charbon pour la production de la puissance, l’industrie manufacturière sera menacée d’étre obligée d'abandonner les régions actuellement civilisées pour aller s'établir dans les pays tropicaux sous peine de cesser d’exister.
- S’il est exact qu une bande de terrain s’étendant sur 3ou de chaque côté de l’équateur peut suffire aux besoins industriels d’une population de 10 milliards d'hommes, c’est-à-dire près de dix fois la population actuelle du globe, on peut prévoir que, si on ne trouve pas d'autre source de puissance, ces régions deviendront la partie civilisée de la terre.
- Les autres sources de force motrice sont le vent et les chutes d’eau. La première est plus largement répandue que la seconde, mais elle est trop inconstante pour répondre aux besoins généraux de l'industrie. Les chutes d’eau, surtout avec le concours de la transmission électrique de la force à distance, donnent une solution beaucoup plus large do la question. Mais il est très douteux qu’elles puissent '
- subvenir aux besoins des générations futures, môme si, pour diverses raisons, le nombre des habitants du globe ne croissait, avec le temps, que dans des proportions très modérées.
- L'action solaire peut fournir une immense quantité d'énergie par utilisation directe. Son emploi est pratique dans ce sens qu’il n’y a pas de difficultés de l’ordre mécanique qui s’opposent à l’installation et au fonctionnement d’appareils solaires. Mais elle est sujette à l’inconvénient de l’irrégularité et, si on cherchait à corriger cette irrégularité parl’usage de procédés d'accumulation, on arriverait à des frais d'établissement qui compenseraient probablement l’avantage de la gratuité de la marche des moteurs.
- 11 est certain que, dans les siècles futurs, quand les gisements de combustibles minéraux seront épuisés, on utilisera l’énergie solaire dans une mesure plus ou moins grande, mais la disparition du charbon ne sera pas la seule catastrophe qui menace notre industrie. Il est probable que, peut-être même avant les minerais de fer, les dépôts de platine et bien d’autres auront disparu également, que l'industrie de l’avenir verra bien des obstacles s’opposer à son développement, sinon même à son existence, et qu’il y aura bien d’autres problèmes à résoudre que celui du remplacement des combustibles.
- Mais, pour en revenir à la question que nous traitons ici, le problème se pose de la manière sui-
- Trouver 1^ moyen d’utiliser l'énergie produite par «vu du soleil pour développer la
- ....- ........... .hermiquo et un moyen d’emmagasiner l’excès de puissance développée pendant les périodes d'insolation, pour l'utiliser plus tard.
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- pendant les périodes où le soleil ne se montri 11 faut, bien entendu, que ce problème soit 1 dans des conditions qui permettent de fournir force motrice à l'industrie d’une manière pratu suffisamment économique.
- Nous ne saurions manquer de rappeler ici
- velle pour noire Société devant laquelle elle traitée, notamment, en 1H70, dans la séuir
- 22 avril, au sujet des travaux de Manchot, antérieurs croyons-nous, à ceux d‘Ericsson. Notre collègue, M. Leygue, en rendant compte de scs travaux, indiquait qu’on pouvait espérer obtenir pratiquement 1 cheval de 11 nr de surface exposée aux rayons du soleil, chiffre presque identique à celui donné plus haut de 1 cheval pour io in2. Nous renvoyons, pour les détails, au procès-verbal de cetle séance.
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- que un ruisseau, le Bredenbach, et celle d’un autre d’égale importance, l’Lbernack-quolle. Les eaux du premier sont recueillies dans un réservoir d'une capacité de 900 a 1 000 ni3 et dirigées aux turbines de l’usine par une conduite de 0,20 711 de diamètre et de 1 65o m environ de longueur. La hauteur de chute utilisable est de 147,60 m avec un débitmoj'en de 55 litres par seconde et une pression
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- s eaux de la seconde rivière ) de la station dans un réser-,n odo ms et dirigées à l’usine par une >,'fo m de diamètre La hauteur de chute de 96 m et le débit de 70 litres
- L'usine hydraulique est installée dans une ancienne maison d'habitation dont le rez-de-chaussée est occupé par la machinerie et les étages supérieurs par le personne 1.
- Son équipement se compose de deux groupes, l’un, pour les eaux de l’Ebernackquelle, formé d'une turbine à axe horizontal et réglage automatique accouplé à un alternateur de 100 chevaux ; l’autre, pour les eaux du Bredenbach, constitué par une turbine à haute pression d’une puissance de
- L’alternateur, construit par l’usine d’Oerlikon, appartient an type à inducteur tournant. Il engendre du courant alternatif simple à 2 100 volts et 5o cycles qui est utilisé pour l’éclairage à 120 volts par lescir-cuils secondaires d’un système à trois lils.
- chine qnadi'apolaire compound alimentant la ligne de tramways sous la tension de 600 volts.
- L’usine de Schonthal, siluée à environ 2 km de la précédente, contient deux machines du type Locomo-bilo dune puissance individuelle de 5o chevaux à 120 l: m entraînant par doubles courroies avec arbre
- l’autre, un alternateur du même type que celui de l’usine hydraulique avec lequel il peut être couplé en parallèle. Une batterie d’accumulateurs de 3oo clé-
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- VII
- ments complète l’installation; cette batterie fonctionne avec la ligne de tramways ; sa capacité est de (io ampères-heure pour une décharge de une heure, mais elle peut soutenir 120 ampères pendant 10 minutes et même 180 pendant quelques secondes.
- Cette usine ne fonctionne pas d’une façon continue, elle n'est mise en service que les jours de marchés dans les pays desservis par le tramway et aussi quand, par la suite de la baisse des eaux, la puis
- riel électrique, sans allumer les chaudières, transformer le courant alternatif de l'usine hydr; lique en courant continu.
- Ainsi son alternateur peut être actionné en moteur par celui de l'usine d'Alstaetten pour entraîner la génératrice à courant continu ; pour le démarrage du groupe transformateur ainsi constitué, on lance le courant des accumulateurs dans la dynamo à courant continu, celle-ci entraîne 1 alternateur et quand les deux alternateurs sont amenés au synchronisme on les connecte.
- La ligne de tramway est à voie unique et va d'Als-taeUen à l'hôtel de Berneck distant de 11,6 km. La prise de courant s’effectue par fil aérien et trôlet. Le service est assuré par 7 voitures motrices pouvant contenir chacune 3o voyageurs. Six de ces voilures sont pourvues chacune d’un moteur de 18 chevaux, la septième en a deux de cotte puissance et remorque le fourgon des postes.
- Suivant les saisons, le nombre de voyages effectués par voiture est de 16 à 21 entre 0 heures du matin et y heures du soir. Le parcours entier est divisé en huit sections; le prix des places est de o, t 5 fr pour la première section et 0,00 fr par chaque section additionnelle.
- Le prix de la ligne y compris son équipement revient à 46 000 lr par kilomètre. Le coût total de l’installation v compris les usines s’est élevé à 55c. 000 fr.
- Pendant le cours de l'aimée 1900, les voitures ont transporté 4<H 051 voyageurs ce qui a laissé un bénéfice net de iO 446 fr à l’exploitation.
- A Alstaetten, le courant alternatif simple ù 1 100 volts est transformé et réparti par un réseau aérien à environ 1 200 lampes. Le prix du kilowattheure varie entre 34 et .40 centimes) L. I).
- Statistique des moteurs électriques alimentés par deux réseaux urbains des États-Unis, — Dans une publication récente, M. Alton D. Adams fait ressortir les avantages qui résultent aussi bien pour les exploitants .que’pour les consommateurs du développement des moteurs électriques branchés sur les réseaux urbains d éclairage, développement qui assure aux usines un débit important pendant le jour, et diminue ainsi l’importauce des frais généraux par unité d'énergie produite.
- A titre d'exemple de l’importance qu'a pris l'emploi des moteurs dans quelques réseaux urbains, il cite la ville de Boston et un réseau de l’état du Massachusetts. Les tableaux I et li donnent les nombres .et puissances des moteurs branchés sur circuits de lampes à arc (colonne A), sur circuits d'éclairage à incandescence (col. B) et sur circuits spéciaux (col. C) en entendant par la des circuits à \ jo, 5oo et 55o
- il résulte de ces chiffres que depuis i88y la proportion pour cent des moteurs alimentés par circuits, spéciaux s’est élev ée jusqu'au milieu de 1898, époque à laquelle elle atteignait 44,6 p. /oo. Elle est tombée depuis celte date à 36,6 p. 100 du total en 1899 pour s'élever de nouveau à 40,7 p. joo l’année suivante,
- La proportion des moteurs alimentés par dp* d’éclairage est beaucoup plus faible,, élevée de 2 p. 100en 1897, à 4 p. 1
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- » Électrique du 4 janvier 1902
- ix
- Le premier tronçon du nouveau réseau a été ouvert à l'exploitation le 25 novembre dernier. Les (> artères qui composent ce réseau desservent autant de points différents de la ville. La distribution du courant se fait par Jîl aérien supporté par des pylônes d un aspect des plus décoratifs.
- Les voitures sont à impériale découverte avec support de la perche au centre; elles sont moulées sur des trucks simples du type Peckham avec moteurs électriques de la Bristish Westinghouse du modèle
- 4!) Iî-
- Le hangar de remise des voitures, situé sur la ligne de Lewcs R.oad, renferme les ateliers de visite et de réparation du matériel. Les bureaux delà compagnie sont également situés en cet endroit.
- Une partie du courant sera fournie aux voitures par l'usine d’éclairage électrique de la ville et le reste
- par les génératrice^ d'une" usine provisoire dont l'équipement comprend trois groupes générateurs : un de 325 et deux de 170 kilowatts et un survolteur pour le courant de retour.
- I.. T).
- Tramways interurbains de Indianopolis-Anderson - Marion - Elwood - Muncie (Etats-Unis). — Le Street liailway de décembre donne (t. III, p. 545-442) de ces tramways une description illustrée, à laquelle nous empruntons les renseignements suivants :
- I,aligne principale s'étend d'Indianopolis (169 i6| habitants^ à Marion, situé à 112 km de distance, en passant par Anderson, Alexandria et l’airmount ; un
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- Supplément ;i L’Eclairaqe Électrique
- La Chambre charge son bureau de poursuivre la solution de cette question auprès de M. le Sous-Sccrétaire d’Etat.
- a0 M. le Président donne lecture d'une lettre de l’Association Amicale des Ingénieurs Electriciens relative à la création d’un Office central de renseignements tcch
- publier cetteglcttre°dans le bulletin.
- 3° M. le Président commnuique une lettre de M. Colin, de l’institut de Thérapie.
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- 4° M, E Sarliaux rend compte de l’état de la souscription et des négociations relatives à 1 érection du inonu-
- 5° M. le Président donne lecture d une lettre qu’il a reçue du Ministère des Colonies relativement à IF,s-position qui aura lieu k Hanoï en igo-i.
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- 6° Sur la proposition de M. Ribourt, la Chambre décide de publier mensuellement dans son Bulletin la liste des ingénieurs, anciens élèves de l'Ecole Centrale et de l’Ecole supérieure d'Eiectricité, qui recherchent un
- Amicale des Anciens Elèves de l'Ecolo Centrale!00''1110" j0 M. le Président communique une lettre de M. Bé-
- l’électricUé d’accord avec les autres syndicats intéressés. Commission compétente." "
- 8° M. le Président fait connaître qu'une Exposition s’ouvrira à Lille (Nord) en 1902 cl qu’elle comprendra un groupe relatif à l’industrie électrique.
- publiés dans Le Bulletin]
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Usine hydraulique et transmission d’énergie électrique de Chambly-Montrèal {Canada). - - I,'usine hydraulique située à Chamblv, utilise les eaux dérivant du lac Champlain par un canal naturel appelé la Richelieu River.
- Une partie de son matériel générateur, en fonction depuis quatre ans et constituée par 4 alternateurs Stanley de 2000 kilowatts en courants quadriphasés à 1 a 000 volts par phase,a été récemment complétée par l’addition de 4 autres alternateurs de la Canadian General Electric Company, d'une puissance individuelle de a aoo kilowatts, produisant du courant de môme nature que les précédents à la tension de a aoo volts par phase avec iï3 révolutions par minute. (Notre confrère The FJectrical Review, de New-York, à qui nous empruntons ces renseignements, ajoute que dès que ces 4 nouveaux alterna-
- sivement arrêtés pour modifier leur enroulement,
- pas employé à l’usine de transformateurs autres que ceux nécessaires à l'éclairage intérieur et à celui des villages avoisinants de Chambly et Chnrnbly-Rasin. Mais, dès que l’installation enLière fonctionnera sous un régime uniforme, on mettra en service 10 grands transformateurs Westinghouse, d’une capacité de 2 7S0 kilowatts chacun. Ces appareils seront du type à refroidissement par ventilation ; iis serviront à élever la tension à aï 000 volts et à transformer, suivant la méthode Scott, les courants quadriphasés
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- Supplément à L'Êclairaqe Électrique du 11 janvier 1902
- XIX
- en courants triphasés, pour profiler du meilleur rendement de ces derniers courants pour la transmisses excitatrices, mues chacune par une turbine, sont des machines à 6 pôles et d'une puissance de i^o kilowatts, [.'ne grue électrique de la force de .',o tonnes complète l'équipement mécanique de
- La ligne de transmission de l’énergie constitue une des particularités intéressantes de l’installation, Elle est constituée par 12 câbles de cuivre nus nc 00 supportés par des poteaux en cèdre d’une hauteur moyenne de 9 rn au-dessus du niveau du sol. Cette ligne est alternativement aérienne, souterraine et sous-fluviale sur sa longueur totale de v.O 280.70 in dans les proportions suivantes :
- Aérienne^................... T 620 m
- Son terra inc.................. 2790
- Aérienne....................... 4^5
- Sous-fluviale.................. 85,5o
- Souterraine......................... 3o4,5o
- Total.............26285,70
- Les sections dénommées sous-fluviales se rapportent à celles traversant la Richelieu river et le Lachine canal. Elle coupe encore une seconde fois la même Richelieu river en ligne aérienne ; la double rangée de poteaux est érigée parallèlement sur 3 piles analogues à celles des ponts, mais de dimensions moindres.
- Les isolateurs, éprouvés à 3o 000 volts, sont fixés sur des barres transversales fixées en croix à la tète de chaque poteau. La ligne est protégée sur tout sou parcours par des fils barbelés en fer galvanisé dont l'application, tant au point de vue de l’efficacité que de la protection contre les coup3 de foudre, a fourni d’excellents résultats. Ces fils sont aussi employés pour la mise à la terre, <à chaque poteau, par l’intermédiaire de plaques de fer enfouies au pied de cha-
- Un ingénieux dispositif, installé à l’extérieur de l'usine génératrice, permet de lancer le courant d'une ligne sur une autre non chargée, pour faire les épreuves d’un .alternateur par exemple ; il se compose de plaques métalliques de grandes dimensions, reliées aux conducteurs que l’on immerge, pour servir de rhéostat, dans les eaux du canal de fuite. Le seul inconvénient qu'on ait à reprocher à ce système, c'est de foudroyer une grande quantité de poissons à chaque fois qu'il est mis en usage.
- A Montréal, point terminus de Ja ligne, le courant est transformé par une hatterie de transformateurs Stanley en courants diphasés à >. 2.00 volts et réparti partiellement à cette tension sur le réseau de la ville. Le point caractéristique de cette sous-station consiste en l’alimentation directe par le courant de la ligne de moteurs synchrones actionnant alternativement des génératrices diverses pendant le jour et des machines pour l'éclairage public à arc pendant la nuit. Par ce moyen, et avec l'aide d’un moteur synchrone spécial de 700 kilowatts, la charge est maintenue normalement constante à 96 p. 100.
- ^ Le nombre d’appareils d’utilisation raccordé au réseau de Montréal comprend 120000 lampes à incandescence de 16 bougies, a 000 lampes à arc et plusieurs centaines de moteurs électriques, absorbant ensemble 6000 chevaux en énergie électrique.
- TJne seconde sous-station, analogue à la première, est en cours d'érection pour répondre aux modifications actuelles de puissance génératrice.
- Grâce à une nouvelle méthode préconçue et mise en vigueur pour la première fois à Montréal, les courbesjjdu facteur de charge, relevées en différentes saisons de l’année, accusent des variations excessivement faibles de ce facteur. Ainsi, la charge
- moyenne reste toujours dans les limites de 85 à 94 p. 100 de la charge maxima. Ces résultats ont pu être obtenus d’un commun accord avec les industriels, gros consommateurs d'énergie, qui ont consenti à prolonger la durée du travail dans leurs usines pendant les jours d’été et la réduire pendant 1 hiver, de façon à se mettre en accord avec les exigences de la charge nécessitée pour l’éclairage général. L'arrêt des moteurs industriels coïncide avec l'allumage des lampes et inversement, de sorte que le facteur de charge reste pratiquement constant jour et nuit. L. I).
- Usine génératrice à vapeur de Traïïord jRark à Manchester {Angleterre). — Cette usine est caractérisée non seulement par le fait que son exploitation constitue une mise en pratique de l’idce d’alimenter un réseau peu éloigné par du courant continu, et un autre plus distant par des courants alternatifs triphasés, mais aussi par une application de l’emploi du gaz pour le chauffage des chaudières. The Electric.al Review, de Londres, en donne dans ses numéros des iec et B nov.fp. 71'j et. 759) une description illustrée très complète dont voici un résume.
- Les chaudières, au nombre de trois, sont actuellement chauffées au charbon, en attendant l’achèvement de l’usine génératrice de gaz, système Monrl, construite à proximité de l'usine d’électricité. Elles ont, néanmoins, été étudiées spécialement pour le chauffage au gaz et sont pourvues, à cet effet, de brûleurs qui seront mis en service en enlevant simple-
- Les générateurs de gaz Mond, situés en dehors de l’usine électrique, sont disposés dans une charpente métallique ouverte à tous les vents; une grue électrique, roulant sur la partie supérieure de cette plate-forme, amène le charbon de la cale des chalands, amarrés aux quais du canal longeant l’usine, aux gazogènes. La conduite de ces appareils s’effectue de la façon suivante : Dès que les foyers sont allumés, des ouvriers, placés dans une galerie, près de l'orifice de charge, alimentent les feux et surveillent la combustion du charbon en l’attisant de temps en temps avec des ringards dont la tige traverse une sphère en acier encastrée, a frottement doux, dans une cavité nd hoc, de manière à pouvoir manœuvrer le ringard dans tous les sens sans donner lieu à de sérieuses fuites de gaz ; de temps en temps, ils lancent, au moyen d'injccteurs, de l’air et de la vapeur sur le foyer. Le gaz produit s’échappe par un tuyau fixé à la partie supérieure de l’appareil qui le conduit aux appareils régénérateurs et purificateurs,puis aux laveurs mécaniques, sortes de grandes cdisscs hermétiques en tôle, que l’eau traverse de haut en bas après avoir été réduite en pluie par deux roues munies de quatre ailes et actionnées chacune par un moteur électrique placé à l’extérieur. Des laveurs, le gaz se rend à la conduite d’amenée aux chaudières
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- Tome XXX
- Samedi 18 Janvier 1902.
- 9* Année. — N° 3
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- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÊCECTRI ard/te
- SOMMAIRE
- H. POINCARÉ - Sur les propriétés des anneaux à collecteurs........................................... 78
- CH. JACQUIN. — Emploi des appareils électriques enregistreurs sur les véhicules de tramways et de chemins de fer :
- J. REYVAL. — Voitures pour chemins de fer à grande vitesse de l'Allgenieine Elektricitæts Gesell-
- schaft, de Berlin........................................................................... 89
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Société internationale des Electriciens r Sur la télégraphie sans fil, par le capitaine Fermé........ 102
- Académie des sciences : Lois de* l’énergie électrique, par il. Causallo.............................. 108
- Contribution à l’étude des tubes de Geissler dans un champ magnétique, par II. Pellai*.......... 109
- Extension des deux lois do Kirchoff, par K. Carvallo............................................ 110
- Sur une nouvelle réaction entre les tubes électrostatiques et les isolants, par W. de Nicolaïeve .... ni
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- Les prix de l’Académie _des Sciences. —Génération et distribution : Utilisation des ordures ménagères Littérature clés périodiques : Théorie; Génération...................................................... xn
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 18 janvier 1902
- XXXIII
- en alcali caustique.
- Si les divers éléments restent en présence, des réactions multiples peuvent prendre naissance. L’emploi
- qui est devenu la base de méthodes industrielles ; on peut, au contraire, favoriser l’action du chlorure sur
- C’est la réaction utilisée par MM. H.Gall et de Mont-L élévation de la température des bains, une distribu-
- conditions économiques. A l’origine de la fabrication,
- tenus dans des cuves en ciment armé! Le chlorate de
- Nous ne saurions donner ici plus de détails sur les installations industrielles.
- les auteurs ont appliqué leur procédé en Suisse, à Val-lorbe, utilisant 2 ooo chevaux de force ; puis, en 1892,
- une usine employant 5 000 chevaux de force.
- Il y a quelques années encore, la totalité des chlorates
- la plus grande partie, d’usines anglaises. Aujourd'hui, Gall et de" Montlaur intervient pour" la plus " large M. Gabriel Lippmann ; Prix Jean Reynaud.
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Utilisation des ordures ménagères pour la production de la force motrice. — A plusieurs reprises nous avons entretenu nos lecteurs de Ja destruction des ordures des villes par incinération (voir en particulier les notes sur l’usine électrique de Shoreditch, t. XII, p. 285; XXI, p. li ; XXII, p. n; voir aussi t. XVIII, p. xxxvm; et le compte rendu de la communication de M. Lauriol à la Société des Electriciens, t. XXI, p. 437), la chaleur résultant de cette opération étant généralement utilisée à la production d’énergie électrique. Depuis plusieurs années des essais sont faits à Paris dans le but d’étudier les avantages et les inconvénients de ce procédé de destruction et d’utilisation des ordures et il est question de passer des essais à l’application en grand. Dans le numéro du 4 janvier de la Revue Industrielle, M. Ph. Dhlahaye consacre à ce projet un fort intéressant article dans lequel il donne les renseignements suivants sur les installations de Bruxelles, de Shoreditch, de Glasgow et de Saint-Helens.
- L’installation de nouvelles usines à l’étranger et notamment celle de Bruxelles, a produit une certaine impression sur M. le Préfet de Police. Par le temps qui court, les Belges font notre conquête ; le Métro--
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- preuve du contraire soit pratiquement faite, et souhaitons que toutes les prévisions du rapport de M. l’échevin Leurs se réalisent dans l’installation dont
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- En tout cas, l’expérience de Bruxelles ne coûtera pas trop cher : pour la somme de 45o oou fr, on aura des fours fa5o ooo fr), un hangar couvert (35 ooo f'r), une cheminée (aoooofr), des chaudières (36 ooo fr), des ventilateurs et machines (87000 fr\ un peu de maçonnerie (5 ooo fr) : avec quelques hangars de plus, avec l’inévitable maison d’habitation du directeur, et l'imprévu, on s’en tirera pour la bagatelle de
- Les personnes qui -proposent de réaliser la destruction par le feu des ordures ménagères, ne savent pas, en général, se borner à la partie hygiénique de leur mission; elles se croient absolument tenues de prévoir une utilisation de ces restes et de parler des bénéfices de 1 opération, l/usine d’incinération se transforme ainsi en un atelier de production de vapeur pour les services les plus divers ; éclairage électrique, distribution de force, chauffage, établissements de bains, etc., et, au milieu de ces exploitations commerciales, les ordures ménagères sont ce dont on se préoccupe le moins. Le programme de M. l’échevin Leurs a été sagement limité au traitement des résidus de l'agglomération bruxelloise, avec transformation des scories, ce qui est le moyen, jusqu’à préseuL le plus économique de s’endébarrasser
- Les usines à tout faire, mises à la mode en Angleterre, ne donnent pas toujours les résultats qu’on s’en promet. 11 est vrai qu’il est difficile de savoir exactement à quoi s’en tenir à cet égard, la variété dos entreprises entraînant une complication de comptes, dans lesquels on a peine à se reconnaître, surtout quand il s’agit d’établissements municipaux. Voici comment, en octobre dernier, le journal Elec-tri-cal Revicw s’exprimait sur l’exploitation de l’instal-
- lation de Shoreditch : « Les comptes de l’entreprise d’électricité et de destruction des ordures, pour l’exercice clos le 3i mars dernier, causeront une surprise désagréable aux partisans des combinaisons de ce genre, et, en particulier, à ceux qui s’intéressent à cette opération métropolitaine. Depuis plusieurs mois, il a été reconnu que le dernier exercice financier a été clos avec une perte de u ou .3 ooo livres, et l’extrait des comptes qui vient d'être publiée accuse un déficit actuel de 3 2661. st. (81 G5o fr). » D’après cet extrait, la dépense de premier établissement est en nombre rond de 200 ooo 1. st. (5 millions de fr). Les dépenses pour l’exercice écoulé se sont élevées à 27 008 1. st. pour une recette de 3o 682 1. st. dont 5 748 1 st. provenant de l’éclairage public. Le bénéfice brut paraît être de 3 85/( 1. st. ; il était l’année précédente de 6 206 1. st : mais l’intérêt et l’amortissement du capital de premier établissement demandent 7 600 1. st. par an.
- On explique la diminution du bénéfice brut par la crise du charbon; eu 1900-1901, la dépense de combustible s’est élevée à 10996 1. st. alors qu’elle avait été de 5 487 1. st. en 1899-1900. Où est passé ce charbon ? A détruire des ordures ou à produire de l’éclairage électrique? Le rapport de la commission municipale 11’cn dit mot.
- A l’usine municipale de Glasgow, à défaut de comptes, on montre un nouvel atelier créé pour broyer et tamiser les scories d’incinération des ordures. D’après Engineering, tous les résidus recueillis pendant la nuit dans Glasgow sont manutentionnés mécaniquement, puis brûlés ou évacués le lendemain sur la campagne par chemin de fer : on ne peut pas demander mieux.
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- L'incinération de ces ordures laisse'un résidu de 3op. ioo environ sous forme de scories (clinkeri produites à une température de i 700 à 2000 Fahr. (de 9Ü0 à 1 ogo° C). Avant l’année 189(1, on s'en débarrassait en les faisant transporter aux décharges municipales. Un essai fut alors tenté d’utilisation à la confection de bétons, et assez heureusement conduit pour que la matière pulvérisée trouvât des amateurs. En 1898-97, la vente fui de 2188 tonnes pour une somme de 242 1. st. ; en 1899-1900, clic s’élève à 9 184 tonnes pour une somme de 1 089 1. si
- La consommation est devenue assez importante pour qu’on ail organisé un tamisage complet, permettant de livrer la matière sous forme de sable en grains de moins de 0 mm, de morceaux criblés à 18 mm, 3a mm, 4â> mm et 5o mm, avec lesquels on fait d’excellents bétons.
- Si l’on veut, d’après l’expérience acquise aujourd’hui, organiser une usine d'incinération des ordures ménagères, la question se pose tout naturellement de savoir s'il y a intérêt, ou non, à lui accoupler une station centrale d'électricité.
- L’exemple fourni par Shoreditch est jusqu’ici peu encourageant, et, si nous en croyons M. Iliglifield, directeur de l’usine d’incinération et d'électricité de Saint-Helens (Angleterre), les occasions sont rares où de pareilles entreprises sont recommandables. Cette opinion mérite d’autant plus d’être retenue que l’installation de Saint-Helens est importante et permet de se rendre compte des difficultés résultant du doublement des services. Elle comporte deux fours de deux cellules chacun, du système Beamon et Dea; chaque four est destiné à produire la vapeur dans une chaudière Babcock de 4 a m'J de surface de chauffe. Un
- ventilateur, mené parunmoteur de 18 chevaux, assure le tirage forcé sous une pression de 70 mui d'eau dans les cendriers. T/usine possède cinq générateurs de vapeur, d’une puissance totale de 1 000 kw. En outre de la vapeur fournie par les chaudières des fours, il existe une batterie de 4 chaudières, type Lancashire, de 9 X a, 40 m chacune. J-’ensemble'est disposé de telle sorte que les deux générateurs, de 120 kw chacun, chauffés par les fours, peuvent fonctionner isolément; on conjointement avec les générateurs à chauffage par foyer ordinaire. Cette mesure de précaution est commandée par la nature même du combustible : la puissance calorifique des ordures varie d'une saison à l'autre (elle est plus élevée en été qu'en hiver) et souvent d’un jour à l’autre, et, si 1 on n’avaitpas d’autres chaudières, il faudrait brûler du charbon sous celles des fours, ou avoir une réserve d’escarbilles ou de déchets pour suppléer à la pauvreté des ordures.
- Voici, à titre d’indication, les résultats obtenus en une année d’exploitation du V avril 1900 au il mars 1901 :
- Exploitation d’un an.
- Ordures bridces................. 9 -78 tonnes.
- Force motrice consommée à
- t’usine........................ 70 00O kwh.
- Kwh produits.................. 365 non »
- Salaires des fours........... -5o 1. si
- Salaires d’entretien......... '86 » *
- Total des salaires........... 836 »
- Mâchefers produits.............. 3 900 tonnes.
- Vente de mortier............. aaï 1. st. 9 sh. 8 A.
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- Nous avons ainsi réglé la charge de façon à maintenir pendant trois-quarts d'heure lo travail au frein de 55 chevaux eOectifs avec les éléments suivants :
- Nous avons ensuite chargé le moteur au maximum. Le nombre dé tours étant 212 eL le poids 170 kg avec 5 p. 100 d’explosions disponibles. Le travail correspondant était :
- T — —~— 1,24 X 212 x 170 = 6! chevaux effectifs.
- Kn présence de cet excès de force sur les garanties contractuelles nous avons convenu de réduire la vitesse de ï 10 à 200 tours précités dont la charge était constituée par des résistances hydrauliques.
- Nous avons réglé celles-ci de façon que le moteur, à 200 tours, ftt 85 p. 100 d’explosions c’est-à-dire, dans les conditions de la charge sous frein avec 55 chevaux. Ces éléments ont été enregistrés à l’aide de notre appareil à graphiques.
- Les dynamos réalisaient moyennement :
- Volts ............ 2X0
- Watts. ..... 14 35o
- Puissance B1IP. . 22,5
- Si on ajoute au travail ainsi soutenu de 5o,5 chevaux effectifs celui absorbé par les courroies, que nous évaluons à 5 p. 100, le travail total à l’arbre du moteur serait sensiblement dans les mêmes conditions que celui relevé au frein de cinquante-trois chevaux effectifs.
- Pendant les quatre dernières heures de travail seulement, nous avons à intervalles égaux relevé des diagrammes et des graphiques des explosions dont un type de chaque est annexé.
- Kn outre nous avons établi la puissance caloriâ-que moyenne du gaz par huit analyses faites au calorimètre « Juuckers » qui accusait une.puissance supérieure moyenne de 1 170 calories à la pression de 3o mm el à la température de 19° C.
- Ci-dessous, les éléments de nos essais.
- Poids de vapeur produite à 4,5 atm.
- vapeur par^cheval-tièure. . \ eff. kg
- par cheval heure'effectif . . . '. . - kg Moyenne des pressions explosives initiales "piston kg : cni'^
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- XL
- Supplér
- l'Éclairage
- étriqué du
- de la bonne marche, les garanties contractuelles sont pleinement réalisées el oit peut admettre qu'en ajou-tant au coût anthracite du cheval-heure effectif, celui de l'huile de graissage et du gaz de ville pour l'alimentation du brûleur, le cheval-heure serait obtenu en marche industrielle à raison de un et demi centime quand le moteur développe de 45 à 60 chevaux.
- L’huile de graissage spéciale pour le cylindre peut être filtrée et utilisée pour les autres organes. Sa consommation est de o,h kg par heure à o,55 fr tandis que celle du gaz de ville pour le brûleur est de
- io5 litres par heure à ro centimes En résumé, nous pouvons conclure, tats de nos expéiiences que du serv moteur depuis une quinzaine de semai
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- Sur la distribution du potentiel dans un milieu hétérogène. par A. Pétrowski ; Remarque relative au mémoire précédent, par W. Ionaxowski, Journ. Soc. physico-chimique russe, XXXII, r-36, 1900. Idem, ï3q-iào, Résumé dans J.P., [4J, I, 45, janv. 190a. — Lemémoire de M. Pelrowski est purement mathématique : l’auteur traite successivement le condensateur plan, sphérique et cylindrique, dont l’isolateur est formé par des couches de nature différente. Ensuite, il discute la distribution du potentiel dans un milieu sphérique semi-conducteur, produite par une source d’électricité constante ou soumise à des variatious d’intensité harmoniques ; ainsi que là capacité d’une sphère semi-conductrice. — M. Tgnatowski remarque que la deuxième partie du mémoire contient une contradiction : la supposition que
- implique son indépendance du temps, c’est-à-dire l'absence de tout phénomène dynamique.
- Dimension commune du potentiel et de la tension superficielle, par N. IIksehüs. J. Soc, phy.chim. russe, XXXII, 1J5-12C. Résume J.P., [4j, I, 5i, janv. 1902.— En cherchant à consolider ses idées sur la connexion entre l’électricité de contact et Ija tension superficielle, i'autenr remarque que, dans le système général des
- hin, ces deux quantités ont mêmes dimensions : M. ï-et discute les travaux de Schreiber, Lodge et autres sur le
- Electrisation par contact et dureté, par N. IIese-hub, J. Soc. phr.-chim. russe, XXXI11, 1-22, tgoi. Résumé, J.P., [4J, 1, 02, janv. 1902. — En poursuivant ses études, M. Hesehus fait ressortir les laits suivants : la dureté des corps solides joue, par rapport à l’électrisation, le même rôle que la tension superficielle pour les liquides : le diélectrique le plus dui^s’électrise posi-
- le moins dur s’électrise positivement. De deux corps de
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- 1902. - Jiu répétant les expériences de M. Leduc, l’an-
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- Tl paraît possible que la lumière i négative produise une décomposition du granule le plu, proche du bromure d’argent, qui devient à son tou, préparant aies
- i i élcc
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- substance lillrantc (coke" en grain). Suivant l’axe du
- couches0 successives do ju'tc clVe toiles métalliques ; il aboutit inférieurement dans uu réservoir D dispose au-dessous du réservoir A. — L eau à filtrer arrive, sous
- a fonctionner longtemps
- de l’eau
- pour un nettoyage complet on déboulonne le couvercle du réservoir À et on retire le panier.
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- toiles métalliques produit, par frottement des lines gout-
- telettes sur les fils, une élévation'de température et une légère diminution de pression, circonstances qui, réunies,
- prise de^ vapeur de section quelconque dans lequel sont chaudière.
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- daires d’un levier horizontal de telle sorte que lune est ouverte quand l’autre est fermée. Chaque branche de 1 LT communique avec l’un des fonds du cylindre ; la base de TU porte un tube d’écoulement. Quand la vapeur arrive d’un côté du piston, la soupape correspondante se trouve
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Exposition de Düsseldorf-sur-Rhin, 1903.
- — Noire correspondant nous écrit :
- A en juger par l’avancement des travaux, l’exposition des produits de l'industrie des provinces Rhénanes, Westphalio et districts adjacents, qui aura lieu du i" mai au 20 octobre de cette année dans la ville de Düsseldorf-sur-Rhin, ouvrira ses portes le jour précis fixé pour l’inauguration.
- Le projet, de cette exposition doit son origine à l’initiative des trois plus grandes corporations nationales do l’esl : le groupe du nord-ouest de la Société des industriels allemands pour acier et fer; la Société des maîtres allemands des forges, et la Société pour ménager l’intérêt commun dans la province Rhénane etla Woslphalie. Le développement, prodigieux, qu’ont pris ces deux provinces, les plus industrielles de l’Allemagne, depuis 1880 (l’année de la dernière exposition de Düsseldorf) et les progrès extraordinaires de toutes les branches de l’industrie dans ces deux dernières décades, furent les arguments mis en avant pour justifier l’organisation d une exposition. Aussi dès 1898 les trois corporations nommées plus haut décidèrent-elles la création d’une exposition industrielle de la Province Rhénane, de Westphalie et des districts adjacents. Rienlôl on résolut d’y adjoindre une exposition nationale allemande des beaux arts, proposée par les artistes de Düsseldorf. Comme circonstance favorable pour la vitalité de l’exposition il se trouva que, d’après le jugement des cercles intéressés, la place qui avait été réservée à l’Exposition universelle de Paris en 1900 pour l’industrie rhénane et westphalienne était absolument insuffisante à un déploiement digne de l’industrie allemande du fer, de l’acier et du charbon. Dès lors la nouvelle exposition sera en quelque sorte pour l’industrie rhénane et westphalienne le complément de l’Exposition de Paris.
- On peut dès maintenant affirmer que l’exposition projetée atteindra son but et que Rhénane et Wesl-pbalie, où se trouvent appliquées toutes les branches de l’industrie, y représenteront dignement l’industrie allemande. Tous les grands établissements se sont en effet rendus à l’invitation de participer à l’exposition et actuellement ils s’occupent de monter leurs puissantes machines, d’édifier leurs constructions et d’amener leurs produits, la plupart d’entre eux dans leurs propres pavillons.
- C’est l’industrie minière qui prendra la première place et avec (die l’industrie électrique, celle-ci étant maintenant inséparable de celle-là. D’ailleurs l’électricité sera largement utilisée à l’exposition : la force motrice sera transmise aux machines par l’électricité sur tous les points de l’exposition ; partout l’éclairage sera électrique.
- L’énergie électrique sera produite sous trois formes : courant alternatif simple sous ro 000 volts, courants triphasés sous 5 000 et 2 000 volts, courant continu sous 2X220 volts, 220 volts et de îXhj volts. 11 y aura doux stations centrales située au rez-de-chaussée du Palais de la mécanique, comprenant 26 machines à vapeur et 27 dynamos d’une puissance totale de i5 000 chevaux. Du plus grand intérêt pourraitbien être un moteur à courants triphasés d’une force de 1 000 chevaux actionnant une pompe
- D’après le programme officiel, l’exposition comprend les groupes suivants :
- 11. Hauts fourneaux.,
- IV. ) Machines et Industrie
- VIII. Alimentation.'
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- Supplément à I.'Éclairaye Électrique du 25 janvier 1902
- XLVIl
- IX.. Grès, terres plastiques, ciments, faïences, por-
- kll. Industrie textile.
- \YIY. Architecture et Génie.
- "XXII. Sports.
- XXTIl. Horticulture.
- XXIV. Agriculture et Forêts.
- XXV. Arts et Métiers.
- La ville de Düsseldorf a témoigné du grand intérêt qu’elle prend à l'entreprise, en mettant un emplacement des mieux situés à la disposition de l’Exposition. et en dépensant à peu près 7 millions de marks pour nette entreprise.
- Pour la première lois dans l'histoire des expositions allemandes, le prince héritier de l’Empire allemand a accordé sa haute protection à cette exposition et cela sur le vœu de l Empereur.
- La direction a pris pour principe de n’exposer que les produits de bonne marque ou présentant quelque particularité et d'exclure tout ce qui est médiocre. Gomme elle paraît rester fidèle à sa promesse on espère que l'exposition contribuera à rétablir la oon-liaiice dans l’avenir de l'industrie allemande, confiance ébranlée parla présente crise économique.
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Sur l’étude des régulateurs des moteurs h vapeur en vue de l’accouplement en parallèle des alternateurs. — La première commission du Comité de la Société internationale dos Electriciens, présidée par M. Leblanc, met à l’étude l'influence des régulateurs des moteurs à vapeur sur l'accouplement des alternateurs. Cette question, qui formera le complément de celle de l’irrégularité des moteurs pendant la durée d’un tour, si complètement étudiée récemment par les membres de cette commission, a été 1 objet d’un programme, établi par M. Guilbert, devant servir de base à son étude ; voici ce programme :
- Programme. — L’influence du régulateur peut se faire sentir sur le couplage en parallèle des alternateurs de deux façons bien distinctes :
- i° Par la variation, de vitesse qu’il nécessite, à pression de vapeur constante, pour faire varier l’admission dans les limites voulues ;
- a0 Par les perturbations que peuvent introduire scs oscillations, particulièrement lorsque la charge subit des variations brusques.
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- XLVIII
- Supplément à L’Êclairar/e Électrique du 25 janvier 1902
- a pp eîir; rai t écart de réglage du ré-gidatour, et qui pourrait être défini par 1 expression ;
- X,. et N,. étant les vitesses angulaires pour la marche à vide et pour la marche en pleine charge ?
- II et III. La connaissance des courbes représentant la vitesse angulaire d’une machine à vapeur, en fonction de sa charge, aurait un grand intérêt et serait, d'un précieux enseignement pour l'étude du fonctionnement des alternateurs en parallèle. Nous avons l'honneur de demander des courbes de ce genre aux constructeurs de.machines à vapeur et aux directeurs de stations ccn-
- Quclle est la meilleure forme (le cette courbe ?
- IV. La valeur de l'écart de réglage admise en général nécessite l’emploi d’un dispositif spécial pour maintenir la fréquence constante.
- Quel moyen préconiser de préférence ?
- V. Quelle explication donner à la nécessité d’une chute de vitesse importante, ou tout au moins quel est l’effet de celte chute sur le fonctionnement des alternateurs en parallèle ?
- VI. Quels sont les types de régulateurs qui permettent d’oblenir le plus facilement les variations voulues de
- leurs il est intéressant d'en connaître la période.
- VIII. Quels sont les procédés les plus recommandables pour l’amortissement des oscillations des régulateurs ?
- IX. Quelle doit être la périodicité relative des oscilla-suseeptibles d'osciller dans le groupe nlternateur-
- X. Quelle est l'influence des expansions multiples sur
- XI. Lorsqu’un régulateur est muni d'un frein à huile capable d’amortir énergiquement scs oscillations propres,
- ne détermine d’autres variations périodiques de vitesse pouvant atteindre une grande amplitude ?
- Quels moyens de prévenir ces variations de vitesse ?
- XJJ. Lorsque plusieurs alternateurs doivent fonctionner en parallèle, n’y a-t-il pas avantage à laisser régler la vitesse de tout le système par un seul régulateur agissant sur une seule des machines à vapeur, tous les autres ne servant plus que d’organes de sécurité ? ,
- XIII. Ne vant-il pas mieux, tout en n’employant qu’un .seul régulateur, le faire agir simultanément sur les distributions de toutes les machines à vapeur ?
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES
- Génération et Transformation Petits moteurs hydrauliques et leurs applications, pari. Descroix, R. I., XXXIII, i3, njanv. 1902. — Dans cet article l’auteur cite deux exemples d’application des moteurs hydrauliques Pittmau de faible puissance. — L’un est une pompe à trois corps puisant l'eau à
- 365 litres à l’heure ; la éoramanJe est faite par
- roue' de ni dents, calée sur l’arbre de là pompe triplex.; la pression de l’eau actionnant la turbine est 5 atmosphères. Le second exemple est un^ petit groupe
- rage, une turbine genre Pelton et un petit moteur à vapeur vertical de 5 chevaux ; un embrayage à friction permet de coupler instantanément l’un ou l’autre moteur ou les, deux
- plus grande que celle de chacun des moteurs.
- Construction des roues mobiles de turbines radiales,
- par N.^ iÎAASHTiMs, Zeitschrift^ des Vereinen^ deulscker
- vitesse, et que cette vitesse normale, égale à celle qui cette arête^eorrespond une vitesse différente.^ Par suite,
- de l’eau et la^ vitesse à la pcnpherie. Cette dernière
- jectoire de l’eau et par les surfaces de niveau. Le procédé qu'étudie l’auteur a pour but de déterminer facilement les trajectoires des filets d’eau et les surfaces de
- Foyers Schwartzkopff à charbon pulvérisé, A. E., XIV, i3-ï4 janv. rgoi. — En avant du foyer est disposé un entonnoir contenant le charbon pulvérisé ; à la partie
- en lames d’acier,normales à Faxe de 0,8 mm d^épaUscur et de 3 mm de largeur^; cette brosse tourne à une vitesse
- facilitant la descente du Charbon. Pour mettre en marche la chaudière, il convient d'allumer un peu de bois au fond du foyer j au bout dduie^demi-heure la teinpératurc
- en jetant le charbon dans un concasseur roLalif; la poudre 5^ ^centimes par tonne. jLins des essai^
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 25 janvier 1902
- IVI
- tures mixtes qui, outre une batterie, portent un groupe éleclrogène à moteur à essence étaient représentées par
- de M. de Champrabert dont lY'qiiipcmont'consiste' en
- uant l'essieu ; l'ensemble formé par ce dernier moteur et la dynamo du groupe ne fait donc que remplacer les
- élasticité dans la transmission et économie dans la production de l’cnergie, les voitures du second type (avec batterie tampon) sont préférables.
- Télégraphie et Téléphonie.
- Relais électrocapillaires Armstrong-Orling. EUi XXITI, a5, ii janv 1902. — Ce relais, dont la description est empruntée à Electrical Engineer, est basé sur le principe de l’électromètre capillaire de Lîppinaun. Il est constitué par un tube en forme de sipbon plongeant d'une part dans un récipient conte.nanl du mercure, d’autre part dans uu récipient contenant de l’acide sulfurique étendu. Quand on établit entre ces récipients une diffé-
- s’écoule par la pointe capillaire du tube plongeant dans l’acide étendu. Le jet de mercure agit sur l'extrémité d’un levier très sensible qui ferme un circuit local contenant uue pile et un récepteur Morse. Les inventeurs préconisent l’emploi de oot appareil à la place du cohc-rcur dans les postes récepteurs de télégraphie sans fil, Emploi d'une lampe à incandescence pour la démonstration des expériences de Hertz et de Marconi, par V-Bernaski. /. Soc. phy. chim. russe, XXXII, 5o-£>2, 1900-Résumé dans J. P. [4], I, 46» janv. 1902. —Une petite
- le cohéreur, devenu conducteur, fait agir le relaL Cet
- l'étincelle.
- Eclairage.
- Expériences sur l’oscillation de la lumière des lampes alimentées par des courants alternatifs, par J. Plotnj-koff. J. Soc. phy. r.kim. russe, XXXIII, 6i-65, 1901.
- photomètre de Laminer et Brodhun a été muni d’un placer son œil de cote. Le photomètre a. été éclaire par
- cylindre muni d’une fente, recouvrant le miroir placé en
- face de l'oculaire. Grâce à cette disposition, l’œil de l’observateur recevait la lumière seulement pendant un moment, correspondant à une phase du courant que l’on pouvait changer à volonté. L’intensité d’une lampe à arc varie de 5op. 100, et celle d'une larn pe à incandescence de 6 à 7 p. 100, pendant une période du courant.
- Les enseignes lumineuses électriques, par J.-A. Montpf.llter. F.lé, XXIII, i-5, 4 janv, 1902. —L’auteur décrit les dispositifs employés par la Société française d’électricité AEG: cadres, lampes, commutateurs automatiques, etc. — Pour obtenir, dans le cas des enseignes en caractères manuscrits, l’illusion que les lettres sont tracées comme par la main, les lampes doivent être allumées l’une après l’autre dans le sens que suivrait le tracé d’une plume et rester allumées jusqu’à ce que l’enseigne entière soit apparue. Deux dispositifs peuvent être employés dans ce but. Le premier consiste en uu commutateur constitué par une plaque en ardoise portant autant de contacts qu’il y a de lampes, disposés cir-culairement et tous relies au même conducteur de la canalisation ; au centre du cercle se trouve une manette qu’actionne un moteur électrique par l’intermédiaire d'un train d’engrenages réducteur de vitesse ; celle manetle conductrice vient successivement toucher chacun des plots. A chaque plot est relié un relais qui produit la mise en circuit permanente de la lampe correspondante. Lorsque la manette a effectué uue révolution, toutes les lampes (d'une meme couleur, si l’enseigne peut être faite en plusieurs couleurs) éclairent l'inscription; à ce mo. ment un second commutateur à manetle, actionné par le même moteur, coupe le courant, puis, s’il va lieu, relie les plots aux lampes d’une autre couleur! ce dispositif exige autant de conducteurs qu’il y a de lampes, plus un conducteur de retour commun. Le second dispositif a l’avantage de diminuer le nombre des conducteurs ; les lampes sont réparties en groupes, par exemple, 20 groupes de 10 lampes. Un premier commutateur tournant à 20 plots relie à un conducteurcoiumun toutes les lampes du premier groupe ; un second, à 10 plots, solidaire du premier par un train d’engrenages, relie successivement les 10 lampes de ce groupe au second conducteur ; comme précédemment la mise on circuit se fait par l’intermédiaire do relais; quand le second commutateur a fait un tour, le premier avance d un plot et ce sont alors les lampes du second groupe qui sont successivement allumées, et ainsi de suite jusqu'à ce que toutes les lampes soient en circuit; ce dispos itif exige seulement 10 -j- 1 + 20 := 3i conducteurs an lieu de aoi qu’exigerait le précédent. Les enseignes en caractères d'imprimerie, permettant de produire plusieurs inscriptions, sont formées de cadres dont les lampes sont disposées de telle sorte qu'un même cadre puisse produire une lettre quelconque au moyeu de combinaisons de lampes en nombre égal au nombre de lettres que peut donner ce cadre. L allumage de ces lampes est commandé par un appa-
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- Supplément à. L’Éclairage Électrique
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Concours international de l’alcool en %90£. — Le succès obtenu par le Concours national de l'alcool en 1901, malgré la hâte de son organisation, a décidé le ministre de l'agriculture à en ouvrir, en mai prochain, un second, international celui-là.
- Une exposition publique suivra ce concours, dont le Comité organisateur, ayant pour président le directeur de l’Agriculture, est divisé en trois sections :
- ire section: Moteurs lises, locomobiles, carburateurs. — MM. Michel Lévy, Bourdon, Hospitalier, Rjngelrnann, Sorelcl Trillat.
- ae section : Automobiles et bateaux. — MM. Rives, Hérisson, Loreau, de la Valette.
- 3e section : Eclairage et chauffage. — MM. Violle, Couderchon, Grouveile, Lindet, Tisserand.
- M. Famechon est commissaire du concours et secrétaire du Comité. . . .
- Le Journal Officiel du 9 janvier donne d'ailleurs le détail des subdivisions des • différantes categories, ainsi que les conditions générales du concours pour chaque classe d'appareils.
- Les déclarations des constructeurs devront être parvenues au Ministère'de l’Agriculture : i°'pourles moteurs fixes et locomobiles, le ier mars ; 20 pour les automobiles et bateaux, ainsi que lçs appareil^ d'éclairage et de chauffage, le io mars.
- L’exposition publique se tiendra à Paris du 24 mai au ier juin. Y seront admis : tous les moteurs et appareils utilisant l’alcool dénaturé; ayant où non pris part au concours ; les appareils producteurs d'alcool industriel, les récipients d’emmagasinage et de transport, les appareils actionnés par les moteurs exposés, les alcools dénaturés et leurs composés.
- Les demandes des exposants seront reçues jus-
- Association française pour l’avancement des sciences. — Voici le programme des con-
- férences qui seront faites en février et mars, les mardis à 8 heures et demie du soir, dans la grande salle de l'Hôtel des Sociétés savantes, 8, rue Danton :
- ^MaÏdi-Gr; 18 février
- — M. Paul Vu
- M. llci - M. le profess
- ld Perrier, de
- r. Aperçu sur îaison Kloltcoi-
- Exposition d’Aix-en-Provence. — Une Exposition régionale, internationale et coloniale, sous les auspices de la municipalité, se tiendra du 27 avril au 28 juillet 1902 à Aix-en-Pro-
- L'Expôsitibn comprendra les produits du commerce, de l'industrie, de l’agriculture, de l’enseignement et des arts.
- Elle sera instituée sur des terrains d’une superficie de 25 000 m2 environ.
- Les demandes d’admission sont reçues jusqu'au ij mars T902 au siège de l'administration, rue de l’Opéra, 9, Aix-en-Provence.
- GÉNÉRATION
- Combustion spontanée du charbon. — Sous ce titre, nous lisons dans la Revue Industrielle du 28 décembre :
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- du i" février 1902
- LX
- ent à L'Éclairage Électrique
- Une Commission, nommée dans la Nouvelle-Galles du Sud, vient, de déposer un rapport sur la combustion spontanée du charbon. Ce rapport débute en rappelant les conclusions de l'enquête faite, en 1896, par la Commission lloyale et établissant que deux conditions favorisent la combustion spontanée du charbon, savoir : la présence d’une certaine quantité d’oxygène et la localisation suffisante de la chaleur développée par l’oxydation. Les conditions les plus favorables à réchauffement sc rencontrent lorsqu’on mélange du charbon en blocs moyens avec une certaine quantité de poussier. La Commission a reconnu que l’élévation de la température extérieure favorisait la combustion spontanée et que les pyrites n'exerçaient aucune influence à cet égard, "fille recommande seulement l’emploi de la ventilation superficielle.
- La nouvelle enquête avait pour but spécial de déterminer l'influence de l’humidité au point de vue de la combustion spontanée. On a pris deux récipients cubiques, de a» pieds (3“'5o) de côté ; puis, on les a remplis avec le même charbon, placé dans les mêmes conditions, sauf que l’un des récipients recevait du charbon sec, tandis que l’autre était arrosé constamment jusqu’à saturation complète. La quantité d’eau employée était suffisante pour amener un léger écoulement au bas du récipient, mais trop faible cependant pour entraîner le poussier. On avait placé iT tubes de fer de 2 pouces (00 mm) disposés verticalement dans chaque récipient, pour effectuer des mesures thermométriques. Le remplissage a été fait le 2 décembre 1898 et l’on a relevé les températures à
- des intervalles réguliers. La température s’est élevée très rapidement dans le récipient sec, jusqu’au 1 î février 1899; elle a été suffisante pourfaire fondre les soudures du thermomètre à la profondeur de 8 pieds (•2m4o). A ce moment on a fait arriver l’eau d’ex-
- On a continué, jusqu’au 3o avril 1899, à observer le récipient mouille, mais il n’a présenté aucun signe «réchauffement; il y avait au contraire un abaisse-nienlconiinudelatempérature.LaCommission recommande l’emploi d'un tuyau d'arrosage, lorsque le charbon est emmagasiné dans les cales de navires ou mis en tas dans les usines, par une température chaude. Il n’y aurait plus lieu, d’après elle, de croire que le charbon humide est plus dangereux que le charbon sec ; la combustion spontanée des tas de charbon peut être facilement combattue par l’arrosage de la même façon que les autres cas d’incendie.
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- Fabrication des câbles pour distribution d’énergie. — A la dernière séance de la Société; des Electriciens, M. Sartiaux president de la 4e section de la Société, a lu le rapport suivant qui sera discuté dans la prochaine séance.
- Au nombre des études entreprises par la quatrième section, il en est une qui lui a paru pouvoir être immédiatement soumise à votre examen : ce sont les conditions techniques à déterminer pour la
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- Supplément à T/Éclairage Électrique du 1°' février 1902
- IXÎ
- fabrication et la réception des câbles utilisés dans les distributions d’énergie électrique.
- La quatrième section n’a nullement l'intention de vous proposer de discuter le texte d’un véritable cahier des charges ; son but est plu3 modeste ; elle vient vous demander d'essayer de fixer, par quelques indications bien précises, certains points sur lesquels les industriels ont encore des opinions un peu variables, lorsqu’ils ont à commander on à recevoir des câbles destinés à des installations de distribution d’énergie.
- Avant d’arrêter Ie3 conclusions et les propositions que je vous lirai tout à l'heure, nous avons pris le soin de consulter un grand nombre d'ingénieurs et de constructeurs électriciens, à l’aide d’un questionnaire dont le texte a été soigneusement étudié et discuté.
- Je ne peux mieux faire que de vous donner lecture de ce questionnaire et de vous résumer, au-dessous de chaque question, les réponses que nous avons reçues.
- ^ Première question. Y a-t-il licii de continuer à
- leurs un programme général des conditions à remplir
- a. La charge probable des lignes ; ....
- matcurs ;
- d. Le voltage efficace;
- ' c. La forme de la courbe de la force électromotrice de l’alternateur ou la valeur maxima de cette force ;
- f. La résistance et la self des alternateurs et des transformateurs ;
- g. Le constructeur fabriquerait et essaierait les câbles à son gré et sous sa responsabilité.
- Moyennant une allocation annuelle à débattre, il prendrait a sa charge toutes réparations ne provenant pas
- pendant une longue période : dix ans ou plus.
- Réponse : Cette première question, toute de principe, .est écartée d'une manière presque absolue. On tend, en effet, en général, à laisser au preneur le choix des valeurs de résistance, d’isolement et autres, sans communiquer au constructeur le programme dos conditions à remplir. ^ ^ . d
- Deuxième question. — Si l’on conserve le système l'isolement kilométrique minimum des câbles k haute,
- Réponse: Cette question donne lieu à la réponse, quelquefois répétée, que l’isolement kilométrique ne signifie rien, et que les câbles doivent être simplement vérifiés à la tension, autrement dit à la rupture du diélectrique.
- Ou donne ^ cependant, dans toutes les réponses, des
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du l,p février
- LXII1
- le câble concentrique el le câble torsadé, ou imposer ce dernier type
- Réponse : Cette question est généralement résolue par le choix des câbles torsadés, do préférence aux concen-
- A la suite de l’examen des réponses que vous venez, d'entendre, la quatrième section vous propose de discuter en séance les conclusions et propositions
- « Les considérations d'ordre mécanique, ainsi que la composition des divers éléments d'un câble : nombre et nature des fils composant le ou les conducteurs, épaisseur et spécification des matières isolantes a employer, nature et dimensions des armatures, varient avec chaque cas particulier et suivant les conditions de fonctionnement et d'installation.
- « Tous les points ci-dcssus sont à régler d’accord avec le constructeur.
- « Au point de vue électrique, les câbles doivent satisfaire à certaines conditions résumées cî-après :
- ce Les câbles, étant divisés en trois catégories principales suivant la tension de fonctionnement, doivent avoir un isolement kilométrique minimum «le :
- 700 mégohms jusqu’à 1000 volts.
- « Après pose, les résistances d’isolement dos câbles, y compris les raccords, doivent être au minimum le tiers des valeurs ci-dessus.
- « En dehors des mesures de résistance d’isolement kilométrique, il y a lieu de demander au constructeur des essais de résistance à la rupture du diélectrique, soit à l'usine, soit après pose.
- « Dans le premier cas, on adoptera une tension alternative efficace double de la tension de fonctionnement à l'usine.
- « Cette tension sera aussi bien appliquée entre conducteurs qu’entre conducteurs et armatures.
- « Pour les essais après pose, on adoptera une tension alternative efficace qui sera la Lensiun de service majorée de 20 p. ioo.
- « Les indications qui précèdent s’entendent à la
- fois pour installations à courant continu et aller-
- TRACTION
- Prolongement de la ligne Pennsylvania Railroad, dans New-York.— La Compagnie des chemins de fer de Pennsylvanie et celle des chemins de fer de Long Island, qui ont actuellement leurs gares terminus en dehors de l’agglomération new-yorkaise, viennent de demander l'autorisation de prolonger leurs voies en tunnel, à l’exemple de ce qu’a fait à Paris lu Compagnie d’Orléans. L'Electrical World and Engineer du 21 décembre, où nous puisons cette information donne quelques renseignements sur le projet adopté, projet qui prévoit l’emploi de la traction par locomotives électriques.
- La nouvelle gare terminus, située entre les 32e et 33e rues et les 7e et yB avenues, aura ses voies (au nombre de 20 au moins) à 12 m au-dessous du sol; un plan incliné et des ascenseurs la desserviront. Pour la relier au terminus actuel de la Pennsylvanie Railroad Company, il faudra traverser la rivière Hudson. Celle traversée, qui constitue la partie intéressante du projet, s'elfectucra au moyen de deux «ponts » souterrains solidement assis sur des piles reposant sur le terrain solide situé au-dessous du lit de la rivière ; ces ponts (si toutefois l'on peut donner ce nom à un ouvrage souterrain) se roui entourés chacun d'un tube en acier parfaitement étanche. Ces tubes, qui au milieu de l’Hudson river, seront à 3om au-dessous du niveau de beau, auront une pente d environ i,o p, 100 du côté de New-York. 11 n'est prévu aucune disposition spéciale pour l’aération de ces tunnels tubulaires ; le mouvement même des trains, formant piston, suffira pour l'assurer. Us seront éclairés à la lumière électrique. L'énergie nécessaire à l'éclairage et à la traction sera fournie pur une usine érigée à New Jersey, les facilités d’approvisionnement y étantplus grande qu’à N<rvv-York. La durée des travaux est évaluée à trois ans.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES
- Théorie.
- Procédé pour rendre visibles les déformations d’un courant alternatif, par R. Websr, DA, YI, 565-5;o, nov. 1901. — On fait passer le courant dans la bobine d’an électro-aimant rectiligne : l’une «les extrémités du noyau «le cet électro-aimant est prolongée par un barreau-<1 acier do manière à le polariser. Devant l'autre extrémité est disposée une capsule analogue aux capsules de Kuni»-. La membrane de celle capsule est une feuille de papier collée entre deux anneaux de bois ; elle est placée perpendiculairement à l’axe du noyau et porte en son cenlre en face du noyau, un petit cylindre do 1er doux. Comme dans les expériences de Kônig, on observe dans un miroir tournant la flamme d’un petit bec de gaz alimenté par 1 intermédiaire de la capsule. M. L.
- Sur la polarisation du magnésium en solution alcaline 268^' ^AH1>ETT'- '^cc-di Torinn. fév. 1901 : zY6'[5|
- anode dans une solution do soude on de potasse présent' aes phénomènes analogues à ceux de l’aluminium. L’au leur s est servi d’une cathode en platine de G cm2 et d’uiu
- anode en magnésium de 4o mm2 avec des solutions de soude de densité 1,064 et 1, 11 et avec la potasse..
- était de a,i ohms; désignant par Y la différence de potentiel en volts aux bornes el par I l’intensité du courant en ampères, les résultats obtenus ont été les sni-
- V.......... 9,8 iSJ 39 60 70
- 1 ......... 0,019 0,024 0,029 o,o33 o,o36
- Au-dessus de 70 Toits, on observe le dégagement gazeux etl intensité augmente notablement. Ce fait montre que la résistance au passage du courant n’est due que partiellement à une force éleetromotriee de polarisation tandis que la plus grande partie est due à une résistance de passage à la surface de l’anode de magnésium.
- Pour étudier si en cas d’un courant alternatif la résistance de passage s’établit assez rapidement pour que le voltamètre ne soit sensiblement traversé que par le courant direct du platine au magnésium, l’auteur a employé un inverseur tournant qui lui permettait d'obtenir environ 3o inversions par seconde. Dans le circuit était inséré
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- LXXII
- Supplément à L'Êdairar/e Électrique du 1" ïévrit
- Le ternnyJVdt peut être mesuré par l’électromètre à quadrants comme I idt est mesuré par le galvanomètre balistique. L'emploi de l'électromètre a sur celui du g aides perturbations magnétiques el on n’a à déterminer
- tique, à savoir8]
- L’auteur a uti.
- isibililé de l'électron
- Qnincke.
- Il i
- s a4,i3 J
- d pour a,8o3.io- »
- : 0,804. lo~ * (à 220), relative précédentes lui avaient donne (à 2Q°), 24,7 et o,8o3.io- 6 (à 21®). Rapportée au vide, la susceptibilité magnétique de l’eau serait donc :
- K = 0,781 10-s
- et la susceptibilité spécifique d’une dissolution de chlorure ferrique, de concentration p. 100, à 180 serait relativement au vide :
- K'___87,9 p — 0,781 (x — p). M. L.
- Perméamètre pour échantillons bruts, par IL Drtvs-d.vle, Et, XLVm, 269, G déc. rqoi : ZET. XX, 35, 19 janv. 1902, — L'auteur rappelle que tous les essais magnétiques sur les fers et aciers exigent dns pièces ti-availlées ; en particulier, la méthode du magnétomètre
- lillon sous forme d’un ellipsoïde. Le procédé balistique, au contraire, tel que l’a perfectionné Hopicinson, offre
- Elus de souplesse et c’esl celui adopté par l’auteur, com-iné avec le petit artifice expérimental que nous allons décrire. On fore dans l’échantillon un trou, troneo-nique à l’entrée, de 9 mm de diamètre, et i5 cm de long;
- ne fiche en for doux qui en 1
- •uu, les bobines d’a
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- Dans sa uouvello lampe, le Dr Finsen substitue aux
- rieurement par tin courant d’eau. L’arc qui^ se forme riche eu radiations ultra-violettes, à ce point qu'une
- à 100 ampères appliquée pendant une heure. B. K.
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- employées à l’hôpital de Londres pour le traitement du
- ché à rendre l’ensemble léger, la manœuvre facile et à le plus possible du malade
- sans craindre des brûlures. Dans let L’arc "est produit par
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- L'ENERGIE
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- La reproduction des articles de L'ÉCLAlRAGE,£fi.£ÇT.ftiQu£ %A interdits
- ------------------------------------..............................
- SOMMAIRE
- H. TRIPIER. —Le chemin de fer de l’Exposition universelle de 1900 :
- Appareils et tableaux de distribution de la station de production du courant utilisé; Interrupteurs à haute
- 3. TEICHMULLER. — Canalisations élastiques à couvants tviphasés.................................. 203
- REVUE INDUSTRIELLE E T S CI E N TI FI GLU E
- Génération : La commutation dans les dynamos modernes, par IL M. Hobart.......................... ai3
- Sur la théorie do la commutation, par Franklin I’usga....................................... 218
- Construction des caractéristiques des générateurs do courants continus, alternatifs ou polyphasés,
- Transformateur à haute fréquence Schuekert et Cie . . . . -................................. 224
- Divers : Photographies cuuunatograpmques de l’arc voltaïque et le photograplione, ou phonographe photo-
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences t Sur les.caractères du rayonnement de-l’uranium, par H. Bucquerel......... 226
- Action du rayonnement du radium sur le phosphore, par H. Becquerkl.......................... 227
- Sur la préparation du tantale au l'ouv électrique, par H. Moissan........................... 327
- Définition expérimentale des diverses sortes do rayons X par le radiochromomètre, par L. Bfnoisi' . . 227 Sur un appareil pour l’enregistrement automatique des décharges de l’atmosphère, par J. Fenïi. . . . 228
- Contribution à l'étude des alliages aluminium-fer et aluminium-manganèse, par Léon G-uillkt. 228
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- Wokdingham. — Production et distribution de l'energio pour la traction électrique, par llonri Martin, lxxxiv
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- Machine à vapeur R. Wolf, demi-fixe, com-pound et à surchauffeur. — La surchauffe de la vapeur, encore assez peu répandue dans les installations de machines fixes, vient d’être appliquée par la maison Wolf aux machines demi-fixes d’une puissance s’élevant jusqu'à 3oo chevaux. M. L. Dp.scroix donne dans la Revue Industrielle du ai décembre une description du type de aoo chevaux à laquelle nous empruntons les renseignements suivants :
- La chaudière, à foyer intérieur et à tubes de fumée, est prolongée en avant par un corps cylindrique dans lequel est logé le surchauffeur et la boïle à fumée. Au-dessus de la chaudière on dispose le moteur à vapeur compound, dont les deux cylindres sont placés dans le dôme de vapeur, qui leur sert ainsi de chemise de vapeur, et dont la réguLation est effectuée par un régulateur dans le volant.
- Le. surchauffeur est constitué par un tube formant une série de spirales planes disposées verticalement les unes à côté des autres. La vapeur, prise au dôme, est amenée au surchauffeur par un tube qui traverse la chambre de vapeur de la chaudière; elle est ramenée du surchauffeur au cylindre haute tension par un tube parallèle au tube d'amenée ; de la sorte les pertes de chaleur par rayonnement sont réduites au mini-
- La conduite de la machine ne présente pas plus de. difficultés que celle des machines semblables sans surchauffeur. La seule opération supplémentaire est le ramonage des tubes du surchauffeur, mais ce ramonage s’effectue très rapidement au moyen d’un jet de vapeur envoyé dans l’enveloppe du surchauffeur.au
- moyen d’un appareil que le constructeur nomme « ex-souffleur » : la suie est détachée par le jet de vapeur, les parties légères sont aspirées par la cheminée, les parties lourdes se déposent au fond du surchauffeur d’où on les enlève tous les deux jours environ.
- Des essais officiels ont été faits en 1901 par M. Lewicki, professeur .à l’Ecole polytechnique de Dresde, sur une machine de 100 chevaux, dont voici les principales données t
- Surface de chauffe en contact avec l’eau. . mJ. 3i
- — — du surchauffeur............... ao
- Surface de grille.
- iimètre du cylindre H. P. Course des pistons...........
- 0,480
- A la pression de 12 kg; cnrietàla vitesse de 170 tours par minute, la machine devait fournir 100 chevaux au
- L’essai fut fait avec un charbon de 7910 calories de puissance calorifique. II dura 7 h. 45 minutes et donna les résultats suivants ;
- Température de la vapeur saturée. . . . i9o°5
- — — surchauffée
- (moyenne).............................329°»;
- Température des gaz à Tentrcc du carneau. . 2i5ü Surchauffe.............................. *39^
- Puissance effective au frein..........chevaux. 108,57
- Puissance indiquée totale........................ 118,47
- Charbon brûlé û l'heure; total..............kg. 67,123
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- La puissance indiquée est la moyenne fournie par 116 diagrammes; elle se répartit entre les deux cylindres dans le rapport de 70,01 chevaux pour la HP et 48,46 pour la BP.
- On voit donc qu’en marche normale la puissance effective dépasse de 8,5'tn chevaux, la puissance no-
- de 0,618 kg de charbon par cheval-heure effectif fait de cette demi-ûxe l'égale des bons moteurs fixes à surchauffe.
- 11 faut remarquer aussi la température relativement basse des gaz à l'entrée dans la botte à fumée, qui montre la bonne utilisation de la puissance calorifique et prouve que la grande surface du surchauffeur, eu égard à celle de la chaudière, n’a rien d’exagéré.
- Machine à vapeur d’anhydride sulfureux Behrend et Zimmermann. — Jusqu’ici les machines motrices où l’on utilise l’expansion d’une vapeur autre que celle de l’eau (vapeur d’anhydride carbonique ou sulfureux) n’ont pu, en dépit de l'activité des inventeurs, entrer dans le domaine industriel. Utilisée concurremment avec une machine à vapeur d’eau, le condenseur de celle-ci servant de chaudière à la machine à vapeur « froide », une telle machine paraît cependant susceptible de rendre quelque service en augmentant la chute de température utilisable et, partant le rendement de l’ensemble générateur. Cette idée avait été lancée dès i85o par Du Trembley (Manuel du conducteur de machines à vapeur combinées ou binaires, Lyon, 1800) et depuis elle a été reprise par divers
- inventeurs. Récemment elle a reçu un commencement d’application de la part de MAI. Behrend et Zimmermann qui ont construit une machine à anhydride sulfui*eux laquelle, combinée avec une machine à vapeur d’eau, a été l’objet de nombreux essais du professeur Josse, à l’Institut de Charlottenbourg. Dans son numéro de décembre, Traction and Transtnission, de Londres, consacrait à ces essais un article où nous puisons les renseignements suivants ;
- La machine à vapeur à triple expansion, les cylindres ayant respectivement 270, 480^ et 670 mm de
- i5o chevaux à la vitesse angulaire de i5o't:in. La machine à anhydride sulfureux .de 60 chevaux est à un seul cylindre de 256 mm de diamètre et 5o5 mm de long, et son piston agit sur le môme arbre que ceux de la machine à vapeur. Ce cylindre est en fonte, sans enveloppe de vapeur, mais avec enveloppe partielle en feutre. La distribution se fait par soupapes Colemann, commandées par des arbres oscillants dont les boîtes à étoupe sont d’un entretien plus facile que ceux des tiges à mouvements alternatifs ; les
- avec les amortisseurs, a 1 abri de l huimdite de l air. condition essentielle pour éviter la formation d’acide sulfurique. La boîte à étoupe de la tige du piston, extrêmement longue, est en deux parties, dont l’extérieure, non soumise à la pression du gaz sulfureux, est remplie d’une simple garniture en tresse de coton. Il ne faut introduire dans le cylindre aucune graisse ; dans ces conditions, les parois du cylindre se sont montrées intactes après plusieurs mois de marche.
- Le condenseur a’anliydnde sulfureux est superposé au condenseur de vapeur d’eau, qui joue également le rôle de vaporisateur d’anhydride sulfureux. Le premier est.un cylindre de 3,o5 m de lontt. o,885 rn de diamètre et 7» m* de surface de condensation ;
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- La vapeur d’eau, en se condensant, vaporise l’anhydride sulfureux liquide qui circule dans les tubes du condenseur-vaporisateur ; le gaz formé va agir sur le piston de la machine à gaz sulfuré et passe au condenseur refroidi par une circulation d’eau froide; l'anhydride sulfureux liquide est ensuite envoyé par une pompe dans les tubes du condenseur-vaporisateur.
- Les essais ont montré que, avec une dépense de vapeur d’eau de :> kg par cheval-heure indiqué à la machine à vapeur seule, la machine auxiliaire augmentait la puissance de l'ensemble de 3La p. 100, ce qui réduisait cette dépense de vapeur à 3,8 kg par cheval-heure. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec un vide de 70 p. ioo, parce que la diminution de puissance du cylindre de détente de la machine à vapeur est compensée par l’augmentation de celle de la machine à anhydride sulfureux et par la diminution de la perte par les parois du cylindre de détente, perte notablement plus grande avec un vide de
- lîe gain maximum réalisé par l’emploi de la machine à anhydride sulfureux, p. 100, a été obtenu avec de la vapeur d’eau saturée et eu marche très économique de la machine à vapeur.
- Avec de la vapeur surchauffée, on a pu, sans incon-
- vénient, supprimer le cylindre de moyenne pression de la machine à vapeur, en envoyant la vapeur directement du petit cylindre au grand, de sorte qu’il semble inutile, avec les moteurs à vapeur froide, de recourir à la triple expansion : la double expansion serait aussi avantageuse et l’ensemble du système ne comporterait plus que deux cylindres à vapeur et un à anhydride sulfureux.
- Quant à la dépense d’eau de refroidissement ou de circulation, avec de l'eau prise à i(>° et portée à 170, elle s’est élevée d'un tiers environ par rapport à la dépense avec la machine à vapeur seule, et elle est retombée à son chiffre normal quand on a laissé la température de cette eau s'élever à ±oa et 20°.
- Connue ou le voit, les résultats fournis par ces essais sont des plus satisfaisants, et M. Eric Gérard, qui, en 1899, avait assisté à quelques-uns d'entre eux, ne craignait pas d’expiïmer son opinion comme il suit dans une communication faite en janvier 1900 à l’Association des Ingénieurs électriciens de l'Ins-litul Montéfiore {Bulletin, t. XI, p. Si, 7.0 avril 1900):
- « La machine à gaz sulfureux n’exige pas de lubré-liant dans le cylindre et la pratique a démontré que, comme dans les machines à glace à anhydride sulfureux, les fuites de ce dernier peuvent être rendues négligeables.
- « il peut paraître singulier que la chute entre la température de la vapeur de décharge et celle de l’eau de condensation suffise pour apporter une économie de 00 p. 100. Mais on sait que la consom-
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- mation de vapeur ne répond pas au travail indiqué sur les diagrammes d’indicateur. Une partie de la vapeur se condense sur les parois du cylindre, sans effet utile, et se vapoiise à rémission. C’est l’appoint fourni par la chaleur latente de cette vapeur, qui, en se condensant de nouveau dans le vaporisateur à anhydride sulfureux, élève si sensiblement le rendement.
- « C’est pour cette même raison qu'on ne pouvait utiliser l'anhydride sulfureux seul et se passer de l’eau. Indépendamment des pressions excessives que donneraient les liquides volatils tels que l’anhydride sulfureux, les condensations contre les parois seraient trop grandes.
- « L’invention de M. Josse permet d’utiliser également la chaleur perdue des gaz des chaudières, comme aussi celle des enveloppes des machines à
- gaz ».
- Ajoutons qu’on a récemment installé à la station électrique de la Markgrafenstrasse, de Berlin, une machine à anhydride sulfureux de 170 chevaux. Mais il convient de remarquer que ces machines auxiliaires ne sont guère recommandables que pour les installations qui marchent sans interruption pendant une grande partie de la journée et principalement pour celles à condenseur central.
- l*armi les autres applications des machines à anhydride sulfureux, M. Eric Gérard signalait l’utilisation de la chaleur perdue, de l'eau de réfrigération des moteurs à gaz ; on pourrait aussi utiliser la chaleur perdue des vapeurs de concentration des usines de produits chimiques ; on pourrait encore employer ces machines dans certaines mines où l ou dispose d’eau froide et de sources thermales et où le combustible est extrêmement cher.
- Moteur à gaz 1Vieî, nouveau modèle. — M. J. D-EscHAsirs, qui a fait quelques essais sur ce moteur, en donne dans la Revue Industrielle (33n année, p. i3, 11 janvier igon) une description accompagnée de planches d'où nous tirons les renseignements qui suivent :
- Le nouveau modèle, à quatre temps, se distingue des précédents d’une part par des améliorations de détail dans la construction mécanique, d’autre part par l’emploi de très fortes compressions. Dans la construction on s’est attaché à éviter les porte à faux ; le cylindre est soutenu par son centre de gravité, le volant et la poulie motrice sont logés entre deux paliers munis de graisseurs à bagues; en outre, le mécanisme de réglage (réglage qui s'effectue en faisant varier d'une façon continue la proportion de gaz et d’air introduits) a été complètement modifié. La compression, qui atteint 10 à 11 kg : cm-, s’effectue dans une chambre faisant suiLe au cylindre ; cette forte compression, indispensable pour avoir un bon rendement avec les gaz pauvres n'exclut pas l'emploi de gaz riches, tel que le gaz de ville : il suffit dans ce dernier cas de changer ja soupape d’admission d'air de manière à admettre une proportion d’air assez grande pour empêcher toute chance d’explosion prématurée pendant la compression.
- Differents essais faits à Kvreux, en novembre dernier, par M. Deschamps, ont fourni des résultats que l’auteur résume ainsi :
- _ Pour une marche à pleine charge, avec du gaz de
- consommation horaire a été de ao,5 m3 pour une heure, soit, par cheval-heure effectif, 445 litres.
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- Le gaz a été mesuré à la température ambiante, environ i6u.
- Marchant à la puissance réduite de 3i,4 chevaux, la consommation horaire a été de 16,44 «n3, soit, par cheval-heure effectif, 524 litres.
- En marche encore plus réduite et fournissant à l'heure
- soit, par cheval-heure 64o litres.
- Enün la marche à vide consommait 9,ia5 m3.
- Suivant un procédé connu, on peut chercher une formule approchée de la consommation. 11 a été reconnu que, si l’on porte cnabscisses les puissances constatées et en ordonnées les consommations de gaz relevées, les points figuratifs, représentant'la marche tl'iin moteur à gaz, étaient, en général,_ disposés sur une ligne droite,
- Dans le cas actuel, on peut considérer la consonnna-
- répondant, avec une approximation du même ordre que celle des erreurs possibles d'expérience, à la formule
- Consommation = 9,125 4- 0,20 X,
- X étant, le nombre de chevaux et la consommation étant Cette formule indique un rendement très remar-
- quable pour le nouveau moteur Xiol. Ce rendement atteint o,2f*5 à pleine charge.
- M. Deschamps fait suivre cette description de quelques observations sur le calcul du rendement des moteurs à gaz. Il fait remarquer que pour tous les moteurs la courbe des consommations en fonction de la puissance ne diffère guère d'une droite el peut, comme dans le cas précédent, être exprimée par à -j- u, représentant la consommation dans la marche à vide et l’accroissement de la consommation pour une augmentation de la puissance de i cheval. II en conclut que ce qu'on devrait prendre comme rendement thermique du moteur est le quotient de calories correspondant à la consommation p. par les calories correspondant à 1 cheval-heure. Si on calcule ce rendement pour ic moteur Niel, on trouve 0,48, chiffre qui n’est pas éloigné du maximum qu’assigne la théorie. Par conséquent les perfectionnements dont est susceptible le moteur à gaz ne pourront guère améliorer p ; les efforts des constructeurs doivent donc porter sur les perfectionnements capables de diminuer la consommation à
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- Sur l’emploi des chargeurs mécaniques de foyers dans les petites usines, par A.-L. Hauhison, AE, XTV, 18-19, janv. 190?.. — Les avantages des chargeurs mécaniques dans les grandes installations ne sont plus à démontrer ; l’auteur prouve par plusieurs exemples que
- Pans une' installation de ce genre, où les chauffeurs avaient, poinc à maintenir la pression normale an moment
- chargeur mécanique ; oit 11’éprouva plus de difficulté à maintenir la pressiou et la consommation fut réduite de 25 p. 100. — Pans une autre, l'installation des chargeurs permit d’employer du charbon coûtant i,o5 fr par tonne moins cher. La consommation annuelle resta la
- tonnes, l'économie fut néanmoins de 10 5oo fr. — Dans une troisième on lit des essais comparatifs avec une chaudière de i65 chevaux chargée à la main et deux de i5o chevaux chargées mécaniquement ; ces dernières donnèrent lieu à une économie de 25 à do p. 100. — L'auteur cite encore d’autres exemples et conclut en préconisant l’emploi des chargeurs mécaniques dans les petites installations.
- Chaudières à tuhes d’eau. AE. XIX,59-44, janv. jyo2.
- ____Article illustré de 20 ligures montrant les coupes et
- détails de construction de divers types de chaudières employées aux Etats-Unis : chaudières horizontales Babcock et Wilcox. Tudor, Àbendrolh et Root, Stirling, Wortbington; chaudières verticales Cahall, Lynn, Wicks, Porcupine, Berry.
- Sur la conduite des pompes d’alimentation des chaudière dans les petites installations, par J.-R. Chavai.k, AE, XIX, 38-39, janvier 1902. — Deux modes de conduite peuvent être utilisés .- faire constamment fonctionner la pompe à une vitesse réduite ou bien la faire marcher par intermittence à pleine vitesse. L’un et l’autre mode de conduite ont leurs avantages et leurs inconvénients ; l’auteur les signale sans tirer de conclusions : en particulier l'alimentation continue a l’avantage de ne pas fatiguer la chaudière par de brusques variations de température et de faciliter la conduite du foyer ; le second donne lieu à une économie de vapeur, la dépense de la pompe à faible charge n’étant guère inférieure à sa dépense en pleine charge.
- — L'auteur examine ensuite la question de la mise en marche des pompes d’alimentation par moteurs électriques. Suivant certains ingénieurs celte manière d'opérer serait économique, les petites pompes à vapeur consommant énormément de vapeur; suivant d’autres la solution n’est guère économique, car elle exige une augmentation de la puissance de» machines à vapeur et génératrices électriques, d’où un prix d'établissement plus
- moteurs travaillent rarement à pleine charge et ont par suite un rendement assez médiocre.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 février 1902
- LXXX11I
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- Ton pourra faire facilement d’après les schémas donnés par l’auteur ; ce dernier indique aussi les formules permettant de déduire, de la mesure faite ainsi sur deux dérivations de courant, la vraie valeur de la résistance de ] induit : si r désigne la résistance mesurée, 3 « le nom-
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- ÏV. S. IIk.vry^AE, XIV, 36-38, janvier 1902. — L'auteur
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- La télégraphie syntoniijue sans fil. par Emile Gvaiu.ni, EU, t. XXIII, 33-3g et 5G-6o, 18 et janvier 190a.
- tats obtenus avec ces dispositifs. Ces descriptions ont déjà élc publiés dans L'Eclairage électrique.
- Construction et exploitation des réseaux et bureaux téléphoniques, par Frank, J. Dommerque, AE, XIV, 20-21, janvier 1902. Sous le litre <•. Téléphone Engineering »
- téléphonie pratique. Dans ce premier article, il se borne à des généralités sur la construction des bureaux. Il Ler-
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- Syndicat professionnel des industries électriques. (Séance du janvier 1902).—La séance;
- Résultats d’essais d’un moteur Noël à alcool. — Ce moteur, construit par MM. Frits-cher et Houdry et présenté par ceux-ci à la récente Exposition de l’alcool, a été l’objet d’essais que nous relatons ci dessous, d’aprts la Revue industrielle du if\ décembre :
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 15 février 1902
- LXXXVIl
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- La détérioration du mécanisme, si rapide dans les lampes à air libre est presque impossible dans les lampes à vase clos, grâce à la suppression des manipulations fréquentes.
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- LXXXVIH
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 15 ïé\
- charge et eu pleine charge, avec l’alcool carburé â 5o p. joo; puis, on a fait un essai en pleine charge en employant l’alcool dénaturé ordinaire du commerce.
- A l’alcool carburé à 5o p. 100 (Electrine), le nombre de tours moyen dans la marche à vide a élé de 4,j5 par minute et la consommation horaire de 0,400 kg;
- A demi-charge et à 42a tours par minute, le moteur consomme par heure 0,680 kg d’alcool carburé à 00 p. 100 en développant une puissance de 0,9 de cheval au frein, ce qui correspond à une dépense de o,7^0 kg par cheval-heure. Enfin, à pleine charge, le moteur produisit 1,1177 cheval au frein en tournant à tours et en consommant 0,8'ii kg par heure, soit 0,640 kg par cheval-heure.
- Dans l’essai à l’alcool dénaturé pur, le moteur a consommé par heure 1,100 kg d’alcool, soit 0,917kg par'cheval-heure. À cet égard, nous croyons devoir rappeler que les consommations constatées en alcool pur ont été multipliées par 0.7, afin d'être ramenées â la consommation d’air carburé à 00 p. 100, car le rapport des pouvoirs calorifiques des deux combustibles est précisément de 10 à 7.
- Aux expériences oliicielles, les consommations ont été constatées en poids, mais il est facile de les transformer en volumes, si bon considère qu'à la température de 1.? C, le litre d’alcool carburé à 5o p. too pèse de 0,839 à. 0,840 kg et le litre d’alcool dénaturé pur de o,832 à 0,833 kg.
- On arrive ainsi, pour la dépense du moteur Noël travaillant à pleine charge, à 3/4 de litre, d’alcool car- 1 buré, qui était vendu à raison de 0,60 fr. au Grand
- Manographe E. Hospitalier et J. Carpentier. — Sous ce titre est décrit dans Y Industrie Electrique du 10 janvier, p. 9-11, un indicateur optique de pression, particulièrement étudié pour le relevé des diagrammes des moteurs à gaz tonnants à grande vitesse.
- L’appareil se compose d’un petil miroir vertical appuyé par un ressort sur trois pointes et réfléchissant sur un écran dépoli parallèle un faisceau lumineux donné par une lampe à acétylène. L’une des pointes est fixe ; l’une des deux autres imprime au miroir, en se déplaçant longitudinalement sous l’effet de la pression, un mouvement de rotation autour de la droite horizontale joignant la pointe fixe et la troisième pointe; celle dernière reçoit un mouvement de déplacement proportionnel au déplacement du
- piston du moteur et fait tourner le miroir autour de la droite verticale joignant les deux premières pointes. Dans ces conditions, la trace sur l’écran , translucide du pinceau lumineux réfléchi décrit une courbe dont les abscisses sont proportionnelles au déplacement du piston et. dont les ordonnées dépendent de la pression qui règne dans le cylindre ; on obtient donc bien le diagramme du moteur. Ce diagramme se présente, par suite de la persistance des impressions rétiniennes, sous l'aspect d'une courbe lumineuse ; la photographie permet de la fixer.
- Pour obtenir le mouvement de la seconde pointe (celle qui se déplace sous l’influence de la pression), un tube d’acier flexible fait communiquer le fond du cylindre du moteur avec une petite chambre disposée derrière le miroir du manographe et fermée par une membrane élastique qui appuie contre la tête de la pointe. Le mouvement alternatif de la troisième est produit par une bielle commandée pa2' une manivt'lle reproduisant à échelle réduite la bielle et la manivelle du moteur ; la première manivelle reçoit elle-même un mouvement synchrone de celui de la manivelle du moteur à l aide d'un arbre flexible ; comme la transmission du mouvement peut se produire avec un certain décalage, le flexible n’est pa3 directement fixé à l’axe de la manivelle du monagraphe : il est accouplé à l’axe d’une petite roue satellite entraînant une roue d'un même nombre de dents commandant l’arbre de la manivelle, et l'on peut, par une vis de réglage, modifier la position relative de ces roues dentées, de manière à annuler le décalage.
- TJn premier modèle de cet instrument était présenté à la récente Exposition d’automobiles, monté sur un petit moteur de Dion et Bouton ; les ordonnées des diagrammes fournis par cet appareil n’étaient pas proportionnelles à la pression, ce qui nécessitait un tarage de 1 appareil pour chaque pression et une transformationanamorphique des diagrammes relevés pour pouvoir planimétrer ceux-ci. Dans un nouveau modèle, le déplacement du point lumineux a été rendu proportionnel à la variation de pression et, pour la commodité des calculs, 1 cm correspond exactement à x kg : cm2.
- Cet appareil, portatif et d'une manipulation aisée, parait destiné à rendre à l’industrie des moteurs à explosions des services d autant plus grands que jusqu’ici le relevé des diagrammes des moteurs de ce genre présentait beaucoup de difficultés et exigeait un temps très long ; en faisant disparaître ces inconvénients, le nouvel appareil ne peut manquer de faire progresser l'étude des conditions à remplir pour obtenir de ces moteurs le meilleur rendement.
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- Supplément à /.'Éclairage Électrique ilu 15 février 1902
- LXXXIX
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Transmission d’énergie Yuba-Oakland-San José à courants triphasés à haute tension (Californie). — Nous avons donné antérieurement la description ' des dispositifs employés pour la traversée du détroit de Carquincz, par les conducteurs de cette ligne [Ecl. Elcet., t. XXVIII, p. xliii et 33o, 37 juillet et 3t août ipoi). Dans son numéro du 3.8 décembre, le Génie Civil résume comme il suit deux articles sur l’ensemble de 1 installation, publiés récemment par un de nos conlrères américains.
- La ville de Oakland, située sur la baie de San-Francisco, reçoit la puissance électrique nécessaire à son éclairage et à ses tramways de trois stations génératrices, situées sur la rivière Yuba, à une distance de a3o km. La ligne de transport s’étendra même jusqu’à San José, ce qu,i portera la distance de transport à 3oo km environ.
- Ces installations, qui comportent des dispositions intéressantes, comme la traversée du détroit Car-quinez, avec des câbles de 1 Mo rn de longueur sans support intermédiaire, sont décrites dans l'bnginee-rirtg News du 3 octobre iyoi. Les usines peuvent actuellement fournir 17000 chevaux, soit environ 57 p. 100 de la puissance disponible aux chutes d’eau. De nombreux branchements, construits ou projetés, forment un réseau partant des usines ou de la ligne principale.
- I Après avoir décrit les travaux extérieurs pour l'alimentation des moteurs hydrauliques qui actionnent les génératrices, fauteur donne quelques détails sur chacune des trois^stations.
- Elles sont d'importance très inégale et sont réunies entre elles de façon à se substituer, au moins en partie, l’une à l’autre.
- Le courant est à 40 000 volts et sera porté à 60 000 quand l'utilisation de la puissance se sera développée. La ligne, qui est composée de câbles en aluminium, sauf au voisinage de la mer, où l’on emploie le cuivre, a clé doublée sur toute sa longueur pour éviter les interruptions accidentelles de fonctionnement. L’auteur décrit en détail les dispositions de cette ligne dans les diUerenlos traversées de rivière qu’elle effectue, et spécialement celle du détroit Carquincz, qui a déjà été décrite.
- L’auteur étudie leur mode de pose, les pylônes des rives, leurs appareils isolants et leur ancrage, puis donne quelques renseignements sur les sous-stalions d'Oakland et de Carquinez, notamment le détail de l’entrée des câbles dans les bâtiments de sous-sta-
- Le même numéro de VEngineering News contient la description du prolongement de la ligne de transport de, force à G 000 volts entre Oakland et San José, prolongement établi par la Standard Electric Company.
- M. C. Poole, fauteur de cet article, s étend d’abord spécialement sur la construction des poteaux de support qui sont de divers types, suivant la nature du sol où on les établit, ou les angles de la ligne. Il décrit leur mode de pose, puis étudie le passage des
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- du 15 févrie
- XC
- Supplément à L'Éclairage Électrique
- rivières au moyen de pylônes en acier et bois de .'t5 ni de hauteur. II passe ensuite à la description de la ligne elle-même, qui se compose de trois câbles en aluminium de 22 mm de diamètre extérieur, étudie l'influence de la température sur cette ligne, le maniement des câbles dans les différents terrains, leur mode d’attache, les joints, les méthodes d’isolement, les essais des isolateurs à 120 000 volts et la pose de ces isolateurs.
- Il termine en décrivant un poteau spécial pour régions montagneuses, permettant de poser les six câbles sur un seul poteau.
- TÉLÉPHONIE
- Sur les mélanges des conversations téléphoniques à plusieurs circuits et sur les moyens d’y remédier. — Le calcul montre que l’on diminue la capacité d’un câble à plusieurs circuits si, au lieu de le constituer par groupes de doux conducteurs formant un môme circuit et tordus ensemble, on le constitue par groupes de quatre conducteurs occupant les sommets d’un carré, les conducteurs des sommets opposés appartenant a un même circuit. Comme il importe beaucoup, surtout pour la téléphonie à grande distance, de réduire autant que possible la capacité électrostatique des câbles, le Post Office de Londres, en décidant la création d’une ligne entre Londres et Birmingham, avait résolu d’employer un câble à quatre conducteurs. Mais lorsqu’une portion assez importante de ce câble fut établie, on remarqua que les conversations se mélangeaient sur les deux circuits ; pour cette raison, le reste de la ligne a été formé de deux paires séparées de conducteurs. Dans un article publié dans 1 ’ Elektrotechnische Zeitschrift, (t. XXII, p. 829, 3octobre 1901). M. J.-II. West donne l’explication de ces mélanges ainsi que quelques moyens d’y remédier :
- Les causes des mélanges sont de deux sortes : le3 unes résultent de la traction à laquelle est soumise le câble après sa pose, les autres de la tension inégale des conducteurs au moment de la fabrication du câble. La traction du câble posé tend en effet à rappro-
- cher le plus possible les conducteurs les uns des autres ; comme les couches isolantes se touchent, cet approchement ne peut se faire que si les conducteurs se décentrent par rapport à l’isolarit ; par suite la résistance d’isolement entre deux circuits se trouve diminuée et des mélanges peuvent se produire par conduction. Quand à l’inégalité de tension des conducteurs, elle provient de ce que les quatre dévidoirs qui portent les quatre conducteurs devant former un nouveau groupe ne peuvent jamais opposer une résistance égale au déroulement ; il en résulte un enroulement défectueux, le oonducteur le plus tendu occupant le centre et constituant pour ainsi dire une âme autour de laquelle viennent s'enrouler les quatre conducteurs ; dès lors les quatre conducteurs 11e forment plus les sommets d'un carré et il y a induction d’un circuit sur l'autre. Suivant M. West cette cause serait d’ailleurs la plus importante.
- Parmi les moyens de remédier aux mélanges de conversations, l’un consisterait évidemment à ne donner au câble qu’une tension très modérée après la pose et à veiller à ce que les conducteurs d’un même groupe soient également tendus au moment de leur enroulement. Toutefois, comme cette dernière condition ne peut être complètement remplie en pratique, on 11e ferait qu’atténuer ainsi les mélanges de conversations sans les faire disparaître.
- Un second moyen serait de diviser le câble en tronçons et de connecter, pour chaque groupe de quatre conducteurs, deux conducteurs d’un tronçon aux deux conducteurs du tronçon suivant qui, avec la disposition actuelle, appartiendraient à l'autre circuit du groupe. Les mélanges ne disparaîtraient peut-être pas complètement, mais en modifiant ensuite quelques connexions, on arriverait sans aucun doute, après quelques tâtonnements, à leur disparition.
- Knfin on arriverait plus sûrement à ce résultat en formant le câble de tronçons constitués par des groupes de quatre conducteurs enroulés les uns dans
- et en connectant deux conducteurs de l’un des tronçons à deux quelconques de l’autre tronçon au moyen d’un tableau à liches mobiles ; le déplacement des fiches permettrait d'établir facilement l'équilibre des circuits jusqu’à ce que toute perturbation ait disparu.
- Ces méthodes ne sauraient évidemment s’appliquer aux câbles des réseaux urbains qui renferment de 400 à 5oo conducteurs. Mais elles pourraient être avantageusement employées pour les câbles des réseaux suburbains qui ne comprennent générale-
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- ment que de 20 à 60 conducteurs. Les frais occasionnés par l’établissement de tableaux de connexions entre tronçons seraient, suivant M. West, largement compensés par les facilités d’exploitation résultant de la diminution de la capacité des câbles à groupes de quatre conducteurs.
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- Industries électrochimiques en Suisse. — Dans une revue intitulée « Le développement et l’état actuel de l’industrie chimique en Suisse » publiée dans la Revue générale des Sciences du 3o novembre, M. G. Mabtiî, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des Sciences de Paris, s’exprime comme il suit sur les industries électrochimiques :
- Les événements ne paraissent pas avoir justifié les prédictions optimistes faites au début de ces industries. La Suisse, disait-on, devait trouver dans les nouveaux procédés une large compensation aux difficultés inhérentes à sa situation et au manque de matières premières; ces difficultés devaient disparaître devant l’extraordinaire bon marché de l’énergie fournie par les torrents de ses montagnes, par ce que, poétiquement, on appelait la houille blanche. K il réalité, la situation de ces industries est stationnaire depuis quelques années ; des innombrables usines qui, par exemple, devaient fabriquer des millions de tonnes de carbure, quelques-unes en restèrent à la période d’essai; d’antres, tuées par l’avilissement des prix dû à une concurrence acharnée, furent obligées de cesser la fabrication. Actuellement le prix du carbure est tombé de 700 francs en 1896, à 200 francs la tonne prise à l’usine; la majeure partie de la production annuelle, 8 000 tonnes environ, est exportée dans tous les pays du monde ; un millier de tonnes suffisent pour la consommation personnelle du pays.
- Quant à l'industrie de l’aluminium représentée exclusivement par Y A luminium Industrie Aktiengesells-c/ia/'t, elle continue à se développer rapidement, ainsi que le montre la production, passée de 1 5oo tonnes en 1899, à 2 5oo en 1900.
- La préparation électrothermique du phosphore, entreprise à Châtelaine, a cessé et, à l’heure actuelle on ne trouve plus dans le commerce de phosphore obtenu par ce procédé.
- Parmi les industries électrolytiques, celle des chlorures est en pleine prospérité ; mais pour la soude et le chlore, les résultats ne paraissent pas encore définitifs ; on sait que l’énergie disponible dans les usines suisses représente une production possible de 3 000 à 3 Son tonnes de soude à 70 p. 100 et de 7 000 tonnes environ de chlorure de chaux ; mais on ignore quelle est la production réelle ; l'inlluence de cette nouvelle industrie ne s’est jusqu’à présent fait sentir que par une augmentation dans les exportations de chlorure de chaux. D'ailleurs, cette industrie rencontre en Suisse une difficulté particulière, due à l’existence d’un impôt prohibitifqui vient augmenter le prix relativement élevé du sel nécessaire à cette fabrication.
- Usine à carbure de calcium de Flums (Suisse). — Voici, d’après la Schweizerische Bauzeitung, quelques renseignements sur cette usine, érigée dans le voisinage de Flums, canton de Saint-Gall (Suisse).
- La puissance utilisée s’élevant à 2 400 chevaux, est fournie par le cours d’eau le Schilsbach. L’usine génératrice, bâtiment de 22 m de longueur sur 9,20 m de largeur, contient trois groupes électrogènes à courants alternatifs de 800 chevaux et un groupe de 5o chevaux. Chacun des grands groupes est formé d’une turbine F,«cher, Wyss ut O, d'un alternateur Brown, Boveri et Cis reliés par un accouplement Zodel-Voilh et d'une dynamo excitatrice calée sur l'arbre de l’alternateur; les alternateurs peuvent fournir soit des courants triphasés sous 5 000 volts, soit des courants alternatifs simples sous la même tension; les excitatrices peuvent donner un courant maximum de 140 ampères sous 55 volts. Le groupe de 5o chevaux est formé d'une turbine et d'un alternateur fournissant des courants Lriphasés à 115 volts ; il est particulièrement destiné à donner à la fabrique de carbure située à 1,8 km, le courant nécessaire à son éclairage ; sa génératrice peut d'ailleurs être connectée à un transformateur do 40 kilowatts, élevant la tension de il5 à 5 000 volts et reliée aux barres collectrices à haute tension, de manière à pouvoir faire travailler ce groupe en parallèle avec les autres.
- La canalisation qui s'étend de l’usine génératrice à la fabrique de carbure consiste en 6 fils aériens, les poteaux qui les supportent ne sont pas directement dans le sol; ils ont leur extrémité inférieure, affectant la forme d’un cône, placée dans des pots en fonte qui sont posés sur le rocher et maintenus par un lit de béton ; ces poteaux sont assujettis dans le roc, de trois côtés, par des fers ronds pourvus devis de tension. En raison de la fréquence des orages dans la région, on a relié tous les poteaux à la terre au moyen d’un fil aérien commun qui touche chaque support de la ligne et dont les deux extrémités vont se perdre dans le sol. A leur sortie de l’usine génératrice el à leur entrée dans la fabrique de carbure, les conducteurs sont pourvus de parafoudres à cornes.
- La fabrique de carbure, construite en ciment armé, est édifiée à proximité du chemin de fer de Wallenstadt-Sargano auquel elle est reliée par un embranchement.
- La salle principale, de 80 m de long, 12 m de large et to m de hauteur, renferme 18 fours répartis en trois groupes, chacun de 6 unités. La ventilation est assurée par de larges fenêtres atteignant jusqu’à la toiture. Far suite de la chaleur considérable dégagée parles fours, ona du installer une double toiture. La toiture intérieure en forme de ^ très ouvert dont la pointe est suivant l’axe de la salle, est formée de fers reliés par des fils de fer au plâtre ; par sa forme elle dirige l’air chaud vers le haut des fenêtres. La toiture extérieure est à environ 1,5o m au-dessus ; l’aiv séparant les deux toitures est constamment mis en mouvement par des ventilateurs pour protéger la seconde toiture contre une trop grande élévation de teinpéra-
- Dans la salle des fours se trouvent trois transformateurs monophasés de 65o kilowatts qui abaissent à (io volts la tension de chacune des phases des courants triphasés fournis par l’usine génératrice ; six conducteurs en cuivre de chacun 4 800 mm2 de section et d’un poids total do 4 5oo kg amenant les courants de basse tension à chacun des trois groupes de G fours.
- Chaque four prend un courant de 2 200 à 2 5oo ampères ; les électrodes sont verticales, l'électrode supérieure étant mue par une manette et un système
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- de chaînes pour le réglage de l'arc. L’arc formé, on charge le four de chaux et de coke convenablement pulvérisés et mélangés. Au bout de 2 heures et demi à 3 heures la charge est transformée en carbure, de. calcium; on laisse refroidir environ une heure, on enlève le bloc de carbure et une demi-heure plus tard le four est prêt à fonctionner de nouveau. Malgré ces arrêts, la présence des 18 fours permet une fabrication ininterrompue car onpeut toujours avoir 4 fours de chaque groupe, soit 12 au total, en activité.
- Les blocs de carbure encore rouges sont portés aux réfrigérants installés dans une salie spéciale dont les murs, le plancher et le toit sont en ciment armé ; après refroidissement complet, on enlève la gaine de matières non fondues qui les recouvre et on les concasse dans la salle de réfrigération même.
- La chaux employée dans la fabrication étant exempte de soufre el de phosphore, le carbure obtenu est d’excellente qualité. Par suite de l'emploi de matières premières à gros grains la production de fumée dans les fours est réduite au point que l’examen des cheminées permet à peine de distinguer quels sont les fours en activité.
- L’usure des électrodes est d’environ 3 kgpartonne de carbure- fabriquée ; les gaz combustibles produits dans la réduction de la chaux par le charbon sont recueillis et utilisés pour l’éclairage des bureaux, d'une rue de Fluras -et de la gare de cette ville.
- Appareils Schuckert pour la préparation èleotrolytique de l’oxygène et de l’hydrogène — La Zeitschrift fur Elektrochimie donnait récemment de ces appareils une description que le Bulletin de la Société des Ingénieurs civils de novembre (p. 85i) résume ainsi :
- Ces appareils se composent de cloches en fonte et de réservoirs du même métal ; il n'y a que les conducteurs électriques qui soient en enivre. On emploie une solution de i5 p. ioo de soude caustique dans l'eau. J.a tension est de a,8 à 3 volts pour chaque appareil, car on en dispose généralement plusieurs à. la suite les uns des autres. La solution est maintenue à 70° C. et si on dispose d’un courant de vapeur, on économise une certaine quantité d’énergie électrique, parce qu’au début de l’operation une partie du courant sert à réchauffer l’eau jusqu'à la température ci-dessus indiquée.
- Les deux gaz. se dégagent chacun à une des électrodes et. vont s’accumuler dans des cloches séparées ; ces cloches sont en communication (pour chaque gaz) par des tubes en caoutchouc qui les réunissent également aux appareils de lavage destinés à retenir les traces de soude entraînées par les gaz. Avec cette précaution, on obtient de l'oxygène et de l’hydrogène purs à a ou 3 p. 100 près. Le dégagement des gaz peut être continu ou intermittent, suivant les applications qu'on a en vue, et rien 11’est plus facile que d'interrompre ou de rétablir le courant qui produit l'électrolyse.
- Les appareils établis par la Société Schuckert mesurent à l’extérieur 0,660 mXo,45o m sur o,38o m de hauteur et contiennent 40 litres de solution de sonde pour un courant de 600 ampères, le poids est de 220 kg. La production par heure atteint 220 litres d hydrogène et 110 litres d’oxygène à la pression atmosphérique et à la température de i5° C.
- Une installation pour la production de 100 m3 a oxygène et 200 m3 d’hydrogène par 24 heures,
- comporte îo éléments semblables à celui qui vient d’être décrit. Le coût d’établissement sera :
- Hangar de 70 m3 'S 000
- Total......................22 500 fr
- On suppose qu’on dispose d’une force hydraulique et que le kilowatt coûte 187,50 fr pour 1 année (ce qui fait pour 3 000 heures environ 0,06 fr le kilowattheure). Les dépenses de fabrication seront par jour :
- 66 kilowatts.............................41,25 fr
- Renouvellement des éleel rodes.............. 4>5°
- Frais généraux. . 4,65
- Total...........................76,00
- Le prix moyen du mètre cube de gaz ressort ainsi à o,ai» fv environ. Si l’on devait comprimer ces gaz pour leur expédition et leur emploi ultérieur, ce prix serait à peu près doublé.
- Procédé Tacker et Moody pour la fabrication de l’aluminium au four électrique. — Dana la Revue Industrielle du a3 novembre, M. Ph, Df.t.ahayk s'exprime ainsi au sujet d’un travail de MM. Tuckkr et Moooy, présenté à la séance du au octobre 1901 de la section new-yorkaise de la Society of Chemical Industry:
- Au cours d’expériences sur les propriétés de certains mélanges de carbures métalliques, ces chimistes traitèrent dans le four électrique une charge composée de 100 gr d’alumine, 112 gr de chaux et ia5gr de coke, en y faisant passer pendant 10 minutes un courant de tan ampères sous 70 volts. Le carbure d’aluminium produit ne présentait pas de particularité, à cela près qu il s’y rencontrait des boutons d'aluminium métallique. C’était bien de l'aluminium à peu près pur, car l'eau était sans action sur lui, l’acide chlorhydrique étendu et chaud le dissolvait; le métal était malléable et au microscope on en reconnaissait la structure cristalline. L’analyse qualitative y indiquait !a présence du fer et, à l’analyse quantitative, on trouvait 99 p. 100 d’aluminium avec du fer et du carbone, ce dernier entraîné mécaniquement. Il avait dû se passer une réaction correspondant à la formule :
- AHO3 + CaC3 — a AI 4. 3 CO -f CaO
- . Dans le tableau des expériences exécutées sur l'alumine avec addition soit de chaux et de coke, soit de carbure de calcium et de coke. 011 remarque que la durée de l’opération a une grande importance. Ainsi le mélange en poids de 100 AFO3, 112 CaO et 1 2 5 Coke, donne en 20 minutes plus d’aluminium qu’en 10 minutes, et n’en donne pas du tout au bout de 40 minutes. La production de métal la plus considérable, relativement, a été obtenue on 9 minutes avec un mélange en poids de 100 Ai203, 200 CaC3 et 60 Coke soumis à l’action d’un courant de 200 ampères et 5o volts. Malheureusement aucun chiffre n’est fourni sur le poids de l’aluininium formé.
- Les auteurs tirent de ces données les conclusions
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 15 février 1902
- suivantes. L’oxyde d’aluminium n’est pas réduit par le carbone, mémo à la température extrêmement élevée de l'arc électrique. L’addilion de chaux et l’excès nécessaire de carbone donnent naissance à un carbure du métal alralino-lerreux, lequel, à son tour, est décomposé : en raison de son caractère de combinaison exothermique, il fournit un grand nombre de calories qui élèvent assez la température pour rendre possible une réduction de l’oxyde d'albumine. Le carbure de calcium peut être fondu à part et ajouté à l'alumine, avec ou sans carbone, mais la présence d’un peu de carbone augmente le rendement en métal : il n’y a pas intérêt, au point de vue économique, à employer le carbure de calcium fondu à part. Quant à la durée de l’opération elle ne doit pas dépasser à io minutes; aulrement Je métal, produit par réduction, passe à l’état de carbure d’autant plus que l’opération se prolonge. Le carbure d'aluminium est le résultat de la carburation du métal, et l’inverse n’à pas lieu. La réaction doit se faire à l’abri de l’air.
- ‘ Nous nous garderons bien de dire que ces expériences conduiront à modifier la fabrication actuelle de l’aluminium : il nous suffit de montrer qu’on ne se lasse pas de chercher du nouveau, en suivant la voie magistralement tracée parM. Moissan dans ses études sur le four électrique.
- Affinage èlectrolytique du cuivre aux États-Unis- — Le Mercure Scientifique de décembre publie sur ce sujet la note suivante :
- Il y a actuellement aux Etats-Unis 11 raffineries produisant environ 079 tonnes de cuivre électrolytique par jour. Des boues qui se déposent dans des bacs de raffinage, on retire annuellement 19.400000 onces d'argenl et 1-4000 onces d'or.
- A Anaconda les anodes qu’on envoie au raffinage sont constituées par du cuivre à 99,b p. 100 de pureté. Le raffinage s’effectue dans 1 400 bacs en bois doublés de plomb renfermant chacun 4000 litres de solution de sulfate de cuivre. Cette solution est en circulation continuelle dans les bacs et est maintenue à une température convenable par un chauffage spécial, elle est analysée tous les jours et sa composition est autant que possible constante; elle est purifiée quand sa teneur en arsenic et en antimoine devient trop considérable. Les bacs sont arrangés en séries de üoo, ils renferment chacun ao plaques cathodiques et 19 anodes. La densité du courant est de 13 ampères par pied carré d’anode. Les électrodes sont à a pouces de distance et chaque bac contient habituellement 4 tonnes de cuivre. Les cathodes sont obtenues en déposant électrolytiquement du cuivre sur des feuilles de papier enduites de graphite el de paraffine.
- LITTÉRATURE DES BREVETS
- Génération et Transformation.
- Dispositif Langdon-Davies et Soames pour la ventilation des dynamos et moteurs fermés, brevet américain <186 856, 14 juin 1901. - • Indépendamment de l'enveloppe extérieure destinée à protéger la machine contre les
- minces entoure l’armature et tourne avec celle-ci. L'arbre de l'armature est percé, à chaque bout, d’un canal axial qui vient déboucher par un petit canal radial dans l'intérieur de l’enveloppe de l’armature. Par l’un d.es canaux
- cule'à travers les spires du circuit d’armature et sort par
- Accumulateur de Coutades à pâte sous pression. Brevet français 3ia 3(5i, Ier juillet 1901. — AJiu d’empè-eher la désagrégation de la matière active, on exerce ici une pression mécanique sur celle-ci. A cct effet, l’inven-
- vures^el empâtée de matière active. Il ientoure d’un tissu poreux, papier, bois, amiante ou feutre ; puis pour exercer la pression nécessaire, il dispose une carcasse rigide, ajourée afin de permettre la pénétration du liquide dans la matière active. Le tout est maintenu par des bandes élastiques en caoutchouc ou par des feuilles d’ébonite'
- semble'on place la négative. Le bloc ainsi constitué est comprimé puis rentré à frottement dans un bac résis-
- Accumulateur léger Nothomb et Schaeffer au zinc.
- Brevet français 3i3 49L T4 août 1901. — La négative de cet élément est en cuivre rouge ou en métal amalgamable et constitue le récipient au fond duquel on dispose une couche de mercure. L’électrolyte est une solution acide de ziuc qui se dépose à la charge, en s’amalgamant.
- Accumulateurs Blanc. Brevet français 3i3 499, i4 août 1901 _ — Les plaques sont composées d’une Ame eu aluminium, recouverte de plomb déposé électrolytiquement
- avec ou sans interposition d’une couche- de cuivre ou de métal sur lequel le plomb est plus, adhérent. On empâte les plaques ainsi constituées qui, par suite de lame en aluminium, sont rendues plus légères que les plaques ordinaires.
- Il n’est pas fait mention dans le brevet du procédé employé pour le dépôt èlectrolytique du plomb.
- Accumulateur Fortun et Semprun à aluminium-charbon. Brevet français 3og3o7, a3 mars 1901.— La positive do cct élément se compose d’une feuille d’aluminium perforée, dont les trous sont remplis d’un composé de charbon et d’un oxyde de plomb ayant comme composition (PbO2, PbO) + (Pbn PbO)4 +*3 (PbO) qui, paraît-il, donnerait une grande capacité. La négative est un étui en aluminium, silicate aiin de le rendre insensible aux actions chimiques, et rempli d’un oxyde. L’électrolyte
- libre, ayant une densité de 20 degrés Bauuié. D’après l’invenleur, un élément à a plaques de 200 cm2 de surface pourrait débiter 10,2 ampères pendant douze heures et donner ainsi 122,4 ampères-heures pour une différence de potentiel aux bornes baissant de a,10 à 1,75 volt. Le poids de plaques atteignant seulement 2 684 gr, la capacité massique serait ainsi égale à 45,6 ampères-heures par .kg de plaques au régime de 3,86 ampères par kg de plaques. L. J.
- Accumulateur d’Infreville au plomb et au zinc. Brevet américain 687 885, 3 janvier 1901. — 1,'électrode négative est constituée par une lame de plomb enroulée en spirale et occupant à peu près la moitié inférieure d’un vase cylindrique ; au-dessus et attachée au couvercle du récipient se trouve une électrode de zinc amalgamé ayant la forme d’un tronc de cône à parois très épaisses ; l'électrolyte est de l’acide sulfurique dilué. L'inventeur
- suivants : la densité de l’électrolyte étant d'autant plus faible que la couche considérée est plus près de la surface libre et, d’autre part, l’amalgamation du zinc étant
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- fermant le^ circuit^ à des ^intervalles ^détermînés.^Oii
- intervalles déte'rmiiiés a' pour but de permettre de s'as-
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- petite* quantités d’acide et'le mélange "est'soumis il l'oxydation clectroiytique, par un courant de faible tension,
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- sélénite ; on prend, par exemple, 7.1) p. 100'du premier corps, 20 p. 100 du second et 5 p. 100 do sclénitc.
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- prisme en verre à multiples facettes, soit par une sorte d’ovoïde dont la surface est cre.usée de cannelures; la
- Procédé Auer de régénération des lampes à incandescence à fil d’osmium. Brevet français 29J 178, 12 décembre 1899. — Procédé consistant à debarrasser les lampes du dépôt d'osmium qui les rend opaques en faisant arriver des gaz oxydants dans l’ampoule chauffée
- à des températures auxquelles l’osmium en fil ne s’altère pas, mais l'osmium pulvérulent s’attaque.
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- contraire, sont de plus ên plus riches en métal ou oxyde
- de gaz carbonés, on obtient des mélanges de'métaux, ou
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- Brevet français 29a 765, do décembre 1899. — Réduire
- tels que la magnésie et l’albumine, etc., puis mélanger
- goudron de houille. On travaille le produit de manière à obtenir nue masse très homogène, puis on passe â la
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- Emploi de Valcool pour la force motrice et pour l’éclairage. — A la séance du 6 décembre dernier de la Société des Ingénieurs civils', deux communications ont été faites sur ce sujet.
- Dans l'une, M. Perissé, qui, il y a quelques mois, présentait à la même Société un mémoire très étendu sur le même sujet, donne un résumé d'un rapport de M. Sidersky au Ministre de l’Agriculture sur les Emplois industriels de l'alcool en Allemagne. En ce qui concerne la partie de ce rapport relative à la production de la force motrice, M. Perissé s’exprime
- « La question de l’emploi de l’alcool pour la force motrice est exposée d'une façon complète, quoique résumée en ce qui ceneerne la description des appareils ; des renseignements, puisés aux meilleures sources, donnent des résultats d’expériences faites en Allemagne parM. Goslich, par MM. les professeurs Meyer et Musil, par M. Oelkers, etc., et ces résultats d’expériences des plus sérieusement faites viennent confirmer en grande partie les opinions émises par M. L. Perissé dans son mémoire de juillet dernier.
- « Les prix dç revient du cheval-vapeur effectif obtenus par des locomobiles agricoles à vapeur, à alcool, à essence et à pétrole, sont ensuite indiqués et, les chiffres de M. D. Sidersky semblent se rapprocher de la réalité, il ôtait intéressant de les faire connaître à la Société. 11 faut constater que des chiffres complètent ceux que notre 'collègue M. Ara-chequesne a apporté à la Société le 5 juillet dernier.
- « Prix de revient du cheval-heure effectif en Allemagne, en pfennigs (d'après M. Sidersky) :
- Locomobile à alcool. . . . i3,99 pfennigs.
- — à pétrole. . . ii,63 »
- — à vapenr. . . 1.3,90 »
- « IL ne faut pas oublier toutefois qu'eu Allemagne l'alcool jouit d'avantages incontestables au point de vue industriel et c’est la raison majeure qui a provoqué le développement des moteurs à alcool, dont il existait, fin 1900, environ 260 exemplaires dans l'empire allemand.
- « lies conclusions de M. Sidersky sont les suivantes :
- « i° La consommation d’alcool pour les usages domestiques et industriels s’est développée progressivement jusqu'à atteindre, aux dernières statistiques,
- 1 million d'hectolitres:
- « ae Ce développement considérable est dû aux facilités de toutes sortes accordées par l’Etat, à 1 a-baissemenl considérable, à l’uniformité et à la stabilité du prix de détail de l’alcool dénaturé et, surtout, à l’activité et aux sacrifices de la Centrale ;
- « 3e 11 existe des lampes, réchauds et moteurs fonctionnant dans des conditions très pratiques et aussi économiques que le pétrole, à égalité de prix des deux combustibles. »
- Dans la seconde communication, faite purM. Denay-rouze et consacrée à l’emploi de l’alcool pour l’éclairage, le conférencier expose que depuis 1898 les chiffres relatifs à la quantité d’alcool nécessaire pour produire une clarté d’une bougie-heure, ne se sont guère modifiés. O11 avait considéré alors qu'une dépense d’un centimètre cube était uij simple résultat de laboratoire et pendant quelque temps les sceptiques, à cet égard, ont eu beau jeu.
- Mais peu[à peu 011 esté parvenu à tourner la jdiffi-
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- parce que c'est «n moyen remarquablement simple de produire un éclairage très beau à un prix qui, maintenant, devrait être très minime.
- M. Regnard exprime U vœu que M. Denayrouze donne autrement que par une énumération de résultats. un aperçu des moyens par lesquels ces résultats sont obtenus, c'est-à-dire un croquis de l'ancienne et de la nouvelle disposition de ses brûleurs, dilféren-tîant les divers appareils qui viennent d’être pré-
- M. DiîNArnouzii dit qu'il adeux choses à répondre : d'abord, que l’éclairage à l'alcool carburé et à l’essence de térébenthine, à l'époque indiquée, devait être employé probablement à flamme libre : on ne connaissait pas l'incandescence, on n’avait pas le manchon de M. Auor, et, par conséquent, on dépensait plus; tandis que l’incandescence a réduit,'dans des proportions tout à fait énormes, cette dépense.
- Ensuite, M. Denayrouze, en ce qui concerne la construction des appareils présentés, dit qu'il n'a pas voulu faire devant la Société des Ingénieurs Civils un cours sur ses appareils et sur ceux de la Société
- qu il représente. Il a voulu seulement rendre compte des progrès constatés lors de la dernière Exposition.
- Usines génératrices hydrauliques du chemin de fer Fayet-Chamonix.— Dans le numéro du 3i décembre 1898 de ce journal (L XVII, p. IJ74), nous donnions, d'après il. Auvert, quelques renseignements sur cette ligne électrique, alors en cours d’exécution, et qui a été mise eu service l’été dernier. Le Bulletin de la Société des Ingénieurs cioiltî d’octobre 1901 (p. 662-667) publie la communication suivante de M. E. Ja-vaux sur les usines génératrices de Servoz et des Chavants qui alimentent la ligne :
- La nouvelle ligne que la Compagnie des chemins de ter de Paris à Lyon et à la Méditerranée vient d’ouvrir du Fayel-Saint-Gcrvais à Chamonix est une des plus intéressantes applications européennes de la
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- Son tracé comporte de très fortes déclivités, une de go inm par mètre sur a i44 m de long et une deuxième de 80 mm sur i '186 in. La traction s’v Sait par simple adhérence au moyen de voitures automotrices circulant ordinairement par trains, mais pouvant aussi circuler isolément.
- M. Baudry, ingénieur en chef du matériel et de la traction de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, a décrit, dans le Hulletin d’avril iqoo de la Société des ingénieurs civils de France, l'ingénieux mécanisme, au moyen duquel un seul agent commande de la tête du train les appareils électriques de toutes les voitures automotrices qui le composent, il a donné en même temps, sur les conditions générales de construction de la ligne et de son matériel roulant, quelques indications auxquelles nous empruntons les renseignements suivants, avant de décrire les appareils électriques des usines qui forment l’objet spécial de la présente note.
- Celte application de l'électricité a été étudiée entièrement par M. Auvert, ingénieur du matériel de la Compagnie, de Paris-Lyon-Méditcrranée. sous la haute direction de M. Baudry. ingénieur en chef du matériel et de la traction, et de M. Maréchal, ingénieur en chef du matériel. Les difficultés qu'il a fallu surmonter et les résultats obtenus font le plus grand honneur à tout le personnel de la Compagnie qui a collaboré à cette entreprise.
- La voie est constituée sur toute sa longueur par trois rails dont un sert pour la prise de courant ; en outre, dans les fortes pentes, on a disposé, dans l’axe de ia voie, un quatrième rail, sur lequel peut agir un frein à mâchoires.
- Les voitures à couloir central comportent, suivant f
- la classe, 3a ou 36 places; chaque train montant comprend quatre voitures à voyageurs et un fourgon de tête pour les bagages et la cabine du mécanicien ; toutes les voilures sont motrices et portent deux moteurs attaquant les essieux par pignons coniques; chaque voiture porte les appareils de mise en marche permettant de la faire manœuvrer séparément, mais tous ces appareils sont commandés normalement depuis la cabine du fourgon par le sorvo-moteur pneumatique Auvert, décrit dans le Bulletin d avril iyoo.
- Chaque voiture comporte un frein à sabot et le frein à mâchoires, dont il a été parlé plus haut; ces freins peuvent être commandés, soit à la main sur chaque voiture, soit simultanément depuis la cabine du mécanicien, au moyen de l'air comprimé. La commande par l’air comprimé du frein à sabots est double, automatique et modérable, celle du frein à mâchoires est automatique seulement, les deux étant obtenues au moyen des appareils Westinghouse.
- L'air, sous pression nécessaire pour le servo-mo-tcur de mise en marche et la commande des freins, est fourni par un compresseur, disposé dans le fourgon et uni par un moteur électrique de <S à io dix,'le dispositif de mise en marche et d’arrêt de ce compresseur permet de mainlenir automatiquement constante la pression dans les i-éservnirs.
- Un train complet de 5 voilures y compris le fourgon. soit io moteurs en fonction, marchant à ia loin à l’heure, absorbe, dans la rampe de go mm, 8oo ampères sous ùoo volts; le démarrage dans la même rampe demande i ion ampères environ.
- La durée du trajet, en comptant les arrêts, est d’une heure environ, la longueur de la ligne étant de
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- Les inductions dans les différentes parties du circuit magnétique, sont les suivantes :
- Induction dans 1 induit........... i.J ooo gauss.
- — dans les dents.............18 ioo ;>
- — dans les inducteurs...... i'J 900 »
- Les essais de rendements ont donné les résultats suivants :
- Perte par effet Joule dans l’inducteur, le Perte par effet Jdule dans l’inducteur
- Perte par hystérésis, courants de Foucault, et frottements.................
- Pertes totales........ 4 600 watts.
- Rendement industriel: ——:—^ ,,,—=89,5 p. 100.
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- La carcasse magnétique à quatre pôles est fixée sur un socle en fonte, porté par des isolateurs en porcelaine.
- En service normal, il y a en marche, dans chaque usine, trois machines de 3u.5 dix et une excitatrice, les deux autres servant de rechange.
- • Les deux stations sont couplées directement en parallèle par les conducteurs de la voie, sans qu’il en soit jamais résulté d'inconvénients, malgré l’enroulement ooinpound et les fortes variations de la charge.
- Le tableau de traction de chacune des usines est composé de sept panneaux en inarbre, un pour chaque dynamo et un pour le départ des feeders ; ces panneaux comportent pour chaque dynamo de 3^5 ohx, un ampèremètre, un voltmètre, un disjoncteur automatique à maximum, des interrupteurs à main et un rhéostat d'excitation.
- Un voltmètre, monté sur charnière àl’un des coins du tableau, indique le voltage aux points de raccordement des feeders avec la voie.
- Usine électrique à gaz de Nacosati (Mexique). — Celle usine fait partie du matériel d’exploitation «le la mine de cuivre de Gréai Pilares appartenant à la Moetçzuma Copper Company.
- L'usine génératrice de gaz comprend deux groupes de générateurs Loomis, de la Loomis-Pettibone Co de New-York, composés chacun de deux gazogènes cylindriques de 2,70 m de diamètre et 4,5o 111 de hauteur. Les foyers sont, disposés pour être alimentés d’une façon sensiblement analogue aux générateurs de vapeur avec celle différence que, d«nslespremiors,la charge s'effectue par la partie supérieure de l’appareil et les feux ne sont touchés que deux i’cjis par semaine.
- A proximité des gazogènes se trouve une chaudière multitubulaire utilisant la chaleur des gaz produits et dont la vapeur est employée à la formation de ces derniers. Des deux groupes d'appareils, un seul fonctionne et suffit à fournir une puissance de 1 000 chevaux; l'autre, d'égale puissance, esttoujours maintenue en réserve.
- On produit alternativement du gaz à l'air (c'est-à-dire par simple insufflation d’air dans le gazogène, soit du gaz à l’eau (par insufflation de vapeur) ; chacun de ces gaz se rend dans un réservoir spécial ayant un tuyau d amenée, avec soupape de réglage,
- branché sur la conduite générale de distribution aux moteurs ; on règle la proportion des deux gaz de manière à obtenir le mélange que l’expérience a montré donner le meilleur rendement.
- La salle des machines comprend 8 moteurs à gaz à \ cycles du type Crossley pouvant développer chacun une puissance de no chevaux à 200 tours par minute. L’eau de réfrigération des cylindres est puisée dans un réservoir propre à chaque moteur. Ces 8 moteurs entraînent, par l'intermédiaire de courroies, autant de dynamos à courants continus de fij kilowatts chacune sous 260 volts; elles ont été construites par la General Electric Co et sont simulées pour parer aux inconvénients auxquels le fonctionnement des moteurs à gaz peut donner lieu. Ainsi, par exemple, si par suite d'une série de ratés, la vitesse de la dynamo descendait au-dessous de la normale, celle-ci fonctionnerait comme moteur sans troubler le fonctionnement des 7 autres.
- Le tableau de distribution comprend 8 panneaux distincts, un pour chaque dynamo, et le courant est reparti par \ circuits aux différentes usines de l'exploitation ainsi qu’au village de Nacosari.
- O11 a été amené à employer le gaz de préférence à la vapeur en raison du manque d'eau et aussi du : prix de revient très élevé du charbon. Ansi, dans une usine de ce genre, on consomme de 400 à 67a gr environ de charbon bitumineux ou d'anthracite par cheval-heure. Le combustible employé à Nacosari est du charbon bitumineux venant de New-Mexico. On en consomme un peu moins de 67 ) gr et environ 1 35<> gr de bois par cheval-heure effectif. Notre confrère, The. Engineering and Mining Journal l’î. LXXI, p. dyi), auqu«d nous sommes redevables de ces détails, estime qu'on obtiendra encore de meilleurs résultats en distribuant le gaz aux moteurs disséminés sur les points d'utilisation de 1 énergie électrique. L. 1).
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- Ligne métropolitaine électrique Montmartre-Montparnasse. — La commission du Métropolitain du Conseil municipal de Paris a adopté récemment les conclusions du rapport de M. Félix Roussel sur la ligne de Montmartre, place des Àbesses, à la gare Montparnasse.
- Le tracé a une longueur de 5 km m. Il emprunte les voies suivantes : rues Ilondon, Pigalle. Blanche, place de la Trinité, rue Saint-Lazare, rue de l’Arcade etPasquier (voie dédoublée), rue Boissy-d’Anglas, place de la Concorde, boulevard Saint-Germain, boulevard Raspail [parties existantes et parties projetées), rue de Rennes, place de Rennes, rue d'Odessa et faubourg Ldgâr-Quinet. Les stations seront au nombre de quinze : 1, place des Abesses et rue Houdon ; 2, place Pigalle ; 3, rue la Bruyère ; 4, place de la Trinité; j, gare Saint-Lazare; 6, boulevard Ilausmann ; 7, La Madeleine ; 8, place de la Concorde;*), rue de l'Université; 10, rue de Relle-Chasse ; 11, rue de Grenelle; 12, rue de Liore ; i3, rue de Vaugirard ; i), gare Montparnasse; id, boulevard Edgard-Quinct. Cette nouvelle ligne constituera une sorte de transversale Nord-Sud. Il existe déjà parmi les lignes concédées une transversale orientée pareillement, c’est la ligne de Clignancourt à la porte d’Orléans. Mais on estime que les deux lieues ne se feront nas concurrence, la première des-
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- alimente soit 1111 seul groupe de lampes, allumées jours ensemble, soit un seul moteur, soit un group
- hypothèse, leur emploi n’est à conseiller que dans peu do cas, comme il résulte des chiffres suivants
- 36, a5 36, a 5 36,«5 36,2
- Soit par heure
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- ion des éléments des Iransfor-mtatrices. Il étudie d'abord les utre que pour des états 110.1 valais sur la ligne neutre, ccs l’emploi des courants pol.yplia-
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- puissantes'batteries. Un nu pouvait placer d’interrupteur sur le circuit d excitation dus générateurs pour le cas d une interruption generale; car les convertisseurs dans certains cas auraient fourni assez, du courant magnétisant
- lemenls d'excitation n agissaient pas. Il fallait doue trouver le moyen de relier ou de séparer les générateurs et la barre omnibus avec sécurité. Il fallait aussi pouvoir
- L interrupteur se compose do trois interrupteurs doubles. Chacun d eux est enferme dans une chambre de
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- dernier on a fait, à Milan, dos expériences destinées à déterminer dans quelle mesure les pompiers, travaillant
- à proximité des canalisations lie tramways électriques, jet d’eau, du 111 de trolley su fl'homme qui lient la. lance. ilS kg par cm3 et d’un diamètre de il mm et, étant donné,
- 7 cm de la plaque de cuivre reliée au fil 'de trolley et frappée par le jet d’eau. Avec nu jet de 5o mm’ les
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- Tome XXX
- Samedi 1M Mars 1902-
- 9* Année — N° 9
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques -
- L’ÉNERGIE
- _jLa reproduction des articles de L’ÉCkÂliïAGE interdite
- —----""TW
- SOMMAIRE
- H. POINCARÉ. — Sur les propriétés des anneaux à collecteur........................................... 3OI
- P. LETHEULE. — Etude comparée des systèmes et appareils de traction électrique, d’après E.-J. Berg:
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Nouveau générateur de yourant continu à fonctions multiples, par CL-M, Cokrixo. . ; ‘ ' ., . . 3iC les propriétés du uaoutchonr, par A.-W. Asiitox........................................... 3i8
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Variation de la force éleclromoirice et du coefficient de température de I’clémeiit Daniel! avec la coueen- '
- Radioconduetcors^ü contaetumquc, par Edouard Urakly.'................ "......................... 33o
- Société dos Ingénieurs civils : Essais de téléphonie sans fil, par Maichk............................ 33a
- L’exposition de Düsseldorf, par A. Gouvy........................................................ 333
- American Institute of Electrical Engineers : Sur la marche en parallèle des alternateurs, par Ernst
- J. Berg..................................................................................... 334
- Dislribuliou de l'électricité dans Les villes de moyenne importance, par W.-L. Bobs............. 336
- SUPPL ÉNIE NT
- Génération et Distribution : Résultats d’exploitation des usines de l’Etat de Massachusetts..........cxvm
- Littérature des périodiques..........................................................................lxxu
- Bibliographe : Annuaire général des tramways, par Edouard Fuiister. — Diagramme der elektrisehen
- und maguetischen Zuslâude und Bewegungen, par L.-W. Wülleswsibkk....................' . cxxxn
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLOND1N, 171, Faubourg Poissonnière {9e arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue ltacine, le jeudi, de 2 a 4 heures.
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- 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Résultats d’exploitation des usines de l'Etat de Massachusetts. — Tout récemment (Supplément du 4 janvier, p. vu) nous publiions quelques renseignements fournis par M. Allon-D. Adams sur le développement considérable de la distribution de la force motrice dans l’Etat de Massachusetts. M. Delahaye a puisé à la même source des renseignements sur les résultats d’exploitation de 26 usines électriques de cet Etal; il s’exprime comme il suit, dans la Revue Industrielle du 28 décembre :
- Les occasions sont si rares de rencontrer des renseignements pratiques sur l’exploitation des stations centrales d’électricité, que nous croyons utile de reproduire les passages les plus intéressants et les chiffres les plus significatifs d’une étude consacrée par M. Alton D. Adams aux entreprises de distribution de lumière et de force par l'électricité dans les villes de l’Etat de Massachusetts.
- Indiquons tout d’abord la source officielle à laquelle a puisé l’auteur.. Le Massachusetts est, croyons-nous, le seul Etal où soit légalement constituée une Commission de contrôle permanent du Ga/. et de l’Electricité (Board of Gas and Electric Commis-sioners), qui reçoit, tous les ans, et a le droit d’exiger des Compagnies et des municipalités communication du bilan et du compte de profits et pertes des entreprises privées et municipales, et, en même temps, des états .détaillés du matériel en service,, chaudières, machines à vapeur, dynamos, des canalisations électriques aériennes et souterraines, des
- appareils d’utilisation du courant, lampes et moteurs, enfin de la consommation de combustible des usines électriques et des conditions de vente du courant. Tous les ans, au mois de janvier, paraît un rapport sur l’exercice clos au 3o juin de l’année précédente, où toutes ces données sont réunies et forment, comme dans le dernier volume, une cinquantaine de pages de tableaux.
- Cette statistique est tellement abondante qu’il y manque naturellement les indications à la portée du public. Sans doute, on a tous les éléments pour les reconstituer, mais le travail demande un temps dont tout le monde no dispose pas, et, en outre, les résultats n’ollrenl pas la même certitude que s’ils étaient directement pris sur les livres des exploitations. M. Adams ne s’est pas laissé rebuter par celte besogne ingrate, et il a essayé de tirer quelques conciusionsgétiérales du rapprochement des chiffres. Malgré toute sa volonté, il lui a été impossible, clans beaucoup de cas, de conduire ses opérations jusqu'au bout, et, sur un total de 8$ compagnies existant en 1899-1900, il en a trouvé seulement 26 qui se soient prêtées, comme on )e voit a, plus ou moins complètement à son inquisition.
- Son élude se termine par cette phrase : « En fai-. saut la part des erreurs possibles, il est évident que les stations centrales examinées présentent des différences de rendements qui peuvent être seulement justifiées par la défectueuse exploitation industrielle ipoor engineering) de certaines d'entre elles. » Sans nier l’importance considérable de l’outillage mécanique el de la conduite de cet outillage dans une industrie dont la machine à vapeur est Lame, il est . permis de considérer cette affirmation comme excessive, en général, et de faire observer que le rendement peut être influencé par des circonstances
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- CXX1
- Supplément à L'Écluirafie Électrique du mars 1902
- auxquelles ne saurait remédier la perfection des chaudières, des moteurs ou des dynamos. Avant de prononcer la condamnation sans appel des mécanismes et de leur personnel, il conviendrait de faire la pai't des responsabilités, de manière à rendre à chacun ec qui lui est dû.
- Cette remarque n’enlève rien de leur intérêt aux chiffres présentés par M. Adams. Nous les avons groupés en un seul tableau, en indiquant la population de chaque ville, car ce détail a son importance, el nous avons vérifié ceux de la première colonne dans le rapport de la Commission. Ils sont, en géné-
- faite la conversion eu charbon des criblures (screenings) employées au chauffage des chaudières. Ainsi la Compagnie Boston-Edison a employé 38 a7 ' tonnes de charbon, 5 797 tonnes de criblures et 20 tonnes de coke, alors que le tableau porte 38 788 tonnes de charbon ; la Compagnie Beverly figure pour 77 3 tonnes de charbon, alors que sa consommation officielle est
- 1 312 boisseaux de coke; la Compagnie Haverkill figure pour 2 277 tonnes de charbon, alors que sa consornmaliou ollirifdle est de 2 i5(> tonnes de char-lion et 1 4’J 1 tonnes de criblures; dans plusieurs autres villes, il a été fait emploi de ces criblures en quantités non négligeables, à Gloucesler, Maldcn, Marlboruugh, Newton. Quincy, Somerville et "Wal-tham. Il semble admis par l’auteur que nà 1» tonnes de criblures équivalent à 1 tonne de charbon : mais sur quoi est basée cette équivalence ? La question 11’csL pas indiscrète, du moment où la consommation de combustible est le point de départ rie tous les
- Ce que nous apprend, pour notre usage personnel, le tableau ci-dessous, c’est que dans les stations centrales d’électricité, la consommation de charbon par kilowatt-heure consommé est comprise entre 3,i et 19 livres, soit i,36 et 8,G kg, que la recette électrique par tonne de charbon de 2 240 livres (1 oi5 kg) est comprise entre 12.75 et 47,55 dollars, soit 03,7-5 et 248,22 fr; que la proportion d'électricité employée pour L’éclairage publie est comprise entre 18,9 p. 100 et 5",8 p. 100 de la consommation totale; enfin que le prix de vente du kilowatt-heure pour l’éclairage public est compris enlre G et 15,70 cents, soit 3o et 78,5 centimes, et nous ajouterons que la. durée de cet éclairage est presque partout du 3 000 heures au moins par an, avec des foyers de 1 200 ou 2 000 bougies nominales, les lampes à incandescence étant l’exception.
- Quelques explications ne sont pas superflues pour établir le degré de confiance qu’on peut attribuer au travail de M. Adams. Le rapport officiel fournit directement les consommations de combustible des stations centrales comparées, lesquelles marchent toutes à la vapeur. D'autre part, il donne, pour chaque ville, la nature et le nombre des foyers électriques d’éclairage public, avec les nombres d’heures de marche par jour et de jours par an, sans oublier le prix payé soit par nuit, soit par an, pour chaque espèce de foyer : des calculs longs, mais simples, ermettent donc de fixer les nombres de kilovatts-eure consommés par l'éclairage public et les recettes correspondantes, sans grande erreur possible. Comme d'autre part, la nature et le nombre des foyers électriques en service chez les abonnés particuliers sont fournis en détail, ainsi que les conditions
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- et plongées dans le liquide qu’on se propose d'étudier. 11 se produit une différence de phase entre la composante polarisée dans la direction normale à celle du champ
- Si on avait disposé l’analyseur à l'extinction avant de charger le condensateur, la lumière réapparaît. Op peut compenser l’effet produit par le premier condensateur en
- renfermant un liquide dont on connaît la constante éleo-
- sont mobiles parallèlement'à elles-mêmes et c’est en faisant varier leur écartement qu’on règle la compensation. Parmi les liquides essuyés comme liquides ile comparaison, c'est le cumol exempt de terpène qui est de 1 emploi le plus commode : mais il est indispensable de le üllrcr à travers une bougie de porcelaine pour le débarrasser des poussières en suspension. Son pouvoir éleetro-op-
- mélalliques de l’appareil. Lorsque le liquide n est pas parfaitement isolant, on charge les condensateurs par des oscillations rapides, obtenues à 1 aide d’un interrupteur à liquide on d’un appareil de Lécher. La constante électro-optique est en général, pour les liquides soumis aux expériences, beaucoup plus petite (5o à ioo fois) que celle du sulfure de cariions : (pentane. hexane... tétrachlorure de carbone).
- Pour l’aniline, les alcools primaires, les éthers d’amyle,
- de carbone. Elle décroît quand la température s'élève. Dans les mélanges, la constante électro-optique ne se comporte pas comme une propriété additive. M. L.
- Génération.
- Le développement de l’utilisation de l'énergie hydraulique en Europe, par H. ÜUhn. Electricinn. t. XJ,VIII, p. 480, 17 janvier 1902, d’après Zeitsckrift fur Elektro-chemie, 5 décembre. — D’après cet article l'Italie possède une puissance hydraulique de 2640000 chevaux pouvant être industriellement utilisée ; 3oo 000 chevaux sont actuellement employés. La France, d'après Tavcr-nier, peut disposer de 3 000 000 à 5 000 000 chevaux, dont 200000 seulement sont utilisés. Le prix de revient du cheval an, mesuré sur l’arbre des turbines, est en moyenne de 100 fr en Suisse, de 45 fr en Savoie et de IOO fr en Italie, lin Suède et en Norvège, trois grandes chutes peuvent donner 244 000 chevaux, dont 22 000 sont utilisés ; près de Christiana, le Glomon pouf fournir 92000 chevaux et le Drammen 28000; des usines doi-
- un câble souterrain en aluminium. L’article con trois tableaux statistiques et donne quelques rensei ments et photographies sur Je s principales usines g ratrices hydrauliques de l’Europe.
- Les chutes d’eau de la Colombie. Eleclrical Wi XXIX, 262, 8 février 1902. - - D’un rapport du goi
- rtd.
- nolombicn, il r pays les mieux favori d'eau. Dans un rayon < laie, Bogota, se trouve
- chutes pour la transi el l'alimentation de;
- vapeur dans les rég dépense de 5 million
- ulte que la Colombie ;s sous le rapport dei 00 kilomètres autour de la rapides chutes ayant un débit coin-;s de Niagara, avec une haï es sont celles de Tequcnd; ossibilité d’utiliser ces dern ion de la force motrice à Bogota icmins de fer électriques, plus
- tant de l'utilisation des chutes d’eau ne serait d'ailleurs pas confinée dans le voisinage de Bogota ; dans un un rayon de 80 km autour de cette ville se trouvent d’autres chutes
- exemple celle de lu Magdalena-Kiver, à 56 km de Bogota, qui présente une différence de niveau de 60 m sur moins de 16 krn de longueur. La région, dite le Mass de Colombie, est particulièrement riche en rivières à pente rapide : outre la Rlagdalena-River, y coule également la Cauen-River qui descend de 240 m sur 100 km de parcours ; les chutes de cette région pourraient alimenter de
- T,a partie nord de la Colombie est moins bien pourvue ; les chemins de fer et les usines y pourraient.néanmoins être alimentés par l’énergie captée aux chutes.
- Extension des installations électriques des chutes de Shawiuigan (Canada). Eleclrical IVorld, XXXIX, a-îg-262. 8 février 1902.— Article illustré de 9 photographies, dans lequel sont décrits, d’après des renseignements fournis par M. XV.-C. Johnson, ingénieur en chef des installations, les travaux hydrauliques exécutés par la Shawiuigan Watcr and Power Company pour utiliser les 220 000 chevaux que peuvent fournir ces chutes. Cette compagnie vend l'énergie soit sous forme électrique aux usines environnantes, soit sous forme d’eau sous pression que les clients utilisent à leur gré. Parmi ces derniers clients les deux plus importants sont : 1 usine d’aluminium de la Pittsliurg Réduction Company et la papeterie de la Belgo-Canadinn l’ulp Company.
- L'usine hydraulique construite par la Piltsburg Réduction Company comprend actuellement deux paires de turbines ; cluupe paire ajrnt une puissance de 3 ooo elle-vaux et actionnant deux dynamos à courant continu de i ooo kw chacune sous 3oo volts; le courant est conduit à la manufacture d'aluminium distante d’environ 3oo m par des conducteurs en aluminium de 12 mm de diamètre. La construction de cette usine a été prévue pour pouvoir y mettre trois autres paires de turbines de plus grande puissance, dont l’installation ne tardera pas à être effectuée. Chaque unité hydraulique comprendra deux turbines Francis à axe horizontal, d'une puissance de 6000 chevaux et un alternateur de 3 75o kw à courants diphasés, 2 200 volts, 3o périodes. Une petite turbine de
- d'excitation ; ce dernier groupe électrogène est déjà installé et est utilisé pour l'éclairage, l’alimentation du pont
- T,'usine de la Belgo-Canadian Pulp Company utilise actuellement une puissance de 8000 chevaux; il n’est rien dit sur ses installations électriques.
- Tour de refroidissement Stocker. Street liuilway journal, XIX, i3a, février 1902. - Le refroidissement
- est obtenu, comme dans les appareils similaire», par l’évaporation de l’eau provoquée par un courant d’air
- l’eau tiède tombant en gouttelettes.*La division de l’eau est assurée par une série de planchers horizontaux dont les planches, non jointives, sont disposées à angle droit d'un plancher à l'autre. Suivant les constructeurs cette disposition éviterait les inconvénients que produisent, dans les appareils où il est faitusage detubos, les dépôts de matières boueuses. Ces tours de refroidissement auraient encore l’avantage d’être très légères et. de pouvoir dès lors être facilement installées sur les toits des
- Sur les oscillations dues à la torsion des arbres des machines à grande vitesse, par H.-C. Ljïxke, Electri-cian, XLVJ.il, 434 et 5o8, 3 el 17 janvier 1902. — L’attention a été appelée sur ce sujet par MM. Willans and Robinson. -M. Frith et Lamb qui on1 récemment écrit uu mémoire sur le même sujet, paraissent considérer que les calculs fait» pour tenir compte de cette perturbation dans la marche des machines ne sont pas suffi-
- lesquels on puisse compter. 31. H.-C. Leake n'est pas de cet avis : il a pu étudier par le calcul toutes les particularités du phénomène et prévoir certaines perturbations que l’expérience a confirmées sur des points mis
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- Supplér
- L’Éclairage Électrique du
- Î9Û2
- CXXIX
- de rails pesant 4*> à 5o kg par mètre et d’une longueur Je t8,3 in. Généralement, les rails sont posés sur traverses de chenc.; l’auteur estime préférable l'emploi de
- l’on coupc en tronçons de 2,5o m, que l'on place, le patin en l’air, à des distances de 2,3 à 3 in et sur lesquelles on
- Il recommande l’usage .du béton pour l’assise do la voie
- les rails et le pavage. Il recommande aussi 3a soudure des rails. Four le croisement Tailleur mentionne les premiers croisements, faits de tronçons de rails boulonnés
- valent pas les croisements nouveaux fabriqués spécialement et où les boulons sont supprimés. Pour les lignes interurbaines, il préconise l’emploi de rails en T d'une longueur de 18,3 m, mais ne pesant que 3o à 40 kg par
- “Px a“x“«™".°SaS
- Les tramways de la Corporation de Salford (Angleterre). Street üailway Journal, XIX, 85-go et i.îç-Tijo,
- coûté laaoôoofr. avait été prévue pour l'alimentation de j 80 voilures: une nouvelle usine a été récemment érigée pour suppléer à 1 insuffisance de celle-ci et alimenter le réseau d’éclairage. La chambre de chautfe. de cette der-
- hoïnmes suffisent pour la surveillance! La salle des machines a 6(1 ni de long et i.L* de large ; elle contient 8 groupeséhmfrogènes de i^5o chevaux chacun, tour-
- T excitation est compound et du courant à 480 volts (240 X a) pour la force motrice et l’éelairag.e lorsqu'on
- pour les fumeur principal pour 3i voyageurs as de quatre moteurs G . H. et d’un I
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- uirbes trop accentuées, quelques portions ites sur des terrains achetées par la Comils pèsent 35 kg par inètr
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- itc prévue pour l’installation d’un troisième groupe électrogène et de deux nouvelles chaudières. La tuyauterie
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- Chemin de fer à troisième rail Chicago, Elgin et Aurora (Etats-Unis), Street Ilaihvay Journal, XIX, 107-ii 1, février 1902. — Courte description, illustrée de
- coustrumion, ^La^ligne a laVorme dun Y dont Elgin et
- chemcnl, d’Aurora se détache' un ' sous-embranchement allant à Batavia, située entre Ll.gin et Aurora c,l où est érigée la station génératrice. Celle-ci comprendra
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- CXXXIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- DISTRIBUTION
- Installations électriques de la Bourbouie. — Dans son numéro du 20 décembre, l'industrie hlectrique donne de ces installations une description illustrée d’où nous extrayons les renseignements suivants :
- L'usine génératrice, édifice ii y a quelques années par M. Clarel, utilise une cbute de 18,5 m créée par un barrage établi sur la Dordogne, Au début elle ne rentcrmo.il que des génératrices à courant continu à 120 volts; l'extension des canalisations ayant donné lieu à des chutes de tension considérables, la tension aux bornes s’est poussée peu à peu jusqu'à 200 volts ; plus tard,-les induits des dynamos turent modifiés en vue d’obtenir des courants à 5oo volts distribués par une canalisation à cinq fils, une batterie d'accumulateurs assurant l'équilibre des ponts; deux de ces génératrices avaieul une puissance de 100 kw, la troisième une puissance de i5o k\v.
- Ces modifications n’ayant pas donné entière. sa-. tisl'aclion, M. Clarel .résolut de transformer radicalement le système de distribution. Une des génératrices de i5o kvv fut cependant conservée pour alimenter une partie de l'ancienne canalisation, mais les deux autres furent respectivement remplacées par un alternateur de 100 kvv et un de 100 kw,
- Ces alternateurs, construits par la Compagnie de Fives-Lille, sont accouplés au moyen de joints élastiques aux turbines à axe horizontal; leurs excitatrices sont disposées en porte à faux à l’extrémité de l’arbre de chacun d’eux: ils fournissent des courants triphasés à 3 200 volts ; leur rendement est de 92 p. 100 et leur chute de tension, entre la marche à
- vide et la marche en pleine charge avec 0,8 comme facteur de puissance, est de 18 p. 100 environ.
- Le tableau de distribution qui leur correspond ne porte sur la face antérieure que les appareils strictement nécessaires à la conduite des machines, soit par alternateur : deux ampèremètres à courant alternatif haute tension, un voltmètre gradué jusqu'à 4 000 volts, la manette du rhéostat de champ et la poignée de l'interrupteur tripolaire haute tension. Cet interrupteur, d'une construction toute particulière est combiné avec un parafoudre Gaton (voir description de cet appareil, Ecl. Electt,. XVII, p. 3G3, uOnov. 1898). Les orages étant souvent d’une grande violence, des parafoudres du même type sont encore intercalés entre le tableau et la ligne aérienne, ainsi que des fusibles.
- La mise en parallèle des alternateurs s'effectue d'après l’éclat d’une lampe alimentée par un transformateur indicateur de phases. Cet appareil comporte trois noyaux de fer doux réunis par deux culasses; le noyau du milieu ne porte aucun enroulement; chacun des noyaux extrêmes en porte deux, l’un relié à deux bornes d’un alternateur et par conséquent traversé par un courant dérive de 3 200 volts, l'antre formant circuit secondaire et calculé de manière à. donner 55 volts. Les deux enroulements secondaires des deux noyaux sont connectés de manière à former un circuit fermé où est intercalée une lampe de 110 volts et sont enroulés de façon que, quand les deux alternateurs sont enphase,les deux forces élec-tromotriccs qui y sont produites se compensent. On lait l’accouplement quand la lampe s éteint.
- La ligne à transmission est, à la sortie, de l'usine et sur une longueur de 2 km, formée de 3 fils nus aériens de 4 inm de diamètre ; elle devient souterraine ensuite sur 4oo m environ et aboutit-à une sous-station de transformation.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 mars 190è
- Cette sous-station contient deux groupes convertisseurs formés chacun d'un moteur asynchrone de i ±-> chevaux accouplé par des mandions élastiques à une génératrice de courant continu à ji'jO volts. Elle renferme en outre une batterie d'accumulateurs qui, primitivement, était destinée à compenser les défauts d’équilibre des deux ponts de la canalisation à trois fils alimentée par les génératrices. .Mais ce réglage s'étant trouvé effectué avec une très grande précision par le dispositif imaginé par la Compagnie de fi'ives-Lille pour faire de la distribution à trois fils à l'aide d une seule dynamo, dispositif décrit autrefois très complètement dans ce journal (t. XIV, p. 204, 29 janvier 1898), cette batterie est utilisée pour alimenter une canalisation spéciale desservant huit ascenseurs ; de la sorte 011 a supprimé les oscillations de clarté qu'auraient pu produire dans les lampes la manoeuvre de ces ascenseurs, au cas où lampes et ascenseurs eussent, été alimentés par une même canalisation.
- La batterie sert également au démarrage des groupes convertisseurs en envoyant sou courant dans les dynamos à courant continu qui agissent alors comme moteurs, entraînant la machine alternative que I on couple quand le synchronisme est atteint. Le démarrage peut d’ailleurs s'effectuer aussi par le côté alternatif : on met en route un premier groupe, en réduisant à la station génératrice la vitesse et la tension de l’alternateur alimentant la canalisation primaire, puis on sc sert du courant continu produit par Je groupe transformateur ainsi mis en marche pour faire démarrer Je second groupe.
- Projet Th- Gambicr et J. Bernard pour la transmission de l’énergie au moyen du gaz sous pression et sa distribution par ïélectri-çité, à Paris. — Parmi les nombreux projets
- qui ont été proposés à la dernière session du Conseil municipal de Paris on vue d'assurer une diminution du prix du gaz, nous signalons celui-ci, a cause de son originalité et aussi de son intérêt pour les producteurs et consommateurs d’électricité.
- En principe ce projet consiste à produire du gaz d’éclairage dans te voisinage immédiat des mines de houille situées dans un rayon de 200 km autour de Paris, à envoyer ce gaz: sous pression au moyen de conduites dans des gazomètres établis dans la banlieue, à distribuer ce gaz par la canalisation actuelle* et à l’utiliser, pourTéclairageet la force motrice, soit directement, soit après transformation de son énergie calorifique en énergie électrique dans des usines à moteurs à gaz remplaçant les usines génératrices actuelles des secteurs électriques parisiens.
- Les avantages principaux revendiqués par les promoteurs en faveur de celle combinaison sont :
- Ie-1 Le gaz étant produit, près de la mine avec de la houille fraîchement extraite, le rendement en hydrogène carboné sera augmenté de iô p. 100 environ; ceci est un fait acquis et indiscutable.
- 20 Le transport du gaz d éclairage dans une conduite, à capacité calorifique égale, ne coûte que la 2/100 partie du prix de transport die la houille.
- 8° Les usines montées et exploitées en province coûteront moins d’établissement et d'exploitation.
- Les premier et troisième de ces avantages nous paraissent hors de discussion. Le second est moins certain. Une canalisation de 200 km destinée à conduire du gaz sous pression, coûtera nécessairement fort cher; son entretien paraît également devoir entraîner des dépenses considérables. Les promoteurs
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- CXXXVII
- font bien valoir qu’aux Etats-Unis, notamment en Pensylvanie et dans l'Indiana, les canalisations de az naturel sous pression atteignent un développe-nient de 28000 km, mais il semble qu'on ne puisse rien conclure de cet exemple : d'une part, en eliet, le gaz naturel coûtant fort peu de chose, les fuites dans la canalisation n’ont pas une importance considérable; d’autre part, la consommation se trouvant répartie sur une vaste surface, les conduites n’ont pas besoin d'avoir la section et la longueur qu’il serait nécessaire de leur donner pour'alimenter un centre unique de consommation aussi important que Paris. IVailleurs, même eu admettant qu’il y ail néanmoins économie considérable sur la dépense de transport de la houille et que dès lors il y ait avantage à produire le gaz d’éclairage à la mine plutôt que dans Paris même, cet avantage ne saurait exister que pour te gaz consommé directement. Jusqu'à preuve du contraire, nous estimons que la transmission de l’énergie à grande distance, est plus économique au moyen des courants électriques à haute tension que par le vaz sous pression ; dès lors pour la partie de l’énergie que le projet prévoit comme devant être distribuée sous forme électrique pour léclairage, et la. force motrice, il serait encore plus avantageux de la produire à la mine sous forme électrique.
- Mais, même tel qu’il est proposé, le projet de M. Th. Cambier et J. Bernard, procurerait une économie des plus importantes aux consommateurs de gaz et d’électricité.
- Les promoteurs s’engagent en effet à livrer le gaz à la Ville de Paris moyennant T centimes le mètre cube, et ils estiment que celle-ci retirerait de l’exploi-
- tation, des bénéfices plus considérables encore que ceux que lui assurent aujourd'hui ses traités avec la Compagnie du gaz et les Secteurs électriques en vendant le gaz à in centimes le mètre cube pour les usages domestiques, et à G centimes pour les usages industriels, et l’énergie électrique à i5 centimes le kilowatt-heure. Le projet ne pouvant recevoir son application intégrale en ce qui concerne le gaz qu’a-près l’expiration du monopole de la Compagnie du gaz, les promoteurs prévoyaient la possibilité d’arriver, à 1 aide de certaines conventions financières avec cette compagnie, à une diminution immédiate du prix actuel : no centimes le mètre cube au consommateur jusqu’au 3i décembre iyo(>, i5 centimes au consommateur et 10 centimes à la ville pendant les cinq années suivantes, 5 centimes à la ville à partir du ier janvier 1912.
- La possibilité de pouvoir livrer le gaz à 5 centimes le mètre cube aurait évidemment besoin d’être appuyée par dos chiffres qui ne nous ont pas été communiqués et que nous ne pouvons par conséquent discuter. L’ensemble du projet présente néanmoins assez d’intcrêt pour espérer le voir discuter à fond à la prochaine session du Conseil municipal, celle' qui vient d’être dose n’ayant donné lieu qu à des discussions absolument stériles quant aux résultats.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 mars
- M. E.-W. Rice, qui s’est occupé de la station de la Metropolitan Traction C°, de New-York, décrit dans l'Electrical Review, du 7 septembre, les interrupteurs employés dans cette usine, qui comprend n groupes de i 5oo kilowatts à 6600 volts. Ce sont des interrupteurs triphasés à rupture sous l’huile. Ils sc composent de trois appareils à double rupture, enfermés dans trois chambres en briques séparées.
- Chaque appareil comprend deux récipients en laiton, remplis d’huile, et pouvant être connectés par une pièce en forme d’U renversé, qui y pénètre par une douille isolante. L’ensemble des trois appareils est manœuvré par un moteur électrique ou à air comprimé. La rupture se produit donc sur six points à la fois. La course est de 3o cm pour 6000 volts et 43 cm pour 12 000 volts.
- L’auteur termine par quelques résultats d’expériences faits à Kalarnazoo, sur divers types d’interrupteurs, de 25 000 à 40000 volts, avec 1200 à 1 300 kilovolts-ampères, et un facteur de puissance de 40 à fio p. 100. Un interrupteur à l’air libre coupait le circuit à 20000 volts, mais la rupture exigeait plusieurs secondes. A 40000 volts, on pouvait tirer l'arc sur une longueur de 9 m ; il venuil alors frapper la ligne en produisant un court-circuit. Un interrupteur à huile, qui fonctionnait normalement à 25 000 volts, donnait une flamme à 40 000, et produisait delà fumée. Un autre interrupteur à huile fonctionna normalement sans bruit, ni flamme, ni fumée, et ouvrit même des courts-circuits à 40000
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Les avantages de la distribution de la force motrice par Vélectricité dans les ateliers- — Cette question a été discutée par les sections réunies de mécanique et d’électricité du Franklin Institut. Dans un rcccnt numéro, le Moniteur de l'industrie résume ainsi cette discus-
- Le professeur F.-B. Crookeh, de l’Université de Columbia, a présenté un résumé des avantages de l’électricité pour la mise en action des machines-outils et il a été communiqué, par M. S. Vauclain et M. W.-H. Tapley, des renseignements intéressants sur les résultats obtenus à la fabrique des locomotives de Baldwin età l’Imprimerie du gouvernement.
- D’après le professeur F.-B. Crooker, voici quels seraient les principaux avantages obtenus par l’emploi de la distribution électrique de l’énergie :
- i° Une réelle économie de l’énergie employée,
- 20 Une réduction dans les dépenses de construction de bâtiments, qui peuvent être faits plus légers à cause de la suppression des lourdes transmissions placées à la partie supérieure des ateliers;
- 4° Réduction des dépenses de service, parce que, si les moteurs électriques coûtent, en général, plus que les transmissions par arbres, poulies et courroies, on a moins d’usure et de dépréciation et
- 4° L:'installation des machines-outils est plus commode, parce qu’on n’est plus obligé de les placer en files parallèles ou dans les endroits où le jour laisse
- 5° L’abord des machines est plus facile par suite de la suppression des courroies, etc.;
- 6° On a une plus grande propreté, parce qu’il n’y a plus de projection d’huile et de poussière causée par le mouvement des courroies ;
- 70 Le3 conditions hygiéniques du travail se trouvent améliorées par la suppression de la poussière, de la crasse causée par l’huile, le meilleur jour, etc. On peut citer à l’appui de celte assertion ce fait qu'à l’Imprimerie du gouvernement à Washington, depuis l’installation des transmissions électriques, le nombre des ouvriers portés malades a diminué de 3oà 40 p. 100 ;
- 8° Il est plus facile de placer les divers ateliers dans des bâtiments différents et de les répartir selon les convenances du travail, sans se préoccuper de la
- 90 Pour des raisons analogues, il est plus facile d’agrandir un atelier au fur et à mesure des besoins;
- io° Les accidents dus à la force motrice n’ayant plus que des conséquences partielles et locales, les conséquences en sont moins graves ;
- ii° Le contrôle de la vitesse des outils est beaucoup plus facile avec la transmission électrique et on peut faire varier cette vitesse aisément, ce qui est un avantage très sérieux avec certaines machines;
- 12° Les conséquences de plusieurs des avantages énumérés ci-dessus se traduisent par une augmentation du produit, qu’on peut, dans l’opinion de l’auteur, évaluer de 20 à 3op. 100, et même plu3, suivant les cas, à égalité de surface d’atelier, de nombre de machines et de nombre d’ouvriers.
- Le professeur Crooker établit trois divisions pour la manière de relier les outils et les moteurs. La première consiste à faire commander directement l’outil par le moteur; la seconde à interposer une transmission par engrenages, ce qui est souvent nécessaire lorsqu’il y a une grande différence entre les vitesses de rotation des deux parties, et la troisième dans l’interposition d’une transmission par
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- courroie, lorsque cette différence est modérée. L’élasticité des courroies, est, dans certains cas, uu réel avantage en ce qu'on évite ainsi les chocs sur les moteurs et les variations d’intensité qui se produisent avec les deux autres modes de transmission.
- M. Samuel Yauclain, directeurgénérul des établissements de Baldwin, expose que si ces établissements cessaient d’employer la transmission électrique, les produits deleur fabrication leur conteraient de -20 à i!i p. 5oo de plus en main-d’œuvre, et que, pour la même production, il leur faudrait 4» p. 100 de plus de superficie d'ateliers.
- M. W.-1I. Tapley donne des renseignements sur Jos résutats obtenus par l’emploi des transmissions électriques à l’Imprimerie du gouvernement pendant les cinq dernières années. I.a dépense d’électricité a été, dans l’année 1894, de 218-1 -5 k\v-heure contre 6|4-5o4 kw-heure en 1899 pour l’éclairage et la force. lin 189',, le coût en charbon et gaz s’est élevé aux chiffres respectifs de 91 400 et 47 6J0 fr et, en 1899, à 23 5uo et 4 63o fr. On a constaté que depuis l’introduction de l’électricité pour la commande des machines, le coût du personnel pour la force motrice a légèrement diminué et que la dépense de charbon et de gaz a été réduite do 110 000 fr bien que la puissance employée ait presque doublée, que l’éclairage emploie actuellement 0000 lampes de 16 bougies au lieu de 2 000, et que les chaudières aient à pourvoir au chauffage de locaux beaucoup plus vastes qu'eu 1894. La production a été de 25 p. 100 en
- ^'installation électrique a coûté 700 000 fr, et cette dépense a produit une économie de 16 2/3 p. 100 sur
- ce chiffre ; si on déduit G 2/3 pour assurances, impôts et intérêts, on trouve un bénéfice net de 10 p. 100.
- La capacité moyenne de production des presses de l’imprimerie correspondaient àuneproduction par presse de 5o fr. par jour, soit pour 100 presses 5 000 et pour 3oo jours par an 1 Sooooo fr. L’accroissement de production, depuis les installations électriques, a été de 10 p. 100, soit i5oooo fr. ce qui en cinq aus, suffirait à payer la dépense de transfor-
- Les autres branches n ont pas donné une augmentation aussi marquée, mais on peut dire toutefois que, dans les installations mécaniques, la production par unité de surface de plancher s’est accrue de sa à 20 p. 100. Des essais faits en 1898 ont montré qu’on consommait i,53 kg de combustible par kilowattheure, soit une dépense en argent de o fr. 10. Des relevés de l’année 1899, il résulte que, chauffage compris, pour laproduciion indiquée précédemment, on a dépensé par kilowatt-heure 5o kg de combus-tîhle, soit une dépense en argent de o fr. 15.
- TRACTION
- Projet de jonction des gares du Nord et dit P.-L.-M. à Paris.— Si ce projet se réalise le système de traction qut sera usilisé 11e peut être qu’électrique. Aussi signalons-nous 3a note suivante publiée dans la Revue industrielle du 11 janvier.
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- Supplément, à L'Eclairage Électrique du 8 mars
- CXL
- que lui a enlevé la voie allemande du Saint-Gothard, on voudrait ouvrir sur la liante Italie la route du Simplon. Et pour rendre cette route plus directe, plus rapide et économique, la Commission spéciale qui fut nommée en juin dernier, et qui comprend des sénateurs, des députés, des ingénieurs et les Directeurs de nos grandes Compagnies, a cherché tous les moyens de réduire les parcours du Nord sur Paris, et du P.-L.-M. de Paris à Genève. Avec beaucoup de dépenses, on avait gagné quelques heures à l’aide de bouts de lignes à construire. Restait Paris, où les trains perdent cinq quarts d'heure pour cheminer du Lyon au Nord par la Pctite-Ceinlurç, si encombrée de convois se succédant de quart d’heure en quart d'heure et à marche lente.
- M. Aimond, député, proposa de eupprimer.ee trajet laborieux en réunissant par une ligne souterraine, à travers Paris, les gares du Nord et de Lyon. Cette ligne, au gabarit des grandes Compagnies, à double voie, suivrait le boulevard Magenta, les boulevards de Strasbourg et Sébastopol, avec un embranchement sur les Halles Centrales qu elle desservirait. Rue de Rivoli, elle gagnerait la place de l’Tlôtel-de-Vnie, où une immense gare souterraine serait aménagée qui, plus tard, ;réunirait les gares de l’Ouest, de l’Orléans et de l’État. Puis, la ligne rejoindrait par les quais la gare de Lyon. Du coup, on réduirait encore d’une heure environ le trajet Calais-Puris-Milan, on désencombrerait les gares du Nord et de Lyon, où les manutentions sont fort difficiles ; on amorcerait un métropolitain d’ittat; on souderait tous les réseaux et on débarrasserait les abords des Halles. On estime la dépense à 40 millions. II paraît que le ministre des Travaux publics a engagé des négociations avec les Compagnies du Nord el du Lyon en les priant de lui soumettre d’urgence un projet d’exécution.
- Essais de traction électrique sur le Métropolitain de Vienne. — Dans notre Supplément. du 9 avril 1898 (t. XV, p. x), nous annoncions qu après de laborieuses études dont les premières remontent à 1867, Vienne allait enfin avoir un métropolitain. Les travaux lurent commencés, mais le système de tracLnm fui réservé provisoirement. Il est aujourd’hui entendu que la traction électrique sera udoplée sur tout le réseau, et la maison Siemens et Ilalskc a fait dans ce but une série d’essais que U Electricien du 3o novembre relate comme il suit, d'après le Journal des chemins de fer austro-hongrois :
- On se livre depuis quelque temps à des essais de traction électrique sur le chemin de fer métropolitain de Vienne et le « Journal des chemins de fer
- austro-hongrois » donne, à ce sujet, les détails sui-
- « En 1897, le ministère autrichien des chemins de fer avait, invité les principales entreprises d'électricité à élaborer des projets pour l’introduction de la traction électrique sur le réseau métropolitain de la capitale. De ces projets, c'est celui de la maison Siemens et Halske de Vienne qui a paru le mieux répondre aux conditions posées; on l'a donc pris comme base pour l’exécution. On a choisi, comme ligne d’essai, une des sections les plus difficiles du réseau — la partie de la ligne qui relie Ileiiigenstadt à Michel-heuern et qui, sur une longueur de .3,8 km, a une rampe moyenne de 8 p. 1000 avec un parcours de i,f> km en courbe. Les deux gares qui terminent cette section, celles de la « Nussdorferslrasse » et delà k Wæhringerstrasse », sont distantes l’une de l’autre d’environ 700 in à vol d'oiseau.
- « La prise de courant s’effectue, de même que sur les métropolitains électriques de Liverpool et de Londres, au moyen d'un rail conducteur installé entre les rails de roulement de la voie. Des deux côtés du rail conducteur du courant, on a disposé une canalisation en bois qui offre une protection suffisante contre tout contact accidentel avec ce rail plus élevé que les rails de roulement; aux points d’aiguillage et de croisement, il s’interrompt et est prolongé par des conducteurs placés sous câble. La prise de courant sur le rail conducteur s’effectue au moyen de patins fixés aux voitures de manière que, aux points d'interruption de ce rail (aiguilles et croisements), elles ne puissent s’abaisser suffisamment pour toucher les rails de roulement de la voie et occasionner un court circuit.
- « L’innovation la plus intéressante du système appliqué par MM. Siemens et Halske consiste dans la formation des trains. On emploie des groupes de quatre wagons. Deux de ccs groupes peuvent se réunir ensemble pour former un train de huit voitures. Avec un train ainsi composé, un seul mécanicien est nécessaire : il sc tient à 1 avant el ne change de place que d'après le sens de la marche. De cette manière, la manœuvre des véhicules aux deux extrémités de la ligne, se trouve être considérablement simplifiée et facifitée. Chaque groupe de voitures est pourvu de quatre moteurs que commandent deux coupleurs; en outre, ccs dispositifs ont reçu une forme telle que seulement un petit nombre de gros conducteurs électriques doivent parcourir le train sur toute sa longueur. Dans un train composé de deux groupes, c’est-à-dire de huit voitures, le conducteur a donc à faire manœuvrer simultanément huit moteurs. La uiise en mouvement des dispositifs automatiques des coupleurs alieu au moyen de petits moteurs auxiliaires et avec l’intervention d’électroaimants propulseurs; naturellement tous les mouvements, dans les divers coupleurs,. doivent être uniformes et simultanés, de manière que la distribution
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- du courant, sur tous les moteurs d'un absolument identique. Tous les coupleurs sont.reliés entre eux par des fils spéciaux qui traversent le train dans toute sa longueur et qui aboutissent, aux deux extrémités, à deux coupleurs à main : par suite, dans un groupe de quatre voilures, on a deux coupleurs à main et quatre dans un train formé de deux groupes, c’est-à-dire de huit voitures, coupleurs permet de diriger le train ; mais naturellement, on n'utilise d'ordinaire que celui de la ture de tète.
- « Ce système mérite encore de retenir l'attention par suite de l'emploi de moteurs en dérivation. Grâce à cette innovation, lorsque le train descend ui rampe et en outre lorsqu’on applique les freins, il e possible de faire fonctionner les moteurs comme des dynamos génératrices et de renvoyer du courant à la station ( ' J" " 1.............." 1
- t a d'autres trains >n obtient ce résul-eurs répartis dans îouvement de r ‘tte manœuvre fait iques. Ce dernier
- qui gravissent z tat simultanéme le train, en imp tion à la manct fonctionner les dispositif permi de courant par ordinaire ; de plus, il donne la possibilité de marcher presque sans utiliser un frein mécanique, ce t épargne grandement les bandages des roues de v< tures. Un système permettant de regagner du ce rant grâce à l'emploi de moteurs en dérivation
- tout particuiièri métropolitain d< gares peu éloigi quantité extraoi ïo). Les motc
- v véhicules i mais, naturellen moteurs un poid d’abord sous l’ai ensuite sous l'ac moteurs. En o pourvus du frei. mais ce frein e; électrique.
- « Aiin de déte tifs nouveaux p llahke, on a d'a posé de quatre v coupleur antomt aux deux extréu pression. Ce tr section essayée,
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- ? (jusqu’à 20 pour ictement entre tpas l’emploi d u disposition assure me et silencieuse; ne l’on donne ; 'reins fonctionnent ectrique de reto ; court-circuit des ont naturellement 1 à basse pression; nné par l’énergie
- .es divers disposi-aison Siemens et îhe un train coni-deux moteurs, un ;urs à main placés tomatique à basse s voyages, sur la
- ,es essais en ques-
- t ont démontré que tous les dispositifs adopté;
- répondent pleinement à leur objet et qu’ils fonctionnent sans difficulté. Le démarrage des trains et l’application des freins se font doucement et sans secousses; on atteint promptement le degré de vitesse réglementaire, et la descente des rampes s'effectue en toute sécurité, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir des fréins mécaniques. Les essais avec un train formé de doux groupes de voitures (huit wagons) vont prochainement avoir lieu; ce sont ces dernières expériences qui fixeront définitivement sur la valeur de la traction électrique, comparée à celle de la traction à vapeur.
- Chemin de fer forestier électrique Pojana-Mœrul (Transylvanie). — Nous lisons dans U Electricien du 4 janvier :
- L’Eletrotechnische Zeitschrift de Berlin fait remarquer que l'énergie électrique trouve de plus en plus fréquemment son emploi sur les chemins de fer industriels à voie étroite, où elle remplace la traction animale et la traction à vapeur. Le même journal ajoute que l'utilisation de l’électricité donnerait des résultats particulièrement satisfaisants dans le service des chemins de fer d’exploitations forestières, car la locomotive électrique peut facilement triompher des difficultés de terrain qui se rencontrent sur ces parcours, sans compter que, d’ordinaire, on trouve facilement sur les lieux une force hydraulique suffisante pour obtenir à bon compte le courant nécessaire. A l’appui de ses observations notre confrère de Berlin donne les détails suivants, que nous lui empruntons, au sujet d’un chemin de fer électrique pour exploitation forestière qui existe entre Pojana et Alœrul (Transylvanie).
- « Ce chemin de fer, installé par la maison Rcesse-înan et Kühnemann, de Pest, aboutit à un chenal et alimente en bois les scieries construites à un de ses points extrêmes. Il avait été aménagé, à l’origine, pour un service de traction par chevaux ; mais l’exécution des transports, par suite de l’augmentation continue des quantités, finit par offrir des difficultés telles que l’on dut abandonner le système de traction primitif. Cette ligne a une longueur de 6 km avec une rampe moyenne de 33 p. rooo qui atteint, en certains endroits, jusqu’à 5o p. iooo. L’ancienne voie, formée de rails en acier Bessemer, du poids de G kg et d’un écartement de 7Go mm, a été conservée. Les rails sont réunis par des abouts fixes et, en outre, on les a rattachés l’un à l’autre au moyen d'éclisses et de brides en aluminium. Le chemin de fer est à voie unique ; on trouve, aux deux extrémités et au milieu du parcours, des garages. Il n’est actuellement desservi que par une seule locomotive électrique qui conduit les wagons doubles (trois doubles trucks) en amont, tandis que, en même temps,
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- » La force motrice est fournie par une chute d'eau de 12,7 m donnant 100 litres à la seconde et jusqu’ici inutilisée. Cette chute actionne une turbine Francis à arbre horizontal d’une puissance de 38 chevaux et à 43o tours par minute. La turbine en question actionne à son tour, au moyen d’un système de courroies, une génératrice coinpnund qui, au régime de 840 tours par minute, débile un courant de 26 ampères sous 55o volts. Le courant est conduit à la locomotive au moyen d’une canalisation aérienne. Cette dernière consiste en un ül de cuivre de G mm de diamètre, qui court le long de la voie, à une hauteur de 5 m du sol, porté par des poteaux en bois. Le retour à la terre a lieu par les rails. Le moteur, qui développe une puissance normale de i3 chevaux, est suspendu,^ par des ressorts, au truck de la loco-
- une forme très compacte. II agit, grâce à un système d’engrenages, sur un des essieux moteurs. La translation de cet essieu au second s’opère au moyen de tiges Fleuel. La vitesse moyenne de marche s’élève à 12 km à l'heure. L’organe de prise du courant se compose d’un archet dans lequel est logé un contact articulé en cuivre. C’est une combinaison du trôlet et de l’archet, grâce à laquelle l’usure du fil est
- » Le trajet en amont et en aval dure une heure au total. L’installation, qui se fait remarquer par sa simplicité, n’exige qu’un personnel peu nombreux. L’emploi de la traction électrique, sur le chemin de fer Pojana-Mœrul, a réduit les frais quotidiens d’exploitation, y compris le pourcentage d’amortissement, à environ 24 couronnes, alors que les mômes frais, au temps où l'on faisait usage de la traction animale, ressortissaient à 44 couronnes. »
- ÉCLAIRAGE
- Remise à neuf des lampes à incandescence, procédé Pauthonnier. — De nombreux brevets ont été pris dans ces dernières années pour des procédés de remise ii neuf des lampes à incandescence. Mais, par suite des bas prix auxquels solit tombées ces lampes, il ne semblait pas qu’il puisse y avoir économie à leur remise à neuf, et cette opération paraissait ne jamais devoir entrer dans le domaine des applications. Il n’en est rien cependant, car M. Pauthonnier, possesseur du premier brevet relatif à la réparation des lampes, est parvenu à pouvoir livrer des lampes réparées au prix de 2.0 centimes, tout en réalisant un bénéfice semblable à celui que procure la fabrication des lampes neuves. Quelques mots sur la manière dont elle est exécutée dans l’importante manufacture C. Pauthonnier et C1®, de Angy (Oise), ne peuvent donc manquer d’intéresser beaucoup de nos lecteurs.
- En principe, le procédé consiste à remplacer le filament usé par un filament neuf; dès lors, il est applicable à toutes les lampes, quelle que soit la manière dont elles ont été fabriquées initialement, pourvu que la douille, les attaches et le globe soient
- intacts ; de plus, il permet d’obtenir des lampes réparées aussi économiques que les lampes neuves puisque la consommation d’énergie par bougie dépend uniquement de la nature du filament.
- La première opération consiste à ouvrir le sommet de la lampe, operation très rapide, une ouvrière pouvant ouvrir facilement plus de 1 000 lampes en une journée. Ensuite l'ouverture est agrandie au chalumeau de manière à pouvoir y faire passer une pince spéciale au moyen de laquelle on enlève le filament usé et on introduit le filament neuf préalablement étalonné comme dans la fabrication des lampes neuves. Pour souder le nouveau filament, on remplit l’ampoule d’un hydrocarbure spécial et, au moyen de la pince qui maintient le filament, on fait passer un courant électrique dans le voisinage des points d’attache : l'hydrocarbure est décompose, l’hydrogène se dégage par l'ouverture de l’ampoule, le carbone se dépose sur les extrémités des électrodes qui possèdent déjà une couche de carbone provenant de la soudure initiale et sur celles du nouveau filament qui se trouve ainsi fixé. On soude ensuite une petite queue au sommet de l’ampoule et en même temps on chauffe légèrement les parois de l’ampoule, de manière à faire disparaître le dépôt intérieur de charbon qui est transformé en oxyde de carbone par l'oxygène de l'air. La larnpe, dont l'ampoule est alors devenue aussi transparente que si elle était neuve,
- On voit que ce procédé permet d’économiser, comme matières premières, le culot, l’ampoule, les fils de platine, de nickel et de cuivre, et comme main-d’œuvre, le soudage du platine dans le verre, le tréfilage du nickel, la soudure du nickel au platine, le plâtrage, la soudure des électrodes de cuivre aux fils de platine et aux pastilles de contact, c’est-à-dire la plus grande partie des frais de matières premières et de fabrication des lampes neuves. Comme dépenses nouvelles, il n’exige que la dépense très faible nécessitée par la fabrication du filament et les frais de main-d'œuvre des diverses opérations relatées plus haut, frais très minimes également, un ouvrier habile pouvant traiter 60 ou 63 lampes à l'heure.
- DIVERS
- Détermination des gisements métallifères par la mesure de la conductibilité des terrains. — Dans VElectricien du 4 janvier, M. G. Dary publie sur ce sujet, d’après le Western Electrician, un article où nous puisons les quelques renseignements suivants :
- On enfonce dans le sol, à une profondeur plus ou moins grande, deux tige3 de terre et l'on mesure à l'aide d’un ohinètre portatif la résistance du sol compris entre ces tiges. Ensuite on déplace les tiges de manière que la droite qui les joint alors soit parallèle à celle qui les joignait précédemment, et on fait une nouvelle mesure. On continue de la sorte à déplacer les tiges suivant deux côtés opposés d'un rectangle. Lorsqu’on se trouve au-dessus du filon métallique, on observe une brusque diminution de la
- Comme les deux tiges de prise de terre doivent souvent être à une distance assez considérable et que des collines ou des arbres peuvent empêcher les opérateurs chargés de les déplacer de se voir mutuellement, on établit en outre une ligne télépho-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 8
- 1902
- CXLlil
- nique volante (à double conducteur, car l'utilisation de la terre comme retour pourrait troubler les mesures de résistances) entre les deux postes d’opération ; de la sorte l’ingénieur « terreohmmétrique » chargé de la direction du travail peut indiquer d’un poste à l’autre les déplacements qu’il convient de faire subir aux tiges.
- Si la direction du filon est approximativement connue par des considérations géologiques, on commencera les opérations en disposant les tiges suivant une droite parallèle à cette direction. Si la direction du filon est absolument inconnue, on effectuera une première série de mesures en disposant les tiges suivant un certain azimut, nord-sud, par exemple, puis une seconde suivant l’azimut perpendiculaire, est-ouest, et enfin deux autres suivant deux directions inclinées à 45° sur les précédentes.
- Si aucun dépôt métallique ne se trouve sur le terrain exploré, on obtient une série de résistances variant relativement peu . Parfois cependant on note une diminution de résistance assez marquée due à la présence de couches d’eau ; mais la pratique a démontré que les diminutions provenant de cette cause ne peuvent être confondues avec les décroissances brusques et beaucoup plus accentuées dues à la présence d’un filon métallique.
- La Electric Métal Locaiing Company, qui exploite ce procédé imaginé par M. F.-H. Brown, a commencé d’une maniei'e suivie des explorations minières dans plusieurs Etats, entre autres dans ceux de Michigan, de Wisconsin, de Minnesota. Dans le Michigan, on a découvert ainsi un conglomérat qui contient de 3 à 3,5 p. mo de cuivre natif ; les résistances notées étaient d'abord de aoooo, puis de i5 ooo ohms pour tomber ensuite à 3oo ohms. Avec l’or, la diminution est moins grande, bien que cependant nettement accusée. Dans l'Orégon, la Compagnie a récemment effectué avec succès cinq, explorations de minerai aurifère qui ont été suivies d’extractions fructueuses. La profondeur à laquelle se trouvait le filon atteignait 182 m; c’est là le maximum de prospection atteint jusqu’à cc jour avec la méthode électrique.
- Inutile d’ajouter que la Compagnie américaine susdite fonde de grandes espérances sur son procédé ; elle fait remarquer que dans maints exemples, après qu’ingenieurs et experts avaient déclaré la stérilité totale d’un terrain, on a pu déterminer, à l’aide de l'électricité, l'emplacement de filons métallifères et que par suite il convient de soumettre à nouveau à des explorations électriques les terrains jugés inféconds.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES
- Applications thermiques.
- Appareils pour le chauffage de l’eau par l'électricité,
- ,par A. Bàinyille. Elé, XXIII, 69, Ier février 1902. — Sc compose de deux électrodes en charbon, concentriques, la face externe de Y électrode intérieure et la face interne de l'autre étant creusées d'un filet de vis triangulaire de manière à augmenter la surface en regard. Les deux électrodes sont enfermées dans une boite cylindrique étanche à laquelle sont vissés, au fond inférieur le tuyau d amenée, au couvercle le robinet de prise. Le tuyau
- en haut. De la sorte l’eau est forcée de passer, en descendant, entre la paroi du tuyau dàmenée et la paroi interne de cette dernière électrode ; elle passe ensuite, en montant, dans l'espace annulaire compris entre les deux électrodes et enfin s’écoule par le robinet. Elle est échauffée par un courant lancé entre les électrodes quand on tourne le robinet dans un certain sens; à partir de la
- contraire, l’eau peut s'écouler, mais le circuit du courant ou de l'eau froide.
- Sur l’utilisation de l’énergie électrique dans les hauts fourneaux, par Horace Allen. Electricnt lieview, Lon-
- les hauts fourneaux sont considérés comme devant être, dans l’avenir, des fournisseurs d'énergie éleç^rique ; dans cet article, fauteur montre qu’ils devraient être tout d'abord des consommateurs importants de cette forme de l’énergie. Il estime qu’à tout haut fourneau devrait être
- 220 volts, non seulement pour l’éclairage des halLs et bureaux et l’alimentation des appareils de manutention, mais encore pour le travail électrique des métaux. Il fait remarquer que les hauts Fourneaux actuels exigent une puissante soufflerie et que toute avarie aux organes de celle-ci entraîne des pertes si considérables qu’il yauu intérêt majeur à les réparer le plus rapidementpossible.
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Classification des appareils de transformation de l’énergie électrique.-- Dausmifascicnlc récemment publié de Y Electricité à Vk.rposition : M. Hospitalier adopte la clnssilication suivante de ces appareils :
- I. Ceux dans lesquels la transformation csl immédiate ; ce sont les tkansuormatecrs instantanés ou IMMEDIATS.
- Cette classe comprend les groupes suivants:
- i° Ceux qui ne modifient que les facteurs de la puissance électrique, sans en modifier sensiblement la forme ; ce sont les transformateurs homofiioiphi<jucs.
- a '. Transformateurs de courant continu en courant continu, comprenant :
- a Transformateurs indirects : Moteurs-générateurs; survolleurs ; dévolteurs ; régulatrices ; compensatrices.
- p Transformateurs directs.
- ^/Transformateurs de cournnts alternatifs simples on courants alternatifs simples,
- c. Transformateurs de courauts alternatifs polyphasés en courants alternatifs polyphasés.
- •a" Ceux qui iuodiüeiit la forme du courant; ils sont appelés transformateurs hétéromorphiques et sont
- a. Transformateurs de courant continu en courants alternatifs dissymétriques : bobines d'induc- ,
- b. Transformateurs de courants alternatifs en courant continu, comprenant :
- a1 Transformateurs indirects : Moleurs-généra- I
- pi Transformateurs directs: Redresseurs; per-rmjtntz'iYcs ; comimilutclees ou convertisseurs.
- 3° Ceux dont le développement industriel est encore insullisant pour exiger une classification spéciale; ils sont nommés transformateurs divers et comprennent : Dé.phascurs ; polyphascurs ; transformateurs de fréquence; transformateurs de haute fréquence.
- II. La seconde classe est constituée par les appareils dans lesquels la transformation est différée ; ce sont les accumulateurs. Ils sont divisés en :
- i'1 Accumulateurs au plomb à formation autogène Planté.
- 2° Accumulateurs au plomb à oxydes rapportés
- 3° Accumulateurs au plomb à plaques positives Planté et à négatives Faure.
- 4U Accumulateurs au plomb dont lesplaques Faure peuvent subir ultérieurement la formation Plante.
- Accumulateurs divers dont les plaques ne contiennent pas uniquement du plomb.
- Chacun de ces groupes se divise en deux calégo-
- a. Accumulateurs stationnaires ou fixes.
- b. Accumulateurs amovibles ou transportables.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Installation électrique pour épuisement de la mine Zollverein (Allemagne). — Le Génie Civil du 4 janvier donne sur cette installation les renseignements suivants :
- L'emploi des moteurs électriques triphasés à faible vitesse est très répandu en Allemagne, pour la conduite des pompes de mines.
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- La détérioration du mécanisme, si rapide dans les lampes à air libre esl presque impossible dans les lampes à vase clos, grâce à la suppression dos manipulations fréquentes.
- Les lampes de la C10 Thomson-Houston possèdent d’ailleurs un mécanisme d’une robustesse et d’une simplicité extrêmes, ce qui rend toute manœuvre facile et sûre.
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- IJEngineer du 22 novembre dernier, décrit une installation existant à la mine Zollverein, à Catern-berg, près Essen, et, dans des conditions à peu près identiques, dans plusieurs autres mines de West-pbalie.
- Le moteur construit, par la maison Lahmeyor et Cie, de Francfort, développe 3ao chevaux au frein et marelle à une vitesse de 60 tours par minute. La partie tournante est du type à cage d’écureuil, composée simplement de grandes barres de cuivre en court-circuit enfoncées dans un noyau en fer.
- L armature fixe du moteur, qui reçoit le courant triphasé de la station génératrice du jour, est construite à l’extérieur de la partie tournante, son diamètre. est de 4,000 ni. Celle machine était la plus grande de son genre lorsqu’elle fut installée dans la ruine en 1897, ruais, depuis, il a été construit des machines et des pompes plus puissantes du même
- ' La pompe est du type différentiel avec des plongeurs de 12; et 1-8 mm de diamètre,. 990 mm de
- course et à Go révolutions par minute ; elle élève 3 m3 d’eau par minute à la surface, qui est à une hauteur de 4to ni, ce qui correspond à 270 chevaux effectifs dans la colonne d’eau.
- Le courant est conduit de la station génératrice au moteur par deux câbles triphasés séparés, ayant chacun 3 X 180 mm2 de section, ils sont ordinairement employés simultanément, mais chacun d’eux est capable en cas de rupture de l’autre de transporter la puissance totale avec un peu plus de perte, lis sont fortement isolés, recouverts de plomb et munis d’uqe armature en acier.
- Le poids mort de la colonne d’eau est utilisé, en renversant le jeu des clapets de la pompe, pour faire, démarrer cette dernière comme un moteur hydraulique et la tension électrique s’élève graduellement; dans le moteur depuis zéro jusqu’à la pression nor-' male, 011 évite ainsi tout courant induit excessif.
- La génératrice est un alternateur triphasé à: 1 000 volts accouplé directement à une machine* corupounfl tandem verticale à manivelle unique. La-
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- nexions sont faites on conjonction, le minimum de force îiciIcr<itraobsCrveïUPou7évUoî ces iS^nvéuknTs! l’inven-dos machines, prend des phascs^ifFérenter^afns'i,'1 d^ans
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- A. HEYLAND. — Le moteur d’induction asynchrone sans déphasage.......................................... 4i9
- G. GUÈROULT. — Etude sur l’exploitation des tramways électriques....................................... 4^3
- O. LASCHE. — Construction rationnelle des alternateurs................................................. 43o
- REVUE INDUSTRIELLE ET S CI E NT IF \ ÛU E
- Diélectriques : Déformation électrique du verre, par Ercolini......................................... 44a
- Sur l'clectrostriction, réponse à uae note de M. Moro, par Cantose............................... 443
- Remarque au sujet d’une note de M. More sur la lensiou diélectrique, par P. Sacerdote............ 443
- Sur l'énergie dissipée dans les diélectriques soumis à des champs alternatifs, par P.-L, Mercanton. . , 445
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- CLXI1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du ±± mars 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- DISTRIBUTION
- Projet d’êiiide des isolants industriels. — Ainsi que nous l'annoncions dans notre Supplément du ier juin 1901 (t. XXVII, p. cvn, l’Association amicale des Ingénieurs électriciens a décidé l’allocation de subventions à des recherches de laboratoire ayant un but industriel. Parmi les nombreuses questions susceptibles de donner lieu à des recherches de ce genre, deux ont été choisies par les membres delà commission compétente : les isolants industriels et l’hystérésis magnétique des tôles. La première de ces questions a été l’objet du rapport Suivant :
- I. — 'Exposé dl i,a question. — Les matières isolantes employées aujourd'hui dans l’industrie ne peuvent, en raison de leur nombre, et du défaut de nos connaissances sur ce sujet, être classées méthodiquement ; on doit se borner à les diviser en deux groupes :
- i° Les matières isolantes employées telles qu'elles juras sont fournies par la nature ou n’ayant subi avant leur emploi industriel que des manipulations simples — mécaniques le plus souvent— ne paraissant pas en modifier la composition chimique et ayant pour but d’enlever ce qu’on est convenu d'appeler les impuretés ; telles sont les gutlas.
- Les matières isolantes formées par des mélanges de substances naturelles ou artiliciclles auxquelles on fait, ou non subir des opérations chimiques, accompagnées ou non du manipulations méca-
- niques modifiant leurs propriétés chimiques ou physiques.
- La constitution-chimique des substances naturelles utilisées dans ces deux groupes d’isolants est aujourd'hui des plus mal connues, bien que de nombreux travaux aient été effectués dans îe but de la déceler. Pour cette raison, les propriétés chimiques, mécaniques et électriques de ces substances sont mal déterminées, les nombres donnés par les divers expérimentateurs qui les ont étudiés ne s appliquent qu’aux échantillons examinés par eux.
- Une incertitude plus grande encore règne sur la constitution et les propriétés des matières isolantes constituées par des mélanges de substances naturelles ayant ou non subi des manipulations chimiques ou physiques. Nous ignorons à peu prés complètement le rôle que joue chacun des constituants ainsi que l'iulluence d’une modification de la proportion relative de ces constituants.
- Pour les matières formées de mélanges de substances artificielles, nous sommes parfois mieux renseignés, bien rarement cependant, sur leur constitution chimique, mais là encore, le rôle de chaque constituant et de sa proportion dans.le mélange nous échappe.
- L’état actuel de la question des isolants industriels présente donc quelque analogie avec l’état de la question des fers, fontes et aciers, il y a un demi-siècle. Par suite de la nature, imparfaitement connue, du minerai employé, les produits de telle usine avaient les qualités requises pour certaines applications, mais ne pouvaient être utilisés pour d'autres usages tandis que les produits de telle autre usine convenaient à ces derniers et ne convenaient pas pour les premiers. On ignorait aLors la composition exacte des minerais employés et l’on n’avait qu'une.connaissancc
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- CLXJV
- 1902
- Suppléaient a L'Éclairage Électrique du 22 mars
- bien imparfaile des réactions chimiques mises enjeu dans les opérations métallurgiques.
- On sait combien cette question a fait de progrès. Grâce à des recherches d’ordre théorique, on s’est rendu compte de l’influence qu'ont sur les qualités des produits fabriqués les plus faibles proportions des matières étrangères contenues dans les minerais de fer ; on a pu non seulement prévoir et définir ce que donnera, après traitement, un minerai dont l’analyse a fait connaître la'constitution'chimique, mais encore calculer ce qu’il convient d’ajouter à ce minerai pour obtenir un fer, une fonte ou un acier possédant certaines qualités mécaniques ou magnétiques fixées à l’avance.
- C’est vers un but semblable que doivent être dirigées les recherches sur les isolants ; ces recherches seront donc, avant tout, des recherches d’ordre théorique, mais elles devront tendre vers une conclusion pratique-,
- II. —-. Programme des recherches. — Programme d’ensemble. — Etant donné l’état actuel de la question, tracer un programme détaillé de ces recherches serait impossible. Nous nous bornerons à indiquer divers points qu’il nous paraît désirable d’élu-
- i° Rechercher les composés chimiques définis qui se trouvent à l’état de mélange ou de combinaison dans les substances naturelles employées dans la fabrication des matières isolantes,
- i0 Etudier les propriétés électriques, mécaniques et chimiques des composés définis et purs provenant de substances naturelles ou formées par réactions de laboratoire.
- Par propriétés électriques, nous entendons, la
- résistivité, la rigidité diélectrique, le pouvoir inducteur spécifique, l’hystérésis diélectrique,
- Par propriétés mécaniques, l’élasticité et la résistance à la rupture ;
- Par propriétés chimiques.
- a. — La manière dont se comporte la substance, lorsqu’elle est abandonnée à l’aclion de l’air, de L’eau douce, de l’eau de mer, ou placée dans un sol qucl-
- b. — Son action sur les corps avec lesquels elle peut être mise en contact dans les applications industrielles, en particulier son action sur le cuivre, et éventuellement sur l'aluminium.
- c. — Ses propriétés chimiques proprement dites, en vue d’arriver, si possible, à la préparation synthétique de certaines substances isolantes naturelles et à la connaissance exacte des réactions chimiques qui entrent en jeu dans les traitements industriels auxquels on soumet quelques unes de ces substances.
- Toutes ces propriétés électriques, mécaniques et chimiques devront être étudiées dans des conditions bien déterminées de température et de pression ; on examinera l’influence qu'ont sur elles des variations de ces conditions ;
- 3° Faire une étude systématique du même genre des mélanges de ces composés définis et purs, en effectuant les mélanges dans diverses proportions. Essayer de dégager de cette étude l'influence de la nature et de la proportion des constituants sur les propriétés de ces mélanges. Effectuer autant que possible la confection de ces mélanges dans les proportions et dans les conditions où elle se trouve réalisée dans la nature ou est exécutée dans l'industrie.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du
- CLXV
- „0jnts serait résoudre presque entièrement sinon complètement la question des diélectriques industriels ce ne peut être que le résultat d’un labeur prolongé de plusieurs chercheurs. Aussi, tout en engageant ceux-ci à diriger leurs travaux suivant la voie qui vient d’être tracée, croyons-nous devoir signaler quelques questions spéciales, peut-être plus facilement résolubles et dont les solutions marqueraient une étape dans cette voie.
- Ces questions, qu’il appartient aux industriels de poser, seraient les suivantes :
- Déduire d’une étude comparative des propriétés d’échantillons de guttas qualifiées pratiquement bonnes, médiocres, mauvaises, un procédé permettant de classer un échantillon de gutta inconnue dans une de ces catégories plus rapidement et plus sûrement que par les procédés actuels ;
- 9,n Chercher un procédé analogue pour la classification des caoutchoucs ;
- 3° Elucider les réactions qui entrent en jeu dans la vulcanisation des caoutchoucs et des nombreuses autres substances auxquelles on fait subir cette operation ;
- 4° Dans les câbles isolés à la cellulose, quel est exactement le rôle joué par celle-ci ? A-t-elle un rôle actif ou bien sert-elle simplement de support aux diverses substances dont on l’imprègne qui, elles, joueraient alors un rôle actif?
- 5° En supposant que la cellulose joue le rôle actif, rechercher un procédé pratique de dissolution de la cellulose permettant de l’appliquer sur les conducteurs à l’état fluide ou à l'état plastique en vue de simplifier la construction des câbles à la cellulose.
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- une matière pulvérulente dont la nature n’est pas spécifiée. Lorsque le fil brûle, la vapeur métallique se trouve arrêtée par la poudre et l'arc se dissipe. On a imaginé des fusibles et des boîtes de formes spéciales pour l’usage des ^tramways. Un fil lusible sur réseau d’éclairage brûle presque immédiatement dès que l'intensité du courant dépasse la limite pour laquelle il a été calculé; le service des tramways, où les fortes surcharges sont fréquentes, exige au contraire des plombs plus robustes, capables de supporter pendant un instant des à-coups considérables. Les fusibles en vase clos sont une sauvegarde contre les dangers d’incendie; ils se construisent également pour hautes tensions suivant le même principe.
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- débute par un historique de la traction mécanique dans celte ville et nous apprend qu’actucllcment il y a 138,83 km de voies, la plupart doubles, pourvues de tramways électriques. En y ajoutant les aiguilles, remises et autres voies, le total atteindrait 260 km.
- Construction de la. voie. — On a employé des rails pesant 53 kg par mètre et dont les dimensions principales sont : largeur du patin, i3o mm; épaisseur de l’âme, ïG mm ; largeur du champignon, 60 mm ; largeur et profondeur des rainures, 3a mm; largeur du rail intérieur, r5 mm. Los éclisses piales ont 85o mm de lon-
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- métal qui constitue les qualité ; il offre une résistance à la traction de 80 kg par mm'L Les rainures n’ont plus que 8 mm de profondeur, dans les courbes, l’expérience ayant démontré que ce dispositif assurait une répartition plus régulière de l’usure entre le rail et les roues. L’éclissage éleclrique est fait au moyen de connecteurs doubles en cuivre de 8,8 mm de diamètre, munis de chevilles qu’on enfonce dans lo rail. Le ballast, sur plus de la moitié du réseau, est formé de cailloux ou do pierres concassées; pour le reste, on a employé du béton (7 parties de pierre cassée, une partie de ciment) recouvert d’une couche d’asphalte, dont l'épaisseur en général est de 2 cm.
- Les aiguilles offrent quelques details intéressants ; elles sont eu acier Siemens-Martin qui a une résistance à la traction de 65 kg par mm-, La Compagnie a systématiquement écarté les aiguillages automatiques; ou c’est le couductour lui-même qui exécute la mauœuvre, ou un homme est spécialement chargé de ce travail dans les endroits où la circulation est la plus dense. Les aiguilles
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- O. LASCHE- — Construction rationnelle dos alternateurs........................................ 461
- P. LETHEULE. — Elude comparée des systèmes et appareils de traction électrique, d'après fierg. . 4y3
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Bobine d’induction : Etude do la bobine d’induction d’après ses propriétés caractéristiques, par
- Fr. Kmuw.ïEss........................................................................... 481
- Magnétisme : Efl'ets électromagnétiques produits par des sphères chargées en mouvement, par Edivin
- P. Adams.............................................................................. . . 484
- Calcul des constantes de l'induction magnétique, par E. Müi.i.ENDOiur........................ 486
- TABLES DU TOME XXX
- Table méthodique des matières................................................................. 487
- Table alphabétique des noms d’auteurs.......................................................... . 5oo
- SUPPLÉMENT
- Brevets d’invention...............................................................................
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- ÉLASTICITÉ, RÉSISTANCE, DURABILITÉ
- L'Okonite est légalement reconnu par les gouvernements des États-Unis et du Canada, comme ruban-caoutchouc isolant parfaite-
- J»eutni*Uer ÆeHnntUlons
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- TÉLÉPHONE
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- î^ctèiographie * i\a5ioscopie * àfauie fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff-Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRIPTEIJR «SITUANT — IXTERRCPTECR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
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