L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- I
- A. D ARSONVAL
- PROFESSEUR A L ECOLE POLYTECHNIQUE,
- D. MONNIER H. POINCARE
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE PROFESSEUR A LA SORBONNE,
- G. LIPPMANN
- A LA SORBONNE, E L’INSTITUT.
- A. POTIER
- J. BLONDIN
- U COLLÈGE ROLLIN.
- TOME XXXJ
- 2e TRIMESTRE 1902
- PARIS
- G. NAUD, ÉDITEUR
- 3,
- RACINE, 3
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- XXXI.
- Samedi 5
- 9* Année. — N» 14.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A, D'ÀRSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- MESURE DES RÉSISTANCES D'ISOLEMENT DES FIES DE TROLET
- La mesure de la résistance d’isolement d’i la méthode, dite du voltmètre. Il peut, dans certains cas, se présenter des particularités qui nous ont amené à envisager le problème ci-dessous; nous en indiquons l’énoncé, sans parler de l'application qui y a donné lieu; à la lin de cette note, nous reviendrons aux diili-cultés rencontrées dans la pratique.
- fil de trôlet s'effectue le plus souvent par
- Considérons uu circuit, composé d une
- source de force électromotrice E et de résis- e ^___________
- tance négligeable, et de deux résistances x et y en série à la suite l’une de l’autre (fîg. 5),
- On dispose d’un voltmètre de résistance con-
- uue r. En intercalant le voltmètre dans le cir- ___e .______
- cuit, on a une déviation d (fig. 5); en le mettant aux bornes de la source, on a une déviation b (tig. 3); en le mettant en dérivation aux bornes de la résistance x,on a une dévia- A
- tion a (fig. 2); en le mettant, de même, aux bornes do la résistance y, on a une déviation c (lig. 4). Telles sont les quatre expériences que 1\
- %
- Fig. 1 à 5. I
- peut faire. Les équations
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI. - N° 14.
- correspondantes sont les suivantes :
- E = M
- k est un certain coefficient de proportionnalité.
- E = kbr,
- bed sont des lectures en volts, on
- Les deux dernières équations sont mises sous la forme qui résulte de l’application immédiate du théorème de Thévoniu. Les inconnues sont — , ,r, y. Il y a une équation surabondante; il y a doue, entre a bc d, une équation de condition. Or, si l’on fait, abstraction de la première équation, on a immédiatement :
- et, en reportant dans la première équation, il vient, en ordonnant par rapport a a :
- aV 4- {bc + cd — db) a — {/, — c)cd = o.
- Telle est l’équation de condition. Si Ton fait abstraction de la troisième équation, les trois équations restantes suffiront à déterminer .r et y, après élimination de . On aura ainsi x et y en fonction de c, d. Il est facile d’obtenir ces expressions en remplaçant a, dans les valeurs précédentes de x et. de y, par la valeur tirée de l'équation de condition. Celle-ci, il est vrai, a deux racines, mais il n’y a aucune ambiguïté, car b étant plus grand que c, les deux racines sont des signes contraires et il faut prendre la positive. On a ainsi :
- — (fcc 4 cd — bd) 4
- ^ _= c'2b- 4 b3d* — 3 c-d'1 4 2bed (c 4 d — b).
- . (bc -g cd — db) 4 y/T
- — {bc-\-cd— db) — _ bc~cd — db +ÿl
- Enfin, si Ton fait abstraction de l’équation (2), on aura x et y en fonction de « ni,
- Il suffit, pour obtenir ces valeurs, de reporter dans les premières expressions de «r et de y, la valeur de b tirée de Téqualion de condition.
- Enfin, le cas peut se présenter que x soit connu et que les seules données de l’expérience soient d et c. Ainsi, on intercale le voltmètre dans le circuit, lecture d; puis 011 le met en dérivation aux bornes de ÿ, lecture c. Quelle est l'expression de y, x étant connu?
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- 5 Avril 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Les deux équations à considérer sont :
- E = kd (x+y + r)
- D’où l’on tire :
- df--(c~d) {r + x)y-rrx = o Un cas particulier intéressant est celui o y —
- _ {•> — d) — (r -f- &)1 ~4~ 4 cdrx.
- > ~ a d
- j.» est très petit, on a alors approximativement:
- et il s’agit d'avoir le terme de correction en x, les termes en x2, etc., étant supposés négligeables.
- On a y—— f(o)-\-xf'{o)-\- etc., d’après la formule de Mac Laurin. En se servant de l’équation du second degré pour calculer ?/, et. faisant dans celte dérivée x=o et y=r!—j— , on obtient :
- Tels sont les divers problèmes qu'il semble que l'on puisse se poser de la façon la plus générale. Dans le cas particulier des lignes de tramways, y représentera la résistance d’isolement que l’on se propose de mesurer; mais x aura diverses significations; dans le dernier problème, ce sera, par exemple, la résistance du fil de trolet ou autre, par où vient, de l’usine jusqu’au lieu d’expérience, le courant nécessaire à la mesure de l’isolation de la section y. Dans d’autres cas, ce courant arrivant à un isolateur de section, on intercalera le voltmètre entre les deux sections, niais cet isolateur de section n’est pas absolument isolant. Reportons-nous aux figures : E est la source de courant; M et N sont les bornes de l’isolateur. Quand M et N sont reliés métalliquement, on aurait une déviation d' en intercalant le voltmètre dans le circuit. Si x était infini, on aurait a—d'\ mais ce n’est pas le cas, s’il y a un défaut d’isolement de M à X ; dans ce cas, on n’aura pas c — o.
- Alors x a une valeur différente de o, comparable à y ; il faut en tenir compte. C’est alors qu’on pourra employer les formules données plus haut. Ajoutons, pour compléter l’explication des ligures, que XL est la section de fil de trôlet en expérience, P son bout isolé, y la résistance composée de scs pertes.
- J.-R. POMEY,
- Ingénieur des télégraphes.
- CHEMIN DE Flîlt ÉLECTRIQUE A GRANDE VITESSE DE ZOSSEN
- Au mois de mars 1901, a été décidée la construction de deux voitures à grande vitesse, destinées à être essayées sur le chemin de fer militaire royal près de Berlin, entre Maricnfeldc et Zossen (üg. 1).
- La maison Van der Zypen et Charlier, de Cologne, s’est chargée de la partie mécanique des deux voitures motrices, et les deux sociétés Siemens et Halske et l’Allgemeine Eleetricitats
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- L’ÉCLA IRAC'E ÉLECTRIQUE
- son usine électrique Les particularités
- l’installation sont les s ie voie d'essai, le tronçon à simple voie du chemin de fer militaire près de Berlin, d’une longueur d’environ a3 km (lig. 0, depuis le départ de Marienfelde jusqu’à l’arrivée à Zossen. Le plus petit ravon de courbure est de i ooo m, et la pente maximum 1/184. La voie est normale, et établie sur tru-
- passer dans le plus grand gabarit, des chemins de fer de l’Etat prussien.
- 3. Il faut prévoir deux bogies à voie normale, à trois axes chacun : la charge maximum de chaque axe, compris le poids des voyageurs, 11e doit pas dépasser 16 tonnes.
- 4. L'énergie électrique est fournie à la ligne sous forme de courants triphasés à 10000 volts, sous une fréquence de 45 à 5o périodes.
- 5. La conduite et le réglage des moteurs, la mise en place des appareils de prise de courant, et toutes les ma-nuMivres doivent pouvoir se faire de chaque extrémité de
- 6. La vitesse de l'équipement
- échaufiement exagéré, un voyage aller et retour à distance de 200 km.
- y. Entre la fin de la période do démarrage et le < pour permettre une éUide sérieuse de ki dépense d’énergie
- 10 km. La voiture sera munie de deux frein danls, l’un mécanique et l’autre électrique.
- 8. On installera les appareils de mesure etc! mlateurs pour l’é mssAïuE. — l)’a
- s fer, il esta prévoir que la partie la plus importante de la résistance à vaincre, est celle qui est le à la pression de l’air.
- l.c, formules utilisées jusqu’ici, donnent, pou.- une vitesse de 200 km : heure, des nombres ' ‘ ‘ " ' , la formule de Grovc et Clark
- ’ Détermination de i
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- pour une tonne
- :a,u5 + o,ooi,
- soit en chevaux pour les 96 tonnes de la voiture :
- Cette formule vitesses inférieure
- s’applique qu’au cas des 100 km : heure.
- kg.
- rdinaires des chemins de fer, et pour des
- 11 vaut mieux étudier séparément l’action des deux composantes : résistance au roulement et résistance de l'air.
- La résistance au roulement est due tant aux frottements de roulement et de glissement qu’aux chocs sur les joints et au travail de flexion des rails.
- On compte ordinairement 2,5 kg par tonne : pour plus de sécurité, étant donne la grande vitesse, nous adopterons 4,5 kg par tonue, soit pour la voiture pesant 96 tonnes, environ 45o kg.
- La section droite de la voiture présente une surface d’environ 10 m2.
- Les formules connues « Hüte, r* partie, section F, pression du vent et résistance de l’air » conduisent encore a des résultats trop élevés (fig. 2, courbe I, calculée d’après l’expression F= 0,122.48 v2 en kg : ni2.) Ces formules sont exactes, mais à la condition de prendre des constantes appropriées à la forme des surfaces.
- Pour étudier la meilleure forme à donner aux surfaces et déterminer approximativement la résistance à vaincre, on a eu recours à l’expérience.
- La seule façon possible de réaliser pratiquement des vitesses de 55 111 : seconde, ou 200 km : heure, est d’employer des panneaux tournants, montés aux extrémités d’un bras de levier suffisamment résistant, entraîné par un moteur électrique.
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- Avec'cette façon de procéder, on risque d’obtenir des résistances un peu trop faibles, à cause des erreurs introduites parles remous de l'air : mais il sera facile de compenser cet écart par l’addition d’un terme supplémentaire, d'après la grandeur delà surface envisagée.
- Pour réaliser cet essai, on a installé solidement sur un grillage constitué par des rails réunis par des boulons, un gros moteur, pouvant développer pendant un court intervalle de temps, 200 chevaux; l’axe du moteur était vertical, etle moteur maintenu par des haubans (fig. 3).
- .L’extrémité supérieure de l'arbre portait une roue ordinaire de wagon, sur laquelle venait se fixer, par l’intermediaire de fortes tôles, une poutre longue de G35o mm, sur une largeur de 5o<) mm et une épaisseur de mm : c'était aux extrémités de cette poutre qu on disposait les panneaux a étudier.
- Fig. 3. — Dispositif pour ôeinrmmer la forme de surface présentant la plus faible résistance â l'air.
- Le moteur était excité indépendamment, et l’induit recevait le courant d’une dynamo dont on pouvait luire varier la.vitesse, l’excitation et la tension, ce qui permettait d'obtenir, sans autre artifice, des vitesses très différentes pour le moteur : on démarrait au moyen d'une résistance liquide.
- Dans les premiers essais, ou a employé des surfaces planes, sans épaisseur et obtenu les courbes II et III (fig. 2) qui montrent que les valeurs de la résistance sont très élevées, et mettent en évidence la nécessité d'arrondir les surfaces de la voiture.
- On a alors constitué un solide d’essai de forme sensiblement parabolique dont le plan est donné dans la figure 4 • de plus on a modifié et perfectionné le procédé de mesure, en employant un enregistreur double Morse (fig. 5(, qui inscrit h la Ibis sur un rouleau de papier une première série de traits à des intervalles de temps égaux, et une seconde série de traits à chaque tour de l'arbre, ce qui permet d’obtenir la vitesse en comptant le nombre de tours effectués pendant un temps douué.
- Les essais ont conduit à des résultats concordants, : courbe VII, de la ligure 2 ; pour une vitesse dé 200 km a l’heure la pression de l’air n’est qu'environle 1 / 3 de la pression sur une surface plane égale à la seeLion droite du solide.
- . • Pour faciliter l'évaluation à l’œil ou à l’oreille du nombre de tours du moteur, on. avait disposé sj ^extrémité d'un des panneaux une forte toile, qui au bout d’une demi-heure de marche, se trouva complètement déchirée ; les morceaux afférent se fixer sur la surface inférieure rugueuse du second
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- panneau, et indiquaient par leur direction le sens du courant d’air, qui semblait rayonner d'une ligne de moyenne pression vers les arêtes de la surface en ivant.
- Delà courbe VII on déduit que la pression de l'air est d’environ 90 kg : ms : il est à prévoir que cette pression puisse être un peu plus élevée quand on remplacera le mouvement circulaire par le mouvement rectiligne, mais d'autre part nous abaisserons le toit du wagon en avant suivant une courbe convenable, ce qui provoquera une diminution de la résistance de l'air et compensera l’augmentation qui pourrait résulter de la première considération.
- Vous sommes ainsi conduits finalement à admettre une pression d’air de 900 kg, et une puissance fol aie
- P = (900 + 460)900, soit en chiffres ronds, i 000 chevaux.
- 2° Disposition' générale de la voiture. — Nous avons deux données pour la construction de la voiture : nue puissance de 1 000 chevaux et un poids maximum de 96 tounes. On est conduit à la répartition suivante des poids :
- a. Partie mécanique.
- coupo-cireuit, boîtes de protection, etc. /. , , . . . . .
- >6 3oo kg.
- 47>o —
- 65o —
- 600 —
- c. Personnes.
- voyageurs. 1 conducteur et 1 mécanicien, à
- 4000 kg.
- ,4 5oo kg.
- Dans la répartition des poids, on aura évidemment soin de reporter la charge le plus près possible des bogies, de façon à charger faiblement les longerons de la caisse (fig. 6 et y).
- y Conditions a remplir pour i,a partie mécanique. — La caisse de la voiture doit contenir 5o places, qui sont réparties sous lorme de banquettes transversales, dans un compartiment de milieu (salon) et deux compartiments adjacents, comprenant pour le milieu, 18 places, sur une longueur de y 35o mm, et pour les deux autres compartiments, longs chacun de 4 ni, 24 places en tout. Les 6 places restantes sont réparties en deux petits compartiments longs de 1 y5o mm, situés à l'avant et à l’arrière et servant en même temps à l’entrée des voyageurs ; enfin aux deux extrémités de la voiture, sc trouve une cabine pour le mécanicien, d une longueur de 1 600 min.
- La caisse de la voiture a ainsi au total, une longueur de 22 m.
- * Les figures 8, 9 et 10 représentent un des bogies de la voiture, en coupe longitudinale, plan et coupe transversale par l’axe du bogie : la figure 11, la section transversale de la caisse.
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- La voiture ressemble à un wagon ordinaire pour trains D des chemins de fer de l’Etat Prussien, dont on aurait amené le toit en pente vers l'avant, suivant une forme parabolique.
- L’aménagement intérieur est celui d’un wagon de troisième classe ; les sièges sont en bois sur châssis eu fer.
- La suspension du bogie est double ; le châssis principal en fer profilé de ce bogie s’appuie sur des ressorts à boudin reliés par des boulons à de robustes ressorts à feuilles, reposant sur les boîtes à graisse des essieux. Deux seulement des trois essieux sont moteurs, l’espace laissé libre sur l’essieu du milieu est occupé par le pivot du bogie et les appareils de freinage. 11 y a deux freins : un frein automatique Westinghouse, agissant des deux côtés sur chaque roue et pouvant freiner un véhicule d’un poids égal à 1G0 p. 100 FiS- -b — Coupe longitudinale d'un solide du poids de la voilure en question, chaque bogie portant
- d'owi *> fora* pantoUqne. deux cylindres Je frein de 10 ponces ; un frein à main
- relié à la tige du frein Westinghouse et permettant, de chaque cabine, d’agir sur le bogie voisin et de freiner ainsi 80 p. ioo du poids total de la voiture. Le diamètre des bandages des roues est de i 200 mm.
- 4° Conditions a hemplik dans ta répartition de l'équipement électrique. — E11 premier lieu, il faut assurer la sécurité des voyageurs et du personnel de service, contre les dangers de la limite tension : dans ce but, les conducteurs et les appareils sont placés sons le plancher ou
- Voltmètre
- sur le toit, ces deux surfaces étant protégées par des feuilles de métal reliées à la terre ; de plus, les appareils ne sont pas commandés directement par le mécanicien, mais seulement par l'intermédiaire de l’air comprimé, cc qui diminue à la fois le danger et la fatigue corporelle du mécanicien.
- En outre, il est préférable que la charge résultant de l’équipement électrique, au lieu d'étre concentrée en un point, soit répartie en deux groupes voisins des bogies : on a ainsi été amené à
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- répartir cct équipement en deux unités distinctes, indépendantes électriquement, ce qui. permet? trait en cas d’avarie à une unité, d’utiliser l’autre pour le retour au dépôt. Dans chaque unité, on a pris soin de rapprocher le plus près des bogies, les parties les plus lourdes, telles que les transformateurs principaux.
- Chaque unité contient :
- a. 2 moteurs, 2 résistances de réglage avec les 2 démarreurs, 2 interrupteurs, 2 coupe-
- b. 1 transformateur principal, avec coupe-circuits primaires et commutateur secondaire de mise en étoile ou en triangle ;
- c. 1 pompe à air avec son transformateur, coupe-circuit, et réservoir d’air ;
- d. 1 prise de courant ;
- e. î cabine de mécanicien avec appareils de commande h air comprimé et instruments de mesure.
- Voir les figures d et 12.
- Avec le grand diamètre de roues de 1 200 mm, le nombre de tours est encore très considérable et nécessite T accouplement direct : il y a 4 moteurs, d'une puissance totale de 1 000 chevaux. Au démarrage pour atteindre la vitesse normale en un temps assez court, les moteurs doivent développer 3 000 chevaux.
- La tension secondaire doit être telle que les courants ne soient pas trop intenses et ne nécessitent pas des surfaces de contact trop vastes. On a adopté 1 100 volts pour la marche normale (triangle), et 1 8F.0 volts pour le démarrage (étoile). Le réglage du moteur au démarrage se fait par Tititercalation de résistances, qu’on diminue ensuite graduellement jusqu’au court-circuit. La force électromotrice développée dans le rotor calé, est d'environ 600 volts. Ces résistances sont métalliques, et réparties, pour favoriser le refroidissement, le long des parois de lu voilure, entre les deux portes, dans des caisses plates ajourées en forme de persiennes ; les démarreurs servant à régler ces résistances, sont placés tout près suivant la même répartition ; les arbres en sont commandés mécaniquement par une espèce de servo-moteur à air comprimé.
- Chaque moteur est muni d’un interrupteur, ce qui permet de l’isoler en cas d’avarie. Cet interrupteur est renferme dans une boîte avec les coupe-circuits correspondants.
- Les transformateurs principaux sont formés de trois noyaux dans le même plan, ce plan étant parallèle au plan de la voie, alin d’obtenir une bonne ventilation par des canaux disposés suivant cette direction. Le primaire est toujours connecté en étoile, avec neutre h la terre et est commandé par un interrupteur haute tension placé tout près de la prise de courant sur le toit. Les conducteurs sc rendant aux transformateurs sont en fils nus, posés sur isolateurs en partie horizontale-
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ment sur le toit, en partie verticalement dans deux cheminées larges de 5oo mm, descendant le long de la cloison de séparation des compartiments : à l’ouverture supérieure de cette cheminée sont placés les coupe-circuits haute tension.
- Les trois fils de ligne, étant disposés verticalement Lun au-dessus de l’autre, les prises de courant sont constituées par des archets mobiles autour d’un axe vertical qui doit sensiblement coïncider avec la verticale du pivot du bogie, pour que, dans les courbes, les archets ne soient pas déplacés vers le côté, et qui est commandé mécaniquement de la cabine.
- Fig. ii. — Section transversale de la caisse.
- Des supports d’archet, le courant est amené h des bagues et capté par des frotteurs. La partie supérieure de la colonne de prise de courant, avec les bagues, s'enlève à volonté ; la partie inférieure est solidaire de la voiture, et mobile dans un collier et une crapaudine pour permettre le changement de sens de marche.
- Les pompes à air sont placées sous les cabines el alimenLées par un transformateur
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- Dans la cabine du mécanicien, sur la paroi avant, se trouve un coffre surmonté d’nne table plane, sur laquelle sont disposés les robinets mettant en communication les cylindres à air des
- appareils, soit avec le réservoir d’air comprimé, soit avec l'atmosphère. Pour le départ, les leviers sont à manœuvrer dans l'ordre suivant : Levier de l’interrupteur inverseur de marche (avant
- Imervnpj?denfêrche en avant Inter’'démarché enai’r
- 3 Moteur, compresseur 'd'air
- et étoile H
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- ou arrière); levier des moteurs, levier des démarreurs, puis roue à main des résistances, réglables.
- Des deux interrupteurs généraux placés sur la voiture, un seul doit être fermé à la. fois, car ils
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- sont, comme le montre le schéma (fig. 13), disposés pour permettre la marche chacun dans un sens différent.
- Sur la table se trouve encore, à portée de la main, le robinet du frein Westinghouse et l'interrupteur de la pompe à air; au voisinage de la table, les appareils de mesure : manomètres, ampèremètres, voltmètres, tachymètrcs.
- L’éclairage est assuré par une batterie d accumulateurs, et, en cas de détresse, par des (A suivre.)
- A. Mauduit.
- DISPOSITIFS P II O T O - K TE C T RIQ F E S
- POUR LA LECTURE PAR LES AVEUGLES D'OUVRAGES IMPRIMÉS (>)
- Les ouvrages composés en caractères en relief (â), bien que rendant d’immenses services aux aveugles, ont l inconvéïiicnt de coûter fort cher, et, par suite, d’ètre extrêmement peu nombreux.
- Divers appareils (3) permettraient cependant la lecture par les aveugles des ouvrages imprimés en caractères ordinaires et supprimeraient ce double inconvénient. Mais si, en raison de la complication de ces appareils, on trouvait préférable de se borner pour le moment, a rendre possible aux aveugles la lecture d’ouvrages édités spécialement pour eux, mais dont le prix d’établissement ne fût pas plus élevé que celui des ouvrages ordinaires, il serait possible de résoudre ce problème dès maintenant, au moyen d’appareils électriques peu coûteux. Voici le principe de la méthode.
- 1. PRINCIPE DE L
- que sur une feuille de papier transparent on ait irrés ou points blancs (fig. i) séparés par des intervalles dont la grandeur est terminée de telle sorte que l’ensemble d’un certain nombre d'intervalles et de points représente conventionnellement une lettre de l’alphabet. Plaçons cette feuille de papier dans un châssis, entre deux lames de verre minces, fortement éclairé et mettons en avant un écran opaque a percé d’une ouverture b (fig. i) (*). En
- déplaçant cet écran (dans le sens ordinaire de la lecture, c’est-à-dire de gauche à droite) d’un bout à l’autre de chacune des lignes, un faisceau lumineux passera d’une manière intermittente à travers l’ensemble. Si nous recevons ce faisceau sur un appareil capable de rendre un son sous l’iufluence de la lumière, un appareil photophonique, nous transformerons les signes conventionnels imprimés en signaux sonores et un aveugle pourra ainsi prendre connaissance par l’oreille du texte imprimé. Si les intervalles et les longueurs des lignes, le nombre de lignes contenues dans un
- (’) Communication présentée au deuxième Congrès des Électriciens russes de i9oa.
- ^ _(2)^ Ce^sont parfois des caractères^ayant la forme ordinaire des caractères d’imprimerie, de très grandes dimensions
- (s) Jai publié les descriptions de divers projets d’appareils dans plusieurs revues ; quelques uns de ces projets ont été exposés à l'Exposition d’électricité qui a; eu lieu pendant le premier Congrès des électriciens russes, 1899-iqoo.
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- feuillet, les dimensions du châssis, des lames de verre, etc., sont fixées une fois pour toutes, l’aveugle ne tardera pas à acquérir l'habileté nécessaire pour effectuer lui-mème les diverses opérations qu’exige cette lecture au son.
- II. Aiu*Ani2ii.s photopu o xi que s. — Nombreux sont les dispositifs permettant de transformer en signaux sonores les signes conventionnels imprimés ; je n'en décrirai que quelques-uns, qui utilisent des phénomènes électriques.
- i° On peut, par exemple, recevoir les rayons lumineux sur une plaque de sélénium, intercalée dans un circuit qu'alimente une batterie galvanique et qui contient un appareil électromagnétique entrant en action avec un léger bruit chaque fois que sous l’action des rayons lumineux la conductibilité du. sélénium augmente (i).
- 2° Oa peut aussi employer le dispositif suivant : Un pont "Whealslone est alimenté par un courant alternatif ou intermittent dont le générateur est intercalé dans une des diagonales du pont. L’autre diagonale contient un téléphone. Une des branches contient une plaque de sélénium et le pont est équilibré de manière que le téléphone se tait tant que la plaque n’est pas éclairée par les rayons lumineux s’échappant à travers les points transparents. Aussitôt qu’elle l’est, le téléphone
- 3° Un autre dispositif consisterait en un téléphone différentiel (alimenté par des courants alternatifs ou intermittents) dont un circuit contient une plaque de sélénium, les deux circuits étant équilibrés de manière que leurs actions se neutralisent et le téléphone se taise, par conséquent, tant que la plaque de sélénium n’est pas éclairée (2).
- 4° On peut encore employer la disposition suivante : Mettre en circuit un généiateur de courant
- d’un radiomètre Crook.es est suspendu par un fil de platine très fin. En déviant sous l’action de la lumière l'équipage
- relais, un petit dispositif électromagnétique qui fait résonner un signal acoustique.
- Pour rompre le collage éventuel entre le levier et le butoir, l’équipage du radiomètre porte un petit disque métallique et le dispositif électromagnétique dont il vient cTclrc quesliou a aussi pour fonction de fermer le circuit
- (a) H est facile de se rendre compte du degré de sensibilité de ces appareils. Supposons: les points transpa-égal à de la longueur focale ; ces systèmes, cæterisparibus, donneraient un éclairement double], l'intensitc de
- absorbée parla matière du feuillet transparent, réfléchie parles verres, etc.
- manière que l'image en question se pose sur l'ouverture b .Celte image sera (comme on peut le calculer d’après l’ouverture du système optique égale ao bougies-mètre (lux) ; l<u surface de cette ouverture est 3,i.J cm*, et comme
- point transparent qui s'y trouve au moment donué sera donc io x cm^ «oit 5 a33 bougies-mètre. La lumière qui frappe le point transparent, le traverse et sort en faisceau de rayons divergents éclairant la plaque de sélénium de a mm x a mm. Si cette plaque était placée trop près du trou b elle 11e serait pas éclairée toute entière; si elle était placée trop loin, elle 11e recevrait pas tous les rayons. Il faudra doue la placer là où la seefion du faisceau représente un cercle du rayonna mm tout juste suffisant pour entourer un carré de 2 mm X 2 mm. L'éclairement de ce cercle, dont la surlace est 6.28 ram'1 sera (en nous rappelant que la surface du point transparent égale —U mm*,
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- constant, lu plaque en sélénium et un téléphone ordinaire (non différentiel) et placer derrière l’écran opaque a, sur le chemin des rayons lumineux, une roue opaque munie d une série d’ouvertures pratiquées suivant un cercle. Cette roue tournant à une vitesse convenable, les rayons sont tantôt interceptés, tantôt libres de tomber sur le trou b, lequel se trouve éclairé alors de façon intermittente, i ooo fois par seconde, par exemple. Dans ces conditions, chaque fois qu’un point transparent viendra se poser sur le trou b, le téléphone émettra un son --- dont la hauteur correspondra à la fréquence que je viens de mentionner — et qui cessera aussitôt que le point, aura
- 'b0 Rien n’empèchera de représenter les lettres par des combinaisons de plusieurs points disposés non pas suivant une seule, mais suivant trois séries horizontales (de sorte que chaque ligue d’impression serait composée de trois séries horizontales de points), tout comme c'est le cas dans le code Braille, avec celte différence qu’au lieu de points en relief sur fond plat, on aurait des points transparents sur fond noir et que les dimensions des points ainsi que les intervalles les séparant seraient très réduits.
- Dans ces conditions, on pourrait employer le dispositif suivant : L’écran opaque a est muni cette fois ffig. 2) d’une fente verticale rectangulaire c (au lieu du trou carré) dont la hauteur est érrale à la largeur de la ligne à trois séries. Devant cette fente se trouve, comme clans les dispositifs précédents, une plaque de sélénium [une seule) intercalée dans un circuit alimenté par un courant électrique constant et contenant un téléphone. Derrière la fente c et frôlant presque l’écran a, se trouve, sur le chemin des rayons lumineux, une roue opaque munie de trois séries à’ouvertures qui sont pratiquées suivant trois cercles concentriques, Ces ouvertures sont disposées de manière, et leur nombre respectif dans les trois cercles esL tel que chaque point de la première série horizontale d’une ligne, quand il vient sur la fente c, est éclairé périodiquement a la fréquence, par exemple, de 1 000 fois par seconde (!), et chaque point de la seconde, à la fréquence de 1 200 par seconde, et chaque point de la troisième, à la fréquence de 1 5oo par seconde. Les éclairements se communiquent à la plaque en sélénium et le téléphone qui est' dans le même circuit émet tantôt telle ou telle note musicale distincte, tantôt deux ou trois notes à la fois. 11 est bon de remarquer que dans ce dispositif, tout se passe comme si on avait trois plaques de sélénium, trois circuits et trois téléphones distincts ; les nombreux travaux sur le sélénium, le radiophone à sélénium et le téléphone nous en donnent la certitude.
- Il va sans dire qu’on aurait pu aussi intercaler le téléphone, non pas dans le circuit principal, mais dans un shunt pris sur les bornes de la plaque de sélénium et interrompu par un condensateur ; ou bien dans le secondaire d'une bobine d’induction dont le primaire soit intercalé dans le circuit principal, etc.
- Je mentionnerai ici que la résistance électrique des plaques en sélénium de a mm X 2 min que livrent les ateliers bien
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- 6° le n’ai parlé, jusqu’à présent, que des appareils photophonique à sélénium ; mais on aurait pu en employer d’autres ; par exemple, l’appareil photophonique de M. Mercadier. J’cn rappellerai en quelques mots la construction (*).
- Le diaphragme d’un microphone est recouvert de noir de fumée et Jorme, en quelque sorte, le fond d’une boîte à air close qui a pour couvercle une lame de verre. Le microphone est intercalé dans le circuit d’une batterie galvanique, et ce circuit contient aussi le primaire d'une bobine d’induction dont le secondaire est fermé sur un téléphone. Les rayon lumineux traversent lu laine de verre et frappent le diaphragme noirci.
- On pourrait aussi (surtout avec des sources lumineuses puissantes) se servir d’appareils photophoniques non électriques, tels que les tubes Mercadicr, contenant de petites plaques de mica enduites de noir de fumée, l’appareil Tainter ; etc., etc.
- Vj.. de Türixiî Saint-Pétersbourg.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ALTERNATEURS
- Calcul de la chute de tension des alternateurs, par J. Fischer-Hinnen, Klefitrotecknischç Zeitschrift, t. XXII, p. 1061,26 décembre 1901.
- Les méthodes employées pour la détermination de la chute de tension des alternateurs, et se basant sur des essais à vide, se réduisent à deux principales :
- i° La méthode de Bchn Eschenburg, dans laquelle on déduit la tension aux bornes pour-une charge et une excitation données, de la force électromolrice à vide et de la force électro-motrice de self induction ; elle est représentée
- par le diagramme de la figure 1, où E désigne la force électromolrice engendrée à vide par un eouraut d’excitation X, U la tension aux bornes en charge, .1 le courant, ç, le décalage entre le courant et la tension aux bornes, lccourantde de court-circuit pour l’excilatnm X, R(l l’impédance apparente de l'alternateur pour l’excitation X. représentée par le quotient -T- .
- 20 La méthode de ilothert, employée aussi, à
- peu de chose près, par Ileyîand et Arnold, dans laquelle on calcule l’excitation nécessaire à la marche en charge sous une tension U, un courant J et un décalage s, comme la résultante de l’excitation X,. correspondant à la force électromotrice U à vide et de l’excitation xn donnant un courant J en court-circuit, ces dcuxvecteurs formant entre eux l'angle L—1_ o ; c’est le diagramme de la figure a.
- T.'expérience montre que ces deux méthodes donnent des résultats differents dans les machines normales : la méthode de Belin Eschenburg, conduit en général à des chutes de tension trop fortes et d une quantité d’autant plus grande que la niachiue est plus saturée et le décalage plus considérable; la méthode de RolherL, au contraire, donne des chutes de tension trop faibles. Ces conclusions sont valables pour à près tous les cas, sauf quelques rares exceptions, car il peut arriver, pour certaines machines, que ce soit l’inverse qui se présente.
- M. Poker a donué (J) mie méthode qui est, au fond, une combinaison des deux précédentes; ccttc méthode nécessite deux calculs, mais ccttc complication est rachetée par une précision et une exactitude beaucoup plus grandes.
- Soit à calculer la tension aux bornes corres-
- mas, 189L p". 620.'
- (2) Cf. L’Éclairage Électrique t t. XXIV. p. 133, 28 juillet 1900.
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- pondant à une excitation X, un courant J et un
- rant. Si l’on désigne par iL le décalage entre le courant et la force électromotriee, on calcule
- 1 la force inagnéLomolrice, ou plus souvent ition Xr (ces deux quantités diffèrent par un
- de la ligure 3, où x et
- résultante de l’excitatiou X cl de l’induit x ('réduits n), d’après le diagramme Xr font entre
- l’anKle
- ~+ (i|i étant différent de <p, et plus grand
- que spj : en se reportant à la caractéristique à vide, on trouve une force électromotriee E„ correspondant à l’excitation X,,, et qui serait la tension aux bornes s'il n’existait pas d’autre cause de chute de tension que les contre-am-père-tours de l’induit.
- Fig. 3.
- Fig. 4.
- Pour tenir compte de la dispersiou, on construit un second diagramme (fig. 4), dans lequel, eu négligeant la chute ohmique, on obtient la tension aux bornes U, comme résultante de la force électro-motrice E, et de la force électromotriee de self induction y, les vecteurs U et y
- C’est là une des difficultés de l’emploi méthode Potier : car l'angle n’est pas connu.
- Pour en faciliter l’emploi, l’auteur donne une table (table 111), dans laquelle il a calculé, sur
- cos et sin l, en f qui peut être très utile pour un calcul approximatif (*).
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- III
- •thocle
- sera rendu très facile pari’emploi de la table IV, a double entrée. Si on désigne par a, b, c les
- Fig. fi.
- le (fiS- 7). et par 9o”
- a et b, la table donn
- + :'•
- Fig. 7.
- de cos v, suivant qu’il s’agit de calculer l’excitation résultante ou la tension aux bornes, on a ;
- 4=ï°“£
- a _ Xr U 'c'_ ‘Y-011 Hv
- v — ^ ou ç.
- Pour résoudre i’un des deux problèmes sui-
- 2°'Calculer l’excitation en partant de la tension
- On déterminera d’abord y, soit au moyen de la table III, soit en utilisant la'formule de la note ci-
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- Tableau IV (Voir figure 7).
- v*,“”d-r =V',-(-r“'T)i-f •faT-
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- Tableau V
- Degré de saturation Je plus favorable dans les alternateurs polyphasés, parÉmile Korrodi, Electroteckniscke Zeitschrift, t. XXIII, p. 4-, 16 janvier
- Une élévation raisonnable du point de fonctionnement sur la caractéristique à vide d’un alternateur polyphasé, diminue la chute de tension : aussi est-on tenté de croire que la chute de tension sera d’autant plus faible qu'on se rapprochera davantage de la saturation. C’est une erreur; passé une certaine valeur de la saturation, la chute de tension recommence à croître ceci s'entendant naturellement, de machines ayant le môme induit, mais présentant des saturations de l'inducteur et des longueurs d’entrefer différentes, de façon que le nombre d'ampères-tours totaux soit le même.
- Considérons les machines 1 et 2 dont les caractéristiques à vide sont respectivement une
- Uj, comme
- nier étant tel que mi" représente les ampère-tours uo respondant à une induction rB,:i dans l’inducteur, far suite, la part contributive de l'augmentation <1’«
- et on recommencera les diagrammes avec la nouvelle
- dans laquelle on a éliminé ainsi l’augmentation due aux
- droite ùh (fîg. il et une courbe ogb. Pour obtenir une saturation plus grande dans la machine 2, on a du diminuer la longueur d’entrefer et la section de l’inducteur : dans ces conditions, les contre-ampères-tours sont restés égaux à aeduns les deux machines, mais les self-inductions ont varié on sens inverse des longueurs d'entrefer et sont respectivement. eft et. p.ft.
- Si on prolonge la droite a/2jusqu’à son intersection en g avec la caractéristique de la machine 2, on voit que pour une charge égale à fois la charge normale, la chute detension serait la même (ab'j, pour les deux machines' : et suivant que ng est. > ou < af, la charge admissible correspondant à la môme chute de tension, est > ou <C pour la machine saturée que pour la machine non saturée.
- Si on raisonne, non plus sur les chutes de tension, mais sur les excitations correspondant aune même tension en charge, on a les courbes
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- de la figure 2. Menons f2g parallèle à Taxe des ampères-tours jusqu’en g, et par g la droite gaL parallèle à af2 : aa1 mesure la différence entre les ampères-tours inducteurs nécessaires pour les deux machines : suivant que at tombe h gauche ou a droite de «, la machine saturée demande une excitation plus forte ou plus faible que la machine non saturée,
- A. M.
- MOTEURS
- Influence de la, ligne sur la marche des moteurs synchrones, par Friedrich Eichberg (*).
- L’auteur étudie les machines synchrones dans lesquelles un enroulement à courants alternatifs, alimenté par des courants de fréquence/, tourne à une vitesse — 1,/sec., dans un champ résultant, dû à l’action combinée d’ampère-tours continus provenant d'une sou ree quelconque, et d’ampère-tours alternatifs déwattés, et. engendtaUainsi une certaine force eonlrc-éleclromotrice ; ce sont les moteurs synchrones et les commulalrices.
- Désignons par e0 (fig. i), la force élect.romo-trice primaire, c, la force électromotriee induite dans la machine, e, leur résultante ; e est l'action de cette force électromotrice es qui donne naissance dans le circuit formé du générateur, delà ligne et du moteur, à un courant i, décalé par rapport à e, d’un angle qui dépend de la résistance olnriiqiie et de l’inductance du circuit total.
- Supposons d’abord que la force électromotriee e est constante, ce qui pour une fréquence donnée revient à supposer constant mm pas l’excitation îi courant continu, mais le champ résultant, c’est-à-dire la somme algébrique des ampère-tours dus à l’excitation extérieure, et de ceux dus aux
- courants déwattés, qui sont magnétisants ou démagnétisants, suivant que ces courants sont en retard ou en avance. Cette condition n’est pas
- remplie en général dans la pratique, aussi reviendrons-nous plus tard sur ce point, pour étudier les résultats de la variation de ev
- Dans le diagramme de la figure i, nous désignons par 3 l'angle des vecteurs e\ et e0, par
- /. — ar-./L__= Lo>, l’inductance du circuit total,
- r sa résistance nhmique, tgu =—» où [J- est le décalage entre le courant et la force électromotrice résultante 90° — l’angle entre ei et e,, et A la puissance électrique absorbée par la machine synchrone étudiée.
- On en déduit facilement la relation (*).
- communiquée à vos lecteurs. »
- * [& — (9o0— f*)l —1 —Ag 4‘-
- Combinant (1) et (4), on obtient
- (1)
- w
- (3)
- (4)
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- La représentation géométrique de celle éc tien est très simple : la seconde partie est indépendante de » et correspond au segment découpé dans un cercle de diamètre — -
- la première partie-
- s (t— ri
- V ^ -h '
- pond de même ail segment découpé dans
- cercle de diamètre -
- V# + r
- faisant un angle -o—p, avec un diamètre sorte que Ton obtient finalement A (voir le mcat renforcé sur la figure 2(1, comme segment intercepté par une droite faisant avec o.rl’angle (•f—p.) entre les deux cercles suivants : i° un ecrcle K de centre o, passant par le point d'intersection de la droite OB telle que l’angle ,-roB soit égal à ©, et du cercle de diamètre —,
- \'V + /
- 2° le cercle de diamètre -
- f/*2 + r
- et tenant compte ée (a), et groupant les termes de cos
- Inversement un peut déduire du diagramme les valeurs de s correspondant à diverses valeurs de A. Il existe une valeur minimum de © pour laquelle À = o; la puissance maximum, au contraire correspond à :p = u.
- Pour montrer maintenant lu variation de la puissance absorbée, lorsqu’on a fait varier la résistance ohmique, sans changer l’impédance, nous avons consLniît (fig. 3', les valeurs de À
- correspondant aux trois valeurs r}, /• On
- constate sur cette ligne que : i" le a min. ainsi que le ® nécessaire pour Tobtenlion d’une puissance absorbée A donnée, sont d’autant plus grands que r est plus grand; que pour À négligeable devant/’, le segment représentatif de A se réduit a un point, et par suite Araax =
- Si maintenant laissant constante la résistance ohmique, on fait varier Tinduclance a, on a la figure 4* Alors les diamètres des deux couples de cercles correspondant à deux valeurs X et Xa de l’inductance se modifient dans le même rapport que les impédances Rd = y X,i-|-ra et Ra ~ et on construit immédiatement ces cercles d’après cette remarque; sur la figure 4,
- m, _ R,
- » <?—rt +
- On constate sur cette figure que l’augmentation de l’inductance amène une réduction de la
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- puissance maximum absorbée, mais que cette réduction est insignifiante.
- On peut encore déduire de ce diagramme le
- travail primaire fourni et le rendement de la Le travail primaire fourni est en effet égal
- ?=«0/CüS (<? + *-
- ’ v^ + r
- La construction géométrique de cette expression se fait par un procédé analogue à celui que nous avons employé précédemment (fig. 5), avec
- les deux mêmes cercles de diamètre
- forme xo& = ^jl; B oc =s; le tra-
- vail primaire P est alors donné par le segment A0 = GII, compris entre le cercle K„ de rayon
- —;1=== et le cercle de diamètre, sur
- V>‘ + _ V A‘ + r‘ ’
- une droite faisant un angle es -f- [/. avec ox.
- Le rendement de la ligne est—p--Tous ces résultats sont établis pour le cas d'un champ résultant constant, ou, ce qui revient au même constante : dans la pratique il n’en est jamais ainsi, cl nous allons étudier oc qui se passe dans le cas général, en tenapt
- fl) Après élimination de i et ^ au moyen des équations {*), (3) et (4) de la note a.
- compte de l'influence de la ligne sur la valeur du champ résultant.
- On décompose ordinairement la chute de tension dans la ligne en deux composantes rectangulaires RJ et ou LtoJ ; l’une chute ohmique,
- l’autre chute inductive : décomposons maintenant chacun de ces vecteurs en deux autres rectangulaires, suivant les directions des courants wallés i et déwattés i0 : on aura ainsi quatre composantes :
- iR. t0R, iLio, i0Lw.
- Sur la figure 6, oe1 représente la tension h l’origine de la ligne, RJ la chute ohmique, oe2la tension à l’arrivée.
- Pour une valeur constante du courant watté, le point ô se déplace sur la droite xx (fig. y), distante de l'origine de i H, et faisant
- avec la direction du courant watté l'angle 90° — [J., où tga=^-.
- Pour une direction donnée du courant watté, e’csl-à-dire de la force éleclromotrice de la machine synchrone, cL une valeur variable du courant déwallé, l’extrémité du vecteur de ht chute de tension se déplace sur la droite xx ; d'autre part le triangle des tensions est complètement défini par cette direction de la force
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- éleetromotrice, lu chute de tension et la grandeur de la force électromotrice de la génératrice, et pour chaque valeur du courant dewatté, on peut déterminer la valeur de la force clectromo-
- tricc delà machine synchrone, et par suite son champ résultant, qui se trouvent ainsi tous les deux fonctions de la composante déwattée du courant d'alimentation, et de la chute de ten-
- Kig."7.
- sion provoquée par cette composante dans la ligne. La loi qui régit cette action est la sui-
- Pour un courant watté donné, l’appel de courant dewatté sera tel, que la tension aux bornes de la réceptrice synchrone corresponde au champ résultant de la composition des ampère-tours d’excitation «à courant continu et des ampère-tours magnétisants ou démagnétisants, suivant le sens, dus a ce courant déwatté.
- I Or on sait que dans une commutatrîce, à q I phases, en supposant une répartition sinusoïdale I des flux, un courant continu J,, correspond à un I courant alternatif eflicacc 4tr par fil de la ligne, suivant la loi
- sV^T’
- et si X désigne le nombre total de fils périphériques, le nombre des ampère-tours actifs de l’armature est
- 2 N ~ -
- Nous sommes donc en mesure, par cette formule, de calculer, en négligeant la dispersion, les ampère-tours continus correspondant au courant déwatté, et par suite le champ résultant.
- Ceci posé, traçons le diagramme de la machine (fig. 8).
- Soit oe, la force clcctromotrice ; c’est la direction constante du courant watté; portons à la suite de oe, R/; puis perpendiculairement LW, nous obtenons le point o , eo' correspondant à la chute de tension pour le cas d'un courant déwatté 4 nul; les chutes de tension ei, en, e3, et ci', en1, e3', correspondent respectivement a diiFérenls courants déwattés, en avance-
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- et en retard ; les triangles des tensions sont oeo' : Ici etc. ; les valeurs de la force éleetromotrice sont données par eo, cl, eV, etc., suivant les cas, et on peut déduire les champs résultants, si on connaît le nombre de spires de l’induit et de l'inducteur, les constantes magnétiques de la machine et en particulier sa courbe du magnétisme ou sa caractéristique à vide : cette dernière courbe tracée en AA, indique le nombre d’ampère-tours nécessaires pour l'obtention d’une force clectromotricc donnée : ainsi à une force éleetromotrice cIIL, correspond à un nombre d'ampère-tours IIL
- Dans la figure 8, l’excitation est en dérivation ; le courant inducteur, et par suite les ampère-tours d'excitation dépendent de la résistance de l’enroulement et du nombre de spires, et sont proportionnels à la tension aux bornes; l'auteur les représente par les segments compris entre les différents points o, I. etc., et la droite cNN, perpendiculairement à eo (1).
- La courbe ww représente de la môme façon, les ampère-tours correspondant aux composantes déwattccs du courant; la somme de ces deux courbes doiiue lu courbe cc qui coupe la courbe AA en un certain point; ce point est celui pour lequel la somme des ampère-tours de l’iiidueteur et de l'induit donne bien naissance au champ résultant convenable pour produire la force éleetromotrice ; c'est le point de fonctionnement P ; on voit que dans le cas de la figure ce point correspond à un courant dévvatté
- Une diminution de la résistance de l'inducteur, amènerait une inclinaison de la droite NN vers la gauche, une augmentation des ampère-tours inducteurs, et par suite une augmenta lion
- Les résistances et inductances non seule ment de la ligne, tenaient pas les constantes de la réceptrice, les el, etc.,
- électromotrices, et le raisonnement tait sur les champs ne serait plus exact.
- 11 y a là une erreur, ou tout au moins une approximatif réceptrice sont négligeables devant celles de la ligne, ou que la chute de tension [dans la réceptrice donne lieu à une variation négligeable de l’excitation. X. d. T.
- du nombre des ampère-tours démagnétisants, c’est-à-dire du courant déwatté en avance, et de plus un relèvement de la tension aux bornes : un enroulement compound opère le môme résultat dans les comnnilalriees et relève aussi de la même façon la tension aux bornes (fig. 9). On
- peut renforcer l'effet en ajoutant à la ligne des bobines de self-induction, ce qui ne présentera pas d'inconvénient, car 011 a vu qu’une augmentation de l’inductance du circuit total n’occasionnait qu'une très légère diminution de la puissance maximum : pour une inductance donnée du circuit, ou pourra déterminer un compoundage tel que cos a soit, égal a i. pour telle valeur de la charge que l’on voudra.
- Si on vient à modifier le courant wallé, la ligne xx se déplace parallèlement à elle-même.
- Dans certains cas, lorsqu’il s'agit d’une eom-mutatrice devant travailler eu parallèle avec une batterie d'accumulateurs, il faut que la tension s’abaisse suffisamment rapidement en meme temps que la charge augmente, pour permettre à la batterie de fournir son appoint : on obtient le résultat voulu par un compoundage en sens inverse, avec bobine de self, s'il y a lieu suivant l’inductance du circuit.
- En terminant l’auteur dit quelques mots des
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- 3 a
- oscillations pendulaires dans les machines synchrones : lorsque le rapport diminue, l’angle qui existe entre la force électromotrice primaire et la force électromotrice du moteur, augmente, par suite, le retard qui se produit lors d’une surcharge est d’autant plus grand que ce rapport est plus petit, et il en est de même de l’oscillation qui tend à naître, et qui, à égale surcharge, sera d’autant plus énergique que — sera plus petit. A. M.
- Emploi du moteur asynchrone comme moteur synchrone, par Ernest Danielson, JClekiro-technische Zeitschrift, t, XXII,p. to65, a6 décembre 1901.
- Une des grosses difficultés qui se. présentent dans les réseaux à courants polyphasés, est le décalage introduit par la présence de moteurs asynchrones fonctionnant à faible charge. Le remède bien connu à cet état de choses est l’emploi de moteurs synchrones surexcités, mais les moteurs synchrones ne peuvent être employés dans tous les cas, à cause de la nécessité de les faire démarrer à vide, sur poulie folle.
- Pour vaincre cette difficulté du démarrage, l’auteur prend un moteur asynchrone, à secondaire triphasé bobiné en étoile, et le fait démarrer comme d’ordinaire. Puis quand le moteur a atteint sa vitesse normale, il le transforme en moteur synchrone,en envoyant un courant continu dans le rotor : le courant continu arrive par une des bagues, et sort par les deux autres bagues, réunies en parallèle.
- De cette façon le courant dans une des branches est double de celui qui circule dans chacune des deux autres, et présente la même répartition que les courants triphasés au moment où l’un d’entre eux atteint sa valeur maximum. Si le courant d'excitation est suffisant, le moteur se met au synchronisme.
- Cette méthode a été expérimentée sur un moteur asynchrone de 20 chevaux, de l’Allmanna Svenska Iîlektriska Aktiebolaget a Westeras (Suède), dont les constantes étaient les suivantes :
- If auteur estime que pour annuler le décalage dans le primaire, il laut fournir au secondaire autant d’ampères-tours qu’il y en a dans le primaire, soit un courant de
- 29,5 X 2,86 x/2 = 120 ampères,
- en employant le dispositif précédent. Mais ou n aurait ainsi qu’une marche insuffisamment stable et les essais ont. été faits avec un courant continu d’excitation de iaoaifio ampères Dans ces conditions, le moteur ne se désynchronisait qu’au delà d’une surcharge de 5o p. 100. Tl fonctionnait alors comme moteur asynchrone, avec d importantes fluctuations dans la vitesse et dansle courant secondaire : il fallait alors ramener la charge à la moitié de la valeur normale pour que le moteur revînt au synchronisme : (il commandait par courroie une génératrice à courant continu). En pleine charge, il présentait un décalage en avant, correspondant à un cos a compris entre 0,86 cl o,cj.
- Dans un pareil moteur, on calcule facilement au moyen des diagrammes ordinaires des moteurs asynehroues, le décalage, la puissance maximum etc., mais on n’arrive pas à déterminer quelle est la charge maximum pour laquelle une excitation donnée amènera le moteur au synchronisme ; le moment d’inertie du moteur et des machines qu’il commande intervient et complique l’étude de la question.
- L’auteur estime que cette transformation des moteurs asynchrones est possible dans beaucoup de cas et serait susceptible de rendre de nombreux services, étant donnée la facilité de démarrage en pleine charge, jointe à une grande sécurité de fonctionnement, puisque si le moteur se désynchronise, il ne s’arrête pas, mais continue à travailler comme moteur asynchrone (').
- A. M. (*)
- (*) L’énorme valeur du courant d'excitation nécessaire
- Tension normale = 3qo volts ; ipport ‘de^pires'secondâmes' ~ a’’
- 2.9,5 X 0,9 X 2,86 = ?5 ampères environ.
- cyu'il puisse dans la marche en moteur synchrone' supporter le double de courant sans chauffer outre mesure. - (X. d. T.)
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- -gai au nombre des on arrive à obteuir un couple irone égal au couple normal asynchrone, terminant, l’auteur indique 'pour l’utilisation du circuit triphasé du rotor, deux montages qu'il préfère à celui de M. Danielson.
- A. M.
- Application du calcul au diagramme des moteurs triphasés, par Oskar Weisshaar. Eiek-trote.chniscke Zeitschrift, p. 94h i4 novembre 1901.
- L’auteur parle du diagramme bien connu des
- (*) Si 011 S,J rcporle à la e dans le Zeitschrift fur Elri
- laiLs laquelle tp est le décalage entre et e0, y'r2 + XW
- iamp tournant, établi par M. Blondel ('), et en déduit par le calcul des formules
- blies M. Blondel, et non diffèrent guère que par les notations et par la suppression des facteurs Kt et 1C3 qui dans les travaux de ce dernier tenaient compte de ht forme et de la nature des bobines au point de vue de la production du flux.
- Il nous paraît donc inutile de reproduire ici
- qui, d’après l’i satisfaisants dans
- Si on désigne par <q, le sion du primaire (connu st oient dTIopkinson), e'est-à-le flux total engendré dans le primaire et la partie de ce flux qui traverse le secondaire, on a, en se rapportant aux données de la figure 1,
- + ^+4^+-J’
- 7. et 7. :
- pôle et p le facteur
- centre de gravité de la surface du parallèlement à U On obtient es, secondaire, en pej
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- T. XXXI.- N" U,
- Ces expressions sc rapportent à îles enroulements en barres, dans lesquels mi peut négliger
- Fig. j.
- la dispersion latérale; si le rotor seul est enroulé en barres, et que le stator comporte un
- enroulement en bobines, on ajoutera à e, un terme complémentaire t', donné par la formule
- ~ (?l*i + ?2^î) 1 3'
- où [3 est l’arc polaire I la longueur du
- fer du rotor, abstraction laite des canaux de ventilation, et les autres grandeurs sont définies par la ligure 2. A. M.
- Premiers résultats d’essais du moteur Asynchrone compensé, par A. Heyland, L'iektrotecknis-che Zeitschrift, t. XXIII, p. a8, 9 janvier 1905.
- L’auteur rapporte les premiers résultats d’essais effectués par la Yereinigte Electricitats Aktien Gesellschaft sur un moteur construit par cette maison, d’après les principes indiqués par l’auteur (’). C’est un moteur triphasé normal de 12 chevaux, 6 pôles, rooo t: m, à la fréquence 5o, et bobiné pour 33o volts; il est représenté dans les figures 1, 2 et 3.
- (') Cf. ETZ, S août 1901, p. 633; L’Industrie Électrique, 10 septembre 1901, p. 889 ; I.' Eclairage Électrique, 16 octobre 1901, p. ii3.
- Dans les essais, ce moteur a été utilisé comme moteur monophasé, en prenant deux branches en série; la troisième branche servait h lournir l’excitation, et était séparée du reste de Tenrou-lement, suivant le schéma de la figure 4- Un pouvait ainsi, en montant en série ou en parallèle les differentes spires de cette branche, obtenir les tensions et les courants les plus divers, et. arriver à un réglage parfait de la compensation .
- L’armature (fig. 3) est formée par un enroulement série à courant conlinu, à ri encoches et 2 barres par encoche : elle est reliée à un petit collecteur', dont les lamelles sont réunies entre elles par des lames disposées radiulement autour du collecteur, et formant des résistances électriques faibles et non inductives : cotte disposition permet l’emploi des enroulements modernes fermés à barres. L’armature a tous les caractères de la cage d'écureuil, et.se prête a l'étouffement pariait des pulsations du champ inducteur et à la suppression complète des étincelles aux balais : dans le moteur en essai, le courant a été poussé très loin, et il a été impossible de faire apparaître la moindre étincelle sous les balais, si bien qu’il parait certain qu’on pourra réduire notablement le nombre de lames du collecteur.
- Le courant d’excitation, pris sur la troisième branche, était amené au collecteur par des balais calés suivant un diamètre : le champ inducteur était ainsi pulsatoire, mais les pulsations étaient étouffées complètement par l’enroulement, fermé sur lui-môme, du collecteur. Il n’en résultait comme inconvénient qu’un décalage (11011 mesuré; entre le courant d’excitalion et la tension aux balais, cl une augmentation de la tension et du courant, qui étaient respectivement 2 volts et 200 ampères : mais, d'autre pari, on avait ainsi toute facilité pour régler le courant d’excitation.
- L’excitation par courants triphasés ou polyphasés demanderait environ la moitié seulement : elle est d’ailleurs applicable aussi bien aux moteurs monophasés qu’aux moteurs polvpba-scs : pour les petits moteurs, l’enrouleraenl excitateur peut, être placé dans les mêmes encoches que l'enroulement principal, pour les grosses machines, il y a interet à employer un petit transformateur, d’une puissance do 1 à 2 p. 100 de la machine, branché aux bornes principales.
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- Dans les essais, on a commencé par fixer la position des balais correspondant h une différence de phase minimum, puis le nombre des spires à employer pour l’annuler complètement : on n'a pas eu besoin de résistances, mais on parachevait le réglage par un petit déplacement des balais.
- T.es courbes I, II et III donnent respective-
- ment (fig. 5) le rendement, le cos 3 et le courant primaire dans le moteur fonctionnant sans compensation; courant à vide = i5 ampères; cos 3 maximum : - o,”5 ; la courbe I\ donne le courant dans le moteur compense ; alors cos s = i, et le courant a vide est seulement 3 amp.
- Essai comme générateur. — Employée comme génératrice, cette machine présente toutes les
- propriétés caractéristiques de la dynamo shunt à courant continu.
- Dans les premiers essais, lorsqu'on l’abandonnait à elle-même, après l'avoir séparée du réseau, elle perdait aussitôt sa tension. Or, c’est un fait connu que, dans les dynamos shunt, il y a une vitesse critique, au-dessous de laquelle l’amorçage ne se produit pas ; cette vitesse critique est d'ailleurs d’autant plus faible que la machine est plus saturée.
- La courbe représentative de la tension en fonction de la vitesse est une droite, dont le prolongement coupe l’axe des vitesses eu un point qui est la vitesse critique (fig. 6) : l’action «lu magnétisme rémanent est représentée par la courbe en pointillé.
- Dans le générateur en question, il n’y a pas de pôle fixe, et, par suite, pas de magnétisme rémanent : la droite coupe alors réellement l’axe des abscisses. De plus, la saturation étant très faible, la vitesse critique est grande et se trouve supérieure à iikiii l: m, vitesse de fonctionnement du moteur asvnohrone. En élevant la vitesse à i3oo t: m, on a constaté que les générateur restait amorcé, et que même sa tension s'élevait après la séparation du réseau. II en résulte que, pour fonctionner comme générateur à la môme vitesse, le moteur doit être surcompensé; et, autant que possible, être plus saturé que d’ordinaire ; il faut d’ailleurs, puisqu’il n’v a pas de magnétisme rémanent, l’amorcer extérieurement soit en le mettant en comuiu-
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- nication avec le réseau, soit, en y envoyant un courant alternatif produit pur une source quel-
- conque, môme très faible, telle qu’un appareil à main (inducteur Siemens, etc.).
- Finalement, un a fait débiter le moteur sur un rhéostat formé de lampes à incandescence, groupées par 3 en série (33o volts), à peu près a i/4 de charge ; dans cos conditions, la chute
- de tension était de 2 p. ioo, malgré un entrefer de o,5 nnn sur le rayon et un rapport des ampère-tours de l'induit aux ampère-tours du champ égal à o,6, ce qui montre bien l’absence de réaction transversale pour les charges non
- inductives (2) ; la chute de tension n’est due qu’à la dispersion.
- On peut compter sur une chute de tension de 8 p. ioo en pleine charge, et point n’est besoin de rhéostat d'excitation : il suffit d'agir sur le calage des balais pour compenser ccttc faible chute.
- L’auteur indique en terminant que ce générateur asynchrone pourra rendre de grands services au point de vue économique, en permettant de remplacer un alternateur et son excitatrice (cette dernière représentant une partie sensible de la dépense), par une seule machine, à peine plus compliquée qu'un moteur asynchrone ordinaire. A. M.
- Mesure et calcul des pertes à vide dans les moteurs asynchrones, par le Dr Benischke.
- I Eleklrolechnisehe Zeitschrift, t. XXT.T, p. 698,29 août 1901.
- I La méthode indiquée par le Ur Benischke,
- | pour la séparation des pertes à vide dans les ’ moteurs asynchrones est basée sur le procédé . strobosoopique qu’il a déjà indiqué pour la mesure du glissement (a). Comme celui-ci est proportionnel à la charge pour les puissances voisines de la marche à vide, la courbe des glissements depuis la marche à vide jusqu’à
- P) Voir ElektrotechnischeZeitschrift, t. XXTT, p. 1022, 12 décembre 1901 el T/Éclairage Electrique. t.XXX,p.3i3.
- (2) Elektrotechnische Zeitschrift, 1899, p. 162. Voir aussi. Ecl. Elect., t. XXIX, p. 27, 5 octobre igoi, une
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- une petite charge est une droite. Si on prolonge cette droite jusqu’à son point de rencontre avec l’axe des abscisses, le segment de cet axe, compris entre l’origine et l’intersection, est égal à la puissance à vide, e’esl-à-dire aux pertes par frottement el par ventilation. La figure 1 représente ce diagramme pour un moteur de 2 chevaux et pour les fréquences 4o, 5o, 60, avec-même iuduction, c’est-à-dire le voltage aux bornes étant proportionnel à la puissance. O11 voit que les pertes par ventilation et par frotte-
- Fig. 1.
- ment sont respectivement égales à 0,084, 0,121 et 0,160 chevaux. Le frottement, augmente avec la Iréqueiiee, mais non le. glissement à vide. Ce dernier est à peu près inversement proportionnel au frottement et à la fréquence. Cela tient à ce que le couple varie avec la fréquence, malgré la constance de l’induction. La relation entre le glissement, le couple et la fréquence dépend beaucoup de la nature du moteur. Ainsi, dans un second moteur de chevaux, représenté par la figure 2, le glissement à vide pour les diverses fréquences est à peu près le même.
- Pour arriver à un résultat satisfaisant dans ces essais, il faut prendre certaines précautions. D’abord, les paliers du moteur doivent être arrivés a un régime stable, c’est-à-dire une température constante et un graissage régulier. Dans ce but, on laissera tourner le moteur de 1 à 5 heures, suivant la grandeur. En outre, il laut remarquer qu’un frein ordinaire est trop peu précis pour ces faibles charges. Le meilleur trein est constitué par un morceau de courroie frottant par sa partie lisse. Pour éviter la chute de la courroie, on coud transversalement sur la surface extérieure, des bandes minces de tôle. En réglant convenablement les poids aux extrémités de la courroie, on peut immobiliser celle-ci pendant quelques minutes. Sinon on
- choisira une autre courroie plus dure ou plus
- Le disque stroboseopique est facile à coller sur la poulie. Pour l’éclairer, on emploiera, de préférence, une lampe à arc qui permet d’opérer en plein jour. Si l’on emploie une lampe à
- incandescence de 20 ou 3u bougies, il faut opérer dans l'obscurité et encore l’apparition stro-boscopique est assez faible.
- Le tableau suivant, qui se rapporte à la droite médiane de la ligure 1, montre la grande précision cle cette méthode.
- Ayant déterminé, de cette manière, le frotte-
- ment d'un moteur et mesuré la consommation en watts à vide, la différence de ces valeurs donne la perte dans le fer. La séparation dos pertes à vide peut être ainsi faite sans difficulté. Le tableau suivant et les figures 3 et 4 donnent les pertes à vide des deux moteurs préeé-
- Dans chaque figure, a représente la partie en watts à vide, b les frottements en watts. La différence c représente les pertes dans le fer, d représente la perte en watts, le moteur étant arrêté et le circuit du rotor ouvert. Les mesures ont été faites avec les instruments de précision à courant alternatif de l’Allgemeine Elektrici-tàts Cesellschaft. La ligne e représente la consommation en watts lorsque le moteur, étant en
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- marche, on rompt brusquement le court-circuit de l’induit. Enfin, sur la dernière ligne du tableau, figurent les valeurs, que l'on considérait jusqu’ici comme les pertes par frottement d’un moteur et que l’on obtenait en prenant la perte à vide pour diverses tensions allant en
- Fig. 3 c-l 4.
- décroissant, jusqu’à ce que le moteur s'arrête : la courbe des watts ainsi trouvée était prolongée jusqu'à l’axe des abscisses, ce qui donnait la perte en watts par frottements. Dans toutes ces mesures, les pertes dans le cuivre sout retran-
- On voit ainsi que la perte réelle par frottement est plus grande que la perte trouvée par ce dernier procédé, ce qu’il faut probablement attribuer à une petite excentricité de l’induit provoquant des frottements exagérés par dissy-
- métrie du champ. —On remarque, en outre, que les pertes dans le fer en marche c et à 1 arrêt d ne sont pas très différentes. On ne peut donc pas admettre, comme on le lait souvent, que, dans la marche à vide, les pertes dans le rotor sont à peu près nulles en raison de sa vitesse sensiblement synchrone. Cette hypothèse est inadmissible, car, d’une part, comme l'ont remarqué Dettmar et Gorges, il se produiL des variations magnétiques de très haute fréquence aux extrémités des dents ; d’autre part, le champ, même avec une tension sinusoïdale, n’est pas tournant, mais ptdsateur. (Pour avoir un champ rigoureusement tournant, il faudrait un nombre de dents infini). Il en résulte que, même au synchronisme, il y a dans le rotor un champ magnétique non négligeable de même fréquence que le courant.
- 11 est difficile de tenir compte de ces particularités dans le calcul, mais, même lorsqu’on les estime largement, elles ne suffisent pas à faire concorder le calcul avec l’expérience. On a expliqué cette différence par l’excentricité de l’induit. Mais il est facile de voir qu’il n’en est rien. Si en effet on mesure la perte en watts du moteur arrêté, d’une part l’induit reposant sur ses coussinets, d’autre part les paliers étant enlevés et l’induit reposant sur le stator par l’intermédiaire d’une feuille de papier, on trouve pour Je moteur de y, 5 chevaux une différence moindre que io p. ioo. Et, cependant, dans le second cas, l’excentricité était telle que l’entrefer supérieur était huit lois plus grand que l’entrefer inférieur. Donc, l’excentricité admissible d’un moteur n’influe pas sur les pertes dans le fer.
- On explique beaucoup mieux la non-concordance entre le calcul et l’expérience, en considérant les pertes dans le fer à l’arrêt. La discordance se reproduit encore là, quoique les causes précédentes ne puissent plus se produire. Mais, dans ce cas, le calcul ne présente plus de difficulté, car le rotor est traversé par un flux' sensiblement égal à celui du stator. Mais il faut se garder de considérer l’induction comme uniforme dans la culasse du rotor et du stator. A la sortie dos dents, l’induction est au moins égale et même supérieure à la valeur qu’elle a dans les dents (par suite de la courbure des lignes de force). Par contre, dans la partie extérieure de la culasse, l’induction est très faible.
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- La perle dans le fer est donc bien plus élevée que si. l'induction était uniforme.
- A cela vient s’ajouter une particularité dont on n'a jamais tenu compte jusqu'à présent. Les pertes dans le fer sont calculées d’après des constantes déduites des essais de fer et applicables aux transformateurs. Or les tôles des moteurs sont profondément poinçonnées, ce qui les rend plus mauvaises au point de vue de rbvstérésis. En outre, afin de supprimer les bavures qui se produisent lors du poinçonnage, on comprime souvent les tôles sous une presse où elles reçoivent un coup sec qui augmente aussi le coefficient d'hystérésis. En dernier lieu, les armatures desjencoeh.es sont pratiquées, non pas par la poiuçonneuse, mais à la fraise, après assemblage des tôles. Toutes ces circonstances contribuent à augmenter sensiblement le coefficient d'hystérésis.
- Pour mettre ce fait en évidence, l’auteur a réalisé l'essai suivant : on a commencé par mesurer l’hystévésis d’un paquet de tôles; puis chaque tôle a été découpée en 5 bandes, et l’on a remis le paquet dans l’hystérésimètre. On a trouvé une augmentation de 6,3 p. ioo pour la constante de Steinmetz. Comme les tôles des moteurs sont encore bien plus sectionnées, on peut admettre une augmentation de l’hystérésis dans les dents au moins trois fois plus grande.
- Si l’on admet alors que le poinçonnage altère les tôles sur une profondeur de o,5 mm à partir du bord, on trouve que, dans un moteur de a chevaux, les pertes dans les dents sont accrues de'29 p. 100. Tenant compte des deux circonstances précédentes, savoir l’induction irrégulière et l’augmentation de pertes dans le fer, on trouve que les pertes dans le fer du moteur de 2 chevaux atteignent 68 watts pour no périodes, tandis que la mesure indique 76,8 watts. Pour le moteur de 7 chevaux, le calcul donne r»35 watts et la mesure 272 watts. Les dillérences qui subsistent pourront s'expliquer par ce fait qu’un certain nombre de lignes de force pénètrent dans le bâti en fonte et non
- lainellé.
- Comment les phénomènes précédents sont-ils modifiés lorsque le moteur marche à vide? La répartition irrégulière des lignes de force ainsi que l'augmentation de pertes dans les dents subsistent. Par contre, la fréquence du champ dans le rotor est devenue beaucoup plus faible.
- cependant, les pertes 11e sont pas nulles à cause des pulsations du champ. A ces pertes viennent s’ajouter les variations du champ de très grande fréquence aux extrémités des dents du stator et ilu rotor et la mesure a montré que les pertes dans le fer à l’arrêt et en marche ne sont pas très différentes, il en résulte que l’augmentation de pertes due aux variations dans les dents, compense à peu près la diminution des pertes dans le rotor. Donc, les pertes dans le 1er à l'arrêt représentent à peu près les pertes daus le fer à vide.
- La consommation en watts d’un moteur mesurée immédiatement après rupture du court-circuit (le moteur tournant alors à une vitesse sensiblement égale à celle de la marche à vide) est beaucoup plus petite que la perte en watts à vide (fig. 3 et 4)- Ce résultat semble surprenant, car on s’attendrait à trouver que les deux chiffres sont presque égaux. On a quelquefois proposé de prendre cette valeur comme la vraie perte dans le fer à vide : IS'issink fait la même mesure en actionnant le moteur asynchrone au moyen d’un moteur synchrone et en mesurant au wattmètre les pertes dans le stator du moteur asynchrone. Cette méthode n’est, pas irréprochable, car on ne sait pas si la commande synchrone ne fournit pas au moteur asynchrone une certaine quantité d’énergie, que le watt-mètre ne mesurerait pas. Cela est parfaitement possible, môme à rotor ouvert, par suite de l’hystérésis du fer. D'une façon analogue, lorsqu’on ouvre le court-circuit d’un moteur tournant à vide, une certaine quantité d’énergie peut être renvoyée au réseau par la force vive du rotor. Celte énergie vient en défalcation de celle que le stator consomme. On ne peut pas donner d’autre explication rationnelle de la diminution des watts lorsqu’on ouvre le circuit du rotor.
- Pour la même raison, on ne peut pas considérer comme parfaite la méthode qui consiste à mesurer le frottement en laissant le moteur courir sur son erre. La iorce vive est absorbée non seulement par le frottement mais encore par un freinage magnétique. D’autre part, si on répète la même mesure en interrompant le courant dans le stator, on supprime les attractions magnétiques qui tendent à arigmenter les pertes par frottement. En pratique, on peut cependant employer cette méthode, car le frottement
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- 4°
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- dépend teilemenl de la température et du graissage qu'une détermination précise est îe plus souvent sans objet,
- E. Beïtom.
- (MAGNETISME
- Aimantation permanente de quelques sortes d’aciers spéciaux, par A. Abt. Or. Ann., t. VI., p. ;74-;93, déc. 1901.
- L’ensemble des échantillons étudiés comprend 44 barreaux, en sept qualités d’acier provenant d’une forge hongroise. Ces barreaux, sont à section carrée, de 1,4 cm de côté, de in ou de 14,6 cm de longueur. Ils se groupent comme il
- 20 barreaux d’acier au carbone ; un court et un long de chacune des 10 sortes :
- 2 barreaux d'acier au manganèse ;
- C — d’acier au manganèse à teneur
- 6 — d’acier au chrome ;
- 6 — d’acier au tungstène ;
- 2 — d’acier au chrome et au nickel ;
- 2 _ d’acier au nickel.
- Ces barreaux sont placés dans une bobine magnétisante portant 671 spires sur 27,23 cm et leur moment est mesuré par la méthode magnétométrique, l'intensité du courant magnétisant varie entre i,3 et 24,0 ampères.
- En désignant par M le moment magnétique et par 1 l’intensité du courant magnétisant, on trouve que :
- . , M x -
- i° Le rapport —p augmente jusqu a une certaine valeur de 1, puis décroît ensuite indéiini-ment ; le moment magnétique tend donc vers une valeur limite quand on augmente le courant magnétisant ; pour la plupart des barreaux cette limite est atteinte ou bien près de l’être quand l’intensité du courant est de 20 ampères. Les aciers fortement manganiféres atteignent déjà à 10 ampères leur moment magnétique maximum.
- 20 C'est l’acier au chrome et nickel qui a
- acquis le moment permanent le plus grand, l’acier lortemenl manganifère qui a acquis le plus petit.
- En les rangeant dans l’ordre des moments décroissants on trouve : l’acier au chrome et nickel, l’acier au chrome, l’acier au nickel, le deuxième échantillon d’acier chromé, l’un des aciers au carbone, l’acier au tungstène, etc.
- Un acier à faible teneur de manganèse a atteint presque le même moment qu’un acier chromé (73), tandis que l’acier à teneur élevée atteint seulement. 6 ; l’uu de ces derniers ne garde même pas trace d’aimantation perma-
- 3° L’intensité d’aimantation .est plus grande dans les barreaux longs que dans les barreaux courts.
- La désaimantation dans un champ de sens opposé se poursuit régulièrement et les courbes d’aimantation et de désaimantation n’ont qu’un seul point d’inflexion. Jusqu’à ce point la variation du moment est plus rapide que celle du champ' magnétisant et au delà c’est l’inverse. L’intensité du champ à laquelle correspond ce point varie d’un échantillon à l’autre.
- Le champ de sens contraire nécessaire pour faire disparaître la polarité magnétique est Si 011 plus faible que le champ magnétisant primitif, le fait croître au delà de cette valeur, l’aimantation de sens contraire tend à peu près vers la même limite que la première.
- L’acier Remy au tungstène acquiert une intensité d'aimantation permanente environ quatre fois plus grande que celle d‘e l’acier au tungstène hongrois.
- Lu limonite (FeR)®)*, 31PO est suffisamment magnétique pour s'orienter dans le champ d’un électro-aimant même assez faible ; mais ne prend pas d’aimantation permanente appréciable.
- M. L.
- rant . C. NAÜti.
- Le Gér
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- Tome XXXI.
- Samedi 12 Avril 1902.
- ê^0THiQVt
- Électriques — Mécaniques — Thermiqu^1^
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’înstitut. — D. MONNIER, Professeur è l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’UnWersité, Professeur au Collège Rollin.
- NOUVEAUX OSCILLOGRAPHES
- POUR L’INSCRIPTION DES COURBES PÉRIODIQUES DES COURANTS ALTERNATIFS
- Depuis longtemps, on s’est préoccupé de trouver des méthodes pour inscrire et analyser les variations très rapides des courants électriques. L’étude de ces variations présente en effet aujourd’hui une importance de premier ordre, surtout pour l’étude des courants alternatifs, dans les laboratoires aussi Lien que dans l’industrie.
- Les méthodes employées pour ces recherches sont de deux espèces : les méthodes indirectes ou méthodes par points et les méthodes directes.
- Les méthodes indirectes, dont l’idée et la première application (1881) remontent à M. Joubevt, ont été l’objet de nombreuses applications sous des formes variées, qu’il serait trop long de passer ici en revue. On me permettra seulement, aujourd’hui qu’un regain d’intérêt s’attache à ces méthodes, de rappeler en passant, avec un excusable amour-propre d'auteur, que j’ai été le premier à employer l'enregistrement stroboscopiquc automatique des courbes, il y a dix ans, et à en analyser les conditions d’exactitude théorique f1).
- Comme, à cette époque, il n’existait pas de galvanomètres enregistreurs du type d’Àrsonval, J avais recours à la photographie, qui permettait d’ailleurs avantageusement l’obtention de courbes à grande échelle, et l’inscription simultanée de plusieurs courbes sur les mêmes ordonnées. La figure i reproduit à une échelle réduite au tiers un exemplaire de ces courbes.
- Quand MM. Chauvin et Arnoux construisirent leurs voltmètres et ampèremètres enregistreurs, la pensée me vint aussitôt, comme il est facile de le comprendre, de les utiliser au lieu de la photographie, et je préparai les dessins d’un enregistreur de ce genre mû par moteur synchrone ;
- 0) La Lumière Électrique, août 1891 et septembre i8g3.
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- 4a
- L’ÉCLAIRaGË électrique
- T. XXXI. — N" 15.
- Inuit, parcouru
- ccs appareils sans ï’orce directrice qu’à cette Cependant, Frolich et E
- le plus élégant et le plus permettant d’inscrire des la méthode stroboscopique. Cet instrument(2) développera, je pense, de la manière la plus utile le goût de l’ctude des euuranls alternatifs dans les milieux industriels, et si les idées de ceux qui l’emploieront suivent la même évolution qu’ont subie les miennes lorsque j’employais l’enregistreur
- quelque temps ils éprouvent à leur” tour et pour les
- des galvanomètres ordinaires, val,Arnoux, Eric Gérard; mais que d’étudier des variations très ne pouvaient analyser des itre part, Colley, en 1885,'voulant < oscillantes, ne se préoccupa que amomèlre de Bellali, et ne Lois h l aide d’un filet de > magnétique. On voit par 1 les conditions à remplir.
- [u’à cette époque, on e en 1887 et 1888, s’en :
- oscillographes, voir un rapport de l’auteur mal de Physique on 1900.
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- comme instrument de mesure un téléphone muni d'un miroir collé sur la membrane. Mais le téléphone était un bien mauvais tvpe d'instrument de mesure, à cause de la complexité de la vibration de sa membrane et des effets d’hystérésis et courants de Foucault dont U est le siège.
- Ces différents essais ne furent suivis d’aucune application. Quelques années plus tard, en i8g3, j’indiquai, en partant d'une analyse de la solution théorique ('), une première solution du problème par la création des oscillographes (2) qu’on peut défiuir des galvanomètres à oscillations très rapides par rapport à celles du courant, dépassant i ooo périodes propres par seconde, et susceptibles d’être réglés à l'amortissement critique (a).
- Une seconde solution fut donnée en i897(4), Par M* Abraham sous le nom de rhéograpke. Les rhéo-graphes peuvent être définis des galvanomètres à oscillations moins rapides que celles du courant et dans lesquels l’inertie et l’amortissement sont compensés par des effets d’induction électromagnétique.
- Enfin, à la même époque, M. F. Braun, reprenant et réalisant pour la première fois une idée indiquée déjà en 1894 par M. Hess, utilisa la déviation des rayons cathodiques par un champ magnétique pour obtenir dans un tube a ravous cathodiques une image de la courbe du courant traversant un solénovde voisin du tube. C’est ce qu’on peut appeler Yoscilloradiographie.
- Chacune de ces trois méthodes peut avoir sa raison d’être dans telle ou telle application. Mais on peut reprocher aux deux dernières d'exiger des expérimentateurs habiles et un matériel assez compliqué et de manquer de sensibilité (par exemple il est difficile d’employer avec les rhéographes des courants inférieurs à 1/2 ampère, tandis que certains oscillographes bifilaires prennent seulement 10 à 00 milliampères). L’oscilloradiographie surtout manque de commodité et de précision et exige des temps de pose tout à fait excessifs qui lui cnlèveut toute raison d’être pour le moment ; les enregistreurs stroboscopiques cités plus haut donnent de meilleurs résultats.
- Au contraire, les oscillographes sont faciles à manier, très simples de construction ; les derniers types que je vais ici décrire pourront, j'espère, être bientôt d’un usage général, tous les accessoires ayant été étudiés de façon à en rendre l’emploi facile et rapide.
- Principes. — Pour obtenir le résultat désiré, il faut que les oscillations soient, autant que possible, à chaque instant proportionnelles au courant à mesurer. Si l’on se reporte à l’équation générale des galvanomètres amortis
- où K est le moment d’inertie, A le coefficient d’amortissement, C le couple de torsion, G la constante galvanométrique, I le courant à étudier, on voit qu'il faut rendre les deux premiers termes négligeables devant le troisième. La discussion se fait aisément en développant I et 0 en séries de Fouricr (5).
- Supposons ce résultat obtenu; en étalant les déviations dans le sens perpendiculaire, à l’aide des méthodes de composition optique bien connues dont on parlera plus loin, on traduit le mouvement oscillatoire par une courbe.
- f) Conditions générales que doivent remplir les instrument indicateurs ou enregistreurs (Comptes rendus, t. CXVI, p. 7.f8 ; 1893).
- (2) Oscillographes, nouveaux appareils pour l’étude des oscillations électriques lentes (Comptes rendus, t. CXVI P- 5oa: i8«jî).
- (a) Elus récemment M. Ader et mon regretté camarade Cauro ont employé pour la télégraphie ou la téléphonie des appareils analogues à l’oscillographe bifilaire, mais ne comportant qu’un seul fil relativement long, et un miroir oscillaut dans un champ magnétique puissant. Ces appareils présentent des oscillations propres bien trop longues pour pouvoir reproduire exactement les courants dont il s’agit ; ils peuvent seulement inscrire des signaux ou mesurer des courants alternatifs sinusoïdaux. Tl en est de même de l'emploi du téléphone, indiqué en 1891 par comme instrument de mesure. Ces appareils qu'on peut appeler des oscilloscopes, ne constituent pas une
- '/) Bulletin de la Société Internationale des lilectriciens, 189".
- (“) Comptes rendus, loc. cit.
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- D’après la théorie, que l’on reproduira plus tard, les conditions à remplir sont au nombre de cinq : les deux premières, d’ordre général, applicables à toute espèce d'indicateurs, les autres spéciales aux oscillographes électriques.
- i° L’instrument doit avoir une période d'oscillation propre très courte par rapport à celle des oscillations électriques. En particulier, pour les courants alternatifs ordinaires, ayant une fréquence comprise entre 4° et 100 périodes par seconde, un bon oscillographe doit vibrer avec une fréquence au moins 5o fois plus grande, c’est-à-dire au moins 5 ooo périodes par seconde. y.° U amortissement doit être réglé à une valeur aussi voisine que possible de l’apériodicité critique toutes les fois que les oscillations électriques ne sont pas bien continues, ou que les variations brusques ne sont pas supprimées par un artifice de correction. L’auteur a montre la nécessité de réaliser cet amortissement en plongeant les équipages mobiles dans des liquides visqueux, baumes ou huiles (vaseline, ricin), choisis empiriquement et auxquels on donne la température convenable.
- Lorsque la fréquence des vibrations propres de l’appareil est très grande, la précision de l’amortissement perd de son importance, car il est possible de rétablir le tracé exact sous les dentelures, d’ailleurs toujours vite amorties.
- 3U La self-induction propre doit être assez faible pour ne pas altérer la loi de variation du
- 4° Les phénomènes d'hystérésis et les courants de Foucault dans l’appareil doivent être négli-
- 5° La sensibilité doit être suilisante, ce qui entraîne l’emploi de parties mobiles excessivement petites.
- Les conditions i°, et 5°, plus ou moins opposées entre elles, sontles plus difîiciles à concilier. J’ai étudié et indiqué dès le début (189^) trois types satisfaisant, avec des sensibilités diverses, à ces conditions : l’oscillographe bifilaire, l’oscillographe k barreau mobile et l’oscillographe à plaque vibrante. Tous ceux qui ont clé construits depuis rentrent dans ces types. Mais mon dernier type d’oscillographe à f’cr doux est une combinaison du barreau et de la plaque vibrante en un seul organe.
- Oscillographes a fer doux. — Dans l’appareil primitif, dont la figure 2 donne le schéma, un très petit barreau de fer doux portant un miroir était suspendu daus un champ magnétique très intense produit par un aimant ou mieux par un électro-aimant puissant; le courant à étudier passait dans deux bobines placées de part et d’autre des pièces polaires (très aplaties pour laisser la place nécessaire), et produisait un champ oscillatoire perpendiculaire au champ directeur. Pour réduire lo momeut d’inertie, le barreau était plus haut que large. Pour éviter les courants de Foucault, les pièces polaires étaient faites en foies assemblées feuilletées horizontalement.
- Par suite des attractions auxquelles le barreau mobile était soumis dans le champ intense, on était obligé de le maintenir mécaniquement par des pivots ou de le fixer à une petite bande métallique tendue verticalement; la fréquence était au début seulement de 1 000 à 1 5oo périodes par seconde, puis elle fut portée jusqu’à 6 000 environ (*).
- (l) C’c
- 1897,.
- x la Société de Physique un
- • déjà plus pei
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- Après de nouvelles recherches, j’ai été amené par une étude théorique a prendre comme barreau la bande elle-même, en la faisant en fer doux. La combinaison ainsi réalisée, qui m’a donné des résultats inespérés, et qui peut être appelée « l’oscillographe à bande vibrante », a etc présentée pour la première fois au Congrès des électriciens, à Paris, en 1900. C’est la seule qu’il y ait lieu, je crois, de décrire désormais pour l’emploi du fer doux.
- OsciLi.oonAPim a bande a'ibbante. — Ce nouveau dispositif consiste simplement dans l’emploi d’une bande plate très mince et très étroite {2/10 à 3/io de millimètre de largeur sur quelques centièmes d’épaisseur) tendue verticalement dans le champ magnétique de la ligure 2, entre deux chevalets distants de 20 111111 à 3o mm, portant un très petit miroir en
- son milieu et renfermée dans une boite à huile munie d’une lentille ; de cette manière le fer doux 11’a plus besoin de pivots ni de fil de suspension. Tl est soumis à l’action d’un champ transversal produit par une paire de bobines, placées en
- Fac-similé de courbes
- arrière des pièces polaires. Chaque élément horizontal de la bande se comporte nomme un petit aimant et les déviations produites par l’effet des bobines sc cumulent des extrémités au centre delà bande, ce qui augmente beaucoup la sensibilité; les déviations totales indiquées par le miroir sont proportionnelles au courant.
- Grâce aux propriétés des vibrations tournantes, beaucoup plus rapides que les vibrations transversales, cet équipage mobile tend à présenter une périodicité très élevée qu’augmentent encore les influences de la tension et du champ magnétique. On démontre, en effet,, que le nombre de vibrations propres est la racine carrée de la somme des carrés des nombres de vibrations dues respectivement à l’élasticité de torsion, à la tension (nombre des vibrations transversales) et enfin au champ magnétique.
- L’auteur a pu obtenir depuis deux ans par ce dispositif, réalisé avec l’habile et persévérant concours de M. Dobkévitch, ingénieur constructeur, des fréquences propres de
- construit avec le concours de MM. Jigouzo et Pellin, permettant la vision directe des courbes et donnant 5ooo à 6000 vibrations propres par seconde, ce qui assurait une assez grande précision pour L’étude des courants industriels.
- L’appareil était double et donnait à la fois (ce qu’on n’avait pas réalisé encore à cette époque) les courbes de l’in-
- Chacun des oscillographes était analogue à celui de la ligure a et avait son champ' produit'par un électro-aimant. Le barreau réduit à 1 mm de largeur était contenu avec scs pivots dans une petite boîte à huile fermée par une lentille.
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- 4<> à Soooo périodes par seconde (l)
- être grandement accrue
- aiment 200 mm par ampère 2
- sensibilité convenable. Celle sensibilité peut
- périodes ; elle atteint alors le fer employé est très pur et bien
- contente de 10000 et mémo davantage
- Il semble que ce procédé donne le maximum d’avantages dans l’emploi du fer doux, parce qu’il permet d’atteindre des intensités d’aimantatiou très élevées de la bande, même avec les champs relativement faibles produits par un aimant permanent. Ces champs suffisent pour donner 3oooo à 4o 000 vibrations avec un aimant un peu fort, 8000 il 12 non avec un petit aimant do quelques kilogrammes. Grâce à sa minceur extrême, la bande atteint aisément la
- L’utilité d’une aimantation saturée est très visible si l’on trace, pour un oscillographe a électro-aimant, des courbes du genre de celles de la figure 4 où Tou a porté en abscisses les ampères-tours magnétisants et en ordonnées les nombres de vibrations doubles par seconde et les sensibilités (en millimètres par ampère sur une échelle placée à 1 111 de distance). On voit que la sensibilité va d’abord eu croissant, grâce à Vaimanlalion croissante de la bande, puis qu’elle décroît, à partir du moment où cette aimantation augmente moins viLo que le champ ; au contraire le nombre de vibrations va toujours en croissant, d’abord très vite puis plus lentement par suite de la saturation de du bande et aussi de la saturation du noyau de l'électro-uimanl. Il y a une très grande différence entre les résultats suivant que — R, vis pour le ie£lei. 15, bobine. le fer employé est plus ou moins parfaitement doux, aus
- si bien pour le nombre do périodes que pour la sensibilité.
- La sensibilité se règle d’ailleurs dans de larges limites en shuntant. magnétiquement plus ou moins l’aimant par un cavalier de fer doux.
- La figure 5 montre une vue d’ensemble' d’un oscillographe double de ce svsteme construit par M, Dobkévilch et la figure fi représente avec plus de détails la pièce principale de cet instrument, telle qu’on l’adapte par quatre vis simplement dans l’entrefer de l’aimant. Elle comprend une entretoise en bronze portant trois anneaux dans lesquels peuvent tourner des paquets de tôles découpés suivant la forme indiquée figure 6, et contre lesquels s’appliquent les bobines. Les deux boîtes à huile munies de chapeaux, qu’on voit entre les pièces polaires, sont d’un type analogue à celui que montre la figure y dans laquelle les chapeaux sont enlevés. L’explication plus détaillée de ccs figures est donnée pour chacune par les légendes qui les accompagnent. Le tube à huile représenté à part est en ivoire avec pièces polaires incrustées pour les fréquences élevées. Pour les fréquences moyennes, il est plus pratique pour éviter les fuites d huile d’employer un autre modèle, également bien étudié, en verre, sans incrustation.
- iscillographe double à bandes de fer doux.
- Jjes bandes de fer doux ont été préparées par MM. GaUfc et Pellin,'constructeurs ; les miroirs et les tubes à' huile par M. W eh rtc in.
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- J
- Boite à huile de l’os-phe à bande de fer ; (1900) (chapeau cn-
- il va sans dire que la bande étant très petite, il doit en être de même des miroirs ; ceux-ci ont pu. grâce aux efïbrts de MM. Pellin, Vcrhlcin et Dobkévitch, être réduits à 2/10 de millimètre (') de largeur sur 1/20 à 1/10 d’épaisseur et 5/10 de hauteur. Ils sont en verre R I B ou en mica, argentés par le procédé Martin ou Foucault ; ils sont
- pT5 rAs collés à la gomme laque sur les bandes apres le montage de celles-ci sur le petit support qu’on introduit ensuite dans la boîte à huile.
- Grâce à ce dispositif des boîtes à huile, l'oscillographe à fer doux réalise le précieux avantage de l'interchangeabilité et d’un facile montage qui rend le changement d’un équipage très facile, et permet même d’en avoir un on réserve. Avec une série de chevalets ou de boîtes à huile on peut réaliser des fréquences et des sensibilités variées ; en employant par exemple des bandes plus larges avec de plus gros miroirs, on transforme l’appareil de laboratoire en appareil de démonstration pour projections ; cellcs-ci se font sur un écran blanc de 1 m2 environ.
- Enfin grâce h l’emplacement très restreint occupé par les boites à huile et les bobines qui ont moins de 3o mm de largeur, et aux faibles champs nécessaires, il est facile de loger côte à côte dans un même circuit magnétique deux et même trois oscillographes semblables et indépendants. Il suffit, pour éviter complètement toute influence réciproque, de les séparer par des cloisons de tôles feuilletées en donnant aux pièces polaires intermediaires la forme de H- comme le montre la figure 6. La convergence des imagos s’obtient par simple orientation des boîtes à huile.
- Oscillographe bifilaire. — C’était en 1893 une forme complètement nouvelle de galvanomètre (fig. 8} dérivant indirectement d’un galvanomètre à cadre mobile. L’inertie du cadre et la sensibilité coiistruiteni8g3 étant toutes deux proportionnelles au nombre de spires, l’auteur en a conclu que la plus simple des solutions consistait à supprimer le cadre et a le remplacer par un simple bifilaire, formé de deux fils parallèles très rapprochés traversés par le courant étudié et portant un miroir collé en leur milieu; ce bifilaire est placé entre deux pôles d’électro-aimant allongés et aussi rapprochés que possible, comme le montre la figure 8, et donnant au champ magnétique la plus grande intensité possible.
- upéficore Les grands avantages de cc dispositif sont : la simplicité de la sus-nsion, l'absence de toute vibration parasite, la très faible sell-duction, et lagran.de intensité réalisable pour le champ magnétique i donne beaucoup de sensibilité, Les inconvénients sont la nécessité de ce champ puissant, la finesse des fils nécessaires et la difficulté de les isoler et de faire tenir le miroir sur le bifilaire d’une façon durable,
- Enfin bien qu’on ait soin d’égaliser la tension des deux brins autour d'un goujon fixé au support inférieur, il est difficile qu’elle se maintienne rigoureusement.
- Aussi après avoir fait exécuter un modèle de cet appareil, que je possède encore, un peu plus
- magnétique,
- ^pho
- jvishéli-slû hotte
- spiral a
- v. tige (l’attache de ce afin t, petit cylindre
- filetée
- ce boulon on tend plus ou le ressort qui soulève la ti par suite, on tend plus ou
- préférable.
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- parlait que ne l'indique mon premier schéma, n’en ai-je pas alors tiré grand parti, avant préféré chercher à perfectionner le type à fer doux qui me paraissait plus robuste.
- La mise au point pratique de l'oscillographe bifilaire a été activement reprise en Angleterre en r 897 et 1898 par M. Duddell (*), qui en a beaucoup accru la sensibilité et la commodité de montage. Partant, comme il l'a courtoisement, reconnu, de ma brève description de 1898, cet auteur â perfectionné l'appareil bifilaire dans plusieurs détails importants ; bien qu'au point de vue théorique on puisse en discuter l’avautagc, il a surtout été heureusement, inspiré, je crois, en remplaçant mes fils de cuivre par des bandes de bronze phosphoreux (disposition imitée de la suspension des galvanomètres Ayrton et Mather) dont il a pu réduire assez la section pour obtenir rie bonnes sensibilités avec des fréquences atteignant 3 000, puis 10 000 périodes propres.
- La figure 9 montre le mode de construction de M. Duddell pour un bifilaire double (*). Les deux bifilaires sont montés dans deux entreiers voisins ménagés dans le circuit magnétique d’un gros électro-aimant en forme de tore, ils s’appuient sur deux chevalets, l’inférieur fixe, le supérieur mobile au moyen d'une vis d’orientation V-. Ces bifilaires sont passés respectivement sur deux poulies tondeuses p, tirées elles-mêmes par une poulie d’équilibrage Rattachée au crochet d'un peson réglable. Sur les pièces polaires montage, une plaque de fermeture L portant une lentille et formant avec ces la boîte à huile (le tube représenté à droite de L sert de niveau constant).
- Cet appareil étant encore loin de- lu perfection théorique et de la facilité d’emploi industriel que je jugeais possibles, j’ai repris à mon tour l’étude du bifilaire dans ces dernières années, et c’est ma nouvelle solution et sa réalisation (construction faite encore par M. Dnbkévitch) que je vais maintenant décrire, en passant successivement en revue les perfectionnements du circuit inducteur et des équipages oscillants.
- Pour obtenir avec le moindre poids d’électro-aimant (3o kg pour les petits modèles, 55 à 60 pour les plus grands) le champ le plus intense, j'ai adopté la méthode de construction de M. Weiss, a deux bobines parallèles superposées, avec saturation rationnelle du fer, surtout à la sortie des lignes de force. Pour concentrer celles-ci, j'ai réduit au minimum (4o mm pour le type triple) la largeur de l’ouverture ménagée au milieu de la bobine supérieure pour placer la boîte à huile, et j’ai cherché à réaliser pour les pièces polaires une forme voisine de celle qui résulte des travaux d’Ewing : les pôles de l’électro sont tronc coniques, et se prolongent dans les parois en bronze de la boîte à huile par des pièces de concentration comme le montre la figure 10. Dans les appareils doubles ou triples, d’autres pièces de concentration plus petites sont intercalées entre les bifilaires. Enfin ceux-ci sont encore encadrés d’autres petites pièces (remplaçant approximativement l’isthme magnétique d’Ewing), entre lesquelles est ménagé l'entrefer de 0,8 mm a 1 mm. La concentration du champ est ainsi obtenue. Les mêmes dispositifs s’appliquent aussi avec succès (tout en donnant naturellement des champs bien plus faibles) avec les aimants permanents, quand on ne désire pas une grande sensibilité.
- pièces pol;
- pièces de con-
- lograplies bifilaires 1x900).
- (*) Brilish Association, Toronto, 1897.
- (2) Duddicll et Marchand. Institution of Elcctrical Enginocrs, février 1899.
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- La pièce principale de mes instruments bifilaires est une boîte à huile amovible, représentée par la figure n et qui s’adapte indifféremment dans un électro-aimant ou dans un aimant. Lu figure i a en montre par exemple l’adaptation dans un électro-aimant pour oscillographe double, cet électro-aimant se place, comme le montre la figure, dans une caisse qu’un soufflet réunit à une chambre noire contenant les appareils optiques dont on parlera plus loin (fig. 17).
- La même boite à huile peut remplacer dans les appareils à aimant la pièce principale d’oscillographe à fer doux décrite plus haut.
- Elle présente du reste à peu près les mêmes procédés de réglage, sauf pour le réglage du plongeaient des rayons qui se fait par deux liges solidaires des tubes supports.
- Les perfectionnements des équipages mobiles dans ce dispositif sont nombreux. Tout d’abord ils sont montés, comme ceux des appareils à fer doux, sur des supports amovibles et indépendants, qu’on introduit à volonté dans la boite à huile étanche, fermée à sa partie antérieure par une lentille. Chaque support porte a sa partie inférieure uu petit tendeur, à poulie et ressort, dont on règle une fois pour toutes la tension de façon que le bifilaire soit bien plat et bien appuyé sur ses chevalets. Les prises de courant sont fixées au haut de chaque support et communiquent avec les attaches des bandes, qui baignent entièrement dans l’huile. On réalise ainsi les avantages suivants, qui existaient jusqu’ici seulement dans nos appareils afer doux :
- se plaçant cuire les pôles
- (* 9° *) •
- fer brasccs à l'intérieur; G, plateau supérieur; b, b, bifilaires; M, mi-
- l’orientaiion ; D, vis hélicoïdale pov le réglage en hauteur ; Q, lige à noi
- f’cnlrée et de sortie des courants.
- dance , interchangeabilité et facilité de visite et de réparation des bifilaires ;
- 20 Suppression des fuites d'huile des boîtes à huile, étanchéité facile ;
- 3° Suppression des causes de rupture mécanique des bandes, conservation sûre ;
- 4° Possibilité d’employer sans cchauffement des intensités de courant plus élevées, donnant plus d’amplitude aux courbes ;
- 5e Réglage de l’orientation du miroir oscillant par rotation du support, sans torsion du bifilaire, (au moyen de la vis tangente V fig. 11) ;
- 6° Possibilité de régler la hauteur du miroir et. son plongemeut dans le plan vertical (au moyen des vis D et Q) ; on a ainsi les trois réglages des rayons lumineux reconnus néees-e bifilaire double de l’auteur (1901). «aires pour luire coïncider aisément les spots des appareils doubles ou triples ;
- 8° Possibilité de réduire l’espace libre entre les bobines de l'électro-aimant (puisqu’on introduit les bifilaires tout montés préalablement' et par conséquent d’accroître le champ ;
- 90 Possibilité d'utiliser l’appareil à volonté pour des projections, comme 011 l’expliquera plus loin.
- Chaque appareil peut être muni de plusieurs supports interchangeables établis suivant des
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- données différentes, ce qui permet d’utiliser l'instrument pour des applications variées exigeant plus ou moins de sensibilité, plus ou moins de lumière, etc.
- Un autre perfectionnement a porté sur le métal des bandes.
- L’cquipagc bifilaire de ces appareils peut être considéré (et c’est là son grand avantage) comme un appareil à vibrations tournantes, étant donné que les fils ou bandes sont très rapprochés et parfaitement solidarisés en leur milieu par le miroir, de manière que toute torsion de celui-ci imprime aux deux brins, non seulement des déplacements transversaux, mais des torsions. Or, on sait, d’après les travaux de Saint-Venant, que les vibrations tournantes d’une tige prismatique peuvent avoir une fréquence beaucoup plus élevée que ses vibrations transversales ; saus qu'il soit nécessaire d’appliquer au bifilaire des tensions très grandes, on peut donc accroître la fréquence propre en augmentant le nombre des vibrations tournantes des deux brins.
- On démontre que le nombre de vibrations est la racine carrée de la somme des carrés du nombre des vibrations dues à l’élasticité de torsion et du nombre des vibrations transversales ; on peut donc le faire varier dans certaines limites en tendant plus ou moins le ressort auquel est attachée la poulie égalisatrice. Pour réduire la période de vibration propre, sans accroitre trop la tension par unité de section , il convient d’employer des bandes assez épaisses relativement à leur largeur (l’idéal serait des fils carrés ou ronds très rapprochés), et de réduire au minimum le rapport -™- du poids spécifique au coefficient d’élasticité par le choix convenable du métal. L’aluminium présente à ce point de vue une notable supériorité théorique.
- lia discussion de la sensibilité, pour un nombre de vibrations donné, conduit aux mêmes desi-
- L’auteur a pu, grâce au précieux concours de M. Charpentier-Page, satisfaire à ces conditions en employant des bifilaires d’aluminium très élastiques, en fils plats et ronds de très petites sections. Le bronze siliceux plus facile à préparer donne aussi de bons résultats. L’argent convient particulièrement pour les hantes sensibilités.
- Avec ces dispositions des bifilaires très eourls (10 à i.*> mm) en aluminium, et des miroirs triés petits colles à la gomme laque, on atteint des nombres de vibrations de 12000 à i5ooo par seconde et des sensibilités de 600 à 1000 mm par ampère à 1 m de distance. On obtient ainsi de très bons appareils de laboratoire. Pour certains usages, on peut quadrupler la sensibilité en se contentant de 5 à 6 000 vibrations par seconde, et la vinglupler avec 2000 périodes (pouf l’électrophysiologie). Les sensibilités des bifilaires à aimant sont réduites d’environ les deux tiers à Iréqucnce égale.
- (A suivre.)
- André Bj.okjjel.
- ALTERNATEURS A COLLECTEUR
- Considérons un induit de dynamo bipolaire à courant continu monté sur ses paliers et détaché du système inducteur qui l’entoure. Disposons sur le collecteur de cct induitp balais fixes calés à 360 - les uns des autres. Si nous envoyons des courants polyphasés à p phases de pulsation o>
- par ces p balais, nous réalisons un champ tournant de vitesse angulaire u.
- Lançons l’induit dans le sens de ce champ à la vitesse ta; l’impédance de l’induit par rapport à la source de courants polyphasés, quelle que soit l’intensité du champ, se réduit aussitôt à sa résistance.ohmique, car il n’y a plus de force électromotrioc de self-induction induite entre balais. Les lames du collecteur doivent donc être considérées, dans ces conditions, comme les
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- louches successives d’un rhéoslaL non-inductif. On remarquera immédiatement que le fer de l’induit, pour un synchronisme rigoureux, suivrait exactement le champ tournant. Il se développerait en conséquence des pôles nord et sud dans le 1er. L’induit peut donc impunément être en fer massif et en acier d’inducteur à grand coefficient d’hystérésis sans que l’on ait à redouter des perLes par courants de Foucault ou par hystérésis. Ces pertes ne pourraient se produire que pour les harmoniques du champ et elles auraient alors plutôt Fheureux effet d’amortir l’amplitude de ces derniers. Les pertes qui se produiraient éventuellement pour un simple glissement, serviraient à la marche asynchrone.
- En somme, l’induit de dynamo tournant à la vitesse te dans les conditions indiquées est entièrement l’équivalent d’un électro-aimant annulaire tournant à la vitesse o>. Pour exciter cet électro mobile portant un enroulement d’induit de dynamo à courant continu avec du courant continu, on devrait introduire le courant continu par deux frotteurs portant sur deux bagues reliées a deux points opposés de l'enroulement. J’elfeclue l’excitation avec des courants polyphasés de pulsation o en utilisant un collecteur Pacinotti adapté à l’enroulement etp balais. Si l’excitation sc fait entre deux balais aux tensions usuelles de no eL avn volts, l'enroulement. disposé sur l’électroaimant annulaire considéré devra être, pour ne pas brûler, à fil fin d'inducteur de telle sorte que cet enroulement correspondra, quant au nombre de spires et à la finesse du fil, à un induit de dynamo à courant continu de mêmes dimensions d’environ 5 ou ioooo volts. Le collecteur serait alors évidemment d’une exiguïté extrême, car on n’aurait que très peu d'ampères à commuter sous chaque balai. J’ai eu l’idée d’introduire dans les alternateurs, au lieu et place des électros à pôles saillants excités avec du courant continu, de semblables électros annulaires excités avec des courants polyphasés. Il résulte, tant du mode d’excitation directe par courants polyphasés avec collecteur Pacinotti que de la forme de révolution parfaite de ce nouveau système inducteur, quelques avantages intéressants.
- J ai remarqué tout d’abord que les alternateurs ainsi construits pouvaient, par leurs propres ressources, produire leur champ inducteur. Le système inducteur décrit demande, en effet, pour son excitation, des courants de pulsation co, mais comme il induit lui-même dans le stator où je le dispose, des tensions de pulsation to, on peut songer a utiliser précisément une partie des courants induits eux-mêmes pour l’excitation.
- Je suis arrivé à la conception de l'alternaient1 shunt représenté par la figure i. Cet alternateur travaillant sur un réseau L compreud un stator S et un rotor inducteur R. Le collecteur Pacinotti, au lieu d’être disposé sur l’induit comme dans une dynamo à courant continu, est ici disposé sur l’inducteur.
- Les courants d’excitation de pulsation te, amenés par les balais dans le rotor inducteur tournant à la vitesse w, ont une certaine phase absolue dans le temps qui détermine la position clü champ inducteur dans la masse de fer du rotor. 11 est évident que, les tensions entre balais gardant la même phase, si l'on avance le jeu des trois balais d’un angle a dans le sens du mouvement, le champ inducteur avance de ce même angle dans la masse du rotor ; que, de même,, si l’on recule les balais d’un angle (à le champ inducteur recule dans le rotor d’un angle j3. La position du champ inducteur dans le rotor dépend donc du calage des balais et de la phase absolue des tensions entre balais. Les pôles ne tiennent évidemment en aucune façon au fer du rotor inducteur. C’est la vitesse seule du rotor qui, pour une phase donnée des tensions entre balais et un calage de balais déterminé, les maintient en position.
- Supposons que l’alternateur fonctionne en générateur. Etablissons son diagramme de fonctionnement. Au lieu do raisonner comme on le fait généralement sur des vecteurs représentant des flux, je raisonnerai sur des vecteurs représentant des forces magnétomotriecs. Une force magnéto-motrice sera définie en direction par celle du flux qu’elle produirait isolément. Notre diagramme, dans ces conditions, aura un sens exact sans qu’il soit besoin de supposer pour son établissement que la réluctance cû du circuit magnétique est indépendante de la grandeur des flux. La composition des vecteurs s’applique ici en toute rigueur parce que le système inducteur est de révolution.
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- Il y a dans la machine (fig. 2) une certaine force magnétomotrice résultante OM. Cette force magnétomotrice engendre dans la machine le flux résultant —qui induit, aux bornes du stator, certaines tensions. Si ces tensions étaient seules a s’exercer, c’esl-à-dire s’il n’y avait pas dans le réseau des forces électromotriees en quadrature avec les courants (de self-induction ou capacité), nous savons que les courants engendrés dans le stator produiraient, en vertu de la loi de Lenz, une force magnétomolrice dite de réaction d'induit en retard de sur la force magnétomotrice résultante OM. Elle aurait la direction OP. Mais ces courants subissent dans le réseau un certain décalage positif ou négatif <p et la force magnétomotrice de
- direction OS. Si
- naissons maintenant les tension! nous connaissons, pour une machine donnée, les vecteurs alors facilement la force magnétomotrice OR que doit produire le rotor en grandeur et en direction pour le
- OM
- ction du stator prend une cerlaine bornes de l’alternateur et le débit, et OS en grandeur. Nous retrouvons
- ndeur de cette force magnétomotrice est aïeul judicieux do l’enroulen.
- OR
- elles
- ;nétomotrice, elle, tatiou étant repréi
- tours qu'il doit produire.
- La direction de cette lorcc balais. La phase des tensions d'i balais que l’on doit établir pourra être detini par l u Si, dans ce diagramme do la ligure 2, nous chai se rend immédiatement compte que l’angle POU v; toujours, pour le maintien de la marche synchrone, que l’on veille très soigneusement à maintenir un e:
- La force magnétomotrice engendrée par le roto entre balais, soit aux tensions induites aux bo la force magnétomotrice résultante productrice
- urce seulement par le calage < résentée par la direction 01*, le calage t
- nglo POU.
- igeons un élément quelconque OM, <0, OS, rie. C’est dire qu’uti régime différent supp< un calage des balais différent. Maisadmetti luge toujours parfait des balais, est proportionnelle aux tensions d’excitati Elle est, par suite, une fonction
- i du
- I)
- lu llux OR = ; (OM),
- dans la
- Cette fonction est représentée par la courbe I de la figure 3. La courbe 1 11’est autre que la caractéristique a circuit ouvert et à excitation séparée de l'alternateur. Los ordonnées sont simplement multipliées par un facteur déterminé. Cette courbe est connue.
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- Supposons maintenant que l’alternateur fonctionne avec un certain débit OS sous un décalage <p. Nous voulons connaître en quel point de la caractéristique I la machine travaille. Dans le triangle OMR (fig. a) nous avons
- II) SM = OR =\/ôM2 + 20S sin o. OM+ÜSs.
- Nous pouvons donc représenter, sur la figure 3, OR en fonction de OM par une courbe particulière Il se rapportant au cas spécial considéré et donnée par l'équation II. Ce serait un arc d’hyperbole.
- Cette courbe II couperait généralement la courbe 1 en deux points A et B. On aurait donc, deux points de fonctionnement possibles. Pour le même débit OS sous un décalage déterminé ©, cm pourrait avoir deux tensions aux bornes différentes, o’esl-à-dire deux régimes differents. C’est une particularité théorique qui est, comme on sait, spéciale h la dynamo shunt. Il est bien entendu qu’un seul fonctionnement est stable. C’est celui qui correspond h la tension la plus élevée.
- Si l’alternateur travaille à © constant, on peut construire point par point sa caractéristique à circuit fermé.
- OS est en effet proportionnel au débit et OR aux tensions.
- O il remarquerait que cette caractéristique rappelle celle d'une dynamo shunt. 11 y a un débit maximum que l’alternateur ne peut pas dépasser.
- La marche synchrone du rotor correspond théoriquement à une commutation parfaite. En effet, les sections en court-circuit ne sont alors le siège d’aucun phénomène d’induction et la commutation s’opère par le jeu naturel du déplacement relatif des balais et du collecteur. Le calage des balais établissant la marche synchrone est à P alternateur shunt ce que le calage des balais sur la ligne vraiment neutre est à une dynamo shunt. Il y a donc une raison tout à fait dans la nature des choses pour s’eu tenir à la marche synchrone.
- Pratiquement, le calage des balais ne serait toujours pas as: chrone lut rigoureusement établie. D’ailleurs, aux variations br serait toujours perdu à un glissement près.
- Supposons donc un mauvais calage des balais. Le diagramm lin peu plus compliqué. Le synchronisme n’étant pins assur flux induit en conséquence certaines tensions dans l’enroulement d’excitation. Le diagramme
- i parfait pour que la marche syn-ques de charge, le synchronisme
- de fonctionnement devient alors il y a un certain glissement. Le
- des forces magnétomotrices OM, OS, OR reste le même. Mais l’angle de calage effectif des balais POQ n’est plus fait égal à POR (fig. 4)- Je porte sur OQ une longueur OA égale à la tension entre deux balais, soit entre deux bornes du stator. Ok est une fonction connue de OM. Si on avait la marche synchrone, la direction de la force magnétomotrice du rotor serait OQ, mais par suite de la tension O" induite entre deux balais par le glissement du champ dans le rotor, tension qui vient se composer géométriquement avec OA', la force magnétomotrice du rotor prend bien la direction OR.
- On voit que suivant que OQ sera en avance ou en retard sur OP, ce qui correspond à un mauvais.calage par excès ou par défaut, le glissement sera de signe différent (fig. 4 et 5).
- Il est. facile de voir sur la figure 2 que, si le débit augmente, l’angle POR augmente. C’est donc que l'on doit décaler les balais dans le sens du mouvement, lorsque la charge augmente. Lors d’une augmentation brusque de charge le décalage des balais deviendra donc brusquement trop faible et l’on réalisera le cas de la figure 4' O11 aura alors un glissement positif ayant le sens de celui qui existe dans les génératrices asynchrones ordinaires. Lors d’une diminution brusque de
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- charge, au contraire, le décalage des balais deviendra brusquement trop important, et, il s’introduira alors un glissement en sens inverse de celui des génératrices ordinaires (fig. 5).
- Admettons un calage des balais donné tel que : POQ — a.
- Fis- 5-
- Au lieu de porter sur OQ et sur OP des longueurs Ok et O" égales aux tensions induites aux bornes du stator, d'une part, et entre balais, d’autre part, imaginons que nous eussions porté des longueurs égales auxforces magnétomotrices queces tensions développeraient individuellement, si elles étaient seules à s'exercer dans le circuit d'excitation.
- Ces deux forces magnétomotrices entreraient en composition avec OS pour donner la force magnétomotrice résultante OM. La somme des projections de ces trois forces magnétomotrices composantes sur OM serait donc égale à OM elle-même. Or, la projection do la force ma-gnétoruotrice produite par 0g sur OM est nulle. Il reste
- i" La projection de la force magnétomotrice produite par les tensions ÜÆ supposées seules en jeu comme en marche synchrone. Nous savons que cette force magné-tomotriee est, en fonction de OM, représentée par la courbe I de la figure 3. Nous dirons OK au lieu de OR pour ne pas établir de confusion et nous ferons une nouvelle ligure (fig. 6). Si nous définissons le calage des balais par l’angle POQ = a la projection de cette première force magnétomotrice sur OM est OK sin a.
- 2° La projection de la force magnétomotrice de réaction OS sur OM. C’est — OS sin o.
- Nous avons donc :
- OK sin a — OS siu<? = OM,
- Soit
- OM -f OS mu ?
- II)
- OK --
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- a est donné. Supposons O S et b connus. Nous voulons savoir quelle est la tension aux bornes.
- En traçant sur la figure 6 la droite donnée par l’équation II, nous déterminons aussitôt sur la caractéristique 1 deux points de t’onctionnement A et B. Un seul est stable. C’est celui qui correspond h la valeur la plus grande de OK c’est-à-dire à la plus grande tension aux bornes du stator. Il est facile devoir que le calage des balais susceptible de donner, pour un débit OS et un décalage s> déterminés, la plus haute tension est celui qui abaisse le plus la droite II en donnant à sin a la plus grande valeur. Il correspond toujours à a = — c’est-à-dire au calage que les balais ont à vide pour la marche synchrone. Dans une dynamo shunt on a toujours le plus haut voltage en disposant les balais suivant la ligne qui est la ligne neutre à vide.
- L’épure de la figure 6 à a constant n’est influencée que par le terme OS sin <s. Or ce terme est proportionnel au seul débit en courants déwattés du stator. Le débit en courants waltés n’altère donc pas la tension induite aux bornes du stator si l’on ne touche pas aux balais.
- Pour cp — o le point de fonctionnement est déterminé par la droite passant par l’origine dont lecocfficient angulaire est — . H reste théoriquement le même quel que soit le, débit..
- le glissement.
- Déterrai
- Effectuons les projections des diverses forces magnétomotrices sur OP perpendiculaire à OM. Désignons par OG la force magnétomotrice qui serait produite par la tension due au glissement Og. Nous aurons :
- ç> -f OK cos a — OG — o.
- OS cos
- Soit ;
- OG = OS cos f + OK cos a.
- Cette force magnétomotrice OG est proportionnelle : i° au glissement ; 2° au flux —7^—- soit
- à Ok ou OK.
- Le glissement lui-même est donc proportionnel à soit à :
- Il est donc essentiellement variable avec le débit et avec <p si l’on maintient a constant. C’est précisément grâce à cette élasticité procurée à l’alternateur par la possibilité d’un glissement variable que la chute de tension, pour une variation brusque de charge, serait réduite et ne se manifesterait complète, qu’après qu’on aurait touché aux balais pour rétablir le synchronisme.
- L’alternateur peut donc osciller pratiquement autour de la marche synchrone ; mais il devient dès lors à fréquence variable. C’est pour cette raison qu’il est urgent de le compounder. Il convient de bien remarquer cependant que le synchronisme ne saurait être perdu qu’à un glissement près ; la marche synchrone est une marche essentiellement stable.
- La possibilité d'un glissement provient simplement de l'emploi d'un collecteur Pacinotti et d'un rotor de révolution.
- Un semblable alternateur, possédant un système inducteur excité avec des courants polyphasés au lieu de l’être avec du courant continu, peut évidemment fonctionner en moteur avec les avantages spéciaux à l’alternateur synchrone, en particulier travailler à cos == 1.
- I.es diagrammes de fonctionnement sont ceux des figures 2, 4» S- U est vrai que ces diagrammes se rapportent au cas où le moteur serait surexcité. Le diagramme 4 pour un moteur correspond à une marche au-dessous du synchronisme, le diagramme 5 à une marche au-dessus du synchronisme. Quand la charge augmente, il faut dans les moteurs décaler les balais en sens contraire du mouvement. Le glissement s’introduit également pour des variations de charge. Pratiquement, on pourrait caler les balais de telle façon que le synchronisme fût assuré pour la pleine charge. À vide
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- le moteur tournerait alors au-dessus du synchronisme. On aurait par un seul réglage cos a = i li loute charge.
- Si on dispose des bagues à côté du collecteur comme on le fait dans les commutatrices cet alternateur pourra être naturellement transformé en machine asynchrone ordinaire dès que I on aura levé les balais ; mais en fait il change alors de nature.
- On sait qu’un moteur synchrone polyphasé peut démarrer à vide spontanément dans le sens du champ. Tien est de même de l'alternateur shunt à collecteur que je viens de décrire.
- Le coeflicient de self-induction et la résistance de l'enroulement d’excitation sont considérables par rapport au coefficient de self-induction et à la résistanc du stator. L'enroulement d’excitation est donc, somme toute, en court-circuit franc par l'intermédiaire des balais (fig. i).
- Au repos, les courants amenés par les balais dans le rçttor, étant donnée l'impédance de l’enroulement, seraient pratiquement nuis. Les courants induits par le champ du stator dans le rotor seraient, an contraire, considérables.
- L'alternateur démarrerait donc spontanément dans le sens du champ, quel que fût le calage des balais, dans les conditions d’un moteur à champ tournant sans résistances sur le rotor.
- J'ai apporté plusiein’s perfectionnements à cet alternateur shunt, que je viens de décrire, mais, avant d’exposer ces perfectionnements, je tiens, après la récente publication de M. Tïeyland, à montrer que cet ahernatruir n’a rien à voir, ni comme conception, ni comme exécution avec un type de moteur à collecteur, imaginé vers 1890, par M. Rothcn, et qui a été construit autrefois parla maison Siemens et Halske.
- Ce moteur (fig. y) était constitué par deux anneaux. L’anneau extérieur correspondait à un stator de moteur asynchrone, l’anneau intérieur était un induit de dynamo à courant continu. Cet induit portait un enroulement établi avec des conducteurs dont la section était du même ordre de grandeur que celle des conducteurs de l’anneau fixe. M. Rotten introduisait les courants polyphasés dans le stator par 3 points fixes; dans l’induit, par 3 balais à 120°.
- La circulation des courants dans le stator produit un champ tournant, la circulation des courants dans l’induit de dynamo en produit un second. L’angle de ces deux champs est réglé par le calage des balais é,, bv b3, par rapport aux points 1, 2, 3. Ces deux champs tendent à se couvrir. Suivant que le champ du stator précédait ou suivait, le champ de l’induit de dynamo, le moteur devait démarrer dans un sens ou dans l'autre, soit dans le sens des champs, soit en sens inverse. Le moteur, grâce h l’emploi d’un collecteur Pacinolti, était donc, suivant les explications de M. Rotten. parfaitement asynchrone et avait sur les moteurs synchrones et les moteurs d’induction l’avantage de pouvoir tourner en tous sens à une vitesse indépendante de la fréquence du réseau. La rotation synchronique du champ était assurée quelle que fût la vitesse de l’induit lui-même.
- 11 esL facile de voir que le dimensionnement de ce moteur n’était pas compatible avec le fonctionnement sensiblement synchrone de l’alternateur shunt.
- L’induit de dynamo aurait brûlé au synchronisme. Il est bien certain, en effet, qu’on n’utilisait jamais, sur des distributions à 110 ou 220 volts, des induits de 5 000 ou 10 000 volts,
- Réciproquement, par son dimensionnement spécial, mon alternateur shunt ne peut en aucune façon se prêter au fonctionnement du moteur de M. Rotten,
- Il démarre spontanément dans le sens du champ, quel que soit le calage des balais, et il ne donne son couple normal que dans le voisinage du synchronisme. La marche, sensiblement synchrone, est une marche essentiellement stable, à laquelle il se maintient et qu’il ne peut perdre qu’à la suite d’un décrochage le ramenant, au repos.
- Ainsi donc, si mon alternateur shunt présente une disposition de pièces qui rappelle le moteur de M. Rotten, grâce à un dimensionnement différent, il constitue bieu une machine différente. D’ailleurs, Loute invention supposant un changement dans les formes ou les dimensions d’uti appareil, comme lorsque ce changement a pour pffet d'obtenir un résultat industriel nouveau, est, aux termes de la loi, essentiellement brevetable.
- Le résultat industriel nouveau, en l’espèce, c’est la réalisation d’une machine sensiblement
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- synchrone, pourvoyant elle-même a sa propre excitation, sans prendre de courants dervattés sur le réseau, et dans laquelle les difficultés de commutation n’existent pas, aux harmoniques du champ près, la puissance commutée étant la puissance nécessaire à l’excitation seulement.
- La propriété, industriellement exploitée par le moteur de M. Rotten, était l'asynchronisme procuré par le collecteur ; celle exploitée dans mon alternateur shunt est la propriété des anneaux à collecteur d’avoir une inductance fonction de la vitesse.
- On peut également construire des alternateurs à excitation série. Mais ces alternateurs, prin-
- cipalement dans leur fonctionnement en moteur, ne présentent qu’un intérêt purement théorique, Ils devraient travailler sur des distributions à intensité constante, et ces distributions ne sont pas praticables en courants polyphasés.
- M. Rotten met-aussi dans son moteur la partie fixe et la partie mobile en série (fig. 8).
- Mais encore, pour transformer cc moteur en moteur série, tel que je le conçois, serait-il indispensable de lui donner un dimensionnement convenable, de lui adjoindre un rhéostat d’excitation pour le réglage en parallèle avec l'induit de dynamo et de le brancher sur une distribution à intensité constante.
- Quoi qu’il en soit, considérons l’ensemble constitué par ccttc nouvelle forme du moteur de M. Rotten : un anneau fixe en série avec un induit de dynamo.
- En désignant par a le rapport existant entre le champ de l’anneau fixe et le champ de l’induit; par 0, l’angle de ces deux champs (établi grâce à un certain calage des balais et compté de o à 3’6o°, de façon à toujours considérer le champ du stator comme précédant celui de l’induit) ; par <0, la pulsation des courants introduits; par a^, la vitesse angulaire de l’induit, comptée comme positive lorsque l'induit tourne dans le sens des champs, négative lorsqu’il tourne en sens contraire, un peut démontrer que l’inductance de l’ensemble considéré est proportionnelle à :
- (< +
- On voit que l’indue Lance apparente du moteur est fonction à la fois : du calage des balais (par la valeur correspondante de cos S) et de la vitesse Si la relation :
- (i+a«coS0 + «2)w-(i+«cos0)
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- est vérifiée, cette inductance est nulle et le moteur apparaît, dans son ensemble, comme dépourvu de self-induction. Les conducteurs i, a, 3 ne fournissent plus que des courants waltés ; le moteur travaille donc à cos a = i. A toute valeur de cos Ü, positive ou négative, correspond toujours une vitesse tot, positive ou négative, susceptible d'établir ce fonctionnement. Mais cette vitesse n'a évidemment rien à voir avec le synchronisme dans le sens des champs. Le fonctionnement à cos o= i peut se produire soit lorsque l’induit tourne en sens inverse des champs, soit lorsqu'il tourne dans leur sens à une vitesse qui ne dépend que de cos 0 et de a.
- Le phénomène auquel fait allusion M. Heyland est donc bien autrement général que ne l'indique et le conçoit cet auteur (l).
- Au point de vue strict, la propriété générale des anneaux à collecteur d’avoir une inductance nulle au synchronisme et négative au-dessus est une chose, la propriété particulière du moteur série de M. Rotten d’apparaitre éventuellement comme dépourvu dans son ensemble de self-induction est une autre chose.
- Pour vérifier la première propriété il fallait, somme toute, faire des essais sur un anneau à collecteur isolé.
- La deuxième propriété a été expérimentalement constatée par M. Gorges au cours d’essais exécutés avec des méthodes personnelles sur un moteur à collecteur série dont les condition do fonctionnement ojj et cos (J vérifiaient fortuitement la relation (I). Cette deuxième propriété se manifeste au synchronisme et lorsque l’induit tourne en sens inverse des champs c’est-à-dire pour = —- O si les balais sont calés de telle façon que cos 9 =---'
- Le moteur tourne bien en sens inversedes champs siî:<0<-^-.
- Elle se manifeste au synchronisme et lorsque l’induit tourne dans le sens des champs c’est-à-dire pour w, = ü) si les balais sont calés de telle façon que cos 0 = —a.
- Le moteur tourne bien dans le sens des champs si
- Pour’ que la relation cos 0 = —a puisse être vérifiée, il faut absolument »< i ; ce qui signifie que le champ de l’induit doit l’emporter sur le champ de l’anneau fixe. C’est au dimensionnement du moteur d’assurer cette condition. Un dimensionnement de cette nature avait été réalisé exceptionnellement et de façon fortuite parmi les moteurs soumis aux essais de M. Corges. R ne s’en suit pas cependant que le phénomène ait etc constaté exactement au synchronisme.
- Mais il est à remarquer que, tandis que dans le moteur où la partie fixe et la partie mobile sont montées en parallèle (fig. y], la marche sensiblement synchrone dans le sens des champs et la marche asynchrone en tous sens sont incompatibles. Dans le moteur où ecs deux parties sont mises en série (fig. 8) les deux fonctionnements ne s’cxcluent en aucune façon.
- Le cas de la marche synchrone a donc pu, dans cette deuxième forme du moteur, être envisagé et expérimenté. Les diverses observations de M. Gorges étaient déjà très intéressantes à ce sujet et M. Heyland a bien fait de les rappeler. Mais, étant donnée la haute compétence universellement appréciée de M. Gorges, on ne saurait précisément mettre en doute aujourd’hui qu'il y ait eu un mérite d’inventeur à atteindre la conception des machines objet de mes brevets, plus particulièrement celle des alternateurs shunt et compound.
- Revenons à l'alternateur shunt de la figure i.
- Si nous disposons des résistances égales p pntre les n lames du collecteur du rotor c'est-à-dire
- (l) M. Heyland a tort do considérer mon article paru dans h’Éclairage Électrique du ï6 novembre 1901, et dans lequel je n’avais pour mes calculs qu’un simple anneau à ma disposition, comme une « théorie 1res détaillée » de ce
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- si nous mettons un'rhéostat en parallèle avec le circuit d'excitation et entraîné avec lui, tout se passe comme si nous disposions une résistance, égale à entre les balais deux a deux, soit, en fin de compte, comme si nous faisions débiter le réseau sur un certain rhéostat.
- Les diagrammes 2, 4 n sont identiques, qu’il y ait ou non des résistances entre lames, La grandeur de ces résistances n’intervient en aucune façon et est indifférente au même titre que la résistance des lampes branchées sur le réseau. Nous devons donc envisager un collecteur ' avec résistances entre lames simplement comme un collecteur à fuites. Les fuites accroissent unique^ ment le débit de T alternateur.
- Ce n’est pas à dire que la présence des shunts entre lames soit dépourvue d’intérêt. Us sont, en effet, un moyen sûr d’éviter les étincelles lorsqu’on consent à les rendre assez faibles. Le transport d’électricité représenté par l'étincelle prendra naturellement le chemin du shunt entre5 lames dès (pie ce shunt sera de résistance assez faible. C’est ainsi que, dans les alternateurs autoexcitateurs possédant un collecteur simple pour redresser le courant alternatif, on place un shunt entre les deux lames. Si ces shunts étaient disposés dans un collecteur de dynamo à courant continu ou dans le collecteur des moteurs de M. flotten lait spour marcher à une vitesse quelconque, il est bien évident qu’il y aurait là une cause de déperdition d’énergie considérable et que Ton ne pourrait pas par suite appliquer ce procédé. Il n’en est plus de même lorsque le collecteur est situé sur un système inducteur comme dans mon alternateur shunt. M. Ileyland a également proposé dans son brevet du 11 juillet 1901 « Dispositifs pour la suppression des étincelles dans les machines à collecteur » de mettre des enroulements en court-circuit sur la partie qui porte le collecteur pour éviter les étincelles. Ce dispositif ne peut donner de bons résultats que dans les machines à collecteur constituées par mes alternateurs sensiblement, synchrones. Une cage d’écureuil sur un induit de dynamo à courant continu ou sur un moteur de Rotten serait le siège de courants énormes et brûlerait.
- M. Ileyland expose la théorie des machines, objet de ses publications, avec une excitation en courant alternatif simple quitte à faire ensuite pratiquement l’excitation avec des courants triphasés.
- Mais le cas du courant alternatif simple et des courants polyphasés sont cependant ici, comme partout en électrolechnique, radicalement distincts et il convient de ne pas établir de confusion.
- Si l’on envoie un courant alternatif simple dans un anneau à collecteur par 2 balais à 1800 et, que Ton lance l’anneau dans un sens arbitraire, car le svnchronisme n’est plus défini quant au sens, les effets de self-induction persistent. En effet, le courant alternatif simple donne lieu à un champ alternatif 4>m.,xsin (al suivant la ligne des balais. Ce champ alternatif correspond à deux champs tournants —1—L- tournant en sens inverse l’un de l’autre avec la vitesse u. Au synchronisme l’un de ces champs devient bien fixe par rapport à l’anneau, mais l’autre est au contraire animé d’une vitesse relative 2w par rapport à l’anneau et entretient les effets de sell-induclion. Pour retomber dans le cas des courants polyphasés il faut amortir les efî'cts de ce champ et il est alors indispensable de disposer des court-circuits polyphasés sur l’anneau. C’est ce que réalisent approximativement, les shunts entre lames de M. Ileyland.
- Mais Tcxcilation en courant alternatif simple semble dépourvue d’intérêt et il n’y a guère lieu de l’envisager.
- Marius Latour,
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MOTEURS
- Indicateur mécanique de glissement pour les moteurs asynchrones, par E. Ziehl, de Berlin, Eleklrotechnische Zeitschrift, l. XXII, p. ioa6, i3 décembre 1901.
- L’appareil est représenté en coupe dans la figure 1.
- Il se compose de deux compte-tours, de cons-
- truction ordinaire bien connue, disposés de telle sorte qüe l’arbre du compte-tours A, est solidaire du bâti du compte-tours 13, lequel bâti est construit en conséquence, suivant une surface de révolution. Les deux compte-tours sont portés par un collier formant deux poignées C : le collier G, sert à soutenir plus efficacement le compte-tours à bâti tournant B. Le collier C porte en outre un arbre F, qui pendant la mesure est accouplé directement à l’arbre du compte-
- tours A, par la pointe E, et le ressort D, quand on presse la pointe E contre l’arbre F.
- L’arbre F tourne à la vitesse du synchronisme; il est en effet relié par l'intermédiaire d’un flexible K, soit â l’alternateur générateur, soit à un petit moteur synchrone commandé par le réseau. Si maintenant on enfonce la pointe J dans l’arbre du moteur asynchrone à étudier, on voit que le compte-tours A indiquera le nombre de tours faits par l’arbre flexible, c’est-à-dire l’alternateur ou le moteur svnchrone, tandis que le compte-tours B marquera la différence entre les nombres de tours du moteur synchrone et du moteur asynchrone; si on relève ces nombres pendant une minute, et si l’on suppose que les moteurs comparés synchrones et asynchrones ont le même nombre de pôles 2 p, la lecture ni faite au compte-tours A, indiquera la vitesse du synchronisme, la lecture ni sur B, le glissement en tours par minute.
- Quant à la fréquence f au glissement g en p. 100 de la vitesse du synchronisme, et à la vitesse n en tours par minute du moteur asynchrone, ils seront donnés par les formules :
- Dans le cas général où les moteurs synchrone et asynchrone ont respectivement des nombres de pôles 2pl et 2les relations sont les sui-
- comme précédemment; et de plus
- d’où en portant dans l’égalité précédente
- ce qui donne en résolvant par rapport à g, l’expression du glissement en p. 100 de la vitesse
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- du synchronisme :
- Dans ces formules, est susceptible d’un signe : il doit être pris positif lorsque le nombre de tours du compteur À est supérieur à celui du compteur B ; par suite le sens positif de rotation doit être alors considéré en sens différent sur les deux compteurs. Si les deux compteurs sont numérotés dans le même sens, il faut dans les formules changer ni en — n2.
- Détail mécanique intéressant : pour éviter que par suite de la grandeur appréciable de sou moment d'inertie, l’ensemble formé par l’arbre du compteur A et le bâti du compteur B continue à tourner après l’arrêt de la mesure, on a disposé un frein H, relié au ressort F, et qui agit sur le bâti du compte-tours B, dès que l’on a retiré la pointe J de l’arbre du moteur à étudier.
- L’indicateur de glissement peut servir de compte-tours ordinaire, quand on fixe l’arbre II ; on a alors n = — n2.
- L’appareil a été construit par la maison : Ber-linerMaschinen-Bau A.-G., autrefoisL.Schwartz-kopfF, d'après les données de l'auteur, et fonctionne très bien.
- A. M.
- Mesure du glissement des moteursà courant triphasé, par L. Scliüler. Elektrotechnische Zeitschrift, 4 novembre t. XVIII, page 677 (‘).
- Parmi les essais auxquels on soumet un moteur triphasé, une fois sa construction terminée, la détermination du glissement joue à juste titre un rôle prépondérant; et, bien que cette recherche soit une des plus simples, elle met souvent à une dure épreuve la patience de l’observateur: une nouvelle méthode pour la mesure du glissement peut donc présenter quelque intérêt.
- Habituellement, dans l’évaluation du glissement, on s’arrange de manière à mesurer en même temps le nombre de tours du moteur et de la machine primaire ; si nous désignons par «, et px le nombre de tours et le nombre de
- (*) La publication récente de la description de l’appareil de M. Ziehl. nous a engagé à donner eu mémo temps nu résumé d'articles plus anciens, relatifs au même sujet «t dus à M. Schiiler et à M. Ziehl.
- pôles de l’alternateur, et par n2 etp2 les quantités correspondantes pour le moteur, le glissement est exprimé par la formule :
- «1 Pi
- Cette méthode, autant qu’elle est applicable, e donnerait lieu à aucune objection s’il n’était as si difficile de mesurer très exactement, au loyen des instruments usités dans la pratique, le nombre de tours exact d’une machine à grande vitesse
- peut dépasser que
- rh 1 p. 100; or, comme leglissement des moteurs usuels n’est habituellement que de 4 à 6 p. 100, dans les limites d’exactitude indiquées pour la sure du nombre de tours, le résultat final peut ;artcr jusqu’à 5o p. 100 de la valeur réelle, et, lors de l'essai d’uti moteur marchant à faible charge, l’erreur peut même aller facilement jus-u’à 100 p. 100 et plus.
- O11 est même amené à renoncer à cette méthode imparfaite, lorsque, comme tel est sou-nt le cas, le courant est fourni non pas par c génératrice placée dans le local où se font i essais, mais par une station centrale plus ou moins éloignée. Comme on dispose rarement d’un moteur synchrone, on se tire le plus souvent d’affaire, dans ce cas, en déterminant le nombre de tours d’un autre moteur tournant à vide, et par conséquent presque synchrone, et en considérant le produit de ce nombre de tours par le nombre de pôles du moteur auxiliaire, comme égal au nombre d’alternances. Abstraction faite de ce qu’il est des cas où l’on 11c dispose même pas d’un second moteur, l’exactitude de la mesure est encore diminuée par le glissement propre du moteur auxiliaire.
- ’avantage du procédé exposé ci-dessous réside donc, en un mot, en ceci qu’on ne deter-e plus séparément le nombre de tours théoriques du moteur (DQmhrc d alternances! pUur en V nombre de pôles / 1
- déduire le glissement, niais qu’on obtient direc-ement le rapport de ces deux valeurs, et par onséquent le glissement, au moyen d’un nppa-eil construit spécialement dans ce but.
- M. Schüler utilise pour cela un disque deJou-bert, disque fait d’une substance isolante portant in point de sa périphérie un contact métallique étroit, auquel on peut, au moyen d’une
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- bague de contact, envoyer du courant, et qui, pendant lu rotation du disque, vient une fois par tour buter contre un ressort appuyant sur le
- Le disque est mis en mouvement par l’arbre du moteur triphasé soumis à l’essai, au. moyen d’un renvoi dont le rapport des vitesses peut varier dans les limites de roo/roo à roo/rio. Si on relie maintenant le contact mobile à une des bornes du moteur, et le balai-ressort à une autre borne du moteur après interposition d’une résistance, à chaque tour du disque il sc produit une étincelle au contact mobile, étincelle dont l'intensité reste constante lorsque le nombre de tours du disque est égal au nombre d’alternances divisé par un nombre entier, par conséquent égal au nombre de tours théorique du moteur.
- Si le nombre de tours du disque s’écarte de cette valeur, l’étincelle s’affaiblit peu à peu et disparaît complètement, pour atteindre de nouveau son maximum, de façon analogue à ce qui se passe pour une lampe de phase. On peut supprimer ces oscillations en changeant progressivement le rapport du renvoi dont il a été ques-
- Désignuns maintenant par n% le nombre de tours du disque dans le cas où l’étincelle conserve une intensité constante; n3 est, dans ce cas, égal au nombre d’alternances . divisé par un nombre entier; mais comme «3 ne peut pas s’écarter beaucoup du nombre de tours du moteur, ce nombre entier doit être égal au nombre de pôles du moteur, donc
- Le glissement du moteur est donc exprimé
- Mais comme ~ est la valeur du rapport du renvoi dont il a été question plusieurs fois dans ce qui précède, la dernière équation donne une mesure directe du glissement.
- Le premier appareil, construit sur ce principe par l’auteur, était disposé de telle sorte qu’un cône b (fig. i) monté sur un axe porté par le cadre a était mis en mouvement par l’arbre du
- moteur par l'intermédiaire d’une pointe triangulaire c appuyant sur lenovau de cet arbre. I.a bague de friction d, qui roule sur le cône, imprime un mouvement de rotation à un petit disque de Joubert e qui peut être déplacé sur un arbre g parallèlement a la génératrice du cône, en même temps que les ressorts de contact qui frottent sur le disque ; ce déplacement, qui s’efïcctuo an moyen de la vis f, modifie naturellement lo rapport des vitesses entre le cône et le disque.
- Lorsqu’on a trouvé pour ce dernier une position pour laquelle l’étincelle qui se produit au contact mobile conserve une intensité constante, l’index h indique sur l’échelle île glissement en p. 100.
- Comme il était impossible d’empêcher le glissement de la bague de friction sur le cône, M. Sehiilcr a construit nu deuxième appareil tout à fait semblable comme principe au premier, ruais qui, à la place de la bague de friction, porte une roue dentée de ioo dents, tandis qu’à la place du cône sont montées, sur l’arbre mû. par le moteur, io roues dentées avec des nombres de dents de ioo, ror, 100., io3, io4, io5, 106, îoy. 108, 10g. La mesure du glissement avec cet instrument se fait en amenant successivement chacune de ces dix roues dentées, en commençant par la plus petite, à embrayer avec la roue dentée reliée au disque de Joubert, jusqu’à ce que des variations d'intensité de l'étincelle sc succèdent assez lentement pour qu’on puisse commodément les compter. Si ce fait se produit au moment où la roue 6 (de ioü dents) par exemple, est embrayée et que l’on compte 3o maxima d’intensité de l’étincelle par minute, • on a (pour environ 6 000 alternances par minute) un glissement de 5,0 p. ioo. En pratique, on se dispense même de compter le nombre de maxima, et on se contente du nombre entier de p. 100, ou bien on évalue la partie fractionnaire d’après la rapidité des variations d’intensité de l’étincelle, opération pour laquelle on acquiert bientôt une grande habitude.
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- L'instrument ci-dessus décrit n’a pas la prétention de servir de .modèle; mais l’impression de M. Schüler est qu’il serait possible de construire, d’après cet appareil prototype, un appareil qui, semblable comme forme et comme dimensions à un tachymètre usuel, pourrait rendre de précieux services dans un champ d’essais. G. Roesch.
- Mesure du glissement des moteurs asynchrones, par Georg. Seibt, Charlottenburg. Eiektro-lechnische Zeitsçhrift, t. XXII, p. ig4, 28 février 1901.
- Les difficultés qui s’opposent à la mesure exacte du glissement des moteurs asynchrones ont déjà été examinées à fond précédemment. M. Schüler arrive à cette conclusion que l’exactitude des compteurs usuels ne permet pas de calculer le glissement d’après la différence des vitesses observées à la génératrice et au moteur, car un pourcentage, même insignifiant, d’erreur dans l’indication de la vitesse, peut avoir comme conséquence un écart considérable entre la valeur exacte du glissement et celle à laquelle on arrive par le calcul.
- Cette observation a conduit M. Schüler (L) à construire un appareil permettant de suppléer, de manière ingénieuse, à l’insuffisance de la méthode différentielle. .Mais, en utilisant cet appareil, on est amené à faire une estimation entre deux lectures, de telle sorte que la solution de la question ci-dessus ne peut pas être considérée comme satisfaisante.
- Pour étudier complètement le phénomène du glissement, il est tout indiqué de faire servir directement à la mesure de ce phénomène un de ses effets particuliers. Le courant de l’induit, dans les induits munis de bagues, offre un moyen commode d’atteindre ce but. Dans un ampèremètre à simple déviation, connecté entre deux bagues, l’aiguille oscille de part et d’autre de la position moyenne à laquelle elle s'arrêterait pour un nombre de périodes plus grand et pour une même valeur effective du courant, en synchronisme avec les alternances du courant de l’induit, de telle sorte qu'on peut calculer le glissement s d’après le nombre des oscillations complètes c et du temps correspondant t
- (‘) Voir l'analyse ci-dessi
- formule dans laquelle v désigne le nombre de périodes du courant primaire.
- Comme l’œil de l’observateur peut suivre, sans difficulté, 100 oscillations par minute, la possibilité d’employer cette méthode s'étend jusqu’il un glissement d’environ 2,5 p. 100,pour une fréquence c=5o au primaire. L’étendue de la mesure peut toutefois être doublée si l’on emploie un instrument dans lequel le sens de la déviation change avec l’alternance du courant, par exemple un voltmètre de précision genre Dcprez et d’Arsonval, qu’on connecte au cable reliant deux bagues.
- Par sa nature même, la méthode décrite n’est applicable qu’à des induits munis de bagues ; elle est de plus, par le temps qu'elle nécessite, très fatiguante pour l’observateur, de la part de qui elle exige une attention soutenue.
- Le procédé suivant, d’après lequel on produit artificiellement un courant alternatif de même périodicité que le courant de l’induit, est essentiellement plus simple, et s’applique aussi aux induits en court-circuit.
- Pour faire comprendre le principe de cette méthode, supposons placé, dans le circuit d'une lampe à incandescence alimentée par du courant à la même tension que le moteur en question, un interrupteur quelconque, qu’on, ouvre et ferme en synchronisme avec les alternances du courant alternatif. Dans ce cas, la lampe brûlera d’une façon permanente avec un certain éclat, ou restera éteinte, selon que, pendant la fermeture du circuit, la tension sera dans le voisinage de son maximum, ou de zéro. Comme iuterrupteur,ou pourrait employer un disque de Joubert fixé sur l’arbre de la génératrice, ou sur l’arbre d’un moteur synchrone. Toutefois, si l’on monte l'interrupteur sur l’arbre du moteur en expérience, les contacts ne sc produiront plus en synchronisme avec les alternances de tension, à cause du glissement da moteur. Si l’on choisit, comme origine des observations, un instant où lu fermeture du circuit et le maximum de tension coïncident, la valeur de la lension sera plus faible lors du contact suivant, et ainsi de suite. I.e point de départ sera atteint lorsque le moteur sera en retard de — tour (p = nombre de paires de pôles). Pendant ce temps, un courant alternatif de même fréquence que le courant de l’induit, et bien des fois interrompu, traverse la
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- lampe à incandescence ; car, pour alimenter cetle dernière, on a coupé un morceau de la courbe de tension après l’autre en partant du maximum positif, passant par zéro et le minimum et retournant jusqu’au maximum positif. Un double allumage de la lampe correspond
- donc à un retard du moteur de — tour. Si l’on P
- observe alors y battements de la lumière pendant une minute, il en résulte que, pendant une minute, le moteur retarde de
- nm désignant le nombre de tours du moteur, et fiy celui d’une génératrice réduite au même nombre de pôles.
- 11 en résulte pour le glissement la valeur
- Pour éviter l’observation pénible des temps, on peut adopter un dispositif permettant de compler le nombre de tours du moteur en même temps qu’on observe la lampe. Pour atteindre ce but, l'interrupteur mentionné plus haut est monté sur l’arbre d'un petit tachymètre à main dont on appuie la pointe triangulaire contre le noyau de l’arbre moteur. Si l’on observe alors pendant un temps quelconque y battements de la lampe et nm révolutions, on obtient le glisse-
- 2J)_
- Il vaut mieux remplacer la lampe par un voltmètre ou encore par un appareil télégraphique Morse qui enregistre automatiquement le nombre des alternances.
- T.es traits inscrits sur la bande de papier par le récepteur Morse correspondent alors aux battements de la lampe. A une fréquence de 5o périodes par seconde, on peut mesurer des glissements jusqu’à environ n p. ioo; on peut aisément doubler l’étendue de la mesure en polarisant le récepteur Morse au moyen d’un courant continu d’intensité convenable. Il n’est pas besoin, dans ce but, d’un électro-aimant spécial ; il suffit de relier les bornes de l’appa-
- reil aux pôles d’un élément dé pile, en intercalant un rhéostat de réglage.
- Ce procédé est adopté depuis quelque temps par le laboratoire clectrotechnique de l’École polytechnique de Charlottenburg, dans la forme décrite ci-dessus. G. Roesch.
- MESURES
- Sur l'emploi du wattmètre-phasemètre, par le Pr Arno. L'Elellricista, iCr novembre 1901, t. X, p.
- Dans une distribution triphasée équilibrée (fig. 1), considérons un montage étoilé OA, OB,
- Fig. 1.
- OC. En montant un wattmètre sur le circuit OA ou aura une indication
- VI, cos ? = W — k.d.
- Si 011 place le fil fin entre BC, la puissance
- d'où
- ^3.VI et
- .. K.rf’
- 1 d1
- d, détant les lectures de l’instrument. L’instrument sera donc muni de deux échelles correspondant aux valeurs VI cos cp et VI siu », cette dernière se déduisant de la première en multi-
- pliant les divisions par •
- Mais quand il s’agit de circuits à haute tension. la différence de potentiel entre les deux circuits du wattmètre sera au moins égale à la tension V multipliée pari^L, valeur qui sera
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- réalisée quand on disposera deux résistances additionnelles égales entre le circuit à fil lin et chacun des conducteurs b et c.
- Pour remédier à cet inconvénient, il suffit, pour la mesure des puissances VI sin cp, de subs-
- tituer à la différence de potentiel entre R et C, les deux différences de potentiel entre B et A, et entre A et C, et dans ce but, de se servir de deux circuits à fil fin insérés (fig. 2) respectivement entre les conducteurs b et a, et entre a et c, avec une résistance additionnelle li.
- Les deux extrémités des circuits a fil fin, LV et C', réunies au point A seront connectées au conducteur a au moyen d’un fil flexible f (fig. 2),
- tandis que les extrémités B et C' sont reliées à travers les résistances R à b et à c.
- La composition des différences de potentiel entre b et a et entre a. et c donne bien comme résultante la différence de potentiel entre b et c.
- Mais, d’autre part, la résultante des différences de potentiel entre b et a et entre c et a
- n’est, autre que la différence de potentiel entre a et le point neutre O, multipliée par 3.
- 11 en résulte qu’en interchangeant les connexions des extrémités de l’un des circuits à fil fin, CC' par exemple (fig. 3), l'instrument indiquera directement la puissance du système étoilé
- OA, OB, OC. P.-L. C.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS C)
- Section de Londres Séance du 21 novembre 1901 La séance débute par le Discours d’inauguration du président William Langdon. Dans ee discours, l’auteur, après avoir succintemcnt rappelé la révolution apportée dans les relations commerciales, par les découvertes électriques du siècle dernier ('télégraphe, téléphonie, tramways), esquisse les résultats que l’on est en droit d’attendre du développement des tramways électriques urbains et extra-urbains et surtout jle la substitution de la traction par l’électricité à la
- (l) D'après le fascicule i5i du Journal of the Institution of Electrical Engitieers publié eu février 190-1.
- traction par la vapeur, sur les grandes lignes de chemins de fer; il examine ensuite les conditions nouvelles dans lesquelles se trouve la petite industrie, par suite de l’extension croissante des réseaux de distribution de l'énergie par l’électricité.
- Séance du 28 Novembre 1901
- M. Charles V. Drysdale lait une communication dans laquelle il décrit un permêamètre pour l'essai des qualités magnétiques des matériaux en vrac; cette communication sera prochainement analysée par notre collaborateur M. 11. Armagnat, en même temps que quelques travaux récents sur les essais magnétiques ; nous ne faisons donc que la signaler.
- L’ordre du jour appelle ensuite la communication. sur les :
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- Alliages et conducteurs en aluminium, par E. Wilson, Journal of lhe Inst. of Kl. Kag., t. XXXI, p. 3aià3»8.
- L’aluminium le plus pur du commerce contient environ o,4 p. ioo de fer et de silicium ; c'est donc un alliage. L’auteur présente des tables résumant les essais faits sur [un échantillon (0,3i p. 100 de Fe, o,i4p. ioo de Si) d’aluminium en fü de 3,a mm. i" à la réception, a° recuit a ioo° C. et 3° à 43o° C. dans l’huile. Dans le premier état, il n’y a pas d'allongement permanent au-dessous de 11,26 kg par mm2 ; le recuit altère les propriétés élastiques. Le coefficient de dilatation est h peu près constant de j8° h ioû°, (k —0,0000 23a) ; à poids égal, la résistivité est double de celle du cuivre ; à longueur égale de conducteur, pour un même courant et une même perte d’énergie, les poids relatifs du cuivre et de l’aluniiuiuin sont 1 et 1)2; le diamètre du fil d'aluminium est 7,27 fois celui du cuivre. Nous citerons la moyenne de quelques autres résultats; ainsi, le poids spécifique est 2,710, le coefficient de température est 0,00402,la charge de rupture est de 19,5 kg par mur, à la réception et un peu plus de la moitié de cette valeur après recuit à 43o° C.
- L’auteur donne ensuite des tables résumant les propriétés de differents alliages, avec leur composition chimique et étudie l’influence des diverses impuretés, autres que le fer et le silicium. Une proportion de i,j à 2 p. 100 de cuivre, élève la charge de rupture à 28 kg par mm2, et la résistivité de 2.76 à 3,3 microhms-om. Le zinc au-dessous de 2 p. 100 ne modifie pas beaucoup les propriétés de l’Al. Avec 1,29 de Ni et 1,08 de Cu p. 100, la charge de rupture monte a 3:>.,3 kg par mm2 et la résistivité à 3,^1 mi-erohms-cm. L’auteur termine par quelques observations sur l’emploi de l’aluminium comme conducteur aérien, entre autres, sur l’influence de la température, sur la tension des fils, sur les effets du vent et des agents chimiques de l’atmosphère. P.-L. C.
- Section vocale ue Birmingham Séance du 28 novembre 1901 La session est ouverte par un discours :
- Sur la self-induction ; par Olivier Lodge, Journal oftke Instit. of El. Eag., t. XXXI, p. 366-70. Après avoir fait l’historique et montré l’impor-
- tance de la notion de self-induction, M. Lodge fait observer que cette grandeur n’est pas une longueur, mais p. fois une longueur, comme le montre l’expresssioii connue L — Ue
- même, on fl tort de dire, pense l’auteur, que la capacité est une longueur, et la résistance, une vitesse. Ce 11e sont pas là des grandeurs mécaniques. La résistance est uX fois une vitesse et la capacité AX fois une longueur. Ou ignore malheureusement et la valeur numérique et même la nature de p.; l’orateur croit que c’est une densité et qu’on doilTexprimer en grammes par cm3. La self-induction n’est pas une propriété des conducteurs, mais du courant, et, pour mieux dire, de l’espace environnant, et l'on a pris, faute de mieux, pour unité les valeurs de a et
- Parmi les trois formes de l’énergie électrique, il n’en est pas une sonie qui dut être appelée électrique. En effet, l’énergie d’un condensateur — Q2C est analogue à celle d’un ressort, l’énergie dépeusée par effet Joule est semblable à celle due au frottement, et l’énergie cinétique — LI2 est analogue à l’énergie due à la force vive Ainsi, par exemple, U est mesuré
- par une l'oi-cc divisée par p. ; donc — LIa = pX longueur X force X — = longueur X force = travail.
- L’auteur examine ensuite trois constantes de
- i° La perte de charge d’un condensateur dépend du temps. T = CR — (A X une longueur) (p X une vitesse) ce qui est véritablement un temps, car Ap est l’inverse du carré d’une vitesse ^Ap = , comme l’a montré une des plus
- brillantes découvertes de Maxwell.
- 20 Dans l’expression I = — —
- s’exprime en secondes si L l’est en henrys, et R en ohms. La loi de variation de f est tout à fait analogue à l’inertie.
- 3° La période d’oscillation libre des décharges d’un condensateur sur un circuit de faible résistance est 2<ï^/CL et les amplitudes s’amortissent
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- suivant la formule cornue Q— Q„. e ch cos-,^-^ Les circuits ayant de la capacité et une résistance assez faible ont une période d’oscillation propre qui peut coïncider avec celle des oscillations forcées sur le circuit, et en accentue considérablement les effets.
- Ces considérations conduisent M, Lodge à se demander si l’électricité n’est pas une substance possédant de l'inertie, comme la matière ; ou si, uu lieu d’expliquer les phénomènes électriques par des hypothèses mécaniques, on ne doit pas chercher à expliquer, par l’électricité, les lois de Xewton sur le mouvement. L’inertie électrique est un fait, et l'orateur se demande s'il peut y avoir deux espèces d’inertie. Au moyen du tube à vide, il a montré que l’électricité en mouvement a une énergie cinétique et un moment d’inertie ; cette énergie se transforme, en effet, en chaleur par le choc des électrons sur les plaques de platine. Tout cela tendrait à prouver que la self-induction se réduit à une simple inertie mécanique et que les recherches du xx* siècle tendront plutôt à développer qu’à contredire les idées de Franklin à ce sujet. P.-L. C.
- Section locale de Calcutta Séance du W mars 1901
- Isolation des conducteurs dans les Indes, par K. A. Scott-Montcrieff. Journal of the Jnst. of El. Eng. t. XXXI, p. 371-387.
- Le développement futur de l’électricité en Extrême-Orient fait de cette communication un sujet d’actualité. Les lignes électriques s'y trouvent dans des conditions spéciales (chaleur humide, vapeurs salines, etc), et leur établissement demande des précautions particulières. Les lignes aériennes à conducteurs uus fonctionnent d’une façon satisfaisante avec les isolateurs ordinaires du télégraphe. Les lignes aériennes à haute tension sont aussi isolées au caoutchouc et supportées par un fil en acier à l’aide d’attaches en porcelaine; elles se comportent très bien, malgré un soleil brûlant et des pluies fines persistantes. Quant aux canalisations souterraines, il y en a encore peu d’exemples. En 1801, une ligne télégraphique souterraine fut posée entre « Diamond Harbour » et Calcutta ; le conducteur nu était placé dans un conduit en poterie et recouvert d’un mélange de sable et
- de résine, mais le tassement du sol et les efforts dus aux racines des arbres la firent abandonner. Des conducteurs isolés au caoutchouc et tirés dans des tubes de fer ne paraissent pas très appropriés au climat; d’autres, placés dans des conduits en bois de teck, durent également être rejetés, ce bois se trouvant attaqué par les fourmis blanches. L’auteur indique, comme obstacles à surmonter, l'humidité excessive, la chaleur, l’action destructive du sol sur les enveloppes en plomb, le manque d’ouvriers expérimentés. II a adopté des conducteurs isolés en bitume vulcanisé et soutenus par des traverses en bois dans des conduits en fer remplis de bitume.
- Quant aux installations intérieures, l'humidité est si pernicieuse que l’on trouve des interrupteurs, des coupc-circuits, etc... détruits par l’électrolyse, et que l’on reçoit des commotions en touchant des manettes d’appareil en ébonite, mais les conducteurs eux-mêmes isolés avec un peu de caoutchouc pur, un guipage de coton et une tresse se comportent assez bien, et les accidents qui' se présentent sont dus à l’action combinée de l’humidité et de la chaleur, et au défaut de ventilation. Le plomb doit être rejeté pour le sol, mais on l’emploie dans les habitations et les navires, en même temps que des tubes que Fauteur appelle compo.
- En ce qui concerne les dynamos et les moteurs, il ne pense pas que des précautions spéciales soient nécessaires, Les accidents se rencontrent surtout dans les moteurs de ventilateurs, qui sont, la plupart du temps, mal construits et mal surveillés. Enfin, pour les instruments de mesure, compteurs, etc., les bobines à fil fin doivent être mieux isolées: l’auteur en a rencontré un grand nombre, détruites par le fait de l’humidité. P. L. C.
- Notes sur les lignes aériennes, par O. Burne. Journal of the Inst, of El. Eng., t. XXXI, p. 420-437.
- Pour les conducteurs de VIndien Telegr. De-partm., on admet que le quart de la tension de . . , c Poids pari 609 mx 3,3
- rupture est donne par h =--------E---—-2------L
- et la flèche en pieds (o,3o5 m) par d =
- [l, portée en pieds, W poids en livres (435 gr) du conducteur par pied). L’auteur donne des tables calculées, au moyen de ces formules; il fait remarquer que la flèche doit être la même pour toutes les sections ; mais il faut la choisir
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- pour la température la plus basse probable, attendu qu’avec une variation de 2° 3/4 C et de y° i/a pour des portées de 46 m et de 91 m respectivement établies au quart de la tension de rupture, on atteint cette tension. Pour les portées de 70 m et au-dessus, il suffit de mesurer la flèche au milieu de la portée, et de compter sur des températures moyenne et minima de 32° et io° respectivement (aux Indes). Mais, pour les portées inférieures à 4^ nL il est plus prudent de mesurer directement la tension au moyen d’un dynamomètre. L’effet de la température se déduit des formules
- l, portée, L, longueur rectifiée, d', (lèche avec une variation de temp. T, K, coellicient de dilatation, S', tension pour T0, etc; l'auteur cite également des courbes tracées au moyen de ces formules pour des conducteurs pesant 45,3 kg pour 1 609 m.
- Pour la mesure de la flèche, l’auteur rappelle le procédé connu au moyen d’une perche dont 011 vise l’extrémité en même temps que les deux points de suspension; mais il recommandé de tendre le conducteur avant de le laisser redescendre au repère de la perche correspondant à la flèche désirée, sans quoi l’on ferait une erreur due aux frottements aux points d’appui.
- Quant aux attaches, il faut veiller à ce qu’elles ne présentent pas de jeu et à ne pas laisser des restes d’anciennes attaches sur les isolateurs. Les amarres des extrémités de la ligne l'ont, le plus souvent, un angle de 6ou avec l’horizon eL supportent alors une tension double de celle de la ligne. Les poteaux sont en fonte galvanisée, en longueurs de 2,00 m. 11 faut compter sur une pression maximum du vent de 14B kg par mètre carré correspondant à une vitesse de T22 km à l’heure environ.
- Dans la discussion de cette communication, M. Simpson rappelle qu'en éliminant L des équations ci-dessus, on obtient
- =\A
- + hr'! + ‘p KT
- d’oij, en négligeant le dernier terme :
- Mais les courbes qu’on en déduit ne tiennent pas compte de l’élasticité, et il vaut mieux opérer empiriquement sur une ligne d’expériences. L’auteur donne des courbes obtenues avec des portées de 6(3 m; il en déduit que les. courtes portées ne semblent pas aussi exposées que le pense M. 13 urne; ainsi, avec une portée de 20 m, il faudrait une variation de 55° C, pour passer du quart à la moitié de la charge de rupture. De plus, la température qui doit être prise pour base des calculs, n’est pas celle qu’on obtient à l’ombre ; un thermomètre suspendu au soleil donne une température supérieure de 5° à io°.
- M. Shiei.ds donne une formule tenant compte de l’allongement du conducteur et donnant l’abaissement de température nécessaire pour produire un retrait donné du fil :
- (a est une constante). Pour du cuivre étiré dur, on obtient
- Le module d’élasticité correspondant à ces formules est 1,26 X 10e kg par cm2, et se rapproche beaucoup des nombres 1,2.40 à 1,204 donnés par Lord Kelvin. P.-L. C.
- Section locale de Glascow Séance du 10 décembre 1901.
- L'aluminium : sa production, ses propriétés et ses usages par W. M. Morrison. Journ. of the Jnsi. of. El Eng. t. XXXI, p. 400-419.
- L’auteur commence par décrire l’usine hydroélectrique établie sur la rivière Foyers, la plus grande du Royaume-Uni. Deux lacs réunis, par un canal procurent une réserve d’eau de 5 jours, même par les plus grandes sécheresses. L’eau est amenée aux vannes par un tunnel taillé dans le roc, et d’un diamètre de 2,5o m; de là, elle est délivrée aux turbines de l’usine, sous une chute de 100 m. Les 7 turbines de Escher, Wyss et Cie (Zurich), actionnent 7 dynamos d’Oerlikon de 700 chevaux chacune, à ioot: m.
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- l,o facteur de charge est de 90 à 93 p. 100 ; et le ïéolage se fait à la main.
- Une partie de l’usine est utilisée pour la production de l’aluminium; on y fabrique en outre du carbure de calcium, et divers produits électrométallurgiques.
- L’aluminium, qui était un métal rare -et se vendait 55 fr le kilogramme, est devenu un produit industriel depuis les brevets de Héroult et de Hall, et son prix est descendu à H
- le kg.
- L’auteur rappelle les diverses tentatives faites pour mettre en liberté l’aluminium (réduction par l’arc, par un métal, précipitation dans des solutions, etc.). La seule qui ait subsisté est celle de l’électrolyse de l’Alumine dans un bain de ervolithe (6 NaF, ADF*) fondue, et l’alumine est extraite de la bauxite, minerai argileux contenant 00 à 60 p. 100 d’alumine. Les tensions de décomposition des fluorure, oxyde, chlorure, sulfure d’Àl sout respectivement q> — 2,8 — 2,3 — o,g volts, mais l’alumine seule peut s’obtenir économiquement. On admet généralement que la réaction qui a lieu au four est : AFO3 -(- 3 C =3 2 Al -j- CO; les densités des corps en présence sont
- Aluminium du commerce : solide. . a,66 fondu. . 2,54 Cryolitc du Groenland — 2,9a — a,08
- Cryolite saturée d’alumine — 3,90 — u,35
- On voit combien il est important de réaliser la température la plus économique pour que T Al puisse se précipiter sur la cathode constituant le fond du four.
- L’énergie obtenue par les chutes d’eau est encore la plus économique, quoique les gaz pauvres semblent devoir entrer en compétition; en tout cas, l’aluminium ne peut être obtenu, par d’autres méthodes, aussi pur que parla méthode électrolytique (97,0 à 99,6 p. 100). Les impuretés sont de 0,16 à 0,18 de silicium et de o/> 1 à 0,26 de fer.
- La production totale de l’Angleterre, l’Amérique, la France et la Suisse atteint 5ooo tonnes par an, soit cent, fois celle de 1888. Les métaux quel’Al peut être appelé a remplacer partiellement sont surtout le cuivre (497000 tonnes par an) et l’étain (79200 tonnes), et l’on sc rend compte de l’avenir réservé à cette industrie en songeant que l'aluminium, produit est seulement les 0,87 p. 100 en poids, et les 2,85 p. cent en volume des productions précédentes. La table
- ci-dessous montre les avantages résultant de la faible densité de T Al.
- traction
- de 7,8 kg à 12,6 kg par ninr, avec un allongement de 2 à 3 p. 100; laminé ou étiré cette résistance atteint 26,7 kgs par mm2. La température de fusion est de 620° C; il se travaille bien, avec quelques précautions très connues aujourd’hui. Le retrait à la solidification est nota-ble (1,69 p. 100).
- L’AI occupe le troisième rang comme malléabilité et le sixième comme ductilité: on obtient des feuilles de 0,0006 mm et des fils de o,i mm et même plus fins. Comme conductibilité calorifique, il a le sixième rang; il est peu attaqué par les acides et ses sels sont inofFensifs (cuisine, chirurgie).
- Il est moins altéré, à l’air sec on humide que les métaux ordinaires ; la pellicule d’alumine qui se forme le protège contre toute attaque ulté-
- L'aflinité de l’aluminium pour l’oxygène et. la température élevée atteinte par la combinaison sont la base du procédé Goldschmidt, consistant à mélanger de F Al pulvérisé avec l’oxyde d’un métal qu’on veut séparer. Ce procédé a etc utilisé à la réparation de pièces de fonte ou d’acier.
- L’aluminium additionné aux fontes de 1er, acier, bronze empêche les soufflures en sc combinant avec les gaz, et rend le métal plus duc-tible et plus homogène; ses propriétés réductrices sont 20 fois supérieures à celles du
- Après quelques mots sur les alliages et les usages divers de l’Al ; l’auteur aborde son emploi en électricité. Les propriétés comparatives de l’Al et du Cu sont indiquées ci-dessous.
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- Cu Al
- égale.
- 8.93
- i,64
- 1,28
- La résistance à la traction a conductibilité égale 11'est que les 3/4 de celle du cuivre, mais comme le poids est de 02 p. 100 plus faible, 011 tend à recourir à des alliages avec une réduction de 1 à 2 p. 100 de la conductivité et une augmentation de 2 p. 100 chi poids.
- Les prix comparatifs du cuivre et de l’Al sont donnés par la table suivante.
- Donc, si le prix du cuivre est 2,20 fric kg (10). le prix de l’Al pour le même service pourra êlre 2,20 >< 9,06 — 4, 5o. fr (au nombre 10 correspond le prix de 2, 20 fr dans la première colonne) pour le même rendement; comme son prix courant est de 4, 10 fr, on réalise donc une économie de i3 p. 100 par l’emploi de l’Al et la perte par effet Joule doit être moindre.
- L’auteur n’a pas grande confiance aux soudures des extrémités de conducteurs; un assemblage mécanique, tel que le joint « Mc-Intyre », lui semble seul recommandable. À Foyers, on assemble des plaques par superposition et rivetage; les rivets ne peuvent être qu’en Ai, car ce métal est électro-positif par rapport aux métaux usuels. Pour un joint de ligne téléphonique, on tord les deux extrémités l’une autour de l’autre ; les bouts libres sont repliés l’un contre l’autre et fondus au chalumeau. Sur une ligne d’essai de 1 65o in, avec 28 joints, celui qui s’est révélé le meilleur consiste h réunir les deux bouts du fil, il les entourer d’un moule en forme de cigare,
- en deux pièces accollées, et à y couler de l’Al fondu; on enlève ensuite le moule, et on nettoie le joint. L’auteur rappelle les grandes transmissions faites en Amérique avec des lignes en Al (Snoqualmie, Stockton, Tariffville, Kansas City, Buffalo) ; à Buffalo, en particulier, on a pu doubler la distance des poteaux et réaliser une économie de 3o p. 100 avec l’Al.
- Pour les lignes isolées souterraines, l’auteur pense qu’il ne peul être question pour les câbles armés de la substitution de l’Al au Cu. Cependant, pour les hautes tensions, il y a des cas où l’Al peut devenir plus avantageux. M. O’Gorman a montré, en effet (vol. 3o, p. 608, Journal of the Inst, of El. Eng.f) que, pour un transport d’énergie à tension déterminée, il y a une section de conducteur la plus économique ; par conséquent. si ime section de cuivre 1,6 lois plus petite suffit (chute de tension, etc), un conducteur, en Al ayant la section la plus économique précédente, remplira les conditions du problème, avec une dépense bien moindre.
- Enfin, l’application de l'aluminium aux connexions, interrupteurs, porte-balais, etc., semble destinée aune grande extension, attendu que sa conductivité est 3 fois supérieure à celle du laiton (à 35 p. 100 de Zn). P.-L. C.
- RIYIER1CAN INSTITUTE OF ELECTRICflL ENGINEERS
- Séance du 2Î août, à Buffalo Discussion des communications de MM. Lincoln, Haskins, Davis et Browne. — Transactions of the American Institule of Eleclrical Engiacers, t. XVIII, p. 8Ü7-882, décembre iyoï.
- Dans une communication sur les « Indicateurs de facteur de puissance », M. Browne examinait la question d’imposer aux consommateurs une redevance pour le courant dévvatté auquel donne lieu le démarrage des moteurs asynchrones.
- AI. W. S. Bàrstow estime que ce courant dé-watté est Punique obstacle au développement du courant alternatif, par ce fait que les stations centrales doivent avoir une capacité bien supérieure à la puissance des moteurs installés. Pour ce qui est du paiement par le consommateur de ce cc courant d’emprunt », il ne s'agit pas seulement de sauvegarder les intérêts de la station, mais de voir encore si on 11e risque pas de majorer la facture du consommateur de courant alternatif, en comparaison de «elle des clients du courant continu, alors que, dans beaucoup de
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- villes, ces deux genres de consommateurs sonL souvent très voisins.
- M. Steixmetz, président, tout en admettant l’équité d’une redevance pour le courantdewaitc, ne pense pas qu’on puisse, d’une façon péremptoire, condamner le courant alternatif, à cause d'une surcharge des stations, due au démarrage des moteurs asynchrones. Cette surcharge, quand elle existe, est due, la plupart du temps, à la négligence des chefs de stations : un moteur asvnchronic bien étudié peut démarrer et fonctionner avec un courant déwatté très réduit, et s'il est un peu plus coûteux d’acluit, c’est aux chefs de stations h veiller à ce que le client ne leur impose pas des moteurs a bon marché, qui
- supérieur à celui de pleine charge. M. Steinmetz cite l’exemple, d’une grande usine qui, après avoir remplacé ses moteurs a courant cunlinu par du courant alternatif, trouva une sérieuse économie à ce changement, et fut toute disposée à se laisser taxer pour le courant déwatté i'1).
- M. S. Dünn trouve, au contraire, que le courant de démarrage est souvent double de celui qui est annonce par le constructeur, pour les moteurs asvnchrones, et le trouble qui en résulte, pour les circuits d’éclairage et les moteurs avoisinants, lui semble une difficulté encore plus sérieuse que les dépenses excessives de courant des stations centrales. Mais, suivant M. R. D. Mershon quand on parle de moteurs asynchrones à courant de démarrage excessif, il faut entendre par là les moteurs à induit en court-circuit (cage d’écureuil), dont la simplicité et la souplesse compensent les inconvénients du courant dcwatlé. Dans les moteurs asynchrones, au contraire, où l’induit est fermé sur des résistances, on peut démarrer aussi bien qu’avec le moteur à courant continu) avec un facteur de puissance très voisin de 1 unité et des variations de voltage très faibles sur le circuit extérieur. En outre. Voratcur pense qu’il est difficile de
- F) Dans ce Lut, le circuit à lit fin du wattmètre- enregistreur renfermait une self-induction réglée de façon à enregistrer le taux du courant déwatté ; et pour répondre à l'objection que, par le fait de la résistance, le courant dans le fil lin n’élail pas décalé tout à fait de 90°, on divisa ce circuit en deux autres décalés l'un par rapport à l’autre au moyen de résistances convenables, et le courant, dans la bobine de tension, put être exactement placé en quadrature avec la force élcctromolrice principale.
- faire payer le courant, déwatté au consommateur, qui ne doit être imposé qu’à raison de la puissance réelle qu’on lui fournit. L’augmentation de capacité de la station que Von invoque pour justifier cetlc redevance est bien minime daus la pratique, attendu que la puissance fournie aux moteurs est généralement faible, vis-à-vis de celle de l’éclairage, aux heures de forte charge ; et, aux heures do faible consommation, la puissance nominale de la station est largement sufli-sante pour 1 alimentation des moteurs.
- Dans ce même ordre d’idées, M. C. F. Scott se demande si les moteurs asynchrones que l’on a cités comme absorbant au démarrage un courant huit ou neuf fois supérieur au courant normal -étaient des modèles du genre, et fonctionnaient véritablement dans des conditions normales. La question du démarrage (qui, à la vérité, ne dure que quelques secondes), n’est pas la seule à envisager dans l’adoption du moteur asynchrone: la simplicité de lu construction et du fonctionnement, le peu de risques de dérangement et la bonne tenue dans les conditions extrêmes, doivent également entrer en ligne de compte. Si l’établissement d’un moteur à courant continu est moins coûteux, les frais d’entretien et de réparation sont certainement plus élevés que pour un moteur asynchrone.
- Lu discussion semblant s’écarter de son objet primitif, appareils de mesure et indicateurs de facteur de puissance, le Président fait remarquer que l’étude des caractères du moteur d’induction se trouvant au programme de la séance du lendemain, il est d’avis d’en anticiper la discussion, ce qui pourra d’ailleurs amener quelques éclaircissements sur la question de savoir si uu indicateur de facteur de puissance est nécessaire ou non, Dune part, selon l’opinion de M. Sleui-metz, le moteur asynchrone peut être construit de façon à démarrer avec un courant peu supérieur au courant normal, tout en développant le couple de pleine charge ; mais, d’autre part, on a construit pour des monte-charges, dos moteurs à courant continu, démarrant avec un couple supérieur an couple normal, et un courant inférieur au courant normal.
- Sans prétendre que le moteur asynchrone soit le mieux approprié à tous les usages, M. .Mersiiox estime (pie le moteur-série à courant continu a, dans certaines conditions, des avantages très marqués, mais que le moteur asyn-
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- chrone peut remplir toutes les conditions d’un moteur-shunt, sauf’ dans le cas où l’on dispose de plusieurs voltages, et où l’on peut brancher sur les divers circuits des moteurs-shunt à vitesses différentes. Si le premier établissement du moteur asynchrone est plus élevé, au point de vue de l’entretien, de la durée, de la manipulation et de la surveillance, il est préférable au moteur à courant continu ; l’orateur en cite un exemple. — M. Duxx cite d’autres exemples
- où des moteurs-shunt se sont bien comportés, malgré les poussières de graphite et autres conditions défavorables ; il pense que le faible entrefer des moteurs d’induction doit les faire rejeter dans les atmosphères chargés de poussières. En ce qui concerne le démarrage, il a fait des essais sur un moteur à courant continu où le couple et le courant de démarrage étaient respectivement égaux h 6,4 et 2,4 lois ceux de la marche normale, tandis que les chiffres corres-
- Fig. 1.
- pondants, donnés par un constructeur, pour un moteur asynchrone de môme puissance, sont respectivement 2,2 et 4>4- f-e premier se désamorce pour un couple 6,4 fois le couple normal, et le moteur asvnchone est ealé déjà pour un couple 2,7 fois le couple normal (*). Quant à
- des résultats comparables entre eux, les échelles'sont comptées en pour cent des valeurs de la pleine charge
- charge, le courant du moteur synchrone est de 10 p. 100 supérieur à celui du courant continu ; et que, pour le
- avec la surcharge. — Quant aux variatious de vitesse entre la marche à vide et en pleine charge, elles sont de
- l’entretien du moteur à courant continu, les derniers progrès de l’industrie ont réduit a bien peu de choses les dérangements des collecteurs, et à ce point de vue, le moteur à courant continu actuel peut lutter avantageusement avec le moteur asynchrone. Pour ce qui est du réglage des vitesses, l’orateur estime que c’est là un point très important, attendu que dans la plupart des ateliers, le tiers ou la moitié du travail doit ôLre
- 4 1/2 p. 100 pour le moteur shunt, 6 p. 100 pour le moteur asynchrone, et 7 t/a p. 100 pour le moteur
- Quand le moteur asynchrone est calé, la vitesse du moteur shunt est tombée de i3 p. 100 seulement. Les
- vitesses ; sans endommager le commutateur, si on ne
- sèment de l’induit.
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- effectué a vitesses variables; le moteur à courant continu remplit très bien ces conditions, et cet avantage compense largement ceux des moteurs asynchrones. En résumé, le courant continu est considérablement moins coûteux que l'alternatif, parce qu’il exige des capacités plus faibles pour les moteurs, et qu’on n’a pas à s’inquiéter d’un courant déwatté dans les enroulements,dans les génératrices, dans les instruments de mesure,
- M. W. S. Baustow rappelle que le moteur à courant alternatif est encore dans un état transitoire. Le prix élevé des moteurs asynchrones a pour résultat de faire acheter des moteurs d’occasion par le consommateur. La station centrale se trouve dans l’alternative, ou de refuser le courant, ou d’accepter toutes les difficultés que la connexion d'un moteur quelconque sur le réseau entraînera. Si le consommateur avait la perspective de payer une redevance pour le courant déwattc, que son installation défectueuse absorbe par sa faute, il n’est pas de doute qu'il laisserait à la station centrale le soin de lui spécifier le moteur qu’il doit acheter.
- Au sujet de la comparaison de deux moteurs cités par M. Dunn, M. Mersiion pense que la différence de rendement observée peut parfaitement résulter de ce fait que, dans la série des moteurs établie par un constructeur, les uns ont un rendement plus élevé que les autres, le mn-teur-tvpe ayant seul le rendement désiré. Du reste un moteur qui doit développer six fois son couple normal, se trouve évidemment dans des conditions spéciales, et dans ce cas, ce n’est pas un moteur à cage d’écureuil, comme le fait M. Dunn, mais un moteur à induit fermé sur un rhéostat qu’il faudrait prendre comme point de comparaison.
- M. Stkinmetz, président, est, dans cette comparaison des mérites relatifs des moteurs asynchrones et à courant continu, de l’avis de M. Barstow, que le moteur adopté doit être approprié au service qu’il doit fournir. Le moteur asynchrone, dans les raffineries d’huiles et les industries qui manipulent des substances pulvérulentes, le moteur-série pour les tramways, telles sont les extrêmes d’une classification entre lesquelles il existe une foule dû cas où l’un et l’autre moteur peut être employé. En ce qui concerne 1 intervention de la station centrale dans le choix des moteurs, M. Steinmetz cite un exemple
- d’installation de moteurs asynchrones pour monte-charges, où l’on obtenait un couple de démarrage égal au couple normal, avec un courant inférieur au courant normal, en employant une bobine de self-induction puissante en série, dont on supprimait graduellement les spires au démarrage. Maiscommeonne prend pas toujours tant de précautions, la question des indicateurs de facteur de puissance demeure à l’ordre dn jour. Tel est également l’avis de M. Herim;, qui, à propos du démarrage, cite une expérience personnelle qu’il a pu faire, en Suisse, sur le chemin de 1er électrique dej Burgdorf h Tliun. Le train démarrait sans soubresauts, cc qui est plutôt un avantage, et avec un courant environ double du courant normal (*).
- Au sujet de la redevance h demander au consommateur pour le courant déwatté, M. Maili.oux montre que de pareilles surtaxes existent déjà, positivement ou négativement pour les consommateurs à forfait, pour les consommateurs de jour, etc. Pour en démontrer la nécessité, l’orateur cite une station de i5o à 200 chevaux qui, même aux heures de faible éelairago, voyait scs plombs fondus par le démarrage d’un moteur de 40 chevaux ; dans une autre de 2 5oo chevaux, le courant alternatif, même pour des moteurs de 25 à 35 chevaux, était applicable, par suite de l’impossibilité d’obtenir la variation et le réglage des vitesses, indispensables à une foule d'industries.
- Comme le font remarquer plusieurs orateurs, ce qui résulte de cette discussion, c’est que chacune des deux especes do moteur a son champ d’action propre et qu’il n’y a pas lieu de chercher ti comparer entre elles les propriétés des deux moteurs, dans des conditions où elle ne
- (l) (> courant était lu sur un ampèremètre sur lequel
- confirmé dans VEngineering (Londres) que le démarrage sur la ligne Burgdorf-Thun s’effectuait avec une accélération d'enviroe o,jo mpar seconde, sans que le courant dépassât le courant normal. L’observation de M. Héring concerne le départ sur la pente qui existe au sud de la ligne et explique la différence. M. Mailloux affirme que
- observé M. Héring et que le courant de démarrage lui a semblé être plus du double du courant normal. IVlais, comme le fait remarquer très justement M Hé-
- quées, mais s’il peut l’être, et cc point semble incontestable.
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- sont pas comparables. Il y a cependant une prétention que M. Scott sc croit obligé d’infirmer, c’est que le moleur-shunt peut être, dans tous les cas, employé avec autant de succès que le moteur asynchrone; l’infériorité manifeste du moteur - shunt, pour beaucoup d’applications, réside dans son enroulement inducteur, susceptible d’échaulTcment et de courts-circuits, son collecteur, ses balais et ses porte-balais, son armature mobile avec ses multiples et délicates connexions. Comme construction, il y a aussi là une différence essentielle. —D’autre part, M. Dunn, d’accord avec M. Steinmutz, reproche au moteur asynchrone son faible entrefer, son facteur de puissance, et son peu d'aptitude aux vitesses variables et aux démarrages puissants. M. H. Bot on la Tour (présent à la séance), abonde dans cc sens: si on peut construire un moteur asynchrone avec un courant et un couple de démarrage normaux, il est vrai aussi, qu’avec le moteur à courant continu, on obtient un couple de démarrage normal, n’exigeant que 65 à 70 p. 100 du courant normal. Mais l’orateur fonde de grandes espérances sur l’avenir du courant alternatif, en disant que la nature a, pour ainsi dire, été violée dans le moteur à courant continu. Quant à présent, s’il s’agit d’une sous-station alimentée par du courant alternatif, la commutât rico, comme le dittres bien M. Stott, fournille moyen de choisir entre le moteur asynchrone et le moteur à courant continu, suivant les applications ; et quant à l’avenir, il n’est pas impossible que l'invention d’un nouveau moteur réunissant
- tous les avantages des précédents, sans leurs inconvénients, ne mette un terme à la rivalité entre les deux types de moteurs.
- M. TTaskixs questionné sur les progrès accomplis dans les compteurs « h double taux », destinés à prélever une redevance plus élevée pour l’énergie distribuée aux heures de débit maximum, dit qu’on a pu réaliser un compteur à cadran unique, remplissant cet objet. Dans ce but, le système mobile subit une réduction de vitesse, pendant les heures de faible consommation, au moyen de l’insertion d’une résistance en série avec l’armature produite par un mouvement d’horlogerie au moment voulu.
- Le moteur asynchrone et la commutatrice ; leur relation avec le système de transmission, par Ch. F.. Scott- Transactions of the American Institule of Eleçtrical Engineers, t. XYI1I, p. 883-894,
- Dans cette communication, l’auteur étudie les deux appareils qui servent à transformer le courant alternatif en force motrice et en courant continu, à savoir, le moteur asynchrone et la commutatrice. II établit une comparaison entre ces machines et celles qui pourraient réaliser le mêifte objet; et il s’applique à faire ressortir l’influence de leur fonctionnement sur la transmission et les génératrices.
- I. Moteur asynchrone. — L’auteur établit un parallèle entre les caractères du moteur synchrone et du moteur asynchrone, que nous résumons en note (*). Le moteur asynchrone pris
- Appareils auxiliaires.
- Une excitatrice mue ou non par le moteur avec connexions au tableau et au moteur.
- Instruments pour indiquer si l'excitation est conve-
- Point d’instruments.
- Construction.
- Enroulement d’induit, rupture et aux inductions élevées, Bagues collectrices et balais.
- Point de contacts tournants.
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- pour terme de comparaison est à cage d'écureuil et à démarrage par application de basses tensions sur le primaire. La comparaison subirait
- ; légère
- L'infériorité du
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- considérable, si, comme le dit l’auteur, on l’emploie dans des sous-stations ou en unités assez fortes pour justifier la présence d’un surveillant. Malgré la possibilité de réduire le décalage dans les génératrices et les circuits de transmission en faisant varier le facteur de puissance des moteurs synchrones, l’auteur constate que cette raison est insullisunte, la plupart du temps, pour motiver leur emploi. On préfère établir les génératrices et les lignes de façon à pouvoir supporter le courant dewatté, et les moteurs asynchrones de grande puissance ont, d’ailleurs, un facteur de puissance si voisin de l’unité, que le courant déwatté est presque constant pour les différentes charges, et qu'il constitue un élément bien défini auquel il est aisé de pourvoir. Toutes ces considérations justifient la préférence dont jouit le moteur asynchrone.
- II, La Commutatrice. —Bien que la commu-tatricc soit un moteur synchrone, l’auteur rappelle que le démarrage s’y fait sans autre charge que la rotation de l’armature, qu’elle peut, fournir elle-même son excitation, qu’elle peut être munie d’un enroulerneut coinpound qui modifie
- MOTEUR SÏXCHROXE
- Réaction sur le circu Donne la forme de son onde au circuit.
- troubles du circuit en interférant avec d’autres moteurs.
- électromotrice de la génératrice et des circuits peut être plus forte ou plus faible que s'il y avait une charge non-inductive ou un moteur synchrone.
- En cas de court-circuit sur la ligne, le moteur ajoute
- élcctromolrice du moteur s'ajoute à celle de la ligue et Causes
- p) La « Westinghouse Electric and Manufacturing C° »j trices à l’industrie, dont 3o p. ioo ont une fréquence d’a i65 ooo kilowatts.
- le courant dewatté, de façon à prévenir les chutes de voltage, et qu'enfin les commutatrices sont, en général, établies en fortes unités, dans des sous-stations très bien surveillées.
- Ces considérations doivent, selon l'auteur, faire préférer lit conunulalrice au moteur générateur qui, se composant de deux machines, est, en outre, plus cher et a un rendement moindre. Il y a cependant des cas (entre autres celui où le voltage doit varier dans de grandes limites), où l’indépendance du voltage produit par le moteur-générateur, de celui du circuit, d’alimentation, peut faire préférer ce dernier; le moteur sera alors de préférence un moteur asynchrone, qui est peu sensible aux fluctuations rapides et périodiques de la génératrice, et qui ne risque pas de s’arrêter sous l’influence d’une surcharge brusque, d’une interruption momentanée ou d’une baisse de voltage, comme le feraient une commutatrice ou un moteur synchrone. Enfin, comme le dit l'auteur, ces dernières machines ne sont pas applicables à une distribution où il n’existera que de faibles unités (*).
- III. L’alternateur. — (Jn alternateur aliinen-
- ornles non sinusoïdales simpJes,
- La chute de la force éleclromotricc est toujours plus grande que pour uue charge non inductive.
- Le moteur ne peut produire de courant en cas de
- Une baisse de voltage momentanée ne couse qu’nn
- Le moteur peut absorber toute surcharge meme à
- laquelle appartient l'auteur, a livré plus de 400 commuta-u moins 60 périodes. La puissance totale est de plus de
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- tant des moteurs doit être étudié spécialement. S’il s’agit de moteurs asynchrones, l’auteur estime qu’une bonne régulation intérieure de la génératrice, obtenue par une excitation puissante, est nécessaire, quand les moteurs sont relativement puissants par rapport à la génératrice. Les modes de réglage extérieurs sont inel-ficaces contre les surcharges brusques ou les arrêts et mises en marche de moteurs.
- Il en est, à plus forte raison, de même pour les cotnmulalrices, si l’on veut maintenir la liaison rigide qui doit exister entre la génératrice et la commutatrice. Un champ magnétique trop faible donne lieu à des pulsations du flux qui produisent le même résultat que des variations de vitesses de la machine, et qui se transmettent à la commutatrice. Ces fluctuations se produisent également, dit l’auteur, si le ter inducteur est suturé, car une grande proportion de la force magnétisante est absorbée dans le fer; la machine sera bonne, comme constance de force électromotriee , mais ces pulsations la rendent inapplicable h l’alimentation d’appareils synchrones. L’auteur exprime, en terminant, l’opinion qu'en étudiant convenablement les alternateurs et les circuits, eu vue de l’alimentation des moteurs asynchrones et des commutalrices, on peut arriver à infirmer tous les arguments qu’on chercherait à faire prévaloir contre le courant alternatif; les nombreuses installations fonctionnant actuellement, avec pleine satisfaction, le prouvent surabondamment.
- La manœuvre des systèmes è hautes tensions et à grandes puissances, par E. W. Rico.
- EnginKors. t. XVIII, p. 89.1-909, décembre 1901.
- Dans cette communication, l’auteur considère les progrès accomplis dans la manipulation des courants intenses à hautes tensions. Les usines génératrices puissantes, et en petit nombre, ont remplacé les petites stations à basses tensions ; des unités de 2000 à 5ooo kw se sont substituées à celles de 200 à 5oo kw, et des tensions de 1000 à 2000 volts ont cédé la place à celles île 5ooo à i5ooo volts. Cetlc marche ascendante des puissances et des tensions se trouve néanmoins limitée par la difficulté, sinon les dangers, de manipuler les courants de grande intensité sous voltages élevés. Dans l'équipement de la station de la « Metropolitan Traction G0 » de New-York (3boo kw, 6600 volts),
- la compagnie, à laquelle appartient l’auteur, eutà opLer entre trois types d’interrupteurs (*) :
- i° Interrupteurs coupant le circuit dans l’air
- 20 Interrupteurs coupant le circuit dans un espace d’air fermé.
- 3n Interrupteurs à huile.
- L’interrupteur à huile qui fut seul jugé pratique permettait de manipuler des puissances de 2000 à 3ooo kw à des voltages allant jusqu’à i5ooo volts. Il a été décrit en détail dans VElec-irical World and Engineer, (t. NXXV, p. 543, 14 avril 1900). L’auteur en rappelle les traits caractéristiques (2). La manœuvre de l’interrupteur coupe chaque phase en deux points, et quand même lin arc subsisterait, le système triphasé est rompu par le fait que deux phases sont coupées chacune en un point seulement. Les arcs de chaque phase se produisent dans des chambres en briques séparées, et il n’y a aucun risque qu’un arc d’une phase atteigne une autre phase. L’auteur examine ensuite l’influence de l’interruption ou de la fermeture des circuits sur la production des résonances. Il rappelle les nombreux essais qui ont prouvé que l’interrupteur à huile ne donnait pas lieu aux effets de
- (]) Toutes les génératrices étaient connectées aux
- les choses étaient disposées do façon que, si lo circuit
- tome de commutateurs et d'interrupteurs qui permit
- phase, renfermé dans une chambre incombustible, mais les trois interrupteurs fonctionnent solidairement. Chaque élément d’une phase est formé de deux cylindres eu laiton connectés avec l'arrivée et le départ de la phase.
- tient s’ajuster dans des contacts tubulaires fixés an fond
- dres sont garnis intérieurement de fibre. Pour x 2 000 vol ts ies chapeaux des cylindres sont en porcelaine.
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- T. XXXI.- N6 15.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- résonance à l'ouverture des circuits; ces effets se produisent i] est vrai à la fermeture, mais indépendamment dusvstèmc d’interrupteur adopté. L’interrupteur à air libre provoque des résonances comme l’ont montré des essais à l'oscillographe fait a Kaluiuazzo (Mieh.), sur des circuits de 12.00 à i3oo k\v, à des tensions de 20000 à 40000 volts. Le système d interruption consistait simplement à séparer les deux parties du circuit dans l’air, jusqu'à extinction de l’arc; ce dernier durait plusieurs secondes il 20000 volts; à 4°ooo volts, il atteignait une longueur de 9 m environ (3o traversait et mettait la
- ligne en court-circuit, et provoquait en même temps des tensions doubles ou triples du voltage normal. U’autres essais montrèrent également la présence de résonances en cas de court-circuit dans l’air. Le type à tube avec expulsion d’air fonctionnait jusqu'à 20000 volts. Le type à huile ci-dessus mentionné se comporta parfaite- ! ment à 4ooo<-> volts; l’arc durait de 3 119 périodes et l’extinction s'opérait sans troubler le système, sans flamme et sans fumée. Le type à expulsion d’air provoquait des traces de résonances pendant quelques périodes et une légère élévation du voltage.
- L’auteur insiste sur la nécessité, dans la construction et la manœuvre de ces appareils, de prévoir les cas les plus défavorables et d’éviter surtout qu’un accident à un groupe puisse intéresser les groupes adjacents. Il pense qu'011 ne s’est pas assez préoccupé d’éviter les graves conséquences d’un arrêt de service, dans les grandes stations de 10000 à 100000 chevaux qui alimentent à la fois l'éclairage, la force motrice, la traction, etc.
- Comme indications générales, l’auteur préconise, dans les blutions de plus de 5ooo kw, la division en unités, poussée aussi loin que possible, aussi bien pour les chaudières que pour les machines à vapeur et les dynamos. Le tableau de distribution sera placé de préférence en dehors de la salle des machines et les différents circuits nettement séparés. Chaque interrupteur devra être capable de couper la charge entière de la station même en court-circuit. Les appareils de manœuvre seront de préférence, commandés électriquement d’un même point. Les interrupteurs seront tous doubles pour un menu* circuit, I et les barres du tableau subdivisés en groupes j interchangeables. Les différents feeders sortiront I
- do la station en caniveaux séparés ; ils aboutiront à deux interrupteurs en série, où il y aura au moins un interrupteur général pour un groupe de feeders. Tous les appareils seront éloignés suffisamment sur les tableaux de façon qu’un arc accidentel sur l’un d’eux ne puisse atteindre le voisin. La commande électro-magnétique de toutes les connexions, sur un petit panne au séparé, rendra la surveillance plus facile et évitera les erreurs en mettant l'opérateur à l’abri de tout danger et de tout affolement.
- Séance du 3 janvier 1902
- L’éclairage des rues et les unités de lumière, par W. d’A. Ryan. Transactions, t. XVIII, P- 909-923, déc. 1901,
- L’auteur expose, dans celte communication, les résultats d’essais de comparaison photométrique entre l’arc nu et l’arc enfermé, effectués par lui, en prenant toutes les précautions pour assurer la constance du courant et du voltage et noter la position de l’arc (l'.
- Dans une première série d’essais, l'auteur compare la puissance lumineuse et. l’éclairement à diverses distances, d'une part, d’un arc à feu nu, entouré d’un globe transparent et muni de charbons de 11 mm, et d'autre part, d’un arc en vase clos, avec charbon de qualité supérieure, renfermé dans un premier globe opale et lin second transparent. La consommation en watts des lampes est la même. L'intensité de l’arc enfermé est plus forte que celle de l’arc au, pour des angles de 3° à jo° au-dessous de l’horizontale, et plus faible mais plus régulière dans les autres régions. Quant à l’éclairemcnt produit sur la voie publique, l’auteur a trouvé, pour des arcs placés à -,:io m au-dessus du sol et à 90 m d’intervalle, que l’éclairement est maximum dans les arcs à feu nu, à une distance de 4s3o m du candélabre, ce qui correspond à un angle de Cu" au-dessous de l’horizontale. De 3o à 43 ni l’éclairement est supérieur pour l’arc clos.
- Dans l'arc nu la quantité de lumière projetée
- (l) Aiiii de réduire l'intensité de 'la source, l’auteur
- photomètre Bunsen ont été faits par quatre opérateurs, le premier pour faire les lectures, le second pour maintenir constants le courant et le voltage, le troisième
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- 12 Avril 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- varie très rapidement avec la partie du cratère visible dans les différentes directions et par suite avec la tension aux bornes. Dans les lampes mal surveillées, l’arc est silencieux et devient sifflant alternativement dans des intervalles variant de 5 à ij minutes. Dans l’arc clos le fonctionnement est silencieux pendant des intervalles de 3 à 5 heures; l’arc a une longueur de io mm, environ, et se remet en place rapidement. La tension peut varier de ro à i5 volts par suite de réchauffement des bobines en dérivation; mais quand on remédie à cette variation par des enroulements compensateurs ou des thermostats, l’intensité hémisphérique de l’arc en vase clos est pratiquement constante. L'inlluence du déplacement de l’arc est moins grande sur l’arc en vase clos; si l’on fait, en outre, usage de verre opale les éclaireuients sont répartis très uniformément et très régulièrement.
- Le courant alternatif donne lieu à un rendement à peu près le meme dans l’arc envase clos que le courant continu; ce qui est loin d’être vrai, comme on sait, pour l’arc à feu nu.
- L'auteur a effectué egalement des essais comparatifs entre les unités de faible et de forte intensité quant à la répartition de leclairement sur les voies publiques. Ces essais ont été faits faits au lumen-mètre, en prenant pour étalon la « bougie-pied (*), et ont porté sur des arcs h courant alternatif, de 280, 35o, 420 et 485 watts respectivement, en vase clos, Le rendement lumineux à distance est, par l’apport à l’arc le plus faible, de 100 — 90,2. — 80,7 et 81,7 p. 100 respectivement.
- L’auteur a observé que pour obtenir un éclairement de 0,006 bougics-picd au milieu de la distance de 2 lampes il faut employer 10,7 lampes de 485 watts et 14,9 de 280 watts par mile (i6oq m) ; d’où une économie de 1000 watts pour ees dernières et l’avantage de 4 régions lorteiucnt éclairées en plus, l.’auteur pense avec raison, qu'il 11e faudrait pas étendre ces avantages des foyers faibles aux lampes à incandescence qui émettent trop peu de lumière pour être placées à des hauteurs notables, et pour obtenir de puissantes diffusions sur les édifices (2).
- H l.clairemnnt produit par une bougie à o,3o.{ m ou o,3o4' bougie-mètre [S. du Tr.).
- A L’auteur a soin de faire remarquer que cette supériorité de l'arc en vase clos serait peut-être moins absolue si ] on employait, comme en Europe, des lampes
- Note sur la flamme de l’acétylène dans l’oxygène par C. H. Sharp. Transactions, l. XY1II,
- L’auteur, en qualité de membre d’une commission de l'Association spécialement nommée dans ce but en 1896, a fait des recherches sur les étalons à flammes de gaz purs brûlant dans l’oxygène pur. Avec les brûleurs ordinaires, l’acétylène pur est inapplicable, par suite du dépôt rapide de charbon graphitique sur les orifices du brûleur. Mélangé à l’hydrogène pur, l’acétylène brûle sans dépûL; mais comme les gaz sont produits au-dessus de l'eau, la différence de leurs coefficients de solubilité qui varient en outre, inégalement avec la température, empêcha l’auteur de pou-
- • reproduire une intensité déter- ""
- minée de la flamme au moven du réglage de la pression. Il adopta la disposition suivante pour la combustion de l'acétylène pur : le gaz passe à travers un tube central A, entouré complètement d’un manchon à circulation d’eau J, l’oxygène arrive dans un conduit O concentrique aux précéderas (voir 0--------
- la fig.), de sorte que les___________
- sc trouvent déjà mé-langés au moment de la combustion 0. Il n’y a plus de dépôt graphitique et l’intensité de cette flamme définie par des conditions suivantes qui ne sont pas toutes jndé-pendantes : Avec un rapport déter-
- ié de la vitesse d’écoulement des gaz et une hauteur définie de la flamme, l’intensité lumi-se de la flamme entière atteindra un niaxi-11 ; en outre, l'intensité lumineuse d'une portion de flamme sera parfaitement déterminée si cette portion est prise au travers d’une fente horizontale disposée de façon à laisser passer le maximum de quantité de lumière.
- La flamme ainsi obtenue s'adapte très bien ux essais photométriques de l'arc; mais elle est trop blanche pour la lampe à incandescence, de même que la lampe Hefiier est trop rouge.
- soigneusement construites, bien entretenues et placées
- Néanmoins, l’entretien, la commodité et les frais d’exploitation resteront toujours des avantages sérieux pour
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- T. XXXI. — N° 15.
- L’auteur estime néanmoins que cet excès de blancheur est un avantage pour un étalon de lumière destinées aux sources de l'avenir.
- L'état actuel de la question d’un étalon de lumière, par Clayton H. Sliarp. Transactions, t. XVIII, p. 93i-935, déc. 1901.
- L’auteur constate que, seuls de tous les étalons proposés, l’étalon à flamme de pentane et la lampe à acétate d’amyle de Ilefner tendent à être conservés en pratique; le premier est préféré par les gaziers, la seconde par les électriciens. Hais ces deux étalons sont encore loin de réaliser l’idéal; dans la liste des sources lumineuses aujourd’hui usitées et qui se rapprochent de plus en plus de la lumière blanche, ils occupent, à ce dernier egard, le dernier rang. Il en résulte selon l’auteur que les mesures, avec ces étalons, tendent à attribuer aux sources de lumière blanche une acuité visuelle par bougie moiudrc qu’elle ne l’est en réalité.
- Les perfectionnements dans la manipulation de l’étalon Yiolle (Petavel, Proc. Roy. Soc. Vol. LXV, p. 481, 1900) et la définition du « noir » théorique par Pascher et Lummer paraissent à l’auteur un grand pas dans la voie du progrès.
- Parmi les sources usuelles, la flamme de l’acétylène est celle qui semble le plus se rapprocher du blanc normal; avec le brûleur ordinaire, Fessenden a obtenu des flammes d’une constance satisfaisante en réglant convenablement la pression. M. Féry emploie au contraire des flammes longues [et [minces, en mesurant l'inteusité de la flamme par la hauteur (entre r cm et 2,0 cm).
- L’auteur mentionne les tentatives faites pour brûler un gaz pur, comme l’acétylène, daus l'oxygène pur; mais les résultats ne lui semblent pas encore définitifs.
- En pratique on est donc réduit à l'étalon pen-tane et la lampè Hefner. L’auteur estime cependant qu’une lampe à incandescence bien étalonnée constitue un étalon secondaire très satisfaisant.
- Lampes électriques à gaz et phénomènes de résistance électrique des gaz par P. C. Cooper Hewitt. Transactions, t. XVIII, p. 93a-yla. déc. 1901.
- L’auteur complète les résultats déjà obtenus par lui, sur les lampes à gaz. Il a fait des lampes de diamètre variant de 3 à r5 mm, et de longueurs variant de ^5 mm à 3 m environ. L’inLensité lumineuse y variait de 10 à 3ooo bou-
- gies. — Les lampes montées sur un circuit do 118 volts consomment de 1 à 6 ampères, avec un rendement de 1/2 watt par bougie, qui dans les meilleures conditions atteignait 1/4 watt par bougie (int. sphér.). L’intensité par unité de longueur n’est limitée que par le ramollissement du verre.
- Examinée au spectroscope, la lumière de ces lampes présente plus ou moins de raies des couleurs du spectre solaire, sauf de la lumière rouge. L’auteur ne voit pas là un grand inconvénient pour la plupart des applications, d’autant plus que les lampes à gaz présentent un pouvoir pénétrant plus élevé que les lampes à incandescence et qu’on est arrivé à y introduire la lumière rouge, en sacrifiant un peu le rendement.
- L’auteur a fait des essais sur la conductivité du gaz de la lampe; il a trouvé la résistance proportionnelle à la longueur, en raison inverse du diamètre (et uon du carré). La conductivité varie en outre avec la densité du gaz et dépend d’un certain coefficient de résistance. La résistance varie avec le courant, et la densité du gaz dépend du voltage. L’auteur a observé qu’il y a une conductivité maximum pour une certaine densité.
- La résistance à l’électrode positive semble négligeable, s’il n’y a pas d’altération physique ou chimique. Quant à l’électrode négative, elle présente une sorte de self-induction, au passage initial du courant; puis une flamme procède de l’électrode négative normalement à la surface d’émission, et si la direction de cette flamme/fait un angle avec la direction du courant, la résistance à l’électrode négative, devient négligeable. La résistance initiale est grandement modifiée quand on charge positivement la partie extérieure de la lampe du côté de l’électrode négative, etles phénomènes diffèrent totalement quand les électrodes contiennent des matières étrangères.
- Avec des électrodes en fer, on a pu disposer les choses de façon à ce que l’électrode négative devienne elle-même une source lumineuse.
- La présence d’impuretés dans la larnj>e est très utile pour faire varier lu résistance à l’allumage. L’auteur a employé d’autres gaz que la vapeur de mercure, mais cette dernière est préférable pour les essais, par suite de la facilité de l’obtenir pure. P.-L. Chaupextieu.
- : G. NAUD.
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- M. CORNU
- Quand la n conseillée que
- lirons, mais nous savons que son œuvre est accomplie, et à défaut de scs conseils, ses physique, de force morale, de jeunesse, d’esprit, d'activité féconde, qui" soudain disparaît ; alors
- le frapper.
- dire'
- alkn
- r° M. Cornu était n. ôntra à l’Ecole Poly tit deux ans aprè: des Mines. Mais i
- lechniqu
- Q:'~ÿjr% jéL f
- •• - ^ •
- vos de SOS précieux étaient si utiles, en. iS'Ji. En 1860, il
- gnant dJ"l’Ecole Vo\y-U’Ajîede trente ans,
- plissait les fonctions de secrétaire et du
- 111 président pour recevoir dignement nos hôtes de 1900, c’est à lui que tout naturellement tous ont songé. Nul n’aurait présidé avec plus d’autorité ces débats où nous avions convié tant d’illustres savants étrangers.
- Il était désigné par sa gloire incontestée qu’avait consacrée le suffrage de tant d’Àeadémies étrangères, par l’étendue et la sûreté de sa science, par la justesse de son esprit.
- Qui ne se rappelle avec quelle limpidité il exposait ses découvertes, soit à l’Académie, soit à la Société de Physique, soit à la Société internationale des électriciens; avec quelle chaleur aussi et surtout a
- ; quelle limpidité il exposait
- é internationale des électriciens; avec quelle chaleur aussi el surtout avec quel léganco ! Il était aussi jaloux d’une clarté impeccable, on face de ses collègues qu’en face de ses élèves. Fai: autrement eût été pour lui une souffrance ; car ses goûts d’artiste en auraient été choqués. El en effet, l’artiste se retrouvait partout, chez le penseur, chez l’expérimentateur, chez le professeur.
- Quand il imaginait ou qu’ii construisait un appareil nouveau, quand U en étudiait les derniers détails, quand il le décrivait, surtout, un soûlait que ce 11 était pas seulement à ses yeux un instrument, mais un objet d’art, el qu’il ne se préoccupait pas uniquement d’aller au but par le chemin le plus sûr et le plus court. La moindre imperfection le faisait souffrir, non parce qu’elle était une gène, mais parce qu’elle était une tache.
- Aussi, quand il aborda l’étude de la diffraction, il eut bientôt fait de remplacer cette multitude rébarbative de formules hérissées d’intégrales par une ligure unique et harmonieuse que l’œil suit avec plaisir et .où l’esprit se dirige sans effort. M. Cornu débuta dans la science par une théorie do la réflexion cristalline ; il parvint à ramener ces lois si compliquées à des règles géométriques simples et élégantes el à construire géométriquement le plan de polarisation du rayon réfléchi à la surface d’un cristal.
- 11 reprit ensuite la niélhode de M. Fizenu pour la mesure de la vitesse de la lumière ; il introduisit dans
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- L'É
- claarace
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS ^
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- SUR LES EXPÉRIENCES DE M. CRKMTEU
- ET UNE OBJECTION DE M. WILSON
- On sait que M. Pocklington (*) et après lui M. Wilson (2) ont dirigé contre les expériences de M. Crêmieti (a) diverses critiques et qu’ils ont prétendu, par exemple, que ces expériences, loin d’être en contradiction avec les théories régnantes, en étaient au contraire une confirmation indirecte, parce que l'effet des courants de convection devait être compensé par celui des courants de conduction régnant dans l’écran qui sépare l’appareil asta-tique du disque tournant.
- Récemment, M. Righi, dans un article du Nuovo Cimenlo, est revenu sur cette question et, sans adopter tout à fait le point do vue de M. Wilson, il dit qu'il serait désirable qu’on
- Comptes rendus de l'Académie, t. CXXX. p. ,544. 5 juin jyuo Recherches sur l'effet inverse du champ magnétique que
- 1, 8 octobre '9°° ! Ecl- ddlcct., t. XXV, p. iji, 20 octobre 1900. -
- . 3*7, „ février1 i9oi Êd. Élect., t. XXVI, p" *i„, 16 mm IJOI. ~ Action magnétique
- . K., t. CXXXII, p. iio3, 6 mai 1901 ; Écl. Élect., t. XXVII, p. 272 et 3io, 18 et 25 mai note de M; Wilson; Écl. Élect., t. XXVIII, p. 191, 3 avril 1901.
- 797- novembre 1900; Écl------ TUe, C.- Jt., t. CXXXII,
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- T. XXXI. — JP 16.
- reprît l’étude théorique de l'influence possible d’un écran dans ces phénomènes {*).
- Dans Ces conditions, nous croyons utile de publier une correspondance échangée entre MM. Potier et Foincaré du 4 décembre 1900 au i3 janvier 1901.
- Dans cette correspondance, l'influence de L’ccran était discutée complètement et nos deux collaborateurs furent d’accord pour reconnaître que cette influence est nulle. C’était d’avance réfuter l’objection de M. Wilson.
- Nos lecteurs “se* Souviennent en effet que dès le mois de novembre' 1900, M. Potier avait soulevé la question dans une courte note, insérée dans ce journal (2).
- Cher Confrère,
- L’image ci-dessous (fig\ 1) vous paraîtra-t-elle satisfaisante? Quand un point électrisé de masse m se meut, le champ magnétique a pour valeur ”lt’..s^in g • [\ est dépourvu de potentiel et il est facile de constater que^DCs ds le long d’un cercle dont l’axe est r est bien la dérivée, par rapport au temps, du flux d'induction électrique à travers ce cercle. Les lignes de courant de déplacement arrivent toutes en m pour s’épanouir daus l’espace.
- Entourons ni d’un écran conducteur(fig. 1) ;toutes les lignes de courant von.t sc fermer par la surface interne de celui-ci, et si je décris |une courbe fermée passant par À, enveloppant ou non le con-
- ducteur, mais ne pénétrant pas dans l’espace vide où se trouvé m, le flux total d’induction h travers cette courbe sera nul, puisque les lignes de courant sont terinées à l’intérieur de l’écran ; c’est là la différence essentielle. Ainsi, il y a un potentiel magnétique uniforme à l’extérieur de l’écran, Supposez-le de révolution autour de 0, et la lorce magnétique en A devra être nulle. Il est plus long de le démontrer pour une forme quelconque, mais cela suffit pour mettre en évidence le rôle de l’écran.
- Votre dévoué,
- A. Potier.
- Mon cher Confrère,
- 11 était convenu que je vous écrirais le résultat de mes réflexions sur notre conversation de dimanche.
- La question en litige était de savoir si les expériences de Crémieu sont ou non contraires aux idées anciennes.
- Depuis que ces lignes ont cte' Hvrccs à l’impression, M. Righi est revenu sur la question daiis un nouvel article du Nuovo Cimenta et M. Levi Civiva a publié dans les Atti dei lincei une analyse dont les conclusions sont tout à fait d’accord avec celles de la correspondance que nous reproduisons ici.
- (a) A. Potier. Sur l’effet magnétique de la convection électrique, Écl. Élecl., t. XXV, p. 35ï, Ier décembre 1900.
- N. d. I. R.
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- 19 Avril 1902.
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- Pour cela, il faut d’abord savoir ce que c’est que « les idées anciennes ». ’
- Ne les cherchons pas dans Maxwell, où on trouve tout ce qu’on veut; admettons que par définition, les « idées anciennes », ce sont les idées de Hertz.
- Mais, quelles sont les idées do Hertz ?
- Sur ce point, nous sommes, je crois, en désaccord.
- En relisant le mémoire de Hertz, en rentrant, je n’ai fait que me confirmer dans ma manière de voir. Je prends le mémoire Grundgleickungen fur bewegte Kôrper, et les pages de mes citations se rapportent à l’édition Untersuchungen ueber die Ausbreitung der Elektrischen Kraft, Leipzig, Barth, 1892 : page 264, Den ganzen elehlrodyn. Theil der Kraft (magnétique), erhallen wir wenn wir in detn Ausdruck fa Au (le courant total) erset.zen durch,
- 4*A « +
- ^ dX dx ’
- (0
- Der letzte Theil dieser A us-sage fîndet in. der B.owland’sche/i Versuche die gewünschte Bestâtigung.
- A est un coefficient numérique = ^ ^ ; mais qu’est-ce que qu’a ? C'est la vitesse de la matière ;
- page 208, Wo wir im Baume greifbare Materie finden, entnehmen wir der 'Dewegung dieser ein~ deutig die Wert.he der a, (J, y.
- Qu’est-ce que ^ c'est la densité de l’électricité vraie; remarquez que Hertz met un X gothique que je ne sais pas faire.
- Donc -^2 représente la charge du disque au sens vulgaire du mot et a sa vitesse au sens vulgaire du mot.
- Il n’y a donc aucun doute sur la pensée de Hertz.
- Maintenant, que devrait-il sc passer, d’après les idées anciennes?
- Votre raisonnement (il ne s’agit pas encore du raisonnement contenu dans votre lettre, eeei était écrit avant que je l’eusse reçue) ne m’a pas convaincu.
- J’admets bien que si la vitesse est faible, la distribution électrique sera la même sensiblement qu’à l’état statique; mais non que le déplacement électrique sera le même qu’à l’état statique. Si X, Y, Z représente la force électrique, j’admets bien que
- dX , dY , dZ dx + dy + dz
- est le même qu’à l’élut statique, mais non que X, Y, Z sont les mêmes qu’à l’état statique, parce que je n’admets pas que
- J(Xdx + XdyA-Zd*)=°
- Cela serait vrai s’il n’y avait que des courants permanents^ cela ne sera pas vrai dans un régime
- Maintenant, voici ce que je trouve.
- Considérons un appareil tel que celui de Rowland ou de Crémieu[3mn communication^)]. Il y a des parties isolantes et des parties conductrices, les unes fixes, les autres mobiles ; mais de telle façon qu’il n’y ait pas de contact glissant. 11 y a en outre un système asiatique ; on observe l’effet moyen éprouvé par ce système.
- Dans cet appareil, régnent des courants « de convection » et de conduction. Je dis que l’effet moyen des courants de conduction dans la partie fixe est nul. Je considère un contour fermé quel-
- {') Comptes rendus, t. CXXXI, p. 7g-, U cl. Élect., t. XXV, p, 3a6, 24 novembre igoo.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI — N° 16
- conque à l’intérieur d’une partie conductrice soit fixe, soit mobile, soit J~(X<?z + ïrfj+ZJ-,)
- l’intégrale de la force éîectomolricc, le long de ce contour. C’est , J étant le flux magnétique qui traverse le contour. Si j’appelle X, Y, Z, les valeurs moyennes de X, Y, Z; alors J(Üdx -Kfiy -|—Zi:)' = o
- parce que J est une fonction périodique du temps,
- On aura donc _ _
- x—ÆL V—T—JH-
- X~ dx ’ 1 ~ dy ' dz ’
- V étant ce que j’appellerai le potentiel moyen.
- Si alors «, e, iv sont les composantes du courant, u. c, w, leurs valeurs moyennes, C la conductibilité, on aura :
- Si la partie conductrice est homogène, et que C soit une constante, <
- Or, V est nul ; car y^ ^, p densité électrique, et p varie périodiquement. Donc
- AŸ= o.
- Or, la surlacc qui limite la partie conductrice considérée peut être divisée en deux parties. Dans la première, elle est en contact avec un diélectrique, la composante normale moyenne du courant de conduction est nulle, parce que la densité superficielle doit varier périodiquement. Do
- dS
- ; d’clectricité. On aVasc
- Dans la seconde, clic est largement relice au sol ou à ui
- Donc à l’intérieur, on aura partout V = constante. Donc u — v = w = o.
- Ou mieux, ne supposons plus notre conducteur homogène, cc qui sera plus général et c temps nous permettra de prendre une couche de passage. C n’est plus une constante, mai
- lé-1-.
- d\
- f cm 4- é "+/Zc(^
- V0 étant le potentiel constant de la source.
- Les intégrales du second membre sont étendues à tous les éléments d’un volume T, et celle du premier membre à tous les éléments d<n de la surface S qui limite ce volume. Quant a S, clic sc composera de deux parties : l'une dans le diélectrique, en dehors de la couche de passage (C = o), l’autre dans la partie largement reliée à la source (V = V0).
- Donc la première intégrale =o, la seconde également.
- /ï<:
- d-z= o
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- 49 Avril 4902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- »?
- Donc —j— = o , et u = v=»>~o
- Dans un conducteur mobile, le courant moyen est également nul, mais il n’est pas certain que son effet moyen soit nul, parce qu’il bouge.
- Voyons maintenant les objections possibles.
- i° Voici deux disques circulaires métalliques D et D' au sol ; entre les deux, tourne une masse électrisée M. Cette masse induit sur D et D' des charges C et C' qui tournent avec elle ; il semble que les courants correspondants à ccs charges contrebalancent le courant de convection dû a M.
- Je couvre de hachures la partie du disque qui est ainsi électrisée par influence (fig. 3). Si le disque tourne dans le sens de.la flèche, la charge se déplace dans ce môme sens ; d’où l’on pourrait conclure qu’il y a un courant de conduction dans ce sens, et dans ce sens seulement. Ce serait une erreur; il y a un fort courant de conduction dans ce sens ; mais il y a un faible courant de conduction dans le sens contraire qui fait tout le tour du disque. Ce Fig. 3.
- courant est plus faible, mais il est plus long ; en chaque point du disque, il
- règne plus longtemps que le courant fort, de sorte qu’il y a compensation et que le courant moyen reste nul.
- 2® Passons au raisonnement de votre lettre.
- A l’extérieur de l’écran, il y a un potentiel magnétique (accordé). Si tout est de révolution, le champ magnétique est nul (accordé) ; il en est encore de même si tout n’est pas de révolution ; cela, je 11e l’accorde pas. Mais alors, si j'ai un écran de révolution et qu’une masse électrique se déplace suivant l’axe ? dans ce cas, le mouvement de cette masse est rectiligne et le phénomène ne présente plus la périodicité qui est essentielle à mon raisonnement.
- 3° Théorie des sheets et des écrans électromagnétiques. Si un écran est parfaitement conducteur de) l’autre côté, la force électrique est nulle. Donc-^- = o, donc le champ magnétique est constant ; mais cela ne prouve pas qu’il est nul. Mais s’il est nul au début, il devra être nul tout le temps. Oui, mais l’écran n’est pas parfaitement conducteur. Nous partons du repos et nous tendons vers un état de régime périodique. Plus la conductibilité sera parfaite, plus tard sera atteint l’état final où le champ magnétique est constant, mais pas nul ; mais il finira toujours par l’ètro. Et alors ma conclusion, c’est que les expériences de Crémicu paraissent inexplicables avec les idées anciennes. Devons-nous adopter son explication, à laquelle il n’a pas d’ailleurs douné une l'orme définitive ? Cela, c’est une autre affaire, et je me réserve.
- IL POINCAHK.
- Mon cher Confrère,
- Je vous remercie de votre intéressante lettre. Vous voulez une couche de passage entre le diélectrique (vernis) et le vide ; je n’y vois pas d’inconvénient, (puisque par hypothèse p — o, dans cette couche). Avec vos hypothèses, on peut même intégrer complètement, si on suppose connus les potentiels ydz, j d-z, dans le cas du mouvement permanent (~?j- = ^ = o^, mais
- pour moi, la difficulté n’est pas supprimée pour cola.
- C’est sur l’autre couche, où p et <; existent que je voudrais appeler votre attention ; on admettait, et je crois me rappeler avoir vu cette doctrine dans votre ouvrage, une séparation brusque du conducteur et du diélectrique, l’électricité occupant une couche très mince dans le métal; on professe aussi que quand la distribution change, c’est par des courants dans cette couche même, si les changements ne durent pas trop longtemps, mais ces courants pénètrent dans le métal, petit à petit.
- La manière d’être de cette couche me parait le point capital. En effet, toute intégration dans le diélectrique fera apparaître des fonctions arbitraires, Tutie potentiel électrostatique, l’autre
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- potentiel vecteur correspondant à des masses ou courants hors du diélectrique, c’est-à-dire dans le corps en mouvement, et qui ne peuvent être déterminées que si on intègre également dans le conducteur, et qu'on exprime les conditions aux limites.
- Par exemple, la condition y = o, détermine la valeur de la composante normale du cou-
- rant à l’intérieur du métal; c’est donc un courant de conduction qui accompagne forcément le
- mouvement.
- Ces courants de conduction, quand le régime permanent est établi, détruisent complètement (dans un bon conducteur) les courants pç. pr, pour le cas d’un solide de révolution tournant autour de son axe, de sorte que le champ magnétique est nul à l’extérieur.
- Il n'en serait plus ainsi si le disque était un diélectrique chargé d’électricité vraie, et il est intéressant de noter en passant que Maxwell indique, comme projet d’expérience, l’emploi d’un disque isolant ($770) ; et que les expérimentateurs ont cru devoir diviser leurs disques.
- Voilà les raisons qui m’empêchent d’adhérer complètement à votre doctrine ; j’admets les équations de Hertz, lorsque le milieu est l’air, mais il s’agit de les appliquer en tenant compte des conditions physiques du phénomène, c’est cette conductibilité qui lait pour moi la différence entre l'induction dite unipolaire magnétique, et le cas du disque chargé.
- Votre bien dévoué,
- p. S,— i° Formez, pour le diélectrique ambiant, le vecteur u le courant total pour cette région de l’espace, fermez ces et
- , y = -
- rants par des courants totauxt •épartis dans une 1res petite épaisseur de la matière conductrice mobile.
- |- | |- | Calculez a, [3, y, résultant de l’ensemble ainsi constitué.
- _______________ On voit que seul, l’espace balayé par le conducteur (fig. 4) intervient par des
- j.j ^ courants toujours de même sens. Mais la présence d'un conducteur fixe-voisin
- (écran) a une action, parce qu’elle modifie les trajectoires, en attirant en dehors de l’espace balaye, les courants u, e, «v.
- Dans le cas d’un solide de révolution, u, e, w sont nuis partout.
- On est ainsi dispensé, je l’espère, d’épiloguer sur les variations de C, de K, et de la conductibilité dans cette couche, et on reste dans les termes de la théorie de Maxwell ; ce qui n’empèchera pas de faire intervenir, si l’on veut, les électrons, ou ions à la mode.
- A. POTIEJI.
- Mon cher Confrère,
- J’avais cru comprendre votre pensée, mais je m’aperçois que je ne l'ai pas encore saisie.
- J’avais cru que vous acceptiez les équations de Hertz; maintenant je n’en suis plus sur, et je ne sais pas quelles sont celles que vous proposez de mettre à la place.
- Je ne comprends pas non plus si ces courants de conduction (qui, d’après vous, compenseraient. les courants de convection) siègent dans le disque mobile lui-même, ou dans l’écran fixe.
- Dans cc dernier cas, je vous demanderais si vous n’admettez plus ce que je vous avais dit dans une de mes premières lettres, au sujet de l’effet moyen nul des courants de conduction de l’écran fixe quand le phénomène est périodique.
- Dans la couche de passage vernis-air, il est vrai que p est nul, mais cela ne fait rien. Il y a dans la couche de passage métal-vernis, un courant de convention de Rowland et un « courant de Rontgen ». Ces deux courants se compensent.
- C’est ce que vous avez montré dans votre avant-dernière lettre.
- Dans la couche de passage vernis-air ; il ne peut y avoir de courant de Rowland, puisque p = o,
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- %
- mais il y a un courant de Rôntgen qui compense le courant de Rôntgen de l’autre couche de passage.
- A vous, de Lou I. cœur,
- PoiXCARÉ,
- Mon cher Confrère,
- dans un diélectrique ; j’admets
- / ôY c*Z \ 3<î>
- dans un métal : j'y ajoute l’éqnation de liai:
- [la + ,m + »«') = l -|f + -fr + »
- sur la surface de séparation.
- Ceci mène, pour le disque, a
- dans le disque, les cnrls de (XY/.) nuis pavUml dans le diélectrique, sauf la couche de passage,
- 0E_o. *f _n ^ — -a’
- enfin les valeurs de a, p,
- ht °3
- ? 4- - o y + 47t7. — o
- dans tous les diélectriques fixes ou mobiles ; a = ji = y — o dans le disque, je crois ; excusez-moi de ne pas refaire les calculs pour le chapelet et Tinlluence de la paroi qui agit indirectement en changeant les valeurs de f\ g, A, dans l’espace balayé par le chapelet, où ils sont périodiques, mais avec -Jj -jj toujours de même signe, h cause des discontinuités.
- Votre bien dévoué,
- A. Potier.
- Mon cher Confrère,
- Vous me demandez des équations; celles de Maxwell ou de Hertz, si vous préférez, me semblent bien suffisantes. Je traite ei-dessous deux cas simples : dans l’un seulement on a besoin des équations relatives au milieu en mouvement. Ou bien j’interprète correctement les principes, et alors il résultera que les expériences de Crémieu ne sont pas en contradiction avec l’idée qu’une masse en mouvement crée un champ magnétique ; ou bien je suis victime d'une illusion, qui apparaîtra plus facilement dans les cas simples ci-joints, alors je n’aurai qu’à m’incliner; sinon tout en étant absolument d'accord avec vous sur l’absence d’effets magnétiques permanents des courants de conduction de l'enveloppe, il me sera facile de montrer que l’effet sur l'aiguille tend vers zéro à mesure i° que les parois se rapprochent du disque ; 2° que les segments chargés sont plus voisins ; mais ce ne serait que de la divagation, si vous n’admettez pas mes hases.
- Votre bien dévoué,
- A. Potier.
- Disque continu (vernissé, puisque vous le préférez) ; s’il y a courant, ce ne peut être que sur le disque. Si celui-ci est dans le plan .ry, <; = — wy, v, = w.r, C = o, f — g = o, et A — f (s).
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- p = -L-l ; les seuls termes utiles sont [/‘J, f^], [/)]. p. 38o, (') et l’on trouve [/'] = [ÿ| = [h] donc pas de force magnétique.
- Action des parois. —Une masse A, part de A,, va en A., et s’y arrête Tig.
- . Soit 3, la force 1
- ne masse A, pnrtde A,, va en A., et s’yarr tique en M cl j ’fidt. l’impulsion totale.
- 2,r. OM. j rpdl — 4“ X la variation du déplacement à travers 1 surface - limitée au cercle de ravon OM, soit
- OM \ a'm + ÀjjM )
- Supposons un tuyau eoudueleur entourant ApV, et fermé aux deux bouts, qu’il soit ou non mis ii la terre, il faut considérer, outre le déplacement ci-dessus, les déplacements dus aux charges négatives de la partie interne du tuyau qui se trouvent concentrées près de \s ou près de Aa, et détruisent d’autant plus complètement l'effet de A1 et de A.,, i° que A, et. A., sont plus loin, ?.ü que le tuyau est plus étroit. A. P.
- Mon cher Confrère',
- Voici les réflexions que m’inspiren! vos deux exemples :
- Premier exemple. — On n'a c = — iotj, y, o>,r que dans le disque; dans l'atmosphère, on a = o, et il y a une couche de passage où ç et y varient très rapidement. Il faut tenir compte de cela.
- Pour faciliter le calcul, je m'en vais encore simplifier votre exemple ; je suppose qu’au lieu d'une rotation, ou ail une translation, chaque polit cylindre parallèle à l’axe des x subit une translation clans le sens de ses génératrices. Seulement, la vitesse de translation n’est pas la même pour tous les cylindres.
- En d’autres'termes, on a
- * = S = °.
- indépendante de x et de {.
- Je suppose que tout est permanenl dans le temps et par rapport a ,r.
- Toutes les dérivées ~ et ~~ sont milles.
- Le champ doit alors être perpendiculaire à l'axe des x, c’est-à-dire que
- Les courants si; réduisi
- 'l/j.
- [//], et ou trouve
- '\dr ^ dz ) °
- Supposons maintcnanl que tout soit de révolution autour de l’a
- i y. y = M co.; rage Electricité
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- M champ magnétique. E champ électrique :
- !jTt I r [ j | dr ~ ?\T. I rd% K
- 2-Mr = d i Mri
- Telles sont les équations qui définissent les deux champs électrique et magnétique.
- En intégrant par parties, je trouve :
- Si v est assez grand pour que Ion sc trouve dans l'espace qui est en repos, l'expression Ere 'annule aux deux limites, de sorte qu’il reste :
- /’ dilr p
- et nous retombons sur le courant (le convection pur. Mais il est temps d’aborder le cas de la rotation : Posons
- et soit w la vitesse angulaire qui dépendra de r et de z, Nous poserons :
- f — F. cos 0, g = K
- mis pas de 0 ni de t. 0
- E composante du champ électrique suivant le rayon vecteur ?• ; l’autre composante est h. De même :
- a = M cos 0. 3 = MbIuO
- M composante du champ magnétique suivant r, l’autre composante est v. On a ensuite :
- Les expressions qui entrent dans [f\ etc. sont:
- Je trouve ensuite :
- j (Xrf,r-f- Y rfy Z dz)— f\hn*di—V.rwdz)
- Or, le premier moinbre peut s’écrire : (Thëorèimfde Stolces).
- j (/A + /«B -f nC)dli
- Remarquons que dans toutes ces expériences, on observe l’elFet moyen sur une aiguille aimantée
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- i bien l’effet d’iuduction s
- i circuit interrompu de temps en temps
- (troisième communication) <
- (première communication).
- Mais, clans ce dernier cas, les interruptions sc font à des intervalles de temps qui n’onl aucun rapport avec la période de la rotation ; de sorte que cela revient encore au même ; l’effet moyen des courants de conduction qui peuvent régner dans la partie fixe devient nul.
- C’est pourquoi j’avais demandé à M. Crémieu, au mois de juillet dernier, de monter l’expérience suivante :
- Los parties dorées sont couvertes de hachures (fig. 6), clics sont soit au sol, soit à la source, par leur centre.
- Lorsque h; diamètre A’B' du disque mobile coïncide avec le diamètre AB du disque fixe, les parties dorées sont en regard et forment condensateur. Mais l’angle du secteur doré mobile est un peu plus petit que celui du secteur doré fixe. Le secteur doré mobile prend donc une charge Fig. 6. et le secteur doré fixe prend une charge — mais seulement
- en face du secteur mobile. La charge -J- du premier se transporte par convection, la charge --- du second se transporte parallèlement par conduction.
- Donc si le courant de conduction agit et que Je courant de convection n’agisse pas, il y aura
- un champ ; silos deux courants agissent, il n'y en aura pas.
- Dans la position inverse, lorsque iVB' coïncidera avec BA, les deux secteurs n'étant pas on face l’un de l’autre, no prendront qu’une charge insignifiante, et il n’y aura pas de champ.
- Prenons la disposition de la première communication, et supposons qu’on interrompe le circuit du galvanomètre dans la première position, par exemple, et qu’on le rétablisse dans la seconde. Alors il y aura un effet si un seul îles deux courants agit (idées de M. Crémieu), et il n’y en aura pas s’ils agissent tous deux (idées anciennes).
- Seulement pour cela, il faut que l’interruption soit synchrone de la rotation du disque.
- La construction de l’interrupteur synchrone pourra présenter des difficultés, mais M. Créiuicu espère en triompher.
- Seulement, la première chose à faire était de reprendre et de varier l'expérience de Rowland proprement dite (troisième communication). C’est ce qu'il fait dans ce moment.
- Pardonnez-moi la longueur de ma lettre, et croyez à mes sentiments les plus dévoués,
- Mon cher Confrère,
- Je crois être arrivé à intégrer les équations de Ileriz, dans le cas qui nous occupe ; je suppose la couche diélectrique-vidc de passage infiniment mince, et la surface même du diélectrique cqui-potcnlielle.
- Si D0 est le déplacement d’un point de celle surface, V0 sa vitesse {prise dans le diélectrique lié au conducteur) et x l’angle de scs deux secteurs : je trouve :
- i° Les courants de déplacement de tout le champ sont équivalents à des courants normaux à la couche de passage, d’intensité D0\0 cos a par unité de surface.
- 2° Les courants sur la couche de passage sont superficiels, dirigés suivant la projection de la vitesse sur la surface d'intensité D0Vra sin x.
- I-’cnscmble équivaut à des courants D()YU, dirigés suivant la vitesse, c’est-à-dire que l’on a
- cl l’on peut vérifier
- i° qu’en un point de l’espace
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- '.9-3
- à cause de
- ' ^ =
- I t/,r, rfv, dzi
- a0 pour un petit contour j [adx’fidij -\-^dx) =\ ? r, Ç
- I f g h
- si dxt, dyv d.zl est l’élément de la surface de séparation, soit l)0V# p.
- sin ads pour un élément normal à la vitesse et zéro pour un été- ’ '-
- ment suivant, la projection de la vitesse. On retombe donc sur vos conclusions peut-être un peu précisées ; je ne m’attendais pas au rôle do l’épaisseiir du diélectrique ; dans le cas d’une sphère tournant autour de son axe, a charge égale, les J Du du> restent les mêmes, mais £,r,,Ç croissent comme le rayon.
- Voire manière de voir est encore corroborée par les considérations suivantes. Quand un aimant Ali tourne autour de son axe, on admet qu’il produit un champ électrostatique ; donc, il attirera un disque chargé CD. Réciproquement, si on fait tourner CD en sens contraire, il doit attirer AD, c'est-k-dire produire un champ magnétique. Seulement, où en sont les vérifications expérimentales ? \otre bien dévoué,
- A. Potier.
- CHEMIN DE FEli ÉLECTRIQUE A GRANDE VITESSE DE ZOSSEN
- II. — Description de la voiture Siemens et Hai.ske et de l’installation ou la ligne,
- Après avoir, comme nous l’avons vu, (’) énuméré et éüidié les conditions k remplir pour les différentes parties de l’installation, fauteur passe k la description détaillée de cette installation, telle que l’a exécutée la maison Siemens et Halske.
- 1° Moteurs. — Chacun des moteurs doit avoir une puissance normale de aoo chevaux, et pouvoir développer pendant le démarrage une puissance triple; soit yoo chevaux; de plus, scs dimensions d’encombrement sont limitées par l’espace disponible entre les roues, la voie et la caisse de la voilure. Or, l’expérience de plus petits moteurs de tramway montre que, pour un excès de température de j>5°, on peut faire de très bons moteurs fermés, k raison de 5 chevaux par ioo kg, pour une vitesse périphérique de 36 m : sec. ; cc "qui conduit pour le moteur cherché k 5 ooo kg, en admettant que le raisonnement puisse s’appliquer aux gros moteurs. Comme exemple de moteurs analogues, on peut citer le moteur Ganz de la ligne Lecco-Colico-Sandrio(s), qui développe iao chevaux k 3oo t : m, avec un poids de 3 5oo kg, et le moteur Œrlikon, du chemin de fer de la Jungfrau (*), qui, avec un poids de 29.00 kg, a une puissance de 120 chevaux et est complètement ouvert.
- (l) E Eclairage Electrique, t. XXXI, p. 7, ) avril 190'i. f)‘Voir Enginevr, mars 1901.
- (a) Voir Schwaïzerische Bauzcitung, x février 1901.
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- De la place disponible sur la voiture, on déduit qu’un poids de 4 000 hg. sans arbre, sera admissible : étant donné ce poids, et la nécessité de fermer le moteur à cause de la poussière, on voit, d’après les moteurs cités plus haut, que la puissance exigée sera difficilement atteinle pendant un long intervalle de temps : il faudra diminuer la durée d’emploi et recourir h une ventilation artificielle.
- Avec 6 pôles, le moteur tourne èi 900 t : m, et commande directement l'essieu : le rotor est, d’ailleurs, calé directement sur cet essieu sans suspension d'aucune sorte, a l’inverse de ce qui a été fait dans les locomotives de Baltimore et Oliio, où l’on emploie un ressort pour relier le
- moteur à l'arbre, et du moteur Ganz, cité plus haut, où la commande se fait par un arbre creux ; le stator repose directement et rigidement sur l’arbre par des flasques portant les
- Le fer du stator est on un seul bloc (fig. 14), mais le bàli en acier coulé, qui repose directement en tons ses points sur .le fer pour mieux assurer l’écoulement de la chaleur, est en doux pièces, ainsi que les flasques portant les paliers : la figure i5 représente le moteur avec un demi-flasque enlevé. Avec les deux moitiés inférieures des flasques sont venues de tonte des pattes qui fixent le moteur au bogie par l'intermédiaire de ressorts, Los paliers comportent des coussinets extérieurs en acier très robustes, et des coussinets intérieurs en bronze avec métal antifriction. Le graissage est assuré par des mèches à huile, et les gouttes de celle huile, qui glissent sur l’arbre, sont rejetées par la force centrifuge au moyen d'un anneau cflîlé solidaire de l’arbre, dans des réservoirs situés à la partie inférieure du palier.
- Le primaire comporLe 90 dents, le secondaire ; l'enroulement est à 6 pôles. La fréquence étant donnée, réchauffement du fer primaire dépend surtout de la suturation : d’autre part, le couple dépend du diamètre du rotor, et le diamètre extérieur est limité par l’espace disponible. Il est donc préférable de placer le primaire à l'intérieur, ce qui permet de lui donner une section de for suffisante pour que l’indimtion y soit faible; d’autre part, le secondaire, devenu le stator, peut se contenter, à cause de la faible fréquence des courants qui le parcourent, d une section
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- IP
- très petite : on aura ainsi un rolor d’un diamètre sullisamment grand, tout en restant pour le diamètre extérieur dans les limites imposées parTcspace disponible.
- On arrive ainsi a un diamètre du rotor de j8a mm, pour un diamètre extérieur de io5o mm; les autres dimensions du moteur sont îndiipiées sur la figure 18.
- triphasé ordiuaire, exéruté avec des barres, isolées au mica, dans clés
- le bogie et la ligure 18,
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- 2°‘Résistances rt DKMAiiheurs. — Le démarrage du moteur s’obtient, comme a l’ordinaire, par l’intercalation, dans le secondaire, de résistances que l’on fait décroître progressivement jusqu’au court-circuit.
- Elles sont divisées en ap échelons dont 4 pour la mise en roule, et 20 pour le réglage de la
- vitesse, et sont placées tout près des démarreurs destinés à les commander. Elles nécessitent une place assez considérable et, pour ne pas augmenter les dimensions de la voiture, on a eu l’idée de les placer tout le long des parois latérales de la voiture entre l’appui inférieur des fenêtres et le
- longeron inférieur de la caisse de la voiture : elles sont enfermées dans des caisses ouvertes en forme de jalousies, pour assurer une bonne ventilation; ces caisses sont au nombre de deux pour chaque phase, une petite, longue de 140 mm, contenant les 4 premiers échelons, une grande de 1 060 mm,
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- contenant les qj autres, el présentent une profondeur de ijo mm, T,es connexions de caisse à caisse sont à la partie supérieure et les connexions de la caisse au démarreur sont à la partie inférieure (fig. ipL
- Les résistances sont constituées par des bandes de kruppine de 4;>X mm, sur des poulies séparées par des isolateurs on porcelaine; elles sont placées normalement à l’axe du véhicule et portent une cannelure profonde de 8 mm, dans le sens de la longueur; la tige supérieure (pii les
- supporte est rigidement iixéc à la caisse, la lige inférieure est mobile pour permettre rallongement cpii résulte de leur grand cchaullement*. Pour chaque phase de chaque moteur, il y a un rouleau de démarreur : tous ces rouleaux sont placés parallèlement à l’axe de la voie, immédiatement sous les caisses de résistance (lîg. ao). Ils portent des pièces de bronze disposées suivant une rampe hélicoïdale : les frotteurs correspondants sont placés, par l’intermédiaire d'isolants, sur deux tubes d’acier horizontaux, fixés à des supports en acier, qui sont boulonnés sur le longeron intérieur de la caisse, et servent en même temps de paliers à l’arbre des démarreurs. Pour éviter l’emploi de 2.) contacts de réglage par phase, les différentes résistances sont enlevées successivement et non simultanément dans les trois phases : de même les résistances des 4 moteurs no sont mises cil circuit que successivement, au démarrage, ce qui diminue l'à-coup occasionné sur le réseau, sans exiger un trop grand nombre de résistances.
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- La commande des arbres des démarreurs placés des deux côtés de la voiture, se lait au moyen de f\ chaînes, résistant à un effort de a 5oo kg, par un arbre en acier qui vu tout le long de la voiture sous le milieu du plancher, d’une cabine à l'autre; cet arbre porte 4 roues doutées
- commandant les 4 chaînes, et deux roues à arrêts, dont les dents correspondent à la position exacte dos contacts.
- Le mécanicien a<nt sur oct arbre au moyen d’un volant et d’un engrenage conique : pour qu’il 11'ait pas d’effort trop violent à faire, il est aidé dans ce mouvement par un dispositif de commande à air comprimé disposé comme suit : au milieu de la voilure, perpendiculairement à la voie, sont disposes en regard deux cylindres à air comprimé, de diamètres inégaux idg. y.O, dont les tiges de piston sont accouplées sur une crémaillère, entraînant une roue dentée solidaire du grand arbre longitudinal. Le petit cylindre est toujours sous pression et maintient les résistances hors circuit. Au démarrage, on envoie de, l’air dans le gros cylindre, qui, remportant sur le petit, entraîne l’arbre dans le sens voulu : la puissance du grand cylindre est, d’ailleurs, réglée pour que le mécanicien puisse rester autant qu’il le veut, sur chaque plot. Pour l'arrêt, le petit cylindre agit seul, l’air étant chassé du gros cylindre, et ramène automatiquement, sans intervention du mécanicien, les résistances jusqu’à la mise hors circuit.
- 3° INTE H RUPTEURS UT COUPJ'-ClliCUJTS DE MOYENNE
- tension. — Chaque moteur reçoit le courant du transformateur par l’intermédiaire de trois coupe-circuits et d’un interrupteur tripolaire de movenne tension, ce qui répartit la puissance entre 4 interrupteurs, et permet de mettre hors circuit facilement un moteur
- L’interrupteur est du type breveté (D. R. P. ii43 B), connu sous le nom d’interrupteur ii tube, dans lequel l’are est produit dans un tube étroit isolant, où il est refroidi par l’action d’un anneau métallique. Chaque phase comporte une double coupure, d'où 6 contacts qui sont répartis sur un cercle, le cylindre de commande par l’air comprimé étant placé au milieu de ce cercle (fig. 22). Chaque contact se compose d’un contact principal et d’un souffleur; les parties mobiles sont, reliées h un plateau commandé par le piston du cylindre à air ; la commande se fait par l'intermédiaire d'un ressort et d’un déclic, pour assurer l’égal enfoncement des branches dans
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- les mâchoires, quelle que soit la pression de l’air. Sont faits d'une façon analogue les interrupteurs qui servent à réaliser la connexion du transformateur, l’un en triangle, l’autre en étoile.
- 'le la voiture. ' ' ' pour too ampères.
- Chaque unité électrique comprend ainsi 4 interrupteurs qui sont placés dans une même boîte, sous le plancher de la voiture (tig. aV, : t'isolant emplové est IVhonitc, essayé sous 6 OOO volts. Les
- tûg. 13. —Transformateur à trois noyaux dans le même plan et parallèles à l’axe delà voiture ; on voit sur la droite
- bornes d’attache des conducteurs sont extérieures à cette caisse, et facilement détachables, ainsi que les tuyaux en caoutchouc épais qui amènent l’air comprimé des tuyaux en 1er de la voilure î'iix cylindres des appareils. La caisse, constituée par des tôles et des l’ers cornières, contient aussi
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- des coupe-circuits à tubes, calculés pour fondre à 55o ampères (fig. 24), et un petit transformateur démesuré, dont le secondaire est” relié à un ampèremètre.
- 4° Tiiansi'oum.vtEcns. - — fis sont du type à trois noyaux dans le même plan, et disposés sous le plancdier de la voiture, couches sur le côté, les axes des noyaux parallèles à la voie. Cette disposition permet d’v amener facilement les conducteurs et aussi d'assurer une ventilation active par
- des canaux obtenus en ménageant des espaces libres entre les paquets de tôles des noyaux. T.es noyaux se composent de trois paquets de tôles placées de champ (fig. aà à do), entre lesquels sont ménagées des ouvertures de 200 X do mm, maintenues par des tubes places entre les boulons qui réunissent ces paquets. Les culasses, qui terminent le circuit magnétique, sont formées chacune de deux paquets de tôles croisées avec celles des noyaux, placés au-dessous et au-dessus de l’axe des noyaux, laissant ainsi la place des canaux de ventilation, et de façon, d’ailleurs, à ne pas dépasser l'enroulement.
- L’enroulement secondaire est constitué, pour chaque noyau, par un seul manchon isolé du fer à la micanite ; l'enroulement primaire à haute tension se compose d’un certain nombre de galettes reposant, par l'intermédiaire d’un manchon de micanite, sur le secondaire; les enroulements de
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- deux noyaux voisins sont isolés par des cloisons (fig. »6). Le point neutre de l'enroulement primaire est a la terre; les extrémités de l'enroulement basse tension sont reliées aux interrupteurs de mise en triangle ou en étoile. Noyaux et culasses sont fortement serrés par 4 traverses entre des plaques formant le bâti ; de plus, ces plaques portent deux solides fers à U qui servent à la suspension du bâti; elles sont ajourées en forme d'entonnoir à hauteur des canaux de ventilation.
- Surface
- Le transformateur est fixé à la caisse de la voiture par 4 solides cornières boulonnées, et peut ainsi en être lies faeilement détaché.
- 5. Courii-cmcuiTS a haute tension, — Les extrémités libres de l'enroulement primaire aboutissent à trois isolateurs en ébonite placés dans la cheminée verticale (fig.31 à 33), cl, de là, s’élèvent aux coupe-circuits principaux,
- Ces coupe-circuits sont constitués, à peu près comme ceux de moyenne tension, par 4 tubes de pressspahn, contenant chacun un fil fusible et renfermés dans un tube de mieanite. Ce tube est fixé en haut à un couvercle de métal portant 4 lubes recourbés vers le bas pour l’évacuation des gaz : le couvercle repose sur un isolateur spécial portant en même temps les conducteurs sur le toit, el l'interrupteur à haute tension avec coupe-circuits pour le petit transformateur. Cet isola-
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- leur se compose d'un tube métallique entouré débonite, portant à sa périphérie des cannelures circulaires transversales on forme de larmier (fig. 34}-La partie inférieure du tube de mica-nite porte une bague de contact, dans laquelle vient s’enfoncer une couronne fendue formant ressort, fixée à un isolateur horizontal en ébonitc, et portant une coquille destinée il retenir les particules de métal fondu.
- Les coupe-circuits du petit transformateur sont analogues, mais plus
- 6° Interrupteurs a haute tension. — Ces interrupteurs sont, comme ceux de moyenne tension, à double coupure et à souillage de l’arc par tube réfrigérant. Ils se distinguent de ces derniers, en ce que les 6 contacts sont disposés sur une môme ligne droite, au lieu d’étre répartis sur un cercle : chaque interrupteur est placé avec le petit transformateur de la pompe à air, dans une caisse en tôle fixée à une ouverture du toit, et dont le couvercle supérieur porte 6 isolateurs. T.e contact principal est constitué par un anneau dans lequel vient se presser un tube de cuivre, et le contact auxiliaire par trois segments d anneau formant res-sorL dans lesquels s’enfonce un noyau pointu. Pour chaque phase, le tube et le noyau sont connectés euscmblc ; les contacts correspondants des souffleurs sont fixés sur un pont on fer à U, en métal recouvert d’ébonite ; les trois ponts sont réunis sur un plateau, commandé par deux tiges verticales venant du cylindre à air comprimé, au moyen d’un dispositif à ressorts de rappel et déclic, comme pour les interrupteurs de moyenne tension;'la levée du plateau pour la fermeture, étant limitée par uu ressort tampon, et l’ouverture provoquée par le ressort de rappel
- (fig. 35).
- ^0 Prises de courant. — On a posé en principe, qu'étant donnée la grande vitesse de marche, il. ne fallait pas son-
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- ger à rendra les prises de courant mobiles dans le sens de la hauteur, ce qui entraîne pour la voie la suppression des passages sous les routes, à moins d’employer pour ces passages des ponts d’une hauteur sullisanle pour que la ligne aérienne conserve une hauteur invariable.
- L’appareil de prise de courant est constitué par un mât vertical, comprenant deux longs tubes « Mannesmann », emmanchés l’un dans l'autre en l'orme de télescope, dont la partie inférieure repose sur une crapaudine fixée au plancher de la voiture, et tourne dans un collier intercalé dans le toit. Par manivelle et engrenages, on commande ce mât de la cabine, et on peut le fixer au moyen de coins de pression dans les positions definies.
- A la partie supérieure, au-dessus du collier, se trouve une bride sur laquelle est vissé un tube d’ébonile cannelé transversalement, portant trois bagues de contact, sur lesquelles appuient des frotteurs à ressort, vissés à des isolateurs en ébonite. Le tube supérieur est fixé par quelques boulons au tube intérieur : il porte à deux distances de i m. 3 axes correspondant chacun h un archet. La pression de l'air sur l’archet étant considérable a ces grandes vitesses, on ne se contente pas d’y opposer des ressorts puissants, mais on la compense par une plaque placer <le l'autre coté de l’axe (fig. 3b). L'archet se compose de lubes d’acier, faciles à remplacer ainsi que leur support. De l'archet le courant est amené par les deux branches (isolées de l’axe par des isolateurs en ebonite cannelés) à une pièce de bronze fixée sur un isolateur à cloche placé sur Taxe de rotation, et de là par un ressort de contact fixé à un deuxieme isolateur, au pa-rafoudro, puis aux bagues pjir un câble isolé.
- On a disposé deux prises de courant par voiture a cause de I intensité de courant relativement élevée (200 ampères) et aussi pour éviter la formation d’étincelles en tous les points oh la ligne est coupée pour une raison quelconque (isolateurs de section, branchement, etc).
- 8n PIIODUCTIOX DE l’air co.Mi'iii.MÉ. - - L’install a lion Fi£- 3-h --Coupe-circuits à haute tension,
- comprend y. pompes à air, placées sous les cabines
- extrêmes, et commandées chacune par un moteur électrique, alimenté par un petit transformateur sous une tension de 110 volts.
- Ces pompes, en une minute, fout 190 tours et compriment 400 litres d’air, pris à la pression atmosphérique, à une pression de 8 atmosphères; elles sont à deux cylindres jumelés verticaux, dont les pistons sont commandés par une manivelle entraînée par une roue dentée, engrenant avec un pignon monté sur l’arbre du moteur; le tout est protégé contre la poussière et l’humidité. Le moteur* est à secondaire en court-circuit (fig. 3~ et 38). L’air comprimé est emmagasiné dans 4 réservoirs, dont 2 servent à la manœuvre des appareils et les 2 autres au frein.
- qf’ Distiuiiution m: i.’ai« compuimé; cabine du mécanicien. — La manœuvre des appareils se fait a air comprimé : le réservoir correspondant est logé sous le toit, et celui du frein dans l’angle antérieur gauche de la cabine : les pressions y sont respectivement 4.5 atmosphères et 8 atmosphères. Les appareils de manœuvre (fig. 3q) sont rangés sur une table h l’avant de la cabine, formant couvercle d’une caisse qui contient les robinets à air, et les tuyaux de caoutchouc épais les reliant aux tu>aux on fer placés sous la voilure. Les robinets de réglage ont trois positions : i° position <1 arrêt, le cylindre communique avec l’air extérieur ; 2" position de travail, le cylindre communique avec le réservoir et est séparé de l’air extérieur; 3° position de rupture, le cylindre est séparé du
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- réservoir et relié à l’air extérieur. Il y a un douille robinet pour la marelie avant ou arrière, et uh pour la mise en étoile ou en triangle; un simple robiuet pour les interrupteurs des moteurs et les démarreurs. Ce dernier est commandé par le volant; une aiguille se déplace devant un cercle
- divisé en «9 secteurs, et indique le plot correspondant des résistances. Au-dessus de la table, à hauteur des yeux se trouvent : i manomètres indiquant la presssion de l’air dans les réservoirs; un voltmètre branché sur le transformateur de la pompe à air, mais gradué directement en volts
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- Prises de
- ampères par phase d'un des moteurs, un voltmètre branché sur une petite dynamo montée sur un des arbres médians des bogies, et gradué directement en km à l’heure. Dans l’angle antérieur droit se trouve le volant du frein à main; sur la droite de la table le robinet du frein "Westinghouse, et sur
- h» gauche un robinet de sûreté à deux positions : dans la position de marche, il relie le réservoir aux robinets de réglage ; dans la position de secours, il isole le réservoir à air des appareils et de
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- .teneur, et melon liberté l'air t à la position de rupture.
- m£
- * les cylindres <
- encore le démarreur de la pompe à air. simple robinet à : repos, mise eu route du moteur seul, de la pompe, la position médiane assu-
- travniiler sur la pleine pression
- parallèlement à la voie à une distance de 2,2^ 111 de l’axe de la voie, sur la droite en allant vers Zossen (fig. 1 et %
- T.es poteaux en bois, distants de 35 m, portent des consoles en 1er a IJ en l'orme d'arcs, fixées aux poteaux par 3 boulons 'fig. <foh Les isoloteui's supportant les fils de ligne sont constitués par mie tige conique en fer forgé, de 200 mm de longueur, recouverte d’ébo-nitc sur une épaisseur de 5 à 6 mm, à l'extrémité de laquelle, sur une longueur dénudée de 5o mm. est. fixée la cloche de l'isolateur en ébonite. Lesdiliè-
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- diamètre, entourant un fil vertical tondu entre les deux extrémités de la console et relié au rail à chaque poteau, le tout disposé de telle sorte que si un fil vient à se rompre, l’effort qui en résulte
- fait tourner la pince et en meme temps applique la boude contre le fil de terre. Ce fil de terre de 8 mm présente des spires tordues en ressort à boudin qui l'empêchent de se rompre sous le
- lüg. \\l. — Portion de la ligue laissant voir un point d’unorage longitudinal formé de deux mâts jumelés.
- l'boc. Les rails sont connectés électriquement entre eux par des bandes de cuivre, et reliés aux points neutres des systèmes triphasés, et à la terre par des plaques disposées tous les kilomètres.
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- L;i ligne d’alimentation, entre Marienfcld el Ober-Schbneweide, est construite par l’Allgcmeine Electricitiit's Gesellschaft; clic conipm-Lc 4 fils dont un pour le point neutre, de 70 el no mm2 de section, en fils nus sur isolateurs en porcelaine, la plupart clu temps, et en câbles isolés, quand c’est nécessaire.
- {T.a fin an pr
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ÉLECTROCHIMIE
- Expériences relatives à la fabrication de l'aluminium par F. Haber et R. Geipert. Zeitschrift f. Elcktrochcmie, t. Y1JJ, p. 1 et aG, 2 el 9 janv. i<jO>.
- Les auteurs rappellent d’abord l'état actuel de la fabrication de l’aluminium, puis passent à la description de leurs expériences.
- Four. — Le four employé par eux est représenté en figure 1. C’est simplement un bloc de charbon avec une excavation circulaire, dans laquelle descend une anode cylindrique en charbon. Les blocs de charbon employés étaient les plus pauvres en cendres et provenaient de la fabrique Albert Lcssing, de Nuremberg.
- Les dimensions de ces blocs sont données sur la figure 1. La section de l’anode est égale à 34,22 cm2. Ces dimensions ont leur importance. En effet, si, par exemple, on prend l'excavation trop profonde, il est difficile de maintenir longtemps le bain en exploitation, par suite de la tendance des parties supérieures à la solidification. Si, d’autre part, le diamètre de l’anode est trop grand, il peut se produire entre elle et les parois latérales de la cavité, lin court-circuit ou tout au moins, la formation d’un arc qui donne une répartition inégale de la chaleur et trouble Télectrolysc.
- Comme le montre la figure, l'arrivée du courant au bloc de charbon négatif se fait par une plaque de cuivre, sur laquelle ce bloc repose.
- On a intercalé une plaque de grès entre le bloc de charbon et la plaque de fonte, malgré le poteau en bois, pour éviter des dérivations au cas où on saisirait h la fois la partie supérieure et la partie inférieure du support. La tête en fonte du support, possède une cavité remplie de mercure, dans laquelle on introduit le câble positif. La manivelle permet d’élever ou d’abais-
- ser le porte-charbon positif sans rotation de celui-ci.
- La source d’énergie utilisée ici était une
- dynamo de 3oo h 4°o ampères sous 120 volts. Comme lclcctrolysc n’utilise que 7 à 10 volts, on plaçait en tension avec le four, un rhéostat, ainsi qu'il est représenté en figure 2. Le rhéostat, très simple, était constitué par un tonneau rempli de solution étendue de soude, et dans
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- lequel le courant entrait par une électrode constituée par des bandes de fer et qui pouvait s’enfoncer plus ou moins, guidée par une lige en bois ; l’autre électrode, en communication avec le four, se composait d’une hélice en 1er. Le réglage s'effectuait très bien ainsi et on maintenait facilement l’intensité de 3oo à 4°° ampères a 5 a to ampères près.
- Source de courant
- L’emploi d’une machine a tension si élevée donnait la possibilité do fondre rapidement la cryolithc par l’établissement d’un arc, au début.
- Dans des premier essais effectués avec une batterie, on se servait d’une résistance en tube» de nickeline (fig. 3) de o,?.5 mm d'épaisseur, et. traversés par un courant d’eau pour le refroidissement. Des contacts glissants permettaient facilement le réglage de O à la résistance totale.
- Matières. — Les deux substances utilisées ici
- étaient l'alumine et une cryolithc artificielle, de compositions suivantes :
- Cryolithc artificielle.
- SiO2 . . , . ' 0,20 )
- ................. o,o3 ' 3,73
- H20................... 3,5o î
- A1-0:Î. 3i,5o ) Ç)6,3 Al2Fl«
- Na*0................. 33,00 ) NaFl
- Alumine.
- AH°3....................... 99-o p. ioo.
- SiO*....................... 0,18 »
- Fc*0»...................... ’ O,o35 »
- Xa20 . . . /............... o’oo •»
- Pour la comparaison, il était employé une
- cryolithc naturelle du Groenland ayant comme composition :
- SiO2 .
- Kc203
- H-0 . À1203
- >vo,
- ) 95,9 p.
- 3 APFl8
- A u Fl.
- La cryolithc artificielle est, comme on voit, plus riche en fluorure d’aluminium que la ervo-lithe naturelle. Les auteurs la trouvaient très supérieure à cette dernière qui produit un aluminium plus impur et plus riche en silicium et fer. De plus, l’opération est plus facile a conduire avec la cryolithe artificielle qui, plus riche en fluorure d’aluminium, est plus facilement fusible. Le seul inconvénient de la Gryolilhe arti-
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- (ioielle est une plus grande perte de vapeurs à très haute température. Les auteurs vérifièrent ce lait en chauffant, dans les mêmes conditions, pendant 2 heures à très haute température deux échantillons des deux sortes de cryolilhe. La perte constatée dans chaque cas était la suivante :
- Cryolilhe arli/icielle. i,8555 gr perdaient 0,1060 gr
- Cryolilhe naturelle.
- 1,8 >60 gr perdaient 0,0660 gr
- 1,8 )64 » d,0660 »> '
- Pendant l’électrolyse, on doit par conséquent ajouter davantage de la première que de la seconde ; mais les autres avantages de celle-là compensent largement cet inconvénient.
- Les substances étaient employées ici à l’état de poudre fine ; à eet état, elles sont blanches ; l’alumine paraissant un peu plus blanche que la cryolithc, par suite de son caractère cristallin.
- Essais prélimixaires. — Ces essais, effectués par F. Russ, sous la direction de F. Ilaber, montrent comment on peut travailler dans de petites dimensions de tour. Le creuset avait ici une excavation de 6,5 cm de profondeur et de 7 cm à son plus grand diamètre, la forme en était tronconique, la petite base se trouvant à la partie inférieure. On utilisait d'abord à l’anode un charbon de i,5 cm de diamètre. La cryolithe artificielle était fondue par l’arc ; on ajoutait ensuite T alumine puis on essayait d’électrolyser en plongeant moins l’anode. O11 obtenait alors un résultat négatif. En choisissant une anode de 5,5 cm de diamètre, ou pouvait recueillir au fond un culot de 4 5 5 gr d’aluminium après une marche d’une heure; pendant la fusion, qui durait quelques minutes, le four absorbait 100 ampères sous 20 volts. L’électrolyse sc faisait sous 6 à 10 volts, avec une intensité de 5o ampères, l’anode étant plongée profondément dans le bain. Eu outre du culot d’aluminium recueilli au fond, on constatait la présence de petits globules dispersés dans la masse ou attachés aux parois. Comme quantités de matière, on employait 170 gr de cryolithe artificielle et 3o gr d’alumine. R n’y avait pas formation de carbure d’aluminium. Le métal obtenu se laissait tailler au couteau, mais n’était cependant pas
- suflisamment mou pour pouvoir être martelé à froid sans déchirures. Le poids spécifique du métal obtenu était inférieur à celui du bain comme l’indiquent les valeurs suivantes :
- 2,768 et 2,722 3,o37 et 3,n6
- 11 convient de remarquer que ces valeurs ont été déterminées à froid. Ov, comme Richards (*) La montré, le poids spécifique du bain devieut plus petit, à haute température, que celui du métal ; c’est pour cette raison que celui ci se reunit au fond.
- Avec la cryolilhe naturelle, le bain était beaucoup plus chaud, la fusion s’obtenait plus difficilement; mais après une heure d’électrolyse il y avait solidification. On pouvait bien, il est vrai, rétablir l’arc pour faire entrer à nouveau le bain en fusion; mais ce procédé amène des troubles dans l’électrolyse. L’emploi de four de petites dimensions 11e permet pas. d’autre part, l’agitation nécessaire pour assurer 1 homogénéité du bain.
- Essais principaux. — Ces expériences étaient effectuées à l’aide du four de la figure 1.
- Premier essai* — 1000 gr de cryolithe avtifi-ficielle et 200 gr d’alumine étaient fondus par l’arc, en 10 minutes. L’anode était ensuite approchée à o,5 à 1 cm du fond et l’électrolyse commençait avec 7 volts et 4oo ampères. L’élee-trolysc durait 290 minutes; clic était très régulière et la tension 11e variait que dans les limites 7 à 10 volts. Pendant le cours de l’opération, cm ajoutait encore 885 gr de cryolithe artificielle et 927 gr d'alumine, ce qui portait la quantité totale de la première à i885 gr, et celle de la la seconde a 1127 gr. L’intensité moyenne atteignait 3io ampères, et la quantité totale d’électricité 55, 1 F. Comme d’après la loi de Faraday 1 correspond «à 9,08 gr d’aluminium, on devait donc pouvoir obtenir ici 497,5 gr Al. Or après refroidissement, un trouvait au fond du creuset un bloc de a3o gr de métal, et, en plus, 4o gr en petits globules disséminés dans la niasse. Ces chiffres correspondaient à un rendement de 54)3 p. 100. La tension qui débutait à " volts, montait lentement et régulièrement à
- p) Zeitschrift f. Eleklrochemie, 1. YI, p. 11.
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- 10 volts, ce qui donnait une moyenne de g 5 volts. Il en résultait une consommation de 63 chevaux-heure par kg d'aluminium. D’après les données ordinaires de la technique, on compte 4° à 45 chevaux-heure comme consommation. Les auteurs estiment, pour expliquer cette différence, que l'on peut éleetrolyser avec avec une différence de potentiel movenne de -.5 volts, et que, d'autre part, la quantité d’aluminium perdu par retransformalion en alumine, était plus grande que normalement. D’après eux, pour maintenir la tension aussi faible que possible, il faut ajouter beaucoup d’alumine ; mais d'autre part, ccttc addition d’une substance de poids spécifique élevé diminue la différence des densités de l’aluminium et du bain et on court ic risque de perdre des globules métalliques qui se dispersent, dans le bain et redonnent de l’alumine.
- La densité de courant au fond du creuset de section 100 cm2 était de 3 ampères par cm2; celle de l’anode, environ 3 fois supérieure. Ces valeurs s'accordent avec les données de Rorebers et Milde. Comme on consomme un peu moins en diminuant la densité de courant, les valeurs faibles données ci-dessus pour la dépense d’énergie se comprennent dans ce cas..
- Deuxième essai. — 1000 gr de eryolitlie artificielle et 3oo gr d’alumine étaient portés en fusion en dix minutes, par l’are. L’clectroîyse commençait ensuite avec y volts et 4<>o ampères et on ajoutait un peu de cryolithe et beaucoup d’alumine. L’électrode qui au début était située à 1 cm au-dessus du fond du creuset élait relevée peu à peu pendant le cours de l’opération. Celle-ci était arrêtée après 3i5 minutes par suite de l'usure de l’anode. L'intensité se maintenait voisine de 4°° ampères pendant les deux premières heures' et de 3oo ampères pendant les trois dernières; la valeur moyenne atteignait 336 ampères, soit une densité de courant de 3,36 ampères par cm2 à la cathode. La tension moyenne était de 9,3 volts ; elle montait de 7,0 a 9 volts pendant les deux premières heures et se maintenait a 10 volts pendant les trois dernières. Les quantités totales de matières employées étaient 2180 gr de cryolithe et i2.»4 gr d’alumine. Le lingot métallique, avec les petits globules disséminés, pesait 260 gr : ce <iui correspondait à un rendement de 44)^4 pour 100.
- Troisième essai. — On employait iei ioâo'gr de cryolithe naturelle et 180 gr d’alumine. La fusion était plus dillîcile à obtenir que dans les cas précédents. L’clectroîyse était aussi régulière; mais après 1 20 minutes survenait un trouble particulier. Il devenait, en effet, impossible de continuer l’opération qui jusque-là s’était effectuée avec une tension de 8,5 volts et une intensité de 3io ampères. En cssavanl de descendre un peu l'électrode, il survenait toujours un court-circuit.
- Pensant que ce fait pouvait provenir d’une trop grande addition d’alumine qui rendait le poids spécifique de la masse suffisamment élevé pour laisser flotter l'aluminium, les auteurs rajoutèrent i32 gr de cryolithe artificielle facilement fusible et continuèrent l’opération jusqu’à la 140e minute avec un courant de i3o à 1.40 ampères. Mais ce fut sans succès et la tendance au court-circuit existait toujours. Apres refroidissement, le métal n'était pas rassemble, comme dans les deux essais précédents, en couche unie danslelbnd; maison un lingot en forme d’œuf, d’un poids de 100 gr. En ajoutant 5 gr d’aluminium en petits globules dans la masse, on trouvait pour le rendement la valeur 4^,56 p. 100.
- Piioi'iuÉTiîs nu bain i-'i.iîiDE. — Dans le premier essai on avait :
- Poids du bloc de charbon après l’essai avec
- tout le bain liquide cl le mêlai....... 23.07 a
- En retranchant de cette valeur, les suivantes :
- Alumine ajoutée après la fin de fessai . . . 0,028 kg
- Métal.................................... 0,270 a
- Total...................... 0,328 kg
- on trouvait ainsi pour le poids limite inférieur du bain fluide
- 2./12 0,328 — 2.092 kg.
- La limite supérieure était donnée par le poids des matières introduites :
- Cryolithe................... 1.88 > kg
- Alumine........................ 1.127 0
- Total................... 3.012 kg
- duquel on retranchait 0-o gr d aluminium et 69,4 gr d’eau provenant de ces matières. Le
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- poids maximum du bain fluide devenait ainsi égalÙ 2,436 kg. La différence 341,6 gr entre les deux poids supérieur et inférieur représentait la perte par volatilisation et la -perte en poids du creuset. Cette perte atteignait ici 11,4 p. 100 du poids de matières brutes.
- Dans le troisième essai, une détermination comme la précédente montrait une perte inférieure à 5,4 p. 100, par suite de la plus faible volatilité de la eryolithe naturelle et de la plus faible durée de l’opération.
- Dans les trois essais, on séparait la partie enveloppant le culot métallique et qui avait subi l’action électrolytique, et 011 la pulvérisait et la blutait. En présence de l'eau, cette substance donnait lieu a un petit dégagement de carbure d’hydrogène provenant sans doute de la formation d’un peu de carbure d’aluminium, dont on reconnaissait la présence aux minces bandes jaunes sur les parois du creuset. La densité de cette substance était égale à 3,16 à 180 C. poulies deux premiers essais.
- La matière du premier essai était mise en digestion d’une demi-heure dans l’eau bouillante, et donnait ainsi une solution faiblement alcaline, dont le titre correspondait a 0,73 p. 100 Na20 dans la matière, a l’état d’aluminate AlO'Na. L’attaque de la matière par l’acidc sulfurique bouillant concentré permettait de déterminer la teneur en Na, atteignant 18,78 et 18,8g p. 100, soit une moyenne de 18,84 P- IO°- La teneur moyenne eu alumine était de 9.8,i3 p. 100 Al, Pour le fluor, les auteurs trouvaient 34,g5 p. roo. En résumé, la composition de la matière était devenue
- Valeurs trouvées.
- Na (comme sulfate). . . . 18,84 p.
- Al............................... 28.i3
- Fl............................. 34,93-
- >V0 (d’après titrage) . . o,7S
- Valeurs calculées.
- AlOCXa........................ 1,93 p. 100.
- A1F13........................ 29,28 »
- Al-O3........................ 3'i,«6 »
- Na Fl........................ 33,4a »
- Graphite
- La proportion de graphite ci-dessus indiquée est calculée; une vérification analytique dans laquelle on trouvait i,63 p. 100 de carbone montrait un accord satisfaisant.
- Comme il avait été employé 1127 gr d'alumine à 99 p. 100 APO3 et que les 270 gr d'aluminium produit correspondent à 009 gr APO3, il devait rester dans la masse 606 gr AaOs. Or d’après l’analyse précédente, on trouvait, en admettant une parfaite homogénéité, 710 à 827 gr d’alumine. On pouvait donc supposer soit, ce qui est certainement invraisemblable, qu’une notable quantité de fluor s’est dégagée à l’anode et qu’ainsi APFP a servi d’électrolyte à côté de APO3, soit que l’électrolvtc n’est pas capable de dissoudre toute l’alumine ajoutée, et qu’une partie de cette substance lourde est en suspension dans la partie inférieure du bain. Cette dernière hypothèse s’accorderait avec le fait que le poids spécifique 3,16 trouvé ici, était remarquablement plus élevé que celui (2,90 à 2,98) déterminé par Richards en pratique. A la vérité, Langley a trouvé que plus de 2j p. 100 d’alumine peuvent être dissous dans le bain; or rapportés à ?.,4336 kg. et 2,092 kg, les 606 gr d’alumine représentaient ici ?,5 à 29 p. roo. Mais, outre que la solubilité du bain est très variable avec la température, on peut remarquer que, dans un bain qui n’est pas fortement agité, une substance lourde ajoutée dans la forme solide peut se trouver en petite quantité non dissoute à la partie inférieure quand la limite de saturation n’est pas encore atteinte.
- En prenant comme poids total de la matière, la valeur moyenne 2,26 kg, la proportion 18,84 p. roo Na correspondait à un poids total de 42a gr Na dans la masse. C’était sensiblement la même quantité (407 gr) qui correspondait aux 1885 gr de eryolithe artificielle.
- Par contre, on constatait une perte par volatilisation en fluorure d’aluminium, la teneur en lluor et en aluminium total dans la masse étant plus petite que celle qui provenait de la cryoli-the et de l’alumine ajoutées. Sans perle par volatilisation, 011 aurait dû trouver en effet :
- A1F1*.................... 4o,3 p. 100.
- NaFl..................... 34,2 »
- APO3..................... 24,8 »
- Par suite de la régularité de l’élecLrolyse, de la pureté du métal obtenu qui se séparait en couches cohérentes au fond, et par suite aussi du rendement toujours supérieur à 5o p. ioo, on pouvait conclure que l'électrolyte utilisé représentait une bonne composition a employer.
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- En chiffres ronds, eelle-ei s’exprimait par : i/3 fluorure de sodium, i/3 fluorure d’aluminium, i /3 alumine.
- PhOpiuétks de l’aluminium. — L'aluminium obtenu dans les essais précédents était refondu au creuset de Rose, puis laminé. Les auteurs trouvaient que l'aluminium provenant de la ervolilhe artificielle était facilement laminablc, et qu’il n’en était pas ainsi de celui résultant de la cryolithe naturelle, et qui était trop cassant. Le métal obtenu dans les essais I et II était soumis, après laminage, aux essais de rupture qui donnaient les valeurs suivantes :
- Le poids spécifique à io° du métal du premier essai était 2,670 après refonte, et 2,70 avant; celui du métal du deuxième essai atteignait respectivement 2,67^012,714.
- Les auteurs déterminèrent aussi les impuretés contenues dans le métal de l’essai n° 1, II ne renfermait pas d’azote. Le fer était en quantité extrêmement petite et à peine décelable par les réactifs les plus sensibles. Il n’en était pas ainsi du métal de l’essai n° 3 qui était riche en fer provenant delà cryolithe naturelle. C’est ce qui explique que ce dernier métal était cassant et non lamiuable.et que sa texture était plus grossière et sa couleur plus foncée que celle du métal du premier essai. Dans ce dernier cas, la proportion de sodium était trouvée inférieure a o,23p. 1000. L’analyse du carbone indiquait une proportion de o,oo p. 100 non pas à l’état de carbure mais comme impureté introduite mécaniquement pendant la préparation. Quant au silicium, il n’existait que dans la proportion de o,o34 P- 100.
- Ces diverses qualités physiques et chimiques
- montraient que l’aluminium , produit ici était
- Conclusions. — Les auteurs conclurent de leurs essais que la préparation de l'aluminium pur en partant de cryolithe et d’alumine peut s’effectuer sous 7 à 10 volts avec une densité do courant cathodique de 3 ampères par cm2 et en employant un creuset et une anode en charbon. Au point de vue des propriétés du métal, il est de la plus haute importance d’employer des substances pures. En choisissant convenablement les dimensions du bain et des électrodes, l’éleetrolyse se fait aussi régulièrement qu’une électrolvse de métal en solution aqueuse. Une teneur élevée en fluorure d’aluminium favorise l’éleetrolyse. Enfin les auteurs émettent l’opinion que les perfectionnements successifs apportés à la fabrication de l’aluminium pendant ces dix dernières années sont à attribuer exclusivement à l’utilisation de matières pures et d’anodes exemptes de cendres. L. J.
- MESURES
- Nouvel appareil pour la détermination de la perméabilité du fer et de l’acier, parLamb ci Walker. Elehtrotechnische Zeitschrift, t. XXII; p. 967,
- Le principe de l’appareil consiste à comparer la réluctance d’un'e éprouvette de fer ou d’acier à la réluctance d'un entreler de section constaute et de longueur variable; la précision de la mesure ne dépendant que de la précision avec laquelle ou pourra évaluer la longueur variable et l’induction magnétique de l’entrefer.
- L’appareil est très, clairement représenté par la figure 1 : l’échantillon à essayer est constitué par une barre cylindrique tournée d’un diamètre de 9,0 mm et d’une longueur de 170 mm. Il v a deux bobines, l’une E enroulée autour de l'entrefer, l’autre F autour de l’échantillon : l’entrefer est réglable au moyen d’une vis mi-crométrique portant un limbe gradué se déplaçant devant une échelle également graduée : le cylindre de fer G a un diamètre de 5o,8 mm et une longueur de 89 mm. Les deux bobines sont connectées en série de façon a agir dans le même sens sur le circuit magnétique : dans ces conditions, si on suppose d’abord que les deux bobines, parcourues par le même courant, comportent le même nombre de spires, et que la
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- réluctance de l’entrefer soit égale à celle de : l’éprouvette, toutes les lignes de force du fer passeront dans l’entrefer ou inversement, et la surface extérieure de la tète B ne présentera aucune polarité; si au contraire une des réluc-
- tances est supérieure à l’autre, des lignes de force se fermeront par l’air et on constatera sur B une polarité positive ou négative suivant les cas : pour cette constatation, on emploie tin petit barreau aimanté posé sur une agathe et
- portant une aiguille d’aluminium, le tout enfermé dans un tube dé laiton portant deux fenêtres, fermées par des lames de mica, ce qui soustrait l’équipage aux courants d'air.
- Dans le cas où les nombres des spires T, et Ts sur l’entrefer et sur l’éprouvette sont différents, la polarité disparaît pour des réluctances ûj et £2 telles que
- si l’on néglige la réluctance des autres parties du circuit magnétique. On peut donc compenser la réluctance à mesurer par des entrefers différents, ce qui est très utile pour les très faibles et les très fortes inductions.
- L’essai d’une éprouvette préalablement tournée, se fait de la façon suivante :
- On la place dans la bobine F et on l’assujettit en B; on installe ensuite B dans la bobine E et on le fixe au moyen d’un anneau. On connecte ensuite les bobines, et on les monte en série avec un inverseur de courant, un ampèremètre, un rhéostat et une batterie d’accumulateurs : on peut aussi employer le montage de la figure 2, dans lequel on ferme le courant de la batterie sur l’ensemble de deux rhéostats de 1 et 10 ohms, en branchant l’appareil et son circuit sur les manettes des deux rhéostats, qui shuntent ainsi la batterie : ce dernier mode de montage dépense plus de courant, mais donne un réglage plus
- précis. On emploie un ampèremètre de précision de 1, d ampère.
- Pour désaimanter complètement la barre d’essai, on provoque d’abord un champ considérable 3C = 5o par exemple, puis on ramène
- Fig. a.
- peu à peu à o, en renversant le courant a chaque
- On adopte alors une valeur du champ 3C= 5, par exemple (les 3C étant sensiblement proportionnels aux courants, si on néglige la réluctance du reste du circuit magnétique, l’ampèremètre peut porter une graduation approximative en 3C) et on règle la longueur de l’entrefer, jusqu’à ce que, par inversion du courant, il ne se produise aucun déplacement dans l’équilibre du barreau aimanté. On fait plusieurs essais, et à chaque essai, sans calcul, on déduit de tables spéciales la valeur de p ou de perméabilité ou son inverse.
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- Il faut avoir soin de faire une lecture pour chaque sens de courant, et prendre la moyenne, de façon à rendre négligeable l’action de l’hvs-térésis de la culasse.
- Les tableaux i et a, représentent les résultats de l’ctude respective de fer de Lowmoor et
- Tableau I. — Fer de Lowmoor,
- Tableau II.
- d’acier doux : dans le premier on a eu soin après chaque essai de ramener l’aiguille aimantée au zéro; dans le second, on a apporté beaucoup moins d’attention à cette manœuvre, et les résultats sont encore très bons,
- La ligure 3 montre la concordance entre les valeurs, de—et les lectures, pour trois sortes de métaux: fer de Lowmoor, acier doux et acier
- Fig. 3.
- On pourrait graduer directement la tête delà vis et la règle en valeurs de-^-, mais les lectures seraient, rendues plus difficiles; il vaut
- mieux les graduer en. mm, et déduire—— ou P
- ^ de courbes telles que les courbes de la figure 3 et de la figure
- L’erreur iutroduilc par la rcluctancc de la culasse et des joints est d’autant plus faible que l'induction est plus grande et varie avec la natin-e du métal de l’échantillon. Ainsi pour une induction de 10900 dans un échantillon de fer Lowmoor, il faut 9 ampères-tours pour vaincre cette rcluctancc supplémentaire, sur un nombre total d'ampères-tours du l’éprouvette d’essai de 0.98, soit une erreur de 3 p. 100 ; pour une éprouvette d’acier doux, le nombre des ampères-tours est 35o, soit une erreur de a,85 p. 100; si
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- on gradue empiriquement l’ampèremètre, d’après le premier 1er, on aura pour le second métal une erreur de o, i:> p. ioo. L’erreur est plus grande pour les faibles inductions, mais cela n’a guère d’importance pratique, car pour ces valeurs de l’induction, les diverses éprouvettes d’essai tirées d’un même morceau de métal donnent des résultats souvent différents, suivant les conditions de la fabrication.
- Pour étalonner l’appareil, on aproccdc comme
- On a pris trois éprouvettes de môme métal, dont on a étudié la perméabilité au moyen de la méthode de la double culasse de Ewing : deux ont donné des résultats très concordants.
- Plaçant ensuite une de ces éprouvettes dans l’appareil, on a effectué une série de lectures; pour déterminer la valeur de 3C, lorsqu’il s’agit de valeurs assez grandes de 33, on fait le quotient du nombre d’ampères-tours par la longueur active de 3’épronvette • dans les faibles valeurs de 35, on mesure 53 par le moyen de la force électromotrice induite dans une bobine sans fer;, de la loi connue entre 93 et 5e (1). On peut ainsi graduer empiriquement l’ampèremètre en valeurs de 3C, et construire une courbe des valeurs de en fonction des lectures, et
- l’appareil est prêt à servir pour une éprouvette quelconque : la figure 3 montre que la courbe tracée pour un métal quelconque, par exemple fer de Lowhioor, s’applique très bien à l’acier doux et à l’acier dur.
- A. M.
- Sur la mesure de la différence de phase, par Breslauer. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIiT, p. 172, 23 janvier 1902.
- Dans la séance du 18 décembre 1901 de l’Association électrotechnique de Vienne, M. l’in-génieur-directeur Breslauer a fait une communication relative à une méthode permettant de mesurer de très grands décalages de phase, en partant de ce principe que, pour une valeur de cos <p^ 0,1, les méthodes utilisées jusqu’ici, et fondées sur des mesures au wattmèlre, ne conviennent pas et que le vvaltmètre semble tout à
- (9 Pour res faibles valeurs de 93, l’erreur due à la réluctance des joints 'et de la culasse serait trop considérable, si on appliquait la première méthode.
- fait impropre à cet usage. La méthode appliquée par M. le directeur Breslauer repose sur l’emploi d’un voltmètre différentiel, qui se distingue d’un voltmètre à fer doux ordinaire en ce que la bobine magnétisante est munie de deux enroulements en opposition.
- Si l’on monte une résistance non inductive r en avant de l’appareil dans lequel 011 veut mesurer le décalage de phase, le voltmètre différentiel permettra de mesurer soit la somme géométrique, soitla différence géométrique des tensions respectivement absorbées dans la résistance et dans l’appareil lui-même.
- Fig. .1.
- Le diagramme correspondant est figuré par un triangle dans lequel es, ed et as représentent respectivement les trois côtés ÀC, ÀB et BC, et E La médiane AM, inclinée d’un angle o sur le côté 2 s.
- Désignons par E la différence de potentiel aux bornes de l’appareil, r la valeur de la résistance non inductive, t l’intensité du courant qui traverse celle résistance, on a : 1 = ri.
- Dans les triangles ÀMC et AMB, on a respectivement :
- ^KS-h^ + aEscusç fi<i* = E* + s*+aESoo8?
- Retranchons membre à membre ces deux éga-e»* = ed2 = 4 Es cosç = Ei cos© = 4 rL
- d’où
- Cette expression montre qu’il est possible de calculer la valeur du travail en mesurant les tensions e, et ed.
- Il va de soi qu’on peut, supprimer la résistance montée en avant du voltmètre et remplacer une des deux bobines du voltmètre différentiel par un enroulement traversé par le courant prin*
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- cipal ; on obtient ainsi un instrument parfaitement approprié à la mesure du travail et qui présente le seul inconvénient de nécessiter deux mesures.
- D’après les recherches de M. Redner, cette méthode permettrait de mesurer des décalages de phase correspondant à des valeurs de cos <p ^ 0,07, et cela avec la pins grande commodité et une exactitude suffisante, à condition d’employer une échelle spéciale sur l’appareil.
- Sur un nouvel indicateur de phase, par E. P. 'W'oodbury. Jilektroteckniscke Zeitschrift, t. XXIIT, p. i5, a janvier 1902.
- L’emploi d’un voltmètre et de lampes à incandescence pour indiquer la concordance de phase lors du couplage en parallèle d’alternateurs, constitue un procédé simple et commode lorsqu’il s’agit d’unités de faible puissance. Pour de grandes unités, au contraire, de légères différences de phase ont déjà beaucoup d’importance, et comme la méthode rappelée ci-dessus ne
- Fig. 1.
- permet plus de reconnaître avec certitude de petits écarts, on a éprouvé do la difficulté de construire des appareils donnant des indications suffisamment exactes. Dans la grande station centrale d’énergie des chutes du Niagara, les pièces de contact des interrupteurs brûlaient souvent, par suite de ces petites différences de phase. M. P. M. Lincoln, chef d’exploitation de cette station, est parvenu pourtant à construire uu instrument convenable, relativement simple, qui permet de déterminer rapidement et avec certitude de faibles différences de phase.
- La forme extérieure de l’appareil rappelle celle d’un petit ventilateur électrique. Le moteur porte un disque vertical fixe sur lequel circule un index porté par l’arbre. La forme du système inducteur et celle de l'induit est indiquée par la figure 1. Le noyau, est bipolaire et
- constitué par des feuilles de tôle assemblées ; son enroulement est approprié à la tension d’utilisation dont on dispose. Le rotor est constitué par une armature en fer du type ordinaire, portant deux bpbincs A et B décalées de go° l’une par rapport à l’autre et couplées en série
- (fis- =)
- Sur l’axe du moteur, reposant sur des paliers
- à billes, sont fixées trois bagues : deux de eus bagues sont reliées aux extrémités libres del’en-roulemenl induit, la troisième communique avec le point de jonction des deux bobines A et IL L’amenée du courant au moteur se fait au moyen de trois balais frottant sur les bagues. La figure 1 donne le schéma des connexions : Fj et F, sont les bobines montées sur les noyaux inducteurs, A et B les deux bobines de l’induit. Les bornes Mt et Mâ du circuit induit sont reliées à un petit transformateur réducteur Ta dont le circuit primaire communique avec les bornes de l’alternateur G qu’il s’agit de coupler sur le réseau. Les bornes Nt, N2 du système inducteur sont de même reliées à un petit transformateur réducteur T, alimenté par les rails omnibus de la station. Les extrémités libres de l’enroulement induit sont fermées sur une résistance inductive R et sur une résistance non inductive W ; la borne se trouve au point de jonction des deux résistances. La résistance inductive R est constituée par une bobine enroulée sur un noyau de fer, et elle est disposée dans le pied de l’appareil. La résistance non inductive W est formée d’une lampe à incandescence qui sert en même temps pour l’éclairage du disque dont on a parlé plus haut.
- En modifiant 1 entrefer dans le noyau, on peut
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- donner à la résistance R une valeur telle que les courants clans l'induit et dans-le système inducteur soient décalés de 90" l’un par rapport à
- Si les courants clans l’enroulement inducteur sont en concordance de phase avec le couranl dans la bobine A de l’induit, l’induit tournera de manière à ce que le plan de la bobine A vienne se placer perpendiculairement au champ du stator (champ inducteur}. Dans cette position, il u’y a pas de couple entre la bobine B el le champ du stator, puisque le courant dans R est décalé de 90“ sur le courant dans F. Dans ce cas, qui est précisément celui du synchronisme entre les deux alternateurs, l’index mobile sur le disque se dresse verticalement vers le haut et se superpose à une flèche tracée sur l’échelle graduée.
- Lorsque le courant dans la bobine B est en concordance de phase avec les courants dans h, le plan de la bobine B se place perpendiculairement au champ du stator et l’index prend une position horizontale. Suivant que l’alternateur à coupler avec celui qui fonctionne déjà est en avance ou en retard de phase sur le courant du réseau, l’index se déplacera vers la droite ou vers la gauche. Si le sens de phase est juste inverse, le plan de la bobine A se placera encore perpendiculairement au champ du stator, mais dans une position faisant un angle de x8o° avec la première ; l’index se place alors verticalement, mais il est dirigé vers le bas.
- Tous les autres cas possibles correspondent aux positions intermédiaires de la bobine, et par suite de l’index.
- Les considérations que l’on vient d’exposer supposent que les deux alternateurs à coupler ont des vitesses rigoureusement identiques. Toutefois, l’appareil décrit ci-dessus peut aussi servir à reconnaître des différences dans les vitesses des deux alternateurs. Si, en effet, ces machines ont des vitesses angulaires différentes, l’index ne s'arrête dans aucune position, mais il tourne avec une vitesse qui correspond à la différence des vitesses angulaires des deux alternateurs. Suivant que la machine à coupler tourne plus vite ou plus lentement que celle qui alimente déjà le réseau, la rotation de l'index se produit dans le sens du mouvement des aiguilles d’une montre, ou en sens inverse. Ce 11’esl que lorsque les vitesses des deux alternateurs deviennent rigoureusement égales que l’index se fixe
- dans une position invariable, dépendant des conditions de phase des alternateurs, comme on l'a expliqué plus haut. Pour coupler le nouvel alternateur sur le réseau, il y a donc lieu d'attendre que l’index soit dirigé verticalement vers le haut.
- JJn nouvel instrument pour la mesure des fréquences, par R. Manzetti. IJElettricista, iü,f mai 1901, l. X, p. 97.
- Un disque de cuivre et un petit parallélipi-pède de fer sont fixés sur une tige d’aluminium et placés chacun dans un champ alternatif indépendant. Les plans du disque et du rectangle' font avec la direction commune des deux champs des angles déterminés. Les champs alternatifs, dont l’intensité est supposée réglable et due à des courants alternatifs, produisent sur l’équipage, d’une part, par courants de Foucault dans le cuivre, d’autre part, par simple magnétisme sur le fer, des moments de torsion dont 3a résultante peut être annulée par le réglage des-champs, et îc moment dû aux courants de Foucault dépend seul de la fréquence.
- Dans l’appareil, les deux circuits produisant les champs alternatifs sont en dérivation, et l’on trouve, en négligeant l’induction mutuelle des circuits et en tenant compte des courants de Foucault, dans la lamelle de fer, que, lorsque l’équilibre est réalisé par le réglage des résistances /• j‘ des deux circuits, le rapport de ces résistances est représenté, en fonction de la fréquence, par la formule.
- rî _ o 4 +
- Le champ qui produit les courants de Foucault est obtenu par deux bobines placées sur un même axe horizontal, et fixées à la partie supérieure de l’appareil, le disque de cuivre a 28 mm de diamètre et 5 mm d’épaisseur. Le parallélipi-pède de fer est constitué par 10 lamelles de fer de 0,1 mm d’épaisseur isolées entre elles au papier et à la gomme laque, L’équipage est suspendu à un fil de quartz, et son mouvement amorti par une lamelle de mica.
- L’appareil est étalonné au moyen d’un petit alternateur et d’un tachvmètre pour des fréquences variant de 70 à a5o périodes ; l’auteur a calculé les constantes a, bf c, d de la formule
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- précitée et cite des résultats montrant l’exactitude très suffisante de cette formule.
- P.-L.-C.
- Une interprétation mécanique de la conduction électrique, par Ferdinando Lori. i’FAettricista du i0f décembre 1901, t. X, p. 273.
- Si n est le nombre d’ions renfermés dans l’unité de volume d’un électrolyte homogène, m et p., leurs masses matérielle et électrique, x la distance de chaque ion à un jdati normal à leur direction commune,-^ et -jp-la vitesse et l’accélération, le nombre des ions qui passent dans l’unité de temps à travers l’unité de superficie d’une section normale au mouvement est n -jj- et la quantité d’électricité transportée, /qx~, et en supposant tous les ions de même signe, transportés dans le même sens, et ceux vie signe contraire en sens inverse, la quantité totale transportée dans l’unité de temps et par unité de superficie, est
- «=»>(£--£)
- Si X est l’intensité du champ électrique, supposé uniforme et parallèle au mouvement, chaque ion est soumis à une force p.X, et en outre, à une force due au frottement, proportionnelle à la vitesse et fonction d'une dimension c prin-pale d’ions, on a donc
- d*x
- dt*
- En combinant deux équations de ce genre, pour les ions de chaque signe, on obtient
- (1)
- d-x d- x’
- dl2 dt2
- [“’/'( p)
- dt
- n
- En appliquant au phénomène les lois du courant électrique — Li = R ~ , en remar-
- quant que la densité de courant est
- et la différence de potentiel /X ; on obtient l’cquation
- Si l’interprétation mécanique est possible, il faut, d’après les équations (1) et (2) que:
- TU
- LS
- Telles sont les relations que l’expérience devra vérifier entre les constantes du phénomène de transport et de frottement des ions et celles de la conduction électrique, pour justifier les précédentes hypothèses.
- P.-L.-C.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- société internationale des électriciens
- Séance du 9 Avril 1902.
- La réunion mensuelle est précédée do l’Assemblée générale annuelle au cours de laquelle il est procédé au renouvellement partiel des membres du Bureau et du Comité d’Administra-tion. Sont élus :
- Président (exercice 1903-1904). M. Ed. Hospitalier.
- \ice-présidents : MM. Brillouin et Desro-roziers.
- Trésorier : M. Violet.
- Secrétaires : MM. Bourguignon el Durand.
- Membres : MM. Arnoux, Blondel, Blondin, Bouchernt, Boulanger, Brunswick, Brylinski, Chaumat, Chevrier, Cornu, Détroyat, Guillaume (Ch. Ed.), Mazcn, Pirani, Raveau, de Romilly, Villard.
- Commission des comptes (année 1902) : MM. Guilbcrt, F. Meyer, E. Sartiaux.
- M. Guilbert lit ensuite, au nom de la première commission, un rapport sur les Régulateurs des machines à vapeur, et sur les conditions
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- auxquelles ils doivent satisfaire au point de vue de la icommande des alternateurs et de leur accouplement en parallèle. Ce travail sera analysé ici-même par M. Guilbert.
- M. Pierre Weiss présente un nouveau système d’ampèremètres et de voltmètres indépendants de leur aimant permanent. Ces appareils ont pour but d’éliminer les erreurs provenant des variations de la force des aimants permanents employés dans'leur construction.
- On sait que, dans les galvanomètres à palette de fer doux, la force directrice est donnée par le champ magnétique de l’aimant et la force déviante par lç champ magnétique créé par un électro-aimant que parcourt le courant à mesurer. Dans les galvanomètres à cadre mobile, au contraire, ht force directrice est indépendante de l’ai niant, mais la force déviante est produite par la réaction du courant qui traverse le cadre sur le champ magnétique fourni par l’aimant perma-
- Par conséquent, lorsque l’aimant s’affaiblit, les appareils du premier genre donnent, pour un courant donné, une déviation .trop grande et les appareils du second genre une déviation trop petite. En combinant convenablement les propriétés des deux geures d’appareils, on peut donc arriver à obtenir des indications indépendantes de ces variations de force de l'aimant permanent. Tel est le principe des ampèremètres él des voltmètres compensés de M. Weiss.
- Ces appareils sont formés par des galvanomètres à cadre mobile, munis, à l’intérieur de ce dernier, d’une palette en 1er doux mobile avec -lui.
- Quand on place un équipage ainsi construit entre les branches d’un électro-aimant et qu'on mesure le courant nécessaire pour produire une déviation donnée a lorsque Ton fait varier le champ magnétique depuis une valeur très faible jusqu’à une valeur’très élevée, on constate ce qui suit : le courant, d’abord très intense décroît rapidement lorsque le champ augmente; lorsque le-champ a atteint une valeur X, Tintensité du courant cesse de décroître; elle reste.constante jusqu’à ce que le champ ait atteint une seconde valeur X'' à partir de laquelle elle recommence
- . Mar, conséquent, un galvanomètre construit avec cet équipage donnera des déviations indépendantes des-variations de la force de d’aimant.
- permanent, tant que'celle-ci sera comprise entre X et X'.
- Pour la même raison, deux appareils seront comparables eulre eux, bien que leurs aimants ne soient pas identiques, pourvu que leurs champs magnétiques soient compris entre ces mêmes valeurs critiques. Enfin, les variations de températures n’aùront pas non plus d’action sensible.
- M. Weiss expose ensuite les conditions à réaliser pour contrebalancer lé manque de souplesse «les ressorts qui forment la force directrice électrique. Il étudie qu’elle est Tin fluence du défaut de centrage de l’équipage mobile par rapport au champ magnétique et l’influence de l’angle de calage de la palette en 1er doux par rapport, aux spires du cadre mobile; cette dernière est particulièrement importante. Dans toutes les expériences citées, les erreurs sont
- Les appareils industriels, construits par la maison Japv, sont formés d’un aimant permanent ayant la forme d’un tore avec une coupure à bords parallèles et donnant un champ d’une valeur moyenne comprise entre X et X7. Dans ce champ est placé le système mobile formé d’un cadre en fils métalliques isoles enroulés sur une bobine en aluminium et dans laquelle se trouve la palette en fer doux calée à 3o° par rapport au cadre mobile.
- gunine; les ampèremètres, «m aluminium afin de ne pas fatiguer les pivots. Tous les ampèremètres sont du même modèle : ce sont des déci-ampèromètres ayant une résistance de i ohm ; pour permettre à un même appareil de mesurer des intensités d’ordres différents, on le munit de shunts de résistance plus ou moins grande.
- M. àunoux demande si, en raison de i’hysté-résis de la palette de fer doux, l’appareil donne des indications identiques pour une même valeur du courant à mesurer, lorsque cette valeur est obtenue en faisant croître le courant ou en le faisant décroître.
- M. Weiss répond que l’expérience et la théorie montrent que les erreurs qui pourraient résulter de cette cause sont tellement faibles qu’elles sc confondent avec les erreurs de lecture. G. P.
- : C. NAUD,
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- Tome XXXI.
- Samedi 26 Avril 1903
- 9* Année. — N6 17.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques^
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- APPAREILS DE MESURES DIVERS
- T,e dispositif do F.-\V. Carter (*) est desliné à l'étude photométrique des lampes à arc et, en général, de toutes les lampes dont l’intensité n’est pas uniforme dans toutes les directions. La lampe étudiée L est placée sur la ligne CE des axes de rotation des miroirs SL et JT, figures i à 3. Le miroir M, est fixé invariablement au bout du bras CD avec lequel il fait un angle de 45°: il peut ainsi tourner autour de la lampe L en envoyant un faisceau de lumière réfléchie parallèlement à C E. Un index permet de mesurer l’angle du bras CD avec la verticale figure a.
- Un second système à peu pi*ès semblable est fixé en B, figure i ; on y 'trouve encore le bras EF avec son index et son cadran divisé, mais le miroir JL peut tourner autour d’un axe HF et il est solidaire des lig es J qui coulissent en K dans le support d’un troisième miroir JL. figures i et a. Il résulte de celte disposition que JI2 et Ma sont toujours en face l’un de l’autre, leurs plans faisant un angle de 90°. Le miroir JL est fixé sur un support porté par le banc du photomètre, de sorte que le rayon reçu par JI, est renvoyé sur M., et Mj ; de ce dernier, il arrive finalement sur l’écran P du photomètre.
- Comme la comparaison se fait généralement avec un faisceau pris sur la même source lumineuse, le banc est séparé de la lampe par un écran opaque, percé d’une fenêtre S, afin qu’un petit faisceau seulement de la lumière de la lampe L soit envoyé sur la droite de 1 écran A, après avoir été réfléchi par le miroir JI4.
- L’indicateur de vitesse de G. Hixde Nisüett (2) consiste simplement en une petite dynamo
- C) Brevet anglais, rtn 8 704. Déposé le 11 mai 1900, accepté le 21 juillet 1900. 5 figures.
- (*) Brevet anglais, n° 20 189. Déposé le 9 octobre 1899, accepté le i(‘r septembre 1900. 1 figure.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI. — N° 17.
- actionnée par les roues du véhicule dont il faut mesurer la vitesse. Le courant de cette dynamo est envoyé dans un voltmètre à grande résistance, enregistreur ou non, et la mesure do la force électromotrice donne l’indication de la vitesse cherchée. Le voltmètre peut être gradué en vitesses au lieu de l être en volts.
- Un coupe-circuit coupc le courant des que la vitesse dépasse une limite fixée et agit en même temps sur un frein destiné à ralentir le mouvement. Ce coupe-circuit doit être- disposé pour rétablir le courant dans le voltmètre dès que la vitesse est. redescendue au-dessous du maximum fixé.
- La substitution des courants do Foucault au frottement, constitue tout le brevet de E. U. Rieter ('). L’inventeur place, sur l'arbre du moteur dont il veut étudier la puissance, un anneau de métal conducteur, d ligure 6, et il fait tourner cet anneau dans le champ fixe
- (3) Brevet anglais, n° a 702. Déposé le 10 février igoo, accepté le 4 août 1900. 3 ligures. — Voir pour la réali-lisation pratique du dispositif breveté, L‘Éclairage Électrique du a3 novembre 1901, t. XXIX, p. 269.
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- :a3
- produit par un inducteur l>, ligures 5 et6; les courants de Foucault développés dans le disque absorbent l'énergie produite et le disque réagit sur l’inducteur, mais un levier e, portant un plateau et des poids appropriés, produit un couple résistant que l'on règle jusqu’à faire équilibre au couple moteur; .c’est la disposition bien connue de tous les freins électromagnétiques (*). Le système peut être renversé en faisant mouvoir l'inducteur et en laissant fixe l’anneau d, figure 7; dans ce cas. il faut amener le courant aux électros par deux
- bagues.
- Le dynamomètre de transmission de A. Mark Morgan (2) renferme un système qui permet d'indiquer sur un cadran l’angle de torsion d’un ressort qui relie l’arbre moteur à l’arbre conduit.
- Fig. 8 et
- Le ressort spiral X, figure 9, est fixé par son extrémité intérieure à l’arbre A et il est enfermé dans le tambour I), figure 8, auquel est reliée son extrémité extérieure. Ce ressort se tend plus oumoins, selon le couple de rotation transmis de l'un à l’autre des arbres, et sa torsion sert à la mesure du couple. Le tambour D porte un certain nombre de manchons II, dans lesquels entrent les figes filetées V; ces manchons, qui tournent librement, servent d’axes aux pignons P et ces derniers engrènent avec la roue R solidaire de l’arbre À. De cette façon, tout mouvement relatil de A sur F se traduit par une rotation des manchons et les tiges filetées V sont vissées plus ou moins profondément. Les vis Y sont fixées à un plateau E sur lequel est montée une poulie C, dans la rainure de laquelle tourne un anneau muni d’une goupille T. Les tiges V, en entrant plus ou moins dansl.es manchons H, produisent un glissemenl de la poulie C sur l’arbre F et la goupille T se déplace parallèlement à elle-même. 11 suffit de relier la goupille T à un appareil indicateur quelconque, index et cadran par exemple, pour connaître constamment la valeur du couple de rotation.
- H. Armagnat.
- lagnet
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- ESSAI DE DÉTERMINATION
- ÉLÉMENTS D’UN PROJET I)E CAliEE SOLS MARI N
- PROPAGATION' TJ U COURANT — VITESSE DE TRANSMISSION
- Quand on étudie un projet de câble sous-marin, on sc trouve en présence du problème sui eonnaissant la distance qui sépare les deux points â réunir, déterminer la spécification de l'âme, c'est-à-dire le poids de cuivre et de gulUt qu’elle doit renfermer |cn mille marin, de manière que le câble puisse écouler un nombre donné de télégrammes par heure, au moment où le trafic est le plus ehargé. Ce nombre de télégrammes représente un certain nombre de mots qui doivent être transmis au moyen des signaux conventionnels de l'appareil recorder; comme, d'autre part, les quantités respectives do cuivre et de gutta conduisent à la détermination do la résistance et de la capacité par mille, le problème se ramène, pour l’ingénienr électricien, à celui-ci : calculer les voleurs maxirna de la résistance cl de la capacité qu’il convient d'adopter, pour qu’on puisse transmettre un nombre déterminé de signaux conventionnels dans un temps donné, une minute, par exemple.
- Ce problème ne paraît pas avoir reçu jusqu’ici de solution complètement satisfaisante. Ou trouve bien, dans les traites spéciaux, des formules empiriques déduites des résultats obtenus dans l’exploitation d'un certain nombre de câbles; maisecs formules f les formules empiriques : bonnes pour des cas analogues à ceux sauraient sûrement convenir à des cas différents (').
- Devant cette difficulté, certains auteurs ont propu pléler en y introduisant de nouveaux termes. Un tel procédé doit évidemment réussir, mais il diminue énormément la confiance qu'on peut avoir dans des formules ainsi établies. O11 voit donc, sans qu'il soit besoin d’insister davantage, l’insuffisance des données actuelles de la technique, et l’intérêt que présente la recherche d'une solution générale du problème, qui, s'appuyant sur des bases rationnelles, s'appliquerait également à tous les cas.
- Il nous a semblé que l'étude de la propagation des coi
- t servi à les établir, elles ne
- propagation des t sommairement la i
- avoir établi par la théorie la relation qui lie l'intensité du <
- triques du câble, nous en déduirons les courbes qui doivent s’inscrire sur la bande récepteur, lors de la transmission ordinaire des mots. Mous vérifierons, par l'expérience, que les courbes ainsi calculées sont bien identiques à celles qu’on reçoit effectivement, et nous en eon-eluerons que les formules établies par la théorie conviennent bien à la pratique. Étudiant alors les la vitesse de transmission adoptée, nous délermi-
- , lord kelvin penchai
- projet do oàLIo trarispaciViquo, cTiàble d™ü‘«“dî u alors. Deux types furent examinés par la connnis-
- alors. Deux types furent es le, l'autre ,94 kg de cuivre
- M'°nhP.°d™d’ft8P^1T
- ) kg de gutta. Les c chacune de ces
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- lierons la limite au delà de laquelle la lecture n’est plus possible; cette limite correspondra à la vitesse de transmission maximum ; la relation qui existera à ce moment entre les constantes et le nombre de signaux possibles sera la formule finale que nous cherchons et qui devra servir de point de départ à tout projet de câble.
- Propagation nu courant. —Le premier problème que nous ayons à résoudre est donc celui de la propagation du courant, autrement dit, de la relation qui existe entre le voltage ou l’intensité du courant en un point du câble à un moment donné et les constantes électriques du câble ainsi que celles des appareils de transmission et de réception. Ce problème ne paraît pas avoir etc résolu d:une façon complète. 11 y a bien une théorie, devenue aujourd’hui classique, qui traite la question quand les deux extrémités du câble sont libres, et qu’on néglige l’influence des appareils. Mais il y a longtemps qu’on a reconnu que cette théorie était insuffisante, car les câbles ne sont jamais libres à leurs extrémités. On udiî, pour éviter la circulation directe des courants telluriques, puis, pour augmenter la vitesse de transmission, les bloquer eutre des condensateurs, et les phénomènes qui se produisent dans ces conditions sont beaucoup plus compliqués. Une tentative fort intéressante pour établir une théorie dans le cas général a été faite par M. Brcisig (1). 11 a essayé d’appliquer à la propagation des courants télégraphiques, la théorie des courants alternatifs sinusoïdaux. L’idée parait séduisante. On sait, en effet, combien l’introduction des imaginaires et les représentations graphiques ont simplifié l’étude de ces courants particuliers. On pouvait donc espérer qu’en exprimant la force électromotrice constante de la pile de transmission au moyen d’une série de termes périodiques, calculés par le développement de Fourrer, on ramènerait le problème à celui de la propagation d’un certain nombre de courants sinusoïdaux harmoniques et que la somme des valeurs de ces courants pour un point donné donnerait le courant réel passant en ce point. Malheureusement tout le calcul repose sur le développement de Fourier, et ee développement ne peut se faire qu’en connaissant la valeur de la période, qui convient au cas à étudier. Or le travail de M. Breisig est muet sur la façon dont cette période doit être calculée. Il s’est contenté de vérifier que ses formules s’appliquaient à un cas expérimental particulier pour lequel il déterminait la valeur de la période au moyeu de la courbe reçue sur la bande d’arrivée. Mais on ne voit pas du tout comment on pourrait les appliquer à des cas différents, et encore moins comment on peut en déduire une relation fixant le maximum de la vitesse de transmission, de sorte que nous ne pouvons pas espérer trouver là, la solution de la question que nous nous sommes posée.
- L’établissement des équations fondamentales, sans présenter de sérieuses difficultés mathématiques, exige cependant des calculs un peu lougs. Nous indiquons ceux-ci le plus brièvement possible dans la note ci-dessous (3) et n’en retenons que la conclusion qui peut s’exprimer ainsi : (*)
- (*) Elektrolechnische Zeitschrift, t. XXI, p. io/pi, i3 déc. 1900,
- courant eu un point distant de x de l’origine du câble, on aura une première équation en exprimant que dans un élément dx la perte de tension est due à la résistance ohmique et à la force contre-éleotromotrice de self-inducliun.
- — JV ~ ipdx -f-i dx.
- Ces deux équations conviennent au cas le plus général de la propagation du courant s le modo de production du courant, la nature des appareils aux extrémités, etc. L'élimination de i donne
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- télégraphiques par les câbles ses deux extrémités — il est b
- D’ai
- On
- dation de (î).
- >' = »*+ p+2j“-e’
- (3)
- de Y
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- départ, soit à Varrivée par un condensateur de capacité C\. —il est bloqué à ses deux extrémités par
- intégrale doit être identiquement nulle. En donnant à K les valeurs 1.2.,. n, on en déduit les valeura de A, A2... An Bj B,... B„. Nous obtenons ainsi les quatre formes de Y que nous distinguons par les indices 1,2, 3, 4, et qui correspondent aux quatre cas énumérés plus haut.
- Tableau A. — Détermination des constantes.
- ' = M -I- S 4- ^ « VÇ fA.„smi»_ 1-4.R, », . -
- J,es deux extrémités t
- ) V = 1
- mplaçons dans la valeur de Y
- Vi=^i)+y=\„r
- 3e condi- \ f — o tion. f quel que
- Y = E is la valeur de V,
- 4-UV*.
- La 2° intégrale est égale à
- Remplaçons dans \t
- Extrémité isolée à l'arrivée x = l
- r,‘ condition J ° con
- \ dx. ° emplaçons dans la valeur de V
- V# = ?+y Ane 4CR sin
- 2 . sin
- 20 condition | y_conséquencep
- emplaçons dans la valeur de V2
- \b=:
- e+K
- conséquence 0 =
- Remplaçons dans V2
- v 11, Y
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- tiques et les formules qui expriment en fonction du temps la valeur du courant d'arrivée se réduisent
- Ci(E-V«>) = (C-C1)Vae
- M = C1E
- Le
- do l'équation (a)
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- l’écLairage électrique
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- ier cils. — Câble libr'e à ses deux extrémités (% )•
- ,1„ porte
- / lix ~JT'
- S C2 du câble sur la L
- > = 4nr1 > - s** + *»“ - 7*“ + • • • ]
- En venu de l'écjualion (4)
- ïe?l,î='ïi ?JÏ
- wSi
- par /, et l.
- •f-i*
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- cas. — 'Câble bloqué au départ ou à Tarrivée par un condensateur C (lîg. a et 3).
- C, et C, (fig. 4).
- formules dans lesquelles
- u=e~A ,
- «9 — i6«i6 + .. .
- J
- CR=ÏP|% + i+i.y.
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- pour variable au lieu de t, la quantité ^ qui donne aux résultats un caractère absolument général et permet de les appliquer sans difficulté à chaque cas particulier. Ceci revient à choisir la quantité CR comme unité de temps.
- Une figure, qui sera donnée plus loin dans la seconde partie de cet article, représente les courbes U1? U2, U3, et permet immédiatement de comprendre combien l’emploi des condensateurs est avantageux pour l’exploitation des câbles. Alors que sans condensateur le courant n’atteint les 9/10 de sa valeur maxima qu'au bout d’un temps égal à o,3o, avec un condensateur, cette valeur maxima est obtenue au bout du temps 0,17, et avec deux condensateurs au temps 0,09. Si on tient compte de ce que le courant est insensible pour Ut pendant o,o3 et pour U2 et U3 pendant 0,0a, on voit que, sans condensateur, le courant met 0,27 pour passer d’une valeur nulle aux 9/10 de sa valeur niaxima alors qu’il atteint cette valeur maxima au bout de o,i5 avec un condensateur et de 0,07 avec deux condensateurs. Ces nombres varient à peu près dans le rapport do 4> a et 1.
- Mais ccs conclusions n’auront d'intérêt qu’après que nous aurons vérifié que la forme des courbes que nous venons de calculer est en parfaite concordance avec celles qu’on obtient réellemeiiL sur la barnlc d’appareils récepteurs; et auparavant il nous faut rechercher si ces appareils enregistrent fidèlement les variations des courants qui les traversent.
- Récepteur. — Le siphon recorder est trop connu pour qu’il soit nécessaire d'insister sur sa description. C’est un galvanomètre, genre d’Arsouval, à suspension bifilaire, dont le cadre placé entre les pôles d’un.fort aimant permanent porte un siphon, formé d’un tube capillaire, chargé d’inscrire sur une bande de papier qui se déroule devant son extrémité le mouvement du cadre lui-môme. Mais il est nécessaire d’attirer l’attention sur quelques particularités de son fonctionnement.
- O11 peut démontrer par l’application de la théorie du mouvement d’un solide autour d’un axe, et on peut vérifier expérimentalement que cet appareil jouit des propriété suivantes :
- iu Sx le cadre est dérangé de sa position d’équilibre par un elmc mécanique, ou par un choc électrique (courant établi très brusquement), il exécute une série d'oscillations isochrones, d’amplitudes décroissantes. La durée de la première élongation ainsi que celle des suivantes est indépendante de l’amplitude, si cette amplitude est petite. Si le mouvement du cadre est convenablement amorti soit par un shunt, soit par tout autre procédé, il n’y aura plus d’oscillations, mais une seule élongation dont la durée sera égale à celle des oscillations précédentes, si les conditions mécaniques de l’appareil n’ont pas été modifiées.
- 9.0 Le nombre des oscillations par seconde ou la durée de l’clongation (cadre amortij dépend de la tension do la suspension. Pour les appareils actuellement en usage, cette durée varie entre 1/8 (suspension à peine tendue) et 1/20 de seconde (suspension fortement bridée).
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- En nous appuyant sur ces considérations, cherchons à quelle condition la courbe inscrite sur la bande représentera fidèlement lus variations du courant qui traverse le cadre du récepteur. Un courant établi très brusquement donnera lieu à une courbe telle que acbcijig. 5). 11 est évident, d’après ce que nous venons de dire, qu’un courant tel que acLbe ne pourra pas donne* lieu a une courbe différente et par conséquent ne sera pas fidèlement enregistrée, au contraire un courant tel que ac.J3.fi pourra être correctement inscrit. Il y aura donc intérêt à brider convenablement la suspension et il sera nécessaire de la brider d’autant plus que les courants à recevoir varieront plus rapidement. Comme la tension aura nécessairement une limite, et que cette limite correspond, ainsi que nous l’avons dit à 25 oscillations par seconde, on ne pourra pas recevoir correctement une série de courants alternés, dont les sommets se succéderaient à des intervalles do temps inférieurs à un vingt-cinquième de seconde. C’est là un inconvénient grave quilimite les cas dans lesquels cet appareil peut-être utilisé. Aussi a-t-on proposé de le remplacer par dus dispositifs plus avantageux. Nous citerons celui de M. Adcrqui se compose, au lieu d’un cadre, d’un simple fil fortement tendu, dont le nombre d’oscillations peut être très grand. Ce genre de récepteur est d’un fonctionnement beaucoup meilleur ; malheureusement l’inscription dos signaux se fait par voie photographique et l’inconvénient des manipulations chimiques à exécuter est un obstacle sérieux à son emploi. D’ailleurs il ne présente de réels avantages que pour dus courants variant très rapidement, cc qui ne sc produit, ainsi que nous le verrons plus loin, que pour les câbles de faible longueur.
- Devaux-Cuarbonxel.
- Ingénieur des Télégraphes.
- CIIEJHX DE FER ÉLECTRIQUE A GRANDE VITESSE DE ZOSSEN
- III. Résultats des essais vréliminaares. — i° Moteurs. — L’isolement des moteurs a été vérifié en appliquant 4ooo volts entre le primaire et la niasse ; puis on les a fait tourner à vide pendant deux heures entre i 85o et 2 ooo volts. L’essai à pleine charge présentait do nombreuses difficultés. Avec les freins mécaniques ordinaires, il est difficile de dépasser ioo chevaux pendant un certain temps : la charge du moteur sur une dynamo nécessitait l’emploi de très grandes poulies, à cause de la grande vitesse des moteurs : de plus, l’effort de traction sur les paliers pouvait amener des échauffcments dangereux. Un procédé très pratique a été indiqué par Kapp : on accouple deux moteurs par poulies et courroies (grandes poulies en acier pour diminuer l’effort de traction sur les paliers), et on fait travailler un des moteurs au-dessous du synchronisme entraînant l’autre a une vitesse supérieure au synchronisme, comme génératrice asynchrone.
- Devant la commission de la Société d’Études, on a procédé, le 21 juillet 1901, à l’essai simultané des moteurs avec leurs résistances et démarreurs, des interrupteurs de haute et moyenne tension et des transformateurs, disposés comme dans la réalité, les moteurs entraînant une dynamo. Les essais par courroie ont. été poussés jusqu’à 200 chevaux. O11 a pu constater le bon fonctionnement des paliers ; les valeurs mesurées pour le courant à vide et le courant normal, le cos 3 et le rendement, coïncident parfaitement avec les valeurs calculées, représentées pour 1 iao et i85o volts par les courbes des figures 43 et 44?011 les diagrammes circulaires des figures 40
- (*) Voir t. XXXI, p. 7
- ut 19 avril 190a.
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- ,34
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- et 46 ; dans ces derniers, le courant de court-circuit calculé a été pris très faible, ainsi que le rendement et le cos 3, pour plus de sûreté.
- On voit, d’après les chiffres des diagrammes, que 4 moteurs n’étaient pas nécessaires pour traîner le poids de 96 tonnes ; on eût pu y arriver sûrement avec 3, et même avec 2. On aurait ainsi
- réduit le poids de la voiture de 90 à 74 tonnes, en employant seulement 2 moteurs, 1 transformateur, 2 résistances de réglage, 2 démarreurs et 1 commutateur de moyenne tension, en répar-
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- tissant les moteurs sur un bogie et le reste des appareils sur l’autre, d’où un poids par'essieu libre de 11,6 tonnes, et par essieu moteur i3,8 tonnes.
- Fig. /,5.
- Le tableau suivant renferme les constantes relatives è» ces différents modes de commande.
- Constantes du démarrage, d'après le t
- ' le mode de connexion des moteurs.
- COURANT SECONDAIRE
- . Poids de la voiture : rj6 loimes.
- Les relations entre les constantes du démarrage sont consignées dans les courbes des figures 4?> 48 et 49. calculées d'après les considérations suivantes :
- L'eflbrt de traction du moteur est employé en partie pour vaincre les résistances de frottement sur les rails et sur l’air ; l’autre partie sert à communiquer une accélération y à la voiture ; d'ailleurs, si ç désigne la vitesse, 011 a
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- j 36
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- d’
- la fin du démarrage
- =/:
- /:
- Pour simplifier, on suppose que l’effort donnant naissance à l'accélération est constant, alors que la résistance au roulement et celle de l’air vont en croissant avec la vitesse. Ou a ainsi
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- ih
- Los mômes raisonnements s’appliquent au freinage ; dans ce cas, les résistances au mouvement s’ajoutent à l’c/ïort de freinage ; si on suppose l’effet total constant, on a les mômes équations. Les accélérations négatives, durées, etc. du freinage sont consignées dans les figures 5o et Si pour le freinage mécanique, 52 cl 53 pour le freinage électrique. La ligure 5o indique de plus
- la pression variable sur les sabots de frein : elle est d’ailleurs tracée pour le cas d’une accélération négative constante de i,a3 m : sec2, valeur trop élevée qui doit être diminuée dans la pratique a cause du trop grand éehauiTement des sabots de frein, ou soulagée par l'aide du freinage élec-
- trique, mais qui est intéressante a constater comme cas le plus favorable du freinage ; des accélérations négatives de i,i m : sec2 se présentent souvent.
- Pour le freinage électrique (fig. 5?. et 53), une dynamo à courant continu de vO volts envoie du courant dans le primaire du moteur, soit i/jo ampères, sous une résistauce de o,U) ohm. Alors est engendrée dans le secondaire une force électromotriee triphasée de ~yo volts, qui travaille sur
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- les résistances de démarrage. De cette façon, il nv a que 4 essieux freinés; de plus, le couple de freinage tendant à diminuer avec le nombre de tours, on le règle en diminuant de plus en plus la résistance : quand on arrive au court-circuit, l'ell'ort do freinage devient rapidement nul : il fauty suppléer par le frein mécanique, ce. qui est supposé dans les courbes ifig. 02 et 5d), où l'on aadmis une accélération négative constante.
- Dans toutes ces courbes de freinage, on n’a d'ailleurs pas tenu compte du temps nécessaire à la manœuvre des appareils, ce qui prolon-* gérait le temps de freinage de 2 se-ig condes et6 secondes, et les longueurs parcourues de 5o et 180 m, respectivement pour les freins mécanique et électrique,
- 20 Démarreurs et résistances,— Les résistances ont clé essayées dans leursboites. d’abord sans ventilation, puis avec un courant d’air de ?i à 4 m : sec. Les résultats des essais sont consignés dans la figure 54. Sans ventilation, les bandes de métal supportaient indéfiniment sans rougir une intensité de duo ampères, qui correspond à l'intensité en marche normale avec résistance (210 ampères); elles supportaient. 4°<> ampères pendant 4 minutes (courant qui ne dure, au démarrage, que pendant 2,5 minutes). Avec la ventilation que donnera la marche, on a donc toute sécurité.
- Essayes dans les mômes conditions de courant que dans la marche, après 100 expériences, les démarreurs ont gardé tous leurs contacts en excellent état.
- 3* Interrupteurs et coupe-circuits, transformateurs, etc.—
- Les essais furent poussés jusqu’à la fusion des coupc-circuits de moyenne tension (55o ampères), tous les appareils étant installés ensemble (moteurs, transformateurs) ; le fonctionnement fui
- Fig. 5a et 53.
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- reconnu très bon, y compris bi commande à air comprimé. Dans les transformateurs, l’isoleinent a été vérifié par l'application de 20000 volts pendant une heure.
- Les isolateurs en ébouite ont été essayés connue suit : des cylindres de 400 mm de longueur et G5 mm de diamètre, les uns lisses, les aulres munis de cannelures circulaires cunéiformes de 20 111m de profondeur furent placés tantôt horizontalement, tantôt verticalement sous une crépine ordi-
- naire à eau, et sous la pluie qui en résulte, soumis à dos tensions alternatives croissant jusqu’il 3o 000 volts. On a constaté que les isolateurs cannelés supportaient horizontalement 12000 volts par rapport à la terre, et 24 000 entre eux ; quant aux isolateurs lisses, ils étaient moins bons, .surtout dans la position verticale. Les isolateurs à cloche ont été essayés il 20000 volts, et les isolateurs à boucle, montés ordinairement pur série de 3, jusqu'à 5 000 volts chacun.
- Une série d’appareils de prise de courant a été installée sur un lorî, et sou fonctionnement sans étincelles vérifié sur la ligne d’essais en courants triphasés de Gross-Liehterfelde.
- Les différents appareils à air comprimé ont été éprouvés à l'eau sous pression, les cylindres des appareils et les tubes en caoutchouc épais à 20 atmosphères, les robinets à 12 atmosphères, les conduites en fer à 8 atmosphères ; la puissance des pompes a été reconnue 'suffisante.
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- L’installation complète cle la voiture a été terminée le 16 septembre; et son poids trouvé égal à 8g tonnes.
- La figure 55 donne une vue des appareils de manœuvre, et la figure 56 l’aspect général de la voiture prête à fonctionner;
- La conduite eu est très simple : pour la mise en route, le deuxième levier à gauche (moteurs)
- et la roue des démarreurs située à côté; pour l'arrêt, le même levier seul, ce qui elfnetue automatiquement le retour du démarreur, puis à droite le robinet du frein Westinghouse ou le volant du frein îi main.
- A. Mauüuit.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Mesures sur les courants circulant dans les conduites d’eau et de gaz d’un réseau de tramways, par A. Larsen et S.-A. Faber. F.lektrotech-nische Zeitschrift, t. XXII, p. io’t8, 19 décembre 1901:
- La Société des tramways de Copenhague a entrepris, pendant l’hiver iyoi, une série de mesures sur un tronçon de ligne unique, 11'abou-tissant que, par un seul chemin à la station.
- Les mesures ont porté sur les trois cas sui-
- i° Pendant la nuit, 011 envoyait du courant dans le rail, au voisinage du point terminus du tronçon ;
- De même pendant la nuit, on envoyait du courant dans le rail, mais au milieu du tronçon;
- 3° Pendant le jour, en pleine marche des voi-
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- Pour mesurer les courants circulant dans les rails ou dans les conduites, on relevait la différence de potentiel aux extrémités d’un segment
- Fig. i.
- du conducteur, avec un galvanomètre, en employant le montage représenté figure r.
- On avait au préalable déterminé la résistance des differents segments, sur lesquels on voulait opé-
- rer : cette mesure derésistancesetaitcoiume suit:
- Soit h déterminer la résistance du tronçon db
- (lig. ?.). Vers le milieu du tronçon on envoie | dans le rail ou le tuyau, par l’intermédiaire d’un
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- collier métallique A et d’une feuille de plomb ou d’étain, un courant, qui se partage en deux dérivations, que l’on capte à nouveau par deux colliers analogues B et C placés près des extrémités b et d.
- Le courant arrive à l’anneau A par' quatre
- Fig. 5. — Courants flans une conduite de gaz.
- Interruption à la station centrale,
- avec un galvanomètre de précision; on prend exactement ab=:cd.
- Si on appelle i. et f, les courant» dans les deux branches, r la résistance du tronçon ah,
- , — £±+P*
- ~ ï
- et par suite, pour la résistance totale du segment
- bd,
- Les résistances ainsi obtenues, ont varié pour les tuyaux depuis o,83 a 1,02 ohm par mètre de longueur et mur de section, et pour les rails de
- points de sa périphérie; les contacts b et d sont formés par des vis en laiton, a et c par des couteaux d’acier.
- On mesure d’une part le courant total 1 au moyen d’un ampèremètre et les différences de potentiel pl et pi entre les points a et A, c et d,
- •élevés le ag avril 1901 entre •>. li. 3o et 3 heures, l’une demi minute, vers 2 h. 35 i;3.
- 184. r<r® à 228.10'® ohm par tronçon do 6 m de longueur. La résistance des tuyaux de fonte est ainsi sept à huit fois plus grande que celle du fer.
- On a également relevé au laboratoire, le coefficient de variation avec la température, trouvé égal 0,00077 Puur les tuyaux, soit le i/3 du coefficient du fer pur environ, eto,oo3 pour les
- Nous 11e relaterons pas ici tous les résultats, mais seulement deux courbes relevées sur deux points des conduites (hg. 3, 5 et b).
- Comme conclusions générales, les auteurs donnent les suivantes :
- i° Sur le tronçon de 1210 insoumis à l’expé-
- rience, dont les connexions de rail h rail étaient en bon état, les courants vagabonds représentaient environ pour la voilure au milieu du tronçon 10 p. 100 et pour la voilure à l’extrémité de la ligne i5 p. 100, du courant total.
- 20 La somme des courants circulant dans les conduites représentait, dans les deux cas, à peu près la moitié des courunla vagabonds totaux.
- 3U Les courauts vagabonds, aussi bien ceux des conduites que ceux du sol, sont proportionnels au courant fourni à la voiture.
- 4° En exploitation normale, les courants suivent la marche des voitures et empiètent les uns sur les autres : par instants, le courant dans un endroit quelconque peut diminuer et meme changer de signe. A. M.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- EXPOSITION’ DE PAQUES
- I,a Société Française de Physique a tenu, le vendredi 4 et le samedi 5 avril, à l’Ilôtol de la Société d’Eneouragenient, son exposition annuelle, qui est toujours un évènement pour les constructeurs et les savants désireux do présenter leurs appareils, et un centre d’attraction pour les physiciens cl même pour le grand public qui s’y presse en foule.
- Pour les visiteurs des séances du soir, l'attention était d’abord attirée et retenue par l’éclairage. A Lentrée resplendissaient les becs « Ful-gur ». de la Compagnie Universelle d’Acétylène, projetant en tous sens leurs dards de ilainme devant leur réflecteur. Ces appareils intensifs n’étaient pas les seuls qu’alimentât l’acétylène; la Compagnie- Française de l'Acétylène dissous avait disposé, dans la salle du rez-de-chaussée, des puissants « Sirius » à incandescence portés au-dessus d'un récipient. Ces becs, qui peuvent fonctionner h partir d’une pression de i3 cma d'eau, donnent un rendement d’une carccl-hcure pour 3 litres de gaz; la dépense descend à a litres quand la pression s’élève à i mètre, ce qui, en mettant le carbure à 0,40 f’r le kg, ou le gaz a i,6o fr le mètre cube, donne la oarool-heure à o,oo32 fr. Il est juste de signaler que cet. éclairage a rendu les plus grands services à un moment où la fusion d’un plomb avait plongé plusieurs salles dans l’obscurité.
- L éclairage électrique lui-même sortait de la banalité avec les lampes Nernst qu’on avait montées sur le lustre central de la grande salle et l’économiseur électrique système Weissmaxn *t Wvj)ts, qui éclairait la salle du conseil. Les nouvelles lampes à arc à courant alternatif de -TL Cuênod, complétaient l’installation.
- Dans l’exposition même, on remarquait une lampe en vase clos à électro-automoteur, système Froment. Cet appareil ne comporte pas de poulies, engrenages, cordelettes, etc., mais seulement un électro dont une partie de l’âme est mobile. Quand les deux parties viennent au con-toet, des leviers pressent des (reins contre les
- deux tiges qui guident le mouvement vertical; si le courant baisse, les deux parties de l'âme se séparent sous l'action d’un ressort, et l’ensemble de l’éleetro-aimant peut glisser sur les tiges jusqu’à ce que le courant ait repris une valeur convenable. On met une lampe sur no volts; bien que les charbons doivent être d’une qualité qui rend leur prix un peu élevé et surtout que le rendement lumineux soit notablement plus faible que dans l’arc nu (i,t)5 watt par bougie) l’économie sur l’usure des charbons, qui durent 15o heures, est suffisante pour réduire la dépense de 8 p. ioo environ, d’après les calculs de M. Froment.
- ’ Une économie considérable résulterait aussi, d’après la Société des radiateurs diffuseurs, de l’adaptation aux arcs de ses disques lumineux, qui permettraient de supprimer les globes
- Mentionnons, à propos de l’éclairage, le très bel effet produit par la cascade lumineuse système Judic, exposée par la Compagnie Française d’Aepareili.ac.Tj électrique (anciens Etablissements Grivolas, Sage et Grillet) qui, par le jeu d’un simple commutateur tournant, nous montrait la chute de nombreuses veines lumineuses parallèles.
- L’acétylène ne sert pas uniquement à l’éclairage, mais aussi à la production des hautes températures. On remarquait surtout les soudures autogènes par le chalumeau oxyacétylénique de la Compagnie Française; la Compagnie Universelle utilise, pour la production de l’oxygène, un composé préparé par M. Jaubeht, l’oxylitke, qui dégage de l’oxygène par simple contact avec l’eau.
- Le chauffage électrique était représenté par les appareils de la Société anonyme des anciens Établissements Pakyillék. Nous remarquons : des poêles d'appartement à résistance métallo-céramique constitués par des agglomérés de pondre métallique et d’argile cuits à très haute température; des poêles montés avec des lampes spéciales de chauffage à filament de plaline, consommant 200 watts. Ces lampes sont à l’air libre; on les construit spécialement pour les appareils médicaux. Le a cataplasme électrique »
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- consomme 0,2 ampère sous r 10 volts, et permet, grâce à un régulateur, d’obtenir des poussées de chaleur alternatives très favorables à 1 action thérapeutique; la ceinture électrique sert pour la cure des rhumatismes, etc.
- Une des nouveautés les plus intéressantes est l’exposition des appareils Dowsing pour l’utilisation curative de la chaleur radiante lumineuse, présentée par la Compagnie Générale m: Chauffage par l’Electricité. Nous revoyons avec intérêt les appareils de M. Foveau de Cour-MEi.r.ics, déjà présentés à la Société et qui permettent de projeter sur le malade, à travers une fenêtre de quartz, des rayons chimiques intenses provenant d'un arc compris entre deux miroirs concaves. En réglant l’écart de ces deux miroirs on fait varier la forme du iaisceau, ce qui n’est pas sans intérêt, car, ainsi qu’on nous l’explique, les rayons parallèles 11e brident pas', tandis que les rayons convergents ou divergents compliquent leur effet curatif, attesté par de nombreuses photographies, d’une brûlure acces-
- Nc quittons pas la médecine sans parler de la radiographie qui se préoccupe de deux ques-
- E11 même temps que M. Ciiabaud expose le radiochromomètrc et la lunette radiochromo-méLrique de M. L. Benoist. M. Contiikmoulins présente un mèlroradioscope récemment construit pour déterminer la quantité de rayons émis dans un temps donné et le degré de pénétration . de ces rayons. On observe deux plages identi- : ques d’un écran fluorescent, auxquelles on , compare une plage éclairée par la lumière d'une flamme d’acétylène tamisée à travers une solution titrée de sulfate de cuivre. Pour déterminer la quantité, ou la régler, on amène à l’égalité la plage éclairée et une plage fluorescente qu’on regarde à travers un verre neutre, d’opacitc convenable. En même temps l’éclat de la seconde plage fluorescente est amené à la valeur convenable par la rotation d’un disque métallique d’épaisseur variable d’un pdinl à l’autre.
- L’autre question est celle de la stéréoscopie radiographique. M. Béclèiîe expose une série de radiographies stéréoscopiques ; M. Gctu.oz utilise un principe connu en produisant simultanément deux images radioscopiques dans des conditions telles que chaque œil ne voit que l’image qui lui correspond, alors que l'autre œil
- est masqué. Le même phénomène est reproduit périodiquement pour les deux yeux, avec une fréquence suffisante pour donner la sensation de la continuité de l’image. Le relief apparaît quand se fait la fusion stéréoscopique des deux images monoculaires. Dans une ampoule de Crookcs sont fixés deux disques de chrome, qui peuvent servir alternativement de cathode et qui constituent deux sources de ravons X dont la distance est environ celle des yeux (65 mm). On observe sur un écran, par rapport auquel les yeux do 1 observateur sont symétriques, des disques. L’emploi du chrome évite le noircissement des tubes ; la radiation est moins riche qu’avec le platine, mais la moindre fusibilité du chrome permet d’alimenter le tube plus puissamment.
- Le grand succès de l’exposition a été aux appareils enregistreurs de courants, oscillographe, rhéographe, oiulographe, etc. Les récents appareils de M. Hospitalier attiraient beaucoup l’nt-tenlion, par la disposition particulière du style traçant horizontal et la simplicité de leur fonctionnement. Le munographe de MM. JIospitalikh et Car rentier fonctionnait sur un moteur à gaz ; un miroir est porté par une pièce triangulaire dont deux sommets ont un mouvement qui mesure la pression à l’intérieur du cylindre ou qui repère la position du piston.
- On aperçoit sur un verre dépoli le cycle du moteur qu’on voit se déformer à volonté, suivant la façon dont on règle l’allumage.
- Les appareils de mesure sont,- en outre, représentés par une grosse bobine à eoeflieient d’induction variable, de M. Carpentier ; MM. Chauvin et Aunoux exposent un voltmètre apériodique auquel on peut donner cinq sensibilités différentes, en appuyant sur autant de boutons ; chaque bouton est protégé, quand il 11e sert pas, par une pointe horizontale ; on n’a jamais que deux connexions à établir; des contacts creux, entourés de caoutchouc, évitent, dans ces divers appareils, les courts-circuits. Dans les appareils enregistreurs, la régulation de vitesse s'obtient en faisant tourner une roue d’aluminium au voisinage d’un aimant dont 011 dérive à volonté une partie du flux à travers une pièce de fer doux mobile. M. Arnoux a construit, avec M. Guerre un trem-blcur de bobine qui produit un système très brusque, sans condensateur, à une fréquence de 3,f5 périodes. Citons encore, parmi les appareils
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- exposés par M. J. Richaud (*), des enregistreurs <los variations de la vitesse angulaire des machines motrices, des ampèremètres et voltmètres à cadre mobile et un voltmètre thermique à enregistreur à cadran, La Compagnie pour la rabdication DES COMPTEURS ET MATERIEL D’USINES A GAZ présente : le compteur O'K destiné aux petits abonnés du courant continu ; l’appareil est à fermeture étanche ; les indications sont indépendantes de la température ; enfin la dépense de dérivation est complètement supprimée. Nous remarquons' aussi les ampèremètres Meylan-d'Arsonval à courant continu et le nouveau compteur Thomson, qui a subi d’intéressants perfectionnements.
- (I) M. J. Richard nous adresse une note sur les appa-
- 27 avril 1901. p. 1^3, t. XX'VII."5 Ampèremètres et voltmètres de précision apériodiques
- produisait une diminution du champ, on pourrait y rcmé-La partie mobile est un cadre d'Arsonval. L’appareil
- jouit d'une apé.riodicité parfaite.
- Statoscope pour ballons. — Afin de constater le dépla-
- droite ou à gauche d’une ligne centrale, marquant 0, nous
- que notre statoscope cnrcgisteur. Il se compose d’un réservoir à paroi élastique communiquant avec l’atmosphère par un tube en caoutchouc. Pour se servir de l'aplanie quantité d’air à la pression atmosphérique ambiante.
- soins apportés à la construction d’un appareil sléréopho-tographique, on ne peut opérera une dislance inferieure
- tants de moins de 65 mm. Pour réaliser ces conditions, MM. Colardeau et Richard ont eu l’idée de faire deux épreuvos^successives au lieu de les faire toutes les deux
- et sécurité au moyen du banc stëréophotographique.
- Photographie en couleur. Il nous reste enfin à signaler la splendide collection de photographies en couleurs, obtenue par M. Collardeau avec le vérascope Richard. Le procédé employé est celui de Ducos du Ilauron qui consiste en la superposition de trois clichés monochromes.
- Le pyromètre « écoulement de gaz, récemment décrit ici même, est exposé par M. Job.
- M. Ciiadaud avait réuni des appareils assez divers : Tare au mercure Lu Chatelier dans lequel le tube intérieur est recouvert, sur ses deux faces, d’un induit protecteur de magnésie, qui, au rouge, adhère complètement au verre ; il existe un modèle dans lequel la partie supérieure de l’ampoule renfoncée vers le bas, contient de l’eau que le fonctionnement de l’appareil porte à l’ébullition et qui se condense dans un serpentin supérieur ; le point de condensation du mercure est ainsi déterminé et une partie notable retombe dans le tube central. Le replenischcr de M. Thomas, étudié spécialement au point de vue des dimensions, doit son excellent fonctionnement à la qualité du verre de la cage, sorte de cristal qui est aussi isolant que la diélec-
- L’électromètre à filament de charbon de M. Villari» est exposé par le même construc-
- Lc redressage des courants alternatifs a été obtenu par M. Nodon, au moyen de la polarisation clectrolytique do piles : Fe — phosphate d’ammoniaque — Al allié à Zn. Entre les deux conducteurs alternatifs, on jette deux dérivations contenant, en série, deux piles opposées : Al — Fe, Fe — Al et Fe — Al, Al •— Fc ; entre les deux Fc de l’une, et les deux Al de l’autre, on recueille du courant continu. Le rendement en puissance est 80 p. 100. MM. Rocgé et Fackt résolvent le môme problème au moyen d’une permutalrice ; le courant alternatif, amené en deux points opposés d’un induit Gramme tétra-polaive, produit un champ magnétique qui se ferme sur un noyau concentrique à celui de 1 anneau, avec une dérivation dans une pièce tournante également concentrique et intérieure. On recueille aux balais, mis en mouvement synchroniquement au courant, une différence de potentiel de la forme U0 sini tat.
- Les piles étaient représentées par la pile endo-xique O'K, de M. Dobilly, composée de Zn, SO'Zn. Pb ajouté, avec sous-sulfate de plomb ; pour régénérer l’élément, on. lave le plomb, on sèche, 011 trempe 6 heures dans l’eau acidulée à ifio par l’acide sulfurique ; on rince dans l’eau. Le voltage est très constant : 1/2 volt.
- M. Fredet a combiné un accumulateur dans lequel la matière active, constituée par un
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- mélange d’oxvdes de plomb, malaxés dans une liqueur convenable, est maintenue dans les alvéoles qui la renferment, soit au moyeu d’une chemise en toile de plomb, soit par des cloisons un porcelaine d'amiante très poreuse.
- Nous voyons enfin, chez M. Pet.ux, la lunette de M. Pei-uat, pour l'observation facile des échelles micrométriques réfléchies par de très petits miroirs; l’échelle, tracée sur verre, est éclairée par transparence ; la pièce de verre que traversent les rayons réfléchis par un miroir à 45°, est une lentille cylindrique convergente, qui concentre les rayons de la source sur le miroir. Dans la même exposition, nous voyons la lanterne de projection à charbons inclinés (modèle en service au Conservatoire des Arts et Métiers) et la projection du spectre des raies du lcr avec les charbons (aetino-carbone) de MM. BnocA et Pelli.x.
- C’est en mentionnant le téléphone haut-parleur et le microphone R. Gaiu.akd et 11 Ducke-tüt. que nous terminerons l’énumération des appareils qui ont attiré le plus vivement notre attention dans une visite trop rapide à l'Exposition de la Société Française de Physique.
- 11 nous resterait à parler de trois conférences: Finie d'elles, faite par M. Swyncedauw, portait sur l'étude expérimentale de l'excitateur de Hertz ; ayant eu le regret de ne pouvoir y assister, nous ne pouvons que faire connaître les conclusions de l’orateur, qui pense, contrairement à ce qu’ont avancé beaucoup de physiciens, que l’oscillation hertzienne n’est pas pendulaire amortie, les zéros du potentiel n’étant pas équidistants dans le temps. M. Janet a présenté l’arc chantant. déjà connu de nos lecteurs. Enfin, M. Weiss a exposé, au nom de M. Dose, des résultats très curieux sur lesquels nous reviendrons prochainement.
- G. Ravisai:.
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 3 mars 1902.
- Préparation au four électrique du silieiure de calcium, par H. Moissan et W Dilthey. Coûtes rendus, t. CXXXtY, p. 5o3-i>o".
- On chauffe an four électrique un mélange intime de 35 gr d'oxyde de calcium pur et 35 gr de silicium pur au moyen d’un courant de 6oo am-
- pères sous 6o volts. T,'expérience se fait dans un tube de charbon fermé à l'une de ses extrémités. Il faut avoir soin d’introduire le tube de charbon contenant le mélange dans le four électrique déjà chaud, et l’on doit le retirer dès que le produit est en fusion. Si, en effet, la masse fondue reste au contact du charbon du tube pendant un temps assez long, il se tonne une notable quantité de carbure de calcium et finalement du silieiure de carbone. La préparation, dureste, est un peu délicate et doit être faite avec soin. La réaction se produit suivant Légalité suivante :
- a CaO —f— 5Sm = aCaSi2 -4- SiO-
- Ce silieiure se présente sous la forme de cristaux de couleur grisâtre, très brillante, de deu-sité 2,5 environ, insolubles dans l’alcool, l’éther, la benzine, l’essence de térébenthine et l’ammoniac liquéfié.
- Chauffé au four électrique avec du charbon, ce silieiure est entièrement transformé en carbure de calcium et silieiure de carbone. Il décompose très lentement l’eau avec production d’hydrogène. Il agit plus rapidement sur l’acidc chlorhydrique étendu en donnant de l'hydrogène sans formation d’hydrure de silicium.
- Suruni'elais électrostatique, parV. Çrémieu. Comptes rendus, t. CXXX1Y, p. 5a4_5‘26.
- Pour fermer un circuit de pile, il est indispensable d’exercer sur les pièces en contact une certaine pression. Dans les appareils enregistreurs ou les appareils régulateurs automatiques, on ne dispose pas toujours d’une force suffisamment. grande pour produire une pression convenable et l’on se trouve dans l'obligation d’employer divers artifices pour assurer le contact.
- Une difliculté de oc genre ayant été rencontrée par l’auteur dans Putilisation de son électro-mètre absolu (J) pour régler automatiquement le potentiel de charge d’un condensateur (la force dont on dispose dans les mouvements du fléau de l'appareil atteint à peine quelques millièmes de civile), il l’a surmontée en interposant, entre le régulateur et. le courant qui anime les appareils de réglage, le relais électrostatique sul-
- I,e fléau de lélectromèlrc régulateur F (fig. i) (supposé perpendiculaire au plan de la figure)
- i!) pci. £{eçt. t. XXVtf. p. 422. i) juin ujoi.
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- porte une pièce de platine isolée PI*. Quand le fléau est en équilibre. PP réunit entre elles les pièces fixes AA, séparément reliées aux paires de quadrants fixes SS,.
- Une aiguille de mica II. dorée snr une partie
- de sa surface et suspendue à un fil O, peut osciller entre ees deux paires de quadrants. Cette aiguille porte de petits contacts G etD ; on règle la torsion du fil O de manière que C vienne appuycrcontre la tige fixe G, reliée à une source à potentiel élevé (ici, au condensateur même dont on veut régler le potentiel). Dans ces conditions, les quadrants SS, ne prennent que des charges faibles et sensiblement égales. L’aiguille reste immobile, en contact avec G.
- Si le fléau vient à basculer, le contact PP quitte AA, et vient réunir entre eux R et B,. Il, est au sol et B, solidaire de A, en relation avec la paire do quadrants S. Celle-ci se charge aussitôt par influence et attire l’aiguille II. Dans cc mouvement, la tige T, solidaire de II et reliée a l'un des pôles du courant, vient appuyer contre la vis V reliée à l’auLre pôle ; le circuit se ferme. En même temps, le contact D est venu rencontrer la tige fixe E qui est reliée à la paire de quadrants S,. La charge de l’aiguille se partage alors entre elle et S, ; S, repousse donc II à partir de ce moment; il en résulte sur l’aiguille une seconde impulsion qui vient annuler celle en sons inverse produite par le choc cuire T et V.
- La fermeture du courant ayant mis en jeu des appareils cqnvenables, le potentiel atteint bientôt la valeur voulue, ce qui ramène le fléau F à sa position d’équilibre; le contact PP louche alors de nouveau \A± ; l’aiguille est ainsi portée au même potentiel que les quadrants ; la torsion du fil la ramène à sa première position; le circuit est rompu en TV.
- Ce dispositif présente, suivant l’antenne, divers avantages (’).
- Sur l’emploi de lélectromètre capillaire pour la mesure des différences de potentiel vraies au contact des amalgames et des électrolytes, par Lucien Poincaré. Comptes 7-enJus, l. CXXXI\ , p. 527.
- À propos d’une note antérieure de M. Pierre
- (l) Voici ccs avantages ;
- « D’une part, les contacts les plus faibles de PP suffisent pour permettre aux charges à haut potentiel de passer de A à A, ou de B à Bj. Ces contacts ne s’accompagnent à la fermeture que d'étincelles très faibles ne mettant en jeu que des quantités très petites d’électricité.
- « D’ailleurs, pour la rupture des mêmes contacts, il n’y a aucune étincelle, puisque, à ce moment ces contacts sont toujours au même potentiel. La force nécessaire à
- > Il se produit bien une soudure au contact TV ; mais
- de l'aiguille. Il suffit de donner à ccllo-ci une surface suffisante et de régler, pour chaque valeur du potentiel, sa distance aux quadrants. Quelle que soit la torsion pri-
- « Il suffit donc de maintenir l'aiguille entre le iil de
- douces.
- » L’appareil fonctionne parfaitement à partir de
- tiqueirieiit, avec une grande approximation, le potentiel d’un condensateur à partir de 1000 volts et pour toutes
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Boley (’), l’auteur (ail remarquer qu’il a lui-même décrit (Association française pour l’avancement des Sciences, Congrès de Marseille, 1891) une forme d’électromètre capillaire permettant la mesure des différences de potentiel au contact des amalgames et des électrolytes.
- « J’ai, dit-il, utilisé cet électromètre pour l’étude de diverses questions, en particulier pour examiner la variation de la différence de potentiel avec la température, Je signalerai spécialement les propriétés curieuses que j’avais remarquées de l’amalgame d’étain en présence de l’acide sulfurique : pour cet amalgame, la valeur de la force électromotrice qui rend la constante capillaire nnixima est sensiblement nulle dès lu température ordinaire ; il en résulte qu'en construisant un électromètre avec cet amalgame, on obtient un instrument dont les indications sont indépendantes du signe de la force électromotrice. »
- Sur 1 a recherche d'un rayonnement hertzien émané du soleil, par H. DesZandres et Décombe. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 5*7.
- Les expériences faites jusqu’ici pour reconnaître si le soleil émet des ondes hertziennes, ont donne un résultat négatif; les auteurs discutent la probabilité de ce résultat.
- Ils sont disposés a admettre que la surface de la photosphère n’émet pas cî’ondes hertziennes, l’émission de la lumière par cette surface étant assimilable ii celle de là lumière par les sourcester-restrcsjlesquellcs ne paraissent pas donner, dans les conditions normales, des ondes électromagnétiques. Mais par contre ils pensent que, l'illumination de l’atmosphère du soleil ayant très probablement une origine électrique, cette atmos- 1 phère doit émettre des oudes hertziennes. Ils rappellent, à l’appui de l’existence de phénomènes électriques dans l’atmosphère solaire, que récemment M. Arrhénius a pu expliquer toutes les particularités des comètes, des aurores horcales et des orages magnétiques terrestres, en admettant que l’atmosphère supérieure émet des ravons cathodiques, et que, antérieurement, l’un d’eux, M. Deslandres, avait présenté cette même hvpo-
- Si les ondes hertziennes émanées du soleil ne sont pas mises en évidence par les expériences tentées dans ce but, c’est donc que très proba-
- blement elles sont absorbées par les couches supérieures à très basse pression des atmosphères solaire et terrestre. Mais il se pourrait ([ne les ondes émises au moment où l’atmosphère du soleil est le siège de phénomènes particuliers, comme la formation d’énormes protubérances dites éruptive*s', aient alors une intensité ou une longueur d’onde telles qu’elles ne soient, plus complètement absorbées et puissent influencer les appareils terrestres. Aussi les auteurs estiment qu’il conviendrait de poursuivre les expériences en disposant, dans tous les observatoires d’astronomie physique, à côté des appareils consacrés à l’étude du soleil et de son atmosphère. des enregistreurs d'ondes électromagnétiques. On pourrait ainsi mieux saisir les relations pouvant exister entre la production d’ondes et celle d’autres phénomènes solaires ; de plus, on pourrait éliminer les ondes d’origine orageuse en ne considérant que les ondes donnant des impressions simultanées et dès lors attribuables a une cause générale pour la Terre entière.
- Explication de divers phénomènes célestes par les ondes hertziennes, par CharlesNordmann. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 63o-533.
- M. Nordmann pense aussi que le résultat négatif de ses expériences exécutées sur le mont Blanc (‘) peut s’explique*' par le fait que les radiations électromagnétiques |du Soleil doivent être absorbées par les couches supérieures raréfiées de l’atmosphère terrestre.
- « Si la théorie électromagnétique de la lumière est exacte, dit-il, on peut considérer comme infiniment probable l'émission parle Soleil d’ondulations électriques. La surface générale de la photosphère doit être une source de radiations électromagnétiques, de même qu’elle émet des radiations lumineuses et calorifiques. L’étude spectrale de la chromosphère et des protubérances éruptives a montré, d'autre part, que la partie basse de l’atmosphère solaire est le siège de décharges électriques extrêmement intenses qui se produisent surtout dans les régions des taches et des facules, oii, sous l'influence des mouvements violents de la surface solaire, il y a séparation d’électricité positive et négative. Dans ces décharges, il doit fréquemment se produire des ondes hertziennes comme il s’en
- (J) Êcl. Élect. t. XXX, p. 4xr, il
- P) Êcl. Êleci. l. XXX, p. 3*7, i«
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- s-f-g-
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- l’éclairAgè électrique
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- CXXX1Y, p. Cl 1-
- le principe de la méthode qui lui a permis de surcr directement le rapport ê= ——--p , - , y. représente le coefficient de recombinaùon ions positifs cl négatifs, ki et kt les mobilités ces ions dans un champ électrique. Il indiquait également que s représente le rapport du nombre des récombinaisons au nombre des
- La magnétostriction des aciers au nickel, par H. Nagaoka et K. Honda. Vonïptes.rendàs, t. CXXX1V, p. 5:16-538.
- En raison de leur anomalie de dilatation, les alliages de fer et de nickel commencent à être utilisés dans la construction des instruments de mesure. Il importe donc de connaître parfaile-
- (‘i L'Écl. Élect., t. XXX, p- S70, 8 mars 1902.
- v=h;. + -,', (> + £)
- *£& fi1‘Æ
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- REVUE D’ÉLECÎRÎCITÉ
- ment les causes pouvant modifier leurs dimensions, en particulier l'influence du magnétisme.
- Les recherches des auteurs ont montré que les changements de longueur dans les champs
- laines AB et A'13' recueillent alors des quantités égales
- » Le champ restant fixe dans A'B'C'D', oïl le diminue dans ABCD.
- « a. Les deux condensateurs LM, \J M' sont fermés ; décharge : 1 élongation do l’électromètre est proportion-
- » l>. dette élongation lue, cm met l’électromètre ou communication avec L' ci l'on ouvre les condensateurs pour diminuer la capacité du système Lliî/ qui porte
- la déviation proportionnelle à Q'—-Q, Le rapport des rainé à l’avarice.
- » c. Four mesurer <j, on revient 5 la position (a) et Ion supprime le champ en reliant directement CD à l'enceinte S. La quantité t se repartit sur le système LL
- de là même manière.
- " IV. Résultats. — Bien que j'aie fait varier dans de larges limites l'épaisseur dé la lame de gaz, le champ, La répartition et l’intensité de l'ionisation, les valeurs ohtenues pour £ dans l’air sec sous la pression atmosphérique à 17° sont restées comprises entre o.afi et 0,28. La valeur moyenne 0.27 coïncide avec celle qu'on peut déduire d’une détermination du coefficient de recombi-nnisonx faite par M. Townsend (Towsknd, Phil. Trans.,
- auxquels les instruments de mcsüre peuvenl êlrfe soumis, sont assez faibles pour qu’il n’y ait pas Heu d’en tenir compte; mais que, d’autre part, ils ne suivent en aucune façon la loi des mélanges, et sont beaucoup plus considérables que ceux du fer ou du nickel pris isolément.
- Les échantillons sur lesquels ont porté ces recherches consistaient en fils de divers diamètres, ou en ovoïdes allongés, de 1 cm d’épaisseur niaxima et de 20 cm de longueur. Ils étaient soumis au champ magnétique produit par une bobine dont les constantes sont les suivantes : longueur, do cru ; diamètre, 3,u cm ; résistance,
- o, 56 ohm, 4T'n — 379,7. La bobine était enfermée dans une enveloppe à circulation d’eau; réchauffement par le courant était, d’ailleurs, extrêmement faible, eu raison de la faible résistance de la bobine, excepté pour des champs supérieurs à 1 000 gauss environ.
- Variations de longueur. — Ces variations élaient observées il l’aide d’un dispositif optique donnant une grande amplification.
- Pour les champs avec lesquels nous avons opéré, et qui ont atteint 1 800 gauss, l’amplitude des variations suit l’ordre des perméabilités magnétiques. L’alliage à a5 p. 100 de nickel, qui n’est pas sensiblement magnétique, ne nous a donné aucune variation appréciablè. L’alliage à 29 p. 100, qui est sensiblement maguétique, varie graduellement avec le champ; l’alliage h 46 p. 100, qui est fortement magnétique, varie d’abord rapidement, mais s’approche bientôt d’une valeur limite, de l’ordre de 20 millio-iièmcs de la longueur initiale. L’alliage à 36
- p. 100 possède des propriétés intermédiaires. Les variations sont positives, alors qu’elles sont négatives dans le nickel, et que, dans le 1er, elles sont d’abord faiblement positives, puis néga-
- Dans les champs de l’ordre du champ terrestre, les changements sont inférieurs au dix-millionième.
- Variations de volume. — L’ovoïde à ctudier était enfermé dans un réservoir de verre scellé
- différente.
- rec.ombinaison sur quatre collisions outre des ions de » Le rapport £ tend vccslunité quand la pression aug--
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- qu'on achevait de remplir avec de l’eau distillée. On observait les variations de volume par les déplacements du ménisque dans un tube de o,4 mm de diamètre.
- Les variations trouvées pour tous les échantillons sont sensiblement proportionnelles au champ; pour ï 700 gauss, elles sout respectivement de 51, 24 et 4 millionièmes pour les alliages à 29, $9 et 46 p. 100 de nickel, les plus fortes variations correspondant ainsi à la plus faiblc'perrnéabilité magnétique. L'acier ordinaire ne donne qu’une variation de 1 millionième, et l’alliage à «5 p. 100 un changement encore beaucoup plus faible.
- On remarquera que la dilatation thermique intervient très peu dans les phénomènes que nous étudions, puisque l’alliage à 36 p. 100, qui se dilate environ dix fois moins que ceux h 29 ou à 46, éprouve des variations intermédiaires sous l'action du champ magnétique.
- Les recherches montrent qu’il existe, au-delà de 20 p. 100, et probablement un peu au-dessous de 29 p. 100, un alliage à variation maxima.
- Effet Wœdernann. — La torsion occasionnée par l’effet simultané d’un champ longitudinal et d’un champ circulaire produit par un courant parcourant le fil était déterminée à l'aide d'un miroir fixé à la partie inférieure d’un fil de ai cm, suspendu dans la bobine. Le sens des variations observées, pour les alliages à 23, 3q et 45 P- 100 est le même que pour le fer, c’est-à-dire que, pour un courant descendant et un pôle nord situé au sommet de la bobine, les rotations vues d'en haut se produisent dans le sens contraire du mouvement des aiguilles d’une montre. Pour un même courant, les champs faibles produisent une rotation qui va rapidement en croissant, passe par un maximum et décroît ensuite lentement.
- Fils sons traction. — Des expériences faites par l’un des auteurs (M. Honda), avec la collaboration de M. Shunizu, ont montré que les variations de longueur produites par le magnétisme dans des fils d’acier-nickel soumis à une traction longitudinale diminuent à mesure que la traction augmente. Pour des charges telles que l’on approche de la limite élastique, ou observe une contraction dans les champs faibles et un allongement dans les champs intenses. Le caractère de ces variations est semblable à celui que l’on observe dans le cobalt.
- Remarques sur les recherches de MM. Na-gaoka et Honda, par Ch.-Ed. Guillaume. Compir.s-rendus, t. CXX.XIV, p. 538-539.
- L’auteur présente sur ces recherches deux ordres de remarques. Les premières se rapportent à l’interprélalion des mesures; les autres, aux conclusions que l’on déduit pour la théorie de ces alliages (‘j.
- (*) « La petitesse des variations observées autoriserait à penser que les résultats ont pu en être affectés d’une façon appréciable par des phénomènes purement thermiques. L’application du principe de Carnot aux corps dont la susceptibilité magnétique est variable avec la tem-
- gement positif du" champ magnétisant doit être accompagné d une élévation de la température.
- » Toutefois, une discussion serrée des résultats, faite en tenant compte à la fois de l’ordre de grandeur des changements thermiques et de la dilalibililé très diverse de ces alliages, conduit à penser que, si les mesures avaient été sensiblement faussées par des variations de la température, les nombres fournis par l’expérience devraient avoir une tout autre allure. Je supposerai donc, dans ce qui suit, que les changements observes par MM. Nagaoka et Honda sont dus en entier à des actions magnétiques.
- » Lu magnétostriction semblait devoir fournir immédiatement un moyen de décider entre les diverses théories
- alliages de fer et de nickel. Les changements' produits par des champs de moyenne intensité étant positifs dans le fer et négatifs dans le nickel, il semblait que l’on pourrait indiquer sûrement, par la nature des variations de leurs alliages, la cause des propriétés magnétiques do
- « Parmi les théories des transformations des alliages de fer et de nickel, la plus récente, émise par M. L. Dumas, semble être aussi celle qui serre de plus près les phénomènes observés. Partant de nombreuse expériences personnelles, M. Dumas a été conduit à admettre que, dans les ferro-uickels à faible teneur en nickel, le magnétisme appartient exclusivement au fer et s’élimiuc peu à peu, par abaissement irréversible, dans l’échelle dos températures, de la région de transformation. Au contraire, dans les hautes teneurs, le magnétisme, de nature réversible, c’est-à-dire non doué d’hysférèse, appartiendrait uniquement au nikel. Ainsi, dans tous les alliages magnétiques à la température ordinaire, et dont la teneur est supérieure à p. 100 de nickel, on devrait retrouver la plupart des qualités magnétiques du nickel pur, simplement atténuées.
- » L'inspection des résultats de MM. Nagaoka et Honda est, à première vue, très décevante, et la conclusion immédiate semblerait devoir être le rejet de la théorie de M. Dumas, les variations observées dans les alliages réversibles étant positives, alors qu’elles sont négatives dans le nickel. Cependant, cette théorie est si satisfaisante k d'autres égards qu'il convient de rechercher si, même I au prix d’une nouvelle hypothèse, il n’est pas possible
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- Emploi de l’are électrique au fer, en photo-thérapie, par André Broca rf Alfred Chatin. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 562-564-
- Depuis quelques mois, des essais ont été laits pour appliquer à la photothérapie l’arc électrique au 1er (Bang, Strcbel, Muller, Drossbach). M. Broca, en collaboration avec M. Pellin, est arrivé à réaliser cet arc commodément et avec une très grande puissance. Les arcs obtenus sont parfaitement stables a des régimes compris entre 12 et 35 ampères, sous un voltage variant de 32 à 43 volts, et peuvent se produire avec des régulateurs automatiques ou des régulateurs ordinaires.
- Le premier point remarquable est que le cratère positif est fort peu éclatant, fait déjà connu depuis longtemps, et que le foyer de radiation est constitué essentiellement par les vapeurs incandescentes. Quand on place la main à 10 cm de cette source, on n’éprouve pas de sensation de chaleur pénible, alors qu’il est impossible de la maintenir à cette distance d’un arc ordinaire de même puissance. Les effets actiniques sont, au contraire, extrêmement intenses. Le papier photographique au citrate d’argent pour le tirage des positifs est réduit au rouge très foncé en 5 secondes à 10 cm de l’arc f1).
- » L’hypothèse suffisante pour établir cel accord peut paraître bien naturelle. 3’ai montré autrefois qu'il existe des relations très étroites entre les variations inaguéti-
- meut de la température, mais peut être engendrée a par tout effort mécanique, bupposous que, sous 1 action
- observer une augmentation du volume, conformément aux résultats obtenus par MM. Xagaoka et Honda.
- u On devra s'attendre aussi à ce que le changement magnétique soit d’autant plus intense que l’on se trou-
- alliages contenant de 28 à 3o p! mo de nickel; c'es qu'a montré l’expérience.
- C1) Nous avons pu vérifier ce résultat en opérant avec
- Les auteurs ont pensé qu’il serait utile d’appliquer ces moyens puissants à la photothérapie, instituée il y a quelques années par Finsen. La grande diminution de la chaleur rayonnée et l'augmentation de la puissance actiuique nous ont, en effet, permis de simplifier beaucoup les appareils et d’obtenir des réactions cutanées très intenses. La méthode employée et les résultats obtenus sont décrits dans la note.
- Séance du 10 mws 1902.
- Théorie électromagnétique des aurores boréales et des variations et perturbations du magnétisme terrestre, par Charles Nordmann. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 591-594.
- Cette théorie est basée sur l’hvpothèse de l’émission d’ondes hertziennes par le soleil, hypothèse présentée dans la communication du 3 mars. Nou§ indiquons en note les considérations développées par l’auteur.
- une paire de charbons mis obligeamment à notre disposition par M. Pellin. Le négatif est un charbon à âme
- opérions avec une intensité de courant de 8 ampères environ. Le papier au citrate d’argent était noirci cinq à six fois plus rapidement qu'avec un arc avec charbons
- clichés par photogravure. J. R.
- qu’il y a un accord intime entre le spectre de l’aurore
- suite que l’aurore boréale serait un phénomène catho-0 se produisant dans l’atmosphère supérieure raréfiée. L'orientation particulière des rayons de l’aurore boréale. le fait que les aurores boréales sont plus inten-et fréquentes quand ou s'éloigne de l’équateur, et divers autres caractères de l’aurore s’expliqueraient alors facilement, comme on l’a déjà montré, par suite de la propriété connue qu’ont les rayons cathodiques de
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- formation graduelle, dans le meme intervalle de température, du fer y en fer a (ou réciproquement).
- x La puissance magnétique des alliages réversibles est beaucoup trop grande pour être attribuable au nickel seul. Ce fait avait été remarqué déjà par Ilopkinson à propos d'un alliage à y3 ou 70 p. ioo de nickel f1). Al. Osmond l’a confirmé en étudiant, à ce point de vue, les échantillons qui ont fait le sujet d’une note à l'Académie du 3o janvier 1899 (2),
- Séance du 17 mars 1902
- Sur la- mobilité des ions dans les gaz, par p, Langevin. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 646-649.
- I, auteur indique une méthode plus directe que celle décrite dans sa communication du
- (•] Proc. ïnst. Civ. Eng., t. CXXVI, 1891-1896, part. IV, p. 71 du tirage à part du travail de M. H. Pabsiiali., intitulé : Magneiic Data of Iran and Steel.
- en nickel croissant, laforce portante trouvée devient de
- étaient d’autant plus incomplètes que la teneur en nickel
- de 29,07 jusqu’iiune teneur comprise entre .'15,70 et 43,0 f, la force portante calculée est supérieure à la force portes transformations sont incomplètes à la température
- du 4.3,04 à 76,7a, on observe le fait inverse ; au-dessus de 88,95, la force portante calculée redevient un peu su-
- » En somme, pour les aciers réversibles non affectés d’hystércso et dont les transformations sont terminées à la température ordinaire, les choses, en tenant compte
- * 49,45 montrant encore une force coercitive notable. Je suis doue tout à fait d'accord avec 51. Guillaume sur 1 interprétation des faits observés dans féludo de la magnétostriction. Pour tirer de ces recherches des renseignements sur la théorie des alliages réversibles, il fau-
- 3 mars, pour mesurer les mobilités dos 10ns. Eu voici le principe :
- On constitue un condensateur au moyen d’une lame d’aluminium et d’une seconde lame parallèle métallique A. Un faisceau de rayons Rœntgen, produits par une seule décharge d’une bobine dans un tube de Crookes, traverse la lame d'aluminium. Le gaz compris entre ces lames est ionisé, tant par ces rayons que par les rayons secondaires émis par la face interne de la lame d’aluminium, traversée par les rayons Roentgen et par la face interne de la lame métallique A, qui transforme ceux-ci. Sous l’influence du champ électrique H, existant entre les deux armatures, les ions positifs se déplacent dans le sens du champ (vers les lames A) avec une vitesse /» 11 ; les ions négatifs se déplacent vers l’autre lame avec une vitesse Æ,ïT (en général ki>kL). Si 011 renverse le champ à un instant t, après le passage de la radiation, la lame À reçoit la charge des ions positifs compris dans une couche d'épaisseur ki IL, puis la charge des ions négatifs compris dans une couche d — k„ 11/ (où d désigne la distance des armatures), ces ions rétrogradant vers la lame A, après le renversement du champ. Dans l’hypothèse d’une ionisation uniforme du gaz, la lame A reçoit donc pendant le temps f, une charge k, proportionnelle àA’jID— d -J- tant que t est inférieur a 4 --- En portant les temps en abscisses
- et les quantités d’électricité en ordonnées, on obtient une droite. A partir de l’instant la quantité d'électricité recueillie par la lame A, croît moins rapidement avec le temps, car à partir de cet instanl, le binôme d— £.,1U disparaît (le l’expression précédente ; il y a donc uu coude dans la ligne représentative. Quand t — , un
- nouveau coude se produit, quand tous les ions libérés ont. été recueillis, soit par la lame A. soit 'par la lame d’aluminium, et par suite, ce renversement ne produit aucun effet.
- L’auteur a déterminé expérimentalement la
- lirait étendre les expérieuees sur les types à haute teneur on nickel, c'est-à-dire jusqu’à 80 ou 90 p. 100. On déci-
- sont. des cristaux mixtes de fer et de nickel," ou "s’il existe un composé Xi-Fe dont l’existence n’est pas impossible, en raison du maximum de la courbe des points de trans-
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- variation de la charge de la lame A, en fonction du temps. Représentée graphiquement, cette variation a donné 'une ligne différant un peu de la ligue brisée théorique, la divergence provenant de la combinaison des ions ; mais les deux coudes étaient assez nettement accusés pour qu'on puisse déterminer les instants correspondants /j et t2, et par suite, le rapport des mobilités Aq et Aq.
- Recherché d’une unité de mesure pour la force de pénétration des rayons X et pour leur quantité, par G. Contremoulins. Comptes rendus. t. CXXXIY, p. 649-651.
- Devantun écran au platinocyanure de baryum, recevant les rayons X provenant de l'ampoule, est placé un écran opaque percé de trois fenêtres. La fenêtre centrale est fermée par la face dépolie d’un prisme a réflexion totale qui reçoit la lumière d'une flamme d’acétylène devant laquelle est disposé un diaphragme à surface variable, permettant de faire varier l'éclairement, de la surface dépolie. L’une des deux autres fenêtres est munie d’un verre neutre, lin arrière de la dernière fenêtre, et entre le tube de Crookes et l’écran au platinocyanure est interposé un disque formé de secteurs d’aluminium, d'épaisseurs croissantes. L’éclairement de la première fenêtre sert de terme de comparaison ; en faisant varier l’intensité du courant dans la bobine alimentant le tube de Crookes, on amène l'éclairement de la seconde fenêtre à être égal à celui de la première. Ensuite, on fait varier la résistance du tube ^quidoit être à résistance réglable} de manière à amener l'éclairement de la troisième, pour un secteur interposé d’épaisseur déterminée, à être égal à celui de la première. On parvient ainsi à avoir un faisceau de rayons X, ayant une intensité et un pouvoir de pénétration évaluables par des chiffres, et pouvant par conséquent être reproduite à volonté.
- Séance du 24 murs 11)02.
- Oscillations propres des réseaux de distribution électrique, par J.-B. Pomey. Comptes rendus, l. CXXXIY, p. G96-697.
- Cette note est le résumé d’un article qui paraîtra prochainement dans ce journal.
- Des forces qui agissent sur le flux cathodique piaeë dans un champ magnétique, par H. Pellat. Comptes rendus, t. CXXXIY. p. 39--700.
- Dans une note récente (') l’auteur signalait que le flux cathodique ordinaire (flux A) placé dans un champ magnétique intense dessine le tube de force magnétique ayant pour base cette cathode. Il a appris depuis que M. Aimé Wilz est probablement le premier auteur qui ail signalé que les rayons cathodiques suivaient les ligues de force d’un champ magnétique intense, sans indiquer toutefois que l’ensemble forme un tube de force homogène (2), ce qui distingue le phénomène de celui présenté par d’autres rayons qui suivent aussi les lignes de lorce, mais qui, partant des bords des électrodes d’une façon irrégulière, ne dessinent nullement le tube ayant pour base l’électrode.
- XL Pellat fait ensuite remarquer que, le fluxca-Lhodique dans un cliamp magnétique faible étant dévié par la force électromagnétique perpendiculairement aux lignes de force, on peut supposer que le phénomène, dans lequel le llux cathodique forme uu tube de lorce à parois parfaitement uettès dans un champ intense, est du à ce que ces rayons s’enroulent autour des lignes de force par suite de la force électromagnétique, et que ces spires, très voisines de l’axe, dessinent grossièrement cet axe lui-même. Le but de cette noie est de montrer que cette explication est inexacte, et qu’il existe une cause qui tend h diriger les rayons cathodiques suivant les lignes de force.
- Cette cause augmente très rapidement avec l’intensité du champ, de façon que, si l’action de la force électromagnétique est prépondérante dans les champs faibles, elle commande complètement le phénomène dans les champs forts, masquant l’effet de la force électromagnétique. C’est pour cela qu’avec des pressions voisines de o""u,5 de mercure et des champs ne descendant pas au-dessous de 3oo unités, que le champ soit fort ou faible, le llux cathodique forme toujours le tube de force, comme il a été dit dans
- p) Kcl. Êlectt. XXX, p. 3C>7, B mars 190:2.
- (2) Aimé Witz, exploration du champ magnétique par les tubes à gaz raréfiés. (Comptes rendus, l. CX, 1890, p. loua).
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- la dernière noie, et parait insensible à l’action de la force électromagnétique (l).
- Quelle peut être cette cause, indépendante du sens du champ, augmentant rapidement avec
- je viens d'indiquer ont été faites, entre autres, avec une ampoule cylindrique ayant 3 cm de diamètre, pourvue de
- trode un disque de verre de 5 mm de diamètre, percé ase horizontal'fit un angle d’environ' 45° avec les ligues
- b Pour un champ de i\o unités, l'action observée est
- Le haut ou vers le bas suivant J.e sens du champ, de façon
- dans le voisinage du plan vertical V passant par l’axe de
- » Si l'effet observé dans les champs intenses était dû à l'enroulement des rayons cathodiques autour des lignes
- 1er de plus en plus du plan Y, jusqu’à ce qu'il se'soit
- tant plus grande que le champ est plus intense.
- ce phénomène est complètement distinct de
- blés, où la directiongénérale du faisceau cathodique était bien celle du champ magnétique, mais grâce à l'enroulement de^ rayons cathodiques sur un cône dYprès l'action
- MH1. AViedcmann et'dVebnelt. '' _
- “ Un parfaite continuité du phenomene que | ai observe
- nomène signalé par M. Broca, qui apparaît brusquement
- l’intensité de celui-ci, qui dirige les rayons cathodiques dans le tube de force d’un champ magnétique intense?
- Tous les phénomènes que j’ai observés jusqu'à présent, dit M. Pellat, s’expliquent bien dans l’hypothèse où la création du champ magnétique ferait naître dans l’ampoule un frottement anisotrope pour les particules constituant les ravons cathodiques: le frottement serait beaucoup plus énergique dans la direction perpendiculaire aux lignes de force que dans la direction même de ces lignes.
- Voici du reste une expérience qui montre que le champ magnétique produit quelque chose d’analogue à nu frottement, même dans le sens des lignes de force. Lorsque la pression est assez forte pour que les rayons cathodiques n'atteignent pas l'extrémité de l'ampoule en l’absence du champ, eu produisant celui-ci, les rayons cathodiques se resserrent de toule part autour de la cathode, beaucoup plus dans la direction perpendiculaire aux lignes de force que suivant le sens de ces ligues : mais, même dans ce sens, îc flux cathodique s’éloigne moins de la calliode qu’en l’absence du champ. Eu outre, si l’on augmente l'intensité de celui-ci, la portion du tube de force dessinée par les rayons cathodiques se raccourcit.
- Comme le dessin du tube de force par ces rayons est aussi net dans un champ uniforme que dans un champ qui ne l’est pas, on ne saurait attribuer ces frottements à des courants de Foucault qui se développeraient à l’intérieur des particules mobiles constituant le flux cathodique, supposées conductrices.
- Les ondes hertziennes dans les orages, par Firmin Larroque. Comptes rendus, i. CXX.MY, p. 700-701.
- Dans une précédente note (1), l’auteur a fait connaître que les orages émettent des ondes électriques susceptibles de sc propager à des distances énormes, et qu’il observait ccs phénomènes au moyen d’une courte antenne réceptrice verticale, communiquant avec la terre, pourvue à sa partie supérieure d’un plateau métallique horizontal et interrompue en un point où était inséré un micromètre à étincelles spécial et
- (1) I.'Écl. Éleci., t. XXVIII, p. 142, 37 juillet 1901.
- (2) Une huile typographique a fait dire que les étin-
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- En compulsant, pouf la période de mai à septembre iqoi, ses relevés et les caries du temps et statistiques d’orages, M. Larroquo a remarqué «pie, pendant les orages très éloignés, la suppression du plateau horizontal rendait le système inerte, alors que la suppression de la partie aérienne de l’antenne n’avait aucun eif'ct sur la sensibilité de l’appareil. Les vibrations électriques étaient donc horizontales, ou du moins plus rapprochées de 1 horizontalité que de la verticalité.
- Si l’orage était peu distant (3oo km au maximum) et en vue, l'inverse avait généralement lieu. Les vibrations électriques étaient donc verticales ou voisines de la verticalité.
- Des résultats similaires peuvent être obtenus avec une ampoule à vide, pareille a celles de Crookcs, mais contenant un tourniquet à une seule ailette on aluminium poli montée sur un axe en verre et équilibrée par un minuscule contrepoids également en verre. Ce tourniquet obéit à la pression des ondes électrolumineuscs mi hertziennes, laquelle résulte des tensions électrostatique el électrodynamique et. tend, par répulsion, a orienter l'ailette métallique parallèlement aux radiations. Cette pression est la cause principalement efficiente du fonctionnement des cohereurs.
- Les vibrations verticales sont directes. Les vibrations horizontales sont-elles difïraclées, réfléchies, réfractées ou secondaires? Pour les très longues distances, une explication basée sur la diffraction paraît insuffisante à rauleur.
- De la r&diomètrie et de son application à la pillvimètrie, par Th. Guilloz. Comptes rendus, l. CXXXIY, p. 729-732.
- L’auteur indique trois procédés permettant de déterminer d’après des radiographies la position exacte d’un corps étranger dans les tissus humains.
- Séance du 4er avril 1902,
- Dispositif d’èlectroscope atmosphérique enregistreur, par G. Le Cadet. Comptes rendus,
- . CXXXIV, p. 7/M-747.
- En vue de mesures électriques que l’auteur se propose d’exccutcr cet été au sommet du mont
- celles étaient observées sans grossissement : c’est soms grossissement qu’il fallait lire. .Ne s’occupant que des orages éloignés, l'auteur n’observait que des étincelles dont la longueur variait entre 1 et 5 microns environ.
- Blanc, il a cherché : i° a réaliser un collecteur d’électricité qui soit soustrait aux difficultés qu’offre, dans cette station élevée et pour une observation de longue durée, l’emploi soit d’un écoulement d’eau, soit d’une flamme, soit d’une mèche ; 20 à obtenir l’enregistrement continu des indications de l’élcctroscope transportable d’Exner qui lui a servi, dans scs ascensions en ballon libre, pour déterminer la varialiou du champ électrique avec la hauteur.
- Collecteur d'électricité. — D’après le rapprochement fait par MM. Elster et Gcitel (’) entre les actions, sur l’air el les gaz en général, de la flamme, du phosphore et des rayons de Roentgen ou de Becquerel, M. Le Cadet a songé à employer une substance radioactive à l’extrémité d’un conducteur isolé en communication avec l’éleelros-ope (‘).
- Dispositif d enregistrement. — Le dispositif enregistreur adopté consiste à recevoir sur un tambour photographique horizontal, if travers une fente très fine, l’image, sombre et agrandie par un objectif, des feuilles d’aluminium de l’élcctroscope éclairé par derrière au moyen d’un faisceau à peu près parallèle de lumière faible (*).
- Jonen'in der A tmospluire, ' Terrestrial inapnetism and
- (ï) « Lu dispositif auquel je me suis arrêté après maints essais, avec les conseils de M. P. Curie, cl au
- non agglutiné dans une enveloppe en clinquant d'aluminium hermétiquement close suivant un rectangle de ô cm X t,') cm et portée à l'extrémité d’une tige de laiton de u m de longueurisolée sur un disque de souire tourné
- » Ainsi enfermé dans une enveloppe aussi transparente que possible aux rayons de Becquerel, la substance radifère a fonctionné par le vent et la pluie sans rien perdre de son action connue collccfenr. Les courbes de variations obtenues par ce procédé avec l’élcctroscope
- limites des indications de cet instrument, soit : 5o à auo volts) comparables dans leurs détails à celles qui ont
- réleetromètre Mascarl relié à un collecteur à écoulement d’eau dont l'extrémité était au même niveau à i,5onide distance horizontale. Lorsque le potentiel devient négatif, pendant la pluie par exemple, l'élerlroscope idiostatique fournil une courbe eucore comparable à celle de l’clec-troiiiètre, mais de meme sous quiune variation positive, après avoir toutefois marqué la déviation minimum cor-
- (3) « La difficulté d’enregistrement résidait dans l’ex-
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- leur de la bobine un commutateur inverseur rotatif tournant sur le même axe que le commutateur qui actionne les électro-aimants des trieurs d’images. M. Gnilloz a employé dans ce cas, avec le meilleur succès, des commutateurs à tiges oscillantes, plongeant à l’extrémité de leur course dans des godets de mercure, et commandées par une came excentrée montée sur Taxe d’un petit moteur.
- Le commutateur inverseur peut il la rigueur servir d'interrupteur pour la bobine, mais il est préférable de lui donner une vitesse modérée et de monter en série avec lui un interrupteur rapide, rotatif ou électrolytiqne.
- L’examen se pratique, dans ce dernicrprocédé, en donnant aux yeux de l'observateur une position symétrique de celle des électrodes du tube, par rapport à l’écran fluorescent.
- Séance, du 7 acril 1(102.
- Sur les conditions de stabilité des automobiles dans les courbes, par A. Petot. Comptes rendue, t. CXXXIY, p. 760-768.
- L’objet de cette note est d’indiquer les conditions à remplir dans la construction et la conduite des voitures automobiles pour éviter, autant que possible, les accidents par dérapage ou par renversement. Des formules qu'il établit, l’auteur déduit les conséquences suivantes :
- i° Pour éviter le dérapage à l’arrière en courbe, on doit serrer progressivement les freins et atteindre seulement le freinage maximum quand la vitesse est assez diminuée;
- 20 A l'entrée en courbe, ou plus généralement quand la courbure croît, la tendance au glissement latéral s’accentue à l’avant ; l'inverse se produit quand la courbure décroît;
- 3° On doit distribuer les masses sur une automobile, de manière à diminuer autant que possible son rayon de giration par rapport à la verticale passant par le centre de gravité. II.est
- lionne cependant d’une façon satisfaisante quand il est
- vénient, car le chrome est moins fusible que je platine. Ce tube, monté directement sur transformateur à haut potentiel de courant alternatif, donne des images doubles^
- plans des électrodes. La radioscopie ordinaire se fera nj,nsi en masquant par un écran métallique les rayons émis par l’une des électrodes. Le chrome, d’un prix peu élevé, donne, après platinage pour les tubes usuels, des
- épaisses de platine.
- en outre utile que cètte dernière droite soit un axe d’inertie, si l’on veuttourner aussi facilement d’un côté que de l’autre;
- 4" Comme il faut toujours disposer d'un certain temps et par suite d’un certain espace pour passer d’une courbure à l’autre, il ne suffit pas, dans le tracé d’une route, de raccorder les courbes entre elles, ou avec les parties droites : il faut que le rayon de courbure de la ligne médiane varie d’une manière continue (’).
- Oscillations propres des réseaux de distribution, par Brillouin.'Comptes rendus, t. CXXXIY.
- « M. Pomey a publié, dans les Comptes rendus du 24 mars 1902. une démonstration simple et rapide d’une propriété importante des réseaux de distribution électrique : en l’absence de condensateurs, les Intensités des courants sont toutes de la forme SC elt où les /. sont réelles et négatives. Il n’y a pas d’oscillations amorties ou non,
- » Cette propriété est connue depuis très longtemps; j’en ai donné la démonstration dans ma Thèse de Mathématiques, parue en janvier 1881, dans les Annales de VEcole normale supérieure; mais je nie suis aperçu, quelques aimées plus tard, en prenant connaissance d’anciens Mémoires d’Ilelniholtz, que cette proposition a été énoncée et démontrée formellement par von Hclmholtz en i85t, il v a 5i ans, dans son Mémoire « Ueber die Dauer und den Verlauf der durch Stromesschwankungen inducîrten electrischen Strome » Pogg. Ann. der Phys, und Chetnie, Bd. LXXXIII, p. 5o5-54<> fp. 5i3-
- 5*4), reproduit dans ses Mémoires, p. 4 f9-4^2>
- ,11° XXV 'p. 436-438). »
- (*) Supposons, par exemple, que l’on ail raccordé directement, en un point M d'une roule, deux cercles de
- ta courbure^ ^ , on picudra instinctivement, en arrivant sens longitudinal. Mais alors, si la voie est encombrée,
- certain nombre d’accidents graves arrivés dans ces derniers temps, et attribués à un défaut de fonctionnement
- le Gérant : C. XAUD.
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- Tome XXXI.
- Samedi 3 Mai 1902.
- 9» Année. — N“ 18.
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A, CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à k Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER,
- de l’Institut. — A. POTIER- Professeur à l’École des Mines. Membre de l’Institut. — A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur A la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- NOUVEAUX OSCILLOGRAPHES
- POUR L'INSCRIPTION DES COURBES PÉRIODIQUES DES COURANTS ALTERNATIFS (i)
- Mode d’observation et d'eniu-üistrement des courbes.—Les oscillographes, ainsique lesaulres •Appareils d’étude directe, donnent un spot lumineux dont les déviations sont proportionnelles a l'intensité ou à la tension du courant étudié ; pour transformer ces déviations en courbes, il faut imprimer en même temps au spot un déplacement perpendiculaire un premier et proportionnel au temps. De nombreux dispositifs mécaniques ou optiques ont été imaginés dans ce but pour l'emploi des oscillographes on des rlicographes : glace tombante, tambour tournant, miroir tournant, miroir oscillant, etc. Tous sont applicables aux oscillographes, mais l’auteur s’est attaché plus particulièrement a permettre la vision continue des courbes à l’œil nu aussi bien que leur photographie. Il a reconnu que le dispositif le plus satisfaisant' pour obtenir ce résultat est le miroir oscillant imaginé par M. Abraham en 1896. Les rayons lumineux provenant des oscillographes sont réfléchis environ à 4<>° sur un miroir mobile autour d’un axe parallèle au plan des déviations de ces rayons. Un dispositif analogue a donc été choisi pour les oscillographes.
- L’oscillation du miroiv est produite par une came qui lui donne un mouvement d’aller lent proportionnel au temps, puis un mouvement de retour brusque aidé par uu ressort. Le mouvement de la carne est entretenu soit par un pendule, soit préférablement par uu moteur synchrone, dans les appareils à vision permanente. '
- L’auteur a réalisé pour cette application un petit moteur synchrone à 0 pôles extrêmement simple, sans frotteurs, ni balais. L'induit est fixe, l'inducteur est un aimant tournant, dont l’axe porte la came et une vis sans fin que commande une petite manivelle. 31 suffit de donner à la main quelques tours à ectte manivelle pour lancer le moteur à sa vitesse et le synchroniser. La came
- (*) Voir L’Éclairage Électrif ie, t. XXXf, p. ,{r, j 1 avril 1901.
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- i6a.
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- Lie porte un canal creux, tracé suivant, un profil calculé pour assurer le et dans lequel est guidé un galet d’acier mi d’agate lixé à l’extrémité d’un levier passant par l’axe du miroir. Cet axe est défini par deux pointes d’acier fixées à une plaque d’aluminium sur laquelle est collé le miroir ou un prisme à réflexion totale.
- Pendant la période de retour du miroir eu arrière, les rayons Pet;i diatIue commandé par le moteur novenne le miroir est environ à sur 1 lu rayons qu’il
- du côté des oscillographes, est tion à courbure cylindrique.
- T.e prolesscur Boys a eu, en effet, l’ingénieuse idée, pour diminuer la surlace du miroir des oscillographes, de concentrer verticalement les rayons qui. en proviennent, par une lentille evlindrique a axe horizontal C (iig. iT: qui permet leur libre déviation dans le sens horizontal ; la source de lumière est une lente \erticale eclairee par le projecteur, dont les miroirs'plans des oscillographes, procédés d’une lentille plan convexe sphérique, donnent, en / des images conjuguées ; la lentille C réduit
- pour hauteur celle du miroir correspondant, réduite dans le rapport dos distances ; l'éclairement de l’image se L ouve accru en raison inverse de sa hauteur, de sorte que l'expression de c est : l et V étant les distances du point image respectivement au miroir de l’oscillographe et à l’axe optique de la lentille cylindrique, Il la hauteur de la fente, h la largeur du miroir, a le coefficient d’absorption totale des rayons dans leur trajet à travers le projecteur et l'oscillographe ; i l’éclat intrinsèque du cratère de l’arc ; fl le coefficient de diffusion du verre dépoli ^ qu’on doit remplacer par l’unité, si l’on
- la lentille cylindrique,
- On conçoit combien est précieux ce moyen qui permet d’augmenter l’éclat, non par la dimension du miroir mobile, mais par celle d’une simple fente fixe ; il résout compli* de l'éclairement des oscillographes, quelque petite que soit leur partie \ que les miroirs M,, M2, M., soient placés sur une même horizontale pour par la lentille 0 à génératrices horizontales, soient é<_ alors même que ces miroirs ne seraient pas verticaux. .
- ; pour tirer parti de cette dernière propriété que j’ai donné aux boîtes à huile des .
- ' ' :'ovt..s des équipages bifilaires, non
- , vertical par vis de r
- vertical, il a pour but de permettre de diriger le faisceau 'de rayons réfléchi par l'oscillographe
- Le dispositif qu’on vient de décrire permet la vision permanente des courbes sur l’écran avec une très grande fixité (l) ; on peut les suivre avec un crayon sur le verre dépoli ou sur un papier.
- Pour faire des photographies posées, on remplacera le verre dépoli par une glace sensible et on découvrira l’objectif du projecteur pétulant un temps qui varie d’une secon par are a une demi-minute pour l’éclairage par incandescence. On obtient glace des régimes variés souvent fort intéressants comme ceux par exemple d o fonctionnant avec de fortes oscillations de régime.
- lographcs à fer doux
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- iG3
- Pour faire la photographie instantanée par l’are de phénomènes très changeants tels que l’are électrique, on adapte èi l’objectif un obturateur instantané h déclenchement électrique imaginé dans ce but ('); ce déclenchement est produit par uu éleetro-aimnntqui reçoit un courant dérivé aux bornes des charbons du projecteur par un circuit passant par un boulon que presse l'opérateur et deux balais frottant sur un secteur métallique isolé, calé sur l’arbre tournant du moLeur synchrone ; l’angle de calage de ce secteur est déterminé par tâtonnement de façon que l’objectif se découvre pendant «pie l’image est projetée sur la glace par le miroir oscillant. Le courant ainsi envoyé par ce secteur peut servir également à actionner par un relais un commutateur ouvrant ou fermant uu circuit pour l’aualyse des courants brusques non périodiques.
- Dans l’étude de ces derniers, le moteur synchrone peut du reste être remplacé par un simple moteur à courant continu actionnant un miroir tournant ou par un miroir oscillant commandé par
- J'ai également imaginé un enregistreur automatique d’un grand nombre do périodes dont je donnerai prochainement une description détaillée et qui s’adapte aussi à la caisse des appareils.
- Caisses « Kodak » poca l’eh-
- ri.Ol DES OSCILLOGRAPHES.---Pour
- éviter toutes les complications d’un montage lors de chaque expérience et rendre l’appareil portatif, tous les organes eu sont réunis et lixés invariablement dans une solide caisse en bois de o,8o à i,oo m de longueur. Cette caisse à laquelle je donne le nom de « Kodak » par analogie avec les appareils photographiques de Eastman, forme chambre noire (fig. i4). A l'une de ses extrémités est placé l’oscillographe, à l’autre le syiiohrouoscope (c’cst-à-dirc l’ensemble du miroir oscillant, de la lentille et du moteur synchrone) et au-dessus dans la paroi, l’objectif de projection
- (condenseur), avec diaphragme percé d’une ou plusieurs fentes verticales destinées à éclairer le ou les équipages mobiles et le miroir de repère.
- De petites portes latérales permettent de régler l’oscillographe et de mettre en marche le moteur.
- En outre la caisse porte un couvercle amovible qui permet de découvrir tout l’appareil. C’est sur ce couvercle qu’est fixé le châssis qui reçoit l’écrau en verre dépoli pour voir et tracer les courbes; cel écran peut être remplacé par un châssis photographique. Un soufflet de chambre noire est ajouté quand on le juge nécessaire pour changer la distance focale.
- Un appareil ordinaire se transforme en appareil à projections erv recevant les rayons provenant du synchronoscope non pas sur un châssis comme l’indique la figure i5, mais sur un miroir à 45°, qu’on adapte au-dessus de l’appareil au lieu de l’écran en verre dépoli et qui renvoie les faisceaux lumineux horizontalement sur un écran blanc de i ni2 environ, placé latéralement a petite distance (fig. ifii.
- (’) M. Dobkcvitch et M Carpentier ont imaginé pour cet obturateur des modèles différents.
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- I. 2XXI. — K° 18.
- Pour les projections et pour les photographies .antanées, on emploie l’arc électrique; un modèle lampe à arc a main étudié clans ce but par l’auteur contre la paroi
- : très facilement.
- pour le tracé et la photographie des courbes Pour les grands O
- (% iS), *ojt pour leur projection dans un tro-aimant, la caisse :
- .Assit
- meLl;s deux figure, .8 et ,9 r BÜ “S,S «»ü*. exuct, de, eourbes ai„Bi
- arœ^Tc’rsr
- » bifilaires à élec-î ; on la remplace
- présentent des fac->btenues par relevé sur un alternateur rotatif Leblanc. Elles
- Is et leurs effets nuisibles. Je bornerai te fois les exemples ('), et je rappelle ible élude de M. Armagnat qui a paru dans ce journal (2), et dans laquelle il a et d’analyser complètement un courant
- Enfin, pour faciliter l’emploi de l’appareil, on lui ajoute un petit tableau de distribution, dans un placard latéral, qui s’ouvre en dehors. Ce tableau contient ampèremètre, voltmètre, interrupteurs, fusibles et bornes d'attache des conducteurs ; de sorte qu'il n’y a jamais aucun montage de fils à faire. Dans ce qui précède j’ai décrit surtout les modèles construits par M. Dobkévitch ;
- si par la maison Carpentier, qui en a
- (‘jOncn trouvera de pWombreux dans «n article^ que j’ai p
- générale des Sciences du XXX, p. 3^3,15mars 1902.
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- entrepris depuis peu de temps lu construction avec sa compétence toute spéciale et y a apporté divers dispositifs originaux et perfectionnés.
- Comparaison et choix entre les divers types. — L’oscillographe à fer doux est, grâce à sa construction robuste, l’instrument normal qu’il convient d’employer dans les usages industriels.
- Les perfectionnements récents ont permis de lui donner des qualités exceptionnelles de précision. 11 n’exige que peu de précaution et peulêLre mis entre des mains peu exercées.
- Dans les laboratoires aussi, il peut être employé avantageusement dans toutes les recherches où l’on n’a pas à analyser de courants inférieurs au i/io d’ampère et où l'on ne craint pas dans les circuits de voltmètre la présence d’un peu de self-induction provenant des bobines de l’oscillographe. Celle-ci peut être d’ailleurs compensée presque complètement comme on le verra ci-dessous par l’addition d’un condensateur de capacité appropriée.
- Pour certaines recherches, cet oscillographe présente l’avantage d’une fréquence d’oscillation propre qu’on peut rendre très élevée et qui assure l’inscription exacte de phénomènes électriques oscillatoires atteignant jusqu’à i ooo oscillations par seconde. D’autre partie type bifilaire présente de plus grandes sensibilités, tout en réalisant des fréquences de plus de pjg. ,g. — Fac-similé exact des courbes relevées instantanément (tension et 5 OOO périodes complètes par courant) sur un. alternateur diphasé et un convertisseur rotatif Leblanc.
- seconde. Il convient aux recherches de laboratoires, pour lesquelles on désire éviter toute self-induction ou étudier des courants d’intensité inférieure à ijio d’ampère ou de tension inférieure à ?.o volts. Monté sur aimant permanent, il prend encore moins de courant comme voltmètre que l’appareil à fer doux. Pour les grandes sensibilités, il exige un électro-aimant puissant qui rend l’appareil beaucoup moins portatif que le précédent. Il est aussi plus délicat de construction et d’emploi, car l’on a à craindre de brûler le bifilaire par un court-circuit. Il doit être enfin entretenu à une température constante malgré réchauffement des bandes, produit par le couranL, sous peine de voir varier le coefficient d’élasticité des bandes, et par suite la constante de l’appareil.
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- Comme im l’a dit, dans chacune des deux catégories précédentes, les oscillographes sont construits à volonté simples, doubles ou triples.
- Les oscillographes simples ne comprenant qu’un seul équipage mobile pourraient cependant enregistrer à volonté mi courant ou une force électromotrice ; il sullit de munir les oscillographes à fer doux de deux paires de bobines interchangeables, les unes a fil fin, les autres à gros fil. Quant à l’oscillographe bifilaire, toujours à fil fin, il jonc le rôle de voltmètre ou d’ampèremètre, suivant qu’on le monte en série avec une grande résistance ou en dérivation sur une faible résistance. C’est un de scs avantages pratiqués intéressants. Les deux types peuvent être employés sur la haute tension, soit directement, soit par l’in Lcr média ire de transformateurs (avec une précision moindre).
- Le type simple, suffisant pour des études d’ateliers, doit être remplacé par le type double quand on veut inscrire îi la fois, et non successivement,
- la tension et le courant pour .en mesurer le décalage ; c’est le cas ordinaire de la pratique.
- Les oscillographes triples trouvent enfin leur application spéciale dans les recherches de laboratoire, quand on veut inscrire à la fois de courant consommé, la tension aux bornes et une antre variable corrélative, telle que la force électromotricepro-duisant le courant, ou les variations d’un courant soumis à des réactions, etc.
- Limitk d’emploi des oscillographes. — Les oscillographes sont plus simples que toutes les méthodes indirectes d’autrefois ; ils donnent l'aspect instantané du. phénomène et non un aspect moyen, et se prêtent à une inscription facile des courbes. Us peuvent jouer le même rôle pour l'étude des courants alternatifs que l'indicateur de Watt pour les machines à vapeur, et leur précision est bienplhs grande.
- Leur emploi n’est limité que par la rapidité des variations*!» courant. Il ne faut guère dépasser des fréquences supérieures au i/5o do leur fréquence propre. Leur exactitude dépend de l'inertie, de l'amortissement et de la self-induction. En ce qui concerne les deux premiers facteurs, il suffit de savoir qu'avec 1 amortissement critique la précision dans le cas usuelle plus défavorable (ins-
- sant de gauche à droite.
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- criptionde rectangles) est sensiblement égalé au rapport de la période de l’instrament à celle du courant alternatif étudié.
- Quant à la self-induction de l’instrument L, elle est pratiquement négligeable aveG- les oscillographes bifilaires et avec les oscillographes a fer doux a gros fil, jouant le rôle d'ampèremètre ; elle n’entre en ligne do compte que dans les oscillographes-voltmètres à fer doux. Or, il est facile de voir qu’elle équivaut alors à un simple accroissement d’amortissement. En effet, l’équation du galvanomètre-voltgraphe peut s’écrire sensiblement (au deuxième ordre près) :
- di*
- CL
- K + II'
- GU
- K + R’ ’
- tance du voltgraphe et la résistance supplémentaire du circuit en série avec lui. On peut donc toujours compenser pratiquement la self-induction en réduisant l'amortissement, ou inversement se servir de cette self-induction pour aider à l'amortissement s'il est insuffisant.
- fl existe, du reste, un autre procédé très simple pour compenser la selléinduclion et même l'amortissement ; il suffit de shunter la résistance morte R' par un condensateur réglable.
- On peut ainsi toujours annu-,
- 1er les deux derniers termes de la parenthèse, ou même la parenthèse tout entière, par un choix expérimental convenable
- de lu capacité. Il va sans dire qu’il faut, pour que celle-i su leurs à mica on à huile de ricin.
- Mais en fait, l’amortissement et la self-induction, dans leurs limites ordinaires, laissent une précision suffisante pour que l’artilice du condensateur soit inutile dans la pratique courante industrielle, où les tensions ne descendent pas au-dessous de ->.5 volts (J).
- 1 our terminer par deux exemples caractéristiques de ce que peuvent faire les oscillographes, je reproduis ci-joint deux épreuves de courbes relevées sur une eommutatrice à courants alternatifs monophasés, fonctionnant sur le secteur des Chainps-Élysées, pour la charge d’une batterie. f.a première (fig. v.o), montre, les courbes instantanées de la force électromotriee et du courant, ‘"té du collecteur, avec toutes les variations instantanées, purement électriques, ducs aux harmoniques et aux touches du collecteur (on remarquera les changements de signe du courant). Un enregistreur ne peut donner qu'imparfaitement une idée de ces dentelures et sans qu'on les dis-hngue sûrement de celles dues a la variation du régime moyen, pendant la stroboscopie. L’autre
- t bien définie, employer des conden-
- ' Voue plus de détail sur cette question et pour la description des types plus anciens d’oscillographes, voir U,on article,, Sur l'inscription directe, des courbes périodiques » dans la Revue générale des sciences du i.i juillet 1901.
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- ligure montre les courbes de force électromotrice et de courants alternatifs relevées du côté des bagues, en prolongeant la pose : on voit ainsi, au lieu d’une seule courbe de courant, toute «ne famille de courbes formant une large bande, et montrant ainsi, de la manière la plus nette, les pulsations du régime dues au pompage de la commutatrice, dans l’espace de quelques secondes. La stroboscopie aurait de la peine à lirer une courbe moyenne vraisemblable d’un pareil régime et serait impuissante à en montrer ainsi les phases successives.
- Les harmoniques de la courbe de la force électromotriec doivent leur importance à ce que la commutatrice est placée à l'extrémité d’un feeder du type concentrique présentant une assez grande capacité. A l’usine,.ccs harmoniques sont beaucoup moins sensibles.
- (A suivre.)
- A. Blondet..
- ACCUMULATEUR T; “ ÉTAMPÉ ”
- DE LA. SOCIÉTÉ ANONYME D’ÉCLAIRAGE ET D'APPLICATIONS ÉLECTRIQUES D’ARRAS
- f -------
- Les plaques de cct accumulateur sont constituées par un assemblage de grilles unitaires. Chaque grille unitaire a, comme dimensions : hauteur, n8 mm, largeur 68 mm, et est fabriquée par le procédé spécial suivant :
- Des lingots d’alliage de plomb et d'antimoine, à très faible teneur en antimoine, sont passés plusieurs fois sous un laminoir qui les transforme en plaques de 2,5 mm d'épaisseur. Ces plaques sont découpées en bandes de iao mm de largeur qui, à leur tour, sont débitées en flans (fig. i), à l’aide d’une première presse Bliss.
- Ccs flans sont ensuite gaufrés, comme l’indique la figure 2, en passant sous un puissant balancier à friction, qui exerce un choc de 20 tonnes. Une plaque ainsi gaufrée possède h ce moment Sa compartiments, et les nervures ont ^ mm d'épaisseur. On la place alors sous une poinçonneuse munie de 1 28 poinçons et qui évide ainsi chaque compartiment en quatre parties séparées par deux fuies nervures en croix avant i mm d’épaisseur. La grille unitaire terminée a alors l’aspect représenté en figure 3.
- Ce procédé de fabrication offrirait, d’après les constructeurs, l’avantage de donner un métal très homogène, élastique et mécaniquement résistant sans être cassant. Les grilles pourraient être construites suffisamment légères, tout en présentant encore la solidité suffisante, pour recevoir un poids de matière active double de leur poids propre, et la matière serait bien retenue, les alvéoles ne présentant pas de dépouille.
- D'après la construction, chaque alvéole possédant en son milieu une croix de faible épaisseur, noyée dans la matière active, la conductibilité doit rester assurée, même lorsque, au bout d’un certain temps, l’adhérence de la pastille avec les nervures a diminué.
- L’empâtage se fait â l’aide de plomb chimiquement pur qui est comprimé à une pression convenable dans les alvéoles.
- La peroxydation de cc plomb spongieux aux positives se fait par la méthode Planté, en effec*
- - Découpa.
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- .69
- tuant une série de charges et de décharges successives. Cette formation rapidement, grâce à ]a porosité du plomb.
- Le peroxyde ainsi obtenu serait particulièrement poreux, tout en étant solide et cristallin.
- Pendant la peroxydation, il se produit une dilatation de la matière; mais la grille est suffisamment élastique pour supporter cette
- Après fo
- 1 poids de 3
- égalives
- Les petites plaqu
- leure, et 10 ampè-ttant un poids de orrespondent aux cr
- , et les cfi'
- Fig. 2. - Plaque
- t constitué
- EEBEBffi
- FRFBEBE
- , la grille unitaire a j ampères-heure à la décharge en une à la décharge en i3 heures. E11 adn gai à celui des positives, ces chiffres kilogramme d’électrodes.
- > comprennent une seule grille unitaire
- nombre plus ou moins grand de grilles assemblées dans un châssis-support en plomb antimonié coulé, et présentant la forme de la figure 4. Les grilles unitaires sont soudées autogènement en deux points au milieu de leur hauteur. Elles sont ainsi parfaitement libres de se dilater, et la répartition du courant se fait uniformément dans toute la plaque. Celle-ci, terminée, présente l'aspect indiqué en figure 0.
- Le montage des éléments à poste fixe, se fait comme il est représenté en figure 6 : les plaques qui portent à la partie supérieure des crochets venus de fonte avec le cadre, sont supportées par ces crochets au moyen de dalles en glace b, inclinées. L’écartement entre les plaques est maintenu par des tubes de verre c verticaux passant au milieu des grilles unitaires.
- g 3 __Plaque toi- Ces tl,kes reposent au fond du bac a, en verre moulé, par l’intermédiaire
- de pièces en plomb e en forme d’U; ils sont guidés à la partie supérieure par des lames de verre longitudinales d, maintenues elles-mêmes par des lies venues de fonte avec le cadre. Entre l’extrémité inférieure des plaques et le fond du bac, laissé un espace assez considérable.
- Nous avons résumé, dans le tableau ci-dessous, les constantes relatives à deux éléments à poste fixe, l’un monté dans un bac en verre et l’autre, dans un bac en bois imprégné, doublé de plomb.
- Pour l'allumage des mn^rs .rbc voitures automobiles, le montage des plaques s’effectue dans des bacs en'celluloïd. Voici quelles sont les'constantes d'un élément de ce type,
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- J. Keyv.vl.
- ESSAI DE DETERMINATION
- ÉLÉMENTS D’UN PROJET DE CA.BLÉ SOUS-MARIN
- PROPAGATION DU COURANT — TITESSL DE TRANSMISSION (l)
- L’alphabet en usage est l’alphabet Morse. Le point est produit par l’envoi d’un courant ^positif, le trait par un courant négatif. Ces courant sont d’égale durée. Quand au poste de départ, ou appuie
- détermine au poste d'arrivée l'inscription sur la bande d’une courbe telle que Ur {courant principal d'arrivée). Si au bout d’un certain temps q on cesse d’appuyer sur la touche du manipulateur, lu ligne est mise à la terre. On peut imaginer, ce qui revient au même, que la pile n’a pas été supprimée, mais qu’on lui a superposé, à partir de ce moment, une pile égale et de sens contraire. La courbe inscrite sur la baude sera donc une courbe résultant de la combinaison de deux courbes ideuliques, décalées de ot, les ordonnées de la deuxieme \j\ étant négatives. Le résultat sera une courbe telle que. oabc (fig. 6). Nous appellerons cette courbe,
- t positif). Un t (trait, L à Taxe ot.
- (') Voir n
- XXXI, p. 124, avril 190?.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- entre elles, On pourra facilement obtenir le dessin qui devra s’inscrire sur la bonde d'arrivée. La forme dépendra de 3 éléments : forme de la courbe du courant principal — durée d’émission du courant — intervalle entre les signaux. Le premier élément dépend des dispositifs employés pour la transmission et la réception, les deux autres de la vitesse et de la cadence des transmissions. Nous allons examiner séparément chacun de ces éléments.
- i° Courant principal d'arrivée. — La (igure y donne les formes qui correspondent aux trois cas de la pratique. Nous avons déjà fait remarquer l’avantage que présente l’emploi des condensateurs, dispositif qui permet au courant d'atteindre plus rapidement sa valeur maximum.
- :ifl Signal élémentaire. — La forme du signal élémentaire dépend de lu durée d’émission. On peut vérifier aisément, qu’à égalité de durée d’émission, la courbe atteini le plus rapidement sa valeur maximum avec deux condensateurs. De plus, il y a avantage à diminuer autant que possible la durée d’émission.
- La figure 8 donne les courbes S£ S2 Ss, correspondant respectivement aux 3 cas pratiques, pour une durée d’émission égale à Le maximum est atteint pour Sl5 nu bout de 0,09, pour S2 au bout de o,o“, et pour S3 au bout de o,o5. Si on tient compte (le ce que le courant d’arrivée est
- seul condensateur soit à l'arrivée,
- pratiquement nul, pendant le temps o,o3o — 0,020 — o,oso, les maximums sont atteints au bout des temps 0,060 - - 0,040 — o,o3o. Le signal Sâ présente une forme particulièrement raide.
- [Le signal élémentaire peut être plus compliqué. Il peut, en effet, être formé par l'envoi de plusieurs courants de différentes durées et de différents sens; on obtient alors ce qu’on appelle des signaux bridés. L'avantage de ces signaux était indiscutable avant l’emploi de condensateurs de blocage. Ce dernier dispositif, beaucoup plus simple et plus commode, les a fait abandonner. Cependant, en employant simultanément les deux procédés, on peut améliorer très sensiblement le rendement des câbles. Nous n’éludicrons pas ce système, parce qu’en général il n’est pas usité].
- 3° lormalion des lettres. — Pour figurer les lettres elles-mêmes, il suffira de combiner convenablement les signaux élémentaires. Nous donnons, sur la figure 8, en traits mixtes, le dessin de la lettre i dans les trois cas pratiques. On a supposé que la durée d’émission est de o,oi et qu’un intervalle égal de mise à la terre s’écoule avant l’émission du signal suivant. C’est la cadence, généralement admise- On remarquera combien les formes de la lettre i sonL différentes dans les trois cas. Seule, La lorme S;5 permet de distinguer les deux sommets qui correspondent aux deux émissions de courant qui composent, la lettre. Sans insister sur ce point, sur lequel nous reviendrons plus loin, nous pouvons déjà prévoir que la lecture des signaux sera beaucoup moins facile avec les formes S’’2 et S^.
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- Vérifications expérimentales DES FORMULES. — On peut donc, au moyen des tables que nous avons données, dessiner les courbes correspondant à la réception de mots quelconques. C’est môrne là un exercice fort utile qui Tait mieux comprendre les particularités de ces courbes et peut perfectionner dans leur habileté les personnes qui ont besoin de se familiariser avec la réception du recorder. Xous allons montrer que les courbes calculées sont bien identiques aux courbes réellement reçues. Nous choisirons, pour cela, deux câbles de modèles fort différents qui, par leur spécification cl leur longueur, semblent être aux deux extrémités de la série des câbles sous-marins, actuellement en exploitation.
- ; S'j, S'is S';j forme de la
- Câble de Brest au cap Coâ. — Ce câble, qui appartient à la Compagnie française des câbles télégraphiques, est le plus long câble connu. II a 3 i^4 milles. L’âme renferme 3oo kg de cuivre et 180 kg de gutta par mille ; la résistance est, au mille, de i ,65 ohm et la capacité de 0,47 microfarad. La transmission s’effectue au cap Cod au moyen d’une pile de 20 éléments Fuller (force éiectromo-Lriee d’un élément 1 ,yo volt, résistance o, 1 ohm) et d’un condensateur de 55 microfarads, la réception à Brest avec un condensateur de 60 microfarads et 1111 recorder de \io ohms. Les longueurs réduites des appareils sont de i3 milles pour la transmission et 380 milles pour la réception. La constante totale de temps est
- CR — 1.65 X 0,47 x 10" 8 x (3,174 -f- + 180)2 = 8s.jo,
- Cherchons à transmettre des signaux dont la durée d’émission soit et la durée de mise à la
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- terre égale. On devra trt
- Le signal élémentaire est justement la courbe Ss de la figure 8. Pour avoir les intensités en micro-ampères, il suffira de multiplier les ordonnées par le facteur
- ait2CjC2E
- C2R —212.
- La courbe en pointillé de la figure 9 donne le signal élémentaire. La courbe en traits pleins donne les 5 premières lettres du mot compagnie. L’intervalle entre chaque lettre est égal à la durée d’un signal, suivant la cadence généralement adoptée.
- Nous avons pu obtenir de l’obligeance de M. Godefroy, directeur de la Compagnie, à Brest, la courbe réellement reçue sur l’appareil dans les conditions indiquées ; celte courbe est formée d’une série de points, car le siphon du récepteur ne trace pas. une ligne continue : mis en vibration par un mécanisme spécial, il dépose #ur le papier 35 points par seconde, à des intervalles réguliers de de seconde, soit ^7-5 = CR Xi o,oo3n8.
- On peut donc placer ces poiuts sur la courbe calculée. On constate alors une [correspondance aussi parfaite qu'on le peut désirer entre les valeurs des ordonnées successives des deux courbes.
- Câble du Havre à WaterviUe. — Ce cable appartient à la Commercial câble Company. Sa Ion-gueur n’est que de 5i3 milles. C’est un des plus petits câbles sous-marins exploité au reeorder. Ses constantes électriques par mille sont 17,41 ohms et o,3a microfarad. 11 ne renferme que 3a kg de cuivre et 3t de gulta par mille. Il est bloqué par deux condensateurs de 3o microfarads. La pile de transmission est de 12 éléments Leclunehé, et le récepteur a environ 5oo ohms. Un paratonnerre Siemens de 100 ohins environ est placé à chaque extrémité. Les longueurs réduites des appareils de transmission et de réception sont de u.5 et 07 milles. La constante totale de temps est CH = 17.41 X o,3s X 10-6 X (5iS +a5 + 5?)3 = 13,97
- M. Ronot, directeur de la Compagnie au Havre, a bien voulu exécuter une série d’expériences à l’effet de vérifier nos théories. Les signaux étaient formés par une émission de o,o3 CR, suivie d’une mise h la terre de 0,02 CR. La figure 10 représente, en pointillé, nu signal élémentaire, et les 3 premières lettres du mol commercial. Nous avons calculé 67 points de la courbe correspondante à des'intervalles de 0,01 CR = 0,02 S. La vitesse de transmission était de - = 600
- à la minute, II se trouva, par nue coïncidence heureuse, que le vibraleur donnait 5o vibrations par seconde, de sorte que les points sur la bande correspondaient à des intervalles de temps de 0,02 S, comrr te les points calculés. La comparaison entre les deux .courbes en fut énormément facilitée ; la concordance fut parfaite.
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- Le facteur, par lequel il iàut ici ordonnées en micro-ampères, est
- ultiplicr les nombres déduits des tables pour avoir les
- Call — •
- Lisibilité des signaux. — Ces vérifications expérimentales, que nous avons pu réaliser dans des cas aussi différents que possible, établissent bien que les formules que nous avons proposées,
- représentent, d’une façon très exacte, la variation du courant d'arrivée.* Nous appuyant sur ce résultat, nous avons pu étudier la manière dont varient les formes correspondant à différentes lettres, suivant les conditions de la transmission. Nous avons d'abord constaté qu’il y avait avantage à avoir des émissions de courant aussi courtes que possible. Le signal élémentaire a une forme plus aiguë et les lettres se composent de sommets mieux marqués. Cependant l’intensité du courant d’arrivée diminue avec la durée d’émission; on ne peut donc réduire indéfiniment cette durée. La pratique a montré qu’une bonne transmission peut être obtenue, si, pour chaque signal élémentaire, la durée d’émission est égale à celle de mise à la terre, et nous avons admis, pour notre étude, ces conditions, parce que, cherchant surtout à connaître la vitesse maximum réalisable, nous avons été amenés a donner aux signaux des durées de quelques centièmes de CR, et qu’alors la diminution de la duree d’émission au delà de la proportion indiquée, n augmente pas sensiblement la netteté du signal élémentaire. Pour le câble du Havre à Waterville, nous avons vu que le rapport de la durée d’émission à celle de mise à la terre était de d j 2. Cotte disposition n’est pas favorable à la vitesse, mais, comme on est loin ici du maximum, la netteté est encore bu (lisante et. en augmentant la durée d'émission, on a l'avantage d’accroître le courant d’arrivée, ce qui permet de réduire la pile de transmission.
- L’étude particulière de la lettre s... vu nous permettre d’exposer clairement comment les différents signaux des lettres se déforment avec les variations de la vitesse de transmission. Les
- formes 5, 4* 3 et 2 (fig. 11) représentent cette lettre pour des. durées de signaux de ’5, 4> 4 et 2 centièmes de CR. (Dans le cas de deux condensateurs).
- Les 3 sommets sont d’abord distincts, puis ils sc soudent pour donner une ligne horizontale, ils réapparaissent sur une ligne oblique pour enfin disparaître suivant cette même ligne.
- Si on fait la même étude dans le cas d'un câble bloqué par un seul condensateur à l’arrivée ou au départ, on trouve que les mêmes formes sont obtenues avec des vitesses beaucoup moindres. 11 faut augmenter la durée des signaux de moitié environ pour avoir les mêmes formes. Ce mode
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- Je transmission n’cst donc pas avantageux. TI est, d’ailleurs, rarement employé et jamais il n’est usité sur les grands câbles.
- Les formes .>, 4, 3 et .>. sont fort intéressantes, parce qu’elles pai'aissent constituer les différents degrés de lisibilité des signaux. Les signaux représentent une sorte d’écriture que les employés, chargés de la réception, s'habituent à déchiffrer. Il est aisé de lire la forme 5 dont tous les sommets sont marqués; la forme 4 oblige déjà à un certain effort, la longueur des simiaux suivant l'axe de la bande servant seule à déterminer le nombre des sommets. Les sommets réapparaissent bien dans la forme 3, mais ils sont disposés sur une ligne oblique, ils ne sont, d’ailleurs, pas aussi nets que nous l’avons figuré; enfin, à la forme i, ils ont disparu, et on ne peut deviner qu’il y a trois sommets que par la hauteur du sommet unique et l’ampleur de la base. L’augmentation de la vitesse entraîne donc une déformation progressive qui accroît les difficultés de lecture.
- La forme •! paraît être la limite imposée à la lisibilité. F.n eifet, au delà de cette vitesse, les sommets de la lettre s tendent à se superposer verticalement, de sorte que, seule, la hauteur du sommet unique pourrait indiquer le nombre des signaux élémentaires. Mais cette hauteur est impossible à reconnaître pour le lecteur, lorsque les lettres ne sont pas isolées, mais sont liées à d’autres qui font partie du même mol. Nous sommes donc amenés à conclure que l'augmentation de la vitesse de transmission exige une habileté de plus en plus grande de la pari des employés, mais que cette habileté, si grande qu’elle soit, devient impuissante, si la vitesse de transmission dépasse la forme a.
- 11 est bien évident qu'en pratique la règle ne peut pas être aussi absolue, La nature même du texte reçu peut rendre la lecture' plus ou moins facile ; une dépêche de presse se lira toujours plus aisément qu’une dépêche de code, cl la vitesse pourra être augmentée. Mais nous voulons dire que, pour faire un travail soutenu et régulier dans des conditions normales, la forme a est seule acceptable.
- Vitesse de traxmissiûx. — Admettant ce principe, il nous sera aisé d’établir la formule qui donucra la vitesse maxima de transmission. Le nombre maximum de signaux qu’on pourra transmettre dans une minute sera
- (5)
- Il y aura intérêt à diminuer autant que possible les longueurs réduites correspondant aux appareils de transmission et de réception, La pile devra être peu résistante, et les condensateurs aussi luibles que possible; ori sera donc amené à prendre des accumulateurs ou des piles très peu résistantes, et à donner à la pile une force électromotrice aussi grande que le comportera la sécurité du câble, afin de pouvoir diminuer les condensateurs. On pourra admettre, d’une manière générale, quaud il s’agira d’étudier un projet de câble que la constante totale de temps CR sera supérieure de i j io, à la constante C;R' relative au câble seul, de sorte que l’on aura, pour déterminer C'R' si on se donne N,
- (6)
- Si nous appliquons cette formule au projet de câble transpacifique dont nous avons parlé au début de eet article, le modèle de «94 kg de cuivre et 180 de gulla donnes 1,68 ohm, Y = 0,47 microfarad yp = <>>77- La longueur est de 3 5(io milles.
- C'R' = y?Li=:o.;7 X 3 56o2 X io_e — y*,76.
- N _
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- Ce nombre est à peu près celui qui a été indiqué par MM. Gray et Lucas. Le chiffre indiqué par M. Muirhead paraît trop élevé, el celui de M. Preece trop faible.
- Les formules 5 et (i sont donc celles qui nous donneront la vitesse de transmission, quand on pourra réaliser des signaux de la forme 2. Mais, si le manque d'habileté des lecteurs, ou toute autre cause, oblige à adopter une forme différente, la formule 5 devra être modifiée et remplacée par la suivante
- N— n CR 1:1
- u étant différent de 2.
- Pour les câbles de faible longueur, la forme a ne peut être obtenue pour les signaux, et c’est là ce qui explique les dillicultés qu’ou a rencontrées lorsqu'on a voulu trouver une formule générale qui s’applique à tous les câbles, quelle que soit leur constante de temps. Nous rappellerons que le récepteur 11e peut enregistrer correctement des courants ondulés, dont les sommets se reproduisent à des intervalles vie temps inférieurs à 1 j 25 de seconde. Or. il faut bien admettre que, s'il n’est pas indispensable de voir nettement les sommets qui correspondent à des courants de même sens formant les éléments d’une même lettre, il faut au moins qu’ou puisse distinguer les cléments d’une même lettre correspondant à des courants vie sens contraires. Il' en résulte que la durée des signaux doit être supérieure à 1 j 2,5 de seconde et leur nombre inférieur à 1 000 par minute. Les conditions de fonctionnement, du récepteur limitent donc le nombre des signaux qu’ou peut recevoir. En admettant que le chiffre de 1 5oo est le maximum auquel il faudra s’arrêter en pratique, la formule u indique que, seuls, les câbles dont le Cil est supérieur à 2 secondes ^—-—— ^ pourront être exploités avec des signaux de la forme 2.
- Cette particularité n'a pas toujours été comprise par les auteurs qui ont écrit sur Ja question de vitesse de transmission, parce qu'ils ne se sont pas assez préoccupés de la forme que présentaient les signaux. De nombreuses expériences, que nous avons réalisées sur des câbles de faible constante de temps, nous ont montré que la vitesse de transmission est toujours limitée par 1 inertie du récepteur. Quant à la forme des signaux, elle est celle qui correspond au nombre n qu’on déduit de la formule (-).
- Nous croyons qu’on peut établir la règle suivante : avec des récepteurs ordinaires, les cables sous-marins doivent être divisés au point de vue de leur exploitation en deux catégories, suivant que leur constante de temps est supérieure cm inférieure à 2 secondes.
- Pour la première catégorie, la vitesse de transmission sera limitée par les conditions de lisibilité des signaux reçus sur les bandes; pour les antres, la limite sera imposée par l'inertie du récepteur, et le nombre maximum des signaux qu'on pourra obtenir sera indépendant de la spécification du câble.
- Projet de cable. — Quand il s’agit d’étudier un projet de câble, la première question qu’on doit se poser est donc celle-ci : Àdoptera-t-on des câbles dont la constante de temps soit inférieure à 2 secondes? La réponse semble facile : comme on doit toujours, en pratique, adopter les solutions les plus économiques, el qu'en donnant à CR sa valeur maximum, 011 diminue autant que possible le poids de cuivre et de gutta, il est inutile de choisir une spécification donnant une constante inférieure à deux secondes. Cependant, dans bien des cas, d’antres considérations interviennent dans îc problème. D’abord, 011 ne peut pas réduire outre mesure les poids de cuivre el de gulta, si ou veut que l’âme ait des chances de durée. Le type le plus réduit qui ait été employé correspond à H2 kg de cuivre et d- de gutta par mille ; il 11c paraît, guère possible de descendre au-dessous de ces chiffres. Il faut que le* cuivre ait une certaine niasse, et la gutta une épaisseur suffisante pour assurer un isolement satisfaisant et durable. D'autre part, si on adopte une spécification qui donne line faible constante de temps, on peut employer des appareils de réception différents du recorder et souvent plus commodes C'est ainsi que, sur les câbles qui relient Marseille à Alger (OR' = 0,-5 S), on a pu faire fonctionner des appareils Baudot; et cé mode d’exploita-
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- tion a été préféré au recorder à cause de la commodité que présente pour la réception un appareil
- Pour les câbles de faible longueur, la considération de vitesse de transmission ne sera donc pas, en général, le seul élément de la question. Si les câbles ont moins de aoo milles, on pourra adopter le plus souvent, sans aucun inconvénient, la spécification de 3a kg de cuivre et 3; de gutla qui donnera CR' X 0,07 X ooo"2 X io"* = r,f>4 S. Entre 5oo et 1 000 milles, on pourra prendre le type un peu plus fort et aujourd'hui très communément adopté île 5c) kg de cuivre et 59 kg de gutla qui donne C'R‘ X 3 X io~* X 1 ooo-2 = 3,o S.
- Pour un câble do 1 000 milles ayant cette spécification, on aurait 900 signaux par minute. Si celte vitesse n’était pas suHLuntc, on pourrait obtenir jusqu’à 1 ',00 signaux en réduisant la valeur Je la constante de temps par un choix convenable do la spécification.
- 1 000 milles, produit yp qu’il faudra obtenir pour avoir un
- les bornes de oel
- article, dans lequel n
- ligues les résultats de la théorie que nous avons présentée^ que l’expérience a vérifiée : Les phénomènes, qui accompagnent la propagation des courants sur les câbles, sont de mémo nature, quelle que soit la longueur ou la spécification de ces câbles; ils ne dépendent que de la cons-lanie totale de temps, expression par laquelle nous avons désigné le produit de la capacité par calculé en tenant compte des appareils. La vitesse de transmission est
- produit
- nte CR 1
- es appareils. I nombre des signaux qu'un câble de cons-uné par la formule
- imrùculières i
- être atteint en pratique que s'il est inférieur à 1 5ot>, nombre que
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- TRACTION
- Conduite de trains électriques à plusieu voitures motrices, par Kubiersch'ky, Elektrotei ntsche Zeitschrift, t. XXII, p. 558, 11 juillet ,901.
- L’emploi de. trains composé!
- i de la répartition des efforts. Dif-rt été proposés pour la coffl-
- Fra 11 k Spra gue co 111 m ande
- •irniit est ouvert ou fermé par des relais. Chaque
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- tèmc analogue dont les caractéristiques sont les I accouple le moteur et le cylindre commutateur, suivantes : [ 2° Dans le sens de l’ouverture le cylindre est
- i” Le courant envoyé dans le servomoteur : rmi par un ressort ou un poids, commande aussi l'embrayage magnétique qui 1 On arrive ainsi à manœuvrer le train dans les
- deux sens par seulement \ fils fins parcourant I délicats qu’ils sont traversés par des courants tout le train. On évite de multiplier les cou- I plus forts.
- plages flexibles entre les voitures d'autant plus I La figure i donne le schéma d’une voiture
- motrice, les autres des détails de construction. I commutateurs s et et avec les autres voitures Les 4 cylindres commutateurs aala.,a.i rom- [ du train, muniquent au moyen des fils l lx avec les I Le pignon b peut engrener avec la roue à
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- loquet bl (coupe fig. 3) ; l’embrayage s'effectue au moyen de l'électro c. Les 4 solénoïdes ont un pôle commun réuni à lu terre îi travers le servomoteur; les autres pôles communiquent respectivement avec un des lils l. Les armatures déplacent enfin les contacts z qui connectent les cylindres aux moteurs principaux.
- Les commutateurs à main s et a* qui se trouvent sur chaque plate-forme envoient au moyen des prises /'du courant sur les 4 fils les 4 positions correspondant à la marche avant et arrière et au freinage dans les deux sens.
- En niellant par exemple le commutateur .s- sur la position n (fig. i) le conducteur enverra il travers s et t du courant partant de /‘et retour-
- nant à la terre à travers les servomoteurs des voitures par le fil commun.
- Fig. 6.
- Dans chaque voiture donc le pignon du premier cylindre engrènera avec la roue à loquet
- -Elllingc
- et il y aura connexion électrique entre le cylindre I peut ainsi commander ces derniers par les cornet les moteurs principaux au moyen des con- mutateurs à main.
- tacts -. Comme le servomoteur tourne, les pre- La figure 4 est une coupe gh à travers un miers cvlindrcs effectueront une révolution : on | dispositif a loquet qui oblige le cylindre à aller
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- j8o
- Des que le
- boîte p.
- tprime par
- Fig. 9- —
- •es simplifications peuv dispositifs décrits, on
- ainsi de réduire les 4 cylindres à un seul.
- Le principe de ces combinateurs a été appliqué pour ceux de la ligne Karlsruhe-Eltlingen ; ils sont à deux cylindres; le freinage électrique
- Les ligures 7 et 8 mollirent le détail de l'embrayage et le retour automatique du cylindre.
- D est un petit frein à air comprimé par le bras H et cylindre dans le retour. Celui-ci est obtenu fixé à la cordelette J.
- A lu partie inférieure de l'arbre est lixéc la • d'un embrayage n dents M quif
- ^ moitié K qui est folle sur
- La figure 9 est un î trique d’une voiture 1
- Le commutateur à main étant sur la 1
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- de droite, le
- trois parties, l'i
- :>,a, l’autre par les induc-
- teur 16
- supprime 1’*
- plus que le vay<
- point de
- et par kilomètre
- », l’état de la voie. La
- iuri; elle
- charges prévoy iijue minimum.
- î, puis il
- équilibré
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- Résistance de l'air. — L’air oppose, même à des voilures de tramways marchant aux vitesses de 12 à 3ohm par heure, une résistance sensible qui peut être représentée par P =0,12248 I' v où v désigne la vitesse du véhicule relativement h l’air ambiant en mètres par seconde et où F est la surface offerte au vent. Par un temps calme elle se confond avec la projection de la voiture sur un plan normal à la trajectoire, mais elle devient difficile à évaluer quand il fait du vent dont la direction relative varie à chaque instant. 11 faudrait d’ailleurs tenir compte des tourbillonnements produits sur les côtés et a 1’arricre de la voiture. L’expérience montre qu on arrive à de bons résultats en prenant pour h 7 m* dans le cas de voitures motrices et 2,0 nr pour les attelages de construction normale. On peut ainsi au moyen de la formule ci-dcssus dresser le tableau (A).
- Travail en rampe. — Le Lravail dépensé en rampe est égal au produit de la différence de niveau par le poids du véhicule.
- O11 ne récupère pas en général d’énergie à la descente, on coupe le courant si la tangente tri-gonoinétrique de l’angle de pente est égale ou supérieure au coefficient de résistance passive. Cela a lieu pour les rampes de plus de 6 p. 100.
- Pour les rampes plus laiblcs 011 consomme du courant à l’aller et au retour, <m pourra dans un avant-projet les assimiler à des paliers. Quant à celles qui sont supérieures à G p. 100, on évaluera la différence de niveau totale ; l’or-
- dre de parcours est, en effet, indifférent pour la consommation d’électricité.
- Dans le cas de la figure 1 on confondra B -f C -(- F + II avec un palier de 1 800 m et A -|- D + E + G avec une rampe de s 000 m pour une différence de niveau de 81 m.
- 11 est à remarquer qu’on 11e consomme pas do courant à la descente de celte rampe; le frottement et la résistance de l’air devront donc être négligés pour cette période du parcours. Ainsi si on fait provisoirement abstraction des arrêts
- il faudra (fig. 1), pour un voyage d’aller et retour, équilibrer les résistances passives sur une longueur de 2X1 800 -J- 2 000 = 5 Goo m et élever le véhicule de 81 m.
- Freinage. — Au moment des arrêts on use dans les freins une quantité d énergie — M est la masse de la vitesse,
- v la vitesse finale, e’est-à-dire celle qu’elle aurait au passage de la station si on 11e freinait pas.
- Les portes dues au freinage peuvent être considérables et dépendent du mécanicien. Dans la pratique il s'agit de les réduire autant que possible tout en respectant l’horaire fixé. Un démarrage rapide fera gagner du temps au départ cl permettra d’utiliser la force vive à l’arrêl en coupant simplement le courant.
- Dans les tableaux qui suivent les pertes aux arrêts ont été caractérisées par v3 vitesse finale. Celle-ci a été calculée sur la base d’une accélé-
- Rendement des moteurs. — Four arriver a l'énergie empruntée au réseau, il faut tenir compte du rendement des moteurs. Mais il est à remarquer (pie sur une grande partie du trajet les résistances intercalées pour diminuer la vitesse diminuent aussi le rendement, On
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- l'améliorera par l’emploi du couplage en série parallèle. Pour une vitesse moyenne de 12 km : et 4 stations par kilomètre, on a trouvé souvent un rendement total de 091160 p. 100 (*).
- Dans les tableaux suivants, V est la vitesse moyenne en km: h. entre les points terminus de la ligne.
- v. vitesse moyenne en km : 11. entre les arrêts ;
- i> vitesse maxima en mètre sec. ;
- e. t vitesse finale en mètre see. ;
- f>, vitesse en km : h. h employer dans la formule de la résistenee de l'air.
- / temps disponible pour aller d'une station à la suivante.
- t, arrêt en secondes.
- f, durée du voyage entre 9. stations ?= f,—
- Z nombre de stations par kilomètre.
- I distance en mètres entre y. stations.
- Application
- exemple.
- représente le profil d’un parcours de 4200 m. La vitesse moyenne sera de i4 km-heure, il v a 4 stalioris par kilomère. L’exploitation se fera au moyen de trains composés d’une voiture motrice et d’un attelage. Leurs poids respectifs .sont, à vide, 8 tonnes et 3 tonnés, avec charge moyenne 9.0 tonnes et 4,5 tonnes. La voie est posée dans des rues la plupart macadamisées.
- Les paliers À H- C -|- F -f- II -f- K forment une longueur totale de 160O m, les rampes 13 —1— T> —f— K —G —J— X s’étendent sur 2600 rn avec une différence de niveau de 20+ ro-f~ 20 + i" L 15 ^5 -ht.
- Dans un voyage complet les moteurs auront à surmonter la résistance à la traction sur une longueur de 2 X 1 600 -f- 2600 = 5 800 ni.
- Au point de vue des perles réelles dues au freinage tout se passe comme s’il v avait 5.8 X 4 == 23,2 stations.' •* '
- La résistance de frottement de la voiture motriceest de 9,0 X 3,8 = 36 kg. celle de l’attelage 4,5 X'a 9 kg.
- Le travail total sera donc (36 -J- 9) 5 800 = 261 000 kgm.
- Pour la résistance de l’air on prend le v. du tableau III, c’est-à-dire 20 km : h; d’où une résistance pour le train de 24 -h 9,20 ^ 32,2 kg (tableau À'.
- Le travail correspondant est 33,2 X 5 800 = ig3ooo kgm.
- Le travail de la pesanteur est '(g,5 +4,5) X 1 000 X 70 = i o.ioooo kgm.
- La perte due au freinage est :
- la vitesse v = 4,4 Ig o;j du tableau 111.
- Au total on dépense doue dans un voyage complet 261 000 -+- 193 000 -+- r o5o 000
- —j— 314 <>oo = 1818000 kgni ou bien 8020 watts-heure en admettant pour les moteurs un rendement moyen de 62 p. 100. Cela fait par kilomètre parcouru une consommation de —^==955 watts-heure. C. 1ÎA.TTEGAY.
- mandé par l’arbre d’un compteur Thomson. Ou a pu ainsi
- *'• correspondant à la courbe des vitesses 1 racée par ''uliv Mot..-, '
- Dispositifs de protection contre les accidents de tramways, par Kosch. Elektrotechnische Zeitschrift, t, XXIII. p. 84,'Jo janvier 2902.
- L’auteur étudie les appareils destinés à recueillir sans blessures dangereuses, les personnes se
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- trouvant accidentellement sur la voie d’un tramway, soit couchées sur le sol dans une position quelconque, soit placées debout, le visage tourné vers la voiture qui vient ou en sens
- On ne peut pas considérer comme remplis-
- sant ce rôle, les protecteurs constitués par un châssis hexagonal allongé, en tôles placées sur champ, à une distance de 6 ou y cm au-dessus de la chaussée, qui entoure les roues et les moteurs (o, lig. i et 2}. Ce châssis peut seulement servir à ccartcr un gros objet, pierre ou
- autre, 'et â empêcher les roues de passer par dessus ; mais il est susceptible de blesser fortement, une personne tombée sur la voie.
- L'auteur répartit en trois classes les appareils imaginés dans ce but : i° les appareils placés en avant de la plate-forme antérieure du véhicule ; 2° les appareils placés sous la voilure,
- en avant des roues; 3° les appareils mobiles, se déplovanl en avant au moment du besoin.
- Les figures i et 2, représentent un dispositif de la première classe : il se compose de barres recourbées h l’angle droit b, reliées entre elles
- transversalement et portant un filet. La partie verticale est fixée à. la paroi avant do la plateforme ou a un support secondaire, du châssis de la voiture : la barre transversale avant porte une série de petites roulettes f ou un rouleau unique en caoutchouc plein ou à air comprimé' : le filet est complètement fixe, avec les roulettes placées aussi près que possible de la chaussée, ou mobile, ordinairement relevé et maintenu en place par un levier h g, que le conducteur déclenche h volonté, le déclenchement peut être rendu automatique, se produisant lorsque le conducteur amène la manette du controller sur les plots de freinage.
- A la deuxieme classe appartiennent les filets disposés eu avant des roues, sous le plancher de la voiture (fig. 3 et 4).
- Il faut alors que l’cscalier avant, servant à la montée des voyageurs, soit mobile et relevé en cours de route. lia corbeille se compose de tiges recourbées a (fig. 3) entretoisées et portant un filet. Et b, se trouve l’axe autour duquel tourne le châssis, fixé à une plaque c, solidaire de la caisse; la barre transversale inférieure porte une série de roulettes;-; à la plaque c est aussi fixé l’axe g d’un levier coudé ef ; le bras e est relié à une tige h, commandée soit par le conducteur au moyen d’un levier tnn (fig. 3), soit automatiquement par une tige ki, placée en avant et heurtée par le corps â recueillir (fig. 4) » le second brasy'J du levier e f, forme un crochet qui maintient soulevé en temps normal le filet,
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- et le laisse s’abaisser quand on agit sur la tige h.
- La figure 5 donne la vue d’un appareil se déployant en avant par déclenchement. Sous le milieu
- g, portant
- tourillon d, autour 'duquel
- rercles : df
- déplace
- sur le bouton p, le taquet k, est mis en liberté, la tige b est projetée en avant avec le filet dont elle est solidaire.
- La commande peut être rendue automatique (fig. 8 et 9), au moyen d’un cordon placé sur des poulies fj, qui fait basculer le levier hhl, lors de la rencontre d’un corps placé sur la voie.
- D’apres l’auteur la meilleure disposition est celle qui rentre dans la classe 1 (fig. 1 et 2), la
- l <&ri
- un plateau f, muni d‘un taquet k, passant à l’extérieur du tube par une fente longitudinale (fig. 6) ;le plateau actionné par un ressort tv, est maintenu en place par le taquet /c, et le crochet h,
- d un levier coudé, que commande, au moyen d’une biellette mn, un bouton p, placé à portée du conducteur; le plateau porte une tige b, reliée transversalement à des tiges bi placées des deux côtés du tube (fig. 7), par une tige s, précédée d un rouleau /•, en caoutchouc. Quand on appuie
- plus mauvaise est celle de la classe 2, où les appareils sont placés sous la voiture; quant aux. appareils à lancement brusque en avant, ils sont moins mauvais, mais leur complication est trop grande et ils peuvent dans beaucoup de cas arriver trop tard pour produire un bon résultat.
- Tl vaut mieux s’en tenir aux filets placés en avant de la voilure, en donnant à la partie horizontale unelongueur|suHisante, au moins 70 cm.
- En terminant, l’auteur donne la description du dispositif employé par la Compagnie des grands tramways de Berlin : la figure 10 est une coupe longitudinale, la figure 11, une de vue face des appareils. Le dispositif comporte un filet b, fixé à un coin en bois a, sous la caisse de la plateforme, portant en avant i5 roulettes de 53 mm de diamètre. Des baudes de fer ", d’environ 1 111 m d’épaisseur, forment tampon et adoucissent le choc contre une personne placée debout sur la
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- vole ; les barres 11 offrent la facilité à one personne, voyant venir la voiture et n’ayant pas le temps de l’éviter, de se maintenir debout.
- Ce dispositif est loin d’être' parfait : il est particulièrement à craindre, d’après l'auteur,, cpi'un homme, placé en A (fig. n), ne soit repoussé
- protégée contre un choc trop violent par les ressorts^; si la personne manque les barres h, elle est renversée et tombe dans le filet inférieur. La figure 12 montre le détail d’une extrémité
- du filet : ce filet est relevé normalement, le conducteur l’abaisse à volonté, eji cas de danger, par une manœuvre du pied.
- longitudinalement, au Heu d’être cueilli par le filet, large seulement de 1 m, et ne vienne passer sous une des roues avant. A. M.
- Chasse-corps et protecteurs de voitures de
- tramways, d après le compte rendu des travaux de 1 Union des tramways d’Allemagne donné dans la Circulaire de l'Union des tramways de France du a:> mars 1902.
- Au Congrès qui a eu lieu a Stuttgart en septembre dernier, 1 Une des questions en discussion était celle des avantages ou inconvénients que présentent les differents dispositifs protecteurs destinés à empêcher la chute de personnes sous les tramways en marche, ou du moins leur écrasement par la voilure.
- Cette discussion était préparée par mi rapport de M. Pojîtz, ingénieur en chef des tramways de Hambourg, rapport établi d’après les documents envoyés par les diverses compagnies allemandes.
- 11 résulte de ce rapport, dont les conclusions sont reproduites ci-dessous in extenso ('), que le dispositif de protection le plus couramment
- jet exposé méthodique des réponses faites 'à notre en-
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- time est broyée par le chasse-corps ou bien glisse au-dessous de lui et est atteinte par les roues ou l’enveloppe du moteur. Mais il ne pense pas que les autres dispositifs préconisés donnent une meilleure solution; c’est, du moins, ce qu’il lui semble résulter des statistiques des accidents survenus sur les tramways de Hanovre, de Rcmsclieid, de Dresde et de Berlin où sont appliqués ces dispositifs. Aussi conclut-il en faveur du chasse-corps disposé à 7 ou 8 cm du pavage et ayant la forme d’un éperon à angle très obtus.
- Pour éviter, ou tout au moins diminuer le nombre et la gravité des accidents provoqués par les voitures remorque, il est d’avis que ces voitures doivent aussi être munies de chasse-corps. Dans le même but il préconise l’installation de planches de revêtement sur les côtés des voilures entre les roues.
- La discussion qui suit la lecture de ce rapport s’ouvre par une remarque du rapporteur lui-même. M. Poctz croit devoir ajouter que si ses conclusions sont favorables à l’emploi de chasse-corps, il n’est pas l’ennemi d’essais d'appareils destinés aies remplacer ou h les doubler; en particulier sur le réseau Hambourg dont il est l’ingénieur en chef, vingt voitures ont clé depuis quatre ans munies de dispositifs spéciaux en vue de donner satisfaction au public ; mais ce sont précisément les résultats peu satisfaisants obtenus avec ces dispositifs qui l’ont amené à douter complètement de leur eflica-
- M. Rohl, président de l’Union et directeur des tramways de Hambourg, qui prend ensuite la parole proteste vivement contre les agissements de certains inventeurs et de la presse quotidienne qui, forts de l’appui du public ne craignent pas de s’adresser directement aux comités de surveillance administrative pour faire imposer aux compagnies exploitantes des essais coûteux dont les résultats négatifs ne peuvent faire aucun doute. Il appuie les conclusions de son ingénieur en montrant les inconvénients des filets protecteurs dépassant l’avant des voitures (*).
- {l) « On ne les a vus, dit-il, que dans des cas isoles
- ces appareils abrégeai de 0,00 à a m l’espace sur lequel doit se produire l’arrêt, de sorte que la voiture atteint
- M. Krueger, directeur des tramways de Hanovre, cherche à expliquer pourquoi les statistiques de son réseau, citées dans le rapport, accusent un si grand nombre d’aeeidenLs. Il les attribue surtout aux lignes de banlieue. Quant aux accidents survenus dans la ville même, il affirme qu’ils sont moins fréquents depuis l’application du dispositif protecteur. Il s’empresse d’ajouter que ce qui réussit dans une ville ne convient pas nécessairement à une autre.
- D’autres directeurs protestent à leur tour contre les inventeurs de systèmes et contre la généralisation que les autorités voudraient tenter de l’cxpcrience faite à Hanovre,
- la victime plus têt, par conséquent plus violemment . . .
- dessus la victime de l'accident. ' La question est facile à résoudre lorsqu'on a affaire à un pavé uni, surtout de l'asphalte, mais non pas lorsque le pavé est inégal. On
- appareil élastique, mais il ne comblera pas les excavations dues à des paves fortement déprimés, tandis que la
- chaussée, ou remarque entre les rails des superficies
- sépare l’appareil du sol variera donc constamment et nous avons vu que les parties les moins volumineuses du corps, telles que bras et jambes, passent facilement par
- projette déjà la victime violemment sur la chaussée.
- » On doit aussi combattre énergiquement le vœu. tré-quemmenl renouvelé ces derniers temps, tendant à l’installation de chasse-corps automatiques. Leur fonction-
- voquer la moindre petite pierre gisant sur la voiej n’est pas assez prompt pour devancer la chute de l’objet qui le provoque, et les constatations fâcheuses dont ils ont été l'objet ont hâté leur disparition.
- s On a voulu y ajouter, par surcroît, les freins automatiques, et on a proposé dos appareils capables d’arrêter
- autres et toutes les Compagnies savent par expérience
- ! geur un danger très réel. Les maladies nerveuses, suites de pareils accidents, sont uniquement, traitables par l’indemnité à fortes doses. Ainsi, les perfectionnements apportés aux freins sont eux-mêmes cause d’un grand nombre d’accidents affectant surtout les recettes des Compagnies..............................................
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- M. Koiîuliîh , conseiller de Gouvernement, membre de la direction des tramways de Berlin, estime qu’il serait regrettable que les directeurs de tramways pensent n’avuir plus rien à tenter .lorsqu’ils ont muni leurs voitures de chasse-corps. 11 convient que les filets protecteurs. peuvent causer des accidents au lieu de les éviter : ils peuvent provoquer la chute d'une personne qui, en l’absence' du filet aurait eu le temps d« se garer. 11 convient aussi que le disr posilif employé à Hanovre ne présente aucun avantage et que les essais qui ont été laits a Berlin avec ce dispositif ont conduit à son rejet. Mais il croit .que d'autres "dispositifs pourraient donner plus de sécurité et il signale celui auquel s’est arrêtée la Compagnie berlinoise : outre le1 filet protecteur, il offre deux rampes que l’on peut saisir au moment ou Ton est tamponné; à ce propos l'orateur fait toutefois remarquer qu’il ne pense pas qu’une personne garde, au moment critique, la présence d’esprit nécessaire pour saisir une barre d’appui, cependant elle peut instinctivement s’y cramponner. Quant aux coussins à ressorts disposés à l’avant de la voiture, ils amortissent il est vrai, la violence du choc contre le véhicule, mais en raison de leur élasticité ils rejettent violemment la victime contre le sol et cette chute provoque généralement des accideuts plus graves que le tamponnement. (Voir plus haut, p. iS5 et i86i. | Examinant une des conclusions du rapport, il dit qu’il ne pense pas qu’il soit bon de recommander le chasse-corps il éperon de préférence ; -à l’autre. 11 critique aussi la recommandation tendant à ce que « toutes les portes des voitures
- du train, sauf la dernière à l’extrémité du train soient tenues verrouillées pendant la marche », l’application de celte recommandation entraînant nécessairement des difficultés insurmontables dans l’exploitation.
- MM. Poictz, Rohl, Kochleiî reprennent ensuite la parole successivement pour développer quelques commentaires des idées qu'ils ont précédemment exprimées.
- Le Congrès passe ensuite au vote des résor lutions devant clore la discussion ; après diverses observations les résolutions suivantes ont été adoptées :
- iJ Des différents dispositifs protecteurs actuellement employés sur les tramways allemands, aucun n’a encore donné de résultats supérieurs à ceux que donne mi chasse-corps fixe placé en avant des roues.
- lin bon fonctionnement du cbasse-eorps ne slobtient qu’à la condition de le placer au plus il y ou 8 cm du pavage, et que si la voiture est munie d’un lrein fonctionnant parlàite-
- 2° Tl est. recommandable d’installer des planches de revêtement sur les côtés des voilures, entre les roues, ainsi que de munir les voitures d’attelage de chasse-corps semblables à ceux des voitures automotrices.
- 8° Relativement à l’installation sur l’avant.des voilures de barres et de filets destinés à retenir les personnes en danger, et relativement aux ireillis protecteurs disposés entre les automotrices et les voitures d’attelage, l’expérience déjà acquise ne permet pas" de formuler, une opinion définitive. .
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- SÉANCE DE PAQUES
- Vendredi J avril 1902.
- M. Weiss expose les idées de M. Bose sur certaines propriétés électriques des métaux.
- M. Bose, savant hindou, professeur au Presi-dcncy College de Calcutta s’e.st fait connaître, il y a déjà plusieurs .années, p.ar l’invention d’un
- eohéreur, constitué par de petites hélices de fil métallique dont on règle Je. contact au moyen dune vis. Cet appareil lui a servi, concurremment avec un excitateur qui donnait naissance à de très petites longueurs d’onde, à exécuter une série d’expériences mettant en évidence le parallélisme des ondes électromagnétiques et des ondes optiques ; ces expériences ont été connues eu France en particulier par la répétition qu’en a faite M. Cornu devant la Société de Physique.
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- Des expériences plus récentes sur les radio-conducteurs ont amené M. Bose à considérer les phénomènes dont ils sont le siège comme nu phénomène moléculaire absolument général, dépendant d’une modification allotropique, qui s'exprime par la loi périodique des éléments et se présente pour tons les éléments. La loi embrasse même les isolants, cpii deviennent conducteurs dans une certaine modification.
- En même temps qu’il était frappé de la généralité de l’effet, M, Bose remarquait la variété des causes qui le produisent : force électromotrice, lumière visible, actions mécaniques. Il lut conduit u remplacer l’action des ondes électromagnétiques par une déformation mécanique et à la révéler par une force électroinotrice entre une solution saline et un métal; Tcfl’ct est superficiel et l’observation des phénomènes repose sur un phénomène superficiel.
- Mais cette étude n’estqu’une petite partie du sujet qu’embrasse M. Bose; il s’est aperçu, eu effet, que les courbes représentatives de la force électromolrice sont identiques à celles qu’obtiennent les physiologistes dans l’élude des muscles, soumis à des actions, soit électriques, soit mécaniques et engendrant des réactions des deux espèces. Il y a donc une relation entre, les propriétés de la matière inanimée et celles de la matière vivante.
- Le procédé d’observation est toujours le même : on excite un muscle et on enregistre la contraction ou la différence de potentiel entre les deux extrémités; les deux tracés coïncident toujours quand on opère sur un même muscle; pour M. Bose, on a bien affaire à doux manifestations d'un même phénomène. Plusieurs projections montrent cette identité de courbes.
- Les phénomènes électriques ont, sur les phénomènes mécaniques, l’avantage de permelfre de traiter un nerf comine un muscle ; tous les tissus animaux sont excitables par l'électricité. Waller dans son traité sur le cerveau, écrit : Le signe électrique de la vie : « Un muscle isolé donne signe de vie en se contractant quand on l’excite... Un nerf ordinaire, relié normalement a ses organes terminaux, donne signe de vie par l’intermédiaire d’un muscle, qui est mis en mouvement par voie directe ou réflexe quand on excite le terme nerveux. Mais ce nerf, séparé de ses limites naturelles, isolé du reste de l’organisme, ne donne pas signe de vie, quand on
- l’excite, par des modifications qui prennent, soit la forme chimique, soit la forme thermique; ce n’est que par une modification électrique que nous pouvons reconnaître s’il est, ou non, vivant... Le signe le plus général et le plus délicat de la vie est donc l’excitabilité électrique. »
- Tl ne faudrait pas comprendre que tout ce qui est vivant réagit cl que ce qui est mort 11e réagit pas. Au contraire, toule matière peut, d’après M. Bose, exister sous deux états : l’état sensible et l’état insensible ; dans la matière vivante, c’est loujou ts l’état sensible que la matière choisit pour faire l’objet vivant; il repasse à l'état-insensible par la mort. Dans la nature inorganique, les deux états existent également, mais c'est le savant qui règle Tétai sensible ou l’état insensible.
- Dans leurs expériences, les physiologistes réunissent les deux extrémités d'un muscle par un galvanomètre; si Texcilalion est centrale et la disposition symétrique, l’elfct est nul; pour.' obtenir quelque chose on doit détruire la vie d’un coté; les phénomènes sont alors compliqués par celte dissymétrie préexistante, qui détermine son courant en l’absence de toute excitation. M. Bose exécute une expérience sur une racine de carotte, bouillie à Tune de ses extrémités ; il procède, comme dans tous les cas qui suivront, par torsion et détorsion de la partie vivante, de façon à revenir à l’état initial.
- Pour éviter la difficulté précédente, M. Bose a créé la méthode du bloc, la fibre est saisie en son milieu par un petit étau ; on produit une torsion sur Toxlrémité que Ton veut pour compenser la dissyméLrie accidentelle; on peut ensuite traiter une extrémité par Teau houillanle et montrer la mort de la substance. Cette expérience faiL rentrer les plantes dans la même catégorie que les êtres vivants.
- Pour opérer sur la matière inorganique, M. Bose prend un fil d’étain de 1 mm de diamètre, dont les deux extrémités sont reliées à un galvanomètre par l’intermédiaire de mèches de coton humides et d’électrodes impolarisables; le circuit contient en outre une résistance on charbon, de plusieurs mégohms; M. Bose montre la force électromotricc que produit une torsion à droite ou il gauche.
- Le but principal des recherches est l’élude générale du parallélisme des phénomèmes que présente la matière vivante et la matière inor-
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- panique; il n’y a pas un détail de la façon d’être des muscles que l’on ne retrouve sur le fil métallique. La méthode du bloc peut évidemment servir pour les métaux : M. Bose la modilie progressivement, jusqu’à arriver au dispositif suivant, qu'il considère comme identique dans son essence à celui qui précède. Deux morceaux du même fil sont saisis séparément, à leur extrémité inférieure, au moyeu de vis d’ébonite en forme de L, Les fils sont fixés, à leur extrémité supérieure, à deux électrodes, reliées au galvanomètre et maintenues à une tension modérée par des ressorts. Une manette, qui permet d'imprimer un torsion au fil, peut se glisser sur l’une ou l’autre électrode. L’amplitude de la torsion est mesurée au moyen d’un cercle gradué. Les fils sont plongés, sur une partie de leur longueur dans un électrolyte.
- Quand on excite un nerf il ne se fatigue pas, on peut recommencer immédiatement l'expérience et on obtient la même déviation ; M. Bosc exécute la même expérience sur une racine de carotte, puis sur’un fil d’étain; une série de torsions successives donne naissance à des élongations de même amplitude.
- Par contre, un muscle plusieurs fois excité se fatigue ; l'amplitude de ses mouvements décroît ; M. Bose montre le même fait avec une fibre de céleri, puis, sur un fil de platine.
- Il peut arriver aussi que les premières excitations rcveillout les tissus musculaires ; c’est l’hyperexcitabilité par excitation, que présentent les muscles du cœur et qui donne lieu à un graphique en escalier ; M. Bose projette des courbes identiques obtenues avec un muscle et
- Des excitations très rapides produisent une déformation qui tend vers une limite, par suite de la naissance d’une réaction élastique, c'est ce qui se passe dans un galvanomètre balistique soumis à des impulsions très rapides ; c'est aussi ce que les physiologistes appellent le tétanos ; M, Bose nous montre aussi le tétanos de l’étain.
- Notons l’emploi d'un enregistreur des plus simples ; l’écran de papier s’em'oule surun rouleau horizontal et on suit le spot du galvanomètre au moyen d’un petit chariot; une petite pointe vient toucher le papier sur le spot et un pinceau trace la courbe. On enregistre ainsi devant la Société l’excitabilité d’un fil de platine, ressemblant à une matière organisée.
- Un nerf, plongé dans une dissolution de Na et pendant assez longtemps, présenLe des réactions inverses de celles d’un nerf frais ; un grand nombre d’excitations successives le ramènent progressivement à son état normal ; il en est de même pour l'étain.
- L’oxeitation par la variation de température présente le même parallélisme. Enfin les réactifs chimiques qui exercent des actions si énergiques sur la matière organisée, ne laissent pus les métaux insensibles. Si l’on ajoute quelques gouttes de carbonate de sodium à l’eau qui baigne les deux fils d’étain, on augmente de moitié environ la force électromotrice duc à la torsion d’un des fils. Si on ajoute un pour cent de K OH, on voit l’excitabilité disparaître et toutes les tentatives qui suivent ne donnent, aucun résultat. M. Bose voit dans ce phénomène la mort de l’étain et rapproche le graphique qu’il obtient de celui qu’a publié Waller pour un nerf également traité par la potasse, en quelques réponses aux excitations suivies de l’insensibilité. Mais un antidote approprié peut rendre de nouveau la vie à l’étain.
- Un poison peut, à faible dose, être un médicament utile ou un stimulant énergique ; c’est ce qui arrive pour la potasse à 0,2 p. 100 ; sa présence double la force clectromotrice produite
- J’emprunte à une conférence faite par M. Bose devant la Royal Institution, la péroraison suivante, qui diffère peu des textes mêmes dont
- « Je viens de vous montrer les courbes, enregistrées automatiquement, de Thistoire des actions extérieures et des déformations dans le vivant et le non-vivant. Quelle similitude de tracés ! Similitude telle que vous ne pouvez les distinguer les uns des autres quand ils sont séparés. Nous avons observé les ondes de réac-
- l’autre. Nous avons vu la réaction mourant de fatigue, s’exaltaulpar les stimulants, tuée par les poisons, dans le vivant comme dans le non vivant.
- n Au milieu de tous ces phénomènes, comment tirer une ligne de démarcation et dire : ici finit le processus physique ; là commence le processus physiologiquePUne pareille barrière 11’existepas.
- » Les deux séries de courbes ne nous parlent-elles pas d’une propriété commune et persistante de la malière ? Ne nous montrent-elles
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- pas que les processus d’excitabilité observés dans la vie. sont déjà soupçonnés dans cc qui n’est pas la vie ? — que le physiologique n’est, après tout, qu’une expression de physique ? — qu'il n’y a pas do rupture brusque, mais une jnarehe de loi uniforme et continue?
- « S’il en est ainsi, retournons donc avec un nouveau courage à l'investigation des mystères qui nous ont si souvent défiés. Chaque pas qu'a fait la science a consisté à faire rentrer dans une nouvelle et harmonieuse simplicité ce qui paraissait contradictoire et capricieux. Les progrès ont toujours été vers une conception plus claire de l'unité cachée sous la diversité apparente.
- » C’est (levant le récent témoignage de ces courbes tracées automatiquement, c’cst. quand j’ai perçu en elles une phase d’une unité profonde qui porte tontes choses en elle : le mouvement qui palpite en ondes lumineuses, la vie agitée sur notre planète etlessoleilsradieuxquibrillent au-dessus de nous, c’est alors que j’ai compris, pour la première fois, un peu du sens de celte parole prononcée parûmes ancêtres, sur les bords du Gange, il y a trente siècles :
- » A ceux qui savent ne voir qu’une chose dans toute la multiplicité changeante de notre univers, à ceux-là seuls appartient l'éternelle. Vérité ! ». C. R.
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Recherches sur les forces électromotrices, parM.BerthelOt. Comptes rendus, l. C XXXI V.p. 793 808.
- On sait que l’énergie électrique mise en jeu dans le fonctionnement d’un élément de pile n’est pas exeactement égale à l’énergie chimique dégagée par les phénomènes chimiques dont l’élément est le siège et que la force élec-Iromotrice de l’élément est donnée par la for-niule,Ei=Q-J-f-~- dans l’hypothèse de la réversibilité des réactions.
- L’auteur fait observer que la chaleur chimique devrait être déterminée en prenant les corps composants et les corps composés sous le même état physique, par exemple l’état solide ou l’état gazeux sous volume constant; on aurait alors la chaleur chimique véritable, tandis que l’expé-«ence ne donne généralement que la chaleur chimique apparente, par suite de changements d états des corps. Or, dans les éléments vol-
- taïques, le fait que les corps décomposés ou combinés par le courant sont les uns solubles (sul-late de zinc, de cuivre), les autres insolubles dans l'eau (zinc, cuivre) vient compliquer les phénomènes, la chaleur de dissolution entrant alors en jeu pour certains des corps et non pour d’autres. C’est là une des causes des différences tantôt positives, tantôt négatives que l'on constate entre l'énergie voltaïque donnée par une pile et l’énergie chimique apparente des réactions qui ont lieu dans la pile. Bien d’autres causes, mal connues encore, influent d’ailleurs sur la valeur de cette différence.
- Dans le but d’obtenir des données capables d’élucider la question, M. Bertbclot a mesuré, par la méthode d’opposition avec le dispositif de M. Bouty, la force éîeclrnmotrice de nombreux éléments constitués par deux électrolytes séparés par une cloison poreuse et dans lesquels plongeaient deux électrodes de platine ; d’autre part, il a mesuré les chaleurs chimiques apparentes résultant des réactions entre électrolytes. Dans une série d'éléments, les électrolytes étaient, d'une part, une solution de soude, d'autre part, un acide étendu d’eau ; dans une autre, les électrolytes étaient un acide et un sel de sodium d'un autre acide ; dans une troisième, on prenait un acide et le sel de sodium de ce même acide une quatrième série d’éléments étaient formés avec de la soude et un sel quelconque de sodium ; enfin les éléments de la dernière série étaient formés par deux dissolutions étendues d’un même sel. Nous renvoyons au mémoire original pour les valeurs numériques obtenues et les quelques déductions qui en sont tirées ; disons seulement que l’énergie voltaïque de ces éléments est généralement très différente de l’énergie chimique ; dans quelques cas même, l’énergie chimique apparente est négative (c’est-à-dire les réactions endothermiques) alors que l’énergie voltaïque est positive.
- Quelques remarques sur la théorie de l’arc chantant, par P, Janet. Comptes rendus, l. CXXXIY, p. 821-82L
- Par un calcul simple (‘), l’auteur démontre que . la dérivée de la différence de potentiel VA—V„ aux bornes de l’arc par rapport à l’intensité i'
- , Soient E la foi-ce électromotrice constante de la batterie d’accumulateurs qui fournit le courant principal,' R. la résistance du rhéostat (supposée sans self-induction)
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- XXXI. — No ig.
- clrt courant qui le traverse doit être négative, résultat déjà signalé par Duddell. Dans le cas où la résistance r du circuit en dérivation sur l’arc estipetite par rapport à la résistance R du circuit principal, cette dérivée est sensiblement égale à — r, c’est-à-dire que pour que les oscillations se produisent, il faut que le régime de l’arc soit tel que la valeur absolue de sa résistance apparente (négative) soit égale à la résistance du circuit dérivé. Duddell avait donné, au
- lieu de l’égalité précédente, la condition que la valeur absolue de la dérivée soit égale ou plus grande que r.
- Comme l’arc chantant de Duddell fournit un moyeu remarquable d’obtenir, au moyen d’une force électromotrice coutinuc, un courant alternatif, il est intéressant d'étudier la valeur des courants et la répartition des énergies dans les différentes parties des circuits. Les résultats du calcul sont résumés dans le tableau suivant ;
- instantanées. eflicncM. jnoypjjjjos.
- Courant dans le circuit principal . Ir.-f-l^sinw l vAh1! '»
- Courant dans le circuit dérivé . . RL WZ »
- Courant dans l’arc I„-j- rc ~ï~? lff sino>< v/ü+ü »
- Différence de potenliel aux bornes
- E — RTC — RI0 sin tu l V <r—RI-)'+ ~r «
- Puissance fournie par la pile . . . E(Ir+I„si.i<u,) El,.
- Puissance Joule dans le circuit pria- E(l,+].*»0‘ j,
- Puissance Joule dans le circuit dé- RM* sin*mt () R2 bi
- Puissance fournie à la bobine de self-induction R2 ijjL w sin 2 (ot O
- Puissance fournie au condensa- _(E_RII + S^ \ RI . COS td t\ Sin Cd t 0
- Puissance dans l’arc (E — RI,, — Rio sin ml) (l. + îiil.sinu.ô (U — RE) !.. - R(R + r)IÎ
- Les valeurs 1 et T0 peuvent s’obtenir facilement par l’expérience.
- iulei-calé sur ce circuit, r la résistance du circuit dérivé, L et C la self-induction et la capacité intercalées dans ce circuit; on sait que le couraul. alternatif obtenu daus ce circuit dérivé a une pulsation » déterminée par la condition de résonance.
- W V/CL
- Cela posé, soient I le courant instantané dans le circuit principal, i dans le circuit dérivé, i' dans le circuit de l’arc. Le courant principal 1 est évidemment la superposition d’uu courant continu et d’un courant alter-
- La différence de potentiel aux bornes de l’arc Va—Vacst al0FS VA — Vs= E — RIC — RI# sin te t, •
- Variations du spectre des étincelles, par B. Eginitis. Comptes rendus, t. CXXX1V, p. 824-825.
- Lorsque les pôles des étincelles contiennent des métaux différents, les variations de la self-induction du circuiL modifient profondément la
- et les courants i et i' sont données par les formules
- » De là on tire
- <2(Va—Yk)= — Rïur.>cosn>< dt, di'zz. —t-Ll^tocoscoÉdf,
- à (Va —Vs) __ Rr di' R-j-r
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- 3 Mai 1902.
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- composition de la lumière des étincelles. L’auteur a constaté, eu particulier, que Lorsqu'on fait jailliv des étincellesentredenx électrodeslormées toutes d'eux d’un til d'aluminium et d'une gaine Je sodium, puis qu’on fait varier la self induction du circuit de décharge, les raies de l'aluminium diminuent d'intensité et finissent par disparaître. Cette disparition du spectre d’un des métaux s’observe également avec, des électrodes de platine, de fer. d’étain, etc., entourées d'une gaine de sodium. Avec d’autres électrodes la disparition peutn’étrc pas complète, mais la diminution d’intensité des raies se manifeste toujours.
- L’auteur signale encore quelques autres particularités du phénomène II a remarqué qu'il ti'ctait pas toujours indispensable que chaque électrode fût formée de deux métaux : aussi en taisant jaillir les étincelles entre du mercure et un fil de platine ou d’aluminium, il a pu éliminer les raies de ces derniers métaux.
- Il semble résulter de ces observations que les métaux dont les spectres s’éliminent ou diminuent d’intensité sont ceux qui sont difficilement volatils.
- Diffusion rétrograde des électrolytes, par J. Thovert. Comptes rendus, t. CA.XXTV, p. 826-827.
- L’auteur cite des expériences qui l’ont conduit à cette conclusion : Si l’on l'ait diffuser une solation d’un acide additionné d’un autre électrolyte, vis-à-vis d’une solution de cet électrolyte additionnel, on constate que ce dernier corps, réparti primitivement d’une façon uniforme dans tout le liquide, se concentre en certains points pendant les premiers temps de l’expérience.
- Ce résultat s’explique fort bien dans la théorie électrolytique de la diffusion. D’après Nornst, la variation de pression osmotique entre les couches liquides inégalement concentrées est fa cause de la tendance à l’équilibre. Si la substance dissoute est un électrolyte supposé dissocié cn 10ns, la seule action osmotique causerait un passage inégal des ions, dont les frottements sont en général différents, lien résulte une séparation de charges électriques et une force élec-h’ique compensatrice qui maintient la neutralité cle la solution.
- Si, en outre du corps diffusant, 11C1, par temple, il existe dans le milieu un autre électrolyte;, supposons NaCl, réparti uniformé-meilt> il n'y a rjen de changé à l’action osmo-llque, mais la force électrique trouvant appli-
- cation sur les ions de l'électrolyte additionnel sera moins grande pour obtenir la compensation do neutralité que si II Cl se trouvait dans l’eau pure. Il en résulte une augmentation de vitesse dans la diffusion des ions II — fait déjà expérimenté par Arrhénius — et une rétrogradation des ions Na démontrée par les expériences de l’auteur.
- Sur la réaction magnétique de l’induit des dynamos, par Vasilesco-Karpen, Comptes rendus, l. CXXXIV, p. 827-830.
- « Une dynamo, dit l'auteur, doit nous apparaître, au point de vue magnétique, comme un ensemble de circuits ou, plus exactement, comme un milieu magnétique, soumis à l’action d’un certain nombre de forces magnctoinotriccs constituées par les spires tant inductrices qu’iti-
- » C’est à cet ensemble qu’il faut appliquer le calcul pour trouver les flux utiles et par conséquent la force électromotrice de la machine, soit à vide, soit en charge. Le calcul rigoureux de ces flux n’est pas abordable, mais sans rien changer à la façon d’envisager la question, nous ierons les simplifications d'usage l’explication, qualitative du moins, du phénomène n’en souffrira pas.
- » Considérons une machine bipolaire (fig. t) ;
- je composerai les ampères-tours inducteurs et les ampères-tours longitudinaux, évidemment démagnétisants, en une seule force magnétomotrice t. La figure r représente, avec leurs sens, les lignes de force moyennes des flux produits par cette force magnétomotrice s.
- » Je compose de même les ampères-tours transversaux de l’induit en une seule force magnétomotrice t', dirigée suivant AIL Cette force magné-tomotrice superpose aux flux dus à e de nouveaux flux a, jà, A, dont la figure 2 donne les lignes
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- de force moyennes avec leurs sens ; ces lignes de force sont supposées avoir le môme parcours que celles dues à s.
- » Soient a, b, r, R les réluet.nces des tronçons parcourus par les nouveaux flux ; les lois de KirchhofF donnent
- (1) 4— ---------------a~h .__________— j'
- W ' (K + a)(r+/o + (R + ô:+l>-f a)
- » Dans la théorie classique, au lieu de considérer l’ensemble du réseau représenté par la ligure on considérait seulement la portion ÀBCD, ce qui revient à supposer a = b. C'est la raison pour laquelle la théorie classique s’est trouvée en contradiction avec les faits.
- » Dans la formule (t) <2, b, r, R sont, en effet, les réluctances comptées à partir de l'état magnétique dû à e ; et. si l’on considère l’allure des courbes du magnétisme, on voit que ces réductances sont plus grandes dans le sens des , flux préexistants que dans le sens contraire ; on aura donc presque toujours a > b.
- v Les ampères-tours transversaux sont doue démagnétisants et leur influence partant de zéro sera maximum aux environs du coude de la courbe du magnétisme des parties CÂ, CB, DA, DB ('}.
- » J’ai supposé, dans la démonstration précédente, que les lignes de force moyennes ont le même parcours qu’avant l’introduction de la force magnétomotrice transversale, eL l’on a pu se demander si rallongement des lignes de force augmentant la réluctance ne diminuerait pas le flux utile. Pour examiner cette question, plaçons-nous dans le cas où r — R, e- — P. Par raison de symétrie, les deux flux <1> et <I>' traversant 5 et *' seront égaux, et, suivant un principe (pie j ai énoncé dans une Noie précédente (*), ces (lux, calculés avec une distribution approximative des lignes de force, sont moindres que les flux réels. En d’autres mots, nous obteuons par le calcul indiqué une limite supérieure delà réaction d induit.
- (1) « Dans certaines machines où le coude de la courbe du magnétisme est très prononcé, 1 iitllucnce
- être très voisiue de celle des ampères-tours longitudinaux; il n’est, donc pas ctonnant ([uo la réaction d’induit ail été trouvée quelquefois indépendante de l’angle de calage. On a \érihé aussi quelquefois que la réaction d’induit augmentait avec 1 excitation (Strornberg/. Oc ras paradoxal s’explique par l'existence d’uu maximum dans la valeur de fy.
- P) Écl. Èlect., t. XXX, p. i5i, aô janvier 1902.
- L’allongement des lignes de force est compensé, et au-delà, par la cause qui le fait naître, c’est-à-dire par la force magnétomotrice transversale.
- » Influence des fuites. — Les fuites magnétiques peuvent être représentées par une dérivation CFD de réluctance-p (fig. 1). L'influence de cette dérivation est double .- elle diminue le flux utile dû à 5 et augmente le flux démagnétisant vL, car, dans l’équation (1), il faut remplacer R par la quantité moindre - (J)-
- Remarques sur le fonctionnement des cohé-reurs et des auto-dècohèreurs, par O. Rochefort, Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 8do-8dr.
- Il est généralement admis que dans les cohé-reurs à décohésion spontanée, les contacts sont plus imparfaits encore que dans les cohéreurs qui ont besoin d’un choc pour décohérer. M. ü. Rochefort signale plusieurs faits d’expérience en contradiction avec cette manière de voir. Ainsi, si l’on a un cohéreur dont les électrodes peuvent être rapprochées ou éloignées, le cohérent' devient auto-décohérent pour une certaine valeur de la pression, de la limaille, puis, si on augmente cette première, il ne peut plus être' décohéré que par un choc :
- D’une manière générale, tous les cohéreurs à décohésion spontanée peuvent être ramenés à l'état de cohéreurs ordinaires en diminuant la pression des contacts imparfaits. Les expériences entreprises ne permettent pas encore de généraliser la réciproque (Q.
- y) Des expériences, faites an laboratoire des recherches plivsiques de La Sorbouue sur une vieille machine-série Gramme (type d’atelier) ont montré l'influence démagnétisante des ampères-tours transversaux et ) existence d’un maximum de cet efloL pour mie certaine valeur do l’excitation.
- (2) Un autre fait, important au point de vue pratique, observé par l'autour, est le suivant ; <: eu modifiant m* peu la construction de tubes à électrodes et à limaille de fer doux dérivés du tube Tissot, un tel tube, cohéré par un premier train d’ondes, voit tomber sa résistance initiale précisément dans les limites voulues pour passer à
- l’état d’auto-cohércur de très grande sensibilité. Ou peut
- dès lors, avec le même appareil, recevoir au Morse et au son, suivant qu’on l'emploie comme cohéreur ordinaire ou comme aulodérohércur. Do plus, cette façon d’obtenir la pression voulue est à la fois plus facile, ph'* constante et plus sûre que '.tous les moyens mécaniques, d'un maniement trop délicat.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXXI.
- Samedi 10 Mai
- 9* Année. — N«
- Électriques — Mécaniques —Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut, — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — 3. BL0ND1N, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- OSCILLATIONS PROPRES DES RESEAUX
- M.Boy de la Tour a publié récemment dans VIndustrie Électrique (n08 242 et 243) un article intéressant intitulé : Elude théorique de quelques oscillations de 'potentiel extrêmement élevé pouvant naître dans les canalisations à haute tension. Nous serions heureux si les présentes observations pouvaient inciter l’auteur à préciser ses explications. Il rappelle clans ce travail, une étude de M. C.-P. Steinmetz présentée au Congrès des électriciens de Buiïalo. M. Steinmetz aurait expérimenté divers types d'interrupteurs sur une ligne artificielle, composée de bobines de self et de 800 m de câble fortement isolé. La mesure de la tension instantanée s’effectuait en déterminant la longueur de l’étincelle entre deux pointes branchées sur le système. La différence de potentiel obtenue parla manœuvre de l’interrupteur a pu dans certains cas engendrer un arc de un mètre de long. Ce sont probablement les oscillations électriques, que sir William Thomson (depuis lord Kelvin), a étudiées dans la décharge du condensateur, qui sont la cause du phénomène. M. Boy de la Tour reprend le problème, mais ici, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu’il eût été désirable que l’auteur eût complété ses explications par une ligure, indiquant schématiquement la composition du circuit considéré par lui. Et, en effet, il dit tout d’abord :
- « Sup posons que la capacité de la ligne soit représentée par un condensateur shunté sur le milieu du transport, d’énergie, », ce qui donne à croire que le circuit serait constitué comme le représente la ligure 1. 11 y aurait alors trois branches, celle de l’alternateur fforce électromotrice = e, intensité ï), celle du condensateur (capacité C), celle duprimaire du transformateur (intensité ï, résistance R, self/). La résistance totale de la ligne est 2/’ -T R. L’équation différentielle du phénomène serait donc :
- ~r. + •
- ;+R
- 4* r (r + R)
- »• -f R dt-
- C (a?
- -R) ‘
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- Or, l’équation posée par M. Boy de la Tour est, notations;
- contraire, sauf la différence des
- qui correspond au cas du condensateur embroché (et non en dérivation), c’est-à-dire à la figure 2. Plaçons-nous donc dans cette hypothèse. M. Boy de la Tour examine la différence de potentiel entre les bornes du condensateur, et cela principalement dans lo cas où l'on rompt un court-circuit qui se serait produit entre les bornes. Il montre que dans ces conditions la différence de potentiel alternative peut être très élevée. Le court-circuit dont il s’agirait alors ne serait donc pas, comme on serait tenté de le croire a prioW, un arc entre le fil d’aller et le fil de retour de la ligne d’énergie. Le cas serait différent. Reportons-nous à la figure 3. Le câble étant rompu en A, par exemple, par la manœuvre de l’interrupteur, le brin x forme avec l’armature 3 un condensateur ; de même, l’armature 3 et le brin a forment un autre condensateur. Les deux condensateurs sont alors [en série ; ils équivalent à une seule capacité, qui était tout d’abord en court-circuit et qui est venue s’intercaler sur la ligne, — la couper — par le jeu de l’interrupteur. C’est un cas que M. Chevrier étudie, dans l’état de régime, il est vrai, à propos des câbles concentriques, dans son livre sur la Pratique des courants alternatifs f). Comme M. Boy de la Tourtermine son article, en donnant des exemples numériques, il serait intéressant de savoir si les chiffres donnés par lui visent bien ce cas, ou non. La capacité en cause ne serait pas la capacité relative du fil d'aller par rapport au fil de retour, mais la capacité par rapport à la terre. L’éventualité envisagée par l’auteur ne nous a pas paru ressortir clairement de son exposé, ce qui empêche toute espèce de vérification.
- Quoi qu’il en soit, il n’est pas douteux que des oscillations u très haut voltage peuvent dans certains cas se développer sans qu’il y ait lieu d’en chercher l’origine dans des phénomènes de résonance avec les harmoniques de la force éloctromotrice des alternateurs, ou des moteurs. La cause de ces oscillations serait dans la constitution même du réseau. Je dirai dès maintenant que ces oscillations « propres » ne peuvent provenir que de l’échange entre l’énergie magnétique des bobines (énergie éleclroeinétique de Maxwell) et l’énergie électrique des capacités formées parles câbles ou les condensateurs. C’est ce que je vais me proposer de démontrer. II en résultera, par exemple, pour un câble sous-marin, dont la self est négligeable devant la capacité, que si l’on met une de ses extrémités en communication avec une pile, l’autre étant à la terre soit directement, soit par l’intermédiaire d’un condensateur embroché, le courant pendant la période variable sera exprimable par une somme d’exponeutielles. Au contraire, dans le même cas, sur une ligne aérienne, où la self n’est pas négligeable, il pourra se produire des oscillations amorties. On pourra en déduire aussi que les effets d’induction des fils de trôlet sur les fils téléphoniques ne doivent venir que des moteurs, et ne dépendent pas des oscillations propres.
- €
- C. Naud éditeurs, p. a/jG.
- P) G. Chevrier. Praline indi
- rielle d<
- tifs. G.
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- de la distribution, parce que, dans celle-ci, la capacité est sans doute tout à fait négligeable vis avis des self intercalées.
- Quand un réseau de conducteurs linéaires comprend des self et de l'induction mutuelle dans ses diverses branches, il n’est pas évident a priori que le système abandonné à lui-nièrne ne sera pas le siège d'oscillations amorties. Si, par exemple, il n’y avait qu’une bobine de self, sa présence introduirait dans l’expression des courants pour l’état variable un terme exponentiel; si l’on introduisait des forces électromotrices agissantes de la
- forme Ae“ « , on aurait aussi des termes exponentiels correspondants, mais si l’on a plusieurs self et de l’induction mutuelle, on ne peut en conclure immédiatement l’adjonction pure et simple de nouveaux termes exponentiels, car les diverses forces électromotrices d’induction peuvent réagir les unes sur les autres. On peut se demander, par exemple, si deux bobines d’induction, placées dans un pont de Wheatstonc, l’une dans la branche de pile, l’autre dans la branche (dite galvanométrique) ne feront pas des échanges de leurs énergies pouvant prendre avec un certain amortissement le caractère oscillatoire. Si cela était possible, on aurait un nouveau moyen de produire des oscillations. De mèmè, on pourrait se demander, si, dans les réseaux de distribution d’éclairage électrique, les fils d’égalisation de potentiel reliant plusieurs feeders et qui peuvent, suivant l’état de répartition des charges du réseau, être parcourues par des courants, tantôt dans un sens, tantôt clans l'autre, ne seraient pas, par leur présence seule, la cause de certaines perturbations. Nous allons voir qu’il n’en est rien, ou tout au moins, que l’cxistcnee seule de ces transversales est impuissante à motiver clés oscillations, si le réseau ne possède pas à la fois de l’induction et de la capacité.
- Pour faire cette démonstration, il suffit d’appliquer d’une façon générale les lois bien connues de Kirehholf, en tenant compte de l’induction. Voici comment je suis parvenu à donner aux équations une forme appropriée au but à atteindre.
- Supposons n sommets P, P2 ... Pn ; soient V, Va ... Valeurs potentiels respectifs, et, dans lu branche P* P, soient i,d = — ilk, le courant; EA.{ = — Ett, la force élcctromotvice ; ru~i'tk la résistance ; Lw, ... , les coefficients d’induction ; posons :
- On a, pour la branche PAP, :
- Les équations analogues, jointes aux équations de continuité, relatives aux sommets, sont les équations de l’électricité.
- Ou peut éliminer les potentiels : il suffit d’ajouter membre à membre les équations écrites ci-dessus, après les avoir multipliées respectivement par la variation du courant ans la branche correspondante, et tenant compte des équations de continuité auxquelles ^es variations seront censées devoir satisfaire; on aura par exemple entre les variations des équations comme la suivante :
- Offci d- Si/a + ... + 5ikü - 1 + %ikk + î + • + $4n ~ o.
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- Il vient alors : '
- VEH5i,-Vr,.,4Æu-^u8;1,= „, • O,. = - (,)
- Nous nous servirons de cette équation pour effectuer un changement de variables.
- Les équatious de continuité permettent d'exprimer un certain nombre des intensités en fonction des autres, que nous pren Irons pour variables : appelons-les x.,...xp\ les variations ... , ouy peuvent dès lors être considérées comme indépendantes.
- L'équation (i) se décompose donc en p équations distinctes, de la forme :
- ÔT
- ÔW __ _q j)J_Ap _
- èx 2 ô.r dt °’
- On doit, dans cette équation, supposer que l’on a mis* \Y, J el-^-sous les formes ci-après :
- L’équation (i) donnera alors les /> équations {h — i, 2, ... p) :
- Ce que nous entendons par oscillations propres, ce sont les oscillations qui seraient obtenues en supposant nuiles les forces éleclromotrices [ek — o). La résolution du système d’équations différentielles ci-dessus dépendra d’une équation caractéristique f (à) — o, qui s’obtiendra évidemment en égalant à zéro le déterminant des équations ei-dessus, où le symbole aurait été remplacé par).. Ce déterminant n’est autre que le discriminant de -7- J -J- ).T. Or, il suffirait que l'une des deux formes quadratiques J ou T fût une forme définie positive pour que toutes les racines ). fussent réelles ; mais — J et T sont toutes deux des formes ayant ce caractère, donc toutes les racines en ). sont bien réelles, et de plus, elles sont négatives. On sait, en effet, qu’elles sont égales aux valeurs du
- rapport 3 J , quantité essentiellement négative, —lorsqu’on y a remplacé les variables par les valeurs, pour lesquelles elles satisfont aux conditions de maximum ou de minimum. Par conséquent, les solutions des équations sans second membre sont delà forme t >
- (6 > o) ; il ne saurait donc y avoir d’oscillations propres. On obtiendrait aisément des résultats analogues, si l’on supposait chaque branche coupée par un condensateur, mais que les conducteurs fussent dépourvus de self ou d’induction mutuelle.
- J.-B. Pomky,
- Ingénieur des télégraphes.
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- nouvelles méthodes
- POUK LA MESURE DE LA RÉSISTANCE INTÉRIEURE DES PILES
- Toutes méthodes de mesure de résistances électriques inertes dans lesquelles on cherche à établir une relation entre des résistances par l’observation de l’équilibre d'un galvanomètre ou autre appareil de zéro, se transforment en méthodes de faux zéro lorsque les résistances «à mesurer sont, comme les piles, le siège de forces électromotrices constantes. La source d’électricité que l'on emploie dans les mesures de résistances ordinaires devient en général inutile : la pile étudiée fournit elle-même au système de conducteurs les courants nécessaires.
- Partant de ce principe, qui a déjà été mis en pratique dans quelques méthodes, notamment colle de Mance, avec le pont de Wheatslone pour l'étude des piles de résistance movcuue, nous avons appliqué aux piles de grande.conductibilité, et en particulier aux accumulateurs, les méthodes employées pour la mesure des résistances faibles (pont double de lord Kelvin, pont différentiel de Ilockin et Matthieussen, méthode élcetrométrique, méthode du galvanomètre différentiel, etc.}.
- Pour ne pas allonger par trop cet exposé, nous étudierons seulement le dispositif du pont double et celui du pont de Wheatstono différentiel, qui nous ont donné les meillcnr's résultats ; les modifications a apporter aux méthodes passées sous silence sont d’ailleurs analogues à celles que nous allons indiquer et du reste faciles à imaginer.
- i) Emploi da pont double de Lord Kelvin pour la mesure de la résistance intérieure d'une
- La méthode consiste à placer la pile dans le pont double à la place de la résistance à mesurer ordinaire X, et à former le circuit extérieur d’un rhéostat R,-, réglable. De celle façon, l’interrup-
- teur i étant ouvert et 2 fermé (voir fig. i et a}, la pile débite un certain courant dans le galvanomètre mis en série aven une résistance p et convenablement shunté par une résistance 8 inductive autant que possible, et l'on observe une déviation permanente.
- Après avoir choisi les résistances m, n. o et p telles que :
- m — P t
- °n règle la résistance R;, de façon que la déviation du galvanomètre ne varie pas quand on ferme l’interrupteur i.
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- Pour trouver la relation qui existe alors entre X et RA, il faudrait exprimer que, lorsque la résistance du circuit extérieur passe brusquement de 1 inlini à la valeur Rft, le courant du galvano-Si'„
- métré ne varie pas, ou que -p- = o.
- Cela conduirait à des calculs longs et compliqués. On peut arriver plus facilement au résultat en exprimant que la variation de la différence de potentiel o (V0 — \T/0) aux bornes du galvanomètre est nulle.
- Soient q, it, i'2, I4 et I2 les courants qui passent dans les six branches du pont quand l’interrupteur i est ouvert, et
- it + oiv t’j-f-St',, ii + oj2, i's + 6i'2, et L + oL.
- quand l’interrupteur i est fermé. Puisque oig = o, on a :
- Iîj ~ St'j ; oi2 = Si’j ; St, = oIa
- Cela posé, en appelant Ô(V„ — \r/0), 2 (Vj — V0), etc., les variations des différences de potentiel entre les sommets quand on ferme l’interrupteur i, on a :
- d’où l’on déduit
- D’autre part
- de même
- d’où l’on tire :
- 3L =
- 8(V, —Y2) X
- S(Vs —Y*)
- R ’
- R __ a çvs — vA)
- X — S(Vt — Vj) •
- ;ii = = B(V0 —V^)
- Si - 5 (V2 — V'o) _ 5 (Y'0 — Y:i) , 2 P 0
- o (Yf — Yu? j, _ 8(Yfl-V4) o S^*-V'0) '«” S(V'0-V3) n •
- (*)
- Si la relation — = — est réalisée, on aura :
- 5 (V, — V01 _ § (Vp— VQ
- 8(V,-V'0) - 8(V'0-V#)
- et en retranchant les dénominateurs des numérateurs
- SjVi—va) _ a (y.,—yj
- - 3 (V'0 — Ys) ’
- puisque o (V0 — Yf0)=o; on en déduit :
- ^(Vt-Vj) _ ^Vi-Vq) . P - "» . S(V3-V4) 8iV'0-V3) o
- et en comparant les égalités i et 2, on a :
- R o n
- 1
- t
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- >3
- v Dans les cas où les rapports — et ^-ne seraient pas exactement .égaux, on démontrerait faci-lemfcot, comme dans le pont double ordinaire, que lorsqu’on établit l’équilibre du galvanomètre, on a la relation :
- \ un pont double modèle Carpentier est le suivant: les deux bornes t (au moyen de conducteurs pouvant supporter le courant maxi-x bornes courant.
- HTe 3.
- rhéostat R/t npèremètre.
- Le montage à employ de la pile sont reliées du mum débité par la pile) a et d’auire part aux bornes dêriv nexions étant faites comme l’indir Le galvanomètre est relié à scs bo: et les bornes piles, fermées sur i
- Dans un pont double monte de toutes pièces, on peut prendre pour R une résistance étalonnée fixe et faire varier les rapports ~ et sur des
- boites de résistances. Carpentier pour la mesure de J
- a) Emploi du pont de Wheatslone différentiel. piles.
- — Nous avons eu également l'idée de transformer la méthode de Mance eu une méthode différentielle, de façon a élimin pont de Hockin et Malthicussen, les résistances de connexion qui peuvent av< notable, dans les mesures de résistance intérieure d'accumulateurs par exemple.
- Supposons un pont de "Wheatslone dont deux boites de résistances R, et R2 forment deux des bras ; les autres sont constitués l’un par la pile à étudier, l’autre par une résistance étalonnée R mise en série avec une résistance de même ordre, mais non nécessairement connue. Le galvanomètre est relié d’une part au point commun à Rt et R.,, et d’autre part à l’une des bornes même
- i d’un pont double
- comme dans le une importance
- *’ig- 4
- de la pile (fig. 4 et 5). Le galvanomètre étant convenablement shunté, on relie R2 successivement aux deux bornes de R et l’on règle R3, restant fixe, de manière à obtenir l’équilibre du galvanomètre.
- Nous n’établirons pas ici la relation qui existe alors entre les résistances des quatre bras du pont, relation que l’on démontre à propos de la méthode de Mance et que nous supposerons conflue. Soient R2 et R'2 les valeurs correspondant aux deux équilibres du galvanomètre ; on a :
- R + Rft _ R2
- ~X — U, ^
- et
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- En comparant les équations i et 2, il vient
- R — E2 — R'g X ' R] ’
- d’où
- Il est à remarquer que, dans les deux expériences, le courant débité par la pile reste sensiblement le même, si l'on a soin de prendre les résistances Rj et R2 suffisamment élevées relativement a X, R et Ra. Par suite, la pile sera, dans les deux cas, placée dans les mêmes conditions ; les deux mesures seront comparables.
- Pour ne pas être obligés de réduire énormément la sensibilité du galvanomètre en le shuntant par une résistance trop petite, nous avons employé, il la place de la résistance R/(, une pile identique à celle que nous étudions. Ses pôles étaient orientés de telle sorte qu’elle tendait a produire dans le galvanomètre un courant de sens contraire à celui de la pile étudiée (fig. 5).
- Remarque. — Les méthodes précédentes pourraient également servir à déterminer la résistance d’une pile en service débitant un courant donné. Il suffirait de munir le circuit extérieur d’un rhéostat réglable permettant de faire passer le courant débité par la pile de la valeur considérée à une seconde valeur plus grande ou plus petite, mais différant autant que possible de la précédente. Le réglage des résistances s'effectuerait encore en cherchant à rendre les déviations du galvanomètre indépendantes du courant débité par la pile dans le circuit extérieur.
- Le défaut de toutes ces méthodes, y compris celle de Mance, est que la sensibilité du galvanomètre est considérablement réduite par le shunt sur lequel on est obligé de le mettre en dérivation. Nous avons eu l’idée de porter remède a cct inconvénient de la manière suivante. Le shunt et les résistances que l’on met en série avec le galvanomètre ne servent, au fond, qu’à le préserver des courants trop intenses qui le traverseraient si on le reliait directement aux bornes de son circuit. On peut arriver au même résultat en appliquant dans la branche du galvanomètre une différence de potentiel constante, opposée et sensiblement égale à celle que détermine la pile étudiée aux bornes dé ce circuit.
- Pour réaliser celte différence de potentiel réglable à volonté, nous avons mis en série avec le galvanomètre une résistances faisant partie d’un circuit auxiliaire comprenant un rhéostat rh et un ou deux accumulateurs (fig. 6); le sens de leurs pôles était tel qu'ils tendaient à produire dans la résistance r un courant de môme sens que la pile étudiée. Nous réglions rh jusqu’à ce que la déviation du galvanomètre fut faible ou nulle.
- Les calculs faits au sujet des méthodes précédentes s’appliquent encore, car ils admettent seulement que la différence de potentiel aux bornes du galvanomètre ne varie pas et 11e supposent rien sur la constitution de son circuit.
- Le galvanomètre n’étant plus shuntc, et la résistance de l’ensemble [de r, rh et des accumulateurs pouvant être très réduite, à condition de leur faire débiter un courant intense, les méthodes gagnent beaucoup en sensibilité.
- On pourrait cire tenté de croire cependant que, dans le pont de Wheatstone et le pont double, lorsque 1 équilibre n’est pas exactement réalisé, la force électromotrice introduite clans la branche du galvanomètre teude à réduire les variations du courant produites dans l’appareil de zéro par la pile étudiée lorsqu'on modifie le circuit extérieur, et ne diminue de ce fait la sensibilité de la méthode.
- Un calcul complet dans le cas du pont de Wheatstone donne comme variation du courant du galvanomètre avec la résistance R,, du circuit extérieur
- Jh_ __________________ (ad-bc) 'il;lg{b+d) + dla + b)]-~e’(ad~bc)]__________________
- [Re L# è -f- c d) -f- («-f- b) (c + d)] -j- g {a + e) {b ~\~d) + ac (ft + d) -j- bd (a -j- c)Ja
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- Celte expression montre que lorsque l’on est près de l’équilibre {ad-—bc voisin deo), la force électromotrice e' (voir fig. 7) n’entraîne qu’une modification du courant ig négligeable devant celle que produit, la pile e, et qu’elle ne diminue pas d’une façon appréciable la sensibilité de la méthode.
- Dans le cas du pont double, les calculs seraient plus longs et plus compliques ; on peut prévoir cependant que l’on arriverait au même résultat. Les courants qui traversent chaque conducteur sont en elîet la somme algébrique des courants que produirait chacune des piles e et e' travaillant séparément. Or, les résistances m, «, o et p étant grandes relativement à R et X, le courant i'g produit par e' à travers le galvanomètre serait sensiblement le même si ces deux résistances R et X n’existaient pas, ce qui reviendrait à relier les deux conducteurs e et Re aux mêmes points. On aurait alors un pont de Wlieatstonc ordinaire dans lequel les rapports EL. et — sont toujours égaux ; par suite, le courant i'ÿ est sensiblement indépendant de la valeur de R?, et la présence de c' ne réduit pas la sensibilité de la méthode (iîg. 8).
- Influence de la polarisation. — En appliquant toutes ces méthodes, ce que Ton constate en réalité, ce n’est pas le repos du galvanomètre, car, par suite de la variation du courant fourni par la pile, elle se polarise plus ou moins, ce qui entraîne même dans le voisinage de l’équilibre une variation de la déviation du galvanomètre. Ce phénomène rend assez difficile l'observation de l’équilibre. Pour obtenir des résultats aussi bons que possible, il faut chercher une résistance qui donne une déviation eu sens inverse de celle due à la polarisation et la diminuer progressivement jusqu’à la disparition du crochet que fait le spot à Topposé du zéro. On peut également déterminer la résistance pour laquelle le crochet apparaît.
- En réalité, la résistance pour laquelle le crochet du spot apparaît ou disparaît n’est pas exactement la résistance qui donnerait l’équilibre si la polarisation n’intervenait pas. Tout ce que l’on peut affirmer, c’est que la vitesse initiale communiquée au galvanomètre par suite de la polarisation est sensiblement égale à celle qui serait déterminée par le mauvais réglage du pont.
- ____En général, il est difficile de déterminer Tapproximation avec laquelle on s’approche de la
- résistance vraie. A ce point de vue, les méthodes différentielles nous paraissent supérieures aux autres. Si la détermination des résistances R et R', qui font successivement disparaître le crochet du spot, se lait dans les mêmes conditions de sensibilité, ces deux valeurs sont ou toutes les deux supérieures ou toutes les deux inférieures de la meme quantité à la valeur exacte correspondante; leur différence R — R' qui intervient dans les calculs est exacte aux erreurs d’expérience près.
- Etude delà polarisation d'un accumulateur.— Les mesures de résistance de piles par les méthodes de faux zéro peuvent servir à déterminer la variation de leur force électromotrice lorsqu’on leur fait débiter un courant douné. Lu déviation du galvanomètre est en effet (onction de la force électromotrice de la pile lorsque le circuit extérieur est ouvert. Si l’équilibre du pont est réalisé, cette déviation doit rester constante lorsque l’on fera débiter la source étudiée, à moins toutefois qu elle ne se polarise; dans ce cas, si Ton admet que sa résistance intérieure reste constante, l’ob-
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- servation du déplacement du spot permet d’obtenir la variation de la force électromotrice. Eu réalité, la résistance intérieure des piles varie en général avec la polarisation ; pour éliminer Ein-flueneè de cette variation, qui porte surtout sur la résistance de contact des électrodes avec le liquide, il faudrait étudier des piles dans lesquelles la distance des électrodes soit suffisamment grande pour que la variation totale de résistance soit’rclalive-ment faible. De plus, il faudrait employer un galvanomètre dépourvu d'inertie, dont les indications soient a un instant donné rigoureusement proportionnelles ali courant qui les traverse. Un galvanomètre à moment d’inertie non négligeable donnerait, suivant son amortissement, des courbes différant plus ou moins de la courbe exacte de polarisation, iudiquée sur la figure 9 en trait plein.
- Nous avons appliqué la méthode du pont de Whcatstonc différentiel, avec différence de potentiel compensatrice dans le circuit du galvanomètre, pour détermiuer la courbe de polarisation d'un accumulateur. Nous établissions d’abord l’équi-lu galvanomètre. libre du pont et nous nous assurions après chaque expérience
- que la résistance de l’élément n’avait pas sensiblement varié, ons constaté qu'après un débit de y,5 ampères pendant trois minutes, la résistance avait c environ de 1/10000 ohtn ; cette augmentation ne déréglait pas sensiblement le pont, i les résultats des expériences :
- Fig. 9, - Coi
- lt, == 3 o35 ohms, à 3 ohms près, 111= 1 060 ohms, y
- sur relative plus petite que
- Nous avons employé un galvanomètre Ocprez et d’Arsonval de faible moment d'inertie slumté par 225 ohms, résistance voisine de la résistance critique. Pour nous donner l’échelle des volts correspondant aux dérivations du spot, nous avons mesuré, avant et apres l'expérience, la différence de potentiel aux bornes de l'accumulateur. La connaissance de sa résistance et de 1 intensité nous permettait de déterminer les forces électromotrices correspondantes.
- Le temps nous ayant manqué, nous n’avons pu déterminer qu’un nombre restreint de courbes de polarisation et de dépolarisalion, chacune d’elles étant le résultat de plusieurs séries d’expériences. Elles montrent (voir courbes de la fig. 10) que les variations de force électromotrice de l’accumulateur ne sont nullement négligeables et qu’il faut en tenir compte dans toutes les mesures de résistance dans lesquelles intervient la force électromotrice de l'élément en service (méthode de la perte de charge, de Munro, etc.). Ces méthodes, dans lesquelles on ne peut mesurer la force électromotrice de l'accumulateur qu’avant 011 après l’avoir fait débiter, et dans ce dernier cas aii bout d’un temps relativement long après la cessation du courant, ne peuvent donner que des résultats inexacts. Pour se rendre compte des erreurs que l’on peut commettre, prenons l'accumulateur Dinin que nous avons étudié, dont la résistance intérieure est d’environ o,oo5 ohm. Mesurons-la par la méthode de la perte de charge r — •—y—’ • Faisons-lui débiter un courant, intense, 7,0 ampères par exemple; pour accroître la chute de tension E — e et par suite réduire l’erreur relative sur n entraînée par les erreurs commises dans les lectures de h et de e ; la chute de tension à ses bornes va être de o,oo5 X 7,5 — 0,0370 volt. Admettons que l’on mesure les différences de potentiel au moyen d’un voltmètre dont l’aiguille met au minimum une seconde pour
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- prendre sa position d’équilibre. La courbe de polarisation que nous avons tracée montre que peu-d&pt la première seconde qui suit la rupture du circuit, la force électromotrice remonte d’environ i,5/\oovolt. Lorsqu’on coupera le courant et que l’aiguille du voltmètre se sera fixée, on lira une
- — Courbes de
- élhode du pont do Whei
- élévation de tension de 0,037 mulateur
- = o,o52uvolt, ce qui donne comme résistance de Ta
- résistance différant de la réalité des a/5 de sa valeur.
- Les méthodes que nous avons indiquées,au début de cet exposé permettent certainement une plus grande approximation. Quoique la polarisation en gêne l’application et ne permette pas d'en retirer toute la sensibilité désirable, elles nous paraissent supérieures aux méthodes de la perte de charge, de Mnnro, etc., employées jusqu’à présent, et doivent leur être préférées surtout dans le cas des piles de très faible résistance.
- L. Weber, H. Roberjoï,
- AMPÈREMÈTRES ET VOLTMÈTRES CALORIQUES
- CHAUVIN ET ARNOUX
- MM. Chauvin et Aimoux ont créé une série d’instruments caloriques, rentrant dans la catégorie de leurs appareils dits de contrôle et pouvant, comme la plupart des instruments deanesure construits par ces ingénieurs, être utilisés avec plusieurs sensibilités, par l’emploi de shunts appropriés. Les appareils, étant basés sur la dilatation d’un fil métallique échauffé par le courant qui le traverse, peuvent s’employer indifféremment avec les courants alternatifs et les courants continus; ils ne sont influencés ni par les courants, ni par les champs magnétiques voisins et leurs indications sont indépendantes de la forme et de la fréquence du courant.
- Le fil de dilatation /’(fig. 1) est attaché par l’une de ses extrémités B, à une pièce du bâti, que nous supposerons momentanément fixe ; à l’exLrémité opposée A, il s’enroule sur un petit cylindre E
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- 5>o8
- et se trouve arrêté et fixé au point h de ce petit cylindre. Une lame de ressort LL' est insérée dans ce cylindre et maintenue, d’autre part, entre deux mâchoires fixes CC, de sorte que le seul mouvement possibledu dit cylindre est produit par l'inclinaison de la lame au-dehors des mâchoires. Ce mouvement n’est pas exactement circulaire, mais on peut approximativement considérer le centre de rotation en m, à la sortie des mâchoires. Une contraction du fil f oblige la partie enroulée
- sur le cylindre, â se dérouler, et produit, par suite, une inclinaison du cylindre et de la lame, vers la droite. La lame ressort LL', séparée des mâchoires C par un isolant I), sert à l’arrivée du courant au fil de dilatation.
- Le cylindre E est solidaire d’un long bras ou levier, qui communique l'e mouvement à l’aiguille indicatrice, en amplifiant la déviation.
- Considérons le triangle ABF l'fig. 2), où F représente le point de sortie m de la lame hors des mâchoires, B l’extrémité fixe du fil/de dilatation et A le point contact de ce fil avec le cylindre. On a entre les longueurs f, u, b et l’angle en F, la relation connue :
- f2 1= a2 + tf — îab cos F
- qui différentiée par rapport aux deux seules variables /et F donne fdf = ab sin FdF,
- les inventeurs considérant a et b comme des quantités constantes par construction.
- On tire de là :
- dF’ ___ /
- ~df ~ ab sin F ’
- ce qui montre que la sensibilité sera d’autant plus grande que b sera plus petit, et l’angle F plus voisin de zéro, c’est-à-dire l’angle A plus voisin de 1800.
- Le compensateur de température est réalisé de la façon suivante : plusieurs fils G de môme nature, même longueur et même section que le til de dilatation / sont tendus parallèlement à ce
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- dernier, fixés d’un côté au bâti C de l'appareil, et. de Vautre à Vextrémité d’un fléau J, relié au par une lame ressort. L’autre extrémité du fléau est sollicitée par un fort ressort à boudin S
- i extrémité fix<
- m au fléau J dont le sur le cylindre tenus parallèles, eut petit d’ordre
- lient toujo de longue
- i la tension des fils compensateurs 'fi Le fil de dilatation f est tendu parallèlement à ces fils, cl a une il est isolé électriquement, l’autre extrémité étant, comme on l’a d E (fig. i). De cette façon, les fils compensateurs et le fil de dilata ou, tout au moins, l’angle que peuvent faire les deux directions, supérieur vis-à-vis de la dilatation.
- Si la température modifie la longueur des fils, le ressort les sion uniforme, de sorte que l’index reste au zéro. Seule, la varfi l’influence du courant, peut donc produire le déplacement de l’a
- malgré leur proximité, le fil de dilatation ne rayonne pas sur les fils compensateurs, c; impossible de relever aucun déplacement provenant de ce chef. L’égalisation dans la ten fils C- est constatée par le son que rend chacun des fils lorsqu'on le fait vibrer.
- La rigidité de l’attache des fils et l’absence des frottements en ce point rend le système amplificateur extrêmement précis. Ce dispositif a permis d’obtenir une grande déviation de l’index pour une consommation d’énergie électrique beaucoup plus faible que celle exigée dans les appareils similaires, et par cela même a rendu possible l’emploi de shunts interchangeables peu volumineux, suivant le système appliqué aux appareils apériodiques de précision à courant continu, par MM. Chauvin et Arnoux.
- Les fils dilatables employés peuvent supporter accidentellement une surcharge équivalente à trois fois le courant normal sans inconvénient et si cette surcharge occasionne la perte du zéro, celui-ci peut être facilement repris au moyen d’une vis de réglage. En dévissant cette vis, on' déplace .l’aiguille dans le sens de la déviation. Cette vis agissant également sur tous les fils, les replace toujours dans les conditions respectives initiales, ce qui couser Pour la déviation maxima, la consommation des voltmèt l'aide de résistances appropriées mises eu série avec le fil dila être muni de plusieurs sensibilités très différentes. Deux de dans le boîtier de l’instrument lui-même, les autres sont obtc 1 appareil d’un cadre contenant les résistances nécessaires. Pou plusieurs sensibilités (fig. 4)> f' première de celfes-ci ne peut électro-motrice nécessaire au système déviant) On peut cepei pour une différence de potentiel inférieure, mais il est évident que la résistance de ces appareils étant nécessairement plus faible, leur consommation en ampères sera plus élevée,
- Dans ces voltmètres, la borne de gauche, commune à toutes les sensibilités, est munie d’un fusible destiné à sauvegarder l’appareil en cas de surcharge accidentelle excessive, mais la résistance électrique de ce fusible intervenant dans le tarage de l’instrument, il y a lieu de ne pas employer l’appareil saus qu’il en soit pourvu.
- Le métal employé pour les résistances, n’ayant pas de coefficient sensible de température, la résistance intérieure de l’instrument est la même à chaud ou a froid.
- Dans les ampèremètres, la différence de potentiel nécessaire à la déviation totale est toujours exactement de o,io volt. Le fil employé est un fil de cuivre. Jusqu’à 4 ampères (intensité nécessaire au système déviant), ils peuvent être employés directement, mais pour des intensités supérieures à cette valeur ils doivent toujours être employés en dérivation de shunts, produisant o,i5
- Fig. /,.
- - Voltmètre
- le tarage de . 1 instrument.
- ; est d’environ o,io ampère, et à en acier au nickel, l’appareil peut sensibilités peuvent être placées
- ir les voltmètres du type normal à inférieure à su volts (force
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- de volt de différence de potentiel sous le courant maximum pour lequel ils sont construits. Deux cordons souples fixés sous l'instrument servent à le relier au shunt. Chaque shunt est muni d’une plaque sur laquelle sont poinçonnées sa résistance en microhuis, et la valeur maximum en ampères du courant pour lequel il est construit.
- Cette valeur maximum de l’intensité du courant correspond toujours, quel que soit celui des
- ampèremètres employés, à une déviation égale à la totalité de l’échelle du galvanomètre, ce qui rend tous les shunts interchangeables et permet par conséquent d’appliquer un shunt quelconque à un galvanomètre quelconque. Le métal employé pour la construction des shunts n’ayant pas de coefficient de température, il n’y a pas lieu de se préoccuper de l’augmenlatiou de celle-ci, même si
- Pour les ampèremètres du type normal, le shunt le plus faible ne peut être inférieur a 10 ampères. Cependant, on peut construire des ampèremètres pour une intensité inférieure, mais la différence de potentiel exigée sera plus élevée.
- Les fabricants ont établi, avec ces appareils, des caisses de contrôle pour courants alternatifs
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- in Un voltmètre calorique muni de résistances addionnelles non inductives, etpourvu, dans le boîtier même, de deux sensibilités corresdondant à y 5 volts et i5o volts pour la totalité, de l'échelle. Uri'cadre contient les résistances supplémentaires destinées à être mises en série pour doo et 6oo volts. La borne commune du voltmètre est munie d'un fusible de sûreté.
- 2° Un ampèremètre calorique à compensateur de température avec conducteurs souples pour relier les bornes aux prises des shunts. Ces shunts permettent d’obtenir le maximum de l’échelle de déviation avec io, 20, 00, 100, 200, 000 et 1.000 ampères, ils sout munis de mâchoires appro-. priées au courant maximum pour lequel ils sont construits.
- Le même principe a été appliqué aux appareils enregistreurs (hg. G). La forme et la force des organes diffèrent seules par suite du travail plus important qu'il y a a fournir pour conduire la plu me-molette.
- Pour la déviation maxima, la consommation des voltmètres enregistreurs est d’environ 0,200 ampère. Pour les appareils à plusieurs sensibilités, la première correspond à i5 volts. On peut néanmoins enregistrer des différences de potentiel inférieures à cette sensibilité en augmentant 1 intensité de la consommation.
- Dans les ampèremètres enregistreurs, la différence de potentiel nécessaire à la déviation totale est de 0,2 volt, et l’appareil mis directement en circuit, donne toute sa déviation pour 6 ampères.
- J. RliYYA.L.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ÉLECTROCHIMIE
- La force èlectromotrice des métaux dans les solutions de cyanures3 par S. B. Cbristy. Elck-trochemische Zeitschrift, t. YIII, p. 49, "5, 104, i33, 159, »8i, xy8, 0.21.
- De ce très long article, nous extrairons seulement quelques valeurs intéressantes.
- Après avoir démontré la formule de Nernst
- dans laquelle P est, comme on sait, la tensii de dissolution, et p la pression osmotique, l’a teur donne le tableau suivant exprimant les forces éleclromotrices en fonction du quotient —,
- Les valeurs de la tension de dissolution des différents métaux est donnée par le tableau suivant, d’après Le Blanc, en supposant que la pression osmotique de la solution normale atteint 22 atmosphères.
- Fer.
- Cobalt................ 1,9.10®
- Nickel................. x,3.io°
- Plomb.................. 1,1.10- 8
- Hydrogène. . •.........
- Cuivre................ 4,8.io-2°
- Mercure................ 1,1.10-“
- Argent................. 2,3.10-”
- Palladium............. 1,5.10" «
- L’explication de la situation irrégulière du cuivre, de l’or et de l’argent dans les solutions de cyanures, est donnée par la formation d'ions complexes. Par exemple, le cyanure double d’or et de potassium se sépare d'abord en ions K et Au Cy2. Ce dernier se sépare en faible proportion en Au Cy neutre et Cy et finalement Au Cy en Au et Cy. Le potentiel de l'or dans les solutions de cyanures est considérablement élevé malgré la faible tension de dissolution de l’or, par suite de la faible- pression osmotique de ses
- L’or, l’argent et le cuivre donnent lieu, dans les solutions de cyanures, à la formation d’ions clectronégatifs Au Cy2, Ag Cy2 et Cu Cv2.
- Morgan a montré que dans une solution — de KÀg Cy2, il n’existe que 3,94 io-6 milligrammes d'ions Ag par litre, tandis que la solution -^î-AgAzO3 renferme 4,36 io* milligrammes
- d’ions Âg par litre. Le rapport de ces deux valeurs est égal à
- 4.36.io3 __ #
- 3.94-10-°
- S, B. Christy décrit les méthodes de mesure du potentiel de ces métaux à l’aide de l’électrode normale d'Ostvvald, puis donne ensuite les mesures effectuées par différents auteurs sur les différents métaux dans les solutions de cyanure de potassium de différentes concentrations.
- Le tableau suivant résume les valeurs les plus probables résultant de ces nombreux travaux.
- Après avoir montré que la force èlectromotrice de l’oxygène de l’air est une cause suffisante de la dissolution de l’or dans les solutions de cyar nures, l’auteur conclut que la nouvelle théorie électrolytique moderne explique parfaitement les causes des réactions qui ont lieu quand l’or, l'argent ou les autres métaux sont dissous dans les solutions de cyanures ou précipités de ces solutions. La détermination des forces électromotrices des métaux dans ces solutions donne un moyen d’une grande valeur pratique pour la
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- détermination du sens et de l’intensité desréac-tionschimiques dans les différentes circonstances. L’hypothèse de l’affinité de l’or et des solutions étendues de cyanures n’est plus soutenable, et il est vraisemblable qu’en l’absence de forces électromotrices extérieures, une solution aérée de concentration on à o,ooo65 p. ioo est sans
- action sur l’or métallique. En pratique, des solutions de concentration moindre que 0,001 p. loo peuvent être considérées comme n’agissant pas sur l'or métallique.
- L.Jumau.
- Sur le graphite artificiel et sur le platine-iridium comme anodes, pat-Fœrster. ZcitecAri/ï/*. Eleklrochemie, t. VIII, p. i/|3, 6 mars 1902,
- L’auteur a entrepris des essais avec le graphite de 1’ « International Acheson Graphite-Company » qui utilise le procédé Acheson, bien connu. Le graphite est fabriqué en cylindres ou en prismes ayant, pour les premiers, jusqu’à 12,5 cm de diamètre, et pour les seconds, i3,5 X 13,5 cm2 de section ; la longueur peut atteindre 90 cm dans chaque cas. Le p atteint à la fabrique environ 0,79 mark par kilogramme. Le poids spécifique vrai de ce g phite est 2,14; le poids spécifique apparent est 1,65; d’où 011 déduit pour le volume pores 22,9 p, 100 du volume du graphite. Cette porosité n’est pas plus faible que celle d’un bon charbon artificiel. La teneur en cendres n’est <iue de o,83 p. 100.
- Pour déterminer l’attaque de ce graphite employé comme anode, on sciait des plaques 0,7 cm d’épaisseur et de dimensions 4 ^<6,5 cm en surface, dans des blocs prismatiques de .7X7 cm2 de section.
- Les essais étaient effectués dans les mêmes conditions que ceux antérieurement exécutés par Sprôsser L’intensité du courant atteignait 2 ampères pour les essais 1, 2, 4, 5 et 6, ce qui correspondait à une densité anodique de 0,04 ampère par cm2.
- Dans les deux premiers essais, l’anode était employée pour l’éleclrolyse d'une solution, neutre et chauffée à 6o° C, de chlorure de sodium à 20 p. 100, en présence de chromate. L’altaque de l’anode, correspondant au travail du courant (7,4 P- 100 en moyenne pour les deux essais d une durée de vingt-quatre heures) était plus faible que celle trouvée; dans les mêmes conditions, par Sprôsser avec le charbon amorphe et le graphite français.
- Dans l’essai 3 on préparait, pendant 100 heures a la température de 45° C., du chlorate de potassium en électrolysanl une solution neutre de chlorure de potassium additionnée de chromate, à une densité de courant de 0,12 ampère : cm2. On obtenait ainsi un rendement de 07 p. 100 en quantité, tandis que, dans les mêmes conditions, ce rendement atteignait 66 p. too avec une anode en platine.
- L’essai 4 consistait en clectrolyse, avec anode en graphite, d’acide sulfurique à 20 p. 100, à la température de 180 C. Ici l’attaque du graphite n’est pas moindre que celle donnée par le charbon amorphe. Après 20 heures d’électrolysc, le poids de dépôt atteignait 6,75 gr ; l’analyse des gaz montrait pour le poids de graphite brûlé, la valeur 6 gr en supposant la combustion complète en acide carbonique.
- {*) Zeitschrift f. Elehtrochemie, t. VII, p, 973, Voir Écl. Êlect., t. X.X.X., p. 35a, 8 mars 1902. .
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- T. 2XXI3S-N819V
- Les essais 5 et 6 effectués à Laide d’une solution binormalc de soude, aux deux températures ao° et6oü à yo° C. montraient que l'anode en graphite peut être considérée comme inattaquable a la température ordinaire. A température plus élevée, l’attaque devenait, plus vive; niais l’clectrolyte ne se colorait que faiblemeut en jaune. Le graphite est donc très employable dans ce cas, alors que le charbon amorphe est à éviter. Le tableau suivant résume les attaques comparatives, dans les différents cas, du graphite Aohcson et du graphite amorphe.
- ' °de chlorure de so- ' ?
- diutn. additionnée
- dechromateà6o'-,C. 7,4 p. ioo 12 à 41 p. 100 Solution à 20 p. 100 d’acidc sulfurique,
- à 180 C. 94 à 96 p. 100 85 à 97 p. 100
- On voit qu’au point de vue de la résistance à l’attaque chimique, le graphite l’emporte d autant plus sur le charbon amorphe que la concentration de l’électrolyte en ions hydroxyle est plus élevée, c’est-à-dire que le potentiel ano-dique devient plus faible. Pour un potentiel anodique comme celui qui règne dans l’él.ectro-lyse de l’acide sulfurique étendu, il n’y apasde différence, el dans les deux cas, presque tout l’oxygène libéré est employé à oxyder le charbon.
- Dans l’électrolvse des chlorures alcalins, le graphite n’est cependant pas complètement inattaquable ; il se brûle peu à peu et doit être remplacé après un certain temps. Dans ce cas, le platine ou le platine-iridium constitue encore l’anode, idéale, à cause de leur résistance chimique toute spéciale. On est parvenu, par suite des progrès dans l'industrie du platine, à fabriquer des anodes renfermant un si faible'poids de platine-iridium qu’elles peuvent faire concurrence aux anodes eu charbon, au point de vue du prix d’achat.
- Les difficultés rencontrées d’abord dans la fabrication de telles anodes à grande^ surface et de poids aussi faible que possible étaient de deux sortes. D’abord, les places minces présentaient une tendance à se casser et à se déchirer.' On doit à la maison W. C. Heraeus, de IJanau, d’avoir rccounu que cet inconvénient provient de la teneur en ruthénium, et d’avoir établi un procédé de séparation de ce métal dans l’iridium. D’autre part, de telles anodes très minces manquent de rigidité ; de plus, par suite de la conductibilité relativement faible du ’plaline-iridium, une répartition uuiforine du courant devient incertaine pour les hautes densités de courant. La maison précédente y remédie en constituant l’anode à l’aide d’un tube dé^ver're-scellé à la partie inferieure et dans lequeLsont soudés quelques conducteurs très tnincéS1 en platine-iridium, disposés parallèlement èhtre eux et perpendiculairement au tube ; sur cesfffils on soude des bandes de 2 cm de largeur,mn. platine-iridium de o,oo~5 mm d’épaisseur. U,es câbles de cuivre, qui enfoncent dans-Ie tube ffe’ verre et sont reliés par une goutte de soudure aux fils de platine, servent à amener le courant^ On obtient ainsi des électrodes qui possèdent une rigidité satisfaisante tout en ne nécessitant, pour une surface totale de 2 dm2, que 2 gr. de platine-iridium (qo p. 100 de platine et 10 p. 106 d’iridium'.‘Ces nouvelles électrodes développent f\ à 6,5' fois plus de surface, pour le mième poids de platine, que les anciennes électrodes d'épais-
- Le D1' A. Chilesolti a exécuté avec ces nouvelles électrodes des expériences en vue de déterminer leur durée et leur conductibilité. Utilisées aussi bien comme anodes que comme cathodes pour-la préparation du chlorate de potassium, dans une solution de chlorure de potassium additionnée de chromatc, elles ne présentaient pas le moindre endommagement après passage da 2 5oo ampères-heure à la densité de courant 1 000 ampères : m2, à la température de La conductibilité d’une telle électrode n’etait pàâ moindre que celle d’une anode en platine-iridium, de même forme et même grandeur, mais d’épaisseur 0,3 mm et dont l’arrivée du courant se faisait par un conducteur de platine soudé au bord supérieur. La tension du bain était d’ailleurs la même dans un cas comme dans l’autre. • L. Jumau;» . '
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- 1© Mai 1902*. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- - Recherches sur l’attaque des anodes en platine-iridium, dans l’èlectrolyse des chlorure» alcalins, par P. Denso. Zeilschiift f. Elek-trochrimfi. t. VIII, p. i.{7, 6 mars igo.
- Haber a montre antérieuremenlque les alliages platine-iridium, à io et 20 p. 100 d iridium uë sont pas attaqués pendant l’èlectrolyse de l’acide chlorhydrique à différentes concentrations et en employant des températures variables. Cependant cès expériences ne portaient que sur des quantités d’électricité faibles (.5 ampères-heure).
- L’auteur a entrepris des essais de plus longue durée sur deux séries d’électrodes de platine-iridium renfermant 7,6-à 10 p. 100 d’iridium, construites par la maison W.-C. Ileraeus, de Hanau. Elles étaient constituées à l'aide de feuilles de platine-iridium de 0,007 mm d’épaisseur, souciées à fin conducteur de 1 mm diamètre, en même, alliage. Les unes de 4° mm
- largeur et 120 mm longueur av&ielit une surface totale de 1 dm2; les autres, de largeur moitié, n’avaient que o,5 dm2 de surface des deux
- Ces différentes électrodes servaient à l’élee-trolyse de solutions de chlorures' alcalins, dans différentes conditions.
- Le tableau suivant indique le résultat des dil-lérents essais. Les solutions de chlorure de potassium étaient additionnées de 2 p. xoo de chromatc jaune de potassium. Pour l’èlectrolyse des solutions de chlorure de sodium, l’anode se trouvait dans un grand excès de liquide (environ 7 litres), pendaiit que la cathode, en tôle de fer, plongeait dans un grand vase poreux en argile, dont le contenu était élimine dès que la concentration en soude caustique avait atteint une certaine valeur, et remplacé par une solution fraîche et concentrée de chlorure de sodium.
- : 4,8744 —
- : 0(7701 gr. •.6,7700 —
- Après 2 j o amp.-h! :*
- 5,4o44 — . 5,4o/(4 —
- : 5,6588 gr.
- : 5,6559 — 5,655a — 5,6550 —
- : 5,6620 gr.
- : 5,6620 - •
- Chlorure de pot...
- diaphragme
- T-
- 0 C.
- sium, sans diaphragma T = 8o° C.
- avec diaphragme T = 2o° C. ' Chlorure^de sodium,
- A -propos de l’essai 8, on doit remarquer que | l’électrode avait une proportion de <y,88 p. 100
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- d’indium ordinaire, tandis que dans les autres essais, on avait employé l’iridium le plus pur. Bien que la teneur, du premier en Rh, Ru, Fe et Cu soit plus élevée, la différence d'attaque entre les deux est à peine appréciable.
- Dans l’essai 9. la plus grande diminution (o,oo35 gr.) de 70 à 14o ampères-heure doit s’expliquer par la présence de certains points non homogènes mécaniquement et où sc produisaient de petits trous.
- Le tableau montre que la perte en poids, plus élevée au début, tend vers zéro dans la suite. On peut attribuer ce fait au laminage qui produit une couche superficielle sur laquelle existent des points présentant une plus faible résistance il l’attaque.
- Les essais r à 3 montrent que les électrodes employées résistent particulièrement à l’attaque chimique. On voit aussi qu'il 11’y a pas de différence essentielle entre les teneurs 7,5, et iop. 100 d’iridium, ce qui est d’autant plus remarquable que l’alliage à 7,5 p. 100 d’iridium se dissout facilement et rapidement dans l’eau régale, ce qui n’a pas lieu avec l’alliage à 10 p. 100.
- L’auteur conclut de ces essais que les électrodes en platine-iridium d’épaisseur extrêmement faible 0,007 mm possèdent, pendant une longue électrolyse de solutions de chlorures alcalins, une telle résistance chimique à l’attaque, que leur emploi ne présente aucune objection. L, Jcmaü.
- ESSAIS ET MESURES
- Essais desmaiériauxèIectriquesparleDrPaul Holitscher, EiektrotecknisckeZeitschrift, 1.XXIII,p. i.-j; et 170, ao et 117 février 190a.
- La Société des électriciens allemands fVer-band Deutscher Elcctrotechniker) a nommé une commission chargée de l’essai des différents matériaux se rapportant à la technique des courants électriques industriels. Cette commission, ne se trouvant pas encore en mesure d’e-dicter des règles définitives, s’est d’abord préoccupée de recueillir les renseignements les plus divers près des ingénieurs ayant eu à s’occuper d’essais de ce genre.
- Ces circonstances ont déterminé l’auteur a publier les résultats des essais qu'il a effectués dans le courant de ces deux dernières années au laboratoire de rEIectricitats-Actien-Gesell-schaft, autrefois W. Lahmeyer et Cle, a Franc- (
- fort-sur-le-Mein : dans ces résultats, l’auteur se contente, par un sentiment de discrétion bien compréhensible, de designer les fournisseurs par des lettres, A, B, etc.
- I. Tôles de feu. — Les essais de tôles ont déjà été étudiés par une « Commission d’hystérésis » présidée par le Dr J. Epstein, laquelle commission a édité des règles concernant ces essais (i).
- L’essai consiste dans la détermination du chiffre des pertes, exprimé par la perte en watts par kilogramme, pour l’induction 10000 et la fréquence 5o. 11 est très important de s’assurer que la fourniture est homogène, ce qui permet, pour les calculs de machines, de se fier aux chiffres des essais : pour cela, on relève les pertes sur 10 kg de tôles prises dans chaque wagon. Pour des tôles de o,5 mm d’épaisseur, à 10 p. 100 près, le chiffre des pertes ne doit pas dépasser 4i4 : au-dessus de cette valeur, la fourniture est à refuser; d’ailleurs la perte la plus grande relevée par l’auteur a été 5,2.
- II. Fers, fontes et aciers. — Pour ce qui concerne les fers, fontes et aciers, les fournisseurs joignent ordinairement à leurs offres le certificat d’essais de l’Institut royal technique de physique.
- On peut s’en contenter, mais il faut que ce certificat soit présenté sous forme d’un tableau synoptique, permettant de se rendre compte d’un seul coup d’œil des propriétés magnétiques du métal aux differentes inductions, car il y a des métaux qui nécessitent relativement peu d’ampère-tours aux faibles inductions et deviennent mauvais aux fortes inductions, ou inversement. La table suivante est relative aux aciers coulés de trois maisons.
- La dernière ligne correspondant aux pertes d’énergie a peu d’importance : mais si l’on veut en tenir compte, il serait désirable qu’elle fût établie pour la même valeur de l’induction pour tous les métaux de même nature.
- III. Conducteurs nus. —Rentrent aussi dans cette catégorie les conducteurs entourés de coton ou de soie, sans autre isolant, pour lesquels les essais doivent comprendre l’étude de la conductibilité d’abord, puis de la résistance à la rupture, et bien rarement de l’isolement de l’enveloppe.
- (l) Voir Eleklrotecknische Zeitschrift, 1901, n° 38.
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- I. — Acier coulé.
- a) Fils de cuivre. — Le meilleur procédé pour mesurer la conductibilité des fils de cuivre, est d’employer le pont double de Thomson, en opérant sur des bouts de 5o cm ; on peut mesurer ainsi des résistances allant de 0,000001 ohm à o,i ohm.
- Dans ces essais, il faut bien prendre garde à la température et veiller à ce que ni le fil à mesurer, ni le fil de laiton du pont ne s’échauffent pendant la mesure. On aura soiu, spécialement pour les fils de gros diamètre, de les mettre dans la pièce où se fait la mesure, qui est maintenue à température couslante, au moins un jour d’avance pour qu’ils prennent exactement cette Lempérature, et on réduira la valeur trouvée à i5° C., au moyen du coefficient de température, o,oo4 par dcgrc C.
- Si l’on veut de celte mesure déduire la résistance spécifique, en , par exemple, il faut déterminer la section du fil. Pour obtenir la section du fil, le meilleur moyen est de la déduire du poids et de la longueur, ce qui est facile, quand on connaît la densité du cuivre : cette densité, relevée sur les échantillons de cuivre de n fournisseurs différents, a varié seulement entre 8,91 et 8,90 : on aura toute sécurité et une grande précision en adoptant une fois pour toutes la valeur moyenne 8,93.
- Les écarts entre la section vraie, déterminée par ce procédé, et la section indiquée par le constructeur sont souvent considérables, aussi bien pour le cuivre en fil rond que pour le cuivre en lames, et les règles concernant les essais de cuivre devront comporter un écart maximum admissible entre la section vraie et la section indiquée.
- lia table II se rapporte à quelques échantillons de fils ronds pour dynamos.
- Tadleau II. — Fils pour dynamos.
- Diamètre OMMA.NDÉE déterminée par le poids et la densité i“"T °/°
- 46 a 5 8,5 7 16,6 4,90 0,567 0,385 17.9 4.42_ o,3a6 -f 7.8 — 9,8 — 7,4 — i5,3
- Pour les lames de cuivre, l'ccart est aussi assez grand, à cause de l’arrondi des coins. L’expcricncc montre qu'on peut alors calcu-
- ler la section eu assimilant l’extrémité à une ellipse dont le demipetit axe — (fig. t) est donné par l'expression
- ce qui conduit à la formule pour la section ;
- S = b {h-a) + ^-= (16—0,354. (1)
- La table III, montre la concordance entre la formule (1) et la mesure directe par poids et densité.
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- Tableau III. — Bandes de cuivre.
- 1 «m- l|1 A p»(0°
- A j „ ^ in_ T„ „ 16,4 16.3 — 4x — 0
- 2 5 X 8 = 20,0 *9’2 1 9 ! 4 — 3,o + 1
- 29.4 + 0 68
- » 4 oxn = 44,o 4a,8 — 2! 7 +° 47
- ; 5 X 11 = 8a. 5 79,9 8o)5 — 2 U +0 76
- B \ 5 X i3 = 32,5 aq, 3 3i.7 3 i ! 7 - 2,7 — 2,5 3
- l 3 ox 6=18,0 44 ",o 4VoJ — 5,3 3 3
- c 3 X 25= 7,1 6.7 — 9 4
- * 3 5 X 18 = 63,o 61,8 62. i -M + 0
- O il voil qu’à une seule exception près, l’écart maximum entre la section calculée par la formule Q), et la section vraie, est a,3 p. ioo; quant à l’écart spécial — 9,4, il est du à ce que la bande de cuivre correspondante n’avait pas les dimensions indiquées,- mais présentait seulement une épaisseur de 0,27 mm au lieu de o,3.
- Il semble donc possible d'imposer aux constructeurs, aussi bien pour le cuivre en lils que pour le cuivre en barres, un écart maximum admissible de 2 à 3 p. 100, sur les sections commandées.
- b) Cables en cuivre. — La section effective d’un câble se déterminera aussi par poids et densité: comme elle est plus diftieile à réaliser exactement, l'écart maximum admissible pourra être un peu augmenté, et porté à 5 ou 6 p. 100.
- Le rapport entre la section effective et la secLion apparente d’un câble,est une donnée très importante pour le constructeur électricien, qui a souvent besoin de connaître à l’avance l’espace qu'occupera son enroulement; la place disponible étant souvent très réduite, il importe que ce rapport soit aussi grand que possible, et sauf conventions spéciales, on refusera tout câble dans lequel ce rapport descendrait au-dessous
- On peut encore déterminer la section effective par deux autres procédés :
- i° On mesure la longueur L du tronçon de câble à étudier, la longueur l d’un fil développé
- (jnovenne des longueurs de, 3 ou 4 fils occupant des positions différentes), 0 le diamètre d’un fil l'movenne d’au moins 20 mesures), z le nombre total de fils; S, la section effective est alors
- in On mesure la résistance r du tronçon de câble, et la résistance spécifique <r d’un fil (moyenne des mesures sur 3 ou 4 fils) ; alors
- c) Cuivre fondu. — On recherchera une con-
- ductibilité aussi bonne que possible, en même temps qu'une parfaite homogénéité : car la conductibilité peut être très bonne en un point, et très mauvaise en d’autres points où le cuivre est poreux. |
- Des essais ont donné pour la conductibilité de différents échantillons, des nombres variant de 11,6 à a5,3.
- d) Autres conducteurs nus. — On ne peut donner à ce sujet de règles générales : pour chaque matière, on étudiera la conductibilité
- IV. Conducteurs isolés. — La Société des électriciens allemands a déjà édicté des règles à ce sujet.; on y attache peu d’importance à la résistance d'isolement, mais au contraire toutes les règles portent sur la tension qu’un tel conducteur peut supporter sans que l'isolant soit percé.
- a) Isolement à rubans de caoutchouc. —Avant tout on déroulera l’isolant en trois ou quatre
- pour retirer la bande de caoutchouc para, la peser, on rapporter le poids à une longueur de 100 m, et voir si les réglements de la Société ont été suivis. Les chiffres de la table IV, relevés sur les échantillons fournis par sept maisons, en octobre 1901, montrent l’importance de cette vérification, et le peu de concordance entre les règles et. l'exécution.
- En outre, il faut déterminer la tension de rupture de l’isolant à sec, en entourant le câble d’une feuille d’étain sur une longueur de 3o à jo cm, en montantprogressivementlatcnsiou, et faisant un assez grand nombre d’esssais : il faut opérer ii sec et non dans l’eau, pour cette sorte de conducteurs.
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- Tableau IV. — Détail du conducteur : cuivre étamè, un guipage coton, un ruban de para non vulcanisé, une couche coton, un revêtement imprégné.
- Enfin on vérifiera l’exécution même de l’iso-lant, regardant si le ruban entoure bien le conducteur, si les différentes spires se recouvrent suffisamment, si le ruban n’est pas trop tendu et cassant ; on reconnaîtra que le caoutchouc n’est pas vulcanisé, aux propriétés suivantes :
- pas sur lui-même quand on
- Ne dégage, en brûlant, aucune odeur de soufre.
- Se soude à lui-même par
- Elastique : revient sur lui-même quand on l’étire.
- I Dégage on brûlant une Ne se soude pas.
- b) Isolement à couche de caoutchouc. — Les essais comprendront : une vérification en 5 à jo points de l’épaisseur de la couche de caout-
- chouc : une application de 2000 volts entre l'âme et l'enveloppe plongée dans l’eau, après ‘>.4 heures d'immersion ; un essai de la tension amenant la rupture de l’isolant également dans 1 eau : la table V montre que eette tension est fortement liée à l’épaisseur de l’isolant.
- 11 y aura lieu de vérifier la section du cuivre 'tolérance admissible 5 p. 100 en plus ou en moins;. En outre, le temps étant le plus grand ennemi des isolants au caoutchouc, on fera des essais de rupture par tension électrique sur des échantillons, après usage pendant un ou deux
- c) Conducteurs torsadés. — On aura soin de faire des essais entre les différents torons, à sec pour les isolements à ruban, dans Tcaii après vingt-quatre heures d’immersion pour les isolements à couche de caoutchouc.
- Tableau —Détail du conducteur : cuivre étamè, une couche de caoutchouc, une bande caoutchoutée, un revêtement imprégné.
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- V. Coupe-circuits. — Les essais à faire sont
- a) Détermination de l’intensité de fusion, sur au moins 10 pièces de chaque espèce. Pour le premier, on commence à la valeur normale de fonctionnement, et on augmente l’intensité par échelons en restant une minute à chaque échelon; pour les autres, on commence quelque peu au-dessous de la valeur trouvée pour la fusion du premier.
- On note alors l’écart entre le maximum et le minimum observés, et la valeur indiquée pour le coupe-circuit. Si ces deux écarts sont considérables ou si l'écart en-dessous est négatif, il faut refuser la fourniture. Les écarts sont particulièrement sensibles pour les petites intensités comme le montre la table VI.
- ampères
- A et B sont évidemment à refuser.
- b. Mise brusque du coupe-circuit sous la tension indiquée sous un courant double du courant normal (le coupe-circuit doit fondre en moins de 2 minutes), et ensuite en court-circuit direct.
- Dans les deux cas, la fusion doit être tranquille, et sans explosion ou projection de particules enflammées.
- Dans le cas où ils doivent fonctionner dans un local humide, on les placera pendant une demi-heure avant l'essai au-dessus d'un appareil dégageant de la vapeur d’eau.
- c. Estimation de la chute de tension eu volts. Cette chute varie ordinairement de 0,00 à 0,18 volt.
- Yi. Matériaux pour résistances. — On déterminera i° la résistance spécilique (au moyen
- d’un pont quelconque), et 20, le coefficient de variation avec la température, en comparant avec un compensateur les tensions aux bornes de deux tronçons du métal, placés l'un dans l'air, l'autre dans un bain d'huile, chauffée et agitée continuellement. O11 aura soin de faire les lectures au moment où la tension est maximum, pour éviter les retards du thermomètre sur l’échaufFcment.
- Le coefficient pour la nickeline entre 20° et 1600, a été trouvé égal à 0,000 0980.
- • II reste alors à vérifier la plus haute température que peut supporter le métal, et aussi la façon dont il résiste à l'oxydation.
- VII. Matériaux isolants. — Là, comine pour les conducteurs isolés, la résistance d’isolement pénible à mesurer et très variable avec les circonstances extérieures, importe peu : il faut la négliger, et procéder à des essais de rupture sous tension électrique. Les essais se font en appliquant une tension progressivement croissante, entre deux plaques circulaires d'une section de 10 mm2 (à l’exclusion des pointes), i° à Tétât sec et froid ; 20 à une température convenable suivant les cas, et dans l’air sec; 3Ü a l'état humide.
- On fera un nombre suffisant d’essais : la plus
- basse tension indique la rigidité électrostatique du corps, les écarts entre les différentes tensions donnent une idée de l’homogénéité de la matière.
- Pour les essais à chaud, on pourra employer un thermostat à régulateur de température, tel que celui de la figure 2; les essais se font suivant les cas, de yo° à ioo° C.
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- Dns que la température s’élève au-dessus de la valeur convenable, la pression de l’air dans ]e récipieut R augmente, fait soulever le mercure qui ralentit ainsi au moyen de la pointe V l’arrivée des gaz aux brfileurs 11 : cet appareil permet de maintenir la température constante à rt 3° C. près.
- Pour les essais h l’humidité, on place l’isolant pendant cinq heures à 5o cm au-dessus du niveau d'un appareil laissant dégager librement de la vapeur d’eau; on essuie avec du papier buvard
- et on fait l’essai. On vérifiera aussi le pouvoir hvgroscopiquc de la substance en pesant un morceau de cette substance, avant et après immersion d’une heure dans de l'eau à 20e C., et la facilité avec laquelle elle supporte un échauffe-ment donné, sans sc modifier ou devenir cassante.
- a. Isolants en plaques. — a. Produits naturels. — Le bois est interdit par les prescriptions de la Société des Electriciens Allemands : l’auteur en cite cependant quelques exemples, voir table VII.
- Tableau VIT. — Tensions de rupture.
- ISOLANT
- Marbre blanc . . Ardoise.........
- Bois de hêtre .
- 18.< 18,< 18,«
- RBMAKQUES
- ^liffluvcs lumineux intenses et
- id.
- Tableau VIII. — Tensions électriques de rupture des isolants artificiels.
- Apres eehauffenient ^ beaucoup de colle, laisse sortir: ^ un peu de colle.
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- [3. Produits artificiels. — Il y a lieu de faire des essais entre plaques à sec, à chaud et à l’état humide : de même, pour les isolants pliables, tels que papier, toile, etc., il faut vérifier leur aptitude au pliage en les courbant sur une cheville d’un pouce, et essaver la tension électrique de rupture sur la matière biaisée. Voir
- table VIII.
- h. Isolants en rubans. — Les essais se font comme précédemment., avec des nombres de couches allant en croissant; ce qui permet, à épaisseur égale, de comparer entre eux les isolants, et de déterminer le nombre de 'couches à employer, pour avoir la sécurité convenable dans chaque cas. Voir figure 3.
- c et d.'Isolants en tubes. — On essaie les tubes de papier, de caoutchouc et de micanite, à la tension électrique de rupture à sec entre une barre de cuivre placée à l’intérieur et une feuille d’étain enroulée à l’extérieur, d’abord à froid, puis à chaud dans un thermostat (fîg. al. L’essai à l’état humide se faiL en plongeant dans l’eau salée, d’abord lroide, puis chauffée à 80° C., le tube recourbé, de façon que les deux extrémités sortent de l’eau, et on verse dans le tube de l’eau salée jusqu'au niveau de l'eau dans le vase.
- Pour les échantillons destinés à supporter des décharges de capacité sous haute tension et des phénomènes d’hystérésis diélectrique, on procédera à un essai de durée, en appliquant une tension alternative entre une barre de cuivre à l’intérieur et une feuille d’étain enroulée à l’extérieur, et mesurant la température soit avec un thermomètre appliqué sous feutre sur la feuille d’étain, soit avec un petit couple thcrmo-cicc-trique (Acier et Constantan), connecté à un
- millivollmètre (seulement au moment des mesures, après suppression de la haute tension).
- Cet essai de durée est très important; un des tubes soumis il l’essai a donné au bout d’un quart d’heure une élévation de température de ioo° C., et a dû être refusé; la figure 4 donne
- Fig- 4.
- les résultats comparatifs pour trois tubes de micanite de calibre, épaisseur et forme semblables, de différentes maisons, sous la meme tension.
- T.îi table IX montre les différences énormes relatives à l’ébonite : le meilleur est l’éboniteC, puis A; de E à I, les produits sont à refuser sans hésitation.
- Les essais ont été faits i° à froid et à l'état sec; puis 2e à chaud dans de l'eau à 8o° C., et 3° humide, après un séjour de vingt-quatre heures dans de 1 eau à 20° C.
- Tàdt.eau TX. — Tubes d'êbonile.
- Isola leur.
- cloches.
- essaie
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- ks plaçant renversés et plongeant légèrement rlans. de l’eau salée, en môme temps qu'on remplit eVeau salée les canaux intérieurs, reliés entre eux par des cavaliers en cuivre et on applique entre les deux pôles une tension double de la tension de l'installation, ün étudie aussi la résistance a la rupture mécanique;-on casse un isolateur, et on verse une goutte d’encre sur la section de rupture; la goutte d’cncrc doit s’étaler librement, sans laisser de traces ; la cassure doit être onctueuse et blanche.
- f\ Isolanta fluides (laque, etc.}.—Les essais sont impossibles à l’état liquide : on opère en étudiant une toile ou un papier recouvert de cet isolant. Il faut avoir soin de mettre deux couches en laissant sécher entre les deux, les deux couches étant soit appliquées croisées au pinceau, soit obtenues par immersion, on plongeant pour Tune de haut en bas, pour l'autre de bas en haut.
- Pour avoir des essais à peu près comparables, l’auteur emploie de la batiste d’une épaisseur constante, avec deux immersions et séchage à la température indiquée par le fournisseur; il lait de nombreux essais à froid et à chaud, à l’état entier et après déchirure; il vérifie aussi la non acidité des laques.
- VIII. Ampèremètres ht voltmètres. — Points à vérifier.
- a. Exactitude des indications : étalonnage.
- b. Dépense d’énergie : dépense en volts dans l’ampèremètre, en ampères dans le voltmètre.
- c. Amortissement : temps en seconde qui s'écoule entre la mise brusque en circuit de l’appareil.et le moment où l’aiguille arrive à un équilibre suffisant pour permettre la lecture.
- d. Influence des courants voisins. Pas de règle bien absolue. On peut cependant prendre comme base l’action fiai divisions de l’échelle) exercée par un courant linéaire continu de 5oo ampères passant à 10 cm de la surface extérieure de l’appareil, dans la direction où cette action est maximum. Si l'on emploie un courant diiïcrent de ooo ampères, on ramènera à ce nombre, par proportion.
- e. Influence de la variation de température. Dn place l’appareil dans le thermostat chauffé a 6o ou jo°, on l’y laisse pendant trois à quatre heures, et on mesure la résistance (pont ou compensateur), De cette donnée, on déduira la variation en pour cent, par degré centigrade. Il sera
- bon d’envoyer le courant dans les deux sens et de prendre la moyenne des deux lectures, pour éliminer l’action possible des courants thermo-électriques.
- f. Variation des indications avec la fréquence (appareils à courants alternatifs). Elle dépend de la forme des courants employés : on ne peut donner de règle générale a ce sujet.
- g. Essai de durée à pleine charge ajrant pour but de montrer si l’appareil ne s’échauffe pas, et si les indications ne varient pas par là môme.
- h. Exécution mécanique de l’appareil, et commodité de l’échelle.
- Le tableau des essais à effectuer sur un compteur est te suivant :
- Tableau IX. — Compteurs.
- Charge non inductive.
- malo,^ ‘ ^ ^ ^ courants
- normale, ' '"i termilifs
- — ’ S i /' a, ’ 'polyphasés.
- Courbe déformée (facteur de forme
- I Courants al-polyphasés.
- \ ^sur les'68 ; phases.
- Cos ç : o;85 ; 0,70 ; 0.60 ; o,5o ; 0,40 ;
- >,3o. Courants alternatifs simples et polyphasés.
- Courant minimum do démarrage en pour cent du cou-
- lullueucc de la température en
- Les essais se font en relevant pendant trois minutes le nombre de tours, et par des lectures fréquentes les ampères, volts ou watts suivant les cas. De la valeur moyenne et de la constante indiquée pour l’appareil, on déduit les écarts en pour cent de la valeur vraie de la puissance.
- Pour les essais sous charge inductive, on
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- emploiera en parallèle une batterie de lampes, et des bobines de self ou un moteur asynchrone, calé dans des positions variables; 011 relèvera les valeurs correspondant à un certain nombre de cos o, et on déduira les valeurs pour les nombres du tableau, d’une courbe résumant les essais.
- La dépense de l’appareil s’obtient en continu, par des mesures de résistance, en alternatif par l’emploi d’un petit wattmètre [fig. 5).
- Fig. 5.
- L’élude de Faction de la température se fait en plaçant l’appareil dans un thermostat, à une température de 60 à yoc C.
- Pour terminer, on place en avant de l'appareil un coupe-circuit fondant au double du courant normal, et on détermine un court-circuit; puis on refait quelques points de l’étalonnage du compteur : c’est-ce que l’auteur a appelé « influence d’un court-circuit. »
- Dans certains appareils, en particulier s’il y a des aimants permanents, on a observé à la suite d’un court-circuit, des écarts de 10 à i5 p. 100.
- Finalement, on vérifie l’action sur les indications de la disposition de l’appareil ou d une secousse éventuelle.
- X. Interrupteurs. —- Un essai de durée devra amener une élévation de température d’au plus io° pour les interrupteurs à boite, et de 5o° C. pour les interrupteurs à levier.
- On appliquera ensuite entre la masse du support et les parties métalliques, et entre les conducteurs eux-mêmes, pendant un quart d’heure, des tensions égales à ;
- Deux fois la tension normale, jusqu’à iooco
- La tension normale -|- 10000 volts jusqu’à 20 000 volts.
- i,5 fois la tension normale au-dessus de
- On fera l’essai après une demi-heure d’exposition à la vapeur d’eau, si l’interrupteur doit fonctionner dans un local humide.
- On pourra aussi, en se protégeant convenablement, faire des essais d’ouverture et de fermeture du circuit, avec une. certaine surcharge en ampères et en volts.
- A. Maüduit.
- Voltmètres, ampèremètres et wattmètres enregistreurs « Bristol ».
- Ces appareils, construits par la Bristol Company7, de Waterbury [Etats-Unis), représentée en France par MM. Cadiot et C‘f, présentent ccttc particularité de ne contenir aucun aimant permanent.
- Les figures i’et 2 représentent un voltmètre. Le système mobile est constitué par une bobine A fixée sur une tige horizontale non magnétique maintenue par deux ressorts d'acier D et E ; une aiguille d’aluminium F est fixée à l'un de ces ressorts. En face de la bobine A. est disposée une bobine fixe B à travers laquelle peut se mouvoir la lige DE. En C est une bobine de résistance calculée de manière à réduire convenablement 1 intensité du courant dérivé à travers l’appareil. Ce courant est amené de la borne de droite de l’instrument au ressort E, passe le long de la tige FD, traverse la bobine mobile A. puis la bobine fixe B, enfin la bobine rhéosta-tique C. Les forces électro-dyuiamiques mises en jeu par oc courant déplacent la bobine A par rapport à B et ce mouvement est transmis, considérablement amplifié, à la plume d’inscription portée par l’exlrétuité de l'aiguille F. Un disque de papier, mis en rotation par le mouvement d’horlogerie que Fou voit sur la gauche delà figure 1, reçoit l’inscription.
- Dans les ampèremètres la bobine mobile A est remplacée par un mince disque de fer doux monté encore sur une tige maintenue par les ressorts D et E. La bobine B traversée par le courant à mesurer ou une fraction comme de ce courant, aune largeur plus grande que la bobine correspondante du voltmètre.
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- Dans les wattnictrcs (fig. 3), la bobine mobile A e-.t en fil fin et reçoit le courant dérivé; la bobine fixe B est traversée par le courant prin-
- Lorsque les grandeurs électriques à enregistrer varient très rapidement, connue dans les exploitations de tramwavs, on munit les appareils d'un dispositif amortisseur consistant en un disque d’aluminium fixé au ressort D et enfermé dans un cylindre rempli d’huile.
- Il est à remarquer que dans ces instruments la force attractive exercée par la bobine fixe 13
- sur la partie mobile, croît très rapidement à mesure que celle-ci se rapproche de B. Cet accroissement n’étant pas compensé par un accroissement correspondant de la force de réaction des ressorts, les déplacements de l’aiguille correspondant à une même variation de la quantité à mesurer sont beaucoup plus grands pour les hautes valeurs de cette quantité que pour les faibles. C’est là parfois un avantage : par exemple, pour les voltmètres de réseaux d’éclairage qui ont besoin d’ètre surtout sensibles pour les., valeurs les plus hautes de la
- tension. Dans d’autres cas, cette sensibilité croissante de l’appareil peut être un inconvénient. Pour y remédier et obtenir des divisions très sensiblement distantes dans toute l'échelle de 1 instrument, on fixe sur la tige non magnétique DE, à droite du centre de la bobine fixe B, un cylindre de fer doux ; l’action exercée par la bobine sur ce cylindre étant de sens contraire a celle exercée sur l’équipage mobile, on peut parvenir à rendre les déplacements de cet équipage sensiblement proportionnels aux valeurs de ht grandeur à mesurer, J. Il,
- Méthode simple pour calibrer un voltmètre lorsqu’on ne dispose pas d’une tension varia We, par J. Rowland Brown. — American Eiectrician,
- En comparant les indications des voltmètres
- industriels à celles d’un voltmètre étalon de haute précision, ou trouve fréquemment un écart de calibrage dû à des causes autres qu’une déformation de l’aiguille ou un montage défectueux de l'instrument : si, en effet, la perturbation est due à l'une ou l’autre de ces deux causes, on s’en aperçoit à ce fait que l’aiguille ne s’arrête pas au zéro lorsque l’appareil est mis hors circuit, il. Rowland Brown ayant eu à étalonner un voltmètre industriel, fut amené à résoudre le problème suivant : obtenir de faibles différences de voilage, sans disposer d’une force électromotrice variable ou d’une boite de résistance graduée avec précision. Le dispositif utilisé dans ce but est représenté par la figure r.
- L’appareil V qu’il s’agissait d’étalonner était monté en parallèle avec le voltmètre étalon V15 et les deux instruments étaient reliés à une
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- source de courant, au travers d’un rhéostat à liquide 11 ; ce dernier consistait en une cuve en bois contenant deux électrodes reliées respectivement aux extrémités des fils À et B ; l’une des électrodes était placée au fond de la cuve, et l’autre suspendue à poste fixe juste au-dessous de la surface du liquide. Les connexions des fils avec les voltmètres sont figurées sur le schéma. On ajoute du carbonate de soude à l’eau de la cuve, jusqu’à ce que l'ampèremètre A, monté en série avec le rhéostat, indique u ampères.
- On recouvre l’échelle du voltmètre défectueux V d’une feuille de papier blanc sur laquelle on trace trois repères correspondant à trois marques faites sur l’ancienne échelle. On fait la lecture du zéro, avant de fermer le circuit, et on repère la position de l’aiguille du voltmètre V sur la feuille de l’échelle à construire. La fermeture du circuit se fait par l’intermédiaire du fil sonde F, relié à l’une des bornes de chacun des deux voltmètres, On plonge l’extrémité nue de ce fil dans le liquide de la cuve en le rapprochant de l’électrode A, et en cherchant par tâtonnement à lui donner une position telle que l’aiguille du voltmètre étalon Vt s’arrête à la première division de l’échelle : on repère alors la position de l’aiguille de V sur l’échelle à construire. On éloigne ensuite l’extrémité du fil sonde à l’électrode À, en la rapprochant de
- B, jusqu'à ce que l’aiguille de V, s’arrête en lace de la deuxième division de l’échelle; on repère de nouveau la position de l’aiguille de V et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’appareil V'soit complètement étalonné. Quanjl enfin le fil sonde vient en contact avec l’électrode, le voltmètre étalon V1 indique le voltage total du (murant de la génératrice, voltage qu’on rendait aussi élevé que possible en enlevant toutes les résistances
- On enlève alors du voltmètre V l’échelle ainsi obtenue, pour la reproduire, puis on colle la nouvelle échelle sur l’ancienne, en prenant soin de faire coïncider rigoureusement les marques et repères tracés précédemment.
- Il n’est pus absolument nécessaire de faire en sorte que le courant, traversant la résistance liquide, ait exactement une intensité de 5 ampères : une autre intensité conviendrait aussi; mais l’expérience a montré que, dans le cas particulier qu’on vient de décrire, il importait de maintenir la valeur de l’intensité au-dessous du point où l’ean commençait à bouillonner dans
- L’opération d’étalonnage exige l’intervention de deux opérateurs, l’un pour déplacer le fil sonde, l’autre pour repérer les positions successives de l’aiguille du voltmètre V sur la feuille de papier. G. Roksch.
- Système perfectionné de compteur pour courants alternatifs, par le professeur Arno.
- SoientI,I'les intensités efficaces de deux courants, décalés de u et passant à travers les deux enroulements inducteurs d’un appareil à champ tournant; soient les deux flux produits, la bobine induite se déplacera d’un angle d, tel que (fig. i)
- sin <p = Htf.
- Si I’iitir des bobines inductrices est à fil fin, l’autre à gros fil, on aura :
- <M>' sin (o —«Jr)= Crf,
- où représente le retard de phase du courant Y (fil fin), ou de <E>' par rapport à la différence de potentiel efficace Y aux bornes du fil fin ;
- tg+=y-
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- SI y=9o°, on aura
- 4>4*' cos ® = Cd
- VI cos <p = W = Kc*
- et l’appareil peut servir de wattmctre pour une charge inductive.
- En admettant la condition i-=9on, satisfaite,
- Fîg- i.
- il faudra encore que l’armature du petit moteur à champ de Fcrraris, ait une inductance assez faible (pas de fer), et. que le couple résistant, qu’on obtient, comme à l’ordinaire, au moyeu des courants de Foucault, dans un disque de cuivre ou d’aluminium, soit proportionnel au carré de la vitesse de rotation.
- Pour réaliser la condition i = po°, l’auteur emploie deux enroulements a fil fin, disposés de façon que le flux total soit exactement la résultante vectorielle des flux dus aux courants de chaque bobine. Soit alors tf*/ (fig. il, le flux en phase avec V, et <ï>2' en avance sur V de i35°; si on fait <E»a/ = <I>1\/2, le flux résultant <!>' sera égal k <!>/ et décalé de 90° par rapport à <!>/, et, par suite aussi, par rapport à V.
- Pour obtenir, dans un des enroulements à fil lin, un courant = en avance de i35°
- sur V, il faut : i° que l’impédance totale p de ce circuit soit égale à -^7; 2" que son inductance ) soit égale à sa résistance rj {tgy.= i, 3° que les enroulements à fil fin soient faits en sens contraire, pour obtenir un décalage de 180", de sorte que le décalage résultant soit égal à 180° — —135°. Dans l’autre en-
- roulement a fil fin, la résistance devra être choisie de façon que
- La figure 2 représente le compteur inséré sur la ligne ab; SA est la bobine à gros fil, Sv', Sy" les bobines à fil fin ; Sc une bobine compensatrice destinée a vaincre les résistances dues au frottement, K l’armature du moteur a
- champ de Ferraris, D le disque donnant le couple résistant; les attaches dus bobines Sy'Sy" sont interverties; R/R", A sont les résistances et la self destinées à réaliser les conditions ci-dessus indiquées.
- P.-L. G.
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- AMERICAN INSTITUTE OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Séance du 3 janvier 1902.
- Les méthodes d’éclairage, par Louis Bell, d’après Transactions, t. XIX, p. g3—115.
- L’auteur se propose de discuter les systèmes d’éclairage au point de vue de l’utilité pratique, plutôt qu’en vue des détails théoriques et techniques. Si le développement de l'éclairage électrique durant le dernier quart du siècle écoulé a suivi l’essor technique de la civilisation, il faut reconnaître cependant que ees progrès ne se sont pas inspirés toujours d’un sentiment exact de l’art et de l’esthétique. On a trop oublié que l’éclairage est uniquement 1111 problème physiologique et physique et on tend à répandre la lumière h profusion sans égard à la qualité et aux besoins actuels.
- C’est un principe physiologique reconnu que l’œil s’accommode très bien de variations assez étendues dans l’éclairement. Entre les limites extrêmes où la vision devient pénible par défaut ou par excès d'éclairement, il n’y a pas de raison d’augmenter ou de diminuer ce dernier, sauf quelques circonstances spéciales ou par raison d’économie. Le but de toute source de lumière artificielle est de produire un éclairement suflisunt, en quantité, pour les conditions de son emploi, et en qualité pour ne pas fatiguer l’œil ou entraîner d'autres inconvénients. Les qualités d'un loyer lumineux ne sont pas aisées ii définir, cependant l'auteur en indique trois essentielles par ordre d’importance: i° la lixilé, 20 l’éclat intrinsèque. 3° la coloration.
- iu En ce qui concerne la première qualité, un foyer manquant de fixité est défectueux pour deux raisons, il fatigue la rétine par suite de la succession rapide des efforts qu’elle doit faire pour combattre l’inertie visuelle due à la persistance des impressions, et il produit une tension pénible du mécanisme régulateur* de l’iris, donL l’ouverture maxima peut être de 10 à 20 fois supérieure à l’ouverture mitiiina. Ces inconvénients n’apparaissent que pour des variations d’une certaine lenteur et d’une certaine étendue,
- et dépendent de la sensibilité de chaque vue.
- L'auteur a trouvé qu'une variation de rop. 100, à raison d'1111 ou doux maxima’par seconde fatiguait sérieusement sa propre vue ; quant h la persistance des impressions, il estime qu’une suite d’extinctions, à i/5o de seconde d’intervalle. deviennent très pénibles. Aussi l’ave alternatif est-il inadmissible à 25 périodes, et fatiguant même à roo périodes ; quant à la lampe à incandescence, grâce à la plus grande conservation de la chaleur, l’œil peut la supporter au-dessus de 35 périodes seulement. L’orateur pense, en résumé, que toute variation rapide et fréquente de plus de 0 p. 100 doit être évitée.
- 20 L’éclat d'un foyer est d’une importance physiologique considérable. Limage d’une source très puissante produit sur la rétine une impression douloureuse quand elle persiste un certain temps. Il en est de même si cette image varie rapidement sur la rétine, surtout si l’iris n’a pas le temps d’entrer en fonction. Il est de règle de ne pas placer les foyers puissants dans le champ visuel, car outre la fatigue qui en résulte, l’iris se dilate tellement que les objets moins brillamment éclairés sc voient très difficilement. D’autre part, l’expérience a montré qu’en ombrant ces foyers, on améliore les conditions générales de l’éclairage: mais il est difficile d’obtenir une mesure quantitative de ce fait, si marqué qu il
- Le critérium réel de ce que l’auteur appelle « l'utilisation visuelle » n est pas l’intensité 1, mais le produit 1-7, où 5 est l’ouverture réelle de la pupille ; cette dernière étant fonction de l’éclat intrinsèque B, ce critérium est aussi exprimé par O11 a une idée des valeurs de B,
- d’après Weber, en considérant les résultats ci-dessous exprimés en bougies par pouce carre
- Feuille île papier blanc horizontale, en
- Toileblanchc au soleil.................. . 7
- Bcc Àrgand.......................... 6,5
- Feuille do papier blanc horizontale, journée sombre d'hiver. .................... . 0,20
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- La première intensité estbeaucoup trop grande pour l’œil normal ; l’expérience prouve qu’une intensité de o bougies par pouce carré .'0,77 bougies par cm2) est la plus élevée qui soit compatible avec les règles de l’hygiène, pour des foyers places dans le champ visuel aux distances ordinaires de l’éclairage d’intérieur. Aussi, les sources actuelles doivent-elles être employées avec des écrans diffuseurs ; et. pour une première approximation, le rayon d'un globe diffuseur sphérique sera, en pouces (a.54 cm) r = ~ , 1 étant le pouvoir éclairant en bougies. Il est difficile, sans perte considérable, de supprimer le noyau plus brillant qui existe dans la lumière de l’arc sous globe, mais ces foyers sont placés le plus souvent hors du champ de la vision, et l'inconvénient disparaît.
- 3° L’utilisation d’un foyer dépend beaucoup de la coloration de scs radiations ; ainsi dans le spectre solaire l’orangé, le jaune et le vert constituent les 80 p. 100 de la luminosité; les radiations* bleues ou rouges exigent une énergie beaucoup plus grande pour produire le même effet lumineux. L’œil fonctionnera évidemment mieux avec une lumière plus semblable à celle avec laquelle s’est faite son éducation ; mais la lumière solaire est chose variable. Au-delà cle l’atmosphère, le soleil semblerait coloré en bleu ; àtravorsTatmosphcre, la lumière est blanche au méridien, mais quand le soleil s’approche de l’horizon, l’atmosphère filtre les rayons bleus et violets ; à 4o°, la partie bleue du sjrectre est réduite de moitié, tandis que lu luminosité générale n’a diminué que de 20 p. 100, et la coloration est d’un blanc jaunâtre; à l’horizon, elle tire sur le rouge et le jaune orangé. La lumière diffuse est mélangée do lumière bleu du ciel et est beaucoup plus riche en radiations bleues que la lumière solaire : mais la teinte générale de la lumière naturelle est blanc jaunâtre, avec une teinte d’orangé vers le soir. Ces variations donnent souvent l’impression d’une diminution d’intensité, alors qu’il n’y a là qu’une question de coloration.
- Les foyers artificiels se rapprochent généralement de la lumière solaire, sauf l’arc en vase clos, et le bec Auer (’}.
- e second verdâtre; la
- Dans l’état actuel de l’éducation de l’œil, une lumière faible en radiations bleues etvertes semble préférable, mais une évolution peut se produire qui fasse accepter une lumière verte comme celle du thallium. Il n’est pas prouvé d’ailleurs que la lumière blanche soit toujours désirable pour la comparaison des couleurs, et le choix des colorations des foyers futurs ne semble pas devoir être limité trop arbitrairement.
- On peut diviser les modes d’éclairage eu éclairages généraux et éclairages directs. 11 y a une distinction importante à faire en effet, entre la lumière destinée à une diffusion générale et celle destinée à faciliter certaines opérations en des points déterminés. Il est, sans douté, désirable que la science puisse fournir des foyers lumineux dépensant de moins en moins d’éne-r-gie, mais, il est possible, dès maintenant, en adaptant au but que l’on poursuit les méthodes d’éclairage actuelles, en recherchant moins l'intensité que Vulilisation visuelle, de réaliser de sérieuses économies. Par celle expression utilisation visuelle l’auteur entend l’éclairement en tant que modifié par le mode d’application des fovers lumineux ; il y voit le seul critérium sérieux que l’on a tort de chercher dans l’éclairement mesuré suivant certaines méthodes arbitraires. Même avec le luminomètre de MM. Houston et Ivennelly, l’erreur moyenne faite par un même opérateur est, suivant les inventeurs mêmes, de 10 p. 100 ; et toutes les autres méthodes ne sauraient fournir une appréciation satisfaisante de la valeur commerciale d’une source lumineuse '*).
- L’auteur estime cependant que les mesures d’intensité, les seules qui soient susceptibles d’une grande exactitude, sont aussi les seules qui puissent servir à juger de la valeur quantitative des foyers, sauf à considérer dans chaque cas leur rapport avec les mesures d’éeluircmcnl et en déduire la valeur qualitative.
- L’auteur est ainsi amené à examiner la question d’un étalon de lumière, facile à reproduire
- lampe Hefncr elle-même n’esi^pas plus rouge que la
- p) La mesure de I’ « utilisation visuelle b, n’en est pas plus aisée pour autant, parce qu’elle sc rattache à des grandeurs physiologiques dont il est impossible de tenir compte. Mais, des essais d'éclairements supposent l’art de disposer les foyers, art qui lui-même échappe
- 0 Le premier est bleuâtre, et le
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- L’É
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- exactement et remplissant les divers desiderata relatifs à la fixité et h la coloration (').
- 11 lui semble d’autant plus désirable d’arriver à un étalon universellement adopté que les résultats des différents opérateurs sont déjà suffisamment sujets aux erreurs personnelles. L’industrie s’exprime actuellement en bougies, bougies décimales, unités Kefner, et, comme unités dérivées, en lux, en bougies-mètre anglaises, en unités-mètre Hefner, etc. ; — le bougie-pied anglais ne peut prétendre à l’uni-versalité.
- L’unité dérivée la plus logique serait le lumen (Congrès de 1896) unité de flux lumineux, qui perme t de tenir compte de la quantité de lumière émise par un foyer dans différentes directions, soit que l’on considère la lumière émise dans toutes les directions, ou, dans des circonstances spéciales, rutilisalîon dans une direction déterminée. La distribution la plus commune de la lumière issue d’un foyer prend la forme d'un ellipsoïde plus ou moins aplati, et la puissance lumineuse globale doit être exprimée par l'intensité moyenne sphérique. Comme président de la Commission de la « National Electric Lighi Association », l’auteur a eu à rechercher une méthode simple et logique de comparaison des lampes à incandescence, et après cinq années de recherches, il considère-l’intensité movenne ____________
- (l) La lampe à incandescence ne doit, à ce point de vue, être considérée que comme un bon étalon secondaire. L’étalonViolle est, selon l’auteur, peu aisé à reproduire, et d’un maniement délicat;la bougie décimale, son sous-multiple, et le lux son dérivé, ne peuvent donc être con-
- Lcs rapports entre les différents autels étalons du
- legale en Amérique, est insuffisamment comparable à elle-même, manque de fixité, et est trop faible pour l’usage courant; sa bonne coloration est son principal mérite. La lampe Hefner, adoptée parle Congrès International de 1896, se reproduit aisément et est bien fixe ; mais son intensité est trop faible et sa coloration défectueuse enlève beaucoup d’exactitude aux mesures. L’intensité de la lampe Caruel est plus convenable, de même que sa coloration. Quant à la lampe au pentane Vcrnon-
- accueil auprès de la commission de 1’ « American' Gus Lighting Association, qui lui a trouvé'un degré élevé de constance dans des conditions très variables ; le pentane s'obtient facilement dans le commerce, et la facilité de
- lampe à acétate d’amylc," Sa fixité, sa coloration et son intensité sont des plus satisfaisants.
- sphérique comme la seule base de comparaison possible, malgré les objections intéressées de constructeurs ou d’exploitants.
- En ce qui concerne le choix des foyers lumineux, l’ingénieur électricien dispose aujourd’hui de l’arc nu ou en vase clos, de la lampe à incandescence, el depuis peu, de la lampe Nernst, dont aucun ne peut prétendre à une telle supériorité sur les autres de façon à s’imposer par sa puissance lumineuse, son éclat intrinsèque, sa fixité, sa coloration et son rendement, à l'exclusion des autres et dans tous les cas de la pratique.
- Eclairage général. — L’auteur entend par là l’éclairage des grands espaces, soit en plein air, soit d’intérieur ; mais l’éclairage d'intérieur exige une plus grande quantité de lumière et certaines conditions de coloration, d’intensité et de stabilité. La lumière de l’arc a été longtemps réservée à l’éclairage extérieur, grâce à sa puissance et son bon marché ; mais son éclat et son instabilité ont obligé à entourer les foyers de globes ou à les placer hors du champ visuel. Ces inconvénients, avec en outre, la distribution défectueuse de l’éclaircmcnt, la consommation rapide des charbons, ont été un peu atténués par la multiplication des loyers que permet l’emploi do deux ou trois arcs en série sur 110 volts par l’usage de globes diffuseurs fortement teintés et de charbons de très bonne qualité. En Amérique, néanmoins, l’économie de charbons et de main-d’œuvre, la stabilité est la meilleure distribution obtenue par l’arc en vase clos, l’ont fait adopter pour l’éclairage extérieur et intérieur, malgré son défaut souvent sérieux de donner une lumière blanc bleuâtre et même violette.
- Cet inconvénient est moins grave pour l’éclairage public où l’on emploie aussi 1 arc enfermé à courant alternatif. La distribution de la lumière est même, pour ce dernier, meilleure que pour le courant continu, mais le rendement est bien inférieur, si on considère la puissance en bougies, l’éclairement suivant une direction donnée ou le minimum d’éclairement obtenu au milieu de la distance de deux lampes.
- L’ancien arc à feu nu, dit de 2000 bougies, malgré un flux lumineux plus grand, avait l’inconvénient de présenter une zone très éclairée à 45° du foyer, le reste étant peu éclairé. L’arc en vase clos fournit une zone éclairée plus
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- étendue. L’arc nu aurait un rendement plus élevé si on remployait avec un globe du genre « llolophaue » ; mais il faut pour cela des lampes à foyer fixe qui ont, par suite de leur prix élevé, bien peu de succès aux États-Unis.
- Il v a deux objets à considérer dans l’éclairage publie ; il faut éclairer non seulement le sol, mais aussi les édifices : cependant la lumière distribuée trop liaut au-dessus du niveau des foyers sera de peu d’effet pour l’éclairage général ; l’aspect de l’atmosphère que présente les grandes villes, la nuit, donne une idée de l'énergie lumineuse perdue de ce fait. On ne peut guère compter sur la diffusion dans l’éclairage public ; la meilleure épreuve de l’efficacité des foyers, est certainement leur puissance lumineuse dans une zone située a uu nombre donné de degrés au-dessous de l’horizontale ; l’intensité hémisphérique inférieure est un critérium satisfaisant; niais c’est l’impression générale que donne un éclairage à un observateur qui offrirait la meilleure base de comparaison, car, malgré la difficulté de faire une spécification à ce sujet, c’est encore là la fonction la plus instructive de l'intensité et de la distribution obtenue avec un foyer donné.
- Dans cet ordre d'idées, l’orateur rappelle qu’il est admis qu’un ancien arc dit de 2000 bougies peut être remplacé par l’arc en vase clos de 6,0 à 6,75 ampères, mais avec l’avantage pour ce dernier d’une distribution plus régulière et d’une meilleure « utilisation visuelle » de la lumière. Pour l’arc alternatif, il faut prendre la lampe de ampères comme équi-
- Les arcs enfermés d’une intensité-moindre, 5 ampères et au dessous, donnent une lumière fortement bleutée, qu’on arrive, il est vrai, à corriger en employant des charbons moins gros que dans les lampes usuelles. La subdivision exagérée de l’éclairage en foyers de faible intensité tend à augmenter l'éclairement minimum, mais « l’utilisation visuelle » en est diminuée, l’entretien' plus compliqué et l’installation plus eouteuse. Poussée à l’excès, ccttc tendance amène un affaiblissement de l’éclaircment général,
- La lampe à incandescence n’a guère pu lutter, jusqu’à présent, avec l’arc pour l’éclairage public, mais l’apparition de la lampe Xcrnst peut être le point de départ de nouvelles
- méthodes d’éclairage public par. foyers nombreux et peu éloignés les uns des autres (‘).
- Les conditions de l’éclairage dos grands espaces fermés sont tout autres. Les foycrs électriques ont un éclat intrinsèque trop élevé pour être employés sans globes diffuseurs, à moins qu’on éclaire par diffusion sur les plafonds avec ares renversés. Généralement, quand on mesure dans les grandes salles ordinaires l’éclaircment normalement aux foyers lumineux, la valeur obtenue est de une fois et demie à trois fois celle que l’on obtiendrait dans une salle étroite à murs noircis ; ce qui montre l’importance de la diffusion qui a non seulement, pour effet, de réduire l’énergie nécessaire à la production d’un éclairement donné, mais encore de diminuer l'importance de la distribution du flux lumineux émis par le foyer, pourvu que cette distribution ne soit pas trop excentrique. La diffusion est aussi importante pour la qualité de l’éclairement général et les parois diffusantes devront avoir une coloration à peu près semblable à celle de la lumière à obtenir (2).
- Pour l’éclairage d’intérieur, c’est le flux lumineux total et non le flux dans une direction particulière qui doit faire apprécier une soifrce de lumière, c’est lui qui détermine la quantité de lumière utilisable directement ou par j difïu-
- Des foyers, qui a raison de leur éclat trop intense ou de leur coloration défectueuse, ne sauraient être employés directement, peuvent être utilisés pour la production, de la lumière diffuse et produire ainsi des effets artistiques qu’on ne saurait demander à aucun éclairage direct,
- P.-L. C.
- (L) L’auteur estime à 5 kilowatts par mille (1 609 m) la dépense d’énergie nécessaire pour obtenir un éclairement satisfaisant avec l’arc, envase clos.
- le foyer qui se rapproche le plus de la lumière du jour.
- Puis viennent la lampe Nernst, la lampe incandescence à haut rendement (3 watts et moins par bougie), les becs de gaz ordinaires, l’arc en vase clos avec courants intenses, dont on peut corriger la teinte bleuâtre avec des globes légèrement jaunâtres. Enfin; viennent le manchon Auer et l’arc clos avec courants faibles que leurs teintes vertes et bleues doivent faire rejeter quand la coloration de la lumière est une question primordiale, à moins que l’on ne les corrige avec des verres convenablement colorés aux dépens du rendement.
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- T. XXXI. —19.
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- Séance du 25 janvier J902.
- Sur l’inertie des parties tournantes d’un train, par N.-W. storer, d'après Transactions, l. XIX, p. 153-107. • •
- Le problème de l'établissement de La capacité d'un moteur de traction comporte l’examen de la répartition de la puissance fournie parle moteur en effort de traction, en forces destinées à surmonter la pesanteur et l’inertie. Dans l’évaluation de la force d’inertie, on néglige trop souvent l’inertie des parties tournantes.
- On préfère en général, les armatures légères et de faible diamètre pour la facilité du freinage mais on oublie trop souvent que ce résultat est obtenu aux dépens de la puissance du moteur. Des recherches récentes ont montré l’importance de ee lait dans la détermination de la puissance requise pour actionner un train (U.
- L’auteur déduit d’un grand nombre d’exemples que la force d’inertie des parties tournantes d’un train est d’environ les 10 p. îoo du poids total. Dans tous les calculs, il y a io p. ioo d’é-ivergre en plus à fournir que celle qui est évaluée
- 0 .L’auteur considère le cas il’uae voilure à double truck, pesant 3o tonnes avec sa charge, avec des roues de 82,5 cm d’un poids de 3i8 kg, el deux moteurs de
- le rapport de 77 à 100 avec celui du train. La force réduction à la vitesse du train. Avec 8 roues, c’est donc
- pour un rayon de 1S cm. Avec une réduction do —, le centre de giration de l'armature parcourra une distance de 2,82 in pour chaque tour de l’essieu, ou pouruu che-
- au nombre 9,5 p. 100.
- d’après le poids mort. Cette énergie est perdue au freinage ; l’énergie totale à fournir de ce lait dépend du nombre d'arrêts, de la vitesse au moment. du freinage, et de l’énergie absorbée par la résistance du train. Pour des arrêts fréquents, l’énergie perdue peut être évaluée entre 5o et
- p. 100 de la puissance entière développée par les moteurs, et dans ce cas l’énergie requise par les parties tournantes sera de 5 à y 1/2 p, 100 de l’énergie totale fournie.
- Pour renfermer ces données dans les calculs on peut ou bien augmenter de 1 o p. 100 le poids du train pour la détermination de l’accélération, ou bien renforcer de 10 p. 100 la force nécessaire pour produire une accélération donnée. On aura ainsi une correction moyenne ; mais pour une plus grande exactitude, il sera bon de calculer la force d’inertie des parties tournantes dans chaque cas. On trouvera que pour un service h petite vitesse, avec une réduction d’engrenage considérable, le nombre 10 p. 100 sera trop faible tandis qu’il sera trop fort pour les grandes vitesses des trains interurbains.
- Ce facteur entre également dans la détermination de la résistance a la traction sur rampe. Si la résistance du train comprend les frottements dans le moteur, sa valeur déduite du profil sera trop faible de 10 p. 100 ; dans le cas contraire, la correction sera peu importante, car l’inertie des parties tournantes sera à peu près compensée parles frottements du moteur. Pour une détermination rigoureuse, il faudra tenir compte h la fois des frottements et de l’inertie ; et dans ce but, on dessinera la courbe des frottements, et on déduira l’inertie des armatures el des roues-d’essais préalables ou de calculs basés sur le dessin.
- Des recherches de ce genre, montreront que les frottements du moteur constituent une partie importante de la résistance du train, de même que l’inertie des parties tournantes l’est pour l’inertie totale d'un train.
- P.-L. G.
- Le Gérant : G. NAUD,
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- Tome XXXI.
- Samedi 17 Mai 1902.
- }. — N- 20.
- aurai
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- â. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Ans et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollia.
- FACTEUR DE FORME ET FACTEUR DE MAXIMUM
- A la base do tous les calculs relatifs aux machines ou appareils à courants alternatifs, on trouve les deux relations fondamentales :
- () E „ = C/hK„ (,)
- qui jouent un rôle important en électrotechnique. Dans ces égalités, on désigne par E0, I,, les valeurs maxhna de la force électromotrice, du courant et du flux magnétique; f la fréquence; n le nombre de spires; dl la réluctance; C une constante.
- Les instruments de mesure ne fournissent ni E0, ni I„, mais leurs valeurs efficaces
- I
- E2 dt
- - v/V
- où E et et I sont les valeurs à un instant donné de la force électromotrice et du courant. Or, ce qui nous intéresse le plus dans le flux magnétique, c’est sa valeur maxima caries pertes par hystérésis dépendent de la valeur maxima fie l’induction cB0 qui est liée à *>b0 par la formule cB0 = , S étant la section du noyau de fer.
- Quand la force électromotrice et l'intensité du courant varient suivant la loi sinusoïdale 2n, Ee/r= , \L/r = . Pour une courbe de forme quelconque, on peut écrire
- on a C =
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- 134
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI. — N” 20.
- les relations plus générales
- où 3-représente le facteur numérique par lequel il faut diviser les valeurs maxima pour obtenir les valeurs efficaces correspondantes. La dénomination de facteur de maximum d’une courbe de forme déterminée semble donc bien lui convenir. En posant <r (3);
- on voit que le coefficient t peut, aussi être défini le rapport de la valeur maxima à la valeur efficace.
- Ces définitions admises, divisons maintenant les deux membres de (i) par on a
- = (4)
- relation qui permet de calculer ï)r„, ou flux magnétique maximum en fonction de la force électromotrice efficace donnée directement parles appareils de mesure. Il est facile d’établir une relation analogue entre X0 et Pour cela, multiplions et divisons le deuxième membre de (m) par 3,- qui est lo facteur de maximum de lu courbe d’intensité, il vient
- La valeur de leff nous est encore donnée directement par les instruments de mesure. Au lieu de l’égalité (4), on a plus généralement adopté la suivante :
- E^=4 ?/>**>., (6)
- où est connu sous le nom de facteur de forme de la courbe des tensions, et défini comme le rapport entre la force électromotrice efficace Etfr et la force électromotrice moyenne,
- /'
- E dt
- La relation (6] a été admise en électrotechnique sans démonstration rigoureusement exacte. Les essais de démonstration tentés jusqu’ici ne s’appliquent qu’à une classe particulière d'ondes, par exemple, celles où l’ordonnée maxima tombe au milieu de l’intervalle qui sépare deux ordonnées nulles consécutives, telle la courbe représentée parla figure i. Mais si on passe aux courbes des figures 9- et 3, oit l’ordonnée maxima du flux magnétique ne coïncide plus avec l’ordonnée moyenne, les démonstrations sont absolument en défaut. Par contre, la formule (4) s'applique à tous les cas possibles, car elle ne repose sur d’autres hypothèses que la loi fondamentale de l’induction et la définition de la valeur efficace. Le point do départ, pour l’établissement de la relation (6), est le suivant. Soient E et i>b les valeurs instantanées de la force élcctromotrice et du flux magnétique, on a
- et d’après (8),
- Or les deux intégrales qui entrent dans le calcul ne sont égales qu’autant que les limites
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ?.3'5
- t — o et t = — de la première coïncident avec les limites 3£.0 et de la
- seconde. Cette condition se trouve bien remplie dans le cas de la figure i, mais ne l'est plus dans les figures 2 et 3. On en conclut donc que la méthode suivie pour ce calcul n'est
- Fig. 2. Fig. 3.
- valable qu’autant que l’on a affaire à une onde où le maximum du flux magnétique correspond à l’ordonnée qui tombe ail milieu de l’intervalle séparant deux points d'ordonnée nulle.
- Un exemple numérique fera mieux saisir le point capital que nous nous proposons do mettre en évidence, c’est-à-dire, l’impossibilité de tirer eu général la valeur maxima du flux magnétique de l’équation (6). Supposons que ce flux, correspondant à la courbe de la figure a, soit représenté par l'équation
- Asie wi+B8in3iot,
- où ta ost la pulsation : to = — = ir.f.
- La force électromotrice induite a pour expression
- (")
- Donnons aux lettres des valeurs numériques absolument arbitraires A = 6o, D=i5, n— i
- °na(') “
- J' EA -—{k — B] = 28,5. (>)
- E",= ‘EW=v/t[“!a“+9“se’]
- (') Gustw Benischke, Elektrotechnische Zeitschrift, p. 674, 1900.
- <*> 0n PreH^ Pour limites -j- et à cause du cosinus qui se trouve sous le signe J.
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- L ' É C L ÀIR A G E ÉLECTRIQUE
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- En portant ces valeurs, dans l’équation (6) on trouve N„ — 44ï9 î résultat inexact comme on peut le prouver en cherchant, par une autre méthode, le maximum de X, c’est-à-dire, en cherchant les valeurs de X telles que = o,
- tu A cos Ut + 3 w B cos 3 wt = o. On tire de là
- En donnant à A et B leurs valeurs numériques Go et i5, on trouve tot = 49°5o,1 d’une part, et d’autre part = i8o°-49°5o'. Ces nombres portés dans l'expression de 3b donnent des résultats identiques, comme d’ailleurs le fait prévoir la figure 2. La valeur commune est 53,4 au lieu de 44*9- Ea première méthode fournit donc un nombre 19p. 100 trop faible, ou plutôt ne donne pas le maximum, mais la valeur correspondant à l’ordonnée moyenne h.
- Calculons maintenant, pour ce même champ alternatif dont la loi de variation est exprimée par l’équation (10), la relation entre E^etXo. Pour cela, il faut chercher les maxima de la courbe des tensions (11), qui ont lieu pour toi = o° ou toi = 1800. On obtient ainsi E0 = «oA-(- 3«B = io5,
- et le facteur t =
- On a identiquement
- 1,99. Le rapport entre F.a =
- et X0 =3 53,4 est donc — = 0,99 X„.
- L97*
- Telle est la relation cherchée entre la force électromotrice efficace et la valeur maxima du flux magnétique dans le cas où /'— 0,16 et n = 1 : pour des valeurs quelconques de f et n la relation deviendra E,,y X nX 0,99 X X0 = 6,19 /«X0.
- Proposons nous d’appliquer les mêmes calculs aux courbes dissymétriques de la figure 3. Elles se présentent dans les génératrices à courants triphasés par suite de la réaction d’induit et pour un facteur de puissance (cos o) compris entre 0,8 et 1 (l). Admettons que le champ magnétique correspondant suive toujours la loi exprimée par l’équation
- La force électromotrice induite est
- E = — Awcos w< — 3wBcos3w*.
- Si on fait A = 60, B = 20, co = 1, n = 1, le calcul conduit aux résultats suivants (2) :
- 'ff —
- + 9«sB*)
- L’équation (G) donne X0 = 59,8, nombre inexact; le maximum véritable correspond à wt =s (90 -+- i5)® et a pour valeur X0 = 65. .
- .(9 Pour les facteurs de puissance très petits (o,5 et au-dessous), l’influence de la forme de la courbe ne se fait plus sentir.
- (2) La valeur moyenne Emay, varie d’une courbe à une autre; au contraire, est toujours donné par l’égalité : Eefr = y/4_(AÏ+Al-|-A|+— ), en représentant par A„ Aa A3.les amplitudes de chacun des termes de la
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- Ces deux exemples numériques mettent bien en évidence l'inexactitude de la formule (6) ou démontrent, tout au moins, qu'elle n'est applicable qu'aux courbes dans lesquelles les maxima du flux magnétique coïncident avec l'ordonnée moyenne comprise entre deux oi données milles. Dans ces cas seulement, il y a identité entre les formules (4) et (6). En général, quand on voudra calculer la relation entre E„ff et î)û0, il faudra tenir compte de la forme de la courbe comme dans le premier exemple choisi.
- Le facteur de forme, introduit en éleclrotochnique, nous semble donc superflu et l’usago qu'on en a fait jusqu’ici, inexact. Dans la relation qur lie et \,.ft [équation 5J, le facteur do maximum intervient
- Ce facteur est d'ailleurs bien plus apte à caractériser la forme d’une courbe que le facteur île forme lui même, car, pour les courbes qui se présentent le plus souvent dans la pratique et dont trois exemples sont donnés par la figure 4, les différences entre les fadeurs de maximum sont bien plus grandes qu’entre les facteurs de forme correspondants, comme le montrent les tableaux suivants :
- Différences. 17,6 p. ioo.
- Enfin le calcul do * est plus simple que celui de o où on fait intervenir la force électromotrice moyenne EmûJ/. Celle-ci doit se calculer pour chaque genre do courbe en particulier, tandis que la force clectromoLriee efïieace, quelle que soit la courbe, est toujours donnée
- par \j — + -V + *V + , si A)5 A., A3..désignent les amplitudes de chacun des ter-
- mes de la série.
- Dr Gustav Bknisciike,
- WATTMÈTRES ET COMPTEURS POUR COURANTS ALTERNATIFS
- Le watlmètre à induction de Th. Duncan (‘) est disposé pour mesurer la puissance réelle: UI cos la puissance magnétisante UI sin ç, et il permet aussi do-connaître la puissance apparente qui est la résultante des deux grandeurs ci-dessus. En réalité, l’appareil sc compose d’un double système de bobines agissant sur une armature unique. Les bobines d’intensité des deux wattmètres, 5 et 12, (lig. 1 et 2), sont toujours en série et placées au-dessous du disque 3. Un commutateur, 10 et 11, permet d’employer soit les doubles bobines des volts 6,7 ou i3,i4- Dans le premier cas, la bobine 6, placée en série avec une résistance sans induction, 9, reçoit le courant dérivé; à l'intérieur de celle-ci, est placée, également en
- (*) Brevet anglais, n° 10 134, déposé le iet juin 1900, accepté le 8 septembre 1900. 4 figures.
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- î38
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- dérivation, la bobine 7 qui est jointe à une bobine de self-induction 8 et connectée en sens opposé de la bobine 6 ; de cotte façon, la résultante de l’action des deux bobines, 6 et 7, est exactement en phase avec la différence de potentiel. Le couple développé sur le disque par
- les bobines 5, 6 et 7, est ainsi proportionnel à UI
- t-à-dire à la puissance magnétisante; ou déwaLtée.
- Dans le second cas, le commutateur 11 étant fermé, les bobines des volts i3 et 14 sont placées en dérivation sur le circuiL,niais, ici, la bobine'i3 est en série avec une grande self-induction, tandis que la bobine intérieure 14 est munie d'une résistance sans induction, de sorte que la résultante des actions do i3 et 14, est en quadrature avec la différence de potentiel U ; ce système
- : UT <
- sl-à-dire la
- puissance réelle.
- •En fermant en môme temps les deux commutateurs 10 et 11, les deux effets se produisent ensemble et on obtient un couple qui est la somme des deux précédents :
- UI (sino + coso),
- et non pas la résultante prise dans le sens de deux forces concourantes :
- U'I v/sia*Ÿ + cos*g = UI,
- (0
- comme l’indique le brevet. En réalité, cet appareil ne peut indiquer la puissance apparente UI, qu’en introduisant les valeurs de UI sin v et UI cos ? dans l’éqnationfi)eten calculant le résultat.
- Comme on le voit sur les figures 1 et 2, le disque 3 est monté sur un axe vertical 4 et retenu par un ressort spiral 18 ; l’amortissement est produit par l’action des aimants 21 sur le disque. La division est tracée sur la périphérie du disque.
- Jusqu'ici, on s’est toujours attaché à réduire au minimum la self-induction du circuit-volts des compteurs d’énergie pour courants alternatifs, afin que le courant dérivé, qui Lraverse ci; circuit, soit aussi exactement que possible en phase avec la différence de potentiel ; cette condition est essentielle pour que le wattmètre du compteur mesure la puissance réelle.
- p= ui
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- r
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- Dès que le circuit sur lequel est branché le compteur renferme des appareils créant une grande différence de phase, des moteurs d’induction, par exemple, cos » baisse rapidement et, pour une môme intensité, la puissance absorbée diminue également, mais l’usine est obligée d’immobiliser un matériel générateur proportionné à cette intensité et presque indépendant de la puissance réelle ; de plus, les pertes, dansla canalisation et dans les appa-
- dépendent aussi rie que le prix de
- vec le facteur de de son installa-
- reils accessoir de l'intensité, de revient de l’éner. somma leur varie puissance, cos < tiou, il est donc assez juste de faire varier le tarif de l’énergie avec ce facteur.
- C’est pour obtenir ce résultat que Gu. P- Stf.ixmrtz (’) introduit dans le circuit volts du compteur d’énergie, — compteur moteur genre Thomson ou compteur d’induction,
- — une self-induction réglable, de telle sorte que le complour étant réglé pour être exact, quand cos ta
- — i, ses indications relatives augmentent avec .
- Si on introduit, dans le circuit volts d’un compteur Thomson une bobine de self-induction R, et une résistance R. (fig. 3), toutes deux réglables, de telle sorte que le courant dérivé soit retardé, de 20°, par exemple, on peut régler les freins et les rouages pour que les indications du compteur soient exactes quand U et 1 sont en phase. Dans ces conditions, si le compteur est placé sur un circuit où la différence de phase est o, le retard du courant 1 sur le courant, dérivé ne sera que ?— 20°, et on mesurera
- mais, comme le réglage est fait pour
- UI cos 2o°, le compteur avancera dans le rapport:
- Par exemple, si o = 60% le compteur mesurera i,a3 fois la puissance réelle, tenant
- (*) Brevet anglaÎB, n®»5 746, déposé par The Briliah Thomson Houston Ole 3o décembre 1899, accepté le
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- 3*0
- oblige le client à couper le eireuitdès qt
- appareils ne sont pas utilisés convenablement.
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- A l'aide de R et de Ru on peut faire varier à volonté le décalage du courant dérivé, de façon à proportionner la variation dit tarif «à la dépense causée à l'usine par le courant déwalté.
- Dans les compteurs d’induction, on sait que le courant dérivé doit retarder de 90° sur la différence de potentiel pour que les indications soient indépendantes du facteur de puissance. Pour réaliser les conditions du système ci-dessus, il faut que la puissance enregistrée augmente relativement avec o, donc il faut que le retard du courant dérivé sur U soit plus grand que 90". O11 ne peut pas obtenir ce résultat à l’aide de bobines de self-induction seulement. Le moyen proposé dans le bre.vet consiste à placer un shunt, sans induction, Rs (fig. 4)1 entre les électros SjS2 du circuit-volts et la bobine de,self-mduetion R, ; le courant qui traverse les électros étant en retard sur celui du shunt, se trouve par là retardé sur le courant qui traverse la bobine Rr On ajoute à cette action celle qui est produite par les bobines induites qui sont, fermées sur elles-mêmes parla résistance réglable R..
- Le brevet de \V. IL Johnson f1) revendique l’emploi d’un électro, excité par le courant dérivé, à la place de l’aimant permanent qui est généralement employé comme frein dans les compteurs d'induction. Deux noyaux de tôle en forme d’U, ff (fig. 5 à 8), ont leurs pôles gg et hk en regard l’un de l’autre, et le disque armature a passe dans l’entrefer laissé entre eux. Quatre bobines f sont, placées sur les pôles et montées en série entre elles et en dérivation sur le circuit étudié; elles reçoivent ainsi un courant retardé de 90° sur la différence de potentiel à mesurer. Les bobines d’intensité nn sont en série avec le circuit total et placées très près des pôles gg, de sorte que les courants induits par ces bobines, réagissent sur ceux qui sont produits par gg et produisent un couple moteur. Les pôles hk, situés à l’extrémité opposée du diamètre, no produisent aucun couple ; ils agissent seulement comme frein et règlent la rotation du disque lorsque la différence de potentiel est constante.
- Dans les compteurs d’induction, les petits défauts de construction et les frottements amènent des erreurs plus ou moins considérables ; pour remédier à ces défauts, Siemens et n.\LSKE(2) apportent les modifications suivantes à leurs compteurs Ferraris, bien connus.
- (9 Brevet anglais, n° 25 200, déposé le 19 décembre 1899, accepte le 10 novembre 1900. 5 figures.
- F) Brevet anglais,; il» 8289, déposé par Siemens brothers le 5 niai 1900, accepté le 9 juin 1900. 7 figures.
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- 1
- Dans ccs compteurs (fig. 9), un tambour métallique e tourne librement dans l’entrefer ménagé entre les projections polaires bbec et un noyau central d. Les bobines bb reçoivent le courant principal, et les bobines ce, le cotjrant dérivé. Lorsque Jes bobines cc agissent seules, les courants induits dans le disque doivent être symétriques aux pôles, et le couple nul, mais la plus légère dissymétrie produit un couple, et le moteur tourne à vide. D’autre part, les frottements exigent que le couple moteur dépasse une certaine valeur, pour que le compteur se mette en mouvement. Ces deux phénomènes contradictoires sont bien connus, ils sont communs à tous les compteurs d’induction.
- Si on creuse dans le noyau central une ou deux rainures ff (üg. 9 et 10), et si rencoehe est en face de la moitié gh dti^pole, on voit que le flux total doit se diviser en deux parties
- inégales, l’une hk, rencontrant une faible réluctance, créera un champ relativement intense, l’autre, gh, ayant à traverser un plus grand entrefer, créera un champ plus faible. La force cleetromotrice induite dans le tambour sera plus élevée en hk qu’en gh, mais il y aura un retard de phase en hk, de sorte que le champ tournera dans le sens gk. Par suite, selon que l'encoche f sera en g ou en k, le sens de la rotation sera direct on inverse ; dans la position intermédiaire, il doit donc y avoir un point où le couple moteur est absolument nul. Le noyau de fer d. étant disposé de façon h tourner autour de son centre, lorsqu’on le déplace au moyen du levier l, il est facile de choisir la position qui donne le couple juste nécessaire pour vaincre les frottements et combattre également le couple parasite dû aux petits défauts de symétrie inévitables.
- La forme de l’encoche peut être quelconque?, comme 011 le voit dans Jes figures 11 à i4-
- Le compteur pour courants triphasés de I’Allgemeixe Elektmcitrts Gesellschaft (’), est un compteur d’induction composé de trois systèmes semblables à ceux du compteur monophasé, décrit dans un brevet antérieur (nn 683-1900). Le point capital est ici l’emploi de deux disques armatures AAj (fig. 10 et 16), sur lesquels agissent les électros AT, AI,,
- posé pa
- (i) Brevet anglais,
- 3 oSG, déf
- 2-ptê. Je r9 mai ryou. 5 figures.
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- >43
- >1 Ce dédoublement de l'armature permet d’éviter l’action d’un ôlectro sur l’autre, et rend les indications plus'exactes.
- Comme dans le modèle monophasé, chaque éleclro a trois branches : celle du centre.
- H (lig. 17), recevant le courant total, tandis que
- Le flux de la bobine II s’ajoute à celui de la
- formules déjà établies pour les réseaux à courants
- les trois phases 11e sont pas chargées également.
- a pour objet de combler cette lacune en donnant Fig. 19 à 22. — Schémas des compteurs Aron une solution générale applicable au montage en à 4 fils, pour courants triphasés,
- étoile comme au montage en triangle.
- Dans le schéma de la figure 19, la puissance absorbée dans le réseau a évidemment pour expression.
- P - 4 tij + 4Ea + /s Es + «fll + ce3,
- en appelant A, B, C, d, b, c, it> L, 4, les intensités dans les différentes branches, E,, Ea, E,. ex e„ ez, les différences de potentiel aux bornes des mêmes branches.
- Comme on a
- Ej = c3 — er Ea — cl — et E, = e2 — eL,
- il vient
- r = i, (e, ~ *„) + 4 (*i - + *3 (ff* - rd + ««g + bet + ces,
- {*) Brevet anglais, nu -ji 355, déposé le aô octobre 1899, accepté le 3i mars 1900. 5 figures,
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- >44
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- P = («+ is) e, + (h + + (c -h it - ;2) c, ;
- mais, d’autre part, la somme des courants devant être nulle à chaqi
- et
- que l’on peut transformer ei
- i + L - 4, B = 6 +1, - , C = c -H, - **,
- P^A^+Bea + Cej,
- P = Atl + Bes-r(e| + £i),
- point de croisement
- <0
- (*)
- en se rappelant que l’on doit ave
- *, + «*+«, = <>
- L’équation (a) est réalisée par le montage de la figure 20. Les doux pendules portent les bobines des volts e, et ei: ils oscillent devant les bobines d’intensité RCA, et 011 voit que C agit sur les deux pendules eL, e2, en sens inverse des bobines A et B.
- En pratique, il est quelquefois plus commode de placer la bobine centrale C au-dessous des bobines A et B, ce qui rend son action plus faible. Cette solution peut encore être employée en changeant la formule. J,a puissance peut s’écrire, en transformant (1) :
- et, en tenant compte que
- on obtient
- or, e, peut s’écrire
- d’où, finalement :
- P = AE2 — BE, + (A + B -f- C) e3>
- A + B + C + 1> = 0, P=ÀE, —BEt—DE,;
- — ~Ei —
- e3 — 3
- P = AEj — BE, — A (e, — E,^ .
- Pour réaliser celte dernière équation, il faut faire passer le courant de retour dans la bobine D, placée à une distance des pendules telle que son action se trouve réduite au tiers de ce qu’elle serait dans le plan des bobines A et B, figure 21; en outre : les pendules mesurent les différences de potentiel entre les sommets du triangle, au lieu de mesurer entre le fil de retour et les sommets.
- Ces dispositions s'appliquent également aux compteurs autres que les compteurs pendulaires. La figure 22 en montre l'application aux compteurs moteurs. Le schéma est un peu moins simple parce qu’il faut mettre deux enroulements sur les bobines inductrices. Les armatures mesurent les différences de potentiel el et (?., comme les pendules dans la figure 20, et les bobines inductrices produisent des champs proportionnels à A + C et B + C.
- Si dans un réseau de courants triphasés, figure 2.3, la somme des différences de potentiel ea -f- eb -f- ec el la somme des intensités ia + i„ -J- ic sont bien égales à o, on peut écrire la puissance sous la forme :
- ! = «.(' *+ye-
- Un système de deux wattmètres dont les armatures mobiles sontréunies par un arbre
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- >45
- commun, indique directement celte puissance si les constantes des deux wattmètres sont bien égales. Cette disposition est réalisée par Siemens et Halske {') à l’aide de deux compteurs Ferraris accouples sur le mémo arbre. On voit, dans la figure %4, que les bobines d’intensité de chaque compteur sont excitées par deux courants; le champ créé est ainsi propor-
- tionnel à l’une des deux sommes ib -f- ic ou ia 4- ic. Les bobines du circuit dérivé sont en série avec des bobines de sell'-S; elles sont montées avec des bobines sans induction, m, m, n, n, o, p, avec lesquelles elles forment un dispositif de pont de Whealslone. Grâce à celte disposition, brevetée antérieurement (n° 13981, 1900), il suffit d’agir sur m, m et n, n, pour égaliser les constantes des deux -wattmètres, puis ensuite sur 0 et p afin de produire les retards de phase do 90°, du courant dérivé sur les différences de potentiel eh, ea\ ce dernier réglage ne dérange rien au premier.
- REVUE INDUSTRIELEE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Oscillations pendulaires dans les machines couplées en parallèle, par a. Fôppl, Elektrotcch-nische Zeitschrift, t. XXItT, p. 39, a3 janvier 1902. Contraire ment àl’opinion émise par M. Kapp(2},
- lh^ ^CTel. a_Qtda*s; 11 819, déposé par Siemens bro-(*) Voir l'article de M. Kapp, Eleklrotechnische Zeits-
- l’autcur estime, d’après son expérience personnelle, que les oscillations pendulaires les plus fréquentes dans les alternateurs marchant en parallèle, sont de trop longue durée pour pouvoir être considérées comme des phénomènes de ré-
- chrift 1899, p. 13-î, et l'analyse de ect article par M. J. Guili.aumi:, Éclairage Electrique, l. XX, p. 28 x, 26 août 1899, et l’étude de M. Bouchkkot, Éclairage Électrique^. XXI. p. isi, 28 octobre 1899.
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- sonance relatifs aux variations de la vitesse angulaire pendant un tour, et doivent au contraire être imputées à l’action des régulateurs de vitesse.
- L’auteur étudie le fonctionnement de ces appareils. et établit les conditions dans lesquelles le déplacement du régulateur est accompagné ou non d’oscillations, pour les trois cas suivants : une seule machine, plusieurs machines accouplées rigidement, plusieurs machines reliées par un accouplement élastique.
- i° Une machine fonctionnant seule. — Désignons par x (fig. i), le déplacement du manchon du régulateur, à partir du point pour lequel l’angle o serait nul ; on a alors
- Quand l’angle <p croit, pour l’étude du mouvement relatif du régulateur, il faut ajouter au poids P du manchon d’abord une force d’inertie dont la grandeur est ~ , et de plus un se-
- cond terme dù au frottement. Ce dernier terme
- à partir d'un point d’équilibre relatif du régulateur, la vitesse pourra varier dans de fortes proportions avant que le régulateur se déplace; mais elle est sans action sur lu position finale du régulateur, car elle cesse d’agir dès qu’il y a déplacement des boules. Aussi peut-on la négliger dans une première étude, quand il s’agit de déterminer si un déplacement du régulateur restera compris dans des limites étroites ou atteindra une valeur considérable et inadmissible.
- L'auteur démontre alors que la condition, pour que la marche soit stable, c'est-à-dire que les oscillations autour d’une position »0 du régulateur restent très petites, est que l’on ait :
- inégalité dans laquelle les lettres a ont pour valeurs respectives :
- i, = — P-f- — . aP sin2 ?0 a, = a y P sin2 1 g 8 1
- Q étant le poids des boules, u0 la vitesse angulaire commune au régulateur et à la machine, v le coefficient d’amortissement, K une constaute positive donnée de la machine j définie parl’éga-
- peut se décomposer en deux parties, l’une proportionnelle à la vitesse, due au frottement proprement dit, et qui est très importante dans les régulateurs munis d’un frein à huile, et l'autre constante, due à l’inertie au départ. L'inertie au départ entre en ligne de compte au point de vue de la stabilité du régulateur dans ses diverses positions; en effet, si cette inertie est très grande,
- où W est le moment d’inertie, F [fj la fonction qui représente le moment moteur par rappo/là la position du régulateur (Q.
- Désignons par y ic coefficient d’amortissement, y -jj-libre relatif du régulateur, nous aurons à considérer lin
- p = f + 7-3F+’
- d2 9
- Soit T la tension s’exerçant sur les tiges inférieures du
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- a'4»
- >4f + “>_S? +‘'«'5ï'+X,'‘~0
- tant t, au lieu des, on trouverais la mér
- T, = A1e..t + A!e.!t+Ase.rf,
- ,3-j-«J32Eaâa+y :
- devient
- a.2 as > a, fl, 5
- elle est la même que pour une machine fonctionnant seule avec un volant de moment d’inertie n fois plus pctit(‘).
- Oo
- ai^JjT +aflït + as^-~aï'rl = <) wi ~dF' a'à ~dt Si Cî —
- ei+Sî = —•
- “• iTi + “= ^^+«,(=.-^1 = 0.
- soit ici
- pq>r,
- a,a3 > «fa* — ,
- «s -V
- t-h 5
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- a49
- 3° Machines reliées par un accouplement élastique. — Considérons deux machines identiques, portant chacune un volant de moment d’inertie 0, accouplées élastiquement à un arbre portant un volant de moment d’inertie 0'. Lorsqu’à un moment quelconque l’arbre d’une .des machines s’écarte de l’arbre intermédiaire d’un angle ’ij — '!/, et <]/ étant les angles laits par la machine et l'arbre intermédiaire avec une position initiale quelconque, il résulte de l’accouplement élastique qu’un couple antagoniste -prend naissance et tend à s’opposer à l’avance de la machine ou à son retard ; nous supposerons que ce couple est proportionnel à l’angle d’avance ou de retard et a pour valeur
- — c {^ — 4/1,
- C étant une constante posillve.
- (0
- L’auteur démontre alors (') que, pour que la
- (*) Soient 'p' les angles des arbres à, un moment
- donné quelconque, avec une position initiale, u0 la vitesse angulaire normale dos trois arbres, r;i, rl2, r/ les écarts de cette vitesse au temps t. Alors ou a trois équations
- Les accélérations de trois volants sont définies par les équations :
- ei3? (Hr)
- dont la somme est
- marche soit stable, les inégalités suivantes doi-étre vérifiées : pour chacune des machines séparément, '
- a2«3 e >
- .CH-,
- *v K '
- pour l’ensemble des deux machines,
- (»)
- à membre, eu remplaçant r, par sa valeur /— «A , U
- plificr ^
- d{bL — <la) dt
- (al, et posons pour sim-
- K ’
- nous obtenons l’équation différentielle des oscillations
- r + (c«i+0«a) -jjr + + -
- A-+c,, = „.
- Ap!<V-f-A2e«<H- A3e«*< + A^cV,
- les a étant les racines de l'équation
- Or, pour que les valeurs de v restent finies, il faut que l'équation (4) n’admette pas de racines ayant un terme réel positif : pour l'équation
- + P** H" 1** + rx + s = o,
- VF'
- équations d’accélération, et remplaçant les ï] par les' va-
- H
- (Sr+ iôr) f_ (?y
- dt1 . ~~[
- VF
- -c(<K
- •w- (0
- ou après simplilicatiou en par tlV,2, ,
- rcgula-
- z.,0>u,c
- ultiplianl les deux membres
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- La condition (2) est plus stricte que la condition (i). Si C est très grand, on constate au premier abord que ]a condition (2) n’est pas remplie ; mais dans une étude plus approfondie, on démontre qu’alors la durée de l’oscillation devient très petite, et que par suite cette oscillation n’est pas dangereuse. Les oscillations sont le plus à redouter pour des valeurs moyennes de C (l). Pour C = o, on retrouve la condition (1), les machines fonctionnant chacune indépendam-
- Rôle du terme constant du frottement. — Le calcul des effets de ce terme constant est très pénible, étant donné qu’il change de signe à chaque changement de sens de l’accroissement
- L’auteur indique que ce terme étouffe en partie les oscillations qui tendent à naître, et rend possible dans certains cas la marche stable, alors que les inégalités citées plus haut ne sont pas vérifiées : son action est d’autant plus faible que les oscillations sont de plus longue durée.
- En terminant, l’auteur exprime le vœu que
- I des éludes expérimentales soient faites sur les installations existantes, pour vérifier si les con-I ditions qu’il a établies par le calcul correspondent i bien aux exigences de la pratique, ou s’il faut encore y faire intervenir d’autres actions qu’il ait négligées. A. M.
- Nouvelle méthode pour la détermination de la différence de phase dans les alternateurs à inducteui• tournant, par Ottomar Queisser, Elektrotechnische Zeitschrift, t. XX11I, p. 102, 6 février
- 190a-
- Cette méthode est une application de l’expérience bien connue qui consiste a éclairer un alternateur avec une lampe à arc à courants I alternatifs ; si le courant de la lampe .à arc est emprunté à l’alternateur lui-môme, l’inducteur de l’alternateur semble immobile dans l’espace; si le courant est emprunté à un autre alternateur, marchant à une Iréquence un peu différente, l’inducteur semble tourner dans un sens ou dans l’autre avec une vitesse égale à la différence des fréquences.
- Prenons le cas d’un alternateur éclairé par
- une lampe à arc branchée on dérivation à ses bornes; l'inducteur paraîtra immobile et si on trace sur l'axe des pièces polaires un trait visible facilement, on pourra repérer la position de l'axe des pôles par rapport à l'enroulement, induit. Si l’on prend comme point de déparl, le point de l’induit en face duquel sc trouve l’axe polaire quand le flux est nul cl la force électro-motrice maximum, le point A dans le cas d’un enroulement monophasé tel que celui de la figure 1, on constate que la distance .v du trait au point origine est égale à la fraction du pas
- (l) Etant donné une racine imaginaire a, = — p -f- iq de l’équation (4), note (4), il est facile de calculer la durée de l'oscillation double, qui est
- f_ 1
- (distance des axes des deux pôles consécutifs de même nom) correspondante au décalage du courant dans le circuit de l’art; sur la force électromotrice de l’alternateur. Si, par exemple, le cos (f est 0,707, le décalage est soit -g- de période, la distance AB (fig. 1) sera le 1/8 du pas.
- Ceci posé, si l’on éclaire un alternateur avec un arc intercalé en série dans le courant principal, et que l’on munisse l’induit d’une échelle graduée en fractions du pas, on n’aura qu’à lire la distance AB, pour avoir le. décalage entre le courant et la force électromotrice engendrée dans l’alternateur.
- Dans le cas d’alternateurs à haute tension, débitant un courant d’une dizaine d’ampères, on pourra se contenter de placer en série dans le
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- circuit principal, une paire de charbons maintenus ordinairement au contact et qu’on écartera de i mm, quand on voudra faire une mesure. Les 3o volts que nécessite l’arc, n’occasionnc-•ronl pas une perturbation sérieuse sur le réseau. Mais dans la plupart des cas, le courant principal ne sera pas de la grandeur convenable; alors, et aussi dans le but d’éviter tout danger dans les manipulations, on intercalera dans le circuit principal l’enroulement primaire d’un transformateur, calculé convenablement, dont on fermera le secondaire sur une lampe à arc : c’est là un emploi du transformateur, analogue à la mesure des courants intenses par un transformateur dont le secondaire est fermé en court-circuit sur un ampèremètre : les courants dans le secondaire et dans le primaire sont entre eux sensiblement en rapport inverse des nombres de spires secondaire et primaire, et de plus de directions à peu près exactement opposées.
- A. M.
- Redresseur magnétique Batten pour courants alternatifs, Electrical Review, t. L, p. 317, 3janv. 1902.
- Le principe en est le suivant : Le courant du réseau traverse un transformateur qui en abaisse ou en élève la tension, suivant l’usage auquel 011 destine l’appareil : une armature polarisée, mise en action par un clcctro excité par une dérivation du courant primaire, inverse les connections du circuit d’utilisation, chaque fois que le courant secondaire cliauge de sens.
- La figure 1 donne le schéma des connexions d’un de ces redresseurs. Le courant primaire est amené aux bornes 1 et 2; la plus grande partie passe par l’enroulement 19., du transformateur 19 ; une faible partie est dérivée par le circuit 4,5,10,9,11,6, sur lequel sc trouve en 4 une résistance élevée constituée par des lampes a incandescence. I/armature 12, polarisée par les aimants permanents 14 et i5, met la tête 16 en contact tantôt avec le plot 17, tantôt avec le plot 18. Le courant engendré dans l’enroulement secondaire 19», du transformateur, peut avoir suivi le circuit 22, 23, 28, 27, 20, 24, et, lorsque son sens a été inversé, le chemin 24, 26, 29, 3o, 18, 23, 22. On voit qu’ainsi les deux parties 25 et 26 de .la batterie d’accumulateurs se trouvent chargées dans le même sens.
- L'emploi d’un transformateur présente un
- double avantage. D’abord, on peut obtenir la tension la plus convenable pour l’usage; par exemple, s’il s'agit de charger une petite batterie d’accumulateurs pour l’allumage d’un moteur à gaz, et ne demandant qu’une dizaine de volts, il est évidemment plus avantageux de redresser un courant transformé présentant ce voltage, que de redresser le courant à 110 volts fourni
- par le réseau. D’autre part, à cause de la self induction de l’électro et de l’inertie mécanique de l’armature, celle-ci ne se met en mouvement qu’un peu après que le courant primaire a changé de sens: si donc, on voulait redresser le courant primaire, on aurait des étincelles entre les pièces de rupture ; comme le courant induit par le transformateur est lui-mème déphasé en arrière sur le courant primaire, le temps écoulé entre l’instant où le courant induit change de sens et celui où l’armature change les connexions, se trouve réduit, et les étincelles sont moins longues. D'ailleurs, pour réduire cc temps à zéro et supprimer complètement les étincelles, il suffit évidemment de déphaser en avant le courant dérivé excitant l’électro-aimant, et c’est ce qu'on fait au moyen du condensateur 31, placé en dérivation sur la résistance 4-
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- Divers modèles de puissances différentes de ccs redresseurs, sont construits par la General Electric Company de Londres, pour la charge des accumulateurs et l'alimentation de petits moteurs. J. Reyval.
- Accumulateurs Gould. Depew, New-York (États-Unis).
- Les plaques de ces éléments sont du type a grande surface; elles sont obtenues à la filière en déplaçant des fouilles de plomb pur, laminé sous des disques d’acier, entre lesquels le plomb est refoulé. A chaque extrémité de la plaque, les disques quittent la rainure, de iaçou à laisser un rebord de section suffisante, comme il est indiqué dans la figure i, qui se rapporte à
- jp°-
- Hg. , cl c.
- une bandelette unique, ou dans la ligure a. relative à une bandelette double, laissant voir une nervure médiane. L’épaisseur de ces bandelettes peut varier, selon les cas, de o,3 à o.5 mm.
- Fig.'^Tet 4.
- et on obtient une surface totale active ro à ao fois plus grande que la surface apparente de la plaque. La ligure 3 représente la section d'une plaque à poste fixe, qui donne une surface active de 28,4 dm2 par kilogramme de plaque. Dans la figure 4, relative à la plaque pour automobile, la surface active atteint 56,8 dm2 par kilogramme de plaque.
- La figure 5 montre en élévation une plaque du type M, ayant comme dimensions : hauteur,
- La formation des plaques se fait par un procédé électrochimique, et, d’après les renseignements fournis par la maison, ou obtiendrait ainsi dos négatives aussi bonnes que les positives, résultat difficile à atteindre avec les plaques à grande surface. Aussi, l’emploi d’une électrode supplémentaire au cadmium indique que c’est la positive qui limite la capacité.
- Fiir. 5.
- L’influence de la température sur. la capacité de ces plaques est lissez élevée et donne lieu à une augmentation, en ampères-heure, de 1 p. ion par degré Fahrenheit.
- Eléments à poste fixe. — Les petits éléments à poste fixe sont montés dans des bacs en verre et les plaques sont suspendues par leurs crochets supérieurs, qui reposent directement sur
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- les bords du bac, comme l’indique la figure 6. Des lubes de verre assurent l'écartement. Les plaques sont réunies entre elles par soudure. Pour les gros éléments, on fait usage de bacs en bois plombé. Nous avons réuni, dans le tableau suivant, les principales données relatives à deux éléments à poste fixe.
- extérieures du j largeur. .
- On déduit de ces valeurs, les capacités massiques suivantes :
- 3,7 ampères-heure par kilogramme de poids total, au régime do 8 heures;
- 3,24 ampères-heure par kilogramme de poids total, au régime de 5 heures;
- 2,77 ampères-heure par kilogramme de poids total, au régime de 3 heures.
- Soit encore
- 6,86 ampères-heure par kilogramme de plaques, au régime de 8 heures;
- 6,00 ampères-heure par kilogramme de plaques, au régime de 5 heures;
- 5,il ampères-heure par kilogramme de plaques, au régime do 3 heures.
- Eléments 'pour éclairage de trains et de bateaux. —• Les éléments sont caractérisés ici par leur fermeture hermétique.
- La figure 7 montre la disposition adoptée : le bac en ébonitc est entouré d'une caisse en bois plombé ; des étriers en fer viennent consolider
- cette caisse extérieure; terminés, à leur partie supérieure, par des pas de vis,"ils permettent le serrage par écrous d’un couvercle en bois, qui porte deux entretoises. Sous le couvercle, se trouve d'ailleurs une feuille de caoutchouc souple qui, par le serrage, vient appuyer fortement sur les bords supérieurs du bac en ébonite et assure ainsi l’étanchéité. Le couvercle porte trois ouvertures, dont deux rendues étanches laissent passer les prises de courant.
- L’ouverture centrale, munie d’un bouchon, sert au remplissage et au dégagement gazeux.
- Les constantes de ces éléments sont données par le tableau suivant, qui se rapporte au type de la figure 7, d’après les indications du constructeur.
- bimeosions des pla- ( hauteur.. Hauteur totale do l'élément, en
- Poids d'acide, en kg...........
- Poids de l’élément complet, en kg Capacitéseuamp.-h.) 7,5heures.
- Intensité de charge normale, en ampères.....................
- 9
- 5o8
- 27,21
- 3o
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- Ces valeurs donnent nomme capacités massiques :
- 3,06 ampères-heure par kilogramme de poids total, au régime de 7,0 heures;
- 2,70 ampères-heure par kilogramme de poids total, au régime de a heures.
- Ou encore :
- 5,5a ampères-heure par kilogramme de plaques, au régime de 7,3 heures;
- 4,96 amperes-heure par kilogramme de plaques, au régime de 5 heures.
- Eléments pour automobiles. — Dans les éléments pour voitures automobiles, le montage
- se fait dans des bacs en ébonite ; les plaques reposent sur des tasseaux en ébonite et l’écartement des électrodes de noms contraires est obtenu par des séparateurs, également en ébonite etcomprenant une âme perforée, et des nervures do renforcement qui assurent l’écartement des plaques, comme on le voit nettement d’après la figure 8. Les plaques sont soudées à des barrettes , portant, chacune une prise de courant en plomb, qui traverse le couvercle en ébonite ; celui-ci possède,
- en son milieu, un orifice, muni d’un bouchon qui sert au dégagement gazeux et au remplissage.
- Les constantes de l'élément représenté en ligure 8 sont données dans le tableau suivant :
- Type do l'élément...........
- Dimensions des pla- : hauteur ques, en mm 'largeur
- Poids total de plaques, en Poids d’acide, eu kg. . .
- Capacités on amp.-h. ( 3 hc11rl,, “agîmes ) 4 l0UrCS
- Rapportées à l’unité de poids d’élément, ccs capacités deviennent :
- 7,21 ampères-heure par kilogramme d'élément au régime de 3 heures;-
- 8,01 ampères-heure par kilogramme d’élé-mont, au régime de 4 heures.
- Et, en rapportant à l’unité de poids de plaques :
- 9,28 ampères-heure par kilogramme de plaques, au régime de 3 heures;
- 10,3i ampères-heure par kilogramme de plaques, au régime de 4 heures
- Batterie-tampon. —Une batterie-tampon, du système Gould, a été installée h Lunsing (Michigan). D’après Street Railway Review (septembre 1901), cette batterie comprend 240 éléments d’une capacité de 320 ampères-heure, au régime normal de 4o ampères ; mais qui peuvent débiter 4°° ampères pendant i5 minutes, ce qui correspond â une puissance de 200 kilowatts.
- Avant l’installation de la batterie, l’intensité du réseau exigeait le fonctionnement de deux machines de 60 kilowatts chacune, ce qui, comme l’indique la courbe supérieure de la figure 9, était même insuffisant par moment, tandis que la puissance moyenne demandée n'cxccdait pas la puissance d’une seule machine.
- L’installation de la batterie, qui est située à environ 2 km de la station centrale, a régularisé considérablement le débit de la machine.
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- ainsi que le montre la deuxième courbe de la figure 9. La troisième courbe de celle-ci montre
- les oscillations du courant de la batterie, qui effectue le réglage en passant par des périodes successives de charge et de décharge.
- J. RliYVAt-
- Accumulateur électrique Hansen et Peter-
- blatt f. Âcciimulatoren und Elemèntenkunde,' t. II,
- Les figures 1 et 2 montrent les deux genres de plaques dont sont composées les électrodes de ce nouvel accumulateur. Les figures 3 et i\ se rapportent à deux coupes horizontales d’éice-trodes terminées. La figure 5 représente la coupe verticale d’un élément comprenant deux plaques négatives et une positive. Enfin, on voit en figure 6 une variante de forme de plaque.
- Les électrodes sont constituées à l’aide de deux sortes de plaques minces pouvant avoir une épaisseur très inférieure à 1 mm ; les unes fl possèdent des rainures parallèles i> tandis que les autres b sont pleines. Pour composer une électrode, on superpose un certain nombre.de plaques a (6, par exemple), puis on enfile dans les rainures i un nombre de plaques b correspondant a ces rainures (6 également, par
- exemple). Les plaques a sont ensuite placées à distance convenable les unes des autres, et maintenues par des pièees en bois ou autres, de telle façon que la plaque d’accumulateur a ainsi la section transversale de la ligure 4- A ce moment, on soude entre elles les plaques a et b et on. enlève les pièces de bois.
- Fig 6. Fig. 1 à 6.
- Dans la figure 3, on voit un autre profil avec plus de plaques fl et moins de plaques b. Dans la variante représentée en figure 6, les deux plaques k et l possèdent des rainures parallèles m jusqu'à moitié de leur longueur, de telle façon que les deux peignes ainsi obtenus peuvent glisser l’un dans l’antre. Là aussi, les plaques h et / sont soudées ensemble.
- Dans la figure 0, qui montre une coupe verticale d’un élément à trois plaques, celles-ci, constituées comme il est décrit plus haut, sont entourées d un cadre c formé d'une mince plaque de plomb; ce cadre est destiné à établir les connexions; d ai f- sont les prises de courant négatives et e la positive.
- Les inventeurs revendiquent, pour leur nouvel accumulateur, une grande capacité, en
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- même temps qu’une diminution de poids de if'6 à ijy des accumulateurs actuels, et aussi un encombrement réduit. Les électrodes possédant line très grande surface seraient capables de recevoir de très fortes densités de courant, tout en étant, très rigides. L. J.
- Nouveau système d’accumulateur Edison.
- Ce nouveau brevet se rapporte a l’accumulateur alcalin, dont le zinc, forme l’électrode négative soluble.
- L’expérience a montré que lorsqu’on élcctro-lyse une solution de zineate alcalin, le zinc se dépose à l’ctat spongieux sur divers métaux, principalement à cause de l'action locale électrique entre le zinc et ce métal, avec formation d’hydrogène libre cL d’hydroxyde de zinc, qui déterminent tous les deux le caractère spongieux et non adhérent du zinc.
- Edison considère egalement que le dépôt de zinc d’une solution alcaline sur les differents métaux employés jusqu’ici est impraticable quand on n’emploie pas le mercure, et qu’il n’y a que des quantités relativement petites de zinc, qui peuvent être déposées sur l’électrode amalgamée avant de prendre le caractère spongieux.
- Edison propose le magnésium métallique comme support du zinc électrolysé. Le magnésium étant place plus haut que le zinc dans la série électrique, si une action doit avoir lieu, c’est sur ce premier métal qu’elle s’exercera et non sur le zinc. L’inventeur trouve cependant qu’en pratique le magnésium n’est pas attaqué et reste absolument neutre; il ne §e produit pas d’action locale entre les deux métaux et il n’y a formation ni d’hydrogène ni d’hydroxyde de zinc, comme c’était le cas jusqu’ici. Dans ces conditions, le zinc se dépose sous la forme dense et adhérente, et, même avec un courant de grande intensité, des quantités considérables de ce métal peuvent être déposées avant que la surface arrive à manquer de cohésion.
- Edison n'explique pas pour quelles raisons le magnésium n’est pas attaqué et pourquoi il n’y a pas d’action locale avec le zinc, ce dernier étant beaucoup moins oxydable .que le magnésium. Il croit cependant que celui-ci se ’ recouvre d’une couche excessivement mince d’oxyde insoluble dans le liquide et sur laquelle vient
- Le dépolarisant du couple ainsi constitué est de préférence l’hydroxydc de nickel ou de cobalt, comme il acté décrit dans un précédent brevet (*). L’electrolytc se compose d’une solution de soude caustique à 20 p. 100, à laquelle on a ajouté du zinc jusqu’à saturation presque
- La figure 1 ci-contre montre en élévation un des supports en magnésium; la figure 2 sc rapporte au support du dépolarisant. La ligure 3
- représente, à une eclielle agrandie, une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2. Enfin, la figure 4 est une coupe verticale d’un élément à quatre plaques de ce type.
- Le support 1 est une plaque en magnésium munie d’un très grand nombre de perforations 2, qui augmentent l’adhérence du zinc et rendent sa distribution plus uniforme ; des oreilles 3 servent à l’assemblage.
- Le support 4 du dépolarisant est en tôle nickelée, ayant des ouvertures rectangulaires 5-5 et des oreilles conductrices 6.
- Dans les ouvertures 5, on fixe des poches y, formées en deux parties maintenues en les pressant de manière à former des plis après que la matière a été introduite dans les parties de chaque poche.
- (i) L’Écl. Élect., t. XXVIII, p. 124
- t. XXIX, p. 93.
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- Ces poches sont constituées par de la tôle mince, contenant une grande proportion de carbone, de façon à la rendre très élastique; cette tôle est soigneusement nickelée; les perforations qui y sont pratiquées sont obtenues en faisant passer les tôles entre des rouleaux appropriés, au moyen desquels le métal est déplacé à chaque ouverture pour former une bavure qui se projettè vers l’intérieur et augmente ainsi la conductibilité.
- Les replis horizontaux des parois des poches augmentent la rigidité et permettent l’emploi de tôles plus minces.
- Les poches 7 sont remplies de matière dépolarisante, mélangée de parcelles de graphite pour augmenter la conductibilité.
- A l’état neutre, tout le zinc est en solution et le dépolarisanl, à l’état d’hydroxyde de nickel. En charge, celui-ci se peroxyde et le zinc se dépose sur le magnésium; cette charge est poussée jusqu’à ce que 70 p. 100 du zinc soit déposé.
- Fendant la décharge, se produisent les réactions inverses et on trouve un point où la différence de potentiel tombe considérablement, par suite de l'épuisement d’oxygène du dépolarisant. La décharge doit être arrêtée à ce mole bac 8, qui sert au montage, est scellé hermétiquement ; il est seulement muni d’un petit évent 9. pour le dégagement gazeux.
- L. J.
- Plaque d’accumulateurs J.-B. Relin et C.-A. Rosier. Brevet français n° 292 i63; brevet allemand nn ia.I 480; brevet anglais n« 24297, de 1899.
- La plaque se compose d’un cadre en plomb fondu ou découpé, à la partie supérieure duquel sont soudées de petites bandes minces en plomb B (tig. 1), tordues sur elles-mêmes. Ces bandelettes sont libres à la partie inférieure, afin de permettre la libre dilatation.
- Ainsi constituées, les plaques sont formées électrolytiquement, après quoi elles pourraient être employées telles que, mais leur encombrement serait encore trop grand, car les spires des bandelettes B forment une épaisseur de chaque côté du cadre. Pour diminuer cette épaisseur, on écrase les plaques; mais afin de conserver les vides formés par les spires des bandelettes, on saupoudre celles-cid’une matière
- granuleuserésistante, capable d’être ensuite facilement éliminée, par dissolution, par exemple, telle que le sel marin. Chaque plaque ainsi saupoudrée est soumise à l’action d’une presse et garde, en sortant de celle-ci, sa grande surface
- La figure 1 montre une variante de forme;
- Fig. 1.
- ici, les bandelettes B tordues sont enroulées sur un cylindre qu’on enlève ensuite. Les spirales ainsi obtenues sont soudées au cadre par une extrémité. Après formation, on saupoudre et on aplatît comme ci-dcssus.
- Plaques d’accumulateurs Théodore Pesca-tore. — Brevet français n°3o9 173, du 20 mars 1901. — Brevet auglais n° 21 *33, du 23 novembre 900. — Ven-trulbleUt f. Accunutlatorcn-und Klementenkundc, t. II, p. 299, i5 novembre 1901.
- Afin d’activer la circulation du liquide et d'augmenter la surface de contact entre la matière active et l’acide, l'inventeur double la surface de la plaque en la constituant, non pas comme 011 le fait ordinairement, d’un quadrillage épais, mais de deux lames minces paral-
- La figure 1 représente une vue de la plaque en élévation ; les figures a et 3 sonL des coupes verticales en bout, la dernière se rapportant à nue plaque munie de pièces d'espacement. La figure 4 montre la coupe horizontale d’un élé-
- Lcs plaques, positives ou négaLives, comprennent deux parties ou lames 1 et 2, que l'on vient accoler parallèlement. Entre ces deux lames, ou laisse un intervalle 3. Dans le cas de la ligure 2, celui-ci est déterminé simplement par les rugosités des lames en contact et est déjà suffisant pour produire l’effet voulu. Dans la figure 3, l’intervalle est plus grand et il y a des pièces d’espacement 4» venues de fonte d'une seule pièce avec une des moitiés de la plaque et aux quatre coins de celle-ci.
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- Dans la figure 4> des plaques négatives de ce modèle alternent avec des positives
- et 6 la paroi du four, communique à L’intérieur du et 8 creuset 5 par la boîte à soupape 9, les tubes io et 12 et la pièce en T 11. L’extrémitc inférieure de celle-ci est fermée et repose sur le massif réfractaire i3. Des bagues 14 maintiennent so-
- qui peuvent être quelconques ou encore du même type que les négatives. Des tubes de verre 9 9 séparent les plaques.
- Procédé L. Creveling pour la fabrication de plaques d’accumulateur. Brevet américain 662827 du iï mai igbo. Centralhlatl fur Accuinulatu-ren uud Elcmc.ntenkundc, t. Il, p. 83, ier mars 1901.
- L’inventeur fabrique des plaques poreuses par pulvérisation du plomb fondu et oxydation simultanée plus ou moins profonde de celui-ci. Les figures 1 à 4 ci-contre montrent le principe de la méthode : 1 et 2 sont des vues en élévation avec parties en coupe ; 3 et 4 sont des coupes d’après les lignes II1-III et 1Y-1V. Le four (fig. 1 et 3) a un revêtement en tôle 1 protégé par les briques réfractaires 2. Le couvercle 3 garni d’amiante peut être soulevé pa^ la poignée 4- Daus le creuset fermé 5, destiné à la fusion du métal, passe un entonnoir 6 avec robinet. Une buse 7, traversant l’ouverture 8 de
- lideinent le creuset. La soupape 9 est manœu-vrée de l’extérieur du four par le volanL îfi et la tige i5. Le tube 17 amène l’air comprimé à la partie supérieure du creuset. I.a température nécessaire est obtenue par les chalumeaux 18 avec tube d’air 19 et tube de gaz 20. T.c métal fondu injecté par la buse 9 sc rassemble en 21 et forme une plaque poreuse. Dans une variante ifig. 2 et 4) l’arrivée d’air comprimé se fait par le tube 4^ terminé par la buse 4T qui trouve en regard de la buse 3i.
- Pour fabriquer une plaque, on ferme d’abord la soupape 9 ou 33 et on remplit le creuset 5 ou 28 de plomb. On chauffe à Vaidc des chalumeaux 18 ou 44 jusqu’à la température voulue ; on ouvre ensuite la soupape et on envoie l’air comprimé par les tubes 17 ou 4°- Pour l'appareil figure 1 et 3, le robinet de l’entonnoir 6 étant fermé, l’air provoque un jet de plomb très finement divisé sur 21. Dans l’appareil figures 2 et 4» le courant d’air qui s’échappe du point
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- voisin de la buse, projette le métal fondu contre 47- Des petites gouttelettes de métal fondu s oxydent sur leur chemin par contact avec l’air. Cette oxydation est aidée par la flamme oxydante du chalumeau et peut être réglée en faisant varier l'introduction de gaz et d'air et en éloignant plus ou moins le chalumeau de la buse. En faisant sortir une flamme suffisante par l’ouverture 8 ou 32, on peut arriver à oxyder complètement les particules de
- plomb fondu par contact avec la flamme et l’air atmosphérique. L. J.
- TRACTION
- Omnibus automobile Siemens et Halske sur route à prise de courant aérienne, par Max Sohiemann, Elektroti'chnischc Zeitschrift, l. XXII,
- Ce mode de transport, applicable aux vova-geurs et aux marchandises, se distingue par son
- faible prix d’installation, soit 20 ooo à 3o ooo fr le kilomètre, non compris l’usine génératrice, tandis qu’un tramway électrique à rails coûte de rooooo à 120000 fr, v compris la station centrale; le premier peut donc être préférable dans beaucoup do cas, attendu qu’il permettra souvent" de réaliser, dès le début, des bénéfices appréciables.
- La première installation de ce genre a été faite par la maison Lombard-Gérin, au parc de ^ncennes, pendant l’Exposition universelle de Lavis, en 1900; depuis, au printemps de cette année, le même système a été utilisé pour relier la gare à la ville d’Eberswalde : la ligne aérienne est double et les appareils de prise de courant consistent en un chariot automoteur réuni par câbles souples au véhicule (fig. 1).
- Dans le système appliqué par l’auteur, dans la vallée de Biela (Bielathal), on s’est efforcé de conserver, autant que possible, les dispositions
- usitées ordinairement dans les tramways, afin de pouvoir facilement, sans grosses dépenses, le (•as échéant, transformer l'installation en un tramway ordinaire, par la seule addition d’une voie ferrée. La ligne aérienne est double, la prise de courant constituée par un frotteur semblable au système Dikinson : la liberté de mouvement (lu véhicule reste largement suffisante pour lui permettre de se déplacer sur toute la largeur dé la route (7 à 8 m), soit un écart de 3 m par rapport aux fils de ligne.
- T,a figure 2 donne une vue de coté d'un véhicule, muni d'un petit fourgon à bagages: la figure 3 montre le croisement d’une voiture ordinaire et d’un omnibus ; la figure 4 montre comment deux voitures peuvent se croiser, l’une maintenant scs frotteurs abaissés, pendant que l’autre passe en sens inverse avec scs perches de frotteurs très inclinées. •
- Le service fonctionne dans la vallée de Biela,
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- entre Krenigstein-sur-l’Elbe, Iliitten et Kœnigs-brann. depuis le io juillet de l’an dernier. En même temps que le transport des voyageurs, il assure un mouvement important de marchandises entre le quai de l'Elbe et la gare de marchandises de Kœnigstein et le village industriel de Ilütten, et sera prolongé, l’année prochaine, jusqu’à la cure d’air de Bail Schweizermühle, à une distance de n km et une altitude de
- Les voitures sortent des ateliers Siemens et Ilulske.
- J.a vitesse est de 12 km a l'heure, pour les voitures de voyageurs, 8 il 10 km • l’heure, pour les wagons de marchandises.
- Le frotteur est mobile autour d’un axe vertical et d’un axe horizontal : il comporte une composition eu métal antifriction approprié et est luhréfié avec de la graisse consistante.
- Sa mise en place sur le fil est très l'acile. à cause de la grande dimension de la fourche qui le termine. Les perches et leur ressort sont mobiles autour d'un axe vertical, et le frotteur reste toujours parallèle à la voiture : les deux perches sont situées aux deux extrémités de la voiture.
- Le premier type de voiture mis en service (voir les figures) est dissymétrique et ne marche que dans un seul sens : pour tourner, a l’extrémité de la ligne, on laisse les frotteurs sur les
- conducteurs, et la manœuvre se fait avec le courant, comme le montre la figure 5.
- Le fil de cuivre de la ligne a sa section en forme de I111 i 1, ce qui permet de le fixer aux isolateurs par des mâchoires à l’ente longitudinale, sans vis ni soudures. Ces isolateurs sont eux-nu'mes montés sur des barres plates et rigides en fer forgé reliées à la console par des isolateurs à boule. De cette façon, l’écartement des fils est toujours maintenu constant, les couples s’exerçant dans les courbes, sur le fil, se détruisent réciproquement, et on peut y employer les mêmes isolateurs que dans les alignements droits; de plus, le fil peut se déplacer, sous l’influence de la chaleur, dans ses mâchoire», tout le long
- des poteaux, entre les points d’ancrage. On n a en général, à prévoir de bifurcation, ce
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- genre d’installation s’appliquant surtout aux faibles trafics, où la rencontre do deux voitures
- Tl a fallu étudier soigneusement la suspension de la voiture : des ressorts trop forts rendent le; voyage pénible et amènent, la destruction rapide du matériel, des ressorts trop faibles provo-
- quent, à toutes les inégalités du sol, des mouvements de balancement, qui se transmettent aux fils de ligne et v produisent de mauvais contacts; on est arrivé à obtenir le juste milieu par une combinaison de ressorts à feuilles et à boudin.
- Les voitures ressemblent aux omnibus à che-
- vaux ordinaires : elles ont des roues de 1 à 1,1 m de diamètre, avec des jantes de 9 à 10 cm de largeur; une voie de i,5 m; deux moteurs et une réduction par engrenage dans Je rap-
- Elles contiennent 18 places assises cl 6 debout, sur la plate-forme arrière, la plate-forme avant étant réservée au conducteur. L’éclairage est assuré par 6 lampes électriques h l'intérieur, 1 à l’avant, 2 à l’arrière et un phare.
- La direction do l’omnibus s’obtient, par rotation de tout l’avant-traiu, entre deux cercles, avec interposition de billes; elle est si douce qu’on peut manœuvrer, à une seule main, le volant d’un diamètre de 60 cm. Le lrcin mécanique agit seulement sur les deux roues arrière, qui comportent une sablière; le conducteur emploie ordinairement le frein électrique, qui agit sur les deux essieux et se manœuvre par le eon-troller.
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- On obtient les différentes vitesses par le couplage série parallèle des deux moteurs.
- Sur le toit, sont installés des parttfmidres, des coupe-circuits et un disjoncteur automatique à inaxima, d’un accès facile pour le waltman.
- La vallée présente une pente moyenne de afj p. i ooo, des courbes nombreuses, mais un sol excellent. En comptant 20 à 3o kgpar tonne pour le frottement de roulement, il faut un effort, à la montée, de 5o kg, et, à Ja descente, un effort nul : on descend donc sans courant et sans frein. Un tramway à rails nécessiterait seulement un effort de 20-j-i2 = 37 kg, à la montée, et, à la descente, un ireinage de 20 —12 = ,3 kg.
- On a constaté d’ailleurs que, pendant une période de trois mois, la dépense d’énergie s’ost. élevée a environ le double de la dépense correspondante à un tramway sur rails. Ce supplément île dépense ne représente pas ici la dixième partie de l’économie réalisée sur l’intérêt, l’amortissement et l’entretien de la voie : d’où ressort nettement l’avantage principal de ce mode d'exploitation, dans le cas d’un faible trafic. ’ A. M.
- Nouveau procédé pour la réduction de la chute de potentiel dans les rails, servant de conducteurs de retour dans les tramways électriques, communication de M. G. Kapp à la Société
- nisefte Zeitschrift, t. XXII, p. 19, 2 janvier 1902.
- M. Kapp rappelle qu’il y a 6 ans, il a déjà indiqué un procédé employé dans quelques installations allemandes et dans beaucoup d'installations anglaises, pour réduire les courants vagabonds dans les réseaux de tramways électriques, munis de feeders de retour, le procédé consiste à intercaler dans ces l'ecders de retour, des sous-volteurs, appelés par les Anglais « Boos-ters », excités en série sur le courant principal de ligne, et qui provoquent dans le leeder de retour une sorte de succion sur le courant, en y compensant la chute de tension par une force électromotrice convenable, proportionnelle à la longueur du feeder (*).
- L’emploi île feeders de retour sous-voltcs s impose dans le cas d’un réseau urbain, où
- t1) Les Allemands discutent sur l'opportunité de'germaniser le müi « booster nu de 1e^ remplacer, par un
- existent de nombreuses conduites d’eau et de gaz se croisant dans tous les sens, et où la différence de potentiel entre deux points d’un rail doit rester extrêmement faible, d’autant plus qu'alors les frais d’établissement de ces feeders sous-vol-tés no représentent qu'une faible partie du coût total de l’installation.
- Il en est tout autrement lorsqu’il s'agit d’une ligne de tramways, toute en longueur, présentant peu d’embranchements : dans ce cas, on a rarement besoin d’assurer un. aussi faible écart entre les valeurs du potentiel dans les rails et l’établissement de feeders de retour sous-voltcs pour une aussi grande longueur, serait beaucoup trop onéreuse.
- L’auteur propose alors la solution suivante : O11 coupe, en certains points, convenablement, choisisses rails, qui constituent l’unique conducteur de retour et on intercale en série dans la coupure, un petit sous-volteur (ou booster), excité en série sur le courant de ligne et commandé par un moteur électrique branché en dérivation entre la ligne et le rail.
- Le montage se fait d’après le schéma de la figure 1 dans laquelle S, S2 désigne le rail, A, A.,, deux coupures faites aux extrémités d’un tronçon de longueur supérieure à la distance des essieux extrêmes du plus long train, F l’inducteur série du sous-volteur, W, \V des résistances fixes dont le milieu est connecté au tronçon de rail coupé, et qui servent à permettre le démarrage de la voiture si par hasard elle venait à s’arrêter sur ce tronçon; on peut d’ailleurs les supprimer, en prenant (les précautions pour éviter un arrêt en ces points : les sous-volLeurs peuvent être installés dans une cabane quelconque, et visités seulement de temps en temps.
- Dans le cas d’une installation à courants alternatifs triphasés, à deux lignes aériennes, le. sous-volteur est remplacé par un transformateur série spécial, fig. a.
- Par l’emploi de ce dispositif, la courbe représentative du potentiel dans le rail, qui, en négligeant les courants vagabonds, était représentée
- français ; nous appellerons simplement ces appareils des sous-volteurs.
- L’inslallalioa la plus importante faite dans ce sons est celle de Glasgow, où il existe une douzaine de sous-vol-
- laquelle la différence des tensions aux points de branchement des feeders de retour 11e dépasse jamais 1 volt.
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- p irtmeparabofeCKP (fig. 3), devient une courbe discontinue telle que celle de la figure 4(‘)-
- Fig. i.
- Si on place les sous-volteurs de telle façon que les points K se trouvent aux endroits où
- Fig. a.
- existent le plus grand nombre de conduites, on
- aura un danger final très faible pour ces conduites.
- Fig. 4.
- Cette communication de M. Kapp a donnélieu
- (J) Cette figure 4 se rapporte à l'exemple suivant :
- voitures se succédant à io minutes d’intervalle, et une durée totale du trajet égale à une heure; vitesse maxi-
- à différentes remarques, les unes relatives nu terme booster, les autres concernant le fonctionnement de ces boosters ou sous-voîteurs(l). A.M,
- en C ; la résistance de i km dè voie est 0,03 ohm et la
- 48 volts 'pour une voie ordinaire, et représentée par la ligure 3. Si ou suppose qu’en chaque point, les courants vagabonds sont proportionnels à la différence de potentiel entre le rail et le sol (ce qui n’est, d’ailleurs, pas
- la résistance et les forces éleetromolrices de polarisation des sels de la terre), en traçant une horizontale qui détermine deux surfaces CEK et KPH égales, cm aura
- et la courbe représenteront pour chaque point du rail le danger de dégradation par éleclrolyse couru par les conduites ou par le rail, suivant le sens du potentiel du rail pur rapport au sol ; celle des deux surfaces, qui est
- ger couru par les conduites qui côtoient cette section du rail, où le rail est négatif par rapport au sol.
- Dans le cas de la parabole de la figure 3. la ligne E (potentiel du. sol) est aux a y 3 de la hauteur LP; le poten-
- pondantes : volts X 212 ampères — 2 55o watts.
- 13 volts X 170 ampères = 2 040 watts, et i3 volts x 120 ampères — 1 56o watts, soit en tout 6,a kilowatts. En supposant Go p. 100 de rendement du groupe survoltenr,
- de 11,84 kilowatts ; le retour par les rails sans sous-volteurs aurait coûté 3a X 240 — "760 watts.
- de dépense de 5o kilowatts-heure, soit 2,7 p. 100 des
- les conduites,'s’est abaissé de 100 à a3, la somme des surfaces hachurées verticalement de la figure 4îne représentant que les —- de la surface analogue de la
- figure 3 ; en particulier, près de la stationne danger pour les conduites est devenu environ douze fois plus faible.
- (') Remarques et objections sur le système Kapp.— Sur une question de M. von Gaisberg, M. Kapp indique que des sous-volteurs sont employés en Allemagne, à Schünc-berg et dans un tramway de la Haute-Silésie.
- . RJ. von Gaisberg fait remarquer que le danger, theo-
- réalitc beaucoup plus pour les conduites, parce que pour ces dernières, il est localisé sur des tronçons très
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- acquérir 115o batteries. Ils sont donc très coûteux.
- Les systèmes où la batterie est placée à demeure sur le wagon, où clic est rechargée, remédient en partie à ces inconvénients ; c’est le dispositif qui est adopté par la Compagnie des chemins de fer du Nord sur tout son nouveau matériel à bogies et sur ses lignes de la Ceinture et du train-tramway de Suint-Denis.
- L’emploi de’ dynamos actionnées par les essieux des voitures ne dispense pas de l’emploi des accumulateurs, en raison des arrêts, des variations de vitesse et des changements de marche. Des dispositifs très ingénieux ont parfois été imaginés pour assurer un éclairage régulier, malgré ces conditions défavorables. Ce système a été un des premiers employés; il est en service sur la ligne anglaise London Brighton depuis 1882 et sur la ligne du Great Northern depuis 1886.
- On peut, avec ce système, employer une scirlc dynamo et une seule batterie qui alimentent tous les vagons, ou bien munir chaque wagon d’une petite installation indépendante
- L’cclairagc au moyen d’un groupe électrogène alimenté par la chaudière de lu locomotive a etc peu employé jusqu’ici.
- M. Jacquin a décrit tous ces systèmes et chaque installation en particulier dans ses plus petits détails : dimensions et poids des batteries, puissance des lampes, etc. Nos lecteurs connaissent déjà la plupart de ces systèmes par les descriptions qui en ont été publiées ici ; les points nouveaux développés par l’auteur feront l’objet d’un prochain article.
- M. E. Hospitalier soumet à la Société le dispositif qu’il a adopté pour la Représentation matérielle des graphiques à trois dimensions, dispositif qui pourra rendre de réels services dans l’enseignement. M. Hospitalier l’a appliqué en particulier h l’étude de la variation du couple d'un moteur asynchrone lorsqu’on fait varier la vitesse angulaire et la résistance du rotor. D’ordinaire, on trace la courbe des variations du couple en fonction de la vitesse pour une résistance donnée, puis, successivement, on trace sur la même feuille des courbes analogues pour des résistances différentes. L’ensemble de ces courbes u est pas facilement lisible et ne donne pas, surtout aux débutants, une idée suffisamment exacte de la variation du phénomène. M. Hospitalier a
- pensé à employer des courbes en fil de laiton qu’il fixe sur une planchette munie de trous • un des côtés de la planchette est divisé en parties proportionnelles aux vitesses ; l’autre côté, à angle droit, est divisé en parties proportionnelles aux résistances ; pour chacune de celles-ci on reproduit en fil métallique la courbe du couple en fonction de la vitesse. L’ensemble de ces courbes donne une représentation très frappante de l’allure de la variation.
- M. E. Hospitalier présente aussi un Télèta-chymètre do son invention, imaginé spécialement pour contrôler la vitesse de marche des voitures automobiles. Cet appareil fonctionne avec les accumulateurs destinés h l’allumage du moteur à pétrole. Il se compose d’uue bobine d’induction très petite, — en réalité une bobine d’induction d’un appareil microtéléphonique—, d’un interrupteur spécial à trois branches et d’un voltmètre ordinaire gradué en kilomètres-heure. Les deux circuits, primaire et secondaire, de la bobine sont reliés entre eux à une extrémité ; ce point médian est relié à une des touches du commutateur qui est lui-même monté sur l’essieu de la voiture : l’extrémité libre du primaire est relié à la source d’électricité et à une seconde touche du commutateur ; l’extrémité libre du secondaire est reliée à la troisième touche de ce commutateur à travers le voltmètre. Les parties métalliques et les parties isolantes du commutateur, qui a la forme d’un cylindre et sur lequel viennent frotter les touches, sont calculées de façon que les circuits, primaire et secondaire, soient ouverts et fermés clans l’ordre vou’u pour que seuls les courants iuduils clans le secondaire passeut dans le voltmètre sans que celui-ci soit influencé par les courants de rupture du primaire. C’est là le point essentiel de
- M. M. Latour expose ensuite les résultats de scs travaux sur les Alternateurs à collecteurs ; ces travaux ayant donné lieu à la publication de nombreux articles dans L'Éclairage Électrique, nous n’insisterons pas sur celte communication, non plus que sur la discussion qui s’est élevée à la suite entre M. M. Latour et Ileyland.
- g" P.
- Le Gét
- : C. NAUD.
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- Samedi 24 Mai 1902.
- 9“ Année. — N« 21.
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de lUnifersitc, Professeur au College Rollin.
- FONCTIONNEMENT COMPARÉ
- DES MACHINES A VAPEUR ET DES MOTEURS A GAZ
- Nous avons démontré déjà (*), par des chiffres et par des faits, que le rendement thermique du groupe gazogène-moteur à gaz est supérieur à celui des meilleures installations de chaudières et de machines à vapeur, de n’importe quelle puissance, la vapeur fut elle-même surchauffée dans de bonnes conditions.
- Mais le rendement thermique n’est pas le seul élément à considérer, quand on veut établir un parallèle entre les appareils à gaz et à vapeur.
- L’économie do chaleur n’a d’intérêt pratique pour l’industrie que si elle se traduit par une économie réelle d’argent; le bon emploi des calories est en effet une condition primordiale dans l’espèce, mais elle resterait fictive, si elle n’aboutissait en dernière analyse à un abaissement du prix de l’unité de travail; le rendement thermique est, pour ainsi dire, la coquetterie d’un système, le prix du cheval-heure effectif en est la réalité pratique.
- La sécurité de la marche est une seconde question, qui prime souvent toutes les autres, car la continuité du travail importe, davantage à certaines industries qu’une réduction du prix de revient ; il. faut être certain de vivre avant que de chercher à bien vivre. D'ailleurs, une faible économie quotidienne peut être grandement compromise par un arrêt fortuit d’usine, dont les conséquences sont souvent désastreuses.
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- La régularité de la marche constitue un troisième élément ; cette considération s’impose impérieusement en certains cas ; elle est tributaire de l’élasticité du moteur, grâce à laquelle celui-ci pourra faire face aux variations incessantes et considérables du travail qui lui sera imposé, cl développera à l’occasion un coup do collier pour surmonter une résistance imprévue.
- La consommation d’eau est enfin une dernière question qui peut devenir rédhibitoire en des lieux, où la pénurie d’eau ne permet pas l’emploi de la condensation et fait même obstacle quelquefois à l’installation d’une machine à vapeur à échappement libre.
- Nous étudierons tour à tour ces diverses questions, qui interviennent dans le choix d’un système de moteur et constituent les données essentielles du problème à résoudre.
- I. Prix de revient du cheval-heure effectif. —Cet élément est extrêmement variable avec les temps et les lieux : il subit l’influence de causes nombreuses, dont les effets se superposent et se confondent de telle manière qu’il est extrêmement difficile de prononcer un jugement motivé, sans en entourer les considérants de multiples distinctions.
- La consommation de charbon et son prix constituent évidemment la base principale de la dépense ; la consommation est surtout une affaire de calories, mais la valeur de la terre est fonction de beaucoup d’autres choses.
- Et d’abord, le prix d’un combustible dépend non seulement de sa qualité, mais encore de sa nature et de sa forme. Une houille à 9000 calories se paie à bon droit plus cher qu’une houille à y 000 calories : l’acheteur s’y résigne, parce qu'il retrouve en travail l'excédent de chaleur disponible. Mais, à égalité de pouvoir, un charbon anthraciteux spécial, non collant, qui donne un coke de belle tenue et peu de cendres est coté plus cher qu’un charbon demi-gras quelconque, se trouvant partout et ne faisant jamais prime sur aucun marché. Enfin, une braisette ou des gaillcttes criblées, sans menus, chargées à la pelle à grille, se vendent à un taux plus élevé que des fines ou du tout-venant.
- Tous ecs combustibles, quels qu’ils soient, suivent nécessairement les fluctuations des cours et l’effet de la prédominance de l’offre sur la demande : ces fluctuations peuvent devenir très notables. En ces derniers temps, une hausse considérable s’était produite à la suite d’une période de grande activité industrielle et commerciale ; mais une réaction a amené une regrettable stagnation des affaires, après laquelle les charbonniers, devenus moins exigeants, ont baissé légèrement leurs prix. Or, quand on trace la courbe de cette oscillation des cours, on constate qu’elle n’a pas été de mémo amplitude pour les diverses variétés de combustibles cl pour les différentes régions. C’est, qu’en effet, le prix de la tonne se compose de la valeur intrinsèque du produit et de la valeur du fret, parfois égale à la première, et ces deux éléments sont indépendants l’un de l'autre dans une certaine mesure, de sorte que les cours ne varient pas proportionnellement pour les charbons ordinaires et pour les charbons spéciaux, à différentes .distances des bassins d’extraction, à Lille, Paris ou Bourges.
- Le complexité de la question ressort de ce bref exposé ; on voit combien il est difficile de taxer avec précision les charbons de chaudières et les charbons de gazogènes. Les seconds, qui sont d’une nature déterminée, moins communs, nécessairement criblés, d’ailleurs mis en valeur aujourd’hui par leur emploi domestique, dans les poêles américains, sonL assurément plus chers que les premiers. Mais à quel prix esLimerons-nous les uns et les autres ? Des chiffres exacts en 1898 ne le sont plus en 1902 ; ce qui est vrai a Lille n'est pas vrai ailleurs; l’importance des marchés à conclure avec les fournisseurs doit elle-même être prise en considération. La perfection plus ou moins grande des divers
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- gazogènes intervient enfin, attendu que les uns exigent des anthracites du pays do Galles de première qualité, tandis que les autres s’accommodent de charbons maigres de Charlcroi ou d’Ànzin, dont le prix est presque moitié moindre ; les appareils Mond donnent même encore de bons résultats avec des menus bitumineux à 5,6o fr la tonne. Mais c’est là un cas particulier, qu’il est permis de faire valoir quand on plaide la cause des gazogènes sans pouvoir cependant le prendre pour point de départ d’une comparaison d’espèce.
- En somme, il faut mettre en parallèle des conditions générales et des prix moyens : or, nous considérons comme moyen un charbon pour chaudière demi-gras, à i5 p. ioo de matières volatiles, 8 p. ioo de cendres, d’un pouvoir de 8 ooo calories, tout venant, coûtant ao fr la tonne, et un charbon de gazogène anthraciteux, renfermant 12 p. 100 de matières volatiles, 6 à 8 p. 100 de cendres, d’un même pouvoir que ci-dessus, braisette criblée à 3o sur 5o, sans poussiers, coûtant. 2.4 fr la tonne. Pour ce qui est du coke, nous le supposerons à 22,5o fr la tonne, ce qui fait environ 0,90 fr l'hectolitre : le gaz d’éclairage ayant un pouvoir moyen (supérieur) de 5 2^0 calories par mètre cube à o® et 760 mm sera estimé à 0,10 fr le mètre cube.
- La dépense d’huile et de graisses de lubréfaction doit être ajoutée au prix du combustible pour établir le prix de l’unité de travail par heure ; mais nous ne compterons rien pour l’eau, que nous supposerons aspirée par les propres moyens du moteur, en quantité strictement sullisante pour le fonctionnement des appareils.
- Voilà pour les frais proportionnels ; arrivons maintenant aux frais généraux, qui comprennent l’intérêt et l’amortissement du capital, les salaires du personnel et les dépenses inévitables de réparation et d’entretien du matériel.
- L’évaluation des dépenses de premier établissement ne donne lieu à aucune difficulté non {dus que le calcul des intérêts des capitaux immobilisés que nous réglerons au taux de 5 p. 100. L’amortissement annuel est destiné à la reproduction de ces capitaux, réduits progressivement par l’usure; il varie avec la nature des appareils qui en sont l’objet et avec leur robustesse. Il est basé .sur le taux de l’argent et sur la durée probable des installations Les bâtiments ont longue vie ; en les amortissant par 2 p. 100 (au taux 'd’intérêt de 5 p. 100), on leur prête une durée de vingt-cinq ans huit mois; les terrains, qui gagnent plus souvent de la valeur qu’ils n’en perdent, ne s’amortissent pas. Mais les machines se détériorent et se démodent ; il faut aussi prévoir des progrès de la science qui pourraient obliger de les remplacer avant l’heure. Le taux de l’amortissement doit être plus élevé pour des moteurs à grande que pour des moteurs à petite vitesse ; pour des machines légères que pour des machines fortement membrées ; pour des machines à explosion que pour d’autres dans le cylindre desquelles il ne se produit que des pressions modérées et graduellement progressives ; pour des appareils qui sont encore dans leur phase d’évolution et de perfectionnement que pour des machines dont le type est depuis longtemps fixé et dont le rendement générique est très élevé. En conséquence, il paraît nécessaire de consacrer à l’amortissement des moteurs à gaz 10 p. 100 de leur valeur, alors qu’on n’attribuera que (*)
- (*) L'annuité A capable d'amortir en n années un capital € au taux r del’intérct est donnée par la formule
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- 7 j). ioo aux moteurs à vapeur; c’est leur supposer huit ans et quatre mois d’existence au lieu de onze ans et six mois. On voit par cette différence d'évaluation combien nous voulons rester impartial et combien nous redoutons de nous laisser influencer par l’intérêt théorique que nous portons au moteur à gaz.
- Les frais de personnel sont très réduits pour un moteur à ga* de ville ; par contre, ils sont équivalents pour les groupes, chaudières et machines, gazogènes et moteurs. Les dépenses d’entretien et de nettoyage se compensent aussi dans les deux cas.
- Nous possédons maintenant toutes les données nécessaires à l’évaluation exacte du prix de revient du cheval-heure effectif; le travail de comparaison que nous avons projeté entre les appareils à vapeur et à gaz sera ainsi fondé sur une base solide et indiscutable. Nous mettrons en parallèle des machines de même puissance dans les conditions les plus convenables de leur emploi : un moteur à gaz de ia chevaux effectifs, alimenté de gaz de ville, marchant par intermittences pendant un nombre d’heures limité, sera comparé à une machine à vapeur demi-fixe, à échappement à l’atmosphère, avec chaudière semi-tubulaire ; un moteur à gaz, accouplé à un gazogène à gaz pauvre, fonctionnant dix heures par jour, développant roo chevaux effectifs, sera placé en face d’une machine monocylindrique à condensation, servie de vapeur saturée sèche par une chaudière assurant une parfaite stabilité manométrique et uu bon rendement thermique.
- Pour le moteur à gaz de 19. chevaux, nous compterons sur une consommation de 700 litres de gaz par cheval-lveuro effectif; la demi-fixe consommera 4 kg de charbon, rallumage y compris ainsique l'entretien du feu. La machine à vapeur de 100 chevaux n’en demandera que i,5oo kg ; le moteur à gaz avec gazogène sera supposé ne dépenser que 600 gr de braisette, les menus formés dans la manutention et les escarbilles exLraitos des cendres étant employés à chauffer la chaudière : il n’y a donc aucuns déchets inutilisables. Ces résultats sont ceux qu'on obtient dans une marche industrielle (1).
- PUISSANCE 1)K 12 CHEVAUX
- Dépenses de premier établissement.
- Total..................... 9 a5o fr Total.................... 8 900 lr
- Un moteur de 12 chevaux effectifs, marchant au gaz de ville, durant cinq heures seulement parjour, est donc plus économique qu’une bonne machine à vapeur demi-fixe ; mais les rôles seraient renversés, si la journée de travail était de dix heures. Le prix du cheval-heure ne serait alors plus que de 16,2 centimes par la vapeur, tandis que par le gaz il serait encore de 17 centimes. Cet exemple met en évidence l'influence exercée par les conditions et la durée du fonctionnement d’un moteur sur le prix de revient du travail.
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- Frais
- Prix du, c.hr.val-heure effectif.
- ,0 de 5 heures par jour, r 5oo heures par au.)
- Il gglsfl
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- Frais proportionnels :
- Charbon de chaudière :
- i,5 kg x ioo x 3ooo = 45o t.
- 45o x ao
- Charbon de gazogène : o,65o x ioo x 3ooo = 190 t.
- ig5 x 34
- Graissage (huile et graisses).......
- Prix du cheval-heure effectif.
- Le moteur à gaz fait donc gagner 2 190 fr par an.
- Il y aurait encore un léger bénéfice à réaliser en brillant dans le foyer de la chaudière du gazogène non pas de l’anthracite, mais du coke et des menus d’anthracite : c’est ce qui se fait pour les gazogènes Dowson, Pierson, Deutz, etc.
- Les chiffres ci-dessus sont exacts et pourraient sans danger être garanlis par les constructeurs ; les résultats obtenus à Lausanne, à Bâle, à Poitiers, aux glacières de la Briche, etc., les confirment ; l'emploi dos gaz pauvres est donc plus économique que celui de la vapeur, pour des groupes de 100 chevaux. C'est vrai encore pour 200 chevaux ; niais pour 500, la vapeur arrive à égalité, à moins qu’on 11e fasse des installations avec récupération des sous-produits, comme celles de MM. Brunner, Mond et C° à Winninglon. L'usine de 20 000 chevaux projetée par M. Humphrey établira sans doute un jour, sur des documents irréfutables, le bénéfice qu’on peut s’assurer en accordant aux gazogènes et aux moteurs bien étudiés et bien construits, la confiance qu’ils méritent, pour les plus puissantes installations et les plus grandioses applications.
- II. — Sécurité du roxcTioxxEMENT. — Un siècle d’étude et de pratique a élevé la machine à vapeur à une perfection de forme et.de construction qui la met présentement au premier rang des moteurs. Ses organes, calculés par des formules qui. ont subi l’épreuve d’une application maintes fois répétée, établis d’après des règles qu’un service prolonge a confirmées ou corrigées, quand il le fallait, sont dessinés et construits dans les meilleures conditions d’action et de résistance ; les métaux dont ils sont fabriqués se sont d’ailleurs admirablement appropriés à leur fonction par une sélection rationnelle, que les progrès de la métallurgie ont facilitée. Le mécanisme de la machine à vapeur est ainsi devenu un chef-d'œuvre de fart, présentant une remarquable sécurité de fonctionnement, et qui 11’esl plus exposé qu’à de bien rares accidents. Le graissage des organes frottants se fait de telle sorte aujourd’hui que l’usure est réduite au minimum et que des grippements ne'se produisent presque jamais; les ruptures d’arbres, de boutons de manivelle, de crosses, de tiges de pistons, d’etriers de bielles, de transmission de pompes à air, de tiges de tiroirs, de cylindres, de bâtis, etc., autrefois assez fréquents, ne constituent plus qu’une éventualité improbable pour toute machine bien conduite, sévèrement surveillée, et non surmenée. Les coups d’eau seuls, causés quelquefois par un entrainement violent de l’eau des chaudières, plus souvent par une invasion du cylindre par l’eau au condenseur, restent une-menace pour le moteur à vapeur, mais certaines précautions imposées du conducteur et des appareils de sûreté, ingénieusement appliqués, conjurent le péril et sauvegardent la machine.
- Les avaries de chaudières sont peut-être plus à redouter que celles du mécanisme
- pauvre, pour une puissance de 73 chevaux; à Rouen, le gaz pauvre faisait réaliser un bénéfice annuel do 2 493 francs. (Paris; Courtier, 1890.)
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- moteur; des coups de feu aux tôles qui voient le charbon incandescent, des fuites aux tubes et aux entretoises, des corrosions du métal, peuvent provoquer des arrêts, mais une inspection soigneuse, faite par des hommes du métier, et les visites officielles périodiques imposées par l’administration, font généralement découvrir ccs tares avant qu'elles ne produisent de conséquences funestes. Aussi les explosions sont-elles moins fréquentes qu’autrefois ; en 1898, le corps français des mines a relevé 44 accidents, ayant produit 2s», morts d’hommes et 33 blessures graves; en 1899, il y eut 00 accidents, 20 tués et 20 blessés. Les causes ont été attribuées pour paris égales à des conditions défectueuses d'établissement, d’entretien et d’emploi. Cela fait environ 3 accidents annuels par 10 000 appareils en sex“viee.
- Bref : la machine à vapeur présente aujourd’hui une grande sécurité de fonctionnement.
- Le moteur à gaz a bénéficié lui aussi de l’expérience acquise par les constructeurs, de la précision réalisée par les méthodes de calcul et des progrès obtenus en métallurgie. Mais il faut reconnaître que Jcs conditions de son fonctionnement sont autres que celles de la machine à vapeur. Dans les moteurs à quatre temps et à explosion, aujourd’hui seuls en vogue, puisque les moLeurs à combustion sont encore à créer, l’action impulsive du mélange tonnant est vive, très énergique, voire même brutale ; il suffit de considérer un diagramme pour s'en convaincre. La pression explosive peut atteindre 36 kg dans un moteur alimenté de gaz de ville, sous une compression préalable de 7,5 kg; dans le puissant moteur Coekerill-Delamare, marchant, au gaz de haut fourneau, avec 9,5 kg de compression, la pression atteint quelquefois 18 kg, ce qui correspond à un effort total de 238914 kg sur le piston.
- Ces poussées violentes constituent assurément une épreuve pour les mécanismes qui les subissent et les transmettent; mais on peut dire qu’elles sont préviens, et que tout est calculé en vue d’y résister. Par contre, un allumage prématuré du mélange tonnant développera sur le piston une contre-pression formidable, dont les effets peuvent dépasser les prévisions du mécanicien et la limite de résistance de l’arbre coudé; de fréquentes ruptures de vilebrequins ont autrefois jeté un profond discrédit sur le moteur à gaz. Ces accidents ne se sont guère répétés que pour certains moteurs et certains constructeurs; mais la critique ne fait pas ces distinctions et la concurrence n’est jamais indulgenle ; elle a conclu trop sévèrement du particulier à l’espèce.
- La réfrigération, ou du moins le rafraîchissscmenl des soupapes d’échappement et des culasses de cylindre, voire môme des pistons, inutile pour les petits moteurs, s’impose pour les puissantes machines à gaz; quelques ingénieurs ne s’en sont pas rendu compte dès le début, et ils ont fait à cet égard une douloureuse et coûteuse école. Le surmenage aggravait encore le danger, et les accidents ont été plus nombreux pour des moteurs auxquels on imposait un travail excessif ou trop prolongé.
- Le générateur de gaz pauvre est, par contre, un appareil qui est moins sujet à avaries qu'une chaudière à vapeur, cl iL est en tout cas absolument inexplosible. On a observé, dans de très rares circonstances, des retours de pression vers les cloches de g-azomètre, et j’en connais deux cas; mais l’un avait élé causé par une imprudence, l'autre par une rentrée d'air accidentelle dans une canalisation défectueuse ; ni l’un ni l’autre .n’ont, d’ailleurs, entraîné de conséquences graves.
- On a fait état, contre les gaz pauvres, de grippements de cylindres occasionnés par des entraînements de poussières, d’engorgements de soupapes, produits par des dépôts de goudrons, eld’accidcnts analogues ; des installations faites dans des conditions regrettables
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- ont, en effet, du être reprises par les fournisseurs, et la chose a été. complaisamment •annoncée urbi et orbi, \ il. paraît que c’est de bonne guerre. On pourrait dire, il est vrai, que les gaziers avaient escompté le succès avec trop peu de discrétion, qu'ils avaient promis de trop merveilleux résultats, et qu’en somme leur réclame avait été si bruyante qu’elle justifiait les commentaires sévères de la partie adverse. La cause du moteur à gaz n’a, eu effet, pas besoin d’èlre plaidce avec fracas: il lui suffit d’un modeste exposé- des faits.
- La sécurité du fonctionnement du moteur à gaz a donc été moindre, jusqu'ici, que celle de la machine à vapeur ; on ne peut pas le méconnaître. Mais l’expérience a été profitable, et les insuccès du passé porteront leurs fruits : si tons le,s constructeurs avaient développé progressivement la puissance des moteurs, en consolidant lentement les résultats acquis, s'ils n'avaient pas pris des engagements imprudents, s’ils avaient toujours étudié avec soin leurs installations, s’ils n’avaient pas surmené leurs moteurs, s'ils avaient épuré suffisamment les gaz, si l’on n'avait pas omis certaines précautions particulières, quand ou acceptait d’omplover des charbons déterminés ; si, en un mot, on n’avait pas tenté d’aventures, l’histoire des moteurs à g-az n’aurait pas eu à enregistrer des défaites qui arrêtent encore son essor. Ces règles de prudeuee ont. été observées par des constructeurs mieux avisés et moins audacieux : c’est ainsi qu’ont été montées certaines usines que nous connaissons, qui marchent depuis près de dix ans sans avoir eu un seul accident grave, ni aucune interruption de fonctionnement. Des services publies importants, qui ne tolèrent aucun arrêt tels que des éclairages de villes (il faudrait en citer plus de cent en France, en Allemagne, en Angleterre, en Espagne) ; des stations de tramways (Zurich, Lausanne, Poitiers, Orléans, Gassel, Tunis, etc.), dos élévations d’eau (Bâle, Laval, Duven, Coblence, Munster, Birmingham, Montg’oméry, etc.), ont pu être desservis dans des conditions parfaites, sans aucune défaillance, par des groupes de gazogènes et moteurs- Des minoteries, en très grand noitibre, des filatures, des imprimeries, des industries chimiques, des fabriques de glace sont actionnées aux gaz pauvres. M.M. Pierson nous ont signalé leur installation des glacières de la Briche où les appareils fonctionnent huit mois de l’année, vingt-qualre heures par jour, avec un seul arrêt d’une clemi-heure, nécessité par la visite cl le graissage des organes; un moteur de «4o chevaux a même tourné pendant quatre mois et demi consécutifs, soit 2 88e heures de suite, un raccourcissement, de courroie ayant seulement provoqué un arrêt de quarante-cinq minutes; la production de glace est ressortie à 19 kg par kilogramme de charbon, ce qui est remarquable.
- Faut-il multiplier ces citations?
- Cela nous paraît inutile.
- Ajoutons pourtant que les moteurs à gaz, dont le rendement thermique et organique est aussi élevé pour des unités de ia que de 100 chevaux, se prêtent excellemment à la division du travail, ainsi qu’à la constitution d’éléments de secours et de rechange, qui assurcul des garanties d'un ordre particulier, et permettent de proportionner constamment la production du travail à sa demande. C’est un dernier élément à prendre eri considération, car il contribue à la sécurité et au bon fonctionnement des installations.
- [A suivre.)
- Aimé Witz .
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- ANALYSE ÉLECTROLYTIQUE
- Depuis un certain temps, la littérature chimique est assez pauvre en travaux sur l’ana-Ivse élcctrolytiquo ; cela tient vraisemblablement à eo que l’on a épuisé la plupart des sujets susceptibles de fournir desanéLhodes simples et pratiques avecles coimaissanccs actuelles. On trouve encore, cependant, quelques applications spéciales et des procédés de dusage mixtes ou indirectes dans lesquels Téleclrolyse joue un rôle important.
- Au premier genre appartient le
- Dosage du cuivre contenu dans le fer, par H. Koch. {Zeils. fur anal. Chem. 190.1. p. io5'.
- Lorsque que l’on dissout, dans l'acide sulfurique dilué des fers renfermant un peu de cuivre, la totalité de ce dernier métal reste dans le résidu insoluble lequel sera relativement riche en cuivre et se prêtera facilement au dosage électrolylique.
- Vu la faible teneur du métal en cuivre, l’auteur conseille d'opérer sur 100 gr de fer en copeaux que l'on dissout à l'aide de 4°o cms d'acide sulfurique à 3o° B. ajoutés en deux fois, le vase ôtant chauffé après l'addition de la seconde moitié. Avant do laisser refroidir, il convient d'ajouter un demi-lilre d’eau, pour éviter la erislaüisation du sulfate ferreux. Le résidu noir est ensuite recueilli sur un double filtre, lavé, séché et incinéré dans un creuset en porcelaine de 100 cm3 de capacité, puis dissous dans quelques centimètres cubes d’acide chlorhydrique fumant. O11 évapore ensuite à scc avec un peu d’acide sulfurique, on reprend les sels avec environ 20 cm3 d’eau et autant d’acide azotique exempt de chlore de d— 1, 2, enfin l’on filtre dans un gobelet de ioo cm'1 où l’on dilue le liquide à 120 cm3. — Après addition de quelques gouttes d'une soluLion d’acide oxalique à 1/20, on soumet le liquide à Fèlectrolyse.
- L’électrode positive est formée d’une spirale de platine de i,3 mm placée sur le fond du vase ; la cathode se compose d'un cylindre en feuille do platine. D. N. J(l0— 0*094. — Force électromotrice de 4 éléments de Meidinger en tension, (soit + 4,3a volts) (‘). Durée neuf à dix heures.
- Quand il s’agit d’analyser de la fonte grise, lo résidu insoluble riche en graphite retient une certaine quantité de fer. Il est nécessaire, après la fil (ration, de le faire retomber dans lo gobelet à l’aide de la fiole à jet, et de le traiter à nouveau par 200 emJ d’acide sulfurique à 3o° B. en faisant bouillir pendant une demi-heure. Après cola, on recueille de nouveau sur le filtre qui a déjà servi et l’on achève comme précédemment.
- Koch fait observer qu’il est impossible d'attaquer le 1er par l’acide chlorhydrique, une partie seulement du cuivre restant insoluble dans ce cas, le reste passant dans la dissolution et se trouvant perdu pour l’éleetrolyse.
- Dans la seconde classe d’opérations, on peut ranger lo
- Dosage de l’iode en présence du bi'ome et du chlore, «Hudié par Erich Muller (Ber. der deuis. chem.
- Gesell, 1902.1. I, p. 930.) ' :
- A. — E11 éleclrolysant une solution neutre ou alcaline d’1111 iodure, celui-ci so trans-
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- forme en iodale, et il n'y a pas d’iode mis en liberté comme dans le cas d’une solution acide. — Si l’on mélange ensuite cotte liqueur avec de l'iodure et do l’acide sulfurique, l'acide iodique et l’acido iodliydriquo se décomposent mutuellement, et Ton peut titrer l’iode par l’hyposulfite de sodium. Le i16 de cel iode total correspond à l’iodate, ce qui est un avantage pour l’exactitude du dosage.
- Pour que l'opération réussisse, certaines conditions sont nécessaires :
- iuFoersler a montré que l’iodate formé sc retransforme facilement en iodure : mais E. Muller a trouvé que pour empocher colle réduction, il suffit d’ajouter une petite quantité d’un ehromate soluble, x à a cg de chromate do potassium pour xoo cm® de solution. (Les chromâtes réagissant sur les iodures en présence d’acide sulfurique, avec séparation d’iode, on retranchera de la quantité totale d’iode celle qui correspond au chromate ajouté, quand on fera le titrage final.)
- a0 Dans le but d’éviter cette réduction, il est également avantageux d’opérer avec une densité de courant aussi forte que possible sur la cathode. L’auteur emploie un fil de platine poli de io cm do long et de 1/2 mm d’épaisseur, tordu en hélice.
- 3° Avec les tensions de courant employées (1, G volt environ) il ne se produit pas de pério-date.
- Avec une anode en feuille de platine polio, la transformation de l'iodure en iodale 11’esl: pas complète apres une durée de plusieurs jours, mémo avec une tension de 2 volts. H en est autrement si l’on emploie une lcuillc de platine platinée d’après le procédé de Lummer et Kurlbaum. E. Muller fait usage d’une anode, dont chaque face a 14 cm2 et platine scs faces avec un courant de un ampère pendant une minute et demie. Cette operation doit être répétée avant chaque analyse, la feuille devenant peu à peu inactive; on peut aussi prendre celle-ci comme anode dans de I’acidc sulfurique dilué et faire passer un courant de an ampère pendant doux minutes. Le platine retrouve son activité,
- La fin de la réaction sc reconnaît facilement en faisant tomber un essai du liquide dans un tube contenant un peu d'acide sulfurique dilué et de l’empois d’amidon ; la liqueur doit rester incolore. A partir de ce moment, il est bon de laisser le courant agir encore pendant un certain temps. (Il va sans dire que tous les réactifs employés no doivent pas mettre d’iode en liberté en présence d’iodure de potassium.)
- 4° Il est nécessaire d’immerger l’anode totalement dans la liqueur, afin d’éviter la volatilisation del’iode. C’estpour ce motif aussi que l’auteur alcalinise légèrementses solutions; il prend de plus la précaution de faire passer la tige de son anode dans un tube de verre fermé sur le métal par fusion, et enfonce le tout dans le bain de manière à ce que le verre se trouve mouillé par le liquide.
- oü La solution en expérience ne doit pas renfermer de terres alcalines, les hydrates de ces bases se déposant sur la cathode et opposant une forte résistance au passage du courant.
- B. — La séparation de l’iode d’aveG les autres halog’èncs repose sur ce que la tension de décomposition des iodures est inférieure à celle qui est nécessaire pour décomposer les bromures et les chlorures. En appliquan t la loi de Xernst, l’auteur trouve 1,3a voll pour les iodures et de 1.79 volt, pour les bromures. En fait, ses expériences ont montré que, clans les conditions où il se place, avec une différence de potentiel aux bornes de i,b' voit, l’iodure se transforme intégralement en iodale, tandis que les bromures ne fournissent ni hypobro-mites, ni broinates ; il eu est de même, a jortiori des chlorures.
- Les résultats cités comme exemples sont satisfaisants ; les opérations avaient une durée
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- de vingt à vingt-deux heures pour, o,u56 gr d’iode seul et o,on58 gr en présence do 1 brome ou de chlore.
- C. — E. Muller ajoute, en terminant, qu’il n’est malheureusement pas possible de séparer le brome du chlore avec autant d’exactitude que pour l’iode.
- G. Arth.
- LE MOTEUR D’INDUCTION ASYNCHRONE SANS DÉPHASAGE*1)
- M. Ileyland présente dans le n° 12 de V Éclairage Électrique quelques observations dont l’examen ne sera pas sans intérêtf).
- Tout d’abord, nous nous demandons : Est-ce que le moteur ayant fait l’objet de la conférence de Gorges au Congrès de Francfort et publié en 1891 dans la Elektrolcchnische
- (1) Voir à ce propos, dans L’Éclairage Électrique : M. Lf.bianc, sur les propriétés des anneaux à collecteur, t, XXIX, p. 113, a6 octobre 1901 ; M. Latour, idem, t. XXIX, p. a94, a3 novembre ipot ; A. Hkylant>, idem, p. 3»8 et t.uuui, 3o novembre et 28 décembre 1901 ; J. B., idem, p. csiv, 3o novembre 1901; H. Poincaré, idem, t. XXX. p. 78 et 3oi, 18 janvier et i«* mars 1902 ; A. Iïeyt.asd, moteur ou générateur asynchrone sans déphasage, t. XNIX, p. 117, 26 octobre 1901 ; le moteur d’induction asynchrone sans déphasage, l. XXX, p. 419, 22 mars
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- Zeitschrift, page 701, esl bien réellement un moteur'de conduction ordinaire, tel que nous
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- le connaissons par la bibliographie ? Une recherche attentive doit conduire à répondre négativement à cette question. Car, ainsi qu’on le sait, les moteurs do conduction travaillent avec un décalage do phase encore bien pins grand que les moteurs d’induction ordinaires ; la force électromotrice induite dans l'armature de semblables moteurs ne peut disparaître dans aucune position de balais, et la formation des étincelles au commutateur exerce une action destructive (v. Steinmetz Alternaling Carrant Phenomena, page 3~o, 3e édition). Par contre, le moteur Gorges marchait, lors du synchronisme, sans décalage de phase, sans étincelles et sans force électromotrice dans l'armature.
- Il s’ensuit qu’il n’est pas identique, comme le dit M. Ileyland, avec le moteur à conduction que l’on sait, mais qu’il en diffère essentiellement, et <{ue pour ce motif il ne; saurait être appelé non plus moteur de conduction..
- Mais qu’est-ee qui occasionne la différence de principe des deux dispositions ? La réponse est facile si l’on considère altentivement les passages y relatifs de la bibliographie.
- Le moteur Gorges (fîg. i) (U possède une carcasse dans le genre des moteurs d'induction ordinaires, c’est-à-dire un anneau de fer uni ou denté. Si donc l’on y amène du courant triphasé, il s’y produit naturellement un champ tournant, et. la force électromotrice effective de l’armature est (d’après Gorges)
- dans laquelle
- pt représente le nombre total des spires (armature en anneau) ;
- M, représente le nombre de ligues de force passant par la section ;
- n0 ~— la fréquence du courant alternatif;
- ni — le nombre de tours par seconde de l’arma-
- ture bipolaire.
- Cette force éleelromotrice est donc, comme dans un moteur d’induction ordinaire, tout à fait proportionnelle à la différence de vitesse et disparaît par suite avec le synchronisme.
- Il en est tout autrement dans le moteur do conduction. Ainsi qu’on peut le voir à la figure a, tirée de l'ouvrage de Steinmetz, les pôles sont marqués, la carcasse inductrice est donc du genre des machines à courant conLinu, et pour ce motif Une peut se former aucun champ tournant. Les mauvaises propriétés mentionnées plus haut des moteurs de conduction, savoir la production d’étincelles à action destructive et h; mauvais facteur de puissance, prouvent que celle forme depôle n’est nullement accidentelle, mais bien entièrement propre à ces moteurs. S il n’en était pas ainsi, par contre, ces désavantages seraient également impossibles, comme le montre le moteur de Gorges.
- Mais toute la théorie des moteurs de conduction prouve aussi qu’il ne se produit dans
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- cos derniers qu’au champ oscillant. Car d’après Steinmelz, la force ôleotromotrice de l'armature do semblables machines est :
- E = /jnt Nj <I> I0~ 8
- dans laquelle
- 7i, représente le nombre do spires en série entre les balais ;
- $ — le flux par pèle ;
- Nt — le nombre de tours de l’armature par seconde,
- c’cst-à-dire qu’elle est directement proportionnelle au nombre de tours, ce qui montre d’uno pari qu’un axe magnétique immobile existe dans l’espace, et d’autre part que la force clee-tromotrice, de même que le décalage do phase, ne peut pas disparaître.
- Par ce qui précède, je crois avoir prouvé que le moteur inventé par Gorges en 1891 n’appartient pas à la classe des moteurs de conduction connus jusqu’ici.
- Mais alors, dans quelle classe des moteurs à courants alternatifs faul-il ronger le moteur de Gorges ? M. Heyland prétend que le propre d’un moteur d’induction c’est l’aptitude qu’il possède, de pouvoir marcher sans prise do courant dans le rotor. Mais comme le moteur de Gorges n’a pas cetle faculté, il ne saurait être nullement comparé à son moteur d’induction. Pour autant que je sache, toutefois, ce caractère distinctif d’un moteur d’induction a été relevé d'une manière toute nouvelle par HoylancJ lui-même, et il est invraisemblable qu’il ait été admis par d’autres spécialistes, car jusqu’à présent on a toujours compris sous le nom de moteurs d'induction les moteurs à courant alternatif à nombre de tours asynchrone. C’est ainsi, par exemple, que Steinmelz [Alternating Carrent, page 354)-clit que le moteur à répulsion (ne marchant pas non plus sans balais) est un moteur à induction. Lors de sa première publication, Heyland a mémo désigne son invention comme étant seulement un moteur asynchrone sans décalage de phases. On a donc identifié en quelque sorte les moLeurs d'induction avec les moteurs asynchrones, et. comme il est hors de doute que le moteur Gorges est un moteur asynchrone, il est en même temps un moteur d'induction.
- 11 est du'rcste complètement inexplicable que le caractère distinctif tout à fait accessoire, mentionné plus haut, doive être pris comme le caractère distinctif principal d’un moteur d'induction, car on ne peut regarder que comme une question d’importance secondaire le fait qu’un moteur d’induction peut marcher ou non avec des balais au rotor; la question principale, par contre, est celle de savoir si le moteur marche réellement avec ou sans balais à l'armature ; mais pendant le service, il est employé aussi des balais dans le moteur Heyland. Il s'ensuit qu’on pourrait, avec autant de raison, donner à ce dernier le nom de moteur de conduction ou contester le nom de moteur d'induction, puisque le moteur d’induction ordinaire marche surtout sans balais à l’armature f1).
- La seule dillércnce existant entre le moteur Gorges et le moteur publié par Heyland ne réside que dans les résistances entre les segments du commutateur; ces dernières, toutefois, sont accessoires. Car il importe surtout que le moteur marche sans décalage de phase et sans étincelles pendant le service normal ; mais c’est le cas aussi, comme l’essai de M. Latour l’a confirmé, dans le moteur de Gorges.
- Cela étant donné, où restent donc les caractères distintifs qui doivent rendre le moteur
- P) D'après Methammer a F.lelvlromotorcn und cleklrische arbeitsüberlragung ». page 67, il faut comprendre par moteurs à conduction les moteurs dont l'enroulement fixe et l’enroulement rotatif pourvus d’un commutateur sont directement reliés en communication avec le réseau. D'après celle disposition, il est indubitable «pie lu moteur Heyland appartient aux moteurs d'induction.
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- de Gorges si peu comparable au moteur Ileyland ? Il est vrai que Gorges mentionne comme désavantage de son moteur les pulsations du champ dans le rotor'. Mais d’abord il n’a pas encore été prouvé que le moteur Heyland ne souffre pas également plus ou moins de cet inconvénient ; ensuite, cette pulsation doit être sans importance pratique spéciale ; enfin il est facile d’y porter remède, ainsi que Gorges le fait remarquer lui-même, par une plus grande subdivision des phases.
- M. Heyland est d’avis que dans sa disposition, et malgré la tension oscillante entre les balais, le courant de l’armature doit être néanmoins de grandeur constante, parce que la courbe oscillante (fig. 3) en deux parties, se divise de telle sorte, lors de la présence de résistances sans induction entre les segments de commutateur, que le courant continu passe par l’armature, et lo couvant alternatif par la résistance sans induction (fig. 4)* 'Ceci
- Fig. 3.
- Tiywrr
- < H-&---*» I
- vwywv
- Fig. 5.
- n’est pas tout à fait exact, car à une tension donnée E (fig. 5), le courant d’une branche est complètement indépendant du courant dans l’autre branche; si donc la tension est oscillante, le courant sera également oscillant aussi bien dans l’armature a que dans les connexions b du commutateur. Il est vrai que la grandeur du courant alternatif dans l’armature sera plus petite que celle du courant continu dans cette même armature, c'est-à-dire que ces grandeurs se comportent comme l’impédance par rapport à la résistance oliinique de l'armature ; mais ceci est indépendant de la présence d'une deuxième branche, des connexions du commutateur par conséquent.
- D’un autre côté, les connexions du commutateur présentent les désavantages suivants : si leur résistance est faible, il se produit dans celle-ci une grande perte de courant; si, par contre, cette résistance est grande, les mêmes connexions diminuent lo couple, et par le fait même la puissance du moteur en service normal. Toutefois, le rendement, du moteur est influencé défavorablement dans les deux cas.
- Il est vrai que Gorges n’a plus poursuivi lui-même son invention ; il semble même que celle-ci soit tombée dans l’oubli, mais cela est loin de prouver la nouveauté de l’invention de Heyland. En jetant un coup d’œil sur l’article en question de Gorges, on peut se convaincre plutôt que ce dernier s'est emparé complètement du problème à résoudre ainsi que des moyens nécessaires dans ce but, et que la première publication de Heyland n’apporte rien d’essentiellement nouveau à l’égard de cet article. La seule chose importante et qui, peut-être, puisse être regardée comme nouvelle dans la publication de Heyland, c’est éventuellement l’emploi du moteur comme générateur ; toutefois, étant donné l'état actuel de la science électrique — dans laquelle le fait le plus connu est que tout moteur, y compris le moteur d’induction, peut travailler comme générateur — le simple renversement du moteur ne saurait guère être regardé comme une invention.
- Pourquoi Gorges n’a-t-il pas poursuivi son invention ? C’est peut-être Gorges lui-même qui pourrait nous donner la meilleure réponse à cette question. Mais il est parfaitement possible qu’il y a onze ans, c’est-à-dire au début de la technique des courants alternatifs.
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- on ne sentait pas du tout le besoin de moteurs d’induclion sans décalage de phase ; ces derniers ne pouvaient faire leurs preuves contre les moteurs d'induction sans commutateur, beaucoup plus simples, et ils ont été oubliés par leur inventeur lui-même. Ce n'est qu’au bout d’une période de développement, et après que l'on a été forcé, par suite de la concurrence sans cesse croissante, de chercher de nouveaux perfectionnements, que ce besoin s’est fait sentir; toutefois, l’invention elle-même a déjà existé auparavant (1).
- Je crois qu’il est indubitable que le moteur Gorges est absolument identique avec celui publié dernièrement par M. Latour lui-même. Il semble toutefois que M. Latour n'ait pas connu auparavant le moteur Gorges, et que, conséquemment, il soit arrivé d’une manière tout à fait indépendante à ses travaux excellents en théorie.
- Nos réflexions peuvent se résumer comme suit :
- i° Gorges a inventé en 1891 un moteur d’induction pratiquement utilisable sans décalage de phase ?
- 20 Nous sommes redevables à M. Ileyland et à M. Latour d’avoir tiré ce moteur de l’oubli.
- La question de savoir si le moteur d’induction sans déphasage est à même de vivre vis-à-vis des moteurs sans commutateur, beaucoup pins simples, et s’il trouvera un grand emploi dans la pratique ; cette question, disons-nous, est tout a litre, et il est impossible d’y répondre avec certitude actuellement. Le fait que de nombreuses maisons de premier ordre s’occupent do l’exécution de ce moteur ne change rien à la chose. Gela s'explique facilement par le désir de parvenir à un but aussi séduisant. Mais il n’est pas dit du tout 'que ce but sera atteint réellement sans amener de désavantages sons d’autres rapports. En effet, ce qui importe en fin de compte dans un moteur, c’est le rendement et la puissance, et à ce point de vue on ne sait jusqu’ici absolument rien; tout au moins, l’essai fait par Ileyland avec un moteur d'induction de la Vereinigtc Elektricitüts-Gesellschaft de Vienne et publié par lui ne laisse rien entrevoir de ce qui pourrait résoudre les questions si importantes telles que le rendement, la puissance et la surcharge.
- Par contre, on peut admettre comme vraisemblables, dans le moteur Ileyland, les désavantages suivants :
- i° Par les résistances entre les segments de commutateur, et ce, principalement dans plusieurs segments par pôle, le rendement et la capacité de surcharge doivent être diminués ;
- 20 Par le commutateur et les résistances, le moteur devient assez compliqué et cher.
- Il s’ensuit donc qu’aussi longtemps qu’il n’existera pas de données complètes sur les essais et la construction de ce moteur, on sera tout au moins eu droit de douter du succès de ce dernier dans la pratique.
- M. Osnos.
- CliurloUenburg.
- (•) Ccci offrirait une analogie complète avec la lampe Nernst, au sujet de laquelle il a etc prouvé ultérieurement que la partie essentielle de celle-ci a déjà été inventée par Jabiockholf, et que, seule, Y époque où vivait ce dernier n était pas encore mure pour celte invention.
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- Procédé pour augmenter la capacité des accumulateurs, par C. Heim, de Hanovre. — Elektrotechnische-Zeitschrift, t.. XXII, p. 8ii, 1901.
- L’augmentation de la capacité avec la température a été observée antérieurement, par Gladstone et Hibbert en 1892,'et par Schoop (*, qui trouvait une augmentation de capacité de 1 p. 100 environ par degré centigrade.
- L’auteur a entrepris, en janvier et février 1900, des recherches sur un élément de T Accumula-toren-Fabrik A. G., du type ES.,, avant une capacité de 69 amp-heures au régime de trois heures. Cet élément renfermait 7 plaques ( 3 positives et 4 négatives), de dimensions i85X iro mm. La surface totale des positives était de 18.9 dm2 (obtenue en faisant le produit de la hauteur par la largeur).
- La densité de l’acide, mesurée après une décharge normale, atteignait 1,2.1 à 1,22 à la température 180 C. Antérieurement, l’élément avait déjà eflèctué 1G0 décharges el 160 charges. Les essais étaient laits ici aux températures 14? 3o et45°C-
- Plus tard, l'auteur a expérimenté- sur 5 gros éléments de la même fabrique, du type E2I, •ayant une capacité de 43a amp-heures à la décharge en trois heures. La densité de l’acide, mesurée après la décharge normale, atteignait 1,16 à i5°C. On employait ici les températures
- L’écbauffemcnt des éléments était obtenu à l’aide d'un serpentin en plomb placé au dessous des plaques et traversé par un couvant d’eau chaude dont on réglait la vitesse (3j. Pour le refroidissement, le serpentin était placé au-dessus des plaques et traversé par un courant d’eau froide. Une enveloppe en feutre protégeait 1 élément du rayonnement extérieur. Dans ces conditions,’ on obtenait la même température pour tous les points situés à la même hauteur. Cependant, entre les parties supérieure et inférieure des plaques régnait toujours une petite différence de température : 2 à 3° pour
- G) Zeitschr. f. Elehrockemie, t. II, p. 5o5.
- {-) Voir Écl. Élcct., t. X.XYII, p. 22a, it mai 1901.
- la température r4° G. ; 3° pour 3oc C. et 5° pour 45° C. La température considérée pendant les essais était celle du milieu de la hauteur des
- Pour les 5 gros éléments, qui étaient montés dans un petit espace, à environ 1,2 m. du sol, réchauffement s’obtenait à Laide d’un brûleur à gaz placé sur le sol de cct espace, et dont on réglait l’arrivée de gaz. Pour les basses températures, on ouvrait la fenêtre de ce petit local. Par ce procédé, la température des éléments variait un peu, par suite de befïet Joule et de la chaleur secondaire; mais les variations extrêmes 11'atteignaient que 20 pour les essais à basse température, et 3° pour ceux à température élevée. Comme température, on prenait ici la moyenne des valeurs obtenues pendant l’essai.
- Les mesures électriques étaient effectuées à l’aide d’instruments de précision.
- Pour l’élément unique, les décharges étaient arrêtées à 1,82 volt, valeur correspondante k la tension minima permise en pratique.
- Les premières charges de chaque série d’essais étaient poussées jusqu’à fort dégagement gazeux pour éviter la production de sulfate; la période de dégagement gazeux avait une durée de la moitié environ de la charge principale. Pour les autres charges de la même série, on arrêtait quand on avait obtenu la tension maxi-ma de la première charge, soit
- pour les charges à 32 ampères.
- Pour les recherches sur les 5 gros éléments, les décharges étaient arrêtées à 1,80 volt. La tension raaxima de charge atteignait
- 2,78 volts à i3° C
- 2,58 » à 470 »
- Capacité. — L’élément unique était essayé aux deux intensités 20 et 32 ampères, correspondant aux densités de courant 1,06 et 1,69 amp, :
- Les 5 gros éléments étaient étudiés à l’intensité 140 amp., soit 1,37 amp. : dm2.
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- L’élément ES3 donnait dans le cas de l’intensité 20 amp. pour la décharge et la charge.
- Température.......... i4° C
- Capacité correspondante. 71 atnp.-h. 128 amp.-h.
- soit, entre ces limites, une augmentation de 2,6 p. 100 par degré sur la capacité à i/\° C. Avec l'intensité 3a amp., on obtenait
- Température..........i4° C 3o° C 45-C
- Capacité correspondante. 58 8a j 12 amp.-h
- L’augmentation atteint ici 3 p. 100 par degré centigrade entre 14 et 45° C.
- • À l’intensité i4o amp,, l’élément E21 donnait
- Température.......... 11,3° C 45.0° C
- Capacité correspondante. 386 ?35 amp.-h.
- montrant ainsi une augmentation de capacité de 2,7 p. 100 par degré sur la capacité à ri^VC.
- Les figures 1 et 2 montrent l’allure des courbes de décharge à 20 et 3a amp. pour les différentes températures.
- Au sujet de l’allure plus élevée des décharges à haute température, il y a lieu de remarquer que la résistance intérieure diminue, tandis que la force électromotrice augmente quand la température croît. Il en résulte que si on arrête les
- décharges à la même différence de potentiel, la décharge à haute température est plus poussée que celle à température plus basse,
- La variation de résistance avec la température peut s’évaluer approximativement en supposant, avec Dolczalek, que la résistance d’un accumulateur est égale à 2 à 3 fois (soit 2,5 en moyenne) la valeur de la résistance de l’acide. Avec l’élément considéré ici, on obtient ainsi 0,0023 ohm à 14° C
- De telle sorte que la perte en volts dans l’élément atteint
- Et la différence de perte en volts dans l'élément entre ces deux températures est de 0,016 volt pour 20 ampères et
- '0.026 » 3a »
- D’autre part, l’augmentation de force électromotrice, pour la concentration considérée ici, est de 0,00020 volt par degré.
- La différence des forces éleetromotrices à i4 et 45° C. devient donc égale à
- En terminant, à la même différence de potentiel, la décharge dans les deux cas, cette décharge sera plus poussée de
- 0,016 + 0,0077 = 0.*024 volt à ao ampères et
- 0,026 + 0,0077 = 0,034 » à 32 »
- pour la température C.
- Pour être dans les mêmes conditions dans les deux cas, la décharge à 4^“ C. étant arrêtée à 1,82 volt, celle à 14“ G. aurait dû être poussée jusque
- 1.8a — 0,024 = 1,796 volt pour 20 ampères
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- et
- i ,8a — o,o34 = i, 786 volt pour 3a ampères Si on extrapole jusqu’à ce point les courbes ligures 1 et 1, on trouve que les résultats précédents ne sont pas sensiblement influencés et l'augmentation de capacité par degré devient 2 p. 100 pour 20 amp. et 3 p. 100 pour 3a amp.
- Densité de l'acide. — L’auteur a étudié les variations de densité sur l’élément ES., dans les différents cas. Il prélevait pour cela 80 à 100 cm3 d’acide entre les plaques moyennes, dans le milieu de la hauteur et il en déterminait la densité à i8° C., à l’aide d’un aréomètre; les moyennes d'un grand nombre d’expériences sont exprimées dans le tableau suivant :
- qui montre, aiusi qu'il fallait s’y attendre, que la variation de concentration est plus grande dans le cas de la température plus élevée, la quantité d’électricité débitée étant plus élevée.
- A la limite de deux séries d’essais, on obtenait, pour la décharge à 32 amp., 96 amp.-heures à la température 4;>° C., alors qu’à la charge précédente, effectuée à 14° C. et 32 amp., il n'avait été fourni que 61,9 amp.-heures. De même, après une charge de 76,0 amp.-heures à i4° C., on obtenait à 45° C. une décharge de io8,3 amp.-heures à 20 ampères.
- Inversement, après une charge de 128 amp.-heures à 32 ampères et à la température de 45° C., 011 obtenait seulement une décharge de 05,6 amp.-heures à 14e C.
- Une décharge, terminée normalement à i4"C. et ayant donné 62,8 amp,-heures, était continuée après une heure et demie d’arrêt, alors que l'élément était chauffé à 45° C. O11 obtenait ainsi encore 17,6 amp.-heures, soit 33 p. 100 de la première valeur; alors que, dans les mêmes conditions, l’élément étant resté à i4° C., il n’aurait été obteuu à nouveau que 4)3 amp.-heures, soit 8 p. 100, Ceci prouve qu il ne s’agit pas, dans le premier cas, d’un rétablissement des plaques.
- Rendement. — Le rendement en quantité est plus faible avec les éléments chauffés qu’avec les éléments froids; c’est ce que montre le tableau suivant :
- Avec l’inlensilé 20 amp., on ne pouvait effectuer deux décharges par jour, mais seulement une après un repos d’une nuit. Les valeurs suivantes ainsi obtenues sont néanmoins compa-
- Dans les essais des 5 gros éléments, les décharges avaient également lieu après un repos d’une nuit, ce qui rend le rendement particulièrement faible, ainsi que le montrent les valeurs suivantes.
- Pour avoir le rendement en énergie, il faut considérer les tensions moyennes en décharge et en charge. La figure 3 donne l’allure des courbes de charge et de décharge à 32 amp. de l’élément ES., aux températures r4 et i5° C. ün trouve comme valeur moyenne
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- Les deux rendements se rapprochent. Des résultats semblables sont donnés avec l'intensité 20 amp et aussi avec les gros éléments.
- Les expériences de l’auteur montrent que l’augmentation de capacité avec la température croît avec la densité du courant.
- Les nombres donnés ici ne sont d’ailleurs valables que pour le type essayé. Les plaques positives du type Faure donnent des variations apparemment plus faibles.
- Explication de l'influence de la température. — On a vu plus haut que l’augmentation constatée de la capacité avec la température n’est pas causée par l’élévation de la conductibilité de l’acide, ni par celle de la force électromotrice.
- Dans le cas des décharges normalement usitées, l’utilisation des matières actives, peroxyde et plomb spongieux, est faible par suite d’une incomplète circulation de l'acide. La concentration de l’acidc environnant la matière diminue peu à peu, et, avec elle, la tension aux bornes. Cette tension diminue d’autant plus rapidement que la densité du courant est plus élevée, car la quantité d’eau formée pendant l’unité de temps est proportionnelle k celle-ci.
- L’écliauffement a pour effet d’augmenter la mobilité de l’électrolyte et, par suite, la diffusion, ce qui explique alors l’augmentation de la capacité et de la tension moyenne en décharge, et la diminution de la tension moyenne en charge. On peut dire alors que réchauffement agit comme une diminution de l’intensité de courant.
- Emploi pratique de réchauffement. — L’échauf-fernent des batteries en vue d’augmenter leur capacité ne peut évidemment être cmplovc que si cette élévation de température n’endommage pas les plaques. Les recherches de l’auteur ne donnent pas d’indications suffisantes sur ce sujet, k cause du nombre limité d’essais effectués. Après 20 décharges à température élevée (la plupart it C.), l’auteur ne constate cependant aucune chute anormale de matière active positive ni aucune détérioration des négatives.
- En supposant que l’influence de la température soit aussi grande que celle trouvée ici sur la capacité et nulle sur la durée, réchauffement des batteries est tout indiqué dans les stations centrales d’éclairage, pendant les périodes de grosse consommation, comme en hiver, par exemple.
- Mais même dans le cas d'endommagement des plaques par un emploi constant de réchauffement, celui-ci peut encore être appliqué éventuellement comme secours, lors d’uu accident de machine, par exemple.
- Le chauffage des batteries peut s’effectuer soit h la vapeur, soit à l’eau chaude de condensation, soit encore k l’aide de foyers.
- Dans les stations centrales de tramways, l’élévation do la température des balteries-lampons est tout indiquée les jours de plus grand trafic, comme les dimanches et jours de fête. On a vu plus haut, en effet, que la meilleure circulation de l’acide par les températures élevées cause une chute moindre de tension, k égale densité de courant. La batterie se trouve donc en état de régler de bien plus grandes variations que lorsqu’elle est froide.
- Dans le cas des batteries d'automobiles, réchauffement permettrait une diminution de poids et d’encombrement de la batterie ; mais ici le procédé de chauffage n’est pas simple; il faut employer des brûleurs k pétrole ou à alcool. Le courant de décharge, même après un long parcours, ne produit pas un échauffement
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- suffisant, malgré le rapprochement des éléments. Ainsi, après un parcours de 5o km en cinq heures, la température moyenne des éléments atteignait 3o,5° C., pour une température extérieure de 23,6° C.; soit un accroissement de seulement.
- Dans les exploitations mixtes de tramways, avec accumulateurs, l’augmentation de température en fonctionnement normal peut élre beaucoup plus grande et atteindre a5 à 3on.
- L’Accumulatoren-Fabrik A.-G., de Berlin et Ilagcn, a constaté que réchauffement continuel ou excessif avait pour résultat une usure prématurée des plaques. Elle ne l'emploie alors qu’exceptionnellcmcnt et dans les locaux de batteries qui peuvent être soumis aux grands froids, pour éviter la baisse de capacité.
- Enfin, dans des essais effectués dans son labo*
- Dans ce tableau, on a désigné par l les batteries-tampon ; r, celles à décharge rapide (i à 3 heures) ; ni, à décharge moyenne (3 à io heures) ; l, à décharge lente (plus de io heures). D’autre part, S sc rapporte aux plaques à grande surface ; G, aux plaques h à grille, et M, aux plaques à matière.
- On constate que certains constructeurs ont augmenté la densité pendant ces dernières années, tandis que d’autres, tels que 1’ « Accu-mulatorenfabrik À.-G. », l’ont diminuée. D’une façon générale, les dcnsîLcs varient très irrégulièrement de 18 à 26° B.
- Si ou considère la résistance intérieure, qui doit être aussi faible que possible dans les batteries-tampon, on trouve qu’il y aurait intérêt a
- ratoire, celte dernière société n’a constaté qu’une augmentation de capacité de i p. ioo par degré, en moyenne, valeur beaucoup plus faible que celle trouvée par l’auteur. L. Jumau.
- L’acide sulfurique dans F accumulateur au plomb, par le I> A. Pfai-f. Centralblatt f. Accumulato-ren-und Elenientenkunde.l. II, p. 73 et 173.
- On sait que la densité de l’acide influe sur tous les facteurs de fonctionnement de l’accumulateur : capacité, rendement, durée, etc. Malgré l’importance évidente de la question, on ne paraît pas encore très fixé sur les avantages et les inconvénients d’une densité déterminée, et les différents constructeurs . divergea L assez d’opinion à ce sujet, s’il faut en croire les données des différents catalogues. Dans le tableau suivant, l’auteur a résumé les concentrations employées par les différents fabricants.
- adopter la concentration 3i p. 100 de SO'll2, ce qui correspond a 26,5° B. D’un autre côté, on sait que la concentration de l’acide diminue pendant la décharge. On devrait donc, dans ces conditions, choisir une concentration fin charge supérieure à 3i p. 100, de façon à obtenir cette valeur comme moyenne pendant la décharge.
- La concentration dépendrait donc alors de la capacité demandée à l’élément et de la quantité d’acide qu’il renferme.
- Théoriquement, r ampère-heure engage 3,85 gr Pb, 4,44 gr PbO2 et 3,65 gr IPSO1, de sorte que 11,27 gr SO;Pb et 0,67 gr IPO disparaissent pendant la charge et apparaissent pendant la décharge.
- Si on prend comme exemple un élément de
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- ioo ampères-heures, renfermant 4 ooo gr d’acide de densité i,i8, soit 3 388 litres, après le débit des ioo ampères-heure, on aura consommé 365 gr II2SOv et produit 67 gr ICO.
- A début, les 4000 gr d’acide renfermaient.
- 247,6.4— 99°’4 gr. 1I2S04 et
- 75-2,4.4 = 3009,6 gr. II-O
- A la fin de la décharge, ccs quantités sont alors devenues
- 990,4 — 365 = 6a5,4 gr. IV-S.Q*
- Ct
- 3009,6+ 67 = 3o-6,6 gr. ICO
- ce qui correspond, pour les 3,388 litres, à In densité de i2°B.
- En consultant la courbe de conductibilité de l’acide sulfurique, on trouve que celle-ci a baissé de plus du tiers de sa valeur, en passant de 22 h i2°B.
- On peut calculer la quantité d’électrolyte que doit renlermcr un élément pour que sa densité varie entre certaines limites. L’auteur a Iracé
- dans la figure 1, des courbes représentant la variation de la quantité en litres, en fonction du nombre d’ampères-heure débités pour une variation a de 3o à 24°B,, et b, de 2.4 à i9°B.
- Afin de déLermincr si la consommation théorique d’acide sulfurique est atteinte en pratique, l’auteur a entrepris des essais sur un élément
- renfermant un litre d’acide de densité 1,24 lin charge; les électrodes constituées par une pastille de matière active, comprenaient une positive de 8 ram d’épaisseur ct 2 négatives de 6 mm. La surface apparente d’une plaque était de 2,4 dm2 et la surface active de 1,7 dm5, en ne comptant qu’un côté de la plaque.
- L'élément était chargé jusqu’à dégagement gazeux normal, puis on effectuait la décharge, et, toutes les heures, on prenait très exactement la densité du liquide, après avoir pris soin d’insuffler chaque fois une certaine quantité d’air pour bien mélanger l’électrolyte.
- La concentration de l’acide dans la masse même do la matière est, on le sait, différente de celle du liquide extérieur; aussi, cette circonstance donne-t-elle lieu à une cause d’erreur que l’on peut éliminer en ne considérant pas les premières heures de la décharge.
- Un exemple des mesures effectuées pendant une dcchargo est donné par le tableau de la page 291.
- Si, dans cet essai, on laisse de côté la première heure de décharge, on trouve pour la consommation moyenne 2,694 gr H2SO' par ampère-heure.
- Un grand nombre de décharges était entrepris sur ect élément, en faisant varier l’intensité de 1 à 5 ampères, ce qui correspondait à une variation de densité de courant de 0,09 à 2,94 ampères : dm2 en considérant la surface apparente
- On prenait la moyenne des valeurs obtenues pour les décharges de même intensité, ct on obtenait ainsi les valeurs suivantes :
- Ces valeurs ont servi à tracer la courbe de la ligure 2,' qui montre que la valeur théorique 3,65 gr n’est pas atteinte dans ccs essais, mais que l’on s’en approche pour les faibles inten-
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- 22° Décharge. 1 = 4
- de plus
- de ln figure 3,
- de IPSO1 par
- Fig. 3.
- à la densité fin charge, pour que fin
- décharge, cette densité ne soit pas inférieure à Les •
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- nombre d’ampères-heurc que peut débiter l’élément au régime de io heures. Elles sont inférieures de plus de 5 p. 100 de.ee qu'exigent la plupart des constructeurs.
- Sur l’élément déerit ci-dessus, l’auteur a cherché à déterminer la concentration de l’acide dans les pores do la matière active. Il trouva,
- comme moyenne de 22 essais, que la matière renferme 11,02 gr Il2SO,v de plus que ce qui correspond à la densité 1,200 de l’acide extérieur. Comme la quantité totale d’acide contenu dans les pores atteint 161 cm3, il en déduit aisément que la concentration de l’acide imprégnant la matière active est de valeur
- très supérieure à celle employée par les différents constructeurs.
- Il en conclut qu’il ne peut pas y avoir d'inconvénients pour la matière active à adopter pour l’acide extérieur des concentrations supérieures à celles actuellement employées, si on y trouve, d’autre part, des avantages. 11 recherche alors, à cel effet, l’influence de la densité de l’acide sur la capacité.
- Pour cela, il effectue des essais sur cinq accumulateurs transportables, renfermant chacun 2 positives et trois négatives, et dont la densité d’acide est de a3"13- fin charge, et de jj/B. après une déchargea 5 ampères, donnant 27 ampères-heure. La capacité étant, sensiblement la môme pour les 5 éléments, on vide l’acide à la fin de la décharge et on le remplace par de l’acide ayant respectivement dans chaque élément. la
- concentration 3o, 20, 20, 10 et io°I3. Après 24 heures de repos à l’état déchargé, ces valeurs étaient devenues 26,0, 23,5. 19,0, 16,5 et i20B., pendant que les lorces élecfromotrices atteignaient 2,13, 2,11, 2,08, a,06 et ?.,o3 volts. La courbe de la ligure 5 indique la variation de la force électromotrice en fonclion de la concentration. A la charge suivante tons les éléments atteignaient la même différence de potentiel 2,70 volts. Des décharges et charges répétées étaient alors effectuées jusqu à obtention d’un état d équilibre et des mesures exactes dormaient ensuite les valeurs consignées dans 3c tableau suivant.
- Dans la figure 6 on a porté les courbes de charge et de décharge de l'élément 1, de concentration moyenne 27? ,5°J3., et du même élément II, avant l’introduction de l’acide fort, soit avec la concentration moyenne 2i°B. Le temps de charge et de décharge est devenu supérieur de j h. 3o7, et la tension moyenne en charge et en décharge plus élevée de 0,06 volt environ.
- Les tensions moyennes de charge et de décharge de tous les éléments ont été représentées dans la figure 7, la courbe I se rapportant à la charge ; et II, a la décharge. On constate que la première croit plus rapidement que la seconde, de telle sorte que ic rendement
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- en énergie tend à diminuer lorsque la concentration augmente; mais les différences sont très faibles.
- Fig. 5.
- Les variations de la capacité en fonction de la densité de l’acide sont exprimées par la courbe de la figure 8. d’après les valeurs du tableau précédent. On voit que la capacité croit considérablement avec la concentration, puisque de
- Fig- 0.
- a3 à 27'B., il y a une augmentation de a5 p. 100
- La ligure 9 indique d’ailleurs la variation de capacité en pour 100, en prenant comme unité la capacité obtenue avec l’acide à 23°B.
- Les rendements pour les différentes concentrations, sont aussi portés sur les courbes de la figure 10. Comme on le voit, les rendements en quantité et en énergie sont plus faibles quand les
- concentrations augmentent; mais lfes différences sont si faibles qu’il n'y a pas lieu d’en tenir compte en pratique. C’est ainsi qu’entre 27 et
- la différence n’est que de 1,4 p. 100 pour le rendement en quantité et 1.7 p. 100
- Densité moyenne, en degrés Baume
- Fig- 8.
- pour celui en énergie, tandis que l'augmentation de capacité atteint 5o p. 100.
- L’auteur a entrepris également des expériences de durée, et il a trouvé que pour les plaques positives à grille, travaillant dans l’acide à 3o°B., la durée atteignait les 92 à 94 cen-
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- tièmes de celle de ces plaques dans l’acide à 2 3’TL Pour les négatives, aucune différence
- Fig- 9-
- n’était constatée. Il s’agissait ici d’éléments transportables, dont la dures est très courte. Pour de tels éléments qui doivent avoir un
- Fig. ic
- très faible poids et un très faible encombrement, l’auteur conclut qu’il y a lieu de choisir la densité qui procure la plus grande capacité
- L. J.
- Théorie de l’accumulateur Edison nickel-fer, par E.-F. Rœber. — Elcctrical World and Engineer, l. XXXVIII, page 931, 7 décembre 1901.
- Dans une précédente communication, Johnson a indiqué que la concentration varie aux électrodes, mais que ce changement influe peu sur la tension et que l'allure de la différence de potentiel à la décharge n'est pas expliquée par l’influence de la variation de la concentration
- sur la différence de potentiel entre les électrodes et les solutions.
- Comme base de son argumentation, Johnson donne, pour la variation de la force électromotrice du couple peroxyde de nickel-hydrogène en fonction de la concentration, la formule
- clans laquelle pt et p2 sont les concentrations des solutions alcalines. Une môme formule serait valable pour l’autre plaque. Dans ces conditions, une variation de concentration de la solution, de 20 à 1 p. 100, ne correspondrait pas à plus de o,o3 volt.
- L’auteur prétend que si l’électrode normale (platine platiné saturé d’hydrogène) a souvent des emplois avantageux dans les recherches scientifiques, ici, elle introduirait des complications. Dans ce cas, en effet, et représente la force éleetromotrice de la combinaison peroxyde de nickel, potasse a 20 p. 100, hydrogène; et e„ le même couple dans la potasse à 1 p. 100. La différence ey — e„ ainsi définie par. Johnson, 11e donnerait pas la variation de la différence de potentiel entre la plaque au peroxyde de nickel et la solution seule; mais plutôt la variation de la force électromotrice à l'électrode hydrogène, ce qui n'a pas le moindre intérêt dans le cas présent. Ce qui serait important, serait de calculer et — e.2, e1 étant la différence de potentiel entre la plaque peroxyde de nickel et la potasse à 20 p. 100; et e2, entre la même et la potasse à 1 p. 100. D’après la théorie de Nernst, on a
- P étant la tension de dissolution, j>l, la pression osmotique des ions, pour lesquels l’électrode est réversible, et n la valence. Avec la pression osmotique p2 des ions, il vient
- La différence de force éleetromotrice dans les
- pour le catbion, et
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- La pression osmotique étant proportionnelle à 3a concentration de l ion considéré, on peut remplacer par le rapport des conceutra-
- Johnson donne la mémo formule, mais il nomme /q et p., la tension aqueuse de la solution caustique; il veut dire évidemment la pression osmotique des ions K ou des ions 011, La pression osmotique est proportionnelle h la concentration de K O H ; ainsi, il obtient, en supposant l’une des solutions de potasse ao fois plus concentrée que l’autre,
- L’auteur fait observer que cette conclusion est fausse, parce que l’électrode peroxyde de nickel ne peut pas être supposée réversible par rapport aux ions K ou aux ions OH.
- La conclusion de Johnson serait exacte pour une électrode cuivre, dans le sulfate de enivre, ou pour une électrode zinc, dans le sulfate de zinc. Mais le cas de l'élément Edison est tout différent, puisqu’on a une électrode peroxyde de nickel et une électrode fer, dans une solution de potasse.
- On se trouve ici dans les memes conditions qu’avec l’accumulateur ail plomb. Avant de pouvoir appliquer la formule de Nernsl, il a fallu connaître exactement l’ion en regard duquel chaque électrode est réversible. 11 existe deux théories différentes, qui conduisent au meme résultat et sont en accord avec les faits, ce sont les théories de Le Blauc et de Libenow. Toutes deux supposent que l'électrode plomb est réversible par rapport aux ions positifs P b bivalents. t)uet à 1’ électrode peroxyde, Le Blanc admet qu’elle est réversible par rapport aux ions P b tétravalents, pendant que Liebe-iiow prétend qu'elle est réversible par rapport aux ions négatifs bivalents à PbOâ.
- Pour appliquer la formule de Ncrnst à l’élément Edison, il faudrait d’abord connaître quel est l’ion pour lequel les électrodes sont réversibles. Dans la formule (i), P représenterait alors la tension de dissolution et /q la pression osmotique de ces ions.
- En ce qui concerne la question soulevée par Johnson, au sujet de la variation de résistance Ultérieure, l’auteur prétend que cette question
- ne peut être résolue que par l’expérience et qu’il est impossible d’établir a priori une théorie mathématique exacte tenant compte de toutes les influences variables qui apportent un changement dans la résistance intérieure.
- L. J.
- Les accumulateurs à l’Exposition pan-américaine de Buffalo, par G-.-H. Rabenalt. — Cen-tralbla.it fur Accimiulatoren, lilementenkunde und Accu-malih'.nkmide. t. III. p. t et. 17, 1 et i5 janvier 1902.
- Quatre sociétés seulement avaient exposé : the Gould Storage Battery C°, Dcpew, New-York; the Electric storage Battery C°, Philadelphie; the Porter Battery G0, Chicago; et the Edison Manufaeluring C°, Westh-Orange, New-York.
- L’auteur donne la description des éléments dé ces différentes maisons. Des accumulateurs Gould, nous ne dirons rien ici, la description ayant paru d’autre part dans ce journal (*).
- Les éléments stationnaires de l’Electrieal Storage Battery C° comprennent des plaques positives à spirales, semblables à celles décrites préeédement de la Chloride Eleetrical Storage Syndicate Limited, de Manchester (b.
- Les négatives sont également identiques comme fabrication à celles do cette dernière société; mais les pastilles de chlorure de plomb sont de forme carrée.
- Fig. 1.
- Pour les éléments d’automobiles, connus sous le nom d’Exide Battery, cette société construit des positives a grille empâtée. Comme l’indique la figure 1, cotte grille est constituée par
- (') Éclairage Électrique, t. XXXI. p. aaa, 17 mai 1902. (’) Éclairage Electrique, t, XXV, p. 485.
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- nervures triangulaires, dont la base est à la surface de la plaque et le sommet au milieu. Les nervures des deux côtés opposés ne sont d’ailleurs pas en regard, mais disposées *en zigzag. Les grilles négatives sont obtenues par
- perforation d'une plaque de plomb laminé. Les constantes d’un élément de ce type sont résumées ci-dessous.
- Nombre de plaques........................3 et 4 —
- Dimérisions des plaques ^ bailleur....... aip
- Dimensions extérieures ^ longueur. .... 65
- P°«»8kg’ Pla’°CS-, 6
- Poids d acide sulfurique {<{ — 1,24). en kg . i
- Poids total de l’élément, en kg.......... ",9
- Capacité en ampères-heures, au régime do 4 heures..............................
- total ..0.11
- La Porter Baüery (P n’exposait que des éléments d’automobiles.
- Les plaques positives et négatives de ceux-ci sont semblables et du Ivpe à grille empâtée. La Heure 2 représente une telle grille, qui est
- Fig. 2.
- caractérisée par le fait que les nervures transversales sont cintrées à l'intérieur, dans le but d'empêcher les chutes de matière active. Dans le tableau suivant, ou trouvera quelques constantes relatives à un élément de ce type, monté clans un bac eu ébonitc.
- Xombrede plaques. . . Dimensions extérieures j
- Poids total de l'élément, Densité de l’acide . . . Capacités ans différents ^
- Capacité massique en amp.-h. : kg de poida
- total, au régime de \ heures..... 11,40
- L’auleur ne dit rien de Punique accumulateur peroxyde de nickel-fer, exposé par la Edison Manufacturing C° et qui ne pouvait être vu qu’à distance, derrière la cage de verre qui le recouvrait. L. J.
- ÉLECTROCHIMIE
- Le block système du Métropolitain de Boston par H. S. Knowlton. Strict Railway Jftia-n.nl, t. XVIII, n°3, p. i55, septembre tçoi.
- La figure 1 montre le tracé du railwav surélevé de Boston affermé à la Compagnie du West End Street Railway qui détenait Je tram-
- Fig. 1.
- way de surface. La nouvelle ligne est exploitée partiellement depuis le 10 juin 1901.
- Le mouvement des affaires à Boston est concentré dans le quartier limité par Subvey et TAtlantic Avenue (dig. 1). On évalue à un demi million le nombre de voyageurs que déverse la journellement la banlieue et qui forme la partie essentielle du nouveau métropolitain :
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- Il en résulte, surtout le matin et le soir, un service extrêmement chargé qui rend très dilli-eile la circulation à grande vitesse qu’on s’est, proposée. A la seule station de Park Street il passe tons les jours ioo ooo voyageurs.
- Neanmoins le tra jet de Roxburyà Charlestown se lait en vingt-deux minutes contre quarante-cinq qu'il fallait avec le tramway de surface. Cela fait une vitesse de ai km a l’heure. En brûlant, les s tâtions, les trains spéciaux arrivent à couvrir la distance en seize minutes.
- En somme le but du railway surélevé est d’aller rapidement du centre des affaires aux terminus, et au moven do correspondances, de faire transporter les voyageurs aux petites distances sur le tramway de surface.
- Pour assurer la sécurité il dos trains qui sc succèdent toutes les deux minutes, il a fallu recourir à un système de signaux perfectionné.
- Toute la ligne est équipée avec le block dont certains appareils fonctionnent automatiquement, les autres étant commandés à la main.
- Les signaux ont la forme de sémaphores. Le bras horizontal signifie arrêt ; incliné à Go degrés, il rend la voie libre. Les signaux sont placés à droite et au-dessus de la voie qu’ils commandent. La nuit, des lanternes rouges et vertes indiquent respectivement danger et sécurité.
- T.es signaux sont espacés à des distances variables, petites sur les sections de la ligne où la vitesse sera faible, grandes sur les sections à grande vitesse.
- Fonctionnement du block automatique. — La manœuvre de ces signaux sc fait au moyen d’air comprimé à 6,5 kg par cm2. Les robinets des conduites d’air sont commandés par des électros. À cet effet un des rails est formé de sections isolées les unes des autres. Les deux rails sont réunis au moyen de l’enroulement de l’électro. Au passage du train, les roues courtcircuitenl le signal et le bras du sémaphore est amené à la position arrêt par son propre poids. Au cas où le mécanicien négligerait d’arrêter son train, un levier agit automatiquement sur le frein à air du train. Ce levier est dressé quand le sémaphore est à l’arrêt, et ouvre au moment du passage du train un robinet placé sur la tuyauterie. Chaque voiture est munie de ce robinet, il en résulte que le joint isolant du rail esl disposé à 54 m au-delà du signal alin qu’un train de quatre voitures puisse passer sur le levier, avant que les
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- roues de devant n’aient mis le signal à l’arrêt.
- E11 général les signaux du block ne sont pas doublés par des signaux de distance. A certaines courbes cependant on a disposé des signaux jaunes signifiant « Attention, marcher lentement » à la position horizontale, et « Voie libre » à la position inclinée.
- Aux bifurcations importantes les signaux automatiques sont remplacés par des appareils commandés à bras d’hommes et dont les leviers sont réunis dans des espèces de tours.
- Les figures 2 et 3 montrent la disposition clos signaux de la bifurcation de Causeway.
- c/b.
- Le chemin de fer électrique de New-York à Porichester. Street Itmlway Journal, t. XVIII, n° 6, décembre 1901.
- La New-York and Porichester Railroad Company projette de relier New-York et Porchester par un chemin de fer électrique à grande vitesse. A la tête de l'entreprise, sc trouve M. W.-C. Gotshall, qui a étudié un grand nombre de tramways en Amérique, et est intervenu aussi dans l’établissement de plusieurs réseaux parisiens.
- La nouvelle ligne partira de Willis Avenue, traversera New-York sur 12 km, par Bronx Park, et se prolongera sur 21 km, par West-chester County, pour atteindre Portchester. La voie sera quadruple et traversera toutes les artères de communication déjà existantes «oit sur des oonts, soit en tunnel. On a prévu ainsi 78 passages à exécuter en voûtes de béton.
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- Le service comprendra des trains express et omnibus. Les trains express couvriront la dis-
- îutes, atteigr
- de 9o km
- vitesse moyenne de 65 km à l’heure, arrêts compris. Ils se succéderont a dix minutes d’intervalle. Les arrêts seront de i5 secondes. Le service rapide est, d’ailleurs, figuré sur le graphique de la figure i.
- Les trains omnibus feront le trajet en 4g minutes; leur vitesse maxima sera de 70 km à l’heure, leur vitesse moyenne, 5o. Aux moments de l’exploitation intensive, c'est-à-dire de -r,3o à 10 heures 3o du matin et de 3,3o à 7 heures 3o du soir, les trains se suivront a 5 minutes d’intervalle. On prévoit annuellement un total de 7 5oo 000 voitures-kilomètre.
- Les rails (40 kg) seront posés sur des traverses en chêne de 2,4° 111 / 0,20 / o,i5. L infrastructure sera composée d’un lit de pierre de o,25. Le ballast aflleurera le sommet des tra-
- Un troisième rail est prévu pour la prise de courant. Placé sur le côté de la voie, sa tête dépassera de o,45 m, celle des rails de roulement.
- Le matériel roulant est formé de 70 voilures, longueur 18 m, largeur 2,80 m. Elles contiendront iao personnes, dont 80 assises. Chaque voiture sera équipée avec 4 moteurs de 4°° ampères, commandes par un système de contrôleurs multiples. On avait songé, primitivement, à des moteurs de 3oo ampères, mais ils eussent donné une accélération trop faible.
- La réduction des engrenages est de 56/4 1. T-e service ordinaire se fera au moyen d’une voiture unique, le service express, au moins avec
- La station centrale, placée au centre électrique du système, aura une puissance de 12 000 kilo-watts. Elle distribuera du courant triphasé à 3 sous-slalions, munies, en outre, d'une batterie d'accumulateurs.
- Dans Euvant-projet qu’il a présenté à la New-York and Portehester Railroad Company, M. Gotshall s’est servi de diagrammes très détaillés. Nous en reproduisons quelques-uns.
- La ligure 2 montre les accélérations obtenues avec le moteur de 400 ampères. Les courbes en trait plein se rapportent à la marche en palier, celles en trait ponctué à des pentes de un demi p. too, 1 p. 100, etc.
- La ligure 3 donne lu même étude pour le moteur de 3oo ampères qu’on avait en vue primitivement. On voit qu’au bout de dix secondes, h
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- vitesse est de 2.4 km à l’heure, alors qu’elle I moleof de 4oo ampères. On aurait eu un démar-atteint, au bout du même temps, 35 km avec le | rage trop lent et on n’aurait pas pu, en respec-
- Fig.
- tant l’horaire fixé a priori, récupérer à l'arrêt I 4°o ampères. Les courbes D doimcnt les vitesses, l’énergie consommée au départ (’). les courbes S les espaces.
- La figure 4 montre l’arrêt avec le moteur de | La courbe SB est la courbe des espaces par-
- Pig. 3.
- courus lorsqu’on arrête par un freinage moyen de 70 kg par tonne (courbe 11).
- I1) Voir : « Energie consommée par une voiture de tramway », par Volkkks. L'Éclairage Electrique du 3 Mai I901, p. 181 (Freinage). I
- La figure 5 montre le parcours de la 149e Avenue à Bronx Park, au point de vue de l’énergie-consoinmée.On va tablé sur un effort moyen de freinage de 70 kg par tonne, et sur un coefficient de traction de 12 p. 100. La résistance de l’air a été prise égale à 18 kg par tonne, d’après
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- des expériences faites sur des trains circulant à | i oo km à l’heure sur la ligne de Buffalo à Lokport,
- Fig. 4.
- On est arrive ainsi à des consommations I service rapide et de g5 watts-heure par tonne km moyennes de 80 watts-heure par tonne-km en J en service ordinaire.
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- Données financières. Frais d'établissement du réseau.
- Expropriations......................... 8 ooo ooo »
- Intérêts pondant la construction. ... i 5oo ooo »
- 4g a5o ooo fr.
- Frais d'exploitation.
- bâtiments................
- Entretien du matériel . . .
- 0,062 fr pa 0,T&
- 0,445 fr par voiture-km.
- Pour un total de 7 ooo ooo voitures-kilomètre, cela fait, par an, 3 400 ooo i'r.
- En évaluant les recettes à 7000000 fr, on arrive à une balance de 4 too ooo Ir.
- Détail des frais de construction.
- Téléphone et télégraphe................
- 3e rail................................
- le kw...............
- 5o équipements à 4 moteurs.............
- 5o contrôleurs série parallèle.........
- Divers ................................
- 800 ooo » ooo ooo u
- 800 ooo
- 36 ooo ooo u
- Pour évaluer la recette à n 5oo ooo fr, on a admis que le chemin de fer desservirait 3oo ooo habitants, dont 180 ooo sont à moins d’un kilomètre de la ligue et qui, actuellement, sont dépourvus de moyens de communication rapide.
- C. Battegay.
- Ballast (i3o km)....................
- Pont de Mamaroneck..................
- Pont de Pctham......................
- Passages de West-Farnis, New-Rochelle,
- Portchoster et New-Haven..........
- Viaduc .............................
- Manchon connecteur de rails, système Scheinig Hoffmann (£).
- 85oooo »
- 2 760 000 »
- 3 3oo ooo » 3oo ooo »
- 5oo ooo »
- Note rectificative. — 11 s’est glissé une erreur à la fin de l’article du 22 février 1902, concernant le prix du manchon ; les valeurs 14,04 ltr et ib,64 kr, du manchon employé respectivement avec éclisses et connecteurs en cuivre ou seul, correspondent en monnaie française à i4 fr 04 et 16 fr 64 en comptant la couronne autrichienne (Krj à 1 franc. À. M.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADEMIE DES SCIENCES
- Séance du 21 avril 1902
- Sur quelques phénomènes de polarisation voltaïque, par M. Berthelot. Comptes rendus, t, CXXXIV, p. 865-873.
- En étudiant les piles fondées sur l’action réciproque de deux liquides, on observe fréquemment des phénomènes de polarisation, attribuables au conflit des réactions simultanées. L’auteur rend compte d’une série d’expériences auxquelles il a procédé pour élucider la cause
- de ces phénomènes. Il a recherché notamment, si la polarisation et la réversibilité que l’on observe au cours des électrolyses normales d’un sel ou d’un acide se rencontrent également dans les piles dont la force électromotrice est attribuable en partie aux réductions et oxydations organiques, telles que celles du pyrogallol ou celles accomplies au sens de l’économie animale. Il montre que dans les piles se présentent des phénomènes de polarisation compliqués, (*)
- (*) Voir Êcl. Électrique, t. XXX, p. a83, 22 février 1902.
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- dépendant de la grandeur relative des forces électromotrices , de signes contraires, mises en jeu à chacun des pôles. Ces phénomènes tendent à diminuer, à annuler les forces électromotrices normales et même à changer de signe les deux électrodes.
- Sur les procédés destinés à constater l’action èlectrolytique d’une pile, par M. Berthe-lot. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 873-876.
- Les actions clectrolyliques que l'auteur s’est attaché à constater sont : la décomposition des solutions aqueuses d’acides avec dégagement de gaz et la décomposition d’un sel neutre, tel que le sulfate de sodium, avec, formation d'acide et de base. L’auteur précise les conditions d’obtention de ces élcctrolyscs et y ajoute quelques données nouvelles.
- Sur l’absorption de la radio-activité par les liquides, par Th. Tommasina, Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 900-90».
- Dans une note récente, M. P. Curie (M a fait connaître les résultats d’expériences montrant que les liquides diélectriques deviennent conducteurs sous l’influence des rayons Rœntgen, et des rayons Becquerel. M. Tommasina avait fait également des recherches sur le même sujet; il indique le dispositif qu’il a employé et les résultats qualitatifs qu’il a obtenus.
- Séance du 28 avril 1902
- Étude des piles fondées sur l’action réciproque des liquides oxydants et réducteurs. Dissolvants communs. Action des acides sur les bases, par M. Berthelot. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 9.33-950.
- Longue étude dont Ja conclusion est renvoyée à un autre mémoire et qui s’occupe des réactions électrolvtiques qui peuvent donner naissance aux acides libres que l’on rencontre dans les sécrétions animales : suc gastrique, urine, suc musculaire.
- Sur la graduation des couples thermomè-triques, par Daniel Berthelot. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 983-985.
- L’auteur se sert quotidiennement de couple platine-platine iridié, chauffés électriquement dans une atmosphère d’air, d’azote ou d’anhv-
- (1) L’Êcl. Élect., t. XXX, p. 372, 8 mars 1902.
- dride carbonique et n’a jamais constaté les anomalies signalées parfois dans le fonctionnement de ces couples; aussi attribue-t-il ces anomalies à l’altération chimique que petit éprouver le platine dans une atmosphère réductrice comme celle qui peut exister dans un four à gaz ou dans la flamme d’un bec Bunsen.
- La graduation de ces couples est des plus simples; l’auteur la rappelle et fait connaître les résultats qu’il a obtenus dans l’étalonnement de deux de ces couples (*).
- Séance du 5 mai 1902
- Études sur les piles fondées sur le concours d'une réaction saline avec l’action réciproque des liquides oxydants et réducteurs. — Con-Clusions, par M. Berthelot. Comptes rendus, t. CXXXIY p. ioog-xo3i.
- L’auteur ajoute de nouveaux faits d’expériences
- (>) La relation entre les forces électromotrices e et les températures centigrades t, la soudure froide étant placée à o°, est fort simple. Si l'on porte en coordonnées log e
- aux erreurs d’expérience près, par une droite. E. Bec-
- platine-palladium' entre de faibles intervalles de température, et M. S. llolman a montré qu’elle convient dans des limites étendues aux couples formes par le platine
- » Il suffit donc de deux points fixes pour graduer un
- (419°) et le point de fusion de l’or (1064°) ; ce dernier se détermine en intercalant, entre les extrémités des deux fils du couple, un mince fil d’or de 3 mm à 4 niin de long
- qui-amène la rupture du circuit.
- été employé, est à déconseiller, car il ne donne de résultats exacts qu’à la condition d’observer une série do précautions minutieuses indiquées par MM. llcycock et INeville.
- tine-plaline iridié à 10 p. 100, provenant, l’un de la mai-
- de Paris. J’ai employé comme piles-étalons un élémcut Gouy, un Lalimer-Clark et un couple fer-cuivre fonctiou-
- » La Table suivante donne, à côté des températures centigrades t, les forces électromotrices e en microvolls et les températures calculées par la formule logaritb-
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- à ceux déjà signalés dans les communications antérieures, puis il expose les conclusions qui lui paraissent découler de l’ensemble. De ces conclusions retenons celles qui se rapportent aux piles où l’eau oxygénée concourt avec le pvrogullol à la production du courant :
- « Je rappellerai, dit M. Berthelot, que dans chaque élément d’une pile de ce genre, l’énergie additionnelle, attribuable à l’intervention de l’eau oxygénée, varie entre des limites considérables. Son accroissement maximum équivalait, dans mes essais, à 12 cal environ ; mais il a été souvent berucoup moindre. Parfois même, la
- mique eu supposant connus les points de fusion du zinc et de l’or.
- Zinc . .
- Or . . .
- Naphtaline. Bcnzopbc -
- 319,4 3 fi (4*9) 4 8
- 9:>7,fi 11 7
- (10O4) i3 2
- : 0G4 i3 870
- Points d cbullition.
- (DO)
- (io64)
- -rÀ 4
- 917,3
- » La plupart des auteurs ont rencontré une sérieuse difficulté à assurer la protection des couples contre l'attaque des métaux fondus ou bouillants dans lesquels on veut les plonger et ont eu recours à des artifices parfois compliqués. J’ai trouve commode d’employer dans ce but
- nom do tubes de Pose.
- » Il est seulement nécessaire de fermer une de leurs extrémités en la fondant au chalumeau oxhydrique. Leur longueur est 18 cm, leur diamètre extérieur 6 mm, leur diamètre intérieur 2,5 mm, ce qui suffit pour y loger le couple, si l’on emploie le tour de main indiqué parM. Le Chalelier, qui consiste à isoler les deux fils du couple par un mince cordon d amiante que l’on replie en forme de 8, chacun des fils du couple passant dans une des boucles du 8. L’ensemble de ce système 11’est guère plus encombrant qu’un thermomètre à mercure et est beaucoup moins volumineux qu'un pyromètre à résistance de platine. Avec un bon galvanomètre on obtient sans difficulté une sensibilité de o°,i au voisinage de 1 ooo°. a
- force électromotricc de l’élément est diminuée par l’adjonction de l’can oxygcncc, ainsi que j’en ai cité plusieurs exemples. L’oxygène qui intervient ici peut d’ailleurs provenir de deux origines d ifférentes : l’électrolysc proprement dite de l’eau oxygénée, laquelle consomme pour la séparation d'un atome d’oxygène =23,6 cal au lieu de 34,5 cal ; l’oxydation du pyrogal-lol aurait donc apporté au maximum 35,6 cal environ, si l’oxygène qui la produit avait, mie semblable origine. Mais il est plus vraisemblable de supposer que cet oxygène résulte de la simple décomposition de l’eau oxygénée, sans séparation d’hydrogène, laquelle dégage-)- 21,7 cal, susceptible de porter vers 72 cal à 82 cal la chaleur de la réaction subie par le pvrogallol. J1 devrait en résulter un accroissement do la force électromotrice fort supérieur à celui qui a été constaté. De là résulte cette conclusion que l’énergie provenant de la réaction propre de l’oxygène dérivé de la décomposition simple de l’eau oxygénée, ne s’ajoute pas purement et simplement, dans chaque élément, à l’énergie des réactions voltaïques ; soit qu’elle n’intervienne que pour une fraction dans la production de ceLLe dernière énergie, soit que l’oxydation du pvrogallol ne fournisse pas alors les mêmes produits. Cependant, les expériences montrent que l’intensité du débit électrolytique extérieur à la pile est, en général accrue par l’intervention intérieure de l’eau oxygénée, même quand la force électromotrice des éléments n’a pas été augmentée par l’addition de cette substance aux piles qui renfermaient déjà du pyrogallol.
- » On voit par là comment interviennent des actions réputées secondaires par rapport aux réactions directes des piles; surtout si, comme dans le cas actuel, les réactions secondaires résultent du jeu même des réactions directes. En définitive, c’cst l’ensemble de ces réactions qui concourt à la production de la force électro-motrice et, par conséquent, du courant ; ainsi que j’ai eu l’occasion de l’établir lors de mes recherches sur la force clcctrornotrice minium nécessaire pour développer une élcctrolyse sensible (1J.
- » Ce qui achève de démontrer cette interpré-
- (!) Annales de Chimie et de Physique, 5° série, t. XXVII. p. 98.
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- tation, c’est le fait constaté que les agents secondaires, tels que le pyrogallol et l’eau oxygénée, ne sont pas susceptibles de donner naissance h une électrolysc extérieure directe et appréciable par leur opposition, lorsque l’on se borne à les introduire à l'intérieur d’une pile formée par un même corps pris il deux états de dilution différente, tel que le chlorure de sodium.
- « En tout cas, il y a là des distinctions essentielles, qui n’ont guère été faites jusqu’ici : elles sont suscepsibles de jouer un rôle important dans les actions électrolytiques, applicables aux • réactions de la chimie organique et aux réactions physiologiques, où concourent précisément des composés non susceptibles d’électro-lyse directe, tels que l'hémoglobine et divers principes susceptibles d’absorber immédiatement l’oxygèue libre. »
- Action delà self-induction sur les spectres de dissociation des composés, par A. de Gra-mont. Comptes rendus, l. CX.XXIV, p. 1048.
- « Dans les méthodes spectroscopiques employées- par l’auteur pour l’analyse spectrale directe des minéraux (1j ou des produits métallurgiques ou encore des composés non conducteurs à l’aide des sels fondus (2), les spectres de dissociation obtenus sont généralement formés d’un grand nombre de raies des corps présents dans l’étincelle et, en plus, des principales raies de l’air, spécialement dans le cas de l’analyse directe. M. de Gramont s’est proposé de chercher îi simplifier ces spectres par l'introduction d’une self-induction dans le circuit de décharge ; du condensateur, ce que faisaient prévoir les travaux de MM. Schuster et Ilemsalech (3).
- '*) Comptes rendus, 12 mars, 2 avril, 2. juillet 1894; 8 avril, 8juiLlel 189I; 29 juin 1896; 28 novembre 1898.
- (2) Comptes rendus. 25 janvier, 19 juillet, 26 juillet 1897 ; 18 avril, 2J mai 1898.
- (3) h J’ai fait usage de bobines d’induction donnant forme1 de 1 à 6 jarres inlercalablos à volonté dans le cir-
- el o,oo433 microfarad de capacité. Je n’ai pas trouvé d’avantage à employer plus de 3 ou 4 jarres. Entre l’étincelle à étudier, maintenue très courte, et les armatures du condensateur étaient disposées, d’un côté une coupure de faible distance explosive, 1 mm au plus, et de l’autre les scif-inductions de grandeurs différentes successivement mises en essai. Celles-ci étaient constituées : i° par deux manchons isolants (bois ou carton) de4iù cm de diamètre, portant une couche de 81 isolé de 35 tours pour l'un et de g3 pourl’autre, en donnaul pour valeurs 0,00002 II cl
- L’auteur a constaté d’abord que le spectre de Y air est très facile à éliminer et peut l’être sans altérer ceux des autres corps. J1 suffit d’une quarantaine de tours de ül (0,00002 II) pour rendre presque iuvisibles (*) les raies capitales 0
- (0943 ; 0933), {3(568o ; $670 a (5oo6 ; 5oo3\ et le groupe £(4601 à 4^9*) i elles sont totalement supprimées, même avec 3 jarres, avec une self de 0,00006 11 à 0,00008 H (2).
- On remarque ensuite qu’un accroissement de la sclf-induction amène très rapidement la disparition des spectres de lignes des métalloïdes soit libres, soit contenus dans les minéraux ou les sels fondus, et cela avant d’être arrivé à des valeurs de self capables de modifier sensiblement les spectres des métaux.
- L'introduction dans le circuit de faibles self-inductions croissantes, faciles à préparer soi-même, permet donc de simplifier les spectres de dissociation, en éliminant d’abord celui de l’air puis successivement, ceux de différents métalloïdes, ce qui ne peut être qu’avantageux dans les recherches de chimie analytique.
- 0.000,.6 H (Henry) ; 3° une grande bobine de 72 cm de
- ches, de 216 tours de (il pour les trois premières, et 242
- yer séparément, offrent,'réunies, une self-induction totale qui a été évaluée à 0,0220 II parjm usure directe ( Laboratoire
- calcul. Je me suis borné à calculer les valeurs des selfs séparées; elles présentent sans doute un écart de même ordre, peu important à cause de l’incertitude des limites
- aussi, dans une certaine mesure, du rapport, encore ma! part,, je n'ai trouvé qu'une différence d’intensification des trois, daus les conditions où j’ai opéré. »
- self-induction.
- cher le spectre de l’air sont de l’ordre de grandeur de qu’on emploie souvent pour les connexions électriques chaleosiue ou l’argvrose, par exemple, permettent une les métaux libres, cuivre ou argent, qu'ils renferment à
- I.e Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXXï.
- Samedi 31 Mai 1902.
- 9* Année. — N° 22.
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNÏÏ, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLQNDIN, Agrégé de l'Université, Professeur au Collège Rollin.
- LA TRACTION ÉLECTRIQt E
- SUR LES CHEMINS DE FER A VOIE NORMALE
- Confèrence faite le 21 février 1902 à la Société des Ingénieurs et Architectes de Zurich.
- I. — Il existe à l'époque actuelle deux systèmes essentiellement différents de traction électrique, appliqués à des chemins de fer à voie normale sur des lignes d’une étendue un peu considérable. Ces systèmes sont représentés par les chemins de fer de Milan-Yarèse (l) et do Berthoud-Thoune (2).
- Pourquoi le succès de ces installations, succès généralement reconnu, n’a-t-il pas l'ait avancer davantage la question si urgente de la traction électrique sur les chemins de fer à voie normale ? La raison nous semble être que, au point de vue électrique, le problème de l'exploitation électrique dos chemins de 1er n’est en général pas saisi comme il convient (3).
- Nous sommes en effet d’avis qu’un système prétendant introduire la traction électrique sur les chemins de fer ne doit imposer à l’organisation actuelle de l’exploitation aucune condition ni aucune limite concernant la faculté de la composition des trains ou la distribu-
- ai L’Eclairage Electrique. I. XXIX, p. i64, f\ iioy. 190I.
- 9) L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. lxx, 37 août 1898 ; t. XX, p. lxxiv, 19 août 1899 ; l. XXIII, p. 210 el 5oi, 12 mai et 3o juin. 1900 ; t. XXXI, p. xxvvu, 19 avril 190a.
- (a) On pi’ésmitc toujours comme! avantage de la traction électrique la facilité de remplacer les trains pesants par
- problème-on général : celui-ci doit en effet envisager avant lout'le service des marchandises, la traction des trains venant des lignes voisines, composés d’une façon quelconque et avec un poids quelconque, et tenir compte des
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- tion des communications ; ce système doit au contraire prendre pour bases les principes de l'exploitation actuelle ; c’est la condition essentielle pour amener un passage graduel et systématique de l’exploitation à vapeur à l’exploitation électrique.
- Cette condition conduit à une solution du problème qui, si elle n’est pas unique, nous parait la meilleure. Par diverses considérations (*), on se trouve naturellement amené à î’emploi de locomotives recevant des courants alternatifs simples, de très haute tension, et portant l’appareillage nécessaire pour la transformer en courant continu alimentanl les moteurs de ces locomotives.
- Les Ateliers de construction LErlikon ont saisi depuis longtemps déjà celte conception du problème de la traction électrique pour les chemins de fer. Tls ont étudié et mis en exécution, en partant du principe général de la transformation sur locomotive du courant alternatif monophasé en continu, un sysLème d’appareillage comprenant les lignes de contact, les appareils de prise de courant, le transformateur rotatif, les régulateurs et toutes les pièces actives, lis prouveront ainsi entre autres choses qu’une locomotive électrique avec installation d’un groupe moteur générateur n’est en aucune façon trop pesante : les Ateliers de construction Œrlikon ont en ce moment en travail une locomotive à 4 essieux pour traction sous la tension de iSooo volts à la ligne de contact; elle est construite pour une puissance disponible aux rails de 700 chevaux et son poids total s’élève à 44 tonnes environ.
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- II. — Le but de cette conférence n’est pas de critiquer 1ns autres systèmes, car il y a toujours des cas particuliers où l'application de systèmes spéciaux est tout à fait justifiée et peut devenir nécessaire. Nous désirons surtout mettre en lumière par quelques considérations l’essai entrepris eu grand et d'une façon pratique par les Ateliers de Construction Œrlikon ; nous voulons aussi montrer que le système esquissé brièvement ci-dessus permet une exécution pratique avantageuse dans tous ses détails, qu’il permet de joindre les avantages los plus importants do la traction électrique sans venir d’une façon essentielle à l'encontre de l’organisation actuelle du service des chemins de fer, et qu’etifin il a réalisé tonie une série de progrès par rapport aux systèmes connus jusqu’à présent
- L’installation d’un groupe moteur générateur sur la locomotive même paraît avoir effarouché pour 1 application pratique de cette idée ; les difficultés qu’il entraîne furent exagérées, les avantages qu’il présente furent mal jugés, et surtout l’emploi du courant alternatif monophasé pour la traction fut mis en dehors des idées courantes par la simple habitude prise d'employer le courant continu et les courants triphasés (2).
- Nous avons déjà dit que la locomotive en construction dans les Ateliers d’Œrlikon sera disposée pour une tension d’alimentation de 15 000 volts à la ligne de contact. Supposons un train de a5o tonnes, une vitesse de .40 km à l’heure et une pente maxima de 10 p. 1 000 ; ceci exige une puissance de 5 chevaux disponible aux rails. Admettons pour la locomotive, avec son installation de transformation du courant, un rendement total de y5 p. 100, la puissance absorbée de : • — — 53;> kilowatts ; en supposant un décalage de phase
- du courant alternatif de 0,1 et une tension de \\ 000 volts à la prise de courant, il faudra recueillir : ^°o~ — 45 ampères sur le fil de contact.
- La puissance de la locomotive n’est pas une des puissances maxima, comme par exemple celles do la ligne du chemin de fer du Saint-Gothard ; elle est cependant supérieure à la moyenne. Nous constatons en tout cas que les intensités de courant à recueillir, même pour des trains lourds, restent dans les limites de celles ordinairement recueillies dans les tramways et les chemins de fer secondaires ; on peut, d’après cela, réaliser une prise de courant dans de bonnes conditions, môme avec des appareils légers et avec de grandes vitesses de marche.
- Cette circonstance facilite singulièrement la construction d’une ligne de contact convenable pour les chemins do 1er à voie normale. Avant de détailler plus les constructions, insistons sur ce point que la tension de 10 000 volts suffit pour l’alimentation de longues lignes de chemins de fer chargées de nombreux trains (8).
- On pourrait être tenté de choisir une tension moins élevée. Nous estimons une tension tout à fait basse comme complètement insuffisante, tandis que le choix d’une tension considé-
- (l) L'emploi d'un groupe moteur générateur n’a d’après nous d’importance qu’en relation avec l'amenée du courant sous haute tension. C’est l’idée et la hase qui différencie notre système de celui breveté par Ward Leonard, en 1891 ; il est à remarquer on outre quVn 1891 ii ne pouvait être question que de tramways urbains. Le caractère.: principal du système Leonard était le réglage du couple moteur par réglage de la force électromotrice du gêné-’
- '-) Avec une ligne de contact alimentée en courant continu ou eu courant triphasé, l’emploi du convertisseur transportable est en lui-même aussi facile et les bonnes conditions qu’il donne pour le réglage du couple moteur sont également bien utilisables. Mais à notre avis ces conditions ne sont pas primordiales ; le point le plus impor-
- ligne de contacté un seul fil et de l'amenée du courant à très haute tension. q ^
- 4o km , les deux, trains eu marche sont du même poids et consomment la même puissance que celle indiquée précé-
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- rablemenl plus élevée ne paraît ni désirable, ni nécessaire. La faible valeur de l’intensité pour la'prise de courant de la ligne de contact et la petitesse des pertes dans les rails paraissent être
- ÿ mm de diamètre, la perle d’énergie dans fa ligne sur les^o km est de : ^
- î ou 6,1 p. xoo de l’éi
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- ici les facteurs importants, ainsi que la considération de la sécurité pour l’isolatiou de la ligne ot des macliines. Jusqu’à plus ample informé, la tension de 15 ooo volts parait être lapins élevée qui soit propice, pour être engendrée avec sécurité et sans mesures très spéciales, directement aux macliines et transformateurs. Pour cette tension on peut encore obtenir une isolation suffisante au moyen d'isolateurs avantageux au point de vue mécanique et au point de vue de leur fabrication.
- Le problème consiste donc à construire une ligne de contact et un appareil de prise de courant, permettant le service sons des tensions de l'ordre de grandeur de roooo volts.
- Nous ferons maintenant ressortir le fait que cette unipolarité môme de la ligne de contact permet dans certains cas l’alimentation à basse tension, comme par exemple dans les stations de grande importance. On peut ainsi se représenter une station équipée avec troisième rail comme rail de contact pour courant à 700 volts, pendant que les districts découverts de la ligne travaillent avec une ligne de contact aérienne de i5 000 volts. On peut ainsi utiliser la conduite à basse tension aussi bien que celle à haute tension, au moyen de deux appareils de prise de courant, par exemple avec des patins et un archet de contact: il faut alors seulement que les circuits correspondants des véhicules, de la voie et de la ligne de contact soient branchés sur les transformateurs de tension convenables.
- Il semble tout indiqué de fixer les conducteurs d’amenée à haute tension par des fils tendeurs entre des poteaux disposés de chaque côté de la voie, en reliant les fils tendeurs eux-mêmes à des isolateurs de haute tension. Une ligne ainsi construite peut sans aucun doute être suffisamment isolée pour de très hautes tensions. On peut utiliser l’archet do contact bien connu, dont le montage isolé sur le toit du véhicule né présente aucune difficulté spéciale ; la question des aiguillages aériens, si complexe avec le courant triphasé, disparaît dès lors ot il semble naturel de revenir à la solution du problème des aiguillages telle qu’elle est donnée dans les tramways à courant continu.
- Nous reviendrons dans la suite sur le conflit qui doit naître ici avec les prescriptions de sécurité aelueiles.
- L’unipolarité de la ligne de contact permet du reste une forme de construction tout à fait spéciale, qui, au point de vue de la sécurité, doit se distinguer à plusieurs points de vue des lignes aériennes ordinaires.
- dans les hypothèses précédentes est de ii;ü volts sur 14 8a5, soit 7,85 p, 100 ; c'est-à-dire, en chiffres ronds et en
- (30 + 40 + 60) 2 X 45o kg = 108 tonnes
- X 4 X 1 kg = 30 tonnes.
- En ajoutant 20 p. 100 pour les voies des stations, nous obtenons, pour une ligne à double voie de 60 km, avec les faibles pertes calculées ci-dessus, environ i5o tonnes de cuivre, soit 2 5oo kg par kilomètre,
- On démontre ainsi que l'alimentation de lignes de grande longueur est possible avec de faibles pertes par l’emploi des tensions très élevées. Dans les hypothèses précédentes, les points d’alimentation étaient situés ù des distances de 2 X 60 = 120 km. Ou reconnaît que la charge des stations centrales se régularise d’une façon complète et qu’on n’aurait ici aucune sous-station de transformation périodiquement inactive, ni totalement ou partiellement en marche à vide.
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- III. — La fixation de la conduite d’alimeulation à des fils de suspension présente certains inconvénients qui prédominent dans les réseaux à haute tension plus que dans ceux à faible tension. On ne peut certes pas nier que la ligne de contact ne soit la partie la plus délicate d’une installation de chemins de fer électriques et il n’est pas admissible que la sécurité du trafic dépende en quelque sorte d’un seul fil. Se basant sur cette considération, les Ateliers de construclion Oerlikon ont étudié un nouveau système de conduite aérienne et de prise de courant pour courant alternatif qui, sans augmenter démesurément les frais d’installation assure une réelle réserve dans la conduite d’amenée. Ce système peut parfaitement s’appliquer au coui'ant continu, mais offre un intérêt spécial pour lo courant alternatif à haute tension.
- Nous ne pouvons pas entrer dans tous les détails de la suspension du fil de contact; ils sont mentionnés dans la description jointe aux demandes de brevet. Du reste la description succincte ci-dessous (') suffit pour démontrer que :
- La prise de courant peut se faire si la barre de contact est soit horizontale et au-dessus
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- du fil d'alimentation, soit oblique, soit môme verticale et à côté du fil. La possibilité de la prisede courant au-dessus du lïl est importante, vu qu'elle permet d’appliquer aux passages de routes des dispositifs qui empêchent d'atteindre la conduite. Partout où l’espace extérieur du profil do la voiture est limité dans le sens latéral, on peut déplacer le fil de contact du (‘ôté de l’axe de la voie au moyen de fils de suspension ou de supports.
- (tuant à la conduite do retour, elle sera formée en majeure partie par les rails qui devront être munis de jonctions soigneusement exécutées. Pour protégor les réseaux à basse teusion voisins, on appliquera plusieurs dispositions spéciales. Etant dounée.s les grandes distances à franchir, il se produira nécessairement d'importantes chutes de potentiel, qui, toutefois, peuvent être compensées en grande partie par des transformateurs dévolteurs. D'autre part, les installations de signaux et télégraphes pour le service des chemins de fer, sans l’uùlisalion do la terre pour le retour du couvant n'entraînerait qu’une faible augmentation de prix.
- Il est impossible de fixer d'avance jusqu'à quel point, les chutes <Ie tension qui, sur de longues lignes, ne peuvent pas être compensées par les transformat.eurs-dévolteurs, peuvent influencer d’autres lignes plus éloignées ; il faut attendre, pour s’en rendre compte, les expériences que l’on pourra faire sur une ligne d’une certaine étendue.
- Il va sans dire que les dispositions proposées sont en eontravenlion avec; les prescriptions existantes. Toutefois, celle considération ne peul faire échouer l’emploi d’un système qui promet pour la traction électrique une solution économique et simple. Après avoir appliqué tous les dispositifs de sécurité, il. faudra comparer les dangers persistants à ceux qui, malgré les prescriplions existantes, adhèrent encore aux systèmes en usage. Nous sommes persuadés que cette comparaison prouvera la possibilité d’employer de très hautes tensions dans la ligne de contact. La prise de courant système Oerlikon, telle qu’elle a été décrite plus liant, contribuera certainement dans une large mesure à résoudre ce problème, car avec cc système le fil de contact peut être très solidement fixé et il est soumis à un effort mécanique beaucoup moins grand que celui inhérent aux autres systèmes de prise de courant.
- Les Ateliers de construction Oerlikon ont fait breveter aussi un dispositif des plus simples, peu coûteux et très efficace, qui doit protéger les voitures, surtout celles pour voyageurs, lors d’un contact accidentel de celles-ci avec un (il à liante tension rompu. Ce dispositif consiste en une espèce de grillage entourant la voiture et se composant d'un système de barres métalliques reliées à la terre. Sicesbarres soûl suffisamment rapprochées, disons de deux mètres, et à distance appropriée de la voiture, chaque fil qui peul toucher la voiture es! mis en. connexion avec la terre. Ce grillage esl fixé aux longerons du truc.
- Nous avons vu dans ce qui précède l’utilité d une tension très élevée dans le fil do contact et montré que la disposition de fixation du fil et la prise de courant système Oerlikon présentent, des constructions très appropriées pour les hautes tensions. Il nous reste encore à parler dos locomotives et des voitures automotrices.
- Nous ferons remarquer tout de suite que le principe essentiel de la locomotive avec groupe moteur-générateur n'est pas l'utiUsation du courant continu pour l’alimentation des moteurs (ou locomoteurs, suivant nue expression qui tend à se répandre), ni par suite un mode spécial du réglage de la vitesse, qui peut se faire par exemple suivant les idées de. Ward Leonard; mais son caractère! principal consiste dans le fait qu’on alimente la locomotive directement par du courant alternatif monophasé à haute tension. Ce courant produit tout d’abord une certaine énergie mécanique que nous employons à la génération d’un courant quelconque pour actionner les locomoteurs.
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- On pourrait tout aussi bien produire sur la locomotive des courants triphasés et nous mentionnons à ce propos, sans citer de 110m, qu'à l'époque de l'introduction des courants triphasés une maison allemande a fait la proposition de transformer en courants triphasés le courantconlinu amené aux voitures de tramway et d'employer ces courants triphasés pour actionner les locomoteurs.
- Nous sommes d’avis toutefois que pour les chemins de fer en général (les chemins de fer à grande vitesse et les chemins de fer de montagne à crémaillère exceptés), l'emploi d’un autre courant que le continu pour l'alimentation des locomoteurs est une erreur (').
- Nous ne pouvons entrer ici dans tous les détails de disposition ; cela nous conduirait trop loin. Aussi nous bornerons-nous à faire ressortir quelques points, d’un intérêt particulier et entièrement pratique, en relation avec la production de courant continu sur la loco-mo livc.
- Le circuit du courant continu n’est pas relie à la terre, ce qui fait que l'isolation entre les locomoteurs et la terre est beaucoup moins exposée que dans )o cas des moteurs de tramways.
- Outre les moteurs de la locomotive, on peut bran cher sur le même circuit d’autres locomoteurs se trouvant en dehors de la locomotive, sur des voilures par exemple. Tous les moteurs sont réglés depuis la locomotive- Par cette disposition, on arrive ù augmenter la puissance d’adhésion du train, ce qui, sur des trajets à fortes rampes et mauvais état des rails, peut rendre des services. De plus, si l’on adopte pour le courant des moteurs sur notre locomotive les tensions normales en usage pour les tramways et les chemins de fer secondaires, on peut connecter avec notre locomotive toutes les voitures motrices et locomotives de chemins de fev secondaires disposées pour la même tension du courant continu, avec une simple modification de leurs controllcrs et résistances normales. Un grand nom-lire d’autres combinaisons possibles sont mentionnées, pour la plupart, dans la conférence do MM. AV. M. Mordey et B. Jenkin, que nous avons déjà citée plus liant.
- Un autre point important est que les locomotives avec moteur-générateur pour faibles puissances, c'est-à-dire jusqu’à 200 chevaux, peuvent aussi tenir lieu de voitures motrices, car le mécanisme n’y occupera qu'un tiers de la surface totale du véhicule.
- C’est une erreur de croire que la locomotive avec un groupe moteur-générateur augmente dans une proportion démesurée le poids du train et que les voitures automotrices sans convertisseur ont un poids mort beaucoup plus réduit. La locomotive mentionnée
- nexionen cascade, "pour ne pas parler d ; l'emploi de moteurs à plusieurs vitesses 11e remplissent, au double point
- Or la traction électrique ns doit pas être inférieure à celle ù vapeur, et comme on no pourra certainement jamais pour que la traction électrique malgré ce désavantage trouve une application générale dans un avenir prochain, que
- Tout système permettant le réglage à volonté ou automatique de la tension du courant continu alimentant les locomoteurs constituera une solution très favorable de la question de réglage de la vitesse. On peut en effet, daus cc cas, appliquer toutes données expérimentales fournies par les installations stationnaires à l’installation à
- solution qui permette un réglage pour ainsi dire automatique et des pins économiques de la vitesse, surtout pour teurs, on n’est arrivé à résoudre économiquement le problème primordial consistant à développer un "grand couple variations dans la consommation de l'énergie qui augmentent beaucoup la force motrice nécessaire et exigent une
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- 3 t 3
- plus haut, qui est en construction clans les Ateliers <lc construction Oerlikon et qui développe, à une vitesse de 35 à /to km, une force de traction de 5ooo kg au crochet, a un poids qui se décompose comme suit :
- Total.............environ 44 ooo hg
- Si nous établissons ma intenant une comparaison avec la traction à courants triphasés, en admettant la meme tension, mémo périodicité, ainsi que le meme poids utile pour la môme pente, même vitesse et môme quantité de cuivre dans les deux cas, nous obtenons pour tous deux un résultat presque égal, malgré le plus grand poids de la locomotive avec groupe moteur-générateur (*).
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- A notre avis, un réseau de contacts pour courants triphasés de ioooo volts ou seulement de 10 ooo volts qui doit, s'adapter au profil d'une installation existante et (pii doit permettre l'établissement de croisements, aiguillages et bifurcations, ne peut pas. malgré les essais de Rerlin-Zossen, trouver une application générale. IJ. serait intéressant de savoir comment, sur la ligne do Berlin-Zossen, il faut se représenter, géométriquement seulement et sans aborder les détails te,cliniques, une aiguille aérienne, et comment, avec ce svstème, on peut franchir les difficultés de profil. Et môme, si on arrivait à amener à la locomotive des courants triphasés deiaooo volts, la faible différence de rendement, au désavantage de la locomotive avec groupe convertisseur, nous paraît largement compensée par la simplicité du disposilif de prise de courant, sur un seul conducteur et les avantages au point de vue conslructif qui se rattachent à ce système.
- En outre, avec ce dernier système, il est possible de régler la vitesse d'une manière beaucoup plus parfaite eide rendre de l’énergie au réseau par le freinage électrique, non seulement lorsque la vitesse dépasse la normale, mais pour toutes les vitesses comprises entre de larges limites.
- L)'un autre côté, le système avec locomotive que nous préconisons présente encore les avantages suivants que les voitures automotrices n’ont pas : *
- Le danger direct ou indirect que présente, pour les voyageurs, le mécanisme électrique, est autant que possible écarté.
- Ou peut, dans la construction do la locomotive, exclure toute malière combustible.
- Toute la partie électrique est complètement sous la surveillance du mécanicien et, pour peu que la construction soit bien comprise, les différentes parties de l’équipement seront accessibles aussi pondant la marche; on pourra les exposer aux plus grandes surcharges ou les ménager pour obtenir une plus longue durée de service.
- On évite avec ces locomotives les pertes de temps occasionnées par lo chargement et la mise en train.
- La séparation du matériel en locomotives et voitures simples facilite la combinaison des trains, l’organisation du service et l'entretien.
- Ceci n’exclut pas l’emploi des voilures automotrices pour le trafic local, ni d’un certain nombre de voitures motrices pouvant être branchées sur le réseau d'une sous-stalion munie do convertisseurs cl. enfin rien rt‘empêche d'employer le courant continu sur les lignes secondaires sur lesquelles ne circulent que des trains légers ou des voilures automotrices. On peut mémo employer des locomotives avec groupe moteur générateur placées aux points appropriés pour alimenter les réseaux à courant continu des voies secon-
- Dans ce qui précède, nous croyons avoir donné un aperçu suffisant du système de-traction étudié par les Ateliers de construction Oerlikon, système qui est prêt à être mis à exécution et dont les bases essentielles sont : la haute Icnsion. le faible courant et l’uni” polarité du conducteur d'amenée pour faciliter la prise de courant et par conséquent le contact; l'emploi de eouraul alternatif monophasé, la disposition do la conduite d'amenée latéralement à la voie, la conduite étant supportée inférieurement ou latéralement, et non suspendue; la prise de courant au moyen d’une barre permettant un large jeu dans la position du fil de contact ; enfin, passage du eouraul à haute tension à celui a basse tension, dans les stations de quelque importance, sans interruption de courant.
- sauce en employant un moteur synchrone sur la locomotive, hnûn pour de grands poids des trains el de faibles pertes dans les conduites, la diffdrct.ee en centièmes de l'énergie consommée dans les deux cas diminue.
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- Los avantages que nous avons cherché à faire ressortir sont : La locomotive électrique est à même de prendre la place de la locomotive à vapeur sans changer sensiblement l’organisation actuelle du service; de plus, par l'installation d’un groupe moteur générateur sur la locomotive même, elle satisfait à la condition d’une force d'adhésion suffisante ; et nous nous trouvons obtenir, par le fait môme, le grand avantage d’un réglage du couple moteur sans interruptions et sans résistances dans le circuit du courant des locomoteurs.
- On se persuadera facilement, pensons-nous, que, pour que la traction électrique puisse trouver une application générale dans les chemins de fer, des conditions générales favorables étant admises, il fa ni renoncer à l'idée généralement répandue que l’on pourra décomposer les trains actuels en un certain nombre de voitures motrices et renoncer aussi à l'idée des tramways.
- Nous nous réservons de publier plus tard des descriptions plus détaillées, des dessins de différentes parties de l’inslallalion, ainsi qu’une application de ce système au chemin de 1er du Gothard, pour prouver que les dimensions nécessaires pour un pareil réseau restent dans des limites tout à fait accessibles et que le passage successif de la traction à vapeur à la traction électrique est possible, tant au point de vue technique qu'au point de vue financier.
- K. Hubkr,
- F O N G T IONNEMENT CO M PARÉ
- DES MACHINES À VAPEUR ET DES MOTEURS A GAZ
- Dans le précédent article (1) nous avons examiné deux des parties que nous nous proposons d’étudier : le prix de revient du cheval-heure effectif de la sécurité de fonctionnement ; dans celui-ci nous envisagerons les deux dernières : la régularité de marche et la consommation d'eau.
- III, — Régularité nu marche. — Le premier critérium de la régularité de marche d’un moteur est fourni par l’observation du nombre de révolutions effectuées par minute, dans les relations les plus variées de la puissance du moteur et de la résistance des appareils qu’il conduit. Les conditions à réaliser sont généralement spécifiées par les contrats de fourniture, de la manière qui suit : « La vitesse moyenne de rotation à vide ne sera pas supérieure de plus de i p. ioo à ce qu’elle est à pleine charge. » Cette clause,, qui n’est réalisée que par d’excellentes machines motrices, ne fait pas état des variations de pression de la vapeur.ni de celles du pouvoir calorifique du gaz tonnant; elle suppose seulement que l’un et l’autre resteront suffisants pour vaincre les résistances propres du moteur et des transmissions qu’il traino avec lui. La constance de la vitesse moyenne est obtenue, malgré ces variations de la qualité du Iluide moteur, par l’action d’un régulateur qui maintient la pression à une valeur déterminée par laminage, en agissant sur une valve, ou bien qui proportionne l’alïlux de vapeur ou de gaz aux nécessités du moment, en réglant le degré d’admission ou le nombre des admissions. En d’autres termes, le régulateur proportionne
- (l) L'Eclairage Electrique, l. XXXI, p. 269. 34 mai 1903. Page 270, ligne 16, s’est glissée une singulière Il a été imprimé « .de la terre » au lieu île «.de l’unité de travail ».
- eoquille.
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- exactement l’effort moteur à l’efïort résistant, et il réalise ainsi un équilibre uniforme : il faut qu’il agisse promptement et avec précision, sans se laisser influencer par les résistances qu’il doit surmonter pour exercer son action. Ce dernier résultat est obtenu également dans les appareils auxquels on ne demande que le déplacement d’un verrou de forme quelconque, déterminant la durée de l’admission de vapeur ou le nombre des introductions de gaz tonnant. Le volant n’intervient dans la régulation que pour atténuer les variations soudaines produites dans la résistance intérieure, que le régulateur n’aurait pas le temps de corriger ou qu’il ne peut compenser aussitôt, si elles ont lieu dans l’intervalle de deux admissions. C’est un accumulateur d’énergie, qui absorbe et restitue ; sa capacité d’emma-gasinement doit être d'aulant plus grande que l'intervalle entre deux admissions sera plus long ; aussi faut-il des volants de très grand»! masse pour les moteurs monocylindriques, à quatre temps, sc réglant par admission de tout ou rien, exposés à faire 3, y, n, quelquefois même i5 courses sans nouvelle impulsion motrice. Le puissant moteur à gaz de hauts fourneaux Coekerill-Dclamave est pourvu d’un volant de 5 m de diamètre, faisant 8u tours par minute, pesant 33 tonnes : ii peut cire considéré comme un moLeur de 6oo chevaux effectifs, de bonne régularité moyenne. Une machine à vapeur de môme puissance, monocylindrique, tournant à la même vitesse, atteindrait la même régularité par un volant de 5 m pesant io à 12 tonnes. Il faut donc se résigner à donner pins do masse et une vitesse plus grande aux volants des moteurs à gaz à quatre temps : mais ce n’est qu’une question de fonte O11 peut d’ailleurs économiser du poids aux jantes en multipliant les cylindres et cette considération n’est pas un des moindres arguments en faveur des moteurs à deux ou quatre cylindres et duplex ou triplex.
- A ce prix, le moteur à gaz n’est pas moins régulier que la machine à vapeur, et j’en trouve la preuve décisive dans les nombreux essais que j’ai effectués sur diverses machines de toute construction. J’extrais de mon carnet d’expériences les chiffres ci-dessous, relatifs à un moteur à gaz A monocylindrique de a5 chevaux, marchant au gaz de ville, à un moteur B, alimenté de gaz. pauvre, mais sans gazomètre, donc dans des conditions fort ingrates, développant ainsi 4o chevaux par un cylindre moteur, et à une machine à vapeur C de 125 chevaux, du type Corliss, à lame de sabre; ces nombres représentent les nombres de tours faits en ra minutes, en marche industrielle, par ces machines. Notons que nous comparons trois moteurs à un seul cylindre.
- Je rapporte ici des résultats courants, obtenus
- s préparation spéciale, pour A et C,
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- en service industriel, avec toutes les variations de puissance et de résistance que le travail comporte on quatre heures ; le moteur B marchait au frein, mais sans gazomètre de compensation.. Pour A, la plus forte variation est de i,4 p. 100 ; pour B, elle est de 0,7 et pour C, de près de i p. 100. Ces résultats peuvent être considérés comme équivalents dans l'espèce.
- L'essai suivant, que j’ai fait en 1898, sur le premier moteur Gockerill-Dclamare, de 200 chevaux, accolé aux hauts fourneaux de Soraing, chargé au frein, fournit un autre document, qui confirme ceux qui précèdent. Les tours sont rapportés à la demi-heure.
- Régularité moyenne
- Çe moteur a développé 181 chevaux, en supprimant plus du dixième de scs admissions ; il a démontré qu’il possédait l'élasticité nécessaire à une bonne marche d'atelier. Un enre-
- gistreur Richard a tracé une courbe très belle, comparable à celles qu’on relève sur les machines à vapeur : en voici la reproduction photographique (fig. 1).
- Un autre moteur, alimenté de gaz de ville, faisant environ 46 chevaux en pleine charge, paraiôtours, a fourni 218-révolutions, quand 011 l’a déchargé à 27 chevaux, et 220 quand il a tourné à vide : la différence de 4 tours correspond à une accélération de 1,8 p. 100.
- Un autre moteur de 300 chevaux a vu varier sa vitesse de t 31 tours, à pleine charge, à i33,b3 ù demi-charge, la différence étant de 2 p. 100 : c’est un moteur à gaz pauvre, avec gazomètre de id in9, soit de 5o litres par cheval, constituant une réserve extrêmement faible (1).
- Je pourrais extraire de mon carnet beaucoup d’exemples analogues ; ils élablissentle fait que les moteurs à gaz même monocylindriques de bonne construction, admettant tout ou rien, mais pourvus de volants de masse suffisante, possèdent une régularité moyenne corn-
- Universelle des Mines, t. XL1I ;' et Traité théorique et pratique des Moteurs à gaz et à pétrolej t. III, 3e édition
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- parable à celle des machines à vapeur. Les échecs qu’ont éprouvés certains constructeurs étaient dus à une insuffisance des masses des volants ou bien à un défaut de vitesse, ce qui aboutit au même résultat; je les ai attribués quelquefois aussi à un défaut de puis-sauce, et ceci m’amène à parler de l'élasticité de puissance des moteurs à gaz.
- Un moteur à gaz possède son rendement thermique effectif maximum au voisinage de la charge maximum, c’est-à-dire quand il fait de 85 à 88 admissions pour cent ; ce sont les meilleures conditions de son emploi au double point de vue de sa consommation et de sa régularité : il lui reste alors une marge suffisante pour fournir un coup de collier, si besoin en est ('). Pour 90 ou 90 admissions pour cent, la consommation augmente généralement par cheval-heure effectif et le moteur se trouve bientôt à bout, de puissance ; sa régularité moyenne en souffre. Ce sont là des résultats pratiques, que la théorie experimentale explique sans peine : ils devraient servir de base à tous les marchés ; c'est pour les avoir méconnus, que certains constructeurs ont subi de fâcheux laissés pour compte. Lors d’un arbitrage que je faisais il y a quelques années sur une grandiose installation de sept moteurs de 100 chevaux, ces machines furent refusées pour leur puissance nominale et acceptées pour les deux tiers de celte, puissance ; les moteurs ôtaient surmenés quand ils développaient too chevaux, mais ils marchaient bien au régime de 65 chevaux.
- La pauvreté relative du gaz servi au moteur aggrave souvent les (‘as d’insuffisance, mais elle ne les excuse pas, car il faut les prévoir : les gaz de ville ont des pouvoirs qui oscillent de 4 800 à 5900 calories par mètre cube à o" et -60 mm de pression. C’est une variation totale de 20 p. 100 ; la différence en moins est de 8 p. 100 relativement au pouvoir moyen de 5 2D0 calorie,s. Un constructeur sage et pruclenL se garde contre tous ces aléas en calculant largement ses moteurs et en leur donnant l’élasticité dont ils ont absolument besoin : il laisse à scs concurrents de troisième ordre la pratique condamnable de vendre pour 10 chevaux un moteur qui devient haletant, à 8 chevaux, pour peu que le gaz perde un peu de sa richesse, et qui ne supporte en tous cas sa pleine charge avec le gaz le plus riche que durant un quart d’heure au plus. Mais nous touchons ici à une question d'honnêteté commerciale, que nous ne voulons pas envisager plus longuement.
- Un somme, le moteur à gaz, calculé avec largeur ol installé dans les conditions voulues, convient aux industries qui exigent la plus grande régularité moyenne ; pour la commande des dynamos à lumière, à courant continu, il suffit d'augmenter la masse des volants et d’accélérer la vitesse ou de multiplier les cylindres pour obtenir une lumière très fixe, à voltage, eonstanLquel que soit le débit, sans qu’il soit, mémo besoin de recourir au concours d’une coûteuse batterie d’accumulateurs.
- Tous les constructeurs possèdent aujourd'hui ces types spéciaux, faisant de 200 à 3oo tours, pourvus généralement de doux volants et marchant à deux cylindres, à partir de
- De nombreuses stations centrales sont actionnées par des moteurs à gaz en France et à l’étranger et. elles fonctionnent parfaitement.
- Le développement de l’emploi des alternateurs est venu toutefois limiter l’introduction des moteurs dans les stations centrales ; c'est qu’en effet l'accouplement, en parallèle de ces alternateurs n’est possible, qu’avec des moteurs possédant un coefficient de régularité par tour extrêmement élevé par suite des mouvements périodiques qui se produisent et
- parc à celle des machines à vapeur dont la puissance peut'subir des variations énormes. De fait, ces dernières sont beaucoup plus élastiques que les moteurs à gaz.
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- des harmoniques qui s’ajoutent aux ondes fondamentales dans les réseaux de distribution. Les électriciens demandent aujourd’hui à être fixés sur les variations de la vitesse angulaire pendant un tour, et sur l’écart maximum entre les positions d'une manivelle idéale tournant d'un mouvement uniforme et de la manivelle réelle du moteur. Ces deux quantités sont fonction l'une de l'autre ; elles dépendent de ce que l’on appelle la régularité cyclique des moteurs.
- Il est évident que, dans un moteur à quatre temps à un cylindre, la vitesse angulaire subirait des variations considérables dans les quatre temps du cycle, si le volant n’intervenait énergiquement pour les effacer : les travaux anciens déjà (‘) de MM. Ilansom, Du-veau, etc., ont permis de mesurer la diminution do vitesse angulaire qui coïncide avec l'achèvement du temps de compression et l’augmentation produite aussitôt après par la poussée explosive. Le tableau ci-dessous, dressé par M. Ilansom, permet de juger de ces écarts de vitesse produits dans les deux sens ; il s’agit de moteurs de construction relativement ancienne.
- Les coefficients de régularité R = ÿ—par tour prennent les valeurs suivantes ; 17,7 pour le cas le plus défavorable ; 84,8 pour le cas le plus remarquable. Ces valeurs ne sont qu’approchées, mais elles constituent une indication générale; plusieurs de ces moteurs présentaient une trop grande irrégularité; les électriciens demandent en effet pour R des valeurs égales à quand il s’agit d'une commande de dynamos à lumière à eourajit continu et ils réclament plus de t>.5o, pour les alternateurs accouplés. La machine Dujardin de 1 5oo chevaux indiqués, faisant tours, actionnant un alternateur à 5o périodes, à faible réaction, aurait en accélération ou ralentissement une régularité égale à 427 ou 54°» correspondante à o°,ofi;7 et o°,oocf pour l’écart 9 (*). Les moteurs à gaz sont loin encore de cette perfection.
- Mais l’expérience a démontré que la variation des vitesses dans le cycle est sensiblement en raison inverse deI* étant le poids réduit du volant (transporté à la jante), w la vitesse du moteur et S la surface de son piston. Or, rien ne met obstacle à ce que l'on donne à ces divers éléments les valeurs nécessaires pour amener R à la valeur demandée par les besoins d’une stalion d'électricité. Les moteurs à gaz pourront donc être appliqués à la commande des alternateurs accouplés, dans les cas toutefois où le coefficient de régularité sera le seul facteur à envisager ; mais je reconnais que l’augmentation de l’inertie du volant
- f) On les trouvera rapportés on divers points des tonies II et III de mon Traité théorique et pratique des Moteurs à gaz et h pétrole.
- (’) Bulletin de la Société internationale des Électriciens, novembre 1901, p. 55a.
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- pourrait quelquefois créer des difficultés spéciales, parce que les moteurs n'obéiraient plus à l’action des courants de circulation et ne se régleraient plus l'un l'autre. Cette question nous impose de formelles réserves, en attendant que des expériences l’aient mieux élucidée.
- Mais un fait est dès maintenant acquis ; il existe des moteurs à gaz qui peuvent, dans des cas déterminés, être utilisés avec succès pour l’accouplement des alternateurs, etla Société suisse pour la construction de machines à Winterthur m’en fournit une preuve décisive, qui constitue un document irréfutable et d’une importance considérable.
- Cette société a installé à Embraeh, près de Winterthur, trois moteurs à gaz pauvre de ioo chevaux àidotours et un moteur de 4° chevaux à 180 tours actionnant chacun par courroie un alternateur triphasé d’Oerlikon ; cette station fournit la puissance motrice à une fabrique de tuyaux en grès et à une fabrique de carreaux en terre cuite et elle transporte 40 chevaux à 5 km. Cette installation a été mise en service en décembre 1900 et elle a fourni depuis lors un service quotidien régulier de onze heures par jour ; 'mais le plus souvent on n’accouple que deux alternateurs de ioo chevaux. La demande de travail est d’ailleurs très irrégulière et les ampères varient souvent du simple au triple. Les moteurs portent un volant de 3,20 m de diamètre, pesant 10 tonnes; les taehygrammes relevés {voir fig. 2) sur l’arbre de la dynamo I accouplée avec la dynamo Tl montrent que la variation des vitesses est {en moyenne de i,di i,3 p. 100. Or, ce degré de régularité suffît pour entretenir la coïncidence des phases, et le fonctionnement de la sLutioii a toujours été excellent ; les lampes de phase restent sombres 'souvent plus de treille secondes.-
- Les alternateurs ne se sont découplés qu’une seule fois, au cours d’une expérience dans laquelle on avait, à titre d’essai, embrayé en môme temps toutes les presses à argile (').
- Cet exemple n’est pas unique.
- La même société a placé, en 1901, à la station centrale de Monbijou, à Berne, un moteur à gaz de 220 chevaux effectifs, à deux cylindres, qui commande par courroie un alternateur triphasé accouplé au réseau existant lequel est alimenté par l’usine hydraulique de Kaudcr-werk, située à 35 km de Berne ; cette marche en parallèle n'a jamais occasionné aucun trouble dans le réseau. Le degré de régularité du moteur est estimé à 120 ; le moteur fait
- P) Les chiffres ci-dessous permettent d’apprécier le fonctionnement de la station d’Embrach- :
- L’anth:
- prove
- ;]ge, fosse Bonne-Espérai
- Hej-Klal.
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- 180 révolutions à la minute. Les brillants résultats obtenus ont amené la commande d’un second moteur identique, qui sera prochainement accouplé au premier.
- La Société des Industries Economiques nous a fait connaître aussi une installation qu’elle a mise on marche, depuis plus de deux ans, chez MM. Pellas frères, à Neiwi, près de Gênes; deux moteurs Charon de 80 et 100 chevaux y commandent des alternateurs triphasés accouplés avec d’autres alternateurs, commandés les uns par des machines à vapeur, les autres par des moteurs à gaz. Le succès a été complet, nous affirme-t-on.
- La compagnie allemande des moteurs Otto de Deutz a appliqué de même plusieurs de-ses puissants moteurs à deux et quatre cjdindres à la commande d’alternateurs ; MM. Pierson ont placé deux moteurs Crossley à Asnières pour commander des alternateurs triphasés ; jo suis certain de ccs faits, mais l’absence de documents précis me défend d’y insister.
- La possibilité de l’accouplement des alternateurs conduits par des moteurs à gaz de ville ou à gaz pauvre, à quatre temps, est donc démontrée. Si les exemples ne sont pas encore nombreux, si quelques essais n’onl pas été heureux, si tous les moteurs ne conviennent pas à ce genre de travail, si enfin la chose ne paraît pas aisée, il n’en est pas moins vrai qu'elle cxisLe, et nous sommes autorisé à dire qu’elle se généralisera rapidement. Avec des moteurs à deux temps, avec des. moteurs à double effet, ou polycytin-driques alors surtout que le. moteur à combustion sera réalisé, l’emploi du gaz sera aussi pratique que celui de la vapeur.
- IY. Coxsommatiox d’eau, — L’essai quo nous avons fait, en 1900, sur des gazogènes Pierson fournissant le gaz pauvre aux moteurs Crossley de la station de tramways électriques de Casscl, près de Dunkerque, nous permet de constater les avantages que fvrér sentent les gazogènes en général relativement à la consommation d’eau. Les chiffres que nous allons citer n’ont pas besoin de commentaire.
- Cette station de tramway a été construite en un point où la pénurie d’eau avait obligé de renoncer à l’emploi des machines à vapeur, qu'on avait d’abord projetées.
- Une citerne en maçonnerie fut construite, d’une capacité de 3o ms ; elle constituait la réserve et le réfrigérant général d’eau. On lui adjoignit un réservoir métallique de 22 nf\ dont on renouvelait l’eau en la puisant à la citerne et en l’y renvoyant à l’aide d'une pompe de circulation : cc réservoir assurait par thermosiphon la réfrigération des cylindres des trois moteurs de 3o chevaux de la station. Le scrubbor à coke servant au lavage du gaz était arrosé par un mince filet d’eau, provenant d’nn réservoir supérieur, jaugeant 5oo litres, dans lequel une petite pompe relevait l’eau après sa décantation dans un bassin de dépôt. L’eau nécessaire à la chaudière des gazogènes était puisée par un injecteur au thermo-siphon alimentant les enveloppes des cylindres.
- Bref : il n’y a d’eau à fournir que pour compenser les pertes de la circulation, de l'évaporation et de l’alimentation de la chaudière ; pour une production de iaSin3 de gaz par heure, U faut exactement 3y,6 litres pour la chaudière et environ le double pour'le reste; soit en tout 120 litres. Or, avec 12$ ms à 1 243 calories, on fait sans peine 5o chevaux effectifs. U faut donc deux litres et demi par cheval-heure effectif, au maximum.
- Une machine à vapeur à échappement libre aurait consommé pour le moins 70e litres d’eau par heure, soit i4 litres par cheval-heure-effectif.
- Une machine à vapeur à condensation aurait exigé en plus aao litres par cheval-heure pour le service du condenseur ; cela fait 12 5oo litres par heure.
- Nous n’ajouterons rien à ces chiffres.
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- Conclusion. — Au quadruple point de vue du prix de revient de l'unité de travail, de la sécurité du fonctionnement, de la régularité de la marche et do la consommation d’eau, les moteurs à gaz peuvent entrer en lutte avantageusement avec les machines à vapeur, dans des conditions déterminées, quand ils sont bien installés, bien conduits et bien adaptés au genre do services qu’ils sont appelés à rendre. S’ils ne sont pas encore susceptibles d’une application aussi générale, ils doivent dès maintenant être l’objet d’une préférence marquée dans certains cas spéciaux, que les ingénieurs compétents sauront reconnaître et dont l’industrie tirera un grand profit.
- Aimé Witz.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Usine génératrice de la ville de Carlsrnhe, par F. Winawer. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXII, p. 847, iG octobre 1901.
- La station centrale de la ville de Carlsruhe, construite par la Société de l’Industrie élec-trifpie, a été établie en courants triphasés à cause de la grande extension de la ville.
- 1, Machines. — La station est construite dans le voisinage du Rhin. Les figures 1 et 2 indiqueut la disposition générale de l’usine en plan et en coupe. Une .voie spéciale sert à amener le charbon que l’on dépose soit dans une grande tente, soit dans un local voisin de la salle des chaudières. Un monte-charges, nui par moteur triphasé, sert a enlever la cendre et à amener le charbon.
- Un local spécial contient les épurateurs et les pompes alimentaires. Deux pompes puisent l’eau clans un bassin et l’amènent à un épurateur Reisert qui peut traiter 20 m8 d’eau à l’heure. L’eau pure se rend ensuite dans deux réservoirs de 5o m3, d’où deux pompes alimentaires ou un injecteur l’amènent aux chaudières. L’eau d’alimentation peut se rendre, soit directement aux chaudières, soit d’abord aux deux réchauffeurs, qui ont une surface de chauffe de 2-45 m2.
- La chaufferie comprend 6 chaudières Stein-müller, ayant chacune une surface de chauffe de 200 m2. Chaque chaudière est munie d’un surchauffeur de m2, chauffant la vapeur à n5o°. Le timbre est de 9,5 kg. Les surchauffeurs sont protégés, contre les excès de pression, par des conduites de retour aux soupapes de dé-
- charge (fîg. H). Un cheminée a un diamètre de 2, 4 m et une hauteur de 60 m. La chaufferie a encore place pour deux nouvelles chaudières.
- Les collecteurs de vapeur se trouvent dans la salle des chaudières, et on peut actionner les vannes directement ou par chaînes.
- L’eau de condensation huileuse est amenée aux bassins elarificateurs, tandis que l’eau pure est ramenée aux réservoirs d’alimentation.
- Les condenseurs possèdent une canalisation spéciale, qui les relie a un bassin communiquant avec la rivière.
- Les trois machines à vapeur, construites par la maison Kuhn de Stuttgart, sont des machines tandem, à distribution par soupapes. Leur puissance est de 600 chevaux normalement, 760 au maximum et la vitesse, de 91 tours par minute. Les pompes à air sont actionnées directement.
- Les induits des alternateurs et excitatrices sont directement montés sur l’arbre : toutes les parties de l’induit sont facilement accessibles; de plus, en calant l’induit contre le volant, on peut lui faire effectuer une rotation complète. La tension composée est de 4 000 volts, la puissance normale pour 5o périodes et une charge non inductive est do 4oo kilowatts, la puissance maximum de 54*> kilowatts. L’inducteur pèse 34ooo kg et a un moment d'inertie de 640 000 kgm. Il est en six pièces et porte 66 pôles en acier. Les épanouissements sont feuilletés.
- Le coefficient d’irrégularité est de Les excitatrices ont 6 pôles. Leur tension est de 70 volts.
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- Un pont roulant de 20 tonnes, d'une portée I Les alternateurs sont reliés au tableau par des de 21 mètres, dessert la salle des machines. — | câbles torsadés, sous plomb et armés.
- tableau de distribution;
- charbon
- 2. Tableau de distribution. — Le schéma de I neaux I, II, III, desservent chacun une généra-la figure 4 indique les connexions entre les ma- trice. Il n’y a pas d’instrumenl de mesure pour chines, les lignes et le tableau. Les pan- J les excitatrices. Sur chaque panneau, sc trouve
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- une lampe de phase, un voltmètre, et les rhéostats des excitatrices. Afin de pouvoir régler du
- tableau la vitesse des génératrices au moment du couplage, les masses des. régulateurs sont ac-
- tionnées chacune par un moteur, dont l’interrupteur se trouve également sur le panneau de la génératrice correspondante.
- Le tableau comporte deux systèmes de rails, formant chacun un rectangle, l’un est pour la force, l’autre pour la lumière.
- Sur le panneau central du tableau se trouvent des voltmètres statiques pour mesurer la tension aux points d’alimentation. Tous les rhéostats peuvent être solidarisés au moyen d’un arbre commun. De la sorte, l’employé du tableau n a qu’à sc tenir près du panneau central pendant le service; il n’a à sc rendre aux autres panneaux qu'au moment du couplage.
- Les boîtes d'extrémités de cables sont placées dans l’ouverture située au-dessous du bâti à haute tension. Les conducteurs isolés se rendent aux interrupteurs de lignes, puis aux commutateurs à haute tension placés à la partie supérieure du bâti. Les commutateurs servent à brancher la machine, soit sur le réseau de lumière, soit sur le réseau de force. Dans les deux cas, là machine est protégée par des coupe-circuits à haute tension, en verre et en porcelaine.
- La mesure des voltages et des intensités se fait au moyen do transformateurs.
- Le tableau de répartition pour les feeders comporte un bâti spécial. Les câbles sont branchés sur les rails. Ce tableau est également pourvu de coupe-circuits à haute tension. 2 compteurs monophasés totalisent l’énergie qui passe par chaque feeder. En outre, il y a un ampèremètre par feeder. Le tableau central renferme 6 indicateurs de terre, un interrruplcur h haute tension et un voltmètre de synchronisation permettant de coupler les deux groupes de rails, lorsque l'on veut alimenter tout le réseau au moyen d’une seule machine.
- Les boîtes d’extrémité des feeders sont fixées sur le châssis môme du tableau. Il 11’y a actuellement que 5 feeders, dont deux conduisent à la station transformatrice du pont du Rhin, un aux transformateurs du secteur pour l’éclairage, et les deux autres, de 120 mnr de section, vers la
- 3. Réseau et stations transformatrices. — Les points de raccordement des feeders sont constitués par des stations souterraines (fig. 5, G et y). [.es boîtes d’extrémités sont fixées sur un châssis en ter fixé lui-même au plafond De là partent les conducteurs isolés qui se rendent aux fusibles à
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- transformateurs et des câbles, et dont l’autre cote reçoit le tableau à basse tension. Enfin, le
- transport des transfort
- Afin de pc
- trois côtés, la paroi intérieure de la colonne peut tourner autour de son axe.
- Le port du Rhin ne reçoit, pour le moment, que huit stations transformatrices. — Il y a, au
- 5
- total, ’jo transformateurs d’une puissance totale de i 55o kilowatts, et d’une puissance unitaire de i5 à oo kilowatts.
- Les stations transformatrices des maisons sont, dans leur disposition d’ensemble, semblables aux stations souterraines ; mais les boîtes d’extrémités sont h la partie inférieure, tandis que les rails sont à la partie supérieure des coupe-cir-
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- cuits. Les câbles à basse tension ont 10, 16 et yt5 mm2, et aboutissent à une boîte de raccordement qui sert simultanément de boîte d’extrémité, de coupc-circuit et d’interrupteur. 11 y a en ce moment ooo de ces boites. La figure 8 donne l’ensemble du réseau de distribution.
- E. Beutom.
- Calcul du nombre de touches et des résistances d’un rhéostat d’excitation pour génératrice shunt, par Rudolf Krause, Elek-troteckniache Zeitschrift. t. XXIII, p. 66, a3 janvier 190a.
- Soit à établir le rhéostat d'excitation d’une génératrice shunt, dont la tension devra se maintenir dans les limites Em0i et Emin, telles
- On connaît la caractéristique à vide au voisinage de la tension normale (fig. 1), le courant
- d'excitation im correspondant à la pleine charge ,Tm, sous Emj0, et la résistance de l’inducteur r.
- Soit le courant d’excitation donnant la tension Ëmi!£, h vide ; dès qu’on charge la machine, la tension s'abaisse et devient égale â tolill, pour J -= J , au point F. Alors on avance cl’une touche sur le rhéostat, le courant, d’excitation passe de i0 à it, en augmentant d’une quantité a, et la tension redevient Emsi.
- S’il s’agit d’une dynamo dans laquelle le décalage des balais est très Faible et constant, on peut admettre que la chute de tension est proportionnelle au courant dans les limites comprises entre o et J,, J, et Js, etc., et alors la courbe de tension pour J =—J,el une excitation variant de < à q est parallèle à la caractéristique â vide et distante de celle-ci de la quantité a ; si on assimile la portion AB à une droite,
- on voit que le point sera obtenu en menant par F une parallèle a AB. Si la cliuLe do tension reste proportionnelle au courant, on aura ainsi une série de parallélogrammes égaux, jusqu’au point K correspondant à Jw et Emia, avec une excitation im. Le nombre de ces parallélogrammes, représentant le nombre des résistances du rhéostat, dépend de la différence im — L, de la valeur e, et de l'inclinaison sur l’axe des / delà droite AB, soit de l’angle a.
- On a évidemment
- (0
- expression dans laquelle il faut mener i à l’échelle de s.
- Remarquons que si l’on est obligé de décaler de plus en plus les balais, la chute de tension augmente plus rapidement que le courant, à cause de l'accroissement des ampères-tours antagonistes de l'induit, les longueurs a augmentent. et le nombre nécessaire de résistances m diminue : on a donc toute sécurité en adoptant pour m le nombre déduit de la formule 1, où la chute de tension est supposée proportionnelle
- Soit E la tension normale ax i\,
- rm, les m résistances entre les touches, comptées de la touche de résistance maximum vers lo
- Fig. 2.
- court-circuit (fig. 2), 0 la résistance totale du rhéostat, on a
- P = '*1 -f Cj + — + rm = -J-------- r (a)
- Pour la première résistance,
- d’où
- tgz ’
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- = ? + r
- . Emai
- t = p + r_ 7_I-
- - (/-i-
- ; 3 déterminent c
- *->), (3)
- +rm-i). nplète-
- Les formules ment le rhéostat.
- Remarques. — i° Les machines motrices tournent en général un peu plus vite à vide qu’en charge. Lorsque la vitesse passe de la valeur «, à la valeur plus grande «t, la courbe AB devient
- À, Bj (iig. 3), la chute de tension ne se mo pas sensiblement et, par suite, la différ<
- é en adoptant ir0 à la vitesse vitesse minimum, et la longue ndant à a,, vitesse n. soit pou
- Par suite de l’hystérésis, la caractéristique à vide tracée en descendant est plus élevée que la courbe tracée en montaut; on aura toute sécurité en adoptant comme point de départ la courbe tracée en descendant, dont l’angle « est le plus petit.
- 3° Souvent la résistance a chaud de l'inducteur r est plus petite qu’il n’est nécessaire; on ajoutera alors une résistance fixe dont la valeur
- Dans toutes les formules, il faut table ette résistance à chaud ; mais t
- s pour qu’à froid,
- au départ, la tension ne soit pas trop élevée, on ajoutera le nombre de résistances convenables pour faire la différence rchand — rCpc,id ; dans les machines à haute tension, il faudra ajouter encore quelques plots pour la coupure du circuit inducteur, sans trop de danger pour les isolants. A. M.
- Sur les phénomènes de résonance, communication faite par le D‘ Gustav Benischke, à la Société Eicctro technique de Berlin, séance du aa octobre 1901, ple/drotechniscke Zeischrift, t. XXIII, p. 97, 3o janvier 1902.
- Les phénomènes de résonance jouent un rôle considérable non . seulement en électrotech-nique, mais aussi en mécanique. Dernièrement, M.Frham, ingénieur en chef de l’usine de construction de bateaux Blohin et Voss, a montré que les ruptures fréquentes qui se produisent dans les arbres des navires, ne peuvent pas s'expliquer la plupart du temps, par un défaut de matière ou de construction, mais sont dus en majeure partie, à ce que, sous l’action de l’irrégularité périodique du couple moteur de la machine à vapeur, naissent des oscillations de torsion dans les longs arbres des bateaux, oscillations qui, pour une certaine vitesse, entrent en résonance avec les oscillations propres de l’arbre et atteignent alors une amplitude telle qu elles amènent fatalement sa rupture.
- L'auteur rappelle que la résonance a été observée d’abord en acoustique, (résonateurs d’IIelmholtz), et que c’est de là qu’elle a tiré
- Hertz a employé des résonateurs électriques absolument analogues aux résonateurs acoustiques de Helmholu. Le principe de la résonance électrique consiste en ce fait : Lorsque, dans un circuit alimenté par des courants alternatifs à une fréquence donnée, la self-induction et la capacité présentent entre elles un certain rapport qui dépend de la fréquence, l’intensité du courant atteint une valeur considérable , comme si la self-induction et la capacité n’existaient pas et qu’il restât en présence seulement la résistance ohmique ; la fréquence qui amène la résonance dans un circuit est la fréquence des oscillations électriques qui prennent naissance sous l’action d’un excitateur, fréquence pour laquelle est accordé le circuit.
- D’une façon générale, la résonance mécanique, acoustique ou électrique, sc produit quand existe
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- entre la fréquence n, et deux grandeurs dont l'une est une force agissante D et l’autre une force d’amortissement K, une relation nécessaire et suffisante :
- Pour une corde tendue, K est le poids et D la tension ; pour un mouvement pendulaire physique, K est le moment d’iuertic, et D le moment maximum agissant ; pour les oscillations électriques, K est la self-induction et D l’inverse de la capacité.
- Comme exemple de résonance, l’auteur a inoutré rcxpérienec d’une table oscillante.
- Sur une table dont les pieds étaient fixés au sol avec de la cire, (fig. i), était placé un petit
- Fig- i.
- moteur électrique, portail L en bout d’arbre un plateau sur lequel on avait vissé a nue distance de 6 cm du centre, un petit poids d’environ 4o gr.
- Lorsque le moteur tourne, la force centrifuge agissant sur le poids donne naissance èi une
- force, qu’on peut décomposer suivant deux directions intéressantes, les seules suivant lesquelles la table puisse se déplacer : la direction OX (fig, i et y.) suivant la longueur de la table, correspondant à un mouvement de flexion
- des pieds, et la direction verticale OY, correspondant à un mouvement de flexion du plateau de la table. Ces deux composantes sont des forces périodiques sinusoïdales P cos a et P sina, telles que P est d'environ o,y.5 kg, pour une vitesse de 3oo t. : minute du moteur.
- Si l’on place sur la table une lampe à incandescence, les déplacements du filament lumineux permettent de constater que pour environ 3oo tours, la table se met à osciller longitudinalement d’une façon très notable, alors que toute oscillation cesse des que par variation de la résistance intercalée clans l’induit du moteur, on augmente ou abaisse la vitesse. La force qui produit ces oscillations est la composante suivant OX, et il est très curieux qu’une aussi petite force puisse provoquer de pareilles perturbations.
- La table présente de même une période critique amenant la résonance de la composante verticale ; cette résonance se produit, comme on le constate facilement, par* les trépidations d’une assiette, a une vitesse beaucoup plus élevée, i 3oo , t. : min.., l’élasticité du plateau de. la table étant beaucoup plus grande que celle de
- lîçcst à remarquer qu’un pendule oscille jusqu’à ce que la force vive qui lui a été communiquée dans l’impulsion initiale ait été tout entière absorbée par le travail nécessaire pour vaincre le frottement au point de suspension et la résistance du milieu; aussi les oscillations s’éteignent-elles plus vite dans un milieu visqueux que dans l’air : c’est ce qu’on appelle l’amortissement.
- Si l'on veut entretenir indéfiniment des oscillations, il faut fournir au corps vibrant l’énergie correspondante à ce travail de frottement : c’est le rôle du poids ou du ressort dans les horloges. Dans le cas de la table, le travail est fourni par le moteur électrique. Si nous relevons la courbe dos nombres de tours par rapport à la tension aux bornes, nous constatons que jusqu’à la vitesse 3oo t. : minutes, le nombre de tours s’élève en même temps que la tension aux bornes, (fig. 3) ; à ce moment la courbe présente un palier, le nombre de tours reste invariable, bien qu’on augmente la tension; et par suite la puissance du moteur, l’énergie supplémentaire ainsi fournie sert à entretenir les vibrations qui naissent par le fait de la résonance ; si on dépasse le point b, l’énergie fournie devient
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- trop considérable, la vitesse augmente, mais alors la résonance cesse, et il y a une brusque montée de la vitesse, suivant une verticale, jus-
- qu’au point où la puissance cîu moteur redevient normale par rapport a la vitesse, point à partir duquel la courbe s’élève régulièrement.
- Les phénomènes de résonance jouent encore un rôle dans l’étude à vide des moteurs, et spécialement des moteurs d’induction. Dans ces moteurs l’entrefer est très petit, et si le rotor est tant soit peu excentré, môme de o,o5 mm, les couples qui s'exercent entre le rotor et le stator donnent naissance à des vibrations, qui se communiquent souvent au bâti du moteur tout
- Lorsque dans ces moteurs, on relève la dépense à vide sous des tensions décroissantes et qu’on porte les dépenses en ordonnées et les tensions en abscisses, l’ordonnée à l’origine OA doit indi-
- quer (fig. 4) la dépense de frottement et de ventilation, puisque en À la tension étant nulle, les pertes dans le fer sont évidemment milles, et par suite la différence RC représente les perles dans le fer sous le régime normal. Or cette perte dans le fer, ainsi déterminée, est toujours beaucoup plus grande que la perte calculée, l’erreur atteignant souvent roo à i5o p. 100, alors que d’après le calcul, on est en droit d’espérer mie approximation de 10 p. 100.
- Cela tient à ce que les pertes par frottement sont supérieures à OA dans la marche normale,
- et sont égales à OD par exemple ; l’auteur estime que la raison en est dans l’énergie absorbée par les vibrations, énergie qui décroît rapidement quand la tension s’abaisse, puisque ees vibrations sont dues à des actions magnétiques proportionnelles au carré de l'induction, et diminuent par suite rapidement avec la tension. Cette dépense n’étant pas comprise dans OÀ, se trouve ajoutée ainsi à tort aux pertes dans le fer.
- La résonance intervient d’une façon importante dans la marche en parallèle des alternateurs accouplés directement à des machines à vapeur. Il se produit l’interféronce de trois
- gularité du couple moteur, les secondes à la puissance synchronisante du courant de circulation, et les troisièmes à la torsion de l’arbre.
- En terminant, l’auteur cite l’exemple d’un petit ventilateur électrique de l’Allgcmeiue Elec-tricitâts Gescllschaft, monté à l'extrémité d’une tige horizontale II, mobile autour d'un axe vertical A 'fig. 5). Par suite de la réaction de l’air,
- Fig. 5.
- l'ensemble tournait autour de l’axe A. Au bout de quelques jours, une aile vint à se briser, fait qui n’était jamais arrivé dans les nombreux ventilateurs fixes du môme type ; la cassure ne montrait pas le moindre, vice de matière ou de construction. On remplaça l’aile, par une autre très renforcée, et au bout de quelques jours une deuxième aile se brisa, puis finalement encore l’aile renforcée. L’auteur attribue ce fait à des phénomènes de résonance de l’aile, favorisés par le déplacement du plan de rotation. A. M.
- Contrôleur automatique d’intensité de courant A..-G. Paul Meyer, communication de M le Dc Hartmann à la Société Flectrotechnique do Berlin, séance du a6 novembre i9oi,Elehtrotechniècke Zeitschrift, t.XXIII, p. 162, 20 février 1902.
- L’appareil présenté par l’auteur est destiné à
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- ècher l’intensité du courant, dépensé par ui iné, de dépasser une valeur fixée pou laquelle il est réglé. De cette façon les abonné à forfait peuvent installer un nombre quelconqu de lampes, tout en ne pavant à la station cen que le prix correspondant à la dépens ;rgie convenue, et qu’ils ne peuvent dépasseï étant donné la présence du contrôleur automatique.
- Cet appareil interrompt et rétablit le oourajv alternativement, dès que l’intensité dépasse h tr indiquée, et force l’abonné à restreindia nsommationjil a été inventé parilM. 11. Tu* le Rosport et W. Sehwarzhaupt de Saint-
- La ligure î représente l’aspect extérieur, la figure 2 la vue de l’appareil ouvert, et la figure 3 le schéma du fonctionnement.
- Fig. 2.
- Sur une plaque de fer de 180 mm de diamètre, portant des trous de fixation A et B, est monté un électro-aimant C avec sa bobine D. Autour du point J, est mobile une armature en fer portant un tube de verre E horizontal, qui présente deux cuvettes traversées par des fils de platine. Les deux extrémités de la bobine sont reliées 1 une à la borne d’entrée de l’appareil G, l’autre
- à l'un des fils de platine; le second fil de platine est relié à la borne de sortie H. En temps normal une couche F de mercure assure la communication entre les deux cuvettes, et l’appareil est monté en série dans le circuit principal, sans y apporter de modifications. Le ressort K soulage l’armature d’une partie de son poids; les deux vis T, servent de butée à l'armature, la vis M permet de l’immobiliser pour le transport.
- Dès que le courant vient à dépasser une certaine valeur, l’armature est attirée, le mercure
- Fig. 3.
- s’écoule vers l’axe J et le courant est coupé, mais alors l’armature n’étant plus retenue, retombe à sa position première, le courant est rétabli et les mêmes phénomènes recommencent, jusqu’à ce que le client, averti par les interruptions périodiques, ait ramené l’intensité à la valeur normale.
- Par une légère addition à l’appareil, on peut faire en sorte qu’au bout d’un certain temps, si le client, n’a pas obéi aux injonctions de l’appareil, l’interruption soit continue, et dure jusqu'au retour du courant à la valeur normale.
- Dans ce but, sur le noyau resté libre on dispose une bobine connectée en parallèle avec une autre bobine non placée sur l’électro ; la première est en métal dont la résistance ne varie pas avec lu température, la seconde au contraire a un coefficient de température notable. En avant de ce groupe, se trouve en série une résistance invariable, et le tout est monté en parallèle avec le circuit principal. Dès que se produisent les oscillations, le courant passe dans les deux bobines et par suite de l’élévation de température, il augmente peu à peu dans la bobine placée sur l’électro, à cause de l’élévation de résistance do l’autre bobine, et devient bientôt
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- suffisant pour attirer l'armature et la maintenir soulevée, d'où une interruption continue, qui ne cesse que quand le courant principal a repris une valeur acceptable.
- L'appareil est automatique, peut être plombé comme un compteur, et sa sensibilité est telle qu’il entre en fonctionnement pour un écart de
- sont pas gênantes; il est îodèles, l’un de i à 6 A,
- îllcs de rupture
- l’autre de 5 à 12 A, réglables par modification de la distance de l’armature au novau,.et de la
- Des appareils de principes analogues, peuvent
- être employés pour beaucoup d’autres usages, tels que : interrupteurs fonctionnant à pleine charge dans des locaux humides ou renfermant des gaz explosifs, relais, commutateurs, inverseurs, etc., a courants continu ou alternatifs.
- La figure 4 représente un commutateur destiné à remplacer automatiquement, pour l’ali-
- mentation d’une installation, une dynamo par une batterie d’accumulateurs.
- La bobine est montée en dérivation aux bornes de la dynamo, et maintient soulevée l’armature; dans cette position, le courant passe par C etl), et la dynamo travaille sur les lampes ; si la tension de la dynamo vient k s’annuler ou seulement à s'abaisser au-dessous d’une certaine limite, l’armature retombe, le mercure coupe la communication CD et établit la liaison DE, ce qui supprime la dynamo et la remplace par la batterie.
- Daus la figure 5, l’appareil sert de commutateur pouvant fonctionner k distance, automatiquement ou non; il porte deux bobines et Taxe de rotation est au milieu de l’armature.
- A M.
- ÉLECTROCHIMIE
- Fabrication électrolytique du sodium et de l’acide azotique, par James D. Darling. Journal of tke Franklin Inslitute, t. CLIII, p. 65-74, janvier j.yoa.
- L’auteur décrit un procédé de son invention, appliqué depuis dix-huit mois à Philadelphie, pour lequel le Franklin Institute lui a décerné le prix Scott.
- Ce procédé consiste k électrolyser de l’azotate de sodium fondu; il se forme k la cathode du sodium métallique et k l’anode, un mélange de peroxyde d’azote et d’oxygène, qui, en présence de l’eau, donne de l’acide azotique.
- La difficulté d’application du procédé est d’empêcher le sodium, corps éminemment réducteur, de réagir sur le bain électrolvtique d’azotate de sodium; l’auteur l’a tournée en enfermant la cathode dans un compartiment contenant de la
- Toutefois la difficulté n’est pas ainsi complètement vaincue, car il faut avoir un diaphragme capable de résister a l’action de l'azotate de sodium fondu. Après avoir essayé une cellule électrolytique, décrite daus un brevet du 20 mars 1894 (U. S. A. P n° Sjyooj) et de nombreux diaphragmes, l’auteur eut l’idée de former le diaphragme d’une masse d’oxyde de magnésium en grains, maintenue par des parois de tôle perforées. Il prit tout d’abord de l’oxyde de magnésium fondu au four électrique, refroidi puis réduit en grains de grosseur convenable. (USAP, n° 590826, du 28 septembre 189")-L’oxyde de magnésium ainsi préparé étant coûteux, il parvint à le remplacer par de la magné-
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- sie ordinaire broyée et calcinée avec du ciment de Portlancl; la masse additionnée d’eau est coulée entre les deux parois de tôles ; elle lait prise, durcit et résiste fort bien au bain (USAT, n° 64i3y6, du 19 janvier 1901). La durée des parois de tôle fut également prolongée en dérivant environ 5 p. 100 du courant principal dans les tôles de manière à les rendre positives (USAP, n° 641 438, du 16 janvier 1901) ; les tôles ont ainsi nue durée de 4^5 à 4ôo heures.
- La cellule électrolytique se compose d'un creuset en fonte, servant d’anode, au fond duquel on met une couche de 10 cm de matière réfractaire isolante. Sur cette couche repose le vase poreux de ^5 cm de hauteur et 4o cm de diamètre extérieur et dont les parois ont 10 cm d'épaisseur ; entre le creuset et le vase sc trouve un espace annulaire de-7,0 cm do large où Von verse l'azotate de sodium. A l'intérieur du vase poreux descend un tube de fer de 10 cm de diamètre servant de cathode ; do l'hydrate de sodium est versé dans ce vase.
- On commence par élever la température au moyen d’un four à charbon jusqu’à fusion des deux composés chimiques; on fait alors passer le courant, et à partir de ce moment la chaleur dégagée par celui-ci suffit pour maintenir la masse en fusion. Au début de Télectrolvse, le sodium réagit sur l’hydrate de sodium en donnant lieu à un dégagement d’hydrogène et, probablement à la formation d’oxyde de sodium; puis le sodium métallique s’élève dans le vase poreux au-dessus du bain d’oxyde : il est retiré toutes les heures avec une cuiller et mis en bouteilles sous une couche d’huile minérale. L’oxv-gène et le peroxyde d’azote qui se dégagent à l’anode sortent par un tube fixé au couvercle de l’appareil et sont conduits dans une série de flacons de Woolf où il se forme do l’acide azuti-
- Chaque creuset prend environ 4°° ampères sous une dilférence de potentiel de i5 volts. La dépense d’énergie électrique est plus grande que dans la préparation du sodium au moven de la soude, mais malgré l’augmentation de dépense qui en résulte, le prix de revient du sodium est moindre, l’acide azotique formé en même temps que lui ayant une valeur notable.
- En terminant, l’auteur examine les applications industrielles du sodium, dont la consommation a notablement baissé depuis que les procédés
- électrolytiques ont remplacé le procédé de Deville pour la fabrication de l’aluminium. Comme application assez importante il signale la fabrication du peroxyde de sodium que Ton obtient en brûlant le sodium dans un courant d’air débarrassé de sa vapeur d’eau et de son gaz carbonique; ce peroxyde est un puissant agent d’oxydation que Ton utilise pour le blanchiment de la laine, «le la soie, des plumes (1).
- l.ne autre application est la fabrication des cyanures que, d’après le procédé préconisé par Erlenmeyer (-); Ton obtient en chauffant le ferro-cyanure de potassium avec le potassium ou le sodium ’K'TVCAz)4 -{- 2Na =4^CAz -j- 2NaCAz -h Fc). Or les cyanures alcalins sont consommés en quantités considérables dans l’extraction de l’or, la dorure et l’argenture.
- Sur les réactions génératrices du carbure de calcium, par Gustave Gin. Note communiquée par l'auteur.
- Les gaz, qui se dégagent des fours à carbure de calcium par la région périphérique de l’électrode verticale contiennent de l’oxygène libre, tandis que Ton rencontre du calcium métallique dans les produits gazeux qui s’échappent à la partie inférieure du creuset. L’oxygène libre augmente avec la densité du courant et le siège de son dégagement est dans l’espace à température maxima ; l’émission de la vapeur de cal-
- P) Ajoutons qu’un nouveau débouché vient d’être offert au peroxyde de sodium pour la fabrication du produit appelé k oxylif.be » et destiné à la préparation de l'oxy-
- lithc, que M. Ravoau signalait dans son récent compte rendu do l’Exposition de Pâques de la société de Physique, est en effet un comprimé formé de peroxyde de
- l’eauil donne environ i5o lit. d’oxygène très pur par kilogramme de matière. Par suite de la simplicité de la pré-
- ne remplace dans beaucoup de cas l’oxygène comprimé.
- (21 L’auteur signale encore un procédé permettant d’oblique : on fait passer un courant d’ammoniaque sur du sodium chauifé ; on a AzH-Na d’après la réaction AzH3 -(- N’a = AzH-N’a -f- H ; en suite en traite AzH2N'a par le charbon, AzHAN'a -f- C = N’aCAz -j- H2.
- A ce propos M. Darling ajoute qu'il fera connaître plus tard un procédé synthétique de préparation des cyanures
- tique, et d’une faible quantité de sodium métallique.
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- T. XXXI. — 22.
- cium se produit dans une région à température
- C'est ce dégagement paradoxal d’oxygène qui produit la combustion des électrodes immédiatement au-dessus de la surface du bain, sans que cette combustion puisse être attribuée à l'oxygène atmosphérique, à l'action duquel l’électrode est soustraite par le mélange pulvérulent qui en recouvre la base, ainsi que par la pression des gaz s’exerçant vers l’extérieur.
- Enfin, c’est presque exclusivement au calcium vaporisé et non à une volatilisation directe de la chaux qu'il faut attribuer les poussières impalpables qui se dégagent des fours à carbure.
- Il est intéressant de chercher l’explication do
- Or, d’une part, les expériences de M. Bertho-lot, ont montré que l’oxyde de carbone subit à haute température une dissociation complexe-comparable à la destruction pyrogénée des carbures d’hydrogeue et ces observations rendent douteuses la formation directe de ce composé aux plus hautes températures des fours à carbure.
- D'autre part, les proportions industrielles de chaux et de carbone du mélauge générateur diffèrent de la formule de M. Bullier par un excès de chaux variable suivant les fours employés.
- Knlin, il faut observer que le creuset d'un four électrique comporte des zones successives dans lesquelles la température décroît rapidement depuis le foyer jusqu'aux limites du mélange soumis à l'action du courant, et dans lesquelles il se produit une série d équilibres chimiques variant graduellement d’après le principe de van tTIolf, dans un sens de plus en plus endolherniique vers l’espace à température maxima. Si dans cette région, la température est telle que CO soit complètement dissocié, la formation de CaC2 résultera d’une substitution pure et. simple du carbone à l’oxygène de l’oxyde
- de calcium suivant la formule :
- (a) CaC) -j- aC = CaC2 + O
- qui explique le dégagement d’oxygène au contact des surfaces latérales de l’électrode supérieure, c’est-a-diro sur le contour de la région à température extrême. Il est possible qu’entre la région où CO est dissocié et celle où il peu! exister, il se produise d’autres réactions intermédiaires avec production de sous-oxydes de carbone.
- Quant aux dégagements des vapeurs de calcium, ils s’effectuent au contact des nappes superposées de chaux et de carbure par les réactions :
- «CaC* + nCaO =(m-f h) Ca -f- C*"0»
- W Ca'2 -)- aCaO = 3Ca -}- 2CO
- se produisant respectivement dans les régions où CO est ou n’est pas dissocié. La première des deux réactions précédentes est hypothétique, la seconde a été vérifiée par M. Moissan (’).
- Les réactions (a) et (b) expliquent l’excès de chaux qu’il est nécessaire de faire intervenir pour la fabrication du carbure de calcium et le désaccord entre les rendements industriels et la formule de M. Bullier.
- DIVERS
- Facteur de forme et facteur de maximum, par Gustav Benische.
- Dans une lettre qui nous est parvenue trop tard, l’auteur attire notre attention sur la phrase suivante, page a34 de l'avant-dernicr numéro : « Mais si on passe aux courbes des figures 3 et 3, etc. », qu’il craint de voir interpréter dans un sens trop restreint. Il est bien entendu que les figures a. et 3 ne sont données que comme des exemples particuliers. Quant aux lettres &s des figures 1, a, 3, ce sont celles de l'original et le lecteur a certainement compris qu'il convient de les remplacer par X0.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ÉT TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- 5 mai (suite).
- Sur le rôle de la self-induction dans les décharges électriques à travers les gaz, par B. Eginitis, Comptes rendus, t. CXXXTY, p. io43-io46. Continuant ses recherches sur ce sujet ('),
- O Voir L'Écl. Élcct., I. XXXI, p. 194, 3 mai 1902.
- l’auteur a observé quelques nouveaux phénomènes dont la description est l’objet de cette
- 1. La variation de la self-induction du circuit
- (*) Comptes rendus de l'Académie des Sciences, l. CXXXIY, p. i36, 20 janvier 1902.
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- 31 Mai 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 335
- de décharge provoque de grandes variations des phénomènes calorifiques présentés par les pôles entre lesquels les étincelles jaillissent. La température des pôles augmente énormément,, présentant des maximu et des minima quand la self-induction du circuit prend des valeurs croissantes.
- ?.. Plusieurs précautions sont nécessaires pour que les déterminations par la pince thermo-électrique ne soient pas absolument, absurdes. Parmi ces précautions l’auteur en cite une qui présente un intérêt particulier et qui provient de ce que la température des pôles dépend de la température qu'ils ont avant que les étincelles commencent à jaillir. (')
- de Tesia. Par l’introduction de bobines sans noyau uiélal-
- premïre des valeurs croissantes'. La résistance du circuit est maintenue à la valeur constante de il ohms.
- on photographiant, suivre les variations calorifiques des
- <i D’après ces photographies, les variations de l'éclat de
- valeurs assez grandes, la température des pôles pour 1 métaux fer et nickel augmente de plus en plus, ainsi qi l’éclat de 1’auréolc.
- la décharge, d’un échauffement préalable des pôles.
- « Si l’on introduit dans une bobine de se'lf-induction de
- reste'presque la même que si la bobine de self-induction n’existait pas. Mais si le noyau de fer est introduit dans
- fement dos pôles. L'échauffement reste le même que si le noyau de fer n'existait pas dans la bobine.
- •“st la cause de ce phéuomèue, nous avons interrompu le Courant pendant uue seconde environ et puis nous l’av
- 3. Les métaux examinésau moyen de la pince sont le fer, le nickel, l'aluminium, le cuivre et l’argent. Quelques déterminations ont été faites aussi sur l'étaiu, le cobalt, et le platine. L’ensemble des résultats observés peut se résumer
- Quand la self-induction augmente, la distance des pôles restant constante, la température des pôles augmente fut commencement très rapidement pour tous les métaux. La différence de ia température de deux pôles, qui, au commencement est presque nulle, devient très grande pour de faibles valeurs de la self-induction. Si la self-induction continue à augmenter, la température des pôles présente alors des maxima et des minima.
- Si la self-induction reste constante et qu’on lasse varierla distance explosive, réchauffement des pôles varie ou bien toujours dans le meme sens, ou bien présente aussi des maxima et des minima.
- 4- Une première remarque qu’on a à faire sur ce phénomène, c’est que les métaux fer, nickel et cobalt, dont l’échauflemeul est très grand, sont des métaux dont les spectres se renforcent par l’augmentation de la self induction. A.u contraire, les métaux qui 11e donnent pas de grandes variations d’échauffement sont des métaux dont le spectre est plus ou moins diminué d’intensité par l’augmentation de la self-induction. Cependant ce classement est encore arbitraire.
- rétabli apres avoir souillé un peu dans l'intervalle des pôles. Les pôles reprennent alors le même échauffernenl.
- pendant quelques secondes, les pôles sont refroidis et réchauffement ne so produit plus,
- « Jïn général, le noyau métallique détruit l’effet calorifique delà self-induction. Cette destruction peut être ou
- des pôles, leur forment leurs dimensions».
- (J) « Contrairement à l’opinion de quelques physiciens,
- métallique, ni à l’arrarhement aux pôles de particules
- l’on compare les variations de réchauffement avec les
- que ces dernières diminuent rapidement d'intensité quand la self-induction augmente, tandis que la température des pôles, au contraire, augmente très vite. »
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- 336 L’ÉCLAIRAGE
- Action d’an champ magnétique intense sur le flux anodique, par H. Pellat. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1046-1048.
- Dans une Note présentée récemment à l’Académie (4), l’auteur indiquait que les actions que produit un champ magnétique intense sur le flux cathodique s’expliquent bien en admettant que le champ donne naissance à un frottement anisotrope très grand dans le sens perpendiculaire aux lignes de forces et beaucoup plus faible dans le sens parallèle à celles-ci. Dans cette nouvelle Note il décrit quelques expériences qui mettent en évidence de la laçon la plus nette, une action du même genre sur le flux cathodique d’un tube de Geissler. (*)
- Ces cxpériencesprouvent que le flux anodique, tout comme le flux cathodique, éprouve une
- (l) Écl. Llect., l. XXXI, p. x56, 26 avril 1902.
- (a) « Un tube cylindrique, ayant 1 ra de long et 17 mm de diamètre, présentant de belles stratifications, est disposé de façon qu’une région illuminée par les rayons
- pièces polaires cylindriques (7 cm de diamètre) d’un électro-aimant, juste assez distantes pour laisser passer le tube ; l’axe du tube est ainsi normal aux lignes de forces du champ magnétique. Tant que l’intensité de celui-ci ne dépasse pas 4a5 unités environ, il se produit le phénomène bien connu: le faisceau anodique est dévié conformément aux lois de l’éleclromagnctisme et vient former contre la paroi du tube un filet lumineux d’autant plus simple et d’autant plus intense que le champ est plus fort. Mais, si le champ vient à augmenter au delà de
- tage, s’élargit au contraire de plus en plus à mesure que l'intensité du champ augmente, et, pour des intensités do 7 000 à 8000 unités, la lumière anodique remplit de nouveau ktoute la section du tube à peu près uniformément, quoique la partie oii se trouvait le filet lumineux soit un peu plus lumineuse que 3a partie opposée. Cette lumière anodique ne présente plus de stratifications.
- énorme : l'étincelle équivalente dans l’air atteint 24 mm, tandis qu’elle n’était que de 1 mm en l’absence du champ ou quand celui-ci est assez faible pour réduire à un mince filet le faisceau anodique (sur le parcours dp 7 cm). »
- » I.a grande résistance qui se produit dans les champs très intenses est rendue encore manifeste parl’expéricncc suivante qui est d’un curieux effet. Un tube semblable au précédent présente une dérivation formée par un tube de verre bien plus étroit (5 mm à 6mm de diamètre), qui contourne l’uno des pièces polaires de l’électro-aimant de façon à permettre au flux anodique de ne pas passer dans le champ intense.Tant que le champ est faible,le flux anodique passe tout droit à travers le champ, sans que rien de visible ne passe dans le tube eu dérivation. Mais, quand le champ devient intense, tout le flux anodique passe par la dérivation, en formant un filet très mince, sans que
- ÉLECTRIQUE T. iXXJ, — N° 22.
- résistance (mot à prendre dans le sens mécanique) très grande à marcher dans une direction perpendiculaire aux lignes de forces d’un champ magnétique intense et n’en éprouve qu’une beaucoup plus faible à marcher dans le sens de ces lignes de forces.
- Celte propriété explique parfaitement le phénomène de T amincissement du faisceau anodique entre les pièces polaires de l’électro-ai-mant quand le tube est placé suivant l’axe de celles-ci : des lignes de forces partent de la paroi interne des trous des pièces polaires et se rapprochent ensuite beaucoup les unes des autres entre ces pièces, puisque le champ y est beaucoup plus intense que dans l’intérieur des trous, Le tube de forces a donc la forme d’un entonnoir a deux évasements, un à l’intérieur de chacun des trous, réunis par un canal étroit. C’est exactement la forme que prend le flux anodique quand le champ est très intense, à cause de la difficulté qu’il éprouve à couper les ligues de forces.
- « Les particules ténues, ajoute l’auteur, qu’011 admet aujourd’hui pour expliquer par leur mouvement le flux cathodique et le flux anodique sont électrisées, les unes positivement, les autres négativement. Celle électrisation est-elle nécessaire pour que le phénomène que je viens de signaler se produise ? Je vais tenter quelques expériences sur les rayons de Goldstein pour élucider cette question. »
- Sur la loi de Maxwell n2 = K. pour quelques composés contenant de l’azote, par Edm. Van Aubel. Comptes rendus, t. CX.XXIV, p. ioào-toja.
- L’importante loi de Maxwell n‘i=K, qui établit une relation entre l’indice de réfraction et la. constante diélectrique, comporte de nombreuses exceptions (1). L’auteur en signale quel-
- rien de visible ne passe tout droit, dans le large tube à travers le champ intense.
- d Si l’on place le premier tube employé dans le sens des lignes de forces du champ en l’introduisant à l’intérieur des trous dont sont, percées suivant leur axe les pièces polaires, celles-ci ayant la même distance étalonnant entre elles un champ de 7000 ou 8000 unités, le faisceau s’amincit, comme je l’ai déjà signale (Comptes rendus, t-CXXXIII, rgoi, p, 1200), en un mince cylindre occupant seulement l’axe du tube. Malgré cela, le tube n’est pas sensiblement plus résistant qu’en l’absence du champ :
- (l) A. Batschinski, Ueber das Maxwell’sche GeseU n2 = K in Bezug auf die Théorie des molekularçn Baltes
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- fit M!
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ques-tmes relatives a des liquides organiques renfermant de l’azote.
- Herman Schlundt(a) a mesuré les constantes diélectriques de plusieurs liquides purs, par la méthode de Drude. Il a trouvé (loco citato, page 5,6) que, daus les séries homologues, les constantes
- moléculaire
- règle n’a été trouvée parmi les substances étu-
- s primaires ont d 5 élevées que les ji
- divircs <
- plus grandes que les amines ter-
- ”’ta“lriq"e;3:s
- r la raie D et à J-'\6 : i,38?3o u D el à uo : i,4oo32
- ». T) el à iG, 6 : 1,39006
- » I) et à 19, 5 : i,4o455
- » » et à 19, 4 : ï,41756
- Les tableaux suivants établissent que la loi de Maxwell — K n’est pas vérifiée quides considérés qui renferment
- 3S1
- 55-
- pour les 1: de l’a/ote.
- our la raie D nt à 2ou : r.38ir
- pour la raie D et a 17°,6 : 1,38730 ». D et à 19, 5 : 1,404^
- ..........
- ............ '-nyo à. 32
- U
- Propionitriîe
- Yalëronilriîe
- m
- )ur le
- rzs
- pour la raie I) et à 16», 5 : 1,3^96
- » D et à 14, fi : 1,36888
- » D et à 18 : 1,3917
- 36.4 à ai0
- 26.5 à 22
- à 22
- és, la constante dié-poids moléculaire de réfraction aug-
- recherches sui ;ur le spectre
- électriques ordi-leux électrodes métal-d’un spectre continu l’intensité est en général très faible par rapport à l’intensité des raies.
- » Ce spectre continu est ordinairement uniforme presque partout le long de l’étincelle. Au contraire, son intensité n’est pas la même dans régions du spectre. (') continu ordinaire dans les mêmes
- pôles sont constitués. Le fer, le cobalt, le nic-dont le spectre continu est très
- H) «Outrée fois apparaîtr
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI. — R» 22,
- » 2. L’intensité du spectre continu ordinaire dépend de la valeur de la self-induction du circuit de décharge. Quand la self-induction augmente, le spectre continu diminue d’intensité avec une vitesse qui dépend du métal des électrodes. Cette variation est très rapide pour les métaux plomb et mercure, tandis que pour les métaux, fer. nickel, cobalt, magnésium, elle est beaucoup plus lente (1).
- » 3. D'après Cazin, la production du spectre continu ordinaire est due aux particules incandescentes arrachées aux pôles. Si l’on remarque que, d’une part, les métaux dont le spectre continu esttrès intense sont justement, comme nous l’avons vérifié par un examen microscopique, les métaux qui donnent un très grand nombre de particules incandescentes (fer, nickel, cobalt, manganèse), tandis que, pour les autres métaux, elles sont beaucoup moins nombreuses; et que,, d’autre part, dans le cas de l’augmentation de la self-induction, les particules deviennent de plus en plus rares, cette opinion de Cazin nous paraît comme une des causes probables de ce phéno-
- » L’existence de ces particules peut expliquer aussi les spectres continus instantanés que nous avons cités au commencement.
- » Enfin nous ajoutons que quelquefois le spectre.continu est très intense au voisinage des électrodes, surtout quand ces électrodes sont des tils plus ou moins fins ; ce renforcement provient, de ,l’incandescence des extrémités des pôles. »
- Sur une perturbation magnétique observée le 8 mai par Th. Moureaux, Comptes rendus, t. CXXXJV, p. 1107.
- cc Le tremblement de terre du 6 mai n’a pas eu d’action sensible sur l’enregistreur magnétique du "Yal-Joycux, ni sur celui do Perpignan où les secousses ont été ressenties.
- » La catastrophe de la Martinique parait avoir eu lieu le 8 mai vers huit heures du matin, heure correspondant à midi 14 minutes, temps moyen de Paris. Elle 11e semble pas avoir agi sur le baromètre, comme l’éruption du Krakatoa.
- (i) « Si la spif-induetion prend des valeurs de plus on
- diminue de plus en plus et, à la fin, les raies existent sur uu fond absolument obscur.
- s'élimine complètement pour des valeurs convenables de
- I» A l’Observatoire du Val-Joyeux, près de Saint-Cvr, une perturbation magnétique s’est manifestée à midi 6 minutes et a continué jusqu’à huit heures du soir, affectant surtout ]a composante horizontale. 11 sera intéressant Je rechercher si le même phénomène a été constaté dans d’autres observatoires et s’il est en rapport avec l’éruption de la Martinique. »
- Séance, du 20 niai 1902
- Sur la force répulsive et les actions électriques émanées du Soleil. Application aux nébuleuses, par H. Deslandres, t. CXXXiy p. n34-‘i3y.
- Les Annales de Dvude ont publié récemment un fort important. Mémoire de Svante Àrrhénius intitulé « Sur la cause de l’Aurore boréale » et caractérisé par l’application nouvelle de la théorie dosions aux corps célestes. 17 auteur fait plusieurs hypothèses principales pour expliquer l’aurore polaire, et ces mêmes hypothèses lui permettent d'expliquer plusieurs autres grands phénomènes, encore très obscurs, tels que la force répulsive émanée du Soleil, les ravons coronaux, la queue des comètes, les variations du magnétisme terrestre, et la lumière zodiacale ramenée à une queue cométaire de la Terre. L’auteur y aborde aussi une théorie des nébu-
- Dans sa note, M. H. Deslandres lait observer qu’il a jjrésnnté antérieurement une des hypothèses principales d’Arrhénius pour expliquer les mêmes phénomènes ('), puis il présente plusieurs remarques sur les hypothèses d'Arrhénius et, en plus, quelques idées personnelles sur la nature des nébuleuses.
- Les hypothèses principales d’Arrhénius forment deux groupes distincts : un premier groupe de trois hypothèses, et une quatrième. Les trois premières hypothèses longuement développées sont les suivantes :
- i° La force répulsive émanée du Soleil, admise par les astronomes, depuis Kepler, est la poussée du rayonnement lumineux, calculée
- 1 Ces idées n’ont pas été condensées dans un Mémoire d’ensemble ; elles sont disséminées dans plusieurs notes dont les principales sont : Observations de l'éclipse totale du Soleil de i8g3 au Sénégal (Gaulhier-Y'illars, aiars 1896. p/62 à 75) et Explication simple de plusieurs phénomènes célestes par les rayons cathodiques (Comptes rendus, t. CXXYI, mai 1898, p. Êcl. Êlect., t.XVI.
- p. 427).
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- 33ç>
- par Maxwdl et Bartoli. Arrhénius suppose d'ailleurs que cette poussée est rejetée par les astronomes ; R suffit de rappeler qu'elle sert de base la théorie des comètes de M. Fayc ; 'V la sur-
- tune charge positive
- . par Je Soleil, si elles sont petites ; 3° les gaz solaires * i lieu suri
- autour des ions négatifs,^ les particules précé-
- » Ce sont ces particules électrisées, rep. sées dans tous les sens par le Soleil avec
- J’expliquer tous les ,
- spectre Or elle suffit seule à expliquer tous les phénomènes énumérés plus haut, sans ai hypothèse sur le Soleil, et en dehors de te hypothèse sur la nature du rayon catliodiq L’expérience seule indique, en eü’et, que ce rayon apporte aux corps qu’il trappe nue poussée répulsive, une charge négative et une illumination. Si d’ailleurs on le considère comme dù à un bombardement de matière très divisée, ou retombe sur une autre particule électrisée que Rappellerai particule cathodique., pour la distinguer de la précédente, fournie parles trois pre-
- 'et r
- » Mais probablement, les quatre causes sup->ees agissent en même temps ; dans ce eus, la particule cathodique ale rôle prépondérant. Car la force répulsive correspondante, qui est facile à constater dans le laboratoire, doit être plus furie que celle due à la particule ionique, qui
- d’uite manière complète. De plis, comme elle a «ne très grande vitesse voisine de celle de la lumière, elle échappe L la lumière ultra-violette lui décharge les corps électrisés, (dors (pie la Particule ionique, de vitesse beauemqj plus laibie
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Sur le spectre des étincelles, par B. Eginitis. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 1137-1139.
- 1. MM. Schuster et Hemsalech, dans leurs recherches sur les étincelles, avaient roussi a éliminer les raies de l’air du spectre des étincelles (1). Il semble à l’auteur que la cause principale de cette élimination est la présence de la vapeur métallique.
- En effet, d’après MM. Schuster et Hemsalech, les raies de l’air s’éliminent complètement par l’augmentation de la self-induction du circuit de décharge. D’autre part, d’après les recherches de Feddersen (i), le trait existe dans tous les cas, mais son intensité est en général très faible. Mais, entre ces deux séries de recherches, il y a une grande différence. Feddersen faisait éclater une seule étincelle, tandis que MM. Schuster et Hemsalech font éclater un certain nombre d’étincelles. Chacune de ces décharges traversait ainsi un milieu rempli de vapeur métallique par les décharges précédentes.
- Seguin (3). d’autre part, avait remarqué que le trait, qui n’était pas distinct par le rapprochement des pôles, apparaît quand on chasse l'auréole par un soufflage; en outre, quand il éloignait les électrodes, les raies de l’air apparaissaient et augmentaient d’intensité avec l’augmentation de la distance explosive.
- D’après M. Hemsalech (l), les raies de l’air s'éliminent quand la valeur de la self-induction est égale à 0,00286 lienry, valeur qui est très petite relativement aux valeurs employées par Feddersen. Mais M. Eginitis a montré que les valeurs de la sclf-induction qui éliminent les raies de l'air et qui varient avec la nature du métal et la distance explosive, sont d’autant plus petites que les métaux sont plus volatils (sodium, potassium, mercure). Dans ce cas, on peut aussi (aire apparaître les raies de l’air par un souillage (cela ne réussit pas quand la sclf-induction est très grande, a cause de la faiblesse du trait}.
- méridien solaire d'une tache, d’une facule ou d’une pro-
- (»} Pkil. Trtms '., t.'cXGIII, 1899, et Hemsalech, Thèse de Doctorat.\oir dans /.'Eclairage Electrique, du 10 août 1901, t. XXVIII, p. ao6, l’article de M. E. Xéculcéa sur
- (2) Ann. Chim. et Phys., 3e sér., t. LX1X, i863, p. 193. (s) Ann. Chim. clPhys., 3°sér., t.LXIX, i863,p. io6-io8. (4) Comptes rendus, t. CXXX1II, 1901, p. 1901. — Ecl. Êlect., t. XXIX,p. 448, ai déc. igoi.
- T. XXXI. — N° 22
- D’après ces expériences, la vapeur métaIIiqUe paraît être la cause principale de l’élimination des raies de l’air et du trait. Cette élimination est facilitée par l’augmentation de la self-îndnc-tion qui diminue l’énergie du trait.
- 2. L’auteur rappelle que dans une note pré. cédente (*) il a annoncé que, dans les spectres des étincelles, quand les pôles sont constitués de différents métaux (mélanges ou alliages), 0n peut avoir, par la variation de la self-induction du circuit de décharge, des effets différents qui montrent la variété <lc la matière dont les pôles sont constitués. Dans ces cas, on peut avoir des variations différentes de l’intensité des raies ou une élimination complète du spectre d’un ou de plusieurs métaux. « Ainsi, la variation de la self-induction possède, dit M. Eginitis, la propriété très importante de faire apparaître les différences de quelques propriétés delamatièreif ).»
- (f) Éci. Êlect., t. XXXI, p. 194, 3 mai 1902.
- (2) » D’après MM. Schuster et Hemsalech, les différentes raies d’un métal pur 11’ont pas la même vitesse moyenne le long de l’étincelle, et ils avaient conclu de leurs expériences que probablement cette différence provenait d’une différence au point de vue du poids atomique.
- » Si l’on compare les vitesses moyennes des raies de quelques métaux simples et les variations des mêmes raies correspondant à une valeur de la self-induction, od voit que les raies qui ont la uicine vitesse moyenne ont subi une variation du même genre. Ces raies paraissent ainsi former dos groupements.
- » Des expériences que nous avons faites jusqu’à prisent soit sur des métaux simples (sodium, potassium, mercure, platine), soit sue des mélanges ou dos alliages, et en tenant compte des expériences de MM. Schuster et Hemsalech, nous croyons qu’on peut conclure que » 10 L intensité dos différentes raies d’un métal dépend de la nature des métaux avec lesquels il coexiste, eide lu nature du milieu (qui peut èlrc formé par les pôles ouv mêmes pendant les décharges).
- » sr> Quelques raies (des métaux simples forment des groupements dont les variations sont dues probablement à la variété de la constitution des par;icules rayonnante et de la nature des pôles.
- » 3° Une relation parait exister entre ces groupement» elles groupements des raies qui ont la même vitesse.
- » 4° Les vapeurs métalliques pendant les décharges pc-sentent des propriétés électriques qui varient avec b“r nature et qui diffèrent considérablement de celles de I *,r-
- - » 5« L’usagedelaself-iuducliondans les décharges elcc
- triques à travers les gaz constitue une méthode qui pcr met d’examiner la constitution de la matière.
- Le Gérant : C. XAUD-
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- Tome xxxi.
- lin 1902
- 9« Année. — N» 23.
- L
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE ^
- sbibu
- &
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. —D. MÛNNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à ta Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN. Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L'ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS
- L’éclairage électrique des trains peut être réalisé sous deux formes distinctes, vieilles, toutes deux, de vingt ans passés : éclairage obtenu sans le secours de dynamos sur les trains, éclairage comportant l’emploi de dynamos sur les trains. Ces deux catégories de systèmes peuvent elLes-mèines être subdivisées en deux classes, suivant que la source d’électricité est placée sur un ou deux véhicules seulement, ou que chaque véhicule du train est alimenté d’une façon indépendante.
- A. Éclairage des trains par accumulateurs seuls f. Eclairage d’un train entier par une ou deux batteries seulement. — Ce procédé est employé depuis 1892 ou 1893 sur les chemins de fer de l’Etat danois et y a pris un assez grand développement. D’après des publications faites récemment sur ce système en Allemagne, il y aurait -00 voitures éclairées de cette manière.
- Chaque compartiment contient deux lampes de 8 à 5 bougies, suivant la classe,branchées sur deux circuits distincts alimentés par deux batteries placées dans les fourgons ; il y a donc deux canalisations principales régnant le long du train et comportant, entre les voitures, deux accouplements ayant, paraît-il, la forme extérieure des raccords du frein Westinghouse. En cas de coupure du train' ou de mauvais contact dans une des canalisations^ d reste toujours une lampe allumée dans les compartiments. Chaque batterie se compose de 36 éléments de i3o ampères-heure, à matière rapportée du système Ilagen, répartis en 9 boites de 4 éléments, disposées en 3 étages dans un coin du fourg*on, avec des connexions automatiques, consistant en lames de cuivre fixées sur les côtés de la boîte et venant s’appuyer sur des lames à ressort montées dans l’intérieur des casiers. Les lampes fonction-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI.- N° 23.
- nent à la tension de 66 volts environ. L'énergie emmagasinée ainsi dans le train n’est pas très grande, mais sur les chemins de fer danois, les trains ne sont pas très longs et n’ont pas de grands trajets de nuit, de sorte que les batteries suffisent, en général, pour assurer une quinzaine d’heures d’éclairage ; la recharge se fait sur le train même en quatre heures et demie, ce qui ne présente pas de difficultés, parce que les trains ont de longs garages.
- Le même système est employé sur les petits chemins de fer particuliers suédois, et, d après le rapport de MM. Chaperon et Hérard, au Congrès des chemins de 1er de 1900, sur les chemins de fer de la Sicile occidentale et sur une partie des trains des chemins de fer de l'État du Cap, mais les renseignements font défaut sur l’importance de ces applications.
- Les dépenses totales d'établissement et d’entretien sont sensiblement plus faibles avec ce procédé qu'avec le système par batteries isolées sur chaque véhicule, car deux batteries assez fortes coulent moins cher et sont plus faciles à surveiller qu’une série de petites. L’éclairage des trains par des batteries placées dans le fourgon convient bien pour les petits réseaux, où il est appliqué, et dont les trains n’ont pas de très grands parcours de nuit, ont des périodes de repos assez longues et 11e changent pas souvent de composition ; mais sur les grands réseaux où les trains contiennent beaucoup de véhicules, ont peu de stationnement ou bien comportent des intercalations fréquentes de voitures de types variés, cette méthode n’est pas à recommander et n’a. d'ailleurs, pas reçu d’applications, parce qu’elle entraîne les sujétions d’une canalisation générale et d’une immobilisation de charge, tout en conservant de fortes dépenses d’accumulateurs.
- II. Eclairage des voitures par batteries indépendantes. — Je ne citerai que pour mémoires les essais d’éclairage électrique des voilures à l’aide de batteries indépendantes de piles primaires, exécutés et vile abandonnés, en 1884, dans diverses compagnies anglaises (piles Holmes), en 1887, sur les wagons-lits (piles Dentelles), et en 1890, sur l’Est français (piles Mérilens). Les piles primaires produisent un courant beaucoup trop onéreux et inconstant, et exigent des manipulations de liquide beaucoup trop désagréables pour qu’on puisse les appliquer pratiquement à l’éclairage des voitures de chemins de fer.
- Les accumulateurs, au contraire, donnent un courant sensiblement constant pendant toute la durée de leur décharge et l’on n’a presque jamais à loucher à leur liquide. Rendre les voitures complètement indépendantes en ies munissant chacune d'une petite batterie d’accumulateurs, paraît, à première vue, une solution très simple et très séduisante. Aussi voyons-nous ce procédé expérimenté dès que les accumulateurs entrent dans la période de fabrication industrielle. Les premiers essais remontent, en effet, à 1880, et furent exé-, eûtes, sans succès, au London Brighlon Ry. Des essais furent entrepris ensuite en i883, à la Compagnie d'Orléans et de i885 à 1887, dans diverses compagnies américaines et aucun de ces essais ne fut suivi d’application, parce que ies accumulateurs se détérioraient alors beaucoup trop rapidement. 11 faut arriver à 1889 pour voir l’éclairage électrique par accumulateurs appliqué chez un petit nombre de véhicules, mais d’une façon définitive, à la Compagnie du Nord française et à la Compagnie suisse du Jura-Simplon.
- Je vais passer en revue les applications réalisées en Europe en les divisant en deux groupes, suivant que les accumulateurs sont chargés dans une usine spéciale, ou dans les trains mêmes. On manque de renseignements sur les applications réalisées en Amérique ; on sait toutefois qu’il n'y a, dans cette contrée, qu’un nombre infinie de voitures éclairées par accumulateurs.
- y- Installations où la cuauge Est ki-tectuée dans lne usine. — Chemin de fer suisse du Jura-Simpton. — C'est dans cette Compagnie que l'éclairage électrique par accumulateurs
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- a pris le développement le plus rapide et le plus complet. Trois ans après le début des essais, qui commencèrent en décembre 1888 sur une voiture, la Compagnie avait déjà équipé une centaine de voitures ; et, dès >894, tout son mutérieldc voitures et de fourgons était éclairé à l'électricité, abstraction faite de quelques vieux véhicules bons à démolir C’est la seule Compagnie de chemin de 1er {pii ail. fait une application génëralo de l’électri-
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- cité pour l’éclairage de ses trains. Elle possède actuellement (.168 véhicules, voitures ou fourgons, éclairés à l’électricité, sur un effectif total d’environ 8oo véhicules.
- Autres chemins de fer suisses. — Les autres roseaux suisses, qui sont beaucoup moins importants que celui du Jura-Simplon, emploient, en général, l’éclairage au gaz d’huile. Il V a pourtant 1II9 voitures éclairées à l’électricité au Central Suisse, avec une station de charge à Üllen, 20 au Gothard avec une station de charge à Chiasso et 60 voitures sur les réseaux de Berne à Neufchâlel et du Jnra-Neufehàteloisavec une usine de charge à Yverdon. Dans toutes ces compagnies, on emploie des boîtes d’accumulateurs possédant les mômes contacts automatiques que ceux du Jura-Simplo'h.
- Bureaux-postes allemands. — Presque tous les bureaux-postes ambulants do l’Allemagne du Nord sont éclairés par accumulateurs depuis sept ou huit ans. Les r5oo wagons aménagés comprennent, en général, 6 lampes fixes de 12 bougies et une lampe portative, toutes munies d’un interrupteur, et contiennent une batterie d’accumulateurs Bose de 16 éléments ; les grands bureaux-postes qui servent au service international portent deux batteries et contiennent i2 lampes. Les batteries se composent de 4 boîtes de 4 éléments de 120 ampères-heure de capacité, logées sous une table dans l’intérieur du wagon et réunies entre elles par des fils serrés sous des écrous. Les accumulateurs B5so sontconstitués avec des plaques ne comportant qu’une ou deux grandes pastilles et sont très légers ; chaque boite pèse 46 kg seulement. Les petits bureaux renferment 184 kg d'accumulateurs et les grands 368 kg (’).
- Le service des postes allemandes emploie environ 1 000 batteries Bose. Cette administration emploie également environ 5oo petites batteries transportables, composées d’une boite de 20 kg munie d'une poignée et renfermant 8 éléments de s5 ampères-heure et. sur laquelle on peut brancher une lampe amovible à réflecteur, de 7 bougies, servant à l’éclairage des bureaux auxiliaires, accouplés aux wagons-postes pour le transport des eolis-poslaux (Beivvagen),
- L’entretien des accumulateurs est effectué à forfait à la Société Bose à raison de 20 p. 100 du prix d’achat.
- L’administration des postes allemandes est très satisfaite de celte organisation, parce qu’elle se trouve ainsi indépendante des compagnies des chemins do fer qui lui vendaient le gaz d’huile très cher et qu'elle obtient dans ses bureaux ambulants un éclairage brillant et très hygiénique.
- L’Administration des postes bavaroises a 4° bureaux ambulants et celle des postes saxonnes, 80 bureaux ambulants, éclairés de la même manière, par accumulateurs Bose. Les postes autrichiennes ont également 5o lmreaux-postes éclairés par accumulateurs Bose, rechargés à la gare du Nord de Vienne, en môme temps que ceux des voitures du chemin de fer du Nord Kaiser-Ferdinand.
- Bureaux-postes français. — L’Administration des postes françaises a mis en service, depuis un an, une trentaine de nouveaux bureaux ambulants, très spacieux, de 14 et même
- P) Les bacs sont en celluloïd, oc qui permet d’examiner les éléments sans les démonter. Mais cette matière est facilement inflammable et il n’y a guère d'autres fabricants que la société Bose qui l'ait conservée ; elle a cto remplacée presque partout par l'ébonile.
- Les boites sont enlevées et portées dans les stations de charge, au nombre d'une dizaine, installées dans les gares importantes. Les boîtes étant légères, leur manutention est facile, mais leur accouplement est assez long à exécuter. Comme elles sont peu encombrantes ou peut en placer jusqu'à quatre étages superposés; les salles de charge ont ainsi des dimensions réduites et ont pu être installées dans l'intérieur mémo des gares; il est vrai que. quelquefois, U a fallu les mettre en sous-sol. Dans ces stations de charge, le courant est pris sur l'usine de la gare
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- 18 111 de long, et dont le séjour est rendu très confortable pour les employés par l’usage de l’éclairage électrique dont ils ont tous été munis. Ces wagons-postes sont installés à peu près de la même manière que les wagons allemands, à l’aide d'accumulateurs des types Dinin (la maison Dinin construit, en France, les accumulateurs de la société Bdse), de la société des Métaux, Fulmen, Oméga, Champagne, qui, sauf sur la ligne du Nord, sont tous transportés et rechargés dans des usines situées dans les différentes gares de Paris ou de Bordeaux. Chaque véhicule contient y batteries de 3 y. éléments, de 180 ampères-heure, pesant 720 à 780 kg et porte 2.4 lampes de 10 bougies, soit 240 bougies en tout. Les lampes sont un peu poussées, de sorte que les accumulateurs peuvent fournir vingt-cinq heures d'éclai-
- L'Administration compte étendre progressivement l’éclairage électrique à tous les petits bureaux ambulants de 6,800 m, dont 6 sont déjà éclairés par 10 lampes de 6 bougies, sur la ligne de l’Est, à l’aide de batteries Dinin simples, identiques à celles des bureaux-postes allemands.
- Est français — A la suite d’essais effectués de 1898 à 1899 sur quatorze voitures, la Compagnie de l’Est a installé, en 1900. l’éclairage électrique sur toutes ses voitures à intereir-eulalion, au nombre de 164 ;• i»4 de ces voitures sont éclairées par accumulateurs seuls. Les compartiments à 6 ou 8 places sont munis chacun de a lampes de 6 bougies, disposées de part, et d’autre de la lanterne à huile conservée comme éclairage de secours, dans deux fausses lanternes fixées au plafond ot fermées par une coupe en cristal taillé et dépoli s’ouvrant de l’intérieur ; la lanterne renferme un réflecteur en plaqué d’argent et la lampe à incandescence est placée horizontalement, faute de hauteur : le filament des lampes paraît se ressentir davantage des trépidations dans cette position que dans la verticale.
- Les voyageurs peuvent éteindre complètement chacune des deux lampes de compartiment; il en résulte une économie notable. En outre, l’éclairage à l’huile a été conservé dans le couloir et le water-eloset; une voiture ne représente ainsi que 60 bougies d’éclairage. Les lampes sont groupées en 2 circuits ayant le fil négatif commun et les fils positifs séparés ; cette disposition évite les inconvénients de la mise en parallèle de 2 batteries, tout en conservant l’indépendance de ces batteries. Les batteries sont calculées de façon à pouvoir fournir vingt heures d’éclairage, la décharge étant arrêtée à 1,9 volt, ce qui dispense d’employer un rhéostat ou d'ajouter des éléments supplémentaires à la fin de la décharge. Les y batteries d’une voiture se composent chacune de 3 boîtes de 4 éléments de 75.ampères-heure, pesant de 60 à 70 kg, soit 36o à 420 kg par véhicule. Les boîtes sont réunies entre elles par des fiches rondes fendues que l’on introduit dans une douille. Les accumulateurs employés sont de divers types : Tudor, Métaux, Pollak ; dans tous les cas, les bacs doivent avoir des couvercles hermétiques, en raison de la manutention des boites qui a lieu après chaque voyage ou après a ou 3 voyages pour les parcours comportant peu d’éclairage. Les boîtes sont transportées par 6 sur de petites charrettes à 2 roues, suspendues sur ressorts et traînées à bras, des quais jusqu’à l'usine de charge, située au fond de la gare de Paris et qui emprunte le courant au secteur.
- Aucune autre compagnie française m'emploie l’éclairage par accumulateurs amovibles (*).
- fl) I.a Compagnie (le P.-L.-M. a fait usage de ce système de 1892 à 1898 sur 5o voitures de la banlieue de Paris, munies d'accumulateurs b'uLmen, et 1 a abandonné complètement en raison des ditlicultés que causait la manutention des accumulateurs en gare de Paris.
- Les chemins de fer de l’Etat français ont également remplacé parle système à dynamo, le procédé employé de 1898a 19m pour l’éclairage de 9 voitures à couloir et consistant à échanger des accumulateurs en garede Saintes et à les porter à recharger dans les ateliers de Saintes.
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- Chemins de fer de VÊlat hongrois. — L'électricité a été appliquée à l’éclairage ries grandes voitures à couloirs de ire et 20 classe depuis 1896 et ia5 voitures sont actuellement aménagées. Les lampes, au nombre de 2 par compartiment, sont de 10 bougies en irc classe et de 6 bougies en 2e classe ; elles sont placées dans le réflecteur ordinaire de la lanterne à huile, disposition peu conteuse, mais donnant une mauvaise répartition de la lumière. Chaque voiture absorbe, au total, environ 160 bougies. Les lampes des compartiments sont groupées en dérivation sur 2 circuits distincts, mais elles peuvent être placées en série sur l’un ou l’autre des circuits, à l'aide d'un commutateur placé dans les compartiments à -la disposition des voyageurs. Chaque circuit comprend 1,2, 3 et même 4 batteries simples réunies en parallèle et correspondant à des durées d'éclairage de douze, vingt-quatre, trente-six et quarante-huit heures, suivant les trajets à effectuer. Les accumulateurs sont du type Tudor et du type Bose, de 90 ampères-heure de capacité : ils sont groupés par boîtes de 6 éléments, réunies entre elles par des contacts à fiches. Les bacs ont des couvercles hermétiques collés. Une batterie de 2 boites pèse 100 kg pour les Bôse et 15o kg pour les Tudor ; le poids d’accumulateurs, par voiture, varie donc de 210 kg à 840 kg ou de 3oo à 1 200 kg, suivant le cas.
- Les boîtes d’accumulateurs sont enlevées des voitures dans' les deux gares de l’Est et de l'Ouest de Budapest, et transportées sur de petits chariots dans les usines de charge situées dans ces gares.
- Chemin de fer autrichien du Nord-Kaiser-Ferdinand. — Les premiers essais d'éclairage électrique ont commencé en 1893 ; la Compagnie possède actuellement 65 voitures et. four? gons munis de ce mode d’éclairage.
- La plupart des voilures aménagées sont des voilures mixtes, de irfi et 2e classes, à couloir, que l’on munit de 2 batteries d’accumulateurs, pouvant fournir trente à trente-cinq heures d'éclairage environ, et alimentant 2 circuits distincts de lampe avec positif commun. Dans les voitures de 3Ù classe, faisant de faibles parcours, on ne met qu’une batterie ; on en met 3 dans les batteries mixles pouvant, être éclairées cinquante heures; dans ces 2 cas, les circuits de lampes et les batteries sont alors complètement réunis en parallèle. Chaque compartiment renferme 2 lampes de 6 bougies, branchées en dérivation sur les 2 circuits d’accumulateurs et que les voyageurs peuvent mettre en veilleuse en les groupant en série sur l’un des circuits. Les batteries de type Tudor et Bose se composent de 6 boîtes, de 2 éléments pesant 40 kg dans le ier cas et 28 kg dans le second, soit, en général, 336 à 480 kg par voiture ; les boîtes sont réunies entre elles de la même manière qu’à l’Etat hongrois par fiches. Les voilures de 3* classe ne renferment que 8 lampes de 6 bougies, soit 48 bougies et les voitures mixtes 16 lampes de 6 bougies, soit '96.bougies. Les accumulateurs ont une capacité de 180 ampères-heure. Les lampes sont fixées au plafond, de part et d’autre de la lampe à huile, conservée comme éclairage de secours, sur de petits réflecteurs mélalliques et enfermées dans une coupe. Lorsque j’ai visite l’installation de cette Compagnie, en 1898, les coupes étaient unies on 3e classe et dépolies en ire et 2e classes, ce qui enlevait une quantité sensible de lumière.
- Les accumulateurs sont portés sur de petits chariots dans l’usine de charge, située dans a gare du Nord, à Vienne.
- Los chemins ne fer de l’Etat autrichien n’ont qu’une vingtaine de voitures éclairées par accumulateurs, rechargées à la g-are do l’Ouest à Vienne ou à Landau.
- Chemins de fer italiens de la Méditerranée. •— Cette Compagnie a entrepris, en 1893, des essais d’éclairage électrique par accumulateurs, qui ont été suivis d’application assez
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- étendue. Lorsque j’ai visité les installations de ceLle Compagnie, en 1899, elle avait installé l’éclairage électrique sur 113 voitures de ol. 3° classes, aux trains express à water-
- closets. du type à compartiments séparés en très petits couloirs, adopté sur certaines voitures du P.-L.-M. ; ce nombre doit s’être accru, car on était décidé à appliquer l’électricité à toutes les nouvelles.voitures à couloir qui seraient, construites (l).
- Chemins de fer de /’Adriatique. — Les Chemins de 1er italiens de l’Adriatique ont. appliqué, depuis le mois de novembre dernier, l'éclairage électrique sur 80 voitures de iro et classes, à couloir partiel, circulant dans les trains express, et, d’après les renseignements ({ni m’ont été fournis par la Compagnie, ce mode d'éclairage va être étendu prochainement à une centaine de voilures existantes, et aux voitures nouvelles à construire (-).
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- Chemins de, fer badois. — Les Chemins de fer badois oui appliqué l’éclairage électrique depuis 189b, aux trains express du service Bâle-Mannheim, mais il n'y a que 35 voitures équipées. Ces voitures, du type à compartiments séparés et. xvaler-closets, contiennent des lampes de 5 bougies dans les waler-closets et y. lampes de io bougies dans chaque compartiment. Les y lampes sont disposées sur un réflecteur placé dans la lanterne à huile ; elles sont alimentées par a circuits absolument distincts, munis chacun d’un compteur horaire. Chaque circuit est desservi par i ou a batteries de 8 éléments.en parallèle, suivant que l’on prévoiL un éclairage inférieur ou supérieur à dix-huit heures (*).
- Autres chemins d,e fer allemands. — Los Chemins de fer de l'Etat. prussien ont, de 189a à 1890, fait des essais d’éclairage par accumulateurs Pulvis de Gelnhausen, sur quelques voitures du service Berlin-Francfort, et ont abandonné ces essais. Le gaz est appliqué actuellement sur tonL le matériel des chemins de fer de l’État prussien et sur la plupart des autres lignes allemandes. Quelques petites Compagnies privées, telles que celles de Dortmund, de Mceklombourg, possèdent seules un nombre très faible de voitures éclairées par accumulateurs.
- Je ne crois pas qu'il y ail cm Russie de voitures éclairées par accumulateurs isolés.
- Commis on le voit, l’éclairage par accumulateurs rechargés dans une usine fixe, s’il est répandu dans beaucoup de Compagnies, n'est appliqué dans ces Compagnies que sur des voitures de types récents, affectées exclusivement aux trains rapides, et jamais sur les voitures des trains ordinaires omnibus ou directs, sauf au Jura-Simplon. Ceci provient certainement de ce que, en dehors de ce dernier cas qui est tout à fait spécial, j’insiste sur ce point, le système par accumulateurs amovibles conduit à des dépenses d’éclairage très élevées, en raison des frais considérables et de la gène causée par la manutention du bâti ; en outre, il oblige à avoir une réserve assez importante de batteries lorsque l’on n'a pas le temps (y ou 8 heures) pour recharger les accumulateurs pendant le stationnement du train; c’est le procédé électrique le plus coûteux.
- 3. Installations où la charge est eti'ectckk sua les voitures mêmes. —Nord français. — Après quelques essais préliminaires, la Compagnie du Nord a commencé, dans le milieu de 1889, à employer l’éclairag-e électrique sur les voitures d’un train rapide Paris-Calais, dit Club-Train, puis l’a étendu aux trains-tramways de Saint-Denis. SainL-Ouen et Pantin, aux trains de Ceinture-Nord et à un certain nombre de voilures, généralement de luxe, circulant sur les grandes lignes, le tout formant ensemble une centaine de voilures.
- Enfin cet éclairage a été appliqué à toutes les grandes voitures de iro et ae classes, à bogies, mises en service depuis quelques années, et qui s’élèvent actuellement au nombre de i65 (*).
- lampe supplémentaire de 8 bougies contenue dans une ampoule en verre bleu et placée, soit au milieu, soit à côté
- des connexions automatiques par bandes de contact inférieures, comme celles du Jura-Simplon. Les boîtes sont
- et placées sur des étagères munies de bandes de contact semblables il celles des coffres des voitures.
- Les accumulateurs employés au début étaient du type Pulvis, de Gchulhausen, à plaques rainées, remplies de
- globes fixés au plafond ; dans les compartiments, généralement au nombre de sept, les lampes sont montées sur
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- Des usines de charge ont été aménagées dans les gares du Landy (Saint-Denis), de Saint-Ouen, de Calais eL de Fives (près Lille), qui toutes possédaient déjà des installations électriques d’éclairage. L’usine la plus importante est celle du Landy ; elle est établie dans un garage où s’effectuent le nettoyage, la visite, les menues réparations et la formation de tous les trains partanlde Paris. Le courant arriva; de l’usine de Saint-Ouen sous la forme triphasée : la tension est abaissée au Landy, puis il est transformé en courant continu par une commutalrice, qui présente la particularité intéressante de pouvoir fournir une tension variable dans de très grandes limites, de 200 à 600 volts, sans donner lieu à de fortes étin-
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- (•elles : ce résultat est obtenu à l'aide d’un enroulement excitateur à 4°° volts et d'un second enroulement excitateur auxiliaire de soo volts, dont l’action peut s'ajouter ou se retrancher à celle du premier (1).
- La Compagnie du IVord assure, moyennant une redevance forfaitaire, l’éclairage élec-Lrique de 9 grands bureaux-postes, de 14 et 18 m de long, qui circulent sur son réseau, à l’aide de batteries d'accumulateurs du même type que celles des voitures à bogies de la Compagnie. Laeluirge de ces accumulateurs est effectuée en gare de Paris-Xord, sur les wagons même pendant leur garage, mais chaque batterie est branchée isolement sur le circuit d’éclairage de la gare à no volts. O11 emploie également le courant de la gare pour éclairer en même temps les lampes du bureau-poste, pendant les quelques heures de travail qui précèdent le départ, ce qui est un moyen habile d’cconomiser le courant des accu-
- Chemins de fer de'Sceaux. — Depuis 1896, toutes les voitures, au nombre de m, servant à la formation des trains circulant en semaine de Paris à Robinson et de Paris à Limours sont éclatées à l'électricité. On n’a conservé l’éclairage à l’huile que sur le matériel de renfort employé le dimanche. Les lampes de -2?> volts consomment 3 watts par bougie. U y a 2 lampes de 4' bougies dans les 4 compartiments des voitures de ire (dusse, i lampe de 6 bougies dans les b compartiments des voitures de classe, / lampe de 4 bougies dans les 7 compartiments des voitures de 3(' classe; on n’a pas cherché à donner un éclairage brillant, mais une lumière modérée (2).
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- Chemin de fer de Ceinture. — Tout le nouveau matériel construit par la ligne de Ceinture quelque temps avant l'Exposition de ryoo et composé de i56 voitures de 20 classe, 3o voitures de ire classe et 57 fourgons, soit au total véhicules, a été muni de l’éclairage électrique (').
- La ligne de ceinture comportant, en dehors de nombreux passages sous des ponts, quatre grands tunnels, on était obligé autrefois de laisser les lampes à huiles allumées pendant tous les voyages de jour et même pendant les très courts stationnements, c’est-à-dire pendant une durée quotidienne de 18 heures environ. Depuis que l’éclairage électrique fonctionne, on n’allume plus pendant le jour que pour les passages dans les Lunnels. En raison de celte circonstance particulière, l’éclairage électrique procure certainement une économie Lrès notable sur l’éclairage à l’huile ou au gaz.
- L éclairage, sur la ligne de Ceinture, présente une autre particularité. Tandis que, sur toutes les autres lignes,_ Tindépendance des voitures est considérée comme un grand avantage, on a trouvé que, sur cette ligne, elle constituait un inconvénient. Les 2 agents de train n’avaient pas en effet le temps suffisant, pendant les arrêts aux stations, pour allumer et éteindre isolément toutes les voitures du train par le tirage dos tringles de commutateurs, comme ils le faisaient au début; bien entendu il leur était impossible d’allumer sous les poufs un peu longs situés entre 2 stations. O11 a tourné la difficulté en réalisant l’allumage général du train par les fourgons, tout en conservant l’alimenlalion indépendante des voitures. Ou n’a rien changé à l'installation de celles-ci; on a simplement ajouté sur chaque voiture un nouvel interrupteur actionné par un relais, tous les relais du train étant réunis par une conduite générale auxiliaire, et commandés de l'un ou l’auLre des fourgons (2).
- Ce système, imaginé par i\I. Guédon, Ingénieur de la Ceinture, esl ingénieux, mais il n’est pas à imiter. Du moment qu’on s’astreint à avoir une conduite générale sur tout le
- sauf les accouplements entre les boites qui soûl inverses, c’est-à-dire que 1rs câbles volants sont terminés par des
- do éléments. La charge se fait sur les trains mêmes en gare de Courcelles, à l’aide d'une installation à potentiel variable analogue à celle du Landy et utilisant le même courant à liante tension do Saint-Oucn; la charge sc fait le plus souvent sous 3oo volts et dure 3 heures.
- véhicule. Sur ce panneau est également fixée une petite boite en foute renfermant l’interrupteur à relais ; cet appa-
- commu tuteur à'lames placé dans un coffret du fourgon et que l’agent de train manœuvre en tirant un bouton extérieur ; mais il doit eu même temps dégager, à l’aide d'une clef spéciale, un taquet qui verrouille le commutateur (afin d’éviter
- rendre compte de l’opération qu’il produit sur tout le train", allumage ou extinction. Les ratés ne'se produisent que
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- train, il serait pins rationnel, dans le cas d'une installation nouvelle semblable, cle n’avoir qu'une grosse batterie dans un fourgon.
- Compagnie d'Orléans. — En dehors des trains de la ligne de Sceaux, la Compagnie d'Orléans a entrepris, en 1898, l’éclairage de quelques trains express, composés de grandes voitures à couloir, formant un total de 3o véhicules. Les accumulateurs sont les mêmes que ceux do la ligne de Sceaux, mais les batteries sonl de 37 ou 38 éléments, suivant le type de voitures. Les accumulateurs sont rechargés en séide, sur les voitures mêmes, en gare de Paris, place Walhuberl, avec du courant d’ares.
- Compagnie du Midi français. — Depuis 1898, la Compagnie du Midi a appliqué l’éclairage électrique à 20 voitures, munies d’accumulaleurs Faure-Sellon-Vollckmar, fournis par la maison Tricoeho, qui sont rechargés sur les voilures mémos en gare de Bordeaux-Saint-Jean.
- Autres Comuagnies. — Le rapport de M. Bandovils, au Congrès des Chemins de fer de 1900. cite les Chemins de fer de l’Etat Roumain comme employant, sur 88 voitures, l’éclairage par accumulateurs à charge rapide, mais n’indique pas si ces accumulateurs sont rechargés sur les trains mêmes ou sortis des voilures.
- L'éclairage par accumulateurs rechargés sur les trains mêmes est certainement plus commode et moins coûteux que le système par huileries amovibles, parce qu’on évite les frais de manutention des boîtes et qu'011 n’a besoin que d’une faible réserve de batteries. En outre, la durée de charge est moins longue, parce qu’on opère à peu près à potentiel constant, et qu’on 11c demande pas aux batteries la totalité de leur capacité, avant de les recharger. Néanmoins celle immobilisation des trains sur des points déterminés pendant quatre ou cinq heures est souvent admise avec dillicnllé par les services des gares. En outre, les frais de visite et d’entretien des accumulateurs restent les mêmes que dans les systèmes de la classe a, ils sont plutôt même un peu plus élevés, parce que les batteries sonl examinées moins souvent.
- Ces frais sont très importants et beaucoup plus élevés que dans les batteries des usines fixes. Les plaques soumises aux trépidations continuelles se désagrègent bien plus vite ; les boîtes et leurs connexions se détériorent sous l’influence des vapeurs acides et demandent dos réparations fréquentes. Quelle que soit la méthode de charge employée, l'éclairage des voitures par batteries isolées est toujours coûteux, en raison de la grande quantité d’accumulateurs qu'elle exige, et la durée de charge constitue une sujétion gênante.
- T H É O RIE M A T II É M A TI QU E
- MJ REVÊTEMENT DES CABLES SOIJS-MARINS
- L'Éclairage Electrique a publié récemment (t. XXX, p. 342, 8 mars 1902) une théorie approchée du revêtement des câbles sous-marins.
- L’auteur de cette théorie a admis que la section plane des fils de fer après enroulement sur un cylindre pouvait être assimilée à une ellipse.
- Il est possible, cependant, de traiter la même question par une méthode mathématique rigoureuse. C’est celle méthode qui est exposée ci-dessous.
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- I. Etablissement d’une fokmule exacte. — Le problème qu’on se propose de résoudre est le suivant :
- Considérons un fil de fer enroulé en hélice sur im cylindre de révolution. Soient : p le pas de l’hélice H suivant laquelle s’enroule l’axe du fil de fer;
- R le rayon du cylindre sur lequel se trouve celte hélice. (On peut appeler ce cylindre le cylindre moyen) ;
- /• le rayon du iîl de fer.
- La surface extérieure du Jll, après enroulement, peut être assimilée, avec une grande exactitude, à une surface canal, c’est-à-dire à l’enveloppe d’une sphère de rayon r dont le centre décrit l’hélice H.
- Supposons que l’on coupe le cylindre moyen par un plan perpendiculaire à son axe. La section droite du cylindre sera un cercle de rayon R, el. la section de la surface canal une courbe G dont on va déterminer l'équation.
- Pour cela, nous prendrons I de coordonnées rectangulaires, savo:
- i° Dans le plan perpendiculaire l’axe du cylindre moyen deux droites rectangulaires Ox, Ou, telles que O.r pas l’hélice H;
- nn L’axe du cylindre pour axe des z.
- Soit M Le, y, z) un point quelconque de l’hélice II (fig. i). L’équation de la sphère S ayant pour centre le point M et pour rayon r sera :
- (X-*p-HY-r)s + (Z-s)2=:r*
- : par le point d’intersection A de
- D’autre part, la courbe G s ïst-à-dire l’enveloppe des c<
- ûlleurs les relation:
- i étant une constante, qu D’autre part, pour s —
- ra l'enveloppe, des sections de la sphè clés représentés par l’équalion (X-a;)*+{Y-yï* = r«-=* évidentes
- ) S par le plan Z =
- > allons détermine
- î fonction du pas.
- La détermination de l’équation de la coordonnées polaires.
- rbe G est plu
- l’on fait usage des
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- 354
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Appelons donc ? la distance d’un point quelconque T du cercle au point 0, et w l’angle des droites 07' et Ou; (fig. 2).
- On. aura :
- j-tf-Rcoso ^ = Itsino
- L’équation du cercle deviendra :
- P2 — aRpcos (w— tp)= é
- ou bien en tenant compte de l’équation (3).
- (!>) p2 — aRp cos (w— ®) = r2 — m2 ©2 — R2
- L’équation de l’enveloppe des cercles représentes par l’équation (5) s’obtiendra en éliminant cp entre l'équation (5) et l'équation
- (6) _rîpsill (u-ç) = ou 2RpHm(<o-<p) = aiil3?
- L’équalion (0) peut s’écrire
- aRp cos (a
- F!g. a
- En ajoutant les équations (6) eL {n) après avoir élevé les 2 membres au carré, on 4 R2 p2 = 4 r,ï> 'f + (p* - r2 -f m2 <p> + R2)2
- équation du 2° degré en cp2, qui peut s’écrire :
- (8) «V + 1-2,,^ + R2 — ^ + p2i oa + (R2 — ^ + P*J3 — 4 R* ra — o
- En portant les valeurs de cp2 et de cp, tirées de réquation (8), dans l'une des équations (5) ou (6), on aura l'équation de la courbe C, qui est une courbe transcendante.
- IL Application dks formules au cas d’un cable sous-maiun bevêtu d’une armature en fies de fer. — Si l’on enroule en hélice sur un cylindre; n fils de fer jointifs de même diamèlre et que l'on coupe le câble ainsi obtenu par un plan perpendiculaire à l'axe du cylindre (l’enroulement, on obtiendra n courbes C, identiques et tangentes entre elles.
- Proposons-nous de chercher la relation qui existe entre lès quantités U, r, m et n
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- L’angle des deux tangentes menées de l’origine àTune des courbes C sera et l’angle polaire du point de contact de l'une de ces tangentes avec Ox sera —(fig. 3).
- Pour écrire l’équaLion de la tangente à la courbe C au point T (X, Y), nous remarquerons que cette droite est également tangente, au point T (X, Y), au cercle
- + = -R*
- Son équation sera donc :
- u—•c1 X — •-*') 4- b —r) (T - y) = «
- Exprimons que cette droite passe par l'origine.
- On aura la relation
- -X(X —*) +Y(T-j) = o
- et en coordonnées polaires
- .(9)(»°) ?^-R?coS(W-«) = o ou p = RCoS(W-'f)
- Exprimons maintenant que l'angle est égal à ~ .
- Nous pouvons d’abord simplifier l'équation (5)
- P* - > R P («.-<*) - -R2
- qui exprime que le point T (X, Y) est sur le cercle langent en T à la courbe C. En combinant cette équation avec l’équation (9) on obtient la relation plus simple
- (.o) Rpcoa(w-?)=mV + R*-r*
- On aura donc la redation cherchée entre R, r, m et n en écrivant que w = , et en
- éliminant a et cp entre les 3 équations
- (13) ? R cos — ç ) = m* f + R2 _ r2
- On a d'abord les relations
- P*=w,a<p* + R*~r*
- doù
- p2
- N)
- (t5)
- fv + pî(„,i_R!)_„,;(a>_H)=o
- R2 (m3 4,2_j_ RS __ rr} — ça _j_ R2 __ raja _|_ ?a
- («»* f + R2 - r*) ;«V - i'a) + ?2 - 0
- ?*+?»* R' - -b »*] f - ^ (R- - >*) = °
- De ces deux équations (14) et (15), bicarrées, on peut toujours tirer 0 et »
- fonction
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI. — N° 23.
- de R, /• et m. On voit que dans l’hypothèse y < R, elles ont chacune une racine réelle et positive qui convient seule au problème (‘).
- Ces équations permettent de résoudre facilement tous les problèmes concernant la fabrication des câbles sous-marins. Elles peuvent servir au calcul direct de ??, connaissant R, r et m. Elles peuvent servir également au calcul de R, r ou m, en fonction des trois autres quantités supposées connues, en faisant usage de la méthode d’approximations successives. On peut enfin en déduire une formule approchée applicable dans le cas des câbles sous-marins.
- Remarques. — i° La méthode ^de calcul exposée ci-dessus peut être considérée comme rigoureusement exacte, si l'on admet que les fils se déforment très peu pendant l’enroule-nienl (autrement dit qu’ils restent ronds). Cette hypothèse est très légitime. Ainsi, pour un fil de 7 mm de mm de diamètre, les difïerenc
- Fig.
- diamètre, après enroulement, sur un cylindre de les diamètres mesurés au môme point, sont d’environ 20 La courbe C, définie plus haut, possède deux foy à deux cercles de rayon nul. Elle possède également
- 1 entre
- fest-à-dire qu’elle est bitangente ce de symétrie, l’axe des x.
- III. ÉTUDE GRAPHIQUE DE LA. COURBE C; CONSTRUCTION PAR POINTS ET TANGENTES.------- NûUS
- avons démontré plus haut que l’équation, en coordonnées polaires, de la courbe C, résultait de l’éliminalion de la variable ? entre les deux équations
- (5) cos (<*> — ?) = ^ — i»s ©s — R3
- (6) R? sin (tu — o) = m2 <p
- La première équation représente un cercle de rayon r*— ni*?-, ayant son centre au point dont los coordonnées polaires sont R. et ?, la seconde représente une droite, axe radical limite du cercle (5) et du cercle infiniment voisin obtenu en donnant à ? un accroissement cl?.
- On suppose, bien entendu, que l’on considère ?, dans ces deux équations, comme une constante.
- J.a droite (6) est évidemment parallèle au rayon ON.
- D’autre part, si l'on désigne par P (fig. 4} le pied de la perpendiculaire abaissée du point O sur cet axe radical limite, on aura :
- OP =
- De cette relation, on déduit facilement la construction, par points et tangentes, de la courbe C. Il suffit, en effet, de se donner un point quelconque du cercle ? — R, soit N.
- (i) On discutera facilement la racine positive do l'équation (i-i). Dans les calculs numériques, on se servira de R relation pâ = m-o1 -p R2 — r1 pour avoir 9 connaissant c,
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- Le cercle de centre N. bitangent à la courbe C, aura pour rayon y//'2 — /n8 s*.
- Les points de contact de ce cercle et de la courbe C seront situés : i° Sur le cercle bitangent ; a" Sur une droite menée parallèlement à ON, à une distance OP = . ». Cette droite
- coupera le cercle en deux points qui sont précisément les points de contact cherchés.
- Soit T l’un de ces points. La tangente en T à la courbe Osera la tangente au cercle bitangent, c’est-à-dire la perpendiculaire au rayon NT.
- Chaque valeur de s fournira de môme deux points de la courbe C et les deux tangentes en eos points.
- On voit donc que la construction graphique d’une courbe C correspondant à des valeurs R, r et p, données à l’avance, ne présente aucune difficulté (‘).
- Remarque. — Pour chaque valeur de ip, on obtient un point P, pied de la perpendiculaire abaissée du point O sur Taxe radical limite.
- D'autre pari, on a évidemment :
- angle POj=o
- et comme on a
- or =
- R
- ?
- on voit que le lieu des points P est une spirale d’Archimède, tangente en O à Taxe O y. Celte spirale est indépendante du rayon r.
- IV. Épure d’un cable. — La construction graphique indiquée plus haut peut servir à faire l’épure d’un cable, c’est-à-dire à résoudre par le dessin le problème suivant :
- Déterminer le- nombre de fils de fer de rayon r nécessaires pour recouvrir un cylindre de rayon 11 — r, eu supposant les fils jointifs et enroulés suivant des hélices de pas p — m.
- Pour cela, on choisira une échelle arbitraire et ou tracera un cercle de rayon R.
- Puis, on construira par points et tangentes une courbe C et on mènera, par le centre du cercle, les deux tangentes à cette courbe, jusqu’à leurs points de rencontre avec la circonférence de rayon R. Le quotient de la longueur de cette circonférence par Tare compris entre les deux points de rencontre sera le nombre de fils cherché. La division de la circonférence par l’arc pourra s’elfectuer graphiquement.
- Il convient toutefois d’ajouter que la méthode purement graphique n’est pas susceptible de donner des résultats très précis dans le cas des câbles sous-marins.
- Cela résulte de la faible valeur do l’angle des tangenLes aux hélices II avec les génératrices du cylindre moyen et de la mauvaise détermination graphique du point de rencontre de droites faisant un petit angle.
- C
- Jean Rochas,
- lève de l’Ecole Polytec
- iginc.
- f) Il rc
- ver la
- géométrique des tange
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T, XXXI. — N» 23.
- SUR LES ALTERNATELRS A COLLECTEUR
- A propos de l’article de M. Os\os(1)sur a le Moteur d’induction asynchrone sans déphasage » publié dans le mun.êro du 2.4 mai (t. XXXI. p. 2^9). M. Marins Latour, nous écrit :
- 1. M. Osnos, cherche à démontrer que mon alternateur shunt dans son fonctionnement en moteur coïncide avec le moteur avec montage en parallèle de M. Gorges.
- Je répète que le moteur projeté par M. Gorges devait être, d’après M. Gorges, construit pour tourner indistinctement dans les deux sens à une vitesse essentiellement indépendante de la fréquence des courants qui l’alimentaient, tandis que mon moteur ne pourrait être délogé des environs immédiats du synchronisme.
- Etant donné un réseau d’utilisation à 110 volts, il est bien certain qu’il n’y aura jamais plus do 110 volts entre balais dans un moteur Gorges de quelque façon qu’il soit dimensionné et qu’on n'aurait a priori aucune raison de faire la dépense d’un transformateur. Mais personnellement je suis conduit, par suite de l’emploi de fil lin d’inducteur, à avoir beaucoup de spires par section et il peut être alors avantageux, en vue d'éviter une influence trop importante des champs harmoniques sur la commutation, d'abaisser la tension d’excitation du rotor. L’abaissement de la ten-sion de no à 5 ou 6 volts constitue en réalité un véritable perfectionnement.
- 2. La formule que j’ai donnée pour la vitesse de fonctionnement à cos <p = 1 du moteur Gorges
- 1 I -p « cos 0
- est rigoureuse.
- Il est inutile que de changer quelque signe.
- Si M. Gorges avait vraiment observé le fonctionnement a cos » = 1 avec ft—; 60 —66”, a = o,44 d en résulterait simplement que M. Gorges aurait constaté ce fonctionnement au-dessus du synchronisme pour to = 1. 3,... <0.
- Mais, pour constater le fonctionnement à cos 9=1 aux environs du synchronisme et dans le sens des champs, ((^ = <0', M. Gorges pouvait, dans ce même moteur, caler les balais de telle façon que 0 = tc — 6o° = 1 20°.
- Il ne peut s’agir, dans l’expérience de M. Gorges, que d’uu synchronisme approximatif.
- 3. En 1890, M. Gorges était à la recherche d'un moteur ii collecteur permettant de s’affranchir de la sujétion d’une marche voisine du synchronisme. M. Gorges conçut et fit breveter des moteurs constitués par un stator ordinaire et un induit, de dynamo. Le stator pouvait être monté en parallèle ou en série avec l’induit de dvnamo. C’est même le montage en parallèle avec partie mo.bile analogue à la partie fixe, qui semble être venu essentiellement à l’esprit de M. Gorges (2).
- M. Gorges constata ensuite expérimentalement, sur un moteur avec moulage en série, un fonctionnement a cos <p = i.
- Quant au montage en parallèle tel que je le réalise aujourd'hui, il n’avait encore été ni scientifiquement conçu, ni matériellement exécuté. Bien des inventeurs ont cependant cherché depuis 1891 à supprimer le décalage par bien des moyens.
- Je viens de parcourir, dans le nu ai du 24 courant de L'Eclairage Electrique, mon article intitulé n Le moteur
- Page 279. — 18e ligne en remontant. Il est dit : « Mais l’emploi d’un enroulement simple sur le rotor... » ; au
- Page 282. — Le dernier mot de la remarque est d’induction. C’est de conduction qu’il faut lire.
- Page 284. — i-P ligne en descendant : « Gorges a inventé en 1891 un moteur d’induction pratiquement utilisable sans décalage de phase ? ». Le point d’interrogation change tout à fait le sens de la phrase, M. Osnos.
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- En réalité, je veux bien croire qu’cn 1891 le besoin d’un moteur à cos 3 = 1 ne se faisait pas encore sentir. M. Gorges n’aura pas voulu songer, renonçant à un moteur série qui devait être normalement réservé aux distributions à intensité constante, à exploiter le résultat de ses expériences et de ses judicieuses observations en signalant explicitement une conception autre du montage en parallèle de son moteur. Ce soiu 111’a donc été réservé. Mais, en réalité, des publications récentes ont fait quoique chose pour éclairer l’esprit de bien des personnes qui parlent aujourd’hui de la question.
- M. lleyland fait le même moteur que moi. M. Ileyland conserve uniquement pour la marche en charge le même calage des balais que pour la marche à vide. Il n'y a doue pas de moteur Hevland. Il y a simplement un dispositif préconisé par M. Ileyland pour éviter les étincelles au commutateur d’un moteur shunt.
- J’estime que ces discussions sur les alternateurs à collecteur' sont devenues sans intérêt, tout ayant été dit qui pouvait se dire. Des discussions de brevets n’ont pas à se poursuivre dans dos
- Marins Latocb.
- REVUE -INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Controllers simplifiés pour courants triphasés, par Eugène Klein, Elektrotccknische Zeitschrift, t. XXUI, p, 64, *3 janvier 1902.
- Un controller destiné à la mise en route et au réglage de la vitesse d’un moteur à rotor triphasé, comporte en général ffig. 1), pour n échelons de réglage, 3n bagues de contact, 3n balais et 3 (n -f- 1) connexions allant au moteur
- O11 peut simplifier le montage en employant des rotors diphasés, au lieu de rotors triphasés, mais eu égard aux propriétés des moteurs, ce procédé 11’est pas recommandable.
- L’auteur a imaginé un mode de montage qui permet d’avoir une simplification aussi importante que par l’emploi du diphasé, tout en conservant les rotors triphasés, " •
- Les résistances 11e sont plus montées séparément, mais groupées trois par trois en étoile ou en triangle (fig. 2 et 3) : des trois bagues du rotor, une est reliée directement aux résistances, les deux autres, par l’intermédiaire des bagues de contact du controller: la symétrie des phases est absolument conservée, comme le montrent clairement les figures et les résistances sont introduites successivement, en parallèle (non plus en série, comme dans la figure 1).
- De cette façon, il n’y a aucune augmentation
- de dépense sur la matière des résistances, mais il y a de plus économie sur les counexions qui, ne transportant chacune qu’une partie du cou-
- rant, peuvent être de sections beaucoup plus faibles que dans le premier cas. Le nombre des bagues et balais de contact et des connexions, est réduit à 2 («4- 1), pour n échelons de réglage: le controller ne comporte plus que deux séries de contacts au lieu de trois.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- L économie a est notable, éta culier dans les
- • les connexions !
- route successive d< au réglage de la
- ; moteurs, les 6 derniers e 1 les 4 positions de ière correspondent a la marche en arrière à faible vitesse, seulement pour le remisage et au freinage à contre-courant, en cas de nécessité absolue : car les voitures sont symétriques, et comportent, d’une part, deux controllers, uu à chaque extrémité, établis chacun pour la marche dans un sens, et d’autre
- part,
- r
- fre
- isage courant.
- Grâce à la simplification de l’i: teur, le controller se compose tambours seulement, coj
- ndés
- par engrei
- tramways, on est obligé de placer les résistances assez loin du controller, et que les courants, dans le rotor sont assez considérables, à cause de la basse tension sous laquelle on le fait fonctionner pour écono*
- La figure 3 représente un controller de ce type, comportant en plus un dispositif pour la
- par interversion de deux phases : le circuit du rotor n’est jamais coupé, et la position i correspond à la fermeture du courant sur le stator, la résistance étant maximum sur le rotor : ce controller commande un moteur de grue. ^
- La figure 4 représente le schéma des controllers du tramway 'non encore exploité, par suite de difficultés financières), de Murnau-0 mergau : ils sont établis pour trois motc pbasés de 120 chevaux chacun, sous 3 X
- Les 3 premiers échelons servent à la 1
- : bobine par
- de manivelle : le nombre des connexions partant du controller est seulement de 41.
- Pour l’intercalation et la déconnexion des trois stators, sous chacun 80 ampères et y5o volts, l’auteur a installé un souffleur ma-eprésenlé par la figure u de fer massif c porte moment de la rupture, le courant
- étiqu.
- : d, p a
- l’arc, déjà allongé tangentielle
- uper
- Fig. 3.
- I vement du tambour, est souillé vers le haut ou I vers le bas, par le champ radial du soul-
- Le même souffleur sert pour la marche en
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- uvanl et en arrière, mais il en faut un pour cha- [ que phase, le courant pour un souffleur magnéli-
- l’arc à couper ; la bobine e n’étant parcourue par le courant qu’au moment de la coupure, ne peut pas s’échauffer sensiblement, de même que le noyau massif. Le rotor fonctionnant sous a5o volts seulement, n’est pas muni de souf-
- L’auteur indique, en terminant, que ce mode de montage et ces dispositifs, adoptés par la Société A. G- Electricités Werke, autrefois O. L. Kummer et Cie, pour la construction des démarreurs des gros moteurs et dej^ appareils de levage» fonctionnent parfaitement, et n’étant pas garantis par des brevets, sont à recommander aux constructeurs.
- que a courants altcrnatits, devant avoir meme
- fréquence et sensiblement même phase que
- A. M.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ÉLECTROCHIMIE
- 'Electricien,*. XXIII, p. 3o6-3o9,
- Tous les procédés appliqués jusqu’ici (Q ont pour base les principes suivants : dissolution de la stibine (minerai d’antimoine) dans un suif alcalin et électrolysc de la liqueur : C’est d’ailleurs le principe de la méthode d’analyse élee-trolvtique servant au dosage de l’étain.
- Une difficulté commune à tous ces procédés est ,res alcalins qui, on l’antimoine
- déposé à la cathode (â).
- Sb2S3 + 6NaHS = Sb*S*.3XaaS + 3.1PS Sb*S3.3Naa"S -[• 6H = Sb* + üXalIS
- r cette difficulté, l’auteur a imaginé ; M. Léon Thomas, un pro-nt appliqué industriol-
- l’usiue de Cassa
- principe.
- La stibine est traitée par le sulfure de sodium qui la dissout a l’état de sulfoantimonile à h, façon ordinaire. L’électrolvseur usité est h diaphragme; on place la liq
- partimenl anodiqiic une solution de soude i tique; enfin le tout est rendu meilleur conducteur par addition de quelques centièmes de sel
- Les réactions ramenées à leur plus simple t s’expliquer ainsi, n de la stibine â l’état de sul-
- Sb2S3 + 3AV-S = aSbS3Na*.
- 2. -—Dans le compartiment cathodique, élec-trolyse mettant en liberté Sb2 qui se dépose, et S3 qui traverse le diaphragme; le sulfure de sodium est régénéré, permettant une nouvelle
- üSbShW = Sb'2 + S3 + 3Xa*S.
- 3. — Dans le compartiment anodique, élec-trolyse de 3 molécules d’eau :
- 3H20 = 6II fi- 30.
- Les ions du soufre en présence de soude et d’hydrogène naissant donnent d'abord du mono-sulfure :
- GXaOH + 35 + 6H = 3Na2S 4 6H*0.
- Puis des polysull'ures, à la façon ordinaire.
- Suivant la richesse en soude, il peut y avoir également formation de sulfhydrale, lequel donne de suite un polysulfurc au contact de l’oxy-
- 6MaOU 4 6S 4 12 II =: 6>ralIS 4 GH«0 OXaHS + 30 = 3Na2S* 4 3H20
- : 311-0 = 611 4 30.
- 4 3Xa2S 4 611 = Sb2 4 6
- 3. — A l'anode et l’on arrive à la
- : GNaTIS 4 30 = 3U*0 4 3Na2Sh
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- 363
- De tontes façons le soufre est absorbé et. l’on peut, grâce au diaphragme, mener loin la sulfuration; cependant, en pratique, l’on aura avantage à s’arrêter au monosulfure Na2S puisque le sous-produit ainsi obtenu est une matière première.
- MESURES
- Procédé de 1 a corde vibrante pour la, détermination delà fréquence d’un courant sinusoïdal, par Josef Itœwy.Zeitschrift fur Elektrotechnik,
- Ce procédé rentre dans la catégorie des procédés acoustiques, dont on a fait déjà de nombreuses applications, lin particulier, Kempfel Hartmann (') utilisent une série d'anches en acier lixées par une de leurs extrémités et dont les périodes sont échelonnées par intervalles d’une unité. En les soumettant, a l’action répétée d’impulsions synchrones, celle des verges, dont la période propre correspond à celle du courant, se met à vibrer tout entière à l'unisson des vibrations extérieures, Ce système, ingénieux et pratique, offre à l'observateur l’avantage de pouvoir juger par la vue et l’ouïe si l’accord existe ; mais son application est nécessairement limitée aux h'équences industrielles (4o à 55 périodes) à moins d’employer un nombre d’anches considérable ; en outfe, il n’y en a qu’une qui puisse se mettre en accord plus ou moins exact avec le courant étudié, d’où évaluation seulement approchée ; et enfin l’ensemble est fortement influencé par les variations de température, d’où nécessité d'un réglage qui demande beaucoup de temps avec ce dispositif. Au contraire, un fil métallique peut s’ajuster très rapidement et très facilement et se prêter à la mesure de fréquences quelconques, en faisant varier sa longueur ou sa tension.
- Quand une corde fixée par une de scs extrémités et tendue par un poids vibre dans son entier, le nombre de vibrations doubles, ou périodes qu’elle exécute par seconde est donné par la lormule
- ___________ f=-r = -à-\/ f’ (I)
- y>. 489, 3u mars' 39m. Voir aussi le fréquencemètre
- où T est la durée d’une période ; m, la masse des poids tenseurs ; (, la longueur de la corde; p, sa densité et s sa section ; gq l’accélération due à la pesanteur (981). Le produit ps représente la masse de l'unité de longueur de la cordc. On peut encore écrire :
- C étant une constante spécifique de la corde employée.
- Si cette corde se met à vibrer sous l’action d’un courant alternatif, ses oscillations dépendent : 1." de son élasticité propre, en vertu de laquelle elle effectuerait /’ vibrations par seconde ; 20 de la fréquence F du champ, avec laquelle elle tend à se mettre à l’unisson. En modifiant ni ou l, on peut arriver à la résonance, et alors 011 a : E=^>ou h =, suivant le mode d excitation employé ; car il va deux moyens de provoquer les vibrations d'une corde métallique par un courant alternatif.
- a.— Un tend un fil de laiton ÀA(, (fi«\ 1) entre les deux branches d’un aimant permanent NS fîg'. 3), disposé au milieu de l'intervalle AÀr
- Si on lance dans le fil uu courant alternatif dirigé d’arrière en avant du tableau, c’est-à-dire vers l’observateur, le fil est repoussé dans le sens de la flèche 1 d’après la règle d’Ampèrc. Sous cette impulsion unique, il sc mettrait à vibrer à raison de f périodes par seconde comme si 011 l’avait attaqué avec un archet; mais les excitations dues au courant se répètent synchroniquement et en sens contraires; admettons, par exemple, que le fil ayant atteint son amplitude maxtma dans la direction 1, le courant change de sens à cet instant, il tendra alors à ramener le fil dans la direction ?.. Il est toujours possible, eu agissant sur la longueur ou la tension de ce dernier, d établir une concordance parfaite entre cette réaetiou du champ et l’élasticité propre du fil. Alors il y a résonance et les deux fréquences sont identiques ;
- f = r = c iéi ; (3)
- G, est la constante C pour le laiton.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI. — Nu 23
- J. — On substitue au laiton un fil de fer doux 1 vers l'électro seul. On conçoit 1res facilement et à l'aimant permanent, une bobine avec noyau, que chaque pôle X ou S qui se développe a pour Dans ce cas, le courant alternatif circule à tra- I effet d’attirer le fil de fer, de sorte que celui-ci,
- Fig-
- après réglage, exécute une vibration complète pour chaque alternance du courant. Sa fréquence /‘est donc double de la iréquence F à mesurer :
- Cr est la moitié de la constante C pour'le fer.
- L’ajustement de la période propre du fil à la fréquence du courant s’obtient en agissant sur l’un des facteurs ni ou l, jusqu'à ce que le fil vibre régulièrement-dans son ensemble ; comme l’aimant ou l’éleclro doivent toujours se trouver au milieu de l'intervalle AAa, il est préférable de ne faire varier que la tension, parce qu’alors une seule manœuvre suffit.
- Les formules (3) et (4) deviennent alors :
- F = /'= C /v'àT, pour le laiton ; F = — = Cj \/'m pour le fer.
- L’appareil employé dans ces expériences est représenté par les figures i, i et 3.
- Sur un socle en bois S est vissée une règle de laiton L à section trapézoïdale aux extrémités de laquelle se dressent deux eolonnettes métalliques P et Pj. L’une P est mobile le long de la règle et reliée électriquement avec elle par l'in-
- terrupteur I; l’autre Pj est fixe et isolée par interposition d’une bague J. A la partie supérieure de ces eolonnettes, on voit : i" deux prismes dont les arêtes délimitent la longueur utile du fil ; 2e deux tiges a et a,. Le fil est encastré
- Fig. J.
- en a, passe dans une rainure pratiquée dans <q, puis sur une poulie R et le bout libre porte un petit seau en laiton. Le choix de ce seau se justifie par des considérations d’ordre expérimental. Les essais ont en effet montré que l’ajustement de la charge est une opération très délicate et que, pour obtenir un bon résultat, il ,m" porte de ne faire croître la tension que très len-
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- tentent, par exemple en employant de la grenaille très divisée ou des grains de plomb ajoutés un a un. Le seau ofî're l’avantage de retenir ces petites masses mobiles qui tomberaient d‘un plateau de balance sans rebord. L’expérience terminée, la charge, seau et tare, est pesce exactement.
- L’aimant M et la bobine B sont montés sur des curseurs taillés en queue d’aronde (fig. 3) et qui peuvent glisser le long delà règle. Pour les retirer, on les amène sur la gauche de la rcgdc où se remarque une partie plus étroite ménagée dans ce but. Enfin K et Kj sont les bornes de prise du courant. K communique avec A par l’intermédiaire de l'interrupteur 1 : Rj est en relation constante avec A.i%
- Si on opère avec l’aimant, l'interrupteur I est fermé • le courant suit le chemin KIAA.1K1 ; avec la bobine, l’interrupteur I est ouvert et les extrémités de l’enroulement de B sont munies de fiches qu’on enfonce dans les plots K et K . Le courant passe de K à travers la bobine et revient en K,.
- Une division en millimètres tracée sur la règle facilite beaucoup le repérage des pièces moles essais ont porté sur un alternateur tétra-polaire, auto-excitateur, actionné par un moteur il gaz qui entraînait en môme temps une dynamo ii courant continu employée à la charge d’une batterie d'accumulateurs. Les résultats, confirmés par d’autres dispositifs de contrôle, montrent que l’appareil est susceptible de mettre en évidence les plus faibles variations de la fréquence. Ils sont consignés dans les tableaux I et II.
- Pour donner une idée de la souplesse de ce fréquencemètre, ou a répété un certain nombre de fois les mesures, en modifiant la longueur du fil et ajustant ensuite la charge jusqu’à l'accorcl parfait, qui était atteint quand le fil vibrait bien régulièrement dans son ensemble et rendait un son uniforme. Tant que les deux périodes n'étaient pas à l’unisson, on percevait nettement des battemeuLs d’autant plus nombreux que les périodes différaient davantage (').
- f1) On sait que le phénomène des battements se manifeste par ce fait que te son, d’abord an maximum d’in-
- croître jusqu’au maximum, l'intervalle entre deux maxi-
- Les constantes des fils employés étaient les
- Fil de fer doux. Electro-aimant.
- Diamètre du fil................o,3 mm
- Valeur de ps (masse de l’unité do longueur du fil déterminée à La balance) .......... o,oo/|9i3 gr
- Cf = J-\/-L. . . . n3,366
- îs’ 4 v ps
- Diamètre du fil de la bobine. . o,5 mm
- Intensité du courant. . , . , , i,5 ampère
- Fil de laiton. Aimant permanent Diamètre du fil . . . . . , . . o,3 mm.
- balance) ................. o,oo5a5o gr
- « = «**»«
- Tableau I
- FU de fer doux. FAectvo-aimant Cr~ ii3,636.
- Il est intéressant de
- larquer que les fré-
- respondent à la Hn de la eliarf
- sont supérieures à celles du tableau 1 ; ce qui s’explique facilement parce que la machine débitant moins tournait plus vite.
- m«ms étant d'autant plus grand qu’on est plus près de l'unisson. L'auteur a pu constater aven son appareil des
- tifs.
- Voir encore à ce sujet l’article Kempf et Hartmann, Éclairage Electrique, t. XXVI. p. 49a.
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- Tablent: II
- Fil de laiton. Aimant permanent (12 = y.i^,3f)i.
- l - t/,7 i F«!l7 F X 60
- Go r-m TO n.,#. 3c|. 565 1186,90
- 9*747 38,4'8 115 i ,34
- «9 9 • 43.4 0,189 41.087 1282,61
- 8.(ji3 0,191 41,02a 1245,66
- 4o 7 >937 0,198 43,043 1291,29
- 3, 4b 6,78a o,i94 42,174 1266,22
- En adoptant pour les mesures la méthode de la tension constante et longueur variable, on transformera facilement l’appareil en fréquencemètre et, par suite, en tuehymètre ou compte-tours, le nombre- de tours-minute étant donné par la relation n = ^ X —’ , L étant la fréquence et p le nombre de paires de pôles (colonnes 6). La détermination du glissement ne présentera pas plus de dillieuUés. Il est évident que, pour pouvoir lire directement sur la règle les nombres cherchés, il faudra soumettre l’appareil à uu étalonnage préalable. T. Pausekt.
- Compteur de l’Allgemeine Elektricitæts-Geselîschaftpour courants polyphasés. Elektro-
- Dans les compteurs à courants triphasés devant servir pour les cas où les phases ne sont pas équilibrées, il y a au moins deux bobines de tension, ce qui constitue une perte continue environ double de eclle que l’on y à subir avec les compteurs alternatifs ordinaires. Pour diminuer cette perte, on a recours à des fils d’une extrême finesse qui sont d’uu coût élevé et qui compromettent la sécurité de l'appareil.
- L/Allgemeine Elektricitâts-Gesellschaft, de Berlin, est parvenue à réduire la perte d'énergie au minimum en n’employant qu’une seule bobine de tensiou. Le compteur est constitué par ' un moteur d’induction sur la partie mobile duquel agissent deux des trois courants principaux en combinaison avec la troisième tension.
- Soient J , J , .1, les intensités de courant dans les trois fils de ligne, e1 ei ez les tensions entre fils; l’énergie consommée dans le circuit d’utilisation est donnée par la relation
- En pratique, on obtient une importante simplification en limitant la mesure aux cas pour lesquels ei = e . On. a :
- w = cos (Çu-f e&) — cJt cos
- Celte équation ne contient plus que trois grandeurs : deux intensités principales et une tension. Le compteur établi sur cette remarque n’aura donc qu’une seule bobine de tension, ce qui est un avantage essentiel puisque ces bobines sont d'un prix de revieut élevé et nécessitent un espace relativement considérable. En outre, la perte d'énergie par le compteur est à peu près réduite de moitié.
- Il va lieu de remarquer encore que dans les compteurs-moteurs alternatifs établis d après le
- principe de Eerraris, le courant de tension est très clitfévcnt de phase de la tension même, de sorte que, à égalité d'intensité du courant de tension, la perte d’énergie est sensiblement moindre qu’avec les autres compteurs.
- La force P exercée par le compteur sur l’induit en court-circuit est proportionnelle au produit des deux courants développant le champ tournant, par le sinus de leur différence de phase. Pour rendre cette force P proportionnelle à l’énergie w de Légalité précédente, on fait agir le courant engendré par la tension e2 1» la fois avec les courants principaux J, et Jr
- Désignons par il et i2 (tig. i) les parties du courant de tension agissant sur les courants principaux Jt et J,, nous avons :
- P = J2j2 sin -b Vj siu
- on peut faire différer ij et de telle sorte que
- sin = uos e.iSi
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- C’est le cas, si l’on a entre les angles les rela-
- + Cl + «îi = 90°
- Comme dans Je premier cas etei = 120° et
- b h + —
- on doit avoir :
- ÿ:^.9o« + i3o» - ,80- + 3o".
- Une différence de phase de 1800 s’obtient en
- verser la partie ia de cour 1 à la retarder de 3o°.
- Pour la deuxième égalité, on
- de go° avec la se l'ait à l’aide
- phase de la tension. Le réglage * du circuit eu dérivation. G, G.
- Pyromètres Siemens et Halske Dans le numéro du 2a mars 1902 (t. XXX, p. 446) ont été décrits divers pvromètres cous-traits par la maison Siemens et Halske. Celle-ci nous prie de (aire remarquer que la conception du pyromètre optique est due aux professeurs Holboi'u et Kurlbaum.
- Sur le changement des dh causé par l’aimantation, par Vhil. Mag. l. II, p. 463, novembre 19m.
- L'auteur se propose d'étudier la relation qui existe entre les changements de longueur et de largeur d’un échantillon de 1er très mince, produits par l'aimantation. Cette question a déjà été abordée par plusieurs auteurs ('), mais il n’v a guère (pic deux mémoires qui correspondent à une aimantation uniforme : le mémoire de
- :>) Jouu:. Phil. Mag., t. XXX, p. 76 et a*5 (1847)-Barett. Nature, t. XXVI, p. 48a.
- lîoy. Soc., t. T/Vl, p. 94 (1894).
- Soc. Edin., t. XXXVTTI, p. 5a7;
- ..XJ/Vl, p. 362 (1898).
- .. XXX1N, p. 457 (1898',.
- Nagaoka et Honda well 7. c.) et d'n
- .) et d'ailleurs les
- Bidivell
- obtient, en effet, une diminution de volume, eu employant des champs faibles; alors que Nagaoka et Honda obtiennent, au contraire, une augmentation de volume dans tous les champs qu’ils ont utilisés. D’autre part, on 11’y remarque aucune relation simple entre le changement de dimension transversal et longitudinal. Cela provient trèsprobablement du manque d'isotropie (‘) du métal utilisé, ainsi que du manque d'uniformité de contour de l’anneau employé par lîLlwell.
- pas absolument le point que nous venons de elles n’en restent pas moins intéres-r elles jettent une vive lumière
- s cl elfes détermine cycle de changement de surtout l'appareil donnant les longueur qui est très précieux au point < de la précision des résultats (
- Les échantillons examinés étaient des lames minces de 1er étamées, de 21 cm de long et dont le rapport de la longueur à la largeur moyenne était comme 200 : On 11c mesurait
- que le changement produit sur une longueur de 7 cm dans la portion centrale de la lame, de manière à éliminer les irrégularités d'aimantation qui existent aux bords de la lame. Deux petits tubes concentriques adaptés sur l’échantillon sont fixés à l'un et l'autre bout de ce dernier de manière que s'il venait à se dilater
- ils
- à l’a.
- extérieur qui avait, en général, 7 cm de plus cpie l’autre comme longueur, était formé parties; une de 5 cm de long en pla-
- Ges
- tinc et le reste eu
- le bout de la 1
- relatif de leurs bouts agissent « petit d’un levier, —environ 1.70cm de long—, dont le grand bras, — environ g cm - porte un petit miroir. L’échelle à lectures fut placée
- p) Voir le mémoire p. C5, sur l’effet de l'a,
- n-., t. VII,
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- gucur de 10“ 7 de la lame qu'on examinait, donnait 1 mm de déviation sur l'échelle.
- T,a lame avec ses tubes environnants lut placée à l’intérieur et suivant l'axe d’une bobine a circulation centrale d'eau et qui donnait un champ de 98 C. G. S. par ampère, constant, excepté vers les bouts de la lame-échantillon.
- Pour éviter les vibrations du miroir, îa bobine était suspendue au moyeu de bandes de caoutchouc.
- Les courbes obtenues au moyen do cet appareil sont très uniformes (sans sauts brusques) et elles ne sont pas influencées par la température. Mais si l’on démonte l’appareil pour le remonter de nouveau, les courbes obtenues, dans les ifiêmes conditions que tout a l’heure, ne coïncident pas avec les précédentes.
- La courbe 1 montre la forme présentée par plusieurs cycles de changements de longueur obtenus avec des champs d’intensités différentes, Leur caractère fui découvert et discuté pour la première fois par Nagaoka. Elle montre que l'échantillon, qui s’allonge quand le champ augmente en intensité, continue à s’allonger quand le champ est diminué graduellement (excepte
- Fig. r.
- pour un cycle très petit), et on obtient un maximum de longueur après quoi, le raccourcissement commence et continue jusqu’à ce que le champ soit entièrement supprimé et continue dans la direction opposée avec une intensité suffisante pour chasser le magnétisme résiduel. Eu accroissant ensuite l’intensité du champ, la lame est aimantée en sens contraire et recommence à s allonger.
- L’auteur a pu distinguer quatre classes de cycles dépendant des limites entre lesquelles on faisait varier le champ :
- La première classe, se produisant dans un champ très faible a à 3 C. G. S., oii il n’y a pas de changement de longueur; de sorte que le cycle est une ligne horizontale.
- La deuxième classe, champ jusqu’à environ 10 C. G. S.; en diminuant le champ, la lon-
- gueur commence à décroître, après être d’abord restée constante.
- La troisième classe, c'est le cycle pendu lequel rallongement produit pendant qu’i accroît le champ se continue même après quà
- commence à diminuer le champ.
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- La quatrième classe. Le produit dans des champs où le maximum d’allongement n déjà été atteint et la lame s’est considérablement raccourcie, en décroissant le champ de nouveau il y a une anse à la partie intérieure de la courbe originale.
- Les deux, courbes (fig. a), portent sur un point plusieurs fois mis en discussion, à savoir, si l’épaisseur actuelle de la lame à étudier a un effet sur le changement de longueur. Il est naturel de supposer que cela n’existe pas, comme ces courbes le montrent, pourvu que lacondition d’« étendue indéfinie « soit suffisamment remplie pour l'échantillon qu’on veut étudier ; mais en se
- ^fT
- il **
- r T
- , "T
- x; V x.
- - -
- 4
- i: ~~'7—
- Fig. /J. —r Courbe supérieure relative à des champs faibles; courbe inferieure relative à des champs intenses.
- rapportant à un mémoire de Lochncr (P/tîL Mag., t. XXXVI, p. 498) on peut se faire une idée à quelle extension cette question est arrivée.
- La dernière série de courbes porte l'effet du recuit (fig. 3. et 4),
- L’appareil destiné à montrer le changement de largeur consiste en une lame mince de fer de 5x36 cm dans le centre de laquelle est un dispositif permettant d'y fixer un levier parallèlement à la lame et au bout duquel se trouve fixé un miroir. Ce système se trouve entièrement enfermé dans une bobine horizontale de section elliptique.
- La force démagnétisante pour un spécimen des dimensions ci-dessus est considérable, mais
- le champ et l’aimantation autour du milieu de la lame se trouvent être suffisamment uniformes. Le caractère des courbes obtenues est inverse de celui des courbes d’allongement dont nous avons parlé ci-dessus. Mais ces expériences 11e sont pas d’une grande précision et les résultats obtenus ne sont pas absolus, vu qu’ils changent dès qu’on louche à l’appareil.
- Eugène Néctji,cûa.
- Comparaison expérimentale des différents modes d'hystérésis : rotatif, statique et alternatif, par A. Dina, Elekirotechnisrhe Zeitschrift, l. XXIII, p, 41, 16 janvier 1902.
- Dans l’hvstérésis statique et dans Lhystérésis alternatif, la force magnétisante a une direction fixe cl une grandeur variable : le cycle est décrit soit lentement et par échelons dans le premier cas (méthodes balistique et magnétomotrice), soit rapidement et d’une façon continue, dans le second.
- Dans Lhystérésis rotatif, la’force magnétisante a une grondeur constante et une direction variable, et le cycle est, en général (cas des dynamos), décrit très rapidement.
- L'auteur a effectué une série d’essais au Poly-technicuni de Zurich, dans lesquels il a étudié sur un même échantillon, d’abord Lhystérésis rotatif, puis les deux'autres modes d’hystérésis, qu’il a ainsi pu comparer au premier.
- Une bobine de fil de fer fin isolé tourne dans un champ magnétique : on mesure l’accroissement de résistance du fil et on en déduit la température du fer, et, par suite, la perle par hystérésis : la bobine présente la forme d’un cylindre creux, mince, et convient très bien à l’étude des autres modes d’hystérésis.
- t la température de la bobine au temps z,
- . ta la température extérieure constante et, en même temps, la température initiale de l’échantillon en essai,
- r et les accroissements de température par cycle dus respectivement à Lhystérésis et aux courants de Foucault', n le nombre de cycles par seconde,
- XI la niasse,
- c. la chaleur spécifique moyenne,
- Mc la valeur en eau dctoutle cylindre d’essai, S la surtttue de refroidissement, h le coefficient d’évacuation de la chaleur à l’extérieur.
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- De la quantité de chaleur Mc (x -f- x') n dz dégagée pendant le temps dz, il reste dans la bobine une partie seulement Mc dt, tandis que l’autre partie AS (/-ta) est évacuée à l’extérieur, ce qui donne l’égalité.
- Mc (x t'} ndz — Mcdt -(- AS (t — ta)<
- d’où en intégrant,
- La température extérieure ta, devant rester exactement constante, il faut donner à l’essai une durée très courte; dans ces conditions, ou peut simplifier la formule, comme suit :
- le second terme étant beaucoup plus petit que le premier.
- Si on a relevé expérimentalement la courbe 0 = f(z), ou peut calculer le second terme. Soient fj , 02, ()s, trois accroissements de (J) température, correspondant à des intervalles de temps égaux A", le calcul des différences donne
- i rvîr- (x + x ) " '
- et finalement de l’équation
- 0 = (x-b di-
- on déduit rincoimue du problème (x -|- x'}.
- Pour mesurer l'accroissement de température, on ne peut songer à employer un couple thermo-électrique, qui ne donnerait que la valeur relative à un point : on étudie 1 augmentation de résistance avec un pont de Wheatstone, dans lequel la variation du courant est proportionnelle a la variation de résistance, et les courants
- H O il a
- envoyés dans la bobine donnent naissance h une perte Joule absolument négligeable; si ?- représente la résistance totale, a le coefficient de variation avec la température, on obtient
- Le galvanomètre employé doit avoir une grande sensibilité, une petite durée d'oscillation, et un amortissement, conveuable, pour qu’à chaque variation de la température corresponde immédiatement une déviation proportionnelle.
- x x' étant connu, il faut éliminer x'; or, l’action des courants de Foucault est, on général, négligeable, si le fil est suffisamment fin : on peut la calculer, cependant, parla formule V
- " ~Tm7 i6a n’
- où d et p désignent le diamètre et la résistance spécifique du fil, A l’équivalent mécanique de la calorie.
- Pour mesurer l’induction maximum, s’il s agit d’un électro-aimant, on enroule quelques spires sur une section transversale do la bobine, et on déplace brusquement cette dernière de i8o° ; on obtient, au balistique, une élongation proportionnelle au flux, qui a passé de sa valeur maximum positive à la valeur maximum négative; s’il s'agit d’un champ tournant obtenu par des courants polyphasés, provenant d’un générateur pourvu d’un plateau de Joubort, on relève la courbe de la force électroniotrice dans ces quelques spires; la courbe intégrale de la précédente donne la courbe des (lux, de laquelle on déduit l'induction maximum.
- Reste maintenant à déduire de x, la quantité de chaleur dégagée Mc x.
- L’isolant, représentant une grande partie de la masse, il faut eu tenir compte dans l’évaluation de Mc : pour cela, on envoie un courant continu i connu, dans le fil, et on observe la loi de variation fl = /(F), comme précédemment, et on en déduit l’élévation de température T qui se produirait dans l’unité de temps, si la chaleur était toute absorbée : on a alors
- et pour la fliffôrence seconde
- Aa9 = ±i9 — V = 0S Oj — (02 —-ej = 0, -p %
- AMcT = o*. io7, expression qui donne AMc.
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- Le fil essayé « Luit magnétiquement dur : il avait un diamètre de o,oa35 cm et un coefficient de température a o,oo433. Les constantes de la bobine, enroulée sur un cylindre de bois, étaient: 18 couches contenant en tout a 635 spires ; r= i oao ohms à i 5" ; hauteur du cylindre 8,ou cm ; diamètres extérieur et intérieur, 9,70 et 7,9.) cm ; n = no, lu bobine tournant à 1 aoo t : m dans le champ d'une petite dvnamo bipolaire Edison. Les essais ont été faits entre les limites 7 oôo et S6 = 18 ! 00 ; au-dessous de 7 ouo, la sensibilité était insuffisante; au-dessus de 18 100. le champ de dispersion et le centrage imparfait, occasionnaient hi production de forces électro-motrices alternatives qui empêchaient les mé-
- fia figure 1 représente les accroissements de
- résistance en fonction du temps, ra a 020 Û et 1 aoo l : m ; d’autre part, AMc —
- On en déduit la table suivante, repi la perte par hystérésis rotatifW,,, en foi
- SJ \Y,
- 7 o5o 9 650
- 8600 12860
- 10220 16 35o
- 12000 20930
- 14 33o 26 890
- Ceci posé, on a enroulé quelques couches de fil de, cuivre sur la bobine et on l’a étudiée au balistique : d'où le tableau suivant, relatif aux pertes par hystérésis statique \Y„ .
- La comparaison entre les hystérésis statique et rotatif donne :
- On peut appliquer a l’élude de Vhystérésis alternatif, le même procédé que pour l’hystéré-sis rotatif : mais il se présente deux difficultés : i° il faut tenir compte de la quantité de chaleur dégagée par effet Joule dans les spires magnétisantes, quantité qui est du même ordre que la perte étudiée; ac la mesure de l’induction, sc faisant d’après la force éleetromotrice induite dans quelques spires enroulées sur la bobine de fer, nécessite, pour être précise, la connaissance de la courbe de cette force électromotrice, courbe qui s’écarte toujours de la sinusoïde, et cela, d'autant plus que S est plus grand.
- La méthode du waltmètro n’est pas meilleure : elle esl trop peu sensible. L’auteur a préféré déduire les pertes par hystérésis de la construction des courbes de l’induction en fonction du champ magnétisant.
- Soient : le nombre des spires magnéti-
- santes enroulées uniformément sur la bobine et de résistance i\, Na le nombre des spires secondaires, placées au-dessus des précédentes, 0, et i les valeurs instantanées de la tension aux bornes
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- ki perte pur cm* et pur cycle dans le 1er est Soient <I> et ‘ï>0 les valeurs instantanées et donc . maxima du flux, à travers une spire secondaire,
- cfë>
- UT
- P)
- D autre part, soient : s la section du fer, s' la surlace des spires magnétisantes, b le décalage entre 0 et /, nous pouvons écrire
- 9J8s*=4>*-K5e*(s'- -»)*>-a.TC«I >[s' — s) cos d-,
- ou avec une précision suffisante
- as^i-K (i—)“s ' (4)
- A l’aide des formules (i(, (a), (3) et (4), nous pouvons étudier l’hystéré'sis alternatif et le comparer à l’hystërésis statique : il suffit de porter en abscisses les valeurs de 3t (proportionnelles à i) et en ordonnées les valeurs de l’induction corrigées d’après la formule (4).
- Les figures et 3 se rapportent aux’eourbes
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- d’hystérésis pour 33 = 7 4°^ et 33 sss 16 640 (').
- Celle comparaison est indiquée dans le tableau suivant :
- Finalement, la comparaison entre les hystérésis alternatif et rotatif, donne :
- compan
- Fiff. 4-
- De toute cette étude résultent les conclusions suivantes, relativement au fer essaye : L’hystéré-sis alternatif est toujours plus grand que l’hys-lérésis rotatif; l’écart, relatif croît avec l’induction et atteint pour 33 = 18000, une valeur d’environ i5 p. 100; il est aussi plus grand que
- (q Les essais ont été effectués à l’aide d’un alternateur du vieux type Siemens, donnant une force électromotrice très voisine de la sinusoïde.
- l’hystérésis statique, mais l’écart relatif est constant et égal a environ y p. 100.
- Le fait de la rotation tend- à diminuer la perte par hystérésis, tandis que l’accroissement de vitesse dans le parcours du cycle, agit en l’augmentant : au-dessous de 33 = 10 000, la seconde
- influence est prépondérante ; au-dessus de 03 = 10000, c’est la seconde qui l’emporte •. aussi l’hystérésis rotatif est-il plus grand que l’hystérésis statique jusqu’à 33 = 10000, tandis qu’il devient plus petit au-dessus de 33 = 10 000.
- A. M.
- Sur la construction des aimants permanents par le Pr AsooU. /.’Eleltricista, t. X, p. 9.55, î0* novembre 1901.
- L'auteur a étudié les variations de l’état magnétique quand, soumis à une force magnétisante constante, un métal reçoit un choc d’intensité déterminée. Les courbes de la figure 1 donnent les variations de l’intensité d’aimantation subies par le métal sous l’efïel d’un même choc, pour les diverses valeurs de la force magnétisante, La courbe extérieure correspond à un cycle d’aimanlalion complet, et les autres aux cycles parcourus en prenant comme point de départ différents points de la partie descendante du premier et en remontant jusqu’à la saturation, tels que PRASP (fig. 2). Les divers points où ces courbes coupent l’axe OH (fig. 1), donnent sur le cycle d’aimantation la courbe pointillée de la ligure 2. C’est le lieu des points pour lesquels le métal possédera une stabilité parfaite au point de vue des chocs.
- Pour aimanter des barreaux très courts, on sait qu’on leur fait parcourir la partie descen-
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- :i74 L’ÉCLAIRAGE
- dante PRR' jusqu'à la rencontre de la courbe d'aimantation aveo une droite OR'dont l’angle avec OU est déterminé par la forme du barreau. I/étude d’un métal au point de vue de la sta-
- bilité devra porter sur la portion R'C. et dans la figure i sur la partie correspondante pv ; l’auteur a vérifié, en effet, que de deux échantillons d’acier (Alleward etGlisenti r l’un présente plus de stabilité que l’autre pour les plus grandes valeurs de l’angle R OI, et que l’inverse a lieu pour les plus petites valeurs.
- Fig. 2.
- En pratique, il y a souvent plus d’importance à avoir une plus grande stabilité et à sacrifier quelque peu l'intensité d’aimantation résiduelle. Au lieu d’arrftter l’aimantation en R', on descendra plus bas, pour remonter avec une courbe telle que ANS qui rencontre la ligne de stabilité parfaite (pointillêe) à son point d’intersection avec OR'.
- électrique
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Aîoto sur la longueur de Vêtincelle de rupture dans un circuit induit par B. Beattie, Phil. Mag. [VI , t, II, p. 653, décembre 19m.
- J/auteur donne dans cette courte note des renseignements précieux sur la longueur de
- l’étincelle de rupture dans un circuit induit, qui, comme nous allons le voir dans un instant, dépend de la nature métallique des électrodes.
- Afin d’obtenir une longueur d’étincelle aisément mesurable, M. Beattie augmente la self-induction du circuit (jusqu’à environ 1 henry en mettant en dérivation un électro-aimant dont l’entrefer est aussi grand que possible, de manière que la réluctance du circuit magnétique et
- P.-L. C.
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- par suite la self-induction de l’aimant soit presque constante.
- La rupture brusque était produite au moyen d’un système de deux fortes bandes de caoutchouc et d’un déclic. Le temps employé par ce
- Fig. 3.
- système pour écarter les deux électrodes (dont l’une est fixe) d’une distance l est donnée par
- cl comme les plus longues étincelles observées n’ont pas dépassé y cm dans ces recherches, ce temps se réduit à o,oy seconde. Le courant utilisé variait depuis 1,2 à 10 ampères.
- Les résultats obtenus par l’auteur sont contenus dans le tableau ci-dessous et dans les figures 1 à 5.
- On y remarque immédiatement que la longueur de l’ctincelle varie avec le courant de dif-
- férentes manières suivant la nature métallique des électrodes employées, de sorte que, si avec un métal on obtient une étincelle plus longue qu’avec un autre pour un courant donné, le contraire peut se produire pour une autre valeur
- rig. 4.
- du courant. C’est ainsi qu'avec uu courant de ij ampères le charbon donne une plus longue étincelle que le platine ; mais si l'on diminue le courant à 3 ampères, ce sont les métaux facilement fusibles (exemple : le Pb, le Bi) qui donnent les plus longués étincelles. Outre cette remarque, il se dégage du tableau précédent le fait suivant, qui est le plus intéressant ; c’est qu’en renversant le courant, tandis que le Fc, le Cu, le Sn, le Ni, le Z11 et lo C ne présentent aucun, changement, quant à la longueur de l’étincelle de rupture, le Pb, le Pl l’Àl, donnent
- Electrode Electrode fixe fixe
- ' ^X0,
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- T. XXXI. — N° 23.
- 3jü
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Tome xxxi.
- Samedi
- Juin 1902
- 9* Année. — N° 24.
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- â. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. DARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLÛNDIN. Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- SUR
- L ÉLIMINATION LES HARMONIQUES DANS LES ALTERNATEURS
- On a proposé à plusieurs reprises, pour éliminer les harmoniques supérieures des courbes périodiques de tension des alternateurs, les mêmes procédés que ceux préconisés dans les dynamos à courant continu pour rendre plus sinusoïdale la répartition de la tension entre deux balais de noms contraires.
- Ti'un de ces procédés, le plus ancien, indiqué autrefois par Atkinson (‘) à propos de la discussion d'un mémoire d’Esson, consiste à donner au fil d’induit une certaine inclinaison par rapport à l’axe de la machine ; il a été appliqué aux appareils à courants alternatifs par MM. Blathy et de Ivando (Ganz) (2) pour les moteurs asynchrones et parla Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (3) pour les alternateurs. '
- Un second procédé, celui proposé par M, S.* *W. Brown pour le courant continu, consiste à partager chaque conducteur en deux parties placées dans des conditions différentes par rapport aux inducteurs ou, autrement dit, à disposer ces deux parties de chaque con-dueteur sur deux induits’distiucls, légèrement décalés l’un par rapport à l’autre. Ce dispositif est évidemment susceptible d’être appliqué aux alternateurs et peutdonner des résultats analogues au premier, quoique un peu moins bons comme nous allons le démontrer.
- P) Voir La Lumière Électrique, t. XXXVUI, p. 117.
- (*) Voir uotre article « Machines djiiAmo-éleclriques » L'Éclairage Électrique, t. Xttl, p. a.{9, g nov. 1897, (3J Voir L'Eclairage Électrique, t. XXVIII, p. ^jo, 17 août 1901. r
- (4) Voir L’Éclairage Électrique, t, XIII, p. i3i, 16 octobre 189701 l. XIV. p. 365, '26 février 1898.
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- Considérons un induil d’alternateur dont les rainures sont dans le sens parallèle à l’axe et soit E, sous forme de série de Fourier, la tension induite :
- ou plus simplement . ,
- Supposons qu’on incline la direction des dents par rapport à Taxe d’un angle tel que l’une des extrémités restant fixe, l’autre soit déplacée d’une certaine fraction de demi-période a.
- La tension induite dans un élément infiniment pelit dl de longueur d’induil en un point quelconque du conducteur, ou plus exactement par le point <le l'enroulement situé dans un certain plan perpendiculaire à l’axe, sera évidemment, L éLantla largeur de l’induit,
- (* + *,)-?»].
- Mais on a :
- L’expression de est donc
- <'E. = -Tï-S A» «o» » 4f-(« + h) - ?... \d‘i La valeur de Et s’obtiendra en intégrant cette expression entre o et a — , d’où :
- E' = TF j ïA" cos[ !' + « - ?•]*-
- On voit donc que d’une façon générale l’amplitude înaxima de l’harmonique d’ordre m qui était Aw est devenue égale à
- Cette expression montre que les amplitudes de toutes les harmoniques sont diminuées dans un rapport qui varie depuis une certaine quantité voisine ou plus petite que l'unité jusqu’à o au fur et à mesure que l’ordre m augmente.
- La forme de ~~ met en lumière en outre un point qui n’a pas été encore signalé à notre
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- connaissance, c’est que l’on peut choisir la valeur x de façon à annuler complètement une des harmoniques ainsi du reste que toutes les autres harmoniques multiples de celle-ci. Pour annuler le coefficient A,,, il suffit de prendre
- Portons celte valeur de a dans l’expression de A^, nous aurons :
- P
- Ainsi donc, tant que m est plus petit que p, les amplitudes des harmoniques décroissent
- de —c’osl-à-dire d'une quantité voisine de l’unité jusqu’à zéro. Au-dessus de l’ordre p, p
- les harmoniques peuvent être groupées encore en série de termes décroissants depuis des quantités de plus en plus petites jusqu’à zéro.
- Passons maintenant au second procédé indiqué et supposons que l’induit soit séparé en deux parties seulement, bien qu’on puisse concevoir une division eu un plus grand nombre de parties, comme cela se passait pour les induits multiples en anneaux des vieilles machines do Burgin (*).
- Le décalage évalué toujours en fraction de demi-période étant a7, la tension induite sera évidemment dans ce cas
- L'amplitude maximale l’harmonique d’ordre m est donc maintenant égale à
- Les harmoniques sont donc encore réduites dans ce cas, sauf celles pour lesquelles la quantité est entière, qui subsistent intégralement. Ces harmoniques vont par série de
- termes décroissants, mais les valeurs de départ du rapport -—-restent ici les mêmes pour chaque tète de série.
- Comme dans le cas précédent, on peut choisir la valeur du décalage a' de façon à annuler l’une des harmoniques.
- L'annulation de l’harmonique d’ordre/; s’obtiendra en prenant
- (l) Voirie Traité des Machines àpinm,,-électriques do S.-P. Thomson, traduction française
- do R. Boislel. pr
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- et cette annulation entraînera comme plus haut celle de toutes les harmoniques multiples
- Apportons celle valeur dep dans l’expression de A'm, il vient :
- Cette expression montre que, pour les harmoniques inférieures à />, la réduction de leur amplitude maxima est encore d’autant plus grande que l’ordre est plus élevé. Au-dessus de Tordre/», les termes sont groupables^ par série de termes décroissants, mais partant tous d’un terme non réduit.
- Proposons-nous de comparer les deux procédés que nous venons d’étudier dans le cas où Ton profite de l’indétermination de a et a' de façon à annuler l’harmonique de rang p.
- Pour voir nettement l’effet relatif de chaque méthode, il suffit évidemment de faire le rapport des amplitudes maxima pour une harmonique de même ordre, à condition toutefois que cette harmonique ne soit pas une de celles qui ont été annulées. On obtient ainsi pour la valeur k du rapport des amplitudes pour le premier et le second cas :
- m P C°S P 2 P ' a
- L’effet du décalage des induits est donc, en général, moins bon que celui de l’inclinaison des encoches (ou des arêtes des pièces polaires) et la différence est d’autant plus grande que l’harmonique supprimée est d'ordre moins élevé.
- On peut mettre facilement en évidence une propriété intéressante de l’inclinaison des rainures sur Taxe de la machine.
- Supposons que Ton ferme le circuit de l’alternateur considéré sur un circuit composé uniquement d’une capacité C et calculons l'intensité du courant qui traverse le circuit en admettant que la résistance intérieure de la machine soit négligeable. L’intensité du courant a pour expression
- P
- Le coefficient d’ordre m est par suite
- On voit que l’ordre m n’intervient plus que sons le signe sinus, de sorte que l’amplitude des harmoniques no se trouve plus amplifiée proportionnellement à Tordre, comme cela se passerait si les rainures n'étaient pas inclinées.
- Cette propriété ne se retrouve pas dans le second procédé que nous avons indiqué.
- Quoiqu’il en soit, ce second procédé d’une application très facile, particulièrement avec les machines à double induit, peut, dans beaucoup de cas, donner d'excellents résultats et permet toujours de faire disparaître une harmonique gênante.
- C.-F. GuiLnEnT.
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- AMPÈREMÈTRES ET VOLTMÈTRES
- INDÉPENDANTS DE L’INTENSITÉ DE LEUR AIMANT PERMANENT (*)
- Les instruments de mesures électriques dans lesquels on utilise Faction (les courants sur les aimants sont sujets à se dérégler par les variations accidentelles de leurs aimants (2).
- Mais il résulte de l’affaiblissement de l’aimant, soit un accroissement, soit une diminution de la sensibilité, suivant le rôle qui lui est attribué. Quand l'aimant fournît le couple antagoniste en agissant comme aimant directeur sur un équipage magnétique mobile, la sensibilité augmente quand Faimant s’affaiblit. Elle diminue, au contraire, dans les instruments à courant mobile dans lesquels l’aimant fournit le couple déviant.
- On peut combattre ces défauts contraires l’un par l’autre, en empruntant le couple antagoniste ol le couple déviant tous deux au môme aimant.
- Imaginons, en effet, un galvanomètre Desprcz-d’Arsonval dans lequel les fils amenant le courantau cadre mobile b (Fig. i) sont dépourvus de rigidité et dont l’équipage mobile porLe une peîjite palette M de fer doux qui se meut solidairement avec lui et que Faimant NS tend à maintenir dans la direction de son champ. On voit facilement que, pour que la déviation produite par un courant donné parcourant le cadre mobile soit indépendante du champ de Faimant, il suffit que le moment magnétique de M soit constant, condition que l’on réalise approximativement en disposant les choses do façon que M soit sensiblement aimanté à saturation.
- En réalité, il n’est pas nécessaire de chercher à satisfaire avec une grande approximation ' aux deux conditions 'extrêmes que nous venons de poser : conducteurs infiniment souples et saturation magnétique de la pièce M ; il suffit de remarquer qu’une petite force antagoniste élastique peut compenser l’effet de l’imparfaite saturation. Une discussion un peu plus détaillée montre, en effet, facilement que le courant nécessaire pour produire • une déviation donnée a, dans un instrument pourvu à la fois de force antagoniste magnétique et de force antagoniste élastique, passe, en général, par un minimum et par un maximum quand le champ varie. 11 y a donc deux valeurs du champ pour lesquelles une petite variation de Faimant permanent ne conduit à aucune variation de la sensibilité. En proportionnant convenablement le couple antagoniste magnétique et élastique, on fait coïncider l’une de ces valeurs avec le champ de Faimant qu’on se propose d’employer. On peut mémo le faire coïncider avec le maximum et le minimum confondus en un point d’inflexion et obtenir ainsi une sensibilité indépendante du champ dans un grand intervalle. Et effectivement, dans des expériences faites avec un électro-aimant, le champ variant de i ooo g-auss à 2 ooo gauss, on a pu réduire les variations de la sensibilité à -r—de part et d’autre de la valeur moyenne.
- Jusqu’à présent nous avons supposé implicitement que les déviations de l’équipage
- (*) Extrait d’une communication faite le 9 avril à la Société internationale des Electriciens. Ces instruments sont onstruits par la maison Japy frères et Cie, de Beuucourt,
- (2) L’institut physicolechnique allemand, tout en reconnaissant l’exactitude, souvent suOlsauto de ces instruments, dû renoncer à dciivrer des certificats pour les appareils à aimants permanents, à cause do la variabilité inhérente eet organe. (.FJektrotechnische Zeitschrift, 1897).
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- étaient très petites. Et effectivement, j’ai construit pour l’usage du laboratoire un ampère-étalon à miroir fondé sur ce principe et n’utilisant (pie de petites déviations, dans lequel des mesures espacées d’une année et faites à—^-près n’ont décelé aucune variation.
- Mais, pour les besoins courants, il est indispensable de se servir d’instruments à aiguille et d’avoir recours à de grandes déviations. Il faut alors tenir compte de ce que le couple antagoniste magnétique et le couple antagoniste élastique ne dépendent pas de l’angle de déviation suivant la môme loi. La loi du couple magnétique, en particulier, varie avec la forme des surfaces polaires, l’intensité de l’aimant permanent et la nature et la forme de la pièce compensatrice INI.
- Aussi est-il nécessaire, avant d’aller plus loin dans la description des propriétés, de spécifier le genre de construction auquel elle se rapporte. Dans la forme d'exécution
- adoptée par MM. Japy frères et Cie l’aimant est formé d'une seule barre d’acier magnétique de section rectangulaire, recourbée sur elle-même en forme de tore et présentant un seul entrefer à surfaces polaires parallèles, exactement alésées à la meule. Dans col entrefer se meut une bobine d’aluminium portant les enroulements dans des rainures fraisées et eu son centre le fer compensateur sous forme d'un fil fin do 4;> mm de longueur, enroulé sur une petite lame de laiton. Le courant est amené par des spiraux très souples et de faible résistance, formés de lames d’argent très minces. L’aspect extérieur de ces instruments est représenté dans les figures 2 et 3.
- Dans un instrument de ce type, le champ a été porté successivement à 000 gauss et à 600 gauss, et l’on a déterminé, pour ces deux intensités, le courant nécessaire pour produire les déviations de 10 degrés en 10 degrés :
- 67.6
- 119.4
- i4hb
- j99A
- 3;,3
- 67,7
- 94.2
- 119.2
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- Los différences enlre les courants produisant une déviation donnée, lorsque lo champ de l’aimant prend les valeurs de aoo et de 6oo gauss, sont donc tout à fait minimes, et à peine supérieures aux erreurs de lecture. Celte constance de lu sensibilité persiste d’ailleurs dans tout l'intervalle entre les deux champs.
- L’expérience montre donc que la compensation persiste jusqu’à des déviations de 700. Néanmoins, dans la pratique, on s’est arrêté à 6oü parce que la graduation, extrêmement régulière jusqu’à cette valeur, l’est moins entre 6o° et 70°. Eu outre, pour toutes les déviations inférieures à 6o°. il n’v a pas de différence sensible entre la position de l’aiguille pour des valeurs ascendantes et descendantes du courant, tandis que de légères erreurs d’hystérésis commenceraient à apparaître si l’on admettait des déviations atteignant 70°.
- Les aimants, récemment aimantés, ont un champ compris entre 700 et 800 gauss. On commence parles affaiblir à 600 gauss'; l’aimantation qui reste est alors très stable si l’acier est bon, ce dont on s’assure pour chaque aimant (').
- En réservant une marge de 100 gauss sur 600. c'est-à-dire environ 17 p. 100. pour l’affaiblissement accidenté], on dépasse do beaucoup les risques vraisemblables.
- On peut s’assurer facilement que chaque instrument possède bien l’indépendance du champ dans ces limites en appliquant contre l'aimant NS un shunt magnétique s (fig:, .4) dont la section a été prise de manière à produire précisément un affaiblissement du champ de 100 gauss. Et, en effet, dans un inslrument présenté à la Société internationale des Électriciens, on pouvait à volonté mettre et retirer le slrunl sans constater aucun changement dans la valeur (des indications.
- Quelques autres propriétés des instruments que nous venons de décrire se rattachent à leur propriété fondamentale. Le décentrage de l’équipage mobile par rapport à l’entrefer peut être envisagé comme une variation accidentelle du champ, d’allure un peu irrégulière. L’expérience a montré que son influence est minime : 0,7 p. 100 au plus pour un déplacement inférieur ou égal à 2,4 mm et à peu près le même dans toute l'étendue de l’échelle, circonstance extrêmement favorable à la construction de séries d'instruments possédant des graduations identiques.
- Le rôle tout à fait subordonné que l’on est amené à donner au couple antagoniste élastique met cos instruments à l’abri des inconvénients habituels des ressorts spiraux : variations de la sensibilité et déplacements du zéro. Dans l'exemple mentionné ci-dessus, le couple antagoniste total est dix fois le couple antagoniste élastique ail commencement de l'échelle, et 6,8 fois, quand la déviation atLeint 60 degrés.
- Les variations de température .peuvent affecter l’aimant permanent. Cet effet est inoffensif. Elles peuvent aussi modifier le moment magnétique de la pièce AL Alais il résulte des expériences de Al.‘ E. Curie qu’aux températures ordinaires l'intensité d’aimantation à saturation du 1er doux varie extrêmement peu avec la température. Et, de fait, une variation de température de 24° n'a permis de mettre en évidence avec certitude aucune variation de la sensibilité, alors qu'une variation de un millième eût été observable. En tant qu’ampèremètre, cos instruments compensés ont donc un coefficient de température
- (1) Pour le contrôle de la qualité et de l’état d aimantation des aimants, la balance de M. Cotton ma rendu d’excellents services. Cet appareil a été décrit dans L'Éclairage Électrique, l. XXIV, p. l'y;.
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- nul. En faut que voltmètres ils dépendent, à la manière habituelle, de la résistance des conducteurs employés.
- Il résulte de l’insensibilité relative, de ce système aux petites erreurs de moniale qu'il est très facile d’obtenir des instruments dont la loi de déviation est identique. On peut, par suite, tirer les cadrans à la presse et éviter les ennuis et les risques de la graduation individuelle de chaque appareil.
- Une seule donnée a une influence prépondérante sur la loi de la graduation, c’est l'angle de calage du fer compensateur par rapport aux spires de la bobine. Cette circonstance une fois reconnue, il est facile de prendre les précautions nécessaires pour (pie cet angle ait la valeur requise. On arrive ainsi couramment, pour un voltmètre de 120 volts, réglé à 110 volts, à n’avoir en aucun point de l’échelle une erreur supérieurejà o,3 ou 0,4 volts.
- IVous n’entrerons pas ici clans plus de détails techniques sur l'adaptation du système que nous venons de décrire aux voltmètres et ampèremètres.-Nous dirons seulement que les précautions habituelles ont été prises pour assurer l’amortissement, une indépendance suffisante de la température et une faible consommation d’énergie. Dans leur forme d’exécution actuelle ces instruments comblent certainement une lacune parmi ceux qui existaient jusqu’à présent, en donnant, eu égard à leur construction simple, robuste et économique, une précision élevée -jointe à une sécurité absolue.
- Pierre Weiss,
- L’EXPOSITION DE DLSSELDOIÏF
- Le icr mai a été inaugurée à Düsseldorf l'Exposition de l’Industrie et des Arts et Métiers de la province Rhénane, de la Weslphalie et des districts adjacents, en morne temps qu'une exposition nationale allemande des Beaux-Arts.
- iNous avons déjà donné sur cette exposition les renseignements nécessaires pour comprendre son but. et la classification des objets exposés J1).
- Aujourd’hui nous nous proposons d’en donner une idée géuérale concernant tout ce qui peut intéresser des ingénieurs et principalement des électriciens.
- L’emplacement de l'Exposition a une superficie d’environ 55 hectares. Ce terrain, admirablement situé et pour ainsi dire dans la ville même, est limité d’un coté, sur une longueur de 2,1 km, par le Rhin et de l’autre, par le port « Hofgarlen » dont une grande partie y est annexée. Au sud, le superbe pont du Rhin, jeté en deux arches sur le fleuve, forme un fond architectural. Le terrain est trois fois aussi grand qu’à l’Exposition de 1880. Environ 18 hectares sont couverts, chiffre supérieur à toutes les expositions dernières, excepté toutefois l’Exposition universelle de Paris en 1900. Le tableau suivant met en évidence l’importance relative de quelques expositions récentes.
- Berlin en 1896 . . l\ürembccg en 1896 Leipzig en 1897. . Paris en 1900. . . Glasgow en 1901 . Düsseldorf en rgos .
- Surface tolali
- u 2*7 9\f> » 290000 »
- Surface couverte
- 41Soo »
- 180 000 »
- p) L’Éclairage Électrique, t. XXX, p. xlvi, a5 janvier 1902, l. XXI, p. 11, 5 avril 1902.
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- Le plan général (fig. i) donne la répartition des bâtiments et la distribution des groupes. Jl y a environ 170 constructions, pavillons, etc., qui représentent une valeur de 12 millions de marks.
- L'Exposition n’est, pas bâtie dans un style déterminé, mais on a laissé à chacun des exposants toute latitude pour construire son propre bâtiment.
- Les plus grands éditiees, bâtis par l'Administration de l’Exposition, sont : le Palais des Machines (fig. 1, nos 80-91) et le Grand Palais de l’Industrie (fig. r ,n°99 et fig. a). Le premier est celui qui. présente le plus grand intérêt. Le palais des machines, construit par l’usine « Hein Lehmaun et C°, Düsseldorf » complètement en fer, en pierre et en verre, a 280 m de long el 01,9 m de large. Il couvre une surface de 20000 m2, en y comprenant l’annexe qui abrite les chaudières à vapeur, les pompes alimentaires, les appareils do condensation et leurs réfrigérants. Ce palais se compose do trois longs halls, c'est-à-dire d’une nef centrale et de deux nefs latérales.
- La construction de ces trois nefs est très pratique; elles sont absolument Indépendantes de sorte que chacune peut recevoir une destination particulière après la fermeture de l'Exposition.
- La façade du palais est en harmonie avec l’arL architectural.
- Le Palais desmachines comprend la station centrale d'éleclricité, (fig. 3) destinée-à fournir l'énergie électrique aux divers services de l’Exposition (fig. 4)- Dans cette station sont installes 27 moteurs à vapeur et 29 dynamos d’une puissance totale de i3 891 chevaux-vapeur indiqués ou 10096 kilowatts. En outre, U y a deux groupes électrogènes, capables de fournir 200 chevaux, installés dans un autre bâtiment.
- An point de vue de la nature des courants produits, on a la répartition suivante :
- Courant continu . , ..........................24 groupes fournissant 3 696 kilowatts
- Courants triphasés............................ 6 » » 5 900 »
- Détail remarquable, il 11 y a que cinq constructeurs de machines électriques dont les groupes électrogènes soient affectés aux services de l’exposition, à savoir ;
- Société d’électricité W. Lahmeyer et Gic, Francfort-sur-le-Mein ;
- Société d’électricité Ilelios, Cologne ;
- Usine d’électricité Garbe, T.aliineyer et Cie, Aix-la-Chapelle ;
- Ateliers de construction de machines Max Sehoreh el Gie, Rhcydt;
- Usine d’éleclricité Ernst Heinricli Geist, Cologne.
- G est surtout la Société W. Lahmeyer et C'°, de Eraneforl-sur-Ie-Mein, qui se distingue par sa belle exposition, car elle participe à la production de l’énergie électrique par \- dynamos. Le tableau indique les noms des constructeurs, le nombre des machines lournies par chacun d’eux, le type des machines et leur puissance.
- D’après ce tableau, les cinq constructeurs produisent ensemble 10096 kilowatts, soit 2200 kilowatts par exposant, moyenne supérieure à celle de l’Exposition universelle de 1900. Nous résumons ci dessous les données comparatives relatives aux deux Expositions ;
- Production de l’énergie électrique........... Paris 1900 Düsseldorf 1902
- Nombre de dynamos.
- Puissance en kilowatts..............................
- Production par chaque exposant en moyenne............
- La plus grande puissance fournie par un exposant. . .
- J 9^7
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- RF,VTJE D’ÉLECTRICITÉ
- ;î89
- 1 — DES DYNAMOS AL" —A f “»* fl s dWl'.in.mcm
- III
- 18 Gcbr. Meer, M.-Glad- Max Schoreh et Cic, Compound 1 onn lin mnlinn 200 25o 440 \ nrniinl,.moui
- Rhoydl. direct
- Max bchornli et U":, Compound I=>0 /,ao 220
- den. Rbeydt.
- U. Wilhclmi. Mühl- Lit. a 01 n AN 1 ah- 3o
- licim-sur-Rhin. mever el branc- direct
- K. pt Th. Million Brae- E.A.G.vorm.NV. Lab- 43 0 r-a Accouplement
- muenU h inc- direct
- forl-sur-Moin.
- K.A.G.vomi. NV. Lai.-
- mever et (,in. brano-
- fort-sur-Moiii.
- Dingler seho JWnschi- E.A.G.vorm. NV. T.ah- 63o 440 Accoupleniem
- vei't’.cale
- ckoa. lorL-sur-Meiu.
- ! V < a 1 b V l.alt- 480
- Sohloifnîühle. direct
- forl-sur-Mi'in.
- ] \ G a iat 01 NN J,ah-
- Gnsollschalt Union. 111 ea et- et (>-. Franc- horizonUilc direct
- Mcumami et lisser. F \ G vg,,.,,! \vT Compound 1.N0 oon continu T^O 100 220 Accouplement
- Aix-la-Chapelle. m \ r il ( b 1 me-
- lorL-.sui'-Mein.
- IV
- v.- Louis Soest et Cie, E. A. C. vorm. AV. Lab- Compound 5u5 1J0 eniiliiin 220 Accouplement
- verticale direct
- 28 Gasmoloreufabrik, Uarbe, Labmever el Moteur à i6r) Accouplement
- Deutz (Cologne). • Cle, Aix-la-Chapelle. gaz
- Moteur à 180 continu 180
- Deutz (Cologne). TUieydt, gaz du-oct
- Le courant électrique est livré sur des tableaux particuliers appartenant aux fournisseurs sons une tension régulière qui est ainsi définie :
- » » simple ............. io ono a » 5o a a
- Les tableaux des groupes électrogènes portent tous les moyens d'interruption et de protection d’usage ordinaire, ainsique les appareils de mesure.
- Aux bornes du tableau dir fournisseur, l’Administration prend le courant électrique. Toute l’énergie électrique produite par les groupes électrogènos est amenée par des euna-
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- lisations souterraines au tableau général de distribution, livré par les ateliers de construction d’appareils électriques Yoigt et Uaeffner, Francfort-sur-Ic-Mcin ot installé dans le Palais des Machines du côté ouest.
- Les constructeurs des machines nommés ei-dessus ont pris la charge de mettre en tout temps, à la disposition de l'Administration, l’énergie électrique qu’ils se sont engagés à produire. Les conditions financières de fa fourniture sont les suivantes. La vapeur est livrée gratuitement aux machines motrices. Aux constructeurs de dynamos est allouée une somme totale do 4° <>oo marks, tandis que les fournisseurs dos machines à vapeur reçoivent une réinunêiTt on proportionnelle au nombre d'heures de marche et à la puissance nor-
- male pour laquelle la machine est. acceptée par l'administration. L’installation et T exploitation des machines et appareils ainsi que les travaux de fondations des massifs des machines est aux frais des fournisseurs.
- La production de la vapeur nécessaire à l’alimentation des moteurs des divers groupes électrogènes est assurée par un ensemble do 16 chaudières installées du côté nord du Palais des machines, abritées par un hangar construit en fer. La surface de chauffe totale de ces 16 chaudières est de 3 55o ma environ. Le tableau suivant indique les noms des constructeurs, le nombre de chaudières fournies par chacun d’eux, le type de ces chaudières et leur surface de chauffe. Deux cheminées de 58 m de hauteur et de 2,00 m de diamètre intérieur au sommet sont destinées au sewice de celte série de batteries.
- La vapeur a, dans la conduite générale, une tension effective moyenne de 12 kg : cm2.
- Toutes' les machines à vapeur sont en relation avec un condenseur central situé tout près des batteries de chaudières et sorti des ateliers de la Société Bnlke et C1", Bochum.
- 11 offre un très grand intérêt. Son pouvoir condensant est de 6 5oo chevaux ou 4© 000 kg
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- de vapeur à ITieure et il se compose des installations suivantes : purification de la vapeur souillée d’huile, le condenseur proprement dit, les machines à vapeur actionnant les pompes à air, la filtration et les réfrigérants. Il v a deux réfrigérants en forme de cheminées, savoir l’un en bois et l'autre tout en fer.
- Le dernier est d’un type nouveau très pratique. Il est construit sans aucun bois et de telle manière que le changement des pièces se fait vile et facilement.
- La station centrale d’électricité fournit l’énergie électrique sur tous les points de l’Ex-position. Outre cela, il y a une jonction avec la station centrale d’électricité de la ville de
- Düsseldorf, qui. est destinée à fournir l’énergie électrique aux services définis plus loin.
- La force 'motrice, et. l’éclairage de l’Exposition exigent une puissance totale de 6 oookilo-walls, utilisés de la manière suivante. Les moteurs électriques, installés dans les divers palais et. bâtiments de l’Exposition par les soins de l’administration, sont au nombre de 4oo environ. Ces moteurs de diverses puissances et de systèmes divers sont alimentés en partie par du courant continu et en partie par tics courants Iripluisés. Tls consomment une puissance totale de 4000 chevaux environ. L"éclairage de l’Exposition comprend en tout 5o ooo lampes à incandescence et r ooo lampes à arc.
- La plus grande demande pour force motrice n’a pas lieu en même temps que le maximum pour l’éclairage. C’est pourquoi la charge de la station centrale ne dépasse jamais 5 ooo kilowatts, c’esl-a-dire 5o p. ioo environ de; la puissance totale, 11 y a donc assez de réserve en cas d'interruption dans le fonctionnement d'un ou plusieurs groupes éleetrogènes.
- Ta' tableau général de distribution où se trouve totalisée l’énergie fournie par les groupes individuels est représenté sur la figure, 5.
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- CONSTRUCTEUR»
- Düsseldori'-llatinges Rôhrciikes selfabrik, vrmn DurrundC
- Rliein ll&hrendampfkessclfabrik
- a llumboldt » ^ Ïvalk-C
- Stiibl iincl Eiscn, Hftrrl i. W. . Ratlior DainpHcesself'abrik vor M. Gidu'e, Rath-lb'isscldorf .
- C'oloiîno-Iîag^ntbal.........
- L. Koch, Siegcn................
- bouilleurs
- 196,70
- -j 58 j So
- Los canalisations principales sont presque tontes souterraines et en cables armés.
- Le courant continu est livré sous deux formes, à savoir : aux tensions de 44<-* et a3o volts.
- Le courant continu sous 220-h 220 volts est destiné aux divers services de l'Exposition pendant que celui de ii5 -j- 1i5 volts alimente seulement les appareils et l’éclairage des fontaines lumineuses placées en avant de la façade du grand Palais de l'Industrie et quelques installations tout près du Palais des 'Machines. Les canalisations à courant continu sont toutes à trois fils ; elles alimentent les régions suivantes : Palais des Machines; grand Palais de l’Industrie; Palais des Beaux-Arts; Bâtiments des pompes; Hall des Fêtes; Hall de l’Industrie 111, supplémentaire, Union des intérêts miniers, Chemin de fer électrique à accumulateur.
- Les canalisations du courant alternatif simple (qui ne sont p»as indiquées dans la figure 5) conduisent le courant du générateur sous 10000 volts et 5o périodes par seconde aux postes de transformation où la tension est abaissée à i5o volts et d'où parlent les canalisations secondaires. Los câbles armés pour les courants alternatifs simples sous 10000 volts sont fournis par « Land und Seekabehverke, Cologne-iVippes ». Les transformateurs établis aux sous-stations ont été fournis par W. Lahmeyor et C‘e ainsi que la génératrice. Celte dynamo est la seule machine sans aucune réserve en cas d’interruption dans son fonctionnement. Celle disposition est permise parce que l’énergie de ce groupe électrogène est destinée seulement à alimenter les installations de la décoration lumineuse de divers palais, des ailées et du grand pont du Rhin. La décoration lumineuse du pont du Rhin comporte l’emploi de 6000 lampes à incandescence.
- Le courant alternatif triphasé d’une tension de 5 000 volts, fourni par deux machines, l’une de W. Lahmeyer et C‘% Francfort-sur-Mein, l’autre, de Max Srhoreh, de Rlievdt, est distribué par trois lignes souterraines en câbles armés à trois conducteurs, sortis des usines Land und Seekabehverke, de Colog’iic-IVippes. Les trois ligues aboutissent aux postes de transformateurs. La tension y est abaissée à 110 volts. Les sous-stations desservent les canalisations secondaires d’éclairage et de transmission de force motrice du quartier nord de l'Exposition, du grand Palais de l’Industrie et en partie du Palais des Machines. Les sous-stations ont une puissance individuelle de 40 à 280’kilowatts. Dans le quartier du nord
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- elles sont du nombre de six, réalisations primaires. Outre cela, il y a une ligne souterraine en câbles armés ù trois conducteurs entre les six stations du quartier du nord et celui du grand Palais de l'Industrie. La section des conducteurs de ces câbles est choisie si grande qu’on peut, dans les cas d’interruption de Tune quelconque des lignes principales, alimenter les sepL sous-stations parcescanalisations qui sont encore en activité.
- volts et üo périodes par seconde, générés parles deux dynamos de « Eleclricllats Aktien-Gesellschafl lïelios », Cologne, et « Deutsche Electrieilüls Werke Garbe, Lah-meyer et Cie », Aix-la-Chapelle, sont conduits par quatre ligues souterraines en câbles armés à trois conducteurs aux postes do transformateurs où la tension sera abaissée à no volls. Les sous-sta-lions sont au nombre de huit et ont une puissance individuelle de 10 à 5o kilowal Is. Les canalisations secondaires alimcntenll.es régions suivantes : Gutehofïhungshutte, Bergbaulich Verein, le quartier sud de l’Exposition et une partie du Palais des Machines. Tous les Irarisformateurs pour le courant, alternatif sont livrés et établis aux sous-stations de distribution par les constructeurs des machines à courant alternatif. Le plan général (fig. i) donne la répartition des postes de transformation. Le tableau général de distribution (fig. 5) indique clairement toutes les dispositions prises par le Directeur des services électriques
- pour garantir lasécurité de l'exploi-
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- tat.ion. Conformement aux explications précédentes, l’administration de l'Exposition fournit l’énergie électrique aux seuls consommateurs qui ont contracté un abonnement pour la durée de l’Exposition, et principalement, en deux formes, savoir le courant eoulinu'sous 220-4-220 volts et courants triphasés à 110 volts et 5o périodes par seconde, indistinctement pour l’éclairage et la force motrice. Les branchements sur les canalisations générales seront faits aux frais de l'abonné. L'abonné doit fournir un emplacement agréé par l’Administration pour y placer le compteur. L’Administration fournit en location et met en place le compteur. Le prix de la pose du compteur est fixé à ro marks ; celui de location et. d’entretien par mois à 10 marks. L’énergie électrique fournie aux particuliers est larifiée ainsi qu’il
- ^ » P h l’éclairage..............................
- Après la clôture de l’Exposition, l'Administration fera nnc remise de 5p. t00jusqu’à 2.5 p. 100 proportionnelle à la somme totale payée pour l'utilisation de l’énergie électrique pendant, la durée de l'Exposition.
- Pour l’éclairage généra! de l’Exposition, on a installé 800 lampes à arc environ. Le tableau suivant indique les noms des fournisseurs qui participent à l’éclairage général et le nombre des lampes à arc fournies par chacun d’eux.
- lüdu.ricitæts ALlien Gese>l!scSinft Helios, Cologne*.................. 3 2 5
- Rngina-Bog<‘.iLampi*nfabrik, Cologne . . . . !........................ 200
- Yoltohm ElelUridlcets Geacllschaft, Francfort-aup-le-Mein................ 5o
- Illnnnlsclio Bogenlampen Fabrik. Ithevdt................................. .2
- Deutsche Geacllschaft fur Brciner-Lichl, Nelieiœ-su.-la-ituhr......... 14
- Korliug et Mathiesen, Lripzig-Lcutzch....................................200
- Ces lampes sont réparties sur toutle terrain de l’Exposition. Toutes les canalisations destinées à fournir le courant pour l’éclairage général sont aériennes.
- Outre ces lampes à arc, on a prévu un éclairage de service pour la nuit, assuré au moyen de 3oo lampes à incandescence environ, distribuées sur le terrrain de l'Exposition. L’alimentation île ces lampes à incandescence peut avoir lieu parles dynamos actionnées par les moteurs à gaz, ou par celle qui est accouplée avec la turbine à vapeur, ou encore par la batterie d'accumulaleurs dont il sera question plus loin (voirfig. 5). E11 outre, il y avait intérêt à établir un éclairage de sûreté, dans la salle des Fêtes. Cette installation livrée et posée par l'usine Behrend-Aecumulalorcnwerko, Franefort-sur-Mcin, se compose d’un certain nombre de petites batteries d’accumulateurs, dont chacune est pourvue d’une lampe à incandescence de Lrois bougies. Pour charger ces batteries pendant la journée par les canalisations principales à courant continu, on les connecte en série. Après l’interruption du branchement, chaque batterie alimente sa lampe à incandescence.
- Le moyen de transport spécial à l’Exposition est lo chemin do fer électrique à accumulateurs établi par les Kolner Accumutaloren Werkc, Gottfricd Ilagen, Cologne. Comme nous l’avons déjà dit, le constructeur voudrait montrer que malgré les insuccès des tramways à accumulateurs de Berlin et de Hanovre, il est possible d’exploiter des lignes à accumulateurs avec sécurité eL économie. D’un développement de près de 3 5oo m, le tracé du chemin de fer électrique suit à l'intérieur J'eneeinte de l’Exposition (voir plan général, fig. Q. Les 'voies sont formées par les rails établis par l’Administration du chemin de ter de l’État prussien pour le transport des marchandises avant l’inauguration de l’Exposition. Les voitures automobiles sont fournies par la Elektrieitats Aklien GesellsehafL « ïlelios » Cologne.
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- Elles sont des plus nouvelles constructions de cette usine. Les voilures sont actionnées par un moteur de rr>. chevaux de la même fabrique. Elles comportent 34 places, dont 18 assises et 16 debout. La vitesse de marche est de 1 2 «à 16 km à l'heure. L'énergie électrique nécessaire au fonctionnement du chemin de fer est fournie à la ligne en forme de courant continu sous 180 volts exclusivement par les batteries d’accumulateurs posées au fond de la voiture. Chaque batterie se compose de 86 éléments du type « Automobile » de ].'usine Gottfried Hagen, Cologne, correspondant à une tension de la charge de 220 volts possédant une capacité de 3oo ampères-heure ni: du poids total de 2000 kg. La charge pendant la journée a lieu par les canalisations principales à courant continu. De minuit à sept heures du malin 011 recharge les batteries d'accumulateurs, principalement avec le courant de la station centrale de Düsseldorf. Le tableau général de distribution (fig. 5) iudique le schéma des connexions.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TELEGRAPHIE
- Quelques installations de télégraphie sans fil de l’Allgemeine Elektricitæts Geselîschaft jiar l'ingénieur comte Arco. Jile/Urotechuische Zeitschrift, t. XXIII, Ho janvier 1902.
- Une installation de télégraphie sans fil, intéressante au point de vue technique, a été laite l’année dernière pour la Hambourg-Amerika-Linie, Au printemps ipor, une station fut montée sur le paquebot « Deutsohland», par l’ALI— gemeine Elektricitâts Geselîschaft, de Berlin, d’après le système Slaby-Arco (f).
- Au moyen de cette station, des signaux furent échangés d’abord avec les stations pourvues d’autres systèmes, puis plus tard, en automne, une deuxième station fut établie, d’après le même système Slaby-Arco, à Duhnen, près de Cuxha-ven, dans le voisinage des bâtiments de la
- La station à bord du Deutsohland, présente certaines particularités intéressantes. La cabine des appareils, très petite, est située derrière le
- 1‘) Voir L’Éclairage Électrique du a5 janvier 1902. — Nous donnons on outre en figures 1 et 2 les schémas du montage des postes tel qu’il était effectué en 1900; la figure 3 donne une vue de la bobine d'induction, spécialement construite par l'A, K. G. pour la télégraphie sans lit ; la figure 4 montre l’interrupteur employé.
- pont promenade, à tribord ; elle a comme dicte hauteur intérieure.
- do 5o cm d'étincelle, alimentée avec du courant alternatif. A eot effet, les dynamos a lumière A. E.G. produisant normalement du courant continu, peuvent recevoir surl’arbre, entre l'armature et un des paliers, des bagues collectrices de courant alternatif (dispositif Dobrovolsky).
- Dans le cas actuel, sur ces bagues est pris un courant alternatif de 20 périodes par seconde qui est amené à la cabine des appareils au moyen de câbles concentriques.
- L’antenne qui sert pour l’envoi et la réception est un toron de 12 fils de cuivre, isolé au caoutchouc. Elle est hissée au mât de l’arricre — 3a ni de hauteur au-dessus du pont — mais seulement quand on doit télégraphier; on l'amène dès qu’elle ne .sert plus. L’antenne sort de la cabine sur le pont supérieur ; elle est suffisamment isolée par un revêtement de 10 mm de caoutchouc, et pendant la transmission, les décharges ou les secousses par contact accidentel sont à peine sensibles.
- Toutes les parties mobiles de l’appareil récepteur sont équilibrées par des contrepoids pour éviter, autant que possible les inconvénients du roulis et du tangage, et elles sont protégées par
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- du feutre et du caoutchouc contre les trépidations qui, a l’endroit où se trouve la cabine, sont très sensibles à certaines allures. Malgré cela, pendant la navigation, le relais, qui est la partie la plus délicate de toute l’installation, ne peut pas se trouver dans les conditions aussi bonnes que dans une installation fixe.
- Aussi l’intensité et la netteté de la réception en souffrent dans une certaine? mesure, et jusqu'ici la distance maxima obtenue entre un bateau naviguant et une station à terre a toujours été notablement inférieure a celle obtenue entre deux stations fixes, séparées par la mer.
- Tig. i. — Poste Ira
- L’accord du « Deutschland » sur la station « Dulmen »• lut réalisé, les deux postes étant à une distance de 5a km (.'la km environ au-dessus delà terre). Cet accord a été obtenu si exactement, et comme conséquence on a eu une si grande intensité de réception, qn’une bonne interprétation fut possible à cette distance, avec seulement 2 111m d'étincelles ; c’est ec que montre la reproduction photographique d’une dépêche reçue dans ces conditions.
- Le Deutschland a communique en outre avec la station Braun, de llclgoland (‘), avec les stations Marconi de Borkum ('), de Lîle de YVight et avec le baleau-feu de Nantucket, devant l’entrée du port de Aevv-York. On se rendit compte par là, dit. l’auteur, qu’une entente internationale serait
- désirable, sous le rapport des longueurs d’ondes électriques employées. Par exemple, pendant que le quart de la longueur d’onde du transmetteur de Duhnen est d’environ 90 m, la même donnée pour Helgoland n’est cjuc de 45 m : celles des trois autres stations au contraire, sont plus grandes que la dernière, mais plus petites que celle de Duhnen.
- !, — l’uslc récepteur Slaby-Areo.
- Pour accorder le récepteur du a Deutschland » avec les deux stations principales, un commutateur unipolaire à levier permet d'intercaler dans le système récepteur, soit les bobines d’accord pour Duhnen, soit celles qui correspondent à la station américaine.
- A bord du « Deutschland », la sécurité de la transmission est absolue, vu que la source de trouble la plus importante —l'interrupteur — est supprimée. Le courant alternatif alimentant la bobine est ouvert et fermé, pour faire les signaux Morse, avec un manipulateur à soutflage d’étincelle électromagnétique.
- La distance maxima obtenue entre le v Dcuts-chland » et le bateau-feu américain fut de 7a km. Bien que l’accord ne fût pas encore parfait, troia longs télégrammes privés purent être expédiés par des passagers.
- Du reste, la distance de transmission est toujours plus grande au départ qu’à l’arrivée ; cela tient à ce qu’à l’arrivée, l’antenne qui est dirigée vers l’arrière, se trouve en partie masquée par les nuits et par le gréement.
- La communication avec Duhnen, notamment
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- trême Je sécurité des signaux n’était pas encore atteinte, et par conséquent la limite de garantie se trouve ainsi dépassée de plus du double. La communication avait duré ce jour-là plus de quatre heures.
- Une deuxième installation intéressante, décrite dans le même article, a été faite également l'année dernière pour le service des phares danois. Elle a pour but la réunion du bateau-feu de Vvl avec le phare de Blaavandshuk, près de Esb-jerg.
- L’entrée du port de Esbjerg est rendue dangereuse par de nombreux bancs de sable et fré-
- quemment on observe, du bateau-feu de Yyl, des signaux de détresse ou des échouages. Avec l’installation actuelle, l’avis du sinistre est envoyé immédiatement par la télégraphie sans fil au phare do Blaavandshuk, distant de 3o km. 11 est ensuite communique par téléphone aux services de sauvetage le long de la côte, et par ie télégraphe Morse au réseau télégraphique
- La station du bateau-feu Vyl est établie dans un petit coin de la cabine du pilote. La mer, à cet endroit de la mer du Nord, est extrêmement grosse par mauvais temps, et le bateau tout en-
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- tier danse sur les lames d’une façon désordonnée. Tous les appareils devaient par conséquent être protégés le mieux possible contre les secousses et les chocs violents. Malgré ces conditions défectueuses, les appareils, équilibrés dans toutes leurs parties mobiles avec un soin particulier, fonctionnent sans faute, même parle plus mauvais temps.
- Comme il n'existait pas de source cle courant sur le bateau-feu, la bobine est alimentée direc-
- tement par des éléments secs qui fournissent environ a,5 ampères sous une tension de io volts. Le niât n’a que a5 m de hauteur.
- A cause de la faible énergie électrique dont on disposait, la capacité de l’excitateur put être portée seulement à o,ooo5 nderofarad ; mais la bobine donne encore des étincelles cle 5 mui.
- Au phare de Blaavandshuk, on a complètement renoncé à l’érection d’un niât, et l'antenne d’émission ou de réception, fixée au sommet du
- phare et débordant sur le côté, est amenée directement à la cabine des appareils, lui longueur de fil s’élève ici à environ 65 m et la hauteur d’antenne à 5o m.
- Il s’agissait alors de résoudre le problème difficile consistant à mettre en résonance ces deux longueurs de fil fout à fait différentes. Le résultat a été obtenu finalement de la façon suivante : quand le bateau-feu transmet, les deux conducteurs aériens sont accordés sur la même fréquence; seulement, le conducteur du bateau-feu vibre en un quart d’onde, et celui du phare au contraire, en trois quarts d’onde. Inversement, quand la station du phare envoie, les deux conducteurs aériens vibrent également à la même fréquence, mais les deux en un quart d’onde ; et pour cela, le nombre de vibrations propres de l’antenne du bateau est abaissé artificiellement par l'introduction d’une plus grande bobine.
- Les enregistreurs Morse et les manipulateurs employés au phare peuvent être greffés sur la ligne télégraphique intérieure, et les télégi-am-mes arrivant à l’appareil Morse peuvent ainsi être directement transmis au loin, en utilisant les lignes ordinaires.
- Comme source de courant, on emploie au phare une batterie d’aceumulaleurs — 48 volts avec une capacité d’environ 20 ampères-heure. — La batterie est rechargée tous les quinze jours ; la dynamo de charge est conduite par un moteur à gaz déjà utilisé à la production d’air comprimé pour la sirène.
- Il était particulièrement difficile, dans le voisinage du phare, d’obtenir « une bonne terre ». Les couches de sables environnantes forment en effet un excellent isolateur. La difficulté fut levée en posant horizontalement dans le sol et en les enterrant plusieurs câbles de cuivre nu, d’une
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- longueur h peu près égale à celle du conducteur aérien. Ces câbles agissent comme une capacité
- remplaçant la terre.
- Le service des stations est assuré, d'un coté par le pilote du bateau-feu, de l'autre par le gardien du phare, tous deux ont appris dans ce but l’alphabet Morse etla manipulation des appa-
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- /
- > 50 80 78 88 90 Ul 118 W J58 7*0
- Kilomètres
- à la terre à travers le cohéreur), on n’obtenait aucun accord satisfaisant, bien que l’on réalisât une certaine séparation des signaux dans des stations utilisant des hauteurs d’antennes différentes (l). Une simple barre droite où sont provoquées des oscillations électriques constitue un excellent radiateur d'ondes, mais comme l’a expliqué Fleming, pour ces formes de conducteurs les oscillations sont très rapidement amorties ; Marconi a néanmoins essayé d’accorder le récepteur avec un transmetteur de l’ancien système. Pour cela, le récepteur est disposé comme dans la ligure i (brevet du ie* juin 1898);
- Malgré ces difficultés de diverses sortes, avec cette installation qu’on pouvait regarder comme une « épreuve du leu » pour la télégraphie sans fil, la communication entre les deux stations, abstraction faite de quelques troubles de services inévitables, est complètement satisfai-
- Aussi le service des phares danois ul’intention de relier prochainement, de la même manière, le phare de Blaavandshuk avec le bateau-feu Horns-liiff, distant, de 5o km.
- Les deux stations fixes à terre, Dolmen et Blaavniulshuk sont maintenant accordées sur le môme nombre de vibrations ; leur distance s'élève à un peu plus de aoo km.
- J. R.
- Sur la télégraphie sans fîl avec appareils accordés (‘), par Marconi, i.’h'lettricista du i«r juillet 1901, t. X, p. 158.
- l/autcur retrace les progrès réalisés par lui dans la télégraphie sans fils, depuis l’hiver 1901, en ce qui concerne particulièrement la svnto-nlsation des appareils. Avec l’ancienne disposition du poste récepteur (antenne verticale reliée
- le fil aérien est en communication avec la terre non pins par le cohéreur, mais par le primaire d’un translovruatcur, dont le secondaire contient le cohéreur eu série avec un condensateur. C’est avec ce système qu’a été établie la communication à Iravers la Manche en 1899. Pour mettre en activité ce récepteur accordé, il faut considérer non seulement la durée d’une période, mais aussi la persistance, pendant un temps suffisant, d’une suite de vibrations. Le fait que, dans certaines conditions, un résonateur répond, même si sa période est très différente de celle de l’oscillateur, lient à cc que toute l’énergie du transmetteur est rayonnée en une ou deux oscillations et que les oscillations induites peuvent se produire librement, avec leur période propre. Au contraire, si la même quantité d’énergie est transmise par une série assez persistante d’un grand nombre d’oscillations, le récepteur ne fonctionnera que s’il v a véritablement résonance, c’est-à-dire accord de la fréquence des oscillations émises et induites.
- Avec ce système de récepteur. Marconi a pu
- f1) Ainsi, deux stations à 8 km avec fils de 3o m n’étaient pas influencées par les signaux de deux autres stations à
- (’) Lecture faite à la « Society of Arts » de Londres.
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- opérer la sélection, à une môme station réceptrice (Poole) de deux télégrammes transmis en même temps de l’ilc de "Wight et d’un navire en mer (5o et ifi km). Les oscillateurs étaient du système classique avec fils verticaux de 4^ m et ‘j.y m respectivement. Les deux récepteurs de la station avaient le secondaire de leur transformateur accordé, respectivement avec Sainte-Catherine (île de Wight) ét Je navire en mer; et il fut constaté (brevet du 19 décembre 1899') que les meilleurs résultats s’obtenaient qviand la longueur du fil secondaire du transformateur est égale h celle de l’antenne du poste transmetteur.
- Cette sélection dos télégrammes n’était plus possible quand les postes transmetteurs étaient placés à la même distance du poste récepteur, ce qui montra la nécessité de recourir à des radiateurs moins amortis.
- On peut diminuer l'amortissement soit en ajoutant des inductances aux antennes, soit en augmentant leur capacité. Le premier procédé suggéré par Lodge (1898), ne semble pas avoir donné de résultats satisfaisants ; pour ce qui est de la capacité, l’augmentation des dimensions des antennes est à rejeter au double point de vue de l'encombrement et de la grande dissipation d’énergiequi en résulte durant les premières oscillations. La solution adoptée est représentée dans les deux schémas ci-contre (fig. 2) ; l’addition des antennes A'A', augmente la capacité sans augmenter le pouvoir rayonnant (Congrès des électriciens, Paris, 1900). Une disposition beaucoup plus efficace encore (brevet du vu mars 1900) consiste à donner aux antennes AA', AjA', la forme de cylindres creux, les cylindres A.', À’, étant places respectivement à l’intérieur des cylindres A, A’’. Mais il est nécessaire de placer une inductance entre l’étincelle génératrice des oscillations et le cvlindre qui n’est pas à la terre, de façon à réaliser une différence de phase entre les deux cylindres et a empêcher les effets d’une action mutuelle ('). On peut ainsi obtenir la résonance
- f1) Avec des cylindres de 7 m do hauteur et j,5o m de diamètre, on obtint facilement la transmission à 5o km Jdo Sainte-Catherine à Poole), de signaux qui n’étaient ni troublés, ni enregistrés par aucune antre station établie dans le voisinage. La grande capacité du récepteur lui communique une période propre qui l’empêche d’être influencé par les oscillations de période différente, ni par les perturbations atmosphériques assez
- du récepteur avec plusieurs postes transmetteurs qui seuls étaient susceptibles d’influencer le récepteur.
- Le professeur Lodge a indiqué un autre système de radiateur très persistant, consistant à introduire un condensateur dans le circuit de l’étincelle oscillante. Marconi a adapté ce type à la transmission à de grandes distances, suivant
- la disposition de la figure 8, où Ton utilise pour le transmetteur une sorte de transformateur Tesla. Les premiers insuccès amenèrent il reconnaître la nécessité d’accorder à la même période ou à l’octave les deux circuits du transmetteur, a savoir le condensateur et le primaire du transformateur Tesla, d’une pari, et d’autre part, le conducteur aérien et le secondaire. 11 en est de même des deux circuits du récepteur (fig. 3). (Brevet du 26 avril 1900) (‘\
- La facilité et la nécessité d’accorder les stations entre elles fait concevoir l’importance de la faculté de dérégler les appareils en faisant varier fa capacité cl l’inductance des divers circuits. Il suffit, que deux stations connaissent les divers facteurs de leur accord, pour que leurs communications puissent s effectuer, sans être surprises par des postes étrangers. Mais, de plus, plusieurs récepteurs et plusieurs transmetteurs peuvent être réunis respectivement aux mêmes fils verticaux A, A,, et être accordés entre eux au moyens d’inductances différentes ; on pourra
- (*) Les condensateurs e, h, de la figure 3 sont à capacités réglables, ce qui permet de réaliser l’accord entre les différents circuits; de plus, les conducteurs verticaux sc terminent par quelques spires dont on peut introduire
- la capacité' en série. L’expérieuce a confirmé le fait que
- tivement égale à celle du conducteur aérien. On donnera
- lennc, et il ne restera plus qu’à régler la capacité du condensateur du transmetteur pour obteuir la résonance, les secondaires de tous les transformateurs récepteurs ayant tous la même longueur que les antennes.
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- donc transmettre différentes dépêches en môme temps, cl’un même poste et les recevoir simultanément au poste récepteur (Fleming, Society of
- Fig. 3.
- Arts, décembre 1900). En employant comme antennes des cylindres concentriques on arrive, en outre, à communiquer à des distances assez grandes avec des appareils de faible hauteur (1). Marconi est d’ailleurs arrivé à communiquer à 3oo km en accordant les appareils et en faisant usage du transmetteur classique ou de celui de la figure 3, avec bobines d’induction appropriées dans les récepteurs. Il a en outre vérifié que la distance possible de transmission varie avec le carré de la hauteur des antennes.
- La valeur commerciale de la télégraphie sans fil ne peut plus être mise en doute (2) ; mais les jours du système non harmonisé semblent comptés ; dans la Manche, en particulier, l’air est sillonné par une telle quantité d'ondes de pro-
- limlrps de i,j5 ni de hauteur et de o,4u m de diamètre.— Marconi en a fait l’application à une voiture automobile à vapeur, avec uu cylindre de G à ; m, une bobine de Rhumkorff de cm dctincelle prenant 100 watts à une petite batterie d’accumulateurs. La terre peut être prise soit sur la chaudière, soit avec une bande de treillis métallique traînant à terre. Ou pouvait ainsi communiquer
- (-) Marconi cite cinq installations de télégraphie saus fil dans I Afrique Australe (mars 1900), 32 autres de la marine anglaise (mai 1900) communiquant à 1G0 km avec lils de 49 in, 1 installation de Borkum (Allemagne) pour correspondance commerciale avec les navires. Celle du vapeur postal Kaiser Wilhelm der Grosse du Nord Deut-cher Lloyd. — D'après un rapport officiel de l'Odico postal d’Oldenbourg, ÔG5 télégrammes ont été échangés entre le phare et la terre, du i5 mai à la fin d’octobre 1900. — Le système fut établi à la Panne, près Oslende, et sur le bateau postal Princesse-Clémentine qui fait le service de Douvres; en mars 1901, aux îles Sandwich où une taxe régulière est établie; entre la Corse et Antibes (200 km) ; sur les navires du duc de Cornouailles, dans sou voyage en Australie, etc.
- , venancc variée, qu’un récepteur non accordé n’en registre que des signaux indéchiffrables.
- P.-L. Charpentier.
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Electrisation de l’air par la décharge en lueurs, par O. Lehmann, Drude's Ann., t. VI,
- Une électrode isolée soigneusement est terminée par une pointe fixe (aiguille à coudre) ; elle est reliée h l’un des pôles d’une machine à influence à 20 plateaux ; l’autre pôle est en communication avec une feuille de zinc placée sur le parquet et reliée aux conduites d’eau.
- S’il ne s’écoule pas d’électricité par la pointe, si la longueur de l'électrode et la surface de la feuille de zinc étaient infinies, les surfaces équi-potenlielles seraient des hyperboloïdes hoinofo-caux. M. Lehmann a déterminé la forme do ces surfaces en couvrant la pointe cl’nn chapeau de verre pour empêcher la déperdition de l’électricité et en mesurant les potentiels au moyen d’un appareil à écoulement. La forme des surfaces équipolentielles est bien, en gros, celle qui était prevue.
- Quand l’électricité s’écoule par la pointe, les surfaces équîpotentielles, déterminées au moyen de sondes, ont une forme différente et qui ne s’accorde pas avec l’hypothèse que l’air serait un médiocre conducteur, (les surfaces sont bien à peu près sphériques au voisinage de la pointe : mais à la partie inférieure, elles sont fortement bombées et rencontrent la surface de la feuille de zinc sous un angle obtus au lieu cle lui être parallèles.
- La seule manière d’expliquer cette forme, c’est d’admettre qu’entre la pointe et la feuille de métal l'air est électrisé; sans préjuger d’ailleurs que cette électrisation porte sur tous les éléments de cet air ou seulement sur certaines de ses parties. De tontes façons, l’électrisation des poussières ne peut suffire à expliquer le transport d’électricité relativement considérable qui se produit entre la pointe et le sol (vent électrique).
- L’explication de cette électinsation de l’air a été donnée déjà par Faraday. La décharge par lueurs communique l'électrisation à l’air et les particules électrisées sc déplacent suivant les lignes de force jusqu’à ce qu’elles atteignent un
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- corps dont le potentiel est moindre et auquel elles cèdent leur charge. Ces particules ne peuvent être confondues avec les électrons; car les électrons positifs et négatifs ont des masses différentes. Si ces électrons étaient les véhicules de l'électrisation, ils éprouveraient dans leur mouvement à travers l’air des résistances différentes, et, par suite, le signe de l’électrisation de la pointe aurait une influence sur la répartition des potentiels. L’expérience prouve qu’il
- Le courant de convection se produit dans tout l’espace qui entoure la pointe.
- Cependant, si on saupoudre de poudre de lyeopode la feuille de métal placée sur le sol, la figure de Kaindt se présente sous forme d’un cercle nettement délimité, à l'intérieur duquel la poudre adhère au métal. Dans l’obscurité, cette portion de la surface du métal parait recouverte de lueurs ; l’air électrisé porte donc le métal dans cette région à un potentiel assez élevé, pour que les lueurs se produisent. Il semble donc que ce cercle représente la limite du courant de convection. Cela ne peut être, car la circonférence de cercle n’est pas une ligne de courant, mais une ligne équipotcntielle. Cette circonférence limite seulement la région où le potentiel atteint la voleur suffisante pour produire les lueurs.
- Les sondes ne donnent pas le véritable potentiel de l’air, surtout quand ce dernier est faible : les appareils à écoulement donnent des indications plus exactes et permettent de suivre plus loin les surfaces équipotentielles et de vérifier que la décharge se fait tout autour de la pointe.
- Si on place, sur le trajet des lignes de courant une plaque isolante, une plaque de verre, par exemple, on obtient derrière cette plaque une région non électrisée (ombre électrique).
- Lorsqu’on pratique une ouverture dans le parquet, le système des lignes de courant et des lignes équipotentielles se continue à travers cette ouverture pourvu que son diamètre atteigne i cm. Mais elles sont interceptées par une toile métallique à mailles serrées.
- La répartition des potentiels entre deux pointes reliées chacune à l’un des pôles de la machine est aussi à peu près celle que prévoit la théorie, quand on empêche la déperdition en recouvrant les pointes de verre. Si la déperdi-
- tion se fait librement, cette répartition prouve que l’air électrisé se déplace de la même manière, qu’il soit positif ou négatif. Les vents électriques émanés des deux pointes peuvent se traverser et il en résulte la formation de tourbillons. Dans les régions où se trouvent à la fois de l'air électrisé positif et de l'air électrisé négatif, l’air paraît se comporter comme un conducteur.
- On peut se faire une idée de la proportion des deux électrisations, en étudiant la vitesse de décharge de deux conducteurs placés h la même distance verticale des pointes et possédant primitivement des charges égales, mais de signe contraire.
- Les vents électriques issus des deux pointes ne sc neutralisent que partiellement ; une grande partie atteint les parois de la salle, sans modification. Les particules électrisées suivent, non pas les lignes de force du champ existant avant la décharge, mais celles du champ qu’elles créent elles-mêmes, et qui est très différent du premier.
- Si les quantités d’élcctricité fournies aux deux électrodes sont inégales, l’air électrisé par l'électrode la plus chargée vient entourer l’autre.
- Entre deux sondes qui se trouvent toutes deux dans le même vent, soit positif, soit négatif, on observe un courant qui dure seulement jusqu’à ce que la sonde qui sc trouve au point dont le potentiel est le plus bas, ait pris le même potentiel que l'autre. Entre deux sondes dont l'une se trouve dans le vent négatil, l’autre clans le vent positif, on observe un courant permanent.
- Les courants alternatifs ne produisent ni vent électrique, ni conductibilité apparente de l’air.
- M. L.
- Décharges à travers les gaz rarèûès dans les récipients de grandes dimensions, par O. Lehmann. Drude's Ann., Y1I. p. 1-29, janvier igo;.
- Dans les récipients de grandes dimensions, les lois de la décharge son t beaucoup plus simples que dans les tubes étroits employés d’ordinaire à leur étude (‘).
- (l) T.a plupart des expériences décrites dans ce mé-moîre^ouL été effectuées avec un œuf électrique, formé
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- A partir de la plus faible valeur de l'intensité du courant, la décharge se fait sous lorme de lueurs, caractérisée par l'absence du filet de lumière positive; cette forme subsiste jusqu’à ce (pic l’intensité ait acquis une valeur suffisante pour que la décharge se transforme en décharge par arc. Dans ccs grands récipients on peut faire descendre la différence de potentiel jusqu’il 36o volts et porter la longueur de la région cathodique obscure jusqu’à 3o cm, limites qu’on est bien loin d’atteindre dans les tubes étroits.
- L’intensité du courant influe sur les dimensions de la région obscure et non pas seulement la pression du gaz ; on le vérifie en partageant l’œuf électrique en deux moitiés par une cloison métallique percée d’une ouverture et faisant passer dans l’une des moitiés un courant intense; dans l'autre un courant plus faible. La cloison forme la cathode pour les deux. La pression est la même de part et d’autre de la cloison ; cependant les dimensions de la région cathodique obscure sont beaucoup plus grandes du coté où le courant est le plus faible.
- Quand on diminue la différence de potentiel, la décharge cesse, à un moment donné, d’être visible ; cependant la différence de potentiel ne subit pas d augmentation brusque, comme il arrive quand le courant cesse de passer. Et on peut provoquer de nouveau la décharge lumineuse en établissant au voisinage de l’œuf un champ magnétique dont les lignes de force soient parallèles aux lignes de courant; la décharge reste ensuite lumineuse, même après la suppression du champ magnétique. Si les lignes de force magnétiques étaient perpendiculaires aux lignes de courant, le champ empêcherait la décharge au lieu de la favoriser.
- Un condensateur de grande capacité, dont les armatures sont reliées aux électrodes par des conducteurs sans résistance notable, sc décharge, quand la différence de potentiel n’est pas grande, d’une manière en apparence continue. Si on augmente la différence de potentiel, il se produit des décharges par étincelles qui remplissent l’œuf d’une lumière blanche éblouissante. Comme ci-dessus, on peut provoquer ces dé-
- trodes sont des boules cTaliumiiuiin de 7 cm de diamètre, dont les centres sont éloignés de 5o cm, les tiges qui sup-
- charges sous une différence de potentiel inférieure par un champ magnétique convenablement dirigé.
- La lueur positive, quand l’intensité est faible, recouvre la surface de l’anode d’une couche uniforme; quand l’intensité augmente, l'épaisseur de cette lueur augmente du côté qui regarde la cathode et forme finalement une saillie de forme à peu près hémisphérique. Quand la pression de l’air est un peu forte, il se forme des masses lumineuses isolées, qui souvent, prennent un mouvement de rotation et l'anode parait entourée d un anneau brillant.
- La lueur positive, dans un grand nombre de cas, pénètre jusque dans la région cathodique obscure. Quand 1 intensité est forte, la lueur positive émet des rameaux qui tendent à gagner la limite postérieure de la région obscure ; la position de ces rameaux est d'ailleurs extrêmement instable et se modifie sous l’action d’un aimant, même éloigné.
- En produisant un champ magnétique dont la direction est perpendiculaire à la droite qui joint les centres des électrodes, on voit beaucoup plus nettement la marche de la lumière positive ; elle est attirée vers la paroi par l’action du champ magnétique et se dirige le long de cette paroi vers la cathode ; au voisinage de celle-ci, elle se bifurque et se termine par deux nappes hémicylindriques, entourant la lueur négative; celte dernière est formée de deux cylindres bleuâtres, s’étendant de la région obscure jusqu’à la paroi.
- Si le champ magnétique est parallèle à l’axe des électrodes, la lumière positive forme un anneau qui entoure la région obscure ; l’aspect d'ensemble prouve que l’intensité du courant est notablement plus grande dans la direction des rayons posilils que dans lu direction perpendiculaire.
- Un champ magnétique parallèle à l’axe des électrodes ne favorise pas toujours la production de la décharge ; si le champ dépasse une certaine intensité, la décharge cesse, ou du moins, l’intensité du courant subit une brusque diminu-
- Tandis que les électrodes secondaires ou sondes produisent, dans les tubes étroits, une perturbation plus ou moins marquée dans la décharge, cette perturbation est insignifiante dans les grands récipients. Au voisinage d’une toile métallique isolée ou d’un filtre de porcelaine, placé
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- sur le trajet de la décharge, ne se produit aucune région obscure. Mais si on dispose deux toiles métalliques, réunies à l’extérieur du récipient par un conducteur, il se l'orme une région cathodique obscure, d’autant mieux développée que la communication exté2’ieure est plus con-
- Sous l’action d’un champ magnétique axial, la décharge négative paraît traverser sans modification, plusieurs diaphragmes de toile métallique, même quand ils sont reliés au sol. Mais elle ne traverse pas un diaphragme d aluminium battu,
- Lorsque des diaphragmes percés d'une ouverture se trouvent sur le passage de la décharge, on observe dans les ouvertures, des aigrettes brillantes qui, du côté de l’anode, ont les propriétés de la décharge négative, du colé de la cathode, les propriétés de la décharge positive. Si les diaphragmes eux-mêmes servent d’électrodes, un faisceau de rayons-canal part de l’ouverture de la cathode vers la partie libre du récipient.
- Dans le champ magnétique, la lumière négative est souvent stratifiée, surtout quand ou emploie comme électrodes les diaphragmes en toile métallique.
- Si le diaphragme sert de cathode, l’anode perd toute lumière et T oeuf est rempli par la lueur négative bleuâtre dans toute la moitié qui renferme l’anode ; cette lueur est séparée du métal par la région obscure, qui présente partout la même épaisseur. L’autre moitié est remplie par les rayons-canal. L’cpaisseur de la région obscure s’accroît d'elle-même avec le temps et elle finit par atteindre l’anode, qui est alors enveloppée de lumière bleue.
- Des décharges de sens contraire peuvent se pénétrer mutuellement, qu'elles soient toutes deux sous forme de rayons-canal, ou de ravons de lumière négative, ou l’une sous forme de rayons-canal, l’autre sous forme de rayons négatifs. Dans le champ magnétique, si les lignes de force ne sont pas exactement parallèles à l’axe I des électrodes, il n’y a pas pénétration des deux faisceaux négatifs ; mais ils se propagent sur une assez grande distance côte à côte, comme si chacun voulait atteindre l’anode que l’autre a traversée. A l'endroit où ils traversent l’anode, se produit une petite accumulation de rayons, dont la couleur varie beaucoup avec l’intensité du
- champ magnétique; elle passe quand on augmente cette intensité, par le bleu, le violet, le vert fonce, le vert jaunâtre, le jaune rougeâtre et le blanc jaunâtre.
- Si la cathode est concave, on observe au voisinage du centre de courbure, une concentration de lumière, les limites de la région obscure s'en rapprochent de plus en plus quand on diminue la pression et finalement enveloppe le point de convergence.
- Dans une électrode cylindrique dont le fond est percé d’une ouverture faisant face à la deuxieme électrode, il se forme un tube lumineux à l'intérieur de l’électrode, pénétrant par l'ouverture ;
- de lumière positive en forme de pinceau et de couleur rougeâtre. Si on établit un champ magnétique parallèle à l’axe du cylindre, le tube se raccourcit d’autant plus que l’intensité du champ est pins grande. Avec une raréfaction suffisante de l’air, on ne voit plus dans l'intérieur du cylindre qu’un faisceau de rayons-canal.
- Si les électrodes sont concentriques, et la ca-lliode à l'intérieur est complètement fermée, la décharge perce dans le couvercle, un trou de •x mm de diamètre, par lequel s’échappe un faisceau de lumière bleu intense. Ce faisceau rencontrant l'aluminium de l'électrode extérieure, produit une phosphorescence d’un rouge jaunâtre, d'un aspect tout particulier. I.a décharge est intermittente, à intervalles assez longs. Si la cathode est a 1 extérieur, il se forme en dehors et en dedans une région obscure ; celle région s'amincit sur la surface intérieure du fond do cylindre et de ce point part la lueur négative jusqu’à l’anode. De l’ouverture de la cathode part une aigrette de lumière positive, stratifiée, dont la forme dépend de celle de la région'obscure qui entoure les bords de l’ouverture. Si l’ouverture est fermée par un couvercle d’alunium, les phénomènes lumineux se limitent, à l'espace compris entre les deux élec-
- L’action du champ magnétique est relativement très faible quand les électrodes sont concentriques l'1).
- M. L.
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- revue ;d’élegtricité
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- Décharge électrique spontanée d’après la théorie des ions, par J. Stark. Prude s Annalen, t: ‘VIT. p. 919-93*, avril 190a.
- Dans la théorie des ions, la décharge à travers un gaz suppose toujours la présence d’ions libres dans ce gaz. Si ces ions ont été mis en liberté aux'dépens de l’énergie du champ électrique, sans l’intervention d'autre ionisant (rayons cathodiques, rayons ultra-violets, etc.), la décharge est dite spontanée.
- Supposons que dans un gaz se trouvent deux électrodes et que le gaz ne renferme qu’uii nombre d’ions négligeable, produits par les causes étrangères. Tant que la différence de potentiel entre les deux électrodes est petite, le gaz se comporte comme un isolant. Entre les deux électrodes, existe un champ électrique, dont la répartition et l’intensité peuvent se déduire des lois de l’électrostatique. Au delà d’une certaine valeur de la différence de potentiel, il s’établit entre les électrodes un canal conducteur, dans lequel le gaz est ionisé et où circule un courant d’intensité relativement notable. Le champ électrique est modifié : on dira' qu’il prend la forme chj/iamique. La décharge spontanée sera le passage du champ électrique de la forme statique à la forme dynamique. Elle correspond au début de l’ionisation par le choc des ions en mouvement.
- Quand un ion se trouve à la surface limite entre un gaz et un, corps liquide ou solide, il est maintenu par une force considérable. Cette force provient ou de l’attraction électrique entre la charge de l’ion et celle du corps non gazeux, ou bien des actions chimiques : il suffît ici de se préoccuper do son existence, non de sa nature propre. Un ion ne peut s’échapper de cotte surface limite, sous la seule action d’un champ électrostatique, en l’absence d’une autre cause d'ionisation. Il faut donc admettre que dans leur rayon d'activité les forces de contact sont plus puissantes que la force électrique correspondant à la chute de potentiel. On conçoit bien la possibilité théorique d’augmenter cette dernière jusqu’à vaincre les forces de contact. Mais avant que la limite soit atteinte, comme il faut aussi nécessairement augmenter le champ dans l’intérieur du gaz, il se produira dans le gaz Tionisation par le choc des ions en mouvement et la décharge aura lieu (b.
- Puisque les forces de contact maintiennent les ions à la surface de séparation d’un gaz et, d’un corps non gazeux, et que l'action du champ électrostatique ne peut les arracher, la décharge spontanée a son siège dans l’intérieur du gaz : c’est le point fondamental de la présente tliéo-.
- La différence de potentiel initiale est la différence de polenLiel entre les électrodes qui. ne peut être dépassée sans que la décharge spontanée se produise (abstraction faite des phénomènes de retard à la décharge). La décharge se produit quand la chute de potentiel 3e long du trajet libre moyen d’un ion positif au voisinage de l’électrode est égale à la tension d ionisation de cet ion (’).
- être très grande : si en effet on contrarie Iiomsnlion en liant beaucoup le gaz. on peut établirrnlro ces deuxélec-
- clécharge spontanée sc produise.
- (*) Dans la plupart des expériences, la décharge parait
- vers l'intérieur du gaz ; mais rien ne s'oppose à ce qu’il en soit autrement et que la décharge commence en
- quand la décharge se produit entre deux disques de'
- électrodes ; il faut en effet que l’une des électrodes four-
- Liouisation doit être double puisque des ions positifs et négatifs doivent constamment afllucr à l'électrode ou s’en échapper : il faut que les ions d'un signe déterminé
- tension d’ionisation de l’ion positif (cf. le mémoire pré-
- (-) Soit Y (x, y, z) la fonction qui représente le poten-
- est définie par les lois de l’électrostatique ; prenons comme axe des x la direction suivant laquelle se déplacent les ions, et comme origine le point où commence la décharge. Soit Yfi la valeur de V sur leleutrode d'où part la décharge (.r := y = 5 “ 0) ; Y0 sa valeur sur l’autre électrode. Si est le trajet moyen de l’ion positif, la différence Vt — V Çkp. O, o) représente la chute de potentiel le long de ce trajet moyen. Si A\m est la tension d'ionisation de Pion positif, V, la différence de potentiel initiale, il faut que :
- V8 = V« — Y„
- AVHi=Y„-Y(V,
- d’où ;
- Y„ = AVm + Y — v„
- (') La chute de potentiel qu’il faudrait atteindre doit
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- La différence de potentiel initiale dépend de la forme du champ électrique, par suite des dimensions et de l’ccartement des électrodes, du voisinage des autres conducteurs, de la valeur du potentiel sur chacune des électrodes, el enfin du trajet moven des ions positifs. Si l'électrode d’où part la décharge est l'électrode positive, la différence de potentiel initiale est comme la tension d’ionisation indépendante de la matière de l’électrode : si cette électrode est négative, la différence de potentiel initiale dépend de la matière de l’électrode, comme la chute de potentiel a la cathode. Elle varie aussi avec la uature chimique du gaz, puisque aj( et. Y,,,, varient. Enfin comme AV,,, est, tonies choses égales d’ailleurs plus grand k l’anode qu'à la cathode, il en est de môme de Y„.
- La différence de potentiel initiale est toujours plus grande que la différence minima nécessaire pour entretenir la décharge. Après le commencement de la décharge, le champ est plus intense dans la direction anode-cathode et la chute de potentiel sur le trajet moven a}, peut devenir égale k la tension d’ionisation par une plus petite différence entre les électrodes.
- Los données expérimentales sont fort incomplètes : elles portent sur la différence de potentiel explosive, sur la différence de potentiel initiale et minima dans lu décharge par les pointes.
- L’auteur applique sa théorie au cas d'une sphère portant une charge uniforme : la fonction Y est alors connue (').
- La plus petite valeur de la différence de poten-tiei initiale correspond k la condition Y>p — Y0 = o ; elle exprime que le trajet libre de l’ion positif doit s’étendre de la cathode à l’anode. Cette différence de potentiel initiale est égale k-la chute de potentiel k la cathode.. Cette valeur doit être atteinte pour que la décharge se produise meme par une pointe très aignf:,-
- Si les doux électrodes sont des sphères distantes d’une longueur l, on trouve
- ^ v“=iY”-r-
- J.o quotient—est constant-: cette relation a etc signalée par Paschen.
- Si les électrodes sont l’une un disque, l’autre une pointe, les différences de potentiel initiales pour la décharge positive et négative par la pointe sont, toutes choses égales d’ailleurs, dans un rapport constant : ce rapport est égal k celui des tensions de dissociation de l’ion positif dans l’intérieur du gaz et au contact du métal de la pointe. M, L.
- Mouvement d’une particule électrique dans un champe électromagnétique uniforme, par E. Riecke. Drude's Annalen, t. VIT p. 401-407, fév. 190a.
- Aux constantes d’intégration av ^introduites dans le mémoire précédent l’auteur substitue les vitesses initiales de la particule e£, e“ suivant les directions F et N.
- Lorsque l’intensité du champ magnétique tend vers O, l’équation de la trajectoire de la particule devient:'
- c’est une parabole dont l’axe est parallèle k la force électrique.
- Si l’intensité du champ électrique tend versO. la particule décrit une hélice autour de la direction de la force magnétique : le cercle, projection de cette hélice a pour diamètre
- le pas est égal k :
- 2T: TTÉ
- la durée d’un tour :
- •* s II
- (') Éclairage Électrique, t. XXVIII, p. 498', août 1901.
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- ch0 est la vitesse initiale suivant la direction II cyu la vitesse initiale suivant Oy perpendiculaire à H et à N.
- Dans le cas général, en supposant les deux champs perpendiculaires l’un sur l’autre, on trouve que la particule, décrit un cercle dont le centre se déplace sur la direction ON avec la cF
- vitesse — -ÿ- ;
- le rayon de ce cercle est égal à :
- ~nr) +'“*
- la durée d’une révolution,
- la vitesse linéaire le long de la circonférence :
- y/(tt +'')'+*
- Cette vitesse peut être plus grande ou plus petite en valeur absolue que la vitesse de trans-
- lation du centre du cercle. La trajectoire se projette sur le plan (F N) perpendiculaire à la force magnétique, suivant une cycloïde, raccourcie dans le premier cas, allongée dans le second. Si = e* = O, la projection est une cycloïde ordinaire.
- Si les directions des deux champs font entre elles un angle différent de qo°, le cercle devient une ellipse.
- Si les directions des deux champs coïncident la projection de la trajectoire sur un plan perpendiculaire à la direction commune est un cercle dont le rayon est
- ai = th-
- Le centre de ce cercle se déplace sur la direction des champs avec un mouvement uniformément accéléré, dont la vitesse est égale à
- La particule décrit une hélice dont le pas croît uniformément avec le temps. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 26 mai 1902.
- JRécepteurde télégraphie sans fil, parEdouard Branly. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1197-1199.
- L'auteur décrit un appareil récepteur dans lequel il est fait usage du cohéreur à contact unique qu’il a présenté antérieurement (J).
- Rappelons que ce cohéreur est formé de trois pointes en acier oxydé reliées par un disque métallique supérieur et reposant sur un plan d’acier poli. D’après les essais de l’auteur, le contact métal oxyde-métal poli utilisé dans ce cohéreur est beaucoup plus constant que les multiples contacts, mal définis, des particules des tubes à limaille (2).
- Dans le récepteur décrit, ce cohéreur est
- (!) Écl. Élect., t. XXX, p. 33o, Ier mars 1902.
- (2) Le degré d’oxydaliou des pointes et le poli du disque jouent un rôle essentiel, lin réglant la température de l’étude où l’on produit l’oxydation, on dirige à
- ment la sensibilité cherchée.
- disposé sur un petit support qui porle aussi la vis de butée inférieure de l’armature mobile d’un récepteur Morse. Un des pôles d’une pile de o,5 volt est relié à la vis de butée supérieure; le courant traverse cette vis, passe par une lamelle de platine soudée à la palette mobile, se rend au relais (relais Claude), puis à une résistance variable et au disque d’acier ; il traverse les contacts métal poli-métal oxydé el. retourne à -la pile.
- Quand une onde hertzienne arrive sur le cohéreur, le relais est mis en action et la pile du circuit commandée par ce relais fait fonctionner le Morse ; le circuit du cohéreur est alors rompu. Quand l’armature du Morse vient frapper la vis de butée inférieure, le choc décohère le cohéreur. Quand le ressort antagoniste du Morse a réappliqué l’armature contre la vis de butée supérieure, les ondes hertziennes peuvent agir de nouveau.
- On voit que le frappeur est ainsi supprimé. De plus, comme un choc très faible suffit pour décohérer, on peut réduire beaucoup la course
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- représentant (ébullition du
- d’état physique
- Ce n'est, on le sait, que par extrapolation de lois physiques bien étudiées qu’on est arrivé il l’évaluation de cette température. M. Yiolle trouve 3joo", par extrapolation de la loi de variation de la chaleur spécifique du carbone.
- f). L’a
- ,r.3i£r:
- retrouvé une valeur identique, a celle qui a etc obtenue par M. Yiolle, en appliquant la loi de
- Stéfan (s).
- Il lui a semblé intéressant de contrôler ce résultat par l’emploi d une autre méthode (l) qui,
- (1) proeeedings oftke Iloyal Society, X. LX111, i895, p. 2/r36.
- (*) Annales de Chimie et de Physique, t. II, igoo,
- ainsi qu’il ressort de l’e
- ci-dessous, l'a
- SI
- :£ :s
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- de M. Yiolle (3867 et 3897°) et qui ne peuvent s'expliquer qu’en admettant que le charbon ne se comporte plus, à son point d’ébullition, comme un corps parfaitement noir.
- Sur les modifications apportées par la self-induction à quelques spectres de dissociation, par A. de Gramont. Comptes rendus, t. CXXXIV,
- Dans une note récente (*), Fauteur faisait connaître Faction d'une self-induction sur les spectres d’étincelle de l’hydrogène, de l’air, du soufre, du sélénium, du tellure et du phosphore, libres ou combinés. Avec le même dispositif expérimental, il a étudié le spectre de l’arsenic, du silicium, du thallium, etc. (*).
- Sur la conductivité électrique et sur la température du maximum de densité de quelques solutions de bromure et iodure de baryum, et de chlorure, bromure et iodure de calcium, par L.-C. de Coppet et W. Müller. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 1208-1209.
- Les résultats des expériences sont consignés dans le tableau suivant. Les températures sont celles du thermomètre à hydrogène. Les mesures de conductivité électrique ont été faites par M. W. Muller.
- L’abaissement moléculaire de la température du maximum de densité est constant ou légèrement croissant. Comme pour les sels alcalius halogénés (*), il est plus grand pour les iodures que pour les bromures, pour les bromures que
- Bromure de baryum j
- j CaBr- =11 -200,0. t
- p) Écl. filect., I. XXXI, p. 3o4, 24 mai 1902.
- (’) Des résultats de ces recherches l’auteur conclut :
- entreprises surtout au point de vue analytique, je ferai observer que ccs résultats, obtenus avec les métalloïdes,
- Cp et Si£, sont parmi les plus vives de leurs spectres. Il tuent l’auréole produite par la décharge oscillante, cer-
- draieht à des parties dissemblables,' de conductibilités différentes ou, si l’on préfère, de plus ou moins facile transmission de la décharge. Ces vues, d’ailleurs, ne inc
- M. Zeemann, de M. Preston, de MM. Humpbreys et nant, combien les idées neuves que la spectroseopie
- pour les chlorures (?). Il est plus grand pour les sels de baryum que pour les sels correspondants de calcium.
- Comme on devait s’v attendre, la conductivité électrique moléculaire est décroissante.
- dres, 1900).
- (*) Comptes rendus, t. CXXXII, 1901, p. 1218. eium est 24° (Comptes rendus, t. CXXY, 1897, p. 533).
- Le Gérant ; C. NAUD.
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- 9« Année. — N° 25.
- Tome XXXI.
- Samedi 2t Juin 1902.
- L
- 9
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- JL. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur 1 la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLÛNOIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin,
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉCECÏIUCITÉ
- Nous avons déjà décrit, dans cette série d'articles, de nombreux types de remontoirs d’horloges et de remises à l'heure actionnés par l’électricité ; c’est l’une dos applications les plus anciennes de l'électricité et des plus répandues; elle est encore activement suivie par de nombreux inventeurs qui, sans rien changer aux principes fondamentaux très simples de ces mécanismes, ne se lassent pas d’en améliorer les détails.
- Tel est le cas du dispositif représenté par les figures r à 4, dû à l’horloger parisien bien connu II. Lep.uste, et qui est remarquable par la douceur de son fonctionnement. Quand l’électro-airnant a attire son armature courbe b, suspendue au levierc c, c\, ce levier, qui entraîne la fourche d’échappement r2d d> fait tourner d’une dont la roue d’échappement j, qui commande directement l'aiguille des minutes el, par i, 2, 3, 4i l’aiguille des" heures ; quand le courant cesse de passer en c/, l’armature b, rappelée par le contrepoids réglable //, revient à sa-posilion primitive en faisanttourner y d’une nouvelle dent. L’armature h oscille entre deux tampons de caoutchouc h, qui en amortissent les chocs, et le bras c\ du leviercc2c, est relié au piston fl d’un dash-pot à mercure, dont le cylindre est pivoté en g-. On peut ainsi facilement régler, par la position du poids n, la vitesse de l’armature b et en réduire les chocs sur les tampons /q de sorte que le mécanisme fonctionne doucement et sans bruit.
- L'horloge de Hookjïam, représentée par les figures 5 à 7,est commandée par un moteur à courants alternatifs, constitué par un disque en cuivre b, tournant entre les pôles cl dl de deux électro-aimants; l’un île ces électro-aimants est à deux enroulements : un à fils fns c, e.,, en parallèle sur le circuit alternatif, et l’autre, secondaire, /,, continué en g, de manière à constituer un champ magnétique exerçant sur b un effort de rotation constant.
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- L’arbre a de b commande, par un train de pignons facile à suivre sur les figures, le ressort du barillet n, qui actionne le mécanisme d’horlogerie par l’intermédiaire de l’échappement «>.
- I^e moteur de l’horloge de M. En. IIolm est (fig. 8 à n) constitué par un solénoïde 34 (üg. io) relié aux bornes 4* et 4a d’un commutateur à mercure 46, dont le bras 4» est commandé par la tige 28, reliée à l’armature a3 du solénoïde 34• Ce poids entraîne dans sa chute la lige 28, et en même temps le levier 29, qui commande le remontoir de la pendule par l'encliquetage à bille 3o-3i. Quand 23 arrive au bas de sa course, 4o fait basculer 46 de manière que son mercure ferme le circuit 41-42 et que le solénoïde 34 remonte le poids 2.3,
- m.3. m.i. Fij-2-
- Fig. I il — Horloge H. L-paulc (1899).
- qui pari pour une nouvelle descente, dès que la montée moine du bras 40 rompt de nouveau
- le eircui
- L’horloge de M. Getty est aussi remontée par des poids soulevés au moyen d’élcclro-nunanls. L’arbre 18 de soir aiguille des minutes porte (fig. 17) deux crochets 29 et 3o, entre lesquels sont montés deux leviers 3i et 32 (fig. 16 et 18), à contrepoids, fous sur 18, et attaquant 29 et 3o par les cliquets 33 et 34 (fig- i3;. Le levier 3i porte un disque 36, de même diamètre que 2.9, avec came 87-38 et coulisse circulaire 3g, de même angle au centre que 37 ; le disque 41 de 3a porte également une came 42-43 et une coulisse 44-
- L’armature 47 de l'électro-aimant 43 est montée à pivot dans le châssis au-dessus dos pôles de réleeLro-aimaul, et un bras 46 s’élève du côté du pivot 18 opposé au côté où se trouvent les leviers 3i et 3a. An bras 46 est reliée une bielle 49. qui s’étend en dedans mitre les disques des leviers 3i et 82. En cet endroit, cette bielle porte un pivot 5o, dont un bout pénètre dans la coulisse 3g, l’antre dans la coulisse 44- L’autre extrémité des bobines de l’électro-aimant 45 est reliée par un fil 5i à un bras de, contact 52, avec deux lamelles de contact 54, entre lesquelles est situé un taquet de contact 55, sur un levier 56. oscillant sur un pivot 57 (fig. i3 et 14).
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- Le levier 56 tend à attaquer par sou taquet 55 les lamelles 54, par pesanlea assurer et accélérer son fonctionnement, le ressort 58 favorise la descente du Sur le pivot 57, est monté, un Levier d’échappement 60, relié au levier de cou lequel il se met à l’unisson, et qui a une dent 6i, s’étendant en travers des bord 5 disques 56 et 46 et des roues à rochet 29 et
- aet 56, av
- position telle qu'elle présente sa mâchoire ouverte aux poids extrêmes au bout des leviers 3i et 3?.,
- Ce mécanisme fonctionne de la manière suivante :
- Les leviers lestés 3i et 3a, par suite de l’enclenchement de leur ressort dans les roues à rochet. 29 et 3o, communiquent à l’arbre 18 un mouvement réglé par l’échappement et le balancier. Comme les leviers 3i et 82 fonctionnent simultanément, en actionnant le train d’horlogerie durant tout leur mouvement, saufpendant un petit instant, ccs leviers ne sont pas parallèles, mais l'ont entre eux un ang-le de 4^° (fig. i3), de sorte que, quand l'un d’eux aura atteint le bout de sa course descendante, l'autre sera arrivé à peu près au milieu de sa descente.
- Quand le levier inférieur 3a s’approche de la limite inférieure de sa course, la «lent 6t du levier 60 glisse sur les parties circulaires 69 des roues à rochet 29 et 3o, et est supportée
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- ulisse 44, et fait tour
- .fl /y Kjr.g.
- par elles (fig. 16, 17 el 18), tandis que les cames 'in et 42 ne s’opposent pas à sa descente.
- Quand la dent 61 évite les parties circulaires 69 des roues à rochet et tombe dans les crans 70 de ccs dernières, elle permet au levier Go et au bras do contact 56 de descendre et d’établir un contact électrique enLre le taquet 55 et les lames 54, de façon à fermer le circuit. Aussitôt que ce contact est établi, l'électro-aimant 45 attire son armature 47» de sorte que le bras 48 et la bielle 49 descendent. Le pivot 5o s'engage alors dans l’extrémité
- le disque 41 sur 18, en relevant rapidement le levier 3a. Par suite de ee relèvement du levier, la came 43 viendra en contact avec la dent 61, le levier d’échappement sera soulevé, ainsi que le bras do contact, et le circuit sera coupé. Celle interruption du circuit se produit quand le levier ii a effectué à peu près la moitié de sa course ascendante, mais la force d’inertie est suffisante pour que le levier continue à monter jusqu'à ee qu’il s’engage dans le cran de la roue à roehel 3o, au-dessus du cran correspondant à celui de la roue à rochet 29, dans lequel est enclenché le cliquet du levier 3i.
- En d'autres termes, le levier 32 sera relevédedeux crans à chaque mouvement de montée, et le courant interrompu à la moitié à peu près de cc mouvement de montée, tandis que l’inertie du levier sert à compléter ce mouvement.
- L’on voit que, pendant le relèvement du levier 32, Je levier 3r a agi eonstam-mentsur le pivot 18, en le faisant tourner dans le sens voulu, de façon a maintenir normal et précis le mouvement du train d'horlogerie. II s’ensuit que le relèvement du levier 32 ne tendra pas à retenir ou à faire rétrograder le pivot 18, ce qui aurait pour conséquence de retarder l’horloge.
- Quand le levier 32 a atteint le sommet de sa course, il s'enclenche de nouveau dans la roue à rochet, et les deux leviers continuent à fonctionner ensemble en faisant marcher l’horloge jusqu’à ce que l'autre levier 3i aitatteiut le bout de sa course. A ce moment, les crans des deux roehets et les parties coupées des deux moyeux coïncident de nouveau, et le levier d'échappement retombe, en permettant au levier de contact de fermer le circuit et d’exciter l’aimant. Le mouvement de l’armature et de la bielle qui y est arLieulée n’a, à ce moment, aucun effet sur le levier 32, car le pivot 5o se meut librement dans sa coulisse 44. Mais cc pivot s'engage dans l’extrémité de la coulisse 3g, du le disque ou moyeu du levier 3i et relève ce dernier par rapport au levier 3a. Le plan incliné 38 soulève le levier d’échappement, coupe le circuit, et le levier 3i complète son mouvement ascendant
- grâce ï
- 1 moment d'i voit, qu’à tout instant, le tra
- 1 d’horlo
- st actionné par au moins un des levi
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- lestés, et il en résulte que ce train ne sera pas retardé, bien que l'effort moteur cesse d'agir et malgré le mouvement on sons inverse dû au remontage, contrairement à ce qui a lieu dans le cas d'un seul levier. L’on remarquera aussi que la prise sur la pile est fort minime, car le contact n’est pas même maintenu pendant toute la durée du mouvement ascendant du levier qui se relève, mais est interrompu après qu'une partie seulement de ce mouvement s’est effectuée.
- Horloge Gelty (1899).
- La pendule de Hae:iichen, représentée par les figures 16 à 24, est du type à commutateur inverseur du courant commandé par le pendule même du mécanisme d'horlogerie; ce commutateur ouvre et ferme alternativement le circuit d’un électro-aimant dont l'armature déclenche une tige à contrepoids, dite tige d’impulsion, et qui donne aux pendules, à des intervalles réglés, l’impulsion nécessaire pour en entretenir indéfiniment le mouvement, à son amplitude normale, et ce, indépendamment des mouvements transmis parce pendule au mécanisme d’horlogerie : aiguilles, etc.
- L’électro-aimant A (fig: ai) est pourvu d’une armature A, équilibrée, dont le levier a est supporté par la tig-e ax d’un frein pneumatique Ar
- Le levier a est muni, à une extrémité, d’un tampon en feutre av qui butte sur un montant As. L'extrémité opposée aw du levier a est ajustable dans un manchon av isolé du lo-
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- viera et de son extrémité a.. Une vis de rappel a9 est disposée sur l’autre extrémité et ajustée de sorte que sa tête s’engage sur l’extréinité du ressort ft d’un débrayeur F1 lorsque A, n’est pas attirée, pendant que l'extrémité du ressort de dégagement f2 est touchée. Le débrayeur F,est dans le circuit de la pile B„ sur le côté de l'électro-aimant A, et composé du support F.,, du ressort f\ et d’une pièce coulissante Fs. Le bloc Importe un bras /!, auquel est fixée l’une des extrémités du ressort f, et l’extrémité du ressort f2 est munie d’un contact en platine f\. Au-dessous de la plaque/',, est un second contact en platine/’, perpendiculaire à/!,, et supporté par la pièce Fs, ajustable verticalement.
- Sur l’armature, est monté un levier C, qui porte, à son extrémité supérieure, une vis, et
- est en contact avec un disque d, à l’extrémité du bras latéral d’une tige d’impulsion D, qui porte, à sa partie! supérieure', un contrepoids Dr
- L’extrémité supérieure de la tige D est suspendue au pivot en acier ds.
- L’extrémité inférieure de D porte un bras d3 venant au contact du balancier F.
- La tige D est actionnée d’une façon intermittente par le bras C de l’armature Av lorsque celle dernière est attirée par l’électro-aimant, de façon à soulever et écarter la tige d'impulsion du balancier jusqu’à ce que son poids Dt porte contre un arrêt ds. Dès que l’armature est lâchée par l’électro-aimant A, la lige D est déclenchée par le mouvement de recul du bras de levier, de sorte qu'une impulsion est imprimée au balancier par le contact de d% avec le balancier.
- Devant le balancier P, est disposée une béquille e.„ sur laquelle est monté le renverseur de courant. Cette béquille est fixée à un pivot e. A la béquille est adapté, près de son extrémité inférieure, un manchon ajustable ea, fixé à la béquille par une vis de rappel et muni d’un bras es, qui porte une goupille dirigée efl, engagée dans une coulisse ev formée dans le balancier, de façon que la béquille oscille avec le balancier. La béquille e2 est munie, au-dessous de la goupille qui la relie au balancier, de bras latéraux E, avec bras E,,
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- qui. portent à leurs extrémités antérieures dos bras Ea, dirigés vers le haut et légèrement convergents.
- Les l>ras K2 portent, à leurs extrémités supérieures, des ressorts de coulact à coulisse Es munis de deux minces plaques de contact parallèles en platine e8. Ces dernières sont disposées dans le même plan vertical, avec deux contacts en platine el0 exi, dont l’un eJ0 est adapté à un pignon w, et dont l’autre en est disposé à la même distance de l'arbre de w que le contact elu, à l'extrémité du bras e12 du manchon ea, isolé sur
- L’extrémité postérieure de l’arbre tv, traverse une ouverture dans la plaquept et est en contacL avec un ressort wAi qui passe sur l’extrémité postérieure de l'arbre (tig. 22 et 23).
- Un ressort de contact plat iv3, qui repose sur un support isolé uq fixé à la plaque postérieure du bâti E, est mis en contact électrique avec l’arbre wx.
- Fig
- »3. — Pendulo de Hœnicbcr
- Coupes
- La béquille c% est munie, au-dessus de la roue u1, d’un bras els, qui porte une tige horizontale eu, à laquelle est adapté un cliquet polisseur isolé e13, en prise avec les dents de la
- La roue w porte i5 dents, dont une plus longue que les autres.
- A chaque oscillation du balancier V de droite à gauche, le cliquet eVo de la béquille e, engrène avec les dents de la roue m, et le fait mouvoir sur son axe d’une dent.
- A chaque tour complet de la roue le contact de la roue ainsi que celui du manchon e9, sont en ligne avec les contacts des ressorts Ea. En même temps, le cliquet elb arrive sur la plus longue dent de e.
- A chaque oscillation du balancier d’un côté à l’autre, et vice-versa., les contacts eh arrivent alternativement sur le contact el0 de la roue dentée et le contact etl du manchon, de sorte que le circuit de la pile B ou celui de la pile B, est fermé (fig. y.5).
- A chaque oscillation du balancier et de sa béquille à gauche, le cliquet el5 fait avancer la roue w d’une dent, sans donner une impulsion au balancier au moyen de la tige D.
- Lorsque le cliquet el6 arrive sur la plus longue dent, il glisse sur les dents sans imprimer un mouvement de rotation à la roue w.
- Lorsque la roue w et le cliquet en sont dans celLc position, l'oscillation du balancier et delà béquille à droite produitle contact des plaques on platine de gauche eB avec la plaque on platine e10 de la roue iu, de façon à fermer ainsi le circuit de la pile B (lig. 20) ; ce qui fait qu’un courant positif passe à l’électro-aimant, de là à la béquille et du renverseur de courant, au
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- ressort de contact de gauche E3 et au contact eH, au contact e10 et au ressort w3, pour relour-ner au pôle négatif de la pile. L’électro-aimanl est, par suite, excité, de sorte que son bras C élève la lige d’impulsion D.
- Lors de l’oscillation suivante du balancier à gauche, les contacts eg et e10 sont séparés cl le circuit de la pile B est rompu, mais le conLaot entre es et esi est établi, de sorte que le circuit de la pile B1 est fermé, et qu’un courant de polarité négative est dirigé de la pile par l’électro-aimant sur la béquille, les contacts eiV le manchon e9 et le dohrayeur F,. Comme l’armature À, est. relenuo parle magnétisme rémanant des noyaux de l’électro-aimant, même après l’interruption du circuit de la pile A, elle n’csl relâchée que par ce courant négatif, ainsi que la Lige d’impulsion D, dont la chute donne au balancier une impulsion de gauebe à droite. Lorsque celle impulsion a une force suffisante pour imprimer une oscillation complète au balancier, le cliquet eltj saule la longue dent de la roue de sorte qu’il fera
- de nouveau mouvoir ladite roue à chaque oscillation du balancier de la distance d’une dent, jusqu’à ce que le cliquet arrive cle nouveau sur sa plus longue dent et repasse par dessus celle-ci.
- Toutefois, dans la plupart des cas, l'impulsion donnée au balancier 11’est pas suffisante, et elle nécessite plusieurs attractions et ehules de l'armature avant qu’une impulsion de force suffisante ne soit imprimée au balancier, de sorte que le cliquet polisseur eis saute la longue dent de la roue, d'engrenage. Jusqu’à ce qu’il soit imprimé une force suffisante qui rétablisse la pleine oscillation du balancier, le cliquet va et vient par dessus la longue dent de te. L’armature est, par conséquent, attirée et relâchée, plusieurs fois avant que le cliquet ne saute la plus longue dent, et la rotation suivante de la roue d'engrenage commence.
- Lorsque l’armature est attirée, son levier met le ressort débrayeur/à en tension, et presse sa plaque de platine en contact avec la plaque /y de façon à la maintenir dans cette position. Dès que, par la fermeture du circuit de Bt, le courant négatif est envoyé à l’électro-aimant, l'armature est repoussée, le ressort débrayem* est élevé par le levier d’armature et par la séparation des plaques de contact en platine f\ et le circuit est instantanément rompu.
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- Le débrayeur ¥1 sert à interrompre rapidement le eircuit de la pile 1^ avant que son
- courant ne puisse exercer son plein effet sur l’armature.
- îs noyaux de l’électro-aiinant et attirer ainsi
- chen. Détail des échappements.
- La répulsion de l’armature Aj a pour effet de dégager la tige 1") du bras < qu’elle descende et donne une impulsion au balancier, de gauche à droite.
- La fermeture et la rupture alternatives des deux circuits des piles par le ren courant continuent jusqu’à ce qu’une impulsion d'une force suffisante soit balancier par la descente de la tige U, de façon que le cliquet puisse enfin sauter la plus longue dent et faire alors tournera nouveau la roue d’eng nanisme de renversement de courant.
- Le renversetu’ de couvant et sa voue ic servent donc à rétablir le battement normal du balancier à chaque quinzième battement, de façon à ne pas nécessiter une impulsion pour chaque battement du balancier.
- Le mouvement de la béquille e2 est transmis au moyen de deux cliquets g2 g.,, adaptés aux bras g 0 gia d’une roue à seconde g, portant trente dents (fig. 26).
- Lorsque lo balancier va à droite, le cliquet supérieur gt engrène avec une dent de la roue à secondes, tandis que, quand il oscille vers la gaucho, le cliquet inférieur gî engrène
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- nlièrernent indépendant du mouve
- îc fusée g4> sur laquelle repose un un cliquet ge. Ce cliquet engrène , placé au-dessus do l’arbre de la
- avec une dent de celte même roue, de sorte, qu’à chaque oscillation du balancier, la roue à secondes est mue d’une demi-dent. Chaque tour complet de la roue à secondes correspond à soixante secondes el fait mouvoir l'aiguille des secondes sur le cadran de la pendule. Le mouvement de la roue à secondes g est continu i ment de la roue m du renverseur.
- Sur l’arbre de l'aiguille dos secondes S est placée un levier articulégt qui porte, à son extrémité extérieure, avec la roue des minutes g., calée sur un arbre creux ^ roue des secondes.
- La roue des minutes g. porte soixante dents; son levier moteur g, étant maintenu en cou tact avec la roue de fusée g. par un bras à contrepoids adapté à l’extréiniLé articulée du levier (fig. 27).
- L’extrémité opposée du levier gü porte le cliquet g sur un pivot qui s’étend par dessus la troisième plaque (iig. 19). Lorsque l’arbre de l’aiguille des secondes et de la roue des minutes g4 ont fait un tour complet, le levier gt est soulevé avec le cliquet suspendu gA, de façon à faire mouvoir la roue des minutes d'une dent.
- Lorsque l’arbre de la roue des secondes a fait soixante tours complets, le cliquet du levier gs a engrené successivement avec toutes les dents do la roue des minutes, et fait ainsi mouvoir l’aiguille à minutes entièrement autour du cadran. Un cliquet d’arrôt gin, actionné par un ressort, est disposé on un point diamétralement opposé au cliquet de façon à empêcher la roue des minutes de tourner en sens contraire.
- Sur l’arbre creux de l’aiguile des minutes ni. est placée une fusée A, de plus grande dimension que la fusée gif qui actionne le levier de la roue des minutes. Celle roue A actionne un second levier plus petit A, [Tig. 22 et 28).
- Le levier A, porte, à son extrémité opposée, un cliquet hi qui engrène avec la roue des heures 7q portant douze dents. Le cliquet 7q est mis en. mouvement par la fusée des heures h une fois pour chaque heure, de sorte que la roue des heun à tourner d’une dent. Le levier A, est muni d'une goupille 7q, qui se meut si de la fusée des heures, et qui, lorsqu’elle arrive au point d’excentricité maximum de la fusée retombe au point, d’exeenlrieité minimum, comme eu traits ponctués sur la figure a5.
- La roue des heures A, est adaptée à un arbre creux A,t placé sur l’arbre de la roue des minutes (fig. 22 et 23). Sur l’arbre de la roue des heures 7q so trouve un collet. 7q, avec lequel arriva! en contact, en des points diamétralement opposés, un ressort de friction en forum de V A,, qui agit comme un cliquet d'arrêt, de façon que la roue des minutes soit maintenue en position pour être mue exactement par son cliquet.
- Le moteur de l'horloge de Ghkgory, représentée par les figures 29-34, est un électro-aimant K qui, par son armature i3, soulève le contrepoids 9 du levier 989,; à la fin de cette levée, y,, repoussant le bras 16, rompt le contact 16,-17 et le courant de E, qui laisse retomber g. C’est pendant cette chute que le poids g entraîne le mécanisme d'horlogerie jusqu’à ce que 9,, repoussant le bras 10, le déclenche de 16, qui renferme le contact 16,-17.
- 36. — ttorlogc de la
- olalion de la ; est amenée le pourtour
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- 423
- La remise à l’heure se fait par un second électro-aimant E; qui, à la fermeture de son circuit en 42-41, (flg. 3o), attire son armature 4° et, avec elle, fait pivoter les bras 4* et 42 (fig. 28), dont l’un, par son anneau c. ramené au zéro, dans son creux 4^2, le bras 332 de l’arbre 33 de l’aiguille des secondes s, comme de figure 33 à figure 34, et dont l’autre bras 42, pris dans le croisement des coulisses des leviers 3o et Go,, les croise, comme de figure 33 à figure 34, sur Taxe 3o, et ramène ainsi au zéro l’aiguille m des minutes, par le bras 52 de son arbre 5.
- Dans le système delà Compagnie Magnéta, de Zurich, l’horloge maîtresse commande les réceptrices par le courant d'une magnéto 3 (fig. 33), rappelée par deux ressorts 8. A chaque minute, l’échappement 5 lâche le levier 6, qui. commandé par un mécanisme d’horlogerie, fait un demi-tour, et par 7, 3, 4, imprime à la magnéLo la vive oscillation nécessaire pour l'émission d'un «murant. Les ressorLs 8 amortissent ce mouvement sans chocs, et assurent le rappel rapide; de la magnéto, ce qui permet de donner aux pièces 6 et 7 une grande légèreté.
- SUR LES MOTEURS ASYNCHRONES
- DÉMARRAGE DES MOTEURS A CAGE D'ÉCUREUIL
- L’expérience de plusieurs années a prouvé amplement, que les moteurs h courants alternatifs, sont d’un emploi satisfaisant aussi bien dans les grandes distributions d’énergie que dans les installations isolées, telles que usines, filatures, charbonnages, etc...
- Dans les présentes notes, l’auteur se propose d’envisager particulièrement le moteur asvnehrono, ou moteur d’induction, attendu que l’emploi du moteur synchrone se trouve limité à des conditions spéciales de service.
- 11 est deux formes essentiellement différentes du moleur d’induction.
- i° Le moteur à rotor en court-circuit, connu sous le nom de cage d’écureuil, lequel est idéal par sa simplicité, mais qui requiert un courant considérable pour démarrer sous forte charges.
- 1° Le moteur à rhéostat, lequel pour démarrer sous une certaine charge absorbe un courant qui diffère peu du courant normal correspondant à cette charge. Un tel moleur possède un rotor enroulé pour un nombre défini de pôles, ainsi qu’une résistance variable, soit incorporée clans la lanterne de l'armature et tournant avec elle, ou bien encore placée à l’extérieur de la machine et connectée à celle-ci au moyen de bagnes et frotteurs.
- En ce qui concerne le choix a faire entre ces deux types, l’auteur soutient qu’il est inexcusable d’employer un moteur à rhéostat quand il peut être fait usage du moteur à cage d’écureuil.
- Récemment et à plusieurs occasions, on a tenté de limiter la puissance pour laquelle ce dernier doit être employé ; par exemple M. A.-C. Eborall, dans une récente note produite devant le British Tnstitute of Electrical Iïngineers, J assure qu’il ne faut point dépasser 5 chevaux utiles lorsque de tels moteurs doivent démarrer sous charge, e18 chevaux utiles quand cette dernière sujétion n’est point requise. Dans une publication antérieure, cet auteur est même allé jusqu’à fixer dans tous les cas la limite supérieure à 5 chevaux utiles.
- De telles assertions peuvent se trouver dans les catalogues des maisons de construction, mais 011 est surpris de les entendre prononcer devant un corps aussi représentatif que l’Institute of Electrical Engineers. Elles sont aussi injustifiées que celles qui consistent à vouloir ériger en règle absolue l’emploi des groupes moteurs générateurs au lieu des commutatriees.
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- Les conditions du service décident seules du type dont on doit faire choix et l’inexactitude des assertions précédentes est d’ailleurs amplement démontrée par les centaines d’installations, employant avec succès les moteurs à cage d’écureuil, jusqu’à des puissances de plusieurs centaines de chevaux et ce particulièrement en Amérique.
- S’il est vrai que ces moteurs exigent au démarrage un courant considérable dont l'intensité dépend d’ailleurs du couple à surmonter, et de la construction du moteur, par contre ils présentent les avantages suivants :
- i° Simplicité de la construction, l’enroulement de l’induit consistant en de simples barres de cuivre passant à travers le rotor et court-circuitées aux extrémités par deux anneaux massifs.
- 2° Suppression de tous contacts mobiles et des complications causées par l’introduction des résistances durant la période variable.
- 3° Grande simplicité d’opération : le démarrage consiste uniquement dans la fermeture d’un interrupteur, alors qu’avec l’autre type un soin particulier est requis dans la manœuvre du rhéostat pour que l’elïlcacité du procédé soit obtenue.
- 4° Convient pour n’importe quel nombre de pôles, ce qui est d’un avantage spécial dans les cas où doit être envisagé un changement dans la vitesse en variant le nombre de pôles.
- Los constantes sont plus favorables ; a) le (acteur de puissance est plus élevé, car : a) (a self-induction des connexions terminales est réduite à son minimum ; (3) la répartition du courant dans les barres est mieux équilibrée; y) le courant magnétisant est généralement plus faible en raison des densités de ligue de force plus faibles dans le rotor; b) le rendement est meilleur car : a) le poids de cuivre mort étant minimum, le métal est utilisé d’une manière judicieuse ; jâ) les frottements dus à la résistance de l’air sont diminués ; y) toutes les pertes par friction des balais el résistance de contact disparaissent (1).
- En vue de prouver par un exemple ces divers points, l'auteur donne ci-dessous quelques renseignements sur un moteur triphasé de y,5 chevaux à 220 volts, qui fut d’abord essaye avec une cage d’écureuil, en second lieu avec un rotor enroulé, bagues, frotteurs et résistances extérieures. Dans les deux cas, il lut fait usage du même stator et des mêmes paliers (2).
- d'écureuil. MOTEUR
- r.v, aÜo w. ,5o w Restaient ^ approximativement les
- Effet Joule (statori -j'20 3ao erreurs de lecture.
- Pertes par frottement ta 5 4 7 0
- Effet Joule (rotor) 3io ’ 280 Essai. Déduit de la résistance ; l’écart est
- dii aux contacts imparfaits.
- Rendement en pleine charge 84,9 83,2
- 80,6
- Facteur de puissance en pleine charge. «9 88
- 77 73.6
- Puissance maxime utile développée . .
- Couple de démarrage 6,7 kgm 4,5 kgm Couple en pleine chargc = 3,9 kgm.
- 'i 6 A Courant — ty.gA.
- Poids du cuivre dans le rotor 6 kg 12,6 kg
- (») Toutefois si les bagues sont court-circuitées et les balais relevés lorsque le moteur est en vitesse, la différence sera plus faible, mais la complication introduite par un tel système n’est point pour eu recommander l’usage, excepté
- (4) lies deux rotors étaient du type normal d’une construction bien connue et aucun système du genre de celui mentionné dans la note (,) n’etait employé. L’entrefer, d’après des mesures les plus exactes, était le même dans les
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- Les chiffres précédents, qui ont été confirmés par de nombreuses expériences similaires, autorisent l’auteur a dire que, dans les cas où les moteurs doivent travailler la plupart du temps au dessous de la charge normale pour laquelle ils sont calculés (et c’est le plus souvent les conditions du service), on réalise une économie considérable dans la dépense annuelle de couran en faisant usage du type à cage d’écureui De plus la sécurité qu'offre ce type jointe l’absence d’étincelles qui réduit les cha d’accident et détériorations, et aux soins moins délicats qu’il requiert, en recommandent fortement l’emploi dans les mines, les filatures, où une interruption dans le service résultant d'un accident à un moteur peut avoir les plus sérieuses conséquences.
- T/intensité considérable du courant do démarrage est le seul sérieux inconvénient :i mettre en parallèle avec tous ces points avantageux. D’aprcs le tableau ci-joint le moteur en question absorbe charge ; il faut toutefois r< couple en pleine charge.
- En vue d’envisager plus
- démarrage un courant égal à arquer qu’il produit un coupl
- intensité normale en pie: de démarrage égal à 1,4b fois
- aaw/vwwvw
- l’appareil consiste en Iroi est dans la position du dé. ment est gradué de façon fois le primaire et le seconda ligne, se superpose le
- iplètement les conséquences de ces deux faits, l’auteur estime qu’il convient, suivant les conditions de service à remplir, de considérer trois catégories bien distinctes de moteurs : i° Moteurs ayant à démarrer à vide ou sous faible charge, soit jusqu’aux 3o p. 100 de la puissance nominale ; 20 moteurs ayant a démarrer sous pleine charge ; 3° moteurs ayant à démarrer sous une surcharge.
- Sans aucun doute, lin fort pourcentage des moteurs outre dans la première catégorie; ainsi par exemple on pourrait citer : a) les moteurs entraînant une dynamo et constituant avec elle lin groupe moteur générateur ; b) les moteurs entraînant des arbres de commande, dos ventilateurs ; c) un grand nombre de moteurs directement couplés à des presses, laminoirs et machines-outils.
- Dans de tels cas, il est aisé cle voir, et la chose est montrée par le moteur de 7,a chevaux ci-devant cité, que l’on pourrait réduire considérablement le couple de démarrage, sans altérer d’aucune façon, la nature du service que l’on attend du moteur.
- Pour réaliser cette diminution de telle façon que le courant, pris à la ligne soit aussi lui-même réduit dans les mêmes proportions, on fera usage d’un compensateur. Cet appareil agit comme un transformateur et réduit la différence de potentiel appliquée aux bornes du moteur et conséquemment le courant absorbé par celui-ci.
- Sur la figure 1, l’on voit les connexions qui existent entre un appareil de cette espèce et un moteur triphasé. En lui-même, bobines enroulées sur trois noyaux en fer laminé. Quand l’interrupteur arrage, le courant de la ligne traverse le compensateur dont i’enroule-obtenir différentes valeurs pour le voilage : chaque branche étant à la un transformateur, au courant primaire qui esl celui de la opposition, de telle sorte que le courant résultant est la clifle-
- qui
- : de deux intensités, ce qui permet de réduire les dimensions de l’enroulement. Ajoutons îe autre raison, celle de la courte duréed'emploi, permet de travailler à de très hautes densités
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- dans le 1er et le cuivre, ce qui réduit encore considérablement les proportions et le prix de l’appareil.
- Sur la figure 2, se trouvent représentées diagrammatiquement les conditions de fonctionnement d’un compensateur établi pour le moteur de 7,0 chevaux en supposant que celui-ci doive démarrer en produisant un couple égal aux 3o p. 100 du couple en pleine charge (l).
- Lorsque les moteurs sont alimentés au moyen de transformateurs réducteurs, par exemple dans une transmission à haut potentiel, étant donné qu’il n’est point conseillable d’enrouler des moteurs au-dessous de 5o chevaux pour des tensions aussi élevées que 5 000 ou Gooo volts, les plots de démarrage peuvent être ménagés immédiatement dans le secondaire (2)
- Si l’on se reporte à la figure 3, l’on voit que dans la position indiquée l’interrupteur à double direction soumet le moteur à un voltage réduit de moitié, évitant ainsi pendant 3a période variable tout courant excessif dans la ligne (3). On remarquera incidemment aussi, l'avantage que présente le montage en triangle qui permet d’utiliser un seul branchement lequel fournit le voltage approprié et requiert seulement un double interrupteur bipolaire au lieu d’un double interrupteur tripolaire dans le cas d’un montage en étoile.
- Le seul point restant à discuter est celui de 1 influence des courants de démarrage sur le système.
- Le cos a d’un moteur à rhéostat, pendant la mise en marche, se maintiendra entre 0,8 cto,85, (il peut même être de 0,9 à o,q5 pour des moteurs qui ont à démarrer sous très forte charge), tandis que celui d’un moteur à cage d’écureuil de même puissance variera entre 0,1 5 et 0,2. C’est-à-dire que, dans le premier cas, la composante dc-\vattéc sera de 5o a fio p. 100 et dans le second
- •eduire celui-ci dans le rapport
- 3 volts étant approximativement 114 ampères, l’impédance du moteur est égale à
- De là, on voit que le courant de démariage à 100 volts est approximativement
- '
- a amperes.
- En réalité il sera probablement moindre, car, par suite de la saturation magnétique, l’impédance à voltage réduit est plus considérable qn’à potentiel normal, et par conséquent ce fait agit encore pour réduire le courant.
- c'est-à-dire un courant à peine supérieur de i5 p. 100 au courant normal.
- Dans la figure 2 on peut voir les sens des courants indiqués par des flèches.
- Pour énoncer d’une manière générale le principe de tels compensateurs, il suffit de dire qu’en réduisant le voltage dans le rapport, ~ on réduit le couple et le courant primaire dans le rapport —j-,
- à peu près la meme somme qu'un moteur d’induction ordinaire avec son rhéostat. Pour les faibles puissances, ce dernier système est quelque peu moins cher, pour les puissances plus considérables il est au contraire plus oné-
- Quand le moteur a atteint sa vitesse, l'interrupteur est renversé, de la sorte le compensateur est mis hors circuit et le moteur reçoit directement le courant de la ligne sous la différence de potentiel de la distribution.
- (2) Dans ce cas le prix du moteur à cage d’écureuil sera réduit de façon à devenir de 10 p. 100 à peu près inférieur au prix du moteur à induit enroulé de même puissance.
- (3) Cette méthode de démarrage a aussi été appliquée avec succès aux commutatrices et moteurs synchrones, lesquels au moment de la mise en marche sont assimilables aux moteurs à cage d'écureuil.
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- 1 courant approximativement
- de 94 à 97 p. 100, en supposant que les moteurs démarrent le même, les couples produits étant sans doute différents.
- Dans chaque cas particulier, l’étude des conditions suivantes permettra seule de décider si oui ou non il faut employer un moteur à cage d’écureuil : a) Nature et qualité de l’installation génératrice ; b) Caractère du service ; c) Caractère du reste de la charge.
- L’installation génératrice doit être puissante en comparaison de chacun des moteurs pris individuellement, avoir au moins 10 à 12 fois la puissance du plus fort d’entre eux. Plus ce rapport est grand et plus l’effet des démarrages sera amorti. l)e plus les alternateurs devront avoir un boa réglage, soit de 5 à 7 p. 100 en pleine charge non inductive dans le cas où un circuit d’éclairage est directement dérivé sur les barres du tableau, et de 7 à 8 p. 100 en pleine charge non inductive, dans le cas d'une simple transmission de force motrice.
- Dans le premier cas, la charge d’éclairage elle-même tendra à améliorer le facteur de puissance résultant, et par là même à diminuer la chute de voltage produite au moment du démarrage dont l’influence est par conséquent amortie. Dansle second cas, une chute de potentiel de iD à 20 p. 100 n’aura pas de sérieuses conséquences attendu que les moteurs d’induction modernes sont calculés libéralement au point de vue de la capacité de surcharge, ce qui leur permet de continuer leur fonctionnement même avec une telle réduction de voltage. 11 doit cependant être entendu que les considérations précédentes s’appliquent aux moteurs qui usent d’un
- sformateur au moment de la
- En ce qui concerne le caractère du service, une bonne part dépend de l’importance et de la fréquence des mises en marche.
- 3 ou deux fois pur jour de telle manière 311 soit prévenue, il pourra être fait usage ireuil relativement plus puissants, surtout 3 fait à des heures où les circuits d’éclai-Telles sont 1
- que 1 usine génératrice de moteurs à cage d’é< lorsque le démarrage rage sont peu chargés employant un gros moteur que l’o; être encore à midi. — Nous rencontrons aussi des mines le cas d’un moteur, dont la puissai quelques centaines do chevaux, actionnant les ou d’épuisement et conduit directement par sor Ici il sera recommandable de choisir un type e
- Quant.
- le matin et peut ins l’exploitation s’élève parfois à aehines d’aérage ’opre générateur, âge d’écureuil et temps que le générateur.
- actcre delà surcharge, il peut être répété que là où les conditions ne sont pas trop sévères, même clans un système Bornes du moceur dinduction où il y a des lampes, les moteurs à cage d’écureuil peuvent être t'ig. 3.
- employés avec succès, s’ils sont installés avec le soin nécessaire. Il
- serait impossible de formuler une loi bien définie ; mais en raison des avantages qui peuvent en résulter, l’on sera toujours payé d'une investigation soigneuse dans chaque cas.
- Quoique l’auteur ait défendu amplement le type à rotor en court-circuit, il est profondément convaincu des avantages qui peuvent être obtenus du type à rhéostat, si les moteurs sont puissants comparativement à l’installation génératrice, et doivent démarrer en charge et en surcharge.
- 11 convient de remarquer que si la première condition 11e soulève point de difficultés et peut être aisément réalisée avec tous les moteurs de cette dernière forme, la dernière s’applique aux machines à service intermittent, tels que grues, treui'ls, ponts roulants, ascenseurs. Ici le couple
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- de démarrage est le facteur qui décidera en dernier ressort, car les périodes de marche sont suivies souvent de longs repos, et la base d’appréciation sera ici beaucoup plus large.
- Par exemple, en modifiant tant soit peu le projet du moteur avec rhéostat de 7,5 chevaux que Ton a vu plus haut ; en augmentant la densité des lignes de force, l’on obtiendra un couple égal k environ i3 kgm, soit 3.,5 fois le couple en charge. La puissance développée pourrait être élevée jusqu’à 12 chevaux pour un service intermittent sans dépasser les températures tolérables.
- Si un réglage de vitesse est requis, on usera d’un conlroller et d’une résistance capable d’absorber un plus fort courant.
- A ce propos, l'auteur croit devoir ajouter quelques mots en faveur des moteurs à faible vitesse contre les moteurs k vitesse de valeur moyenne. Car si dans les conditions ordinaires le moteur k grande vitesse est toujours préférable par suite de son meilleur rendement, et de son prix plus bas, tous ces avantages sont perdus par les trains d’engrenages requis pour les grues, les treuils et ascenseurs, avec lesquels d’ailleurs il est très didicile d'obtenir une marche silencieuse avec des engrenages tournant à grande vitesse. Le moteur k faible vitesse possède aussi un plus faible moment d'inertie, ce qui a pour conséquence une réduction dans la durée et la puissance du démarrage et de l’arrêt. En reprenant de nouveau le moteur de 7,5 chevaux k 4 pôles et avec vitesse angulaire k 1 5oo t : m et en le comparant avec un moteur de 7,0 chevaux a 12 pôles et k 5oo t : m., l’on obtient en' effet les résultats suivants :
- Les notes ci-dessus, ainsi que l’espère l’auteur, contribueront k éclaircir le problème de l’emploi du moteur asynchrone qui a obtenu une si grande faveur en Amérique et en Europe par suite de la simplicité et de la sécurité qu’il offre (*).
- II.-S. Meyer.
- Kugby, jui.
- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS «
- B. Éclairage des trains par des systèmes comportant des dynamos I. Éclairage d’un train entier avec un ou deux générateurs seulement. a. Par dynamos recevant le mouvement de l’essieu. — Les premiers essais de systèmes de ce genre remontent à une époque aussi ancienne (1881) que celle où eurent lien les premiers essais pour accumulateurs isolés, et les applications définitives ont été réalisées avec ee système dès 1882, c’est-à-dire sept ans au moins avant les premières applications fermes de l’éclairage d'accumulateurs isolés.
- Je passerai sous silence le système Tommasi essayé à l'État belge et. k l'Est, français
- (!) Traduit de l'anglais par P.-A . Mossay.
- P) Voir l’arliule précédent dans le numéro du 7 juin 190a, t. XXXI, p. 3.fà.
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- on 1883 ; de l'usine de Canns tait essayé à l’Étal prussien et au Wurtemberg en 1884 ; de Calo, essayé au Sud-Autrichien en 1884; le système du Midland, essayé en i885; le système, Timmis, essayé sur le Sud-Eypress en 1890. Tous ces systèmes rudimentaires ont été abandonnés parce qu’ils fonctionnaient mal et exigeaient pour la plupart la présence d’un agent pour régler les appareils, ce qui rendait l’éclairage très onéreux.
- London-Brighton Railway (Angleterre). — Ayant obtenu de mauvais résultats dans des essais d éclairage par accumulateurs, MM. Stromlley et Houghton, ingénieurs du chemin de fer de Brighton, étudièrent en 1881 un sysLème d’éclairage électrique d’un train entier qui commença à fonctionner en 1882.
- La dynamo, placée sur le plancher du fourgon (fîg. 1), reçoit son mouvement d’un essieu par un renvoi de mouvement et deux courroies dont la dernière est verticale et suit les déplacements [de la caisse (dont elle est. solidaire) par rapport au châssis.
- En face du collecteur de la dynamo se trouvent deux paires de balais verticaux MM, et AN, (fig. 2) ayant des connexions inverses avec les accumulateurs qui, au repos, sont écartés du collecteur. Lorsque la dynamo se met en mouvement, un peu plus tard, après une certaine augmentation de vitesse, un appareil ceulrifuge établit un contact qui donne le courant à un relais, lequel ferme le circuit de la dynamo siales accumulateurs. Suivant qu’elle démarre dans un sens ou dans l’autre; elle entraîne à droite ou à gauche un balancier fou qui fait basculer la paire de balais MM, ou la paire N N, et l’applique contre le collecteur sous l’inlluenee de l’appareil centrifuge.
- On se contentait au début de limiter les variations de force électromolrice (*) avec la vitesse par un déplacement automatique des balais par l'action du môme appareil centrifuge qui sert à la pose des balais, ce qui a pour effet de réduire h? nombre, de spires embrassé, procédé employé également dans certaines génératrices pour distributions à intensité constante, et qui figurait aussi, m'a dit M. Ilarlé, dans les premiers brevets Gramme. Ce réglage approximatif de la force électromotrice était suffisant parce qu'on faisait usage à cette époque de deux batteries d’accumulateurs ; une d’elles était reliée directement à la dynamo et mise en charge, pendant que les lampes étaienl alimentées par la seconde batterie complètement isolée et fournissant par conséquent une lumière parfaitement constante sans interposition d’aucune résistance ; les batteries étaient interverties à l’aide d’un commutateur à main. Mais on risquait fort d’épuiser les accumulateurs si Ton ne changeait pas à temps la position des batteries, ou bien il aurait fallu employer des batteries considérables capables d’assurer chacune par leur seule décharge une longue durée d’éclairage. Aussi, après quelques années,
- J1) Le rapport de MM. Weissenbrueh et E. Sartiaux. au Congrès dos chemins de fer de 1889 indique un procédé de réglage dû à MM. Stroudley et Houghton et consistant à disposer sur l’inducteur de la dynamo, à coté du circuit shunt, un circuit inverse intercalé en série dans le circuit de charge des accumulateurs, et" destiné vraisemblable-
- lisii dans le système installé par MM, Stroudley et Houghton au London-Brighton.
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- ce dispositif a-t-il été remplacé par un autre ne comportant qu’une seule batterie A (fig. 3) branchée cous laminent en dérivation avec la dynamo D et les lampes L, et qui peut être beaucoup plus petite puisqu’elle ne sert plus que de régulateur, sauf pendant les arrêts du train où elle fournit seule le courant. Les appareils sont restés les mêmes, mais on a ajouté en série dans le circuit des lampes un rhéostat p dont le frotteur parcouru par le courant LoLal débité parla dynamo est commandé par un solénoïde S ; la résistance variable de ce rhéostat est destinée à maintenir la tension constante aux lampes, malgré les variations de force élec-tromotrice de la dynamo avec la vitesse que le réglage approximatif par décalage des balais laisse subsister et malgré la différence de tension des accumulateurs de 3 volts environ, suivant qu’ils sont en charge,pendant la marche du train, ou en décharge pendant les arrêts (trait pointillé) ; dans ce dernier cas, la résistance intercalée entre les lampes et la baLterie est nulle; cette résistance p atteint une certaine valeur correspondant au passage des éléments de la tension de 2 volts à 2,2 volts, lorsque la dynamo fournit le courant aux lampes, puis augmente ensuite légèrement au fur et à mesure que le courant de charge fourni aux accumulateurs augmente et fait croître la tension des accumulateurs. Ce mode de variation de la résistance d’absorption des lampes n’est pas parfait, théoriquement, tout au moins, car il agit en sens inverse de la saturation do la batterie ; en effet, lorsque la batterie devient saturée, sa force contre-élcctromolrice augmentant, le courant de charge diminue, toutes choses égales d’ailleurs, et par suite la résistance d’absorption diminue alors qu’il faudrait qu'elle soit augmentée puisque la tension fournie par la batterie aux lampes augmente. E11 pratique, la lumière ne subit que des variations acceptables, parce qu’on laisse la dynamo charger les accumulateurs pendant les parcours de jour, toujours assez longs sur les trains considérés, où les lampes ne sont pas allumées ; de la sorte les accumulateurs se trouvent toujours chargés presque à saturation au début de la période d’éclairage et l’on peut régler la résistance d’absorption pour cet état de saturation, dont ils s’écartent peu pendant toute la soirée ; on n’observe donc guère de surélévation de tension des lampes au delà de la valeur admise comme normale.
- Dans un fourgon est placée, à côté de la dynamo de 5 chevaux fournissant en moyenne 4o ampères sous 55 volts, une batterie de 2.4 éléments de 400 ampères-heure représentant 9 à 10 heures d’éclairage pour un train de 10 voitures comportant 1 lampe de 10 bougies on de iG bougies par compartiment et absorbant une lumière totale de 600 à 700 bougies.
- La dynamo et les appareils des fourgons sont visités une fois par jour pendant le stationnement des trains en gare de London-Bridge, mais fonctionnent sans aucune surveillance pendant toute la journée (l).
- Créât Northern (Angleterre). — Le chemin de fer du Nord de l’Angleterre a réalisé en 1886, l’éclairage d’un train de banlieue à l’aide d’un système analogue à celui du chemin de fer de Brig'hton. Le système fut ensuite étendu à 7 autres trains de banlieue de 10 voitures, soit en tout 8 trains et 90 voilures éclairées. La situation est la môme depuis de longues années ; le système n’a pas été étendu parce qu’on a pas trouvé d’autres trains
- (‘) Le système Stroudlcy et iloughton a reçu rapidement une grande extension au London-Brighlon où il a été appliqué à 38 trains de banlieue et 3 trains express, soit en tout à 42 trains représentant ensemble k'dO voitures. Cet effectif existait encore en 1898, lorsque j’ai visité l’installation du Lomlon-Brighton; à ce moment la Compagnie avait mis à l'essai le système Stonc d’éclairage électrique par voilures indépendantes, dont il sera parlé plus loin, sur 34 voilures. Ce système ayant donné de bons résultats a été substitué au système d'éclairage des trains en bloc, d’abord sur les trois trains express, puis sur d’autres trains où I’accoupleuieul forcé des véhicules pouvait présenter de la gcnc daus certains cas. Mais le système Houghton a été et sera conservé sur 26 trains de banlieue comprenant 271 voitures ayant toujours dos compositions uniformes, parce que ce système procure, d'après les ingénieurs de la Compagnie, un éclairage très économique et bien meilleur marché notamment que par le système Stone.
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- non sujets à coupures et intercalations de véhicules divers, mais on en est toujours très satisfait et l’on n’a d’ailleurs pas encore employé, dans cette Compagnie, l’éclairage par dynamos indépendanles.
- La dynamo placée dans un fourgon est commandée par courroie et reçoit son mouvement d'un essieu, par l'intermédiaire d’une poulie de renvoi suivant une disposition semblable à celle du Brighlon représentée en figure t. Elle absorbe 7 chevaux environ et peut fournir 4(-> ampères sous 5o volts. Le collecteur de cette dynamo bipolaire présente diverses dispositions toutes particulières.
- Au lieu d’être formé d’uu tambour unique à lamelles, il estformé de deux cylindres P,P2 (fig. 5) accolés sur l’arbre de la dynamo et dont les lamelles correspondent pour chacun d’eux à la moitié des bobines de l’induit ; en outre ils présentent un décalage de 1800 l’un par rapport à l’autre, de sorte que sur chaque tambour appuie seulement un balai et que les deux balais AI4 et AL se trouvent tous deux au-dessus du tambour, ce qui facilite leur visite. Sur l’axe de la dynamo est monté un appareil à force centrifugequi, à une certaine vitesse, établit le contact d’un relais commandant un commutateur eonjoncteur placé sur un petit panneau contre une cloison du fourgon. Les connexions de la dynamo avec les accumulateurs sont inter- eec/wyïVéjv'sr' verties, lorsque le sens de rotation change, par la rotation d’un petit disque ^
- inanchonné fou sur l’axe de l’arbre (fig. 6) et ^susceptible d’un déplacement angulaire qui change les segments sur lesquels appuient 4 petits balais fixes reliés d’une manière convenable à la dynamo et aux accumulateurs.
- 11 n’y a qu’une seule batterie d’accumulateurs A fftg. 4) réunie directement avec la dynamo et reliée aux lampes par l’intermédiaire d’une résistance d’absorption R, de valeur fixe, qui est mise en court-circuit au moment de l’arrêt (trait pointillé) par la manœuvre du relais disjoncteur.
- Le réglage de la force électro-motrice de la dynamo est obtenu concurremment par un enroulement inducteur inverse é à la dynamo, intercalé en série dans le circuit général de débit de la machine, et par un décalage de la prise do courant produit par la force centrifuge. Alais tandis qu’au London Brighton ce sont les balais qui se déplacent par rapport au collecteur, ici les balais restent fixes et c’est l’ensemble des demi-collecteurs qui subit un déplacement angulaire pur rapport aux bobines induites ; pour rendre ce déplacement possible, les bobines, au nombre de 8 seulement, sont reliées aux touches des demi-collecteurs pardes fils souples. La batterie d’accumulateurs sert bien entendu également de régulateur parce que sa tension ne varie que très peu pour un courant de charge variant dans d’assez grandes limites. Mais, toutes choses égales d’ailleurs, la tension de cette batterie augmente avec Fi»-. 5 et 6. la saturation des accumulateurs : la régula-
- tion, si elle n’agil pas en sens inverse de cette variation comme au London Brighton, du moins n’en tient pas compte puisque la résistance d’absorption R des lampes est invariable quelle que soit la saturation des éléments. Prati-quementeette variation de tension ne se fait pas sentir d’une façon sensible aux lampes parce qu’on règle, comme au London Brighton, la résistance d’absorption B pour un état voisin de la saturation des accumulateurs, état dont ils ne s’écartent guère parce que l’on peut laisser suffisamment les accumulateurs en charge pendant la période de jour. Un
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- interrupteur permet d’isolcr la dynamo des accumulateurs pendant la marche de jour (l).
- Chemin de fer de l'Etat Autrichien (Système Dick). — Cette compagnie a mis en service, à titre d’essai, en décembre 1897, les appareils d’éclairage du système Dick sur un train de banlieue de 18 voitures, représentant au total 730 bougies, circulant entre la gare de l’Ouest de Vienne et Saint-Rollkon, localité distante de 70 km.
- Lorsque j’ai visité cette installation en 1898, la disposition des appareils était la suivante : sur le châssis d’un fourgon était montée et commandée par engrenages, à la manière des moteurs de traimvays, une dynamo de 10 chevaux à 120 volts. Tous les appareils de réglage étaient disposés dans une petite armoire de i,5u m de largeur, 1,00 m de liant et o,6o m de saillie, fixée contre une paroi du fourgon.
- La conjonction et la disjonction étaient effectuées électriquement par le mouvement de
- [pii
- levier d’un double solénoïde AE (voir la fig’ 7, reproduite d’après une brochure du constructeur, qui donne une idée <le la forme des appareils, mais qui est trop compliquée comme schéma) dont l’armature en fourche venait plonger dans deux godets à mercure, lorsque la vitesse du train ayant atteint 20 km, la force élcetromotricc de la dynamo était arrivée à 12a volts.
- La force éleclromotrice de la dynamo était maintenue à peu près constante et ne s’élevait pas au-dessus de i5o volts, grâce à un régulateur 1)R qui introduisait des résistances variables
- P) Les dynamos sont abandonnées sans surveillance pendant les voyages ; on les examine seulement une lois par jourengare de King’seross où se trouve un petit atelier pour les réparations des pièces mécauiqucs et des accumulateurs. Au début, on se servait de balais en charbon qui s’usaient très vite et donc le remplacement était très onéreux ; la Compagnie a réalisé une économie sensible en remplaçant les balais en charbon par d'autres constitués de 5 feuilles de cuivre mince repliées en zigzag et pressées par une lame formant ressort ; ces balais élastiques sont fabriqués à bon marche par la Compagie même et s'usent peu.
- La batterie d'accumulateurs est composée de 22 éléments de 3oo ampères-licures, du type E. P, S., disposés dans des bacs en bois doublé de plomb placés sur des étages dans un angle du fourgon; elle représente environ 7 heures d’éclairage pour un train de 10 voilures dont l'éclairage total est de 558 bougies. Les lampes à 40 volts, de 16 bougies en ire classe et 10 bougies en 2e et 3e classe, sont placées dans de petites coupes unies, munies de réflecteurs et montées au plafond. La canalisation générale se compose simplement de câbles isolés, un peu souples, serrés sur des bornes vissées sur le haut de la toiture des voitures.
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- dans l’excitation de la dynamo. Ce régulateur, analogue à l’appareil Zypernowski, se composait d’un solénoïde dont le noyau plongeait plus ou moins dans un tube à mercure auquel aboutissaient les différentes sections du rhéostat.
- L’inversion des connexions de la dynamo avec les accumulateurs était produite par un baseuleur comprenant 6 contacts à mercure et qui était commandé par la rotation à droite ou k gauche d’une sorte de dynamo C excitée par les accumulateurs et ayant l’induit en série avec la dynamo principale D.
- La dynamo était reliée à une canalisation principale à deux fils s’étendant sur tout le train et comportant entre les voitures des accouplements formés par des fils souples terminés par des languettes s'engageant dans des pinces de forme différente pour chacun des pôles. Sous chaque voilure était disposée dans un coffre une petite batterie de 6o éléments de 2.5 ampères-lieurereprésentant io heures d’éclairage,avec plaques à grandes pastilles du type de la maison Wiiste et Rupprecht de Vienne qui construisait les appareils Dick.
- Toutes ces petites batteries étaient branchées en dérivation sur la canalisation principale.
- Ce qui distingue le système Dick des systèmes anglais, c’est qu’il comporte une résistance d’absorption IV ifig. 8) disposée avant les accumulateurs au lieu d’être placée entre les accumulateurs et les lampes. Cette résistance est calculée de façon à ce que, pendant la période d’éclairage, la tension de la canalisation, c’est-à-dire la tension appliquée aux accumulateurs, varie de 112 à 118 volts.
- Lorsque la force électromotrice de la dynamo varie de 120 à 100 volts, cclLe tension se maintient la plus grande partie du temps à 118 volts, mais ne dépasse jamais 120 volts, ÿ et
- soit 2 volts par élément, de sorte que les accumulateurs
- fournissent un courant assez faible, mais sont toujours en décharge. Pendant les arrêts la résistance Ru’est pas touchée, mais le circuit de la dynamo est rompu par le disjoncteur C elles accumulateurs travaillant seuls, fournissent encore aux lampes 2 volts par élément. Il en résulte quele réglage des lampes est beaucoup plus parfait. J’ai’conslaté en effet, qu’ilne variait pas de plus de 2 volts sur 118 volts : les survoltages sont en effet impossibles, il ne peut se produire qu'une baisse de tension en cas d’épuisement partiel ou total de la batterie ; mais avec cette disposition les accumulateurs ne recevant aucune charge pendant la 'période d’éclairage devaient, dans l’installation primitive, être rechargés pendant le jour. A ce moment on enlevait presque complètement la résistance H intercalée en avant des accumulateurs (trait ponctué) de façon à donner à ceux-ci unejtcnsion variant de 122a 100 volts. Afin d’empêcher la surcharge des accumulateurs, durant le jour seulement, 011 employait un limi-tcur de tension constitué par un électro-aimant dont la palette, attirée dès que la tension aux bornes des accumulateurs atteignait 2,5 volts par élément, introduisait dans le circuit d’excitation de la dynamo une très forte résistance qui réduisait sa force électromotrice de façon à ne plus donner que 2,2 volts par élément, et cetto réduction continuait jusqu’au prochain arrêt et où l’électro-aimant retombait, et n’agissait plus, après le démarrage suivant, que dans le cas où la force électromotrice était remontée après un certain temps à 2,5 volts.
- Dans un train do banlieuo, comme celui de Saint-Polten à Vienne, il y avait grandement le temps de recharger les accumulateurs pendant le jour et les épuisements ne devaient pas être à craindre à condition de régler le.relais un peu haut.
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- Cet essai a été abandonné après deux ans de fonctionnement quoiqu’il n’ait donné lieu à aucun ennui, m’écrivent les ingénieurs de l’état autrichien, mais parce que «toutes réparations à faire sur le fourgon unique aménagé forçait à interrompre l’éclairage, en raison de l’indivisibilité du train (*). »
- Je ne trouve pas rationnelle, au point de vue pratique la disposition adoptée dans le système Dic.k et qui consiste à placer sur chaque voiture une petite batterie. Puisqu'on s’astreint à fintercommunication entre les voitures pour la canalisation du courant de la dynamo, il est inutile de diviser les accumulateurs en très petites batteries qui au total sont plus coûteuses et plus difficiles à surveiller qu’une batterie unique équivalente.
- Applications diverses. — La compagnie de l’Ouest français va monter sur un train l’éclairage électrique, obtenu à l’aide de 2 équipements grand modèle DV., Yicarino, à simple batterie (dont la description sera donnée plus loin) et de 2 petites batteries qui seront placées dans les 2 fourgons. Les % groupes générateurs desserviront 2 canalisations distinctes comme dans les voilures des chemins de for danois, avec un double accouplement par languettes et fils souple entre les voitures. On pourra delà sorte, sans interrompre la lumière, couper le train en deux, pour y intercaler par exemple une voiture non appareillée sous laquelle 011 attachera des câbles volants, ou simplement pour permettre la traversée des voies pendant un arrêt dans une gare importante. Mais le cas où l’on a des coupures à pratiquer sur des trains en fonctionnement n’est guère à prévoir sur les lignes de banlieue, où le système est le plus indiqué.
- La Société des accumulateurs Dose a, paraît-il, réalisé à l’aide d’équipements Stone (qui seront décrits plus loin) l’éclairage d’un ou deux petits trains de chemins de fer locaux allemands.
- Observations générales. — Les systèmes d’éclairage des trains entiers par une (ou deux) dynamo recevant son mouvement de l’essieu, s’ils 11’ont encore pénétré jusqu’ici que dans deux compagnies, sont pourtant appliqués sur 11 n nombre relativement grand de véhicules. Le fait qu’ils'ont été conservés, après plus de quinze ans d’exploitation, ludique bien qu’ils sont réellement avantageux pour les trains de banlieue. Il ne faut guère songer en effet à les appliquer sur les grands parcours, où l’indivisibilité des trains et la spécialisation du matériel constituent une gêne d’exploitation très grande; mais, sur les lignes de banlieue, ces 2 sujétions peuvent être acceptées, puisque, si elles étaient vraiment inadmis-
- (‘) Dans une brochure publiée en 1900, par la maison Wüste et Rupprecht, M. Dick, pour annuler l'objection
- l'autre servirait de régulateur. Le train est alors muni d une canalisation h 3 fils formant a circuits avec pôle négatif commun et sur les positifs desquels sont branchées successivement les batteries des voitures qui s’étendent d'un bout à l’autre du train (un voyant rouge ou noir indique le circuit dans lequel une voiture est intercalée). On réalise ainsi uumonlage analogue à celui employé dans le système Stone (dont il sera parlé ensuite) .La batterie A(fig. 9) reliée directement à la dynamo, reçoit les iü5 à i5o volts de la dynamo, tandis que la batterie B est branchée en dérivation sur la dynamo avec interposition d’une résistance R telle, d’après M. Dick, qu’elle 11e reçoive, comme dans la disposition à une seule batterie, aucun courant de charge et fournisse au cou traire un léger courant de décharge pendant toute la période d’allumage. Pendant les arrêts les 2 batteries A" cl B sont réunies on parallèle sur les lampes, (avec misé en court-circuit delà résistance d’absorption R et ouverture du disjoncteur C (trait pointillé). Pendant la marche de jour, lorsque les lampes sont éteintes, les batteries A et B sont reliées directement en parallèle sur la dynamo D, le conjonctcur C restant bien entendu fermé (trait ponctué). Pendant celle période seulement un relais empêche comme précédemment la surcharge en réduisant la tension aux bornes des accumulateurs de a, 5 volts à 2,2 ou 2,4. Ici le rôle du relais est plus justifié puisqu’on a moins à craindre l'épuisement des accumulateurs, dout une moitié est toujours en charge, même pendant la marche de nuit. On intervertit tous les jours, ù l’aide d’un commutateur à main, les batteries A et R. Si le réglage est établi de cette manière, il ne se produit pas de survoltages et quand il s’agit d’un train de banlieue on u'a pas à craindre non plus l'épuisement des batteries, parce que pendant le jour on a le temps de recharger les 2 batteries branchée» toutes deux sans résistance à la dynamo (trait ponctué),
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- sihles, les compagnies anglaises ne les auraient pas conservées si longtemps ; elles se retrouvent, d'ailleurs dans les systèmes de chauffage à vapeur adoptés dans beaucoup de compagnies du continent sur une partie seulement de leur matériel. Je crois donc que si les systèmes de cette classe ne se sont pas développés ailleurs qu'en Angleterre, c’est parce que sur le continent l’organisation des compagnies do chemins de fer est différente et ne réunit pas, comme en Grande-Bretagne, en la seule main du « General Manager ». la direction effective de tous les services dont la coordination est alors plus facile. Ces systèmes, s’ils ont quelques inconvénients, présentent par contre des avantages sérieux : ils sont beaucoup plus économiques et plus commodes que les systèmes par batteries indépendantes: la dépense d’acquisition et aussi d’entretien d’accumulateurs est beaucoup moins forte, puisqu'il suffit d'emmagasiner - à 9 heures d’éclairage au lieu de 20 au minimum et que les accumulateurs, au lieu d’ètve disséminés en mie série de petites batteries, peuvent être réunis en une grosse batterie. Ils sont également plus avantageux que les systèmes anlogénérateurs placés sur chaque voiture, puisque les organes qui demandent de la surveillance, c'est-à-dire la dynamo et les appareils d’enclenchement et de régulation sont en nombre beaucoup plus réduits. Ces organes pourraient d’ailleurs être rendus plus simples et plus robustes qu'ils ne le sont dans les systèmes très anciens du London Brighlou et du Gréai Northern.
- Si l'on fait usage de dynamos recevant leur mouvement d’un essieu, il est à mon avis plus facile d'assurer la régularité de fonctionnement dans le cas où l’on éclaire en bloc un train entier que si l'on fait le montage sur des voitures isolées. Les trains-blocs éclairés étant en effet des trains de banlieue ont des roulements invariables et semblables pour tous, qui permettent de marcher avec un réglage détermine une fois pour loutos (soit avec les accumulateurs à la saturation pour les systèmes anglais, soit avec les éléments toujours en décharge) et d’obtenir, comme il a été expliqué plus haut, des variations de lumière peu importantes entre l’arrêt et la pleine vitesse, et, d’un jour à l’autre, avec des systèmes à une seiile batterie ; 011 n'a guère à craindre non plus les épuisements d'accumulateurs, parce que les trains de banlieue ont toujours des parcours de jour important pendant lesquels on a le temps de recharger la batterie. Nous verrons plus loin qu'il n’en est pas de même pour les systèmes autogénératcurs par voitures isolées, en raison de leur utilisation
- b. L'énergie est prodcttk par un moteur spécial. — jü,. Avec le secours d'accumulateurs. — U11 premier essai, non suivi d’applications, a été effectué, en 1S99, sur un train du Great Eastern Railwav, dans lequel on avait placé, sur la locomotive, un moteur à vapeur à grande vitesse Tower, empruntant la vapeur à la chaudière et, dans le fourgon, une batterie d’accumulateurs.
- Vers 1880, le train impérial russe, et je crois aussi le train impérial autrichien ont clé éclairés à l’aide d'une sorte d’usine disposée dans un fourgon et comprenant une chaudière à vapeur spéciale, un moteur Brolherhood, une dynamo et une batterie d’accumulateurs. Il y a, bien entendu, un personnel spécial dans le fourgon pour la conduite de l'éclairage électrique.
- Des essais ont été entrepris, vers 1887, en Amérique, par la Compagnie Pullmann, le Connecticut Railroad, la Chicago-Mihvaukee-Raihvay et quelques autres compagnies, suides trains de grands parcours, où l’on a placé, dans un fourgon, un moteur à vapeur à grande vitesse prenant la vapeur sur la locomotive, une dynamo et une batterie d’accumulateurs. Des systèmes clc ce genre sont encore employés en Amérique, mais seulement sur quelques trains de luxe, qui peuvent être accompagnés par un agent du fourgon capable de faire fonctionner les appareils électriques.
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- Les systèmes rie cette catégorie présentent, au point de vue des dépenses d'aménagement el d'entretien, les mêmes avantages que ceux de la classe n, mais plus accentués, puisque ia vitesse de la dynamo restant à peu près constante, il n’y a pas à prévoir les organes un peu délicats de conjonction et de régulation de la dynamo. En revanche, une djmamo, commandée par l’essieu, peut être abandonnée à elle-même, tandis qu’il faut un agent spécial pour mettre en marche et surveiller un moteur à vapeur quand il est placé dans le fourgon ; il en résulte une dépense considérable, ce qui fait perdre tous les avantages d’économie du système, qui devient le plus onéreux de tous les systèmes électriques. Il est vrai que cette considération n’a pas d’importance pour des trains impériaux.
- La dépense de surveillance disparaît si le moteur à vapeur peut être placé sur la locomotive et conduit par le mécanicien. Ce procédé n’a pourtant été essayé qu'une seule fois. Si l’on n’a pas poursuivi les recherches dans cette voie, c'est probablement parce que l’on a pensé qu’il serait difficile de trouver, sur une locomotive, la place suffisante pour loger un moteur et une dynamo de puissance convenable. La Société française Laval avait bien proposé, il y a deux ou trois ans, aux Compagnies françaises, un groupe turbine-dynamo de 3o chevaux, de dimensions assez réduites pour remplir ces conditions, mais ce procédé n'a pas été bien accueilli à cause de la-grande consommation de vapeur qu’aurait causé un groupe de ce genre, kg de vapeur par cheval effectif, d’après les essais effectués sur les fourgons du Transsibérien.
- jij,. Sans accnmulaLeurs. — Des essais ont été exécutés, en i883, sur la ligne de Munich à Slarnberg, et en 1889, sur le Métropolitain de Londres, en plaçant dans un fourgon une petite chaudière, un moteur à vapeur et une dynamo ; ils ont été peu satisfaisants et ont été abandonnés, probablement parce que les appareils étaient rudimentaires et peu étudiés.
- Je sais, par des Ingénieurs des Wagons-Lits, que le système est appliqué, en Russie, sur un certain nombre de grands trains. Il est egalement appliqué sur tous les trains -fin Transsibérien, dont on pouvait voir un spécimen à Paris, en 1900, à l'Exposition. Dans un fourgon, contenant quelques resserres et quelquefois une cuisine, est inlallé un groupe générateur d’électricité, composé d'une chaudière genre Field, système Schoukkoff, chauffée au bois, volumineuse mais robuste, une turbine Laval de 10 chevaux et une dynamo pouvant donner uo volts el 35 ampères. Le combustible ne coûtant rien, la consommation élevée de vapeur n’offre aucun inconvénient et la conduite de l'installation ne cause pas grande dépense supplémentaire, parce que dans les trains de ce genre, qui sont toujours accompagnés par un personnel assez nombreux, le mécanicien est chargé des diverses réparations du matériel.
- Ou a proposé, dans ces derniers temps et le système serait, d’après le rapport an Congrès des chemins de fer, appliqué sur un certain nombre de trains du Cap, d’actionner la dynamo par un moteur à pétrole placé dans un fourgon. Mais ces moteurs demandent à être surveillés attentivement, car ils se dérèglent facilement ; le réservoir d’essence constitue en outre un danger d’incendie assez grand.
- Si l’on admet une chaudière spéciale ou un moteur à pétrole dans le fourgon, le système, malgré son extrême simplicité, no paraît pas susceptible de grandes applications, parce qu’il devient très onéreux par l’obligation d’avoir un mécanicien spécial dans le fourgon.
- Le système pourrait toutefois, à mon avis, recevoir de nombreuses applications en le limitant aux trains de banlieue ou de petites lignes, et ils sont nombreux, qui effectuent leur voyage complet sans changer de machine. On pourrait, en effet, dans ces conditions spéciales. placer un moteur à vapeur et une dynamo sûr la locomotive même, qui fournirait la
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- vapeur. L’absence d'un générateur de vapeur ou d'un moteur à pétrole rendrait inutile la présence d’un agent spécial de surveillance ; le mécanicien pourrait, sans difficulté, jeter un coup d’œil, sur les machines pendant les arrêts. Ce procédé est certainement celui qui donnerait le prix de revient le plus bas de l’éclairage électrique. Le projet est parfaitement réalisable, sans même avoir recours aux turbines à vapeur, dont la consommation de vapeur est considérable pour les petites puissances. La maison CUaligny, par exemple, avait proposé à la Compagnie des Wagons-Lits, pour l’équipement des fourgons du'Transsibérien, un groupe, moteur pilon eompoutïd et dynamo commandée par courroie, qui avait à peu près le mémo encombrement que le groupe turbine Laval-dynamo. Ce constructeur m’a montré l’avant-projel établi sur ma demande, d’un groupe électrogène de 6000 watts composé avec une dynamo d’un type quelconque tournant à 1 200 tours, logée dans le bâti d'un moteur compound de 10 chevaux effectifs, à la pression de 8,5 ko* : cm2 et à la vitesse angulaire de /too tours par minute. Ce moteur est d’un type absolument courant, dont elle a livré plus de 200 exemplaires pour canots de la marine française et pour lequel elle garantit une consommation de 12 kg au maximum par cheval effectif et une variation de vitesse inférieure à 5 p. ioo; la quantité de vapeur empruntée à la locomotive serait donc minime et la lumière bien suffisante. L’engrenag*e serait logé dans un carter rempli de graisse consistante et le tout, enveloppé dans une chemise en tôle, pourrait, je crois, trouver place sur presque toutes les machines de trains omnibus, car les dimensions d’encombrement ne seraient, que de 0,80 m X sur 0,7a m sur i,3om de haut, c’esl-à-dire inférieures à celles d’un groupe turbine Laval-dynamo de 10 chevaux; le poids du moteur n’étant que de 22a kg, le groupe pèserait au total 000 kg environ. Il serait facile de parer à la difficulté résultant de ce que Les locomotives, dans les grandes gares de Paris, 11e peuvent souvent être attelées que cinq minutes avant le départ du train, à l’aide d’un artifice analogue à celui qui a été employé pour le chauffage des trains par la vapeur de la machine sur la banlieue de l’Est : en attendant l’arrivée de la locomotive, les trains déjà formés pourraient être’ éclairés facilement par un branchement pris sur la canalisation d’éclairage du quai.
- Les systèmes dans lesquels le courant nécessaire à tout le train est produit par un ou deux groupes générateurs (classe /?-I), obligent à placer une conduite générale avec accouplement entre les voitures, qui entraînent à des sujétions qui ont été expliquées en détail pour les systèmes de la catégorie a. Ces systèmes sont donc peu pratiques pour les trains de grande ligne à composition variable. .
- Ch. Jacquin.
- {A suivre).
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TÉLÉGRAPHIE
- Les bases scientifiques de la télégraphie sans ûl, par A. Slaby. Elektrotechniscke Zeitschrift, t. X.XIII, a7 février 1902.
- Un article paru récemment dans cette revue (r)
- p) Notes-sur la télégraphie sans lil en Allemagne. — Éclairage Electrique, t. XXX, p. tai, *5 janvier 1902.
- a rendu compte d’une façon succincte, au double point de vue théorique et expérimental, des travaux du professeur Slaby dans le domaine de la télégraphie sans fil.
- L’Eleklroiecfmische Zeitschrift, du 27 février ii)o2, contient sur le même sujet des développements intéressants dont 1 analyse suivante pourra compléter utilement l’article de L’Eclai-
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- rage Electrique auquel nous faisons allusion.
- Dans sa première communication, M. Slaby détaille d’abord quelques expériences fondamentales dont la plupart ont déjà été mentionnées brièvement.
- riences. — i. Un fil de cuivre nu de ro m de long et i mm de diamètre, est tendu isolé, et excité par des étincelles jaillissant de l'un des pôles d’une bobine. Pour obtenir de fortes étincelles, il est bon de relier l’autre pôle de la bobine à la terre, ou à une capacité suffisante (tîg. i).
- Le fil est parcouru par un courant alternatif à pulsations rapides dont les amplitudes diffèrent, non seulement dans le temps, mais aussi dans l’espace. La vibration électrique dont le fil est le siège est complètement indépendante du mode de production des étincelles et de leur fréquence. Elle présente constamment une allure bien déterminée sur toute la longueur du fil; on peut par conséquent parler d’une vibration propre du fil, et ne voir dans l’étincelle que la cause électrique excitant et entretenant cet état vibratoire déterminé.
- On peut même reconnaître le caractère de la vibration, comme il a déjà été dit, en déterminant en chaque point, soit les courants avec un appareil thermique, soit les tensions de charge à l’aide d’un micromètre à étincelles.
- Les recherches suivantes ont été faites avec un micromètre dont le limbe divisé permet de lire les longueurs d’étincelles jusqu’à 0,01 mm. Les étincelles ne sont pas produites entre deux boules ou deux pointes, mais entre un cône métallique émoussé et un petit crayon de lampe à arc de 3 mm de diamètre ; les lectures sont faites dans un endroit sombre. On distingue ainsi très nettement les étincelles blanches delà décharge, et on mesure bienlcs tensions maxiina.
- L’exploration du fil considéré (fig. i) avec . micromètre donne des étincelles de dillercnti longueurs qui sont portées comme fonction i la distance l. On reconnaît une onde statioi nuire dans le fl avec les ventres de tension an extrémités et un nœud relatif au milieu.
- Si l’étincelle ne jaillit pas sur l’extrémiti mais à un autre point du fil (fig. i), ce dernii
- est encore le siège de la même vibratio point nodal an milieu. La forme de l’c cependant sa régularité.
- D’après cela, dans la vibration propre d’un fil, on doit concevoir les extrémités comme étant, pour les oscillations électriques, des points de réflexion qui délimitent naturellement une demi-longueur d’onde stationnaire.
- D’autres vibrations d’ordre supérieur ou harmoniques accompagnent bien la vibration fondamentale, mais leur intensité est tellement moindre que, le plus souvent, elles^pouvent être négligées dans les applications pratiques.
- En résumé, chaque ébranlement électrique que subit un fil droit le porte à sa vibration propre, et la fréquence de l’ébranlement excitateur n’a pas besoin d’être d’accord avec celle de la vibration propre du fil — il n’est question, bien entendu, que de la nature de la vibration, et non pas de son intensité qui, au contraire, devient beaucoup plus considérable quand il y a
- 2. Dans la disposition de la figure 3, le fil entier est encore mis en vibration propre, et cela comme si les deux moitiés étaient réunies à l’étincelle par un pont conducteur. Seulement, si l’on veut vérifier le fait sur le fil lui-même, il faut mettre à la terre l'extrémité intérieure (celle située près de la bobine) de la moitié à explorer; autrement, la tension secondaire lentement oscillante du pôle de la bobine donne
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- lieu nu micromètre à des étincelles qui couvrent celles beaucoup plus petites dues aux oscillations rapides delà décharge (1).
- La figure 3 montre les longueurs d’étincelle mesurées dans une telle expérience, en fonction
- de Ja distance à l’étincelle principale. On utilisait comme conducteurs deux fils de laiton de i m de longueur et 3 mm de diamètre, et la décharge sc faisait sans boules, directement entre les conducteurs arrondis.
- La courbe obtenue est une sinusoïde et montre que la vibration suit la loi harmonique avec une, approximation suffisante pour les applications pratiques.
- L’accroissement de tension vers les extrémités peut être décelé par un procédé photographique (2) ; il est même visible directement, grâce a l’illumination du fil, si l’étincelle de décharge éclate dans l’huile et si l’on emploie de fortes teusions de décharge.
- 3. Les courants oscillatoires suivent une marche analogue, mais sont décalés eu chaque point de go° sur les tensions : il y a un ventre de courant à Vétincelle et des namds aux Vextrémités.
- (J) C’est pour avoir oublié ccttc précaution, dit
- pourtant pas, à cause du fort amortissement, à la formation sur le fil, d’une onde bien prononcée. » Comme
- Si M. Braun avait mis l'extrémité intérieure du iîl h la terre, comme il est dit ci-dessus,' il aurait remarqué
- (2) Eclairage Electrique t,, XXX, p. 122, 20 jau-
- On peut le montrer en constituant les deux conducteurs par des lampes à filaments linéaires, placées en série (fig. 4) (*)•
- 4. Si l’on tend, parallèlement au fil primaire, un fil secondaire isolé de longueur convenable, des impulsions électriques se transportent sur ce dernier. Il vibre, comme dans l’expérience 1, en sa vibration propre, avec des ventres de tension aux extrémités et un nœud relatif au milieu.
- Si, au début, le fil secondaire est plus long que le fil primaire et si 011 le raccourcit successivement de longueurs égales, des deux côtés, les tensions aux extrémités subissent d’abord un accroissement, puis diminuent de nouveau après un certain maximum (fig. 5).
- O
- Jg”-. Tf /fl'"—P
- Fig. 5.
- Désignons la longueur du secondaire correspondant à cc maximum de tension sous le nom
- (*) Éclairage Électrique, t. XXX, p. 122.
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- de longueur de résonance ; pour elle, la fréquence propre dù secondaire est en accord avec la fréquencedes vibrations émanant du primaire. Comme, d'après ce qui est dit ci-dessus, la longueur du fil vibrant est égale à la moitié de la longueur d’onde de sa vibration propre, la longueur de résonance du secondaire représente en même temps la moitié de la longueur d onde des vibrations produites par le primaire.
- Pour des fils plus longs, la demi-longueur d’onde se trouve constamment égale à la longueur du fil primaire. La fréquence du courant d'étincelle se régularise automatiquement de façon à s'accorder avec la fréquence propre du système de fils excités par l'étincelle; la première s’ajuste pour ainsi dire sur la seconde.
- 5. Le fait que la longueur d’onde produite est en rapport si simple avec la longueur du fil transmetteur pouvait être accidentel et se rapporter simplement aux dimensions de fil ehoi-
- Pour élucider la question, M. Slaby s’est servi de transmetteurs très variés : fil de cuivre de o,i>.5 mm de diamètre, tube de laiton de 51 mm de diamètre extérieur avec calottes terminales, ruban de laiton de i, 5i mnr de section. La longueur de résonance était déterminée dans tous les cas avec un fil de cuivre de i mm de diamètre.
- Le tableau suivant donne les résultats trou-
- Malgré la très grande diversité dos sections employées, les écarts entre la longueur de résonance et la longueur du transmetteur restent en dessous de 2 p. ioo; ces écarts peuvent, d’ailleurs, être attribués en partie à l'imperfection de la méthode de mesure employée.
- Dans les applications techniques cil vue, des différences de ce genre ne peuvent pas entrer en ligne de compte.
- Théorie. — Les résultats expérimentaux qui pré-
- cèdent peuvent être prévus par le calcul. La question a été traitée d’une façon complète avec des développements mathématiques étendus par M. Abraham qui prend comme point de départ les équations de Maxwell ('). Mais M. Slaby, pour rester plus àla portée de la majorité des techniciens, a suivi mi chemin plus court et plus élémentaire, qui le conduit néanmoins au môme résultat général.
- Le problème se présente de la manière suî-
- Deux fils d’égale longueur l sont disposés en ligne droite et reliés aux pôles d’une source
- Fig. t>.
- convenable à haute tension (fig. 6b La distance des extrémités qui se font l'ace est telle qu’une décharge par étincelle se produit aussitôt que la tension de charge a atteint sa valeur laplus haute.
- Avant la décharge, la charge doit être considérée comme répartie uniformément; toutes les parties de chaque conducteur prennent un potentiel égal. Mais, aussitôt que la décharge se produit, les charges voisines de l’étincelle donnent immédiatement naissance à un courant maximum, l’étincelle pouvant être considérée comme une résistance sans self-induction. Les charges plus éloignées donnent des courants moindres, car elles ont à surmonter la résistance et la self-induction du conducteur.
- Soit i le courant instantané à une distance x de l’extrémité extérieure du fil, au temps t immédiatement après la production de la décharge ; pour x —- f i doit avoir la plus grande valeur et décroître symétriquement des deux côtés de l'étincelle.
- La courbe i = ffv) aura à peu près la forme indiquée dans la figure 6 et s’aplatira dans le cours ultérieur de la décharge comme le montre la ligne ponctuée.
- Soient :
- dY, la différence de potentiel aux extrémités de l'élément dx du conducteur,
- (l) Annalen der Pkysik., 1898, p. 415 et stiiv.
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- RpCpL,, la résistance, la capacité, la self-induction par unité de longueur du fil.
- Pour l’élément de conducteur dx, on doit avoir l’équation :
- dW = R. dx i -i- L. dx
- i -ri dt>
- Les conditions aux limites sont :
- pour t = o et x=. ->.1,
- et si dq est la charge par unité de longueur dY _ A(l- **
- si les harmoniques s allégué ci-dessus. Alors
- égligées pour le motif
- qu’on prenne une direction de courant donnée, dans le temps dt, il entre en A la quantité d’é-lectrieitc
- y—r*-d*r-
- La différence est la charge
- Dans tous les cas de la pratique, le i*' terme sons le radical peut être négligé devant le second, et on a pour p les deux valeurs :
- IL , /—
- h = - T
- f = s/c-J--Tl-
- La solution générale, est donc :
- La i™ équation devient
- dt ' Rt dx i -p L
- di dt ’
- ou en dérivant par rapport à x
- £L
- dt-
- (')
- Cette équation différentielle est satisfaite par la valeur
- « = (A cos n,x + B sin mur) (a)
- si les constantes remplissent l’équation de cou-
- i-a.e *Ll .iu-^x, .ta(j>( + 8),
- fl et o représentent des constantes dont la valeur se déduit de la considération suivaute :
- Au temps t infiniment petit, c’est-à-dire au commencement de la décharge, au point x — l ou à l’étincelle, le courant doit être le plus grand possible, condition qui n’est remplie que si a désigne le courant maximum et si 8 = — •
- Si au lieu des constantes électriques par unité de longueur R1,C1,L1, nous introduisons maintenant les valeurs R,C,L concernant tout le trajet vibratoire
- Lk P2 + R, p +
- (3)
- R = aZRi, C = 2/Cu L = a/L,
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI — N° 2b.
- on arrive à l’équation finale suivante :
- Elle montre que, en uhaque point du fil, il y a un courant alternatif amorti; les amplitudes sont différentes dans l’espace et décroissent harmoniquement depuis l’étincelle (.r = l) jusqu’aux extrémités.
- Mais tous les courants alternatifs suivent également la même loi harmonique dans le temps ; leur période T est partout la même ; elle se déduit de
- " \f lcT 1 =
- D’où
- T = a^CL .(5)
- Maintenant, les oscillations électriques se propagent le long des fils tout comme à travers l’espace avec la vitesse
- et la distance de deux points successifs ayant même phase, ou longueur d’onde, est
- X . vT — VCL
- où C et L sont exprimés en unités électromagnétiques.
- Mais on peut aussi écrire
- 1— 2l/(v*C) L;
- e'C est la grandeur de lu capacité' en unités électrostatiques. On arrive ainsi pour la longueur d’onde à l’expression simple
- X ~ a*/CL,
- où C et L sont exprimés en centimètres.
- Pour le coefficient de self-induction d’un fil dont la longueur est il et le rayon r, Hertz employait une expression déduite de la formule de Neumann
- M. Poincaré tient pour plus exacte la formule
- parce qu’elle lient compte de l’hypothèse que les courants restent exclusivement h la surface du fil.
- Pour un fil de 5o m de long et i mm de rayon, les deux valeurs diffèrent d’environ •>. p. ioo; aussi M. Slaby conserve la première formule qui conduit a un résultat plus simple (d’autant plus qu’il règne encore dans chacune une certaine incerlilude due à ce que la formule de Neumann n’a pas encore etc vérifiée expérimentalement par des courants ouverts).
- Comme o,y5 est presque égal hlogt, i, on peut écrite :
- La capacité électrostatique d’un fil de longueur il, en ne teuaut pas compte du voisinage de la terre ou d’autres masses conductrices, est
- 11 vient alors, en employant ces valeurs de L et C __
- X = = \l.
- Et le calcul donne ainsi une confirmation complète du résultat expérimental précédemment énoncé.
- La longueur totale du fd vibrant détermine la demi-longueur d’onde de la vibration produite.
- L’auteur considère ensuite la charge maxima moyenne dans l’espace Q et l’intensité maxima moyenne dans l’espace 1; il détermine leurs valeurs d’après celles des valeurs locales données par les équations précédentes, et, en négligeant l’amortissement, il arrive à la relation suivante, entre ces deux quantités :
- P _ Q*
- 4 ~ CT
- ou, en faisant intervenir les coefficients pour un seul fil de longueurl
- il vient
- Q2 __ P1-
- aC’ a
- c’est-a-dire que :
- L’énergie de charge fournie aux fils par la source à haute tension se transforme en énergie
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- électromagnétique (courant), et il se produit un état vibratoire caractérisé par une oscillation pendulaire de l’énergie entre ces deux formes.
- L’énergie de charge produit, il est vrai, certaines actions électrostatiques à distance; mais elles n’ont pas grande portée et, à de grandes distances du primaire, elles se neutralisent même, puisque les charges des deux moitiés du fil sont de signe contraire.
- L’action à distance proprement dite doit, au contraire, être attribuée à la forme électromagnétique de l’énergie et suit les lois connues de l’induction.
- Il résulte de là que, pour les actions à distance, le couvant le plus convenable sera un courant linéaire, et que l’on devra employer de longs fils droits et parallèles.
- Les transformations successives de l’énergie ne se font pas sans pertes, et, à chaque changement d'une forme en l’autre, une partie est perdue. C’est ce qui cause l’amortissement des vibrations. Dans les formules ohlenues, cet amortissement est exprimé par le terme qui avait été laissé de côté
- Et l’importance de cet amortissement dépend de la grandeur de l’expression
- ^rT=Rv/-
- C
- L
- Les pertes sont de trois sortes : i° la perte par effet Joule;
- a0 Les pertes de charge dues à ce que l’air environnant n’a pas une rigidité diélectrique parfaite;
- 3° Le rayonnement d’énergie électromagnétique dans l'espace; et c’est cette dernière partie qui représente, à proprement parler, le travail utilisable dans l’application en vue.
- L’importance relative de ces dilféren les pertes d’énergie doit être examinée dans la suite par l’auteur, en même temps que les différentes formes de transmetteurs.
- B. Réception des oscillations. — Puisque, d’après l’auteur, les effets à distance sont dns surtout à des phénomènes d’induction, les actions reçues doivent être maxima, lorsque le fil récepteur est parallèle au transmetteur.
- En fait, si l’on fait passer ce fil récepteur d’une position parallèle à une position perpendiculaire, toute action cesse, et elle disparaît même déjà presque complètement pour un angle de 3o à 4o°.
- L’expérience 4 a montré, de plus, que l’action maxima se produit quand le fil récepteur a la même longueur que le transmetteur, c’est-à-dire quand la fréquence propre du secondaire est d’accord avec la fréquence des vibrations
- M. Slaby reprend, dans sa communication, les différentes expériences déjà indiquées dans l’article auquel nous avons déjà référé (*), lesquelles donnent des éclaircissements sur l’état vibratoire du fil récepteur pour différentes dispositions et diverses formes de ce fil.
- Nous ajouterons simplement les courbes obtenues dans chaque cas: les tensions en differents points, représentées par les longueurs d’étincelle au micromètre , y sont portées comme ordonnées en fonction des distances à une extrémité du fil.
- Dans ces expériences, le transmetteur consistait en deux tiges de laiton poli de 3 mm de diamètre et de i m de long chacune, avec bouts arrondis. Ces tiges, passant dans les douilles filetées, entraient dans un vase en ébo-nite rempli de pétrole, et c’est à l’intérieur qu’éclatait l’étincelle produite par une bobine de i5 cm.
- 6. La figure 8 correspond à une tige secondaire de 2 m de long, placée parallèlement aux tiges primaires, à i m de distance.
- y. La figure 9 correspond à une tige secon-
- (*) Éclairage Électrique, t. XXX. p. ia3 et suiv.
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- claire cle i m, c’est-à-dire égale à une des .moitiés seulement du primaire ; le fil vibre encore, dans ee cas, en une demi-longueur d’onde;
- mais elle n’est que la moitié de la demi-longueur d’onde primaire; la fréquence est double; la tige vibre dans un Ion supérieur.
- Il est à remarquer que, dans ce cas, les tensions aux extrémités sont environ la moitié de ce qu’elles étaient dans l’expérience 6.
- 8. Si l’on met, dans le prolongement du fil récepteur, un deuxieme fil. sans liaison avec le
- premier (fig. io), la vibration reste la même que dans le cas précédent.
- 9. Le fil récepteur est coudé à angle droit, les deux branches égales chacune à 1 m (fig. 11). Il vibre de nouveau dans le ton fondamental, c’est-à-dire avec la fréquence des vibrations imprimées. Le ventre de tension à 100' est toujours un peu plus petit qu’à 100. Au sommet de l’angle, le micromètre n’accuse pas la moindre tension.
- 10. Si les côtés de l’angle droit sont inégaux, les vibrations sont plus compliquées. La figure 12 montre que, pour un rapport des
- branches égal à 1 : 2, le fil total vibre dans une longueur d’onde entière avec des ventres au milieu et aux extrémités; mais, en plus, à cette onde principale se superpose la moitié
- d’une autre de longueur double, qui possède son nœud au milieu du fil. Dans la figure, on a tracé l’onde résultante des deux sinusoïdes composantes. Elle suit la môme marche générale que l’onde principale el en diffère peu.
- ii. Dans une boucle, telle que celle de la figure i'5, chacun des deux fils AB et CD vibre
- en une demi-longueur d’onde, avec un nœud au milieu, comme si l’autre n’existait pas. Les potentiels en A et D sont exactement égaux.
- Si la boucle est coupée entre B et C, on obtient la courbe de la figure 14. semblable à celle de la figure i3. En faisant tourner le plan de la boucle de 90°, on arrive au même résultat.
- 12. Si on reliemaintenant à la boucle deuxfils de prolongement perpendiculaires, de chacun 1 m de long (fig. 15), chaque angle droit vibre dans une
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- demi-longueur d’onde avec un nœud
- entre ces deux points, aucune différence de phase. Mais, dès qu’en ioo' on eut relié un fil additionnel de 2 m, le micromètre donna, entre
- met, et cela tout comme si l’autre angle n’exi:
- A et B, la tension 2,01. Des fils additionnels d’autres longueurs donnent d’autres tensions, mais c’est toujours pour 2 m qu’on a la tension
- Fig,
- B
- B
- La tension terminale en ioo' et en A était de
- r
- r, 18 (indication de micromètre); il n’y avait
- Fig, H-
- maxima. Cette longueur correspond toujours ainsi à la plus grande différence de phase (1800). Ces expériences conduisirent à des montages
- de récepteurs déjà indiqués et représentés dans les figures 16 et 17,
- Le point O, qui est un nœud de tension, peut
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI. — N° 25.
- être relié à la terre, et la branche verticale peut être un conducteur déjà existant, relié naturellement à la terré.
- id. Enfin, pour déterminer la loi de variation de l’action avec la distance, M. Slaby mesura les tensions à l’extrémité du fil de prolongement (fig. 18), pour différentes distances.
- La courbe obtenue est voisine d’une hyperbole ; ou constate, au moins en dedans des limites des recherches, une diminution assez exacte de l’action avec la première puissance de la distance ('). J. Reyval.
- On remarquera que l’addition d’une quantité d’aluminium atteignant 5,5 p. ioo augmente la résistance électrique, dans le rapport de i à y, tandis que le magnétisme rémanent, la force coercitive et le coefficient -/) de Steinmetz s’abaissent dans d’assez notables proportions; l'action du silicium est analogue.
- A. M.
- Ionisation des gaz par le choc des ions, par J. Stark. Drude's Annalen.X. VII, p. fév. 1902.
- L’auteur adopte les définitions suivantes :
- Electron: élément de masse matérielle, envi-
- (1) Il va sans di roque toutes cos expériences do M. Slaby,
- l’avons déjà dit dans un précédent article, elles ne pouvaient qu’indiquer une marche à suivre, une nouvelle
- née de succès. ** N. d. T.
- DIVERS
- Relations entre les propriétés magnétiques et la conductibilité électrique des matériaux magnétiques, par E. Gumlich. Elektrotechnische Zeitschrift, t. III, p. 101, 6 février 1902.
- L’auteur rapporte les résultats d’essais faits par Barrett, Brown et Hodfield, et consignés dans le bulletin de la Société royale de Dublin (igo/), sur différents matériaux contenant des proportions variables d’aluminium et de silicium.
- La table suivante donne un résumé de ces essais :
- ron 1 000 fois plus petit que l’atome chimique; il peut être libre comme dans les rayons cathodiques ; il peut être maintenu à l’intérieur de l’atome chimique comme dans le phénomène de Zceman.
- Ion : masse électrique élémentaire libre sans égard à la niasse matérielle.
- Ionisation ; phénomène par lequel une particule neutre se transforme en ions positifs et négatifs.
- Ionisant : cause qui est susceptible de produire l’ionisation (rayons de Roentgen, rayons de Becquerel, choc d’un ion en mouvement).
- Degré d'ionisation : nombre des ions dans l'unité de volume.
- Energie potentielle des ions, e{ : énergie relative que possèdent deux ions l’un par rapport à l’autre quand l’ionisation est complète.
- Travail d’ionisation, at : travail qu’il faut dépenser pour l'ionisation ; en général, il n’est pas transformé intégralement en énergie potentielle, il est donc plus grand que celle-ci, le
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- rapport ~ sera le coefficient d'activité de l’ionisant, rapport dont la valeur varie avec la nature de l'ionisant.
- Il est important dc,remarquer qu’un ionisant ne.peut produire l’ionisation que si son énergie est supérieure à une certaine limite, représentée par la plus petite valeur possible du travail d’ionisation f1).
- Pour qu’un ion possède une énergie cinétique supérieure au travail d’ionisation minimum, il faut qu’il ait parcouru un certain espace sans avoir heurté d’autre ion ou d’autre particule. Tl faut en d’autres termes que la chute de potentiel entre les deux extémités de sa trajectoire libre soit supérieure à une limite déterminée, qu on appellera tension d ionisation Cette tension d’ionisation varie avec la nature du gaz ; elle est différente pour Pion positif et l'ion négatif,différente dans l’intérieur du gaz et à la surface du métal.
- Ou a admis que les particules neutres pouvaient être séparées en ions par l'action du champ électrique; mais dans la présente théorie ce fait ne peut se produire. Avant que le champ n’ait acquis une intensité suffisante pour séparer les ions d’une molécule neutre, l'ionisation se produit par le choc des ions qui existent toujours dans un gaz. Grâce à l’existence du champ ccs ions accumulent pendant qu’ils décrivent leur trajectoire libre une énergie cinétique suffisante pour provoquer l’ionisation. A ce moment un courant électrique prend naissance : la chute de potentiel ne peut donc dépasser une certaine valeur, si ce n’est momentanément quand il y a très peu d’ions libres (retard à la décharge). Il résulte immédiatement de là que la chute de potentiel maxima qui peut être réalisée dans un gaz est d’autant plus grande que le trajet moyen des ions est plus petit.
- Le coefficient d’activité de l’ion négatif est notablement plus grand que celui de l’ion posi-
- d’aiUeurs, clic varie aven la nature du gaz. Au voisinage
- provoquer l’ionisation est plus petit à la surface du io" 10 ergs environ,à la surface du platine : 4,9 X îo — i0).
- tif. En effet, la tension d’ionisation dans l’air est environ 5o volts pour l’ion négatif et 5do environ pour le positif.
- En calculant la température absolue des ions dans un champ électrique, d’après leur énergie cinétique, on arrive a des nombres énormes : i,4. io5 pour l’ion positif dans l’azoleu lu surface du platine ; la chute de potentiel étant égale à latension d’ionisation ; i ,8. io8 pour l’ion négatif dans un tube de Crookes. Ces chiffres énormes ne sont pas contradictoires avec la température relativement basse des gaz ionisés à cause du faible nombre des ions par rapport au nombre total des molécules.
- Ionisation a l'intûrikur n un gaz thavursi'i par un courant. — Un fait qui prouve d’une manière péremptoire que les ions peuvent par leur choc séparer une molécule neutre en ses ions, c est l’action des rayons cathodiques cl des autres rayons dus au déplacement des ions.
- Lorsque l’ionisation se produit dans la masse même, du gaz', il se trouve en présence aussi bien des ions positifs que des négalils. Mais ce sont seulement ces derniers qui jouent le rôle d’ionisant : le gradient du potentiel est trop faible pour que les ions positifs acquièrent l’énergie cinétique suffisante.
- L’ionisation par les ions négatifs se produit d’une
- manière uniforme dans toutes les tranches successive ou se limitent à certaines régions. Dans le premier cas, on a la lumière positive non stratifiée; dans le second, on observe les stratifications (').
- (‘) Lorsqu’il n’y a pas de stratifications, le gradient du potentiel est constant. Si X est le trajet moyen des ions, __—, le gradient du potentiel, AV,« la tension d io-
- AV,„ dépend d ailleurs de la nature du gaz et pour un même gaz, de La température. Par suite de l’influence des parois. doit être d’autant plus grand que la
- section est plus faible. Lorsque la section est grande. ). est voisin de AVm et devient indépendant, de la
- densité de courant, car AY»( varie peu avec le degré d ionisation. Tant, que l’ionisation n’est pas très avancée, on peut écrire : X = —, c’esl-à-dirc admettre que À est inversement proportionnel à la pression du gaz. On a donc sensiblement :
- k_ _dV _ __ const
- P àx ~
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- - A In surface limite du trocle m les ions qui ont \
- cîc signe contraire qui se meuvent vers Fc] trode métallique. Ce sont alors seulement derniers qui peuvent agir comme ionisants, eux seuls ont parcouru un trajet libre suffisant pour avoir acquis l’énergie cinétique Décessa J)üflc a la surface du métal ce sont les ions p. tifs qui jouent ce rôle(').
- mine il suit : de la lueur négative, qui se trouve en avant de la région cathodique obscure, partent des ions positifs qui parce
- H Ces ions f ils ont été libér sur la surface 1
- l'cspèeedcsious p,
- n est la plus grande, c'est-à-dire <
- i à la cathode. De celle-ci partent les ions négatifs, qui en traversant la , acquièrent de leur côté l’éner-our ioniser le gaz dans la lueur
- La chute de potentiel entre les deux régions esl ii peu près égale à la tension d’ionisation des ions positifs, mais celle qui correspond à l'inté-iour du gaz (d’après une extrapolation ;“3o volts uviron dans Fair).
- L’ionisation simple ne se produit qu’au voisi-age de l’anode : parce que dans cette région seulement les ions négatifs peuvent acquérir sur
- un parcours restreint l’énergie nécessaire voisinage d’un métal, il suffit que les ions passé librement une chute de potentiel de <
- à l’e: t très •
- à la tension d'ionisation des ions qui jouent le rôle d’iomsnnl dans les conditions c, nature du milieu, etc. elle est comprise entre 3o et 4o volts. M. L.
- F» fin,te de potentiel à U cathode, c’est-à-di
- S“e
- i.vissiHir de la région
- Le Gérant : C NAUD.
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- Tome XXXI.
- Samedi 2S Juiu 1902.
- )« Année.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE |l
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- k. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de Mnslitut. — 6. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des
- Professeur au Collège Rollin.
- DÉCOMPOSITION
- COURBE REPRÉSENTÂT]VL D’UN PHÉNOMÈNE ALTERNATIF
- EN SINUSOÏDES
- La courbe est donnée graphiquement et rapportée à l’axe moyen connue abscisse. La l'orme la plus générale de la série est:
- y=a«“> =y[A;„>!. »*(.*-?») + co, (d|
- A™, 131,, ^4, étant dos constantes à déterminer.
- En développant on a :
- y=fi»‘) =V[yi;„co,?,„+B,,m çy (b:, y,-a,,,,*.,,,,,).««j
- y (a- .in „mt + B„ co, mml'j .
- Il est facile de voir que la courbe peut être représentée par une infinité de séries de sinus et de cosinus, car on est maître de prendre l’origine des coordonnées en un point
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- 4oo
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI. _ n° 2B.
- quelconque de l’axe des abscisses (lig. i). En pratique, il y a avantage à faire coïncider l’origine des axes avec l'origine de la courbe donnée, de sorte que la sinusoïde principale est en phase avec la courbe donnée; dans ce cas. la série de sinus et cosinus est parfaitement déterminée (fig. a).
- Quand les demi-ondes sont symétriques, c’est-à-dire, qu’en rabattant de i8o° autour do l'axe la demi-onde positive, cl en la transportant alors de ~ latéralement elle recouvre exactement la demi-onde négative, ce qui est le cas général de la pratique pour les courants alternatifs, si l’ordonnée est y' pour x~u>l:, elle doit être — y' pour x==--~tût'. 11 est
- facile de voir que, dans ce cas. la série ne contient plus que des termes de rang impair, de sorte que l’cquation générale est :
- Le plus souvent, chaque demi-onde est symétrique par rapport à l'ordonnée du milieu; alors (tig. 3;, si on a y pour x — w, on devra encore avoir la même valeur de y pour.*; = 7:— u>t. Dans ce cas les termes en cosinus disparaissent, de sorte que l'équation générale devient :
- Une méthode a été indiquée pour déterminer la valeur de A2„ + 1. C'est la suivante :
- On partage l'axe de la demi-onde en i parties égales et. on mène les ordonnées aux
- points de partage. On a ainsi i bandes, limitées latéralement par les ordonnées, à la
- partie inférieure par l'axe des x, et à la partie supérieure par une portion do la courbe. Ou mesure les surfaces de ces bandes (il su/lit de mesurer «-f-i surfaces, la ligure étant symétrique par rapport à l’ordonnée médiane), on fait la somme Sj des surfaces de rang impair et la somme S., des surfaces de rang pair, on a alors :
- ^ = (,« + 0
- a étant la longueur de la demi-onde (ou de tz) sur le dessin (*).
- rt’est pas un nombre premier. On peut ütHermihPr ainsi» A,» A_;, Ar, Aa> AJ;(I Ai7, etc., mais «on AJ; Aâ, A,,, ett.
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- 28 Juin 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Si l’on sc contente des sinusoïdes jusqu’à la onzième, (en admettant que les coefficients de celles d’un rang plus élevé sont nuis), on peut procéder de la manière suivante :
- On divise un quart d’onde (fig. 4) en six parties égales et on mène les ordonnées «2, ct.A...... at. On a alors :
- A( —0,087 ai + 0,167 <72+o,2 38 «3 +0,289 + + o.3a5 «-, + 0.167 aa<
- A3 —o,2'M «„ +o,333 «2 + o,a3i «3 —0,242 a-6 — 0,167 ««-
- A- = 0,82 r +0,167 a2—o,238 fl;i—0,289 «1 +o>o83 «6 +0,167 ae>
- A7 =io,3'ai Œ| —0,167 a2—o,'*38 ++0,289 <i.+o.ü8'3 + - 0,167 +•
- A8 —0,284 «1—o,333 fl2 + o,281 + —0,242 «5 + 0,167 °e>
- Au —0,087 ai—0,167 «2+o,238 «3—0,289 ++o,3-2d a6 — 0,167 a6,
- Ges relations suffisent pour presque tous les cas de la pratique des courants alternatifs, on ne va généralement pas au-dessus de A7 et souvent oti s’arrête à As.
- î\l. P. Weber a montré que quand ou a affaire à une somme de sinus et de cosinus
- (c’esl-à-dirc dans le cas 0(1 les demi-ondes sont symétriques, mais non les quarts d’onde), on peut facilement tracer les courbes de la somme des sinus eL de la somme des cosinus.
- r, —siu (2» + r) c+ + Ba„+i nos (a»+ 1)
- /• ~y (*»*. •!•.(«+>) “'1+<w („+1) «,,).
- On a donc :
- On voit donc que l'on peut tracer la courbe de la somme des sinus, en prenant connue ordonnée pour x — ut. la demi-somme des ordonnées correspondant = et x — r, — 0>/ (c'esl-à-dire à égale distance de l'ordonnée du milieu) sur la courbe donnée (').
- r/ordonnée du point x = ut de la courbe de la somme des cosinus est égale à la moitié de la différence entre l’ordonnée correspondant à ut et l’ordonnée correspondant an—ut sur la courbe donnée, '
- (à O11 voit que Ut méthode indiquée pour déterminer la valeur de Aj„+1, eu partageant les demi-ondes en handcSj dont on détermine l;l^ surface, s'applique également au cas où les demi-ondes ne sont pas symétriques par rapport
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXI. — K° 26.
- Les courbes étant tracées on pourra déterminer par les méthodes indiquées les valeurs des constantes. On pourra en déplaçant de—l’origine des coordonnées remplacer les cosinus par des sinus. (Il y a lieu de remarquer que, comme le montre la ligure 5, la courbe OBC, représentant la somme des cosinus, semble avoir une fréquence double, ceci provient de ce que pour wl = o. on a 2 13in + 1 cos (an -j- r) ut = o.) On peut du reste sans être obligé de tracer les courbes déterminer les valeurs des coeftieients jusqu’à Au et Bn, eu procédant de la manière suivante :
- On divise la demi-onde en douze parties égales et on mène les ordonnées ar ü2. an
- ix points de partage.
- Pour avoir les valeurs de Ap Ar.., A„, il ilïit do remplacer dans les relations données
- En déplaçant l’origi]
- rs la gauche, les ton
- ligure 5, OBC représente un quart d’onde de la somme des cosinus, si on trace OBC' symétrique par rapport à O, G’B'OBC reprî-
- mes, les cosinus étant remplacés par des sinus. En remplaçant:
- et en prenant at = o, les équations ci-dessus donnent B, au lieu de A, ; — B, au lieu de Aa ; IL au lieu de As ; — lï7 au lieu de A. ; üu au lieu de A0 et — Bu au lieu de \ir
- Comme vérification on devra avoir :
- A,-As + A6-A7 + A(-Ail = fl,
- Bt — Bâ + Ba — B. -f- B6 — Bn = o.
- Si l’on se contente d'un nombre moindre de sinusoïdes, les coeüicients des termes d’un rang supérieur à celui où l’on s’arrête doivent être alors considérés comme nuis.
- En faisant alors la vérification indiquée ci-dessus, on pourra déterminer le degré de l’approximation obtenue.
- Quaud on a mis la relation sous la forme d’une somme de sinus et de cosinus, on peut la ramener à une somme de sinus.
- En posant :
- c» = y/
- En prenant pour Cm le signe de Cm, y,„ ^inférieur à est positif quand A„, et Bm sont de même signe et négatif dans le cas contraire.
- F. Loppé.
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- L’EXPOSTTTOX DE DÜSSELDORF •>
- Nous avons donné précédemment une vue d’ensemble sur la production, la fourniture et la distribution de l’énergie électrique et son utilisation pour l’éclairage général et pour le transport de la force motrice. Nous décrirons ultérieurement, dans un article spécial, l’application qui en a été faite par les exposants particuliers. Nous remarquerons seulement que la transmission de force motrice a lieu, dans le Palais des machines ainsi que dans les divers batiments de l’exposition, exclusivement par le moyen du courant électrique, c’est-à-dire, il n’y a aucune commande générale par arbre de transmission.
- Nous mentionnons encore les expositions principales et les objets qui présentent un certain intérêt :
- Dans le Palais des machines sont réunies, outre la station centrale décrite ci-dessus, les plus nouvelles et les plus remarquables machines, sortant des ateliers de construction de la province Rhénane et de la AVestphalie. On y remarque surtout une installation pour l'épuisement des eaux dans les mines. Elle se compose d’un groupe électrogène an niveau du sol et d’une pompe souterraine actionnée par un moteur électrique. Ce groupe a une puissance de i ooo chevaux indiqués ou 6oo kilowatts effectifs. La machine à vapeur, du système compound horizontal, fournie par l’usine llaniel et Lueg, de Düsseldorf, est accouplée directement avec le générateur à courants alternatifs triphasés de la Société \V. Lahmeyer et Ci0, de Fraiicfort-sur-le-Mein, produisantes courants triphasés sons •>. ooo volts et *2 0 périodes par seconde. La pompe, du type horizontal, construite aussi par llaniel et Lueg, et accouplée à l’arbre du moteur à courants triphasés à a ooo volts de W. Lahvneyor et Cie, peut élever à /|5o mètres 5,5 m3 d’eau par minute.
- Tous ces appareils sont en fonctionnement.
- De plus une pompe centrifuge, pouvant élever à n m 12,5 m3 d’eau par minute, est attaquée directement par un moteur électrique de W. Lahmeyer et O®. Nous devons signaler ensuite la superbe exposition des fabriques de machines-outils. On y trouve les modèles les plus puissants. Presque toutes les machines sont actionnées individuellement par moteurs électriques. Entre autres les ateliers de construction de machines-outils « Ernst Schiess » de Düsseldorf, bien connus dans le monde industriel, exposent quelques imposants spécimens, savoir : un tour en l’air à plateau horizontal et montants mobiles pour tourner des pièces de g 5oo mm de diamètre et 2 201 mm de hauteur. L’écartement des montants est de 6 800 mm. Si 011 les déplace de l’avant, de telle sorte que les outils puissent arriver sur le milieu du plateau, 011 peut tourner un diamètre de 7 ooo mm. La commande a lieu par un électro-moteur de 25 chevaux environ débravable et tournant à plusieurs vitesses; il est alimenté par du courant continu à 44° volts. Le moteur actionne la couronne dentée du plateau par harnais d’engrenages. L’appareil a un poids net de i5o ooo kg.
- Une machine triple à aléser et fraiser, horizontale et verticale, pour des pièces de 14 5oo mm de longueur, 4 ooo mm de largeur et 2 5oo mm de hauteur. Elle se compose de 2 bancs dont l’un de 19 100 mm de longueur et l’autre, de 12 600 mm. La commande a lieu au moyen d'un moteur à pétrole « Brevet Diesel » d’une force normale de 35 chevaux qui est placé à une extrémité du banc. Chaque poupée est attaquée par un moteur électrique de 9 chevaux. Poids net de la machine environ i65 ooo kg.
- (l) Voir Y Éclairage Électrique, p. 384, i4juiu 190a.
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- Une machine à raboter de io ooo mm de longueur, 4 ooo mm de largeur, et 4 ooo mm de hauteur. La table d’une largeur de 3 3oo mm est déplacée au moyen de deux vis et d’un harnais d’engrenages directs placés sur le côté arrière du banc et actionnés par un moteur électrique d’une force de 5o chevaux. Poids de la machine environ 155 ooo kg.
- Beaucoup d’usines, bien connues, ont exposé dans le palais des machines, leurs produits intéressants et importants. Nous ne mentionnons ici que les noms : Kalkes Werkzeug-maschincnfabrik Brener, Schumacher et Gie de Kalk-Cologne, Ilaberzang et Zinson de Düsseldorf, Dorlminder Werkzeugmaschinenfabrik Wagner et C,n; etc. Nous nous réservons de donner plus tard une description détaillée des équipements électriques desdiverses machines et des commandes spéciales pour les divers services.
- • Au point de vue de l’ulilisalion du gaz de hauts fourneaux pour la force motrice, on trouve à l'exposition plusieurs constructions nouvelles et des plus remarquables. Nous (•itérons surtout une machine système « Otto » fonctionnant au gaz de fourneaux et sortie des ateliers de la Deutzer Gazmotorenfabrik, de Cologne-Deutz ; elle est placée dans le propre pavillon de l’usine. Le moteur a une puissance de 1,000 chevaux et attaque directement une machine souillante pour hauts fourneaux; un moteur à gaz système Oeehelhausor de la Société de Cologne-Bayenlhal d'une foruo de y8;» chevaux indiqués à 100 t: m, actionnant directement une soufflerie pour hauts-fourneaux; un laminoir commandé directement par un moteur à gaz construit par l'usine Klein frères, de Dahlbrurh et un moteur jumelé à gaz de fourneau, d’une puissance de 3au chevauxeffectifsde la maison Louis Soest et G10 de Düsseldorf pour la commande d’un dynamo à courants triphasés.
- Outre les onze ponts roulants électriques placés dans le palais des machines (voir XXXI. p. n et iv) dont 3 ont une force de 3o ooo kg, il faut mentionner un pont tournant électrique pouvant soulever 6 ooo kg et exposé par la « Duisburger Maschinenbau-Aktien-Gesellschaft, de Duisburg-sur-le Rhin, et un pont tournant hydraulique d’une force de 5,ooo kg, donL Faction s’étend sur un rayon de 7,5 m: il est construit.par l’usine « Neiisser Eisenwerk, de Ilerdl-Xoüss.
- Les expositions spéciales appartenant au groupe V [Électricité] ne se trouvent pas seulement dans lo palais dos machines, mais encore dans le grand Palais de l’Industrie et dans les propres pavillons des exposants. Tous les points de l’exposition, où se trouvent dos appareils et machines électriques de quelque importance sont marqués par un encadrement noir (voir lig. 1). Dans le palais des machines, au côté ouesL, la Société d’Éleelricilé « Ilelios », de Cologne, présente ses nouveaux produits, savoir; générateurs et moteurs à courants triphasés etcontinu, transformateurs, machines fermées, appareils électriques, régulateurs, lampes à arc, compteurs, ventilateurs avec commande électrique, etc. Tout près se trouve l'exposition des ateliers Yoigt et Ilaetfner, de Francforl-sur-le-Mcin. Comme nous l’avons déjà dit, cette dernière société a fourni le tableau général de distribution de la sLalion cenccntralc. Le panneau du milieu est destiné aux appareils de distribution, de sécurité et de eoulrôle de la marche, tandis que les deux panneaux latéraux sont affectés au service des ateliers Yoigt et Hacffner qui, outre d’heureuses innovations apportées dans l’établissement et la construction des tableaux de distribution, exposent dans le même stand beaucoup d’appareils électriques et d’articles pour installations électriques.
- De l’autre côté de l’entrée principale, dans le Balais des Machines, Fusiiie d'électricité Garbe, Lahmoyer et C"\ d’Aix-la-Chapelle, présente plusieurs spécimens de ses produits, savoir : générateurs à courant continu et à courants triphasés de au à 100 kilowatts, moteurs normaux à courants continu et. triphasés de 1/8 à 3o chevaux, plusieurs machines complètement ou partiellement fermées, un convertisseur rotatif, transformant le courant
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- alternatif eu courant continu; et un convertisseur rotatif d’mio force de i3i chevaux qui transforme le courant continu d'une tension de 44° volts en même courant à -tzo volts; etc.
- Au grand palais de l’industrie, le groupe V a trouvé sou emplacement près de J’ontréü principale (voir fig. 1). Nous trouvons ici tous les produits de l’industrie électrique. Nous ne mentionnons que les exposants suivants :
- L’usine Bismnvkwerk, de Berzevhof, est représentée par ses constructions spéciales, savoir : moteurs électriques à couraut continu, et à courants alternatifs, simples et triphasés de 1/64 à 5o chevaux.
- Ses moteurs fermés suspendus, destinés à la commando électrique des machines de l'industrie textile, sont particulièrement intéressants. Les mêmes moteurs sont installés dans le pavillon n" 3? Aig. 1), où ils actionnent quelques machines de l’Association des filateurs des provinces du Rhin et do Westphaiie,
- Les ateliers de construction des machines Max Schorch e|. C"\ de Rlieydt ont exposé leurs nouveaux produits, savoir : générateurs et moteurs «à courant continu et triphasé, divers appareils électriques, régulateurs, tableaux de distribution, commandes spéciales des machines-outils, etc.
- Los usines : l'Aceumulatorenfahrik AklieiwGeseUsehaft Hagen, FAccuumlalorenuerkc système Pollak, de Frnnrfort-sur-le-Mein, Uehrend, l’Aocumulatorenwerke, de Francforl-sur-le-Mein, Bleiwerk N'eumühl, l'Accuniulalorenwerke E. Seliulz, Witten, ©le., montrent leurs plus grands éléments et surtout leurs accumulateurs transportables destinés à l’éclairage des wagons de chemin de fer, ele.
- Les ateliers .Kunstructionswerke eleolrisit.es Apparat, système Berlyam, de Franoforl-sur-le-Mein, sont représentés par leurs plus récentes constructions.
- On y remarque entre autres un kiosque en fer, contenant line sous-slalion plus moderne de distribution pour l’utilisation du courant des alternateurs. Cette station est pourvue de trois transformateurs à courant alternatif simple cl do tous les accessoires. Les deux tableaux de distribution, dont l’un est spécialement affecté au courant de haute tension et l'autre au courant de basse tension, sont munis de tous les appareils de sécurité et d’interruption.
- Dans son propre pavillon, situé Loitl près du Balais des Machines, la Société d’électricité W. Lahmeyer et C1' donne aux visiteurs l'occasion pour juger de son développement cl de ses nouveaux produits. Gomme nous l avons déjà dit, la Société participe, pour une très large part, à la fourniture de l’énergie électrique nécessaire aux service* de l'Exposition. Dans son bâtiment, elle a exposé un grand nombre de dessins et photographies indiquant les multiples ^dations centrales d'électricité qu’elle a installées, et, do plus, une série de machines à courant continu, de moteurs à courants alternatifs, simple et triphasés, de moteurs formés, de transformateurs, d'appareils électriques, de régulateurs, d'équipements électriques complots pour ponts roulants et ascenseurs, etc.
- Dans le bâtiment des pompes,, situé derrière le liai], des Fêtes, se trouvent (es pompes centrifuges, destinées à fournir Feau aux chaudières et aux fontaines lumineuses énumérées plus haut. Ces pompes sont actionuées par moteurs électriques à épurant continu, d'une puissance respective de no, 80, 55 et 55 chevaux, alimentés par l’usine d'électricité T.-H. Geist, de Cologne. Outre cela, la même fabrique a exposé, dans ce pavillon, plusieurs séries do ses nouveaux transformateurs, moteurs à courants conlinu et alternatif, etc.
- Le pavillon n° njb, de là Dnsseldoricr-Maschiuenhau Aktion Gesellschaft, vovm .T. Lo-sehausen, de Düsseldorf Grafeuberg, contient, entre autres, les produits de sa nouvelle
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- section d'électricitc, savoir : une série de moteurs fermés à courant continu cl une série à courants triphasés, de o,5 à 5o chevaux de force et 200 t. : m. ; diverses commandes particulières de machines-outils, etc., etc.
- La maison Scliafer et Langen, de Crefeld, a exposé un arrangement des plus modernes de machines pour brasseries, dans son propre pavillon; celte exposition est bien intéressante, parce que toutes les machines sont actionnées par moteurs électriques, fournis par la Société Helios, de Cologne, et d’une puissance variant de 2 à 85 chevaux; ec dernier tourne à raison de 970 t. : m.
- Nous signalerons encore le superbe pavillon Krupp qui couvre une superficie de 4 280 m2. Ce bâtiment gigantesque, avec ses Leurs cuirassées, commcnco la via Iriumphatis de l’industrie des provinces rhénanes et de Westphalie à l’Exposition. Le corps principal, tout en fer, a une longueur de uo m sur 26 m de largeur. En avant, s'élèvent deux tours réunies par un avant-corps, qui, sur une longueur do 5o m. porte la largeur totale à 35 m. Aux deux extrémités, orientées vers le nord et le sud, deux annexes se joignent au corps de bâtiment, portant sa longueur totale à i34 m. Dans l’annexe sud, et traversant le toit, un mât de combat complètement équipé se dresse à 54 m de hauteur. La partie centrale du pav illon renferme l'exposition do l’usine d’Essen, l'extrémité nord celle des chantiers Ger-mnnin.à Kiel, et; l'extrémité sud les produits du Grusonwerk, de Magdeburg.
- Le nombre et Je choix des objets exposés permet aux visiteurs de se former une idée de la capacité productrice de ces établissements.
- Entre autres, les aciéries d’Essen ont exposé les objets suivants :
- Un .canon de cote de 3o,5 cm sur affût à tourelle, un canon de côte de 21 cm sur affût à éclipse, un canon de côte de i5 cm sur affût à pivot central el un obusier de côte de 28 cm. De plus, des canons de bord à tir rapide de 28 el 19 cm sur affût à pivot, central. En fait de matériel de campagne, on remarque plusieurs canons de construction toute récente, ainsi que divers obusiers, des canons de montagne et des pièces do petit calibre. Tout ce matériel d’artillerie est complètement équipé, prêt à l'emploi et muni de tous les accessoires nécessaires. Differents types de fermetures systématiquement groupés, des séries de projectiles et autres éléments de munitions complètent cette partie.
- Le développement et la capacité productrice actuelle des laminoirs à plaques de blindage de l'usine d’Essen sont démontrés par une série de plaques. Il y a eu tout environ y.5 blindages lourds, parmi lesquels la plaque la plus grande et la plus lourde qu’on ait jamais fabriquée ; son poids est de 106 tonnes, elle a i3,15 m de longueur, 3,4 m do largeur et 3oo mm d'épaissemr.
- 11 y a un certain nombre de pièces de forge très remarquables, par exemple un arbre creux de 45 m do longueur et pesant environ 5o tonnes; on l’a tiré et forgé d’un seul bloc d’acier au creuset. Le diamètre extérieur de cet arbre est de 460 mm et Je diamètre intérieur, de 120 mm. En outre un arbre complet destiné au transatlantique ce Kaiser Wilhelm II » du Norddeutscher Lloyd mérite une mention particulière; cet arbre, assemblé et muni de son hélice, mesure 71 m et pèse 226 200 kg.
- Un nombre très considérable de pièces moulées en acier, un grand nombre d’objets en tôle d’acier, de formes spéciales, emboutis, étirés ou forgés sur matrices, des accessoires divers pour chemins de fer représentent la fabrication étendue de l’usine d'Essen.
- La disposition et l'emploi des canons de côtes sont démontrés par un grand nombre de batteries de côte, exposées par le Grusonwerk, de Magdebourg-Buckau. Une partie d’une coupole cuirassée Gruson, en fonte durcie, exposée en nature, est montée de sorte à former une arche de passage reliant la partie centrale du. hall où sont exposés les produits de
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- l'usine d’Essen, à la partie sud, où se trouve l’exposition du Grusonwerk. Outre cela le Grnsouwerk expose surtout un grand nombre» d’objets caractéristiques en fonte durcie, fonte malléable et fonte d’acier, des appareils et des installations mécaniques complètes pour les besoins de l’industrie, comme par exemple : des séparateurs de minerais magnétiques, une presse hydraulique pour la fabrication de câbles en plomb, un laminoir pour plaques cl e plomb, des machint-s pour la fabrication de poudre sans fumée, une calandre à linoléum, une installation pour le traitement des minerais, etc.
- Les chantiers de Kiel f Germaniawerk) sont réprésenlés par une série de modèles de vaisseaux qui y ont été construits et par de nombreuses machines à vapeur servant à divers emplois à bord, en outre par une installation de chaudières, brevet Schulz, qui fournit la vapeur nécessaire pour actionner une dynamo qui à son tour alimente les moteurs électriques des affûts à tourelle.
- Ouant aux institutions étendues de bienfaisance, les visiteurs sont renseignés en détail par de nombreux dessins, modèles, tableaux, vues stéréostopiques, peintures murales, etc. exposés au premier éfage de la tour nord.
- Tout à coté du pavillon Krupp se trouve le bâtiment de la société « Ftorder Yerein », de llorde. Ce pavillon, une construction élégante et artistique, occupe plus de i ooo in3. Entre autres choses, ses importantes usines exposent les objets suivants :
- Une partie d’arbre de machine à vapeur destiné aux transatlantiques « Augusta Victoria » et « lloherizollern », poids 1402.2 kg; divers arbres de machines à vapeur; un grand nombre de pièces moulées en ae.ior, un certain nombre de pièces de forge; vu l’importance de sa fabrication en fait de matériel pour chemins de fer, l’usine expose un assortiment très nombreux d’articles de ce genre, tels que wagons, essieux montés, roues, bandages, pièces pour la construction de locomotives et des wagons, etc.
- On trouve ensuite les constructions de la « Deutschen Ret.onverein » (Société des Rétons Allemands) qui s’élèvent à une hauteur de 9 m au-dessus du niveau moyen du Rhin et. qui couvrent une surface de 3 5oo nr, La Société y montre la perfection des constructions on béton. Un pont composé d’une seule arche de 3o m servant de prolongement à la rue principale de l’Exposition domine un spacieux et vaste bassin.
- Dans les galeries on a exposé des dessins et des modèles de machines employées i\ la fabrication et à l’épreuve du béton. On y voit pour la première fois les ateliers scientifiques d’essais et de préparation mécanique du béton, du mortier et des pierres artificielles. Une pompe centrifuge, actionnée directement par un moteur fermé à courant continu d'une puissance de au chevaux à 200 t : m est installée au centre des batiments et fournit l’eau pour les cascades et bassins embellissant cet ensemble intéressant. Le moteur est fourni par la section Électricité de la Düsseldorfer Maschinenbau A. G. vorm J. Losenhausen. Plus loin, nous arrivons à l'établissement du Roehuincs Vcrein (aciéries de Roehuirù, qui couvre une surface de a 5oo m2. Ce bâtiment est surmonté d’une tour très élevée, ornée d’un jeu de cloches en acier fondu. La commande du jeu des cloches est électrique. D'autre part, des rails, des pièces pour la marine, des trains de roues, du matériel de chemin de fer complètent celle exposition.
- La construction voisine est celle de Rheiues Melallwerk und Alasehinenfahrik (Maison .EhrhardtL Le pavillon est érigé sur un terrain d'une contenance de 1800 m2. Il est orné d’un grand nombre de tourelles, d’ares-boutauts, de clochetons, etc. Il possède un escalier qui est l’objet de l'admiration des visiteurs. Celte usine, bien connue dans le monde industriel, a exposé entre autres les objets suivants : Un matériel de campagne, plusieurs canons de montagne et des pièces de petit calibre, quelques canons de 10,5 et de i5 cm ;
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- beaucoup de matériel d’artillerie, complètement équipé et muni de tous les accessoires nécessaires, ainsi que des armes de tous genres ; chaudières, pièces moulées en acier eL matériel pour chemins de for.
- Un peu pllis loin, de l'autre coté de la grande avenue centrale, se trouve le pavillon des Forges de Bonne-Espérance, GiitehofTnnngshütte, auquel est réuni le pavillon de la fabrique de moteurs à gaz de Deutz-Cologne, (fig. 8.) Ce bâLiment métallique, par ses dimensions considérables, aussi bien que par son aspect architectural, doit être classe parmi les constructions les plus remarquables de l'Exposition. Le pavillon occupe un espace de plus de 3 ooo in2. Les forges de Bonne-Espérance exposent, non seulement les produits habituels de leurs mines, de leurs forges et de leurs laminoirs, mais encore un certain nombre de grandes machines, qui donnent une idée de la puissance productrice de scs ateliers. Nous ne mentionnons que les objets suivauts : une machine d’extraction jumelée capable d'élever d'une profondeur de y5o m un poids utile de 44°° kg, à la vitesse de 12 111 par seconde ; une machine soufflante pour hauts fourneaux, actionnée en accouplement direct par un moteur de 1 000 chevaux alimenté au gaz de hauts fourneaux. Le moteur est construit par la fabrique de moteurs à gaz de Deutz-Cologne. De plus une pompe express Riedler, pouvant élever à 600 m 2,5 m” d’eau par minute, est accouplée directement à un moteur à courants triphasés d’une force de 45o chevaux sous 2000 volts et 200 t : 111 de la Société d’électricité Helios, de Cologne.
- Outre le grand moteur a gaz d’une puissance de x 000 chevaux, nommé plus haut, la Deulzer Gasmolorenfabrik a exposé dans son pavillon 3a moteurs à gaz de diverses puissances. Entre autres, on y trouve les deux groupes électrogènes marqués au tableau des groupes de la station centrale d’électricité (voir page 38y) savoir : l’un d’une puissance de 2 5o chevaux et 170 l : m, l’antre do 5 o chevaux et. 180 t: m. Les dynamos à courant continu, fournies par Garbe Lahmeyer et Cie et 'M. Schorcli et Cic, sont accouplées directement. Dans un espace séparé, la maison a installé des générateurs qui fournissent le gaz pour l’alimentation des moteurs et surtout aussi pour celui de 1 000 chevaux en activité dans le pavillon de la GutehoifeiiungsliiiUe.
- Tout près est bâti le grand pavillon de rUnion des Intérêts Miniers (tig. y) ; ce pavillon, considérable par ses dimensions et par son aspect architectural, comprend une superficie de 6000 m2. Le bâtiment principal contient des modèles et des dessins, des plans et coupes des gisements et tous les éléments nécessaires pour se faire une idée de l’avancement et de l’épuisement d’une mine. Dans l’autre partie de l'établissement, on a moulé un grand nombre de machines et d’appareils utilisés dans l’exploitation des mines, et notamment une batterie de six chaudières à vapeur d'une surface de chauffe totale de 1 000 m2 et d’une pression de vapeur de 12 kg : cm2 avec une cheminée de 5o m de hauteur et de 2 m de diamètre intérieur au sommet. Nous laissions pressentir que l’Exposition de l’Union des Intérêts Miniers serait peut-être le clou de l'Exposition. Aujourd’hui nous sommes persuadés que ses bâtiments abritent le matériel le plus intéressant relatif à ce genre d’industrie. Nous lui consacrerons bientôt un arlicle spécial.
- Au sud, le grand Palais de l’Industrie couvre une surface de 3o 000 m% sa largeur est de 70 m et sa longueur dépasse 4a5 m. Le bâtiment central est couronné d’une coupole octogonale s’élevant, à 60 m. de hauteur. Ce palais est destiné à servir de salle de réception en cas de fêtes. La façade devant la coupole est surtout remarquable par son portail riche et majestueux (voir fig. 2). O11 y a réuni en 28 groupes les objets qui n’ont pas trouvé place dans les pavillons spéciaux. Nous nous réservons de donner plus tard une description détaillée des objets qui nous sembleront instructifs pour nos lecteurs.
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- Ce coup d’œil général sur l'Exposition met en relief son importance au point de vue électrique.
- Ajoutons que la direction de l’exploitation dans le groupe Y, Electricité, a été confiée à M. l’ingénieur Goll ; celle du groupe IV, Mécanique, à M. l’ingénieur Eztner. La direction a pris pour principe de n’exposer que les produits de bonne marque ou présentant quoique particularité, et d’exclure tout ce qui est médiocre. Aujourd’hui nous pouvons dire que l’administration est restée fidèle à sa promesse.
- J. Seyferth.
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- TÉLÉGRAPHIE
- Les bases scientifiques de la télégraphie t. XXIII, i>P274, a? mars 1902 (*}.
- II. Oscillations dans des circuits ieiuviés. — Dès i8o3, Thomson étudia théoriquement la
- Fig. 1 et 2.
- décharge d’un condensateur dans 1111 circuit fermé par une étincelle et une self-induction. Un condensateur de capacité C est chargé par une source à haute tension suivant les dispositions de la figure 1 ou de la figure 2 et se décharge par une étincelle /'dans un fil de résistance R et de self-induction L.
- Si R est négligeable devant ^/-L- , et si Von néglige la capacité du fil conducteur, le calcul montre que le courant de décharge est un courant oscillatoire amorti dont la période est
- T = f LC (formule de Thomson.)
- correspondant à une longueur d'onde
- à = /r — 2- F(cï^l = 27r i/c*» Lt,„.
- M. Slaby a cherché à contrôler expérimentalement l’exactitude de la formule de Thomson et à déterminer dans quelles limites on pouvait l’appliquer aux cas de la pratique.
- Une série de bouteilles de Leyde dont les capacités étaient mesurées par la méthode d’opposition, soit avec le téléphone, soit avec le gal-
- Fig. 3.
- vanomètre balistique, étaient montées en circuits vibratoires avec des fils de longueurs différentes. Les demi-longueurs d’onde étaient obtenues par la recherche de la longueur de résonance (*) d’un fil S tendu rectilignement (fig. 3).
- Les longueurs d’onde ainsi mesurées furent toujours beaucoup plus petites que celles calculées d’après la formule de Thomson. M. Slaby pensa tout d’abord que la différence pouvait
- (!) L'Ecl. Elect., p. 439 et suiv., 21 juin 1902.
- (J) Voir la première partie dans L’Éclairage Electrique du 21 juin, p. 437.
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- j5. — L’auteur forma ensuite des exeitaleurs circulaires avec 2 bouteilles de capacités différentes C et C2 et des lils de cuivre nu de 0,8 mm, do longueurs respectivement égales à 1, 2, 3 et 4 mètres.
- Dans chaque cas, la longueur de résonance fut déterminée comme il a été dit, avec un fil secondaire distant de 4o min du circuit vibrant (fig. 3). Los résultats sont les suivants:
- G, —nr ii5o cm. 1760 uv;>,5 ?.G6o
- Pour chacune des 2 expériences faites avec une meme longueur de fil, l'équation (il donne:
- Le tableau suivant donne les résultats du cal-
- On voit d’abord que, les plus grandes différences entre tg-y^-et -j^-ne dépassant pas 2 p. 100, on peut, dans le cas actuel, sans dépasser ces limites d'erreurs, employer simplement la lor-mule de Thomson pour le calcul de la longueur d’onde.
- Les calculs précédents ne donnent que le rapport des capacités et non leur valeur absolue. Les capacités employées sont de l’ordre de grandeur de 100 cm. et l'on sait que la mesure d'aussi petites capacités est sujette à de grandes inexactitudes. Toutefois leur rapport peut se déterminer plus sûrement, et de nombreuses mesures faites avec le galvanomètre balistique donnèrent pour ce rapport la valeur moyenne
- i,iy, concordante avec celle déduite du calcul.
- La mesure absolue des capacités employées était beaucoup plus difficile avec les installation que l’auteur avait à sa disposition ; il obtint, toutefois avec le téléphone des résultats assez concordants; comme moyenne de 9 expériences différentes, il trouve pour Ct la valeur i/jo cm, et dans les memes conditions pour C2 la valeur 166 cm. Le rapport yy est, d’après ces mesures, égal a r,i8 et concorde suffisamment avec ce qui a été trouvé ci-dessus.
- Pour le coefficient de self-induction d’un fil courbe en cercle, de longueur lt Stefan a indiqué la formule
- qui, pour le fiI de 0.8 mm employé dans les expériences, donne les valeurs suivantes:
- l L
- Si on calcule avec cos valeurs les capacités des bouteilles d’après la formule (1) de Kireh-
- ie tableau
- Ces valeurs sont beaucoup plus petites que celles mesurées directement ; le rapport moyen est o,7<) ou 0,69.
- 16. — Pour chercher une explication de ce résultat singulier, l'auteur recommença les expériences avec 3 capacités plus grandes dont la mesure, effectuée assez exactement, donna
- C8 = 3to C, = 573 C. =: 1 58o cm.
- Ces bouteilles furent montées en circuit fermé
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- avec une longueur de fiU = 200 Cia, et la longueur d'onde déterminée en recherchant la longueur de résonance. Les capacités pouvaient ensuite se calculer en fonction de L et À par la formule de Thomson, vu que et tg -^r- concordent jusqu'à la 4* décimale 'L est calculé par la formule de Stefan).
- On a alors le tableau suivant :
- Dans la figure 5, les rapports sont portes en fonction de la longueur d'onde, et M. Slaby lait remarquer que, d’après la courbe obtenue,
- il est à peu près certain que les capacités des bouteilles dépendent de la fréquence des vibrations ; pour les fréquences employées, les capacités sont en moyenne de 9.:) p. 100 plus petites que celles trouvées par la méthode balistique ou avec le pont téléphonique.
- Comme dans les expériences relatées au n° 14, avec des condensateurs à air (sphères des excitateurs), on n’a pas observé une pareille influence, l’auteur admet que le diélectrique des bouteilles, le verre, est la cause du phénomène. Il y aurait là une question intéressante à élucider.
- 17. — L'auteur a vofilu voir ensuite s'il pourrait se servir des valeurs déduites d’expériences pour calculer à l’avance les longueurs d'onde qui seraient produites danssles circuits déterminés.
- Il forma un circuit avec 3 m de fil de même dimeusion que précédemment et 2 bouteilles de
- Fig. 6.
- i.evde à peu près semblables (fig. G) dont les capacités avaient été trouvées égales à
- [par comparaison avec, 2 condensateurs normaux de Siemens et Halske de chacun 0,01 micro-
- En montage parallèle, les bouteilles donnèrent C8-i-C7= 1098 cm en sorte que la valeur la plus probable de la capacité, dans leur montage en série était
- Un calcul provisoire montre que la demi-longueur d’onde doit, être comprise entre 3oet4om et il en résulte de la figure 5, le facteur de réduction correspondant 0,76.
- Le calcul donne alors comme valeur définitive
- — — Tr^/zjoo x 0,76 x 4 aS° — 3 58o
- La figure 7 est la courbe de résonance obtenue avec un fil rectiligne placé à 45 mm de distance du circuit ; clic présente sa valeur muxima pour une longueur de fil qui est exactement d’accord avec la longueur d'onde calculée.
- Dans une mesure suivante, le fil secondaire fui mis en contact métallique avec le circuit siège des oscillations. La figure 8 montre que dans cc cas la longueur d’onde monte à 36oo cm c’est-à-dire augmente de 0,6 p. 100. Cette observation est particulièrement intéressante parce qu’elle montre que le changement de capacité éprouvé par le circuit vibratoire fermé, du fait de l’ad-
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- jonction iTim fil droit, n’a qu’une influence secondaire sur la longueur d’onde. En revanche, on provoque ainsi une élévation de tension de
- 20,4 à 21,6 (indications du micromètre à étincelles), c’est-à-dire de 6 p. ioo, ce qui prouve, que, par son contact avec le circuit vibrant, le fil secondaire reçoit une plus grande énergie. Celle remarque auraune importance assez grande dans la discussion ultérieure des montages transmetteurs.
- Pour rechercher si la longueur d’onde est
- influencée par le voisinage du secondaire, la distance de 45 mm fut doublée ; on obtint exactement la même demi-longueur d’onde
- — 3 58o.
- De la môme façon, il (lit démontré que la proximité plus ou moins grande de la terre n’a qu'une influence tout à fait secondaire sur la longueur d’onde.
- Enfin la première expérience fut recommen-
- Icée en changeant la longueur d’étincelle. Jusque-là l’étincelle avait une longueur de 10 mm et éclatait dans l'air. Elle fut remplacée par une étiucelle de. quelques dixièmes de millimètre dans le pétrole. La demi-longueur d’onde 11e changea pas ; elle resta de 358o cm ; mais l'accroissement de tension au fil de résonance fut considérable; la longueur d’étincelle au micromètre passa de 20,4 à 3g, la réceplion d’énergie par le fil de résonance augmentant ainsi do 90 p. 100.
- 18. — Dans les recherches précédentes, on avait employé, aussi bien pour le circuit vibrant que pour le fil de résonance un fil de cuivre nu de 0,8 mm, pour rendre possible le calcul de la self-induction.
- Dans les installations pratiques, l’Allgcmeine Eleklricitàts Gesellsehaft emploie, au lieu de fil simple, un cordon de iG fils de cuivre parallèles de chacun 0,2 mm de diamètre. T.'épaisseur totale de l’àme de cuivre est de 1 mm ; cette ûine est entourée d’une couche de caoutchouc de o,^5 mm d’épaisseur, ce qui porte a 2,’) mm le diamètre total du fil isolé.
- Pour un tel conducteur, on ne pouvait employer immédiatement la formule de Stefan, mais sa self-induction fut déterminée facilement par une mesure.
- On forma de nouveau le môme circuit qu’au n" 1-, avec les mômes bouteilles, le fil de cuivre nu étant remplacé par le cordon isolé. Le fil de résonance était toujours le fil nu de 8 p. 100. La demi-longueur d’onde fut trouve de 35io cm et de l'équation
- ’ 5io = * t/4n° X o,75 X C,
- on déduit
- L = 4 160.
- c’est-à-dire, en chiffres ronds, une valeur de 3 p. roo plus petite que la valeur obtenue avec le fil nu de ’8 mm.
- 19. -- Les mesures de self-induction furent ensuite exécutées pour des enroulements du cordon sous forme de bobines. L’Allgemeine Elek-trieitàts Gesellsehaft. dans ses installations, emploie des cylindres en carton de 20 cm de diamètre sur lesquels est enroulé le cordon décrit précédemment en spires serrées les unes contre les autres.
- - Les 5 bobines suivantes furent essayées :
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- SI L„ désigne le coefficient de self-indoction d’une bobine de n spires, on a
- — = r p'400 a (4 160 -f- L„). D’où les valeurs suivantes pour Ln :
- L„ L'^Lf‘
- 3 il 3 0 3 2 il iL - 3,3 — 3
- Ces valeurs de Ln, ainsi que le montre la troisième colonne du tableau, suivent avec une exactitude suffisante pour le but. envisagé, la loi Ln=L,*i.«
- FiS-9-
- distance d’axe en axe de 2 spires voisines étant
- "iTb- d“ f 1 'r
- fois avec une distance de 9 mm entre les spires, 1111e autre fois avec Tp mm. Ou obtint des demi-longueurs d’onde de 69 m et 63 m.
- Les résultats du calcul sont consignés dans le tableau suivant :
- 1898. Mais la mise
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- en parallèle avec l’étincelle d’une de ses plus grandes bouteilles de Leyde, non seulement n'occasionna pas une amélioration de la trans-
- mission, mais causa même, h la grande surprise des intéressés, uue diminution assez notable de l'effet produit.
- M. Slahv chercha alors, par de nombreuses mesures faites dans des conditions très varices, à expliquer la contradiction. Il fut amené par ccs recherches à conclure que, dans l’expérience de Tielz, par hasard, les rapports électriques s'étaient trouvés tels que la vibration de l’antenne ouverte était accordée sur celle du circuit fermé du condensateur, tandis que dans l'expérience de Potsdam, au désaccord prononcé entre les vibrations des deux circuits avait causé l'effet fâcheux observé.
- Les expériences suivantes montrent clairement l’importance de cet accord.
- 21. — Le même cercle qui, dans l’expérience n" 18, avait donné avec 3 ni de cordon isolé cl
- les capacités Cc et C-, une demi-longueur d’onde de 35io cm, fut tendu rectilignement entre A et B (fig. ii) cl relié en ces points à des fils additionnels d’égale longueur BG et AD.
- Les extrémités en C et D furent raccourcies successivement d'cgalcs longueurs, et la lon-
- gueur d’étincelle mesurée au micromètre à l'une des extrémités.
- Comme le montre la ligure 12, la mesure lut commencée par CD—39 m et donna, par raccourcissements successifs, des tensions toujours plus grandes jusqu’à CD = 35 m environ ; à partir de là, de nouveau une diminution régulière.
- La courbe montre que la longueur d’étincelle maxiraa est obtenue pour CD = 35iocm; cette longueur de fil correspond donc à la réception d’énergie inaxima.
- / / \
- / \
- 7 TL \
- v
- 7 A
- Fig. 12.
- L'exploration du lil indique qu'il vibre dans une demi-longueur d’onde avec un nœud relatif au milieu entre A et B, et avec des ventres de tension aux extrémités. Le système de fils additionnels a une fréquence propre qui est complètement d’accord avec celle qui lui est communiquée nu imprimée par le circuit fermé.
- Il est surprenant que la fréquence du circuit fermé ne paraisse pas changée par les fils additionnels ; il faut en conclure que le changement de capacité produit par la présence de ees fils est d’une importance tout à fait secondaire.
- Pour transporter la plus grande énergie possible d’un circuit vibratoire fermé sur un fil rectiligne adjacent, doux conditions paraissent donc nécessaires :
- 1" Le fil rectiligne doit être disposé symétriquement par rapport au circuit fermé. (On verra ultérieurement jusqu’à quel point l'une des moitiés du fil peut être remplacée par la terre).
- 20 Le fil ajouté doit être accordé sur la fréquence du circuit fermé, c’est-à-dirc que sa fréquence propre doit être 4’accord avec celle qui lui est imprimée.
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- l’éclairage électrique
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- Dans les inslal In lions pratiques, comme la longueur du lil est la plupart du temps donnée, l’accord se fait alors en agissant sur le circuit fermé dans lequel on change la capacité intercalée ou la self-induction, jusqu’à ce qu un volt-
- mètre, relié à deux points de l'antenne, dans le voisinage du point de jonction accuse le courant maximum.
- —Les bobines dont il a été question au n" ig furent ensuite insérées dans le circuit (fig. i3), et on détermina la longueur Cl) qui correspond à la réception d’énergie maxiuia.
- y ~T~ nr
- —j- X / y A / \
- / A r~ \
- T
- \r
- Dans la ligure 14. sont portées les longueurs d’étincelle mesurées en C en fonction de la longueur totale du fil droit, (sans tenir compte des longueurs d’enroulemeut des bobines).
- Comme le montre le tableau ci-dessus,
- leurs de la longueur droite CD sont presque exactement égales aux demi-longueurs d'onde trouvées dans l'expérience 19 diminuées des longueurs développées des bobines.
- D'après l’expérience préseutc, il est permis, dans les déterminations approximatives de la longueur d’onde, de négliger l’augmentation de enpacifé due à la présence des fils additionnels, si pour la vibration ouverte, on remplace les bobines par leur longueur de lil supposé droit. Le réglage exact résulte ensuite de la lecture du voltmètre.
- J. Reyval.
- DIVERS
- Propriétés électriques des alliages de cuivre et de cobalt, par G. Reichhardt. Dr. Ann. t. VI p. 832-855, déc. 1901.
- La couleur de ces alliages varie du rouge cuivre au gris cobalt ; ils sont d'autant plus difficiles à travailler que leur teneur en cobalt est plus grande. Au-dessus de P- 100 de cobalt, ils 11e se laissent plus ni scier, ni étirer. Cependant ces alliages peuvent être encore divisés en bandes étroites sur une raboteuse en employant un outil très étroit et trempé très dur.
- Résistance électrique. — La résistance électrique de ces alliages subit une variation permanente quand on les cbaulfc : cette variation est plus grande que toutes celles observées jusqu’ici sur les autres métaux ou alliages.
- paraissent avoir pris leur structure définitive, car la résistance n éprouve plus de variation permanente. La résistance spécifique du cuivre augmente beaucoup par l'addition d’une quantité même assez faible de cobalt ; l’alliage à 3 p. 100
- Ia une résistance environ six fois plus grande que celle du cuivre.
- Au delà de cette proportion, l'augmentation
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- de résistance devient plus lente ; puis au delà de 80 p. ido de cobalt, redevient très rapide(fig. 1).
- Entre .'35 et 45 p. 100 la courbe est interrompue, parce que jusqu'à 35 p. 100, les échantillons
- ctaieut sous l'orme de fils (métal étiré), à partir de 45 p. 100 sous forme de baguettes (métal fondu). L’alliage à 90 p. 100 présente une
- résistance environ trois fois plus grande que celle du cobalt pur ; il semble donc qu’il v ait un maximum entre 90 et 100 p. ioo.
- Coefficient de température de la résistance. — Quant 011 part du cuivre pur, ce coefficient décroît d’abord jusqu’à un minimum : 0,00077 qui correspond à peu près à l’alliage à 3 p. 100, il croit ensuite de nouveau, atteint la valeur
- 0,00167 pour l’alliage à 90 p. 100 et vraisemblablement croit encore très vile entre 90 et 100 p. 100, car le coefficient du cobalt pur est à peu près double de cette dernière valeur. L’interruption dans la courbe s’explique comme ci-dessus )fig. 2).
- Il est à remarquer qu à partii de l’alliage à 3 p. 100, le coefficient de température croit en même temps que la résistance spécifique elle-même ; c’est l’inverse de ce qu’on a observé pour tous les autres alliages.
- Pouvoir thermo-électrique. — Le pouvoir thermo-électrique des alliages vis-à-vis du cuivre croît rapidement jusqu’à la teneur de 3 p. 100 en cobalt, qui correspond à un maximum ; 33 rai-erovolts pour une différence de iu, puis décroît
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- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ensuite pins lentement; il parait présenter un minimum entre 90 et ioo p. ioo (fîg. 3) ; la force éleclroniotrice est à peu près proportionnelle à la température. Avec le cobalt pur, elle
- croît beaucoup ^plus vile que la température. Tous les alliages contenant plus de i,jp. 100 de cobalt sont magnétiques,
- M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- AMERICAN INSTITUE OF ELECTRICAL ENSINEERS
- Séance du 2i janvier 1902 (*)
- Relations entre l’énergie et la capacité du moteur et le diagramme des vitesses dans la locomotion électrique, par T. T. Hutchinson. Transactions, t. XIX, p. nj-iSa, février 1902.
- L’auteur se propose de donner une solution générale du problème de la détermination de l’énergie, de la puissance et des pertes pour cha-
- que diagramme de vitesse, sur un parcours, avec une accélération initiale, une résistance à la traction, un freinage et une forme quelconque de courbe du moteur Les figures 1 et 1 représentent tous les cas qui peuvent se présenter, dans la pratique, entre deux arrêts d'un train et la solution du problème comporte trois parties :
- 1" La détermination des éléments de lu figure 1, pour en déduire tout diagramme de vitesses ; cette courbe des vitesses en fonction dn temps (\ f) est appelée courbe type par l’auteur,
- •>.° La détermination d’une courbe générale de fonctionnement d’un moteur de tramway et la déduction, de cette courbe, de plusieurs autres. 8° L'application des courbes générales des
- (*) Voir Ec.l. Élecl. I. XXXf, p, 228, 10 mai 190a.
- moteurs à la courbe type de la figure 1, afin d'obtenir la solution générale des courbes (VT) de la figure 2. Chaque cas de la figure 2 est ramené il un cas de la figure 1, en appliquant une correction à la figure 2, représentée par l’aire MAN.
- Les unités employées sont les suivantes;
- Vitesse en milles (1 609 m) par heure ;
- Accélération en milles par heure par seconde ;
- Distance des deux stations, en pieds (0,800 111) ;
- Temps, en secondes ; poids, en livres (o,4f>4 kg);
- Puissances, en kilowatts ; énergie, en watts-
- F.n se reportant à la figure 1, elle représente le mouvement d’un Ivaiu se déplaçant avec des accélérations positives ou négatives consianl.es entre les temps O, OD, OE, OC.
- Les distances parcourues dans ces intervalles sont représentées par les aires OAD, DABE et EDC, et l’accélération par l’inclinaison des droites sur l’axe des temps.
- Soient a, b, c, les accélérations le long de OA, AB, BC, x, y, c, les temps correspondant aux mouvements OA, AB, BC, sl( s.,, .s8, les distances correspondantes, (aires OAD, etc.) T, le temps total OC ;• L, la distance totale — aire OABC; V, la vitesse moyenne = 0,682 -qr (2). La
- p) On a entre ces unités les relations suivantes :
- 0,21 m par seconde :
- par sec. par sec. — 0,21 m par sec. par sec. ;
- Kilowatts (kw) — 9,1 x 10 ~5 w (mpli.-sec.) (mph.) ;
- Watts-heure zn i,a5 X io—K w (mpli.)2;
- Kilowatts par tonne (906 kg) =: 0,182 (mph.-sec.)
- ^ h -3
- (-) La solution analytique se déduit des équations sui-
- Yiteftses : <ix-by—cz = o; (1)
- Temps : ar-f-J + = = T ; 01
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- 46g
- appliquée le long Je OA (fig. ,) et
- (4), jusqu’en B où le Rel-
- ie long de OA est
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- La puissance par tonne (906 kg) est
- P = 0,182 (a + b) ax kw. (18',
- La vitesse commerciale S dépend du temps t
- T =z 0.682 —---/ V = o,Gth-^
- L’auteur 11e considère pas cette vitesse S dans ce qui suit ; mais il supposera V et T déterminés au moyen de S, i et L. Connaissant A, les équations établies dans la note 2 donnent 4ÿ et ax. L’cnergie el la puissance à fournir seront déterminées par (17) et (18}.
- Pour appliquer ces considérations à la traction électrique et pour déterminer des quantités figurant dans la courbe VT (fig. 2), les caractéristiques des moteurs doivent entrer en ligne de compte.
- En vue d’une solution générale, il est nécessaire de déterminer une caractéristique applicable à toutes les puissances des moteurs. L’auteur a établi les courbes des valeurs du couple et de la vitesse en fonction de la puissance fournie pour une vingtaine de moteurs de différentes grandeurs cl de constructions diverses, el il est arrivé à la conclusion qu’une certaine de ces courbes peut être appliquée avec une exactitude suffisante à tous les moteurs modernes de tramways. Elle est représentée daus la ligure 3. Les puissances fournies, en kilowatts, sont prises pour abscisses, les forces horizontales/’en livres (454 gr'i et les vitesses V en milles (1609 m) par heure, en" ordonnées. La charge normale correspond au point 100-100, pour une marche (l'une heure, avec un éçhaulFemeut de t50 C. La figure représente également les pertes, ces dernières varient plus que / et V pour les différents mo-
- Soient |3Y' la vitesse, aï" l’effort horizontal ; en faisant varier a, jï, on pourra obtenir toutes les conditions possibles et on éliminera, par l’usage de ces deux grandeurs, la réduction des enemmages et le diamètre des roues, qui sont déterminés par des considérations étrangères à celte étude.
- Pour chaque valeur de X, on a f=mY" livres (o,454 kg)
- V = 3Y' mph.
- La puissance fournie est
- et la puissance utile
- a|j Y'Y"
- -,o‘i e
- e étant le rendement correspondant au point XY'Y" de la courbe 3.
- En choisissant le point (100-100-100) pour celui de la charge normale, on aura e — 0,80 et la puissance à fournir est
- V =o.aî4 a?X kw. (19)
- La réduction de vitesse, le diamèi re des roues et la capacité du moteur seront choisis pour donner la force et la vitesse désirées, au point choisi de la courbe des puissances fournies (i).
- Dans ce qui suit, 011 admettra que les valeurs de a et 3 correspondent à la charge normale.
- Dans la ligure 2, M est le point où la résistance extérieure est supprimée et où le moteur commence à fonctionner sur la caractéristique. La force exercée le long de OM est proportionnelle à [a b). Supposons qu’elle corresponde à la charge normale et représentons-là par le point Y''— 100 de la caractéristique générale. La vitesse en M est alors Y' = 100 et égale h 3 100 mph. Le mouvement s’accélère jusqu’à un point X (fig. 2) où la vitesse est fiY', Y' ayant une valeur quelconque supérieure à 100 •
- ‘ La courbe OABC (tig. 4i présente certains rapports avec la courbe du moteur OMNBC. La dis-
- (!) Comme exemple, supposons qu'un moteur ait à exercer un ett'orl. horizontal de 2000 livres '908 kg) a une vitesse de 2.0 milles (3a kiu) à l'heure et que ces conditions soient celles de la charge normale ; on a alors a — 2o, [3 — o,a. P = o.qilf) X.kilowatts. Le moteur à charge normale est de cj3,6 kilowatts. 11 n'est d’ailleurs pas necessaire de choisir le point de charge normale; par exemple, si le moteur développe lin effort horizontal de 2 oou livres, avec un couple de ia5 p. 100, ù une vitesse dp 3o milles à l'heure, qui correspond à 9! p. 100, ce moteur développera une charge de 119 p. 100.
- (-) La forme de la courbe MQN dépend du rapport — • la force en chaque point Q est donnée par
- t=f(ï+") = '*ï" M
- où Y" est l’ordonnée de la courbe des efforts (fig, 3).
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- tance' parcourue dans le premier cas sera plu: grande que dans le second, de l’aire MAX. Pourra
- nombre de points voulus de la courbe du moteur ; en appelant A cette aire, i>4“. j3‘ A est la distance en pieds (o,3oa m) représentée par l’aire.
- Tiellos i\ jï. l’énergie cl la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Y, se déduit des courbes f (Y, X) — o et \ de la courbe de la figure 2, pour les différentes valeurs de A, a et ; on calcule ensuite A et
- y 1 :-^T 1
- T’’ T
- m. * A
- -4
- -r r
- L -
- 1 A k: x
- Fig. 4,
- on construit scs valeurs en fonction de A, en se servant des valeurs de A préalablement calculées valeurs de Am pour toutes les valeurs de A, Ym et a ont été déterminées de cette manière : les corrections pour les valeurs de Yni < i3o sont négligeables ; et, comme on le verra, l’énergie minimum requise, pour tous les diagrammes et pour toutes les valeurs de a, correspond pratiquement à = i3o, et l’auteur n’a conservé que cette seule valeur dans la suite de cette étude.
- La courbe de la figure 5 indique les variations de A„, en fonction de À, pour Ym = i3o et pour les différentes valeurs de (a).
- Le maximum de Am est atteint quand l’accélération est maintenue jusqu’au freinage et est représenté par OMNC (fig. 4)> La figure 2 donne les valeurs de A, et la figure 5, celles de A,„ correspondantes. Les valeurs ainsi calculées de Am sont représentées dans la figure 6 pour Y,„ = i3o.
- L’énergie à fournir aux essieux a été déterminée plus haut ; elle dépend du système de régulation et du rendement du moteur. L’auleur suppose que l’on fait usage du système série-parallèle en deux manœuvres.
- La puissance sur l'essieu à vitesse normale est o,85 I\, où P0 est la charge normale, et cette puissance est proportionnelle à la vitesse. On suppose que le changement de la marche en
- série à la marche en parallèle se fait à demi-vitesse ; le rendement du moteur sera environ
- de 70 p. 100, à la marche en série, avec le courant normal. L’énergie à fournir jusqu’à la vitesse v — [3 100 est :
- \V0 — 0,8 P„/, et la puissance utile,
- w — 0,423 p0f,
- donc le rendement jusqu’à vitesse normale est
- 53 p. 100. En tenant compte de (a3) et de tl = le travail électrique à fournir est par
- tonne (908 kg), jusqu’au point M.
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- Lu constante de vitesse 30 peul s’exprimer, d’après les équations
- 0,682 I, = A'P T — 3X
- En limitant l'élude :i Y„ — 100 et Y,„= i3o, la table suivante donne les valeurs de l’énergie par tonne (908 kg) en fonction de 13.
- 655 111.5 Ç*
- 5;o ^ 865 (P
- La courbe de la figure 7 résoud tous les pro-
- blèmes concernant l’énergie requise pour réaliser un graphique de vitessesquelconque ; elle montre
- clairement, le peu d’économie en travail réalisé par l'emploi des fortes accélérations.
- Il est nécessaire de déterminer la quantité de chaleur développée par le moteur sous toutes les conditions d’accélération initiale ou en parcours. Les pertes de chaleur dans le cuivre jusqu’au point VI (fig. 4) sont proportionnelles au temps ; l’auteur admet le taux de \i p. 100 comme perte dans le noyau d’armature par rapport aux pertes à vitesses normales; des erreurs assez considérables sur ce nombre sont de peu d’importance.
- L’examen d'un grand nombre de tramways modernes a montré que, à charge normale, Pn, la perte moyenne dans le- noyau est de 3,4 p. 100 et dans le cuivre de 8,6 p. 100, soit 12 p. 100 de pertes totales, frottement non-compris. L’auteur donne pour la porte totale en cohauffcment jusqu’à la vitesse i3o (3, totalisée pendant le temps T,
- où éjr est pris sur la courbe (fig. 2) cl en supposant A,„ = A.
- La dépense d’énergie horaire d'un moteur de tramwav est notablement plus forte que celle qui correspond à sa capacité normale. On peut admettre que celte dernière est utilisée pendant 20 p. 100 du temps de marche, la chaleur dégagée à débit normal, pendant un quart d’un cycle entier de marche amènera le moteur à sa température normale et Ton admet que ccs cycles se répètent à des intervalles tels qu’un régime permanent s’établit. D’autre pari, les pertes moyennes par échaulfement, à charge normale, sont de 12 p. 100, un tel moteur peut donc dissiper d’iine façon continue 3 p. roo de sa capacité normale. Donc le maximum de , doit être
- Pour Y( —: 100, la valeur limite de est
- o,3 quels «pie soient A eL a, car des courbes déduites des équations (22), (23), (24) et (20), on tire les valeurs suivantes :
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- Ce qui signifie que pour les diagrammes où -TjT est plus grand que 0,3, dans un cas et > 0,249 dans l’autre, la capacité doit
- être plus grande que celle qui est déterminée par la consommation, dans le rapport : ('p^0 ’
- si — < o,3, c'est la commutation qui détermine la capacité du moteur :
- Dans ce dernier cas, les calculs précédents conduisent aux valeurs suivantes, pour la capacité du moteur.
- Pour a —
- Les courbes de la fig
- t été conslmiles
- d’après ces données et indiquent les variations de la capacité du moteur suivant les différentes valeurs de A et a, pour Y,„ = i3o. On voit que pour a = o,5, réchauffement limite la capacité du moteur pour toutes valeurs deAu; mais poul-
- ies plus grandes valeurs de a, c’est la commutation qui lalimite pour les faibles valeurs de A, et c'est réchauffement, pour les valeurs élevées de A f1J.
- L’auteur donne enfin une courbe (fig. 9) indi-
- Idg- 9-
- quant les rapports du poids de l’équipement en fonction de la capacité en kilowatts par tonne du poids total. Cette courbe montre que pour des accélérations initiales élevées, la capacité du (*)
- (*) L'auteur insiste sur les conditions sous lesquelles
- beaucoup plus fortes que la capacité normale en service régulier, mais pour des services présentant des arrêts
- l’on a en vue de faibles dépenses d’exploitation. D’ailleurs
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- 4"5
- requise par mille, ainsi que la capacité sont minimal pour l'accélération de i inpli./seo.
- L’auteur conclut de cette étude que l’accélération qui conduit il la plus l'aihlc capacité du
- atomique. L’économie d'énergie minime réalisée' initiales élevées n’est pas qui en résul-
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- tend à agir
- la charge
- de M. Scott,
- lander dans les
- (pic l'un peut,
- le paral-
- lèle établi par M.
- le prix plus
- la simplicité de
- fait par
- M. W. L. R. Emmkt,
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- >, les variations de la
- qui en résultent
- — Quant
- ». Ces objee-
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- 4-H
- J/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- M. Dunn, en se félicitant de la présence des visiteurs élrangers, invite M. I’. Janet, délégué de la Société Internationale des Electriciens à prendre part à la précédente discussion.
- M. Paul J.vn'ET s’excuse du peu de temps dont il a pu disposer pour étudier l'importante communication deM. Sleînmetz: Il se contentera de citer, en corrélation avec cet ordre d’idées, un aecident qui s’est produit à l’Exposition de Paris, en 1900. Un ouvrier avait par mégarde enfoncé un clou dans un câble qui traversait la Seine, sous la passerelle. Un court circuit se produisit, et deux ruptures de l’isolation eurent lieu en même temps à 2 ou 3 kilomètres de l’accident.
- Comme inconvénient du moteur synchrone, M. P. Janet cite un autre accidént arrivé sur une ligne à 12000 volts. Une réparation étant nécessaire sur la ligne, on téléphona à la station d’arrêter les génératrices. L’ordre exécuté, l’ouvrier chargé de la réparation reçut une violente commotion eri touchant la ligne; il était arrivé qu’un moteur synchrone qui fonctionnait en parallèle avec une turbine, avait continué à marcher comme génératrice et, par l’intermédiaire de ses transformateurs, conservé la haute tension sur la ligne. Un tel accident aurait été évité au moyen du moteur asynchrone; il faut dire cependant qu’il est facile d’imaginer des appareils automatiques isolant la ligne dans des cas de ce genre.
- M. Steinmetz, président, croit, en effet, que de tels appareils existent à Buffalo.
- Sur la question des décharges lumineuses à hautes tensions, l’orateur pense que les pertes sur les conducteurs câblés dépendent moins de la grosseur des fils que du rayon général de courbure; il appuie son opinion sur ce fait que plus la tension croit entre des électrodes, moins la forme, pointue ou sphérique, de ces électrodes intervient dans la décharge, qui agit sur un espace de courbure pratiquement unitorme où se produit la décharge lumineuse (,).
- bornes, tandis qu'il varie, dans le moteur asynchrone,
- I M. Àï.nnicn dit quelques mots nu sujet du | fonctionnement sur le même circuit do moteurs synchrones et asynchrones 'M.
- M. Peuiune reconnaît qu’avec les distances usuelles des conducteurs dans les lignes, le câblage du conducteur est de peu d’importance dans les pertes à travers J’air, ce qui rend possible l’emploi de l’aluminium avec une certaine économie, et ce qui est assez heureux, car l’aluminium est difficile à employer comme conducteur plein (*).
- La parole est donnée à M. Scott pour clore la discussion sur sa communication. 11 fait d’abord remarquer que MM. Sleinmetz et Eramel ont mis en évidence que les difficultés théoriques d’adap-tatiou du moteur synchrone au circuit sont heureusement résolues aujourd’hui par une étude attentive des conditions d’emploi. Mais précisément ces conditions exigent de l'ingénieur, du constructeur et du preneur une attention plus sérieuse et plus diverse que dans le cas du moteur asynchrone. L’orateur ne prétend d’ailleurs pas établir l’impossibilité de l’emploi du moteur svnebrone, mais il essaye de. mettre en
- Aussi, toutes choses égales d'ailleurs, le couple du moteur synchrone sc maintiendra mieux, que celui de sou rival. La raison eu est probablement, que, dans le moteur asynchrone, les deux, facteurs du couple, l’intensité du champ magnétique et ic courant induit dans l’armature, diminuent tous deux avec la tension appliquée. Par contre le moteur synchrone est plus sensible aux varia-
- Le moteur asynchrone peut être inséré dans le circuit, quelque soit la charge du moteur synchrone si ce dernier a un facteur de puissance voisin de limité. Mal» s'il est surexcite, il donne lieu à des courants intenses décalés en avant, il est très difficile de neutraliser par l’inductance du moteur asynchrone l’effet de capacité ainsi produit, et le moteur synchrone se décrochera à la mise en marche du moteur asynchrone. Si le moteur synchrone est peu chargé, l’introduction du moteur asynchrone fait fondre tous les plombs.
- .'2) Quant à la forme pointue donnée aux courbes de force électromotrice par l’effet de rapacité, le fuit peut
- pensent MM. Fisher et Mershon. Mais 1 orateur maintient, qu’en général, avec les circuits ordinaires, et lus formes de courbes de tension communes, l'onde de force électromolrice est aplatie sous l'influence de la capacité
- ____non pas à la génératrice — mais le long de la ligne ;
- bien qu’accidentcllemcnt uiid des harmoniques puisse
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- 28 Juin 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- évidence certaines conditions, principalement de service, qui différentient les deux genres de moteur et, à son avis, avantagent le moteur asynchrone.
- On a tenté, à maintes reprises, de faire un épouvantail du courant de démarrage du moteur asynchrone, mais l’orateur constate qu’on a passé sous silence les conditions de démarrage du moteur synchrone. Le moteur asynchrone démarre seul, et s’il exige souvent un courant assez intense, le couple développé, entraîne non seulement l’armature, mais encore la pleine charge qui peut y être appliquée.
- S'il y a entre les deux moteurs une différence théorique dans les rendements, c’est plutôt a la pratique qu’il faut demander la valeur de cette objection. L’orateur estime qu’une classe d’appareils qui occasionne moins de troubles, présente moins de chances d’accidents, moins de risques d’arrêt dans les lignes et les services, est ;i préférer à une autre qui offre tous ces inconvénients quoique avec un rendement légèrement supérieur, qui ne compensera jamais les variations de vitesses et les décrochages que l’on y rencontre à la moindre surcharge M. Pcrrine a cité le cas d’un moteur de 3oo kilowatts qu’une génératrice de 4oo kilowatts ne pouvait faire démarrer. Si les souvenirs de l’orateur sont exacts, la génératrice en question, était à inducteurs saturés, et ne pouvait fournir le courant double que le moteur asynchrone demandait au
- démarrage, à cause du couple élevé nécessaire au démarrage des moteurs de minoteries. Le moteur en question était d’abord étudié pour des conditions de démarrage non appropriées à ce service; et un moteur synchrone aurait éprouvé les mêmes difficultés. Du reste, le constructeur qui avait fourni ce moteur a encore employé un moteur asynchrone dans une installation analogue qu’il eut à monter dans la suite. A Buffalo même, on a remplacé récemment des moteurs synchrones par de puissants moteurs asynchrones. Enfin, dit l’orateur, la question est moins théorique qu’expérimentale, et l'expérience de plusieurs années lui permet d’affirmer que le moteur' asynchrone donne lieu à moins de troubles, h moins d'arrêts, à moins de complications dans le démarrage et la conduite en service.
- En levant la séance, M. Steinmetz se félicite de l’accueil fait par les membres de l’Institut et ses hôtes étrangers à sa communication.— Quant à la communication de M. Rièc, il désire attirer l’attention de l’assemblée sur les essais de T\ala-mazoo aux tensions de a5 ooo et- 4°°00 volts, où l’oscillographe a été la première fois employé, à su connaissance, dans des conditions de service d’une transmission à voltage aussi élevé.
- P.-L. Charpentier.
- f.e Gérant : C NA.UD.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES (,)
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
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- 4*i
- Décharge électrique.
- Oscillî
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- revue d’électricité
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- - En^i Slerkel
- ’ IN-
- APPLICATIONS
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- SJrllI Ht
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- 11EVUP, O'ÉI.ECTRICITÉÏ
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- Géxérat.itks. — T/éloctroeliimie en 1901 (p). —
- Sut- le graphite artificiel et sur le platine
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- Sur la teneur de Ve
- (P)- —
- x (p). -Fritz Krull
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- s ni s S
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- DIVERS
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- i de Düsseldorf.
- — F.-K. HLaise
- — H. Pellat.
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- T. XXXI. — N°
- Physical l’apers of Henry A. Row-
- Néorologie.
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- I. XXXI. — N" 26.
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- (H.). - Les
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- (F.). -
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- N° 14
- îedi 5 Avril 1902.
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- La détérioration du mécanisme, si rapide dans les lampes à air libre est presque impossible dans les lampes à vase clos, greâce à la suppression des manipulations fréquentes.
- Les lampes de la Cie Thomson-Houston possèdent d’ailleurs un mécanisme d’une robustesse et d'une simplicité extrêmes, ce qui rend toute manœuvre facile et sûre.
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- 3.i mm kg. Ces ponts roulants sont conduits par des mécaniciens appartenant a 1 Administration de 1 Imposition. Je me reserve de donner plus tard une description détaillée de ces ponts roulants ; ]e me bornerai a dire «pie leurs équipements électriques présentent- suivant les maisons qui les ont construits, des différences notables qui sont du plus grand intérêt pour 1 electrotcdinicicn. Il est presque regrettable que. pendant 1 Exposition ellc-meme. ils restent inactifs, la première partie de leur tache étant terminée, car c est pendant leur fonctionnement que
- Quelques grands etablissements, qui possèdent leurs pavillons propres, ont a peu près achevé le montage de leurs puissantes machines. Deux pavillons. celui de la iiiiiwi.ni Krupp. Essen, a. d. Ruhr et celui de la Bcrgbaulichcr A crein [Association des Mmes), susciteront le plus grand interet: le dernier
- dignement le colossal développement de 1 industrie minière rherianc-vvestplmhenne pendant ces deux dernières décades : il montrera aussi 1 emploi de plus en plus important de 1 électricité dane 1 industrie minière. L Association des Mmes exposera, sans
- plans cl coupes des gisements, etc.. plusieurs installations en activité, entre autres : un puits d extraction. muni de tous les- disposilils les plus modernes avec, machine d une puissance de feoo chevaux : une machine d épuisement de .5 Ooo chevaux : un grand compresseur hydraulique : un grand ventilateur actionne par un moteur a courant continu : une machine d extraction mue par un electromoteur de i 200 chevaux avec batterie électrique.
- La Province rhenane et la W estpliahe lont d ail-
- leurs tous leurs efforts pour que l'Exposition se présente dans les meilleures conditions.
- L’Empereur qui. à plusieurs reprises, a témoigné du grand intérêt qu'il porte à l'Exposition, a récemment donné l'ordre au vaisseau de guerre Panifier et à l’aviso Sleipner de stationner à Dusseldorf, pendant la durée de l'Exposition.
- Projet d’étude de I’hystérèsis magnétique dans un noyau de fer. Pur mi les sujets d'étude proposés par l’Association amicale des Ingénieurs électriciens (voir Supplément du i'r juin 1901, l. XXVJI. p. evi) se trouve la question de l’hysterésis magnétique dans un noyau de 1er soumis à une magnétisation constante el tournante; elle a donue lieu au rapport suivant de MM. C.uilbert el. Roux :
- Les appareils actuels, dits hystérésimétres, ne permettent d'étudier les perles par hystérésis que pour des inductions faibles et dans des conditions de répartition de ilux assez éloignées de celles de la pratique.
- L’Association amicale des Ingénieurs-électricicns a pensé qu'il serait intéressant pour les constructeurs de-connaître d’une façon précise les lois qui régissent les phénomènes d’hystérésis pour des inductions assez élevées.
- En conséquence, elle propose, qu'après avoir fait l’historique delà question, d'étudier principalement les questions suivantes :
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 avril 1902
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- Groupe èlectrogène Sautter, Harlé et Cu, avec turbine à vapeur Rateau. Ce groupe èlectrogène, destiné aux mines de Bruay, présente quelques particularités intéressantes que nous croyons devoir dès maintenant mentionner, nous réservant d’en donner plus tard une description complète, avec relation des essais auxquels il n été soumis.
- Il se compose d une turbine à vapeur Rateau dont l'arbre, tournant à la vitesse angulaire de i Goo tours : minutes, entraîne directement deux dynamos à courant continu, à 240 volts, d’une puissance de 100 kilowatts chacune. La turbine comprend 7 disques à ailettes de 90 cm de diamètre; son enveloppe a 110 cm de diamètre et 120 cm de longueur.
- La particularité la plus intéressante de ce groupe est qu’il fonctionne avec une pression de vapeur d'admission inférieure à la pression atmosphérique. Dans les essais, cette pression d'admission élait d’environ o,y atmosphère, soit G7 cm de mercure la pression au condenseur était de 1 j cm de mercure, Dans ces conditions, on obtint jusqu’à 3io chevaux électriques aux .bornes des dynamos avec une consommation de vapeur de 18,5 kg de vapeur par cheval-heure électrique; les calculs avaient été faits pour obtenir 27O chevaux électriques, avec une consommation horaire de 4 5oo kg de vapeur, soit 20 kg de vapeur par cheval-heure électrique. Comme on le voit, les résultats des essais ont été supérieurs à ceux prévus par le calcul.
- La faiblesse, de la pression de la vapeur d’admission est motivée par le mode d’emploi du groupe
- èlectrogène. II est, en effet, destiné à utiliser la vapeur d’échappement d une machine d extraction dns mines de Bruay, genre de machine que l'on ne peut munir de condenseur, à cause de l'intermittence cl de la réversibilité de la marche et de l'impossibilité d’employer une détente suffisante.
- Ajoutons qu’un ingénieux dispositif a été également imagine par M. Rateau, en vue de cette application. 11 convenait, en effet, que, malgré la marche intermittente de la machine d’extraction, l’afflux de vapeur à la turbine fût régulier. Pour réaliser cette condition, M. Rateau fait passer la vapeur d’échappement de la machine dans un régulateur thermique, constitué simplement par un corps de chaudière hors d’usage, rempli de quelques tonnes de ferraille : en traversant cet appareil, la vapeur d’échappement se refroidit, par exemple, de 108° à 98°; mais elle échauffe le fer, et la chaleur emmagasinée ainsi vaporise ensuite l’eau condensée lorsque la machine d’extraction ne fonctionne plus. Pourvu que les arrêts de celle-ci ne soient pas de trop longue durée (une à deux minutes), il est pratiquement possible d obtenir un afflux régulier de vapeur à la turbine. D’ailleurs, celle-ci est munie d’un détendeur automatique de vapeur, alimente par les chaudières de la machine d'extraction, et qui, en cas d’arrêt un peu prolongé de cette dernière, four-nità la turbine de la vapeur souslapression réduite, pour laquelle elle a été construite.
- Ll est à remarquer que, dans cette application particulière, on obtient 27S à 3oo chevaux électriques, par l’ulilisation de vapeur perdue jusqu’ici. (lest là un résultat intéressant. Mais on peut se demander s’il 11’y aurait pas avantage à généraliser cette utilisation, parles turbines, de la vapeur d’échappement des machines à piston et à supprimer les conden-
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- XVI
- Supplément à L’Éclairage Électrique, du 12 avril 1902
- seurs de ces machines ; en d'autres termes, s’il n’y aurait pas intérêt à ne pas pousser dans les machines à piston la détente de la vapeur au delà d'une pression égale à celle de l’atmosphère et à envoyer ensuite la vapeur dans une turbine, pour achever la détente, la turbine, remplaçant ainsi le cylindre à basse pression des machines à multiples expansions. La théorie répond affirmativement, car elle montre que le rendement d’une turbine, inférieur a celui d’une machine à piston pour les hautes pressions, est supérieur à ce dernier pour les basses pressions. Les essais faits, sous lu direction de M. Pieou, sur le groupe électrogène qui. nous occupe, confirment pleinement cette déduction théorique. Mais c’est là une question grosse de conséquences industrielles, sur laquelle nous reviendrons quand le détail de ces essais auront été publiés.
- .Nouveaux appareils de chauffage Parvillée. A l’Exposition de la Société de physique, qui s’est tenue les 4 ot 5 avril, la maison Parvillée frères et Cie présentait de nombreux appareils
- de chauffage par l’électricité. Parmi les appareils nouveaux, signalons : le cataplasme électrique, la lampe à incandescence à air libre et les chaufferettes pour voitures de chemins de fer et de tramways électriques.
- Le cataplasme électrique est constitué par une toile de fils métalliques résistants parcourus par un courant, réglable à volonté ; cette toile, bien isolée, est placée dans une enveloppe de flanelle qui se trouve ainsi portée à la température voulue ; cet appareil est destiné à remplacer les cataplasmes à la farine de lin et étant donnés les inconvénients, sur lesquels il n’y a pas lieu d’insister de ces derniers, nul doute que le cataplasme électrique Parvillée ne soit bien accueilli de ceux de nos lecteurs qui possèdent, outre un abonnement aux secteurs électriques, quelque bronchite ou rhumatisme.
- lia lampe à incandescence à l’air libre est formée d’un fil de platine enroulé sur un gros fil d’amîanle recourbé, suivant la forme des filaments de carbone dos lampes ordinaires; ce filament est entouré d’une
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- chauffage : le verre se ramollit et sous l’effet de la pression atmosphérique, 1 ampoule éclate.
- Les chaufferettes pour voitures de chemins de fer et de tramways, sont constituées par une boîte parallé-lipipédiquft plate renfermant des fils de haute résistivité; le couvercle est en cuivre estampé. Ces appareils semblent devoir résoudre, au moins sur les lignes où la traction électrique est employée, une question qui
- préoccupe beaucoup les Compagnies de chemins de fer et de tramways depuis quelques années.- Le chauffage par bouillottes, thermo-siphons, etc., entraîne une dépense considérable ; le chauffage par radiateurs électriques placés sous les banquettes, a l'inconvénient de chauffer fortement les mollets des voyageurs tout en laissant leurs pieds exposés aux courants d air Iroid résultant de chaque ouverture des por-
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- XIX
- tières. Les chaufferettes électriques présentent au contraire pour les voyageurs les mêmes avantages
- ie ieS bouillottes, évitent à la Compagnie exploi-^ntoles ennuis de la manutention qu'exigent celles-ci,
- pense quand la voiture est vide, un simple interrupteur permettant de mettre alors les chauiferettes hors
- Une voiture à couloir (fig. i et a) de la ligne électrique Invalides-Versailles a été munie de ces chaufferettes, à titre d'essai, le i5 novembre dernier. Depuis cette époque, cette installation a donné entière satisfaction. En voici la description, ainsi que quelques chiffres de consommation :
- L'équipement comprend deux séries de chacune j chaufferettes C en cuivre jaune estampé, de 80 cm de long, sur 14 cm de large, analogues comme surface aux chaufferettes thermo-siphon. Elles sont placées directement sur le parquet de la voiture, et la saillie de 0,010 m est rattrapée par le cadre eu bois de 0,10 ra de largeur, formant glacis.
- Chaque groupe de i chauiferettes est placé directement sur le courant de la ligne, de 5oo à 600 volts ; chaque appareil marche donc à no volts environ aux
- consommation totale de la voiture est de 1 100 watts. E11 calculant le prix de l’énergie électrique à o, 10 fr le kilowatt-heure, la dépense est donc de o,i(io fr à l'heure, c'est-à-dire 2,64 fr pour iG heures de marche
- et ces dix chaufferettes correspondent à l’emplacement occupé par 40 voyageurs.
- La température moyenne mesurée à la surface des chaufferettes, est de 70° pour une température extérieure de o° et de 70° pour une température extérieure de la0. Grâce à leur mode de construction et. au système de régulation automatique, cette tempe* rature ne dépasse pas un maximum fixé d’avance.
- Un des avantages de ce système est, entre autres, que le courant peut être interrompu lors du garage des voitures, par conséquent la dépense est limitée aux heures d’exploitation, ce qui 11’existe pas dans les autres modes de chauffage actuellement employés.
- La dépense par journée de chauffage comparée aux deux systèmes généralement employés est tout en faveur du chauffage électrique. En effet pour une voiture à plates-formes, à couloir central, y compris intérêts et amortissement du capital à raison de i3 p. 100, la dépense est de :
- 1° Avec les chauiferettes à eau. remplacées de deux heures en deux heures .... 4,70
- 2° Avec thermo-siphon de............... 4.00
- 3° Avec le chauffage électrique......... 3
- soit une économie minimum de 33 p. 100 tout en maintenant une température constante.
- Plusieurs Compagnies de tramways électriques ont également reconnu les avantages de ce système et constaté l’économie qu'il réalise sur tous les autres modes de chauffage.
- LITTÉRATURE DES BREVETS
- Electrolyseur de la Moore Electrolytic G0 pour la fabrication de la potasse. Brevet américain 680191, jj octobre 1897. — L'électrolyseur est. constitué par un vase cylindrique sans fond dont les parois latérales sont recouvertes d’une couche conductrice et inattaquable constituant l’anode. Le fond est formé par plusieurs couches de toile métallique formant la cathode. Le vase est à moitié rempli d’une substance poreuse formant diaphragme. La solution à électrolyser tombe à l’intérieur du vase au-dessus du diaphragme ; un jet de vapeur
- Irolyse il se produit sur la cathode du sodium ou du potassium qui décompose l’eau en donnant l’alcali.
- Procédé et appareil de la Société Volta pour la fabrication du chlore et des alcalis. Brevet allemand 116411, ui mars 1899. —Pour détruire les composés oxygénés du chlore, qui se forment dans les chambres anodiques,
- tement nécessaire d’acide chlorhydrique. Celui-ci est produit en dehors de l’appareil éleclrolytiquc en combinant du chlore et de l’hydrogène. L'appareil employé à cet effet, et pouvant desservir plusieurs appareils à élcc-Irolyse, consiste en une cloche ou gazomètre pour recueillir une partie de l'hydrogène forme et en un brûleur produisant do l'acide chlorhydrique par la combustion de ivdrogène dans un courant de chlore (construit d’après 1 oxhydrique). Le gaz chlorhy-
- le principe
- 5 l'appareil à l’élcctrolyse.
- Procédé Brochet et Ransou pour la fabrication élec-orol>'î'11)ïue de la bar;>te hydratée. Brevet français 302618, ,l 1900. — Procédé de fabrication clectrolytique
- « a baryte hydratée par décomposilionélectroly tique d’un melang, de sulfure de baryum el de chlorure de baryum a solution anodique de chlorure de baryum est constam ment saturée de sulfure de baryum, cette solution, sor lant de l’éleclrolyse, est portée à l'ébullition. On emploie eux séries de cellules clcctrolytiques séparées par des
- diaphragmes. La solution cathodique contient un sel de baryum destiné à augmenter sa conductibilité, ou de chlorure de sodium, de telle sorte que la cellule contient de la soude et que la baryte est précipitée.
- Alliage aluminium-cuivre-tungstène de Cari Berg. Brevet allemand 123820, 16 mars 1900; addition au brevet 82819 du janvier 1894. — Les propriétés de l’alliage d’aluminium, décrit dans le brevet 82819, peuvent être essentiellement améliorées en incorporant à l'alliage une certaine quantité de zinc. Voici comment cet alliage peut être préparé : une certaine quautité d’acide tungs-lique est réduite en présence de cryolithe et le bain en fusion est additionne d’aluminium en quantité suffisante pour former un alliage' à 10 p. 100. D’autre part, on prépare un alliage d’aluminium et de cuivre électrolylique préalablement additionné d’une quantité déterminée de zinc, et on fait fondre ensemble les deux alliages dans dos proportions telles que le produit final renferme 91 à
- ter varie de 2 à 7 p. 100 et est choisie suivant l’usage auquel 011 destine l’alliage.
- Procédés Hallpour la fabrication de l’alumine. Brevets français 3o3o45 et 3o3t>4*L *4 août 1900. — Le premier de ces procéde’s est purement chimique, le second est électrolylique : i° pour une bauxite en partie calcinée à' 78 p. 100 d’alumine, on mélange i33 parties do chaux à 95 p. 100 d’oxyde de calcium. 190 parties de cendres de soude à 98 p. 100 et 100 parties de bauxite. On ajoute do l’eau, de manière à faire une liqueur à 20-28° B,, soit 700 kg d'eau. Les quantités ci-dessus sont calculées pour 2 à 3 unitc’s de carbonate sodique par uuité d'alumine. Ou chauffe à la vapeur injectée, sous pression de 64 kg, pendant une à trois heures en agitant. L'alumine forme un aluminate de sodium que l’on décompose pour isoler l’alumine ; 2° on traite, par exemple, la bauxite calcinée, additionnée de 5 à i5 p. 100 de charbon, avec un courant de 28 volts environ et 1 5oo ampères pour un
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 avril 1902
- XXIII
- du cuivre et du zinc est traité par une solution de soude caustique qui dissout le plomb à l’étal de plombate alcalin; on en retire le plomb par électrolysc si le minerai renferme également de l'or et de l’argent, on le traite, après celte seconde lexivialion, par une solution de cyanure.
- Procédé Bergsoe pour extraire l’étain des déchets. Brevet danois 3 968. — Les produits renfermant de l'étain, tels que métal anglais, le métal anti-friction, etc.,
- que, etc., qui passe à l’état de sel stannnux, ferreux, etc. Le sel slauneux ou ferreux passe, pendant 1 elcctrolyse, à l'état de sel stannique ou ferrique avec précipitation d'une quantité équivalente d étain à l’état métallique*. 11 faut employer un courant de faible tension.
- Procédé M. Kugel pour la production électrolytique de nickel ductile, de métaux de la meme famille et alliages de ces métaux. Brevet allemand 117004, i5uov. _ \Jnc solution d’un sel de nickel est additionnée
- pas altérée par le courant. Cette addition d’acide se pra-
- le^bain de nickel inutilisable, vu qu’elle détermine l’cxfo-liation immédiate du métal. La nouvelle invention con-
- Ir inainicnir à une température au-dessus de IcVl Ce tour
- On peut varier à volonté L’épaisseur du dépôt métallique.
- Procédé A.-G. Betts pour l’affinage électrolytique du plomb. Brevet américain 679 8a4, 12 oct. 1900. — Le plomb brut est disposé comme anode dans un bain formé
- formée d’un métal moins fusible que le plomb. Pour obtenir celui-ci, il suffit de chauffer les cathodes un peu
- Procédé C.-P. Tatro et G. Delius pour l’extraction électrolytique des métaux précieux. Brevet américain
- pulvérisés, puis traités par une solution renfermant, du
- brome, du spath fluor et du salpêtre. Cette solution dissout les métaux précieux et ces derniers sont ensuite
- Procédé J.-B. Tibbits pour la fabrication des matières colorantes minérales à hase de céruse. Brevet américain Pi7Ü 435, 6 mars 1894. — Procédé consistant à dissoudre électrolyliqueinent, dans une solution alcaline, une électrode de plomb et d’un autre métal devant donner la coloration; un courant d’anhydride carbonique est envoyé dans le bain.
- Appareil et procédé J.-A. Yunck pour la fabrication de la céruse. Brevets américains 670 4^9, iG décembre 1898; 673480, o4 février 1899. — Ces brevets ont été accordcs en mênie temps que le précédent, le 4 juinigoi.
- fond, des agitateurs tournant autour d’un axe vertical et, cédé consiste à électrolyscr un bain alcalin additionne
- nique par elcctrolyse, par exemple l’acide oxalique. Les cathodes sont insolubles,; les anodes sont formées d’une
- liéro insoluble pour augmenter la production d’acide car-
- Procédé E.-D. Chaplin et H.-G. Halloran pour la fabrication de la céruse. Brevet américain 670 555, 5 juillet
- tion aqueuse el chrnide ^d’azot ate ^et de chlorure ^ de lin pour obtenir la céruse.
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- XXIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du i2 avril
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Mesures _ électriques. Essais industriels, par Eug\ Vigneron, ingénieur, ancien professeur à l'Ecole supérieure d'électricité. Petit in-8°, avec 58 figures. {Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire). Gauthier-Villarset Masson, éditeurs. Prix: broché,
- Le deuxième volume des « Mesures Électriques » de la collection Lcaulé ne porte plus que lu signature de Vigneron. Son sous-titre est: Essais Industriels; en
- Elude des courants alternatifs, appartiennent encore aux essais de laboratoire. Les autres chapitres : Mesure des puissances électriques, Mesures mécaniques et diverses, Machines génératrices et motrices à courant continu, Essai des alternateurs, Moteurs asynchromes. Transformateurs, justifient.le sous-titre.
- Dans les mesures magnétiques et l’étude des courants alternatifs on trouve un résume des appareils récents et la discussion mathématique sommaire de leur fonctionnement-. Les pages consacrées aux phasemèlres, indicateurs de fréquence, oscillographes, rhéographe et ondo-ind iquent suffisamment le caractère d’actualité
- Dans la partie relative aux essais industriels proprement dits, on trouve des résumés snccints d’un très grand nombre de méthodes, ce qui justifie la présence du livre dans une collection d’aide-mémoire, mais, comme nous le faisions remarquer déjà à propos du premier volume, le peu d’espace disponible oblige à ne donner que dos renseignements insuffisants et pas du tout d'exemples, qui auraient éclairé singulièrement la ques-
- L’ouvrage se termine par la reproduction du règlement de l’American Insiitule of Electrical Engineers. Celte reproduction était-elle bien utile ici? il est°permis d’en douter. Beaucoup de personnes pensent que Ton évitera tout çonfiit en renfermant l’industrie daus une
- série de règles étroites, imposées par des cahiers des charges très stricts ; d’autres, au contraire, pensent qu’il est préférable d’abord de s'entendre sur la méthode à employer et sur les résultats à atteindre, selon les besoins particuliers de la situation ; cette dernière solution a l’avantage de laisser plus déplacé au progrès que les réglementations trop uniformes tendent à étouffer.
- Rapport sur la Classe 15 de l’Exposition de 1900 {Instruments de précision, monnaies et médailles), par H. Pellat.
- Los rapports du jury international commencent à être distribués ; le premier qui nous parvient est celui de M. Pellat. .Nous remercions vivement celui-ci et exprimons l’espoir que les rapporteurs des classes relatives à l'électricité, la mécanique et la physique voudront bien nous faire tenir également leurs rapports.
- Les instruments de mesures électriques avant été exposés dans le groupe électricité, la classe i5 n’en renfermait qu’un petit nombre. M. Pellat y signale le eon-joncteur disjoncteur automatique de M. Féry pour la charge des accumulateurs, les quartz piezo-élec triques de MM. Curie, un appareil de M, J.-J. Thomson ayant servi à la mesure de la vitesse des rayons cathodiques, des tubes de Crookes, un arc au mercure, etc.
- Suivant le rapporteur, l’ensemble des appareils exposés indique des progrèsréels accomplis dans la construction de ces appareils depuis L’Expositon de 1889 ; mais ce sont surtout des progrès de détail, les instruments do précision les plus employés ayant atteint depuis assez longtemps déjà un haut degré de perfection qu’iL est dii-ficile de dépasser. Le fait le plus saillant est la substitution de plus en importante du travail, exécuté par les machines-outils an travail à la main : la dépense s’est abaissée et les. constructeurs peuvent offrir au même
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- XXXI
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- SOMMAIRE
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Association française pour l’avancement des sciences. — Le prochain congrès deFALAS
- tauban,' sous la présidence de M. J. Carpentier, président de l’Association.
- BiiLuvcô, directeur de FOhservatoin les troisième et quatrième section;
- Touloust
- la cinquième section (physique) f {chimie), respectivement par M. Mathias et M. Sabatier, professeurs à la Faculté des Sciences de Tou louse; la treizième section (électricité médicale), pai le l)r Rordier, agrégé à La Faculté de Médecine de Lyon, cto.
- Fa section de Physique a mis à l’ordre du jour de
- tûmé.lrie chimique et photographique; i“ fKnsetgre-ment de la physique au Lycce et à l Université. La section de chimie se propose d'entreprendre -l'Etude dos réformes à apporter dans la nomenclature pour la chimie minérale. En outre, par génén
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- La détérioration du mécanisme, si rapide dans les lampes à air libre est presque impossible dans les lampes à vase clos, grâce à la suppression des manipulations fréquentes.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique (lu 19 avril 1902
- deuxième machine de même puissance et destinée à la station centrale de Milan (Italie).
- Transmissions d'énergie électrique à hautes tensions. — De nombreuses installations de ce genre vont être mises en service dans le courant de cette année.
- Parmi les plus importantes, nous citerons les sui-
- Une transmission à km de distance, au moyen de courants a 20000 volts, est en construction pour amener l'énergie a la ville de Côme en Italie.
- Pour l'alimentation de Saragosse, en Espagne,' deux chutes, fournissant 1 une 4 000 et -l’autre (> 000 chevaux, vont être utilisées a 4^ et boktu de distance, le transport de force étant tait a do 000 volts.
- L installation de l'ure et Morgc, aux environs de («renohle, distribue 7 000 chevaux environ à une sene de communes, comme Voiron, Moirans, etc., à une distance de 5o km. La tension utilisée est de 2b oo() volts. Cette installation a etc mise en service
- La station de la Betznau,dans le canton d’Argovie, utilise une chute de 10000 chevaux el transmet eette énergie jusqu a une distance de Oo km au moyen d un transport de loree a 20 000 voit s.
- Liifin, les travaux pour une installation importante en Italie, sur la rivière Cellina, utilisant id 000 chevaux et desLmée a fournir de 1 energie aux villes de Venise, d Udine, de Pordenone, etc., viennent d’être adjuges. 11 s agit, pour cette installation, de distances allant jusqu a 90 km -et la tension choisie est de
- 1 mîtes ces installations emploient les courants
- triphasés, produits aux bornes dos génératrices à la tension relativement peu élevée de quelques milliers de volts; cette tension étant"ensuite portée au chiffre voulu par des transformateurs statiques prévus ad
- Les machines génératrices pour les différentes ins-tallationsci-dessus représentent un total de 4’1 000 chevaux environ: elles sortiront des établissements bien connus de la maison Broxvn Boveri et C:'‘, à Baden ( Suisse), qui s’est fait une spécialité fort appréciée de ce genre de travaux.
- TRACTION
- Chemin de fer électrique Burgdorf-Thun. — Ce chemin de fer. le premier chemin de fer à voie normale utilisant la traction électrique [Ecl. Elect., t. XVI, p. lxx, 27 août 1898), qui a été livré à l'exploitation en 1899 (F.cl. Elect., t. XX, p. uxxiv, 19 août 1899), vient d’être l'objet d'un article de M. Henry Martin dans le Génie Civil du 11 janvier (t. XL, p. 169-170}. Nous ne reviendrons pas sur la description de l’installation, qui a été donnée ici [Fcl. Elect., t. XXIII, p, aïo, 12 mai 1900} ainsi que les résultats des essais faits sur cette ligne (Ecl. Elect., t. X.X1II, p. 002, 3o juin 1900); toutefois, comme l’exploitation date déjà do plus de deux ans, nous croyons intéressant de reproduire la partie de l’article de M. Martin, où sont, résumés les frais d’exploitation; nous y joindrons le tableau des
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- frais d’installation et les conclusions de l’au-
- Essais. — Avant de mettre la ligne en exploitation, on a procédé, sur la section comprise entre les stations de Wolringen et de Kanollingen, à des essais de traction. Cette section a une longueur de 10 km, et les rampes et pentes sont d'environ
- On a d'abord fait des essais avec un train de j5 tonnes, comprenant une automotrice et deux voitures d’attelage. On a pu constater, au moyen de tachymètres enregistreurs, cpie la vitesse était prati-
- et que la vitesse normale est atteinte au bout de trèi peu de temps.
- On a obtenu des résultats analogues avec un Iraii de ioï tonnes composé de deux automotrices et di trois voitures d’attelage.
- Dans tous ces essais, les démarrages ont été excellents.
- Des expériences, plus concluantes encore, ont ét< faites ultérieurement en cours d’exploitation.
- On a fait des essais avec un train formé d'une voi lure automotrice vide et de wagons à marchandise! pesant 90 tonnes ; le poids total du train était donc d< 127 tonnes. On choisit, pour faire cette expérience
- dans les conditions les plus défavorables.
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- XXXI1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 avril 1902
- L’usine génératrice est la propriété de la Société Motor qui vend le courant à la Compagnie du chemin de fer à raison de 0,06 fr par kilowatt-heure. Dans le cas où la consommation dépasserait 600000 kilowatts-heure par jour, le prix du kilowatt-heure serait abaissé à o,o5 fr.
- Conclusions. — Nous venons de voir quelles sont les grandes lignes de celle importante application de la traction électrique à une ligne ordinaire de chemin de fer. Il était intéressant de montrer que dans l’état actuel de l’éleclrutcclmique, il y a déjà des cas où l’application de la traction électrique permet d’obtenir des résultats économiques plus avantageux que la traction par locomotives à vapeur.
- Cette intéressante application montre également
- combien sont grands les progrès réalisés dans la construction des moteurs polyphasés qui avaient d abord paru peu aptes à rendre des services pour la traction électrique par suite de leur infériorité sur les moteurs à courant continu en ce qui concerne les démarrages. La question des démarrages a, comme on l’a vu plus haut, donné complète satisfaction. On a donc pu rendre l'installation beaucoup plus économique que s'il avait fallu installer une série de sous-slations produisant du courant continu au moyen de commutatrices nécessitant une surveillance continue et comportant, par suite, un personnel ad hoc.
- 11 11e faudrait cependant pas conclure de cette heureuse application que les courants triphasés soient d’une application générale en traction électrique.
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- même tension. Or^Tinduit, à" cause de" la grande^ piiis-
- cli-imp égalé dans toutes les bobines inductrices.' Il eu résulte une inégalité de tension dans les barres induites sous des pôles de même nom et, par suite aussi, une différence de potentiel entre les balais correspondants. Des courants souvent considérables prennent naissance qui provoquent des étincelles ans balais cl. un échaufïe-inent anormal des conducteurs. On peut parer à ces inconvénients, dans les génératrices multipolaires, grâce
- présenter le même voltage sont reliés entre eux électriquement. Les 111s de jonction sont alors traverses par les courants qui s'échangent entre les sections de l’induit couplées en parallèle et présentant une différence de
- qui sont alternatifs, sont décalés en avance ou en arrière de la force électromotrice; ils augmentent ou diminuent
- blit automatiquement. La méthode a encore le précieux avantage de supprimer les étincelles aux balais etl'échauf-fement toujours dangereux qui résultent du décent.rcmcul de la partie tournante pur suite do l’usure des coussinets. En effet, les entrefers, en deux points diamétralement opposés, ne sont plus égaux; au plus petit correspond une force éleetromolrice induite plus grande et les balais de môme polarité ne sont plus à la même tension. Le dispositif do compensation rétablit l’équilibre pour la
- raison indiquée plus haut. Cependant, il n’est plus efficace. si le déplacement de 1 induit est trop considérable. Enfin une troisième application du principe réside dans
- suc l'induit, alors mémo que'"celui-e KSÎ plusieurs millimètres.
- Rapport définitif de 2a commission chargée de réglementer la construction des machines motrices et des dynamos. Street Railwav Journal, p. fifi, janvier 1902.^ —
- tien des moteurs et des dynamos qu’ils doivent conduire. A l'heure actuelle chaque ronstruclenrcrée des types qui,
- lie sont pas ^interchangeables j les boulons, clavettes,
- reproche peut s’adresser à bou nombre d'industries. La commission propose donc que la standarizalionporte sur
- «ion n’a envisagé que les machines au-dessous de 200 k\v):
- 2. nombre de tours par minute pour ces machines;
- 3. dimensions des arbres des moteurs à manivelle intérieure ou extérieure; 4. longueur réservée sur l'arbre pour la génératrice ; 5. hauteur de l’axe ou de l’arbre au-dessus du bâti ; 6. largeur du bâti en haut ; 7. dimensions de l’induit ; 8. capacité de surcharge du moteur et de la génératrice ; 9. po rte balais ; ro. boulons, clavettes, paliers et coussinets.
- Le constructeur du moteur devra toujours fournir les accessoires et pièces de fixation nécessaires pour accoupler une dynamo à sa machine. T.a commission développe longuement les raisons qui oui déterminé, son choix, et un tableau des dimensions types proposées complète cet
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- L'Éclairage Électrique rlu 19 avril 1902
- BIBLIOCxRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont doux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- L'Année Électrique, électrothèrapique et radiographique, Lie vue annuelle des pvagrès électrique» en 1901), par le docteur Foveau de Cour-melles. Ch. Béranger, éditeur, r5, rue des Saints-Pères. Prix, 3 fr. 5o.
- Ce 11 est pas sans intérêt que nous avons In le nouvel ouvrage du docteur Foveau de Courmelles : sans doute 1 auteur ne s’adresse pas aux lecteurs de L’Eclairage Electrique, mais il faut le féliciter d’avoir — sous une
- public bien des applications nouvelles de l’électricité.
- ont tendance à chercher au-delà de l'Océan la source de toute, lumière.
- L’incandescence par la vapeur de pétrole appliquée à l’éclairage des côtes, pur Jean Rey.
- Dans cette brochure l'aulcur décrit une nouvelle lampe
- sou Soutier. Harlé et C,c. Le pétrole passe dans un serpentin échauffé par le manchon, s'y \aporise et sa vapeur mélangée d’air est dirigée sur le manchon.
- Cette lampe présente-sur les lampes à pétrole à mèches
- divers avantages que 1 auteur fait ressortir : l’éclat intrinsèque du mauchoïi est considérablement plus élevé que relui de la flamme des lampes (14,8 fois celui d'une lampe à une mèche, de 7,1 fois celui d’une lampe à f> mèches); la puissance lumineuse est également accrue (29 fois celle d'une laïupe à une mèche et 2,5 fois celle «Finie lampe à 6 mèches) ; il en résulte une augmentation de la puissance «les feux-éclairs et des feux fixes, augmentation importante surtout pour les feux de C° ordre à
- Les automobiles et les cycles par Paul Sencier.
- de la MéevxiQUü a rWosmoN nr 1900. Vn ’ch. Punod, 4p. rue dos Saints-Pères, éditeur. Prix de la collection
- Parmi les automobiles décrites, nous y relevons la voiture électrique .Teantaud et la voiture électrique Kriéger. L’allumage électrique employé dans les voitures à essence de pétrole constitue encore une partie intéressant, directement les électriciens.
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- régulièrement formée s préalable, aux risques sans garantie soit de la réalité, delan
- liclc. *4, après que la conforn La première expédition des
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- plémentaire de 5 fr, s’il effectue le payement dans le premier mois ; de io fr s’il effectue le payement dans le second mois, et de i5 fr s’il effectue le payement dans le troisième mois.
- Cette taxe supplémentaire devra être acquittée en même temps que l'annuité en retard ;
- ar’ Le breveté qui n’aura pas mis en exploitation sa découverte ou invention en France dans le délai de deux ans, à dater du jour de la signature du brevet,
- consécutives, à moins que, dans l’un" ou l'autre cas, il ne justifie des causes de son inaction ;
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- objets fabriqués en pays étranger ei ceux qui sont garantie par «un brevet Néanmoins, le ministre dti comrnerc
- iM)es modèles'de machines; a° Des objets fabriqués à l’étranger ixpositions publiques ou à des essais
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- Art. a, -— Seront publiés, conformément aux prescriptions de l'article aprécité, les descriptions et les dessins des brevets d'invention et certificats d addition qui auront été demandés depuis le i*r jan-
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- l. VIII, j>- 117.1 20 février 1902. — On sait que la conductibilité d’un mélange de deux électrohles u’est pas, eu géuéral, égale à la somme des conductibilités des deux composants. L’auteur donne les courbes d’abaissement de eonductihililé obtenues eu additionnant des solutions saliues, de proportions variables d’alcool ou d acides
- Dans un mélange d’une solution 0,0283 normale NaBr et d’aeidc acétique, cette baisse atteint en moyenne 8.5 p- 100 par molécule d'acide acétique et provient presque uniquement de la mobilité des ions. Un mélange d une solution o,5 normale KCJ.el d’aeidc acétique montre
- de lu diminution de dissociation.
- L'auteur étudie egalement des mélanges dans lesquels l’abaissement de conductibilité provient de l’influence isohydrique qui sc manifeste lorsqu’on réunit deux électrolytes usinant pas d’ion commun ; 011 sait qu’il se forme alors deux nouveaux corps à cote des deux corps primitifs, de telle sorte que lu solution renferme alors quatre • électrolytes avec ions communs. L. J.
- Sur la teneur de l'aluminium, en silicium, par IIaxs Got-DsciiMiirr. Zeitschrift fur tilcldrochcutie. I. VIII, p. 1^3, 20 février 1903.— L'aluminium du commerce renferme toujours^une certaine proportion de silicium,
- duàtes par les matières premières employées dans la fabrication de l'aluminium. C’est ainsi que l’alumine contient ordinairement o.t8 p. too de silice ; la cryolithe artiliciellc. 0,2 p. 100.
- D'après l’auteur, seule la « Réduction C° » de l’itts-bourg produit de l’aluminium très pur et ne renfermant que o,ià 0,2 p. too do silicium. - La détermination du silicium d’après les méthodes de Moissan et de Haber et Geipert donne des résultats trop faibles par suite de
- gène silicié pendant l'attaque du métal par l’acide ^ehlo-
- V cibler et Butf. — L’uuteur'a vérifié le fait en faisant passer l'hydrogène duiis^nn tube de Marsh et il a trouvé
- Sur la réduction électrolytique des corps nitrés gras et aromatiques, par J. Môi.iyu.^ JÜektroehemisckeZeit-^
- Sur la transformation du monosulfite de sodium en bisulfite, dans les solutions de laiton dans le cyanure
- sch.rift, t. VIII, p. 247, février 1902. — Elude d'ordre
- Fabrication des réflecteurs paraboliques par procédé électrolytique, par C. Rost. Jilektrochemische Zeitschrift. t. VIH, p. vfyi, mars 1902. - L'auteur décrit
- Tony Petitjean.11872 ; Alfred Riddeal. 1889; Johu Jaeob-sen, 1891 ; Cowper-Coles, Chance Bros et Cifl.
- ^ Désétamage^ des déchets de fer-blanc. Zeitschrift fur
- fcr-blanc. Cette opération est devenue très "importante, et la seule maison Goldsclnnidl d’Essen traite journclle-
- L'électrochimie en 1901, par le Dr M. Kroger. Elek-trocheinische Zeitschrift, t. YUJ, p. 231, 248, janvier
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- 9e Année — N» 19
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- L’ÉNERGIE
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- : 3; 5oo kilowatts fournis par le 5 l’installation dôme puissance de
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- Un expérimentateur, M. Geelmuyden, a réalisé un
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- ï pyrite de fer, cuivre gris, galène et stibine ».
- Avec la pyrite, M. Geelmuyden a obtenu, au fond lu creuset, un culoL de fer saturé de graphite-cris-:allisc et, au-dessus, une scorie cristalline de sulfure
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- La détérioration du mécanisme, si rapide dans les lampes à air libre est presque impossible dans les lampes à vase clos, grâce à la suppression des manipulations fréquentes. ' Les lampes de la Cie Thomson-Houston possèdent d’ailleurs un mécanisme d’une robustesse et d’une simplicité extrêmes, ce qui rend toute manœuvre facile et sûre.
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- de calcium avec quelques petits globules de fer gra-
- pliité. . .
- Les réactions sont justifiées par la formule sui-FeS2-j- aCaC2 = Fe-f4 C + a CaS
- Avec le cuivre gris, le résultat est un culot de fer cuivreux et une scorie de sulfure de calcium ; quant aux autres métaux primitivement contenus dans le minerai : Pb, As, Sb, etc., ils ont été volatilisés.
- Enfin, avec la galène et la stibine, tous les métaux sont volatilisés et il reste dans le creuset une masse cristalline de sulfure de calcium. On sait d ailleurs que le carbure de calcium réduit facilement les oxydes métalliques au four électrique, suivant la for-
- CaC2 + aMO = Ca + aCO + aM.
- Son pouvoir réducteur est augmenté notablement quand, à l’oxyde, on ajoute un chlorure d’un métal quelconque, avec cette particularité que si ce dernier métal est de même nature que celui, de l’oxyde, on obticnL au creuset un métal unique, tandis que s il est différent, on produit un alliage :
- CaC* + aMO -f MCI = CaCl 4- aCC>4- 3>l CaC24- aM0 4-M'Cl = CaCl-j-2C04-aM4-.M',
- Ces opérations finiront certainement par entrer dans les pratiques élcctrométallurgiques ; il paraît même que l’on fabrique déjà des bronzes d’aluminium par cc procédé.
- M. Marouneau ayant reconnu (Comptes rendus, iyoo, t. CXXX, p. 656. Ecl. Elect., t. XXII, p. 4^4, a4 mai 1900) qu’il existe un phosphuro de cuivre stable aux températures élevées du four électrique a utilisé celte combinaison pour préparer, par réaction avec les métaux correspondants, une série de phos-phurcs métalliques tels que:
- Posphorurc de fer. ..................... Fo2P
- a de nicke]................... Xi2P
- a de cobalt................... Co2P
- » de chrême................... CrP.
- Aux Etats-Unis, le laboratoire John Harrison, à l’Université de Pennsylvanie, qui dispose d’une force électromotrice moyenne de 35 volts avec une intensité de 1.40 à i65 ampères, a montré qu’il est possible de produire au four éleelrique do grandes variétés d’alliages.
- Le four employé est formé d’un creuset en graphite c de 5 cm de diamètre et de 7 cm de hauteur, posé à l’intérieur d’un second creuset de même matière! del de 10 cm de diamètre ; leur intervalle est rempli avec de la magnésie. L’une des électrodes est verticale et mesure •>, cm de diamètre ; l’autre, horizontale, qui traverse les parois des deux creusets, un peu au-dessus du fond, n’a que i5 mm.
- Le creuset intérieur est revêtu d’un garnissage de magnésie dont le liul est d’éviter le contact des ina-1 tières chauffées avec le charbon. Celles-ci étant introduites jusqu’à la hauteur de l’électrode, on fait jaillir l’arc électrique, et on couvre le creuset avec le couvercle partiel De temps en temps, on comble le vide résultant de la fusion en projetant de nouvelles quantités de matières, i5o à 200 gr à la fois. O11 laisse agir le courant pendant 10 à i5 minutes.
- Parmi les alliages étudiés doul quelques-uns recevront peut-être des applications industrielles, on peut citer ceux do (Journal of the American Chemical Society, vol. XXIII, n° 3, p. t5i) : cuivre, fer, tungstène : cuivre, fer, chrome ; cuivre, fer, molybdène ; cuivre, fer, aluminium, tungstène ; cuivre, titanium; fer, chrome, titanium ; fer, tantale, colom-
- D’autre part les grandes usines à carbure de calcium qui se préoccupent de l’utilisation de leur énergie électrique, en prévision d’une diminution de fabrication du carbure, font depuis quelque temps des recherches de tous genres et le plus souvent fort
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- vapeur sont du type Willans ; les alternateurs sont. . Siemens, y.’J périodes, i ooo volts. Les condenseurs
- de vapeur à 1 heure. Les tableaux, de distribution so du type Ferranti, construits dans le mur. Il y a tri réseaux, 1 un à a ooo volts, un autre à Goo volts pour les
- niée a io:> ou mo volts. On a construit un réseau spécial à couruul continu, pour fournir de l'énergie aux moteurs placés dans les principaux quartiers industriels, au tre de la ville ; la puissance totale de ces moteurs qui était de ni H P. en 1900, s’est élevée à 719 et doit encore être augmentée de 600 H.P. l’énergie leur est fournie à o,i56 fr par unité, avec escompte de 20 p. 100, suivant
- 799 pendant la dernière année ; l’énergie leur
- Usine génératrice à vapeur de Nelson (Angleterre).
- Khctrical Review, Londres, t. L, p. 5üo-5oi, 28 mars
- mandes de chemins de fer légers, et les pouvoirs, pour
- trifilaire à deux fois 23o volts, et construisit un bâtiment capable dé loger 6 ^dyiiamos^à vapeur de aoo ^kilowaUs^;
- offre beaucoup de place pour circuler nutoiir^des machines.^ Les travaux coimnencés^eu juillet iyoi ont été ter-
- ao^kUoTCatU tonnant à 35o jours^ Pression d^ vapeur
- nés accouplées ensemble, chacune pouvant donner lâo ampères. Il y a 3 fumiers d'éclairage et 3 de traction ;
- d’éclairage ou de traction. La batterie se compose de 268 éléments Tiidorel peut donner 137 ampères pendant
- Usines génératrices de Salon (Bouches-du-Rhône).
- Industrie Electrique, t. XI, p. 173-175, 22 avril 1902. — La ville de Salon. (i3 ooo habitants)^ était justpt ici des-
- ^ ^11 ii'.^ 1.^ 11^.. ^ i i.'(^ ^^'^7
- pour servir de réserve pendant les mois d'hiver ; ees machines travaillent en parallèle avec une génératrice Westinghouse de 37,1 kilowatts à a5o volts, entraînée par une turbine qu'actionne une chute située en plein centre de la ville sur le canal d'irrigation de Crapoune ; une batterie d’accumulateurs de 170 éléments d'une capacité de
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- méthodes et ccs s rouvent aujourd'hui décrits, non seulcmci •evues périodiques, mais encore dans bon raites classiques, il était difficile de se rende
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- d'un petit cornet de signal pour inviter l'agent du poste appelé à se inellre à l'appareil.
- Le chef-manœuvre, posté sur le plan incliné, interpelle ainsi l'agent de la cabine dès que la descente des wagons va commencer ; en même temps il presse sur un bouton pour se mettre dans le circuit. L’agent averti répond : Ici cabine X, après quoi le chef-manœuvre fait connaître que la descente commence et cite le numéro de la voie d'où les wagons doivent descendre. Eisuite, il indique à la cabine les numéros successifs de voies sur lesquels les wagons doivent être dirigés. Deux numéros sont donnés à la fois, afin que l’aiguilleur soit déjà prêt à recevoir le wagon suivant. L'appel se fait en même temps pour les deux cabiniers, chacun d’eux connaissant les numéros des voies pour lesquelles il doit manœuvrer
- Si l'aiguilleur n’a pas bien compris, il pousse immédiatement son bouton commutateur et crie de répéter.
- Grâce à l'emploi du téléphone pour les communications à échanger pendant l’exécution des manœuvres, on a pu se dispenser d’inscrire les numéros des voies sur les buttoirs et supprimer des postes de crieur3 placés entre le plan incliné et les cabines.
- On a ainsi évité les nombreux accidents auxquels étaient exposés les ouvriers chargés de marquer les numéros surlcs wagons en marche, écarté les erreurs provenant de ce que ces numéros devenaient invisibles en cas de mauvais temps, de tourmentes de
- Il est vrai qu'on aurait pu, comme cela se pratique en Belgique, marquer à l'avance les numéros des .
- voies sur des lattes remises aux gardes excentriques, qui ont soin de biffer, au fur et à mesure, l’indication relative à chaque wagon qui descend.
- Actuellement, ou se borne à inscrire, comme simple point de repère pour le chef-manœuvre, les numéros des voies sur la paroi longitudinale des wagons, à côté de l’étiquette et ce, d'après les documents de transport. Ce travail est terminé avant que la locomotive placée en queue se mette en mouvement. D’ailleurs, les influences atmosphériques défavorables, telles que le brouillard, la neige, n’ont aucune influence sur la transmission téléphonique.
- Le téléphone peut, enfin, être utilisé pour faciliter les relations du public avec les services devoyageurs et de marchandises des gares et pour permettre entre autres, à celles-ci, d'avertir les destinataires de l'arrivée de leurs coiis ou expéditions. Sous le premier rapport, les administrations hésitent quelque peu à recourir à ce mode de communication facile, du moins pour les gares où le personnel est res-
- En effet, la possibilité de demander des renseignements sans se déplacer pousse certaines gens à poser des questions oiseuses, ce qui force les employés à interrompre atout bout de champ leur travail. Cependant les stations elles-mêmes peuvent tirer de l'usage de l'appareil un parti avantageux pour obtenir des expéditeurs les indications complémentaires dont elles peuvent avoir besoin.
- En ce qui concerne l'annonce aux destinataires de l’arrivée de leurs marchandises, les opinions sont également très partagées sur l'utilité du nouveau moyen.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 17 mai 1902
- LXXX1I1
- On objecte, d’une part, que la communication ne laisse pas de trace, et que, dès lors, en cas où les intéressés laisseraient chômer les wagons, on manquerait de preuves contre eux.
- D'autre part, dans les villes importantes, où le nombre d'avis à téléphoner est considérable, si l'on tient compte de la durée moyenne de transmission (5 minutes) et île l'ouverture tardive des grandes
- raient moins vite informés que par le système de remise dos avis à l’aide de porteurs spéciaux ou des facteurs des postos.
- Pour les stations de localités industrielles, par contre, il semble que les relations avec les établissements raccordes seraient grandement facilitées.
- Malgré ces objections, les avis d’arrivées téléphonés sont depuis longtemps entrés dans l'usage en
- Le système ayant donné toute satisfaction sur le réseau de la -Compagnie du Nord, un arrêté ministériel du 27 octobre 1900 lui a donné la consécration officielle.
- Les communications doivent être inscrites sur un registre spécial tenu par les compagnies et où l’on mentionne le nom de l'abonné interpellé, celui de la personne qui a répondu à l'appel, le jour, l’heure et
- Le registre est coté cl paraphé par le commissaire de surveillance administrative des chemins de fer et soumis aux vérifications du contrôle.
- Aucune difficulté ne paraît s’être révélée dans la
- pratique et l’entente s’est aisément établie entre le public et le service des gares pour régler les communications et même pour y renoncer lorsque les convenances de certaines personnes ne se prêtaient pas à l’application du procédé.
- Il est admis que ce régime permet d’accélérer les informations à donner aux destinataires et partant de libérer plus promptement le matériel et les halles
- T.^chemin de fer de l’Etat autrichien, qui emploie
- exige que les destinataires inscrivent sur un formulaire imprimé les indications qui leur sont transmises et présentent celle pièce au bureau des marchandises pour obtenir livraison de leurs colis. Les stations tiennent, de leur part, un carnet d’avis léléphn-
- Ces précautions paraissent suffisantes pour mettre l'administration à (abri des entreprises des escrocs.
- Il est à croire que beaucoup de préventions hostiles à l’emploL du téléphone dans l’exploitation des chemins de fer tomberont par la suite et que l’on renoncera même en grande partie à maintenir, comme l’exige la télégraphie, les communications rudimentaires par signes, alors que l’un peut transférer au loin la parole humaine.
- Certaines administrations nous paraissent ressembler à des personnages misonéistes qui, ayant vécu dans un milieu de sourds-muets et ayant appris leur mimique, refuseraient de se servir du langage arti-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 17 mai
- une station centrale unique distribuant des courants triphasés à haute tension (75000 volts) à des sous-stations réparties le long de la voie, lesquels livrent le courant transformé aux lils de ligue et aux moteurs, B. K.
- Résultats de l’emploi d’une batterie dans une station de tramways. Electrical Review. Londres; t. L. p. 247-248, l i lévrier 1902. — Ces résultats se réfèrent à une ligne de 24a 28 voitures, effectuant de 27 000 à 32000 voiture-kilomètres par semaine. La charge moyenne est de I75 kilowatts environ et la charge maxima momentanée atteignait 410 kilowatts avant l’adjonction d’une batterie. La station se compose de trois dynamos à vapeur de 200 kilowatts dont deux couplées en parallèle la pluparldu temps, et la consommation d'eau était de 26 kg par kilo-watts-heure, et descendait à 17 kg avec la batterie en
- parallèle.
- Le coût de la station était de 5a5ooo fr, environ et la suppression d’une des unités permit de réduire le capital de 3o p. 100 de ce fait, réduction, il est vrai compensée par le prix de la batterie et. du survolteur, de iSoooo fr environ. Les frais d’exploitation pour une semaine moyenne s’établissent comme ci-dessous.
- Charbon.................... 8i4 fr
- Main-d’œuvre..................... 5T>9 »
- Huile, chiffons etc
- Charges du capital..................907 »
- Total..................2 542 fr
- Le nombre de kiowatts-lieure produits par semaine était de 22 000; les voiture-kilomètres de 29 400, soit o."4 kilowatts-heure par voiture-km,au tableau. Quand la batterie fut installée, les oscillations de courant ne dépassaient pas 7 ampèreB. la consommation de charbon tomba de 80 à 55 tonnes, le personnel put être dédouble. L énergie demandée à la batterie était de 16 p. ico environ, avec
- mée par le survolteur, l’auteur l'estime à 2 1/2 p, xoo à
- Charbon............................... 56o fr
- Main-d’œuvre, . . ..................... 385 »
- Huile, etc.........?................ 75 »
- 1 155 fr
- Charge du capital...................... 865 »
- Total......................2020 fr
- Ou avait, enoutre, 2.4010 kilowatts-heure produits par semaine, 29460 voiture-kilornè 1res,^0,74 kw-h. par voiture
- produites était de 92 p. coo, et les 8 p. 100 représentent l’énergie absorbée par le survolteur, les pertes dans la batterie, etc. — En tenant compte de ^tous les frais nou-
- — Ces avantages ne tiennent qu’au profil accidenté dans
- 100 voitures, en palier, ne considèrent pas l’adjonction d’une batterie comme avantageuse. Cette question est,
- d'une batterie pour remédier aux chutes de tensions
- Eiectrolyse par courant alternatif, par Ernest Wilson. Electrician, t. XLVIII, p. 1025-1026, 18 avril 1902.
- — Depuis que les courants^ alternatifs sont appliques à
- des électrodes de platine^ L’auteur a étudié Vclectrolysc
- ses expériences, qui ont porté sur le plomb du commerce
- la fréquence du courant joue un rôle important. L’auteur a étudie aussi l’élcctrolyse de l’aluminium.
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 24 mai 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Sur remploi des turbines à vapeur pour l’utilisation de la vapeur d’échappement. — Dans lu numéro du 12 avril nous signalions l'application d’une turbine Hateau pour rutilisation de la vapeur d’échappement d’une machine de
- Depuis nous avons appris que M. R.-G. Parsons a reconnu, il y a quelques années déjà, l’intérêt que peut avoir pour l'utilisation rationnelle de l’énergie de la vapeur, l'emploi de la vapeur d'échappement de machines à piston pour actionner des turbines, et que M. Parsons a pris dès 189/4 un brevet en Angleterre couvrant ce système. Voici, en effet, un des neuf points que revendique M. Parsons dans son brevet : « La méthode d’utiliser l'énergie de la vapeur eu cours d’expansion au moyen d'une combinaison d’une turbine à vapeur avec une machine à piston, la turbine étant actionnée entièrement ou partiellement par de la vapeur d'échappement de la machine à piston. »
- Il résulte d'ailleurs des essais faits en Angleterre sur une turbine Parsons de 1000 kilowatts, essais que L Eclairage Electrique a analysés dans son numéro du a B février 1901, que le cylindre à basse pression de celte turbine fonctionne avec une pression d’admission inférieure à la pression atmosphérique. A la charge d'environ 1 200 kilowatts, par exemple, cette pression était de 640 mm de mercure, par conséquent inférieure à celle mentionnée pour le groupe ayant fait l’objet de notre note précitée.
- Transmission d’énergie Saint-Maurice-Lausanne (Suisse). — La ville de Lausanne a inauguré, le 9 mai dernier, un important transport
- d’énergie destiné au service de l’éclairage de cette ville.
- L’usine génératrice, dont la puissance totale atteindra i (Ooo chevaux, est située à Saint-Maurice, sur la ligne du Jura-Simplon. Elle comprend actuellement cinq groupes de 1000 chevaux à courant continu et deux petits groupes à courants triphasés destinés à l’éclairage de la ville de Saint-Maurice.
- L'ensemble du matériel électrique de cette station centrale a été construit par la Compagnie de l’Industrie Electrique de Genève qui exploite le matériel Thury.
- La ligne, formée de deux conducteurs uniques, a une longueur de 56 km et réunit en série les dynamos génératrices de Saint-Maurice avec les dynamos réceptrices de l’usine de Pierre de Plan à Lausanne. Chacune des réceptrices, d’une puissance de /too chevaux, conduit un alternateur triphasé. Trois des groupes récepteurs, les seuls installés à l’heure actuelle, peuvent être conduits par un moteur à vapeur qui Sert de réserve.
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- niurn et une grande épaisseur d’air et affectent^ une pelli-
- Ij auteur donne quelques faits en faveur de là théorie de
- Cens dès rayons de Becquerel" qui sont facilement absor-positifs de grande masse. B. L.
- L'éclair est-il oscillatoire? Electricalltevicw, Londres, (. L, 633-634, 16 avril 1902. —Des expériences récentes, publiées par le D1' Walter dans lu Physikalische Zeitschrift, t.III, ^,8, p. 168-172,, seml^eiit^^ dé-
- lie sont pas é'galement espacées sur l'épreuve. *De3 ràmi-
- les autres sont des lignes simples. Celte observation peut être rapprochée des expériences faites sur la formation
- soit percé, et ensuite les" décharges suivent toutes le chemin conducteur tracé par la première^Les ramifications
- ncèe ramifient pas ; il y a là un phénomène resté inexplicable, Dans l'éclair, les décharges successives ont des éclats variables ; tandis que ^’ily avait oscillation l’éclat
- positivement par rapport à la terre. Lorsque la terré est positive, on n’observe pas de ramifications. 11 semble
- aussi que ces décharges latérales n’ont lieu que lorsqu une grande résistance est interposée sur le chemin de la décharge positive. A. A'.
- Recherches sur les courants telluriques, parE. Jahk. Elektrotechnischc Zeitschrift, t. XXIII, p. 195-197, 6 mars 1902. — Dans cet important article l’auteur décrit les résultats d’une longue série do recherches sur les courants telluriques faites au moyen d’électrodes enterrées et reliées par un conducteur. Parmi ces résultats signalons le suivant : Deux plaques de mêmes dimensions
- à des profondeurs différentes présentent une différence
- fondement enLerrée; cette différence de potentiel est ci environ 5o millivolls avec des plaques de 2 nr de surfaces disposées à 3oo m de distauce et présentant une différence de niveau de 5 m. L'intensité du courant circulant dans le conducteur de liaison des plaques est excessive-
- Recherches sur linfluence d'un champ électrostatique sur la cristallisation, par P.-U. Heïl, Elcciricul Heview (Xew-YorJc', t. XI,, p, 472, 12 avril 1902, d’après Physi.cal Rcviciv, mars 1902. — L’appareil se compose
- fermant un second cristallisoir dont le fond, reposant sur
- fouille d’étain. Ces deux feuilles constituaient les armatures d’un condensateur et étaient reliées aux pôles d’une
- lotion à faire cristalliser était placée dans le fond du premier cristallisoft’, quand le champ électrique était établi. L’auteur ne put déceler aucune modification appréciable
- conclut que les forces mises on jeu dans la cristallisation sont incomparablement plus grandes que les forces ducs
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- vans chacun, ^du genre tramway, multipolaires et cui-
- parallelc. La perche de trolet est sur le coté" do la locomotive. et le fil place^ en dehors de la voie, ce qui évite
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- intérieures aux américaines; la mam-d œuvre en est. soignée. mais les ^matériaux sont mauvais; elles s usent
- forcer de taire des livraisons plus rapides. 1’. L.
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- lire^itiyS. accorde^le i^1 avril ï 902. — Ce^hreyet qui est cluienl au nombre de cinq dans i ancienne disposition du
- mémo système ; on supprime en effet un des fils servant à la détermination de la vitesse. Le brevet contient
- Système de contrôle multiple Ward Leonard pour moteurs de chemins de fer. brevet américain, n* 6962 dépose le 2.\ janvier iqoi, accordé le 2Ô mars 1902 - -
- Le système de conlrolc Ward Leonard consiste à alimenter le moteur par une source d énergie a force elee-Iximotrice variable, en taisant varier 1 inleu-ulo du champ
- Le brevet se rapporte a 1 application de ce système aux moteurs de chemins de lcr, a courant continu ou nllernatil. bi par exemple la ligne esl à courants polyphasés, elle fournit 1 euergie a motcur-gerierateiir
- îles voitures du tram. Une ligne- a d ou 4 iils s'étend tout le long du tram, el, d uue voiture quelconque, on peut conduite tous les moteurs avec la plus grande facilité. Ce système permet de taire varier la vitesse dans do larges limites, avec le maximum de rendement électrique.
- P. L.
- Examen microscopique des détériorations d'un rail d acier, par Ihomas Andiu.ws Engineering, t I XX1IT, p. jui-5o4- 18 avril 1902. —L’auteur a reçu d une Compagnie anglaise de chemins de ter un tronçon^ df^ rail
- métré, 11 en peso pins que da.û. L auteur 1 a soumis a un résultats eu détail par des tables et'des dessins II emporte^ de poids subie par le rail s'explique surtout par
- position. 6a longue résistance malgré ce didiul est dre, selon l’auteur, a la faible proportion de carbone et de
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- Elektrotechnische Zeitschrift, p. i43, i3 février 1902 L’auteur répond à l'article de Fisclier-lTinnen sur le rn sujet analysé dans L'Eclairage Electrique, p. 19, 5 avril
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- Reaelmau, l’autre de M. Co dans VEleHrotechnischc Zeitschrift, cioi. La compétence de M. R. Baucl es arguments qu il apporte dan:
- slruction des caractéristiques des générateurs de courants continus, alternatifs ou polyphasés », i/Ecl. Elect., p. 219, 9 février 1903. On lui doit également un diagramme pour le calcul de la chute de tension dans les alternateurs. La priorité de ce diagramme lui ayant été contestée, il admet très volontiers (/;. T. Z., p. 249, 20 mars 1902) que l'honneur en revient à Niethaminer ;
- teurs. En dehors de ces questions de paternité, la note contient une critique très serrée et très intéressante des résultats publiés par Rolhcrt sur les alternateurs de l’Exposition. (Grands alternateurs, L’Ecl. Elect., p. 307, 3o nov. B. K.
- Réaction d'induit des alternateurs, par W. Bcn-ekc, Elektroiechni.sche Zeitschrift, p. 25o, 20 mars 1902.— Des discussions récentes ont montré qu’on attribuait une
- Les lignes de déformation élastique dans les alternateurs volants de grand diamètre par Hans Ltxsux-man,n. Elektiotechnische Zeitschrift, p. 84 et io3, 3o janvier et 6 février 1902. — Etude mathématique sur la
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- Dispositif Iimitateur de courant R.-J. Patterson pour un circuit de lampes à incandescence. Brevet américain, „> 689 8i>o, déposé le ‘1.9 décembre 1900, accordé le . • décembre 1901. — Bans certaines installations de distribution d'énergie électrique pour l'éclairage, les abonnés doivent signer avec la compagnie qui leur fournit
- ment pour un nombre déterminé de lampes d une intensité donnée, quelle que soit d’ailleurs la durée quotidienne de l’éclairage. Cet abonnement à forfait supprime, pour la compagnie, les frais d’achat et d'installation des compteurs, et, pour l’abonné, les frais de location de «;et appa-
- d’iitiliser, soit im nombre de lampes supérieur àcelui
- élevée que celle prevue. On a imaginé dauscc but divers dispositifs parmi lesquels il convient de signaler un interrupteur Iimitateur (à maximum! qui ouvre automatiquement le circuit dès que le nombre de lampes à alimenter ,1,-passe celui fixé d'avance. Mais cet appareil préseule un inconvénient, c’est que, s’il arrive au consommateur d’allumer par inadvertance simultanément plus do lampes qu’il ne doit, l’interrupteur déclenche, tontes les lampes séteignent, et le courant reste interrompu jusqu’à ce qu’un employé de la compagnie vienne réenclcncher
- l'abot
- i les disposi
- tion du même genre, on e
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- juclqucs-circuit d’alimei de rnanièi
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- ffaiblir l’intensité lumineuse des lampes, ous décrivons breveté par Ralph. J. Patterson, permet •cnablemont le but poursuivi. Il se com-
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- uils ainsi c B, B’. L’.
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- 0 sur l’un des fils a.m mps qi
- •PPai
- l’intensité du courant demandé reste inférieure fixée, d’après laquelle l'appareil a été réglé, traverse la bobine A, l’interrupteur C' corres-•nd à la borne de sortie ,ppel de courant est assez grand pour que l’in-...................la bobine A, si
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- : le lié!
- aile, et l'inter! s de la borne B*à la bobine A' en travers eur C ; la bobine A’ excitée, attire son n c ; le fléau auquel ce dernier est fixé bas : contacts de l’interrupteur C’ se sens
- il c
- •ant d’excitation^ !S8e d’
- on combinée d’un resso x contacts de C s'écarte erse, et fait jaillir eut considérable diminue 1’
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- Zeitschrift fur Eleklrochcmie (t.
- G murs 1902' un article sur ce sujet d'où 1
- . publie dans le . VIII. p. 1
- l Eisleben », de Mansfeld, e en 1872, a produit en 1900, <>65 100 kg de cuivre éleetrol} tique ; les résidus pesaient 9008 kg, avec 4 4O. kg d'argent et 900 gr d'or. La production du cuivre a atteint 1 200 tonnes en 1901.
- L'usine de Altenau, dans le Jlarz, produit 220 tonnes et traite des cuivres brins, de 98,0 à 99 p. 100 deCu provenant de FAn.érnjiic du Spd. '
- produit annuellement 600 tonnes dncuivro éleetrolf-tique et 1 600 tonnes de. cuivre raffiné, Elle possède t i cuves en bois plombé ; 1 eleeiroU Le employé est
- it roo gr SCdCiU par 'litre'. ‘Là 'IdibSioi’aÛJ i d une cuve atteint 0,4 volt, pour une densit. iranl de 80 ampères par mètre carré. Tous le;
- d'argent, 11 est retire ;
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- résidu qui l'enferme encore 75 p. ,100 du cuivre et Sop. IO0 du nickel est traité à nouveau par la les-sive de chlorure cuivrique à la température de 9Î>nC. Il reste, après cette opération, 5o p. 100 du cuivre primitif et 20 p. 100 du nickel ; on élimine le soufre
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- La production totale de cuivre en Allemagne atteignait pendant les dix dernières années de ai joo à 8a ooo tonnes environ.
- Argent. — La « Norddeutsche Affinerio A.-G. » produit annuellement iooooo kg d argent, d’après un procédé non breveté, de E. Wohhvill. Gomme anode on prend l’argent brut qui renferme en moyenne 990 à 99-1 de métaux nobles et une teneur variable de 0, 25 à 10 p. 100 d’or. Cet argent provient pour la plus grande partie de badinage, dans une partie spéciale de cette usine, du plomb renfermant les métaux nobles.
- La fonderie royale de Eriedriehshiiltc (Haute Silésie), travaille les alliages /.inc-argent obtenus d’après le procédé Rcessler-Edelman. L’alliage employé comme anode renferme 6,8 à 11,8 p. 100 d’argent, 6 à 8 de cuivre, 2 à 8 de plomb, o,5 à 1 de nickel et cobalt, o,is5 de fer, o,j d'aluminium et 81,3 à 78,6p. 100 de zinc. J.'électrolyte est du sulfate de /.inc ; la densité de courant à la cathode est de 80 à 90 ampères par mètre carré ; la tension atteint 1,20 à 1,45 volt. L’éponge d'argent ainsi obtenue est débarrassée du cuivre et du zinc par l’acide sulfurique étendu. Le reste, plomb cl argent, est séparé par affinage. Avant le traitement à i’acide, l’éponge renferme très peu de zinc, 3o à 5o p. 100 d’argent, >0 à 3o de cuivre et 10 à is de plomb, le procédé est très coûteux, aussi doit-il être bientôt abandonné. Dans la dernière année la production atteignait 3 867 tonnes de zinc d'une valeur de 464 marks par
- L’ « Allgemeinen Gold-und Silberscheideanstalt », emploie le procédé Dietzel. La « Stadtberger Hutte », de Medermarsberg retire annuellement 5oo kg d’ar-
- gent de son'cuivre ; la Mansfelder Gewerkschaft »,
- <)r et platine. — La « Norddeutsche Aflînerie A.-G. », de Hambourg produit annuellement environ 3 000 kg d’or fin. Le procédé employé est celui breveté de Wohhvill, L’or brut qui constitue 1 anode litre en moyenne, 980 et a connue impuretés le platine et l’argent. Cet or brut provient en plus grande partie des boues de raffinage de l’argent. En dehors des 3 000 kg ci-dessus, de plus grandes quantités d’ot* du Transwaal à 85o/i 000 sont raffinés clectro-lytiquement. Des boues de raffinage de l’or 011 extrait annuellement 1 -i à i5 kg de platine et de palladium et des quantités plus faibles d autres métaux du groupe du platine.
- Nickel. — Le nickel est obtenu éieclrolyliquemeut par « C. Schreiber », à Burbach, et 1’ « Allgemeinen Elektromelullurgischen G. », à Papenburg. Cette dernière travaille les minerais de nickel de la Nouvelle-Calédonie.
- Bismuth. — La « Norddeutsche Affinerie », de Hambourg, raffine éleclrolytiquemcnt du bismuth brut à 98 p. 100 Bi ; le rendement est voisin de 100 p. 100. I.c bismuth raffiné est livré en barres.
- « G. Thron », de Giessen, raffine du bismuth brut de Bolivie. Les anodes en bismuth brut sont entourées de sacs de toile qui recueillent comme boue l’or et le cuivre.
- Etain. — Les usines d’étain de Tostedt, de « Robertson et Bense », travaillent électrolytiquc-ment les résidus d’étain.
- Un grand nombre d'usines effectuent avec succès le désétamage des déchets de fer blanc.
- Zinc. —• L’industrie électrolytique du zinc est encore dans l’enfance, car la séparation du zinc est très difficile et son raffinage complet est impossible si les solutions sont très impures. T.e zinc est en effet plus électroposilif que l'hydrogène et ne peut par conséquent être précipité électrolytiquement qu'en solutions neutres ou faiblement acides, parce
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- que la séparation de l'hydrogène sur le zinc a lieu avec une force électroinotrioc plus élevée que sur la plupart des autres métaux. Si la solution de zinc est seulement peu souillée de métaux plus électronégatifs, ceux-ci précipitent d'abord et on n'a plus une cathode en zinc pur ; mais mélangée d’autres métaux sur lesquels l'hydrogène se décharge plus facilement que sur le zinc. Le plus dangereux de ces métaux est le fer sur lequel l’hydrogène se dégage presque aussi facilement que sur le platine, avec 0,7 volt en moins que pour le zinc. Si la solution renferme beaucoup plus d'ions Zn que d'ions Fe, le zinc se précipite bien d’abord ; ruais dès que le rapport de ces ions atteint une certaine valeur qui èst donnée par le rapport des tensions de dissolution de ccs deux métaux, c’est Je fer qui se sépare. Comme alors l’hydrogène se décharge beaucoup plus facilement sur le fer que sur le zinc, celui-ci sc dissout avec un violent dégagement d’hydrogène et disparait- complètement de la lame de platine. Le phénomène dépend peut-être aussi de ce fait que le zinc se sépare le mieux par les hautes densités de courant ; avec de plus basses densités, il devient spongieux, probablement à cause de la séparation de l’hydrogène.
- On sait que des métaux très différents comme le cuivre et le zinc, ne se séparent simultanément que par les hautes densités do courant ; le métal le plus noble se séparant seul par des densités plus faibles.
- Dans une solution pure renfermant beaucoup d’ions Zn et peu d’ions II, le zinc précipite d’abord: l’hydrogène n’est intéressé que par les très hautes densités. Mais si la solution renferme des ions Fe, ceux-ci se séparent d’abord, et il se sépare de préférence l’hydrogène pour les faibles densités de courant ; ci pour les densités moyennes, on obtient les deux, c’est-à-dire, du zinc spongieux. Mais si la densité de courant est suffisamment haute, les petites particules de fer sont assez rapidement recouvertes de zinc, et sur cette cathode, de nouveau en zinc pur, il se sépare peu d’hydrogène.
- il résulte de cela que le zinc- peut être bien précipité des solutions pures par faible et moyenne densité de courant, et par de très hautes densités de courant, à l’état spongieux. Par contre, pour les solutions impures, comme celles inévitables eu pratique, le dépôt spongieux s’obtient par basse ou très haute* densités de courant ; pour une densilé moyenne rie couvant, le dépôt est bien. L. J.
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- lient 4o voyageurs. Les voitures automotrices, également au nombre de 22, sont éclairées électriquement. Elles sont du type à deux moteurs pouvant, développer chacun une puissance de 3o chevaux. Les coupleurs sont du type série parallèle. Le poids du moteur est de 750 kg et
- • 3 tonnes. Le nombre de trains mis en marche simultanément est actuellement de u3 et deux dynamos suffisent pour assurer le service. Chaque train chargé pèse environ
- Depuis l’ouverture^ du service électrique, en avril 1901,
- Malgré la diminution des tarifs accordée au moment de la niisc en service de la traction électrique, les recettes en 1901 ont augmenté de .jo p. 100 environ par rapport à la période correspondante de 1900.
- Installation de traction électrique des mines de Tiercelet- Bulletin de la Compagnie Thomson-Houston, p. 53g, iâ mars 1902. Electricien, t. XXIII, p. 232,
- dont 1 600 en galerie et 5oo à la surface; le rayon des courbes y desceud à 5 ni, et les rampes atteignent jusqu’à 16 p. 100. Le courant est amené par un fil à Irôlet de 8,25 inm de diamètre placé à 3,5 vn au-dessus du
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- Electricien, t, XXIII, p. 8i-85, 97-102, iao-123, 8, i5 et 22 lévrier 1902. — Description détaillée des diverses parties électriques do la^ voiture (moteur^ combinatcur)
- Influence de la consommation par tonne kilomètre sur le parcours d’une automobile, par Alden. Electricien, t. XXX11I, p. 26a, 26 avril 1902, d’après Electrical World. .— Il est bien évident que plus la consommation
- parcours que peut fournir uue automobile donnée. Mais sans calcul il est difficile de sc faire une idée de la rela-
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- Ces tableaux donnent les moments d inertie des âmes et cornières, des semelles, des cornières isolées el fers divers ; le nombre de sections de rivets nécessaires à l’attache des pièces de sectiou donnée ; le poids, au mètre courant des fers plats, 1ers ronds, fers carrés et cornières : les poids des tètes de boulons et de rivets, leurs dimensions et celles des cornières correspondantes.
- Pratical Calculation of Dynamo -electric Machines (Calcul pratique des machines dynamoélectriques) par A-E. Wiener, n° édition (Collection de l'Electrical World and Engineer) ; prix i3 fr.
- Cet intéressant traité de la construction des machines dynamo-électriques se rapporte uniquement aux machines
- 1897 a eu un grand succès eu Amérique où les travaux de M. Wiener sur les machines à courant, continu étaient
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- Celte seconde édition a etc considérablement rajeunie eu égard aux machines citées et augmentée de nombreuses données et tableaux.
- L’ouvrage, comprend 8 parties et 3o chapitres.
- dans les dynamos et les différents types principaux de inacMïies, l’auteur^ s'occupe, tout d’abord du calcul de
- dans l’induit et réchauffement.
- Dans la même partie de ce livre sont ensuite étudiés
- Amérique qu'en Europe.
- Un chapitre spécial est consacré au collecteur, aux balais et aux connexions et un autre, au calcul de l’induit au point de vue mécanique.
- M. Wiener s'occupe ensuite du calcul du flux magnétique en développant très longuement le calcul des fuites magnétiques ou mieux du coefficient d’Hopkinson.
- Les formules établies à ce sujet permettent à l’auteur de comparer les différents types des machines eu ce qui concerne la forme spéciale de leur système inducteur.
- 'Nous arrivons avec la quatrième partie à la détermination des dimensions du circuit magnétique inducteur ; puis, avec la cinquième partie, au calcul de la force ina-
- Le calcul des enroulements inducteurs, shunt, série en oompound fait l’objet de la sixième partie.
- La septième partie sc rapporte au calcul du reudement des génératrices et des moteurs, à l’établissement dos séries de dynamos d'un type donné, à divers calculs de machines spéciales, unipolaires, molcurs-généraleurs, etc. et eulîu à la théorie graphique des 'machines ou aux
- La dernière partie comprend les exemples de calcul pratique de machine et de calcul des fuites magnétiques auxquelles l’auteur attache une grande importance.
- Finalement, l’ouvrage de M. Wiener renferme trois appendices donnant : les dimensions d'un grand nombre de machines modernes, de la Westinghouse Cd, de la General Electric Cc, tic la Crocker Wheeler C°, etc. ; des laides relatives aux fils et aux données d’enroulciueiil et
- fonctionnement des machines.
- Ajoutons à cette rapide analyse que le livre contient lad tables de toutes natures avec les dimensions en mesures anglaises et françaises.
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- Calcul des feeders pour réseaux de traction, par A. Sr.Num.. Elektrotechnische Zeitschrift, p. 335, 17 avril iyoa. — Pour le calcul de la section la plus économique
- l'auteur suppose que chaque feeder aboutit à un secteur isole et, ensuite, tient compte de la perte en watts par effet Joule dans le conducteur, laquelle est intimement liteaux variations d'intensité. Ce sectionnement du réseau entraîne des variations d’intensité plus considérables que
- mais précisément la théorie de l'auteur en tient compte ci fait voir l’influence qu’elles peuvent avoir sur la perte par échauffement. Supposons d’abord i constant; désignons par L la longueur du conducteur en mètres ; par s, sa section en millimètres carrés et par c sa conductibi-
- N heures par an, on a pour la perte totale N watts-heure. Soit fie prix de revient du kilowatt-heure, la dérevient de celle-ci est (a -f- bs) L cl si fL représente lé taux
- La dépense totale s'Hève i F = Hï! .-C-, +(£f±M. En écrivant que —— =: o, ou aura la valeur de s qui
- rend F minimum ; cette valeur est s = i
- X constante (1). Nous retrouvons ce résultat connu que, pour la section la plus économique, la densité du cou-
- rant — est une constante indépendante de la longueur du
- conducteur. [On trouvera la signification de a et b dans l'article de Lco Colin, Eclairage Electrique, p. cxxxn, 7 juin 190a]. Affranchissons-nous maintenant do 1 hypothèse i constant. IVous nous ramènerons au cas précédent en prenant pour valeur constante de l’intensité celle qui produirait le même effet Joule que le courant variable. On sait que cette valeur est \/(ï2)m donnée par
- la relation (i2)m —
- soit iml’intensité moyeune
- en substituant dans les formules précédentes, on obtient :
- F, = (y 6- -HL. JH. („) el, =:wy/^j. (3)-
- Jj’auteur expose ensuite la marche qu’il a suivie pour évaluer 9. Il s’est servi d’un réseau de foo m de Jon-
- ics cinq secondes pendant une heure, soit 720 observations. Il en a déduit im — ir 2,5 ara pères et\/
- = ii7,B ampères ; d’où 9 = = i,aa5 et O2 = 1,5,
- c'csl-à-dire que les pertes par effet Joule résultant des variations de l’intensité sont 5o p. 100 plus grandes que si on les calcule en se servant de im. Calculons maintenant la section la plus avantageuse en supposant que le travaillé: 5 5ooheures dans l’année ; on a s üx imX 1,22a X
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- < LXVI1I
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- n^cccelle^tension el à^coiisklériir séparéinent l'effet île
- sauce utile, etc. I/auteur donne plusieurs exemples. Il l i'availlant à l'extrémité d’une ligne à l’autre bout do
- la valeur do cette excitation supplémentaire. P. L.
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- Suspension des moteurs de tramways et relâchement des engrenages, par Frank Berry, — American Electricien, t. XIV, p. mai 1902. ~ mod^ de suspen-
- plus dures produites par la marche: do plus, le moteur pierres qui peuvent se trouver sur la voie.^11 arrive sou-
- inontl qui abrègent la durée des engrenages. Pour éviter cet inconvénient, l’auteur recommande de visiter souvent
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- B. Alfred Raworvh. — Traction and Transmission, t. IY,
- mple la Xorlh Western Railway Company, que l’adop-1 de la traction électrique sur les chemins de fer, avec
- ont-ils tous pour objet do 'réduire les frais de premier établissement et d'exploitation. T,'auteur les passe en revue. MM.Brown-Bo'ori emploient les courants triphasés sans transformation. Sur la ligne de Yalteline, eu Italie, ils ont adopté la tension de 3 ooo volts. Les rails servent ail retour du courant. On met deux moteurs triphasés en série pendant la période d'accélération. M. Huber, de la
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- Suc la locomotive, un moteur synchrone actionne une génératrice à courant continu et une excitatrice. Lu modifiant l'excitation de la génératrice, on fait varier la vitesse des moteurs de traction qu'elle alimente. MM. Swinburne et Cooper conseillent de revenir à la dislion eu série à haute tension, déjà expérimentée sur jucs courtes lignes américaines, mais ils ne font lleurer les détails do ce système. L’autenr remarque icune des méthodes préconisées ne fournit de nou-moyeii de prise de courant; or aucun des procédés aujourd’hui employés ne peut s'appliquer à une grande
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- flamron directe. Ce procédé exige* uu matériel coûteux et nécessite une grande dépense de combustible par rapport à la quantité de charbon utilisée; de plus, la difi'i-eulüi de réglage de la température ne permet pas d'nh-tenir des électrodes homogènes, présentant à l’usage des dilatations et des contractions régulières. T.c procédé de M. Peyrard évite ccs inconvénients; l’électrode est cuite grâce à l’élévation de température produite dans sa niasse par la résistance qu’elle offre au passage d’un
- La matière à cuire est comprimée dans un moule cylindrique en chaux et sable dont chaque extrémité est fermée par un tampon de matière cuite recevant le courant. Au début, la matière pâteuse n’est pas très conductrice de l’électricité et il est nécessaire, pour amorcer le passage entre deux tampons, de les réunir par une baguette de charbon noyée dans la masse. T.c courant s’établissant ainsi d’abord sous faible voltage, la température de la masse s’élève, celle-ci s’échauffe graduellement, devient meilleure conductrice et l'opération s’achève sous un voltage plus élevé jusqu’à parfaite cuisson. Ce procédé présente les avantages suivants : i'-> au moyen des appareils ordinaires de mesures électriques, il est aisé de régler la température de cuisson. 2* la température est uniforme dans toute la masse. > les perles de chaleur par rayonnement sont'évitées au moyen d’enveloppes non conductrices de la chaleur. 40 l'utilisation rationnelle de la chaleur procure une économie considérable sur les prix de revient de la fabrication.
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- •mé à courant continu Frank Lewis. Londres!, L. L, p. 751-733. 20 mai i à arc enfermé, à courant continu, e lumière pour une quantité donnée
- d’énergie absorbée que les lampes à l'air libre, mai " ivanlage d'iuie plus longue duree. De plus.
- ploie les lampes ..........
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- 2 plus d’un incom
- et réglés par u tré que les charbons des deu: la même rapidité et que le f< était 1res bon. Un grand a supprimer la bobine en déri que, qui serait nécessaire si
- lient. L’auteur a établi u mne sur une tension de •
- e l’intensité du courant et de l’angle t décalage des courants alternatifs, par Karl Houagk, Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII. p. 365, a4 avril 1902. — M. Karl Hobage indique un mode de montage spécial de l'électromètre. Chacun des quadrants de lu première paire est mis en relation avec l’une des extrémités d’une résistance, pouvant avoir delà self-induction qui est intercalée dans le circuit principal. Entre l’aiguille et l’autre paire de quadrants règne une différence de potentiel alternative dont on peut faire varier la grau-leur et la différence de phase avec celle du circuit prin-ipal. Lotte différence de potentiel est obtenue au moyen l’un petit induit tournant entre deux pôles, et commandé mil directement parle moteur actionnant la génératrice, mil par un moteur synchrone. On fait varier la diffé-•ence de phase, soit en déplaçant les pôles, soit en déplaçant l’induit par rapport à ceux-ci. F. L.
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- BIBLIOGRAPHIE
- analyse bibliographiqi
- des ouvrages dont deux <
- envoyés à la Rédaction.
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- . (Planches de construction de machines dynamo-électriques) par le professeur E. Arnold, directeur de l’Institut Electrotechnique de Karlsruhe. F. Enke,
- Les planches de construction du professeur Arnold, que nous présentons^ à nouveau à no^ lecteurs, ont eu
- des électriciens et plus particulièrement dans celui des constructeurs.
- La partie relative aux machines à courant continu en alternatifs, à sa deuxième édition. Ce sont deux nouvelles
- Enke de Stuttgart. P
- Les deux portefeuilles du professeur Arnold ont siihi
- de 60, ont été presque complètement renouvelées ; il ne subsiste, en effet, que a5 planches parmi celles des précédentes éditions et seulement 5 machines sur les a8; mais
- Pour les courants alternatifs, la transformation est encore plus complète; 12 planches anciennes figurent seulement dans la nouvelle édition et 24 des machines sur
- La première partie comprend, réparties dans 3i planches, 41 machines de^3,o à 1 000 kilowatts et la seconde,
- rotatifs ou commutatrices, i3 moteurs asynchrones et 8 transformateurs statiques.
- Le professeur Arnold a joint cette fois à ses planches
- principales données et constantes des dynamos ainsi que
- En résumé, le nouveau porteFeuille de machines du professeur Arnold présente un très grand intérêt pour les constructeurs et est appelé u un succès non moins
- q C.-E. G.
- Gollected Physical Papers of Henry A. Row-land. Lin vol. de 600 à 700 pages, édite par la John s Hopkins Univorsity, Baltimore, Maryland, Etats-Unis. Prix, pour les souscripteurs, 26 francs. L’Université John Hopkins, dont II. A. Uowland a été l’une des gloires et où il a professé pendant vingt-cinq
- travaux de Rowland sur la physique Ain ^ comité dirigé
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