L'éclairage électrique
-
-
- p.n.n. - vue 1/746
-
-
-
- r r ^ -
- L’Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- D E
- L’ÉNERGIE
- p.1 - vue 2/746
-
-
-
- \
- >
- „<•*; •-
- K:.
- >’
- • '?
- ./A
- .i
- V
- 'V V.'
- •- ; '
- V
- - f
- p.2 - vue 3/746
-
-
-
- H
- c
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL * A. CORNU
- PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE, PROFESSEUR A l’ÉCOLE POLYTECHNIQUE, MEMBRE DE l’iNSTITUT. MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- G. LIPPIYIANN
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- D. IYIONNIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES.
- H. POINCARE
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. POTIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE DES MINES, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. WITZ
- INGÉNIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES,
- PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE LILLE.
- J. BLONDIN
- AGRÉGÉ DE L’UNIVERSITÉ PROFESSEUR AU COLLÈGE ROLLIN.
- TOME XXXII
- 3e TRIMESTRE 1902
- PARIS
- C. NAUD, ÉDITEUR
- 3, RUE RACINE, 3
- Page de titre 3 - vue 4/746
-
-
-
- p.4 - vue 5/746
-
-
-
- Tome XXXII. Samedi 5 Juillet 1902. 9° Année. — N° 27.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut.— G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LA POMPE EXPRESS RIEDLER
- L’apparition signalée ici môme, en son temps (x), de la pompe système Riedler, qualifiée d’une manière très juste et très imagée par les Américains « Pompe Express », a coïncidé avec le besoin caractéristique à notre époque de machines rapides peu encombrantes et peu coûteuses. Tandis que la vitesse des machines à vapeur était accrue, qu’on perfectionnait de nombreux modèles de moteurs rapides, moteurs à gaz, moteurs à pétrole, etc., les pompes à piston étaient restées des machines lentes tournant à environ 70 tours à la minute, avec des vitesses linéaires de piston inférieures à un mètre. Il en est résulté que, pendant de longues années, les moteurs rapides restaient sans emploi pratique pour la commande des pompes dans un grand nombre de cas où ils étaient particulièrement indiqués. C’est ce qui se produisait chaque fois que la place pour les installations était très limitée, comme dans les épuisements d’eau de mine ou dans les installations hydrauliques des villes. En particulier ce manque de pompes rapides arrêtait, dans ces divers cas, l’extension de l’emploi si rationnel et si avantageux des électro-moteurs à vitesse normale.
- Les perfectionnements, si remarquables soient-ils, effectués dans la construction des pompes rotatives ou centrifuges, n’ont pas résolu suffisamment la difficulté, car la puissance de refoulement de ces dernières est trop limitée et leur rendement encore insuffisant.
- Le problème de l’augmentation de vitesse des pompes à mouvement alternatif en vue de l’accouplement direct avec les moteurs rapides s’est donc posé de lui-même ; mais sa solution a donné lieu à de laborieuses recherches.
- P) VEclairage Electrique, t. XXV, p. 71, i3 octobre 1900.
- p.5 - vue 6/746
-
-
-
- 6
- T. XXXII. — N° 27.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Il est intéressant de voir, au moins succinctement, par cpielles phases est passée la question avant de trouver une solution toute nouvelle avec la pompe express Riedler.
- L’écart de vitesse entre les pompes et les moteurs était si considérable que l’on n’a pu songer tout d’abord qu’à mieux agencer les transmissions, qu’à simplifier les multiples trains d’eng’renages, lourds, encombrants et d’un très mauvais rendement, employés jusque-là.
- Fig, i. — Ensemble d’une pompe express Riedler.
- On essaya ensuite de tourner la difficulté en conservant à peu près les vitesses usuelles des pompes et en créant des moteurs électriques tournant à ces vitesses. Sans doute, il est toujours possible de construire de semblables moteurs, mais c’est une solution très onéreuse pour les faibles puissances et le rendement est inférieur à celui des moteurs normaux. Pour les installations moyennes, tout au moins, cette solution n’est pas à retenir.
- En fait, le résultat, dans un cas comme dans l’autre, ne pouvait être que déplorable au point de vue économique. Employait-on un électro-moteur à vitesse ralentie, son prix augmentait très sensiblement ; installait-on des engrenages, on consommait en pure perte dans les cas les moins défavorables i5 à 20 p. 100 de la puissance, et comme l’encombrement et le poids de l’ensemble augmentaient, le prix des bâtiments et des fondations faisait dépasser très notablement le coût de l’installation avec moteur ralenti.
- Ces tâtonnements n’ont pas été absolument inutiles au point de vue de l’art de la construction des pompes ; ils ont conduit à des perfectionnements indiscutables. Au moyen de
- p.6 - vue 7/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 7
- soupapes à fermeture forcée, commandées comme des tiroirs de machine à vapeur, on a pu atteindre des vitesses de 8o et ioo tours par minute. Ces pompes, dites à soupapes com-
- Fig. 2. — Pompe à soupapes commandées.
- mandées, sont assez nombreuses et ont constitué, lors de leur apparition, un très grand progrès.
- Parmi les machines de ce genre, installées depuis une quinzaine d’années, on peut citer
- Coupes diverses de
- Fig. 3.
- notamment une série de pompes employées dans les mines de l’Afrique du Sud (mines de Johannesburg, de Beers, etc.), débitant environ i 5oo litres sous 5oo m de pression à une vitesse de 90 tours.
- p.7 - vue 8/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 27.
- Les figures 2, 3, 4 et 5 montrent l’aspect et l’installation d’une de ces pompes qui rappellent beaucoup la machine à vapeur Corliss.
- Malheureusement, la complication de la commande des soupapes et leur difficulté d’accès diminuaient, dans une mesure très sensible, la valeur du résultat obtenu.
- La solution du problème a fait un pas décisif avec la nouvelle pompe du professeur Riedler.
- La pompe express Riedler est une pompe à piston plongeur dont la manivelle tourne normalement à une vitesse de ido à 25o tours, et qui peut, par suite, s’accoupler directement avec les électro-moteurs ou les machines à vapeur à grande vitesse. De cette grande vitesse, propriété fondamentale de la pompe Riedler, résulte un poids et un encombrement réduits au minimum et, comme conséquence, une diminution des frais d’installation de toute nature.
- On peut, par quelques chiffres, se rendre compte du progrès réalisé au point de vue de
- l’encombrement : pour un débit de 1 200 litres à la minute, une pompe ordinaire, tournant à 60 tours, aurait un piston de 0,26 m avec une course de o,4o m : en général, on serait amené à employer une pompe double. Une pompe Riedler à un seul corps, tournant à 200 tours, aurait, pour un même débit, un piston de 0,18 m et une course de 0,20 m.
- Les premiers essais furent entrepris en 1898, sur l’initia tive des grandes compagnies minières allemandes, la Compagnie des salines Ducales de Léopoldshall, la Société de Mansfeld et la Société minière d’Eschweiler, et aboutirent, de la façon la plus heureuse, à la création du type actuel. Ces essais, poursuivis pendant près d’un an, d’une manière tout à fait systématique, ont d’abord été exécutés dans le laboratoire de l’École technique supérieure de Berlin, puis sur des pompes installées aux lieux d’utilisation, dans les conditions mêmes de la pratique.
- Ils avaient pour but d’établir :
- i° Comment se comportent les masses d’eau, les soupapes des pompes et le mécanisme de commande, soit à la vitesse normale, soit à vitesse accélérée et sous des hauteurs d’aspiration variables.
- 20 Comment se comportent, dans les mêmes circonstances, les garnitures des pistons et des soupapes ainsi que les différents dispositifs accessoires des pompes.
- Les rapports présentés à la suite de cette série d’épreuves sont très documentés. Leur analyse sortirait du cadre de cet article ; mais, on doit remarquer que toutes les dispositions auxquelles on s’est arrêté aujourd’hui, et sur lesquelles nous insistons d’autre part, sont le résultat de la critique attentive des indications fournies par ces expériences, les unes 11’étant que le perfectionnement de ce qui avait été primitivement adopté, les autres suggérées par les remarques faites au cours des essais.
- Toutefois nous extraierons de ces rapports quelques considérations relatives à l’élasticité de marche des pompes Riedler.
- Les pompes, devant marcher normalement à 200 tours, ont été poussées jusqu’à 35o tours sans qu’il en soit résulté de perturbations ni de diminution sensible du rendement volumétrique.
- Fig. 5.
- p.8 - vue 9/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 9
- On s’est particulièrement préoccupé clu démarrage à pleine charge, et de nombreux essais, toujours suivis d’un plein succès, ont été effectués à ce sujet.
- D’autre part, au cours des épreuves, un mécanicien inexpérimenté fit démarrer la pompe à pleine vitesse sous pleine charge, et, malgré cela, elle continua à fonctionner normalement, car aucun dérangement appréciable ne s’était produit. Sans doute ce procédé n’est pas à adopter en service courant, mais on peut conclure de cet incident en faveur de la bonne organisation de la machine.
- Nous allons exposer comment ont pu être réalisées ces vitesses qui sont le triple des vitesses ordinaires, et indiquer les caractères les plus saillants des pompes Riedler.
- y' f
- Fig. 6. — Pompe express Riedler. Coupe longitudinale.
- Les figures 6 et 7 montrent l’ensemble d’une pompe express Riedler d’exhaure, capable d’élever 600 litres sous 200 mètres de pression avec une vitesse de 2do tours.
- Le dispositif (brevets Riedler) (l) le plus essentiel est destiné à assurer un fonctionnement régulier de l'aspiration.
- A grande vitesse, en effet, on pouvait craindre un remplissage incomplet du corps de pompe à chaque course, ce qui aurait pu amener un désamorçage partiel ou, tout au moins, une diminution sensible du rendement volumétrique. Déplus, il était nécessaire d’assurer d’une façon absolument sûre, la fermeture en temps utile, de la soupape d’aspiration.
- Dans ce but, la chambre à air d’aspiration est disposée au-dessus du niveau de la soupape et un vide partiel y est obtenu au moyen d’une pompe qui sert, en meme temps, à comprimer de l’air dans la chambre de refoulement. L’eau s’y maintient constamment à une hauteur déterminée, qui dépend, du degré du vide et de la hauteur d’aspiration. La pompe fonctionne toujours en quelque sorte sous une charge artificielle. Le corps de pompe se (*)
- (*) Brevets français, nù 273 391 et n° 288 a44-
- p.9 - vue 10/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 27.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- remplit à la fois par en bas au moyen cle l’eau affluant du tuyau d’aspiration et par en haut au moyen de celle qui est contenue dans la chambre et s’écoule par son propre poids. Il se passe là quelque chose d’analogue au débit de l’eau dans une canalisation hydraulique comprenant des pompes et des accumulateurs ou dans une installation électrique avec dynamos et accumulateurs. Dans les deux cas, les accumulateurs suppléent à un moment donné à l’insuffisance du débit de la génératrice ou absorbent son excès de puissance. Ici l’accu-mulateur, c’est la chambre d’aspiration,
- La soupape d’aspiration est constituée par uîî anneau métallique à axe horizontal, guidé dans son siège par des nervures. Au début de la course d’aspiration elle s’ouvre librement à l’afflux de l’eau ; vers la fin la fermeture est amorcée par la tête du piston qui applique la soupape sur son siège. La figure 9 ci-après représente cette soupape.
- La soupape de refoulement est automatique ; elle se compose d’un ou plusieurs anneaux
- Fig. 7. — Pompe express Riedler. Vue en plan.
- métalliques dont le mouvement est guidé par des nervures, tout comme la soupape d’aspiration.
- La vitesse des différents types de pompes varie entre x5o et 25o tours à la minute suivant le débit, la hauteur d’aspiration et la pression de refoulement. Elle va de 1 5o à 200 tours pour des débits de 3 ni* par minute, jusqu’à 230 pour des débits de o,5oo m3 et au-dessous. Pour de très petits débits on peut encore l’augmenter. Lorsque la hauteur d’aspiration est nulle ou que la pompe fonctionne en charge réelle à l’aspiration, la vitesse peut être portée au maximum. Si cette hauteur augmente, il faut diminuer la vitesse. Enfin, à égalité de débit, les grandes vitesses correspondent aux grandes pressions et inversement.
- La course du piston est prise de 100 mm à 35o mm suivant la grandeur du débit.
- La suppression des trains d’engrenages a permis de faciliter l’accès des soupapes. Leur visite et leur remplacement peuvent se faire en 20 ou 3o minutes et comme elles sont très légères cette opération n’exige aucune manœuvre pénible même pour les pompes les plus puissantes.
- Les figures 8 et 9 font ressortir la différence entre la soupape d’aspiration d’une grande pompe du service hydraulique de la ville de Hambourg et celle d’une pompe Riedler équivalente.
- La rusticité de ces soupapes est remarquable ; dans bien des cas, elles ont fonctionné avec des eaux boueuses sans subir le moindre dérangement.
- p.10 - vue 11/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i r
- La vitesse de ces pompes correspond, pour le piston, à une vitesse linéaire moyenne de i,5o m : s. Cette vitesse peut paraître considérable ; mais elle est sans inconvénient vu la faiblesse des masses (piston, bielle, eau, etc.) soumises au mouvement alternatif. Par voie de conséquence on a été conduit à n’utiliser que des pompes à simple effet pour des débits allant jusqu’à 2 m3 à la minute. La force vive du piston est en effet trop faible pour qu’il soit nécessaire de régulariser les efforts dans les deux sens.
- La construction de la pompe en est simplifiée d’autant.
- Le graissage est mécanique et s’obtient au moyen d’un vérin graisseur. Le presse-étoupe du piston est rafraîchi par l’eau affluant à l’aspiration. La fatigue des organes est d’ailleurs très faible, car la surface de friction du piston est réduite environ à 1/80 et son poids à 1/200 de ce qu’ils sont dans les pompes ordinaires. De plus la course étant très petite, les parties graissées ne viennent pas en contact avec le liquide.
- Les rendements de la pompe express Riedler sont très remarquables. Le rendement en volume atteint normalement 90 p. 100. D’après les expériences de l’inventeur, la grande vitesse facilite l’étanchéité, l’eau n’ayant pas le temps de franchir les garnitures ou de revenir en arrière des soupapes. En fait le rendement en volume augmente avec la vitesse.
- Le rendement mécanique atteint normalement 80 p.
- 100 et dans le cas de pompes de compression pour distribution de force hydraulique, par exemple pour des pompes d’accumulateurs travaillant de 5o à 3oo kg, le rendement s’élève à 80 p. 100.
- Pour les pompes actionnées par les machines à vapeur, on a constaté (en particulier au puits Nothberg à Eschweiler) une consommation de 6,700 kg par cheval-heure mesuré en eau élevée. Les meilleures pompes souterraines de mine existant jusqu’à ce jour demandaient de 10 à 11 kg. Il y a enfin lieu de constater que la marche de ces pompes est absolument silencieuse, indice certain d’un bon fonctionnement.
- Noqs avons dit, au début, que l’encombrement de la pompe Riedler était très réduit. Le résultat obtenu à cet égard est remarquable et il n’est pas sans intérêt de le faire ressortir
- par quelques exemples.
- Les figures 10 et 11 montrent une pompe double actionnée électriquement avec commande par courroie sur le volant et train d’engrenages, et, en regard, la pompe Riedler équivalente.
- L’encombrement de la pompe Riedler (fig. 11) à un seul piston, est le 1/4 de celui de la pompe double. De plus, le nombre des paliers passe de 7 à 2, la pompe express utilisant les deux paliers de l’électro-moteur.
- Si on comparait une pompe triple à double train d’engrenages et une pompe express équivalente, le nombre des paliers passerait de 9 à i1 et l’on pourrait remarquer combien l’accès de toutes les parties libérées d’engrenages a été facilité.
- Ces exemples peuvent se répéter à l’infini avec tous les genres de commandes par machines rapides. A ce point de vue, la pompe Riedler présente un avantage incontestable en ce qui concerne les épuisements d’eau de mine ou les services d’eau die s villes, les ins-
- I'ig. 9. — Soupape de la pompe Riedler équivalente. Echelle: i/ao.
- Fig. 8. — Ancienne soupape de machine de Hambourg. — Echelle : 1/20.
- p.11 - vue 12/746
-
-
-
- I 2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 27.
- tallations électriques généralement existantes pour la lumière ou la transmission de la force rendant l’emploi des électro-moteurs tout indiqué. Le professeur lliedler a fait établir, d’après les principes posés au cours de cet article, des modèles de pompes à haute pression des plus intéressants. Les installations industrielles, employant l’eau sous pression avec des accumulateurs, sont nombreuses. Dans ces pompes à petit débit, on atteint normalement une vitesse de 200 tours, et ries qualités de la pompe express, tant au point de vue de l’encombrement que de la facilité de commande par les électromoteurs y sont poussées au plus haut degré.
- La réduction des dimensions des pompes permet de les placer sans difficulté à un
- ^ZV//////7//7////z.
- Wm///////////77.
- Fig. 10. — Pompe double actionnée par courroie et engrenages. Fig. n. — Pompe express Riedler équivalente.
- Echelle: i/35. Echelle; i/35.
- niveau tel que la hauteur d’aspiration soit le plus faible possible, condition favorable au fonctionnement de toute pompe. Enfin, la surveillance de l’ensemble est singulièrement facilitée par le rapprochement du moteur et des pompes, que, faute de place, on était souvent obligé de placer à des niveaux différents.
- La figure 1 donne une idée saisissante de la facilité d’agencement des pompes express ; elle montre deux pompes accouplées débitant, ensemble, 1000 ni3 à l’heure, logées avec leur moteur dans un puits de 6,5o m de diamètre et présentant, dans ces conditions, les plus grandes facilités d’accès.
- L’écueil à éviter dans les pompes à haute pression réside dans les coups de bélier. On y a remédié en partie, jusqu’à présent, en augmentant le nombre des coups de piston et en multipliant les corps de pompes pour diminuer le volume des cylindrées. La pompe Riedler a permis d’obtenir ce résultat d’une façon plus simple. Aux pompes triples, elle permet de substituer une pompe à un seul corps de volume comparable à celui d’un des cylindres de la pompe triple puisque sa vitesse est sensiblement le triple de celle des modèles courants. Elle découpe, dans la masse liquide à transporter du niveau inférieur au niveau supérieur, de véritables disques d’eayi dont le volume et le poids sont assez réduits pour que les chocs en retour accidentels soient insignifiants.
- En résumé, suivant les termes memes de son inventeur, la pompe Riedler « se rapproche de l’idéal qui est d’obtenir l’élévation de l’eau en opposant simplement un obstacle
- p.12 - vue 13/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- i3
- au mouvement de retour de la colonne déjà élevée, tout en permettant à la masse d’eau aspirée d’effectuer une poussée sur cette colonne. »
- J. Reyval.
- LES RÉGENTES EXPÉRIENCES DE TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Loin de rester stationnaire et de se contenter d’exploiter les progrès réalisés, la télégraphie sans fil semble vouloir accroître tous les jours son domaine. — Hier encore elle traversait les simples bras de mer et se contentait de relier les rives des larges estuaires [Expériences de Penarht\ de permettre les échanges de signaux à travers les détroits [Expériences de la Manche], d’assurer une communication constante entre les diverses unités d’une même flotte [Expériences de M. TissotJ ; aujourd’hui, les visées de la nouvelle télégraphie semblent de plus haut vol. — Ce sont maintenant des distances de plusieurs centaines de kilomètres dont elle se joue, et, s’il faut en croire la rumeur plus ou moins véridique des quotidiens à réclame, les nouvelles ondes, enfin suffisamment bien concentrées, seraient prêtes, grâce à M. Marconi, à traverser l’Atlantique, et les excitateurs de cet inventeur seraient enfin capables d’influencer des cohéreurs distants de près de 5 ooo km.
- Peut-être ce résultat est-il encore bien prématuré ; sans doute les signaux reçus à Terre-Neuve ont une toute autre origine que l’excitateur du cap Lizard.
- S’il est très problématiqué que le jeune inventeur italien soit arrivé à un aussi prodigieux résultat, il est avéré et certain que M. Marconi a pu assurer, à grand renfort d’énergie, il est vrai, la communication entre la Corse et la France, et il semble ainsi avoir presque pris sa revanche de la prophétie, trop légèrement faite par lui au cours d’une conférence à Londres (T d’après laquelle le siècle dernier ne devait pas s’éteindre avant que la télégraphie sans fil soit aussi employée que la télégraphie électrique ordinaire.
- Il est curieux de constater que, dans ce domaine des applications pratiques des ondes électriques : la télégraphie sans fil, presque tous les inventeurs envisagent leurs résultats en cédant plutôt au compréhensible enthousiasme qui suit leurs succès, qu’en se rendant un compte exact des progrès obtenus. Quelques-uns mêmes, tel que M. Guarini-Foresio, vont fort loin dans cette voie. D’autres expérimentateurs plus circonspects, mais aussi plus avisés, considèrent avec modestie les résultats acquis et essaient d’en tirer tout le parti utile. C’est ainsi qu’expérimentent M. Tissot, M. Ferrié; ils laissent leurs émules s’acharner à la solution de problèmes peut-être insolubles, dont la solution, en tous les cas, semble actuellement des plus hasardeuses, étant donné le manque de connaissances exactes concernant les conditions mêmes du problème.
- Ces savants préfèrent, avec raison, utiliser leur ingéniosité d’une manière plus utile, en défrayant d’abord systématiquement et complètement le terrain acquis. — N’est-ce pas là la vraie façon de procéder pour trouver, si elle est possible, la solution des problèmes qui se posent ?
- Que l’on sache d’abord ce qu’est un cohéreur, quelle est sa valeur pratique au point de vue télégraphique ; en quoi et pourquoi un cohéreur donné est excellent pour des communications à une distance déterminée et devient défectueux et même sans valeur pour des
- P) VÉclairage Électrique, t. XXIII, p. 98, 21 avril 1900.
- p.13 - vue 14/746
-
-
-
- T. XXXII. - N° 27.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- distances plus grandes ou même notablement moindres ; — Que l’on ait étudié systématiquement et comparativement les valeurs pratiques réelles des divers dispositifs de transmission, l’influence que produisent des capacités ou des bobines de self-induction, disposées en tel ou tel point des circuits ; — Qu’on ait enfin cherché à mettre en nombre, s’il se peut, les résultats si divers, obtenus au moyen des meilleurs dispositifs aujourd’hui connus et utilisés, et l’on aura ainsi certainement préparé, d’une manière plus sûre et plus efficace, la solution des problèmes complexes que pose la télégraphie sans fil qu’en se laissant guider par la seule inspiration.
- Il nous a semblé que la comparaison des plus récentes expériences de M. Marconi et des très importants résultats que le si avisé chercheur qu’est M. Tissot vient de tirer de ses études méthodiques est des plus aptes à montrer la supériorité de la méthode suivie par M. Tissot sur les procédés de recherche employés par M. Marconi. — Cette étude comparative nous permettra de dresser le bilan de la télégraphie sans fil et, peut-être, de préciser l’état actuel des questions qui se posent dans cette branche des applications des ondes hertziennes.
- Nous décrirons d’abord les dispositifs employés en Corse par M. Marconi, nous indiquerons ensuite quelques dispositifs préconisés par M. Guarini-Foresio et les résultats des quelques expériences de cet inventeur. Nous tracerons enfin le plan des recherches effectuées par M. Tissot et les principaux résultats d’importance capitale obtenus par ce savant, et nous décrirons les dispositifs très pratiques, utilisés par M. Ferrié au dépôt central de la télégraphie militaire, ainsi que les intéressants résultats obtenus par cet officier.
- Expériences de M. Marconi. — Comme résultats de ses récentes expériences, M. Marconi est parvenu à communiquer entre la France et la Corse (de Biot à Calvi, distance franchie : 17a km), entre la Sardaigne et l’Italie (distance franchie : a5o km environ), enfin entre l’île de Wight et l’Angleterre (île de Wight au cap Lizard, distance franchie : 290 km). — Au cours de ces dernières expériences, des signaux, émis par le poste du cap Lizard, auraient même été reçus à Terre-Neuve, c’est-à-dire à 5 000 km de l’excitateur qui les émettait. Malgré les nombreuses notes communiquées aux journaux quotidiens par la Wireless C°, notes qui n’avaient évidemment d’autre but que d’attirer l’attention sur les expériences de M. Marconi, aucune confirmation sérieuse et digne de foi n’est venue prouver que les ondes électriques, émises par l’antenne du cap Lizard, avaient effectivement influencé les cohéreurs disposés à Terre-Neuve à l’hôpital de Signal-Hill. — Comme le fait remarquer avec raison M. Ferrié, au cours d’une récente étude sur les progrès récents de la télégraphie sans fil (x), il est curieux que M. Marconi, qui d’ailleurs a toujours fait preuve, dans le choix des dispositifs qu’il a empruntés d’un côté et d’autre aux divers chercheurs, de la plus grande sagacité et du jugement le plus sûr, ait eu la malencontreuse idée d’indiquer comme signal à envoyer d’Angleterre en Amérique la lettre v qui s’émet en signaux conventionnels Morse à l’aide-de trois points.
- En admettant, en effet, qu’on ait effectivement reçu à Terre-Neuve des suites de points, il y a bien des raisons de croire que les appareils étaient influencés par des décharges d’électricité atmosphérique. C’est en effet, presque toujours, par des séries de points que se manifestent, sur les récepteurs de la télégraphie sans fil, les décharges oscillantes provenant des coups de foudre.
- Remarquons en outre qu’il est bien surprenant que les signaux émis par l’antenne du
- P) Ferrié. Sur l’état actuel de la télégraphie sans fil par ondes hertziennes. Société Internationale des Electriciens, bulletin du 3 janvier 1902. L'Éclairage Électrique, t. XXX, p. 102, 18 janvier 1902.
- p.14 - vue 15/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- revue djélectricité
- i 5
- cap Lizard (hauteur : 70 m), n’aient eu aucune influence sur les appareils de M. Tissot, disposés à Ouessant, au Stiff, alors qu’ils influençaient les cohéreurs placés à Terre-Neuve. La distance entre le cap Lizard et Ouessant est de 165 ktn et aucun obstacle, autre que la mer, n’est interposé entre ces deux des. Il faudrait donc admettre que non seulement M. Marconi est arrivé à permettre la perception des ondes à 5 000 km, mais qu’en même temps il a résolu, pour ces distances, la moitié du problème pratique de la syntonisation, à savoir d’empêcher la surprise des transmissions. — Nous avouons 11e pas croire à ce double succès et à un si prodigieux résultat.
- Quoi qu’il en soit, il n’en est pas moins avéré que M. Marconi détient le record de la distance en télégraphie sans fil et que ses expériences de Corse, de Sardaigne et de l’île de Wight sont des plus intéressantes, justement par la grande distance franchie.
- Bien qu’une grande partie des détails relatifs aux expériences entreprises en avril et mai 1901, entre Biot et Calvi, ait été relatée dans ce journal (*), nous en rappellerons certaines dispositions :
- Transmetteur. — Le dispositif transmetteur diffère de ceux précédemment employés par l’usage de deux bobines d’induction B15 B2 (fig. 1), dont les enroulements primaires sont reliés en série, alors que les enroulements secondaires sont associés en quantité. Chaque bobine peut donner des étincelles de 26 cm. Le courant qui traverse les enroulements primaires est emprunté à une batterie d’accumulateurs de 16 éléments et peut atteindre une intensité de 9 ampères.
- Un second perfectionnement, apporté aux anciens dispositifs d’émission, est relatif à la connexion de l’antenne. L’antenne, qui est constituée par 4 conducteurs parallèles formant les arêtes d’un parallélipipède à base carrée (conducteurs distants de 1,00 m l’un de l’autre et réunis en quantité à leurs parties inférieure et supérieure), n’est plus réunie à l’une des boules de l’excitateur. Elle est en communication directe avec la terre par l’intermédiaire de l’enroulement secondaire d’un transformateur S. — L’antenne du poste de Biot mesurait 52 m, celle du poste de Calvi, 55 m.
- L’excitateur est constitué par un condensateur formé de bouteilles de Leyde en nombre variable. — Chaque bouteille a 10 cm de diamètre, 20 cm de hauteur et 0,2 cm d’épaisseur.
- Les feuilles d’élain qui tapissent l’intérieur et l’extérieur des bouteilles atteignent 12 cm de la hauteur. Les bouteilles sont associées en quantité : les armatures intérieures reliées entre elles au moyen de chaînes et de boules à la manière des batteries de jarres, les armatures extérieures placées sur une plaque métallique très soigneusement isolée. — Les deux armatures du condensateur Cx ainsi formé sont reliées aux deux boules de l’explo-seur, qui sont distantes de 0,6 cm. L’un des fils de connexion comprend le primaire du transformateur S, dont le secondaire est relié d’une part à l’antenne, d’autre part à la terre.
- Les transformateurs S employés par M. Marconi différaient suivant le nombre de bouteilles constituant le condensateur Cr Ils sont formés de cadres carrés de bois de 3o cm de côté, sur lesquels le fîl primaire et le fil secondaire sont enroulés côte à côte et isolés l’un de l’autre par un ruban de caoutchouc de 2 à 3 mm d’épaisseur. — Les appareils le plus fréquemment associés se composaient d’une batterie de i3 jarres et d’un transformateur dont le primaire présentait un seul tour de fil et le secondaire 6 tours distribués trois d’un côté, trois de l’autre côté de l’enroulement primaire. Les fils primaire et secondaire sont formés d’un gros câble de 7 fils de 0,9 mm de diamètre. Le transformateur ainsi constitué est placé dans une cuve d’huile de lin.
- {l)\L Éclairage Electrique, t. XXYIII, p. 93, 20 juillet 1901.
- p.15 - vue 16/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 27.
- 16 ' L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- En résumé la disposition nouvelle intéressante du poste transmetteur consiste dans la réunion directe de l’antenne à la terre par l’intermédiaire du secondaire du transformateur S. L’antenne ne se trouve plus isolée par l’intervalle explosif de l’oscillateur comme dans le dispositif employé à Wimereux.
- Nous ferons remarquer que cette disposition est empruntée à M. Tesla. Les connexions du transformateur S et du système oscillateur rappellent l’un des premiers dispositifs pour courants de haute fréquence de AL Tesla.
- Self f3
- -------WAWWVV
- Condensateur
- Morse
- Condensai
- .Shuntd
- i-oopcu
- accumulateurs
- CondensaMWdsh^t c
- éléments de paie
- Bobine dinduction tas 9 Bobine d’md V
- 1 élément
- Interrupteur a marteau
- /wwvww\
- Shunt ou
- Con densa te un
- Shunt b
- Tapeur
- Cohéreur
- CondenstNeur K
- Transformateur
- Condensateur ( Bouteilles . deleyde)
- ——^VWVVW» WMA/V------
- waaaamM
- JLjper
- Terre
- Terre
- — Poste transmetteur de M. Marconi.
- Fig. a. — Poste récepteur de M. Marconi.
- Récepteur. — Le dispositif récepteur utilisé par M. Marconi est a peu près le même que celui employé à Wimereux. Même forme et même disposition de cohéreur, de relais, de Morse inscripteur. Notons cependant que la résistance du relais du type Siemens est
- de toooo ohms et sa sensibilité des plus grandes. Un courant de de milliampère suffit à
- l’actionner. — Les shunts disposés sur le trajet des circuits ont été munis de condensateurs; telle condensateur K1 (fîg. 2), placé en dérivation sur les bobines du relais, qui évite une perte de courant durant la cohésion du cohéreur; tel aussi le condensateur Replacé sur l’étincelle du contact du relais, qui évite l’usure de la pile du frappeur ; tel enfin le con-
- (1) Tesla. Electrical Engi/ieer de New York, 1891, 1897. Institut américain des ingénieurs électriciens de Columbia, 1891. Les applications pratiques des ondes électriques, p. 199, par A. Turpain. Paris, C. Naud, 1902.
- p.16 - vue 17/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- densateur K3 placé entre la bobine de self-induction f3 et la terre. Ce dernier condensateur sert d’issue, lors de la transmission, aux oscillations du poste, oscillations qui pourraient, franchissant la self-induction fs, entrer par le fil du Morse à l’intérieur de la boîte métallique qui enferme tout le dispositif récepteur.
- Le jigger employé est semblable à ceux décrits par M. Marconi dans ses brevets anglais nos 19.326 (ier juin 1898), 6982 (ier avril 1899) et 25 186 (19 décembre 1899) (1). Ce jigger est à deux enroulements : le primaire e (fig. 2) relié d’une part à l’antenne, d’autre part à la terre; le secondaire et, e2, constitué de deux parties enroulées dans le même sens que le primaire et séparées par un condensateur K. Les extrémités extérieures des enroulements et e2 sont reliées aux électrodes du cohéreur et les extrémités en relation avec les armatures du condensateur K sont reliées par l’intermédiaire de bobines de self-induction convenables fx f aux bobines du relais. Le circuit formé parle cohéreur c, l’enroulement ei, le condensateur K, l’enroulement e2, est accordé sur le transmetteur correspondant.
- Les expériences entreprises entre Biot et Calvi par M. Marconi n’avaient pas en effet pour unique but de permettre la transmission entre des postes situés à des distances plus que doubles de celles jusqu’alors franchies, mais aussi et surtout de fournir des épreuves pratiques des dispositifs de syntonisation préconisés par jVI. Marconi.
- Remarquons que, de même que le dispositif de syntonisation placé au transmetteur avait été emprunté aux expériences sur les courants de haute fréquence de M. Tesla, de même le dispositif de syntonisation de l’appareil récepteur, le jigger employé à Biot et à Calvi rappelle certains dispositifs de production de courants de haute fréquence réalisés par M. d’Arsonval (2), dispositifs qui eux-mêmes dérivent de ceux de M. Tesla (3).
- Résultats. — Si les expériences de Corse ont été un succès pour M. Marconi au point de vue de la distance franchie, elles ont par contre montré que les dispositifs de syntonisation essayés n’étaient, pas plus que leurs aînés, capables ni de soustraire les postes qui en sont munis à l’influence perturbatrice de postes voisins, ni d’assurer le secret des correspondances échangées qui ont pu effectivement être surprises par des postes ordinaires non accordés avec ceux de Biot ou de Calvi. — En définitive, le problème pratique de la syntonisation tel que nous l’énoncions (4) il y a quelque temps, n’a fait au cours des expériences de Corse aucun progrès.
- Tout au plus peut-on dire que les expériences de double communication entreprises entre Biot et Calvi ont montré que les dispositifs de M. Marconi avaient un effet sélectif réel, de telle sorte qu’il a été possible d’accorder un récepteur de manière qu’il ne soit pas impressionné par des ondes de longueurs très différentes de celles pour lesquelles l’accord avait été effectué.
- Le transmetteur envoyant des ondes de longueur \ (ondes de 3oo m), le récepteur p accordé pour ces ondes recevait très bien alors que le récepteur p' accordé pour des ondes de longueur // (ondes- de 70 m) n’enregistrait aucun signal. — Inversement, si la transmission était faite à l’aide d’ondes de longueur // (70 m), c’est le récepteur p' qui se trouvait impressionné alors que le récepteur 0 n’enregistrait aucun signal.
- Mais, lorsque les deux récepteurs p et pf étaient reliés simultanément à l’antenne au lieu
- U) Lés applications pratiques des ondes électriques, p. 331, 336 et 337.
- (2) D’Arsonval. Comptes rendus de l’Academie des Sciences, t. CXXIII, p. 18; 1896.— L’Eclairage Electrique,
- t. VIII, p. i83. ,
- (3) Tesla, loc. cit. Voir également : Les applications pratiques des ondes électriques, p. 198.
- (4) Les applications pratiques, etc., p. 285.
- ****
- p.17 - vue 18/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 27.
- de l’être successivement, il devenait déjà bien plus difficile d’obtenir une réception unique. — Il fut d’ailleurs impossible de réaliser la double communication simultanée ; alors que l'un des deux récepteurs enregistrait un seul des messages, le second récepteur n’en enregistrait aucun ou les enregistrait tous les deux. Et cela malgré la très grande différence de longueur entre les ondes supposées produites aux transmetteurs (). = 3oo m et)/= 70 m).
- En ce qui concerne la possibilité de surprendre ou de troubler les transmissions, elle a été amplement démontrée par le fait que la station de Biot a enregistré à plusieurs reprises des télégrammes émis soit par des navires français, soit par des navires italiens croisant au large dans les parages du poste. — On a pu de même recevoir les messages échangés entre Biot et Calvi en utilisant le paratonnerre du phare de Villefranche comme antenne, et cela alors que le dispositif récepteur était constitué par un simple cohéreur à bas voltage, relié soit à une antenne ne mesurant que 24 m, qu’on reliait ou non à la terre, soit au paratonnerre du phare. Le fil qui reliait l’une des électrodes du cohéreur au paratonnerre devait avoir une longueur de i5 m environ, l’autre électrode du cohéreur demeurant isolée.
- La réception des signaux émis par le poste de Calvi n’a jamais pu être enregistrée au phare de Villefranche (cap Ferrât : distance de Biotau cap Ferrât : 3o km). Seuls, quelques signaux épars ont été parfois reçus. Il est à remarquer relativement à ce fait que l’antenne du poste de Villefranche se trouvait complètement masquée par des rochers. Par contre, tous les messages échangés entre Biot et le yacht « Princesse Alice », sur lequel était disposé un poste Marconi, ont été enregistrés à Villefranche, cela alors même que le yacht était à 80 km du poste de terre. La réception avait lieu sans prise de terre jusqu’à une distance de 4° km, au-dessus de cette distance une prise de terre devenait nécessaire.
- Les dispositifs de Villefranche ne comprenaient aucun transformateur, aucun jigger et et se rédusaient à un simple cohéreur très sensibfe et un relais, en un mot, ces dispositifs réalisaient un des plus simples récepteurs de la télégraphie sans fil.
- Ainsi donc il est démontré par ces divers faits que les appareils de syntonisation de M. Marconi ne constituent pas, à proprement parler, des appareils sélectifs. Ils ne peuvent empêcher ni la surprise, ni le trouble des communications qu’ils assurent. — Le véritable succès des expériences de Corse réside donc dans la grande distance franchie : 17a km. Mais il faut remarquer à ce sujet que l’énergie électrique employée par les transmetteurs est énorme, que d’autre part les antennes avaient chacune plus de 5o m de hauteur et constituaient de ce chef des organes très coûteux et très délicats. — Le courant employé pour alimenter les deux bobines d’induction de 25 cm d’étincelles chacune et dont les primaires étaient associés en série, était emprunté à une source de 32 volts et offrait une intensité de 9 ampères. L’énergie électrique mise en jeu était donc de plus d’un quart de kilowatt (288 watts). Cette énergie représente plus de 70 fois celle utilisée en télégraphie avec conducteurs à l’entretien d’appareils sur une ligne de 17a km. Combien plus encombrants et plus délicats sont en revanche les dispositifs de M. Marconi, et cela pour ne pas offrir une sécurité de communication plus grande, bien au contraire, malgré ce que l’absence de ligne semblerait faire croire à première vue. — Il est à remarquer en ce qui concerne les communications entre la Corse et le littoral, qu’un dispositif de télégraphie sans fil est bien plus susceptible de permettre la surprise ou le trouble des communications qu’un câble sous-marin ordinaire. Alors que la coupure du câble nécessite des opérations très longues et très délicates, l’interception des messages envoyés par ondes électriques ou le trouble de ces messages ne demande que la mise en œuvre des dispositifs les plus simples de la nouvelle télégraphie.
- p.18 - vue 19/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- U)
- Les dispositifs de syntonisation de M. Slaby. — Les dispositifs de syntonisation de M. Marconi sont impuissants à assurer la sécurité des communications de la télégraphie sans fil. D’autres dispositifs de syntonisation seront-ils plus heureux ? Des dispositifs, basés sur des faits soi-disant nouveaux, ont été préconisés par M. Slaby et auraient résolu avec succès la cpiestion.
- Ces dispositifs ont été analysés et présentés en détails dans ce journal par M. J, Reyval au cours de deux articles récents. Le premier de ces articles décrit les dispositifs de M. Slaby (*), le second, ceux de M. Braun (2). Les dispositifs de M. Braun, du moins ceux ayant trait à la syntonisation, n’ont pas été l’objet d’essais. Les seules expériences faites sont des expériences comparatives de distances franchies, qui paraissent être en faveur des dispositifs de M. Braun; toutefois les dernières expériences de M. Marconi semblent dépasser de beaucoup les résultats de M. Braun. — Le professeur de Strasbourg annonce, il est vrai, la solution du problème de la télégraphie sans fil multiplex, et cela d'une manière nouvelle et très parfaite. Comme ses dispositifs, encore inconnus d’ailleurs, n’ont été soumis à aucun essai, que d’autre part, au cours des expériences réalisées on n’a pas cherché à déterminer s’il était ou non possible de troubler ou de surprendre les communications, les expériences de M. Braun n’avancent en rien la question de la syntonisation, — actuellement encore du moins.
- Si l’on en croit l’auteur des articles en question, M. Slaby aurait résolu, du moins dans ses grandes lignes, la question de la syntonisation. D’après M. J. Reyval, on est sur la voie « qui mènera à un agencement d’appareils devant donner le maximum d’effets au double point de vue de la portée et de la sécurité des transmissions ». Nous ne croyons pas que l’on soit encore dans cette voie. M. Reyval, qui a certainement étudié très complètement les dispositifs des deux professeurs allemands, ne nous semble pas aussi bien documenté en ce qui concerne les recherches d’origine française. La littérature des ondes électriques et même celle des applications télégraphiques des ondes hertziennes ne semble pas lui être aussi familière.
- Que l’on me permette, en effet, de faire remarquer que les dispositifs de réception employés par M. Slaby ne sont pas aussi originaux que la lecture de l’étude de M. Reyval semble le faire croire. Bien avant M. Slaby, nous avons fait des recherches de laboratoire que nous croyons avoir menées d’une manière aussi méthodique que celles du professeur allemand. Ges recherches nous ont amené à énoncer les propriétés de ce que nous avons nommé le champ hertzien interfèrent et nous sommes arrivés dans une étude comparative du champ hertzien ordinaire et du champ hertzien interfèrent à énoncer tous les résultats que l’article de M. Reyval attribue à M. Slaby. Nous croyons même avoir indiqué, au cours de notre étude, un plus grand nombre de principes expérimentaux.
- Bien plus, non seulement nous avons fait de ces phénomènes une étude aussi complète que nous le pouvions, mais encore c’est sur les résultats de cette étude que nous avons basé toute une application télégraphique des ondes électriques ; l’application à la télégraphie avec conducteur, et nous avons non seulement indiqué, mais expérimenté les diverses solutions que l’emploi des ondes électriques permet de donner à nombre de problèmes de télégraphie, en particulier à l’intéressant problème de la multicommunication que l’usage des ondes hertziennes permet de résoudre dans sa plus grande généralité.
- (J) L’Eclairage Electrique, t. XXX, p. 12a; 25 janvier 1902. — Voir aussi les deux analyses publiées plus récemment, t. XXXI, p. 4^7 et 459, 21 et 28 juin 1902.
- (2) EEclairage Electrique, t. XXX, p. 167; ior février 1902.
- p.19 - vue 20/746
-
-
-
- 20
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — Nu 27.
- Ces diverses études ont été publiées en fragments en 1898 (x) et réunies et développées dans un volume publié en 1899 (2). Bien que nous ayons des raisons de croire que ce volume ait été entre les mains de M. Slaby, nous sommes persuadés que le professeur de Berlin a retrouvé nos résultats et qu’il a essayé de les appliquer à la solution du problème de la syntonisation en télégraphie sans fil, sans connaître nos propres recherches. Cette condition seule explique le silence gardé par M. Slaby dans ses publications sur la relation très intime qui existe entre ses recherches et les nôtres. Dans un ouvrage récent (3), où nous rendons compte des premières expériences de M. Slaby, nous montrons comment elles découlent très naturellement des propriétés du champ interfèrent, indiqué par nous tout d’abord en 1898.
- M. H. Poincaré a fait remarquer (*) que ces propriétés du champ interfèrent pouvaient s’expliquer par de simples considérations de symétrie. Nous pensons, en elîet, que la remarque du savant professeur s’adresse aux seules propriétés du champ interfèrent : la symétrie ne saurait, en effet, à elle seule, rendre compte des phénomènes présentés par le résonateur à coupure, en particulier de ceux que nous avons trouvés en disposant le résonateur à coupure dans le vide (5).
- Bien que ces propriétés du champ interfèrent soient des plus simples, en effet, et qu’il ait été très facile de les prévoir à priori par des raisonnements basés sur la symétrie, elles n’en permettent pas moins de résoudre, d’une manière très aisée, la plupart des problèmes de la télégraphie ordinaire. Il ne leur manquait, pour attirer l’attention en France, que d’avoir repassé le Rhin.
- Nous ne croyons pas toutefois que leur emploi en télégraphie sans fil soit d'une très grande utililité. Bien que nous ayons toujours émis l’opinion que la seule fausse route que pouvait prendre la télégraphie sans fil était de se considérer comme une application concurrente de la télégraphié avec conducteur, nous avons eu la curiosité de voir si les propriétés des champs interférents pouvaient être utilement employées dans la télégraphie sans fil. Nous avons prié M. Tissot, il y a environ deux ans, d’essayer l’application des propriétés des champs interférents aux dispositifs de télégraphie sans fil. Les résultats obtenus par M. Tissot n’étaient pas de nature à nous faire envisager la solution vraiment pratique du problème delà syntonisation. Bien que les dispositifs de AI. Slaby paraissent avoir triomphé des difficultés à vaincre et que les expériences entreprises entre Berlin et Schôneweide aient été suivies de succès, nous ne croyons pas que la question envisagée au point de vue pratique soit plus avancée. Pas plus que les dispositifs de AI. Alarconi, les dispositifs de AI. Slaby ne peuvent empêcher de troubler ou de surprendre les communications établies. Nous n’en voulons pour preuve que les deux faits suivants :
- (1) A. Turpain. — Sur le champ hertzien. Comptes rendus de l’Académie des Sciences de Paris, ‘28 mars 1898. Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux, 3i mars 1898.
- Le nouveau domaine de l’électricité. Les expériences de Hertz et leurs applications pratiques, Société des Sciences naturelles de La Rochelle, 18 juin 1898.
- Sur la multicommunication en télégraphie au moyen des oscillations électriques. Comptes rendus de l Académie des Sciences de Paris, 26 décembre 1898. Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux, 23 juin 1898.
- (2) A. Turpain. — Recherches expérimentales sur les oscillations électriques, p. 56 et 144• (Paris, A, Hermann, i899)-
- (3) A. Turpain. — Les applications pratiques des ondes électriques, p. 289. (Paris, C. Naud, 1902).
- (4) H. Poincaré. — La théorie de Maxwell et les oscillations hertziennes, p. 48. Collection Scientia. (Paris, G. Carré et C. Naud).
- (s) A. Turpain. — Etude expérimentale sur le résonateur de Hertz. — Livre jubilaire dédié à H .-A. Lorentz, p. 162. (La Haye, Martinus Nijhoff, 1900).
- p.20 - vue 21/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- a i
- Au passage de navires allemands munis d’appareils syntones Slaby-Arco au voisinage des côtes françaises, il a été possible de recevoir les communications échangées entre ces navires, et cela à l’aide de dispositifs de réception ne comprenant aucun organe spécial de syntonisation. Il est à remarquer que la réception de télégrammes échangés en langue étrangère, inconnue aux matelots télégraphistes qui recevaient, rendait la compréhension des signaux plus difficile. Malgré cette particularité, les signaux reçus furent des plus nets et permirent la traduction facile des télégrammes.
- Tout récemment, la presse quotidienne a fait connaître la rivalité existant entre le système de M. Marconi et celui de M. Slaby et le relus du poste télégraphique de Nantucket, muni d’appareils Marconi, de correspondre avec le transatlantique allemand Deutschland, porteur d’appareils Slaby-Arco. Ces deux postes, composés d’appareils syntones de systèmes différents, ont donc pu entrer en communication malgré la très grande différence des dispositifs de syntonisation dont chacun est muni.
- D’ailleurs, M. Slaby lui-même, si l’on en croit les plus récentes informations, pense que l’incertitude qui préside aux conditions dans lesquelles fonctionnent les divers systèmes de télégraphie sans fil, les empêchera de figurerparmi les méthodes régulières de communication.
- Nous venons de voir que ni les dispositifs de M. Marconi, ni ceux de M. Slaby, ne paraissent susceptibles de résoudre le problème de la syntonisation tel qu’il doit ête pratiquement énoncé, savoir la réalisation des moyens capables d’empêcher la surprise et le trouble des communications assurées. Il ne reste donc de véritablement intéressant, au point de vue pratique, dans ces diverses expériences, que les résultats relatifs à la distance et les succès obtenus à ce point de vue par INI. Marconi.
- Mais les dernières expériences faites en Corse, en Sardaigne, à l’île de Wight, semblent être, au point de vue de la distance des maxima qu’on ne pourra que difficilement dépasser. Ces expériences, pour être répétées, demandent des installations coûteuses, complexes, délicates et nécessitant une grande dépense d’énerg’ie. Ne pourrait-on, à moins de frais et sans être obligé de dresser d’aussi gigantesques antennes (70 m de hauteur au cap Lizard), de coupler d’aussi puissantes bobines d’induction, communiquer à de senm blables distances? Bien que l’application des procédés "de la télégraphie sans fil sur de longues distances ne paraisse pas d’une utilité vraiment pratique, les dispositifs ayant pour but d’accroître ces distances peuvent présenter un intérêt tout au moins de curiosité.
- Les dispositifs répétiteurs de M. Guarini-Foresio. — La communication entre deux postes de télégraphie sans fil disposés à terre est toujours laborieuse et difficile dès que la distance qui sépare les postes est notable.
- M. Guarini-Foresio a proposé d’augmenter les distances franchies sur terre en disposant, entre les postes extrêmes, des relais spéciaux.
- Nous avons récemment décrit, dans ce journal (*), d’après un brevet de M. Guarini-Foresio, le dispositif préconisé par cet inventeur. L’idée d’augmenter la distance franchie par l’interposition de relais peut être bonne, mais les moyens indiqués tout d’abord par M. Guarini-Foresio étaient certainement par trop primitifs pour pouvoir donner, dans la pratique, des résultats. L’appareil décrit par Fauteur dans Son brevet anglais n° 2a 5pi du 27 décembre 1899 répond au schéma de la figure 3. Gomme nous le faisions remarquer en analysant ce brevet, l’absence totale de self-induction sur les divers circuits du dispositif, la manière par trop sommaire et primitive dont on obtient l’interruption entre l’antenne 29
- (fi L Eclairage Electrique, t. XXIX,- p. 92, 19 octobre 1901.
- p.21 - vue 22/746
-
-
-
- 22
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 27.
- et le cohéreur i, par la simple séparation de la palette 3i et du contact 3o, permettait de prédire un insuccès complet à l’emploi de ce dispositif si sommairement constitué. Depuis, M. Guarini-Foresio (*) a perfectionné son dispositif et l’a muni de diverses bobines de self-induction et des divers shunt en usage en télégraphie sans fil. Le relais ainsi perfectionné est représenté dans la figure 4-
- L’antenne i est connectée à l’une des boules de l’excitateur 32 alimenté par la bobine d’induction 3i. Cette boule d’excitateur est reliée par le conducteur 2 à la borne de repos 3 d’un relais dont la borne de travail communique avec le pôle d’une pile 3o qui doit alimenter le circuit primaire de la bobine d’induction lorsque le relais 4 est actionné. L’ensemble des dispositifs enfermés dans la boîte 11, 11 a été trop souvent décrit dans ce journal pour que nous en répétions la description. Ils constituent d’ailleurs une copie exacte du dispo-
- Répétiteur de M. Guarini Foresio. Premier dispositif.
- sitif de réception utilisé par M. Marconi, dans ses expériences de Wimereux, y compris le jigger 8.
- Les ondes reçues par l’antenne suivant le circuit 1, 2, 3, 5, 7, 10, 9, impressionnent le cohéreur. Le relais 18 est actionné à la manière ordinaire et la palette 19 venant frapper le butoir 20, le relais 4 est actionné à son tour, la bobine d’induction 3i se trouve dès lors entretenue. Des ondes sont donc émises par l’antenne 1 comme suite aux ondes précédemment reçues par cette antenne. La répétition du signal reçu est ainsi assurée, aussi l’inventeur appelle-t-il son appareil un répétiteur.
- N’y a-t-il pas encore à craindre, vu les connexions indiquées dans la figure, que le courant vibré qui parcourt le primaire de la bobine d’induction 3i 11’aille influencer le cohéreur par le circuit a, 5, 7, 10, 9 ? M. Ferrié a très nettement mis en évidence (2) la sensibilité des cohéreurs non seulement aux ondes électriques, mais encore aux courants vibrés.
- Quoiqu’il en soit, M. Guarini-Foresio a soumis son répétiteur à des essais. Ces essais ont été faits entre Bruxelles, Malines et Anvers. Les figures 5 et 6 donnent les indications relatives aux distances et aux situations respectives des trois postes établis, le premier à la colonne du Congrès à Bruxelles, le deuxième à la tour Saint-Rombaut à Malines, le troisième à la tour Notre-Dame à Anvers. La distance entre Bruxelles et Malines est de
- (9 Brevet belge, n° 155 311 du 12 mars 1901.
- (2) Brevet anglais n° 14281 du 29 janvier 1900. L’Éclairage Électrique, t. XXIX, p. 88, 19 octobre 1901.
- p.22 - vue 23/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 23
- 21,890 km; la distance entre Malines et Anvers, de 22,35o km; enfin, celle entre Bruxelles et Anvers est de 42 km.
- On s’est assuré qu’un transmetteur placé à Anvers ne pouvait actionner directement un récepteur placé à Bruxelles et inversement. D’autre part, un transmetteur placé à Bruxelles pouvait actionner directement un récepteur placé à Malines et réciproquement. La transmission directe pouvait également être établie entre Anvers et Malines. Un répétiteur étant disposé à Malines, on put alors communiquer, avec les appareils disposés à Bruxelles et à Anvers, entre ces deux villes.
- Les antennes utilisées avaient les hauteurs suivantes : la partie utile de l’antenne de Bruxelles, d’ailleurs verticale, avait 27,50 m ; cette antenne était constituée d’un câble de 17,5o m, formé de 7 brins de fil de 0,9 mm de diamètre ; l’extrémité supérieure de l’antenne était formée d’une sorte de cylindre constitué par 00 fils parallèles de 0,4 mm de diamètre et de 10 m de haut ; la section du cylindre était de 5o cm2.
- L’antenne d’Anvers avait la même disposition, à cela près que la partie cylindrique de l’antenne, au lieu d’être à la partie supérieure de la longueur utile, se trouvait à la partie inférieure. Les parties utiles des antennes étaient d’ailleurs visibles des deux
- postes extrêmes, comme le montre le diagramme de la figure 6. La bobine d’induction employée pouvait donner 25 cm d’étincelle, le courant emprunté à une source de 16 volts avait une intensité qui a été portée jusqu’à 10 ampères, ce qui constitue une dépense d’énergie de 160 watts.
- Nous ne nous arrêterons pas aux transmissions effectuées entre Malines et Bruxelles, entre Malines et Anvers, attendu qu’elles ne constituent aucune expérience nouvelle, étant donné surtout que les distances franchies ne sont que de 21 à 22 km. Notons qu’au cours de ces expériences, M. Guarini-Foresio aurait remarqué, contrairement aux multiples observations faites par M. Tissot, que le meilleur résultat obtenu l’aurait été en supprimant la prise de terre au récepteur.
- Les seuls résultats intéressants et nouveaux des expériences ont trait à la communication réalisée entre Bruxelles et Anvers avec l’emploi du répétiteur disposé à Malines.
- Fig. 4- — Répétiteur de M. Guarini Foresio. Second dispositif.
- p.23 - vue 24/746
-
-
-
- 24. L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N» 27.
- Voici dans quels termes M. Poncelet, qui a assisté M. Guarini-Foresio dans ses expériences, s’exprime à ce sujet f) : « Disons tout de suite que l’expérience a été couronnée du plus brillant succès. Le dernier jour de l’expérience, notre rôle s’est borné à contrôler, montre en main, l’heure du passage des signaux par le poste de Malines ; et quand, l’expérience finie, nous avons mis en regard de la bande de papier du Morse de Malines, celle du Morse de la station de réception, nous avons pu constater leur parfaite identité. Tous les signaux transmis de la station de Bruxelles ne sont pas parvenus à Anvers, mais ce dernier poste a reçu absolument tous les signaux passés par Malines; ce qui montre la rigoureuse fidélité
- du répétiteur. »
- Nous nous permettrons de faire remarquer que le succès obtenu, tout en étant notable, n’est pas, à proprement parler, le plus brillant possible. Pour que le répétiteur fût d’une fidélité tout à fait rigoureuse, il eût fallu que tous les signaux transmis de la station de Bruxelles parviennent à Anvers après avoir laissé leurs traces au répétiteur de Malines. Or, il en est, d'après M. Poncelet, auxquels le répétiteur s’est montré sourd.
- M. Poncelet ajoute, quelques lignes plus loin, qu’il, arrivait « que le répétiteur de Malines, une fois déclenché par une onde transmise de Bruxelles ou d’Anvers, continuait à fonctionner sans s’arrêter ». Il attribue ce mauvais fonctionnement à l’électricité atmosphérique. Ne faudrait-il pas plutôt attribuer ce déclenchement continu à l’influence des ondes mêmes produites par le répétiteur sur le cohéreur du répétiteur, influence qui était inévitable et facile à prévoir dans le premier dispositif décrit par M. Guarini-Foresio (flg. 3), influence que nous croyons encore susceptible de se produire même avec le dispositif perfectionné de la figure 4 par le circuit a, 5, 7, 10, 9.
- Cette imperfection du répétiteur constatée n’empêche d’ailleurs pas M. Poncelet d’afïir-mer, vingt lignes plus loin, que « le répétiteur a fonctionné automatiquement et d'une façon irréprochable, aussi bien avec les courants alternatifs qu’avec les courants hertziens ».
- Quoi qu’il en soit, les expériences faites entre Bruxelles, Malines et Anvers, sont évidemment fort intéressantes, mais il reste encore bien des progrès à faire et bien des perfectionnements à apporter aux dispositifs essayés sur de si petites distances (42 km franchis avec trois postes ; 22 km ayant été franchis avec peine, puisque certains signaux n’ont pu être reçus).
- Malg ré les quelques imperfections que les essais mêmes ont montré aux expérimentateurs, la réussite dans ses lignes principales de l’expérience tentée semble avoir déterminé chez les auteurs un enthousiasme par trop exagéré. Les conclusions qu’ils croient pouvoir tirer de leurs modestes essais démontrent bien mieux leur grande puissance d’imagination que -leur sens critique. Elles perdraient d’ailleurs à n’ètre pas citées.
- « La distance de 22 km, concluent-ils, a pu êtrexloublée par l’emploi d’un poste intermédiaire, sans qu’il en soit résulté une augmentation du personnel nécessaire pour le
- Bruxelles
- (0,00)
- Fig. 6. — Coupe du terrain entre le poste de Bruxelles et le poste d’Anvers.
- cm)
- Anvers
- $2,000ZB
- Bruxelles
- Fig. 5. — Distances et situations respectives des trois postes de M. Guarini Foresio.
- (') Société Belge d’électriciens, Bulletin mensuel, t. XVIII, 1901.
- p.24 - vue 25/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 2 O
- service, le répétiteur Guarini fonctionnant automatiquement, ni une perte de temps pour la transmission, le message traversant le poste de relais sans s’y arrêter, avec la vitesse de la lumière. » Et le temps perdu pour les déclenchements des palettes des relais, au nombre de deux par répétiteur ?
- .Mais les auteurs ne s’embarrassent pas de si peu, leurs visées d’ailleurs sont bien liantes :
- « On peut se demander dès lors, ajoutent-ils, quel parti notre organisation sociale peut ce tirer aujourd’hui du système de télégraphie sans fil utilisant les répétiteurs Guarini. »
- « Pour peu que les appareils employés soient munis d’un dispositif leur permettant de « ne pas être influencés par les appareils ennemis et de garder le secret des dépêches (*), « qu’ils soient complétés par les répétiteurs Guarini, de manière à pouvoir atteindre toutes « les distances, la télégraphie sans fil remplacera tous les autres systèmes télégraphiques « connus, là où ils sont en défaut. »
- « Si l’on suppose l’adoption d’un réseau complet de répétiteurs dans toute l’étendue du « territoire et si chaque répétiteur est muni d’un récepteur Morse, le gouvernement pourra « lancer, en quelques minutes, l’ordre de mobilisation, et les places frontières pourront, « en quelques minutes, faire connaître à tout le pays que celui-ci est envahi. »
- « Enfin, les expéditions lointaines sont laissées à leurs propres ressources. Si les appâte reils de télégraphie sans fil avaient été connus lors des expéditions au pôle Nord et au « pôle Sud, Andrée et Gerlache seraient restés en relation avec la mère patrie, le sort « d’Andrée ne serait pas une cruelle énigme. »
- Quand les conclusions d’une aussi modeste expérience que celle entreprise par M. Guarini tiennent ainsi du roman, tout commentaire sérieux de ces conclusions devient inutile.
- [A suivre).
- A. Turpain.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS
- Théorie de F accumulateur au plomb. Hypothèse de E -J. Wade. Journal of Proceedings of the Institution of Electrical Engineers, t. XXIX, 1900.
- E.-J. Wade a émis l’hypothèse (2) que le plomb et le peroxyde qui constituent les matières actives des électrodes se trouvent dans un état différent de ces corps tels qu’ils sont produits chimiquement et qu’ils représentent un état polymérique de ces derniers.
- Il explique ainsi que, pendant une décharge
- (') Dispositifs qui sont encore à trouver, les %uteurs n’ont pas l’air de s’en douter.
- (2) Bien que cette hypothèse ait été publiée il y a déjà deux ans, il nous a paru utile de l’exposer brièvement ici en raison de l’intérêt qu’elle présente pour les chercheurs, toujours nombreux, de l’accumulateur idéal.
- normale, le plomb et le peroxyde gardent leur structure, absorbent l’acide sulfurique graduellement et ne perdent pas leur conductibilité, ce qui permet la désulfatation à la charge suivante.
- On sait que la décharge est limitée bien avant que tout le peroxyde ou le plomb soient transformés en sulfate.
- Wade admet que l’absorption ne se fait juins, pendant la décharge, lorsque les compositions de matières actives sont devenues Pb2 O2 SOl à la juositive et Pb2 SOl à la négative, ce qui sup-juose que 44 P- 100 du peroxyde et 4°A p. 100 du plomb spongieux 11e peuvent entrer en combinaison et être utilisés à la décharge.
- C’est à ce moment que la résistance intérieure croît rapidement et que la différence de potentiel baisse.
- p.25 - vue 26/746
-
-
-
- 26
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 27.
- Ce que l’on appelle la sulfatation des plaques ne serait, dans cette hypothèse, qu’un changement de ces molécules complexes se décomposant en sulfate normal de plomb et en plomb et peroxyde normaux, l’état simple de ces corps étant plus stable. Dans ces conditions, la continuité serait détruite ainsi que la conductibilité de la matière active ; il y aurait de plus, par ce fait, augmentation de volume à la positive.
- Pendant l’inversion du courant après une décharge, on sait que le plomb passe à l’état de peroxyde, et réciproquement le peroxyde à l’état de plomb. Dans ce cas, il se produirait des formules intermédiaires et les molécules garderaient leur structure initiale intacte.
- Afin de donner plus de corps à son hypothèse, Wade rappelle que le plomb est très apte à former des sels basiques, et, fait rare pour les métaux, à s’unir à deux radicaux différents. C’est ainsi que l’on connaît
- La lanarkite La leadhillite
- Pb2 '
- Pb4
- S O1 sulfalo-carbonate ) CO3 de plomb ( SO* sulfato-tricar-((CO3)3 bonate de plomb.
- La phosgénite .' Pb2 j
- Le sulfochlorure : Pb2
- Cl2 ) CO3 ( Cl2
- '( s
- chlorocarbonate de plomb.
- Dans cette hypothèse, les équations chimiques rendant compte de la décharge peuvent être ainsi exprimées : a la négative
- s Pb ) ( Pb s
- + SCP
- ( PbSO \ Pb
- )
- s
- et à la positive
- ( PbO2 ) (PbO2)
- + H2 -f IPSO
- CPbO2 ) ,
- ( PbSO4 ) + 2H 0
- Quand on inverse à la fin de la décharge, le plomb de la négative continue à se sulfater pendant que le sulfate se peroxyde, de telle sorte que les différents états intermédiaires peuvent être les composés ci-dessous
- Plaque négative Pb12(SO'*)6 Pb12(02) (SO4)6
- pbi2(02)2(soy<
- Pb12(02)3(SO*)
- Pb12(02)4(S0'*)'
- Pb12(02)B(S0ff
- Pb12(0*)8(S0*)'
- Plaque positive
- Pb12(02)6(S04)6
- Pb12(02)5(S04)6
- Pb12(02)4(S04)6
- Pb12(02)3(S04)6
- Pb12(02)2(S04)6
- Pb12(02) (SO4)6
- Pbi2(SO'*)6
- et les équations chimiques correspondantes sont ici
- à la négative :
- D’autre part, le carbonate de plomb peut renfermer des proportions très variables de C03Pb et d’hydrate Pb (OII2) ; les miniums renferment de même des proportions très variables d’oxygène et peuvent prendre les formules différentes Pb304, Pb607, Pb403, Pb203.
- Mendelejeff a expliqué ces particularités du plomb en les attribuant à une polymérisation de celui-ci. Il suppose que les molécules de plomb sont formées d’une réunion de x atomes Pb. Il réalise ainsi différentes formules en admettant pour le protoxyde de plomb la formule Pb12012.
- En supposant la même polymérisation pour le plomb et le peroyyde dans l’accumulateur, Wade explique ainsi l’absorption graduelle de l’acide sulfurique pendant la décharge, les différents composés se produisant successivement étant alors les suivants :
- Plaque négative Début de la décharge Pb12
- Pb12S04 Pb12 (SO)2 Pb12 (SO)3 Pb12 (SO1)4 Pb12 (SO4)5
- Fin de la décharge Pb12 (SO*)6
- Plaque positive Pbi2 (O2)12
- Pb12 (O^SO4 Pb12 (O2)10 (SO'*)2 Pb42(02)9 (SO'*)3 Pb12(02)8 (SO4)'* Pb12 (02)7(S04)5 Pb12(02)6 (SO4)6
- ( Pb SO'* \ , SO ( Pb w SO
- aH20 =
- PbO2 Pb SO4
- + 2 IPSO'*
- et à la positive
- l PbO2 PbSO4
- “2 + H*SO> =
- PbSO4
- Pb
- , 2IPO + H2S04
- En continuant la charge d’inversion, l’acide sulfurique s’élimine peu à peu comme dans une charge normale. Dans ce cas, les composés Pb2 S0‘ à la négative et Pb202S0* à la positive sont transformés en Pb et PbO2 d’après les équations à la négative
- s PbSO4 ( , jj2 — { Pb 11 ~
- ( Pb ) ) Pb <
- + H2SO'*
- et à la positive
- * PbSO4) ) PbO2 >
- -f- SO'* -f-2IPO = ) PbCM+2H2SOi
- L’auteur explique que, la négative limitant la capacité, la baisse est plus rapide que dans le cas de la positive par ce fait qu’à la négative, l’accroissement de résistance est soudain, qu’une
- p.26 - vue 27/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- sulfatation plus grande est impossible et que l’inversion commence ; tandis qu’à la positive la sulfatation peut aller un peu plus loin pendant la décharge, de sorte que le produit final se rapproche de la formule PbO2, 2PbS0\ Le plus ordinairement, cependant, on s’arrête à PbO2,
- PbSO4.
- Au point de vue chimique tous les composés ci-dessus se comportent comme des mélanges ; en cela ils ressemblent aux miniums et aux carbonates de plomb qui présentent un haut degré d’instabilité Dans l’accumulateur même cette transformation peut se produire et donne lieu alors à la sulfatation si nuisible ; les molécules quittent leur état polymérique et reviennent à l’état normal.
- Les équations ci-dessous indiquent comment se briseraient deux molécules complexes.
- Pb12(S04)6 - - 6Pb + GPbSO4 Pb12(02)c(S04)8 = 6Pb02 + 6PbS04
- Wade admet comme probable que les molécules de sulfate ainsi produites doivent donner un volume plus grand qu’à l’état combiné et, par conséquent, comprimer la matière active, ce qui tend à diminuer la porosité. Les taches blanches qui se produisent sur les plaques seraient dues au Pb et au PbO2 en molécules libres qui se sulfateraient beaucoup plus facilement que les molécules complexes.
- Pour expliquer la perte de capacité des négatives et le phénomène de contraction qui l’accompagne, l’auteur fait remarquer que, d’après Schutzemberger, le cuivre allotropique revient à l’état normal par un trempage prolongé dans l’acide sulfurique et qu’il pourrait en être de même pour le plomb.
- En résumé, d’après cette nouvelle théorie, les différentes transformations chimiques des matières actives positive et négative pendant le fonctionnement de l’accumulateur seraient données par le tableau ci-dessous.
- Négative Positive
- ' Pb . . . Pb12 Pb12(02)42 PbO2
- i i PbSO4) 1 Pb SCP f
- O i ( Pb11 ) t pipqo2)11!
- ( Pb2(S04)2 } i Pb2(S01)2 t
- o \ ( Pb10 > ! Pb)0(O2)19i
- a i PbSO4 ( Pb3(S04)3 ) ( Pb3(S04)3 i PbSO4
- 1 ' 3Pb ( Pb9 S ( Pb«(02)9 { 3Pb02
- i Pb4(304)4 , s Pb4(S04)0
- i ' Pb8 . i > Pb8(02)8 )
- O / ( Pb5(S04)3 ) s Pb3(SO')« )
- s \ ! Pb7 ) ( Pb7(02)7 \
- « / PbSO4 » Pb6(S04)6 ) ( PbG(S04)G ) PbSO4
- a f Pb { Pb6 s t Pb«(02)« < 3Pb02
- [ PbO2 ' , Pb )
- 1 PbG(S04)G • Pb«(Soq6
- i i ( Pb» ) 1 Pb*(Oa)s )
- 1 ( Pb2(02)2 • ' Pb2 ;
- | \ Pb6(soy ' ' Pb6(S04)6'
- s 1 ( Pb4 ) { Pb4(02)4 )
- .2 ) PbO2 ; Pb3(o2)3 \ ( Pb3 ) Pb
- | { 2 PbSO4 Pb6(S04)6 > Pb6(S04)G 2PbS04
- 5 Pb > Pb3 ) ( Pb3(02)3 ) PbO2
- H J 1 Pb4(02)4 ) ( Pb4 )
- PbG(S04)6 PbG(S04)G
- i f Pb2 ) ( Pb2(02)2 J
- . Pb5(03)5 ( Pb5 )
- 1 1 Pb6 SO4)6 Pb«(S04)6
- \ ( Pb ) ( PbO2 )
- ; PbO2 i PbG(02)6 ) ( Pb6 ) Pb
- 1 PbSO4 > Pb6(S04)G) i PbG(S04)6) PbSO4
- i t Pb7(02)7 ) i Pb7 J
- ' ( Pb5(S04)3) } Pb8(S04)3 \
- ( Pb8(02)8 l i Pb8 <
- bo \ i Pbysoyi / Pb4(S04)4)
- jj { PbO2 > Pb9(02j9 ) ( Pb9 t 3Pb
- g 1 3PbS04 ( Pb3(S04)3) ( Pb3(SOl)si PbSO4
- J Pb10(O2)10^ s P b10 }
- < Pb2(S04)2 i 1 Pb2(S04)2)
- [ s pipqo2)11) ( Pb11 )
- ' i PbSO4 i t PbSO4 i
- » PbO2 ' Pb12(02)12 Pb42 ' Pb
- + —
- APPAREILLAGE
- Densitè de courant dans les insistances,
- par G. Erlacher. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII,
- p. 404, 8 mai 1902.
- L’auteur fait d’abord remarquer que, dans
- les mêmes conditions d e ventilation, la densité
- de courant amenant dans une résistance une
- élévation de température donnée, dépend du
- diamètre di u fil, et que par suite il est mauvais
- de fixer des densités de courant admissibles dans
- les fils : la loi exacte est donnée par la for-
- mule
- J Kt sJdfi, _ (i)
- dans laquelle J désigne le courant dans le fil, K, une constante dépendant de la ventilation et de l’excès de température t admis, d\e diamètre du fil en millimètres ; on a d’ailleurs entre les deux constantes K, et Kr. relatives à deux excès différents t et l', la relation
- p.27 - vue 28/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 27.
- 2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- L’auteur a effectué plusieurs séries d’essais pour déterminer la valeur de la constante K relative a la nickeline, d’une résistivité de 42 microhms-centimètre.
- Dans une première série, il a monté a la suite l’une de l’autre trois résistances en nickeline à l’air libre constituées par du fil de 1 mm de diamètre (K = .1), suivant trois dispositions différentes : I, boudins tendus dans un cadre en fer; II, fil tendu entre deux rouleaux cannelés en porcelaine, distants de 3o cm, les spires étant écartées de 0 mm ; III, fil enroulé sur deux cylindres en porcelaine munis d’un pas de vis convenable.
- Sous un courant de 10 ampères, le fil des deux premières résistances se colorait presque aussitôt, tandis que pour la troisième, la coloration ne se produisait qu’au bout de cinq minutes. Ce fait est du à ce que la porcelaine absorbe au début une grande partie de la chaleur dégagée, et que par suite le régime de température 11’est atteint qu’au bout d’un temps plus long, quand toute la masse de la porcelaine s’est échauffée ; mais la température de régime ainsi obtenue est la même que pour les dispositions I et II ; cette circonstance dénote un sérieux avantage de la disposition III, pour le cas de résistances fonctionnant d’une façon intermittente, pendant un temps suffisamment court.
- Ces essais ont été faits pour des températures variant depuis 90° jusqu’à 1200°, température de fusion de la nickeline ; les températures étaient mesurées au thermomètre a mercure jusqu’à 3oo°, et pour toute l’échelle par l’emploi d’alliages ou de métaux fondant à des températures connues. La constante K, de la formule (1), rapportée à un excès de température t =. ioo°, avarié de 0,72 à 7,04, et a présenté dans deux séries de mesures, les valeurs moyennes 6,47 et 6,39. On peut donc adopter dans la formule (1)
- IQoo — 04°
- et calculer la constante pour les autres températures par la relation (2).
- Dans une seconde série d’essais effectués avec la disposition III, pour étudier le cas d’une mauvaise ventilation, l’auteur a enfermé la résistance dans une boîte métallique en tôle de fer, d’abord ouverte par le bas seulement, puis entourée d’amiante.
- L’intensité de courant amenant la fusion, soit une température de 1200°, la température ambiante étant i5°, a été trouvée dans les deux cas 19,0 et 20 ampères.
- La fusion à l’air libre se produisant avec J =22 ampères, la constante pour mauvaise ventilation, sans enveloppe d’amiante est
- 19,5
- K ioo= -^7- 6,40 = 3,70 .
- Muni de ces deux constantes pour résistances a l’air libre et résistances mal ventilées, on peut lacilement calculer le diamètre correspondant à un échauffcment quelconque.
- L’auteur termine par quelques considérations sur la valeur de l’échauffement à admettre dans différents cas.
- On ne peut songer à atteindre 3oo° avec des résistances en boudins, sans craindre des eourt-circuits entre spires ; la disposition II est préférable à ce sujet, bien qu’il soit bon de n’y pas dépasser 3oo° ; avec l’enroulement sur porcelaine, et pour un pas convenable (profil 6o°), le court-circuit n’est plus à redouter, même au rouge sombre, soit ooo° ; mais le métal se détruit alors rapidement, et il ne faut adopter 45o°, que pour le cas d’une marche intermittente. -
- On peut fixer ainsi les chiffres suivants :
- Démarreurs ne restant pas en circuit, sur cylindre de porcelaine, ^5o° ; en boudins, 3oo° ;
- Régulateurs de vitesse restant en circuit, sur cylindre de porcelaine, 3oo°; en boudins, 200° ;
- Rhéostats d’excitation, de feeders ou de lampes, ioo°.
- Il y a une notable économie à enrouler sur porcelaine les démarreurs intermittents»
- En effet, a résistance égale, les poids de métal sont entre eux comme les puissances 4 des dia-
- 1 8 -,
- métrés, et par suite comme les puissances des
- inverses des constantes.
- Or 011 a K4g0 = i3,6 Ksoo = 11,10 à l’air libre, et le's poids correspondants P4 à l’enroulement sur porcelaine (t = 4^0°), et P2 à l’emploi des boudins (^ = 3oo°), sont dans le rapport
- soit une économie de 407 P- 100 en faveur du premier système. A. M.
- p.28 - vue 29/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 29
- BOBINE D’INDUCTION
- Sur la bobine d’induction, par Lord Rayleigh, Phil. Mag. [VI], t. II, p. 581, décembre 1901.
- Malgré les travaux nombreux • qui ont été publiés récemment sur ce sujet par Oberbeck (*), Walter (2), Mizuno (3), Beattie (4) et Klingel-fuss (à) on ne connaît pas assez bien la manière de fonctionner d’une bobine d’incluction : il n’y a, en effet, pas de formule, à l’époque actuelle, qui puisse déterminer, d’après les données de construction et la valeur du courant primaire, l’ordre de grandeur de la longueur de l’étincelle se produisant dans le secondaire après chaque interruption du primaire.
- Les complications qui se présentent proviennent — ou peuvent provenir — de plusieurs causes. Parmi ces causes, on peut d’abord citer l’écartement du fer des propriétés théoriques qu’on lui attribue; cela est du aux courants de Foucault dans le noyau de fer, et au défaut de proportionnalité entre le magnétisme et la force magnétisante.
- Une autre complication provient du mode de rupture, qui, dans la théorie est considérée comme instantanée ; mais qui, dans la pratique, exige un temps relativement appréciable.
- Une troisième complication provient de la capacité du secondaire en vertu de laquelle les courants ne doivent pas être égaux dans toute la longueur au même instant.
- Mais si nous faisons abstraction de ces complications, en considérant la rupture comme se faisant instantanément, le fer idéal, le secondaire dénué de capacité, la théorie devient très simple : c’est la théorie proposée par Maxwell (6) en 1864. Si x, y désignent les courants primaire et secondaire, L, M, N les coefficients de selt-induction et d’induction mutuelle, l’énergie du champ est donnée par
- (i)
- (x) JVied. Ann., t. LXII, p. 109, 1897, t. LXIV, p. 193 1898.
- (2) JVied. Ann., t. LXII, p. 3oo, 1897; t. LXYI, p. 623 1898.
- (3) Phil. Mag., t. XLV, p. 447» 1898.
- (’’) Phil. Mag., t. L, p. 139, 1900.
- (®) JJried. Ann., t. V, p. 837, 1901.
- (6) « Electromagnetic Field », Phil. Trans., 1864. Max-wells Scientiflc Papers, t. I, p. 546.
- En désignant par c le courant primaire avant la rupture, le courant secondaire aura pour expression au temps t, après la rupture,
- M / T \
- y — c —- e N (1 )
- J jN
- R étant la résistance du circuit secondaire. Le
- courant commence avec une valeur—et dis-
- JN
- parait graduellement.
- La formation du courant initial est rendue claire par le théorème de Kelvin, ainsi que lord Rayleigh l’a montré depuis longtemps (1). Mais pour cela il est préférable de considérer le phénomène inverse, c’est-à-dire Vétablissement instantané du courant primaire c. Le théorème de lord Kelvin prouve alors que l’énergie cinétique du (1) champ astreinte à la condition x — c doit être un minimum ; de sorte que,
- Mc -j- Ny o
- donne le courant initial secondaire. Dans le cas cl’une rupture brusque, on n’aura qu’à changer le signe de y.
- Maintenant, immédiatement après la rupture, M
- x = o, y = c ^ ; l’énergie cinétique devient alors
- ou encore
- 1 M2ca
- 2 N
- Mais immédiatement après la rupture, l’énergie cinétique est —LG2, de sorte que la perte
- d’énergie à la rupture — l’énergie de l’étincelle primaire — est donnée par
- expression qui s’évanouit quand les deux circuits, primaire et secondaire, sont entrelacés ensemble.
- Si, maintenant, nous continuons à admettre que le fer possède les propriétés qu’on lui attribue théoriquement et que la rupture est ins-
- (B « On some electromagnetic Phenomena considered in connexion with the Dynamical Theory », Phil. Mag., t. XXXVIII, p. 1, 1869; Scientiflc Papers, t. I, p. 6.
- p.29 - vue 30/746
-
-
-
- 3 o
- nP'ÜSPWP'P*
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE T. XXXII. — N° 27.
- tantanée, le courant secondaire qu’on vient de calculer peut alors être considéré comme ayant pris naissance instantanément. Ceci devient évident quand on relie les deux bouts du secondaire à un condensateur quelconque (bouteille de Leyde, par exemple). Mais cela se produit même quand onyi’utilise pas de condensateur — la capacité du circuit secondaire agissant dans le même sens et permettant l’établissement du courant. Dans la suite on considérera les deux extrémités du secondaire associées à une capacité, cette dernière provenant ou lion d’une bouteille de Leyde en relation avec le secondaire. Dans ces conditions le courant secondaire est soumis à la loi trouvée par Lord Kelvin en 1853 et qui s’applique à toutes les vibrations possédant un seul degré de liberté : si la résistance n est pas trop grande, le courant est oscillatoire. Après un quart de période complète de ces oscillations, le courant s’évanouit, et toute l’énergie restante c’est l’énergie potentielle de la charge électrique. Si la résistance du secondaire est négligeable, l’énergie potentielle de charge est l’équivalent de l’énergie originelle du courant secondaire immédiatementaprès la rupture. Dans le cas des deux circuits, primaire et secondaire, entrelacés ensemble, elle est la même que l’énergie du courant primaire avant la rupture.
- En partant de ces principes on peut aisément assigner une limite à la différence de potentiel maximum aux pôles du secondaire, et par suite à la longueur de l’étincelle, en tant que cette dernière dépend de la différence de potentiel.
- Si nous désignons par G la capacité aux extrémités du secondaire, V la différence de potentiel maximum, l’énergie de charge peut
- s’écrire ~CV2, et elle ne peut jamais excéder
- l’énergie du courant primaire avant la rupture,
- c’est-à-dire —LC2. La valeur limite de Y est 2
- par conséquent,
- v=V?
- des expériences de Walter. Mais si le noyau de fer est très long par rapport à son diamètre, ou bien s’il se rapproche d’un circuit fermé, L n’a plus le même sens que précédemment. Mais cela n’influe pas sur le principe que nous venons d énoncer : Vènergie de charge existant avant le moment où Vétincelle secondaire éclate ne peut excéder Vènergie du courant primaire avant la rupture.
- Nous allons maintenant considérer comment se répartit l’énergie du courant primaire ; ici encore les opinions sont divisées. Mais l’opinion générale est que l’aimantation superficielle du fer représente une large part de l’énergie disponible. Si cela est vrai, la conclusion est sans doute favorable à un noyau très long ou complètement fermé. Lord Rayleigh (*) a essayé de montrer, il y a déjà quelque temps, en se basant sur la théorie de Warburg et Hopkinson, que le fer aimanté au pins haut degré ne peut pas être regardé comme source d’énergie ; l’énergie dépensée pendant l’aimantation n’étant récupérable que dans une très faible proportion, ou même pas du tout. Quoique cette conclusion ne paraisse pas avoir été acceptée, peut-être par suite d’une application erronée aux transformateurs de courant alternatif, l’auteur ne voit cependant pas comment on pourrait s’en dégager. L’énergie disponible d’un circuit magnétique de fer, fermé et fortement aimanté est insignifiante. Mais si la longueur du noyau de fer est limitée, il y a de l’énergie disponible, en vertu de la polarité libre aux deux bouts du noyau (2).
- fi) « On the Energy of Magnelized Iron », Phil. Mag., t. XXII, p. 175, 1886; Scientific Papers, t. II, p. 543.
- fi) La théorie est mieux imagée par le cas d’un ellipsoïde de révolution exposé à une force magnétisante extérieure 3C' agissant parallèlement à l’axe.
- Si 3 désigne l’aimantation parallèle à l’axe de symétrie (2c), l’effet démagnétisant de 3 est N3, où N est une constante numérique (fonction de l’excentricité e). Quand l’ellipsoïde a une forme ovoïde ou allongée on a alors
- et elle est proportionnelle au courant primaire. Dans les limites où le fer peut être considéré comme « idéal », il n’y a pas de raison pour que cette formule n’indique la valeur maximum de Y avec une approximation tolérable; et quant à la proportionnalité entre la longueur de l’étincelle et le courant primaire, cela résulte suffisamment
- a — b
- Y(i
- N = 4“ ( 1 ) f l°g j — e
- e2)
- i+c ^ 1
- qui dans le cas limite d’une sphère (e — o) devient
- N =
- _4
- 3
- TT
- p.30 - vue 31/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3i
- Le travail dépensé pour aimanter le fer est, par unité de volume,
- 3erf«3+—N.3*
- 2
- en comptant ce travail à partir du zéro d’aimantation et en désignant par JC la force magnétisante totale, par 5 l’aimantation parallèle a l’axe de symétrie et par N une constante numérique dépendant de la forme de l’échantillon de fer employé. La première partie est pratiquement dissipée; la seconde qui, dans la plupart des cas de circuits magnétiques ouverts, est de beaucoup la plus grande, est complètement récupérée pendant que le fer se désaimante .
- S’il paraît paradoxal que la grande force électromotrice intégrale qui accompagne la disparition de forte aimantation dans un circuit de fer fermé soit si insuffisante, nous devons faire remarquer que la valeur mécanique de la force électromotrice dépend de la grandeur du courant dont elle dérive, et que dans le cas présent l’existence d’un plus que très faible courant est incompatible avec cette chute d’aimantation de laquelle dépend la force électromotrice.
- Les considérations que nous venons d’énumérer sont intéressantes dans la question qui nous occupe pour fournir une limite dépendant seulement du noyau de fer et de la capacité du secondaire. 5 ne peut pas excéder environ i yoo c. g. s., quelle que puisse être la force magnétisante du courant primaire. Si alors p représente le volume du noyau, le maximum d’énergie est
- — N x v x 17002
- 2
- et dans l’autre cas extrême d’allongement,
- (5) N = 47:4-(log —
- c- \ a
- De sorte que la force agissant en dernière ligne de compte sur le fer est
- JC = J€' — NJ.
- Et si, pour un ellipsoïde très allongé, nous connaissons la relation qui existe entre JC et J, l’équation précédente donne la relation entre JC' et J pour un ellipsoïde d allongement modéré. Si nous supposons que JC est tracé comme fonctioe de J, pour obtenir la courbe de JC', nous n avons qu’à ajouter aux ordonnées la portion correspondant à ISTJ.
- en négligeant l’énergie du courant primaire quand il n’y a pas de noyau. Et la limite de V
- est obtenue en égalant ceci à —— CV 2 de sorte
- cIue (’) ___
- Y= 1700^—. (6)
- Cette for mule limite (6) dans laquelle ne figurent ni la valeur du courant primaire, ni le nombre de spires du secondaire, a été obtenue en supposant
- O Lord Rayleigh a fait une application grossière de cette formule à une bobine dont le noyau de fer avait 3 cm de diamètre et une longueur de 27' cm, de sorte que r =r 180 cm3. La formule (5) de la note 2. . . . qui, à proprement parler, n’est applicable que seulement à un ellipsoïde, donne dans ce cas, en y faisant ia 3 ; 2 c = 27,
- N — o,3o.
- Quant à la capacité du secondaire, c’est là une question qui est plus difficile à éclairer. La capacité entre le primaire et le secondaire, considérés comme pôles d’un condensateur, peut être calculée et dans beaucoup de cas déterminée expérimentalement. La dimension axiale du secondaire de la bobine en question est d’environ 18 cm et le diamètre extérieur du primaire est d’environ 5 cm, donnant comme aire de chacune des surfaces opposées 270 cm-. L’intervalle entre le primaire et le secondaire est 0,23 cm; de sorte qu’en prenant la capacité inductive spécifique de la couche intermédiaire comme égale à 3, nous obtenons pour la capacité du condensateur ainsi constitué (en mesure électrostatique)
- 1 , 27° -o
- --- X 3------— — 208 cm.
- 4tc 0,2 3
- Il n’y a cependant qu’une petite fraction de cette capacité qui agit dans le cas présent.
- Si nous considérons une bobine cloisonnée, le potentiel au milieu de cette bobine est zéro, le même que celui du primaire, et croit vers chaque bout. Le
- 1
- é*T 1
- facteur de réduction de cette somme est I x2dx —----.
- J_1 12
- de sorte que nous pouvons poser comme valeur de C dans l’expression 6, environ 23 cm, probablement trop petite. Avec ces données, on trouve
- ou
- Y = 2 600 G. G. S. électrostatiques, Y = 7,9 X io3 volts
- Si nous admettons 33 000 volts par centimètre d’étincelle, l’étincelle devrait avoir 24 cm de longueur. Or la bobine en question est construite pour 8 à 10 cm d’étincelle. Et il est remarquable que la limite, fixée en tenant compte seulement du fer et de la capacité du secondaire n’excède que modérément la force actuelle de la bobine.
- p.31 - vue 32/746
-
-
-
- 32
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 27.
- le fer saturé magnétiquement. Elle montre, sans doute avec quelque exagération, le désavantage d’une trop grande longueur de la bobine. Si a est donné, quand c varie, ç et C sont proportionnels à c, de sorte que pour c = oo , Y est de l’ordre de \/N et N de l’ordre c*-1 approximativement. D’une manière analogue l’accroissement de la capacité effective explique le manque de recherches d’accroitre la longueur de l’étincelle en combinant en série des bobines similaires, eu dépit de l’énergie augmentée au moment de la rupture.
- Si maintenant l’on veut avoir une estimation grossière plutôt qu’une limite, on peut obtenir une formule plus pratique en substituant dans (6),
- 3C'
- il la placede ô sa valeur approchée , où 3C/
- est la force magnétisante extérieure agissant parallèlement à l’axe, de sorte que,
- où ÙC; désigne la force magnétisante extérieure due au courant primaire ; quant à la force magnétisante actuelle nécessaire pour aimanter le fer doux, elle est ici regardée comme relativement négligeable.
- D’après (y) la longueur de l’étincelle est proportionnelle, toutes choses égales d’ailleurs, au courant primaire, et elle croit avec la longueur de la bobine, puisque N est au dénominateur. Mais on ne doit pas appliquer cette formule dans la région où le fer devient approximativement saturé.
- Dans la discussion de plus haut, la capacité C du secondaire sera probablement appelée à jouer un rôle très important et inattendu et on peut se demander si c’est réellement cette capacité qui limite la longueur de l’étincelle dans les bobines actuelles. Il n’est pas difficile de prouver par l’expérience qu’en appliquant aux extrémités du secondaire des capacités de Torde de celles estimées plus haut, la longueur de l’étincelle est en effet réduite ; mais cette réduction ne suit cependant pas la loi de G \ que nous avons obtenue précédemment (éq. 6). D’où vient ce désaccord ? C’est qu’on a obtenu cette loi en supposant — ce qui ne peut jamais arriver dans la pratique —, que la rupture est absolument instantanée et qu’il n’y a pas de courants de Foucault. Et si dans ces conditions il n’y avait
- pas de capacité du secondaire, il semblerait qu’il ne pourrait pas y avoir de limite pour te potentiel maximum développé. Les expériences de J.-J. Thomson (2) peuvent être considérées comme prouvant que même dans les cas extrêmes, tel que celui dont nous venons de parler, le fer, comme une surface magnétique, ne manquera pas de répondre a cette question.
- En ce qui concerne les courants de Foucault, il est bon d’aller un peu plus loin et de voir de quoi dépend leur importance. S il n’y avait pas de circuit secondaire, le magnétisme de chaque fil du noyau de fer se continuerait après la rupture, supposée rigoureusement instantanée, par un courant de Foucault superficiel. Un circuit secondaire, enlacé de près avec le primaire transportera ces courants en lui-même, et continuera ainsi pendant le premier moment le magnétisme du noyau. Mais comme, peu de temps après le magnétisme diminue, les courants de Foucault tendront à se former, et leur importance, pour notre but, dépend de leur durée. Si cette dernière est courte, comparativement aux constantes de temps du secondaire, leur influence peut être négligée. Car autrement la force électromotrice de la chute de magnétisme resterait et agirait à son moindre avantage. La constante de temps, a savoir, le temps pendant lequel le courant diminue dans le rapport de e a i, a pour valeur le courant de Foucault principal, dans un cylindre de rayon r,
- __ 4-ir^Âù2
- (viofiF
- où k désigne la conductibilité et u. la perméabilité magnétique (2).
- Si maintenant d est l’épaisseur d’une feuille d’étain ayant même constante de temps qu’un fil de rayon r, il est facile de voir qu’on a de la même manière
- d_ _ 7Z '
- r 2,4o4
- Si nous prenons, pour le fer,
- k = —-—* C. G. S. u — 5oo C. G, S.
- 96h
- (4) lîecent Reshearches, p. 323.
- (p) Brit. Assoc., Rep, p. 446 (1882); Scientific Papers ' t. II, p. 128. (Lord Rayleigh).
- p.32 - vue 33/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 33
- il vient
- de sorte que pour un fil de i mm. de diamètre
- r = —— seconde, et on pourrait donc se de-
- 4ooo 7 r
- mander si cette valeur est assez petite pour empêcher les courants de Foucault de réagir sur le secondaire.
- Nous allons maintenant considérer latroisième des causes qui imposent une limite à l’étincelle secondaire, à savoir, le manque d’instantanéité de la rupture. Nous supposerons pour le moment que le secondaire ne contient pas de condensateur en dérivation. Après la cessation du contact métallique le courant primaire est un peu prolongé par la formation d’un court arc, dont la durée dépend, entre autres, de la nature du métal et de la grandeur du courant lui-même. Si maintenant nous supposons de nouveau que le fer possède les qualités théoriques (idéales), nous pouvons traiter le secondaire comme un simple vibrateur sur lequel agit une force U proportionnelle au rapport de chute du courant primaire (:).
- (1) L’équation 'd’un pareil vibrateur, est, comme on le sait
- dlu dt2
- + ,.* + „% = u;
- (io)
- Et maintenant la nature de la bobine secondaire, spécialement en ce qui concerne le nombre de spires, entre en question. Avec l’hypothèse que la rupture est absolument instantanée nous arrivons à la conclusion un peu paradoxale que la limite de la longueur de l’étincelle dépend seulement de la capacité du secondaire sans s’intéresser au nombre de spires du secondaire — nombre qui pourrait varier dans d’assez larges limites sans influencer sensiblement la capacité. Quoi qu’il en soit, nous voyons donc qu’une réduction dans le nombre de spires, et la diminution qui en résulte pour le temps d’oscillation, nécessitera une instantanéité de plus en plus grande de la rupture si l’on veut avoir l’effet entier.
- Mais qu’arrive-t-il si l’on fait usage d’un condensateur dans le primaire ? En ce qui concerne ce condensateur, il est bien connu que dans la plupart des bobines actuelles il est un auxiliaire de la plus haute importance, pouvant accroître la longueur de l’étincelle de cinq à dix fois ; même quand les interruptions du primaire (la rupture) sont faites au moyen
- Il est facile de voir que cette intégrale, qui représente le potentiel aux extrémités du secondaire, est maximum quand U est concentré au même temps t' ; et que t est tel que
- sin n (t — t') — i
- l’intégrale de cette équation avec les conditions initiales (pour t — 6)
- u — o (pas de charge)
- du ,
- —jj- — o (pas de courant)
- est (Theory of Sound, ï. I. § 66),
- w——7 ^ e 2 ^ ^ sin n' (t— t'). U dt' (n)
- avec
- n' — y/ |'n2----- x2^ (12)
- Les différents éléments de l’intégrale (11) représentent les eifets au temps t des vitesses Udt' communiquées un temps (t — t') auparavant. Dans le cas actuel, nous considérerons U positif partout et j Udt' donné.
- Mais remarquons que si x = o, c’est-à-dire si la résistance du secondaire s’évanouit, alors n' —sjii1 — n et par suite
- u = —- / sin n (t — t') Udt'. (i3)
- c’est-à-dire, physiquement parlant, quand la rupture est absolument instantanée et le temps considéré est ultérieur d’un quart de période. Si la rupture n’est pas instantanée, sin n (t — t') ne pourra pas atteindre sa valeur la plus élevée possible.
- La théorie est substantiellement la même si x est fini. On a même valeur de (t — t') pour laquelle
- ___Lx
- e 2 ; sin n' (t — t')
- est maximum; et la plus grande valeur de u sera obtenue en concentrant U au même instant t'et en choisissant t de telle manière que (t — t1) ait la valeur définie plus haut. La conclusion est que, si le courant primaire tombe de sa valeur maximum à zéro sans oscillation, le potentiel entre les extrémités du secondaire sera le plus grand quand cette chute sera absolument instantanée, et que cette valeur maximum commencera sensiblement à partir de l’instant où la rupture occupe un temps comparable à une des constantes de temps du circuit secondaire. Dans le cas où il n’y a pas de résistance nous avons affaire seulement au temps d’oscillation du secondaire ; mais si la résistance
- N
- est grande, l’autre constante de tempsdoit être la plus
- R r
- petite (voir l’éq. (2)).
- p.33 - vue 34/746
-
-
-
- 34
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 27.
- d’un interrupteur ordinaire à contacts en platine. On considère généralement, et non sans raison, que le condensateur a pour but d’absorber l’étincelle primaire, en augmentant ainsi l’instantanéité de la rupture et on lui attribue en outre une autre faculté, en se rappelant que l’effet peut être non seulement de produire l’arrêt du circuit primaire, mais encore, actuellement, de le renverser. En ce qui concerne cette question de condensateur, Lord Rayleigh, bien qu’il trouve la théorie présente comme étant correcte, donne néanmoins quelques vues nouvelles qui lui sont personnelles.
- L’action du condensateur, et spécialement la recherche de la capacité la plus avantageuse, a été étudiée par MM. Walter et Mizuno. Le premier trouve que la capacité la plus avantageuse varie dans l’air ou dans l’huile avec le mode d’interruption du primaire. M. Mizuno trouve que cette capacité dépend de l’intensité du courant primaire, un courant intense exigeant une grande capacité.
- Quand on emploie une capacité dans le primaire il faut la réunir aussi directement que possible aux pôles où la rupture doit s’effectuer ; en insérant, en effet, un électro-aimant relativement petit entre un des pôles du primaire où la rupture doit se produire et un des pôles du condensateur, on annihile complètement l’action de ce dernier (1). Et cela se comprend, car cet électro-aimant produit au point de contact avec le primaire un petit arc que le condensateur ne peut plus éteindre (ou plutôt absorber).
- Mais si nous regardons la question au point de vue théorique, et si nous nous plaçons dans le cas où il n’y a pas de perte magnétique, on peut supposer, au point de vue pratique, qu’une diminution instantanée du courant primaire amène toute l’énergie disponible dans le circuit secondaire et dans ce cas, le condensateur ne peut jouer qu’un rôle nuisible.
- S’il y a une faible induction (relativement) entre le primaire et le secondaire, on conçoit alors facilement que l’action du condensateur doit être avantageuse. Si les résistances du primaire et du secondaire sont petites, les deux courants, primaire et secondaire, peuvent exécuter de nombreuses oscillations ; mais si le courant primaire est interrompu, l’effet dans le
- secondaire ne peut être que petit. Tandis que si l’on avait un condensateur dans le primaire les vibrations du courant primaire rendues possibles par ce dernier pourraient causer une accumulation d’effets dans le secondaire. C’est à peu près ce qui se passerait avec une lame élastique encastrée dans un étau qu’on commencerait par faire vibrer et qu’on frapperait ensuite de temps en temps : elle prendrait un régime vibratoire différent du premier ; c’est le cas de ce qu’on appelle les vibrations intermittentes. Mais cela peut-il se passer dans une bobine d’induction du genre de celles qu’on construit actuellement ?
- Lord Rayleigh se demande à quel point ces arguments théoriques de la suppression du condensateur dans le primaire et son remplacement par une rupture suffisamment instantanée pourraient convaincre le lecteur. Et d’abord Lord Rayleigh lui-même commence par hésiter de trop avancer cette opinion, car il n’a pas encore pu en avoir une confirmation expérimentale. Ses premiers essais ont, en effet, été mauvais. L’interruption était effectuée au moyen d’un interrupteur constitué d’un ressort qui appuyait sur un contact ; on l’en éloignait soit à l’aide d’un choc produit avec un bâton, soit h l’aide d’un poids tombant de 3,65 m environ de hauteur. La bobine était excitée par une simple pile Grove. Une interruption dans le primaire, faite vivement, à la main, donne une étincelle de 8 mm dans le secondaire ; en employant le poids tombant de 3,65 m on obtient 8,5 mm. Ceci sans condensateur dans le primaire. En employant, au contraire un condensateur dans le primaire, la longueur de l’étincelle atteignait i4 mm et cela sans distinction pour l’interruption à la main ou bien avec le poids tombant. Or la vitesse du poids arrivant sur le ressort pouvait avoir environ 9 m par seconde et comme sa masse était grande par rapport a celle du ressort, on conçoit que le résultat de ces expériences n’était pas pour satisfaire leur auteur. Mais si on accroît l’intensité du courant primaire l’avantage penche du côté du condensateur et l’utilité d’un interrupteur rapide, avec ou sans condensateur semble être nulle. Mais voici encore quelques observations très intéressantes : on a remarqué qu’avec une pile Grove dans le primaire, l’étincelle, quoique très inférieure a celle qu’on obtient en introduisant un condensateur dans le primaire, est améliorée
- P) Phil. Mag., t. II, p. 282, 1901.
- p.34 - vue 35/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 35
- si l’on remplace le condensateur ordinaire des bobines par un condensateur plan formé d’une seule plaque de verre couverte de papier d’étain. Et, ce qui est encore plus instructif, si l’on réduit le courant primaire, déjà très faible (i élein. Grove), par l’insertion d’une résistance de i ou 2 ohms, la longueur de l’étincelle est plus petite avec condensateur'dans le primaire que sans condensateur. Ce résultat a encore été vérifié sur une seconde bobine d’induction de Apps avec son condensateur. Ceci nous amène à conclure que, pour de très faibles courants primaires, le condensateur fait plutôt du mal que du bien à une bobine d’induction. Mais dans le cas de courants primaires assez intenses, l’interruption qui était assez brusque pour les faibles courants, est tout à fait insuffisante pour ces derniers. 11 faut donc chercher un moyen pour obtenir une rupture très nette et saccadée du circuit primaire. Lord Rayleigh a essayé plusieurs procédés. En interrompant le courant primaire en coupant le circuit au moyen d’une balle envoyée par un pistolet, il constata que l’interruption ainsi produite était suffisante pour donner, sans l’introduction du condensateur, une étincelle de longueur à peu près égale à celle produite en employant un interrupteur à Pt ordinaire et un condensateur dans le primaire. Voici d’ailleurs des chiffres à l’appui. On a employé une bobine de Apps excitée par 3 éléments Grove ; la distance explosive ou plutôt l’écartement des électrodes étant de 5o mm, on commençait par faire franchir à l’étincelle cette distance, en employant successivement l’interrupteur ordinaire avec condensateur, avec l’interrupteur à mercure et huile et avec condensateur et finalement avec la rupture produite par la balle provenant d’un pistolet sans employer le condensateur. Voici les résultats : avec l’interrupteur ordinaire, pas d’étincelle ; avec l’interrupteur à mercure et huile i étincelle sur i5 interruptions ; avec la rupture produite par la balle 2 étincelles se succédant sur 3 ruptures. Il n’y a donc pas de doute sur la meilleure interruption produite : c’estévidemment celle obtenue
- par la rupture du primaire au moyen d’une balle de pistolet et sans introduire de condensateur dans le primaire.
- En employant des balles de carabine, les résultats ont été les suivants : distance des électrodes 6o mm. L’interrupteur à mercure et huile donne une décharge en aigrette très faible, pendant que la rupture produite par la balle donne de très bonnes étincelles.
- En introduisant maintenant un condensateur dans le primaire on a remarqué qu’à 55 mm de distance on n’obtient pas de bonnes étincelles (à peine une très faible aigrette) alors que sans condensateur on a toujours de bonnes étincelles. En remplaçant le condensateur ordinaire par une lame de verre étamée, on n’a pas observé de différence sensible. En excitant la bobine par 6 éléments Grove et en écartant les pôles du secondaire de 90 mm, le même moyen de rupture brusque (la balle) ne donna pas d’étincelle si on avait un condensateur dans le primaire, mais si on supprimait ce dernier, on avait des étincelles à chaque rupture.
- De ce qui précède il résulte donc que le condensateur employé concurremment avec un interrupteur ordinaire dans le primaire est utile pour empêcher la formation d’un arc entre les extrémités où se produit la rupture, niais si Von peut rendre cette dernière suffisamment instantanée, le condensateur devient nuisible., travaillant en sens inverse et en prolongeant la période de chute du courant primaire.
- La première condition requise pour le bon fonctionnement d’une bobine est évidemment l’existence d’une énergie suffisante à la rupture, et ceci implique l’existence d’une masse considérable de fer, bien aimanté, et ne formant pas un circuit presque fermé. L’utilisation complète de cette énergie dépend de l’instantanéité de la rupture (interruption), du primaire, des courants de Foucault dans le noyau de fer et (en ce qui concerne la longueur de l’étincelle) de la capacité du secondaire.
- Eugène Néculcéa.
- p.35 - vue 36/746
-
-
-
- 36
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 27.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 2 juin 1902.
- Etude expérimentale sur la dissociation des éléments constitutifs de la dépense énergétique des moteurs employés à une production de travail positif, par A. Chauveau. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 1266-1271.
- Des recherches antérieures sur la dépense d’énergie imposée à un muscle pour effectuer le soulèvement d’une charge ont montré à l’auteur que cette dépense est la somme des trois parties suivantes :
- A. L’énergie qui annihile l’effet de la pesanteur sur la charge, ou qui crée dans le muscle la force capable de faire équilibre à cette charge et de la préparer ainsi au soulèvement. Cette perte d’énergie, couronnée par la tension équilibrante du muscle pendant le soulèvement des charges est proportionnelle à la charge soutenue ou soulevée : A= K/?.
- B. L’énergie consacrée au soulèvement lui-même et dont la valeur équivaut au produit de la charge par la longueur du parcours accompli: B =pl= T.
- C. L’énergie qu’absorbe la création de la vitesse communiquée a la charge pendant son parcours, énergie proportionnelle à son effet, c’est-à-dire à la vitesse créée C = KV.
- L’auteur s’est demandé s’il en est encore ainsi dans un moteur inanimé. Les expériences qu’il a entreprises dans ce but et dont le mode opératoire ainsi que les résultats sont décrits ci-dessous montrent que la dépense totale d’énergie d’un moteur électrique produisant un certain travail utile peut aussi être décomposée de la même façon.
- L’auteur fait remarquer que « les deux dépenses A et C, incessamment créées se résolvent incessamment en chaleur qui se dissipe et que la dépense B est la seule dont la valeur énergétique soit conservée dans la force vive qui existe en puissance dans le travail mécanique effectué ». Il en résulte, ajoute-t-il, que le rendement d’un moteur, muscle ou machine, en travail mécanique vrai, ne peut jamais représenter qu’une fraction, variable suivant les cas, parfois relati-
- vement minime, de l’énergie disponible totale qui a été consacrée par le moteur à l’exécution de ce travail mécanique. (*)
- (q a Appareils. — Les moteurs électriques se prêtent seuls, quant à présent, à la réalisation des conditions expérimentales nécessaires, tout particulièrement en ce qui regarde l’étude de la dépense statique. C’est donc à l’un de ces moteurs que j’ai eu recours. La puissance et la dépense en étaient réglées à volonté par un rhéostat dont les combinaisons, extrêmement variées, suffisaient à tous les besoins.
- » D’excellents instruments de mesure, voltmètre et ampèremètre très sensibles, permettaient d’apprécier rigoureusement la valeur de l’énergie électrique apportée au moteur et’dépensée parce moteur dans chaque condition expérimentale.
- « Deux procédés ont été employés pour opérer, avec ce moteur électrique, des soulèvements déchargés variées à des vitesses plus ou moins grandes.
- » Dans l’un de ces procédés, l’arbre du moteur est conjugué bout à bout avec un autre arbre qui est, en quelque sorte, le prolongement du premier. On s’en sert pour l’enroulement ou le déroulement directs de deux fils suspenseurs qui se réfléchissent chacun sur une poulie en se terminant par un plateau léger, pourvu de guides, sur lequel se placent les poids à monter ou à descendre .
- » Dans l’autre procédé, l’arbre du moteur, au lieu d’agir directement sur la charge, actionne un appareil intermédiaire pourvu de deux treuils à vitesse très réduite, permettant d’opérer lentement avec des charges beaucoup plus fortes. Ceprocédé présente sur l’autre de grands avantages, entre autres celui de permettre d’atteindre plus facilement la constance du régime du moteur partant celle de l’énergie dépensée dans chaque expérience.
- » Le plateau ascendant, en l’un et l'autre cas, reçoit la charge avec laquelle on désire agir.
- » Il se meut le long d’une règle verticale qui permet de mesurer la longueur des chemins parcourus. Des contacts à sonnerie électrique, fixés à cette règle, indiquent l’instant précis où commence et où finit le parcours de la charge. A l’aide d’un compteur chronométrique actionné juste au moment de la sonnerie initiale et de la sonnerie terminale, on mesure, à un cinquième de seconde près, la durée du parcours. On est ainsi en possession de tous les moyens de régler, avec quelques tâtonnements, la vitesse à imprimer à la charge déplacée.
- » Technique. — a. Procédé pour la détermination directe de la dépense statique, attachée à Véquilibration des charges. —A l’aide des combinaisons du rhéostat, la puissance électrique fournie au moteur chargé est réglée de manière à l’amener exactement au seuil de l’entraînement. Il fonctionne alors comme un simple électroaimant soutenant, en état d’immobilité ou d’équilibre, la charge suspendue à l’extrémité du fil enroulé sur l’arbre
- p.36 - vue 37/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 37
- Travaux magnétiques autour du massif central de Madagascar, par le Père Colin, Comptes-rendus, t. CXXXIY, p. 1274-1278.
- L’auteur donne un tableau des valeurs de la déclinaison, de l’inclinaison et de l’intensité du
- ou le treuil du système moteur. Dans ces conditions, la dépense électrique indiquée par les deux appareils de mesure représente sûrement la dépense spécialement consacrée à Y équilibration simple du poids à soulever, c est-à-dire à la neutralisation de l’action de la pesanteur. C’est là l'un des éléments constitutifs delà dépense totale qu’il est le plus important et, dans une certaine mesure, le plus facile de se procurer.
- » b. Procédé pour la détermination directe de la dépense attachée à la création de la vitesse imprimée aux charges. — Pour arriver à cette détermination, la fonction créatrice de la force qui imprime au déplacement des charges la vitesse dont elles sont animées doit être rendue indépendante des fonctions qui équilibrent ces charges ou leur font accomplir un certain parcours. On y arrive de la manière la plus simple : soit en supprimant toute charge sur l’un et l’autre plateau ; soit en mettant dans le plateau descendant une charge de valeur égale à celle qui est à étudier et à placer sur le plateau ascendant. Dans le premier cas, en effet, il n’y a plus rien à équilibrer ni à soulever. Dans le deuxième cas, il en est de même, parce que les deux charges, positive et négative, se neutralisent. Et alors, si l’on met le moteur en mouvement, la dépense indiquée par les appareils de mesure est exclusivement fonction de la vitesse qui est imprimée au moteur et que celui-ci communiquerait à la charge.
- » Les résultats s’obtiennent ‘parfois un peu péniblement à cause de la difficulté qu'on peut éprouver à mettre le moteur en régime régulier dans un temps suffisamment court. Ils sont, du reste, presque identiques avec les deux procédés, quoique le frottement des arbres soit plus considérable quand ces arbres sont chargés,
- » c. Procédé pour la détermination indirecte de la dépense attachée à la production de la force vive que le travail mécanique accumule dans la charge soulevée. — Pour arriver à cette détermination, il faut avoir en sa possession celle de la dépense totale qu’entraîne la production du travail positif. En retranchant de cette dépense totale, avec la correcion dont il est question ci-après, la somme des deux dépenses partielles déjà indiquées, on obtient, par différence, la valeur de la dépense spéciale affectée à la création de la force vive ou du travail qui la représente. Or, la valeur de l’énergie électrique totale dépensée par le moteur, pendant l’exécution du travail positif, est toujours donnée avec une remarquable exactitude par les instruments de mesure électrique, à partir du moment où le moteur atteint son régime régulier, avec toute charge et toute vitesse d’entraînement qu’il y a lieu de choisir.
- » d. Dépenses stériles. — Des trois dépenses partielles qui viennent d’être examinées, aucune n’est stérile, quoique la dernière seule se trouve représentée dans le travail extérieur. Mais les deux autres sont tout aussi
- champ magnétique déterminées par lui, en 1901, au moyen des instruments de Brunner, dans 3^ stations du massif volcanique de Madagascar.
- utiles que la troisième, en ce sens qu’elles sont engagées dans la création des conditions, c’est-à-dire des forces, qui contribuent à l’exécution du travail extérieur. Les vraies dépenses stériles sont celles qui se produisent sans pouvoir être rattachées à cette production de travail extérieur et sans y participer en rien.
- )> Il importe de déterminer ces dépenses stériles, ou parasites, car elles tiennent une certaine place dans la question de la dissociation des éléments actifs de la dépense du moteur. Elles se répètent, en effet, à chaque détermination générale ou partielle des dépenses utiles et en modifient la valeur vraie.
- » J’ai dit qu’avec mon dispositif expérimental il n’y a pas à tenir compte, tant elles sont faibles, des dépenses stériles qui peuvent être dues à l’influence que les variations de la charge exercent sur le frottement des arbres. La seule de ces dépenses qui ait de l’importance est celle qu’exige la machine employée à vide, pour être amenée au seuil de l’entraînement.
- » Cette dépense stérile absorbée par l’inertie des divers organes de l’appareil est toujours la même pour les mêmes conditions instrumentales. Elle modifie d’autant plus le rendement général de la machine que les dépenses utiles sont plus faibles. Dans les expériences faites avec mon outillage, le rapport de la dépense stérile à la dépense totale a varié de 0,87 à 0,06. Ainsi, i3 p. 100 seulement de l’énergie électrique étaient utilement dépensés dans le premier cas, et dans le second 94 p. 100. Ces chiffres montrent combien il importe de tenir compte de la dépense stérile dans les expériences comparatives.
- » Cette dépense stérile se répétant deux fois, quand on détermine isolément la dépense attachée à l’équilibration de la charge et la dépense attachée à la création de la vitesse imprimées à son déplacement, elle doit être retranchée une fois de la somme de ces deux dépenses avant de faire servir cette somme au calcul de la valeur de l’énergie affectée à la création de la force vive contenue en puissance dans le travail mécanique effectué.
- » Expériences. — Je ne citerai que des exemples pris dans la catégorie des expériences où la machine fonctionne avec réduction de la vitesse d’entraînement des charges. On en a fait deux séries rigoureusement symétriques quant au nombre des conditions étudiées et des expériences et quant à la valeur du travail mécanique produit dans chacune de ces expériences. Dans l’une des séries, le travail mécanique variait comme la charge, celle-ci étant animée d’une vitesse constante. Dans l’autre série, le travail mécanique variait comme la charge, celle-ci conservant la même valeur.
- » Première série. — Le chemin parcouru par la charge (i,5o m.) a été constamment accompli en 60 secondes, et la valeur de la charge, régulièrement croissante, est passée de 10 kg à 20 kg, 3o kg, 40 kg.
- » Seconde série. — La valeur de la charge soulevée a à été constamment 10 kg et le parcours (i,5o m.) de la charge s’est effectué avec une vitesse régulièrement
- p.37 - vue 38/746
-
-
-
- 38
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 27.
- Une carte indique la direciion de l’aiguille de déclinaison en chacune de ces stations et montre que cette direction présente des variations souvent importantes d’une station à l’autre, même lorsqu’une très faible distance sépare les stations considérées : ainsi dans l’une d’elles la déclinaison est d’un peu plus de 3° vers l’est, tandis que dans toutes les autres elle est occidentale et atteint jusqu’à 38°.
- Sur la constitution des nébuleuses, par Ch. Nordmann. Comptes-rendus, t. CXXXIV, p. 1282-1205.
- L’auteur a montré récemment que l’hypothèse d’un rayonnement électro-magnétique du Soleil paraît de nature à expliquer simplement divers phénomènes célestes et météorologiques. Dans cette nouvelle note, il montre qu’un rayonnement semblable des étoiles permet d’expliquer d’une manière relativement simple les apparences des nébuleuses ; puis il présente quelques objections à l’explication, proposée par M. Des-landres, des mêmes phénomènes. Nous renvoyons aux Comptes rendus pour les détails.
- croissante, c’est-à-dire en 60, 3o, 20, i5 secondes : ce qui donne au chemin parcouru à la seconde les valeurs 0,025 m, o,o5o m, 0,075 m, 0,100 m ».
- Sur une méthode de comparaison des moteurs à gaz tonnant de différentes puissances, par Max Ringelmann. Comptes-rendus, t. CXXXIV, p. 1293-1295.
- Pour toute espèce de moteur, la consommation de combustible par unité de travail diminue lorsque la puissance augmente. Si donc l’on a à comparer le rendement de moteurs de puissances diverses, alimentés par le même combustible, il y a lieu pour que la comparaison soit équitable, d’établir une échelle de rendements croissant avec la puissance nominale du moteur considéré.
- C’est cette règle que l’auteur a appliquée pour le classement des nombreux moteurs présentés au récent concours des moteurs à alcool. D’après la note qui nous occupe, cette application a été faite d’après les bases suivantes.
- L’expérience a montré que, pour un même moteur à gaz tonnant fonctionnant sous des charges différentes, la consommation de combustible peut être représentée par la relation linéaire a -f- bx, où x est la dépense, a la charge à vide et b un coefficient constant, indépendant du moteur et d’autant plus grand que le pouvoir
- Les résultats sont présentés dans le tableau suivant, reproduit, avec ses incorrections au système CGS, d’après la note de l’auteur.
- A B TRAVAIL EXTÉRIEUR A LA SECONDE C DÉPENSE totale D SOMME DES DÉPENSES CONSACRÉES à l’équilibration et à la création de la vitesse imprimée au soulèvement E ÉNERGIE consacrée à la création
- NUMÉROS (Tordre O b ^ s® -a s 0 0 œ 2 Chemin parcouru 3 Energie contenue dans le travail extérieur effectué provoquée par le travail à la seconde a. Part de l’équilibra -tion b. Part de la création de la vitesse c. Dépense stérile à déduire 1 fois d. Somme réelle à soustraire de C de la force vive possédée par la charge soulevée
- 1. . \ h. . ireseriej * j. ( iv. ! T. . 2® série < JJj ' {iv. ; kg 10 ‘20 3o 40 10 10 10 10 m X 0,025 X 0,025 X 0,025 X 0,025 X 0,025 X o,o5o X 0,075 X 0,100 kg = o,a5 = o,5o = 0,7a = 1,00 — 0,25 = o,5o = 0,75 = j,00 watts = 2,5 = 5 = 7,5 = 10 = 2,5 = 5 = 7,5 = 10 watts 17.5 26 36.2 49.2 17.3 22.5 29.5 3.9 watts — ( 8,5 — (h — (22,5 — (32,15 — ( 8,3 — ( 8,3 — ( 8,3 — ( 8,3 watts -- 11 -- 11 -j- 11 + 10,8 4-13,5 +18 --25 kn AT; Aft ETimmiC "rt vf vd" *1111 1 1 1 1 1 watts = i5 ) = 20,5 ) = 29 ) = 38,65) = 14,6 ) = 17,3 ) = 21,8 ) = 28,8 ) watts = 2,5 = 5,5 = 7,2 = 10,35 = 2,7 = 5,2 = 7,7 = 10.2
- (i) Chiffres un peu majorés, le kilogrammètre, pour simplifier, étant estimé valoir iO watts.
- » Conclusion. — Les expériences qui viennent d’être exposées justifient pleinement les propositions dont elles avaient servi à vérifier l’exactitude. Il en résulte que, dans les moteurs inanimés, comme dans les moteurs animés, l’énergie dépensée pendant les périodes d’activité se répartit entre plusieurs fonctions toutes également
- nécessaires à la production du travail positif résultant du soulèvement des charges. Chaque part de dépense appartenant respectivement à chacune de ces fonctions peut être aisément isolée, ce qui permet de se rendre compte des lois qui règlent le rendement vrai de la dépense énergétique totale en travail mécanique. »
- p.38 - vue 39/746
-
-
-
- 5 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 39
- calorifique du combustible employé est plus faible. La consommation par unité d’énergie produite se trouve donnée par
- CL
- y —------1- b
- x
- et représentée graphiquement par une hyperbole équilatère. Traçons cette hyperbole pour un moteur donné d’après les résultats des essais faits sous diverses charges.
- D’autr'e part, le pouvoir calorifique du combustible étant connu, traçons les hyperboles équilatères correspondant à certains rendements thermiques, par exemple 12, 14, i5eti6p.ioo. L’hyperbole correspondant au moteur essayé se trouvera comprise entre deux de ces dernières hyperboles et dès lors sa position fera connaître à moins d’un centième le rendement thermique du moteur.
- Les rendements thermiques de tous les moteurs à comparer ayant été ainsi déterminée, il suffira alors, pour rendre la comparaison équitable, de dresser une échelle de récompenses, tenant compte à la fois du rendement thermique et de la puissance nominale du moteur (*).
- Influence du voltage sur la formation de l’ozone, par A. Chassy. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1298-1301.
- L’auteur a montré dans une précédente note (2) que la loi qui exprime la manière dont progresse la richesse en ozone de l’oxygène soumis, pendant des durées croissantes, a l’influence de l’effluve, était la même quel que soit le voltage employé, pourvu qu’il restât constant pendant toutes
- (1) Par exemple, au concours international de moteurs à pétrole de Meaux, en 1894, pour les machines d’une puissance de 4 chevaux, les récompenses étaient décernées sur les bases suivantes :
- Méd. d’or . . rend, therm. au-dessus de 16 p. xoo » vermeil. » compris entre i5 et 16 p. 100
- » argent . » » i4eti5 »
- » bronze . » » 12 et 14 »
- Ment honor. . » au-dessous de 12 p. 100.
- Cette manière de composer les moteurs explique que, dans certaines catégories de moteurs (de 2 chevaux à 6 chevaux par exemple), le jury, au concours international de 1892, a déceimé une médaille d’or, deux médailles de vermeil, trois médailles d’argent, alors que, dans une autre catégorie, le meilleur des, moteurs concurrents n a pu recevoir qu’une médaille de vermeil.
- (’) Chassy, Comptes rendus, t. CXXXIII, 1901, p. 789, Écl. Élect., t. XXIX, p. 3o4/23 nov. 1901.
- les mesures constituant une série d’expériences. Dans celle-ci, il étudie l’influence de la grandeur du voltage sur la rapidité de formation de l’ozone.
- Quand on soumet l’oxygène à l’effluve sous des différences de potentiel croissantes on constate que l’on n’obtient d’abord pas d’ozone d’une façon bien sensible. A partir d’un certain voltage, variable avec les dimensions du tube ozonisent1, mais s’élevant toujours à plusieurs milliers de volts, l’ozone commence â se former. En continuant alors â augmenter lentement le potentiel, on constate que la puissance de l’appareil, au point de vue de la formation de l’ozone, augmente très rapidement.
- Le voltage auquel l’ozone commence à se former d’une façon très appréciable est caractérisé par la formation d’effluves. Pour un voltage supérieur d’environ 4° P- 100 au précédent, la décharge se produit sous forme de pluie de feu. Il y a donc dans le phénomène deux phases qui vont justement servir à énoncer la loi de formation. Il faut remarquer, toutefois, que le passage de l’une à l’autre phase manque un peu de précision (2).
- (') L’éleclromètre employé est un instrument composé de deux lames de 5 cm2, distantes de idem, et plongeant dans l’huile. Une de ces lames est fixe, et l’axxtre, qui est attirée par la première, est suspendue à un lîl de torsion servant à équilibrer l’action électrique. A l’aide d’un microscope muni d’un micromètre, on peu viser un point de la lame mobile. Dans les limites indiquées par un voltmètre électrostatique de Hartmann et Braun, allant de 1000 à 12 otxo volts, la torsion daixs cet électromètre était rigoureusement proportionnelle au carré de la différence de potentiel. M. Chassy admet qxx’il en est de même pour les voltages supérieurs et se sert du voltmètre de comparaison pour déterminer la constante de son instrument. Comme source électrique, on utilise un alternateur de 5o périodes alimentant une grosse bobine de Ruhmkorff qui sert ainsi de transformateur à haute tension.
- (2) Par suite de l’existence d’une concentration limite, l’effet d une tension constante n’est pas poportionnel à sa durée. Il faut donc, pour comparer les différents voltages, chercher les durées produisant une même concentration. Il est plus commode de ne pas s’astreindre à réaliser expérimentalement cette condition et de se servir de la courbe correspondant au tableau contenu dans la note citée plus haut. On atteint la plus grande précision possible en prenant une durée de courant telle que la concentration de l’ozone produit soit faible, parce qu’alors l’effet du courant est presque proportionnel à sa durée, ce qui diminue les erreurs provenant de l’usage de la courbe considérée.
- p.39 - vue 40/746
-
-
-
- 4o
- T. XXXII. — N° 27.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Pendant la seconde phase du phénomène, celle qui correspond à la pluie de feu, la loi obtenue est très simple et peut s’énoncer ainsi : ha puissance de production de l’ozone est proportionnelle au carré de la différence de potentiel efficace qui existe entre les armatures. Quant à la constante de proportionnalité, elle dépend essentiellement des dimensions du tube à oxygène. Pendant la première phase, c’est-à-dire pour les voltages les plus faibles capables de produire de l’ozone, cette loi du carré n’existe plus (1).
- Comme exemple d’une série d’expériences, M. Chassy donne la suivante, où il représente en valeur relative par P la puissance d’ozonifica-tion de la différence de potentiel efficace Y, évaluée en milliers de volts. On prend comme unité d’action celle qui correspond dans l’appareil à i3aoo volts.
- Y. 9 9? 18 9 ,54 10,1 11,18 11,82 12 ,5
- P. 0 0, oa3 0 ,061 0, i53 o,55 0,73 0 ,86
- P' 0,72 0,80 0 ,89
- V. i3, 2 16 20,4 26,00 34,5o D
- P. X 1 ,58 2,40 3,70 6,70 9 ,9°
- P' 1 1 ,56 2,39 3,88 6,83 9 ,65
- On voit que, dan s cet exempl e, la loi des
- carrés s’applique au-dessus de 12000 volts efficaces, car les valeurs P' de la puissance d’ozoni-fication, calculées en vertu de cette loi et en comparant toutes les tensions à i3 200 volts, coïncident à peu près avec P, à partir de cette limite inférieure. Il est probable que cette loi
- « P) Désignons par A et B les effets de deux voltages a et b, a étant supposé plus petit que b. Posons
- B _ (h\n
- A \ a /
- » L’exposant n, pendant la première phase, est variable et supérieur à 2. Il est d’autant plus grand que A et B sont plus voisins du voltage initial pour lequel le phénomène commence. J’ai bien essayé, pour cette phase, de représenter l’influence du voltage en fonction de la différence entre ce voltage et le voltage initial, mais je n’ai rien obtenu de simple. D’ailleurs, dans la loi que je considère comme rigoureuse pour la seconde phase, il s’agit bien du carré de la tension utilisée dans l’expérience et non du carré d’une différence de deux tensions. Il est difficile de saisir exactement à quel moment commence la loi du carré, puisque, pour les voltages inférieurs, leur puissance d’action s’en écarte d’une façon continue ; mais il est certain que cette loi s’applique ensuite indéfiniment pour les tensions de plus en plus fortes. »
- n’est pas empirique et qu’elle s’applique aux tensions supérieures à celles dont on disposait dans les expériences (Q.
- Sur les propriétés èlectrocapillaires des bases organiques et de leurs sels, par Gouy. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. i3o5-i3o7.
- Continuant ses recherches (2) l’auteur a étudié les bases organiques. Pour les bases fortes, aux dilutions faibles ou modérées, les courbes électrocapillaires de la base libre et de ses sels (sulfates, phosphates) sont peu différentes. Pour les bases faibles la courbe de la base libre a son maximum plus déprimé en général que la courbe de ses sels.
- Sur les mouvements sismiques et les perturbations magnétiques du commencement de mai à la station d’Uccle (Belgique), par Eug. Lagrange. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. i3ü5-i327.
- L’auteur fait connaître les perturbations sismiques indiquées par le pendule horizontal triple de von Rebeur-Ehlert ainsi que les courbes de déclinaison magnétique relevées à la station d’Uccle. De leur comparaison l’auteur conclut qu’il ne paraît y avoir aucune relation entre les deux ordres de phénomènes.
- (b L’auteur ajoute :
- « Il me semble que l’on doit concevoir de la façon suivante cette bizarrerie apparente d’une loi qui serait exacte et qui ne s’appliquerait pourtant pas dans toute l’étendue de l’échelle. Puisqu’on constate expérimentalement que la décharge ne commence nettement qu’à partir d’un certain voltage, il faut en conclure qu’il y a une résistance spéciale, une inertie inconnue du diélectrique, que je ne saurais définir, mais qu’il s’agit d’abord de vaincre et qui trouble, au commencement, l’expression mathématique du phénomène. Dès que la décharge est un peu intense, il faut admettre, pour expliquer la simplicité de la loi énoncée, que l’influence de cette inertie diminue de plus en plus pour devenir sensiblement nulle à partir d’une tension suffisante.
- » Au point de vue du rendement, on devra toujours opérer avec des voltages supérieurs d’environ 40 p. 100 au voltage le plus faible commençant à former de l’ozone. Cette dernière tension est toujours facile à déterminer. Il est inutile d’opérer avec des tensions supérieures, si l’on considère seulement le point de vue qui nous occupe. La quantité d’ozone obtenue croît, en effet, d’une façon simplement proportionnelle à l’énergie débitée par la source électrique. »
- (2) Yoir Écl. Élect., t. XXX, p. i45, 25 janvier 190a.
- Le Gérant : C. NAUD.
- p.40 - vue 41/746
-
-
-
- Tome XXXII. Samedi 12 Juillet 1902. 9« Année. — N» 28.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — 6. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- TRANSPORT D’ÉNERGIE SAINT-MAURICE-LAUSANNE
- SYSTÈME TH.ÜRY
- La ville de Lausanne vient d’inaugurer, en mai dernier, un des plus importants transports d’énergie qui aient été réalisés suivant le système série imaginé par M. René Thury, l’une des sommités les plus connues du monde électrique industriel en même temps que l’une des plus modestes.
- Les ingénieurs delà ville de Lausanne, et en particulier le sympathique professeur Palaz, ainsi que la Compagnie de l’Industrie Électrique de Genève ont bien voulu nous convier à l’inauguration officielle qui a eu lieu en présence de nombreux ingénieurs, représentants de la presse scientifique, et des personnalités suisses de Lausanne et de la commune de Saint-Maurice.
- C’est le récit de notre visite technique que nous ferons ici, persuadé que lès renseignements que nous avons recueillis intéresseront nos lecteurs.
- La villede Lausanne a acquis en 1898 la propriété des rapides du Bois-Noir, sur le Rhône, dont la puissance utilisable peut être évaluée à plus de i5 000 chevaux.
- Ces rapides se trouvent près de la commune de Saint-Maurice, charmant petit bourg . situé sur la ligne du Jura-Simplon et à une distance d’environ 06 km de Lausanne . Leur utilisation est destinée non seulement au transport de l’énergie électrique nécessaire à la ville de Lausanne, mais encore à différentes installations qui recevront prochainement un commencement d’exécution.
- Pour le moment, le matériel électrique installé à Saint-Maurice est destiné presque uniquement à l’éclairage de Lausanne.
- Lne commission de cinq ingénieurs, parmi lesquels le professeur Palaz, fut nommée dès
- p.41 - vue 42/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 28.
- 4a
- le début pour examiner les différents projets présentés par les principales maisons de construction.
- Parmi ces projets, celui de la Compagnie de l’Industrie Électrique de Genève, préconisant le système série à courant continu de M. Thury, présentait une telle économie sur le capital
- o o
- Colonne de manœuvre
- Génératrices H F5â
- Begulateur\
- Fig. 1. — Plan de l’usine génératrice de Saint-Maurice.
- de premier établissement, en même temps qu’une grande simplicité de construction et d’exploitation, qu’il fut préféré aux systèmes par courants polyphasés présentés par les autres constructeurs.
- Le capital de premier établissement n’était en effet que de 7 365 000 fr pour le système Thury, tandis qu’il aurait atteint 8 ioo 000 fr pour l’utilisation par courants triphssés, soit une différence de 740000 francs en faveur du continu.
- Le projet Thury comportait évidemment l’utilisation également en courant continu avec batterie d’accumulateurs comme réserve ; toutefois, pour des raisons complètement étrangères au côté technique, la villede Lausanne, malgré l’avis de M. Palaz, a adopté la distribution en courants polyphasés.
- p.42 - vue 43/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 43
- Les travaux d’aménagement de l’usine ont été exécutés à Saint-Maurice par l’Entreprise des Forces Motrices du Rhône, et la partie électrique a été exécutée par la Compagnie de l’Industrie Electrique, sauf en ce qui concerne les génératrices triphasées de la station réceptrice et le tableau de distribution de cette même station.
- Fig. 2. — Coupe do l’usine génératrice de Saint-Maurice.
- Nous allons examiner successivement les différentes parties de l’installationtant hydraulique qu’électrique, en insistant plus particulièrement sur cette dernière. \r
- Aménagement de la chute et canal d’amenée - ' -
- En ce qui concerne l’installation hydraulique : prise d’eau, barrage, canal d’amenée, réservoir de prise de charge, conduite, canal de fuite, etc, nous reproduisons les renseignements suivants qui nous ont été fournis par les ingénieurs de la ville de Lausanne.
- Prise créait. — La prise d’eau est placée en amont des rapides du Bois-Noir, cà la hauteur du village d’Evionnaz; elle permet d’obtenir un niveau constant de 44/i2^ m au-dessus du
- p.43 - vue 44/746
-
-
-
- 44
- T. XXXII. — N® 28.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- niveaudela mer ; la rentrée de l’eau dans le Rhône se faisant à la cote 4o8,5oen hiver et4io,8o en été, la chute brute est donc de 38,75 m en hiver et 36,45 en été.
- L'eau ainsi captée passe dans un canal d’amenée et arrive au réservoir de prise de charge; la perte du canal d’amenée est de 1/2 p. 100, la chute nette utilisable est par suite de 34,69 m en été et 36,10 m en hiver.
- Barrage. — Le barrage, d’une longueur totale de 91,20 m, est divisé, par deux piles de 2,5o m de large, entrois travées inégales. Deux travées de rive formant : à droite, le débouché du canal d’amenée, à gauche un déversoir pour la régularisation du niveau de prise et une travée centrale de 48 m laissant entièrement libre le lit du fleuve.
- Fig. 3. — Vue de l’usine génératrice de Saint-Maurice.
- La travée centrale seule est pourvue d’une fermeture mobile s’appuyant sur un seuil en maçonnerie fixé dans le lit du Rhône.
- La fermeture de la passe a lieu au moyen de vannes glissant dans des cadres, mobiles eux-mêmes autour d un axe fixé à un pont supérieur, de sorte qu’on peut relever les vannes d’abord, puis les cadres, dans une position entièrement hors d’atteinte des objets flottants par les plus hautes eaux connues.
- Canal cl'amenée. — Le canal d’amenée a une longueur totale de 3 3oo m ; il se divise en deux parties principales : le canal d’amenée supérieur avec un bassin de dépôt et le canal d’amenée inférieur.
- Le canal d’amenée supérieur est à ciel ouvert; il a 800 m de longueur, longe le Rhône dont il est séparé par une immense digue en maçonnerie ; cette digue est noyée pendant les hautes eaux d’été.
- Le bassin de dépôt est destiné à dépouiller l’eau de ses sables et de la plus grande partie de ses limons avant de s’engager dans la dérivation; il est d’une surface totale de 3 5oo m2 sur le radier.
- Pour faciliter les dépôts et les chasses et pour avoir l’eau aussi claire que possible, le
- p.44 - vue 45/746
-
-
-
- •P
- 12 Juillet 1902. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 45
- fond du bassin est disposé en pente assez forte contre la vanne de chasse et la prise d’eau est située latéralement.
- Le canal d’amenée inférieur est construit partie à ciel ouvert, partie en tunnel ; il passe sous la voie du Jura-Simplon, traverse le cône du Bois-Noir, passe sous les deux lits du torrent Saint-Barthélemy, sous la route cantonale et arrive au réservoir de prise de charge.
- Réservoir de prise de charge. — Avant de lancer l’eau dans les tuyaux et les turbines, il est avantageux de la clarifier davantage. Le nouveau bassin prévu à la prise de charge sert en même temps, non de réserve précisément, mais de régulateur de niveau. Long de z3o m avec une largeur en gueule et une profondeur d’eau normale variant de 12 m et 3,20 m à
- Fig. 4. — Groupe à courants alternatifs de l’usine génératrice de Saint-Maurice.
- 44 ni et 5,5o 111, il offre à l’eau des sections croissantes de 23,2 m à 180,2 m. Sa capacité est d’environ 14 000 m3, dont 12000 seulement pourraient arriver aux turbines, le reste servant aux eaux troubles, aux dépôts et aux chasses.
- Comme au dépotoir, l’eau en sortant subit une décantation ; elle doit franchir des seuils surélevés disposés de manière à arrêter les filets profonds et troubles, à dévier ces derniers et à les entraîner vers les orifices de chasse. La prise d’eau est faite pour les tuyaux à travers trois chambres séparées qui peuvent être isolées du réservoir par des vannes doubles.
- A l’entrée des chambres se trouve une grille.
- Conduite sous pression. — Il a été mis en place pour la première période de l’installation une seule conduite en tôle de 2,70 m de diamètre intérieur. Cette conduite est posée sur des piliers de maçonnerie, fondés sur sol résistant.
- Décharge clu trop-plein, vidanges et chasses. — Un canal de décharge suit la conduite sous pression jusqu’au passage du chemin de fer, puis il se dirige directement au Rhône avec des pentes de 2,7 à 5,2 p. 100.
- Canal de fuite et rentrée cru Rhône. — Cette partie 11’a de particulier que la grande profondeur de la tranchée le long de la voie ferrée, mais les talus du déblai du canal sont
- p.45 - vue 46/746
-
-
-
- 46
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 28.
- séparés des talus en remblai du chemin de fer par une banquette. Les revêtements du canal de fuite sont en pierres sèches.
- Usine génératrice
- Bâtiments. — L’usine génératrice comporte un bâtiment pour atelier et logement et la salle des machines pour deux groupes triphasés destinés à l’éclairage de Saint-Maurice
- __ââS-_____________S8S....
- g. 5, 6 et 7. — Alternateur triphasé de 110 kilo volts-ampères système Thury de la Compagnie de l’Industrie Électrique de Genève.
- et cinq groupes à courant continu. Les fondations du bâtiment ont été en outre prévues, du côté du canal de fuite, pour l’extension correspondant à une installation totale de i5 groupes de 1 000 chevaux en sus des deux groupes triphasés.
- La toiture de la salle des machines est construite suivant le système Miinch.
- Dans le voisinage des dynamos à courant continu le sol de l’usine est recouvert d une épaisse couche d’asphalte.
- L’usine est représentée sur la photographie de la figure 3 qui en est une vue extérieure. Les figures 1 et 2 sont des vues en plan et en élévation.
- Turbines. — L’installation comprend cinq turbines pouvant développer une puissance de 1 000 chevaux sur l’arbre, à 3oo tours par minute, sous 32 m de chute utile, et deux turbines développant, sous la même chute, iao chevaux à y5o tours par minute.
- On a prévu un papillon pour chaque turbine, deux papillons de 2,yo 111 à l’entrée de la grande conduite dans l’usine et à son extrémité, et deux vannes de vidange.
- Les turbines de 120 chevaux pour les alternateurs sont munies d’un régulateur automatique de vitesse ; les cinq turbines de 1 000 chevaux fonctionnent à vitesse variable ; la
- p.46 - vue 47/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 47
- vitesse des turbines est commandée par le régulateur électrique qui agit, par un arbre général, sur le servo-moteur de chaque turbine. Les 7 turbines sont du type Francis de MM. Escher, Wyss et Cie et à aspiration afin d’utiliser toute la chute disponible, quelles que soient les variations du niveau d’aval.
- A la vitesse de j5o tours par minute les turbines des groupes triphasés développent une puissance de 120 chevaux avec un rendement de 75 p. 100 ; les turbines des groupes à courant continu développent une puissance de 1 000 chevaux avec le même rendement à la vitesse normale de 3oo tours par minute.
- 20,000
- 15,000
- de
- \ 10,000
- 2h'4 3
- Fig. 8. — Caractéristiques d’un des alternateurs Thury de l’usine de Saint-Maurice. Caractéristique à vide. Caractéristique en court-circuit. Courbe des températures à vide. Droite de correspondance
- des ampèretours au courant d’excitation.
- Alternateurs. — Les alternateurs triphasés accouplés aux turbines de i5o chevaux (fig. 4) sont destinés, comme nous l’avons dit plus haut, à l’éclairage de Saint-Maurice situé à environ 3 km de l’usine génératrice.
- Leur puissance apparente est de 110 kilovolts-ampères avec un facteur de puissance de 0,9, ce qui correspond à une puissance utile de 100 kilowatts. La tension aux bornes est de 3 000 volts avec montage en étoile et le débit par phase de 21,2 ampères.
- La vitesse angulaire est de 700 tours par minute et la fréquence, de 5o périodes par seconde.
- Ces alternateurs sont d’un type analogue à celui exposé par la Compagnie de l’Industrie Electrique en 1900 à Paris.
- L’inducteur mobile est constitué par une couronne en fonte d’acier (fig. 5, 6 et 7) portant deux flasques entre lesquelles sont serrés les 8 pôles inducteurs en tôles feuilletées.
- Les épanouissements polaires sont arrondis (R = ia cm) de façon à ce que l’entrefer
- ***
- p.47 - vue 48/746
-
-
-
- 48
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 28.
- augmente depuis l’axe jusqu’à l’extrémité des cornes afin d’obtenir une courbe de tension sensiblement sinusoïdale.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur une-carcasse et protégées du côté de l’entrefer par une bague en bronze retenue par l’épanouissement. Le fil inducteur est à section carrée, disposition permettant l’emploi d’une vitesse tangentielle assez élevée.
- L’induit est fermé par une caisse en fonte munie de nombreuses ouvertures et portant des nervures radiales sur lesquelles s’appuient des clavettes guidant les tôles de l’induit.
- Les tôles induites sont partagées en deux anneaux séparés par un intervalle de io mm environ et serrés, entre un disque venu de fonte rapporté, par les clavettes elles-mêmes dont les extrémités sont filetées.
- Le noyau d’induit comporte 48 rainures partiellement fermées dans lesquelles sont logées les trois phases de l’enroulement induit.
- L’excitation de chaque machine est fournie par une petite dynamo à 4 pôles montée sur l’arbre de chaque alternateur.
- Nous résumons dans le tableau suivant les principales dimensions de ces machines :
- Inducteurs.
- Nombre de pôles inducteurs................ 8
- Diamètre de l’inducteur à l’extrémité des
- pièces polaires........................ 07,4 cm
- Vitesse périphérique......................22,3 m : s
- Nature du métal des pièces polaires. . . tôles Longueur des pièces polaires suivant l’axe 40 cm
- rect.
- Forme des-pièces polaires................. arrondies
- Largeur des pièces polaires.................... i5 cm
- Surface des pièces polaires................... 600 cm2
- Nature du métal des noyaux polaires . . tôles Forme de la section des noyaux polaires, rectangulaire Longueur de la section des noyaux polaires......................................... 4o cm
- Largeur de la section des noyaux polaires 8,5 cm
- Section des noyaux polaires................... 34o cm2
- Nature du métal de la carcasse inductrice, fonte d’acier Nombre de bobines inductrices............. 8
- Nombre de spires par bobine inductrice .
- Nombre de circuits inducteurs............
- Nature de l’enroulement inducteur. . . .
- Largeur du cuivre inducteur..............
- Epaisseur du cuivre inducteur. .....
- Section du cuivre inducteur..............
- Résistance du circuit inducteur entre bagues.....................................
- Poids du cuivre inducteur................
- Induit.
- Entrefer minimum simple...................... 3 mm
- Diamètre d’alésage de l’induit............... 58 cm
- Hauteur radiale des tôles induites. ... i3 cm
- Largeur totale de l’induit................... 4 2 cm
- Diamètre extérieur de la carcasse de l’induit........................................ 118 cm
- Largeur totale de la carcasse de l’induit......................................... 84 cm
- Nombre de perforations par pôle. . . . 6
- rainures
- Nature des perforations dans l’induit: . . demi-fermées
- Nature de l’enroulement induit.............. bobines
- Nombre de bobines ou barres par phase. 4
- Groupement des bobines ou barres de
- chaque phase......................... en série
- Nombre de spires par bobine............. 56
- Nombre de conducteurs distincts par perforation. . . ............................... 28
- Nature des conducteurs induits.............. -fil
- Diamètre des conducteurs induits. . . . 2,8 mm
- Section des conducteurs induits......... 6 mm2
- Densité de courant dans l’induit........3,5 amp: mm2
- Résistance de l’induit par phase........1,1 ohm (17°)
- Poids du cuivre induit.................. 60 kg
- Poids du cuivre induit par kilovolt-am-
- père.................................... 0,545 kg
- 110 1
- iil carré 4 mm 4 mm 15 mm2
- 1 ohm (170)
- 120 kg
- Poids total de l’alternateur, 3 8oo kg.
- Les alternateurs Thury sont caractérisés par une saturation assez faible et une chute de tension très petite. C’est ce que montrent les courbes de la figure 8 qui représentent les caractéristiques à vide et en court-circuit.
- Le courant d’excitation pour obtenir la tension à vide est de 23,2 ampères et le courant d’excitation, correspondant au débit normal en court-circuit, de 11,2 ampères seulement. La chute de tension en charge avec le facteur de puissance normal (0,9) est donc assez faible et relativement petite pour un alternateur à inducteurs feuilletés.
- Machines à courant continu. — Les dynamos à courant continu à haute tension sont au nombre de 10 couplées par deux sur chaque turbine de 1000 chevaux.
- p.48 - vue 49/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 49
- Les cinq groupes ainsi formés sont représentés sur la photographie de la figure 9. La figure 10 donne une vue d’un des groupes seul.
- Les dynamos Thury de l’usine de Saint-Maurice sont capables chacune d’une puissance de 34o kilowatts, i5o ampères sous 2200 volts.
- Ces dynamos, dont une figurait à l’Exposition de 1900, sont d’un type bien connu à 6 pôles.
- La vitesse des génératrices à courant continu est variable suivant la charge ; elle est de 3oo tours par minute à pleine charge.
- Le système inducteur comporte 6 pièces polaires en acier, fortement épanouies et reliées entre elles par des plaques également en acier qui portent l’enroulement inducteur.
- Toute la couronne inductrice repose sur le bâti sans isolement intermédiaire.La machine elle-même repose tout entière sur des isolateurs à double cloche scellés dans le béton d’asphalte qui forme le sol de l’usine.
- L’enroulement série inducteur est réparti en 6 circuits montés en parallèle.
- L’induit est enroulé en tambour série; il est isolé au mica et revêtu, après bobinage, d’une gaine isolante qui augmente naturellement les distances explosibles entre cette partie et les parties métalliques voisines.
- Le collecteur, sur lequel portent 4 rangées de balais, est réuni à l’induit par des lamelles doubles de 00 mm2 de section.
- Nous donnerons plus loin quelques données principales de construction de ces machines.
- La caractéristique à vide de l’une des dynamos génératrices de Saint-
- Maurice ainsi que la courbe du flux utile, sont représentées par la figure 11.
- Toutes les génératrices ont subi un essai de tension poussé jusqu’à 3 700 volts fournis par la machine elle-même. La durée de cette épreuve était de 10 minutes, après quoi la machine était à nouveau excitée à la même tension de 3700 volts pendant 5 minutes, mais avec un des pôles à la masse.
- L’isolement des différentes parties mesuré à une tension continue de 1 000 volts était supérieur à 10 mégohms.
- Chaque groupe de 2 génératrices est relié en série et forme une unité unique; toutefois chaque machine est munie d’un interrupteur automatique de court-circuit en cas d’inversion dans le sens de rotation du groupe.
- t’i g- 9'
- Vue générale de l’usine génératrice de Saint-Maurice.
- p.49 - vue 50/746
-
-
-
- 5o
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N» 28.
- Chaque groupe comporte un ampèremètre et un voltmètre montés sur la carcasse inductrice de l’une des dynamos. Le tableau de distribution de chaque groupe est réduit à une simple colonne (fig. 12) renfermant un interrupteur de court-circuit qui permet de court-circuiter la canalisation générale en même temps que le groupe et d’isoler les dynamos du réseau.
- La mise en service d’un groupe se fait très simplement; le groupe est mis lentement en vitesse par l’ouverture de la turbine et s’excite en court-circuit. Dès que le débit en court-circuit a atteint i5o ampères, le groupe est mis dans le circuit par la manœuvre de l’interrupteur de court-circuit, manœuvre qui se fait sans aucune étincelle.
- Fig. 10. — Vue d’un groupe Escher, Wyss-Thury de l’usine génératrice de Saint-Maurice.
- La charge du groupe est d’abord réglée à la main, puis le réglage de la turbine est enclenché avec le régulateur général automatique.
- Ce régulateur d’intensité (fig. i3) est du type bien connu de M. Thury et déjà décrit dans cette revue (*). Il est actionné par un petit moteur alimenté par une dérivation du courant principal de la ligne. Ce petit moteur bipolaire tourne à la vitesse de 1 700 tours par minute en absorbant un courant de 5o ampères à vide et 60 ampères en charge, sous la tension de 2,3 à 2,4 volts qui est la tension d’équilibre du petit élément d’accumulateur branché en parallèle et qui forme réserve en cas d’interruption de la ligne.
- Dans ce cas, l’électro d’arrêt laisse tomber son armature sur le levier d’encliquetage du régulateur qui se met dans la position « fermeture des turbines » et le petit moteur continue à tourner, alimenté par l’élément d’accumulateur.
- L’arrêt d’un groupe se fait en fermant la turbine, qui s’arrête et part en sens contraire,
- P) Voir VEclairage Electrique, t. XXVI, p. 160, 2 février 1901.
- p.50 - vue 51/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- D I
- 6000
- 5000
- 5000
- SOOO
- 2000
- R;
- <5
- fsilOOO
- S)
- s
- &
- entraînée par la dynamo fonctionnant comme moteur. L’interrupteur automatique met alors la dynamo en court-circuit.
- Le tableau général de l’usine comprend simplement un ampèremètre, un voltmètre et les connexions de départ à la cabine des parafoudres.
- En pratique, aucun des groupes ne marche au-dessous d’une tension’de 15oo à 2000 volts, on retire un groupe de la ligne lorsque la tension descend au-dessous de cette valeur.
- La vitesse des machines pour la marche en court-circuit à i5o ampères est de 6,82 tours par minute. Tous les câbles de connexions sont fortement isolés pour la tension de 2a 000 volts et sont posés dans des tubes de grès vitrifié qui sont eux-mêmes encastrés dans le béton d’asphalte. L’isolement de la canalisation mesuré à aâooo volts avec une petite dynamo à courant continu dont nous parlerons plus loin s’est montré parfait.
- Le schéma général des connexions de l’usine génératrice de Saint-Maurice est représenté sur la figure 14.
- Parafoudres. — Les parafoudres de l’usine de Saint-Maurice sont disposés dans une cabine spéciale en dehors de l’usine.
- Chaque pôle est muni d’un poste de parafoudres qui se com- g pose de trois parafoudres à bras en parallèle et d’un parafoudre à poudre du nouveau système, breveté par la Compagnie l’Industrie Electrique.
- Les parafoudres à bras de M. Thury(fig. i5 et 16) coupent automatiquementl’arc dès qu’une décharge se produit. A ce moment, le courant passe dans un électro-aimant qui attire violemment le bras mobile, qui est en aluminium de façon à présenter une inertie très faible et qui rompt l’arc. Celui-ci une fois rompu, le bras revient automatiquement en place et l’appareil se trouve de nouveau prêt à fonctionner pour une nouvelle décharge.
- Dans le but d’amortir l’effet du court-circuit sur les machines, M. Thury dispose sur le fil de terre une résistance sans induction formée par 4 cylindres de charbons spéciaux montés en série et d’une résistance totale de 200 ohms.
- Plusieurs parafoudres doivent toujours être mis en parallèle de façon à éviter les interruptions dans la protection.
- Les parafoudres précédents, comme tous les parafoudres connus du même genre également, ont pour inconvénient de former un arc. La Compagnie de l’Industrie Electrique a
- 5500 &0A
- 5200 3900
- 3600 3300 3000 c % L H >7
- 2700 2 500 $7 f f
- 2100 1800 1500 j f / .0^ b 20 000
- 1200 J 900 / / SV I ,c «3 S Si S) «Î 10.000
- 300 Ampère
- 50
- 100
- Ampères
- 150
- d'excitation
- 200
- 250-
- 300
- Fig. 11. — Caractéristique à vide et courbe du flux utile d’une dynamo génératrice Thury de 34o kilowatts.
- p.51 - vue 52/746
-
-
-
- 52
- T. XXXII. — N° 28.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- imaginé un appareil qui évite la formation de l’arc et qui lui a donné l’été dernier des résultats remarquables sur des lignes à haute tension où il avait été placé à titre d’essai.
- Cet appareil représenté en état de marche sur la figure 17 se compose d’un tube renfermant une poudre spéciale. Au moment d’un coup de foudre, il oppose une résistance in-
- Fig. w 2. — Colonne de commande de l’interrupteur de court-circuit d’un groupe de l’usine de Saint-Maurice.
- Fig. i3. — Régulateur automatique de courant système Thury à l’usine de Saint-Maurice.
- Excitatrice type Pfl O.sKn
- Groupe I Groupe II Groupe DI GroupeIV Groupe V
- Bheostat dexcitation
- ^Régulateur âïntensfr reçl3Jit te vitesse <ü?sn turbines frm
- Génératrice 150IP $000v. composés '
- Coupe-circuit hlî Transformateur [ de mise en phase *-v\ Voltmètre 10ûn-(_
- Fiche de couplage r%
- ré y rF lin
- Voltmètre généi ‘
- Amp èremètre yen1 zoo amp.
- Fig. 14. — Schéma général des connexions de l’usine génératrice de Saint-Maurice.
- p.52 - vue 53/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 53
- franchissable au courant de l’installation à pr< facilité les courants à très haut potentiel des décharges atmosphériques.
- Cet appareil peut donc fonctionner constamment, et, sauf le cas de décharges tout à fait exceptionnelles et directes, sa durée est illimitée. Pour ces cas exceptionnels, on place en série avec le tube parafoudre un fusible qui fond en cas d’accident de ce dernier et met ainsi automatiquement l’appareil hors circuit.
- D’autre part, comme il ne présente aucun point d’interruption avec la terre, il fonctionne utilement non seulement en cas de décharges atmosphériques ou statiques, comme les parafoudres ordinaires, mais en soutirant encore les effluves électriques se trouvant dans le voisinage plus ou moins immédiat des lignes à protéger, en permettant aux courants de s’écouler constamment dans le sol.
- En dehors du premier poste de parafoudres installé à Saint-Maurice, il est probable que plus tard, comme cela a déjà été fait à la st
- téger, mais laisse passer avec la plus grande
- Fig. i5. — Parafoudre à bras Thury de la Compagnie l'Industrie Electrique de Genèvea
- réceptrice, on y'ajoutera une deuxième
- Fig. 16 et 17. — Parafoudre à poudre et fusible Thury de la Compagnie l’Industrie Électrique de Genève.
- série de 3 parafoudres à bras en parallèle qui seront montés à côté des premiers et deux para-foudres à poudre.
- (A suivre.)
- C.-F. Guilbert.
- p.53 - vue 54/746
-
-
-
- 54
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII — N° 28.
- NOUVEAUX PERMÉAMËTRES
- Les essais magnétiques des fers, après avoir été longtemps négligés dans l’industrie, paraissent intéreser, aujourd’hui, tous ceux qui, à un titre quelconque, ont à [s’occuper d’électrotechnique.
- L’Allemagne et l’Amérique ont, après discussion, édicté des procédés d’essais uniformes. En Angleterre, dans le cours de l’année dernière seulement, trois nouveaux perméa-mètres ont été présentés, — ce sont ceux-ci qui justifient le titre de cette étude, comme on le verra plus loin — et des discussions intéressantes ont eu lieu à l’Institut des ingénieurs électriciens de Londres. Enfin, en France, la Société des Electriciens vient de mettre les essais magnétiques du fer au programme de ses études (') ; il est certain que la discussion qui aura lieu à cette occasion mettra au jour des considérations pratiques fort intéressantes, dont tous les électriciens et métallurgistes pourront tirer un bon parti.
- Les phénomènes magnétiques, grâce aux beaux travaux de quelques physiciens : Ewing, Du Bois, Warburg, etc., commencent à être assez bien connus. Les grandeurs magnétiques qui intéressent l’industrie : l’induction cB en fonction du champ magnétisant 5C, ou le rapport p de ces deux vecteurs, et la perte d’énergie causée par l’hystérésis, sont en réalité soumises à l’influence de très nombreux facteurs, mais on peut se placer dans des conditions pratiquement suffisantes pour obtenir des mesures relatives fort utiles.
- Il ne faut pas oublier que le fer est, de tous les métaux employés dans l’électrotech-nique, le moins homogène ; les différences entre deux échantillons sont considérables et, dans ün seul échantillon, les propriétés magnétiques varient d’un point à un autre. Le problème industriel à résoudre consiste donc d’abord à déterminer les conditions nécessaires et suffisantes pour obtenir des mesures nombreuses, rapides et faciles, plutôt que des mesures rigoureusement exactes. Plus tard, lorsque l’homogénéité des fers et aciers sera devenue plus parfaite, on aura intérêt à perfectionner les méthodes d’essai pour obtenir des résultats plus précis, mais cette précision paraît être, à l’heure actuelle, absolument inutile; d’ailleurs, il existe des méthodes qui, sans atteindre la précision des mesures électriques ordinaires, donnent d’excellents résultats dans les mains d’expérimentateurs exercés.
- 2. Avant de parler des perméamètres nouveaux, il semble utile de rappeler les méthodes et les appareils employés ou proposés précédemment, ainsi que d’insister sur les difficultés pratiques de la question.
- Pour les électriciens, le problème se résume toujours à connaître la fonction qui unit 35 et chacun de ces vecteurs étant invariablement lié à l’autre et n’ayant isolément aucun intérêt. Il est relativement facile de connaître 35 ; il n’y a que deux cas dans lesquels 5C peut être mesuré exactement ! Or, 5C est très important dans les machines : la masse de cuivre à employer en dépend. Il résulte de ceci qu’il n’y a que deux méthodes théoriquement exactes pour la mesure du fer : celles dans lesquelles la valeur de 5C peut être calculée exactement. Ce calcul ne peut être effectué que pour les barreaux droits très longs, dans lesquels la longueur est égale au moins à 3oo ou 5oo fois le diamètre, et pour les anneaux.
- Avec les barreaux droits on emploie la méthode du magnéto mètre, qui donne la mesure du moment magnétique du barreau, d’où l’on déduit l’induction 55 par la formule connue :
- 35 = 5C + 4 * 3.
- (4) Voir dans L’Eclairage Electrique du 17 mai 1902, t. XXXI, p. 266, le rapport présenté par M. Armagnat. — Rappelons aussi que l’Association amicale des Ingénieurs électriciens a mis au concours l’étude de l’hystérésis magnétique (Eclairage Electrique, t. XXXI, p. iv, 5 avril 1902),
- p.54 - vue 55/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- «5, intensité d’aimantation ; le champ magnétisant 3t est donné, en fonction de l’intensité du courant I, du nombre de tours N et de la longueur l de la bobine, par :
- 5e = ^7rNI
- La méthode du magnétomètre exige que le champ magnétique ambiant soit très constant, condition que Ton ne rencontre jamais dans l’industrie, aussi cette méthode est-elle à peu près abandonnée.
- On peut se servir du barreau droit dans la méthode balistique, mais la condition de rapport de la longueur au diamètre, qui est nécessaire pour éviter l’action démagnétisante des extrémités, fait que l’on préfère généralement mettre l’échantillon sous forme d’anneau, de diamètre relativement grand par rapport à sa largeur. La méthode balistique exige l’emploi de deux galvanomètres étalonnés, l’un pour mesurer £8, l’autre pour mesurer 3t ; les erreurs de lecture et d’étalonnage de ces deux appareils limitent la précision de la méthode, qui est cependant la plus exacte que l’on puisse employer couramment.
- La difficulté d’enrouler les bobines, magnétisante et induite, sur chaque anneau d’essai, a conduit à l’emploi d’appareils dans lesquels l’échantillon a la forme d’un barreau droit dont les extrémités sont réunies par un bloc de fer doux de très grande section— Hopkin-son — ; la bobine magnétisante et la bobine induite sont alors construites une fois pour toutes et l'opération est simplifiée. La présence du bloc de fer exige une correction sur la valeur calculée de 3t et les joints, entre les barreaux et le bloc, introduisent une cause d’erreur analogue à celle que l’on trouve dans les perméamètres industriels, de sorte que la précision de la méthode devient fictive ; dès lors, il vaut mieux simplifier encore la mesure en faisant lisage de ces derniers appareils.
- La force attractive qui s’exerce entre les parties d’un circuit magnétique est, comme on le sait, proportionnelle au carré de £8 et peut servir à la mesure de ce vecteur ; il suffit de donner au circuit magnétique une forme qui permette le calcul de 3t. Les premiers perméamètres industriels ont été basés sur ce principe qui est encore employé aujourd’hui. — Sylvanus Thompson, Du Bois, Ewing. — Cette méthode, très simple en théorie, présente en pratique l’inconvénient de donner des erreurs considérables, dues surtout aux joints et particulièrement à celui sur lequel s’exerce la force attractive.
- La mesure de la perméabilité d’un échantillon de fer, par comparaison avec un autre échantillon préalablement étudié, a été essayée d’abord par Edison, reprise par Eickemeyer et Ewing en dernier lieu ; celui-ci a réalisé un appareil qui donne de bons résultats, bien qu’il soit d’un maniement assez délicat. Les appareils de cette catégorie renferment tous un bloc de fer et des joints.
- Dans beaucoup d’autres appareils, le barreau d’essai est placé dans un bloc de fer qui entoure la bobine magnétisante et une coupure, pratiquée dans le circuit magnétique, permet de mesurer le flux et, par suite, l’induction £8 à laquelle le barreau est soumis. L’organe de mesure du flux peut être une spirale de bismuth — Bruger-Hartmann — ; on emploie aussi la force attractive entre les deux faces de l’entrefer — Du Bois —, la déviation d’un cadre mobile placé dans l’entrefer et parcouru par un courant constant, — Koepsel — ou la déviation d’une aiguille aimantée — Carpentier.
- On emploie quelquefois aussi les courants alternatifs à la mesure des perméabilités, en observant la force électromotrice induite dans une bobine d’exploration par un courant primaire connu. Cette méthode dérive de la méthode balistique, la déviation permanente d’un électromètre étant substituée à l’élongation du galvanomètre balistique. Indépendant
- p.55 - vue 56/746
-
-
-
- 56
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 28
- ment des défauts inhérents à la méthode balistique, celle-ci présente l’inconvénient que les résultats dépendent de la forme presque toujours inconnue du courant.
- 3. Quelle que soit la méthode employée, la mesure de X repose sur la connaissance de la longueur réelle du circuit magnétique et sur sa composition. Si le circuit est hétérogène et de section variable, on peut calculer la valeur réelle de 31 en écrivant l’équation habituelle
- 4 -\l — 93 S
- l
- 'jt S
- v i"
- [J.' S' y." S"
- 33S étant le flux total, supposé constant car les fuites doivent être évitées.
- Les facteurs 93, S, l et u étant relatifs à l’échantillon étudié, pour connaître la valeur du champ magnétisant X, il suffit de se rappeler que :
- on obtient alors :
- U
- X =
- 4 TT NI l
- 93 S 1 4 t: N I
- / J~ “ l
- c ;
- (6
- Le terme entre crochets représente la correction qu’il faut faire subir à X calculé d’après l’intensité, pour obtenir la valeur réelle du champ magnétisant qui agit sur l’échantillon. Ce terme de correction est une fonction constante de 93, qui renferme la réluctance de toutes les parties fixes du circuit magnétique : bloc de fer, entrefer et joints. Quand on connaît
- les dimensions et la perméabilité de ces parties, on peut calculer le terme de correction; plus souvent, on le détermine expérimentalement, ce qui offre, en apparence, l’avantage de tenir compte des fuites magnétiques et des joints ; malheureusement cette détermination expérimentale n’est pas assez sûre pour ne pas laisser place à des erreurs plus grandes que celles dues aux fuites.
- La mesure de X étant ainsi obtenue par différence, il y a intérêt à faire ce terme de correction aussi petit que possible, de façon à réduire l’erreur commise sur X. Le terme de correction en fonction de 93 est une ligne presque droite, le bloc de fer étant toujours très loin de la saturation. On trace généralement la ligne qui représente 93 en fonction de la correction, à gauche de l’axe des 93, de sorte qu’il suffit de tracer la courbe 93 = f (X) en partant de cette ligne pour obtenir la relation réelle, a. fig. i.
- Certains auteurs donnent la courbe de correction pour la branche ascendante du cycle, b fig. i, et pour la branche descendante, c fig. i. Cette manière de procéder est discutable;
- Fig. i. — Courbe de correction des perméamètres.
- p.56 - vue 57/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- elle serait admissible, à la rigueur, si l’on opérait toujours dans le même cycle, mais elle ne peut pas être valable pour toutes les grandeurs de cycles possibles — cette grandeur étant définie, comme toujours, par l’induction maximum atteinte. —D’ailleurs, il ne semble pas très intéressant de tracer le cycle complet d’un fer essayé au perméamètre, car la mesure de l’hystérésis que l’on peut déduire de Faire du cycle mesuré n’est pas absolue, elle n’est que relative. Lorsqu’on soumet un échantillon de fer placé dans un perméamètre a un cycle magnétique complet, l’hysté-résis totale comprend la partie relative à l’échantillon et la part relative au bloc ; si l’on a préalablement déterminé cette dernière pour le cycle considéré, il est facile d’obtenir la première par différence, mais la mesure de l’hystérésis du bloc est extrêmement difficile. De plus, le circuit magnétique n’étant pas homogène, il subsiste une faible force démagnétisante qui enlève aux résultats concernant l’hystérésis toute valeur absolue. Ces résultats restent néanmoins comparables entre eux et peuvent servir à classer les échantillons au point de vue de l’hystérésis. La méthode qui consiste à tracer le cycle complet est d’ailleurs d’un emploi trop long pour les pig. 2. _ j0int latéral. . essais industriels, il vaut mieux avoir recours aux-hystérésimètres.
- 4. La grande difficulté de la question des perméamètres réside dans les joints. Le terme de correction peut assez facilement être calculé, ou déterminé expérimentalement pour tout ce qui se rapporte aux parties constantes du circuit magnétique, mais pour fermer le circuit, il faut établir une liaison entre l’échantillon et le bloc de fer et cette liaison exige un soin extrême, faute de quoi on introduit dans le terme entre crochets de (1)
- une variable dont l’importance peut être capitale. Remarquons que ce terme s'ajoute toujours de sorte que la valeur de mesurée est toujours plus grande qu’elle n’est réellement, autrement dit la perméabilité mesurée est toujours plus faible que la perméabilité réelle.
- Dans les perméamètres industriels le problème à résoudre consiste à chercher la forme de joint dont l’exécution présente le moins de difficultés, tout en offrant le plus de garanties pour la précision des résultats. Dans l’état actuel, il est difficile de dire quelle est la meilleure forme, il n’y a qu’à rappeler les dispositions employées.
- Pour les fers pleins : fonte, acier coulé, fer forgé, la forme la plus simple de l’échantillon est évidemment celle du barreau cylindrique. Les joints peuvent être faits de deux façons : soit en perçant le bloc de trous de diamètre convenable et en tournant l’échantillon au diamètre exact du trou, soit en dressant les surfaces terminales et en les appliquant, en bout, sur des pièces de plus grandes dimensions, soigneusement ajustées dans le bloc.
- La première disposition (fig. 2) paraît plus simple et elle a l’avantage d’offrir une surface cle joint plus grande que la section de la barre. Cependant, comme il est nécessaire d’obte-
- Fig. 3. — Joints en bout.
- p.57 - vue 58/746
-
-
-
- 58
- T. XXXII. - N° 28.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- nir un contact aussi parfait que possible, on est obligé de serrer le barreau dans son logement au moyen de vis de pression et, comme celui-ci est rarement ajusté avec une précision suffisante, le contact réel peut n’exister que sur des points relativement peu étendus, de sorte que, la saturation se produisant en ces points, le flux cherche une autre voie ; il résulte de ceci que la longueur effective du barreau essayé peut varier avec l’induction, ce qui déforme la courbe. Cette disposition est employée dans les perméamètres de Bruger, Koepsel, Hopkinson, Ewing.
- Dans la deuxième disposition (fig. 3), on multiplie les joints et on réduit la surface de contact du barreau ; mais il faut remarquer que les joints entre les pistons P et le bloc B sont faits par le constructeur, qu’ils sont ajustés avec toute la précision désirable et que leur surface est très grande. Les joints en bout, entre le barreau E et le piston P, peuvent être plats — perméamètre Carpentier modifié — ou sphériques — balance de Du Bois. — La mobilité des pistons permet de les appliquer exactement contre le bout des barreaux ; il faut, au début de l’essai de chaque échantillon, faire et défaire le contact pour chercher la position qui donne les meilleurs résultats.
- Dans les perméamètres à arrachement, on retrouve aussi le contact en bout, mais sans piston mobile. La perfection du joint produit ici l’effet ordinaire sur la mesure de 5C et, de plus, la distribution inégale du flux peut produire des erreurs dans la mesure de 53.
- Pour les tôles, bien qu’on ait fait jusqu’ici très peu d’essais avec les perméamètres, il semble que c’est le joint en bout qui est susceptible de donner les meilleurs résultats, à condition toutefois que le faisceau de tôles essayé soit tenu bien serré et rigide. Il faut remarquer d’ailleurs que le joint latéral ne peut s’effectuer que sur la tranche des tôles, les surfaces étant beaucoup trop irrégulières et toujours couvertes d’oxydes de faible perméabilité.
- 5. L’étalonnage des perméamètres comprend, en général, deux opérations : graduation de l’appareil en fonction de 53, ou de p., selon le principe adopté, et détermination du terme de correction sur la valeur de 3C calculée d’après les ampèretours de la bobine magnétisante.
- La première opération n’offre aucune difficulté, soit que la valeur de 53 s’obtienne en fonction des données géométriques et mécaniques de l’appareil, soit que, au moyen d’un deuxième enroulement, réservé sur la bobine magnétisante, on mesure 53 au moyen du galvanomètre balistique.
- La seconde partie est plus délicate et plus discutable dans ses résultats. Dans quelques cas seulement la mesure exacte des dimensions de l’entrefer et du bloc de fer peut être faite ; on peut, si l’on connaît en outre la perméabilité du bloc pour les faibles inductions, calculer le terme de correction. Plus souvent, cette mesure est indécise et il faut mesurer expérimentalement cette correction, en plaçant dans l’appareil un barreau étudié par d’autres méthodes et en observant la différence des ampères-tours, nécessaires pour obtenir une induction déterminée, avec les ampèretours calculés d’après l’essai préalable ; c’est en résumé l’opération inverse de celle de la figure i. Ce moyen ne fait en réalité que déplacer la difficulté, car il faut alors déterminer la courbe complète 53 = f (3C) pour un barreau droit de faible longueur, ce qui est assez délicat.
- Une première solution de ce problème consiste à prendre l’échantillon dans une longue barre de fer homogène et à étudier cette barre au magnétomètre. Afin d’éviter la modification que le travail de sciage et de dressage des bouts peut apporter au barreau, on peut aussi préparer cet échantillon complètement et l’étudier ensuite au magnétomètre, en tenant compte, par le calcul, de la force démagnétisante des extrémités ; cette der-
- p.58 - vue 59/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 39
- Fig. 4- — Schéma de la méthode du joug.
- nière méthode est, à très peu près, celle qui [est employée au Reichsanstalt de Berlin.
- Une seconde solution, plus exacte en apparence, consiste à étudier ensemble deux morceaux du'même barreau, au moyen de la méthode du joug d'Ewing. On sait que, dans cette méthode, deux barreaux parallèles sont enveloppés chacun d’une bobine magnétisante et réunis à leurs extrémités par deux blocs, ou jougs, de fer. Si, après avoir étudié, par la méthode balistique, les deux barreaux, on modifie leur longueur en approchant ou éloignant les deux jougs, la variation de la force magnétomotrice, nécessaire pour amener le flux à la même valeur, représente uniquement ce qui correspond à la différence de longueur des barreaux, puisque tout le reste : jougs et joints, est semblable à la première expérience (fîg. 4).
- Cette méthode est, théoriquement, parfaite, mais, en pratique, il est difficile de faire en sorte que les joints restent rigoureusement comparables à eux-mêmes et les petites différences qui se produisent peuvent amener de grosses erreurs dans les résultats. Le barreau type, une fois étalonné, doit être étudié dans le perméamètre oïl de nouvelles erreurs peuvent se produire. On voit par là que les perméamètres, bien que fournissant des résultats relatifs très utiles pour l’industrie, présentent au point de vue absolu, de nombreuses causes d'erreurs.
- 6, Lorsqu’on examine différentes courbes d’induction, 35 — obtenues aA^ec le même
- échantillon, sur des appareils ou par des opérateurs différents, ou même, simplement, à deux reprises différentes, on est frappé des divergences que présentent ces courbes. Ces divergences sont faciles à comprendre, mais il est nécessaire d’insister sur elles pour éviter l’abus de la précision dans une question qui n’en est guère susceptible.
- Pour les faibles valeurs de la force magnétisante 3C (fîg. 5), la courbe monte très vite, de
- sorte qu’une très petite erreur sur l’intensité mesurée, et par suite sur 5C, peut donner des erreurs grossières sur 33. Cette cause d’erreurs est très considérable pour les bons fers ; pour les fontes, où la courbe monte lentement, elle est relativement faible.
- Au-delà du coude de la courbe, vers la saturation, c’est au contraire la mesure de 33 qui est en défaut, une très petite erreur sur cette grandeur conduit à une erreur très grande sur àe. En résumé, dans les deux cas, c’est-à-dire pour les grandes et faibles valeurs de la perméabi-lité u — -^r , on v°it due l’erreur commise sur g peut être très considérable.
- Vers le coude de la courbe, au moment où la perméabilité est très élevée, c’est Verreur des joints qui est prépondérante. Soit en effet a le ternie de correction appliqué et b la même valeur, plus l’erreur possible mais inconnue causée par le joint (fig. 6). Si nous retranchons de la courbe observée A ces deux \raleurs de la correction, nous obtenons les deux courbes B et C entre lesquelles se trouve la valeur vraie de la fonction 33 =
- On voit que le plus grand écart des courbes a lieu au point d’inflexion.
- p.59 - vue 60/746
-
-
-
- 6o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 28
- Ces considérations s’appliquent également aux cas où l’on mesure directement la perméabilité jjl, car il ne faut pas oublier que cette grandeur n’a aucun intérêt si elle est séparée du champ magnétisant JC.
- Il y a lieu de remarquer que si ces différentes causes d’erreurs entachent les mesures magnétiques et les rendent bien inférieures aux mesures électriques, les grandeurs magnétiques n’ont pas besoin d’être connues avec plus d’approximation, pour les usages industriels tout au moins. Prenons, par exemple, un noyau de transformateur travaillant dans la partie basse de la courbe (fîg. 5), il est évident que la connaissance exacte de cette courbe est inutile puisqu’une très petite variation du courant inducteur peut produire des effets
- aussi considérables sur l’induction. A l’opposé, si l’on s’est fixé un certain nombre d’ampèretours d’excitation dans les inducteurs d’une dynamo, l’erreur commise sur S sera celle de la mesure et il ne viendra à personne l’idée d’augmenter considérablement les ampèretours pour rattraper la petite différence sur 33.
- 7. La forme de la fonction étudiée limite ainsi la précision des mesures dans beaucoup de cas ; si l’on ajoute à cette cause l’hétérogénéité des fers du commerce, les variations dues à l’état physique — écrouissage et recuit — on voit que les mesures magnétiques occupent une place tout à fait spéciale dans les essais industriels et qu’il n’y a pas lieu de leur demander la précision qu’on est en droit d’exiger de beaucoup d’autresmesures. Ce qui est important, c’est d’obtenir facilement beaucoup de mesures et de se baser sur la moyenne. Pour cela, il est nécessaire que les échantillons prélevés pour les essais soient assez petits et de forme simple, afin que sur chaque fourniture de matériaux on puisse faire plusieurs essais; les écarts des résultats indiquent alors, dans les limites de précision de l’appareil, les défauts d’homogénéité.
- On a beaucoup réclamé la création d’appareils permettant l’essai dans la masse ; jusqu’à présent, nous n’avons que l’appareil de M. Drysdale, décrit plus loin, qui remplisse cette condition. L’essai dans la masse peut être intéressant pour les pièces fondues ou forgées, il est inutile pour les tôles ; pour être réellement efficace, cet essai doit n’apporter aucun trouble dans la région essayée, et doit pouvoir être effectué en un point quelconque de cette masse ; la solution donnée par M. Drysdale ne paraît pas encore suffisante à cet égard.
- Le travail nécessaire au découpage des échantillons modifie toujours les propriétés magnétiques et trouble beaucoup les mesures. Il y a bien un moyen de tourner cette difficulté : il consiste à recuire soigneusement l’échantillon terminé, mais le remède est pire que le mal. En effet, si la pièce dont on a tiré l’échantillon est elle-même plus ou moins écrouie, ce qui est le cas général, la mesure donne des résultats beaucoup plus favorables que la réalité et induit en erreur. Si, au contraire, la pièce elle-même est parfaitement recuite, il est à craindre que son état se modifie assez rapidement et apporte, par la suite, des troubles dans les résultats. Il semble, en effet, que le recuit complet du fer l’amène à
- Correction
- Champ magnétisant Fig. 6. — Erreur due aux joints.
- p.60 - vue 61/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 61
- un état où ses propriétés magnétiques sont assez instables ; le fait est connu pour l’hysté-résis, il est probable pour la perméabilité.
- 8. La précision exigible dans les mesures magnétiques est assez difficile à déterminer. On doit s’attacher surtout à obtenir des courbes 5b—f{X) à peu près superposables. Les résultats peuvent être considérés comme très précis dès que cette M superposition est obtenue à i ou —
- 2 p. ioo près, c’est-à-dire lorsqu’on peut faire coïncider les points les plus écartés par un déplacement de cette valeur dans la direction la plus favorable. Pour la partie inférieure de la courbe, le déplacement doit être parallèle à l’axe des X ; pour la partie supérieure parallèle, à l’axe de 93. Dans les essais industriels, des écarts de 5 à io p. ioo peuvent être tolérés x
- sans inconvénient, dans la plupart Fig. 7. —- Détermination de la saturation,
- des cas, et on doit remarquer que,
- les plus grosses erreurs venant toujours des joints, la courbe la plus exacte est celle qui est la plus voisine de l’axe de 93 au début, c’est-à-dire celle qui donne la valeur la plus élevée de la perméabilité.
- L’indécision qui existe dans la partie supérieure delà courbe rend assez difficile la détermination de la saturation, aussi il est intéressant, à ce point de vue, de faire une mesure pour une valeur très grande de X; de la sorte on fixe assez bien la position de l’asymptote à la courbe, même par une mesure assez grossière (fîg. 7).
- (A suivre).
- IL Ail.MAGNAT.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- APPAREILLAGE
- JParafoudre de l’Allgemeine Elekirlcitæts-Gesellschaft, par le Dr G-ustav Benischke. Séance de la Société des Ingénieurs électriciens allemands du 26 mars 1901.
- Les dangers auxquels sont exposés les réseaux aériens, d’une part, et, d’autre part, les para-foudres industriels les plus récents ont été décrits dans ce journal (’), d’après un ouvrage
- (P L'Eclairage Electrique,t. XXI, p. 467 et 5o5, 23 et 3o décembre 1899; XXII, p. 226, 10 février 1900. Voir aussi t. XXIX, p. xxi, 12 octobre 1901.
- cleF. N eessen. Dans sa communication, le Dr Benischke attire l’attention de ses confrères sur deux causes perturbatrices contre lesquelles on ne semble pas avoir pris de précautions suffisantes : la décharge obscure et les phénomènes de résonance, susceptibles de provoquer des surélévations de tension très dangereuses pour les conducteurs et les appareils qu’ils alimentent.
- Voici, à titre d’exemple, un cas de décharge obscure tout à fait inattendu. L’auteur, qui poursuivait sur ce sujet une série d’expériences, avait adapté deux électrodes distantes de 10 cm
- p.61 - vue 62/746
-
-
-
- 6a
- T. XXXII. — N° 28.
- I/ÉCLAIRÀGE ÉLECTRIQUE
- a une plaque isolante de io mm d’épaisseur, puis soumis le tout à une tension de ioooo volts. Au bout de quelques heures, une violente explosion se produisit projetant jusqu’au plafond des éclats de la plaque. Un examen attentif de celle-ci révéla, entre les deux bornes, un petit canal d’une ténuité extrême, d’où partaient une multitude de petites ramifications, en sorte que l’ensemble ressemblait assez aux figures connues de Lichtenberg. La charge, par son action prolongée, avait peu à peu pénétré la matière isolante et au moment de la formation du court-circuit l’inflammation des gaz provoqua l’explosion.
- Le danger de ce fait est donc réel; il convient d’y parer à l’aide de dispositifs appropriés. A priori, l’auteur élimine tous ceux où la rupture de l’arc se fait mécaniquement, car ils ne fonctionnent bien qu’aux basses tensions. L’adoption du parafoudre à cornes offre beaucoup de difficultés; en effet, pour le rendre sensible, il faut réduire l’interruption le plus possible; mais alors les courts-circuits se forment trop facilement et l’extinction de l’arc est des plus difficiles, surtout quand le courant est faible. En rendant les branches inférieures parallèles sur une plus grande longueur, on augmente considérablement les chances d’extinction, laquelle est infaillible pour des courants intenses ; dans ce cas, le soufflage électrodynamique est toujours assez énergique pour que, l’air échauffé aidant, l’arc soit repoussé vers le haut des cornes. La rupture néanmoins demande toujours quelques secondes, pendant lesquelles le court-circuit produit une baisse de tension si considérable que souvent les moteurs alimentés par le réseau se calent. Il faut aussi songer aux gouttes d’eau, à la neige qui forment pont entre les deux branches du parafoudre, dès que la distance explosive descend au-dessous d’une certaine valeur.
- Le Dr Benischke réalise un parafoudre à cornes, muni d’un soufflage magnétique puissant qui provoque instantanément un déplacement de l’arc, dont l’ascension se continue ensuite sous l’action du courant d’air chaud et des réactions électrodynamiques (J). Sur un noyau de fer EEa (fig. i et 2), formé de tôles assemblées, sont enroulées un certain nombre de spires
- montées en série avec la ligne à protéger; le champ magnétique, figuré en traits pointillés, résulte du courant normal et non du courant de court-circuit, qui, en l’espèce, ne saurait être
- Fig. 1. — Schéma du parafoudre Benischke construit par la A. E. G.
- utilisé pour l’aimantation du solénoïde à cause de la self-induction que ce dernier possède et de l’énorme impédance qu’il opposerait à la décharge. Grâce à cet artifice, le solénoïde est toujours prêt à fonctionner. Au-dessus de l’un des pôles se trouve l’interruption du parafoudre, constitué par deux conducteurs symétriques en U dont les branches sont tournées vers le haut.
- Fig. 2. — Schéma du parafoudre Benischke construit par la A. E. G.
- L’un d’eux est relié directement au réseau, l’autre a la plaque de terre. Sitôt qu’un arc se forme, il est soufflé par le solénoïde et le mouvement une fois amorcé se continue en vertu des deux autres causes rappelées plus haut.
- La figure 3 est une photographie de l’appareil installé sur un réseau. Il s’adapte aussi bien aux circuits alternatifs que continus; dans le premier cas, il est vrai, le sens du courant change à chaque instant, mais en même temps aussi la direction du champ magnétique, de sorte que le sens du déplacement reste toujours le même. Le côté vers lequel l’arc est repoussé dépend uniquement du sens de l’enroulement; par exemple, le cou-
- (x) Voir le parafoudre de Siemens et Halske, L’Eclairage Électrique, t. XXI, p. 510.
- p.62 - vue 63/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 63
- ranl circulant dans la direction des flèches i, nous aurons en E1 un pôle N ou S selon que l’enroulement sera sinistrorsum ou dextror-sura. Pour se dispenser d’essais préliminaires sur la direction à donner aux cornes, on les forme de deux branches symétriques. La photographie de la figure 4 représente un arc déjà parvenu aux extrémités des cornes et ayant près de i m de hauteur. Le parafoudre était installé sur un réseau a 6 ooo volts.
- L’ensemble de l’appareil représenté par la figure 3 semble bien compliqué; en réalité, cette complication, apparente seulement, est due à la présence de la bobine de self-induction qui remplace ici les bobines de protection installées sur les conducteurs h leur entrée dans la salle des machines (1). Quant aux appareils récepteurs eux-mêmes, moteurs ou transformateurs, ils possèdent une self-induction suffisante pour pouvoir se passer de toute mesure de sûreté.
- Les règlements prescrivent que le conducteur du parafoudre connecté à la ligne doit se raccorder avec cette dernière sous un angle assez petit dont le sommet est tourné du côté d’où vient la décharge. L’auteur ne partage pas cette manière de voir. D’après lui, la décharge atmosphérique
- (!) On se contente d’ordinaire de bobines comportant io à 20 spires de io cm de diamètre. Elles ne produisent, dans les circuits de courants alternatifs, qu’un déphasage très faible entre la force électromotrice et le courant ; on admet, au contraire, qu’elles offrent une résistance apparente très grande aux décharges oscillantes de l’électricité atmosphérique, qui ont environ io6 alternances par seconde d’après les expériences de Lodge. Cependant des accidents survenus à des réseaux ainsi équipés ont démontré l’insuffisance de ces bobines à enroulements limités, ce qui semble confirmer la théorie de Ch.-P. Steinmetz qui a établi (.Eclairage Électrique, t. XXVII, p. 177 et suivantes) que la fréquence fondamentale d’une ligne de transmission frappée par une décharge atmosphérique est donnée par la relation H 5 I
- n = ——j----------, c’est-à-dire qu’elle varie en raison in-
- verse de la longueur du réseau. En particulier, pour des lignes de 1, 5, 10, 20, 5o, 100 km. les fréquences fondamentales des décharges à la terre sont :
- 75ooo, i5ooo, 7500, 3700, 1 5oo, 750.
- Ces fréquences, pour les lignes assez longues, sont donc relativement faibles et approchent des fréquences des alternateurs employés industriellement. Il en résulte que les bobines de protection ne seront réellement efficaces que si on leur donne un grand nombre de spires.
- étant un phénomène de l’éther n’éprouve aucune difficulté à suivre un chemin quelconque. Les étincelles des machines électriques (étincelles en zigzag) nous offrent tous les jours la preuve de ces changements continuels de direction dans l’intervalle qui sépare les pôles. Par contre, le conducteur de terre doit* aboutir normalement au parafoudre pour éviter les effets d’induction mutuelle; on peut aussi y insérer des résis-
- '
- Fig. 3.- — Parafoudre A. E. G. installé.
- tances sans self-induction qui diminueront l’intensité du courant de court-circuit.
- Le conférencier étudie ensuite les surélévations de tension qui peuvent survenir sur un réseau par suite des effets de résonance (i). On sait que la courbe de force électromotrice d’un alternateur couplé sur un réseau s’écarte beaucoup de la sinusoïde et qu’elle présente généralement des dentelures dues à la présence d’harmoniques, c’est-à-dire d’ondes dont la fréquence
- (*) L’étude des phénomènes de résonance a préoccupé depuis longtemps les électriciens ; en particulier, M. Maurice Leblanc en a donné une théorie complète où le lecteur puisera une foule de renseignements utiles : VEclairage Electrique, t. XXI, p. 81-94, 172-180, 21 oc-
- p.63 - vue 64/746
-
-
-
- 64
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 28.
- est un multiple de l’onde fondamentale (*). Si Z et C désignent la self-induction et la capacité de la ligne, celle-ci tendra a faire résoner des courants de fréquence T = 2-y/jêC ; or £ et C
- varient à chaque instant avec la charge du réseau, principalement quand on y intercale des moteurs ou des commutatrices. Le moyen préconisé parM. Leblanc pour diminuer le nombre
- des harmoniques susceptibles de résoner, con-
- tobre et 4 novembre 1899; t. XXY, p. 264, 17 novembre 1900. Voir aussi G. Kapp : Sur les décharges dues aux effets de capacité dans les câbles concentriques, L’Éclairage Electrique, t. XXIII, p. 92, 21 avril 1900 ; S. Han-appe : Rupture de l’isolant des câbles concentriques, L’Éclairage Electrique, t. XXX’, p. 492> 29 décembre 1901.
- (x) Yoir Armagnat. Application des oscillographes à la méthode de résonance, L Eclairage Electrique, t. XXX, p. 373, i5 mars 1902. C.-F. Guilbert : Les générateurs d’électricité à l’Exposition Universelle, p. 7x5 et suiv. C. Xaud, éditeur.
- siste dans l’adjonction de condensateurs aux divers appareils récepteurs; mais ce procédé offre des difficultés considérables et n’a pas encore reçu de sanction pratique.
- L’Allgemeine Elektricitæts Gesellschaft, sur les indications du Conférencier, adopte un dispositif où la distance explosive est réglable à volonté; de plus, des résistances non inductives sont insérées dans le fil de terre, précaution qui a l’avantage d’empêcher l’arc de se former, tout en permettant à la décharge de se perdre dans le sol. Ces résistances sont constituées ou par
- p.64 - vue 65/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 65
- des lampes à incandescence dont l’ampoule, en forme de tube, mesure 4° cm de longueur, ou par des résistances liquides. Les lampes sont construites pour ioo volts et i ampère; on les dispose en série en nombre suffisant pour qu’aux bornes de chacune d’elles la tension ne dépasse pas i5o volts. Le filament de charbon est fixé aux deux bouts du tube; mais, par suite de sa
- Fig. 5. — Résistances liquides A. E. G. pour parafoudres sur réseaux triphasés.
- longueur, il éprouve une dilatation considérable quand il est chauffé; c’est pourquoi l’une de ses extrémités est soudée à un petit ressort spiral qui le maintient toujours tendu. Le courant lui est amené par une bande de cuivre parallèle au ressort; cet artifice élimine les effets de self-induction qui proviendraient des spires du ressort utilisé comme conducteur. Ces lampes, soumises à des régimes extraordinaires, sont bientôt détériorées ; pour les contrôler, on dispose d’un commutateur spécial qui permet de les brancher sur le réseau.
- Bien plus robustes sont les résistances liquides. La figure 5 est la photographie du modèle construit par l’Allgemeine Elektricitæts Gesell-schaft pour circuits triphasés. Les conducteurs de terre, qui partent des trois interruptions, sont reliés à trois électrodes auxquelles on adapte des tubes de caoutchouc ; ceux-ci débouchent au fond d’un récipient métallique qu’on remplit suffisamment d’eau pour assurer un bon contact. La longueur des tubes de caoutchouc, et par suite la résistance de la colonne liquide, sont réglées d’après la tension du réseau auquel ils sont destinés. On ajuste l’appareil par tâtonnements jusqu’à ce qu’il se produise, à l’interruption, une étincelle correspondant à une différence de potentiel aussi faible qu’on le désire et sans qu’un arc puisse prendre naissance. Le dispositif convient tout aussi bien pour conduire à la terre l’électricité atmosphérique accumulée sur le réseau, et, grâce à sa sensibilité, empêche cette accumulation d’atteindre des proportions dangereuses. Enfin, des coupe-circuits disposés entre les interruptions et les résistances protégeront l’installation contre les coups de foudre.
- T, Pausert.
- BOBINE D’INDUCTION
- Sur la bobine d’induction, par John Trow-bridge4 Phil. Mag. [VI], t. III, p. 3g3, avril 1902.
- Dans cette note, l’auteur confirme par l’ex périence les idées que Lord Rayleigh a fait connaître dans un précédent numéro du Philosophie al Magazine (décembre 1901) et que nous avons analysé ici même (voir Eclairage Electr. du 5 juillet 1902). Nous savons, en effet, que Lord Rayleigh a prouvé que, dans certains cas, l’insertion d’un condensateur sur le primaire d’une bobine d’induction n’a aucun avantage et que, dans d’autres, le condensateur devient nuisible.
- M. Trowbridge a expérimenté sur une bobine possédant les constantes suivantes :
- Longueur du noyau de fer 120 cm ; diamètre du noyau de fer 8,7 cm. Le primaire couvre ce noyau de fer et est constitué d’une couche de fil de cuivre n° 6.
- Le secondaire est constitué par i4o bobines plates séparées par des plaques de verre de 3,2 mm d’épaisseur, et contenant chacune de 4oo à 5oo tours. La résistance totale du secondaire
- p.65 - vue 66/746
-
-
-
- 66
- T. XXXII. — N° 28.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- est de 246600 ohms, et il est enfermé complètement dans une boîte mais sans qu’il soit noyé dans de la paraffine.
- En employant un condensateur dans le primaire, on obtient avec 5 accumulateurs une étincelle de 3y,5 cm de longueur (en employant un interrupteur vibrant ordinaire). En ôtant le condensateur et en employant un interrupteur à liquide que nous décrirons en quelques lignes, Vétincelle atteint jusquà 75 cm de longueur.
- Voici le genre de cet interrupteur à liquide. Il est constitué d’un fil de platine qui peut recevoir, au moyen d’une bielle mue par un petit moteur électrique, un mouvement de va-et-vient vertical ; ce fil se meut en traversant un tube capillaire de verre qui est immergé dans une solution d’eau acidulée (20 p. 100 de S04H2) ; une électrode en plomb de forme spéciale entoure ce tube de verre tout en plongeant dans le bain acide. Cet interrupteur donne de 60 à 5 000 interruptions par minute en variant la vitesse du moteur. Le courant traversant le primaire ne dépasse pas 5 à 10 ampères (en faisant la lecture sur un ampèremètre en série sur le primaire).
- En employant une batterie d’accumulateurs et un transformateur Planté, l’auteur dit n’avoir jamais pu dépasser, dans l’air, une longueur d’étincelle de 2,12 m, mais il croit qu’avec une bobine du genre de celle que nous venons de décrire et avec un interrupteur à liquide de la catégorie de celui dont nous venons d’indiquer le principe, sans pouvoir entrer dans les détails, on pourra facilement dépasser les 2,12m d’étincelle. C’est là un avenir certain pour la télégraphie sans fil pendant que le condensateur primaire et les interrupteurs mécaniques passeront dans les rayons des musées historiques de physique.
- Eugène Néculcéa.
- Interrupteur êlectrolytique, par Julius Bing.
- FAektrotechnische Zeitschrift, p. 956, 14 novembre 1901.
- En poursuivant des essais sur un redresseur électrolytique à plaque d’aluminium, l’auteur a eu l’occasion de découvrir un phénomène très intéressant. L’expérience est disposée comme l’indique la figure- 1. On connecte le pôle positif d’une batterie d’accumulateurs à la lame d’aluminium et le pôle négatif, à la lame de plomb du redresseur dont l’électrolyte est une solution concentrée d’acide tartrique.-La lame d’alumi-
- nium est ensuite reliée à l’une des armatures d’un condensateur, l’autre étant munie d’un fil qui plonge dans la cuve. Ce fil, terminé par une pointe, est disposé normalement et assez près de l’anode. Dans ces conditions, il se produit, entre la pointe et la plaque, une décharge qui est due très vraisemblablement à la capacité de polarisation de l’aluminium. L’énergie mise en jeu par l’introduction du condensateur est si considérable qu’en amenant la pointe en contact avec la plaque, elle s’y soude instantanément ; aussi, pour les essais, vaut-il mieux recourir à une pointe en charbon ou en graphite. Le liquide également s’échauffe beaucoup.
- 1 1 1 1 Batterie 1 1 | 1 I
- t 1 1 r 1 1 I 1
- Condensateur
- Lame d’Aluminius) P —-
- Pointe r — i -Lame de Plomb
- A
- Cuve Fig. x.
- Cette décharge est sans aucun doute oscillante ; car la hauteur du son qui accompagne les interruptions, et, par suite, la fréquence des décharges, varient en même temps que la capacité mise en jeu. L’adjonction d’une selt-induc-tion au circuit du condensateur donne des résultats identiques : elle diminue le nombre des interruptions et peut même les arrêter complètement si on la choisit assez grande. La régulation du courant s’obtient en immergeant plus ou moins la plaque dans l’électrolyte. Le phénomène est déjà manifestement visible avec une tension de 60 à 70 volts et une capacité de i5 microfarads; mais c’est seulement à partir de i5o à 200 volts que les interruptions commencent à être régulières.
- Il se manifeste à l’anode une lueur bleuâtre qui s’évanouit au moment de la décharge ; elle reparaît au contraire quand on augmente pro-
- p.66 - vue 67/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 67
- gressivement la charge. L’auteur en conclut que le phénomène observé doit être attribué à la capacité de polarisation de l’aluminium (*).
- T. Pausert.
- Interrupteur-pilon Lecarme et Michel pour bobine d’induction.
- Cet interrupteur se compose d’une cuve en fonte contenant du mercure B (fig. 1 et 2) au-dessus duquel est une couche de pétrole c et d’une tige t mise en mouvement par un solé-noïde S. L’appareil étant placé en série sur le circuit primaire de la bobine, le courant traverse le mercure, la tige t, le mercure contenu dans le récipient latéral R et le fil du solénoïde S. Quand l’intensité de ce courant a pris une valeur convenable, le solénoïde fait remonter la tige t et le circuit se trouve coupé. On règle le nombre d’interruptions du courant par unité de temps au moyen de la vis V qui sert à limiter la course de la tige ; une autre vis, non représentée, permet de régler la plongée de cette tige.
- Cet appareil présente les inconvénients inhérents aux interrupteurs à mercure : le mercure s’épaissit et le liquide isolant placé au-dessus de lui émet, en se vaporisant, des odeurs désagréables. Mais il possède sur les interrupteurs du même genre plusieurs avantages : d’abord il est d’une construction très robuste ; en second lieu la tige n’est soulevée par le solénoïde que lorsque le courant a atteint une certaine valeur, de sorte que, l’appareil une fois réglé, la rupture se produit toujours pour la même intensité de courant ; enfin la forme dé la cuve permet d’avoir, par l’interférence des ondes déterminées par le mouvement de la tige, une zone de repos absolu à l’endroit où s’effectue la rupture, de sorte que celle-ci se reproduit périodiquement dans les mêmes conditions.
- Les constructeurs ont utilisé cet interrupteur avec succès dans des essais de télégraphie sans fil et ils en recommandent l’emploi dans cette application de la bobine d’induction.
- (*) Il sera intéressant de comparer ce phénomène à ceux décrits par F. Braun dans un article intitulé « Lumière émise par certaines électrodes à l’intérieur des électrolytes » et publié dans L’Éclairage Electrique, t. XVII, p, 169, 22 octobre 1898.
- Plan delà Cuve
- Fig. 1 et 2. — Interrupteur pilon Lecarme et Michel.
- Interrupteur rotatif Lecarme et Michel pour bobines d’induction.
- Un cylindre métallique a (fig. 1) a sa face intérieure garnie de lames de cuivre rouge p et renferme de l’huile de pétrole ; suivant son axe est disposé un arbre vertical b à ailettes courbes munies de lames de laiton y/; le cylindre et l’arbre, isolés électriquement, sont respective-
- p.67 - vue 68/746
-
-
-
- 68
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.
- N° 28.
- ment reliés aux deux pôles de la source d’alimentation. Quand on fait tourner l’arbre ô, au moyen d’un moteur électrique par exemple, le passage des contacts mobiles p' sur les contacts fixes p ferme le circuit.
- On peut ainsi faire passer un courant de très grande intensité ; il suffit de multiplier le nombre des contacts et d’augmenter leur hauteur ;
- Fig. i.
- l’étincelle de rupture se trouve alors dispersée sur une grande longueur de pièces et tout échauffement de celles-ci est évité. D’autre part il n’y a pas à craindre que, lorsqu’on augmente la rapidité des interruptions, les contacts ne deviennent mauvais, car plus la vitesse est grande, plus la force centrifuge applique les lames élastiques mobiles, contre les lames fixes p' (*). J. R.
- (‘) Dans une communication faite à la séance du 6 juin de la Société française de Physique, MM. Lecarme et Michel, s’exprimaient comme il suit au sujet des qualités de cet interrupteur :
- « En raison de la dispositiou de la turbine et de l’inclinaison des balais par rapport aux rayons menés de l’axe de rotation à la périphérie, l’intensité du courant croît de o à i ampère par centimètre carré de surface des balais d’une façon progressive : pendant ce temps, la turbine comprime le pétrole, et au moment où les quatre balais mobiles quittent les balais fixes, ce qui a lieu brusquement puisque les premiers sont tordus parla pression comme des ressorts, le pétrole s’échappe avec force et souffle l'étincelle de rupture en même temps qu’il refroidit les contacts. Cet appareil donne des résultats remar-qoables, tant au point de vue du rendement que de sa durée. Il donne un nombre d’interruptions qui peut varier à volonté depuis io à 200 par seconde, et les étincelles fournies par la bobine qu’il actionne sont toutes identiques et parfaitement régulières. Les résultats sont ex-
- MESURES
- Ampèremètres, voltmètres et wattmètres enregistreurs de Gans et Goldschmidt.— Communiqué par M. Palewski.
- Dans un article très documenté, paru tout récemment (*), M. Ch. Jacquin faisait ressortir les services multiples que peuvent rendre les appareils enregistreurs, et, en même temps, constatait combien il avait éprouvé de difficultés à trouver un instrument bien adapté à l’application particulière qu’il avait en vue, savoir les véhicules de tramways et de chemins de fer. Nous croyons donc être utiles aux lecteurs de ce journal en leur signalant les progrès réalisés dans cette voie par la maison Gans et Goldschmidt. A la vérité, leurs enregistreurs remontent déjà à l’année 1897; mais ils ont subi, depuis cette époque, une série d’heureuses améliorations et le domaine de leur emploi s’est considérablement agrandi.
- Rappelons, tout d’abord, que les appareils à courant continu dérivent tous d’un système Des-prez-d’Arsonval breveté sous le n° 99 460 D R P ; les appareils à courant alternatif dérivent tous de l’électrodynamomètre. Comme enregistreurs, ils se distinguent par cette propriété, que l’inscription se fait par points, c’est-à-dire, une aiguille oscillant librement devant le cylindre est, périodiquement et à intervalles pouvant varier de 1 à 60 secondes, pressée contre la bande de papier réceptrice. L’aiguille est ramenée au zéro par un ressort spiral et les impulsions qu’elle reçoit sont proportionnelles aux variations du courant. La figure 1 est la photographie d’un de ces appareils.
- Cet artifice supprime, d’une part, les pertes d’énergie dues aux frottements de l’organe ins-cripteur sur le rouleau, et, d’autre part, la paresse de l’index à suivre les faibles variations de courant qui en est la conséquence. Un défaut
- cellents en ce qui concerne son application à la télégraphie sans fil, à la radioscopie (vision très nette des battements du cœur), à la radiographie et à la haute fréquence. Une petite bobine donnant par exemple om,25 d'étincelle, actionnée par l’interrupteur-turbine au moyen du courant de 110 volts, donne des résultats supérieurs à ceux obtenus avec une bobine de om,4o d’étincelle actionnée par un interrupteur à mercure. »
- (!) VÉclairage Électrique, t. XXX, p. 17 et 81, 4 et 18 janvier 1902.
- p.68 - vue 69/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- %
- non moins grave, mis en relief dans l’article cité, est le manque de netteté du tracé obtenu par plume, crayon, molette ou siphon. Ici le style inscripteur consiste en une pointe conique, le plus souvent en acier, assez aiguë pour marquer des traits nettement visibles, tout en ne perçant pas le papier ; mais on peut aussi employer un crayon en bronze qui imprime alors sur un papier spécial des points noirs. Ce crayon ne reçoit
- Fig. x.
- également que des impulsions périodiques et n’est pas en contact permanent avec le cylindre.
- La réalisation pratique de ce principe, excellent en théorie, exige que l’aiguille prenne rapidement sa position d’équilibre, ou, autrement dit, l’appareil n’atteindra son plein effet que grâce à un amortissement énergique. On l’obtient en renforçant l’amortisseur électromagnétique habituel d’un amortisseur à air. L’application de la pointe contre le papier se fait au moyen d’un archet, couvrant toute la longueur du cylindre, solidaire de l’armature d’un électro qui reçoit des excitations périodiques par l’intermédiaire d’un axe lié au mouvement d’horlogerie entraînant le cylindre. Tous les mouvements sont pourvus d’un échappement à ancre. L’axe du cylindre, commandé directement par le barillet, est, en général, vertical, et monté sur pivots.
- On le tourne un peu conique ; une légère friction constitue la seule liaison mécanique entre lui et le tambour.
- La rotation de l’appareil est réglée, une
- fois pour toutes, à une vitesse dépendant de sa destination. Quelquefois on peut lui donner deux vitesses, par exemple, si on veut étudier la capacité d’une batterie d’accumulateurs à différents régimes de charges et décharges. Les durées de déroulement pourront alors être comprises entre une ou deux heures oubien douze et vingt-quatre heures. Dans ce cas, l’ampèremètre et le voltmètre sont séparés ou combinés pour tracer leurs indications sur la même bande de papier.
- Nous ne retiendrons, de la longue nomenclature des applications possibles de ces instruments, que celles où ils sont exposés à des chocs. Cette épreuve nous semble, en effet, décisive pour le choix d’un enregistreur; mais alors entre en jeu un nouveau facteur c’est le mode de fixation de l’appareil au système mobile qu’il doit contrôler. Les constructeurs ont réalisé, dans ce but, une suspension qui amortit complètement les trépidations et s’adapterait très bien au relevé de la consommation d’énero-ie des
- O
- tramways. Le cylindre ferait un tour soit en une heure, soit en deux heures, ou encore pourrait recevoir son mouvement de l’essieu même du véhicule. Cette commande directe du tambour a été également étudiée pour machines-outils, métiers à tisser, grues et voire même pour machines à raboter, et, dans ce dernier cas, il tourne dans un sens ou dans l’autre selon que le rabot avance ou recule. T. Pausert.
- DIVERS
- Sur la limite de validité de la loi d’Ohm, par J. Stark. Drucle’s Annalen, t. VII, p. 982-935, avril 1902.
- Dans un mémoire précédent (*) l’auteur avait donné comme condition limite de la validité de la loi d’Ohm,
- exprimant que le trajet libre moyen l d’un ion est petit vis-à-vis du segment àr le long duquel la force qui le sollicite diminue d’une quantité appréciable AX. Cette formule est inexacte, car elle dépend du système d’unités adopté. Elle doit être remplacée par la suivante :
- AX,
- X,
- < —0,01
- (9 L’Eclairage Electrique membre 1901.
- XXIX , p . 492 , dé-
- p.69 - vue 70/746
-
-
-
- 7°
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N® 28.
- celle-ci signifie que la diminution AXx de la force agissant sur l’ion le long du trajet libre, doit être petite vis-à-vis de la valeur Xx de cette force aux extrémités du trajet. Au voisinage immédiat de la cathode, le champ est très intense : dans la lueur négative, il est très faible :
- la distance entre la cathode et la limite de la lueur négative est inférieure à ~kp. Donc est
- grand et par suite dans cette région les écarts de la loi d’Ohm sont considérables.
- M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 2 juin (suite).
- Sur le pouvoir inducteur spécifique des diélectriques aux basses températures, par Jacques Curie et P. Compan. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1295-1297.
- Ces déterminations ont été effectuées en disposant les diélectriques à étudier sous la forme de condensateurs plans avec anneau de garde (’) et les mesures ont été faites à l’aide d’un quartz piézo-électrique, d’après le procédé indiqué antérieurement par M. Curie (2).
- Le tableau ci-dessous contient les nombres obtenus avec un échantillon de crown. Deux autres échantillons ont donné des résultats analogues.
- TEMPS TEMPÉRATURES
- de charge T ^ _ o° 19®" 75° — i85°
- s 0 0 0 0 0
- 10 11,25 9,47 8,44 7>°9 6,49
- 1 9,32 8,44 7,81 7*09 6,49
- 1 10 1 ^ 8,04 d (3) ( 7,75 r ( 7,85 d 7,75 d 7,52 r 7,5o d j 7>42 '7>°9 6,49
- 20 ( 7,59 r 7,42 r j 7,36 7>°9 6,49
- (1) « La pile de charge employée consistait en une série de 35 éléments Daniell correspondant à une différence de potentiel de 4° volts environ. La charge des condensateurs était obtenue à l’aide d’un pendule, muni de deux lames d’acier, qui établissait les communications nécessaires pendant un temps déterminé. Nous avons opéré successivement à la température ambiante (-f- i5°.environ), à la température de — 190 dans un mélange réfrigérant, à la température de — 75° dans un mélange d’acide carbonique et d’éther, enfin à la température d’ébullition de l’air liquide, à — i85°. Nous avons opéré sur trois échantillons représentés par trois lames de microscope (crown) ».
- (2) J. Curie, Ann. de Chim. et de Phys., 1889.
- (3) La lettre d placée à côté d’un nombre indique que
- On peut tirer de ce tableau plusieurs conclusions intéressantes : 10 le froid a pour action principale de supprimer toutela courbe de charge lente. A — 75° déjà, et à plus forte raison dans l’air liquide, le verre est devenu un diélectrique parfait. Le pouvoir inducteur est alors rigoureusement indépendant du temps de charge. Ce résultat a été vérifié, comme on peut le voir sur le tableau, pour des temps de charge qui ont
- varié depuis de seconde jusqu’à 10 secondes.
- .2° Pour des temps de charge faible de
- seconde^ le pouvoir inducteur du verre varie peu
- avec la température. Il a varié de 7,59 à 6,49 entre -(- i3° et — i85°. M. Rubens, pour un verre d’une autre espèce (flint), indique un nombre analogue aux précédents, soit 6,77, pour le coefficient correspondant à l’indice de longueur d’onde infini dans la formule de dispersion.
- 3° Le pouvoir inducteur du verre augmente avec la température suivant une loi linéaire : la variation du pouvoir inducteur est proportionnelle à la variation de température.
- Si l’on représente par A’0 une constante qui serait le pouvoir inducteur au zéro absolu, si la loi se maintenait jusque-là, par k le pouvoir inducteur à la température absolue T, par A un
- la valeur est obtenue en descendant les températures, c’est-à-dire en opérant du chaud au froid ; la lettre r indique que la valeur est obtenue en remontant les températures, c’est-à dire en opérant du froid au chaud. Le verre qui vient d’être chauffé ou qui a séjourné longtemps à la température ordinaire n’est pas identique au verre qui vient d’être énergiquement refroidi.il conserve le souvenir des opérations calorifiques qu’il vient de subir. Il y a hystérésis dans les effets produits par les variations de température.
- p.70 - vue 71/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 71
- coefficient constant caractéristique de la substance, on a
- k — k0 -f- AT.
- La loi de proportionnalité paraît s’appliquer tant que la courbe de charge lente n’intervient pas pour masquer la variation régulière. En fait, la loi s’applique d’autant mieux que le temps de charge est plus court (*).
- Les résultats précédents ne sont pas particuliers au verre. La variation des pouvoirs inducteurs de l’ébonite, du mica et du quartz s’effectue d’une manière analogue ; en particulier, la loi de variation linéaire s’applique parfaitement bien.
- De l’examen stéréoscopique en radiologie et des illusions dans l’appréciation du relief, par Th. Guilloz. Comptes rendus, t. GXXXIY, p. i3o3-i3o5.
- L’auteur insiste sur le mode opératoire à employer pour éviter diverses erreurs qu’il signale.
- Séance du 9 juin 1902.
- Sur les moteurs à combustion ; par L. Le-cornu. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. i347~i349.
- « La théorie des moteurs à gaz ou à pétrole ne me semble pas avoir été présentée jusqu’ici avec toute la simplicité et toute la généralité dont elle est susceptible ; je voudrais indiquer très brièvement comment on peut, h mon avis, combler cette lacune.
- » Le diagramme, quelle que soit son allure, se partage en deux grandes phases : dans l’une le mélange gazeux évolue en vase clos, de capacité variable ; dans l’autre, il communique plus ou moins librement avec l’atmosphère. En admettant, comme on le fait d’habitude, qu’il soit permis de négliger les échanges de chaleur
- (*) Avec le verre, pour un temps de charge égal à —E.
- de seconde, elle s’applique depuis — i85° jusqu’à zéro-glace environ. Elle paraît s’appliquer plus longtemps lorsqu’on remonte les températures au lieu de les descendre.
- Le tableau suivant indique les valeurs de A et de k0 pour les trois échantillons de verre étudiés (crown).
- Verre n° I . . . . 6,o3 A. 0,00324
- Verre n° 2 . . . 6,83 0,00320
- Verre n° 3 . . . 6,a4 o,oo533
- effectués à travers les parois du cylindre, le travail externe développé dans la première phase est égal à la diminution d’énergie ; dans la seconde phase, la pression demeurant sensiblement constante et égale à la pression atmosphérique, le travail est égal au produit de cette pression parla variation de volume. J’emploierai la lettre U ou la lettre W, suivant qu’il s’agira de désigner l’énergie (en calories) du mélange avant ou après la combustion. Soient, au début de la première phase, c’est-à-dire à l’instant où commence la compression, V0 le volume, T0 la température absolue et U0 l’énergie. Soient, à la fin de la même phase, c’est-à-dire à l’instant où commence l’échappemënt, V4, Tp W, les valeurs des mêmes variables. Si E représente l’équivalent mécanique de la chaleur, le travail externe est E (U0—W,). Pour la seconde phase, qui ramène du volume V4 au volume V0 sous la pression constante p0, le travail est p0 (V0— Va). Le travail total est donc
- 6=E(U0-W,)+Po (V0-Vt).
- Pour obtenir le rendement p, il suffit de diviser par la quantité de chaleur Q que fournit la combustion ; mais on doit s’entendre sur la manière d’évaluer Q. La convention la plus naturelle est qu’il s’agit de la chaleur dégagée par la combustion effectuée à volume constant et à la température T0. Dès lors, Q n’est autre chose que la variation d’énergie U0 — W0, d’où, en faisant
- E=-h>
- ,,, ; U.-W.+Af.tV.-VQ
- [ ’ ‘ _ u0-w„
- » Souvent on suppose la chaleur Q dégagée à une température Trt différente de T0, par exemple à la température pour laquelle commence réellement la combustion dans le cylindre. Le dénominateur doit alors être remplacé par UÆ — W„. Appelons Té la température à laquelle parviendrait le mélange si, en partant de la température T„, la combustion s’effectuait à volume constant, sans échange de chaleur avec le dehors. On a évidemment Ua=W6 et le dénominateur peut s’écrire Wft — Wa. On peut d’ailleurs au numérateur, remplacer U0—Wj par U0 — U„ + W6—W, de façon à mettre en évidence des variations d’énergie U0—Ua et W6 — W1 res-pectiyement obtenues sans changement d’état
- p.71 - vue 72/746
-
-
-
- mmm 991 1 " ' y
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N° 28.
- chimique. Dans ces conditions,
- t \ „ U0—Ua + Wfc — 'W1-f-Ap0(V0 VJ
- (2) 1 w6-w „
- » Dans le cas particulier où les chaleurs spécifiques à volume constant, c et F, du mélange, considéré avant et après la combustion, sont supposées indépendantes de la température, on a, en prenant comme unité le poids du mélange,
- Wft —Wa = c’ (T6 — Trt),
- Wj — = c' (Tô — Tj),
- Uq — Ua — c Do ^a)-
- Si l’on admet en même temps que le mélange brûlé suit la loi des gaz parfaits et si l’on désigne par C7 sa chaleur spécifique à pression constante, on a, en appelant T70 la température à laquelle parviendrait ce mélange, pris dans l’état T0, V0, p0 et amené sous la pression constante pt} du volume V0 au volume Y1,
- ApoOù-VJ^C'-c') (T'0 T0),
- d’où
- ,,, . _C'(T0-T'o) -f- c'(Tft— rt+ ri '0 J 0) + C ( I 0 la).
- 1 j c'(Tft —Tfl)
- » Cette dernière formule a été trouvée par M. Marchis, dans le cas spécial du diagramme Charon, en analysant l’un après l’autre les phénomènes successifs qui accompagnent le parcours de ce diagramme et en supposant que la combustion se produit d’une manière explosive, aussitôt après l’achèvement de la compression. Ta désigne alors la température initiale et T6 la température finale de l’explosion. Nous voyons que la formule a une portée générale : elle subsiste quelle que soit l’avance à l’allumage et quelle que soit la lenteur de la combustion. La température Ta peut même être arbitrairement choisie ; est une fonction de Ta. Si l’on veut tenir compte des variations des chaleurs spécifiques avec la température, on doit revenir à la formule (2), qui n’exige aucune hypothèse.
- » Pour un moteur donné, la seule quantité susceptible de varier d’après le mode de combustion est la température finale Tt. Pour la calculer, il faut connaître, en fonction du volume variable Y, la proportion x de gaz brûlé. L’énergie J du mélange partiellement brûlé a pour expression J=(i — tr) U -f- x\V et le principe
- de l’équivalence donne la relation dJ -f- Apdv = 0, équation différentielle entre les quatre A^aria-bles p, c, T, x. Si l’on admet, d’autre part, que le mélange, avant comme après la combustion, se comporte comme un gaz parfait, il suffit d’appliquer la loi du mélange des gaz pour avoir, entre les quatre \ariables, une équation finie, linéaire en xs et puisque x est, par hypothèse, une fonction connue de V on peut, par l’élimination de la pression, obtenir entre T et V une équation différentielle dont l’intégration fournit la température finale (correspondant au volume VJ, connaissant la température initiale T0 et le volume initial V0 ; le problème se trouve ainsi résolu. Dans le cas particulier de la combustion explosive, x passe brusquement de zéro à l’unité au moment de l’explosion et demeure constant dans le reste du parcours, circonstance qui facilite évidemment les calculs. »
- Sur la force électrique due à la variation des aimants ; par E. Garvallo, Comptes rendus t. GXXXIY, p. i349-i35'2.
- Pour définir la force électrique en un point, Maxwell place en ce point un petit corps, corps cCépreuve, qui est préalablement chargé d’une petite quantité d’électricité e. Le corps est
- poussé par une force F. La limite de quand
- les dimensions du corps d’épreuve et sa charge tendent vers zéro est, pour Maxwell {Traité <ïElectricité, n° 44)? la force électrique au point considéré.
- Cette définition comporte des difficultés pratiques quand on veut l’appliquer à l’exploration d’un champ électrique faible. M. Carvallo les précise, montre le rôle perturbateur qu’elles jouent dans l’expérience de M. V. Crémieu sur le champ électrique dû à la variation d’un aimant et fait voir que le résultat négatif de cette expérience, qui passe pour contraire aux idées de Maxwell sur l’électricité, confirme la théorie que Carvallo a exposée récemment (l) et qui est conforme aux principes essentiels de MaxAvell.
- (J) Carvallo, Comptes rendus, 3o décembre 1901 et 6 janvier 1902 ; Eclairage Electrique, t. XXX, p. 110 et 147, 18 et 25 janvier 1902. Yoir aussi le fascicule 19 de Scientia : L’électricité déduite de l’expérience et ramenée aux principes des travaux virtuels, par L. Carvallo, C. Naud, éditeur, mai 1902.
- p.72 - vue 73/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 73
- « I. Difficultés relatives à la mesure de la force électrique. — Dans les idées de Faraday et Maxwell, dire que le corps a été préalablement électrisé, c’est dire que des tubes de force partent de sa surface pour aller à d’autres corps chargés en signe contraire. Passer ceux-ci sous silence c’est supposer que les corps sous-entendus sont assez éloignés et assez peu chargés pour satisfaire à deux conditions :
- ai0 Les attractions qu’ils exercent sur le corps d’épreuve ne troublent pas sensiblement son équilibre ;
- » 20 Leur influence sur le champ étudié est négligeable.
- » Enfin, une condition difficile à réaliser, mais nécessaire à une'mesure correcte, c’est que la charge et les dimensions du corps d’épreuve soient assez petites pour n’exercer aucune influence sensible sur le champ qu’on veut explorer.
- » Ces conditions ne sont pas réalisées dans l’expérience de M. Crémieu.
- » II. Expérience de M, Crémieu. Son résultat négatif. — Un anneau horizontal AAjBjB (le lecteur est prié de faire cette figure très simple) est formé de deux moitiés conductrices AA, et BjB liées par des lames de mica A^ et BA. 11 est mobile dans son plan et autour de son centre sous l’action du flux d’induction <E> d’un électroaimant vertical qui traverse l’anneau suivant son axe. Six fois par seconde, l’électro-aimant est excité après qu’une forte charge électrique e a été déposée sur l’anneau, et la charge est enlevée avant qu’on supprime l’excitation de l’électroaimant. Le phénomène à observer est la rotation de l’anneau. L’expérience montre que l’anneau ne tourne pas.
- » III. Interprétation inexacte de Vexpérience. — D’après les idées de Maxwell, l’excitation de l’électro-aimant produit dans l’air environnant un champ électrique, et la force électrique de ce champ est réglée par la condition que son intégrale suivant un circuit fermé est égale à la force électromotrice qui est induite dans ce circuit par l’excitation de l’électro-aimant. Par raison de symétrie, elle est également distribuée tout autour de l’aimant quand l’anneau est enlevé.
- » M. Crémieu pense appliquer la définition de la force électrique en admettant que chaque élément de l’anneau chargé est poussé par une force proportionnelle à sa charge et à la force èlec-
- trique qu offrirait le champ au point où est cet élément si Vanneau était enlevé. Avec cette hypothèse, les forces électriques développées par l’électro-aimant devraient faire tourner l’anneau sous l’action d’un couple moteur moyen égal à e X 6 d>.
- » L’hypothèse est fausse, car le corps d’épreuve est loin de satisfaire aux conditions de la définition : il exerce une influence prépondérante sur la force électrique due à l’excitation de l’électro-aimant, l’annulant le long des parties métalliques pour la concentrer dans les coupures. Comme il est montré ci-dessous (*),
- p) Analyse de l’expérience par les lois de Kirchhoff. — L’anneau est sensiblement un tube de courant. Appli-quez-lui les deux lois de KirchofF, avéc la généralité qu’elles comportent, savoir :
- « i° Le flux du coûtant total à travers toute surface fermée est nul.
- « 20 La force électromotrice totale dans tout circuit fermé est nulle.
- » Vous trouverez les résultats suivants, en supposant d’abord que l’anneau n’a pas été électrisé :
- » Les coupures At Bd et BA présentent des forces électriques considérables, sensiblement uniformes et égales : l’int.égrale le long des coupures en est à peu près égale à la force électromotrice induite par l’électro-aimant, car celle de Joule (— ri) dans l’anneau est négligeable. Les extrémités A.i et Bt s’attirent, les extrémités A et B s’attirent et les attractions sont égales. Mais les demi-anneaux sont liés par les lames de mica : de ce fait, l’anneau ne bougera pas. Quant à la force électrique le long du contour de l’anneau, elle ne peut en aucune façon le faire tourner. Examinons-là cependant. Sa composante tangentielle est donnée par la loi que j’ai énoncée sur les surfaces de discontinuité et qui est une conséquence de la seconde loi de Kirchhoff généralisée, savoir :
- » La composante tangentielle de la force électromotrice est continue.
- » Or, la force électromotrice, c’est celle de Joule dans le métal, c’est la force électrique changée de signe dans l’air. La force de Joule étant très faible, la composante tangentielle de la force électrique le long de l’anneau est aussi très faible. La composante normale est insensible en l’absence de charge électrique préalable.
- » Tenons compte maintenant de la charge préalablement donnée à l’anneau. Elle est répartie sur le contour de l’anneau. De là des forces normales à l’anneau, considérables, mais de moment nul. Les composantes tan-gentielles demeurent insensibles. Quant aux coupures, elles ont pris des charges électrostatiques très faibles, d’autant plus faibles que les moitiés métalliques sont plus rapprochées, de sorte que la force électrique n’y est pas sensiblement changée par la charge préalable ; elle reste à peu près uniforme. Les conclusions relatives à l'attraction des demi-anneaux et à l’immobilité du sys-
- p.73 - vue 74/746
-
-
-
- 74
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 28.
- l’immobilité de l’anneau est prévue par la théorie.
- » IV. Conclusions. —L’expérience de M. Cré-mieu devait donner un résultat négatif. La constatation en était rendue difficile par les attractions dues à la forte électrisation de l’anneau. Elle fait honneur à l’habileté et à la sincérité de M. Crémieu, qui cherchait et espérait trouver la rotation de l’anneau. Elle confirme nos vues sur l’électricité. Si elle rectifie une idée fausse qui a pu se glisser dans l’interprétation de la pensée de Maxwell, elle n’atteint aucun point essentiel de sa théorie. ».
- Sur les variations de la lumière zodiacale, pai’ L. Décombe, Comptes rendus, t. CXXXIY, p. i35a-i353.
- La lumière zodiacale, dont la nature a été si longtemps discutée, semble devoir être considérée comme le résidu de la nébuleuse solaire primitive dont la condensation progressive a engendré, comme on sait, les divers astres de notre système. M. Decombe explique ses variations par des ondulations électromagnétiques :
- « Si l’on admet, dit-il, que, pour une raison quelconque, l’électricité ait été placée initialement hors d’équilibre dans un tel système, on sera obligé d’admettre, vu la faible résistance de ce milieu très raréfié, que, pour atteindre sa position d’équilibre, l’électricité doit exécuter dans ce système une série d’oscillations dont l’amortissement ne peut qu’être extrêmement faible.
- » Cette manière de voir revient, si l’on veut, h assimiler le disque zodiacal à une plaque vibrante,les oscillations étant toutefois de nature électromagnétique.
- » Admettons que l’astre central, le Soleil, soit un centre de vibration et considérons la vibration fondamentale donnant lieu à une ligne nodale à la périphérie du disque supposé circulaire. Si l’on représente par D le rayon de
- tème ne sont pas changées. Pour les changer, pour avoir un couple moteur notable, il faudrait avoir de fortes charges préalables aux coupures. Le moyen de les obtenir est de remplacer le couple de demi-anneaux par un seul demi-anneau ou par un secteur, et l’on n’a aucun intérêt à augmenter l’angle d’ouverture du secteur. En le prenant petit, on se rapprocherait du petit corps d’épreuve de Maxwell. L’expérience pourrait devenir correcte et donner un résultat positif. »
- ce disque, par Y la vitesse de la perturbation et par T sa période nous aurons
- (x) D = VT
- » Devons-nous prendre Y = 3ooooo km par seconde, c’est-à-dire à la célérité de l’onde électromagnétique ? Si l’on remarque que le disque zodiacal n’est pas un conducteur ordinaire supportant l’électricité comme le fait, par exemple, un condensateur, mais un milieu où la matière extrêmement raréfiée se présente vraisemblablement à l’état diions libres, on sera conduit à prendre pour Y la valeur de 3oo km déterminée par Thomson pour la vitesse des ions dans la décharge cathodique.
- » Si l’on fait alors T — 11 ans dans la formule (i), on trouve pour D une valeur dont l’ordre de grandeur est entièrement comparable à celui des dimensions de la nébuleuse solaire. »
- AMERICAN INSTITUTE OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Séance du 24 janvier 1902 f1)
- Le choix, des moteurs électriques pour le service des tramways, par W.-P. Potter.
- D’après Transactions, t. XIX, p. i57~i65, n° de février 1902.
- L’auteur se propose de faire ressortir quelques variations qui différencient les conditions moyennes admises dans la communication de M. Hutchinson (2) des conditions pratiques dans lesquelles peut fonctionner un moteur de tramway-
- Bien qu’il soit établi que l’énergie requise pour effectuer un même parcours puisse présenter des différences de 20 p. 100 suivant l’habileté du conducteur, il n’en est pas moins vrai que pour un calcul serré, il est avantageux de se servir de la caractéristique véritable du moteur adopté, plutôt que d’une courbe moyenne, moins à cause de la différence de puissance due à la considération de la caractéristique [seule, qu’à cause de la forme de la courbe des vitesses qui différera beaucoup, à la vitesse à vide, avec les différents moteurs.
- Le taux de i3o p. 100 de la vitesse à laquelle
- (q Voir Tel. Élect., t. XXXI, p. 228 et 468, 10 mai et 28 juin 1902.
- (2) Écl. Élect., t. XXXI, p. 468, 28 juin 1902.
- p.74 - vue 75/746
-
-
-
- 12 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 73
- les résistances extérieures sont supprimées et admis par M. Hutchinson pour la vitesse à vide suppose que le courant est coupé avant que la voiture ait atteint sa pleine accélération et ce fait dépend entièrement des exigences du service. L’auteur estime que ce taux peut varier de i5o à 200 p. ioo, et que, par conséquent, des moteurs faiblement saturés peuvent doubler la vitesse de la voiture sur la caractéristique;
- L’auteur n’admet pas non plus le chiffre de 8,6 p. ioo comme pertes dans le cuivre; ces pertes peuvent varier de 5 à 12 p. ioo, des grandes puissances aux pins faibles ; et différents moteurs de même puissance présentent des variations de 3o à 4° P- ïoo. II critique de même le nombre 3,4 p- ioo pour la perte dans le noyau d’armature, et donne la table suivante, pour des moteurs de divers constructeurs.
- Pertes en pour 100 de la puisssance fournie, à charge normale.
- c
- PUISSANCE commer- ciale EXCITA- TION RI2 RI2 AKMATUKI Noyau A Total PERTES totales
- chevaux 38 4,70 4,00 2,37 6,37 11,07
- 38 4,60 3,80 4,92 8,72 i3,32
- 5o 4,20 2,20 3,45 5,55 9>75
- 5o 4,33 3,36 4,17 7,53 11,86
- 5o 3,25 2,80 4,8o 7,60 10,82
- 75 3,20 2,5o 2,93 5,43 8,63
- i'i5 2,48 2,40 2,12 4,52 7,00
- L’auteur estime que le chiffre de 9,4 p. 100 de pertes, basé sur une vitesse maxima de i3o p. 100, varie également suivant les conditions du service, entre 9,6 p. 100 pour des arrêts fréquents et 3,4 p. 100 pour un parcours à arrêts peu nombreux. Tandis que, dans certains moteurs, les pertes dans le noyau demeurent constantes à 5 p. 100 près quand le moteur passe de la vitesse à pleine charge à la vitesse à vide, ces variations atteignent 100 p. 100 dans d’autres moteurs.
- L'évaluation du temps que le moteur met à atteindre sa température peut varier de 20 à 30 p. 100 du temps total et le chiffre de 20 p. 100 de M. Hutchinson est une moyenne très large. Etant donné les variations existant entre les différents moteurs, l’auteur 11e pense pas que
- l’on puisse compter sur une approximation supérieure à 100 p. 100, en basant sur des moyennes l’évaluation de la perte d’énergie dans le moteur d’après sa température. La moyenne de 3 p. 100 pour la puissance rayonnée par un moteur varie également de 2,5 à 3,5 p. 100, et on ne peut en déduire la distribution des pertes dans les inducteurs et l'induit dont dépend essentiellement l’échauffement.
- La base commerciale du choix de la puissance d’un moteur, c’est-à-dire la puissance en chevaux donnant une élévation de température de ^5° G après une marche d’une heure à 5oo volts, à la station avec couvercles ouverts, a été adoptée par l’auteur il y a quelques années, et constitue le meilleur élément d’appréciation de la valeur mécanique et électrique d’un moteur. Line élévation dey5° C. doit être considérée comme la plus haute que le moteur puisse supporter, le maximum ordinaire étant de 65° et la moyenne en service continu de 55°.
- L’échauffement équivalent ou la reproduction d’un régime donné en faisant fonctionner le moteur avec une perte RI2 équivalente dans l’armature et avec un voltage donnant la perte moyenne dans le noyau, sera suffisamment correcte, pourvu que les ampères effectifs du service donné soient bien déterminés et appliqués au voltage voulu.
- Une telle méthode suppose qu’il y a, pour un service courant, un certain voltage et un certain courant communs à tous les moteurs de même capacité et qui donneront le même échauf-fement avec la même répartition, et que l’élévation de température ainsi obtenue sera la même que dans le service réel.
- Les variations dans les caractéristiques conduisent à la conclusion que Ton ne peut adopter un courant commun pour divers moteurs destinés à un service donné, parce que la vitesse, le couple et l’ampérage ne coïncident pas pour les differents moteurs.
- Quant aux pertes de courant elles se répartissent en courants de Foucault variant comme le carré de la vitesse ou du voltage, et en hystérésis, variant avec la vitesse ou le voltage, et le rapport de ces pertes varie considérablement suivant les moteurs.
- Pour que le même voltage et le même courant puissent être appliqués à des moteurs de type et de construction différents en vue du
- p.75 - vue 76/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 28
- même service, il faut que la réduction de vitesse, le rendement, la saturation soit identiques, que la courbe des pertes dans le noyau soit la même, avec la même proportion de courants de Foucault et de pertes par hystérésis.
- Une telle uniformité n’existe point, cela va sans dire ; la table suivante montre les différences que présentent les moteurs de constructeurs divers, avec un courant et un voltage donnant les pertes ayec leur répartition propre, la réduction des engrenages étant disposée pour donner le même graphique de vitesse. L’accélération est supposée égale à i,5 mille par heure, par seconde dans chaque cas (0,70 m par seconde par seconde).
- DISTANCE 227 M TEMPS 54,4 SECONDES
- Puissance commerciale Ampères Volts
- 35 chevaux 35,9 3 IO
- 35 » 33,6 344
- 38 » 3 2,4 372
- 38 » 33,4 35i
- DISTANCE 1609 M TEMPS 227 SECONDES
- 35 chevaux 24,6 478
- 35 » 22,4 452
- 38 » 22,4 458
- 38 » 23,4 377
- Ces valeurs du courant et du voltage varient considérablement avec l’inclinaison des rampes et des graphiques de vitesse différents.
- Ces nombres montrent suffisamment le peu de valeur d’une détermination basée sur l’hypothèse d’un voltage arbitraire.
- Cette méthode suppose d’ailleurs que l’élévation et la répartition de la température prises sur un moteur en chantier se conservent sur le moteur en service. L’expérience prouve le contraire. Les différences que l’échauffement présentera en service dépendent, en effet, de la ventilation, du nombre d’arrêts qui empêcheront la continuité de la ventilation.
- Il est nécessaire, pour arriver à une détermination exacte d’étudier les pertes et réchauffement dans chaque cas particulier.
- D’une caractéristique des vitesses basée sur l’accélération et sur la vitesse maxima requises
- pour un graphique donné, on peut déduire la réduction d’engrenages, l’enroulement et la commutation. Mais cette courbe des vitesses diffère pour chaque parcours, en raison des distances variables à franchir, des ralentissements aux courbes, et de l’effet des rampes. Une fois la courbe des vitesses déterminée pour chaque parcours, les pertes dans les inducteurs et l’induit peuvent être établies au moyen de la résistance et des courbes de pertes dans le noyau sous les différentes conditions démarché.
- Pour en déduire l’échauffement, on montera le moteur sur la voiture en le faisant fonctionner à différents graphiques et à différentes distances en enregistrant soigneusement la courbe des vitesses, les volts et les ampères, et en continuant l’essai jusqu’à ce que la température soit stationnaire. On prendra la température avec un thermomètre et par la mesure des résistances avec le moteur fermé et découvert successivement. On déterminera d’après la connaissance des pertes, l’élévation de température par watt perdu dans l’inducteur et dans l’induit.
- Après avoir déterminé le taux des pertes pour le service particulier étudié, on se reportera aux essais de température pour le service particulier et le taux des pertes permettra d’évaluer l’échauffement par watt perdu dans l’induit et dans les inducteurs; et l’on en déduira aisément l’élévation de température pour le service proposé.
- L’auteur pense que c’est là le seul procédé rationnel et exact pour déterminer la capacité d’un moteur de tramway, parce qu’il tient compte de toutes les variations.
- Il termine sa communication en donnant, sous forme de table, les résultats d’essais faits en service sur un moteur de 38 chevaux, avec limite de température acceptable, avec différents arrêts par mille, différentes réductions et différents tqnnages du moteur.
- Le Gérant : C N AUI).
- p.76 - vue 77/746
-
-
-
- Tome XXXII
- Samedi 19 Juillet 1902.
- 9* Année. — N» 29.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — G. L1PPMANN, Professevr à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Processeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à 1 École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-DIN, Agrégé de l’Université Professeur au Collège Rollin.
- • LIGNES DE TRANSPORT D’ÉNERGIE A 26000 VOLTS
- DE LA RÉGION DE GRENOBLE
- L’importance des industries établies dans la région de Grenoble est assez connue pour nous dispenser d’en retracer le tableau.
- Bornons nous seulement à rappeler que les nombreuses usines à papier et à ciment, les tissages et les filatures absorbent dans les vallées de la Romanche, du Drac et de l’Isère des milliers de chevaux-vapeur sans parler de ceux fournis par les installations hydrauliques.
- Un terrain si propice à la distribution de l’énergie par l’électricité avait depuis longtemps attiré l'attention de deux ou trois sociétés de location de force motrice électrique qui s’y étaient établies et rapidement développées. Nous voulons parler de celles constituées par M. Bergès et par le baron Du Marais.
- De nouvelles initiatives se sont fait jour, et comme leurs efforts ont été couronnés de succès, nous nous faisons un plaisir de donner une sommaire description des installations qu’elles viennent de créer.
- Aux points de vue hydraulique et élecLrique, elles représentent certainement ce qui s’est fait à ce jour de plus important et de plus hardi dans le domaine du transport de force en en Europe,
- La carte annexée (fig. i), indique à Avignonnet l’emplacement de l’usine hydro-électrique de la Société Grenobloise de Force et Lumière, et à Champ, celui de l’usine de la Société hydro-électrique de Fure et Morge.
- Les deux usines sont situées sur le Drac, ailluent de l’Isère.
- p.77 - vue 78/746
-
-
-
- 78
- T. XXXII. — N° 29.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Si nous rapprochons les noms de ces deux sociétés, c’est qu’elles sont liées par un trait d’union: toutes les deux se sont adressées à la Société Franco-Suisse pour l’Industrie électrique, pour lui confier l’étude et la surveillance d’exécution de leurs installations électriques. Les dispositions adoptées marquent un pas en avant dans lës progrès du transport
- Bourcjom
- ig) La Tour-de-Pii
- Ch a ravines
- Voiron
- GRENOBLE
- Usine de Ch<
- La Mure
- Usine d’Avicjnonnet.
- Echelle
- Fig. x. — Carte, des transports d’énergie de l’usinç d’Avignonnet et de l’usine de^Champ.
- par l’électricité, et nous devons en rapporter le mérite à la Société Franco-Suisse pour l’Industrie électrique, dont le directeur est M. A. Boissonnas et l’ingénieur-conseil M. Th. Turrettini.
- L’usine de la Société Grenobloise disposera bientôt de 6 unités de i 800 chevaux sous 22 m de chute d’eau, tandis que celle de la Société hydro-électrique dispose déjà de 5 unités de 1 200 chevaux, pour une première période, fonctionnant sous 34 m de chute.
- Ci-contre nous donnons une vue extérieure des deux usines (fig. 2 et 3).
- p.78 - vue 79/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- 79
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- La première dépend d’un barrage d’environ 20 m de retenue, tandis que la deuxième reçoit son eau sous pression par un long canal de dérivation de près de a km construit en tubes sous pression, partie en ciment armé et partie en tôle d’acier.
- Fig. 2. — Vue de l’usine d’Avignonnet.
- Les dispositions hydrauliques mériteraient pour elles-mêmes une description détaillée, qui sortirait du cadre de cette étude et nous devons nous borner à celle de la partie électrique.
- Les dynamos sont du type triphasé à courants alternatifs et 5o périodes.
- Fig. 3. — Vue de l'usine de Champ.
- La caractéristique du système de distribution réside dans la possibilité de marcher sur les lignes soit à ioooo volts par couplage en triangle des transformateurs, soit à 26000 volts par couplage en étoile.
- Les résultats d’une exploitation à 1 a 000 volts étant connus depuis l’entrée en fonction
- p.79 - vue 80/746
-
-
-
- 8o
- T. XXXII. — N° 29
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- des installations dePaderno et de la Kander, c’était entreprendre un transport à 26000 volts à l’abri de tout aléa puisqu’à chaque instant, par un changement facile de couplage, il était possible de réduire le voltage dans la proportion de y/3 à 1 et de revenir ainsi à une norme éprouvée industriellement.
- hs
- — Poteaux utilisés sur diverses lignes de transmission.
- L’usine d’Avignonnet de la Société Grenobloise contient des alternateurs fournis par les usines du Creusot de MM. Schneider et G10 et actionnés par des turbines Picard et Pictet. Quant à l’usine de Champ de la Société hydro-électrique, elle renferme des alternateurs Brown et Boveri, de Baden, accouplés à des turbines Neyret et Brenier de Grenoble. Nous n’entrerons pas dans l’étude détaillée des tableaux et départs de lignes qui se
- Fig. 7. — Montage de poteau. Fig. 8. — Ligne sur digue de l’Isère.
- rapprochent des types connus et déjà souvent décrits, mais nous nous arrêterons aux lignes de transmission de force.
- La carte (Pig. 1) donne une vue d’ensemble du réseau de distribution et montre quel intérêt les deux sociétés avaient à s’entendre pour l’établissement en commun de leurs lignes de transport qui, sur près de 35 km, empruntent les mêmes routes.
- Elles se sont d’elles-mêmes, par avance, conformées à l’esprit des projets de lois Ber-tlielot et Guillain, qui prévoient la réglementation des distributions d’énergie électrique par l’octroi d’une seule concession sur chaque route avec charge de rétrocéder des licences de droits d’appui.
- p.80 - vue 81/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- T ai entente amiable elles convinrent de faire installer la partie commune de leurs reseaux sous le nom de la Société Grenobloise de Force et Lumière qui devint seule permissionnaire avec obligation d’accepter la pose des fils de son associée.
- H3- e. — Ligne sur route nationale. Fig. io. — Ligne en courbe.
- Les chaussées et les routes ne devenaient encombrées que d’une seule rangée de poteaux et il était possible, sans augmenter les dépenses individuelles pour lignes sépa-
- l'ig. ii. —• Poteau d’angle renforce.
- Fig. 12. — Pylône de traversée du Drac.
- rees, d accepter un modèle de pylône métallique répondant à toutes les exigences de solidité, de durabilité et de facilités d’exploitation.
- p.81 - vue 82/746
-
-
-
- 8a L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N° 29.
- Deux types de poteaux avaient été créés pour permettre des réparations en cours de marche sans interrompre le service. Nous les reproduisons sous figures 4 et 5. Le premier a été installé sur la ligne de Paderno à Milan, il comporte deux lignes jumelles ; le deuxième a été choisi pour le transport Kander-Thoune. La figure 6 représente, par
- Fig. i3. —Passerelle sur chemin de for-(en-montage).. - Fig. ip — Passerelle montée.
- contre, le type projeté et construit par la Société Franco-Suisse pour l’Industrie électrique. Il diffère des premiers dans plusieurs détails et permet la pose de plus de i8 fils sur un meme support.
- En pratique il a donné toute satisfaction ; les fils sont répartis en deux groupes de
- Fig. i5. — Poste de couplage à Grenoble. Fig. 16. — Poste de couplage en campagne.
- chaque côté du corps du poteau et les groupes sont assez distants pour que l’on puisse travailler sur l’un pour réparations tandis que les fils de l’autre sont sous tension.
- Il a été utilisé sur les 35 km qui séparent Champ de Moirans.
- A partir de Moirans les lignes de dérivation sont montées sur poteaux de bois.
- Une branche se dirigeant sur Bourgoin est encore en construction; elle atteindra plus
- p.82 - vue 83/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 83
- de 4° km portant, avec les sinuosités de la route, à environ ioo km la distance maximale à laquelle s’effectuera le transport d’Avignonnet.
- Les figures 7, 8, 9, 10 et 11 sont des vues de la ligne principale.
- Les figures 12, i3 et 14 représentent deux passages difficiles, celui des traversées du Drac et de l’Isère sous 170 mètres de portée et celui du croisement d’une ligne de chemin de fer du P.-L.-M.
- Il nous reste à parler des dispositifs spéciaux permettant de sectionner la ligne principale et d’isoler ainsi les parties avariées. Tous les 10 à 12 km ont été installés des postes de couplage contenant parafoudres et interrupteurs-commutateurs de fils avec maison de garde et téléphone à proximité. Nous en donnons les vues sous figures ia et 16.
- tig. 17. — Poste de transformateurs. Fig. 18. — Intérieur de poste de transformation
- (26000 à 1000 volts).
- Pour éviter tout danger pour personnes résultant de contact entre fils de ligne et poteaux à la suite de bris d’isolateurs, tous les supports ont été mis à la terre par un fil spécial connecté, de distance en distance, avec de larges plaques de cuivre disposées dans le sol dans un endroit particulièrement conducteur.
- On voit qu’aucune disposition n’a été négligée pour munir la ligne de toutes les mesures de protection.
- Les bons effets s’en sont déjà fait sentir et, si la dépense de premier établissement a été élevée, l’entretien est minime et le service est à l’abri des interruptions qui, trop souvent, ont été l’écueil des transports de force électriques.
- Ajoutons qu’aux premiers essais de tension des lignes, qui eurent lieu en février écoulé à 1 occasion de la mise en service de l’usine de Champ, aucun défaut n’a été constaté et que l’isolement a été parfait.
- Oès la première journée la tension a pu être portée à 28000 volts.
- •kick
- p.83 - vue 84/746
-
-
-
- 84
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 29.
- Ce résultat nous paraissait cligne d’être signalé, car il témoigne des soins apportés dans les études et le montage.
- Nous donnerons encore en figure 17 une vue extérieure d’une station de transformation pour abaissement de tension de 26000 volts à 1000 volts, et en figure 18 une vue intérieure de la même station.
- Fig. 19. — Moteur de i5o chevaux (i ooo volts), Fig. 20. — Effet de fonctionnement de parafoudre.
- La figure 19 représente un moteur de i5o chevaux à 1000 volts avec son installation qui frappe par sa simplicité. j
- Pour terminer, nous reproduisons (fig. 20) une photographie qu’il a été possible de prendre pendant le jeu d’un parafoudre monté sur une ligne sous tension à 26000 volts.
- J. Reyval.
- TRANSPORT D’ÉNERGIE SAINT-MAURICE-LAUSANNE
- SYSTÈME THERY P)
- LIGNES
- La ligne de transport de Saint-Maurice à Lausanne a une longueur de 58 km. Elle traverse le Rhône à l’embouchure du canal de fuite, puis le Jura-Simplon, sous le pont des Paluds, longe le grand canal de la plaine du Rhône et traverse une seconde fois le Jura-Simplon près de Villeneuve. Delà elle quitte la plaine, monte à Glion à travers les bois de Veytaux et de Chillon, passe à Sonzier, redescend à Gilamont près de Vevey, remonte à Chexbres, traverse la ligne de chemin de fer Lausanne-Berne sur le tunnel pour arriver enfin à Belmont et de là à l’usine de Pierre-de-Plan à Lausanne. Elle fait un crochet de 2 km pour venir alimenter un moteur de 4°° chevaux à la fabrique de ciment de Pauclex à quelques kilomètres de Lausanne.
- p) Yoir IJ Eclairage Electrique du 12 juillet, p. 41-
- p.84 - vue 85/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Elle est constituée par un circuit unique formé de deux câbles en cuivre de ioo mm2 de section totale.
- Chacun des conducteurs est supporté par des isolateurs en porcelaine montrés sur la figure 18. Ces isolateurs sont à doubles cloches et formés d’une partie extérieure à triple cloche et d’une partie intérieure dans laquelle s'emboîte la ferrure fixée par de l’étoupe imprégnée de minium. Les deux cloches sont également séparées entre elles par un mastic de composition analogue.
- La ligne est supportée par des poteaux en bois, et ceux-ci, dans les parties marécageuses, sont placés dans un gros bloc de béton enterré et reposant sur un plancher en bois.
- Fig.
- Isolateur de la ligne de Saint-Maurice-Lausanne.
- rig.
- *9- Moteur-série de 4oo chevaux, système Thury, accouplé à un alternateur triphasé à 3 ooo volts.
- Outre les deux conducteurs
- qui constituent le circuit de transport à courant continu et
- p.85 - vue 86/746
-
-
-
- 86
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 29.
- à haute tension, la ligne porte un circuit téléphonique constitué par deux fils de bronze de
- Fig. 20 et 2i. — Vues d’easeinble d’un moteur Thury de 4oo chevaux de la C10 l’Industrie Électrique de Genève.
- 3 mm de diamètre. La ligne n’a d’autres parafoudres que ceux placés à ses deux extrémités.
- Fig. 22 et 23. — Vues et coupes partielles d’un des moteurs Thury de 4oo chevaux.
- La résistance d’isolement de la ligne a été mesurée à la tension de 20000 volts continu entre les deux conducteurs. Le courant qui passait était de o,oo3 ampère, ce qui donne
- p.86 - vue 87/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 87
- une résistance d’isolement de
- = 6,66 méffohms. Cette mesure a été faite à la tem-
- o,oo3 * &
- pérature de 120 C. le lendemain d’un jour de pluie.
- La résistance de la ligne est de i3 ohms ce qui conduit à une perte de moins de io p. ioo.
- Retour par la terre. — Des essais de retour par la terre seront tentés avec cette installation. Jusqu’ici ces essais n’ont pu être faits d’une façon complète, on a dû se contenter de faire un essai de court-circuit qui a permis de prendre une valeur de la résistance du circuit de retour par la terre, résistance qui ne dépend que des résistances de contact des terres.
- A Saint-Maurice, on a employé une seule terre constituée par des électrodes en fer, enterrées dans un lit de coke.
- A Lausanne, on a dû employer un certain nombre de terres groupées en parallèle ; ces terres furent toutefois insuffisantes et l’on fut obligé de réunir un des pôles à la canalisation d’eau de la ville. Dans ces conditions la résistance du circuit de retour a été trouvée suffisamment faible pour permettre, en cas de nécessité, l’emploi de la terre pour le retour du courant.
- STATION RÉCEPTRICE
- Fig. 24.
- Caractéristique à vide et courbe du flux utile d’une dynamo réceptrice Thury de 400 chevaux.
- A l’usine réceptrice de Pierre-de-Plan à Lausanne, il n’y a à l’heure actuelle que cinq moteurs série d’installés sur dix.
- Les cinq autres seront mis en place dans le courant de cette année au fur et à mesure des besoins.
- Sur les cinq moteurs installés quatre sontaccouplés directement à des alternateurs destinés à la distribution de l’énergie électrique à deux circuits spéciaux, l’un pour l’éclairage et l’autre pour la force motrice et servant à la fois pour la ville de Lausanne et la banlieue.
- Un de ces groupes est représenté sur la photographie, de la figure 19.
- Deux de ces alternateurs peuvent être également couplés à des moteurs à vapeur Sul-zer destinés à former des moteurs de réserve.
- Le cinquième moteur est accouplé à une génératrice de traction de 4°° chevaux sous 600 volts du type Thury.
- L’installation est complétée par une deuxième génératrice de traction Thury et par une batterie d’accumulateurs avec survolteur-dévolteur Thury.
- Les moteurs série de la station de Pierre-de-Plan, à Lausanne, (fig. 20 à 23) sont d’une
- p.87 - vue 88/746
-
-
-
- 88
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 29.
- puissance de 4°o IIP et absorbent i5o ampères sous une tension de 2 100 volts. Leur vitesse constante est de 3oo tours par minute.
- Ces moteurs sont du môme type que les génératrices de Saint-Maurice ; ils n’en diffèrent que par la longueur de l’induit, Le collecteur et le bobinage induit sont identiques à ceux des génératrices. L’inducteur estiei en deux séries en parallèle, au lieu de six sur les génératrices.
- La vitesse est maintenue constante par un régulateur Thury qui agit par décalage des balais jusqu’à i3ooou 1 4oo volts, soit environ les 6/10 de la puissance du moteur ; plus loin, le régulateur intercale une résistance dans un circuit monté en dérivation sur les inducteurs de manière à renforcer l’excitation.
- INDUCTEURS GÉNÉRATRICES MOTEURS INDUIT GÉNÉRATRICES MOTEURS
- Nombre de pôles induc- Entrefer simple 12,5 mm 12,5 mm
- teurs 6 6 Diamètre de l’induit dans
- Diamètre d’alésage de l’entrefer 122,5 cm 122,5 mm
- l’inducteur 125 cm 125 cm Vitesse tangentielle. . . 19,3 m : s 19,3 m : s
- Nature du métal des piè- Hauteur radiale des tôles
- ces polaires acier acier induites 17 cm 17 cm
- Forme des pièces po- Largeur totale de l’in-
- laires Longueur utile des pièces polaires suivant l’axe.. rect. rect. duit Genre de l'enroulement 71,5 cm 56,5 cm
- 70 cm 55 cm induit . tambour série tambour série
- Largeur des pièces po- Nombre de sections de
- laires 5o cm 5o cm l’induit 570 570
- Surface d’une pièce po- Nombre de spires par
- laire 3 5oo cm2 2 y5o cm2 section 2 2
- Nature du métal des Nombre total de conduc-
- noyaux polaires. . . . acier acier teurs (en trois couches). 2280 2280
- Forme de la section des Nature des conducteurs
- noyaux polaires. . . . rect. rect. induits fil fil
- Longueur de la section Diamètre des conducteurs
- des noyaux polaires. . 70 cin 55 cm induits 4,7 mm 4,7 mm
- Largeur de la section des Section des conducteurs
- noyaux polaires. . . . 1 5 cm i5 cm induits 17,3 mm2 17,3 mm2
- Section des noyaux po- Densité de courant.. . . 4,3 a : mm2 4,3 a : mm2
- laires 1 o5o cm 825 cm2 Nombre de circuits en
- Hauteur des noyaux po- parallèle sous les ba-
- laires 83,6 cm 83,6 cm lais 2 2
- i Nombre de bo- Résistance de l’induit en-
- j bines .... 6 6 tre les balais, à 20°. . 0,24 tu 0,2 u>
- 1 Nombre despi- Poids du cuivre induit
- res par bo- (enroulement seul).. . i5o kg 125 kg
- l bine 700 25o Poids du cuivre induit
- | Nombre de cir- J par kilowatt o,44 kg °,4 kg
- 1 cuits en pa-
- , 1 rallèle. . . . Lnroule-1 , . U1 a ni e t r e du ment < , . \ cuivre. . . . sene. 1 Sgction du cui- 6 2 COLLECTEUR
- 5 min 8 Nombre de lames du col-
- 1 vre 19,6 mm2 5o lecteur 570 570
- I Densité de cou- Diamètre du collecteur. . 75,5 cm 75,5 cm
- f rant 1,87 amp : mm2 i,5 amp : mm2 Largeur du collecteur. . 14 cm 14 cm
- Résistance du Nature des balais. . . . charbon charbon
- 1 circuit. . . . 0,20 01 0,20 01 Nombre de lignes de ba-
- 1 Poids du cui- lais 4 4
- vre 1 45o kg )) Nombre de balais par
- Poids du cuivre inducteur ligne. 5 6
- par kilowatt 4,3 kg » Surface d’appui d’un ba-
- Poids de l’inducteur sans lai 3 cm2 3 cm2
- le bâti 7 772 kg ))
- p.88 - vue 89/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 89
- A l’arrêt, les balais sont calés au milieu des pôles ; leur course totale est d’un peu moins d’un demi pôle.
- Les écarts de vitesse en service courant actuel n’excèdent pas comme amplitude double 1 p. 100, soit 3 tours sur 3oo tours.
- Les principales constantes de construction des génératrices de Saint-Maurice et des moteurs de Lausanne sont réunies dans le tableau de la page précédente.
- Lacaractéristique avide des moteurs de 400 chevaux de l’usine réceptrice est représentée sur la figure 24 qui reproduit également la courbe du flux dans l’induit.
- Tous les moteurs ont subi exactement les mêmes
- Schéma des connexions d’un tableau de moteur-série Thury.
- Fig. 26. -
- Génératrice a 25 000 volts.
- Fig. a5. — Tableau d’un moteur série Thury de 400 chevaux.
- épreuves de tension que les génératrices, leur construction étant du reste absolument semblable. Chaque moteur est muni d’un volant d’un poids to tal de 3 800 kg. La jante de ce volant a un diamètre de gi ration d’environ 2,3oomm et pèse 2000 kg. Un même volant est monté sur chacun des alternateurs actionnés par ces moteurs.
- Chacun des moteurs a un petit tableau de mise en marche représenté sur la ligure 20 et dont la figure 26 donne un schéma des diverses connexions au moteur et à la ligne.
- Ce tableau se compose d’un voltmètre, d’un ampèremètre, d’un interrupteur de court-circuitmanœuvrable à la main, d’un pare-étincelle et d’un déclancheur automatique de tension. Tous les essais sous tension des isolants et de la ligne
- p.89 - vue 90/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 29.
- 9°
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ont été faits, comme nous l’avons dit, avec une dynamo de a5ooo volts capable de fournir un ampère.
- Les figures 27 et 28 montrent cette machine et son inducteur.
- Cette génératrice à courant continu haute tension tourne à la vitesse de 600 tours par minute. Elle esta deux pôles intérieurs tournants. L’induit qui est fixe et extérieur porte 48 bobines de 500 spires de fil de 0,22 mm2 de section. La machine qui est capable de débiter 1 ampère à 20 000 volts, a une résistance intérieure d’induit de 700 ohms. Le collecteur est composé de 96 segments isolés à l’air. Il est fixe et le courant y est collecté au moyen de deux petits pinceaux métalliques qui glissent à l’intérieur de sa surface. La commutation est facilitéé par l’emploi de condensateurs branchés en dérivation entre chacune des lames du collecteur. Le diamètre d’alésage de l’induit est de 58 cm et la largeur de l’induit de 3o cm.
- La différence de potentiel moyenne entre lames est de 020 volts, aussi M. Thury a-t-il disposé en face de chaque balai un petit ajutage communiquant avec une pompe à air qui permet de souffleries étincelles pour empêcher un arc de s’établir.
- Tels sont les renseignements que nous avons pu recueillir sur l’importante transmission de Saint-Maurice à Lausanne.
- L’étude du matériel de la Compagnie de l’Industrie Electrique n’a fait que confirmer notre opinion sur les soins tout particuliers avec lesquels la construction en est exécutée et par suite dirigée.
- En visitant les transports d’énergie à courant continu avec montage en série, on est frappé surtout par la facilité avec laquelle se conduisent les usines. Toute cette sécurité de fonctionnement repose sur un très petit nombre d’organes bien choisis et sur leur ingénieuse simplicité; elles font le plus grand honneur à l’inventeur qui depuis plus de quinze ans n’a cessé de perfectionner son système dans ses moindres détails, système maintenant consacré par un fonctionnement sans aucun incident de près de 20 installations de 5oo à 2 700 chevaux et dont la plus ancienne, celle de la Société Acquedotto Ferrari-Galliera, date déjà de quinze ans.
- Fig. 28. — Inducteur mobile de la dynamo Thury de 23 ooo volts.
- p.90 - vue 91/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 91-
- Qu’il nous soit permis en terminant de remercier M. le professeur Palaz et lès Ingénieurs de la ville de Lausanne de leur excellent accueil.
- Tous nos chaleureux remerciements seront adressés également au personnel de la Compagnie de l’Industrie Electrique, en particulier, à son ingénieur en chef M. René Thury, et à son administrateur délégué, M. Rambert, pour la cordiale réception et l’intéressant programme qu’ils nous avaient préparés, ainsi que pour les nombreux renseignements techniques qu’ils ont bien voulu nous fournir pour nos lecteurs.
- C.-F. Guilbert.
- SUR L’EXPLOITATION DES TRAMWAYS ÉLECTRIQUES
- Dans l’application de l’électricité à la traction sur les tramways, comme d’ailleurs dans la plupart des autres applications industrielles de l’électricité, le rôle de l’ingénieur électricien ne saurait être limité à la recherche de la solution qui, les conditions locales étant prises en considération, conduit au minimum de dépenses pour l’établissement de l’usine, de la voie et du matériel roulant. Pendant l’exploitation, son rôle, pour être plus effacé, n’en est pas moins des plus importants pour le fonctionnement économique de l’entreprise. Une étude rationnelle de diverses installations de tramways à traction mécanique m’a convaincu que l’importance du rôle du technicien a été et est encore méconnu et que l’intervention d’un spécialiste peut, dans la plupart des installations existantes, permettre de réaliser des économies qui, bien que ne portant que sur des détails, forment un total considérable. C’est ce que je me propose de montrer ici.
- Je m’astreindrai, toutefois, à ne considérer que les installations où la traction est faite par l’électricité, mode de traction qui a introduit dans l’exploitation des éléments nouveaux exigeant * des ouvriers stylés, un personnel surveillant capable, une méthode de travail rationnelle, un atelier de réparations bien aménagé, conditions qui souvent sont loin d’être réalisées.
- Mes observations ne porteront clone que sur les trois points suivants :
- i° Soin et entretien du matériel roulant.
- 2° Organisation du magasin et service du personnel y affecté.
- 3° Service de l’usine.
- Soin et entretien du matériel roulant. — Cet élément est, sans contredit, celui où on peut réaliser les plus fortes économies.
- Ceci provient, d’une part, du fait que la voiture motrice telle qu’elle est livrée par les constructeurs ne répond généralement pas aux conditions locales du service, d’autre part, de ce que la voiture et son équipement sont soumis à de nombreuses et puissantes causes de détériorations.
- Le premier de ces faits a une importance considérable, car si légères que soient les défectuosités des voitures pour l’application particulière que l’on a en vue, elles se rencontrent sur toutes les voitures et leurs conséquences économiques croissent en même temps que le trafic. Malheureusement, les compagnies exploitantes négligent généralement de remédier d’une façon définitive à ces inconvénients en effectuant les quelques modifications, souvent très petites, qn’il conviendrait de faire dans la construction ou dans la disposition de l’équipement électrique. Sur ce point, les conseils de l’ingénieur électricien peuvent avoir les plus heureuses conséquences. -
- Quant aux causes de détérioration inhérentes au service même, elles méritent d’autant plus d’être prises en considération que l’équipement électrique des voitures, qui constitue un mécanisme assez délicat, est forcément placé dans de mauvaises conditions de conservation (sous les voitures, à quelques centimètres du sol) et qu’il est difficilement accessible. Ces causes sont de trois ordres : mécaniques, chimiques, électriques.
- p.91 - vue 92/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 29.
- 92
- Détérioration mécanique. — La détérioration mécanique du matériel roulant est subordonnée à une série de facteurs tels que : la nature de la voie , du terrain , du pavé et aussi la vitesse de marche, le nombre et l’emplacement des arrêts, le soin donné à la voiture par le conducteur etc. Cette détérioration est considérablement plus rapide pour la voie étroite que pour la voie normale, car l’emplacement réservé aux moteurs sous la voiture étant plus petit, on est gêné d’une telle manière dans la mise en place de certaines pièces qu’on est obligé d’admettre un très grand effort spécifique.
- Détérioration par actions chimiques. — La détérioration chimique est subordonnée au climat, et surtout à la nature et à la fréquence des condensations atmosphériques. L’eau sous toutes ses formes (glace, neige, givre mélangés ou non avec du sel) est d’autant plus nuisible qu’elle estle plus souvent projetée avec force contre le moteur ou contre d’autres pièces de l'équipement électrique, et aussi parce qu’elle pénètre a l’intérieur du moteur par les fissures. Lorsque des batteries d’accumulateurs sont installées sur les voitures , il y a lieu de faire particulièrement attention , car il n’est pas toujours possible d’éviter le débordement des bacs.
- Détérioration électrique. — La détérioration électrique se fait surtout sentir là où on est obligé d’employer de petites sections pour des pièces conductrices, et où on a par conséquent à compter sur un grand échaufïement. La détérioration se produit également très rapidement aux endroits où il y a production d’étincelles, par suite d’interruption du courant.
- La recherche de ces diverses causes de détérioration est très importante, car une fois qu’elles sont connues, on peut essayer de les supprimer, ou tout au moins de les atténuer. Ce n’est qu’en partant de ce principe, qu’il est possible de réaliser des économies, et ce n’est qu’en deuxième ligne alors que l’ingénieur doit veiller à l’exécution des réparations avec le strict minimum de dépenses en salaires et en matériel. Il est bien évident que l’ingénieur qui aura le plus de chance de réaliser des économies de ce genre sera précisément celui qui aura étudié plusieurs installations et par suite une grande variété de matériel, et non l’ingénieur qui n’aura dirigé qu’une installation où l’uniformité de sês fonctions lui aura fait perdre de vue l’aperçu général qui est indispensable pour l’exécution des modifications importantes.
- Je passe maintenant aux éléments respectifs de la voiture motrice.
- Pénétration de Veau à Vintérieur des moteurs. — On a vainement essayé, pour tous les types de moteurs, d’éviter la pénétration de l’eau. Il est impossible, en effet, d’empêcher entièrement cette pénétration, car il s’agit tantôt d’eau de condensation, tantôt d’eau projetée avec force contre les rainures de la carcasse du moteur et qui pénètre ensuite progressivement à l’intérieur. Il faut, par conséquent, se contenter de réduire autant que possible cet inconvénient, et agir de telle façon que l’eau qui a pénétré puisse être captée et chassée ensuite aussi facilement «que possible. La première de ces opérations peut s’effectuer au moyen d’un dispositif très simple placé contre la paroi interne de l’enveloppe du moteur et que j’appellerai un capteur d’eau. Quant à la deuxième , il n’y a qu’à forer une ouverture à la partie inférieure du moteur, ouverture que l’on ferme au moyen d’un tampon à vis; lorsque le temps est humide, on desserre alors cette vis au-dessus d’une losse de visite pour laisser écouler l’eau qui se trouve à l’intérieur du moteur.
- En opérant comme je viens de l’expliquer, l’induit peut bien être protégé contre l’humidité, mais il n’en est pas de même pour les inducteurs, qui sont, eux, fixés le plus souvent à la partie inférieure de la carcasse du moteur, par conséquent plus bas que l’induit. Le meilleur moyen de protéger les inducteurs consiste à les habiller de toile que l’on rend imperméable par une couche d’un vernis spécial. Mais il est difficile de se procurer un vernis qui soit imperméable et qui, en même temps, ne se fendille pas. Ce vernis doit être préparé spécialement, car on ne le trouve pas dans le commerce.
- Pénétration de l'huile ou de la graisse. — De même que pour l’eau, on ne peut entièrement empêcher la pénétration de l’huile ou de la graisse, et cela malgré les bagues chassant l’huile par la force centrifuge, et malgré les capteurs d’huile. Les mêmes moyens que l’on emploie pour chasser l’eau servent aussi pour l’huile, mais contrairement à ce qui se passe pour l’eau, qui s’écoule facilement par l’ouverture pratiquée à cet effet à la base du moteur, il faut pour l’huile peu fluide
- p.92 - vue 93/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 93
- ou la graisse adopter le nettoyage à la main. Pour cela, il est bon de pratiquer une ouverture assez grande pour permettre d’y passer la main, ouverture par laquelle on introduira une petite bougie pour vérifier si l’intérieur du moteur est propre, et qui, le cas échéant, permettra de le nettoyer.
- Abaissement de l'induit sur les pièces polaires. — L’ouverture dont il est parlé ci-dessus permet encore de s’assurer de la distance crui sépare l’induit des pièces polaires inférieures, opération dont un contrôle exact et facile est très important pour les raisons suivantes :
- L’arbre de l’induit (celui-ci d’un poids de 3 à 4°o kg) repose sur des paliers formés d’une composition s’usant progressivement. L’induit s’affaisse alors et se rapproche petit à petit des pièces polaires inférieures. Or, il est essentiel que.ce contact soit évité, car si le fait vient à se produire, il en résulte une réparation très coûteuse. Mais d’autre part, il est inutile d’ouvrir trop tôt le moteur et d’en retirer l’induit lorsque son éloignement des pièces polaires est encore de quelques millimètres. On peut éviter ces deux inconvénients en contrôlant de temps en temps cette distance par l’ouverture pratiquée à la base du moteur (1).
- Induit et collecteur. — De graves inconvénients et de coûteuses réparations peuvent résulter d’une défectuosité dans le bobinage ou dans la disposition des pièces du collecteur. Le meilleur moyen de limiter le plus possible ces inconvénients est de posséder un atelier de bobinage bien outillé, dans lequel des ouvriers bien formés, sous la surveillance de l’ingénieur, peuvent y exécuter sur place toutes les réparations de quelque nature quelles soient. Je ne puis malheureusement m’étendre davantage sur les mesures à prendre en pareille occurence, ces mesures dépendant des circonstance.
- Position de Varbre du moteur. — Il résulte de ce qui précède que la question de la position de l’arbre du moteur est de la plus haute importance. Or, l’effort spécifique s’exerçant sur les paliers et plus particulièrement sur celui du côté de l’engrenage est tout à fait anormal, étant donné le grand nombre de tours de l’induit (par exemple 600 tours par minute avec une vitesse de 20 km à l’heure) et aussi la forte pression exercée sur les paliers par les engrenages. Cette circonstance est des plus gênantes, vu surtout, et cela plus particulièrement dans les systèmes à voie étroite, que l’espace réservé aux paliers est très restreint. Il faut donc en premier lieu choisir un matériel de tout premier ordre, capable de résister aux efforts qu’il lui faut supporter. Mais il est toujours assez difficile de se procurer un métal remplissant toutes les conditions voulues pour faire de bons paliers, car ceux des métaux que l’on trouve dans le commerce 11e peuvent supporter les grands efforts auxquels ils sont soumis. A la suite d’une série d’essais qui ont été pratiqués dans une installation où on a eu à surmonter les plus grandes difficultés de ce genre, on est parvenu a trouver un alliage très riche en cuivre, lequel remplit toutes les conditions requises. Cet alliage, qui est très dur, devient, à une température de fusion relativement basse, assez liquide pour être moulé aussi bien que la fonte. Il n’est par conséquent pas nécessaire de travailler les coussinets au tour; une fois qu’ils sont coulés, ceux-ci peuvent être retouchés sur l’essieu. Tous ces travaux sont cependant assez délicats et on ne parviendra à former efficacement un ouvrier pour les exécuter, que si l’ingénieur est à même de lui en montrer lui-même tous les détails. J’ajouterai encore que ces travaux sont de la plus haute importance, car le bon roulement de la voiture et par suite 1 usure du matériel, (surtout celle des engrenages) sont subordonnés à leur bonne exécution.
- Engrenages. —Dans la plupart des installations, la consommation d’engrenages est très élevée et il convient de chercher à la diminuer.
- A vrai dire, on arrive rarement à des résultats bien satisfaisants, car l’usure des engrenages dépend de plusieurs causes qu’il faut observer simultanément. Les principales sont les suivantes :
- . ( ) Il peut arriver aussi que 1 induit s’affaisse subitement par suite de la fusion du métal des paliers. Pour les raisons indiquées ci-dessus, il faut éviter cet accident; mais, si le cas se produit, il est possible, au moyen d’un dis-posi 1 spécial, de maintenir l’induit dans sa position normale jusqu’à ce que la voiture'soit rentrée à l’atelier pour y 6 T’rff^ar^e ^ans *ous ^es cas> Par conséquent, on peut éviter une grande réparation.
- a aissement de 1 induit sur les pièces polaires peut encore être évité en transformant les paliers en paliers à rou eaux, travail au moyen duquel on arrive à obtenir un meilleur roulement de la voiture.
- p.93 - vue 94/746
-
-
-
- 94
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 29.
- i° composition de l’engrenage (acier ou fonte) ; 2° position de l’arbre de l’engrenage; 3° force des dents ; 4° calage des engrenages sur l’essieu ; 5° graissage des dents.
- Tous ces lacteurs ont des relations étroites entre eux. Il faut, par exemple, s’il s’agit d’engrenages en fonte, choisir des dènts robustes ; ce choix est au contraire inutile s’il s’agit d’engrenages en acier, étant donné que les dents robustes ne peuvent être trempées à l’intérieur.
- Pour caler et décaler les engrenages, il est nécessaire de se servir d’une presse, car les engrenages trempés ne peuvent ni être chauffés, ni être calés au marteau. Il faut veiller également à ce que les engrenages soient calés bien concentriquement sur l’essieu, à cause de la grande vitesse de rotation ; un jeu de quelques millimètres peut avoir, en effet, une grande importance, et il convient de former comme il faut les ajusteurs chargés de l’exécution de ce travail.
- Bandages et jeux de roues. — Passons maintenant à l’entretien des jeux de roues. Il est bon de préférer les roues bandagées aux roues durcies superficiellement. Ces dernières présentent, il est vrai, au début, certaines garanties de solidité, mais il est non moins vrai, qu’avec l’usure de la surface dure, elles ne tardent pas à devenir subitement inégales.
- Les bandages doivent être choisis de telle sorte que l’usure des rails et celle des bandages soient réduites à leur minimum. Pour cela il faut tenir compte de la fréquence de roulement. Si le trafic est relativement faible, on peut, même avec des rails tendres employer des bandages durs ; si, au contraire, le trafic est intense, il ne faut jamais employer de bandages durs, car les rails s’useraient alors d’une façon tout à fait anormale.
- Dans la plupart des installations bien qu’on ait la précaution de retourner les voitures, les boudins ont une tendance à ne s’user que d’un seul côté. Ceci provient surtout de ce que les diamètres des roues ne sont pas rigoureusement égaux. Lorsque ce défaut apparaît, il ne faut pas négliger de tourner les roues à temps, faute de quoi le bandage doit être réduit d’une hauteur de boudin. Pour tous les travaux à effectuer aux roues et, en général, pour tous les travaux importants, il faut séparer la caisse du truc. Cette opération est assez longue, et c’est pourquoi, il faut autant que possible en éviter la trop grande reproduction. On y arrive en effectuant, lorsque la caisse est soulevée, non seulement toutes les réparations absolument indispensables, mais encore celles dont l’utilité pour n’être pas immédiate n’en est pas moins certaine à bref délai. C’est plus pratique, en effet, que de démonter la voiture pour des réparations souvent futiles. Avec un peu de bonne volonté, on peut même exécuter des réparations très importantes, comme le calage et le décalage des engrenages, au-dessus de la fosse de visite et cela même dans les réseaux à voie étroite.
- Graissage (,graisse ou huile). — Les parties de la voiture qui sont soumises à un frottement quelconque, soit par roulement, soit par glissement', sont justement celles qui occasionnent de grandes difficultés. Le choix du mode de graissage (graisse ou huile), la construction des graisseurs, l’éloignement de la poussière et des autres corps étrangers, sont autant de questions qui ne sont nullement résolues, et dont la solution est justement rendue difficile, à cause du manque de place et surtout à cause de l’impossibilité où on se trouve souvent de ne pouvoir surveiller suffisamment les parties à graisser.
- Je suis partisan de l’emploi de l’huile dans celles des installations où on peut en quelque sorte avoir confiance aux ouvriers et au personnel chargé de la surveillance ; mais j’avoue volontiers que l’emploi de la graisse peut être préférable à celui de l’huile, là, où un contrôle suffisant ne peut être exercé. Lorsqu’on l’emploie dans la mesure voulue, l’huile est sans contredit le meilleur ingrédient de graissage, aussi bien pour les installations de tramways que pour toute autre branche de l’industrie. Les parties qui demandent de préférence le graissage à l’huile sont :
- i° Les paliers de l’arbre du moteur; 2° les paliers supportant le moteur; 3° les engrenages ; 4° les paliers des essieux de la voiture; 5° l’appareil de contact.
- Le graissage à l’huile est surtout indispensable pour les paliers de l’arbre du moteur, qui doivent, comme nous l’avons déjà dit, répondre à de grands efforts. Dans tous les types de moteurs qui me sont connus, il est facile de remplacer, à peu de frais, le graissage à la graisse par le graissage à l’huile. Lorsqu’on fait cette transformation, il y a lieu toutefois de prendre certaines
- p.94 - vue 95/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 95
- dispositions pour que l’huile qui peut, le cas échéant, pénétrer à l’intérieur du moteur, ne produise aucun dégât. Si on emploie l’huile, il ne faut pas oublier que sa consistance varie avec la température (été et hiver), et c’est pour cette raison qu’il ne faut pas trop s’en rapporter à l’ouvrier pour l’évaluation de cette consistance, car il ne comprend pas que l’huile à io° coule plus lentement qu’à 20° H.
- L’appareil de contact et surtout la poulie exigent un graissage spécial, le courant prenant justement son chemin à travers le graissage. Un mélange d’huile et de graphite donne les meilleurs résultats à cet effet; le graphite atténue les frottements, retient l’huile et facilite le passage du courant, grâce à sa conductibilité. L’axe de la poulie doit être aussi dur que possible. En outre, il est bon de la munir d’un cylindre en cuivre rouge, pour, le cas échéant, n’avoir que cette pièce à remplacer. Le principe de l’interchangeabilité de certaines pièces d’un appareil (en général de celles qui sont le plus sujettes à l’usure) se retrouve d’ailleurs souvent dans une installation électrique, car c’est justement dans ce genre d’installation que les surfaces seules sont atteintes.
- Si on emploie l’huile, l’usure des engrenages peut être réduite d’une telle manière qu’on arrive à une durée bien plus longue que celle pouvant jamais être atteinte par l’emploi de la graisse. La cause de cet avantage est due à ce que la poussière est chassée des dents d’engrenage par l’huile tombante, avantage qui ne se présente pas si on emploie la graisse, car cette dernière se mélange intimement avec la poussière pour former une masse rugueuse qui attaque fortement les engrenages.
- Consommation d'énergie. — La consommation d’énergie peut être réduite par l’observation des principes suivants :
- i° Instruction parfaite du conducteur, distribution de primes pour le minimum de consommation, contrôle de l’énergie consommée au moyen de compteurs.
- 2° Amélioration des paliers et de leur mode de graissage, ce qui permet d’obtenir un meilleur roulement.
- 3° Amélioration de la voie et graissage des courbes.
- 4° Amélioration du profil des bandages.
- Il est très difficile d’obtenir qu’un conducteur conduise sa voiture d’une manière parfaite, car il ne connaît pas le mécanisme des opérations qui se produisent lors du démarrage et du freinage, etc., etc., et parce qu’il a été rarement formé par un ingénieur sachant conduire lui-même. L’instruction des conducteurs incombe généralement aux chefs contrôleurs ou aux inspecteurs qui souvent ne connaissent pas mieux que leurs élèves le mécanisme de l’équipement électrique. Ces employés ne peuvent devenir de bons professeurs que s’ils ont été instruits par l’ingénieur, et si leur instruction est constamment surveillée par ce dernier. En effet, il n’y a que l’ingénieur qui soit à même de juger pour tous les cas spéciaux, comme, par exemple, au démarrage, pendant la marche, au freinage, dans les courbes, dans les pentes, etc., etc., si le conducteur ne fait subir à sa voiture aucun effort inutile. Il n’est pas rare de voir, en effet, utiliser certaines touches du régulateur, avec lesquelles la plus grande partie du courant est consommée par les résistances. C’est donc une consommation inutile et en même temps un effort du mécanisme qui n’a pas été prévu lors de la construction. Le passage d’une courbe sans à coup est-particulièrement difficile, car le conducteur ne peut se rendre compte des suites de sa manœuvre. Il freine pour s’engager lentement dans la courbe, mais il ne comprend pas qu’en agissant ainsi il serre les essieux de la voiture, qui tendent à se placer radialement, et qu’une voiture ne peut jamais passer une courbe sans à coup si ses essieux sont retenus. Il suffit de montrer alors plusieurs fois au conducteur la bonne et la mauvaise méthode, mais il importe
- (J) On remédie à cet inconvénient, en mélangeant une huile légère avec une huile lourde, dans une proportion déterminée, répondant à la température moyenne. De cette manière, on arrive à obtenir la consistance voulue, répondant à chaque température respectivement; on n’est pas obligé de donner des instructions spéciales aux ouvriers chargés du graissage, on est certain que l’huile a la consistance voulue, et que les voitures sont bien graissées. Cette disposition est très pratique et d’une exécution facile.
- p.95 - vue 96/746
-
-
-
- 96
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 29.
- encore que cette opération lui soit démontrée par un ingénieur ayant de la pratique, et pouvant lui montrer tous les détails de sa manœuvre. Mais toutes les instructions données au conducteur sont de peu d’importance, si l’on a pas encore sous la main un moyen de le contrôler constamment, et si on ne l’intéresse pas à la consommation minimum et au ménagement de la voiture.
- Le contrôle peut être exercé au moyen d’un compteur monté sur la voiture ; quant à la vigilance du conducteur, on peut l’obtenir en lui accordant une prime pour la consommation minimum de courant. On arrive ainsi par ce moyen à obtenir le ménagement de la voiture.
- II. Direction et disposition du magasin. — Je passe maintenant aux qualités administratives et organisatrices de l’ingénieur. Contrairement à ce qui se passe pour l’atelier, où il faut économiser sur le nombre d’ouvriers, on ne doit, au contraire, pour le magasin, jamais rechercher cette économie. Le magasinier et ses aides doivent former un groupe bien distinct du personnel de l’usine. Tous les efforts de ces employés doivent tendre à une consommation minime de matériel, à un prompt retour au magasin du vieux matériel, à des achats avantageux, et enfin à une bonne disposition de leur magasin. Il faut que les intérêts du magasinier soient en quelque sorte antagonistes de ceux des ouvriers de l’atelier, pour qu’il puisse, le cas échéant, agir énergiquement envers eux. Tout cela est facile à obtenir en l’intéressant légèrement aux économies réalisées.
- Un autre moyen de réaliser des économies consiste à ne délivrer du matériel qu’à des heures déterminées de la journée, et cela, contre un bulletin signé par le contre-maître. Le moyen est excellent, car les ouvriers prennent l’habitude d’avoir de l’ordre, et on arrive ainsi à obtenir qu’ils réfléchissent au matériel et aux quantités de ce matériel dont ils ont besoin, avant de les commander. De cette manière, non seulement ils deviennent plus ordonnés, mais encore ils s’habituent à un travail réfléchi, car ils sont obligés de faire un emploi du temps de leur journée. Ils s’intéressent ainsi davantage à leur travail, sans que l’on soit forcé de sévir, ce qui est toujours lâcheux. On arrive à tous ces avantages en déposant à l’atelier un cahier sur lequel chaque ouvrier inscrit, en y ajoutant sa signature et l’emploi qu’il veut en faire, les matériaux dont il a besoin. Le contre-maître examine l’exactitude de ces demandes, les signe, et devient, de ce fait, responsable de ce que le matériel demandé est bien nécessaire. Le magasinier n’à plus ensuite qu’à délivrer ce matériel. En la lisant cette prescription peut paraître quelque peu embrouillée, mais mise en pratique, elle est d’une grande simplicité. Un autre avantage de cette mesure réside en ceci que l’ouvrier se sent contrôlé, et que ses inscriptions au cahier donnent une opinion de son activité. Il est bon de faire précéder la délivrance du matériel de certaines tormalités. Peu d’ouvriers aiment écrire, et on peut alors être sûr qu’avant de faire sa demande, l’ouvrier aura recherché dans l’atelier s’il ne trouve pas les objets dont il a besoin. Il ne faudrait cependant pas pousser les choses à l’extrême et rendre par exemple difficile la délivrance des objets d’un usage courant tels que clous, chevilles, vis, etc. Ce matériel est distribué en quantité suffisante à l’ouvrier. Il en donne quittance et met, sous clef, dans son armoire, la quantité qui lui a été délivrée.
- Une autre fonction du magasinier consiste dans le retour au magasin du vieux matériel. Les objets ne pouvant plus servir pour la réparation des voitures doivent rentrer au magasin, comme, par exemple, le fil de cuivre, les bouts de câble, les déchets de laiton, les pièces détériorées d’appareil (comme lames de ressorts), etc., etc. Ce matériel emmagasiné est disposé en bon ordre dans un endroit spécial. De temps en temps, l’ingénieur examine ce stock et décide de sa destination Ce matériel étant disposé en bon ordre, l’ingénieur voit en un clin d’œil ce qui est encore utilisable. Par exemple, avec deux appareils brisés, on peut quelquefois remonter entièrement un appareil. Ce principe de combinaison a du bon, comme, par exemple, pour les ressorts dont quelques lames seulement sont brisées. J’ai pu constater d’ailleurs en plusieurs endroits que le vieux matériel était vendu généralement à des prix dérisoires, de sorte qu’on a avantage à l’utiliser autant que faire se peut.
- III. Service de l’usine génératrice. — 11 n’y a possibilité de réaliser des économies à l’usine, que si on a la chance de posséder un chef mécanicien intelligent. La majorité des travaux étant purement mécaniques, on peut très bien arriver, à former, pour ces travaux, des ouvriers qui ne
- p.96 - vue 97/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 97
- sont pas du métier, mais chez lesquels on reconnaît des qualités personnelles telles que, l’application, l’ordre, l’attention soutenue, toutes qualités que l’on rencontre assez rarement chez les quelques mécaniciens que l’on a sous la main. Ces derniers ont une tendance à n’agir que de leur propre initiative, ce qui, pour des travaux essentiellement mécaniques, les rend moins utilisables que certains manœuvres bien stylés, n’ayant aucune connaissance technique.
- Si l’atelier et l’usine sont contigus ou à peu de distance, la surveillance des deux services doit être dans la même main, car le service de l’atelier a des relations trop étroites avec celui de l’usine, pour que leur surveillance soit effectuée efficacement par deux personnes, un contremaître et un chef mécanicien. Cette dernière organisation est une source de discussions, surtout lorsqu’il s’agit de savoir à qui incombe une faute commise. La question se règle quelquefois d’elle-même en ce sens que l’un des deux employés se soumet h l’autre en lui laissant alors la responsabilité entière. Si les situations respectives de l’usine et de l’atelier le permettent, il est donc préférable de réunir en une seule main, dès le début, la direction de ces deux services, et cela indépendamment de la question de savoir si le chef est ingénieur ou contremaître, selon l’importance de l’installation.
- Je résumerai ici mes observations relatives à la direction économique d’une installation, en affirmant qu’il est indispensable que chaque installation de tramways ait à son service un ingénieur ayant des connaissances pratiques et théoriques, et aussi beaucoup d’expérience. Cet ingénieur doit être en mesure de s’occuper de tous les détails de l’installation et connaître le travail de chaque ouvrier respectivement, de manière qu’il puisse, le cas échéant, lui en faire la démonstration, et au besoin exécuter lui-même le travail,
- Frédéric Gœring.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DIVERS
- Les appareils de mesure caloriques, par le professeur Kollert. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 384, Ier mai 1902.
- L’idée de tirer parti de l’effet Joule pour la mesure de l’intensité d’un courant est déjà très ancienne. En 1837, de la Rive construisit un appareil basé sur ce principe et analogue au thermomètre métallique de Bréguet; mais le premier ampèremètre vraiment pratique date de 1848 et est dû à Hankel [Pogg. Ann. t. LXXY, p. 206]. Il consistait en un fil de maillechort de 1,60 m de longueur et 0,4075 mm de diamètre, dont un bout était relié à l’un des bras du fléau d’une balance et l’autre, à une vis micrométrique mobile dans un écrou fixe; le deuxième bras du fléau portait une masse de 564 gr et un miroir. On réglait l’horizontalité du fléau, avantchaque expérience, au moyen de la vis micrométrique. Comme les déviations, observées sur une échelle à 4,3o m, ne dépassaient jamais 36o mm, Ilankel admettait qu’il y avait proportionnalité entre ces déviations et l’intensité à mesurer. Celle-ci était
- lue sur une boussole des sinus en parallèle avec le fil de maillechort. [En réalité, ce savant ne se servait que du sinus de l’angle d’écart.]
- D’un très grand nombre d’expériences, Hankel put établir, entre l’intensité I et la déviation 3, une relation da la forme :
- k et II furent calculés par la méthode des moindres carrés. Entre les valeurs calculées et les valeurs observées pour I la concordance était satisfaisante. Mais il fallait donner de cette formule une interprétation théorique ; Hankel raisonnait donc de la façon suivante : d’après la loi de Joule, l’échauffement est proportionnel à I2 et, réciproquement, la perte de chaleur est à son tour proportionnelle à l’échauffement et à P; la quantité de chaleur qui produit la dilatation du fil est donc :
- I2— cP = I2(i — cl2).
- Le professeur Kollert propose le raisonne-
- p.97 - vue 98/746
-
-
-
- 98
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 29.
- ment suivant qui lui semble plus rigoureux. La quantité de chaleur dégagée dans le fil dans le
- temps dt est AI2R dt calories : gramme r=
- = 0,24 cal: gr : sec ; d’autre part, la loi de
- Newton, savoir que la chaleur perdue par rayonnement est proportionnelle à l’excès de la température T du fil sur celle T0 du milieu ambiant, donne la relation K (T — T0)dt, K étant une constante qui dépend du pouvoir émissif du corps, de sa surface et du milieu enveloppant le fil (air ou diélectrique) ; d’où
- identique à celle de Hankel au signe près h
- de n" I2. Cette divergence résulte de ce que
- Hankel n’a pas tenu compte de la variaion de résistance de son fil calorique, de sorte qu’il obtient une relation entre l’intensité lue à la boussole et la déviation 8 provenant du courant qui traverse l’ampèremètre. En effet, le professeur Kollert montre que la formule (1) se déduit de (2). Soient R, R„ les résistances du fil et de la boussole, I, In, les intensités correspondantes; on a
- IR = I« Rn, ou 1= ^-I„;
- AI2R = K(T — T0),
- ou encore
- AI2R = A S (T— T0); (2)
- ici k est le coefficient d’èchauffement [de Iloche-negg. Soit cr le coefficient de température du maillechort, on a :
- R = R0(i +*[T-T0)].
- E11 portant dans (2), il vient :
- APR0[i+a(T-T0)]=*S(T-T0), qui peut s’écrire
- ia[l+ff(T_T0]=C[T-T0]. (3)
- De même, si l0 représente la longueur du fil à T0 et 1 son coefficient de dilatation linéaire, on établit sans difficultés, que
- T — T0 = = C, (/— /0) = C, 8,
- 8 étant l’élongation proportionnelle à l’allongement du fil.
- En substituant à T —T0 cette valeur dans (3), et désignant par h et H de nouvelles constantes, on arrive finalement à l’équation
- I2 (1 + h S) = HS. (4)
- Or, h dépend du coefficient de température du maillechort qui est très petit; on peut donc, dans une première approximation, supposer h
- nul; la relation (4) donne alors 0 cette
- valeur de 8 portée dans (4) conduit à l’expression
- en portant cette valeur de I dans (2), il vient R2
- R2
- AI2 _ZL = AI2 _
- ” R " R0[I+°(T-T0)]
- A S (T —TA.
- On peut, avec une approximation suffisante,
- remPlaCer iM. + fT-T, P“r CC
- qui donne pour I2 ou sin2 cp une expression de la forme
- AP [1 - «J (T - T0)] X = k S (T - T0)
- “0
- ou enfin
- P(i — A S) = H S.
- Comme vérification, on peut écrire la relation (4") sous la forme :
- I2
- H
- T + *
- qui représente une droite si on porte ~ en abscisses- et 4- en ordonnées. Les valeurs de 4e r 0 i2 S
- calculées d’après les expériences de Ilankell se trouvent sensiblement sur une ligne droite, sauf pour les très petites valeurs de I et 8.
- La comparaison s’est poursuivie entre des appareils plus modernes, notamment celui de Friese, décrit dans L’Ecl. Elect., t. VIII, p. 77 et VE. T. Z., p. 726, 1895, qui offrait ceci de particulier que son auteur avait donné une formule empirique. Le professeur Kollert, en possession d’un instrument basé sur le même principe, a éelevé les déviations suivantes sur une régie placée à une distance égale à 800 divisions de l’échelle, sans toutefois indiquer l’étalon qui lui donnait la valeur de I en ampère :
- p.98 - vue 99/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 99
- I en amp. 0 en mm. I en amp. 8 en mm.
- O O 198,5 0,0762 64,1
- 0,1221 173,1 0,0671 49,6
- 0,1140 i5o,o 0,0622 43,2
- 0,1052 126,6 o,o556 34,6
- 0,0952 IOI>9 0,0491 26,5
- 0,0824 75, x (0,0482) (24,8)
- Si on calcule encore ~ et ^ et qu’on porte les
- nombres trouvés en abscisses et en ordonnées, les points correspondants sont sensiblement sur une ligne droite, sauf, comme plus haut, pour la dernière mesure
- I — 0,048a et 0 — 24,8.
- Le professeur Kollert établit ensuite un parallèle entre les indications de son instrument et celles d’ un ampèremètre calorique Hartmann et Braun à fil de platine-argent de 0,06 mm de diamètre et h lecture directe. Le premier appareil, avec un fil de 20 cm et pour un courant de 0,22 ampère, indique une déviation dey0, tandis que dans le second, avec un fil de 16 cm, elle atteint 90°. Néanmoins les appareils, comme celui de Friese, construits d’après le principe du ressort plat d’Àyrton, sont susceptibles de rendre des services dans les installations à courant alternatif. B. K.
- 11=0,0000918, h =0,0004, 0
- OU
- Les constantes II et h sont :
- 11 = 0,0000918,
- I2 = 0,0000918 x
- i = 0,00953 x
- 1 -f- 0,0004 0 \/o
- \/1 -(- 0,0004 0
- Pour l’élongation maxima 3 = 200, la valeur de 0,0004 3 est seulement 0,08; on peut se contenter de poser
- - = 1 — 0,0002 S -f- 0,00000006 82.
- y 1 -f- 0,0004 3
- Le troisième terme, dans les cas les plus défavorables, atteint environ 0,0024, ce qui permet d’écrire, avec une approximation suffisante,
- I = 0,00953 [1 — 0,0002 8]. (6)
- Friese avait établi pour son appareil la relation I ==.- 0,0022 54 \/ 3 (7), où 0 est exprimé en millimètres. Cette dernière se déduit de (4) en supposant h nul. La comparaison de (6) et (y) montre de plus, que son appareil était beaucoup plus sensible, et cette supériorité provient de ce qu’il employait un fil plus long et observait les déviations aune distance très grande du miroir. Les données précises manquent sur ce point; mais le professeur Kollert estime que le fil calorique utilisé par Friese était 2,8 fois plus long que le sien, car la résistance du premier était de 9I ohms, tandis que celle du second oscillait entre 35 et 42 ohms, suivant l’intensité du courant. L’échaufFement était moindre, ce qui explique la diminution de la constante h au point que ho est négligeable devant l’unité.
- Sur la stabilité du magnétisme temporaire et du magnétisme permanent, par Ascoli. Il Nuovo Cimento, t. III, p. 5, janvier 1902.
- Ascoli a étudié spécialement la variation de l’aimantation sous l’influence des chocs. Etant donné un état magnétique déterminé par un certain cycle, il mesure l’efFet d’un choc, puis d’une série de chocs, sur l’intensité d’aimantation .
- Lorsque l’effet d’un choc bien déterminé est obtenu pour un point du cycle, on doit, avant d’étudier un autre point et pour détruire l’action précédente faire parcourir au corps une dizaine de fois le cycle caractéristique.
- L’auteur considère la stabilité de l’aimantation comme une propriété magnétique fondamentale qui permet de rendre compte de certaines propriétés des corps ; considérant par exemple le fer doux, on dira qu’il a une aimantation permanente moins stable que celle du fer ordinaire ou de l’acier, c’est-à-dire qu’elle subit de fortes diminutions même pour de très petites forces démagnétisantes.
- Afin de déterminer cette stabilité, il faut d’abord tracer le cycle d’aimantation auquel le corps est assujetti ; ce cycle est symétrique si les deux champs magnétisants extrêmes sont égaux et de signes contraires, dissymétrique si ces champs extrêmes sont quelconques. Il faut ensuite soumettre le corps à des chocs déterminés puis mesurer la variation de l’aimantation.
- Les expériences ont été exécutées sur des pièces cylindriques suffisamment allongées pour que dans la partie centrale la force démagnétisante soit négligeable ou assez faible pour être déterminée par l’expression NI, où N est en valeur approchée le facteur démagnétisant et I
- p.99 - vue 100/746
-
-
-
- IOO
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 29.
- l’intensité d’aimantation. Toutes les mesures magnétiques ont été exécutées avec la méthode balistique.
- En chacun des états magnétiques déterminés par un point du cycle, on lait agir un choc bien défini, on représente graphiquement les résultats en portant en abscisse la force magnétisante et en ordonnée la variation d’intensité d’aimantation produite par le choc. On peut employer de préférence la représentation qui consiste à prendre comme abscisse l’intensité d’aimantation avant le choc et comme ordonnée la variation.
- A un cycle magnétique fermé quelconque correspond un cycle fermé de variations d’aimantation.
- Si l’on part du point extrême supérieur du cycle, la variation est positive c’est-à-dire que le choc produit une augmentation de l’aimantation. Cette variation diminue peu à peu et s’annule pour un point du cycle non loin du point extrême. En ce point un coup ou même une série de coups ne produisent aucune variation de l’aimantation même dans le fer doux ; c’est le j>oint neutre. Si l’on continue à descendre le cycle, la variation devient négative et passe par un maximum pour une force magnétisante très voisine de la force coercitive.
- L’auteur examine ensuite ce qui se produit avec les cycles non symétriques partant d’un même point extrême et renfermés dans le cycle symétrique correspondant à ce point. Pour chacun, il existe un point neutre, représentant un état de stabilité parfaite. Le lieu de ces points constitue une ligne neutre principale. On obtient une deuxième ligne neutre en partant du second point extrême du cycle. Ces deux lignes forment une courbe symétrique dont les deux pointes sont sur le cycle et dont la forme rapproche-assez de celle du cycle.
- On peut ne pas opérer comme ci-dessus, partir d’un point extrême et au lieu d’y revenir par un cycle non symétrique s’arrêter avant et revenir sur le cycle; on obtient ainsi d’autres lignes neutres qui sont toujours comprises entre les deux principales. On arrivé à cette conclusion que tout point compris entre les deux lignes neutres principales représente un état magnétique de stabilité parfaite.
- On est conduit aux mêmes conclusions si le cycle primitif n’est pas symétrique.
- Influence de Vintensité du choc. —— Lorsque l’intensité du choc augmente, la ligne neutre se redresse en se rapprochant de l’axe des intensités d’aimantation en sorte que l’aire comprise entre les deux lignes neutres principales diminue.
- Ce déplacement est très petit, il conduit cependant à d’intéressantes conclusions : un point placé entre deux lignes neutres relatives à un choc faible et à un choc plus fort représente un état magnétique qui éprouve des variations de signes contraires suivant que le choc est fort ou laible — un point de ligne neutre relative au faible choc éprouve une diminution d’aimantation pour les coups forts et aucun effet pour les coups faibles — un point de la ligne neutre relative au coup fort ne ressent aucun effet d’un coup fort et éprouve une augmentation pour le coup faible. Cette conséquence qui peut paraître paradoxale, a été vérifiée expérimentalement.
- Si, en un point neutre, le choc est sans action sur l’aimantation, il n’en produit pas moins un effet latent sur le corps. Supposons en effet que ce point soit relatif à un coup fort ; après avoir appliqué ce coup qui est sans action sensible, un choc faible n’a plus d’effet.
- Il suit de là que pour rendre un état magnétique insensible à tous les chocs inférieurs à une certaine limite, il faut porter l’aimantation en un point neutre relatif au choc maximum, puis appliquer une seule fois ce choc.
- Aimantation permanente. — En appliquant les considérations précédentes au cas du magnétisme permanent, on arrive à cette conclusion qu’il est toujours possible avec un corps magnétique quelconque, de forme quelconque, d’obtenir un magnétisme permanent de stabilité parfaite. Mais celle-ci ne s’obtient qu’en sacrifiant une partie de l’intensité d’aimantation. La perte assez grande avec le fer est très petite avec l’acier, principalement s’il est trempé.
- Chocs successifs. — Ce qui précède se rapporte au cas d’un choc unique. Le second choc produit un effet moindre et le rapport des deux variations est très variable ; l’effet des coups successifs décroît plus ou moins rapidement suivant l’état magnétique et le moyen par lequel il a été obtenu.
- Mais si l’on considère l'effet limite, le diagramme des variations limites a même allure que celui de la première variation.
- p.100 - vue 101/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- IOI
- Les points neutres et les maxima correspondent aux mêmes valeurs de II de sorte que les lignes neutres sont les mêmes que précédemment.
- L’auteur compare ensuite ses résultats aux quelques résultats obtenus dans des cas particuliers par Ewing, Wiedemann, Fromme, Berson et Curie.
- Le mémoire est terminé par l’exposé des résultats correspondant au 1er de Suède et à l’acier trempé ou non.
- L’étude des aimants non uniformes a conduit Ascoli à l’observation suivante : dans une barre d’acier trempé il est possible de mettre tous les points simultanément dans les conditions de stabilité parfaite.
- Enfin, si l’état magnétique est amené en un point neutre, les différentes matières que l’on peut employer dans la construction des aimants sont pratiquement équivalentes au point de vue du choc ; on reste donc libre de choisir de manière à obtenir le maximum de stabilité relative aux autres causes perturbatrices.
- G. Goisot.
- Ondes électriques stationnaires, par K. F. Lindman, Drudes Annolen, t. VII. p. 826-831, avril 1902.
- En étudiant les ondes électriques stationnaires produites par réflexion, on observe en général que le premier maximum de la force électrique se trouve non pas au milieu de l’intervalle entre le premier minimum et le réflecteur, mais plus près de celui-ci. (l)
- Ce déplacement n’est pas dû aux oscillations d’ordre supérieur; les courbes d’interférence ne présentent pas les déformations que provoqueraient ces oscillations si elles avaient une intensité notable. Il croit quand la longueur d’onde augmente. Or la pente de la courbe de résonance augmente alors, ce qui traduit une diminution de l’amortissement. Cette variation s’expliquerait en attribuant le déplacement à l’action sur le résonateur des vibrations émises par lui-même ré- (*)
- (*) L’excitateur employé par l’auteur est construit comme celui de Righi : les deux conducteurs principaux sont des cylindres de laiton qu’011 peut allonger à volonté pour faire varier la longueur d’onde. Le résonateur est rectiligne, formé par des tiges de cuivre glissant dans des tubes, ce qui permet d’en modifier la longueur; l’indicateur est un élément thermoélectrique intercalé entre les deux moitiés du résonateur. On détermine les courbes d’interférence et les courbes de résonance,
- fléchies par le réflecteur. Le résonateur formerait alors avec soi même un système en résonance complète, c’est-à-dire avec l’égalité de période et d’amortissement. Les expériences montrent que c’est bien là la cause du déplacement (J).
- Pour caractériser l’action des ondes secondaires il faut connaître la différence de phase entre les ondes directes émises par l’excitateur de ces ondes secondaires. Cette différence de phase se compose de deux termes, l’un dû à la différence des chemins parcourus, l’autre provenant du changement de phase qui accompagne la transformation des ondes primaires en ondes secondaires. En étudiant l’action du résonateur sur un autre qui reçoit en même temps les ondes primaires, on trouve que cette différence de phase
- 3~
- a en moyenne la valeur — , lorsque la distance des
- deux résonateurs est de l’ordre de grandeur de la demi-longueur d’onde; elle augmente et tend vers t: quand cette distance décroît;
- elle diminue et paraît tendre vers - quand la dis-
- tance croît.
- Si le résonateur est à une distance du réflecteur égale à un quart de longueur d’onde, la différence de phase des ondes secondaires qui reviennent au résonateur et des ondes primaires est^. Les ondes secondaires tendent par 4 L
- conséquent à affaiblir l’action des ondes primaires, puisque la différence de phase totale est
- (J) Un second résonateur B réglé de manière à avoir la même période que le premier A, est placé perpendiculairement à l’excitateur, de telle sorte que les ondes directes émises par ce dernier ne l’influencent pas ; en le reliant au galvanomètre on n’a aucune déviation. On installe alors le premier résonateur A au voisinage, suivant une direction faisant un angle de 4&° avec l’autre et avec l’excitateur : on observe une déviation notable. Le résonateur B est influencé par les vibrations secondaires émises par le résonateur A. On peut réduire de beaucoup cette action en disposant au voisinage de A un fil de cuivre qui lui soit parallèle et dont les extrémités sont enroulées en spirales. Ce fil absorbe la plus grande partie des oscillations émises par A et les transforme en oscillations de plus longue période : seul, après que A est enlevé, il n’exerce sur B aucune action appréciable.
- Si on construit la courbe d’interférence, le premier maximum se trouve dans sa position normale. On arrive au même résultat en transformant l’énergie des oscillations secondaires en chaleur de Joule, ce qu’on réalise en intercalant, dans les deux moitiés du résonateur, un fil de platine de 0,01 mm de diamètre et long de i5 mm.
- p.101 - vue 102/746
-
-
-
- 102
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 29.
- 2 TC —}—
- 3u
- T
- Si la distance est - , cette différence
- O
- devient i tc ^ , les deux systèmes d’ondes exercent des actions concordantes. Ce renforcement est maximum quand la distance du résonateur au
- réflecteur est — : la différence de phase est alors 10
- 2 7c. Quand la distance augmente, l’intensité des ondes secondaires diminue rapidement, ce qui explique pourquoi le déplacement affecte seulement le premier maximum. La valeur maxi-
- 7.
- ma de ce déplacement sera — > mais elle ne
- pourrait être atteinte que si le résonateur avait un amortissement nul.
- Un phénomène de même genre se produit avec les réflecteurs paraboliques. Pour obtenir le maximum d’intensité il faut donc choisir la distance focale du réflecteur égale non pas au quart de la longueur d’onde, mais à la distance au réflecteur du premier maximum.
- Si on utilise le résonateur comme excitateur et qu’on le fasse agir sur un résonateur identique, de manière à construire la courbe de résonance, on déduit de cette courbe la moyenne arithmétique des décréments logarithmiques de l’excitateur et du résonateur.
- Puisque ceux-ci sont identiques, cette moyenne représente le décrément de chacun d’eux.
- Un résonateur presque fermé (résonateur circulaire) rayonne très peu d’énergie et l’expérience montre qu’avec un tel résonateur le dépla-
- cement du premier maximum est insignifiant.
- Un résonateur avec étincelle (résonateur de Righi) n’émet pas d’ondes secondaires dont l’intensité soit appréciable. D’après M. Lindman, la demi-longueur d’onde d’un tel résonateur ne dépasse guère la moitié de sa longueur. Righi avait admis qu’elle était égale à cette longueur même : cela tient à ce que la présence du verre qui supporte la couche d’argent augmente la capacité et par suite la période du système.
- Lorsque les dimensions du réflecteur sont de l’ordre de grandeur de la longueur d’onde, les maxima et les minima sont déplacés vers l’excitateur. Le maximum est d’autant plus éloigné du réflecteur que le résonateur est plus rapproché de l’excitateur. Ce déplacement provient de l’affaiblissement des ondes réfléchies sur un réflecteur de petite étendue, qui diffuse une grande partie de l’énergie incidente . Le maximum de la force magnétique, par exemple, s’observe non pas au point où la différence déphasé entre les ondes incidentes et réfléchies est 2-, mais en un point plus rapproché de l’excitateur, parce que l’intensité de l’onde incidente croît rapidement quand on se rapproche de celui-ci.
- La différence de phase qui accompagne la réflexion dépend de la période des oscillations propres du réflecteur; on le vérifie en faisant varier cette période, résultat qu’on obtient soit en accroissant la longueur du réflecteur, soit en augmentant la capacité des extrémités. L. M.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 16 juin 1902.
- Dissociation des éléments de la dépense énergétique des moteurs employés à l’entraînement des résistances de frottement, par A.Chauveau, Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1499-1403.
- Dans une communication précédente, l’auteur montrait que la dépense d’énergie nécessaire au soulèvement d’un poids peut être en séparée trois parties et indiquait les expériences lui ayant permis de déterminer chacune de ces parties (*)
- f1) Voir Êcl. Élect., t. XXXII, p. 36, 5 juillet 1902.
- Dans celle-ci il montre que l’énergie consacrée à l’entraînement des résistances de frottement se divise en trois parties : a) l’énergie qui est prise par l’annihilation des résistances et qui les prépare au déplacement ; b) celle qui opère ce déplacement; c) celle enfin qui imprime au déplacement sa vitesse. La seule particularité qui distingue ce cas de celui antérieurement traité, c’est que le travail mécanique effectué dans le déplacement de résistances de frottement n’emmagasine pas de force vive et que toute l’énergie mise en jeu pour le produire se résout et se dissipe en chaleur sensible.
- M. Chauveau a étudié successivement par l’ex-
- p.102 - vue 103/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- io3
- périence le cas où le moteur exerce une traction horizontale et celui où il entraîne un arbre soumis a la pression d’un frein. Le dispositif expérimental différant peu de celui qui a été décrit dans la dernière communication, nous renvoyons au mémoire original pour les détails.
- La décharge électrique dans la flamme, par Jules Semenov. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 1421-1423.
- L’auteur complète la description donnée dans une précédente note (x) des phénomènes qu’il a observés dans l’étude de la décharge dans la flamme du gaz d’éclairage.
- i° Par suite de la tension électrique considérable qui se produit au sommet de la flamme, celle-ci s’allonge, la vitesse d’écoulement augmente etune diminution de pression se manifeste dans la cheminée du bec Bunsen servant aux expériences. Si l’on réduit la hauteur de la flamme à moins de 2 cm l’augmentation de la vitesse provoque l’extinction de la flamme ; la flamme éteinte, la pression dans le bec reprend sa valeur primitive.
- 20 Lorsqu’on fait éclater des étincelles entre une flamme et une pointe placée au-dessus on se trouve à peu près dans les mêmes conditions que si l’on expérimentait avec deux pointes placées dans un courant gazeux bien chaud allant d’une pointe à l'autre ; par suite la décharge doit être plus facile dans un sens que dans l’autre. En effet, pour une flamme haute de 3 cm et située h 2 cm au-dessous de la pointe, l’étincelle équivalente entre deux boules de cuivre est de 3 mm quand la flamme est négative et 5 mm quand la flamme est positive; la flamme fait office de soupape électrique.
- 3° Lorsque la distance entre la pointe et la flamme est assez grande pour empêcher l’étincelle de se produire, les aigrettes se montrent sur les deux pôles de façon habituelle ; de chaque pôle part un courant gazeux. Si l’on rapproche les pôles, les aigrettes sont remplacées par une étincelle : c’est le courant gazeux du pôle positif qui se transforme alors en étincelle. Près du pôle positif, au voisinage immédiat de la pointe, le courant aérien persiste, mais autour de l’étincelle il n’y en a plus trace : il est complètement
- absorbé par l’étincelle. Cette transformation du courant gazeux positif en étincelle se fait d’une façon continue. (1)
- 4° Quant au courant gazeux négatif, il persiste, mais ne prend pas part à la formation de l’étincelle.
- Etant donné que la décharge dans la flamme permet de réaliser une étincelle épaisse, longue de plusieurs centimètres et de position fixe, il devient facile, en combinant de diverses façons la disposition expérimentale, de constater l’existence du courant gazeux négatif et d’en déterminer la direction et la forme. (2)
- (J) « En employant un tourniquet électrique comme pôle positif, on constate que la vitesse de rotation du tourniquet diminue graduellement au fur et à mesure du rapprochement des pôles, et qu'au moment où les aigrettes se transforment en étincelle la vitesse de rotation n’accuse aucun changement brusque tant soit peu appréciable. Il en résulte que l’étincelle continue à agir sur le tourniquet de la même façon et dans le même sens que le faisait le courant gazeux; elle n’est donc autre chose que ce courant gazeux positif condensé. Ce fait explique le transport de matière du pôle positif au pôle négatif, le long de l’étincelle. »
- (2) « Je fais éclater l’étincelle entre deux pointes placées sur une même ligne horizontale, la distance explosive étant de 3 cm. Entre ces deux pointes, au milieu de la distance explosive, est intercalée une petite flamme dont la hauteur est réglée de façon que son sommet se trouve à peu près au niveau des pointes. Une des pointes est en communication métallique avec le bec. Au moment du passage de l’étincelle, le sommet de la flamme s’infléchit brusquement vers la pointe positive, à angle droit avec le reste de la flamme demeurant vertical. Lorsqu’on diminue graduellement la hauteur de la flamme, la partie infléchie diminue d étendue; enfin, toute la flamme reste en dehors de l'action du courant d'air.
- » En expérimentant de la sorte, j’ai pu constater que le courant d’air provenant du pôle négatif se dirige en ligne droite vers le pôle positif, c’est-à-dire dans le sens contraire à l’étincelle ; il forme une gaine mobile, parallèle à l étincelle et dont l’éptwsseur, dans l’expérience décrite, était de 6 mm à 7 mm, l’épaisseur de l’étincelle elle-même ne dépassant pas 4 mm.
- » Cette gaine mobile n’est pas localisée à un seul côté de l’étincelle : elle l’entoure en forme de cylindre, comme permettent de le constater les expériences suivantes :
- » L’étincelle jaillit entre une pointe et un bec formé d’un faisceau de tubes en cuivre, tous de même longueur et de même diamètre (o,5 mm). Cette disposition présente cet avantage que la flamme est large et que l’étincelle sort de son intérieur, quand le bec est pôle positif. Dans ce cas, le courant aérien, arrivant du pôle négatif dans le sens contraire au courant gazeux, vient abattre la flamme. Aussi voit-on la flamme, au lieu de se diriger vers le haut, descendre suivant les parois du bec, comme
- fl) Ecl. Élect., t. XXXI, p. 4io, 14 juin 1902.
- p.103 - vue 104/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 29.
- 104
- Les changements du dispositif expérimental ne modifient que l’aspect extérieur et non la nature même du phénomène, qu’on peut résumer ainsi : a) le courant d’air positif engendre l’étincelle qui, nécessairement aboutit au pôle négatif et transporte la matière du pôle positif au pôle négatif; />) le courant d’air négatif sert d’enveloppe extérieure a l’étincelle ; il atteint le pôle positif si l’étincelle est rectiligne ; il n’atteint pas ce pôle si l’étincelle est curviligne.
- Sur les effets électrostatiques d’une variation magnétique; par V. Crémieu. Comptes rendus. t. CXXXIY, p. 1423-1420.
- Récemment, M. Carvallo (* *) a montré que, dans l’interprétation nouvelle qu’il a donnée de la théorie de Maxwell, le résultat négatif d’une nouvelle expérience publiée antérieurement par M. Crémieu (2) ne serait pas en désaccord avec cette théorie.
- M. C rémieu fait observer que le dispositif expérimental considéré par M. Carvallo n’est
- le ferait un liquide sous faible pression, et former sur le bec une sorte de couvercle de feu. De son milieu émerge l’étincelle entraînant avec elle une faible partie de la flamme. La combustion devient incomplète; une forte quantité de charbon se dépose sur la partie supérieure du bec. Lorsque la flamme est négative, l’étincelle se termine toujours sur le bord du bec. Comme le courant d’air négatif est dirigé dans le même sens que la flamme, cette dernière ne subit aucune modification. »
- (*) Écl. ÉlecL, t. XXXII, p. 72, 12 juillet 1902.
- (b Ecl. Elect., t. XXV, p. i3i, 20 octobre 1900. Dans cette expérience, il s’agissait de faire tourner un anneau métallique coupé en deux et chargé électrostati-queinent, à l’aide du champ électrique créé, en chaque point de l’espace, par les variations d’un solénoïde électromagnétique dont la section est concentrique de l’anneau.
- M. Carvallo disait à ce sujet : « Au voisinage immédiat de la surface de séparation de l’anneau métallique et du diélectrique, la composante tangentielle de la force électrique induite par les variations magnétiques est négligeable, par suite de la présence même de l’anneau conducteur. Tout se passe dans les coupures, et celles-ci sont disposées de telle façon qu’il ne peut y avoir aucun effet sur la charge électrostatique préalablement donnée à l’anneau ; par suite, aucun mouvement de cet anneau. » Et M. Carvallo ajoute : « Pour avoir un couple moteur notable, il faudrait avoir de fortes charges préalables aux coupures que présente le demi-anneau. Le moyen de les obtenir est de remplacer le couple de demi-anneaux par un seul demi-anneau, ou par un secteur, et l’on n’a aucun intérêt à augmenter l’angle d’ouverture de ce secteur. »
- pas le seul qu’il ait employé. En particulier, il rappelle et décrit un dispositif (*) signalé seulement en quelques mots dans sa thèse (p. 3o) et conclut ainsi :
- « Dans toutes ces séries d’expériences, qui ont demandé, du reste, plusieurs mois d’expérimentation, j’ai eu constamment des résultats négatifs, alors que les efi'ets calculés étaient très appréciables.
- » C’est en croyant augmenter encore la grandeur de ces efi’ets, et pour éviter des perturbations électrostatiques qui rendaient les expériences assez difficiles, que j’ai construit le dispositif que critique M. Carvallo; c’est parce que je le considérais comme le meilleur que je l’ai seul décrit avec détail, me bornant à signaler les autres.
- . » Je me crois donc en droit de maintenir mes conclusions antérieures, relatives à la non existence des forces électriques créées dans les diélectriques par des variations magnétiques. »
- Sur une perturbation magnétique, observée à Athènes le 8 mai 1902, par D. Eginitis. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 1425-1426.
- Une perturbation magnétique, très sensible, affectant principalement la composante horizontale, un peu moins la déclinaison et excessivement peu la composante verticale, fut observée, le 8 mai, sur les courbes des enregistreurs magnétiques (système Mascart) installés depuis 1899 à l’observatoire d’Athènes ; elle a commencé à 1 heure 35 et continué jusqu’à environ 9 heures 3o (temps moyen astronomique d’Athènes). C’est la même perturbation que celle qui s’est mani-
- (J) Un circuit magnétique fermé est constitué par un tube cylindrique vertical, une enveloppe concentrique et deux anneaux horizontaux réunissant les extrémités du tube et de l’enveloppe. Suivant l’axe du tube central se trouve un fil métallique soutenant une sorte de tourniquet lormé de 6 tiges horizontales portant chacune, à son extrémité, une sphère conductrice de i5 mm de diamètre ou des petits secteurs métalliques plans de 20 mm de largeur ; six ouvertures percées au milieu de la hauteur du tube central. Sur ce tube est enroulé un fil formant, au-dessus et au-dessous des ouvertures dont il vient d’être question, deux bobines magnétisantes. Les sphères ou secteurs étant chargés par l’intermédiaire du fil de suspension, on fermait et rompait le circuit d’excitation. L’équipage mobile aurait dû recevoir une impulsion soit à la fermeture soit à la rupture du courant ; l’observation ne permit de déceler aucun déplacement.
- p.104 - vue 105/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 103
- festée à Paris, suivant la communication de M. Th. Moureaux a l’Académie (12 mars 1902), de midi 6 jusqu’à 8 heures du soir (t. m. de Paris), soit en même temps qu’à Athènes(J).
- Photomètre physiologique, par G.-M. Sta-noiévitch. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. i/p7~ i4 '8.
- L’an dernier, l’auteur décrivait un photomètre basé sur le principe d’une quantité d’énergie lumineuse minimum (2). Ce photomèlre a l’avantage tle ne pas avoir besoin d’un étalon lumineux pendant les mesures, et la disposition décrite convient bien pour les sources lumineuses d’une intensité un peu faible, telles que les lampes à incandescence, becs de gaz, etc.
- S il s’agit de sources très intenses, telles que les lampes à arcs, 011 pourrait se servir du même appareil, en augmentant le nombre de verres dépolis qui se trouvent à l’extrémité dirigée vers la source lumineuse. Mais l’auteur préfère dans ce cas une disposition dont la description fait l’objet de sa nouvelle note (3).
- (9 L’auteur ajouté :
- « La catastrophe de la Martinique aurait eu lieu le même jour vers huit heures du matin (t. local), soit vers une heure quarante minutes (t. m. d’Athènes) ; l'éruption de la Montagne Pelée coïnciderait donc avec les troubles indiqués par nos appareils magnétiques.
- » Mais si cette perturbation a, en effet, quelque rapport avec l’éruption volcanique en question, elle ne peut provenir que d’une cause purement magnétique ou électrique, et non pas d’une transmission mécanique des secousses sismiques, qui doivent avoir accompagné ce grand phénomène géologique. En effet, notre sismographe (système Agamemnone) n’a montré, pendant le même temps, absolument aucune agitation, tandis qu’il nous a donné jusqu’ici des traces très nettes d’un grand nombre de tremblements de terre très faibles, alors que les coui’bes magnétiques ne montraient pas la moindre agitation.
- » Il en résulte donc, vu aussi la simultanéité du phénomène à Paris et à Athènes, que cette perturbation doit être de nature magnétique ou électrique. »
- (2) Ecl. Èlect., t. XXVIII, p. 45g, 21 sept. 1901.
- (3) « La partie oculaire de l’appareil, avec sa lentille convergente et les ouvertures de différentes formes, reste la même; seulement, le diaphragme iris est remplacé par un diaphragme à ouverture fixe (de 1-2 mm). La partie dirigée vers la source lumineuse est changée de façon que, derrière le verre dépoli, on place une lentille convergente, d’une longueur focale de 5 cm à 10 cm; le diaphragme iris, avec son tambour divisé, est alors placé immédiatement derrière cette lentille. Le diaphragme à
- Séance du 23 juin 1902.
- Nouvelles recherches sur les piles fondées sur l’action réciproque de deux liquides, par M. Berthelot. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 1461-1478.
- Long mémoire dans lequel l’auteur expose minutieusement les résultats d’expériences « sur certaines piles dont l’énergie résulte de réactions salines, exercées entre deux liquides, au lieu de dériver de l’attaque des métaux, comme dans la pile de Volta et dans la plupart de celles mises en jeu par les industriels et les physiciens. » Ces expériences sont relatives aux points suivants :
- i° Production par de semblables piles d’un courant électrique continu, d’intensité mesurable ;
- 20 Développement d’une force électromotrice proprement dite, susceptible d’atteindre une limite spécifique et définie, pour chacun des systèmes de pile envisagés, au même titre et sous les mêmes réserves que la pile de Volta primitive et analogues ;
- 3° Détermination de l’intensité du courant produit par ces piles, et comparaison de cette intensité avec celles qui sont susceptibles de fournir un débit électrolytique apparent, c’est-à-dire tel que les produits de l’électrolyse ne soient pas dissimulés par les phénomènes de diffusion, polarisation et autres.
- ouverture invariable, qui occupe déjà le foyer de la lentille de la partie oculaire de l’appareil, doit occuper en même temps le foyer de cette seconde lentille.
- » Le seul élément variable de l’instrument c’est Uou-verture du diaphragme iris; la clarté de la lumière qui, de la source lumineuse, tombe sur le diaphragme invariablement, est proportionnelle à l’ouverture du diaphragme iris, c’est-à-dire au carré de son diamètre. En fermant plus ou moins le diaphragme iris, on laisse tomber sur le diaphragme invariable des quantités de lumière différentes, nécessaires pour faire apercevoir les différentes ouvertures qui se trouvent devant la loupe de la partie oculaire de l’appareil.
- » Cette nouvelle disposition du photomètre a cet avantage sur l’appareil décrit précédemment, qu’elle permet des variations mieux graduées et qui, dans des limites plus larges, assurent à l’appareil un emploi plus général.
- » Pour ce qui est de la graduation, de la construction des courbes et de l’emploi de l'appareil dans la rue, les manipulations restent les mêmes que pour l’appareil décrit précédemment. »
- p.105 - vue 106/746
-
-
-
- io6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 29.
- Extension de l’hypothèse cathodique aux nébuleuses, par H. Deslandres. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1486-1489.
- L’auteur répond aux objections faites a sa théorie par M. Nordmann (1).
- Recherches sur les phénomènes actino-èlec-triques, par M. Albert Nodon. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1491-1498.
- L’auteur décrit des expériences montrant que lorsque des radiations lumineuses ou ultra-violettes sont projetées sur une lame conductrice mince, elles donnent naissance, sur la face non éclairée de cette lame, a des radiations analogues aux rayons X. et aux rayons du radium.
- Si l’on projette sur la paroi métallique un faisceau lumineux provenant de l’arc voltaïque, du magnésium ou du soleil, on constate aussitôt une décharge d’une sphère maintenue clans l’obscurité Q). On évite tout échaulfement de la paroi et de l’intérieur de la caisse sous l’influence de la source de lumière en interposant une cuvette transparente remplie d’eau entre la source de lumière et la caisse. On constate, du reste, que les effets de décharge sont sensiblement les
- (') Écl. Élect. t. XXXII, p. 38, 5 juillet 1902.
- (2) Le dispositif employé se compose d’une petite caisse prismatique en zinc noirci, munie d’une cloison verticale mobile,, d’une porte latérale et d’une ouverture inférieure. Cette caisse est disposée sur un électromètre à feuille d’or unique enfermé dans une cage de Faraday.
- La caisse métallique renferme une sphère en laiton, isolée, qui est disposée entre la paroi et la tige de l’élec-tromètre.
- La sphère est chargée d’électricité ; elle forme condensateur avec la paroi dont elle est voisine.
- La tige de F électromètre forme plan d’épreuve au voisinage de la sphère électrisée et elle permet de mesurer les variations de charge de cette sphère par les déviations correspondantes de la feuille d'or de l’électromètre.
- Les déviations de la feuille d’or sont mesurées à l’aide d’une lunette munie de fils réticulaires. La caisse métallique est parfaitement close à la lumière et elle est reliée à la terre.
- Les expériences consis!ent à mettre préalablement la feuille d’or à la terre, puis à charger la sphère. La feuille d’or est primitivement au repos, et toute décharge de la sphère est accusée par une déviation de cette feuille d’or.
- La cloison mobile est constituée par des lames minces interchangeables de divers métaux. Une seconde série de cloisons formées par des substances diverses, telles que du carton noir, du verre, du bois, de l’aluminium, etc., peuvent être disposées à l’intérieur de la caisse, entre la paroi métallique et la sphère.
- mêmes quand la masse d’eau est interposée sur le trajet des radiations lumineuses ou bien lorsque les radiations frappent directement la paroi métallique. La décharge est d’autant plus rapide que l’intensité de la lumière est plus grande et que celle-ci est plus riche en radiations a faible longueur d’onde. L’arc produit entre des crayons de graphite munis d’âmes en aluminium est sensiblement plus actif que l’arc produit entre deux graphites ordinaires, par suite de sa plus grande richesse en radiations ultra-violettes.
- Des résultats semblables sont obtenus en remplaçant l’écran métallique par une paroi de carton noir mouillé, l’eau jouant dans ce cas le rôle de conducteur.
- La décharge de la sphère cesse chaque fois qu’on interrompt le passage de la lumière sur la paroi métallique, à l’aide d’un écran d’ébonite, par exemple.
- Si l’on dispose une plaque métallique de plomb au voisinage de la paroi de la caisse et qu’on projette, sous une certaine incidence, des radiations de lumière sur la face interne de la plaque de plomb, on constate une décharge de la sphère électrisée placée dans l’obscurité.
- Les radiations produites par l’action de la lumière sur la face éclairée d’une paroi métallique épaisse, ou sur la face opposée d’une paroi mince, possèdent la propriété de traverser avec facilité les métaux en lame mince et, en particulier, l’aluminium, le carton noir, le bois, le verre, les préparations photographiques ou les préparations radiographiques. Elles déchargent les corps électrisés, mais elles ne produisent pas de fluorescence sensible du platinocyanure de baryum, ni de réduction des sels d’argent, lorsque l’exposition est de courte durée.
- « Ces radiations sont, conclut l’auteur, differentes des rayons catholiques, puisqu’elles traversent avec facilité les métaux et le carton noir; elles paraissent posséder des propriétés intermédiaires entre celles des rayons X et celles des rayons émis par le radium. Nous les désignerons sous le nom de rayons radio-acti-niques. »
- Sur un phénomène observé sur un excitateur dont les boules sont reliées à une bobine de Ruhmkorff, par H. Bordier. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1493-1494-
- En étudiant la décharge de la bobine de
- p.106 - vue 107/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 107
- Ruhmkorff au moyen d’un excitateur à boules, M. Bordier a trouvé que le potentiel explosif de la bobine peut être modifié par la production d’un dépôt de rosée sur l’une des boules de l’excitateur fl).
- Pour étudier commodément ce phénomène, l’auteur a construit un excitateur composé de deux boules creuses en laiton nickelé de 3 cm de diamètre : la boule destinée à être reliée à la cathode de la bobine porte un orifice fermé par un bouchon que traverse un thermomètre et deux petits tubes. En versant dans cette boule un liquide volatil, de l’éther par exemple, on arrive facilement, à l’aide d’un courant d’air, à abaisser progressivement la température de la boule.
- Après avoir disposé les deux boules de manière que les étincelles ne puissent plus jaillir, 011 constate, pendant que la température de la boule cathode s’abaisse, qu’il arrive un moment où un flot d’étincelles ininterrompues se met à jaillir, bien que le dépôt de rosée ne soit pas encore visible à ce moment-là.
- Si l’on détermine au même instant la température d’apparition de la rosée, en se servant d’un hygromètre à condensation, on trouve une température un peu inférieure à celle marquée par le thermomètre de la boule au moment du flot d’étincelles ; mais la température de disparition de la rosée de l’hygromètre correspond à peu près exactement à celle qu’indique le thermomètre de l’excitateur quand commence le phénomène décrit. Voici les nombres trouvés dans quelques séries d’expériences.
- TEMPÉRATURES
- lues au moment d’apparition de
- des étincelles. de la rosée. disparition.
- 0 0 0
- 5,5 5,2 5,6
- 12,3 11,8 12,3
- 12,5 12,1 12,6
- 12,5 12,2 12,7
- i3,5 i3,1 i3,6
- 13,7 i3,o 13,5
- fl) Ce phénomène est très simple à observer : pendant que la décharge de la bobine se fait, on augmente peu à peu la distance explosive jusqu’à ce que les étincelles ne puissent plus jaillir à jet continu; ce résultat étant obtenu, si l’on vient à faire déposer une légère couche de rosée sur les boules, en dirigeant par exemple l’air expiré sur l’excitateur, immédiatement les étincelles se remettent à jaillir d’une façon continue jusqu'à ce que la
- De ces chiffres, M. Bordier conclut qu’on pourrait utiliser ce phénomène pour déterminer la température de saturation nécessaire à la mesure de l’état hygrométrique de l’air.
- Séance du 30 juin 1902
- Action des rayons X sur de ti'ès petites étincelles électriques, par R. Blondlot. Comptes rendus, t. CXXXIY. p. i559-i56o.
- Lorsqu’on envoie des rayons X sur les boules d’un micromètre à étincelles, la dislance explosive pour un potentiel donné augmente,pu, ce qui revient au même, le potentiel explosif pour une distance donnée des boules diminue. Cette propriété des rayons X a été découverte par M. Swyngedauw, en 1896.
- M. Blondlot a constaté une autre action de ces rayons sur l’étincelle, action analogue à la précédente, mais qui en est toutefois distincte : faisons jaillir l’étincelle entre deux pièces de métal distantes d’un fraction de dixième de millimètre, la différence de potentiel employée étant un peu plus grande qu’il ne faut pour que l’étincelle éclate en l’absence de rayons X. Si alors on envoie ces rayons sur l’intervalle explosif, l’étincelle devient plus éclatante; si l’on supprime les rayons, l’étincelle reprend son aspect primitif (fl).
- rosée ait disparu. Si l’on empêche le dépôt de rosée de se faire sur l’uue des boules, en la chauffant au préalable, on reconnaît que le phénomène n’a lieu que si le dépôt se forme sur la boule communiquant avec la cathode de la bobine : il cesse si celte boule est chaude, l’autre étant froide.
- Lorsque le flot d’étincelles a commencé sous l’influence du dépôt de rosée, on peut augmenter la distance explosive sans faire cesser la décharge de la bobine.
- fl) Cette expérience peut se faire très simplement de la manière suivante : Une tige de cuivre de 3o cm de longueur est coupée en son milieu, les extrémités en regard de la coupure étant limées en forme de pointes mousses. Les deux moitiés de cette tige sont fixées à un support en bois qui permet de régler à volonté la distance des pointes.
- Cet appareil est disposé devant le tube de Crookes, et parallèlement à l’axe de celui-ci. Le tube étant actionné par une bobine d’induction, à chaque rupture du courant inducteur ses deux électrodes agissent par influence sur les deux moitiés de la tige de cuivre, et une petite étincelle jaillit à la coupure. Une lame de plomb étant interposée de façon à intercepter les rayons X, on modifie l’écartement des pointes et la distance du tube jusqu’à ce que l’étincelle, tout en étant extrêmement petite, se pro-
- p.107 - vue 108/746
-
-
-
- io8 L’ÉCLAIRAGE
- « Cette action des rayons X sur l’étincelle ne rentre pas, ajoute M. Blondlot, dans le phénomène connu de l'accroissement de la distance explosive. Ces deux phénomènes ont toutefois, selon toute vraisemblance, une explication commune : la diminution, par l’action des rayons X, de la résistance que l’air offre au passage de l’électricité. Cette diminution accroît l’éclat de l’étincelle, parce qu’elle accroît la quantité d’énergie mise en jeu à la coupure, toutes choses égales d’ailleurs. Le mot résistance n’est pas pris ici dans le sens absolument précis qu’il possède actuellement.
- » On conçoit que l’on ne puisse observer le phénomène qui fait l’objet de cette Note qu’en employant des étincelles extrêmement petites; si, en effet, l’étincelle est plus forte, et par conséquent plus chaude, la résistance de l’air est rendue très faible par l’étincelle elle-même, et la diminution que l’action des rayons X peut lui faire subir n’exerce plus qu’un effet inappréciable sur l’éclat de l’étincelle. »
- Sur les moteurs à injection, par L. Lecornu.
- Comptes rendus, t. CXXXIV, p. i566-i568.
- Les considérations exposées dans la Note Sur les moteurs à combustion (1) s’étendent aisément aux moteurs basés sur l’injection progressive du combustible dans la chambre de combustion.
- duise d’une manière extrêmement régulière, sans jamais manquer; elle a alors l’aspect d’une petite lueur rougeâtre. On a eu soin d’envelopper le tube de papier noir afin d obtenir une obscurité complète. Si alors on enlève la lame de plomb, l’étincelle devient instantanément plus éclatante et plus blanche ; si l’on replace la lame, l’étincelle reprend son premier aspect; si l’on agite rapidement la lame de plomb, de manière à masquer et à démasquer alternativement la coupure, la petite lueur prend un aspect scintillant.
- M. Blondlot s’est assuré que ces variations de l’étincelle ne sont pas dues à une modification de l'influence électrique par l'interposition de la lame de plomb ; pour cela, il a répété l’expérience en remplaçant la lame de plomb par une lame d’aluminium de mêmes dimensions, ou même par une lame beaucoup plus grande : il n’a alors plus constaté aucune variation de l’éclat de l’étincelle. Du reste, avant d’employer l’appareil décrit ci-dessus, il produisait la petite étincelle à l’aide d’une bobine d’induction minuscule, actionnée par le même courant inducteur que celle qui fait fonctionner le tube ; l’influence électrostatique des électrodes du tube de Crookes n’était alors pour rien dans la production de l’étincelle, et cependant les effets observés étaient les mêmes.
- (*) Ecl. Elect., t. XXXII, p. 71, 12 juillet 1902.
- ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N° 29.
- « Prenons pour exemple le moteur Diesel : le cylindre, au début de la course, renferme de l’air pur, porté par compression adiabatique à une température élevée ; à mesure que le piston se déplace, on refoule dans l’enceinte du pétrole pris h la température ambiante T0. J’admets que le refoulement est fait par filets assez minces pour assurer la combustion immédiate.
- » Appelons U0 l’énergie du système mixte constitué, avant la compression, par le poids m de pétrole liquide qui va être injecté pendant la course, et par le poids i — m d’air contenu dans le cylindre. Ce système est h la pression atmosphérique p0 et à la température T0. A la fin de la détente, au moment où commence l’échappement, l’ensemble constitue une masse unique de poids égal à l’unité, formée d’un mélange cl’air et de pétrole brûlé, possédant la température Tj et l’énergie Wr Si l’on néglige le petit travail nécessaire pour refouler le pétrole dans le cylindre, on voit, comme précédemment, que le travail utile est S = E (U0— AV,) p0 (V0 —
- v,).
- » L’expression du rendement dépend, ici encore, de la façon dont on entend évaluer la chaleur Q dégagée par la combustion. S’il s’agit de la combustion du pétrole liquide, effectuée à volume constant à la température T0, et si W0 désigne l’énergie du mélange après cette combustion, on a Q=U0— \A^0 et la formule (i) de ma précédente Note demeure applicable. On doit seulement faire attention que U0 est ici l’énergie comprenant le poids m de pétrole liquide, tandis que précédemment c’était l’énergie du mélange formé par l’air et par le combustible gazéifié. Si la chaleur Q est supposée dégagée à une température autre que T0, il faut avoir recours à la formule plus générale (2).
- » Il est intéressant de rechercher si, comme l’a prétendu M. Diesel, l’injection progressive de pétrole, calculée de manière à réaliser une combustion isothermique, donne, toutes choses égales d’ailleurs, un rendement plus avantageux que l’explosion. Pour résoudre cette question, imaginons qu’on commence par brûler progressivement dans le cylindre une partie du pétrole, de manière à obtenir, sous le volume V et a la température T, l’énergie J. Si, à ce moment, le surplus est brûlé instantanément, le volume ne change pas, non plus que l’énergie; la température croît de T à TA Poursuivons ensuite la
- p.108 - vue 109/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- i°9
- course par détente adiabatique et admettons que les produits suivent alors la loi de détente des gaz parfaits : T7 = hYl~ , dans laquelle h est une constante. La température finale sera et,
- comme le volume Vj, correspondant au début de l’échappement, a une valeur donnée, le rendement sera d’autant meilleur que h sera plus petit. Supposons maintenant que, avant de produire l’explosion, on laisse continuer un instant la combustion progressive. Si pdv est le supplément de travail ainsi produit, on a di -+- Ap dv = o. L’explosion donne ensuite une température T' -j- df, sans faire varier l’énergie qui conserve la valeur J -f- di. On a donc, en appelant c' la chaleur spécifique à volume constant du mélange totalement brûlé : di — c'dT', d’où
- cUTï' -j- Ap dv = o. D’ailleurs = "h (Y — i) — . En combinant ces équations et en
- tenant compte de la relation p'v — — T7 on
- trouve.
- dhkdv ,
- X = Xf (P
- » p' — p est l’augmentation de pression due à l’explosion a volume constant. On voit que dh a le signe de dç, c’est-à-dire que, en retardant l’explosion finale, on augmente h et, par conséquent, on diminue le rendement.
- » Il est clair, d’après cela, que, pour obtenir le plus grand rendement possible, on doit produire l’explosion dès le début de la course.
- » Ceci suppose, bien entendu, que la compression est dans tous les cas la même ; le principal avantage de la combustion progressive consiste à permettre d’augmenter cette compression sans dépasser à un instant quelconque la pression limite compatible avec la résistance du cylindre. »
- Précautions à prendre en radiographie avec les bobines de Ruhmkorff, par Infroit et Gaiffe. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1571-1572.
- En comparant les radiographies obtenues avec les bobines et les machines statiques, les auteurs se sont aperçus que les dernières étaient toujours très nettes, tandis que les premières étaient souvent légèrement floues. Comme, lorsqu’ils employaient des bobines, les auteurs avaient tou-
- jours la précaution de supprimer le phénomène oscillatoire dans les tubes, par l’emploi d’une soupape de Villard, il fallait chercher une autre cause à ce manque de netteté. Ils pensent que ce défaut est dû à l’action du champ magnétique du faisceau de la bobine sur le flux cathodique de l’ampoule ; et en effet, si l’on approche un tube de la bobine qui sert à l’actionner, on voit que le foyer sur l’anode se déplace, s’étale en forme de ligne lumineuse : dans les conditions les plus avantageuses pour la révélation du phénomène, c’est-à-dire lorsqu’on met l’ampoule dans le prolongement et très près du faisceau, la tache lumineuse atteint jusqu’à 5 mm de longueur, et le flux cathodique est dévié de telle sorte que très souvent il passe à côté de l’anode.
- Ce déplacement, visible dans les conditions précédentes, existe évidemment tant que l’on n’a pas soustrait le tube à l’action du champ magnétique, et, si peu qu’il se produise, il doit donner du flou aux images. Les auteurs en concluent qu’il y a intérêt, lorsqu’on cherche à obtenir des épreuves radiographiques en se servant de la bobine comme source, à mettre le tube à une distance suffisante pour que le flux cathodique ne soit plus dévié.
- Action de la self-induction dans la partie extrême ultra-violette des spectres d’étincelles, par Eugène Néculcéa. Comptes rendus, t. CXXXIY, p. 1572-1575
- Dans cette note l’auteur fait connaître quelques-uns des résultats qu’il a obtenus par l’emploi d’un dispositif dont il a donné le principe dans une communication faite à la précédente séance. Comme sur les radiations lumineuses, la variation de la self-induction a un effet très marqué sur certaines raies ultra-violettes.
- Sur la vitesse des ions d’une flamme salée, par Georges Moreau. Comptes-rendus, t. CXXXIY. p. 1575-1577.
- Le dispositif expérimental est le suivant : deux flammes identiques, dont l’une salée par vaporisation d’une solution alcaline de concentration connue, se frôlent à partir de leur demi-hauteur. Parallèlement à leur surface de contact, se trouve, dans la flamme pure, le plateau A d’un petit condensateur en platine, dont l’autre B est dans
- p.109 - vue 110/746
-
-
-
- I IO
- T. XXXII. — N° 29.
- L^ÉCL AIRAGE ÉLECTRIQUE
- la flamme salée. On les charge à une différence du potentiel croissante, et l’on note au galvanomètre le courant I produit.
- En portant en abcisses les différences de potentiel et en ordonnées les intensités correspondantes, on obtient une courbe qui permet de déterminer la mobilité K ou vitesse d’un ion dans un champ électrique unité.
- En effet, si le plateau A de la flamme pure est chargé positivement, les ions négatifs de la flamme salée sont attirés dans la flamme pure et filtrent à travers elle. Chacun d’eux est animé de la vitesse verticale e des gaz de la flamme et de la vitesse horizontale KX due au champ X du condensateur et, si cette vitesse est assez faible, tous les ions n’atteindront pas A. Un calcul élémentaire donne pour l’intensité du courant
- vd
- (i) I = «eSK(X—X0), avec X0=j^-,
- où S et h sont les surface et hauteur de A ; d sa distance à la surface de contact des flammes ; e la charge d’un ion négatif et n un nombre proportionnel à la densité des ions négatifs de la flamme salée.
- L’équation (i) est celle d’une portion rectiligne de la courbe des intensités : l’abscisse à l’origine OE0 donne le potentiel E0 du champ X0. On a
- l \ Eo _ vd
- W L K h’
- où L est la distance des plateaux du condensateur.
- L’équation (2) fournit K, si l’on connaît e. On détermine la vitesse ç d’entraînement de la flamme par l’observation de la déviation produite par la flamme sur un courant d’air de vitesse connue, lancé horizontalement dans
- ladite flamme (').
- En portant dans l’équation (2) les valeurs de Y (yo cm sec), de h (1,1 cm), de d (2,2 cm), de
- (1) La formule (-2) suppose le champ du condensateur uniforme. A vrai dire, ce n’est pas rigoureux, car, pendant que les ions négatifs filtrent à travers la flamme pure, les ions positifs s’accumulent autour de l’électrode négative : la densité électrique n’est donc pas nulle entre les plateaux. On peut cependant la négliger, ainsi que l’inflexion des lignes de force au voisinage des bords, car, pour des positions différentes de A vis-à-vis de B, on observe la même valeur de K.
- L (3,2 cm) et celles de E0 trouvées dans diverses expériences faites sur le chlorure, l’hydrate, l’azotate et le sulfate de potassium, et sur les mêmes composés du sodium, l’auteur a constaté que la mobilité de l’ion négatif, pour une concentration donnée, est indépendante du radical anionique qui doit le fournir d’après la théorie ordinaire de l’électrolyse. Pour chaque groupe de sels, elle diminue notablement quand la concentration croît à température constante. Pour les concentrations très faibles, elle tend vers la même valeur limite pour les sels de Iv et de Na.
- « Ces résultats, ajoute M. Moreau, montrent nettement l’existence d’un ion négatif unique pour tous les sels alcalins. Sa mobilité est fonction de sa concentration. Suivant Arrhénius, ce serait l’ion 011, dû à l’hydrolyse des sels vaporisés. Je crois devoir faire des réserves sur cette hypothèse, car elle ne concorde pas avec mes observations sur les ions positifs que j’indiquerai prochainement. »
- Sur le magnétisme des ferro-siliciums, par Ad. Jouve. Comptes rendus, t. CXXXIV, p. 1577-1579.
- La qualité magnétique de l’échantillon considéré est déterminée par la mesure de l’influencé attractive d’un électro-aimant parcouru par un courant produisant un magnétisme constant, sur une masse constante (25 gr) de ferro-alliage. Ce dernier était finement pulvérisé pour le rendre homogène, et contenu dans une petite boîte permettant d’opérer sur un corps de forme géométrique invariable. L’influence de l’enveloppe était préalablement mesurée, car elle n’était pas nulle.
- L’auteur a fait un grand nombre de mesures, dans des conditions variées quant à la valeur du courant ; les résultats sont concordants, et, pour les comparer, il les a représentés graphiquement : on porte en Ox les richesses en silicium de l’alliage et directement en 0y les poids qu’il est nécessaire d’ajouter pour équilibrer l’influence de l’électro-aimant.
- Les courbes obtenues présentent deux chutes brusques dans leur continuité, aux environs de 20 p. 100 de silicium, ainsi que de 33 p. 100. Entre ces deux points, c’est-à-dire entre 5 et 20 p. 100 et entre 20 et 36 p. 100, la courbe est sensiblement une droite, c’est-à-dire que, en dehors de ces deux points 20 et 33, l’in-
- p.110 - vue 111/746
-
-
-
- 19 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 111
- fluence d’un électro-aimant sur ces alliages est proportionnelle à leur richesse en silicium.
- Or ces deux points d’inflexion correspondent aux deux composés définis du silicium avec le fer, Fe2 Si et Fe Si. Donc, pour ces alliages, l’existence d’un composé défini se traduit sur la courbe représentative par une brusque diminution de la valeur de cette courbe ; on est donc en droit de conclure à la non-existence, entre 5 et 36,6 p. ioo de silicium, d’autres composés que Fe2Si et FeSi.
- Outre ces résultats, l’auteur a pu déduire de ses expériences un mode rapide de dosage du silicium : on pèse grammes d’alliage et l’on équilibre sous un flux magnétique ; on obtient un poids p. D’autre part, on prend le même poids d’alliage à teneur connue R et on l’équilibre dans les mêmes conditions ; on a un poids p'. On cherche sur la courbe donnée par les expériences le poids P indiqué pour la teneur P
- R. On fait le rapport —- et, si l’on appelle p" la
- valeur attractive de l’alliage inconnu pour la
- courbe ci-dessus, on a ; on définit de
- p P
- là p". On cherche sur la courbe la richesse en silicium correspondant à cette valeur p" et qui est celle de l’alliage à teneur inconnue.
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du mercredi 9 juillet 1902
- M. Rey expose les recherches qu’il a faites, dans le laboratoire de la maison Sautter-IIarlé, sur Y éclat des gros arcs électriques.
- Ces arcs, alimentés par des courants de 5o jusqu’à 200 et même 3oo ampères, sont surtout utilisés pour les projecteurs, et c’est dans le but de perfectionner ees appareils que la maison Sautter-IIarlé engagea ces expériences avec la collaboration de M. A. Blondel. Les essais furent commencés en 1892, puis repris en 1894, 189^7, x^99 et décembre 1901.
- Le diamètre des charbons positifs a varié de 15 mm à 49 mm. Il est très difficile d’obtenir des charbons d’un diamètre de 3o mm et au delà qui soient d’une fabrication absolument satisfaisante; ils manquent souvent d’homogénéité, présentent des fissures, et deux lots d un même fabricant sont loin d’être comparables.
- , Il est aussi très difficile de maintenir un arc | de très forte intensité stable et sans sifflement. Pour obtenir de bons résultats, il faut recourir à un courant aussi constant que possible; à ce point de vue, l’emploi des machines compound est préférable. Il est aussi nécessaire de donner à la résistance extérieure une valeur élevée, c’est-à-dire d’employer des voltages notablement supérieurs à ceux qu’on adopte ordinairement; la chute de voltage ne doit pas être inférieure à 3o et même 35 p. 100 de la tension totale;
- ainsi, avec un arc de 200 ampères, qui prend 60 volts entre les charbons, la tension aux bornes de la dynamo ne doit pas être inférieure 1 à 90 ou 95 volts.
- Les expériences ont porté sur la détermina^ tion de l’éclat intrinsèque : i° du cratère ;. 20 de la pointe du charbon négatif; 3° des parties rouges du charbon positif; 4° 6e la flamme de l’arc.
- C’est le cratère qui est la principale source de lumière; les pointes des charbons ne donnent guère que 1 à 2 p. 100 de la lumière totale et la flamme est plutôt absorbante.
- La méthode de mesures employée est la méthode directe imaginée par M. Blondel : un faisceau lumineux limité par un diaphragme est concentré par une lentille, sur un photomètre ou sur un écran qui, violemment éclairé de cette façon, est pris comme source de lumière qui est photométrée. On démontre que, dans ces conditions, les quantités mesurées sont proportionnelles à l’éclat d’une surface du cratère égale à la surface du diaphragme.
- Ces mesures sont très longues, car il faut les répéter un grand nombre de fois pour obtenir des moyennes qui, seules, peuvent être acceptées. En effet, les variations de l’arc sont si fréquentes et si importantes que deux mesures consécutives donnent des résultats très discordants; mais quand on ne tient compte que des moyennes d’un grand nombre d’expériences, on voit que les chiffres ainsi obtenus sont toujours concordants pour toutes les séries d’expériences.
- Ces variations rapides de l’arc rendent aussi inutile l’emploi d’appareils de précision. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec un simple photomètre à taches.
- La source de lumière étalon était une lampe à pétrole du modèle des phares, donnant envi-
- p.111 - vue 112/746
-
-
-
- 11 2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. - N° 29.
- ron 2 carcels. On a essayé d’autres sources de lumière dont la teinte se rapprochait davantage de celle de l’arc, mais sans obtenir de meilleurs résultats.
- Les principaux résultats donnés par ces expériences sont les suivants :
- La tension du courant n’a pas d’influence sensible sur l’éclat intrinsèque du cratère.
- L’éclat intrinsèque augmente avec l’intensité du courant. Avec des charbons d’un diamètre donné, il croît suivant une courbe d’allure parabolique, passant par l’origine et ayant son axe parallèle à l’axe des ,:r.
- La même densité de courant dans des charbons de diamètres différents ne correspond pas au même éclat; à densité égale, l’éclat diminue avec le diamètre des charbons.
- Les différences mesurées sont d’ailleurs assez faibles dès qu’on étudie des arcs de Go ampères et au-dessus. Ainsi, tandis qu’un arc de 60 ampères, avec charbon positif de 23 mm, donne un éclat de 231 pyrs par millimètre carré, un arc de 25o ampères avec charbon de 49 mm, donne un éclat de 277 pyrs par millimètre carré. Pour des arcs plus petits, les différences d’éclat sont plus importantes : un arc de 20 ampères avec charbon positif de 20 mm ne donne qu’un éclat de i43 pyrs par millimètre carré.
- Ces variations d’éclat avec l’intensité peuvent s’expliquer par le refroidissement que cause le contact avec l’air extérieur. Les courbes calculées en se basant sur cette hypothèse coïncident, en effet, presque exactement avec les courbes expérimentales.
- Les résultats sont en contradiction avec ceux des expériences classiques de M. Violle ; ce savant, dit M. Rey, avait annoncé que l’éclat du cratère était indépendant de l’intensité du courant; nos expériences montrent qu’il n’en est
- rien ; cela peut tenir à ce que M. Violle opérait sur des arcs enfermés dans un four électrique, et aussi à ce que M. Violle employait pour ses mesures la méthode photographique, laquelle ne donne aucune garante de précision.
- M. Villard ne croitpasque les conclusions de M. Violle soient infirmées par celles de Rey. Ses expériences, qui ont porté sur des arcs de 10 à 12000 ampères, ont été faites, avec tout le soin qu’on peut attendre d’un physicien ; la méthode photographique, très imparfaite, n’a été employée iqu’à titre de contrôle ; la méthode réellement employée, seule scientifique, est la méthode spectrophotométrique ; toutes les causes d’erreur avaient été éliminées. Dans ces conditions, les expériences ont montré que l’éclat, dans une partie de l’arc, est indépendante de l’intensité du courant. Ce résultat, très satisfaisant au point de vue philosophique, montre qu’on se trouve en présence d’une sorte d’ébullition, ou de sublimation du charbon qui a lieu à température constante. L’ébullition peut n’avoir lieu que dans le centre du cratère ; les bords, portés à une température voisine de l’ébullition, sans l’atteindre pourtant, ont un éclat beaucoup moindre, variable avec l’intensité du courant qui élève on abaisse cette température. Or, on sait qu’une faible variation de la température entraîne une différence considérable d’éclat. En résumé, les conclusions de M. Violle ne paraissait aucunement ébranlées.
- Sur une question de M. Laporte, M. Rey dit que l’éclat de la mèche est toujours inférieur à celui du charbon proprement dit, ce qui provient de la différence de composition des deux substances. G. P.
- Le Gérant : G NAUD.
- p.112 - vue 113/746
-
-
-
- Tome XXXII.
- Samedi 26 Juillet 1902.
- 9« Année. — N° 30.
- LW
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE ÉjfifSUOTHfjirç)
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’Ecole des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLQN-DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- NOTE SUR LES CARACTÉRISTIQUES EN CHARGE
- Dans une communication faite à la Société internationale des Électriciens, le 4 juin 1900, M. Picou a bien voulu m’attribuer une construction graphique relative à la construction des caractéristiques en charge des dynamos. Cette construction appartient bien en réalité à M. Picou, et n’a de commun avec la mienne que les deux points suivants : l’emploi de deux caractéristiques et leur disposition à droite et à gauche de l’axe des flux. Ma construction est la suivante :
- La courbe OA (fig. 1) a pour ordonnées les flux dans l’inducteur, et pour abscisses les ampères-tours demandés par ces flux, ou 0,8 X le produit du flux par la réluctance des inducteurs traversés par ce flux ; la courbe OB a pour ordonnées les flux utiles ou flux dans l’induit et pour abscisses, comptées de droite à gauche, les ampères-tours correspondant au passage de ce flux, dans l’induit et l’entrefer ; OC serait la courbe correspondante, donc une droite, pour la partie aérienne du champ de dispersion des inducteurs, ou des lignes de force n’arrivant pas à l’induit ; enfin QtQ2 est le nombre d’ampères-tours de réaction d’induit, ou somme algébrique des ampères-tours d’induit, comptés entre les axes de deux pôles consécutifs.
- Ceci posé, la question à résoudre est ; construire l’excitation nécessaire pour produire un flux utile <h = OD dans l’induit.
- Fig. 1.
- p.113 - vue 114/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 30.
- n4
- Pour cela, on mène, DB2Bj parallèle àOQ, puis BjD, parallèle à OC, puis D1A1 parallèle à OP* jusqu’à la rencontre de la courbe OA; la distance PjQ* des ordonnées de A, et B* est le nombre d’ampères-tours cherché. En effet, les ampères-tours demandés par le champ de dispersion sont l’excès des ampères-tours portés par les électros, ou P1Q1 sur les ampères-tours OP* pris par ceux-ci, soit OQ*, et le flux de 'dispersion ainsi produit est bien l’excès du flux A1P1 sur le flux utile B*Q*, puisque B1D1 est parallèle à OC.
- La construction ci-dessus n’est pas celle de M. Picou, qui se proposait la détermination de la chute de tension, elle donne la solution d’un autre problème. Comme M. Picou le fait remarquer, elle ne conduirait pas, pour des alternateurs, à des caractéristiques rigoureusement parallèles pour des courants complètement déwattés ; mais ce parallélisme paraît, dans l’état actuel, suffisamment approché.
- A. Potier.
- NOUVEAUX PERMAMÈTRES«
- g. Perméajyiètre Lâmb et Walker. — Arrivons maintenant aux nouveaux perméamètres anglais qui ont motivé cette étude. Le premier en date a été présenté à l’Institut des Ingénieurs électriciens de Londres, le i mai 1901, par MM Lamb et Walker (2) ; c’est un appareil dans lequel la réluctance du fer étudié est comparée à la réluctance variable d’un entrefer dont la longueur peut être mesurée exactement.
- Ce perméamètre a déjà été décrit dans ce journal (3), nous n’y reviendrons pas et nous nous contenterons de rappeler les points suivants.
- La graduation de l’appareil a été faite de deux manières différentes. Pour les valeurs élevées de 33, on a mesuré la force magnétomotrice totale, puis on a retranché la correction nécessaire pour l’action des joints, et on a divisé le reste par la longueur effective du barreau.
- Dans la seconde méthode, applicable surtout aux faibles valeurs de 33, l’échantillon a été placé dans le perméamètre et l’induction mesurée à l’aide d’une bobine d’exploration et d’un galvanomètre balistique. Le terme de correction a été alors déterminé par la différence des valeurs de la force magnétisante indiquée par le perméamètre et par la méthode du joug. Les valeurs de p. obtenues dans ces expériences ont permis de tracer les
- courbes (fig. 3 et 4, p- 115), qui donnent pi et — en fonction delà longueur de l’entrefer. Le
- [j.
- terme de correction est assez petit, il est d’environ g ampères-tours pour 33= 15 000, ce qui, d’après les tableaux de résultats publiés, correspond à peu près à 0,9 gauss à retrancher du champ magnétisant pour cette induction.
- La critique que l’on peut faire à cet instrument, critique que l’on vérifie facilement sur les courbes, c’est que la lecture faite sur la vis est d’autant plus faible que la perméabilité de l’échantillon étudié est plus grande, par conséquent les erreurs sont d’autant plus grandes que l’on a affaire à un échantillon de meilleure qualité. — La sensibilité de l’appareil est très grande, mais ce qui intervient ici, ce sont les causes mécaniques : jeu de la vis, petites erreurs dans la position de la culasse. — La comparaison des chiffres d’essai
- P) Voir L’Eclairage Electrique du 12 juillet, p. 54-
- (2) Journal of Inst. of. Elect. Eng. t. XXX, p. 930, juin X901.
- (3) L’Eclairage Electrique, t. XXXI, p. n3, 19 avril 1902;
- p.114 - vue 115/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 115
- sur de l’acier doux et du fer de Lowmoor, montre que des erreurs de 3 p. ioo environ peuvent être commises en prenant toutes les précautions possibles et pour des perméabilités assez faibles. A ces erreurs s’ajoutent celles commises sur la valeur de 3£ à cause des joints et de l’incertitude sur la longueur réelle du barreau soumis à l’essai, car il faut remarquer qu’ici la mesure de la perméabilité remplace celle de l’induction et que, comme nous l’avons déjà dit, tB, 3£ et g n’ont séparément aucun intérêt, il faut toujours connaître la fonction qui relie deux de ces valeurs.
- io. Perméamètre Baily. — L’appareil du professeur F. G. Baily (J) mesure directement la perméabilité. Deux bobines magnétisantes reçoivent deux échantillons du fer étudié, mis sous forme de barreaux plats et longs. Les extrémités de ces barreaux s’engagent, par un
- Section plane et horizontale
- Plan
- bout, dans une culasse commune et, par l’autre bout, dans deux pièces polaires séparées par un étroit entrefer (fig 8 à i5). Des boutons de serrage assurent le contact entre les échantillons et les culasses. Au-dessus des pièces polaires se trouve placé un équipage astatique, formé de deux barreaux aimantés, susceptible de tourner autour d’un axe parallèle aux lignes N S de chaque aimant. Les pôles NS inférieurs de cet équipage sont soumis à l’action des pièces polaires qui tendent à les diriger suivant les lignes de force du circuit magnétique et les pôles supérieurs sont placés au centre d’une bobine parcourue par le courant magnétisant ; cette bobine peut tourner sur un axe parallèle à l’axe de rotation de l’équipage, de sorte que l’on peut amener le plan de ses spires à faire un angle quelconque avec les lignes de force du circuit magnétique .
- Les choses étant ainsi, il est possible de se servir de l’appareil comme d’une boussole des sinus : il faut faire tourner la bobine mobile jusqu’à la position pour laquelle son action sur les pôles supérieurs fait équilibre à l’action des pièces polaires sur les pôles inférieurs ; à ce moment l’équipage astatique se trouve ramené dans une position parallèle à l’entrefer ménagé entre les pièces polaires et la position de la bobine est fonction de la perméabilité.
- (b The Electrician, Londres, t. XLVIII, p- 172, 22 novembre 1901.
- p.115 - vue 116/746
-
-
-
- I 10
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. - N° 30.
- La théorie de l’instrument s’établit facilement : les pôles inférieurs sont soumis à une force proportionnelle au flux qui traverse le circuit magnétique ; cette force / étant toujours perpendiculaire au plan des aimants, quand l’équipage est à sa position d’équilibre, on peut écrire :
- f= A 93,
- A étant une constante qui dépend des dimensions et de la forme de l’appareil.
- D’autre part, la bobine mobile exerce sur les pôles, une action proportionnelle au courant I qui la traverse ; or, on peut admettre, comme première approximation, que le champ magnétisant est proportionnel à cette intensité I
- 3Z
- 4t.NI
- L
- = Kl.
- par suite, le couple exercé par la bobine mobile, sur l’aimant, est :
- M .te
- (a) =
- K
- en appelant a l’angle que fait l’axe de la bobine mobile avec la direction NS de l’équipage, et M une constante.
- L’équilibre est obtenu quand on a :
- f= f,
- et alors :
- 93
- 5C
- m ne
- K
- M
- K A
- f (a) =r; À 93,
- f(*)
- Comme le système aimanté n’est pas de dimensions infiniment petites, / (a) diffère de sin a, mais à la limite on aurait :
- M
- ^ ~ KÂ~ SU1
- Nous savons que dans un circuit magnétique comme celui-ci, la force magnétisante est plus petite que la valeur calculée en partant des ampères-tours. Appelons L, S et p.0, la longueur, la section et la perméabilité de l’échantillon étudié ; a, a- et p/, les mêmes quantités pour les pièces polaires et la culasse ; l et s, la longueur et la section de l’entrefer. Nous devons avoir :
- 47.NI = 93 S 1 L ' 1
- Mais nous avons écrit comme approximation :
- 4 u NI — 5e L
- d’ou
- L X S F-o A
- l S
- ^ ’
- et
- 93 L
- Fo = F ( 1 +
- Fo
- XS
- [j! u L
- Fo
- l S
- Si la réluctance des pièces polaires et celle de l’entrefer sont petites devant celle de l’échantillon, on peut remplacer p0 par p. dans le facteur entre crochets, et le terme de
- p.116 - vue 117/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i ir
- correction à ajouter à la perméabilité apparente p, pour avoir la perméabilité vraie ku0 peut être déterminée d’avance, et la graduation de l’appareil établie en conséquence.
- En se rapportant à peu près au dessin, on voit que les échantillons étudiés doivent avoir environ 4o cm de longueur, sur 2 cm de largeur et o,5 cm d’épaisseur. L’enroulement est établi de telle sorte que un ampère donne un champ de ioo gauss. L’étalonnage est fait au moyen du galvanomètre balistique.
- ii. Perméamètre Drysdale(1).— L’origine de cet appareil se trouve dans le vœu, souvent formulé par les constructeurs, de pouvoir essayer le fer dans un point quelconque de sa masse, avec le minimum de travail et sans être obligé de prélever un échantillon susceptible de modifier la forme des pièces étudiées.
- Pour arriver à ce résultat, M. Drysdale perce,
- dans le fer à essayer, des trous annulaires assez petits pour être forés dans une
- partie où ils ne causent aucune perturbation : dans l’emplacement des trous de boulons, par exemple. Le trou, qui est percé au moyen d’une fraise annulaire spéciale; a, dans sa partie cylindrique, un diamètre de g,55 mm, et une profondeur totale de 16 mm environ ; la tige cylindrique réservée au centre a un diamètre de 2,5 mm: cette forme est vue
- du perméamètre Dyrsdale,
- Fig. 17.
- Emploi du perméamètre avec méthode de zéro.
- en coupe dans la figure 16. A l’aide de la fraise spéciale, chacun de ces trous peut être percé en dix à vingt minutes.
- En plaçant une bobine magnétisante sur la tige centrale, et en fermant le circuit magnétique à l’aide d’un bouchon de fer doux, on constitue un perméamètre dans lequel Féchantillon est la tige cylindrique centrale. Le bouchon est conique, pour s’ajuster exactement dans la partie supérieure du trou, qui est également conique, et il est fendu, de façon à venir se serrer sur la tige centrale.
- La bobine magnétisante est attachée au bouchon de fer et le tout est monté sur un manche qui facilite la manipulation. La bobine renferme deux enroulements : bobine magnétisante et bobine d’exploration ; la première est enroulée de telle sorte que
- le champ 5C, exprimé en gauss, est numériquement égal à l’intensité, exprimée en milliampères. L’appareil est construit pour un maximum de 5C = 100 gauss. Les extrémités
- mètre.
- f1) Inst. of. Elect, Eng, 28 novembre 1901. The Eleclrician, Londres, t. XLYIII, p. 267, 6 décembre 1901.
- p.117 - vue 118/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 30.
- 118 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- des enroulements sont reliées à des fils souples qui traversent la poignée et vont s’attacher dans la boîte de manipulations.
- Différentes méthodes de mesure peuvent être employées avec ce perméamètre. La méthode de zéro, schéma (fig. 17), consiste à mesurer la self-induction de la bobine magnétisante, au moyen d’un commutateur tournant, comme dans le secohmmètre de Ayrton et Perry, et à rétablir l’équilibre du galvanomètre, au moyen d’une bobine de self-induction variable.
- En employant un ohmmètre, dans lequel une des deux bobines reçoit le courant magnétisant, tandis que l’autre reçoit le courant induit dans la bobine d’exploration, et en faisant encore usage du
- M.C
- Bouchon
- Fig. 19. — Schéma de la méthode balistique.
- commutateur, afin que les courants inducteur et induit conservent le même sens relatif, on obtient, sur l’ohmmètre, une déviation permanente, qui est proportionnelle à la perméabilité de l’échantillon, schéma
- (fig- l8)-
- malgré la sim-
- Ces deux méthodes plicité de la manœuvre qu’elles exigent, sont peu recommandables et bien inferieures à la méthode balistique ; c’est d’ailleurs à celle-ci que M. Drys-dale s’adresse de préférence, schéma (fig. 19). Deux formes de boîtes de mesures ont été réalisées dans ce but.
- Dans la première (fig. 20), on se borne à mesurer la perméabilité de l’échantillon pour une force magnétisante unique et supposée constante, — elle est engendrée par des piles sèches ! — dans ce cas, le galvanomètre balistique peut évidemment être gradué pour donner directement la perméabilité. La boîte, qui a 28 cm de
- Fig. 21. — Boîte de mesure du perméamètre, modèle complet.
- longueur, sur 19 cm de larg’eur et 29,2 cm de hauteur, renferme deux éléments de pile sèche, le galvanomètre balistique G, et la clef d’inversion K.
- La seconde boîte est un peu plus grande ; elle renferme, en plus, le milliampèremètre A,
- p.118 - vue 119/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 1 *9
- et le rhéostat R, (fig. 21) ; sa longueur est portée à 3q,3 cm. Avec cette boîte on peut tra-
- Fig., 22. — I, acier doux ; aimantation totale. II, fer forgé ; aimantation totale. III, acier doux ; aimantation résiduelle. IY, fer forgé ; aimantation résiduelle. V, fonte ; aimantation totale. YI, fonte; aimantation résiduelle.
- Fig. 23. — Cycle complet, fer forgé.
- cer la courbe complète de = /‘(3e),par renversement, ou le cycle complet, par la méthode
- de Rowland.
- Pour obtenir, avec cet appareil, des résultats concordants, il faut que les trous percés dans le métal soient bien cylindriques, ainsi que la tige centrale ; cette dernière doit avoir exactement le diamètre demandé et les surfaces doivent être très nettes. Le bouchon de fer doit s’ajuster rigoureusement dans la partie conique du trou, et doit bien se serrer sur la tige centrale ; c’est pour assurer cette dernière condition que le bouchon est fendu, ce qui permet aux deux parties de se refermer sous la pression résultant de la forme conique. En coupant plusieurs pièces de fer dans lesquelles avaient été percés des trous d’essai, M. Drysdale s’est assuré que la longueur de la tige comprise entre le fond du trou et l’arête du boulon variait au plus de 0,02 mm, sur une longueur totale de 12,7 mm, tandis que les écarts sur le diamètre atteignaient à peine 0,012 mm, soit moins de 1 p. 100 sur la section.
- Pour vérifier l’effet des joints, l’inventeur s’est assuré qu’en plaçant et déplaçant le bouchon à plusieurs reprises, l’écart constaté n’atteignait pas une division, pour une élongation totale de 23o divisions. Comme cette élongation correspond évidemment à une induction élevée, il est facile de voir, en se reportant à la figure 0, que, pour une force magnétique constante, des écarts très notables de la réluctance des joints n’affectant que
- Fig. 24. — Cycle complet, acier doux.
- p.119 - vue 120/746
-
-
-
- iao
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 30.
- très peu l’induction ; cette preuve n’est donc pas très concluante. Il y a plus, l’examen de la figure 22 montre que, pour l’acier doux, la perméabilité maximum atteint à peine 770, ce qui, malgré la variabilité des aciers du commerce, parait extrêmement bas. M. Evershed a fait une objection analogue à propos du magnétisme rémanent du fer forgé, (fig. 22), dont la valeur est environ la moitié de celle que l’on trouve ordinairement.
- Les figures 23 et 24 montrent des cycles complets relevés avec ce perméamètre.
- La réluctance de la masse de fer extérieure au bouchon est, paraît-il, négligeable. M. Drysdale l’a vérifié de la façon suivante : il a fait tourner le morceau de fer, concentriquement au trou, en diminuant successivement le diamètre et en luisant des mesures à chaque opération. Dans ces conditions, il a trouvé qu’il fallait arriver à une épaisseur de paroi inférieure à 1,58 mm, pour commencer à noter une différence dans les résultats. Cette expérience n’est pas plus concluante que la précédente, si l’on admet que le terme de correction dû au joint est considérable.
- De la discussion qui a suivi la présentation de ce perméamètre (*), il semble résulter que cet instrument n’a pas été suffisamment comparé à d’autres appareils ou aux autres méthodes équivalentes, et que les résultats qu’il donne sont simplement relatifs. Or, les résultats relatifs ne sont suffisants que lorsqu’ils différencient nettement les échantillons et, dans toutes les circonstances où l’erreur inconnue du joint est très élevée, cela tend, au contraire, à atténuer la différence entre les matériaux, ce qui est, industriellement, inadmissible.
- H. Armagnat.
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE URBAINE ET SUBURBAINE
- d’après un rapport de m. a. monmerqué ingénieur en chef des ponts et chaussées
- Au Congrès de l’Association française pour l’avancement des sciences (de l’A. F. A. S. par abréviation) qui eut lieu à* Bordeaux en i8q5, la section du Génie Civil avait mis à l’ordre du jour de ses travaux l’étude de la « Traction mécanique des tramways ». Ce sujet, d’intérêt général à cette époque où de nombreuses villes, Bordeaux en particulier, songeaient à substituer la traction mécanique à la traction animale sur leurs réseaux de tramways, donna lieu à un rapport très substantiel de M. Guibert ainsi qu’à' une discussion très approfondie, rapport et discussion que notre ami G. Pellissier a fait connaître à nos lecteurs dans une série d’articles fort documentés publiés dans ce journal en novembre et décembre 1890. (2).
- Le développement considérable pris par la traction mécanique et spécialement par la traction électrique pendant ces dernières années a eu nécessairement pour conséquence d’élucider bien des points de la discussion de 1895 ; il a de plus suscité dans le public des exigences impérieuses concernant la vitesse et le confort, exigences dont il n’était guère question il y a sept ans. Aussi le conseil de l’A. F. A. S. a-t-il pensé qu’il était utile de
- (!) The Electrician, Londres, XLVIII, p. 34o, 20 décembre 1901.
- (2) G. Pellissier. Sur la traction mécanique des tramways, L'Eclairage Electrique, t. Y, p. 289, 345, 4°o> 447, 5o3, 545 et 577 ; 16, 23 et 3o novembre, 7, 14, 21 et 28 décembre 1895.
- p.120 - vue 121/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- I 2 I
- reprendre la question sur de nouvelles bases en profitant de l’expérience acquise et il a décidé qu’elle serait portée à Tordre du jour du prochain Congrès qui se tiendra dans une quinzaine de jours (du 7 au 14 juillet) à Montauban; par une heureuse innovation, la discussion en aura lieu en séance plénière, toutes sections réunies.
- M. A. Monmerqué a été chargé du rapport devant servir de base à la discussion; les quelques années qu’il a passées à la Compagnie générale des omnibus de Paris en qualité d’ingénieur en chef des services techniques le mettaient à même de remplir cette tâche en y apportant des idées personnelles reposant sur des documents comparatifs de haute valeur ; il 11’a pas manqué de le faire, bien qu’il qualifié modestement son travail « une note rapide qui, loin de constituer une étude, a simplement pour objet de poser la question et de provoquer les études et les communications au Congrès. »
- C’est ce rapport, ou cette note, que nous nous proposons d’analyser ici, en insistant plus particulièrement sur les points que le rapporteur signale comme devant donner lieu à discussion f1) ; nous suivrons dans cette analyse l’ordre même adopté dans le rapport.
- (') Pour ceux de nos lecteurs qui, connaissant bien la question, désireraient passer des prémisses aux conclusions, nous reproduisons immédiatement ci-dessous les conclusions du rapporteur :
- « Nous formulerons comme il suit les conclusions de celte note :
- » I. Au point de vue général. — i° Le moteur électrique offre des avantages particuliers pour la traction mécanique dans les villes, en raison de sa souplesse, de son élasticité, ainsi que de sa facilité de conduite, de démarrage et d’entretien.
- » a° L’application de la traction électrique est relativement simple, pourvu que le moteur soit en connexion permanente avec l’usine génératrice : on obtient ainsi une grande légèreté dans le matériel.
- » 3° Dans cet ordre d’idées, les systèmes qui, au point de vue de la sûreté, régularité et simplicité de l’exploitation, paraissent les meilleurs sont :
- » Pour les chemins de fer, le système dit du troisième rail.
- » Pour les tramways, le système dit du fil aérien.
- » 4° Quoique le système dit du trôlet automoteur procède du même principe, son emploi dans les villes semble ne pouvoir être qu’exceptionnel.
- » 5° Les systèmes à accumulateurs électriques, dans leur état actuel, sont lourds ; en outre, ils offrent de graves inconvénients pour le public au point de vue de l’odeur, et les difficultés de leur entretien rendent l’exploitation irrégulière et coûteuse.
- » Leur application ne paraît pouvoir être envisagée que dans des cas exceptionnels, ceux où l’on peut remplacer lès batteries après des parcours relativement faibles et les charger lentement dans de bonnes conditions de surveillance.
- » 6° La traction électrique peut être appliquée dans les villes à trois modes de locomotion, savoir :
- » Les métiopolitains et les chemins de fer suburbains,
- » Les tramways,
- » Les voitures automobiles à accumulateurs, dites accumobiles.
- » II. Au point de vue des chemins de fer. — 70 L’application de la traction électrique aux métropolitains, et aux chemins de fer suburbains offre au point de vue technique des avantages incontestables et de réelles facilités. Au point de vue financier, quand il s’agit de transformation, d’installations existantes non amorties, la solution reste plus incertaine.
- » 8° Les principaux points à étudier dans la question des chemins de fer électriques dans les villes, qui semblent mériter l'attention du Congrès sont les suivants :
- n A. — Au point de vue technique : a) Description des divers métropolitains urbains et comparaison des divers systèmes ; b) Nature et tension du courant électrique à employer ; c) Dispositions spéciales à employer pour le matériel roulant ; d) Capacité des voitures et des trains. Fréquence des trains.
- ® B. — Au point de vue économique : a) Dépenses de premier établissement; b) Dépenses d’exploitation; c) Développement de la circulation et son influence sur les dépenses d’amortissement de l’installation.
- » III. Au point de vue des tramways. — 9° L’application de la traction électrique aux tramways dans les villes offre des difficultés, soit au point de vue de l’esthétique avec le fil aérien, soit au point de vue des dépenses de premier établissement et des sujétions qu’il entraîne pour la voie publique avec le caniveau souterrain, soit en ce qui concerne les systèmes à contacts superficiels pour ces raisons et d’autres, comme par exemple l’irrégularité de fonctionnement.
- » io° Dans l’état actuel de l’industrie, au moins en ce qui concerne les quartiers en dehors de ceux du centre, le système qui paraît préférable pour les villes est un système mixte constitué par le fil aérien avec caniveau pour
- p.121 - vue 122/746
-
-
-
- I 22
- T. XXXII. — N° 30.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- I. Considérations Générales. — M. Monmerqué rappelle d’abord que la traction mécanique dans les villes et leurs banlieues doit remplir, qu’elle s’effectue sur chaussée, sur eau ou sur plate-forme spéciale, certaines conditions particulières dont les trois principales sont : absence d’odeur, de fumée et d’une manière générale absence d’émission dangereuse ou simplement nuisible pour le public; facilité de conduite et d’entretien du mécanisme moteur; rapidité des démarrages et par suite vitesse commerciale satisfaisante.
- Ces trois conditions primordiales sont parfaitement remplies par les divers systèmes de traction électrique, sauf toutefois par le système avec accumulateurs. En ce qui concerne la première condition, la traction par l’air comprimé peut seule être comparée avec la traction électrique et c’est ce qui explique l’adoption de ce mode de traction dans certains cas, « malgré le coût élevé des frais d’exploitation ». En second lieu, la conduite d’une voiture électrique demande moins de soin et d’entretien que celle d’une voiture à air comprimé ou à vapeur; sa manœuvre facile peut être enseignée très rapidement à tout manœuvre « qui, avec un peu de sang-froid et d’attention devient facilement un wattman, sans pour cela être mécanicien. » Enfin par suite de la propriété inhérente au moteur électrique excité en série d’avoir un couple de démarrage considérable, les démarrages des véhicules électriques peuvent-ètre rendus très rapides, et, si le freinage est puissant, les temps perdus aux arrêts sont sensiblement moindres avec la traction électrique qu’avec tout autre mode de traction.
- Ces avantages de la traction électrique mis en évidence, le rapporteur examine son application aux divers genres de transports en commun des voyageurs, genres qui sont au nombre de deux : les transports sur chaussées (omnibus électriques) et les transports sur rails, se subdivisant eux-mêmes en deux catégories, ceux dont les rails sont posés sur chaussées (tramways) et ceux qui utilisent une plate-forme spéciale (chemins de fer métropolitains qui peuvent être exclusivement urbains ou en même temps urbains et suburbains).
- IL — Métropolitains électriques. —L’application de l’électricité à la traction des métropolitains se trouve justifiée non seulement par les avantages généraux indiqués ci-dessus,
- les traversées des rues, carrefours, etc. Les dispositions techniques doivent être prises pour assurer en vitesse le passage d’un système à l’autre.
- » ix° Les principaux points à étudier dans la question des tramways électriques dans les villes et qui semblent mériter l’attention du Congrès sont les suivants :
- » A. — Au point de vpe technique : a) Disposition des aiguillages dans le système à caniveau souterrain ; b) Traction mixte avec fil aérien et caniveau ; disposition pour passer en vitesse d un système à l’autre ; c) Etat actuel des systèmes à contacts superficiels à tous points de vue, notamment en ce qui concerne le bon fonctionnement des plots, la sécurité publique et les pertes de courant; d) Progrès faits dans ces dernières années dans l’application des accumulateurs électriques à la traction des tramways.
- » B. — Au point de vue économique : à) Frais de premier établissement et d’exploitation du caniveau souterrain ; durée nécessaire pour l’amortissement des dépenses suivant diverses valeurs du coefficient d’exploitation ; b) Frais d’entretien des lignes à contacts superficiels ; c) Frais d’entretien des accumulateurs pour traction des tramways.
- » IY. Au point dk vue de l’automobilisme. — i2° L’application de la traction électrique dans les villes aux voitures automobiles est possible avec les accumulateurs ; mais l’entretien de ces derniers est très coûteux dans leur état actuel.
- » i3° Les principaux points à étudier dans la question de l’automobilisme électrique et qui semblent mériter l’attention du Congrès sont les suivants :
- » A. — Au point de vue technique : a) Derniers progrès réalisés dans la construction des voitures automobiles électriques, notamment au point de vue des châssis, de la direction et du mécanisme moteur; b) Derniers progrès réalisés dans la construction des accumulateurs électriques pour voitures automobiles ; c) Derniers progrès réalisés dans la fabrication et l’entretien des bandages pneumatiques.
- » B. — Au point de vue économique : a) L’application des voitures automobiles électriques, dans l’état actuel des accumulateurs, paraît-elle possible pour un service public ? En cas d’affirmative, exposer les conditions dans lesquelles il convient de se placer ; b) Dépenses de premier établissement et frais d’exploitation. »
- p.122 - vue 123/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D'ELECTRICITE
- i
- mais encore par le fait que sur les métropolitains de New-York et de Londres on substitue ce mode de traction à la traction à vapeur utilisée jusqu’ici. « De pareilles transformations, dit M. Monmerqué nécessitent des dépenses considérables; il est nécessaire d’admettre que les avantages de la traction électrique sont assez grands pour les justifier. »
- Mais si l’on est d'accord sur la nécessité d’adopter la traction électrique, on l’est beaucoup moins sur plusieurs points de détail, en particulier sur les suivants à propos desquels le rapporteur soulève de nombreuses questions :
- i° Mode d'alimentation. — Les voies des métropolitains étant posées sur plate-forme spéciale, inaccessible au public, l’alimentation des voitures ne présente pas autant de difficultés que dans le cas des tramways. Par suite des grandes intensités du courant nécessitées par le poids considérable et la vitesse élevée des convois, on a été amené à adopter presque généralement l’alimentation par un conducteur en acier de forte section placé à peu de hauteur au-dessus du sol parallèlement aux rails de roulement; c’est le troisième rail.
- Ce rail est accessible au personnel qui circule sur les voies ; il peut se trouver accessible au public si, par suite d’un accident, les voyageurs sont obligés de descendre sur la voie. Divers dispositifs ont été employés pour atténuer ces inconvénients. Quels résultats ont-ils donnés? Certaines critiques adressées à l’installation du Métropolitain de Paris sont-elles fondées? Dans les installations futures quel dispositif adopter ?
- D’un autre côté le frotteur de prise de courant a donné lieu, sur certaines lignes, à quelques difficultés. Quelle est la meilleure disposition?
- 2° Nature et tension du courant. — Le courant continu sous la tension de 5oo à y5o volts est exclusivement employé pour l’alimentation des moteurs des métropolitains actuels. Récemment à propos de la transformation des métropolitains à vapeur de Londres, on a proposé l’emploi des courants polyphasés sous tensions plus élevées déjà utilisées sur plusieurs lignes de montagne (*) . Tout en reconnaissant que le courant continu a fait ses preuves et que c’est une raison majeure pour l’adopter, le rapporteur se demande si les moteurs polyphasés sans collecteurs n’offriraient pas des avantages bien précieux pour l’obtention des grandes
- f1) La ligne intérieure (Inner circle) appartient à deux compagnies ; l’une, la Metropolitan Ry C°, proposait par raison d’économie, avec l’appui technique de la maison Ganz de Budapest, l’emploi du courant alternatif triphasé à 3 ooo volts, utilisé directement dans les moteurs du train après avoir été recueilli sur des conducteurs aériens, les moteurs étant disposés en série avec emploi de basse fréquence, cette disposition devant particulièrement favoriser le démarrage. L’autre compagnie, la Metrojaolitan district Ry C°, tout en ayant recours au courant alternatif pour la production et la transmission de l’énergie, demandait à le convertir avant emploi du courant continu, conformément aux exemples des installations analogues déjà existantes. Le différend a été soumis au Board of Trade qui l’a tranché en faveur du courant continu, en invoquant uniquement la nécessité de recourir à un système déjà éprouvé pour ne pas s’exposer à des tâtonnements, pouvant être onéreux, qui feraient disparaître et au delà les avantages allégués en faveur du courant alternatif.
- Rappelons que M. von Kando a, dans un article intitulé « La traction électrique par courants triphasés à haute tension sur lignes interurbaines » publié l’an dernier dans ce journal [fi fiel. Elect., t. XXVII, p. 212, 17 mai 1901), montré qu’au point de vue de la sécurité l’emploi des hautes tensions alternatives 11’a guère plus d’inconvénients que l’emploi des tensions continues de 5oo à 700 volts. M. Monmerqué insiste sur ce point et dit : « Les hautes tensions alternatives de 2 000 et 3 000 volts, sont, dit-on, plus dangereuses que les tensions continues de 5oo à 75o volts et, en cette matière, il est évidemment nécessaire de tenir compte des conditions de sécurité. On peut cependant se demander si le contact accidentel d’un être humain avec du courant continu à ’jSo volts n'est pas aussi dangereux qu'avec du courant alternatif à haute tension. Il a même été démontré par l’expérience qu’011 peut rappeler à la vie des foudroyés par courant alternatif plus facilement que des foudroyés par courant continu. On sait qu’à cet égard le foudroiement produit des effets absolument analogues à ceux de l’asphyxie et qu’il convient de traiter les foudroyés comme les noyés en leur appliquant les diverses méthodes connues de respiration artificielle et en particulier la traction rythmée de la langue. Les accidents d’ailleurs sont très rares et le deviendront de plus en plus, grâce à l’expérience et aux progrès de la science. Dans ces conditions, doit-on se priver des avantages spéciaux d un système, sous prétexte d’une aggravation de danger qui reste douteuse ? »
- p.123 - vue 124/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T, XXXII. — N° 30
- 124
- vitesses et, il conclut ainsi : « Il appartient aux ingénieurs compétents de faire valoir les avantages et les inconvénients des deux systèmes et aux directeurs des installations existantes de rendre compte des résultats constatés à cet égard. Il semble que, pour les trains ordinaires des grandes lignes, l’électricité doit coûter sensiblement plus cher que la vapeur : son emploi doit-il être limité aux exploitations des gros centres genre tramways?»
- 3°. Disposition du matériel roulant. — Le peu d’encombrement de l’équipement électrique a conduit à l’emploi de voitures à voyageurs automobiles; d’autre part, pour rapprocher autant que possible des conditions d’exploitation des chemins de fer à vapeur, on utilise aussi des locomotives. L’emploi des voitures automobiles n’excluant pas l’utilisation de voitures ordinaires dans la composition des trains, on a donc le choix entre trois systèmes : système par locomotives, système n’employant que des voitures automobiles dit système à « unités multiples », et enfin le système mixte où un train est formé de voitures automobiles et de voitures ordinaires.
- Les avantages et inconvénients relatifs de ces trois systèmes pourraient être utilement discutés parle Congrès (r).
- Une seconde question se rapportantau matériel roulant dontla discussion seraitaussi des plus utiles est celle de savoir s’il convient d’employer sur les métropolitains des moteurs à engrenages comme sur les tramways ou des moteurs sans engrenages [gearless). (2) « Les constructeurs de chaque type pourront répondre aux diverses objections en exposant les perfectionnements réalisés dans ces dernières années, notamment en ce qui concerne la connexion des engrenages et de l’essieu par un accouplement élastique. »
- P) Cette question a été traitée à plusieurs reprises dans ce' journal, en particulier dans les articles de M. J.-W. Blackstone « Les trains à automotrices multiples commandées d’un seul point » publiés dans les numéros du 25 janvier et du 29 mars 1902 (t. XXX, p. ii3 et 453).
- Dans son rapport, M. Monmerqué résume comme il suit les arguments fournis par les promoteurs de chaque système et les applications qui ont été faites de ces systèmes :
- « Les partisans d’emploi exclusif de voitures automobiles signalent les principaux avantages suivants pour ce système : a) Facilité de modifier la composition des trains suivant les besoins du service, les voitures étant toutes semblables, en un mot grande souplesse des services ; b) Meilleure utilisation de l’adhérence et par suite vitesse plus grande pour un même poids mort ; c) En cas d’avarie du moteur sur une voiture, le service est toujours assuré.
- » Mais il semble qu’à côté de ces avantages il y a certains inconvénients, dont les principaux paraissent être les suivants : a) Augmentation de dépense du matériel roulant, les voitures automobiles coûtant plus chères que les voitures ordinaires ; b) Diminution du rendement moyen du train, car plusieurs moteurs de faible puissance consomment plus qu’un gros moteur ; en outre la multiplicité des engrenages absorbe un travail inutile et l’on s’en aperçoit dans les pentes, par exemple ; c) Augmentation des chances d’avaries et des frais d’entretien ; d) Complication du système.
- » Si on veut conclure en faveur d’un système ou de l’autre, d’après le choix qui a été fait dans les diverses installations existantes, il semble que le premier système a la préférence sur le second.
- » La première ligne métropolitaine électrique, celle du City and South London Ry, a été équipée avec des locomotives ; ce système permet l’emploi de gros moteurs qui ne pouvaient pas être logés sur les automobiles. Mais il semble démontré que le poids mort du système de traction est plus grand que dans l’autre et la préférence paraît rester aux voitures automobiles. Toutefois, dans le cas d’une exploitation où l’on reprend et remorque des trains ordinaires de grandes lignes, l’emploi de la locomotive semble s’imposer. Au contraire, dans les exploitations de métropolitains genre tramways, les automotrices paraissent avantageuses. Il est facile d’en mettre une à l’avant, l’autre à l’arrière, de façon à obtenir un train symétrique, ce qui simplifie l’exploitation aux terminus. »
- (2) « Lès partisans des moteurs à engrenages font remarquer qu’ils sont plus légers, moins encombrants, moins coûteux et que leur rendement est aussi bon en vitesse normale, même y compris les engrenages. Les moteurs gearless sont plus difficiles à monter et démonter, et pour les suspendre d’une manière élastique il faut recourir à un arbre creux, ce qui complique le système. En outre ils sont difficilement applicables aux basses vitesses.
- » D'un autre côté les partisans des moteurs gearless accusent l’autre type d’être bruyant et plus coûteux d’entretien en raison des dents d’engrenage. En cas de rupture d’une dent, une voiture et avec elle le train peuvent être immobilisés, l’exploitation peut être arrêtée. »
- p.124 - vue 125/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- I 2D
- Un dernier point à examiner est celui des dimensions et dispositions intérieures des voitures (*). Convient-il d’adopter le gabarit normal des chemins de fer ordinaires? Les voitures à deux portes et à couloir intérieur sont-elles préférables aux voitures à compartiments séparés avec nombreuses portes? A cet égard, les directeurs des installations existantes pourront fournir des renseignements intéressants.
- 4° Fréquence des trains. — La question de la capacité des voitures est liée av<-c celle de l’exploitation et en particulier avec le nombre de places par trains et leur fréquence.
- Il est bien connu qu’avec la traction électrique on a intérêt à multiplier les trains et à diminuer la capacité de chacun. Mais jusqu’à quelle limite de fréquence peut-on descendre ? En l’augmentant, on augmente les chances d’accident; il est donc nécessaire d’examiner de très près cette question. Les signaux automatiques perfectionnés qu’on emploie aujourd’hui permettent d’aller plus loin qu'autrefois, dans le rapprochement des trains; mais iJ y a évidemment une limite minimum : il serait intéressant que d’une part les directeurs d’exploitation, d’autre part les constructeurs de signaux fissent connaître leur opinion à cet égard. Avec la vapeur, autrefois sur l’Elevated Railvay, de New-York, la fréquence des départs atteignait i minute un quart; peut-on aller plus loin et prévoir, sans manquer aux règles imposées par la sécurité, des départs espacés de 3o secondes, comme l’indiquent certains ingénieurs ?
- 5° Exploitation en navette ou par boucles. — « Avec la traction électrique au moyen de voitures automobiles, en ayant soin d’en mettre, sans parler des intermédiaires, une en tête, une autre en queue du train, on peut exploiter en navette ; le machiniste se déplaçant seul au terminus et la voiture de tête devenant la voiture de queue au retour. Il y a, il est vrai, une manœuvre de changement de voie à faire, mais elle est fort simple. Certaines exploitations préfèrent avoir des boucles aux terminus, de sorte que la voiture de tête reste toujours en avant, même au retour. Ces boucles ne laissent pas que d’être fort coûteuses de premier établissement. Il arrive quelquefois que les deux intérêts, correspondant, l’un aux dépenses de premier établissement, l’autre à celles d’exploitation, ne sont pas les mêmes. Dans ce cas il est difficile de savoir si la solution adoptée, par exemple celle de la boucle, est la
- (l) M. Monmerqué s’exprime ainsi sur ce point :
- « Les dispositions des voilures dépendent beaucoup du gabarit imposé au matériel. Avec la traction à vapeur, le gabarit est fixé par celui de la locomotive où l’on est toujours gêné pour y placer les divers organes, dès que la puissance est un peu grande. Avec la traction électrique, il n’en est pas de même, les moteurs électriques se placent sur les essieux des voitures. Dans ce cas le gabarit est plutôt fixé par des considérations étrangères à la traction proprement dite, par exemple par la question de dépenses de premier établissement, quand la ligne est en totalité ou en grande partie en souterrain.
- » Il y a deux manières générales de disposer les voitures, soit avec des compartiments séparés et banquettes transversales, comme sur les chemins de fer ordinaires et le métropolitain à vapeur de Londres, le plus ancien de tous, soit avec un petit nombre d’ouvertures par voiture, deux par exemple, avec couloir intérieur longitudinal. Ce dernier système supprime un certain nombre de places assises par voitures ; mais en réduisant le nombre des portes à fermer pour le départ, on réduit la durée de stationnement et on augmente par suite la vitesse commerciale. Ce dernier système semble préféré sur les métropolitains électriques qui ont avant tout pour objet d’offrir aux voyageurs une vitesse supérieure à celle de la traction à vapeur.
- » La disposition à adopter avec ce dernier système ne semble pas encore fixée d’une manière définitive : les nouvelles voitures du Métropolitain de Paris, quoique offrant le même nombre de places, assises et debout, sont différentes des anciennes, notamment au point de vue des dimensions des ouvertures. Pour la raison que nous venons de citer, il est important que ces ouvertures, tout en restant en petit nombre, soient aussi grandes que possible pour faciliter le passage des voyageurs. A Paris, avec la disposition des premières voitures, on comptait que pour chaque voiture la porte amont serait réservée à l’entrée des voyageurs et la porte aval à la sortie. Mais la pratique a démontré qu il était difficile de faire exécuter cette consigne par le public, toujours pressé de monter, meme avec une très grande surveillance du personnel des trains. Mieux vaut peut-être faire chaque ouverture assez grande pour qu’elle puisse servir sans gêne à la fois pour la montée et la descente. »
- p.125 - vue 126/746
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 30.
- i 26
- meilleure. Il serait utile d’avoir, sur cette question, l’avis d’ingénieurs compétents, envisageant avec une égale impartialité les deux intérêts en présence. »
- 6° Extension au service des banlieues. — Les chemins de banlieue avec départs même fréquents (toutes les 10 minutes à certaines heures) ne peuvent toujours lutter avec les tramways électriques passant toutes les 1 minutes ; plusieurs villes des Etats-Unis nous en offrent la preuve. Aussi le rapporteur considère-t-il comme évident que la traction électrique finira par s’imposer aux chemins de fer suburbains ; on peut même dire que pour beaucoup la transformation serait déjà un fait accompli si ce n’était la dépense de premier établissement. Dans quelles conditions doit être accomplie la transformation pour être avantageuse à la fois pour les compagnies et pour le public ?
- 70 Dépenses et recettes des chemins de fer électriques. — L’installation électrique grève lourdement l’exploitation par l’amortissement, les intérêts du capital de premier établissement. D’autre part, bien que la production de l’énergie dans une usine centrale, avec des unités de grande puissance, soit économique, il ne faut pas oublier qu’avec l’emploi généralement usité du courant continu, il y a des transformations multiples entre les bornes des génératrices et la jante des roues de voitures et que le prix de revient de l’unité d’énergie dépensée aux jantes est environ le double du prix de revient à l’usine; de plus le matériel roulant est soumis, en raison des démarrages et arrêts fréquents, à un service relativement pénible et les frais d’entretien sont loin d’être négligeables. Dans ces conditions la traction électrique risque de ne pas être aussi économique qu’on aurait pu l’espérer.
- Il est vrai que, par contre, on peut compter sur une augmentation considérable du trafic en raison de l’augmentation dans la fréquence des trains et dans le confort offert aux voyageurs.
- « Quel est le résultat final ? et quels sont les prix les plus avantageux que les métropolitains et chemins de fer suburbains peuvent offrir au public (')? L’Association espère que les directeurs des exploitations existantes feront connaître leur avis à cet égard, appuyés sur leur compétence et leur expérience de façon à éclairer dans l’avenir les administrations concédantes aussi bien que le public, tous deux aussi intéressés (pie les exploitants à la mise en lumière de la vérité. ».
- III. — Tramways électriques urbains. —En ce qui concerne 1’application deTélectricilé aux tramways, le rapporteur examine d’abord si chacun des systèmes actuellement utilisés (fil aérien, caniveau, accumulateurs, contacts superficiels) constitue une solution satisfaisante à tous points de vue.
- i° Fil aérien — Après avoir rappelé les inconvénients reprochés à ce système au triple point de vue de l’esthétique, des détériorations des conduites d’eau et de gaz et de la sécurité du public, le rapporteur mentionne les perfectionnements peu à peu apportés au système en vue d’atténuer ces inconvénients. M. Monmerqué conclut ainsi :
- « Malgré les perfectionnements réalisés, malgré le succès incontestable de son fonctionnement, le fil aérien n’est pas autorisé dans les grandes villes. La nécessité, comme nous le verrons plus loin, oblige à le tolérer, mais avec des restrictions telles que les exploitants ont toujours une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête.
- P) « En général, le prix est de 20 centimes par voyageur. Peut-011 abaisser ce prix ? Sur le Métropolitain de Paris, le prix des places est de 25 centimes en ira classe, i5 centimes en seconde, avec le matin, jusqu’à 9 heures, distribution pour cette classe de billets d’aller et retour à 20 centimes. Le prix moyen de la place pour 1901 ressort en nombre rond à i5 centimes et comme l’exploitant verse à litre de péage pour l’amortissement du capital infrastructure 5 centimes (le chiffre exact ressort à 0,0497 fr. pour 190Q à la ville de Paris, le prix moyen par voyageur, restant à la Compagnie, ressort à 9 centimes 97 ; ce prix semble bas. »
- p.126 - vue 127/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 127
- » Les ingénieurs, pénétrés des avantages techniques de la solution, acceptent volontiers son emploi dans les grandes voies et on connaît de bons esprits auxquels ne répugnerait pas l’installation du fil aérien sur les grands boulevards à Paris. Mais les municipalités, timides devant les électeurs, dont elles s’exagèrent souvent les répugnances, n’ont pas le courage de dire que rien n’est parfait en ce monde et qu’en tout il faut peser les avantages et les inconvénients.
- » Il appartiendra aux intéressés de rappeler une fois de plus les diverses solutions pour réduire les inconvénients au minimum. »
- 20 Caniveau. — Le système à caniveau répond à toutes les objections faites au système précédent ; il a par contre l’inconvénient de coûter fort cher. On lui a reproché de gêner la circulation publique par la présence d’une troisième file de rails suivant l’axe de la voie ; ce reproche n’a pas de raison d’être lorsque le caniveau est latéral. Mais dans ce dernier cas les aiguillages sont délicats. Des renseignements pourraient être fournis au Congrès sur certains points.
- 3° Accumulateurs. — Le rapporteur s’étend assez longuement sur ce système ; nous reproduisons ci-dessous son exposé (') nous bornant à en retenir ici la conclusion : Le sys-
- P) « L’interdiction du fil aérien et le coût élevé du caniveau souterrain ont naturellement conduit à employer les accumulateurs électriques. Avec eux 011 a tous les avantages des moteurs électriques, il est vrai, mais aussi on perd tout le bénéfice de la légèreté de la voiture. On n’a pas comme avec la vapeur une petite usine sur la voiture, mais on a un accumulateur chimique avec tous ses inconvénients.
- » Les accumulateurs électriques sont employés de deux manières différentes, à la charge lente ou rapide.
- » Dans les accumulateurs à charge lente, on décharge l’accumulateur d'une façon normale de 2,1 volts par élément à 1,80. Dans l’autre cas, on décharge très peu l’accumulateur, afin de pouvoir le recharger plus vite. On conçoit que la durée de charge, suivant le poids d’accumulateurs employés, peut varier depuis la durée correspondant à la charge normale jusqu’à un chiffre très faible, soit de une heure et demie à quelques minutes. Avec la charge lente, si la batterie est sur la voiture, celle-ci' est immobilisée pendant la charge, d’où une augmentation de dépense de matériel roulant. En outre, il faut pour cette charge que la voiture rentre au dépôt, ce qui suppose ou un cas particulier et exceptionnel pour la position du terminus ou un haut le pied qui peut être long et coûteux.
- » Avec la charge rapide, on est conduit à avoir des poids de batteries considérables, atteignant jusqu’à 4 000 kg par voiture de 5o places. Ce poids est naturellement fonction de la longueur du trajet. En outre, on 11e saurait, à moins de recourir à des poids vraiment déraisonnables, descendre avec la longueur ordinaire des ligues au-dessous de i5 minutes de charge. On est ainsi amené à avoir beaucoup de voitures en stationnement, ce qui encombre la voie publique.
- » En outre de ces inconvénients, qui sont d’autant plus sérieux que les parcours sont plus longs, les profils de lignes plus difficiles et la fréquence des départs plus grande, il y en a un autre inhérent aux accumulateurs mêmes. Ces appareils emmagasinent l’électricité par suite d’une action chimique et on ne possède pas d’instrument analogue au niveau d’eau qui sert à indiquer et à suivre les conditions de remplissage d’un réservoir. Or il est nécessaire que la charge de l’accumulateur soit complète, sinon il se détériorerait, et au bout de peu de temps n’emmagasinerait plus l’électricité. Or, dès que la charge est complète, si on la continue, l’électrolyte est décomposé et il en résulte des dégagements de gaz, qui peuvent offrir deux sortes d’inconvénients. Le premier, le plus habituel, et très difficilement évitable, consiste dans le dégagement de vapeurs acides qui incommodent les voyageurs et détériorent les objets. Le second, plus rare heureusement, mais qui peut se produire surtout à fin de charge et pendant qu’elle dure encore, c’est la recombinaison de l’hydrogène et de l’oxygène naissants, provenant de la décomposition de l’eau de l’électrolyte. Cette combinaison peut se produire sous l’influence d’un corps enflammé quelconque ou d’une étincelle électrique, même microscopique, comme celles que l’on constate soit à la fin de toute charge sur les électrodes quand le niveau de l’électrolyte vient à baisser, soit par suite des dérivations entre bacs, sous l’influence de l’atmosphère chaude et humide qui enveloppe les accumulateurs.
- » Peut-on remédier à ces inconvénients et les prévenir
- » Oui, dans une certaine mesure; non d’une manière absolue.
- » La première mesure à prendre consiste à ne pas mettre la batterie dans la caisse de la voiture, de façon à éloigner, d’une part, les voyageurs, les différents gaz et, d’autre part, à pouvoir largement ventiler la batterie à la fin de la charge. On dispose maintenant dans ce but les accumulateurs en dehors de la voiture en les suspendant au châssis du truck, en dehors de la caisse. Ils sont ainsi complètement à l’air et l’amélioration réalisée est importante. Malgré cela, au moins au terminus de charge et au moins pour les premiers temps du parcours, on ne supprime pas complètement les odeurs, fort désagréables pour les voyageurs. »
- p.127 - vue 128/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 30.
- i 28
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- tème à accumulateurs ne doit être employé qu’exceptionnellement ; la charge des batteries doit être faite lentement et hors de la voie publique.
- 4° Contacts superficiels. — Le rapporteur ne pense pas, tout en rendant hommage à l’ingéniosité déployée par les inventeurs, que le système à contacts superficiels constitue la solution d’avenir de la traction électrique. Après avoir esquissé les raisons invoquées par les adversaires et les partisans de ce système (*) il dit :
- « En 1900 et 1901, le système des contacts superficiels a reçu àParis de très importantes applications, et cela sous deux formes que nous avons indiquées plus haut. Il convient de constater que le système à plots indépendants ne paraît satisfaire, au moins dans son état actuel, ni le public, ni l’exploitant même, puisque ce dernier a demandé à la municipalité l’autorisation de supprimer les plots et de les remplacer par le fil aérien.
- » On peut espérer que les intéressés fourniront tous renseignements utiles sur les inconvénients constatés, qu’une noble émulation surgira entre les systèmes et que de la discussion résulteront des progrès au bénéfice du public et des exploitants. »
- 5° Capacité des voitures et fréquence des départs. — Un des points les plus discutés jusqu’ici est le chiffre à adopter pour le nombre des voyageurs par voiture et la fréquence des départs des voitures. Certes tout le monde est d’accord que pour la commodité du public il convient d’adopter des voitures petites se succédant très rapidement. Mais dans les grandes villes, ce mode d’exploitation, dit en chapelet, présente des difficultés presque insurmontables sur les voies empruntant des rues ou boulevards très fréquentés ; d’autre part, il augmente considérablement les dépenses. Plusieurs intérêts antagonistes sont donc enjeu. C’est ce que M. Mo 11 marqué fait clairement ressortir (2) avant d’arriver aux conclusions suivantes :
- (x) « Ses adversaires lui adressent les reproches suivants :
- » i° Malgré son ingéniosité, malgré les dispositifs de sûreté, malgré une surveillance très grande apportée dans l:entretien, on ne peut empêcher certains plots ou certains distributeurs de mal fonctionner et en particulier de conserver le courant après le passage de la voiture. Les chevaux des voitures ordinaires sont foudroyés en posant le pied sur les plots chargés. Dans une ville à très faible circulation, les accidents peuvent être très rares et tolérables ; dans une ville de grande circulation, il ne saurait en être de même.
- » 20 En raison du rapprochement relativement grand des rails (pôle négatif) et des plots (pôle positif), les pertes de courant sont assez grandes et la consommation d’énergie par tonne-kilomètre est très supérieure à celle qu’on obtient avec le fil ou le caniveau.
- » On estime à 5oo ohms l’isolement moyen des plots, de sorte que par plot électrisé la perte serait d’un ampère environ.
- » Il faut d’ailleurs, à cet égard, faire une distinction entre les deux systèmes indiqués ci-dessus.
- » Dans le cas de l’emploi de distributeurs, le nombre des plots reliés au feeder est égal à celui des voitures ; la perte par les plots est alors proportionnelle au nombre des voitures sur la ligne, c’est-à-dire au trafic.
- » Au contraire, dans le cas des plots indépendants, chacun est relié au feeder; la perte est alors proportionnelle au nombre de plots, c’est-à-dire à la longueur de la ligne, quel que soit le trafic.
- » 3° Détériorations des plots au point de vue électrique sous l’influence des lourdes charges.
- » 4° Les frais d’entretien de pavage sont onéreux en raison de la présence des plots, quoique ces frais aient été réduits par la disposition qui a permis de remplacer la partie usée des plots sans toucher à la chaussée.
- » Les partisans du système répondent qu’avec de bons dispositifs de sûreté et un entretien sérieux on peut prévenir les accidents ; que la consommation du courant n’est pas très supérieure à celle des autres systèmes et qu’avec une disposition judicieuse des plots et du pavage, on peut, pour l’entretien de ce dernier, ne pas dépasser des frais raisonnables.
- » Ils font remarquer que ce système, comme ceux du fil et du caniveau, offre les avantages de la traction électrique directe, sans rendement intermédiaire, comme les accumulateurs, et sans encourir les reproches qu'on adresse au fil aérien (aspect disgracieux des fils) et au caniveau (coût excessif de premier établissement). »
- (2) «Avec la traction électrique on a le plus grand intérêt à avoir des départs aussi fréquents que possible. Sur un réseau de faible importance, si les départs sont espacés et si chaque voiture est grande, par suite lourde, la courbe de production de l’énergie offre beaucoup d’irrégularités. Au moment des démarrages, l’intensité de courant est considérable ; une fois la voiture lancée, ce débit s’abaisse considérablement. On conçoit que dans ces conditions
- p.128 - vue 129/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 129
- « Il y a une limite minimum d’intervalle entre les départs. Il y a-t-il un maximum? Certainement, il dépend de la vitesse du tramway et de son prix. Il faut que le voyageur n’ait pas avantage à aller à pied. Pour cela il faut tout d’abord qu’il soit certain de partir parla première voiture; il faut qu’il ait toujours de la place. Quand l’exploitant voit ses voitures pleines, il a toute facilité avec la traction électrique, de mettre d’autres voitures en service.
- » Plus faible sera la contenance des voitures, plus grande sera la fréquence à admettre pour desservir la ligne. Mais, pour la contenance des voitures, on ne saurait descendre au-dessous d’une certaine valeur, car le poids des voitures ne dépend pas seulement du nombre des voyageurs, mais en raison de la solidité du truck et de la puissance des moteurs, on ne saurait descendre au-dessous d’un minimum. En outre, la dépense du personnel de la voiture est indépendante du nombre des voyageurs. Dans ces conditions on ne descend guère au-dessous de trente ou trente-deux places par voiture et, sur certaines lignes, les départs n’ont lieu que tous les quarts d’heure. Convient-il d’abaisser cette limite et, pour cela, de réduire au besoin la capacité des voitures?
- » Aux constructeurs et exploitants de tramways d’examiner la question et de faire connaître s’il y a des perfectionnements à apporter aux errements actuels. »
- IV. Electromobilisme urbain.— « L’application de l’électricité aux voitures automobiles a été faite jusqu’à ce jour sous trois formes différentes. La première de ces formes, la plus répandue, est la voiture automobile, à accumulateurs, dite aussi accumobile. Certaines voi-
- avec de petites voitures, mais en plus grand nombre, la courbe de production d’énergie modifie son allure. Sur un très grand réseau, les variations sont très peu sensibles et le régime est à peu près constant, et par suite beaucoup plus favorable au point de vue de l’économie et delà régularité de marche.
- » D’un autre côté, l’augmentation dans la fréquence des départs est très bien accueillie du public, et il en résulte nécessairement une augmentation de trafic.
- » Ces conditions sont un peu inverses de celles qu’on trouve dans l’emploi des systèmes à accumulateurs électriques ou à air comprimé ; c’est encore là un avantage pour la traction électrique.
- » Mais ces avantages ont été un peu exagérés dans la pratique et, dans certaines exploitations, les départs ont été trop multipliés par rapport au trafic, il en est résulté une gène financière d’exploitation et une réaction inverse.
- » Il y a donc certaines limites minimum et maximum qu’il convient de ne pas dépasser. Il serait intéressant d'avoir à cet égard le sentiment des directeurs d’exploitations.
- » Tout d’abord sur les lignes à très grand trafic, jusqu’à quelle limite convient-il de multiplier les départs ?
- » La valeur à adopter dépend de la circulation des voitures ordinaires. Dans les villes où, comme en Amérique, il y a peu de camionnage, peu d’omnibus et de fiacres, sinon pas du tout, il semble qu’on puisse sans inconvénients pousser très loin la fréquence, par exemple une demi-minute. Mais dans les grandes villes, comme Paris, par exemple, où la circulation ordinaire est intense, on ne saurait aller aussi loin sous peine de risquer d’apporter une véritable gêne à la circulation. En effet, avec les impedimenta inévitables des grandes villes, cette circulation est irrégulière et l’espacement des voitures n’est jamais régulier; le délai d’une demi-minute risque d’être souvent raccourci. Aux carrefours, où la circulation doit se faire par éclusées, alternativement dans les deux sens, et où le stationnement en attente dure quelquefois deux minutes, on verra se former de véritables trains de voitures qui constitueront de véritables barrages pour la circulation.
- a En dehors des carrefours, aux bureaux de station, l’inconvénient se produira régulièrement.
- » Enfin il faut considérer que si le réseau est constitué par des lignes qui, sur quelques points, empruntent les mêmes rails, la fréquence en ces points sera la résultante des fréquences des lignes. Si, par exemple, il y a 4 lignes à intervalle de demi-minute, sur une file commune de rails, les voitures passeront tous les i /8 de minute, c’est-à-dire presque toutes les sept secondes. Mais il y a deux voies, de sorte qu’en réalité, l’obstacle à la circulation se répétera presque toutes les trois ou quatre secondes : en d’autres termes on cause un véritable barrage permanent, quoique constitué par des voitures sans cesse renouvelées.
- » Quand dans une ville, la circulation publique dans une voie exige une semblable fréquence de voitures de tramways, on peut dire d’une manière générale que le tramway, même avec cette fréquence, même avec de grandes voitures à 8o places, comme celles que l’on voit circuler à Paris depuis ces dernières années ne constitue pas la bonne solution du problème : dans ce cas le métropolitain électrique est tout indiqué. »
- ****
- p.129 - vue 130/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII
- N° 30.
- i3o
- titres à pétrole portent des accumulateurs électriques, avec dynamo pour faire le chargement; ce sont les voitures pétroléo-éleetriques : mais dans ces voitures les accumulateurs servent surtout de volant. Enfin la troisième forme, absolument différente des deux autres, comporte l’emploi d’une prise de courant en contact avec un fil aérien, comme dans les tramways de ce système.
- » Dans les trois cas, la voiture électrique est la même. On peut dire, sans crainte d’exagération, que la voiture électrique est dès aujourd’hui excellente; peut-être pourrait-on dire parfaite, si ce terme était admissible quand il s’agit d’industrie où il faut toujours chercher le progrès. Grâce aux qualités particulières des moteurs électriques, la conduite de ces voitures est extrêmement facile; grâce à leur simplicité de construction mécanique, leur marche est sûre et souple. Les types en sont nombreux et variés. Le même problème a été résolu de façons diverses et presque toujours heureuses grâce à l’ingéniosité des constructeurs.
- » En ce qui concerne la voiture, les principales questions sur lesquelles l’attention du Congrès pourrait être appelée sont relatives à la position de l’essieu moteur, à la transmission et au nombre des moteurs. En outre, en dehors de ces questions de mécanique qui, au point de vue technique sont extrêmement importantes, l’étude des dispositions de la carrosserie est intéressante. On a longtemps cru que les voitures sans chevaux devaient avoir des formes esthétiques particulières : on semble revenir de ces idées et comprendre que la forme doit résulter de sa destination et du confortable à offrir aux personnes. »
- M ais si la voiture en elle-même laisse peu à désirer, il est loin d'en être ainsi pour les accumulateurs qui servent à sa propulsion. Aussi M. Monmerqué demande-t-il que des communications soient faites au Congrès sur « l’emplacement à attribuer aux accumulateurs sur l’électromobile, les capacités spécifiques sur lesquelles on peut industriellementcomp-ter à la fin de leur service et surtout le montant de leurs frais d’entretien »(1).
- Les pneumatiques, comme les accumulateurs, constituent un point faible des voitures éiectromobiles et des automobiles en général. Leur durée est insuffisante et le coût d’exploitation est de ce chef très augmenté. La question reste ouverte aux recherches des inventeurs qui ont là aussi des services importants à rendre à l’industrie automobile.
- Les considérations précédentes s’appliquent aux trois genres de voitures automobiles signalés au début. Les voitures pétroléo-éleetriques se compliquent d’un moteur thermique
- P) « Dans les électromobiles de luxe, on cherche à loger les accumulateurs en les dissimulant le plus possible et en sacrifiant, pour cela, la facilité de surveillance et, par suite, d’entretien. Dans des voitures destinées à un service public, on ne saurait opérer de même. Il est absolument indispensable que les accumulateurs puissent être examinés avec la plus grande facilité, à tout instant, sans qu’il y ait aucune manœuvre à faire. La disposition déjà employée, qui consiste à placer la caisse d’accumulateurs sous la voiture, est bien supérieure à celle qu’on emploie habituellement dans les voitures de luxe ; elle semble cependant encore insuffisante, car elle ne permet que très difficilement et incomplètement la surveillance des accumulateurs en dehors du poste de chargement. A cet égard, l’autre disposition, qui consiste à placer les accumulateurs complètement à l’avant de la voiture avec toute liberté pour y accéder et les manutentionner, semble bien préférable.
- » La valeur de la capacité spécifique doit s’entendre de la capacité, rapportée au poids non seulement des électrodes, mais de la batterie complète placée dans sa caisse et prête à fonctionner. Il y a là des poids accessoires qui ne sont pas négligeables et qu’on ne peut supprimer, au moins actuellement. Cette capacité dépend aussi des courbes de charge et de décharge de la batterie. La charge employée jusqu’à présent est la charge lente. La décharge dépend du régime auquel doit satisfaire la batterie. En employant un poids relativement faible d’électrode, on pourra augmenter la capacité spécifique, mais ce sera aux dépens des frais d’entretien.
- » La question de la capacité est, en effet, liée intimement avec celle des frais d’entretien : c’est là le point faible des accumulateurs électriques. Il serait bien désirable pour le Congrès de faire connaître le résultat des divers essais industriels faits jusqu’à ce jour et d’indiquer le détail des dépenses d’entretien, notamment la durée des plaques positives et négatives. »
- p.130 - vue 131/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 131
- et comme le but cle ces voitures est d’accroître la longueur du parcours effectué sans recharge des batteries, le rapporteur, qui, comme nous le verrons, destine les voitures électromobiles à des services de faible parcours, ne pense pas que ce genre de voiture se développera.
- Quant aux voitures à prise de courant, celles qui captent le courant au moyen d’un archet et qui contiennent une batterie d’accumulateurs pour parer aux défauts de contact de l’archet et du fil d’alimentation, elles ont tous les défauts des voitures à accumulateurs ordinaires. Celles qui reçoivent le courant au moyen d’un trôlet remorqué par le véhicule ne paraissent guère applicables au transport des voyageurs à une vitesse de 12 à 16 km-h ; un seul système de ce genre a été appliqué : le système Sehiemann. Restent les systèmes à prise de courant automotrice, comme le système Lombard Gérin ; mais ces systèmes, qui peuvent rendre de grands services en rase campagne dans les pays pourvus de distribution d’énergie électrique avec fils aériens, ne semblent pas pouvoir être appliqués dans les villes.
- Y. Répartition rationnelle des trois modes de transports électriques dans les grandes villes. — Après un chapitre où sont résumées les considérations développées dans les quatre premiers et que nous ne faisons que signaler, notre analyse étant elle-même un résumé du rapport, M. Monmerqué indique comment il conçoit la répartition des trois genres de transport èxaminés : métropolitains, tramways, voitures.
- Cette conception, dont l’exposé est reproduit ci-dessous (*), peut se résumer ainsi :
- Suivant les rues et boulevards à circulation intense, établissement de métropolitains,
- P) « Il convient de ne demander à chaque système que ce qu’il peut donner, mais il est nécessaire aussi que les autorités compétentes ne se croient pas absolument obligées de suivre scrupuleusement les sentiments de l'opinion publique, toujours un peu indécise quand il s’agit de choses nouvelles, mais qui s’y habitue vite et se modifie même quand l’expérience lui a démontré que ses craintes étaient mal fondées.
- » Tout d’abord dans les voies à grande circulation le métropolitain s’impose. Il est nécessaire que le réseau soit homogène par lui-même, que toutes les parties se correspondent et qu’en aucun point il ne se fasse concurrence à lui-même. On peut même se demander s'il ne convient pas de superposer à ce réseau homogène, le service des chemins de fer suburbains, prolongés à l’intérieur des villes et de réunir ainsi, non pas seulement la petite, mais la grande banlieue au centre de la ville, et cela sans transbordement de voyageurs. Il est vrai que le voyageur est une marchandise qui se transborde seule avec facilité; mais il ne faut pas oublier que ce transbordement est une perte de temps, peut-être dix minutes au total, et que cette durée correspond à une diminution du rayon d action du métropolitain. Dix minutes équivalent à un parcours de 3 à 4 km sur le suburbain. Quels que soient les obstacles et difficultés qui se présenteront, en raison des situations existantes, tant au point de vue des mœurs, de l’état administratif, politique, etc., on peut prévoir le moment où les grandes villes deviendront surtout des centres d’affaires, très animés de huit heures du matin à huit heures du soir, mais la nuit la plupart des habitants en seront absents et répartis tout autour dans la campagne où le besoin d’air, d’espace et de repos les pousseront naturellement. Ces mœurs ont commencé depuis longtemps déjà en Amérique et en Angleterre : il semble rationnel de les prévoir, même pour les pays latins, en raison des modifications apportées à l’industrie et au commerce parla rapidité des transports et des communications, qui suppriment de plus en plus le travail isolé pour y substituer les efforts dé collectivité.
- » Si pour des raisons particulières, cette superposition ne peut se faire, on peut raccorder le métropolitain avec les voies de tramways de la petite banlieue ou au moins aménager les gares terminus de façon que le transbordement du métropolitain au tramway ou au suburbain se fasse quai à quai, très rapidement. Tout gain de temps est un accroissement de la zone d’influence du métropolitain.
- » Ce réseau de chemins de fer constitue ainsi un premier réseau à larges mailles, qu’on peut appeler réseau du métropolitain.
- » Entre les mailles de ce second réseau, on peut prévoir dans les voies à moyenne circulation un réseau de tramways. Quel devra-t-il être? Il semble qu’on doive le décomposer en deuî. ; en effet dans la ville la circulation ne peut être uniforme. Dans la périphérie, l’activité est nécessairement moindre que dans les quartiers du centre. Il semble donc rationnel de prévoir pour les tramways deux services différents.
- » En outre, dans le centre, les largeurs des chaussées sont généralement moindres que dans la périphérie, par suite les difficultés techniques d’établissement des voies sont plus grandes et dans des rues bien achalandées la
- p.131 - vue 132/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 30.
- I 32
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- c’est-à-dire de voies ferrées avec plate-forme spéciale; raccordement de ces voies avec celles des chemins de fer de petite et grande banlieue ou tout au moins aménagement des gares terminus de façon que le transbordement du métropolitain aux chemins de fer ou tramways de banlieue s’effectue de quai à quai.
- durée des travaux constitue une perte sérieuse pour le commerce. Il est donc rationnel d’adopter pour ces rues un système de traction dont l’établissement ne donne pas lieu à des travaux de trop longue durée.
- » Dans ces conditions, si pour la périphérie la traction électrique semble pouvoir s’appliquer rationnellement, il n’en est pas de même pour le centre, dans l’état actuel des choses.
- » Quant à la périphérie, quel est le système électrique qui doit être recommandé ? Nous n’hésitons pas à répondre : Le fil aérien, dans l’intérêt du public aussi bien que des exploitants. Toutefois il semble nécessaire de débarrasser toutes les traversées de rues et tous les carrefours de la présence des lils. C’est ici que les autres solutions électriques peuvent avantageusement intervenir, mais à une condition, c’est que le système soit tel qu’on puisse passer sans arrêt et même en pleine vitesse du fil à l’autre système et réciproquement.
- » Dans ces conditions, étant donné l’expérience faite, il semble qu’on doive recourir au caniveau pour toutes ces parties spéciales. Le passage d’un système à l’autre est facile; il fonctionne à Berlin d’une façon satisfaisante depuis 1896. ...
- » Il doit être entendu que le fil aérien établi dans ces conditions coûteuses, mais très satisfaisantes, doit être l’objet d’une autorisation définitive des pouvoirs publics, de façon à laisser aux concessionnaires toute tranquillité au point de vue de l’avenir : les qualités du premier établissement et par suite la régularité et la sûreté de l’exploitation ne pourront qu’y gagner.
- » Au cas où les pouvoirs publics tic croiraient pas pouvoir accorder l’autorisation du fil aérien dans ces conditions, nous estimons qu’il vaut mieux exiger partout l’emploi du caniveau souterrain, sous réserve des délais nécessaires pour l’amortissement, ce qui conduit à donner de longues concessions; on engage ainsi l’avenir à longue échéance et, en cette matière d’industrie électrique où tout se transforme si vite, on peut plus tard le regretter.
- « On constituera ainsi un second réseau intercalé dans les mailles du premier et le traversant, qu’on appellera réseau de tramways,
- » D’ailleurs, l’importance de ce réseau de tramways dépend de celle du réseau du métropolitain. Si ce dernier est très développé, le réseau de tramways peut être très diminué, sinon même supprimé.
- » Il doit être entendu que, comme pour le métropolitain lui-même, ce réseau doit être combiné de manière à ne pas concurrencer ce dernier, mais au contraire à le desservir; il doit passer par ses stations et non à côté. L’estimation de la concurrence peut se faire mathématiquement en tenant compte des vitesses commerciales des deux systèmes. On peut admettre approximativement qu’un métropolitain offre au voyageur une vitesse commerciale double de celle d’un tramway, même électrique, en raison des impedimenta de la surface. Dans ces conditions, le voyageur peut faire en métropolitain un parcours double de celui du tramway et mettre le même temps. Cette considération a son importance; elle réduit évidemment le rôle et le nombre des tramways, mais elle réduit en même temps le capital consacré aux transports publics et cela finalement au profit du public qui les paye soit comme établissement, soit comme dépense d’exploitation.
- » Ayant ainsi constitué les deux réseaux métropolitains et tramways, ce qui aura serré les mailles du premier réseau, le problème des transports serait-il résolu ? Nous ne le pensons pas. L’installation des métropolitains débarrasse beaucoup la surface de la voie publique, à la condition qu’on fasse disparaître les lignes des tramways ou d’omnibus qui leur sont superposées et qui ne font qu’embarrasser la circulation et ruiner leurs exploitants. Il doit en être de même des tramways. Mais pour desservir l’extérieur des mailles restantes qui peuvent avoir environ 3 km pour une grande ville d’environ 12 km de diamètre, il faut recourir à un autre mode de transport n’engageant pas la voie publique parla pose des rails et pouvant mieux s’accommoder au passage des rues d’importance moindre que les tramways.
- » Pour cela il y a les omnibus à chevaux et les fiacres.. Ce dernier mode de transport est coûteux et il semble qu’il doive se transformer dans l’avenir et se dédoubler : d’une part pour se fondre en partie avec les transports en commun, métropolitain, tramways et omnibus, et d’autre part, pour être réservé à la partie riche de la population avec de meilleures conditions de confortable. Les fiacres proprement dits, comme ils existent actuellement, sont évidemment appelés à être réduits en nombre. Il est certaines villes de provinces où la traction électrique les a à peu près fait disparaître. En dehors des fiacres proprement dits et en petit nombre, ou aura les omnibus et les voitures dites de cercle ou les voitures au mois. Nous laisserons cette dernière catégorie de côté pour ne nous occuper que des omnibus.
- » Avec les deux réseaux de métropolitain et de tramways établis comme précédemment, doit-on conserver les omnibus comme ils existent dans certaines grandes villes, où le nombre de places atteint trente et même quarante ? La réponse, à notre avis, est négative. Il faut considérer ces services d’omnibus, comme des services rabatteurs tant pour les tramways que pour le métropolitain, Il est nécessaire qu'ils soient fréquents et pour cela que les voitures soient légères et n’offrent qu’un petit nombre de places, une dizaine, par exemple, sans impériale, naturellement, et avec une seule classe, en raison de la faible durée du trajet à effectuer. Pour que le service soit possible
- p.132 - vue 133/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 133
- Pour desservir les îlots découpés par les mailles du réseau métropolitain, emploi de tramways, du système qui répond le mieux à l’esthétique des quartiers traversés.
- Enfin pour les quartiers où l’établissement de voies de tramways ne pourrait être effectué pour des raisons techniques ou autres, utilisation d’omnibus à accumulateurs, la charge de ceux-ci se faisant lentement, dans des postes spéciaux, chaque omnibus changeant de batterie après un voyage aller et retour.
- VI. Conclusions. — Nous avons dès le début reproduit les conclusions du rapporteur. Entendant chaque jour des lecteurs se plaindre de n’avoir pas le temps de lire les articles que nous leur offrons, nous avons voulu, pour une fois au moins, leur permettre de connaître la substance de cet article en n’en lisant que les deux premières pages. Les lecteurs moins pressés qui nous feront l’honneur de lire complètement cet article nous pardonneront sans doute notre manque de logique en tenant compte de notre bonne intention.
- Et comme conclusion personnelle, il nous reste à exprimer l’espoir que beaucoup d’ingénieurs de traction assisteront et prendront part à la discussion du rapport de M. Mon-merqué, discussion qui aura lieu le vendredi 8 août, à Montauban.
- J. Blondin.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Connexions èquipotentielles dans les induits des dynamos à courant continu, par E. Arnold.
- Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 2i5-220 et 2,33-235, i3 et 20 mars 1902.
- Si dans une dynamo parfaitement symétrique aux points de vue magnétique et électrique on
- réunit les différents points au même potentiel, aucun courant ne passera normalement dans ces connexions ; mais si pour un motif quelconque une dissymétrie vient à se présenter, entraînant la production de forces électromotrices inégales dans les différentes dérivations, un courant de circulation naîtra entre ces circuits et ce courant
- pour l’exploitant, il est nécessaire comme cela existe dans d’autres villes de l'étranger, pour de semblables petits jmnibus, qu’un seul agent cumule les fonctions de cocher avec celles de receveur. Il est facile d’installer une fermeture mécanique permettant d’assurer cette condition et de faire payer en montant.
- » Cette condition, ainsi que celles de la fréquence des arrêts et des démarrages, de la nécessité d’avoir une direction très souple pour passer dans toutes les rues, etc., fait donner la préférence à la traction électrique par rapport à celle par chevaux. A part la question accumulateurs, qui n’est pas résolue, comme nous l’avons indiqué, la voiture électrique répond dès aujourd’hui au problème. Elle est d’une conduite très facile et sa souplesse est remarquable. Mais reste l’accumulateur.
- » Quoi qu’il en soit, dans l’état actuel de la question et sans qu’on puisse se prononcer à cet égard d’une façon définitive, il semble que le problème devrait recevoir une solution différente de celle qui a été essayée à Paris dans ces dernières années. Au lieu d’avoir des batteries lourdes auxquelles 011 demande de faire le service de toute une journée, au lieu de 11e faire le rechargement qu’une fois par jour dans un dépôt éloigné du centre des opérations, il paraît préférable d’avoir dans la ville un grand nombre de petites stations de rechargement, chacune d’ailleurs pour une seule voiture à la fois, les voitures, le soir, pouvant à vide, faire un plus long parcours et gagner des dépôts dans les quartiers excentriques. A chaque tour, c’est-à-dire après un aller et un retour, la voiture entrerait dans le poste; là, mécaniquement, on lui remplacerait sa batterie; l’opération peut se faire très rapidement, en cinq minutes, au maximum, si l’agencement est bien installé. La durée de l’autre stationnement peut être réduite à une minute, de sorte que la durée totale serait de six minutes pour une durée de parcours de vingt à vingt-cinq minutes environ; cette durée n’est pas excessive et correspond au temps nécessaire au repos du personnel entre les tours. Les accumulateurs seraient ainsi soumis à une charge lente et leur entretien serait facilité par cette surveillance incessante toutes les demi-heures; mais il ne faut pas se dissimuler que la valeur pratique de cette conception repose entièrement sur l’accumulateur et ses frais d’entretien : l’avenir seul peut renseigner à cet égard ».
- p.133 - vue 134/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 30.
- 134
- se fermera par les connexions dites équipoten-tielles, alors qu’en l’absence de ces connexions, il passerait par les balais, en y produisant des étincelles nuisibles au bon fonctionnement.
- Pour qu’en marche normale aucun courant ne circule dans les connexions équipotentielles, il faut que les différents circuits ainsi montés en opposition contiennent un même nombre de bobines placées symétriquement dans le champ, ce qui est facilement réalisable lorsque le nombre de lames au collecteur N2 est un multiple du nombre de lames au même potentiel.
- L’auteur désigne par « pas potentiel » yp, le nombre de lames au collecteur comprises entre les extrémités d’une connexion équipotentielle, et il étudie la valeur de ce pas, dans les clilïérents modes d’enroulement.
- Enroulements hélicoïdal et imbriqué. — Les connexions équipotentielles ont été utilisées d’abord par Mordey dans la machine Victoria, pour réduire à deux le nombre des balais, avec des enroulements en parallèle d’un nombre quelconque de pôles. Il y a p lames au même potentiel (2/7= nombre de pôles) et ces lames sont distantes de
- Par suite il y a p lames à connecter entre elles, N
- et —- doit être entier.
- P,
- Dans l’enroulement parallèle multiple, où ia est le nombre de circuits en parallèle, on a
- a — mp, ;
- m lames voisines sont au même potentiel N
- et —— doit être entier.
- mp
- L’enroulement se ferme alors en m circuits indépendants, et
- Enroulement ondulé. — Pour la recherche des lames au même potentiel, il est commode de substituer au schéma effectif de l’enroulement, un schéma réduit suivant le procédé de l’auteur.
- Soit d’abord (fig. 1), un enroulement ondulé (enroulement série-parallèle de lVuteur) dans lequel 21^ (nombre des éléments) = 16, a— 2, p — 2, yx =y2 = 5 (pas partiels).
- Les pôles sont supposés identiques et comme valeur et comme répartition du flux.
- Les conducteurs 1 et 6 sont distants de l'intervalle de deux pôles, plus un décalage dans
- Fig. 1.
- le champ, égal a la distance de deux éléments voisins. Au point de vue de la force électromotrice produite, on peut ramener le conducteur 6 sous le même pôle que le conducteur 1, en changeant seulement le sens de montage et en le plaçant à une distance de 1 égal a la distance 5-6 ; on remplace ainsi la section tambour 1-6 (fig. 1) par la section anneau 1-6 (fig. 2). A
- Fig. 2.
- l’enroulement ondulé de la figure 1, correspond comme schéma réduit, l’enroulement hélicoïdal de la figure 2.
- L’écartement des deux fils dans le schéma
- p.134 - vue 135/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 13 5
- réduit est égal, pour = ?/2,h ~ soit i ; il est le
- même que dans le schéma effectif, et les deux schémas ont ainsi le même nombre de pôles et le même diamètre d’armature.
- Lorsque a est différent de p, les deux schémas n’ont plus ni le même nombre de pôles ni, comme l’arc polaire conserve un développement égal, le même diamètre d’induit.
- 22 '
- Fig. 4.
- Les ligures 3 et 4 représentent respectivement les schémas effectif et réduit d’un enroulement dont les constantes sont :
- 2N1 = 26, p== 3; a = 2, y1=yi=5.
- Comme les pas partiels sont égaux (yl=zij^ 1 écartement de deux lils du schéma réduit
- est— — ~ de celui du schéma effectif. Le P $
- schéma réduit n’a donc que 4 pôles, ce qui est évident, car le schéma réduit doit avoir le même nombre de dérivations que l’enroulement vrai et comme il est constitué par un enroulement hélicoïdal il a un nombre de circuits dérivés égal au nombre de ses pôles, d’où cette règle :
- Le schéma réduit a un nombre de pôles égal au nombre des dérivations de Venroulement vrai.
- Les enroulements à plusieurs circuits indépendants donnent naissance à un schéma réduit,
- 8 1 10
- 18 9 48.
- Fig. 6.
- constitué par plusieurs enroulements hélicoïdaux séparés et successifs. Voir (fig. 5 et 6), un enroulement dont les constantes sont :
- •.iNj — 48, a = 3, p — 3, N2 = a.-f, yL = y, — 9. Dans tous les enroulements étudiés plus haut,
- p.135 - vue 136/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 30
- 136
- les deux pas partiels sont égaux : les enroulements réduits correspondants ont leurs éléments équidistants, et sont dextrorsum ou sinistrorsum suivant que
- . aX, 4- ia
- Ji + Ta = -------------ou
- aX, — an
- Lorsqu’on diminue un des pas partiels, l’autre augmente ; et suivant la grandeur de ce raccourcissement, deux éléments voisins (fîg. y) qui
- l 2 3 4 5 6
- a - - - ®-«— «--«---®- —©--
- l 2 3 4 6 6
- ----9-«----------®-@-----------@-®--------
- ) 3 5
- C --------»-------------»-------------0,-----------
- 2 4 6
- , 2 1 4 3 6 6
- U - • •---------------------------------------------
- l’ig- 7-
- étaient également répartis pour yl = y,v («), se rapprochent (Z»), se confondent (c) ou meme s’intervertissent (dj. Dans ce dernier cas, l’enroulement hélicoïdal est imbriqué.
- Les oscillations de la force électromotrice induite sont minima lorsque les éléments sont également répartis sur la circonférence dans un ordre ou dans l’autre, elles sont maxima et égales au double des précédentes, dans le cas où les éléments sont confondus 2 à a, (c).
- L’auteur établit alors que les conducteurs sont également répartis sur le schéma réduit lorsque l’on a :
- __ XA zt ca _ _ X:t zt (i — c) a
- 7i- ~ » U — ' p
- c étant un nombre entier impair j^1).
- Pour c = —J— i, y=?/.„ et on obtient un en-
- roulement réduit hélicoïdal ordinaire; pour c diffé rent de —f— i, on a un enroulement à boucle, la boucle étant d’autant plus grande que c s’écarte d’avantage de -f- i ; en même temps que c augmente, la force électromotrice s’affaiblit.
- Le schéma réduit remplace un tableau de bobinage, sur lequel il présente l’avantage d’indiquer la position des bobines dans le champ magnétique.
- Pas potentiel des enroulements série-paral-
- ÏNT
- lèle. — a. Enroulements symétriques : —- = nombre entier.
- Les pas partiels yk ont pour valeur
- Jk
- N, zk. a
- d’où
- ïk
- IN. . j) . ,
- —-devant être entier, ?/,. — doit 1 être aussi. a ’ a
- Dans le cas d’un enroulement à un seul circuit
- yk et a n’admettent aucun diviseur commun,
- par suite — doit être entier.
- P
- Les a lames au même potentiel doivent être distantes de l’écartement de deux pôles ou d’un multiple de cet écartement ; soit x l’ordre de ce multiple.
- On arrive facilement a
- r}) = x
- N.,
- 7"
- Comme il y a « lamelles à relier, il y aura a connexions de pas ypX, yp2..., ypa.
- Dans les enroulements symétriques, les x
- P) Appelons y' et y' les pas partiels du schéma x’éduit. On a :
- •L = Jx - -y[ + J2=Ji + .u
- x2
- p
- 2N,
- 2N1zta« aNj
- Le pas total y' -f- j' est égal à
- P
- | ici
- ~~~F'
- mesuré en
- écartements du schéma effectif; en écartements du sché-
- ma réduit, il devient
- P
- X
- _P_ _
- a
- d’où
- ..I
- ï’i — zt (a — c)
- Les conducteurs seront également répartis si j' et j' sont entiers et impairs, et par suite, si c est un nombre entier impair.
- En portant les valeurs de y1 et ri, dans rx et y2, on retombe sur l'expression annoncée.
- p.136 - vue 137/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i37
- seront égaux, et donnés par la relation xi + X't + ............ + xa = ax — p (*)
- d’où
- a
- et
- yp-t — yp* — = ypa= y^ — 1 •
- La figure 8 montre le cas de : p = 6, a = 3, y* = 5, N1=6x5 + 3 = 33,yJjl = 2>< 5 + i
- = ii.
- N,
- b. Enroulements dissymétriques : non en-
- tier. Daus ce cas, les a lames ne sont plus exactement au même potentiel; cependant, comme
- Fig. 8.
- leurs décalages respectifs dans le champ sont petits, on peut les connecter ensemble sans inconvénient. D’autre part n’étant plus entier,
- et les a devant rester entiers, les pas potentiels ne peuvent plus être égaux.
- On prendra alors pour x des valeurs entières différant au plus de i les unes des autres, et
- (*) En effet, les connexions forment une figure fermée. Donc
- 1
- a
- ïp
- i
- ‘ _ N2 x~~r
- 2
- a
- x — N2
- 1
- d’où
- -p.
- pour ~~ xs Ie nombre entier le plus voisin, i ordinairement.
- 28\ 1 2
- /10
- 1G /i5 114
- Les figures 9 et 10, donnent à titre d’exemples, les schémas vrai et réduit de l’enroulement :
- p — 5 ; a = 3, y* = 5 N2 = 28.
- L’écart entre les positions dans le champ des lamelles est
- il est minimum pour x = 2. On prendra donc Xy — % x2 — 2 xs — I.
- d’où
- Jpi = 2 •5 + 1 = 11 •
- ^=2.5 + 1 = 11. yp3 = 1.5 -j- 1 = 6.
- Il se présente dans ces enroulements un grave inconvénient : N2 (28) n’étant pas divisible par <2 (3), il y aura une lame laissée de côté, et par suite en cet endroit (lame 24), deux bobines se trouveront montées en opposition contre une seule : d’où un courant alternatif qui circulera dans ce circuit : on amoindrira son effet nuisible en supprimant les connexions équipotentielles voisines ; car alors la force électromotrice alternative agissante restera la même (celle d’une bobine), tandis qu’avec le nombre des bobines montées en opposition de part et d’autre augmenteront la résistance et la self-induction du circuit où elle agit.
- Lorsque l’on a a>p, il faut faire autant de x égaux à o, que a contient d’unités en plus de p ; le pas correspondant a un x nul, est égal à 1,
- p.137 - vue 138/746
-
-
-
- 138
- T. XXXII. — N° 30.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- c’est-à-dire que l’on doit connecter l’une à l’autre deux lames voisines.
- 20 15 10
- Fig. io.
- Les figures 11 et 12 correspondent à l’enroulement : (schémas vrai et réduit) : p—3, a — 4,
- Na = 55 ; yk= 17.
- 34.
- Nous prenons xi = .zs = .£a = 1 xK = o ; d’où
- Jri = Jp2 = y 1>3 = 18 • Ji'i = 1 •
- .. 55
- La dissymétrie —— = i4 X 4 — G amène a 4
- connecter ensemble une fois seulement 3 lames au lieu de 4-
- On peut ne pas munir toutes les lames du collecteur de connexions équipotentielles, mais seulement une partie, le tiers ou le quart, par exemple : dans ce cas, il est de toute nécessité de tracer le schéma réduit, ou au moins, si N2 est très grand, le tableau d’enroulement, afin de vérifier que les différent circcuits montés en opposition contiennent le même nombre de bobines.
- Soit par exemple,
- p = 5, a — 3, Nj =r 92 ;
- Al 01
- Jk'
- 92 -f- 3
- = 19-
- x,
- Jpi
- ypz
- X-2. ~ 2 X.^ ~ X .
- yvi = 2 x 19 + 1 = 37 1 x 19 — 1 = 18.
- Traçons le tableau de l’enroulement du schéma réduit en le divisant en a parties à peu près
- 22 39 1 18 If
- U13J20 3 J'
- Fig. 12.
- égales : nous nous proposons de munir seulement un tiers des lames de connexions équipotentielles, et nous accentuons tous les nombres de 3 en 3 : d’où le tableau :
- 1 20 39 58 77
- 4 23 42 61 80
- 7 26 45 64 83
- 10 29 48 67 86
- i3 32 5i 70 89
- 16 35 54 73 92
- 19
- 38 57 76 3 22
- 4i 60 79 6 25
- 44 63 82 9 28
- 47 66 85 12 3i
- 5o 69 88 15 34
- 53 56 72 91 18 37
- 75 2 21 40 59
- 78 5 24 43 62
- 81 8 27 46 65
- ?4 I X 3o 49 68
- 87 14 33 52 71
- 9° 17 36 55 74
- Nous connecterons alors les lames semblablement placées dans les trois parties de la table,
- p.138 - vue 139/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i3q
- soit ici seulement celles qui sont accentuées :
- i + 37 = 38 38 37 = 75
- 75 —(— 18 = 93 92 -f- 1 etc.
- Il faudra connexions
- ou
- supprimer cependant une des deux
- x — 38 — 70 — 1 54 — 91 — 36 — 54-
- pour remplacer h cet endroit l’opposition de 2 bobines contre 3, par celle de 5 contre 6, afin de diminuer le courant alternatif dans ce circuit.
- Toutes ces règles s’appliquent aux commuta-trices et aux « répartiteurs de tension » de M. Dolivo Dobrowolsky.
- CoURAXT ET PERTES DANS LES COXXEXIOXS ÉQTJI-
- potextielles. a). Enroulement en parallèle. — L’auteur étudie d’abord le cas d’un induit à
- 4 pôles, symétrique, mais placé dissymétriquement dans le champ (fig. i3). Dans les quatre dérivations sont induites des forces électromotrices différentes, dont la somme algébrique est nulle. Chacune des forces électromotrices est égale à la moyenne des valeurs absolues, plus ou moins une force électromotrice additionnelle, telle que ces forces électromotrices s’ajoutent deux à deux dans chaque moitié de l’armature, par exemple suivant les sens BDA et BCA. Supposons ces différences également réparties. Dans 1 enroulement ordinaire, les courants ainsi engendrés passent par les balais positifs en y pro-
- duisant des étincelles : si l’on supprime les balais et qu’on ajoute des connexions équipoten-tielles sans résistance, le courant passera par la connexion placée sous les balais positifs, et sera tel que la chute de tension dans la dérivation soit égale à la force électromotrice produite. Quand l’armature tourne, le courant ne passe que dans la connexion placée sous les balais, bien que la résistance des autres connexions soit aussi nulle :
- Si R désigne la résistance d’une des dérivations, e la force électromotrice engendrée, le
- courant de circulation est ^ et la dépense en e2
- watts 4 > en négligeant la réaction d’induit.
- Si la résistance des 'connexions prend une valeur appréciable, la différence de potentiel entre A et B n’est plus nulle, et le courant se répartit entre les différentes connexions; une partie passe aussi par les balais, et la dépense en watts dans l’armature est plus petite que précédemment.
- Plus la résistance des connexions équipoten-tielles est grande, plus la perte dans le cuivre est faible, mais aussi moins bonne est la compensation des courants dans les circuits.
- La résistance ohmique n’est pas seule à régler le courant d’égalisation : ce courant tend à agir sur le champ en renforçant le champ là où il est trop faible et en l’affaiblissant là où il est trop fort, et par suite la chute ou l’augmentation de tension qui en résulte agitpour niveler les forces électromotrices e, et réduire le courant de circulation : le calcul de ce courant est très pénible, car il dépend de la résistance de l’armature et des connexions, de sa propre réaction sur le champ, et des résistances de contact des balais sur le collecteur.
- D’après les essais faits par l’auteur, la résistance de contact des balais se compose de deux termes, l’un constant et l’autre inversement proportionnel à la densité de courant, ou ce qui revient au même, la chute de tension aux balais, se compose d’une partie proportionnelle au courant et d’une partie fixe égale à environ 1 volt. Le terme inversement proportionnel au courant dans la résistance de contact n’intervient pas dans le courant de circulation qui traverse les deux balais en sens inverse; seul agit le terme constant, qui étant très petit, nécessite que iès connexions équipotentielles aient une résistance
- p.139 - vue 140/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 30.
- i4o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- très faible, notablement inférieure h ce terme constant.
- En résumé les connexions équipotentielles exercent clans les enroulements parallèles ordinaires, les actions suivantes :
- i° Elles drainent les courants de circulation provenant des irrégularités du champ, en les empêchant de passer par les balais, où ils détermineraient la formation d’étincelles ;
- 2° Elles facilitent l’action compensatrice des courants sur le champ, et contribuent ainsi à équilibrer les actions magnétiques exercées sur l’armature ;
- 3° Elles correspondent à une dépense en watts
- wwwwvvyw^
- __ O O O O O O O
- bTm/\/W\/WW\AM^
- bM/WVWWVWV^^
- o o o o o o o o:eP
- AlÿvWWWVW^
- «90
- Fig. 14.
- très faible, étant donné que les courants de circulation abaissent les différences de tension engendrées par les irrégularités du champ ;
- 4° Elles égalisent les courants dans les bobines court-circuitées par deux balais de même nom.
- diaires entre deux connexions : cette force électromotrice donne naissance à un courant à travers les balais et les conducteurs qui les relient, mais elle est très petite, d’autant plus que les bobines qui l’engendrent sont placées dans la ligne neutre, quand même ces bobines seraient par exemple au nombre de cinq.
- b. Enroulements série-parallèles. — Dans ces enroulements chaque dérivation de l’armature comprend des bobines placées sous tous les pôles, et par suite la dissymétrie des champs ne se fait guère sentir, et ne peut amener que de bien faibles courants de circulation ; par contre, il y a souvent entre deux lames voisines du collecteur de grandes différences de tension.
- De plus les différences dans la résistance de contact des balais, peuvent amener des inégalités dans le débit des circuits en parallèle.
- L’emploi des connexions équipotentielles se recommande encore dans ce cas et donne pour résultat :
- iG L’égalisation des différences de tension entre les lames voisines du collecteur;
- 2° La meilleure compensation des irrégularités du champ ;
- 3° La création d’un passage non inductif aux courants de circulation provenant des différences de résistance des balais ;
- 4° La régularisation des courants de court-circuit dans les bobines commutées.
- L’auteur calcule les courants engendrés par la dissymétrie de position dans le champ des bobines en opposition et par l’inégalité du nombre des bobines de ces circuits, lorsqu’on emploie des enroulements dissymétriques.
- En terminant il dit que l’emploi des connexions équipotentiedes pour les machines à 4 pôles, s’impose aussi bien avec l’enroulement ondulé qu’avec l’enroulement imbriqué : leur application à l’enroulement ondulé est brevetée en Allemagne (D. R. P. n° 126872), et dans les autres pays (A). A. M.
- Les figures i4 et i5 montrent leur disposition pour des induits a 4 pôles et 6 pôles, le signe = désignant les balais.
- On peut ne relier entre elles qu’une partie des lames : car au moment où passent sous les balais des lames non reliées, il s’excerce une force électromotrice entre ces lames, égale à celle qui est produite par les bobines intermé-
- (') F. Eichberg (Elektroteclinische Zeitschrift, t.XXIlI, p. 355, 17 avril 1902) fait remarquer qu’on peut substituer au schéma réduit de M. le professeur Arnold, pour l’étude du potentiel dans les différents enroulements, un diagramme obtenu en portant suivant des cordes les valeurs de ce potentiel. On obtient ainsi, comme figures représentatives, (en supposant le champ homogène et la vitesse constante), un polygone ordinaire unique pour l’enroulement Gramme et l’enroulement en boucle bipo-
- p.140 - vue 141/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i41
- Sur les anneaux à collecteur, par L. Fleisch-mann et A. Orgler. — Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 258, 27 mars 1902.
- Les auteurs, trouvant trop complexe la théorie des anneaux à collecteur de M. Marins Latour (x), donnent de ces phénomènes l'explication plus simple que nous reproduisons ci-dessous (2).
- laire, ainsi que pour l’enroulement ondulé simple ; p polygones ordinaires superposés pour l’enroulement parallèle multipolaire ; un polygone étoilé décrivant plusieurs circonférences pour l’enroulement parallèle multiple à un seul circuit fermé ; p polygones ordinaires pour l’enroulement parallèle multiple à plusieurs circuits indépendants, etc. Dans les enroulements série parallèle, les phénomènes de court-circuit sous les balais sont assez complexes, et l’auteur se propose de publier sous peu dans le Zeitschrift fur Elektrotechnik un travail sur ce sujet. A. M.
- (4) L’Éclairage Electrique, t. XXIX, p. 294, 23 novembre 1901.
- (2) Considérons un anneau pourvu de deux balais, placés à 1800 l’un de l’autre, recevant par ces balais un courant alternatif sinusoïdal : supposons que le flux embrassé par une spire est proportionnel au sinus de l’angle formé par le plan de cette spire et la ligne des balais; l’armature est fixe et les balais mobiles.
- Si l’on fait tourner les balais synchroniquement au vecteur du courant alternatif, la phase ut du courant peut être représentée par l’angle formé parla ligne des balais avec un axe fixe T, tel que le courant soit maximum quand la ligne des balais coïncide avec cet axe.
- Soit J le courant alternatif maximum, « l’angle formé par une spire avec l’axe T (fig. 1), le flux à travers cette spire a pour valeur instantanée,
- .J
- À — cos u)t sin (oit — a).
- où X est un coefficient indépendant du courant et de la position de la spire.
- Si les balais au lieu de tourner synchroniquement présentent un glissement g, l’expression du flux cp à travers une spire devient
- 0 = A —- cos oit sin [10^(1— g)—a] (a)
- La propriété, démontrée pour les anneaux à collecteur alimentés par un courant alternatif simple, d’avoir une réactance indépendante de
- et le flux total dans une des moitiés de l’anneau comprenant n spires, est
- + -g) j
- = i X —
- Mt (1 — g) ‘1
- cos tut sin [(wt) (1 —g) —a] — doc
- Xn J
- 71
- COS lût.
- La force électro-motrice induite dans le demi-anneau a donc pour valeur
- d. ( \n J \ X
- L = —7- I —n--------- cos tût ) = — u)J sin lût,
- dt V r. J tu
- expression qui ne contient pas le glissement; donc la force électro-motrice induite dans l’anneau et par suite la réactance sont indépendantes de la vitesse de rotation. Au repos g— 1, et le flux à travers une spire est
- , J
- = — X — cos Lût sin a ;
- le flux varie sinusoïdalement dans le temps en chaque point de l’anneau, et l’amplitude de la variation est différente, aux différents points ; elle est maximum 7T 3 7C
- pour a = — ou ------ (diamètre perpendiculaire à la ligne
- des balais) et nulle aux balais.
- Au synchronisme, g — o, et le flux correspondant est
- cpc = X — cos lût sin (tùt—a) rrX [sin (2 lût — a)— sin a
- 2 4
- Ce flux se compose de deux parties : un flux fixe réparti sinusoïdalement le long de l’anneau, nul pour a — o, c’est-à-dire sur l’axe T, et un flux tournant d'une fréquence double de celle du courant d’alimentation, qui, par suite,
- atteint partout la même amplitude X
- J
- J
- L’ensemble des
- deux flux donne un flux pulsatoire, dont la valeur moyenne est nulle seulement sur l’axe T ; le flux atteint son maximum pour la distance a définie par
- lût — —j-----• .
- 4 a
- Maintenant, au lieu de 2 balais, mettons en 4, décalés de 9o°et alimentés pardes courants diphasés et supposons que : i° les courants sont sinusoïdaux dans le temps ; 20 les flux de chaque phase sont répartis sinusoïdalement le long de l’anneau ; 3° en chaque point, les flux instantanés s’ajoutent algébriqumeent.
- Dans ces conditions les flux des phases I et II, à travers une spire a sont respectivement, phase I :
- cp' — X— cos lût sin [tof (1—g) — a]
- (a)
- p.141 - vue 142/746
-
-
-
- [/ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 30.
- i4c
- la vitesse relative clés balais et de l’anneau, suppose qu’aucune action extérieure n’agit sur les flux.
- En effet l’expression (a) tle la note, peut être mise sous la forme
- j
- es = À--- [sin fuit (2 —g) — a* *] — sin (gtot -J- a)]
- ‘ 4
- dans laquelle le flux est la somme de deux flux tournants en sens inverse de vitesses respectives,
- (2 — g) tu et giu ;
- si par un procédé quelconque on étouffe l’un des flux, par exemple le flux de grande vitesse (2-g) co par l’addition cl’une cage d’écureuil solidaire de l’anneau, ou même de connexions entre les lames du collecteur fermant l’enroulement en court-circuit, comme le fait Ileyland, pour de faibles valeurs de g, le flux gio reste seul, et à part une action pulsatüire faible due à ce qui reste du flux (2-°)co, la réactance de l’anneau se
- phase II :
- o"=zl — cos (tut -j- 90°) sin [tut ( 1 — g) —a -f- 900]
- Le flux total est ainsi
- o — o' ©" = / — sin (a — g-toff
- Quand les balais sont au repos, g = 1, et le flux a pour valeur
- . J . .
- cpt= A —— sin (a — cut),
- c’est un flux tournant ordinaire de vitesse co.
- Au synchronisme, gz=o, et le flux devient
- „ J .
- c»0-= a — sin a
- • 2
- C’est un flux constant réparti sinusoïdaleinent le long de l’anneau ; la force électro-motrice induite est toujours nulle et l’impédance de l’anneau se réduit à sa résistance ohmique ; la réactance étant nulle.
- S’il y a un glissement g, le champ tournant a une vitesse gu, et la force électro-motrice induite est proportionnelle au glissement, ainsi que la réactance.
- Si maintenant laissant les balais fixes, on fait tourner l’anneau au synchronisme, on obtient un champ tournant dans l’espace à la même vitesse que l’anneau, au moyen de courants polyphasés et d’un collecteur analogue à celui que l’on utilise dans les moteurs synchrones avec un courant continu et des bagues. Les pôles de l’anneau sont aux points qui passent sous les balais au moment où le courant est maximum.
- borne h l’action de gio, et devient par suite proportionnelle au glissement, comme dans les anneaux alimentés par des courants polyphasés.
- A. Mauduit.
- Recherches sur les plaques en plomb spongieux, par U. Schoop. Centralbatt f. Accumnlatoren Elementen-und Accumobilenkunde. t. III, p. g3 et 109, i5 avril et ier mai 1902.
- Lorsqu’on trace la courbe de décharge d’un élément, on constate au commencement de la courbe un minimum qui cependant n’existe pas toujours et ne présente pas toujours la même forme.
- Afin de déterminer les conditions de cette baisse de tension, l’auteur a expérimenté sur un élément à 3 plaques (2 négatives et 1 positive) du type à grille, empâtées mécaniquement. L’élément était rempli d’acide de densité 1,17. Après 10 décharges et charges, une série d’essais était effectuée pendant laquelle l’élément était déchargé 3o fois au régime d’une heure (22,8 ampères). Les principaux facteurs étaient notés et on déterminait la variation de la tension ainsi que celle de la force électromotrice par la méthode d’interruption du courant. Pendant les 5 premières minutes, on faisait une détermination toutes les 3o secondes; puis ensuite, toutes les 5 minutes.
- Les mesures effectuées à Laide de l'électrode supplémentaire au mercure montraient que l’inconstance de la tension au commencement de la décharge provenait principalement des plaques négatives. Une petite baisse survient bien aussi fréquemment aux positives provenant du rôle de la diffusion ; mais cette baisse possède en général un autre caractère que celle des négatives.
- L’allure de la différence de potentiel aux bornes au commencement de la décharge est importante à connaître, d’après la définition même de la capacité pratiquement utilisable. On appelle ainsi, en effet, le nombre d’ampères heure que peut donner l’élément jusqu’à ce que la tension aux bornes ait baissé de 10 p. 100 de la valeur initiale.
- Pour les lentes décharges, la poche initiale de la courbe est à peine remarquable et celle-ci prend une valeur plus élevée que dans le cas de décharges rapides, car alors l’appauvrissement de l’acide à l’intérieur des plaques survient plus lentement que dans ce dernier cas.
- p.142 - vue 143/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i43
- Ce phénomène se présente lorsque, après une charge lente on effectue, immédiatement une décharge h intensité élevée. Avec un intervalle de repos croissant, entre la charge et la décharge, la poche de la courbe disparaît de plus en plus rapidement.
- 1,9__________
- Les courbes e de la figure 1 montrent l’influence du repos. Après une charge normale, la décharge était effectuée à 22,8 ampères après quinze heures de repos; la température de l’acide était 190 C. et la densité de l’acide, 1,200.
- Les courbes a se rapportent à une décharge normale en une heure ; après charge à 5 ampères, l’élément est déchargé immédiatement à 22,8 ampères, la température de l’acide est 20° C, et sa densité, 1,200.
- Dans les courbes b, la décharge, au même régime que précédemment, suivait immédiatement une charge à 20 ampères poussée jusqu’au dégagement abondant de gaz.
- Après une décharge lente, en trente heures, poussée jusqu’à 1,70 V, on chargeait à 24 ampères, puis 011 déchargeait immédiatement à 22,8 ampères et on obtenait ainsi les courbes c, à la température d’acide 20° C, et la densité d’acide i,ioo
- Dans les expériences (courbe d) la charge avait lieu à 5 ampères seulement et elle était suivie immédiatement d’une décharge à 22,8 ampères; la température de l’acide était i5°C.
- Dans tous les cas la courbe de la force électromotrice est parallèle à celle de la différence de potentiel.
- La courbe c se distingue de toutes les autres par ce fait que la tension ne baisse pas en quelques secondes à la valeur 1,93 volt; mais se maintient au début à des valeurs plus élevées. A la charge précédente effectuée à 23 ampères jusqu’à violent dégagement gazeux, on constatait que la densité de l’acide à la fin ne s’élevait qu’à 1,15, malgré la quantité d’électricité chargée qui correspondait à la décharge. On pouvait en conclure qu’une assez grande quantité d’acide sulfurique était restée combinée à l’intérieur des plaques. Cette densité plus faible expliquait aussi que la tension moyenne était ici inférieure à celle des autres cas.
- La courbe d est la plus expressive de toutes; elle montre une poche plus arrondie que celle de a; son minimum est atteint en deux minutes. La température de l’acide était i5° C. au début de la décharge.
- En expérimentant sur un élément renfermant 2 positives et une négative, l’auteur obtenait les mêmes résultats.
- On peut dire que la formation du minimum initial de la courbe et la forme de la poche ainsi obtenue dépendent des facteurs suivants :
- i° Intensité de la charge précédente;
- 20 Durée de l’intervalle de repos entre la charge et la décharge;
- 3° Densité et température de l’acide;
- 4° Intensité du courant de décharge.
- Lorsqu’on interrompt la décharge, et qu’après un long repos déterminé, on continue cette décharge à l’intensité initiale, on ne remarque dans aucun cas la nouvelle formation d’un minimum à la courbe.
- p.143 - vue 144/746
-
-
-
- i44
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 30.
- L’auteur a comparé également les courbes obtenues avec des plaques d’épaisseurs différentes. A cet effet, il essayait des éléments composés d’une négative entre deux positives, (pour l’étude des négatives) et d’une positive entre deux négatives (pour l'étude des positives), ces plaques étant d’épaisseurs variables : 2, 3, 4? 7?
- 8 mm. Il a trouvé ainsi que la poche initiale de la courbe est d’autant plus accentuée et dure d’autant plus longtemps que l’épaisseur est plus
- électromotrice sont absolument parallèles, sauf dans le dernier tiers de la décharge, il n’y a pas de doute que la baisse initiale de la tension provient d’une baisse de la force électromotrice.
- Différents observateurs ont admis comme explication du relèvement de la tension initiale une diminution de la résistance intérieure. On sait qu’au début de la décharge, il y a d’abord formation d’eau dans les pores de la matière active. L’appauvrissement qui en résulte pour l’acide crée la diminution delà force électromo-
- Fig. 2.
- Fig. 3.
- Les courbes des figures 2 et 3 indiquent les résultats obtenus, les plaques ayant comme dimensions en surface i8oXi5o mm2 et l’intensité de décharge étant égale à i5 ampères. La limite pratique de la décharge est représentée dans chaque cas par le trait interponctué.
- On voit que, au début, la tension aux bornes et la force électromotrice n’atteignent leur valeur normale (correspondant à la densité présente de l’acide) qu’après un temps d’autant plus long que la plaque est plus épaisse ; ainsi la plaque de 8 mm exige cinq minutes, tandis qu’il ne faut que deux minutes pour celle de 2 mm d’épaisseur.
- Ce dernier fait montre déjà qu’il s’agit ici d’un phénomène de diffusion. Comme d’autre parties courbes de tension aux bornes et de force
- trice et en même temps de la tension aux bornes. Mais alors la température de cet acide à l’intérieur des plaques peut être augmentée par suite de la chaleur de dilution de l’acide et aussi en partie par l’effet Joule. La résistance intérieure diminuant avec la température, il peut y avoir de ce fait un relèvement de la tension qui peut compenser et même dépasser la diminution due à la baisse de la force électromotrice, ce qui expliquerait le relèvement constaté.
- L'auteur combat cette hypothèse, car elle n’explique pas d’abord pourquoi le phénomène est plus prononcé à la plaque négative où cependant la matière active est plus poreuse qu’à la positive, et où se produit le transport de l’acide pendant la décharge. En second lieu, cette hypothèse ne s’accorde pas avec l’expérience puisque
- p.144 - vue 145/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i45
- les courbes montrent que le relèvement cle la tension coïncide avec celui de la force électromotrice et qu’il n’y a pas diminution de la résistance intérieure.
- Une autre explication de l’inconstance de la partie initiale de la tension en décharge a été donnée par la présence de l’hydrogène occlus dans le plomb spongieux. Celle-ci n’est pas non plus satisfaisante, car elle ne permet pas de rendre compte du même phénomène au début de la charge.
- Une troisième hypothèse a été émise par Dole-zalek (*) ; c’est la suivante : au début de la décharge, il y a formation de sulfate et par suite diminution de la concentration de l’acide dans le voisinage immédiat de l’électrode, et par suite aussi baisse la tension. Bientôt peut survenir un minimum qui provient peut-être de la formation d’une solution sursaturée de sulfate de plomb. La solubilité du sulfate de plomb,*dans l’acide à 20 p. 100 baisse en effet considérablement avec la dilution, de sorte que l’existence d’une sursaturation au commencement de la décharge, où il n’existe encore que peu de sulfate de plombsolide, est très possible. Or on sait, d’autre part, qu’à une augmentation de la concentration du sulfate de plomb correspond une diminution delà force électromotrice.
- Quoiqu’il soit nécessaire de préciser cette hypothèse, M. Schoop admet comme certaine l’influence d’une diffusion de la solution de sulfate de plomb. Une preuve en est donnée par l’instabilité plus grande de la courbe de décharge au début, lorsque la charge précédente a été effectuée à faible intensité et qu’il n’y a pas d’intervalle entre la charge et la décharge. Le fait que la poche de la courbe ne se produit pas toujours ne serait pas explicable par l’action de la diffusion de l’acide, car dans le cas de décharge rapide la diffusion est toujours vive, tandis que la formation d’une solution concentrée ou saturée de sulfate de plomb dépend d’autres circonstances.
- On sait que la courbe de variation d’intensité dans le cas de charge à potentiel constant débute aune valeur très élevée pour descendre très rapidement et atteindre un minimum, après lequel 1 intensité remonte plus lentement pour diminuer
- ensuite normalement (Q. D’après U. Schoop, il est bien possible que cette partie instable provienne d’une augmentation de la résistance intérieure due à la non-absorption de l’hyclrogène.
- L. J.
- APPAREILLAGE
- Nouveau réducteur automatique, par p. Thieme, Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 174, 27 février 1902.
- Ce réducteur a pour but : i° de faire varier le nombre des éléments d’une batterie d’accumulateurs en circuit, de façon à maintenir aux bornes de ce circuit une tension constante, alors que la tension de chaque élément va en diminuant pendant la décharge ; 20 à la charge, de sortir du circuit les éléments de réduction, non complètement déchargés, à mesure qu’ils ont atteint leur limite de charge.
- Pour rendre automatique le fonctionnement du réducteur, on peut : à la décharge, le commander par un voltmètre spécial, analogue aux indicateurs de tension, monté en dérivation aux bornes du circuit et qui ferme un contact ou l’autre, suivant que latension s’élève ou s’abaisse au-dessus ou au-dessous de la valeur fixée ; à la charge, par un voltmètre de même type, placé d’abord aux bornes du premier élément de la batterie, toujours le moins déchargé ; lorsque la tension de l’élément atteint la valeur fixée pour la limite de charge, le voltmètre actionne le réducteur, qui met hors circuit l’élément, en même temps que le voltmètre va se placer aux bornes du second élément.
- Très important aussi est le problème analogue de la commande à distance du réducteur, commande qui suivant les cas, est automatique ou non : car ce dispositif permet de placer le réducteur tout près de la batterie, d’où une économie considérable sur les connexions toujours très coûteuses entre les éléments et le réducteur, surtout dans le cas des courants intenses.
- En plus de la condition fondamentale de tout réducteur, à savoir que les différentes forces électromotrices soient mises en circuit ou retirées du circuit, sans coupure ni court-circuit, un réducteur à commande automatique ou à dis-
- f1) Die Théorie des Bleiaccumulators p. 63.
- (*) Voir à ce sujet les courbes parues dans VEclairage Electrique, t. XXY p. /\iS.
- p.145 - vue 146/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 30.
- 146
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- tance doit satisfaire à une autre condition : lorsque le mouvement du réducteur est une fois commencé, il doit se continuer sans interruption, jusqu’à ce que le frotteur ait effectué un déplacement complet correspondant à la mise en circuit ou hors circuit d’un élément, et cela que l’impulsion initiale qui a déterminé le mouvement subsiste ou non, ou même se trouve changée de sens.
- Cette impulsion initiale êst donnée soit par un voltmètre de contact, s’il s’agit d’une commande automatique, soit par deux simples boutons de sonnerie, l’un pour chaque sens, s’il
- s’agit de commande à distance, non automatique.
- Le mouvement du réducteur peut se faire, soit par un électro-aimant actionné par un relais relié aux voltmètres ou bouton de contact, soit par un moteur dont la mise en route et le réglage sont effectués par le relais.
- A cause de la difficulté d’obtenir économiquement des électro-aimants puissants, le second système est préférable et d’ailleurs à peu près unanimement employé.
- Il se divise d’ailleurs en deux classes d’appareils :
- Fig. i. — Réducteur ordinaire à vis pour 200 ampères.
- i° Les appareils dans lesquels le moteur tourne d’une façon continue dans le même sens, et le réducteur est commandé par un embrayage magnétique ou à friction, qu’un relais met en marche à volonté dans un sens ou dans l’autre ;
- 20 Les appareils dans lesquels le moteur est accouplé directement au réducteur, et est mis en route dans un sens ou dans l’autre et arrêté par le relais.
- Ce dernier dispositif est le plus simple, et a été adopté par l’auteur.
- Au point de vue de la limitation de la course et surtout de la continuation du mouvement commencé, le résultat peut être obtenu mécaniquement ou électriquement :
- Mécaniquement, par l’emploi d’arrêts qui maintiennent l’armature du relais dans la même position, jusqu’à la fin du mouvement, et la libèrent ensuite ;
- Electriquement, soit par l’addition d’un circuit dérivé qui agisse directement sur le relais et maintienne l’armature en position, indépendamment du voltmètre de contact, jusqu’à ce que le mouvement soit terminé (correspondant
- à un élément) ; soit par l’addition au voltmètre de contact d’un enroulement supplémentaire qui le fixe dans sa position jusqu’à la fin du mouvement.
- Le procédé mécanique demande trop de précision dans l’arrêt ; le second procédé électrique nécessite des voltmètres trop complexes, aussi vaut-il mieux agir électriquement sur le relais, comme le lait l’auteur dans l'appareil décrit ci-dessous.
- La figure 1 montre : à la partie supérieure, un réducteur ordinaire à vis, pour 200 A, tel qu’un tour de manivelle corresponde à la mise en circuit ou hors circuit d’un élément ; à la partie inférieure, l’appareil de commande à distance, automatique ou non, qui peut être adapté sur un réducteur quelconque, réglé pour un tour de manivelle par plot.
- A droite est le moteur, de forme sphérique, qui commande par vis sans fin, une roue dont l’axe porte au-dessus une manivelle reliée à la manivelle du réducteur, au-dessous un plateau spécial.
- Au-dessous de ce plateau, se trouve le relais,
- p.146 - vue 147/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ï4?
- représenté en coupe avec le schéma du montage sur la figure 2. Le relais porte deux armatures solidaires, gl et g% et deux bobines ; les deux autres armatures sont reliées au-dessus par un pont k (représenté en dessous dans la fig. 2), qui porte
- Fig. 1. — Schéma du montage du relais.
- trois plots de contact l, m: n, frottant sur le plateau spécial o solidaire de la manivelle, et servant au maintien du mouvement commencé et à son arrêt en temps voulu.
- Le fonctionnement est le suivant: a est un voltmètre de contact, fermant, suivant le cas, le circuit c avec b ou d ; f et f% sont les deux bobines du relais ; les deux armatures gt et g2 sont maintenues dans la position moyenne par les ressorts hi et /q ; la tige i transmet le mouvement des armatures à deux contacts en charbon rL et /’2, mobiles autour des points ul et u2 ; dans la position moyenne, ces deux contacts sont sur e2, et comme ils sont reliés aux bornes z± et z.y du moteur, l’induit est en court-circuit ; les inducteurs du moteur sont excités séparément.
- Si la tension augmente, c vient en contact avec b : alors le courant passe par le chemin +, c, b, f, — ; l’armature gL est attirée ; les contacts s’établissent avec e2, i\ avec e3 ; le moteur se met en route dans un sens.
- Fig. 3, 4 et 5.
- En même temps, le plateau o tourne dans le sens de la flèche (lig. 3, 4 et 5).
- La figure 3 représente le plateau au repos ; ee plateau isolant, porte un anneau conducteur p,
- interrompu par un isolant s, et relié électriquement à un cercle conducteur central ; au repos, les trois contacts du pont À', se trouvent en
- (fig. 3).
- Après attraction de l’armature g2, la position des contacts devient celle des fig. 3, 4 i dès que l vient en contact avec l’anneau, un second chemin est ouvert au courant magnétisant de la bobine /j, indépendamment du voltmètre.
- Lorsque le plateau a fait à peu près une révolution, le contact l rencontre l’isolants; le circuit dérivé est coupé, et si la tension s’est abaissée suffisamment par suite de la mise hors circuit d’un élément, le contact ch, s’est aussi rompu ; l’armature g{ revient à sa place, le moteur est mis en court-circuit par le chemin i\ e2 r\2, et freiné immédiatement ; si la tension n’est pas suffisamment abaissée, le contact cb continue, et le mouvement recommence pour un second tour.
- Si au contraire, la tension est devenue trop faible, et que le contact cb se soit établi, le courant dans f2 n’est pas suffisant pour détacher gi et attirer g2 ; mais dès que le plateau arrive h la position où / rencontre l’isolant, l’armature^ est repoussée par le ressort Zq, tandis que l’armature g2 est attirée par le courant déjà établi dans f2 par le chemin c<Z, et le moteur se met en route en sens inverse.
- La figure 6 met en évidence le rôle des inter-
- Fig. 6.
- rupteurs de sûreté, destinés à couper la communication entre les contacts b et d et les bobines /j ou/’, lorsque le réducteur arrive à l’une où à l’autre des extrémités de sa course.
- Dans l’appareil, construit par la maison Dr.
- p.147 - vue 148/746
-
-
-
- j48
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N° 30.
- Paul Meyer A.-G., le moteur est livré pour iio ou 220 volts ; le voltmètre de contact est réglé jusqu’à 200 volts avec des résistances en série, les bobines fx et f2 pour i io volts.
- On remarquera que la rupture du courant des bobines se fait, entre les contacts de charbon l
- ou ni et l’anneau, et non aux conctacts du voltmètre, qui se conservent ainsi très bien ; de même les coupures sur le moteur se font entre charbon et métal ; les pièces de charbon durent très longtemps et se remplacent d’ailleurs facilement. A.Mauduit.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 7 juillet 1902.
- Sur la relation entre l’intensité du courant voltaïque et la manifestation du débit èlectro-lytique, par M. Berthelot. Comptes rendus, t. CXXXY, p. 5-8.
- L’auteur relate quelques expériences d’élec-trolyse de l’acide sulfurique étendu. Les éléments de pile employés étaient constitués comme il suit : le vase poreux intérieur contenait 5o cm8 de soude (NaOII = 5 litres), additionnée d’un cinquième de son volume de pyrogallol (C8H608 = 5 litres) ; le vase extérieur contenait 25ocm3 de chlorure de sodium (NaCl=5 litres), additionnée cl’un cinquième de son volume d’eau oxygénée (I1202 = 5 litres).
- Dans une première expérience, l’auteur employait deux éléments en série ; la force électromotrice était de 2 X 0,80 = 1,70 volt ; la résistance intérieure des deux éléments était de 9000 ohms. La pile étant reliée à un voltamètre à acide sulfurique étendu, on n’avait pas de dégagement gazeux appréciable sous la pression ordinaire de 76 cm, mais sous la pression réduite de 0,8 cm l’électrolyse était nette au bout de deux minutes. Avec un voltamètre à pyrogallol l’électrolyse était notable, avec dégagement d’hydrogène sous la pression ordinaire. La quantité de gaz théoriquement mise en liberté par minute et calculée en adoptant i,5à 1,6volt pour la force contre-électromotrice du voltamètre à acide sulfurique étendu et 0,8 volt pour celle du vottamètre à pyragallol doit être d’environ 0,000 009 mgr dans le premier cas et 0,000 o43 mgr dans le second. M. Berthelot ayant constaté antérieurement que l’électrolyse ne devient apparente que si le débit est d’au moins 0,000 3y mgr dans le cas du voltamètre à
- acide sulfurique sous la pression normale, 0,000 007 mgr pour ce même voltamètre sous pression réduite, 0,000 o43 mgr pour le voltamètre à pyrogallol sous la pression normale, on voit, par lacomparaison de ces deux séries de chiffres que les constatations expérimentales nouvelles concordent avec les déductions que l’on pouvait tirer des résultats des expériences antérieures.
- En opérant avec un seul élément (force électromotrice 0,86 volt), il était à prévoir que l’électrolyse de l’acide sulfurique étendu ne pourrait être constatée même sous pression réduite, et qu’avec le voltamètre à pyrogallol on se trouvait aux limites de la visibilité de l’élec-trolyse. L’expérience ne donna rien en effet avec le premier voltamètre, mais avec le second, on observa un lent dégagement de bulles gazeuses sous pression réduite,
- Sur l’électrolyse de l’azotate d’argent, par A. Leduc. Comptes rendus, t. CXXXY, p. 23-a5.
- Dans cette note, l’auteur fait connaître les résultats des expériences qu’il a entreprises en vue d’élucider certaines particularités de l’élec-trolyse de l’azotate d’argent, particularités importantes au point de vue de la détermination de l’équivalent électrochimique de l’argent (*).
- I. Le premier point élucidé est le suivant. Dans l’électrolyse de l’azotate d’argent avec anode soluble, y a-t-il augmentation ou diminution de l’acidité du bain ?
- La plupart des expérimentateurs ont trouvé qu’un bain primitivement neutre devient acide ; MM. Rodger et Wattson ont constaté qu’au eon-
- (J) Rappelons qu’un Rapport sur l'équivalent électrochimique de l’argent a été présenté par M. A. Leduc au Congrès international de Physique, réuni à Paris en 1900 (t. II, p. 44o des Rapports).
- p.148 - vue 149/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- *49
- traire l’acidité du bain dimiuue par l’usage, M. Leduc montre que la contradiction n’est qu’apparente, qu’il y a une limite de l’acidité, de sorte que, si l’on part d’un bain neutre, on obtient un bain acide, tandis que si l’acidité est primitivement plus grande que l’acidité limite, il v a diminution de l’acidité (* *).
- IL Le second point est relatif à la corrosion
- P) Voici les expériences qui l’ont conduit à cette conclusion :
- « i. Lorsqu’on opère avec anode de platine, en solution suffisamment concentrée, on voit se former sur l’anode des cristaux bruns octaédriques ou aiguillés, suivant les circonstances. Ce corps a été pris autrefois pour du peroxyde d’argent ; M. Berthelot lui attribue la formule 4Ag203, 2AgAz03, ILO. Il se produit en même temps de l’acide azotique libre. Mais, lorsque l’acide a atteint une certaine concentration, il réagit sur ce composé avec dégagement d’oxygène.
- » Mettons fin à l’expérience et abandonnons le voltamètre à lui-même : le produit brun finit par disparaître, et le résultat final est le même que s’il y avait eu simplement réaction secondaire de AzO3 sur l’eau. Mais il faut bien noter que les choses ne se passent pas aussi simplement en réalité ; car on n’aperçoit aucun dégagement gazeux au début de l’électrolyse.
- » 2. L’acide produit de cette manière, ou préexistant dans le bain, est électrolysé en même temps que l’azotate. L’hydrogène qui se porte à la cathode ne se dégage pas. Il résulte de mes expériences qu’il ne se diffuse pas non plus dans le liquide, et qu’il n’est pas absorbé d’une manière appréciable par le dépôt cathodique, contrairement à ce que j’ai constaté sur l’or dans d’autres conditions. Il est complètement absorbé par les réactions secondaires suivantes :
- 2AgAz03 4-.10H = AzH'AzO3 -f- 31I20 + Ag2,
- 2H AzO3-f 8H = AzELAzO3 -j- 3H20.
- » 3. Anode soluble. — Si la densité du courant au voisinage de l’anode est suffisamment faible (^0,002 C.G.S. par exemple, en bain de concentration normale), il ne semble point se produire à l’anode autre chose que la réaction classique (Ag -j- AzO3 — AgAzO3).
- » Mais, si la densité augmente, les réactions envisagées plus haut se produisent avec une intensité croissante. Il en résulte une acidification du bain d’autant plus rapide que celui-ci est plus étendu et la température plus élevée. O11 constate en même temps que le bain s’appauvrit en azotate.
- » 4. A la cathode, l’acide se détruit comme plus haut, de sorte qu’il s’établit un état d’équilibre dans lequel l'acidité du bain prend une certaine valeur limite que l’on rend aisément très faible.
- » Si le bain était primitivement neutre, il devient légèrement acide, à moins que la densité anodiquc ne soit suffisamment faible. L introduction d’oxyde d’argent dans le bain retarde évidemment l’apparition de l’acide.
- » Si le bain est primitivement acide, et si son acidité
- du dépôt cathodique par le bain d’azotate d’argent, comme cela semble bien établi en ce qui concerne le cuivre, surtout en bain acide et en présence de Uair (*).
- Les masses d’argent pesées par les divers savants qui ont traité ces questions sont trop faibles, et c’est à cela qu’il faut attribuer, suivant M. Leduc, les résultats contradictoires. Une expérience bien simple suffit à prouver que cette prétendue corrosioti n existe pas (2).
- III. — Le troisième point se rapporte à la polarisation du voltamètre à azotate d'argent.
- A cette occasion, M. Leduc rappelle le procédé imaginé par M. Gore pour corriger ses résultats de la corrosion cathodique dans l’élec-trolyse du cyanure double d’argent et de potassium, ou du sulfate de cuivre. M. Gore détermine la perte de masse d’une lame de même métal que le dépôt, isolée dans le bain pendant que le courant passe. Or, d’une part, si la lame est épaisse et le courant suffisant, celui-ci la traverse, et, comme le gain du côté cathode n’égale jamais la perte du côté anode, on ne mesure pas ainsi la corrosion. D’autre part, si l’on remplace la lame par un fil fin, et si le courant est suffisamment faible, on ne constate plus aucune altération, quelle que soit la durée de l’expérience.
- Cette observation a conduit M. Leduc à penser que la force contre-électromotrice d’un voltamètre à azotate d’argent, que l’on suppose
- est supérieure à ladite limite, elle diminue, comme dans les expériences de MM. Rodger et Watson.
- » Je donnerai quelques détails dans un Mémoire plus étendu. »
- (*) « Ainsi, MM. Schuster et Crossley trouvent un dépôt d’argent un peu plus lourd, en opérant dans, le vide et un peu moins lourd, au contraire, lorsqu’ils opèrent en présence de l’oxygène. Le premier point a été confirmé par M. Myers, qui estiriie à 1/1000 le déficit d’argent dans un voltamètre non privé d’air; mais ses observations en présence de l’oxygène sont en contradiction avec les précédentes, n
- (2) Yoici cette expérience :
- « Après avoir pesé, avec les précautions convenables, l’argent déposé sur la capsule formant la cathode, séché dans le vide, à la température ordinaire, je remets dans cette capsule le bain, neutre ou légèrement acide, où s’est formé ce dépôt, et je l’y laisse séjourner jusqu’à 19 heures ; puis je décante, je lave et je sèche comme précédemment. Le résultat de ces opérations a été négatif : la masse du dépôt, voisine de 3o gr, n’a point varié d’une manière appréciable. »
- p.149 - vue 150/746
-
-
-
- a 30
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 30.
- généralement très faible ou même nulle, n’est pas, en réalité, négligeable. Il résulte d’expériences qui seront décrites ailleurs que cette force èlectromotrice est voisine de 0,03 volt (1).
- Sur Faction de la self-induction dans la partie ultra-violette des spectres d’étincelles, par Eugène Néculcéa. Comptes rendus, t. CXXXY, p. a3-27.
- L’auteur décrit les caractères des raies du spectre de rétain.
- Nouvelles recherches sur les courants ouverts, parV. Crémieu. Comptes rendus, i. CXXXY, p. 27-30.
- M. Pender (2) a fait, aux expériences de l'auteur sur la convection électrique, l’objection suivante ; les disques dont il se servait étaient, dans la plupart des cas, recouverts de couches diélectriques destinées à éviter les étincelles ; M. Pender pense que ces couches devaient entraîner des charges égales et de sens contraire à celles communiquées aux disques tournants.
- Pour répondre à cette objection, M. Crémieu a entrepris de nouvelles expériences dans lesquelles il a cherché à réaliser les conditions théoriques d’une expérience de convection correcte, c’est-à-dire certitude expérimentale : i° qu’on entraîne une charge avec son support pondérable ; 20 que seule cette charge peut agir sur les appareils destinés à déceler les effets magnétiques dus à son mouvement ; 3° qu’aucune perte appréciable de charge ne se produit pendant ce mouvement.
- Ces expériences (3) ont montré que dans cer-
- P) Yoir, à ce sujet, G. di Ciommo, Nuovo Cimento,
- 4e série, t, XII, p. 258, Écl. Élecl., t. XXVII, p. 3gi, 8 juin 1901.
- (-) Phil. Mag., août 1901, p. 179.
- (3 *) Yoici la description qu’en donne M. Crémieu :
- « Un disque circulaire d’ébonite, de 6 mm d’épaisseur, %4 cm de diamètre, porte, fixés sur sa périphérie, 18 secteurs en micanite de 1 mm d’épaisseur, séparés les uns des autres par 2 cm d’air et parfaitement isolés sur 1 ébonite. Le tout forme une sorte de roue à ailettes planes, d un diamètre total égal à 5o cm et qui tourne dans un plan horizontal.
- » Les secteurs de micanite sont dorés, sur leurs deux faces, sur une largeur de 5 cm à partir de la périphérie.
- » En un point de leur circonférence, ces secteurs viennent passer entre deux secteurs métalliques fixes, reliés à une source électrique ; en même temps, ils touchent un balai A, relié au sol, et se chargent par influence.
- » Ils quittent ensuite les secteurs fixes et tournent à
- taiits cas il y "a déviation du système magnétique par la charge électrique en mouvement, mais,
- l’air libre. Après trois quarts de tour, ils rencontrent un balai B, relié au sol, sur lequel ils se déchargent. Un galvanomètre interposé entre A ou B et le sol permet de mesurer les charges prises et abandonnées, par les secteurs.
- » Les secteurs mobiles chargés, viennent défiler à 8 mm en dessous d’un système asiatique très sensible protégé par un tube de verre recouvert de papier d’étain relié au sol.
- » A 8 mm en dessous et parallèlement au plan des secteurs, on a placé une nappe conductrice témoin dans laquelle on peut envoyer les charges appelées en A ou récoltées en B, ce qui permet de comparer l’action de la même quantité d’électricité agissant par convection et par conduction.
- » Pour qu’on puisse renverser le sens de la rotation du disque en faisant toujours passer sous le système astatique des secteurs chargés, le balai B peut être fixé dans deux positions différentes, symétriques par rapport au diamètre passant par A.
- » On peut ainsi faire dans les deux sens des courants ouverts. Si l’on supprime le balai B, on réalise la rotation continue d’une charge permanente, ou forme Row-land-Maxwell.
- » Cette méthode a l’inconvénient de ne permettre de réaliser que des débits relativement petits, par rapport à ceux que l’on calcule dane le cas de disques tournant entre des armatures fixes reliées au sol.
- « Les débits maximum mesurés ont été de-----------'de
- 20 000
- coulomb par seconde, qui auraient dû produire, dans la position la plus favorable, une force magnétique de l’ordre de 5 X io~6 C. G. S,
- » Le système astatique est formé de deux groupes composés chacun de sept aimants cylindriques de 16 mm de long fixés à 0,10 m l’un de l’autre, sur une lame de mica doré.
- Moment magnétique M de chaque groupe. 20 C. G. S.
- Période d’oscillation dans l’air tl...........os,8
- Période d’oscillation du système complet dans l’air t2.................................ios
- Rapport -j^jr- (K moment d’inertie) de chaque groupe.......................................o,ooi5
- . t i
- Coefficient de réduction —G...................0,006 \
- On voit que le couple maximum agissant sur le svs-tème aurait été de io—4 environ.
- » Grâce au concours de M. Jean Javal, j’ai pu faire de nombreuses séries d’expériences. Onne peut opérer q u’a-près que la circulation des voitures a cessé, c’est-à-dire de 1 heure à 5 heures du matin.
- » On observait simultanément le galvanomètre de mesure des débits et le système astatique.
- » Les résultats sont les suivants :
- » Le système astatique reçoit, en général, au moment
- p.150 - vue 151/746
-
-
-
- 26 Juillet 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 151
- pour diverses raisons, « les déviations observées ne paraissent pas dues à l’effet magnétique de la convection électrique. »
- Sur la nature du cohêreur, par J. Fényi. Comptes rendus, t. CXXXY, p. 3o-3a.
- L’auteur a constaté les faits suivants :
- « Si l’on dispose parallèlement quatre cohé-reurs formés d’aiguilles d’acier, de manière que le courant passe simultanément par les quatre points de contact, le système fonctionne tout à fait comme une seule paire d’aiguilles. 11 ne fonctionne plus avec précision, si le potentiel de la pile dépasse environ o,25 volt; avec'le potentiel de i volt, il cesse tout à fait. Au contraire, si l’on réunit les quatre cohéreurs en série, on peut les insérer dans le circuit d’un élément de Meidinger, sans qu’il soit nécessaire d’affaiblir le potentiel par un circuit secondaire. En dis-
- de la charge ou de la décharge des secteurs mobiles, des impulsions qui sont le plus souvent dans le sens prévu pour l’effet magnétique de la convection.
- » Souvent aussi ces impulsions sont suivies de déviations permanentes dans le sens prévu.
- » Très nettes au début d’une série, les déviations et impulsions vont toujours en diminuant et finissent par s’annuler, sans que les débits mesurés présentent des variations correspondantes.
- » Il n’existe aucun rapport entre la grandeur des déviations du système asiatique et celle des débits mesurés.
- » Le maximum de déviation permanente obtenu a été de 6 mm ; la moyenne générale est un peu inférieure à 2 mm.
- » En envoyant, dans un sens convenable, le débit des balais dans la nappe témoin, on soumet le système asiatique à la résultante des actions en sens inverse du disque et de la nappe. Les effets du disque étant indépendants des débits, on obtient alors des déviations dans le sens du disque si le débit est faible, en sens inverse s’il est fort.
- » Les valeurs de v calculées d’après les déviations obtenues peuvent, par suite, être nulles, négatives ou infinies ; dans certains cas, elles concordent même avec la valeur théorique.
- » Les effets obtenus sont les mêmes, que l’on supprime ou non le balai B.
- » Leur grandeur ne varie pas tant que le système asiatique est au-dessus de la dorure chargée, quelle que soit sa position relativement à l’axe de rotation. Ils s’annulent dès que le fond de l’écran électrique qui protège le système n’est plus au-dessus de la dorure.
- » Si l’on change le sens de rotation du disque sans déplacer le balai B, les secteurs mobiles ne sont plus chargés en passant sous le système astatique ; cependant les déviations conservent quelquefois leur grandeur, mais leur sens est changé. »
- posant six cohéreurs en série, on peut les insérer dans le circuit d’un élément Leclanché, dont le potentiel est de i,5 volt. En prenant même deux ou trois éléments Leclanché en série, on peut insérer un tel cohêreur en batterie dans leur circuit, si l’on augmente le nombre des cohéreurs simples à raison de trois ou quatre pour i volt de potentiel du circuit. »
- D’après ces faits, les cohéreurs à aiguille auraient donc la propriété « d’affaiblir le potentiel à chaque point de contact d’environ 0,20 volt et cela indépendamment de la tension absolue au moins dans certaines limites ». L’auteur admet que, bien que chaque contact constitue pratiquement une coupure du circuit, il laisse néanmoins passer un courant extrêmement faible qui suffit pour établir une distribution du potentiel. Cette hypothèse permet d’expliquer en partie le fonctionnement des cohéreurs usuéls à limailles, ou à débris de charbon : Les petits morceaux de métal se placent à la suite l’uu de l’autre, en une sorte de série ; ce sont eux qui affaiblissent progressivement la tension électrique, selon leur nombre, et l’on peut, en effet, insérer le cohé-reur à limailles dans le circuit d’un élément Leclanché. D’autres particules forment des contacts parallèles et ne fonctionnent qu’en diminuant la résistance.
- « Mais, ajoute M. Fenyi, ce qui constitue une différence importante entre le cohêreur en batterie et le cohêreur à limailles, c’est que le premier permet un réglage rationnel. Tout est alors mesurable : on connaît le nombre des contacts, on peut essuyer les aiguilles, varier et mesurer la pression entre 0,2 gr et 6 gr. Au contraire, les conditions du cohêreur à limailles sont tout a fait inconnues, et variables selon les hasards du choc. On ne sait pas combien de particules se succèdent, combien se sont rangées parallèlement. En outre, les morceaux, très irréguliers, se touchent par des points plus ou moins aigus, exercent des pressions très diverses par unité de surface, et ces pressions peuvent surpasser les limites admissibles. On s’explique ainsi comment les cohéreurs à limailles se montrent fort capricieux, tandis que les cohéreurs à aiguilles fonctionnent d’une manière infaillible (1). »
- (b « Il n’est aucune des conditions du cohêreur à limailles qu’on ne puisse réaliser avec des cohéreurs à
- p.151 - vue 152/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 30.
- I Ô2
- En terminant, M. Fenyi signale quelques expériences dont la télégraphie sans fil peut tirer profit :
- cc Dans la pratique de la télégraphie sans fil, écrit-il, on dit aussi qu’on ne doit insérer le cohéreur que dans le circuit d’un seul élément Leclanché, et que le courant ne doit pas dépasser un millième d’ampère. Mon installation ne me permet pas de faire des expériences de télégraphie sans fil h grandes distances; mais les expériences faites dans le laboratoire, avec mon cohéreur en batterie, m’ont montré qu’on peut l’insérer dans le circuit de trois éléments Leclanché en série, sans autre résistance, et que le cohéreur fonctionne alors régulièrement, quoique le courant soit de l’ordre d’un dixième d’ampère.
- « J’ai profité de cette propriété des cohéreurs à aiguilles, de fonctionner avec un courant d’une intensité notable, pour disposer des appareils d’une simplicité surprenante (1). »
- pointes, en les disposant convenablement. Une combinaison semblable a d’ailleurs été proposée parM.Boese. Ainsi s’explique aussi la pratique prescrite, de prendre des limailles lourdes et de les cribler pour leur donner une égale grosseur. On ne voit pas d’abord pourquoi des morceaux égaux conviendraient mieux que des morceaux inégaux, qui semblent même plus sensibles à l’ébranlement. L'efficacité du criblage des limailles lourdes est due à ce que les points trop fins deviennent obtus. »
- (4) « Si l’on place un cohéreur à 6 points sur un appareil à sonnerie convenable, et si on les insère tous deux en série dans le circuit d’un élément Leclanché, on constate qu’une petite étincelle électrique excite le cohéreur; la sonnerie retentit, ébranle le cohéreur et se tait ensuite immédiatement.
- » Si l’on insère un récepteur de Morse parallèlement avec la sonnerie, on obtient un appareil qui peut servir à démontrer, dans le laboratoire, le principe de la télégraphie sans fil.
- » En réunissant le cohéreur, des deux côtés, avec la terre et avec un conducteur isolé très long, on obtient un appareil qui signale les tempêtes lointaines. Si l’on insère, en outre, dans cet appareil, parallèlement avec la sonnerie, un électro-aimant enregistreur sur un mouvement d’horlogerie, on obtient un appareil enregistreur des décharges électriques dans l'atmosphère, pour les études météorologiques.
- » Les expériences que j’ai faites sur la sensibilité de ces appareils m’ont montré qu’elle est essentiellement déterminée, par la longueur du conducteur isolé, qui remplace l’antenne. Un petit appareil avec un conducteur de 36o m donnait simultanément dix fois plus d’indications qu’un autre dont le conducteur était de 26 m. »
- La lumière noire et les phénomènes actino-èlectriques, par Gustave Le Bon. Comptes rendus, t. CXXXY, p. 35-36.
- Dans une note récente (x), M. Nodon annonçait que, « lorsque des radiations lumineuses sont projetées sur une lame mince, elles donnent naissance, sur la face non éclairée de cette lame, à des radiations analogues aux rayons X et aux rayons du radium ». Ces radiations, ajoutait-il plus loin, « possèdent la propriété de traverser avec facilité les métaux en lame mince... Elles déchargent les corps électrisés », etc.
- M. G. Le Bon réclame la priorité pour ces résultats.
- Il me suffira, dit-il, de reproduire quelques passages des notes insérées il y a cinq ans dans les Comptes rendus, pour montrer que ces résultats sont absolument identiques à ceux que j’ai fait connaître à propos de la lumière noire,
- « Les radiations obscures engendrées par la lumière tombant à la surface des corps déchargent rèlectroscope. Elles traversent les écrans électriques... Ces radiations se rapprochent, par quelques-unes de leurs propriétés, des rayons X, mais elles en diffèrent par plusieurs points fondamentaux... S’il est vrai, comme je tente de le démontrer depuis longtemps, que toutes les fois que les corps sont frappés par la lumière ils engendrent une forme particulière d’énergie, il s’ensuit que ce mode d’énergie, si peu connu encore, se trouve être pourtant un des plus répandus dans la nature.» (Comptes rendus, avril 1897, p. ^55 ; Ecl. Elect.,X. XI,p. 223,-24 avril 1897.)
- M. Nodon a donné aux radiations qu’il croit avoir découvertes le nom de rayons radio-acti-niques. Elles sont identiques, comme on le voit, à celles que j’ai désignées sous le nom de lumière noire.
- Ajoutons que, dans une note intitulée « Action dissociante des diverses régions du spectre sur la matière », publiée dans les Comptes rendus du 7 juillet, mais remise à la séance du 9 juin dernier, M. Le Bon décrit quelques expériences de décharge d’un èlectroscope par la face non éclairée de divers corps soumis à l’action des radiations solaires.
- (9 L’Eclairage Electrique, t. XXXII, p.. 106, 19 juillet 1902.
- Le Gérant ; C. N AUD.
- p.152 - vue 153/746
-
-
-
- Tome XXXII.
- Samedi 2 août 1902.
- 9e Année. — N° 31.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — A. D’ARSONVAI, Professeur au Collège de France, Membre de l lnstitut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- ANALYSE ÉLECTROLYTIQUE
- Contribution au dosage électrolytique du mercure, parE. Bindschedler (Zeits. fur Electrochem. t. VIII, p. 329, 1902). — L’auteur rend compte de l’étude critique qu’il a faite des procédés indiqués par Neumann dans son traité. M. Bindschelder a fait ses expériences dans une capsule dépolie de ioo cm3 de capacité ; après l’électrolyse, il lavait sans interrompre le courant, enlevait autant que possible l’eau avec du papier à filtre, puis desséchait dans un siccateur, en présence de chlorure de calcium. Le composé employé était du bichlorure de mercure pur.
- Relativement au dosage en solution sulfurique, effectué sur o,5 gr de bichlorure, en présence de 1 à 2 cm3 de hLSO4, avec un courant de o,5 à 1 ampère, sous 3,5 à 5 volts, Bindschedler a trouvé que le temps indiqué par Neumann (deux heures à deux heures et demie) est notablement trop court. L’expérience n’est réellement terminée qu’après sept heures au moins et donne alors de bons résultats.
- La précipitation d’une solution de cyanure double se fait, selon Neumann, dans les conditions suivantes : « A la solution aqueuse de o,5 gr de IlgCL, on ajoute 3 gr de cyanure de potassium, puis on étend à i5o cm3 la liqueur devenue limpide. L’électrolyse se fait avec une densité de courant de o,5 à 1 ampère et sous une tension de 5,5 à 6 volts, à la température ordinaire. Le dépôt est total après une heure. L’opération marche également bien avec une densité de 0,02 ampère, la durée est alors de douze heures. On peut aussi chauffer à 6o°; dans ce cas, la précipitation est plus rapide. »
- Encore ici, Bindschedler a trouvé que la durée indiquée pour le travail avec forte densité est trop faible; après une heure, le liquide contient encore du mercure; après deux heures, il n’en renferme plus. Mais une autre particularité a été mise en évidence dans
- p.153 - vue 154/746
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- 154
- cette étude. Si l’on prolonge l’expérience pendant plusieurs heures, le passage du courant échauffe le contenu de la capsule vers 40<\ et les résultats sont généralement trop faibles; il en est de même lorsque l’on chauffe la cellule à 6o° ; cependant, dans ces cas, l’électrolyte ne renferme plus de mercure après l’opération. L’auteur ne voit qu’un moyen d’expliquer cette perte, c’est d’admettre qu’un peu de mercure se volatilise lorsque le niveau du liquide baisse dans la capsule, par suite de réchauffement du au courant ou bien au chauffage extérieur. L’évaporation du métal, dans ces conditions, a pu, d’ailleurs, être mise en évidence par des expériences directes. D’autre part, la méthode appliquée avec une faible densité (de o,o3 à 0,1 ampère) et à la température ordinaire, sans échauffement consécutif, donne de très bons résultats. Il faut donc veiller soigneusement, dans le cas où la température doit s’élever, à remplacer le liquide qui s’évapore, de manière à ce que le mercure déposé ne soit jamais au contact de l’air.
- Dosage du bismuth, par O. Brunck, Bei. der deutsch. chem. Gesell., p. 1871, 1902. — Le dosage de ce métal n’est pas sans difficulté à cause de sa tendance à se déposer sous forme peu compacte et à donner une petite quantité de peroxyde sur l’anode. Les méthodes décrites jusqu’à ce jour laissent à désirer, soit parce qu’elles 11e permettent de déposer que de très petites quantités de métal, soit parce qu’elles n’emploient que des courants très faibles, d’où une prolongation gênante de l’expérience, soit enfin parce qu’elles exigent l’agitation continuelle du liquide, ce qui n’est pas très pratique.
- O. Brunck s’est demandé si l’emploi des cathodes en toile de platine indiquées par Winckler ne permettrait pas d’obtenir des dépôts compacts et adhérents, dans des conditions où la chose est impossible avec du platine en lames. Le succès a répondu à son attente. L’opération se fait en solution azotique; la quantité de cet acide libre peut atteindre de 20 à 25 fois celle du bismuth, mais ne doit pas dépasser 2 p. 100 de la solution. Celle-ci se prépare commodément en ajoutant à la substance à dissoudre juste la quantité d’acide nécessaire pour qu’il ne se précipite pas de sel basique, lorsque l’on étendra le liquide à 100 cm3 environ. Avec trop d’acide, le bismuth deviendrait cristallin et pourrait se détacher pendant les lavages.
- Il est indispensable de ne pas dépasser une tension maximum de 2 volts; la densité du courant variera avec la quantité de bismuth dissous; s’il y en a plus de 0,1 gr dans 100 cm3, on peut aller jusqu’à o,5 ampère de D. -\.100; s’il y en a moins de o,o5 gr, il est bon de ne pas dépasser 0,1 ampère. Le plus simple est de chauffer la liqueur à 70-80° avant l’éleetrolyse pour réduire ainsi sa résistance et obtenir, au début, des courants suffisamment intenses, on cesse ensuite de chauffer; à mesure que l’électrolyte se refroidit et s’appauvrit en ions métalliques, le courant diminue d’intensité et finit par tomber à quelques centièmes d’ampère. Si l’on emploie une source d’électricité donnant 2 volts, par exemple un accumulateur, il est inutile de s’inquiéter des mesures de tension. L’opération se termine en deux à trois heures.
- Le bismuth précipité est extraordinairement sensible à l’action de l’acide azotique, notablement plus que le cuivre. Si, sans interrompre le courant, on se borne à soulever le système d’électrodes pour le plonger rapidement dans de l’eau, comme cela se pratique fréquemment, les gouttelettes de liquide acide restant sur le métal suffisent pour en dissoudre une quantité appréciable; il est nécessaire de faire passer encore le courant pendant un certain temps dans ce deuxième liquide, tout est alors précipité et l’on peut achever le lavage avec de l’alcool et de l’éther. Le dépôt est gris clair, avec la pointe de rouge habituelle au bismuth, compact et adhérent.
- p.154 - vue 155/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- x 55
- Les expériences citées, comprenant de o,i gr à o,3 gr de métal et de o,35 à 2,48 d’acide azotique (HAzO3), sont très satisfaisantes.
- L’acide sulfurique ne gêne pas la précipitation, mais il n’est pas recommandable de l’employer seul, car il en faut de trop grandes quantités pour éviter la formation des sels basiques.
- O. Brunck a également essayé la séparation du bismuth et du plomb; mais il a trouvé qu’elle est impraticable, car le bioxyde de plomb déposé sur l’anode contient toujours du bismuth.
- Séparation du plomb et du manganèse, par Ivar Moltke-Hansen. Chem. Zeit., t. XXV, p. 3g3. — En 1896, Neumann a indiqué un procédé de séparation de ces deux métaux, pour le cas où le manganèse est en faible quantité; ce dernier métal reste dissons à l’état d’acide per-manganique, tandis que le plomb se dépose sous forme de bioxyde de la solution azotique. Neumann se borne à dire qu’il faut employer des courants énergiques et travailler à chaud. La dose de manganèse ne doit pas dépasser o,o3 gr pour i5o cm3 de dissolution; quant à la quantité d’acide azotique, elle n’est pas exactement indiquée.
- La question ayant un intérêt pratique pour l’analyse de certaines galènes, I. Moltke-Hansen a repris cette étude pour déterminer exactement les conditions permettant de réussir. Voici ses conclusions :
- Lorsque la teneur en manganèse ne dépasse pas o,o3 gr, il faut mettre de 25 à 27 cm3 d’acide azotique (d = i,42) pour un volume total de ioo cm3. On commence l’analyse à 70% avec 2. ampères et 2,3 volts environ, et l’on cesse de chauffer. L’opération dure trente-cinq à quarante minutes, il n’est pas bon de la prolonger inutilement.
- Si la teneur en manganèse va jusqu’à 0,04 pour i5o cm3 de liquide, on peut encore obtenir des résultats suffisamment approchés en ajoutant 35 cm3 d’acide azotique et en faisant passer 2 à 2,5 ampères. On peut aussi ne mettre que 2a à 27 cm3 d’acide, et, lorsque l’on voit apparaître des flocons d’hydrate manganique, introduire un peu d’acide oxalique dissous et en même temps un peu d’acide azotique, jusqu’à ce que les flocons disparaissent.
- Les dosages ont été faits dans des capsules dépolies de Glassen, avec une surface active d’anode de 120 cm2.
- G. Arth.
- APPAREILS DE MESURES
- COMPTEURS
- Compteur Blathy-Japy. — Cet appareil est un compteur d’induction dérivé du compteur Blathy (*). Un disque d’aluminium, A (fig. 1), monté sur un axe vertical, passe entre les pôles de deux électros BB et entre deux solénoïdes C. Les électros BB sont en dérivation sur le circuit; leur noyau, en fer laminé, forme un circuit magmétique, coupé seulement par un étroit entrefer destiné au passage du disque; ils sont fixés symétriquement, de part et d’autre de 1’ axe de rotation. Le courant dérivé traverse d’abord une bobine de self-induction à cir-
- (’) Industrie Electrique, p. 347, 10 a°ùt 1901.
- p.155 - vue 156/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.— N° 31.
- 156
- cuit magnétique fermé et se divise ensuite entre les électros et un shunt sans self-induction ; on arrive ainsi à retarder le courant des électros d'un quart de période sur la différence de potentiel à mesurer.
- Les solénoïdes C sont placés sur un diamètre perpendiculaire à celui des électros, l’un au-dessus, l’autre au-dessous du disque. La réaction des courants induits dans le disque par les électros et le solénoïde produit un couple moteur proportionnel à la puissance mesurée. Des aimants permanents D agissent sur le disque pour régler sa vitesse. Pour vaincre la résistance au démarrage, de très petits écrans de cuivre sont glissés en partie dans l’entrefer des électros, de façon à créer un faible couple, égal à celui du frottement au départ. Comme on le voit, il n’y a rien de bien particulier dans tout ceci, mais il faut se rappeler que toutes ces dispositions existaient à peu près dans le modèle original de Bla-Fig. I. - Compteur d’induction Blathy-Japy. thy, qui est, en réalité, le premier de tous les compteurs à induction.
- Des essais faits au Laboratoire central d’Electricité, il résulte, paraît-il, que le compteur ne tourne pas à vide et qu’il démarre au-^—de sa charge maximum. Le fil fin dépense 2,5 watts sous no volts. Sur circuit non inductif, l’exactitude se maintient tout le long de l’échelle à 2 p. 100 près et des variations de fréquence, de 45 à 55, ne produisent pas d’erreur supérieure à 3 p. Too; la variation du voltage, entre q5 et 110 volts, donne aussi des erreurs de l’ordre de 2 p. 100. Sur circuit inductif, quand coscp varie de 1 à 0,15, l’exactitude n’est pas altérée.
- Comme variantes, la maison Japy construit, sur le même principe, un modèle réduit pour les petites installations et un compteur précis destiné à servir à l’usine, au départ des câbles à haute tension. Pour courants triphasés le même modèle est double, monté suivant la méthode des deux wattmètres; il donne des résultats indépendants de la charge des circuits.
- Compteur Japy pour courant continu. — Dans ce compteur, un moteur à induit plat, C (fig 2), est monté sur un axe vertical, qui porte également un disque frein A, en aluminium.
- L’induit est plat afin de réduire l’encombrement; le collecteur a un nombre de touches impair, afin qu’il n’y ait jamais qu’un des balais à la fois sur une des coupures, ceci afin de réduire les frottements. Un petit aimant permanent E agit sur l’induit pour produire le couple de démarrage, il remplace la bobine employée habituellement. La minuterie du compteur peut, dans cet appareil comme dans le précédent, être remise au zéro sans difficulté ; il suffît d’appuyer sur le bouton / pour libérer les rouages du moteur.
- Compteur Halsey — Nous avons déjà examiné le compteur Halsey (2) ; c’est un
- P) Electrical World, N. Y., t. XXXVIII, p. 23i. 10 août 1901
- (2) L’Eclairage Electrique t. XXVII, p. 209, 11 mai 1901.
- Fig. 2. — Compteur Japy pour courant continu.
- p.156 - vue 157/746
-
-
-
- 2 Août 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i57
- ampèreheuremètre formé d’un petit moteur unipolaire, dont l’armature est un cylindre de cuivre flottant dans un bain de mercure. L’inventeur ne s’est pas arrêté à ce type et nous trouvons dans YElectrical World des formes un peu différentes de ce compteur.
- Dans la figure 3, l’armature est un disque de cuivre porté par l’extrémité inférieure d’un
- Fig. 3 à 7. — Compteur Halsey.
- arbre vertical ; ce disque flotte dans une cuve à mercure très plate, dont le fond est formé par le disque en fer 6. Le couvercle isolant de la cuve, 3, est percé de deux ouvertures dans lesquelles sont scellées les pièces polaires, en fer, de l’aimant 1. Le courant arrivant au centre du disque, par un conducteur fixé à la crapaudine inférieure, traverse radialement le disque et sort, par un conducteur fixé à la périphérie de la cuve, après avoir traversé le champ magnétique dans l’entrefer de droite seulement.
- Le contrepoids 7 sert à équilibrer la poussée du mercure sur le disque et il porte en même temps une garniture en caoutchouc destinée à fermer l’ouverture centrale de la cuve à mercure, pendant le transport ; à cet effet, on descend le contrepoids 7 jusqu’à l’appliquer fortement contre l’ouverture.
- L’aimant unique ci-dessus, peut être remplacé par deux aimants séparés (fig. 4)- Dans ce cas la cuve est entièrement en matière isolante et les pièces polaires des deux aimants traversent les parois pour s’approcher du disque. Les champs créés parles aimants sont indépendants et de sens opposés, de sorte que le courant peut être amené par l’extrémité d’un diamètre et sortir par l’autre.
- On peut aussi, dans les réseaux à trois fils, mettre le fil neutre au centre et faire arriver le courant aux deux circuits par les fils extérieurs, (fig. 4 et 7).
- Dans la forme adoptée de préférence par M. Halsey (fig. 5, 6 et 8), le fond de la cuve est encore en fer, il est relié à la branche gauche de l’aimant et forme le pôle sud. La branche droite porte un cylindre de fer doux qui pénètre à la partie supérieure de la cuve. Le courant, amené par un conducteur placé très près du pôle nord, traverse le champ et sort par le fond de la cuve. L’appareil ne reçoit qu’une fraction du courant à mesurer, un shunt,
- p.157 - vue 158/746
-
-
-
- 158
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII — N° 31.
- 16, en dérive une grande partie. Ce shunt porte trois bornes : deux aux extrémités et une au milieu, de sorte qu’il est possible de réaliser le montage de la ligure 7, pour les réseaux à trois fils.
- Les compteurs de ce dernier modèle sont construits pour i5, 3o, 60 et 100 ampères; ils sont gradués en kilowatts-heure pour un voltage déterminé, ou en ampères-heure.
- Les aimants sont garantis pendant trois ans. U est à noter que leur affaiblissement ne change pas la graduation puisqu’ils servent à produire le couple moteur et qu’ils agissent en même temps comme frein.
- Les avantages réclamés pour ce modèle sont les suivants : il démarre à très faible charge,
- mais jamais à vide puisqu’il n’y a pas d’enroulement dérivé. 11 n’y a pas de balais ; les frottements sur les pivots sont réduits au minimum, le poids de l’armature étant équilibré par la poussée hydrostatique exercée par le mercure. L’action démagnétisante du courant est négligeable, même en cas de court-circuit, à cause de la présence du shunt.
- Le compteur de 3o ampères occupe 21,5 cm en hauteur, 14 cm en largeur et 12 cm en profondeur.
- Compteur Hookham pour faibles courants (1). — C’est un ampèreheuremètre à moteur unipolaire, comme le premier modèle de Halsey, cité ci-dessus. L’induit A (fig. 9), est un tube de cuivre monté sur un axe vertical. L’aimant M porte deux pièces polaires en fer dont l’une forme le cylindre intérieur K et une partie de la cuve annulaire. L’autre pôle, L, se projette le long d’une génératrice du cylindre A. La cuve est complétée par un bloc d’antimoine T ; elle est remplie de mercure.
- Le courant parcourt le cylindre parallèlement à son axe ; il est amené à la cuve par les conducteurs F et G ; les arêtes inférieure et supérieure du cylindre sont amalgamées, le reste est nickelé, pour éviter la corrosion par le mercure.
- La force antagoniste est produite par les courants de Foucault, qui développent une résistance proportionnelle à la vitesse, et par le frottement dans le mercure qui est proportionnel au carré de la vitesse. Pour que le rapport de la vitesse à l’intensité reste constant, il faut annuler l’action du frottement ; c’est ce que l’on fait en diminuant l’intensité du champ permanent à mesure que le courant augmente. Dans ce but, un électro, monté en série avec le compteur, est intercalé entre les pièces polaires de l’aimant; il agit de façon à dériver une partie du flux de celui-ci proportionnée à l’intensité. Cette disposition a l’avantage d’éviter la désaimantation de l’aimant en cas de court-circuit.
- Des contrepoids Q et R servent à équilibrer la poussée hydrostatique et le premier sert . aussi de fermeture pendant le transport.
- , Compteur électrolytique Wright (2).—Malgré leur simplicité les compteurs électroly-
- Fig. 9. — Compteur Hookham.
- P) The Electrician, Londres, p. 86, t. XLVIII, 8 novembre 1901. (2) The Electrician, Londres, t. XLVII, p. 997, 18 octobre 1901.
- p.158 - vue 159/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- i59
- tiques ne se sont guère répandus jusqu’à présent; nombreux sont cependant les systèmes proposés. Une nouvelle disposition a été réalisée par M. A. Wright, dans le but de réduire la chute de potentiel créée par le compteur lui-même.
- Pour réduire la différence de potentiel entre les bornes de l’appareil, on est conduit à leshunterà l’aide d’une résistance assez faible, mais, si la force électromotrice de polarisation n’est pas nulle, il faut introduire dans le circuit du shunt une force électromotrice de même grandeur afin que le rapport entre le courant total et le courant dans le voltamètre reste constant. Une première solution consiste à mettre le voltamètre en dérivation, non seulement sur la résistance shunt (fig. ro), maisencore sur une partie d’une résistance intercalée entre les conducteurs ; dans ces conditions on peut régler le rapport de /• à R de façon qu’il soit égal au rapport de la force électromotrice de polarisation au voltage total du circuit. Le compteur étant ainsi monté, si le courant est nul dans le circuit extérieur, la force électromotrice de polarisation est exactement contrebalancée par la différence de potentiel aux bornes de la résistance r/ au contraire, dès qu’un courant parcourt le circuit, le voltamètre en reçoit une fraction
- proportionnelle, comme si la dérivation qu’il forme était une résistance métallique. Par ce moyen on crée une dépense d’énergie constante, comme dans les compteurs d’énergie.
- La seconde disposition (fig. 11 et 12), consiste à employer un système impolarisable, en décomposant un sel de mercure entre deux électrodes du même métal ; le mercure mis en liberté sur la cathode tombe dans un tube où on mesure son volume. L’appareil entier est enfermé dans un tube de verre scellé, ce qui évite toute évaporation et, comme il n’y a pas de gaz dégagés, la pression ne s’élève pas, de sorte que la rupture du tube n’est pas à craindre.
- L’anode A est la couche de mercure du récipient G; l’électrolyte est au-dessus et une ouverture fait communiquer ce réservoir avec la partie supérieure du tube, afin que le liquide vienne également au contact de la cathode en platine amalgamé B. Grâce au réservoir D, le niveau du mercure reste constant dans le récipient G.
- Un point caractéristique de ce compteur est que
- Fig 11 et 12._Compteur Wright. l’anode est placée au-dessus de la cathode, par suite,
- la solution enrichie au contact de l’anode tend à tomber et produit une agitation qui assure l’uniformité de la densité. La figure i3 montre les lignes de circulation du liquide.
- Lorsque le courant traverse le compteur, le mercure dégagé sur la cathode B tombe goutte à goutte dans l’entonnoir F, d’où il passe dans le tube coudé E ; une échelle placée
- *3-
- 0000
- Fig. 10. — Connexions du compteur Wright.
- p.159 - vue 160/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- 160
- dans le tube permet de mesurer le volume de ce mercure et, par suite, la quantité d’électricité qui a traversé l’appareil. Quand le mercure dégagé arrive en haut de l’échelle, il atteint le coude supérieur du syphon, celui-ci s’amorce et tout le mercure tombe à la partie inférieure où se trouve une nouvelle échelle pour mesurer les grandes quantités.
- La capacité du compteur est limitée seulement par le volume du réservoir D. Ilne faut pas que le niveau du mercure descende trop au-dessous de l'ajutage qui fait communiquer C avec B, car la solution enrichie par la dissolution de l’anode ne pourrait plus tomber en provoquant le mélange et la densité n’étant plus uniforme, le compteur serait déréglé. Dès que tout le mercure est ainsi tombé en G, il suffit de renverser le compteur pour le faire rentrer dans le récipient G et le réservoir D ; à cet effet le système est monté sur une planchette à charnières, comme les indicateurs de maximum du même inventeur.
- Les connexions sont établies comme on le voit sur la figure 12; une résistance est mise en série avec le voltamètre, afin d’assurer la constance de la résistance totale, et le tout est placé en dérivation sur un shunt R. Pour un compteur de 5 ampères, le circuit formé de la résistance en série et du voltamètre a environ 40 ohms, tandis que le shunt a 0,2 ohm ; il passe donc 0,02a ampère dans le voltamètre et la chute de potentiel est de 1 volt.
- en kilowatts-heure, pour un voltage déterminé ; les grandes divisions du bas représentent chacune 100 kilowatts-heure. La capacité est telle qri’un compteur de a ampères, 23o volts, peut enregistrer 1 200 kilowatts-heure, c’est-à-dire 1 000 heures de travail à pleine charge ; il n’y a donc lieu de remettre le compteur dans les conditions initiales qu’une fois par an. Le réglage de l’appareil se fait en calibrant le tube et en agissant sur le shunt R.
- Des essais ont été faits pour s’assurer de l’absence de polarisation et de la constance de la résistance apparente du voltamètre. Ces essais ont porté sur trois appareils. Le premier, était fraîchement monté, le second avait sa cathode recouverte d’une très mince couche de mercure et le troisième avait déjà travaillé longtemps. Ces essais ont montré que la résistance apparente diminue sensiblement avec le premier, moins avec le second et enfin reste presque constante avec le troisième.
- Ceci s’explique aisément si l’on se rappelle que la force électromotrice de polarisation du platine, dans une solution de sel de mercure, diminue à mesure que l’épaisseur de la couche de mercure qui recouvre le platine augmente. C’est d’ailleurs dans le but de corriger la petite variation qui persiste que la résistance r est ajoutée.
- Fig. 14. — Indicateur de maximum Atkinson Schattner.
- Fig. i3.
- L’échelle est graduée
- p.160 - vue 161/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 161
- Indicateur de maximum Atkinson Schattner (1). — Cet instrument se compose d’un ampèremètre à fer doux et de l’indicateur proprement dit. L’ampèremètre est formé par un noyau de fer doux, plein ou feuilleté, courbé en arc de cercle, qui est attiré plus ou moins par un solénoïde courbe (fig. 14). Le noyau de fer est porté par un bras qui pivote sur un axe horizontal ; à la partie supérieure, ce bras se prolonge par un secteur sur lequel est tracée la graduation. Un tube de verre, courbé en arc de cercle concentrique à l’axe de rotation, est fixé sur le secteur ; une de ses extrémités se replie dans la direction du centre; ce tube est rempli de glycérine et il renferme un certain nombre de petites billes d’acier. Quand l’appareil est au repos, le tube courbé penche vers la gauche, toutes les billes y sont logées. Dès que le courant est envoyé, le système dévie et les billes, qui sont à droite du point le plus élevé roulent doucement et vont tomber dans la partie droite du tube où elles restent comme preuve de l’intensité maximum atteinte. Le mouvement des billes étant très ralenti par la glycérine, l’appareil n’enregistre pas l’effet d’un court-circuit accidentel, néanmoins, la sensibilité est suffisante pour enregistrer de légères augmentations de courant, pourvu que celles-ci aient duré plus de deux minutes.
- Pour remettre les billes dans la position initiale, il suffit de décrocher le tube de verre, qui est tenu par des griffes en fer à cheval, et de le renverser. L’appareil entier est contenu dans une boîte en fonte de 19 sur 20,4 et 6,3 centimètres.
- f II. Armagnat,
- SUR LA DÉTERMINATION
- DE LA
- CHUTE DE TENSION DANS LES ALTERNATEURS
- La récente publication de M. Fischer-IIinnen sur ce sujet et la discussion dont elle était suivie (*)> orù de nouveau montré que la théorie des phénomènes dans les dynamos à courant alternatif n’est ni basée sur des théorèmes physiques, ni développée selon les règles mathématiques. La critique des différentes méthodes par la comparaison des résultats obtenus en est la preuve. On pourrait pourtant se demander si les complications des phénomènes physiques dans ces machines permettent le développement d’une théorie mathématiquement exacte ? Or, comme dans les déductions purement analytiques, on néglige les quantités infiniment petites, une théorie de l’alternateur ne doit pas forcément tenir compte de tous les phénomènes secondaires, mais, ce qui est nécessaire c’est qu’elle permette l’estimation de ces phénomènes par une définition nette de tous les facteurs qui entrent enjeu dans une pareille machine.
- Nous nous proposons dans ce qui suit d’étudier les phénomènes d’une dynamo à courant alternatif simple en partant des théorèmes fondamentaux en n’utilisant pour le développement des équations que les dimensions données de la machine.
- Les deux problèmes principaux sont :
- i° La détermination de la chute de tension de la dynamo èn charge;
- 20 La détermination de l’excitation nécessaire à la compensation de cette chute de tension.
- (l) The Electrician, Londres, t. XLYIII, p. 226, 29 novembre 1901. 6) Voir L’Eclairage Electrique, t. XXXI, p. 19, 5 avril 1902.
- p.161 - vue 162/746
-
-
-
- i6a
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- La loi fondamentale de la théorie de tout appareil électrique de transformation d’énergie est celle de J. Hopkinson :
- La somme des produits flux X réluctance magnétique pour un circuit magnétique fermé est égale au nombre d’ampères-fils qui sont entourés par le flux.
- Dans nos dynamos les circuits magnétiques se divisent essentiellement en deux parties : le fer et l’entrefer. On sait que l’excitation nécessaire pour l’aimantation du fer n’est qu’une fraction de l’excitation totale et qu’on rapproche le plus possible les deux enroulements, inducteur et induit, à l’entrefer. Nous pouvons donc énoncer le principe :
- On peut considérer l’entrefer des dynamos comme étant le lieu de l’action et réaction des forces magnétisantes. C’est dans l’entrefer que les ampères-fils de l’inducteur et de l’induit se contrebalancent. Le calcul ne s’occupera donc en premier lieu que de l’entrefer. Le nombre des ampères-fils nécessaire à l’aimantation du fer est le même pour toutes les lignes de force du flux, il ne dépend que du flux total et peut être ajouté directement au nombre d’ampères-fils évalué pour l’entrefer.
- Les points de l’entrefer sur l’étendue angulaire d’un pôle sont soumis à l’action d’un nombre variable d’ampères-fils fonction de l’angle. Cette circonstance constitue la principale différence entre les machines transformant l’énergie mécanique en énergie électrique et les transformateurs statiques. Toute théorie calculant avec des ampères-tours, dont on doit supposer Taire constante et commune aux primaire et secondaire, et non avec des ampères-fils, doit clone nécessairement donner une image incomplète et fausse des phénomènes.
- Pour choisir un cas bien déterminé nous prenons une dynamo à pôles alternés, dont l’arc polaire est égal aux deux tiers du pas des pôles. Les fils de l’induit devront être répartis également sur deux tiers du pas et logés dans quatre trous. Nous divisons l’étendue d’un pôle en sections égales; leur nombre sera tel que la force magnétisante des ampères-fils induits soit constante pour toute la largeur d’une section. Ce nombre est 6 dans notre cas et nous numérotons les sections en commençant par celle qui est située au milieu des quatre encpches négatives et en continuant dans le sens de la rotation (par exemple de gauche à droite). Les encoches négatives seraient celles qui ont à droite un pôle nord engendré par le courant positif de l’induit.
- La force magnétisante de l’inducteur sur un point quelconque de l’entreler peut être considérée comme étant la différence de l’action des fils positifs et négatifs de l’enroulement inducteur. Cette valeur est une fonction de la position de l’inducteur par rapport h ce point de l’entrefer, donc, à vitesse de rotation constante, elle est une fonction du temps. Elle a la forme d’une sinusoïde aplatie et peut être représentée par l’expression :
- 4'7t1A'1ôj i,18 sin mt -j- 0,22 sin 3mt -f- 0,04 sin 6mt j.
- où s, est le nombre d’ampères-fils par pôle inducteur, 5 le courant dans l’inducteur, m la fréquence de la machine.
- Si ,s2 est le nombre de fils induits par encoche, i le courant de l’induit, r la réluctance double d’une section de l’entrefer et si ensuite nous comptons le temps à partir du moment t = o où le milieu du pôle positif est équidistant des sections -|- 1 et — 1 en s’avançant vers — 1, nous aurons pour les six flux partiels nt des six sections les relations :
- n1 = ( sQ (1,18 smmt + 0,22 sin 3mt-\~ 0,04 sin Smt)'^zo •
- r ( )
- 71.,
- | ^1,18 sin ^7nt-^ -j- 0,22 sin 3 ^7nt-L-J -f 0,04 sin 5 {^mt-J -j- ss2i j
- 77., = — ) s.ô ( 1,18 sin f mt — —r—| -4- 0,22 sin 3 ( mt-—\ _J_ 0,04 sin 5 (mt — -T—| | -t- 4'M ^
- r (V V b / \ 6 / \ 6 // )
- 77, = —7T- ^ s.ô ^1,18 sin / mt-4- 0,22 sin 3 (mt----------f °'°4 sin 5 (mt-\-f- 4$.,ï \
- r ( \ \ 6 J \ V' V 6/y“)
- p.162 - vue 163/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- i63
- r
- sLï
- 4k (
- r (
- si
- 4
- 1,18 sin 1,18 sin
- mt —
- vit —
- 4k
- 6
- 5-tt
- 1T
- -(- 0,22 sin 3 —)— 0,022 sin3
- mt —
- 47
- 6
- •-f- 0,04 sin 5
- -f- 0,04 sin 5
- mt —
- 6 y
- + 252i j •
- Ces équations ne sont que l'application de la loi de Hopkinson si l’on admet que la perméabilité du fer est infinie et que les lignes de force entrant dans l’armature cà la section -f- i en sortent à la section — i.
- Ces flux partiels entourent respectivement o, 2s2, 4s-2i 452> 2S2 c^e l’induit. Nous multiplions chacune des 6 équations avec ce chiffre et faisons l’addition, ce qui donne :
- 4^
- S (kiniS.)) ---------s2
- i5,2Ô cos mt s13 -f- 56 s2i
- [a)
- L’excentricité de l’enroulement induit par rapport à l’entrefer donne naissance à d’autres flux, les flux de dispersion secondaires. Le courant induit engendre, en effet, dans chaque dent un flux dont le circuit est fermé à travers l’isthme de l’encoche par la dent voisine. Si /^est la réluctance
- de ce circuit et nous -avons pour le flux de dispersion ns :
- (/,)
- La force électromotrice de l’induit est la résultante de l’action des flux a et b.
- i5,26 msf) sin mt — i5,26 s2
- dï_
- dt
- cos mt -f- (56 -f- 8t2) sî
- di ) dt )
- Nous écrivons pour abréger :
- 4k „ c
- ---s1s2 io,2b = a ;
- 4k
- s22 ( 56 + 8x2) = p
- et notre première éc|uation fondamentale sera :
- , , (/ü di
- 4- amo sm mt — oc —7— cos mt 4- 3 —=— ^ dt dt
- (R
- Elle contient 3 fonctions inconnues du temps C, i, 5. Le rapport entre Ô et i est déterminé par la composition du circuit de charge de la dynamo. Nous choisissons le cas d’une charge sur résistances non inductives, de sorte que nous avons
- C — ip.
- Le courant de l’excitation <5 est également une fonction du temps. La réaction de l’induit est variable ; a courant d’excitation constant, elle provoquerait une variation de flux total considérable, si l’inducteur était dépourvu de self-induction. Or, comme celle-ci est très grande, les variations de ce flux seront réduites à une valeur telle, qu’elles soient suffisantes pour produire par la self-induction des variations du courant d’excitation nécessaires pour contrebalancer les variations de la réaction.
- Les 6 équations des flux partiels montrent que les ampères-fils de l’induit varient comme le sinus de l’angle si on compte cet angle à partir de la section n° —- 1.
- Nous avons en réalité pour les 6 sections les chiffres o, 2, 4> 41 4? 2> 0 dont somme est 16 ; si nous supposons une sinusoïde, les valeurs respectives seront o; 2,10; 3,72 ; 4^3; 3,72 ; 2,10; o dont la somme est 16,04. La différence entre la réalité et notre supposition est donc peu importante.
- Si rg est la réluctance spécifique de l’entrefer, le flux entrant dans l’induit au point a se déduit
- p.163 - vue 164/746
-
-
-
- 164
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N°31.
- de l’équation :
- 4tu (
- Tia. = -- \ s3 (i, 18 sin [mt — a) -p 0,22 sin 3 [mt — a) -{- 0,04 sin 5 (mt — a) -p 4,3 s.^i sin
- ro (
- Le flux total commun à l’inducteur et à l’induit s’obtient de cette équation par une intégration de a — (mt—tz) à a = mt ce qui donne :
- a - mt
- ! nadoc — , sx3 (2,36-p o,i5-p 0,016)— 8,6 s.2i
- J ro \
- cos mt
- a = mt — T
- ou si on tient compte de la relation :
- -LL | 4,85 — 16,4 s^i cos mtj •
- Si ensuite j\ est la réluctance du circuit magnétique de la dispersion primaire,
- SLl le flux total de l’inducteur par pôle ;
- la résistance du circuit d’excitation ; o0 la force électromotrice de la source du courant continu, nous avons
- 4tt
- 3b
- (4,85 -p v,) sx3 — 16,4 s.J cos mt
- di
- et notre seconde équation principale s’écrit :
- 4™ ( dr) lli
- Cn—3<A ——— < (4,85 H-vôs.,2 —r P 16,4 s.-,s,im sin mt—16,4^251 -j— cos mt
- u /• f dt dt
- ou en abrégeant :
- (4,85 -f Tj) Sj2 = y ; 16,4 s^.2 = S
- 3A — y
- d3
- dt
- n . . . „ di
- omi sin mt -f- 0 —r- cos mt — o. 1 dt
- (II)
- Notre problème est donc réduit à la solution de deux équations différent]elles simultanées, qui sont connues comme les équations fondamentales de l’électricité dynamique.
- Leur solution est facilitée par le fait que nous connaissons la forme des deux fonctions inconnues. Le courant de l’induit peut toujours être représenté par une série de Fourrier qui ne contient que les harmoniques impaires :
- i = ax sin mt -p sin 3mt -p a-6 sin 5mt -p . -p Q cos mt -p b3 cos 3mt -p b& cos 5mt -p . . .
- Le courant de l’inducteur devra être de la forme :
- i3 cA>â sin 2mt -p sin 4mt -p ..
- -p tB2 cos imt -p cos 4mt -p . .
- En effet, le courant de l’inducteur doit être le même pour tous les moments qui se suivent dans des intervalles d'une alternance, la réaction de l’induit étant la même sur le pôle positif et négatif.
- Nous supposons que les harmoniques supérieures sont négligeables, que la fonction de 3 est exactement représentée par les cinq premiers termes. En diflerentiant et en introduisant les
- p.164 - vue 165/746
-
-
-
- 2 Août 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 165
- dâ
- valeurs de 3 et de —dans l’équation I, celle-ci est transformée en équation différentielle ordinaire du premier degré dont la solution donne pour une charge sur résistance r :
- . mS . p 1 . , am (
- t-t ~ (®o + tj- sm mt + — î
- + — J’ (<A>2 + <&*) — (932 + 93.,,) Jl- j sin 3mt
- Jbo
- 2 (Vi2
- am (
- (930 -f- 932) -~t~ j cos mt
- +
- eV
- 93,
- 5 p ) .
- sin Smt -j—Lü. 1 Jb. -}- 33,
- 1 a (. 4 w'K r f
- y2.. )
- 5p.
- 2 5 777 J3
- cos 5mf
- (III) cos 3mt
- V1 = p2 4-map2;
- P2 + 9'»2p2; w;25 = P2 + 25/7i2P2 ;
- Cette fonction et sa dérivée introduites dans l’équation II, il résulte une identité, de laquelle nous tirons les 5 équations suivantes, qui permettent de calculer les constantes de la fonction 3 ;
- Cn= SI
- x,\
- X,
- 2cR
- 2 ( a*mS ^ 4y/«
- x-2 ^
- «'S 1
- 4ym
- 77? 3
- am2o
- Jm? l+Atji. + 3j4 92!i
- 771
- a/n5û
- + JïL + M.> +95,1-24,
- w.2 ' 2 ' am2ù
- lt’s2 )
- 3p )
- «V
- «' 2 )
- «A*.
- 9wf
- 91
- iL.+jL>+gj (_07“
- K’ 2 W.} / (
- 9mP
- 93
- 3o
- v,2
- P
- 2 «.a
- 93n
- ij 777 [3 ^
- (IV)
- "V o
- 9'»f
- 93,
- 3p
- 4
- 9'» P
- amzù
- i5 7??(3 ( . ^ 9t.
- Ï +
- 93,.
- am2 6
- +
- 3p
- “'52 ) + iM =
- + «’52 )
- En introduisant les fonctions de i et 3 de l’équation :
- = -HL | (4,85 -J- xfi sx3 — 16,4 s2i cos mt |
- nous trouvons une fonction qui permet le calcul du flux total de l’inducteur.
- — ih — h) l
- 1?/i v d/ i
- l(V)
- Ces équations III, IV et V, dans leur ensemble, donnent la solution de notre problème ; à première vue, leur composition compliquée semble les rendre inutilisables en pratique. Mais un exemple numérique que nous [allons développer démontrera comment les équations se simplifient dès qu’on remplace les expressions algébriques par leur valeur numérique, de sorte qu’il deviendra évident que la difficulté du calcul ne s’oppose pas à l’emploi générai des formules pour les besoins de l’étude et de la construction.
- 9b, / —--------—--------------aA -f- sin mit !j
- 1 l 7776J 2 2S17?l J )
- -|- sin 4mt
- 2sLm 8
- («1-j-«3) > + cosimt
- 93,
- (a3 + 1
- -j- COS 4Dit
- 93,,
- Nous nous proposons d’appliquer notre méthode au calcul d’un alternateur monophasé de 35 kilowatts de la Compagnie Internationale d’Électricité de Liège, dont les résultats expérimentaux comparés avec ceux du calcul donneront une idée de l’exactitude de ce dernier.
- Les principales données de cette, machine sont les suivantes:
- Tension normale aux bornes, 25o volts ; débit normal, i4o ampères ; vitesse normale, ^5o rév. a la minute ; nombre de pôles, 8 ; largeur fer et papier, 28 cm ; pas des pôles, 20,4 cm ; arc polaire i3,5 cm; longueur de l’entrefer, 2X 4,3 mm ; nombre de fils par encoche s2 = 4 ”, nombre de fils par bobine inductrice, s = 600 ; résistance de l’induit, 0,022 ohm ; résistance du circuit inducteur, 9,6 ohms.
- p.165 - vue 166/746
-
-
-
- i66
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 31.
- La caractéristique à circuit ouvert est tracée dans la figure i, courbe n° I. Nous séparons par la ligne droite II l’excitation nécessaire pour l’entrefer de celle nécessaire pour le fer. Nous voyons
- SOOA
- Fig. i.
- qu’à 2D0 volts, l'entrefer exige un courant d’excitation de 6,65 ampères. De l’équation I, nous tirons pour i = o.
- donc
- io8.88,4
- . 15,26.712.sxô sin mt
- - 4.15,26.314.600.o,665
- et
- r — o,io85.
- Le calcul direct avec les dimensions de la machine donne, puisque le pas des dents est de 34 mm, et la largeur de la fente des encoches demi-ouvertes 9 mm,
- r
- °)9
- 28 ~ (34 + 25)
- = 0,1088.
- Nous adoptons la valeur de r — 0,1 o85.
- La forme des pièces polaires, des pôles et de la jante de l’inducteur est telle que le flux de dispersion à circuit ouvert peut être estimé à 20 p. 100 du flux utile. D’après nos définitions, nous avons
- • . -, 4.85 -f-
- t, = 1,21 tire du rapport --—r
- 4,8a
- — 1,23.
- p.166 - vue 167/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 167
- En calculant la réluctance du circuit de la dispersion de l’induit, en tenant compte de la forme de l’encoche et de la longueur du fil hors de la largeur, fer et papier, nous trouvons
- ~ 0,3l2.
- 58 5
- Cette grandeur augmente la valeur de m\3 dans le rapport de • On voit donc que la détermination de v2 n’exige pas une exactitude trop grande, une erreur de 5op. 100 ne causerait qu’une erreur de 2,0 p. 100 dans la valeur de m\3.
- Les constantes de la dynamo se calculent maintenant avec ces valeurs comme il suit :
- moi —
- 4^
- r
- m$ =
- r
- r
- . i5,a6.3i4= x3,3.io9
- . s22 (56 + 2,5). 3,14 = o,338.io9 . s12 (4,85 + 1,21). 314 — 790.io9 . 16,4-sts2. 314 — i4,25.io9.
- Au régime normal de la machine, la résistance totale du circuit de l’induit est de 1,8 ohm, donc r = o,45 par circuit magnétique. En introduisant ces valeurs numériques dans les équations IV, nous avons :
- <Jl>2 (0,0253 + 1,42 —(— 1,1) -f- 5+ (— 16,65 + i,o65 -j- 2,47) + JP4.i,i -f 934.2,47 = — i,o65 930
- — (— 16,65 -j-1,065 -j- 2,47) -p 3+ (0,0253 -p-1,42 -p 1,1) — JP4.2,47 -p 33/f. 1,1 = — 1,42 330 A>2. 1,1 -p £83.2.47 -p oh4 (0,0x26 -p 1,1 + 0,735) -p 3+ (— 16,654-2,47 4-2,7 ) = 0
- — ch2 2,47 4- 332.i,i — "Av (— 16,65 4- 2,47 -p 2,7) + 3+ (0,0126 4- 1,1 +0,735) = o.
- Des deux dernières équations, nous tirons :
- cAo.4 = 0,1945 <+2 — o,i3o £B2 3+ = o,i3o + 0,1945 £B.2.
- Les deux premières se transforment alors en
- oh2. 3,o8 — 332. 12.78 = — x,o65 330 +2.12,78 + 33-2,3,o8 = — 1,42 £B0.
- ce cjui nous donne /
- «Ai>2 = —o, 1249+; 3+ = + 0,0602 330
- = —o,o3i 330; 534 — — 0,057 03o.
- Finalement, nous déterminons avec l’équation III
- a{ = — 10,8 3+ bl — + 6,3 £B0
- a3 — — 2,9 3+ b3 — — o,635 3+
- a3 = — o,54i £B0 b%——o,256
- donc
- +r= y ““ («2X + b*1 + "23 + b2-i + ^25 + hKù = 9’1 ^0 et
- X-’cff— l'-ieff— l6,4 3+.
- Le flux total de l’inducteur sera, d’après la formule V,
- 330
- ô)bi
- 3+
- : (2,09 — 0,238) + siiximt (— 0,018 +o,5i8) + cos mit (+0,224 — 0,214) + si-n 4/»<
- (—o,i3 + o,i3o3) + cos 4»^ ( — 0,0239 + o,o34) i,85 +sin mit. 0,000+ cos mit. 0,01 + sin ^mt. 0,000b + cos /\mt. 0,0198.
- 'k.-kir.
- p.167 - vue 168/746
-
-
-
- 168
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 31.
- Ces chiffres prouvent par leur valeur numérique que les fluctuations du flux total sont très minimes. Nous ne pouvons d’ailleurs prétendre qu’ils sont rigoureusement exacts, parce qu’ils sont obtenus comme différence de deux chiffres sensiblement égaux. Nous pouvons donc pratiquement écrire :
- T 5
- msi 2 2ms1
- A circuit ouvert, nous avons 200 volts aux bornes avec un courant d’excitation de 7,5 ampères, dont 6,65 ampères pour l’entrefer, et o,85 ampère pour le fer.
- 350= 2 X0,665 et = 2 x o,o85, = 2,78.1c5.
- Nous chargeons sur une résistance de 1,8 ohm, sans rien changer au courant d’excitation. Si £f30 = 2 X o,665 ne changeait pas, nous aurions :
- C — 218 volts; i= 121 amp. — 2,46. ios.
- Or, à ce flux, correspond à vide une tension de 221 volts et, en nous référant à la caractéristique, nous remarquons que, pour ce voltage, le courant d’excitation pour le fer est de o,3 ampère. Du total de l’excitation, une partie égale h o,55 ampère, qui est devenue disponible, vient renforcer l’excitation de l’entrefer. Il s’établira un état dans lequel le courant total d’excitation est divisé en deux parties ; l’une d’elles engendre dans l’entrefer un flux de telle grandeur, que la seconde partie du courant soit justement suffisante et nécessaire pour faire traverser ce flux par le fer. Nous aurons en effet :
- fB'0 = 2 X 0,703, €' — 280,8 volts, i— 128 amp. — 2,60.io5.
- Pour ce flux, nous trouvons de la courbe I, £B/ = 2 X 0,047 et nous avons
- tB a fB ^ _ . __ -
- ---2—----^ — 0,703 -J- 0,047 = 0,7a.
- La détermination de l’excitation nécessaire pour un voltage voulu est plus directe que celle de la chute de tension.
- Pour avoir 253 volts aux bornes avec un courant de 1^2. ampères, nous devons induire une force électromotrice de 253 -j- 0,022. 142 = 256 volts. Donc, nous devons avoir :
- tB0 rr 2X7,8; — 2,89.io5.
- Pour ce flux, nous trouvons de la caractéristique : ^=2X1,23. Donc, l’excitation nécessaire est :
- fB0 -j- £B, y
- -—^----- — 9,oa amp.
- Ces raisonnements mettent bien en évidence l’influence importante de deux facteurs : la saturation du fer inducteur et la self-induction.
- L’excitation employée pour l’aimantation du fer fonctionne comme tampon; quand on met la dynamo en charge, elle diminue donc la chute de tension.
- Sans cet effet, nous aurions dans notre exemple une chute de tension de
- 230---2l8 .
- ----------- 100 — 12,8 p. 100.
- 230
- Nous puisons, de tension à
- de la réserve que nous avons dans le fer, une excitation qui réduit cette chute
- 230---23o,8
- 25o
- 7,7 p. 100.
- Si la saturation du fer est un avantage incontesté pour le réglage automatique d’une généra-
- p.168 - vue 169/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ï69
- trice, la dispersion est,- au contraire, non seulement nuisible, puisqu’elle agit en sens inverse, mais elle peut devenir funeste dès qu’il s’agit de ramener le voltage à sa valeur normale. Le flux de dispersion est proportionnel à 930 ; il augmente donc avec la charge, puisque oB0 doit être majoré pour la compensation de la réaction. Cetle augmentation de la dispersion peut amener dans l’inducteur une saturation telle que l’excitation devienne insuffisante.
- Dans notre exemple, nous avons pour un voltage de 206 volts
- à vide 3b, = 2,848. io8, en charge IXQ = 2,89. io5
- ce qui correspond à une augmentation de 1,5 p. 100 (*).
- Nous avons fait le calcul, que nous venons de démontrer, pour différentes valeurs de p et tracé les résultats obtenus dans les courbes III et IV de la figure 1. Les valeurs relevées expérimentalement sont indiquées par des croix. La courbe donnant l’excitation en fonction de la charge a été calculée pour 253 volts parce que l’essai a été fait avec cette valeur. Avec les fortes charges, la vitesse marquait une légère diminution, d’environ 1 à i,5 p. 100.
- La position de ces croix dans nos courbes calculées fait bien voir que notre calcul est pratiquement exact.
- Notre principal problème, la détermination de la chute de tension et de l’excitation en charge, peut donc être considéré comme résolu.
- Pour démontrer que nos déductions nous donnent en surplus des informations précieuses sur les phénomènes secondaires dans les alternateurs, nous avons représenté graphiquement quelques résultats obtenus (fig. 2).
- Les courbes I, II et la ligne III représentent respectivement le courant de l’induit i, le courant £B
- de l’excitation 3 et en fonction du temps pour la charge normale sur résistance. On y reconnaît facilement comment les fluctuations du courant de l’inducteur suivent le courant de l’induit tout en étant influencées par leur position relative. Le courant d’excitation dépasse sa valeur moyenne de 26 p. 100, et s’abaisse en dessous de cette moyenne de 3o p. 100. Le rapport de ses valeurs maxima et minima est donc 1,8.
- Une question des plus importantes se soulève pendant l’étude de ces machines. Quelle est l’intensité du flux sortant d’un pôle aux différents endroits de l’entrefer et dans quelles proportions varie-t-elle ? Car ce sont ces variations qui tendent à échauffer les pièces polaires et noyaux, et augmentent les pertes dans les dents de l’induit. L’équation
- n «
- 4^ £ r (
- 1,18 si3 sin (mt — a) -f- 0,22 sQ sin3 (mt — a) -J- 0,04sin 5 (mt — a) -f- 4,3 s^i sina
- nous donne la variation de l’induction le long de l’induit. En transformant la fonction a qui est coordonnée à un axe fixe dans l’espace sur un axe tournant en posant a.~(int— a'j, où a!' est l’ordonnée d’un point quelconque de l’inducteur et en introduisant les fonctions de i et 3 dans l’égalité transformée, nous trouvons finalement :
- ««/ tB0ç.2 (a') sin 2mt fl- 330o4 (a') sin 4Dit -f- (a') -fi (cl') cos %mt -f- (a') cos 4mt. '
- Les fonctions de ot/ de cette égalité sont représentées graphiquement par les courbes IV, lF0 (a7) ;
- V, ?i (a') ; VI, (a') ; VII, (*') ; VIII, V, (a').
- La fonction *F0 montre la distortion du flux qui est un fait caractéristique de toutes les génératrices, diminution de l’intensité à la corne d’entrée et augmentation à la corne de sortie. Mais
- 7 O
- (b L’effet de la saturation du fer inducteur et de la dispersion a été discutée dans tous ses détails par l’auteur dans une publication de l’année 1900, Elektrotechnische Zeitschrift, 1900, p. 747• Eclairage Electrique, t. XXVI, p- 18. Puisqu’il ne connaît pas de publication antérieure donnant à ces phénomènes l’importance qu’ils ont et que ce n’est que plus tard que plusieurs écrivains en tiennent spécialement compte, l’auteur se croit en droit d’en revendiquer la priorité de publication.
- p.169 - vue 170/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- cette distribution du flux n’est pas constante, l’intensité varie avec le temps et nous remarquons que, si les fluctuations h quadruple fréquence sont relativement petites, celles des secondes harmoniques atteignent des valeurs considérables.
- Les courbes IX et X montrent les variations de l’induction aux deux cornes de la pièce polaire. Les lignes pointillées correspondent à la valeur moyenne. On reconnaît que les fluctuations sont importantes. Les deux valeurs maxima des deux cornes sont dans le rapport de 123 à 80 et le
- valeur maxima , ^ -,
- rapport —=------.—;---- est 1,67 pour la
- 1 1 valeur mmima ' 1
- corne de droite et 7,0 pour la corne de
- gauche.
- On a toujours attribué une importance spéciale aux résultats obtenus au court-circuit des machines. Le calcul nous donne :
- JQ = o 0,299 930;
- <Jl>4 ~ o 93 = o,o835 930 aL = o bx — a5,6 fB0; a3 — o ; bz — 7,5 93 0 ; a3 = o b& — 1,62 530 ieff = 18,9 930
- C — o
- DLi = 1,1 S0
- Les courbes XI et XII représentent le courant de l’induit et le courant d’excitation. Le rapport entre les valeurs momentanées des deux fonctions, comme il doit exister d’après les lois physiques, est encore mieux mis en évidence, que dans les courbes respectives de la charge normale.
- Un chiffre du calcul nous a étonné au premier moment : la valeur 31^ = 1,1 oB0. Nous avons, en effet, à vide 3b 1 = 2,09 En court-circuit de la dynamo, le flux total de l’inducteur serait encore plus que la moitié du flux total à circuit ouvert ? Nous avons pourtant, à égale excitation c80, le même flux de dispersion, et on devrait croire que le flux entrant dans l’induit doit être nul, puisque la force électromotrice induite est zéro. Or, les courbes XIII et XIV montrent
- p.170 - vue 171/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ce qui se passe dans ces dynamos. Au moment tnt = o, le courant de l’induit et le courant de l’inducteur ont leur valeur maxima. L’inducteur est dans sa position symétrique aux fils négatifs et positifs de l’induit. La réaction a sa valeur maxima, la dispersion également. Nous avons, à circuit ouvert, ns = 0,42 cB0 ou ns = 0,84 3. La valeur momentanée de la dispersion est donc, puisque 3 = 0,8815 £B0, égale à ns = o,y4-Io6.tB0.
- Le flux entrant dans l’induit doit donc être = — ns = o,36.ios.
- Si on évalue l’aire de la courbe n° XIII ; on trouve en effet 36 cm2, ce qui correspond, comme l’échelle est 1 cm2 = io3 lignes de forces magnétiques, à un flux de o,36.io8. La répartition du flux du pôle négatif, qui est représentée, montre que le flux de l’induit est la somme de deux valeurs inégales et de signes contraires. Ces deux flux embrassent des nombres différents de fils induits, de sorte que la somme des forces électromotrices induites est quand même nulle.
- Au moment mt = — nous avons :
- 1
- i — o, 3— 0,282 530, n0 = 0,237.10.s530 ;
- L’aire de la courbe XIV, qui représente la répartition du flux a ce moment, est 91 cm2. Le flux total qui en résulterait est n1 — o,23y -j- 0,91 = 1.147. io5.
- Cette valeur diffère de la valeur moyenne trouvée par l’équation abrégée du flux. Cette différence est en partie une suite de l’inexactitude du dessin, en partie elle provient de ce que le flux est en réalité oscillant et qu’il doit avoir en ce moment sa valeur maxima.
- Observations critiques et conclusion, — Dans ce qui précède nous avons développé une théorie de la génératrice à courant alternatif et prouvé, par un exemple numérique, que les résultats obtenus par le calcul avec les formules de cette théorie concordent très bien avec les lectures relevées expérimentalement. Ce fait est déjà une certaine garantie pour l’exactitude des déductions analytiques et de la mise en équation des phénomènes physiques. Mais ce qui à notre avis vaut bien plus, c’est que notre calcul peut être soumis à la critique la plus minutieuse. Récapitulions la marche de notre calcul et arrêtons-nous à toutes les suppositions et concessions faites pour pouvoir exprimer les phénomènes physiques par des équations.
- Nous avons en premier lieu admis que la réluctance spécifique r de l’entrefer est constante sur toute la périphérie de la machine. Cette conception suppose que l’espace compris entre la surface cylindrique de l’induit et celle décrite par les génératrices de pièces polaires est le champ d’action et réaction des deux forces magnétisantes. Pour la partie située sous les pièces polaires cette hypothèse est exacte tant que la saturation n’est pas très grande, ce qui est généralement le cas. Pour la partie comprise entre les pièces polaires nous commettons une erreur dont la grandeur dépend principalement du rapport de la longueur de l’entrefer au pas des dents; elle diminuera avec l’augmentation de la longueur de l’entrefer. L’erreur est en tous cas très petite parce que cette région ne sert qu’au transfert d’une minime partie de l’énergie tolale ; nous ne nous sommes donc pas écarté sensiblement de la réalité en établissant la base de nos déductions.
- Nous n’avons pas tenu compte de l’effet connu de la saturation des dents.
- Or, pour éviter un échauffement trop grand, les inductions moyennes admises sont si petites que la force magnétisante pour les dents est en tout moment insignifiante par rapport à celle de l’entrefer. Il suffit donc généralement de les introduire dans le calcul avec une valeur moyenne en commun avec les autres parties « fer » du circuit magnétique. Dans des cas particuliers rien n’empêche d’introduire dans nos équations primitives un r fonction du flux élémentaire n.
- Nous avons supposé pour la détermination du flux inducteur total que la réaction de l’induit est une fonction sinusoïdale de l’angle a.
- En réalité les fils induits ne sont pas répartis uniformément sur l’étendue d’un pôle. De ce chef la réaction devrait varier brusquement si la dispersion de l’induit n’atténuait pas considérablement pareil changement, ce qui nous autorise de substituer la forme sinusoïdale choisie.
- L’effet de la dispersion proprement dite est petite comme nous l’avons démontré. Le calcul de ce coefficient n’est d'ailleurs pas le but de la présente étude.
- p.171 - vue 172/746
-
-
-
- I72
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N°31.
- La dispersion primaire est au contraire d’une grande importance. Nous avons estimé sa valeur en nous référant aux nombreux résultats d’essais qui ont été effectués pour la détermination de ce facteur. Son évaluation analytique n’est également pas l’objet de ce travail.
- Enfin nous avons négligé les harmoniques supérieures. La petite valeur des dernières que nous avons prises en considération montre suffisamment que nous en avons le droit.
- Nous pouvons donc prétendre avec juste raison que nos déductions ne sont pas seulement une méthode de solution du problème posé, mais qu’elles en sont la solution, parce qu’elles sont basées uniquement sur les lois fondamentales et développées mathématiquement en concordance avec les phénomènes physiques. Nous constatons en première ligne comme avantage considérable l’absence de toute constante non déterminée directement par les dimensions de la machine.
- Nous verrons prochainement les résultats qu’on obtient par l’application des mêmes raisonnements aux génératrices à courants triphasés.
- Ch. Westphal,
- Ingénieur en chef de la Compagnie Internationale d’Electricité à Liège.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 15 juillet 1902.
- Préparation d’un silicium de vanadium, par H. Moissan et Holl. Comptes rendus, t. CXXXY, p. 78-82.
- En chauffant au four électrique l’acide vana-dique avec des proportions variables de silicium les auteurs ont reconnu qu’il se forme différents siliciures. Le siliciure VSt2 a été tout d’abord l’objet de leurs investigations.
- Pour l’obtenir, ils ont chauffé de l’oxyde vana-dique V203 avec plus de cinq fois son poids de silicium ; dans ces conditions, il reste dans le bain en fusion un excès de silicium et il ne se produit que le composé VS/2 à l’état cristallisé. Dans les premiers essais, ils employaient un courant de 600 ampères sous 00 volts ; la chauffe durait 4^5 minutes et était assez difficile à conduire, à cause de la grande volatilité des composés du vanadium ; ils préférèrent employer 1 000 ampères sous 00 volts. Ils ont pu obtenir le même composé en réduisant, suivant le procédé Goldschmidt, un mélange de silicium et d’acide vanadique par le magnésium en poudre.
- Les propriétés et les analyses ayant servi à faire la composition du silicium sont ensuite décrites dans la note des auteurs.
- Résistivités électriques de sérums sanguins pathologiques et d’épanchements séreux chez l’homme, par Lesage et ûongier. Comptes rendus, t. CXXXV, iii-ii3.
- Dans une note présentée à la séance du i4 avril, les auteurs annonçaient que la résistivité électrique du sérum humain normal est comprise entre 100 et io3 ohms : cm, a la température de 16°y. Dans celles-ci, ils font connaître les résultats des mesures faites sur des sérums pathologiques et sur des épanchements des séreuses.
- Ils ont reconnu que dans la plupart des maladies infectieuses ou chroniques, la résistivité du sérum n’est pas sensiblement modifiée, tandis que l’urémie et surtout la fièvre typhoïde produisent une augmentation très nette de cette résistivité ^r 13 ohms : cm en crise d’urémie; 109 ohms : cm dans la fièvre typhoïde bénigne ; 112a 118 ohms: cmdans la fièvre typhoï de grave).
- La résistivité des liquides séreux dépend de leur nature ; elle est comprise entre 80 et 120 ohms : cm.
- SOCIÉTÉ DES INGÉNIEURS CIVILS
- Séance du 20 juin 1902.
- M. A. Lencauchez fait une communication sur les gaz des gazogènes des hauts fourneaux.
- p.172 - vue 173/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ï73
- Rappelant que, dès i874> il a proclamé que le haut fourneau est le meilleur gazogène, il fait remarquer que tout ce qu’il dira du gazogène s’applique au haut fourneau.
- Deux types de gazogènes sont actuellement en usage : les gazogènes à grille inclinée et les gazogènes à cuve cylindrique verticale. Dans ces derniers, il convient de n’employer que des houilles non collantes afin d’éviter la formation des voûtes de coke empêchant la descente du combustible. Les houilles anglaises à un tiers de matières volatiles conviennent le mieux; les houilles maigres françaises et les poussiers ont l’inconvénient de se tasser et de devenir impénétrables au vent.
- Le conférencier examine ensuite les conditions de marche des gazogènes ; voici ce qu’il dit à ce sujet d’après le compte-rendu officiel de la séance :
- L’injection de vapeur dans le gazogène donne généralement des avantages : réduction de la température, cendres moins fusibles, pas de mâchefer. Mais il ne faut pas faire de règle générale, tout dépend de la composition des cendres, d’où dépend la proportion de vapeur à injecter.
- Lorsqu’un gazogène a une combustion anticipée et une température trop élevée, le jet de gaz présente à la vue un cône rouge dans le cône de gaz d’échappement. Dans ce cas la marche est mauvaise, le rendement du gazogène détestable.
- En bonne marche, l’échappement de gaz est froid. Avec de l’anthracite, la température du gaz est 33o°, inférieure à la fusion du plomb. Le combustible dans le gazogène paraît noir avec des taches rouge sombre. Les récupérateurs ou vaporisateurs n’utilisent pas beaucoup de chaleur des gaz sortant d’un gazogène bien mené, vu leur température peu élevée.
- Il y a deux types de gaz à l’eau, qui se forment : savoir :
- (à 85o°) C -f- HO = CO -f- H — (i5 calories).
- (à 900°) C -)- O = CO — + (14 calories).
- Ceci est théorique, car le gazogène donne toujours au moins 2 à 3 p. 100 d’anhydride carbonique.
- On peut arriver sensiblement à brûler une moitié du combustible par l’eau, et l’autre moitié par l’air.
- Mais on obtient aussi :
- / vers 5oo° — 2,0/ode H.
- C -f- 2IIO — CO2 4- 2IÎ j vers 65o° 40,0/0 de H.
- ( vers 700° = 65,0/0 de H.
- Pour les moteurs à gaz, ceci a son importance, car il y a toujours des irrégularités de marche du gazogène, ne serait-ce que par les éboulements de la masse incandescente, et les gaz n’ont jamais une composition constante. Le pouvoir calorifique peut varier de 1 200 à 1 5oo calories, trois fois par heure, chaque fois qu’on charge. L’emploi de la vapeur donne un gaz bien plus régulier : Mond emploie 2,5 kg d’eau par kilogramme de houille et son gaz a gagné près de 20 calories de puissance calorifique par rapport aux gazogènes antérieurs.
- Il y a, en outre, intérêt à avoir une production d’anhydride carbonique par l’emploi de la vapeur d’eau, plutôt que par l’action de l’air, qui amène avec lui quatre volumes d’azote inerte.
- Il vaut mieux surchauffer la vapeur à 2Ô00. Avec du coke qui ne donnerait que du gaz à 900 calories à sec, l’emploi de la vapeur d’eau donne 1 400 calories et elle produit un gaz plus froid et plus riche.
- Les goudrons de gazogène ont beaucoup surpris, il y a deux ans, un grand nombre de praticiens. Ils contiennent la cendre, et la poussière du charbon, entraînées par les ventilateurs, agglomérées par les parties lourdes du goudron. Il se forme alors des incrustations, même dans l’eau des laveurs; elles sont aussi dures que celles des chaudières à vapeur.
- Dans la colonne de condensation, il se dépose généralement 90 p. 100 du goudron avec une houille ordinaire. La condensation par jeu d’orgue, soit à sec, ne donne rien. L’orateur cite le cas d’un jeu d’orgue de 60 m2 de surface, à Lille, un jour où il gelait, et qui ne condensait pas une trace de goudron. Au contraire, on peut se débarraser du goudron par des lavages à l’eau chaude.
- La cendre entraînée peut contenir jusqu’à 35 p. 100 de monosulfure de fer. Pour faire de l’acier, avec les gaz, il faut donc bien les épurer.
- Le gaz entraîne jusqu’à 100 gr de poussière de haut fourneau ; il en laisse gy gr dans les chambres de dépôt par mètre cube ramené à o°,
- p.173 - vue 174/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- 174
- et à 760; les 3 p. 100 qui restent s’appellent le sublimé.
- Ce sublimé contient : magnésie, chaux, potasse, soude, plomb, zinc, cadmium, oxyde de fer. 11 est onctueux, blanc et échappe aux lavages a l’eau, ou bien alors il faut cinquante lavages successifs. L’eau le mouille difficilement. Il a fallu jusqu’à n5 litres d’eau par mètre cube pour une épuration passable. Avec des ventilateurs donnant une pression de 2S cm d’eau, la vitesse de l’eau est de 60 m à la seconde, équivalant à une charge de 180 m de hauteur, et le contact de l’eau est assez violent pour mouiller le sublimé. On ne consomme alors que 2 litres par mètre cube.
- Les soupapes des moteurs à gaz se collent souvent par les goudrons. Certains charbons de la même mine en donnent, alors que la veille la même provenance n’en donnait pas.
- Les anthracites ne donnent guère que 3 kgr de goudron par wagon de 10 tonnes. Cela suffit pourtant pour arrêter un moteur. L’orateur a combattu ce goudron avec un graisseur de locomotive, chargé de pétrole, devenant ainsi un dégoudronneur.
- On a quelquefois à épurer jusqu’à 5o m3 de gaz de hauts fourneaux à la seconde ; on utilise alors des tuyaux de 2,5o m de diamètre. Pour économiser l’eau, il faut des bassins de décantation et de refroidissement.
- L’orateur rappelle la dissociation des goudrons obtenue en les faisant passer sur des matières poreuses chauffées à 8oo° : les gaz sortent alors complètement épurés.
- Il rappelle le gazogène d’Ebelmann à deux combustibles, de 1,80 m de hauteur, qui brûlait 176 kgr de bois en dix heures et i5 kgr de charbon de bois. Ebelmann insistait sur la destruction complète des goudrons.
- En terminant, l’orateur parle du moteur à combustion. Il n’a pas réussi. Cependant, on lui avait trouvé au frein une consommation de 800 gr d’anthracite par cheval et par heure. Puis on eut l’idée de mettre le gazogène sous la pression à laquelle il fallait que le mélange explosif soit comprimé. Le moteur a marché trois mois, puis a grippé, les poussières l’ont détruit. Mais, auparavant, il marchait très bien. Si donc on avait enlevé les poussières, le moteur eût été très intéressant.
- L’orateur montre ensuite une série de projec-
- tions de gazogènes, de laveurs, épurateurs, de récupérateurs.
- Dans la discussion qui suit cette communication, M. Chavaxox dit qu’il a expérimenté deux types du gazogène à cuve renversée, d’environ 100 chevaux. Comme il donna satisfaction, il fut remplacé par un autre de 200 chevaux. Ce dernier fut muni d’un dégrilleur automatique. Il fut essayé à la houille, et même à la houille grasse, mais on n’a pas encore les chiffres de consommation.
- En chauffant au bois, on a obtenu le kilowattheure, avec 2 5oo kgr de bois, tous déchets compris. M. Chavanon donne les chiffres d’analyse des gaz produits.
- M. le Présidext dit que MM. Le Chatelier et Lodin, Ingénieurs en chef des Mines et Professeurs à l’Ecole des Mines auxquels le travail de M. Lencauchez a été communiqué, ont remis deux notes écrites à ce sujet (*J.
- (1) M. H. Le Chatelier croit utile de faire quelques réserves au sujet de l’usage constant où l’on est, et auquel s’est conformé M. Lencauchez, de prendre le pouvoir calorifique au mètre cube d’un gaz de gazogène pour apprécier la bonne marche de l’appareil qui le produit.
- En réalité, la grandeur qu’il est intéressant de considérer, n’est pas le pouvoir calorifique au mètre cube, mais le pouvoir calorifique rapporté au nombre de mètres cubes que fournit 1 kg de charbon.
- Mais le rendement thermique n’est pas le seul point à envisager au point de vue de l’appréciation d’un gaz.
- Dans le cas des moteurs, il y a une qualité d’une importance capitale, c’est la facile inflammation du gaz, et la rapidité de sa combustion.
- Cette limite d’inflammabilité des gaz est une des grandeurs dont on doit se.préoccuper pour estimer la qualité d’un gaz.
- En résumé, M. Le Chatelier pense que, pour apprécier la qualité du gazogène, il ne suffit pas de connaître son pouvoir calorifique au mètre cube. On doit déterminer les deux grandeurs suivantes :
- i° Le pouvoir calorifique rapporté au volume de gaz produit par 1 kg de combustible;
- 20 L’écart entre la proportion du gaz donnant la limite d’inflammabilité et celle donnant la combustion complète.
- Mais il ne faut pas oublier que ces deux déterminations présentent des difficultés sérieuses. La connaissance du volume de gaz produit par 1 kg de charbon et celle de la quantité d’air nécessaire pour la combustion complète nécessitent l’analyse du gaz, et ces analyses sont beaucoup plus délicates qu’on ne le croit communément. Il est très rare d’avoir une analyse exacte de gaz de gazogène ; le plus souvent, une partie de l’oxyde de car-
- p.174 - vue 175/746
-
-
-
- 2 Août 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- in.)
- INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Séance du 12 décembre 1901.
- Sur les principes servant de base à la vente productive de l’électricité, par A. Wright, d’après Journal of the Institution of Electrical Engi-neers, t. XXXI, p. 444~486, numéro de mars 1902.
- L’expérience a prouvé, maintenant que les stations centrales sont sorties de la période
- bone est comptée comme méthane, ce qui augmente beaucoup les chaleurs de combustion calculées, car celle du méthane est le triple de l’oxyde de carbone.
- M. Lodin étudie plus spécialement la question de la condensation des poussières, question qui commence à se poser aujourd’hui seulement dans l’industrie sidérurgique, mais qui a été soulevée depuis longtemps déjà, dans la métallurgie des métaux autres que le fer.
- Il examine, à ce sujet, la façon d’opérer cette condensation dans la métallurgie du mercure, du plomb, de l’antimoine et du zinc, soit par circulation à sec dans un système de canaux et de chambres d’un développement suffisant, soit par entraînement par l’eau.
- La pulvérisation d’eau par injection dans un ventilateur, par exemple, était utilisée à Pontgibaud dès iB5o, pour la condensation des fumées plombeuses; elle l’a été à nouveau, en 1879, à Billancourt, pour la condensation des fumées antimoniales, et dans une usine de Lorraine pour la purification des gaz des hauts fourneaux.
- L’abandon à peu près général de la condensation par voie humide, dans les usines à plomb, antimoine, etc., doit être attribué surtout à la destruction rapide des pièces métalliques et même des maçonneries, sous l’action simultanée de l’eau et de l’acide sulfureux qui existe presque toujours, en proportion variable, dans les gaz provenant des fours de ces usines. La même influence ne se fera pas sentir dans un milieu non oxydant, tel que le gaz des hauts fourneaux, mais on doit prévoir une usure active sous l’action des poussières un peu grossières, si celles-ci n’ont pas été préalablement séparées d’une manière complète par précipitation à sec.
- Les résultats obtenus avec l’appareil Theisen ne sont pas très encourageants à ce double point de vue et imposent, par suite, une réserve toute spéciale.
- M. Lodin signale également les inconvénients inhérents à la mise en dépression accentuée d’une section importante de la conduite de gaz combustible et les risques d’explosion résultant de cette situation. Il est à craindre que les dispositions ingénieuses proposées par M. Len-cauchez n’y remédient qu’imparfaitement.
- M. Lencauchez dit que le rendement thermique des combustibles en gaz de gazogènes se trouve indiqué dans ses ouvrages de 1876 et dans ses mémoires à la Société des Ingénieurs civils de France de 1887, 1891, 1893 et 1899 : dans ce dernier, se trouvent deux diagrammes donnant un graphique justifiant les idées de M. Le Cha-telier.
- En ce qui concerne ce que dit M. Lodin pour toutes
- cl’essai, que le chiffre des recettes, le nombre des lampes installées et le débit maximum annuel n’impliquent pas nécessairement le succès commercial des entreprises d’électricité. L’orateur croit le moment venu de rechercher les progrès à réaliser dans la vente d’énergie électrique et d’esquisser un type rationnel de tarif qui puisse s’appliquer à la grande majorité des consommateurs.
- Cette question (L est intimement liée à l’étude et à l’équipement des stations centrales, qui, pour avoir méconnu certains principes économiques, 11’ont pu tirer le meilleur parti des machines et des systèmes de distribution les plus perfectionnés.
- Il y a également un intérêt scientifique à déterminer les lois qui relient la réduction des dépenses à l’augmentation du coefficient d’utilisation (*) et de « répartition » et à ^accroissement de la puissance fournie, et a rechercher l’influence relative, sur la diminution des dépenses d’une part, de l’économie de la distribution, et,
- les autres métallurgies que celle du fer, M. Lencauchez croit devoir ajouter qu’avec les chambres et les empilages en grès cimenté, lié et maçonné au mortier de goudron, on fait de la construction qui résiste très bien aux acides. L’exemple de M. Mond le prouve bien. A Berlin, il y a une fabrique de ventilateurs en porcelaine, qui donne de très bons résultats. Il en est de même dans bien des usines de produits chimiques, etc.
- Quant à l’usure des ventilateurs-laveurs et aux dangers d’explosion, ni l’une ni l’autre ne sont à redouter, d’après M. Lencauchez; l’exemple de l’usine de Saint-Denis de la Compagnie Française des Métaux, est là depuis dix-huit ans pour faire voir que, comme dans les usines à gaz d'éclairage, les explosions ne sont jamais à craindre, avec des régulateurs d’émission tels que ceux préconisés par M. Lencauchez.
- (x) Rappelons que cette question a été déjà traitée très complètement ici par M. Pellissiek, t. XII, p. 537 et t. XVII, p. 368.
- (2) L’influence de l’augmentation du coefficient d’utilisation sur la réduction des dépenses a été démontrée à Brighton, où ce coefficient est monté de xi à 17,75 p. 100 pendant les huit dernières années. L’économie qu’on aurait réalisée, si ce facteur avait eu dès le début sa récente valeur, est bien supérieure à la dépense totale actuelle de combustible, de magasinage, de réparations et de salaires.
- L’auteur s’élève contre la tendance à installer de petites stations pour alimenter les meilleurs quartiers, et pense que les conditions économiques sont telles qu’il est bien plus avantageux de prévoir la fourniture totale de l’éclairage artificiel domestique dans une ville, à condition d’adopter un tarif basé sur la dépense véritable I de l’entreprise.
- p.175 - vue 176/746
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- [76
- d’autre part, du choix des consommateurs.
- Le développement futur des distributions est, d’ailleurs, évidemment lié à un abaissement du prix de vente compatible avec un bénéfice donné.
- La confusion des idées actuelles justifie l’opportunité d’une semblable discussion (1) et l’auteur se propose de reprendre la question à l’origine, et d’examiner d’abord le prix de revient de l’énergie produite et distribuée dans différentes conditions. Il suivra, dans leurs lignes générales, les principes posés à ce sujet par Hopkinson et Kennedy, en tenant compte du facteur de « répartition » des consommateurs en différentes classes, et de l’importance de la demande totale. Dans cette détermination, une méthode relativement simple peut s’appliquer aux 90 p. 100 des consommateurs de la plupart des entreprises d’électricité, et le problème est déjà assez compliqué pour que l’on prenne comme base de la tarification les dépenses moyennes plutôt que des prix de revient individuels.
- Les dépenses de fourniture de l’énergie électrique par une station centrale peuvent se diviser en deux groupes, que nous appellerons, avec l’auteur : A, dépenses de préparation ; B, dépenses de production.
- Les dépenses de préparation comprennent : i° les dépenses annuelles du capital initial nécessaire aux débuts de l’entreprise, que l’auteur appelle dépenses préliminaires ou de formation ; sans être liées à la consommation par des lois certaines, elles diminuent relativement quand l’énergie débitée augmente ; 20 les dépen-
- P) L’auteur cite, à l’appui de son opinion, l’existence de 7 ou 8 bases de tarification dans une même distribution, avec la confusion qui en résulte : les faveurs faites aux consommateurs des heures de faible débit; la vente au prix de revient à certains consommateurs, alors qu’on refuse la fourniture à d’autres avec un bénéfice de 5o à 100 p. 100; la diminution du prix initial de vente, dans une échelle décroissante ; l’hésitation à alimenter les quartiers populeux, les tarifications basées, sur la consommation et non sur le coefficient d’utilisation; l’emploi de tarifs de jour et de tarifs de nuit qui décourage le consommateur; l’adoption d’un prix initial trop faible et sans tenir compte du coefficient d’utilisation de la station et du coût de l’énergie distribuée ; l’adoption d’un prix constant pour l’éclairage public sans tenir compte du nombre d’heures d’allumage ; la fixation à des prix uniformes trop bas ; enfin le souci de ne pas déplaire aux grands consommateurs de jour.
- ses d’entretien ou de « maintien en état », qui varient grossièrement en même temps que la charge maxima ; 3° les dépenses de service (vérification, mesures et encaissements) grossièrement proportionnelles au nombre des consommateurs.
- Les dépenses de production varient avec la quantité d’énergie distribuée ; on peut les définir, par unité vendue, l’accroissement de dépenses qui résulte, pour la station et la ligne, de la production d’une unité supplémentaire d’électricité ; elles comprennent : i° la dépense de combustible par unité supplémentaire ; 20 la dépense de combustible nécessaire pour actionner les dynamos à vapeur pendant les heures supplémentaires ; 3° les dépenses supplémentaires d’eau et d’huile ; 4° de salaires, et 5° d’usure due à la durée supplémentaire de marche.
- L’auteur, après avoir indiqué la manière de déterminer ces frais de production (*), conclut à
- f1) Il considère, pour cetle détermination, une station qui a atteint la période d’extension régulière où l’accroissement annuel de son matériel correspond à l’augmentation de la consommation.
- Les quatre premières parties des dépenses de production peuvent être obtenues grossièrement en notant les dépenses correspondant, dans chaque catégorie, à deux périodes de durées égales, ayant à peu près la même charge maxima, mais différant considérablement quant à l’énergie vendue. La différence de ces deux dépenses divisée par la différence des unités vendues, donne les dépenses moyennes de production par unité vendue. Dans la plupart des villes, on peut trouver deux jours, l’un au printemps, l’autre, en automne, où ces conditions sont remplies.
- Une méthode plus exacte consiste à tracer la courbe des dépenses mensuelles totales de charbon, d'accessoires et de main-d’œuvre, en fonction de l’énergie mensuelle vendue. En ne prenant qu’une demi-année la courbe obtenue est très sensiblement une droite; le point où cette droite rencontre l’axe des dépenses (vente d’énergie o) donne l’ordonnée à l’origine qui représente les frais de préparation mensuels moyens pour ce semestre, comme charbon, fournitures et main-d’œuvre ; le coefficient angulaire de cette droite représente d’autre part les frais de production mensuels pour ces mêmes catégories de dépenses.
- Les frais de réparations par unité supplémentaire, s’étendant à plusieurs années, sont estimés à part. Ces dépenses ne comprennent généralement que les frais de mise à neuf des parties usées par le fait de la production supplémentaire, distingués de la dépense nécessaire pour mettre la station en état de fournir cette production. Elles comprennent les travaux supplémentaires de nettoyage des chaudières, alésage des cylindres,
- p.176 - vue 177/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i
- 77
- la faiblesse relative de ces frais par rapport aux frais de préparation.
- Quoi qu’il en soit, en déduisant ces frais des charges totales, on obtient les dépenses de préparation.- De ces dernières, on déduira les dépenses de service elles dépenses préliminaires, et il restera les dépenses totales d’entretien nécessaires pour maintenir le système en état de fournir l’énergie demandée à tout instant; divisées, à leur tour, par la moyenne de la charge maxima, pendant une demi-heure, des deux dernières années (*), elles donneront la dépense annuelle d’entretien par kilowatt demandé sur le réseau (2).
- Dans les dépenses de préparation doivent figurer les charges du capital, c’est-à-dire le taux minimum usuel d’intérêt, plus les réserves destinées à la libération du capital ou au renouvellement du matériel. Un capitaliste sera justifié à dire qu’il a fait un mauvais placement, s’il ne retire pas au moins 3 p. ioo d’intérêt, 2,5 p. ioo pour rachat ou dépréciation du matériel, et i,5 p. ioo pour le capital prêté en prévision des embarras du début.
- réparation des pompes, des cuivres, des balais et collecteurs de dynamos ; l’auteur croit pouvoir les estimer avec suffisamment d’exactitude à la moitié des dépenses totales de réparation pendant les trois ou quatre dernières années divisées par le nombre d’unités vendues pendant cette période.
- D’après l’expérience de l’auteur, les dépenses de charbon et d’eau sont seules accrues par la production supplémentaire dans une mesure appréciable : les dépenses d’accessoires, de main-d’œuvre et de réparation dépendant principalement du nombre d’appareils nécessaires pour fournir la charge maxima journalière, et non du nombre d'unités d’énergie produites. Hopkin-son estimait la dépense de production à 3,3 centimes avec du charbon à 12 fr la tonne et d’un pouvoir calorifique de 2 730 calories.
- (4) Il est nécessaire de prendre la moyenne de deux années, parce que, dans le développement des entreprises d’énergie électrique, il est probable que tout le matériel posé à la fin d’une année n’a pas été utilisé pendant toute cette année.
- p) Le bénéfice*de l’entreprise dérivant de l’énergie prise sur le réseau, c’est la charge maxima sur. le réseau et non à la station qui doit entrer dans la détermination précitée. Il est intéressant de remarquer à ce sujet que la dépense de combustible correspondant au courant de magnétisation des transformateurs est, en pratique, une dépense d’entretien, et que les pertes dans le cuivre des transformateurs et des lignes constituent une dépense de production. Néanmoins, la méthode graphique indiquée dans la note 2, différentie suffisamment ces diverses dépenses pour les besoins de la pratique.
- A ces dépenses, il faut encore ajouter les pertes qui proviennent de la nécessité, que l’auteur signale en Angleterre, de fournir parfois l’énergie à un prix inférieur au prix de revient.
- Ayant déterminé ainsi le prix de revient de l’énergie prise sur le réseau, il y a lieu d’évaluer le prix de revient de l’unité livrée à chaque consommateur.
- D’abord, il faut établir la répartition des frais d’entretien entre les différents consommateurs ; l’opinion générale des chefs de station est de répartir la dépense totale d’entretien dans la même proportion entre les consommateurs, parce que le matériel exigé pour la distribution pendant les soirées des mois d’hiver, où la station doit débiter sa charge maxima, conduit à celui qui serait nécessaire pour alimenter la clientèle, si elle demandait au même instant sa charge maxima individuelle.
- Théoriquement, le meilleur moyen de déterminer cette inconnue serait de prendre et d’étudier la courbe de charge de chaque consommateur ; ce qui serait impraticable. L’auteur estime que le procédé suggéré par le professeur Kennedy est suffisamment exact ; il consiste à munir chaque consommateur d’un indicateur de demande maxima, assez paresseux pour ne pas enregistrer les consommations de quelques minutes seulement. Dans une distribution de lumière, la demande maxima aura lieu pendant deux ou trois heures des journées d’hiver et en prenant la moyenne de l’indication maxima pendant les six mois d’hiver, # on aura une approximation suffisante de la portion du matériel entier requise par chaque client.
- Pour tenir compte de la diversité de l’emploi du matériel suivant les consommateurs, où la demande maxima n’a pas lieu pendant les mêmes heures de la soirée, l’auteur propose de diviser les frais totaux d’entretien annuel, par kilowatt demandé sur le réseau, par le quotient de la demande totale, en kilowatts, des consommateurs pendant le mois de charge maxima, par la charge maxima prise sur le réseau pendant ce mois, et de débiter chaque kilowatt demandé suivant ce rapport, dont la valeur peut s’élever à i,5 dans une distribution de lumière, et davantage s’il y a de la force motrice distribuée (‘j.
- P) Ainsi, fauteur prend comme exemple une consom-
- p.177 - vue 178/746
-
-
-
- ENTREPRISE MUNICIPALE D’ELECTRICITE DE STE PNE Y
- Compte approximatif de dépenses pour la période finissant au 3o septembre 1901
- V]
- 00
- ANNÉE FINISSANT EN MOIS DE ANNÉE FINISSANT EN MOIS DE
- — ----- — — - - -— —
- Septemb re HJOO Septembre I9°I Sept . IQOO Sept . IQOI Sept. I9OO Septembre 1901 Sept 1900 S. 1901
- Par Par Par Par
- £ S. d. unit. £ s. d. unit. £ s. cl. £ S. d. £ S. d. unit. £ s. d. unit. £ S. d. £ s. d.
- Charbon 1 537 I 8 1 01. 1 801 16 9 59 170 1 3 127 0 8 Recettes générales a 684 *7 9 2 74 5 198 1 1 2 53 369 3 6 583 2 11
- Accessoires 274 0 5 18 148 4 6 o3 15 7 2 12 6 6 Eclairage public . 1 o34 14 10 I 84 1 542 8 10 1 57 99 t6 4 15 3 12 7
- Réparations (machines et Redevances pour
- bâtiments 53 4 I I o3 97 U 7 o3 7 8 7 4 19 8 compteurs. . . 78 :5 5 2 44 142 15 1 2 23 9 8 10 14 19 1
- Réparât, (canalisations) . 20 7 4 01 42 8 6 014 3 3 7 I 16 10 Recettes diverses. 43 2 7 63 12 1 4 9 0 6 9 7
- Répar. (chez les abonnés) 27 I 2 02 91 18 6 o3 2 16 3 37 7 9
- Appointements et salaires 1 248 18 5 82 1 718 5 0 57 125 2 9 128 8 10
- Taxes et redevances. . . i75 i5 0 12 189 7 7 06 7 8 4 T 2 0 0
- Dépenses diverses.... 512 i3 5 34 346 8 4 I I 39 18 9 17 9 5
- Intérêt 2 208 5 3 1 45 2 788 i5 7 9 2 17 7 2 10 25o 0 0
- Amortissement 169 6 9 I I 67 5 8 02 9 11 0 9 12 6
- Bénélice net x 5 8 2 0 Pertes nettes . . 2 385 3 9 345 7 11 75 2 10
- 6 226 i4 4. 4 09 7 292 5 0 2 42 OA OC 0 6 758 4 2 6 226 O 4 7 292 5 0 558 0 6 758 4 2
- Unités vendues pour l’année Charge maxima fournit Dé pense totale pai KW Unités vendues (kw-h) Coefficient d’utilisation Années
- Unissant en moins le charbon Sept., 1900 37 776 12 p. 100 1900
- Déc., 1900. . . 366 63g 35o KW. £ *3,4 Sept., 1901 71 756 16 45 p. 100 1901
- Sept., 1901 . . 722 28 2 5oo KVV. £io,g5
- La livre sterling (£) vaut : a5 fr. 22. Le shilling (s) vaut : 1 tr. 19. Le penny (d) vaut : o l'r. 10.
- 3 c n
- n' cb ^9
- P c JB'
- o
- o P
- P CB
- a c
- g v*
- 95 —
- P O
- CL p O IB
- r. o o w
- 3 L3 C
- C- -•
- B jr.
- 93 ED
- aq o 2 CD æ
- PS O
- PP o
- ' O
- P
- :ps
- c^aq o o, ~ p
- PP CB, XJ CB
- p p cd
- cT>r a.
- 2 o h aq cb
- K. 5
- B cl
- P c
- p 1 PP
- L* CB
- g n P o
- n, cb
- cb p P
- CB CB CL
- CB P
- CL
- O.
- d
- CB
- P
- ra c:
- ct> _
- c ci d o _ £3
- CC
- »
- ao
- CD
- P P. P <1 CB Ci
- C BT O
- PP PP,
- =L o S*
- « P p
- P CB CL p P CB.
- S» CP
- S c
- 3 ^
- HJ (Tj
- pi 33
- PP. o, O P P PS
- P
- £L CB CD P
- O lCp CP P O
- CD LL CS C
- 3 2
- PS ^ Cl cd
- &- C/5 CL p , <*> , X P-i
- O CD' y CD CD CD
- C/5 0 O C/5 CO C/5 3 P*
- C/5 w 1 <r+ (D *-* P CD c—H cd ir+ CD 0 . CD our, ] y CD ors d
- CD Pu C/5 C Ct) D CD au CD C/5 CD C/5
- CL
- PC
- <: es
- CD CD
- PS LC
- CB p
- r+ [-H
- “ S
- Ç/) w
- g §C
- EL’TS
- « p
- PP P
- aq
- 3
- CD
- P ES
- PL ls. a
- O O CD p °>
- ^ o a o ~ LP S
- CD ^ P CD hq
- cb a-
- Cl n CD o
- S" c
- CD ^
- aq
- CD
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. - N° 31.
- p.178 - vue 179/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- J79
- le « facteur de diversité » est nécessairement beaucoup plus élevé que pour les consommations commençant régulièrement;!la tombée delà nuit pour ne s’arrêter qu’à l’extinction. Les dépenses d’entretien pour cette fourniture seront d’autant plus faibles en comparaison de celles que nécessite une consommation régulière, à coefficient d’uti-
- lisation égale de Uinstallation, que le « facteur de diversité » est plus grand pour la première classe que pour cette dernière. On aura une idée de la dépense de matériel afférente aux divers consommateurs en mesurant leur demande au moyen d’indicateurs dont le fonctionnement est assez paresseux pour n’enregistrer que les
- Coefficients diitin saiion de 7a station
- Brightcn. 1895 = 13 °/g
- Brightm i 1900 = 98,7e
- -5 ' 30
- Heures par an.
- Heures par jour
- ÎO ZQ $0 bO 50 SO 70 80 90 700
- Coeff, d'utilisation _p. 100
- Ri
- Et,
- qy
- ^5
- Fig. i.
- charges qui se maintiennent pendant une heure au moins ; et on pourra, de cette façon, tenir compte aux clients de consommation intermittente de leur « facteur de diversité » le plus souvent assez élevé (1).
- Avant d’aborder la question de la meilleure forme de tarifa adopter, l’auteur suggère ensuite quelques indications sur la comparaison des
- (9 II semble, à première vue, que l’emploi d’enregistreurs à grande inertie pourra proliter également à la classe la moins avantageuse de consommateurs dont la demande s’étend à un ou deux mois de l’année seulement, et à une demi-heure à peine par jour, comme il arrive pour les bureaux et magasins fermant de bonne heure, alors que leur « facteur de diversité » est certainement inférieur al unité. Mais les frais d’entretien de cette classe peu nombreuse de consommateurs peuvent être réduits au moyen d une batterie d’accumulateurs chargée pendant le jour, et qui placera cette classe dans les mêmes conditions dans lesquelles elle se trouve pour les compagnies de gaz et réduira certainement le prix de revient de 1 unité d énergie qui lui est vendue.
- résultats financiers obtenus dans diverses stations (1).
- (x) La comparaison des dépenses d’entretien ne doit porter que sur les résultats d’une année, rapportés à la charge maxima moyenne en kilowatts probable pour cette année. Pour les dépenses de « production », on peut s’en tenir à des comparaisons mensuelles, avec un prix constant et une qualité moyenne de charbon. Les dépenses de service se rapporteront aux nombres de consommateurs reliés au réseau, et s’établiront par mois ou par année ; celles de réparations ne pourront être comparées que pour une période de trois ou quatre ans. Les charges du capital étant grossièrement proportionnelles à la charge maxima fournie, à la longueur des rues alimentées et au nombre des consommateurs reliés, ne peuvent s’évaluer uniquement d’après l’énergie vendue ou d’après la charge maxima. Les entreprises pos-sédantlemême coefficient d’utilisation et la même production d’énergie ne peuvent être comparables qu’autant que les « facteurs de diversité » généraux sont les mêmes. Ne sont pas comparables non plus les entreprises appartenant respectivement à des compagnies privées ou à des municipalités.
- p.179 - vue 180/746
-
-
-
- i8o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- Il insiste sur le peu de valeur des comparaisons qui ne s’étendent pas sur une durée annuelle, en matière de dépenses de « préparation », de comptes de recettes, et de courbes de charge, comme le montre le tableau ci-dessous des recettes mensuelles de Stepney, ainsi que la méthode de détermination de la courbe de charge annuelle pour Brighton, i8q5 et 1900, et pour Stepney, 1900-1901 (fig. 1), Ces courbes s’obtiennent en additionnant les heures pendant lesquelles une charge quelconque donnée, prise sur le réseau, a été fournie pendant l’année. On en déduit : i° le coefficient d’utilisation pour une portion quelconque de l’installation (abscisse correspondant à la charge donnée) ; 20 l’importance relative des frais de production et de préparation (rapport des abscisses pour une ordonnée donnée) ; 3° le prix de revient de l’énergie aux différentes charges (proportionnel à la somme des abscisses et des ordonnées) ; 4° Ie nombre d’unités vendues à une charge donnée (produit des abscisses par les ordonnées) ; 5° les pertes maxima admissibles dans les feeders ; 6° la proportion dans laquelle la station devra être munie d’appareils réduisant la consommation de charbon (condenseurs, économiseurs, etc.) (*).
- Après avoir examiné les principes de la détermination de la dépense à faire pour amener le courant aux différentes classes de consommateurs, quels que soient leurs coefficients de cc diversité » ou d’utilisation, l’auteur se propose de rechercher un système de tarif approprié à ces différentes classes et susceptible d’augmenter
- (1) Les entreprises engagées sans tenir compte de la forme de cette courbe de charge annuelle risquent d’être établies dans de très mauvaises conditions. L’installation établie doit pourvoir aux maxima de cette courbe, en se basant moins sur la réduction des charges du capital, du charbon nécessaire à maintenir en état la station, et de la main-d’œuvre que sur l’économie de charbon nécessaire à la production courante. Les courbes relatives à la station de Brighton montrent le faible coefficient d’utilisation de plus de la moitié du capital auquel il faut s’attendre dans les entreprises normales d'éclairage en Angleterre.
- L’analyse ci-dessous des dépenses de 1900 pour Brighton montre que la dépense de charbon nécessaire pour maintenir la station en état de service est presque égale à la moitié de celle qui correspond à la production véritable de courant, bien que la dépense de charbon par unité ne fût que de 7,2 centimes par unité, avec du charbon à 29 fr. la tonne. L’on ne saurait, par suite,
- les bénéfices de l’exploitation dans le plus bref délai. Quelles que soient, à première vue, les divergences dans le but poursuivi par les entreprises municipales et les compagnies privées, leur objectif réel doit être d’obtenir la clientèle des locataires et des commerçants de classe moyenne, dont la consommation prolongée dans la soirée, offre un meilleur coefficient d’utilisation, dont le nombre est plus grand par kilo-
- étudier avec trop de soin les moyens de réduire le combustible qui ne sert qu’à tenir l’usine « sous pression ».
- Analyse du compte des dépenses de la station de Brighton en 1900 d'après la méthode graphique.
- I I. DÉPENSES | de production. 2. DÉPENSES j de préparation. 3. DÉPENSES de service. TOTAL
- £ fi £ £
- Charbon ....... . 92° 3 23i 11 151
- Huile, eau et accessoires. 7310 1 020 1 33o
- Salaires à l’usine .... 5 355 5 355
- Réparations aux bâtiments 885 885
- Réparations des machines
- et du matériel. . . . . 1 o85 588 1 673
- Réparations des lignes. . I 3;6 1 376
- Réparations des compteurs 1 oi3 1 oi3
- Remplacement de fusibles IOI
- Salaires des employés. . I 375 I 202 2 577
- Dépenses de courant. . . 464 464
- Taxes et Redevances. . . 1 237 ..... x 237
- Assurances i45 i45
- Imprimés et frais de bu-
- reau 3x7 317
- Dépenses légales 11 11
- Intérêt et amortissement. 18 3l2 I IÔO 19 472
- 9 3x5 34 3i6
- OU ou
- 0 f. o3 242 f 85
- £ kn « II par par 3 746 47 107
- unité kw
- ven- de-
- due mandé
- Cette analyse montre que la dépense nécessaire pour « pouvoir » fournir l’énergie à un consommateur quelconque de Brighton est de 242,8a fr par an et par kilowatt demandé par le consommateur, soit 7,15 fr par lampe de 32 watts, et o,o3 fr par unité consommée, plus les dépenses de service qui n’ont pas été complètement couvertes par les redevances pour compteurs.
- L’auteur donne ensuite un compte de profits et pèrtes pour Brighton, 1900.
- Pertes. — x. Pertes pour alimenter les £24 consomma-
- p.180 - vue 181/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- mètre carré et compense largement la dépense supplémentaire de lignes de distribution qu’elle
- teurs qui n’out pas consommé l’équivalent de l'emploi du nombre de lampes demandé pour 365 jours.
- Dépenses de préparation :
- 37O kw à 9 £ i3 s. 4 d. (242,83 fr) . . 3 616
- Dépenses de production :
- 65 860 unités à 0,6 d. (o,o3 fr). . . . 160
- 3 7/6
- A déduire : Recettes sur cette consommation. ................................x 921
- 1 855 £
- 2. Pertes pour frais de service :
- Frais de service.........................3 476
- Redevances pour compteur................ 1 640
- 1 836 £
- 3. Faux frais :
- Prévision............................. x86
- Reliquat .... ;....................... 14
- 172 £ 3 863 £
- Rénéfice net............................... Soy
- Solde.................... 4 370 £
- Profits. — 1. Profits pour 233x consommateurs qui ont consommé plus que l’équivalent ci-dessus pour la première heure.
- Recettes pour vente de 1 1O9 878 uni-
- tés à 0,70 fr................. 33 800 £
- A déduire :
- Préparation : 3 173 kw àg£i3 s. 4 d. . 3o 700 Production: 1 i5g 878 unités à o,6 d. . 2 900
- 33 600 200 £
- 2, Profits pour vente aux consommateurs ci-dessus, après la ire heure.
- Recettes pour vente de 2 5oi 983 uni-
- tés à 1 d. (o, 10 fi') ........ 10 425 £
- A déduire :
- Dépense de production pour 2 5oi g85
- unités à 0,6 d............... 6 255
- 4 17° £ 4 370
- L’auteur attire aussi l’attention sur ce fait qu’une entreprise encourt une perte réelle en vendant l’électricité, dans les conditions admises pour alimenter la majorité des consommateurs, à un prix moindre que la somme des dépenses de « production » et d’« entretien » du système. Ces dépenses agissent sur le prix de l’unité vendue comme l’indique la figure 2, avec des eoèffi-cients d’utilisation variables.
- Les courbes de cette figure montrent la réduction rapide des frais de production avec l’augmentation de la durée de service ; la ligne oblique indique combien la dépense nécessaire pour amener le courant au consommateur augmente peu quand la durée de sa consommation croit. Les frais de préparation et de production pour
- nécessite. Le choix d’un tarif non rationnel rend le recrutement de cette classe de clients plus difficile, alors qu’en se reportant aux courbes de dépenses, on verra qu’il est possible d’alimenter cette clientèle économiquement, avec une consommation de trois ou quatre heures par jour, et à meilleur marché qu’avec le gaz. Il est heureux pour l’avenir de l’électricité, que la majorité des consommateurs de lumière artificielle appartienne à cette classe moyenne, bien que ce ne soit pas le cas pour le grand nombre actuel des consommateurs d’électricité (1).
- une consommation double n’augmentent que de 17,5p. 100.
- L’auteur a aussi analysé les résultats d’une des entreprises les plus économiques, d’après les principes précédents ; la figure 3 se rapporte à la station municipale de Nottingham ; elle montre combien le tarif appliqué favorise les consommateurs fermant de bonne heure, aux dépens des clients de nuit. L’auteur a cherché quel serait le tarif rationnel à appliquer et le nombre d’heures de la demande qui devraient être tarifées à 0,40 fr le kilowatt pour couvrir les pertes de l’entreprise. On voit que le prix de vente ne peut être inférieur, sans perte, à o,52d fr pour les consommations de 365 heures (coefficient d’utilisation — 4 p. 100), que le tarif de 0,40 pour 400 heures et 0,20 fr au-delà fait payer, aux consommations de trois heures, 12 p. 100 de plus que le prix de revient, et 70 p. 100, en moins, aux consommations d’une heure.
- Les pertes encourues dans cette entreprise proviennent de l’erreur courante qui consiste à évaluer la dépense d’amenée du courant proportionnellement à la consommation.
- if) Ce fait tient, suivant l'auteur : i° à l’influence du choix défectueux des systèmes de tarification actuels ; 20 à l’habitude de ne poser des lignes que dans les quartiers riches ; 3° au prix élevé des installations particulières. Il est hors de doute qu’en adoptant les installations en location et une forme de tarif gradué suivant l’importance du coefficient d’utilisation, le prix de revient de la fourniture de l’électricité peut être abaissé suffisamment pour défier la concurrence du gaz.
- Les courbes des figures 4, 5, 6 et 7 ci-dessous, donnent les résultats obtenus à Brighton où les lignes ont été posées très librement. Les courbes des figures 4 et 5 montrent comment diminuent les frais d’entretien, de production et le prix de revient moyen par unité quand la demande totale augmente, et comment en encourageant la clientèle à coefficient d’utilisation élevé on augmente celui de la station.
- La figure 6 montre l’influence de l’abaissement de prix sur l’accroissement de la consommation et la figure 7 indique à quel taux par lampe de 16 bougies par an et par unité on peut vendre l’énergie même aux petites installations, en y comprenant la location des lignes et toutes les autres charges de l’installation. De cette courbe, on peut conclure que les faibles installations
- p.181 - vue 182/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- 182
- L’auteur montre dans la figure 8, la division
- dont la consommation dure trois heures par jour, peuvent être montées et alimentées à un prix inférieur par
- Prit de
- Tarif
- actuel
- Z. 76
- 1 85
- WTJg
- S 2S-
- ïa ÆZ Tuant.7geai _
- Heures par jour
- ZO Z3 Ci 26 SS 30 3* jA 33 Cû
- Heures annuelles (Centaines)
- 20 25 30 3S W
- Coefficient d'utilisation fp.lûoJ
- Fig. 2. — Dépenses et recettes par unité à Brighton.
- bougie qu’avec le gaz. Il reste à examiner si la majorité de la clientèle se sentira attirée plutôt avec un tarif
- des consommateurs en différentes classes h Brighton, l’énergie qui leur est vendue, les bénéfices et les pertes nettes résultant de l’application du tarif actuel, et le revenu net du capital alloué à l’alimentation de chaque classe. Les pertes du fait des consommations inférieures à une heure, proviennent du prix de vente maxima trop faible (o 70 fr). L’auteur indique, par la ligne poin-tillée du premier diagramme, la division naturelle de la consommation à Brighton, d’après ses idées, quand le problème des installations sera résolu et quand tous les districts des classes inférieures seront pourvus de canalisations. Il est intéressant de remarquer que l’application du tarif différentiel n’a pas empêché la consommation par habitant, et surtout l’accroissement de la consommation par habitant, d’être aussi élevés à Brighton que dans aucune autre ville d’Angleterre ; il est probable que, avant cinq
- de courte durée au détriment des longues consommations, ce qui implique un coefficient d’utilisation faible pour l’ensemble de l’entreprise. Ces inconvénients s’aggravent encore de l’usage des réductions en faveur des grandes consommations annuelles et basé sur la croyance erronnée à un profit supérieur du fait des grandes consommations. L’auteur prend, comme exemple, un consommateur employant x ooo lampes pendant 365 heures par an et payant o,4o fr le kilowatt-heure ; sa dépense sera d’environ ioooofr, sans aucun bénéfice
- a ctael
- Dépenses et recettes
- ' partirai é a J/bttmpham
- 83 %’
- 26.7%
- 27 %"
- 109 %'
- /. 02
- r7]: >rùc de it vent an .{$S3
- Jfezzres seroruelles fCentainesJ
- Jfeures parjour
- , ouïe 30%
- Doe/ïicient dizühsatioiL fp ÏOû 1
- Fig. 3. — Dépenses et recettes par unité à Nottingham.
- proportionné à la seule consommation qu’avec celui que propose l’auteur ; le premier sera plus simple, le second conduira à un débours annuel moindre pour le consommateur. Un tarif uniforme favorise les consommations
- pour la plupart des stations; tandis qu’un autre consommateur, avec io lampes en service pendant trois heures par jour, dépensera 3oo fr avec un bénéfice certain pour la Compagnie.
- p.182 - vue 183/746
-
-
-
- Décimes parunitépovr un client de coeff d‘util°1J2p.l00
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i83
- ans, la consommation annuelle par habitant sera de 5o kilowatts-heure (1).
- P) L’auteur critique à ce sujet, le système de tarif de Kapp avec compteur à deux taux; ce système en croyant
- vendue
- 90 W0 600 800 iOOQ ÏSOO 2000 2500
- Charge înavimun prise à la tension ae distribution.
- Fig. 4.
- encourager la consommation de jour ne fait que décourager les consommateurs de nuit; il fait payer à la clientèle dont la demande est de trois heures par jour, trois fois
- tion tient à une forte demande d’énergie, elle réduit les dépenses de « préparation » de la station surtout aux débuts de l’entreprise quand il y a une réserve assez forte de matériel; si, au contraire, la consommation est grande en raison de sa durée, le taux de bénéfice réalisé sur le capital nécessaire pour y pourvoir est supérieur à la moyenne. L’auteur fait remarquer néanmoins que la réduction des frais d’ « entretien » de la station du fait
- 98 ' 99
- 1 :'g 5. — Augmentation du coefficient d’utilisation à Brighton.
- des grands consommateurs diminue avec le développement de la distribution, la réduction qui leur est accordée doit diminuer aussi en raison du développement.
- En ce qui concerne le prix de vente réduit pour la force motrice, l’auteur y voit le danger de surcharges momentanées au moment du démarrage des ateliers ou de la superposition des charges de lumière et de force motrice
- 990.000
- 800.000
- 700. 000
- 500.000
- 300, 000
- Jirix de vente moyen par uiuté
- Fig. 6. — Relation entre l’augmentation de la vente et le prix de vente.
- plus qu’au consommateur d’une heure et il s’appuie sur une conception erronée de la consommation réalisable pendant le jour. De même, l'ancien tarif à forfait annuel par lampe était aussi peu judicieux que le tarif au kilowattheure; la combinaison des deux peut néanmoins conduire à un système rationnel. Les réductions accordées aux consommateurs importants se justifient jusqu’à un certain point, quand on applique en même temps les règles d Hopkinson : en effet, si l’importance de la consomma-
- vers 5 heures en hiver. Des consommateurs fermant de bonne heure auraient d’ailleurs intérêt à faire de la lumière par l’intermédiaire d’un moteur électrique, ce qui est inadmissible.
- L’auteur reconnaît, enfin, que le tarif au kilowatt-heure peut s’admettre à condition d’adopter un prix de vente initial assez élevé, et d’exiger un nombre d’heures suffisant avant tout dégrèvement de façon à couvrir les frais de préparation et de production.
- p.183 - vue 184/746
-
-
-
- 184
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- Pour en revenir au système de tarification qu’il propose, l’auteur examine ensuite la façon de répartir les bénéfices sur la vente aux différentes classes de consommateurs. Les entrepreneurs de distribution d’énergie électrique peuvent avoir pour objectif: i°un bénéfice déterminé, en pour cent sur le prix de revient total de l’unité vendue ; i° un bénéfice fixé par unité vendue ; 3° un revenu fixé sur le capital affecté à la distribution, sans tenir compte de la production ou 4° un bénéfice dérivant partiellement
- 30 15
- zs n
- 12 n
- JDuréejournalière moyenne, delà cons ommetum en heures
- Fig. 7, — Redevance totale pour installation et électricité.
- d’un pour cent sur le capital d’« installation» et partiellement d’un bénéfice net pour chaque unité vendue ; ou 5° un bénéfice, en pour cent, soit par unité vendue, soit sur le capital immobilisé, mais variable, de façon à encourager la classe la plus nombreuse de consommateurs de lumière artificielle, en consentant à un bénéfice moindre que pour les classes moins nombreuses.
- Les municipalités ne sauraient vendre l’électricité au bénéfice pour cent moindre pour une classe que pour une autre ; le système le plus correct est, dans ce cas, le premier indiqué ci-dessus, c’est-à-dire un taux du bénéfice fixé sur le prix de revient total de l’unité vendue, y compris la provision pour le fonds de réserve et les accidents.
- Les compagnies privées, au contraire, subor-
- donnent l’équité à une réalisation rationnelle du bénéfice ; comme au début, il y a quelque difficulté à augmenter le capital, il sera toujours peu habile d’en immobiliser une partie pour alimenter des consommateurs dont le rapport serait inférieur à 5 p. 100 ; il vaudrait même mieux renoncer à la clientèle qui ne rapporterait pas 10 p. 100 du capital affecté à son alimentation et ne pas compromettre l’avenir en fixant un prix de vente trop bas pour les distributions de courte durée. Ce prix doit être juste assez faible pour ne pas détourner les consommateurs à coefficient d’utilisation élevé.
- L’auteur se propose de rechercher quelle doit être la consommation, avec le prix de vente maximum imposé (Q, pour qu’elle soit rémunératrice. Il appelle
- D = la demande du consommateur définie comme il a été dit ;
- K = les frais annuels d’entretien ou de mise en état pour chaque kilowatt demandé ;
- M = le prix de vente maximum par unité ;
- p = les frais de production par unité ;
- u = le nombre total d’unités dont la vente est à prévoir pour l’année ;
- -g = le rapport du bénéfice net aux dépenses totales (2) ;
- L = la perte totale prévue pour alimentation de la clientèle à faible coefficient d’utilisation. (*)
- (*) L’auteur déplore l’usage du Parlement anglais de fixer un maximum au prix de vente par unité, sans tenir compte de l’importance des villes. Il eût été certainement plus avantageux pour les petits consommateurs que l’on ait simplement fixé une limite au prix de vente moyen dans chaque ville. D’autre part, dans le Royaume-Uni, tout consommateur peut demander à être tarifé à l’unité consommée, et n’a pas besoin de prendre plus de 20 unités par trimestre. Ces trois circonstances augmentent nécessairement le prix de l’électricité pour les classes moyennes. Il est à espérer que les règlements ultérieurs s’inspireront davantage des intérêts à la fois du petit consommateur et des entrepreneurs d’éclairage électrique.
- En Angleterre, le prix de vente est généralement de o,4o fr et, d’après ce qui vient d’être dit, il serait imprudent d’abaisser ce prix à tout consommateur avant que la consommation tarifée à ce taux ne couvre les frais de mise en état, de production et la part de bénéfices désirée.
- (2) La marge du bénéfice net réalisé, outre les 3 ou 4,5 p. 100 prélevés déjà sur le prix de revient, doit permettre de faire une réduction à tous les grands consom_ mateurs dont la dépense dépasse une certaine valeur e^
- p.184 - vue 185/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i85
- D X H = la quantité totale d’électricité à payer au prix M par unité pour en obtenir la réduction au prix P.
- On a alors
- DH = -DK(r + 1 -Mr — p [r ï)
- P = P
- r -f- i r
- H-
- DH
- Le tarif proposé par l’auteur peut être établi sous deux formes :
- i° Un paiement de o,4o fr par unité ou davantage, si c’est possible, ptmr la consommation équivalente à la demande de l’abonné, pendant tant d’heures par an, par trimestre ou par mois, suivant que l’une ou l’autre période est plus convenable pour le quartier, et en outre, une redevance pour tout surplus de consommation durant cette période.
- 2° La seconde forme (équivalente à la première pour les coefficients d’utilisation tout à fait faibles), consiste en une redevance annuelle ou
- eogooo
- 000,001. 350,000.
- Heures parjour
- Heures par jour
- Ligne du.%
- Zi jne du xérc
- Pertes et 2'énéfiees pour chèque a esse
- 800.
- Heures par jour
- Heures par Jour
- Fig. 8.
- Division des clients en classes suivant
- Vente d’électricité pour divers
- le coefficient d’utilisation. coefficients d’utilisation.
- mensuelle par lampe allumée et une autre par unité d’électricité consommée.
- Si L est la redevance annuelle par lampe, M, le prix de vente le plus élevé possible, P, le prix par unité après une consommation équivalente à la demande effectuée pendant H heures, W, la puissance en watts par lampe, et si on pose
- dont la consommation est supérieure à la quantité représentée par leur demande utilisée pendant H heures.
- La redevance pour les compteurs doit être suffisante pour couvrir des dépenses de service, malgré la tendance des compagnies de gaz à la supprimer.
- pour M = o,8o fr, P = 0,10 fr, H = 365 heures et W = 33, un tarif de 0,80 fr pour la consommation équivalente à la demande effectuée pendant une heure par jour et 0,10 fr pour le surplus équivaut à une redevance de 8,45 fr par lampe allumée et o,io fr pour toutes les trente heures de consommation de cette lampe.
- La réduction du nombre d’heures à tarif élevé, et celle du prix P donnent toute facilité pour faire profiter la clientèle de la diminution des frais à l’usine génératrice.
- Le deuxième mode de tarif, si l’on convient que « le nombre de lampes demandé » est le nombre de lampes de 8 bougies, ou leur équivalent, allumées simultanément, environ une heure par
- p.185 - vue 186/746
-
-
-
- 186
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- jour durant les six mois d’hiver, permet à chaque consommateur d’estimer sa dépense annuelle. La moyenne des trois derniers mois d’hiver fixera la demande d’après laquelle sera tarifée la consommation d’été. On accordera à tout consommateur la faculté d'effectuer une ou deux demandes extraordinaires par mois, en lui demandant une redevance pour un indicateur de demande excessive.
- Pour les consommateurs de force motrice, ou ceux qui consomment pendant le jour ou après dix heures du soir, plus que pendant les premières heures de la soirée, on leur imposera un indicateur de demande avec commutateur à mouvement d’horlogerie (‘).
- Dans le cas des moteurs, la demande enregistrée peut être considérée comme la mesure de la puissance moyenne consommée par le moteur pendant les heures où il a été le plus chargé.
- Il y a un intérêt considérable au point de vue de l’économie administrative d’adopter un tarif rigide qui élimine toute contestation ; car ce qui décide de l’importance d’une facture de consommateur, ce sont les indications enregistrées par un instrument simple et dont l’entretien est beaucoup moins dispendieux que celui que nécessite la comptabilité avec un tarif élastique.
- (1) L’indicateur de demande, outre l’économie de temps qu’il procure pour le service extérieur, permet au chef de station de connaître très exactement sa charge maxi-ma et d’équilibrer parfaitement les deux ponts d’un trois fils.
- Quant à l’opposition que peut rencontrer la tarification élevée initiale, il ne faut pas oublier que cette opposition vient surtout des clients dont l’alimentation constitue une perte pour l’usine ou qui ne consomment pas assez pour obtenir la réduction du tarif.
- On a objecté à l’installation d’indicateurs de charge dans toutes les habitations, le prix élevé et la perte d’énergie qui détruiraient tous leurs avantages théoriques, mais on trouve dans le commerce des formes eombinèes d’appareils qui font tomber cette objection En outre, on peut voir que le coefficient général d’utilisation a besoin seulement d’être augmenté par unité pour que le bénéfice résultant suffise à couvrir la dépense des indicateurs de charge.
- Le problème des installations doit selon l’auteur, être sérieusement abordé si l’on veut développer rapidement l’éclairage électrique parmi les masses. L’auteur considère comme préjudiciable aux intérêts des entrepreneurs le fait d'imposer une redevance uniforme par unité pour l’installation ; on encourage ainsi la clientèle à faible coefficient d’utilisation. Selon l’auteur, la meilleure ma-
- Dans les discussions sur cette question des tarifs, l’auteur signale l'argument que les entrepreneurs d’éclairage présentent contre la considération du coefficient d’utilisation ; à savoir que les capitaux immobilisés, au début, exigent avant tout un rapide développement de la consommation ; mais cela suppose ou que le capital de premier établissement est exagéré ou un manque de confiance dans l’avenir de l’affaire ; et c’est précisément dans son système que l’auteur pense trouver, d’une part, les éléments d’une étude rationnelle de l’établissement et de l’extension des usines, et, en même temps, un encouragement a la consommation. Si pendant la première ou la deuxième année, le capital reste en partie improductif, cette perte relative est bien moindre que celle qui résulte d’une exploitation improductive pendant plusieurs années et dont les effets sont très difficiles à réparer dans la suite. P. L. Charpentier.
- SECTION DE BIRMINGHAM
- Séance du 11 décembre 1901.
- Détermination des pertes dans les moteurs, par W.-E. Sumpner, d’après Journal of Inst, of El. Eng., t. XXXI, p. 632-645, n° de mars 1902.
- La méthode suivante, employée à l’Ecole technique de Birmingham Q, est recommandée
- nière de taxer les installations est de demander une redevance de tant par lampe et par an en y joignant une légère taxe par unité consommée, la différence entre les lampes installées et les lampes allumées étant créditée de 18 fr par lampe de 16 bougies par an, ou bien de diminuer la taxe par lampe suivant le tarif adopté après les quatre premières années. L’auteur déplore, à ce sujet, l’hésitation des Compagnies à étendre leurs lignes jusqu’aux lampes ; cependant le risque de rencontrer des parties improductives n’est pas plus grand pour les installations que pour les lignes, et ne s’élève pas, en pratique, à plus de 5 p. 100.
- Les courbes de la figure 7 montrent l’appoint que les entrepreneurs d’éclairage peuvent trouver dans cette manière de traiter le problème; les installateurs ne seront naturellement pas d’un grand concours pour ces installations en location, mais il est douteux que leur concours .soit en général bien efficace après la première année de consommation.
- (*) Faisons observer que la méthode cinétique a déjà été appliquée, avec des variantes, par plusieurs ingénieurs électriciens, notamment, par M. Routin (Écl. Élect., t. IX, p. 169, 24 octobre 1896) et par M. Bou-cherot [Écl. Élect., t. XVII, p. 498, 17 décembre 1898 et t. XVIII, p. 269, 18 février 1899). N. d. 1. R.
- p.186 - vue 187/746
-
-
-
- 2 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 187
- par l’auteur pour sa simplicité. La perte d’énergie cinétique, quand un moteur lancé est abandonné à lui-même entre deux vitesses successives R1? R2, est
- «(r,2-r22),
- a dépendant du moment d’inertie de la partie tournante.
- Si T est le couple dû aux pertes de la machine, il peut être regardé comme constant pour des variations de 10 p. 100 de la vitesse. T étant constant, la vitesse diminue uniformément, de sorte que le travail effectué dans l’intervalle de temps t est
- d’où
- T^(R1 + R2)=a(R12-R22). (1) Tt=~(Bl-R2).
- Laissant R1? R2 les mêmes, si on augmente le couple de la valeur T0, on aura :
- _ ( r -f-10) t'
- OU m t'
- (2) 1 - lo t — t
- et
- (3) T, = T„ = “ ( 0 t — t' 7Z
- shunt, ou un alternateur pourvu d’une excitatrice sur le même arbre, ou une machine quel-
- les battements d’une montre que de se servir d’un chronomètre à arrêt.
- La forme de l’équation (3) montre que la sensibilité de
- la méthode sera maxima pour — — , la pratique a
- montré que t' ne devait être moindre que 1 secondes et demie (10 battements) ni, par suite, t moindre que 5 secondes ; ce qui correspond pour les petites machines à une variation de 20 p. 100 environ de la vitesse.
- Dans le cas de deux alternateurs en parallèle, on peut appliquer une méthode toute différente pour mesurer la variation de vitesse. L’indicateur de phase peut servir à cet effet ; ainsi, si les machines tournent en parallèle, que l’on supprime le couple d’entraînement sur un des alternateurs et que l’on ouvre le circuit de son armature, l’indicateur de phases présentera des battements déplus en plus rapides. S’il est possible de compter le nom-
- Tt2
- bre n de battements, dans un temps t, l’expression---est
- une constante pour chaque machine (T, couple dû aux pertes).
- Dans le temps t, le nombre de périodes, écoulées, si la machine tourne à p périodes par tour, sera pR1< pour
- e premier alternateur, et p (Rx -f- R2) — pour le second,
- de sorte que
- pRp = n (Rx + R2) ou
- in = pt (Rx — R2).
- Si la fréquence du courant est f — pRj
- Cette équation détermine «, et par suite l’énergie cinétique perdue.
- En faisant varier T au moyen de l’excitation on pourra séparer le couple dû aux frottements électriques de celui des frottements mécaniques, et déterminer, au moyen de l’équation 3, le couple à différentes vitesses (*).
- Si la machine à essayer est une dynamo
- ni — ft
- Ri Ra
- Ri
- D’après l’équation (3) on aura
- T t «R,
- ni Tzft
- ou
- T t'2 aaR ia
- n izf izp
- f1) Soit W les watts perdus, w les watts correspondant au couple additionnel, on a
- W t = ( W -f w) t' = a (V — R.22), t'
- W = w
- tt'
- t — t'
- m==,v J—T =a(Ri2~^),
- Pour deux valeurs T, T' — T -p T0 du couple on aura
- T*i2 __ TV
- ni ~~ ni ’
- d’où
- t.
- T = T„
- L2
- et les mêmes remarques s’appliquent.
- Un bon tachymètre suffira pour la mesure de Rx et R2; quant à la mesure du temps, il sera plus exact de compter
- Ri
- temps t\
- - est le taux de la chute de vitesse dans le soit a la variation de vitesse par seconde
- p.187 - vue 188/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 31.
- 188
- conque entraînée par un moteur shunt, il est bien préférable de mesurer les variations de vitesse au moyen du dispositif de la figure 1. La méthode consiste à mesurer la différence entre les voltages des inducteurs et de l’induit.
- Inducteurs
- Moteur
- Fig. 1.
- Le moteur est monté sur une ligne (-|-------) à
- potentiel constant, par l’intermédiaire d’un rhéostat de démarrage et d’un commutateur S. Quand la machine a atteint la vitesse désirée, l’armature est séparée du circuit, le voltmètre mesure directement les variations de vitesse R1 — R2 et il suffit de compter le temps nécessaire pour obtenir une variation voulue (*).
- alors —L_----— — at et 2 n — ocft2. Si f— 100 et a = 0,01,
- Ri
- n =. — t2 et il y aura 8 battements par seconde ; mais
- 2
- pour de grandes machines et les fréquences basses employées maintenant, les battements seront bien moins rapprochés.
- (x) On voit sur la figure que le voltmètre v indique la différence entre le voltage constant de pleine vitesse et les voltages correspondant aux différentes vitesses du moteur abandonné à lui-même. Avec un voltmètre pour très faibles voltages, on aura ainsi une mesure très exacte des variations de vitesse et on pourra n’observer que de très faibles variations de cette vitesse.
- Cette méthode a été appliquée aux trois dynamos Parker de l’École technique de Birmingham. Chaque dynamo est de 40 kilowatts à 110 volts et 800 t : m.; elle est accouplée par une courroie à un moteur à gaz Taugye, tournant à 160 tours par minute. La dynamo et le moteur sont munis de puissants volants, le moteur seul met 2 minutes pour s’arrêter ; avec la dynamo if faut 4 minutes ; et cette dernière seule met 22 minutes, à circuit ouvert. Les seuls instruments employés pour l’essai étaient une montre, un voltmètre, un ampèremètre et un rhéostat à liquide. Le voltmètre v donnait la différence entre le voltage V0 de la distribution et le voltage Y de l’armature. A excitation constante, Y mesu-
- L’auteur donne les résultats obtenus en appliquant cette méthode à l’Ecole technique de Birmingham, et on a trouvé un accord très satisfaisant entre cette méthode et la méthode électrique. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que son mérite consiste plutôt dans la simplicité des instruments et des opérations qu’en une exactitude parfaite ; elle ne sépare pas les pertes qui sont proportionnelles à la vitesse de celles qui varient avec le carré de la vitesse; elle suppose aussi que les frottements à vide sont les mêmes que les frottements en charge, et elle ne saurait guère s’appliquer qu’à des machines assez puissantes.
- P.-L. C.
- rera la vitesse de la machine, et l’énergie cinétique K des parties tournantes sera
- K = X Y* 2,
- où X est une constante. Si K0 est la valeur correspondant à Y0 =110 volts, et si, dans l’intervalle t=i — q, Y varie de Yj à V2, W étant l’énergie perdue en frottements, on a
- w ((,-(,) = « (V,i _ V.*) = Al (V,* - V„>)
- v 0
- on peut poser
- d’où
- _a V*+V2. 0 I--------y
- \V — A 2K
- An =
- Y,
- h ’
- et A0 est le courant qui, traversant l’armature de façon à s’opposer aux frottements, maintiendra la vitesse constante.
- Si tq et sont les lectures du voltmètre, on aura Yt — Ya un r2 — iq et si —--------— — v est le taux de la
- t-2 h
- variation de ces lectures par seconde on aura
- Aft =
- 2K0 Y 2
- Si, outre le couple de frottement, il en existe un autre dû à un courant A dans l’armature, on aura
- A0ii=A =
- v
- Ainsi v sera une fonction linéaire des valeurs de A, et cette relation donnera non seulement A0, et par suite, les pertes par frottement, mais aussi l’énergie cinétique K0 de l’armature à la vitesse normale.
- Le Gérant : C. NAUD.
- p.188 - vue 189/746
-
-
-
- Tome XXXII.
- Samedi 9 août 1902.
- 9» Année. — N° 32.
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l lnstitut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LE COMPOUNDAGE ÉLECTROMÉCANIQUE
- DES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- PAR LE RÉGULATEUR J.-L. ROUTIN
- On dit d’un générateur électrique qu’il est compoundé lorsque sa tension est automatiquement maintenue constante quel que soit son débit. Par analogie, M. J.-L. Routin dit qu’un "groupe électrogène est compoundé lorsque sa tension et sa vitesse sont maintenues automatiquement constantes quelle que soit la charge. Nous utiliserons cette expression, faute d’une meilleure.
- Le problème du compoundage des générateurs électriques peut être résolu en faisant réagir convenablement le courant débité par le générateur sur son excitation; mais toutes les solutions de ce genre supposent implicitement la vitesse constante et ne doivent leur apparente simplicité qu’à ce qu’elles ne font que contourner la difficulté en laissant à un régulateur automatique le soin de maintenir la constance de la vitesse. Le compoundage d’un groupe électrogène exige donc forcément en pratique une manœuvre mécanique pour compounder le moteur, c’est-à-dire pour maintenir sa vitesse constante quelle que soit la charge.
- L’étude des conditions spéciales que doivent remplir les régulateurs de vitesse des moteurs (turbines hydrauliques ou machines à vapeur) actionnant des générateurs à courants alternatifs a fait l’objet d’un rapport que nous avons tout dernièrement présenté à la Société Internationale des Electriciens au nom de la Commission chargée de ce travail. L’une de nos conclusions les plus importantes établissait nettement que la régularisation
- p.189 - vue 190/746
-
-
-
- *9°
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32
- d’un groupe électrogène est en général un problème tout spécial et entièrement distinct de celui du réglage de la vitesse d’un moteur destiné à un service mécanique quelconque.
- Voyons d’abord comment se pose ce problème :
- Lorsqu’on emploie des machines à courant continu, le groupe n’est astreint qu’à la condition de fournir un voltage constant ou légèrement croissant avec la charge pour compenser les pertes dans les canalisations. Les exigences de l’exploitation se réduisent donc dans ce cas à un réglage électrique qui n’implique nullement la constance de la vitesse.
- Mais, s’il s’agit de générateurs à courants alternatifs, il faut en outre que la fréquence, c’est-à-dire la vitesse du groupe, reste aussi constante que possible.
- Il y a donc, dans le cas le plus général, à prévoir, deux réglages distincts :
- I. — Le réglage de la vitesse qui s’obtient en agissant sur les organes d’admission du moteur. ,
- IL — Le réglage de la tension qui s’obtient en agissant sur l’excitation du générateur.
- Remarquons de suite, avec M. Routin, qu’il existe entre ces deux réglages une dépendance mutuelle bien définie ; à une charge déterminée correspond une position bien déterminée de l’organe qui commande l’admission et également une seule position de la touche du rhéostat d’excitation. Et cependant avec les procédés actuels d’exploitation des stations centrales, ces deux réglag'es s’effectuent indépendamment l’un de l’autre ; il en résulte fatalement une complication absolument inutile qui peut, dans certains cas particuliers, augmenter considérablement les difficultés de l’opération.
- Dans le système J.-L. Routin, le réglage électrique et le réglage mécanique sont effectués simultanément par un asservissement spécial.
- On conçoit dès lors la possibilité de commander automatiquement le réglage de l’ensemble du groupe, soit par un appareil tacliymétrique influencé par les petites variations de la vitesse au voisinage de sa valeur normale, soit par un appareil électrique sensible aux variations du voltage; mais on peut aussi évidemment, en prenant pour variable indépendante la charge, demander aux variations du courant le soin de mettre en action le mécanisme automatique. La solution du.problème devient alors beaucoup plus simple et beaucoup plus efficace. Elle consiste à maintenir un équilibre constant entre le couple moteur et le couple résistant; le dispositif employé dans ce but par J.-L. Routin constitue l’un des points les plus curieux de son système ; il permet d’obtenir l’isochronisme parfait et voire même l’augmentation de la vitesse avec la charge, tout en assurant une stabilité parfaite.
- Il réagit d’ailleurs tout aussi bien contre les variations éventuelles de la pression motrice que contre les variations de la charge du générateur.
- Pour bien établir la différence qui existe entre le régulateur électro-mécanique J.-L. Routin et les différents systèmes antérieurement proposés sous le nom de régulateurs électriques, nous croyons devoir présenter tout d’abord en quelques mots l’historique de la question :
- Historique. — On a depuis longtemps déjà cherché à créer pour les groupes électrogènes des régulateurs spéciaux. On trouve dans les Minutes of Proceedings of the Institution of civil Engineers (vol. LXXXI, 1885), une remarquable étude de M. Willans (suivie d’une longue discussion) ayant pour titre « La régulation électrique de la vitesse des machines à vapeur et autres moteurs destinés à la conduite des dynamos ». Le même recueil (vol. CXV, i89o)contient une seconde étude présentée par M. Richardson, « Le réglage mécanique et le réglage électrique des machines à vapeur ». On y trouve décrits différents systèmes qui,
- p.190 - vue 191/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- tous, utilisent l’attraction d’un solénoïde sur un noyau aux lieu et place du régulateur a boules, ou encore en combinaison avec cet appareil.
- Le principe mis en jeu dans le régulateur Willans est le suivant : lorsque la charge augmente, la vitesse tend à diminuer en entraînant une diminution proportionnelle du voltage qui met en jeu le solénoïde-régulateur; ce dernier agit par l’intermédiaire d’un servomoteur approprié sur l’admission de la vapeur pour ramener le voltage à sa valeur normale. Ce relèvement du voltage est obtenu par une augmentation convenable de la vitesse de la machine.
- Ce procédé qui a reçu quelques applications aux machines à courant continu serait évidemment inapplicable à la conduite de nos groupes modernes à courants polyphasés, car il entraînerait dans la fréquence des variations inadmissibles.
- De nombreux inventeurs ont imaginé des appareils analogues. M. Willans décrit entre autres ceux de MM. George Lane Fox’s, Sawyer et Man, Andrews, Richardson, Carus-Wil son, George Westing'house, Jamieson, Iliram Maxim, Ilartnell.
- Tous ces appareils sont basés sur l’emploi d’une sorte de tachymètre électrique; ils n’entrent donc en jeu qu’après l’apparition d’une perturbation dans la vitesse du g-roupe.
- Au cours de la discussion qui suivit la communication de M. Willans, M. Friend Cooper posa nettement le problème résolu tout récemment par M. J.-L. Routin; la réponse qui lui fut faite établit d’une manière indiscutable que la solution était alors considérée comme impossible (*).
- L’objection faite au système indiqué en principe par M. Cooper est parfaitement fondée ; il est indiscutable que, si l’on employait comme régulateur un appareil mis en action à la manière d’un ampèremètre ou d’un wattmètre, on serait conduit à une instabilité complète pour toute perturbation dans la pression ou pour tout dérangement accidentel amenant une variation de vitesse momentanée.
- Nous verrons par la suite que le régulateur électromécanique de M. J.-L. Routin tout en répondant aux desiderata exposés par M. Cooper réagit parfaitement contre les variations de la pression.
- DESCRIPTION DU SYSTEME J.-L. ROUTIN
- Pour bien faire comprendre le principe du système, nous décrirons tout d’abord le dispositif correspondant au cas d’une machine à vapeur actionnant une machine dynamo-électrique à courant continu.
- A. Cas d’une dynamo a courant continu actionnée par une machine a vapeur. — Dans
- (1) Ce passage nous paraît intéressant à citer à titre documentaire.
- « M. Friend Cooper fit remarquer que tous les régulateurs existants, qu’ils soient centrifuges ou électriques. sont mis en action par une variation de ce qu'ils devraient maintenir constant et il demanda s’il ne serait pas possible de modifier le régulateur en alimentant l’électro-aimant en série pour faire varier son action non plus avec le voltage, mais avec l’intensité.
- En réponse à cette question, on fit les objections :
- ...« Un régulateur électrique destiné à maintenir constante une différence de potentiel entre deux points peut
- .être mis en action par deux causes différentes; variation du nombre de lampes en service ou variation de la pression de la vapeur. Il est facile de concevoir qu'un régulateur du genre de celui qui est suggéré par M. Cooper, pourrait être arrangé de façon à ouvrir la valve d’admission au degré convenable pour le nombre de lampes en service à un moment déterminé, mais un tel régulateur ne pourrait pas réagir contre les variations de la pression de la vapeur. En effet, avec un tel dispositif, lorsqu’on augmente le nombre des lampes en service, c’est-à-dire l’intensité, on augmente l’attraction du solénoïde ; et cette action doit faire ouvrir davantage la valve d’admission, mais toute augmentation accidentelle de la pression produisant elle-même une augmentation du courant provoquerait alors l’ouverture complète de la valve. »
- p.191 - vue 192/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32
- Lignes auréseau d’utilisation
- la figure i qui se réfère à ce cas, C représente le générateur à courant continu, L1? L2 les conducteurs reliés au réseau d’utilisation, E le circuit d’excitation (bobinage inducteur de C), R, le rhéostat d’excitation permettant de faire varier (parle déplacement delà touche de contact glissant y) le voltage aux bornes du générateur C.-S est un double solénoïde portant deux bobinages distincts : l’un d’eux est relié en série avec le circuit d’utilisation et parcouru, par conséquent, par le courant principal; l’autre est branché en dérivation aux bornes de la machine avec interposition d’un rhéostat U dont la résistance peut être augmentée ou diminuée par le déplacement d’un contact glissant x. Les connexions sont établies de façon que l’action magnétisante du solénoïde en série s’oppose à l’action, toujours
- prépondérante, du solénoïde en dérivation. De plus, l’appareil (est supposé construit de telle façon que l’attraction du solénoïde sur son noyau soit indépendante du déplacement de ce dernier et ne varie qu’en fonction du nombre total d’ampères-tours agissant dans les bobinages.
- Le no}au du solénoïde S est prolongé par une tige rigide T reliée au mécanisme qui fait varier l’admission de la vapeur; le mouvement de haut en bas augmente l’admission, le mouvement de bas en haut la diminue.
- (En réalité, le noyau S agit sur T par l’intermédiaire d’un servo moteur ; cet appareil auxiliaire n’a pas été figuré pour simplifier les explications.)
- La tige T porte en outre les deux contacts glissants x et y dont il a été parlé précédemment. Ces deux contacts sont supposés reliés par un conducteur souple à l’une des bornes de la dynamo. Enfin un poids P tend à entraîner la tige T de haut en bas.
- Fonctionnement. — Supposons que pour une certaine charge, la tige T soit à un moment donné en équilibre sous l’influence du poids P et de l’attraction du solénoïde S.
- Supposons de plus qu’à cet instant le groupe soit en régime normal, c’est-à-dire que la vitesse et le voltage aient leurs valeurs normales et que l’admission de vapeur corresponde exactement à la charge; cette dernière condition exige évidemment l’égalité entre le couple moteur et le couple résistant.
- Pour la clarté de nos explications, nous supposerons tout d’abord la dynamo compoun-dée d’après les procédés ordinaires ; le régulateur n’a plus alors qu’à maintenir l’équilibre entre le couple moteur et le couple résistant.
- Toute augmentation de charge équivaut dans cette hypothèse à une augmentation proportionnelle du nombre d’ampères débités par le générateur.
- En nous rapportant à ce que nous avons dit plus haut, savoir que l’action magnétisante du solénoïde en série s’oppose à l'action, toujours prépondérante, du solénoïde en dérivation, nous voyons que l’augmentation du nombre d’ampères-tours en série produira une diminution des ampères-tours totaux et par suite une diminution de l’attraction sur le
- Fig. i. — Schéma du dispositif de compoundage électro-mécanique J.-L. Roulin, appliqué à une dynamo à courant continu.
- p.192 - vue 193/746
-
-
-
- 9 Août 1902
- REVUE D’ELECTRICITE
- 193
- noyau; il s’ensuit que le poids P entraînera la tige T de haut en bas. Remarquons de suite que ce déplacement entraînera l’augmentation progressive de l’admission.
- Mais, d’autre part., comme la tige T entraîne le contact glissante, la résistance intercalée dans le circuit du solénoïde en dérivation diminue progressivement et suivant une loi absolument arbitraire qui ne dépend que des valeurs des résistances intercalées entre les plots successifs du rhéostat U.
- Le mouvement de descente s’arrêtera donc de lui-même dès que l’augmentation des ampères-tours du solénoïde en dérivation aura compensé l’augmentation des ampères-tours du solénoïde en série.
- Pour que l’équilibre se Irouve automatiquement maintenu entre le couple moteur et le couple résistant il suffira donc d’ajuster les résistances intercalées entre les plots successifs du rhéostat U de telle façon que le mouvement de la tige T soit arrêté dans la position convenable.
- Présentées sous forme algébrique, les explications sont plus claires encore. Une augmentation de A ampères dans le débit exige une augmentation de l’admission correspondant à un déplacement t de la tige T. On devra donc ajuster les résistances élémentaires du rhéostat U de telle façon que pour un déplacement t du contact æ, l’augmentation du courant dérivé compense l’augmentation du courant principal.
- Si nous envisageons maintenant le cas plus général d’une machine shunt, nous voyons immédiatement qu’il suffira d’ajuster les résistances élémentaires du rhéostat R de telle façon que le déplacement de la touche y maintienne le voltage à toutes charges pour être immédiatement ramené au cas particulier d’une machine compoundée d’après les procédés ordinaires en ce qui concerne les explications ci-dessus.
- On voit donc que le rôle du régulateur consiste à modifier immédiatement et à la fois l’excitation de la dynamo et l’admission de la machine à vapeur de façon à maintenir le voltage et à rétablir instantanément l’équilibre entre le couple moteur et le couple résistant.
- Remarques. — 1. Il est intéressant d’examiner comment se comporte le régulateur aux deux cas limites de la rupture des plombs fusibles ou d’un court-circuit.
- Dans le cas de fusion des plombs, la décharge brusque entraînant la disparition des contre-ampères-tours du solénoïde en série fait immédiatement fermer.
- Dans le cas d’un court-circuit, les contre-ampères-tours série tendant vers une valeur infinie prennent exceptionnellement la prédominance ; le flux magnétique est renversé et la tige remonte, commandant encore la fermeture.
- 2. Il est également très intéressant d’étudier l’effet produit, à charge extérieure constante, par une perturbation dans le régime du groupe.
- Si, pour une raison quelconque, la vitesse du groupe venait momentanément à dépasser la valeur normale, il en résulterait une augmentation proportionnelle du courant dans les deux enroulements du solénoïde régulateur et, par suite, une augmentation de l’attraction qui provoquerait la fermeture. L’inverse se produirait dans le cas où, pour une raison quelconque, la vitesse tomberait momentanément en dessous de sa valeur normale; le système est donc parfaitement stable.
- La réalisation pratique de l’appareil peut comporter, suivant les applications, certaines variantes. Nous en indiquerons un certain nombre à titre d’exemples dans la description des dispositifs pour courants alternatifs.
- B. Cas d’un générateur a courants alternatifs polyphasés. — Dans le cas d’un géné-
- p.193 - vue 194/746
-
-
-
- I/ECLAIRÂGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32.
- 194
- rateur à courants alternatifs, on pourrait encore employer le dispositif précédemment décrit, en adoptant une construction appropriée. ôl. Routin préfère toutefois (particulièrement dans le cas de générateurs à courants polyphasés) le dispositif d’induction qui permet de faire agir dans le même sens la variation de tension et la fréquence.
- Description clu dispositif complet pour générateur triphasé conduit par une turbine. — Dans la figure 2, A représente l’alternateur; Lp L2, L3, les conducteurs reliés au réseau d’utilisation ; E, le circuit d’excitation (bobinage inducteur de A) ; e, l’excitatrice; f l’excitation de l’excitatrice; R, le rhéostat d’excitation de l’excitatrice permettant de faire varier, par le déplacement de la touche de contact glissant y, le voltage aux bornes du générateur A.
- M est un moteur asynchrone disposé de manière à ce que son induit habituellement appelé « rotor » soit maintenu en équilibre sous l’influence du couple moteur et d’un contre-poids P suspendu à l’extrémité d’un levier L fixé à l’arbre du moteur.
- La puissance transmise du « stator » au « rotor » est transformée en chaleur dans un rhéostat approprié relié aux bobinages du rotor.
- Cette résistance est choisie de façon à être supérieure au produit de la fréquence par la self-induction du rotor. On sait que, dans ces conditions, le couple développé à l’arbre du moteur peut être rendu proportionnel à la fréquence (au voisinage de sa valeur normale) .
- N est un transformateur dont les circuits primaires sont reliés en série avec les conducteurs Lp L2, L3, qui alimentent le réseau d’utilisation et les secondaires en série avec les résistances Up U2, U3 entre les bornes du générateur et celles du moteur M. Les connexions sont faites de telle façon que toute augmentation du courant principal entraîne une chute de tension aux bornes de M. — Le transformateur N est ainsi monté en compoundeur inversé.
- Up U2, U3 sont trois résistances intercalées comme il vient d’être dit, et qui jouent le rôle clu rhéostat U dans le cas du courant continu.
- Les contacts glissants y, x±. xz sont entraînés par le déplacement du vannage de la turbine. Ce mouvement est obtenu à l’aicle d’un servo-moteur hydraulique (figuré schématiquement en II) commandé par le levier L à l’aide de la soupape p.
- Fonctionnement. — Les explications que nous avons données pcécédemment pour le cas du courant continu permettent de comprendre immédiatement le fonctionnement du dispositif spécial que nous venons de décrire et qui est en tous points semblable au premier.
- Toute augmentation de courant dans le réseau d’utilisation entraîne par le jeu du transformateur N une diminution de voltage aux bornes de M. Il s’ensuit, à vitesse constante, une diminution proportionnelle du. flux et une diminution du couple qui varie proportibn-
- Jngnes allant auréseau dit/ilisaüon
- Transformateur
- compoundeur
- Uternati
- Tutfime K
- Servo-moteury\hydrau.liç[m
- Fig. 2. — Schéma du dispositif de compoundage électro-mécanique J.-L. Routin, appliqué à un alternateur triphasé.
- p.194 - vue 195/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- i95
- nellement au carré du flux. Le contrepoids P fait osciller le levier L qui agit sur la soupape p du servo-moteur hydraulique pour faire ouvrir davantage le vannage.
- Mais le déplacement du vannage entraînant les contacts xv x2, x2 relève progressivement le voltage aux bornes de M.
- Si les résistances élémentaires de xv x2, x3 ont été réglées convenablement (comme il a été dit pour le cas du courant continu), le vannage s’arrêtera au moment précis où le couple moteur atteindra la valeur du couple résistant.
- Le déplacement de?/ ramènera d’autre part le voltage à la valeur voulue.
- Les figures 3 et 4 représentent des photographies de l’un des premiers régulateurs à champ tournant construits par la maison Grammont, de Pont-de-Chéruy (Isère). Les figures 5 et 6 sont des coupes par l’axe et une vue de face du meme appareil.
- Remarque importante.— Il est intéressant de remarquer que dans le cas d’un générateur à couranls alternatifs à forte réaction d’induit on pourrait, en principe, supprimer le rhéostat U. L’arrêt du mécanisme serait théoriquement obtenu au moment voulu par la simple manœuvre du rhéostat R.
- Fig. 3. — Régulateur à champ tournant, système J.-L. Routin.
- Fig. 4. — Régulateur à champ tournant, système J.-L. Routin.
- G. Cas des courants monophasés. — On sait qu’un champ magnétique alternatif peut être décomposé en deux champs de grandeur moitié moindre tournant en sens inverse l’un de l’autre avec une vitesse égale à la fréquence.
- si r on imprime au système inducteur qui produit le champ un mouvement de rotation ayant précisément ladite vitesse, on obtiendra un champ constant en grandeur et en direction et un champ tournant; ce second champ pourra être utilisé comme précédemment pour la production d’un couple proportionnel au carré du flux et à la fréquence.
- p.195 - vue 196/746
-
-
-
- 310
- T
- |__f_ JL
- I
- Fig. 5 et 6. — Coupe par l’axe et vue de face d’un régulateur J.-L. Routin à champ tournant.
- p.196 - vue 197/746
-
-
-
- Au. vanna.qe
- 9 Août 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- *97
- Le couple développé reste d’ailleurs le même si l’on l’inducteur libre d’osciller autour de l’axe de rotation.
- C’est cette disposition qui est représentée par les figures 7 et 8.
- II est un induit analogue aux rotors des moteurs asynchrones, entraîné mécaniquement par le moteur du groupe à l’aide d’une cordelette c passant sur la poulie p.
- JJ est un inducteur analogue aux stators des moteurs asynchrones, mais présentant cette particularité qu’au lieu d’être fixé au socle de l’appareil, il est disposé à l’aide des étriers ee et des pointes de façon à pouvoir osciller autour de l’axe de rotation du rotor. Cet inducteur porte le levier L1L2 dont le rôle a été précédemment défini.
- fait tourner l’induit en laissant
- Fis
- 7 et
- . — Régulateur électro-magnétique J.-L pour courants alternatifs simples.
- Routin,
- A la source
- Fig. 9. — Rhéostat à fonctionnement automatique du régulateur électro-mécanique J.-L. Routin.
- L’axe du rhéostat xx'
- D. Disposition pratique du rhéostat d’excitation. — Lorsque le groupe doit desservir pendant le jour un service de transport d’énergie, et, pendant la nuit, un service d’éclairage, il y a lieu de prévoir un dispositif spécial permettant, à charges égales, de donner une excitation plus forte lorsque le générateur travaille sur le transport d’énergie.
- Il est, d’autre part, indispensable pour la mise en marche d’un groupe électrogène ou pour son accouplement avec d’autres unités en service, de pouvoir agir momentanément sur le rhéostat sans avoir à toucher au vannage de la turbine (ou à l’admission de la machine à vapeur).
- La disposition représentée schématiquement sur la figure 9 répond à ces besoins dans le cas le plus général.
- Le rhéostat R affecte la forme d’un tambour circulaire ; il peut être déplacé à la main autour de son axe xx' à l’aide
- de la roue dentée «, de la vis tangente b et du volant de manœuvre c. qui porte la touche de contact d peut êtrelui-même entraîné par
- p.197 - vue 198/746
-
-
-
- 90 jenviron
- 198
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N" 32.
- le mouvement du vannage à l’aide de la roue dentée e, de la vis tangente /, de la roue à friction g et du tambour de friction h qui peut glisser le long de l’axe j qui lui communique le mouvement du vannage.
- 1—i
- Fig. 10, 11 et 12. — Coupe et vues diverses d’un rhéostat automatique de régulateur électro-mécanique J.-L. Routin.
- Le tambour h présente à sa surface une partie en saillie limitée par une hélice. La saillie seule venant en prise avec la roue, il s’ensuit que chaque tour de l’axe y imprimera à l’axe
- p.198 - vue 199/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- *99
- du rhéostat un déplacement plus ou moins grand suivant la position du tambour h sur l’axe ; on règle cette position en agissant sur le volant de manœuvre l.
- La figure i3 représente une vue d’un rhéostat de ce genre construit par la maison
- Fig. i3. — Rhéostat automatique du régulateur électro-mécanique J. L. Routin.
- A. Grammont pour MM. Neyret, Brenier et Cie, de Grenoble, concessionnaires exclusifs pour les applications aux turbines hydrauliques du brevet français de M. Routin. Les figures io, ii et ia sont des coupe et vues en plan et en élévation de ce même appareil.
- (A suivre).
- G.-F. Guilbert.
- MÉTHODES DE MESURES
- MODIFICATION DE L’ESSAI DE BL A VIER
- L'essai de Blavier n’est applicable que dans un nombre de cas assez limité ; il faut que la résistance du défaut soit du même ordre de grandeur que celle de la ligne et il faut avoir soin de maintenir constant le courant de la pile qui traverse le défaut ; or, cette condition est difficile à réaliser, parce que le bout opposé de la ligne est tantôt isolé, tantôt à la terre. M. Walter J. Murphy (l) s’est proposé de modifier cet essai de façon à réduire l’inconvénient ci-dessus et à exiger le minimum d’assistance au bout opposé de la ligne.
- f) The Electrician, Londres, p. g53, t. XLVII, xx octobre 1901.
- p.199 - vue 200/746
-
-
-
- 200
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.— N° 32.
- La modification de la méthode consiste à ajouter, à l’extrémité de la ligne opposée à celle où se trouve l’opérateur, une résistance r, intercalée en permanence entre la terre et
- la ligne (fig. i). La résistance r peut être constituée par le galvanomètre récepteur lui-même, de sorte que la communication entre les deux postes reste établie. i
- Les choses étant disposées suivant le schéma (fig. i), la résistance A ou B, de la branche variable du pont étant mise à la terre, on mesure d’abord A en fermant la clef K à la terre. Si nous appelons a et b les deux segments de la ligne, avant et après le défaut z, la résistance L de la ligne est :
- et la mesure donne :
- L — ci —[— b,
- b z
- A = a -|-
- ensuite, si on ouvre la clef K, la résistance r s’ajoute à b et la seconde mesure donne :
- (b + r)z
- B = a -p
- b + r+~
- Des deux valeurs mesurées, A et B, il est facile de tirer &, qui est proportionnel à la distance du défaut au bout de la ligne ; en effet, posons :
- /; = !, — A = b — fi — L -f- r — B = b r —
- hz
- b2
- 6 +s (b -f- i
- b -\- z ’
- (b 4" 1
- b + r +
- b -f- + z ’
- il vient, en éliminant z,
- que l’on peut écrire, en appelant :
- et :
- b =
- A V- = (I, + r)‘ - ftr, I 1
- “= b
- n~b1 — b3 + -2.br + r3 — f2r,
- + \/ —— ( ----b — A
- y . » — 1 \ n — 1
- Quand n = 2, la formule se simplifie et devient :
- b = r-f V7 2 r1 — rfv
- La condition n = 2 se réalise assez facilement, grâce à la présence de la résistance /•; en effet, prenons le cas limite où 2, la résistance du défaut, est égal à la résistance du segment b de la ligne, nous voyons que n = 2 quand r = 0,618 b. Au contraire, quand 2 est très grand, il faut avoir /• = 0,4*4 b. Par suite, une première approximation ayant donné la valeur grossière de b, il suffit de régler r dans les limites ci-dessus, pour que 11 soit voisin de 2 et les conditions expérimentales aussi favorables que possible.
- La méthode ainsi modifiée est une méthode de faux zéro ; il faut, avant d’envoyer le
- p.200 - vue 201/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 20 I
- courant de la pile, noter la déviation du galvanomètre, causée par le courant terrestre, et maintenir cette déviation constante pendant le réglage de la branche A ou B.
- Le courant envoyé par la pile dans le défaut 2 devant être constant, que K soit ouvert ou fermé, afin de ne pas modifier la résistance apparente du défaut, il faut régler ce courant à l’aide du milliampèremètre M et de la résistance R. Il est facile de démontrer que cette condition est remplie quand les intensités IA et IB, lues sur le milliampèremètre dans les deux cas, sont dans le rapport :
- Ib = Ia a-.
- U — a
- Il faut toujours relier la ligne au pôle zinc de la pile, le pôle cuivre étant à la terre.
- On augmente la sensibilité de la méthode, en ajoutant, entre le bout de la ligne et la clef K, une petite résistance /y(fig. 2). Il faut alors prendre L+/' pour la résistance de la ligne et soustraire /•' du résultat pour obtenir b.
- Il est bon, dans le cours de l’essai, de connaître 2; on calcule cette résistance par la formule :
- La manipulation se fait de la façon suivante. Ayant une première idée grossière de &, l’opérateur invite la station extrême à ajouter la clef K et la résistance celle-ci étant choisie égale à environ la moitié de b. Ensuite, pendant environ 10 minutes, la clef K doit être élevée et abaissée alternativement toutes les minutes. Pendant ce temps, les mesures de A et B sont faites à la station de départ, le courant d’essai étant réglé à une valeur aussi haute que possible, sans dépasser le point oit la résistance 2 devient instable. Quand on passe de A à B, il faut régler le courant suivant le rapport indiqué plus haut, afin que l’intensité dans le défaut soit toujours constante ; grâce à la présence de r ceci suppose un rapport de 2 à 3 seulement entre les intensités lues sur le milliampèremètre.
- Sur les dix lectures prises dans ces conditions, on choisit les deux ou trois plus faibles valeurs observées afin de calculer 11.
- H. Armâgnat.
- La
- ji
- Fig. 2.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Système d’installations intérieures au moyen de tubes, par A. Peschel. Communication du 28 janvier 1902, à la Société Electrotechnique de Berlin, Elsktrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 202,6 mars 1902.
- D’ap rès les prescriptions de l’Association des Electriciens Allemands (Verband Deutscher Elek-trotechniker), les conducteurs à haute tension doivent être entourés d’une enveloppe conductrice reliée à la terre.
- Un excellent moyen de protéger les conducteurs est de les placer dans des tubes métalliques reliés à la terre.
- Mais l’emploi de ce procédé présente plusieurs difficultés.
- On a songé â utiliser des tubes à eau ou à gaz, mais les parois rugueuses de ces tubes détériorent fortement les isolants des conducteurs pendant le tirage et amènent des accidents fréquents.
- p.201 - vue 202/746
-
-
-
- 202
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N0'32.
- On a été ainsi conduit a employer des tubes en métal poli (en laiton, la plupart du temps), ou en fer émaillé à l’intérieur et à l’extérieur, et placés dans ou sur le revêtement des murs. Mais, d’une part, ces tubes sont fort coûteux, et d’autre part, ils sont assemblés entre eux par des vis, comme les tubes de gaz et de vapeur, et les contacts ainsi obtenus sont trop mauvais pour qu’on puisse utiliser les tubes comme enveloppe protectrice mise à la terre.
- Fig. i.
- I/auteur a étudié et livré au commerce un système de tubes, de prix très réduit, de montage facile, assurant un contact parfait entre les divers éléments, ce qui permet de l’employer à volonté, soit seulement comme tubes de protection mécanique, soit comme enveloppe protectrice mise à la terre ou même comme conducteur de retour ou conducteur neutre d’un réseau 2 X 220 volts.
- On sait, en effet, que le montage des conducteurs isolés à l’intérieur de tubes métalliques ne présente aucun inconvénient : d’autre part, la pratique a démontré, contrairement à l’opinion autrefois admise, qu’on peut établir en fil nu et faire pénétrer sous cette forme, jusqu’aux
- appareils d’éclairage, le conducteur médian d’une distribution à trois fils, ce qui est réalisé, en particulier, à Stuttgart.
- Dans le système décrit par l’auteur (fig. i) les tubes sont en tôle d’acier étamé à l’intérieur et à l’extérieur, et sont fendus longitudinalement : l’assemblage se fait au moyen d’un manchon dans lequel le tube est serré ; la fente longitudinale se ferme un peu et le tube formant ressort est ainsi en très bon contact avec l’intérieur du manchon, dans lequel on l’enfonce de la quantité voulue. Le joint est indépendant de l’attention du monteur, et comme il n’y a pas à prendre de pas de vis dans l’épaisseur du tube, ce dernier peut être en feuille mince et par suite très peu coûteux. La fabrication des tubes se réduisant simplement à l’obtention de la forme circulaire, et ne comprenant pas de soudure, est elle-même très économique. La fente facilite la ventilation et ne présente pas généralement d’inconvénient : dans le cas où elle pourrait être dangereuse, on la ferme facilement au moyen d’une bande de plomb, présentant la section d’un rail à double champignon (fig. 2), qui n’empêche pas le tube de faire ressort comme auparavant.
- Fig. 2 à 4.
- Dans le cas de l’emploi des tubes comme conducteur de retour ou conducteur médian d’un réseau à trois fils, il peut arriver que la section du tube soit trop faible pour l’intensité du courant qui doit le parcourir : au lieu de renforcer le tube en conséquence, ce qui serait coûteux et le rendrait incommode à employer, il vaut mieux lui adjoindre en parallèle un conducteur nu, soit fixé au mur près du tube, soit tiré à l’intérieur du tube en même temps que le fil isolé, en tout cas relié à ce tube en des points convenables.
- La figure 3 donne la vue d’un manchon ordinaire d’accouplement, également en tôle d’acier étamé sur les deux faces, comme toutes les
- p.202 - vue 203/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 2o3
- pièces de cet appareillage, présentant une gorge au milieu, et deux trous qui permettent de se rendre compte de l’enfoncement des tubes. Ceux-ci sont construits pour les calibres 8, 12, 16, 21 et 26 mm, qui suffisent pour tous les cas. Le tube de 8 mm suffit pour le cas d’une installation à un seul fil, et son emploi est commode et peu coûteux.
- Pour assembler deux tubes dont les deux autres extrémités sont déjà fixées, on emploie le manchon spécial (fig. 4), dont l’utilisation est recommandable à cause de la facilité qui en résulte de remplacement des tubes en cas de besoin ; pour deux tubes d’inégal calibre on se sert du manchon de réduction (fig. 5), dans lequel le tube le plus petit est placé à l’intérieur et le tube le plus gros à l’extérieur.
- Fig. 5 et 6..
- Après de longs tubes en ligne droite ou après un certain nombre de coudes, il est nécessaire de rendre le fil accessible sans cependant employer de grandes boîtes. On a alors recours aux « boîtes intermédiaires », dont la largeur dépasse très peu celle des tubes ; il est préférable de mettre une boîte par tube, plutôt qu’une seule boîte pour différents tubes parallèles (fig. 6).
- Fig. 7 à 10.
- Pour les angles droits, on emploie des « boîtes d’angle », à trois couvercles respectivement pour les faces intérieure, extérieure et
- Fig. 11 et 12.
- supérieure (fig. 17); pour les branchements et diverses dérivations, des boîtes analogues à celles des autres systèmes de tubes (fig. 18 à
- Fig. i3 et 14.
- 23) ; ces boîtes peuvent en même temps servir de support aux prises de courants et autres
- Fig. i5 et 16,
- appareils et sont munies cl’une ouverture pour la sortie des fils (fig. 24), et d’un couvercle
- Les figures 7, 8, 9 et 10 représentent des pièces coudées sous divers angles, formées de deux feuilles de tôles, réunies par des frettes et terminées par deux prolongements en forme de manchon dans lesquels viennent s’emboîter les tubes : ces coudes sont extrêmement commodes pour l’assemblage des tubes et permettent de franchir élégamment et facilement les différents obstacles comment le montrent les figures x 1 à 16, tout en n’opposant qu’une faible résistance au tirage des câbles.
- Fig. 17.
- spécial destiné à supporter les suspensions ou les appliques (fig. 20 et 26).
- Pour la traversée des plafonds, il est prudent
- p.203 - vue 204/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32.
- 204
- de protéger le tube contre l’eau de lavage en le recouvrant d’un tuyau de gaz (fig. 27).
- Dans un montage, il se présente des cas où
- les tubes doivent être pliés dans différents sens, ce qu’il est impossible d’obtenir avec des tubes
- Fig. 26.
- fendus : pour ce cas, l’auteur emploie des tubes sans soudure, formant manchon h leurs deux extrémités (fig. 28), et suffisamment mous pour
- Fig. 27.
- se plier à toutes les exigences du monteur, comme par exemple dans le cas de la figure 29. Pour éviter les boîtes d’angle, on peut em-
- ployer le dispositif de la figure 3o (alimentation d’un lustre).
- La figure 3i montre la traversée d’un mur; d’un côté se trouve une boîte servant de support
- Fig. 28.
- à un interrupteur et fixée dans le mur par un tampon de bois, de l’autre côté une simple pièce en forme de double T.
- Dans la figure 32 est représentée une boîte
- Fig. 29 et 3o.
- de branchement pour distribution à 3 fils, 2 X 220 Y, avec conducteur neutre nu et relié a la masse de la boîte, la prise de courant s’effec-
- Fig.3i et 32.
- tuant sans soudure au moyen de pinces de contact Siemens et liaiske.
- Quand les tubes sont employés comme conducteurs de mise à la terre pour les installations à courant continu, il faut veiller à ce qu’ils soient bien reliés entre eux; on y arrive en utilisant des connecteurs de tubes, c’est-à-dire des manchons en fonte, serrés d’une part sur les
- p.204 - vue 205/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 203
- tubes, d’autre part sur un conducteur nu (fig. 33). Jusqu’à 6 ampères les tubes peuvent être employés seuls comme conducteurs ; pour des intensités plus élevées on ajoute en parallèle un fil nu de section convenable.
- Fig. 33.
- L’auteur recommande de placer les dérivations des différentes prises de courant les unes
- sur les autres, à la prise de courant elle-même et non près du plafond, les prises de courant
- Fig. 35.
- sont alors reliées par des tubes en forme d’U (fig. 34) ; de même pour les interrupteurs (fig. 33) ; si les tubes servent de conducteurs, il
- .0
- '-O
- «
- £
- s;
- 153
- 05
- 'J3
- «
- «
- .O
- Q
- ce
- •S
- «
- tx
- a-s
- ô
- Æ « u -d P O 1n
- P a> -J c -I ü c CS
- % -0 ci 3 C zj a s £ * ^ 0 cq
- > d? C O «2 g "P ci 0 ^ 1-4 'p 0
- h~l
- h o A3 ?
- s « 3
- »L s Se «à Ph g
- ® CLi
- ^ * cfl s
- "3
- O
- Px
- e*o ^ 2 0
- 3 » 5
- aT fi « ^5 s o3’ o.«
- -SP x© L~x
- « J “ 0 C Cv-T
- ou iso fi s 1 ÛO o>
- " c 0
- M ci
- ^d
- ©
- «2 _Q S xo
- en
- 0 g'-'
- © »ih CG O
- «• §
- 'd
- .2 os s* o
- a, »
- O P P .2 P
- O) ^
- ^ cn O 'O
- UU U
- s
- 'QJ
- •k-kirk
- p.205 - vue 206/746
-
-
-
- 206
- T. XXXII. — N° 32.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- faut les relier entre eux, aux prises cle courant, soit au moyen de boites, telle que celle de la ligure 19, soit au moyen des pièces représentées (fig. 36 et 3y).
- Quand on emploie des interrupteurs montés sur porcelaine et présentant déjà des manchons d’entrée et de sortie des fils, on peut recourir
- Fig. 36 et 37.
- soit à une boîte en double T (fig. 38), soit à deux coudes ordinaires (fig. 3g), mais dans ce dernier cas il faut relier lés tubes entre eux par un dispositif tel que celui de la figure 36.
- D’après l’auteur, on doit employer le système à tubes décrit plus haut comme :
- Enveloppe protectrice mise à la terre, pour les courants alternatifs simples et polyphasés ;
- Fig. 38.
- Conducteur, sous certaines conditions, dans quelques installations à courant alternatif sim-Ple ;
- Enveloppe protectrice mécanique, pour les installations à courant continu, 2 fils;
- Conducteur neutre mis à la terre, dans les installations à courant continu, 3 fils, 2X220 Y, par exemple ; dans ce dernier cas, les tubes servent de conducteur neutre jusqu’à l’appareil d’éclairage, auxquels ils sont reliés électriquement ;
- Conducteur de retour relié aux rails, d’une installation d’éclairage, fonctionnant, en parallèle avec des tramways.
- Comme conclusion l’auteur donne un tableau comparatif des dépenses d’installation électrique d’une villa, dans différents systèmes. (Tableau I, page précédente).
- Ce tableau montre que le système de l’auteur est plus économique que les systèmes analo-
- gues, bien qu’on ait employé du fil mieux isolé que dans ces derniers (1).
- A. M.
- (9 Discussion. — Cette communication a été suivie de la discussion suivante :
- Dr Passavant. Rien à dire.contee le système d’emploi des tubes en lui-même : il paraît excellent comme mode de protection des conducteurs avec ou sans mise à la terre. Mais au point de vue de son emploi comme conducteur, il y a différentes objections à faire.
- A Stuttgart, le fil neutre est partout et toujours nu et à la terre, et l’installation se comporte fort bien ; mais dans une autre ville, où le mode d’installation est exactement le même, le conducteur médian en fil nu donne lieu à toutes sortes sortes d’ennuis et est très décrié.
- Les deux résultats contradictoires semblent s’expliquer par le fait que le mortier employé dans les deux villes est très différent : à Stuttgart, on se sert de mortier de plâtre, tandis que dans la seconde ville, on emploie un mortier de chaux très caustique ; les conducteurs nus ayant toujours une certaine tension électrique par rapport au mur, il en résulte, surtout dans les locaux humides, des courants faibles entre câble et terre, suffisants pour amener à la longue des dégradations électrolytiques considérables ; à tel point qu’il ne semble pas y avoir lieu de tenter l’emploi du fil nu à Berlin, où l’on emploie beaucoup de mortier très caustique.
- C’est ce qui fait craindre des ennuis, dans beaucoup de cas, avec les tubes utilisés comme conducteurs électriques.
- Le D1’ Weber ayant exprimé la crainte que le mortier ne pénètre dans le tube par la fente et 11e vienne attaquer, sous Faction de l humidité, le caoutchouc qui constitue l’isolant du conducteur intérieur, M. Peschel répond que :
- i° Il ne croit pas que le mortier puisse attaquer le caoutchouc,' étant donné qu’on ne tire les conducteurs dans le tube que quand le mur est sec, et qu’en tirant les conducteurs avec des câbles métalliques, on expulse le mortier qui aurait pu pénétrer par la fente ;
- 20 Pour les cas exceptionnels, où cette attaque serait
- p.206 - vue 207/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 207
- TRACTION
- Prise de contact Bède.
- Nous avons déjà décrit cette ingénieuse prise
- à craindre, il a prévu et décrit plus haut un système de bandes de plomb obturant la fente des tubes, sans gêner le montage.
- A la suite de la publication dans 1 E.T.Z., M. Haze-meyer, d’une part, et M. Seubel, d’autre part, ont fait les observations résumées ci-dessous :
- M. F. llxzEMEYEV.{Ele/ct}'Otechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 307, 3 avril 1902, indique que les deux stations centrales d’Enschede et de Hengels (Hollande), installées par la maison Hofstede, Crull et Wilbink, sont à trois fils, 2 X 220 volts, en courant continu ; le conducteur médian est nu et relié à la terre jusqu’auprès des appareils d’utilisation. Ce conducteur présente une section minimum de 7 mm2, et est constitué, tantôt par du fil massif, tantôt par une cuirasse métallique entourant les conducteurs isolés.
- Les résultats, tant économiques que techniques, constatés depuis un an et demi, sont pleinement satisfaisants, bien que les villes indiquées plus haut soient très humides, et il semble par suite que le système puisse être appliqué dans de bonnes conditions dans l’Allemagne septentrionale.
- M. Ph. Seubel {Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 336, 17 avril 1902), fait à ce sujet les différentes remarques qui suivent :
- i° Le procédé présenté comme nouveau par M. Peschel a déjà été indiqué, il y a quelques années, par une maison anglaise, « The Simplex Steel Conduit Co Ltd », qui donne dans son catalogue nombre de figures absolument identiques à celles de l’article de M. Peschel, et utilise comme lui des tubes en acier fendus longitudinalement, emboîtés dans des manchons tubulaires où ils forment ressort.
- 20 Le système Peschel est très compliqué dans certains cas, et 11’utilise pas moins de i5 pièces en manchons pour le franchissement d’une poutre en T ou d’autre forme, franchissement que le système Bergmann opère avec un simple tube courbé d’une façon convenable à froid sur le lieu de l’emploi,
- 3° La présence de la fente longitudinale dans des tubes appliqués sur des murs, constitue un grand danger, car c’est un fait d’expérience que le caoutchouc se modifie sous l’influence de la chaleur et de l’humidité et perd ses propriétés isolantes ; il serait donc bon d’attendre la confirmation de l’expérience relativement à la prétendue sécurité du tube fendu Peschel ; au contraire, les tubes Bergmann ont déjà fait leurs preuves dans nombre d’installations de locaux humides, tels que brasseries, caves de fermentation ou de dépôt, etc.
- \ 4° L’emploi de fil nu, enfermé avec des conducteurs isolés dans des tubes métalliques pour augmenter la conductibilité du circuit de retour formé par les tubes dans le cas d’une installation à trois fils, est dangereux; le caoutchouc se détériore par le temps, et un court-circuit peut se produire, donner naissance à un arc et
- de contact (*) ; les expériences qui se poursuivent à Bruxelles ont amené l’inventeur et ses conseils à introduire dans l’équipement électrique de la voie quelques perfectionnements de détail qui ne modifient point le système, mais contribuent à mieux assurer la stabilité des appareils de l’isolement du câble conducteur du courant.
- Au lieu d’être logé, comme autrefois, dans une enveloppe rectangulaire, formée de deux cornières en fer renversées l’une sur l’autre, ce câble est maintenant renfermé dans des tubes de fer réunissant les boîtes contenant les organes de contact : cette disposition permet de placer le câble dans le sol à un niveau inférieur, ainsi qu’on le voit sur les figures 2, 3 et 5. Il pénètre dans les boites au tiers environ de leur hauteur, en a, et communique avec le contact i par les colonnes A, reliées entre elles par le plomb fusible g; le bouchon de caoutchouc m élastique, étanche et isolant, qui constitue l’élément essentiel du système, n’est pas modifié. L’ornière dans laquelle glisse la charrue, est formée par l’intervalle laissé libre entre le rail Vignole t et le contrerail u, dont les patins se touchent et trouvent une assiette solide sur la plaque s : cette ornière est ainsi rendue absolument irrétrécissable.
- Ce nouveau dispositif a pour effet de rendre les pièces de contact indépendantes du câble sur lequel elles sont branchées en dérivation ; de plus, un court-circuit qui se produirait au contact, par accident ou par mauvaise volonté, ne pourrait avoir d’autre conséquence fâcheuse que la fusion du plomb ; le câble est donc protégé contre le contact et le contact est protégé contre tout courant d’une intensité dangereuse. C’est une question de réglage de ce plomb ; celui-ci est renfermé dans la cartouche g1, bour-
- allumer un incendie, accident déjà démontré par l’expérience.
- 5° L’économie réalisée par le système Peschel par suite de la suppression de l’isolant dans les tubes est évidente ; mais ce n’est pas là une question absolument importante dans le cas d’une installation où il faut préférer le meilleur au plus économique, et d’ailleurs, il reste à voir si les liquides caustiques contenus dans les murs ne détruiront pas rapidement l’acier nu, rendant illusoire le bon marché d’installation signalé.
- A. M.
- fi) Voir L’Eclairage Electrique, t. XXI, p. 201 ; 11 novembre, 1899.
- p.207 - vue 208/746
-
-
-
- 208
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32
- rée cl’une matière pulvérulente spéciale, dont le entre les pôles h. Nous estimons que cette mise rôle est de couper l’arc qui pourrait s’amorcer en dérivation du contact par l’intermédiaire
- Vue a b c d
- Han
- Fig. i. —Vue en plan et coupe de la voie.
- d’un fusible constitue un notable perfectionnement du système.
- Les boîtes sont placées contre le rail ainsi qu’on le voit sur le plan de la figiire i ; la
- Fig. 2. — Section L M N de l’ornière et d’une boite.
- Fig. 3. — Section AB d’une boîte et du câble.
- figure 2 en donne une section transversale ; la section de la figure 3 est longitudinale, et la figure 4 montre une boîte ouverte.
- Ces boîtes sont fermées par un couvercle visible et facilement abordable ; mais le serrage est effectué par quatre goujons dont la tête a
- p.208 - vue 209/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 2°9
- une forme telle qu’il faut une clet spéciale pour les dévisser; un joint de caoutchouc assure l’étanchéité du joint.
- Un auget hermétique contient le coupe-circuit ; son couvercle r porte la cartouche, de telle sorte qu’en l’enlevant on rompt du même coup le circuit ; les ouvriers ne sont donc point exposés à recevoir de décharges.
- Le cable a, renfermé dans le tube <?, est constitué par un tube plein ou creux, recouvert d’une couche de caoutchouc cl ; une vis qui traverse cette couche isolante relie le câble à la colonne h. Sa jonction s’opère donc simplement et d’une manière très sûre.
- L’étanchéité des boîtes est parfaite et l’épreuve de plusieurs mois a témoigné de la parfaite con-
- Fig. 4.*— Yue en plan d’une boîte ouverte.
- servation des joints, qui restent hermétiques, alors même que la voie serait inondée d’eau.
- Il y a une boîte par mètre courant : le prix d’établissement de la voie n’est pas grevé de ce chef d’une augmentation considérable et le système peut encore être considéré comme un des moins coûteux qu’on connaisse. Quant aux frais d’entretien ils sont peu élevés, car l’expérience a montré que les bouchons de contact m ne s’altèrent aucunement et que l’usure du clou de contact k est faible. A. W.
- MESURES
- Ampèremètres et voltmètres Meylan-d’Ar-sonval.
- Ces appareils, construits par la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines a gaz, sont basés sur un principe appliqué depuis plusieurs années dans le galvanomètre Meylan.
- Bien que ce principe soit connu de nos lecteurs (4), rappelons que le galvanomètre Meylan à cadre mobile, genre d’Arsonval, est carac- (*)
- (*) Ecl. Êlect., t. XXYI, p. 19g, 9 février 1901 et t. XXX, p. 24, 4 janvier 1902.
- Fig. 5. — Section du câble entre deux boîtes.
- térisé par une forme spéciale de l’aimant représentée en figure 1. Cet aimant, constitué par une bande d’acier C, d’une seule pièpe, a ses extrémités polaires a et b recourbées en forme d’arcs de cercle entre lesquels se meut un des. cotés m d’un cadre galvànométrique m n mobile autour de l’axe /'; une pièce rapportée d permet de régler la largeur de l’entrefer. Dans ces conditions et pour un sens convenable du courant dans le côté m du cadre, le champ magnétique créé par ce courant est de même sens que celui dû à l’aimant ; par suite, la conservation du magnétisme de l’aimant se trouve ainsi assurée et, en particulier, on n’a pas à craindre de démagnétisation dans le cas où, l’appareil étant utilisé comme ampèremètre, un court-circuit dans l’installation vient à provoquer le passage d’un courant anormal dans le cadre . D’autre part, la conservation du magnétisme étant assurée, on peut donner de très grandes valeurs à l’intensité d’aimantation et par conséquent avoir un champ directeur très puissant (1 200 à 1 4°° unités) qui rend pratiquement négligeable l’influence des courants extérieurs même très intenses.
- Les ampèremètres construits d’après ce prin1 cipe sont de quatre types différents suivant la
- p.209 - vue 210/746
-
-
-
- 210
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32.
- grandeur de l’échelle (120, i5o, 23o et 35o mm de développement d’échelle avec des aiguilles
- Laiton
- Fig. 1. — Disposition des appareils Meylan-d’Àrsonval.
- de 90, no, i65 et z5o mm de longueur). La figure 2 représente, couvercle enlevé, un instrument du type le'plus petit (type CT, IV); la figure 3 montre un ampèremètre d’un type de
- to SQ 60
- Fig. 2. — Ampèremètre type CT, IV.
- plus grandes dimensions (type CT, II). Pour tous les types, on a adopté la forme triangulaire, avec socle en ivorine moulé, ou en fonte avec interposition de blocs isolants, et avec couvercle en fonte cobaltée donnant un parfait isolement
- et une étanchéité pratiquement complète. L’équipage mobile, très léger, repose sur des chapes en saphir, pourvues de ressorts destinés à garantir les pointes contre l’effet des chocs ; il
- Ftg. 3.— Ampèremètre type CT, II.
- est formé d’un cadre en cuivre amortisseur enroulé avec du fil fin. En série avec l’équipage se trouve une résistance à coefficient de tempé-
- Eçartement des prises -113%
- Fig. 4- — Élévation d’un appareil CT, II.
- rature pratiquement nul, et les extrémités du circuit formé par l’équipage et la résistance sont reliées en deux points d’un shunt traversé parle courant a mesurer et dont la résistance est telle qu’on ait une différence de potentiel maximum de
- p.210 - vue 211/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 2 I I
- 0,1 volt entre ces deux points. Pour les appareils mesurant jusqu’à 5o ampères, le shunt peut être logé dans l’intérieur de l’instrument; pour les autres, le shunt est toujours à l’intérieur et est réuni à l’instrument au moyen de deux cordons souples; les shunts sont d’ailleurs interchangeables, de manière à permettre la mesure d’intensités assez différentes avec le même appareil. Dans tous les appareils les prises de courant
- Fig. 5.— Vue de derrière d’un appareil CT, II avec son shunt.
- sont utilisées pour le montage sur le tableau de distribution ; les ligures \ et o, qui donnent les dimensions d’un ampèremètre du type CT, II. montrent les deux goujons (*) qui portent chacun un écrou de serrage servant à la fixation et deux écrous pour les connexions au shunt. Par suite de cette disposition il n’y a que deux trous à percer dans le marbre du tableau de distribution pour fixer l’appareil et y amener le
- (’) Pour les appareils du type CT,IV, qui, par suite de leurs petites dimensions, peuvent être employés comme instruments portatifs, la fixation sur un tableau s’effectue au moyen de deux oeillets visibles sur la figure 2 et les connexions à l’aide de deux bornes; toutefois, ces bornes peuvent être utilisées pour assujettir l’appareil à des tiges conductrices traversant le tableau ; l’écartement des œillets est encore de i33 mm.
- courant; comme, de plus, les deux goujons sont toujours à la même distance de ii3 mm dans tous les appareils, quel qu’en soit le type, il est très facile de substituer un appareil a un autre.
- Les voltmètres ne diffèrent guère, comme construction des appareils précédents. Suivant la grandeur de l’échelle ils sont classés en quatre types, et, suivant la sensibilité, ils permettent de mesurer de o à i 200 volts. L’influence de la température étant pratiquement négligeable (environ o,5 p. 100 pour io° G) et la dépense étant généralement inférieure à 0,01 ampère (1 watt par 100 volts), ces appareils peuvent rester constamment en circuit sans inconvénient.
- DIVERS
- Etude de la résonance électrique au moyen du cohéreur, par F. Kiebitz. Drudës Ann., t. YI, p. 741-754, décembre 1901.
- Slaby explique ses expériences sur la télégraphie sans fil syntonique et multiplex en admettant que c’ffst aux ventres des oscillations de potentiel que le cohéreur réagit le plus fortement. Dans ses recherches sur la résonance des ondes électriques émises par un vibrateur rectiligne, Kiebitz arrive à la conclusion toute contraire : c’est aux nœuds que l’action sur le cohéreur est maxima.
- De nouvelles expériences du même auteur confirment cette dernière manière de voir. Kiebitz reçoit les ondes de longueur connue, émises par un vibrateur rectiligne sur des fils isolés dont la forme varie d’une expérience à l’autre : les uns sont rectilignes, les autres circulaires. Il cherche la longueur qu’il faut donner à ces fils pour que la diminution de résistance du cohéreur soit maxima.
- Pour obtenir une émission uniforme du vibrateur, ce qui est indispensable quand on fait usage du cohéreur comme indicateur d’ondes, le vibrateur est alimenté par un transformateur de Tesla.
- Il importe aussi que le circuit primaire reste fermé toujours pendant le même temps à chaque essai fait sur le cohéreur. Ce résultat est obtenu par l’emploi de l’interrupteur représenté par la figure 1. C’est un pendule de grand moment d’inertie rappelé dans sa position d’équilibre par un ressort peu tendu. Quand le pendule oscille, le contact se produit entre le fil de
- p.211 - vue 212/746
-
-
-
- 2 I 2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.
- — N° 32.
- cuivre C et le godet de mercure H, les pôles de la source de courant sont reliés l’un à ce godet de mercure, l’autre au milieu du pendule.
- Fig. x.
- L’amortissement des oscillations de celui-ci est sulfisant pour que la fermeture du courant ne se produise qu’une fois.
- Les cohéreurs renfermant de la limaille comprimée ne se prêtent pas aux expériences de résonance : les tubes remplis de vis en fer donnent de bien meilleurs résultats.
- Les cohéreurs employés étaient constitués par des tubes de verre de i h i,5 cm2 de section, remplis sur une longueur de 4 à io cm, par des vis de fer pesant environ g gr les ioo. Chaque cohéreur était enveloppé de clinquant pour le soustraire à l’action des ondes quand il n’est pas relié aux fils.
- . Pour déterminer la résistance du cohéreur, on le met dans le circuit d’un accumulateur en série avec un millivolt et ampèremètre de Siemens et on calcule la résistance d’après'l’inten-sité et la différence de potentiel aux bornes : ou bien le cohéreur est placé en dérivation sur un galvanomètre sensible, dans le circuit d’un accumulateur; on observe la diminution de l’élongation du galvanomètre quand on ferme la dérivation.
- L’excitateur rectiligne avait une longueur de 77 cm et le récepteur était toujours placé à la même distance, soit 5 m, et dans une position symétrique par rapport au premier.
- Première disposition (hg. 2). — Le cohéreur est relié à deux fils de cuivre /q, /q (diamètre : 2 mm), parallèles aux deux conducteurs de l’excitateur.
- Pour /’ = zq = o, la résistance du cohéreur reste très grande après l’action des ondes; pour s=/’2=. 35 à 4° cm, elle s’abaisse a 5,5 ou
- 6 ohms : c’est le maximum de l’action ; pour /q — 7*3 = 70, la résistance tombe à i3 ou 14 ohms, c’est le minimum de l’action. Le maxi-
- e,
- r __ r.
- —vSSS
- Fig. 2.
- muni se produit donc quand le cohéreur est sur un nœud d’oscillation de potentiel.
- Deuxième disposition (fig. 3). Le récepteur est un cercle en fil de cuivre de 3 mm. Le cohéreur
- e,________e,______
- C
- D gD !
- Fig. 3.
- placé au sommet de ce cercle, le cercle se prolonge par deux fils parallèles, sur lesquels on peut déplacer un pont B de manière a faire varier la longueur totale de récepteur.
- Si le pont est enlevé, le cohéreur n’est impressionné que très faiblement. La chute maxima de résistance s’observe quand la longueur totale du récepteur est égale à une longueur d’onde. Si cette longueur est voisine d’une demi longueur d’onde, on n’observe ni maximum, ni minimum d’action : la résistance prend toujours une valeur voisine de 5o ohms. Le cohéreur se trouve donc encore sur un nœud quand se produit le maximum d’effet.
- Troisième disposition (fig. 4)- Un fil de cuivre
- e e
- ES-------------SSL —— -------
- <>557
- Fig. et 0.
- est disposé parallèlement à l’excitateur et porte un cohéreur a chacune de ses extrémités. Il est difficile d’obtenir une action égale sur les deux cohéreurs : c’est quand/•=3o cm environ qu’on
- p.212 - vue 213/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 2 13
- y réussit le mieux : r est alors égal à peu près à un quart de longueur d’onde.
- Quatrième disposition (fig. 5). Le cohéreur est disposé à l’extrémité d’un fil unique parallèle à l’excitateur; le maximum d’action a lieu quand r — e et la résonance s’explique comme dans la première disposition en admettant qu’un ventre se forme à l’extrémité libre, un nœud à l’extrémité du cohéreur.
- En reliant directement aux extrémités du cohéreur une prise de terre ou des capacités, on a toujours observé une diminution d’effet.
- e, ez
- f \E
- Fig. 6.
- Cinquième disposition (fig. 6). Un fil relié au sol est disposé parallèlement à l’excitateur ; le cohéreur est relié à l’extrémité d’un fil perpendiculaire au précédent en un point E du plan de symétrie.
- Dans chaque série d’expériences, on laisse f constant et on fait varier r. L’effet des ondes sur le cohéreur est maximum quand f-j- r est égal à un quart de longueur d’onde : le cohéreur se trouve alors sur un nœud.
- Si on incline le fil f par rapport à l’excitateur, l’effet diminue très rapidement.
- Tous ces résultats tendent à prouver que l’effet des ondes sur le cohéreur est maximum quand il se trouve sur un nœud. M. L.
- Sur la magnétostriction dans le bismuth, par A. P. Wills, Ph3 sical Review, t. XV. p. x à 7, juillet 1902.
- Dans ce mémoire l’auteur décrit les expériences qu’il a entreprises dans le but d’étudier l’allongement du bismuth dans un champ magnétique intense, allongement constaté antérieurement par Bidwell avec des champs magnétiques ne dépassant pas 842 unités (*).
- f1) Bidwell (Philosophical Transactions, t. CLXXIX, p. 2o5) opérait sur un barreau de bismuth de i3,2 cm de
- La disposition employée est la suivante : le cylindre de bismuth (hauteur 1,1 cm, diamètre o,b2 cm) était disposé verticalement entre les pièces polaires d’un puissant électro-aimant produisant un champ dirigé suivant l’axe du cylindre. Ce cylindre reposait sur le fond d’une cavité cylindrique creusée dans une épaisse barre de cuivre maintenue sur une solide charpente, indépendante du support de l’électro-aimant afin que la déformation possible de ce support n’influe pas sur la barre de cuivre. Sur la face supérieure du cylindre de bismuth était disposée une lamelle de verre sur laquelle appuyait la pointe d’un levier massif dont l’axe de rotation était constitué par deux pointes reposant sur un plan de verre placé sur la barre de cuivre. Sur l’autre extrémité du levier appuyait la courte branche d’un second levier portant à l’extrémité de sa grande branche un anneau muni du réticule Un microscope avec réticule et vis micrométrique permettait de mesurer le déplacement de l’extrémité du second levier.
- Le premier levier amplifiant ii,23 fois la déformation du cylindre de bismuth, le second amplifiant 58,5 fois le déplacement de l’extrémité du premier, et 1162 divisions de la tête de la vis micrométrique correspondant à 1 centième de millimètre , il était possible de mesurer une variation de la longueur du cylindre de bismuth de
- 1
- 1 162 x 100 X 58,5 X 11,28
- 1,31 X io~8 cm .
- Malgré cette grande sensibilité de l’appareil et malgré l’emploi de champs puissants atteignent 3 200 unités C.G.S., l’auteur ne put observer aucun déplacement qui ne fût dû à l’une des deux causes suivantes (*) : Réchauffement du cylindre, auquel cas le déplacement se produisait lentement ; 20 action du champ sur les courants induits dans les leviers au moment de la rupture ou de la fermeture du circuit de l’électro-aimant,
- longueur et de 0,7 cm de diamètre placé suivant l’axe d’un puissant solénoïde ; l’allongement du barreau était appréciable pour un champ de 280 unités, très perceptible pour 470 unités, égal à 3 X io—8 de la longueur de la barre pour 680 unités et à 1,5 X io—7 de cette longueur pour 842 unités.
- f1) Deux échantillons de bismuth, l’un fourni par Hartmann et Braun de Francfort comme bismuth électrolytique, l’autre acheté pur, furent employés.
- p.213 - vue 214/746
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32
- >4
- action qui se manifestait par un déplacement brusque avec retour presque immédiat au zéro.
- En présence de ces résultats négatifs, l’auteur s’assura que la sensibilité de son appareil était bien celle indiquée plus haut. Pour cela il l’utilisa à la mesure de la légère déformation éprouvée par une lame d’acier encastrée de 2,70 cm de longueur, 0,09 cm de large et o,o5 cm d’épaisseur sous l’action d’un poids de 1 gr suspendu
- en son milieu; il trouva ainsi 6,70X10'® cm alors que le calcul de cette déformation donnait 7,00 X io'6 cm. L’accord de ces deux nombres indiquant que l’appareil ne donnait lieu à aucune erreur systématique, l’auteur se propose de reprendre ces expériences avec le même dispositif, mais en employant un électro-aimant plus puissant.
- J. R.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Séance du 12 décembre 1901 (suite).
- Discussion de la communication de Wright sur la vente productive de F électricité (l).D’après le Journal of Instit. of El. Eng. t. XXXI, p. 486-531, n° de mars 1902.
- M. R.-A. Dawbarn, trouve le diagramme de la figure 8, donné par M. Wright très intéressant en ce qu’il montre que le système assez compliqué de tarification proposé n’est pas parfait. Il estime que ce système ne doit guère être adopté que pour les 5 ou 10 p. 100 des consommateurs qui font un usage prolongé de la lumière. La Compagnie à laquelle appartient l’orateur a adopté, en premier lieu, un tarif unique, la consommation minima étant de 20 unités (kw-h) : puis, au choix de l’abonné, une taxe pour toute consommation supérieure à 4,5 kilowatts-heure par lampe et par trimestre. (Soit i4,4° fr Par an, au prix de 0,80 fr le kilowatt-heure).
- M. J. Highfield dit ne pas employer d’indicateur de demande dans sa station centrale où il a trouvé un tarif uniforme de 0,60 fr établi.
- Dans d’autres stations, il a rencontré de grosses difficultés à faire comprendre le tarif différentiel à la clientèle. En outre, dans les villes moyennes et peu commerçantes, il est impossible de lutter avec la concurrence du gaz avec un tarif de 0,70 fr sans réduction pour les consommateurs d’une heure.
- L’orateur croit que l’on ferait mieux de pren-
- f1) Voir l’analyse de cette communication dans le n° du 1 août, p. 175.
- dre comme point de départ un prix de vente plus bas pour 2 heures, qu’un prix aussi élevé pour 1 heure de consommation. Il croit en ce qui concerne la clientèle des magasins fermant de bonne heure, qu’elle constitue une excellente réclame dans les débuts, auprès des particuliers et des municipalités, et que, bien que, à l’origine, sa consommation ne soit pas d’un beau rapport, on 11e saurait, sans préjudice, la taxer trop durement. Il est d’ailleurs impossible de lui appliquer dans la suite le tarif différentiel et de doubler son prix de vente.
- M. Patchell pense aussi que l’application de ce tarif est très difficile à réaliser dans une ville où il existe plusieurs compagnies concurrentes, avec un prix de vente assez élevé comme point de départ. D’autre part, un client préférera toujours un tarif uniforme, parce qu’il voit quels sont ses engagements. L’orateur dit être arrivé à un coefficient d’utilisation de 28,0 p. 100, sans indicateur de demande, mais il pense l’indicateur très utile pour la distribution de la force motrice
- M. Mordey craint aussi que le système de Wright rencontre de sérieux obstacles dans la difficulté qu’il y a à le faire comprendre à la masse des clients, d’autant plus que, de l’avis même deM. Wright, les comptables eux-mêmes ont de la peine à en suivre les principes.
- M. Mordey croit, en outre, que le système n’est pas théoriquement exact en tous points. Ainsi, on fait payer davantage aux églises, aux salles de bal, en raison de la courte durée de leur consommation et du matériel nécessaire à l’usine pour pourvoir à leur demande ; mais, il faudrait savoir si, quand les églises et les grandes salles
- p.214 - vue 215/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 2 I 3
- de ce genre sont garnies de monde et éclairées, la consommation n’est pas aussi diminuée chez les particuliers qui ont quitté leur domicile pour s’y rendre ; de telle sorte que la charge de l’usine n’en serait pas augmentée. Le principe du système semble d’ailleurs ‘ être mis en défaut, à M. Mordey, par ce fait que les consommateurs mettent en court-circuit l’indicateur de demande quand ils avertissent la station qu’ils doivent avoir une deft^uide exceptionnelle. Une autre objection est que ce système empêche l’installation de l’électricité dans les locaux
- • V
- qui ne sont pas souvent utilisés (chambres à donner, etc.) ; et que l’installation d’un indicateur de demande constitue un surcroît de dépense, de complication et de chute de tension. L’orateur donne ensuite les résultats d’exploi-
- tation des entreprises d’électricité an glaise,
- d’après Lighting :
- Tarif Système
- unique de Wright
- Nombre de stations. .... 34 98
- Moyenne de kilowatts-heure
- vendus 1217 076 X 266 287
- Moyenne du coèfficient d’utili-
- sation 12,02 11,65
- Moyenne du prix de revient
- par unité 0,262 0,262
- Moyenne de kilowatts-heure
- vendus par lampe 16,8 18,98
- Moyenne du prix de vente pour
- éclairage privé 0,456 o,452
- Moyenne du prix de vente pour
- éclairage public o,235 0,2475
- Nombre de compagnies dans la métropole. 4 9
- — en prov mce. . . . 10 '2 1
- Entreprises municipales dans la métropole. 0 6
- — en province . . . 20 62
- Le tarif uniforme semble donner un coefficient d’utilisation plus élevé, et metti^ les £tationj=; en état de fournir l’éclairage public à un prix moindre. Il ressort de la comparaison des nombres d’unités vendues par lampe, que le système de Wright donne lieu à une consommation plus grande, mais cela tient sans doute, à ce que le consommateur est conduit par ce système à restreindre le nombre des lampes et à employer, par suite, pour une période plus longue celles qu’il installe.
- En résumé, le système ne semble donner d’avantages ni pour l’entrepreneur, ni pour l’installateur, ni pour le consommateur.
- M. J.-R. Dick estime au contraire, que c’est
- grâce aux principes posés par Hopkinsôn que le Royaume-Uni doit ses rapides progrès dans l’abaissement du prix de vente, progrès qui sont reconnus par les critiques du Continent et de l’Amérique. Toutes les personnes, qui ont étudié sérieusement cette question, sont arrivées aux mêmes équations pour le prix de revient et la tarification. L'orateur estime que M. Wright, avec son indicateur de demande, à enregistrement d’une certaine inertie, a trouvé le meilleur moyen de mesurer la courbe de charge de chaque consommateur, en vue de la rapporter à la courbe de charge d’ensemble de la station. Cet instrument indique mieux que tout autre la proportion du capital d’établissement pour laquelle chaque client doit être taxé et ne détourne aucune classe de consommateur. En ce qui concerne les consommateurs d’une demi-heure, l’orateur ne partage pas les craintes de M. Wright de les voir se soustraire à la tarification rationnelle, si l’on adopte un tarif élevé pour la première heure et une réduction pour les heures suivantes, dl trouve l’adjonction d’une batterie inutile pour cette classe de consommateurs ; et d’ailleurs peu pratique avec une station à courants alternatifs (1).
- M. Dick pense qu’on exagère les objections du consommateur à ce mode de tarif : il n’est pas impossible de lui faire comprendre que l’entreprise est en perte en taxant un prix trop bas, mais il est imprudent de lui donner le choix entre plusieurs tarifs parmi lesquels il choisira évidemment celui qui, à première vue, lui paraît le plus avantageux.
- M. Boot, aprèsvavoir essayé la plupart des systèmes dans sa station, a adopté celui de Wright malgré ses*désavantages. Il lui reproche entre autres d’exiger un personnel exercé pour l’ex-
- P) L’auteur cite d'autres méthodes pour taxer chaque consommateur suivant la part de dépenses de « maintien en état » qu’il exige de la station et suivant le capital immobilisé pour son alimentation. Dans le Nord de Tltalie, les stations hydro-électriques taxent les grandes usines qui leur empruntent le courant pour la force motrice de tant par kilowatt demandé, sans autre redevance pour la consommation. En Allemagne, certaines stations imposent une redevance fixe par kilowatt demandé comprenant toutes les charges du capital plus 8 à xo p. ioo de bénéfice, et un tarif unique pour toutes les unités vendues (environ o,4o fr). Ce système a l’inconvénient de ne pas favoriser les longues consommations, mais il constitue une garantie sérieuse pour le capital engagé.
- p.215 - vue 216/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32.
- 216
- pliquer et l’appliquer à la clientèle, et de ne pas tenir compte de l’instant où la demande maxima est effectuée. Ainsi M. Wright admet que le client doit être taxé en rapport avec les frais d’intérêt et d’amortissement (18, 3i2 fi), mais il est bien évident que si le client fait sa demande en dehors des heures du débit maximum, même pendant une demi-heure ou moins, il n’en résulte pas de dépenses supplémentaires pour la station qui devrait diminuer la taxe de 0,70 fr. L’orateur croit qu’on commence déjà à mettre en pratique l’idée d’un commutateur à mouvement d’horlogerie qui taxe, au prix élevé, la consommation demandée pour une heure par exemple, pendant les heures de la demande maxima, et à un prix inférieur aux autres moments.
- M. Arox serait partisan de supprimer a la fois l’indicateur de demande et le compteur dans les maisons peu importantes où toutes les lampes fonctionnent à la fois et où l’on installe que les lampes strictement nécessaires. Il préférerait un système de compteur à prépaiement pour les installations de 5 à 6 lampes, avec changement de vitesse quand il 11’y a que trois lampes en service ; le consommateur paierait, par trimestre, une redevance annuelle de 8,4o Ir par lampe et une autre pour l’installation si elle a été faite gratuitement. Un appareil de ce genre serait moins cher d’achat et d’entretien que le compteur avec l’indicateur de Wright. M. Aron pense, en outre, que l’installation à demeure de l’indicateur n’est pas toujours nécessaire, la demande restant à peu près la même d’une année à l’autre, et l’augmentation de la consommation ne provenant le plus souvent que de la durée. En Amérique, on a une tendance à employer les compteurs h deux et même trois taux, marchant moins vite pour les grandes charges en dehors des heures de consommation maxima et plus vite pour les fortes charges pendant cette période.
- M. L. Andrews emploie le système de Wright, mais il évite d’en généraliser l’application aux consommateurs de plus d’une et deux heures par jour et d’encombrer la distribution avec un indicateur chez tous les clients. L’orateur signale aussi un inconvénient dans le système appliqué à Brighton ; c’est l’irrégularité des recettes de consommation. La ligne en pointillé mixte de la figure 9 représente la consommation d’un client
- à Hastings ; la ligne en trait plein donne la taxe à payer avec le système de Wright et la ligne en pointillé, celle qui est perçue h Hastings. On voit que tout en consommant plus dans le deuxième trimestre de la figure que dans le premier, le client aura une facture moins élevée ; d’où il concluera, comme cela arrive d’ailleurs, que plus sa consommation sera forte, moins (orte sera sa note. D’autre part, si une installation change de propriétaire fin décembre, le nouveau propriétaire sera tout étonné de voir que sa facture de fin mars est de 170 £, alors que celle de fin décembre n’était que de 68 ^avec
- Sept. U ec. Mar3 Juin
- 10.000
- 6.000 g
- une consommation correspondante plus élevée. L’orateur s est trouvé en présence de refus absolu de payer, dans des cas semblables et a été invité par son administration à revenir au tarif uniforme. On trouva peu pratique de tracasser le client avec des questions de tarifs, de kilowatts et d’ampères; pour conserver néanmoins le principe de taxer le client proportionnellement aux frais d intérêt, d’amortissement et de « maintien en état » de la distribution, on annonça a la clientèle un tarif uniforme de 0,60 fr avec cette clause que toute consommation de plus de deux heures pourrait obtenir une réduction ; 011 informa les clients qui demandaient cette réduction qu’elle consistait à verser une redevance annuelle de 12 fr par lampe de 8 bougies, moyennant quoi tout unité consommée serait taxée au prix de 0,15 fr. A Hastings, l’orateur évalue à 12 fr les frais de « mise en état a et à 0,120 fr le prix de revient du kilowatt-heure « supplémentaire ». Cette combinaison fut aisément comprise par la clientèle, et
- p.216 - vue 217/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- clans la dernière année, on a vendu 400000 unités (65 p. 100 de la production totale) sans avoir demandé à personne d’adopter ce système. Si la redevance de 12 fr peut paraître élevée, il faut constater que les consommateurs de longue durée ne paient qu’environ o,35 fr le kilowatt-heure. La courbe pointillée de la figure 9 montre qu’avec ce système, la facture du client est beaucoup plus régulière qu’avec le système de Wright.
- M. Magden a étudié les variations du coefficient d’utilisation dans la plupart des stations ; il citera, entre autres, Portsmouth où il a varié de 14,51 à 12,01 p. 100 (1896-1901) et South Shields, un autre port de mer, où il a augmenté de 10,88 à 12,24 (1890-1901); la première ville applique le tarif uniforme, la seconde, celui de Wright. De même, à Londres, dans les districts cl’Islington et de Saint-Pancras, les variations sont respectivement de 9,82 à 15,31 (système Wright) et de 19,70 à 11,74 (tarif unique). L’orateur signale comme grand inconvénient du tarif unique la vente à perte de l’électricité à la classe de consommateurs de courte durée, dont le recrutement est le plus facile et dont le nombre augmente très rapidement, ce fait résulte clairement du prix de revient moyen de 0,70 fr de l’unité vendue aux consommateurs cl’une heure et taxée au prix de 0,45 fr, o,5o flou 0,60 fr.
- Pour M. Minshall, l’impopularité du système n’est pas une difficulté insurmontable, bien qu’il tienne de bonne source qu’elle existe même à Brighton. L’orateur s’est trouvé cl’abord dans l’impossibilité de lutter avec le gaz, à Croydon, avec un tarif unique de 0,60 fr. Avec le système de Wright à double tarif de 0,70 fr et 0,20 fr, le prix moyen de vente tomba à fr ; mais,
- contrairement à ce qui existe à Brighton, chaque trimestre fut étudié à part et, d’après le nombre d’unités consommées par lampe, 011 fut amené à appliquer le tarif élevé pour 1 heure et demie en hiver et une demi-heure en été.
- M. Still ne voit qu’un inconvénient sérieux dans le tarif de Wright, c’est qu’on en exagère trop l’application. Aussi, dans quelques districts de l’Ouest, à Londres, 011 rencontre beaucoup de magasins qui n’utilisent la lumière électrique que depuis septembre à fin mars et il y a, dans les mêmes quartiers, des maisons de résidence qui ne sont habitées que de fin mars à fin juin.
- Il n’est pas rationnel de faire payer successivement à ces deux classes les charges du capital dont la même portion leur sert à toutes deux, ni de leur imposer le prix prohibitif de 0,80 fr.
- M. Reginald Wilson voit, dans cette discussion, la question des mérites relatifs des systèmes de Wright et de Kapp. L’orateur dit comprendre le système de Kapp de la façon suivante : un compteur à mécanisme d’horlogerie enregistre toutes les unités consommées de 5 heures à 7 heures du soir, et la moitié ou le quart seulement des unités consommées le reste de la journée. A la fin du trimestre, on taxe, comme à Dudley, la première consommation à 0,60 fr, et la seconde, à 0,15 fr. M. Wilson se demande ce qu’il faut appeler un consommateur productif. Pour taxer la clientèle pour les frais de « maintien en état » qu’elle entraîne, M. Wright doit supposer que toutes les installations fonctionnent h la fois, ce qui n’est guère admissible. En pratique, il faut savoir quelle est la dépense additionnelle provoquée par un consommateur employant l’électricité en dehors de la période de 5 à 8 heures du soir. Tout le monde admet que le prix de revient du kilowattheure en dehors de cette période est inférieur à 0,10 fr, mais, comme le système de Wright n’établit pas de distinction entre les périodes de consommations, il décourage les clients les plus avantageux. Le système de Kapp établit cette distinction et tend plutîit à éviter la superposition des charges au moment de la forte consommation qu’à les taxer à 0,80 fr comme M. Wright, ce qui est bien moins avantageux.
- M. Wilson est d’accord avec M. Wright pour l’arbitraire qui guide beaucoup d’entrepreneurs d’électricité; aussi beaucoup de compagnies ont fait des installations gratuites dans les pièces principales, espérant que le client consentirait volontiers à installer les autres pièces, ce qui n’a pas été le cas ; — bien que dans les districts de résidence, les stations aient profité d’une légère extension du coefficient d’utilisation au moyen de cette combinaison.
- Le système de Kapp a encore l’avantage d’encourager le consommateur de jour; ainsi, à Bristol et h Dudley, un client paiera 0,10 fr pour une consommation de 1 heure a 11 heures du matin, tandis qu’il paie 0,70 fr à Brighton.
- Enfin, M. Wilson reproche aussi au système de W right sa complication, et il a entendu dire
- p.217 - vue 218/746
-
-
-
- 2 I 8
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32.
- qu’il s’est introduit difficilement, parce que la majorité des consommateurs ont négligé l’étude du calcul différentiel !
- M. IIordérn pense également que la demande maxima de chaque client n’est pas un critérium absolu de la part de matériel de la station que son alimentation exige. Ainsi, la dépense de canalisation est très différente pour chaque consommateur et dépend de son emplacement sur le réseau. M. Wright devrait aussi prouver que les dépenses du capital sont strictement proportionnelles à la demande maxima du consommateur. Le meilleur moyen, et le plus simple, de faire payer équitablement au client les charges du capital est de demander une redevance uniforme de tant pour cent des frais d’exploitation.
- Selon le professeur R.-H. Smith, M. Wright a fait, pour les dépenses du capital, l’erreur qu’il combat si vivement pour les dépenses totales, en admettant que les premières varient grossièrement comme la charge maxima annuelle. Les frais du capital et les dépenses totales de « préparation » varient, selon M. Smith, comme une
- expression de la forme I-f-ffW, où I est la constante initiale, w un facteur constant et W la charge maxima. Même, après plusieurs années, le facteur I est encore aussi important que ffiW, et il est douteux qu’on puisse en répartir la dépense sur les consommateurs d’après leur demande maxima.
- M. Smith critique également la définition des frais de « production » considérés comme le prix de revient des unités supplémentaires et estime que, ainsi définis, ils constituent seulement la portion des frais d’exploitation variant avec le coefficient d’utilisation.
- D’une façon générale, M. Smith croit qu’il est de toute nécessité de séparer les frais d’exploitation des charges du capital et qu’il n’est pas logique de déduire un système de tarif de cette analyse des dépenses de la station. Il reconnaît, d’ailleurs, l’originalité et le mérite de l’introduction du « facteur de diversité » défini par M. Wright; pour en donner une définition plus claire, l’orateur le met sous la forme de l’équation suivante :
- Dépenses annuelles de Somme des kilowatts maxima
- . « maintien en état » vendus dans les mois les plus chargés
- taxe annuelle par kilowatt de demande maxima = —--------------:--------rr :--------;-------:----r--rr----------—
- Charge maxima annuelle kw maxima distribués
- en kw, sur le réseau sur le réseau dans le même mois
- Le second rapport est le « facteur de diversité » que M. Wright évalue à i,d environ pour la lumière. Il est probable que ses variations sont considérables et M. Smith croit pouvoir simplifier l’expression ci-dessus en supprimante dénominateur commun. L’introduction du « facteur de diversité » montre simplement que, en s’en tenant au premier rapport, le système de Wright taxe de 5o p. ioo de trop le consommateur, comme cela arrive dans certaines villes. M. Smith reprend ensuite plusieurs des critiques précédemment adressées au système de Wright et croit que les principes qui lui servent de base ne seraient admis dans aucune autre espèce d’industrie (restaurants, omnibus, etc.) bien qu’ils y soient aussi logiques. Si, du reste, le système est difficile à faire comprendre, cela tient beaucoup a l’impropreté des expressions de ses promoteurs. Ce qui est clair, c’est qu’il consiste à demander une redevance fixe par trimestre et par watt de la consommation maxima, plus une taxe pour la quantité consommée (par watt-heure). L’expression de « 0,70 fr par unité
- pour la première heure et de 0,20 fr après la première heure » prête au malentendu et est absolument incorrecte quand on pense qu’on entend par là que le consommateur sera taxé pour 91 heures par trimestre par watt de sa consommation maxima, même s’il ne l’effectue que pendant une demi-heure dans le trimestre, et cela au taux de 0,70 fr le kilowatt-heure, et que le reste de sa consommation sera tarifée à 0,20 fr le kilowatt-heure. Au lieu de cela, le client comprend que s’il emploie une seule lampe pendant une heure par jour et un nombre quelconque de lampes après la première heure, il sera taxé à 0,70 fr pour une lampe-heure par jour, et à 0,20 fr pour le reste de sa consommation.
- M. Drysdale voit quelques difficultés à appliquer le système de Wright aux distributions à courant alternatif, quand il existe des moteurs à faible facteur de puissance. Pour y remédier, il propose l’emploi d’un compteur d’énergie, avec une certaine inductance dans l’enroulement en dérivation qui affecte peu les lectures pour des
- p.218 - vue 219/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 219
- facteurs de puissance élevés, mais qui les renforcera dans la proportion voulue quand les charges seront décalées.
- M. Arthur Wright, dans sa réplique, regrette que la plupart des détracteurs de son système ne semblent pas avoir étudié suffisamment sa communication. Il ne s’agit pas de savoir si ce système est plus populaire qu’un autre, ni de montrer ce qui est reconnu depuis longtemps à savoir, que l’électricité ne peut et 11e doit pas être distribuée dans les mêmes conditions que le gaz. En fait d’impopularité, personne n’a contesté que, pour un bénéfice total donné, les principes d’IIopkinson permettent de vendre l’électricité à un prix moyen moindre que le tarif uniforme. L’orateur regrette aussi que l’on ne se soit pas élevé davantage contre les tendances des autorités à diminuer le prix initial maximum de vente, alors qu’il est prouvé que plus ce prix est élevé plus le prix moyen peut être réduit pour la majorité des consommateurs.
- Quant à la difficulté de comprendre le tarif, elle vient de ce que le Parlement a accordé la faculté à tout consommateur de se laisser taxer uniquement sur la quantité d’électricité consommée et de rendre la consommation minima indépendante de la demande véritable. L’orateur 11e croit pas d’ailleurs que rien ne soit plus intelligible que la forme suivante de tarif équitable : Une taxe de 0,80 fr. pour le premier kilowatt-heure consommé dans le mois par chaque lampe employée, simultanément, et 0,10 fr. pour toute consommation supplémentaire, pendant le mois.
- En ce qui concerne la singularité d’un système que certains orateurs s’étonnent de ne voir appliquer à aucun autre genre de commerce, M. Wright cite trois conditions qui différen-tient complètement le commerce de l’électricité :
- i°Le fournisseur d’électricité ne pouvant produire l’électricité que suivant la demande, dans l’impossibilité où il se trouve de l’accumuler, son matériel doit être déterminé par la demande maxima.
- 20 Le consommateur ne saurait attendre la production et ne peut être empêché de s’en servir quand il lui plaît.
- 3° La faiblesse extrême du facteur général de « diversité. »
- En réponse à AI. Patchell, l’orateur fait remarquer que nulle part, il n’existe un monopole en ce sens que l’entrepreneur peut imposer son tarif au public. Si M. Patchell a eu h Charing-Cross un coefficient d’utilisation de 28,5 p. 100, il est vrai aussi d’après Lighting que sa valeur était de 21 en 1895, et de 18,7 en 1900, malgré l’augmentation considérable de la production.
- Pour le cas des églises cité par M. Mordey, l’orateur fait remarquer que la capacité de la station n’est pas déterminée par la charge maxima des dimanches, mais par celle des jours de la semaine précédant Noël, où l’orateur 11’a pas constaté de diminution sensible dans le reste de la consommation par le fait du service des églises. Ce qui détermine d’ailleurs l’extension rapide des affaires, c’est la réduction de la dépensé annuelle des consommateurs, et non les conclusions que M. Mordey tire d’une statistique plus ou moins exacte par ce fait que des villes qu’il cite comme employant le système de Wright sont aussi pourvues du tarif uniforme avec réductions. La proposition de M. Aron de ne pas laisser l’indicateur de demande à demeure semble, à M. Wright, incompatible avec les variations et principalement avec l’augmentation incessante de la consommation des particuliers. Dans l’emploi du compteur à prépaiement, l’orateur voit l’inconvénient de l’augmentation par le consommateur de la puissance des lampes sans que la station en soit avertie. Quant à l’analyse présentée par M. Andrews sur les résultats obtenus à Brighton et à Ilastings, M. Wright constate que l’irrégularité des factures d’électricité pendant les différents trimestres n’empêche pas l’extension de la consommation et l’accroissement du coefficient d’utilisation à Brighlon, tandis qu’à Hastings ce dernier a diminué de 8 p. 100 depuis 1895.
- L’orateur croit que AI. Wilson n’a pas dû lire sa communication pour dire que AI. Wright suppose toutes les demandes effectuées simultanément. A la différence de Al. Kapp, l’orateur encourage par son sytème toute consommation productive effectuée aux heures d’éclairage aussi bien qu’en dehors. Quant aux difficultés mathématiques trouvées par Al. Wilson à ce système, l’orateur fait remarquer qu’à Brighton trois employés font tout le service des 3 5oo consommateurs.
- Quant à Al. le professeur Smith, l’introduction
- p.219 - vue 220/746
-
-
-
- 220
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 32.
- de son expression « dépenses d’exploitation » complique inutilement l’analyse des dépenses d’une station; M. Wright estime qu’il est indispensable de différencier ce qu’il a appelé « frais de production et frais de préparation ». L’utilité du « facteur de diversité » ressort surtout, selon M. Wright, dans la comparaison des différentes stations; en le négligeant, on tombe précisément dans l’erreur que le système de Wright suppose toutes les demandes effectuées en même temps, ce qui n’est pas le cas du tout. Quant à l’injustice du système soutenue par plusieurs orateurs, M. Wright ne comprend pas que le fait de vendre à chacun une commodité avec le même bénéfice sur le prix de revient puisse constituer une injustice. La situation du fournisseur d’électricité n’est d’ailleurs pas du tout la même que celle des autres commerçants ; quand un omnibus ou un restaurant est au complet, les particuliers s’adressent ailleurs, tandis qu’une station est tenue de fournir toute l’énergie requise; les dispositions qu’elle prend avec l’indicateur île demande, sont il la fois, dans son intérêt et dans celui du public.
- Malgré les points de vue opposés sur cette question, l’auteur pense avoir réalisé l’objet de sa communication s’il a pu contribuer à enrayer la tendance actuelle à diminuer le prix initial de 0,80 fr et à laisser le choix au consommateur entre plusieurs systèmes, ce qui est également désavantageux pour lui-même et pour la station.
- Des remerciements sont votés par acclamation à M. Wright pour son intéressante communication.
- P.-L. Charpentier.
- Visite de l’Institution of Electrical Engi-neers, en Allemagne, en 1901. D’après Journal of Institution of. El. Eng., t. XXXI, pages 534-54°.
- Rapport de la commission de traction et de
- DISTRIBUTION DE LUMIERE ET DE FORCE MOTRICE.
- — Ce qui frappe dès l’abord c’est la connexité entre les constructeurs et les exploitants : à Berlin, l’entreprise de l’électricité appartient à une Compagnie intimement liée à « l’Allgemeine Electricitâts Gesellschaft ». A Charlottenburg, Wiesbaden, Ilomberg et Bockenheim les usines appartiennent à la municipalité et sont louées à MM. Lahmeyer.
- Les bâtiments sont généralement vastes et
- soignés. Les machines sont communément du type horizontal à 8o ou ioo t : m (*).
- Les bouilleurs à tube sont d’une application générale, avec surchauffe de 5o° C. ; on voit peu d’économiseurs. Le chargement mécanique du charbon est inconnu.
- Comme génératrices, on voit de grandes dynamos volant à courant continu (Lahmeyer et C°). A Berlin et h Dusseldorf, une même machine actionne deux dynamos qui sont connectées en parallèle pour la lumière et en série pour la traction. Les stations triphasées à sous-stations avec commutatrices sont très répandues; la plus ancienne esta Bockenheim (1892)011 l’on a utilisé dès le début les moteurs synchrones comme égalisateurs de phase (').
- Il y avait un grand nombre de machines à accouplement direct en construction à l’E. A. G. anciennement W. Lahmeyer et Cie, à signaler une machine à haute tension de 1600 kilowatts, à 10000 volts; ainsique plusieurs moteurs générateurs synchrones et asynchrones, pour la même tension à 45o kilowatts.
- La fréquence de 5o périodes semble universellement admise, celles de 60 et 40 constituent l’exception (3).
- En ce qui concerne les moteurs électriques, à Francfort, les moteurs synchrones de grande puissance démarrent au moyen d’une poulie
- (A) Dans l’usine delà « Luisenstrasse » à Berlin, on rencontre cependant 3 machines verticales de 3 000 chevaux; mais la compagnie de Berlin a adopté pour ses nouvelles stations des machines horizontales de 4 5oo chevaux. Le type fermé à grande vitesse, si commun en Angleterre, est peu répandu sur le continent. On a cependant remédié à la pénétration de l’huile de la manivelle sur les enrou-lemenls en enfermant mieux le bâti des machines. Le graissage à huile forcée esta peu près inconnu et on préfère les graisseurs à plongeurs à ceux à goutte visible.
- (2) Les usines d’Oberspree et de Moabit sont de 90000 chevaux triphasés, avec 3oooo chevaux de courant continu dans les sous-stations. A Charlottenburg, MM. Laymeyer ont une station de 2 000 kilowatts triphasés (i5oooo habitants) avec une fourniture de 800 kilowatts de courant continu; c’est là une proportion qui peut servir de base aux stations modernes fournissant la lumière et la traction.
- (3) A Berlin, les commutatrices de 800 kilowatts sont à 5o périodes. Les commutatrices et les moteurs générateurs sont employés dans les mêmes conditions. A la station de « Augusta Strasse » une commutatrice est munie du côté alternatif d’un survolteur accouplé directement, ce qui permet de faire varier le rapport de transformation du système.
- p.220 - vue 221/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 22 I
- folle; l’A. E. G. a adopté des moteurs triphasés dans ses ateliers de la « Brunnenstrasse », en raison de leur coût moindre, pour l’équipement de chaque machine-outil avec un moteur.
- Les batteries d’accumulateurs sont beaucoup plus usitées en Allemagne qu’en Angleterre; elles constituent souvent une proportion de 20 à 25 p. 100 de la puissance totale de l’usine. On les emploie non seulement pour régulariser le débit des génératrices, mais aussi pour permettre à clés moteurs-générateurs d’alimenter sans pulsation des lignes de tramways à 000 volts.
- Pour les transports à 6 000 volts d’Oberspree, on utilise des câbles h jute imprégné, sous plomb et armés, el posés dans le sol sur un lit de sable lavé; pour 10000 volts, on emploie le jute imprégné, le caoutchouc ou le papier ; à 20 000 volts, les essais ont montré la supériorité de la stabilité sur le caoutchouc et le jute. O11 utilise de préférence un système de deux câbles séparés à 3 conducteurs torsadés, avec un commutateur triple à deux directions, de façon à connecter rapidement le câble de réserve en cas d’accident.
- Pour les tramways, la tension de 55o volts est encore la règle; l’archet semble se développer plus vite que le trolley; les joints des rails sont souvent comblés en vue d’un roulement plus doux, des parafoudres a cornes de Siemens sont placés sur presque toutes les voitures. Les voitures à accumulateurs sont employées à l’intérieur des villes ; on y rencontre aussi des voies à conduit du système Siemens (Dresde).
- Le rapport se termine par quelques résultats intéressants sur l’exploitation des usines de Berlin (‘).
- Rapport de la commission de fabrication. — Au moment de la visite de l’« Institution » en
- (4) La capacité totale des 6 usines est de 86 000 kilowatts et la charge maxima observée de 60 000 kilowatts. Elles avaient produit lin juin, 6i3ooooo unités pour l’année, dont 5o 000 000 environ se répartissent comme suit :
- Eclairage privé. . 11 200000 kw-h vendus à 0,60 fr
- — public . 800000 — 0,72
- Moteurs..........17300000 — 0,192
- Tramways. . . . 20200000 — 0,108
- Service de la station 5oo 000 —
- Total. . . 5o 000 oooauprixmoyendeo,278 fr
- Prix de la houille du pays : i3,20 fr ; houille de Galles . 20,20 fr la tonne.
- 1 Allemagne, l’industrie électrique y traversait une crise financière très grave. Le système de groupement des banques aile mandes a évidemment l’avantage de permettre de lancer les affaires sur une échelle plus grande, avec un outillage plus spécial et plus perfectionné; mais il y a là un danger permanent au point de vue de l’extension exagérée des affaires et de la surproduction. Si cette liaison entre la finance, les usiniers et les consommateurs a pour avantage la réduction des frais de fabrication et d’administration, elle retarde bien souvent les progrès de l’industrie, comme le prouve le peu d’importance des ingénieurs-conseils en Allemagne.
- Comme ateliers de construction, l’A. E. G. est le type d’ateliers réunis dans un seul grand bâtiment, MM. Schuckert, de Nurnberg, représentant au contraire, la méthode de division du travail en plusieurs petits ateliers séparés (x).
- Quant au personnel technique, le rapporteur estime au dizième en moyenne des ouvriers, le nombre des ingénieurs et employés, non compris les contremaîtres, surveillants, etc., et attribue cette proportion élevée aux soins donnés aux détails d’expérience et aux essais en général (2).
- Le travail fourni par l’ouvrier allemand semble en général moindre que pour l’ouvrier anglais; sa ponctualité et son esprit de discipline sont assez discutables. Le travail journalier est de neuf à dix heures à Berlin et dans la banlieue ; en province, il est encore de onze à douze heures (3).
- (x) En Amérique, la première méthode est suivie par la Westinghouse C°, tandis que la seconde l’est par la General Electric C°. Il y a également 2 méthodes pour la division des services, ainsi l’lJnion Electricitats-Ge-sellschaft, fait achever la plupart des articles dans un même service, tandis que l’A.E.G. et Siemens et Halske font exécuter, dans un même service, tous les travaux de même nature, quelle que soit leur destination. Cette dernière méthode est la plus généralement employée.
- (2) La commission voit encore une autre raison dans l’absence d’ingénieurs-conseils. Les facilités pour l’éducation technique favorisent aussi la multiplication des postes secondaires qui sont assez mal rétribués. Dans presque toutes les usines, on a créé des bureaux d’études et de dessin séparés. La direction des services est confiée à des aptitudes aussi bien commerciales que techniques. Le service commercial n’a de relation avec la fabrication que par l’intermédiaire des catalogues. La durée du travail des employés est de sept heures à sept heures et demie.
- (3) On a peu de renseignements sur les salaires des
- p.221 - vue 222/746
-
-
-
- 222
- T. XXXII.— N° 32.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Les machines-outils sont, en général, du type américain bon marché et destinées h être remplacés par d’autres plus perfectionnées au bout de quelques années. Chaque machine-outil est, la plupart du temps, actionnée par un moteur séparé, le plus souvent à courant continu; mais il y a d’importantes exceptions.
- Pour le montage des tableaux de distribution, il y a à noter : le chauffage h l’électricité ou à la benzine des fers à souder (dans ce dernier cas le manche sert cle réservoir de benzine), ainsi que l’usage de petites perceuses portatives pour le forage des plaques de marbre.
- Les ampèremètres et voltmètres à fil chaud tendent à être remplacés par des appareils magnétiques. L’usage des wattmètres à lecture directe, sur les tableaux, est à imiter.
- Dans l’établissement des dynamos à courant continu, on tend à augmenter le diamètre et à réduire la longueur des armatures. L’usage des enroulements en série parallèle est général pour le courant continu. On emploie surtout l’acier fondu.
- Pour les machines et moteurs à courant alternatif, la construction est plus empirique et plus hasardée; à remarquer les inducteurs enroulés avec des bandes de cuivre laissées nues sur le côté extérieur, et les amortisseurs de Leblanc avec court-circuit par surface polaire séparée. Dans le couplage en parallèle, on charge toujours artificiellement la machine à coupler.
- Dans les moteurs asynchrones, même de faible puissance, les barres tendent à être remplacées par des enroulements, même dans les rotors en court-circuit.
- Pour l’assemblage des tôles, l’A. E. G. emploie deux bagues boulonnées à travers les tôles, les têtes de boulons étant reliées par des barres formant les cordes du cercle.
- Discussion. — M. Alexandre Siemens après avoir rendu hommage à l’amabilité des ingénieurs allemands rappelle la visite de Dresde, où le système de chauffage et d’éclairage du Palais Royal avec les précautions prises contre l’incendie, peut
- mécaniciens ; dans la station centrale de Berlin, les conducteurs de machines et de dynamos ont o,4o frà 0,475 fr de l’heure; les chauffeurs 0,4^5 frà 0,45 fr; les surveillants de tableaux 0,470 fr à 0,55 fr; les manœuvres o,36 fr. Le travail aux pièces est peu usité; chaque ouvrier conduit deux, et, parfois jusqu’à six machines-outils.
- être considéré comme un type du genre. L’orateur n’est pas partisan de l’habitude des fabricants allemands d’entreprendre l’exploitation et il signale l’insuccès des tramways à accumulateurs de Hanovre.
- M. Hooghwinkel décrit le système à trois conducteurs avec neutre à la terre usité généralement en Allemagne sans opposition des concessionnaires de tramways ou de l’administration des Postes. La section du fil neutre est généralement 20 p. 100 de celle des autres conducteurs^).
- M. S TOTTNER rappelle que les plus grandes commutatrices de Berlin sont de 1 200 kilowatts et sont construites par l’A. E. G.
- M. O’Gorman, au sujet de la fabrication des câbles, a trouvé que les méthodes allemandes étaient plus scientifiques, mais aussi plus coûteuses. L’orateur voit le succès de la concurrence allemande dans le bon marché de la main-d’œuvre, dans la nécessité pour les Anglais d’acheter souvent du cuivre en Westphalie, et dans la liberté dont jouissent les allemands sous; le rapport des règlements administratifs.
- Il y a lieu de noter aussi les précautions prises dans la fabrication des câbles à hautes tensions, pour éviter la chute de poussières sur les câbles pendant le recouvrement de l’âme, entre autres, le chauffage des presses au pétrole, la suppression des courroies ; le séchage dans le vide procure une économie de temps sérieuse ; et l’adjonction d’une petite tréfilerie diminue notablement le stock de cuivre courant. Le mystère que font les fabricants autour de leurs compositions isolantes est â regretter au point de vue du progrès, parce qu’il oblige les chercheurs isolés à recommencer leurs investigations au même point. L’orateur constate que l’on commence à appliquer sa méthode de « dégradation » de l’isolation.
- Sur les courants dérivés à la terre, provenant des distributions d’électricité, par E. B. Wedmore. D'après Journal of Inst, of El. Eng., t. XXXI, p. 676-610, n° de mars 190a.
- L’intérêt de ce sujet tient à la nécessité de protéger les observatoires contre les effets ma- (*)
- (*) En Angleterre, cette proportion est de 5o p. 100. La chute maxima de voltage est de 3 volts sur toute la longueur du fil neutre, et de 1 volt s’il y a des arcs. L’avantage du neutre à la terre consiste en ce que les défauts qui se présentent dans les installations, surtout
- p.222 - vue 223/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REYUE D’ÉLECTRICITÉ
- 223
- gnétiques des courants cle terre et d’éviter, en général, les inconvénients de ces courants.
- L’auteur considère d’abord les courants de retour des tramways et envisage la question au point de vue magnétique. 11 fait remarquer que l’effet magnétique en un point quelconque du sol n’est pas du seulement au courant dérivé en ce point, mais surtout au flux énorme d’électricité circulant entre les rails ; ces effets étant inversement proportionnels à la distance aux courants qui les produisent (*).
- Pour faciliter cette étude, l’auteur a recours à l’analogie entre les flux électriques et les flux magnétiques. D’après l’équation 4~Xflux de courant = force magnétomotrice, on peut cal-
- Fig. i.
- culer le courant qui enveloppe un circuit magnétique quand la force magnétomotrice ou, plus généralement, l’intégrale linéaire des forces magnétomotrices élémentaires est donnée.
- Si l’on admet que la terre présente une conductibilité uniforme et si les courants de retour aboutissent au départ et à l’arrivée à des points, il n’y a pas de composante verticale de la force magnétique due aux rails ; de même à une certaine distance, la composante horizontale due au fil aérien est négligeable.
- L’auteur considère un courant traversant un conducteur isolé AB, couché à la surface du sol, et une dérivation au sol issue de B et se terminant en A (fig. i). Le courant du conducteur ne donne lieu à aucune composante horizontale à la surface. L’auteur admet que, en chaque point, le courant est la résultante, en intensité et en direction, de deux courants distribués comme s’ils étaient seuls issus de chaque point ; en outre,
- sur le pôle négatif (osmose), ne peuvent subsister sans provoquer la fusion des plombs et nécessiter une réparation.
- f1) Si d’autre part, tout le courant circulait dans les rails, les effets magnétiques dus au lil aérien et aux rails s’équilibreraient pour des points situés à une certaine distance ; ce n’est pas le cas dans la réalité.
- il suppose que la distribution du champ magnétique autour de la verticale B est uniforme et circulaire, que l’intégrale linéaire de la force magnétique le long des cercles 2t. r est partout
- = 4~c. L’intensité du champ sera donc — en chaque point ; mais à la surface, autour de B, il sera y et il ne saurait, par raison de symétrie,
- y avoir de'composante verticale. La composante horizontale, en chaque point/? distant de rv
- respectivement de B et A, sera =—- (voir
- 1*\ 7*2
- fig. 1), et la composante verticale due au courant du conducteur, seral}—~j (cos ^ -J- cos 02) ([).
- La formule s’applique également à la propagation des courants de retour dans une couche mince à la surface du sol ; les composantes verticales dues au courant dérivé 11e sont pas modifiées (2).
- (‘) M. Parry, dans YElectrician, d’août 1900, a montré que, en admettant que la principale résistance au courant est au voisinage de la voie, que les rails sont uniformément à la terre, que le courant entier quitte la voie à une extrémité pour la rejoindre à l’autre, la loi de propagation du courant de dérivation suit une équation analogue à celle de Fourier pour la propagation de la chaleur dans un long conducteur chauffé à une extrémité.
- (2) M. le professeur Rucker a montré l'accord entre cette théorie et les expériences faites à Stockton, sur une ligne de 3,2 km, avec des postes d’observation situés sur une perpendiculaire à la ligne, à 600 et 1 coo m de dis-
- 8tatioiL
- tance. Dans les expériences de M. Edler, les postes se trouvaient jusqu’à près de 9 km de distance de la ligne. La figure 2 montre les positions relatives des 7 postes d’essais et de la voie. L’auteur a calculé les courants de perte au moyen des forces observées, en supposant l’effet horizontal équivalent à celui que produirait un cou-
- p.223 - vue 224/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — Nu 32.
- 224
- On peut donc connaître la distribution de la force magnétique dans le voisinage des rails, ainsi que la direction du flux de courant dans une couche superficielle du sol, mais pour en calculer l’intensité, il s’agit de savoir si le courant se propage dans une couche peu épaisse seulement de la surface du sol ou dans toute la masse de la terre
- rant dérivé dans le sol entre les points HH, et l’effet vertical dû à un courant uniforme dans le fil aérien entre YV. Les résultats sont consignés ci-dessous.
- POSTE PERTURBATION COURANT DE FUITE CALCULÉ
- obsex ’vée. d’après les perturbations.
- —— -— ^
- n° Y H D’après Y D’après H
- Ampères. Ampères.
- I 2 5,2 9,5 53 64
- ’À 10, 6 6,1 47 57 1 / 2
- 3 4,3 4,3 46 1/2 42
- 4 o,95 i,3 77 65
- 5 0, 24 o,44 113 59 1/2
- 6 I i,4 58 1 / 2 37
- 7 1,10 1 5 7 52 36 1 fi
- La direction des perturbations horizontales est indiquée sur la figure 2 ; dans le cas d’une couche de courant, ces forces seraient normales aux lignes de courant, c’est-à-dire à des cercles passant par les points HH, comme l’indique les lignes pointillées. La direction des lignes de courant ne serait pas grandement modifiée si la terre était un conducteur solide, comme le montrent les courbes établies par l'auteur dans cette hypothèse.
- (J) Dans le premier cas la densité de courant serait en raison inverse de la distance des lignes de courant, dans le second, en raison inverse du carré de cette distance. Dans la pose de la ligue de la « London United Tramway G0 » de 5 km environ, la chute de potentiel correspondait sur les rails à un courant de rt i5 ampères, et était de 0,2 volt par mille (1609 m), ce qui conduirait à une propagation superficielle.
- D'après M. E. Parry, il y a entre un rail et la masse de la terre une résistance apparente de 465 ohms environ par mètre carré, de sorte, que, si la différence de potentiel entre le rail et la terre est de 5 volts, la densité de courant serait d’environ x centième d’ampère par mètre carré et diminuerait rapidement à une certaine distance des rails. La résistance totale du circuit parcouru par le courant dérivé peut être connue ; si oix l’attribue entièrement à la résistance offerte par la terre, on fera plutôt une erreur par excès.
- L’auteur a chei’ché à établir les dimensions du circuit dérivé, et en a déduit aisément la résistance spécifique ; elle se tient toujours au voisinage de 70 ohms par mètre carré et par mètre.
- On peut appliquer la connaissance de cette résistance spécifique à la détermination du courant qui traverse un
- On pourrait croire que la présence de tuyaux métalliques augmente la conductivité du sol au voisinage de la surface à tel point que les courants de retour seraient confinés dans cette région, elle pourrait dépendre aussi des conditions atmosphériques; de plus, l’auteur a recherché l’existence de forces électromotrices de polarisation, sans avoir pu arriver à une certitude au sujet de ces phénomènes.
- Des observations récentes ont montré que l'on a exagéré beaucoup les dégâts causés p'ar l’élec-trolyse et qui paraissent plutôt imputables au tribut que la nature prélève sur toutes les canalisations enfouies dans le sol. Les oxydes produits par l’électrolyse tendent, du reste, à réduire notablement le courant électrolytique (1).
- La notion, bien prouvée actuellement, qu’il y a une résistance pratiquement constante entre les rails et la masse du sol simplifie l’examen de bien des problèmes, entre autres, celui de la réunion des conduites d’eau aux rails d’un tramway (2).
- tuyau de diamètre connu, connaissant la différence de potentiel entre le tuyau et la terre. Si est le rayon extérieur du tube, r2, le rayon d’un cylindre concentrique, plus grand que r1? K la résistance spécifique de la terre, prise ici égale à 1 o5o ohms-cm, la résistance apparente par centimètre carré de surface du sol est
- R = 2,3 X Kr1 (log r3 — log /q)
- Si l’on admet, avec l’auteur, que la résistance totale sera pratiquement équivalente à celle qui serait atteinte pour un l’ayon y, — 1 000 cm, sans épanouissement des lignes de courant, la formule devient
- R 2 5oo i\ (3 — log 7q)
- et il est aisé devoir que plus le tube est petit, plus sera faible la résistance par centimètre carré de sa surface.
- Dans l’évaluation de Iv, on a trouvé que le cinquième de la résistance est obtenu dans les 3 premiers mètres du sol, et la moitié dans les 3o premiers mètres. Cette valeur n’est donc pas modifiée par la considération de la pénétration du courant à quelques centaines de mètres.
- f1) La formule indiquée plus haut peut être intéressante dans le cas d’une distribution à trois fils avec neutre à la terre ; on en déduit que, dans certaines limites, la densité de courant de fuite est inversement proportionnelle au rayon du conducteur. La densité de courant constitue une mesure de la variation de la chute de potentiel à travers l’enveloppe du conducteur. Ainsi pour un conducteur isolé, on peut augmenter à volonté la résistance à la rupture diélectrique si on diminue suffisamment la section du fil.
- (2) On a en vue par cette liaison, à la fois, de diminuer
- p.224 - vue 225/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 220
- Selon l’orateur, si on peut disposer, à la fois, de la pose des rails et des conduites, on fera bien d’employer des conduites en fonte, d’introduire une résistance à chaque joint et une résistance superficielle générale sur la conduite, afin d’éviter toute connexion avec les rails (x).
- la surface de départ du courant sur le tuyau et d’en réduire la densité. Si le rail n’est pas relié aux conduites, son potentiel sera tel que la somme des résistances aux courants d’arrivée et de départ sur les tuyaux, soit minima. Un point situé vers le milieu du rail sera au potentiel zéro, l’extrémité la plus éloignée sera et celle de la station sera —. Le courant de terre sera aussi minimum. Si on connecte, l’extrémité -)- du rail à la conduite, la surface de départ du courant sera considérablement augmentée sur la conduite, mais la surface du rail — par rapport à la terre, sera accrue aussi, ainsi que le courant de fuite ; si on connecte l’extrémité — du. rail aux tuyaux, l’ensemble du rail sera positif par rapport à la terre, le courant quittant la surface des conduites étant minimum. Si on considère la conduite comme une extension des rails, la meilleure protection s’obtiendra quand on y reliera le point au potentiel zéro. On augmente de cette façon le courant transporté par les conduites d’où un danger à l’endroit où la conduite présente un joint défectueux.
- (') Discussion. — M. Glazebrook a employé les mêmes formules que M. Wedmore pour établir les perturbations magnétiques produites par les lignes de tramways. Il montre la concordance entre les forces observées et calculées ; cette concordance est toutefois moins satisfaisante pour les perturbations horizontales.
- M. Parry rappelle qu’il a traité le sujet en se basant sur l’évidente analogie entre la fuite de courant produite entre deux points à des potentiels différents d’un rail, et la perte de chaleur sur une barre chauffée à un point et refroidie à un autre, dans un milieu peu conducteur. Ce qui a frappé l’orateur dans ses observations, c’est le caractère exponentiel de la fuite le long du rail, l’indépendance entre ces fuites et les conditions atmosphériques, le peu d’influence sur ces fuites delà présence de conduites métalliques non reliées aux rails.
- L’orateur, tout en reconnaissant que la distribution du courant dans la terre ne saurait être rigoureusement uniforme, estime que l’on peut supposer que la terre peut être traitée comme un conducteur solide et homogène dans tous les problèmes pratiques.
- M. Trotter craint que dans les expériences précitées on n’ait pas suffisamment tenu compte des courants telluriques permanents, bien connus des télégraphistes. En ce qui concerne la distribution du potentiel dans le sol, M. Trotter a fait quelques expériences avec le concours de M. Wedmore sur la distribution obtenue sur des feuilles d’étain.
- (Le journal donne les résultats obtenus, en 5 figures, que nous ne reproduisons pas à cause de leur intérêt purement théorique).
- D’après les expériences de M. Wcilker, la terre ne serait plus, à la surface, conductrice à partir de i.ao m
- SECTION" LOCALE DE DUBLIN
- Séance du i4 novembre 1901.
- Compte rendu de la visite de l’Institution en Allemagne en juin 1901, par P.-S. Sheardown.
- D’après Journal of institut, of. El. Eng., t. XXXI, p. 611-629, numéro de mars 1902.
- Nous extrayons de ce rapport les remarques les plus intéressantes sur l’industrie électrique
- à i,5o m de la surface; et, dans ces limites, les télégraphistes estiment la résistivité à 1,4.io6 ohms-cm environ. On trouve des couches assez conductrices à une centaine de mètres environ de la surface du sol. L’orateur croit également qu’on exagère les elfets électrolytiques des courants de retour. L’humidité ne pénètre, en cas de pluie, qu’à une faible profondeur et l’oxydation tend après un certain séjour des conduites, à limiter tout effet d’électrolyse, les corrosions dues aux sels répandus dans le sol semblent être bien plus sérieuses que du fait de l électrolyse. (Des expériences faites en Amérique, ont montré que, dans quelques mois, le courant de départ sur des plaques métalliques reliées aux rails diminue dans la proportion de 20 à 1).
- M. Wallcer attribue les perturbations qu’il a pu observer, même dans un téléphone, à une distance de 9 km d’une voie de 3 km de long, à la disposition dissymétrique du fil aérien et des rails même quand ces derniers conduisent tout le courant de retour.
- M. Sayers 11’est pas partisan de relier les rails aux conduites métalliques quand ces dernières ne sont pas posées sous le contrôle des ingénieurs du tramway. Mais il a eu lui-même à poser des feeders le long d’une voie ; ces feeders étaient placés dans des tuyaux en fonte dont il était impossible d’éviter ça et là un contact avec les rails ; aussi prit-on le parti de relier franchement les tuyaux aux rails, en les reliant entre eux aux points de jonction par un fil de cuivre ; l’enveloppe de plomb des câbles formait d’ailleurs un conducteur continu, grâce aux joints soudés. Les tuyaux étaient reliés au pôle — de la station.
- MM. Adams et Mordey insistent tous deux sur la distinction à établir entre les courants telluriques et les courants de fuite de distribution.
- M. Mordey rappelle les observations qu’il a pu faire sur des lignes télégraphiques avant qu’il n’existât aucune ligne de lumière ou de tramway. Sur une ligne télégraphique de 110 1cm il a trouvé une chute de potentiel moyenne de 1,23 volt par kilomètre, il se souvient même d’avoir fait marcher un petit moteur électrique au moyen de ces courants telluriques.
- M. Mordey estime que les quelques cas d’électrolyse qui se présentent peuvent être attribués surtout aux courants telluriques.
- Dans sa réplique, M. Wedmore croit, au contraire, que l’existence des forts courants dérivés ne peut être niée. Ses expériences sur le « London United Tramway » indiquaient l’existence de fluctuations et de changement de sens du courant pendant la journée ; à l’arrêt des tramways, ces variations disparaissaient et le courant
- p.225 - vue 226/746
-
-
-
- 2.26
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 32
- en Allemagne, en complétant celles que nous avons déjà données dans l’analyse des rapports des commissions de l’Institution sur sa visite en Allemagne.
- L’uuteur de ce compte rendu rappelle la visite aux tramways de Hanovre qui comprennent plus de 700 voitures, dont quelques-unes à impériale. La distribution est à fil aérien hors ville et les voitures sont munies de l’archet Siemens; a l’intérieur, les moteurs sont alimentés par des accumulateurs chargés en cours de route.
- A Berlin, l’Institution visita les six stations centrales de distribution qui appartiennent toutes à la même Compagnie (1).
- tombait à i /6 de sa valeur pendant la journée. Au sujet de la distinction établie par M. Trotter entre les mesures de courant et les mesures de potentiel, l’orateur fait remarquer que; si l’on prend la différence de potentiel entre un point et une plaque de terre, et que l’on répète cette mesure en un autre point très éloigné du premier, la différence algébrique des deux lectures peut servir à évaluer le courant qui circule entre ces deux points ; toute autre mesure des potentiels, dans ce but, ne lui semble pas exacte. P.-L. C.
- (l) Dans la station de Schiffbauerdamm, il y a 3 moteurs verticaux de i ooo chevaux couplés chacun à i dynamos du type à induit à anneau extérieur dont les barres forment collecteur à la périphérie. L’auteur remarque que ce type est inconnu en Angleterre. Chaque dynamo peut-débiter 2600 ampères à 140 volts, alimentant la distribution à 3 fils. Il y a, en outre, deux alternateurs triphasés de 2000 chevaux, à 3 000 volts, dont le courant est transformé entièrement en courant continu à la station de Markrafenstrasse, où l’emplacement faisait défaut.
- A la station de fa Luisenstrasse, il y a trois groupes générateurs du type le plus récent et comprenant chacun un moteur Sulzer vertical à triple expansion, accouplé à deux dynamos de 1 000 chevaux à 280 volts. Le kilowatt y est produit, dit-on, avec une dépense de 65o à 700 gr de charbon.
- La station de Moabit est munie de 3 groupes^ les moteurs horizontaux sont à triple expansion, avec quatre cylindres disposés sur deux lignes en tandem ; un alternateur triphasé de 6000 volts est accouplé aux moteurs entre les deux lignes de cylindres. Avec le quatrième groupe en construction, la station aura une puissance de 36 000 chevaux.
- La sous-station à commutatrices de la Kônigin Augusta Strasse est intéressante par le réglage de la tension dans ces appareils, suivant une méthode due à M. Dobro-wolski : la machine est pourvue de deux induits sur le même arbre, avec deux inducteurs séparés. Le courant triphasé est reçu dans le premier induit et le courant continu est produit par le second ; de sorte que la première machine fonctionne comme un survolteur où le voltage peut être modifié de 20 p. 100 en plus ou en moins au moyen de l’excitation. L’auteur estime ce système dispendieux, mais très satisfaisant.
- La visite à la maison Siemens fournit a hauteur l’occasion d’en faire un court historique et une description intéressante. Il décrit aussi les voitures employées au chemin de fer de Berlin-Zossen (') et mentionne de grands alternateurs de 13poo volts.
- Il relate ensuite la visite à la ligne d’essai de tramways à haute tension, que la maison Siemens a construite à Gross Lichterfelde :
- L’usine de câbles de l’A. E. G. a été visitée ensuite; l’auteur y remarque l’installation d’essai à 00 000 volts et la supériorité de l’isolation en « stabilité » sur celle en papier imprégné. La station d’Oberspree, avec sa puissance de 54ooo chevaux quand elle sera terminée, avivement intéressé les visiteurs, de même que les ateliers de l’A. E. G.
- La visite continue par le Chemin de fer aérien et souterrain de Berlin et par l’Ecole supérieure technique de Berlin. L’auteur y remarque une machine à vapeur â triple expansion à laquelle on ajouta un quatrième cylindre actionné par l’acide sulfureux volatilisé dans le condenseur de la première machine ; dans ce condenseur l’acide sulfureux joue le rôle de l’eau dans les condenseurs ordinaires. Quand il a traversé le cylindre de la machine, il va se condenser à nouveau dans un récipient entouré d’eau froide. La puissance delà machine se trouve augmentée de 3q,2 p. 100, et la consommation de vapeur est de 3,78 kg de vapeur par cheval-heure indiqué.
- A Francfort, l’Institution visite les ateliers de 1’ « Electricitaets Actien Gesellschaft » anciennement Lahmeyer et Cie; cette usine compte actuellement 1 100 ouvriers et 706 employés. Comme dans les autres grandes usines d’électricité déjà visitées, la plupart des machines sont actionnées séparément ou par groupes, par des moteurs électriques, généralement triphasés, mais à courant continu quand on a besoin de vitesses variables. •
- À Wiesbaden, l’Institution put visiter une station très intéressante, combinée en vue de la traction et de la lumière, pour laquelle on utilise les courants triphasés. Un alternateur triphasé, de 2 400 volts, une dynamo de 5oo volts, et une
- (1) Une description complète de cette ligne a été donnée dans L'Eclairage Electrique, t. XXXI, p. 7-93 ; 5, 19 et a5 avril 1902.
- p.226 - vue 227/746
-
-
-
- 9 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 227
- excitatrice sont toutes trois actionnées par une machine Corliss horizontale et montées sur le même arbre. La machine est assez forte pour actionner seulement l’une clés premières dynamos à pleine charge, les groupes les plus puissants comprenant une machine de 900 à 1200 chevaux accouplée à un alternateur triphasé de 800 kilowatts et à une machine à courant continu de même puissance; de cette façon, dit-on, les machines peuvent être plus aisément maintenues à pleine charge dans un service combiné de traction et de lumière.
- L’auteur termine en constatant la tendance des grandes usines à déplacer les machines-outils, à l’intérieur des ateliers, et à laisser fixes les grandes pièces de machines; cette manière de faire est nécessitée par l’accroissement continuel des dimensions des machines et par la facilité de manipulation des machines-outils actionnées par un moteur électrique.
- SECTION LOCALE DE MANCHESTER Séance du 11 décembre 1901.
- Rupture d’arbres de machines directement accouplées, par J. Frith et H. Lamb. D’après Journal of Instit. of El. Eng. t. XXXI, p. 646 667, numéro de mars 1902.
- Dans cette communication, les auteurs ont en vue les ruptures d’arbres provenant d’oscillations libres des masses qui y sont fixées, en synchronisme avec les pulsations périodiques d’une force extérieure qui entraîne le système. Ils examinent, dans ce but, quelques problèmes sur les oscillations d’arbres pourvus de masses.
- Considérons d’abord un arbre encastré à une extrémité, libre à l’autre, soumis à un couple de torsion et abandonné ensuite à lui-même, il oscillera, suivant une harmonique simple, dont la période est
- M étant le moment d’inertie de la masse, m0 le couple de torsion nécessaire pour tordre l’arbre de l’unité d’angle.
- Si l’arbre est porté par des paliers, avec des masses fixées à ses deux extrémités supposées libres, et si l’on applique un couple de torsion, en sens contraires, à chaque masse, le système abandonné à lui-même oscillera avec une pé-
- riode.
- T = ‘IT,
- I
- m,m2 \ MI +-M2 / ’
- M, M2 étant les moments d’inertie des deux masses.
- Si un couple périodique extérieur, de même période que celui des oscillations précédentes est appliqué à l’arbre dans ces conditions, les amplitudes des oscillations croîtront jusqu’à la rupture.
- S’il y a trois masses fixées sur l’arbre à certains intervalles de sa longueur, quel que soit le sens du couple de torsion primitivement appliqué à chaque masse, on démontre qu’il ne peut y avoir que deux modes d’oscillation du svstème avec des périodes
- où nf, n\ sont les racines d’une équation du quatrième degré en n. Si M4, M2, M3 sont les moments d inertie des trois masses, on démontre que les deux périodes ci-dessus sont, en grandeur, extérieures aux périodes des oscillations que prendraient séparément les deux masses JV'É, M2 et les masses M,, Mg si elles étaient seules sur l’arbre. Si un couple périodique agit sur une partie quelconque du système et se trouve en synchronisme avec les oscillations libres précédentes, ces oscillations croîtront de nouveau en amplitude jusqu’à la rupture. Dans tous les cas de la pratique, néanmoins, les oscillations libres ne sont pas entretenues par une action extérieure et s’amortissent rapidement par le fait des frottements.
- Il est hors de doute que, dans une dynamo, avec volant, accouplée directement aux pièces d’un moteur animées du mouvement alternatif, des oscillations de ce genre se produisent. On pourrait croire que la durée de ces oscillations, par suite de la grande rigidité de l’arbre, est d’un ordre très inférieur à celle du mouvement alternatif du moteur, et que par suite il ne saurait être question de synchronisme. Mais les auteurs, en appliquant le calcul au cas d’un moteur accouplé à deux armatures en tandem, ont trouvé des oscillations de période très voisines des alternativité's du moteur. Des calculs de ce genre ne doivent, toutefois, être considérés que comme une indication : le moment d’inertie d’une surface varie, en effet, avec la quatrième puissance des dimensions linéaires, ce qui
- p.227 - vue 228/746
-
-
-
- 228
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.— N° 32.
- expose à des erreurs notableSj s’il y a une incertitude dans les mesures (*).
- On peut démontrer que, pour les machines a deux manivelles, à 90°, ou à 3 manivelles à 1200, on peut substituer h l’inertie de ces pièces, pour le calcul, une masse de révolution équivalente à laquelle on ajoutera le moment d’inertie équivalent de la bielle dû h son déplacement transversal. En appliquant ce moment dans les plans de symétrie des machines, le calcul donnera une idée de l’ordre de grandeur des oscillations libres de l’arbre. Dans les groupements consti-
- (') Les auteurs font remarquer néanmoins qu’on peut déterminer très exactement le moment d’inertie par l’expérience. Si l’on suspend une armature verticalement au moyen d’un bifilaire de longueur /, d’écartement 2«, le poids de l’armature étant W, et la période d’oscillation du système T, le rayon de giration k est donné par :
- k2 =----— . • • . Une autre méthode consiste à placer
- 4tJ l 1
- les extrémités de l’arbre sur 2 rails, et à fixer à la masse un poids additionnel connu de façon à déplacer le centre de gravité en dehors de l’axe de l'armature; le système oscillera comme un pendule composé. Enfin, on peut supporter l’armature suivant un axe de suspension parallèle à l’axe du système, le rayon de giration sera alors T2
- donné2 par k — -----t- . hg— h'1, h étant la distance des
- 4tc2
- 2 axes.
- Quant aux moments d’inertie des pièces du moteur, on peut les calculer simplement. Pour les machines à une manivelle, si r désigne la longueur de la manivelle, 0 l'angle quelle fait à chaque instant avec l’axe du piston, W le poids des pièces animées du mouvement de va-et-vient, le moment d’inertie de ces pièces est, en négligeant l’obliquité de la bielle
- M
- W
- r- sin 0 =: W
- W
- —T (1
- COS 20)
- W
- il
- et varie entre o et —— r2, la valeur moyenne étant
- S 8
- Pour 2 manivelles à i8o°, avec des poids Wj et \V
- est M =z A- (1 — cos 0) (W, W,) et varie entre o
- 2g 7
- ,.2 rï
- et — (W1 -(- Wg), la valeur moyenne étant--------- (Wj
- S 2»
- + W,).
- /•2 r
- Pour 2 manivelles, à 90°, M : : -— I (Wj -(- W,)
- — cos 20 (Wj — W2)
- et si Wj W2. M = r2
- qui est constant pendant la révolution.
- Pour 3 bielles à 120°, ayant le même poids W, le moment d’inertie est constant et égal à
- a, 3 W ,
- M =------------r2
- tués avec une seule dynamo par moteur, l’inertie de ce dernier sera relativement faible de sorte que les oscillations libres seront de période trop courte pour entrer en synchronisme avec les pulsations de la machine. Au contraire dans les machines accouplées à deux dynamos en tandem ou de chaque côté de la manivelle, l’inertie du moteur est plus grande que celle de la dynamo et l’arbre est, en général, plus long, de sorte que les oscillations libres ont des périodes de durée assez longues pour entrer en synchronisme.
- Le couple de torsion dû à l’entraînement du moteur ne modifie pas la période des oscillations, il ne peut que déplacer le plan d’oscillation. D’autre part, les frottements du piston, des tiroirs et des paliers, tendent à allonger la durée des oscillations.
- Il est aisé de voir que le couple de torsion due à la pression de la vapeur sur le piston peut se décomposer en deux autres, dont l’un est le couple moyen, correspondant à la charge constante de la machine, et l’autre, un couple alternatif, qui dans une machine à deux manivelles, à 1800, aura deux périodes par tour. Pour deux manivelles, à 90°, et un moteur à double action, il y aura quatre périodes par tour; pour 3 manivelles h 1200, à double action, on a 6 périodes; c’est le cas des moteurs Willans.
- Les auteurs indiquent la manière de calculer les amplitudes des oscillations forcées, dans le cas de 3 masses calées sur un arbre; la méthode s’applique, du reste aisément à tous les dispositifs de moteurs et de dynamos. Ces calculs suffiront pour indiquer si l’amplitude des oscillations forcées est de l’ordre de grandeur de celle des oscillations libres et, dans ce cas, il faudra modifier la rigidité de l’arbre de façon à réduire les oscillations forcées. Ces oscillations produisant d’ailleurs des changements de sens dans les efforts auxquels sont soumis les matériaux, la charge de rupture en est beaucoup diminuée, et il sera de toute nécessité d’augmenter le coefficient de sécurité. Le synchronisme des oscillations est surtout h redouter dans les machines à grande vitesse, et dans les moteurs actionnant deux dynamos, comme aussi, dans le cas d’une seule dynamo avec volant intermédiaire sur un arbre séparé.
- P.-L. Charpentier.
- Le Gérant : C NAUD.
- p.228 - vue 229/746
-
-
-
- Tome XXXII.
- Samedi 16 août 1902.
- 9» Année. — N° 33.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- jjlBUO'ïrô^'
- / +VL
- '£5
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. —' A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin. ,
- CONCOURS D’ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- DE LA MARINE NATIONALE (1901-1902)
- i
- Une brochure qui vient d’être publiée (*) nous donne le résultat d’essais importants que la Marine française a entrepris sur les accumulateurs électriques destinés aux bateaux sous-marins.
- Conditions du concours. — Pour les essais d’endurance, qui sont seuls mentionnés ici, les éléments étaient groupés en tension ; après une première charge de quatre heures au régime de 33o ampères, la première décharge a été effectuée à une intensité de 660 ampères. Toutes les décharges suivantes ont eu lieu à ce même régime, et chacune d’elles était arrêtée lorsqu’un élément quelconque avait atteint la différence de potentiel, i,65 volt à ses bornes. Toutes les charges se faisaient à l’intensité de 33o ampères et étaient réglées de manière à restituer aux éléments une quantité d’électricité supérieure de 00 p. 100 à celle fournie pendant la décharge précédente.
- Toutes les mesures étaient déterminées par les soins du Laboratoire central d’électricité. Les éléments subissaient 2 décharges et 2 charges par jour; la première, celle du matin, avait lieu après isolement depuis la veille au soir. Le lundi matin, la décharge était effectuée après une période d’isolement plus longue encore puisque le dimanche était jour de repos.
- Les éléments devaient satisfaire à des conditions maxima de poids et d’encombrement. Pour le poids, chaque élément complet ne devait pas dépasser 220 kg. Dans les conditions ci-dessus spécifiées, le nombre de décharges et charges devait atteindre 100.
- (') Résumé des essais d’endurance. Imprimerie de Vaugirard, 132, rue de Yaugirard, Paris.
- p.229 - vue 230/746
-
-
-
- 23o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- Lorsqu’un élément tombait à i,65 volt en moins d’une demi-heure, il était retiré définitivement du circuit et démonté en présence du constructeur et d’un représentant du service de la surveillance de la Marine.
- Classification des accumulateurs ayant pris part au concours. — Treize constructeurs ont répondu à l’appel du Ministère de la Marine. Quelques-uns ayant présenté deux éléments distincts, différant soit par le procédé de fabrication, soit par le montage, le nombre total d’éléments s’est élevé à 21. Le tableau donne d’ailleurs, avec la nomenclature des accumulateurs présentés, les types des plaques de chacun d’eux.
- Tableau I.
- DÉSIGNATION de l’élément CONSTRUCTEUR TYPE DES PLAQUES
- Positives Négatives
- A Union. genre Planté. à oxyde rapporté.
- B Union. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- C Chapuy. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- D Fulmen-Blot. genre Planté. à oxyde rapporté.
- E Trav. élect. des Métaux. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- F Trav. élect. des Métaux. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- G Tudor. genre Planté. à oxyde rapporté.
- H Phénix. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- I Phénix. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- J Excelsior. genre Planté. à oxyde rapporté.
- K Société Générle élect. de INancy. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- L Invicta. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté’
- M Fulmen d’Arsonval. genre Planté. à oxyde rapporté.
- N Blot. genre Planté. à oxyde rapporté.
- O Blot. genre Planté. genre Planté.
- P Geoffroy et Delore. genre Planté. à oxyde rapporté.
- Q Julien. genre Planté. à oxyde rapporté.
- R Julien. genre Planté. à oxyde rapporté.
- S Heinz. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- T Max. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- U Max. à oxyde rapporté. à oxyde rapporté.
- Comme l’indique ce tableau, onze éléments ont leurs deux électrodes à oxyde rapporté, un seul a ses deux électrodes g’enre Planté et neuf autres sont du type mixte : positives Planté et négatives à oxyde rapporté.
- Résultats des essais cl'endurance. — La première décharge officielle, effectuée le 10 octobre 1901 dure une heure quatre minutes et est arrêtée par l’élément H (Phénix). Le tableau II montre le rang des différents éléments à la fin de cette décharge.
- Après 16 décharges, l’élément R (Puissance et Lumière) est éliminé ; il n’a pu donner que seize minutes de décharge. Le démontage montre que l’élément a un franc court-circuit à la partie inférieure des plaques.
- A la 18e décharge, l’élément H (Phénix), qui ne débite que pendant vingt-deux minutes, est mis hors circuit. Sa chute serait due, d’après le constructeur, à un manque de formation (1).
- L’élément K (Société électrique de Nancy), ne donnant que vingt-sept minutes à la
- P) Cependant, après reformation, l’élément, remis en essai à titre officieux ne fonctionna pas mieux et dut être définitivement éliminé. •
- p.230 - vue 231/746
-
-
-
- 16 Août 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 23 I
- 20e décharge, est à son tour éliminé. La cause en est attribuée à un montage absolument défectueux.
- Après 34 décharges, c’est l’élément Q (Puissance et Lumière) qui est retiré du circuit pour avoir arrêté la décharge après vingt-cinq minutes. On reconnaît, au démontage que cet élément présente uiLeourt-circuit absolument semblable à celui de l’élément R de la même Société.
- A la 35e décharge, l’élément P (Oméga) qui ne donne que vingt-neuf minutes trente secondes est éliminé. Son démontage, qui est très pénible, montre des défectuosités de montage et quelques dérivations. D’après le constructeur il y aurai! eu une mauvaise formation.
- Le tableau II indique quelle est, à la 5oe décharge, la place occupée par les différents concurrents.
- Tableau IL
- RANG occupé par les concurrents à la i16 décharge. RANG occupé par les concurrents à la 5o° décharge. RANG occupé par les concurrents à la joo6 décharge. RANG occupé par les concurrents à la i5oe décharge. RANG occupé par les concurrents à la 200e décharge. RANG occupé par les concurrents à la 25 ie décharge.
- 1. F. Trav. élec. d. mét. 1. M. Fui. d’Àrsonval. 1. M. Fui. d’Àrsonval. 1. S. Heinz. 1. S. Heinz. 1. S. Heinz.
- 2. E. Id. 2. F. Trav. élec. d. mét. 2. F. Trav. élec. d. Mét. 2. B. Union. 2. F. Trav. élec. 2. B. FTnion.
- 3. D. Fulmen-Blot. 3. II. Fulmen-Blot. 3. B. Union. 3. M. Fui. d’Ar- d. met. 3' F. Trav. élec.
- 4. M. Fui. d’Àrsonval. 4. B. Union. 4. D. Fulmen-Blot. son val. 3. B. Union. d. mét.
- 5. B. Union. 5. E. Trav. élec. d. mét. 5. E. Trav. élec. d. Mét. 4. E. Trav. élec. 4. M. Fui. d’Ar- 4. U. Max.
- 6. G. Tudor. 6. S. Heinz. t>. S. Heinz. d. mét. sonval. 5. M. FP’ul. d’Ar-
- 7. R. Puis, et Lum. 7. À. Union. 7. U. Max. 5. F. Trav. élec. 5. E. Trav. élec. sonval.
- 8. A. Union. 8. G. Tudor. 8. N. Blot. d. mét. d. mét.
- 9. L. Invicta. 9. U. Max. 9. A. Union. 6. D. Fulmen- 6. U. Max.
- 10. U. Max-Ruffy. 11. S. Heinz. 12. J. Excelsior. 13. I. Phénix. 14. G. Chapuy. 1 f>. Q. Puis, et Lum. 16. N. Blot. 17. T. Max. 18. 0. Blot. 19. K. Elect. de Nancy. 20. P. Oméga. 21. H. Phénix. 10. N. Blot. 11. G. Chapuy. [2. J. Excelsior. 13. I. Phénix. 14. L. Invicta. 15. 0. Blot. 16. T. Max. 10. 0. Blot. 11. 1. Phénix. 12. G. Tudor. 13. G. Chapuy. Blot. 7. U. Max. 8. N. Blot. 9. 0. Blot. 10. J. Phénix. 11. À. Union. 7. N. Blot.
- La 68e décharge ne dure que quinze minutes et est limitée par l’élément L (Invicta) qui est mis hors circuit. Cet élément présente de multiples dérivations causées par la chute de la matière active et par un intervalle insuffisant (2 cm) laissé entre l’extrémité inférieure des plaques et le fond du bac (L.
- A la décharge suivante (69e) l’élément T (Max) arrête la décharge après dix-sept minutes et est éliminé. On constate au démontage que cet appareil a péri par sidte de dérivations résultant de la métallisation de l’amiante servant à isoler les électrodes.
- Après 92 décharges, Taccimnilateur J (Excelsior) qui ne fait que vingt-cinq minutes, est à son tour éliminé. Cet appareil présente un court-circuit à l’extrémité supérieure des plaques (2).
- (9 Cet élément, soigneusement lavé et remonté, a pu fonctionner à titre officieux jusqu’à la i55° décharge, A ce moment, il a été redémonté et reconnu inapte au service.
- (2) Débarrassé de ce court-circuit et désulfaté, cet élément a pu se maintenir officieusement jusqu’à la fin du concours.
- p.231 - vue 232/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33:
- 232
- i I ! i
- G Eliminé 11S
- 1 /// :
- E>T Eliminé 69
- LElimme 68
- y P Eliminé 35
- i ! /; /
- t____
- S / ^
- ud 3p jjtct
- Treize éléments restent encore en présence à la 100e décharge ; le rang de chacun de ceux-ci est donné par le tableau II.
- La durée de la 104e décharge est de vingt-cinq minutes seulement, par suite de la chute de raccumulateur C (Chapuy).qui est éliminé. Le démontage de cet appareil est très ^difficile ; il montre que la matière positive se désagrège malgré la présence d’une gaine isolante en porcelaine protégeant celle-ci.
- L’accumulateur G (Tudor) est retiré après la n 5e décharge où il ne donne que dix-huit minutes. Cet élément possède une multitude de dérivations causées par la métallisation de l’amiante dont les feuilles épais-ses disposées entre les plaques-^ positives et négatives servent d’uniques séparateurs (1).
- Il reste encore onze concurrents à la i5oe décharge dont le classement est donné par le tableau IL
- La Marine, jugeant ce nombre trop élevé, décide de prolonger le concours jusqu’à élimination d’un nombre suffisant d’éléments.
- L’accumulateur A (Union) est retiré du circuit à la i5c)e décharge où il ne dorme que treize minutes. Les négatives de cet élément sont complètement sulfatées ; on remarque de plus la présence d’une grande quantité de mousses provenant de ces plaques.
- (*) Remis en essai, à titre officieux, après lavage, l’élément a du être retiré à nouveau, la métallisation de l’amiante ne tardant pas à se reproduire.
- p.232 - vue 233/746
-
-
-
- 16 Août 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- a33
- L’accumulateur D (Blot-Fulmen) est éliminé à la 182e décharge qu’il arrête après vingt-deux minutes. A la visite de cet élément, on constate la présence de dérivations occasionnées par des mousses.
- A la 194e décharge, l’élément O (Blot) ne donne que vingt-quatre minutes trente secondes de décharge et est mis hors circuit. Comme le précédent, cet appareil possède des dérivations occasionnées par des mousses ; de plus, ses négatives sont très fortement sulfatées.
- L’accumulateur I (Phénix) ne fait que vingt-sept minutes trente secondes à la 196e décharge ; il est retiré du circuit. Au démontage, on le trouve en bon état apparent et on attribue sa chute au peu d’adhérence de la matière positive autour du conducteur (1).
- A la 200e décharge, 7 éléments restent encore en présence ; le tableau II indique le rang de ceux-ci.
- La 228e décharge est limitée en vmg-cinq minutes par l’élément E (Métaux) par suite de dérivations et de sulfatation des négatives de celui-ci.
- L’accumulateur N (Blot) est éliminé à la 229e décharge qui ne dure que vingt-cinq minutes. Cet élément démonté présente de nombreuses mousses provenant des négatives.
- La 2a ie et dernière décharge est effectuée le 17 mars 1902. A la fin de cette décharge, voici quelle est la position des cinq éléments qui restent :
- 1. S. (Heinz).............terminé à i,860 volt.
- 2. B. (Union).................... — 1,790 »
- 3. F. (Trav. élect. des métaux) . — 1,772 »
- 4. U. (Max).................... — 1,714 »
- 5. M. (Fulmen d’Arsonval) ... —- i,65o »
- De ces cinq éléments, seuls M et U accusent une baisse de capacité très sensible et limitent à tour de rôle.
- Il est intéressant de remarquer que sur ces cinq accumulateurs, quatre ont leurs deux électrodes du type à oxyde rapporté et un seul (M) possède des positives genre Planté.
- On trouvera dans la figure i les courbes résumant ces essais d’endurance. Ces courbes montrent la variation de la tension finale aux bornes de chaque élément, en fonction du nombre de décharges, les points étant relevés de io en io décharges.
- Les observations relatives aux différents éléments ainsi que le classement final ci-dessus ont été très fidèlement extraits de la brochure mentionnée. Cependant, le classement d’après la différence de potentiel finale à la 201° décharge ne nous paraît pas absolu, au point de vue des qualités d’endurance des cinq derniers éléments. Une indication très précieuse pourrait être donnée par l’état des plaques à la fin des essais ; malheureusement, il n’en est pas fait mention dans la brochure.
- Nous croyons savoir d’autre part que différentes autres.épreuves très intéressantes ont été entreprises par la Marine sur les accumulateurs de ce concours. Comme ces essais ne sont pas publiés et qu’ils sont indispensables pour se rendre compte des qualités relatives des cinq derniers éléments, nous nous abstiendrons ici de proclamer le ou les vainqueurs.
- f1) Après remontage, l’élément a subi une double inversion de polarités, ce qui a paru le remettre momentanément en état.
- p.233 - vue 234/746
-
-
-
- I/ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- -9.34
- Quant aux résultats annoncés pour l’endurance, nous les considérons comme très satisfaisants puisque différents types sont capables d’effectuer, sans la moindre opération d’entretien, plus de 25o décharges-charges à régimes très élevés. En adoptant le poids maximum imposé parla Marine, soit 22a kg pour l’élément complet, on trouve en effet pour les régimes : 3 ampères par kilogramme de poids total, ou près de 5 ampères par kilogramme d’électrodes, à la décharge ; et la moitié de ces valeurs à la charge.
- Ce qui est surtout remarquable, c’est l’aptitude aux décharges rapides des plaques à oxyde rapporté. Ce fait est nettement mis en évidence ici puisque sur 11 éléments à oxyde rapporté, 4 sont arrivés jusqu’au bout, tandis qu’il ne reste plus à la fin qu’un élément sur 9 à positives genre Planté. Nous estimons qu’il y a là un très réel progrès dans la fabrication des électrodes de ce genre.
- J. Reyval.
- LE COMPOUNDAGE ÉLECTROMÉCANIQUE
- DES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- PAR LE RÉGULATEUR J. L. ROUTIN
- DESCRIPTION DU SYSTÈME J. L. ROUTIN (Suite‘)
- E. Dispositions complémentaires. — 1. Disposition permettant de faire varier la vitesse du mécanisme de réglage. — Il peut être désirable dans certains cas particuliers de faire varier la vitesse de déplacement du vannage en la proportionnant à l’importance de la variation de charge.
- Ce résultat peut être obtenu par un dispositif du genre de celui représenté par la figure 14.
- Supposons, pour examiner un cas différent du précédent, que la manœuvre soit produite par un encliquetage mécanique mû par le moteur (au lieu d’un servo-moteur hydraulique, comme en figure 2).
- L représente le levier du moteur M (voir fig. 2); (Q, {3a, |33, trois butées successives de longueurs décroissantes constituées chacune par un tube métallique dans lequel peut glisser une tige sollicitée par un ressort; ce ressort s’oppose à l’enfoncement de la tige dans le tube et vient ainsi augmenter, momentanément, sous l’effet d’une pression Faction du contrepoids P; y>, une batterie de piles auxiliaires; R, le roehet communiquant l’un des mouvements (ouverture ou fermeture) à l’organe régulateur; b, la bielle actionnée par le moteur du groupe et entraînant dans son mouvement de va-et-vient le bras oscillante porteur du cliquet d. Ce cliquet peut être mis en action par l’électro-aimant e et est ramené à la position d’inaction par le ressort antagoniste f.
- La douille de rotation du bras oscillant porte un contact électrique en forme de portion de cylindre limité à deux génératrices, isolé de la masse, et relié à l’une des extrémités
- f1) Voir L’Eclairage Electrique du 9 août, p. 189.
- p.234 - vue 235/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 235
- de l’électro e; sur ce contact viennent appuyer successivement, dans le mouvement d’action ^indiqué par le sens de la flèche) du bras c, les trois balais g3, gî, gi, reliés respectivement aux butées jü2, jü3. Ce résultat est obtenu par un simple décalage des balais, comme le montre clairement le développement du contact cylindrique représenté à part. Les pôles de la batterie sont reliés l’iin au levier L2 et l’autre à la seconde extrémité du bobinage de e.
- On comprend immédiatement que le dispositif permet d’utiliser tout ou partie de la course active du bras, suivant que le levier est plus ou moins énergiquement pressé contre les butées.
- Position extrême
- pour la marche
- dans le sens
- de Ct
- Position extrême pour la marche dans le sens inverse de CL
- Fig. 14. — Dispositif spécial du régulateur J.-L. Routin permettant de faire varier la vitesse de déplacement
- de l’organe régulateur avec la variation de charge.
- On pourrait, par une disposition analogue, commander la mise en marche plus ou moins rapide d’un moteur électrique destiné à actionner le mécanisme de réglage. Il suffirait, dans ce cas, d’intercaler dans le circuit de la batterie auxiliaire trois électro-aimants mis en action successivement par (32, (33 et produisant, le premier la fermeture de l’interrupteur de mise en marche, le second et le troisième l’accélération de la vitesse du moteur par des moyens connus.
- 2. Transformateur de phase. — Nous avons vu que les connexions aux secondaires du transformateur N (fig. 2) devaient être faites de façon que toute augmentation du courant principal entraîne une chute de tension aux bornes de M.
- Dans ce but, et pour tenir compte des variations dans le déphasage du courant principal, on pourra être amené à faire usage d’un transformateur spécial permettant de faire varier les déphasages des forces électromotrices opposées par le compoundage. Cet appareil a été représenté schématiquement figure i5 dans l’hypothèse d’un générateur triphasé.
- Il est constitué en principe par un transformateur bipolaire à champ tournant. Le bobinage primaire, monté sur le noyau fixe G, est parcouru par le courant principal du générateur.
- Le bobinage secondaire est porté, comme le montre la figure par un noyau spécial B qu’on peut faire tourner autour du centre O. Les circuits secondaires sont, comme il est dit précédemment, intercalés entre les bornes de l’alternateur et celles du régulateur.
- Il est bon de noter que dans le cas d’un générateur triphasé, on peut, par de simples combinaisons des connexions des trois phases du transformateur de compoundage inversé N, obtenir six déphasages différents, ce qui pourra être satisfaisant en pratique.
- p.235 - vue 236/746
-
-
-
- 236
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N° 33.
- F. Variantes. — A titre d’exemples, nous indiquerons ci après un certain nombre de variantes.
- i. Régulateur proprement dit. — a. La disposition des figures 7 et 8 est évidemment applicable au cas du courant continu aux lieu et place du solénoïde S.
- L’inducteur oscillant JJ7 porterait lui-même deux bobinages comme le solénoïde S.
- b. — Une autre disposition également applicable au cas des courants continus consisterait à alimenter directement l’induit I L comme l’inducteur J J'. La cordelette cd devient alors inutile et il suffit de fixer I Y dans une position convenable.
- c. — Dans le cas des courants polyphasés, on pourrait encore munir le régulateur de deux inducteurs dont l’un serait alimenté par une dérivation prise aux bornes du générateur et l’autre par les secondaires des transformateurs de compoundage inversé ou encore directement par le courant principal de Ln L2 L3 ; les champs seraient disposés de façon à tourner dans le même sens, tout en opposant leurs actions individuelles.
- d. — On pourrait enfin faire réagir les variations du courant principal par interposition de dispositifs mécaniques commandant un rhéostat à résistance variable intercalé sur le parcours du circuit dérivé alimentant le régulateur. Mais il est facile de voir que cette solution est imparfaite.
- 2. Dispositifs de stoppage. — Pour obtenir l’arrêt du mécanisme dans la position convenable c’est-à-dire lorsque, après une variation de débit du générateur, la manœuvre subite et simultanée du rhéostat et du vannage aura effectué les corrections nécessaires dans l’excitation du générateur et dans l’alimentation du moteur, on peut employer deux moyens différents.
- a. — Commander par le mouvement du vannage un dispositif modifiant mécaniquement le couple antagoniste.
- b. — Commander par le mouvement du vannage un dispositif modifiant électriquement le couple électromagnétique.
- D’où deux solutions que nous examinerons successivement :
- Première solution. —A chaque valeur du courant correspond une valeur de la puissance nécessaire et une valeur particulière du couple électromagnétique développé au régulateur; à vide ce couple est maximum et il décroît avec la charge. Il suffira donc pour obtenir l’arrêt au moment voulu que le déplacement du vannage dans le sens de l’ouverture entraîne une diminution convenable du couple antagoniste du régulateur. Ce résultat peut s’obtenir, soit par l’emploi d’un ressort et d’une came appropriée, soit par tout autre combinaison équivalente; la figure 16 représente schématiquement l’une de ces dispositions.
- Lignes allant auréseau düMIis'ation
- Fig. i5. — Transformateur de phase du régulateur à champ tournant J.-L. Routin.
- p.236 - vue 237/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- '3 7
- L est le levier du régulateur; P, un contrepoids ; R, un ressort agissant dans le même sens; S, un levier intermédiaire tournant autour d’un point fixe px et portant un galet g constamment appuyé sur la came K par le ressort de rappel T fixé en p2. La came K est fixée sur la bielle b, en relation avec le mouvement du vannage.
- La figure 17 représente un dispositif équivalent dans lequel on a utilisé le principe d’Archimède. Comme précédemment, L et P désignent le levier du régulateur et le contrepoids ; C
- est une cuve annulaire contenant du mer-
- cure ; F, un flotteur également annulaire fixé à la tige de support du poids P. K, une coulisse entraînée par le vannage disposée de façon à élever ou à abaisser la cuve C.
- Alternateur triph•'
- Fig. 16 et 17. — Dispositifs de stoppage du régulateur électromécanique J.-L. Routin.
- Cette dernière disposition présente cet avantage qu’une erreur de tracé dans l’exécution de la coulisse peut être facilement corrigée par l’introduction de petits volumes compensateurs, tels que m, dans la cuve C.
- Deuxième solution. — Nous supposons dans ce cas que le couple antagoniste développé par le contrepoids P reste constant. Toute augmentation du courant débité par le générateur entraîne une diminution du couple électromagnétique.
- Pour le ramener à sa valeur normale et rappeler le régulateur à l’équilibre, on peut faire, ainsi que nous l’avons indiqué dans les figures 1 et 2, commander parle mouvement du vannage un rhéostat U intercalé sur le circuit qui alimente le régulateur; le déplacement du vannage dans le sens de l’ouverture devra tendre à relever le voltage aux bornes du régulateur et par conséquent diminuer la valeur des résistances intercalées.
- On pourrait encore, évidemment, obtenir le même effet en remplaçant les résistances par des selfs-inductions variables.
- On pourrait enfin employer le dispositif figuré en 18 qui consisterait à faire agir le mouvement du vannage Y sur les résistances S introduites dans les circuits du rotor équilibré t\ le déplacement de la vanne dans le sens de l’ouverture doit alors diminuer les résistances S de façon à compenser la chute de voltage aux bornes du régulateur.
- p.237 - vue 238/746
-
-
-
- 238
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- Remarque. — Pour certains cas particuliers, les deux solutions ci-dessus envisagées pourront être combinées ensemble.
- C ONSIDERATIONS GENERALES
- Les avantages pratiques que présente le système imaginé par M. J.-L. Routin apparaissent d’une manière très nette si l’on prend soin d’examiner de près le mécanisme de propagation et de transformation des perturbations qui peuvent affecter la marche d’un groupe élec-trogène.
- Lorsqu’on fait varier le nombre d’ampères débités par un générateur, tout en laissant l’excitation et l’admission constantes, la variation de tension aux bornes qu’on observe tient à deux causes distinctes qui sont :
- I. — La réaction d’induit du générateur électrique qui se manifeste instantanément.
- II. — La variation de vitesse du moteur due à la variation de charge du générateur ; ce second effet n’est pas instan tané mais bien d’autant plus long à se manifester que le moment d’inertie des pièces en mouvement est plus grand.
- Nous sommes donc amenés à distinguer dans le cas le plus général deux sortes de perturbations possibles dans le fonctionnement d’un groupe électrogène, «), les perturbations électriques, 6), les perturbations mécaniques.
- Il existe entre ces deux groupes des différences tout à fait caractéristiques.
- Les perturbations électriques peuvent être compensées intantanément, car la « constante de temps » des circuits inducteurs peut toujours être rendue assez petite pour être négligeable.
- Il n’y a donc dans ce cas aucun retard entre la cause régulatrice et l’effet.
- Fig. 18. — Dispositif de stoppage du régulateur életromécanique J.-L. Routin (variante).
- Les perturbations mécaniques, au contraire, ne sont jamais compensées instantanément. L’inertie des pièces en mouvement s’oppose, en effet, à toute variation brusque de vitesse. D’où retard entre la cause régulatrice et l’effet.
- Les perturbations électriques peuvent se manifester subitement par suite de la réaction d’induit sans aucune perturbation mécanique. Par contre, toute perturbation mécanique se complique immédiatement d’une perturbation électrique.
- Ces considérations nous amènent à conclure que dans l’étude du problème de la régularisation automatique des groupes électrogènes, on doit envisager avec beaucoup de soin la succession des phénomènes qui résultent d’une variation du débit du générateur. On devra, de plus, chercher à éviter autant que possible toutes perturbations mécaniques.
- Pour pouvoir pousser plus loin notre analyse, nous sommes obligés de particulariser;
- p.238 - vue 239/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- a3g
- nous examinerons successivement deux cas particulièrement intéressants : alternateur à forte réaction d’induit et alternateur à réaction négligeable.
- Supposons tout d'abord que nous ayons à régulariser un groupe comportant un générateur à courant alternatif à forte réaction d’induit.
- Lorsqu’on branchera sur le réseau de nouveaux récepteurs (lampes ou moteurs) il se produira tout d’abord une augmentation de courant et, simultanément, une chute de tension.
- La puissance fournie ne croîtra pas forcément, puisqu’elle est le produit de deux facteurs qui varient en sens inverse. Il pourra arriver qu’elle ne varie que d’une quantité négligeable.
- Iti ten si té
- £0
- Ixit en té
- Fig. 19. — Caractéristique à excitation constante et Fig. 20. — Caractéristique à excitation constante et courbe de puissance d’un alternateur de forte réaction. courbe de puissance d’un alternateur à faible réaction.
- Il est facile de se rendre compte de ce fait en jetant les yeux sur la figure 19 qui représente la caractéristique en charge, à excitation constante, d’un alternateur à forte réaction d’induit, ainsi que la courbe des puissances en fonction du débit.
- On voit donc que, dans ce cas particulier, tout se bornera à une perturbation électrique car la puissance demandée restant constante, le moteur continuera à tourner avec la même vitesse, quelle que soit d’ailleurs la masse du volant.
- Il est intéressant de remarquer que cette perturbation électrique tendrait à se compliquer d’une perturbation mécanique si l’on manœuvrait le rhéostat sans toucher en même temps au vannage ; c’est cependant la manœuvre imposée aux surveillants des stations centrales chargés du service du tableau.
- Dans le cas particulier qui nous occupe, l’intervention du surveillant aurait donc pour résultat direct d’amener une variation de la vitesse du groupe; cette variation sera d’autant plus lente à se produire que les masses en mouvement seront plus importantes, mais elle sera elle-même suivie d’une nouvelle variation de voltage.
- Passons maintenant au cas limite d’un générateur à réaction négligeable, c’est-à-dire fournissant une tension constante et indépendante de son débit.
- Lorsqu’on branchera sur le réseau de nouveaux récepteurs (lampes ou moteurs), il se produira comme précédemment une augmentation du courant, mais la tension restera constante. La puissance fournie croîtra alors forcément, et par suite, la vitesse du moteur se ralentira. Gomme précédemment cette diminution de vitesse engendrera elle-même une perturbation électrique.
- p.239 - vue 240/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 33.
- 2^0
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- La figure 20 représente dans ce cas la caractéristique en charge et la courbe des puissances.
- On voit donc que l’ordre de succession des perturbations peut être renversé suivant l’importance delà réaction d’induit du générateur.
- Avec un générateur à forte réaction d’induit, la perturbation électrique apparaît la première; c’est là une condition éminemment favorable qui permet d’éviter la complication de la perturbation mécanique.
- Pour obtenir le même résultat avec un générateur à réaction négligeable, on se trouve dans l’obligation d’employer le transformateur de compoundage inversé pour faire tomber le voltage aux bornes du régulateur dès que le débit augmente et sans attendre la diminution de vitesse qui tend aussitôt à se produire.
- Importance du compoundage inversé clans le régulateur automatique. — Le dispositif imaginé par l’inventeur permet donc d’assurer dans tous les cas le réglage à vitesse constante et voire même, ainsi que nous l’avons annoncé, à vitesse croissante avec la charge; on conçoit en effet facilement qu’il suffit, pour obtenir ce résultat à un degré déterminé, de régler en conséquence les résistances des rhéostats de stoppage.
- Nous rappelons pour mémoire que la théorie aussi bien que la pratique établissent l’impossibilité d’obtenir ce résultat avec les régulateurs centrifug-es.
- Les fonctions multiples de l’appareil automatique peuvent se résumer comme suit :
- L’augmentation lu courant, la diminution de voltage ou la diminution de la vitesse doivent commander la fermeture de l’admission et la diminution de l’excitation.
- Par contre, la diminution de courant, l’augmentation de voltage ou l’augmentation de la vitesse doivent commander la fermeture de l’admission et la diminution de l’excitation.
- Cette énumération indique clairement que la solution devait être demandée à un système différentiel opposant l’effet produit par le courant aux effets du voltage et de la vitesse.
- Cette méthode toute nouvelle a permis à l’inventeur d’obtenir une stabilité incomparablement supérieure à celle des anciens régulateurs. En effet, dans ces appareils la stabilité est achetée au prix d’une tolérance dans la variation de la vitesse, ce qui revient à un sacrifice obligatoire sur l’efficacité même de l’appareil (qui admet en général des variations de 5 à 10 p. 100).
- Dans le système J.-L. Routin, au contraire, la stabilité ne dépend que de l’effet, ajustable à volonté, du compoundage inversé; elle peut donc être rendue beaucoup plus grande que dans les anciens régulateurs sans qu’il soit nécessaire d’admettre une tolérance quelconque dans les variations de la vitesse ou du voltage aux bornes.
- Avantages spéciaux résultant du compoundage électro-mécanique des groupes électrogènes. — Il nous reste à faire une remarque très importante. D’après ce que nous avons dit plus haut, la régularité de fonctionnement d’un groupe électrogène gouverné par un régulateur Routin pourvu d’un servo-moteur à action rapide, est indépendante de l’importance de la réaction d’induit.
- C’est là un avantage des plus appréciables, puisqu’il permet d’employer des machines à forte réaction en réalisant à la fois une économie sur le prix d’acquisition et une majoration sensible dans le rendement du générateur.
- Le réglage mécanique paraît même devoir être d’autant mieux assuré que la réaction d’induit sera plus forte. Ce résultat, paradoxal en apparence, s’explique très facilement si l’on considère que l’adjonction du régulateur Routin équivaut à un compoundage électromécanique et que, d’autre part, pour une sensibilité déterminée du régulateur, les varia-
- p.240 - vue 241/746
-
-
-
- 16 Août 4902-
- REVUE D’ELECTRICITE
- 241
- tions de charges produisant la mise en jeu du mécanisme seront d’autant plus petites que la réaction d’induit sera plus grande.
- Un raisonnement en tous points semblable établit qu’un groupe excité par une machine montée sur le même arbre que le générateur provoquera un réglage plus énergique, toutes choses égales d’ailleurs, qu’un groupe excité par une machine indépendante.
- On pourrait évidemment employer au lieu du compoundage inversé des dispositifs mécaniques différentiels soumis d’une part aux variations du courant et d’autre part aux variations de la tension; toutefois, le compoundage inversé paraît préférable pour les installations mixtes desservant à la fois des moteurs et des lampes, car son action est dans une très large mesure indépendante du facteur de puissance du réseau.
- CONCLUSIONS
- Le système de régulateur électro-mécanique de M. J. L. Routin est caractérisé :
- 1. — Par l’asservissement à un seul organe de commande du réglage mécanique et du réglage électrique ;
- 2. — Parle dispositif spécial de commande automatique qui maintient un équilibre constant entre le couple moteur et le couple résistant.
- Ces deux principes nouveaux nous paraissent des plus féconds et permettront certainement de réaliser un progrès très sérieux dans l’exploitation des stations centrales et la conduite des groupes électrogènes.
- Nous croyons, avec l’inventeur, que l’application du premier principe (alors même qu’il serait employé seul) suffirait pour permettre une simplification considérable dans l’installation des tableaux qu’il se propose de fractionner en autant de groupes qu’il y aura d’unités à desservir ; chaque tableau élémentaire, transporté auprès du moteur correspondant, pouvant être réduit aux appareils indispensables, savoir : un voltmètre, un tachymètre, un indicateur mécanique de la puissance fournie par le moteur et le rhéostat asservi (voir fig, 9, à i3).
- Les interrupteurs seraient rejetés dans les sous-sols ou les caniveaux, tout près des bornes du générateur, et les lampes de phase placées à proximité du levier de manœuvre.
- Les appareils de commande automatique (dont l’emploi paraît devoir être plus particulièrement réservé aux installations importantes) n’ayant avec les groupes à gouverner aucune relation mécanique, peuvent être placés à volonté en un point quelconque de l’usine; il suffit d’une simple manœuvre de commutateur pour relier l’un quelconque des régulateurs de la station à l’un quelconque des groupes.
- C’est là un avantage considérable qui permet de prévoir le développement prochain des solutions qui ont été indiquées en réponse aux questions XII et XIII posées par la première commission de la Société Internationale des Electriciens (1).
- Ci F. Guilbert.
- (i) Voir notre rapport. Bulletin de la Société internationale des Electriciens, mai 1902.
- p.241 - vue 242/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 33.
- 242
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- APPAREILS DE MESURES
- —Tôle
- rCfrzx
- Etalon au cadmium. — M. H. Tinsley (*) a étudié une forme de pile étalon susceptible de donner un faible courant. Cette pile, que l’on voit sur la figure 1, a environ 75 mm de hauteur ; elle est enfermée dans un vase en verre et contient d’abord une couche d’amalgame
- de cadmium au-dessus de laquelle se trouve une couche de cristaux de sulfate de cadmium, puis, ensuite, la pâte de sulfate de mercure mélangée de cristaux de sulfate de cadmium. Dans cette pâte est placée une électrode formée par une feuille de platine amalgamé. Une couche de laine de verre, un bouchon et enfin de la glue marine obturent complètement le vase. Toutes les connexions sont obtenues à l’aide de fils de platine ; il n’y a pas d’autres métaux que le platine et le mercure dans la pile, c’est à cette cause 'que M. Tinsley attribue la régularité des résultats obtenus, dont quelques-uns sont indiqués ci-dessous.
- Glue marine
- -BauchoTL
- I aine de verre
- Pâte de su7fate de Mercure et de sulfate de Cadmium
- Y. ^ < . AA
- de platme
- "" am al game
- Sulfate de Cadmium
- Amalgame de Cadmium
- <ig.
- 1. — Pile étalon au cadmium de H. Tinsley.
- No 3i. 3a.
- 33.
- 34.
- 35. 37.
- 1,0191 volt. 1,0192 »
- 1,0191 »
- 1,0192 »
- 1,0190 »
- 1,0191 »
- Ces éléments ont été construits à des époques différentes et avec des produits de provenances diverses. Il faut reconnaître que ces résultats ne sont pas surprenants, la pile au cadmium étant, à l’heure actuelle, celle qui donne les résultats les plus concordants.
- L’étude de la polarisation de la pile a été faite à l’aide d’un enregistreur Callendar, fonctionnant comme potentiomètre automatique. La pile était fermée sur une résistance de 520 ohms et une différence de potentiel de 5o millivolts était prise sur cette résistance et opposée à la différence de potentiel prise sur le fil du potentiomètre. Dans ces conditions, les 5o millivolts mesurés représentent, à un facteur près, la force électromotrice de la pile, de sorte qu’il est possible de constater sur la courbe des variations correspondantes
- à — de volt environ.
- 5oo
- La figure 2 est une des nombreuses courbes relevées. Elle montre qu’il y a, au début, un abaissement brusque de 7 p. 100 environ, puis que le courant reste ensuite plus stable pendant quatre heures environ, pour tomber ensuite rapidement. Cette dernière chute brusque doit être attribuée à un dépôt d’hydrogène sur l’électrode de platine, car on constate une variation entre 2 et 3 heures, due à ce que quelqu’un est entré dans la salle à ce moment et, probablement, a imprimé de légers chocs à l’élément, provoquant ainsi le dégagement de l’hydrogène. Il faut remarquer que l’essai a été particulièrement dur, l’intensité étant voisine de 0,0018 ampère, au début.
- Comme résultat intéressant, M. Tinsley note, qu’après cet essai, il a toujours constaté un
- (£) The Electrician. Londres, p. 991, t. XLVII, 18 octobre 1901.
- p.242 - vue 243/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 243
- relèvement très rapide de la force électromotrice de la pile. La valeur, à 20 millivolts près, se retrouve très rapidement, puis, pour cette dernière fraction, il faut environ 4 heures et, enfin, 6 heures après la rupture du circuit, la différence n’est jamais supérieure à quelques centièmes de millivolts.
- Tcrxpa en. Ticvrea
- Fig. 2. — Ccurbe des variations de la force électromotrice d’un étalon au cadmium avec le temps.
- Wattmètre thermique. — L’idée de faire un wattmètre thermique est évidemment très paradoxale et avant que la pratique ait fait connaître jusqu’à quel point cette idée est intéressante, il est utile de savoir qu’elle est réalisable. Le dispositif breveté par M. Richard Bauch, de Potsdam, (*) utilise deux fils a et b, reliés à une résistance commune c,
- Fig. 3. — Schéma du wattmètre thermique Fig. 4- — Mode de fixation des deux fils du wattmètre
- Richard Bauch. thermique R. Bauch.
- (fig. 3), et aux deux extrémités d’une faible résistance sans self-induction s. La différence de dilatation de ces deux fils mesure alors la puissance absorbée dans le circuit, comme l’a démontré le Dr Corazzol, dans Eleitricista.
- Les deux fils ayant chacun une résistance r sont traversés par un courant dû à la différence de potentiel U ; on peut écrire, pour chaque fil:
- lu AU,
- h étant une constante. Dès qu’un courant I est envoyé dans le circuit, une dérivation proportionnelle à s et à I, que l’on peut écrire :
- h = /d,
- f1) Industrie Electrique, p. 3gi, io septembre 1901.
- p.243 - vue 244/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 33.
- 2'44 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- traverse les deux fils. En a le courant est opposé à f, en b il est de même sens, de sorte que les fils sont traversés par des courants :
- z„ ± ii - ' h\J zh AI.
- L’échauffement des fils étant proportionnel à la puissance qu’ils absorbent, on a, en tenant compte du décalage de I sur U :
- pa — r (A2 U2 A212 — 2AAUI cos cp), pb = r (A2 U2 + A2I2 + 2 h AUI cos cp).
- Gomme l’appareil mesure la différence des allongements des fils, c’est-à-dire une quantité qui est fonction de pb — pa, on trouve :
- P b— fa = 4rhk\Jl COS cp,
- qui est bien proportionnel à la puissance absorbée dans le circuit.
- Pour réaliser cet appareil, l’inventeur réunit les deux fils a et b à un point commun pris sur un levier F, (fig. 4)> et un ressort, agissant à l’extrémité opposée de ce levier, maintient les fils toujours tendus. Les autres bouts des deux fils sont attachés au levier L, qui pivote autour de son centre ; il est facile de voir que ce levier subit une déviation angulaire proportionnelle à la différence des allongements des fils a et b.
- Il reste maintenant à attendre les résultats pratiques de ce système, qui, jusqu’à présent, ne paraît pas avoir été réalisé.
- Appareils de Lord Kelvin. — Il n’est pas rare de trouver, dans les périodiques anglais, des descriptions, plus ou moins détaillées, des différents appareils de mesures imaginés par lord Kelvin. Cette fois, c’est le Congrès international d’ingénieurs qui a fourni au professeur Magnus pVfaclean (*) l’occasion de rappeler ces instruments. Nous n’entrerons pas ici dans le détail, les appareils ayant été déjà fréquemment décrits, mais il est intéressant de noter que, depuis le commencement des applications pratiques de l’électricité, c’est-à-dire depuis moins de 3o ans, lord Kelvin a pris 27 brevets relatifs aux appareils de mesures et 17 brevets relatifs à la télégraphie.
- Indicateur et enregistreur « type Colonne ». — Les indicateurs et enregistreurs auxquels MM. Blackwell et Gie ont donné ce nom (2) sont la réalisation du brevet de M. Montgomery Waddill (3). Comme on s’en souvient, ils reposent sur le principe suivant: utiliser l’action d’un galvanomètre pour régler l’écoulement de l’air comprimé dans un réservoir, de telle sorte que la pression, dans ce réservoir, soit toujours proportionnée à l’action galvanométrique ; un simple manomètre, « colonne, sert alors à indiquer l’intensité du courant électrique mesuré.
- On voit sur la figure 5 comment est réalisé l’appareil. L’air comprimé, sous une pression d’environo, 123 kgparcentimètre carré, arrive parletubeA dans une chambreB ; pourpas-ser de là dans le tube E et dans le réservoir du manomètre, il doit traverser, en C, des disques de papier à filtrer qui règlent son arrivée et, en même temps, le débarrassent des poussières qu’il aurait pu entraîner. L’air comprimé s’échappe constamment par une ouverture F du tube E. Une petite soupape repose sur l’ouverture F et règle la fuite de l’air ; cette soupape est portée par un levier I, lequel est équilibré par un contrepoids K. Au-dessus
- P) The Electrical Review, t. XLIX, p. 385, 6 septembre 1901.
- (2) The Electrical Review, t. XLIX. p. 288, 16 août 1901.
- (3) L’Eclairage Électrique, t. XXIX, p. 35o, 7 décembre 1901.
- p.244 - vue 245/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 245
- de la soupape F, et reposant sur elle, se trouve une petite bobine J qui peut osciller légèrement autour d’une des branches de l’aimant M. Le courant est amené à la bobine par des petits ligaments très souples L, qui forment en même temps les points d’articulation du levier I.
- Quand le courant traverse la bobine, l’aimant M le repousse, de sorte que la soupape vient appuyer plus fortement sur l’ouverture F ; il résulte de ceci que la fuite est plus faible et que la pression de l’air s’élève dans le tube E,
- faisant monter le liquide du réservoir N dans le tube du manomètre ; ce dernier indique alors l’intensité du courant fourni à la bobine. L’indication du manomètre est, dans de larges limites, indépendante de la pres-
- Çoizvercle enfante
- Fig. 5. —Indicateur Fig. 6 et 7. — Coupe et ensemble d’enregistreur
- de courant du type colonne. du type colonne.
- sion de l’air à l’arrivée en A ; en effet, cette indication est réglée uniquement par la pression exercée par la soupape sur son siège et comme l’air n’arrive en E qu’après avoir traversé les diaphragmes C, il éprouve dans ce passage une résistance assez grande pour limiter son afflux ; le système agit comme une soupape de sûreté dont on peut faire varier la charge.
- Le réglage de l’appareil se fait en déplaçant les contrepoids K jusqu’à ce que, le courant étant nul en J, la pression exercée par la soupape soit telle que le manomètre arrive au zéro de l’échelle.
- Le mouvement de la bobine J est excessivement petit ; cette bobine agit simplement par la pression qu'elle exerce sur la soupape et son fonctionnement est analogue à celui des bobines mobiles des balances de lord Kelvin. La sensibilité peut être réglée en shuntant l’aimant au moyen d’une vis en fer à large section S ; cette sensibilité est très grande puisqu’on peut obtenir toute l’échelle pour 20 à 25 millivolts.
- Dans l’indicateur proprement dit, le'mécanisme est placé derrière le tableau,'-(figi 5),
- p.245 - vue 246/746
-
-
-
- a46
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- il n’y a en avant que le réservoir N et le tube O du manomètre. Cet appareil occupe sur le tableau une largeur de 7 cm environ et plusieurs appareils peuvent être placés à 7,5 cm de distance l’un de l’autre, centre à centre ; la hauteur occupée sur la face du tableau est de 68,5 cm, elle n’est que de 27,3 cm en arrière. Le liquide employé dans le manomètre est une huile minérale colorée en rouge ou en jaune ; la colonne liquide est visible de très loin, sans éclairage spécial.
- Pour l’enregistreur, il faut donner au réservoir de liquide une surface beaucoup plus grande, la colonne dans laquelle se meut le flotteur P étant beaucoup plus large, (fig. 6).
- L’extrémité de la tige du flotteur porte la plume de l’enregistreur. On peut ajouter un manomètre [sur le réservoir et obtenir ainsi une indication directe, indépendamment de celle donnée par l’enregistreur. Les figures 6 et 7 montrent la coupe et l’ensemble de l’appareil. Le tambour de l’enregistreur fait environ a5 mm par heure et la course de la plume est de 15o mm.
- L’air comprimé nécessaire pour actionner ces appareils est fourni soit par une petite pompe à simple effet, actionnée par un moteur de 1/20 de cheval, soit par une trompe à eau de 91 cm de chute. Avec la première disposition, on peut actionner 5o indicateurs ou 12 enregistreurs et, avec la seconde, il faut environ 45 litres d’eau à l’heure par instrument actionné.
- Faradmètre Willyoung.
- Faradmètre de Willyoung. — Sous ce nom, ElectricalJVorld U) de New-York, présente une boîte de résistance destinée à la mesure rapide des capacités. Cette boîte, (fig. 8), renferme une disposition semblable à celle du pont de Varley, mais dans laquelle une série est composée de n bobines et l’autre de 10 bobines; ainsi la résistance totale peut être divisée en deux parties, variant centième par centième. Les deux parties de la résistance forment les bras de proportions variables d’une sorte de pont de Wheatstone dont les deux autres côtés sont formés par la capacité étudiée et par un condensateur étalon. Le courant est fourni au pont par une petite bobine d’induction de i,5 à 3 mm d’étincelles, renfermée dans la boîte. L’appareil d’observation est un téléphone intercalé dans une diagonale du pont, entre les deux résistances d’une part et entre les capacités d’autre part.
- Un système semblable permet évidemment de faire les mesures de capacité très vite, mais il faut remarquer aussi que la quantité mesurée n’est pas très définie et que selon les qualités spéciales des condensateurs comparés : polarisation, charge résiduelle, on peut obtenir des résultats très différents de ceux que donnent les méthodes usuelles ; tout au plus peut-on admettre que des condensateurs ou des câbles de même fabrication donneront des résultats comparables entre eux.
- H. Armagnat.
- f) Flectrical World, t. XXXVIII, p. 44o, 14 septembre 1901.
- p.246 - vue 247/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 247
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur la capacité théorique des plaques d’accumulateurs, pal- A. L.Marsh. Electrïcal World, t.
- XXIX, p. 996, 7 juin 1902.
- Suivant la théorie généralement adoptée, dans la décharge d’un accumulateur au plomb, le peroxyde de plomb de la plaque positive se transforme en sulfate de plomb. Le poids moléculaire du peroxyde de plomb étant 206,9 -j- 32 = 268,9, et son équivalent électrochimique la moitié de ce nombre, soit 119,40, le poids de PbO2 nécessaire pour obtenir 1 coulomb est o,ooooio384 X 119,45 = 0,001 240 gr ; pour un ampère-heure il faut 0,001240 X 36oo = 4,4653 gr, de sorte que théoriquement 1 kg de peroxyde de plomb peut donner 224,38 ampères-heure. En appliquant un calcul analogue à la plaque négative, où le plomb passe de l’état métallique à l’état de sulfate, on trouve que 1 kg de plomb peut donner 258,53 ampères-heure.
- En pratique on n’atteint pas ces chiffres : même avec une décharge très lente un accumulateur léger donne à peine 95 ampères-heure par kilogramme de matière positive formée et il semble que l’extrême limite atteinte jusqu’ici soit de 5o p. 100 au plus de la capacité théorique; il en est de même pour la matière négative. Quoi qu’il en soit, pour la comparaison des divers types d’accumulateurs il est intéressant de connaître la capacité théorique de ces types. L’auteur a calculé cette capacité pour un certain nombre de combinaisons; les chiffres qu’il a trouvés sont indiqués dans le tableau I. Pour avoir le nombre de watts heure théoriquement fournis par la décharge de 1 kilogramme de matière, il faut encore connaître la chute de potentiel; le tableau II qui donne les forces électromotrices de diverses combinaisons par rapport a l’oxyde d’argent Ag2 O, permet ce calcul.
- On voit par le tableau I que le peroxyde de plomb est une des substances dont la capacité spécifique est la plus faible. Le peroxyde de cuivre peut fournir une capacité extrêmement élevée, mais son emploi est probablement impossible car, lorsqu’il est humide il se décompose à la température ordinaire. Le peroxyde de nickel, employé par Edison dans son accumula-
- teur, donne également une capacité élevée si, comme l’admet Edison, il fournit de l’oxyde Ni O (590 ampères-heure par kg) ; mais si, comme le suppose Marsh, la réduction s’arrête au sesquioxyde Ni2 O3, la capacité n’est plas que 290 ampères-heure, c’est-à-dire peu supérieure à celle du PbO2 transformé en PbSO'X
- Tableau I
- Capacités théoriques de diverses matières.
- MATIÈRES positives. AMP.-H. par kg. MATIÈRES négatives. A MP.-H. par kg.
- PbO2 en PbSO4 224.38 Pb en PbSO4 258,53
- NiO2 en NiO 5 9° .-49 Fe en Fe2Os 1432,90
- NiO2 en Ni2O3 290,23 Fe en FeO 955,3o
- Ni203 en NiO 324,25 Fe en Fe3Ol 1 273,70
- AgO en Ag 431,40 Cd en CdO 477)7°
- Ag20 en A g 23o,6o Zn en Z11O 822,90
- CuO2 en Cu 1119,70 Zn en ZnCl2 822,90
- CuO2 en CuO 559,80 Cu en CuO 841,10
- CuO en Cu Cu20 en Cu Cl 671,80 373.50 754.50 Cu en Cu20 420,5o
- Tableau II
- MATIÈRES positives. FORGES électromot. v. MATIÈRES négatives. FORCES électromot. r.
- NiO2 + °,4° Zn (amalg.) 1,37
- AgO -j- 0, ï5 Zn (pur) I ,32
- Ag20 0 Cd O,95
- CuO2 + (?) Fe 0,85
- CuO — 0,40 Cu 0,56
- Cu20 — 0,47
- La seconde partie du tableau I montre que parmi les substances employées pour la confection des négatives le fer donne la capacité la plus élevée, le zinc vient ensuite ; de là l’intérêt des recherches faites avec ces deux métaux pour la construction d’accumulateurs légers.
- Procédé Charles Young pour la régulation de la force électromotrice dans un système a trois fils. Elektrotechnische Rundschau, t. XIX, p. 108, i5 février 1902.
- Le système Young s’applique au cas d’un
- p.247 - vue 248/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- transformateur rotatif, transformant en courant continu l’énergie qu’il reçoit cl’un transformateur statique. A cet effet, on dispose une dynamo de réglage dont l’induit est en série avec le conducteur neutre du système ; les inducteurs sont disposés de telle sorte que l’action magnétique varie suivant la différence de charge des deux ponts. Ce résultat peut s’obtenir en disposant deux circuits inducteurs en série avec les deux conducteurs positif et négatif du système, de façon que pour l’égalité des
- Fig. i et
- courants dans ces conducteurs les actions magnétiques opposées s’annulent et qu’il n’y ait pas de différence de potentiel aux balais de la dynamo régulatrice. Un autre dispositif consiste à mettre en série, avec le conducteur neutre, l’induit et les inducteurs de la régulatrice.
- Premier exemple (fig. i„). — L’énergie électrique est amenée du transformateur b au convertisseur rotatif a par les bagues de frottement c. Les balais d du côté continu sont reliés par les enroulements inducteurs e en série et par les conducteurs positif et négatif f et g du système à trois fils, pendant que les points milieux des enroulements secondaires de b sont reliés entre eux et au conducteur neutre i. Celui-ci traverse l’induit de la régulatrice k dont les inducteurs sont disposés de telle sorte
- que, pour l’égalité d’intensité dans les conducteurs extrêmes f et g, les actions magnétiques opposées s’annulent, et qu’il n’y ait pas de différence de potentiel aux balais m. Mais si l’un des ponts présente une surcharge, le courant augmente de ce côté et avec lui l’action inductrice, ce qui établit entre les balais m la différence de potentiel voulue.
- Deuxième exemple (fig. 2). — Le convertisseur o est analogue au transformateur de la figure précédente, mais il doit être muni d’un dispositif qui permette de le faire marcher a l’aide d’une source de force quelconque. Les enroulements induits sont reliés par les bagues c au transformateur p supposé, dans le cas actuel, à trois bobines reliées en étoile. Le milieu de l’enroulement de ce transformateur est relié au conducteur neutre i du système à trois fils. L’excitation l de la régulatrice k est en série avec l’induit et ce conducteur neutre.
- Quand les charges des deux côtés sont égales., il n’y a pas de différence de potentiel aux balais m de la régulatrice qu’aucun courant ne traverse. Mais s’il se produit une surcharge d’un côté, le courant passe à travers la régulatrice, excite les inducteurs l et établit entre les balais m la force électromotrice de compensation. G. G.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Système James Burke pour le démarrage et la marche des électromoteurs. Elektroteck-nische Rundschau, t. XIX, p. g5, ier février 1902.
- Pour éviter les inconvénients de la mise en marche des forts moteurs, soit dans le cas d’un moteur unique, soit dans le cas de nombreux moteurs à interruptions fréquentes, comme ceux des imprimeries ou des tramways électriques, James Burke emploie le dispositif suivant, grâce auquel l’intensité nécessaire a la mise en marche est très faible, quoique le moment de rotation soit relativement grand.
- Sur un même arbre g (fig. 1 et 2) sont deux induits distincts a et Z>, avec inducteurs distincts, l’un en dérivation c, l’autre en série d. A la mise en marche, les deux induits a et b et l’enroulement inducteur d sont en série, tandis que l’enroulement shunt c est en dérivation sur la canalisation; le moment maximum de rotation est développé par l’intensité _ du courant
- p.248 - vue 249/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 2 49
- fourni par la source. Une résistance en série f permet de régler le courant de façon que le moteur en charge se mette en mouvement avec un très faible nombre de tours.
- Fig. x à 4-
- Une résistance réglable k est en même temps en parallèle avec l’induit a; à la mise en marche, elle est parcourue par une faible partie du courant. Dès que l’arbre g est en mouvement, la résistance k est parcourue par un courant engendré par l’induit a agissant comme générateur, ce qui produit une action de frein sur l’arbre g; cette résistance k augmente progressivement par la manœuvre d’un levier de réglage, et par suite la vitesse de l’arbre augmente. Enfin, le circuit de cette résistance k est coupé : la disposition est alors représentée par un schéma dans lequel k et ^n’entrent plus en considération.
- La résistance en dérivation c est augmentée à son tour (fig. 3), puis coupée et, en même temps, l’induit a est mis en court-circuit, de sorte que la marche est produite uniquement par l’induit b et l’inducteur correspondant d.
- On peut également affaiblir le champ en dérivation c par une résistance i (fig. 4) et, par là, atteindre la vitesse la plus élevée avec cette disposition.
- Pour l’arrêt, on interrompt le courant dans les deux induits, pendant que la résistance k est insérée sur l’induit a et que l’inducteur en dérivation c reste fermé jusqu’à l’arrêt complet.
- G. G.
- Indicateur à distance de la direction du vent, Système de l’Allgemeine Elektricitæts Gesellschaft Elektrotechnische Rundschau, t. XIX, P- 97» Ier février 1902.
- Le système employé d’indicateur à distance à champ tournant est celui du professeur L. We-
- ber. Un indicateur donne, au moyen d’une girouette, la direction du vent sur l’échelle d’un récepteur disposé en un endroit quelconque;
- Fig. 1.
- il peut y avoir plusieurs récepteurs placés en des lieux différents.
- L’appareil relié à la girouette (fig.
- t se compose d un certain nombre de pièces de contact
- Fig. 3.
- disposées suivant une circonférence. Entre ces plots sont insérées des résistances variant sui-
- p.249 - vue 250/746
-
-
-
- 230
- T. XXXII. — N° 33.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- vant une loi déterminée. Le courant arrive en deux points diamétralement opposés a et b, pendant que trois contacts cde, à i20°l’un de l’autre, envoient le courant par trois fils au récepteur. Celui-ci (fig. 2) se compose de six bobines r, disposées suivant les rayons d’un
- tion de la pièce de fer g est produite par deux bobines z, prises pour éviter les bagues et les
- balais de contact. Le cylindre de cuivre k sert à amortir le mouvement de l’induit de fer en forme de Z.
- cylindre de cuivre k et reliées en étoile. Au centre se meut l’électro-aimant qui porte l’aiguille indicatrice. Cet électro est constitué par deux parties g de fer doux en forme de Z, reliées par une pièce intermédiaire h, d’une matière non susceptible d'aimantation. L’aimanta-
- Si l’on déplace les trois contacts c, d, e, on change les intensités du courant dans chacun des trois systèmes constitués par les trois conducteurs fixés deux h deux, suivant une loi sinusoïdale (fig. 3), grâce à la valeur des résistances insérées entre les plots de l’appareil de commande w (fig. 1). Six positions différentes sont représentées dans la figure 4-
- Les champs magnétiques excités dans les bobines du récepteur, donnent un champ résultant dont la direction correspond à la position des bras de la commande. Il y a ainsi, pour toute position de la girouette, une position unique correspondante de l’aiguille indicatrice. L’appareil est pratiquement indépendant des variations du réseau sur lequel il est branché, car les rapports entre les intensités des conducteurs ne sont pas altérés.
- L’appareil complet se compose d’une girouette a (fig. 5), placée sur le toit et dont la tige entraîne, par deux roues dentées b, la commandée. La grande mobilité du système le rend sensible,
- p.250 - vue 251/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- 2D i
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- même aux vents de très faible intensité. De la commande partent trois conducteurs qui se terminent sur le récepteur d. ce dernier porte une graduation comme la rose des vents d’un compas.
- L’appareil de commande et le récepteur sont branchés sur la canalisation à courant continu. Comme ces appareils sont établis pour fonctionner à a5 volts, la différence est absorbée dans des résistances auxiliaires e et f.
- G. G.
- * TRACTION
- Moteurs triphasés pour traction. Zeitschrift für Elehtrotechnik, t. XX, p. 322-323, 29 juin 1902.
- L’impossibilité du réglage de la vitesse était un grand inconvénient pour l’emploi des moteurs d’induction pour la traction. Tandis que le moteur série à courant continu peut varier de tours et d’effort, le moteur d’induction a, au glissement près, un nombre de tours constant. Pour diminuer le nombre de tours d’un moteur d’induction, il faut introduire dans le rotor des résistances, mais outre la dépense d’énergie, ce moyen a une action très limitée.
- Outre ce mode de réglage, on en emploie encore un autre, qui est la mise en .série de moteurs d’induction. Les autres modes de réglage, variation du nombre de pôles, emploi de moteurs successifs, etc., semblent n’avoir pas donné de bons résultats dans l’exploitation.
- La mise en série de moteurs d’induction consiste, comme on le sait, à relier le circuit du rotor du premier moteur au stator du deuxième moteur.
- Ce mode de couplage dû à C.-P. Steinmetz est désigné sous les noms de « tandem » ou cc cascade », ou mieux de « concaténation », désignation due probablement à Steinmetz. Il nous paraît que la désignation de « série » est la meilleure.
- Steinmetz a donné la théorie de ce couplage. On peut se rendre compte très simplement du mode d’action, en considérant que l’un des moteurs joue le rôle de transformateur de fréquence vis-à-vis de l’autre. Le courant généré dans le rotor du premier moteur a une fréquence égale au glissement, et ce courant actionne le second moteur.
- Si r on s’imagine les deux moteurs fixés sur
- un même arbre, ils sont naturellement forcés de prendre la même vitesse. La vitesse du second moteur est égale au glissement s du premier moteur à vide, ou comme les deux vitesses sont égales :
- 5 = 1 — s s - o,5o.
- Car 1 —s est, comme on le sait, l’expression pour la vitesse, quand le glissement est s. Cela signifie que les deux moteurs mis en série tendent à prendre la vitesse s = o,5o, comme un seul moteur tend à prendre la vitesse s — 1 du synchronisme. En charge, la vitesse de l’ensemble des deux moteurs diminue par suite du glissement.
- Si l’on a en général n moteurs égaux disposés en série, montés sur un même arbre, le rotor du dernier étant mis en court-circuit, la
- vitesse est le ~ de la vitesse au synchronisme d’un seul moteur.
- Si l’on fait abstraction des pertes dans le pre- . mier moteur, on voit que le courant, le flux, et l’induction magnétique pour le deuxième moteur ont les mêmes valeurs que pour le premier moteur, et que par conséquent le couple du second moteur est à peu près égal à celui du premier. On peut donc avoir un couple doublé pour une vitesse diminuée de moitié, avec un rendement à peu près le même.
- Ganz et Cie ont employé ce mode de couplage pour le chemin de fer de la Valteline et ont obtenu les meilleurs résultats, quoique l’on ait émis des doutes sur le résultat économique de la mise en série. La mise en série de deux moteurs permet donc d’obtenir deux vitesses. Au démarrage on met les deux moteurs en série, et dans la marche ordinaire on les couple en parallèle. Mais cette manière de régler est loin de pouvoir entrer en comparaison avec la mise en série parallèle à courant continu.
- Ernest Danielson, l’inventeur suédois bien connu, a, dans une communication récente à l’Institut des ingénieurs électriciens américains, fait connaître un nouveau moyen pour le réglage de la vitesse pour les chemins de fer à courants triphasés.
- Danielson emploie la mise en série, mais il propose, au lieu d’employer des moteurs identiques, de prendre des moteurs ayant des nombres de pôles différents.
- p.251 - vue 252/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 33
- 252
- La mise en série permet alors d’atteindre une vitesse qui correspond à la somme des nombres de pôles des deux moteurs. Admettons un moteur à 6 pôles, un autre à io pôles et une fréquence de 5o, on peut obtenir trois vitesses différentes :
- i 5oo tours par minute, le moteur à zf pôles fonctionnant seul ;
- i ooo tours par minute, le moteur à 6 pôles fonctionnant seul ;
- 6oo[tours par minute, les deux moteurs en série.
- Les nombre de tours indiqués sont ceux du fonctionnement à vide; en charge ils sont un peu réduits par le glissement.
- Danielson arrive a un plus grand nombre de combinaisons de vitesses, en employant la mise en série différentielle. Celle-ci consiste à faire l’accouplement entre le premier rotor et le deuxième stator de manière que les couples soient opposés. Pour se rendre compte de ce mode de couplage, supposons qu’un moteur de 5o chevaux à io pôles soit mis en série avec un moteur de même puissance à 4 pôles. On relie la source d’électricité au stator du moteur à io pôles, de telle sorte que le champ se meuve dans le même sens par rapport au noyau de fer, de sorte que les deux couples sont opposés. Comme les deux moteurs ont même puissance, le couple du moteur à io pôles sera 2,5 fois plus grand que celui du moteur à 4 pôles. Le couple résultant est de 2,5 — i = i,5 et agit dans le sens du couple du moteur à io pôles. Quand le système commence à tourner, la fréquence dans le circuit du rotor augmente, tandis que la fréquence dans le stator du moteur à io pôles diminue. La vitesse croît donc lentement jusqu’à ce que finalement la fréquence devienne nulle dans le circuit du stator du moteur à io pôles, ce qui a lieu pour i ooo tours. Nous avons alors une vitesse de i ooo tours à la minute, avec un couple qui est i,5, si comme précédemment on prend pour unité le couple du moteur à 4 pôles. Comme la puissance est le produit du couple par la vitesse, elle est restée constante et égale à 5o chevaux. De cette manière, on peut avoir, pour la même puissance, les quatre vitesses suivantes :
- D, le moteur à 4 pôles fonctionne seul à i 5oo tours à la minute ;
- C, mise en série différentiel, fonctionne seul à i ooo tours à la minute ;
- B, le moteur à io pôles fonctionne seul à 6oo tours à la minute ;
- $ A
- 430 500
- Tours par minute
- Fig. i. — Couple d'une combinaison de moteur à io pôles et de moteur à 4 pôles (uo chevaux).
- À, cascade simple; B, moteur à io pôles seul; C, cascade différentielle; D, moteur à 4 pôles seul.
- A, mise en série ordinaire, fonctionne seul à 428 tours à la minute.
- La figure i, montre la relation entre le couple et le nombre de tours ; on remarquera
- l’analogie de la courbe, avec l’hyperbole bien connue pour la traction par moteurs à courant continu.
- p.252 - vue 253/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- a53
- Les nombres inscrits se rapportent à un moteur cle 20 chevaux avec intensité normale du courant. Le couple est exprimé en kg avec un bras de levier de i m ; on peut facilement faire la transformation pour une autre unité, par exemple le ce synchrone Watt » de Steinmetz.
- On peut naturellement obtenir la différence du nombre de pôles, en employant des moteurs identiques attaquant l’arbre par des engrenages à rapports de transmission différents (fig. 2). Si, par exemple, la vitesse de l’un des moteurs est réduite de 0,617, par rapport à l’autre, on peut obtenir quatre vitesses, qui forment les termes d’une série géométrique avec l’exposant 0,617.
- Pour la réalisation pratique, Danielson estime que le plus avantageux serait l’emploi de quatre moteurs. Comme il serait difficile d’employer deux moteurs, dont l’un aurait un couple 2,0 fois plus fort que l’autre, il propose d’installer sur une locomotive ou une voiture à deux bogies et quatre essieux-moteurs, trois moteurs mis en parallèle entre eux et en série avec le quatrième. Le quatrième moteur serait construit pour une vitesse et une intensité plus grandes. Pour des voitures à deux essieux, il faut employer le système avec combinaison des trois vitesses, car alors la différence entre les couples est moins grande. F. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Séance du 13 février 1902.
- Recherches sur les propriétés électriques et magnétiques des alliages de fer, par W. Bar-rett, W. Brown et R. Hadfield. D’après le Journal of Inst, of El. Eng., t. XXXI, p. 674-729, avril 1902.
- Les recherches des auteurs ont porté sur no échantillons soigneusement triés, à la suite d’essais de conductibilité, de fusibilité et de malléabilité (*), de façon à ne conserver que ceux de constitution homogène. Les alliages sont constitués par l’union du fer à un, deux ou trois des corps simples suivants : C, Si, Cu, Mn, Ni, Tu, Cr, Al, Co ; l’analyse quantitative en a été faite au laboratoire des aciéries de Shef-field.
- I. Conductibilité électrique. —La conductibilité a été mesurée par la méthode de comparaison des chutes de potentiel sur une longueur déterminée d’échantillon et une longuenr
- (*) Après avoir été coulés en lingots, les alliages ont été forgés en barres et étirés à 900° C. en barres cylindriques de o,5 cm environ de diamètre ; des essais de conductibilité et de perméabilité furent effectués sur des longueurs de 106 cm de ces barres, non recuites. Puis, les barres furent retournées à leur lieu d’origine (aciéries Heela, à Sheffield) où elles subirent un recuit de 100 heures, après avoir été chauffées à 1 ooo° C. Les essais électriques et magnétiques furent repris alors, et les auteurs se proposent de les renouveler sur les échantillons trempés.
- correspondante d’une barre de cuivre ou de fer étalonnée. L’homogénéité a été vérifiée en prenant la mesure sur le quart, la moitié et la totalité de la longueur essayée. La section des tubes a été déduite de la mesure du volume, obtenue par déplacement d’eau dans un tube en verre de 1 cm de diamètre et gradué en cm8 (P.
- Les auteurs représentent au moyen de tables et de courbes les variations de la résistivité des divers alliages suivant la composition. Malgré toutes les précautions prises, des traces de Mn et de C 11e purent être supprimées dans aucun échantillon; mais les auteurs croient que leurs alliages en renferment moins que ceux de tous les opérateurs qui les ont précédés sur ce sujet. Les tables montrent que pour des fils provenant de la même coulée que les barres, la résistivité est pratiquement la même.
- La plus haute résistivité de fils métalliques, utilisables dans le commerce, a été trouvée pour l’alliage fer-nickel (20 p. 100), manganèse (5 p. 100), dont la résistivité est de 97,5 rnicr-ohm-cm et le coefficient de température o,ooo85. Les alliages connus sous les noms de Rhéostène et de Résista ont une composition analogue (i5 p. 100 de Ni, 5 p. 100 de Mn).
- (*) Cette méthode a été trouvée plus exacte que celle qui consistait à prendre les diamètres à six endroits, au moyen d’une vis micrométrique, et à en déduire la moyenne, parce que les barres n’étaient pas parfaitement cylindriques.
- p.253 - vue 254/746
-
-
-
- a54
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33
- Les auteurs poursuivent des expériences sur la conductibilité calorifique de ces alliages et peuvent dire dès à présent, que les deux conductibilités varient toujours dans le même sens pour les 4° alliages essayés f1).
- II. — Propriétés magnétiques. — Les échantillons ont été pris sous la forme de tiges
- (i) Les résultats obtenus montrent que la conductibilité du fer est toujours diminuée par l’alliage avec un autre métal, quelque bon conducteur qu’il soit, excepté peut-être pour l’alliage fer-cuivre dont les auteurs n’ont pu se procurer des spécimens bien purs. D’autre part, il semble qu’il n’y ait aucune relation entre la résistivité de l’alliage et celle des métaux qui le constituent. C’est le tungstène qui réduit le moins la conductibilité du fer ; le carbone produit, au contraire, des variations considérables. Les courbes de conductibilité montrent que la diminution de cette grandeur a lieu le plus rapidement pour les premières proportions de métal ajouté au fer ; elles semblent avoir toutes une asymptote horizontale.
- La table ci-dessous donne l’augmentation de résistance produite par l’addition de i p. ioo de métal à un alliage qui en contient déjà 4 P- 100 •
- ALLIAGE DE FER et de AUGMENTATION de la résistivité. CHALEUR spécifique. POIDS atomique.
- Tungstène. . . i.l o,o35 184
- Cobalt .... 2,2 0,107 59
- Nickel 2,5 0,109 59
- Chrome. . . . 3,0 0,1 (?) 52
- Manganèse . . 5,2 0,122 55
- Silicium. . . . io.3 o,i83 28
- Aluminium. . . 11,1 0,212 27
- On voit que les résistivités augmentent dans le même ordre que les chaleurs spécifiques et en ordre inverse de celui des poids atomiques ; cette loi se vérifie aussi pour le cobalt et le carbone : bien que pour ce dernier les auteurs n’aient pu obtenir des alliages à plus de i,23 p. ioo, qui contenaient d’ailleurs des traces de Mn, Si, etc.
- Le recuit diminue toujours la résistivité ; la réduction atteint la proportion de 87 p. 100 dans l’alliage Fe (78,5) — Ni (14) —Mn (5) — Al (2). L’action de la chaleur est quelque peu différente pour les aciers au manganèse en forte proportion; le refroidissement lent trempe ces aciers; tandis que le refroidissement brusque l’adoucit. Les auteurs rappellent enfin les expériences de Hopkinson qui opérait sur des échantillons moins purs et obtint néanmoins des essais comparables aux leurs. Il en est de même des résultats de M. Le Chatelier (1898), ce qui place le molybdène entre le tungstène et le cobalt dans la table ci-dessus, conformément à son poids atomique 96 et sa chaleur spécifique 0,066.
- longues de 1 m et d’un diamètre de 0,60 cm. La méthode de l’anneau ne pouvait être employée ; la méthode magnétométrique a été préférée (*).
- Le champ magnétisant fut poussé jusqu’à 45 unités C G S, et la perméabilité déterminée pour H = 8 ; l’aire de chaque courbe servit à déterminer l’énergie dissipée par cycle. Toutes les barres ont été recuites.
- Les résultats ne présentent rien de nouveau en ce qui concerne les aciers simples; le meilleur échantillon est le fer de Lowmoor (G = o,o3 p. 100) sa perméabilité est cependant un peu inférieure au fer de Suède au bois.
- Les auteurs ont essayé i5 échantillons de fer au manganèse; ils ont constaté une chute brusque de la perméabilité quand la proportion de Mn croît de 2,5 à 4 P- IO°- A i3 p. 100 de Mn, l’alliage devient pratiquement non magnétique (2).
- Dans la série des alliages de fer et nickel, on
- (1) Après des essais variés, les auteurs ont adopté un galvanomètre de Lord Kelvin gradué en degrés ; en éloignant le galvanomètre sur une planche pourvue de rainures et en se servant d’aimants directeurs de moment connu, on peut faire varier la sensibilité dans les limites voulues. La barre en essai était supportée verticalement dans un solénoïde plus long d’environ 20 cm, la position du pôle supérieur étant repairée, le magnétomètre était placé sur le même plan horizontal et à 45 cm de distance. Une bobine compensatrice introduite dans le circuit principal neutralisait le champ extérieur du solénoïde, et pour les échantillons à haute perméabilité , on neutralisait aussi la composante verticale du champ terrestre par une couche de fil enroulée sur le solénoïde et parcourue par un courant indépendant réglable au moyen d’un rhéostat. Le courant principal était mesuré par trois ampèremètres Weston de différentes sensibilités, mesurant de 0,001 à 18 ampères. On donnait 28 valeurs successives au courant pour parcourir le cycle entier, et avant l’essai, chaque spécimen était ramené à l’état neutre par des inversions rapides de magnétisme décroissant. La composante horizontale du champ terrestre fut déterminée exactement dans la position du magnétomètre et reprise de temps en temps; sa valeur était de 0,174.
- La longueur des barres n’étant que de 200 fois le diamètre, on fit des corrections pour tenir compte de l’influence démagnétisante des extrémités ; il suffit pour cela sur les diagrammes de déplacer l’axe des inductions d’un angle déterminé et de compter la valeur des champs à partir du nouvel axe.
- (2) Il est à remarquer que, quand la proportion de Mn est inférieure à 4 P- Ioo une grande proportion de carbone diminue les propriétés magnétiques de l’alliage ; et, au delà de 10 p. 100 de Mn, c’est l’inverse qui se produit ; en même temps, l’échantillon devient plus dur à la lime.
- p.254 - vue 255/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- obtint plusieurs résultats du plus haut intérêt, un alliage à faible teneur de nickel (Fe (97,01) — C (o,i4) — Mn (0,72) — Ni (1,92) — Si (0,21)] fut presque aussi bon que le fer de Low-moor, mais la perméabilité décroît rapidement jusqu’à une proportion de 20 p. 100 de nickel où elle recommence à croître. Jusqu’à 8 p. 100, le nickel augmente la dureté et la résistance à la traction, mais ces qualités diminuent aussi à 20 p. 100 de Ni.
- L’effet du recuit ressort d’une façon remarquable sur un échantillon de fer-chrome-manganèse, avec forte teneur en carbone. Pour 2Î = 45, l’indication est de i3ooo gauss quand il
- est recuit; non recuit, l’alliage est pratiquement non magnétique. Cette influence du recuit s’observe pour tous les alliages quoiqu’à un degré moindre,
- III. Alliages de fer non magnétiques. — Des essais ont été faits sur une série d'alliages à forte teneur de Mn dans un champ de 320 unités C G S; les résultats en sont consignés ci-dessous ; la dernière colonne donne la susceptibilité magnétique, celle du fer étant représentée par 100 dans un champ de 45 C G S où l’intensité magnétique du fer est de i36o. Les échantillons sont en général recuits, sauf ceux accompagnés de l’indication contraire.
- 1 = INTENSITÉ MAGNÉTIQUE SUSCEPTIBILITÉ MAGNÉTIQUE
- COMPOSITION celle du Fe z: 100.
- Fe = 86.74 C — 0,26 Mn — i3 . . . . 65 °,7
- — 85,77 1,23 — i3 . . . . 123 non recuit = 0 1,2 non recuit = 0
- — 84,64 — 0, i5 , — 10,2 . . . O 0
- — 83,25 80,96 — i,5 — i5,25 . . . 82 0,8
- — i,54 — i8,5 . . . 49 o,5
- — 76,58 — o,83 — e 1 Ni = 5,9 ] n / Lu = i4,44 • • • 2,25 . . . 20 0,2
- — 80,16 — 0,8 — 5,o4 Ni — i4,55 . . . 3 non recuit — 0 o,3 non recuit — 0
- — 75,36 — 0,6 — 5,o4 Ni = *9 16 — =3 o,i5 — = o.o3
- — 69,66 — 0,6 — 5,o4 Ni = 25 7 — — 5 0,07 — — 0, o5
- — 88,22 — 1,21 — 8 Ni = 2,57 . . . 7 0,07
- — 79,3a — i,4 — io,25 Ni — 9 49 0,5
- — 84,71 — i,34 — 11,1 Tu 2,85 . . . 3o 0,3
- — 86,61 — 1,08 — 10,2 Tu = 2,11 . . . 5 o,o5
- — 78,12 — 0,88 ‘ 17,5 Cl' — 3,5. . . . 46 o,4
- Les auteurs attribuent les variations des propriétés magnétiques à la plus ou moins grande dureté de l’alliage obtenu. Des aciers non magnétiques, mais conservant leurs propriétés mécaniques, seraient d’une grande utilité, spécialement pour la construction des navires, n’était leur prix élevé.
- IV. Alliages de fer plus magnétiques que le fer pur. — Des expériences antérieures des auteurs ont montré que les alliages à 2,5 p. 100 de silicium ou d’aluminium possèdent des propriétés magnétiques supérieures à celles du meilleur fer de Suède au bois(1).
- Les essais ont été effectués avec le solénoïde
- (!) Les échantillons de fer et de ces alliages furent mis sur le tour de façon à obtenir des longueurs équivalentes à 260 fois environ le diamètre ; ils furent ensuite chauffés au rouge et refroidis dans les positions Est et Ouest.
- précédemment décrit, les résultats, après diverses corrections, furent les suivants :
- FER DE SUÈDE ALLIAGE au silicium (2,5). ALLIAGE à Talum. (2,25).
- --— — ---— —
- 53 tu £6 JJL 93 p
- 2 7 400 3 700 10 200 5 100 12 OOO 6 000
- 4 11 i5o 2 790 12 3oo 3 075 i3 8oo 3 45o
- 6 12 600 2 100 i3 400 2 333 i4 5oo 2 416
- 8 i3 600 1 700 i3 800 1 725 14 900 1 862
- 10 14 3oo 1 43o 14 200 1 420 i5 200 I 520
- L’induction de 12000, pour un champ de 2 unités, est un résultat remarquable pour l’alliage à l’Al.
- Ces résultats furent vérifiés sur des barreaux plus courts, avec la méthode de l’anneau
- p.255 - vue 256/746
-
-
-
- a56
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- d’Ewing )2) ; on trouva de légères différences, dues au mode different de recuit, mais les valeurs relatives demeurent les mêmes.
- Les auteurs ont aussi vérifié la concordance entre la méthode du magnétomètre et la méthode balistique sur un échantillon de fer de Suède pris sous la forme d’une barre droite et d’un anneau. La concordance est surprenante pour les champs dépassant io unités; au-dessous, les légères différences s’expliquent par un meilleur recuit de l-anneau* Une série de cycles d’hystérésis ont été pris pour le 1er de Suède et l’alliage au silicium (2,5). Dans tous les cas, ce dernier est meilleur magnétiquement, comme perméabilité et comme constante d’hystérésis, et il est probable qu’on l’améliorerait encore en soignant davantage le recuit, en supprimant les traces de carbone et de manganèse qu il contient, et en faisant varier légèrement la teneur en silicium)2).
- Cet alliage est d’une belle apparence, se travaille facilement, est susceptible d’un beau poli,
- (1) La méthode du pont d’Ewing consiste à comparer les barreaux en essai avec un barreau préalablement étalonné quant à sa perméabilité ; on fait varier le champ magnétisant entourant le barreau en essai, jusqu’à ce que les inductions soient les mêmes dans les deux barreaux, ce que l’on constate par la réduction à zéro d’une aiguille placée entre deux épanouissements polaires. On ne peut pas obtenir par cette méthode le cycle d'hystérésis, mais seulement la partie ascendante.
- (2) Ci-dessous quelques résultats comparatifs entre cet alliage et le fer de Suède au bois pour différents cycles d’hystérésis.
- INDUCTION max. MAGNÉ- TISME rémanent. FORCE (coercitive. HYSTÉRÉSIS . Ergs par cm3. CONSTANTE d’hystérésis 7).
- Fer d ? Suède ai bois.
- 17 700 10 800 1,10 8 734 0,001397
- 11970 9°9° 0,93 3 572 0,001067
- 9 7°7 7 85o 0.91 2 73'2 0,001 io/p
- 4944 3975 0,72 943 o,oon58
- Alliage au silicium (2,5).
- 17 5oo 8 000 O CO 0 6 73o 0,001094
- 11 260 7375 0,78 2710 0,000892
- 9 44o 6 600 0,70 2 000 0,000873
- 5079 3 85o 0,54 74i 0,000872
- mais se rouille plus facilement que le fer. Son emploi dans la construction des transformateurs est tout indiqué, d’autant plus que l’induction généralement usitée dans ces appareils est précisément la mieux appropriée à l’emploi de l’alliage au silicium.
- L’alliage à 2,20 d’aluminium présente des résultats encore plus remarquables, la perméabilité et l’induction maxima sont plus grandes pour cet échantillon, pour des champs croissant jusqu’à 60 unités, que pour tout autre échantillon de fer)1).
- Dans les tables ci-dessous, les auteurs donnent quelques résultats comparatifs, pour les inductions de 5 000 et de 9 000 et pour divers échantillons de fer.
- Pertes par hystérésis pour ÿ&max = 9 000, 100 périodes, pour échantillons de fer recuit.
- DENSITÉ CONSTANTE d’hystérésis Tj WATTS PERDUS par cm3
- Fer doux ordinaire. . Fer de Suède au bois. Fer au silicum (2,5) . F e r à 1 ’ alu mini u m ( 2,2 5 ) 7w8 7; 84 .7,66 7,56 0,002 0,0011 0,00073 0,00068 0,042440 0,023340 0,015490 0,014430
- Pertes par hystérésis pour ‘Shmax — 5 000, xoo périodes.
- CONSTANTE d’hystérésis. WATTS PERDUS par cm3
- Fer doux Fer de Suède au bois . . . Fer au silicium 0,002 0,0011 0,0008 0,016576 0,009116 0,007457
- Les auteurs montrent, en citant lès meilleurs résultats obtenus par differents expérimentateurs, que ces nouveaux alliages présentent une supériorité remarquable que probablement on pourra encore surpasser avec certaines précautions )2).
- j1) Au point de vue théorique, il est remarquable que 1 addition de 2,25 d’aluminium, c’est-à-dire d’un corps non magnétique, au fer, améliore à ce point ses qualités magnétiques. Les auteurs suggèrent comme explication de ce fait l’affinité de l’Al et du Si pour l’oxygène et les halogènes, qui aurait pour résultat de purifier les molécules de fer à la fusion et de produire une texture plus uniforme.
- (2) Ainsi, un échantillon de fer envoyé aux auteurs par
- p.256 - vue 257/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Dans la discussion qui suit cette communication, Loru Kelvin demande à M. Barrett si les avantages de ses alliages se traduisent aussi par un moindre échauffement par hystérésis. M. Barrett répond que les pertes par hystérésis ont été déduites de l’aire du cycle d’hystérésis, au moyen de la formule de Steinmetz, mais qu’il poursuit actuellement ses expériences en vue de déterminer directement la perte en chaleur, en plaçant un tube de verre rempli d’eau dans un solénoïde, en y introduisant les barreaux à essayer et en mesurant réchauffement par la dilatation de l’eau. M. Glazebrook suggère l’idée d’examiner la structure de ces alliages au microscope dont l’emploi a tant fait laire de progrès à l’industrie de l’acier. M. Campbell fait remarquer que l’emploi de l’alliage Fe-Al serait d’autant plus indiqué pour les tôles du transformateur que, d’après les tables données par M. Barrett, sa résistivité est de 39 microhms-cm (environ 4 fois plus forte que celle du 1er de Suède) ce qui réduirait notablement les courants de Foucault, ou permettrait d’employer des tôles plus épaisses.
- Plusieurs orateurs ayant émis des craintes au
- MM. Sankey, de Bilston, présente, selon ces fabricants, une perte d’hystérésis de 0,70^ watt par kg pour tB — 4ooo et 100 périodes. Dans les mêmes conditions, les auteurs ont trouvé :
- Pour leur fer de Suède. . . . 0,837 watt par kilog
- Pour l’alliage au silicium . . . 0,072 —
- Pour l’alliage à l’aluminium. . o,5o6 —
- M. Barrett termine cette intéressante communication par quelques expériences très suggestives sur ces échantillons en tiges longues d’un mètre environ (260 fois le diamètre). En tenant verticalement l’échantillon Fe-Al, on observe une déviation très forte d’une petite aiguille aimantée ; l’opérateur retourne ensuite bout à bout cette tige sans la secouer, et on observe que le magnétisme s’y est instantanément et totalement renversé ; l’aiguille aimantée est, en effet, déviée exactement du même angle et dans le même sens. Avec le fer de Suède et l’échantillon Fe-Si, la déviation est moindre dans la première opération et il y a une certaine quantité du magnétisme primitif qui persiste dans le renversement de la barre.
- M. Barrett fait enfin remarquer que si l’on envoie un courant intermittent ou alternatif dans un solénoïde à noyau de fer placé sur une table de résonance, le renversement du magnétisme produit un son qui sera plus ou moins fort, suivant la plus ou moins grande perméabilité du noyau. En réglant le courant de façon à avoir un son à peine perceptible avec le fer de Suède comme noyau, on obtint un son plus fort avec le Fe-Si, et avec le Fe-Al, le bruit peut être entendu dans toute la salle.
- sujet de la conservation des propriétés de ces alliages quand ils « vieilliraient », M. Mordey fait remarquer que la question est résolue industriellement ; entre autres, les excellents fers de MM. Sankey and Sons, auxquels M. Barrett a fait allusion, ne présentent pas d’altération en vieillissant ; il n’y a là qu’un procédé de recuit.
- Le Président, en remerciant M. Barett, lui offre le concours du National Physical Laboi.a-tory, dirigé par M. Glazebrook, pour poursuivre et compléter ses intéressantes recherches.
- P.-L. C.
- Accidents électriques et leur législation, par le major général C.-B. Webber, F.-B. Aspinall, A.-P. Trotter. D'après le Journal of Inst, of EL Eng., t. XXXI, p. 732-822, avril 1902.
- Le sujet des accidents dus à l’électricité a lait l’objet de trois communications et d’une discussion importantes, que nous résumerons ci-après. Le premier orateur fait d’abord remarquer l’idée fausse renfermée dans l’expression « arrêt de fonctionnement du cœur » usitée pour expliquer l’insensibilité produite par une forte commotion électrique. Il est bien évident que l’énergie employée à la circulation du sang 11’a pas pour siège unique le cœur, qu’elle s’exerce sur tous les points de l’organisme, et qu’elle est surtout considérable aux passages capillaires que les globules du sang doivent traverser au moins deux fois par minute. C’est là surtout que doit s’exercer l’énergie provoquant l’arrêt de la circulation (^.
- L’orateur passe ensuite en revue les travaux qui ont été laits au sujet de la conduction de l’électricité à travers le corps humain. Il rappelle des conclusions de M. d’Arsonval, en 1887, attribuant deux effets distincts à la commotion électrique, à savoir, l’effet direct, produisant une rupture ou une torsion des tissus, et l’effet réflexe, agissant sur les centres nerveux, d’où il conclut que la première action entraîne
- (J) Comme les passages capillaires cutanés sont les plus directement exposés au contact de l’électricité, la question se pose de savoir si l’arrêt du sang se produit, à travers un canal nerveux, jusqu’à un centre où quelque structure nerveuse se trouve brisée, ou bien, si le choc exerçant son action sur toute la surface cutanée, produit un arrêt de la circulation dans les milliers de passages capillaires.
- p.257 - vue 258/746
-
-
-
- 20
- L'ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- certainement lamort, tandis que dans le second cas, le sujet peut être rappelé à la vie par l’application de la respiration artificielle (1).
- En 1891, le major Cardew examine le degré du danger résultant du passage d’une « quantité » d’électricité à travers l’organisme, et M. Fleming signale la possibilité d’une action électrolytique.
- En 1895, M. Bleile, professeur à l’Université de l’Ohio, exécute des expériences intéressantes sur des organismes vivants, et trouve qu’avec une injection sous-cutanée de nitroglycérine, un courant de 0,24 ampère, à 5o volts, administré à un chien pendant’quatre secondes,n’entraîna point la mort, comme il l’eût fait dans des conditions ordinaires, et attribue ce fait à la dilatation des artères produite par l’injection. La conclusion du professeur Bleile est que la mort est due entièrement à la contraction des artères sous l’influence du système nerveux et de l’arrêt de la circulation qui en résulte.
- En 1901, le « Home Office », dans un décret sur les usines et ateliers a cherché à protéger les personnes contre les chocs électriques. L’auteur examine la genèse et discute la valeur de cet essai de législation (2)
- P) Ces conclusions inspirèrent la circulaire du ministre des travaux publics (1894), imitée plus ou moins aux Etats-Unis et en Angleterre .
- En 1888, M. Harold-Brown, de New-York, fit une longue étude sur la différence des effets du courant alternatif et du courant continu, qui, outre les nombreuses controverses soulevées par les intérêts commerciaux, amenèrent la législation américaine sur ce sujet et introduisirent l’électrocution (1889). On fit aux Etats-Unis des expériences sur des animaux, tels que chiens, chevaux, vaches, etc., en vue de découvrir la tension et le courant nécessaires pour produire la mort avec le moins de souffrances possible, mais le seul fait que les résistances entre électrodes variaient de 200000 à 1 3oo ohms, prouve que l’on n’a pas poussé l’investigation'très loin en ce qui concerne les surfaces de contact. On trouva que l’application de j5o volts, pendant cinq secondes, rend la mort inévitable.
- (2) A la suite des rapports des inspecteurs du travail et d’une commission nommée à cet effet, les «' usines génératrices d’électricité » furent comprises parmi les établissements dangereux, et le décret du u Home office » y compris même tous les établissements où l’énergie électrique est produite ou transformée » pour tous objets, excepté pour la transmission des signaux. La Chambre de commerce de Londres put amener le secrétaire d’Etat de l’Intérieur à soumettre cette clause à l’examen de 1’ « Institution of Electrical Engineers », qui nomma une commission composée de MM. Mance,
- Le Journal of Institution of Electrical Engineers donne ensuite la communication de M. F. Aspinall sur le même sujet (t. XXXI, 748-761). L’auteur examine la question au point de vue des mesures à adopter de concert avec l’assistance médicale, quand des personnes sont foudroyées au contact de conducteurs électriques. L’orateur se pose une série de questions sur lesquelles il appuie son opinion d’exemples dont il a été témoin ou qui lui ont été rapportées par des témoins.
- D’abord, il estime que le contact avec des conducteurs électriques produit des effets différents suivant les personnes ; ces effets dépendent évidemment de l’humidité, de la callosité de la peau, du tempérament nerveux, du chemin suivi par le courant à travers le corps, de l’état de santé, des habitudes d’intempérance, de l’état de veille ou de sommeil, de la nature du contact, de l’habitude des commotions électriques, etc.,
- L’état de la santé influe certainement sur l’aptitude à supporter les commotions ; l’auteur cite le cas d’une personne souffrant d’une maladie des reins et dont la résistance électrique était toujours inférieure à celle de toutes les personnes en bonne santé dont l’auteur déterminait la résistance. Sa sensibilité aux commotions était extrême ; au contraire, des personnes d’intelligence très faible semblent particulièrement insensibles aux secousses.
- La transpiration générale du corps, au moment où une personne est foudroyée, semble être un préservatif en shuntant le corps par rapport h la décharge ; il semble en être de même pour les hommes pris de boisson ; dans les deux cas cités par l’auteur, il s’agit de décharges à 2000 volts, et les victimes de l’accident furent fortement brûlées, mais ne perdirent pas connaissance. Le sommeil semble également insensibiliser l’organisme contre les commotions ; un ouvrier endormi tomba sur un câble à 5 000 volts et ne fut point tué.
- Quant au passage suivi par le courant, l’auteur a eu l’occasion de faire des essais sur un
- Miller, Patchell, Alex. Siemens, Sellon, Wallace et le major général Webber. Cette commission demanda l’abrogation du paragraphe précité, mais le secrétaire d’Etat regrette de 11e pouvoir supprimer l’article en vigueur, en promettant seulement de consulter à l’avenir 1’ « Institution » avant d’apporter aucun modification à cette législation.
- p.258 - vue 259/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 209
- grand nombre de sujets, et il résume ses conclusions de la façon suivante, d’après le chemin suivi (1).
- D’une main à l’autre.............Commotion dans
- la poitrine.
- De la main droite au pied droit . . Rien.
- — au pied gauche . Rien.
- — aux deux pieds . Rien.
- De la main gauche au pied gauche. Coup sur la nuque.
- — au pied droit. . Coup dans le dos.
- — à la tête ... Coup au sommet
- de la tête.
- De la tête aux reins.............Commotion dou-
- teuse.
- Le chemin suivi doit donc avoir une importance capitale.
- Mais la question du contact est, pour l’auteur, la plus importante; parce que la nature du contact influe considérablement sur la résistance offerte à la décharge. En outre, si le contact est de faible surface, les brûlures se produisent plus facilement grâce à la production d’un arc qui les rend en outre très dangereuses. Il est a remarquer que les brûlures avec le pôle positif dans le cas du courant continu, sont plus graves. L’auteur attribue une importance particulière aux brûlures ; il y voit un préventif contre la gravité des décharges, en ce que la brûlure non seulement paralyse les nerfs et les insensibilise, mais aussi parce qu’elles augmentent la résis-tanceà la décharge. L’auteur cite deux casde mort par contact avec des conducteurs à 2000 volts où les victimes ne se firent que de très légères brûlures; il est d’avis que l’humidité des mains, en réduisant les chances de brûlures et en favorisant les efforts de la victime pour se dégager, diminue la résistance du contact et augmente le danger (2).
- (*) Pour montrer l’importance de la route suivie par le courant, l’orateur cite deux cas. Dans le premier, un ouvrier, en graissant un alternateur, touche un balai avec le coude droit ; son pied droit était à la terre par le bâti, son pied gauche isolé; il perdit connaissance etla recouvra au bout de quarante minutes de respiration arti-hcielle. Le coude et le pied étaient grièvement brûlés. Dans le second cas cité, un ouvrier ajuste des charbons d’un circuit d’arc en série, avec la main gauche, le pied gauche étant à la terre, et il est tué.
- (2) L’auteur examine aussi la question des cris et de la perte de la parole; il conclut .qu’en général, les victimes jettent un cri et qu’elles peuvent même conserver l’usage de la parole quand elles sont mortellement frappées, jusqu'à la perte de la connaissance.
- Le courant alternatif est-il plus dangereux que le courant continu? Dans ce dernier cas, il y a électrolyse, ce qui implique un surcroît de danger. L’auteur a observé en outre que lorsque le conducteur est de forme telle qu’il ne peut être saisi à la main, le courant continu jette la victime à bas, tandis que le courant alternatif l’attache et la replie sur elle-même. Les brûlures sont aussi plus fréquentes avec le courant continu, qui favorise aussi la production et la persistance des arcs. L’usage des potentiels plus élevés avec le courant continu rend naturellement les accidents plus fréquents; neuf fois sur dix, ces accidents proviennent de contact avec des masses métalliques qui ne font pas partie du circuit, mais qui se trouvent tout simplement chargées et non mises à la terre, suivant les prescriptions en vigueur actuellement.
- L’auteur regrette l’incertitude qui règne dans les moyens de reconnaître si un homme est mort et de le ranimer quand la mort 11’est qu’apparente. Selon lui, la commotion électrique agit comme un anesthésique, tel que le chloroforme; dans deux cas où la mort semblait certaine, on put ranimer les victimes en plaçant la tête en contre-bas de façon à faire affluer le sang au cerveau, comme le font les médecins en cas de perte de connaissance par le chloroforme.
- Le troisième orateur traitant le même sujet, M. Trotter, ne s’occupe que des contacts avec des conducteurs à 5oo volts environ. Quelques accidents survenus à la suite de chutes de fils de trôletont introduit dans l’opinion des idées tout à fait erronnées sur le danger des commotions à 5oo volts. Cependant la tension adoptée primitivement pour la traction était de 3oo volts, et ce n’est qu’à la suite d’essais faits en Amérique, in corporibus vilibus, que l’innocuité de la tension de 5oo volts, moyennant quelques précautions rudimentaires, fut démontrée.
- En ce qui concerne les effets physiologiques du contact avec un conducteur électrique, ils se traduisent par une piqûre, par un fourmillement, par une sensation de chaleur ou par une secousse .convulsive. La sensation dépend non de la valeur du courant lui-même, mais de la densité de courant (*).
- (9 Un contact de 3o cm2 entre métal sec et la peau nue permet à peine de sentir un courant continu de x à
- p.259 - vue 260/746
-
-
-
- a6o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- L’auteur évalue, d’après ses expériences, la résistance entre le bout d’un doigt de chaque main à 20000 ohms, à 100 volts; elle diminue un peu, quand le voltage croît; mais elle réside entièrement dans la résistance de la peau, car on ne trouve presque pas de différence entre cette résistance et celle qu’on prend entre deux doigts de la même main. Entre les deux mains saisissant un fil de trôlet, on trouve une moyenne de 5 000 ohms; mais cette résistance avec des mains sèches peut s’élever a 14 000 ohms. Entre chaque pied, avec des chaussures sèches et sans clous, la résistance varie de 45 000 à 200000 ohms ; le résultat le plus faible obtenu, à doo volts, sur 20 personnes, est de 25 000 ohms. Avec des chaussures trouées et mouillées, on n’obtint que i3 000 ohms (1).
- Les commotions à 5oo volts sont assez fréquentes pour les ouvriers engagés dans une exploitation de tramway, qui reconnaissent qu’ils pourraient aisément en réduire le nombre avec un peu plus d’attention. Les cas où des chocs à 5oo volts furent mortels sont si rares, que les conditions de la gravité du contact peuvent seulement être entrevues. Les accidents du Métropolitain, h Paris, et de Pembrock Place, à Liverpool, sont dus à un concours de circonstances dont une grande partie ne se présenterait plus maintenant. L’auteur a eu l’occasion de saisir à deux mains un fil de trôlet, en se plaçant sur une voiture de tramway, par un temps
- 2 milliampères ; de 3 à 8 milliampères, le courant est supportable; au-dessus de 10, il devient douloureux, et au-dessus de 35 on ne le supporte plus. Les courants utilisés en électrothérapie sont toujours inférieurs à 90 milliampères. Un contact de 1 cm2 sur chaque pouce rend intolérable un courant de \[\ milliampères; alors que l’on supporte très bien un courant de 35 milliampères d’un pied à l’autre à travers le corps, la presque totalité delà plante et du talon formant contact.
- f1) Ces résultats ont été obtenus en mesurant le courant de passage à 5oo volts; ils diffèrent naturellement de ceux déduits d’expériences médicales où des précautions particulières sont prises pour éliminer les résistances de contact (électrodes humides, peau humectée avec de l’eau chaude) et dans lesquelles la résistance du corps est évaluée à 9 ou 3 000 ohms. En saisissant dans chaque main une électrode métallique, avec une différence de potentiel de 5oo volts, on éprouve une commotion très douloureuse, mais un contact rapide et léger n’est pas plus désagréable qu’avec une bouteille de Leyde ordinaire. Une commotion à 5oo volts peut être comparée au contact d’un fer à souder chauffé à la température de travail,
- sec, sans éprouver la moindre sensation. Il a fait toucher un fil de trôlet par des femmes et des enfants ayant leurs chaussures en bon état, debout sur les rails, par temps sec, le courant était inférieur à 1/4 de milliampère, et la sensation nulle.
- Par temps pluvieux, les pieds placés sur la chaussée humide, le courant atteint i5 milliampères et peut se supporter; avec les pieds sur le rail, on obtint 20 milliampères. Avec des chaussures en mauvais état et mouillées par la marche sur la chaussée, on obtint 35 milliampères que l’auteur a pu supporter quelques secondes.
- L’auteur examine aussi le contact avec le troisième rail d’un tramway. Il s’est placé debout sur ce rail, prit la main d’un ingénieur ii ses côtés et ne ressentit rien. Il en fut encore de même quand il plaça ses deux pieds sur un rail de roulement et en touchant à la main le rail conducteur. En s’asseyant avec des vêtements mouillés sur les rails, ou en s’y plaçant avec des chaussures usagées et humides, le contact avec le troisième rail donne de 6 à 3o milliampères. On a dit souvent que les chevaux étaient particulièrement sensibles au contact électrique ; selon l’auteur, cela tient surtout au contact excellent constitué par les fers et les clous.
- En résumé, on a considérablement exagéré les dangers résultant d’un contact avec un fil de trôlet a 5oo volts dans les conditions ordinaires (l).
- Discussion. — L’objet de ces diverses communications était surtout de provoquer l’opinion du monde médical au sujet de la nature des accidents dus a l’électricité et des secours à apporter aux victimes.
- M. le Dr W.-S. Hbdley se félicite de l’invitation qui lui a été adressée par l’Institution de
- (1) L’orateur termine sa conférence en reproduisant ses expériences, avec une batterie d’accumulateurs de 5oo volts, le courant est indiqué par un milliampère-mètre. Il effectue également des mesures de résistance sur 80 membres de l’Institution; entre un doigt de chaque main, 80 p. 100 des sujets prennent moins de 5 milliampères à 100 volts. D’un pied à l autre, sur des rails à 5oo volts, 17 personnes reçurent moins de 0,25 milliampère, et 88 p. 100 d’entre elles n’éprouvèrent rien. D’un pied à la main, 14 personnes ne furent le siège d’aucun courant appréciable, pour les i3 autres, le courant était de 1 à 2 milliampères.
- p.260 - vue 261/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 261
- prendre part à cette discussion. Il ne pense pas qu’il soit nécessaire, pour expliquer les effets des commotions électriques, de faire des hypothèses sur le siège des forces directrices de la circulation du sang (1).
- En ce qui concerne les expériences du DrBleile, rapportés par le général Webber, l’orateur rappelle que ces essais ont été faits avec des tensions de 120 volts environ, et qu’il a été prouvé par les expériences de Prévost, Batelli et Cunningham que lorsque des courants de faiblestensions entraînent la mort, c’est toujours par une action directe sur le cœur, accompagnée d’une chute immédiate de la pression du sang ; si les expériences de Bleile sont exactes, la contraction des artères, sans arrêt du cœur ne pourrait produire qu’une augmentation de la pression du sang. Des expériences récentes ont montré, au contraire, que sous le coup de commotions électriques, les contractions régulières du cœur sont remplacées par des contractions irrégulières, non rythmées qui entraînent la chute de la pression du sang.
- Le chemin suivi par le courant à l’intérieur du corps est donc d’une grande importance : ses effets dépendent de la proportion dans laquelle il rencontre le cœur .
- Il est difficile de dire à partir de quel voltage un courant devient dangereux; mais quant à la quantité d’électricité, des essais sur des animaux semblent prouver que le nombre de joules, nécessaire pour entraîner la mort, dépend du poids de la victime. La fréquence de i3o est la plus dangereuse. (*)
- (*) Les battements du cœur envoient dans les artères des charges successives de sang et le frottement dans les artères et les vaisseaux capillaires produisent une certaine pression, qui est notablement réduite, ensuite, dans le passage dans les veines et le retour au cœur. La fonction du cœur est de maintenir cette pression et de communiquer au sang la force propulsive nécessaire à la circulation. L’orateur est, du reste, assez disposé à croire que d’autres phénomènes, tels que ceux de dialyse, d’osmose, etc., interviennent pour faciliter le passage dans les vaisseaux capillaires.
- (2) Ainsi, Cunningham put tuer un chien avec 10 volts, en appliquant ses électrodes à la tète et aux jambes de derrière; avec les jambes de devant, il lui fallait 80 volts. Les premiers essais d’électrocution, en Amérique, n’eurent de résultat, à 1 700 volts, que quand on déplaça l’électrode inférieure des bras aux mollets, l’autre pôle étant appliqué à la tête.
- En résumé, selon l’orateur, les courants à basse tension tuent par une action directe sur le cœur; quant aux hautes tensions, de 1 200 à 3000 volts, elles peuventproduire un arrêt delà respiration et du cœur à la suite de l’asphyxie qui en résulte ; ou bien, une rupture des tissus et peut-être une coagulation des cellules des tissus par la chaleur.
- En ce qui concerne la douleur d’une commotion même mortelle, l’auteur ne la croit pas plus forte que celle qu’on ressent d’une décharge de bobine d’induction ; quant à la perte de la connaissance, elle peut être assez lente pour que la victime puisse avoir conscience du choc, mais rien de plus.
- Quant aux suites de la commotion, elles sont variables; il y a d’abord la syncope passagère, la paralysie est relativement rare ; le délire se constate dans quelques cas; la suite la plus commune d’une commotion très violente est la neurasthénie traumatique qui s’observe d’ailleurs après d’autres accidents tels que ceux de chemin de fer.
- L’orateur s’étonne de la conclusion de M. Trotter suivant laquelle on pourrait supporter de 8 à 10 milliampères avec une tension de plusieurs centaines de volts, il a toujours observé que les courants usuels en thérapeutique étaient douloureux à 100 volts. Il émet en outre, quelques doutes sur l’équivalence des expériences de M. Trotter et des effets observés en réalité sur un fil de trôlet, où doivent, selon lui, intervenir l’énergie cinétique et la self-induction des appareils.
- Un inspecteur du travail, M. Fearon, ne croit pas que la législation actuelle constitue un obstacle aux progrès de l’industrie : d’après les avis recueillis auprès des ingénieurs, des chefs de station et des fabricants, si les prescriptions officielles ne sont pas toujours observées, cela tient à ce que les administrations hésitent à faire les dépenses qui leur sont souvent réclamées par leur personnel même en vue d’assurer la sécurité des manipulations.
- Le Dr Legge croit qu’il y a un point bien établi, c’est que toutes les victimes foudroyées par l’électricité présentent toutes des signes d’asphyxie, le côté droit du cœur est engorgé, les poumons sont congestionnés et le sang est accumulé dans les grandes veines du tronc. Mais il reste a examiner, comme l’ont fait divers phy-
- p.261 - vue 262/746
-
-
-
- 2Ô2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- siologistes, si ces phénomènes sont dus h la respiration suivie de l’arrêt du cœur, ou si c’est l’arrêt du cœur qui se produit d’abord, ou bien, s’il y a une action directe sur le cœur, des contractions des artères et des vaisseaux capillaires, donnant une pression du sang que le cœur est impuissant à surmonter.
- D’après l’expérience personnelle de M. Sayers, qui fut victime de deux chocs, l’un h 4°°> l’autre h 2000 volts, où il perdit connaissance, la douleur de semblable commotion se réduit à la secousse que l’on éprouve, avec une bobine d’induction de bas voltage ou une petite magnéto. La perte de connaissance fut dans les deux cas de courte durée. L’orateur est aussi d’avis que l’asphyxie est la cause générale de la mort par l’électricité comme le prouve la coloration noire du sang artériel. Quant à la réglementation, on a eu tort, selon l’orateur, d’apporter dans cette question les principes que l’on appliquait à des filatures où 600 femmes ou enfants inexpérimentés travaillent dans le même volume que les 5 ou 6 hommes d’une station centrale qui connaissent leurs appareils avec les dangers qu’ils doivent éviter.
- Le Dr Lewis Jones est de l’avis de son collègue, M. le Dr Iledley et admet que le cœur est l’organe principal de propulsion du sang; pour le corps médical les hypothèses du major-général Webber constituent une « hérésie ». En réponse aux questions de M. Aspinal, l’orateur affirme que l’on peut supporter 200 milliampères sans suites graves; ce courant est appliqué dans certains cas en thérapeutique électrique; il croit qu’il faut au moins un demi-ampère pour tuer un homme. Mais il n’est pas d’avis que la sueur puisse shunter une décharge et servir de préservatif, comme le pense M. Aspinall. Quant aux moyens de reconnaître si un homme est mort, il rappelle que la cornée de l’œil devient opaque, que l’iris perd sa forme circulaire et que la pupille s’incline suivant la pression exercée sur le globe de l’œil; mais ce n’est pas là un critérium d’une rigueur absolue.
- M. F ield, en ce qui concerne les dangers respectifs du courant continu et du courant alternatif, rappelle qu’à voltage et à isolement égaux ce dernier est bien plus dangereux, car le facteur qui détermine le courant à travers une résistance r placé entre un pôle et la terre, n’est plus l’isolement p seulement, mais 1 :
- -p-c2n>2, c étant la capacité, m la pulsation
- du courant. L’orateur mentionne également les injections sous-cutanées d’éther, d’alcool, de nitrate de strychnine d’hydrochlorate de cocaïne, de sulfate de morphine, etc., employées avec succès dans beaucoup de cas pour ranimer des personnes foudroyées.
- M. L.-W. de Grave examine l'influence de la durée du contact et du voltage sur les effets du courant dans le corps humain. Il a cherché les limites au delà desquelles le contact peut avoir des conséquences graves ; en se soumettant lui-même à l’épreuve, il a trouvé qu’il commençait à éprouver une oppression du cœur et une contraction musculaire à 200, 3oo, 400 et 5oo volts, après 22, 19, i5 et 10 minutes respectivement. Avec le courant alternatif, à 60 périodes, mono et triphasé, le maximum est de 200 volts avec i5 minutes. La résistance du sujet était près du double de la plus élevée indiquée par M. Trotter.
- Plusieurs orateurs prennent encore part à cette discussion soit au point de vue des accidents en eux-mêmes, soit au point de vue de leur législation P).
- SECTION LOCALE DE BIRMINGHAM Séance du 11 décembre 1901.
- Note sur les diagrammes de courants alternatifs, par W.-E. Sumpner. D’après /. of Inst, of El. Eng., t. XXXI, p. 63o-63i, numéro de mars 1902.
- Les problèmes sur les courants alternatifs se traitent au moyen de la composition directe des vecteurs, ou encore au moyen de la décomposition des vecteurs suivant deux axes rectangulaires et de l’addition des composantes pour en déduire les projections de la résultante. L’auteur se propose de démontrer que cette méthode est encore exacte quand les courants et les forces électromotrices ne varient plus suivant une loi sinusoïdale. Il s’agit de montrer, en langage ordinaire, que le facteur de puissance d’un circuit alternatif est moindre que l’unité, excepté pour des conducteurs non inductifs.
- Plus généralement si x, y sont deux grandeurs
- (!) Ces questions ont été assez souvent traitées dans ce journal, nous y renverrons le lecteur. En particulier sur les expériences de Prévost-Batelli, voir Écl. El., t. XVIII, p. 479; t. XIX, p. 236; t. XXII, p. 38.
- p.262 - vue 263/746
-
-
-
- 16 Août 1902.
- a63
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- variables avec le temps d’une façon quelconque, (sauf le cas où x est un multiple constant de y) la valeur moyenne du produit xy est nécessairement moindre que celle de XY, où X2, Y2 sont les valeurs moyennes de^r2, y1.
- Considérons l’expression (Xy— .xY7)2 ; elle est nécessairement positive. Donc on a
- X -y'2 -|- Y2.v2 2,rjXY
- Ceci étant vrai à chaque instant, l’est pour les valeurs moyennes; donc en appelant xy la valeur moyenne de x y, on a :
- aX2Y2 > zxyXY XY' > xy
- Il n’y a d’exception que si (Xy —Y.t) est identiquement nul, ou
- Dans ce cas le facteur de puissance est égal à l’unité.
- L’importance de ce résultat tient à ce qu'il est la base de la méthode de représentation des quantités alternatives au moyen du diagramme du triangle, parce qu’on en déduit que la méthode est encore exacte quel que soit l’écart des variations des grandeurs de la loi sinusoïdale.
- P. L. Charpentier
- SECTION LOCALE DE DUBLIN
- Séance du 19 décembre 1901.
- Formule générale pour enroulements d’induits réguliers, par D. Robertson. D’après Instit. of El. Eng., t. XXXI, p. 933-948, avril 1902.
- L’auteur appelle régulier un enroulement formé de cycles d’enroulement répétés un nombre entier de fois. Un enroulement est dit rentrant s’il revient et se termine au point de départ; un induit peut être constitué par plusieurs enroulements rentrants indépendants; on l’appelle aussi induit à bobines fermées. Chaque cycle est formé d’une ou plusieurs spires contiguës ou de groupes de spires contiguës. Sur l’induit chaque groupe de spires comprendra deux faisceaux de conducteurs; le cycle peut être a 2, 4, etc. faisceaux. Le nombre de conducteurs de chaque faisceau est en général le même que le nombre de spires du groupe. Un faisceau se composera donc de un ou plusieurs conducteurs
- et recevra un numéro dans l’enroulement. En allant d’un faisceau au suivant par l’intermédiaire des connecteurs, le nombre de faisceaux dépassés , en comptant le faisceau d’arrivée, mais non celui de départ, s’appelle le pas; et il y a lieu de distinguer le pas d’avant, du côté du collecteur, et le pas d’arrière du côté opposé. La portion d’enroulement comprise entre deux segments du collecteur, consécutifs dans le tracé est appelée section. Le pas polaire est la distance séparant les axes de deux pièces polaires consécutives; en divisant le nombre total de faisceaux par le nombre de pôles, on obtient l’expression du pas polaire en fonction de la largeur d’un faisceau. La largeur des pôles s’exprime de la même façon. En passant d’une section à une autre dans l’enroulement, la distance franchie exprimée en largeurs de faisceau est le pas dans le champ.
- L’auteur désigne par :
- c, le nombre de circuits en parallèle,
- G, le nombre de faisceaux, g-, le nombre de conducteurs de chaque faisceau (plus grand ou égal à 1), y, le nombre de pôles,
- /’, le nombre de pas ou de faisceaux par cycle,
- S, le nombre de sections, s, le nombre de touches du collecteur, y le pas total dans le champ pour une rentrée (bobine fermée),
- u, le nombre de circuits dans chaque enroulement,
- e, le nombre de faisceaux dans chaque enroulement,
- m, le nombre de rentrées ou d’enroulements indépendants, y, le pas moyen, yi} y2, les pas composants, yfyb, le pas d’avant et le pas d’arrière,
- Z, le nombre de conducteurs actifs.
- 11 rappelle quelques conditions générales : c doit être un entier pair (y compris o) ; le mode de départ de chaque cycle étant le même, il y a autant de faisceaux-avant que de faisceaux-arri're, donc r est un entier pair; G est un multiple de rw, p est pair, s est égal à S ou à un multiple de S.
- La première conditiou à remplir par un enroulement est de se fermer sur lui-même. Quand une rentrée, comme dit l’auteur, se présente,
- p.263 - vue 264/746
-
-
-
- 264
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N°33.
- on a fait t fois le tour de l’armature et le pas dans le champ est zG, exprimé en largeurs de faisceau. Le pas moyen y est le pas dans le champ pour un seul faisceau, donc le premier t G
- enroulement contient----faisceaux et le nombre
- y
- de rentrées est :
- H'
- G
- tG
- y_
- t
- y
- comme w, t sont entiers, y est entier et multiple de t. Les diverses valeurs possibles de w et t sont les diviseurs de y.
- S’il y a r pas dans le cycle, on a
- x
- (J1 + J2 + ••• + yr) = un entier,
- et la condition générale pour qu’il y ait rentrée est que la somme algébrique des pas soit divisible par leur nombre. On fait — fois le tour de
- 1 w
- l’induit pour une rentrée, et par conséquent, y fois pour l’enroulement complet.
- On a G — ow: le pas dans le champ pour e
- faisceaux est vy et égal à ~~ , mais est un entier, donc aussi---, et il y aura une rentrée
- 7 yr J
- pour la plus petite valeur de t qui rend cette expression entière, y ayant par suite la plus
- grande valeur possible; donc y- est le plus grand
- commun diviseur entre y et . Ainsi quand il
- n’y a que deux pas, celui d’avant yf et celui d’arrière yb, on doit avoir
- y = ~ (yr + yü
- W — ± ICtlL — P.G.C.D. de j et — .
- 2 t 2
- 1 Avec un système de nombres donnés pour les pas, il peut arriver que, en revenant au point de départ, l’on tombe sur la partie arrière et non sur la partie avant du faisceau de départ, l’enroulement ne serait pas possible. L’auteur dit qu’il y a alors opposition et se propose de rechercher les conditions de non-opposition.
- Considérons d’abord le cas où il n’y a que deux pas, dans un cycle, et une seule rentrée. Il y aura opposition, si le pas total dans le champ est de la forme f [yf yb) dL yf comme on est alors revenu au point de départ, on a pai’-
- couru l fois les G faisceaux, de sorte que fhr+yù^yr—iG.
- I et pétant des entiers. On en tire " • ' lC±yr
- yt + y b
- Il y aura opposition, si f est entier pour certaines valeurs entières de Z, et, en cherchant la condition pour que cette circonstance ne se présente pas, l’auteur trouve que yf ne doit pas être un multiple du plus grand commun diviseur de G et (yf-\~yb)' Mais, dans notre cas, ce premier grand commun diviseur est 2H', donc ni ni yb ne doivent être des multiples de 2w.
- Dans le cas où, avec un cycle à deux faisceaux, il y a plusieurs rentrées, on trouvera que 2w ne doit pas être un diviseur de la différence entre les départs de deux enroulements, ni un diviseur de la différence ou de la somme de la différence précédente et de l’un ou l’autre pas.
- Dans le cas de cycles à plusieurs faisceaux, avec une seule rentrée, rw ne devra être diviseur d’aucun pas, ni de la somme de 3, r — 1 quelconques des pas consécutifs.
- Enfin, dans le cas général, de plusieurs faisceaux par cycles et d’un nombre quelconque de rentrées ou d’enroulements fermés indépendants, rw ne devra être diviseur, ni de la différence entre les points de départ de deux enroulements quelconques, ni de la somme ou de la différence de la différence précédente et de la somme de deux, trois, etc., quelconques des pas pris dans l’ordre du tracé.
- Les autres considérations et formules de l’auteur n’ajoutent rien de nouveau aux publications de Sylv. Thompson, Kapp et Arnold sur ce sujet. *
- Dans les commutatrices, le nombre des sec-ions dans deux circuits consécutifs, c’est-à-dire entre deux balais de mêmes signes, doit-être divisible de la même façon que l’est la période pour les différentes phases, du côté alternatif. Ainsi, pour le triphasé, il doit-être un multiple de trois et les points de division seront réunis aux trois bagues respectives.
- P.-L. Charpentier.
- Le Gérant : C. A’AUD.
- p.264 - vue 265/746
-
-
-
- Tome XXXII.
- Samedi 23 août 1902.
- 9> Année. — N« 34.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- CONGRÈS DE MONTAUBAN
- DE L’ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES
- Le Congrès annuel de l’AFAS, qui s’est tenu du 7 au 14 août, à Montauban, a été particulièrement intéressante pour les électriciens.
- La Traction électrique a été l’objet de nombreux travaux : Le rapport de M. Monmerqué sur la « Traction électrique urbaine de suburbaine (*) » a donné lieu à une dizaine de communications se rapportant principalement aux tramways à contacts superficiels, aux tramways à accumulateurs et aux automobiles sur route ; la discussion de ce rapport et de ces communications a été l’occasion de l’adoption de divers vœux; en outre, plusieurs travaux se rapportant à la traction électrique, mais sortant du cadre du rapport de M. Monmerqué, ont été présentés à la section du Génie civil.
- La Télégraphie sans fil n’a pas été moins favorisée : Le président du Congrès, M. J. Carpentier en avait fait le sujet de son discours d’ouverture ; les chaleureux applaudissements qui l’ont fréquemment interrompu montraient que le public montalbanais aussi bien que les congressistes prenaient le plus vif intérêt aux explications claires et précises données par le sympathique constructeur-électricien sur cette nouvelle conquête de l’électricité. M. le lieutenant de vaisseau Tissot, délégué de M. le ministre de la Marine, obtint des marques d’approbation non moins vives, et des mieux méritées d’ailleurs, lorsqu’il exposa devant la section de Physique quelques-uns des résultats des remarquables travaux qu’il poursuit sur la télégraphie sans fil depuis plusieurs années. Enfin, notre excellent collaborateur et ami, M. A. Turpain, maître de conférences à la Faculté de Poitiers apporta
- (l) Voir L’Eclairage Electrique du 26 juillet 1902, t. XXXII, p. i20-i33.
- p.265 - vue 266/746
-
-
-
- 266
- T. XXXII. — N° 34.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- une contribution personnelle et importante sur des sujets connexes en faisant connaître à la section de physique les résultats de ses recherches sur les « Phénomènes de luminescence dans les tubes à air raréfié », de ses observations sur la « Prévision des orages par les dispositifs récepteurs de la télégraphie sans fil » et en exposant les essais qu’il a faits en vue d’utiliser les ondes hertziennes à la solution complète du problème de la multieommu-nication en télégraphie, ainsi qu’à la commande à distance des compteurs à multiple tarif dans les réseaux de distribution de l’énergie électrique.
- Mais si la traction électrique et la télégraphie sans fil ont eu les honneurs du Congrès, les diverses autres parties de l’électricité et du magnétisme n’ont pas été négligées pour cela. Grâce à l’activité du président de la section de Physique, M. Mathias, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse, il n’y eut pas moins de quarante-quatre communications présentées à cette section, dont une quinzaine se rapportant à l’électricité. A la section de Météorologie,présidée parM. Marchand, directeur de l’observatoire du Pic du Midi, à celle du Génie civil, présidée par M. Fontès, nous relevons également plusieurs communications intéressant nos lecteurs. Enfin à la section d’Électricité médicale, présidée par M. le Dr Bordier de Lyon, nombreux ont été les travaux présentés.
- Dans le prochain numéro, nous donnerons les analyses de la plupart des communications présentées à ces diverses sections ; aujourd’hui nous nous bornerons à esquisser rapidement celles qui se rapportent à la
- TRACTION ÉLECTRIQUE URBAINE ET SUBURBAINE
- Suivant l’ordre adopté par M. Monmerqué dans son rapport, nous signalerons en premier lieu la communication :
- La traction électrique sur la ligne Milan-Gallarate-Varèse, par J. Rocca, inspecteur principal de la direction générale des chemins de fer italiens de la Méditerranée, communication dans laquelle l’auteur décrit sommairement les installations électriques de la ligne et donne quelques renseignements intéressants sur les conditions d’exploitation..
- La description des installations ayant été faite antérieurement dans ce journal (*), nous en rappellerons seulement les points suivants :
- La ligne comprend un premier tronçon à double voie allant de Milan à Gallarate (4o km). De Gallarate parlent trois embranchements à simple voie ayant leurs terminus respectifs à Porto-Ceresio (33 km), Laveno (3i km), Arona (26 km). L’énergie électrique est produite à Tornavento dans une usine à vapeur contenant trois groupes électrogènes de 700 kilowatts ; une usine hydraulique attenante à l’usine à vapeur et actuellement en construction contiendra huit groupes de même puissance. Les groupes fournissent directement des courants triphasés à i3 000 volts transmis, par des canalisations aériennes, à cinq sous-stations où ils sont transformés en courant continu à 65o volts. L’alimentation des véhicules s’eflectue par le système dit à troisième rail. Le matériel roulant comprend 20 voitures automotrices, 20 voitures de remorquer, une locomotive électrique.
- Voici maintenant quelques renseignements nouveaux extraits de la communication de M. Rocca :
- Actuellement la traction par l’électricité est en service sur le tronçon Milan-Gallarate (4o,3 km) et sur la portion de l’embranchement de Porto-Ceresio qui s’étend de Gallarate a Varèse (18 km), soit sur une longueur de 5q km environ. Les installations sont active-
- (6 J. Ueïvax. La traction électrique sur les chemins de fer Milan-Gallarate-Varèse-Porto-Ceresio-Laveno-Arona. Ecl. Elect.y t. XXIX, p. 164-176, 1 novembre 1901.
- p.266 - vue 267/746
-
-
-
- 23 Août 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 267
- ment poussées sur les 14 km qui séparent Yarèse de Porto-Ceresio (*) ; les installations des embranchements de Laveno et de Arona ne sont encore qu’en projet.
- Le service électrique entre Milan et Yarèse fut ouvert au public, après essais préliminaires, le 20 octobre 1901. Toutefois, par surcroît de prudence, on se borna d'abord à un simple service supplémentaire, en intercalant sept trains électriques, dans chaque sens, entre les trains à vapeur ordinaires. Le 20 novembre, date de l’ouverture du service d’hiver, la vapeur céda complètement la place à l’électricité.
- Cette transformation du système de traction coïncida avec la mise en vigueur de diverses améliorations dans le service : distribution des billets dans le train même ; réduction des tarifs; changement de la base même de la tarification, qui n’est plus rigoureusement kilométrique ; augmentation de la fréquence des départs, etc. Ces améliorations eurent pour effet d’accroître considérablement le nombre des voyageurs, mais l'auteur ne croit pas devoir donner encore des détails sur ce sujet, préférant attendre les résultats d’exploitation d’une année entière, le mouvement des voyageurs étant surtout important pendant l’été et l’automne.
- L’organisation du service présentait de sérieuses difficultés, la ligne Milan-Yarèse continuant à faire partie d’un grand réseau de chemin de fer et à conserver 14 km de voies communes avec une ligne à mouvement intense et à trafic international (la ligne Milan-Turin). De plus, la ligne Milan-Varèse dessert plusieurs centres industriels importants et son trafic comprend non seulement les voyageurs, mais aussi les bagages et les marchandises de grande et petite vitesse. Aussi a-t-on été amené à modifier la composition des trains, qui, en principe, devaient se composer d’une voiture motrice et d’une voiture de remorque pour le service des voyageurs, la locomotive électrique ne devant servir que pour remorquer les wagons de marchandises. Il a fallu mettre en marche des trains à composition plus lourde, avec fourgons à bagages, compartiment postal, plusieurs voitures ordinaires à voyageurs. On est parvenu à satisfaire à toutes ces exigences avec les voitures automotrices et la locomotive. Lorsque, à certaines heures, l’affluence des voyageurs rend insuffisants les trains de 1 voiture motrice et 1 voiture de remorque, on forme des trains avec 4 voitures de remorque et 2 voitures motrices, placées aux deux extrémités, leurs controllers étant commandés d’un même point suivant le système à unités multiples Thomson-Houston. Dans d’autres cas, on attelle la locomotive électrique, qui peut remorquer i5o tonnes à la vitesse de 5o km : h, 1 fourgon postal, 2 voitures de remorque et 2 à 4 voitures ordinaires à voyageurs.
- Pour donner plus d’élasticité au service, on a prévu la construction d’un fourgon postal automoteur et de nouvelles locomotives pour trains de marchandises. Le fourgon postal contiendra un compartiment pour les bagages et un autre pour la poste ; il pourra servir à la remorque des trains omnibus. Les locomotives devront pouvoir remorquer, à la vitesse de 3o km : h, des trains de 3oo tonnes.
- Pendant l’hiver et le printemps derniers, le service comportait 23 trains électriques journaliers dans chaque sens, de Milan à Gallarate, dont 7 pour Arona et 16 pour Yarèse. Ces derniers se décomposent ainsi : 6 trains qui ne font que le service des voyageurs (bagages exclus), 8 trains pour voyageurs et bagages, 2 trains prenant en outre les colis à grande vitesse. Parmi ces 16 trains, il y en a 2 appelés direttissimi, qui mettent 53 minutes pour le trajet de Milan à Yarèse (09 km) et n’ont qu’un arrêt intermédiaire à Gallarate, et 8 directs
- fi) D’après une information, un peu ambiguë, dont nous prenons connaissance au moment du tirage, la section Varèse-Porto Ceresio est actuellement, sinon ouverte au service public, tout au moins parcourue par des trains d’essais ; l’installation électrique de cette section serait donc aujourd’hui terminée.
- p.267 - vue 268/746
-
-
-
- 268
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34.
- qui ont deux autres arrêts à Legnano et à Busto-Arsizio. Pendant l’été, le nombre des trains a été porté à 32 dans chaque sens, dont 7 clirettissimi et 10 directs, sans compter les trains supplémentaires des jours de fête.
- Le personnel d’un train électrique se compose d’un wattman et d’un ou plusieurs agents chargés de la distribution des billets. Par mesure de sécurité, il est prescrit que l’un de ces derniers agents doit être capable de remplacer le wattman.
- Les voitures automotrices sont chaque soir visitées soigneusement ; tous les dix jours, elles sont soumises à une révision complète.
- L’expérience de plusieurs mois a montré que le système à troisième rail convient fort bien pour l’exploitation des chemins de fer. Il permet de franchir à toute vitesse les croisements et les changements de voie, et à ce point de vue l’auteur estime qu’il est supérieur au système à trôlet. D’autre part, il n’a donné lieu à aucun accident grave et il semble résulter que le contact d’un conducteur à G5o volts n’est jamais mortel pour l’homme, pas même dangereux. Enfin, on a pu constater qu’il ne donne lieu à aucune difficulté en temps de neige, comme on le craignait : il n’est nullement nécessaire de recourir à de petits chasse-neige ou à des balais fixés à l’avant du patin frotteur, celui-ci suffisant à déblayer le troisième rail; on a seulement reconnu qu’il pourrait être utile d’ajouter aux deux patins frotteurs deux autres patins ayant pour but de mieux débarrasser la surface du troisième rail de toute couche de neige durcie.
- Si nous passons maintenant à l’application de la traction électrique sur les réseaux de tramways urbains, nous avons à signaler diverses communications relatives les unes aux systèmes à contacts, les autres aux systèmes par accumulateurs.
- Le système à contacts superficiels Cruvelhier, décrit par M. Thévenet, est un système récemment imaginé en vue de remédier aux inconvénients reprochés au système Diatto. Cette description ne pouvant être comprise sans figures nous y reviendrons dans un prochain numéro.
- Le système à contacts souterrains Bède. présenté par M. Lavezzari est bien connu de nos lecteurs par la description qu’en e donnée ici M. A. Witz dès l’apparition de ce système, description complétée tout récemment f1).
- Le système a contacts superficiels Diatto a trouvé un ardent défenseur en M. Launay, ingénieur des Ponts et Chaussées, qui, dans une communication fort bien étudiée et fort bien présentée et dont nous regrettons de n’avoir pu nous procurer le texte, adiscuté les divers reproches faits à ce système depuis son application dans Paris. L’orateur, qui a eu l’occasion d’étudier à fond le système au cours d’une enquête, conclut nettement que le système Diatto, bien établi peut parfaitement résoudre le problème de la traction électrique dans les grandes villes où le trôlet aérien n’est pas toléré par les municipalités, et que si son application à Paris a donné lieu à des déboires, cela tient surtout aux malfaçons qui se sont produites dans l’installation'des réseaux qui l’ont adopté, réseaux construits pour la plupart avec beaucoup trop de précipitation pendant l’année 1900.
- UneiVote sur la traction par accumulateurs, par M. Blanchon, ingénieur de la Société Tudor apporte quelques documents intéressants sur ce système de traction.
- Après avoir succintement rappelé le rôle important que jouent les accumulateurs comme régulateurs de la tension dans les usines génératrices pour traction, M. Blanchon s’étend
- P) L’Éclairage Électrique, t. XXI, p. 201, 11 novembre 1899, et t. XXXII, p. 207, 9 août 1902.
- p.268 - vue 269/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 9.69
- sur leur emploi comme réservoir d’énergie placé sur les voitures, en s’attachant à réfuter les conclusions sévères du rapport de M. Monmerqué sur ce point.
- Examinant en premier lieu la traction par accumulateurs avec charge rapide aux stations terminus, il fait d’abord remarquer que si ce mode de traction n’a pas donné 'dans quelques installations les résultats avantageux qu’on avait espérés, cela tient surtout à ce qu’on avait exigé des accumulateurs un service très dur, imposé sans doute par les circonstances, mais des plus discutables au point de vue technique. En particulier, on avait, par raison d’économie, évité les feeders d’alimentation ; or si on avait bien voulu consentir à la pose de feeders en nombre suffisant, on aurait pu, dans l’une de ces installations, effectuer la charge des batteries aux deux extrémités de la ligne, ce qui eût permis de réduire de 35 à 40 p. 100 le poids de ces batteries et par suite d’éviter les inconvénients observés en cours d’exploitation. D’autre part, les compagnies exploitantes avaient imposé aux fournisseurs de batteries un type de voitures nullement étudié en vue de la traction par accumulateurs.
- Suivant M. Blanchon, les difficultés que Ton a rencontrées aux débuts de ce mode de traction peuvent être aujourd’hui facilement surmontées. « Nous pouvons, dit-il, prouver que l’accumulateur mixte, à plaques positives Planté et à plaques négatives genre Faure, construit spécialement d’une manière robuste pour la traction, n’a donné en exploitation aucun mécompte en tant qu’accumulateur. Si ses constantes sont bien appropriées au service qu’il est appelé à assurer, son usure normale et par suite son renouvellement graduel et méthodique n’occasionnent que des frais d’exploitation minimes. Six années complètes d’exploitation suivies sur 180 voitures diverses, parcourant 11 lignes différentes et fournissant un parcours total de plus de 4°°000 kilomètres-voiture par mois, soit près de 5 000 000 kilomètres-voiture par an, nous ont prouvé que l’emploi judicieux de l’accumulateur peut rivaliser à tous points de vue avec la plupart des systèmes actuellement en essais. »
- Parmi les causes qui, aux débuts, ont donné lieu aux frais d’entretien considérables que critique le rapport de M. Monmerqué, M. Blanchon en signale particulièrement deux : le prix élevé et la fragilité des bacs en ébonite, et le mauvais isolement bes batteries. Or les perfectionnements apportés peu à peu à la construction des bacs a permis de réduire dans la proportion de 10 à 1, les conditions d’exploitation restant identiques, le nombre des bacs cassés, et de plus la plupart des bacs cassés peuvent être réparés à très peu de frais ; aussi le taux d’amortissement des bacs peut-il être fixé, d’après des estimations précises basées sur six années d’expériences, à moins de 10 p. 100 du prix d’achat. Quanta l’isolement des éléments, bien que difficile à obtenir dans une atmosphère que des vapeurs acides rendent conductrice, il a pu être considérablement amélioré en sectionnant la batterie en plusieurs groupes répartis dans des caisses séparées; en fait les incidents dus à des défauts d’isolement ne dépassent plus aujourd’hui 2 ou 3 en moyenne par 100000 kilomètres-voiture.
- M. Blanchon examine alors l’utilisation des accumulateurs suivant le « système mixte » la charge des batteries se faisant dans la partie du trajet où la voiture est alimentée par trôlet aérien. A son avis les reproches faits à ce mode de traction sont injustifiés.
- En ce qui concerne la charge des batteries, M. Blanchon estime que cette charge peut se faire avec le système mixte dans des conditions bien meilleures que lorsqu’elle a lieu à un poste terminus. « Dans ce dernier cas, dit-il, si l’on ne prend pas la précaution de manœuvrer un rhéostat, la batterie est soumise à un voltage de 2,6 volts environ par élément dès le début et le courant de charge atteint des valeurs très élevées, incontestablement très nuisibles à la batterie. Avec la charge sous trôlet, au contraire, en supposant
- p.269 - vue 270/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34
- 270
- une répartition bien étudiée des feeders, et par suite du voltage sur le réseau, la ligne peut jouer le rôle de rhéostat et la batterie peut être soumise à un voltage progressivement croissant qui permet d’éviter le courant exagéré des premières minutes de charge, sans augmenter sensiblement le temps nécessaire pour une récupération convenable. »
- Quant au poids des batteries, le système mixte permet de la réduire dans des proportions considérables. M. Blanchon pense que le service de la plupart des lignes de Paris dans la partie centrale où le trôlet ne peut être accepté, pourrait être assuré par une batterie d’accumulateurs de 200 éléments à une seule plaque positive pesant environ 2000 kg.
- Les odeurs et les dangers d’explosions sont facilement évités en disposant convenablement les batteries au-dessous du truck. Les interruptions de service sont rares et l’expérience faite pendant l’hiver dernier a montré que seules les lignes à accumulateurs n’ont subi aucune interruption de service pendant les jours de neige et de gelée. Enfin, l’encombrement aux terminus, difficile à éviter même avec la charge rapide en quinze minutes, est à peu près nul avec le système mixte. Aussi M. Blanchon conclut-il que le système mixte par accumulateurs et trôlet est celui qui convient le mieux, tant au point de vue technique qu’au point de vue économique pour la traction dans les villes où le trôlet ne peut être adopté sur toute l’étendue des réseaux.
- Une note sur le même sujet, intitulée Sur l’exploitation des accumulateurs à charge rapide, due à M. Jumau et présentée par M. Blondin, discute les conditions dans lesquelles s’effectue ordinairement cette charge et montre que ces conditions ne sont pas celles qui conviendraient le mieux pour la meilleure conservation des batteries.
- Nous ne pouvons mieux faire que de reproduire intégralement le texte de la note de M. Jumau, nous bornant à faire remarquer que M. Jumau est, en principe, partisan du système par accumulateurs et qu’il se borne à demander une amélioration des conditions actuelles d’exploitation par finstallation sur les voitures de compteurs permettant de se rendre compte de la quantité d’énergie emmagasinée réellement par les batteries, que la charne ait lieu à une station terminus ou en cours de route.
- O
- « Dans les exploitations de tramways à charge rapide des accumulateurs, le point délicat est précisément la détermination des conditions exactes de cette charge. L’expérience a montré qu’il peut résulter les plus graves inconvénients à ne pas suivre celle-ci d’une façon toute spéciale et à ne considérer comme important que le facteur temps. Ces inconvénients sont multiples : ils visent avant tout la sécurité d’exploitation ; il est évident que si la charge est insuffisante, il peut en résulter des dangers de pannes dûs à l’épuisement prématuré de la batterie. Ils touchent d’autre part au côté économique par deux points différents : consommation de courant et entretien des accumulateurs. Or une charge excessive provoquera non seulement un gaspillage coûteux d’énergie, mais encore une détérioration plus rapide des éléments.
- » Deux cas particuliers sont à examiner selon que la charge rapide se fait pendant la marche de la voiture, par exemple dans le parcours extra-muros s’il s’agit d’exploitation mixte à accumulateurs et trôlet, ou qu’elle se fait à poste fixe à la station terminus ou à l’usine. Dans le premier cas la tension de charge qui est la tension de la ligne est, comme on sait essentiellement variable. Comme la charge que prend une batterie dépend, en outre de la quantité d’électricité débitée, principalement de la tension et du temps de charge, les grandes variations de cette tension sont très préjudiciables à l’obtention d’une charge rationnelle. A certains moments, les batteries peuvent surcharger pendant qu’à d’autres elles chargent insuffisamment. Les diminutions de tensions sont parfois telles que les bat-
- p.270 - vue 271/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 271
- teries débitent au lieu de charger. Le fait se produit notamment lorsque, après un accident sur la voie ou un simple embarras de voitures (et ceux-ci sont fréquents à Paris et dans les grandes villes) les tramways arrivent par séries sur le meme tronçon de ligne à trôlet (1).
- » Les inconvénients ci-dessus ne sont pas sans remèdes. En ce qui concerne la tension, il suffit d’établir les lignes de section suffisante ou de multiplier les feeders ou encore de placer en certains points des batteries-tampon, de façon à éviter les trop grandes variations, car les batteries peuvent en général fort bien s’accommoder de petites variations (5 à 7 p. 100 par exemple) pourvu que les voitures soient munies d’un appareil de contrôle indiquant la fin de charge. Un compteur, de quantité (2) représente le meilleur moyen de réaliser ce contrôle. Un tel compteur peut être établi de façon à marquer dans un sens pendant la décharge et à démarquer pendant la charge ; un dispositif spécial et simple peut permettre de tenir compte du rendement de la batterie pendant la charge, de telle sorte que le wattman est assuré de la charge de sa batterie lorsque le compteur est revenu à zéro. Si, par suite d’une tension un peu plus faible que la tension moyenne, la batterie n’est pas entièrement chargée après le temps normal prévu et que les horaires ne permettent pas de charger plus longtemps, il ne doit pas en résulter d’inconvénients car il ne s’agit que d’un faible nombre d’ampères-heure, dont le compteur tient d’ailleurs compte, et que les batteries à charge rapide doivent être toujours capables d’une capacité beaucoup plus grande que celle exigée par un voyage (on prévoit souvent une capacité plus que double).
- » Au lieu de la charge à potentiel constant on a intérêt à adopter la charge à potentiel légèrement croissant, de façon à réduire un peu l’intensité très élevée au début de la charge. Avec l’exploitation mixte, on réalise quelquefois cette condition en éloignant le feeder du point où la voiture prend le trôlet au retour.
- » Lorsqu'il s’agit de charge rapide à la station terminus, la tension peut être maintenue sullisamnient constante. Malgré cela, il convient de s’assurer également ici de la fin de charge des batteries et de ne pas s’en rapporter uniquement au temps de charge, pour cette raison que, à égalité de tension et de temps jde charge, la quantité d’électricité que prend une batterie dépend de ce qu’elle a débité et de son état. Il convient de combattre à ce propos une opinion assez eourariiment admise dans les exploitations de ce genre, c’est que les batteries doivent se charger automatiquement,-c’est-à-dire ne prendre de charge qu’autant qu’elles en ont besoin. Ceci serait exact si on adoptait comme tension de charge, celle qui correspond à la valeur de la force électromotrice des accumulateurs chargés. Ici l’intensité baisse jusqu’à zéro à la fin de la charge et la batterie ne prend plus rien à partir de cet instant. Mais l’adoption de cette tension conduirait à un temps de charge trop élevé pour les exploitations à charge rapide. Avec les tensions plus élevées que l’on est obligé d’adopter,
- (') A la suite de la présentation de cette communication, M. Blanchon a cru devoir faire remarquer que « dans toutes les exploitations dont il a eu à s’occuper les variations de voltage né dépassent pas 2 à 3 p. 100. Il est hors de doute, ajoute-t-il, que cette régularité de marche doit être attribuée en grande partie aux batteries elles-mêmes, jouant le rôle de tampon, de sorte que loin d’apporter des perturbations les accumulateurs améliorent la marche de l’usine ».
- Aous répondrons à cette remarque que les grandes variations de tension dont nous parlions en présentant la note de M. Jumau, n’étaient pas les variations se produisant à l usine, mais celles se manifestant en un point du reseau. Le fait même que les variations de voltage dans une usine alimentant un réseau à système mixte ne dépasse pas 2 à 3 p. 100 montre bien, si on compare ces variations avec celles beaucoup plus grandes (20 p. 100) qu’on observe dans les usines alimentant sans batterie-tampon un réseau à trôlet, que les batteries situées sur les voitures agissent elles-mêmes comme batterie-tampon, comme le dit M. Blanchon. Dès lors il s’ensuit que ees batteries peuvent parfois se décharger sur le réseau et qu'en tout cas leur charge est fort irrégulière. Or c’est ce que dit M. Jumau.
- (2) Un tel compteur, soumis aux trépidations de la voiture, doit présenter des qualités spéciales sur lesquelles les constructeurs pourraient donner leurs appréciations. J. B.
- p.271 - vue 272/746
-
-
-
- 272
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- X. XXXII. — N°34.
- l’intensité à la lin de la charge prend une valeur encore élevée et la prolongation de celle-ci provoque et un gaspillage d’énergie et une usure prématurée des plaques ; en même temps, il se produit un dégagement gazeux abondant, avec entraînement de vésicules d’acide qui incommodent les voyageurs et occasionnent une diminution d’isolement des batteries.
- » U y a lieu de tenir compte également de l’état des batteries. Celles qui, déjà anciennes, peuvent avoir quelques éléments en courts-circuits possèdent une force électromotrice moins élevée et prennent, sous la même tension, une intensité supérieure à celle des batteries normales. Maintenues trop longtemps en circuit, ces batteries absorbent souvent deux ou trois fois la quantité d’électricité nécessaire, dépense de courant non seulement inutile, mais même nuisible puisqu’il en résulte un échauffement et une détérioration delà batterie. De faibles différences dans la densité de l’acide provoquant également des différences dans les forces électromotrices des batteries, celles-ci, par suite, chargent différemment sous la même tension.
- » Pour ces raisons, il est également nécessaire d’avoir recours ici aux indications soit d’un indicateur de fin de charge soit, mieux encore, d’un compteur, car le premier .ne tient pas compte des variations d’état des batteries.
- Quand cela est possible, le mieux est d’effectuer la charge rapide à l’usine car on peut disposer là non seulement des instruments de mesure indiquant l’état de charge des batteries, mais encore des rhéostats de réglage permettant de faire varier la tension d’après l’état des batteries.
- En résumé, dans toute exploitation à charge rapide, il ne suffit pas de maintenir les facteurs de charge : tension et temps d’après leur détermination pour des conditions normales d’exploitation, mais il faut tenir compte en outre des variations importantes de débit ou d’état des batteries. La meilleure solution est l’adoption d’un compteur (de préférence compteur de quantité), sur chaque voiture. Dans ce cas, on doit donner comme instructions de couper la charge lorsque le compteur la signale terminée, même si le temps moyen n’est pas atteint. D’autre part, la batterie doit avoir une réserve suffisante de capacité pour pouvoir assurer le service, même si sa charge n’est pas complètement terminée après le temps réglementaire indiqué par les horaires. Le compteur tenant compte des insuffisances de charge, il est toujours possible de parfaire celle-ci, soit à certains moments de la journée quand le trafic est réduit, soit le soir à la rentrée au dépôt.
- » Ce n’est que dans une exploitation ainsi assurée qu’il peut être permis de parler du rendement des batteries. Les chiffres assez faibles qui ont été quelquefois donnés avec la prétention de s’appliquer au rendement des batteries à charge rapide sont absolument faux car ils expriment non le rendement des accumulateurs, mais le rendement d’une mauvaise exploitation dans laquelle pour être certain d’assurer une charge suffisante dans des conditions défavorables, on est obligé de surcharger dans les conditions normales.
- » La question des compteurs capables de supporter sans dérangements les trépidations des voitures, n’est peut-être pas encore complètement résolue. La solution en serait très désirable.
- » L’application des batteries à charge rapide n’a pas toujours été faite d’une façon très rationnelle. Il est certain en effet qu’elle n’est possible que pour des parcours qui ne sont pas trop longs ; sans quoi ou bien on est conduit à des poids inadmissibles de batteries, ou bien, celles-ci calculées trop juste, ne tardent pas à devenir insuffisantes comme capacité et les détresses dues aux épuisements se multiplient.
- » On a également exagéré la rapidité de charge. Si celle-ci doit être telle que la tension à maintenir atteigne 2,6 à 2,7 volts et quelquefois même davantage par élément, le dégage-
- p.272 - vue 273/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 2;3
- ment gazeux se produit tumultueusement dès le début de la charge et les voyageurs sont incommodés par les émanations et par la chaleur dégagée, même si la batterie est enfermée dans une caisse spéciale sous la voiture, tandis que l’isolement de la batterie devient impossible à conserver et qu’il peut en résulter des dangers d’incendie ou d’explosion, sans parler des frais d’entretien plus élevés. .
- » Si on tient dans des limites raisonnables, la traction par accumulateurs à charge rapide est susceptible d’applications encore assez nombreuses et nous pensons même qu’elle peut donner une solution avantageuse aux cas de lignes mixtes où le fil aérien ne peut être employé dans certaines parties du parcours et où il n’y a de possible, outre les accumulateurs, que le caniveau qui coûte très cher et nécessite des travaux qui entravent la circulation ou les contacts superficiels qui, malgré leurs perfectionnements, ont comme principal inconvénient de présenter un danger pour la sécurité publique. Il nous semble que les inconvénients que l’on reproche aux accumulateurs peuvent disparaître devant ces derniers. L’augmentation de poids peut d’ailleurs être très réduite s’il ne s’agût que de petits parcours et surtout d’une série de petits parcours entre lesquels la batterie peut recharger.
- » Dans ce cas, il y aurait une utilisation très avantageuse des batteries, aussi bien au point de vue de la diminution des frais d’entretien qu’à celui des dépenses de courant. La batterie pourrait être en effet calculée comme on calcule une batterie-tampon et être utilisée de même. La faible capacité nécessitée par les petits parcours permettrait une grande réserve sans augmenter par trop le poids, et dans ces conditions on pourrait toujours faire travailler la batterie dans la partie moyenne de sa courbe. Chaque charge partielle ne restituant que la capacité débitée ou très peu en plus (la batterie ayant facilement dans ces conditions un rendement de 90 p. 100 en quantité), les éléments ne seraient jamais amenés fin charge en cours d’exploitation et il n’y aurait pas à craindre de dégagements gazeux : les batteries se conserveraient plus longtemps et le rendement en énergie serait plus élevé.
- » Bien entendu, les batteries devraient être chargées complètement une fois par jour, le soir par exemple, à la rentrée au dépôt. L’adoption du compteur sur la voiture serait également indispensable dans ce cas.
- » Quant aux frais d’entretien des accumulateurs, si on les estime d’après les prix à forfait offerts actuellement par les fabricants d’accumulateurs, on peut les évaluer à 0,07 fr à 0,12 fr par kilomètre-voiture (pour les voitures de 16 à 18 tonnes, à 5o personnes) ».
- Une note sur la traction par trôlet automoteur Lombard-Gèrin, communiquée par M. René Koechlin, nous servira de transmission entre la traction sur voies ferrées et la traction sur route.
- Ce système de traction qui a déjà été décrit dans ce journal (l), exige en effet, comme dans les tramways, une ligne d’alimentation, et, d’autre part, le véhicule se meut sur les chaussées ordinaires.
- N’ayant pas à revenir sur la description de ce système (qui doit être appliqué sous peu précisément à Montauban), nous nous bornons à extraire de la note de M. Koechlin les les considérations qu’il développe en sa faveur : .
- « Application des omnibus électriques à des services urbains. — Pour qu’un service de tramways puisse bénéficier du plus grand nombre possible de voyageurs, il faut qu’il assure des départs fréquents, surtout lorsqu’il s’agit de faibles parcours. Dans un tramway électrique ordinaire, la dépense par voiture-kilomètre est relativement élevée et ne diminue
- f) Écl. Élect., t. XXIII, p. 27, 7 avril 1900; t. XXVII, p. cl, 22 juin 1901.
- p.273 - vue 274/746
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34
- 274
- guère par l’emploi de petites voitures, parce que les frais de conduite et les frais d’entretien restent sensiblement les mêmes, quelle que soit la capacité de la voiture. Il en est de meme pour la dépense de courant parce que la voiture de tramway doit avoir un certain poids pour assurer sa stabilité sur la voie. Pour ces raisons, il n’est pas possible pour le tramway de diminuer la capacité des voitures en augmentant leur fréquence, sans augmenter considérablement les frais et perdre ainsi le bénéfice d’une exploitation intensive.
- » Une autre difficulté pour le tramway, réside dans la simple voie avec points de croisements obligés, ce qui nécessite un horaire absolument fixe qui ne peut se plier aux besoins du trafic, notamment au service des trains, souvent en retard.
- » L’emploi'd’omnibus électriques, au contraire, permet :
- » i° D’établir deux voies aériennes et d’adapter ainsi les départs aux besoins de la circulation. Si l’aspect de quatre fils parait disgracieux, on pourra faire l’aller des voitures par une voie et le retour par une autre;
- » 20 De faire de petites voitures légères qui conduiront à un prix de revient de la voiture-kilomètre relativement faible ;
- » 3° De supprimer les receveurs en établissant l’entrée des voitures par devant a des arrêts fixes assez rapprochés et en faisant percevoir le prix du billet par le conducteur.
- » Il sera d’ailleurs facile d’arriver à ce que la plupart des voyageurs prennent ses billets d’avance en mettant en vente des carnets de billets à prix réduits. Dans ce cas, le conducteur n’aura qu’à timbrer le billet.
- » Ces avantages, joints à l’économie des frais d’établissement et d’entretien de la voie, permettront, nous en sommes persuadés, de faire des affaires de traction viables, meme dans des centres moins importants, surtout lorsque le capital pourra encore être réduit en louant le courant à une station centrale de lumière déjà existante. Le service d’omnibus électriques, organisé de cette manière à Montauban permettra de se rendre compte de ces avantages.
- » Application des omnibus électriques à la traction sur les lignes suburbaines et d'intérêt local. — L’établissement de la voie ferrée n’est justifié que pour un trafic relativement considérable. Il est facile de s’en rendre compte par le calcul de la dépense par train ou voiture-kilomètre à laquelle entraîne la voie.
- » En moyenne, et pour des lignes sur route en rase campagne, l’entretien de la voie et de la zone de chaussée peut s’évaluer à 700 fr par kilomètre et l’intérêt et l’amortissement du capital de premier établissement delà voie à 7 p. 100 de 3oooo fr == 2 100 fr, soit une dépense de 2800 fr par kilomètre et par an.
- » En comptant sur 14 heures de service par jour, la dépense par train ou voiture-kilomètre varie donc suivant la fréquence des départs de la manière suivante :
- Fréquence des départs dans chaque sens.
- 5 minutes. . . 10 » ...
- 15 » ...
- 20 » ...
- 3o » ...
- 1 heure. . . ,
- 3 heures. . . .
- Dépense par voiture ou train-kilomètre correspondant à l’entretien de la voie et à l’intérêt et l’amortissement du capital de premier établissement de la voie.
- 0,0^3 fr 0,046 0,048 0,091 O, l3r
- 0,27.4
- 0,822
- » Ces chiffres montrent que si pour un tramway à départs fréquents, la dépense par train-
- p.274 - vue 275/746
-
-
-
- 23 Août 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 27a
- kilomètre afférente à la voie est faible, elle devient très élevée pour des départs espacés. Pouf des départs toutes les heures, elle atteint o, 27 fr. par voiture ou train-kilomètre, et pour des départs toutes les trois heures, comme ils existent sur des chemins de fer d’intérêt local, o, 82 fr.
- » Pour les lignes d’omnibus électriques, cette dépense serait réduite à environ i/3 ou i/4 des chiffres ci-dessus et le prix de revient total (y compris intérêt et amortissement du capital engagé) de la voiture-kilomètre sera environ la moitié de ce qu’il serait pour un chemin de fer d’intérêt local ordinaire.
- » Les omnibus électriques à trôlet automoteur pourront par conséquent, s’employer avec avantage dans bien des cas où l’établissement et l’exploitation d’un chemin de fer d’intérêt local serait trop onéreux. »
- Sur les voitures électromobiles, par M. Lavezzari, nous fournit quelques renseignements sur les durées des batteries utilisées dans les fiacres et les voitures de louage,à Paris, pendant l’hiver 1901-1902.
- Il résulte des chiffres donnés qu’un fiacre pesant, en ordre de marche, 1 800 kg- dont 700 kg d’accumulateurs, et accomplissant un parcours journalier d’environ 45 km, peut faire en moyenne 114 sorties sans qu’il y ait lieu de donner à la batterie d’autres soins d’entretien qu’un lavage des plaques après une soixantaine de sorties environ. Après cette moyenne de 114 charges et décharges, il convient de remplacer les plaques positives. Quant à la durée des plaques négatives elle est beaucoup plus longue : la batterie du fiacre pris comme exemple avait en effet accompli 4°2 sorties au moment de la communication sang, changement des négatives.
- Dans les voitures dont les batteries sont en location, les accumulateurs, moins surmenés sans doute, durent beaucoup plus longtemps. Ainsi pour un coupé pesant 2000 kg, dont 720 kg pour la batterie, le renouvellement des plaques positives n’eut lieu en moyenne qu’après 185 charges et décharges. Pour une autre voiture pesant 1 800 kg dont 5oo pour la batterie, le renouvellement des positives n’a de fait qu’après 338 charges et décharges; deux lavages de la batterie avaient été effectués dans l’intervalle.
- . Les accumulateurs dans l’èlectromobilisme urbain, par M. L. Jumeau, répondent à quelques questions soulevées par M. Monmerqué relativement à l’application des accumulateurs à la propulsion des automobiles sur routes. Voici la reproduction de cette communication :
- « Des différents essais de consommation effectués dans Paris, on peut conclure que la dépense moyenne d’énergie électrique est égale à 80 watts-heure par tonne-kilomètre. En admettant une vitesse de marche de 20 km: heure, il en résulte pour la puissance moyenne d’une automobile, la valeur'1 600 watts par tonne de poids total (voyageurs compris).
- » Si nous déterminons maintenant le poids de la batterie par rapport au poids total de la voiture en ordre de route, nous trouvons qu’il peut varier de 3o à 2a p. 100 selon le type de la voiture. On a pu élever très notablement cette proportion; mais comme il s’agissait plutôt dans ce cas de voitures de course que de voitures pratiques, nous admettrons que la proportion 35 p. 100 n’est pas dépassée; encore supposerons-nous qu’elle tient compte non seulement du poids des éléments mais encore de celui de la caisse qui les renferme ainsi que des différents accessoires : connexions et câbles, séparateurs de bacs, etc.
- » Dans le cas où la batterie est tout entière renfermée dans une caisse unique suspendue sous la voiture, voici quels sont, d’après une exploitation existante, les poids de ces différents accessoires :
- p.275 - vue 276/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. —N° 34.
- 276
- Caisse en bois, avec ferrures et couvercles..... kg
- Calages et séparateurs divers entre les bacs. ... 14
- Connexions (2 par élément) et câbles................. 9
- Eléments complets.................................. 780
- Poids total................... 898 kg
- Ce poids total se rapportait à une voiture de 2 5oo kg en ordre de route, le rapport = o,36 concorde bien avec la proportion que nous admettons ici.
- » Des poids détaillés ci-dessus, on peut déduire pour le rapport entre le poids total de la batterie montée dans sa caisse et le poids des éléments, la valeur = i,i:>.
- w Par tonne de voiture en ordre de route, nous pouvons donc disposer de 35o kg
- 3 D O
- de batterie montée, soit de----— = 3oA kg d’éléments.
- I , I 3 0
- » Pour déterminer la puissance massique rapportée au kilogramme de plaques, il importe maintenant de connaître le coefficient d’accessoires d’un élément, c’est-à-dire le rapport entre le poids total de l’élément et le poids de plaques de celui-ci. Voici quel est ce coefficient d’après différents constructeurs :
- TYPE D’ACCUMULATEUR. COEFFICIENT d'aCCESSOIKES
- T. E. M. Société pour le travail électrique des métaux 1^9
- B. G. S. Bouquet, Garcin. Schivre i,49
- Phénix, type 1900, à vase poreux i,39
- Fulmen • 1,45
- Max 1,60
- Heinz i,33
- Phœbus 1,42
- Blot-Fulmen i,36
- » On voit que ce coefficient est assez variable : d’une part, il est d’autant plus élevé que les plaques sont plus légères ; d’autre part il varie surtout en raison de l’intervalle laissé entre les plaques et au-dessous des plaques. Lorsqu’il s’agit de plaques légères comme celles imposées par l’automobilisme et quand on a en vue une exploitation économique, nous estimons que ne prendre, par exemple, que 3 mm d’intervalle entre les plaques comme le font certains constructeurs est tout à fait insuffisant. Pour ces raisons, il convient d’adopter environ 1,60 pour le coefficient d’accessoires, qui peut être décomposé comme suit : plaques 1,00, bac en ébonite 0,10, acide 0,40, accessoires divers (tasseaux, séparateurs, couvercle, barrettes de plomb) 0,10.
- » Il en résulte ainsi que le poids de plaques par tonne de voiture devient : —iqokg.
- » La puissance massique moyenne, pour la vitesse 20 km à l’heure devient donc —-
- = 8,42 watts par kg de plaques et l’intensité massique -8’-a- = 4,44 ampères par kg de pla-
- ques, en supposant une différence de potentiel moyenne de 1,90 volt pendant la décharge, valeur très voisine de la moyenne, quelquefois un peu dépassée dans le cas d’éléments à plaques très légères.
- » Nous pouvons rechercher maintenant quelles capacités massiques peuvent donner à ce régime les principaux types actuellement existants. En ne considérant ici que les accumu-
- p.276 - vue 277/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- v /
- lateurs français, voici quelles sont ces valeurs, d’après les renseignements publiés pendant ces derniers temps dans VEclairage Electrique.
- TYPE D’ACCUMULATEUR DURÉE DE LA DÉCHARGE en heures, INTENSITÉ MASSIQUE en amp. : kg de plaques. CAPACITÉ MASSIQUE correspondante en amp.-heure: kg de plaques.
- T. E. M. 8 3,o4 24,95
- Société pour le travail électrique 6 3,9! 23,45
- des métaux. 4 ' 5,24 21 ,o5
- ( i° 2,29 22,90
- B. G. S. Bouquet, Garcin et Schivre. 4,o5 20,25
- 3 5,93 17,80
- ! 10 2,20 22 ? OO
- 8 2,65 21,25
- Phénix, type 1900, à vases poreux. 6 3,35 20, IO
- 5 3,86 19,33
- 4 4,5g i8,35
- Fulmen 8 2,48 19,9°
- 4 4,07 16,23
- 10 G94 19,40
- Max 5 3,4i 17, o5
- 3 4,93 14,78
- 8 2,17 17,55
- Heinz 6 2,76 16,75
- 4 3,5g 14,4°
- Phœbus 5 2,84 14,06
- 8 1,62 12,94
- Blot-Fulmen 4 2 ? 97 11,86
- ^ 2 ' 4,86 9,70
- Nous n’avons mentionné dans ce tableau que des types réellement industriels d’accumulateurs légers pour automobiles. Notons en passant que certains constructeurs sont capables de fabriquer des plaques d’une capacité massique de 35 à 4° ampères-heures par kilogramme. Mais comme il s’agit de plaques à très faible durée, leur emploi en automobilisme ne peut être qu’exceptionnel (cas des courses par exemple).
- » En restant sur le terrain industriel, le tableau précédent nous montre qu’il est possible de trouver des éléments capables de débiter pendant cinq heures au régime de 4,44 ampères-heures : kg de plaques et donner ainsi 5x 4>44 = 22,2 ampères-heures : kg de plaques, ce qui signifie que dans les conditions ci-dessus établies (35 p. 100 du poids pour la batterie et vitesse de 20 km : heure) il est possible d’avoir une accumobile pratique capable d’effectuer un parcours de 5 X 20 = 100 km sans recharge.
- « Remarquons que le parcours augmente très vite lorsqu’on fait croître la proportion de la batterie et qu’on diminue la vitesse, par suite de la propriété que possèdent les accumulateurs d’avoir une capacité assez rapidement croissante quand l’intensité diminue. Un calcul simple nous montrerait ainsi la possibilité de parcours de 200 à 3oo km pour les voitures de record de parcours.
- » Pour nous en tenir à la voiture pratique, nous pouvons dire que le parcours de 100 km est largement suffisant pour l’éleetromobilisme urbain où la moyenne des parcours journa-
- p.277 - vue 278/746
-
-
-
- T. XXXII. — N“ 34.
- 278 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- liers ne dépasse pas 5o km. Nous estimons cependant que cette réserve qui peut paraître élevée ci priori est nécessaire pour parer d’une part aux éventualités d’augmentation de consommation (mauvais état de la route, par exemple) et d’autre part à la baisse lente de capacité des batteries pendant leur fonctionnement.
- » On pourrait éviter cette diminution ; mais il faudrait pour cela consentir à des frais d’entretien trop onéreux et comme les plaques (les négatives principalement) sont en état d’assurer un long service avec une capacité qui diminue d’une façon graduelle mais lente, mieux vaut les utiliser ainsi en partant d’une capacité initiale très supérieure.
- » Ces raisons rendent à peu près impossible l’emploi des plaques genre Planté dans les accumobiles, à moins de prévoir un changement de batterie dans la journée, ce qui exige un retour au dépôt, des frais supplémentaires de manutention, et, surtout un certain nombre de kilomètres hautde-pied réduisant d’autant le parcours utile. Dans le tableau précédent en effet, toutes les plaques sont du type à oxydes rapportés, sauf l’élément Blot-Fulmen dont les positives sont à grande surface. Sa capacité spécifique est la plus faible et atteint à peine 10 ampères-heure au régime de 4,44 ampères par kilogramme de plaques,
- ce qui ne permettrait, dans les conditions ci-dessus, qu’un parcours de ~r~pr- 20 = 45.km.
- » Etant reconnue la possibilité d’assurer dans les grandes villes un service particulier ou public avec accumobiles, doil-il y avoir une entrave économique due aux dépenses d’entretien occasionnées par les batteries? Pour répondre à cette question, il faut évaluer ces dépenses d’entretien. Une évaluation exacte est très difficile à établir puisque, pour être rigoureux, il faudrait tenir compte du type d’accumulateur choisi et aussi des conditions et de l’importance de l’exploitation envisagée.
- » Les dépenses les plus importantes sont dues au remplacement des positives, des négatives et des bacs en ébonite, et à la main-d’œuvre de démontage et remontage des batteries.
- » De bonnes plaques positives, de capacité spécifique telle qu’elles permettent d’obtenir, dans les conditions exposées précédemment, un parcours initial de 100 km, peuvent facilement assurer avant leur remplacement un parcours total de 7 000 km. Le prix de revient de ces plaques, de fabrication économique, est de i,3o fr environ par kilogramme. Pour les plaques négatives, on peut compter une durée une fois et demie plus grande, soit io5oo km et un prix de 1,5o fr par kg.
- « La durée des bacs en ébonite est malheureusement assez limitée; nous la supposons ici égale à deux années et nous prenons comme prix de l’ébonite 10 fr par kilogramme.
- » Au sujet de la main-d’œuvre, nous estimons que les batteries doivent être démontées et nettoyées tous les 3 aoo km.
- » Dans ces conditions, on peut calculer comme suit les dépenses d’entretien relatives à une tonne de poids total de voiture et par kilomètre, d’après les chiffres précédemment donnés. Nous admettons ici que le poids des positives est égal à celui des négatives. En réalité, il peut y avoir une petite différence en plus ou en moins, d’après le nombre de plaques de l’élément, car si, d’un côté la négative pèse un peu moins que la positive, d’un autre côté il y a toujours pour 11 positives 11-j- 1 négatives. En moyenne, on peut admettre
- un poids total égal, soit-^- = q5 kg dans notre cas.
- p.278 - vue 279/746
-
-
-
- 23 Août 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 279
- Dépenses cVentretien .
- Plaques positives
- 95 . i,3
- 7 000
- m - • 95 . 1,5
- Plaques négatives :----------—
- ^ 5 10 5oo
- Bacs en ébonite. — Le poids de bacs pour 3o4 kg d’éléments
- , , 3o4 .0,1
- est égal, d apres ce que nous avons vu, a-----------= '9 kg.
- D’où une dépense totale de 19 . 10 — 190 fr en deux années. Si la voiture parcourt en moyenne 5o km pendant environ 34o jours par an, la dépense par tonne-kilomètre devient : ^90
- < . 340 . 5o
- Main-d’œuvre de démontage et remontage
- 20
- 3 5oo
- Total
- 0,0177 fr 0,0136
- o,oo56
- o,0057 0,0426 fr
- » Nous ne tenons pas compte] ici de l’entretien des autres accessoires, cpti est très faible comparativement et qui peut être compensé par la reprise des vieilles matières : plomb, oxydes, ébonite.
- » On peut donc considérer que l’entretien des accumulateurs industriels à grande capacité spécifique donne lieu à des dépenses d’entretien d’environ o,o43 fr par tonne-kilomètre de poids total de voiture en ordre de marche.
- » En supposant une voiture à 4 places, pesant i 800 kg et parcourant en moyenne 00 km par jour, on trouve ainsi comme dépenses journalières d’entretien 1,8. 5o. o,o43 = 3,87 fr.
- » Quoiqu’il soit très désirable que cette somme puisse être réduite dans l’avenir, elle est actuellement beaucoup plus faible que les dépenses pratiquement observées pour l’entretien du matériel mécanique et électrique et des pneumatiques. Une réduction de ces dernières nous paraît d’ailleurs très réalisable, et indépendamment des perfectionnements qui peuvent être apportés dans la construction de la voiture et dans la réduction de son poids, nous signalerons comme fait capable d’amener une économie de ce côté le choix de conducteurs bien exercés, l’entretien du matériel dépendant beaucoup de la conduite de la voiture.
- » Ne possédant pas de chiffres officiels sur les autres dépenses d’exploitation, nous ne tirerons pas de conclusions quant aux qualités économiques d’une accumobile. Nous avons simplement voulu montrer ici que si des frais d’exploitation trop élevés limitent encore les applications de l’électromobile dans les villes, le plus grand coupable n’en est peut-être pas la batterie. »
- Dans Quelques remarques sur l’application de l’électricité à l’automobilisme, M. Jeantaud commence par critiquer les conclusions favorables des deux communications précédentes en ce qui concerne les accumulateurs. A son avis, les divers types d’accumulateurs actuels sont incapables d’assurer avec sécurité et économie un service de véhicules automobiles sur route.
- M. Jeantaud parle ensuite des voitures mixtes où un moteur à pétrole charge constamment des accumulateurs dont le courant de décharge sert à l’alimentation des moteurs. Il condamne ce système comme ayant à la fois tous les inconvénients des voitures à accumulateurs et des voitures à pétrole. C’estévidemment affaire d’appréciation, car on peut dire tout aussi bien qu’ils possèdent tous les avantages de ces deux sortes de voitures.
- M aisM. Jeantaud dit que si l’électricité ne peut, pour le moment du moins, être utilisée
- p.279 - vue 280/746
-
-
-
- 2>8o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34.
- pour la propulsion des voilures sur route, elle peut rendre de grands services pour la mise en marche et les changements de vitesse. Il décrit sommairement à ce propos le dispositif électrique imaginé par M. Hospitalier pour l’embrayage puis un dispositif de changement de vitesse.
- Discussion du rapport et des communications. — Pour terminer le compte rendu des deux séances consacrées par le Congrès à la Traction électrique, il nous reste à parler de la discussion qui a été faite du rapport de M. Monmerqué et des diverses communications qui précèdent.
- A la vérité cette discussion a plutôt été un commentaire, présenté par M. Forestier, inspecteur général des Ponts et Chaussées, du rapport de M. Monmerqué ainsi que des communications qu’il avait suscitées. Précisant les desiderata des constructeurs, des exploitants et du public sur chacun des points examinés dans le rapport, M Forestier mettait aux voix les vœux et constatations lui paraissant conformes à ces desiderata. Chaque vote était nécessairement l’occasion d’un échange d’idées entre les membres présents.
- Voici, sinon le texte rigoureux, le sens des vœux adoptés et constatations formulées par le Congrès :
- I. —En ce qui concerne l’automobilisme sur routes :
- i° Il serait désirable que les fabricants d’accumulateurs parvinssent à diminuer dans des proportions considérables le poids des batteries.
- a0 Les constructeurs de voitures sont invités à étudier celles-ci de telle sorte que la vérification de l’état des batteries soit toujours facile.
- 3° Il conviendrait que les batteries puissent effectuer normalement au moins i5o sorties sans renouvellement de plaques positives.
- 4° Les systèmes à trôlet dans lesquels la relation entre la voiture et la ligne d’alimentation est souple sont les seuls pouvant être utilisés pour un service public.
- IL — En ce qui concerne les tramways :
- 5° Toutes les fois que des raisons supérieures ne s’opposeront pas à l’emploi du système à fil aérien, c’est ce système qu’il faut adopter.
- 6° Dans le cas où le trôlet aérien ne peut être adopté, les systèmes à plots peuvent donner satisfaction (*).
- 7° Les tramways à accumulateurs fournissent également une solution (2).
- III. — Il a paru inutile d’émettre des vœux relatifs à l’application de l’électricité aux métropolitains et aux chemins de fer.
- (A suivre.)
- J. Blondin.
- (p Signalons ici que la plupart des ingénieurs présents au Congrès étaient d’avis que les accidents imputés aux tramways à plots établis depuis deux ans dans Paris n’existaient souvent que dans l’imagination des reporters-M. Forestier cite un accident relaté avec force détails par la presse parisienne et dont il n’a pu retrouver la victime; une autre personne affirme, après enquête approfondie, qu’aucun des nombreux accidents signalés chaque jour n’a eu de conséquences graves pour les personnes.
- (p Faisons observer que cette constatation n’est nullement en contradiction avec les vœux adoptés à propos de l’électromobilisme. Dans cc dernier cas, en effet, les voitures doivent être munies de pneumatiques dont l’entretien est très onéreux dès que le poids des voitures dépasse une certaine limite ; d’autre part, quand le poids augmente la conduite devient plus difficile et l’usure de toutes les parties plus rapide. Dans le cas des tramways, on n’a pas à se préoccuper beaucoup de l’entretien des bandages et les voitures ont par elles-mêmes un poids considérable par rapport à celui des batteries. Si donc les accumulateurs ont encore besoin de perfectionnements pour 1 electro-mobilisme, ils peuvent, dans leur état actuel, assurer le service des tramways.
- p.280 - vue 281/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 281
- LES EXPÉRIENCES RÉCENTES DE TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Dans un précédent article (‘) nous avons analysé les plus récentes expériences de INI. Marconi, les essais de M. Guarini Foresio et montré que si les premières de ces expériences ont permis de communiquer à de très grandes distances (17a et 290 km), elles n’ont pas avancé la solution pratique du problème de la syntonisation. Au point de vue réellement pratique ces expériences à grande distance n’offrent qu’un médiocre intérêt, les communications par télégraphie sans fil à plus de 80 à 100 km ne pouvant devenir d’un usage journalier et par suite de la grande délicatesse et du prix élevé des installations et par suite de la gêne réciproque que ne manqueraient pas de se porter les postes organisés en nombre de plus en plus grand. Les expériences récentes de M. Marconi, curieuses à envisager au point de vue des puissants moyens mis enjeu, n’ont par contre jeté aucun jour nouveau sur les phénomènes ^utilisés en télégraphie sans fil et sur le rôle des divers organes employés. Entreprises dans un but de réclame industrielle elles n’ont en aucLine manière accru nos connaissances concernant les dispositifs employés.
- Tout autres sont les résultats obtenus au cours de leurs expériences d’une part par M. Ferrié, d’autre part par M. Tissot. Ce dernier expérimentateur continuant à étudier avec méthode les dispositifs qui lui permettent d’assurer d’une manière constante les communications par télégraphie sans fil à des distances de 80 à 100 km, a recueilli des observations des plus intéressantes. De son côté M. Ferrié, en opérant avec des ballons porteurs d’antennes a fait un certain nombre d’observations nouvelles.
- Ce sont ces diverses expériences que nous allons maintenant résumer.
- Expériences de M. Ferrié (2)
- Les expériences de M. Ferrié (3) ont porté sur trois points intéressants : i° sur le rôle de l’antenne ; 2P sur le rôle de la terre ; 3° sur la distinction des diverses influences perturbatrices. Il a de plus cherché à déterminer la répartition du champ créé par l’antenne de transmission, en utilisant pour cela des postes installés dans des ballons. De plus, l’étude des phénomènes de la télégraphie sans fil l’a conduit à la réalisation d’un dispositif de télégraphe dans lequel les divers organes sont agencés de la manière la plus pratique et qui peut par suite être mis entre les mains d’employés des moins expérimentés.
- Rôle de Vantenne. — Tous les expérimentateurs ont observé que, toutes choses égales d’ailleurs, la distance à laquelle un dispositif donné permet d’échanger des communications est d’autant plus g-rande que la longueur de l’étincelle produite à l’excitateur est plus grande.
- (9 L’Éclairage Électrique, t. XXXII, p. i3, 5 juillet 1902.
- (2) G. Ferrié. Sur l’état actuel de la télégraphie sans fil par ondes hertziennes. Société internationale des Electriciens, 3 janvier 1902.
- (3) Depuis la composition de cet article, M. Ferrié a installé au phare de Belle-Ile un poste d’émission dont l’antenne a 5o m, et a pu communiquer ainsi avec le phare d’Eckmüll (io5 km), avec le phare des Baleines (distance 178 km), avec le phare de la Cqubre (distance 240 km).
- De Dunkerque, avec une antenne de 55 m de hauteur |M. Ferrié a pu communiquer avec le Montcalm, faisant partie de l’escadre française se rendant en Russie, jusqu’à une distance de 120 km.
- Enfin, tout récemment dans la Méditerranée, en employant toujours des cohéreurs à limaille d’or ou d’argent, M. Ferrié a pu communiquer de Port-Vendres avec deux croiseurs mouillés à Marseille (distance : 110 milles, plus de 200 km ; hauteur d’antennes : 27 m pour les croiseurs, 55 m à Port-Vendres).
- p.281 - vue 282/746
-
-
-
- 282
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34
- Il faut toutefois ne pas dépasser une certaine limite ; l’accroissement de la distance avec la grandeur de l’étincelle cesse dès que cette dernière cesse d’être oscillante, ce qui est d’ailleurs fort aisé à reconnaître et par l’aspect même de Tétincelle et par le bruit qu’elle produit en éclatant. M. Ferrié a abservé que de très longues étincelles donnent souvent de moins bons résultats que des étincelles plus courtes mais bien oscillantes. M. Tissot a d’ailleurs fait au sujet de l’influence de la longueur explosive des mesures que nous exposerons plus loin. Ces mesures jointes aux observations de M. Ferrié portent cet expérimentateur à croire que les meilleures conditions sont réalisées lorsque la distance explosive est telle que la longueur d’onde émise est égale à quatre fois la hauteur de l’antenne.
- Au point de vue de la meilleure connexion à réaliser entre l’antenne et l’excitateur, M. Ferrié constate qu’il n’est pas indifférent de relier l’antenne au pôle positif ou au pôle négatif de la bobine d’induction. Les résultats obtenus en reliant l’antenne au pôle négatif sont bien meilleurs bien que l’étincelle excitatrice obtenue soit plus courte que lorsque l’antenne est reliée au pôle positif.
- Cette observation a été également faite par M. Tissot.
- Rôle de la terre. — Les observations faites par M. Ferrié relativement à l’utilité des prises de terre sont plus nouvelles et très curieuses. Dans la plupart des expériences de télégraphie sans fil on a toujours constaté l’utilité, la nécessité même d’une bonne prise de terre tant au transmetteur qu’au récepteur.
- A ce sujet M. Tissot a observé que la communication de l’antenne transmettrice à‘ la terre devait être assurée par un conducteur dénué le plus possible de résistance et de self-induction. S’il y a absolue nécessité à obtenir une excellente communication de l’antenne de transmission avec la terre il n’est pas moins important que la prise de terre du poste récepteur soit aussi soigneusement assurée. Rappelons à ce sujet une intéressante expérience (*) de M. Tissot faite au phare de Trezien et qui est fort probante : pour obtenir une bonne réception il fallut remplacer la terre, prise tout d’abord au paratonnerre du phare, puis à l’aide d’une plaque enfouie et abondamment arrosée, par une prise de terre obtenue à l’aide d’une plaque de cuivre baignant dans la mer.
- M. Ferrié a montré que cette communication avec le sol n’était pas absolument indispensable et pouvait, du moins pour des communications allant jusqu’à 35 et 4° km être supprimée. Rappelons que, au cours des expériences de Corse, M. Ferrié était parvenu à recevoir à ATllefranche les signaux émis soit par le poste de Biot (distance 20 km), soit par le navire « la Princesse Alice », sans prise cle terre avec une antenne de 40 m. Toutefois les signaux émis par le navire transmetteur perceptibles à Yillefranche, sans prise de terre, alors que la distance du navire au poste récepteur atteignait 4° km, devenaient imperceptibles dès que la distance surpassait 4° km. Il devenait à nouveau possible de recevoir ces signaux à Villefranche alors que la distance atteignait 80 km pour peu qu’on rétablisse la communication avec la terre.
- Cette expérience a engagé M. Ferrié à étudier de plus près l’utilité de la prise de terre tant à la transmission que pour la réception. Voici les résultats de cette étude :
- Toute connexion de l’oscillateur.avec le sol est supprimée. De plus la bobine d’induction employée, les accumulateurs qui l’alimentent et tout le dispositif transmetteur est soigneusement isolé. La communication de l’antenne avec le sol est remplacée par une communication avec des feuilles métalliques suspendues à des piquets et isolées au moyen
- p) Les applications pratiques des ondes électriques (C. Naud, 1902), p. i35 et i38.
- p.282 - vue 283/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- a83
- de cylindres d’ébonite. Ces feuilles de métal étaient maintenues à 2 m du sol. Elles étaient disposées horizontalement, puis verticalement.
- La longueur d’étincelle oscillante du meilleur rendement obtenue à roscillateur était d’autant plus courte que la surface métallique des feuilles était plus grande.
- En employant une surface métallique ainsi isolée de 5 m2, il fallut, pour obtenir une communication comparable à celle obtenue avec prise de terre, doubler la hauteur de l’antenne de transmission.
- Le poste récepteur était installé dans les conditions habituelles. Si l’on supprimait la prise de terre du cohéreur, sans toucher aux autres appareils, la réception devenait moins aisée mais on enregistrait cependant encore quelques signaux. Enfin en doublant la hauteur de l’antenne de réception, comme on l’avait fait pour l’antenne de transmission on pouvait parfaitement communiquer sans liaison avec la terre ni à la transmission, ni à la réception. La prise de terre était remplacée de part et d’autre par des feuilles de métal,
- Enfin si l’on rétablit la prise de terre du transmetteur, il est possible de recevoir très correctement alors que le cohéreur n’est en relation ni avec la terre ni avec les plaques métalliques, et cela sans avoir à rien changer aux hauteurs d’antenne. Et cette réception correcte est possible à une distance que l’on peut franchir en rétablissant la prise de terre du cohéreur.
- C’est ainsi que M. Ferrié put recevoir très correctement aux environs de Paris dans une station, sans prise de terre, à une distance de 34 km d’une autre station où la transmission était faite avec prise de terre et 1 cm d’étincelle oscillante. Les antennes avaient 100 m de hauteur, mais, par suite de l’interposition de notables accidents de terrain, quelques mètres d’antenne se voyaient d’une station à l’autre. Si l’on rétablissait la prise de terre à la réception la communication était encore possible à 43 km.
- La mise en communication des appareils de transmission et des appareils de réception avec la terre tout en augmentant dans de notables proportions (environ le double) la distance possible de transmission, n’est pas indispensable. On peut encore sur terre communiquer à plus de 3o km sans prise de terre.
- En dehors de l’intérêt de ces observations relativement au rôle de la terre, elles présentent également un intérêt pratique. Elles montrent en effet que, alors même qu’une prise de terre convenable ne serait pas possible à réaliser (ce qui peut se présenter en particulier en montagnes), on peut encore arriver à communiquer à une distance de 3o km et peut être plus, en remplaçant la terre par des capacités ou de simples feuilles de clinquant isolées, faciles à transporter.
- Influences perturbatrices. — Les perturbations observées au cours des diverses expériences de télégraphie sans fil peuvent se rapporter à trois causes différentes : les décharges oscillantes provenant des coups de foudre, les variations du champ électrique terrestre qui produisent des variations de potentiel entre l’antenne et la prise de terre, enfin les effets de la température qui dans les pays chauds se font sentir d’une manière des plus intenses.
- Nous nous coirtenterons de signaler simplement ici ces trois causes de perturbation, renvoyant le lecteur désireux de connaître les effets de ces perturbations, à la communication faite à la Société Internationale des Électriciens par M. Ferrié, dont une analyse détaillée a été donnée dans ce journal (1).
- Répartition du champ créé par l’antenne. — Pour étudier cette répartition M. Ferrié a
- (*) & Éclairage Electrique, t. XXX, n° 3, 18 janvier 1902.
- p.283 - vue 284/746
-
-
-
- 284
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34.
- opéré avec des ballons captifs et e'n ballon libre. Nous nous contenterons également de rappeler ici les résultats obtenus dans le tableau suivant :
- Distance de transmission : 20 kilomètres.
- ANTENNE de transmission disposée à terre. ANTENNE de réception disposée en ballon HAUTEUR du ballon captif portant l’antçnne de réception
- 100 mètres 100 » 5o » 5o » 200 mètres 100 » 100 » 5o » 800 m (réception assurée) 4oo » (limite de réception) 800 » (limite de réception) Récep. impossibleàaucunehaut.
- Si Ton rapproche ces derniers résultats des observations faites relativement au rôle de la terre, on est conduit aux conclusions suivantes qu’énonce M. Ferrié ;
- Le champ se trouve concentré à la surface du sol.
- La terre ne joue pas entre les deux stations le rôle de conducteur.
- Au poste transmetteur, la terre en maintenant un des pôles de l’excitateur au potentiel zéro, permet d’obtenir des oscillations puissantes et par suite efficaces. Cette conclusion est toute en faveur de l’emploi des transformateurs dissymétriques du genre de ceux construits par M. O. Rochefort et utilisés avec succès dans les postes de télégraphie sans fil.
- Fig.'i. — Cohéreur de M. Ferrié.
- Au poste récepteur, la terre maintient également un des pôles du cohéreur au potentiel zéro, et le rend ainsi plus sensible aux variations de potentiel de l’antenne de réception.
- Le champ étant concentré à la surface du sol, l’interposition d’obstacles verticaux entre les deux antennes est néfaste. Les arbres, les carcasses métalliques des maisons, etc., forment autant d’antennes qui absorbent les radiations du transmetteur avant qu’elles aient atteint le récepteur. Ainsi s’explique la difficulté beaucoup plus grande des communications entre deux postes placés à l’intérieur des terres qu’entre stations séparées par la mer.
- M. Ferrié qui a effectué la plupart de ses expériences à l’aide d’appareils, construits sur ses indications au Dépôt central de télégraphie militaire, a combiné un modèle de télégraphe sans fil des plus pratiques que nous allons décrire.
- Donnons d’abord quelques détails relatifs aux appareils qui y sont utilisés.
- Le cohéreur est un cohéreur du type de ceux imaginés parM. Blondel, contenant une réserve de limaille. M. Ferrié en a un peu modifié la construction afin de les rendre plus robustes. L’adjonction d’un tube latéral contenant la limaille en réserve rend en effet le cohéreur de M. Blondel assez fragile. M. Ferrié constitue l’une des électrodes E (fïg. 1) par un cylindre dont la partie moyenne a été évidée et possède une gorge circulaire H dans laquelle se loge la limaille en réserve.Celui des deux cylindres que cette gorge sépare et qui n’est pas relié au fil C, présente suivant une génératrice une encoche r qui permet d’intro-
- p.284 - vue 285/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 285
- duire de la limaille dans l’espace l, situé entre les deux électrodes E, E, ou inversement de
- Accumulateurs
- Terre
- Commutateur
- Voltmètre
- Amp-mètre
- Boite rrtétâlliçue
- Bobiné
- Self
- ------B
- Boutons de voh<
- Prise
- de terre
- Cdhereur
- Manipula teur
- Fig. 2. — Schéma des connexions du poste de télégraphie sans fil de M. Ferrie.
- faire passer de
- la limaille de l en II. Le tube, les électrodes et la limaille sont parfaitement
- Fig. 3. — Poste de télégraphie sans fil de M. Ferrie. La boîte contenant les organes récepteurs est ouverte. Réception.
- séchés ; le tube est fermé à la cire et les extrémités sont protégées par des douilles métalliques munies de bornes v qui permettent d’intercaler le cohéreur dans un circuit.
- p.285 - vue 286/746
-
-
-
- 286
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34.
- Les électrodes sont en maillechort ; les limailles d’or ou d’argent vierge, d’or ou d’argent allié de cuivre en proportions variables sont employées suivant la sensibilité désirée. La limaille d’or vierge fournit les plus sensibles cohéreurs.
- Les bobines d’induction utilisées sont de deux modèles. La bobine Carpentier du type de 35 cm d’étincelle à interrupteur sec est utilisée quand on peut disposer de hautes antennes. Elle consomme 4 ou 5 ampères sous 16 volts et donne comme longueur d’étincelle oscillante : 4o mm d’étincelles avec une antenne de 25 m ; 20 mm avec 5o ni d’antenne ; 10 mm avec 100 m d’antenne ; 5 mm avec 200 m d’antenne. Le transformateur dissymétrique Rochefort avec interrupteur à mercure est employé lorsqu’on ne dispose pas d’antennes très longues ou que la distance à franchir est considérable. La longueur d’étincelle oscillante obtenue est double, cette bobine dépensant 6 à 8 ampères sous 32 volts. L’emploi du transformateur Rochefort permet toutes choses égales d’ailleurs de diminuer la hauteur de l’antenne du i/5 ou du 1/4 de la hauteur que nécessite la bobine Carpentier.
- Le manipulateur est à contact cuivre sur cuivre, plongé dans le pétrole et à poignée d’ébonite.
- La figure 2 donne un schéma des connexions des diverses parties du dispositif. La figure 3 représente le poste complet (*).
- (A suivre.)
- A. Turpain.
- (j) Une première particularité de montage est à signaler. La batterie d’accumulateurs qui entretient la bobine de Ruhmkorff en activité pendant la transmission fournit également la différence de potentiel nécessaire à l’entretien du Morse, celle utilisée pour le fonctionnement du relais et même celle qu’il est nécessaire de maintenir entre les électrodes du cohéreur pour le rendre sensible aux ondes. Cette dernière différence de potentiel ne doit varier qu’entre 0,2 volt et 1 volt. Un potentiomètre permet de faire commodément varier cette différence de potentiel entre ces deux limites. Le voltage employé aux bornes du Morse et à celles du relais atteint io volts. — Comme dans tous les dispositifs de réception de télégraphie sans fil, le cohéreur est protégé par deux bobines d’impédance ; des shunts sans self-induction, c’est-à-dire à enroulement double, sont placés sur toutes les parties inductives des circuits. Ces shunts présentent une résistance de i ooo ohms qui a été reconnue la résistance la meilleure à donner pour des appareils ayant 5oo ohms de résistance. En particulier, le shunt placé sur le contact du relais, permet à un courant de faible intensité de traverser le Morse, ce qui produit dans les noyaux des bobines de l’éiectro-aimant du Morse un magnétisme qui, joint à l’inertie de la palette transforme en un trait une série de cohésion et de décohésion très rapprochées du cohéreur. — Le relais employé est un relais Claude à cadre mobile de 5oo ohms de résistance d’une extrême sensibilité ; l’intensité du courant qui suffit à l’actionner ne dépasse pas 1/2 à 3/io de milliampère.
- L’antenne peut être mise à volonté, soit en contact direct avec l’un des pôles du cohéreur, l’autre pôle du cohéreur est alors mis à la terre au moyen d’un petit commutateur, soit en relation avec le primaire d’un transformateur dont le secondaire est intercalé dans le circuit du cohéreur.
- La seconde particularité que présente, au point de vue pratique, le poste agencé par M. Ferrié, consiste dans la fermeture de la boîte contenant une partie des organes de réception. Cette boîte est métallique et destinée à protéger les appareils qu’elle contient contre l’action nuisible des ondes produites par le poste même. — Pour rendre cette protection plus efficace et empêcher qu’on omette de fermer le couvercle de cette boîte alors qu’on veut transmettre, les connexions sont établies de la manière suivante. — La fermeture du couvercle de la boîte coupe automatiquement les fils de connexion qui relient les appareils placés à l’intérieur de ceux placés à l’extérieur de la boîte; de plus les extrémités des fils situés du côté des appareils intérieurs, se trouvent, par cette fermeture même, mis en communication avec la boîte, qui est elle-même reliée au sol. Il suffit donc de fermer le couvercle de la boîte pendant la transmission pour protéger d’une manière absolue les appareils, qui y sont contenus. — Pour prévenir toute omission, le commutateur qui permet de mettre les accumulateurs sur le circuit de transmission, est placé derrière la boîte et ne peut être manœuvré quand la boîte est ouverte. On est donc obligé de fermer le couvercle lorsqu’on veut actionner la bobine d’induction.
- p.286 - vue 287/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 287
- DECOMPOSITION EN SINUSOÏDES D’UNE COURBE
- REPRÉSENTANT UN PHÉNOMÈNE PÉRIODIQUE
- Vous avons examiné, dans le numéro du 28 juin de ce journal, le cas de la décomposition en sinusoïdes d’une courbe représentant un phénomène alternatif, nous complétons aujourd’hui les données par l’examen du cas où le phénomène est simplement périodique.
- La fonction peut toujours être mise sous la forme
- Y = C -)- S (Ani sin iiuox -j- B,)( cos nuax).
- C, A,„ et Bw étant des constantes.
- Une courbe donnée peut être décomposée en deux autres, l’une représentant la somme de la constante et des termes de rang pair, l’autre la somme des termes de rang impair.
- Pour x = w/', on a :
- Y' — C 4~ Y (Ain sin inty(' -j- Bîn cos iniul' -f- Ao„ + x sin (an -)- 1) toi' -j- B_>n + j cos (an -j- 1) toi*)
- Pour on a :
- YY = C -|- Y (A*n sin 2nwt' -f- B2,j cos antol' — A2)J +1 sin (2n -j- 1) toi' — B2n + 1 cos (an Y P wl') •
- On voit que pour tracer la courbe représentant la somme de la constante et des termes de rang pair on doit prendre comme ordonnée pour x — tôt la demi-somme des ordonnées pour x= a>t et x = - + tôt de la courbe donnée.
- Il est facile de voir, que la courbe de la somme de la constante et des termes de rang pair, qui a des ordonnées égales et de même signe pour x—iôt et x = Mt-\~7z représente une fonction alternative redressée.
- Pour tracer la courbe représentant la somme des termes de rang impair, on prend pour x = tot, comme ordonnée la moitié de la différence entre l’ordonnée correspondant à x= 0n et celle correspondant à x = tz 4- tôt de la courbe donnée.
- Comme nous l’avons vu, la courbe de la somme des termes de rang impair représente une fonction alternative.
- Sur la figure 1, la courbe en traits pleins, représente la fonction donnée ; la courbe pointillée EGHF réprésente la somme de la constante et des termes de rang pair; la courbe pointillée O'O'D représente la somme des termes de rang impair.
- Vous avons montré dans le numéro du 28 juin de cette année, comment l’on pouvait
- déterminer les coefficients des n premières sinusoïdes de cette dernière courbe, en prenant pour origine le point O' où elle coupe l’axe des x.
- Si l’on veut ensuite prendre le point O epinme origine, au lieu du point O', on rempla-, , OO'
- cera dans 1 équation 01/, par tôt -j- 2 j -
- Fis
- p.287 - vue 288/746
-
-
-
- a88
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.— N° 34.
- Si O' tombe à droite de O le terme 2 ^ r. est négatif; si Cf tombe à gauche de O, ce terme est positif.
- Décomposition de la courbe représentant la somme de la constante et des termes de rang pair. — On peut prendre pour origine un point quelconque, O ou O' par exemple.
- Pour x = 1ùt', on a :
- Y' = C -|- S (A2n sin 272107' -|-B2n cos 272107').
- Pour x = — <sit\ on a :
- Ji' = C + s (- A2„ sin 27uot1 4- Bo„ cos 2mut').
- On voit que pour tracer la courbe de la constante et des cosinus de rang pair on doit prendre comme ordonnée pour x = <+ la demi somme des ordonnées correspondant à x —wt et à x = - — oit sur la courbe représentant la somme de la constante et des termes de rang pair.
- Pour tracer la courbe représentant la somme des sinus de rang pair, on prend comme ordonnée pour x = w£, la moitié de la différence entre l’ordonnée correspondant au point x = oit et celle correspondant au point x — 7; — oit sur la courbe représentant la somme de la constante et des termes de rang pair.
- La somme de la constante et des cosinus d’ordre pair peut être mise sous la forme :
- Y — C -f- 2 (B2 (2ni) COS 2 (2777) Oit -J- B2 (2m + 1) COS 2 (2777 -J- i) Oit
- en faisant successivement x = ioir et x — — + wf on aura :
- 2
- Y' = C+ S(B2 (2m) cos 2 (277l) toi'-J- B2 (2m + 1) COS 2 (2771 -j- ï) Oit')
- Y/=C + S(B2 (2m) COS 2 (277?) Oit' - B2(2,n + 1) COS 2 (2772 -f- i) to7').
- On voit que pour tracer la courbe représentant la somme cle la constante et des cosinus de rang 1 (2m) (Bt, Bs, B12, etc.), on doit prendre comme ordonnée pour x — oit, la demi-somme des ordonnées correspondant à x — oit et à x = —h wi! sur la courbe représen-
- tant la somme de la constante et des cosinus de rang pair.
- La courbe représentant la somme des cosinus de rang 2 (2712+1) (B2, B6, B10, etc.), peut être tracée en prenant comme ordonnée pour x—oit, la moitié de la différence entre l’ordonnée correspondant à x = oit et celle correspondant à x — + ut sur la courbe repré-
- sentant la somme de la constante et des cosinus de rang pair.
- Sur la figure 2 la courbe en traits pleins GH représente pour une demi période, la somme de la constante et des termes de rang pair (les ordonnées de la figure 1 ont été doublées pour rendre les différences plus sensibles). On a pris comme origine le point O' où la courbe de la somme des termes de rang impair coupe l’axe.
- La courbe pointillée GH représente la somme de la constante et des cosinus de rang pair et la courbe pointillée O'O", la somme des sinus de rang pair.
- Sur la figure 3, la courbe en traits pleins GII représente la somme de la constante et des cosinus de rang pair ; la courbe pointillée LM la somme de la constante et des cosinus de rang 2 (un) ; la courbe pointillée IK représente la somme des cosinus de rang 2 (2777 +1).
- On peut, sans avoir besoin de décomposer la courbe représentant la somme de la constante et des termes de rang pair trouver les valeurs de la constante et des coefficients jusqu’au dixième rang de la manière suivante :
- p.288 - vue 289/746
-
-
-
- 23 Août 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- On divise l’axe de la demi-onde (7:) de cette courbe à partir de l’origine choisie en
- JT
- r----------------------------------------------»l
- Fig. 2 et 3.
- ia parties égales et on mesure les ordonnées «0, ava^... r/u, <7J2 [au partage.
- En posant :
- eu — cia , a. — aa
- on a :
- En posant :
- u 2 — ai0
- A2 = 0,167 (ai’ + aî~'ia$) + 0,289 (a,' +a,J)
- A4 zz: 0,289 [aï + Cli - ah - a‘i)
- Ag =_ o,333 (a/ -f- a&' — a3)
- Ag zzz 0,289 (a2 — a.2 -(- a,' — a-')
- 0,167 (ai + «3' + 2+) — 0,289 (a/ -f-
- a0) aux points de
- ao 4- «fi
- f h__ a2-\-a\-sran,Jr «io
- 2 4
- a\~\~an — a. — a7
- «3 + «9
- r _ ai + a\
- on a
- C =z o,333 aQ" -)- 0,667 ai B,t= o,5oo (a0"— a3”)
- Bg — 0,167 a0" — 0,667 a2" + o,5oo a3"
- B2= o,333 -f- 0,577 ai" + o,333 a2"
- B6 = o,333 a0"' — 0,667 «/'
- B10 — o,333 a0'" —0,677 ai+ o,333 a2".
- On peut ensuite ramener à une somme de sinus (en déterminant COT et tg <pm) comme il a été indiqué C), et au besoin changer cl’origine.
- La courbe en traits pleins de la figure 4 représente l’intensité dans l’enroulement secondaire du noyau central d’un transformateur à 3 noyaux (transformateur triphasé). L’enroulement primaire de ce noyau était parcouru par un courant alternatif, et ceux des deux noyaux extrêmes étaient parcourus par du courant continu dont l’intensité a varié d’une façon continue pendant la durée du relevé, par points, de la courbe).
- fi) A ce sujet, il faut lire à l’avant-dernière ligne de la communication du 28 juin, en prenant pour C,» le signe de Am et non en prenant pour C le signe de Cm.
- p.289 - vue 290/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 34.
- 290
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- La courbe O'BO'' représenle-la somme des termes de rang impair (il n’y a pas de cosinus impairs). La courbe CDE représente la somme de la constante et des termes de rang pair (il n’y a pas de terme en sinus de rang pair, la courbe étant symétrique par rapport à son ordonnée médiane). Les coefficients ont été déterminés par les méthodes indiquées ci-dessus ; en négligeant les termes dont les coefficients sont inférieurs à l’unité (l’origine étant en O') on a :
- Y — — 5, io -j- 30,07 sin Dit — i4,32 cos 2wt — 6,73 sin 3tôt -j- 3,5o cos 4Dit -j- 1,02 sin ou bien comme :
- cos a = sin ( a -]-— \
- 4 — — 5,io -f- 30,07 sin t0^ — i4j52 sin yiuit -j——j —6,73 sin 3bit -f- 3,30 sin -j-*—J -(- 1,02 sin 5oit.
- Si on veut prendre comme origine le point O, il faut remplacer dans les relations ci-dessus 10/ par to/ -f- a )t-\—^-. En construisant la courbe représentée par les
- relations ci-dessus, elle se superpose très exactement à la courbe donnée.
- F. Loppé.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Détermination du nombre de lames au collecteur d’une dynamo à courant continu, par A. Rothert. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 3og, 10 avril 1902.
- L’auteur fait d’abord remarquer qu’il n’existe actuellement encore aucune théorie sûre de la commutation, permettant de déterminer rationnellement quelles sont les conditions à remplir, nombre de lames au collecteur, nombre de spires par section, largeur des balais, etc., pour assurer dans les dynamos à courant continu une marche parfaite sans étincelles, sans décalage des balais : l’expérience montre seulement qu’une dynamo, dont le collecteur présente un diamètre pas beaucoup plus petit que celui de l’induit, avec des lames de 6 à 8 mm d’épaisseur, d’autant plus grandes cependant que la tension est plus faible, fonctionne pratiquement sans étincelles, si elle est étudiée rationnellement et ne présente pas de défauts mécaniques.
- Cette règle empirique est la seule employée par beaucoup de constructeurs.
- Arnold, dans son ouvrage : Enroulements et construction des induits, a donné une formule
- permettant de déterminer le nombre de lames au collecteur :
- N2 — 0,04. N »
- dans laquelle N, désigne le nombre de lames, N le nombre de fils périphériques, J le courant par fil; cl’après les essais de l’auteur, la constante (égale à o,o4 dans la formule) varie, pour de bonnes machines, entre les limites 0,018 et 0,06, et peut être prise d’autant plus petite que la puissance est plus faible : cette formule ne peut donc être considérée comme vraiment pratique.
- Arnold et Fischer-Hinnen ont beaucoup étudié la question théorique de la commutation, mais dans la voie des applications pratiques, le plus grand pas en avant a été fait par Parshall et IJobart (J).
- Ces auteurs ont indiqué que, pour les machines modernes à dents, et à plusieurs sections par dent, le nombre de lignes de force engendrées par ampère-tour et par centimètre de
- (1) Cf. Eclairage Electrique, t. XXX, p. 213, 8 février 1902.
- p.290 - vue 291/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 291
- longueur peut être pris égal à 4 clans le fer, et à 0.8 dans l’air; de cette donnée, on déduit facilement le coefficient d’induction d’une section, et si l’on connaît la loi de variation du courant pendant la commutation, et que l’on suppose la section commutée unique, on peut calculer la force électromotrice engendrée par la variation du courant; Parshall et Hobart ont admis que la variation était sinusoïdale et ont appelé tension de réactance la valeur maximum de la force électromotrice induite, qui semble caractériser la tendance à la production des étincelles (fig. 1 ).
- Fig. 1.
- On peut admettre que l’étincelle qui se produit lorsqu’une lame de collecteur quitte le balai est d’autant plus longue que la tension est plus grande, et d’autant plus intense que le courant commuté est plus grand; l’effet destructeur de l’étincelle semble donc pouvoir être mesuré par le produit « tension de réactance X courant », lequel produit est proportionnel au carré de la tension de réactance ou de l’intensité du courant.
- Lorsqu’il y a plusieurs sections commutées en même temps, il faut tenir compte de l’action de ces sections sur la section considérée, en ajoutant au flux propre de self-induction, les flux provenant des autres sections.
- Si on suppose que la loi de variation du courant n’est plus sinusoïdale, mais linéaire, la force électromotrice induite devient constante (fig. 2) : c’est ce que suppose l’auteur et qui d’ailleurs se produit quand la résistance clés balais est très grande par rapport à la self-induction.
- Les méthodes d’étude de la commutation fondées sur la tension de réactance pèchent par ce point qu’elles supposent constante la résistance de contact des balais, alors que cette dernière
- tarie entre oc et un certain minimum : mais l’analyse mathématique complète du phénomène, en tenant compte de ces variations, est très pénible, et l’auteur la laisse de côté pour le moment, se réservant d’y revenir plus tard, si ses recherches aboutissent à des résultats pratiques.'La tension utile à considérer serait celle
- Fig. 2.
- (qui existe au moment où la lame quitte le balai, qu’on peut appeler « tension d’étincelles » et non les valeurs moyenne ou maximum de la tension de réactance, qui n’ont qu’une faible importance.
- Mais, faute de pouvoir étudier cette « tension d’étincelles », l’auteur se contente de donner une formule pratique pour le calcul de la tension de réactance dans les differents cas.
- Appelons l et l' les longueurs de fil par spire, placées respectivement dans le fer et dans l’air, N le nombre total de fils périphériques, L le coefficient d’induction d’une bobine commutée, s le nombre de spires par bobine; le coefficient d’induction est proportionnel d’une part au carré du nombre des spires, d’autre part au flux engendré par une spire; l’auteur écrit alors, adoptant les nombres 4 et o,b8 pour les flux engendrés par ampère-tour et par centimètre, respectivement dans le fer et dans l’air (J),
- L= (2 x 41 -j- 0,8 l') Z2 10-8.
- (1) L’auteur prétend justifier l’emploi du facteur 2 dans l’évaluation des lignes de force engendrées par la partie des fils placée dans le fer en faisant remarquer qu’il y a toujours au moins deux conducteurs juxtaposés dans les dents, tandis qu’ils sont séparés dans l’air.
- Nous ne sommes pas de cet avis, et estimons qu’il y a lieu de tenir compte de la position des fils, différente dans le fer et dans l’air, non en multipliant par 2 le
- p.291 - vue 292/746
-
-
-
- 292
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34.
- Si maintenant nous désignons par F,, la tension de réactance (valeur maximum calculée dans l’hypothèse d’une variation sinusoïdale du courant pendant la commutation), par T la durée de la commutation, dans le cas d’une seule bobine commutée, nous avons
- Lorsque plusieurs bobines sont commutées à la fois, il faut dans le calcul de la tension de réactance tenir compte du flux engendré dans la bobine étudiée par les autres bobines commutées en même temps, ce que nous ferons en multipliant le coefficient d’induction L par la movenne du nombre des bobines commutées en même temps, et par un coefficient X qui tiendra compte de la position respective de ces bobines dans la même dent ou dans des dents diverses, coefficient que l’auteur étudie plus loin.
- Soit h la largeur des balais, b’ la largeur d’une lame compris l’isolant, d le diamètre du collecteur, n la vitesse en tours par minute ; il
- terme 4» mats en, réduisant par un coefficient convenable le terme o,8 relatif à l’air, car il faut remarquer que si on désigne par o le flux produit par l’unité de courant dans une spire, l’expression du coefficient d’induction de la bobine est
- L — eps =2.
- lorsque le flux o traverse toutes les spires et que par suite les spires sont toutes pratiquement confondues. Mais si au contraire les spires ne coïncident pas, et qu'une partie seulement du flux cp engendré par une spire traverse les autres, le coefficient d’induction est plus petit, et il faut adopter à la place de o une valeur plus faible, moyenne entre les différents flux.
- En somme le procédé de l’auteur revient à adopter pour le flux engendré par i ampère-tour et i cm de longueur de fil, 8 C. G. S. ét non 4. dans le fer, et une valeur supérieure à o,8 dans l’air, o,8 étant un terme réduit qui tient compte de ce que les fils sont relativement éloignés dans l’air.
- Sans insister plus longtemps sur ce point, disons que le chiffre 8 ainsi adopté nous semble exagéré, au moins pour les dents de profil rectangulaire; il varie avec les dimensions de la dent, avec la nature de la fente dans les encoches repercées, mais dans quelques essais que nous avons faits sur la dispersion de l’induit des alternateurs, avec des encoches repercées, il n‘a jamais atteint la valeur 8, mais 5 à 6 au maximum, et pour des dents ouvertes, il nous paraît devoir être pris voisin de 4-
- Dans ce qui suit, nous maintenons les chiffres de l’auteur. N. d. T.
- vient, pour la tension de réactance, E,, = t:LX ou en remplaçant L par sa valeur, b'
- T3d rp 6o b N i . -i
- par , 1 par - , s par , développant
- et simplifiant E,, = i ,o5 i o~9 .X (/-f-o, i l')
- Pour un calcul exact de X, il faudrait tenir compte ; i° de ce qu’une partie seulement des flux engendrés par les autres bobines traverse la section considérée ; 2° de ce que ces flux sont décalés dans le temps par rapport au flux propre de la section considérée.
- L’auteur admet que le flux supplémentaire dù à une bobine peut être pris égal à o,g, o,4 ou 0,2 du flux de cette bobine, suivant qu’elle est dans la même dent que la bobine étudiée, dans la dent immédiatement voisine ou dans une dent plus éloignée, et, avec ces hypothèses, il calcule la valeur de X pour les différents cas de i, 2, 3 ou 4 bobines court-circuitées à la fois, et de i,2, 3 ou 4 lames par dent, en prenant la valeur moyenne des résultats correspondant aux diverses positions possibles dans chaque cas, suivant la place des balais.
- Ces valeurs sont résumées dans le tableau suivant (tableau I), et dans la figure 3, qui permet, en particulier, de prendre par interpolation la valeur correspondant aux cas où la largeur des balais n’est pas un multiple exact de la largeur d’une lame de collecteur.
- O
- Tableau I. — Valeurs du coefficient X. Nombre de lames du collecteur par dent.
- NOMBRE de lames recouvertes par un balai. I 2 3 4
- I I I I I
- 2 O vél O 0,825 0, 867 0,887
- 3 0,555 0,71 0, 785 0,818
- 4 o,45 0, 632 0,717 CO L"> O
- L’auteur estime que les chiffres de Parshall et Ilobart sont relatifs a des dynamos à plusieurs lames par dents, et que dans la formule (t) ci-dessus il faut adopter pour X non la valeur donnée dans le tableau, mais une valeur plus grande égale à environ i ,33 fois la valeur du
- p.292 - vue 293/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- a93
- tableau, ce qui revient encore à augmenter les coefficients numériques de l et 11.
- 1,0
- 0,3 0.8 0.7 •1 0.6 ^ 0.6 « 0.t % U °'3 s ^ 0,2 iS 0.1
- Msv —
- A*
- 0 12 3 0
- Nombre de James couvertes jour un balai
- Fig. 3.
- Il compare ensuite cette formule (1) à la formule d’Arnold
- n2=c^yT;
- si de la formule (1) on tire N2, on obtient
- T\T _ (/+ 0,1 V) »N2J _
- ^ 2 Er
- si on suppose que le produit (l-\-o,\l') n est constant, ce qui peut être approximativement réalisé dans une série de dynamos normales
- Fig. 4.
- (largeur de l’induit variant en sens inverse de la vitesse) et que la tension de réactance doive rester constante pour un bon fonctionnement, on en déduit
- Nï = C3NU.
- La formule de l’auteur donne pour valeur de
- N2, un nombre proportionnel au produit N2J, et celle d’Arnold au produit Ny/J ; à puissance égale, on doit donc, pour une tension quadruple, admettre un nombre de lames au collecteur, double d’après Arnold, quadruple d’après l’auteur (J). A. Mauduit.
- P) M. E. Diek [Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 396, Ier mai 1902), fait remarquer qu’au lieu de prendre pour multiplicateur de l, les nombres 4 ou 8, on peut calculer ce nombre par la formule, analogue aux formules donnée par Arnold dans son ouvrage « Enroulements et construction des induits » :
- JO L 3/*ü
- 2,3
- log I 1 +
- tS;)}.
- les lettres r correspondant à la ligure 4 pour l’induit à encoches.
- Pour l’induit lisse, on prendra y 1.
- Ceci posé il sera bon d'adopter pour valeur maximum de la tension de réactance, dans les différents cas suivants :
- Dynamos génératrices avec balais de cuivre Es < o,3 Y
- — réceptrices » Es <; 0,6 Y
- —- génératrices avec balais de charbon Es < i,a V
- — réceptrices » E, < 1,8 Y,
- En terminant, M. Dick signale que cette considération de la tension de réactance ne suffit pas pour assurer une bonne commutation mais que la valeur du champ intervient d’une façon notable et il cite à l’appui de sa thèse l’exemple suivant :
- Un petit moteur de 2,5 chevaux, à vitesse variable dans le rapport 1 à 2 par modification du champ, est chargé à sa vitesse maximum, n tours par minute, sous 220 volts jusqu’à ce que de faibles étincelles commencent à apparaître : on note le courant I, et on en déduit par le calcul la tension de réactance.
- On porte ensuite la tension à 44° volts et on ramène la vitesse à la môme valeur n, en augmentant le champ : on peut alors charger le moteur jusqu’à une intensité de courant à peu près double, avant d’obtenir les mêmes étincelles que précédemment : le renforcement du champ a donc permis avec le même état de fonctionnement des balais de porter la puissance à la valeur quadruple de la première.
- M. Rothert répond (Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 5io, 5 juin 1902) que ce résultat est dû à ce que dans un moteur à vitesse variable dans de si larges limites, et par suite à champ très affaibli et à pièces polaires très larges, par suite de l'énorme réaction d’induit, le champ est très distordu et la zone neutre modifiée; et il estime que dans une machine normale, présentant une zone neutre suffisamment large, une modification du champ resterait absolument sans influence sur la commutation, tant que la tension de réactance serait constante.
- p.293 - vue 294/746
-
-
-
- a94
- T. XXXII. — N° 34.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur la fabrication de la soude et du chlorure de chaux par électrolyse, en particulier avec l’emploi d’électrodes en mercure, par John G.-A. Rhodin. FAektrochemische Zeitschrift, t. IX, p. 4, avril 1902.
- Il n’est pas douteux qu’actuellement, pour ces deux produits, la consommation croît plus rapidement que la production. C’est ainsi qu’en 1896 l’Angleterre fabriquait 160000 tonnes de soude caustique et 170000 tonnes de chlorure de chaux dont le prix atteignait par tonne 238 fr pour la soude à 77 p. 100 de Na20 et 120 fr pour le chlorure, tandis qu’actuellement, malgré les nouvelles usines produisant électro-lytiquement et créées dans toutes les parties du monde, ces prix sont devenus respectivement 275 et 172 fr.
- La raison de cette colossale extension provient de l’accroissement de consommation des fabriques de cellulose et de papier, des savon-
- neries, du blanchiment, etc. On peut admettre que pendant les cinq dernières années la production du monde entier s’est accrue de 26 à 3o p. 100.
- L’auteur décrit l’appareil qu’il a construit en vue de l’électrolyse des chlorures alcalins. D’une très grande simplicité, cet appareil peut être représenté par la figure 1 sous sa forme de laboratoire : a est un flacon à 2 goulots b et c qui reposent sur un vase plus grand contenant du mercure d. Le fond du premier flacon (flacon de Woulff) a été remplacé par un disque de
- liège f qui laisse passer deux crayons de charbon g et un tube central A en verre ; celui-ci est maintenu par une bague et possède a la partie supérieure une fermeture hydraulique qui le met en communication avec l’appareil d’absorption. En j se trouve la solution de chlorure de sodium et en p une couche d’eau qui recouvre le mercure. Les deux branches b et c plongeant dans le mercure, on évite ainsi le mélange des deux liquides. Le charbon g est relié par un frotteur au pôle positif de la source, pendant que le mercure est relié au négatif. On fait tourner le flacon de Woulff puis on ferme le circuit. Le chlore se dégage pendant que l’amalgame de sodium donne de la soude au contact de l’eau.
- Actuellement l’appareil se construit avec récipient extérieur en fer et vase intérieur en grès. La partie supérieure de celui-ci est divisée en 6 ou un plus grand nombre de segments triangulaires qui sont perforés en plusieurs endroits ; par ces trous passent les baguettes de charbon.
- Pendant le travail, on chauffe le vase de façon à amener l’eau à une température voisine de l’ébullition. On a ainsi l’avantage de diminuer l’absorption du chlore par la solution de chlorure de sodium et d’activer la décomposition de l’amalgame de sodium par l’eau, avec formation de soude caustique. De plus, on diminue la résistance intérieure.
- Des expériences faites en Amérique et en Angleterre, il résulte qu’on atteint un rendement de 85 p. 100 en ampères-heure et que la tension de 4 volts est suffisante.
- Si on suppose une installation hydraulique disposant de 3 000 chevaux, la puissance électrique peut être évaluée à 2 000 kilowatts en supposant un rendement électrique de 90p. 100. On peut alors établir de la façon suivante les comptes d’exploitation pour vingt-quatre heures.
- Fabrication de 1 5,1 tonnes de soude caustique et de 3o tonnes de chlorure de chaux par vingt-quatre heures.
- Dépenses (').
- 20 tonnes de sel, à 20.83 fr la tonne. . . . 416,70 fr.
- i5 — de chaux, à 27,78 fr la tonne. . . 416,70
- 48 000 kilowatts-heure, à 0,0097 fr...... 466,70
- Usure des anodes......................... 277.80
- f1) Nous avons ramené ici en francs les différentes valeurs exprimées en couronnes.
- p.294 - vue 295/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 295
- Emballage de 3o tonnes de chlorure de
- chaux, en tonneaux, à 18,06 fr la tonne. 54i,8o Emballage de i5,1 tonnes de soude caustique, à 7,60 fr la tonne................ n3,25
- Dépenses d’évaporation de la lessive de
- soude.................................. 277,80
- que dans les dépenses, la matière première, le sel, entre seulement pour 8,2 p. 100.
- L. J.
- DIVERS
- Salaires.
- 60 ouvriers dans l’atelier d’élec-
- trolyse, à 4,17 fr...........260 » fr.
- i5 manœuvres, à 3,47 fr. . . . 52, xo
- i5 ouvriers dans les chambres
- à chlore, à 4,17 fr.......... 62,5o
- 6 ouvriers pour l’évaporation,
- à 4,17 fr.................... 25 »
- 5 ouvriers pour les machines,
- à 5 fr....................... a5 »
- 6 ouvriers aux ateliers de réparation, à 4,17 fr............... 25 »
- Total des salaires................
- Frais généraux (en supposant 138 900 fr
- par an), par jour......................
- Transport jusqu’à Liverpool, 46 tonnes,
- à 20,83 fr.............................
- 10 p. 100 d’amortissement de 1 703470 fr (coût de la fabrique, machines comprises) .................................
- 5 p. xoo d’amortissement sur 770 062 fr (coût du mercure dans 44° éléments). .
- Total des dépenses.........
- 439,60 463 » 958,40
- 586,35
- X 28,35 5 086,45 fr.
- Recettes.
- i5,i tonnes de soude caustique, à 275 fr la
- tonne (11 livi’es St.).......................4 i52,5o
- 3o tonnes de chlorure de chaux, à 171,90 fr
- la tonne (livres 6, 17, 6)................5 156,65
- Total des recettes. . .... 93o9,x5fr.
- Bénéfice net par jour 4 222,70 fr.
- Bénéfice net par année (de 3oo jours) 1 266 810 fr = 25,4 p. ioo de 5 000 5oo fr.
- Ces prix sont établis d’après les cours du Chetyiical Trade Journal du 19 octobre 1901. En prenant comme base les prix les plus bas, on trouve pour les recettes :
- x5,i tonnes de soude caustique, à 225 fr
- (9 livres st.)............................3.397,80 fr.
- 3o tonnes de chlorure de chaux, à 126 fr
- (5 livres st.)............................3 750 »
- Total des recettes...........7 147,80 fr.
- Les travaux du savant russe JV. Sloughinow et Vinterrupteur de Wehnelt, d’api'ès une lettre de Vide Turine.
- Des recherches bibliographiques ont conduit M. VI de Turine h retrouver dans une brochure publiée en 1884, en langue russe, par Nicolas Sloughinow (J) un dispositif expérimental identique à celui de l’interrupteur Wehnelt. M. de Turine fait d’ailleurs remarquer qu’il signale cette antériorité simplement comme un fait intéressant au point de vue de l’histoire de la science et non comme une réclamation de priorité en faveur du savant russe. Il résulte, en effet, de la lecture de la brochure citée (2) que si Sloughi- (*)
- (*) Elektrodititscheskoïe swetschenie [électrolyselumi-neuse], par Nicolas Sloughinow, Saint-Pétersbourg, 1884.
- (2) Voici le résumé que nous a communiqué M. VI. de Turin de la partie de cette brochure concernant le dispositif en question.
- « Le bain électrolytique dans les recherches de Sloxig-hinow était un simple verre à réaction où plongeaient les électrodes, « ordinairement des fils [verticaux] de platine de 1 mm de diamètre ».
- « Comme électrolyte, Sloughinow employait ordinairement « l’acide sulfurique de densité 1,23 et 1,72 » (Zoc. c/fi, p. 9).
- « Sloughinow eut d’abord recours à l’appareil Wer-theim (voir Wertheim, « Ueber die durch den elektris-chen Strom hexworgebrachten Toene, Poggend. Annal.,
- D’où il résulte comme bénéfices :
- Bénéfice net par jour 2 061,35 fr.
- Bénéfice par an (=: 3oo jours) 6 184,o5 fr == 12,4 p. 100 de 5 000 5oo fr.
- L’auteur fait remarquer que le capital de 5 000 000 peut être vraisemblablement réduit et
- LXXVII, 43, (cette citation est empruntée à la brochure de Sloughinow) constitué par « une barre de fer fixée par un endroit et axxtour de laquelle était enroulé un fil ». (Voir la brochure de S., p. 20 et 21.) Il intercala cet enroulement dans le circuit comprenant Je bain électrolytique et alimenté par une batterie galvanique, dont la force électromotrice devait être d’environ 25 à 3o volts, et constata que « quand se produisent les phénomènes lumi-
- p.295 - vue 296/746
-
-
-
- 296
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34.
- now réalisa à peu de chose près la disposition adoptée plus tard par M. A. Wehnelt, ce ne fut pas dans le but de substituer l’interrupteur électrolytique à l’interrupteur ordinaire afin d’augmenter la fréquence des interruptions : la bobine d’induction du dispositif de Sloughinow n’avait d’autre rôle que de démontrer les variations périodiques que subit un courant de grande densité aux électrodes traversant un bain électrolytique, et de procurer quelques données sur la fréquence et le caractère de ces variations. « En d’autres termes, ajoute M. de Turine, Sloughinow n’utilisait pas le bain électrolytique comme interrupteur pour bobines d’induction ; il utilisait la bobine d’induction comme indicateur de l’intermittence ou du moins Yondulance du courant traversant le bain.
- Appareil pour la téléphotographie électrique, par Arthur Korn. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 454, 22 mai 1901.
- Quand on envoie des ondes hertziennes aux électrodes d’un tube a vide, où règne une pression de 0,2 à 2 mm, il s’en échappe des radiations chimiques extraordinairement actives et dont l’intensité est très sensible aux moindres
- neux ou en général un dégagement bruyant d’un ion la barre émet un ton. Donc l’intensité du courant varie périodiquement» (ibid).
- « Alors Sloughinow commenta « à étudier d’une manière plus complète, l’intermittence du courant. La disposition des appareils est représentée sur la ligure 4 » (ibid).
- [La figure ci-jointe est précisément cette figure 4 de Sloughinow.]
- « Le secondaire de la bobine d’induction J était, comme d’ordinaire, en fil fin. Durant l’électrolyse anomale (Sloughinow donne ce nom à l’électrolyse accompagnée de phénomènes lumineux, etc), il devient le siège d’un courant induit qui exerçait une action assez intense sur l’organisme surtout lorsque la bobine contient le fer. En réunissant les bouts [de l’enroulement secondaire] a et b, on observait une étincelle » (loc, cit. p. 21 et 22).
- « Quand on substituait à la bobine un téléphone, celui-ci rendait un son ; ce son devenait plus intense si on intercalait le téléphone et la bobine parallèlement. En introduisant dans la bobine le fer l’intensité du son augmentait encore (ibid). a Pour faire fonctionner le téléphone on peut aussi le relier aux extrémités a et b... Quand la bobine contient le fer, le son du téléphone est très intense, le téléphone hurle presque » (ibid., p. 22).
- « Sloughinow constata en plus, entre autres, que la grandeur de la self-induction du circuit avait une influence considérable sur les effets qu’il étudiait (voir loc. cit., p. 61 et 62) ».
- modifications introduites dans le circuit extérieur.
- L’auteur a songé a utiliser ces rayons acti-niques pour la téléphotographie électrique. Tout revient à transformer dans le transmetteur, l’énergie lumineuse en énergie électrique, et inversement dans le récepteur, le courant en lumière (ou radiations photographiques).
- Le transmetteur est basé sur la variation de résistance du sélénium sous l’action d’un faisceau lumineux; le principe du récepteur, imaginé par l’auteur, consiste à dessiner l’image a reproduire au moyen des rayons chimiques dont nous venons de parler, réglés par les courants issus du poste transmetteur, grâce à un dispositif qui permet à ces courants de réduire ou d’accroître l’interruption ménagée sur le circuit des ondes émanant d’une bobine de Tesla.
- La figure 1 représente le schéma du montage des deux postes : a, bloc de sélénium protégé contre la lumière extérieure par l’entonnoir b ; w, châssis muni de la plaque photographique qui porte Limage à reproduire ; y, source lumineuse (lampe de projection) ; c, lentille qui concentre la lumière sur une petite ouverture carrée d'pratiquée dans l’écran d en avant du châssis. La lumière qui a traversé le châssis w est reçue sur une deuxième lentille e, au sommet de l’entonnoir, et dispersée sur le bloc de sélénium. En déplaçant le châssis, on éclairera successivement toutes les parties de l’image. Si on ferme le circuit d’une batterie d’accumulateur f sur a, l’aiguille du galvanomètre g sera plus ou moins déviée selon que le sélénium sera plus ou moins éclairé.
- L’auteur se sert d’un galvanomètre très sensible, muni d’un système astatique hk' suspendu à un fil de cocon i par l’intermédiaire d’un bout de caoutchouc k. Perpendiculairement et vers le milieu de ce dernier on dispose une aiguille de laiton l qui porte à une de ses extrémités un indexé; l’autre extrémité, comme on le verra plus loin, est connectée au circuit du secondaire t d’une bobine de Tesla. L’équipement du transmetteur comprend encore une aiguille verticale fixe m avec index m’ en face de V \ l’autre bout de m est aussi relié au circuit t, qui est ainsi coupé par l’intervalle Vm’ variable avec les déviations de l’équipage mobile hh'.
- Les parties essentielles du poste récepteur sont : le tube à vide n et un appareil de Tesla.
- p.296 - vue 297/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 297
- Le pôle o du tube est relié par le conducteur t à l’aiguille fixe m, tandis que l’aiguille mobile l est en relation avec l’une des bornes p du secondaire d’une bobine de Tesla; l’autre borne p’ correspond avec une grande capacité (batterie de jarres). Le pôle o' est à la terre et constitué par une lame de platine; l’électrode active o est
- yjz>
- un bâtonnet de zinc. On entoure le tube cathodique de papier d’étain, recouvert lui-même d’une feuille de papier noir, sauf une croisée v carrée et très petite, pratiquée en regard de l’extrémité du cylindre de zinc. C’est par e que s’échapperont les rayons chimiques qui impressionneront la pellicule sensible. Celle-ci tapisse la paroi interne d’un tube concentrique au tube à vide et animé d’un double mouvement de rotation et de translation ainsi que le châssis w.
- Les mouvements de ces deux pièces sont combinés de telle sorte que chaque carré, découpé dans l’objet, donne une image bien distincte sur la pellicule. Avant chaque expérience, on doit procéder h un nouveau réglage de l’appareil, en agissant successivement sur l’oscillateur 1 n
- du Tesla et sur la distance l'm'. Cette mise au point, d’ailleurs très délicate, dépend de la nature de l’épreuve, positive ou négative que l’on désire obtenir. Plaçons-nous dans le premier cas, c’est-à-dire qu’un blanc de la plaque devra se reproduire en blanc sur l’image. Il ne doit pas alors se produire de rayons actifs dans le tube; cette condition sera satisfaite si la distance l'm' est assez grande. On dirigera donc le courant dans un sens tel qu’il tende à écarter les deux index quand il augmente, la position
- d’équilibre du galvanomètre correspondant d’ailleurs à la valeur minima de la distance explosive pour laquelle les radiations seront assez intenses pour impressionner le papier sensible proportionnellement aux tons noirs de l’original.
- L’auteur donne les fac-similé de deux épreuves obtenues dans ces conditions. L’objet à reproduire était partagé en '20 tranches de 20 carrés chacune, soit en tout 4oo carrés. La petite fenêtre du transmetteur avait 5 mm de côté; celle du récepteur, 2,5 mm. Pour chaque carré, la pose était de 2 secondes.
- On pourra certainement abaisser le temps de pose à 1/10 seconde, et réduire les dimensions des ouvertures^ respectivement à 1 eto,5 mm. L’appareil ainsi perfectionné donnera des images d’une très grande exactitude. L’auteur signale, en terminant son article, l’application de son récepteur au téléautographe basé soit sur le principe de Bakewell, soit sur le principe de Gray; la seule condition à remplir est un [synchronisme absolu entre le récepteur et le transmetteur. T. P.
- Production des ondes électriques stationnaires dans les ûls au moyen de la décharge des condensateurs, par F. Braun. Brudès Anna-len, t. VIII, p. 199-212, mai 1902.
- Il arrive fréquemment qu’on produit des ondes électriques stationnaires dans un circuit ouvert au moyen d’un autre circuit fermé au sens géométrique du mot (systèmes Blondlot et même de Lecher).
- M. Braun a indiqué deux modes d’application de ce dispositif à la télégraphie sans fil.
- 1. On fait agir par induction le circuit fermé par lequel se décharge le condensateur sur le circuit d’émission, formé d’un conducteur de grande longueur, rectiligne et ne présentant pas d’intervalle explosif.
- 2. Le transmetteur est relié métalliquement à un point du circuit du condensateur.
- 3. On peut combiner de différentes manières ces deux dispositifs fondamentaux en associant plusieurs circuits, soit en série, soit en dérivation.
- Au fond, toutes ces dispositions ont des propriétés communes et on peut résumer les con-
- p.297 - vue 298/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34.
- 298
- ditions dans lesquelles elles fonctionnent, de la manière suivante :
- Les oscillations dans le circuit du condensateur sont peu amorties et par suite ce circuit constitue en quelque sorte un réservoir d’énergie. Le circuit ouvert du transmetteur rayonne l’énergie : il présente par suite un amortissement considérable, mais il emprunte l’énergie au circuit fermé. Il se produit bien une dissipation d’énergie sous forme de chaleur dans l’étincelle, mais il est possible de la réduire en employant des condensateurs de grande capacité. Cette étincelle est, du reste, la seule dans l’ensemble, ce qui donne un sérieux avantage à ce dispositif sur les autres.
- L’auteur étudie théoriquement le système à liaison directe.
- Au début, dans les expériences de Marconi, l’un des points du circuit fermé était relié au transmetteur (antenne), l’autre au sol. C'est là un cas particulier et compliqué. On supposera donc qu’en deux points A, B du circuit des condensateurs sont attachés deux file dont les extrémités peuvent être isolées toutes deux ou l’une isolée et l’autre reliée au sol (fig. 1).
- Fig. x.
- Dans le circuit fermé, les courants peuvent prendre un régime quasi stationnaire, c’est-à-dire que l’on peut regarder l’intensité comme étant la même à chaque instant en tous les points, sa valeur étant fonction du temps seulement. Mais en général, il n’en saurait être ainsi dans le circuit ouvert.
- Aux points d’attache A et B, l’état électrique est défini par les équations :
- dX
- s‘ = To -JT’ w
- yQ = o. Dans ce cas, si JAet J2 doivent être stationnaires, il s’ensuit que :
- (4)a= — (O b;
- en d’autres ternies, l’intensité q du courant qui entre en A dans le circuit du condensateur est égale à celle 4 du courant qui sort en B de ce même circuit.
- Cette condition est visiblement satisfaite quand le circuit est symétrique. Si q et q ont même période et même phase que J, l’état du circuit fermé n’est pas autrement modifié que si le circuit ouvert était fermé à l’extérieur et parcouru par un courant dérivé quasi stationnaire.
- Du moment que q et q ne sont pas égaux entre eux, il faut que :
- L >A Ji, b.
- Le courant dans le circuit fermé n’est plus quasi stationnaire. Mais on peut avoir encore (q) A = — (4) b ; Ie cas plus simple (mais non le seul), c’est qu’on introduise un courant quasi stationnaire dans les deux branches ou dans l’une d’elles, et que l’ensemble fasse (q)A. Alors q s’annule nécessairement avec q. Si donc on veut avoir un courant dans un appendice, il en faut forcément un deuxième. S’il y a deux appendices symétriques et qu’on intercale dans l’un une corde mouillée, l’intensité devient pratiquement nulle dans les deux.
- Soit x l’abscisse d’un point de l’appendice comptée le long de l’axe du conducteur, l la longueur totale, Y le potentiel ; d’après l’équation de Kirchhoff, on a pour o < x < l :
- 2_^y_ dX
- dxl dfi dt
- (2)
- Les conditions aux limites sont :
- pour x = 0 0 lî ï> I ^ 'X3 hâ (3)
- II H JU S O eu
- V — A cos o.rmt — A cos v£, (4)
- 'Zi représente la somme des courants qui passent dans les fils aboutissant aux points A et B, y0 la capacité en ces points, Y le potentiel et t le temps. S’il n’y a pas de capacité reliée intentionnellement aux points de dérivation,
- en supposant nul l’amortissement dans le circuit des condensateurs. Une solution de cette équation est
- y Y — M [cos v (< — x) cos yx (e?* -f- e—.te)
- ( — s in v (t — x) sin yx (e?x — e—?x).
- (5)
- p.298 - vue 299/746
-
-
-
- 23 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 299
- en posant :
- a2 ^2 _ £2) — v2 2 U X P
- ou approximativement :
- (6)
- (7^
- étant la longueur d’onde qui correspond à la vitesse de propagation a.
- En choisissant convenablement l’origine des temps et tenant compte des conditions aux limites, on trouve :
- ^ A = M ^-)- e—-?1 -|- 2 cos 2yl
- j tgvx — tg yl = tgx/.tgA ((II)
- Finalement, on peut mettre V sous la forme :
- X = X cos v [t — t -(- Ç), (8)
- où
- X rr M \Je%$x -f- e—_)_ 2 cos 2yx tg = tg yx = tgyxtgh (Par).
- L’équation (8) représente une oscillation forcée de même période que l’oscillation du circuit des condensateurs. Il y a entre les deux oscillations une différence de phase x qui dépend de
- l’abscisse. Pour 1= — on a t= — .
- 4 4
- Pour obtenir l’intégrale générale de l’équation (2), il faudrait ajouter à la solution (5) une fonction u qui vérifiât les équations de condition (2), (3) et (4). On aurait une infinité de solutions particulières parmi lesquelles il faudrait choisir celles qui satisfont aux conditions initiales : on trouverait, entre autres, les oscillations propres de l’appendice. Les oscillations forcées sont affectées de l’amortissement des oscillations de l’excitateur, les oscillations propres de l’amortissement que posséderait le système oscillant librement ; le régime stationnaire serait donc représenté par l’équation (8).
- Même si les oscillations primaires sont amorties, pourvu que l’amortissement soit faible vis-à-vis de l’appendice, cette équation sera encore valable pour représenter l’allure essentielle du phénomène.
- Ces déductions théoriques se vérifient par l’expérience (*).
- f) Le circuit principal renfermait deux bouteilles de Leyde, chacune d’une capacité moyenne de 1 800 cm r= 2.10—3 microfarads, fermé sur un cercle en cuivre de
- Pour avoir une idée de la manière dont varie l’intensité des oscillations dans le circuit ouvert avec la position des points A et B sur le circuit fermé, on intercale sur le trajet des fils un tlier-
- Fig. 2.
- momètre de Riess (fig. 2). Les extrémités des fils aboutissent aux boules d’un exploseur A7, B'.
- Points de dérivation, o 8
- 1 7
- 2 6
- 3 5
- 4a 4b
- Indication du thermomètre.
- 81.5
- 80.5 80,0 5o,o
- o
- Longueur
- d’étincelle en À'B'. 3o mm 28
- 22.5
- 12.5
- Si les appendices au lieu d’être symétriques ont des longueurs respectivement égales à ~
- et à——. L’intensité des oscillations dans les 4
- appendices dépend aussi de l’excitation (1).
- 8 mm, ayant 40 cm de diamètre (self-induction = io~6 henry). La longueur d’onde calculée est de 60 m. En fait, la résonance avait lieu quand la longueur des
- appendices était de i5 m = —X . L’accord est d’autant
- plus remarquable qu’il est impossible de tenir compte dans le calcul de toutes les parties du circuit, en particulier de la self-induction des armatures des bobines.
- (*) Dans la figure 3, et représentent des fils de cuivre de 3 mm de diamètre, écartés l’uii de l’autre
- 6B'
- OA'
- 5157
- de 43 cm; yy est un fil mobile sur les deux premiers, il y a résonance quand ypt — 18 cm.
- Distance y(3x Indication du thermomètre. Longueur de l’étincelle en AB'
- 4 X 18 cm 64 2 1,5 mm
- 3 X 18 65 22,5
- 2X18 68 26
- 2X18 82 28
- — X 18 2 79 28 environ.
- p.299 - vue 300/746
-
-
-
- 3oo
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 34.
- Pour déterminer le sens du courant, on intercale sur chacun des conducteurs quelques spires d’un fil isolé qu’on fait agir par induction sur une autre petite bobine. Les extrémités de ces deux bobines induites sont reliées entre elles d’une part, et d’autre part aux boules d’un exploseur. Les étincelles ne disparaissent pas complètement quand les bobines sont en opposition : mais la différence avec les étincelles observées, quand on intervertit la liaison, est si grande qu’il ne saurait subsister de doutes sur le sens du courant.
- Les courants quasi stationnaires se partagent entre deux dérivations en raison inverse des self-inductions, si la fréquence est élevée et la résistance faible. Si la longueur du circuit est du même ordre de grandeur que la longueur d’onde, les courants ne peuvent plus être quasi stationnaires et la self-induction de la dérivation prise dans son ensemble, perd sa signification. Aussi il se produit alors des phénomènes qui paraissent, au premier abord, tout à fait paradoxaux.
- Capacité équivalente à une certaine longueur de fil. —On peut, sans changer les phénomènes dans le circuit principal, remplacer l’un des appendices en' tout ou partie par une capacité de grandeur convenable(^.
- p) Supposons que l’appendice AA' ait une longueur égale à A ; sur BB' à une distance aq du ventre de
- vibration, on coupe le fil et on le remplace par une capacité yi et on veut ne rien changer à l’état oscillatoire. Si ii et Yt sont l’intensité et le .potentiel au point x,,
- . , dYt
- i± = f0 cos 27T -y- sin mut —
- Vj = V0 sin 2TT COS 27ird.
- Désignons par c la capacité de l’unité de longueur du conducteur; on a toujours
- di___
- dx dt
- et par suite ;
- y —______A_
- V°— ncl
- On déduit de ces conditions :
- x. X c
- •S" T = Y
- On pourrait encore déterminer de manière à satisfaire à d’autres conditions, par exemple maintenir 1 intensité constante, mais augmenter le potentiel, etc.
- Prises de terre. — Une prise de terre joue un rôle analogue à celui d’une capacité. Ce terme général de « terre » est assez mal défini et correspond à des conditions expérimentales très variables, suivant la grandeur des plaques et le degré de conductibilité du sol.
- Les expériences ne permettent pas de décider si la prise de terre permet d’obtenir dans l’antenne une intensité de courant plus grande qu’un appendice symétrique de l’antenne : M. Braun a observé à diverses reprises un effet nettement opposé.
- Il ne pense pas non plus que dans le circuit à double prise de terre, comme Ta proposé M. Slaby, on obtienne dans le fil seulement les oscillations propres de celui-ci. Les oscillations forcées, de même période que celles du circuit principalement, y sont toujours très marquées. M. Zenneck a observé, d’ailleurs, que dans les conditions de résonance, la présence des appendices abaisse notablement la fréquence dans le circuit principal.
- Si les oscillations dans l’antenne étaient provoquées par les ébranlements dus aux étincelles, comme le pense M. Slaby, les dispositifs 4j> 4c?
- ^. F
- 4 a 4t> 4c
- Fig. 4-
- donneraient d’aussi bons résultats que celui de M. Slaby 4« (fig. 4)- Or, en réalité, les oscillations y sont pratiquement nulles.
- La double mise à la terre ne parait avoir d’avantage et, en fait, est abandonnée dans la pratique. Ce qui, dans le dispositif de Slaby, paraît jouer le rôle important, c’est la portion du circuit du condensateur comprise entre l'antenne et la terre : plus elle est grande, plus sont intenses les oscillations dans la première.
- M. Lamotte.
- Le Gérant : C. NAUD.
- p.300 - vue 301/746
-
-
-
- Tome XXXII
- Samedi 30 août 1902.
- 9» Année — N- 35.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l lnstitut. — 6. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- CONGRES DE MONTAUBAN
- DE L'ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES
- Dans le précédent numéro de cette revue, nous avons donné le compte rendu des deux séances générales du Congrès consacrées à la traction électrique; dans celui-ci nous analyserons quelques-unes des communications présentées aux sections de Mécanique, du Génie civil et de Physique. Toutefois, auparavant, nous parlerons des
- Accumulateurs « Aigle » pour automobiles, sur lesquels M. Lavezzari a fourni, incidemment à propos de sa communication sur les « Voitures électromobiles » les quelques indications suivantes :
- Les plaques de ces accumulateurs sont deux types : le type J et le type Ca.
- Plaques type J. — Ces plaques, de forme rectangulaire, ont 198 mm de hauteur, 85 mm de largeur, 3 mm d’épaisseur. Elles forment un quadrillage à 12 alvéoles rectangulaires, chaque alvéole étant elle-même divisée en trois par de petites barrettes destinées à maintenir la matière active qui y est logée. Celle-ci est introduite à l’état de poudre sèche par la presse hydraulique et se trouve solidement fixée au cadre par une ingénieuse disposition de crochets.
- La pesée des plaques de ce type, coupées au ras de l’attache, et encore humides a donné les résultats suivants :
- Plaque positive. Plaque négative.
- Poids du grillage,....... 170 gr 170 gr
- Poids de la matière active . . 160 1S5
- -- —C
- 355 gr
- Poids total
- 33o gr
- p.301 - vue 302/746
-
-
-
- 3o2
- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 35.
- Les connexions entre les plaques, qui sont fixées à celles-ci par soudure autogène, pèsent 54o gr pour un élément du type Ju, c’est-à-dire ayant 14 plaques positives et 15 négatives.
- La séparation entre les plaques est obtenue par des feuilles en ébonite perforée munies de nervures verticales sur les deux faces; chaque feuille pèse 12 gr.
- Le bac renfermant l’élément type J14, pèse, avec son couvercle à double épaisseur et son support i,35o kg. Le poids de l’acide étendu renfermé dans le bac est de 2 kg.
- Le poids total d’un élément J14 se trouve ainsi être de 14,171 kg, dont : 3,35o kg pour l’acide et le bac ; o,336 kg pour les 28 feuilles de séparation; 4,620 kg pour les 14 plaques positives et 5,325 kg pour les quinze plaques négatives.
- A la décharge normale (régime de 4© ampères) la différence de potentiel utile moyenne de l’élément est de 1,9 volt et la capacité de 170 ampères-heure. La puissance est donc de 4oX 1,9 = 76 watts et l’énergie disponible de 170 X 1,9= 3a3 watts-heure.
- Les constantes spécifiques de l’élément sont donc les suivantes :
- Par kg de poids total.
- Par kg d’électrodes.
- Débit en ampères . . . 40:14,17= 2,8 40 : 9,94= 4
- Puissance en watts . . 76 : 14,17 = 5,3 76: 9,94= 7,6
- Capacité en ampères-heure. I7O.' l4,I7 = 12,0 170 : 9,94 = i7>°
- Energie en watts-heure 323 : 14,17 = 22,6 323 : 9,94 = 32,5
- limensions, poids et de ce type sont : capacités (po ur la décharge en cinq heures) des éléments
- Eléments h J9 ho h, hv
- Longueur 121 mm i38 mm 160 mm 180 mm 217 mm
- Largeur 96 » 96 » 96 » 96,5 » 99 »
- Hauteur 270 » O ["N CS 0 CS 270 » 270 »
- Poids 8,20 kg 9,40 kg 10,80 kg 12,5 kg 14,17 kg
- Capacité (en 5 heures) . 9a a.-h. io5 a.-h. 120 a.-h. i45 a.-h. 175 a.-h.
- Plaques type Ca. — Ce sont des plaques rectangulaires de 194 mm de hauteur, 108 mm de largeur et 3,5 mm d’épaisseur, formant un quadrillage à 28 alvéoles quadrangulaires. Elles sont plus lourdes que les précédentes par suite de leur plus grande épaisseur et du plus grand nombre d’alvéoles. Mais elles ont une plus longue durée, ce qui doit être attribué d’une part au fait que, les alvéoles étant plus petits, la matière active est mieux retenue, et d’autre part à ce que la forme des alvéoles permet une égale dilatation dans chaque
- sens.
- Les poids respectifs de grillage et de matière active sont :
- Plaque positive. Plaque négative.
- Poids du grillage........ 238 gr 238 gr
- Poids de matière active . . . 192 207
- Poids total...... 43o gr 49^ S1'
- Le poids total d’un élément à 11 plaques positives et 12 plaques négatives est de i4,73o kg, se décomposant ainsi : 3,i4o kg pour le bac, son couvercle, son support et l’acide; o,33o kg pour les 22 séparateurs pesant i5 gr chacun; 0,590 kg pour les deux barres de connexions; 4,7^0 kg’ pour les n plaques positives et 5,940 kg pour les 12 plaques négatives.
- A la décharge normale (régime de 4° ampères) la différence de potentiel utile moyenne
- p.302 - vue 303/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3o3
- cle l’élément est de 1,9 volt et la capacité de 160 ampères-heure. La puissance est par suite 4oX 1,9 = 76 watts et l’énergie disponible de 160 X i,9 = 3o4 watts-heure.
- Rapportés au kilogramme d’élément, le débit est de 4°: i4>/3 = 2,7 ampères, la puissance de 5,x watts, la capacité de 10,9 ampères-heure, l’énergie disponible de 20,6 watts-heure.
- Les dimensions extérieures d’un élément à 11 plaques positives sont : longueur ii4mm, largeur 160 mm, hauteur 270 mm.
- Passant maintenant aux communications présentées aux
- Sections de Mécanique, du Génie civil (*)
- nous ne ferons que signaler les communications de M. Cruvelhier sur la Traction électrique et de M. R. Koechlin sur la Traction sur routes par le système Lombard Gerin, présentées également aux séances générales consacrées à la Traction électrique et dont nous avons parlé dans le précédent numéro; celle de M. Juppont intitulée Réflexions sur le rapport de M. Monmerqué dont nous n’avons pu avoir connaissance; celle de M. Casalonga sur V Application des plates-formes roulantes a Paris dans laquelle l’auteur se borne à reprendre une proposition qu’il a déjà faite à la Société des Ingénieurs civils de France, à savoir : établir une double plate-forme roulante circulant au-dessous de l’avenue de l’Opéra, les grands boulevards, le boulevard Sébastopol, les rues de Turbigo et de Rivoli; enfin une communication, de M. Casalonga également, sur le Calcul du rendement des moteurs thermiques dans laquelle l’auteur, avec une désespérante ténacité, réédite des considérations inexactes sur le principe de Carnot déjà exposées à chacun des cinq ou six derniers Congrès et même à l’Académie des Sciences où elles ont été réfutées comme il convient.
- O
- Parmi les autres communicalions qu’il nous reste à analyser, nous parlerons en premier de celle sur :
- La traction mécanique des marchandises sur les voies ferrées urbaines, par F. Druart et P. Le Roy.
- question que les auteurs ont complètement étudiée.
- A ce propos, ils ont déposé au Congrès deux brochures très intéressantes, l’une montrant les avantages que les particuliers ainsi que les grandes Compagnies de chemin de fer peuvent retirer de ce mode de transport des marchandises, l’autre indiquant les applications déjà réalisées en Allemagne. En outre, ils ont fait connaître comment iis se proposaient de résoudre la question à Reims au moyen de transporteurs-locomoteurs électriques de leur invention.
- Avant de faire connaître à nos lecteurs le contenu de ces mémoires et de leur donner la description des transporteurs-locomoteurs Druart et Le Roy, il n’est peut-être pas inutile de faire remarquer que le problème du transport des marchandises par les tramways urbains peut être envisagé à plusieurs points de vue et qu’il comporte plusieurs solutions suivant les conditions locales.
- P) La section de Mécanique, réunie avec celle de Mathématiques et d’Astronomie, était présidée par M. Baillaud directeur de l’Observatoire de Toulouse; son secrétaire était M. Libert. Le bureau de la section du Génie civil et militaire, réunie à celle de Navigation, était constitué comme il suit : M. Fontes, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, à Toulouse, président; M. Petiton, vice-président: M. le commandant Délavai,, secrétaire.
- p.303 - vue 304/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 35
- :io4
- On peut, en effet, se proposer simplement d’assurer le service des petits colis, tels que les colis postaux et les marchandises de grande vitesse peu encombrantes, ou bien vouloir étendre le service aux marchandises de toute sorte amenées ou emportées par les grandes voies ferrées.
- Dans le premier cas, l’organisation est en quelque sorte autonome ; elle est des plus faciles à réaliser si le réseau urbain appartient à une seule compagnie et elle n’exige qu’une entente entre les diverses compagnies de tramways dans le cas où le réseau appartient à plusieurs concessionnaires. Il suffirait, en effet, dans ce cas, ou d’aménager un compartiment pour colis dans les voitures à voyageurs ou d’atteler des fourgons aux voitures automotrices pour effectuer le transport de ces colis ; le dépôt de ceux-ci s’effectuerait par le public, directement ou par l’intermédiaire des commissionnaires, dans de nombreux bureaux de quartier ; les colis expédiés hors de la ville seraient conduits par le tramway, à l’aide d’un raccordement, à la gare correspondante ; quant à la livraison elle s’effectuerait dans les bureaux de dépôt de quartier. Ce système est appliqué depuis plusieurs années dans des villes des États-Unis et il est très apprécié et du public, qui y trouve sa commodité, et des Compagnies de tramways qui, malgré la modicité des tarifs de transport, en retirent un bénéfice appréciable. Aussi avons-nous, à plusieurs reprises, exprimé dans ce journal notre étonnement de ne pas voir ce système appliqué à Paris où il faut généralement faire un long trajet pour trouver un bureau de dépôt, d’où, moyennant une rétribution assez élevé (0,20 fr pour un colis postal de 0,60 fr) les colis sont transportés aux gares. D’ailleurs, son application n’aurait pas seulement pour conséquence de rendre plus commode l’envoi des colis ; elle diminuerait encore l’encombrement de nos rues en supprimant bon nombre de camions servant à transporter les colis aux gares. Ôn pourrait d’ailleurs l’étendre au transport de marchandises spéciales, telles que les denrées alimentaires, devant être amenées en grande quantité en un môme endroit ; un service de ce genre est déjà organisé sur certaines lignes parisiennes pour amener aux Halles centrales les denrées alimentaires de la banlieue ; il conviendrait de le développer. —
- Dans le cas où l’on veut transporter sur les voies urbaines non seulement les petits colis mais encore les marchandises de grande et petite vitesse amenées par les chemins de fer — et c'est le cas qu’envisagent MM. Druart et Le Roy — le problème est plus difficile à résoudre et les conditions dépendent alors des conditions locales. Tout d’abord les destinataires ne pourront être que des industriels ou commerçants importants pouvant relier leurs usines ou magasin au réseau de tramways urbains. Si ce réseau est à voie normale (écartement de rails 1,44 m) et construit solidement comme le sont aujourd’hui les réseaux à traction mécanique, les wagons à marchandises ordinaires pourront, avec certaines formes de rails, passer directement sur le réseau urbain, remorqués par un tracteur électrique si la ligne est équipée électriquement. Mais le plus souvent les ornières des rails du réseau urbain ne sont pas suffisamment profondes pour les boudins des roues des wagons à marchandises et en somme cette solution simple reste exceptionnelle. 11 faut donc prévoir ou un transbordement des marchandises des wagons de grandes lignes sur des wagons spéciaux des réseaux urbains, ou encore le transport des wagons ordinaires sur des trucks transporteurs, analogues aux trucks transbordeurs utilisés couramment aujourd’hui dans les gares, au lieu des plaques tournantes, pour faire passer les wagons d’une voie sur une voie parallèle. La première de ces solutions est évidemment applicable quelle que soit l’écartement des rails des voies urbaines, mais elle entraîne des frais de manutention considérables qu’il serait utile de supprimer. La seconde, qui n’a pas cet inconvénient,
- p.304 - vue 305/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3o5
- est aussi, théoriquement du moins, utilisable aussi bien sur les réseaux à voie large que sur ceux à voie étroite ; toutefois, en pratique, il semble que ces derniers s’accommodent mieux que les premiers à l’exploitation par trucks transporteurs,- d’une part par le fait que les roues de ces trucks étant moins écartées que celles des wagons qu’ils doivent transporter la construction de ces trucks est rendue plus commode, d’autre part par la facilité avec laquelle les trucks à faible écartement peuvent franchir les courbes brusques des réseaux urbains.
- Après ces préliminaires, un peu longs sans doute, revenons aux mémoire et communications de MM. Druart et Leroy.
- I. La traction mécanique des marchandises en Allemagne. — Nous ne pouvons mieux faire que de reproduire textuellement ce mémoire :
- Considérations générales. — L’une des conséquences les plus immédiates de l’essor pris depuis quelques années par l’industrie allemande a été de modifier et d’améliorer ses moyens de transport.
- Des esprits judicieux et désireux de progresser ont compris que cette question a une importance toute spéciale.
- En effet, toute économie réalisée par le fait de perfectionnement dans les procédés de transport se renouvelle quotidiennement; elle est indépendante de l’état des affaires et de leurs fluctuations. Quelles que soient les occupations et les préoccupations de l’intelligence qui préside aux destinées de l’usine, ou de la maison de commerce, que le Directeur soit absent, malade, ou absorbé par des études techniques, par des installations nouvelles, ou par un incident quelconque, l’économie réalisée court toujours et se fait sentir sur les matières qu’amène la voie ferrée, comme sur les produits qu’elle emporte.
- D’une manière générale, on peut dire que dans bon nombre de grandes villes allemandes on utilise les voies ferrées urbaines pour aider au transport des marchandises.
- En Alsace, en Bavière, en Westphalie, ainsi que dans plusieurs villes de Saxe et de Brandebourg, on en peut voir des applications plus ou moins étendues.
- Mais les installations les plus sérieuses faites dans cet ordre d'idées, les types d’organisation à étudier se rencontrent à Mulhouse, à Forst dans la basse Lausitz et à Meissen en Saxe.
- Réseau de Mulhouse. — L’objectif qu'on s’est proposé, avant tout, en organisant la traction des marchandises à Mulhouse, a été de répartir dans les différents quartiers, de la ville les charbons provenant de Westphalie et amenés par voie d’eau.
- Les matières premières nécessaires à l’industrie de la ville consistent surtout en balles de laine et coton, arrivant par voie ferrée, dont le transbordement est chose facile.
- Aussi, après quelques essais relatifs à l’emploi des trucks transporteurs, on n'a pas cru devoir chercher à résoudre les difficultés qu’on rencontrait pour les faire circuler dans certaines rues étroites, et on s’est borné au transport des marchandises sur des wagons analogues à ceux qu’emploient en France les nombreuses Compagnies de Chemins de fer à voie d’un mètre.
- Toutefois, en raison des courbes de très faible rayon qu’il a fallu admettre sur plusieurs points, on a dû recourir à quelques artifices spéciaux, tant pour les locomotives que pour l’attelage des wagons ; on a, de plus, soin de graisser les rails dans les courbes les plus réduites, pour y faciliter le passage des véhicules.
- Le réseau à voie étroite de Mulhouse est pourvu d’une suture au réseau ferré delà Com-
- p.305 - vue 306/746
-
-
-
- 3o6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N» 35
- pagnie des Chemins de fer d’Alsace-Lorraine et de deux au réseau navigable ; le développement des installations où s’effectue le transbordement est considérable.
- Les trains qui distribuent les matières premières aux établissements raccordés à la voie étroite empruntent presque tous la voie des tramways électriques urbains dans la principale artère de la ville (faubourg de Colmar) ; les uns suivent cette ligne sur une longueur de 2 à 3 km dans'la direction de Pfastatt ; d’autres la quittent presqu’aussitôt pour s’engager sur la voie qui conduit à Dornach, ou dans la rue Lavoisier ; mais par une heureuse disposition, ils attendent, sur un tronçon réservé dans la rue Franklin, le passage d’une voiture de tramway et s’engagent derrière celle-ci, en se tenant à une distance convenable pour éviter les coups de tampon.
- D’autres enfin traversent toute la ville pour se diriger vers le sud.
- Le développement du réseau affecté aux tramways électriques et emprunté par les trains de marchandises est de 10 km.
- Le tonnage annuel est d’environ 200000 tonnes, dont 70000 en charbons.
- Les wagons portent de 5 tonnes à 7,5 tonnes et les trains sont de cinq wagons en moyenne.
- C’est dire qu’il passe quotidiennement en ville 20 trains environ de wagons chargés et presque autant de wagons vides.
- La circulation n’en est nullement incommodée ; loin de là ; ces trains, quoique marchant à une allure très modérée, n’occupent que fort peu de temps la chaussée en un point déterminé, et on ne peut s’empêcher de remarquer, au premier coup d’œil, l’aisance qui règne dans les rues les plus fréquentées de cette grande cité industrielle.
- Chaque train représente le chargement de i5 à 20 camions ou tombereaux, et il encombre la rue moins longtemps qu’un seul de ces véhicules ; il est facile d’apprécier les avantages qui en découlent.
- Ce réseau donne satisfaction à des intérêts fort divers et dessert aussi bien des établissements très importants, comme l’usine à gaz, ou la.maison Schlumberger fils et Cie, que des installations des plus modestes, comme celle d’un négociant en charbons de la Graue-Gasse, à l’entrée de la rue Lavoisier.
- La critique la plus sérieuse qu’on puisse faire à l’organisation de Mulhouse serait plutôt un éloge, en ce sens que, en voulant mettre sur pied une entreprise d’utilité publique, on a peut-être un peu trop favorisé les établissements pourvus de raccordement, c’est-â-dire l’ensemble de l’industrie en général ; de plus, il n’a pas été fait de distinction, ad valorem, entre les diverses marchandises ; elles sont taxées à un prix uniforme. C’est une pratique généralement [admise en Allemagne, contrairement au principe appliqué partout en France.
- Réseau de Forst. — Les caractéristiques de l’installation de Forst sont l’emploi de trucks-transporteurs et l’affectation exclusive du réseau actuel au service des marchandises.
- Le trafic annuel est considérable et atteint 16000 wagons de 10 tonnes ; comme à Mulhouse, il se compose en grande partie de charbons.
- Les raccordements industriels au réseau sont au nombre de 73; le chiffre des établissements qui en profitent est plus élevé et atteint 190 ; cette particularité provient de ce qu’on a bâti peu à peu de nouvelles usines à proximité de chacun de ces embranchements particuliers.
- Ces établissements se répartissent comme suit :
- p.306 - vue 307/746
-
-
-
- 30 Août i902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3or
- Fabriques de draps . . . 12J Syndicats de consommation . . 2 Tuilerie I
- Filatures . . i3 Moulin à scories Thomas . . . I Commerce de bois I
- Fouleries . . 12 Fabrique de couleurs I Fabrique de colle I
- Apprêteurs . . . 6 Gaz (usine à) I Fabrique de fil I
- Fabriques de machines . . , . . 6 Négociant en laine I Fonderie I
- Moulins à huile , . 2 Abattoir I Entrepreneur de couverture . . 1
- Moulins à farine . . 2 Dépôt de fil I Fabrique de poêles I
- Brasseries . 2 Lavoir I Tannerie 1
- Marchands 2 Atelier de charpentes .... 1
- Cette énumération suffit pour montrer que l’installation faite à Forst est de beaucoup la plus importante de celles qui sont affectées au transport des marchandises en Allemagne. Le réseau a été créé par la Localbahn Actiengesellschaft, dont le siège est à Munich. C’est à la demande des industriels de Forst que cette Société s’est intéressée ainsi à nne entreprise de nature toute spéciale, qui a complètement modifié l’aspect de la ville et amené, sans transbordement, le charbon dans les cours des fabriques et, quelquefois, jusque dans les soutes.
- Les résultats en sont nettement appréciés par le compte rendu municipal de la ville de Forst, qui, en 1896, s’exprimait ainsi :
- « Déjà le précédent rapport administratif pouvait affirmer que le nouveau système de « chemins de fer de la ville de Forst a fait ses preuves et qiïil fonctionne à la satisfaction « de tous ceux qui ont un raccordement. »
- Service des marchandises à Meissen. — Les progrès qui ont permis d’employer l’énergie électrique à la traction des voitures à voyageurs devaient, tôt ou tard, avoir pour conséquence d’en permettre aussi l’application au transport des marchandises.
- Au premier abord, ces deux questions ne paraissent pas constituer un problème du même ordre.
- Les uns exigent des trains légers, à grande allure ; les autres, des trains plus lourds, à faible vitesse; il semble que les seconds peuvent gêner les premiers.
- Ces difficultés ne sont pas des obstacles insurmontables.
- Le réseau affecté aux marchandises peut différer du réseau-voyageurs et n'emprunter qu'une fraction de ce dernier.
- Les trains qui porteront le charbon et les matières premières dans les grands établissements industriels devront évidemment avoir pour point de départ une gare de triage contiguë à la gare aux marchandises de la voie normale ; de là, une voie étroite spéciale peut les amener sur la ligne périphérique posée sur les boulevards extérieurs qu’on rencontre dans presque toutes les grandes villes. Cette dernière est généralement aménagée sur des chaussées larges et bordées d’allées pour les piétons ; souvent, l’accès en sera possible aux trains lourds; ils la suivront pour contourner la partie centrale de l’agglomération et quitteront ces boulevards pour pénétrer dans les faubourgs en empruntant alors les voies de tramways sur une fraction plus ou moins considérable.
- La pensée d’utiliser une source d’énergie électrique, lorsqu’on la possède, ne fait que faciliter la solution de la question.
- Une station motrice pour voyageurs constitue un outil en quelque sorte disproportionné au travail qu’il doit effectuer. Au lieu d’être, comme d’ordinaire un moteur d’usine, calculées d’après un travail régulier à produire, quitte à donner un coup de collier s’il en est besoin, les machines d’une station de tramways sont aujourd’hui, à la suite de divers congrès et après examen sérieux, établies de manière à pouvoir fournir un effort total bien supérieur à celui qu’on leur demande aux heures de circulation la plus intense.
- p.307 - vue 308/746
-
-
-
- 3o8
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 35.
- Ce maximum se produit les dimanches et jours fériés; grâce à la réserve d’énergie qu’on sé ménage, on y peut parer, même en cas d’avarie de machine.
- M ais cette réserve est, comme on le voit, inutilisée en semaine, et l'adoption de la traction électrique pour les marchandises aurait Vavantage cl'en assurer l'emploi.
- C’est ce raisonnement fort simple qu’a voulu appliquer à Meissen la Compagnie d’électricité Y Union.
- L’installation qu’elle a créée pour effectuer simultanément le transport des voyageurs et celui des marchandises est très bien étudiée et d’une remarquable simplicité.
- Le système adopté est le trôlet (ou trolley) ; les machines, analogues comme forme extérieure, à celles de la Compagnie d’Orléans dans Paris, reposent sur deux bogies, pourvus chacun de deux moteurs de chevaux environ. Les trucks-transporteurs sont munis de frein.
- Cette organisation paraît donner toute satisfaction.
- Le seul perfectionnement sérieux qu’on puisse envisager est la suppression du poids mort dans les moteurs; on est en droit de chercher à l’obtenir puisqu’il n’est plus besoin de la lourde et encombrante chaudière qui donne, en grande partie, Padhérenee aux locomotives à vapeur. Le jour où fonctionnera, dans de bonnes conditions, un transporteur-moteur, on aura évidemment réalisé un nouveau progrès.
- Conclusions. — Quels sont les enseignements à retirer des installations de Mulhouse, Forstet Meissen, et d’une manière générale, des installations faites par nos voisins?
- C’est, d’une part, que la voie étroite, pour une organisation urbaine, est supérieure à la voie large. La voie étroite (c’est-à-dire l’ensemble de la voie et de son matériel), est sensiblement plus souple; on peut voir à Meissen un établissement recevant les grands wagons, à la fois, par la voie large et par la voie étroite; cette dernière leur permet de passer par des courbes de 20 et même i5 m de rayon; elle est moins coûteuse d’installation, puisqu’elle occasionne une moindre dépense d’établissement et d’entretien de la chaussée ; de plus, et c’est là le point capital, seule elle permet d’effectuer les transports soit avec des wagons spéciaux, soit avec les wagons d’origine contenant les arrivages, c’est-à-dire sans transbordement.
- Cette dernière opération est assez onéreuse pour un bon nombre de marchandises ; elle entraîne souvent une dépréciation importante.
- A titre d’exemple, on peut citer les charbons triés, pour foyer domestique, qui, même manipulés avec soin, perdent au minimum 5 p. 100, soit i5 à 20 fr par wagon. Les charbons industriels, quoique non triés, subissent également une perte sensible.
- On en citerait aisément beaucoup d’autres. Tous les produits fragiles, ou d’un paquetage délicat, toutes les marchandises qui peuvent être classées par ier, 2e et quelquefois 3e choix, ne doivent être transbordées que par des professionnels. D’une manière générale, les expéditeurs et destinataires n’abandonnent aux Compagnies de chemins de fer que les manutentions faciles et sans importance, se réservant de faire celles qui exigent l’œil et la main des gens du métier. *1
- Malg’ré cela, les Compagnies savent, par les indemnités qu’elles ont à payer de ce chef, les inconvénients que présente le transbordement de ce qui leur reste à mettre à quai, ou à charg’er sur les wagons.
- La solution la plus pratique variera selon les cas. Mais au point de vue du tracé des réseaux, le problème est de même nature que celui résolu à Mulhouse par l'emploi d'évitements spéciaux.
- Dans les nombreuses villes, où l’on a pris la voie de 1,44 m (sans trop savoir pourquoi
- p.308 - vue 309/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 3oc)
- sauf à Paris où l’on avait un motif sérieux (’), on pourra se résoudre à utiliser purement et simplement les voies larges de tramways et, particulièrement, en ce qui concerne le service si important des approvisionnements en combustibles industriels, y faire circuler des wagons spéciaux pouvant s'inscrire dans les courbes très réduites et passer dans la gorge du rail Broca.
- Mais nous le répétons, on se trouvera dans des conditions moins avantageuses que sur les installations à voie étroite où Von aura prévu le passage des wagons de grand gabarit (2).
- En raison des considérations que nous avons exposées plus haut, une diminution quotidienne des frais de transport, si faible soit-elle, a son importance; dans l’ardente lutte commerciale qui s’engage, rien n’est à négliger de ce qui peut diminuer le travail du chef d’une usine ou d’une maison de commerce. Tout ce qui a trait au camionnage et aux chevaux est uue cause de perte de temps, quelquefois de gêne, et même d'énervement, en raison de ce qu'il est souvent difficile de parer aux ci-coup.
- A ce titre, l’organisation d’un service régulier de marchandises, sur voie ferrée urbaine, et par les soins d’une Compagnie spéciale est un grand progrès, alors même que les transports s'effectuent comme à Mulhouse et à Forst, à des prix voisins de ceux du camionnage.
- Il a de plus l’avantage d’utiliser, en tout, ou en partie, des réseaux ferrés existants, aménagés pour donner satisfaction à d’autres besoins, mais dont l’installation est extrêmement coûteuse.
- On a été lent, en France, à comprendre que ce progrès s’impose, et plus lent encore à voir qu’il y a urgence à le réaliser si nous ne voulons pas rester en retard. Voici qu’on s’occupe d’organiser un service de marchandises à Paris, à Marseille, à Reims, à Nice, etc. ; il est fait de louables efforts en ce sens et ces efforts sont, nous sommes heureux de le constater, appuyés en haut lieu; on ne saurait trop les encourager.
- Il est temps qu’on se mette à l’œuvre. Il y va de l’intérêt de l’industrie et du commerce qui en tireront profit, et aussi, des municipalités et de l’Etat qui en bénéficieront également; d’ailleurs les ins Lallations leur feront plus promptement retour, si on ne tarde pas à étudier cette question et à lui donner une solution en accordant des concessions dans des conditions raisonnables là où il en sera demandé.
- II. Avantages résultant de l’application du système. — Les avantages que peuvent retirer les particuliers de l’utilisation des réseaux urbains pour le transport des marchandises qui leur sont destinées, sont suffisamment évidents pour qu’il soit inutile d’y insister. Dans leur second mémoire, MM. Druart et Le Roy démontrent que les grandes Compagnies de chemins de fer et les municipalités seront également avantagées par l’application
- P) La Compagnie des Omnibus ayant à payer une redevance par voiture avait intérêt à construire des véhicules à impériale qui nécessitaient une grande largeur de voie.
- (-) Le transport des marchandises, dans les villes comme Paris, qui tiennent à leur cachet artistique, pourrait s’effectuer la nuit; mais il semble qu’il serait fort utile, au point de vue de l’utilisation du matériel, de permettre également cette circulation entre midi et une heure pendant la semaine; à ce moment, presque tout le monde déjeûne; les chaussées ne sont plus encombrées par les camions et le passage des trains se ferait aisément. Cela n’aurait rien de très horripilant et il semble que les jffus rigoristes en matière d’art et de perspective pourraient faire cette concession à l’industrie, un peu souillon si l’on veut, surtout quand il s’agit des charbons, mais dont ils ne méprisent pas les écus quand elle les apporte.
- D’ailleurs, en se plaçant à ce point de vue, il est moins choquant pour l’oeil de voir passer une rame de wagons que d’avoir à subir toute la journée la vue des noirs tombereaux à charbon, bien connus de ceux qui fréquentent la rue Lafayette,
- L’organisation de la traction mécanique des marchandises dans Paris aurait évidemment pour conséquence de rejeter sur les boulevards extérieurs le transport d’un grand nombre de denrées industrielles et commerciales.
- p.309 - vue 310/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — 35.
- 3 io
- de ce système, qui leur permettra, aux premières de mieux utiliser leur matériel roulant, aux secondes de diminuer leurs dépenses d’entretien de la voirie.
- Ces divers avantages ont été reconnus par le Conseil supérieur du Commerce et de l’Industrie, ainsi qu’il résulte des extraits suivants du mémoire.
- ce Soumise à l’appréciation du Conseil supérieur du Commerce et de l’Industrie, au moment de l’enquête qu’il effectuait en 1900, sur les voies de'communication, cette innovation a été prise en sérieuse considération.
- » Dans le rapport présenté à M. le Ministre du Commerce par MM. André Lebon et Charles Roux, le Conseil supérieur apprécie dans les termes suivants l’utilisation des tramways comme annexes des voies ferrées :
- » L’espoir d’obtenir un meilleur rendement du matériel roulant des chemins de fer, en » activant les opérations de chargement et de déchargement, a donné naissance dans diver-» ses villes industrielles, à Reims notamment, à des projets intéressants : ces projets con-» sistent essentiellement à employer les voies urbaines de tramways pour conduire dans » les usines les wagons, soit en les faisant circuler directement sur les rails, si ceux-ci le » permettent, soit en les montant sur trucks-transporteurs.
- » Il est évident que la réalisation de ces projets aurait de sérieux avantages; les gares » se trouveraient dégagées pendant toute la durée des opérations de chargement et de » déchargement ; ces opérations, rendues infiniment plus brèves par l’adduction directe » du wagon aux magasins de l’usine, rendraient ce dernier plus promptement disponible » pour de nouveaux voyages ; les villes enfin, allégées d’une partie des innombrables » camions qui font le service des gares et détériorent les rues, recouvreraient plus d’aisance » dans leur circulation intérieure et dans leurs dépenses d’entretien de la voie publique.
- » On ne peut méconnaître que certaines difficultés pratiques peuvent se rencontrer ; » mais il ne semble pas qu’aucune soit insurmontable : l’autorité locale peut, par une régle-» mentation attentive, décider à quelles heures et dans quelles conditions pourront circu-» 1er ces trains de marchandises, qui ne seront pas plus longs que ceux que l’on voit, à » certains jours, traverser les rues les plus encombrées de Paris.
- » En tout cas, l’essai vaut d’être tenté, et il est à désirer que le projet actuellement sou-» mis aux autorités compétentes du département de la Marne soit mis à exécution. »
- Enfin, dans les pièces annexes du rapport précité, nous trouvons encore les considérations suivantes, présentées à l’appui d’un système de truck-transporteur :
- » La traction mécanique des marchandises sur les voies de tramways paraît devoir être, » dans les villes industrielles et commerçantes, la conséquence naturelle de l’équipe-» ment électrique des lignes à voyageurs.
- » L’accroissement de poids des voitures automotrices a obligé de renforcer les rails » dans des proportions telles qu’ils peuvent souvent, de ce fait, supporter le passage » des wagons de marchandises.
- » C’est l’acheminement vers la réalisation du desideratum si fréquemment formulé de » nos jours : supprimer le transbordement des marchandises empruntant des voies de » largeurs différentes.
- » Grâce à l’emploi des trucks-transporteurs, les réseaux de tramways peuvent devenir. » dans la plupart des cas, le prolongement des voies normales ; au moyen d’embranche-» ments particuliers, ils pénétreront partout avec une souplesse inconnue à celles-ci et » s’épanouiront dans les cours des maisons de négoce et des établissements industriels.
- » Cette organisation, si on la compare à ce qui se pratique aujourd’hui, présentera les » avantages marqués ci-après :
- p.310 - vue 311/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 311
- » a) Les arrivages, soit par wagon isolé, soit par rame de wagons complets, parvien-» dront rapidement aux destinataires.
- » b) Les expéditions seront faites commodément et sans déplacement de personnel.
- » c) Comme conséquence de ce mécanisme, il sera facile d’assurer le retour rapide » des wagons et de diminuer ainsi l’immobilisation du matériel des Compagnies d’inté-» rèt général.
- » cl) Grâce à la faible longueur des parcours en ville, les trucks-transporteurs pourront » être utilisés dans des conditions avantageuses; dans certains cas, on pourra faire plu-» sieurs voyages par jour.
- « e) Enfin, le passage dans les rails à gorge exigés en ville, et dans les courbes de faible » rayon, si difficile (et le plus souvent impossible) avec les roues des wagons de grand » gabarit, devient facile avec des roues de trucks à essieux très rapprochés. »
- Examinant plus spécialement les avantages que les compagnies de chemins de fer peuvent retirer de la nouvelle organisation, MM. Druart et Leroy font observer que, dans les conditions actuelles, un wagon de marchandises se trouve immobilisé pendant 46 heures au minimum par le fait du déchargement. En admettant en effet qu’il arrive en gare entre midi et quatre heures du soir (heures les plus favorables) que cette arrivée soit annoncée au destinataire le jour même, que le destinataire effectue le déchargement dans la journée du lendemain et qu’enfin le wagon soit rechargé dans la matinée du surlendemain, l’immobilisation comprend alors :
- i° Le jour de l’arrivée, jusqu’à minuit, en moyenne............ io heures.
- 2° La journée du lendemain .................................... . 24 »
- 3° La matinée du surlendemain, en supposant que le wagon soit
- chargé avant midi et reparti à cette heure................ 12 «
- Total............................. 46 heures.
- En réalité, la durée de cette immobilisation est beaucoup plus grande, les destinataires usant en général, comme le prouve la pratique, de tous les délais dont ils peuvent disposer. Aussi, dès que les Compagnies ou les pouvoirs publics prennent une mesure ayant pour but de diminuer les délais accordés pour le chargement ou le déchargement, se produit-il immédiatement de violentes protestations individuelles ou collectives.
- Cet état de choses préjudiciable aux Compagnies, et en fin de compte au public qui paie des tarifs plus élevés que ceux auxquels les Compagnies pourraient consentir, se trouverait sensiblement amélioré par l’organisation suivante que préconisent MM. Druard et Le Roy : Dans chaque ville serait créé une Compagnie spéciale de traction mécanique, servant d’intermédiaire entre les Compagnies de chemins de fer et les particuliers reliés au réseau urbain de tramways. Les wagons destinés à ces derniers seraient, dans chaque gare expéditrice de quelque importance, groupés en une rame. Cette rame serait, dès l’arrivée du train à la gare destinataire, refoulée sur l’embranchement de la Compagnie spéciale, qui en prendrait livraison et en deviendrait responsable à partir de ce moment. Cette Compagnie délivrerait alors les wagons aux intéressés en veillant à ce que les délais accordés ne soient pas dépassés.
- Par ce simple aperçu on voit immédiatement que ce mode d’exploitation aurait non seulement pour conséquence de diminuer la durée d’immobilisation des wagons, mais encore de supprimer les frais de manutention des Compagnies de chemins de fer pour la mise à quai des wagons et aussi de diminuer considérablement le développement de ces quais. Il y aurait donc lieu d’espérer que, en raison de ces avantages, les Compagnies de chemins de fer consentiraient à des rabais qui permettraient aux destinataires de payer la Compagnie intermédiaire, de sorte qu’en définitive les marchandises se trouveraient trans-
- p.311 - vue 312/746
-
-
-
- L’ECLAIllAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 35.
- 3 I 2
- portées sans aucuns frais pour les destinataires depuis la gare jusqu’au domicile de ceux-ci.
- Fig. i.
- En terminant MM. DruartetLe Roy insistent sur les avantag’es procurés aux municipa-
- l‘ig. 2. — Vue d'un truck transporteur à vide.
- lités par cette organisation ; il nous suffira-de les énoncer : moindre encombrement des voies de communication et par conséquent inutilité de l’élargissement, toujours onéreux,
- p.312 - vue 313/746
-
-
-
- 30 Août 1902
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 313
- des voies fréquentées, ce qui n’est pas un mince avantage dans les grandes villes industrielles de développement récent ; diminution considérable des dépenses d’entretien de voirie, les lignes de tramways entretenues aux frais des concessionnaires assurant la majeure partie du trafic des marchandises lourdes.
- III. Traxsporteur-locomoteur Dvlait et Le Roy. — Dans les installations de Forst et de Meissen dont il est question dans le premier mémoire, les trucks transporteurs sont traînés par une locomotive, comme l’indique la fig-ure i qui représente un truek-transporteur Dulait et Le Roy, pour wagons delà voie normale (io à 20 tonnes), roulant sur voie de 1 m, de la Compagnie des chemins de fer de la banlieue de Reims. Dans le cas où le réseau est à traction électrique, l’emploi de locomotives est évidemment peu rationnel puisque, pour obtenir l’adhérence nécessaire, il faut donner à la locomotive un poids mort considérable. Il serait préférable d’utiliser pour l’adhérence un poids utile, l’un des wagons à transporter par exemple. C’est en partant de cette idée que MM. Dulait et Le Roy ont été conduits à imaginer un truck transporteur-locomoteur.
- Les études de ce truck locomoteur ont été faites par M. Dulait, de la Société Electricité et Hydraulique qui, déjà à l’Exposition universelle de 1900, présentait un truck transporteur (mais non locomoteur).
- Les figures 2 et 3 donnent une vue de côté et une vue en plan d’un de ces trucks locomoteurs essayé à Reims en mai 1902. Il est, comme on le voit, formé d’un châssis rigide muni latéralement de rails pour recevoir les wagons à transporter et reposant sur deux bogies par l’intermédiaire de 24 ressorts. Il est muni de deux moteurs qui peuvent être, par un ingénieux mécanisme, abaissés ou élevés, pour permettre, au moment du chargement ou du déchargement, le passage des essieux de quelques wagons spéciaux. Un mât et une perche de trôlet servent à amener le courant aux moteurs.
- Les essais laits à Reims ont montré que ce transporteur locomoteur, chargé d’un wagon de 20 tonnes utiles (modèle de wagon qui commence à se répandre sur les réseaux français ; la Compagnie du Nord en a déjà 7 5oo en service) est capable de remorquer très facilement deux autres trucks simplement transporteurs chargés chacun d’un wagon de 20 tonnes également. Ces résultats semblent permettre de bien augurer de la réussite des
- Fig. 3. — Vue en plan du truck transporteur à vide.
- p.313 - vue 314/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 35.
- 314
- applications que MM. Druart et Le Roy se proposent de réaliser, d’abord à Reims, puis dans quelques autres villes, de leur système de transport des marchandises. Nous reviendrons sur ces applications qui ajoutent un nouveau morceau au domaine de la traction électrique en attendant que celle-ci ne détrône la traction à vapeur dans toutes les entreprises de transport.
- L’écartement de voie pour chemin de fer d’intérêt local, par A. Ziffer, président de plusieurs sociétés de chemin de fer d’intérêt local en Autriche, soulève, au point de vue technique et au point de vue économique de nombreuses questions qui ont déjà été discutées aux Congrès internationaux de Bruxelles (i885) et de Saint-Pétersbourg et aux Congrès de ll’Union internationale des tramways d’Amsterdam (1890), de Hambourg (1891), de Budapest (1892), de Paris (1900) (*) et de Londres (1902). Dans son mémoire, M. Ziffer donne un un aperçu historique du sujet, puis il examine les avantages et inconvénients des divers ‘écartements de voie utilisés et conclut en disant : « Que la voie étroite est la seule solution rationnelle du problème de la construction et de l’exploitation des chemins de fer d’intérêt local, même s’il s’agit d’une ligne à trafic de quelque importance ; quelle est notamment pratique dans les contrées montagneuses ou accidentées et surtout dans les pays neufs où 41 s’agit d’établir rapidement des communications à bon marché ».
- Mais sous la dénomination générale de voie étroite, on désigne des voies ayant 1 m, 0,75 m et 0,60 m d’écartement. Lequel de ces écartements convient-il d’adopter? L’auteur est d’avis que les uns et les autres sont justifiés en de certains cas, mais que cependant la voie de 0,60 m, la plus économique évidemment au point de vue de la construction, ne convient qu’à un trafic restreint et pour des buts spéciaux. Les chemins de fer monorails, que l’on peut considérer comme la limite en quelque sorte des chemins de fer à voie étroite, peuvent aussi être adoptés dans certains cas; à ce propos, l’auteur cite les chemins de fer actuellement construits ou encore à l'état de projets.
- Sur un théorème relatif à la direction des automobiles, par Wickersheimer, ingénieur, nous donne la théorie d’un système de direction imaginé par M. Bourlet et décrit par l’inventeur dans la Locomotion automobile, année 1899, p. 687. D’après Je résumé succint que M. Wickersheimer a lui-même donnée de sa communication, ce système, bien connu, dit-il, serait constitué comme il suit : « Les pièces de l’essieu directeur, à pivot, sont coudées avec des bielles formant glissières dans lesquelles se meuvent les boutons qui terminent une barre qui glisse dans des manchons à distance fixe de l’essieu ».
- Cette laconique description aurait besoin d’être complétée par quelques figures. Aussi attendrons-nous que l’auteur nous ait donné connaissance du texte complet de sa communication pour en publier une analyse, et nous passerons aux travaux de la
- Section de Physique
- qui présentaient un très grand intérêt et qui ont été suivis très assidûment, bien qu’ils aient occupé quatre longues séances de trois heures et demie, par de nombreux auditeurs, parmi lesquels nous noterons, outre les membres du bureau (*), MM. Carpentier, président
- (9 Voir le compte rendu de ce Congrès. L’Éclairage Électrique, t. XXIY, p. 411, i5 septembre 1900 et t. XXY» p. 194, 3 novembre 1901.
- (9 Le Bureau était constitué comme il suit :
- Président d’honneur : M. Mercadier, directeur des études à l’Ecole polytechnique;
- Président : M. Mathias, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse;
- Yice-présidents : MM. Lacour, ingénieur, et Pellin, constructeur;
- Secrétaire '. M. Turpain, maître de conférences à la Faculté des sciences de Poitiers.
- p.314 - vue 315/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3i5
- de FA. F. A. S, Marchand, directeur de l’Observatoire du Pic du Midi, B. Brunhes, directeur de l’Observatoire du Puy-de-Dôme, Lugol et Gorone, professeurs de Physique, le lieutenant de vaisseau Tissot, délégué du ministre de la Marine, le général et plusieurs officiers supérieurs de la division de Montauban, etc. Mémoires intéressants et salle bien garnie, c’est là un double succès dont l’honneur revient pour la plus grande partie au président de la section qui n’a ménagé ni son temps, ni sa peine dans l’accomplissement de ses fonctions, avant et pendant le Congrès.
- Gomme nous le disions dans le précédent numéro la Télégraphie sans fil ou plus généralement les Applications des ondes hertziennes ont donné lieu à diverses communications des plus intéressantes de M. Tissot et de M. Turpain, communications qui ont été suivies de discussions ou plus exactement d’échanges de vues entre les nombreuses personnes venues pour les entendre et qui ont rendu fort attrayante et instructive la séance consacrée à ces sujets. Des communications sur la Décharge électrique, dont une de M. Swyngedauw, sont d’ailleurs à rapprocher des précédentes.
- L’une des questions proposées à la discussion de la section, La Photométrie chimique et photographique, avait amené un autre groupe de communications dont plusieurs présentent un intérêt spécial pour la photométrie des sources électriques ; MM. Cotton, Camichel, Baillaud, Fery ont examiné la question à plusieurs points de vue avec une compétence indiscutable. M. le Dr Foveau de Gourmelles dans une communication intitulée « Quelques moyens de comparaison d’intensité de la lumière chimique » s’est également attaqué au même sujet, tenant sans doute à montrer que ses connaissances s’étendent au delà des domaines, cependant bien vastes, de la médecine de l’électricité; malheureusement le proverbe « Qui trop embrasse, mal étreint » s’est trouvé une nouvelle fois justifié et pour cette raison nous nous abstiendrons d’en dire plus long sur cette communication. Nous ne ferons également que mentionner le mémoire de M. Baillaud, mais pour tout autre raison : c’est que, comme l’indique son titre « Sur l’application du photomètre à coin à la détermination des grandeurs photographiques des étoiles », le savant directeur de l’Observatoire de Toulouse, a traité d’une application de la photométrie qui n’a rien de commun avec la mesure des grandeurs lumineuses des sources électriques.
- Le Magnétisme terrestre a été l’objet de deux communications, l’une de M. Mathias, l’autre de MM. Bruhnes et David.
- Diverses autres questions de l’électricité ont été traitées par MM. Benoist, Bordier, Maurain, Nogier, Tissot, Turpain, etc., et par M. Duhem qui a présenté un mémoire de haute envergure sur les actions exercées par les courants alternatifs.
- Enfin, deux communications relatives aux mesures ont été présentées l’une par M. de Rey Pailhade, Fautre par M. Raverot. Les idées développées dans cette dernière ayant déjà été exposées par Fauteur lui-même dans cette revue (*) nous n’avons pas à y revenir.
- Ajoutons que dans sa dernière séance la section de physique a, sur la proposition de M. Tissot et sur la demande du ministre de la Marine, adopté deux vœux relatifs à l’application de la télégraphie sans fil (2).
- F) E. Raverot. Le système décimal et la mesure du temps. L’Éclairage Électrique, t. XXIX, p. 464, 28 décembre 1901.
- (2) Comptant par nos abonnés bon nombre de professeurs, signalons aussi, bien qu’il ne se rapporte pas à l’électricité, le vœu suivant adopté par la section sur la proposition de M. Corone : « Qu’une certaine latitude soit laissée aux professeurs de physique de l’enseignement secondaire pour l’acquisition des instruments de physique se rapportant à l’enseignement qu’ils donnent et dans la limite des crédits réglementaires. »
- Pour ceux de nos lecteurs qui ne sont pas au courant des errements administratifs, voici quelques explications : Il est alloué chaque année à tout laboratoire d’un établissement d’enseignement un crédit destiné à l’entretien du
- p.315 - vue 316/746
-
-
-
- 3i6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 35.
- Nous donnons ci-dessous le texte de ces vœux et quelques mots sur les considérations qui les ont motivées, puis nous passerons aux analyses des diverses communications intéressant nos lecteurs et dont les manuscrits nous ont été obligeamment communiqués par le bureau de la section.
- Vœux du ministère de la Marine relatifs à la télégraphie sans fil, par le lieutenant de vaisseau Tissot.
- M. Tissot expose que le ministère de la Marine désirerait utiliser la télégraphie sans fil pour transmettre des indications aux navires de commerce et particulièrement aux bateaux de pêche sur l’état probable de la mer. Actuellement ces indications sont données par les sémaphores au moyen de cônes pendant le jour, de fanaux pendant la nuit. Ceux qui ont séjourné, ne fut-ce que quelques semaines, dans un port de mer savent combien ces renseignements sont appréciés des marins et le nombre de sinistres qu’ils évitent dans la flottille de pêche. Malheureusement les signaux actuellement employés ne sont visibles qu’à une assez faible distance, surtout par temps de brouillard. Avec la transmission par ondes hertziennes cetinconvénient disparaîtrait, car quelque soit l’état del’atmosphère ces ondes sont transmises à des distances bien plus grandes que celles qui séparent les bateaux de pêche des sémaphores. Cette transmission ne présente d’ailleurs aucune difficulté puisqu’il suffirait d’installer dans les sémaphores des postes transmetteurs de télégraphie hertzienne dont les appareils n’auraient pas besoin d’être aussi puissants que ceux utilisés pour les transmissions à grande distance ; de plus, le personnel des postes sémaphoriques serait parfaitement apte à la manipulation de ces appareils. Pour la réception les difficultés Sont plus grandes, les appareils récepteurs devant être confiés aux mains inexpérimentées des matelots. Il conviendrait donc d’étudier la construction de dispositifs robustes et peu coûteux. Il est d’ailleurs bien évident que ces dispositifs n’auraient besoin de contenir ni relais, ni récepteur Morse, car on ne saurait songer à transmettre des messages. Il suffirait qu’on puisse transmettre quelques indications brèves, telles que « tempête prochaine, rentrez avant tant d’heures », ou bien « tempête imminente, rentrez immédiatement », de sorte qu’un cohéreur associé avec un dispositif traduisant par des signaux sensibles à l’ouie ou à la vue cinq ou six indications suffirait très probablement.
- Mais pour que des installations de ce genre rendent tous les services qu’on est en droit d’en attendre, il conviendrait en premier lieu que les signaux correspondant à une même indication fussent les mêmes dans tous les pays afin qu’ils soient toujours compris des marins quels que soient la nationalité de ceux-ci et le pays dans le voisinage duquel ils se
- laboratoire; les reliquats de crédit ne peuvent être reportés d’un exercice sur l’autre; quant à l’achat d’instruments il ne peut être effectué qu’en vertu d’une autorisation ministérielle et sur des fonds spéciaux.
- Dans ces conditions il est permis de dépenser 5oo fr pour la remise en état d’un appareil ayant coûté 3oo fr, mais il est interdit de consacrer cette somme à l’achat du même appareil. D'autre part si les dépenses d’entretien d’un exercice sont inférieures au crédit accordé, le reliquat, qui ne peut être reporté sur l’exercice suivant, est souvent employé à des dépenses d’utilité contestable. Enfin comme les formalités relatives à l’achat d’un appareil sont longues et que les fonds qui y sont spécialement affectés sont très minimes, il est beaucoup de laboratoires ne possédant pas des instruments, sinon indispensables, du moins très utiles à l’enseignement.
- Le vœu présenté par M. Corone, s’il était pris en considération par le ministère de l’Instruction publique, ferait disparaître, en partie, au moins, ces inconvénients et éviterait aux directeurs de laboratoires l’obligation d’avoir recours à certains « trucs », qu’il ne nous appartient pas de dévoiler et qui sozit d’ailleurs bien connus, pour parvenir à assurer le fonctionnement de leurs laboratoires avec les crédits ordinaires.
- Espérons donc qu’avec le puissant appui de l’Association française pour l’avancement des sciences, ce vœu sera favorablement accueilli par le ministère. Le moment parait d’ailleurs très bien choisi pour le présenter. Dans une circulaire récente, M. le ministre de l’Instruction publique ne disait-il pas qu’il convenait d’encourager et de faciliter les travaux personnels des professeurs. Or de quelle manière plus efficace qu’en lui permettant l’achat, sous contrôle bien entendu, d appareils d’études, pourrait-on faciliter le travail personnel des professeurs de physique ?
- p.316 - vue 317/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- .REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3i 7*
- trouvent. Il faudrait, en outre, que les appareils récepteurs de ces signaux ne fussent pas influencés par les ondes hertziennes utilisées pour la transmission des messages à distance plus ou moins grande, et, le problème de la syntonisation n’étant pas encore résolu, le moyen le plus simple de réaliser cette condition consisterait sans doute à n’employer pour les indications transmises par les Sémaphores que des combinaisons de signaux non utilisées dans la télégraphie sans fil. Pour arriver à ces résultats une entente internationale est indispensable.
- A la suite de ces explications, la section de physique a émis les deux vœux suivants :
- i° Appeler l’attention des constructeurs sur l’intérêt qu’il y aurait à munir les bateaux de pêche de faible tonnage d’appareils récepteurs de télégraphie sans fil, robustes et peu coûteux, susceptibles de recevoir un nombre restreint de signaux, de manière à permettre aux sémaphores d’avertir les pêcheurs de l’état du temps, à une distance d’une dizaine de milles ;
- a0 Provoquer la réunion d’une commission internationale afin d’étudier les moyens propres à assurer une entente pour l’échange des communications par ondes hertziennes et particulièrement en vue de la sécurité de la navigation.
- Sur la loi de distribution régulière de la composante verticale du magnétisme terrestre en France au 16V janvier 1896, par E. Mathias, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse.
- Dans clés publications antérieures, l’auteur a montré que la loi de la distribution régulière en France de la composante horizontale H du magnétisme terrestre, ainsi que celles qui régissent la distribution de la déclinaison D et de l’inclinaison I, peuvent être exprimées en fonction de la longitude et de la latitude au moyen de formules simples (1). Dans le mémoire présenté au Congrès de Montauban, l’auteur complète ces travaux remarquables en donnant la formule qui convient pour déterminer la composante verticale Z en un lieu de longitude et de latitude connues ne présentant pas d’anomalies magnétiques.
- I. — Comme base de ses calculs, M. Mathias a pris le Réseau magnétique clé la France de M. Moureaux (2) dont toutes les mesures, relatives à 617 localités appartenant à toutes les régions de la France, sont ramenées à la date idéale du ier janvier 1896; il n’a pu utiliser, provisoirement du moins, ses propres mesures magnétiques antérieures à 1901, celles-ci n’ayant pas encore été ramenées au ier janvier 1896.
- Ces calculs considérables, qui ont été effectués par les calculateurs de l’Observatoire de Toulouse et vérifiés par M. Mathias et par M. Baillaud, directeur de cet Observatoire, comportent, en premier lieu, le calcul des différences de longitude et de latitude (A long et A lat) entre l’Observatoire de Toulouse et chacune des 617 localités en question ; ensuite il faut, pour chaque station X, faire la différence entre la composante verticale Z indiquée parM. Moureaux et la composante verticale de l’Observatoire de Toulouse, du même auteur; enfin il convient de résoudre, par la méthode des moindres carrés, 42b équations à 6 inconnues se rapportant à 4^6 localités ne présentant pas d’anomalies magnétiques.
- Il est à remarquer que ce travail présentait une difficulté qui n’existait pas dans les précédents. En effet, tandis que H, D et I sont fournis directement par les mesures magnétiques, la composante Z est un élément calculé au moyen de deux des précédents par la relation Z = II tang I, de sorte que les erreurs des mesures de H et de I se reportent sur
- P) Voir L’Éclairage Electrique, t. XXY, p. 96, i3 octobre 1900 et t. XXIX, p. 44^, 21 décembre 1901. (2) Th. Moureaux. Annales du Bureau central météorologique, pour 1898.
- p.317 - vue 318/746
-
-
-
- 318
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 35.
- la détermination de Z. Il convient donc de rechercher cl’abord sur quelle approximation on peut compter dans cette détermination.
- Pour cela, admettons que dans la relation
- dZ — tang I e?H -f- H (i -f- tang21) dl, ~
- obtenue en différentiant les deux membres de l’égalité qui donne Z, dl\ et dl réprésentent les erreurs de mesures de H et de I ; clZ sera alors l’erreur résultante sur Z. Si l’on remarque que la valeur moyenne de dïï. est 0,2 et que tang I est sensiblement égale à 2 en France, il vient
- dZ = 2c?H + 0,2 x5<il= 2iH+ dl.
- Convenons d’exprimer cZZ, comme cZH, en unités du cinquième ordre décimal ; si dl est donné en minutes, pour appliquer la formule précédente il faudra exprimer dl en unités trigono-métriques. Comme 1 minute vaut 3o unités du cinquième ordre décimal, il s’ensuit que pour une erreur sur d\ de dt n' minute, l’erreur sur dZ sera
- dZ — 2 dH ± 3o n'.
- Cette formule montre que c’est l’inclinaison qui influe le plus. Pour une erreur de 2 minutes seulement sur cet élément et une erreur de 20 unités sur la composante horizontale, l’erreur sur cZZ atteint, en cas d’addition, 2 X 20 -J- 3o X 2 = 100 unités ; pour des erreurs respectives de 3o unités et de 3 minutes sur H et I, l’erreur sur Z peut atteindre 2 X 3o + 3o X 3 — i5o.
- Cette remarque explique la divergence des valeurs de Z données par les mesures de M. Moureaux en quelques stations où les mesures ont été répétées à quelques années d’intervalle, au même endroit. Elle indique en outre qu’il faut admettre comme possible un écart de 100 à 120 unités du cinquième ordre entre les nombres donnés par le calcul de Z au moyen de H et de I et ceux fournis par la formule qu’on trouvera plus loin, sans qu’on puisse en conclure à une anomalie dans la loi de distribution régulière représentée par cette formule.
- Une seconde difficulté résultait du fait que les deux valeurs Z trouvées à l’Observatoire de Toulouse en 1884 et 189:3 diffèrent de 70 unités du cinquième ordre; fallait-il prendre une des valeurs de préférence à l’autre ou adopter leur moyenne.
- Ces deux valeurs sont :
- Observation de 1884.............. Il = 0,2173 I = 6i°,6 Z = o,3g4o
- Observation de 1893.............. H = 0,2x82 I = 6i°,4 Z = 0,3947
- La valeur de I de 1884 paraît être trop élevée, celle de i8q5 doit être considérée comme exacte à une minute près. Si on adopte cette dernière et qu’on prenne pour H la valeur 0,21780, composante de Toulouse au ier janvier 1896 d’après les mesures de M. Mathias, on trouve Z = 0,3940, c’est-à-dire la valeur donnée par M. Moureaux d’après les mesures de 1884. C’est ce nombre, ou mieux 39400, que M. Mathias adopte. En le retranchant des composantes verticales de M. Moureaux exprimées en unités du cinquième ordre décimal, on aura le AZ observé; le AZ calculé sera donné parla loi de distribution régulière qu’il s’agit de trouver.
- II* — Pour la recherche de cette loi, M. Mathias a procédé exactement de la même façon que pour la composante horizontale, la déclinaison et l’inclinaison. Des tâtonnements
- p.318 - vue 319/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3i9
- •>
- réguliers lui ont permis de passer de la formule linéaire
- AZ (cale.) =: 2 (A long.) -f- 9 (A lat.),
- valable dans une aire assez étendue autour de Toulouse, à la formule plus exacte
- AZ (cale.) = 1.5 (A long.) 9,8 (A lat.))— 0,0007 U lat.)2, (1)
- applicable dans toute la France, la Corse y compris.
- Tant que la différence AZ (cale) 1 — AZ (obs.) ne dépasse pas en valeur absolue ioo unités du cinquième ordre, et même 120 unités pour les grandes valeurs de A (long.) et A (lat.), on peut considérer la station comme régulière au point de vue de la composante verticale ; au-delà il y a anomalie. Sur cette base, la formule (i) a permis de choisir dans les 617 localités visitées par M. Moureaux, 42b stations régulières; on a pu alors écrire 426 équations à 6 inconnues de la forme.
- AZ (obs.) — x -(- j (A long.) -j- z (A lat.) -{- t (A long.)2 -j- u (A long.) (A lat.) -j- v (A lat.)2. (2)
- En posant
- r=i>5+r'* * = 9>8+A v = 0,0007 + F,
- et retranchant (1) et (2), il vient :
- x-\-y' (A long.) -f- z' (A lat.) -f- t (1 long.)2 u (A long.) (A lat.) -f- v' (A lat.)2 = AZ (obs.) —AZ (cale.). (3)
- La résolution des 426 équations de cette forme par la méthode des moindres carrés a fourni les valeurs suivantes :
- x — -j- 39,72, y — -j- 0,1482, z' — -j- 0,1019,
- tzzz—o,oooo55. u =—-0,000294, v' = —0,001078
- La loi de distribution régulière de la composante verticale pour la France entière, y compris la Corse, est par suite donnée par la formule
- AZ -j- 39,72 -J- 1,6482 (A long.) -f- 9,9019 (A lat.) — o,oooo55 (A long.)2
- — 0,000294 (A long.) (A lat.) — 0,001778 (A lat.)2. (4)
- Comme on ne peut pas répondre de 40 unités du cinquième ordre dans l’évaluation de la composante verticale, le terme constant de cette formule signifie simplement que la composante verticale admise pour Toulouse, o,394oo, est trop faible de 4° unités. La composante 0,3944° à laquelle on est ainsi conduit est presque exactement la moyenne des deux valeurs résultant des mesures de M. Moureaux faites en 1884 et i895.
- III. — Dans cette partie de son mémoire, M. Mathias donne un long tableau fournissant la vérification de la formule (4) pour 2° départements entièrement réguliers et pour 27 départements presque complètement réguliers.
- Dans ces 02 départements, on relève 4°i stations régulières contre 42 petites anomalies (dont le module obs. — cale est compris entre 100 et 120 unités) et 14° anomalies donnant un module obs. — cale supérieur à 120 unités. Aucun autre élément magnétique, même la composante horizontale, n’avait révélé une pareille régularité. Ainsi dans le département de l’Indre, La Châtre, étudiée par M. Moureaux en deux endroits différents, donne des anomalies énormes de la composante horizontale et de l’inclinaison, mais la composante verticale est parfaitement régulière comme dans les autres stations du département qui ne donnent d’anomalie d’aucune sorte. Une remarque semblable peut être faite dans le Puy-de-Dôme, pour la Bourboule, Issoire, Royat, Valoie.
- p.319 - vue 320/746
-
-
-
- 320
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 35.
- IV. — On peut se demander quelle est l’influence de la nature des roches de l’écorce terrestre sur la composante verticale. C’est cette question que M. Mathias étudie dans la quatrième partie de son mémoire. Les résultats de cette étude sont consignés dans deux tableaux. Nous reproduisons ci-dessous l’un d’eux (le tableau II) et les conclusions que l’auteur en déduit :
- Tableau II
- NOMBRE DE STATIONS p. 100 de STATIONS NOMBRE D’ANOMALIES
- régulières. anomales. régulières. anomales. + —
- p. 100 p. 100
- Terrains azoïques ........ 78 ü9 72'9 27, X I X 18
- » primaires 36 67.9 32,1 6 11
- » secondaires . - 188 66 74,0 26,0 17 49
- » tertiaires 108 45 71,6 29,4 18 27
- » quaternaires 25 i3 65,8 34,2 4 9
- Récapitulation générale 435 170 7r>9 28, r 55 1 x5
- « D’après le tableau II, le pourcentage des stations régulières est à peu près le même pour les terrains azoïques, secondaires et tertiaires ; il est sensiblement plus faible pour les terrains primaires et quaternaires. La proportion la plus élevée, 74 p. 100, est donnée par les terrains secondaires (264 stations) et la proportion la plus faible 65,8 p. 100 parles terrains quaternaires (38 stations).
- » Les anomalies négatives sont nettement plus nombreuses que les anomalies positives. il y en a un peu plus de 2 en moyenne pour une anomalie positive ; cette proportion s’élève à 3 p. 1 dans les terrains secondaires.
- » Le tableau II montre, d’une façon atténuée par les moyennes mais sûre par le grand nombre des stations sur lesquelles porte le calcul, l’influence de la nature du terrain de surface sur la composante verticale.
- » On peut suivre le détail de cette influence sur le tableau complet (non reproduit ici) où elle est extrêmement nette en ce qui concerne les terrains secondaires qui sont relativement les plus nombreux. Si on les partage en 3 étages comprenant : le premier, le permien, le trias et le lias avec 62 stations; le second, les différents terrains jurassiques avec 86 stations ; le troisième, les terrains crétacés avec 106 stations, on trouve que le pourcentage des stations régulières va en décroissant constamment depuis l’étage le plus ancien (80,7 p. 100) jusqu’à l’étage le plus récent (69,0 p. 100).
- » L’étage qui a le minimum d’anomalies donne six fois plus d’anomalies négatives que d’anomalies positives ; quant à la valeur moyenne absolue des anomalies elle va constamment en augmentant pour les anomalies positives et constamment en décroissant pour les anomalies négatives.
- » Les terrains azoïques permettent aussi des remarques intéressantes. La plus forte proportion de composantes verticales régulières est donnée par le gneiss (92 p. 100) ; le granité et le terrain granitique, qui interviennent pour 62 stations, donnent 82 p. 100 de composantes régulières, mais les 18 p. 100 d’anomalies contiennent parts égales d’anomalies positives et négatives. Si les anomalies sont relativement rares dans les terrains azoïques, quand elles se produisent leur valeur absolue est souvent très élevée.
- » Les anomalies positives les plus fortes de la France sont données par le Puy-de-Dôme
- p.320 - vue 321/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 321
- (-f- 2913 imités du 5e ordre) et le Mont-Dore (+ 861), dont les roches sont basaltiques et trachytiques. Saint-Florent (Corse), dans le miocène, donne aussi une anomalie positive (-h 806).
- » L’anomalie négative la plus considérable de la France est fournie par Murat (Cantal) (— 1 o65 unités du 5e ordre) dans le trachyte.
- » On peut encore citer Bastia (Corse) (— 516) dans les micaschistes, Canari (Corse) (— 487) dans le granité et le porphyre, File Pelée (Manche) (— 433) dans les schistes verts du cambrien, Josselin (Morbihan) (— 513) dans le cambrien, Henrichemont (Cher) (—4J4) dans le crétacé supérieur. »
- V. —Dans les deux dernières parties de son mémoire, M. Mathias examine les conclusions générales qu’il est possible de tirer de son étude. Nous ne pouvons mieux faire que de les reproduire intégralement.
- « Les faits qui précédent prennent toute leur valeur quand on essaye de se faire une idée des causes qui produisent le magnétisme terrestre.
- » Admettons un instant que celui-ci estproduit uniquement par le magnétisme des roches de l’écorce terrestre (*).
- » En pareil cas, on devrait s’attendre, lorsque les roches primitives affleurent à la surface, à un excès constant de composante verticale ; la régularité devrait être la plus grande possible lorsque la couche superficielle du sol est formée par des dépôts quaternaires non ferrugineux. Or c’est l’inverse qui se passe, dans un cas comme dans l’autre ; les terrains azoï-ques donnent dans la grande majorité des cas une composante verticale parfaitement normale, et lorsqu’il y a anomalie, celle-ci est plus fréquemment négative que positive et l’anomalie négative peut être énorme, comme dans le cas de Murat. Quant aux terrains quaternaires, ce sont eux qui donnent la plus faible proportion de composantes verticales régulières ; on aboutit donc à une contradiction et il est impossible que le champ magnétique terrestre soit dû uniquement au magnétisme des roches géologiques.
- » Gomme il n’y a que deux causes connues de champ magnétique, il faut nécessairement invoquer la seconde, c’est-à-dire les courants ; on est donc conduit à supposer qu’au champ magnétique des roches terrestres se superpose un champ magnétique dû à des courants. Ces courants circulent-ils exclusivement dans la terre ou dans l’air ou bien partiellement dans l’un et dans l’autre ?
- » Sans pouvoir répondre d’une façon formelle, on peut cependant remarquer qu’il est impossible que les courants en question ne circulent pas au moins partiellement dans l’écorce terrestre ; on ne comprendrait pas du tout l’influence du relief du sol sur les éléments magnétiques, influence que j’ai mise hors de doute au moyen de mesures faites dans les gorges du Tarn, à Saint-Rome de Dolan, aux Vignes et à la Maxane (2) ; on ne comprendrait pas non plus l’influence de la nature des couches géologiques dans le cas où celles-ci ne sont pas ferrugineuses, ce qui est le cas des terrains jurassiques et crétacés.
- » Il faut donc nécessairement que l’on ait affaire à des courants constants circulant dans le sol en nappes parallèles à sa surface (3) c’est-à-dire en somme à des courants telluriques. Dès lors, la conductibilité ou la non-conductibilité de l’écorce terrestre influe sur leur intensité, c’est-à-dire sur le champ magnétique terrestre. Lorsque les roches superficielles
- p) La partie centrale du globe, à cause de son énorme température, ne saurait donner d’effets magnétiques, bien qu’elle paraisse constituée par des roches fortement ferrugineuses.
- (2) E. Mathias. Annales du Club alpin français pour 1902.
- (3) Auquel cas le champ magnétique produit est vertical par raison de symétrie.
- p.321 - vue 322/746
-
-
-
- 322
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.
- N° 35.
- sont homogènes et conductrices, ce qui est le cas de la plupart des roches azoïques, du granité et du gneiss en particulier, le régime des courants telluriques est parfaitement régulier, la composante verticale a sa valeur normale. Si, pour une raison ou pour une autre, la conductibilité est diminuée, par des failles ou une discordance de couches, en vertu de la loi des courants dérivés, le courant tellurique diminue, et il y a anomalie négative. On peut dire que, d’une manière générale, l’anomalie négative est la règle, le champ magnétique produit par le courant tellurique ne pouvant guère qu’être diminué. Les anomalies positives, au contraire, s’expliquent aisément par une accumulation, au voisinage du point considéré, de roches parfaitement magnétiques. Cependant, lorsque l’obstacle qui arrête le courant tellurique s’étend beaucoup en profondeur, le courant qui est nécessairement voisin de la surface du sol, ne pouvant passer l’obstacle en dessous, le passe en dessus, c’est-à-dire dans l’air; dans ce dernier cas, il y a encore augmentation de la composante verticale.
- » Quoi qu’il en soit, l’anomalie positive ou négative de la composante verticale est produite par un régime régulier de courants, donc en superposant au champ magnétique de roches un champ magnétique vertical supplémentaire provenant des courants. Peut-on avoir une idée de la grandeur de ce second champ relativement au premier? Il suffit pour répondre à cette question de chercher l’anomalie négative maxima qui se trouve être de i o65 unités du 5e ordre (Murat) ; c’est évidemment une fraction notable du courant tellurique. Si l’on admet, par exemple, que c’en est la moitié, on obtient pour le courant tellurique un champ vertical de 2 i3o unités ; le champ total vertical étant d’environ 40 000, on voit que le champ du courant tellurique est environ du champ total.
- » Le vecteur magnétique provenant du magnétisme des roches de l’écorce terrestre ne dépend sensiblement que de la température de celles-ci, sauf évidemment le cas de remaniements brusques opérés par les tressaillements de l’écorce terrestre sous l’influence du noyau central ; comme la température est ici indépendante du temps dans une mesure énorme, on peut considérer que le vecteur provenant du magnétisme des roches est pratiquement constant : les variations diurnes, saisonnières et annuelles du magnétisme terrestres sont donc dues exclusivement aux variations du champ magnétique des courants telluriques. Sans entrer dans une discussion qui n’a pas sa place ici, on sait que Blavier (*) attribuait à des courants telluriques circulant dans Vair les variations du magnétisme terrestre. L’analyse de Blavier serait à réprendre ; quoiqu’il en soit, on peut dire qu’elle complète heureusement, quoique qualitativement, l’essai de théorie du magnétisme terrestre qui vient d’être ébauché et sur lequel j’aurai occasion de revenir.
- » YI. — La loi de distribution régulière de la composante verticale est soumise à une condition qui n’existait pas pour les lois de distribution de la composante horizontale, de la déclinaison et de l’inclinaison; tandis que celles-ci sont indépendantes les unes des autres la loi de distribution de la composante verticale doit être une conséquence des lois de distribution de la composante horizontale et de l’inclinaison. En particulier, une station X qualifiée régulière pour H et I doit être régulière pour Z, à moins que les erreurs de mesure de H et I ne soient de même signe et un peu fortes ; les vérifications de ces cas sont très nombreuses. Toutefois l’accord est plutôt qualitatif que quantitatif pour les stations frontières, ce qui provient de ce que la loi de distribution de la composante horizontale qui est du premier degré par rapport à (1 long.) et (A lat.) est devenue insuffisante et doit être remplacée par une loi de distribution du second degré à 5 ou 6 termes. »
- P) E. Blavier. Étude sur les courants telluriques, p. 27 et 28, 1884.
- p.322 - vue 323/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 323
- Anomalies magnétiques sur le Puy-de-Dôme, par B. Brunhes, directeur de l’Observatoire du Puy-de-Dôme, et H. David, météorologiste à l’Observatoire, en résidence à la station de la Montagne.
- « La carte magnétique de la France centrale est à faire. Au cours de ses beaux travaux sur le réseau magnétique français, M. Moureaux a fait en Auvergne quelques mesures, suffisantes pour lui indiquer l’existence d’anomalies notables, mais trop clairsemées pour qu’il ait pu tracer les lignes isomagnétiques des départements du Massif central.
- » Ce n’est pas en effet cinq ou six mesures dans un département qu’il faudra faire. Nous venons d’effectuer soixante mesures dans un rayon de 200 m autour du sommet du Puy-de-Dôme, sur le haut de la montagne elle-même et sur ses flancs est et sud, et nous commençons seulement à connaître la distribution du magnétisme sur la montagne. Il faudra une densité de stations d’observation de cet ordre de grandeur, au moins, dans toute la région de la chaîne des Puys. C’est dire le travail formidable que représentera cette étude.
- » Ces premières mesures nous ont donné un résultat inattendu. On était bien convaincu de l’existence de fortes anomalies, mais on ne prévoyait point que l’on trouverait entre deux points distants de 140 m une différence de déclinaison de 7 degrés ; sur le Puy-de-Dôme même, se trouvent les points de déclinaison maximum et de déclinaison minimum quon ait jusqu'ici observés en France.
- )> Les observations ont été faites avec les appareils Brunner appartenant à l’observatoire du Parc Saint-Maur. Nous avons, jusqu’ici, porté surtout notre attention sur la déclinaison. Quelques mesures ont été faites par la méthode classique, en faisant les observations complètes du soleil, destinées à faire connaître le méridien géographique. Les autres ont été faites en visant un repère, soit la cathédrale de Clermont à l’est, soit le pic de Sancy au sud-ouest.
- » Les distances de ces repères sont connues. Quand on était en un point M, il suffisait de viser de ce point le repère choisi et la tour de l’Observatoire. On avait ainsi dans une première approximation la direction dans laquelle était vu le point M du centre de la tour, et en même temps la mesure du diamètre apparent de cette tour faisait connaître la distance du point M. Cela suffisait pour permettre de calculer pour le point M, ce qu’on peut appeler la parallaxe de Clermont ou du Sancy, c’est-à-dire la correction angulaire permettant de rapporter les directions des repères aux valeurs qu’elles auraient du centre de la tour. L’erreur possible dans cette correction, pour les points les plus éloignés du sommet, ne dépasse pas deux minutes, ce qui est inférieur à l’approximation dont nous avons besoin ici. Nos mesures, quelques-unes rapides et sans avoir recours à tous les retournements, sont exécutées au moins à trois ou quatre minutes près. Nous les avons multipliées pour être bien sûrs de l’anomalie que nous révélait une première mesure qui nous donnait 17 degrés, soit 3 degrés de plus que le nombre qu’on déduisait de l’unique observation qui eût été faite au Puy-de-Dôme, celle de M. Moineaux en 1884, laquelle, par un curieux hasard, avait été faite en un point sans grande anomalie.
- » La carte ci-jointe, à l’échelle de i/i5ooe environ, donne le tracé des isogones, en traits pleins le tracé sûr, en traits pointillés le tracé probable. Au voisinage immédiat de la tour, on a des valeurs très irrégulières, mais ce qui prouve bien que là ne saurait être l’origine des perturbations de la montagne, c’est que le maximum de i9°,28'qui dépasse de beaucoup ce qu’on trouve au voisinage de la tour est en un point situé à 100,74 m du centre de la tour à l’est, et qu’en un point situé dans la même direction à 210,89 m> au point marqué AB, la valeur de la déclinaison n’est que très peu diminuée : elle est encore i9°,6'.
- p.323 - vue 324/746
-
-
-
- \ S U°19’
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII
- N°3b
- 324
- /
- p.324 - vue 325/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 320
- » Ce point AB est à 8o m environ au-clessus du niveau de la tour, il est sur le flanc qui regarde Clermont et où la pente varie de 38 degrés à 43 degrés, ce qui rend les mesures particulièrement pénibles et dangereuses.
- » M. David continue les mesures de composante horizontale et celle d’inclinaison qui permettent de calculer la composante verticale. Les belles recherches, toutes récentes, de AI. Mathias, donnent à ce dernier élément une importance toute générale.
- » Les résultats déjà obtenus nous ont montré l’importance qu’il y aura, si l’on nous en fournit les moyens, à entreprendre en un point du Puy de Dôme, l’étude et l’enregistrement des variations magnétiques dans le temps ; il sera intéressant de voir si en un lieu soumis à de telles perturbations dans l’espace, les variations dans le temps sont différentes de ce qu’elles sont en des stations régulières.
- » Nous nous proposons, de plus, d’entreprendre concurremment à ces mesures, l’étude des courants telluriques sur la ligne télégraphique qui relie l’observatoire à la Faculté des sciences, joignant ainsi deux points ayant une différence de niveau de plus de i ooo m par g 6oo m de distance horizontale et 14 km environ de fil de ligne. »
- Suivies variations de volume dues à V aimantation, par Ch. Maurain, maître de conférences à la Faculté des sciences de Rennes.
- Au cours de recherches encore inachevées sur les propriétés magnétiques des corps constitués par des poudres de fer ou de nickel agglutinées, par de la paraffine par exemple, M. Maurain a étudié la variation de volume qu’éprouvent ces corps au moment où on les soumet à l’action d’un champ magnétique. Il a reconnu que pour ces agglomérés c’est une diminution de volume qui se manifeste tandis que, d’après les expériences de nombreux auteurs F) et les siennes propres, c’est une augmentation de volume qui se produit avec le fer et le nickel compacts.
- Dans sa communication, M. Maurain décrit l’appareil qu’il a employé pour mesurer ces variations de volume, puis donn eles résultats qu’il a obtenus d’une part avec les poudres de fer et de nickel agglutinées, d’autre part avec ces métaux compacts.
- I. Le dilatomètre est un récipient cylindrique allongé, de verre, fermé par un bouchon de verre creux, rodé à l’émeri et qui porte deux tiges verticales ; l’une est à canal capillaire ; l’autre est à conduit plus large et porte un robinet rodé, au-dessus duquel est un petit entonnoir. Les barreaux à étudier sont placés dans le dilatomètre et celui-ci est ensuite rempli d’eau. Le tout est plongé dans un cylindre de verre rempli d’eau et sur lequel est enroulée la bobine magnétisante, dont la longueur est environ le double de celle des barreaux les plus longs. Le niveau de l’eau dans le tube capillaire du dilatomètre est observé avec un microscope dont l’oculaire est muni d’un micromètre.
- Les noyaux étudiés étaient sous forme de barreaux cylindriques de i cm de diamètre et de 4« à 5o cm de longeur; le facteur démagnétisant correspondant est compris entre 0,016 et 0,023. Pour les cylindres de poudre-parafline, l’aimantation étant assez faible, le champ perturbateur est très faible et l’aimantation à très peu près uniforme ; elle n’est pas bien éloignée non plus de l'uniformité pour les barreaux compacts.
- P) Cantone. Accad. d. Lincei, t. VI, p. 232 et 487, 1990. — Knott. Proc. Roy. Soc. Edimb, t. XVIII, p. 3x5, 1891
- — Traits. Roy. Soc. Edimb., t. XXXVIII, p. 027, 1896, et t. XXXIX, p. 4^7, 1898. — Knott et Shand, Proc. Roy. Soc., t. XIX, p. 85 et 249, 1892; t. XX, p. 2g5 et 334, 1893-94, et t. XXII, p. 216, 1898. — S. Bidwell. Proc. Roy. Soc., t. LVI, p. 94, 1894. — Nagaoka et Honda. Fhil. Mag. (v), t. XLVII, p. 262, 1898 ; Journ. Sc. Coll. Tokio, t. IX, p. 232, 1898, et t. XIII, p. 57, 1901. —Nagaoka. Rappoi't au Congrès de Physique de Paris, t. II, p, 536, 1900.
- — F. Ruoads. Phil. Mag. (vi), t. II, p. 463, 1901.
- Aciers au nickel : Nagaoka et Honda et Ch.-Ed. Guillaume. C. R. de l’Acad. d. Sc., 3 mars 1902,
- p.325 - vue 326/746
-
-
-
- T. XXXII.— N° 35.
- 326
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- II. Les résultats obtenus avec les agglomérées dans un champ de 270 gauss sont résumés dans le tableau suivant :
- Nature du barreau.
- Limaille de fer-paraffine . . Fer porphyrisé-paraffine . . Limaille de fer-naphtaline . Limaille dé nickel-paraffine.
- Densité
- en fer ou nickel. 2,07 2,65 2,1 2,23
- 8e
- e
- — 3,4-
- - 3,7
- — i,5
- — 1, x
- Dans des expériences comparatives faites’avec des barreaux de paraffine pure, aucune dénivellation ne s’est produite au moment où on lançait le courant magnétisant.
- III. Passant aux expériences relatives à la variation de volume de barreaux de fer ou de nickel compact, M. Maurain commence par en discuter le degré d’exactitude.
- Au moment où on lance le courant magnétisant, on observe une dénivellation qui correspond à un accroissement de volume, mais cette variation de volume est la résultante de celle due à l’action même de l’aimantation et de celle due aux phénomènes thermiques qui accompagnent la production du champ.
- Ces phénomènes thermiques sont complexes : i° on sait que l’hystérésis cause un phénomène thermique, qu’on ne considère habituellement que pour un cycle fermé mais qui existe pour toute variation de l’aimantation et qui, quand on fait croître le champ, est un dégagement de chaleur ; 20 la variation du champ entraîne la formation dans la masse de courants induits, d’où un dégagement de chaleur; 3° le phénomène mécanique de l’augmentation de volume du noyau sous l’action du champ est concomittant d’un phénomène thermique qui est une absorption de chaleur; 4° si la perméabilité magnétique du noyau varie avec la température, à l’établissement de l’aimantation correspond un phénomène thermique qui est un dégagement de chaleur si la perméabilité décroît quand la température croît.
- Le dernier de ces phénomènes est négligeable pour le fer et le nickel à la température ordinaire, mais les trois autres ne le sont pas. On le constate de la manière suivante : le niveau étant immobile, on lance le courant magnétisant; une dénivellation se produit ; aussitôt on interrompt le courant ; le niveau ne revient pas jusqu’à sa portion primitive ; une augmentation de volume s’est donc maintenue. On peut évaluer cette augmentation avec quelque précision en fermant et ouvrant très rapidement dix fois, par exemple, le circuit magnétisant et en divisant par ce nombre la dénivellation totale. On obtient ainsi la variation de volume due aux actions calorifiques de l’hystérésis et des courants de Foucault pour une fermeture et une ouverture du courant magnétisant (1). Mais 011 n’en peut rien conclure relativement aux actions calorifiques qui se produisent quand on établit le champ, sinon que celles-ci sont sans doute du même ordre de grandeur. Il faut remarquer d’ailleurs que l’absorption de chaleur concomittante de l’augmentation de volume par aimantation se retranche du dégagement dû à l’hystérésis et aux courants de Foucault.
- La méthode du dilatomètre ne donne donc de résultats bien certains que si on peut montrer, par l’expérience ou par le raisonnement, que dans le cas qu’on étudie les phénomènes thermiques ont une influence négligeable ou connue. Par exemple, dans les expériences rapportées plus haut relatives aux barreaux agglomérés, les résultats ne semblent entachés d’aucune erreur sensible car le niveau revient à sa portion primitive quand on supprime le champ.
- p) L’action calorifique du courant magnétisant lui-même ne se manifeste, à travers l’eau qui remplit la bobine, qu’assez longtemps après, une ou deux minutes, par exemple, de sorte que l’observation de la dénivellation dont il est parlé ici est bien nette.
- p.326 - vue 327/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 327
- Voici maintenant les résultats obtenus avec des baricaux compacts :
- Pour un cylindre de nickel de 5o cm de long et 1 cm de diamètre et un champ de 264 gauss l’augmentation de volume est de i.io-7 ; la chaleur due à l’hystérésis et aux courants de Foucault ne produisait pas de dénivellement appréciable.
- Pour un cylindre d’acier de 5o,5 cm de long et 1 cm de diamètre, la dénivellation produite par un champ de 260 gauss correspondait à une augmentation de volume de 2,4.io-7 ; mais ici la dilatation due à l’hystérésis et aux courants de Foucault n’était plus négligeable et était d’environ o,5.io~7 pour une fermeture et une ouverture du courant magnétisant; on peut en conclure à une dilatation certaine par l’action de l’aimantation, de l’ordre de 2.io~7.
- Enfin pour un barreau de fer de 5o,5 cm de long et 1 cm de diamètre, la dénivellation produite par un champ de z5o gauss correspondait à une augmentation de volume de o,5. io~7 ; mais la dilatation due à l’hystérésis et aux courants de Foucault pour une fermeture et une ouverture du courant magnétisant était presque aussi grande, o,4-io-7, de sorte que, s’il est probable que le phénomène dû à raimantation est, pour cette valeur du champ, un accroissement du volume, cet accroissement est faible.
- Sur une nouvelle pile électrique à l’aluminium, par Nogier (de Lyon).
- Au cours de recherches sur l’aluminium, l’auteur a retrouvé un curieux phénomène qu’avait déjà signalé M. Kraukoff (*) et relatif à l’extrême altérabilité de l’aluminium amalgamé.
- Dès qu’on a procédé à l’amalgamation de la surface d’une lame de ce métal, on voit, à l’air, une végétation d’alumine monter drue et serrée. Le commencement de l’oxydation est accompagné d’une élévation considérable de la température. Plongée dans l’eau, la lame d’aluminium décompose ce liquide en continuant à s’oxyder et l’on voit se dégager de l’hydrogène.
- Si l’on place un crayon de charbon dans cette eau et que l’on réunisse la lame d’aluminium et la baguette de charbon à un galvanomètre, on voit aussitôt une brusque déviation de l’aiguille. Mesurée au voltmètre, la force électromotrice de cet élément de pile a été trouvée égale à i,3 volt.
- Si l’on additionne l’eau de chlorure de sodium, la force électromotrice atteint 2 volts.
- En circuit fermé, la différence de potentiel baisse de quelques dixièmes de volts pour rester ensuite sensiblement constante jusqu’à la destruction de la lame d’aluminium par l’effet de l’oxydation.
- Gomme application spéciale de cette pile, l’auteur signale la suivante : « remplacer les piles-jouets que l’on donne aux enfants et qui comportent toutes des sels corrosifs ou toxiques »*
- (A suivre.)
- J. Blondin.
- P) Journ. de Physique (m), t. III, p. i3ç), et Annales de Chimie et de Physique (vi), t. VII, p. 248.
- p.327 - vue 328/746
-
-
-
- 328
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII — Nu 35.
- SOUPAPES DE SÛRETÉ POUR CHAUDIÈRES A VAPEUR
- On a pu voir dans les comptes rendus de divers journaux les accidents auxquels ont donné lieu récemment des explosions de chaudières à vapeur.
- Dans l’espace clequelques jours, trois locomotives ont éclaté, deux en France et une en Espagne.
- Ilj est donc naturel de rechercher les causes de ces accidents.
- La raison le plus souvent invoquée pour expliquer ces explosions repose sur la formation d’un dépôt calcaire sur les parois internes de la chaudière par les eaux d’alimentation insuffisamment épurées. Outre cette cause, il en est une certainement aussi vraisemblable due à l’inefficacité des soupapes employées jusqu’ici.
- D’après les règlements concernant les soupapes de sûreté des chaudières à vapeur, la section du canal d’échappement de la vapeur dans ces organes doit être de grandeur telle que l’orifice de ce canal étant ouvert en grand, la pression dans la chaudière ne puisse, en aucun cas, dépasser la valeur compatible avec la résistance de cette chaudière.
- On sait d’ailleurs que dans le cas où le clapet obturateur présente à l’orifice de sortie une face plane, cet orifice ne peut être ouvert en grand que si la distance de cette face au plan défini par le contour de l’orifice est au moins égal au quart du diamètre de cet orifice. Cette distance de quart de diamètre du canal que nous supposons cylindrique est le soulèvement minimum que doit atteindre le clapet, car, si ce clapet a la forme conique ou s’il présente une saillie quelconque pénétrant dans l’intérieur du canal, la hauteur de soulèvement du clapet devra être supérieure au quart du diamètre de l’orifice du canal pour que celui-ci puisse être ouvert en grand.
- Du moment qu’on a jugé nécessaire de prescrire un minimum de section du canal d’échappement de la vapeur pour parer à toute éventualité et en particulier au cas où la pression dans la chaudière viendrait à acquérir rapidement une valeur voisine de sa limite de résistance, il est de toute nécessité, si l’on veut conserver à la soupape toute l’efficacité qu’on a eu l’intention de lui donner, que la hauteur de soulèvement du clapet puisse acquérir la valeur voulue sous la pression de^la vapeur sans que la pression dans la chaudière dépasse notablement la valeur pour laquelle la soupape commence à débloquer.
- Or, ainsi qu’il est facile de s’en rendre compte, les soupapes employées universellement jusqu’ici sont loin de réaliser ces conditions et cela parce qu'elles ferment en sens inverse de la pression de la vapeur sur la paroi de la chaudière.
- On sait que l’on peut classer ces soupapes en deux groupes.
- Premier groupe. — Soupapes dans lesquelles la pression de la vapeur sur le clapet est équilibrée par un ressort.
- Deuxième groupe. — Soupapes dans lesquelles la pression de la vapeur sur le clapet est équilibrée par un contrepoids par l’intermédiaire d’un levier.
- Considérons d’abord le premier groupe.
- Le clapet hermétiquement appliqué contre son siège (fig. i) et la pression dans la chaudière augmentant, la poussée que la vapeur exerce sur la face interne du clapet finit par devenir égale à la tension du ressort directement opposée à cette poussée.
- Dès lors, le clapet se soulève (fig. 2) et la vapeur s’échappe dans l’atmosphère. Suivant la grandeur des causes qui font augmenter la pression dans la chaudière, il peut se faire que ce soulèvement du clapet soit suffisant pour empêcher toute augmentation nouvelle de la pression, mais il peut arriver aussi qu’il soit insuffisant pour empêcher cette augmentation.
- Dans ce cas, l’augmentation de pression dans la chaudière, nécessaire pour provoquer un nouveau soulèvement du clapet, équivalent au premier, n’est nullement en rapport simple avec l’augmentation de pression qui a produit le soulèvement précédent; en d’autres termes, si P0 désigne la pression dans la chaudière au moment où le clapet commence à ouvrir et si l’on représente par AjP, et A2P... les accroissements de pression capables de produire des ouvertures
- p.328 - vue 329/746
-
-
-
- 30 Août 1902
- REVUE D’ELECTRICITE
- 3a9
- d’échappement dont l'effet utile soit représenté par 1, 2..., il n’y a aucune proportionnalité simple entre AXP et A2P. Ces accroissements de pression dans la chaudière augmentent beaucoup plus rapidement que ne l’indique la loi de proportionnalité simple.
- En effet, à partir de la pression P0, le clapet n’est plus repoussé que par la vapeur détendue dont la pression sur le clapet est nécessairement moindre que dans la chaudière.
- D’autre part, la tension du ressort ayant augmenté par le fait du refoulement du clapet, sa sensibilité a diminué.
- Chacune de ces causes provoque, pour son propre compte, une augmentation de pression parasite dans la chaudière de sorte que l’augmentation totale de la pression est égale à la somme de leurs effets.
- De quel ordre de grandeur est cette augmentation de pression dans la chaudière?
- Rien n’indique a priori que cet augmentation de pression ne soit pas la cause principale de
- Fig. 1 et 2. — Disposition des soupapes ordinaires. Fig. 3 et 4. — Disposition des soupapes Fournier.
- l’explosion des chaudières car, si le deuxième effet peut être à peu près déterminé, il n’en est pas de même du premier; en effet, les lois actuellement connues sur l’écoulement des gaz ne permettent pas de calculer la pression en un point du jet gazeux situé à une distance déterminée de l’orifice d’échappement pas plus que la force vive des molécules gazeuses qui viennent frapper la face interne du clapet. Dans tous les cas, ce qui est certain, c’est que dans maintes circonstances, on a pu constater sur des chaudières devant travailler à une pression bien déterminée, des accroissements de pression anormaux souvent supérieurs de plusieurs atmosphères à la pression normale de fonctionnement et cela malgré l’ouverture delà soupape. Il est d’ailleurs de toute évidence que chaque fois que cet accroissement a pu provoquer une explosion, il a été impossible d’en relever la valeur numérique, de sorte qu’il a été également impossible de dire de quelle maladie la chaudière avait trépassé. L’expérience directe seule peut renseignera ce sujet.
- Dans les soupapes à contrepoids, le premier effet subsiste intégralement.
- Quoiqu’il en soit, il est intéressant de comparer, au point de vue qui nous occupe, le type de soupapes que nous venons de considérer au type de soupape fermant de dedans en dehors de la chaudière, c’est-à-dire dans le sens de la pression de la vapeur,
- Soit donc (fig. 3 et 4) une soupape de ce genre telle que celle que j’ai eu l’honneur de présenter à l’Académie des Sciences dans sa séance du i5 février 1897. — Cette soupape est actionnée par un organe extérieur représenté par un tube manométrique ordinaire dont l’une des extrémités est en relation avec l’intérieur de la chaudière et dont l’autre, libre et fermée, peut, pour une augmentation de la pression dans la chaudière, faire ouvrir la soupape par l’intermédiaire d’un levier L.
- On voit que si la soupape est hermétiquement fermée, les pressions qui agissent sur le clapet sont : d’une part, la pression dans la chaudière, d’autre part, la pression atmosphérique sur toute la surface du cercle défini par le contour de l’orifice d’échappement. La pression dans la chaudière augmentant, cette pression acquiert bientôt la valeur P0 pour laquelle l’effort exercé par le tube manométrique, par l’intermédiaire du levier, sur la tige du clapet lait équilibre à la résultante des pressions qui appliquent ce clapet contre son siège. A partir de ce moment, toute aug-
- p.329 - vue 330/746
-
-
-
- 33o
- T. XXXII. — N° 35.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- mentation de pression a pour effet de repousser ce clapet vers l’intérieur de la chaudière et, par suite, de faire démasquer l’orifice d’échappement comme le représente la figure 4.
- Or, il est facile de voir que, dès l’ouverture de l’orifice, la pression atmosphérique qui agissait précédemment sur le clapet en tous les points de la surface du cercle défini par le contour de l’orifice est remplacée par la pression de la vapeur partiellement détendue, c’est-à-dire par une pression plus grande qui tend à refouler le clapet vers l’intérieur de la chaudière et, par suite, à augmenter la grandeur de l’orifice d'échappement de la vapeur.
- Plus le clapet est refoulé, plus la pression de la vapeur augmente sur la surface du cercle considéré, de sorte que la résultante des pressions qui tend à appliquer le clapet contre son siège diminue au fur et à mesure que l’orifice d’échappement augmente. Il en résulte que l’effort à exercer sur la tige du clapet pour démasquer l’orifice d’échappement est de plus en plus petit à mesure que cet orifice grandit. C’est précisément l’inverse qui a lieu avec les soupapes ordinaires.
- Si, de plus, on remarque que l’élongation de l’extrémité libre du tube manométrique chargé de refouler le clapet vers l’intérieur de la chaudière est proportionnelle à la pression dans la chaudière (pour s’en convaincre, il suffit de remarquer que les traits de la graduation d’un manomètre métallique sont équidistants, sauf au voisinage immédiat du zéro), on en conclura, qu’avec la soupape fermant dans le sens de la pression de la vapeur et munie du tube manométrique comme ressort antagoniste, une même augmentation de pression dans la chaudière produira toujours un même accroissement de l’ouverture d’échappement de la vapeur.
- En d’autres termes, dans ce type de soupape l’augmentation de l’orifice d’échappement est toujours proportionnelle à l’accroissement de la pression dans la chaudière, contrairement à ce qui a lieu avec la soupape fermant en sens contraire de la pression où cette augmentation est une fonction très compliquée de cet accroissement, dépendant à la fois des lois de l’écoulement et de la détente des gaz ainsi que de la loi de flexibilité du ressort.
- Ajoutons qu’en choisissant convenablement les dimensions du tube manométrique ainsi que le rapport des bras du levier, on peut toujours faire en sorte que la pression dans la chaudière, lorsque le clapet est ouvert en grand, soit sensiblement la même que lorsque le clapet commence à démasquer l’orifice d’échappement.
- Il ne serait pas possible de multiplier ainsi à volonté la sensibilité d’une soupape ordinaire fermant en sens inverse de la pression puisque la force qui actionne le clapet d’une telle soupape est appliquée au clapet même.
- On voit donc, en résumé (*), que les soupapes de sûreté employées jusqu’ici n’ont pas l’efficacité voulue au point de vue des dangers d’explosion qu’elles devraient prévenir et que la seule soupape de sûreté rationnelle, celle sur l’efficacité de laquelle on peut compter d’une façon absolue, est la soupape fermant dans le sens de la pression de la vapeur sur la paroi interne de la chaudière. D’ailleurs, l’emploi de la soupape de sûreté fermant dans le sens de la pression sur les parois internes de la chaudière se recommande encore par sa parfaite étanchéité, qualité non moins évidente que la précédente.
- En effet, pendant tout le temps que fonctionne la chaudière sous sa pression normale, ce qui est le cas de beaucoup le plus fréquent puisque ce n’est qu’accidentellement et très rarement que la soupape doit s’ouvrir, le clapet occupe la position de la figure 3 où l’extrémité du levier ne touche pas la tige de ce clapet.
- Dans cette position qui, nous le répétons, est la position à peu près permanente du clapet, ce clapet est appliqué contre son siège par une force égale à la section de l’orifice multipliée par la pression dans la chaudière. A cette force, n’est opposée aucune force antagoniste pour diminuer son effet sur le clapet, car ce n’est qu’au moment où la pression dans la chaudière acquiert un accroissement anormal que l’extrémité du levier L, actionné par le tube manométrique, vient contrebalancer l’effet de cette pression pour faire ouvrir la soupape.
- P) Note présentée à l’Académie des sciences dans sa séance du 28 juillet 1902.
- p.330 - vue 331/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 331
- Au contraire, clans les soupapes ordinaires, qui toutes ferment en sens inverse de la pression de la vapeur sur les parois internes de la chaudière, la force dont nous venons de parler tend constamment à faire ouvrir le clapet en agissant en sens inverse de la tension du ressort ou du contrepoids qui doit fermer ce clapet, de sorte que l’effort qui applique le clapet contre son siège, c’est-à-dire Veffet utile, n’est que la différence de ces deux forces.
- De là résulte, pour la soupape de sûreté fermant dans le sens de la pression de la vapeur sur les parois internes de la chaudière, une étanchéité dont les soupapes ordinaires ne sauraient être susceptibles.
- J. Fotjrxier.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Sur la capacité des longues lignes de transmission pour les transports d’énergie, par Sartori. — VElettricista, t. I, p. ier février 1902.
- La considération des images virtuelles, introduite par Lord Kelvin et récemment appliquée par J. Thomson à la théorie des moteurs à champ tournant, peut s’appliquer à la recherche de la capacité cl’une ligne électrique aérienne, composée de plusieurs conducteurs en présence du sol.
- L’influence de la terre, qui constitue un écran métallique au potentiel zéro, n’est pas à négliger quand les tensions sont élevées et que la ligne est de grande longueur. Ferraris a montré que la capacité d’un conducteur par rapport à un plan indéfini ou à la terre est par unité de longueur
- r étant le rayon du conducteur et d la distance de son axe au plan. Cette capacité est double de celle que le conducteur présenterait avec un autre conducteur symétrique par rapport au plan. On peut donc remplacer la terre par le second conducteur à la condition de ne prendre comme expression de la capacité que la valeur moitié.
- Supposons le conducteur ayant une charge q par unité de longueur et concentrée suivant l’axe, le potentiel à la surface du conducteur sera
- d’où, si 2C? = D
- V = 2 (! loS -7- ’
- Les surfaces équipotentielles au dehors du fil se déforment graduellement, le maximum de déformation étant dans la région comprise entre le conducteur et la terre qui constitue la surface
- de niveau V = o. Mais dans la région entourant le fil, si celui-ci est assez écarté de la terre (de 6 à 10 ni), les surfaces équipotentielles dues à la charge q peuvent être considérées comme cylindriques et concentriques au fil et cela avec une
- p.331 - vue 332/746
-
-
-
- 332
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N° 35:
- approximation au moins égale au dixième de la distance indiquée plus haut. C’est entre ces limites que se trouvent en pratique les autres conducteurs de la ligne. Le potentiel au point P dù à la charge q (fig. i), est
- V 1 D
- h = i°g —»
- et s’il va plusieurs conducteurs
- V1 = 2ry Elog-~-
- Si en P il y a un conducteur, le potentiel Y est considéré comme existant h sa surface et la charge q comme concentrée le long de l’axe, pour celui-ci a = r et l’on peut prendre comme distance à un autre conducteur la distance des axes des fils.
- Pour chaque conducteur on a une équation de la forme
- V = 2 S (7 log -
- 1 a
- et si chacun d’eux se trouve à un potentiel déterminé on peut tirer de là la valeur de q et en déduire la capacité.
- L’auteur applique ces résultats au cas d’une ligne triphasée de 6o km : les conducteurs ont
- 8 mm et sont disposés au sommet d’un triangle équilatéral de i m de côté, les deux fils inférieurs étant à q m du sol (fig. a). Il trouve
- Cj zr xo 170 xxnités absolues par km
- ou
- 0,0113 microfarad par km.
- Si l’on employait la formule. habituelle relative à deux conducteurs distants de 1 m, né gli-géant par là l’influence de la terre, on trouverait 4 545 unités absolues, soit une erreur de 5o p. 100 en moins. On en déduit que dans le cas d’une ligne triphasée simple on peut prendre pour capacité d’une longueur l du fil,
- 1 a 2 log —
- Il est à noter que dans les cas des grandes transmissions la capacité ne peut entrer en jeu que si les distances et les tensions sont très grandes. La réactance leydique dépendant de cette capacité tendra à combattre la réactance faradique qui est du reste relativement petite et toutes deux pourront entrer en jeu dans le cas de décharge ou au moment de la fermeture du circuit ou de son ouverture, engendrant des tensions anormales contre lesquelles il faut prendre les précautions que la pratique a conseillées.
- La capacité est augmentée encore par celle des isolateurs et par la présence de soutiens métalliques et de réseau de protection.
- G. Goisot.
- Dispositif pour le démarrage et la commande des treuils à double effet actionnés électriquement,parvariation du nombre d’éléments d’une batterie d’accumulateurs. Brevet allemand n° 129 049 du 7 mars 1901. Centralblatt fur Accumulatoren Elementen- und Accumobilenkunde, 3e année, n° 12, p. 160-161, i5 juin 1902.
- Dans les machines d’extraction commandées électriquement, qui ont une vitesse relativement grande, les pertes d’énergie dans les résistances de démarrage sont telles que le rendement de l’ensemble en est grandement affecté. Il y a donc lieu de diminuer autant que possible ces pertes ; avec le courant continu, on peut y arriver en faisant croître peu à peu la tension.
- Quand on a une génératrice actionnant uniquement la machine d’extraction, on peut naturellement y arriver en faisant varier l’excitation, mais alors le moteur de la génératrice a une charge variant de o à un maximum. Il est bon d’avoir une batterie d’accumulateurs intercalée
- p.332 - vue 333/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 333
- qui permette de maintenir la charge de la génératrice constante.
- En augmentant peu h peu le nombre d’éléments actionnant le ou les moteurs d’extraction, on peut arriver à un démarrage économique. Dans ce cas, il faut prendre des dispositions spéciales car les éléments mis les premiers en service se déchargent naturellement beaucoup plus que les autres. Pour égaliser la décharge on a proposé, après chaque ascension de la cage, de faire passer l’élément qui avait été le premier en service, d’un pôle à l’autre, de manière qu’à la montée suivante il soit mis le dernier en service et se décharge le moins. On peut arriver à ce résultat soit en chargeant un agent de la manœuvre, soit en installant un dispositif automatique; mais l’inconvénient est que les changements doivent se faire pendant que la batterie est chargée par la génératrice.
- Dans les machines d’extraction à double effet, dans lesquelles une des cages monte, tandis que l’autre descend, on peut profiter du changement de sens de rotation du moteur pour arriver à une décharge régulière des éléments de la batterie sans avoir à faire varier leurs connexions. Lors de la montée de l’une des cages, le démarrage est obtenu en augmentant peu à peu à partir de l’un des pôles le nombre des éléments en service; lors de la montée de l’autre cage, le nombre d’éléments augmente par contre à partir de l’autre pôle.
- ||i|l!iiill|[M!ijii!i!i!i!i!lii!!ili|i|
- 1 a___________________________________'
- Fig. i.
- Comme pendant la période de démarrage, l’intensité du courant ainsi que l’accélération correspondante sont constantes, on a comme diagramme de décharge des divers éléments, la surface limitée par la ligne abcde (fig. i), dans le cas où la batterie est divisée en quatre groupes d’éléments; si le nombre des éléments était infini, ta décharge serait représentée par la
- surface du triangle fjh. On voit de suite que dans la montée suivante, les surfaces ont des positions opposées, de sorte qu’après une double course, les éléments sont déchargés uniformé-ment, la somme des ordonnées correspondantes des deux surfaces étant constante.
- Le montage des appareils de démarrage pour arriver à ce résultat, peut être fait de diverses manières; la figure 2 en montre un exemple : i,k,l9m,n est la batterie divisée en quatre groupes; q et r sont deux séries de contacts, sur lesquelles viennent glisser deux frotteurs o et p, qui sont reliés à l’induit (respectivement les induits) du moteur actionnant le treuil. La position des frotteurs en s correspond à l’arrêt. Il est facile de voir que quand les frotteurs se dé-
- > rr~^—i nju rjn cj~i cjj c=Li ’r^p cijj i
- Fig. 2.
- c
- ù'IS!
- placent de s vers t, les groupes d’éléments s’ajoutent dans un certain sens et le moteur tourne clans un sens donné, tandis que quand les frotteurs se déplacent de s en u, les groupes d’éléments s’ajoutent dans le sens opposé et le moteur tourne en sens inverse.
- Le nombre de groupes d’éléments peut être quelconque; il n’est pas non plus nécessaire qu’il y ait le même nombre d’éléments dans chaque groupe. En employant quatre groupes, la perte d’énergie au démarrage est déjà considérablement réduite; comme d’une part les mesures de l’état de charge des groupes sont facilitées, et d’autre part les appareils sont simplifiés par l’emploi d’un petit nombre de groupes, on ne doit pas dépasser de beaucoup ce chiffre.
- Comme les conditions d’exploitation exigent qu’après le démarrage des machines d’extraction, la vitesse puisse avoir pendant un certain temps une valeur très faible, il faut diminuer le nombre des éléments des groupes extrêmes v et w (fig. 3). Dans ce cas, ces groupes se déchargent plus que les autres; pour remédier à cet incon-
- p.333 - vue 334/746
-
-
-
- 334
- T. XXXII. — N° 35.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- vénient, on installe une petite commutatrice représentée sur la figure 3 par les trois induits .r, y, z, provoquant dans chaque partie de la batte-terie une charge correspondant à la décharge.
- Afin d’éviter des sauts trop brusques de tension, lorsque l’on ajoute ou l’on retire des
- M. Yan Laar démontre crue le termes-, ex-
- 1 OW
- primant la variation de l’énergie superficielle résultant de ce chef, introduit, dans l’équation de la courbe électro-capillaire, la dissymétrie représentée par la figure î, où les tracés en
- 0 y~ ( Of
- llll 'N niiiiiiii IM llll
- V \ ' > Fig > . 3. 1 » 6
- groupes d’éléments, on installe des résistances étagées entre les contacts établissant les divers groupements. Ces résistances, vu les faibles pertes qu’elles occasionnent, ont naturellement des dimensions très réduites. F. Loppé.
- DIVERS
- Dissymétrie de la courbe électro-capillaire, par F.-F. van Laar- Versl. Kon. Akad. Wet., Amsterdam, p. 753-769, mars 1902.
- Apres avoir exposé les principes de la théorie électro-chimique de l’électromètre capillaire, formulée par Nernst, Planck, etc., et qui représente les faits expérimentaux bien mieux que la théorie dite du courant de charge de Helmholtz, l’auteur définit la courbe électro-capillaire, celle exprimant la tension superficielle y du mercure, en fonction de la différence de potentiel A à la petite surface, donnée par l’équation
- E=A-A0,
- négatif a
- ù positif
- it 12 îs t# iO 1Q X7 f&}>
- pointillé figurent la continuation des deux branches de la courbe, pour le cas où la symétrie serait parfaite.
- L’auteur, après avoir vérifié ses résultats théoriques sur une série d’expériences de Smith (*), résume ainsi ses conclusions :
- i° La tension superficielle, en fonction de la charge de la couche double, n’est point représentée par l’équation y = cp0 — Rw2, mais par la relation plus compliquée
- T = ?o—A« — (R -f- p) to’,
- E étant la force électromotrice intercalée, A0 la valeur initiale de A.
- Pour établir les conditions d’équilibre entre le mercure et la solution (où se trouvent des ions de mercure), l’auteur considère le passage
- 4* "f* % ^
- virtuel d’un ion Hg2 de la solution a travers la surface limite au mercure. Or, dans ce passage, on n’a, jusqu’à ce jour, pas dûment eu égard aux altérations de la surface limite. En
- + + < #
- effet, dès qu’un ion H g2 a quitté la solution, un ion SO4 (ou des ions Cl), se trouvant en excès, se rendra vers cette surface, en même temps que les électrons positifs rendus libres dans le mercure.
- co étant la densité superficielle de la charge de cette couche, R étant donné par l’équation
- R =_____—.
- Ct)
- 20 Les coefficients A et [3, correspondant à une charge négative de la solution, ne sont point égaux aux valeurs qu’ils prennent, A étant positif (pour une solution 0,10 normale de K Cl), R-|-[3 étant dans le premier cas plus de deux fois plus grand que dans le second, tandis que A est négatif dans l’un, positif dans l’autre de ces cas.
- 3° C’est pour cela que la courbe électro-capillaire se compose de deux branches paraboliques
- d) Zeitschr.Phys. Chem t. XXXII, p. 460 et 467 (1900). .
- p.334 - vue 335/746
-
-
-
- 30 Août 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 335
- entièrement différentes, se raccordant pour A = o, et dont la branche ascendante est bien plus rapide que la branche descendante.
- 4° La branche ascendante possède un maximum qui ne coïncide pas nécessairement avec le point A = o, la différence se montant à 40 millivolts dans le cas considéré.
- 5° Toutes les particularités de cette courbe, observées jusqu’ici, s’expliquent aisément par ce qui vient d’être dit.
- 6° D’après 4°5 l’électromètre capillaire ne parait point se prêter à une détermination exacte de la différence de potentiel entre un métal et un électrolyte. A. Gradenwitz.
- Contribution à l’étude de la dissymétrie des courants alternés, par B, Mitkiewicz. Journ. Soc. Phys. Chim. Russe, t. XXXIY, sbi. p. 17-29, 1902.
- Ayant énoncé l’opinion que les phénomènes accompagnés d’une dissymétrie du courant alterné et ayant lieu dans le redresseur à lame d’aluminiun et dans l’interrupteur de Wehnelt, sont analogues à ceux présentés par le cas plus simple de l’arc voltaïque, l’auteur se propose d’étudier plus particulièrement celui-ci.
- Les expériences de Jamin et Maneuvrier, Blondel, Arons, Lang, et d’autres physiciens, ont établi que la moindre asymétrie des électrodes., entre lesquelles passe l’arc voltaïque à courant alterné entraîne une dissymétrie de ce dernier M. Mitkievicz appelle, d’une manière toute spéciale, l’attention sur les recherches de Blondel, dont il résulte l’existence de deux régimes, l’un pour les arcs inférieurs à 1 mm de longueur, caractérisé par une asymétrie peu sensible, tel qui passe d’une manière tout à fait discontinue au secondrégime, à dissymétrie trèsconsidérable.
- Pour examiner l’hypothèse de Lang et Arons, suivant laquelle les dissymétries en question seraient dues au fait bien connu que, dans le cas d’électrodes asymétriques et d’un courant continu, il faut, pour obtenir un arc d’une Ion gueur donnée, des différences de potentiel différentes selon le sens du courant, l’auteur étudie de plus près la question de la force électromotrice antagoniste, dont l’existence, au lieu d’une « résistance au passage », semble définitivement prouvée par les recherches de Duddell (*).
- M. Mitkievicz, pour mesurer directement cette dernière, détermine, par une méthode
- oscillographique, en se servant d’un tube de Braun la courbe des différences de potentiel aux électrodes de l’arc, au moment même où celui-ci se produit.
- Comme on le voit par la figure 1, cette courbe présente deux discontinuités, l’une au point A correspondant au moment de production, l’autre, en C, se rapportant a celui de l’extinction de
- Fig. 1.
- l’arc. La table ci-dessous donne les mesures effectuées par compensation de l’ordonnée A B, pour laquelle un arc n’est pas possible, c’est-à-dire de la force électromotrice antagoniste, pour les combinaisons, deux à deux, d’électrodes de six substances différentes :
- Charbon sans mâche (9 mm). . . . . . Charbon avec mèche
- Aluminium (5 mm] Fer (8 mm) . . Mercure........
- Ces résultats, dont la précision est de o,5 à 1 volt, correspondent à une intensité de courant d’environ 7,5 ampères; tons ces nombres sont bien inférieurs aux valeurs généralement attribuées au « terme constant » de la formule, tandis que les valeurs de la force électromotrice trouvées par Duddell, au moyen d’une méthode
- f) Electrician, n° 1220, p. 9x8, 1901.
- p.335 - vue 336/746
-
-
-
- 336
- T. XXXII. — N° 35.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- détournée, sont du même ordre de grandeur que ees résultats d’une détermination directe.
- Pour ce qui concerne le cas de l’arc voltaïque à courant alterné, la relation existant selon la table entre le sens du courant et la force électromotrice antagoniste, ne péut donner lieu qu’à une dissymétrie de courant relativement faible, pour le premier régime; il est vrai que la conductibilité de l’arc, dépendant,-elle aussi, du sens du courant, doit jouer un certain rôle aussi dans ces pliénomneès. Mais quant au second régime, celui des arcs d’une longueur supérieure à i mm, ni la force électromotrice relativement faible dans les deux sens, ni les variations discontinues de la conductibilité de l’arc, ne suffisant à expliquer les dissymétries considérables, l’auteur incline à penser que c’est à une espèce de conductibilité unilatérale du milieu gazeux, se manifestant d’une manière particulièrement sensible dans le second régime de l’arc, qu’il faut attribuer ces phénomènes.
- Le sujet de ce travail paraît donc intimement lieu à la question des décharges dans les milieux gazeux. A. Gradenwitz
- Perte de vitesse que la réflexion fait subir aux rayons cathodiques, par E. Gehrcke. Drude’s Annalen, t, YIII, p. 8i-g3, mai 1902.
- Soit cc la quantité de chaleur reçue pendant
- Trompe
- i la quantité d’électricité transportée en une seconde par les rayons cathodiques. Si toute l’énergie du faisceau est absorbée par le corps, on doit avoir Q= iV. Si une partie du faisceau est réfléchie, sans que les particules cathodiques subissent de variation de vitesse, cette égalité subsiste. S’il y a perte de vitesse sans variation de charge, on doit avoir Q > iX. Cady (r; a
- j'Y
- trouvé pour le rapport des valeurs comprises
- entre 0,80 et 0,86. H y a donc lieu de supposer qu’il se produit une variation de vitesse par suite de la réflexion. Des expériences de Merritt entreprises pour mettre en évidence cette perte de vitesse n’ont donné qu’un résultat négatif.
- M. Gehrcke a repris ces expériences (Q, en comparant les déviations provoquées par un même champ magnétique sur un faisceau de rayons issus directement d’une cathode et sur un faisceau réfléchi. Ce dernier est plus dévié, ce qui indique que sa vitesse est moindre. La perte peut atteindre la moitié de la vitesse primitive. Les bords de la tache fluorescente due aux rayons réfléchis sont flous à cause de la diffusion et se trouve étalée par l’action du champ en queue de comète. En outre, l’éclat cesse d’être uniforme (spectre magnétique) : c’est la répartition de l’éclat sur la surface de la tache qui distingue les diverses substances employées comme réflecteurs (platine, magnésium, cuivre, aluminium, charbon de cornue).
- M. L.
- (q L'Éclairage Électrique, t. XXIII, p. 5o4, juin 1900.
- (2) Le dispositif expérimental est représenté par la figure ci-contre. L’emploi de la machine à influence est préférable à celui de la bobine d’induction, parce que le régime de décharge est plus stable.
- Kj cathode plane , fournissant le faisceau direct K1 oi 0., F ; K2 cathode concave, donnant le faisceau qui se réfléchit sur la lame R; 0, o2, o\ o'2, diaphragmes reliés au sol ; CC cylindre de zinc, auquel est soudé un peu en dehors de l’axe une bande de métal B; MM caisse en bronze; FF' lame de glace supportant un écran fluorescent, en papier de soie recouvert de sulfure de calcium ou de tungstate ; Jt, J2 bobines produisant le champ magnétique.
- Dans une autre série d’expériences, la cathode est aussi concave et de mêmes dimensions que K.,, pour éviter les perturbations dues à l’inégalité des deux.
- M. L.
- une seconde par le corps réfléchissant, Y la différence de potentiel entre le corps et la cathode,
- f,e Gérant : C. X’AUl).
- p.336 - vue 337/746
-
-
-
- Tome XXXII
- Samedi 6 septembre 1902.
- 9e Année. — N” 36.
- i-W
- &
- aSY
- \Zi8l8Uo
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut, — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES EXPÉRIENCES RÉCENTES DE TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Nous avons donné dans la première partie de cet article les expériences de M. le capitaine Ferrié(1); dans celle-ci nous décrirons celles de M. le lieutenant de vaisseau Tissot.
- Expériences de M. Tissot.
- Les observations très complètes et des plus-méthodiques faites par M. Tissot Font été au cours de trois études distinctes qui toutes trois lui ont donné des résultats des plus intéressants et des plus nouveaux.
- M. Tissot s’est proposé d’appliquer la méthode du miroir tournant, utilisée parM. Décombe pour l’étude de l’étincelle oscillante, à la mesure des périodes des oscillations employées en télégraphie sans fil. En portant la pratique de cette méthode à un degré de perfection qui n’avait pas été atteint avant lui, il a pu mettre en évidence des particularités de la décharge oscillante insoupçonnées et des plus intéressantes.
- En second lieu M. Tissot a fait une étude méthodique de toute une série de dispositifs de transmission. Il a également étudié la valeur relative des réceptions obtenues soit avec une antenne ordinaire, soit avec une antenne munie à sa base d’un conducteur additionnel, soit encore en recouvrant l’antenne d’un écran cylindrique plus ou moins élevé.
- Enfin ce savant officier s’est préoccupé de déterminer les clniles de résistances des tubes à limailles sous l’action directe des ondes, et il est parvenu de là manière la plus ingénieuse à pouvoir se rendre compte jusqu’à un certain point de l’énergie mise en jeu à la
- (P Voir L'Eclairage Electrique, t. XXXII, p. 281, 28 août 1902.
- p.337 - vue 338/746
-
-
-
- 338
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 36.
- réception. Il a pu ainsi d’une manière très nette déterminer la valeur pratique d’un colié-reur donné.
- Nous allons exposer maintenant ces différentes expériences.
- Mesure de la période des oscillations par la méthode du miroir tournant. — L’excitateur etle miroir tournant étaient disposés dans deux locaux distincts distants d’environ 15 mètres. La boule de l’excitateur en relation avec le pôle négatif de la bobine d’induction était reliée
- à l’antenne. Les étincelles atteignaient une longueur de 5 à 6 centimètres.
- Le procédé employé pour assurer un parfait isolement de l’antenne mérite d’être signalé. Cet isolement est obtenu au moyen d’air cbaud et donneles meilleurs résultats. L’extrémité oy a, a, (fig. 4) de l’antenne pénètre horizontalement dans le poste grâce au contrepoids p fixé par un cordon isolant à l’extrémité de l’antenne. Cette extrémité traverse deux glaces g, g comprenant entre elle un cylindre d’air dont la température est élevée au moyen de lampes électriques l, l placées entre les deux glaces g. Ce moyen des plus simples a permis d’obtenir un isolement parfait par les plus mauvais temps.
- La figure 5 donne un schéma du dispositif qui a permis à M. Tissot d’obtenir la photographie des étincelles oscillantes à l’aide du miroir tournant. E est Lexcitateur à boules platinées; L, une première lentille voisine de l’excitateur; l, une seconde lentille plan-cylindrique de 0,2a dioptrie voisine du miroir tournant; m, le miroir tournant;/? la plaque photographique.
- L’appareil produisant la rotation du miroir est un train d’engrenages qui donne au miroir une vitesse angulaire égale à 20 fois celle dont est animée le premier engrenage. Ce premier engrenage entraîne un commutateur tournant qui décharge n fois par seconde, dans un galvanomètre apériodique convenablement shunté, un condensateur étalon de 2^.
- Si S est la déviation du galvomètre, C 1-a capacité du condensateur, E la force électromotrice de la pile de charge : 3 = K. nCE.
- Si pour obtenir, en courant continu, la même déviation B au galvanomètre il faut un circuit de résistance R : B = K -5- .
- SX
- On en déduit aisément par la simple mesure de C et de R le nombre de tours du premier engrenage : n = .
- On vérifie d’ailleurs à l’aide d’un vélocimètre le nombre déduit de l’observation du tachymètre électrique. Les nombres ont toujours été en concordance parfaite. La vitesse angulaire variait entre 400 et 5oo tours à la seconde.
- p.338 - vue 339/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 339
- L’image se formait à une distance du miroir tournant égale à 35,5 cm. Pour une vitesse angulaire de 45o tours à la seconde le faisceau réfléchi, qui a une vitesse double, parcourt donc
- en — ~ de seconde une longueur de 2tzX35,5 cm= 222,5 cm. Un millimètre est donc parcouru par le rayon réfléchi sur la plaque photographique en —-=— ---— de seconde
- 1 Oll goo 2 223
- = 0,49 X! io:<5 seconde.
- Ce calcul permet de trouver la période des oscillations par la mesure des images obtenues sur les clichés phtographiques.
- Les clichés photographiques ont donné, comme image des étincelles ainsi analysées , une série de bandes alternativement brillantes et obscures correspondant àla succession des décharges oscillantes. Les figures 6 et 7 représentent ces photographies.
- Si l’on mesure les distances des maxima successifs on trouve qu’elles vont réellement en décroissant. C’est ainsi, qu’on a trouvé dans une expérience pour valeurs successives de ces distances les nombres suivants.
- Fig. 5.
- Dispositif de M. Tissot pour effectuer la photographie des étincelles oscillantes.
- Vitesse angulaire du miroir ire distance o,65o mm 4e distance 0,608 mm
- 45o tours 2e » 0,625 » 5e » o,6o5 »
- à la seconde 3° » 0,616 » 6e » 0,298 »
- Pour avoir la période ou mieux les périodes succesives de ces oscillations il suffit d’évaluer le temps qui correspond à un déplacement du rayon réfléchi égal à ces distances successives. La première distance de o,65 mm correspond à un intervalle de temps de o,3i85 X io'6 seconde.
- Il est à remarquer que cet intervalle de temps mesure la demi période des oscillations successives, le sens de la décharge entre les deux boules s’intervertissant à chaque étincelle. Ce changement de signe est d’ailleurs facile à constater sur les épreuves mêmes, les bandes brillantes des photographies présentant un maximum d’éclat alternativement à la partie supérieure et à la partie inférieure de l’épreuve.
- Les intervalles de temps successifs correspondant aux distances ci-dessus évaluées sont les suivants :
- ier intervalle o,3i85 X io—6 seconde '4° intervalle 0,29792 X io~6 seconde
- 2e » o,3o625 X 1 o ® » 5° » 0,29645 X io—6 »
- 3e » o.3oi84 X io~6 » 6° » 0,29302 X xo^6 »
- Telles sont les durees des décharges successives s’effectuant alternativement d’une boule à l’autre. Ces durées vont nettement en décroissant.
- Ces expériences montrent très nettement que les oscillations hertziennes, tout au moins celles produites dans les dispositifs de M. Tissot, ne peuvent pas être à proprement parler comparées aux oscillations d’un pendule libre ou d’un diapason non entretenu.
- Le mouvement n’est pas un mouvement pendulaire amorti : la période ne demeure pas constante, mais décroît d’une manière constante.
- Il est intéressant de rapprocher de ces expériences de M. Tissot les récentes expériences faites par M. Swyngedauw en employant un dispositif qui a été décrit dans ce journal et dont l’interprétation des résultats emprunte la si complète étude faite par M. Swynge-
- p.339 - vue 340/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N°36.
- dauw des potentiels explosifs statique et dynamique et la méthode de l’excitateur dérivé.
- M. Swyngedauw a pu mesurer les intervalles de temps que mettent à se produire les décharges successives d’un excitateur et il a pu faire porter ces mesures sur un plus grand nombre d’intervalles successifs que celui qu’avait pu étudier M. Tissot. — lia ainsi observé un fait des plus intéressants. Les durées successives de ces décharges vont bien en décroissant comme le montre la mesure des clichés, obtenus parM. Tissot, mais au bout d un cer-
- Fig. 6. — Photographie d’etincellcs oscillantes. Fig. 7. —Photographie d’étincelles oscillantes.
- tain nombre de décharges la durée des décharges successives passe par un minimum et les durées suivantes vont alors en croissant constamment.
- Ces observations mettent en défaut le calcul de la période effectué à l’aide de la formule de Lord Kelvin :
- ^ __ 27t
- V CL 4L*
- Elles constitueraient au contraire une vérification très complète d’une théorie donnée par M. Petrovich (*)
- Il serait très intéressant de voir ces résultats expérimentaux de M. Swyngedauw confirmés par l’observation des étincelles par le miroir tournant de manière à obtenir non seulement la première phase du phénomène que donne les clichés de M. Tissot, mais le phénomène tout entier. — Il suffirait pour cela de pouvoir photographier un nombre de décharges successives suffisant pour atteindre et dépasser l’impression de la décharge qui présente le minimum de durée.
- En photographiant par le procédé que nous venons de décrire les étincelles de l’exci-
- (*) Comptes rendus, ier mars 1897. Ü Éclairage Électrique, t. X, p. 518, i3 mars 1897.
- p.340 - vue 341/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 34i
- tateur, M. Tissot a remarqué que les épreuves obtenues étaient très différentes suivant que la boule de l’excitateur reliée au pôle positif de la bobine était isolée ou en communication avec le sol. Si cette boule est isolée on obtient des épreuves semblables aux précédentes et l’on peut enregistrer 6 à 8 décharges successives. Si l’excitateur est relié au sol
- Fig. 8. — Photographie d’élmcçücs. oscillantes.
- Fig. 9. — Photographie d’étincelles oscillantes.
- on n’enregistre plus qu’une ou deux décharges au plus. En portant la vitesse de rotation du miroir à 5oo tours par seconde et en opérant la mise à la terre par un conducteur possédant une certaine self induction on peut enregistrer 2 ou 3 décharges, à chaque [étincelle. Les figures 8 et 9 représentent les photographies d’étincelles obtenues dans ces conditions.
- Études de divers dispositifs de transmission. — Les dispositifs étudiés et comparés sont les suivants :
- Dispositif ordinaire a . — Les deux boules de l’excitateur reliées aux pôles de la bobine
- transmission a. mission J3. mission y.
- d’induction sont en communication l’une (la boule liée au pôle — de la bobine) avec l’antenne A (fig. 10), l’autre la boule reliée au pôle de la bobine) avec le sol S.
- Dispositif [3. — Ce dispositif diffère du précédent en ce que un condensateur G (fig. 11)
- p.341 - vue 342/746
-
-
-
- 342
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N°36.
- a une des armatures en communication avec l’antenne, la seconde armature étant reliée au sol. C’est un excitateur de Hertz dont l’une des plaques est reliée au sol et l’autre à l’antenne.
- Dispositif y— Dans ce dispositif l’antenne a (fig. 12) au lieu d’être reliée directement à l’une des boules de l’excitateur se trouve en relation avec l’une des armatures d’un eonden-
- Fig. i3. — Dispositif de transmission genre Blondlot. Fig. 14. — Dispositif de transmission genre Blondlot. Dispositif B. Dispositif B'.
- sateur G intercalé entre cette boule et l’antenne. Le second pôle de l’excitateur est directement relié au sol S.
- Dispositifs Blondlot B. B'. B". — Ces dispositifs utilisent un excitateur du type de l’excitateur de M. Blondlot. L’antenne est directement reliée au sol S mais une portion du fil qui la constitue entoure l’excitateur à la manière dont les fils de concentration du champ hertzien dans le dispositif de M. Blondlot entourent l’excitateur.
- Le dispositif B (fig. i3) présente le condensateur C au milieu de la portion du fil de concentration.
- Dans le dispositif B'(fig. 14), l’antenne n’emprunte le champ qu’à l’un des fils reliant le condensateur C à l’excitateur.
- Enfin le dispositif B" (fig. 15) comprend deux condensateurs C, C2. Chaque condensateur a l’une de ses armatures en relation avec l’une des houles de l’excitateur. Les secondes armatures des condensateurs sont reliées entre elles et c’est au fil de liaison que l’antenne A emprunte le champ qu’elle utilise.
- Les communications peuvent être assurées avec tous ces différents dispositifs de transmission. Alors qu’elles sont excellentes avec les dispositifs a, y, B, B' et B" elles sont notablement moins bonnes avec le dispositif [3.
- En particulier les dispositifs a et y s’équivalent d’une manière complète. Le dispositif y doit cependant être préféré au dispositif a par suite de la protection qui y est réalisée.
- Les dispositifs Blondlot d’où dérivent en partie les dispositifs de transmission employés
- Fig. i5. — Dispositif de transmission genre Blondlot. Dispositif B".
- p.342 - vue 343/746
-
-
-
- 6 septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 343
- par M. Marconi dans les expériences de Corse ont fait l’objet, de la part de M. Tissot, d’une étude plus complète.
- Description d’un dispositif B. — Le fil dé concentration lié d’une part à l’antenne d’autre part au sol était formé de 7 conducteurs engagés dans un tube épais de caoutchonc et formant une circonférence de 2a cm de rayon. Ce tube est appliqué contre le conducteur de l’excitateur formé lui aussi par 7 fils enserrés dans un tube de caoutchouc mais comprenant deux coupures l’une formée par les boules de l’excitateur, l’autre par les armatures du condensateur C. Ce condensateur était constitué par une ou plusieurs bouteilles de Leyde.
- L’agencement des circuits voisins dans les dispositifs B' et B" sont obtenus à l’aide de conducteurs entourés de caoutchouc et formant une ou deux couches circulaires de 19 cm de rayon.
- Les capacités employés sous forme de bouteilles de Leyde étaient de 120, 4ao, et 1 200 unités électrostatiques.
- Avec le dispositif B' toute une série de capacités différentes ont été employés et pour chaque agencement la période moyenne a été déterminée à l’aide du miroir tournant, ce qui a permis de calculer la longueur d’onde employée. On avait ainsi suecessivemet réalisé dans ce dispositif les périodes et longueurs d’ondes suivantes.
- CAPACITÉ INTERCALÉE PÉRIODE MOYENNE LONGUEUR D’ONDE X
- 4Xi 230 E. S. 2 X I 230 >' 1 X I 230 )) 2 x 45o-f-4X I20 » 2 X 45° » 4X120 » I X X20 » i,5o. iô“ seconde 1.04 » 0,68 » 0,70 » o,56 » 0,40 » 0,22 » 430 mètres 31 2 » 204 » 210 » 168 » 120 » 66 »
- Les communications obtenues avec ces différents groupements ont été toutes excellentes, elle ne sont pas toutefois équivalentes. Il est assez difficile d’apprécier les différences, car la réception ne devient défectueuse que lorsque la valeur de la transmission descend au-dessous d’une certaine limite qui dépend de la sensibilité du cohéreur employé et de la distance de transmission. — Au-dessus de cette limite l’appréciation de la valeur de la transmission devient très difficile.
- M. Tissot est cependant arrivé à apprécier cette valeur par un procédé que nous décrirons plus loin et qui esDbasé sur la mesure des chutes de résistance du cohéreur employé.
- Gomme résultat de cette étude on a constaté qu’avec le dispositif B et avec le dispositif B' les transmissions sont, à périodes égales, de même valeur.
- Avec le dispositif B; la meilleure transmission a été réalisée avec la capacité 2><45o E. S. La longueur cl’onde correspondante est de 168 mètres. Si l’on observe que dans ces expériences l’antenne employée avait une hauteur de 4° mètres on voit que la relation
- X — pi
- entre la longueur d’oncle et la hauteur d’antenne se trouve correspondre à la meilleur transmission.
- Ai nsi donc les meilleures conditions de fonctionnement se trouvent réalisés lorsque la longueur d’onde des oscillations produites est arproximativement égale à 4 fois la hauteur de l’antenne.
- p.343 - vue 344/746
-
-
-
- 344
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 36.
- Expériences relatives aux dispositifs de réception. — M. Tissot a successivement étudié l’influence qu’a sur la réception l’interposition entre la base de l’antenne et le cohé-reur d’un conducteur pouvait avoir une longueur égale à (“elle de l’antenne, lTnfluence que produit sur la réception la présence d’antennes voisines de l’antenne réceptrice et plus généralement de conducteurs \roisins et parallèles, l’utilité qu’il peut y avoir à utiliser des antenne à grande surface. — Il a également recherché en utilisant des antennes recouvertes sur toute leur longueur ou sur une partie seulement de leur longueur d’un conducteur formant écran. Ces dernières expériences’que M. Tissot a bien voulu entreprendre sur notre demande avaient pour but de rechercher quels sont les portions efficaces de l’antenne.
- Inter position d'un conducteur entre la base de l’antenne et le cohéreur. — La valeur de la réception ne semble pas être modifiée par l’interposition d’un conducteur plus ou moins iono- entre l’extrémité inférieure de l’antenne et le cohéreur. En intercalant ainsi des Ion-
- O
- gueurs de fil égales au quart, à la moitié et meme à la totalité de l’antenne M. Tissot, n’a observé aucune modification dans la réception. — En répétant, sur le désir que nous lui en avions exprimé, ces expériences ainsi qu’un certain nombres d’autres ayant pour but de rechercher quelle utilité pouvait présenter l’application à la télégraphie sans fil des propriétés que nous avons énoncées relativement au champ interfèrent, M. Tissot n’a constaté aucune amélioration vraiment pratique de la réception, par la mise en oeuvre de ces divers dispositifs. — Nous avons vu que M. Slaby en utilisant les mômes propriétés, du champ interfèrent a obtenu certains effets sélectifs, effets sélectifs impuissants d’ailleurs à produire une syntonisation vraiement pratique, ainsi que nous l’avons précédemment démontré.
- Si au lieu d’interposer entre l’extrémité inférieure de l’antenne et le cohéreur un fil rectiligne ou ne présentant tout au moins qu’une faible inductance, on donne au fil interposé une self-induction notable (en T enroulant en spires, par exemple), on constate que l’interposition du fil produit un affaiblissement notable de la valeur de la réception. On peut même arriver ainsi à arrêter toute réception en intercalant entre l’antenne et le cohéreur une bobine de self-induction d’inductance suffisante.
- Influences que produisent les conducteurs voisins et parallèles à V antenne. — Si des conducteurs disposés parallèlement à l’antenne se trouvent dans son voisinage et qu’ils soient reliés au sol, la valeur de la réception se trouve diminuée, la réception pent devenir défectueuse et même cesser complètement. — C’est ainsi que M. Tissot a constaté très souvent l’influence néfaste produite sur la réception par les haubans des mâts desna\rires. L’antenne disposée sur un vaisseau doit être le plus dégagée possible pour être dans de bonnes conditions de réception.
- Lorsque l’on ne se trouve pas à une trop grande distance du poste transmetteur on peut recevoir à l’aide de deux antennes communiquant chacune avec un cohéreur. — Pour peu qu’on emploie des cohéreurs sensibles on peut ainsi recevoir simultanément dans deux postes récepteurs voisins. —Mais si la distance qui sépare ces postes du transmetteur'est telle que l’on se trouve à la limite de réception on constate qu’il devient impossible de recevoir correctement dans les deux postes à la fois. Tantôt la réception correcte a lieu dans l’un des postes, tantôt l’autre poste reçoit seul; en général la réception est défectueuse de part et d’autre. — Si alors on supprime l’une des antennes ne se conservant disposée qu’une seule antenne et par suite qu’un seul récepteur, la réception redevient correcte. La réception, redevient également bonne si, sans supprimer l’une des antennes, on réunit les extrémités des deux antennes au même récepteur.
- p.344 - vue 345/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 345
- Surface cle Vantenne.— Il n’est pas douteux que l’augmentation de surface de l’antenne améliore la réception. C’est ainsi que si dans l’expérience précédente l’une des antennes est constituée par un large filet métallique, le récepteur attelé à cette antenne recevra notablement mieux que celui qui est en relation avec une antenne formée d’un simple fil métallique. — Toutefois cet effet ne doit être rapporté, d’après les mesures de M. Tissot, ni à la forme ni à la capacité de l’antenne, mais seulement au fait qu’elle offre une plus grande surface.— D’ailleurs étant donné les grandes difficultés d’établissement que présentent les antennes à grande surface, et la très légère amélioration de réception qu’elles provoquent, il est beaucoup plus pratique de se limiter à l’emploi d’antennes ordinaires.
- Influence d'un conducteur cylindrique formant écran pour l’antenne sur la réception. — — En formant le conducteur d’antenne par un câble sous plomb dont l’enveloppe de plomb était dénudée sur une longueur plus ou moins grande on pouvait espérer déterminer les portions de l’antenne les plus efficaces.
- Soit EE' le conducteur extérieur cylindrique formant écran et cia! le fil d’antenne. M. Tissot a constaté les faits suivants :
- i° Si acé et EE' sont isolés l’un de l’autre, la réception est impossible lorsque cia' est relié en a' au cobéreur, mais elle est bonne si on réunit le cohéreur à EE' en E' ;
- 20 Si l’on réunit les extrémités a et E et qu’on mette le cohéreur en communication soit avec a' soit avec E' la réception présente la même valeur dans les deux cas et ne paraît pas différer de la réception ordinaire ;
- 3° Si l’on dénude le conducteur formant antenne en enlevant l’écran EE' sur une longueur de plus en plus grande, la réception d’abord impossible, alors même que E' est relié au sol, devient régulière pour une certaine longueur dénudée puis redevient défectueuse.
- Voici d’ailleurs un tableau résumant les résultats pour une antenne à écran de 4° m dénudée de mètre en mètre jusqu’à 20 111 à partir du sommet. La figure 16 complète le tableau.
- LONGUEUR de la portion dénudée à partir du sommet. VALEUR DE LA RÉCEPTION
- à la base du conducteur en ci . à la base de l’écran (conducteur extérieur) EE’.
- 0 m nulle bonne
- 10 » nulle bonne
- 12 » mauvaise médiocre
- 14 » nulle nulle
- 18 » médiocre mauvaise
- 20 » bonne bonne
- Ces résultats sembleraient démontrer que la portion la plus efficace de l’antenne est la portion supérieure. On peut en effet interpréter le résultat de la figure 16,7, en considérant que la réception bonne obtenue avec cici' est due à ce que la moitié supérieure de l’antenne est dénudée. La réception bonne avec EE' peut être attribuée à ce que la concentration des ondes se fait en réalité tout le long du conducteur «aE' comme s’il était continu, la proximité des deux conducteurs en a permettant de considérer les deux conducteurs aa' isolé et EE' en relation par E' avec le cohéreur, comme un conducteur unique de longueur égale à aa' (40 m).
- Dans le cas de la figure 16,(3 la portion supérieure d’antenne dénudée n’est pas suffisante pour permettre une bonne réception par aa'. Par contre la réception bonne par EE'
- ***
- p.345 - vue 346/746
-
-
-
- 346
- T. XXXII. — N° 36.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- devrait être attribuée à ce que les ondes sont ici encore concentrées par le conducteur à écran comme par une antenne ordinaire.
- Les résultats que représentent les figures 16, y, o et s sont plus difficiles à interpréter surtout si l’on suppose l’équivalence entre le système mis en communication par E7 au cohéreur et une antenne ordinaire. La réception par E7 devrait en effet aller en s’améliorant alors qu’elle devient de moins en moins bonne et arrive à être impossible. De plus, puisque le conducteur axial est de plus en plus dénudé, la réception par a' devrait également aller en s’améliorant.
- Faut-il attribuer ces résultats à un effet d’interférence entre les états vibratoires des
- eu
- E
- a
- a
- a
- a
- (-Cn
- E
- som.
- E
- Z8‘
- oC
- zon ' E
- E' grrv.
- a’
- ck
- V
- af
- Y
- E'
- af
- 8
- Fig. 16. — Antennes à éci'an.
- 0;
- a'
- T
- deux phénomènes. Cette hypothèse ne paraît pas aisée à concilier avec le fait très nettement constaté par M. Tissot que la meilleure réception correspondait dans des conditions données à la distribution qui assigne à l’antenne une longueur égale au quart de la longueur d’onde des oscillations concentrées. Il est à remarquer cependant que les trois bonnes réceptions par le conducteur extérieur (EE7) correspondent à des longueurs égales à la totalité (a), les trois quarts ((3) et la moitié (r,) de la longueur du conducteur intérieur, alors que les associations de longueurs (y, o et s) qui ne correspondent pas à des fractions simples de la longueur totale du conducteur intérieur donnent de mauvaises réceptions.
- Tout en remerciant M. Tissot d’avoir bien voulu étudier suivant la demande que nous lui en avions faite cette influence, nous regrettons qu’il n’ait pu poursuivre un peu plus loin cette étude.
- Il serait utile en particulier non seulement de poursuivre la dénudation de l’antenne jusqu’à la base afin de voir si la réception continue à être bonne avec les deux récepteurs ou bien si elle reprend des valeurs médiocres, mauvaises ou même nulles. Il serait bon également de ménager entre la partie supérieure de l’écran EE7 et l’antenne un intervalle supérieur à la couche d’isolant séparant l’âme d’un câble sous plomb de son enveloppe. On pourrait par exemple terminer l’écran EE7 à sa partie supérieure par un entonnoir métallique évasé afin qu’on ne puisse supposer que la concentration des ondes se fait par les deux conducteurs comme par un conducteur unique.
- Enfin il serait sans doute très intéressant de poursuivre une étude pareille pour la
- p.346 - vue 347/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D"ÉLECTRICITÉ
- 347
- transmission et de déterminer l’influence d’un écran cylindrique sur l’antenne de transmission. Non seulement il est a désirer que cette étude se poursuive en diminuant la hauteur de l’écran à partir du sommet d’une manière graduelle, mais il serait ég-alement intéressant de comparer les résultats obtenus en procédant à la soustraction graduelle de l’écran en commençant par la partie inférieure.
- L’étude pour être complète demanderait même à ce que la dénudation du conducteur axial se fasse simultanément d’une manière graduelle à partir du sommet et à partir de la base. On pourrait alors se rendre compte de l’effet produit par un écran de longueur donnée, moindre que celle de l'antenne, déplacé tout le long de l’antenne. Cette étude devrait évidemment être effectuée tant pour l’antenne de réception que pour l’antenne de transmission. Nous ne nous faisons aucune illusion sur la difficulté de mise en œuvre d’une pareille étude relative à l’antenne de transmission, le conducteur formant écran devant nécessairement être assez éloigné de l’antenne et cette dernière ne pouvant plus comme pour la réception être simplement constituée par du câble sous plomb. L’écran doit évidemment être constitué par un large tuyau cylindrique dont le conducteur intérieur occupe très sensiblement l’axe.
- Bien que cette étude présente de très grandes difficultés d’ordre pratique, nous ne doutons pas que M. Tissot en vienne aisément à bout, si du moins il trouve le loisir de continuer ces déterminations ; nous n’en voulons pour preuve que l’ingéniosité et l’habileté qu’il déploie au cours de ses recherches si originales et d’un si capital intérêt.
- Détermination des chutes de résistances des cohéreurs et partant de leur valeur pratique. -— Nous allons indiquer pour terminer cette révision comment M. Tissot est parvenu à évaluer la chute de résistance qu’éprouve un tube sous l’influence d’ondes reçues. Cette étude est de beaucoup la plus intéressante et la plus délicate de toutes celles qu’ait poursuivies jusqu’à ce jour ce savant officier. C’est cette détermination qui conduit à des résultats non seulement intéressants au point de vue théorique, mais de la plus grande utilité au point de vue pratique. Par la mesure de ces chutes de résistances, M. Tissot évalue en premier lieu la valeur d’une réception faite dans des conditions de transmissions déterminées et fixes ; il peut alors étudier l’influence de tel ou tel changement apporté au dispositif de réception. En second lieu cette mesure permet de comparer les valeurs des divers dispositifs de transmission, les conditions de la réception restant invariables.
- Bien que cette détermination soit un peu laborieuse elle constitue à l’heure actuelle la seule manière dont on puisse se rendre compte de la valeur pratique d’un cohéreur donné, et c’est en fait, en la mettant en pratique que les résultats énoncés précédemment ont pu être obtenus.
- La méthode de mesure employée est la méthode de substitution. Quand le tube est cohéré on le dispose dans un circuit identique ou tout au moins équivalent à celui dans lequel il a été cohéré. Ce circuit comprend un galvanomètre qu’on a étalonné en ohm-mètre de manière à évaluer par simple lecture de la déviation du galvanomètre, la résistance correspondante du tube.
- Mais l’application de cette méthode exige quelques précautions. Pour que le réglage des tubes soit possible, il faut intercaler dans le circuit une résistance très grandè (5 à 10000”}, le courant qui traverse le relais ne devant avoir qu’une intensité de quelques dixièmes de milliampères, ou tout au plus de 1 à 2 milliampères.
- Dans un circuit aussi résistant on ne pourrait évaluer avec précision des variations de 100 à 2oo'”. Voici comment M. Tissot est arrivé à triompher de cette première difficulté. Le circuit-de réception et le circuit de mesure sont séparés.
- p.347 - vue 348/746
-
-
-
- 348
- T. XXXII. — N° 36
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Dans la figure 17, C représente le cohéreur, CPR K/// est le circuit de réception, CABGKp est le circuit de mesure.
- Dans le circuit de mesure le relais R est remplacé par le galvanomètre G, muni d’un shunt s, et la pile P par les deux bornes AB, un potentiomètre cpii permet de ne mettre
- sur le circuit de mesure qu’une très faible force électromotrice, notablement inférieure à celle qui détermine le courant dans le circuit de réception. (K et IG sont deux clefs permettant de fermer ét d’ouvrir successivement les deux circuits).
- On peut ainsi donner à la résistance p une valeur assez faible pour obtenir de très appréciables déviations du galvanomètre, sans être obligé pour cela de modifier le régime du courant dans le tube, condition qui présente comme nous le verrons bientôt une importance capitale.
- Lorsqu’on veut par cette méthode déterminer la valeur pratique d’un tube il est nécessaire d’effectuer un très grand nombre de mesures. Soit en effet R la résistance d’un tube décohéré, r la résistance du tube cohéré, les mesures de R et de r sont faites en courant permanent dans le circuit de mesure. Quant au phénomène qui produit la cohésion, c’est un phénomène électrique qui n’intéresse que la surface des grains de limaille du cohéreur, alors que la mesure faite en courant permanent utilise un phénomène électrique qui intéresse toute la masse de la limaille. 11 suit de là qu’une observation isolée faite sur un tube ne peut absolument rien donner. Il est nécessaire de répéter un grand nombre de fois les mesures dans des circonstances identiques et de tracer des graphiques. C’est en cela que l’application de la méthode est laborieuse (J).
- P t
- Fig. 17. — Dispositif de mesure de la chute de résistance d’un cohéreur.
- Fréquence
- P) Donnons un exemple qui fera comprendre la manière d’opérer. Pour une transmission T donnée produite à une distance d fixe, on fera par exemple uoo mesures sur le même tube en partant toujours d’une même valeur R de la résistance du tube décohéré. On trouve alors pour valeurs r du tube cohéré des valeurs comprises entre ri et 7’2. On portera ces valeurs de r en abscisses et en ordonnées un nombre proportionnel au nombre des mesures qui, parmi les 200 effectuées, ont donné cette valeur r.
- Si par exemple on a obtenu 10 fois une chute de résistance du tube r comprise entre i5o et i6ow, on portera 10 sur l’ordonnée correspondant à i55“.
- On obtient alors un graphique tel que celui de la figure ( 18 . Ce graphique fournit la valeur probable de la résistance r prise par le tube donné avec la transmission T à la distance d.
- En répétant la même détermination avec une transmission différente T' à la même distance d ou avec la même transmission T à une distance différente d', on trouve toujours, pour le même tube, des graphiques de formes
- identiques. Il faut toujours faire porter la construction du graphique sur un nombre assez grand de mesures. ^ Mais on trouve des(valeurs différentes des résistances probables r prises par le même tube, valeurs r’, r"... qui permettent justement de comparer entre elles les valeurs pratiques des transmissions T, T', T",... faites à la même distance d, ou bien encore de comparer l’influence de l’accroissement de la distance à laquelle on donne des valeurs d, d', d”,... sur une même transmission T produite à ces distances diverses.
- Fig. 18. — Graphique des chutes de résistance d’un cohéreur.
- p.348 - vue 349/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 349
- Si Ton compare les formes des graphiques données par un très grand nombre de tubes (M. Tissot n’a pas étudié moins de 4oo tubes par cette méthode, ce qui représente plusieurs milliers de mesures qui n’ont pas duré moins de trois ans), on constate que tous ces graphiques peuvent être classés en trois types bien tranchés, les types a, b, c de la figure ip.
- Le type a est le plus fréquent et correspond à un tube qui assure des communications régulières. Ce type est toutefois bien moins favorable que le type b qui, présentant un maximum plus marqué permet une marge de réglage du relais beaucoup plus étroite. Quant au type c il correspond à un tube défectueux, l’insuffisance du tube ressort de la lecture même du graphique. Celte insuffisance est due à ce que le tube présente de grands écarts déchûtes de résistance, il devient alors impossible de donner au relais et à la résistance intercalée p un réglage invariable pouvant satisfaire aux diverses conditions de la réception. Ainsi, bien qu’un tube qui fournit le graphique c soit suffisamment sensible, il doit être rejeté, parce qu’il est pratiquement inutilisable.
- Fig. 19. — Divers types de graphique des chutes de résistance d’un cohéreur.
- On voit combien ces déterminations sont intéressantes au point de vue pratique,* jktis-qu’elles permettent de faire un choix parmi un certain nombre de tubes donnés et de rejeter ceux qui malgré une sensibilité qui, à première vue, pourrait les faire considérer comme d’un usage avantageux, ne doivent pas être utilisés par suite de l’inconstance du réglage qui correspondrait à leur emploi. Aussi doit-on féliciter M. Tissot d’avoir entrepris une série de mesures aussi laborieuses mais d’une utilité pratique si incontèstabîe.'
- Au cours de ces nombreuses mesures, M. Tissot a pu faire un certain nombre d’observations que nous allons maintenant passer en revue. _
- Les faits que le grand nombre de mesures effectuées a mis en évidence sont les suivants :
- i° L’oxydation ou une altération chimique superficielle des limailles employées ou des électrodes d’un cohéreur ne paraît nullement nécessaire. De bons cohéreurs peuvent être obtenus avec des électrodes et des limailles inoxydés. Ce fait confirme bien les observations précédemment exposées de MM. Blondel et Ferrié ;
- 20 La présence d’eau ou de vapeur d’eau dans le cohéreur est toujours nuisible. La durée d’un cohéreur n’est assurée qu’à la condition de le dessécher avec soin ;
- 3° La cohésion se produit avec la même aisance dans le vide et dans les différents gaz secs. Le vide de Grookes peut même être réalisé, sans que la cohésion de la limaille soit moins facile ;
- 4° D’après M. Tissot, il n’y aurait pas d’étincelles entre les particules de la limaille lors delà réception. Il est en effet impossible de déceler la moindre étincelle par l’examen du
- p.349 - vue 350/746
-
-
-
- 35o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. —N° 36.
- cohéreur fait, pendant la réception, dans la chambre noire à l’aide d’un microscope. On ne peut non plus arriver à voiler une plaque photographique enfermée pendant plusieurs jours avec un tube disposé en réception. M. Tissot croit qu’il n’y a pas non plus ni formation de ponts de limaille, ni formation de chaînes ;
- 5° Soit R la résistance d’un tube décohéré, r la résistance du même tube cohéré. Ces valeurs pour un même tube sont très variables. Toutefois on constate que sous l’action des chocs la valeur de R peut osciller entre une valeur minimum Rt et une valeur maximum R2,
- R1<R<R2.
- De même sous l’action des ondes r prend des valeurs comprises entre un minimum i\ et un maximum /•
- rx<r< ?y
- Un tube présentant, décohéré, une valeur R comprise entre Rt et R2 et soumis à l’action d’une onde, ou bien gardera cette valeur R (c’est le cas qui se présente lorsque le tube est insensible à l’action des ondes), ou bien prendra une valeur r comprise entre i\ et i\ (c’est le cas correspondant à la cohésion).
- Ceci étant, pour que le retour par choc, ou la décohésion puisse se produire il faut que l’intensité du courant ou plutôt que la densité du courant qui parcourt le tube reste toujours inférieure à une certaine valeur limite variable avec chaque type de tube, et cela quelle que soit la valeur de la force électromolrice appliquée au tube. Par exemple un tube qui fonctionne sous 0,1 volt peut fonctionner dans de bonnes conditions sous i volt, a volts et même io volts, à la condition d’intercaler dans le circuit une résistance convenable [résistance p' de la figure 17] de manière à ce que la densité de courant reste inférieure à la valeur limite.
- D’après cela, la notion de force électromotrice critique de cohésion ne semblerait pas devoir être conservée, mais plutôt remplacée par la considération de la densité de courant critique, ou de l’intensité critique.
- Il y a deux valeurs de cette intensité à considérer : la valeur (p, résistance du circuit extérieur au tube) qui oscille entre -rr—,— et — pour le tube décohéré.
- 1 n «ï+p Ri + P 1 -
- E E E
- R2+ p R + p ^ Ri p
- et la valeur —r— 1 qui oscille entre —— et —-— pour le tube cohéré
- -f P n ri H- P ri + p r
- E E E
- T? < r + p < fi+P
- En ce qui concerne la facilité du retour sous l’influence du choc la valeur qui paraît la plus importante à considérer est la valeur yqry-
- Pour un tube donné la sensibilité est d’autant plus grande que l’on donne à f une valeur plus faible, c’est-à-dire plus rapprochée de la limite au-dessous de laquelle le retour ne serait plus possible.
- De même la sensibilité est d’autant plus grande que l’on part d’une valeur de Pv plus rapprochée de la valeur minimum Rr Rien que cette valeur minimum Rt soit mal déterminée on peut dire que la sensibilité va en croissant à mesure que l’on part d’une valeur de R plus éloignée de R2.
- p.350 - vue 351/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 351
- Tels sont les principaux résultats que l’étude de la chute de résistance des cohéreurs a fournis à M. Tissot en dehors du procédé d’appréciation de la valeur pratique d’un cohé-reur que cette mesure constitue.
- Conclusions. — Comme conclusions de cette trop longue revue des travaux et des expériences récentes faites en télégraphie sans fil nous ne voulons retenir que ceux relatifs à la mise en pratique des procédés de celte nouvelle télégraphie.
- Si la continuation d’études du genre de celles entreprises et menées à bien par M. Tissot, de celles effectuées par M. Ferrié sont susceptibles d’éclairer de mieux en mieux les phénomènes utilisés en télégraphie sans fil et s’il est très désirable que ce genre d’études soit continué avec la même méthode et le même souci de rigueur, les expériences de communication à longue distance de M. Marconi, les essais de syntonisation d’ailleurs suivis d’insuccès de M. Marconi, de M. Slaby ne nous paraissent pas devoir présenter dans la pratique, seul domaine que ces essais intéressent, une bien grande utilité, ni répondre à la solution de problèmes vraiment pratiques.
- Toutes ces installations à grandes distances et à dispositifs dits de syntonisation sont délicates, complexes et coûteuses, et n’assurent en aucune manière la sécurité des communications.
- Gomme le rendement télégraphique sera toujours très faible, comme le fait remarquer M. Ferrié (1), par suite de la lenteur obligée de la transmission, par l’effet des diverses causes de perturbations d’origine atmosphérique et aussi à cause de la presque impossibilité de transmettre ou de recevoir plusieurs messages simultanément, la télégraphie sans fil doit se résigner à demeurer une solution très élégante et très pratique du problème des communications à petites distances, suivant le domaine que nous lui tracions dans ce journal même il y a quelques années (). Il est illusoire, pensons-nous, de vouloir la considérer comme une concurrente de la télégraphie avec conducteurs.
- A. Turpain.
- CONGRES DE MONTA I R AN
- DE L'ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES (3)
- Dans cet article nous continuerons la revue des communications présentées à la
- Section de Physique
- Sur V influence de la capacité sur F amortissement de la décharge d’un condensateur, par R. Swyngedauw, maître de conférences à la Faculté des sciences de Lille.
- D’après la théorie classique l'amortissement des oscillations d’une décharge doit uniquement dépendre du rapport R/L de la résistance à la self-induction. Mais cette théorie suppose plusieurs conditions non remplies en pratique; en particulier elle suppose les
- (û G. Fehkié. —Société internationale des Electriciens, 3 janvier 1902. ’
- (2) A. Tukpain. — L'Eclairage Electrique, 2 septembre 1899. Sur les applications possibles de la télégraphie dite 6ans fil.
- Sur les applications pratiques des ondes électriques, p. idi (Paris, C. Naud).
- (3) Voir ies numéros du 23 et 3o août, p. u65 et 3oi.
- p.351 - vue 352/746
-
-
-
- 352
- T XXXII. —N° 36.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- résistances constantes pendant tonte la durée du phénomène, tandis qu’en réalité l’étincelle qui accompagne la décharge donne lieu à une variation de résistance. Aussi ses conséquences peuvent-elles se trouver parfois en défaut. C’est ce qui a lieu pour celle relative à l’amortissement car, par des expériences qu’il décrit dans sa communication, M. Swyngedauw a constaté que l’amortissement dépend essentiellement de la capacité et croit en sens inverse de cette dernière.
- i° Dans une première série d’expériences, le dispositif était le suivant : Deux jarres C et C' ont leurs armatures externes reliées par un fil continu tandis que leurs armatures internes sont reliées par un fil interrompu par un excitateur.
- La jarre C étant chargée à un certain potentiel V0 une étincelle éclate en I pour une valeur convenable de la distance des boules de l’excitateur et la jarre C se décharge sur la jarre C'. Le potentiel final Y, est donné par la relation
- Ce potentiel final peut être atteint d’une façon continue ou par une série d’oscillations suivant la forme et la nature du circuit. Si l’on suppose les résistances constantes dès le début de la décharge, on trouve par un calcul facile, dans le cas où la décharge est oscillatoire, que la différence de potentiel entre les armatures de la jarre C' est donnée par l’expression
- Y' = Vf
- U
- x
- 2TC
- où 9 représente la constante de temps et T la période d’oscillation de la décharge. On déduit de cette expression que si l’amortissement est faible V' peut atteindre une valeur plus grande que Yf et meme une valeur sensiblement double de Yf et que le rapport du potentiel maximum Ym au potentiel final V/-est d’autant plus grand que la capacité de C'est plus faible.
- Ce potentiel VTO est accessible à l’expérience. Pour cela il suffit de relier, par des fils courts, les deux armatures de la jarre C' aux deux boules d’un second excitateur E' et de chercher la distance maximum 8 que l’on peut établir entre ces boules pour qu’il y jaillisse une étincelle quand le condensateur C, chargé à un potentiel toujours le même V0, se décharge dans le condensateur C'. On détermine ensuite avec un électromètre de Bicliat et de Blondlot la différence de potentiel correspondant à cette distance explosive et l’on a ainsi V)n (1).
- Le potentiel initial V0 est mesuré au moyen du même électr.omètre ; le potentiel final Y/-est calculé à l’aide de la relation (i).
- Dans des expériences faites avec des condensateurs reliés par des fils de o,8 mm de diamètre et de i à 2 m de longueur, M. Swyngedauw a obtenu les résultats suivants :
- C C' v0 v m "vT
- o,oo5 microfarad 0,007 microfarad 87 u. é. s. C. G. S. i,56
- o,oi3 » 0,0002 » 60 » 1,20
- o,oi3 » 20 u. é. s. C. G. S. 60 a 1,09
- (l) Il convient d’opérer dans l’obscurité et avec des boules soigneusement polies à la toile d’émeri lin après chaque étincelle car dans ces conditions la distance explosive ne dépend pas, comme l’a établi M. Swyngedauw dans des recherches antérieures, de la rapidité plus ou moins grande avec laquelle se fait la charge de l’excitateur.
- p.352 - vue 353/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- 353
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- En réunissant les armatures externes par une bobine de io~4 quadrant environ, il a obtenu :
- G
- o,oo5 microfarad o,oi3 »
- o,oi3 »
- C'
- 0,007 microfarad 0,0002 »
- 20 u. é. s. C. G. S.
- V0
- 87 u. é. s. C. G. S. 60 »
- 66 »
- V,n
- >7
- 1,89
- 1,24
- I,l4
- Dans ce dernier cas le potentiel maximum Ym est plus grand que dans le premier; cela tient, suivant M. Swyngedauw, à ce fait que les fils qui joignent les armatures de C' à l’excitateur E sont négligeables devant le reste du circuit dans le second cas et qu’ils ne le sont pas dans le premier; « dans le second cas Vm représente réellement le potentiel entre les armatures; il n’en est pas ainsi dans le premier. »
- Malgré cette remarque restrictive on n’en conclut pas moins : « Les expériences précédentes montrent que la diminution de la capacité d'un condensateur produit une augmentation cl' amortissement des oscillations de la décharge, contraire aux prévisions delà théorie cle Lord Kelvin. Les résultats numériques rapportés indiquent que l’écart de cette théorie et de l’expérience peuvent être considérables pour les décharges de condensateurs de faibles capacités, de l’ordre de quelques unités électrostatiques G. G. S. »
- 20 Dans une seconde série d’expériences la décharge du condensateur G s’effectue dans une bobine intercalée, ainsi qu’un excitateur I, entre les armatures de C; entre les extrémités de la bobine se trouve disposé, en dérivation, un second excitateur E donnant le potentiel maximum Ym entre ces extrémités. L’écartement des boules de I correspondait à un potentiel explosif initial V* de 82 unités électrostatiques. La bobine, constituée par un fil de 0,8 mm de diamètre, avait une self induction de io~4 quadrant.
- Les mesures faites avec ce dispositif ont donné les résultats suivants :
- C =
- v™_
- Vi ~
- o,oo5 m. f. 0,98
- 200 C. G. S: 0,78
- 20 C. G. S.
- 0,39
- « Sans doute dans ces dernières expériences, fait remarquer M. Swyngedauw, la capacité de la bobine intervient, mais l’erreur qu’on peut commettre de ce fait n’est pas de l’ordre de grandeur du phénomène à constater et nous voyons encore très nettement démontrée la proposition énoncée : la décharge est d’autant plus amortie que la capacité du condensateur est plus faible. »
- « En résumé, ajoute-t-il, la théorie que Lord Kelvin a donnée des décharges des condensateurs 11e représente pas les faits dans les premiers instants de la décharge; l’amortissement en particulier est beaucoup plus grand que celui que donnent les formules classiques, et on s’exposerait à de graves erreurs en les appliquant aux décharges de condensateurs de faible capacité tels que les excitateurs de Hertz. »
- Action des radiations ultra-violettes sur la décharge électrique, par le Dr Bordier.
- La source de radiations ultra-violettes est un arc électrique; la décharge éclate entre les boules d’un excitateur reliées à une bobine et ces boules étaient fréquemment repolies. Lorsque l’arc est à une distance D de l’excitateur un flux continu d’étincelles éclate entre les boules pour une certaine distance d entre celles-ci et quand on fait croître D, cette dernière distance diminue. En effectuant des mesures de d pour diverses valeurs de D, puis représentant graphiquement leurs résultats en portant d en ordonnées et D en abscisses, M. Bor-
- p.353 - vue 354/746
-
-
-
- 354
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 36.
- dier a obtenu une ligne droite. La relation entre cl et D est donc de la forme atZ-f-^D + o, dans les limites des expériences.
- Sur l’arc chantant et les contacts imparfaits, par le lieutenant de vaisseau Tissot.
- Dans cette communication, l’auteur rappelle succintement les conditions dans lesquelles on obtient un arc chantant et décrit un nouveau phénomène qu’il a observé; il décrit ensuite diverses expériences sur les contacts imparfaits auxquelles l’ont amené l’étude de l’arc chantant; il termine en donnant une application de l’arc chantant à la mesure des faibles self-inductions.
- I. On sait que si l’on met en dérivation sur un arc à courant continu (ou alternatif) un condensateur et une bobine de self-induction, Lare rend, pour un réglage convenable, un son continu de caractère musical; la période de ce son est donnée par la formule T = i- y/LC, où C et L désignent respectivement la capacité et la self-induction du circuit dérivé (Q.
- Le son musical continu ne se produit que pour le réglage particulier de l’arc qui correspond à la limite de l’arc sifflant. Mais si Von oient ci formel* le circuit dérivé de réactance après avoir établi Varc normal, on entend se produire dans l'arc un petit bruit sec.
- Ce bruit sec est d’ailleurs en réalité un son musical de très courte durée. On en peut mettre le caractère en évidence d’une manière très nette en intercalant successivement dans le circuit dérivé, après l’avoir ouvert et fermé rapidement, un nombre croissant de spires choisi par exemple de façon à ce que les notes rendues correspondent aux accords de la gamme : l’artifice est analogue à celui qui consiste à montrer le caractère musical du choc d’une planchette en jetant l’une après l’autre sur le sol des planchettes de bois convenablement choisies.
- IL Quand un courant alimente un arc chantant il se produit une phénomène remarquable de résonance acoustique en tous les points du circuit où existe un contact imparfait (2).
- Ce phénomène de résonance se manifeste presque constamment dans les interrupteurs. Néanmoins le son rendu (qui est l’exacte reproduction du son donné par l’arc) ne devient particulièrement intense que si les contacts sont imparfaits, légèrement oxydés par exemple. En particulier on produit aisément le phénomène en fermant le circuit par une barrette de cuivre légèrement oxydé reposant sans pression sur deux plaques du même métal; il se produit d’ailleurs aussi avec tous les métaux essayés ainsi qu’avec un contact métal-charbon; les meilleurs résultats ont été obtenus avec des contacts comprenant du cuivre et du zinc ou du plomb. Le son obtenu, bien que moins intense que celui de l’arc lui-même, s’entend cependant à distance, dans toute une salle par exemple.
- Le son ne disparaissant pas quand on prend à pleine main les. pièces de contact, sa pro-
- fil « Pour la réussite de l’expérience il faut prendre certaines précautions. On doit ne faire usage que de charbons homogènes et donner au circuit dérivé une résistance inférieure à 2 ohms. D’ailleurs l’expérience montre que le phénomène se produit d’autant mieux que la résistance est plus faible, la capacité plus grande et la self-induction plus petite. En fait, les sons aigus ou suraigus se produisent et surtout se maintiennent plus aisément que les sons graves. Le son prend naissance pour un réglage de l’aire qui correspond à la limite de l’arc sifflant, au point de passage à l’arc normal. Au moment où s’établit le phénomène, il se produit une chute brusque de l’intensité dans le circuit d’alimentation. Cette intensité conserve ensuite une constance remarquable, si bien que la meilleure manière de maintenir le réglage de l’arc est de suivre un ampèremètre placé en circuit ».
- (2) On sait qu’on peut faire chanter un second arc, produit entre charbons ou même entre métaux, placé sur le même circuit d’alimentation de l’arc chantant. M. Tissot pense que le phénomène qu’il signale est de la même nature que le précédent ; il en diffère cependant en ce qu’il se produit spontanément sans exiger de réglage.
- p.354 - vue 355/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 355
- duction ne paraît pas devoir être attribuée à un mouvement d’ensemble du système métallique. Par contre le phénomène est considérablement atténué quand on exerce une pression sur le contact, et si les surfaces en contact sont bien propres, le phénomène, toujours peu intense dans ce cas, disparait complètement par une pression modérée. Aussi M. Tissot l’attribue-t-il à des variations périodiques dans la valeur des résistances de contact.
- Une expérience qui confirme cette manière de voir est la suivante : on dispose dans le circuit de l’arc chantant une barrette de cuivre reposant par ses deux extrémités sur des blocs de plomb; entre ces blocs on établit un circuit dérivé comprenant une pile et le primaire d’une bobine d’induction; en reliant un téléphone aux deux extrémités du secondaire de cette bobine on entend le son de l’arc dans le téléphone (x).
- Cette expérience est d’ailleurs à rapprocher d’une expérience du capitaine Ferrié sur les contacts imparfaits : un circuit comprenant une pile et l’enroulement primaire d’une petite bobine d’induction est fermé par le contact imparfait d’une pointe mousse sur un bloc métallique; la pointe fait partie d’une vis micrométrique qui permet de régler la pression du contact; pour un réglage convenable un téléphone branché aux bornes du secondaire de la petite bobine fait entendre un son.
- Ce rapprochement conduisit M. Tissot à penser qu’il y a une étroite analogie entre les phénomènes que présentent les contacts imparfaits utilisés dans la télégraphie sans fil et ceux qu’il a observés dans les contacts imparfaits du circuit d’un arc chantant. Il se trouva ainsi amené à étudier comment se comportent sous l’action des ondes hertziennes le dispositif constitué par une barre de cuivre reposant sur deux blocs de plomb. Il constata que ce contact imparfait est susceptible de se comporter à volonté soit comme un cohéreur ordinaire, soit comme un cohéreur auto-décohérent, soit même comme un anti-cohéreur : il suffit pour cela d’intercaler le contact dans le circuit d’une pile ou mieux d’un potentiomètre et de régler convenablement la pression du contact et l’intensité du courant. Gomme il est naturel que des phénomènes analog'ues soient produits par des causes analogues aussi, M. Tissot suggère que les phénomènes présentés par les cohéreurs sont dus à des dilatations locales provoqués par des effets thermiques au contact et il se propose de faire bientôt une étude spéciale pour élucider ce point.
- III. La troisième partie de la communication est, comme nous l’avons dit, consacrée à l’exposé d’une application du phénomène de l’arc chantant à la mesure des faibles coefficients self-inductions (2).
- M. Tisssot a commencé par s’assurer, au moyen de mesures précises, de l’exactitude de la relation T = a-y/LC. Pour cela il se servait d’enroulements inductifs déformés géométriques simples dont la self-induction pouvait être déterminée par le calcul et de condensateurs dont la capacité était déterminée expérimentalement avec une durée de charge voisine de celle qui correspond à la période du courant qui prend naissance dans l’arc (3).
- (x) M. Tissot fait remarquer l’analogie que présenté ce dispositif avec celui qui est connu sous le nom de « berceau de Trevelyan ». Rappelons que celui-ci consiste à poser en équilibre sur un bloc de plomb une masse de cuivre échauffée ; le système entre en vibration, soit spontanément, soit sous l’influence du choc le plus léger ; selon les conditions du contact, il se produit une succession de chocs rythmiques plus ou moins rapprochés ou un son musical de hauteur variable. Or dans cette expérience le son résulte de la productiou de dilatations locales aux points de contact ; il est donc probable que dans l’expérience électrique l’explication est la même.
- (2) Rappelons que M. Janet a également utilisé le phénomène de l’arc chantant pour la mesure des coefficients de self-induction (voir Écl. Elect., t. XXVIII, p. m, 20 juillet 1901); mais la méthode qu’emploie M. Janet, laquelle présente l’avantage de dispenser de la mesure de la hauteur du son donné par l'arc, est différente de celle qu’a appliquée M. Tissot.
- (3) Cet.te précaution était indispensable, car à cause des différences de potentiel relativement grandes utilisées, il
- p.355 - vue 356/746
-
-
-
- 356
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 36.
- Ces expériences préliminaires ayant démontré une fois de plus l’exactitude de la formule, M. Tissot s’est servi de celle-ci pour déterminer les coefficients de self-induction des dispositifs Blondlot (excitateur et résonateur) qu’il utilise dans ses recherches sur la télégraphie sans fil. Pour avoir T il emploie l’un des procédés suivants (') : i° Les rayons émis par l’arc chantant sont reçus sur un miroir tournant animé d’une vitesse modérée (5 tours par seconde au maximum) et reçus sur une plaque photographique ; on obtient alors une bande striée; 2° Les rayons de l’arc, concentrés par une lentille, tombent sur un papier sensible enroulé sur un tambour; sur ce même papier on reçoit la lumière réfléchie par le miroir d’un électrodiapason (2).
- Les phénomènes de luminescence dans les tubes a gaz raréfié et les dispositifs pour courants de haute fréquence, par A. Turpain, maître de conférences à la Faculté des sciences de Poitiers.
- I. Les dispositifs de production des courants de haute fréquence comportent tous l’emploi d’une bobine d’induction qui entretient un transformateur auquel sont joints un condensateur et un exploseur ou excitateur. La figure i représenle l’un de ces dispositifs ; b et b' sont les bornes d’une bobine d’induction, E l’excitateur, G le condensateur, p etp' les extrémités du secondaire du transformateur T constituant les pôles du dispositif producteur de haute fréquence.
- M. Turpain s’est demandé si ces multiples appareils sont indispensables pour reproduire les effets lumineux que donnent les courants de haute fréquence, effets lumineux qu’il divise en deux catégories : i° effet de luminescence se produisant à l’intérieur d’ampoules dont l’atmosphère est amenée à un degré convenable de raréfaction (3) ; 2° effet d'incandescence consistant dans l’entretient de lampes à incandescence (i). Ses expériences l’ont amené aux constatations suivantes :
- Les effets lumineux de la première catégorie peuvent être produits dans les même conditions et avec la même intensité alors qu’on supprime successivement le transformateur, le condensateur et même l’excitateur; une bobine d’induction en activité suffît seule à les produire.
- Les effets lumineux de la seconde catégorie nécessitent l’utilisation des appareils énoncés ci-dessus. Une seule bobine d’induction ne permet pas de les reproduire. Alors même que le transformateur et le condensateur sont adjoints à la bobine, si l’excitateur est supprimé, le phénomène d’incandescence est supprimé, seule la luminescence persiste.
- IL Les expériences ayant conduit à ces résultats sont les suivantes :
- Luminescence produite par la bobine de Ruhmkorff seule.— i° Si l’on réunit un des pôles b de la bobine de Ruhmkorff à l’une des extrémités d’un solénoïde dont l’autre extrémité est libre, on constate qu’une ampoule à gaz raréfié déplacée dans le voisinage du solé-
- convient de prendre, pour diminuer l’encombrement, des condensateurs à lame diélectrique solide, lesquels ont, ainsi qu’on le sait, une capacité dépendant dans une large mesure de la durée du courant de charge.
- (Ç Pour une évaluation approximative on peut se borner à déterminer le nombre de vibrations du son donné par l’arc en établissant l’unisson avec une sirène entraînée par un petit moteur électrique commandé par un rhéostat.
- (2) Ainsi que nous l’avons dit dans l’exposé général des travaux de la section de Physique, M. Tissot a fait une communication des plus intéressantes sur la télégraphie sans fil, dans laquelle il a donné les résultats encore inédits de ses remarquables recherches sur cette question ; ces recherches se trouvant exposées dans l’article de M. Turpain publié dans ce numéro nous n’avons pas à analyser ici cette communication. '
- (:1) Ce sont ces effets lumineux qui ont été obtenus pour la première fois par M. Tesla [Electrical Engineer, New-York, i3 mars 1891).
- (’*) Obtenus pour la première fois par M. Elihu Thomson (.Electrical Engineer, New-York, février 1892.
- p.356 - vue 357/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 357
- b'
- noïde manifeste une luminescence comparable à celle obtenue avec le dispositif complet de la figure 1. — Le pôle b' de la bobine ne reçoit aucun conducteur.
- 20 Si l’extrémité libre du solénoïde de l’expérience précédente est réunie au pôle b' de telle sorte que le circuit induit de la bobine d’induction est fermé par le solénoïde, l’ampoule à gaz raréfié ne donne plus qu’une luminescence très atténuée et qui ne se manifeste qu’au voisinage du cylindre formé par la bobine d’induction (type O. Rochefort de 5o cm d’étincelle).
- 3° Si la bobine est mise en activité alors qu’aucun conducteur ne réunit les pôles b,b' qui sont tous les deux libres, un tube ou une ampoule à gaz raréfié déplacé au voisinage de la bobine manifeste une très vive luminescence.
- 4° Si l’on réunit les deux pôles de la bobine d’induction à deux
- grandes plaques métallique P (plaques carrées de y5 cm de côté) (fig. 2)
- uiiujujuu
- AAWVWVV
- Fig.
- b'
- ?'
- un même tube à gaz raréfié disposé dans les régions 1 et 3 manifeste une très vive luminescence alors que déplacé dans la région 2 il ne donne lieu qu’à une luminescence très peu marquée.
- 5° L’un des pôles de la bobine, ô, est relié à une des plaques P. ^
- L’autre pôle b' est laissé sans conducteur. Une seconde plaque P' est disposée paralèllement à la première et simplement isolée (fig. 3). —
- On constate une luminescence marquée en 1, en 2 et même en 3. — Il en est de même si au lieu d’un seul écran métallique P7 on dispose deux et trois écrans métalliques ; la luminescence se manifeste non seulement aux abords de la plaque P reliée à b mais même
- à travers les trois écrans parallèles à P.
- Comparaison de la luminescence produite avec la bobine cVinduction seule et de celle obtenue avec le dispositif complet de la figure 1. — i° Le dispositif de l’expérience précédente (fig. 3) est relié non plus au pôle b de la bobine d’induction, mais au pôle p du dispositif de production des courants de haute fréquence (fig. 1). — On observe une vive luminescence en 1 et en 2 mais aucune luminescence en 3.
- 20 Le dispositif de la figure 1 a son pôle p relié à une plaque P de 7a cm de côté, le pôle p' étant libre. La bobine d’induction, celle même qui alimente le dispositif (fig. 1), a son pôle b relié à la même plaque P, le pôle b' étant libre.
- Dans ces conditions on constate que le dispositif (fig. 1) donne avec ou sans soufflage magnétique un champ luminescent de même intensité. Cette intensité est moindre que celle obtenue avec la seule bobine. Dans une expérience comparative, toutes choses égales d’ailleurs, un même tube cesse de s’illuminer à 60 cm de la plaque P du dispositif 1, alors qu’il s’illumine encore à i;,6o m de la plaque P reliée au pôle b de la seule bobine d’induction.
- 3° Etude de l’influence du condensateur C du dispositif (fig. 1). — Les choses étant disposées comme dans l’expérience précédente, la luminescence cesse de se produire :
- Avec un condensateur de 0^020 et sans soufflage, à 1 m de P.
- » » et avec soufflage, à r, 10 m «
- » de 0^06 et avec soufflage, à i,4o m »
- » de 0^23 et avec soufflage, à i,y3 m »
- Fig. 2 et 3.
- et avec soufflage, à 1,90m
- p.357 - vue 358/746
-
-
-
- 358
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 36.
- Dans les mêmes conditions le champ produit par la bobine seule produit encore la luminescence du même tube à gaz raréfié à 2 m de la plaque P.
- Conditions de production d'incandescence. — Pour produire l'incandescence on s’est servi d’un des dispositifs de M. Elihu Thomson, consistant à ne conserver que le primaire du transformateur T de la figure 1. La lampe à incandescence expérimentée est reliée aux deux extrémités d’une spire conductrice disposée concentriquement au solenoïde primaire de T. Dans ces conditions la mise en activité du dispositif produit l’incandescence du filament de la lampe.
- On peut faire varier dans des limites assez éloignées la valeur de la capacité du condensateur G sans que l’incandescence cesse de se produire. On peut même supprimer complètement le condensateur, cependant dans ces conditions, l’incandescence se produit moins aisément. Par contre elle cesse complètement dès qu’on supprime l’excitateur E qui paraît être la partie essentielle du dispositif.
- III. -- Il était intéressant de rechercher quelle particularité de l’état électrique des conducteurs constituant le dispositif de la figure 1 les rend propres à produire l’incandescence et pourquoi ce dispositif n’est pas nécessaire pour la production de la luminescence.
- A cet effet, M. Turpain a concentré à l’aide de deux fils conducteurs parallèles le champ produit par ces dispositifs et il a étudié le champ ainsi concentré à la manière dont on étudie le champ hertzien. Il s’est servi successivement du résonateur Hertz, du résonateur à coupure, de cloches à gaz raréfié à l’intérieur desquelles sont disposés des résonateurs électriques. En déplaçant un pont mobile établi sur les deux fils de concentration, il était aisé de mettre en évidence l’existence d’ondes stationnaires par la constatation des ventres et des nœuds successifs qui s’étagent le long des fils.
- Dans le cas où le champ étudié est celui fourni par le dispositif de la figure 1 (les deux pôles p et p' sont munis de plaques métalliques parallèlement auxquelles sont disposées les plaques de concentration fixées aux extrémités des deux fils de concentration) on a pu mettre en évidence l’existence d’ondes stationnaires ; de plus on a observé qu’un soufflage énergique de l’étincelle de l’excitateur augmente l’intensité des phénomènes aux sections ventrales. Pa contre il a été impossible de déceler aucun phénomène d’ondes stationnaires dès que l’excitateur est supprimé et que le champ est produit par des dispositifs tels que ceux des figures 2 ou 3 qui 11’utilisent qu’une seule bobine d’induction.
- En intercalant dans une coupure pratiquée sur l’un des fils de concentration une longueur additionnelle égale à la demi-longueur d’onde des oscillations qui excitent le résonateur employé, M. Turpain a réussi à reproduire avec les dispositifs de haute fréquence les phénomènes du champ interfèrent ; toutefois il est plus difficile d’obtenir une interférence complète avec ces dispositifs que par l’emploi d’un simple excitateur de Hertz.
- De ces expériences M. Turpain conclut :
- Les effets de luminescence doivent être rapportés à de simples phénomènes d’induction susceptibles d’être rapprochés des effets d’illumination produits dans les tubes de Geissler.
- Les effets à'incandescence nécessitent la production d’ondes électriques dont l’organe indispensable de production paraît être l’excitateur.
- Sur les propriétés des enceintes fermées relatives aux ondes électriques, par A. Turpain.
- En télégraphie sans fil il est d’usage constant de protéger, au moyen d’enceintes métalliques fermées, les dispositifs récepteurs contre l’action nuisible d’excitateurs voisins. M. Turpain a étudié aussi complètement qu’il lui a été possible les effets que l’emploi des
- p.358 - vue 359/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 359
- enceintes fermées permet d’obtenir tant au point de vue de la pénétration des ondes à leur intérieur que de la concentration des ondes produites dans ces enceintes.
- Après avoir rappelé les travaux antérieurs de M. Branly sur le même sujet (*), M. Turpain décrit les expériences qu’il a faites. En résumant cette description nous risquerions de passer sous silence quelque fait intéressant pour la pratique de la télégraphie hertzienne; pour cette raison nous donnons in-extenso le mémoire présenté par AI. Turpain.
- Dispositifs utilisés. — Transmetteur. — Le dispositif transmetteur T (fîg. 1) est constitué par une bobine d’induction B pouvant donner des étincelles de 8 cm de longueur; cette bobine alimente un petit excitateur à 2 sphères de 1 cm de rayon ; les sphères sont distantes de o,5 mm. L’étincelle excitatrice éclate dans l’air. La bobine d’induction est alimentée par le courant de deux piles au bichromate associées en série.
- 6 o &
- Fig. 1 el 2.
- Le tout peut être contenu à l’intérieur d’une caisse de bois tapissée de feuilles d’étain de o,o5 mm d’épaisseur. La caisse mesure 3o cm de longueur, 22 cm de largeur et 20 cm de hauteur. — Un couvercle recouvert de feuilles d’étain ferme hermétiquement la caisse. — Une ouverture circulaire o, de 7 mm de diamètre, est pratiquée dans une paroi de la caisse à la hauteur du plan horizontal contenant l’axe de l’excitateur (à i4 cm du fond) et juste en face de l’étincelle excitatrice. —L’axe de l’excitateur est placé parallèlement à la face de la caisse munie de cette ouverture et à 4 cm de cette ouverture. Cette ouverture o peut d’ailleurs être supprimée à l’aide d’une petite feuille d’étain.
- On peut aisément, en appuyant sur une portion mobile du revêtement d’étain du couvercle, agir de l’extérieur sur un bouton de contact qui ferme le circuit du transmetteur.
- Récepteur. — Le récepteur R (fig. 2) est constitué par un cohéreur à limaille c disposé avec son frappeur, un relais Claude r et une sonnerie d’appel s à l’intérieur d’une caisse recouverte de feuilles d’étain et ayant comme dimensions : 42 cm de longueur, 20 cm de largeur et 24 cm de hauteur. — Cette caisse qui peut être fermée par un couvercle métallique est également percée d’une ouverture circulaire o' de 7 mm de diamètre pratiquée dans une face à 14 cm du fond. — L’axe du cohéreur est horizontal, parallèle à la face ainsi percée à 14 cm du fond et à 6 cm de cette face. L’ouverture o' se trouve juste en face de l’intervalle occupé par la limaille. On peut à volonté supprimer cette ouverture.
- Les cohéreurs employés sont des cohéreurs à limaille, soit du type cohéreur magnétique de M. Tissot, soit du type à limaille d’or et d’argent. La plupart de ces cohéreurs ont été
- (') Les expériences de M. Branly (voir Ecl. Elect., t. XVI, p. 155, 23 juillet 1898) ont eu surtout pour but de montrer à quelle distance un radioconducteur enfermé dans une caisse à parois métalliques dont une des faces est pourvue d’ouvertures de formes variées, cesse d’être influencé parles ondes issues d’un radiateur. M. Branly a ainsi nettement mis en évidence le passage très facile qu’offrent des fentes verticales aux ondes émises par un excitateur d’axe horizontal. Des fentes horizontales cessent d’offrir passage aux ondes à des distances 6 à 8 fois moindres ; des ouvertures circulaires (0,7 cm2) ou carrées (4 cm2), à des distances 3 à 8 fois moindres, alors que la surface découverte est jusqu’à 4° fois plus grande que celle de la fente comparée.
- p.359 - vue 360/746
-
-
-
- 36o
- T. XXXII.—N° 36.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- mis aimablement à notre disposition par M. Tissot. L’un d’eux avait assuré des communications télégraphiques sans fil à 65 milles (120 km). — Le cohéreur était adapté à un dispositif récepteur 0 tel que ceux en usage dans la marine française et construits, sur les indications de M. Tissot, par M. 0. Rocliefort qui nous a obligeammeut prêté ce récepteur.
- Conducteurs. — Les ouvertures 0, o;, dont les caisses R et T sont mnnies peuvent recevoir :
- i° Soit les extrémités d’un tube de verre A de 3 m de longueur recouvert sur toute sa surface d’un revêtement de feuille d’étain ;
- 20 Soit celles du même tube conducteur A à l’intérieur duquel on a disposé suivant l’axe un fil de cuivre de 1 mm de diamètre recouvert de gutta ;
- 3° Soit encore les extrémités d’un conducteur B formé d’un' fil sous plomb de 10,5o 111 de longueur.
- Expériences. — I. Emploi des enceintes seules. — a). Le transmetteur T étant à l’air libre et le récepteur R dans son enceinte complètement close (l’ouverture o' est supprimée), on ne constate aucune action de T sur R. (Ce fait a déjà été signalé par M. Branly.)
- b) . Dans ces conditions si une fente de moins de 1 mm de large est ménagée, par un faible glissement du couvercle, T agit sur R, et cela que la fente soit placée parallèlement à la longueur ou parallèlement à la largeur de la caisse. (Ce fait a été également signalé par M. Branly).
- Inversement si R est à l’air libre et T disposé dans son enceinte on constate les mêmes faits : a'). Inaction, si l’enceinte est complètement close, b'). Action si une fente se trouve ménagée. (Ces faits ont été signalés par M. Branly.)
- c) . R et T étant disposés dans leurs enceintes respectives et les ouvertures 0 et o' débouchées l’une et l’autre, on ne constate aucune action de T sur Pi alors que la distance qui sépare les deux caisses est de 1 m.
- IL Emploi d'un fil conducteur. — a). On réunit les deux enceintes par un fil conducteur isolé qui pénètre à travers les orifices 0 et o' sans être en contact avec le revêtement métallique des caisses. (Le fil est en contact avec l’une des sphères de l’excitateur et aboutit à 2 cm du cohéreur) : on constate que T agit sur R (fig. 3, a).
- b). Si l’on vient à fermer l’orifice o du transmetteur (le fil est alors en contact avec le revêtement de l’enceinte) toute action de T sur R cesse (fig. 3, b). Mais il suffit de découvrir T pour qu’il actionne à nouveau R (fig. 3, b).
- b’). On constate la même suite de faits en fermant l’orifice o! du récepteur R (celui, 0, du transmetteur étant ouverte) et en découvrant le récepteur R (fig. 3, b').
- III. Emploi du tube conducteur A. — a). On réunit R et T par le tube conducteur A dont les extrémités sont engagées dans les orifices o et o'. Le tube pénétre dans les enceintes sans qu’il y ait contact avec le revêtement : T agit sur R. — Cest une variante de l’expérience II, a. (Fig. 4i a-)
- b) . L’orifice 0 de R est fermé de manière à ce qu’il y ait contact entre le revêtement
- conducteur et le tube A : T cesse d’agir sur R et cela alors même que l’on découvre T (fig. 4, b, bf. '
- c) . Si dans les mêmes conditions on découvre R, alors que T est couvert ou découvert, T agit sur R (fig. c).
- b'). L’orifice o' de R laisse passer librement le tube conducteur A sans qu’il y ait contact entre le tube et le revêtement métallique de l’enceinte R; on bouche l’orifice 0 de telle sorte qu’il y a contact entre l’enceinte métallique de L et le tube A. — Dans ces conditions,
- p.360 - vue 361/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 36i
- si II et T sont tous deux couverts, il n’y a aucune action de T sur R. — Si l’on découvre R en laissant T couvert, T n’agit pas sur R (fig. 4> b', b'J.
- c'). Mais si T est découvert, que R soit couvert ou non, T agit sur R. cl). Enfin lorsque les deux enceintes contenant R et T sont en contact avec le tube A (fig. 4, d) de manière à ce que l’ensemble des enceintes et du tube forme une enceinte métallique complètement close, T n’agit sur R. — Non seulement quand les deux caisses sont couvertes, mais alors même qu’elles sont découvertes soit toutes les deux, soit Tune ou l’autre, T n’agit pas sur R.
- Si l’on reprend les dispositifs dans lesquels on constate que T agit sur R (expériences III, a, c, c') et que l’on ferme le tube A. en un point « par une cloison métallique on constate que la fermeture du tube n’empêche aucunement l’action de T sur R.
- 1 R T ^ n
- T 1 1 b‘
- b' j
- O
- Action Jzi a c ti on
- cl
- J *
- Action
- Inaction
- Fig. 3 et 4-
- IV. Emploi cVun câble a revêtement conducteur. — Au lieu de faire communiqer les deux enceintes par un simple tube métallique A, on établit les communications avec un conducteur isolé à revêtement métallique. Ce conducteur est formé soit par le tube A dans l’axe duquel a été disposé un fil conducteur recouvert de gutta, soit encore par le câble conducteur sous le plomb B de io,5o m de longueur.
- a) . Dans ces expériences le revêtement de plomb du conducteur est en contact continu avec le revêtement d’étain des enceintes. —Le fil conducteur de cuivre qui forme l’âme du câble met en communication l’une des sphères de l’excitateur avec l’un des pôles du cohéreur. — Gomme on devait s’y attendre on constate une action de T sur R (fig. 5, a).
- b) . Vient-on à dénuder le câble sur une longueur de quelques centimètres (4 cm) de son revêtement de plomb et à mettre à nu le fil de cuivre axial, sans établir de contact entre ce fil de cuivre et le revêtement de plomb? l’action de T sur R continue cà se manifester (fig. 5, b).
- c) . Mais si l’on réunit par un morceau de feuille d’étain les deux tronçons du tube de plomb et le fil conducteur de cuivre, T n’agit plus sur R (fig. 5, c).
- cl). Si la communication n’a lieu qu’entre le fil axial de cuivre et le tronçon de tube de plomb allant au transmetteur T, T agit sur R. (fig. 5, cl),
- e). Si, au contraire la communication est établie entre le fil axial de cuivre et le tronçon de tube de plomb allant au récepteur R, T n’agit plus sur R. (fig. 5, e),
- p.361 - vue 362/746
-
-
-
- 362
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 36.
- Ainsi dès qu’on détache la position (jt3' (voir fig. 5, c) de l’enveloppe d’étain de manière à supprimer la communication avec r. T agit sur R. Le rétablissement du contact continu entre r et le fil supprime l’action de T sur R.
- Conclusions. — On peut résumer ainsi ces diverses expériences:
- i° Chaque fois que T et R sont placés chacun dans une enceinte métallique complètement close, il n’y a aucune action possible de T sur R. (Fait signalé déjà par M. Branly).
- 2° Si l’enceinte métallique qui contient T ou R.est munie d’une seule petite ouverture circulaire à laquelle s’adapte un tube conducteur reliant les deux dispositifs, aucune action de T sur R n’est possible dans ces conditions. Mlais il suffit de découvrir l’enceinte munie du tube pour que l’action ait lieu.
- Les ondes qui ne pouvaient sortir de l’enceinte munie du tube ou y pénétrer peuvent alors agir de T sur R et se trouvent concentrées par le tube qui relie T et R.
- Il faut noter en effet que les deux dispositifs T et R, disposés à l’air libre cessent d’agir l’un sur l’autre à une distance de i mètre.
- 3° Alors que la communication entre les deux enceintes est impossible lors même qu’un tube conducteur relie les bords des ouvertures circulaires pratiquées dans chaque enceinte, l’action de T sur R se manifeste si le tube conducteur pénètre dans les enceintes sans en toucher le revêtement. Mieux encore, T agit sur R, si le tube conducteur est muni suivant son axè d’un conducteur reliant les deux dispositifs.
- 4° Cette action de T sur R au moyen d’un câble à revêtement métallique peut même avoir lieu, alors que le câble est dénudé de son revêtement métallique sur une petite longueur, pourvu qu’il n’y ait pas communication entre le tronçon de câble allant vers le récepteur R et l’âme du câble. T agit sur R, alors même que le tronçon provenant du transmetteur T est en contact avec l’âme du câble.
- Applications. — Dans les expériences précédentes, les dispositifs transmetteur et récepteur sont incapables d’agir l’un sur l’autre à l’air libre à plus d’un mètre de distance. On doit rapprocher de ce fait celui de la communication possible entre T et R placés à io,5o m l’un de l’autre, au moyen d’enceintes métalliques et de câbles à revêtement conducteur.
- Ces expériences indiquent les conditions dans lesquelles devront être placés les dispositifs producteurs d’ondes et les dispositifs récepteurs pour être utilisés dans la télégraphie hertzienne avec fil, alors que le fil conducteur est constitué par un câble.
- Les câbles sous-marins ou sous-terrains sont tous munis de revêtement métallique. — Le revêtement métallique devra être continué autour du conducteur axial jusqu’au voisinage des dispositifs récepteur et transmetteur du poste télégraphique. — Ces dispositifs devront être situés dans une enceinte métallique fermée mise en relation par une ouverture avec le revêtement du câble. — Dans ces conditions, une concentration très puissante des ondes électriques sera obtenue.
- Si l’on se contentait de relier le conducteur axial du câble aux appareils récepteur et transmetteur à la manière habituellement usitée en télégraphie ordinaire, aucune concentration des ondes ne pourrait être obtenue, les ondes passant du conducteur axial au revê-
- p.362 - vue 363/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 363
- tement métallique au point de la ligne où commence le câble, et étant de là disséminée dans le sol ou dans l’eau.
- Ces expériences peuvent également fournir quelques renseignements utiles sur l’emploi des enceintes fermées en télégraphie sans fil. En particulier, il y aurait, peut-être, avantage à renfermer les organes transmetteurs d’une part, les organes récepteurs, d’autre part, dans des enceintes métalliques closes, munies chacune d’une seule ouverture circulaire à laquelle viendrait aboutir un câble sous plomb mettant en relation chaque dispositif avec l’antenne.
- D’après l’expérience IV0,d il ne doit y avoir aucun inconvénient à relier le revêtement du câble qui vient du transmetteur au conducteur même de l’antenne. En ce qui concerne le récepteur, la mise en contact.du revêtement du câble avec l’antenne constitue une très elïicace et très commode protection des organes récepteurs contre les ondes issues du poste. Il suffirait, au moment de la réception, de supprimer cette relation, assurée par exemple au moyen d’une bague mobile, tout en maintenant les dispositifs récepteurs dans leur enceinte métallique.
- La nécessité des prises de terre pour la réception et pour la transmission obligera toutefois à pratiquer dans chaque enceinte une seconde ouverture circulaire.
- Application des ondes hertziennes au problème de la tarification mobile, par J. Renous ingénieur des Arts et Manufactures, et A. Turpain, maître de conférences à la Faculté des sciences de Poitiers.
- Dans cette communication est décrit un dispositif permettant de ralentir ou d’accélérer à volonté la marche des compteurs d’énergie disposés en un point quelconque d’un réseau de distribution électrique, et cela sans employer d’autres conducteurs que ceux nécessaires à la distribution, la manœuvre pouvant s’effectuer soit à l’usine génératrice, soit en tout autre point du réseau.
- Ce dispositif est basé sur l’emploi des ondes hertziennes produites par un excitateur placé au poste de commande et concentrées par un fil métallique jusque sur le fil neutre du réseau supposé à trois fils. Ces ondes sont ensuite propagées par le fil neutre jusqu’aux compteurs, à chacun desquels on adjoint un cohéreur muni de son frappeur et un relais. Lorsque le cohéreur est impressionné, un courant traverse le relais et celui-ci ferme un circuit dont le courant a pour effet d’agir sur le compteur pour en accroître ou en diminuer la vitesse. Dans le cas des compteurs Thomson, les plus employés, cette variation de vitesse est obtenue par le déplacement d’aimants permanents dans le champ desquels tourne le disque de cuivre servant à l’amortissement.
- Si l’on dispose de trois aimants, le jeu de l’excitateur hertzien amène successivement un, puis deux, et enfin les trois aimants à cheval sur le bord du disque amortisseur. Une nouvelle émission d’ondes produit un nouveau déplacement de la palette du relais, qui a pour effet d’éloigner ensemble les trois aimants du disque. On peut donc ainsi donner aux compteurs quatre régimes différents de vitesse ; un compteur témoin placé dans le poste décommandé permettra de s’assurer que le régime imposé à tous les compteurs du réseau est bien celui que l’on désire.
- Le courant circulant dans le circuit comprenant les cohéreurs et les relais est fourni soit par une pile spéciale placée chez l’abonné, soit mieux par une dérivation prise en deux points du circuit de distribution présentant une différence de potentiel de i,5 à a volts.
- Si l’on reliait directement le cohéreur au fil neutre du réseau, comme il a été supposé Jusqu’ici, les variations brusques de la charge du réseau pourraient influencer le cohéreur.
- p.363 - vue 364/746
-
-
-
- 364
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 36.
- Pour éviter cet inconvénient, la connexion entre le cohéreur et le fil neutre s’effectue par l’intermédiaire d’une bobine construite d’une manière spéciale. Cette bobine est obtenue par l’enroulement parallèle de deux conducteurs disposés comme le montre la figure i. On choisit une longueur convenable de fil conducteur l soigneusement isolé, longueur pouvant
- varier, suivant les cas, entre 10 et 3o mètres, et on dispose parallèlement à ce fil, côte à côte de part et d’autre, un même conducteur isolé de longueur double mnp. On enroule ensuite ces deux conducteurs ainsi disposés sur une bobine, en les maintenant constamment bien voisins l’un de l’autre et en espaçant les spires de i cm environ. L’extrémité m du fil mnp est reliée à Tune des électrodes du cohéreur; l’extrémité p du même fil est isolée. L’extrémité l du second fil est reliée au fil neutre du réseau; l’autre extrémité est libre et isolée.
- Les expériences faites par les auteurs ont permis de constater que ce dispositif fonctionne d’une manière très satisfaisante (Q.
- n G
- Fig. i.
- (A suivre.)
- J. Blondin.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DIVERS
- Tube à interférences et ondes électriques, par A. Becker. Drude’s Annalen, t. VIII, p. 23-63, mai 1902.
- Le but de ce travail est de déterminer les longueurs d’onde au moyen du tube à interférences et d’appliquer cette détermination a la mesure des pouvoirs inducteurs (y).
- (p La publication dans un des prochains numéros de ce journal d’un article de M. Turpain sur la « Prévision des orages » nous dispense de donner dans ce compte rendu une analyse delà communication faite parM. Turpain sur ce sujet.
- (2) Dispositif expérimental. — L’excitateur est enfermé dans une caisse en zinc, dans la paroi antérieure de laquelle est pratiquée une ouverture de 8,5 cm de diamètre : à cette ouverture est fixé un tube de zinc de 34,6 cm de longueur,
- A 29 cm de la caisse, le diamètre de ce tube se réduit à 6 cm, pour se réunir par un raccord de même grosseur au tube à interférences.
- L’indicateur d’ondes est un cohéreur disposé horizontalement dans une caisse de fer-blanc, devant le centre d’une ouverture pratiquée dans la paroi antérieure de la caisse, ouverture dont le diamètre est de 6 cm. Ce cohéreur est inséré dans un circuit avec trois accumulateurs, une résistance variable et un relais.
- Quand le cohéreur diminue de résistance, le relais
- Résultats. — La longueur d’onde mesurée ne dépend ni de ^excitateur, ni de la longueur
- entre en action et ferme le circuit d’une sonnerie.
- L’excitateur est alimenté par une bobine donnant 3 cm d’étincelle dans l’air.
- Deux tubes à interférences de dimensions différentes servent à la mesure des longueurs d’onde. Le premier a les dimensions indiquées sur la figure 1. L’autre plus
- étroit, a 3,i cm de diamètre, les boîtes de raccord, 5 cm en tous sens. La distance entre les centres MM' de ces boîtes, mesurée suivant l’axe du tube à tirage, est de 83,5 cm ; le tirage maximum est de 19 cm.
- Les raccords AB qui servent à relier le tube à la caisse de l’excitateur et à celle du cohéreur ont 11 cm de long.
- p.364 - vue 365/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 365
- totale du tube à interférences, ni du cohéreur. Il faut en conclure qu’on observe seulement que la longueur est dans un rapport déterminé avec les dimensions transversales du tube.
- Le tube à interférences joue le rôle de polarisent'. — Quand les branches du tube à interférences sont verticales, le cohéreur n’est plus impressionné, quelle que soit son orientation. Si on fait tourner le tube de manière a le rapprocher de la position horizontale, le cohéreur
- Excitateurs. — Excitateur I : quatre boules disposées sur la ligne focale d’un réflecteur parabolique.
- Entre les deux boules centrales (longues de 3,65 cm y Compris un prolongement conique) éclate l’étincelle active, dans l’huile de paraffine ; les autres sont reliées aux pôles de la bobine.
- Excitateur II (Voir fig. 2) : les grosses boules, de laiton nickelé, sont creuses et ont 3,85 cm de diamètre ; les fils de cuivre qui portent les petites boules ont 5,o6 mm, les petites boules 1,28.
- Fig. 2.
- Excitateur III : analogue à celui de Hertz : un cylindre de cuivre, de i,g5 cm de diamètre et 26 cm de longueur totale, coupé en son milieu par un exploseur dont les boules ont 2,07 cm de rayon, le tout enfermé dans un tube de verre contenant de l’huile de paraffine.
- Excitateur IV : une seule boule creuse en zinc, de 5 cm de diamètre ; de part et d’autre des boules en zinc de 1,98 cm fixées à des tiges de cuivre de 6,3 cm de long.
- Excitateur V : trois boules massives en zinc de 3 cm ; deux boules de 1,04 cm reliées à la bobine ; par conséquent, quatre étincelles.
- Excitateur VI : comme le grand excitateur de Hertz ; tiges de cuivre longues de 41 cm, grosses de 0,72 cm, portant à une de leurs extrémités des plaques de zinc carrées de_ 40 cm et à l’autre des boules de 3 cm entre lesquelles éclate l’étincelle.
- Cohéreurs. — A. Tube de verre long de i5 cm, sur un diamètre de 2 cm rempli de petites vis en fer (pesant o,o65 gr) sur les trois quarts de la longueur ;
- B. Comme A, mais long de .4 cm seulement;
- C. Cohéreur à limaille de bronze, long de 9,5 cm.
- D. Comme C mais long de 7,8 cm.
- Marche des expériences. Les excitateurs sont placés à une distance a variable de l’ouverture de la caisse,
- Soit S., le tirage de la branche du tube à interférences qui est maintenu invariable, S2 celui de l’autre
- On note les valeurs de S! pour lesquelles la sonnerie n’est pas actionnée.
- recommence à être impressionné quand l’inclinaison du tube a atteint une certaine valeur. Il faut en conclure que le tube agit comme un po-lariseur et ne laisse passer, sans les affaiblir, que . les vibrations qui sont parallèles au plan des axes des branches. Des autres, il ne transmet que la composante parallèle it ce plan. Cette propriété permet de déterminer la direction des vibrations émises par un excitateur donné (i).
- Si l’excitateur IV avait une sphère massive de zinc de 4 cm de diamètre, [3 = 40°. Si on faisait tourner le plan de vibration de l’excitateur de i5°, l’angle limite était de 3o° : ce qui donne aussi [3 = 45°.
- Expériences arec le tube en T. — Un tube de zinc AB est disposé entre l’excitateur et l’indicateur : en son milieu ce tube porte une boîte de raccord cubique dans laquelle est soudé un second tube C perpendiculaire au premier. Dans ce deuxième tube en glisse un autre à fond fermé C' : les ondes se réfléchissent sur ce fond et reviennent sur leur trajet primitif(2).
- Par exemple, avec l’excitateur II, on avait a = 62° et avec l’excitateur IV placé à la même distance [3 = 39°. Les intensités se trouvaient donc dans le rapport :
- A2a cos23g0
- A2p cos2 62° 2>7Ô-
- D’une manière générale, les différences entre les élongations observées pour les différents tira-
- 6) L’angle limite qui correspond à la mise en action de la sonnerie reste à peu près constant dans les mêmes conditions expérimentales, mais varie avec l’amplitude de la vibration. On peut ainsi comparer l’énergie des vibrations. Soit p la valeur de l’amplitude pour laquelle la sonnerie n’est plus impressionnée, Aa et A3 les amplitudes de deux vibrations incidentes quelconques, a et (1 les angles que fait la direction de l’axe de l’excitateur avec le plan du tube quand chacune de ces vibrations cesse d’actionner la sonnerie. Si p est constant :
- p = A« cos a = A3 cos [3
- (2) Deux tubes ont servi aux mesures : dans l’un la boite de raccord à 10 cm de côté, les deux branches du T 23,5 cm de longueur, la branche latérale 10,3 cm ; le diamètre des tubes est de 6,1 cm. L’autre a les mêmes longueurs, mais son diamètre n’est que 4, 1 cm.
- Le cohéreur se trouve dans une boîte en zinc (16X16 X i5 cm), à 3 cm de l’ouverture : on évalue l’action des ondes au moyen d’un galvanomètre. Le cohéreur est un Marconi à électrodes d’argent et à limaille de nickel-argent.
- p.365 - vue 366/746
-
-
-
- 366
- T. 11X11. — N° 36
- L ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ges du tube latéral, sont moins accusées qu’en employant le tube à interférences. En mettant en avant du tube en T un autre tube de 1,2 m avant même diamètre, on ne change pas beaucoup les résultats. Au contraire, en intercalant le tube à interférences et limitant le trajet des ondes à 1,2 m par un diaphragme qui ferme l’une des branches, on obtient des interférences très nettes.
- Les longueurs d’onde se trouvent, avec les dimensions transversales du tube, dans le même rapport que dans les expériences précédentes, que les ondes aient ou non traversé le tube à interférences avant le tube en T . Elles ne dépendent ni de la distance de l’excitateur, ni de la distance du cohéreur aux extrémités des tubes.
- Quand le tube latéral C s’éloigne de la direction horizontale, la différence entre les élongations maxima et minima diminue.
- On peut mesurer la longueur d’onde en faisant réfléchir les ondes non plus sur le fond du tube C', mais sur une feuille de métal placée dans l’air a quelque distance : on trouve ce résultat assez singulier que ces longueurs d’onde sont plus petites.
- Avec un tube en double T , les élongations maxima et minima augmentent, mais leur différence n’est pas plus accusée.
- De la comparaison entre les deux tubes de différents diamètres, on conclut que la longueur
- d’onde mesurée est dans le même rapport constant avec le diamètre des tubes que l’on emploie le tube à interférences ou le tube en T .
- Mesure des pouvoirs inducteurs. — L’auteur a utilisé pour cette mesure les tubes en T ; l’expérience peut se faire sous trois formes différentes.
- Si le diélectrique est liquide, on le met dans une cuve de verre à parois parallèles devant 1 ou-verture du tube C dont on a supprimé le tirage. Dans cette cuve, on peut déplacer de quantités connues un petit réflecteur métallique, normal à la direction de propagation des ondes. Des positions qui correspondent à deux maxima, on déduit le pouvoir inducteur.
- On peut aussi mesurer le déplacement des maxima et des minima qui résulte de l’introduction du diélectrique dans la région où se forment les ondes stationnaires. Cette méthode est applicable aussi bien aux diélectriques solides et liquides.
- Enfin on peut disposer le tube en T de manière que la branche latérale soit verticale et dirigée vers le bas; on soude au bord du tirage C; une collerette de 2 cm de haut et dans le récipient ainsi formé on met le diélectrique liquide qu’on déplace en même temps que le tirage. On détermine le déplacement des maxima et des minima provoqué par la présence de l’isolant.
- M. Lamotte.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 21 juillet 1902.
- Actions èlectrolytiques manifestes, développées parles piles constituées par la réaction de deux liquides renfermant l’un un acide, l’autre un alcali ; par M. Berthelot, Comptes rendus, t. CXXXY, p. 129-133.
- L’auteur a constaté que des piles de ce genre sont susceptibles de déterminer des électrolyses visibles et continues. Dans cinq séries d’expériences, l’alcali était une solution de soude et les acides’étaient respectivement les acides chlorhydrique, sulfurique, lactique, oxalique, acétique ; dans une sixième série, les liquides étaient l’acide chlorhydrique et l’ammoniaque. Les ré-
- sultats obtenus conduisent l’auteur à la conclusion suivante :
- « D’après ces expériences, les piles fondées sur la combinaison d’un acide et d’une base possèdent une force électromotrice définie, développent un courant continu d’une intensité mesurable, et sont susceptibles d’électrolyser l’eau acidulée et additionnée de pyrogallol d’une façon continue et visible, sous pression réduite, en en dégageant de l’hydrogène. »
- Anomalies présentées par la charge de conducteurs isolés sur des diélectriques solides. Phénomènes magnétiques particuliers constatés au voisinage de nœuds d’oscillations électriques ; par V. Crémieu, Comptes rendus, t. CXXXY, p. 153-z55.
- Au cours de ses recherches sur la convection
- p.366 - vue 367/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- électrique, M. Crémieu a observé les deux séries de faits suivantes :
- i° Dans ces expériences, des secteurs de inica-nite mobiles dorés sur les deux faces se chargeaient par influence entre deux secteurs fixes et l’on pouvait mesurer la charge prise, puis abandonnée par eux. En faisant des séries de mesures quand on charge les secteurs fixes successivement -j- et —, on a observé que les débits mesurés sont constamment plus forts quand les secteurs mobiles sont chargés positivement que lorsque leur charge est négative.
- Dans certaines séries, les secteurs de micanite étaient entièrement clorés ; ils étaient isolés les uns des autres par l’air et le disque d’ébonite sur lesquels ils sont fixés. La dissymétrie entre les débits des deux signes atteint alors 20 à 3o p. ioo en faveur des charges positives.
- Dans d’autres séries, les secteurs de micanite étaient dorés sur 5 cm de large, l’isolement était dû à la micanite même, à l’ébonite et à l’air. La dissymétrie était alors de yo à ioo p. ioo en faveur des charges positives.
- Enfin, dans certaines conditions, qui n’ont pu être encore exactement précisées, la dorure, après avoir été chargée positivement pendant un certain temps refuse coinp lètemenldese charger négativement; les débit s négatifs deviennent nuis.
- Ces phénomènes, qui paraissent dus à la pénétration des charges, se produisent dès les premières mesures effectuées mêmeavecdes diélectriques neufs. Ils paraissent ne se produire qu’à partir de certains voltages, 4 000 volts pour la micanite, beaucoup plus pour l’ébonite.
- Lorsqu’on fait des séries de mesures en élevant graduellement le potentiel de charge, les dissymétries augmentent avec ces potentiels et sont toujours en faveur des charges positives ; mais, si l’on vient à diminuer ensuite les potentiels, on constate que les dissymétries sont en faveur des charges négatives et du même ordre de grandeur.
- L’étude de ces faits est rendue extrêmement difficile, parce que les phénomènes dépendent en partie de l’état initial des diélectriques, qu’il est impossible de connaître.
- 2° Au cours des vérifications opérées à l’aide de la nappe témoin placée sous les secteurs mobiles, le phénomène suivant a été observé :
- Imaginons une lame métallique L, reliée à
- 367
- l’extrémité d’un conducteur C sans self-induction et de faible résistance, dont l’autre extrémité est au sol. Plaçons au-dessus de la lame L, supposée horizontale, un système astatique enfermé dans un écran électrique. Si nous venons alors à décharger un condensateur en un point du conducteur C intermédiaire entre L et le sol, le système magnétique placé au-dessus de L recevra une violente impulsion, suivie d’un changement de zéro très notable qui dénote une véritable démagnétisation des aiguilles aimantées.
- Avec des systèmes très sensibles, les impulsions ont provoqué plusieurs tours complets et le zéro a varié de i8o°.
- Si la lame L est placée verticalement, en avant ou en arrière du système astatique, celui-ci reçoit des impulsions d’un caractère différent. Le système astatique se comporte comme s’il recevait un choc latéral; on ne constate d’ailleurs pas de changement de zéro dans ce second cas.
- Si 1 on décharge le condensateur sur la ligne C à travers une forte résistance liquide, tous ces phénomènes disparaissent. Ils disparaissent encore si l’on interpose un très large écran électrique, relié au sol, entre la lame et l’écran électrique qui contient le système astatique. Au contraire, un écran de faibles dimensions par rapport à L, et relié au sol, ou un large écran isolé, sont sans action appréciable.
- Enfin, si l’on relie la lame L à un deuxième fil dont l’autre extrémité soit isolée et loin de L, le système astatique ne reçoit plus aucune impulsion. Ce dernier fait semble bien démontrer que la lame L doit se trouver à un nœud de vibration pour produire les effets décrits.
- Il semble donc bien que ces phénomènes présentent un caractère hertzien. Mais leur action sur des aimants permanents, protégés par un écran électrique fermé, paraît pour le moment inexplicable.
- Il semble cependant qu’on puisse déjà en tirer une conclusion relative aux expériences de convection électrique.
- Dans toutes ces expériences, on charge et décharge brusquement les corps en mouvement; ces mouvements eux-mêmes s’accompagnent de variations assez brusques dans la distribution électrique. 11 est vraisemblable que ces variations et ces décharges donnent lieu à des phénomènes de l’ordre de celui qui vient d’être
- p.367 - vue 368/746
-
-
-
- 368
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. X2XII — N° 36.
- décrit, et ceux-ci pourront agir sur les systèmes magnétiques ou les bobines induites placées au voisinage, même a l’intérieur d’écrans électriques.
- « Il est impossible, conclut M. Crémieu, de tirer, pour le moment, de ces différents faits, des conclusions définitives au sujet de l’effet magnétique de la convection électrique. J’ai cru toutefois devoir les signaler dès maintenant à l’attention des expérimentateurs qui ont abordé le sujet.
- » En particulier, les dissymétries observées dans la charge des couches métalliques déposées sur des diélectriques solides montrent combien sont illusoires les calculs basés sur la capacité géométrique de ces couches, et les coïncidences entre les résultats de pareils calculs et des prévisions théoriques. )>
- Sur les phénomènes mécaniques de la décharge disruptive, par Jules Semenow. Comptes rendus, t. CXXXY, p. 155-158.
- On admet généralement que, lorsqu’une étincelle jaillit entre deux conducteurs, les particules matérielles sont arrachées de^chaque pôle et transportées sur le pôle opposé. L’auteur a constaté que tel n’est, pas le cas et que les phénomènes qui se produisent sur les deux pôles sont d’espèces différentes.
- Par diverses expériences dont le détail est indiqué ci-dessous (Q il arrive à la conclusion suivante :
- (4) « Je fais passer, dit-il, la décharge d’une bobine d’induction entre une flamme de gaz et une solution saline renfermée dans un tube de verre de o,5 mm à i mm de diamètre intérieur. Lorsque la solution est placée au pôle négatif, les particules constituant le flux anodique arrivent avec une grande vitesse sur la surface du liquide qui sous l influence de cette chute, jaillit du tube sous"forme d’un jet lumineux. Ce jet, qui peut atteindre plusieurs millimètres de longueur, est doué d’un éclat considérable, fait dont on a, comme on sait, tiré un grand prolit pour l’étude spectroscopique des solutions salines. J’ai trouvé que la direction du jet dépend de l’angle formé par le plan de l'orifice du tube avec l’axe de ce dernier. Quand l’ouverture est droite, le jet lumineux du liquide paraît se diriger parallèlement à l’étincelle. Mais si l’on taille en biseau l’exti-émité du tube, le jet lumineux, tout en conservant sa base au point d’aboutissement de l’étincelle, s’en écarte d’autant plus que l’angle d’incidence de l’étincelle est plus grand. On peut en conclure que le flux anodique, en se réfléchissant sur la surface du pôle négatif liquide, entraîne avec lui une partie de la solution saline, sous forme de jet
- « Il n’y a pas cl’arrachement de particnles du pôle positif et la matière transportée par l’étincelle vers le pôle négatif provient exclusivement
- lumineux. L’énergie du flux anodique sert de la sorte à la production du travail. Il en résulte que la cathode s’échauffe beaucoup moins que dans le cas où il n’y a pas de travail produit. Et, de ce fait, le liquide du pôle négatif n’entre jamais en ébullition ; par contre la quantité de chaleur dégagée sur une cathode solide, où il n’y a aucune production de travail, est suffisante pour faire fondre une aiguille en acier.
- » La réflexion du flux anodique sur le gaz donne lieu au même phénomène que dans le cas des liquides. J’ai déjà signalé, dans une communication antérieure (Ecl. Elect., t. XXXI, p. 4io), le dédoublement de la flamme au pôle négatif, et j’ai donné le nom de reflux cathodique à ce phénomène. On peut le définir comme un.entraînement de matière par le flux anodique après sa réflexion sur la cathode.
- » J’ai observé encore un autre phénomène secondaire, accompagnant la réflexion du flux anodique sur la cathode liquide. Il consiste dans la formation, autour de la cathode, d’une nuée de gouttelettes microscopiques voltigeant autour de l’étincelle comme la poussière dans un faisceau de rayons lumineux. Une lame de verre, introduite dans cette région, se recouvre d’une buée qui, examinée au microscope, se présente comme une multitude de gouttelettes toutes de même ordre de grandeur (quelques centièmes de millimètre). Le liquide s’évapore très vite, abandonnant sur le verre des cristaux parfaitement bien formés. Quand le liquide faisant office de cathode est une solution de Na CI, on aperçoit, au microscope, sur la lame de verre, des cubes transparents assemblés en anneaux et dessinant ainsi les contours des gouttelettes évaporées ; à l’intérieur de ces anneaux se trouvent clairsemés d’autres cubes de plus grandes dimensions, souvent munis de trémies. Il s’ensuit que le liquide, projeté sous forme de poussière en dehors du tube, n’est pas altéré. La cause du phénomène en question est donc purement mécanique. On se trouve en présence de quelque chose d’analogue au nuage qui se forme au bas d’une chute d’eau. Lorsque l’ouverture du tube, contenant la solution, est perpendiculaire à l’axe, aucun courant d’air extérieur ne venant troubler le phénomène, la poussière liquide se dirige vers le pôle positif.
- » Le chemin que prennent ces gouttelettes peut être déterminé par l’expérience suivante. L’étincelle éclate entre deux tubes de verre remplis de CuCl2 et disposés horizontalement. Au-dessous de ces tubes, à une distance de quelques millimètres, dans un plan horizontal, est placée une lame de mica percée d’une ouverture. Les extrémités des tubes se trouvent juste au-dessus des points extrêmes du grand diamètre de cette ouverture elliptique destinée au passage d’une petite flamme. Lorsque la flamme se trouve en communication avec le pôle négatif, la poussière liquide se dirige vers le pôle positif contournant la flamme et déposant des cristaux sur la lame de mica, où elle trace ainsi l’empreinte de son trajet. Si la flamme est positive : les cristaux se déposent à
- p.368 - vue 369/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 369
- clu gaz ou de la vapeur se trouvant au voisinage immédiat du pôle positif. »
- Photographie d’un éclair multiple, par Pilt-scllikoff. Comptes rendus, t. CXXXY, p. ioS-iSg.
- L’auteur présente à l’Académie une photographie d’éclair, faite le i i mai dernier par M. PedaefT, au nouvel observatoire météorologique de l’Université de Kharkov.
- « L’intérêt particulier de cette photographie consiste, dit-il, en ce qu’elle représente un éclair multiple avec plusieurs branches qui paraissent être rigoureusement parallèles. Une branche A de l’éclair, d’une longueur d’environ 4 km, traverse la plaque dans la direction horizontale; elle est suivie sur environ 33o m (comptés en ligne droite) dans sa partie gauche par une autre branche B, et dans sa partie droite, sur environ 770 m, par une nouvelle branche C. Ces deux branches B et C, étant bien parallèles à la branche A, en gagnant le milieu de la plaque, quittent la branche principale A et tombent au bas de la plaque (au sol) et, ce qui est plus remarquable, les parties descendantes des branches B et C sont aussi parallèles.
- » Les branches A, B et d’autres sont linéaires, la branche C est un éclair-bande.
- » La distance entre les branches A et B et les branches A et C dans leurs parties parallèles
- droite et à gauche du pôle négatif, sans manifester de tendance à dépasser la flamme.
- » Lorsqu’on fait passer la décharge entre une flamme et une solution saline placée (dans un tube de verre) au pôle positif, l’eau s’évapore très vite et il pousse sur l’orifice du tube un champignon de sel décomposé par lelectrolyse et par la chaleur ; des vapeurs métalliques se produisent et la flamme se colore faiblement, suivant le sel employé. Mais, si le liquide s’écoule goutte à goutte, l’étincelle jaillit entre la flamme et chaque goutte en voie de formation. Dans ce cas, ni l'étincelle ni la flamme ne se colorent jamais, même quand on se sert du NaCl. Avec le dispositif décrit plus haut, j’ai pu, en analysant les dépôts cristallins sur la lame de mica, constater les faits suivants : si l’on fait passer la décharge entre deux sels différents, par exemple entre une solution de CuSO4 au pôle positif et une solution de NaCl au pôle négatif, il se forme sur le mica un dépôt composé exclusivement de cristaux de Na Cl, si l’écoulement au pôle positif est constant. Mais, dès qu'on arrête cet écoulement, on voit se déposer, parmi les cristaux de NaCl, des globules opaques qui communiquent une coloration bleue à une goutte d’ammoniaque. La matière de l’anode même n’est donc transportée que si réchauffement du pôle positif donne lieu à la production de vapeurs métalliques. »
- est au moins de iG m ; entre les branches B et C, clans leur partie parallèle, la distance est au moins de 22 m. »
- Sur la biréfringence magnétique, par Quirino Majorana. Comptes rendus, t. CXXXY, p. iog-tôi.
- Voulant rechercher dans un champ magnétique un phénomène analogue h celui de Kerr en électrostatique, l’auteur a entrepris des expériences en faisant agir un champ magnétique sur des solutions particulières de substances magnétiques. Il signale tout d’abord la biréfringence magnétique dans les solutions de chlorure ferreux et de fer dialysé, mise en évidence par plusieurs expériences dont on trouvera le détail ci-dessous (l).
- (J) « Le champ magnétique est produit par un électroaimant du type Weiss. Les pôles sont garnis d'expansions linéaires avec un entrefer de 0,008 m ; la longueur du champ, normalement aux lignes tle force, est de 0,07 m, et l’intensité peut atteindre 18 000 unités. Une petite cuvette destinée à recevoir le liquide est fermée par des plaques de verre de la meilleure qualité. La source de lumière est une lampe électrique à filament très brillant, ou bien un arc voltaïque. Entre la cuvette et l’analyseur sont placées deux lames de verre qui peuvent être comprimées par des vis et peuvent tourner séparément avec leur monture autour de l'axe optique du système. L’une d’elles, C, convenablement comprimée et tournée, compense la biréfringence accidentelle des plaques de la cuvette ; l’autre, C', sert à mesurer la biréfringence que l’on étudie, autant du moins que la différence de marche reste inférieure à 1/.4 de longueur d’onde du jaune. Pour des valeurs supérieures, on procède comme il sera indiqué par la suite.
- » Après avoir introduit le liquide dans la petite cuvette, on règle le système des niçois et le compensateur C de façon à obtenir l’obscurité. Si le plan de polarisation est parallèle ou normal aux lignes de force, on ne voit jamais reparaître la lumière en excitant le champ. Mais, si ce plan est dans l'azimut de 4b0, une certaine quantité de lumière reparaît sous l’influence du champ, quand le liquide est actif. On peut l’éteindre en comprimant le compensateur C' parallèlement ou normalement aux lignes de force. Ces deux cas correspondent à la manière dont se comporte, sous l’action du champ, un cristal uniaxe parallèle aux lignes de force, respectivement positif ou négatif.
- » La solution de chlorure ferreux, de récente préparation et peu concentrée, donne souvent une trace de biréfringence positive. Pour 18000 unités, la différence de marche des deux rayons, ordinaire et extraordinaire, est égale à 1 p. 100 ou 3 p. 100 de longueur d’onde.
- » Le fer dialysé ou oxyde ferrique colloïdal présente, dans certains cas, des phénomènes bien plus marqués. Yoici les différents types de ce liquide :
- » Premier type. — Il donne une biréfringence positive très nette, régulièrement croissante avec le champ. On
- p.369 - vue 370/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII.— N° 36.
- 3yo
- Bien que le phénomène de l’inVersion rende l’étude des lois de la biréfringence assez difficile, on peut vérifier avec une bonne approximation, si la partie positive est très réduite, et moyennant le spectroscope, les lois suivantes :
- La biréfringence est : i° proportionnelle à l’épaisseur l du liquide normalement aux lignes de force ; 2° à la concentration du liquide, ou à l’excès 3 — i de la densité par rapport à l’eau sur l’unité; 3° au carré du champ II; 4° en raison inverse du carré de la longueur d’onde D’où
- peut, dans tous les cas, la compenser en comprimant le compensateur C' parallèlement au champ. C’est le type le plus commnn, et les préparations ordinaires récentes en fournissent très facilement des échantillons.
- » Deuxième type. — Biréfringence de même ordre, mais plus faible, négative. Ce cas est plutôt rare ; je ne l’ai rencontré que dans des échantillons récents de fer Bravais.
- » Troisième type. — Biréfringence d’abord positive ; elle s’annule pour une certaine valeur du champ (point d’inversion), pour devenir fortement négative avec l’accroissement du champ (fer Bravais ou Erba ayant au moins 10 années).
- » Quatrième type. — Biréfringence faible, ordinairement positive, unie à rotation bimagnétique. Ce type est également assez rare ; je ne m’en occuperai pas pour le moment.
- » Le liquide du premier type, à la densité de 1,002, donne, avec le champ maximum (18 000 unités), une biréfringence de o,33X dans le rouge. A 5 000 ou 6000 unités, le phénomène est inobservable.
- » Pour le fer Bravais vieux et très actif (troisième type), le liquide fut dilué à la densité de 1,001, parce qu’il a un grand pouvoir absorbant. A 3 000 unités, la biréfringence positive est maximum (0,6 X) ; à 5 45o unités, point d’inversion; la biréfringence passe à des valeurs négatives et croît rapidement en valeur absolue.
- » Le compensateur C' ne pouvant plus servir, on le remplace par un spectroscope à la suite de l’analyseur. On observe seulement une partie du spectre d’absorption dans le jaune, car, pour une même valeur du champ, la biréfringence varie avec la couleur.
- » En augmentant la force du champ, l’extinction se reproduit chaque fois que la différence de marche passe par un nombre entier de longueurs d’onde.
- » De cette manière, on peut faire les observations suivantes :
- Champ. ... o 545o 85oo 10725 13070 10000 17250 Biréfringence .00 X 2 X 3 X 4 ^ 5 X
- » Tous les échantillons de fer dialysé que j’ai étudiés rentrent dans cés trois cas ; je crois que la variété des phénomènes observés doit être attribuée à l’àge des différents échantillons. Ilest certain que, si l’oxyde ferrique colloïdal n’est pas coagulé et est très vieux, il présente des phénomènes d’une netteté et d une intensité remarquables. »
- la formule
- rj 7 Z(Gi)H,}^
- *-k-------’
- clans laquelle k est une constante et 1D la longueur d’onde de la ligne jaune du sodium. De cette manière, les biréfringences sont rapportées à celles qu’on observerait pour la couleur jaune. Pour le fer Bravais vieux, k = — o, 0000048. Ce n’est là, du reste, qu’une valeur approchée, à cause du point d’inversion.
- Les mesures effectuées ont conduit M. Qui-rino Majorana à ranger parmi les liquides inactifs ceux pour lesquels on a, en valeur absolue, k <2.io-8.
- Sur le poids atomique du radium, par Mme Curie, Comptes rendus, t. CXXXY, p. i6i-i63.
- En concentrant par cristallisation fractionnée la plus grande partie du baryum radifère qui était à sa disposition, Mme Curie est arrivée à obtenir environ id° de chlorure de radium parfaitement pur, ce qui lui a permis de faire une détermination du poids atomique du radium. Il résulte des expériences que ce poids atomique est 22 fil1), avec une incertitude de-dépassant probablement pas une unité, le radium étant considéré comme un élément bivalent.
- Préparation au four électrique du siliciure de cérium, par Sterba. Comptes rendus, t. CXXXX, p. 170-172.
- En électrolvsant le fluorure de cérium et de potassium, Ulik a obtenu accidentellement, en 1860, un corps répondant à la formule Ce2Si. M. Sterba a obtenu un autre silicium de formule CeSi2, bien défini et bien cristallisé en chauffant au four électrique (600 ampères 100 volts) un mélange intime^de 172 gr d’oxyde de cérium pur et 85,2 gr de silicium finement pulvérisé.
- Séance du 28 juillet 1902.
- Sur le dichroïsme magnétique, par M. Quirino Majorana, Comptes rendus, t. CXXXV, p. 235-237.
- Continuant l’exposé, commencé dans la note signalée plus haut, p. 369, de ses recherches, l’auteur fait remarquer que, les liquides employés pour l’étude de la biréfringence magnétique ayant un pouvoir absorbant très fort pour
- (9 En adoptant Cl = 36,4 et ^g — 107,8.
- p.370 - vue 371/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 37ï
- la lumière, il était à prévoir que, sous l’action du champ magnétique, ce pouvoir devrait être modifié inégalement dans les différentes directions et selon l’azimut de polarisation.
- Dans les expériences entreprises dans le but de vérifier cette prévision, la source lumineuse est toujours Tare voltaïque. Avec un liquide actif (fer Bravais vieux), le spectre de la lumière qui réussit à le traverser s’étend du rouge au vert, le reste des radiations étant absorbé. Les bords de la région lumineuse sont assez nets, surtout celui du vert(1).
- (4) « i. Si, comme dans les expériences de biréfringence, le rayon lumineux traverse le liquide normalement aux lignes de force, sans interposition de nicol, la partie lumineuse du spectre devient plus brillante et plus large quand on excite le champ. Cela arrive toujours, excepté au voisinage du point d’inversion. Le phénomène est très marqué pour le champ de 18 ooo unités.
- » 2. Observons la lumière émise par la cuvette à travers un nicol dont la section principale soit parallèle aux lignes de force. En excitant le champ jusqu’à 3 ooo unités (biréfringence positive maximum), la lumière diminue un peu et l'étendue du spectre se restreint. Ce phénomène n’est pas bien marqué, car il correspond à la biréfringence (3=ro,6 X. Pour des champs plus intenses que celui qui correspond au point d’inversion (biréfringence négative), et mieux pour le champ maximum (18000 unités), la partie lumineuse du spectre s’éclaire et s’élargit dans une mesure considérable.
- » 3. On observe comme au n° 2, mais’ en plaçant la section principale du nicol normalement aux lignes de force. Pour 3 ooo unités, on observe augmentation d’intensité lumineuse et élargissement de la partie lumineuse du spectre. Pour 18 ooo unités, on constate le contraire. Ici également le phénomène est peu visible dans le premier cas et très net dans le second.
- » 4- Les expériences t, 2, 3 font prévoir que, même parallèlement aux lignes de force, on devra observer des changements de valeur dans l’absorption. On remplace les expansions linéaires de l’électro-aimant par d’autres de forme conique et perforées. La petite cuvette est aussi remplacée par une autre de forme cubique de x cm d’arête. On pourra ainsi observer soit noxmialeinent, soit parallèlement au champ.
- » L’épaisseur du liquide étant moindre, on lui donne une concentration sept fois plus grande. En étudiant ainsi l’absorption parallèlement au champ et sans nicol (inutile pour raisons de symétrie), les phénomènes sont plus simples. Dans le cas de biréfringence positive (3 ooo unités), on a accroissement d intensité lumineuse et élargissement du spectre visible ; on constate le contraire dans le cas de biréfringence négative (18 ooo unités). Dans les deux cas, la lumière qui sort du liquide soumis à l’action du champ est de la lumière ordinaire.
- » On conclut de l’expérience 3 que les bords du spectre de la lumière traversant un liquide avec biréfringence positive sous l’action d’un cbamp, et normalement à celui-ci, sont nettement polarisés dans le plan des
- Ces expériences montrent que les liquides actifs se comportent, dans un cbamp magnétique, comme les cristaux uniaxes doués de dichroïsme. Les variations de l’absorption que l’on observe dans ces cristaux, suivant les différentes directions, correspondent parfaitement à celles observées par M. Quirino Majorana. Les expériences décrites permettent en outre d’affirmer que, tant dans la biréfringence positive que dans la négative, dans la propagation normale, l’onde la plus lente est toujours celle qui est le plus absorbée.
- Lorsque le liquide présente une forte biréfringence négative, sous l’action d’un champ de 1800 unités, on peut faire des mesures assez précises des phénomènes d’absorption (l). En représentant par i l’intensité lumineuse sans le champ, on a, en faisant intervenir l'action magnétique :
- Intensité.
- Normalement au champ, sans nicol......... 1,62
- Normalement au champ, avec nicol, section principale, parallèle au champ..............: 2,74
- Normalement au champ, avecxiicol, section principale, normale au champ..................o,54
- Parallèlement au champ, sans nicol. ..... o,56
- De sorte que, si le plan de polarisation des radiations est parallèle au champ, celles qui se propagent parallèlement aux lignes de force subissent une absorption égale à celle qui est subie par les vibrations qui se propagent normalement aux lignes de force. Ce résultat, constaté pour des biréfringences négatives, semble à
- lignes de force. Ce spectre, en effet, s’élargit, et l’élargissement observé avec un nicol persiste seulement si la section principale de celui-ci est normale au champ.
- » Pour une biréfringence négative, l’expérience 2 montre que les bords sont, au contraire, polarisés dans le plan normal aux lignes de force. En comparant l’expérience 4 avec 2 et 3, on déduit enfin que : pour des biréfringences positives, l’absorption observée parallèlement aux lignes de force est moindre que l’absorption subie par un rayon se propageant normalement aux lignes de force et dont le plan de polarisation soit normal à ces lignes. Pour des biréfringences négatives, elle est plus forte. »
- f1) On ajoute au dispositif de l’expérience 4 un photomètre Lummer qui sert à déterminer le rapport de la lumière qui traverse le liquide normalement ou parallèlement au champ, le spectroscope étant supprimé. La source de lumière employée comme terme de comparaison est constituée par une flamme constante voilée par un verre rouge, de façon à égaliser autant que possible les teintes des deux lumières. Le liquide acquiert une biréfringence (3 1= 12X avec un champ de 1 800 unités.
- p.371 - vue 372/746
-
-
-
- 3^2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 36.
- l’auteur aussi très probablement exact pour des biréfringences positives.
- Les mesures photométriques qui précèdent confirment le fait que les phénomènes présentés par les cristaux absorbants sont décrits de la manière la plus simple en leur donnant pour caractéristique le seul vecteur normal au plan de polarisation.
- Sur l’équivalent électrochimique de l’argent, par A. Leduc. Comptes rendus, t. CXXXV, p. 237-240.
- Dans une note récente {JEcl. Elect., t. XXXII, p. r48) l’auteur signalait quelques particularités de l’électrolyse de l’azotate d’argent importantes au point de vue de la détermination électrochimique de l’argent. Dans celle-ci il donne, après un appel des recherches antérieures, les résultats qu’il a obtenus en effectuant cette détermination. Voici le texte intégral de cette note :
- « Depuis les recherches bien connues de M. M ascart, de M. Kohlrausch et de Lord Rayleigh sur l’équivalent électrochimique del’argent, un certain nombre de savants en ont repris la détermination. Les résultats obtenus, notamment par MM. Potier et Pellat, d’une part, et par MM. Patterson et Guthe, d’autre part, sont en parfait accord. L’équivalent électrochimique de l’argent serait, d’après eux, 0,011192, au lieu de o,oi 118, nombre devenu classique, qui est la moyenne des résultats de M. Kohlrausch et de Lord Rayleigh.
- » MM. Richards, Collins et Heimrod ont comparé les masses d’argent recueillies simultanément dans trois voltamètres à azotate d’argent diversement montés : l’un conformément aux indications de Lord Rayleigh, le deuxième semblable h celui de MM. Patterson et Guthe, et le troisième d’un modèle nouveau, comportant un vase poreux, et ils ont obtenu dans ce dernier un dépôt un peu plus faible que dans le premier et notablement plus faible que dans le deuxième
- —-—). Si l’on donnait la préférence à leur 1000 /
- mode opératoire, il faudrait donc abaisser l’équivalent électrochimique de l’argent à 0,01117 environ.
- » Enfin, d’après divers auteurs, la corrosion du dépôt cathodique par le bain non privé d’air amènerait un déficit que M. Myers évalue à
- —-— environ. L’équivalent devrait donc, au con-rooo 1
- traire, être majoré d’autant, de sorte qu’il pourrait bien dépasser 0,01120. Mais j’ai montré que cette prétendue corrosion n’existe pas.
- » Quant aux divergences des résultats en général, elles sont dues, pour une bonne part, à ce que les masses d’argent pesées par les divers auteurs ne dépassaient pas 2 gr. Certes, il est
- facile de peser une pareille masse à—-—près;
- 1 1 10000 1
- mais il est aussi très facile de laisser échapper, dans les délicates opérations du lavage du dépôt, des parcelles d’argent formant plusieurs dixièmes de milligrammes. C’est, évidemment, ce qui est arrivé à M. Kahle lorsqu’il a cru remarquer que ledit lavage à l’eau distillée chaude faisait perdre au dépôt plusieurs dix-millièmes. Je n’ai jamais rien observé de semblable en opérant sur 3o gr de matière.
- » J’ai reconnu, d’ailleurs, que la masse d’argent déposée par un coulomb dépend d’un certain nombre de circonstances. Je mécontenterai de résumer ci-dessous (*) les résultats d’expériences qui seront décrites dans l’un des prochains numéros du Journal de physique.
- « Je compléterai ces renseignements généraux par quelques indications numériques relatives aux cas où l’on n’a point réalisé les conditions spécifiées au n° 1 pour obtenir le dépôt normal. Il se produit alors à la cathode un déficit plus
- (9 « 1. Soit un bain d’azotate d’argent primitivement neutre, de concentration normale et à la température ordinaire. Nous avons vu que, si la densité anodique du courant est inférieure à 0,002 C. G, S., il ne se forme point d’acide azotique en quantité appréciable à l’anode. Dans ces conditions, le dépôt d'argent à la cathode est normal ; il ne dépend pas de la densité cathodique, et il ne change pas si l’on sature le bain d’oxyde d’argent.
- » 2. Si la densité anodique est plus forte, la concentration moindre ou la température plus élevée, il se forme à l’anode de l’acide azotique dont la destruction à la cathode entraîne un déficit d’argent. Il est facile de voir qu’à chaque milligramme d’Az03H détruit correspond un déficit de 1,37 111g d’argent.
- » 3. Si le bain est primitivement acide, il est clair que le déficit s’exagère pour la même raison.
- » 4- La basification du bain au moyen d’oxyde d’argent (Patterson et Guthe) a pour effet d’empêcher la formation d’acide libre et, par suite, le déficit d’argent. Cette précaution semble devoir être efficace avec des courants de densité moyenne, tant qu’il reste de l’oxyde en dissolution ; mais celui-ci, étant peu soluble, s’épuisera avant la fin de l’expérience si l’on recueille, comme je le conseille, une masse importante d’argent. Je crois plus sûr de s’en tenir aux très faibles densités.
- p.372 - vue 373/746
-
-
-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 373
- 6 Septembre 1902.
- ou moins important qui peut dépasser un millième, peut-être même 2 millièmes f* 1).
- » Conclusion. -— En résumé, la masse d’argent déposée à la cathode par un coulomb dépend, en général, de plusieurs circonstances. Mais il semble que Ton puisse atteindre la précision
- de —-— dans la détermination de l’équivalent
- 10000 A
- électrochimique de ce métal en opérant sur un
- bain parfaitement neutre ou même basique au
- début, et en évitant la formation d’acide h
- l’anode comme je l’ai indiqué. »
- Séance du 4 août 1902.
- Réflexion de la lumière sur un miroir de fer aimanté perpendiculairement au plan d’incidence, par P. Camman. Comptes rendus, t. CXXXY, p. 286-288.
- Une théorie complète de la réflexion de la lumière sur les miroirs métalliques aimantés a été donnée par M. C.-H. Wind dans les Archives
- (') « i° Influence de la température, entre o° et 4o°. — En bain neutre normal, avec anodes de 18 cm2, cathodes de 100 cm2, et un courant de 0,9 ampère, le dépôt d argent diminue de 3 à 4 millionièmes par degré. Avec des anodes de 4,5 cm2, les autres conditions restant les mêmes, la diminution atteint 8 à 9 millionièmes.
- » L’effet delà température est à peu près le même avec un bain acidulé à 2 gr par litre.
- » D’après Lord Rayleigh, le dépôt augmenterait, au contraire, avec la température.
- » 20 Influence des densités de courant. — Avec une densité anodique o,oo5, si la densité cathodique passe de o,ooo3 à o,oox, le dépôt ne diminue pas d’une manière bien appréciable. Avec la densité anodique 0,02, l’écart x 3
- dépasse ----- en bain normal neutre, et - en bain
- r 10 000 xo 0O0
- acidulé à 2 gr par litre.
- » 3° Influence de l’acidité et de la basicité. — Expériences avec cathodes de 100 cm2 et anodes de 4,5 cm2 :
- » i° Les deux bains sont normaux en azotate ; l’un est centinormal en acide. Avec un courant de 1 ampère, le déficit relatif sur la cathode dans ce dernier est de
- ——— (0,007 sur 3o gr).
- 10000
- » 20 Les deux bains sont demi-normaux en argent, et l’un 0,014 normal en acide ; le déficit atteint la même valeur pour 0,4 ampère.
- » Remarque. — Nous avons ici la clef d’un désaccord entre M. Kahle et MM. Patterson et Guthe. Le premier trouve que le dépôt fourni par un bain frais est plus faible que celui fourni par un bain usagé dans les mêmes conditions ; MM. Patterson et Guthe trouvent exactement le contraire. Tandis que ces derniers partaient d’une solution basifiée qui, par l’usage, devenait légèrement acide, M. Kahle partait sans doute d’une solution acide dont l’acidité diminuait, ainsi que je l’ai exposé.
- « 4° Influence de la concentration. — Les deux bains
- néerlandaises (2e série, t. I, 1897). Dans le cas particulier où l’aimantation est perpendiculaire au plan d’incidence, la conclusion est la suivante : Si la lumière incidente est polarisée dans le plan d’incidence, l’aimantation n’a aucune influence sur la réflexion. Elle fait, au contraire, varier à la fois la phase et l’amplitude de la lumière réfléchie, si le rayon incident est polarisé perpendiculairement au plan d’incidence. Ce sont ces résultats théoriques que l’auteur a vérifiés expérimentalement, en mesurant la variation de la différence de phase entre les deux composantes principales et celle de l’azimut rétabli (*).
- sont neutres : l’un est normal, l’autre 0,2 normal. Avec une densité anodique de 0,02. le dépôt fourni par ce dernier est inférieur de plus de----. »
- 10 000
- (9 « La source lumineuse est une lampe à arc. La lumière, rendue suffisamment monochromatique pour les mesures par son passage à travers une cuve de fuchsine, est concentrée par un condenseur en un trou de 2. mm de diamètre percé dans un écran métallique mince ; ce trou est placé au foyer d’une lentille de 3o cm de distance focale. Le faisceau qui en est issu traverse un polariseur. Le plan de polarisation fai'sait des angles de 45° et de 6o° avec le plan d’incidence dans les deux séries d’observations effectuées. La lumière se réfléchit sur deux miroirs de fer plans et parallèles, de 2 cm de longueur sur
- 1 cm de hauteur, taillés dans deux cadres de fer doux de Suède formant les armatures de deux petits électroaimants. Les faibles dimensions de ces cadres (9 cm de longueur, 5 cm de hauteur, 2 cm de largeur et 1 cm d’épaisseur) permettent de les placer sur une plateforme spéciale adaptée à cet effet sur un cercle de Jamin. On peut ainsi mesurer l’angle d’incidence, régler les miroirs et les rendre parallèles en faisant coïncider dans la lunette les images du rayon direct et du rayon réfléchi deux fois.
- » L’étude de la lumière réfléchie, polarisée elliptiquement, se fait au moyen d’une lame de mica quart d’onde et d’un analyseur ; en réalité, les deux lames de mica successivement employées n’étaient pas exactement quart d’onde, mais les retards de l’une des vibrations principales étaient respectivement de 0,260 et 0,268X0 de la raie moyenne D du sodium. L’appareil analyseur est l’analyseur à pénombre Macé de Lépinay. Grâce à la précision et à la sensibilité de cet instrument, les erreurs commises ne dépassent pas les erreurs de lecture quand on opère par la méthode de l’égalisation de teinte des deux plages; quand on cherche à établir l’extinction en supprimant le quartz à deux rotations qui produit les deux plages, et en manœuvrant à la fois l’analyseur et la lame, l’erreur est de 1' en moyenne. On en déduit que la différence de phase et l’azimut rétabli sont déterminés à 6' près environ pour la réflexion sur un seul miroir.
- » Les données des expériences sont les suivantes :
- Incidence principale moyenne des deux miroirs. 7i°5'
- Azimut principal moyen..........................26°58'
- Aimantation maxima en unnités C. G. S........... i35o
- p.373 - vue 374/746
-
-
-
- 374
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE^
- T. XXXII. — N° 36.
- Les résultats des expériences sont réunis dans le tableau suivant o
- VARIATIONS
- de la différem de l’azimut
- de phase. rétabli.
- 49°, 58' 12' »
- 5o 12,5 >>
- 60,2 20 ))
- 65 26 — 6
- 68 33 — 10
- 70 4i — 12
- 0 0" 1 x 45 — 11
- 75 34 — 11
- 77>4o 25 — 6 .
- Les chiffres précédents se rapportent à la
- flexion sur un seul miroir, les variations étant observées en renversant l’aimantation de-|- i 35o à—i 35o unités C. G. S. La phase étalon est celle de la vibration perpendiculaire au plan d’incidence ; la différence de phase est son avance sur la vibration dans le plan d’incidence.
- Au-dessous de 5o°et'au-dessus de y y0, les observations sur la différence de phase donnent des résultats peu certains, à cause de la petitesse des quantités à mesurer. Quant à l’azimut rétabli, sa faible valeur ne permet de l’observer avec quelque certitude que dans des limites restreintes au voisinage de son minimum.
- Le tableau qui suit donne les mêmes variations calculées d’après la théorie de M. Wincl. Des deux constantes qui entrent dans les formules, l’une, la phase de Sissingh, a été prise à 85° suivant la valeur donnée par cet expérimentateur : l’autre a été tirée de l’expression donnée de la variation de la différence de phase à yù°.
- VARIATIONS
- de la différence de l’azimut
- Incidences de phase. rétabli.
- 5o° 12',5
- 60 . 23
- 65 3i — 13,5
- 68 34 — i3
- 70 41 — 12,5
- 72 45 — n,5
- 40 — 8
- Le rapprochement de ces deux tableaux montre que les différences entre les deux séries de nombres sont de l’ordre des erreurs d’expérience. On peut donc dire que les expériences précédentes confirment d’une manière satisfaisante la théorie de M. Wind.
- Moyen de régler les résonateurs de haute fréquence en vue de leur emploi médical, par H. Guilleminot. Comptes rendus, t. CXXXV, p. 288-290.
- Les résonateurs de haute fréquence employés en médecine se composent d’un circuit inducteur, ou générateur du champ : c’est le circuit de décharge des condensateurs; et d’un circuit induit à l’extrémité duquel se produisent les effluves, étincelles, souffles. Le circuit inducteur, composé des surfaces condensatrices et du conducteur, présente une 'certaine capacité C et un certain coefficient de self L desquels dépend la période des oscillations du courant de décharge, et par conséquent leur longueur d’onde, d’après la formule T = 27ty/LG.
- L’induit a un rendement d’autant meilleur qu’il est mieux accordé pour le champ considéré, et le réglage d’un résonateur consiste à faire varier la self-induction ou la capacité du générateur par rapport à celles de l’induit (1).
- Après avoir reconnu que la variation de la capacité ne donnait pas pratiquement cle bons résultats, M. Guilleminot s’est servi d’une bobine de self-incluction variable constituée tout simplement par un fil de cuivre de grosse section formant une hélice d’une quinzaine de spires. Cette bobine de réglage est placée en circuit et non en dérivation. Un curseur permet de mettre plus ou moins de spires dans ce circuit, de manière à en augmenter plus ou moins fa self-induction. Les essais faits avec ce dispositif et divers résonateurs ont montré qu’il convenait parfaitement pour le réglage.
- fl) Dans le résonateur Oudin en forme d’hélice, l’inducteur et l’induit sont placés à la suite l’un de l’autre, et le réglage consiste à prendre plus ou moins de spires comme inductrices, diminuant ou augmentant d’autant le nombre des spires induites. Dans le résonateur d’Arson-val en forme de bobine, l’inducteur est invariable comme capacité et comme self/mais on peut lé promener le long de l’induit auquel il est extérieur, de telle sorte que l’on modifie la longueur des deux portions droite et gauche de l’induit (par rapport au plan moyen de l’inducteur), faisant varier du même coup ses caractéristiques et, avant tout, sa self-induction.
- Dans le type en spirale plate Guilleminot, l’inducteur est constitué par la spire externe de l’appareil, et l’induit est formé par toute la partie intérieure de la spirale. Le réglage des spirales peut se faire comme celui du résonateur Oudin. Ce réglage, ici, n’est pas commode, à' cause des connexions à établir entre les deux spirales à travers 1 espace utile à l’emploi, et c’est cette considération qui a conduit l’auteur à chercher un autre moyen.
- p.374 - vue 375/746
-
-
-
- 6 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 373
- Séance du 11 août 1902.
- Sur le mode de formation des rayons cathodiques et des rayons de Rœntgen, par Th. Tom-xnasina. Comptes rendus, t. CXXXY, p. 319.
- L’étude de la production unipolaire des rayons X a conduit M. J. Semenow (!) à conclure que Vanticathode n émet de rayons que si elle porte une charge électrique et que, reliée au sol, elle n'engendre presque pas de rayons. Etant donnée l’importance théorique de ce fait, M. Th. Tommasina a voulu essayer si, par quelques modifications expérimentales, il serait possible de l’établir nettement.
- A l’aide de deux dispositifs décrits ci-dessous (2)
- (b Écl. Éleet., t. XXVIII, p. 224, 10 août.
- (2) « Le tube focus bianodique dont je me suis servi est très puissant : il donne, avec le dispositif ordinaire, la vision nette du squelette à plusieurs mètres de distance si l’on se place dans le champ de dispersion du miroir plan anticathodique, mais on l’entrevoit encore faiblement de tous les points de la salle, même derrière l’antica-tbode. C’est un tube du type sphérique à trois appendices, deux opposés axialement contenant l’un le miroir plan anodique et l’autre le miroir concave calhodique ; le troisième, qui est à côté de l’anode, est muni d’une longue tige qui a permis de placer le miroir plan anti-cathodique au centre du tube sur la ligne axiale des deux électrodes, en regard de la cathode avec une inclinaison de 4o°. Par ce dispositif, la fluorescence du tube est nettement délimitée par le plan du miroir anticathodique qui le divise en deux parties égales, l’une faiblement éclairée et l’autre très fortement.
- » Dans le but d’éviter tout effet de self-induction et pour arrêter, comme d’habitude, l’extracourant de fermeture, j’ai mis en communication le pôle positif de la bobine d’induction avec de l’eau distillée. A i,5 cm au-dessus de l’eau, était placée l’extrémité d’un fd métallique relié à la cathode du tube focus. Le pôle négatif de la bobine étant isolé, l’anode et l’anticathode du tube étaient reliées entre elles et avec le sol par les conduites du gaz et de l’eau. Le fil partant du pôle positif de la bobine était rapproché du pôle négatif de façon à permettre une décharge entre eux lorsque la résistance du tube était trop grande, constituant en outre un court circuit par effluve à aigrettes, lequel annulait l’action entre le secondaire de la bobine et le sol.
- » A peine l’intensité du courant était-elle suffisante pour produire des décharges disruptives entre l’eau et le fil suspendu, que le tube commençait à manifester une légère fluorescence, distribuée un peu partout à sa surface, mais irrégulièrement. En augmentant le courant on arrivait à l’intensité voulue pour que l’action du miroir anticathodique pût devenir prépondérante ; alors la moitié opposée du tube acquérait une plus grande luminosité et l’on pouvait observer la modification produite sur le faisceau cathodique par l’action du déplacement d’un champ magnétique. Les rayons X étaient suffisamment intenses pour permettre de distinguer nettement des objets
- il a constaté que la transformation du flux électrique anodique en rayons cathodiques peut avoir lieu par des réflexions multiples contre les parois intérieures du tube, et l’ensemble de ces observations le conduit aux conclusions suivantes :
- 1. La réflexion diffuse du flux anodique seul est suffisante pour donner naissance aux rayons cathodiques et aux rayons de Rœntgen.
- 2. Le phénomène a lieu même avec Lantica-thode reliée au sol.
- 3. La réflexion multiple par les parois d’un tube a vide, au degré voulu de raréfaction, suffit pour produire la transformation partielle du flux anodique en rayons cathodiques et en rayons de Rœntgen.
- « Ces conclusions, ajoute-il, sont en parfait accord avec la déduction qu’011 peut tirer du fait connu de l’existence de la tache d’oxydation dans la partie centrale du miroir concave de la cathode des tubes focus en usage. En effet, la position de cette tache démontre d’une manière irréfutable que l’agent qui produit les rayons cathodiques ne peut pas être émis parla cathode, et qu’il doit lui arriver d’une source qui se trouve dans le tube même, donc de l’anode. Ainsi cet agent doit être dans le flux anodique, Que la réflexion joue un grand rôle, sinon le
- métalliques dans une enveloppe en cuir épais, placée derrière l’écran fluorescent.
- » Ce résultat démontrant à l’évidence l’obtention des deux types de rayons avec l’anticathode reliée au sol et par flux anodique, il était naturel d’éliminer les deux électrodes qui ne semblaient pas nécessaires à la production du phénomène.
- » N’ayant pas à ma disposition un bon tube unipolaire j’ai pu obtenir un résultat également démonstratif au moyen d’un tube bipolaire commun, de forme conique. Dans ce genre de tubes, comme l’on sait, la cathode est placée au sommet du cône, tandis que l’anode très petite et sans miroir est dans un appendice latéral du tube, de façon qu’elle ne gêne aucunement le passage des radiations cathodiques qui vont produire la tache de fluorescence sur la base du cône. J’ai pensé que l’anode isolée, à cause de sa surface métallique très petite, ne pouvait donner lieu qu’à une action minime, laquelle ne saurait empêcher la constatation du phénomène. En effet, avec le même dispositif que précédemment, la cathode étant reliée au pôle positif de la bobine par l’intermédiaire de la décharge sur l’eau distillée, l’anode du tube et le pôle uégatif de la bobine étant isolés, la fluorescence se produisit sur tout le tube, allant en progressant d’intensité vers la base du cône sur laquelle se formait la tache de maximum de luminosité. J’ai pu alors constater comme précédemment les effets produits par les rayons cathodiques et les rayons X ».
- p.375 - vue 376/746
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII.
- N° 36.
- 376
- rôle capital, dans la transformation du flux électrique en radiations, c’est ce qui était déjà démontré par le fait que les rayons cathodiques et les rayons X sont beaucoup plus intenses lorsqu’ils sont formés dans un tube focus muni d’anticathode que lorsqu’ils émanent directement de la cathode d’un tube simple.
- » D’après les conclusions précédentes on peut envisager le mode de formation de ces ravons de la manière suivante : Le flux électrique qui part de l’anode pour se propager dans l’air raréfié du tube suit les lignes de force, formant lui-même ses propres conducteurs, qui consistent en alignements polarisés de matière radiante, comme cela a lieu dans la production du fantôme électrique par les poudres conductrices dans les liquides diélectriques, où l’on observe des projections ou jets de particules.
- » Ce flux étant oscillant donne lieu à une destruction périodique des contacts, laquelle produit des vibrations qui deviennent visibles sous forme de 1 umineseence. Dans le champ, ces alignements vont embrasser de tous les côtés le miroir cathodique, mais leur faisceau plus dense frappe la face concave en regard, laquelle se réchauffe davantage où les points d’arrivée sont plus nombreux. Cet échauffement augmente la raréfaction a proximité de la surface cathodique et donne lieu à l’espace obscur de Ilittorf, ce qui explique l’accroissement de cet espace de nature interférentielle lorsque l’action est plus intense.
- : » Ce serait dans ces conditions et par suite de la modification mécanique de l’absorption partielle et de la réflexion diffuse, que la transformation semblerait avoir lieu. Ceci admis on peut appliquer à cette catégorie de phénomènes les lois sur la propagation du flux de déplacement ou de polarisation dans un milieu diélectrique; ainsi les équations de Maxwell. Comme les déplacements infiniment petits d’un corps parfaitement élastique suivent les mêmes lois, on passe par l’intermédiaire du flux de déplacement uniforme aux vibrations, et l’on peut établir une liaison mécanique entre le flux électrique et les radiations. »
- Phénomènes magnétiques observés à Zi Ka-Wei (Chine) lors de l’éruption de la Martinique par de Moidrey. Comptes rendus, t. CXXXV, p. 322.
- L'éruption principale de la montagne Pelée
- s’est produite le 8 mai, quelques minutes avant 8 heures. Ce jour là à 7 heures 58 minutes (t, m. de la Martinique), après une longue période de calme magnétique, le bifilaire de Zi-Ka-\Vei (l) indique un accroissementbrusque de la composante horizontale, qui reste agitée pendant 8 heures environ; en outre la courbe inscrite par le baromètre parait indiquer un trouble sismique environ 4 heures après (2).
- On a donc ici des faits de deux ordres distincts : une pertubation magnétique dont le début coïncide, comme à Paris et à Lyon, avec l’explosion de la montagne Pelée, et un ébranlement du sol qui aurait mis 4 heures 27 minutes à se propager jusqu’ici, à moins qu’il ne corresponde à un des chocs postérieurs.
- Séance du 25 août 1902
- La relation entre les ptroubèrances solaires et le magnétisme terrestre, par Norman Lockyer.
- Comptes rendus, t. CXXXY, p. 364-365.
- L’auteur a fait la comparaison de la fréquence des protubérances visibles dans chaque latitude solaire avec la fréquence de la plus grande intensité des orages magnétiques et la courbe générale de l’activité magnétique.
- Le résultat de cette comparaison indique ; i° que les époques des orages classées great par Ellis et celles de la plus grande activité chromosphérique près des pôles du soleil sont identiques; a0 que la courbe générale d’activité magnétique terrestre est à peu près la même que celle des protubérances observéesymès de l’équateur solaire.
- (*) « De 12,25 h à 12,35 li la courbe de la composante horizontale a, sans doute possible, les caractères d’une agitation mécanique. Il était ici minuit ; à cette heure en pleine campagne, aucune cause accidentelle ne peut influencer nos aimants. D’ailleurs, pendant le même temps, la courbe du grand baromètre enregistreur, habituellement très fine, a son épaisseur augmentée d’environ quatre fois ; il ne peut être question d’une onde atmosphérique, mais la colonne de mercure a agi en véritable séismographe ; à ce phénomène succède immédiatement un second accroissement assez brusque de la composante horizontale. Une troisième recrudescence, observée de i5,5 h à i5,i5, est suivie d’un calme à peu près complet pendant plus 7 heures. On remarque alors une faible agitation, puis une nouvelle perturbation qui dure jusqu’au 9 vers 20 h ».
- (P L’observatoire de Zi-IŸa-Wei est situé, à 10' près, sur le méridien opposé à celui de la Martinique.
- Le Gérant : C. NAUD
- p.376 - vue 377/746
-
-
-
- Tome XXXII.
- Samedi 13 septembre 1902
- 9e Année. — N» 37.
- /.Eclairage
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l lnstitut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LES RÉGENTES EXPÉRIENCES DE TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- DANS LA MARINE ITALIENNE
- Les premiers appareils de télégraphie sans fil réalisés par M. Marconi ont été adoptés par la marine italienne qui, après le succès qui suivit les expériences de la Spezia (juillet 1897), en dota ses principaux vaisseaux et ses postes sémaphoriques.
- Entre autres postes pourvus des dispositifs Marconi, l’île Gorgona, le sémaphore de Livourne et l’île Palmaria étaient tencore au mois de septembre 1900 pourvus d’appareils Marconi ne réalisant sans doute pas les derniers perfectionnements dont cet inventeur est arrivé à munir ses dispositifs. Les communications échangées entre ces trois postes ne portaient pas, en effet, être assurées à une distance supérieure à 60 km, et c’est à peine si quelques signaux pouvaient être enregistrés entre Livourne et Palmaria, postes situés à 70 km l’un de l’autre. Quant aux relations par télégraphie sans fil entre Palmaria et Gorgonia bien que la distance entre ces postes n’excède pas 72 km elles furent toujours impossible, et c’est tout au plus si, une fois par hasard, le poste de l’île Gorgonia reçût et pût enregistrer le mot cc Europa » qui était transmis à l’île Palmaria.
- C’est dans ces conditions défectueuses que fonctionnaientces stations de télégraphie sans fil lorsque le capitaine de corvette italien Quintino Bonomo entreprit une étude systématique des dispositifs utilisés et chercha à accroître la portée des communications qui jusqu’alors n’avaient pu être assurées d’une manière constante et régulière, avec les dispositifs de ces postes, à une distance supérieure à 35 ou 40 km, distance qui sépare File Gorgona de Livourne.
- M. Bonomo fut assez heureux pour accroître, considérablement, au cours de son étude,
- p.377 - vue 378/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- 3j8
- la portée des ondes et la rapidité des communications. Ce double résultat a été obtenu par la mise en œuvre de moyens des plus simples dont les plus efficaces constituent une grande simplification des dispositifs préconisés par M. Marconi.
- Nous allons résumer dans cette revue les observations principales et inédites faites par M. Bonomo au cours de ses essais et indiquer quels dispositifs lui ont permis de réaliser les perfectionnements qu’il a pu apporter aux appareils Marconi dont il s’est servi.
- Le transmetteur du poste de Livourne était entretenu à l’aide d’une bobine d’induction de 60 cm d’étincelle, alimentée par le courant fourni par une batterie de trente accumulateurs Tudor donnant environ 60 volts. — L’étincelle de l’excitateur des ondes hertziennes avait une longueur de 2 à 3 cm.
- La plus grande rapidité atteinte avec ce transmetteur fonctionnant entre Livourne et Gorgona (35 km) était de cinq à six lettres par minute.
- Les efforts de M. Bonomo pour accroître la portée des ondes et la rapidité des transmissions ont porté sur deux points particuliers. —L’officier italien s’est d’abord préoccupé de perfectionner les conditions d’établissement des divers organes du dispositif Marconi qu’il utilisait ; il a pu ainsi, en étudiant systématiquement la fonction de chaque organe, obtenir une plus grande rapidité de transmission et parvenir à échanger des signaux à la vitesse de vingt-quatre lettres par minute. — Mais le résultat le plus important obtenu, qui a permis d’accroître dans de très notables proportions non seulement la rapidité mais aussi la portée des transmissions, a été acquis grâce à l’usage d’un cohéreur spécial, dûau séma-phoriste M. Castelli. Ce cohéreur, associé à un téléphone a permis l’échange de messages à 200 km et les expérimentateurs sont convaincus qu’il pourra les assurer encore à plus de 3oo km.
- Indiquons tout d’abord parmi les nombreuses observations faites par M. Bonomo, dont la plupart confirment les observations précédemment faites par M. Tissot, par MM. Blondel et Ferrié, et par nombre’ d’autres expérimentateurs, celles qui ont permis d’apporter un premier perfectionnement aux dispositifs étudiés.
- En premier lieu, M. Bonomo attache une très grande importance au parfait isolement non seulement du fil aérien servant dNmtenne, mais encore à l’isolement rigoureux de la bobine d’induction et de la source d’électricité (accumulateurs) qui l’alimente.
- Pour isoler le plus parfaitement possible le fil d’antenne, ce fil est soutenu parla vergue qui permet de le disposer verticalement, au moyen de cLoches de porcelaine du genre de celles employées dans les installations de distribution à haute tension et dont les figures 1, 2, 3, 4, représentent des modèles.
- La station de Palmaria est située à 192 111 au-dessus du niveau de la mer et possède une antenne de 54 m de hauteur. La station Gorgona est disposée sur un tertre à 255 m au-dessus du niveau de la mer, et l’antenne a également 54 m.
- La station de Livourne n’est qu’à 4,5° m au-dessus du niveau de la mer. L’antenne qui y est disposée a comme aux deux autres stations 54 ni de hauteur.
- L’entrée des antennes dans le poste doit être entourée de toutes les précautions les plus méticuleuses d’isolement.
- Une disposition est indiquée par la figure 5. L’antenne FA, verticale, pénètre dans le poste dans une direction horizontale. A cet effet elle est attachée à Un poteau de retenue/», surmonté d’une cloche de porcelaine à haute tension I qui retient un cordon isolant attaché lui-même à un isolateur i qui soutient le fil d’antenne. — On doit éviter le plus possible de disposer le fil d’antenne horizontalement, et donner à la partie horizontale io la plus petite longueur possible. M. Bonomo indique divers dispositifs qui permettent de réduire le plus
- p.378 - vue 379/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 379
- possible (à une longueur inférieure à 2 m) la longueur de la portion d’antenne disposée horizontalement. — Les essais faits pour faire aboutir le fil d’antenne verticalement à la
- Fig. 1 à 4- — Isolateurs d’antenne employés parM. Bonomo.
- boule de l’oscillateur n’ont pas permis d’obtenir un isolement suffisant et surtout constant.
- . — Entrée de l’antenne dans le poste.
- Fig. 6.— Mât disposé pour recevoir simultanément l’antenne de réception et l’antenne de transmission.
- Il est très avantageux de se servir d’antennes différentes pour la réception et pour la transmission ; aussi les mâts de stations ci-dessus décrites sont-ils munis de deux vergues
- p.379 - vue 380/746
-
-
-
- 38o
- T. 2XXII. — N° 37.
- L’É C LAI RAG E ÉLECTRIQUE
- soutenant l’une l’antenne de transmission ET, l’autre l’antenne de réception FR. Les figures 6 et 7 indiquent les dispositions données à ces vergues et aux antennes qu’elles supportent.
- Pour accroître la capacité de l’antenne on peut la construire sous la forme d’un long cylindre de 3o m de hauteur formé par un certain nombre de fils de cuivre de o,3 mm2 distribués sur le pourtour d’une circonférence de 23 cm de diamètre environ comme le montre la figure 8.
- En apportant ces divers perfectionnements aux dispositifs qu’il utilisait, et surtout en
- Fig. 7. — Dispositif à deux antennes, l’une de réception, Fig. 8. — Antenne à plusieurs
- l’autre de transmission. conducteurs.
- s’astreignant à maintenir un isolement parfait pour tous les organes du dispositif, accumulateurs et bobine d’induction compris, M. Bonomo a pu augmenter d’une manière notable la vitesse de transmission jusqu’alors atteinte ; mais c’est surtout en faisant usage du cohé-reur imaginé par M. Castelli que la portée des ondes a pu être accrue d’une manière très notable.
- Ce cohéreur est constitué par des électrodes de fer ou de carbone entre lesquelles on interpose une ou plusieurs gouttes de mercure. — Un tel cohéreur présente une extrême sensibilité et se décohère spontanément. C’est un cohéreur à décohésion spontanée.
- La figure 9 représente un de ces cohéreurs à électrodes de fer et à une goutte de mercure. La figure 10 représente un cohéreur à électrodes terminales de carbone, à électrode médiane de fer et à deux gouttes de mercure.
- Le diamètre de la goutte ou des gouttes de mercure interposées doit être compris entre les limites extrêmes de i,5 mm à 3 mm. Une goutte de diamètre inférieur à i,5 mm donne un tube peu sensible ; une goutte de diamètre supérieur à 3 mm influe sur la netteté de la décohésion.
- La distance entre les électrodes a une très grande importance et il est nécessaire qu’elle puisse être réglée par le télégraphiste au cours d’une réception. Pour un tube dont la
- p.380 - vue 381/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 38 r
- goutte de mercure offre un diamètre compris dans les limites indiquées ci-dessus, les conditions du réglage de début s’obtiennent de la manière suivante : Le tube doit être incliné d’environ 35° à 4o° sur l’horizon, l’électrode la plus élevée ne se déplaçant pas de plus de 0,2 à o,5 mm. — Le réglage définitif se fait pendant la réception.
- Le diamètre du tube doit être proportionné à la goutte de mercure utilisée. Un tube de
- Hg
- S'39
- H.jFçHj
- Fig. 9 et io. — Cohéreur de M. Castelli à une goutte et à deux gouttes de mercure.
- 5 à 8 mm de diamètre extérieur et de 3 mm environ de diamètre intérieur convient parfaitement. Ce tube de verre doit être parfaitement calibré et les surfaces planes des électrodes doivent être normales à l’axe du tube.
- L’absence de ces conditions change complètement la qualité d’un cohéreur.
- Les électrodes de fer ou d’acier doivent être débarrassées de tout oxyde et bien polies. La brunissure augmente beaucoup la sensibilité.
- La décohésion spontanée est d’autant plus nette que le mercure est plus pur, que la goutte de mercure est plus petite et que l’intérieur du tube est plus sec et mieux poli. — L’état hygrométrique a une influence sensible et nuisible sur les tubes qui ne sont pas hermétiquement clos.
- Pour un tube bien établi et bien réglé la tension critique de cohésion est comprise entre i volt et i,5 volt.
- Au bout d’un certain temps, assez court, un bon tube perd sa qualité, par suite de l’oxydation des électrodes et du mercure ; (cet affaiblissement est surtout rapide pour des tubes
- r
- Fig. ii.— Dispositif de réception Fig. 12. — Dispositif de réception Fig. i3. — Dispositif pour affaiblir à un téléphone. à deux téléphones. les effets perturbateurs des dé-
- charges atmosphériques.
- à électrodes de fer). —Si l’on ne possède pas plusieurs tubes préparés d’avance, il faut alors démonter le tube, polir soigneusement les électrodes et renouveler la goutte de mercure.
- Dans certains cas on a obtenu une décohésion très nette en mélangeant à la goutte de mercure de la poudre de charbon provenant d’un filament de lampe à incandescence. Cette poudre forme une sorte de pellicule qui donne à la goutte de mercure la couleur du graphite. — Cette addition de poudre de carbone accroît notablement la durée d’un cohéreur.
- L’emploi de ce cohéreur permet l’échange de communications à de très grandes distances pourvu qu’on l’associe à un téléphone. — Le dispositif de réception se trouve alors très notablement simplifié. Suivant qu’on fait usage d’un récepteur téléphonique unique ou de deux récepteurs, ce dispositif est représenté par la figure 11 ou par la figure 12. — L’usage
- p.381 - vue 382/746
-
-
-
- 382
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- de ces dispositifs est des plus commodes et le réglage final, que l’on peut avoir à faire en cours de réception, des plus simples.
- Les sons perçus sont d’autant plus nets et plus distincts qu’ils sont plus faibles ; on ne doit pas chercher à obtenir au téléphone des sons d’une intensité comparable à celle fournie par l’audition téléphonique ordinaire. — Aussi est-il nécessaire d’habituer l’oreille à cette réception télégraphique par téléphone ; il est par suite indispensable que le plus parfait silence règne dans le poste récepteur afin de n’être pas troublé par les bruits venant de l’extérieur.
- Pour affaiblir notablement les effets perturbateurs des décharges atmosphériques, qui
- s entendent parfaitement au téléphone, il est cohéreur un condensateur C suivi d’une petite Comme il est nécessaire que l’on soit avert ou frappeur) du commencement de l’envoi <
- Fig. 14. — Dispositif d’appel.
- de disposer en dérivation aux bornes du distance explosives (fig. i3). i par le fonctionnement d’un appel (sonnerie l’un message, M. Bonomo a cherché à faire
- FA
- Fig, i5. — Projet de relais téléphonique permettant l’inscription des signaux reçus.
- actionner à l’aide du cohéreur employé une sonnerie électrique. — On peut résoudre la question soit en construisant un relais qui, une fois actionné par le courant ayant traversé le cohéreur actionne à la manière habituelle une sonnerie à trembleur, soit encore en construisant une sonnerie qui soit susceptible de fonctionner avec le très faible courant que peut admettre le cohéreur. — C’est ce dernier moyen, représenté par le schéma de la figure i4 qui a été définitivement adopté par M. Bonomo. La sonnerie est mise hors circuit en amenant le commutateur L de b en a.
- Enfin M. Bonomo s’est proposé de réaliser, en conservant la réception télégraphique par téléphone, l’inscription des messages. — N’ayant pu continuer des essais à la station de Palmaria, il se contente à la fin de son intéressant mémoire de décrire le relais téléphonique qu’il se proposait de construire et que la figure i5 représente. — La lame vibrante du téléphone communique ses déplacements à un levier a h dont la branche a a 5 mm de longueur et la branche b, a5o mm de longueur. L’extrémité a armée d’une pastille de fer peut être attirée par un aimant permanent M F. Les déplacements se trouvent ainsi très notablement amplifiés. L’extrémité de b plonge dans un godet de mercure et on peut ainsi produire l’envoi de courants plus ou moins prolongés d’une pile P dans un morse inscripteur m.
- En employant les dispositifs que nous venons de décrire et qui empruntent leur valeur au cohéreur à goutte de mercure deM. Castelli, M. Bonomo a pu assurer des communications faciles à une distance de 200 km.
- p.382 - vue 383/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 383
- C’est ainsi que non seulement les messages ont pu être échangés d’une manière constante et facile entre les trois stations de l’He Palmaria, Ile Gorgona et Livourne ; (Livourne-Palmaria : 70 km, — Livourne-Gorgona : 35 km, — Palmaria-Gorgona : 72 km), mais les communications ont pu être assurées entre l’Ile d’Elbe et ces trois stations ; (Elbe-Livourne 80 km, — Elbe-Gorgona : 80 km, — Elbe-Palmaria : 140 km). — Enfin on a pu également communiquer d’une manière suivie entre Palmaria et l’île Giglio (distance : 200 km) ainsi qu’entre Pile de la Madeleine (Sardaigne) et la station du mont Argentario (distance : 2oo km).
- Si l’on compare ces résultats avec ceux obtenus par l’usage des postes Marconi tels que M. Bonomo les a trouvés disposés aux stations entre lesquelles il a expérimenté, on 11e peut qu’être frappé du grand progrès réalisé par l’ofticier italien par la mise en œuvre du nouveau cohéreur de M. Castelli, qui a permis d’accroître la distance de 70 km à plus de 200 km et la rapidité de transmission de 6 lettres par minute à 24 lettres par minute. La distance franchie a donc été quadruplée, ainsi que la rapidité de transmission, par l’usage des nou" veaux dispositifs.
- A. Turpain.
- CONGRES DE MONTAUBAN
- DE L’ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES (fi
- Nous terminons dans cet article le compte rendu du Congrès de Montauban ; nous y donnons l’analyse de quelques communications concernant l’électricité et la photométrie présentées à la section de physique ; pour les communications présentées à la section d’électricité médicale, nous renvoyons les lecteurs désireux de les connaître aux Archives d'Elec-tricitè médicale, que dirige avec tant de compétence le Dv Bergonié, professeur à la Faculté de médecine de Bordeaux.
- Actions exercées par des courants alternatifs sur une masse conductrice ou diélectrique, par P. Duhem, correspondant de l’Institut, professeur de Physique théorique à la Faculté des sciences de Bordeaux.
- I. — Dans ce mémoire, l’auteur étudie mathématiquement les causes du phénomène suivant constaté il y a une quinzaine d’années par Elihu Thomson : une bobine traversée par des courants alternatifs repousse une masse de cuivre que l’on approche de l’un de ses pôles.
- Cette curieuse expérience peut s’expliquer très simplement, comme on sait, parles lois élémentaires de l’induction. Le courant alternatif parcourant la bobine donne naissance dans la masse de cuivre, généralementen forme d’anneau, à un courant induit déphasé par rapport au courant inducteur ; par suite de ce déphasage le courant est, à certains instants, en sens inverse du courant inducteur, et, à d’autres instants, de même sens que ce dernier courant; dans le premier cas il y a répulsion et dans le second attraction des courants inducteur et induit ; par un calcul simple, devenu classique, ou encore par une représentation graphique on démontre facilement que la répulsion l’emporte sur l’attraction.
- (fi Voir L’Eclairage Electrique des a3 et 3o août et du 6 septembre, p. 3oi et 35x.
- p.383 - vue 384/746
-
-
-
- 384
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- Mais en raison de l’idée généralement adoptée aujourd’hui que les actions à distances résultent en réalité de déformations du milieu intermédiaire, divers auteurs, en particulier Larmor('), ont cherché une explication de l’expérience d’Elihu Thomson par des pressions exercées par le diélectrique sur la surface de la masse métallique qui y est plong’ée. Les pressions engendrées dans le milieu diélectrique peuvent d’ailleurs être de deux espèces différentes, car chaque élément de ce milieu subit deux sortes d’actions : par le fait de la polarisation qu’il présente, il est soumis à des actions de déplacement; par le fait des flux de déplacement dont il est le siège, il est soumis à des actions électrodynamiques.
- jM. Duhem établit les formules permettant, dans l’un et l’autre cas, le calcul des près sions. Ainsi que nous le verrons ci-dessous, il trouve que le sens de ces pressions est bien tel qu’il faudrait pour que l’expérience d’Elihu Thomson en reçut une explication satisfaisante ; mais il trouve aussi que la grandeur de ces actions est beaucoup trop faible pour que cette explication puisse être adoptée : pour que ces actions soient perceptibles, il faudrait que la fréquence des courants qui traversent la bobine fut comparable à la fréquence des vibrations lumineuses. « L’expérience d’Elihu Thomson, qui réussit fort bien avec de très faibles fréquences, ne peut, conclut M. Duhem, trouver là sa raison d’être. »
- Au contraire, l’explication tirée des forces électrodynamiques par lesquelles les courants de la bobine repousssent les courants d’induction propres de la masse métallique satisfait à toutes les conditions du problème.
- IL — Indiquons maintenant la marche des calculs qui ont conduit M. Duhem à ces conclusions, et, pour cela, examinons successivement les divers points que ce physicien développe dans son mémoire.
- i. Champ électromoteiir engendré par des courants alternatifs. — Soient w un espace occupé par un corps conducteur, du> un élément de cet espace. Admettons que le corps conducteur soit le siège de courants uniformes variables d’un instant à l’autre et soient cp, <i>, X les composantes du flux électrique en un point (x, y, z) de ce conducteur; ces courants étant uniformes, on aura, en tout point de la masse conductrice
- de plus on aura
- ôcp à 4»
- bx ôj
- ÈL —
- Ô3 ~~
- cp cos -f- cos (v,j) -j- y cos (v
- = o,
- v étant la normale à cette surface vers l’intérieur de la main conductrice.
- Ces courants seront alternatifs si chacune des trois composantes cp, à, X du champ est périodique, la période de T étant la même pour toutes trois, et si, en outre, on peut dis-ooser de l’origine du temps de telle sorte que chacune d’elles change de signe sans changer de valeur absolue lorsqu’on change t en — t\ dès lors on peut développer cp, <];, X en séries :
- cp ~ A.l sin air — -f- sin 4 Tt — -j- A3 sin 677 — , ;
- f = B1 sin + B2 sin -f- B3 sin 6t: i (3)
- t t t '
- y — Cj sin 27t — —P C2sin 4^ 7p sin 6tt — -f- ., ., j
- les coefficients A*, Ef, Ct étant des fonctions des coordonnées x, y, 5. On supposera ces séries uniformément convergentes ainsi que celles qu’on en déduit par différentiation par rapport à x, y, z ou t.
- P) Aether and Matter, p. 129.
- p.384 - vue 385/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 385
- Les égalités (2) et (3) donnent alors
- ÔA;
- bx ôj
- Ôffi , ÔC;
- Aj cos (y/,x) + B* cos {'>, y) -f-CjCOsfv, s) = o.
- (4)
- (5)
- Soient cx, ey, ez les composantes du champ électromoteur d’induction engendré en tout point de l’espace pour les courants variables de la masse conductrice, on a
- AL
- % bt
- A* b G ~~bt ’
- ez:
- A2 ÔH
- "T" ~bT’
- (6)
- A*
- étant la constante fondamentale des actions électrodynamiques et F, G, H trois certaines fonctions, de x, y, t, qui, lorsque les courants agissants sont uniformes, ont pour expressions,
- F (x, y, z, t) =^-2. d<s>, G (x,y, z,t) — diù, H [x,y, z, t) du>, (7)
- r étant la distance de l’élément cho au point x1 y, 2
- En remplaçant dans ces expressions <p, <!q X par les séries (3), on obtient en posant
- f* B * f*
- $i[x,y, 1) — J —A diù, Yi (x,y, 2) — / —d(x>,
- (x,y, 2) = | —1 dto, $î(x,Y, 2) = / — diù
- trois nouvelles expressions dont la première est :
- F «t sin 27c — -j— sin 4^ q; ~f- a3 sin 6n — -j-. ..,
- et les égalités (6) donnent trois égalités du type suivant
- A2 / 2TC . t Atz t 67: t \
- — CÇ COS 27T — q — a2 cos 4^ ;jc H 5C3 cos 07: — -f- ... 1
- (8)
- (9)
- io)
- Les fonctions cç, [3;, y, étant définies parles égalités (8) comme des fonctions potentielles de distributions solides dont At, B;, Q sont les densités respectives, il en résulte pour ces fonctions certaines propriétés classiques. M. Duliem démontre que de plus on a
- ÔOC; brfi
- s-+-èi + -^ = ° <“)
- aussi bien à l’intérieur de la masse co qu’à l’extérieur de cette masse.
- 2. Courants engendrés par le champ électromoteur. — Supposons que le champ électromoteur représenté par les égalités (ro) agisse en une certaine région rade l’espace, dont dra est un élément. Si cette région est occupée par une masse conductrice de résistivité p, les composantes u, e, w du flux de conduction auront pour valeurs
- ex Â1 ( m t % t ,
- — —----— (-jt aicos2" Y + 4 Ya2cos4^ Y+•••)’ etc-
- (12)
- 3. Si la région est occupée par un diélectrique, on aura un flux de déplacement dont les composantes u, e, w auront pour valeurs, F étant le coefficient de polarisation diélectrique,
- bex
- i6t:2
- u=z F — F t A__ sin 27: -A -j—^ sjn ^ _L . j, etc.
- (12 bis)
- p.385 - vue 386/746
-
-
-
- 386
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- 4- Forces poncléromotrices exercées sur une masse conductrice. — Si on imprime à la masse m un déplacement virtuel, le travail des forces pondéromotriees électrodynamiques exercées sur cette masse sera
- A2 rr /ÔF „ , ÔF „ ,
- L“1^“+'foj+
- ÔF
- bz
- ÔG
- bx
- an
- bx
- dm
- 4-
- 4/L
- “(F4+°41+H4)+/Ff:+-
- F I
- à. i - •
- cfe. (i3)
- Lorsque les courants agissants sont sinusoïdaux, les seconds membres des égalités (9) et (12) se réduisent à leurs premiers termes ; si l’on suppose en outre que la masse conductrice soit homogène, de telle sorte que p soit indépendant de x, y, z. l’égalité (i3) devient
- dis
- Ak 2 TC
- 4 0 T bx
- 1 1 iT n ( ôai ' , ôa, „ . , \
- * Tcos 2:; Y J L 1VS7 + >7 V + -5T '•) +
- +V -r- +17
- boy
- ÔJ
- ôo:
- +
- vu
- +
- ba
- by
- bby
- bz
- 04
- bx
- +
- box
- ~bF
- +
- ôo ; bx
- 00? + ..
- ôôj bx
- ++4
- + ai Pi 3ÎT +
- âôo?
- by
- dm.
- (J4)
- Enfin dans le cas particulier où la masse conductrice est supposée solide, on a simplement
- A* 27c
- 160 T
- s in 4tî
- 4 Pi2 ~\-^f)dm.
- (i5)
- Ce travail virtuel se ramène naturellement au travail virtuel d’une force et au travail virtuel d’un couple ; le point d’application de la force est indépendante de t; il en est de même de la direction de la force et de la direction de l’axe du couple ; mais la grandeur de la force et le moment du couple varient périodiquement avec t; la période de chacune de
- ces deux grandeurs est et, dans le temps sa valeur moyenne est nulle.
- M. Duhem fait observer que ces conclusions demeurent vraies si les courants agissants ne sont pas sinusoïdaux.
- 5. Forces poncléromotrices appliquées à une masse diélectrique solide. — Le travail virtuel de ces forces est encore donné par la formule (i3) à condition que l’on y remplace les composantes u, e, w du flux de conduction par les composantes u, e, w du flux de déplacement.
- Dans le cas où les courants sont sinusoïdaux et la masse diélectrique solide, on arrive à
- d&=dL-F —5- sin2 27T b J (%L2 -+ pL2 + yr)dm. (19)
- La grandeur de la lorce et le moment du couple sont donc encore des fonctions périodiques du temps dont la période est —mais le sens de la force et le sens de rotation du
- couple demeurent indépendants de t et par suite la valeur moyenne de la force et celle du moment du couple ne sont plus, en général, égales à o. Si l’on désigne par ch le travail virtuel de la force moyenne et du couple moyen, on a en effet, en supprimant les indices pour simplifier l’écriture
- T
- d~ — — / 2 dPdt -ç- F oj p? + rp + pjdm. (20)
- p.386 - vue 387/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 387
- On voit que les forces pondéromotrices tendent à accroître la somme J( >’ + ,32+T2) dm
- étendue à l’espace occupé par la masse diélectrique. Or au voisinage de la bobine agissante la quantité (a2-)- (32-J-y2) a une valeur notable ; à grande distance, elle est très faible; donc les actions en question tendent à attirer la masse diélectrique vers la bobine. M. Duhem démontre ensuite que cette conclusion subsiste quand les courants, au lieu d’être sinusoïdaux, sont quelconques.
- 6. Forces pondéromotrices exercées sur un milieu diélectrique déformable, — Par des calculs dans le détail desquels nous n’entrerons pas, M. Duhem démontre que dans le cas général le travail virtuel (h est
- dz
- 2Î1Z
- ~T~
- Mi
- (•,3)
- OU
- +
- Mi — —j [ai cos (/?,#) -f- (p cos (n,j) -f- y* cos (n,ï)](a, bx -f- (p oj -f- y* 3^)<iS
- 'fU**-^*3*- («£+„£+* W)h
- [f - (* g +- )>+[>lfel±lr±
- ”1 ai Is +
- -)>;
- dm
- n désignant la normale, dirigée vers l’intérieur du milieu, à un élément cl S de la surface limitant le milieu. Dès lors on voit que les actions moyennes exercées sur le milieu diélectrique peuvent se décomposer de la manière suivante :
- i° Une force moyenne, appliquée à l’élément cl S de la surface et dont les composantes Pg/S, Pjg/S, P„<iS, sont données par trois égalités dont la première est :
- P
- X
- OC; COS
- (a, x) -p jSî cos (n, x) -j-y4- cos
- (*8)
- 2° Line force moyenne appliquée à l’élément clm du volume qu’il occupe et dont la première des composantes Xcfe, Y dm, Z dm, est
- x =
- 2Ï 7t
- "T
- U d(«P 4~Pd-pyt2)
- 2 Ô.X
- b y i
- + & ~bF
- + Pi
- ôj
- -p Y i
- (29)
- Si le milieu est un fluide incompressible — et, en général, on est tenu de faire cette supposition si l’on veut que F soit indépendant de x, y, z — et si les actions non électrodynamiques dérivent d’une fonction potentielle, les actions électrodynamiques précédentes ne pourront maintenir le fluide en équilibre. Le fluide se mettra donc en mouvement. Par conséquent si une masse, conductrice ou diélectrique, solide, est plongée dans un tel fluide — et, effectivement, elle sera toujours plongée dans l’air ou dans l’éther — il faudra adjoindre aux actions électrodynamiques réellement exercées sur cette masse solide les pressions du fluide qui l’environne.
- r. Ordre de grandeur des forces étudiées clans les deux derniers paragraphes. — Ces pressions sont, il est vrai, d’une petitesse inimaginable, comme on peut s’en rendre compte sur un exemple.
- Considérons une masse conductrice soumise à l’action d’un courant sinusoïdal. Les actions qu’elle subit à l’instant t se tirent de l’expression (i5) du travail virtuel. Chacune
- de ces actions est, nous l’avons vu, périodique, et sa période est — ; pour connaître la valeur absolue des limites égales et de signes contraires entre lesquelles elle oscille, il suffit de
- p.387 - vue 388/746
-
-
-
- 388
- T. XXXII. — N° 37.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- considérer la valeur de l’action correspondante déterminée au moyen du travail virtuel
- de
- A1 2TC 16p T
- I («2 + P2 + ïVro»
- (3°)
- où pour simplifier l’écriture, les indices de a, (3, y sont supprimés.
- Considérons maintenant une masse diélectrique de même forme, de même grandeur, de même position que la masse conductrice, soumise au même champ sinusoïdal ; elle est soumise à certaines actions dont les valeurs moyennes se tirent de l’expression (20). Par conséquent le rapport de la valeur moyenne A(l de l’action exercée sur la masse diélectrique à la valeur maximum AP de l’action correspondante exercée sur la masse conductrice, est
- Ad __ zizpF Ac ~ T
- Si l’on suppose que la masse conductrice est en cuivre, on a p= i,5x 103 environ dans le système électromagnétique.
- Admettons que le diélectrique soit du caoutchouc, dont le pouvoir diélectrique D est environ 2,34- En désignant par e la constante fondamentale de l’électrostatique et par F0 le coefficient de polarisation du vide (pratiquement de l’air) on a
- D — 1 + 4rcsF
- 1 + 4tteF0 '
- Mais pour que cette formule soit compatible avec la théorie électromagnétique de la
- lumière, il faut admettre que sF0 et, partant, sF très grands par rapport à ï /4^ ; de sorte F
- que D= -p- et, par suite F = 2,34F0.
- D’autre part, dans le système électromagnétique, la constante v de Maxwel vérifie l’égalité F2 = qui, puisque eF0 est très grand par rapport à 1/4^, se réduit sensiblement à F2 = —. Comme on a v = 3 X io-10. on en conclut F„ = 10'
- 4ttF0
- Par conséquent
- 36tt
- A a 2x1,5x2,34 10-17 _ 2 x 10-18
- Â7 — 36 T ~ T
- (35)
- Pour que les deux actions Ad et Ac fussent sensiblement égales, il faudrait donc que la période T des courants soit de l’ordre de io~18. Or la période des fibrations de la raie D du sodium est 1,87 X io~11. Il faudrait donc avoir des vibrations électriques plus rapides encore que ces vibrations lumineuses. On en conclut que dans les champs dont la fréquence ne dépasse pas celle qu’ont employée Hertz ou Testol, les actions électrodynamiques exercées sur une masse diélectrique sont excessivement faibles.
- 8. Sur Vexpérience cVElihu Thomson. — Puisque celle-ci peut être reproduite avec des courants alternatifs de faible fréquence, il suit immédiatement du résultat précédent quelle ne peut s’expliquer par des actions électrodynamiques appliquées au diélectrique.
- 9. Cette expérience ne peut pas non plus s’expliquer par les actions électrostatiques exercées sur le diélectrique, actions que semble considérer M. Larmor. Affiici comment M. Duhem le démontre.
- Soient JG, £B, G les trois composantes de la polarisation du diélectrique ; on a
- / f Ai+-gl+G]fe,
- p.388 - vue 389/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 389
- Mais comme
- ;/l> = Fe.r, 93 = Fey, 3 = Fe;, (37)
- on obtient
- d^> — — 0 j"F(ex2 + ep-\- ep)dm. (38)
- Si l’on suppose une masse diélectrique 1, dont Ft est le coefficient de polarisation, soit plongée dans un milieu diélectrique o dont F0 est le coefficient de polarisation, on a, dans l’hypothèse où F0 et Fx ont la même valeur en tout point du diélectrique auquel ils se rapportent,
- d& — — 0 J (ej -f e,/ -f- ed)dm (4i)
- où l’intégrale est étendue au milieu 1.
- Quand la masse 1 est une masse diélectrique plongée dans l’éther (ou pratiquement dans l’air), F1 — F0 est positif ; d’autre part ej + e2 + e!, qui a une valeur finie et positive au voisinage de la bobine, a une valeur sensiblement nulle à grande distance de celle-ci ; donc la masse diélectrique placée à grande distance de la bobine est attirée vers celle-ci.
- Si l’on suppose la masse 1 conductrice il suffit de faire Ft = o dans l’égalité (41) ce qui donne
- d& — —• — 0 f (ex2 -f- e,/2 -F ez2) dm.
- Le second membre étant négatif, les actions électrostatiques que la bobine exerce sur le milieu diélectrique tendent à éloigner de la bobine une masse métallique plongée dans ce milieu. *
- Le sens de Faction est donc bien celui qu’indique l’expérience de Elilni Thomson, Mais M. Duhem montre que, comme précédemment, cette action n’est sensible que si la fréquence des courants est énorme. En effet, en supposant les courants sinusoïdaux et en remplaçant exl eÿ, ez par leurs valeurs (10), l’égalité (42) prend la forme
- dS = -
- f
- 2 + P2 + Y 2)dr
- (43)
- et la valeur moyenne de ce travail virtuel est donnée par
- A*
- 16
- Îi2 + Y2)^-
- (44
- expression analogue à l’expression (20). Par suite, des considérations analogues à celles développées au paragraphe 7 conduisent à cette conclusion que les actions ne peuvent être appréciables que si les vibrations sont au moins aussi rapides que celles de la lumière.
- 10. Explication de Vexpérience d'Elihu Thomson par Vinduction propre de la masse métallique. — Les courants variables induits par la bobine dans la masse métallique produisent à leur tour un champ électromoteur d’induction propre de composante s^, e}P ea. Par suite le flux électrique en chaque point n’est pas seulement u, e, w, mais
- u + ul
- ex~\~ ZX
- V + Vl
- ey-\~sy
- w -|- w i ~
- T £z
- P
- Admettant que les quantités sx, s;/, sz, peuvent se former suivant les règles qui au para-
- p.389 - vue 390/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- 39°
- graphe ier ont servi à former ex, ey, e5, M. Duhem considère des fonctions U, V, W analogues aux fonctions F, G, H et il arrive à une expression générale du travail virtuel dîE. La discussion de cette expression montre que les actions exercées sur la masse métallique ont pour effet de repousser celle-ci loin de la bobine ; son application à un cas particulier indique en outre que l’ordre de grandeur des actions moyennes exercées sur la masse métallique en vertu de l’induction propre est la même que pour les actions moyennes exercées sur la même masse en vertu de l’induction de la bobine.
- L’indication de la marche des calculs qui conduisent à ces résultats nous entraînerait trop loin ; nous renvoyons au mémoire original pour ce paragraphe.
- ii. Examen cVune objection. — Ces calculs ne sont d’ailleurs légitimes dans le cas générale que si l’on suppose la constante K de Helmholtz égale à l’unité. Mais ils redeviennent rigoureux, quelle que soit la valeur de cette constante, dans le cas particulier où la bobine inductrice et la masse métallique sont de révolution autour du même axe. Or ce sont précisément là les conditions remplies dans l’expérience d’Elihu Thomson. Les résultats de cette expérience sont donc explicables, sans restriction, par la théorie développée par M. Duhem dans le paragraphe précédent.
- Lois de transparence de la matière pour les rayons X, par L. Benoist.
- Dans cette communication M. Benoist a rassemblé les résultats de ses nombreux travaux sur la transparence des corps pour les rayons X.
- Il rappelle qu’il a tout d’abord établi que l’absorption de ces rayons par les corps qu’ils traversent ne dépend pas uniquement de la densité de ceux-ci, mais aussi de leur nature chimique en même temps que de l’espèce de rayons X considérés (Q. En continuant ses essais sur un très grand nombre de corps simples et de composés par les méthodes électrométrique, radioscopique et radiographique, il est parvenu à déceler les lois générales de la transparence de la matière pour les rayons X (2).
- Pour établir ces lois, chaque corps a été caractérisé par son équivalent cle transparence vis-à-vis d’un corps étalon convenablement choisi, c’est-à-dire par la masse qui, répartie sur une surface de i cm2, produit la même absorption que le corps étalon. On trouve que l’équivalent de transparence ainsi défini d’un corps a, pour un même étalon et une même espèce de rayons X, une valeur constante, indépendante des changements d’état physique, des groupements moléculaires ou atomiques, mais uniquement fonction du poids atomique de ce corps ou des corps simples qui le composent. En portant les poids atomiques en abcisses et les équivalents de transparence en ordonnées, on obtient ce que M. Benoist a appelé la courbe d’isotransparence des corps simples pour la qualité de rayons X considérés. En modifiant cette qualité, en changeant l’épaisseur étalon, en interposant des écrans, etc., on obtient un faisceau de courbes qui représentent les lois générales de la transparence de la matière.
- La principale de ces lois peut être énoncée ainsi : l’opacité spécifique pour les rayons X est une propriété additive et essentiellement atomique. Cette opacité dans le cas des corps simples, est une fonction déterminée et généralement croissante de leur poids atomique. Dans le cas des corps composés c’est une fonction adductive des opacités spécifiques et des proportions respectives des corps simples constituants. Une formule simple permet de calculer l’équivalent de transparence de n’importe quel corps, composé ou mélange.
- (1) Ecl. Elect., t. YI, p. 41$> 29 février 1896; t. X, p. 218, 3o janvier 1897.
- (2) Ecl. Elect., t. XXV, p. 417 et 4a4> 16 mars 1901
- p.390 - vue 391/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 39ï
- Une conséquence immédiate des courbes d’isotransparence est la détermination des lois du radiochroïsme, c’est-à-dire des différences de qualité des rayons X, et de l’absorption sélective exercée sur eux par la matière. Le radiochroïsme est aussi fonction du poids atomique avec minimum remarquable de la région de l’argent.
- Les courbes d’isotransparence et les conséquences qui en découlent ont reçu plusieurs applications ; voici, d’après l’auteur, les principales :
- i° La définition précise de la classification des diverses sortes de rayons X ; un appareil, appelé radiochromètre a été construit par M. Pellin pour réaliser pratiquement cette définition (*) ;
- 2. La caractérisation précise des tubes radiogènes et de leurs différents états.
- 3. Le perfectionnement de ces tubes en vue de produire spécialement telle ou telle qualité de rayons.
- 4- La détermination des poids atomiques par une méthode plus générale et précise que celle deDulonget Petit; application faite à l’indium (2).
- 5. L’analyse méthodique des composés et mélanges avec une précision qui peut souvent dépasser le millième.
- 6. Diverses applications à la radiologie médicale.
- Les lois nouvelles du rayonnement et leur application a la mesure des hautes températures, par Ch. Féry, chef des travaux pratiques à l’École de physique et de Chimie de Paris.
- I. — L’auteur commence par rappeler les lois régissant la puissance rayonnée par un corps noir à une température absolue T vers un autre corps noir à la température absolue t.
- L’une de ces lois, énoncée en 1880 par Stefan et démontrée ensuite théoriquement par Boltzmann, Wien, Lummer, etc., est relative à la puissance totale rayonnée; elle s’exprime par la relation
- P — a{ T* — t%
- dans laquelle P devient rapidement négligeable devant T’* dès que la température du corps émissif est un peu élevée.
- L’autre loi est relative à la puissance rayonnée par une des radiations élémentaires émises par un corps noir, et, contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle est plus compliquée que la précédente. D’ailleurs elle n’est pas connue d’une manière rigoureuse, et deux relations,
- P = cüc*e~~, P=_________.,
- ' b
- e A — i
- ont été proposées, la première parM. Wien, la seconde par M. Planck pour l’exprimer ; ces deux formules ne donnent cependant des valeurs différentes que pour de grandes valeurs du produit AT.
- II. —M. Féry s’est proposé d’appliquer ces formules à l’évaluation des températures élevées pour lesquelles aucune méthode directe n’est applicable.
- Il est bien évident que si l’on applique la formule de Stefan relative à la radiation totale, il faut se garder d’interposer sur le trajet du faisceau émis des substances exerçant une
- P) L’Éclairage Électrique, t. XXX, p. 227, 8 février 1902. F) Idem., t. XXVII, p.117, 20 avril 1901.
- p.391 - vue 392/746
-
-
-
- 392
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- absorption sélective, et cependant au point de vue expérimental il est extrêmement commode d’employer un système convergent cpii augmente la sensibilité de l’appareil récepteur tout en le soustrayant aux causes perturbatrices provenant du rayonnement parasite des corps voisins. Pour satisfaire à la fois à ces deux conditions on pourrait employer une lentille convergente en sel gemme ; malheureusement l’altération rapide de cette substance à l’air humide en proscrit l’emploi dans un appareil devant sortir du domaine des laboratoires de recherches. Après quelques essais, M. Féry a arrêté son choix sur la fluorine, dont l’absorption à'partir de 900° devient très sensiblement proportionnelle à l’intensité du faisceau à mesurer.
- Comme appareil thermométrique M. Féry a choisi le couple thermo-électrique fer-cons-tantan. Les deux fils de ce couple forment le réticule d’une lunette à objectif de fluorine ; le point de croisement des fils constitue la soudure chaude du couple. Des précautions spéciales F) sont prises pour rendre les indications indépendantes de la surface de la source rayonnante et de sa distance.
- La force électromotrice du couple fer-constantan est bien représentée par
- e = 0,000 o38 t -j- 0,000 000 io3 t% ;
- comme l’élévation de température de la soudure chaude n’excède guère 20° on peut négli ger le terme en f. Cette force électromotrice est mesurée par un galvanomètre à bobine mobile dont la résistance est de 12 ohms et qui donne, sur une échelle placée à r m de distance, une déviation de i mm pour un courant de 8 X io~9 ampère. La résistance du couple thermo-électrique est de 1 ohm environ.
- III. — Cet appareil a d’abord été utilisé pour vérifier la loi de Stefan entre 800 et 1 5oo° en employant comme source rayonnante un petit four électrique à fil de platine enroulé sur un tube de corindon artificiel aggloméré par un silicate alcalin très étendu ; la température était mesurée par un couple Le Chatelier. Voici les résultats obtenus, Tobs désignant la température donnée par ce dernier couple. Tcalc celle déduite de la loi de Stéfan.
- -C' obs 844 9x4 990 io54 1120 1192 1260 1328 i385 i458
- 1 cale 36o 925 990 1060 1120 1190 I25o 1320 i38o i45o
- DifF. -j- 16 + 11 0 + 6 0 — 2 — 10 — 8 — 5 — 8
- M. Féry a ensuite vérifié la loi de Wien relative à une radiation élémentaire. Il a pour cela adopté une méthode très voisine de celle indiquée par M. Le Chatelier pour son pyromètre optique ; cette méthode et les résultats qu’elle a fournis ayant été récemment indiqués dans une communication à l’Académie reproduite dans cette revue (2), nous 11’insisterons pas.
- IV. — M. Féry a également appliqué les deux dispositifs pyrométriques précédents à la détermination de la température de l’arc électrique. La loi de Stefan lui a donné 3490°. L’application de la loi de Wien lui a fourni 3 867° en opérant en lumière rouge et 3 897° en opérant en lumière verte. Ces nombres diffèrent assez notablement de la valeur trouvée par M. Le Chatelier (4 100e) avec son pyromètre optique ; M. Féry en conclut que le charbon ne se comporte plus, à la température de l’arc électrique; comme un corps par-faitenîent noir, pour lequel seulement les formules précédentes sont applicables.
- Coutribution à l’étude de la photométrie photographique, par C. Camichel.
- Les méthodes photométriques fondées sur l’observation directe de l’égalité d’éclairement
- f) Voir Comptes rendus de l’Académie des sciences, 28 avril 1902.
- F) L’Éclairage Électrique, t. XXXI, note 4 de la page 411, G juin 1902.
- p.392 - vue 393/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 393
- de deux plages lumineuses ou sur la disparition de franges dans des spectres cannelés permettent rarement d’obtenir des mesures dont l’exactitude dépasse i/ioo; de plus les appareils à disparition des franges sont fatiguants et exigentl’emploi de sources lumineuses intenses, difficiles à maintenir constantes. D’autre part, l’œil ne permet des mesures que dans une région du spectre lumineux assez restreinte, comprenant une partie du rouge, l’orangé le jaune, le vert et le commencement du bleu. Pour ces diverses raisons on s’est trouvé conduit à étudier l’emploi d’autres, méthodes photométriques dans lesquelles l’œil n’interviendra pas et qui permettront l’observation de radiations que l’œil ne voit pas ou qu’il voit difficilement. Ces méthodes sont fondées sur les actions chimiques de la lumière.
- L’une de ces méthodes consiste à employer des plaques photographiques ; M. Bonasse, dans un travail du plus grand intérêt a étudié l’hétéréogénéité des plaques et il a indiqué une méthode photométrique irréprochable fondée sur l’emploi de plaques du commerce. Cette méthode a l’inconvénient d’être assez pénible et d’exiger un grand nombre démesures pour constater Légalité de deux faisceaux lumineux. M. Camichel a cherché s’il n’était pas possible, tout en employant des plaques photographiques ordinaires, d’imaginer une méthode simple pour la comparaison de deux intensités lumineuses et quelle était l’approximation des mesures fournies par ce procédé.
- I. — Étude de Vhomogénéité d'une plaque photographique. — Pour celte étude la plaque est disposée sur un chariot mû par une vis micrométrique qui permet de la déplacer parallèlement à elle-même dans son plan.
- En avant de celle plaque est placée une lampe à incandescence de i5 volts enfermée dans un cylindre vertical muni d’un tube horizontal en carton noirci dirigé normalement à la plaque. Dans le prolongement de ce tube s’en trouve un second dont le fond, voisin de la plaque, est muni d’une fenêtre. Entre les deux tubes est disposé un obturateur à pendule : le pendule est ordinairement maintenu dans une position inclinée au moyen d’un électro-aimant et dans cette position le faisceau lumineux provenant de la lampe est intercepté ; en coupant le courant qui excite l’électro-aimant le pendule est mis en mouvement et démasque une ouverture laissant passer la lumière.
- Chaque fois que le pendule obturateur est mis en action, la plaque se trouve impressionnée sur une étendue correspondant aux dimensions (8 mm de haut sur 3 mm de large) de la fenêtre percée dans le fond du tube dont il a été question. Quand une impression a été effectuée on déplace la plaque au moyen de la vis micrométrique de manière que la nouvelle plage impressionnée soit séparée de la précédente par un intervalle de i mm. Lorsque la plaque est ainsi impressionnée d’un bord à l’autre on la développe, dans l’obscurité la plus complète, au moyen d’un bain à Loxalate de potassium et au sulfate ferreux ; ce bain doit avoir une profondeur de 3 à 4 cm et on ne doit pas agiter pendant l’opération pour éviter l’action de l’air sur le cliché. Le développement terminé, au bout de dix minutes, on lave la plaque et on la fixe.
- Comme la durée d’impression de chaque plage est la même si le pendule obturateur est bien réglé, les diverses plages d'une plaque homogène doivent avoir lamême intensité après le développement. Pour s’assurer qu’il en est ainsi, l’observation par l’œil ne suffit pas ; il faut prendre un instrument plus sensible que l’œil.
- Le dispositif utilisé par M, Camichel est analogue à celui déjà employé par M. Bouasse. La plaque est placée sur le chariot de l’appareil précédent, la face gélatinée étant tournée du côté de la lampe. Entre celle-ci et la plaque on interpose une lentille qui donne sur la plaque une image nette du filament: une fente percée dans un écran proche de la plaque limite à quelques millimètres la longueur de cette image ; enfin au delà de la plaque et dans
- p.393 - vue 394/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- 394
- le prolongement de l’axe du faisceau lumineux se trouvent une lentille, un écran et une pile thermo-électrique enfermée dans une enceinte à doubles parois pleine d’eau et reliée à un galvanomètre. Pour opérer on amène au moyen de la vis micrométrique le milieu de chaque plage sur l’axe du faisceau lumineux, on retire l’écran masquant la pile et l’on observe la déviation galvanométrique. Si, en se basant sur les battements d’un métronome, on a soin de laisser la pile démasquée pendant le même temps à chaque expérience la comparaison des déviations galvanométriques fait connaître le degré d’homogénéité de la plaque.
- Parmi les plaques étudiées ainsi par M. Camichel, le plus grand nombre (environ 8op. 100) ne présentent que des variations très faibles dans leur opacité : le rapport ‘*- de la différence de deux déviations à l’une d’elles, rapport que l’on peut prendre comme définition arbitraire du degré d’hétérogénéité, est en effet inférieur à 1/200.
- II. Méthode photométrique. —Dans cette partie de sa communication M. Camichel montre comment on peut déduire des résultats qui précèdent une méthode photométrique simple.
- Considérons deux sources A et B. Avec le dispositif décrit plus haut on forme sur un même cliché : i° une photographie avec la source A ; 20 une photographie avec la source B dont l'intensité a été réduite dans le rapport i/ki (et divers appareils, en particulier le spectio-photomètre de M. Camichel construit par M. Pellin, permettent d’effectuer la réduction de l’intensité dans un rapport connu à 1 /3oo°) ; 3° une photographie avec A ; 4° une photographie avec B4 dont l’intensité a été réduite dans un autre rapport ijk3; 5° une photographie avec A1S etc. ; toutes ces photographies correspondent à la même durée de pose. Le cliché développé est ensuite étudié avec la pile thermoélectrique. Les photographies impaires donnent le degré d’homogénéité de la plaque ; si cette homogénéité est jugée insuffisante, on recommence l’expérience avec une autre plaque. En cherchant les impressions photographiques circulaires qui donnent les déviations galvanométriques les plus voisines, il est possible, par une série d’approximations successives, de déterminer dans quel rapport l’intensité de la source B doit être réduite pour qu’elle produise le même effet que A.
- La comparaison des intensités lumineuses par ce procédé donne des résultats exacts à plus du centième. Elle paraît plus longue que la comparaison par les méthodes photométriques directes, mais il ne faut pas oublier que celles-ci exigent qu’on recommence un grand nombre de fois les mesures et même que diverses personnes fassent successivement la même détermination.
- Sur la photométrie chimique et photographique, par A. Cotton.
- Dans cette communication fauteur présente deux ordres de remarques : les unes, d’un caractère plutôt théorique, concernent le problème général de la mesure des intensités ; les autres se rapportent à l’application pratique de la photographie aux recherches spectro-photométriques.
- I. Dans cette première partie M. Cotton commence par insister sur la nécessité actuelle de ramener les grandeurs photométriques usuelles aux autres grandeurs physiques, c’est-à-dire déterminer combien d’ergs, de joules ou de calories sont rayonnés par seconde par une source émettant une radiation bien déterminée ou reçus par une surface placée sur le trajet de rayons radiés.
- Parmi les méthodes qui permettraient de déterminer la quantité d’énergie reçue sur une surface, il en est une susceptible de donner une mesure directe et qui servira peut-être plus tard, bien qu’il puisse sembler audacieux de le proposer aujourd’hui. Elle consisterait
- p.394 - vue 395/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 395
- à utiliser la répulsion (Maxwell-Bartoli) qu’éprouve un corps exposé à un rayonnement qu’il réfléchit ou qu’il absorbe, répulsion qui est liée directement à la quantité à mesurer par une relation extrêmement simple. Les travaux récents de Ledebew (publiés dans les Drudes'Amialen) semblent confirmer cette prévision ; ils montrent bien que ces actions mécaniques, pour diverses raisons, ne sont pas très faciles à mesurer, mais M. Cotton ne croit pas que ces difficultés soient suffisantes pour rejeter a priori l’idée d’appliquer ces actions à la mesure du rayonnement. La difficulté semble résider surtout dans la nécessité où l’on se trouverait de placer l’appareil de mesure dans un vide très parfait plutôt que dans la petitesse des forces en jeu. Boys a en effet mesuré des couples bien plus petits que ceux qui intervenaient dans les expériences de Ledebew ; et d’ailleurs pourrait-on affirmer qu’il est impossible de trouver pour la mesure d’actions mécaniques très faibles mais constantes., des appareils plus sensibles que le fil de torsion aujourd’hui employé? Théoriquement il suffirait de supprimer les actions étrangères et d’attendre assez longtemps pour que le mouvements du corps devienne sensible. La méthode aurait d’ailleurs un avantage qui lui est propre et qu’il est bon de faire ressortir : en mesurant l’action subie par un miroir parfaitement réfléchissant (qu’il est souvent plus facile d’obtenir qu’un corps parfaitement absorbant), elle permettrait de mesurer le rayonnement sans Valtérer, tandis que dans les autres méthodes, on le détruit (1).
- Une seconde méthode est la méthode thermique. Pour l’utiliser à la détermination en unités absolues de l’énergie absorbée par un corps il faudrait évaluer en degrés (et non pas en unités arbitraires comme on le fait ordinairement) l’élévation de température du corps et connaître en outre la capacité calorifique de ce corps ; si celui-ci était parfaitement absorbant, si on pouvait tenir un compte rigoureux des pertes de chaleur dues à diverses causes, on aurait alors par une sorte d’opération calorimétrique, la valeur absolue cherchée. Mais ces opérations sont difficiles et on s’explique que les mesures absolues ainsi faites soient peu nombreuses (*) ; elles se rapportent presque uniqnement à l’énergie totale et les résultats des mesures sur la répartition de l’énergie dans les spectres infra-rouges sont le plus souvent exprimés encore en unités arbitraires.
- A propos de cette méthode M. Cotton fait observer qu’il y aurait intérêt à augmenter l’effet du faisceau reçu par l’appareil en laissant ce faisceau agir pendant quelque temps. Pour l’étude de la partie la plus refrangible du spectre il suggère l’emploi d’un écran transparent pour l’ultra-violet mais réfléchissant pour les rayons infra-rouges émis par le récepteur thermoélectrique, écran qui pourrait être constitué par une très mince couche d’argent ; on éviterait ainsi les erreurs provenant du rayonnement du récepteur. Il rappelle que c’est en accumulant par un procédé de ce genre (avec un simple écran de verre) les effets du rayonnement que Melloni a réussi à mettre en évidence au moyen d’appareils imparfaits le rayonnement calorifique très faible que la lune envoie sur la terre.
- La méthode chimique permettrait également d’effectuer des mesures absolues. Elle consiste à employer l’énergie lumineuse à produire des réactions bien connues et pour lesquelles les données thermochimiques sont bien déterminées ; il suffit alors, théoriquement, de mesurer les masses qui ont réagi. L’application de cette méthode aurait l’avantage que l’on pourrait, en prolongeant la durée de l’action, augmenter ces masses. Mais cette application représente de nombreuses difficultés (2).
- (4) On a déterminé d’une autre façon la valeur absolue de l’énergie totale d’un faisceau : en comparant la chaleur qu’il apporte à celle qu’apporte un courant électrique connu.
- (2) M. Cotton s’étend longuement sur cette méthode; les considérations qu’il développe ne pouvant manquer
- p.395 - vue 396/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- 396
- La méthode photographique, qui n’est qu’un cas particulier de la méthode chimique, est sujette aux mêmes objections que celle-ci. Toutefois elle est d’une application plus pratique et dès actuellement la plaque photographique peut remplacer, avec avantages dans certains cas, l’observation directe.
- II. C’est cette méthode que M. Cotton examine plus spécialement dans la dernière
- d’intéresser ceux de nos lecteurs qui s’occupent de photomètre, nous croyons utile de les reproduire ici :
- » M. Berthelot (décomposition de l’acide azotique, de l’acide iodique, de l’oxyde de mercure, du chlorure d’argent pur; on ne peut dire encore s’il en est de même de l’action chlorophyllienne.) (Annales de Ch. et Ph. (7), XV, p. 33a ; 1898) a insisté sur l’importance capitale qu'aurait la solution de ce problème. Mais en cherchant à le résoudre, il a précisé les conditions auxquelles devrait satisfaire la réaction utilisée. Elle doit d’abord être endo-thermique : si elle était exothermique, en effet, il n’y aurait pas équivalence entre la cause et l’effet (il pourrait y avoir, tout au plus, dans certains cas, proportionnalité, comme nous le verrons tout à l’heure).
- » M. Berthelot a donc cherché des réactions endothermiques provoquées par la lumière, il en a trouvé bien peu. Mais il ne suffit pas que la réaction soit endothermique, il faut en second lieu, que la réaction inverse ne se produise pas spontanément (comme ce serait le cas du chlorure d’argent). En troisième lieu, et c’est là surtout, ce qui est difficile, il faudrait s’assurer que toute l’énergie apportée par le faisceau a été utilisée à produire par la réaction.
- » Or, on peut dire qu’il n’en est jamais ainsi : les radiations efficaces elles-mêmes, celles qui produisent la réaction, sont toujours affaiblies déjà par b absorption ordinaire, c’est-à-dire transformées en chaleur, par leur passage à travers les vases servant aux expériences, les corps en présence ou les produits de leur réaction. (M. Berthelot indique même comme règle générale que ces derniers sont particulièrement absorbants : les corps solides, par exemple, exposés à la lumière ne sont souvent altérés qu’à la surface par suite de la formation d’un enduit opaque.) Il y a donc une partie de l’énergie qui n’est pas mesurée par la réaction chimique : il faudrait en tenir compte.
- » On doit à M. G. Lemoine d’avoir mis en relief l’importance très grande de cette « absorption physique » dans son grand travail sur la réaction provoquée par la lumière sur le mélange de chlorure ferrique et d’acide oxalique dissous. (Lemoine, Ann. Ch. et Ph. (7). VI, p. ; 1895). Cette réaction est tout à fait la même que celle que l’on détermine en chauffant le mélange à une température suffisamment élevée, et que M. Lemoine avait étudiée antérieurement. Cette réaction est exothermique, et il ne saurait y avoir, dans ce cas, équivalence entre b énergie lumineuse et l’énergie chimique mise en jeu, qui se déduit de la mesure des masses qui ont réagi.
- » Ces réactions exothermiques ne pourraient servir à des mesures absolues : pourrait-on au moins les appliquer à des mesures relatives, si on connaissait la relation reliant, dans chaque cas, les masses qui ont réagi, à l’intensité ?
- » La loi la plus simple que l’on puisse espérer trouver est une relation de proportionnalité entre les deux ; c’est celle à laquelle M. Lemoine est arrivé pour la réaction particulière qu’il a étudiée dans les limites assez étendues. Mais il n’est arrivé à cette loi simple qu’en calculant l’intensité réellement agissante, en tenant compte de l’absorption très marquée produite par le chlorure ferrique lui-même. Cette correction est difficile à faire : elle n’est pas la même pour les diverses rudiations, elle est plus ou moins importante suivant l’épaisseur de la cuve, la concentration initiale et la composition du liquide qui change progressivement à mesure que la lumière agit. On voit par là qu’il est difficile d’imaginer un procédé de photométrie clinique fondé sur cette réaction, même si on ne se proposait que des mesures relatives.
- » Or cette réaction, comparée à d’autres réactions exothermiques provoquées par la lumière apparaît cependant comme particulièrement simple. C’est ainsi que la réaction commencée à la lumière ne se continue pas à l’obscurité, qu’un éclairement antérieur de l’une ou l’autre des deux solutions, avant leur mélange, a paru à M. Lemoine être sans effet ; que la réaction s’effectue toujours régulièrement sans qu’on la voie s’accélérer de plus en plus, etc... Ces diverses complications s’observent très souvent : les deux dernières, par exemple, ont été constatées par M. Duclaux (Duclaux, Ann. Institut Pasteur, p. 101 ; 1896) dans l’étude de l’altération qu’éprouvent à la lumière, en présence de l’oxygène de l’air, les solutions d’acide oxalique. D’autres encore peuvent intervenir : sans parler des cas où la réaction est explosive, qui sont très rares (la réaction du chlore sur l’hydrogène en présence de la lumière solaire, n’est explosive que si les gaz sont purs et mesurés avec exactitude), il faudrait citer ceux où la réaction ne se produit pas, même si l’exposition à la lumière est prolongée très longtemps, lorsque l’intensité lumineuse et trop faible. (C’est le cas de l’action de la lumière sur le sulfure de carbone en présence de l’oxygène, étudiée récemment par M. Berthelot [Ann. de Ch. et Ph. (7), XIV, p. 155 ; 1898).
- » Tout cela empêche que l’on puisse mesurer lè'rapport entre deux éclairements, en comparant directement les actions chimiques qu’ils produisent, pendant la même durée sur un même réactif exposé successivement à tous les deux. En revanche, si dans ces conditions on observe que deux faisceaux ayant exactement la même composition spectrale, produisent les mêmes actions, on peut en conclure qu’ils ont la même intensité ; le réactif sensible à la lumière peut remplacer Vobservation directe, mais son emploi suppose encore que Von amène à Végalité les deux faisceaux à comparer.
- p.396 - vue 397/746
-
-
-
- 18 Septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 397
- partie de sa communication. A son avis les conditions indispensables pour obtenir avec cette méthode toute la précision dont elle est susceptible n’ont pas été remplies en toute rigueur dans les recherches publiées jusqu’ici (*). Aussi croit-il devoir exposer comment on pourrait concevoir un dispositif où ces remarques seraient utilisées. Nous laissons la plume à M. Cotton pour cet exposé :
- « Imaginons, dit-il, qu’on photographie côte à côte, l’un au dessus de l’autre, par exemple, sur la même plaque, deux spectres. Le premier serait le spectre à étudier, l’autre un spectre de comparaison, donné par un étalon, mais qui serait disposé de façon que son éclat varierait linéairement lorsqu’on se déplacerait cle haut en bas en suivant une image de la fente ('). Comparons deux bandes, dans le prolongement l’une de l’autre, correspondant dans les deux spectres à la même région. La partie du cliché correspondant au premier spectre présentera dans cette bande une intensité uniforme ; tandis que l’autre présentera un noir dont l’intensité croîtra du haut en bas, suivant une loi plus ou moins compliquée qu’il serait utile de connaître à peu près pour se placer dans les meilleures conditions mais qui n’intervient pas dans la mesure.
- Il suffit alors de chercher quel est le point de la bande d’intensité variable, où le noir est identique à celui qui existe partout dans l’autre bande ; de la position de ce point on déduira immédiatement le rapport entre les intensités. La comparaison des diverses parties des deux plages pourrait se faire par une observation directe, après avoir amené au contact (avec un prisme biréfringent, par exemple), les deux portions étroites (limitées par des diaphragmes) que l’on veut comparer. On pourrait aussi comparer les noirs par le procédé, où l’on se sert de la pile thermoélectrique, qu’a utilisé M. Bottasse (Ann. Fac. Sc. Toulouse, VIII ; 1894).
- » Il faudrait ainsi faire en quelque sorte une expérience pour chacune des régions du spectre que l’on veut étudier : et çes régions devraient être assez nombreuses pour qu’on puisse tracer ensuite la courbe donnant en chaque point du spectre le rapport entre les intensités. La photographie ne pourrait-elle tracer directement cette courbe ?
- » Est-il bien nécessaire de faire ainsi toute une série d'expériences sur le cliché obtenu ? Je crois qu’on pourrait effectivement s’en passer. Il faudrait s’arranger de façon que les deux spectres à comparer ne soient pas l’un au-dessus de l’autre, comme je l’ai supposé, mais en quelque sorte, imbriqués l’un dans l’autre (3). Contre la plaque sensible par exemple ('*), plaçons un écran découpé formé d’un réseau de bandes verticales dans lequel les pleins, égaux aux vides, auront par exemple 1 mm de largeur, et photographions le spectre à étudier. Puis faisons agir un mécanisme permettant de déplacer le réseau exactement de 1 mm de façon que les pleins occupent maintenant exactement la place occupée précédemment par les vides, et photographions alors pendant le même temps, sur les parties de la plaque ainsi réservées, le spectre de comparaison.
- » Les deux clichés correspondant aux deux faisceaux à comparer se complètent ainsi
- P) Parmi ces recherches à citer le travail de M. Simon, Wied. Ann. LIX, p. 90, 1896 ; sur les spectres d’absorption ultra-violets. Voir Journal de Physique, t. YI, p. 36g, 1897.
- (2) « Pour réaliser cette condition on pourrait imaginer différents dispositifs : par exemple, une fente dont la largeur croîtrait régulièrement du haut en bas, employée avec une dispersion suffisante et un spectroscope dépourvu d astigmatisme. Ou bien encore on placerait une fente à bords parallèles dans la pénombre d’un écran qui empêcherait l’accès des rayons provenant de régions de plus en plus étendues de la source, etc... ».
- (3) « Cela a, en outre, l’avantage que l’on n’a pas besoin d’admettre que la plaque employée a les mêmes propriétés en des régions relativement écartées. »
- (*) « S’il y avait dans les spectres à étudier des variations très rapides de l’intensité, il vaudrait mieux placer les bandes opaques horizontalement. On pourrait alors mettre l’écran découpé sur la fente du collimateur. »
- p.397 - vue 398/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N°37.
- 398
- l’un l’autre ; ils 11e diffèrent que par l’intensité. Si nous suivons du regard une des bandes correspondant au second spectre, nous observerons qu’à une de ses extrémités elle se détache en clair sur les deux bandes qui l’encadrent, tandis qu’au contraire elle est plus sombre à l’autre extrémité.
- » La région où les deux spectres ont la même intensité apparaîtra ainsi directement à l’œil, sa position donnera le rapport cherché avec une précision suffisante si les bandes sont assez nombreuses. On obtiendra ainsi directement pour une région assez étendue du spectre, photographié d’un seul coup, la courbe donnant la valeur des rapports cherchés.
- » Cette méthode s’appliquerait très simplement à la mesure des spectres d’absorption (’), et fournirait directement des renseignements déjà précis sur la valeur même du coefficient d’absorption dans les diverses parties du spectre. Il est bon d’ajouter que l’on pourrait par la suite reproduire le cliché de telle façon qu’on le voudra : alors même que le procédé sont les mêmes resteront toujours à la même place et dessineront la même courbe, adopté n’existerait pas les valeurs relatives des demi-teines, les points où les intensités
- » Pour terminer, j’examinerai la question de savoir si la précision des mesures ainsi faites avec le secours de la photographie serait plus grande que celle des mesures spectro-photométriques ordinaires.
- Examinons à ce point de vue les diverses radiations :
- « Pour l’ultra-violet, la question ne se pose pas : la méthode photographique s’impose.
- » Pour le spectre visible, il semble que les deux procédés soient à peu près équivalents à ce point de vue; l’avantage étant nettement pour la photographie, au moins lorsqu’il s’agit de la portion la plus réfrangible.
- » Des expériences sur l’emploi du polarimètre à pénombres où l’on fait, comme on sait, une véritable opération photométrique, fournissent à cet égard des renseignements qu’il est bon d’indiquer ici : MM. Chauvin et Fabre (2) ont essayé de remplacer dans l’emploi de cet instrument l’observation directe 'par l’obtention d’une série de clichés successifs. La précision des résultats déduits de l’examen de ceux-ci, a été trouvée à peu près la même que celle des mesures directes, peut-être un peu inférieure. Mais les expériences ont été faites avec la lumière jaune du sodium (pour laquelle on avait sensibilisé les plaques). J’ai eu l’occasion, dans des recherches (non publiées), de reprendre ces expériences en employant des plaques ordinaires et en faisant cette fois des mesures avec une lumière monochromatique (le polarimètre était muni d’une lame demi-onde pour cette couleur). J’ai trouvé dans ce cas que l’avantage était nettement pour la photographie quand les opérations sont bien conduites. On peut mesurer, en effet, avec des éclairements intenses (temps de pose courts) des pouvoirs rotatoires de liquides bleus à moins d’une minute près (3), simplement en examinant à l’œil les clichés successifs — procédé qu’on pourrait sans doute perfectionner.
- » Passons enfin à l’infra-rouge. On pourrait être tenté de lui appliquer les mêmes méthodes, et pour cela de chercher à sensibiliser les plaques pour cette région du spectre. En fait on a réussi récemment à préparer des plaques sensibles jusqu’à la longueur d’onde de 1 micron, et même un peu au delà; on a photographié la partie correspondante du spectre des méteaux alcalins. Mais je ne crois pas que l’on puisse, à moins de précautions spéciales, aller bien loin dans cette voie. Il ne faut pas oublier, en effet, que les corps qui nous
- P) « Dans ce cas, pour éliminer l’effet des variations de la source unique fournissant les deux faisceaux, on ferait successivement avec les deux plusieurs poses identiques et alternées. »
- (2) Comptes rendus, t. CXIII, p. 691 ; 1891.
- (3) « Dans ce cas particulier, l’emploi de radiations très réfrangibles a un autre avantage : la quantité à mesurer croît elle-même très vite avec la réfrangibilité ».
- p.398 - vue 399/746
-
-
-
- 399
- 13 Septembre 1902. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- entourent émettent tous, à la température ordinaire, des radiations infra-rouges, et que si l’on pouvait préparer des plaques sensibles à des radiations de 9 à 10 microns par exemple, ces plaques se voileraient si on les laissait dans ce que nous appelons Vobscurité.
- » Il paraît bien préférable, pour photographier dans l’infra-rouge, d’utiliser la phospho-rographie, c’est-à-dire la destruction de la phosphorescence par les rayons calorifiques obscurs, ou bien l’action de ces rayons sur les plaques ordinaires préalablement voilées par d'autres radiations. M. Villard a annoncé en particulier (*) que le voile produit par une exposition préalable aux rayons de Rœntgen était détruit jusque dans l’infra-rouge. C’est sans doute par des procédés de ce genre que Ton arrivera à photographier dans l'obscurité, une boule chaude, le corps humain, etc,, et. qu’on pourra appliquer la photographie à l’étude générale, et en particulier à la spectrophotométrie de ces radiations calorifiques obscures si importantes. » J. Blondin.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS
- Quelques essais sur des accumulateurs au zinc-plomb, par Oscar G-abran. Elektrotechnische Zeitschrift, XXIII, p. 571-574, 26 juin. 1902.
- M. Oscar Gabran a procédé à des essais d’assez longue durée sur des accumulateurs au zinc-plomb, encouragé par les résultats d’essais qu’il avait d’abord entrepris avec M. Nothomb sur un accumulateur du type monobloc Julien.
- Dans ces essais M. Gabran employa quatre types d’éléments.
- Le premier type était constitué par une caisse en cuivre, divisée en 7 compartiments par 6 cloisons en cuivre perforées ; dans ces compartiments étaient disposées des positives du type Fulmen. Le cuivre était amalgamé et on y avait déposé, par électrolyse, une couche de zinc amalgamé. L’électrolyte était une solution de sulfate de zinc (Zn SO4) à 3o° Baumé avec de l’acide sulfurique à 25° B. La densité au commencement de la charge était de 25°B. Le poids de l’élément complet était de i4,3 kg. Au fond de l’élément il y avait une couche de mercure.
- Le deuxième élément avait trois positives Tudor (Planté) pesant 2,5 kg, correspondant à quatre négatives constituées par des plaques de cuivre amalgamées pesant o,5 kg et ayant une surface de 4 X 4° cm2. Comme électrolyte on avait une solution à 120 B.
- Le troisième élément avait une positive monobloc, de Julien, et dans les 3 ouvertures du
- bloc étaient disposés des cylindres de cuivre. Le poids du bloc positif était de 2 kg, les 3 cylindres négatifs pesaient o,5 kg. L’électrolyte était une solution de sulfate de zinc et d’acide sulfurique à 20° B. L’élément était monté dans un bac en celluloïd.
- Le quatrième élément était constitué par deux positives de Fulmen de 2 kg auxquelles correspondaient comme négatives trois plaques de cuivre pesant o,5 kg et ayant une surface de 3 X 4° cm2. La densité de Télectrolyse était de 26°.
- Au-dessous des négatives de ces 3 derniers types d’éléments étaient installés de petits récipients en cuivre contenant du mercure.
- Dans les essais les 3 derniers éléments étaient placés en série, quoiqu’ils ne fussent pas tout à fait exactement de la même capacité.
- Les mesures ont été effectuées au moyen de baguettes de cadmium comme électrodes auxiliaires, en relevant chaque fois la différence de potentiel entre les positives de l’électrolyte (cadmium) et les négatives et l’électrolyte. On a tenu compte des erreurs se produisant dans ces mesures.
- Les tableaux suivants donnent les valeurs moyennes mesurées sur les 3 éléments et les courbes 1 et 2 sont la traduction de ces mesures, les courbes 3 et 4 se rapportent à des élé-
- (*) Soc. franc, de Physique, 1901 et 1902.
- p.399 - vue 400/746
-
-
-
- 4oo
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- Décharge
- MONOBLOC
- Différence
- de potentiel. . r/l 02 Ph a p a £ 5 sS fl a
- + + «•02 Ch fl PC m b© h©fl5 u ‘n fl
- et et Cdm et Cdm < Sq Q A a ü JJ
- O
- 2,47 2,10 o,37 2 18,0 9,°
- 2,43 2,10 0.33 2 18,0 9,°
- 2,43 2,10 o,33 2 18,0 9,25
- 2,43 2,10 o,33 2 18,0 9,5
- 2,42 2,09 o,33 2, 18,25 10,0
- 2,42 2,06 o,33 2 18,25 11,0
- 2,40 2,08 O , 32 2 18,25 11,5
- 2,38 2,08 o,3o 2 i8,5 12,0
- 2,36 2,06 0,3o 2 18,75 12,5
- 2,34 2,04 o,3o 2 19,0 i3^o
- 2,33 2,04 0,29 2 19,25 x3,6
- FULMEN
- „ — H
- Différence ‘02 T 2
- de + jotent “b iel. r/i P« «•O fl a a a PQ.K cri 2 ^ fl S p< Ph .0) b© b©=fl •,£ fl < S H CA 0 ! fl PS ^
- et et et bü <v Û fl fl
- — Cdm Cdm CJ CJ ‘02
- a
- 2,48 2,10 0,38 2 24,0 9,° 0,020
- 2.41 2,08 o,38 2 24,0 9>0 0,016
- 2,46 2,08 o,38 2 24,0 9,5 0,016
- 2,43 2 ,o5 o,38 2 24,0 10,0 0,016
- 2,43 2,05 o,38 2 24,25 io,5 o, o17
- 2,40 2,o3 o,37 2 24,26 11 ,o 0,017
- 2,40 2,o3 o,37 2 24,25 n,5 0,017
- 2,40 2,03 0,37 2 24,25 n,5 0,018
- 2,38 2,01 0,37 2 24,5 12,0 0,018
- 2,38 2,01 0,37 2 24,75 12,5 0,019
- 2,36 2,00 o,37 2 25,0 i3,0 0,019
- K
- P pH
- 8 h.
- 9 »
- xo »
- II »
- midi i h.
- i »
- 3 »
- 4 »
- 5 »
- 6 »
- Différence de potentiel.
- +
- et
- 2,46
- 2.40
- 2.40 2,36 2,36 2 j 36 2,34
- 2,34
- 2,3o
- 2,25 2,16
- +
- et
- Cdm
- 2,10 2,04 2,04
- 2,00 2,00 2,00
- i,94 i»9i 1,82
- et
- Cdm
- 0,36
- o,36
- o,36
- o,36
- o,36
- o,36
- o,36
- o,36
- o,36
- o,34
- 0,34
- b©
- <u
- O
- 10,0 10,0 10,0 10,0 10,0 IO,125 IO, 25
- 10.25 io,75 11,0
- 11.25
- bc bcSfi
- 8,5
- 8.5 8,7 9,°
- 9.5 10,0 10,5 ro, 7 5 11,0 n,5 12,0
- Charge
- TUDOR MONOBLOC f'ULMEN
- S C/l >• W O} S % P ^ Différence de potentiel. $ ‘02 a a a œ "S H ‘0> fl fl Différence de potentiel. 75 0) ‘0> fl fl fl tfî "fl fl fl Différence de potentiel. m 0J ‘oJ a a a ® "fl *-5 ï ‘02 fl fl STANCE ohms.
- ® s + + Ch cq m bo bjcSâ + __ Ph w {h 0) 4- + — CQ 75 pH pH ^ ho bO»a 72 g 'g s
- et et et S ‘02 Û A fl et et et a “(35 et et et a -45 P s 5
- — Cdm Cdm < b© 02 f£| — Cdm Cdm ho O ^fl O — Cdm Cdm ho 0) Jfl « ü
- Q ‘0> « ‘02 0 ‘o;
- 8 h. 2,66 2,26 0,4 4,5 12 10 2,68 2, i5 0,53 4,5 20 10 2,60 2,26 0,34 4,5 26 10 0,040
- 9 « 2,76 2,36 0,4 4,5 12 10 2,80 2,25 0,55 4,5 19,5 11 2,75 2,35 o,4o 4,5 20,5 I I 0,020
- 10 » 2,76 2,36 0,4 4,3 n,5 I I 2,80 2,25 0,55 4,3 x9 12 2,76 2,35 0,41 4,3 25 12 5 0,019
- 11 » 2,77 2,37 0,4 4,3 11 12,5 2,81 2,25 o,56 4,3 i8,5 12,5 2,78 2,37 0,41 4,3 24,5 i3 0,019
- midi 2,77 2,37 0,4 4,5 10,75 12 2,81 2,25 o,56 4,5 18,25 i3 2,78 2,3 7 0,41 4,5 24,2.5 13,25 0,019
- 1 h. 2,78 2,38 0,4 4,5 io,5 12,25 2,82 2,25 0,57 4,5 18 i3,5 2,79 2,38 0.41 4,5 24 i3,5 O.Ol8
- 2 )) 2,78 2,38 0,4 4,5 10,25 12,25 2,82 2,25 0,57 4,5 *7,75 13,75 2,80 2,3g 0,41 4,5 2,3,75 i3,75 0,0l8
- 3 » 2,78 2,38 0,4 4,4 10 12,5 2,82 2,25 °,57 4,4 17,5 i4 2,80 2,3g 0,41 4,4 23,5 14,25 o,oi7
- 4 » 2,78 2,38 0,4 4,5 9,70 l3 2,82 2,26 o,56 4,5 17,25 ï4,5 2,80 2,3g 0,41 4,5 23,25 i5 0,017
- 5 » 2,78 2,38 0,4 4,5 9,5 i3,5 2,83 2,27 o,56 4,5 17 i5 2,80 2,3g 0,41 4,5 2 3 i5,5 0,017
- 8 heures 35,53 ampères-heure 35,63 ampères-heure 35,63 ampères-heure
- ments monobloc ordinaires et peuvent servir à la comparaison des résultats.
- En examinant la courbe de charge de l’accumulateur zinc-plomb, l’uniformité de la négative saute aux yeux. La tension entre la négative et l’électrolyte ne dépasse pas 0,45 volt à la charge et ne descend pas au-dessous de o,35 volt à la décharge. Naturellement pour que ce fait se produise, il faut qu’il y ait toujours un
- excès de zinc, car aussitôt que tout le zinc est employé la tension tombe presque subitement.
- La tension supérieure de l’élément monobloc à la charge et sa tension supérieure a la charge (voir les tableaux) provient de la polarisation : la surface des négatives est relativement plus faible que dans les deux autres éléments et il y a par conséquent plus de différence entre la charge et la décharge.
- p.400 - vue 401/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 4o i
- La tension de l’élément zinc-plomb à la décharge (2,4 volts au commencement, à 2,1 à la fin) est supérieure à celle de l’élément plomb-plomb (2,1 volts à 1,8 volt) ; cela est dû à une plus grande différence de potentiel entre la
- Charge
- Heures Fig. 1.
- négative et l’électrolyte (cadmium). A la décharge, la courbe de la différence de potentiel entre la positive et l’électrolyte est pour l’élément zinc-plomb inférieure à celle de l’élément plomb-plomb ; ceci provient d’une résistance intérieure plus grande.
- La densité de l’électrolyte de l’élément zinc-plomb, diminue à la charge et augmente à la décharge, contrairement à ce qui se passe dans l’élément au plomb-plomb. A la charge de l’élément
- Décharge
- Heures Fig, 2.
- au zinc-plomb du zinc disparait de l’électrolyte et la teneur en acide augmente, il y a diminution de la densité et diminution de la résistance intérieure comme le montre le tableau. Les résistances indiquées dans les dernières colonnes des tableaux sont un peu trop élevées par suite de l’influence des contacts, lors de la mesure ; cependant la résistance est plus élevée que dans l’élément plomb-plomb.
- La décharge de l’élément à circuit ouvert est
- empêchée par l’amalgamation. Il y a au bas de chaque négative du mercure qui monte et amalgame le zinc à la charge et retombe à la décharge.
- La capacité est la même que dans l’accumu-
- Charge
- ElectroJb
- Heures
- Fig. 3.
- lateur au plomb ; les décharges ont été opérées 24 et 48 heures après la charge.
- Pour une décharge en 10 heures de 2,4 volts à 1 volt, M. Gabran a obtenu :
- 331 watt-heures avec l’élément n° 1 pesant 14?3 kg au total.
- 5o,6 watt-heures avec l’élément Tudor dont les électrodes pesaient 3 kg.
- 81 watt-heures avec l’élément monobloc, dont les électrodes pesaient 2,5 kg.
- Décharge
- Heures
- Fïg- 4-
- 72 watt-heures avec l’élément Fulmen dont les électrodes pesaient 2,5 kg.
- M. Gabran termine ainsi son article :
- Par suite de la tension plus élevée et du poids moindre des électrodes, il n’est pas impossible que les éléments zinc-plomb trouvent leur application dans la pratique. Pendant des essais ininterrompus de une année et demie, je n’ai trouvé aucune cause déterminante contraire.
- La] crainte de voir le cuivre attaqué par le
- p.401 - vue 402/746
-
-
-
- T. XXXII - N° 37.
- 402
- L ÉCLAIRAGE
- ÉLECTRIQUE
- mercure ne s’est pas réalisée jusqu'ici, car dans les éléments construits depuis une année, le cuivre n’est pas encore attaqué. Naturellement le cuivre doit être pur et sans soudure. Probablement le cuivre est protégé par le fait cpie l’acide trouve une combinaison plus facile avec le zinc déposé qu’avec le cuivre.
- Comme le cuivre ne forme que le support pour le dépôt de zinc, il doit être bien, protégé contre l’action de l’acide. Il est protégé par le dépôt de zinc lui-même, car il n’est attaqué que lorsque les dernières traces de zinc ont disparu. Pour empêcher cela, avant la charge, on dépose déjà une couche de zinc 4^5 fois plus forte que celle correspondant à la capacité de l’élément, ce cfui donne une couche d’environ i à 2 mm d’épaisseur vu la grande surface des négatives.
- J’ai employé, avec quelque succès, l’aluminium, aussi bien pour les accumulateurs ordi-
- naires que pour les accumulateurs transportables au zinc-plomb, comme matière pour la fermeture des vis, etc. F. Loppé.
- MOTEURS
- Essais d’un moteur asynchrone triphasé de la Berliner Maschinenbau-A-G, autrefois L. Schwartgkopff, par E. Ziehl. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 236, 20 mars 1902.
- Ce moteur, type DM, se construit en 15 grandeurs différentes, de 1 /4 cheval à 70 chevaux, soit blindé, soit ouvert.
- L’auteur décrit le type DMy, 10 chevaux, 190 volts, 5o périodes, 4 pôles.
- Les points caractéristiques de sa construction sont un poids faible de matériaux inactifs, une faible dépense dans le fer et dans le cuivre, un bon refroidissement des parties actives et par suite un faible échauflfement. Le bâti cylindrique
- Fig. 1 à 3.
- est largement découpé pour mettre à jour les tôles (fig. 1) ; les flasques latéraux, ouverts ou fermés suivant le type de moteur, portent les paliers, qui sont à billes (fig. 2).
- La figure 2 représente une coupe longitudinale, la figure 3 une demi coupe et une demi élévation.
- La perte par frottement est absolument négligeable, ainsi que par ventilation, si bien qu’on peut laisser fonctionner le moteur à vide comme un transformateur, sans autres pertes que l’hys-térésis et la perte Joule.
- Le moteur est à 4 pôles ; le stator a 4 encoches par pôle et par phase et un bobinage usuel à phases séparées, 48 encoches. Le rotor présente 44 encoches et un enroulement à barres, à raison de deux barres par encoche, formant
- 22 boucles fermées de chacune 4 barres (enroulement en court-circuit). Les poids se répartissent comme suit : tôles, 80 kg ; cuivre, 26,2 kg; poids total, 200 kg ; soit 20 kg par cheval nominal.
- Résultats des essais. — Puissance. — La puissance du moteur ouvert a été étudiée depuis la marche à vide jusqu’à la charge de 18,4 chevaux, le glissement relevé au moyen d’un compteur spécial Q), la puissance mesurée au watt-mètre.
- Les résultats sont consignés dans la figure 4 : le rendement est déjà de 88,5 p. 100 à 1/4 de charge, soit 2,5 chevaux; 91 à 1/2 charge et 90 à pleine charge : le cos <p atteint son maxi-
- (9 Cf. Écl, Élec., t. XXXI, p. 60, 12 avril 1902.
- p.402 - vue 403/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4o3
- muni, 0,923 pour 9,5 chevaux. Le glissement est cle 4,3 p. 100 à charge normale : le moteur
- n’a pu être poussé jusqu’au couple maximum à cause de l’échaufïement.
- Z<>0
- § <*e oa
- 20 U 60 80 100 no ItO 160 180 ZOO
- Thïasance effectuée en cféF
- Ten.sioaprim.aire composée
- Marche à eide. — La tension a été poussée jusqu’à 23^ volts, à fréquence constante, ce qui donne la courbe de magnétisme du moteur (fig. 5). Le courant à vide est 6,8 ampères sous 190 volts,
- soit à peu près le i/4 du courant normal, qui est de 27,2 ampères. La figure 5 contient, en outre, les pertes en fonction de la tension. Le moteur donnait déjà une vitesse très voisine du
- Àn ccurt-
- 100 tzo ii-0 160 ISOValts
- Tes ai on primaire composée
- Mo'eur ouven
- 1b chu
- 10chx.
- soi. sc a Testé c en
- Z0- W 60 80 100 120 160 ISO 180 200 220 2i0 260 280 300ræn.. Temps en minutes
- 6 et 7.
- synchronisme sous 20 volts. Les pertes par frottement sont très faibles.
- Court-circuit. — La figure 6 donne le courant dans le primaire, le moteur étant calé et l’arma-
- s 60
- 10 ZO 30 to 50 60 70 80 30 100 110 120 130 inojmn. Durée delà charge
- ture en court-circuit, et le couple au démarrage, mesuré en équilibrant l’action du courant par un poids appliqué au frein, le tout en fonction de la tension composée.
- Mo 'eur blinde'
- 'g 80
- 10 dix.
- ’-S cm.
- F//SS371C9 elfeciive mcTix.
- 20 60 00. 80 100 120 HO 160 180 S0O 220 260 260 280 300777117.
- Temps en minutes
- 8 et 9.
- Le couple normal est atteint pour 169 volts et un courant primaire de io5 ampères.
- Eciuiufjeinent du moteur ouvert. iü Charge
- continue. — Pour la charge normale de 10 chevaux, l’élévation maximum de température a été de 20,5° C. au-dessus de l’ambiante (170 C.), la
- p.403 - vue 404/746
-
-
-
- 4o4
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- mesure ayant été faite au thermomètre. Des essais en charge, avec relevé des températures toutes les dix minutes, ont été faits pour les puissances de 5, 7,5, 10, 12,5, i5, 17,5 chevaux, en partant de la température initiale i7°C., et sont consignés dans la figure 7. A vide, réchauffement permanent était de 90. La courbe marquée « temp. f. (chevaux) » donne la température de
- régime en fonction de la puissance. Si l’on admet un échauffement de 5o°, le moteur peut développer en régime continu une puissance de 14,9 chevaux.
- 20 Charge intermittente. — Pour étudier le fonctionnement intermittent, il faut connaître la courbe du refroidissement en fonction du temps, dans les deux états de repos et de marche à
- Mo1?ur
- iû ZO 30 10 SO GO 70 80 90 fOO HO 120 711113.
- Durée de/a c/iai'cre
- Fig. xo et 11.
- vide ; ces deux courbes sont tracées dans la figure 7.
- On en déduit facilement quel temps de repos ou de marche à vide il faut admettre après une certaine durée de marche pour que l’excès de oo° C. ne soit pas dépassé, pour des puissances supérieures à i4>9 chevaux, car au-dessous de cette puissance, la charge peut être continue (fig. 8).
- Inversement, étant donné les durées alternatives de marche et de repos, et un excès maximum de 5o° à ne pas dépasser, on peut déterminer la puissance maximum admissible. Pour une marche d’une demi-heure et des repos supérieurs à 1 heure i/4, le moteur peut développer
- 17,5 chevaux.
- Echauffement du moteur blindé (protégé contre la poussière et l’humidité par la fermeture des trous de ventilation, mais semblable en tout le reste au précédent).
- i° Charge continue. — Les résultats sont différents, suivant que le moteur est employé à l’état stationnaire ou en mouvement dans l’air, comme dans les tramways.
- Les essais ont été faits à l’état stationnaire et sont consignés dans- la figure 9. La puissance maximum, correspondant à une élévation de température de 5o° en marche continue, est 9,6 chevaux.
- 20 Charge intermittente. — La figure 10 mon-
- tre que pour un temps de fonctionnement de 10 minutes, il faut, pour les différentes puissances, avec excès maximum de 5o°, des repos de :
- i5 chevaux. 12 »
- 11 »
- 10 »
- 39 minutes.
- 12,5 »
- 9.5 »
- 3.5 »
- En terminant, l’auteur indique les résultats d’essais d’un moteur de même type, pourvu de bagues au rotor, qui possède un meilleur couple de démarrage, un glissement plus faible et un meilleur rendement (fig. 11); ce moteur est d’ailleurs muni d’un dispositif permettant de court-circuiter les bagues avec un levier et de soulever ensuite les balais (1). A. M.
- P) M. Aird Lindstrom fait observer (Elektrotechnische Zeitschrift. 10 avril 1902, p. 333) que dans les courbes représentatives du fonctionnement du moteur de 10 chevaux, à l’état ouvert, on relève pour la charge de 18,5 chevaux, (85 p. 100 de surcharge), un rendement de 80 p. 100 et un glissement de 20 p. 100, résultats absolument contradictoires, qui font craindre que tous ces essais ne soient entachés d’erreurs analogues.
- M. E. Zieth, répond [toc. cit.) : Les courbes données sont parfaitement exactes, tant pour les glissements que pour les rendements et facteurs de puissance, tant que la puissance ne dépasse pas les valeurs correspondantes à un échauffement normal ; pour le point particulier signalé par M. Lindstrom, il faut remarquer qu’il correspond à un échauffement formidable de i5o° C. en marche continue, et que le rendement a été mesuré dès la mise en
- p.404 - vue 405/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4o5
- TÉLÉGRAPHIE
- Sur les ondes électriques et leur application a la télégraphie sans fil, par Georg Seibt. (Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXHI, p. 313, 341 » 365, 386 et io, 17, 24 avril et ier et 8 mai 1902.
- Dans une série d’articles publiés récemment dans Y Elektrotechnische Zeitschrift (^M. Georg Seibt, de Berlin, traite avec assez de détails la question de laproduction et de la propagation des ondes électriques le long des fils, en envisageant particulièrement les cas pratiques qui se présentent en télégraphie sans fils. Au début de son travail l’auteur pose d’ailleurs ainsi le problème à résoudre :
- Etant donné un conducteur linéaire (rectiligne ou non) excité par une force électromotrice rapidement oscilante, soit inductivement, l’énergie lui venant de l’extérieur, soit directement par la jonction à une source d’électricité qui lui communique l’énergie par conduction métallique, déterminer la marche des tensions et des courants dans les différentes parties du conducteur, et les conditions dans lesquelles ces tensions et ces courants deviennent maxima.
- La solution du problème contient évidemment la théorie des dispositifs de transmission et de réception en télégraphie sans fil. A l’appareil récepteur par exemple, le fil vertical ou antenne est le résonateur excité inductivement; les fils dans lesquels la perturbation électrique se propage jusqu’au cohéreur forment les parties excitées par conduction, ou apport direct d’énergie.
- La première partie du travail de M. Seibt 11’est autre que le développement assez étendu d’une note déjà analysée dans cette revue (J), et dans laquelle l’auteur donnait une théorie intéressante de la bobine dite multiplieatrice, analogue au résonateur Oudin. Pour les développements mathématiques de sa théorie, M. Seibt ne part pas des équations' de Maxwell qui conduiraient à des difficultés beaucoup trop grandes, même pour des cas simple ; s il adopte la manière
- charge (pour fonctionnement intermittent), avant que le moteur ne soit échauffé, tandis que la mesure du glissement qui demande plus de temps n'a été faite que postérieurement, la résistance de l’induit s’étant notablement accrue par suite de réchauffement dont les courbes montrent l’allure rapide à celte charge.
- Jusqu’à la puissance de i5 chevaux, on peut avoir toute confiance dans les chiffres indiqués. A, M.
- (*) Ecl. Elect., t. XXX, p. 126, du 25 janvier 1902.
- de voir de Kirchhoff qui ne reconnaît pour le calcul aucune différence fondamentale entre les conducteurs sous forme de bobines et les conducteurs rectilignes, et qui prend en considération la forme du conducteur et l’influence du milieu environnant par l’introduction des coefficients de la self-induction et de la capacité. Admettant également qu’on a affaire seulement à des perturbations périodiques purement harmoniques. M. Seibt a recours dans ses équations au mode de représentation très commode de Steinmetz, ou méthode des imaginaires; les calculs deviennent alors excessivement simples (*).
- A. Partie théorique. — L’auteur établit de nouveau les équations fondamentales donnant en chaque point x la tension E et le courant I. Il arrive après quelques calculs simples qu’il est inutile de rapporter (2) aux expressions générales suivantes :
- E = K.e" + K2e - vx, (1)
- r et L désignent la résistance et la self-induction par unité de longueur, e une force électromotrice qui peut être induite de l’extérieur ; les constantes Kj et K2 sont à déterminer dans chaque cas particulier d’après les conditions de
- (*) Pour se rendre compte de l’étendue et de la portée de la théorie, il est utile de partager le phénomène de la décharge en trois parties. D’abord, au moment où se produit l’étincelle primaire et dans le court espace de temps qui suit, le résonateur absorbe la plus grande quantité d’énergie qui sert à le porter en état de vibration et à couvrir les pertes qui en résultent. Ensuite, succède une période d’oscillations stationnaires, pendant laquelle la perturbation électrique atteint au résonateur ses plus grandes valeurs, et varie dans sa direction synchroniquement avec la perturbation à l’excitateur. Enfin, à partir du moment où l’étincelle primaire se rompt, l’énergie, encore accumulée dans le résonateur, cesse peu à peu de résonner en vibrations propres. Dans la télégraphie sans fil actuelle, il ne saurait être question que delà deuxième période; plus elle durera longtemps, plus la transmission sera sûre et plus l’accord sera parfait. En prenant pour base du développement mathématique, comme le fait M. Seibt, un état contraint de vibrations harmoniques, on néglige donc la première et la troisième périodes et on ne s occupe que de la seconde, de beaucoup la plus importante il est vrai ; il faut remarquer toutefois que cette période n’est elle-même envisagée que d’une façon approchée, mais suffisante pour la pratique.
- (2) Voir Ecl. Elec., t.XXX, p. 126, 25 janvier 1902,
- p.405 - vue 406/746
-
-
-
- 4o6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 37.
- l’expérience et
- v {§ H- iW6j (r T" L) ?
- où c et j" représentent respectivement la capacité et l’ensemble des diverses pertes de courant par unité de longueur.
- Les équations (i) et (2) forment la base de tous les développements qui suivent.
- Avant de passer aux cas particuliers, l’auteur transforme d’abord ces équations de façon à les ramener à une forme réelle (termes exponentiels et sinusoïdaux) ; les expressions auxquelles il arrive sont pour la tension et l’intensité, des sommes de termes représentant chacun la marche d’un mouvement ondulatoire amorti le long du conducteur. Ces différentes ondes peuvent interférer entre elles et produire des ondes stationnaires, et, si l’on pose :
- v — a ib (2) p) On déduit facilement :
- ~W{g'z + «V-)(r2 + W2L2) -\rgr — co2cL]
- ~U{g2 + w2c2)(H + w2L2) — gr 4- 0)2cL]
- l’état vibratoire résultant dépendra dans chaque cas, d’abord des conditions limites du cas étudié et ensuite des valeurs respectives de a et b que M.’Seibt appelle coefficients caractéristiques. Ces coefficients sont déterminés par les propriétés physiques du conducteur et la période de la perturbation électrique.
- I. Le RÉSONATEUR (1) EST EXCITE PAR CONDUCTION
- ou apport direct d’énergie. — Le conducteur excité et siège de vibrations peut, à l’extrémité opposée à l’origine de la perturbation, ou bien se terminer librement (résonateur ouvert), ou bien, aboutira une capacité quelconque ; dans ce cas, l’intensité a l’extrémité n’est pas nulle, M. Seibt dit alors qu’il a affaire à un résonateur fermé.
- a). Résonateur ouvert à Vextrémité postérieure. — En comptant les distances x dans le
- P) Le mot résonateur est employé ici dans un sens très général ; dans les cas étudiés par M. Seibt, relatifs à la télégraphie sans fil, ce terme désigne aussi bien les conducteurs de la station réceptrice que l’antenne du poste transmetteur. 1
- sens de l’énergie croissante, on a dans ce cas f = o — o ;
- les équations générales ont été établies dans une note précédente, et quelques cas particuliers traités.
- Dans le cas limite des vibrations infiniment rapides, par exemple, la tension et l’intensité suivent rigoureusement la loi de vibration harmonique ; l’état vibratoire idéal une fois réalisé, continuerait indéfiniment sans perte d’énergie
- — avec seulementune transformation continuelle d’énergie de charge en énergie magnétique et réciproquement — même en détachant à un moment quelconque la source d’énergie.
- Si les vibrations sont au contraire de fréquence très basse, la tension et le courant croissent continuellement à partir de l’extrémité libre, il n’y a pas formation d’ondes ; l’amortissement très fort étouffe, pour ainsi dire, les ondes dans le germe.
- En télégraphie sans fil, on se trouve naturellement entre ces deux cas limites ; la discussion dans chaque cas est facilitée par la représentation graphique des équations ('). Ce sont les valeurs respectives de a et de b qui déterminent l’allure générale du phénomène, et on peut dire que la production des ondes stationnaires et la netteté des nœuds et des ventres sont favorisées par une petite valeur de a et au contraire une grande valeur de b. L’amortissement qui augmente avec a cause d’autre part un raccourcissement de la longueur d’onde et une diminution de la vitesse de propagation.
- Pour réaliser les conditions favorables, l’emploi des bobines est tout indiqué, car avec elles les coefficients caractéristiques varient dans le sens voulu. L’expérience justifie d’ailleurs complètement les déductions théoriques, et on arrive avec des bobines convenablement enroulées, ayant une longueur de fil déterminée, à des états vibratoires d’intensité bien supérieure à celle qu’on obtiendrait avec des fils rectilignes.
- b). Résonateur fermé à V extrémité postérieure.
- — A l’extrémité postérieure (x=o) l’intensité, au lieu d’être nulle, a une valeur
- L = o = p + iq
- (x) Ecl. Elect., t. XXX, p. 126 et suiv., 22 janvier 1902,
- p.406 - vue 407/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 407
- Les formules montrent que dans ce cas les nœuds e*t les ventres éprouvent un changement d’intensité; de plus leur position est déplacée, et le sens du déplacement dépend de la phase du courant à l’extrémité. Quelques cas spéciaux sont traités. Si par exemple, au point x = o, le courant est en phase avec la tension, il peut y avoir en ce point un ventre ou un nœud suivant les valeurs relatives de L, cet r; si même L = ci\ la tension est constante tout le long du conducteur.
- Un autre cas iniéressant est celui où l’extrémité du conducteur est reliée par un condensa-
- \XSUJMSl$Sü---
- y y/'yy/4w
- Fig. 1.
- teur à la terre (fig. 1) ou à un autre conducteur équivalent qui vibre dans une phase décalée de 1800.
- Dans le cas de la figure, le condensateur détermine une réflexion de l’onde incidente et un changement de position des nœuds et des ventres. Tout se passe comme si le conducteur était prolongé, dans la direction des x négatifs, d’une longueur de fil Z0 que les formules permettent de déterminer dans chaque cas. Pour des vibrations très rapides, cette longueur l0 est égale à un quart de longueur d’onde, et au point x = o se trouve un nœud au lieu d’un ventre. Cette même circonstance se produit et devient fâcheuse en télégraphie sans fil si l’on admet que le tube répond à la tension et est doué d’une capacité considérable.
- Il en résulte qu’on a intérêt pour augmenter la sensibilité du tube à diminuer le plus possible sa capacité; de plus, des tubes qui se montrent très sensibles pour des oscillations lentes peuvent très bien se comporter tout différemment
- pour des oscillations rapides; la sensibilité d’un tube varie avec la longueur des ondes qui lui sont transmises.
- c). Oscillations libres. — Dans les cas précédents, il était question de vibrations forcées; à un endroit du conducteur se trouvait imprimée une tension de fréquence invariable, maintenue par une source particulière. L’auteur étudie ensuite les vibrations libres qui se produisent dans un conducteur détaché de la source et abandonné â lui-même, vibrations compatibles avec les conditions limites aux deux extrémités.
- La fréquence de ces vibrations propres peut être calculée très facilement si l’on néglige l’amortissement et si l’on admet a priori des oscillations sinusoïdales.
- Cas particuliers (4). — i° Conducteur droit ou bobines libres aux deux extrémités. — Pour le conducteur droit, on trouve
- où n est un nombre entier quelconque.
- Le vibrateur considéré est le siège d’un grand
- Fig. 2.
- nombre d’harmoniques, dont la longueur d’onde est en rapport simple avec la longueur du fil.
- Le résultat n’est plus aussi simple si le conducteur est enroulé sous forme de bobines.
- 20 Ancien transmetteur Marconi (fig. 2). — C’est un fil vertical mis à la terre qui n’est
- f1) Nous donnons simplement les principaux résultats sans développer les calculs.
- p.407 - vue 408/746
-
-
-
- 4o8
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. —N° 37.
- interrompu que par l’étincelle. On trouve :
- m
- où m est un nombre impair.
- Un transmetteur h la terre se comporte exactement comme un transmetteur non a la terre cle longueur double. « On peut par conséquent considérer la terre comme l’image optique de la partie placée au-dessus » (Slaby).
- 3° Une des formes du transmetteur Slaby-Arco (fig. 3). — Condensateur en série avec une self-induction. — On trouve pour les longueurs d’onde de la vibration fondamentale et des harmoniques :
- Au condensateur, il y a toujours un nœud de la tension.
- Dans le transmetteur représenté par la figure 3 la symétrie des deux branches produit un très mauvais effet ; et, à quelque distance, l’action de la branche montante (en considérant aussi bien la vibration fondamentale que les harmoniques) est anulé ou à peu près par celle de la branche descendante. Aussi, MM. Slaby et Arco furent amenés très rapidement à modifier ce montage de façon à le rendre dissymétrique ; il en résulta la disposition de la figure 4 oh le fil descendant est remplacé par une cage formée de plusieurs fils parallèles.
- Mais une disposition beaucoup plus efficace encore consiste dans la mise à la terre d’une des armatures du condenseur (fig. 5).
- La vibration fondamentale n’est pas changée par la mise à la terre. Aux harmoniques trouvées précédemment de longueurs
- se joignent une série de nouvelles harmoniques de longueurs
- > = a 1,4-1,
- o i>
- Les deux groupes se différencient d’une façon essentielle en ce que l’ancien groupe forme un ventre au sommet du transmetteur, tandis que les harmoniques du nouveau groupe y forment un nœud.
- La figure 6 donne la marche du courant pour la première harmonique de l’ancien groupe
- Fig. y.
- Çh==l) et la figure y celle de la première harmonique du nouveau groupe Q. = al). On voit que, clans le premier cas, l’action de la branche descendante est anullée par celle de la branche montante; au contraire dans le dernier cas les actions s’ajoutent (*).
- 4° Une des formes du transmetteur de Braun (fig. 8). — Circuit comprenant un condensateur
- P) La comparaison des deux cas précédents (transmetteur Slaby modifié, et ancien transmetteur Marconi) montre que le transmetteur Slaby, en ce qui concerne son mode d’action à distance, peut être considéré comme le montage en parallèle de deux transmetteurs Marconi. Dans les deux cas, les ondes forment pour le courant un nœud au sommet de l’antenne, et un ventre à la mise à là terre.
- p.408 - vue 409/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4o9
- en série avec une self-induction, et fil transmetteur attaché latéralement à ce circuit.
- Dans le circuit fermé ESPE se forme une vibration fondamentale qui est légèrement influencée par la présence de l’antenne G. Le calcul montre que cette antenne peut être considérée, pour la détermination de la période du circuit vibratoire, comme une capacité additionnelle, et de plus qu’il se développe de nombreuses harmoniques.
- Si Cj et Lt représentent la capacité et la self-induction de l’antenne G, l’influence de celle-ci
- se fait d’autant plus sentir que est plus
- Un cas particulièrement intéressant est celui où les constantes électriques des différentes
- parties du circuit, sont telles que l’antenne est en résonance avec le reste du circuit. Ce n’est d’ailleurs qu’un cas limite, il ne peut y avoir qu’une tendance à la résonance et le calcul montre qu’on se rapproche d’autant plus de cette limite
- que V/-ft- est plus petite que la capacité du V E,
- condensateur est plus grande et la self-induction de la bobine S cinq fois plus petite.
- En télégraphie sans fil on doit chercher à se rapprocher le plus possible de ce cas limite, et cela de façon que l’antenne vibre à peu près en quart d’onde.
- 5° Vibration propre de la disposition récep-
- trice de télégraphie sans fil. — Pour le calcul, l’auteur admet avec M. Kiebitz que le tube agit comme un pont conducteur et qu’il y a au point U (fig. 9) le potentiel de la terre. La disposition présente est un cas particulier de la précédente et le calcul n’a d’intérêt que si l’on a des données exactes sur les constantes électriques des différentes parties du circuit.
- 6° L’auteur envisage enfin le cas de circuits complexes et non homogènes (fig. 10). Il se pro-
- duit alors un très grand nombre de vibrations en général inharmoniques. C’est ce que M. Kiebitz a trouvé expérimentalement pour l’excitation de Hertz, à boules ou à plaques, on pourrait en effet imaginer le chemin du courant, dans les boules ou les plaques, décomposé en un grand nombre de fils particulaires analogues à ceux de la figure 10 dans laquelle la terre serait remplacée par l’étincelle.
- II. Résonateur excité par inductiqn. — En général, il se produit dans les deux systèmes accouplés, inducteur et induit, deux sortes de vibrations indépendantes l’une de l’autre, de périodes différentes et d’amortissements différents, et cela, m ême quand les vibrations propres des deux systèmes envisagés chacun isolément, sont d’accord l’un avec l’autre (x).
- L’auteur insiste toutefois sur ce point que, dans le cas du résonateur excité par induction, les deux vibrations en question compatibles avec la nature du système, peuvent, mais ne
- (l) Exemple : Transformateur Testa (fig. a). Supposons remplacée toute la capacité de la bobine secondaire par un condensateur C2. Soient i1 les intensités dans les deux circuits, Ci C2 leurs capacités, lu1 L2 les self-inductions et V4 V2 les différences de potentiel
- p.409 - vue 410/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 37.
- 4io
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- doivent pas nécessairement se produire simulta-
- aux armatures des condensateurs. Soit M le coefficient d’induction mutuelle.'
- On a alors, en négligeant les pertes, les relations suivantes :
- ^ i + L*
- di.
- + M
- dt
- V, + L, + M
- dh
- dt
- diA
- dt dt
- T _C
- h —W —T.
- Io
- dt
- dy,
- dt
- Comme on a négligé les pertes, on peut admettre qu’il
- nément. Leur existence dans chacun des deux circuits dépend du mode d’excitation. Ainsi, le récepteur qui, primitivement, a une énergie nulle, vibre aussi longtemps que durent les vibrations du transmetteur, seulement en vibrations forcées et peut, au contraire, à partir du moment où cesse le rayonnement incident, envoyer des ondes de sa période propre (1).
- L’auteur applique également la théorie au cas où l’antenne réceptrice employée en télégraphie sans fil, libre à une extrémité, est mise à la terre à l’autre. Il étudie l’état de contrainte auquel le résonateur est soumis, quand sa période propre n’est pas d’accord avec celle de la force excitante. Il montre qu’il n’est nullement opportun de choisir le fil récepteur plus long que le i/4 de la longueur d’onde reçue, et que, pour augmenter la distance de transmission, l’augmentation de la longueur d’antenne réceptrice est
- WVvWAW/VWv
- Il 5110
- I
- Fig. a.
- se produit des vibrations harmoniques non amorties, et porter les équations ci-dessus à la forme symbolique suivante :
- E| —j— i co L^ I, “b i te M- L — o —|— i co L., 12 j ï co M I| —. o Ij^îw Ej
- I2 — i co C2 E2.
- On en déduit :
- \eL 1 | +m MI2= o
- < coGj
- ce L2 co c2 j 3 + o II HH £3
- et finalement on arrive à l’équation :
- •. » C, L, C2 L2 i _
- “ " C4 C2 (L, L,- M») +C1C1(L1L,-M«)-
- ou
- O
- des deux bobines est parfait (toutes les lignes de force de l’une passant dans l’autre) on a
- LtL2 = M2
- et alors on obtient une seule vibration de période T = 2 TT y' C1Li -j- C2L2 ,
- elle représente une valeur moyenne des oscillations propres des deux systèmes.
- On vérifie également dans ce cas, si /q et n2 sont les nombres de spires des deux bobines, qu’on a toujours, quelle que soit la fréquence des vibrations.
- V2 _
- Vi _ ni '
- Le rapport des tensions au primaire et au secondaire est alors le même que dans les transformateurs usuels, avec les fréquences industrielles.
- Au contraire, dans le cas où l’accouplement des deux circuits est très relâché, où M est très petit, on trouve qu’en général chaque circuit vibre presque dans sa vibration propre et dans la vibration forcée de l’autre cir-
- \/ 2C1C2(L1L2 —M2) £GiLi + CsL*H-y/ (GiIji C2L2) H-4CAM2 J
- Il se produit donc, ou il peut se produire, deux vibrations qui se superposent; elles sont indépendantes l’une de l’autre, de périodes différentes, et cela, même si les vibrations propres des deux systèmes non accouplés sont d’accord. La condition pour que les deux vibrations se confondent est au contraire :
- (C1L1-C,L2)a+4C1C2M2 = o
- Dans le cas particulier où l’accouplement magnétique
- cuit. C’est le cas particulièrement intéressant de la télégraphie sans fil, quand on envisage les phénomènes qui se passent entre les fils transmetteur et récepteur.
- b) Des vibrations très fortement amorties dans le temps, comme on les produirait par exemple avec l’ancien transmetteur Marconi, agissent presque comme un choc unique et excitent toujours la vibration propre du récepteur. Elles ne donnent qu’un accord imparfait et ne peuvent servir à la télégraphie à grande distance.
- p.410 - vue 411/746
-
-
-
- 13 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4i1
- inefficace, tant qu’on n’agit pas d’une façon correspondante sur la vibration primaire.
- B. Partie expérimentale. — M. Seibt a cherché à vérifier expérimentalement les considérations théoriques précédentes sur des bobines qui permettent d’obtenir des effets beaucoup plus puissants que les fils tendus rectilignement, et qui, en même temps, d’après ses déductions, conviennent beaucoup mieux pour la production des ondes stationnaires. Les belles expériences de démonstration de Tesla, avec ses transformateurs', confirmaient déjà en partie les vues de l’auteur ; mais, comme on pouvait encore objecter que dans ce cas le rapport de transformation jouait le rôle capital, M. Seibt chercha et réussit à répéter les .brillants effets lumineux de Tesla avec la disposition bien connue du résonateur Oudin ; il montrait par là même que dans le cas du transformateur Tesla, c’est l’accord des deux bobines qui joue le rôle prépondérant, le rapport d’enroulement n’étant que d’importance secondaire.
- Les expériences sur la résonance des bobines sont faites avec le dispositif de la figure ii. Si l’on choisit convenablement la capacité C et la self-induction S du circuit excitateur, la bobine de résonance R entre en vibrations très énergiques, l’extrémité supérieure s’illumine d’une façon intense, et l’espace environnant est le siège de très forts ébranlements électromagnétiques.
- En fait, toutes les expériences de Tesla peuvent se répéter ; la bobine accordée (maximum d’effet) vibre à peu près en i/4 d’onde ; on peut s’en rendre compte facilement en tirànt des étincelles tout le long de la bobine, avec un objet métallique. Le phénomène est d’ailleurs fixé dans la photographie reproduite en figure 12. La marche de la tension est rendue visible par le rayonnement de fils de cuivre minces, collés
- avec de la cire sur l’isolant de la bobine, à intervalles réguliers (').
- En dehors des expériences de Tesla, répétées avec la bobine de résonance, l’auteur décrit encore un certain nombre d’expériences de
- Fig. la.
- cours, faciles à installer, et rendant bien compte de ces propriétés des bobines (2).
- f1) On peut remarquer que le point le plus sombre, c’est-à-dire le nœud de la tension, n’est pas le point de jonction de la bobine avec le circuit vibratoire, mais se trouve un peu au-dessus. Cet écart du nœud est d’autant plus sensible que la bobine est plus grande et la capacité C plus petite. La théorie rend compte de cet effet.
- (2) On peut, par exemple, prendre une petite bobine, le secondaire d’un petit transformateur de Tesla, isolé à l’air, et l’accorder sur un quart de longueur d’onde, de façon qu’elle luise visiblement à l’extrémité supérieure ; on peut alors la désaccorder immédiatement en en approchant la main ou une feuille d’étain. En écartant ensuite le contact glissant de quelques spires (fig. 11), de façon que la self-induction S augmente, l’état primitif est rétabli. Si au contraire la self-induction est, a priori, mise un peu trop grande, l’approche de la main provoque l’illumination. Si on approche et si on éloigne alternativement, des jets lumineux jaillissent et se retirent alter-
- MWMW/WWVWM
- p.411 - vue 412/746
-
-
-
- L’ECLAlllAGE ELECTRIQUE
- T. iXXII.
- N° 37.
- 4 I 2
- Diverses expériences furent faites également pour déterminer la nature et la grandeur de Tamortissement des ondes dans les bobines ; il serait bon, toutefois, de les poursuivre pour élucider la question.
- Pour terminer, l’auteur donne quelques renseignements sur la construction et les constantes électriques des bobines employées. En particulier, il s’est servi d’une bobine de résonance de 1,92 m de long. Elle était .formée de fil de
- y : ; : ' Fig. i3
- Sur 1/4 d’onde; le ventre de tension à l’extrémité est plus fort que dans tous les autres cas. On pouvait, à l’extrémité, tirer des étincelles de 5o cm de longueur ; à l’origine, l’étincelle n’était que de 32 mm.
- La figure 14 montre la bobine accordée sur 3/4 d’onde ; les ventres de tension sont plus faibles qu’en figure i3, comme il fallait s’y attendre d’après les considérations théoriques. Les figures 10 et 16 représentent l’accord de
- nativement comme le jet d’une fontaine dont on ouvre et on ferme successivement le robinet.
- Naturellement, toutes ces expériences, faites avec le résonateur Oudin peuvent se répéter également avec le transformateur Tesla.
- cuivre de o,3 111m isolé à la soie, enroulé sur un cylindre de bois de 3y mm de diamètre, l’enroulement comportant i3o spires sur une longueur de 5 cm. De 2 cm en 2 cm, était collé à la cire un fil mince de cuivre nu, destiné à faire voir l’intensité du rayonnement électrique.
- Les figures i3 à 16 représentent les photographies de la bobine dans divers états de vibration.
- La figure i3 montre cette bobine accordée
- O
- à 16.
- la bobine, respectivement en 5/4 et y/4 d’onde (Q.
- On doit entiri remarquer que pour répéter toutes ces expériences, il n’est nullement nécessaire d’avoir à sa disposition les puissants moyens dont disposait l’auteur. Une bobine de 20 à 3o cm d’étincelle suffit parfaitement pour obtenir dans une salle convenablement assombrie, des effets lumineux visibles de tous les points de la salle.
- (J) Pendant le passage d’un état de résonance à un autre, l’illumination cessait chaque fois presque complètement ; mais, à l’extrémité libre, on pouvait toujours observer un ventre de tension.
- [Le Gércn' : C. N AUD.
- p.412 - vue 413/746
-
-
-
- Tome XXXII.
- Samedi 20 septembre 1902.
- 98 Année. — N» 38.
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D'ARSONVAL, Profe sseur au Collège de France, Membre de l lnstitut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. -— A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- CONTRIBUTION A L’HISTOIRE DE L’ÉLECTROTECHNIQUE
- INSTALLATION D’ECLAIRAGE DE TI VOLI (P
- Dans la dernière réunion d’octobre des membres de l’Association Electrotechnique italienne, on fit une excursion à Tivoli pour y visiter l’usine de la Société Anglo-Romaine qui transporte à Rome, avec une puissance d’environ ioooo chevaux, l’énergie électrique destinée à l’éclairage et à la force motrice.
- Auprès de cette usine, vraiment grandiose, s’élève une très modeste installation pour l’éclairage public et privé de la ville de Tivoli. C’est surtout elle qui eut les honneurs de la visite des congressiste parce qu’elle est dans l’histoire de la science, comme la pierre milliaire sur la route glorieuse des applications électriques. Cet édicule fut aménagé grâce à l’initiative de la Société des forces hydrauliques, en 1886, par Lucien Gaulard qui faisait à Tivoli la première application pratique de son système de distribution de l’énergie électrique au moyen de transformateurs en série, système dont il fut l’apôtre ardent et malheureux.
- La distribution électrique de l’énergie avec les transformateurs en série ne put avoir des applications ultérieures : mais avant que le temps n’achève de faire perdre tout son prix à cette unique et primordiale application de l’électricité, nous avons cru intéressant d’en fixer le souvenir par la photogravure en reproduisant, sous ses divers aspects, le local qui vit les premiers balbutiements du système du transport économique de la force à distance.
- L’usine montée par Gaulard n’existe déjà plus.
- f) "N oir la description de 1 installation de Tivoli dans le journal La Lumière Electrique,
- p.413 - vue 414/746
-
-
-
- IWÿ
- 414 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. - N° 38.
- Lorsqu’on dut agrandir, il y a un an, celle qui dessert la ville de Tivoli, la Société des forces hydrauliques fut obligée de transporter les vieilles machines montées par Gaillard dans un local plus vaste où elles se trouvent maintenant en service à côté de nouveaux alternateurs qui alimentent un réseau de transformateurs en dérivation pour l’éclairage privé. Avant que les anciens appareils lussent transférés l’on prit une photographie de la salle des machines telles qu’elles avaient été installées par Gaillard assisté de MM. Bellani, de l’ingénieur Magatli et du mécanicien Guidueci. C’est cette salle que représente la ligure i. On distingue un grand alternateur, une petite dynamo, un casier, voisin delà porte, qui supporte de petits transformateurs, une armoire renfermant une batterie d’élé-
- Fig. i. — Salle des machines de l'ancienne usine de Tivoli.
- ments de pile et dont la tablette supérieure servait pour les mesures d’isolement. Enfin et ce qui éveille surtout l’attention, on voit une petite table qui, chose étrange si l’on songe aux installations modernes, formait un tableau de distribution à haut potentiel, construit comme une table de télégraphie ou comme une table destinée à des essais de laboratoire. Le groupe des machines comprenait deux turbines Girard de la maison Escher Wyss de Zurich, de 8o chevaux chacune à arbre vertical. Ces turbines commandaient par engrenages un arbre horizontal actionnant les alternateurs et les excitatrices. Les deux alternateurs de la maison Siemens frères de Londres étaient du type connu à induit mobile. A la vitesse de 6oo à 65o tours elles développaient un courant de 12 ampères à la tension de 2000 à 2 5oo volts.
- Les excitatrices étaient deux petites dynamos Siemens à courant con tinu avec armature à tambour. Le tableau de distribution, monté ainsi qu’on l’a dit, comme une table d'expériences (forme aujourd’hui abandonnée) supportait : un rhéostat de champ de l’excitation ; un ampèremètre type Ayrton et Perry pour la mesure du courant du champ des alternateurs qui se trouvait augmenté ou diminué par le jeu d’un régulateur automatique à balancier grâce auquel un nombre plus ou moins grand de pointes métalliques plongeaient dans des auges
- p.414 - vue 415/746
-
-
-
- WJJ» J -fipw.i^piqwpppiwgfi
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ELEGTRICITÉ
- 415
- Fig. — 2. Divers types de transformateurs Gaulard.
- à mercure communiquant avec des résistances électriques ; un éleclrodynamomètre de Siemens, à torsion, pour la mesure du courant alternatif; un voltmètre électrostatique de Thomson pour les mesures du potentiel qui variait de 2000 à 2 000 volts; enfin, un petit transformateur qui alimentait une lampe témoin.
- Avec un peu d’attention on peut distinguer à droite de la figure 1, sur la table de distribution, tous ces appareils.
- Tout le matériel électrique précité, c’est-à-dire les alternateurs, les excitatrices, le tableau, a été comme nous l’avons rappelé plus haut, transporté dans un local plus vaste où il continue à fonctionner pour l’éclairage public de Tivoli, tandis que pour l’éclairage privé d’autres alternateurs agissent sur un système de transformateurs Ganz disposés en parallèle. Tandis que l’installation intérieure de l’usine était transférée ailleurs, les installations extérieures pour l’éclairage des immeubles disparaissaient ; celles qui servaient à éclairer les voies publiques sont seules restées à peu près
- telles quelles, puisque les lampes muni-~~1 cipales sont encore aujourd’hui alimentées en grande partie par le système de transformateurs en série qui furent montés par Gaulard de la façon que nous allons brièvement décrire.
- Le réseau pour l’éclairage des voies publiques fut établi à deux circuits indépendants : l’un des circuits alimentait les lampes qui sont allumées jusqu’à minuit ; l’autre desservait celles qui brûlent jusqu’au matin. Le circuit de demi-nuit comprenait iia transformateurs disposés en série ; celui de la nuit complète en comprend encore i3o. Il y avait donc un total d’environ 200 transformateurs de puissance variable selon l’usage auquel ils étaient destinés. Du circuit de demi-nuit on enleva, fin 1890, les transformateurs, et on mit en série toutes les lampes électriques à incandescence de ce circuit. D’abord on employa des lampes Bernes-tain ; actuellement on use des lampes type Heisler de 10 ampères. Les types de transformateurs adoptés étaient au nombre de trois (fig. 2) : le plus petit dit « de i5o watts » avec un courant de 3 ampères et 5o volts au secondaire: le moyen, de 600 watts avec 6 ampères et 100 volts secondaires; enfin le grand, capable de fournir 36 ampères et 5o volts. L’installation primitive fut pour la plus grande part, composée de transformateurs petit modèle restés seuls en service ; les autres servaient pour l’éclairage des immeubles environnants et on les a supprimés. Le mo.de
- Fig. 3. — Lampe avec transformateur.
- p.415 - vue 416/746
-
-
-
- H Jil1 w— -*' Jgyw. jy'r^T^r’r.'-vr.^ c^T :'-;^C-«WT!-'fr^^'^r.^-r-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. - N° 38.
- de montage de ces transformateurs pour l’éclairage public est simple comme on peut le voir sur la figure 3 : ils trouvèrent une place toute naturelle dans le chapeau même des lampes publiques. Quand le couvercle est rabattu (fig. 4) le transformateur cesse d’être visible et l’aspect de la lampe au point de vue de l’esthétique n’.a rien de choquant. La même disposition put être appliquée également aux lampes de 5o bougies (3 ampères, 5o volts) à
- ig.F -4 — Lampe avec transformateur. Fig. 5. — Transformateur alimentant deux lampes.
- chacune desquelles correspondait un transformateur contenu'dans le chapeau de la lampe ; mais pour l’alimentation des lampes de moindre intensité, de 20 bougies par exemple, on y pourvut en installant comme le montre la figure 5 un transformateur de i5o watts dans une niche pratiquée dans le mur et en dérivant de son secondaire deux circuits qui allaient se rattacher à deux lampes de 20 bougies.
- Les lignes étaient en fil de cuivre chromé, de 3,7 mm nu. Elles traversaient les rues et les toitures sans protection spéciale bien qu’ayant le potentiel élevé de 2 000 volts et même plus.
- Sur les parois des maisons, avant d’arriver aux lempes, les conducteurs nus sont remplacés par des conducteurs recouverts, tenus à distance par des isolateurs en porcelaine. Ces conducteurs arrivent toujours à un petit auvent (fig. 4 et 5) et de là vont jusqu’à la lampe.
- La visite faite à cette installation qui fait époque, ne suggère pas seulement des réflexions d’ordre idéaliste ; elle fait songer aussi à deux importantes questions électrotechniques dont la solution 11’est encore qu’imparfaitement connue, car elle est fonction du
- p.416 - vue 417/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4i7
- temps. On se demande quelle est la durée des mécanismes électriques ; on pense à l’application pratique des conducteurs découverts parcourus par des courants à haut potentiel.
- 11 y a seize ans maintenant que cette installation fonctionne et, sauf un cas ou deux où l’on dut changer la bobine d’un alternateur endommagée par la foudre, machines, tableau, ligne, consoles des lampes, tout fonctionne à souhait comme si cela avait été monté depuis quelques mois à peine. Ceci démontre que lorsqu’une installation est solidement faite, sa durée peut-être suffisamment longue. Cela prouve en outre que le plus dangereux ennemi des installations est la foudre à laquelle la science n’a pu encore assurer un libre chemin en évitant tout dommage. Enfin la crainte exagérée des conducteurs nus reçoit une éclatante réfutation basée sur la pratique, puisque dans cette période de seize années, aucun accident n’a été relevé. De l’ensemble de ces observations il n’est pas inutile de tirer cette conclusion que les résultats obtenus sont assez probants pour que les capitaux ne redoutent pas leur placement dans des entreprises bien menées, d’ordre électrique.
- Cette ancienne installation que nous venons de décrire en est une preuve manifeste, et nous souhaitons qu’elle fonctionne longtemps encore. Mais si pour les besoins toujours croissants de Tivoli il fallait un jour faire disparaître la vieille usine, il serait bon, à notre avis, que l’on plaçât au point où elle existait, un souvenir, si modeste qu’il soit, une plaque rappelant à la postérité que l’apôtre des transformateurs, Lucien Gaulard, fit là même, l’application de son système de distribution d’où dérive celui qui a ouvert une ère nouvelle de progrès dans le champ des applications électriques.
- Et nous croyons que Tivoli, gardienne jalouse des ruines des monuments antiques, verrait avec amour ce souvenir dressé sur le sol de la vieille usine, rustique et glorieux jalon de la route que la jeune science électrique parcourt avec une si foudroyante rapidité (G
- A. Banti.
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS
- SYSTÈMES AUTOGÉNÉRATEURS POUR VOITURES ISOLÉES
- Tous les inventeurs qui ont essayé ou proposé des systèmes d’éclairage électrique d’un train entier par une dynamo recevant son mouvement de l’essieu ont énoncé la possibilité d’appliquer également leurs systèmes sur des voitures isolées, mais il ne s’agissait que de simples revendications de brevets; personne n’avait songé réellement à appliquer de tels systèmes; la construction des grosses dynamos n’était pas suffisamment avancée il y a une quinzaine d’années pour que l’on pùt édifier de petites machines pouvant être abandonnées sous un véhicule, et les systèmes employés ou essayés, souvent avec insuccès, pour l’éclairage de trains entiers, étaient beaucoup trop compliqués pour être adaptés sur chaque
- P) L’idée d’élever en Italie, là où il appliqua son système de distribution, une plaque commémorative à la mémoire du français Lucien Gaulard dont la fin cruelle est encore présente à la mémoire de tous les électriciens de France, ne peut que rencontrer une entière approbation et il convient de remercier M. Banti de sa généreuse initiative. N. D. L. R.
- (2) Voir L’Éclairage Électrique des 7 et 21 juin 1902, t. XXXI, p. 428.
- p.417 - vue 418/746
-
-
-
- 4 iB
- T. XXXII. — N° 38.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- voiture. C’est seulement lorsque la traction électrique amena la construction de dynamos robustes, c’est-à-dire passé 1890, que des recherches furent réellement entreprises dans cette voie de différents côtés.
- En août 1898, j’ai soumis à une compagnie de chemins de fer un projet d’éclairage électrique autonome des voitures,comprenant une dynamo commandée par l’essieu et qui était mise en circuit par un électro-aimant lorsque la vitesse lui avait fait atteindre une force électromotrice suffisante pour charger une petite batterie d’accumulateurs. Un commutateur, commandé par solénoïde changeait les connexions de la dynamo avec les accumulateurs lorsque le train changeait de sens démarché. Enfin la force électromotrice de la dynamo était maintenue à peu près constante par un enroulement excitateur inverse intercalé en série dans le circuit de la dynamo (*)
- Afin défaire disparaître les craintes auxquelles pouvait donner naissance le fonctionnement d’appareils purement électriques, j'ai présenté en 1894 un nouveau projet d’éclairage électrique autonome, ne comportant que des organes mécaniques comme appareils accessoires. Le commutateur d’enclenchement et de déclenchement de la dynamo était commandé directement par un régulateur centrifuge qui, par l’intermédiaire d’un levier à touches, faisait ensuite varier la résistance intercalée dans l’excitation de la dynamo, de manière à maintenir sensiblement constante la force électromotrice delà machine. Ces appareils n’offraient rien de particulier, mais ce qui était plus intéressant c’était le dispositif proposé pour maintenir constant le sens du courant et qui consistait à laisser le collecteur de la dynamo, à quatre pôles, libre de tourner de 90° sur son axe, les lamelles de ce collecteur étant reliées aux bobines de l’induit par des fils souples ou par un plateau à gorges. Je ne crois pas qu’un dispositif de ce genre ait été proposé antérieurement, car les dispositifs du London Brighton et du Great Northern, que j’ignorais d’ailleurs, s’ils sont analogues comme construction, ont des fonctions différentes. L’apparition de l’acétylène fit mettre de côté mes projets, qui n’ont jamais été publiés.
- A peu près à la môme époque, c’est-à-dire vers 1894, fut essayé en Amérique le système Lewis d’éclairage électrique par voitures indépendantes sur lequel il y eut peu de renseignements publiés. Le réglage de la dynamo était produit par une variation de la résistance d’excitation sous l’action d’un appareil à force centrifuge (2). Je crois que Lewis a proposé également l’emploi d’une petite dynamo auxiliaire commandée par l’essieu et qui envoyait dans un contre-enroulement excitateur de la dynamo principale un courant démagnétisant d’autant plus fort que la vitesse croissait davantage. Je ne sais pas si ce système a reçu des applications fermes.
- Système Stone. — Le système Stone, le premier qui ait reçu un développement important, date également de 1894 environ. Il fut d’abord expérimenté en Angleterre avant d’être présenté en France, où il fut essayé sur une voiture de l’Ouest en 1897.
- Dans le système Stone, ainsi que dans tous les autres de la même classe, on retrouve les organes suivants : une ou deux batteries d’accumulateurs, une dynamo munie d’un système de régulation destiné à maintenir à peu près constante sa force électromotrice mal-
- fi) J’ignorais que le même procédé de régulation avait déjà été appliqué ou proposé en Angleterre pour l’éclairage des trains entiers (Stroudley et Houghton, Great Northern) ; je n’avais fait d’ailleurs que m’inspirer d’un dispositif semblable connu et proposé pour la régulation des moteurs, mais peu usité parce qu’en raison de l’affaiblissement considérable du champ magnétique qui en résulte, il donne lieu à de fortes étincelles si la machine n’est pas calculée avec précision, et conduit à augmenter les dimensions de la dynamo.
- (2) Voy. L’Eclairage Electrique, 17 août 1895, p. 3i6.
- p.418 - vue 419/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 419
- gré les variations de vitesse, un inverseur pour maintenir constant le sens du courant allant aux accumulateurs un et conjoncteur disjoncteur fermant ou ouvrant la communication de la dynamo avec les accumulateurs; cet appareil doit en même temps insérer ou retirer du circuit une petite résistance d’absorption destinée à contrebalancer l’augmentation de tension des accumulateurs pendant la charge et intercalée entre les accumulateurs et les lampes ou entre la dynamo et les accumulateurs.
- Le système Stone est caractérisé par un mode de régulation tout à fait original. La force électromotrice de la dynamo est maintenue sensiblement constante parce que la vitesse de la machine reste sensiblement constante quoique la vitesse du train varie de 3o à 120 km à l’heure ; et ce résultat est obtenu automatiquement par simple glissement de la courroie de commande de la dynamo. Cette dynamo (fig. 10) est suspendue au châssis X du véhicule par une oreille latérale WA excentrée par rapport à l’axe de gravité JJj de sorte que le poids de la dynamo produit sur la courroie Z une composante de tension telle qu’à la vitesse de 40 km : h elle provoque un effort d’adhérence égal au couple résistant de la dynamo; au furet à mesure que la vitesse augmente, l’effort d’adhérence, toujours constant, devient de plus en plus insuffisant pour équilibrer le couple résistant plus élevé que tendrait à créer la dynamo et le glissement de la courroie augmente de plus en plus. On pourrait craindre que dans ces conditions la courroie ait une usure très rapide; la pratique a montré que cette crainte n’est pas fondée et que les courroies durent au moins un an (*).
- Dans les appareils Stone tous les organes de conjonction et d’inversion ont un fonctionnement purement mécanique et se trouvent rassemblés dans le prolongement de l’induit de la dynamo, sous la cloche protectrice W2 (fig- 11).
- Le sens du courant produit par la dynamo varie avec le sens de la marche, mais les connexions de la dynamo avec les accumulateurs sont inversées en même temps. La commutation s’effectue sur le plateau B (fig. 11) monté sur l’arbre de la dynamo. Sur ce plateau sont fixées deux séries de pinces à ressort K, 1, 2, 3, 5; K, 1', a;, 3', 4S & (fig. 12) dont les
- lames extérieures forment deux butées, entre lesquelles peut osciller d’un certain angle un peigne G à deux branches I, II, (fig. 12) solidaire d’un manchon L (fig. 11) monté fou sur l’arbre W (fig. n). Suivant que celui ci tourne dans un sens ou dans l’autre, le manchon L est entraîné à droite ou à gauche jusqu’à ce que les bras I, II viennent buter
- Fig. 10.—Suspension de la dynamo Stone.
- (l) La dynamo, du type bipolaire, a l’induit et tous ses appareils accessoires enfermés dans une enveloppe \V, (fig. 11) en forme de cloche horizontale. L’huile qui sert au graissage de la dynamo s’écoule d’un réservoir par un conduit bouché au repos par une palette magnétique qui est attirée lorsque le champ magnétique est excité, de sorte que l’huile ne coule que lorsque la dynamo est en marche.
- Il y a trois types d’équipements Stone. Le petit modèle type A, pour petites voitures, qui fonctionne à 16 volts, peut débiter 25 ampères et pèse 780 kg environ, accumulateurs compris. Le type B, qui est plus le employé et qui est appliqué sur les grandes voitures, fonctionne à 24 volts, peut débiter 35 ampères et pèse 1 400 kg environ. Enfin il existe un type encore plus gros, à 24 volts et 5o ampères, pour les voitures très grandes et très fortement éclairées.
- La maison Stone emploie pour ses batteries des accumulateurs E.P.S. dont les plaques positives à nervures sont empâtées et fonctionnent partie en Faure et partie en Planté. Les éléments sont placés dans des bacs en bois doublé de plomb très hauts et un peu lourds mais résistant assez bien aux trépidations. En Allemagne les accumulateurs employés avec le système Stone sont d’un type spécial, genre Planté, construit par la Société Bôse.
- p.419 - vue 420/746
-
-
-
- 4^0
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 38.
- (fig. 12) soit contre 1, 2, 3 —4^ soit contre iT, 2;, 3 — 4 ^ 5;; les connexions de ces pinces sont établies de telle sorte que dans les deux cas les accumulateurs sont toujours reliés aux mêmes pôles de la dynamo.
- a m ça* • Bll
- vw w
- Fig. xi. — Coupe transversale d’une dynamo Stone.
- La conjonction et la disjonction s'effectuent aussi mécaniquement sous 1 action de la
- force centrifuge. A cet effet, sur l’arbre W de
- Fig. la. — Yue en bout du plateau à connexions de la dynamo Stone.
- la dynamo (fig. 11), est clavelé un manchon sur lequel sont montés deux bras R portant deux masses pesantes S maintenues serrées par un ressort en tore N; les bras R se terminent par deux mâchoires appliquées sur un cône T solidaire de la douille
- Fig. i3. — Yue en plan du commutateur de la résistance d’absorption.
- L, maintenue éloignée du plateau B par un ressort à boudin F, Au furet à mesure que la vitesse augmente, les poids S s’écartent malgré l’action de la bague N, appuient davantage sur le cône T et la douille L, solidaire, se trouve poussée, malgré l’action du res-sortT, contre le plateau B; il en résulte que le peigne G I, II, fixé sur la douille L, qui
- p.420 - vue 421/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 421
- a déjà été dirigée dès la mise en route contre les branches externes des pinces K, 1, 2, 3, 4, 5 ou K, 1', 2', 3' — 4b pénètre dans les lames de cette pince et établit d’une façon ferme la liaison de la dynamo avec les accumulateurs.
- La mise en circuit de la résistance d’absorption est effectuée par un levier accessoire A (fîg. 12 et i3) mobile sur une colonnette vissée sur le plateau B. Lorsque la douille L (fig. 11) est poussée vers la dynamo elle entraîne, par son bourrelet H (fîg. 12 et i3), le levier E, dont l’extrémité E2 qui était engagée entre deux pinces J, (fîg. 12 et i3) met-
- Fig. 14. — Vue de côté du permu-tateur de batteries.
- Fig. i5. — Schéma du sytème Stone à simple batterie.
- ____Arrêta
- ___^Marche dejour
- Fig. 16. — Schéma du système Stone à double batterie.
- tait ainsi en court-circuit la résistance /'(fîg. 12) se trouve soulevée (fig. 12 et i3) et détruit le court-circuit. Les opérations inverses se produisent à l’arrêt.
- Le système Stone a d’abord fonctionné avec une seule batterie. Lorsque le train était à l’arrêt, les lampes L (fig. ia) étaient alimentées directement par les accumulateurs A. A partir d’une certaine vitesse démarché, le conjoncteur G reliait directement la dynamo D avec la batterie A, mais intercalait une résistance d’absorption entre la batterie et les lampes, cette résistance étant ensuite mise en court-circuit à la disjonction (trait pointillé). La dynamo était réglée de façon à débiter en marche, non seulement le courant nécessaire aux lampes, mais encore un excédent destiné à la recharge des accumulateurs. En outre, pendant les parcours de jour, la dynamo fournissait tout son courant pour la charge des accumulateurs, la résistance p n’intervenait pas, puisqu’elle se trouvait mise hors circuit par l’extinction des lampes. Ce système a été essayé dans quelques compagnies anglaises en 189a et 1896 et à l’Ouest français de février 1897 à mai 1898 sur une voiture de ire classe à quatre compartiments. Ainsi que j’ai pu le constater sur cette voiture circulant entre Paris et le Havre, le système à simple batterie donnait lieu à des variations de lumière continuelles assez étendues, dont l’explication sera donnée plus loin.
- La maison Stone qui s’était vite rendue compte des défauts du système à simple batterie, avait d’abord cherché à masquer ces défauts en faisant usage de lampes consommant 4 watts par bougie, par conséquent peu sensibles aux variations de potentiel; dès 1897 elle abandonna résolument le système à simple batterie et ne fît plus usage que d’un dispositif à
- p.421 - vue 422/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 38.
- 422
- double batterie. Dans ce dispositif, représenté sur la figure 16, l’une des batterie A est reliée directement pendant la marche de nuit à la dynamo D, tandis que la seconde batterie B n’est reliée à la dynamo que par l’intermédiaire d’une résistance R calculée de façon à ce que cette batterie ne reçoive pas ou très peu de courant de charge et serve surtout de volant régulateur pour transmettre aux lampes L branchées sur ses bornes le courant envoyé par la dynamo D. Pendant les arrêts, le commutateur automatique monté sur l’arbre de la dynamo, en même temps qu’il ouvre le circuit de celle-ci, couple les deux batteries A et B en parallèle sur les lampes sans intercalation de résistance; plus exactement le point m est relié au point n' (trait pointillé) et une très faible fraction de la résistance R. est laissée entre la batterie A et la batterie B, pour empêcher la batterie A toute fraîche chargée de provoquer une petite surélévation de tension en se déchargeant brusquement sur Bj; dans ces périodes d’arrêt, le courant continu est fourni entièrement et par parties plus ou moins égales par les deux batteries d’accumulateurs. Le commutateur général d’allumage et d’extinction des lampes est disposé de manière que, pendant la marche de jour, la résistance R soit mise complètement en court-circuit, c’est-à-dire reliée à q (trait ponctué) et que par suite les deux batteries A et B couplées en parallèle, soient reliées directement à la dynamo et mises toutes deux en pleine charge. La position relative des batteries A et B est intervertie automatiquement lorsque la marche du train change de sens par le basculement d’un levier U (fig. 12 et 14) en haut ou en bas duquel appuie un bras III solidaire (fîg. 12) de la douille L qui commande les peignes.
- Le système à double batterie comporte exactement les mêmes organes que celui à simple batterie; les connexions du commutateur général sont seulementlégèrement modifiées. Au lieu d’employer une batterie donnant 7 à 9 heures d'éclairage, on en prend deux donnant chacune 4 à 5 heures; mais comme il y a un nombre double d’éléments plus petits, le poids et le prix total d’accumulateurs se trouvent augmentés sensiblement.
- Le système Stone à double batterie donne une lumière beaucoup plus régulière que celui à simple batterie. Il n’y a pas de fluctuation appréciable pendant la période de marche; on remarque seulement une légère baisse subite de lumière au moment de l’arrêt et une hausse assez brusque peu de temps après le démarrage, au moment delà mise en circuit de la dynamo. La variation de tension correspondante est, en général, 24^27 volts; toutefois je sais que dans certains cas , le potentiel peut monter plus haut, à 3o volts et même davantage. J’ai appris que dans certaines compagnies on constatait au contraire de temps en temps un épuisement complet des accumulateurs qu’il fallait désulfater et rechargera poste fixe. La discussion de ces phénomènes sera donnée plus loin.
- Le système Stone a l’avantage de ne comporter aucun organe accessoire électrique et seulement des organes mécaniques de construction robuste, dont les ratés sont presque impossibles et qui demandent peu d’entretien.
- Dans son ensemble le fonctionnement du système Stone à double batterie est satisfaisant en pratique, la preuve en est dans le développement rapide qu’il a pris en Angleterre et en Belgique en quelques années (*).
- p) Introduit en 1897 il était déjà appliqué à la fin de 1898 (d’après une enquête faite sur place auprès des Compagnies de chemins de fer anglaises), sur 800 voitures. Il est monté à présent, d’après des publications récentes, sur près de 3 000 voitures du Royaume-Uni : la Compagnie du London Chatham à elle seule possède un millier de voitures équipées, le London et North Western 800 voitures, les Compagnies du London et South Western et du Great Northern sont à peu près les seules qui n’aient point d’appareils Stone.
- Sur les chemins de fer de l’Etat belge, le système Stone a pris également un grand développement. D’après les renseignements qui me sont fournis par M. L. Hoest, ingénieur de cette administration, on a équipé, en 1899, •loo voitures de 2e classe, 6 voitures à bogies, 3o voitures de ir3 classe et la berline royale; 141 nouvelles voitures
- p.422 - vue 423/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 423
- Système Vicarino. — Le système Vicarino dont les brevets datent d’avril 1898, est caractérisé par le mode de régulation de la force électromotrice de la dynamo. A Laide d’un contre-enroulement excitateur série e (fig. 17), comme cela a été réalisé il y a une quinzaine d’années dans les systèmes anglais Stroudley et Houghton,
- (Great Northern), décrits précédemment.
- Le système Vicarino a d’abord fonctionné avec une seule batterie, comme le système Stone. Les premiers essais ont été entrepris en novembre 1898 sur une voiture de tramway de la Compagnie générale des Omnibus (1). La dynamo, montée sous le châssis du véhicule était commandée par l’essieu à l’aide d’un jeu de galets de friction. Le con-joncteur disjoncteur était constitue par un solénoïde agissant sur un fléau de balance dont les bras plongeaient dans deux cuvettes à mercure. Le basculement de cet appareil mettait en circuit une résistance d’absorption intercalée dans le circuit des lampes. Les voitures de tramways marchant toujours dans le même sens, il n’y avait pas à prévoir d’inverseur. Après quelques mois, les essais lurent abandonnés, parce que l’on constatait des épuisements fréquents des accumulateurs ; il est vrai que le système travaillait dans les conditions les plus défavorables que l’on puisse rencontrer : dans le parcours des tramways, les arrêts, les démarrages et les ralentissements représentent une durée beaucoup plus grande que la période de marche à pleine vitesse : la dynamo n’est donc pas reliée suffisamment longtemps à la batterie pour que celle-ci puisse se recharger, surtout si l’on ne marche qu’avec une seule batterie ; d’ailleurs, avec un système auto-générateur quelconque, même à double batterie, il paraît difficile d’éclairer régulièrement des tramways.
- La Compagnie générale électrique de Nancy, qui construit les appareils Vicarino, avait d’abord eu l’intention de se servir du solénoïde à balancier employé aux omnibus comme inverseur sur les voitures de chemin de fer, dans lesquelles il faut prévoir des changements de sens de marche, et de produire la conjonction disjonction à l’aide d’un autre appareil, Mais elle renonça à ce modèle d’inverseur à mercure, M. Vicarino ayant trouvé un moyen
- de 2° classe viennent d’être mises en service ; il y a donc actuellement 377 voitures munies des appareils Stone et il y en aura prochainement 810, car on appliquera le même système sur 443 voitures en cours de construction. La Compagnie des wagons-lits, après avoir entrepris l’essai du système Stone à la fin de 1897 sur un wagon-restaurant circulant entre Paris et Dijon, l’a appliqué progressivement sur une grande partie de ses wagons-restaurants circulant dans tous les pays, y compris l’Egypte : 120 wagons sont actuellement munis de l’équipement Stone. La Compagnie française de l’Ouest a appliqué, depuis juillet 1900, le système Stone sur 14 voitures de ire classe, dont 8 à couloir partiel consommant 72 bougies et munies de l’équipement type A à 16 volts, et 6 à bogies consommant 168 bougies et munies de l’équipement B à 24 volts. La Compagnie de P.-L.-M. a monté les appareils Stone sur une voiture à bogies, mais simplement à titre d’essai. Le système Stone n’a pas reçu d’autres applications en France, faute, surtout d’un représentant construisant les appareils dans ce pays. Pour la même raison probablement on ne trouve qu’à un ou deux exemplaires des équipements Stone dans les autres parties du continent : au Gothard, aux chemins de fer italiens de la Méditerranée, sauf au Jura-Simplon où 26 voitures sont en cours de montage. En Allemagne, la Société Bose, qui a entrepris récemment la construction des appareils Stone, a équipé avec ce système quelques voitures de chemins de fer bavarois, badois, du Palatinat, de l’Alsace-Lorraine et des postes allemandes-. Dans les chemins de fer prussiens proprement dits, où toutes les voitures sont appareillées pour l’éclairage au gaz, il n’y a qu’une seule voiture Stone à l’essai.
- Le système Stone a été appliqué aux Etats-Unis sur un certain nombre de voitures par la maison Gould qui l’a légèrement modifié.
- fi) Yoy. L'Eclairage Electrique du 7 avril 1900, p. i3, dans lequel se trouvent les dessins représentant la commande de la dynamo par galet de friction adoptée dans les premiers essais effectués sur des voitures de chemins de fer.
- ... Arrêt.
- ___ Marche cfe nuit
- et charge </eJour.
- Fig. 17. — Schéma du système Yica-carino à simple batterie.
- p.423 - vue 424/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 38.
- 424
- mécanique beaucoup plus simple de maintenir constant le sens du courant de la dynamo. Ce procédé consiste à intervertir la position des deux balais, suivant le sens de rotation de la dynamo. A cet effet, les porte-balais sont fixés sur une couronne qui peut se déplacer de i8o° sur un plateau vertical formant paroi latérale du bâti (on peut voir l’ensemble de ces pièces sur la droite de la figure 18 qui représente une dynamo Yicarina démontée) ; la mise en marche de l’induit provoque l’entraînement des balais et la rotation de la couronne dans un sens ou dans l’autre jusqu’à l’une ou l’autre des butées du plateau. Le dispositif mécanique fonctionne parfaitement.
- Fig. 18. — Dynamo Yicarino démontée.
- Le conjoncteur disjoncteur employé dans les premières applications réalisées sur les trains fonctionnait avec des contacts à mercure mais sa construction était déjà beaucoup plus robuste que celle du conjoncteur disjoncteur à balancier. La figure 19 en donne la vue et la figure 20 la coupe. C’est un solénoïde dans lequel se déplace un cylindre en fer doux. Au repos la tige t! qui forme l’extrémité inférieure de ce cylindre plonge dans une cuvette fixe à mercure g' et met ainsi en court-circuit la résistance d’absorption (que l’on voit fixée sur la droite de la planchette à côté du solénoïde) et la partie supérieure du noyau qui est cordée et forme cuvette mobile à mercure g n’est pas en contact avec la tige fixe t reliée à la dynamo.
- Lorsque la dynamo a atteint une force électromotrice suffisante, correspondant à une vitesse de 3o à 4° km ; heure, le cylindre en fer doux étant attiré, la cuvette g est soulevée et vient établir le contact avec la tige t ce qui ferme le circuit de la dynamo ; en même temps, la tige f sort de la cuvette g' et met en circuit la résistance d’absorption (x).
- Des essais ont été entrepris avec ces appareils, au début de 1899, sur quelques voitures
- (9 Dans un brevet Yicarino on voit la résistance d’absorption divisée en plusieurs sections aboutissant à des hauteurs différentes dans une cuvette à mercure, de façon à être mises progressivement en circuit ou hors circuit. Mais ce dispositif n'a jamais été appliqué parce qu’on a jugé difficile de s’en servir en pratique d’une manière eTicace.
- p.424 - vue 425/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4a5
- de l’Ouest, de l’Etat et du Midi et en 1900 de l’Est. Dans toutes ces Compagnies les dynamos ont d’abord été commandées par un galet en cuir recevant son mouvement, par friction, d’une poulie en fonte 3 fois plus grande calée sur un essieu. Le point de contact se trouvait sensi-
- blement sur un plan horizontal et le galet était
- Fig. 19 et 20. — Vue de face et coupe transversale du conjoncteur-disjoncteur Vicarino, premier modèle à mercure.
- maintenu appliqué par un ressort fixé au bâti du véhicule et appuyant sur la dynamo mobile autour d’un tourillon, de façon à ce que celle-ci puisse suivre les déplacements verticaux du châssis de la voiture, par rapport à l’essieu. La commande par galet, qui avait été adoptée parce qu’elle paraissait plus simple que celle par courroie, a été abandonnée au bout d’un an environ de service; elle donnait de bons résultats en été, mais pendant les périodes de neige et de gelée, on a constaté des manques d’entraînement complets dus à une couche de givre qui se formait sur le galet. L’expérience ayant montré que dans les mêmes conditions atmosphériques, le fonctionnement par courroie n’éprouvait aucune altération, la commande par galets a été remplacée progressivement par celle à courroie sur les voitures de
- l’Ouest, de l’Etat, de l’Orléans et de l’Est montées en 1900. La commande par courroie a été ensuite appliquée sur les autres équipements Vicarino installés à partir de 1901, c’est-à-dire sur les 4o voitures des chemins de fer belges du prince Henri, sur un certain nombre de voitures de la Compagnie de Madrid à Sara-gosse, sur 5 restaurants des Wagons-Lits circulant sur la même ligne, sur 2 bureaux-postes français, sur 10 voitures de l’Est, etc.
- Comme il arrive pour toute fabrication nouvelle, diverses modifications de détail ont été apportées aux appareils primitifs; certains organes de la dynamo et notamment les portebalais et les paliers ont été renforcés; la lubrification à la graisse, qui permettait des grippements, a été remplacé par le graissage à l’huile. Le disjoncteur à mercure donnait lieu quelquefois à des ratés : lorsque le mercure était devenu sale et oxydé il se formait une étincelle et une liaison permanente ..entre la tige fixe et la cuvette supérieure du noyau qui restait aspirée et ne retombait pas au moment de l’arrêt. Ce manque de disjonction avait des conséquences très fâcheuses : la dynamo restant reliée aux accumulateurs, quoique se trouvant au repos, les accumulateurs se déchargeaient sur elle et se trouvaient immédiatement épuisés, ainsi que je l’ai relevé sur un diagramme de voltmètre enregistreur reproduit dans ce journal à propos de l’emploi des appareils enregistreurs sur le matériel roulant (*).
- La Compagnie générale électrique a remplacé depuis un an tous ses disjoncteurs à mercure par des appareils à contact métallique. La figure 21 montre cet appareil, il fonctionne de la même manière que l’ancien, mais la position des contacts est intervertie; la mise en
- Fig. 21. — Conjoncteur-disjoncteur Vicarino à contacts métallique.
- Yoy. L’Éclairage Électrique, 18 janvier 1902, p, 87.
- p.425 - vue 426/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 38.
- 426
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- circuit de la dynamo se fait par le bas, par une palette légèrement flexible et solidaire du noyau, qui vient appuyer sur une platine fixe au moment de l’aspiration; au repos, la résistance d’absorption est mise en court-circuit par une traverse légèrement flexible, solidaire également du noyau et qui repose sur couronne fixe. Cet appareil est plus robuste que le premier et ne produit pas de collages, mais, dans certains cas, où il était exposé aux poussières, les lames plates horizontales donnaient de mauvais contacts. Pour y remédier, la Compagnie générale électrique constitue maintenant les contacts de plusieurs lames appuyant de champ sur des platines légèrement coniques, sur lesquelles la poussière se trouve chassée par la manœuvre même des balais. Il est certain que le conjoncteur disjoncteur électrique Yicarino, par son essence même, ne sera jamais aussi robuste que les appareils purement mécaniques de Stone. Mais grâce aux perfectionnements successifs qu’il a subis on peut le considérer maintenant comme présentant une sécurité de fonctionnement suffisante (1).
- Toutes les voitures montées par la Compagnie générale électrique jusque dans ces derniers mois fonctionnent avec le système Yicarino à simple batterie. Ce sont 33 voitures de J’Etat français, 28 de l’Ouest, 3 de l’Orléans, 2 du Midi, 1 du P. L. M., io du chemin de fer de Madrid à Saragosse, 3 wagons-restaurants circulant sur la ligne précédente, 5 voitures russes et quelques autres. Les compartiments sont bien éclairés lorsque les roulements des voitures ne changent pas; on constate seulement que les lampes sont très brillantes en pleine marche et s’usent assez vite et qu’elles paraissent sombres à l’arrêt (2).
- Depuis celte année M. Yicarino emploie deux batteries, montées exactement comme dans le système Stone, c’est-à-dire suivant le schéma de la figure 16 comportant en plu$ un contre-enroulement excitateur e comme dans la figure 17. La seule différence se trouve dans le mode d’interversion des batteries; leur position, au lieu de dépendre automatiquement du sens de la rotation de la dynamo, est changée par la manœuvre même du commutateur général de la voiture c’est-à-dire après chaque grande période d’éclairage. Le nouveau système Yica-ifino à double batterie comporte en outre un organe qui n’existe pas dans le Stone : le limiteur de tension'. C’est un électro-aimant branché en dérivation sur les accumulateurs et dont l’attraction de la palette qui se produit lorsque la tension des éléments s’élève à 2,6 volt, a pour
- P) Le système Yicarino comporte quatre modèles de dynamos de grosseur différente : un type DV0 très petit qui n’a pas encore été appliqué et a peu de chance de l’être je crois, pour voitures à compartiments séparés, ne consommant pas plus de 5o bougies ; un type DY1 pour voitures à couloir ayant de 5o à 80 bougies ; un type DY„ pour voitures à bogies de 80 à i5o bougies et enfin un type DY3 employé sur un wagon-poste bavarois abondamment éc lairé et prenant plus de 200 bougies. La Compagnie générale^ emploie, pour le système Yicarino, les accumulateurs du type Pollak avec plaques à crochets empâtées dont elle a entrepris la construction en France et qui sont assez légers. Dans le système à batterie unique, les accumulateurs Pollak employés représentent une capacité de 8 à 9 heures d’éclairage; le poids total de l’équipement Yicarino DVi est de 700 kg environ et celui de DV2 x 000 kg ; ces poids sont sensiblement moins élevés que ceux des équipements Stone correspondants, ce qui s’explique puisque ces derniers ont deux batteries représentant ensemble une capacité supérieure et que les accumulateurs sont d’un type plus lourd.
- (2) Pour remédier à cet inconvénient, M. Yicarino, qui, au début recommandait de charger la batterie pendant la marche de jour a d’abord rendu cette charge impossible sur presque toutes les voitures, en faisant couper le circuit d’excitation par la manœuvre d’extinction de l’interrupteur principal du circuit des lampes. Il a ensuite cherché à empêcher l’élévation de tension aux bornes de la batterie et, par suite des lampes, à l aide d’un solénoïde analogue au conjoncteur-disjoncteur qui, lorsque la tension aurait atteint par exemple 2,5 volts par élément, aurait introduit en série avec les accumulateurs une résistance ayant pour effet de réduire le courant total fourni par la dynamo à peu près au débit des lampes, de sorte que les accumulateurs ne reçoivent presque plus rien ; le solénoïde serait revenu au repos et aurait mis la résistance en court-circuit lorsque les accumulateurs après avoir débité pendant les arrêts, seraient retombés à 2,2 volts par élément. M. Yicarino abandonna cette idée après quelques essais de laboratoire qui lui montrèrent qu’il n'était pas possible d’obtenir des enclenchements et des déclenchements certains du solénoïde dans des limites précises aussi restreintes.
- p.426 - vue 427/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4 ^ 7
- effet d’intercaler dans l’excitation shunt de la dynamo une résistance telle que son débit se trouve réduit des 2 tiers environ de sorte qu’il ne passe presque plus rien comme courant de charge dans la batterie A et que la tension aux bornes- des accumulateurs se trouve réduite à 2,3 volts. Le limitateur de tension reste ensuite collé jusqu’au prochain arrêt lorsque la force électro-motrice de la dynamo tombe à zéro. Dans le système Vicarino à double batterie, comme dans le Stone, les 2 batteries reliées directement en parallèle avec la dynamo sont laissées en charge pendant les parcours de jour qui ne comportent pas d’éclairage. Les batteries ont chacune une capacité de 5 à 6 heures d’éclairage, ce qui augmente sensiblement le poids et le prix des équipements et les rapproche de ceux des équipements Stone. Le système Vicarino à double batterie a été monté sur 2 bureaux postes de la ligne du Havre où il fonctionne depuis trois mois, et vient d’être appliqué sur 10 voitures à intercirculation de l’Est et 8 bureaux postes français.
- Système Auvert.—La Compagnie du P. L. M. a entrepris en février 1899, sur une voiture, l’essai d’un système imaginé par M. Auvert, ingénieur des services électriques de cette Compagnie. Après un an d’essai, ce système a été appliqué sur 56 voitures à bogies mises en service dans le cours de l’année 1900.
- Sur la voiture à 3 essieux qui a servi aux essais la dynamo, suspendue au châssis, était commandée par un galet appliqué contre la face latérale interne du boudin d’une roue (*). On n’avait pas employé pour cet essai la commande par courroie, parce que celle-ci, tout en restant dans le gabarit, n’aurait pas permis le passage de la voiture sur les chariots transbordeurs des gares, (cette difficulté ne s’est pas présentée avec les autres systèmes dont les dynamos sont moins volumineuses). Mais sur les voitures à bogies, qui ne sont jamais manœuvrées par chariots 011 s’est servi de la commande par courroie.
- Une poulie en fonte est calée sur l’un des essieux du bogie ; elle commande une poulie dont le palier est fixé sous le châssis et qui actionne par une articulation à rotule la dynamo fixée à côté ; l’articulation est destinée à permettre à la courroie de suivre les déplacements horizontaux du bogie par rapport à la caisse du véhicule. La dynamo peut fournir un débit de 40 ampères sous 35 volts. Le système Auvert (fig. 22) fonctionne avec une seule batterie A en dérivation sur les lampes L, dont le circuit contient une résistance d’absorption R. En série, entre la dynamo D et les accumulateurs A, est intercalé un petit moteur M dont il sera parlé un peu plus loin.
- Le conjoncteur-disjoncteur se compose d’un électro-aimant vertical dont la palette, rap-pelée par un ressort à boudin, vient en contact lorsqu’elle est attirée, à une certaine tension de la dynamo, avec une platine fixe. Le contact, qui se faisait d’abord par pièces plates d’argent, est établi maintenant par deux pièces coniques qui s’appliquent mieux l’une contre l’autre.
- La résistance d’absorption des lampes est intercalée par un appareil spécial distinct du conjoncteur. La résistance R (fig. 18), disposée sur un socle, est divisée en 3 parties reliées à 3 lames de laiton flexible dont les extrémités, avec contacts en argent, sont réglées
- —Marche de mit ___Arrêts
- Fig. 22. — Sehéma du système Aubert.
- (fl Voir dans L’Éclairage Electrique du 28 septembre 1899, p. 460 la description détaillée et les figures repré* sentant cette disposition.
- ****
- p.427 - vue 428/746
-
-
-
- 4a8
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 33.
- à des hauteurs légèrement différentes par 3 vis de pression. Au repos, ces trois lames sont ployées à fond, c’est-à-dire que les 3 parties de la résistance sont en court-circuit, par une large palette articulée dont l’autre extrémité se trouve au-dessus cl’un électro-aimant branché sur la dynamo. L’armature de cet électro est réglée de façon à ce que l’attraction commence à peu près au moment où le conjoncteur vient de fonctionner; la lame réglée, à la hauteur la plus basse est libérée la première et introduit en circuit le premier tiers de la résistance d’absorption ; lorsqu’ensuite, la force électromotrice augmente un peu, par suite d’augmentation de la vitesse, l’armature quitte successivement le contact des deux autres lames. Inversement, au moment du ralentissement de la dynamo, les trois fractions de la résistance sont mises successivement en court-circuit. En pratique, l’attraction et le décollage de l’arma ture se produisent complètement en quelques secondes, de sorte que la résistance se trouve mise en circuit ou hors circuit à peu près en une seule fois.
- L’inverseur qui change les connexions entre la dynamo et les accumulateurs, lorsque le sens de la marche varie, était constitué, pendant les essais, par un fléau portant des contacts en argent à ses deux extrémités et qui basculait à droite ou à gauche Sous l’influence de deux solénoïdes. L’appareil définitif ressemble un peu à une petite dynamo ; il est composé par un électro-aimant excité par la dynamo, à cornes polaires cylindriques, entre lesquelles peut tourner une armature en forme de tambour, polarisée par les accumulateurs ; suivant que ce tambour se déplace vers la droite ou vers la gauche, il entraîne dans un sens ou dans l’autre une palette munie de doubles contacts qui viennent buter sur l’une ou l’autre des deux paires de lames flexibles ayant des connexions inverses.
- Le système Auvert est caractérisé par un procédé tout spécial de régulation de la tension fournie aux accumulateurs. On oppose à la force électromotrice de la dynamo une force contre-électromotrice progressivement croissante avec la vitesse et produite par un moteur régulateur. Ce régulateur est une petite dynamo série M intercalée dans le circuit principal de débit de la dynamo et dont l’induit porte un disque en bronze de i5 cm de diamètre, sur lequel appuient deux frotteurs en charbon réglés avec une certaine pression. Lorsque la vitesse du train atteint 4o km à l’heure, c’est-à-dire peu de temps après la conjonction, la force électromotrice de la dynamo génératrice développe dans le petit moteur un couple égal au couple résistant des balais et le moteur commence alors à tourner. La vitesse, et par suite la force contre-électromotrice qu’il développe, s’accélèrent ensuite proportionnellement à l’élévation de force électromotrice de la génératrice, de sorte que le débit de la dynamo, et par suite la différence de potentiel appliqué aux accumulateurs, restent sensiblement constants.
- A ce mode de régulation, M. Auvert en a adjoint un autre, consistant à placer sur l’excitation de la dynamo-génératrice un contre-enroulement e fin à fil branché aux bornes du régulateur M et qui exerce par conséquent sur le champ de la génératrice une action démagnétisante d’autant plus forte que le régulateur tourne plus vite. De cette façon, la force électromotrice développée par la génératrice est loin de croître aussi rapidement que la vitesse du train et la vitesse du moteur-régulateur n’a pas besoin d'atteindre des vitesses très élevées qui useraient assez vite les balais.
- Grâce à ce double réglage, le courant total débité par la dynamo en marche, et par suite le courant de charge des accumulateurs, ne varie pour ainsi dire pas avec la vitesse. Il est donc assez facile de régler la dynamo, de façon à ce que les accumulateurs, pour un parcours déterminé, reçoivent, avec un excédent très faible, ce qu’ils consomment pendant les arrêts. (Les accumulateurs en marche reçoivent toujours un courant de charge et l’on ne fait pas de charge pendant la marche de jour). Mais si les voitures changent de roule-
- p.428 - vue 429/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 429
- ment et passent dans des trains où la proportion des temps d’arrêt au temps de marche, pendant un voyage complet, est plus faible ou plus grande, il peut y avoir survoltage aux lampes (la résistance totale d’absorption des lampes étant calculée pour une tension en marche des accumulateurs de 2,3 volt, et non de 2,3 ou 2,6 volt), ou épuisement des accumulateurs, ainsi que cela se produit dans tous les systèmes à batterie unique, comme il sera expliqué plus loin. La difficulté pourrait être tournée si la résistance totale était calculée pour 2,6 volts et pouvait n’être intercalée ou retirée que par fractions successives au fur et à mesure de la variation de tension due à l’état de remplissage des aacumulateurs, mais comme il a été dit il y a un instant, cette progression n’est pas réalisable pratiquement.
- La batterie unique du système Auvert représente environ huit heures d’éclairage sur les voitures à bogies du P.-L.-M.
- Le système Auvert a été appliqué, à titre d’expérience, sur trois voitures de l’Ouest.
- Le système Auvert est très ingénieux comme conception ; tous les appareils qui le composent sont largement calculés et de construction robuste, c’est-à-dire bien appropriés à un service de chemins de fer, mais il comporte un plus grand nombre d’organes accessoires que les autres systèmes, ce qui le rend sensiblement plus lourd et plus coûteux à établir.
- Système américain. — On fait usage en Amérique, depuis 1896, du système Moskowitz plus ou moins modifié. Les appareils de ce système sont construits depuis peu de temps en Angleterre par la Maison Viekers, Maxim et Gie. Je manque de renseignements sur les détails de construction et sur l’importance des applications de ce système. Je crois qu’il ne comporte qu’une seule batterie et que la force électromotrice de la dynamo est réglée par un rhéostat d’excitation commandé automatiquement par un servo-moteur électrique. Il y a quatre équipements à l’essai depuis deux mois au chemin de fer écossais du Caledonian et quelques unités dans d’autres Compagnies anglaises.
- Système Dick. — Le système Dick a été appliqué dans ces dernières années à l’éclairage des voitures isolées. Les ateliers Schuckert, de Vienne, qui construisent à présent les appareils Dick, m’écrivent qu’ils ont équipé i5 voitures fonctionnant sur les chemins de fer de l’Etat autrichien et sur d’autres petites Compagnies. D’après une brochure qui m’a été communiquée par la Société Schuckert, les appareils sont tout à fait semblables à ceux destinés à l’éclairage des trains entiers, mais un peu plus petits. L’inverseur à mercure a été supprimé et l’inversion est effectuée simplement par la rotation des porte-balais. Le conjoncteur-inverseur et le régulateur sont placés dans une petite armoire logée dans le couloir de la voiture. On fait usage de deux batteries, suivant le montage du système Stone et d’un limiteur de tension. La résistance intercalée dans le circuit de la batterie d’éclairage est réglée de façon à ce que cette batterie ne reçoive jamais de courant en marche, comme dans le système pour trains en bloc.
- Système Kull. — Le Chemin de fer central suisse a mis à l’essai, l’année dernière, un système étudié par M. Kull, ingénieur de cette Compagnie à Oiten, et construit par la Maison Brown-Boveri, de Baden, qui m’a communiqué une description des appareils.
- Le système Kull, qui présente une certaine analogie avec le système Dick (*) primitif, fonctionne avec une seule batterie, suivant un schéma semblable à celui de la figure. La
- P) Voir L'Eclairage Electrique. 21 juin 1902, p. 433.
- p.429 - vue 430/746
-
-
-
- 43o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N°38.
- force électro-motrice de la dynamo est maintenue sensiblement constante à l’aide d’un rhéostat automatique variable intercalé dans le circuit shunt d’excitation, mais la commande de ce régulateur est mécanique au lieu d’être électrique. Le système Kull comporte, comme le Dick, un limiteur de tension qui s’enclenche lorsque la tension, aux bornes des accumulateurs, dépasse un certain chiffre 2,6 volts par élément par exemple, mais au lieu de réduire le débit de la dynamo, ce limiteur coupe complètement le circuit principal de cette dynamo. La conjonction est produite, comme dans le Dick, par un appareil électrique. Je crois qu’au début l’inversion était effectuée par un croisement de courroies ; la maison Brown-Boverie dit qu’elle peut être produite par déplacement des balais ou par le renversement du courant d’excitation, mais je ne sais pas quel est le dispositif définitivement adopté maintenant.
- La dynamo, enfermée complètement dans une enveloppe en fonte et suspendue par tourillon sous le châssis, reçoit son mouvement d’un essieu, par une courroie horizontale. A l’un des bouts du bâti de la dynamo est rapporté un tambour en tôle hermétiquement fermé contenant le régulateur. Ce régulateur est un appareil centrifuge monté sur le prolongement de l’arbre horizontal delà dynamo. Le manchon de ce régulateur actionne par un levier articulé et un secteur denté un pignon sur l’axe duquel est monté un levier de rhéostat, le tout enfermé dans la même enveloppe du bout de la dynamo, sauf les résistances qui sont dans une boîte séparée.
- Le conjoncteur et le limiteur de tension sont enfermés dans un petit coffret spécial. Le conjoncteur disjoncteur se compose d’un solénoïde vertical, dont l’armature porte deux séries de tiges superposées : une première série de 3 tiges plongeant dans 3 godets à mercure pour relier la dynamo aux accumulateurs, et une série inférieure de 2 tiges placées au-dessus de 2 godets à mercure reliés à la résistance d’absorption, qui, au repos, se trouve en court-circuit.
- Le limiteur de tension se compose d’une bobine verticale qui actionne, par l’intermédiaire d’un fléau de balance, un interrupteur auxiliaire à mercure vertical enfermé dans un petit cylindre. Le conjoncteur-disjoncteur est asservi par cet interrupteur qui commande le circuit de son solénoïde. Un verrouillage maintient l’interrupteur ouvert lorsque les lampes ne sont pas allumées, c’est-à-dire qu’on ne fait pas de charge pendant la marche de jour. Lorsqu’on allume les lampes, un électro-aimant, agissant sur le fléau, libère le verrou, ce qui a pour effet de fermer l’interrupteur auxiliaire à mercure, de sorte que le solénoïde du conjoncteur peut fermer le circuit de la dynamo sur les accumulateurs. Si ensuite la tension aux bornes des accumulateurs monte à 2,6 volts par exemple, la bobine agit sur le fléau et ouvre l’interrupteur auxiliaire à mercure ; il en résulte une disjonction du conjoncteur (et aussi la mise en court-circuit de la résistance d’absorption). La dynamo reste donc isolée jusqu’au prochain arrêt, où le courant se trouve supprimé dans la bobine du limiteur (x), d’où un réenclenchement de l’interrupteur auxiliaire à mercure et une reconjonction de la dynamo avec les accumulateurs.
- On construit deux modèles, l’un pour 100 bougies à 24 volts et l’autre par 160 bougies à 36 volts. Dans les deux cas la batterie représente environ dix heures d’éclairage.
- La maison Brown revendique, en faveur du système Rull tel qu’elle le construit, l’avantage de donner une lumière parfaitement régulière, sans consommation inutile d’énergie. (*)
- (*) La description semble indiquer que le réenclenchement de l’interrupteur auxiliaire et par suite la mise en circuit de la dynamo peuvent s’effectuer en marche si les accumulateurs s’épuisent; en pratique le fait ne doit se produire que si la tension des éléments tombe au-dessous de 48 volts.
- p.430 - vue 431/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4 31
- Avec les dispositifs adoptés, l’on a toujours une variation de voltage appréciable aux lampes, entre l’arrêt et la grande vitesse comme dans tout système à une batterie ; ainsi qu’il sera expliqué plus tard, les survoltages ne doivent pas être beaucoup à craindre et le système dépense en effet moins d’énergie inutile que les autres. Mais cette économie d’énergie n’a pas d’importance et les épuisements sont beaucoup plus à redouter que dans tous les autres systèmes, étant donnée la capacité de la batterie. Ils ne se produisent peut-être pas fréquemment en Suisse, où il n’y a pas de trains ayant de longues durées d’éclairage de nuit, mais ils se manifesteraient très vite dans d’autres conditions moins favorables.
- ("A suivre.)
- Ch. Jacquin.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MESURES
- Système rationnel d’unités électromagnétiques, par Giorgi. — L’Eletti'icista, t. XI, p. i et 39, janvier et février 1902.
- La théorie de la rationalisation des unités électriques a été formulée en premier lieu par O. Hea-viside. Il remarque que le facteur 411 se trouve dans beaucoup de formules sans qu’il y soit question de cercle, de cylindre, ou de sphère. La rationalité des unités consiste précisément dans l’élimination de ce facteur étranger, dont l’introduction est due h la formule de Coulomb
- mm'
- ^ ^2 *
- En égalant à l’unité le coefficient de proportionnalité qui doit figurer dans cette formule, on omet un facteur physique, la constante électrique de l’éther s’il s’agit de masses électriques, la constante magnétique s’il s’agit de pôles.
- D’ailleurs, les conventions simultanées sur ces deux constantes, n’étant pas compatibles, l’omission est mise en évidence par le désaccord entre les systèmes de mesures électrostatique et électromagnétique. Mais il y a plus, il y a encore omission d’un facteur physique, qui est précisément 471- Afin de n’avoir affaire qu’à ce facteur physique, écrivons la formule de Coulomb en exprimant l’induction B à la distance r d’une masse m (électrique ou magnétique)
- équation indépendante des constantes du milieu.
- Mais, de la masse m il émane un flux d’induction dont la valeur totale <î> se conserve invariable à toute distance. A la distance r, il se trouve réparti sur une sphère de surface £ = 47r/'2* L’induction spécifique à cette distance est
- X 41tr2
- Égaler à l’unité le coefficient de la formule de Coulomb, c’est prendre comme mesure d’une masse (électrique ou magnétique) l’induction exercée à l’unité de distance. Mais la mesure de la puissance d’une source (la masse est une source d’induction comme une source de fluide en un point de l’espace) n’est pas la vitesse communiquée au fluide à l’unité de distance, mais bien la portée totale de la source même. Ainsi la mesure rationnelle d’une masse électrique ou magnétique est le flux total d’induction qui en émane, de sorte que l’on doit prendre comme unité rationnelle de masse celle qui maintient l’unité d’induction non plus à l’unité de distance mais sur l’unité de surface.
- La formule de Coulomb devient:
- au lieu de
- m
- 4 tc r 2 ’
- B :
- 4t:
- On élimine ainsi le facteur 4” dans les formules.
- Mais si la réforme semble simple au point de vue théorique, elle présente au contraire de
- p.431 - vue 432/746
-
-
-
- 432
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 38.
- graves inconvénients relativement au système d’unités pratiques dont l’emploi est sanctionné par l’usage.
- Giorgi considère la question à un point de vue plus général et propose une solution qui semble plus pratiquement réalisable. Il remarque que le désaccord entre les formules théoriques et les mesures pratiques est tel qu’il n’y a pas à craindre de l’accroître. Il n’y a donc pas de raison pour hésiter à rationaliser les premières, les conséquences de la réforme sont d’ailleurs de modifier les coefficients proportionnellement à 4ît ou à quelqu’autre facteur.
- La question de la rationalisation en théorie est intimement liée a l’unification des mesures électrostatiques et électromagnétiques. Sans faire aucun choix particulier d’unités, on peut déterminer les bases d’un système électrostatique et électromagnétique à la fois et débarrassé en outre du facteur /[tz.
- Les systèmes actuels sont déduits des deux formules de Coulomb en négligeant le facteur mathématique et les constantes de l’éther. Pour former un véritable système rationnel, il faut en tenir compte. Attribuer à l’une des constantes la valeur un, introduit une dissymétrie et favorise l’équivoque, en permettant de confondre par exemple la force et l’induction magnétique qui sont bien de nature aussi distincte que la force électromotrice et le courant électrique dans un circuit de résistance égale à l’unité.
- En se reportant aux définitions de la dynamique généralisée de Lagrange, on appelle déplacement la variation d’une des variables indépendantes qui détermine l’état d’un système physique. Tout déplacement est accompagné de travail, et l’on appelle force associée au déplacement le coefficient qui multiplie le déplacement dans l’expression du travail élémentaire. La vitesse est la variation du déplacement pendant l’unité de temps, le produit de la vitesse par la force correspondante donne le travail par unité de temps, c’est l’activité de la force.
- Appliquons ces idées directement aux circuits : dans un circuit électricpie, par exemple, la variable indépendante est la quantité d’électricité q transportée à travers le circuit ,* dq est
- le déplacement élémentaire, la vitesse du
- courant électrique. La force associée est la force électromotrice e. L’équation de l’énergie doit
- avoir la forme
- dw — edq,
- et, en appelant W l’activité,
- w d(l YY " e —d— — ei. dt
- Telle est la loi qui lie les unités rationnelles de courant et de force électromotrice à celle de la puissance mécanique.
- Dans un système magnétique, la variable est le flux cp, le déplacement élémentaire est c&o, la
- vitesse — g (par analogie courant magnétique). La force associée est la force magnéto-motrice f, et l’on a :
- Supposons les deux systèmes reliés de telle sorte que l’énergie perdue par l’un soit acquise par l’autre
- ±ei = W = qzfg.
- Les deux circuits sont alors réunis en un seul circuit électromagnétique, de manière que l’on doit ajouter les deux équations caractéristiques de l’électromagnétisme
- e — -4-#
- f=±.i.
- On a donc un système de quatre équations, dont l’une est conséquence des trois autres. Ces trois sont vraiment fondamentales, elles sont nécessaires et suffisantes pour fonder toute la théorie mathématique de l’électromagnétisme. Elles forment la base nécessaire de la théorie, parce que la première est l’expression électromagnétique du principe de l’énergie et que les deux autres sont considérées simplement comme des définitions.
- Les trois équations contiennent les quatre unités fondamentales force électromotrice, force magnétomotrice, courant électrique, courant magnétique ; mais ces unités sont égales deux à deux, les unités fondamentales se réduisent ainsi à deux, une commune pour la force magnétomotrice et le courant électrique, l’autre commune pour la force électromotrice et le courant magnétique. Et leur produit doit être égal à l’unité mécanique de puissance.
- p.432 - vue 433/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- 433
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Il reste ainsi un élément arbitraire et un seul. C’est précisément celui que Ton déterminait dans les anciens systèmes en assignant une valeur spéciale à une des constantes de l’éther libre. Renonçons à cette restriction, et profitons de l’indétermination pour faire coïncider le premier couple d’unités avec les unités pratiques déjà existantes.
- Si Ton prend le watt comme unité de puissance mécanique, on peut avoir comme unités fondamentales électromagnétiques le volt et V ampère.
- Force électromotrice = volt = courant magnétique. Courant électrique ampère = force magnétomotrice. Activité électrique = watt — activité magnétique.
- La dualité d’emploi de ces unités est caractéristique de la symétrie des systèmes rationnels de mesure.
- Les mesures de force électromotrice, de courant magnétique, et de courant électrique restent définies comme dans le système ordinaire. Seulement la définition de la force magnétomotrice est corrigée du facteur 4^. Mais pour la nouvelle mesure de force magnétomotrice cela n’entraîne pas de nouvelle unité, il suffit de mesurer la force magnétomotrice avec l’ampère qui exis'te déjà comme unité de courant. Et cette unité rationnelle est déjà en usage sous le nom d’ampère-tour. La pratique précède ainsi la théorie.
- Dans le nouveau système, les mesures dérivées de la force électromotrice, du courant magnétique et du courant électrique restent comme dans le système ordinaire ; les mesures dérivées de la force électromagnétique sont modifiées du facteur fpn, mais elles se rapportent à d’autres unités déjà existantes.
- En multipliant le volt par la seconde, on a le weber :
- Flux magnétique = weber = impulsion électromotrice
- et la double signification de cette unité se justifie quand on explore un champ magnétique au moyen d’une bobine d’induction.
- Multipliant l’ampère par la seconde on a le coulomb :
- Quantité d’électricité — coulomb = impulsion magnétomotrice ;
- la justification de cette identité se trouve dans
- la mesure de la charge d’un condensateur au moyen d’un balistique.
- Dans un circuit électrique conducteur, on considère le rapport entre la force électromotrice et le courant ;
- Résistance électrique — ohm —
- et le rapport inverse
- Conductance électrique — mho
- i'olt
- ampc
- ampere
- volt
- et avec ces unités on mesurera aussi la réactance, la susceptance, l’admittance des circuits à courants alternatifs.
- Si Ton connaissait des corps magnétiquement conducteurs, on définirait d’une manière analogue la résistance magnétique en mho et la conductance magnétique en ohm. Mais ces relations sont pour l’instant seulement théoriques et ne peuvent entrer en considération qu’au point de vue du calcul dans les circuits magnétiques à courants alternatifs.
- Quand un circuit électrique n’est pas conducteur, mais diélectrique, on a à considérer le rapport entre la quantité d’électricité et la force électromotrice auquel on donne le nom de capacité quand on devrait dire inductance électrostatique, l’unité de mesure est
- farad, :
- coulomb
- volt
- seconde X mho.
- Le rapport inverse prend le nom de réluctance électrostatique et l’unité de mesure le
- farad ~l
- n’a pas de nom spécial.
- L’inductance et la réluctance électrostatiques ont été appelées permittance et Vélastance par Heaviside.
- De même, dans tout circuit magnétique (qui n’est jamais magnétiquement conducteur) on considère le rapport entre le flux magnétique et la force électromagnétique auquel on donne le nom de perméance. Cette mesure au point de vue ordinaire est altérée comme celle de la force électromagnétique. Pour éviter la confusion on réservera ce nom de perméance à la mesure faite avec le système ordinaire et celui d'inductance magnétique à la mesure rationnelle.
- p.433 - vue 434/746
-
-
-
- 4 34
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 38.
- L’unité rationnelle d’induction magnétique est le
- weber
- henrv =--------=: seconde X ohm.
- ampere
- La nomination de l’inductance comme l’unité henrxj sont déjà admises dans l’usage ordinaire, à propos des coefficients de self-induction des circuits électriques.
- Mais le lien entre les deux définitions est ici que le coefficient de self-induction d’un circuit est égal en mesure rationnelle à l’inductance du circuit magnétique sur lequel il est enroulé (avec un facteur n2 si l’enroulement se répète n fois).
- Le rapport inverse, la réluctance magnétique a pour unité le
- kenry~l
- et n’a pas de nom spécial.
- La double signification de ces unités, farad, henry et leurs inverses s’obtient en les interprétant comme coefficients de self-induction ou coefficients de mobilité des circuits conjugués. Il n’y a pas lieu de s’étendre sur ce point.
- Ainsi, pour établir ce système rationalisé, il n’a été nécessaire, ni d’introduire de nouvelles unités, ni de mettre en contradiction les symboles ou les définitions nouvelles avec les anciennes. Avec les unités pratiques on a formé un système absolu. Pour le compléter, il faut joindre aux mesures concrètes les mesures spécifiques en rapportant à l’unité de longueur.
- Remarquons que les unités électromagnétiques pratiques sont incompatibles avec les unités pratiques de longueur et de masse. Mais toutes les relations quantitatives entre les phénomènes électromagnétiques et mécaniques se réduisent à l’équivalence de l’énergie.
- La seule liaison nécessaire entre un système de mesure électromagnétique et un système de mesure mécanique est que l’unité d’énergie soit la même dans les deux. Dans ces conditions, le choix des deux unités mécaniques fondamentales, longueur et masse, reste arbitraire à condition qu’elles donnent le watt comme unité de puissance mécanique.
- Parmi les unités pratiquement en usage, le mètre et le kilogramme seulement satisfont à cette condition. Par suite on devra les joindre aux unités électriques et magnétiques déjà énumérées pour former un système absolu mètre-
- hilogramme-seeonde. Ce système qui comprend simultanément les mesures électriques, magnétiques et mécaniques est entièrement composé des unités pratiques usuelles, il est entièrement rationalisé, débarrassé du facteur 4~ et n’établit aucune distinction entre les mesures dites électrostatiques et celles dites électromagnétiques.
- Dans les formules mathématiques d’électricité et de magnétisme, les constantes des milieux et non plus le facteur irrationnel 4^ devront figurer.
- Pour déduire du nouveau système d’unités concrètes, les unités spécifiques, on rapportera les premières au mètre, au mètre carré, au mètre cube.
- La force électrique se mesurera donc en colt par mètre linéaire ; la force magnétique en ampère par mètre linéaire. En écrivant les formules, on doit tenir compte que la mesure rationnelle de la force magnétique diffère de l’ancienne par l’élimination du facteur 4TC> Pour éviter toute confusion, il suffirait de changer le symbole.
- On mesurera l’induction électrique en coulomb par. mètre carré ; l’induction magnétique en weber par mètre carré; l’intensité spécifique de courant électrique ou magnétique respectivement en ampère ou en colt par mètre carré.
- Du rapport entre la force électrique et l’intensité spécifique de courant, on déduit la résistance par unité de volume ou résistivité qui sera mesurée en ohm-mètre, etc.
- Enfin la mesure des constantes électromagnétiques fondamentales d’un milieu s’obtiendra de la manière suivante.
- La constante électrostatique ou inducticitè électrique d’un milieu est définie comme le rapport entre l’induction électrique et la force électrique dans ce milieu et se mesure par suite en farad par mètre linéaire. Le symbole x indiquera cette quantité.
- La constance magnétique ou inducticitè magnétique est définie comme le rapport entre l’induction magnétique et la force magnétique dans ce milieu et se mesure en henry par mètre linéaire. Représentons cette quantité par
- Mais l’inductivité électrique et l’inductivité magnétique d’une substance peuvent se définir comme les inductances électrique et magnétique d’un cube ayant pour côté l’unité de longueur.
- p.434 - vue 435/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 435
- Ainsi l’indnetance électrostatique ou capacité cTun condensateur, et l’inductance magnétique d’un noyau magnétique sont respectivement exprimées par
- où 2 est la section et s l’épaisseur du corps ou du noyau induit.
- Les valeurs x0 et \ pour l’éther libre sont X0 ~ O, OOO OOO OOO 008 84 i
- A0 = O, OOO OOI 236 637
- et satisfont à la relation
- (V/.0)~ -L — 3 x i°8
- Ces valeurs ainsi différentes de l’unité ne sont pas une anomalie du système, elles expriment un fait physique : l’éther libre a une susceptibilité extrêmement petite pour les actions électrostatiques et magnétiques mais beaucoup plus petite pour les premières que pour les secondes. G. Goisot,
- ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE
- L’électricité atmosphérique et les mesures de protection contre la foudre. — Engineering (Londres), t. LXX1II. p. 703-707, 767-769, 8oa-8o3. — 3o mai, 7 juin, 20 juin 1902.
- L’article énumère et commente les divers travaux(observations, théories, statistiques), auxquels ont donné lieu dans ces dernières années les recherches sur l’électricité atmosphérique.
- Le rôle important de l’eau et de la vapeur d’eau, de l’évaporation et de la condensation, a été soupçonné de bonne heure. Volta pensait que la vapeur d’eau, en se dégageant, prenait une charge négative, tandis que l’eau se chargeait positivement. Peltier croyait que la vapeur d’eau emportait avec elle une partie de la charge électrique de la terre. Pellat soutient aussi cette opinion. Mais nous n’avons aucune preuve que l’évaporation de l’eau s’accompagne d’une séparation des deux électricités, etff’on n’a pas établi non plus que la vapeur se dégageant d’une masse d’eau électrisée emporte avec elle une partie de la charge. Beaucoup d’observations ont été faites a ce sujet, mais elles ne concordent nulle-
- ment. bartoli et Pettinelli n’ont vu aucun signe d’une électrisation due à la simple évaporation. Lord Kelvin, Magnus Maclean et Alex. Gall ont observé (.British Association, 1894) qu’un courant d’air soigneusement desséché charge positivement de la pierre ponce imprégnée d’acide sulfurique; il ne se produit pas de charge quand la pierre ponce est imprégnée d’eau. Ils constatèrent aussi [Royal Society) que l’air barbotant à travers l’eau pure s’électrise positivement; si l’eau est salée, l’air s’électrise négativement. Ces charges disparaissent quand on filtre l’air à travers un nombre suffisant d’écrans en gaze métallique ou de tampons de coton. Ces observations font supposer que les poussières et le frottement jouent un rôle dans ces expériences. Ilolingren (Société de Physique de Lund, Suède, 1895) déclare qu’un mince courant d’air sortant de l’eau se charge positivement à yo volts et que les chocs et le frottement entre les solides et l’eau produisent de l’électricité. Selon Lenard, confirmé par Wesendonck et d’autres, les chutes d’eau qui se divisent en gouttes d’eau et en brouillard rendent l’air négatif, tandis que les solides et les liquides contre lesquels on fait écouler de l’air le rendent positif, l’eau elle-même paraissant rester neutre. Ceci a lieu quand l’eau est pure; les jets d’eau salée produisent une électrisation négative.
- S.-A. Andrée (Académie de Suède, 1893) rapporte l’expérience suivante. Il prit deux sphères métalliques de 12 cm de diamètre, remplit l’une d’elles d’un mélange réfrigérant et les plaça toutes deux dans un milieu chargé de poussières dont il électrisa l’atmosphère, ce qui serait extrêmement difficile en l’absence des poussières. Le potentiel de la sphère froide, sur laquelle se condensa l’humidité, s’éleva plus rapidement que celui de la sphère chaude. 11 se peut donc que l’électricité atmosphérique se concentre sur la vapeur condensée; des expériences à l’air libre paraissent confirmer cette idée.
- Les difficultés qui entourent l’observation systématique de l’électricité atmosphérique ne permettent pas d’en tirer autant de secours qu’on pourrait l’espérer. On trouve presque toujours le potentiel de l’air positif par rapport h celui du sol, d’où Ton conclut que la terre est chargée négativement. A 1 m au-dessus du sol, la diffé-rence de potentiel peut être de 00 ou de ïoo volts; elle varie considérablement. Elle est
- p.435 - vue 436/746
-
-
-
- 436
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N° 38.
- plus grande sur les hauteurs et les constructions élevées, comme la tour Eiffel, peut-être parce que les charges se concentrent sur ces points. Mais la théorie de la terre condensateur (Lord Kelvin, Travert, etc.) qui regarde l'électricité atmosphérique comme due essentiellement à l’action inductrice de la terre, ne suffît pas pour expliquer les variations ordinaires du potentiel. Le potentiel positif normal de l’atmosphère diminue souvent à l’approche des nuages, comme s’il y avait dans l’air des masses chargées négativement. De la théorie de Peltier sur l’électrisation négative de la vapeur d’eau, Exner, de Vienne, a tiré une formule empirique donnant les décroissances du potentiel pour les tensions croissantes de la vapeur d’eau. Il paraît résulter aussi de ses théories que le potentiel doit croître avec l’altitude. Sur ce dernier point des observations ont été faites par Schuster, dans les Alpes, par Magie, sur mer, par Tuma, Berson, Le Cadet et d’autres, en ballon. Il est aujourd’hui presque généralement reconnu que le potentiel ne croît pas avec l’altitude, sauf peut-être dans les basses régions, mais qu’il décroît au contraire et qu’à partir de 3 5oo ou 4 000 m il reste stationnaire.
- L’auteur rapporte ensuite quelques observations ayant trait aux variations journalières du potentiel. Il mentionne la théorie proposée par Brillouin pour les expliquer, déjà exposée ici.
- Il n’existe encore aucune théorie généralement acceptée des orages. Zenger (Eclairage Electrique, t. I, p. 212) les attribue aux météores qui, venant de régions où tous les corps sont conducteurs d’électricité, en raison de la basse température, se déchargent en entrant dans l’atmosphère. Il a donné dans de récents articles un exposé complet de ses idées (J). Selon Sohncke (Gewitterstudien, publié à Munich en 1894) les orages sont produits par le frottement entre la glace et l’eau liquide dans les hautes couches de l’atmosphère. Les données qu’il
- (l) Il regarde la terre comme une sorte de dynamo sur laquelle le soleil agit par induction, et il a dressé des tables et construit des modèles démontrant la relation entre les taches du soleil, etc., et les phénomènes météorologiques, électriques, volcaniques et sismiques. Il propose une théorie dynamo-électrique de notre système planétaire, expliquant les mouvements des planètes aussi bien que la périodicité des phénomènes météorologiques, dont il prétend avoir prédit un grand nombre depuis 1886.
- invoque se rapportent principalement au ig juin 1888, jour où il a pu recueillir les observations de 120 stations.
- La nature des décharges atmosphériques, leur effet sur l’organisme humain, ne nous sont pas mieux connus que leur origine. On n’a pas établi non plus si les forêts agissent préventivement, comme une multitude de paratonnerres (*).
- Au sujet de la protection des habitations et des lignes électriques, l’auteur cite les travaux de Lodge et de Findeisen et rapporte un grand nombre de cas instructifs observés dans divers pays. Il constate qu’on est loin d’être d’accord sur le mode de construction à adopter pour les paratonnerres. La nécessité d’employer un conducteur absolument parfait pour les relier [à la terre est aujourd’hui révoquée en doute, ainsi que l’action préventive des pointes, contestée déjà Helmholtz au Congrès d’Electricilé de Paris de 1881. D’une statistique établie par le Comité militaire d’Autriche, il paraîtrait ressortir que les constructions munies de paratonnerres sont plus souvent frappées que les autres.
- On peut admettre qu’en général le potentiel de l’air est positif par rapport à celui de la terre et varie en moyenne de 8o‘ volts par mètre en été à 4oo en hiver. Quant aux variations quotidiennes, on peut en distinguer trois types. Le premier et le plus commun présente deux maxi-rna par jour, à 8 heures du matin nt à 8 heures du soir, et le principal minimum pendant la nuit. Ce type a été observé au Spitzberg, au Cap Ilorn, à Batavia (Java) et au Sahara. Le second type, rare, a un seul minimum marqué dans l’après-midi, et un maximum plus caractérisé à 5 heures du matin ; c’est ce type qu’on observe à Paris en hiver. Le troisième type ne présente pas de variations marquées.
- Quand on s’élève, les variations journalières et annuelles du potentiel électrique s’effacent : ceci s’applique à tous les climats et à toutes les latitudes. 11 existe une certaine relation entre la
- (‘) Il n’est pas douteux que les arbres de certaines espèces sont souvent frappés et qu’il est dangereux de s’abriter sous un arbre. On a essayé de classer les arbres selon le degré de péril à ce point de vue. D’une longue série d’observations en Argovie (Suisse), Iviniker conclut que les forêts divisent les nuages orageux et que les orages qui se forment au-dessus des forêts ne produisent pas de grêle; la grêle ne tombe que si l’orage se forme au-dessus d’une région dénudée ou peu boisée.
- p.436 - vue 437/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 43;
- pression et le potentiel ; la poussière et le brouillard ont aussi une influence notable ; on pourrait croire que cet effet est plus marqué dans les couches inférieures de l’atmosphère, mais la poussière peut s’élever et flotter à de grandes hauteurs (J.-M. Bacon) et nous ne savons pas s’il n’en est pas normalement ainsi.
- Tout corps électrisé perd lentement sa charge dans l’air. Ce phénomène, appelé dispersion électrique, n’est dû ni a la lumière solaire ni a la poussière prise au sens ordinaire du mot. Près de la surface de la terre, la dispersion est également rapide pour les charges positives et les négatives; elle est plus rapide en été qu’en hiver. Aux altitudes élevées, elle'est plus rapide en général et beaucoup plus rapide pour les charges négatives. Ceci s’explique par l’hypothèse d’ions des deux polarités existant à l’état libre dans l’atmosphère, mêlés normalement en proportions égales, mais se séparant sous l’influence du champ électrostatique de la terre et tendant par suite à se rassembler autour des montagnes. La mobilité des ions, c’est-à-dire la rapidité de la dispersion, est fortement contrariée par le brouillard et même, selon Pochettino, par l’air humide; les ions paraissent s’attacher aux particules de brouillard. Cet obstacle présenté à la mobilité des ions pourrait faire comprendre l’accumulation de gigantesques charges électriques. Cette théorie est due à Elster et à Geitel.
- Deux autres théories ont été proposées récemment.
- Liebenow {Elektrotechnische Zeitschrift, 1900, p. 962) a donné une théorie complète de l’électricité terrestre. Il accepte les chiffres fournis par Le Cadet d’une élévation de potentiel de 36,5 volts par mètre à une altitude de 1 420 m et de i3_,4 volts à une altitude de 4 01 5 m et calcule que la surface de la terre doit porter une charge négative d’environ 2 unités électrostatiques par mètre carré. Près de la surface de la terre, sous un ciel serein, un cube d’air de 10 m de côté doit contenir 0,60 unité électrostatique et, à l’altitude de 10000 m, 0,02 seulement. Si cette électrisation était due à la radiation solaire, elle disparaîtrait en une nuit de 10 heures. Liebenow en donne une explication fondée sur les courants thermo-électriques, que nous résumons en note (*).
- (') L’air étant généralement chaud dans les couches inférieures et froid dans les couches élevées, il se produit des courants qui transportent de l’électricité posi-
- Une théorie des aurores boréales fut exposée devant l’Académie des Sciences de Suède, par Arrhénius, en 1900. Elle s’appuie sur la pression mécanique exercée par les rayons lumineux srr les surfaces qu’ils éclairent, hypothèse que Lebe-dew, de Moscou, vérifia expérimentalement. Nous reproduisons en note les quelques lignes consacrées à cette théorie •(*).
- L’auteur mentionne en terminant les canons paragrêle dont l’efficacité, dit-il, est incertaine. Leur action serait due, suivant les uns, au courant d’air chaud qu’ils émettent, suivant d’autres, au choc mécanique produit. P. L.
- MAGNÉTISME
- Sur le magnétisme induit dans le fer par des courants (ou champs) oscillant rapidement; par Mansergh Varley. Phil. Mag. [vij, t. III, p. 5oo-5i2, mai 1902.
- C’est Savary (2) qui a, le premier, en 1827,
- live vers ces dernières. Si une goutte d’eau condensée est plus froide que l’air qui l’entoure, elle se charge positivement, l’air négativement et vice-versa. L’air humide en s’élevant se refroidit par expansion et les gouttes qui s’y forment, sont d’abord, en raison de leur chaleur latente, plus chaudes que l’air environnant. Ces gouttes se chargeront négativement: elles continueront à s’élever avec l’air jusqu’à ce qu’elles deviennent trop lourdes et restent en arrière. Elles se sépareront alors de l’air où elles se sont formées et les deux électricités jusqu’ici réunies seront libérées : le nuage sera chargé négativement dans sa partie inférieure et positivement au-dessus. Mais nos instruments n’indiqueront aucun changement dans le potentiel jusqu’à ce que le vent sépare les deux couches.
- (1) Arrhénius suppose que le soleil émet des particules matérielles; si elles sont opaques et suffisamment petites, la pression mécanique de la lumière dépasse la force de la gravitation et les projette dans l’espace. Elles sont arrêtées par les atmosphères des planètes, qu’elles entourent et suivent doivent comme des voiles. Dans notre atmosphère, elles s’arrêtent probablement à une altitude de 200 km, où l’air est extrêmement raréfié. Selon Arrhénius, ces particules sont chargées d’ions ; les rayons ultra-violets les déchargent et produisent des rayons cathodiques. Ceux-ci sont déviés par les lignes de force magnétiques; ils ne pénètrent donc pas dans les couches inférieures de l’atmosphère, sauf au voisinage des pôles, où la direction des lignes de force du magnétisme terrestre est presque verticale. Les époques de fréquence maxima des aurores boréales, leur relation avec les périodes des taches solaires, la lumière zodiacale, le fait que le spectre des nébuleuses ne présente guère que les lignes de l’hydrogène, alors qu’on peut supposer qu elles contiennent beaucoup de nos éléments, seraient d’accord avec celte hypothèse.
- (2) Pogg, Ann., t. X, p. 73, 1827 et Ann. de Chim. et Phys., t. XXXIV,-p. 5; 1827.
- p.437 - vue 438/746
-
-
-
- 438
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII — N° 38
- remarqué qu’une aiguille à coudre placée dans le voisinage d’un fil traversé par la décharge d’une bouteille de Leyde peut s’aimanter ; quelques années plus tard Henry par des expériences semblables à celles de Savary fut conduit à croire au caractère oscillatoire de la décharge d’une bouteille de Leyde. Cependant Feddersen et Hertz se croyaient jusqu’en 1888, fixés sur la non-aimantation du fer par les champs rapidement oscillants. Mais les expériences plus récentes de J.-J. Thomson, Trow-bridge, Klemencic, Marchand et Hemsalech prouvent, par différentes méthodes, que si l’on place un noyau de fer dans un pareil champ magnétique il y a accroissement de l’énergie absorbée et cela ne peut s’expliquer qu’en supposant que le fer est alternativement aimanté et désaimanté. D’autre part, Saint-John en comparant les self-inductions de deux circuits en cuivre et en fer a constaté que la perméabilité magnétique du fer est encore très grande avec des oscillations rapides.
- L’auteur s’est proposé, dans le même mémoire, de montrer par une méthode directe comment l’aimantation induite dans le fer par des champs rapidement oscillants dépend de l’intensité et de la fréquence de ces derniers ainsi que du diamètre du fil employé.
- On peut étudier facilement les relations qui existent entre ces quantités en employant successivement les deux méthodes suivantes :
- i° Etude de la variation de l’aimantation dans un champ magnétisant constant mais dont la fréquence varie;
- 20 Etude de la variation de l’aimantation, en laissant la fréquence constante mais en altérant le champ magnétisant.
- Suivant le cas, on obtiendra donc,
- o) (-^r) 011 (-H-) (a)
- en désignant par B le magnétisme induit (maximum), par n la fréquence d’oscillation et par H l’intensité maximum du champ.
- Mais comment faire varier ces quantités ? On sait qu’en déchargeant un conducteur de capacité G à travers un circuit contenant une self-induction L et possédant une résistance R, il naît dans ce circuit un courant oscillant i dont
- sa valeur au temps t est donnée par aQ
- V/qLG — R2C2
- . e
- SL
- sm I VTLC -R*G* . t 2 LG
- où Q est la charge du condensateur au temps t — o.
- . . R2C
- Si, maintenant, est très petit par rapport
- à l’unité, et c’est précisément ce qui arrive dans les expériences de l’auteur, l’équation précédente peut s’écrire sous la forme
- Q
- V/lc
- R
- a ( . t
- sm
- \/ LG
- qui montre que i variera harmoniquement avec une fréquence
- 2Ti y/ GL
- et avec des amplitudes décroissantes; l’amplitude
- , di ,.
- maxima ou on a = o a lieu pour
- t — \/ LC arc ta;
- VY
- mais, comme nous venons de le faire remar-Pi2C
- quer, est très petit pratiquement, et t peut alors s’écrire plus simplement,
- ,= "V'Ec
- 2
- d’où
- Q
- ?max = TüT
- Or, Q = GY, V étant la différence de potentiel entre les plateaux du condensateur avant la décharge, de sorte que
- *max
- \/
- G
- L
- et si H est le champ maximum à l’intérieur de la bobine de self L nous avons
- quant à la fréquence nous avons vu qu elle a
- p.438 - vue 439/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 439
- pour valeur
- (4) " = T7^r'
- Nous voilà donc renseignés, au moyen de ces équations, sur la marche à suivre : pour étudier
- la première relation (1) (4^-j il faudra
- 1 w \ àn ] H = const.
- faire varier n en laissant II constant ; or les relations (3) et (4) nous indiquent qu’il faut faire
- varier L et C mais de manière que — soit constant.
- Pour étudier la seconde relation fa) ( 1
- ^ « = const.
- les mêmes équations nous indiquent qu’il faut faire varier L et C mais de manière que leur produit LC reste constant.
- Ces conditions ne peuvent pas être remplies exactement dans la pratique mais l’écart en est tellement faible qu’une simple interpolation suffit pour passer au cas idéal.
- Mais comment déterminer la grandeur du courant maximum ima% et l’aimantation qui en résulte ? L’auteur emploie à cet effet la méthode de la déviation des rayons cathodiques (méthode de Braun). Pour le dispositif expérimental voir la figure 1.
- Au courant alternatif
- Lampes
- 11a terre
- 5153 de Tôpler
- Fig. 1. — Dispositif expérimental.
- On s’arrange de manière que, dans une première série d’expériences la déviation soit due uniquement au courant (maximum) magnétisant cl dans une deuxième série d’expériences elle soit due à l’aimantation induite par ce dernier dans le fer.
- Les noyaux en fer employés par l’auteur sont au nombre de quatre et sont composés de fils de fer gomme-laqués ou paraffinés et enfermés dans des tubes de verre. Voici d’ailleurs les constantes de ces quatre noyaux employés :
- NOYAUX NOMBRE de fils. DIAMÈTRE des fils. SECTION des fils.
- cm. cm.
- I 20 0,100 0,157
- 2 3? 0,071 0,147
- 3 70 0,05^5 0,102
- 4 409 0,022I O, I 57
- Voici maintenant les résultats obtenus, en désignant par SH la déviation cathodique obtenue par le courant magnétisant (maximum) et par 8M celle due à l’aimantation induite dans le fer.
- GQ
- ce w POUR LES NOYAUX Nü
- SELF-IND. H . Ëh ^
- cm. ü S < V 0* c5 ÔH
- U % ^ I 2 3 4
- 0,55 X I o6 2 43o i3o 700 23 7 io,5 16 23
- 0,55 )) 3 810 104 3oo 27 io,5 14,5 20 3o
- o,55 » 4 760 93 3oo 32 12,5 17 2 2 35
- o,55 )> 6 080 82 600 37,5 14,5 *9 25,5 39
- o,55 )) 8 5io 69 800 44 16 21 28,5 44
- 1,32 )) 4 760 60 3oo 22,5 I I i5 i8,5 26
- 1,3a )) 7 o3o 49 600 26 i3 17 22 32
- 1,32 » 8 5io 45 000 2q i4,5 19 20,5 35,5
- I ,32 )) 10 090 41 4oo 37,5 *9 23,5 28 4i
- 1,3 a » i3 i5o 36 200 43,5 21 26,5 34 48
- 16 )) 1 480 3i 000 36 19 23,5 29,5 4i
- 24 » 1 480 a5 3oo 36 20 24,5 3i 42
- 24 » 1 480 20 3oo 29 17,5 22 28,5 36
- 38 )) 1 480 20 100 17 i3,6 J7 21 25
- 46 » 1 480 18 3oo 26 18 22 28,5 35
- 46 )) 2 43o 14 3oo 34 23 28,5 34,5 44
- 24 » 3 060 17 600 47 26,5 32 40 53
- 46 )) 3 060 12 700 37 28 34 40 47
- 96 )) 3 060 8 820 29 23,5 3o 36 42
- 153 )) 3 060 7 000 22 2 I 25 29 33
- 46 » 4 640 10 3oo 44 3o 38 46 55
- 96 )) 4 640 7 i5o 3o 28 34,5 40 44
- 153 )) 4 640 5 540 27 26,5 32 37 40
- a63 ï) 4 640 4 3 20 21 23,5 27 31 35 .
- 96 )> 6 220 6 200 44 36 42 5 2 55,5
- 153 )) 6 220 4 9°° 35 32 38 44 47
- a63 )) 6 220 3 730 27 28 33 37 i4o
- i53 )) 6 220 4 200 44 42 47>6 00 56
- COURANT DIRECT
- 0,40 amp. 0 18 26 27 27,5 27
- o,58 )> O 26 39 40 42 4i
- 0,88 » 0 38 00 52 54 02,5
- 1,3a » 0 55 69 61 6i,5
- Dans les graphiques ci-dessous, H0 désigne la force magnétisante ; elle a été calculée par la
- p.439 - vue 440/746
-
-
-
- 44°
- T. XXXII. — N° 38.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- formule ordinaire des solénoïdes :
- . IO
- Le graphique i montre la décroissance de l’aimantation avec l’accroissement de la fréquence pour le noyau n° 2 dont nous avons donné les constantes dans le petit tableau de la page précédente.
- 16000 32000
- 36000 ItZOOO HâOOO
- Nombre dosdilations p<sy seconde
- Fig. 2. — Graphique 1.
- Le graphique 2 montre le décroissement de l’aimantation pour des diamètres différents du fil de fer, avec la même force magnétisante 1I0 = 66 C. G. S.
- Le graphique 3 montre enfin la relation entre l’aimantation et la force magnétisante pour un autre spécimen de fer, avec des courants directs ou oscillatoires de fréquences 10000 et 20000 par seconde.
- L’auteur a, finalement, essayé de déduire de ces expériences la valeur de p pour un certain échantillon de fer doux et pour 10000 oscillations par seconde. Il a obtenu p = 110, valeur qui concorde absolument avec celle trouvée par
- Klemencic dans des conditions similaires mais par une méthode entièrement différente. Fai-
- I «
- 6-0
- | 35 1 30 ! £5
- L
- —
- y\
- 9U& '
- 2
- uzf
- 16000 32000 18000 61000 80000
- Nombre d'oscillations par seconde
- Fig. 3. — Graphique 2.
- sous remarquer que cette valeur de p est beau-
- m 110 izo
- 10 20 30 10 50 60 10 80 80
- Valeurs de H0 en unités C G S.
- Fig. 4- — Graphique 3.
- coup plus petite que celle de Saint-John qui a employé des oscillations plus rapides.
- Eugène Néculcéa.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Section de Londres Séance du 25 mars 1902.
- Notes sur les machines à courants polyphasés, par A.-C. Eborall.
- Dans cette communication, l’auteur présente
- quelques observations sur la construction et le fonctionnement des machines polyphasées de type usuel. Il réserve pour un travail ultérieur l’étude des derniers développements de cette branche de l’industrie électrique, tels que le compoundage des générateurs et les générateurs asynchrones.
- p.440 - vue 441/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 441
- Générateurs polyphasés de tape courant. — L’expérience acquise clans la construction et l’usage des grands générateurs polyphasés a démontré que, pour les grandes puissances, le type h inducteur tournant est de beaucoup le mieux approprié, car il permet de concilier un effet de volant très énergique avec un poids relativement faible, grâce à la grande vitesse périphérique qu’on peut donner à la couronne polaire. Un autre avantage est l’immobilité de l’armature. Quant aux pôles, la pratique moderne exige qu’ils reçoivent tous un enroulement ; cette disposition est la plus avantageuse au point de vue des fuites magnétiques et de la distribution du flux inducteur.
- Les générateurs à fer tournant ne conviennent qu’aux grandes vitesses, mais, dans ce cas, ils donnent de très bons résultats et l’auteur recommande de les accoupler aux turbines à vapeur.
- L’étude suivante des générateurs à inducteur tournant porte principalement sur les grands alternateurs volants à faible vitesse.
- Construction du système inducteur. — Les inducteurs des alternateurs de construction européenne sont en général établis de façon à servir de volant à la machine motrice. En Amérique, on adopte, au contraire, le système à volant séparé. Les alternateurs volants ont plusieurs avantages : construction compacte, allégement de l’arbre et des paliers, bonne ventilation. Mais pour les basses fréquences et les très grandes puissances, ils présentent des inconvénients qui doivent les faire rejeter (J).
- En raison des grandes vitesses périphériques
- f1) Dans les alternateurs de très grande puissance (2000 kilowatts et au-dessus), il devient nécessaire, pour maintenir les dimensions de l’arbre dans des limites acceptables, de diminuer autant que possible le poids qu’il supporte, d’où l’obligation d’imprimer au volant inducteur une grande vitesse périphérique. On est donc conduit à donner à la machine un diamètre très grand, ce qui pourra la rendre défectueuse au point de vue électrique. Ce sera par exemple le cas d’un alternateur à 25 périodes, marchant à Q ou 85 t. : m.; le volant inducteur étant très grand et les pôles peu nombreux, la longueur des circuits magnétique et électrique sera trop grande, la machine sera d’une faible puissance spécifique. En règle générale, il faut munir d’un volant séparé les grands alternateurs à 25 périodes. D’autre part, dans les alternateurs à 5o périodes, on est naturellement conduit, en raison du grand nombre des pôles, à donner à l’inducteur un diamètre assez grand
- dont sont animés les inducteurs des alternateurs volants, il convient de les construire entièrement en acier coulé. On peut ainsi atteindre la vitesse de 4° m Par seconde.
- L’auteur passe ensuite à l’étude des pôles. Ici les opinions diffèrent : les pôles doivent-ils être entièrement feuilletés, ou entièrement pleins, ou se composer de noyaux pleins avec pièces polaires feuilletées ? Il faut se décider par la considération des enroulements induits. Si, comme cela se fait pour les grandes machines, les bobines induites sont enroulées sur calibre et placées dans des rainures ouvertes, il faut employer des pièces polaires feuilletées. Pour les noyaux, la question a peu d’importance. Les bobines inductrices sont formées d’un ruban de cuivre enroulé de champ ; cette disposition, due à M. Eerranti, est à la fois la meilleure au point de vue mécanique, pour la résistance à la force centrifuge, et la plus économique en cuivre. La longueur des pôles doit être assez faible pour ne pas donner lieu h des fuites magnétiques notables, et néanmoins suffisante pour assurer une surface de rayonnement convenable.
- La façon ordinaire de fixer les pôles feuilletés à la jante du volant, au moyen d’un assemblage en queue d’aronde et d’un boulon passant dans un fort rivet carré est représentée dans les figures 1 et 2, qui se rapportent à un grand alternateur volant triphasé de 4 000 kilowatts, donnant 6 5oo volts de tension aux bornes.
- Si l’on adopte des pièces polaires feuilletées, comme paraît l’exiger la pratique actuelle, on se trouve privé des courants amortisseurs, favorables au couplage en parallèle, qui se développeraient dans des pièces polaires pleines. L’auteur se demande si l’on doit se préoccuper d’assurer d’une façon quelconque cet effet d’amortissement. La question doit se résoudre par la considération de deux éléments fondamentaux, qui forment la base de toute étude de la marche en parallèle des alternateurs : le moment moteur de la machine motrice et la fréquence du générateur. L’auteur montre que l’irrégularité périodique de la machine motrice doit être telle que le décalage géométrique d’un rayon du volant inducteur, par rapport au rayon
- pour qu’il puisse servir de volant à la machine motrice : la combinaison des deux fonctions réussit alors très bien. Entre ces deux limites de fréquence, il faudra étudier chaque ca^.
- p.441 - vue 442/746
-
-
-
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 38.
- 44a
- homologue d’un volant animé d’un mouvement uniforme, ne dépasse pas ---a degrés, p étant
- le nombre des paires de pôles. Pour une vitesse donnée, le nombre de paires de pôles étant déterminé par la fréquence, il faudra donc des moteurs d’autant plus réguliers, avec un effet de volant d’autant plus prononcé, que la fréquence de l’alternateur sera plus grande. On remarquera de plus que les moteurs a grande vitesse sont favorables au couplage en parallèle, puisqu’ils permettent de diminuer le nombre des pôles. La grande vitesse convient d’ailleurs au fonctionnement des générateurs polyphasés de tout genre et de toute destination.
- Autre question connexe à la marche en parallèle : la réaction d’induit. L’auteur conseille de la déterminer de telle sorte, pour les grands générateurs a faible vitesse, que la chute de tension à pleine charge, h vitesse et excitation constantes, soit de 5 h 6 p. 100 pour un circuit non inductif et de 16 à 18 p. 100 pour un circuit inductif avec facteur de puissance égal h 80 p. 100.
- Ayant déterminé l’irrégularité périodique admissible, l’auteur est conduit à se demander s’il faut la maintenir dans les limites voulues par l’effet de volant de l’inducteur seulement ou s’il faut recourir aux courants d’amortissement. Selon lui, les grands alternateurs a 20 périodes, conduits par des machines à vapeur, n’exigent pas d’amortissement ; les pièces polaires peuvent être feuilletées, et l’effet de volant de l’inducteur suffit. Au contraire, pour les alternateurs à 5o périodes, il y a grand avantage à recourir à l’amortissement, qui devient même nécessaire si la machine motrice est un moteur a gaz. Nous résumons en note f1) la clescrip-
- (x) Il existe deux procédés : l'un consiste à munir les pièces polaires d’une cage d’écureuil en cuivre, l’autre à pourvoir les bobines inductrices, à leur partie supérieure, de joues en cuivre ou en bronze, fortement épaissies en face des cornes polaires et que l’on étend de façon à les rejoindre les unes aux autres. Cette dernière méthode est la moins coûteuse et la plus efficace, mais la première a l’avantage de protéger la machine, au cas où l’excitation viendrait à manquer. Elle permet en effet de faire fonctionner l’allernateur en moteur asynchrone, en fermant la conduite de vapeur et en laissant la machine reliée aux barres collectrices. Les barres et les anneaux formant la cage d’écureuil devront donc être calculés de façon que l’alternateur, recevant le courant des barres collectrices et fonctionnant en mo-
- tion donnée par l’auteur des deux dispositifs usuels.
- Construction de Varmature. — Dans la construction de l’armature des grands alternateurs-volants polyphasés, la rigidité est la principale qualité qu’on doit chercher à obtenir. Cette armature, formée d’une carcasse de fonte à laquelle est assemblée une masse de fer feuilleté et soumise à des efforts considérables dus à la pesanteur et a la force magnétique, ne doit néanmoins subir aucune déformation. On sait d’ailleurs que la force magnétique augmente beaucoup avec une décroissance de l’entrefer; il faut donc que les dispositions prises pour assurer la rigidité de l’armature permettent aussi d’ajuster l’entrefer sur tout le pourtour, non seulement au moment de l’assemblage, mais aussi plus tard, afin de pouvoir compenser l’affaissement de la moitié inférieure de l’armature. On y arrive par la disposition suivante : on fait supporter la moitié inférieure de l’armature par des vérins reposant sur les fondations. La plus grande partie des efforts dus à la pesanteur est ainsi annulée par ces vérins, qui permettent, en outre, d’ajuster l’entrefer dans le sens vertical. Des vis de réglage horizontales, reposant sur le socle, permettent l’ajustage dans le sens latéral.
- L’auteur mentionne, mais sans le recommander, le mode de construction par lequel on sup-
- leur asynchrone, ait la puissance nécessaire pour continuer à tourner en entraînant la machine motrice. C’est
- de
- L o oWpourt-arcuit P 0 J pourles : a o JËkmortissœrs 0OJÊ> de cuirre des ’fwWpècespotai-
- cet amortisseur en cage d’écureuil qui est représenté dans la ligure a. L’autre dispositif ne permettrait pas d’obtenir le même résultat.
- p.442 - vue 443/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 443
- prime la carcasse en fonte. Une machine ainsi établie, dit-il, sera forcément sujette aux vibrations.
- La disposition de l’enroulement induit dépend de l’usage aucpiel on destine le générateur. Les induits à trous ont le grand désavantage d’exiger l’enroulement à la main des bobines, et l’auteur croit que pour cette raison ils deviendront de plus en plus rares. La tendance actuelle, en Angleterre, est d’employer comme
- Pour l’isolement des dents de l’induit, dans les grands générateurs a haute tension, on a ordinairement recours à la micanite. Pour les tensions inférieures à 5 ooo volts, on peut se servir de tubes de papier comprimé. La difficulté, dans le cas des hautes tensions, n’est pas d’assurer l’isolement des dents, mais d’empêcher des arcs de s’amorcer entre l’extrémité des conducteurs et les parties métalliques non isolées les plus proches. Aussi doit-on prolonger les
- 2 et 3.
- conducteurs induits soit des barres auxquelles on a donné la forme voulue, soit des bobines enroulées sur calibre, et ces deux méthodes exigent des noyaux à rainures ouvertes. L’auteur donne sur ce point quelques détails que nous résumons en note f1). (*)
- (*) Quand on emploie des bobines enroulées sur calibre, on limite ordinairement à deux le nombre des rainures par pôle et par phase. Une rainure unique plus grande vaudrait mieux au point de vue mécanique et économique, mais celte méthode n'est pas recommandable. La distribution de 1 enroulement dans un petit nombre de rainures entraîne en effet des variations de flux, des fuites magnétiques et un ronflement plus forts; elle donne lieu, surtout, à une troisième harmonique plus accentuée dans l’onde de force électromotrice. Or, on doit s’efforcer, dans la construction des grandes machines, d’écarter ces harmoniques supérieures, qui augmentent les pertes et compromettent les isolants par les élévations de tension auxquelles elles donnent lieu.
- tubes isolants assez loin en dehors du noyau.
- Moteurs polyphasés de type courant. — Moteurs synchrones. — Les propriétés caractéris-
- L’expérience a montré que, dans tous les cas, l’onde de force électromolrice sinusoïdale^est celle qui convient le mieux. Avec les induits à barres, on obtient facilement celte forme d’onde, en distribuant l’enroulement dans des rainures nombreuses et relativement petites. La déformation de la courbe de force électromotrice entre la marche à vide et la pleine charge sera moindre avec cette disposition qu’avec les bobines enroulées sur calibre et distribuées dans une ou deux rainures par pôle et par phase. Mais il est clair que les induits à barres ne peuvent être employés avantageusement que dans les très grands générateurs à haute tension ou dans les générateurs à basse tension. Pour les autres machines, il est ordinairement nécessaire d’employer des bobines enroulées sur calibre, placées dans deux rainures par pôle et par phase quand c’est possible.
- p.443 - vue 444/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 38.
- 444
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- tiques d’uii moteur polyphasé de cette classe sont les suivantes :
- a). Il faut l’amener à la vitesse normale, l’exciter, puis le synchroniser, avant de le brancher sur le réseau.
- b . On peut rendre le facteur de puissance du moteur égal environ à ioo p. ioo à tonte charge, par des modifications légères de l’excitation.
- c'j. En surexcitant le moteur, on peut le faire fonctionner à pleine charge avec un fort courant déwatté en avance sur la tension aux bornes.
- d) . A fréquence constante, la vitesse est constante.
- e) . La marche du moteur est affectée par l’irrégularité périodique des machines motrices de la station centrale.
- f) . Le rendement du moteur est élevé et ne décroît que lentement avec la charge ; sa capacité de surcharge est très satisfaisante.
- L’auteur développe les conséquences de ces propriétés. Il rappelle par exemple, qu’on peut utiliser les moteurs asynchrones pour annuler les courants décalés en arrière auxquels donnent naissance les moteurs synchrones et les lampes à arc, ou pour compenser la chute de tension qui se produit sur une longue ligne de transmission, du moins quand le circuit d’utilisation est inductif; (au cas contraire, on n’obtiendrait ainsi qu’une augmentation des pertes;.
- La constance de la vitesse des moteurs synchrones à fréquence constante est un grand avantage pour le genre de travail auquel on destine ordinairement ces moteurs. Mais leur vitesse varie proportionnellement à celle des générateurs et ils sont sensibles non seulement à la variation du nombre de tours de ceux-ci, mais aussi à la variation de la vitesse pendant un tour. Il est donc nécessaire que le réglage de la vitesse par tour dans les machines motrices soit aussi exact que possible, sinon les moteurs synchrones seront sujets aux oscillations. Il sera bon aussi de munir d’amortisseurs les pôles du moteur synchrone ; si ceux-ci sont feuilletés, si les moteurs sont de grandes dimensions et alimentés par des groupes électrogènes à faible vitesse, les amortisseurs sont même indispensables.
- L’emploi des moteurs synchrones polyphasés est indiqué dans le cas où il importe d’avoir une vitesse constante, un facteur de puissance maxi-
- mum et (peut-être) des courants décalés en avant, et où les complications du démarrage ne tirent pas à conséquence. Les grands moteurs synchrones conviennent donc très bien aux sous-stations, pour la conduite des génératrices à courant continu, car dans ce cas les difficultés du démarrage et de la synchronisation disparaissent. Dans les distributions de force motrice et pour les usages auxquels conviennent les moteurs synchrones, ils sont préférables aux moteurs d’induction, il partir d’une puissance de 200 chevaux par exemple. Il y a, bien entendu, des services, comme celui des pompes, pour lesquels on ne peut songer aux moteurs synchrones, et, en outre, pour les puissances faibles et moyennes, c’est le moteur asynchrone qu’il faut adopter.
- Moteurs asynchrones. — Ils ont sur les précédents plusieurs grands avantages : leur démarrage est simple, énergique, économique ; ils ne demandent pas de courant continu, et l’on peut régler leur vitesse. Ils leur sont inférieurs sous d’autres rapports, à cause du courant relativement intense qu’ils absorbent à vide et de leur facteur de puissance qui est plus bas, particulièrement à moins de 3/4 de charge. L’auteur laisse de côté ces caractères bien connus aujourd’hui et traite deux points particuliers :
- Le premier point est le démarrage des moteurs d’induction destinés à des usages industriels autres que la traction. Le moteur asynchrone pourvu d’un rotor en cage d’écureuil est l’idéal pour celui qui l’emploie, en raison de son bas prix et de sa facilité de manœuvre ; les dépenses d’entretien sont d’ailleurs négligeables. Mais il est loin d’être aussi satisfaisant au point de vue des intérêts de la distribution d’énergie. En raison de la faible résistance du rotor, il n’y a, pour limiter le courant de démarrage, que les fuites magnétiques entre les pôles du stator et l’abaissement de la tension aux bornes du moteur. Aussi le couple de démarrage, proportionnel au flux utile et au courant dans le rotor, sera faible, quoique le courant de démarrage soit très intense ; de plus, ce courant aura une forte composante déwattée, nuisible au réglage de la tension sur le réseau. Pour ces raisons, l’auteur conseille de ne permettre l’usage des moteurs asynchrones il induit en cage d’écureuil que pour les puissances inférieures a 5 chevaux, si les moteurs doivent
- p.444 - vue 445/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- démarrer en charge. S’ils doivent démarrer à vide, on peut les emplo)7er jusqu’à la puissance de 8 chevaux. — Quant aux moteurs munis de bagues et de résistances auxiliaires, ils ont un démarrage aussi énergique et aussi économique
- i?nz
- — ÈB
- 2 O
- Puissance utile en chevaux
- Fig. 3.
- que celui des moteurs à courant continu excités en dérivation.
- Le second point traité par l’auteur est le grand avantage des basses fréquences pour les moteurs à faible vitesse. Cet avantage est mis en lumière par un exemple tiré de la pratique. Les courbes des figures 3 et 4 se rapportent à deux moteurs de faible vitesse, l’un de 35o chevaux, l’autre de ii5. La fréquence du premier est de 21 périodes par seconde, celle du second, de 42. La comparaison entre ces deux moteurs est établie dans la table ci-dessous :
- PUISSANCE NORMALE
- (en chevaux). 35o 115
- Vitesse à vide 315 210
- Fréquence 21 42
- Tension aux bornes 5oo 25o
- ^ ' Intensité par phase . 373 289
- . . \ Rendement pleine < . , i r acteur de puissance, charge r / & V Cassement 90 p.100 90 » 87 p. xoo 79 »
- i,5 » 3 »
- Charge maxima avant le dé-
- crochagc . . (en chevaux). 85o 2 3o
- Poids net du moteur. . kg. 8730 6370
- Dimensions (1) X L) . . cm. 195 x 72 23o X 43
- Cette table et les courbes d’essai montrent que le moteur à 21 périodes est de beaucoup supérieur à l’autre. Cette supériorité ne tient pas à sa puissance plus grande, mais au nombre anormal de pôles qu’on est obligé de donner au moteur à 42 périodes, pour abaisser sa vitesse à 200 t; m.
- (en charge). Les conséquences sont : un stator de grand diamètre, des pertes importantes dans le fer, des fuites magnétiques considérables
- Cçfni'beAA .Hent,
- ---JB Pacieur
- Puissan.ce utile en cheveux
- Fig.
- 4.
- entre les pôles et une saturation trop faible des dents. C’est pourquoi il faut adopter une basse fréquence, 20 périodes par exemple, pour les distributions qui doivent alimenter des moteurs asynchrones à faible vitesse. P. Labrouste.
- Section locale de Manchester Séance du 28 janvier 1902.
- La distribution de T électricité en grand, par
- H. Earle d’après Journal of Institut of El. Eng.,
- I. XXXI, p. 884-923, avril 1902.
- L’auteur espère dans cette communication, profiter de l’expérience des grandes compagnies de distribution d’énergie actuellement existantes, en Amérique et en Europe, pour établir les stations anglaises futures sur les bases les plus économiques et les plus efficaces. Les grandes stations énumérées par l’auteur sont indiquées dans le tableau de la page suivante.
- Dans ccs grandes entreprises, on utilise l’énergie d’immenses chutes d’eau et des tensions très élevées ; mais en Angleterre, la houille donnerait l’énergie à meilleur compte, et, comme on ne peut guère employer les lignes aériennes, des tensions aussi élevées ne seraient pas les plus économiques. Quelques entreprises de ce genre ont été autoriséespar le Parlement anglais, en 1900-01 ; parmi les 9 citées par l’auteur nous remarquerons Lancashire. avec un capital de 100 millions, 5 stations génératrices, et une surface de 3000 km2 environ. Le Parlement a réduit l’opposition que ces entreprises ont rencontrée auprès des compagnies locales ; l’auteur se propose seulement de discuter les arguments
- p.445 - vue 446/746
-
-
-
- 446
- T. XXXII. — N° 38.
- L'ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- COMPAGNIES OU STATIONS PUISSANCE en chevaux. TENSION EN VOLTS PHASES et fréquence. DISTANCE MAXIMA de la transmission.
- Chèvres 18 000 5 5oo 2 — 45 5,5 km
- Niagara 5o 000 2 2 OOO 3 — 25 3o »
- Saint-Laurent - . 75 000 2 200 3 23
- Paderno i3 000 i3 5oo 3 — — 3o »
- Vizzola 2 5 OOO 12 000 3 — 60
- Folsom (Californie) 4 OOO 11 000 3 — 60 35 »
- Ogden (Utah) 5 000 26 000 3 — 60 65 »
- Provo (Utah) 1 OOO 4o 000 3 — 38 88 »
- lludson River C° 5 000 12 OOO 3 — 60 29 »
- Montana 4 OOO 26 000 3 — 5o 34 »
- Redlands (Californie) 4 000 33- 000 3 — 5o 128 »
- des gens qui jugent ces entreprises inutiles et par suite, improductives. L’objectif de ces dernières est de fournir l’énergie aux compagnies, aux concessionnaires de l’éclairage et des tramways, et aux grands consommateurs situés en dehors du ressort des stations centrales existantes. Un aura une idée de l’importance du champ qui leur reste ouvert, quand on saura qu’il y a environ 200 stations en exploitation dans le Royaume-Uni, et qu’il y a, en outre, 270 concessions accordées dont la moitié à peine ont commencé leurs travaux. Il y a du reste, une foule de localités peuimportantes qui ne sauraient s’imposer le sacrifice d’une station centrale.
- Ainsi dans la sphère d’action de la Yorkshire Electric Power C° se trouvent i5y localités dont 11 seulement ont une station centrale, dont le coefficient d’utilisation est en moyenne de 11 p. 100 ; sur une population de 2,5 millions d’habitants, un million est dépourvu d’énergie électrique. Dans le ressort de cette compagnie, il existe 27000 usines et ateliers, exigeant une puissance de 2 millions de chevaux ; c’est donc sans présomption, que cette entreprise projette une usine de 100000 chevaux.
- Parmi les divers éléments d’une telle étude, quelques-uns sont déterminés par les règlements du Board of Trade, qui a fixé la tension maxima à 3 000 volts, et 11’a autorisé qu’excep-tionnellement des tensions s’élevant à 11 000 volts, bien suffisantes, selon l’auteur, pour une transmission a lignes isolées. Dans l’ensemble du système, il y a a considérer la nature de la demande d’énergie, sa destination, sa distance, la quantité à transformer ou à « convertir ». Pour la fréquence, celle de 25 est mieux appropriée aux commutatrices, mais celle de 4° semble la plus économique. L’auteur s’attache
- spécialement à l’étude de la Yorkshire Power C°; elle possède quatre stations, situées la plupart dans des centres houillers et industriels; la distance maxima de transmission sera de iq km; chaque station sera de 25 000 chevaux, et l’auteur compte que la puissance sera répartie de la façon suivante :
- 13 p. 100 pour tramways et chemins de fer légers.
- CoefHcient d’utilisation — 5o p. 100.
- 60 p. 100 pour moteurs. Coefficient d’ulilis. = 3o p. 100.
- 25 p. 100 pour concessionnaires de l'éclairage.
- Coefficient d’utilisation = 11 p. 100.
- soit une moyenne de 28 p. 100 pour le coefficient d’utilisation générale; l’auteur adopte 25 p. 100. On admet que 20 p. 100 de l’énergie pourra être vendue sans transformation, dans un rayon de 5 km. Chaque station comprendra 4 groupes de 5 000 chevaux et 5 de 2000, et le coût de chaque station se répartira comme suit :
- Terrain et constructions.................. 760000 fr
- Chaudières, condenseurs, pompes, etc. . 3 000 000 »
- Tableaux, survolteurs et câbles à la station. 700000 » Moteurs, génératrices et excitatrices ... 3 760 000 »
- soit 8 25oooo pour une station et 33 millions pour les quatre.
- Quant aux canalisations, il est certain que les prescriptions du Board of Trade conduisent à des épaisseurs d’isolation excessives (kilo-volts X 1,25 mm) ; l’auteur s’y conformera néanmoins. La question de la mise à la terre du centre de l’étoile devra être examinée spécialement (l).
- (x) Avec 10 000 volts entre conducteurs, si le centre de l’étoile est à la terre, il y a 5 773 volts entre chaque conducteur et la terre, si le centre est isolé, il n’y en a que 5 000, à condition que l’isolement des 3 conducteurs soit le même, ce qui n’a jamais lieu; aussi sera-t-il prudent de compter sur une tension de 10 000 volts entre conducteurs et la terre.
- p.446 - vue 447/746
-
-
-
- 20 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 447
- Le fait de laisser le centre de l’étoile isolé augmente l’isolation et, par suite, le prix du câble tout posé d’environ 7 p. 100, et entraîne une dépense annuelle de 2 000 fr.
- L’auteur étudie ensuite l’influence du voltage, de la perte en ligne, de la densité de courant, de la longueur des câbles sur le coût de la canalisation. Les courbes dressées par l’auteur montrent l’augmentation rapide de la dépense avec le voltage (3 000 — 11 000) pour une section clc cuivre donnée; d’autres courbes montrent les variations du prix avec la section pour un voltage donné; enfin, en se donnant, soit la densité de courant, soit la chute de tension par kilomètre, 011 obtiendra le courant, la section et le prix par kilomètre, suivant le voltage, pour une puissance donnée à transmettre. On en déduit le voltage le plus économique pour chaque transport d’énergie; ces points de tensions économiques sont situés sur une droite. Pour 100 kilowatts, avec une densité de courant de i,55 ampère par mm2, la tension la plus économique est de 6000 volts; si on prend une chute de tension de 1 p. 100 par mille (1609 m), cette tension est de 8000 volts; mais les prix par mille de canalisation sont sensiblement les memes (i5 5oo et iS^So fr). Les deux courbes correspondant à 1 000 kilowatts se coupent en un point correspondant à une tension de 7 5oo volts et le prix est de 16000 fr le mille (1 000 fr au kilomètre). Le prix du câble complètement posé s’établira comme suit :
- Câble........................... . 16 000 fr
- Tranchée......................... 2 200 »
- Conduit en fer, pose, bitume. ... 6 600 » Transport dû câble à pied d’œuvre. 1 j5o »
- ce qui porte à 25 000 fr en chiffres ronds le mille de câble posé (KJ200 fr le kilomètre) (* 1).
- Le Board of Trade fixe à 1 000 kilowatts la puissance maxima que doive transporter un câble; l’auteur trouve que deux câbles transportant 2 000 kilowatts chacun ne coûteraient pas plus que trois câbles de 1000 kilowatts (2).
- (*) L auteur estime que la densité de courant de 1,55 par millimètre carre n’est pas trop forte en la prenant pour la charge maxima ; avec une chute de voltage de
- 1 p. 100, elle donne lieu à une perle de 10 kilowatts par mille (1609 m). On ne peut pas songer ici à appliquer la règle de Thomson, à cause du prix élevé de l’isolation ; elle conduirait à un échauffement inadmissible.
- (2) En France, la puissance transportée par câble va jusqu’à 8 et io kilowatts maxima (N. D. L. R.).
- L’auteur examine ensuite l’intéressante question suivante : est-il plus économique de transporter le charbon dans les centres à alimenter et d’y ériger les stations, que de transporter l’énergie électrique depuis le centre houiller. Sa conclusion est que, en transportant i,25 million de kilowatts par an, à 16 km, avec un coefficient d’utilisation de 25 p. 100, et en les transformant, dans une sous-station, à la tension et dans l’espèce de courants désirés, on n’augmente que de 2 centimes le prix de revient du kilowatt produit.
- Le coût des sous-stations est établi de la façon suivante : sur les 100000 chevaux nominaux de la station génératrice, 5o 000 kilowatts restent à traiter par les sous-stations (rendement de 84 p. 100, et 20 p. 100 de l’énergie n’étant pas transformée), soit 26 stations à 2000 kilowatts, comprenant 25 p. 100 de com-mutatrices, a 100 fr le kilowatt, 4° p- 100 de transformateurs à 5o fr le kilowatt, et 35 p. 100 de moteurs génératrices à 112 fr le kilowatt. En comptant les groupes de réserve, survolteurs, tableau, câbles et bâtiments, l’auteur évalue h 5,75 millions le coût des 25 sous-stations. Le coût total de l’entreprise s’établira comme suit :
- 4 stations génératrices à . . 8230000
- Lignes principales...........8730000 \
- » de distribution ... 8 730 000 s
- » de service............5 000 000 '
- Boîtes de distribution.....................
- Sons-stations..............................
- Dépenses de fondation, matériel divers . Fonds de roulement.........................
- 33 000 000 fr
- 22 5oo 000 »
- aàoooo » 5 750 000 »
- 1 5oo 000 »
- 3 G5o 000 »
- Total
- GG G5o 000 fr
- Soit 1066 fr par kilowatt pour les 62 5oo kilowatts installés.
- Avec un coefficient d’utilisation de 25 p. 100, la production annuelle sera de 140 millions de kilowatts-heures, dont le prix de revient sera de 6 025 000 fr, soit 4u^ centimes par unité produite. L’auteur indique pour la dépense totale les chiffres suivants :
- Dépenses à la station.............. 6 025 000 fr
- Lignes principales................. 4^ 000 »
- Sous-stations........................ 881 000 »
- Lignes de distribution et de service. 619000 »
- Dépense annuelle...........7 944 000 fr
- Pour établir la perte en ligne, l’auteur a tablé sur 1000 kilowatts, transportés à 16 km à 75 000 volts, avec une chute totale de 10 p. 100;
- p.447 - vue 448/746
-
-
-
- 448
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.
- N° 38.
- pour une production de i ioo kilowatts, avec un coefficient d’utilisation de 26 p. 100, la perte minima sera de noXo,2ir = ^ kilowatts; la perte maxima, pour six heures de marche par jour, sera de 600 kilowatts-heures, la moyenne sera de 414 kilowatts-heures par jour, ou 41,4 par jour et par mille (1609 m). Pour 35o milles de lignes, on a une perte totale de 5 260 000 unités. En admettant que la station fonctionne à 3/4 de charge, avec la répartition indiquée au début, et que les rendements, dans ces conditions, des commutatrices, moteurs génératrices, transformateurs sont respectivement de 90, 87, 97,5 p. 100, le rendement combiné de la station sera de 92 p. 100. On admettra une perte de 2 p. 100 dans les lignes à courant continu distribuant directement dans le voisinage de la station 20 p. 100 de la production^ et on arrive ainsi à 123 700 000 unités vendues ; dont le prix de revient total est calculé par l’auteur à 7943760 fr, soit 6,2 centimes le kilowatt-heure.
- D’après les règlements anglais, concernant ces entreprises, le kilowatt-heure doit être vendu aux concessionnaires de distribution d’électricité o,3o fr pour moins de 100 heures par trimestre de leur demande maxima, 0,20 entre 100 et 200 heures, et 0,10 fr pour plus de deux cents heures ; pour les particuliers, 20 p. xoo de plus. Avec son coefficient d’utilisation de 20 p. 100, l’auteur taxe les concessionnaires à 6,11 fr; ce qui laisse un bénéfice de 6 206 200 fr, soit un rapport de 4,5 p. 100 pour 16660000 fr d’obligations et 10,9 p. 100 pour 5o 000 000 fr d’actions de participation.
- Ces chiffres justifient, selon l’auteur, les plus grandes espérances pour ce genre d’entreprises.
- Cette communication a été l’objet d’une discussion où se manifestent des divergences d’opinion au sujet des chiffres donnés par M. Earle, pour les dépenses de canalisation, les coefficients d’utilisation, etc. ; mais si plusieurs orateurs trouvent ces chiffres trop optimistes, il en est autant pour estimer le contraire. Malgré l’intérêt de cette discussion, nous ne pouvons que laisser à l’auteur le soin de réfuter les arguments de ses contradicteurs.
- M. Wordingham ayant avancé qu’en transportant 1 000 kilowatts a 4° km, avec un coefficient d’utilisation de 26 p. 100 et un prix de 45ooo fr par mille (1609 m) de canalisation, l’intérêt seul du capital immobilisé dans les
- câbles introduit une charge de 4,9 centimes par kilowatt-heure, tandis que le coût du transport de la houille correspond à 0,69 centimes seulement, M. Earle réplique que le taux d’intérêt et d’amortissement admis par M. Wordingham lui paraît exagéré (ro p. 100), qu’il maintient son chiffre de 26 000 fr. par mille de canalisation ; en outre, il lui semble que la distance de 16 km est le maximum que l’on doive considérer dans ces grandes entreprises, et que, dans ces conditions, la densité de courant de i,56 n’est pas exagérée, d’autant plus qu’un des orateurs a trouvé qu’elle ne conduisait pour des câbles sous caoutchouc qu’à une élévation de température de 5°5 C. seulement. De plus, d’après les chiffres de M. Wordingham, la consommation de houille par kilowatt-heure serait de t,4 kg; or, d’après les résultats cités par M. Earle, pour l’exploitation de l’année 1901 des stations de Saint-IIelens, Liverpool, Central London et Bolton, la moyenne est de 3,76 kg par kilowatt-heure produit; et pour les petites stations centrales qui constituent l’objectif des grandes entreprises en question ici, le chiffre de 4,5 kg serait plus exact.
- Avec ces données, les coûts du transport de la houille et de l’énergie électrique sont pratiquement égaux (1,26 centime par kilowatt-heure/.
- L’orateur ne pense d’ailleurs pas que l’on puisse douter un seul instant que les petits concessionnaires ont plus d’intérêt à prendre l’énergie à une grande distribution, que de construire eux-mêmes leur station centrale. Quant aux particuliers, en actionnant électriquement leurs ateliers, ils se procurent des avantages considérables au point de vue de l’économie de place, de la rapidité et de la propreté du travail. L’orateur constate avec plaisir que son coefficient d’utilisation de 25 p. 100 a été généralement trouvé trop faible. Quant à la diminution du prix des câbles, il est bien certain qu’on peut réaliser une économie dans cette voie et que les règlements du Board of Trade sont exagérés ; mais il rappelle qu’il ne faut pas seulement considérer, dans ces prescriptions, la question de la rupture diélectrique mais aussi une épaisseur suffisante pour présenter toute sécurité au point de vue mécanique. P.-L. Charpentier.
- Le Gérant : C N AUD.
- p.448 - vue 449/746
-
-
-
- Tome XXXII.
- Samedi 27 septembre 1902
- 9» Année. — N» 39.
- clair,
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE #*“**
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Profe sseur au Collège de France, Membre de llnstitut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLON-- DIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LA PRÉVISION DES ORAGES
- Le problème de la prévision des orages peut être envisagé à deux points de vue bien distincts.
- Le premier point de vue consisterait à déterminer à l’avance les conditions de formation d’un orage et à annoncer qu’elles sont réalisées, que par suite l’orage est en voie de formation et va naître. — Dans l’état actuel de nos connaissances en météorologie, on ne peut énoncer relativement à la question envisagée à ce point de vue que des observations d’ordre très général. Nos connaissances relativement à la formation des orages sont encore trop vagues pour que nous soyons susceptibles de préciser dans chaque cas particulier que les conditions de cette formation sont réalisées. — C’est d’ailleurs, sans nul doute, par l’étude des orages au moyen des dispositifs qui vont être décrits, que nous pouvons espérer résoudre le problème ainsi posé. — La comparaison des données obtenues par cette étude avec celles fournies par d’autres études météorologiques pourra, vraisemblablement, augmenter suffisamment nos connaissances pour nous permettre d’aborder le problème envisagé à ce point de vue général.
- Le second point de vue auquel on peut se placer relativement au problème de la prévision des orages, sera celui qui va retenir ici notre attention. C’est le suivant : Un orage étant formé en une région de l’atmosphère, est-il possible, dès sa naissance, que, de points même fort éloignés du lieu de sa production, l’on puisse être averti de sa formation. Pourra-t-on suivre sa marche de manière à savoir si l’orage formé se rapproche ou s’éloigne du lieu d’observation ?
- La solution du problème ainsi envisagé (qui est plus exactement celui de l’annonce de l’orage) peut présenter dans certains cas, un très grand intérêt pratique. Sans insister,
- p.449 - vue 450/746
-
-
-
- 45o
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. —N° 39.
- pour l’instant, sur cet intérêt, nous signalerons l’utilité que cette solution présente au point de vue purement météorologique.
- L’un des premiers expérimentateurs qui ait utilisé le cohéreur à des expériences de communications télégraphiques sans fil, M. Popoff, songea à se servir du même tube à limaille comme appareil d’observation des orages.
- M. Popoff (*) crût pouvoir déduire du fait que des cohéreurs attelés à des antennes de réception (véritables paratonnerres) étaient influencés par les décharges atmosphériques, que, suivant les prévisions de M. O. Lodge, les décharges atmosphériques présentaient le caractère de décharges oscillantes. —Nous savons aujourd’hui qu’un cohéreur n’est pas seulement sensible aux seules décharges oscillantes, aussi cette conclusion ne peut elle être acceptée d’une manière aussi exclusive. — Quoiqu’il en soitle fait qu’un cohéreur est sensible aux décharges électriques d’origine atmosphérique, qu’elles soient ou non oscillantes, légitime l’emploi de cet instrument pour l’étude des oragôs.
- M. Boggio Lera (2) a cherché à inscrire les indications du cohéreur de manière à se rendre compte si l’orage annoncé s’éloignait ou s’avançait du lieu d’observation. Il associait à cet effet au cohéreur une suite de relais de sensibilités différentes. Le dispositif qu’il imagina ainsi sous le nom d’électroradiographe permettait, lorsque les décharges atmosphériques devenaient de plus en plus intenses, d’actionner un nombre de relais de plus en plus grand. — Les actions sur les relais se traduisent par l’inscription sur le tambour d’un enregistreur d’un trait d’autant plus large que les relais actionnés sont plus nombreux. — En utilisant l’éleclro-radiographe, M. Boggio Lera put observer et enregistrer la marche des orages qui se sont produits durant l’été de 1899 dans la région avoisinant Catane (Sicile).
- En 1900 M. Th. Tommasina (3) a utilisé le cohéreur auto-décohérable à poudre de charbon qu’il a imaginé, pour l’observation des orages. — Gomme appareil d’observation il se servait du téléphone. — Une pile sèche, un cohéreur et un téléphone placés à la suite les uns des autres formaient un circuit, relié d’une part au conducteur servant d’antenne, d’autre part à la terre. Le bruit que l’on perçoit dans le téléphone lorsqu’un orage lointain a lieu, donne l’illusion de se trouver transporté à proximité de l’orage de façon à pouvoir en suivre toutes les phases. Toutefois, ce dispositif que M. Tommasina appelle électroradio-phone, lie laisse aucune trace de l’orage étudié et oblige l’observateur à une attention soutenue pendant toute la durée du phénomène qui doit être observé dans un local éloigné de tout bruit.
- Tout récemment M. J. Fenyi (4) a utilisé le cohéreur qu’il a imaginé et qui se compose de deux aiguilles à coudre disposées en croix à l’observation des orages. Le Directeur de Haynald-observatoire a pu ainsi suivre et étudier tous les orages qui, pendant l’été de 1901, se sont produits dans un rayon de 100 km autour de Kalaska (Hongrie).
- Indépendamment de ces applications directes du cohéreur à l’observation des orages, nous devons noter que tous les expérimentateurs qui ont établi des communications par les procédés de la télégraphie sans fil, ont constamment observé que, pendant les orages,
- (') Popoff. Journal de la Société physico-chimique russe, vol. 28-29, 1896.
- (2) Boggio Lera.. Atti délia Academia Gioenia di Sienza di Catania, 20 janvier 1900.
- (3) Th. Tommasina. Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 26 novembre 1900; Ecl. Elect., t. XXY, p. 5i5, 29 décembre 1900. Yoir A. Turpain. Les applications pratiques des ondes électriques, C. Naud, Paris igo2.
- (4) J. Fenyi. Comptes rendus de ïAcadémie des Sciences, 27 janvier 1902; Ecl. Elect., t. XXX, p. 228, 8 février 1902.
- p.450 - vue 451/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4 51
- leurs dispositifs récepteurs sont influencés par les décharges atmosphériques. Leurs appareils enregistrent alors des télégrammes atmosphériques dont les signaux leur permettent jusqu’à un certain point, par leur composition et leur espacement, de suivre les phases de l’orage qui les a produits.
- Nous avons eu l’occasion cette année d’installer des dispositifs de prévision d’orage que nous allons décrire. Cette installation, qui a été faite sous les auspices du Syndicat agricole de Saint-Emilion (Gironde), avait pour but principal de compléter les moyens de défense contre la grêle par le tir au canon, moyens que les propriétaires de Saint-Emilion emploient avec quelque succès depuis plus de deux ans.
- L’antenne est soutenue au moyen d’un mât disposé au point le plus élevé du domaine de Chateau-Pavie au sommet d’un tertre contre lequel est disposé le poste d’observation, qui a été aménagé dans des conditions de confort excellentes par l’aimable propriétaire de Chateau-Pavie, M. Ferdinand Boudard, qui s’intéressait tout particulièrement à ces expériences.
- Pavie
- Bordeaux
- Gascogne
- Fig. i. — Coupe du terrain dans la direction O. S. O.-E.N. E.
- Le choix du point culminant de Chateau-Pavie était particulièrement heureux. Dans la région de Bordeaux, en effet, les orages affectent une direction assez constante. En nous référant aux observations des orages de cette région réunies avec un très grand soin et pendant de nombreuses années parM. Lespiault, doyen honoraire de la Faculté des Sciences de Bordeaux, nous savions que les orages se déplacent d’une manière presque constante dans la direction de l’O. S. O.-E.N. E. En particulier les orages qui assaillent le plus ordinairement Saint-Emilion naissent vraisemblablement dans le golfe de Gascogne, abordent la côte vers Arcaehon traversent Bordeaux se dirigeant sur Libourne, Saint-Emilion pour se perdre dans le département de la Dordogne. L’orage met en moyenne a heures pour traverser le département de la Gironde, d’Arcaehon à Saint-Emilion. Afin de nous rendre compte des obstacles qui se trouvent placés sur le trajet habituel de l’orage nous avons tracé la coupe du terrain dans la direction Ü.S.O-E.N.E. depuis le mât disposé à Chateau-Pavie jusqu’à la mer. Le pied du mât de Pavie se trouve à 75 m au-dessus du niveau de la mer et, ainsi que le montre le graphique représentant cette coupe de terrain (fig. 1), sur une longueur de 95 km environ, un seul coteau (Cenon) de peu de largeur d’ailleurs et d’altitude inférieure à celle de Pavie (68 m), se trouve interposé. Il n’était donc pas à craindre que les ondes d’origine atmosphériques soient assez notablement absorbées par d’importants rideaux cl’arbres et de coteaux. Il semble au contraire qu’elles peuvent atteindre l’antenne disposée à Pavie, et cela dès leur production dans le golfe de Gascogne. A ce point de vue, la station choisie pour disposer l’antenne pouvait être considérée comme très favorablement placée.
- Le mât, d’une hauteur de i5 m, permet de hisser à son sommet une vergue de 7 m de longueur, à Lune des extrémités de laquelle est fixée l’antenne. Cette fixation est faite avec de très.grandes précautions d’isolement. A cet effet, une cloche de porcelaine C à fort iso-
- p.451 - vue 452/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- 452
- lement (fig. 2) est fixée par un collier c à l’extrémité de la vergue Y. Une tige d’ébonite e est soudée au soufre dans l’axe de la cloche ; cette tige soutient une cordelette parafinée cl qui retient une seconde tige d’ébonite e' de 3o cm de longueur à laquelle est attachée l’extrémité du conducteur A servant d’antenne, au moyen d’une cordelette paraffinée d!.
- L'antenne a été constituée successivement par un fil de cuivre nu de 2 mm de diamètre, et par une bande de toile métallique de 5o cm de largeur. L’élévation de la vergue soutenant l’antenne, et la disposition du poste d’observation au-dessous du tertre au sommet duquel le mât est fixé permet de donner à l’antenne une longueur de 28 m. L’antenne pénètre dans le poste en passant à travers une glace de 5o cm de hauteur et de 38 cm de largeur, au centre de laquelle elle est fixée par deux pièces de cuivre formant écrou, à chacune desquelles est soudé le fil conducteur.
- Relais, •
- polarisé.
- Fig. 2. — Suspension de l’antenne. Fig- 3. — Schéma des connexions du poste.
- Les appareils installés dans le poste d’observation, qui constituent le dispositif récepteur des ondes d’origine atmosphérique, sontreprésentés schématiquement dans la figure 3.
- L’antenne A est reliée à l’une des électrodes d’un cohéreur G dont l’autre électrode est reliée au sol. Cette communication avec le sol est assurée au moyen d’un câble de paratonnerre enterré dans le sol et qui ab.outit au fond d’un puits situé à 80 m environ du poste. Ce paratonnerre, établi avec toutes les précautions usuelles, constitue une condition de sécurité indispensable, un coup de foudre pouvant, en effet, frapper l’antenne.
- En dérivation sur le cohéreur est inséré un circuit comprenant un élément de pile p et le cadre mobile d’un relais Claude R. Lorsque le relais est actionné, sa palette ferme le circuit d’une pile P qui actionne le frappeur F, chargé de décohérer par choc le cohéreur.
- Cette même pile P est chargée de faire fonctionner l’avertisseur.
- Comme le poste d’observation se trouveassez éloigné des habitations, il était nécessaire que l’avertisseur soit disposé assez loin de ce poste. Cet avertisseur est constitué par une forte sonnerie reliée au poste par une ligne télégraphique de 200 m environ. Le relais Claude commande un relais polarisé R' qui lui-même met en action la sonnerie. On ne pouvait songer, en effet, à actionner directement la sonnerie par le relais Claude étant donnée la délicatesse du contact de ce relais et l’intensité du courant nécessaire au fonctionnement de la sonnerie avertisseur qui donne naissance, à chaque rupture, à une assez forte étincelle.
- p.452 - vue 453/746
-
-
-
- 27 Septembre 1S02.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 453
- Chaque fois que le cohéreur est influencé par une décharge atmosphérique lointaine la sonnerie avertisseur est actionnée. En général, tant que les appels sont peu fréquents et non prolongés, ils correspondent à un orage assez éloigné, et ne doivent faire qu’attirer l’attention. S’ils deviennent fréquents et prolongés ils correspondent à un orage qui se rapproche et qui vraisemblablement atteindra le lieu d’observation. On peut se débarrasser des appels isolés qui sont susceptibles de déranger inutilement les personnes chargées de surveiller l’avertisseur. Il suffît, à cet effet, de faire commander la sonnerie par
- Fig. 4- — Appareils du poste.
- un dispositif spécial qui ne la met en action que lorsque le cohéreur est impressionné d’une manière fréquente et prolongée. On y arrive aisément de la manière suivante : Chaque chute de résistance du cohéreur met en action un électro-aimant dont la palette ouvre un très petit orifice d’un réservoir de mercure et permet ainsi l’écoulement d’une petite quantité de mercure. Ce mercure tombe dans un entonnoir effilé porté par l’un des bras d’un fléau de balance convenablement équilibré. Le fléau ne peut basculer, et par là actionner la sonnerie avertisseur, que lorsque une quantité de mercure correspondant à 3 ou 4 ouvertures du réservoir, est contenue dans l’entonnoir.
- L’inflexion du fléau et par suite l’appel ne se produira donc que si les impressions du cohéreur ont été assez fréquentes pour que l’entonnoir dont est muni le fléau n’ait pas eu le temps entre chaque impression d’évacuer la quantité de mercure reçue du réservoir et correspondant à l’impression précédente.
- Tout en laissant le cohéreur susceptible d’actionner l’avertisseur on peut également le charger d’inscrire les impressions qu’il reçoit. Cette inscription qui, associée aux dispositifs d’appel ci-dessus décrits, constitue un très utile organe d’un préviseur d’orage disposé
- p.453 - vue 454/746
-
-
-
- 454
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- dans le but de protection agricole, peut être considéré comme l’organe essentiel d’un préviseur d’orages destiné à des recherches météorologiques.
- Pour produire cette inscription dans le dispositif que nous avons organisé à Château-Pavie, nous nous sommes servi d’un baromètre enregistreur de Richard. L’enregistrement se faisait sur le cylindre même qui sert à l’inscription des pressions barométriques. Un style commandé par un électro-aimant E relié aux deux bornes AIAF du dispositif de la figure 3, trace sur le papier de l’enregistreur un trait continu. Ce trait, sorte de ligne de foi, dessine un arc de la circonférence de section du cylindre enregistreur, et cela tant que le cohéreur n’est pas impressionné. Chaque impression du cohéreur se traduit par un trait perpendiculaire à la ligne de foi. On peut donc savoir par l’inspection de la ligne de foi, combien de fois et à quels moments le cohéreur a été impressionné. Il est intéressant de faire en sorte que les courbes tracées par le style du baromètre et par celui de l’électroaimant se correspondent. L’observation d’un très grand nombre de courbes parallèles ainsi tracées permettra, sans nul doute, d’utiles comparaisons.
- Les divers appareils que nous venons de décrire sont représentés tels qu’ils sont disposés dans le poste d’observation de Pavie, dans la figure 4-
- La figure 5 donne une vue de l’ensemble de l’installation.
- On peut enfin, lorsqu’un orage est signalé en suivre les diverses phases en s’aidant d’un téléphone simplement intercalé en série avec le cohéreur dans le circuit de la pile p (fîg. 3). Le relais R est alors inutilisé. Ce procédé que nous avons très peu utilisé dans les expériences faites à Château-Pavie, par suite de l’attention soutenue qu’il nécessite, peut être utilement mis en œuvre dans les recherches météorologiques. On peut même lui associer un procédé d’inscription consistant à enregistrer par la photographie d’un faisceau lumineux convenablement dirigé les déplacements de la membrane du téléphone. Ce moyen d’inscription nous paraît cependant un peu trop délicat pour être employé avec un cohéreur chargé de desservir un préviseur d’orage. Les cohéreurs qui doivent être employés dans ces recherches doivent répondre à certaines conditions que nous allons maintenant examiner.
- ! En réalité les décharges atmosphériques que le cohéreur d’un dispositif préviseur d’orages est chargé de décéler peuvent être comparées aux décharges que l’on produit entre les deux sphères d’un transmetteur de télégraphie sans fil, à cela près que ces décharg-es atmosphériques se produisent avec une mise en jeu d’énergie extrêmement grande comparée à celle utilisée dans les dispositifs de télégraphie sans fil.
- On est donc amené à se servir pour les préviseurs d’orages de cohéreurs bien moins sensibles que ceux utilisés en télégraphie sans fil.
- Les cohéreurs très sensibles sont en effet capables de déceler des décharges atmosphériques par trop lointaines pour être rapportées à des orages susceptibles d’atteindre le lieu d’observation. De plus, ils offrent l’inconvénient qu’alors même que l’orage est encore assez éloigné, l’action des décharges est assez violente pour mettre hors d’usage le cohéreur qui doit être tenu d’autant mieux à l’abri des puissantes décharges qu’il est plus sensible. Cet effet nuisible de l’orage sur les cohéreurs qu’ils soient sensibles ou non, explique le fait suivant fréquemment observé : Quand un cohéreur a fonctionné pour signaler un orage et qu’il n’a pas été soustrait suffisamment à temps aux décharges atmosphériques, par son insertion dans un étui métallique, on constate qu’il a perdu toute sensibilité. On doit donc vérifier la sensibilité du cohéreur après chaque orage en le soumettant par exemple aux ondes produites par un radiateur portatif constitué par un simple trembleur.
- Nous avons utilisé avec le plus de succès le cohéreur magnétique de M. Tissot, tel que
- p.454 - vue 455/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 455
- t\
- \
- v
- le construit M. O. Rochefort. On le disposait sur un des récepteurs de télégraphie sans fil, que cet habile constructeur a réalisé pour le service de la marine et que M. O. Rochefort avait très aimablement mis à notre disposition. Ce récepteur est muni d’un frappeur convenablement shunté. Il est représenté dans la figure 4, au-dessous de la glace dont le centre est traversé par l’antenne. Dans le circuit du cohéreur se trouve intercalé un rhéostat qui permet de donner au circuit une résistance convenable.
- Le procédé d’inscription que nous avons décrit ci-dessus peut être utilisé non seulement pour permettre de savoir si le cohéreur a été impressionné, mais encore pour suivre d’une manière au moins approchée, la marche d’un orage. Il faut alors disposer un certain nombre [de cohéreurs de sensibilité différente et qui vont en croissant. Tous ces cohéreurs ont l’une de leurs électrodes réunie à l’antenne et l’autre au sol. Au lieu d’utiliser un nombre de relais égal à celui des cohéreurs on peut se servir d’un galvanomètre apériodique sensible dont les déviations sont d’autant plus grandes que le nombre des cohéreurs impressionnés est lui-même plus grand.
- Il est aisé de faire en sorte que ces déviations différentes soient utilisées pour actionner au moyen d’un nombre convenable d’électro-aimants autant de styles inscripteurs qu’on utilise de cohéreurs.
- Si l’on emploie 4 cohéreurs que nous désignerons par 1,2, 3 et 4 et dont les sensibilités sont telles qu’ils puissent être impressionnés par des décharges d’origine atmosphérique se produisant à 100, 200,
- 3oo et 400 km du poste d’observation, on conçoit que l’observation des tracés produits par les 4 styles inscripteurs correspondant aux quatre cohéreurs permettent de savoir si l’orage annoncé comme éclatant à 4oo km du lieu d’observation s’approche du lieu d’observation en se dirigeant sur lui où s’il suit une direction qui ne l’en approche que momentanément.
- Si l’orage suit la direction MM' (fig. 6) les cohéreurs 4/3, 2, 1 seront successivement impressionnés et ces impressions successives seront annoncées par l’observation des tracés correspondant à ces quatre cohéreurs. Ces tracés présenteront des indices d’impression à des époques différentes et de plus en plus rapprochées à partir du tracé relatif au cohéreur 1 jusqu’au tracé relatif au cohéreur 4. Si l’orage a cheminé suivant NN' (fig. 6) la lecture des tracés relèvera Timpression successive des cohéreurs 4, 3, 2, puis 3 et enfin 4, indiquant ainsi que l’orage après s’être approché du préviseur jusqu’à entrer dans la zone comprise entre 100 et 200 km s’en est ensuite éloigné.
- Nous nous proposons de réaliser ce procédé d’inscription des orages au moyen de
- Fig. 5. — Vue de l’installation.
- p.455 - vue 456/746
-
-
-
- 456
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- plusieurs cohéreurs de sensibilités graduées augurant bien de son emploi par les résultats que nous a fourni, au cours des expériences poursuivies à Ghâteau-Pavie, Tinscription au moyen d’un seul cohéreur actionnant un style inscripteur unique.
- ioo Km,
- Pour terminer cette étude de l’application du cohéreur à la prévision des orages, nous indiquerons les résultats que nous avons obtenus à l’aide du dispositif qui a été installé à Saint-Emilion.
- Les accidents qui sont inévitables dans toute période d’installation et d’essai ne nous ont pas permis de pouvoir observer tous les orages qui se sont produits dans la région depuis l’installation faite à Château-Pavie le 19 juin 1902. Sur cinq orages qui, dans la
- période s’étendant du 19 juin au 5 août 1902, ont atteint Saint-Emilion, trois seulement se sont produits alors que le préviseur était en état de les déceler. Ces trois orages ont été prévus 4 heures, 3 heures et 2 heures et demie avant leur arrivée au poste d’observation. De plus, deux orages qui, sans atteindre le poste, se sont produits à quelque distance, ont pu être décelés durant le temps pendant lequel ils étaient le plus rapprochés du lieu d’observation.
- Parmi ces diverses observations nous signalerons en particulier celle qui a été faite le jour même où le préviseur venait d’être installé. A 11 h. 3o du matin, l’installation était à peine achevée que le cohéreur était fortement impressionné et nous crûmes tout d’abord devoir rapporter ce fait à une sensibilité exagérée du dispositif. Le ciel en effet était très serein et sans aucun nuage à l’horizon. A midi une sonnerie ininterrompue se fit encore entendre pendant quelques instants. A 1 heure nous entendîmes un premier coup de tonnerre lointain. De 2 à 3 heures de l’après-midi, de fréquents appels se firent entendre. A 4 heures l’orage éclatait sur Pavie et peut-être l’artillerie du domaine et des domaines environnants qui depuis quelques instants canonnait sans interruption les nuées, prévint-elle la chute de grêle qui paraissait imminente. Au moment où l’orage atteignait le poste, le cohéreur fut placé hors circuit et l’antenne mise en relation directe avec le sol par mesure de sécurité. Lorsque l’orage eût commencé à s’éloigner, il fut possible, en remettant le cohéreur dans le circuit, de suivre son éloignement pendant plus d’une heure.
- Fig. 6.
- A. Turpain.
- i-
- p.456 - vue 457/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS(1)
- DISCUSSION SUR LE FONCTIONNEMENT DES SYSTÈMES AUTOGÈNES D’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- DES TRAINS. — SYSTÈME DE L’AUTEUR
- Le fonctionnement diffère notablement suivant que le système travaille avec une ou deux batteries d’accumulateurs.
- Examinons d’abord ce qui se passe dans un système à simple batterie (fig. 23). Les arrêts sont les seuls moments où la tension aux lampes doit rester absolument constante; la résistance d’absorption étant en court-circuit, la tension aux lampes, si la batterie A est de 12 éléments, se tiendra à 24 volts à chaque arrêt, tant que la batterie ne sera pas épuisée. La résistance d’absorption peut être réglée à différentes valeurs, supposons qu’elle soit calculée pour absorber 4 volts, lorsqu’elle est traversée par un courant correspondant à l’allumage de toutes les lampes. Nous voyons d’abord qu’il faut que le débit total de la voiture reste constant, c’est-à-dire que si l’on veut éteindre ou mettre un certain nombre de lampes en veilleuse, il faut leur substituer une résistance équivalente. L’auto-régulation de la dynamo permet à la force électromotrice de varier peu pour de grandes variations de la vitesse, mais néanmoins cette force électromotrice augmente un peu avec la vitesse. Lorsque la conjonction se produit il y a 2,2 volts environ par élément aux accumulateurs, soit 26,4 ; la tension aux lampes est donc de 26,5 — 4 = 22,4, c’est-à-dire que pendant les premières minutes il y a une baisse de lumière. Au fur et à mesure que la vitesse augmente, le courant de charge augmente assez fortement; la tension des accumulateurs, si ceux-ci 11e sont pas entièrement chargés, monte seulement jusqu’à 2,4 volts par élément, c’est-à-dire que la tension aux lampes ne s’élève qu’à 28,8 — 4 = 24,8 volts et par fractions inappréciables à l’œil. A l’arrêt la tension retombant à 24 volts, il n’y a pas de variation sensible aux lampes. M ais il y a un autre facteur à considérer ; c’est la saturation des accumulateurs ; au fureta mesure qu’elle augmente la tension des éléments s’élève pour une même force électromotrice de la dynamo, et peut atteindre à pleine vitesse 2,7 volts par élément; les lampes ont alors une tension de 32,4 — 4 = 28,4 volts. Elles sont donc très poussées et s’il y a un arrêt brusque, il se produit aux lampes une chute de 28,4 volts *à 25 et après quelques secondes 24 volts, soit 4,4 volts de différence ; la lumière baisse alors de plus de moitié pendant l’arrêt ; la transition est très désagréable, sans compter que les lampes survoltées se brûlent assez vite. J’ai pu constater personnellement sur des voitures Yicarino des survoltages encore plus considérables, notés et fixés par un voltmètre-enregistreur : la tension de 24 volts aux arrêts et de 23 volts à la conjonction est montée quelquefois à 3o et même 32 volts (1).
- Le phénomène du survoltage est produit par la saturation des éléments ; il ne peut être évité qu’en réglant le débit de la dynamo, de façon que pour le trajet journalier considéré
- (x) Voir L'Éclairage Électrique, t. XXNI, p. 34* et 428, 7 et 21 juin 1902, et t. XXXII, p. 417, 20 septembre 1902. P) On pourrait pallier aux effets de survoltage en augmentant la résistance R de façon à ce qu’elle absorbe par exemple 8 volts au lieu de 4 J il n’y aurait alors plus de variation sensible aux lampes, (car 32,4 — 8 = 24,4) si l’on marchait toujours avec des batteries surchargées, comme c’est le cas pour les trains de banlieue du London Brighton .et du Great Northren dont il a été parlé précédemment; mais comme les voitures isolées peuvent circuler aussi dans des trains à long éclairage, on constaterait alors une baisse de lumière pendant la marche puisque les lampes ne recevraient plus que 28,8 — 8 = 20,1 volts.
- p.457 - vue 458/746
-
-
-
- T. XXXII. - N° 39.
- 458
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- la quantité de courant fournie par la dynamo pendant les périodes où elle est enclenchée, soit égale, mais jamais supérieure, à la quantité consommée pendant la durée totale du voyage. Si le voyage d’aller et retour se fait entièrement de nuit son débit moyen doit être plus fort que le débit des lampes d’une façon telle qu’elle restitue aux accumulateurs pendant la marche ce qui est dépensé par les lampes pendant les arrêts. S’il y a un parcours de jour dans le voyage, tout le courant étant employé pendant cette période à la charge des accumulateurs, le débit moyen de la dynamo doit être réduit. Il faut tenir compte aussi de ce que le débit réel de la dynamo n’est pas le débit moyen puisqu’il varie avec la vitesse. Si la dynamo est réglée trop bas, c’est-à-dire si la charge reçue par la batterie pendant un voyage est inférieur à sa dépense pendant les arrêts, même d’une faible quantité, le déficit s’accumule et la batterie se trouve épuisée au bout d’un certain temps, d’autant plus long que la capacité de la batterie est plus forte et que le réglage est plus voisin du point exact. Si la dynamo est réglée trop haut, l’inverse se produit : le survoltage des lampes apparaît au bout de quelques jours. Le réglage de la dynamo pour un parcours déterminé est très compliqué et ne peut être guère déterminé par le calcul (1).
- On voit combien le réglage ou ajustement de la dynamo est délicat, pour un parcours déterminé, puisque la stabilité de fonctionnement n’est obtenue qu’au prix d’un réglage minutieux de la dynamo, qu’on ne se donne pas toujours la peine de faire avec beaucoup d’exactitude; même pour un parcours déterminé, si les conditions d’éclairag’e viennent à changer, par exemple si les heures d’allumage et d’extinction varient avec la saison, l’équilibre se trouve détruit et l’on observe assez vite un survoltage des lampes si la durée d’éclairage diminue sensiblement ou un épuisement des accumulateurs si cette durée augmente. On peut donc dire qu’on fonctionne toujours clans un état cVéquilibre instable entre le survoltage et Vépuisement. Si le roulement des voitures éclairées, au lieu de rester invariable, varie fréquemment, fait qui se produit dans beaucoup de compagnies et toujours inopinément, il n est plus possible de compter sur un fonctionnement régulier de l’éclairage, car on ne peut songer, lorsqu’il y a un grand nombre de voitures en service, à changer comme il faudrait l’ajustement de la dynamo intéressée, chaque fois qu’une voiture change deroulement. Dans ce cas, l'équilibre est constamment détruit et il faut s’attendre à constater tantôt des épuisements, tantôt des survoltages. Si l’Ouest, l’Etat et l’Orléans acceptent le fonctionnement de systèmes à simple batterie, c’est parce que ces systèmes fonctionnent sur des voitures d’un type spécial, affectées à quelques trains seulement et changeant très rarement de roulement, et si l’on n’observe pas souvent d’épuisement des accumulateurs l’éclairage y fonctionne souvent avec survoltage.
- Au point de vue théorique il y a un moyen d’éviter complètement les survoltages, c’est de placer la résistance d’absorption R (fig. 24) avant les accumulateurs A au lieu de la mettre entre les accumulateurs A et les lampes L et de choisir cette résistance assez forte pour que, pendant toute la période d’éclairage, les accumulateurs ne soient jamais chargés niais au contraire se déchargent plus ou moins, travaillant en parallèle avec la dynamo pour alimenter les lampes : les lampes sont soumises alors à une tension constante ne dépassant jamais 2 volts par élément. L’instabilité de fonctionnement n’est pourtant pas supprimée, elle se trouve seulement limitée d’un côté; il n’y a plus à craindre que l’épuisement, mais par contre cet incident peut se produire plus facilement. En effet, les accumulateurs fournissant alors du
- P) 11 doit être fait avec diverses valeurs de l’excitation, en faisant chaque fois des relevés minutieux'que l’on planimètre ensuite, sinon il faut attendre une période d’une dizaine de jours pour que le survoltage ou l’épuisement se manifeste, quand on n’est pas très loin du réglage exact.
- p.458 - vue 459/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 459
- courant, non seulement pendant les arrêts mais encore partiellement pendant toute la marche, ils débitent beaucoup et ils ne peuvent être rechargés que lorsque la dynamo, tourne sans éclairer les lampes (avec bien entendu la résistance d’absorption enlevée). Le procédé est donc inapplicable pour les trains de nuit qui sont allumés pendant tout leur parcours, dans lesquels entrent précisément beaucoup de grandes voitures éclairées à l’électricité ; il ne peut être employé que lorsque les trains ont un parcours de jour suffisant pour restituer aux accumulateurs, pendant cette période, le courant qu’ils ont dépensé pendant toute la période d’éclairage. Il n’y a guère pratiquement que les trains de banlieue, comme celui de Saint-Polten à Vienne où fonctionnait le système Diek, qui remplissent ces conditions, et encore M. Dick semblait-il craindre encore les épuisements puisque, peu de
- nmmm
- o
- —o— —°—iî
- 7Jx-rnho deniiit et dejo --Arrêta
- ... Arrêt
- ___ Marche de nuit'-
- ----Charge de jour
- nnmn
- H II
- B j R
- —11111 Haàmm
- L
- ___.Marche de nuit
- ____Arrêta
- ____Marche de jour
- Fig. 23. — Schéma d’un système à simple batterie.
- Fig. 24.
- Fig. 25. — Schéma d’un système à double batterie.
- temps après, il préconisait, même pour les trains de banlieue, l’emploi de deux batteries. C’est pourquoi le dispositif, qui a été appliqué pour l’éclairage des trains entiers, ne l’a pas été pour les voitures éclairées par dynamos isolées [qui ne circulent jamais dans des trains de banlieue.
- La solution théorique permettant d’éviter dans le système à batterie unique, à la fois les épuisements et les survoltages, consiste à ajuster le débit de la dynamo de façon qu’il soit assez fort et à faire varier la résistance d’absorption p (cette résistance étant intercalée en série entre la batterie A et les lampes L suivant le schéma de la figure 2.3), proportionnellement à la variation de tension aux bornes de la batterie A, de manière à ce que la différence de potentiel aux bornes des lampes reste constante; bien entendu cette variation de résistance doit être automatique. Il est impossible pratiquement de réaliser cette manœuvre à l’aide d’un appareil du genre solénoïde, à cause des trépidations et des limites trop étroites de fonctionnement (24 à 27 volts, par exemple). Mais on peut obtenir la variation automatique de la résistance d’absorption d’une manière différente à l’aide d’un dispositif tout nouveau, que j’ai eu l’occasion de voir fonctionner sur un train éclairé en bloc et que je décrirai dans un prochain article.
- Dans les systèmes à 2 batteries (fig. 25) on peut, en réglant la résistance d’absorption R. à
- p.459 - vue 460/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.
- N° 39.
- 40o
- une valeur assez élevée, s’arranger de manière à ce que la batterie d’éclairage B ne reçoive jamais de charge et se décharge plus ou moins pendant toute la marche du voyage aller. La tension aux lampes reste alors constante et égale à 2 volts par élément, il n’y a donc pas à craindre de survoltage et on a le grand avantage de ne pas avoir à changer l’ajustement de la dynamo lorsque les parcours changent. Les épuisements sont moins à craindre qu’avec une seule batterie puisque même si la voiture circule entièrement de nuit la batterie qui a fourni du courant pendant la marche d’aller, non seulement n’en fournit plus au retour, après interversion des batteries, mais se trouve rechargée pendant toute cette période. Toutefois, si l’on veut être certain de ne jamais avoir de survoltage et ne pas avoir à toucher à l’ajustemen de la dynamo quel que soit le roulement de la voiture, ilfautquele courant qui passe dans la batterie d’éclairage ne dépasse jamais la consommation desjlampes, même lorsque la dynamo marche à sa vitesse maximum; il peut alors arriver que lorsque la voiture circule dans des trains moins rapides, sans parcours de jour, le débit de la dynamo ne soit plus suffisant pour compenser la dépense de courant des accumulateurs et que l’on observe des épuisements. Le cas s’est présenté, je crois, avec le système Stone, en Belgique, où l’on fait toujours travailler la batterie en décharge. M. Yicarino a l’intention de faire fonctionner dans les mêmes conditions son nouveau système à double batterie.
- En France et je crois aussi en Angleterre, tous les équipements Stone ont la résistance d’absorption réglée de manière à ce que la batterie d’éclairage B reçoive un léger courant de charge, sinon pendant toute la marche, du moins à partir d’une certaine vitesse (pendant que la batterie A est en pleine charge). On ne risque guère alors d’avoir des épuisements de batterie, mais on retrouve le même inconvénient que dans le système à une batterie, c’est-à-dire que l’ajustement de la dynamo doit être très précis et ne peut plus être indépendant du roulement ; donc, avec un ajustement unique, même bien établi pour un roulement à vitesse modérée on observera des sur voltages si les voitures passent dans un train plus rapide ou comportant des parcours de jour plus grands. Il en résulte l’impression d’une baisse de lumière importante au moment des arrêts ; je sais que le fait se produit sur les voitures munies en France de l’éclairage Stone. Mais les fabricants et même les compagnies de chemins de fer préfèrent de beaucoup les survoltages, qui ne se traduisent que par une variation de lumière, aux épuisements, qui causent des détériorations sérieuses aux accumulateurs.
- Aux causes générales de survoltage qui viennent d’être signalées, il faut en ajouter une autre, due à l’inégalité de traitement des batteries. En effet, la permutation des batteries s’effectue généralement au terme du voyage d’aller, mais souvent le voyage d’aller et celui de retour ne comprennent pas la même durée d’allumage ; avec le dispositif de la charge légère en marche de la batterie d’éclairage, la batterie qui correspond à la durée d’allumage la plus faible, et ce sera toujours la même, donnera lieu à une tension plus forte aux lampes; c’est-à-dire qu’il y aura survoltage plus grand tous les jours à l’aller qu’au retour par exemple. Avec le dispositif où la batterie d’éclairage n’est jamais en charge, l’inégalité des durées d’éclairage n’a pas cet inconvénient; elle peut au contraire avoir pour résultat de ne provoquer l’épuisement que sur une seule des deux batteries.
- Les procédés d’interversion des batteries employés jusqu’à présent peuvent en outre, dans certaines circonstances défavorables, causer des survoltages et des épuisements, momentanés tout au moins. Avec les appareils Stone où la permutation dépend du sens de la marche, le fait peut se produire lorsqu’une voiture changeant de roulement repart dans le même sens qu’elle avait en rentrant de son dernier voyage. Si le train, par suite
- p.460 - vue 461/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 461
- de manœuvres variées, ne change pas le sens de sa marche à l’un ou aux deux terminus, la permutation automatique Stone, ne s’effectue pas et l’on doit la faire à la main par un commutateur spécial et l’on est alors à la merci d’un oubli des agents. Avec les appareils Vicarino, dans lesquels la permutation est faite à chaque allumage général, le fait se produira si dans l’un des terminus on tourne accidentellement le commutateur général pour une cause quelconque, essai, manœuvre intempestive d’agents, etc., parce qu’ensuite les batteries se trouvent rétablies dans l’ordre primitif sans que la phase inverse ait eu une durée appréciable ; le même phénomène peut se produire, non plus accidentellement, mais régulièrement dans certains parcours où l’un des voyages aller et retour se fait entièrement de jour et où l’on doit pourtant allumer les voitures pendant quelques instants pour la traversée d’un tunnel; il faut alors avoir recours à une manœuvre supplémentaire de l’interrupteur principal que les agents peuvent oublier. Dans le système Dick pour voitures isolées on ne cite pas de manœuvre spéciale pour intervertir les batteries, comme cela était indiqué pour le système d’éclairage à 2 batteries des trains en bloc, proposé en 1900 (la permutation était réalisée par la manœuvre d’un commutateur spécial) ; il est donc probable que la permutation s’effectue, comme dans le Vicarino, par la manœuvre du commutateur général d’allumage de la voiture.
- J’ai appris tout récemment que la maison Stone avait, sinon appliqué déjà, du moins imaginé un nouveau procédé de permutation ; celle-ci se produit automatiquement, non plus à chaque changement de sens de rotation, mais à chaque arrêt de la dynamo. Ce procédé est certainement supérieur aux précédents ; les arrêts ayant lieu généralement après des périodes de marche à peu près égales et ne dépassant pas trois heures, les 2 batteries sont inversées beaucoup plus fréquemment et travaillent beaucoup plus également. Toutefois sur certaines lignes on rencontre, près des points de bifurcation, des périodes de marche très courtes succédant à de très longues qui donnent lieu à des inégalités de travail des batteries. Enfin, ces inégalités peuvent devenir très grandes et donner lieu à des épuisements dans le cas de permutations insolites dues à des manœuvres de garage effectuées à des vitesses supérieures à celle de la conjonction de la dynamo, ce qui est le cas dans les terminus où les trains sont enlevés tout formés des gares par une locomotive et emmenés à allure assez vive (plus de 20 km à l’heure) dans un garage situé à 5 ou 6 km.
- En raison des inégalités très grandes des durées de charge de la batterie reliée directement à la dynamo, quel que soit le mode de permutation employé, les accumulateurs sont très souvent soumis à une surcharge pendant une partie de la marche, ce qui active la désagrégation de la matière active positive des accumulateurs, surtout si ceux-ci sont à oxyde rapporté (*).
- (') Pour remédier à cet effet fâcheux, certains constructeurs, tels que Dick et à présent Vicarino, font usage d'un limiteur de tension pour réduire le courant passant dans la batterie en charge directe, A (fig. 25), en abaissant de 2,6 à 2,2 par élément la force électromotrice de la dynamo, mais il en résulte que le courant qui passe dans le circuit de la batterie d’éclairage B, se trouve réduit en même temps notablement et par conséquent que cette batterie B doit fournir aux lampes le supplément de courant qui n’arrive plus de la dynamo. C’est là un phénomène réflexe qui n’est pas rationnel ; ce n’est pas parce que la batterie en charge directe A est saturée que la batterie en décharge B doit débiter davantage. Le phénomène est encore bien plus marqué avec le limiteur Rull, qui coupe entièrement le courant de la dynamo. L’enclench^nent même du limiteur de tension ne se produit pas non plus d’une manière rationnelle ; le courant ne devrait être réduit que lorsque la tension aux accumulateurs atteint 2,6 volts pour cause de saturation ; cela serait si la force électromotrice de la dynamo restait constante, mais en réalité la variation de la force électromotrice vient troubler le fonctionnement ; l’expérience a montré que le basculement de l’appareil (qui reste ensuite collé jusqu’au prochain arrêt) se produit souvent uniquement parce que, dans un moment de marche à grande vitesse, une descente par exemple, la force électromotrice de la dynamo a monté d’une quantité telle que la tension aux accumulateurs a atteint 2,6, volts alors que
- p.461 - vue 462/746
-
-
-
- T. XXXII. — N° 39.
- 462
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- P<ÿ- oD , D <>
- h|i|— •H | 1 f~* hIi|A
- H'Ii rflifn h|i
- Dispositif de V auteur avec double batterie à permutation périodique. — Ayant été à même de suivre de près et d’analyser le fonctionnement des divers systèmes d’éclairage électrique par appareils autogénérateurs, j’ai cherché à supprimer les inconvénients auxquels ils peuvent être sujets en raison de leur principe même et qui résultent, nous venons de le voir, de l’inégalité de traitement à laquelle sont soumises les 2 batteries d’accumulateurs. Je montrerai dans un instant que ce résultat est obtenu si la permutation des batteries est effectuée à de courts intervalles, après qu’elles ont été chargées pendant une heure par exemple ; cette permutation doit, bien entendu, se produire automatiquement et pendant la marche même du train. Pour obtenir ce résultat, ma première idée fut d’employer un compteur horaire électrique commandé soit par la dynamo, soit par le circuit d’éclairage, et qui, lorsque la dynamo aurait tourné pendant une heure ou bien lorsque les lampes auraient brûlé pendant une heure (les deux moyens sont à peu près équivalents), aurait produit le déclenchement d’un commutateur approprié; mais ce dispositif, qui exigeait l’emploi d’un servo-moteur électrique tel qu’électro-aimant ou solénoïde pour commander
- le commutateur, conduisait à un ensemble d’appareils un peu compliqué. En réfléchissant, je trouvai qu’il étaitbeaucoup plus facile d’employer, au lieu d’un compteur horaire électrique un compteur de tours mécanique ; les appareils deviennent alors très simples et se réduisent à un commutateur armé par la marche même du train et qui est déclenché par une came lorsque la dynamo a fait un certain Fig. 26. —Système de l’auteur. — Premier dispositif, nombre de tours correspondant à une durée
- moyenne de marche d’une heure par exemple.
- Je crois l’idée nouvelle puisqu’elle a été acceptée comme telle par le bureau d’examen des patentes d’Allemagne et, sauf dans ce pays et en Belgique où j’ai pris un brevet à titre de document d’antériorité, je laisse à tous les industriels ou compagnies de chemins de fer la faculté d’utiliser cette idée s’ils la jugent utile et d’en réaliser l’application à l’aide des appareils qui leur paraîtront le plus convenables.
- Le principe que je viens d’indiquer peut être utilisé de deux manières différentes. Le dispositif le plus élégant consiste à séparer complètement les deux batteries (fîg. 26 position PJ et à relier pendant la marche la batterie A à la dynamo tandis que la batterie B absolument isolée alimente les lampes. Afin de ne pas interrompre la lumière au moment de la permutation, le commutateur après avoir séparé la batterie A de la dynamo (position P2), la couple pendant un instant en parallèle avec la batterie B sur les lampes (position P3) puis détache la batterie B des lampes (position P J pour la relier à la dynamo (position P5). Pendant les arrêts on peut assurer l’alimentation des lampes soit par la batterie d’éclairage B seule, soit par les deux batteries couplées en parallèle ; ce dernier mode de connexion n’a d’intérêt que si les voitures éclairées sont susceptibles d’avoir dans certains
- les accumulateurs peuvent être encore presque vides. L’influence parasite exercée sur la batterie d’éclairage a pour résultat de faciliter répuisement des accumulateurs qui est déjà à craindre par le fonctionnement même des équipements, dans les systèmes à 2 batteries oû la batterie d’éclairage est toujours en décharge (Dick et Yicarino nouveau) et à plus forte raison dans les systèmes à batterie unique tels que le Dick. Stone au contraire auquel le limiteur de tension serait moins nuisible puisqu il marche souvent avec la batterie d’éclairage en faible charge ne l’emploie pas, probablement parce qu’il a jugé qu’il valait mieux fatiguer les accumulateurs que de compliquer l’installation et le fonctionnement du système.
- p.462 - vue 463/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 463
- trains (le cas arrive sur certains réseaux) des arrêts durant de une heure à une heure et demie, de manière à ne faire débiter à la batterie d’éclairage B que la moitié de la consommation correspondant à ces arrêts*, encore la précaution n’est-elle pas bien utile parce que les accumulateurs étant rechargés fréquemment peuvent supporter sans aucune crainte d’épuisement la dépense totale de courant pendant les arrêts même prolongés. Théoriquement les batteries peuvent être très petites : il suffit qu’elles puissent fournir le courant consommé par les lampes pendant une période correspondant à l’intervalle de marche des interversions, soit une heure par exemple, plus celui consommé pendant la plus grande période d’arrêt que l’on puisse rencontrer dans cet intervalle d’une heure, soit une heure en général et deux heures au grand maximum pour certains réseaux, ce qui donne, au total une capacité de deux ou trois heures par batterie. Mais avec ce chiffre, comme la dynamo ne vient jamais en aide aux accumulateurs qui doivent fournir seuls tout le courant des lampes, on est conduit à des régimes de décharge (en deux ou trois heures) et de charge (en une heure et demie ou une heure) très durs. En pratique, il est préférable de donner aux accumulateurs une capacité plus forte, cinq heures par exemple pour chaque batterie (c’est-à-dire à peu près ce qui est adopté dans les systèmes autogénérateurs ordinaires à double batterie), ce qui permet de fonctionner à des régimes normaux : décharge en cinq heures, charge en quatre heures.
- Ce dispositif procure une lumière absolument constante et met complètement à l’abri des incidents auxquels sont exposés les systèmes ordinaires ; les survoltages aux lampes sont matériellement impossibles et les épuisements ne sont plus à craindre, si l’on a calculé le débit de la dynamo pour la marche la plus lente et les arrêts les plus longs que l’on puisse rencontrer ; il n’y a plus d’inégalité et par suite plus d’imprévu dans la consommation des batteries, interverties à intervalles réguliers. Le grand avantage de ce dispositif est de ne demander aucune résistance d’absorption dans le circuit des lampes ; on est par conséquent certain d’avoir une lumière parfaite sans avoir à faire aucun ajustement et de n’avoir à craindre aucun incident, quel que soit le roulement de la voiture, qu’elle passe d’un train rapide à un train omnibus, ou d’un train entièrement de nuit à un train ayant peu d’éclairage.
- Avec ce dispositif, la dépense de la batterie d’éclairage, puisqu’elle ne dépend aucunement de la dynamo, ne varie que d’après les inégalités des stationnements. On peut admettre et calculer presque exactement un courant de charge absolument constant, quel que soit le roulement des voitures. Il suffit donc d’ajuster une fois pour toutes le débit de la dynamo, de façon à être certain que les accumulateurs soient sûrement chargés ; mais en raison de la régularité périodique des décharges et des charges, on pourra se dispenser de la charge de jour, et les accumulateurs ne recevront qu’un petit excédent de courant et ne seront pas exposés, comme dans tous les autres systèmes autogénérateurs, à recevoir quelquefois du courant pendant un temps assez long après qu’ils sont saturés. J’estime qu’avec ce dispositif, il n’y a pas utilité à faire usage d’un limiteur de tension. Toutefois, rien n’empêche d’en faire usage ; il fonctionnera alors dans des conditions plus rationnelles que dans les systèmes Vicarino et Dick pour voitures isolées, puisqu’il ne gênera pas le circuit d’éclairage (il agissait de même dans les systèmes Dick pour trains blocs, où il n’entrait pas en action pendant les périodes d’éclairage).
- Le principe indiqué plus haut par l’auteur peut être appliqué également suivant un second dispositif, consistant à établir exactement les mêmes connexions que dans les systèmes autogénérateurs, Stone, Vicarino ou Dick (voir fîg. 27), mais effectuant en marche et à intervalles réguliers et rapprochés, toutes les heures par exemple, la permutation des bat-
- p.463 - vue 464/746
-
-
-
- 464
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N° 39.
- teries, au lieu de ne la faire qu’après de longues et irrégulières périodes de marche. La commutation s’opérant en marche doit comprendre des phases analogues à celles du premier dispositif, mais un peu plus compliquées. Partant de la position pl (fîg. 27), dans laquelle c’est la batterie A qui est en pleine charge, les communications m et n de la dynamo avec les 2 batteries sont d’abord coupées (position pv) ; la batterie A est ensuite reliée directement en parallèle de m à q avec la batterie B (position p3) ; puis la batterie B est isolée et les lampes restent alimentées directement par la batterie A (position p,J ; la dynamo D est alors reliée à la batterie A, en /ï, par l’intermédiaire de la résistance R (position ps) et finalement la dynamo est en outre reliée directement en ni à la batterie B qui se trouve ainsi amenée en pleine charge (position p6).
- Dans les deux dispositifs, les commutateurs sont semblables et peuvent avoir la forme soit d’un cylindre à contacts analogue aux combinateurs de tramways, mais beaucoup plus simple, soit d’un double levier.
- Pt >. Pz P* —«U P» -------v. PS -------. Ps
- Fig. 27. — Système de l’auteur. — Second dispositif.^
- Le second dispositif exige l’emploi d’une résistance d’absorption R réglée convenablement. Mais si l’on ajuste cette résistance de manière à ce que la dynamo d’éclairage B travaille toujours en décharge pendant la marche, on peut obtenir pratiquement une tension aux lampes aussi constante que celle donnée théoriquement par le premier dispositif. La permutation fréquente et régulière des batteries permettra de réaliser cette condition sans avoir à craindre, comme dans les systèmes ordinaires, les épuisements, parce que la batterie d’éclairage sera toujours remise en charge après un temps très court, quel que soit le parcours du train. On pourra même se dispenser de faire de la charge de jour.
- Dans ce second dispositif, les inégalités de consommation des batteries seront, en théorie, un peu plus grandes que dans le premier dispositif, puisqu’à celles dues aux inégalités des périodes d’arrêt viendront s’ajouter celles résultant des variations de force électromotrice de la dynamo suivant la vitesse. En effet, suivant que la dynamo fournira plus ou moins de courant aux lampes, l’excédent fourni par la batterie d’éclairage B sera plus ou moins fort. Mais en pratique, ce dernier phénomène est peu appréciable et l’on peut dire que la consommation des accumulateurs est en moyenne constante, comparée à celle des systèmes ordinaires, parce que l’on supprime la cause considérable d’inégalité de ces derniers, résultant de ce que la durée d’éclairage demandée à la batterie peut varier énormément, de trois à quinze heures par exemple. En outre, et c’est peut-être là le point le plus important, la permutation ayant lieu à intervalles réguliers et ne dépendant ni d’une manœuvre d’allumage ni du sens de la marche, 011 est à l’abri des incidents accidentels — survoltages ou épuisements — qui peuvent se produire dans les autres systèmes autogénérateurs par manœuvres intempestives de permutation, dont il est parlé plus haut.
- La consommation dé la batterie d’éclairage étant pratiquement à peu près constante, on
- p.464 - vue 465/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902,
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 465
- peut encore faire usage d’un courant de charge à peu près uniforme, quel que soit le roulement des trains (en ne chargeant pas le jour), sans provoquer des surcharges importantes des accumulateurs, et par conséquent se dispenser de faire usage d’un limiteur de tension. Toutefois, rien n’empêche, si l’on veut soulager les accumulateurs, d’employer un appareil de ce genre ; il fonctionnera dans les mêmes conditions que dans les systèmes Yicarino ou Dick pour voitures isolées, et son emploi aura moins d’inconvénient que dans ces derniers systèmes, où il pouvait favoriser des épuisements, qui, ici, ne sont plus à craindre.
- L’avantage du second dispositif sur le premier, c’est que les accumulateurs de la batterie d’éclairage B ne fournissent plus pendant la marche la totalité du courant consommé par les lampes, mais seulement une fraction de celle-ci, puisque la dynamo en fournit aussi une partie ; pendant les arrêts, on a intérêt, cette fois-ci, à faire travailler les deux batteries A et B en parallèle, de façon à ce que chacune d’elles ne débite que la moitié du courant total. Les accumulateurs se trouveront donc soumis à un régime de décharge beaucoup moins dur et l’on pourra prendre, sans risquer de fatiguer trop les accumulateurs, des batteries peu supérieures à la capacité théorique nécessaire. Or, cette capacité est plus faible que dans le premier dispositif, puisque la dynamo fournit une partie de l’éclairage pendant la marche, elle peut donc être évaluée à i heure et demie à a heures, suivant les réseaux, au maximum (en supposant la permutation effectuée toutes les heures). Par conséquent, j’estime qu’on peut se contenter de batteries représentant 2 heures et demie à 3 heures d’éclairage, c’est-à-dire à peu près la moitié de ce qui est nécessaire avec les autres systèmes, puisque le régime de décharge correspondant (en 6 à 7 heures) est très acceptable, de même que le régime de charge en 3 heures environ.
- En résumé, le principe indiqué par l’auteur a l’avantage, par rapport aux systèmes autogénérateurs connus, dans le cas du premier dispositif, d’éviter, avec le même poids d’accumulateurs, toute chance d’épuisement, tout en donnant une lumière théoriquement constante ; dans le cas du second dispositif, de permettre d’obtenir une lumière pratiquement constante avec une dépense d’accumulateurs notablement moindre et en évitant également les chances d’incidents, toujours possibles dans les autres systèmes, ne serait-ce que par des manœuvres accidentelles intempestives.
- Observations générales sur les systèmes auto générateur s pour voitures isolées. — Le public reproche à ces systèmes de donner lieu, pendant les arrêts, à des baisses de lumière importantes et désagréables, surtout parce qu’elles sont subites. Nous avons vu qu’en faisant fonctionner les systèmes existants, à double batterie, dans des conditions convenables, on peut supprimer cette objection. Mais la double batterie est indispensable pour obtenir ce résultat f1), et je suis persuadé que les constructeurs nouveaux qui ont créé récemment des systèmes à batterie unique adopteront plus tard la double batterie, comme l’ont fait leurs prédécesseurs Stone et Vicarino, qui eux aussi avaient d’abord débuté par les systèmes à batterie unique, à cause de sa simplicité apparente, et qui les ont abandonnés après avoir approfondi davantage la question.
- Si les constructeurs et les chemins de fer n’ont guère réalisé jusqu’à présent la bonne régularité de la lumière avec les systèmes existants, c’est parce qu’en le faisant ils craignaient de créer des incidents d’accumulateurs ; j’ai montré plus haut qu’avec de nouveaux
- P) Depuis que cet article est écrit, j’ai eu connaissance d’un dispositif tout récent dont je décrirai ultérienrement l’application, que j’ai vu réalisée pour l’éclairage des trains en bloc. Ce dispositif, en théorie tout au moins (il est possible qu’en pratique il donne naissance à quelques difficultés) permettrait d’obtenir sur les voitures isolées une lumière parfaitement constante à l’aide d’une seule batterie.
- p.465 - vue 466/746
-
-
-
- 466
- T. XXXII. — Nu 39
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- dispositifs, il était possible de négliger cette crainte et de rendre par suite la surveillance des appareils moins minutieuse. Ce point a de l'importance, car si les Compagnies de chemins de fer n’ont pas encore étendu l’emploi de ces systèmes, c’est parce qu’elles leur reprochent d’exiger beaucoup trop de surveillance. Il est certain que les accumulateurs demanderont toujours des soins particuliers, mais on arrivera à faire l’entretien des appareils mécaniques, tels que dynamos et disjoncteurs, si ceux-ci sont construits d’une façon robuste et rationnelle, sans plus de difficulté que celui des autres pièces mobiles du matériel : coussinets, boîtes à huile, ressorts, etc., à condition d’avoir un nombre important de voitures en service.
- Les systèmes autogénérateurs pour voitures isolées sont plus coûteux comme surveillance et entretien que les systèmes pour trains bloc, puisque la dynamo, les organes de régulation et surtout les accumulateurs, se répètent sur chaque voiture et reviennent beaucoup plus cher qu’un ou deux gros équipements de fourgons. En revanche, ils présentent une souplesse d’emploi que n’ont pas les seconds et qui est fort appréciée des Compagnies de chemins de fer; les voitures sont complètement indépendantes et l’on n’a pas à se préoccuper de les cantonner dans des trains déterminés ; elles peuvent aller dans n’importe quel train et se mélanger avec n’importe quel matériel. Ces systèmes conviennent donc très bien pour les trains de grandes lignes, express ou rapides, souvent sujets à coupures ou intercalations de voitures étrangères. Par rapport aux systèmes d’éclairage par accumulateurs seuls, ils présentent l’avantage important de n’exiger aucune immobilisation ou manutention pour la charge des accumulateurs.
- Comme prix d’installation, ces systèmes sont certainement les plus coûteux de tous les procédés électriques, parce que la nécessité de munir chaque voiture d’une installation complète compense largement l’absence de stations fixes de charge. Il est à noter d’ailleurs que le prix de premier établissement augmente notablement moins vite que la puissance demandée et est relativement bien moins élevé sur les grandes voitures que sur les petites. Mais la question la plus importante à considérer, finalement, est celle du prix de revient de l’éclairage; à ce point de vue, le classement des divers systèmes est bien différent. L’éclairage électrique des trains par systèmes autogénérateurs revient évidemment beaucoup plus cher si chaque voiture est indépendante que si le train est éclairé par un ou deux équipements seulement ; mais il est notablement plus économique que le système par accumulateurs seuls, placés sur chaque véhicule ou même seulement dans les fourgons du train. Sauf dans ce dernier cas, l’entretien et la réparation des accumulateurs sont moins onéreux puisque, si les éléments sont un peu plus fatigués, les batteries ont une capacité au moins moitié moindre (io heures d’éclairage au lieu de 20 à 3o heures). Mais ce qui donne une économie considérable, c’est l’absence des frais de charge, courant et personnel, car la force prise sur les essieux est inappréciable pour le mécanicien (1/2 à 1 cheval par véhicule, suivant la grandeur de la voiture). Il est vrai qu’il faut faire entrer dans les prix de revient l’amortissement et l’entretien des appareils mécaniques, ainsi que les dépenses de réglage et de surveillance des équipements; ces dernières dépenses, qui sont onéreuses quand le nombre des voitures en service est faible, se trouvent réduites fortement quand l’effectif est suffisamment important, parce que la surveillance peut être organisée méthodiquement ; au total, les économies réalisées dépassent de beaucoup les dépenses supplémentaires si le système est appliqué en grand.
- Les applications réalisées à l’heure actuelle avec les divers systèmes d’éclairage électrique des trains sont résumées dans le tableau des pages 468 et 469.
- p.466 - vue 467/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 467
- Conclusions
- Parmi les divers produits autres que l’électricité employés pour éclairer les trains, je ne citerai que pour mémoire la bougie, l’huile végétale ou minérale ; les seuls concurrents sérieux de l’électricité sont le gaz d’huile et l’acétylène pur ou mélangé avec le gaz d’huile, renfermés sous une pression de 7 kg': cm2 dans des réservoirs placés sous les voitures. Il y a bien encore le gaz de houille ordinaire avec manchons incandescents, sur lequel des essais viennent d’être entrepris à l’Est français et qui aurait l’avantage de dispenser de créer des usines de fabrication du gaz, puisqu’il suffirait d’avoir dans un certain nombre de gares une petite installation de compresseur pour donner au gaz de ville une pression permettant son emmagasinement dans les réservoirs des voitures ; mais on ne sait pas encore comment se comporteront en service courant les manchons à incandescence. Le g-az d’huile exige l’installation d’usines de fabrication assez importantes, correspondant aux usines de charge électriques ; le poids et le prix de l’équipement à gaz des voitures sont à peu près les mêmes que ceux de l’équipement électrique par accumulateurs (moins cher que l’équipement avec dynamos), mais il a l’avantage de permettre un chargement des voitures presque instantané et de ne comporter pour ainsi dire aucun organe sujet à entretien et à surveillance. Toutefois, bien qu’il soit beaucoup plus éclairant que le gaz ordinaire de houille,! il ne permet pas de réaliser, même avec des becs à récupération utilisant le réchauffement des gaz par les produits de la combustion, des lampes unitaires donnant plus de 9 à 10 bougies, ce qui oblige à faire une installation encombrante de plusieurs lanternes ou d’une lanterne à deux ou trois brûleurs, lorsqu’on veut fournir un grand éclairement dans les compartiments.
- Les chemins de fer prussiens ont tourné la difficulté en ajoutant au gaz d’huile un quart d’acétylène, ce qui permet d’obtenir un éclairement double de celui d’un gaz d’huile de très bonne qualité, avec un même débit. Ces chemins de fer possèdent actuellement plusieurs milliers de voitures éclairées de cette manière. La Compagnie française du P.-L.-M. réalise aussi en ce moment l’application de ce procédé sur plusieurs milliers de voitures éclairées précédemment au gaz d’huile seul.
- L’acétylène pur. donnerait encore un éclairage plus intense, mais les Compagnies de chemins de fer ont été effrayées par les dangers de compression de ce gaz à 10 kg. Cés craintes sont, à mon avis, très exagérées, et les dangers de l’acétylène comprimé ne dépasseraient guère ceux du gaz d’huile, si l’on employait la méthode Fouché, de la Compagnie de l’Acétylène dissous, consistant à diviser la masse gazeuse par une matière poreuse telle que pâte de charbon et chaux, placée dans les réservoirs des voitures et de l’usine. L’acétylène dissous dans l’acétone est très séduisant à cause de son pouvoir d’emmagasinement considérable, mais son prix de revient est trop élevé.
- Je ne m’étendrai pas sur les avantages bien connus de l’éclairage électrique : les lampes électriques s’allument instantanément sur toute une voiture; elles sont propres et, ce qui est important pour les voitures luxueuses, elles ne chauffent pas et permettent, avec une installation intérieure très simple, de donner un éclairage aussi intense qu’on le désire. Je ne citerai que pour mémoire les dangers d’explosion ou d’incendie auxquels peut donner lieu lé gaz et qui ont été fortement exagérés.
- Je me garderai bien de donner aucun chiffre concernant les prix de revient de l’éclairage au gaz et des divers procédés d’éclairage électrique, parce que ces prix peuvent varier dans des limites très étendues, suivant les cas et suivant la manière dont on les calcule.
- p.467 - vue 468/746
-
-
-
- 468
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- TABLEAU DES DIVERS SYSTÈMES EMPLOYES
- A. --- ÉCLAIRAGE PAR ACCUMULATEURS ISOLÉS
- - Eclairage du train entier par une ou deux batteries seulement.
- Chemins de fer de l’Etat danois................ .
- de la Sicile occidentale.........
- —. de l’Etat du Cap..................
- IL — Eclairage des voitures par batteries indépendantes.
- ! Chemins de fer du Jura Simplon (Suisse)............., ,
- — Central (Suisse).....................
- — du Gothard (Suisse)..................
- — Berne à Neuchâtel et Jura Neuchâtelois
- Administration des Postes allemandes...................
- Batteries amovible s rechargées dans des usines fixes.
- des Postes bavaroises . . des Postes autrichiennes, des Postes françaises . .
- Chemins de fer de l’Est français........................
- de l’Etat hongrois.......................
- — du Nord-Kaiser-Ferdinand (Autriche) . . .
- — de l’Etat autrichien.....................
- — de la Méditerranée (Italie)..............
- — de l’Adriatique (Italie).................
- — de l’Etat badois.........................
- — de Dortmund, de Meclclembourg (Alle-
- magne).................................
- Chemins de fer du Nord français.........................
- Batteries rechargées sur les trains
- 1 Administration des postes françaises (ligne du Nord) < Chemins de fer de Sceaux.........................
- Ceinture. d’Orléans . . . .
- du Midi français . de l’Etat roumain.
- B. ÉCLAIRAGE PAR SYSTÈMES AUTOGÉNÉRATEURS
- I. Pour trains entiers.
- |London Brighton RY .
- a. Systèmes par dynamo recevant \ le mouvement de l’essieu.
- Système du London Brighton RY. — du Great Northern RY . — Diclc.........................
- — Stone.
- — Yicarino
- Great Northern RY .
- Chemin de fer de l’Etat autrichien...........
- Allemagne.
- France
- Chaudière, moteur, dy-A
- b. Systèmes : . f’ mui'e'jll> UJ'(Russie .
- •h i i namo et accumulateurs,!. , . ,
- ^mîie ) Pi avec dans un fourgon . . / fAutriche
- par un moteur) ®cfCl,mu“ ) MoteVr? dyna“° et accu"
- 1 , • . I iateurs. / mulateurs, dans un four-
- spécial. i f -vt .
- 1 ' gon. Vapeur prise sur
- ' la locomotive . . .
- 1892
- p
- ?
- 1889
- 1893
- 1893 »
- 1894 ))
- »
- i899
- 1900
- 1896
- 1893
- 1896
- i893
- 19°!
- 1895
- 1899
- 1889
- 1901
- 1896
- I9°°
- 1898
- 1898
- Amérique .
- Essai de décembre 1897
- à janvier 1900 1902
- véhicules.
- 668 véhicules. i3g —
- 20 —
- 65 —
- i5oo wagons-postes.
- 5oo wagons de remorque, 4o wagons-postes.
- 5o wagons-postes.
- grands wagons-postes 6 petits wagons-postes. i54 voitures. ia5 voitures.
- 65 véhicules.
- 20 voitures,
- 113 —
- 80 —
- 35 —
- Quelques voitures. i65 voitures-bogies.
- 100 voitures ordinaires environ.
- grands wagons-postes. 112 véhicules.
- 243 —
- 3o voitures.
- 20 —
- 88 —
- 271 voitures formant 26 trains.
- 90 voitures formant 10 trains.
- 1 train de 11 voitures a été à l’essai.
- iou 2 trains de chemins de fer secondaires.
- 1 train de banlieue en projet.
- Le train impérial.
- Le train impérial.
- Quelques trains.
- !
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 469
- OUR L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS
- SYSTEMES EMPLOYES
- LIEU D APPLICATION
- b. Systèmes par dynamo mue
- par un moteur spécial. (suite)
- accumulateur .
- Chaudière, turbine Laval,(Rugsie > _ .
- dynamo dans un four- )rprallssibérien
- gon.....................
- Groupe moteur à pétrole et dynamo dans un fourgon .......................
- Groupe moteur pilon compound et dynamo sur la locomotive qui fournit la vapeur . . .
- II. Pour voitures isolées.
- 2 Systèmes autonomes étudiés par l’auteur
- i8g3 et 1894 ............................
- Système Leivis ............................
- de l’Etat
- Chemins de fe
- du Cap............
- Système préconisé par l’auteur pour les trains ne comportant pas de changement de machines .......
- Non expérimentés.
- Essai en Amérique . . . /Angleterre et pays di-divers..................
- 1 Etat belge.
- DATE
- des
- premières applications .
- 1899 environ 1901
- ICompagnie des wagons-
- Système Stone essayé avec simple batterie en/ lits.......................
- Angleterre en 1895 appliqué avec double batterie\Jura-Simplon-suisse . .
- depuis 1897...................................I
- I Allemagne............
- i Ouest français . . \P.-L.-M. français.
- Système Moskowitz essayé en Amérique en 1896. [Amérique ....
- / , Etat français . . .
- Système Yicarino essayé enj
- France avec simple batte-! à simple batterie, rie en 1898, avec double batterie depuis 1902 . .
- Ouest français. .
- 1 Orléans français .
- [Midi français . . IP.-L.-M-. français [Chemins de fer Madrid
- ' à Saragosse.............
- iComp. des wagons-lits I surlaligne précédente.
- [Russie..................
- 1 Postes bavaroises . . .
- essaye em
- Administration des postes françaises. . .
- Système Yicarino
- France avec simple batterie/. , , , , ,,
- n n n fi i ,, - la double batter
- en 1098, avec double batterie! f
- depuis 1902.................' \Est français . . .
- Système Auvert à simple .batterie essayé en France(P.-L.-M. français
- en 1899.........................................(Ouest français. .
- Système Dick à double batterie construit par la
- Société Schuckert de Vienne....................
- Système Kull à simple batterie essayé en 1901 en Suisse. Construit par Brown Boveri et Cid. . .
- 2 systèmes autonomes de l’auteur, avec double batterie à permutation périodique (Brevet belge, uin 1901). Décrit en mai 1902 à la Société Inter-jnationale des Electriciens.......................
- Autriche
- Central suisse Union suisse.
- 1902
- 1894
- I097
- i899
- 1897
- ^99
- 1901
- 1898
- ^99
- 1899 i899
- *899
- *899
- 1899
- 1900
- 1901
- 1901
- 1901
- 1901
- avril 1902
- mai 1902
- 1900
- 1901
- 1899
- 1901
- 1902
- NOMBRE
- de voitures équipées actuellement.
- Certains trains.
- Tous les trains actuellement.
- Certains trains.
- 3 000 voitures environ. ( 377 voitures équipées. ) 443 en montage.
- i3o voitures.
- 26 voitures.
- 20 voitures environ installéee par la maison Bôse.
- 14 voitures.
- 1 voiture.
- ?
- 34 voitures.
- 28 —
- 3 —
- n voitures.
- 3 wagons-restaurants. 5 voitures.
- 1 wagon-poste installé parla Société Pollak de Francfort.
- 10 grands bureaux-postes.
- 10 voitures.
- 56 voitures à bogies.
- 3 voitures à bogies.
- i5 voitures.
- 2 voitures.
- 25 voitures.
- p.dbl.468 - vue 469/746
-
-
-
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- 47°
- Sous la poussée de l’opinion, toutes les Compagnies de chemins de fer considèrent actuellement comme nécessaire d’augmenter l’éclairage fourni aux voyageurs, qui n’acceptent plus sans murmurer l’antique lampe à huile, aussi bien sur la banlieue que sur les grandes lignes ; mais les Compagnies cherchent avant tout à ne pas rendre trop considérables les augmentations de dépenses qui résulteront forcément de l’amélioration de l’éclairage. C’est la question dépense qui prime toutes les autres : si les Compagnies n’ont pas développé davantage l’éclairage électrique, c’est qu’elles le trouvaient trop coûteux. Les administrations des postes allemandes et françaises font seules exception, parce qu’elles font passer la question d’hygiène, très importante dans le cas .particulier, avant celle de dépense. Aussi est-il à prévoir que l’éclairage par accumulateurs isolés, qui a été le seul considéré jusqu’à présent, ne s’étendra pas, même sur les voitures de types récents, parce qu’il coûtera toujours plus cher que celui au gaz. Quelques exemples que j’ai donnés montrent que dès maintenant, il y a une tendance à remplacer ce système par d’autres électriques plus avantageux. Mais j’estime que pour les grandes voitures modernes, l’éclairage électrique par systèmes autogénérateurs indépendants, s’il est appliqué sur un effectif suffisant pour permettre une exploitation rationnelle, peut devenir moins coûteux que l’éclairage au gaz, et par conséquent être préféré à ce dernier. Le développement extrêmement rapide qu’a pris ce système en Angleterre dans l’espace de trois ou quatre ans vient à l’appui de mon opinion, car je ne peux pas croire que dans ce pays, de sens pratique, l’on équiperait si vite des milliers de voitures par simple désir d’avoir un éclairage moderne, si l’on n’y trouvait pas un avantage pécuniaire.
- L’éclairage électrique peut, à mon avis, supplanter encore beaucoup plus facilement le gaz ou l’acétylène sur les nombreux trains de banlieue ou de parcours limité, oû l’on pourra appliquer le système par dynamo monté sur la locomotive, sans accumulateurs, que j’ai préconisé plus haut, parce que ce système permettra de donner dans les trains locaux, munis presque partout du pâle éclairage à huile, un éclairage abondant que le gaz ou l’acétylène ne fourniraient qu’à un prix beaucoup plus élevé, c’est-à-dire réaliser un perfectionnement sans faire grande dépense supplémentaire. Il faut bien noter que, avec le gaz ou l’acétylène, le prix de revient croît cà peu près proportionnellement avec la consommation, de sorte que si l’on veut avoir un grand éclairement, on arrive à une forte dépense, tandis qu’avec les systèmes à dynamos, dans lesquels l’énergie ne coûte pratiquement rien, le prix de revient unitaire de l’éclairage est d’autant plus faible que la quantité de lumière est plus forte. Ceci explique pourquoi, lorsqu’on veut fournir aux trains entiers de banlieue ou aux voitures isolées, un éclairage intense, l’électricité l’emporte sur le gaz ou l’acétylène comme économie et l’emportera de plus en plus, parce qu’il est certain que dans les trains, comme dans tous les autres locaux, on sera amené à donner toujours de plus en plus de lumière ; certaines voitures américaines consomment déjà, paraît-il, 3oo bougies.
- Mais je n’hésite pas à déclarer que le gaz ou l’acétylène me paraissent plus pratiques que l’éclairage électrique pour les voitures d’anciens types et de petites dimensions qui ne sont pas affectées à des services locaux et forment les trains omnibus ou semi directs d’assez grands parcours, parce que ces trains sont sujets à trop de changements de composition pour pouvoir être éclairés en entier et que les dépenses d’amojtissement et d’entretien des équipements à dynamo placés sur chaque voiture seraient trop élevées pour des véhicules aussi petits, et que dans ces conditions ^éclairage électrique ne peut être produit assez économiquement pour lutter contre le gaz ou l’acétylène.
- Ch. Jâcquin.
- p.470 - vue 470/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 47ï
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La station centrale de la Société anonyme « Electricité et Hydraulique » à Saint-Pétersbourg; par W• Multhauf. Elektrotechnische Zeitschrift, a3e année, cahier 25, p. 535-539, 19 juin 1902.
- La troisième station centrale de Saint-Pétersbourg (les deux autres ont été érigées l’une par la maison Siemens et Halske, l’autre par la Société Ilélios) de la Société anonyme Electricité et Hydraulique, est située à peu près au centre de la ville. Cette station qui distribue du courant alternatif simple à 2000 volts est intéressante à plusieurs points de vue.
- O CD CD
- Le batiment (voir le plan fig. 1) d’une longueur de 65,y m est divisé longitudinalement en deux parties; l’une de 23,9m de largeur forme la salle des machines, l’autre d’une largeur de 21,9 m contient les chaudières.
- Dans cette salle sont installées 23 chaudières à tubes à eau, ayant des surfaces de chauffe de 200 et 3oo m2. Les quatre cheminées de 2,20 m de diamètre au sommet et de 5o m de hauteur ont également leur base dans la salle.
- La vapeur (à la pression de 12 atmosphères) est amenée par une conduite en anneau, faisant le tour de la salle des machines, aux machines à vapeur de sorte que chaque groupe électrogène peut être desservi par un côté ou par l’autre.
- Les groupes électrogènes, au nombre de 10
- (l’usine complète en comportera 20), sont disposés comme l’indique le plan, sur deux rangées avec une large allée centrale.
- Chacun de ces groupes est constitué par une machine verticale à triple expansion de 5oo chevaux actionnant directement un alternateur de 35o kilowatts, 2000 volts, 42>5 périodes (un de ces alternateurs a figuré à l’Exposition universelle de 1900) et son excitatrice.
- Contrairement à l’usage ordinaire, l’usine comporte donc un grand nombre de groupes électrogènes de puissance relativement faible. Cette disposition a été choisie pour deux raisons : i° les troubles occasionnés par le mauvais fonctionnement d’un groupe se font peu sentir sur les autres groupes en fonctionnement ; 20 il est plus facile de réparer dans l’atelier même de l’usine, une machine de puissance modérée qu’une de puissance beaucoup plus grande.
- Les fondations, par suite de la nature du terrain, ont été particulièrement difficiles. Les groupes électrogènes reposent sur un massif en béton, séparé par une distance d’environ yo cm des murs de la salle, la fondation de chaque machine repose sur le massif par l’intermédiaire d’une couche de 10 mm d’épaisseur de sable afin d’amortir les vibrations et le bruit.
- L’eau est empruntée à un canal situé à proxi-i mité de l’usine; après décantation elle est puisée par les pompes des condenseurs à mélange.
- L’eau de condensation se rend dans des bassins, où l’huile est enlevée, et retourne au canal (après que l’on a prélevé l’eau d’alimentation). En temps de hautes eaux, l’eau ne peut retourner directement au canal, elle y est envoyée par deux pompes centrifuges pouvant débiter chacune 2 5oo m3 à l’heure.
- Le réseau à haute tension souterrain est constitué par des câbles armés concentriques ; la compagnie anglaise qui a fourni ces câbles a exigé : i° que le pôle correspondant au conducteur extérieur des câbles soit mis à la terre à l’usine ; 20 que la mise en charge ou la mise hors de service des feeders ne se fasse pas brusquement.
- Le tableau de distribution a été construit pour desservir 20 groupes électrogènes et 3o feeders
- p.471 - vue 471/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39
- 472
- constitués chacun par deux cables concentriques. Pour répondre à la condition imposée de mettre le courant progressivement sur les câbles, on relie entre eux une partie des câbles et des génératrices, on fait monter en agissant sur l’excitation lentement, la tension jusqu’à la valeur normale (2 000 volts) et on couple avec les génératrices déjà en service.
- La figure 2 donne le schéma du tableau, qui doit être considéré, comme unipolaire; en effet, une des extrémités des feeders et des circuits des génératrices est mis à la terre par l’intermédiaire d’une barre spéciale, reliée à la terre au moyen de deux plaques.
- Le tableau placé sur une galerie isolée à une des extrémités de la salle des machines, com-
- IB&rre de {erre
- Tnabruinent de eontrôie
- 8 9 10 U 72, 73 74 tS'St V !
- .24 22 23 24 25 26 £7
- 28 29 30
- V' 46 47.78 79
- I____________________________
- Barres de m'esure
- de me&izre
- 1 Y Y V V
- Oertéra trzc e s
- <j éiz ér<a trie e s
- fi fi fi fi - p fi a—il
- IP2 st e forme isolée
- Bl at e forme isolée
- Fig. a.
- porte 3 panneaux disposés parallèlement au mur pignon.
- Le panneau du fond dessert les 3o feeders; chacun des 2 panneaux disposés en avant dans un même plan à une distance de 1,06 m et séparés au milieu par un passage, dessert les 10 générateurs d’une rangée les unes désignées sur le schéma par des numéros impairs, les autres par des numéros pairs.
- Il existe sur chacun des panneaux deux barres générales et ces dernières sont reliées de manière à former un double anneau. Le pôle qui n’est pas à la terre de chacune des génératrices, et le conducteur central de chacun des feeders, peut être relié à l’une ou à l’autre des barres, au
- moyen d’un interrupteur à huile spécial.
- Au-d essous de la galerie isolée, sont disposées dans les mêmes plans que les panneaux supérieurs, deux séries de panneaux, avec cadres en fer, pour les coupe-circuits. L’espace au-dessous de la galerie est fermé par une cloison en tôle perforée et sert de salle de mesure.
- Les coupe-circuits fusibles sont à manchon de porcelaine, et peuvent être enlevés à la main pendant le service ; des bornes permettent de remplacer le fil enlevé par des appareils de mesure installés sur une table. Pour les génératrices sur le conducteur relié à la terre, est disposé un coupe-circuit, dont le fusible a été remplacé par une forte lame de cuivre ; cet ap-
- p.472 - vue 472/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 473
- pareil est placé dans la fondation du groupe électrogène et peut être enlevé pour les mesures d’isolement.
- Les conducteurs extérieurs des feeders sont reliés à la barre de terre, au moyen de lames de cuivre, qui peuvent être retirées pour les mesures d’isolement.
- A l’exception de 2 électromètres destinés aux mesures d’isolement tous les appareils de mesure ainsi que les lampes de phase sont branchés dans les secondaires des transformateurs réducteurs de tension. Le tableau est muni de barres de mesure à basse tension, au nombre de 4> deux de ces barres correspondent chacune à une des barres générales du tableau, la troisième sert de retour et la quatrième (représentée sur le schéma par une ligne pointillée) est reliée à la terre.
- Les deux anneaux constitués par les barres générales des trois panneaux peuvent être interrompus en divers points, de manière à pouvoir desservir des groupes de feeders par des groupes de machines différentes (sur le schéma les génératrices 2 et 4 desservent les feeders 28, 29 et 3o).
- Pour chacune des génératrices sont installés sur le panneau correspondant un ampèremètre, un voltmètre avec commutateur à trois directions (de manière à mesurer la tension entre la terre et une des deux barres, ou entre la terre et la génératrice), une lampe de phase avec commutateur a deux directions (pour la brancher sur l’une ou l’autre des barres) ; il y a également deux bornes pour pouvoir au besoin intercaler un voltmètre de phase.
- Au-dessous de ces appareils se trouve le volant de commande du rhéostat de l’excitatrice de la génératrice, qui est installé au-dessous de la galerie ; le volant peut également être commandé au moyen de deux arbres généraux; en cas d’accident on peut ainsi manœuvrer tous les volants simultanément et abaisser graduellement la tension jusqu’à o ; à la reprise du service, on remonte graduellement la tension et les génératrices se mettent d’elles-mêmes au synchronisme.
- Sur chacun des panneaux, vers le milieu de la galerie sont installés un ampèremètre et un wattmètre général, sur des conducteurs reliant les deux systèmes de barres. En service normal, les anneaux sont interrompus sur les petits I
- côtés et tout le courant passe dans l’une ou l’autre série des appareils, suivant que l’un des conducteurs de liaison est interrompu ou l’autre.
- Chaque groupe de barres est relié à une paire de parafoudres à cornes, qui empêchent toute élévation de tension, les conducteurs qui relient ces paratonnerres à la terre peuvent être interrompus en cl et e.
- La communication entre la quatrième barre de mesure (en pointillé) et la terre peut également être interrompue en a, en b et en c.
- Normalement la galerie isolée, qui est munie près des parties non isolées de fortes couches de caoutchouc, et de laquelle 011 ne peut sans faire attention atteindre aucun point non isolé, est reliée à la terre par un fusible très fin. En parallèle avec le fusible est installé un petit transformateur de mesure, dont le rapport de transmission est de 2000 à 100, dans le secondaire duquel sont branchées une lampe de signal et une trompette actionnée électro-magnétique-ment, Quand le fusible fond par suite d’un défaut d’isolation ou d’une fausse manœuvre le signal s’allume et la trompette se fait entendre.
- Dès que l’on veut procéder à un travail quelconque au tableau, on retire le fusible et on met la galerie en relation avec les barres à haute tension. Le signal s’allume alors et la trompette se fait entendre, de manière à prévenir le personnel de ne pas passer de la galerie non isolée à celle qui est isolée.
- Comme au moment du couplage en parallèle, les mécaniciens placés près des régulateurs des machines à vapeur ne peuvent voir les lampes de phases, pour régler la vitesse de la machine, ils sont avertis par une sonnerie et des signaux de lampe.
- Les conducteurs de ces signaux, desservis par des transformateurs réducteurs de tension, sont soigneusement isolés, et les interrupteurs sont bipolaires, afin d’éviter toute mise à la terre. Lors des essais de réception, la galerie, ainsi que les conducteurs pour signaux qui y sont reliés a été essayée à y 000 volts.
- Le réseau à haute tension avait été d’abord projeté comme formant un ensemble, mais on l’a séparé en plusieurs parties en enlevant les coupe-circuits à haute tension, de sorte qu’il forme plusieurs réseaux séparés alimentés chacun par un ou plusieurs feeders.
- Pour des travaux aux câbles, ainsi que pour
- p.473 - vue 473/746
-
-
-
- 474
- T. XXXII. — N° 39
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- la recherche éventuelle cle défauts, on procède de la manière suivante :
- Les deux barres du panneau des câbles, sont désignées l’une sous le nom de « barre de service », l’autre de « barre de réserve » et peinte l’une en rouge, l’autre en bleu.
- La barre de réserve est normalement séparée du réseau. Si l’on doit mettre hors de fonctionnement un feeder ou un groupe de feeders appartenant à une même partie du réseau, on commence par relier au moyen des interrupteurs à huile, ces feeders à la barre de réserve, puis on ferme également l'interrupteur reliant l’une des génératrices à la barre correspondante de réserve (en communication avec la barre de réserve des feeders). On interrompt alors la communication entre les feeders et la génératrice et l’anneau des barres de service en manœuvrant les interrupteurs à huile correspondants. On diminue alors graduellement l’excitation de la génératrice, et la tension baisse peu à peu, de sorte qu’il n’y a aucun danger pour les câbles.
- Pour remettre en série le ou les feeders on procède d’une manière analogue; on relie d’abord les feeders à l’anneau de réserve, ainsi qu’une génératrice non excitée ; on augmente alors l’excitateur graduellement jusqu'à ce que la tension soit normale, on couple alors en employant l’appareil de synchronisme avec la barre de service. On ouvre ensuite les interrupteurs de manière que l’anneau des barres de réserve, soit de nouveau sans courant.
- Ordinairement les interrupteurs des barres de réserve sont verrouillés de manière à éviter toute fausse manœuvre.
- Quand on a à mettre en service ou à retirer du service des feeders avec faible charge, au lieu de se servir comme il est indiqué ci-dessus d’une génératrice, on emploie un transformateur-régulateur. Cet appareil est un transformateur avec rapport de transformation de i à i, le primaire fixe est mis en relation avec la barre de service, tandis quele secondaire qui peut tourner est mis en relation avec les barres de réserve.
- En faisant tourner d’un angle plus ou moins grand le secondaire, la tension au secondaire varie de o à 2000 volts.
- Les barres de réserve peuvent également servir à mesurer la chute de tension dans le réseau ; pour cela on relie l’un des feeders du réseau à la barre de réserve, et 011 coupe sa liaison avec
- la barre de service; en mesurant alors la tension à la barre de réserve, la différence avec celle mesurée à la barre de service donne la chute de tension dans le réseau à l’endroit où aboutit le feeder.
- Sur la demande de la municipalité, l’éclairage public est assuré spécialement par les feeders 28, 29 et 3o et les génératrices 4 et 5; pour cela, les barres sont interrompues, entre les feeders 27 et 28 et entre les génératrices 4 et 6 ; une des deux génératrices est en réserve.
- L’allumage etl’extinetion des lampes publiques (3oo lampes à arc de 18 et 25 ampères) se font comme il a été indiqué en faisant varier graduellement la tension ; la manœuvre dure quelques minutes.
- L’emploi d’un système de barres de réserve est en outre commode, quand on veut procéder à des essais de toutes sortes. On les emploie par exemple, au contrôle des réparations faites, en faisant monter la tension jusqu’à 2 100 volts ; on a pu ainsi déceler des court-circuits, dans les installations des transformateurs (il n’y a pas de réseau secondaire, les transformateurs desservant directement les diverses maisons qui ont une grande étendue).
- Pour les essais en charge, M. W. Multhauf a installé deux résistances liquides mises, l’une pour les charges très élevées, l’autre pour de plus petites charges. La résistance pour fortes charges est installée de la manière suivante : elle est constituée par une caisse en bois bien isolée, ayant une longueur de 2,36 m, une largeur de 1,46 m et une hauteur de 1,02 m. Une plaque de tôle est fixée verticalement sur l’un des petits côtés, tandis qu’une seconde plaque parallèle qui peut être déplacée en roulant sur des rails dont elle est isolée, peut en être rapprochée plus ou moins, en actionnant d’une plate-forme isolée deux arbres en bois, qui commandent chacun une corde sans fin.
- Une circulation d’eau empruntée à la canalisation de la ville permet de procéder à des essais de longue durée (on a fait des essais de 5 heures à la réception des machines).
- Le rhéostat pour faibles charges est placé en série et peut être mis en court-circuit, lors des essais avec la grande résistance. Ce rhéostat est à résistance variable par enfoncement plus ou moins grand et a une électrode en forme de pyramide rectangulaire mobile.
- p.474 - vue 474/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 475
- Un câble armé relie les deux rhéostats au tableau ; en plaçant des coupe-circuils et en manœuvrant des interrupteurs correspondants, on peut les brancher sur l’un ou l’autre système de barres.
- On voit que le service de l’usine, quoique en apparence très compliqué vu le grand nombre d’unités, "èst en réalité très facile et que toutes les précautions de sécurité ont été prises.
- F. Loppé
- La formation èlectrolytique du plomb métallique en peroxyde de plomb, par Franz Peters. — Centralblatt f. Âccumulatoren-und Elementenkun.de, t. II, p. ‘293, 3o5, 321, t. III, p. 83.
- L’auteur a exécuté cette formation h l’aide de différents électrolytes.
- Comme électrodes, il prenait des plaques unies de plomb laminé. Trois plaques ainsi constituées étaient montées dans un élément, avec un écartement de 2 centimètres entre elles, la plaque du milieu étant reliée au pôle positif de la source, les deux autres plaques formant cathodes. Les plaques avaient comme surface d’un côté 6 X 12 = 72 cm2, de sorte que la surface totale positive d’un élément atteignait i44 cm2, soit en chiffres ronds 1,0 dm2. Parfois on prenait des éléments à cinq plaques ; on avait ainsi une surface positive double. Pour chaque série d’essais on plaçait en tension quatre ou deux de ces éléments. Comme source de courant, on prenait des accumulateurs, neuf dans le premier cas et quatre dans le second. L’intensité était mesurée à l’aide d’un ampèremètre Hartmann et Braun de 1,2 ampère; la tension, à l’aide d’un voltmètre Siemens de précision.
- Pour déterminer exactement le nombre d’ampères-heure on se servait d’un voltamètre à cuivre avec électrolyte d’Oettel (pour 1 litre d’eau. i5o gr sulfate de cuivre, 00 gr acide sulfurique concentré, 5o gr alcool absolu).
- Pour la détermination du peroxyde, les plaques positives étaient d’abord lavées convenablement et ensuite traitées par un excès d’une solution bouillante d’acide oxalique mélangée d’une quantité suffisante d’acide nitrique,.jusqu’à ce que toute trace de peroxyde ait disparu et que la surface soit redevenue métallique La solution ainsi obtenue débarrassée des produits de décomposition de l’acide nitrique était titrée par
- le permanganate de potassium. On obtenait ainsi la quantité d’acide oxalique non utilisé et par suite, le PbO2
- i° Acide sulfurique comme électrolyte. — J.-II. Gladstone et À, Tribe ont déjà trouvé en 1883 que par l’emploi d’acide très étendu (1/1000) la formation Planté a lieu beaucoup plus rapidement qu’avec l’acide ordinairement employé à 20° B., et que l’action est beaucoup plus intense dans les premières minutes que plus tard. Ils observaient aussi la formation d’oxyde jaune et de sulfate sous le peroxyde.
- Henri Owen Tudor (') a proposé plus tard de charger avec interruption les plaques de plomb comme positives dans l’acide de o,5 à 2°B. Lorsque survient le dégagement gazeux, les intervalles de repos sont remplacés par de légères décharges, jusqu’à ce qu’une couche suffisamment poreuse et épaisse soit obtenue. Quinze à vingt-cinq jours suffisent pour cela. Mais la couche très dure renferme une grande quantité de sulfate de plomb. C’est pourquoi les électrodes sont chargées en négatives dans le même acide faible jusqu’à la réduction complète et au dégagement gazeux. On transforme ensuite en peroxyde foncé en chargeant jusqu’à dégagement gazeux dans l’acide fort (1 5 à 20° B.); après repos, on charge à nouveau jusqu’au dégagement gazeux, puis on décharge lentement et on recharge. Le traitement peut être répété plusieurs fois.
- Dans les recherches effectuées ici, l’auteur prenait pour 1 litre d’eau, a 2 cm3, b 24 cm3 d’acide sulfurique concentré de sorte que l’élément a renfermait o,3y p. 100 d’acide sulfurique et titrait o,3°B. pendant que l’élément b contenait de l’acide à 4>42 P- 100 de SO4 II2 soit comme concentration 4° B Les deux éléments, à une positive chacun, étaient chargés en tension à l’intensité moyenne 0,61 ampère pendant quarante-sept heures et demie. Un poids de cuivre de 34,6o gr déposé dans le voltamètre indiquait un passage de 29,174 ani_ pères-heure pendant ce temps.
- Aussitôt le circuit fermé, les plaques positives devenaient sombres, celle de a plus fortement. Le dégagement gazeux était assez vif pendant toute la durée de l’essai. Dans l’élément a, on remarquait après environ vingt-quatre heures
- f1) Brevet anglais 10718 du 18 mai 1896.
- p.475 - vue 475/746
-
-
-
- 47f)
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- une faible chute de matière qui augmentait encore un peu jusqu’à la fin de l’essai. Les dépôts obtenus étaient entièrement unis. Celui de la plaque a montrait seulement quelques efflorescences. Après dissolution du peroxyde, on remarquait aussi sur cette plaque quelques cavités, pendant que la surface b était restée unie.
- Les tensions et intensités de courant atteignaient les valeurs suivantes :
- TEMPS en heures depuis le commencement de l'essai. DIFFÉRENCE I en \ a. >E POTENTIEL olts. b. INTENSITÉ en ampères.
- 1 / 4 3,442 3,120 0,610
- I 3,416 3,120 0,610
- 2 3,240 3,o38 0,605
- 4 3,224 2,979 0,610
- 23 1/2 3,238 2 > Q22 o,6i5
- 26 3,208 2,90ï o,6i5
- 27 3,200 2,881 0.622
- 29 3,198 2,876 0,622
- 47 P2 3,264 2,901 0,600
- Ce tableau montre que pour cette intensité la tension tombe à sa plus faible valeur après vingt-neuf heures.
- D’après le traitement à l’acide oxalique, on trouvait qu’il s’était formé clans 1 élément a 0,2241 gr PbO2 (y compris la petite chute) et dans l’élément b 0,2061 gr PbO'2. Rapportées à 100 ampères-heure, ces quantités deviennent
- et
- 0.7683 gr PbO2 pour a 0,7066 gr » b
- 2° Acide sulfurique et alcool. — Ludwig Epstein (Q a revendiqué l’addition d’alcool méthylique ou autre.
- L’auteur a recherché ici 1 influence de 1 alcool sur la quantité de peroxyde formé.
- a. Le bain était composé de x litre d’eau, 24 cm3 d’acide sulfurique concentré, et 5o cm3 d’alcool méthylique, et avait une densité de 1,000 à 170 C. Un courant de 0,64 ampère agissait pendant 48,6 heures, de sorte que 3o,86o ampères-heure étaient dépensés.
- (2j Brevet anglaise 2807 du 14 juin 1882.
- La plaque positive était déjà brune après quelques minutes. Le dégagement d’oxygène n’était pas très considérable. Vers la fin de l’essai, la couche de peroxyde présentait une structure granuleuse. Un peu de matière active tombait. Pendant l’essai, on observait les valeurs suivantes relatives à la tension et a l’intensité.
- TEMPS EN HEURES depuis le commencement de l’essai. TENSION aux bornes en volts. INTENSITÉ en ampères.
- 1 /4 3, o36 0,600
- I 3,040 0,625
- 2 1/2 3,o3o 0.600
- 5 2,994 0,600
- 23 2,953 0,44°
- 25 2,840 0,620
- 27 2,873 0,620
- 29 2,900 0,600
- 48 1/2 2,867 0,6o5
- On voit que la tension est inférieure à celle de la formation i°.
- La densité à la fin de l’essai atteignait 1,020 à 20°. ___
- L’analyse indiquait un poids de 1, i566grPb02 pour les 30,86 ampères-heure, soit 3,748 gr p. 100 ampères-heure.
- b. Un deuxième bain alcoolique renfermait 5oo cm3 d’acide sulfurique de densité 1,162, et 5o gr d’alcool éthylique absolu. Son poids spécifique atteignait 1,133 avant l’essai et 1,147 après. La charge durait quarante-six heures et demie a l’intensité o,58 ampère. Le dégagement gazeux était très fort. La couche de peroxyde était apparente après quatre minutes. Mais bientôt se formait beaucoup de sulfate de plomb qui troublait en partie l’électrolyte ; une plus grande partie restait fixée sur la plaque positive de sorte que celle-ci paraissait entièrement blanche et montrait seulement quelques points sombres de peroxyde.
- La chute de matière était forte, mais celle-ci ne renfermait que peu de peroxyde.
- Après dissolution de la couche active, la plaque de plomb était unie.
- Pendant la charge, on observait les valeurs données dans le tableau suivant pour les tensions et intensités.
- La tension restait ainsi la même pendant la du rée de l’essai.
- p.476 - vue 476/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 477
- TEMPS EN HEURES depuis le commencement de l’essai. TENSION EN VOLTS INTENSITÉ en ampères .
- 2/3 2,918 0,600
- 21 1/2 3,000 0.6o5
- 23 1/2 2,938 0,600
- 25 2,918 0,5go
- 46 1/2 2,97° 0,600
- Le poids de peroxyde obtenu correspondait h 5,6654 gr pour ioo ampères-heure.
- 3° Acide sulfurique et hydroxylamine. — Le bain de formation renfermait pour i litre d’eau, 24 cm3 d’acide sulfurique concentré et 10 gr de sulfate d’hydroxylamine ; sa densité constante était de i,o3o. La disposition et la durée de l’essai étaient les mêmes que dans ici. Après une heure et demie, la plaque montrait sur les bords une coloration brunâtre. La plus grande partie du peroxyde était apparue au deuxième jour de l’essai. Mais par contre, il existait du sulfate de plomb très abondant qui se dissolvait en quantités assez importantes. Le peroxyde noir obtenu était un peu grarruleux.
- Après dissolution de ce peroxyde, la lame de plomb paraissait en partie assez corrodée. Les tensions et intensités relevées pendant l’essai étaient les suivantes :
- TEMPS EN HEURES depuis le commencement de l’essai. TENSION EN VOLTS INTENSITÉ en ampères.
- 1 /4 2,880 0,600
- I 2 >999 0,625
- 2 1/2 3,126 0,600
- 5 3,400 0,600
- 2 3 3,204 0,440
- 25 3,87c 0,620
- 27 3,6oo 0,620
- 29 3,724 0,600
- 48 1/2 3,570 0,6o5
- La tension monte pendant tout l’essai, mais avec des retours en arrière.
- La formation de peroxyde réalisée ici donne une quantité de 28,5079 gr pour 100 ampères-heure.
- 4° Acide sulfurique et acide formique. — L’électrolyte renfermait par litre 24 cm3 d’acide
- sulfurique concentré et 20 cm3 d’acide formique de densité 1,06. Sa densité était 1,023 à 17°. La disposition et la durée de l’essai étaient les mêmes que pourra. La plaque positive devenait déjà nettement brune après quelques minutes. Après vingt-quatre heures, de grandes écailles détachées de la plaque avaient vraisemblablement mis l’élément en court-circuit. On détachait celles encore attenantes à la plaque ; mais elles se reformaient bientôt. De plus, des parties grises, dures, détachées des négatives causaient aussi des courts-circuits. La partie superficielle était violacée mais devenait brune après un léger raclage. La structure était finement grenue. Au fond du vase s’était déposée la matière tombée, elle était de couleur brun grisâtre et renfermait du plomb et du peroxyde.
- Pendant l’essai, les constantes étaient les suivantes :
- TEMPS EN HEURES depuis le commencement de la décharge. TENSION EN VOLTS INTENSITÉ en ampères.
- */4 00 00 0,600
- 1 2,9*9 0,625
- 2 I / 2 2,960 0,600
- 5 3,074 0,600
- 23 2,617 0,440
- 25 2,938 0,620
- 27 2,940 0,620
- 29 2,837 0,600
- 48 1/2 2,885 o,6o5
- L’analyse montra dans ce cas 2 1,32.58 gr de PbO2 formés pour 100 ampères-heure,
- 5. Acide sulfurique et acide acétique. — Swin-burne(1) a remarqué que l’emploi d’un mélange d’acide sulfurique et d’acide acétique accélère fortement la formation.
- Ludwig Epstein (f) a repris cette idée ; il additionne l’acide sulfurique de o,5 â 2 p. 100 d’acide acétique.
- L’auteur a fait les essais suivants : a. Le bain de formation renfermait par litre d’eau 6 cm3 d’acide sulfurique concentré et 4 cm3 d’acide acétique à 90 p. 100 ; sa densité
- (>) Elektrotechn, Zeitschr., 1887, t. VIII, p. 34. Society of Telegrciph. Engineers and Electricians, 11 et 2,5 novembre ; 2 et 9 décembre 1886.
- (2) Brevet anglais, n° 35o, du 8 janvier 1890.
- p.477 - vue 477/746
-
-
-
- T, XXXII. — N°- 39.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- était ainsi égale à i,oo4. L’élément monté à une positive recevait o,65 ampère pendant 47 heu" res, soit une quantité d’électricité de 30,607 ampères-heure exactement. Aussitôt après la fermeture du circuit, la plaque devenait brune et après 10 minutes environ il se formait des bandes blanches que l’on détachait à l’aide d’une baguette de verre. En même temps le liquide se troublait et déposait assez fortement de la matière blanche. Le dégagement gazeux à la positive était très faible. A la fin, la positive était recouverte d’une couche épaisse de couleur sombre qui, une fois enlevée, montrait la plaque de plomb profondément attaquée et amincie. Aux négatives, il ne s’était pas formé de plomb spongieux.
- b. Ici la solution renfermait par litre d’eau a4 cm3 d’acide sulfurique concentré et 10 cm3 d’acide acétique (dont 6 au début et 4 le lendemain) ; la densité de l’électrolyte était égale à 1,022.
- Les mêmes phénomènes se produisaient et il se formait du plomb spongieux aux négatives.
- Les tensions observées dans les deux cas étaient les suivantes :
- TEMPS depuis le début de l’essai, en heures. DIFF. DE PO Elément a r. EN VOLTS Elément b INTENSITÉ en ampères.
- i/4 1,542 2,q38 0,610
- I 3,044 2,934 0,620
- 2 1 il 3,128 3,o8o 0,600
- 23 1/2 3,160 3,024 0,610*
- 47 3,240 3,028 0,608
- La faible tension initiale de a s’explique vraisemblablement par un court-circuit. La tension augmente par suite de la formation de la couche blanche de plus en plus épaisse.
- Le poids de peroxyde formé correspond à 102,0218 gr pour a et 124,1710 pour b par 100 ampères-heure.
- c. Par litre d’eau, on introduisait ici 24 cm3 d’acide sulfurique et 14 cm3 d’acide acétique (dont 6 cm3 au début, 4 'cm3 après 4 heures et 4 cm3 après 23 heures). L’élément recevait
- 28,836 ampères-heure a 0,61 ampère. Les tensions observées sont exprimées ci-dessous :
- TEMPS EN HEURES depuis le début de l’essai. DIFF. DE POT. en volts. INTENSITÉ en ampères.
- 1 /6 2,920 0,600
- 2 2,973 0,600
- 4 3,156 o,6o5
- 23 2,964 o,6o5
- 24 1/2 2,980 0,623
- 26 2,939 0,620
- 28 1/2 2,942 0,625
- 47 2,93° 0,6o5
- La quantité de peroxyde formé correspond h i39,43o3 gr p. 100 ampères-heure.
- 6° Acide sulfurique et nitrite de potassium. — D’après Henry William Handcock et Alfred Herbert Dykes(a), l’addition de nitrites alcalins à l’acide sulfurique ne donne pas de résultats satisfaisants car les vapeurs nitreuses se dégagent et ne se combinent que partiellement au radical négatif de l’acide. Par contre, l’emploi du nitrite d’ammonium ou des bases organiques qui renferment les groupes AzH, AzH2, etc., ne donne lieu à aucun dégagement gazeux et les solutions sont plus complexes dans leur constitution.
- Si on mélange rapidement de l’acide sulfurique de densité i,o5 à du nitrite d’ammonium de densité 1,1, on doit pouvoir former en 2 à 5 jours. Le peroxyde obtenu est cristallin et les bulles de gaz n’y restent pas attachées, ce qui d’après ces auteurs doit rendre moins différentes les tensions de charge et de décharge.
- Fr. Peters a obtenu son bain de formation en mélangeant une solution renfermant 000 cm3 d’eau et 100 gr de nitrite de potassium (densité 1,1) à une solution de 000 cm3 d’acide sulfurique de densité 1 ,o5.
- La solution de densité 1,070, devenait bleuâtre et dégageait des vapeurs brunes. O11 la chauffait jusqu’à presque complet dégagement gazeux.
- Après refroidissement, on chargeât dans ce liquide, la positive à 0,6 ampère.
- Au bout d’une heure et demie on ne remarquait encore aucun dépôt brun sur la plaque. Par contre, une couche blanche se formait qui
- P) Brevet anglais, n° 1204, du 16 janvier 1897.
- p.478 - vue 478/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 479
- augmentait d’épaisseur et sous laquelle se trouvait, après 22 heures une légère couche brune.
- Acide sulfurique et acide nitrique. — On sait que Gaston Planté (*), accélérait la formation en trempant pendant 24 heures la plaque de plomb à former dans l’acide nitrique étendu de un à deux volumes d’eau. Après lavage, laplaque chargée dans l’acide sulfurique se formait en quelques heures seulement par suite de l’augmentation de porosité du plomb.
- Le renversement du courant est avantageux ; mais il n’est pas nécessaire comme dans le cas de l’acide sulfurique seul.
- Thomas Parker et Paul Bedford Elwell (2) plongeaient les plaques dans l’acide nitrique étendu additionné d’acide sulfurique. La formation s’effectuait dans ce bain dans lequel l’hydrogène électrolytique décompose l’acide nitrique, ou encore dans l’acide sulfurique étendu au neuvième.
- C’est le même procédé qu’employaient Charles Moseley et Thomas Parker (3) et G. Garassi-nos (4).
- Ludwig Epstein (8) portait les plaques dans l’eau, additionnée de peu (1 p. 100) d’acide nitrique ; il chauffait ensuite à ébullition jusqu’à ce que les plaques aient pris un aspect gris. La couche superficielle formée, qui était très adhérente et pratiquement insoluble dans l’électrolyte devait absorber facilement les gaz formés, de sorte qu’on obtenait une peroxydation rapide. Celle-ci s’effectuait dans l’acide sulfurique ou un sulfate, avantageusement en présence d’un acide pour lequel le peroxyde agissait comme base, tel que les acides acétique, phosphorique.
- L’auteur, dans ses essais, a employé des bains qui renfermaient par litre d’eau :
- a. 1 cm3 d’acide sulfurique concentré et 2 cm3 d’acide nitrique de densité 1,18.
- b. 12 cm3 d’acide sulfurique concentré et 10 cm3 d’acide nitrique de densité 1,18.
- Dans les deux éléments, le dégagement d’oxygène était très petit.
- Après 10 minutes, les plaques positives se couvraient sur les bords d’une couche brune sur
- (1) Brevet anglais, n° 3296, du xi juillet 1882.
- (2) Brevet anglais, n° 3710, du 4 août 1882.
- (3) Brevet anglais, n° 11307, du 23 septembre i885. (!) Brevet anglais, n° 12663, du 9 juillet 1892.
- (5) Brevet anglais, n° 35>o, du 8 janvier 1890.
- laquelle se montrait bientôt une couche blanche qu’on enlevait avec une baguette de verre. L’électrolyte de a se troublait rapidement ; celui de b plus lentement. Un dépôt blanc se produisait dans les deux éléments, plus important dans a que dans b. A la fin de l’essai, la positive a était recouverte d’une faible couche brune pendant que celle de b offrait une couche de peroxyde tenant mal et recouvrant une couche blanche. Après dissolution du peroxyde de la positive <2, la plaque paraissait unie, tandis que b était assez fortement attaquée, moins cependant que 5 a.
- Les tensions observées pendant les essais étaient les suivantes :
- TEMPS depuis le commencement de l’essai en heures. TENSIONS Elément a EN VOLT Elément b INTENSITÉ en ampères.
- i/4 i,583 2,5o8 0,610
- I 5,64o 2,740 0,620
- 2 I /2 2,402 3,044 0,600
- 23 1/2 0,36o 3,524 0,610
- 47 o,323 3,45o 0 <y> 0 00
- La baisse de tension de a s’explique par les courts-circuits. L’augmentation de tension de b provient de la couche blanche mauvaise conductrice.
- La quantité de peroxyde formé correspondait à 0,8369 gr Pour l’élément a et à 108,6538 gr pour l’élément b, par 100 ampères-heure.
- 8° Acide sulfurique et chlorate. — Paul Schoop (*) a recommandé l’emploi des chlorates pour accélérer la formation. Il obtient un bon résultat en mélangeant 2000 parties d’eau, 140 parties d’acide sulfurique à 5o p. 100, 7 parties de chlorate de potassium et 100 parties de sulfate d’ammoniaque, ou 100 parties d’eau, 5 parties de bisulfate de sodium et deux tiers de partie de chlorate de potassium. Avec ces bains, la formation demande de 36 à 100 heures.
- La densité de courant adoptée était en général un sixième ampère par décimètre carré et la température 1 o° C,
- P) Brevet anglais, n° ^5x3, du 14 xxiai 1890.
- p.479 - vue 479/746
-
-
-
- 48o
- T. XXXII. — N° 39.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Dans ce cas, il se forme du chlorate de plomb qui se transforme plus ou moins rapidement en peroxyde. Celui-ci devient tout de suite apparent si par exemple, le bain renferme 7 p. 100 de chlorate de potassium, la densité étant 0,2 ampère par décimètre carré et la température 26° C environ. La présence du sulfate d’ammoniaque évite la dissolution du plomb de la négative.
- Dans ses expériences, Peters a pris :
- a. Pour 1 litre d’eau, 3,5 gr de chlorate de potassium, 5o gr de sulfate d’ammoniaque cristallisé et 70 gr d’acide sulfurique à 5o p. 100. La densité atteignait \,o^o. L’élément était chargé 46 heures à o,54 ampère. Au début de l’essai, la plaque positive était seulement faiblement brune.
- Dans la suite, la plaque devenait de plus en plus foncée, jusqu’au noir.
- Une petite partie de la couche tombait en écailles et la plaque présentait quelques petits points blancs. Les mesures de tension et d’intensité indiquaient les valeurs suivantes :
- TEMPS EN HEURES depuis le commencement de l’essai. DIEF. DE POT. en volts. INTENSITÉ en ampères.
- i/3 3,020 0,600
- I 3,2 40 0,65o
- 22 1/2 3,240 0,600
- 23 1/2 3,236 0,620
- 46 3,i94 0,620
- qui montrent qu’il n’y a pas de variations essentielles de la tension.
- Pour 100 ampères-heure, la quantité cle peroxyde formé atteignait 94? 11 gr PbO2 et le dépôt 6,4751.
- b. La solution de 0,1 gr chlorate de potassium et de i5 gr de sulfate de soude était légèrement acidulée à l’acide sulfurique; sa densité était égale à 1,002. L’élément à trois plaques recevait 26,939 ampères heure au régime de 0,57 ampères. Le dégagement d’oxygène était faible ; la plaque positive devenait brune après quelques minutes. Après une demi-heure, il tombait déjà un peu de peroxyde, puis le dépôt noir augmentait rapidement.
- La couche de matière active n’était pas uniforme et après dissolution du peroxyde, on trouvait le plomb fortement rongé. Sur les plaques négatives, il se forme beaucoup de plomb spongieux. Quant à l’électrolyte il devient alcalin et un peu trouble à la fin de l’essai. Le tableau suivant indique les tensions obtenues.
- TEMPS EN HEURES depuis la commencement de l'essai. DIEF. DE POTT. en volts. INTENSITÉ en ampères.
- 1/2 3,832 0,600
- 2 1/2 3,878 0,600
- 41/2 3,876 —
- 23 1/2 4,1 ï8 o,6oo
- 25 1/2 4,084 0,6o5
- 27 4,082 —
- 29 4,082 —
- 47 4,224 0,610
- Pendant la première demi-heure, la tension monte d’une façon insignifiante.
- En comptant la grande quantité de matière déposée, on trouve comme poids de peroxyde formé i2i,636i gr PbO2 pour 100 ampères-heure.
- c. La solution renfermait par litre d’eau, 6,6 gr de chlorate de potassium, et 5o gr de bisulfate de potassium ; sa densité était de 1,037. Sa réaction restait acide jusqu’à la fin de l’essai La disposition et la durée de l’essai étaient la même qu’en a. La positive se recouvrait de nombreux petits points blancs. Le dépôt blanc était plus élevé qu’en a. Après dissolution du peroxyde, on trouvait le plomb profondément atta-qu é.
- Pendant l’essai, la tension restait sensiblement constante, comme l’indique le tableau suivant :
- TEMPS EN HEURES depuis le commencement de l’essai. DIFF. DE POT. en volts. INTENSITÉ en ampères.
- 1 / 3 3,144 0,600
- I 3,236 0 0 0
- 2 2 I 2 3,160 0,600
- 23 1/2 3,160 0,620
- 46 3,044 0,620
- p.480 - vue 480/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 481
- La quantité cle peroxyde formé par le passage de 100 ampères-heure atteignait 117,4536 gr PbO2 dont 112,2872 gr sur la plaque et 5,1664 gr dans le dépôt.
- g0 Acide sulfurique et perchlorate. — D’après Lorenz Lucas (*), l’acide perchlorique a sur les autres composés du chlore, comme l’acide chlo-rique et l’acide chlorhydrique, l’avantage de ne pas donner de chlore par l’électrolyse et de pouvoir être souvent employé tandis cpie les bains d’acide c-hlorique doivent être jetés après une ou deux utilisations.
- Dans ses essais, Fr. Peters dissolvait *15 gr de perchlorate de potassium dans 1 litre d’eau, et ajoutait i3 gr d’acide sulfurique concentré.
- La densité atteignait 1,015. Avec 1,15 ampère, il se formait sur les deux positives de l’élément • une couche blanche, immédiatement après la fermeture du circuit ; cette couche augmentait très rapidement ; l’électrolyte devenait trouble. Après 21 heures l’élément était en court-circuit par suite d’une abondante formation de plomb spongieux aux plaques négatives. Une partie du plomb spongieux était tombée au fond. Après filtration de l’électrolyte,on a essayé de continuer la formation ; mais après une demi-heure, de nouveaux courts-circuits se produisaient et l’essai était arrêté. Les positives présentaientd’a-bondants amas blancs et le peroxyde tenait mal.
- io° Acide sulfurique et permanganate. — D’ap rès Ludwig Epstein (2J, le permanganate ou l’acide permanganique accélèrent la formation. Comme la formation du peroxyde est parfois aidée par l’alcool, il recommande en particulier une solution saturée de permanganate de potassium qu’on additionne d’au moins 10 p. 100 d’acicle sulfurique et 10 p. 100 d’alcool méthy-lique.
- Lorsque pour une densité de courant approprié, de grandes quantités de gaz commencent à se montrer le courant est inversé, comme dans le vieux procédé de formation Planté. D’après les données du même inventeur (3), on peut aussi porter, avant la formation, les plaques dans une solution bouillante de permanganate de potassium a 1 p. 100, on produira d’abord le permanganate par ébullition d’une solution de
- (1) Brevet allemand, n° 90446, du 18 juin 1896
- (2) Brevet anglais, n° 2807, du 14 juin 1882. (s) Brevet anglais, n°35o, du 8 janvier 1890.
- 1 p. 100 de sulfate de manganèse qui renferme 1 p. 100 d’acide nitrique.
- Wilhelm Schâfer et Arthur Heinemann (4), ainsi que l’Aecumulatoren-Werke Hirschwald, Schâfer et Heinemann (2) veulent des plaques qui soient remplies avec des pastilles de glycérine; la formation se faisant dans l’acide sulfurique à 16° B, additionné du permanganate alcalin. On ajoute d’abord peu de permanganate ; l’intensité monte successivement et le liquide est maintenu refroidi.
- Sur la plaque positive, il doit se former ensuite une combinaison du peroxyde de plomb avec celui de manganèse, un sel manganique de plomb.
- Dans ses expériences, l’auteur composait l’électrolyte de 1 litre d’eau, 24 cm3 d’acide sulfurique concentré et 0,1 o83 gr de permanganate de potassium; la densité du liquide obtenu était i,023 à 170 C. Les conditions et la durée de l’essai étaient les mêmes qu’en 2ci. La plaque positive devenait brune quelques minutes après fermeture du circuit ; le dégagement d’oxygène était faible pendant l’essai. Comme après 28 heures, l’électrolyte n’était plus que faiblement coloré, on rajoutait 0,0820 gr de permanganate. A la fin de l’essai, la coloration avait à nouveau disparu ; la plaque positive était recouverte d’une couche unie brun grisâtre.
- Dans la petite quantité de matière déposée, on retrouvait un peu de bioxyde de manganèse, en partie adhérant aux parois de l’élément. Après dissolution du peroxyde, le support en plomb était uni.
- Les tensions et intensités observées étaient les suivantes :
- TEMPS depuis le commencement de l’essai, en heures. DIFF. DE POT . en volts. INTENSITÉ en ampères.
- 0.23 3,106 0,600
- I 3,164 0,625
- 2,3 3,198 0,600
- 5 3,15 2 0,600
- 23 3,064 0,440
- 2 5 3,090 0,620
- 27 3,040 0,620
- 29 3,010 0,600
- 47»5 2,963 o,6o5
- (’) Brevet anglais, n° 17366, du i5 septembre 1894. (2) Brevet allemand, n° 80420, du 18 août 1893.
- p.481 - vue 481/746
-
-
-
- 482
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N» 39.
- L’analyse indiquait une quantité de peroxyde formé, égale à 0,6642 gr, qui correspond à 2,1 524 gr pour 100 ampères-heure.
- (A suivre). L. J.
- DISTRIBUTION
- Interrupteur automatique pour transformateurs, par D. Jakobovitz. Zeitschrift fur Elektro-technik, p. 181, i-3 avril 1902.
- La mise hors circuit d’un transformateur qui ne travaille pas a toujours préoccupé les électriciens, à cause des pertes élevées dues au fer. Le dispositif suivant convient particulièrement bien à une installation de moteurs susceptibles de rester plusieurs heures consécutives sans fonctionner.
- Fig. i.
- 1, 1, fils de ligne sur lesquels on branche le primaire P1 du transformateur Tp par l’intermédiaire de l’interrupteur I, (fig. 1). Sp est le secondaire qui comprend les récepteurs en dérivation K , K2, K3, munis d’interrupteurs bipolaires ai a.2, bj)%, c,c2, qu’on ferme dans l’ordre indiqué, c’est-à-dire, d’abord «p puis a2 pour Iv1, etc. Les récepteurs sont réunis électriquement par le conducteur M, disposé de telle sorte que la connexion subsiste même lorsque les interrupteurs doubles sont ouverts. En face de I, on voit un solénoïde S; si ce dernier est excité, il attire 1, qui ferme le primaire P4 de Td ; sinon, le bras I tombe par son propre poids et T4 est mis hors circuit. Tout revient donc à donner ou retirer le courant à S au moment de la mise en marche ou de l’arrêt des récepteurs. Pour cela, un petit transformateur T2 reste toujours connecté au réseau; son secondaire S2 comprend :
- l’électro S, le conducteur L relié à Sp le fil de jonction M et la résistance R. Pour mettre Kp par exemple, en circuit, on fermera d’abord a1 et un courant circulera dans S^RMoqLSS., qui excitera S, puis on fermera ci2. Les appareils sont absolument indépendants et peuvent fonctionner ensemble ou séparément. Les pertes se réduisent donc à celles du petit transformateur; les frais d’établissement du conducteur M sont insignifiants, puisqu’on peut lui donner une section très petite. Le rôle de la résistance R est de maintenir le courant circulant dans S„ h une valeur très faible par rapport à celui absorbé par les récepteurs. T. Pausert.
- DIVERS
- Sur Faction de la tension et du rayonne- . ment électriques sur le cohéreur, par A. Kette-rer. Journal de Physique, 4° s-, t. I, p. 58g-5g4, septembre 1902.
- Cette action est mesurée par la valeur de la résistance du cohéreur. Comme la tension appliquée aux bornes du cohéreur atteignait 200 volts dans certaines expériences et qu’une telle tension produit dans l’instrument cohéré un courant intense qui ne tarderait pas à le détériorer, la mesure de la résistance finale s’effectuait au moyen d’un galvanomètre sensible, convenablement shunté et relié aux extrémités du cohéreur, lequel faisait connaître simultanément l’intensité du courant qui traverse le cohéreur et la différence de potentiel entre ses extrémités. On s’assurait avant chaque expérience que le cohéreur était bien décohéré, c’est-à-dire que sa résistance était de plusieurs mégohms.
- Les tubes employés étaient à limaille et électrodes de nickel.
- Diverses précautions étaient prises pour éliminer les causes perturbatrices. Parmi ces causes perturbatrices, l’expérience a mis en évidence : les états de service antérieurs du cohéreur, la nature de la source électrique fournissant la tension (les accumulateurs, par suite delà «poussée» due à leur faible résistance intérieure, ont une action plus forte), le degré d'intensité du choc destiné à déeohérer le tube, enfin des causes accidentelles (décharge électrique de l’atmosphère, forts coups de vent).
- i° Action de la tension. En mesurant la résistance finale du tube pour des valeurs croissantes de la tension comprises entre 10 et 200 volts,
- p.482 - vue 482/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 483
- on constate que cette résistance va régulièrement en décroissant. Voici, il titre d’exemple, les résultats cl’une série d’expériences :
- Tension .... io 20 3o 5o 70 100 i5o 200 v.
- Résistances. . . 4°2 336 3o2 218 161 87 64 43 £2
- Cette loi de variation de la résistance finale avec la tension s’est trouvée vérifiée également en opérant avec des tensions décroissantes ; ainsi :
- Tension .... 200 i5o 100 70 5o 3o 20 10 v.
- Résistances. . . 33 47 93 118 i5o 196 236 3o3 O
- On peut remarquer que, pour une même valeur de la tension, la résistance est plus forte pour des tensions croissantes que pour des tensions décroissantes ; c’est ce qui résulte également d’expériences effectuées en faisant décroître puis croître les tensions à plusieurs reprises ; ainsi avec l’un des cohéreurs étudié de cette façon on a trouvé
- Tension Résistance finale
- 20 V i3o £2 ï no Q 128 1
- 3o 115 IOI 107
- 5o 95 ' 80 77
- 7° 1} 65 56
- 100 55 44 39
- 15o 29 31 27
- 200 2 7 f 20 18 «
- tance vers 109 ohms, celle cpii jaillit entre deux tiges de charbon donne une résistance finale d’environ 260 ohms, et celles qu’on obtient entre des électrodes en mercure ou en zinc amalgamé ne produisent pas d’action.
- La self-induction du circuit a un rôle particulièrement intéressant : En faisant croître la self-induction du circuit de o,oi3y5 à o,44 henry, l’intensité du courant restant 1 ampère, on constate que la résistance finale commence par décroître puis croît ensuite ; le minimum se produit pour une self-induction de 0,11 henry. La valeur de la self-induction correspondant au minimum de la résistance dépend d’ailleurs de l’intensité du courant dans ce circuit ; elle décroît quand cette intensité diminue, comme le montre nettement le tableau suivant où la place du minimum est indiquée par un trait.
- Self-induction Résistance finale du cohéreur II
- i = o,i5a o,3o a 1,0 a i,5 a 2,0 a
- o,oi375 h 640 £2 202 £2 325 £2 570 £2 p
- 0,0275 5 04 161 220 38o 147
- o,o55 388 *49 107 120 i56
- 0, X 1 i65 i38 5 2 134 176
- 0, i65 i53 123 78 x8g 222
- 0,22 128 142 95 193 239
- o,33 i53 i63 120 204 320
- 0,44 i65 202 *77 255 290
- 11 y a là, dit l’auteur, « un phénomène d’accommodation moléculaire, assimilable en quelque sorte au magnétisme rémanent, qui accentue l’analogie des phénomènes de cohérence avec ceux du magnétisme ».
- 20 Action du rayonnement électrique. Le rayonnement est fourni par une étincelle produite, entre deux tiges métalliques, par la rupture d’un circuit où on peut faire varier l’intensité du courant ou la self-induction du circuit.
- La distance de l’étincelle au cohéreur a une influence manifeste : la résistance finale du cohéreur sous l’action d’une étincelle augmente avec cette distance.
- L'état des surfaces des électrodes exige une attention minutieuse : chaque étincelle doit jaillir entre des électrodes présentant le même degré de propreté et de poli.
- La nature des électrodes entre lesquelles l'étincelle est produite influe considérablement : tandis que l’étincelle jaillissant entre deux tiges de cuivre ou de maillechort fait tomber la résis- 1
- L’intensité du courant doit nécessairement avoir une influence d’après ce qui précède ; on peut même prévoir que pour une même self-induction la résistance finale passera par un minimum pour une certaine valeur de l’intensité, valeur qui sera d’autant plus faible que la self-induction sera plus grande ; les chiffres du tableau suivant confirment cette prévision.
- Intensité Résistance finale du cohéreur II
- L — 0,01735 h o,o55‘ h o, 11 h o,44 b o,59 h
- 0,15 CS 0 171 £2 282 £2 115 £2 168 Ü
- o,3 260 168 204 100 168
- o,5 227 166 188 69 168
- o,8 193 162 98 88 I79
- 1,1 166 144 66 io5 198
- 1,5 j3i *Q7 80 i38 208
- 2,0 124 127 100 i65 225
- 2,5 120 1.33 129 i97 262
- 3,3 l52 196 — 284
- 4,i — 174 236 — —
- Le Gérant : C. N AUD
- p.483 - vue 483/746
-
-
-
- TABLE METHODIQUE DES MATIERES (,)
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Théories et Généralités.
- Le théorème de Poynting etla distribution du champ électrique au voisinage d'un conducteur traversé par un courant (p). — VU. Franklin.............................................CLXIII
- Actions exercées par des courants alternatifs sur une masse conductrice ou diélectrique. —
- P. Duheni.................................383
- Nouvelles recherches sur les courants ouverts. —
- V. Crémieu.............................. i5o
- Sur la vitesse des ions d’une flamme salée. —
- Georges Moreau........................... 109
- Quelques phénomènes de coloration des molécules dissoutes. Contribution à la limite de la théorie de la dissociation (p). — Dr Robert Pauli............................................ ni
- Conducteurs, Électrolytes et Diélectriques.
- Sur la limite de validité de la loi d’Ohm. — J. Stark 69 Sur le pouvoir inducteur spécifique des diélectriques aux basses températures. — Jacques
- Curie et P. Compcin . '................. 70
- Influence de la durée de charge sur la déformation
- des conducteurs (p). — G. Ercolini. . . . lxi Rotations électrostatiques (p). —G. Vicentini. cxxxvii Sur la relation entre l'intensité du courant voltaïque et la manifestation du débit électrolytique.
- — M. Berthelot..........................148
- Sur l’électrolyse de l’azotate d’argent. — A. Leduc 148 Sur l’équivalent électrochimique de l’argent. —
- A. Leduc.................................37ü
- Les courants unipolaires au sain des électrolytes(y;).
- C. Christiansen............................ xvi
- Théorie de la dissociation électrolytique (p). —
- Kallenberg......................... lxxiv
- La polarisation électrochimique (p).— C.-J. Reed, lxxiv
- Sur la manière d’agir des anodes en plomb dans
- l’acide phosphorique {p).— Franz Fischer lxv
- Décharge électrique.
- Sur les décharges oscillatoires (p). — A. Battelli
- et L. Magri.............................xvii
- Sur l’influence de la capacité sur l'amortissement de la décharge d’un condensateur. —
- R. Swyngedauw ..........................351
- Sur l’énergie développée par la décharge oscillatoire d’un condensateur dans les tubes à
- vide (p). — A. Maresca.................. lxi
- Sur les phénomènes mécaniques de la décharge
- disruptive. — J. Semenov.................368
- Les phénomènes de luminescence dans les tubes à gaz raréfié et les dispositifs pour courants de haute fréquence. — A. Turpain . . . 356
- Sur un phénomène observé sur un excitateur dont
- les boules sont reliées à une bobine de
- Ruhmkorff. — II. Bordier.....................106
- Action des radiations ultraviolettes sur un excitateur électrique. — Bordier............................353
- Quelques expériences sur la décharge électrique
- dans les gaz [p). — A. Garbasso . . . clxiv La décharge électrique dans la flamme. — Jules
- Semenov......................................io3
- Action de la self-induction sur la partie extrême ultra-violette des spectres d’étincelles. —
- E. Néculcéa..................................109
- Sur l’action delà self-induction dans la partie ultraviolette des spectres d’étincelles.— E. Néculcéa .............................................. i5o
- (') Les titres des matières publiées dans la Littérature des Périodiques et des Brevets sont suivis des indications (p) ou (b); les analyses publiées dans la Bibliographie sont indiquées par un (B).
- p.484 - vue 484/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 485
- Ondes électriques stationnaires. — K.-F. Lindman Production des ondes électriques stationnaires dans les fils au moyen de la décharge des condensateurs. — F. Braun...............................29”
- Sur les propriétés des enceintes fermées relatives
- aux ondes électriques.— A. Turpain. . . 358
- Etude delà résonance électrique au moyen du cohé-
- reur. — F. Kiebitz........................211
- Tube à interférences et ondes électriques. —
- A. Becker...................................364
- Absorption des oscillations électriques dans les
- liquides (p). —K. Wildermuth............... xvi
- Anomalies présentées par la charge des conducteurs isolés sur les diélectriques solides. Phénomènes particuliers constatés au voisinage des nœuds d’oscillations électriques. — V. Crémieu .'................................366
- Application des ondes hertziennes au problème de la tarification mobile. — /. Renous et A. Turpain............................................. . 369
- Oscillations hertziennes.
- TOI
- Rayons cathodiques, Rayons Rœntgen, Rayons Becquerel, etc.
- Perte de vitesse que la réflexion fait subir aux
- rayons cathodiques. — E. Gehrke. . . . 336
- Sur le mode de formation des rayons cathodiques et des rayons de Rœntgen. —Th. Tomma-sina...................................................370
- Action des rayons X sur de très petites étincelles
- électriques. — R. Blondlot...................107
- Lois de transparence de la matière pour les
- rayons X. — L. Benoist.......................3go
- Sur une propriété communiquée par l’air rœntge-
- nisée aux vapeurs (p). — Campanil et Di
- Ciommo............................... xx
- De l'examen stéréoscopique en radiologie et des
- illusions dans l’appréciation du relief. —
- Th. Guilloz............................... 71
- Précautions à prendre en radiographie avec les
- bobines de RuhmkorfF. —Infroitet Gaiffe. 109 Ampoules de Rœntgen à anticathode refroidie (p). xx Sur le poids atomique du radium. — MmQ Curie. . 370
- La lumière noire et les phénomènes actino-électri-
- ques. — G. Le Bon........................i5a
- Magnétisme.
- Sur la stabilité du magnétisme temporaire et du
- magnétisme permanent. — Ascoli. ... 99
- Sur le magnétisme induit dans le fer par des cou-- rants (ou champs) oscillant rapidement. —
- Mansergh Varley. ........................437
- Propriétés magnétiques du fer (p).............xxi
- Recherches sur les propriétés électriques et magnétiques des alliages de fer. — W. Barrett,
- W. Brown et R. Hardfield.............253
- Propriétés électriques et magnétiques de quelques
- alliages de fer (p). — Br. Bohm-Raffay . lxii Sur le magnétisme des ferro-siliciums.—Ad. Jouve. 110 Propriétés magnétiques des aciers au nickel (p). —
- Crittenden Marriott..................cxxxvii
- Aimantation du fer, de l’acier et du nickel par des courants intermittents [p). — Honda et
- Schimizu...................................clxiv
- Sur la magnétostriction dans le bismuth. — A.-P.
- ÎVills....................................213
- Sur les variations de volume dues à l’aimantation.
- — Ch. Maurain..............................325
- Modifications temporaires accompagnant l’aimanta-
- tation (p). — C. Bavas.....................clxiv
- Sur les effets électrostatiques d’une variation magnétique. — V. Crémieu................................104
- Sur la force électromotrice due à la variation des
- aimants. — E. Carvaïlo....................... 72
- Sources d’électricité.
- Une grande machine à influence (p)..................clxiv
- Polarisation et résistance intérieure des éléments
- voltaïques (p). — Martin Atkins .... clxiv
- Nouvelles recherches sur les piles fondées sur l’action réciproque de deux liquides. —
- M. Bertlietot.............................io5
- Actions électrolytiques manifestes, développées par les liquides renfermant l’un un acide, l’autre un alcali. — M. Berlhelot .... 366
- Force électromotrice due à la gravité et aux varia-
- tions de pression [p). — Rolla-Ramsey. . clxiv Sur la bobine d’induction. — Lord Rayleigh ... 29
- Sur la bobine d'induction. — Trowbridge........... 65
- Bobine d’induction Maiche (b).....................xxxii
- Interrupteur électrolytique. — Julius Ring .... 66
- Interrupteur-pilon Lecarme et Michel.............. 67
- Interrupteur rotatif Lecarme et Michel............ 67
- Les travaux du savant russe N. Sloughinow et l’interrupteur de Wehnelt. — VI. de Turine . 295
- p.485 - vue 485/746
-
-
-
- 486
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXII. — N° 39.
- Électricité atmosphérique et Magnétisme terrestre.
- Photographie ,d’un éclair multiple. — Piltschikoff. 36g L’électricité atmosphérique et les mesures de protection contre la foudre...........................435
- La prévision des orages. — A. Turpain..............449
- Sur la loi de distribution régulière de la composante verticale du magnétisme terrestre, en France au Ier janvier 1896. —- E. Mathias .............................................317
- Anomalies magnétiques sur le Puy-de-Dôme. —
- B. Brunhes et David...................... 3a3
- Travaux magnétiques autour du massif central de
- Madagascar. — Père Colin.................. 3y
- Sur une perturbation magnétique observée à Athènes le 8 mai 1902. — D. Eginitis. . . . 104
- Phénomènes magnétiques observés à Zi-Ka-Wei (Chine) lors de l’éruption de la Martinique. —fDje Moi dre y...............................376
- Sur les mouvements sismiques et les perturbations magnétiques du commencement de mai à la station d’Uccle (Belgique). — E. Lagrange . . ........................................ 4o
- Sur la constitution des nébuleuses. — Ch. Nordmann. 38
- Sur les variations de la lumière zodiacale. — L. Décombe.............................................. 74
- Extension de l’hypothèse cathodique aux nébuleuses. — II. Deslandres............................ xo5
- Relation entre les protubérances solaires et le
- magnétisme terrestre. — Norman Lockyer. 376
- Electro et Magnéto-optique.
- Recherches sur les phénomènes actino-électriques.
- Albert Nodon..............................106
- Influence de la température sur la déperdition électrique des corps illuminés (p). — Zélény. clxvi Sur la biréfringence magnétique. — Quirino Majo-
- rana......................................369
- Sur le dichroïsme magnétique. — Q. Majorana. . 370
- Réflexion de là lumière sur un miroir aimanté perpendiculairement au plan d’incidence. —
- P. Camman...........,................37.3
- Electro capillarité et Électrobiologie.
- Sur les propriétés électrocapillaires des bases organiques et de leurs sels: •— Gouy. ... 4°
- Dissymétrie de la courbe électro-capillaire. —
- F.-F. van Laar............................ 334
- Résistivités électriques de sérums sanguins pathologiques et d’épanchements séreux chez l’homme. — Lesage et Dongier.................172
- Moyen de régler les résonateurs de haute fréquence
- en vue de leur emploi médical. — II. Guil-
- ' leminot......................................374
- Electrisation spontanée du corps humain (p). —
- A. IleydweiUer.............................lxix
- Les ondes-électriques et leur effet sur le cerveau
- humain ‘(p). — A. Frederick Collins. . . xi L’effet des ondes électriques sur le cerveau humain (p). — D. Mc lntosh et /. Graham-Wilmore *..........................................i.xxx
- APPLICATIONS
- Génération et Transformation de l’énergie électrique.
- Machines motrices. — L’utilisation des chutes
- d’eau des Alpes.........................cxxxii
- La vaporisation dans les chaudières [p)............xxxn
- Comparaison des systèmes de tuyauterie de vapeur des quatre grandes stations électriques de New-York (p). — C. G. Robbins. lxii La condensation et l’échappement à l’air libre (pj.
- — Chas. L. Huhbard........................i.xn
- Filtre Wilson à nettoyage automatique pour eaux
- de condensation (p)........................cxn
- Séparateur d’huile et de vapeur Shelby {p).... oxx
- Les distributeurs oscillants et leurs systèmes de commande dans les machines modernes (p).
- — II.-F. Schmidt..........................lxii
- Soupapes de sûreté pour machines à vapeur. —
- /. Fournier................................328
- Sur le rendement des machines à vapeur (p). . . exx Les machines à vapeur anglaises, américaines et
- continentales (p). — P. Dawson. . . . . xcm
- Machines à vapeur A. Bollinckx (p)................ exx
- Résultats d'essais d’une machine à vapeur Ersle
- Bruilner.................................... c
- p.486 - vue 486/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 487
- Essais d’une machine à vapeur avec surchauffeur
- système Schmidt (p). — Eaing. . . . cxxxyii
- Résultats d’essais de deux turbines à vapeur (p). —-
- F. Ross................................: cli
- Les turbines à vapeur dans les usines électriques
- modernes (p)...........................cxii
- Diagramme de vitesse d’ün turbo-alternateur Parsons-Brown, Boveri................................ lix
- Sur les moteurs à combustion. — L. Lecornu . . 71
- Sur les moteurs à injection. —L. Lecornu .... 108
- La température dans les moteurs à gaz (p). —
- • II.-E. Winperis..........................lxiii
- Sur une méthode de comparaison des moteurs à gaz tournant de différentes puissances. — Max
- Ringelmann................................ 38
- Moteur à pétrole Banki construit par Ganz et C° de
- Budapest (p)............................xxxiv
- Les récents progrès du moteur à gaz (p). —
- T. IIudson-Beake . .....................lxiii
- Les gaz des gazogènes et des hauts fourneaux. —
- A. Lencauchez........................... 172
- Dynamo, alternateurs. — Dynamo Thury, à courant continu, de 3z[o kw, 2 200 volts ... 48
- Dynamo Thury à 20 000 volts......................... 89
- L’armature des machinés à courant continu (p). —
- Fred. W. Ravies.........................clxvi
- Alternateur Thury triphasé de 110 kilovolts-am-
- pères .................................... 47
- Sur la détermination de la chute de tension dans
- les alternateurs. — Cli. Westphal . , . . 161 La réactance synchrone (p). — F.-C. Banni . . . 01.1 La pratique des machines à courants polyphasés (p).
- — Rr Louis. Bell.........................i.xm
- Notes sur les machines à courants polyphasés. —
- A.-C. Ehorall.............................44°
- Connexions équipotentielles dans les induits des
- dynamos à courant continu. — E. Arnold. i33 Formule générale pour enroulements d’induit réguliers. — R. Robertson...............................263
- Dispositif Reist pour, connexion des bobines inductrices des dynamos ( p)..........................xxxiv
- Notes sur les caractéristiques en charge. — A. Potier .................................... 113
- Détermination du nombre de lames au collecteur d’une dynamo à courant continu. —A. Ro-
- thert.....................................290
- Calcul du rhéostat d’excitation d’une génératrice
- shunt (p). — R. Krause . . ,........lxiii
- Sur les anneaux à collecteur. — L. Fleischmann et
- A. Orgler..............................141
- Les génératrices à double courant et leurs applications [p). — E.-T. Iiutliven-Murray . . lxxiv Couplage des dynamos [p). —B.-T.-Mc. Cormick. xxxiv Le couplage en parallèle des alternateurs (b). . . xciv Le fonctionnement, des alternateurs en parallèle (p).
- — Paul M. Lincoln.......................xciv
- Le compoundage ’ électromécanique des groupes électrogènes par le régulateur J. L. Routin.
- C.-LL. Guilbert....................189, 234
- Appareil Everett, Edcumbe et C° pour le couplage
- en parallèle des alternateurs (p).......lxiii
- Notes sur la synchronisation (p). — Joseph-Martin Romans........................................lxxiv
- Remarques sur 'les génératrices directement accouplées [p). — W.-II. Bryan........................cxx
- Vitesses des moteurs directement accouplés à des
- alternateurs (p). —-E. Knowlton............cxx
- Rupture d’arbres de machines directement accouplées. —’ /. Frith'e t IL. Lanib...........227
- Groupes électrogènes. — Le groupe électrogène à turbines à vapeur de la Hartford Electric Light Company, à Hartford (Etats-
- Uuis) (p)................................. cli
- Installation électrogène transportable (p).... clxvi
- Transformateurs. — Le transformateur à intensité
- constante (p). —’A.-S. M’Allister. . . . xxxiv Procédé A.-R. Everest pour la construction des
- noyaux de transformateurs (p)...........' xxxv
- Essai des transformateurs par les Compagnies de
- distribution (p). — R.-F. Schuchardt . . xxxv
- Un transformateur à 80 000 volts (p)..............lxxvi
- Les procédés actuellement en usage pour réduire les pertes à vide dans les transformateurs
- (p). — Winkler et Schllatter.............lxiii
- Interrupteur automatique pour transformateurs. —
- R. Jacoboritz............................. 482
- Ess'ais de moteurs-générateurs Oerlikon (p) . . . xxxv Commutatrices de la Bau-und Betriebsgesellschaft
- de Vienne (p)....................cxxxvm
- Réglage de la tension dans les commutatrices (p).
- — M. Seidner.............................. ci.ii
- Redresseur électromagnétique pour courants alternatifs (p). — Hart Morse...................cxx
- Piles et accumulateurs. — Sur une nouvelle pile
- à l’aluminium. — Nogier...............327
- Théorie de l’accumulateur au plomb. —/. JVade . 21
- Sur la capacité théorique des plaques d’accumulateurs. — A.-L. Marsh.......................247
- Recherches sur les plaques en plomb spongieux. —
- U. Sho&p.............................1.42
- La formation électrolytique du plomb métallique
- en peroxyde de plomb. — Franz Peters . 475
- Quelques essais sur des accumulateurs au zinc-
- plomb.— Oscar Gabran..................399
- Les accumulateurs de l’Accumulatoren-Fabrik A.-G.
- à l’Exposition de Düsseldorf (1902) (p) . xxxv L’accumulateur Edison (p). — Henry. F. Joël. . . xciv Procédé Henry et Lennd pour la fabrication des
- agglomérés pour piles électriques [b). . lxxvi
- p.487 - vue 487/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- 488
- Diaphragmes pour accumulateurs de la C,e française
- de l’amiante du Cap [b)..................xxxyi
- Système de bourrage végétal Delaitre et Olivier pour accumulateurs et piles électriques
- (.b).....................................LXXYI
- Projet d’une batterie d’accumulateurs de grande
- capacité (p). —/. C. Brocksmith. . . . lxxyi Accumulateurs « Aigle » pour automobiles électriques. — Lavezzari................................3oi
- Les accumulateurs dans les tramways. — L. Jumau. 270 Les accumulateurs dans l’électromobilisme urbain.
- — L. Jumau.............................273
- Sur l’entretien des accumulateurs employés pour la
- traction (p)..........................cxxi
- Les batteries d’accumulateurs dans les petites
- usines génératrices (p)..................xxxvi
- Nouveau réducteur automatique. — P. Thierne . . i/p
- Usines génératrices et transformatrices. — Usine
- génératrice de Bristol (Angleterre) (p). xxxvm Usine et réseau de la Gas and Electric Company
- de Cincinnati (p).....................xlvi
- Usine hydraulique de la Canadian Electric Light
- Company aux chutes de la Chaudière (p). xlvi Usine génératrice de Gmünd (Autriche) avec moteurs
- à gaz (p). — E. von. Rziha,..............xxxvm
- Usine génératrice de Ludwigshafen (Port-Louis-
- sur-le-Pvhin) (p). —Rudolf Gassner . . clxyi
- La nouvelle usine électrique municipale de Manchester (p) ...............................LXXYI
- Usine de Sainle-Radegonde à Milan (p) .... xxxvii
- Extension de la « Canadian Niagara Power C° »
- (p)...................................... XCYIII
- Usine génératrice de Pressbourg avec moteurs à
- gaz (p). — F. Ross................xxxvii
- Usine génératrice de Saint-Maurice (Suisse) ... 46
- Usine génératrice de la Société anonyme « Electricité et Hydraulique » à Saint-Pétersbourg.
- — W. Multhauf................................471
- Usine génératrice hydraulique de Thiers (p). . . cxm
- La nouvelle usine d’électricité du faubourg métropolitain de Shoreditch [p)...........................xyli
- Uniformisation et exploitation des installations de
- puissance (p). —Ph. Dawson . . . xLviri, lu L’influence du diagramme de charge sur le rendement d’une usine d’électricité (p). — Gus-
- taw. w. Meyer...............................xlvi
- La clientèle des stations centrales anglaises (p). . clii L’économie des installations électriques privées (p).
- — Isaac D. Parsons..........................xlvi
- Réduction du prix du courant à New-York .... cxxi Sur les principes servant de base à la vente productive de l’énergie électrique. —
- A. Wright....................................173
- Discussion de la communication de Wright sur la
- vente productive de l’électricité............214
- Transmission et Distribution.
- Généralités. —Décomposition en sinusoïdes d’une
- courbe représentant un phénomène pério- *
- dique. —F. Loppé. . . ...................287
- Sur un circuit inductif dont la résistance varie harmoniquement (p). — T. Mizuno........................clii
- La distribution de l’électricité en grand. -—
- II. Parle................................. 44^
- Note sur les diagrammes de courants alternatifs.—
- W.-F. Sumpner...............................262
- Résumé sur la distribution par courants alternatifs
- (p). — II.-G. Reist........................xciv
- Comparaison de la distribution triphasée et de la distribution diphasée pour les réseaux
- urbains (p). —A. Behrend....................xcv
- La distribution par courant continu à haute tension {p). -— A.-S. Bar nard.........................xevu
- Distribution à deux et à trois fils ( p)..........xcvii
- M ise à la terre du centre de l’étoile (p)........xcvii
- La mise à la terre du conducteur neutre [p). —
- A.-J. Abraham.............................clxvi
- Sur les courants dérivés à la terre provenant des distributions d’électricité. — E.-B. Wedmore. 222 Accidents électriques et leur législation. — C.-B.
- Webber, F.-B. Aspinall, A.-P. Trotter . 237
- Un choc électrique de 19 000 volts (p)............xcvm
- Canalisations. — Sur la capacité des longues lignes de transmission pour le transport
- d’énergie. — Sartori....................331
- Théorie et calcul des lignes à courant alternatif (p).
- C. Startsman . . ......................xevi
- Elévation de tension dans les lignes (p). — F'.-G.
- Baum.................................... cxxi
- Calcul de la section des câbles dans les réseaux alimentant des moteurs à courants alternatifs (p)............................................ XCV
- Est-il avantageux d’injecter de créosote les poteaux des lignes de transmission électrique?
- (p) — W.-E- Moores....................... . xcvii
- Le créosotage des poteaux en bois (p)............cxxi
- Isolateur de la ligne Saint-Maurice-Lausanne ... 85
- Lignes de transport d’énergie à 26 000 volts de la
- région de Grenoble. — /. Reyval .... 77
- Tables à la « Dialite » (p)......................cxxi
- Pose de câbles au fond d’une rivière (p).........clii
- Appareillage. — Système d’installations intérieures
- au moyen de tubes. — A. Peschel. . . . 201
- Interrupteurs automatiques à distance pour hautes
- tensions (p). — /. Schmidt..............clxyii
- Le fusible à sparklet Partridge (p)
- xcv
- p.488 - vue 488/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 489
- Parafoüdre Thury................................ 5i
- Parafoudre de l’Allgemeine Elektricitàts Gesells-
- chaft. — G. Benischke..................... 61
- Parafoudre Giovanni Gola (b)......................xcvm
- Dispositif de protection contre les hautes tensions
- du professeur Artemieff (p).............clxvi
- Résistances en fils de fer immergés dans l’eau (p)
- F. Loppé................................cxiii
- Densité de courant dans les résistances. — G. Er-
- lacher.................................... 27
- Le compoundage électromécanique des groupes électrogènes par le régulateur J.-L. Rou-
- tin. — C.-F. Guilbert..............189, 234
- Procédé Young pour la régulation de la force électromotrice dans un système à trois fils. . 247
- Système A.-D. Lunt pour faire varier la tension sur
- un réseau à courant continu à deux fils (b). xxi
- Installations. —- Transport d’énergie à 5oooo volts
- de la Missouri River Power Company (p). xcv
- Transport d’énergie Niagara-Toronto...............cxxm
- Transport d’énergie de Pike’s Peak (p). — M.-R. Jones ..............................................cxxn
- Transport d’énergie de Plumas-San-Francisco (p). cxxm
- Transport d’énergie Saint-Maurice-Lausanne, système Thury. — C.-F. Guilbert .... 4G 84 Transport d’énergie de Shawiningan (Canada) (p). xcvm Transport d’énergie hydroélectrique de Spokane à
- Cœur-d’Alene (Etats-Unis) (p)............... xxi
- Installations de transmission et de distribution de l’énergie électrique dans le pays de Galles
- (Angleterre)................................ xiv
- Distribution de l’énergie électrique dans le sud du
- Pays de Galles {p)...........................xxn
- Distribution d’éclairage et de force motrice à San-
- Francisco [p)............................CLXVIII
- Installation de la Compagnie électrique Jacques
- Cartier de Québec (p)........................xxn
- Installation de la Compagnie d’éclairage et de force
- motrice de Québec (p)........................xxn
- Installations à courant continu à haute tension (p).
- — C. Kinzbrunner...........................cliii
- Les nouvelles installations électriques de Naples, lxxxvi Réseau suburbain de Boston (p). — Alton D.
- Adams....................................... xxi
- Quelques chiffres au sujet des installations électriques de la Suisse (p)..............................xcv
- Applications mécaniques.
- Moteurs. — Moteur-série Thury de 400 chevaux . 87
- Détermination des pertes dans les moteurs.— W.-E.
- Sumpner................................. j86
- Calcul des caractéristiques d’un moteur d’induction
- (p). — A. Lindstrom......................cxxm
- Les moteurs asynchrones (p).......................cxxm
- Le moteur asynchrone monophasé [p). — A.-S.
- Mc Allister.............................xcvm
- Moteurs à . vitesses variables et accouplement direct (p)...........................................cxxm
- Sur les installatiôns de moteurs électriques (p).—
- A.-II. Mares............................cxxiv
- Essais d’un moteur asynchrone triphasé de la Ber-
- liner-Maschinenbau A.-G. — E. Ziehl . . 4°2
- Essai commercial des moteurs asynchrones (p). —
- Mc Allister............................cxxxix
- Etude expérimentale sur la dissociation des élé-
- ments consécutifs de la dépense énergétique des moteurs employés à une production de travail positif. — A. Chauveau . . 36
- Dissociation des éléments delà dépense énergétique des moteurs employés à 1 entraînement des résistances de frottement.— A. Chauveau. 102
- Système James Burke pour le démarrage et la marche des électromoteurs.......................248
- Appareils. — La pompe express Riedler.— J. Rey-
- val....................................... 5
- Sur les ascenseurs électriques (p).— H.-D. James. vin Appareils électriques de levage dans les -usines métallurgiques (p). — A. Krebs........................xxn
- Treuils de mines à moteur électrique de la Hunt
- Company (p)......................... xcvm
- Dispositif pour le démarrage et la commande des
- treuils à double effet actionnés électriquement, par variation du nombre d’éléments
- d’une batterie d’accumulateurs..............332
- Riveteuse électrique (p)...........................cxxiv
- Tour à commande électrique (p)..................cxxiv
- L’équipement électrique des machines-outils modernes (p). —R. Lozier.............................cxxxix
- Indicateur à distance de la direction du vent, système de l’A. E. G.....................................249
- Installations. — Sur l’emploi de l’électricité pour force motrice dans les installations anglaises (p)..........................................CXXIV
- Installation électrique de la fabrique d’épices Stick-ney and Poor à Charleston (Massachusetts (p).............................................. ix
- Installation d’énergie électrique dans un atelier de
- chemin de fer (p).............................xxm
- Les ateliers de l’Electric Construction Company (p). xciv Installations électriques des Forges et Aciéries de
- Parkgate (Angleterre) (p)...................cxxiv
- p.489 - vue 489/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- 49°
- Applications de l’électricité dans les usines de fer
- et d’acier (p). — C.-H. Hines...............clxix
- Emploi de l’électricité dans les forges (p). —
- A. Abraham..................................clxix
- Distribution d’énergie électrique dans le chantier
- naval de Quincy (Mass. Etats-Unis) (p) . vin Installations électriques des chantiers maritimes de la New-York Shipbuilding Company, de Candem (New-Jersey, Etats-Unis) (p) . cxxiv
- Appareils électriques dans les chantiers de constructions navales (p).'—Sydney F. Walker. clxix
- Installation électrique du bassin d’expériences du chantier naval de Washington (p).. —J.-A.
- Metrary. t . . .,..........................clxviii
- Installation électrique pour le canal de Soulanges
- (p)..........................................XXIII
- Installations électriques dans les transatlantiques
- (p)..........................................XXIII
- Applications dé l’électricité dans les mines de
- houilles américaines (p). — W.-O. Irwin. ix
- L’électricité dans les mines (p).....................clxviii
- Généralités. — La traction électrique urbaine et suburbaine. — A. Momnerqué La traction mécanique des marchandises sur les voies ferrées urbaines. — E. Druart et
- P. Le Roy...............................3o3
- Sécurité des tramways à trôlet (p). — E. Mauville. lxxvi
- Mesure des accélérations des trains (p)..........lxxvii
- Sur l’exploitation des. tramways électriques. — F.
- Goering................................... 91
- Etude économique sur les transports rapides à
- Londres et à New-York [p]. — J. Dredge. ix
- Ligne et voie. — Prise de contact Bède...........207
- Les systèmes à contacts Cruvellier, Diatto, Bède.
- — Thévenet, Launay, I.avezzari..........268
- Ligne aérienne pour tramway électrique (p). —
- Primavera..............................xxiv
- L’écartement des voies pour chemins de.fer d’intérêt local. — A. Ziffer......................314
- Influence de la composition chimique sur la résis-tibilité des rails de roulage et de prises de courant (p). — Sydney JVoodfield . . cxl Appareillage électrique pour chemins de fer (p).
- — Fillunger.............................cxxxix
- Voitures. — Transporteurs locomoteurs électriques Dulait et Le Roy.....................3i3 et cxxv
- Le choix des moteurs électriques pour le service
- des tramways. — W.-P. Potier............ 74
- Moteurs, triphasés pour traction. ..................25i
- Les moteurs du chemin de fer électrique de Liver-
- pool (p).............................. cxxxix
- Frein électro-magnétique avec le patin flottant sur
- rail système Westinghouse-Newel (p) . . xxiv
- Freinage électrique des tramways (p). — Maximilien Millier....................................cxxv
- Un nouvel appareil de sécurité pour voitures de
- tramway (p). — Br. Bôhm-Raffay. . . . cxl Les tramways à accumulateurs. — Blanchon . . . 268
- Installations. — L’électrification des chemins de
- fer anglais (p).......................... clxx
- La traction électrique sur les chemins de fer
- suisses (p).............................. x
- L’équipement électrique du chemin de fer élevé de
- Manhattan (p)..........................lxxvii
- Le chemin de fer suspendu de Barmen Elberfeld-
- Vohwinkel (p)...............'..........cliv
- La traction électrique sur la ligne Milan-Varèse.—
- /. Rocca...................................266
- Ligne de chemin de fer Milan-Varèse à accumulateurs électriques (p). — G. Cristoforis . xxm Chemin de fer électrique à marche rapide Rome-
- Naples (p)........................LXXVII
- Le chemin de fer électrique funiculaire de Vevey
- au Mont Pèlerin (p)....................... xxm
- Les tramways électriques municipaux de Cardiff
- (P).......................................XXIV
- Les tramways de Chatham (p)................lxxvii
- Les tramways électriques de Livourne (Italie), (p).
- Enrico Bignami.............................. x
- Les tramways dans le Midland anglais (p). . . lxxvii Les tramways municipaux de Salford (p).... lxxvi
- Les tramways de Yarmouth (p).......................cxxv
- Dépôt des tramways de l’Est parisien aux Lilas (p) cxxv
- Funiculaire suspendu de Bleichert (p)..............xxiv
- La traction électrique dans les mines de houille
- (p).—- W.-B. Clark.......................... x
- Ateliers de constructions électriques et de traction
- de Preston (p)........................ lii
- Automobilisme. — Système Lombard Gérin à trolet
- automoteur. — R. Kocchlin..................273
- Sur les voitures électromobiles. — Lavezzari. . . 275
- Quelques applications de l’électricité à l’automobilisme. — Jeantaud.................................279
- Sur un théorème relatif à la direction des automobiles. — Vickersheimer...................... . . . 314
- Le prix et l’entretien des automobiles électriques lxxxiv Projet d’un tandem à moteur électriques (p). —
- X.-C. Brocksmilh.......................... xxv
- Véhicules militaires à traction mécanique (p) . . xxxix
- épreuves sur route des accumulateurs Edison (p) xciv
- Bateaux. — Bateaux électriques.............lxxxix
- Traction et Propulsion.
- 120
- p.490 - vue 490/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 491
- Télégraphie et Téléphonie.
- Télégbaphie. — Modification de l’essai de Blavier.
- — W.-J. Murphy.......................... 199
- Téléphonie. — Sur la téléphonie à très grande distance (p). — G. Di Pirro......................xxxix
- Accroissement de l’inductance des câble 1 téléphoniques sous-marins (p). — C.-F. Krarup xxxix La transmission téléphonique à grandes distances comparée aux phénomènes hydrodynamiques (p). — H,-T. Eddy...........cxl
- Construction des petites lignes téléphoniques (p).
- — A. Dobbs..............................lxxix
- La nouvelle méthode d’exploitation du réseau téléphonique de Paris................................. civ
- Les noces d’argent du téléphone.- . . . . xc
- Télégraphie et téléphonie hertziennes. — Les récentes expériences de télégraphie sans fil.
- — A. Turpain.............................. i3
- Les expériences récentes de télégraphie sans fil.
- Expériences de M. Ferrié.—A, Turpain. 281
- Les expériences récentes de télégraphie sans fil :
- Expériences de M. Tissot. — A. Turpain 337 Les récentes expériences de la télégraphie sans fil dans la marine italienne : Expériences de M. Quintino Bonomo. — A. Turpain . . 377
- Cohéreur Castelli à gouttes de mercure...........381
- Sur la nature du cohéreur. — /. Fényi............i5i
- Sur l’action de la tension et du rayonnement électriques sur le cohéreur. — A. Ketterer. . 482
- Transmetteur et récepteur Marconi.................. i5
- Nouvel appareil de télégraphie sans fil de Marconi
- ( p)................................. . CXL
- Dispositifs répétiteurs Guarini Foresio............ 21
- Dispositifs de syntonisation Slaby................. 19
- Sur les ondes électriques et leur application à la
- télégraphie sans fil. — GeorgSeibt. . . . 4°5
- Vœux du ministère de la Marine relatifs à la télégraphie sans fil. — Tissot. . .............3i6
- La télégraphie sans fil à travers l’Atlantique. . cxvm
- Divers. — Appareils pour la téléphotographie électrique. — Arthur Korn..............................296
- Télégraphone H. Carbonnelle........................ 11
- Applications thermiques.
- La fabrication du charbon de tourbe par l’électricité à Stangfiorden (Suède)...............ex
- Température et rendement des fours électriques {p).-
- — Gustave Gin.........................lxv
- Appareils de l’A-E-G pour le chauffage des voitures
- de tramways (p)........................ xl
- Tissu électro-calorique Bonnier (J))............ xl
- Éclairage
- Généralités. — Prix comparés du gaz et de l’électricité dans 60 villes de l’Etat de Massachussetts en 1900-1901 (p)..cxxxvm
- Sélecteur Louis Bruner pour installations d’éclairage (p)............................................LXIV
- Arc. — Eclat des gros arcs électriques. —
- J. Iley.....................................111
- Contribution à l’étude de la dissymétrie des courants alternés dans l’arc. — B. Mitkie-
- wicz........................................335
- L’arc à courant alternatif (p). — Ernst Adler. . lxxviii
- Le spectre de l’arc enfermé (p). — L. Bell. . . lxxviii Intensité lumineuse de l’arc électrique (p). — C.-P.
- Matthews...................................cxli
- Charbons à arc à lumière colorée (p). .... lxxvii
- Procédé Iveyser pour la fabrication d’électrodes en
- carbures pour lampes à arc [b).... lxxviii
- Incandescence. — Quel rendement faut-il adopter pour les lampes à incandescence, et com-
- électrique.
- ment peut-on déterminer ce rendement pour chaque usine génératrice ? (p). . . lxxix Le remplacement gratuit des lampes par les compagnies d’éclairage électrique est-il recommandable ? {p)....................................LXXIX
- Lampes Nernst, types 1902 (p)..................cxxvii
- Essais de lampes Nernst (p)..................... cxxvi
- Variation du courant pendant l’allumage de la
- lampe Nernst............................ cviii
- Corps incandescents Just pour lampes électriques
- à incandescence (b)........................ xl
- Nouveaux conducteurs de seconde classe pour lampes à incandescence de la Compagnie générale d’électricité (p). . . . . . . cxxvm Corps incandescents Siemens et Halske pour l’éclai-
- clairage électrique (p) ... ..............cliv
- Procédé de Marc pour la fabrication de tubes en magnésie avec recouvrement de carbone pour lampes àincandescenceélectriquesfp) cxxvn Procédé Voelker pour la fabrication de filaments pour lampes électriques à incandescence
- (b)................................... CXXVII
- p.491 - vue 491/746
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- 492
- Rendement lumineux de la lampe à vapeur de mercure (p). — W. Gar..........................cxxvi
- L\stalla.tioxs. — Installation d’éclairage de Tivoli.
- — A. Banti.................................... 43
- Quelques types d’installations d’éclairage électrique
- dans les Etats de l’Ouest (p)..............lxxix
- L'installation d’éclairage de Bergen-County (New-
- Jersey, Etats-Unis) (p).................... lxxix
- La nouvelle installation d’éclairage d’Ottawa (Canada) (p)........................................... LXXIX
- Sur un éclairage de secours pour usine à l’aide
- d’un moteut à gaz (p).......................cxxvm
- L’éclairage électrique de la cathédrale Saint-Paul à
- Londres (p).................................. clv
- Eclairage électrique des trains.— Ch. Jacquin. 417> 4^7 Systèmes Stone pour éclairage de voitures isolées . 4^
- Système Yicarino pour éclairage de voitures isolées .......................................4 2 3
- Système Auvert pour éclairage de voitures isolées. 4a9 Système américain pour éclairage des voitures isolées ...................................................423
- Système Dick pour éclairage de voitures isolées . 429
- Système Kull pour éclairage de voilures isolées. . 429
- Système Jacquin pour l’éclairage des trains. . . . 462
- Méthode simple pour maintenir constante la tension aux bornes des lampes à incandescence sur les chemins de fer électriques (p). —
- H. Schul............................... xi
- Divers. — Sur le phénomène de l’arc chantant et
- les contacts imparfaits. — Tissot .... 354
- Impression photographique à la lumière électrique.................................... cvn
- Électrochimie et Électrométallurgie.
- Sur l’industrie électrochimique des métaux, en
- Allemagne (p). — Dv Ludwig Hopfner. . lxv
- Les industries électrochimiques et électrométallurgiques en 1901 (p). — /. Kershaw. . . . clxx Panier anodique Jacolliot pour électrolyse {b). . . clv Matériaux poreux Combes et Bigot très résistants aux actions chimiques et électro-chimiques (b)........................................CLV
- Procédé Keith peur le traitement des solutions
- métalliques avec anodes insolubles (b) . . lxxx Procédé Marino pour le dépôt électrolytique des métaux dont les sels et les hydrates sont solubles dans la potasse et la soude (Q . cxxix Procédé Edward G. Acheson pour la production de métaux et de carbures à l’état pur dans
- le four électrique (b).....................clxx
- Procédé R. Franchot pour la préparation électrolytique du vert de Paris (b). . . . . . . . clv Influence du voltage sur la formation de l’ozone.—
- A. Chassy................................... 3g
- La décomposition électrolytique de l’eau et l’utilisation de l’oxygène et de l’hydrogène (p). Schoop...............................................xxv
- Stérilisation des eaux potables par l’ozone (p). . lxxix Fabrication électrique des nitrates au moyen de
- l'azote atmosphérique..................lxxxvi
- Sur la fabrication de la soude et du chlorure de chaux par électrolyse, en particulier avec emploi d’électrodes eu mercure. — J.-G.-A. Rhodiii.........................................294
- Perfectionnements C—J. Reed à la fabrication du chlore et de la soude caustique par l’élec-trolyse du sel avec cathode de mercure
- (b)........................................xxv
- Procédé de Yulitch et d’Orlowsky pour la fabrication du carbure de calcium (b)t...lxxx*
- L’alcool de synthèse au moyen des carbures . . . cxvi Propriétés mécaniques des alliages d’aluminium (p). liii
- Fabrication électrique de l’acier en Suède (p) . . cxli
- Procédé Gin pour la fabrication électrique de ferro-alliages avec production simultanée d’oxydes alcalins ou alcalino-terreux (/;).... xli Détermination du point de fusion du manganèse Çp).
- — W.-C. Heraeus............................lxv
- Notes sur l’électro-galvanisation (p). — Sherard
- Cowper Coles..............................lxiv
- Procédé A. Frasch pour le traitement électrolytique d’une solution ammoniacale de nickel (b)....................................LXIV
- Sur la substitution du bisulfite de sodium au monosulfite de sodium dans les bains de laiton en solution de cyanure de poiassium i}p).
- — Dr W. Pfanhauser.........................lxv
- Fabrication des tuyaux de cuivre par dépôt électro-lytrique à la English Electrometallurgical
- Compagny (p)...............................lxiv
- Préparation au four électrique du siliciure de cérium. — Sterba..............................37o
- Préparation et propriétés d'un siliciure de vanadium. — H. Moissan et Holt..................172
- p.492 - vue 492/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 493
- MESURES
- Généralités. — Appareils de mesures. — H. Arma-
- gnat . *......................i55, 242
- Remarques sur l’emploi des appareils électriques
- de précision étalonnés [p). — W. Marck . lxvii
- Système rationnel d’unités électromagnétiques. —
- Giorgi.................................437
- Intensité, Force électromotrice, Résistance. —
- Etalon au cadmium. — H. Tinsley. . . . 242
- Note sur les électromètres (p). — W. Duane . . clxxii Ampèremètres et voltmètres Meylan-d’Arsonval. . 209
- Ampèremètres, voltmètres et wattmètres enregistreurs Gans et Goldschmidt................ 68
- Les appareils de mesure caloriques. — Kallert. . 97
- Appareils Kelvin................................244
- Sur le voltamètre à azotate d’argent. — A. Leduc.......................................148 et 372
- Mesures sur les voltamètres à électrodes d’aluminium soumis à des différences de potentiel alternatives (p). — A. Franclietti. . . . xvn
- Faradmètre de Willyoung............................246
- Perfectionnements aux boites de résistances à
- fiches (p). — W.Knobloch.................lxvi
- Explication des phénomènes observés dans la mesure des isolements des câbles (p). — Georges Claude....................................lxvi
- Puissance et énergie — Sur la mesure des puissances électriques (p). — Goerner. . . lxviii
- Mesure de la puissance dans les circuits à courants
- alternatifs (p) — Lyman C.Reed...........lxvi
- Wattmètre thermique Bauch..........................243
- Wattmètre intégrateur Westinghouse (p) .... clv
- Sur la répartition de la mesure de l’énergie d’un système triphasé entre deux wattmètres
- (p). — Carlo Mann....................lxvii
- Compteur d’induction Blathy-Japy..............i55
- Compteur Japy pour courant continu............i56
- Compteur Halsey................................. i56
- Compteur Hookham pour faibles courants .... i58
- Compteur électrolytique Wright................i58
- Compteur d’électricité Mordey-Fricker [p). . . . lxvi Indicateur de maximum Atkinson-Schattner . . . 161
- Indicateur et enregistreur Montgommery-Waddill. 244
- Système Renous et Turpaîn pour contrôler, au moyen des ondes hertziennes, les compteurs à plusieurs tarifs............................35q
- Induction. — Mesure absolue d’une self-induction
- (p). — W. Duane.........................clxxii
- Magnétisme. — Nouveaux perméamètres. — H. Ar-
- magnat.................'............54 et 114
- Perméamètre Lamb et Walker..........................114
- Perméamètre Baily....................................n5
- Perméamètre Drysdale................................117
- Les étalons dans l’hystérésimètre d’Ewing (p).—
- J.-A. Ewing.............................clxxii
- Méthodes de zéro appliquées à des mesures magnétiques (p). — Rudolf Goldschmidt .... lxvi
- Analyse électrolytique. — Analyse électrolytique.
- — G. Arth . ...............................i53
- Contribution au dosage électrolytique du mercure.
- — L. Rindschedler..........................i53
- Dosage du bismuth. — O. Rrunck.................... i54
- Séparation du plomb et du manganèse. — Ivar
- Maltke-IIansen.............................i55
- Appareil pour l’analyse électrolytique (p).— Franz
- Hanaman...................................lxix
- Photométrie. — Photomètre physiologique. —
- G.-M. Stanoiévitch....................... io5
- Les lois nouvelles du rayonnement et leur application à la mesure des hautes températures.
- — Ch. Féry.................................391
- Contribution à l’étude de la photométrie photographique. — C. Camichel...............................392
- Sur la photométrie chimique et photographique.—
- A. Cotton..................................394
- Distribution de l’énergie dans le spectre de la
- flamme d’acétylène (p).—G.-1V. Stewart, clxxii Radiation visible du carbone (p).— E.-L. Nichols. clxxii
- Divers. — Frein dynamométrique à actions magnétiques et électromagnétiques (p). —
- A. Grau................................ lxviii
- Nouvel indicateur de vitesse pour moteurs de voitures (p)..........................................CLXX
- Une installation d’essais à hautes tensions à courant continu (p)...................................clvi
- DIVERS
- Sociétés savantes, techniques et industrielles.
- Académie des sciences. — Séance du 2 juin 1902 : Etude expérimentale sur la dissociation des éléments constitutifs de la dépense énergé-
- tique des moteurs employés à une production de travail positif. — A. Chauveau ................................ 36
- p.493 - vue 493/746
-
-
-
- 494
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- Travaux magnétiques autour du massif central
- de Madagascar. — Père Colin..............
- Sur la constitution des nébuleuses.— Ch. Nord-
- man......................................
- Sur une méthode de comparaison des moteurs à gaz tonnant de différentes puissances.—
- Max Ringelmann...........................
- Influence du voltage sur la formation de l’ozone.
- — A. Chassy..............................
- Sur les propriétés électrocapillaires des bases organiques et de leurs sels. — Gouy . . Sur les mouvements sismiques et les perturbations magnétiques du commencement de mai à la station d’Uccle (Belgique). —
- E. Lagrange .*...........................
- Sur le ponvoir inducteur spécifique des diélectriques aux basses températures. —
- Jacques Curie et P. Compan...............
- De T examen stéréoscopique en radiologie et des illusions dans l’appréciation du relief.
- — Th. Guilloz ...........................
- Séance du 9 juin 1902 :
- Sur les moteurs à combustion. — L. Lecornu. Sur la force électromotrice due à la variation
- des aimants. — E.* Car-vallo.............
- Sur les variations de la lumière zodiacale. —
- L. Décombe. ^...........................
- Séance du 16 juin 1902 :
- Dissociation des éléments de la dépense énergétique des moteurs employés à l’entraînement des résistances de frottement. —
- A. Chauveau..............................
- La décharge électrique . dans la flamme. —
- Jules Semenov............................
- Sur les effets électrostatiques d’une variation magnétique. — Y• Crémieu. ......
- Sur une perturbation magnétique, observée à Athènes le 8 mai 1902. — D. Eginitis . . Photomètre physiologique. — G.-M. Stanoié-
- - - vitch...................................
- Séance du 23 juin 1902 :
- Nouvelles recherches sur les piles fondées sur l’action réciproque de deux liquides. —
- M. Berthelot............................
- Extension de l’hypothèse Cathodique aux nébuleuses. II. Deslandres.......................
- Recherches sur les phénomènes actino-électri-
- ques. — Albert Nodon.....................
- Sur un phénomène observé sur un excitateur dont les boules sont reliées à une bobine
- de Ruhmkorff. — H. Bordier...............
- Séance du 3o juin 1902 :
- Action des rayons X sur de très petites étincelles électriques. — B. Blondlot .... Sur les moteurs à injection. — L. Lecornu . . Précautions à prendre en radiographie avec les bobines de Ruhmkorff. — Infroit et Gaiffe Action de la self-induction sur la partie extrême ultra-violette des spectres d’étincelles. —
- Eugène Néculcéa-,........................
- Sur la vitesse des ions d’une flamme salée. —
- Georges Moreau...........................
- Sur le magnétisme des ferro-siliciums. —
- Ad. Jouve................ i
- Séance du 7 juillet 1902 :
- Sur la relation entre l’intensité du courant vol-taïqùe et la manifestation du débit électro-lytique.'— M. Berthelot......................
- Sur l’électrolyse de l’azotate d’argent. — A.
- Leduc...................................... 148
- Sur l’action de la self-induction dans la partie ultra-violette des spectres d’étincelles. —
- E. Néculcéa............................... i5o
- Nouvelles recherches sur les courants ouverts.
- — V. Crémieu. ..............................i5o
- Sur la nature du cohéreur. — /. Fényi. . . . i5i La lumière noire et les phénomènes actino-
- électriques. — G. Le Bon....................i52
- Séance du i5 juillet :
- Préparation et propriétés d’un siliciure de vanadium. — II. Moisson et Holl.....................172
- Résistivités électriques de sérums sanguins pathologiques et d’épanchements séreux chez l’homme.— Lesage et Dongier. . . 172
- Séance du 21 juillet 1902 :
- Actions électrolytiques manifestes, développées par les piles constituées par la réaction de deux liquides renfermant l’un un acide, l’autre un alcali. — M. Berthelot .... 366
- Anomalies présentées .par la charge de conducteurs isolés sur les diélectriques solides. Phénomènes particuliers constatés au voisinag'e des nœuds d’oscillations élec-
- triques. — V. Crémieu..................366
- Sur les phénomènes mécaniques delà décharge
- disruptive. — J. Semenov...............368
- Photographie d’un éclair multiple. — Piltschi-
- koff.................................. • 36g
- Sur la biréfringence magnétique. — Quirino
- Major ana................................369
- Sur le poids anatomique du radium. — ilfme
- Curie....................................370
- Préparation au four électrique du siliciure de
- cérium. — Sterba.........................370
- Séance du 28 juillet :
- Sur le dichroïsme magnétique. — Q. Majo-
- rana.....................................370
- Sur l’équivalent électrochimique de l’argent.
- A. Leduc.................................372
- Séance du 4 août 1902 :
- Réflexion de la lumière sur un miroir aimanté perpendiculairement au plan d’incidence.
- — P. Camman..............................373
- Moyen de régler les résonateurs de haute fréquence en vue de leur emploi médical. —
- H. Guilleminot ........................ 374
- Séance du 11 août 1902 :
- Sur le mode de formation des rayons cathodiques et des rayons de Rœntgen. — Th.
- Tommasina................................370
- Phénomènes magnétiques observés à Zi-Ka-Wei (Chine) lors de l’éruption de la Martinique. — de Moidrey.........................376
- Séance du 25 août 1902 :
- Relation entre les protubérances solaires et le magnétisme terrestre. — Norman Loc-kyer......................................... 070
- Société internationale des Électriciens : Séance du 9 juillet 1902 :
- Eclat des gros arcs électriques. — J. Bey . . ni
- Société des Ingénieurs civils : Séance du 20 juin 1902 :
- Les gaz des gazogènes et des hauts fourneaux.
- — A. Lencauchez........................172
- 37
- 38
- 38
- 39
- 40
- 40
- 70
- 71
- 71
- 72
- 74
- 102
- io3
- 104
- 104
- io5
- io5
- 106
- 106
- 106
- 107
- 108
- 109
- 109
- 109
- IÎO
- 148
- p.494 - vue 494/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 495
- American Institutf. of Electrical Engineers : Séance du 24 janvier 1902 :
- Le choix* des'moteurs électriques pour le service des tramways. — W.-P. Potter ... 74
- Institution of Electrical Engineers : Séance du 12 décembre 1901 :
- Sur les principes servant de base à la vente
- productive de l’électricité. — A. Wright . 175
- Discussion de la communication de Wright sur
- la vente productive de l’électricité .... 214
- Visite de l’Institution of Electrical Engineers en Allemagne en 1901 : Rapport de la commission de traction et de distribution de lumière et de force motrice ; Rapport de la
- commission de fabrication.................220
- Sur les courants dérivés à la terre provenant des distributions d’électricité. — E.-B.
- Wedmore......................................222
- Séance du i3 février 1902 :
- Recherches sur les propriétés électriques et magnétiques des alliages de fer.— W. Bar-
- rett, W. Brown et R. Hardfield...............253
- Accidents électriques et leur législation. —
- C.^B. Webber, F.-B. Aspinall et A.-P Trotter .........................................257
- Section de Birmingham : Séance du 11 décembre 1901 :
- Détermination des pertes dans les moteurs. —•
- W.-È. Sumpner................................186
- Note sur les diagrammes de courants alternatifs. — W.-E. Sumpner..................262
- Séance du 25 mars 1902 :
- Note sur les machines à courants polyphasés.
- — A.-C. Eborall.........................440
- Section de Dublin : Séance du 14 novembre 1901 :
- Compte rendu de la visite de l’Institution en
- Allemagne, en juin 1901. — Sheardown. . 225
- Séance du 19 décembre 1901 :
- Formule générale pour enroulements d’induits
- réguliers •. :D: Robertson 253
- Section de Manchester : Séance du 11 décembre 1901 :
- Rupture d’arbres de machines, directement accouplées. —- /. Frith et H. Lamb .... 227
- Séance du 28 janvier 1902 :
- La distribution de l’électricité en grand. —
- • II. Earle ...............................445
- Société d’encouragement pour l’Industrie nationale .
- — Prix à décerner en igo3 et années suivantes....................................xxx
- Société helvétique des sciences naturelles . . . lxxiv
- Union internationale des tramways et chemins de
- FER d’intérêt LOCAL.....................LVIII
- Société « Le Triphasé »............................xxx
- Expositions, Concours, Prix, Laboratoires.
- Congrès de Montauban de l’Association française pour l’avancement des science. —r /. Blandin ............................... 265, 3oi, 351, 383
- La traction électrique sur la ligne Milan-
- Varèse. — /. Rocca..........................266
- Les systèmes à contacts Cruvellier, Diatto,
- Bède. — Thévenet, Launay, Lavezzari . . 268
- Les tramways à accumulateurs. — Blanchon . 268
- Les accumulateurs dans les tramways. — L.
- Juin au.....................................270
- Le systètne Lombard Gérin. — R. Kœchlin. . 273
- Sur les voitures électromobiles. — Lavezzari. 275
- Les électromobiles à accumulateurs. — L.
- Jumau.......................................275
- Quelques applications de l’électricité à l’automobilisme. — Jeantaud...........................279
- Discussion du rapport de M. Monmerqué et
- des communications précédentes..............280
- Accumulateurs « Aigle » pour automobiles
- électriques. —Lavezzari.....................3oi
- La traction mécanique des marchandises sur les voies ferrées urbaines : Applications faites en Allemagne ; Les avantages du système ; Les transports locomoteurs électriques Dulait et Le Roy. — E. Druart et
- P. Le Roy............................... 3o3
- L’écartement de voie pour chemin de fer d’intérêt local. — A. Ziffer............... 314
- Sur un théorème relatif à la direction des automobiles. — Vickersheimer....................314
- Vœux du ministère de la Marine relatifs à la télégraphie sans fil, par le lieutenant de vaisseau Tissot.............................3i6
- Sur la loi de distribution régulière de la composante verticale du magnétisme terrestre, en France au Ier janvier 1896. — E. Mathias .........................................317
- Anomalies magnétiques sur le Puy-de-Dôme.
- — B. Bruhnes et David...................323
- Sur les variations de volume dues à l’aimantation. — Ch. Maurain.......................325
- Sur une nouvelle pile à l’aluminium. — Nogier. 327 Sur l’influence de la capacité sur l’amortissement de la décharge d’un condensateur. —
- R. Swyngedauw...........................351
- Action des radiations ultraviolettes sur un excitateur électrique. —Bordier ..... 353
- Sur le phénomène de l’arc chantant et les contacts imparfaits. — Tissot................354
- Les phénomènes de luminescence dans les tubes à gaz raréfié et les dispositifs pour courants de haute fréquence. — A. Turpain. 356 Sur les propriétés des enceintes fermées relatives aux ondes électriques.— A. Turpain. 358 Application des ondes hertziennes au problème de la tarification mobile. — J. Renous et
- A. Turpain................................35g
- Actions exercées par dés courants- alternatifs sur une masse conductrice ou diélectrique.
- — P. Duheni.............................383
- Lois de transparence de la matière pour les
- rayons X. — L. Benoist....................3go
- Les lois nouvelles du rayonnement et leur application à la mesure des hautes températures. — Ch. Féry......................3g 1
- Contribution à l’étude de la photométrie photographique. — C. Camichel................392
- p.495 - vue 495/746
-
-
-
- 496
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- Sur la photométrie chimique et photographique. — A. Cotton...............................3g4
- Congrès divers. — Cinquième Congrès international de chimie appliquée.............................. xxx
- Congrès de la propriété industrielle.................. iv
- Congrès de la « Houille blanche . . . lxxii, clx, cxliv Concours d’accumulateurs électriques de la Marine
- nationale (1901-1902). — /. Reyval. . . . 229
- Idem...............................................lxxxiv
- Exposition de Dusseldorf. — Les accumulateurs
- de l’Accumulatoren Fabrik A. G . . . . xxxv
- La métallurgie du fer et de l’acier.............. lvi
- Laboratoire. —Le laboratoire d’essais de la fabrique d’isolateurs en porcelaine de Herms-dorf-Klosterauusnitx. Georg Ritter. . . .
- Prix. — Prix de la Société d’encouragement pour
- l'industrie nationale...................xxx
- Bibliographie.
- La théorie de l’accumulateur au plomb: — Friedrich
- Dolezalck.................................. xii
- Le phénomène de Kerr. — E. Néculcéa................. xi1
- Contribution à l’étude des pertes d’énergie dans les
- diélectriques. — P.-L. Mercanton. . . . xii Les câbles sous-marins, fabrication. — A. Gay. xxviii Travaux du Congrès international de physique. —
- Ch.-Ed. Guillaume et L. Poincaré. . . xxviii Schnell Betrieb : Erhohung der Geschwindigkeit und Wirtschafflichkeit der Maschinen-
- betrieb. — A. Rtedler....................xxviii
- La Houille blanche. — E.-F. Cote....................xliv
- Grundriss der Elektrotechnik. — H. Kratzert. . . xliv Installations d’éclairage électrique. — Emile Piaz-
- zoli.......................................xliv
- Télégraphia senza fili. — Quintino Bonomo. . . . lvi Elektrotechnik in Einzel-Darstellungen. — Gustav
- Benischke...................................lvi
- Die Schutzvorrichtungen der Starkstromtechnik gegen Atmosphaerische Entladungen (para-foudres industriels). — Gustav Benischke. lvi
- Der Parallelbetried von Wechselstrommaschinen (marche en parallèle des alternateurs). — Gustav Benischke.................................. lvi
- Elektromechanische Konstruktionen. — Gisbert
- Kapp...........................................lxx
- Dies Gleichstrommaschine. — E. Arnold...................lxx
- Manuale theorico-pratico di chemica fotografia. —
- Rodolfo Nami as.....................lxxxii
- Les machines frigorifiques, les machines outils. —
- G. Richard..........................lxxxii
- Liste des brevets d’invention, xxvi, xlii, liv, lxxxi,
- CXIV, CXXX, CXLII, CLVEI, CLXXIII, CLXXVI
- Errata................................................. lix
- Nécrologie.
- Louis Solignac
- LIX
- Visite de l’Institution of Electrical Engineers en Allemagne, en 1901 : Rapport de la commission de traction et de distribution de lumière et de force motrice ; Rapport de la commission de fabrication........................220
- Comptes-rendu de la visite de l’Institution en Allemagne en juin 1901. —Sheardown. . . . 225
- Contribution à l’histoire de l’électrotechnique.
- Installation d’éclairage de Tivoli. — A.
- ’ Banti.................................. 4*3
- Divers.
- L’industrie électrique et l’instruction technique en
- Angleterre (p)...........................cxli
- L’économie des ateliers (p). — T. Beutley .... lxxx
- La situation de l’ouvrier anglais (p). — P. Long-
- muir.....................................clvi
- A propos de l’établissement d’un impôt sur le
- cuivre brut en Allemagne (p)............lxxxi
- La métallurgie du fer et de l’acier à l’Exposition
- de Düsseldorff........................... lvi
- Procédé magnétique O. Newhouse pour affiler les
- lames (b)...............................lxxxi
- p.496 - vue 496/746
-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Abraham (A.-J.). — La mise à la terre du conduc-
- teur neutre {p). . ......................clxvi
- Emploi de l’électricité dans les forges (p). clxix Acheson (Edward G.) — Procédé pour la production de métaux et de carbures à l’état pur
- dans le four électrique (b)...........clxx
- Adams (Alton. D.). — Réseau suburbain de Boston
- (p)................................... XXI
- Adler (Ernst).— L’arc à courant alternatif [p). lxxvjii
- Armagxat (H). —Nouveaux perméamètres. . 54 et 114 Appareils de mesures ....... 155 et il\2
- Arnold (E). — Connexions équipotentielles dans
- les induits des dynamos à courant continu. i33
- Die Gleichstrommaschine (B)..............lxx
- Artemieff. — Dispositif de protection contre les
- hautes tensions................... clxvi
- Arth (G.). — Analyse électrolytique...........i53
- Ascoli. — Sur la stabilité du magnétisme temporaire et du magnétisme permanent. ... 99
- Aspinall (F.-B). — \"oir Webber (C.-B.) et Trotter (A.-P.)................................257
- Atkins (Martin). — Polarisation et résistance intérieure des éléments voltaïques (p) . . . clxiv Atkinson-Schattner. — Indicateur de maximum . 161
- Auvert. — Système pour éclairage de voitures isolées ...............................................427
- B
- Baily. — Perméamètre............................... ii5
- Banki. — Moteur à pétrole construit par Ganz et
- C° de Budapest (p)...................... xxxiv
- Banti (A). — Contribution à l’histoire de l’électrotechnique. Installation d’éclairage de Tivoli....................................... . 413
- Barnard (A.-S.). — La distribution par courant
- continu à haute tension (p)..............xcvii
- Barrett (W.), Brown (W.) et Hardfield (B).— Recherches sur les propriétés électriques et
- magnétiques des alliages de fer............a53
- Babus (C.). — Modifications temporaires accompagnant l’aimantation (p)...........................clxiv
- Bauch. — Wattmètre thermique. ..................243
- Baum (F.-G.). — Elévations de tension dans les
- lignes (p)................................cxxi
- La réactance synchrone.......................cli
- Battelli (A.) et Magri (L.). — Sur les décharges
- oscillatoires (p)..........................xvn
- Becker (A.). — Tube à interférences et ondes électriques ............................................364
- Bède. — Prise de contact............................207
- Behrend (A.). — Comparaison de la distribution triphasée et de la distribution diphasée
- pour les réseaux urbains (p)............xcv
- Bell (Louis). — La pratique des machines à courants polyphasés (p).....................lxiii
- Le spectre de l’arc enfermé (p).......lxxviii
- Benischke (G.). — Parafoudre de l’Allgemeine Elek-
- tricitats Gesellschaft.................. 61
- » Der Parallelbetried von Wechselstrommas-chinen (marche en parallèle des alternateurs) (B). .......................... LVI
- Die Schutzvorrichtungen der Starkstrom-technik gegen Atmosphaerische Entla-dungen (Parafoudres industriels) (B). . . lvi
- Elektrotechnik in Einzel-Darstellungen (B). lvi
- Benoist (L.). — Lois de transparence de la matière
- pour les rayons X.......................3go
- Berthelot (M.). — Nouvelles recherches sur les piles fondées sur l’action réciproque de
- deux liquides...........................io5
- Sur la relation entre l’intensité du courant voltaïque et la manifestation du débit électrolytique ......................... ... 148 k
- Actions électrolytiques manifestes, développées par les piles constituées par la réaction de deux liquides renfermant l’un un
- acide, l’autre un alcali....................366
- Beutley (T.). — L’économie des ateliers (p). . « lxxx Bignami (Enrioo). — Les tramways électriques de
- Livourne (Italie) (p)........................ x
- Bindschedler (L). — Contribution au dosage électrolytique du mercure................................i53
- Bing (Julius). — Interrupteur électrolytique ... 66
- Blanchon. — Les tramways à accumulateurs. . . 268
- Blathy-Japy. — Compteur............................ i55
- Blondin (J.) — Le Congrès de Montauban de l’Association française pour l’avancement des sciences......................... 265, 3oi, 35i et 383
- p.497 - vue 497/746
-
-
-
- 498
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- Blondlot (B.) — Action des rayons X sur de très
- petites étincelles électriques........107
- Bohm-Raffay (Bk.). — Propriétés électriques et magnétiques de quelques alliages de fer
- (P)............. ; . Lxn
- Un nouvel appareil de sécurité pour voitures
- de tramway) (p)...........................cxl
- Bollinckx (A.). — Machines à vapeur (p) ... . cxx
- Bonnier. — Tissu électro-calorique (b)............. xl
- Bonomo (Quintino).— Expériences de télégraphie
- sans fil..................................377
- Télégraphia senza fili (B).................. lvi
- Bordier (H.). —-Sur un phénomène observé sur un excitateur dont les boules sont reliées à
- une bobine de RuhmkorfF...................106
- Action des radiations ultra-violettes sur un
- excitateur électrique.....................353
- Braun (F.). — Production des ondes électriques stationnaires dans les fils au moyen de la
- décharge des condensateurs................297
- Brocksmith (J.-E.). — Projet d’un tandem à moteur électrique (p)................................xxv
- Projet d’une batterie d’accumulateurs de
- grandes capacités (p).................. lxxvi
- Brown (W.).—Voir Barrett (JV.) et Ilardfield {R.). 253
- Brunck (O.). — Dosage du bismuth...................i54
- Bruner (Louis). — Sélecteur pour installations
- d’éclairage (p)...........................lxiv
- Brunhes (B.) et David. — Anomalies magnétiques
- sur le Puy-de-Dôme........................323
- Brunner (Erste). —-Résultats d’essais d’une machine à vapeur...................................... c
- Bryan (W.-H.). — Remarques sur les génératrices
- directement accouplées {p)................cxx
- Burke (James). — Système pour le démarrage ét la
- marche des électromoteurs.................248
- C
- Camichel (C.). —Contribution à l’étude de la pho-
- tométrie photographique..................392
- Campanile et Di Ciommo. — Sur une propriété communiquée par l’air rœntgénisé aux vapeurs (p) ....................................... xx
- Camman (P.). — Réflexion de la lumière sur un miroir aimanté perpendiculairement au plan
- d’incidence..............................3^3
- Carbonnelle (H.). — Télégraphone................... n
- Carvallo (E.). — Sur la force électromotrice due à
- la variation des aimants................. 72
- Castelli. — Cohéreur à gouttes de mercure ... 371
- Ciommo (di). — Voir Campanile.................... xx
- Chassy (A.). — Influence du voltage sur la formation de l’ozone.................................. 3Q
- Chauveau (A.). — Étude expérimentale sur la dissociation des éléments constitutifs de la
- dépense énergétique des moteurs employés à une production de travail positif. ... 36
- Dissociation des éléments de la dépense énergétique des moteurs employés à l'entraînement des résistances de frottement. . . . 102
- Chistiansen (C.). — Les courants unipolaires au
- sein des électrolytes (p)................. xvi
- Clark (W.-B.). — La traction électrique dans les
- mines de houille (p)........................ x
- Claude (Georges). — Explication des phénomènes observés dans la mesure des isolements
- des câbles (p)............................lxyi
- Colin (père). — Travaux magnétiques autour du
- massif central de Madagascar............... 37
- Collins (A.-Frederick). — Les ondes électriques
- et leurs effets sur le cerveau humain (p). xx Combes et Bigot. — Matériaux poreux très résistants aux actions chimiques et électro-chimiques [b)..........................................CLV
- Compan (P.). —-Voir Curie (Jacques)................. 70
- Cormick (B.-T.-Mc). — Couplage des dynamos
- (p)..................................... xxxiv
- Cotton. (A.). — Sur la photométrie chimique et
- photographique.............................394
- Cowper—Coles (Sherard). — Notes sur l’électro-
- galvanisation (p).........................lxiv
- Cristoforis (G.). — Ligne de chemin de fer Mi-lan-Varese à accumulateurs électriques
- (p)......................................XXIII
- Crémieu (V.). — Sur les effets électrostatiques
- d’une variation magnétique................ 104
- Nouvelles recherches sur les courants ouverts....................................... i5o
- Anomalies présentées par la charge de conducteurs isolés sur les diélectriques so-
- lides. Phénomènes particuliers constatés au voisinage des nœuds d’oscillations
- électriques.................................366
- Curie (Mme). —Sur le poids atomique du radium. 370 Curie (Jacques) et Compan (P.). — Sur le pouvoir inducteur spécifique des diélectriques aux basses températures................................... 70
- D
- David. — Voir Brunhes (B.) et David.................323
- Davies (Fred.-W.).— L’armature des machines à
- courant continu (p)..................... clxvi
- Dawson (Ph.). — Uniformation et exploitation des
- installations de puissance (p).........xi.viii
- Uniformisation des usines génératrices d’électricité (p)............................... lu
- Les machines à vapeur anglaises, américaines et continentales (p) ...... . xcm
- p.498 - vue 498/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 499
- Décombe (L.). — Sur les variations de la lumière
- zodiacale.................................. 74
- Delaitre et Olivier. — Système de bourrage végétal pour accumulateurs et piles électriques
- (b)..................................... LXXVI
- Desi.andres (H.). — Extension de l'hypothèse cathodique aux nébuleuses................... io5
- Dick. — Système pour éclairage de voitures isolées.................................................429
- Dobbs (A.). — Construction de petites lignes téléphoniques (f)......................................LXXIX
- Dolezalek (Friedrich). — La théorie de l’accumulateur au plomb (B)................................. xii
- Dongier. — Voir Lesage et Dongier....................172
- Dredgb (J.). — Etude économique sur les transports rapides à Londres et à New-York [p). ix Druart (E.) et Le Roy (P.). — La traction mécanique des marchandises sur les voies ferrées urbaines........................................3o3
- Les transporteurs locomoteurs électriques
- Dulait et Le Roy...........................3i3
- Drysdale. — Perinéamètre.............................117
- Duane (W.).—Mesure absolue d’une self-induction
- [p)....................................CI.XXII
- Note sur les électromètres (p).............clxxii
- Duhem (P.)- — Actions exercées par des courants alternatifs sur une masse conductrice ou
- diélectrique...............................383
- Dulait et Le Roy. — Transporteur-locomoteur. . 313
- Trasporteur électrique des wagons (p). . . cxxv
- E
- Earle (H.). — La distribution de l'électricité en
- grand......................................445
- Eborall (A.-C.). — Notes sur les machines à courants polyphasés.....................................44°
- Eddy (H.-T.). — La transmission téléphonique à grandes distances comparée aux phénomènes hydrodynamiques (p)............................cxl
- Eginitis (D.). — Sur une perturbation magnétique
- observée à Athènes, le 8 mai 1902 .... 104
- Ercolini (G.). — Influence de la durée de charge
- sur la déformation des condensateurs [p). lxi Erlacher (G.). — Densité du courant dans les résistances .......................................... 27
- Everest (A.-R). — Procédé pour la construction
- des noyaux de transformateurs (p). . , . xxxv Everett, Edcumbe et C°. — Appareil pour le couplage en parallèle des alternateurs (p). . lxiii Ewing. — Essais d’une machine à vapeur avec sur-
- chauffeur système Schmidt (p) .... cxxxvn Ewing (J.-A.). — Les étalons dans l’hy-stérési-
- mètre d’Ewing (p).......................clxxii
- F
- Fényi (J.). — Sur la nature du coliéreur............i5i
- Ferrie. — Expérience de télégraphie sans fil . . . 281
- Féry (Ch.). — Les lois nouvelles du rayonnement et leur application à la mesure des hautes
- températures.............................3g 1
- Fillunger. — Appareillage électrique pour chemins de fer (p)..................................cxxxix
- Fischer (Franz). — Sur la manière d’agir des anodes en plomb dans l’acide phospho-
- rique (p)..............................i.xv
- Fleischmann (L.) et Orgler (A.). — Sur les anneaux à collecteur.........................141
- Foresio (Guarini). — Dispositifs répétiteurs ... 21
- Fournier (J.). — Soupapes de sûreté pour machines à vapeur............................3i8
- Franciietti (A.). — Mesures sur les voltamètres à électrodes d’aluminium soumis à des différences de potentiel alternatives (p) . . . xvn
- Franchot (R.).— Procédé pour la préparation électrolytique du vert de Paris (b)...clv
- Franklin (W.). — Le théorème de Poÿnting et la distribution du champ électrique au voisinage d’un conducteur traversé par un
- courant (p).............................clxiii
- Frasch (A.). — Procédé pour le traitement éleç-trolytique d’une solution ammoniacale de
- nickel (b)..............................lxiv
- Frith (J.) et Lamb (H.). — Rupture d’arbres de
- machines directement accouplées .... 227
- G
- Gabran (Oscar). —Quelques essais sur des accumulateurs en zinc-plomb.............................3gg
- Gaiffe. — Voir Infroit et Gaiffe.....................109
- Gans et Goldschmidt. —Ampèremètres, voltmètres
- et wattmètres enregistreurs................. 68
- Garbasso (A.). — Quelques expériences sur la décharge électrique dans les gaz (p). . . . clxiv Gassner (Rudolf). — Usine génératrice de Lud-
- wigshafen (Port-Louis-sur-le-Rhin) ( jo). . clxvi Gay (A.). -— Les câbles sous-marins. Fabrication
- (B)......................................xxviii
- Geer (W.). — Rendement lumineux de la lampe à
- vapeur de mercure.........................cxxvi
- Gehrke (E.). — Perte de vitesse que la réflexion
- fait subir aux rayons cathodiques • . . . . 336
- Gin (Gustave). — Procédé pour la fabrication électrique de ferro-alliages avec production simultanée d’oxydes alcalins ou alcalino-
- terreux [b)................................ xli
- Température et rendement des fours électriques (p)...................................LXV
- Giorgi. — Système-rationnel d’unités électromagnétiques .................................431
- Gœring (F ). — Sur l’exploitation des tramway-s
- électriques.............................. 91
- p.499 - vue 499/746
-
-
-
- 5oo
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII. — N° 39.
- Goerner. — Sur la mesure des puissances électriques .......................................LXVIII
- Gola (Giovanni). — Parafoudre (b)....xcviii
- Goldschmidt. — Voir Gans.......................... 68
- Goldschmidt (Rudolf). — Méthodes de zéro appliquées à des mesures magnétiques (p). . . lxvi Gouy. — Sur les propriétés électrocapillaires des
- bases organiques et de leurs sels .... 4o
- Graham-Willmore (J.). — Voir Mc Intosh (D.) et
- Graham-Willmore (/.)....................lxxx
- Grau (A.). — Frein dynamométrique à actions magnétiques et électromagnétiques (p ). . lxviii Guilbert (C.-F.). — Transport d’énergie Saint-
- Maurice-Lausanne, système Thury. . . 4G 84 Le compoundage électromécanique des groupes électrogènes pour le régulateur J.-L.
- Routin.............................189, 234
- Guillaume (Ch.-Ed.) et Poincaré (L.). — Travaux
- du Congrès international de physique (B). xxvm
- Guilleminot (H.). — Moyen de régler les résonateurs de haute fréquence en vue de leur
- emploi médical.............................374
- Guilloz (Th.). — De l'examen stéréoscopique en radiologie et des illusions dans l’appréciation du relief..................................... 71
- H
- Halsey. — Compteur.................................i56
- IIanaman (Franz). — Appareil pour l’analyse électrolytique (p)....................................LXIX
- Hardfield (R.). — Voir Barrett (IF.) et Brown (JF.). 253
- Hart Morse.— Redresseur électromagnétique pour
- courants alternatifs (p)..................cxxi
- Henry et Lennd. — Procédé pour la fabrication
- des agglomérés pour piles électriques [b). lxxvi Heraeus (W.-C.). — Détermination du point de
- fusion du manganèse....................lxv
- Heydweiller (A.). — Electrisation spontanée du
- corps humain (p).........................lxix
- Hi nés (C.-H.). — Applications de l’électricité dans
- les usines de fer et d’acier (p).......clxix
- Holt. — Voir Moissan et Holt.......................172
- Honda et Shimizu. — Aimantation du fer, de l’acier et du nickel par des courants intermittents (p)........................................CLXIV
- Hookham. —Compteur pour faibles courants. . . i5g Hopfner (Dr Ludwig). — Sur l’industrie électrochimique des métaux en Allemagne (p) . . . lxv Hubbard (Chas.-L.).— La condensation et l’échappement à l’air libre (p)...................lxh
- H udson Beakf. (T.). — Les récents progrès du moteur à gaz (p)...................................lxiii
- I
- Infroit et Gaiffe. — Précautions à prendre en radiographie avec les bobines Ruhmkorff. . 109
- Irwin (W.-O.). — Applications de l’électricité dans
- les mines de houille américaines (p) ... ix
- J
- Jacoboritz (D.). — Interrupteur automatique pour
- transformateurs..........................482
- Jacolliot. —Panier anodique pour électrolyse [b). clv Jacquin (Ch. ). — Eclairage électrique des trains. 417> 4^7 James (H.-D.). — Sur les ascenseurs électriques (p). vin
- Japy. — Compteur pour courant continu................i56
- Jeantaud. — Quelques applications de l’électricité
- à l’automobilisme...........................279
- Joël (Henry-F.). —- L’accumulateur Edison [p). . xciv Jones (M.-R.). — Transport d’énergie de Pike’s
- Peak (p)...................................cxxn
- Jouve (Ad.). — Sur le magnétisme des feiro-sili-
- ciums.......................................110
- Jumau (L.). — Les accumulateurs dans les tramways ............................................... 270
- Les accumulateurs dans l'automobilisme
- urbain......................................275
- Just. — Corps incandescents pour lampes électriques à incandescence (/>)......................... xl
- K
- Kahlenberg. — Théorie de la dissociation éleclro-
- lytique (p)..............................lxxiv
- Kallert. — Les appareils de mesure caloriques . 97
- Kapp (Gisbert). — Elektromechanische Konstruk-
- tionen (B)............................... î.xx
- Keith. — Procédé pour le traitement des solutions
- métalliques avec anodes insolubles (b) . . lxxx
- Kelvin (Lordj. — Appareils de mesure...............244
- Kerschaw (J.). — Les industries électrochimiques
- et électrométallurgiques 1901 (p) .... ci.xx Ketterer (A.). —Sur l’action de la tension et du
- rayonnement électriques sur le cohéreur . 462
- Keyser. — Procédé pour la fabrication d’électrodes
- en carbure pour lampes à arc (b) . . . lxxviii
- Kiebitz. — Etude de la résonance électrique au
- moyen du cohéreur...........................211
- Kinzbrunner (C.). — Installations à courant continu à haute tension (p)...........................cliii
- Knoblocii (W.). — Perfectionnements aux boîtes
- de résistance à fiches (p).................lxvi
- Knowlton (E.). — Vitesses des moteurs directement accouplés à des alternateurs (p) . cxx Kœchlin (R.).— Le système Lombard Gérin . . . 273
- Korn (Arthur). — Appareils pour la téléphotographie électrique......................................296
- Krarup (C.-F.).— Accroissement de l’inductance
- descâbles téléponiques sous-marins (p) . xxxix
- Kratzert (H.).— Grundiss der Elektrotechnik (B), xliv Krause (R..).—Calcul du rhéostat d’excitation d’une
- génératrice shunt (p).....................lxiii
- Krebs (A.).— Appareils électriques de levage dans
- les usines métallurgiques (p).............xxn
- p.500 - vue 500/746
-
-
-
- 27 Septembre 1902.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 5oi
- Kull. — Systèmes pour éclairage de voitures isolées ................................................429
- L
- Laar (F.-F. van).— Dissymétrie de la courbe électro-capillaire.......................................334
- Lagrange (F.). — Sur les mouvements sismiques et les perturbations magnétiques du commencement de mai à la station d’Ucclc
- (Belgique)................................. 4°
- Lamb (H.). — Voir Frith (/.) et Lamb (H.) . . . 227
- Lamb et Walker. — Perméamètres.......................n4
- Lavezzari. Sur les voitures électromobiles .... 275
- Accumulateurs « Aigle » pour automobiles
- électriques................................3oi
- Le Bon (G.). — La lumière noire et les phénomènes actino-électriques...............................102
- Lecarme et Michel. — Interrupteur-pilon .... 67
- Interrupteur rotatif......................... 67
- Lecornu (L.). — Sur les moteurs à combustion . 71
- Sur les moteurs à injection..................108
- Leduc (A.). —- Sur l’électrolyse de l’azotate d’argent ................................................148
- Sur l’équivalent électrochimique de l’argent 372 Lencauchez (A.). — Les gaz des gazogènes et des
- hauts fourneaux........................... 172
- Le Roy (P.) —- Voir Druart (E.) et Le Boy (P.). . 3o3
- Le Roy. — Yoir Dulait et Le Roy (p)................cxxv
- Lesage et Dongier. — Résistivités électriques de sérums sanguins pathologiques et d’épanchements séreux chez l’homme.........................172
- Lincoln (Paul-M.).— Le fonctionnement des alternateurs en parallèle (p)............................xciv
- Lindman (K.-F.).— Ondes électriques stationnaires 101 Lindstrom (A.). — Calcul des caractéristiques
- d’un moteur d’induction (p.)............cxxm
- Lockyer (Norman). — Relation entre les protubérances solaires et le magnétisme terrestre. . ...............................376
- Longmuir (P-). — La situation de l’ouvrier anglais
- (p).....................................CL VI
- Loppé (F.). — Décomposition en sinusoïdes d’une courbe représentant un phénomène périodique................................................287
- Résistances en fils de fer immergés dans
- l’eau (p)..................................cxm
- Lozier (R.).— L’équipement électrique des machines-outils modernes (p) . .....................cxxxix
- Lunt (A.-D.). — Système pour faire varier la tension sur un réseau à courant continu à deux fils (p)....................................... xxi
- M
- M’Allister (A.-S.).— Le transformateur à intensité
- constante (p)........................xxxiv
- Le moteur asynchrone monophasé (p) . . xcvm Essai commercial des moteurs asynchrones
- (p)...................................CXXXIX
- Mc. Intosh ^D.) et Graham-Willmore (J.).— L’effet des ondes électriques sur le cerveau
- humain (jd).............................lxxx
- Magri (L.).— Yoir Battelli {A.).................. xvi
- Maiche. — Bobine d’induction (6)................xxxii
- Majorana (Quirino). — Sur la biréfringence magnétique . .......................................36g
- Sur le dichroïsme magnétique...............370
- Maltke-Hausen (Ivar). — Séparation du plomb et
- du manganèse.............................i55
- Mandelstam. — Détermination de la période de la décharge oscillatoire d’un condensateur.
- Mann (Carlo). — Sur la répartition de la mesure de de l’énergie d’un système triphasé entre
- deux wattmètres (p)................. . lxvii
- Marc. — Procédé pour la fabrication de tubes en magnésie avec recouvrement de carbone pour lampes à incandescence électriques (p)....................................CXXVII
- Marck (W.). — Remarques sur l’emploi des appareils électriques de précision étalonnés
- ( p).....................................LXVII
- Marconi. — Expériences de télégraphie sans fil. . 14
- Nouvel appareil de télégraphie sans fil (p). cxl
- Marino. — Procédé pour le dépôt électrolytique des métaux dont les sels et les hydrates sont solubles dans la potasse et la soude, cxxix Maresca (A.). — Sur l’énergie développée par la décharge oscillatoire d’un condensateur
- dans les tubes à vide (p)................. lxi
- Marriott (Crittenden). — Propriétés magnétiques
- des aciers au nickel (p).......... . . cxxxvn
- Marsh (A.-L.). — Sur la capacité théorique des
- plaques d’accumulateurs...................247
- Maurain (Ch.). — Sur les variations de volume dues
- à l’aimantation................ .... 325
- Mauville (E.). — Sécurité des tramways à trôlet
- {p).....................................LXXVI
- Mathias (E.). —Sur la loi de distribution régulière de la composante verticale du magnétisme terrestre, en France, au Ier janvier 1896 . 317
- Matthews (C.-P.). — Intensité lumineuse de l’arc
- électrique (p)..........................cxli
- Mayes (A.-H.). — Sur les installations électriques, cxxiv
- Mercanton (P.-L.). — Contribution à l’étude des pertes d’énergie dans les diélectriques
- (R)..................................... xii
- Metrary (J.-A.). — Installation électrique du bassin d’expériences du chantier naval de
- Washington (p).................... clxviii
- Meyer (Gustaw. w). — L’influence du diagramme de charge sur le rendement d’une usine d’électricité (p)...........................xlyi
- p.501 - vue 501/746
-
-
-
- 002
- L’ECLAl KAGK ELECTRIQUE
- T. XXXII — N- 39.
- Meylan-d’Arsonval. — Ampèremètres et voltmètres ...............................................209
- Michel. — Voir Lecarme et Michel........ 67
- Mitkiewicz (B.). — Contribution à l’étude de la dissymétrie des courants alternés dans
- l’arc.....................................335
- Mizuno (T.). — Sur un circuit inductif dont la résistance varie harmoniquement (p) . . . clii Moierey (de). — Phénomènes magnétiques observés à Zi-Ka-Wei (Chine), lors de l’éruption
- de la Martinique..........................376
- Moissan (H.) et Holl. — Préparation et propriétés
- d’un siliciure de vanadium............... 172
- Monnerqué (A.). — La traction électrique urbaine
- et suburbaine.............................120
- Montgomery Waddill. — Indicateur et enregistreur ..............................................244
- Moore (W.-E.). — Est-il avantageux d’injecter de créosote les poteaux de lignes de transmission électrique (p).............................xcvm
- Mordey-Fricker. —- Compteur d’électricité (p). . lxyi
- Moreau (Georges). — Sur la vitesse des ions d’une
- flamme salée..............................109
- Muller (Maximilien). — Freinage électrique des
- tramways (p).............................cxxv
- Multhauf (W.). —La station centrale de la Société « Electricité et Hydraulique » à Saint-
- Pétersbourg...............................471
- Murphy (W.-J.). — Modification de l’essai de
- Blavier................................199
- N
- Namias (Rodolfo). — Manuale théorico-pratico di
- Chemica fotograplica ( b)..............lxxxii
- Neculcéa (Eugène). •— Action de la self-induction sur la partie extrême ultra-violette des
- spectres d’étincelles..................109
- Sur l’action de la self-induction dans la partie ultra-violette des spectres d’étincelles. i5o
- Le phénomène)de Tverr (B)............... xii
- Newhouse (O.). — Procédé magnétique pour affiler
- les lames [h).......................... lxxxi
- Nichols (E.-L.). —- Radiation visible du carbone
- (p)....................................CLXXII
- Xodon (Albert). Recherches sur les phénomènes actino-électriques...................106
- Nogier. — Sur une nouvelle pile à l’aluminium . . 327
- Nordmann (Ch.). — Sur la constitution des nébuleuses ............................................. 38
- O
- Orgler (A.). — Voir Fleischmann (L.) et Orgler
- W...................................
- Orlowsky (d’). — Voir Vulitch et d’Orlowsky.
- P
- Parsons (Isaac-I).). — L’économie des installations
- électriques privées (p)...................xlvi
- Partridge. — Le fusible à sparklet (p)............xcy
- Pauli (Robert D1'). — Quelques phénomènes de coloration des molécules dissoutes. —-
- Contribution à la limite de la théorie de la
- dissociation (p)........................... xvi
- Pesciiel (A.). — Système d’installations intérieures au moyen de tubes..................................201
- Peters (Franz). — La formation électrolytique au
- plomb métallique en peroxyde de plomb. 47^ Pfanhauser (D1' W.). — Sur la substitution du bisulfite de sodium au monosulfite de sodium dans les bains de laiton en solution
- de cyanure de potassium [p)..................lxv
- Piazzoli (Emile). — Installations d’éclairage élec-
- trique (B).................................xliv
- Piltschikoff. —Photographie d’un éclair multiple. 36g Pirro (G. di). — Sur la téléphonie à très grande
- distance [p)......................... . xxxix
- Poincaré (L.). —Voir Cri.-Ed. Guillaume. . . . xxvm Potier (A.). — Notes sur les caractéristiques en
- charge...................................... n3
- Potter (W.-P.). — Le choix des moteurs électriques pour le service des tramways . . 74
- Primavera. — Ligne aérienne pour tramway électrique (p)..........................................XXIV
- R
- Ramsey (Rolla). — Force électromotrice due à la
- gravité et aux variations de pression {p). clxiv Rayleigh (Lord). — Sur la bobine d’induction . . 29
- Reed (C.-J.). — Perfectionnements à la fabrication
- du chlore et de la soude caustique par l’électrolyse du sel marin avec cathode de
- mercure (/;)...............................xxv
- La polarisation électrochimique [p] . . . . lxxiv Reed (Lyman C.). — Mesure de la puissance dans
- les circuits à courants alternatifs (p) . .' lxvi Rf.ist. — Dispositif pour connexions des bobines
- inductrices des dynamos (p)................xxxiv
- Résumé sur. la distribution par courants
- alternatifs (p).............................xciv
- Renous (J.) et Turpain (A.). —- Application des ondes hertziennes au problème de la tarification mobile........................................35g
- Rey (J.). — Eclat des gros arcs électriques ... 111
- Reyval (J.). —La pompe express Riedler .... 5
- Lignes de transport d’énergie à 2 600 volts
- de la région de Grenoble..................... 77
- Concours d’accumulateurs électriques de la
- marine nationale (1901-1902).................229
- Rhodin (J. G. A.). — Sur la fabrication de la soude et du chlorure de chaux par électrolyse,
- . LXXX
- p.502 - vue 502/746
-
-
-
- 27 septembre 1902.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 5o3
- en particulier avec emploi d’électrodes en
- mercure....................................284
- Richard (G.). — Les machines frigorifiques, les
- machines-outils (B).....................lxxxii
- Riedler (A.). — Pompe express........................ 5
- Schnell Betrieb : Erhohuug der Geschwin-digkeit und Wirtschaftlichkeit der Maschi-
- nenbetried (B)............................xxvm
- Ringelmann (Max). — Sur une méthode de comparaison des moteurs à gaz tonnant de différentes puissances................................... 38
- Robbins (G.-G.). — Comparaison des systèmes de tuyauterie de vapeur des quatre grandes stations électriques de New-York (p) . . lxij Robertson (D.). -— Formule générale pour enroulements d’induits réguliers.........................263
- Rocca (J.). — La traction électrique sur la ligne
- de Milan-Varèse ...........................266
- Romans (Joseph-Martin). — Notes sur la synchronisation (p)......................................LXXIV
- Ross (F.).— Usine génératrice de Pressbourg avec
- moteurs à gaz (p).......................xxxvii
- Résultats d’essais de deux turbines à vapeur (p).................................... CEI
- Rothert (A.). — Détermination du nombre de lames au collecteur d’une dynamo à courant continu........................................290
- Routin (J.-L.). — Régulateur pour le coinpoun-dage électromécanique des groupes électrogènes .......................................... 189
- Ruthven-Murray (E.-T.). — Les génératrices à
- double courant et leurs applications (p). lxxxiv Rziha (E. von). — Usine génératrice de Gmünd
- (Autriche) avec moteurs à gaz (p). . . xxxvm
- S
- Sartori. — Sur la capacité des longues lignes de
- transmission pour les transports d’énergie. 331
- Schlatter. — Voir Winkler et Schlatter............lxiii
- Schmidt (J.). — Interrupteurs automatiques à distance pour hautes tensions (p)...................ci.xvii
- Schmidt (H.-F.). — Les distributeurs oscillants et leurs systèmes de commande dans les machines modernes (p).................................lxij
- Schoop. — La décomposition électrolytique de l’eau et l’utilisation de l’oxygène et de l’hydro-
- gène (P)................................. XXV
- Schuchardt (R.-F.). — Essai des transformateurs
- par les Compagnies de distribution (p). . xxxv
- Schul (H.). — Méthode simple pour maintenir constante la tension aux bornes des lampes à incandescence sur les chemins de fer
- électriques (p)........................... xi
- Seibt (Georg). —- Sur les ondes électriques et leur
- application à la télégraphie sans fil . . . 4o5
- Seidner (M.). — Réglage de la tension dans les
- commutatrices (p)........................clii
- Semenov (Jules). —- La décharge électrique dans la
- flamme................................... io3
- Sur les phénomènes mécaniques de la décharge disruptive . ........................368
- S hé a rd o wn. — Compte rendu de la visite de l’Institution en Allemagne en juin 1901. . . . 225
- Shelby. — Séparateur d’huile et de vapeur .... cxx
- Shimizu. — Voir Honda et Shimizu (p)............clxiv
- Shoop (U.). —-Recherches sur les plaques en plomb
- spongieux................................ 142
- Siemens et Halske. — Corps incandescents pour
- l’éclairage électrique (p) ..............cliv
- Slab-y. — Dispositifs de syntonisation............. 19
- Stanoiévitch (G.-M.). —- Photomètre physiologique................................................io5
- Stark (J.). — Sur les limites de validité de la loi
- d’Ohm..................................... 69
- Startsman] (C.). — Théorie et calcul des lignes à
- courant alternatif (p)...................xcvi
- Sterba. — Préparation au four électrique du sili-
- ciure de cérium...........................370
- Stewart (G.-W.). — Distribution de l énergie dans
- le spectre de la flamme d’acétylène (p). clxxii Stone. — Système pour l’éclairage de voitures
- isolées...................................418
- Sumpner (W.-E.). — Détermination des pertes
- dans les moteurs..........................186
- Note sur les diagrammes des courants alternatifs......................................262
- Swyngedauw (R-). — Sur l'influence de la capacité sur l’amortissement de la décharge d’un condensateur.......................................351
- T
- Thieme (P.). —-Nouveau réducteur automatique . . 145
- Tinsley (H.). — Etalon au cadmium...................242
- Tissot. — Yœux du ministère de la Marine relatifs
- à la télégraphie sans fil. . ...........316
- Expériences de télégraphie sans fil ... . 337
- Sur les phénomènes de l’arc chantant et les
- contacts imparfaits........................354
- Tommasina (Th.). — Sur le mode des formation des rayons cathodiques et des rayons de
- Rœntgen................................... 375
- Trotter (A.-P.). — Voir Webber (C.-B.) et Aspi-
- nall (F.-B.)...............................257
- Trowbridge (John). — Sur la bobine d’induction. . 65
- Turine (VI. de). — Les travaux du savant russe N. Sloughinow et l’interrupteur de Weh-
- nelt..................................... 295
- Turpain (A.). — lœs récentes expériences de télégraphie sans fil : Expériences de MM. Mar-
- p.503 - vue 503/746
-
-
-
- 5o4
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXII.— N° 39.
- • coni, Slaby, Guarini Foresio, Ferrie,
- Tissot, Quintino Bonomo . . 3, 281, 337, ^77
- Les phénomènes de luminescence dans les tubes à gaz raréfié et les dispositifs pour
- courants de haute fréquence................356
- Sur les propriétés des enceintes fermées
- relatives,aux ondes électriques............358
- La prévision des orages......................449
- . Voir Renous (J.) et Turpain (A).............35g
- V
- Ycelker. — Procédé pour la fabrication des filaments pour lampes électriques à incandescence
- (fe)....................................CXXVII
- Yarley (Mansergh). — Sur le magnétisme induit dans le fer par des courants (ou champs)
- oscillant rapidement..................... 437
- Vicarino. — Systèmes pour l’éclairage de voitures
- isolées....................................4?3
- Yicentini(G.). — Rotations électrostatiques (p). cxxxvii Vichersheimer. — Sur un théorème relatif à la
- direction des automobiles...............314
- Vulitch et d’Orlowsky . — Procédé pour la fabrication du carbure de calcium (b) .... lxxx Wade (E.-J.). — Théorie de l’accumulateur au
- plomb...................................... 25
- Walker. —‘Voir Lamb et Walker....................114
- Walker (Sydnev F.). — Appareils électriques dans i les chantiers de constructions navales (p). clxix
- Webber (C.-B.), Aspinall (F.-B.), Trotter (A.-P.).
- — Accidents électriques et leur législation, iljy
- W
- Wedmore (E.-B.). — Sur les courants dérivés à la terre provenant des distributions d’électricité.............................................
- Westinghouse. —Wattmètre intégrateur (p). . . clv Westphal (Ch.). — Sur la détermination de la
- chute de tension dans les alternateurs . . 161
- Wildermuth (K.). — Absorption des oscillations
- électriques dans les liquides (p) ... . xvn Wills (A.-P.). — Sur la magnétostriction dans le
- bismuth.................................2i3
- Willyoung. — Faradmètre..........................246
- Wilson. — Filtre à nettoyage automatique pour
- eaux de condensation (p). ...... . cxii
- Winkler et Schlatter. — Les procédés actuellement en usage pour réduire les pertes à vide dans les transformateurs [p) . . . . lxiii Winperis (H.-E.). — La température dans les moteurs à gaz (p)..................................lxiii
- Woodfield (Sydney).— Influence de la composition chimique sur la résistivité des rails de roulage et de prise de courant (p\.' . . . cxl
- Wright. —Compteur électrolytique....................i58
- Wright (A.). — Sur les principes servant de base à la vente productive de l’énergie électrique............................................. 175
- Y
- Young. — Procédé pour la régulation de la force électromotrice dans un système à trois fils....................................247
- Z
- Zélény. — Influence de la température sur la déperdition électrique des corps illuminés . cliv Ziehl (E.). — Essais d’un moteur asynchrone triphasé de la Berliner Maschinenbau A.-G. 4oa Ziffer (A.). — L’écartement des voies pour chemins de fer d’intérêt local
- 222
- 314
- p.504 - vue 504/746
-
-
-
- p.n.n. - vue 505/746
-
-
-
- p.n.n. - vue 506/746
-
-
-
- Samedi 5 Juillet 1902.
- 9e Année — N» 27
- Tome XXXII
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques.— Thermiques
- J. RE Y VAL. — La pompe express Riedler.............................................................. 5
- A. TURPAIN. — Les récentes expériences de télégraphie sans fil :
- Expériences de M. Marconi; Les dispositifs de syntonisation de M. Slaby; Les dispositifs répétiteurs de
- M. Guarini Foresio....................................................................... i3
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Accumulateurs : Théorie de l’accumulateur au plomb; hypothèse de E.-J. Wade.......................... 25
- Appareillage : Densité de courant dans les résistances, par G. Erlacher.............................. 27
- Bobine d’induction : Sur la bobine d’induction, par Lord Rayleigh.................................... 29
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Etude expérimentale sur la dissociation des éléments constitutifs de la dépense
- énergétique des moteurs employés à une production de travail positif, par A. Chauveau........ 36
- Travaux magnétiques autour du massif central de Madagascar, par le Père Colin.................... 37
- Sur la constitution des nébuleuses, par Ch. Nordmann............................................. 38
- Sur une méthode de comparaison des moteurs à gaz tonnant de différentes puissances, par Max
- Ringelmann....................................................................................... 38
- Influence du voltage sur la formation de l’ozone, par A. Ciiassy................................. 3g
- Sur les propriétés électrocapillaires des bases organiques et de leurs sels, par Gouy............ 4°
- Sur les mouvements sismiques et les perturbations magnétiques du commencement de mai à la station
- d’Uccle (Belgique), par E. Lagrange.............................................................. 4°
- SU PPLÉMENT
- Télégraphone H. Carbonnelle. — Le Congrès de la propriété industrielle............................... n
- Littérature des périodiques et brevets................................................................ vni
- Bibliographie : La théorie de l’accumulateur au plomb, par Friedrich Dolezalek. — Le phénomène de Kerr, par E. Néculcéà. — Contribution à l’étude des pertes d’énergie dans les diélectriques, par P.-L. MeRCANTON....................... . ............................................................. . XII
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière vge arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à & heures.
- p.r1 - vue 507/746
-
-
-
- II
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 juillet 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Tèlègraphone H. Carbonnelle. — Un cle nos lecteurs belges, — dont nous n’avons pu déchiffrer la signature et qui nous excusera, dès lors, de ne pas lui avoir accusé réception de sa lettre, — ayant eu récemment l’occasion de faire des recherches parmi les brevets belges, nous signale un brevet de M. Henry Carbonnelle, daté de 1896,011 se trouve décrit un procédé permettant, comme le tèlègraphone Poulsen, d’invention plus récente, l’inscription et la reproduction des messages téléphoniques.
- On se souvient que le principe du tèlègraphone Poulsen, présenté à l’Exposition de 1900 et dont nous avons donné, dans ces colonnes, une description détaillée (t. XXIII, p. 397), est le'suivant : les courants, développés par le mouvement de la membrane d’un téléphone devant lequel on parle, traversent un petit électro-aimant dont les pôles embrassent un 111 d’acier et produisent sur ce fd une série de « taches magnétiques » ; lorsque l’inscription est ainsi effectuée, si l’on fait glisser le fil devant l’électro-aimant avec la vitesse et le sens primitifs, les taches magnétiques donnent lieu à des courants qui actionnent le téléphone et les paroles prononcées auparavant devant cet instrument se trouvent reproduites.
- D’après le brevet belge 119 411 du 20 janvier 1896, M. Carbonnelle utilise un disque tournant en matière isolante, de part et d’autre duquel se trouvent, aux extrémités d’un même diamètre, quatre tiges conductrices isolées ; deux de ces tiges, A et B, sont reliées aux bornes d’un téléphone T ; les deux autres, À' et B7, aux bornes d’un second téléphone Th Si l’on parle devant T, les forces électromotriçes déve-
- loppées par le mouvement de la membrane chargent plus ou moins le condensateur formé par les tiges A et B, e,t ces charges produisent, sur la partie du disque située entre les tiges, une « déformation diélectrique »; quand, par le mouvement de rotation du disque, les régions ainsi déformées passent entre les tiges conductrices A' et B', celles-ci se chaînent et donnent lieu à des courants qui actionnent la membrane du téléphone Th
- Comme on le voit, tandis que M. Poulsen utilise les actions magnétiques, M. Carbonnelle préconisait plusieurs années auparavant des actions électrostatiques dans le même but.
- Mais si le principe des deux instruments est différent, les dispositifs indiqués pour sa mise en pratique diffèrent peu. Le disque et les deux téléphones de M. Carbonnelle se retrouvent dans un dispositif de M. Poulsen, constitué par une bande d’acier enroulée en forme de circonférence sur la jante d’une roue non magnétique et glissant entre deux électroaimants servant, l’un à l’inscription, l’autre à la reproduction de la parole. Quant au dispositif primitif de M. Poulsen, celui qui était présenté, à l’Exposition et dans lequel l’inscription se fait sur un fil de grande longueur enroulé en hélice sur un cylindre, l’idée s’en trouve en germe dans le brevet de M. Carbonnelle où il est question d’un appareil dont le disque est remplacé par une bande de matière diélectrique enroulée en spirale hélicoïdale autour d’un axe de rotation.
- Parmi les applications envisagées par M. Carbon-nelle dans son brevet, notre correspondant nous signale les deux suivantes :
- i° Analyser les courbes des courants variables en reliant aux deux tiges A' et B' un électromètre. On pourrait alors reproduire ensuite ces courbes par
- Soupape Electrique MODON
- Système breveté en France et à l’Étranger
- J. PIETTRE, Propriétaire et Concessionnaire
- Transformation directe des Courants alternatifs simples ou polyphasés
- en Courants continus
- Rendements obtenus au Wattmètr
- 75 à 80 p. 100
- APPLICATIONS. — 1° Secteurs à courants alternatifs: Charge d’aecumulateurs ; Fonctionnement des moteurs à courants eontiuus ; Ascenseurs et monte-charges ; Lampes à arc continu ; Galvanoplastie ; Appareils médicaux ; Démarrage des moteurs et disjoncteurs. — 2° Sous-tractions de courants
- . alternatifs : Remplacement économique des commutatrices dans les secteurs et dans la
- traction sur voies ferASes. — 3° Possibilité de réaliser le transport économique de l'énergie J à de longues distances à l’aide du courant alternatif monophasé.
- Usine et Laboratoire de démonstrations à Neuilly-sur-Seine, 25, rue Borghèse TÉLÉPHONE 570-20
- Accumulateurs “ PHŒBUS ”
- Éléments t Des moteurs de voitures automobiles.
- transportablesS TracHon de voitures et de bateaux. pour à ,
- Allumage [ Eclairage des voitures et des trains, médecine. Éléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines «Caboratoires, Çalvanoplasiie, etc.
- A.KAINDLER
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue S‘-ANDRÉ-des-ARTS
- Ateliers : i, rue du Printemps
- PARIS
- p.r2 - vue 508/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du o juillet 1902
- 111
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : Adresse télégraphique :
- 158.81 — 158.11 — 258.72 Elihu-Paris
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force LOCOMOTIVES DE MMES
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre modèle-TMM 30.
- Grâce à ses dimensions réduites, (lm25 de largeur), elle peut pénétrer dans les galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction, 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 à 8 wagonnets.
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en France qu’à F étranger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.r3 - vue 509/746
-
-
-
- IV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 5 juillet 1902
- synthèse en lançant un courant constant dans un rhéostat variable construit d’après les indicatious de l’électromètre et cette reproduction synthétique permettrait l’étude de ces courants sans avoir à se préoccuper de leur faible durée, puisqu’on pourrait donner à la période du courant reconstitué une valeur quelconque.
- a0 Augmenter la portée des conversations téléphoniques en employant l’appareil comme relais. Avec cette application, AI. Carbonnelle entrevoyait la possibilité de la téléphonie transatlantique à l’aide des câbles télégraphiques actuels et il décrivait divers moyens pour y parvenir.
- Disons, en terminant, qu’en mentionnant ici l’invention de M. Carbonnelle Uous n’entendons nullement diminuer le mérite de M. Poulsen. Mais il nous a semblé intéressant de montrer que lorsqu’une invention, fût-elle géniale, se trouve réalisée, il est bien rare de ne pas lui trouver des antécédents ; suivant l’expression consacrée, l’invention est dans l’air. D’autre part, l’idée de M. Caiffionnelle peut être mise à profit pour de nouvelles applications, ou tout au moins pour de curieuses expériences ; il importait donc de la signaler.
- Notre correspondant belge se propose de rechercher les motifs qui ont empêché Al. Carbonnelle de
- réaliser pratiquement les applications indiquées dans son brevet; nous tiendrons nos lecteurs au courant des résultats de cette enquête s’ils sont de nature à les intéresser.
- Le Congrès de la propriété industrielle. — L’Association française pour la protection de la propriété industrielle vient de tenir son premier Congrès à Lille, sous la présidence de MM. Faucheur, président de la Chambre de commerce, et Pouillet, ancien bâtonnier; à ce Congrès assistait M. G. Breton, directeur de l’Office national de la Propriété industrielle, délégué par AI. le Alinistre du commerce.
- Après de très intéressantes discussions auxquelles ont pris part notamment AI AL Breton, Clément, Decroix, Fauchille, Lucien-Brun, Alaillard, Alesnil, Théry, A’aillant et plusieurs autres personnes, ce Congrès a pris diverses résolutions que la Revue Industrielle du 28 juin résume ainsi :
- A. — En ce qui concerne les brevets d’invention :
- i° Sur le rapport de AL Bert, le Congrès a décidé à l’imanimité qu'il y avait lieu de remplacer la taxe
- Manufacture d’Appareil s
- de mesures électriques*
- Système G ANS ET GOLDSCHMIDT
- VOLTMÈTRES & AMPÈREMÈTRES APÉRIODIQUES, Industriels et de précision. — OHMMÈTRES. — WATTMÊTRES ET TOUS AUTRES APPAREILS
- Pour usages Industriels et de Laboratoires.
- CONSTRUCTION IRRÉPROCHABLE. MODÈLES VARIÉS. PRIX TRÈS AVANTAGEUX
- AL PALEWSKI, ingénieur des Arts et Alanufactures
- 28, rue de Trévise, Paris Téléphone 237-59
- Rubans OKONITE
- TRADE MARK.
- IPeanutuler Æcltuaatiltotès et S" eâ.e «
- Les
- sont sans
- rivaux.
- Qualités essentielles :
- ÉLASTICITÉ, RÉSISTANCE, DURABILITÉ
- L’Okonite est légalement reconnu par les gouvernements des États-Unis et du Canada, comme ruban-caoutchouc isolant parfaitement.
- OKONITE, **"e ^r,c"cr-
- CJ © 2 23 © Elfe JS PEH® AN-53Ï3 AUMOIVT
- CAOUTCHOUC SUTTA-PEP.CÎU, CABLES ET FILS élECTRi-SUES
- The INDIA RUSES, GUTTA PM4
- Mi
- mm
- FOURNISSEUR a Hiüisi. tes Pat, il Tfi
- 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
- XJSmEa A FER3ASÏ-3BAUMONT (î.-rt-O.) et SILVîaiTOWU (hjpüsm).
- Cibiea poor tamièr* éleetrtq»* et triMÿUl ée 1er*» tante et fessas tansvca.
- Bu* ébMÙte pow esaaErafeUcen, «te., «Sa.
- <£>
- Envoi de Tarifs franco sur demande.
- Fila coivre isolés pour élestro-eiosaots et éyn&mos.
- Fih poar sonneries et téléphones.
- Câbles télégraphiques, aérioas, «©stareaias, 533-as«gi£&
- p.r4 - vue 510/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 juillet 1902
- V
- NECESSAIRE
- POUR ESSAIS D’ISOLEMENT
- Système EVERSHED
- Ohmmètre et magnéto constituant le nécessaire portatif d’essai de résistance d’isolement.
- L'appareil complet pèse 8 kilogrammes seulement, le générateur seul pèse moins de 6 kilogrammes et est manœuvré à la main et peut donner une tension de 100, 200 ou 500 volts.
- EVERSHED & VIGNOLES, Constructeurs.
- SEULS REPRÉSENTANTS POUR LA FRANCE
- E.-H. CADIOT & C“
- 12, rue Saint-Georges, Paris.
- Envoi sur demande du dernier Prix-Courant.
- ;~ï*—
- p.r5 - vue 511/746
-
-
-
- VI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du b juillet 1902
- annuelle de ioo fr par une taxe progressive commençant à a5 fr pour la première annuité et augmentant de a5 fr chaque année jusqu’à 375 fr pour la quinzième annuité ;
- 20 Sur le rapport de M. H. Josse, il a émis le vœu que la nullité d’un brevet pour défaut de nouveauté ne devait pas entraîner de plein droit la nullité des certificats d’addition si ceux-ci renferment un perfectionnement réel et brevetable;
- 3° Sur le rapport de M. Plé, le Congrès a décidé qu’il n’y a point lieu de modifier la législation française en ce qui concerne l’obligation d’exploiter les inventions brevetées;
- 4° Sur le rapport de M. Fayollet, le Congrès a décidé, à l’unanimité, que la faculté de maintenir un brevet d’invention secret pendant un an, comme cela
- vient d’être admis par la loi du 7 avril 1902, est regrettable et devrait être supprimée le plus tôt possible .
- A ce sujet, M. Muzet, ancien député et rapporteur de la loi du 7 avril 1902, a déclaré que la commission de la Chambre des députés avait été obligée d’ajouter cette disposition pour obtenir l’adoption de la loi concernant la publication des brevets et le délai de grâce pour le paiement des taxes, parce que certaines personnalités avaient déclaré qu’elles s’opposeraient au vote de1 cette loi, si utile et depuis si longtemps réclamée par toute l’industrie, si cette disposition n’y était point comprise. M. Muzet a ajouté que, dans ces conditions, il ne voyait pas d’inconvénients à ce que l’on demandât dès maintenant la suppression, si récente que fût la loi, du
- Cf du Gaz H. RICHE
- Société anonyme au Capital de 1.000.000 de francs
- 28, Rue St-Lazare, PARIS (IXe)
- Usine et Ateliers : 15, Rue Curton, à Clichy (Seine)
- INSTALLATIONS COMPLÈTES D’USINES
- Fours à Cornues pour Distillation renversée du bois, de la tourbe et des déchets de toutes natures.
- Gaz de 3.000 a 3.300 calories pour éclairage, chauffage et forces motrices.
- Nouveau Gazogène à combustion renversée. — Utilisation de tous combustibles pour production de gaz pauvre et de gaz mixte de 1.200 à 1.800 calories.
- Installations complètes de Forces motrices avec Moteurs de tous systèmes. — Fours et Forges à gaz. Étuves. Appareils de chauffage et d’éclairage. Gazomètres. Réservoirs d’eau. Chaudronnerie.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 19 00 Médaille d’argent — Classe 20
- La plus haute récompense décernée aux Appareils producteurs de gaz.
- Projets et Devis fournis gratuitement sur demande.
- Adresse télégraphique: RiCGAZ-PARIS
- Téléphone : S» 259-55
- CHEMINS DE FER D’ORLÉANS
- Excursions en Touraine,
- AUX
- Châteaux des Bords de la Loire
- ET AUX STATIONS BALNÉAIRES
- DE LA
- Ligne de Saint-Nazaire au Croisic et à Guérande i
- 1er Itinéraire.
- lre classe : 86 francs. —• 2e classe : 63 francs.
- Durée : 30 Jours.
- Paris, Orléans, Blois, Amboise, Tours, Chenonceaux, 1 et retour à Tours, Loches, et retour à Tours, Langeais, Sau- 1 mur, Angers, Nantes, Saint-Nazaire, Le Croisic, Gué- B rande et retour à Paris, via Blois ou Vendôme, ou par | Angers et Chartres, sans arrêt sur le réseau de l’Ouest. 1
- 2e Itinéraire. I
- lre classe : 54 francs. — 2e Aasse : 41 francs. j
- Durée : 15 Jours.
- Paris, Orléans, Blois, Amboise, Tours, Chenonceaux, I et retour à Tours, Loches, et retour à Tours, Langeais et I retour à Paris, via Blois ou Vendôme. \
- Les voyageurs porteurs de billets du premier itinéraire auront la faculté d’effectuer sans supplément de prix, soit à l’aller, soit au j retour, le trajet entre Nantes et Saint-Nazaire dans les bateaux de j la Compagnie de la Basse-Loire. ;
- La durée de validité du premier de ces itinéraires peut être pro- j longée d’une, deux ou trois périodes successives de 10 jours, moyen- , nant paiement, pour chaque période, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix primitif du billet. |
- BILLETS DE PARCOURS SUPPLÉMENTAIRES j
- 11 est délivré, de toute station du réseau pour une autre station du réseau située sur l’itinéraire à parcourir, des billets aller et retour : de lre et de-2e classe au prix réduits du Tarif spécial G. V. n° 2.
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l’éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d’appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 28, rue Laffitte, Paris (IXe), Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine), Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FORTRAN S-PARIS
- h
- S
- ê.
- i
- 'À
- K
- p.r6 - vue 512/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 5 juillet 1902
- TÉLÉPHONE
- 523-62
- * 0. R00HEF0RT+
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- Fournisseur des Ministères de la Guerre, de la Marine et des Colonies
- Rue Capron, 4
- PARIS
- Radiographie ** Radioscopie # â{aute fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff- Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRUPTEUR OSCILLANT — INTERRUPTEUR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
- JÊtésonuteur Ouilin Ipijtolaire TÉLÉGRAPHIE S A. IV S I SL-
- Postes complets — Organes séparés — Installations à forfait avec garantie de bon fonctionnement
- Appareils adoptés par la Marine française.
- Catalogues, devis «>I renseignements sur demande.
- Société^ Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÉE FRÈRES &C
- Capital : 1,000,000 de fr. - Siège social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17e
- PORCELAINES & FERRURES
- pour l’Électricité
- CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE
- & &
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS Téléphone : 510-72
- Chauffe-pieds électrique pour Bureaux, n° 182.
- 38Æ 3EE TT
- USUELLE
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- GrRAINDORG-E, Successeur
- | Ci-devant 22 rue Laugier,
- | Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- P
- SOCIÉTÉ
- VOLTS-ME TRES et AMPERES-METRES
- industriels et apériodiques sans aimant.
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco des tarifs sur demande.
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours — Membre du Jury
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR — MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. Médaille A 'or de la Société d'encouragement pour l’industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulins Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein dé 80 d 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,4 p. 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hercule-Progrès » supérieur d celui de tout autre système ou imitation, et nous nous , engageons à reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas g ces résultats.
- ^ AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d'entretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes _ pour expédition immédiate.
- ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de1s500,000 francs, à RÉFÉRENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DEMANDE
- RODUGTION
- DES
- p.n.n. - vue 513/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 juillet 1902
- SAUTTER, HARLÉ R C"
- 26, Avenue de Suffren, PARIS
- Exposition Universelle Paris 1900
- 3 GRANDS PRIX. — 4 MÉDAILLES D’OR- - HORS CONCOURS
- JURY (CL. 117)
- POMPES ÉLECTRIQUES
- Système RATEAU. Breveté S.G.D.G.
- Pour Fonçages, Élévation, Épuisements, etc.
- VENTILATEURS
- A HAUTE ET BASSE PRESSION
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G.
- GROUPES ÉLECTROGÈNES
- avec
- TURBINES à Vapeur
- Système RATEAU
- cSc G
- ÎE
- Siège social et Direction Générale, à PARIS, 43, rue d’A N JO U
- MOTEÏJIIS A AAFSSÎJK
- Machines Corliss, Machines Compound, Machines monocyiindriques à grande vitesse, Machines pour la commande directe des dynamos
- MOTEURS A
- Système « SIMPLEX » de M. DELAMARE-DEBOUTTEVILLE. — Moteurs fonctionnant soit au gaz de gazogène, soit au gaz de hauts fourneaux MM. SCHNEIDER et Cie, concessionnaires pour toute puissance. Souffleries et groupes éîectrogènes actionnés par moteurs à gaz.
- ÉLECTRICITÉ
- Installation! complètes pour la production et l’utilisation de l’énergie électrique, Tramways, Locomotives électriques, Grues, Treuils,
- Ponts roulants, Monte-charges, Ascenseurs électriques.
- DYNAMOS SCHNEIDER Type S. A COURANT CONTINU
- Dynamos pour électrochimie et électrométallurgie. Dynamos pour fabrication du carbure de calcium DYNAMOS ET TRANSFORMATEURS A COURANTS ALTERNATIFS
- BREVETS ZIPERNOWSKI, DÉRY & BLATY Appareils è courants diphasés et triphasés. Système GANZ (Brevets N. TESLA)
- SOCIETE GRAMME
- 20, l'MP fl’jPÆczsttjutsif, JP A JR A
- Moteur type léger fermé.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES
- A CCUMULA TEURS
- L.UIPES A ARC à A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- Bisdmètëmiàiivm
- p.n.n. - vue 514/746
-
-
-
- Supplément a?L' Éclairage Électrique du 8 juillet 1902
- CABLES ELECTRIQUES
- MAISONS : rjgsp=r
- LYON Ug bo
- ET
- BORDEAUX KSig U
- TÉLÉPHONE 146-84
- G. &R.-B. delà MATER, dépôt : 81, rue Bêaumur, Paris.
- Usines et bureaux à Gravelle-Saint-Maurice (Seine.)
- COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE
- depot a paris (Brevets Thurv) Genève bureau a lyon
- 26, Boulevard de Strasbourg, 26 v 61, Rue de l’Hôtel-de-Ville, 61
- «
- MACHINES ÉLECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif
- et pour toutes applications.
- SPÉCIALITÉS : Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SU RVOLTEU RS - DEVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer à adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- Catalogues et Devis sur demande.
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- d'ÉLECTRICITÉ
- Etablissements de CREIL
- DAYOÉ A PILLÉ
- Société Anonyme au Capital de 5,000,000 de Francs.
- 27 et 29, Rue de Châteaudun, 27 et 29
- PARIS
- MATÉRIEL à COURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE et POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES
- Tramways. — Stations Centrales à Vapeur et Hydrauliques.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- p.n.n. - vue 515/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du b juillet 1902
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à POIVT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’érergie Tréfilerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe V
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt» Hutin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins (Marseille-Tunis ) ( Mozambiqne-Majunga).
- TEURS ÉLECTRIQUES
- Vrais LUNDELL
- Type hermétique de 1/4 de cheval à 10 chevaux
- — Courant continu —
- Lundell ”
- PETITS MOTEURS ÉLECTRIQUES
- H. G. HERMÉTIQUES De 1/10, 1/8, et 1/6 de cheval Courants continus et alternatifs
- E.-H. CADIOT et C"
- 12,me St-Georgcs, Paris — Téléphone: 152-20
- De PLAFOND, ^ aS de TABLE, APPLIQUE^
- Constructeur
- The Général Electric C°-Ld
- AGENT GÉNÉRAL I
- LUCIEN ESPIR
- M a ut) eu g-e — PARIS
- DYNAMOS " PHENIX
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- n
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A arc 4 Kreme n ezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs)
- p.n.n. - vue 516/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du b juillet 1902
- Vit
- JVIatétûel
- Électrique
- de 200 ampères à 1.500 ampères
- Disjoncteurs 4- Rhéostats Tableaux
- George Ellison
- Ateliers et Bureaux : 66-68, rue Claude- V elle faux
- PRIAIS (X°)
- téléphone 4-23-95
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMINS DE FER BATEAUX, SOUS MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et CIE
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XV0)
- Adresse télég. RUPHMAX-PAR1S. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- 16, Rue Rivay, 16, LEVALLOIS £
- (Seine)
- LU fi/N È RE
- 1RAGTÎOM
- BATTERIES
- triMferUblea
- V
- vV^
- S»
- <Vv ^
- V* * W ^
- Renseignements Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignements statistiques
- LE VOLT A
- Annuaire de l'Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 figures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, N° 53, PARIS (9e) LeVOLTA est à la fois le Larousse et le Bottin de VElectricité.
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- D’APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- Société anonyme au capital de 1.000.000 francs.
- Anciens établissements
- GRIVOLAS et SAGE & GRILLETl
- MAISON FONDÉ! KN 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 16, rue Montgolfier PARIS
- Exposition de 1889, Paris Médaille d’argent
- Exposition de 1894, Lyon Médaille d’or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900 Supports pour paris
- i incanJtt certes. Médaille d’or
- CdDXGMMJHAiriElin&S
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPTEURS DE TOUS SYSTÈMES RHÉOSTATS, DISJONCTEURS TABLEAUX DE DISTRIBUTION
- Manufacture de tous appareils et accessoires pour stations centrales et installations d’éclairage électrique, montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, ébonite, etc., etc. — Appareils pour courants de haute tension depuis 440 jusqu’i 5.000 olts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TÉLÉPHONE 158.01
- Envol franco du Catalogue su d<
- MA1B
- p.r7 - vue 517/746
-
-
-
- VIII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du S juillet 1902
- secret des brevets, qui est une réforme insuffisamment étudiée ;
- 5° Sur le rapport de M. Taillefer, le Congrès a émis le vœu que la cession des brevets ne donne plus lieu au paiement préalable et par anticipation des annuités non échues, que tous les contrats concernant la propriété ou l’exploitation des brevets soient transcrits, par extrait, à l’Office national de la Propriété industrielle, et que le mot breveté ne puisse être employé sans l’indication du numéro du brevet.
- B. — En ce qui concerne le nom commercial :
- Sur le rapport de M. Mack, le Congrès approuve les principes de la proposition préparée par l’Association française pour la protection de la Propriété
- industrielle, aux termes de laquelle tout industriel ou commerçant aura la faculté de céder à ses successeurs l’usage de son nom, comme signature commerciale, à la condition que chaque cession soit enregistrée sur un registre de commerce, dont la publicité devra être assurée d’une façon complète.
- C. — En ce qui concerne la protection des dessins et modèles industriels :
- Sur le rapport de M. Maillard, le Congrès est d’avis que la loi du 11 mars 1902 n’a point abrogé la loi du 18 mars 1806 et que celle-ci peut encore être invoquée pour les dessins ou modèles employés dans l’industrie, qu’ils soient ou non protégés par la loi nouvelle.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET BREVETS
- Applications mécaniques.
- Sur les ascenseurs électriques, par H. D. James. American Electrician, t. XIY, p. 217-219, mai 1902. — L’auteur commence par quelques indications sur la disposition générale, l’équilibrage et les dispositifs de sécurité de ces appareils. Il distingue quatre types d’ascenseurs électriques, dont il donne successivement les principaux traits : ce sont les ascenseurs à tambour, à hélice, à double moteur et à entraînement par friction. Le départ et l’arrêt d’un ascenseur s’obtiennent tantôt par moyen mécanique, tantôt par moyen électrique. La commande électrique se fait d’ordinaire au moyen d’un
- commutateur placé dans l’ascenseur et dont la manœuvre a pour effet de desserrer d’abord le frein, puis d’envoyer le courant dans le moteur. Pour les grands appareils, on a, outre le frein mécanique, un frein électrique qui agit par mise en court-circuit de l’armature du moteur.
- P. L.
- Distribution d’énergie électrique dans le chantier naval de Quincy (Mass. Etats-Unis). Electrical Review (New-York), t. XL, p. 027-532, 26 avril 1902. — Le chantier naval de la Fore River Ship and Engine Company, à Quincy (Mass., Etats-Unis) s’étend sur une longueur de près de trois kilomètres le long de la rivière YVey-
- CHEMIN DE FER DU NORD
- Service à partir du 1er juillet 1901
- Services les plus rapides entre
- PARIS, COLOGNE, COBLENCE
- ET
- FRANCFORT-SLR-MEIN
- Les services les plus rapides entre Paris, Cologne, Coblence et Francfort-sur-Mein, en 1™ et 2e classes, sont assurés comme suit :
- ALLER RETOUR
- Paris-Nord . . d. 150 s. 925 s. Francfort-s-Iein. d. 825 s. 5 48 s
- Cologne. ... a. 11 20 s. 7 58 m. Coblence. . . d. Il 16 m. 8 39 s
- Coblence ... a 252m. 1015m. Cologne. . . . d. 1 45 s. 1121 s
- Francfort-s-Mein. a. 6 32 m. mid. 17 Paris-Nord . . a. 1117 s. 8 20 m
- I En utilisant le Nord-Express lre et 2e cl. entre Paris et Liège et le train de luxe Os tende-Vienne entre I Liège et Francfort-sur-Mein, le trajet de Paris-Nord à I Coblence s’effectue en 10 heures et celui de Paris-1 Nord à Francfort-sur-Mein en 12 heures par les itiné-'raires indiqués ci-dessous pour l’aller et le retour.
- ALLER
- Paris-Nord . . d.
- Liège . . . .j
- ( d.
- Cologne. ... a. Coblence ... a. Francfort-s-Mein.a
- Nord-Express lreet 2e cl RETOUR Vienne-Ostende Train de luxe
- 1 50 soir Franefort-s-Mein. d. min. 36
- 7 06 — Coblence . . . d. 2 49 malin
- Ostende- Vienne Cologne. . . . d. 4 16 —
- Train de luxe /a. 6 « —
- 8 08 soir Liège .... lre et 2e cl
- 11 51 —
- 1 22 malin ( d. 6 30 malin
- 3 33 — Paris-Nord . . a. midi 50
- TElSSET.rBMlLT&CHAPROIV
- Constructeurs-Mécaniciens Usines à PARIS & à CHARTRES EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein 803 85/
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR!
- Société anonyme. Capital : 1.600.000 fr.
- Siège social ; 48, rue de la Victoire, Paris|
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtei-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy)
- p.r8 - vue 518/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 juillet 1902
- IX
- niouth et comprend quatorze grands bâtiments où se font tous les travaux nécessaires à la construction des navires de guerre et de commerce. L’usine génératrice est placée au centre du chantier; elle fournit l’énergie sous forme de courant continu à 240 volts par distribution à deux fils et alimente moteurs, i65 lampes à arc et
- 2 000 lampes à incandescence. Un moteur-générateur à voltage multiple permet, au moyen d’un réseau à quatre fils, de faire varier dans de grandes limites la différence de potentiel appliquée aux moteurs et par suite leur vitesse. La plupart des machines outils du chantier sont mues par l’électricité ; la puissance totale des moteurs atteint 2 000 chevaux, mais la moyenne de la charge journalière, pour la force motrice et l'éclairage, est de 400 chevaux seulement, ce qui montre bien les avantages qu’on relire de la division de la force motrice obtenue par l’électricité. Chaque atelier est pourvu d’un tableau de distribution, relié à celui de l’usine par des canalisations souterraines ou aériennes. P. L.
- Installation électrique de la fabrique d’épices Stickney and Poor à Charlestown (Massachusetts). American Elec-trician, t. XIY, p. 207-211, mai 1902. — Cette installation fournit un exemple intéressant de l’application de l’électricité aux besoins d’un petit établissement industriel. Tous les moulins sont conduits par moteurs électriques et l’usine est éclairée à l’électricité. La salle des machines renferme une machine à vapeur sans condensation Brown et Co, couplée directement à une génératrice de 123 kilowatts. L’article donne la description et les dessins de la salle des chaudières, de la salle des machines et de la distribution par soupapes de la machine à vapeur. La génératrice est une dynamo Crocker-Wheeler, com-pound, donnant 220 volts de tension aux bornes à la vitesse de 100 tours par minute. Les moteurs ont été installés par la Compagnie Westinghouse ; ils sont au nombre de sept, d’une puissance de 5 à 40 chevaux.
- P. L.
- Applications de l’électricité dans les mines de houille américaines, par W. O. Irwin. Electrical Review (New-York), t. XL, p. 532-534, 26 avril 1902. —Les progrès accomplis dans ces dernières années par l’industrie de l’extraction de la houille sont dus en grande partie à l’électricité. Le remorquage des trains de charbon dans les mines était fait autrefois par des mules ; on avait d’abord essayé de les remplacer par des locomotives à vapeur, mais leurs graves inconvénients pour ce service les firent abandonner. On eut alors recours aux locomotives à air comprimé dont beaucoup sont encore en usage mais on leur substitue aujourd'hui les locomotives électriques dont la supériorité a été reconnue. Quant aux baveuses mécaniques, celles actionnées par l’électricité sont de beaucoup les plus nombreuses. On estime qu’une de ces machines fait l’ouvrage de douze hommes. L’éclairage électrique des mines a supprimé en grande partie les lampes de mineurs et les dangers d’explosion. On applique encore l’énergie électrique aux ventilateurs, aux pompes, etc. Le résultat de tous ces perfectionnements dans l’outillage a été d’accroître considérablement la production des mines. P. L.
- Traction.
- Etude économique sur les transports rapides à Londres et à New-York, par J. Dredge . Traction and Transmission, t. III, n° 12, p. 139-147, mars 1902. — L’auteur fait une comparaison entre Londres et New-York au point de vue de la population, de l’étendue et de la forme. Londres présente une forme presque circulaire, le centre étant Charing Cross, tandis que le quartier central de New-York, l’île de Manhattan, a une forme allongée, d’où les conditions différentes pour le transport des voyageurs allant à leurs affaires. L’importance du trafic sur les différentes lignes de ces deux capitales est indiquée par de nombreuses tables qui donnent aussi les tarifs moyens. Des diagrammes montrent l’accroisse-
- E. DUCRETET*
- Constructeur
- PARIS, 75, rue Claude-Bernard
- GRANDS PRIX
- PARIS 1889 - ANVERS 1894 - BRUXELLES 1897 - PARIS 1900
- TELEGRAPHIE sans FIL, matériels complets adoptés pour les grandes distances, types Popoff-üucretet 1900-1901. — Bobines de ltuhmkorfï de toutes dimensions. — Interrupteurs E.-D.
- Matériels RADIOGRAPHIQUES puissants, perfectionnés. — Applications générales des I
- RAYONS X
- Courants de haute fréquence. — Résonateur f de M. le Dr OUDIN. — Applications médicales. Machines de Wimsliurst et accessoires.
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS R. GAILLARD
- Pour toutes les applications militaires et Drivées.
- Appareils pour les mesures électriques. Wattmètre industriel, universel, de MM. Blondel et Labour.
- Pyromètres industriels.— Galvanomètre enregistreur type E.-D.
- Conjoncteur-disjoncteur de M. Ch. Féry,pour la charge des accumulateurs.
- Chercheur de pôles E.-D.
- Calorimètre industriel de M. Junkers.
- Médaille d’Or à l’Exposition Universelle de 1900 COMPAGNIE ANONYME CONTINENTALE
- pour la fabrication des
- COMPTEURS
- Æ CÏÆX
- et autres Appareils
- CAPITAL SOCIAL : 1.750.000 FR.
- 9, rue Pétrelle, PARIS
- COMPTEURS
- D'ÉNERGIE ELECTRIQUE
- pour courants continus et alternatifs
- “ VULCAIN ”
- Agréé par la Ville de Paris
- Compteurs d’énergie à paiement préalable. Compteurs horaires Compteurs pour tableaux Compteurs pour Batteries d'accumulateurs
- Fournisseur des Compagnies de Chemins de fer, des Administrations et Ministères.
- p.r9 - vue 519/746
-
-
-
- X
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 juillet 1902
- ment du trafic depuis 1884. On calcule qu’en un jour, à New-York, il y a un nombre de voyageurs supérieur à la population, à Londres seulement 60 à 70 p. 100. Dans cette dernière ville, le transport par omnibus et tramways est plus en faveur que par les chemins de fer. L’auteur pense qu’il n’y aurait pas avantage, à Londres, à établir des prix uniformes sur chaque ligne ; un essai de ce genre sera tenté sur le Inner Circle. Le prix moyen aujourd’hui est de i5 centimes, tandis qu’à New-York, le public accepte un prix uniforme de 20 centimes. En résumé, à Londres, les tramways et les chemins de fer arrivent à satisfaire aux besoins du public à l’intérieur de la ville. Mais il faudrait pouvoir desservir la banlieue jusque dans un rayon de 24 km à partir de Charing-Cross. C’est le grand problème qui se pose pour les compagnies de chemins de fer. Des gens ayant leurs affaires à Londres, tendent de plus en plus à aller habiter les environs, et en sont empêchés par la lenteur du transport. Les difficultés d’assurer un tel service sont considérables. Un diagramme (p. njS) fait pour la Compagnie London, Brighton and South Coast, montre que l’accroissement du trafic depuis les dix dernières années est négligeable, malgré le besoin de résidence à bon marché dans la banlieue. L’article indique encore d’autres résultats obtenus sur diverses lignes ; quatre planches figurent les réseaux de banlieue des principales compagnies. La Compagnie Great Eastern Railway est celle qui accuse le plus grand accroissement de trafic ; elle dessert des districts ouvriers. — Les tramways font une concurrence sérieuse aux chemins de fer. Lorsque les réseaux de tramways électriques de la banlieue seront complets, ils l’emporteront sur les chemins de fer par la commodité, le bon marché, la fréquence et même la vitesse. A mesure que les difficultés d’assurer le service à l’intérieur d’un certain rayon augmenteront pour les chemins de fer, ceux-ci devront y renoncer et s’appliquer à développer leurs services en dehors de ce cercle. Les lignes de grande banlieue auront sans doute la traction électrique, et ainsi sera assuré le transport rapide et à bon marché, l’encombrement des voies étant soulagé par les tram-
- La traction électrique sur les chemins de fer suisses ;
- Eleçtrical World, t. XXXIX, p. 730-781, 26 avril 1902.
- __. La Suisse devant acheter à l’étranger tout le charbon
- qu’elle consomme, on a déjà proposé de remplacer sur ses chemins de fer la traction à vapeur par la traction électrique, en utilisant la puissance hydraulique disponible dans le pays. L’ingénieur Thormann, de Zurich, vient de publier une étude intéressante sur la question. Il faudrait 3o 000 chevaux pour les cinq lignes principales, ce qui nécessiterait la production d’énergie élec-
- trique jusqu’à concurrence de 60 000 chevaux, sous forme de courants alternatifs à haute tension. Thormann donne une liste d’usines hydrauliques qui sont, soit en projet, soit en cours de construction, dont la puissance totale atteint 86 000 chevaux. Cette étude a éveillé l’attention et la Maschinenfabrik Oerlikon vient de demander au gouvernement fédéral la concession d’une ligne à voie normale de 20 km de longueur, dans un but d’expériences de traction électrique. P. L.
- La traction électrique dans les mines de houille, par W.-B. Clark. Electrical World, t. XXIX, p. 541-543, 29 mars 1902. —- Après quelques mots d’historique apprenant que la première application de l’électricité à la traction dans les mines de houille remonte à 1887, l’auteur décrit les installations actuelles de la Webster Coal and Coke C°, à Ehrenfeld, Pa. La station renferme deux génératrices polymorphiques de i5o kilowatts, excitées séparément et donnant, ou du courant continu à 275 volts, ou des courants triphasés à 179 volts, 20 périodes. Ces derniers sont élevés à la tension de 5 600 volts et envoyés à une sous-station distante de 2,700 km de l’usine génératrice ; des transformateurs abaisseurs de tension et des commutatrices effectuent la transformation inverse dans la sous-station. Le courant continu fourni par l’usine sert à la traction en dehors de la mine; celui que fournit la sous-station est utilisé dans la mine elle-même. La traction est effectuée par 4 locomotives de i3 tonnes pouvant remorquer des rames de 5o wagons; il y a en outre 4 treuils électriques de 80 chevaux pour la traction sur des plans inclinés. Les génératrices polymorphiques sont du même type que les commutatrices de la sous-station et serviront également de commutatrices de courants triphasés en courant continu lorsque le développement de l’installation exigera une augmentation de la puissance ; toutes les commutatrices seront alors alimentées par des courants à 5 600 volts fournis par de grands alternateurs.
- Les tramways électriques de Leghorn (Italie), par
- Enrico Bignami. Electrical Review, New-York, t. XL, p. 5oi-5o3, 19 avril 1902. — La ville de Leghorn a adopté la traction électrique sur son réseau de tramways et sur une ligne interurbaine qui va de Leghorn à Montenero. Le matériel générateur se compose de trois machines à vapeur dont chacune actionne un moteur à courant continu donnant 400 ampères à 600 volts. Sur le réseau urbain, le trôlet aérien, du type ordinaire, est divisé en quatre sections alimentées chacune par un fec-der ; les rails servent au retour du courant. Les voitures automotrices ont une puissance de 25 chevaux Sur la ligne de Leghorn à Montenero, où se trouvent des pentes fort raides, les voitures automotrices sont munies de
- COMï*AG]VïE FFIAIW ÇSAÏSE
- DES
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- t i
- UNION
- «»
- SOCIETE ANONYME Capital : CINQ MILLIONS
- If $
- UNION
- 99
- Usines à NEUILLY-SUR-MARNE (Seine-et-Oise)
- SIEGE SOCIAL ;
- 27, rué de Londres, PARIS
- Batteries de toutes puissances pour stations centrales, usines et installations particulières BATTERIES POUR TRACTION ET LUMIÈRE. — BATTERIES TAMPON
- CATALOGUE ENVOYÉ SUR DEMANDE
- p.r10 - vue 520/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 5 juillet 1902
- XI
- deux moteurs Schuckert de 3o chevaux ; le trôlet est double et divisé en trois sections d’alimentation. Cette ligne à io km de longueur. La puissance totale maxima fournie par l’usine génératrice est de 3go kilowatts.
- P. L.
- Éclairage.
- Méthode simple pour maintenir constante la tension aux bornes des lampes à incandescence sur les chemins de fer électriques, par H. Schul. Elektrotech-nische Zeitschrift, p. 292, 3 avril 1902. — L’équipement électrique du chemin de fer Le Fayet-Saint-Gervais et Chamonix a été confié à la Elektrizitàts Gesellschaft Alioth de Bâle-Münchenstein qui a fourni les moteurs, les appareils d’éclairage et de chauffage nécessaires aux 64 voitures automotrices appelées à faire le service. Les lampes à incandescence sont alimentées directement par le courant de la ligne et sont disposées par 5 en série sur 3 circuits parallèles. La plus grande variation de tension tolérée aux bornes des lampes, est de 3o volts, soit 6 volts par lampe; et il faut assurer le fonctionnement dans ces conditions sans recourir à une batterie d’accumulateurs. Le voltage de la ligne oscille entre 4l° et 53o volts ; les lampes étant de 85 volts, la tension normale est 5 X 85 = 4^5 volts, et l’intensité du courant i,5 ampère. On voit donc qu’en insérant successivement trois résistances de 20 ohms, on peut réduire la tension aux bornes de 20 X i,5 — 3o volts, ou 2 n 20 X i,5o — 60 volts, ou 3 X 20 X i,5 90 volts. Les va-
- riations de tension restent alors comprises entre les limites imposées. La difficulté était de trouver un relais capable d’intercaler les résistances nécessaires. L’auteur a imaginé un appareil tournant apériodique genre Desprez-d’Arsonval branché en dérivation sur la ligne. Il est conçu de telle sorte qu’il se déplace toujours dans le sens des aiguilles d’une montre quand la tension du réseau aug-
- mente, chaque mouvement correspondant à une valeur de la tension égale à 44o, 470 et 5oo volts. Le système mobile est muni de trois bras qui court-circuitent successivement les. enroulements de trois électros, dont les armatures elles-mêmes court-circuitent les résistances quand elles sont attirées, ou au contraire mettent ces mêmes résistances en série avec les lampes quand aucun courant ne passe dans les bobines. L’appareil construit par Hartmann et Braun a donné des résultats inespérés.
- B. K.
- Divers
- Les ondes électriques et leur effet sur le cerveau humain, par A.-Frederick Collins. Electrical Review (Londres), t. L, p. 844-847, 23 mai 1902. — La souffrance éprouvée pendant les orages par les personnes affligées de certaines maladies nerveuses, a conduit l’auteur à croire que les ondes électriques émises par la foudre peuvent affecter les tissus du cerveau dans certaines conditions pathologiques. Il rend compte des expériences qu’il a faites à ce sujet. Elles ont porté sur des cerveaux d’animaux morts ou vivants et sur un cerveau humain. En faisant passer à travers le cerveau des ondes produites par un oscillateur de Hertz, on a reconnu, au moyen d’un écouteur téléphonique, que le cerveau agit comme un cohéreur. De plus, un orage ayant éclaté pendant que l’auteur mesurait la résistance d’un cerveau humain, il constaté que les ondes émises par la foudre tombant à peu de distance, produisaient aussi la cohésion des cellules cérébrales. La cohésion des cellules cérébrales humaines après la mort sous l’influence des ondes électriques est donc démontrée, et l’auteur cite le cas d’une personne saisie de convulsions à l’approche d'un orage et morte au moment où la foudre tombait à 400 mètres de distance, d’où il conclut que le même phénomène se produit pendant la vie. P. L.
- CHEMINS DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANEE
- AVIS
- La Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. a l’honneur de prévenir MM. les voyageurs que depuis le 5 Mai courant, elle a mis en service, à titre d’essai, des appareils garde-places, système Boucher, dans ses trains rapides de jour, entre Paris et Marseille (Train n° i partant de Paris à 9 h. 30 du matin et train n° 2 partant de Marseille à 9 h. 20 du matin.
- L’emploi de ces appareils permettra à MM. les voyageurs de s’assurer la possession indiscutée de la place qu’ils auront choisie dans le train. A cet effet, il leur sera remis gratuitement, au moment du départ, un ticket spécial qui leur suffira d’introduire dans l’appareil placé au-dessus de la place de leur choix. En vertu d’une décision de M. le Ministre des Travaux publics, les places dans l’appareil desquelles aura été introduit un ticket seront seules considérées comme régulièrement retenues, aucun autre mode de marquer les places ne sera donc admis dans les voitures des trains 1 et 2 munies des appareils garde-places.
- MM. les voyageurs auront également la faculté de se faire réservera l’avance une place de leur choix, au départ des gares de Paris et de Marseille, moyennant le paiement d’une taxe de location de 1 franc par place retenue d’avance.
- C. NAIJD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VI0
- Albert TURPAïN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-8° raisin. 412 pages, 271 figures. 12 fr.
- française:
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- tle Y 32 Y.KH' (Suisse)
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- -« J. Aug. SCHOEN
- Ingénieur-Conseil, Expert près les Tribunaux.
- 17, rue tle lu République, 17. LYON
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELECXRICIXÉ
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- p.r11 - vue 521/746
-
-
-
- Xll
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 5 juillet 1902
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- La théorie de F accumulateur au plomb-, par le Dr Friedrich. Dolezalek ; traduit de l’allemand par Ch. Liagre. i volume, 179 pages, 3o figures, Paris, 1902. Ch. Béranger, éditeur. Prix, cartonné 8 francs.
- Nous avons signalé antérieurement (L’Eclairage Electrique., t. XXVII, p. cxxvm) l’apparition de l’ouvrage allemand de Dolezalek que nous avons d’autre part analysé avec quelques détails (L’Eclairage Electrique, t. XXVII, p. 480). Sans vouloir revenir sur ceux-ci, nous rappellerons que ce livre intéressant, qui traite exclusivement de la théorie de l’accumulateur au plomb, se distingue des travaux semblables parus sur la question, par l’application des nouvelles théories de la chimie physique au cas spécial de l’accumulateur. Ces nouvelles théories tendent à démontrer la validité de l’ancienne théorie de la double sulfatation et c’est ce qui ressort clairement de la lecture du livre. Les trois premiers chapitres de celui-ci se rapportent à la théorie de la production du courant qui est étudiée au triple point de vue chimique, thermodynamique et osmotique (d’après la théorie de Nernst). On y trouve réfutées les différentes et nombreuses hypothèses émises à ce sujet et dont aucune ne résiste devant la double sulfatation. La confirmation de cette dernière est donnée dans les chapitres suivants qui traitent successivement de la variation de la force électromotrice avec la concentration de l’acide, avec la température, avec la pression, puis dans les différents états de l’élément. L’auteur prouve ensuite la parfaite réversibilité dé l’accumulateur dans un chapitre spécial. Il étudie particulièrement les phénomènes à circuit ouvert et passe en revue les principaux facteurs caractéristiques : résistance intérieure, capacité, rendement. Enfin, après quelques considérations sur la formation, il termine par les méthodes de mesure;
- En résumé, excellent livre que nous sommes heureux de voir traduit par la plume experte de Ch. Liagre.
- L. Jumau.
- Le phénomène de Kerr, par E. Néculcéa. Collections « Scientia », série physico-mathématique, n° 16. C. Naud, éditeur. Prix, cartonné, 2 francs.
- Après une description détaillée des expériences effectuées par Kerr et ses continuateurs, l’auteur passe à l’étude des recherches théoriques. Le cadre s’élargit nécessairement dans cette seconde partie, car il est impossible de séparer dans les essais d’explication théorique les divers phénomènes électrooptiques. Les mémoires de Pockels et de Voigt y sont complètement analysés ; les théories de ces physiciens sont très générales, mais les équations sont assez compliquées, surtout dans le cas des corps cristallisés. Mais M. Néculcéa a eu le soin de résumer, en quelques lignes, les hypothèses fondamentales ainsi que les conséquences essentielles des calculs, en sorte que le lecteur peut se faire une idée suffisante des théories, sans s’astreindre à suivre pas à pas les développements de calcul. Dans une troisième partie, il expose en quelques pages comment M. Yoigt a été amené à prévoir un effet électrostatique analogue à l’effet magnétique découvert par Zeeman ; cet effet électrostatique n’a pu d’ailleurs être observé jusqu’à présent. M. L.
- Contribution a l’étude des pertes d’énergie dans les diélectriques ; par P.-L. Mercanton. Thèse de doctorat. Lausanne, 1902.
- Le travail de M. Mercanton a été l’objet d’une analyse détaillée dans ce journal [L'Eclairage Electrique, t. XXX, p. 445, mars 1902). Rappelons qu’il a étudié la perte d’énergie dans les diélectriques par la méthode des cycles de M. Beaulard. Il a déterminé l’hystérésis diélectrique d’un certain nombre de substances isolantes : paraffine, colophane, soufre, diélectrine, etc., et cherché la relation entre cette hystérésis et la fréquence des charges et aussi la différence de potentiel. M. L.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Cliehy) Paris
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques
- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-14
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, rue Delambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures dintensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- p.r12 - vue 522/746
-
-
-
- Tome XXXII
- Samedi 12 Juillet 1902.
- 9® Année — N» 28
- L'jcciairag
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- X
- •/ fi*,.;
- ,y . . ...
- v . /* */
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE /es
- SOMMAIRE
- Pages.
- C.-F. GUILBERT. — Transport d’énergie Saint-Maurice-Lausanne, Système Thury........................... 4i
- H. ARMAGNAT. — Nouveaux perméamètres.................................................................. 54
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Appareillage : Parafoudre de l’Allgemeine Elektricitats Gesellschaft, par G. Benischke................ 6i
- Bobine d’induction : Sur la bobine d’induction, par Trowbridge........................................ 65
- Interrupteur électrolytique, par Julius Bing..................................................... 66
- Interrupteur-pilon Lecarme et Michel............................................................. 67
- Interrupteur rotatif Lecarme et Michel........................................................... 67
- Mesures : Ampèremètres, voltmètres et wattmètres enregistreurs Gans et Goldschmidt.................... 68
- Divers : Sur la limite de validité de la loi d’Ohm, par J. Stark...................................... 69
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Sur le pouvoir inducteur spécifique des diélectriques aux basses températures,
- par Jacques Curie et P. Compan............................................................... 70
- De l’examen stéréoscopique en radiologie et des illusions dans l’appréciation du relief, par Th. Guilloz. 71
- Sur les moteurs à combustion, par L. Lecornu..................................................... 71
- Sur la force électromotrice due à la variation des aimants, par E. Carvallo. . . ............... 72
- Sur les variations delà lumière zodiacale, par L. Décombe........................................ 74
- American Institute Of Electrical Engineers : Le choix des moteurs électriques pour le service des tramways, par W.-P. Potter........................................................................... 74
- SUPPLÉMENT
- Installations de transmission et de distribution de l’énergie électrique dans le pays de Galles (Angleterre) . . xiv
- Avis du Conseil municipal de Saint-Pétersbourg............................................... xvm
- Littérature des périodiques et brevets...................... ......................................... xvi
- Liste des brevets d’invention......................................................................... xxvi
- Bibliographie : Les câbles sous-marins. Fabrication, par A. Gay. — Travaux du Congrès international de physique, rassemblés et publiés par Ch.-Ed. Guillaume etL. Poincaré. — Schnell Betrieb : Erhô-hung der Geschwindigkeit und Wirtschaftlichkeit der Maschinenbetrieb, par A. Riedler..................xxvm
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière vge arrondissement).
- • 1 - M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à & heures.
- R.-W. BLÂCKWE
- j 50, boul. Haussmann, Paris
- Représentant exclusif des Trucks “ PECKHAM " breveté S. G. D. Gr. assurant la meilleure suspension pour électromebiles.
- interdite
- p.r13 - vue 523/746
-
-
-
- XIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Installations de transmission et de distribution de l’énergie électrique dans le Pays de Galles (Angleterre). — Il vient de se former, sous le nom de « South Wales Electrical Power Distribution C° », une grande Compagnie dans le but de fournir l’énergie électrique a tout le comté de Clamorgan et une partie du comté de Monmouth.
- Ce district comprend les nombreuses mines de charbon du pays de Galles et les importantes cités manufacturières de Cardiff, Newport et Swansea et toutes les villes situées au nord du canal de Bristol, soit une population d’environ i oooooo d’habitants.
- La Compagnie fournira la puissance électrique et, à en juger par les progrès qui sont faits actuellement dans la question de la transmission à distance, il n’est pas douteux qu’elle trouvera de très nombreux abonnés, heureux de ne plus être obligés de produire eux-mêmes la force motrice dont ils ont besoin dans leurs usines respectives; d’ailleurs il est établi aujourd’hui que la transmission à la vapeur, même à une courte distance, comporte une perte d’environ 5oà 70p. 100 de l’énergie tandis que l’emploi de l’électricité réduit cette perte à 5 p. 100.
- La puissance totale à vapeur utilisée actuellement dans ce district est estimée à plus d’un demi-million de chevaux dont un tiers pourrait être transformé immédiatement en puissance électrique avec le gain indiqué ci-dessus.
- La South Wales Electrical Power Distribution Cy a commencé la construction de ses bâtiments sur la petite rivière Taff à Pontypridd. Les fondations commencent déjà à sortir de terre et l’achèvement doit être terminé dans moins de dix-huit mois. Des stations électriques semblables seront prochainement construites dans le district.
- Dans cette dernière localité, il y aura 5 groupes pouvant fournir chacun 2 a5o kilowatts. Les 5 machines seront construites à Rugby par MM. Willans et Robinson Limited et devront développer iSooo chevaux indiqués. Les générateurs électriques seront fournis par MM. Ganz et Cie de Budapest ; ils seront accouplés directement sur les machines et tourneront à raison de i5o tours par minute.
- Le courant sera produit à la 000 volts ; cette haute tension a été adoptée par raison d’économie; le voltage sera réduit et le courant converti en courant continu avant d’être délivré aux consommateurs.
- Les chaudières du type Niclausse, au nombre de a4, seront construites dans les immenses ateliers de MM. Willans et Robinson à Quennsferry, près de Chester. Ces chaudières sont des types à tubes d’eau et semblables à celles qui sont employées sur les croiseurs Berwick, Suffolk, Cadmus et Devonshire de la marine britannique.
- Cette installation de i5ooo chevaux, actuellement en construction, sera portée à 75000 chevaux dans un très court délai. Les machines et chaudières employées pour cette installation complémentaire seront du même type que celles de l’installation actuelle.
- ACCUMULATEURS
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, (TOUS DE FER BATEAUX, SOES MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et C,E
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RUPHMAX-PARIS. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- Médaille d’Or à l'Exposition Universelle de 1900 COMPAGNIE ANONYME CONTINENTALE
- pour la fabrication des
- COMPTEURS
- Æ GJL2B
- et autres Appareils
- CAPITAL SOCIAL ! 1.750.000 FR.
- 9, rue Pétrelle, PARIS
- COMPTEURS
- D'ÉNERGIE ELECTRIQUE
- pour courants continus et alternatifs
- VULCAIN ”
- Agréé par la Ville de Paris
- Compteurs d’énergie à paiement préalable. Compteurs horaires Compteurs pour tableaux Compteurs pour Batteries d’accumulateurs
- Fournisseur des Compagnies de G.hemins de fer, des Administrations et Ministères.
- p.r14 - vue 524/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 12 juillet 1902
- XV
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- Capital : 40 millions
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : -------- Adresse télégraphique :
- 158.81 — 158.11 — 258.72 Elihu-Paris
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- LAMPES h ARC en VASE CLOS
- COURANT CONTINU
- Lampes en dérivation pour circuits de 100 à 120 volts ou en série de 2 ou de 5 sur circuits de 200 à 250 volts ou de 500 à 600 volts. intensités :
- 2 3/4, 8, 4, 4 1/2 ampères.
- COURANT ALTERNATIF ‘COURANT CONTINU
- Lampes en dérivation Lampes en dérivation
- pour circuits de 100 à 120 volts. pour circuits de 200 à 250 volts.
- intensités :
- 4 et 4 1/2 ampères.
- intensités :
- 2 1/2 ampères.
- Les lampes à arc en vase clos sont aujourd’hui préférées aux rampes à l’air libre, en raison des nombreux avantages qu’elles présentent, tant au point de-vue de l’économie de charbon et de main-d’œuvre, qu’à celui de l’excellente répartition du flux lummœux.
- La détérioration du mécanisme, si rapide dans les lampes à air libre est presque impossible dans les lampes à vase clos, grâce à la suppression des manipulations fréquentes.
- Les lampes de la Cie Thomson-Houston possèdent d’ailleurs un mécanisme d’une robustesse et d’une simplicité extrêmes, ce qui rend toute manœuvre facile et sûre.
- PRIX COURANT ENVOYÉ SUR DEMANDE
- p.r15 - vue 525/746
-
-
-
- XVI
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 12 juillet 1902
- Quand tous les appareils seront en fonctionnement, c’est-à-dire vers la lin de 1904, il n’existera pas au monde une installation électrique qui puisse être comparée à celle de la South Wales Electrical Power Distribution Cy.
- AVIS
- Installation génératrice à vendre. — Par suite du contrat intervenu entre la Société des tramways lausannois et la ville de Lausanne, cette dernière fournira directement aux tramways l’énergie électrique nécessaire.
- L’installation génératrice actuelle des tramways est donc à vendre faute d’emploi.
- Elle comprend :
- 3 gazogènes complets de i5o HP., système Fichet et Heurtet, à gaz mixte, avec 2 chaudières Field ;
- 3 moteurs à gaz de i3o HP. environ, système Crossley;
- 3 génératrices à courant continu 55o-6oo volts i3o HP., système Thury ;
- 1 survolteur avec moteur, système Thury ;
- 1 batterie d’accumulateurs de 3oo éléments, système Pollak, d’environ 670 ampères-heures ;
- 1 réducteur automatique, tableau et instrument de mesure.
- Tous ces appareils peuvent être visités en activité de service jusqu’au i5 juillet 1902.
- Pour tous renseignements, s’adresser au Bureau du Service de l’électricité de la ville de Lausanne (Suisse), rue du Pré, i5.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET RREVETS
- Théorie.
- Les courants unipolaires au sein des électrolytes. —
- C. Christiansen. Overs. Kgl. Danske Vidensk. Selsk. Forhandl, p. 2o5-2ig, 1901. — L’auteur, en étudiant l’influence de la polarisation sur la tension superficielle du mercure au sein des électrolytes, observa que l’intensité du courant électrique se maintenait constante dans de certaines circonstances, bien que la force électromotrice subît de grandes altérations. C’est pour éclaircir ce désaccord apparent avec la loi de Ohm, que M. Christiansen entreprit le travail que nous allons résumer.
- Lorsqu’on fait passer un courant électrique par une solution de 1 gr. de mercuro-nitrate dans 1 000 cm3 d’acide nitrique normal, les électrodes étant des surfaces de mercure, l’on observe deux courants différents, l’un, conduit par le sel de mercure en dissolution, et qui correspond aux tensions inférieures à 1,69 volt, l’autre, ayant pour véhicule l’acide lui-même, et qui n’apparaît que pour des tensions plus grandes que cette tension de polarisation. Mais dans certaines conditions, il se produit un troisième courant, que l’auteur appelle courant unipolaire et dont il donne l’interprétation suivante : Supposons qu’une force électromotrice de faible intensité ait produit une certaine intensité de courant i ; maintenant la force électromotrice constante pendant un certain temps, i décroîtra, lentement d’abord, puis avec une vitesse si grande qu’il tombe presque subitement à une valeur u quelquefois mille fois moindre. C’est qu’une très petite portion de l’hydrogène développé à la cathode polarisera celle-ci, en donnant naissance à une force électromotrice p, augmentant d’une manière continue. Désignant par s> la force électromotrice extérieure, celle qui produit le courant u, sera donnée par r —P — ru>
- r étant la résistance. En augmentant v, p croîtra à son tour, r — p, et par conséquent u, restant constant. Tout l’hydrogène développé par le courant u sera employé à réduire du sel de mercure. Les mesures de M. Christiansen, relatives aux facteurs dont dépend l’intensité de ce courant unipolaire, donnent les résultats suivants : 1) L’intensité de courant est, en première approximation, indépendante de la force électromotrice, des expériences plus précises démontrant qu’elle croît, bien que fort lentement, en même temps que cette dernière. M. Christiansen incline à croire que ce dernier fait est dû à faction dépolarisante de l’acide lui-même ; 2) Cette même intensité est très sensiblement indépendante de la résistance; 3) On constate une proportionnalité approximative avec la quantité de mercure ; 4) Une indépendance rigoureuse de la grandeur de la surface de l’anode ; 5) L’intensité du courant unipolaire paraît être proportionnelle à la surface de la cathode. A. Gradenwitz.
- Quelques phénomènes de coloration des molécules dissoutes. — Contribution à la limite de la théorie de la dissociation, par le Dr Robert Pauli, Elektroche-mische Zeitschrift, t. IX, p. 1, avril 1902. — L’auteur rend compte de quelques phénomènes de coloration ou de changement de couleur lorsqu’on additionne certaines solutions salines métalliques étendues d’acide chlorhydrique, sulfurique ou de sels alcalins. Il décrit aussi quelques changements de coloration des sels de cobalt avec la température. Ces phénomènes ne sont pas explicables par la théorie de la dissociation. Il admet alors la formation d’anhydrides dans certains cas, l’anhydride n’ayant pas la même couleur que le sel hydraté. Dans certains autres cas, il suppose qu’il peut se former des degrés d’oxydation supérieurs amenant une variation de coloration. L. J.
- TRADE
- HrMirtii fier
- Les Rubans OKONITE
- MAR K.
- JEcltun filions
- sont sans
- rivaux.
- Qualités essentielles :
- ÉLASTICITÉ, RÉSISTANCE, DURABILITÉ
- L’Okonite est légalement reconnu par les gouvernements des Etats-Unis et du Canada, comme ruban-caoutchouc isolant parfaitement.
- MRue Tronchet,
- et JPriac
- OKONITE,
- 31
- Accumulateurs “ PHŒBUS ”
- Des moteurs de voitures automobiles.
- Traction de voitures et de bateaux.
- Eclairage des voitures et des trains, médecine. Eléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines JOcrboratoires, Çalvanoplastie, etc.
- Eléments , transportables pour ' Allumage (
- A.KAINDLER
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue SUANDRÉ-des-ARTS Ateliers : 1, rue du Printemps
- PARIS
- p.r16 - vue 526/746
-
-
-
- Supplément a L’Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- XVII
- Mesures sur les voltamètres à électrodes d’aluminium soumis à des différences de potentiel alternatives, par
- A. Franchetti, Elettricista, t. XI, 29-32, février 1902.— Wilson [Proc. Royal Society, LXVI1I, p. 329, 1898) et W.-S. Andrews [É.-W., 24 mars 1900, 20 avril 1901) en soumettant à des différences de potentiel alternatives deux voltamètres avec une électrode de charbon et une d'aluminium, tous deux en série mais en sens opposé, ont constaté l'effet notable de la capacité en mesurant l’énergie apparente et l’énergie dissipée. L’auteur a supprimé les électrodes de charbon en employant un voltamètre unique à électrodes d’aluminium ; l'électrolyte est une solution saturée (20 p. 100 environ) de tartrate double de sodium et de potassium. 11 mesure l’impédance et la différence de phase entre la différence de potentiel aux pôles et le courant ; il déduit de là la résistance définie comme le rapport entre l’énergie dissipée et le carré de l’intensité effective et la capacité par centimètre carré d’électrode en considérant le voltamètre comme formant deux condensateurs en cascade. L’auteur construit les courbes des valeurs instantanées de la différence de potentiel et de l’intensité par la méthode de Joubert. Le voltamètre ne déforme pas sensiblement ces courbes à 180 volts effectifs. Donc, si la force électromotrice agissant dans le circuit est sinusoïdale, on peut admettre que le rapport entre l’énergie apparente et l’énergie dissipée représente le cosinus de la différence de phase ç entre la différence de potentiel et le courant. G.
- Sur les décharges oscillatoires, par A. Battelli et L. Maori. Il Nuovo Cimento, t. III, p. 177 et 257, mars et avril 1902. — Les conclusions du mémoire très détaillé sont les suivantes : La période d’oscillation concorde dans la limite des erreurs d’expériences avec la valeur théorique donnée par la formule de Thomson :
- L’accord est moins bon dans
- T
- \/-lV
- IG
- 4L»
- le cas de périodes très courtes telles que 7 X io~7, cela tient à ce que l’on ne peut alors introduire dans le calcul la self-induction du circuit. La résistance de l’étincelle pour des décharges peu amorties dues à des
- quantités d électricité assez grandes et pour des distances explosives de 1 à 5 mm est petite, toujours inférieure à 1 ohm. Toutes choses égales, elle croît moins rapidement que la longueur ; il semble donc ou que la plus grande partie de cette résistance réside au passage de l’électrode dans le gaz ambiant, ou que la section de l’étincelle croît avec sa longueur. La résistance d’un fil en spirale est beaucoup plus forte pour les décharges oscillatoires que celle du même fil tendu en ligne droite. La différence entre ces deux valeurs croît avec la fréquence de la décharge et le rapprochement des spires. La formule de lord Rayleigh ne peut s’appliquer à un circuit enroulé en spirale.
- R' résistance du conducteur de longueur l, dont R est la résistance ohmique. La somme de l’énergie calorifique dépensée par la décharge dans l’étincelle et dans le circuit métallique concorde suffisamment bien avec la valeur de l’énergie du condensateur. Avec les électrodes de cadmium, les étincelles sont beaucoup plus régulières qu’avec le platine ou le platine iridié. Mais les valeurs de la résistance et de l’énergie dépensée dans l’étincelle sont approximativement les mêmes. G. G.
- Absorption des oscillations électriques dans les liquides, par K. Wildermuth. Drude’s Annalen, VIII, p. 212-227, mai 1902. — Deux fils parallèles traversent une éprouvette de verre disposée verticalement, qui est remplie du liquide dont il s’agit de déterminer l’absorption. A l’entrée des fils dans l’éprouvette et à la surface libre des liquides, des ponts BA et B2, réunissent ces fils. Par B^ on conduit dans le système un train d’ondes amorties : ces ondes passent au delà de B2 soit directement, soit après un nombre quelconque de réflexions successives entre Bj et B2, et parviennent à l’instrument de mesure. Cet instrument est ici un élément thermoélectrique en fer-constantan, relié à un galvanomètre. On
- OE! PESSUIA.X-BKA.UMOXT ^elne-e^Olsc CAOUTCHOUC «UTTA-PERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The Im\k RUBBER, GUTTA-PERCHA A TELEGRAPH WORKS G* (lum>
- poürmssbur fis lisist. Pcet. st M
- ]
- 97, Boulevard Sébastopol, PARIS canon m»>pmomt u.-tt-e.) a« eulvertoww aiguumi.
- MEDAILLES D’OR m*. ah. U7S-S1-»
- Cibles poar taraièr* étosirKjs» et Inmptrl Ai lara, hante et basse tension.
- Baes ébaniie poar acaaesnietaoM, été., aie.
- ‘ <£>
- P iis enivre isolés posr lient ^aimant* et ijnnaes Pib pour sonneries et téicpLane*.
- Câblas télégraphique», ré, un», senherraiw,
- Envoi de Tarifs franco sur deroan-d^. 'Hiniiunn lllff 1 l'i II).Il Ili i l'i .il . Il 1 l'iT 1 1 9
- ]
- 3«li5o
- Manufacture «l’Appareils
- de mesures électriques
- Système G ANS ET GOLDSCHJIIDT
- VOLTMÈTRES & AMPÈREMÈTRES APÉRIODIQUES, Industriels et de précision. — OHMMÈTRES. — WATTMÊTRES ET TOUS AUTRES APPAREILS
- Pour usages Industriels et de Laboratoires.
- CONSTRUCTION IRRÉPROCHABLE. MODÈLES VARIÉS. PRIX TRÈS AVANTAGEUX M. PALEWSKI, ingénieur des Arts et Manufactures
- . A , ,
- 28, rue de Trevise, Paris elephone 237-59
- .
- p.r17 - vue 527/746
-
-
-
- XVIII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- ANNONCE DU CONSEIL MUNICIPAL
- DE SAINT-PÉTERSBOURG
- Le Conseil municipal entreprenant l’installation d’une nouvelle station centrale téléphonique pour un réseau souterrain à double circuit à Saint-Pétersbourg, invite les fabriques qui confectionnentles accessoires téléphoniques à prendre part aux enchères :
- i° Pour la fourniture et le placement de trente commutateurs complets multiples verticaux et à groupe (deux groupes), avec signalisation au moyen de lampes incandescentes, batterie centrale pour l’appel et pour les microphones de la station et des postes chez les abonnés, ainsi que de tous les accessoires téléphoniques supplémentaires indispensables pour le raccordement primitif de 12000 abonnés, et
- 20 Pour la fourniture de 10 000 appareils
- téléphoniques d’une construction en dépendance du système des commutateurs.
- Pour les conditions sanctionnées de la fourniture, s’adresser à l’Administration du réseau téléphonique urbain (Grande Koniouschennaia, n° 29), à Saint-Pétersbourg (sauf les dimanches et fêtes), de 10 heures à 5 heures.
- Les déclarations avec les prix et toutes les données techniques exigées, ainsi que les dessins, doivent être présentés au Conseil municipal de Saint-Pétersbourg le 15/28 juillet 1902, à 2 heures, dans des enveloppes cachetées avec l’inscription': « Pour les enchères des tables et des appareils téléphoniques », et en même temps un cautionnement de 5o 000 roubles doit être versé à la Trésorerie municipale.
- E. DUCRETET
- Constructeur ‘
- PARIS, 75, rue Claude-Bernard
- »
- GRANDS PRIX
- PARIS 1889 — ANVERS 1894 — BRUXELLES 1897 — PARIS 1900
- TELEGRAPHIE sans FIL, matériels complets adoptés pour les grandes distances, types Popolf-Ducretet 1900-1901. — Bobines de Kuhmkorff de toutes dimensions. — Interrupteurs E.-D.
- Matériels RADIOGRAPHIQUES puissants, perfectionnés. — Applications générales des
- RAYONS X.
- Courants de haute fréquence. — Résonateur de M. le Dr OUDIN.— Applications médicales. Machines de Wimshurst et accessoires.
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS R. GAILLARD
- Pour toutes les applications militaires et vrivées.
- Appareils pour les mesures électriques. Wattmètre industriel,universel, de MM. Blondel et Labour.
- Pyromètres industriels.— Galvanomètre enregistreur type E.-D.
- Conjoncteur-disjoncteur de M. Ch. Féry,pour la charge des accumulateurs.
- Chercheur de pôles E.-D.
- Calorimètre industriel de M. Junkers.
- TARIFS ET NOTICES ILLUSTRÉS
- TE1SSET, Y BMILT&CHAPR0N
- Constructeurs-Mécaniciens
- Usines à PARIS & à CHARTRES EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu
- le GRAND PRIX pour les moteurs hy drauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein 80à 85,
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDORl
- Société anonyme. Capital : 1.600.000 fr.
- Siège social : 48, rue de la Victoire, Paris\ USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGENIEURS-REPRESENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville.J NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes,! Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r18 - vue 528/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- XIX
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- Avec Graissage continu à haute pression
- PAR POMPE OSCILLANTE SANS CLAPETS
- BREVET D’INVENTION S. G. D. G . DE M JANVIER 1897
- -----CSsCSsCF*'JhCtr*-
- Machines à simple, double, triple et quadruple expansion, robustes, économiques ;
- Fonctionnant sans bruit, sans vibrations ;
- Occupant peu de place;
- Faciles à conduire, aisément visitables et démontables ;
- Disposées pour conduire directement des dynamos, pompes centrifuges, etc.
- MACHINE A TRIPLE EXPANSION
- Ayant fonctionné à l’Exposition de 1900 (Galerie des groupes électrogènes) Puissance 1200 chevaux environ — Nombre de tours par minute 250.
- TYPES DE 10 A 2.000 CHEVAUX
- ENVOI FRANCO DE TOUS RENSEIGNEMENTS
- Delaunay Belleville et Gie, à Saint-Denis-sur-Seine
- Adresse télégrapique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine
- p.r19 - vue 529/746
-
-
-
- XX
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- peut représenter la déviation du galvanomètre par une fonction des constantes caractéristiques du train d ondes et du système limité par Bt et B2. (Cl. Drudf,. L éclairage Electrique, t. XI, p 372 et suiv., mai 1897. — L excitateur est formé de deux boules de cuivre (diamètre 8 cm ou 2.8 cm), plongées dans du pétrole : la longueur d’onde est 63 cm ou 22,2 suivant les dimensions des boules. Les fils parallèles écartés de 8 mm se recourbent légèrement à leur extrémité et sont séparés de l’excitateur par un écran métallique percé d’une fente étroite (5 ou 6 mm), perpendiculaire à leur plan. Cet écran protège l’indicateur thermo-électrique contre l’action directe de f excitateur, Les fils parallèles traversent ensuite l’éprouvette et se prolongent sur un espace de 12 m, jusqu’à 1 indicateur.— Le second pont B2 peut être supprimé : la réflexion des ondes à la surface du liquide est assez marquée pour donner naissance aux ondes stationnaires qui sont nécessaires pour déterminer l'indice de réfraction. — Les résultats sont : a) pour les oscillations de période T = 21.10-10 : l’eau distillée, les dissolutions de chlorure de sodium et de sulfate de cuivre absorbent ces oscillations normalement ; c’est-à-dire que l’absorption ne dépend que de la conductibilité. L’absorption exercée sur ces oscillations par l’alcool éthylique est .proportionnelle à la concentration de cet alcool (en p. 100 du
- poids) • -2 ™ — — 0,10 pour l’alcool absolu. Pour l’alcool À
- méthylique, D 32,7 ; 2t1 k =. o,36; = 54,9 mm î
- l’alcool isobutylique et l’alcool propylique sont tellement absorbants qu’on ne peut déterminer 1 indice de réfraction : — — 0,14 et o,i5. — b) pour les oscillations de
- période T — 74. io^11 : l’eau distillée a le même indice pour ces ondes que pour les précédentes, mais de plus présente une absorption anomale. Dans les solutions de sel marin de faible concentration, 1 absorption due à la conductibilité s'ajoute simplement à l’absorption anomale du dissolvant : aux concentrations élevées, l’absorption est plus petite que la somme. Dans les alcools éthylique et propylique l’absorption croît rapidement quand la longueur d’onde diminue ; dans l’alcool isobutylique
- elle varie peu. Il n’y a plus de relation simple entre l’absorption et la concentration de l’alcool éthylique.
- M. L.
- Ampoules de Rœntgen à anticathode refroidie. Elek-
- trotechnische Rundschau, t. XIX, p. 98. Ier février 1902. — La note passe en revue les différents procédés employés pour éviter réchauffement de 1 anticathode dans le fonctionnement des tubes à rayon X : systèmes de Breton, de Grünmach et Ehrhardt, de Muller et de l’A. E. G. Dans ce dernier système, le refroidissement est obtenu par la circulation d’un liquide comme l’huile autour de la tige qui soutient l’anticathode et jusqu au-dessous de celle-ci. L’isolement de la pièce est ainsi bien maintenu. G.
- Sur une propriété communiquée par l’air rœntgenisé aux vapeurs, par Campaxile et Di Ciommo. Elettricista, t. XI, p 69, Ier mars 1902. — L’air rœntgenisé traverse un flacon à deux tubulures ; le tube d’arrivée descend à très peu de distance du niveau du liquide volatil sur lequel 011 opère ; la sortie se fait par le deuxième tube qui pénètre à peine dans l’intérieur du flacon. Lair mélangé de vapeur passe sur la boule de l’électroscope. Pour faciliter les mesures, on opère successivement avec deux flacons identiques contenant l’un de la glycérine et l’autre, un liquide volatil. La propriété de décharge de l’air rœntgenisé est augmentée par son mélange avec des vapeurs dont il a déterminé la production. Le phénomène n’est pas dû à une charge de l'air prise sous l’action du frottement, parce qu il conserve la même intensité lorsque la charge de l’électroscope varie. Le phénomène ne peut être attribué uniquement à la présence des vapeurs, car si l’air n’est pas rœntgenisé, la décharge est la même que le liquide soit ou non volatil. Il ne peut s expliquer par la différence de frottement que le jet d’air peut éprouver à la surface du liquide, car si l’air frappe d’abord le verre avant de toucher le liquide, il n’y a pas de modification. Les auteurs estiment qu’on l’interprète facilement en admettant soit une plus grande conductibilité des vapeurs produites mélangées à l’air rœntgenisé, soit que oes vapeurs sont ionisées ; contrairement à ce qui a lieu avec l’air ordinaire. G. G.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à POJYT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe Y
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt« Hutin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’EcIttiPage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tunis ) ( Mozambique-Majunga).
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spèciaux pour leclaiiage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FOHTRANs-PaHIS
- p.r20 - vue 530/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- FELTEN & GUILLEAUME CARLSWERK
- Actien-Gesellschaft, MULHEIM-SUR-RHIN
- Fabrique de ïîls de fer et d’acier Fils (le cuivre. — Fils (le bronze et de bronze doublé (Breveté.)
- Fils conducteurs
- à isolement de toutes espèces, guipés, tressés, etc. ’
- CABLES
- à isolement de gutta-percha, de caoutchouc vulcanisé, d’oconite, de fibre imprégnée de papier et à espaces d'air, etc.
- POUR TÉLÉGRAPHIE, TÉLÉPHONIE, ÉCLAIRAGE ET TRANSMISSION ÉLECTRIQUE DE FORCE
- AtenU en France et en Rebinue i J JACQUOT, 30, rue des Bourdonnais, PARIS.
- Agents en t-tance et en tseigique * GERNAERT et C‘-, 3, rue d’Arlon, BRUXELLES.
- IE
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÉE FRÈRES « C
- Capital : 1,000,000 de fr. — Siège social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17e
- PORCELAINES & FERRURES
- pour VÉlectricité
- # * &
- CHAUFFAGE ELECTRIQUE
- & &
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS
- Chauffe-pieds électrique pour Bureaux, n» 182. Téléphone : 510-72
- PIRELU&C, MILAN
- Société pour l’exploitation générale Du Caoutchouc, de la Gutta-Percha et Similaires FONDATEURS DE LA S« PIRELLI «& Cia
- FABRIQUE ESPAGNOLE DE FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES
- Villanueva y Geltrü (Espagne)
- FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES ISOLÉS
- Siège social et Usine principale à MILAN
- Usine succursale pour la construction des câbles sous-marins-SPEZIA CABLES SOUTERRAINS ET SOUS-MARINS GABLES TÉLÉPHONIQUES avec isolement de papier à circulation d’air
- GRAND PRIX
- PARIS
- 1900
- i SOCIÉTÉ
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours —Membre du Juryj
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR — MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. Médaille d’or de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulins Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au-frein de 80 d 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,4 p. 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hereule-Progrès » supérieur à celui de tout autre système ou imitation, et nous nous engageons d reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d'entretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate,
- RODUCTION ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR JOUR DES ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de 1*500,000 francs, à Epinal (Vosges)
- PPPPPKV/’ffS r'THCTTTATDT? C W D D T V V TT D n P AT d V D K
- p.n.n. - vue 531/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- SAUTTER, HARLÉ & C"
- 26, avenue de Suffren, 26
- PARIS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- 3 GRANDS PRIX — 4 MÉDAILLES D’OR
- Hors Concours — Classe 117 Jury
- ÉLECTRICITÉ
- ÉCLAIRAGE — TRANSPORT DE FORCE
- v* .&v
- «£>v <§
- Maison FARGOT fondée en 1823
- Éts JOSEPH FARCOT
- FARCOT FRES& CIE
- %
- %
- X
- PARIS 1900
- QUATRE GRANDS PRIX
- MACHINES A VAPEUR
- à grande vitesse et à basse consommation
- GENERATEURS
- DE TOUS SYSTÈMES
- POMPES CENTRIFUGES
- à grand rondement
- St-OUEN-S-SEINE
- r^'-k'&kïMP
- i ;.si* , i
- 1853 -1867 -18.78
- GRANDS PRIX
- 1889 HORS CONCOURS
- . \vi ' 4
- •’< . '-.T
- ÉCLAIRAGE
- TRANSPORT RE FORGE
- [JLiïjt&ïp GÉNÉRATRICES
- à courant continu et alternatif
- TRANSFORMATEURS Installation de Stations centrales électriques. Apparells manutention.
- APPAKSIILS *»SE MESURE
- “LORD KELVIN” — “WESTON”
- HAUTE PRECISION APÉRIODICITÉ ABSOLUE
- Agents pour la Francs
- E.-H. OADIOT 0“
- 12, Rue Saint-Georges. — PARIS
- p.n.n. - vue 532/746
-
-
-
- Station électrique du Chemin de fer d’Orléans
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE OES CÂBLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C“
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs.
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudry| '
- CABLES ÉLECTRIQUES SOLS PLOMB, POLB BASSES ET HALTES TENSIONS
- transports de force, tramways, JOumière, télégraphie,
- //fines, etc., etc.
- Fournisseurs du Secteur des Champs Élysées à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre, Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- SOCIÉTÉ GRAMME
- 20, t'tte ff’TfatttQio9tl, JPÆIfcjrS
- Moteur type léger fermé.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES
- A COU MU LA TEURS
- LAMPES A ARC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande
- ? L’®:/ï ;Jt'V
- T./if'-fr 1 ;
- 1
- Ésl * *
- i Iwsh t "‘ta F*® _ _ 1 * r
- Groupes
- Électroqènes
- " B L"
- à graissage sous pression et à haut rendement
- 158 Machines en fonctionnement de 10 à 500 chevaux
- Ateliers de construction
- Bonite, Larbodière|
- ET Cie
- 20, rue Taitbout PARIS
- Ateliers à Aubervilliers |
- (Seine)
- p.n.n. - vue 533/746
-
-
-
- Supplément k'L'Ëclairage Electrique du 1:2 juillet 1902
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- d’ELECTRICITE
- de CREIL
- Etablissements
- DAYDÉ & PILLE
- Société Anonyme au Capital, de 5,000,000 de Francs.
- 27 et 29, Rue de Châteaudun, 27 et 29
- PARIS
- MATÉRIEL à COURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE et POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES
- Tramways. — Stations Centrales à Vapeur et Hydrauliques.
- Lampes a Arc.
- Compteurs.
- Appareils de Mesure.
- de TABLE,
- APPLIQUE^^A
- S?
- &
- «Y
- Constructeur
- The Général Electric G°-Ld
- <rv*
- ^ * OP AGENT GENERAL :
- LUCIEN ESPIR
- 11 bis, rue Maubeug’e — PARIS
- DYNAMOS “PHÉNIX’
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS * De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A arc , Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs)
- APPAREILS
- pour mesures électriques
- V EflV°i franco
- \ sur demande
- du nouveau tarif spécial
- aux appareils
- « * PARI8 wk
- 186, rue Championnat
- ', y/p
- Bxptiitisi üiiversella, PARIS 1800 \ Y N
- 6RA1VD PRIX \r7
- tableau
- ENREGISTREURS
- p.n.n. - vue 534/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- XXI
- Propriétés magnétiques du fer. Engineering (Londres), t. LXXIII, p 689. 23 mai 1902. —Le Reichsanstalt a fait, il y a quelque temps, des essais magnétiques sur des fers et aciers nouveaux comprenant de l’acier au tungstène Bôhler et de l’acier au tungstène de Remscheid. Les essais furent effectués par F. Gumlich et Erick Schmidt, partie par la méthode balistique avec des ellipsoïdes, partie par la méthode balistique de la culasse avec des barres cylindriques de 6 à 10 cm de diamètre ; plusieurs tôles de dynamos, ayant la plupart o,5 mm d’épaisseur, furent aussi examinées. Quelques-uns des résultats obtenus au moyen de la culasse furent contrôlés avec le magnétomètre. Les matériaux furent, en général, recuits dans un tube de porcelaine placé dans un tube d’argile réfractaire, qu’on chauffait dans un four de la Manufacture royale de porcelaine. On éleva la température à g5o° C. et les matériaux restèrent trois jours entiers dans le four. Les résultats obtenus sont les suivants : un fer très pur, de première qualité, sortant de l’usine était, après le recuit, aussi parfait magnétiquement qu’auparavant ; divers fers fondus furent améliorés par un seul recuit et se détériorèrent légèrement quand on répéta l’opération. La force coercitive s’abaissa au tiers de sa valeur première, 1 hystérésis à moins de la moitié ; la rémanence (magnétisme résiduel maximum) s’éleva de 10 p. 100 et l’induction, dans un cas, de 6 p. 100 ; dans les autres spécimens on n’observa pas d accroissement de l’induction. En ce qui concerne l’acier fondu, les propriétés individuelles des divers échantillons peuvent cacher presque entièrement le caractère général. Un échantillon, d’histoire antérieure inconnue, était franchement pire après le recuit ; tous les autres s’améliorèrent magnétiquement, la force coercitive et les pertes par hystérésis furent diminuées et la perméabilité maxima élevée ; c’est avec deux ou trois recuits qu'on obtenait les meilleurs résultats. Les tôles d’acier de dynamos, qui avaient déjà été recuites à l’usine, se comportèrent un peu différemment. Un recuit était généralement avantageux ; la répétition de l’opération ne l’était pas. Les essais de conductivité électrique auxquelles les barres furent soumises sont presque nouveaux. On ne peut pas supprimer tout à fait les courants de Foucault par le laminage du fer, et puisque ces courants croissent avec la conductivité électrique, on devrait combiner une faible hystérésis avec une grande résistance électrique. On n’a pas remarqué de corrélation distincte entre les différentes propriétés, mais les tables de moyennes lai ssent apercevoir une parenté qui donne de l’espoir. Avec un accroissement de 10000 à 24380 ergs pour les pertes par hystérésis, le magnétisme résiduel s est accru de 836o à 10740, la force coercitive de 1,1 à 3,4, et la résistance électrique, calculée par mètre-millimètre carré, de 0,147 à 0,190, tandis que la perméabilité maxima décroissait de 4 120 à 1 56o. Pour quelques échantillons, cependant, cette proportionnalité n’a pas lieu. En
- somme, la relation pmax. = > où a — a -(- [3 c, avec une
- valeur moyenne a — o,5 paraît s’appliquer. R est la remanence, c, la force coercitive, et ces quantités se
- déterminent de la manière suivante. On magnétise l’échantillon et on lui fait décrire plusieurs cycles ; on ramène le courant magnétisant à zéro par petites variations bien graduées, l’indication du magnétomètre donne alors la rémanence. On renverse ensuite le sens du courant et l’on accroît lentement son intensité jusqu’à ce que le magnétomètre revienne à zéro ; on a ainsi la force coercitive. On n’avait encore établi aucune loi de ce genre. P. L,
- Transmission et Distribution.
- Système A -D. Lunt pour faire varier la tension sur un réseau à courant continu à deux fils. — Brevet américain, n° 697-733, déposé le 27 septembre 1901, accordé le i5 avril 1902. — On alimente une commulatrice par une source de courant continu et l’on adapte aux bornes à courant alternatif de la machine deux bobines de self dont les milieux sont mis au même potentiel. Ces bobines sont munies en plusieurs points de prises de courant reliées à un commutateur qui est d’autre part en communication avec les bornes à courant alternatif d’une seconde commutatrice. Deux conducteurs partent des balais de celle-ci. En manœuvrant le commutateur, on peut donner différentes valeurs à la tension continue fournie par la seconde commutatrice. P. L.
- Transport d'énergie hydro-électrique de Spokane à Cœur d Alene (Etats-Unis). Electrical World, t. XXXIX, p. 860, 17 mai 1902.— La Washington Power Company, de Spokane (Washington), va donner un accroissement considérable à son installation, qui deviendra ainsi une des plus grandes de l’Ouest. Le barrage et le bâtiment des machines seront agrandis ; deux nouveaux tuyaux d’acier alimenteront deux turbines de 4 000 chevaux chacune. Ces turbines seront directement couplées aux arbres de deux générateurs d’une puissance normale de 3 000 chevaux et pouvant en développer 4°°0- La puissance totale de l’usine sera de 20 000 chevaux, la hauteur de chute de 23 m. La compagnie compte faire un transport de force aux mines de Cœur d Alene au moyen d’une ligne aérienne de 160 km, qui alimentera aussi d’autres mines situées sur le parcours. P. L.
- Réseau suburbain de Boston, par Alton D. Adams. Electrical World, t. XXX'IX, p. 85i-855, 17 mai 1902.— Comme le fait remarquer l’auteur, les grandes distributions d’énergie électrique sont peu nombreuses, et ce sont les installations de petite et moyenne importance qui pourvoient à la majeure partie des demandes du public ; aussi est-il intéressant de noter les progrès qu’elles accomplissent au point de vue de la méthode d’exploitation. L’auteur donne en exemple la Malden Electric Company, près de Boston, dont le territoire entièrement suburbain ne comprend ni grands magasins, ni hôtels, ni théâtres importants ; la clientèle est très disséminée. Malgré ces conditions peu favorables, l’entreprise est prospère, grâce surtout à une transformation récente du matériel et des conditions d’exploitation.
- COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE I
- depot a paris (Brevets Thury) genève bureau a lyon B
- 26, Boulevard de Strasbourg, 26 v 61, Rue de l’Hôtel-de-Ville, 61
- MACHINES ÉLECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif B
- et pour toutes applications.
- SPECIALITES Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série I courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SURVOLTEURS-DÉVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, B remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer à adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- Catalogues et Devis sur demande.
- IUT,rr” 'mu,æma jiw
- p.r21 - vue 535/746
-
-
-
- XXII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- L’auteur établit un parallèle entre l’ancien et le nouveau régime et indique les résultats obtenus. P. L.
- Installation de la Compagnie électrique de Québec-Jacques Cartier. Canadian Electrical News,t. XII (nouvelle série), p. 84-86, juin 1902. — Cette Compagnie utilise les chutes de la rivière Jacques Cartier à 82 km de Québec. Le courant triphasé est amené par une double ligne aérienne jusqu’aux limites de la ville, où se trouve une sous-station. Là, des transformateurs Scott abaissent la tension de 22 000 à 2 200 volts et le courant secondaire, diphasé, est amené à la station de distribution, située au centre de la ville, où la tension est réduite à xo8 volts. La distribution se fait par le système à trois lils. P. L.
- Installation de la Compagnie d’éclairage et de force motrice de Québec. Canada Electrical News, t. XII, (nouvelle série) p. 79-84, juin 7902. — Cette Compagnie utilise les chutes d’eau dé Montmorency, à 11 km de Québec. La plus grande partie de la puissance électrique recueillie est transmise à cette ville, sous forme de courants diphasés à 5 5oo volts et 66 périodes. On ne couple pas en parallèle les quatre alternateurs qui alimentent la ligne, aussi comprend-Jt-elle 16 fils. La sous-station située à Québec est décrite en détail. P. L.
- Distribution de l’énergie électrique dans le sud du Pays de Galles. Engineering (Londres), t. LXXIII, p. 58i, 2 mai 1902. — La Compagnie qui a obtenu la concession de la distribution d’énergie électrique dans cette région commence la construction de sa première grande station centrale. L’étendue de la région concédée (2 5oo km2), les mines de houille et les usines métallurgiques qui s’y trouvent promettent à l’entreprise un brillant avenir. La commande des machines et des chaudières a été faite à MM. Willans et Robinson, celle des générateurs électriques à Ganz, de Budapest. Ce seront des alternateurs triphasés, fournissant le courant à
- 12000 volts et 25 périodes. La question de la distribution n’est pas encore entièrement réglée. P. L.
- Applications mécaniques.
- Appareils électriques de levage dans les usines métallurgiques, par A. Krebs. Elektrotechnische Rundschau, t. XIX, p. 129, i5 mars 1902. — La production de pièces dont les dimensions vont en augmentant de plus en plus a nécessité l’emploi d’appareils de levage et de transport rapides et précis pour leur manœuvre. Une des plus récentes installations de ce genre est celle de la Société anonyme des Aciéries d’Anvers. Dans plusievxrs halls de 20 m de largeur sont préparés les blocs d’acier pour le laminoir. Une grue à pont roulant de 40 tonnes est munie dequipages roulants, l’un sert pour les fortes charges, l’autre sert pour les charges inférieures à 6 tonnes et son déplacement a lieu avec une vitesse notablement plus grande que celle de l’autre.
- Une grue prend les pièces fondues et les place dans les fours profonds de réchauffage. Cette grue admet quatre mouvements différents : i° Déplacement de la grue totale ; 20 rotation autour d’un axe vertical ; 3° avance et recul du crochet support ; 4° monte et descente de la charge. Ces différents mouvements sont commandés par un moteur électrique spécial combiné avec un controller universel (Brevet allemand n° 121 652). — Dans le même hall se déplace un wagon destiné spécialement à lever le couvercle des fours et à le placer de côté, tandis que la grue enlève les blocs d’acier pour les transporter au laminage. — La Société pour l’industrie électrique de Carlsruhe qui a établi ces appareils a fourni, en outre des 9 grues pour fortes charges, plus de 70 électromoteurs correspondant aux différents services de l’usine et présentant une puissance totale de 1 600 chevaux. Ces moteurs sont alimentés par courants triphasés à 190 volts, G. G.
- E.W.BLISSC
- BROOKLYN. N. Y. Etats-Unis.
- Société anonyme au Capital de 10.000.000 de fr.
- SIÈGE EN EUROPE
- 12 bisj jfTvenue de la Grande- jîrmée PARIS
- Téléphone na 526-12 A. WiLZIN, Directeur
- MATÉRIEL
- pour Tôles de Dynamos, Pièces détachées de Vélocipèdes, Ferblanterie, Ustensiles de ménage Quincaillerie, Lampes, Articles estampés, Presse à emboutir, à découper, Cisailles, Marteaux-pilons.
- AGENTS A BERLIN ET COLOGNE Schuchardt & Schlitte
- PRESSE N° 30A
- (ci-contre)
- pour Tôles de Dynamos
- Cette presse munie de
- mécanismes d’éjection fonctionnant d’une façon certaine et consommant peu de force, dégage la feuille et les déchets sans les ressorts généralement employés et dont l’action est incertaine tout en absorbant une forte partie de la puissance de la machine. La matrice et le poinçon sont disposés de façon à découper d’un seul coup un anneau (ou un segment) avec les encoches ; opérant ainsi, on évite l’excentricité qui se produit entre les deux circonférences lorsqu’on opère en deux ou plusieurs fois et on assure une uniformité absolue dans les divisions de la denture. Les rainures de clavetage se poinçonnent aussi du même coup.
- p.r22 - vue 536/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- XXIII
- Installations électriques dans les transatlantiques.
- Traction and Transmission, t. III, n° i3, p. 227-236, avril 1902. — Cet article donne surtout la descrip-
- tion de l’installation électrique à bord du Kronprinz Wilhelm ; tous les schémas et les 4 photographies sur planches se rapportent à ce navire qui est celui qui possède l’installation la plus complète. — L’emploi de l'électricité ne s’est pas beaucoup développé sur les navires, malgré tous les avantages qu’il présente. Les premières applications ont été faites sur la City of Berlin en 187 5 et la City of New York en 1888. Il y a dix ans, on n’employait l’électricité que pour l’éclairage. Les yachts, cependant, sont beaucoup mieux montés, telle est la Lysistrata construite pour M. Gordon Bennett ; ce yacht est muni de deux machines Belliss accouplées directement à deux dynamos bipolaires, et d’une batterie de 43o ampères - heure. L’auteur décrit sommairement l’équipement électrique d’un navire de voyageurs et de marchandises construits par MM. Brown à Clydebank. Un tableau indique les installations faites sur d’autres navires, la Campania, Oceanic} Kaiser Wilhelm der Grosse, Deutschland, avec les dimensions de ces navires, le nombre des passagers et la puissance de leurs machines. Le Kronprinz Wilhelm construit par la Compagnie Yulcan possède 4 dynamos de 83 kw tournant à 225 tours de la Union Elektricitiits Gesellschaft. Elles sont accouplées directement à des machines compound de 120 chevaux ; l’emplacement disponible était très réduit. Trois des dynamos sont placées en arrière de la salle des machines et au même niveau que l’arbre de l’hélice ; le quatrième au niveau du pont principal, afin d’assurer l’éclairage même au cas d’une rentrée d’eau. Il existe 1950 lampes à incandescence, des appareils de chauffage, des moteurs de ventilation, des ascenseurs, des grues roulantes, des réfrigérants et d’autres machines auxiliaires mues électriquement. Tous les câbles sont unipolaires, les circuits se fermant par la coque du navire. Les dynamos ne marchent jamais en parallèle, mais chacune isolément ; un système de commutateurs multiples permet de connecter les conducteurs principaux à chaque machine. Tous les conducteurs sont des câbles armés sous plomb. Les appareils de sécurité sont particulièrement intéressants ; ils peuvent être surveillés du pont du capitaine. Ainsi une sonnerie et une petite lampe avertissent si les fanaux viennent à s’éteindre. Le navire est divisé par 40 cloisons étanches ; des signaux électriques indiquent sur un diagramme si les portes de ces cloisons sont bien fermées ; de même pour les sonneries d’alarme en cas d’incendie, un diagramme indique en quel endroit l’incendie s’est déclaré. En cas de danger, un système de signaux d’appel permet au capitaine et aux officiers de prévenir tout le personnel. Les figures indiquent les différents réseaux de distribution de ces signaux. A. Y.
- Installation électrique pour le canal de Soulanges.
- Canadian Electrical News, t. XII (nouvelle série), p, 93-97, juin 1902. — Le canal, de Soulanges, de 22 km de longueur, met en communication les lacs Saint-Louis et
- Saint-Francis, entre lesquels existe une différence de niveau de 20 m. On a utilisé la puissance hydraulique disponible sur le canal pour une installation électrique, qui sert à la manœuvre des écluses et des ponts tournants et à l’éclairage; l’article décrit ces divers modes d’utilisation. La distribution se fait par courants triphasés à 2 400 volts ; la ligne est double et suit le canal sur toute sa longueur. P. L.
- Installation d’énergie électrique dans un atelier de chemin de fer. Electrical Review (New-York), p. XL, p. 782-780, 14 juin 1902. — Cette installation est celle des ateliers du Pennsylvania Railroad, à Fort Wayne (Indiana, Etats-Unis). La distribution se fait par courants triphasés : elle alimente, par une canalisation à quatre fils, des moteurs d’induction, des lampes à arc et des lampes à incandescence. L’article donne quelques renseignements sur les transmissions mécaniques employées et une description détaillée du tableau de distribution. P. L.
- Traction.
- Ligne de chemin de fer Milan-Varese à accumulateurs électriques, par G. Cristofoius. Elettricista, t. XI, p.81, avril 1902.— L’auteur décrit l’installation de la ligne Milan-Yarese telle qu’elle a été conçue primitivement, c’est-à-dire comme ligne d’essai établie avec le moins de frais possible en réduisant la puissance disponible à la quantité nécessaire pour la mise en exploitation. Depuis, le développement de la ligne nécessite un développement des usines génératrices et l’auteur montre tout l’avantage qu il y aurait à compléter la puissance disponible par des batteries d’accumulateurs plutôt que par de nouvelles unités génératrices. Les avantages de cette solution sont de deux sortes : d’abord les machines génératrices marchant à puissance constante voisine de la charge maxima ont un rendement bien meilleur que lorsque leur charge n’atteint pas cette limite, ensuite l’emploi de batteries permet d’assurer le service même si, par suite d’une cause accidentelle, l’usine génératrice subissait un arrêt momentané et l’on sait combien cet accident est à prévoir et quel inconvénient un arrêt peut présenter dans un service public comme celui de cette ligne avec des vitesses de 90 km à l’heure et parfois des intervalles de quelques minutes. La partie de la ligne actuellement en service s’étend sur une longueur de 60 km. Elle est alimentée par les sous-stations de Musocco, Parabiago, Gallarate etGazzada. Un prolongement de Yarese à Porto-Ceresio d’une longueur de i3 km est en construction. Il sera alimenté par la sous-station de Bisuschio. L’énergie est fournie actuellement par la station centrale à vapeur de Tornavento à 10 km delà ligne; cette usine doit recevoir plus tard l’énergie électrique du Tessin. G. G..
- Le chemin de fer électrique funiculaire de Vevey au mont Pèlerin Engineering Magazine, t. XXIII, p. 363-372, juin 1902. — Cette ligne, longue de x 588 m, présente une différence d’altitude de 416 m entre les terminus; les pentes varient de i3 à 54 p. 100. La trac-
- L'ECONOMISEUR ELECTRIQUE
- Société en Commandite par Actions au capital de SOO.OOO francs
- 4 0 D. KAHN, Ch. BERTOLUS & Cie _
- * , ------- c *
- §
- ca
- M/
- #
- Seul système permettant d’employer pratiquement sur les secteurs, des lampes de DEUX ET UNE BOUGIES. Veilleuses électriques de deux bougies consommant 0a05 sous 110 volts.
- ÉCLAIRAGE ÉCONOMIQUE PAR L'ÉLECTRICITÉ Système WEISSMANN et WYDTS Breveté S. G. D. G.
- 100, Faubourg Saint-Honoré, VIIIe (Place Beauvau)
- Adresse télégraphique : FARAD-PARIS PARIS Téléphone : 551-94
- *
- p*
- <r>
- n:
- p.r23 - vue 537/746
-
-
-
- XXIV
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 12 juillet l'JO‘2
- tion des voitures se fait par câbles. La force motrice est fournie par des moteurs à gaz couplés à des dynamos à courant continu, installés dans une station située à mi-côte. De là, l’énergie est transmise à la station supérieure, où se trouvent une batterie d’accumulateurs et un moteur électrique qui actionne le câble. P. L.
- Les tramways électriques municipaux de Cardiff.
- Electrician, t. XLIX, p. 293-299, i3 juin 1902. —Ce réseau a été inauguré le Ier mai dernier. La distribution se fait par courant continu à 5oo volts, avec retour par les rails ; le système de prise de courant est le trôlet aérien, les teeders sont souterrains. L’article décrit le matériel à vapeur, les dynamos, la voie et le matériel roulant.
- Ligne aérienne pour tramway électrique, par Prima.-vera. Elettricista, t. XI, p. 119, mai 1902. — L’article est un résumé des différentes précautions qu’il y a lieu de prendre dans l'établissement du fil conducteur, duquel le courant est amené à la voiture motrice par trôlet à archet ou à roulette. L’auteur discute les conditions de rupture des lils et montre qu’en général cet accident est dû à une disposition première défectueuse.
- G. G.
- Funiculaire suspendu de Bleichert. — Elektrotechnis-che Rundschau, t. XIX, p. 140 et i5o, ieret i5 avril 1902. — Le funiculaire suspendu employé pour les transports et spécialement les transports de marchandises sont dus presque entièrement à l’ingénieur Adolf Bleichert qui vient de mourir (29 juillet 1901) à Davos-Platz. Ce système de transport rend d’incontestables services dans les pays accidentés où il ne saurait être question d établir une voie ferrée ordinaire, il en est de même pour la traversée des vallées, des cours d’eaux et des bras de mer. —— En principe le funiculaire de Bleichert se compose d’un 111 porteur auquel est suspendu le chariot et sur lequel il roule, entraîné par un fil de traction for-
- mant fil sans fin et continuellement en marche. Le fil de suspension formant la voie est fixé à ses extrémités et maintenu à tension constante par un dispositif automatique. Les constructions formant le support de fil peuvent se trouver à 1 km de distance avec une hauteur de 4o m. Ordinairement les deux voies sont disposées parallèlement à 2 ou 3 m, l’une sert pour la marche des wagons chargés et l’autre pour le retour à vide. La liaison entre le chariot et le funiculaire se fait automatiquement; le chariot étant suspendu à un rail fixe formant une station terminale, l’ouvrier le pousse et lui communique à peu près la vitesse du fil de traction, lorsque le chariot arrive au contact de celui-ci le couplage se fait de lui-même. — C’est de cette façon que l’on a pu faire se succéder 25o wagons àlheure sur le funiculaire de la Yivero Ore C° en Espagne. La charge utile par wagon étant de 800 kg de minerais de fer, cela correspond à un mouvement de 200 tonnes à l'heure qui sont ainsi apportées jusqu’au navire de chargement. Ce système employé pour la manutention des marchandises dans les usines procurent une économie considérable de main-d’œuvre. Tel est le funiculaire de la Sàchsisch-Thüringische A. G. pour le travail de la pierre calcaire, tel encore celui de la Crôllwitzer-Aktien-Papierfabrik près de Halle. En outre il a l’avantage de laisser le sol libre. Le funiculaire peut être développé sur une longueur de 10 km; au delà on a recours à des stations intermédiaires ; il en est de même dans les changements de direction à angle ; dans ces stations, le passage du wagon d'une section sur l’autre nécessite l’intervention d’un personnel ouvrier. On emploie le système de Bleichert avec câble de traction au-dessous du câble porteur lorsqu’il s’agit de fortes montées et de terrains accidentés. Sinon le câble de traction est au-dessus et de côté, cette disposition est plus favorable dans les courbes. G.-G.
- Frein électro-magnétique avec patin frottant sur le rail système Westinghouse-Newell. — Die Elektrizitœt,
- JVlatémel
- Électrique
- bérie d’interrupteurs, à rupture brusque de 200 ampères à 1.500 ampères
- Disjoncteurs 4- Rhéostats Tableaux
- George Ellison
- Ateliers et Bureaux : 66~68, rue Glauàe~V elle faux
- Pflï^IS (Xe)
- téléphone £23-95
- C. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIa
- Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fll — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-8° raisin. 412 pages, 271 figures. 12 fr.
- .a.«sje:iwc2e; fraiuçaise
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- ae F./i VU Y' (Suisse)
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- « J. Aug. S Cil O EX
- Ingénieur-Conseil. Expert près les Tribunaux.
- 17, rue de la République, 17. LYON
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELECTRICITE
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- p.r24 - vue 538/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- XXV
- p. 223, io mai 1902. — Dans tous les freins qui agissent sur l’axe ou la jante de la roue, la puissance de freinage ne doit pas être supérieure à l’adhérence des roues avec les rails. Si le conducteur dépasse cette limite, les roues sont bloquées et la voiture glisse sur la voie; en palier, on arrive encore à maîtriser le convoi sur un parcours plus ou moins long, mais dans une descente il prend une accélération dangereuse vis-à-vis de laquelle le conducteur est absolument impuissant. Le frein de Newell est conçu de façon à réaliser une adhérence artificielle au moment du freinage. Il consiste en un électro-aimant en fera cheval dont les pièces polaires s’appliquent exactement sur le rail. Ces pièces sont interchangeables et formées d’acier doux afin de reporter sur elles l’usure inévitable due au frottement. L’électro est excilé par le courant de court-circuit des moteurs débitant en génératrices. Le patin est suspendu au truck par un ressort dont la tension est calculée de telle sorte qu’il soutienne le patin au-dessus du rail quand aucun courant ne circule dans le solénoïde et, d’autre part, qu’il n’oppose pas une résistance trop grande au fonctionnement du frein. Le patin est relié, par un bras de levier de longueur convenable, à un système articulé inuni des sabots ordinaires frottant sur les bandages. L’équipement d’une voiture à deux axes comprend deux de ces freins. Il est facile d'en saisir le fonctionnement. Par suite de l’attraction entre le rail et l’électro, le patin est appliqué sur le rail avec une pression de 2 000 kg environ ; 1 adhérence résultant du propre poids de la voiture est donc augmentée de cette même quantité. Le frottement a pour effet de tirer le patin dans une direction horizontale contraire à celle de la voiture. Le bras de levier relié au patin amplifie ce mouvement et fait jouer le système articulé qui amène les sabots en contact avec les bandages ; leur pression croit avec la force attractive de l’électro. Ce dispositif réunit tous les systèmes de freinage connus, outre le principe qui le caractérise plus spécialement. Il permet d’arrêter un convoi sans secousse sur un trajet très court et supprime l’appareillage compliqué et très cher du frein à air comprimé. Une autre innovation très économique introduite par la Westinghouse Gesellschaft consiste à utiliser la chaleur perdue dans les résistances aux démarrages et pendant le freinage pour le chauffage des voitures. Un simple commutateur permet d’ailleurs de méttre le système de chauffage hors circuit dès que la température est suffisamment élevée. B. K.
- Projet d’un tandem à moteur électrique, par J.-C.
- Brocksmith. American Electrician, t. XIV, p. i38-i4o, et p. 228-230, mars et mai 1902. — L’auteur se propose de décrire un tandem à moteur électrique dont il a établi le projet d’après une machine qui fonctionne avec succès depuis un an. Les avantages du moteur électrique pour la propulsion des cycles sont nombreux : facilité de manœuvre, absence de chaleur, d’odeur et de vibration, démarrage spontané, grande capacité de surcharge. Avec deux cavaliers, la vitesse normale sera de 19 km à l’heure et l’on pourra parcourir 4° km sans recharge. L’auteur fait la description du cadre, dont il donne des dessins d’ensemble et de détail. C’est un cadre ordinaire
- de tandem auquel sont ajoutés deux tubes formant la partie inférieure et destinés à supporter la batterie et le moteur. Le pignon de la roue d’arrière est placé en dehors du cadre, ce qui permet de donner une grande largeur au moteur. Il n’y a pas de pédales.
- La batterie se compose de dix éléments du type Planté. Les plaques sont séparées par des feuilles perforées en caoutchouc durci et scellées dans des vases de même matière. L'auteur donne la description détaillée et les dessins des électrodes. Chaque élément contient sept plaques, trois positives et quatre négatives. Le poids d’un élément est de 5,2 kg, sa capacité de 40 ampères-heure pour un courant de i5 ampères. Le poids total de la batterie est donc de 52 kg. Elle est renfermée dans une caisse en bois dont le fond est fixé aux tubes inférieurs du cadre par des pattes en métal. Un commutateur bipolaire à deux directions, placé sur le tube supérieur du cadre, permet de relier en série ou en parallèle les deux séries de 5 éléments. On obtient ainsi deux vitesses, l’une, la vitesse normale, de 19 à 22 kilomètres à l'heure, l’autre de 10 à 11. Le poids total de la machine est de 90 kg. Avec deux cavaliers, la puissance consommée pour une vitesse de 19 km à l’heure en palier serait de 3oo watts (i5 ampères à 20 volts), ce qui permettrait de faire un parcours de 4° km sans recharge. L’auteur se propose de décrire prochainement une batterie à grande capacité destinée à cette machine. P. L.
- Electrochimie.
- La décomposition électrolytique de l’eau et l’utilisation de l’oxygène et de l’hydrogène, par Schoop. Elek-trotechnische Rundschau, t. XIX, p. 142 et i54, ier et i5 avril 1902. — Dans une communication très complète faite à la Société Electrotechnique de Cologne, le 18 décembre 1901, l’auteur résume les conditions et les modes de fabrication de l’oxygène et de l’hydrogène par décomposition électrolytique ; il rappelle les principaux emplois de ces gaz en thérapeutique, dans la fusion des métaux et la soudure, en aérostation, dans la fabrication du verre, dans l’éclairage oxhydrique, etc. G.
- Perfectionnements ' C.-J. Reed à la fabrication du chlore et de la soude caustique par l’électrolyse du sel avec cathode de mercure. Brevets américains, n®s 699414 et 699415, déposés le ier août 1901, accordés le 6 mai 1902. —Ces perfectionnements ont trait à la forme de l’élément et à une disposition particulière des éléments en série. Le mercure agit en électrode bipolaire, il est cathode dans la cuve de décomposition, anode dans la cuve d’oxydation. L’article donne la description et le dessin de l’élément. Pour éviter que le mercure ne s'oxyde en même temps que le sodium, les éléments sont reliés en série, et les cuves de décomposition sont en plus grand nombre que les cuves d’oxydation. On a ainsi plus de sodium qu’il n’en faut pour transporter le courant et aucune oxydation du mercure ne peut se produire.
- P. L.
- T‘ZZ°.m 0. ROeHEFORT + Ruc^',sn’4
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- Fournisseur des Ministères de la Guerre, de la Marine et des Colonies
- 7{ctdiographte # J{adioscopie * crute fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff- Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRUPTEUR OSCILLANT — INTERRUPTEUR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
- Btésonateuv Oudin Ipipolait'e
- TÉX-É GFl iV r* M I E SARIS FI L
- Postes complets — Organes séparés — Installations à forfait avec garantie de bon fonctionnement
- Appareils adoptés par la Marine française.
- Catalogues, devis et renseisnements su«• demande.
- H
- p.r25 - vue 539/746
-
-
-
- XXVI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. — BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Barrault, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris
- Moteurs.
- Blondel. 307 875, B F, 5 février 1901. — Nouveau système d’enroulement des moteurs asynchrones à courants alternatifs mono ou polyphasés.
- Couffin h al et fils et M. Wagner. 3o8 3o4, B F, 16 février 1901. — Moteurs électriques à vitesses variables au moyen de pôles mobiles.
- Coulson (D.-F.). 692 121, USAP, 2 mars 1901. — Moteur à courants alternatifs,
- Da ssy de Lignières. 307739, B F, 17 janvier 1901. —-Perfectionnements aux moteurs à courants alternatifs.
- Engeliiart, Mac Nelly et Galbert. 3og g55, B F, i5 avril 1901. — Système de moteur magneto-électrique.
- Girault. 3o8 908, BF, 12 mars 1901. — Moteur d’induction à champ magnétigne tournant.
- Guy. 307 264, B F, 21 janvier 1901. — Moteur (ou générateur) électrique économique applicable à toutes les espèces de courants et à toutes les vitesses angulaires dit machine Georges Guy.
- Johnson (F.-A.). 666 3i5, U S A P, 3o août 1900. — Moteurs.
- Lamme. 3o5 273, B F, 10 novembre 1900. — Perfectionnements apportés aux moteurs d’induction à courants alternatifs.
- Lamme. 25420, BP, 1899. —Moteurs d’induction.
- Lehner et von Dauber. 3o6 6i4, B F', 26 décembre 1900. — Electro-moteur à rotation variable.
- Lévy. 3iio56, B F, 22 mai 1901. — Electromoteur inducteur à détente.
- Œsterreichisciie Union. E. G. 121 169, DRP, 21 octobre 1900. — Induit en court-circuit pour moteur d’induction.
- Pieper (O.-H.). 666691, USAP, 2 février 1900.— Moteur.
- Sollberger (G.). 117 710, DRP, ii février 1900. — Induit pour moteurs à induction.
- Vuliet-Durand. 3o6o34, B F, 6 décembre 1900. — Dispositif électro-mécanique applicable comme moteur.
- Weisenburger (G.-E.). 667275, USAP, 21 février 1900. — Moteur électrique.
- Wust-Kunz. 312 280, B F, 28 juin 1901. — Moteur électrique à courant alternatif.
- Ziehl (E.). 121 206, D R P, 3 mars 1900. — Electromoteur à courant continu avec nombre de tours variable entre de larges limites.
- Auvert. 308758, B F, 6 mars 1901. — Nouveau système de régulation pour moteurs électriques à courant continu.
- Barreau (J.-M.). 117195, DRP, 8 juillet 1899. — Procédé de réglage des moteurs alimentés par accumulateurs.
- Belfield (R.). n5 666, DRP, 28 janvier 1899. — Dispositif de réglage pour moteur électrique alimenté par accumulateurs.
- Brenot. 3io 354, B F, 29 avril 1902. — Appareil automatique pour démarrage pour moteurs électriques à courant continu ou alternatif.
- 16, Rue Rivay, 16, LEYALL01S
- ( Seine)
- LUMIÈRE
- TRACTION
- BATTERIES
- traniprtablM
- V
- S$»
- Æ
- &
- y*
- Renseignements Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignements statistiques
- LE VOLT A
- Annuaire de l’Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 figures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, 53, PARIS (9e) LeVOLTA est à la fois le Larousse et le Bottin de l'Electricité.
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- D’APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- Société anonyme au capital de 1.000.000 francs.
- Anciens établissements
- GRIVOLAS et SAGE & GRILLET
- MAISON FONDAI IN 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 16, rue Montgolfier PARIS
- Exposition de 1889, Paris Médaille d’argent
- Exposition de 1894, Lyon Médaille d’or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900 Supporti peur paris
- i incanftictnt*. Médaille d'or
- © <D> MM U T A T S TDT IR 8
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPTEURS DE TOUS SYSTÈMES RHÉOSTATS, DISJONCTEURS
- TABLEAUX DE DISTRIBUTION
- Manufacture de tous appareils et accessoires pour stations centrales et installations d’éclairage électrique, montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, ébonite, etc., etc. — Appareils poui courants de haute tension depuis 440 jusqu’à 5.000 olts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TÉLÉPHONE! 158.01
- KifsI frt eo da Catalogue n> demande.
- p.r26 - vue 540/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- XXVU
- Burke (J.). 124 735, D RP, 7 décembre 1900. — Procédé de mise en marche et de fonctionnement d’electromo-teurs.
- Cantono (E.). 123624, U R P, 7 juillet 1899. — Procédé de mise en marche de moteurs monophasés synchrones avec enroulement ouvert et de moteurs monophasés synchrones.
- Carlson (A.-G.). 668978-79, US A P, 19 mai 1899. — Régulateur de moteur.
- Thomson-Houston (Compagnie Française pour l’exploitation des procédés) . 3n 174, RF, 2,5 mai 1901. — Contrôleurs pour moteurs électriques permettant de contrôler simultanément plusieurs paires de moteurs.
- Dassy de Lignières. 310687, B F, 9 mai 1901. —Procédé de démarrage et de réglage de la vitesse des moteurs asynchrones d’induction à courants alternatifs simples ou polyphasés.
- Davis, Wright et Wurts. 121 712, D RP, 16 mai 1899. — Régulateur pour électromoteurs avec commutateur auxiliaire pour transporter l’étincelle de rupture à un endroit particulier de l’interruption.
- Daydé et Pillé (Compagnie générale d’Électricité de Creil). 3ii 335, B F, 3o mai 1901. — Appareil de démarrage pour moteurs électriques à enclenchement automatique pour moteur auxiliaire.
- Eaton (T.-W.). 667619, USAP, 8 octobre 1900. — Régulateur de moteurs.
- Elektrizitæts (A.-G.), ci-devant Lahmeyer et C°. 171 198, 1) R P, 3 décembre 1899. — Mise en circuit pour électromoteur.
- Elektrizitæts-Aktiengesellschaft, anciennement Schu-ckert et C10. 124 155, D RP, 9 août 1900. — Mise en marche pour moteurs avec régulateur de champ disposé séparément pour le réglage de la vitesse de rotation.
- Elektrizitæts (A.-G.), anciennement Sghuckert et Cio. 124562, DR P, 12 août 1900. — Mise en marche automatique pour électromoteurs avec levier de manœuvre
- actionné constamment dans le même sens pendant la mise en circuit et la mise hors circuit suivante.
- Ephraim (W.). 121 444, D R P, 8 février 1900. — Mécanisme de distribution pour moteurs polyphasés.
- Garton Daniels C°. 120 533, D R P, 6 juin 1900. — Dispositif pour l’arrêt momentané du mouvement du levier à la mise en marche d’un électromoteur.
- Gibbs (J.-W.). 119015, D R P, 6 juillet 1899. —Dispositif de démarrage pour électromoteur.
- Girault. 3o8 120, B F, i3 février 1901. — Perfectionnements aux procédés de démarrage et de réglage de la vitesse angulaire des moteurs d’induction à champ magnétique tournant, alimentés par des courants alternatifs simples ou polyphasés.
- Girault. 3o8 i58, B F, i5 février 1901. — Perfectionnements aux procédés de démarrage des moteurs à champ tournant.
- Hannoversche Gummi-Kamm Cie (A.-G.). 124 i56, D R P, 29 juillet 1900. — Mise en marche pour moteurs shunts avec interrupteur de courant électromagnétique placé dans le circuit de l’enroulement de champ.
- Heebner (S.-Y.). 118462, D R P, 28 décembre 1898. — Mise en marche de moteurs.
- Hillairet Huguet. 3oq 400, B F, 24 janvier 1901. — Dispositif de rhéostats conjugués pour mise en marche et alimentation de réceptrices sous tension variable.
- Krupp (F.). ii4 564, D R P, 4 juillet 1899. — Mise en rotation pour électromoteur.
- Lamme (B.-G.). 118 851, D R P, 29 juillet 1900. —Disposition pour la régulation de la vitesse des moteurs d’induction à courant alternatif.
- Lévy (Max) (Fabrik Clektrischer apparate), 117102,. D RP, 11 octobre 1899. — Procédé de mise en marche automatique des électromoteurs.
- Pioche-Grandjean. 310887, B F, i5 mai 1901. — Dispositif électro-mécanique de mise en marche, de régulation et de freinage, à distance ou non, des moteurs électriques.
- Westinghouse
- Stations Centrales
- /
- Traction. Eclairage.
- Transport de Force.
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital, 20,000,000 frs.),
- Agence à Paris:
- 45, Rue de»l’Arcade.
- Agence à Lille:
- 2* Rue du Dragon.
- Boulevard Sadi Carnot, Le Havre.
- Agence à Lyon :
- 3, Rue du Président Carnot.
- Agence à Toulouse :
- 58, Boulevard de Strasbourg.
- Usines au Havre.
- p.r27 - vue 541/746
-
-
-
- XXVI1Î
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 juillet 1902
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Les câbles sous-marins. Fabrication ; par A. Gay, ingénieur de la Société des Téléphones. Encyclopédie scientifique des Aide-mémoire. Gau-thiers-Villars et Masson, éditeurs. Prix, cartonné 3 fr., broché i fr. 5o.
- La construction des câbles sous marins est à coup sûr une des tâches les plus délicates parmi celles qu’imposent les applications pourtant si variées de l’électricité. Dans un langage très clair et très précis l’auteur du présent opuscule expose toutes les difficultés que doit vaincre le constructeur de câbles et contre lesquelles il n’est pas toujours suffisamment armé. Il montre quelle part il faut encore accorder à l’imprévu, tenant surtout à la manière très imparfaite dont nous sommes renseignés sur les propriétés des isolants, en particulier de la gutta-percha. Il indique les meilleures méthodes d’essais, à l’aide desquelles on peut et doit contrôler l’état du câble aux différentes phases de la fabrication. Il a réussi à traiter son sujet, à première vue un peu rébarbatif, d’une façon à la fois très instructive et très intéressante.
- M. L.
- Travaux du Congrès international de physique, réuni à Paris en 1900 sous les auspices de la Société Française de physique, rassemblés et publiés par Ch.-Ed. Guillaume et L. Poincaré, secrétaires généraux du Congrès; t. IV, un volume gr. in-8°. Gau-thiers-Villars, éditeur, 55, quai des Grands-Augus-tins, Paris. Prix 6 francs.
- Nous avons annoncé en son temps (Ecl. Elec., t. XXVI, p. cxxxv) la publication des trois premiers volumes. Le dernier, qui vient de paraître, contient les procès-verbaux, annexes et la liste des membres du Congrès international de Physique, et nous sommes heureux d’en faire part aux nombreux amateurs déjà en possession de la
- première série. Nous profitons de cette occasion pour rappeler que les trois volumes édités tout d’abord sont vendus au prix de 5o francs et qu’ils constituent l’ensemble le plus complet sur l’état des sciences physiques à la fin du xixe siècle. B. K.
- Schnell Betrieb : Erhohung der Geschwindig-keit und Wirtschaftlichkeit der Maschi-nenbetrieb (Commande à grande vitesse : Augmentation de la vitesse et de la facilité de commande des machines), par A. Riedler, ingénieur, professeur à l’Ecole technique supérieure de Berlin. R. Oldenbourg, éditeur, Berlin et Munich.
- L’emploi de vitesses de plus en plus grandes en vue de diminuer l’encombrement des machines pour une puissance donnée, constitue la caractéristique de la construction moderne. Le professeur Riedler a entrepris à l’Ecole technique supérieure de Berlin de nombreux essais dans le but de déterminer les conditions qui conviennent le mieux à cette utilisation des grandes vitesses ; ce sont les résultats de ces essais préliminaires ainsi que les conséquences pratiques qu’il en a déduites qui sont exposés dans l’ouvrage que nous signalons aujourd’hui.
- L’ouvrage comprend cinq fascicules dont les quatre premiers sont consacrés aux divers genres de pompes (pompes pour distributions d’eau, pompes d’alimentation, pompes souterraines d’exhaure, pompes express) et dont le cinquième s’occupe des machines soufflantes.
- La commande par moteurs électriques, si souple et si obéissante, est particulièrement avantageuse pour la production des grandes vitesses; aussi l’auteur la recommande-t-il particulièrement pour les pompes dites « pompes express Riedler », dont une description a été publiée dans le numéro du 5 juillet de ce journal. L’ouvrage du professeur Riedler ne peut donc manquer d’intéresser les constructeurs électriciens.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Clichy) Paris
- DÏNÏN
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques '""“IWWM
- CATALOGUES FRANCO — TELEPHONE 529-14
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, rue Delambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d'induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- p.r28 - vue 542/746
-
-
-
- Samedi 19 Juillet 1902.
- 9e Année — N° 29
- Tome
- XXXII
- P
- Tf
- t
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’Éffi&jRAGE ÊÜgGTRlQUq jj$i t interdite
- SOMMAIRE
- J. REYVAL. — Lignes de transport d’énergie à 2600 volts de la région de Grenoble. C.-F. GUIL.BERT. — Transport d’énergie Saint-Maurice-Lausanne, Système Thury. . F. GOERING. — Sur l’exploitation des tramways électriques.
- \ \ tu». . .
- -'S?
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Divers : Les appareils de mesure caloriques, par le professeur Kallert.................................. 97
- Sur la stabilité du magnélisme temporaire et du magnétisme permanent, par Ascoli.................... 99
- Ondes électriques stationnaires, par lv.-F. Lindman................................................. 101
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Dissociation des éléments de la dépense énergétique des moteurs employés à
- l’entraînement des résistances de frottement, par A. Chauveau.................................. 102
- La décharge électrique dans la flamme, par Jules Semenov . ........................................... io3
- Sur les effets électrostatiques d’une variation magnétique, par Y. Crémieu............................. 104
- Sur une perturbation magnétique, observée à Athènes le 8 mai 1902, par D. Eginitis..................... 104
- Photomètre physiologique, par G.-M. Stanoiévitch.................................................... io5
- Nouvelles recherches sur les piles fondées sur l’action réciproque de deux liquides, par M. Berthelot . io5
- Extension de l’hypothèse cathodique aux nébuleuses, par H. Deslandres............................... 106
- Recherches sur les phénomènes actino-électriques, par Albert Nodon.................................. 106
- Sur un phénomène observé sur un excitateur dont les boules sont reliées à une bobine de Ruhmkorff,
- par H. Boroier.................................................................................. 106
- Action des rayons X sur de très petites étincelles électriques, par R. Blondlot..................... 107
- Sur les moteurs à injection, par L. Lecornu......................................................... 108
- Précautions à prendre en radiographie avec les bobines de Ruhmkorff, par Infroit et Gaiffe.......... 109
- Action de la self-induction sur la partie extrême ultra-violette des spectres d’étincelles, ptr Eugène
- Neculcéa.......................................................................................... 109
- Sur la vitesse des ions d’une flamme salée, par Georges Moreau......................................... 109
- Sur le magnétisme des ferro-siliciums, par Ad. Jouve. .................................................. no
- Société internationale des Électriciens : Eclat des gros arcs électriques, par J. Rev...................... ni
- SUPPLÉMENT
- Cinquième Congrès international de chimie appliquée. — Société d’encouragement pour l’industrie nationale.
- — Société « Le Triphasé »......................................................................... xxx
- Littérature des périodiques et brevets . ..............................................................xxxn
- Liste des brevets d’invention............................................................................ xlii
- Bibliographie : Installations d’éclairage électrique, par Emile Piazzoli. — La houille blanche, E.-F. Cote,
- Rédacteur en chef. — Grundriss der Elektrotechnick, par H. Kratzert............................ xliv
- R.-W. BLACKWELL
- matériel complet
- pour LIGNES
- AÉRIENNES
- ; 50, boul. Haussmann,Paris
- p
- ;gpggg
- Aiguille à déviation centrale par ligne flexible
- p.r29 - vue 543/746
-
-
-
- XXX
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Cinquième Congrès international de chimie appliquée. — A la séance de clôture du quatrième Congrès international qui eut lieu à Paris en 1900, il fut décidé que la prochaine réunion aurait lieu à Berlin.
- Le comité d’organisation du nouveau Congrès (composé de MM. Clemens Winkler, président d’honneur, Otto N. Witt, président, H.-T. Bœttin-ger, trésorier) nous informe que celle-ci se tiendra, dans les locaux du Reichstag, pendant la semaine de la Pentecôte, du 3i mai au 7 juin 1903.
- Société d’encouragement pour l’Industrie nationale. (Prix à décerner en 1903 et années suivantes). —Le dernier numéro du Bulletin de cette Société contient le programme de ces prix.
- Parmi ceux qui peuvent intéresser nos lecteurs, nous signalerons :
- Grand prix du marquis d’Argenteuil (10000 fr); à' décerner en 1904 à l’auteur de ce la découverte la plus utile au perfectionnement de l’industrie française, principalement pour les objets dans lesquels la France n’aurait point encore atteint la supériorité sur l’industrie étrangère, soit quant à la qualité, soit quant aux prix des objets fabriqués. »
- Prix pour le matériel du Génie civil et de l’Architecture (médaille d’or de 5oo fr), à décerner en 1900, à l’auteur « des perfectionnements les plus importants au matériel et aux procédés du Génie civil, des Travaux publics et de l’Architecture. ;» . .
- Prix spécial pour un sur chauffeur de vapeur (3 000 fr), à décerner s’il y a lieu en 1903. L’appareil-présenté au concours devra produire une surchauffe régulière et réglable, s’entretenir aisément et ne pas présenter de danger.
- Prix spécial pour un progrès important concernant les organes mécaniques de transmission du travail ('2000 fr). à décerner en 1903.
- Les modèles, mémoires, descriptions, etc., devront être adressés au secrétariat de la Société, 44? rue de Rennes, avant le 3i décembre de l’année précédant la distribution des prix.
- Société « Le Triphasé ». (Assemblée générale du 12 juin 1902. — Du rapport du Conseil d’administration lu à cette séance, nous extrayons les renseignements suivants :
- Les recettes de l’exercice 1901 se sont élevées à 1 o66 684,35 fr en diminution sur celle de l’exercice précédent (1608922,46 fr). Cette diminution s’explique par le fait que l’usine d’Asnières était la seule des grandes usines de la banlieue ouest en état de fonctionner au début de l’Exposition et la Société a pu ainsi effectuer en 1900 des fournitures importantes (plate-forme et chemin de fer de l’Exposition, Métropolitain) à des conditions très avantageuses.
- Pendant l’année 1901 trois nouvelles lignes de distribution aériennes à haute tension ont été installées ; l’une transmet la force motrice à une usine située à 1 340 m de l’usine génératrice, au bord de la Seine ; la seconde, d’une longueur de 6 890 m alimente une station de transformation installée dans un dépôt de tramways à Epinay ; la troisième, longue de 7600 m, dessert les bains et le casino d’Enghien.
- Des contrats ont été signés avec le Métropolitain pour la fourniture à des prix normaux, pendant quatre ans, de quantités d’énergie croissant d’année en année. Des fournitures seront faites incessamment au Nord-Lumière pour son usine de Courbevoie et dans quelques mois pour celle d’Asnières et pour les débuts de celle de Clichy-la-Garenne.
- Deux nouvelles unités de 1 000 kilowatts (six sont
- Les Rubans OKONITE sont sa“a«x.
- Qualités essentielles :
- ÉLASTICITÉ, RÉSISTANCE, DURABILITÉ
- L’Okonite est légalement reconnu par les gouvernements des États-Unis et du Canada, comme ruban-caoutchouc isolant parfaitement.
- TRAD£ MARK»
- Mtetuftttflef JEcHutitilloms et JP»‘iac ù
- OKONITE,
- lltie
- TroncHet,
- 31
- Accumulateurs “ PHŒBUS ” | a. kaindler
- Éléments ( Des moteurs de voitures automobiles.
- transportablesS 'practi0n de voitures et de bateaux. pour j ,
- Allumage ( Éclairage des voitures et des trains, médecine. Eléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines laboratoires, Çalvanoplastie, etc.
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue SVANDRÉ-des-ARTS ] Ateliers : i, rue du Printemps
- PARIS
- p.r30 - vue 544/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- XXXI
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- Capital : 40 millions
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone :
- 158.81 — 158.11 — 258.72
- xVdresse télégraphique : Elihu-Paris
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- LAMPES à ARC en VASE CLOS
- COU RANT CONTINU
- Lampes en dérivation pour circuits de 100 à 120 volts ou en série de 2 ou de 5 sur circuits de 200 à 200 volts ou de 500 à 600 volts. intensités :
- 2 3/4, 3, 4, 4 1/2 ampères.
- COURANT ALTERNATIF
- Lampes en dérivation pour circuits de 100 à 120 volts.
- INTENSITES :
- 4 et 4 1/2 ampères.
- COURANT CONTINU
- Lampes en dérivation pour circuits de 200 à 250 volts.
- INTENSITES :
- 2 1/2 ampères.
- Les lampes à arc en vase clos sont aujourd’hui préférées aux lampes à l’air libre, en raison des nombreux avantages qu’elles présentent, tant au point de vue de l’économie de charbon et de main-d’œuvre, qu’à celui de l’excellente répartition du flux lumineux.
- La détérioration du mécanisme, si rapide dans les lampes à air libre est presque impossible dans les lampes à vase clos, grâce à la suppression des manipulations fréquentes.
- Les lampes de la Cie Thomson-Houston possèdent d’ailleurs un mécanisme d’une robustesse et d’une simplicité extrêmes, ce qui rend toute manœuvre facile et sûre.
- PRIX COURANT ENVOYÉ SUR DEMANDE
- p.r31 - vue 545/746
-
-
-
- xxxn
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- actuellement installées) ont été commandées pour faire face à l’augmentation de charge prévue.
- Les dépenses d’exploitation se sont élevées à 565 766,90 fr, donnant un produit brut de 1 066 684,35 fr — 565 766,90 fr = 5oo 917,45 fr. Défalcation faite des intérêts des obligations, de la rénumération des administrateurs, etc., le bénéfice net ressort à
- a34 740,60 fr. Sur celte somme 200 000 fr ont été portés au compte « Amortissement » (qui s’élève ainsi à 607 404,q5 fr), 1 737,06 fr ont été affectés à la <c Réserve légale » et le reste, augmenté du solde de l’exercice précédent (273 000 fr) a permis de distribuer un dividende de 4 p. 100 aux actionnaires (2'ioooofr) et dé reporter à nouveau 66 oo3,55 fr.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET BREVETS
- Théorie.
- Bobine d’induction Maiche. Brevet français n°3i5 110 du 18 octobre 1001, communiqué par \ Office II. Boett-cher, 2, boulevard Bonne-Nouvelle. — Il est d’usage jgénéral d’enrouler successivement les fils inducteur et induit dans le même sens, or l’enroulement de ces fils en sens inverse procure d’excellents résultats lorsque la bobine d’induction est pourvue d’un trembleur spécial à vibrations extrêmement rapides. Le courant induit qui se développe dans un fil enroulé dans le même sens que le fil inducteur est de sens contraire à celui du courant inducteur. Le magnétisme développé dans le faisceau sons l’action des deux courants est donc inverse et c’est la différence de ces actions qui est sensible. Généralement les deux fils offrent une grande différence de longueur, le fil induit présente une résistance plus grande et son circuit est presque toujours ouvert pour le passage de l’étincelle ; dans ces conditions le courant induit ne peut agir avec assez d’énergie pour que l’importance de son influence nuisible soit constatée. Mais lorsque l’on utilise le courant induit dans une résistance relativement faible (conducteur télégraphique ou téléphonique) on reconnaît vite que le rendement de la transformation baisse dans des proportions considérables. Dans la nouvelle disposition de la bobine le courant induit est de même sens que le courant inducteur, il agit de la même manière que ce dernier sur le faisceau magnétique et comme l’action inductrice est instantanée comme le contact lui-même, l’absence de réaction inverse laisse prendre au magnétisme toute l’inteûsité que le courant induit est susceptible de faire naître. Cet effet est d’autant plus remarquable que l’appareil auquel on applique ce système d’enroulement nécessite un plus grand nombre d’interruptions par unité de temps. On est amené à adapter à la bobine un interrupteur qui permette de porter le nombre des interruptions à un chiffre très élevé par minute. La pièce vibrante des trembleurs que l’on appelle marteau est remplacée par une membrane en substance magnétique de forme quelconque, plus ou moins épaisse et très étendue comme la lame vibrante d’un récepteur téléphonique. Cette membrane est disposée devant l’une des extrémités du faisceau magnétique constituant le
- noyau de la bobine. En regard du pôle du faisceau et de l’autre côté de la membrane est disposé le contact fixe réglable au moyen d’un pas de vis qui permet de l’amener contre la membrane. Les deux points de contact peuvent être en platine iridié ou charbon. La membrane ainsi disposée se trouve dans les meilleures conditions pour vibrer sous l’influence de l’aimantation et de la désaimantation du noyau ; elle n’a aucune vibration propre et lorsqu’un courant électrique parcourt l’inducteur le contact de réglage, la membrane et retourne à la source d’électricité, le nombre de vibrations est proportionnel à la rapidité des changements magnétiques qui se produisent dans le faisceau. Il est évident que moins l’étendue des vibrations sera grande, plus le nombre en sera considérable. Pour ce motif, la membrane devra avoir des dimensions et une masse aussi réduites que possible ; les diamètres de la membrane sont ordinairement compris entre quelques millimètres et un centimètre. La membrane vibrante peut être en verre, il suffit dans ce cas de relier la membrane par un fil conducteur souple faisant parvenir le courant à une petite masse magnétique fixée en son centre. La bobine ainsi établie permet d’obtenir des courants induits de très courte durée ; elle sert à transformer le courant d’une pile en un courant alternatif d’un voltage assez élevé pour produire l’éclairage ; les interruptions sont assez courtes pour que la lumière soit fixe.
- Génération et Transformation.
- La vaporisation dans les chaudières. American Elec-trician, t. XIY, p. 232-233, mai 1902. — Après la table des propriétés physiques de la vapeur, la table la plus utile pour l’étude de générateurs de vapeur est celle des facteurs de vaporisation. On appelle facteur de vaporisation le nombre par lequel il faut multiplier la quantité d’eau réellement vaporisée par la chaudière pour obtenir la quantité d’eau qui serait vaporisée dans les mêmes conditions de chauffe, mais en mettant la chaudière en communication avec l’atmosphère et en lui fournissant l’eau d’alimentation à xoo°. L’article est accompagné d’une table de facteurs de vaporisation dont l’auteur indique l’usage. P. L.
- Soupape Electrique NODON
- Système breveté en France et à l'Étranger
- J. PIETTRE, Propriétaire et Concessionnaire
- Transformation directe des Courants alternatifs simples ou polyphasés
- en Courants continus
- Rendements obtenus au Watlmèlre
- 75 à 80 p. 1 00
- APPLICATIONS. — l° Secteurs à courants alternatifs : Charge d’aecumulateurs ; Fonctionnement des moteurs à courants contiuus ; Ascenseurs et monte-charges ; Lampes à arc continu ; Galvanoplastie ; Appareils médicaux ; Démarrage des moteurs et disjoncteurs. — 2° Sous-tractions de courants , alternatifs : Remplacement économique des commutatrices dans les secteurs et dans la
- traction sur voies ferrées. — 3° Possibilité de réaliser le transport économique de l’énergie ^ | à de longues distances à l’aide du courant alternatif monophasé.
- Usine et Laboratoire de démonstrations à Neuilly-sur-Seine, 25, rue Borghèse TÉLÉPHONE 570-20
- p.r32 - vue 546/746
-
-
-
- XXXIII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- r
- Eclairage
- Traction
- Transports d’énergie
- Applications
- mécaniques
- s&s*.
- La française
- ^SïïeïïsysïYSsyïsysSYSSvssYïsirïSYïwïSvseïSSvseïslï 2 ® | SOCIÉTÉ ANONYME §
- | Au Capital <le 2.500.000 fr.|
- ^«A9&>sa*s«AîeA»«AseA»«^«A»®^*«As«A»aAseA*eA»«j(»^
- Electrique
- COMPAGNIE de CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES & de TRACTION
- SIÈGE SOCIAL et ATELIERS : 99, rue de Crimée. — PARIS (xix-) .. •/
- -5*5*
- Génératrices
- Moteurs
- T ransformateurs Commutatrices
- p.r33 - vue 547/746
-
-
-
- XXXIV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- Moteur à pétrole Banki construit par Ganz et G0 de Budapest. American Electrician, t. XIV, p. 215-217, mai 1902. — C’est un principe reconnu du fonctionnement des machines à combustion interne que l’introduction de. l’énergie thermique dans le cylindre doit se faire à la plus haute pression possible. Cette pression toutefois ne peut dépasser certaines limites à cause de l’élévation de température qu’elle entraîne. Le moteur à pétrole Banki est l’application d’une méthode qui permet d’accroître la compression possible. Le principe consiste à introduire dans le cylindre l’eau sous forme de jet très fin en même temps que le mélange explosif, ce qui a pour effet d’empêcher un trop grand échauffement du cylindre. Pendant la compression, le jet qui vient d’être introduit se réduit en vapeur et absorbe beaucoup de chaleur, de sorte qu’en faisant varier la quantité d’eau admise, la température de compression peut être réglée avec précision. Le moteur est du genre Otto ; l’article en donne la description et les dessins, ainsi qu’un tableau de résultats d’essais. P. L.
- Couplage des dynamos, par B.-T. Mc Cormick. Elec-trical Review (New-York), t. XL, p. 429-4^0, 5 avril 1902. — L’auteur constate que la conduite des dynamos couplées est, pour beaucoup d’électriciens, une chose purement machinale ; il entreprend de leur donner les principes qui doivent les guider dans cette manœuvre. Il considère d’abord le cas général de deux génératrices de force électromotrice differente travaillant sur des circuits qui ont une partie commune et calcule l’intensité des courants engendrés, puis il applique ses formules à trois cas pratiques : dynamos couplées en séries, dynamos couplées en parallèle et distribution à trois fils. Il tire de cette théorie les règles relatives au couplage et au réglage de la distribution. P. L.
- Dispositif Reist pour connexions des bobines inductrices des dynamos. Electrical Review (New-York) , t. XL, p. 067, 3 mai 1902. — Dans les dynamos à inducteur tournant, les connexions établies entre les bobines inductrices viennent souvent à se briser sous l’action des vibrations et de la force centrifuge. Un dispositif imaginé par M. Reist permet de parer à cet inconvénient : il consiste en un tube plat, obtenu en repliant sur elle-même une feuille de cuivre. On glisse l’extrémité de l’enroulement de la bobine inductrice dans une fente pratiquée à l’extrémité de ce tube et l’on assure un bon contact par une soudure ou tout autre procédé. On a ainsi une connexion rigide et légère, n’aymnt besoin d’aucun support. P. L.
- Le transformateur à intensité constante, par A. S. M’Allister. American Electrician, t. XIV, p. 234, mai 1902. — La disposition des lampes à arc à bas voltage en dérivation sur un réseau à potentiel constant entraîne une grande dépense de cuivre quand la surface à éclairer est vaste et les lampes très éloignées les unes des autres. L’usage en ce cas est de faire fonctionner les lampes en série et à intensité constante. Mais la transformation de courants alternatifs à haute tension, en courants d’intensité constante exige un transformateur abaisseur de tension, un moteur et un générateur. Dans ces dernières années, s’est répandu un nouvel appareil qui transforme directement le courant alternatif à haute tension en courant alternatif d’intensité constante. Dans ces transformateurs, on utilise la répulsion qui s’exerce entre les courants primaire et secondaire pour faire varier le flux de fuite magnétique entre les deux circuits. Ceci a pour effet de faire croître la tension secondaire avec la charge, et par conséquent de rendre constante l’intensité du courant secondaire. Sauf à très faible
- Bureaux a Paris. 5. Rue Boudreauoo
- Téléphone 225.04
- ilfÈDHIiLE D'Sr iJHxposiTion TInm.
- 1900
- (orçps Isolants pourç l’Electricité
- ri 3MBR0ÏNE - lYORINE
- TniCHNITE
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l’éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d’appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FORTRAN S-PARIS
- p.r34 - vue 548/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- XXX l
- charge, ces transformateurs ont un bon rendement, mais leur facteur de puissance, étant déterminé par les fuites magnétiques, est bas : il varie de 0,25 à quart de charge à o,8o à pleine charge. P. L.
- Procédé A. R. Everest pour la construction des noyaux de transformateurs. Electrica.1 Review (New-York), t. XL, p. 567, 3 mai 1902. —Un procédé commode et peu coûteux pour construire les transformateurs, consiste à enrouler d’abord les bobines sur des faisceaux rectilignes de tôles ayant des extrémités à languettes et à rainures, et à compléter ensuite le circuit magnétique par des faisceaux plus courts qui s’intercalent dans les rainures des premiers. Mais cette construction nécessite quatre joints et il s’ensuit des pertes assez importantes dans le noyau. L’inventeur perfectionne le procédé en construisant le noyau avec des tôles en forme d’U ayant une branche longue et une courte. Les bobines, enroulées indépendamment, sont enfilées sur ce noyau, puis on complète le circuit magnétique. On diminue ainsi le nombre des joints et par suite les pertes dans le fer. Les transformateurs ainsi construits sont peu coûteux et leur rendement est bon. P. L.
- Essai des transformateurs par les Compagnies de distribution, par P»..-F. Schuchardt. Electrical World, t. XXXIX p. 855-858, 17 mai 1902. — La mise à l’épreuve des transformateurs qu’elles achètent est d’une grande importance pour les Compagnies de distribution; les principales d’entre elles sont aujourd’hui outillées pour ces essais, qui portent sur les points suivants : isolement, résistance, pertes dans le fer et courant à vide, pertes dans le cuivre, chute de tension due à l’impédance, élévation de température. L’auteur donne des indications pratiques sur chacun de ces essais, il indique pour quelques-uns d’entre eux le diagramme des connexions et décrit une table de mesures spécialement destinée à ce genre de travaux. A la fin de l’article se trouve un modèle de tableau de résultats. P. L.
- Essais de moteurs-générateurs Oerlikon. Traction and Transmission t. III, n° 12, p. 177-179, mars 190. —Les ateliers Oerlikon ont fait des essais très soignés sur deux types de moteurs-générateurs de grande puissance. Un des groupes comprenait un moteur synchrone à 3 5oo volts et 5o périodes accouplé à une dynamo à 8 pôles de 1 35o ampères à 260 volts tournant à 375 tours; l’autre, un moteur asynchrone triphasé à 6 000 volts et 5o périodes avec une dynamo à 4 pôles de 5x0 ampères à 45o volts, tournant à 870 tours. On essayait plusieurs de ces machiixes en même temps, et pour économiser l’énergie, dans un groupe la dynamo fonctionnait comme motrice et dans l’autre comme génératrice. Les
- courbes obtenues sont reproduites dans cet article; elles donnent, aux différentes charges, tous les éléments intéressants des moteurs triphasés et des dynamos, les facteurs de puissance, les rendements, les pertes dans les différentes parties. Après une marche de dix heures à pleine charge l’élévation de température dans les enroulements et dans le fer ne dépassait pas 3o°. Les collecteurs s’élevaient de 35°. En proportionnant soigneusement les pièces polaires, on évitait les étincelles au collecteur, sans avoir à ajuster les balais. Les balais en cuivre augmenteraient le rendement de o,5 p. 100. Un tableau p. 179 résume les principales données fournies par les courbes. Le groupe à moteur asynchrone démarre avec un courant de 10 p. 100 plus intense que le courant sans charge, soit ixn quart du courant normal. Sur l’essieu du rotor est fixée une résistance de démarrage qui tourne également et qui, à l’aide d’une connexion spéciale, coupe une phase après l’autre du circuit du rotor; elle est calculée pour assurer le démarrage du groupe ; on l’intercale et on la coupe avec un levier occupant 4 positions différentes et dont la manœuvre demande 40 secondes. Le moteur peut supporter une surcharge de 100 p. xoo. Si par une cause accidentelle sa vitesse diminue de 10 p. 100, il peut reprendre sa marche normale sans exiger un courant exagéré. La surcharge que peut supporter le moteur synchrone dépend du courant d’excitation. Si ce courant est tel que le facteur de puissance est l’unité à pleine charge, il peut supporter une surcharge de 90 p. 100; si on accroît l’excitation jusqu’à avoir un facteur de puissance de 0,97 à pleine charge, le moteur supporte uixe surchax’ge de plus de 100 p. 100. Le système à moteur asynchrone a un facteur de puissance de 5 à 10 p. xoo moindre que celui du système à moteur synchrone. Les moteurs-générateurs ont sur les convertisseurs rotatifs l’avantage que la tension du courant continu est indépendante et peut être réglée indépendamment du voltage du courant alternatif; elle ne dépend pas îxon plus des variations du courant alternatif. A. N.
- Les accumulateurs de l’Accumulatoren-Fabrik A. G. à l’Exposition de Düsseldorf 1902. Centralblatt f. Accu-mulatoren-Elementen und Accumobilenkunde, t. III, p. 128. — Dans cet article se trouvent décrits les accumulateurs exposés pari' « Accumulatoren-Fabrik Aktien-gesellschaft », de Berlin et Hagen. Nous avons donné antérieurement (Ecl. Elect. t. XXY, p. 220) la description des plaques et du montage des éléments de cette fabrique, aussi n’y reviendrons nous pas ici. Cette fabrique d’accumulateurs fondée en 1887 est la plus grande du monde entier. Elle travaille annuellement dans son usiné de Hagen 12000000 kg de plomb. Jusqu’en 1902, le nombre total d’éléments livrés par elle, atteint le chiffre
- COMPAGNIE GÉNÉRALE ÉLECTRIQUE
- Rue Oberlin, NANCY.
- MEDAILLES
- Exposition univer
- ' Paris 1900
- Télégrammes Electrique-Nancy
- Dépôt à PARIS 47, rue Le Peletier
- Société anonyme Capital: 4.000.000 de fr.
- (LILLE, 86. r. Nationale Depots j LYON, 7, rue Grôlée
- Groupe électrogône avec moteur à pétrole.
- DYNAMOS ET ÉLECTROMOTEURS
- à courant continu
- ALTERNATEURS, MOTEURS, TRANSFORMATEURS
- monophasés et polyphasés .
- MOTEURS ROTATIFS A VAPEUR
- Système U U LT, breveté S. G. U. G.
- APPAREILLAGE, LAJIPEIS A ARC
- USINES ËLECTROCHIMIQUES DE FROUARD
- Force hydraulique de 600 chevaux pour la labrieation des ACCUMULATEURS système POLLAK, breveté S. G. ü. G. Types stationnaires et transportables et des CHARBONS ÉLECTRIQUES de tous profils et dimensions
- INSTALLATIONS COMPLÈTES DE STATIONS CENTRALES POUR
- Transport de force, Éclairage, Traction
- p.r35 - vue 549/746
-
-
-
- XXXV1
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 juillet 1P02
- de 680880. Le tableau suivant donne d’ailleurs une idée
- de son importance :
- ANNÉES Vente Kilowatts
- en millions de marks fournis
- 1887-88 0,045 7°
- 1888-89 0,4 620
- 1889-90 1,1 1 400
- 1890-91 3,i 3 5oo
- 1891-92 3,7 4 200
- 1892-93 3,2 4 100
- 1893-94 4.1 4 85o
- 1894-95 5,7 6 800
- 1895-96 5,5 6 700
- 1896-97 7,0 11 100
- 1897-98 10,6 i5 200
- 1898-99 n,5 22 800
- 1899-1900 12,5 2 5 600
- 1900-1901 12,0 34 200
- 1901 moitié
- de l’année 6,6 i3 000
- Total 87 o45 000 m. 144 i45 ku
- Parmi les éléments exposés, on remarque un élément du type de la station centrale de Stockholm. Cette batterie de i38 éléments du type G 5x2 peut donner 3 456 ampères pendant trois heures. De tels éléments représentent les plus gros accumulateurs en exploitation qui existent dans le monde entier. L. J.
- Diaphragmes pour accumulateurs de la Compagnie française de l’amiante du Cap. Brevet français, n° 314 337 du 18 septembre 1901. Communiqué par V Office Boettcher, 2, boulevard Bonne-Nouvelle. —Dans la plupart des accumulateurs on interpose entre les plaques positives etnégatives des diaphragmes isolants destinés à empêcher les courts-circuits. Ces diaphragmes peuvent être avantageusement
- constitués par une feuille d’amiante que l’on immerge dans un bain de silicate de soude jusqu'à parfaite imprégnation. La feuille est alors plongée dans de l’eau acidulée par l’acide sulfurique. Le silicate de soude sous l’action de l’acide se transforme en sulfate de soude et la silice gélatineuse se précipite dans les pores du carton. La feuille est alors lavée à grande eau pour enlever le sulfate de soude soluble. Si le carton ainsi préparé était exposé à l’air, il se transformerait en carton pierre inutilisable, aussi ce carton doit-il être immergé dans l’eau après préparation ; il conserve ainsi toute sa souplesse. C’est dans cet état que le carton est employé comme diaphragme ; par suite du serrage des électrodes on obtient un véritable bloc, le carton épousant exactement toutes les formes et les aspérités des électrodes ; dans ces conditions toute chute d’oxyde de plomb est impossible. Si l'on emploie la formation Planté permettant le gonflement des électrodes lors de la charge, aucune déformation n’est à craindre. La résistance électrique des diaphragmes en carton d’amiante est très faible, sa durée est indéfinie, il 11e se dilate pas et empêche la production sur les électrodes des arborescences qui provoquent par la formation de courts-circuits la destruction rapide de la batterie.
- Les batteries d'accumulateurs dans les petites usines génératrices. American Electrician, t. XIV, p. 234-236. Mai 1902. — Dans les villages et les petites villes de 5oo à 5 000 habitants, il est souvent avantageux de pourvoir l’usine génératrice d’une batterie d’accumulateurs qui subvient à la faible demande de courant pendant la journée et les dernières heures delà nuit. L’auteur cite comme exemple le cas de la petite ville de Milan (Michigan). Une machine à vapeur de 5o chevaux actionne deux dynamos à ii5 volts, l’une de 2a kilowatts, l’autre de 20. Ces machines ne fonctionnent que depuis le crépuscule jusqu’à 10 heures du soir; le reste du temps, le courant est fourni par une batterie de 56 éléments. L’énergie est
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- D’APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE!
- Société anonyme au capital de 1.000.000 francs.
- Anciens établissements
- GRIVOLAS et SAGE & GRILLETÏ
- MAISON FONDÉS EN 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 16, rue Montgolfier PARIS
- Exposition de 1889, Paris Médaille d’argent
- Exposition de 1894, Lyon Médaille d’or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Paris
- Médaille d’or
- Support t p»ur
- lampet
- 4 ineandeteme», _______
- € €> M m TOT TP A T H HT IB S
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPTEURS DE TOUS SYSTÈME' RHÉOSTATS, DISJONCTEURS
- TABLEAUX DE DISTRIBUTION
- Manufacture de tous appareils et accessoires pour stations centrales et installations d’éclairage électrique montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, ébonite, etc., etc. — Appareils pour courants de haute tension depuis 440 jusqu’à 5.000 volts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TÉLÉPHONE: 168.91
- laval franco du Catalogue aur denaaude.
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMIXS DE FER RATEAUX, SOIS MARIAS, ETC.
- Fabrication Entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée
- RUPHY et C,E
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RUPH MAX-PARI S. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rite de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- p.r36 - vue 550/746
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 19 juillet. 1902
- téléphone
- 523-62
- + ©. R©eHEF©RT *
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- Fournisseur des Ministères de la Guerre, de la Marine et des Colonies
- Rue Capron, 4
- PARIS
- Radiographie % Radioscopie * d{auie fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff-Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRUPTEUR OSCILLANT — INTERRUPTEUR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
- UésoiMifeMi* Otitliti bipolaire TÉLÉ GR A JF» M I E S A IV S FI L
- Postes complets — Organes séparés — Installations à forfait aveo garantie de bon fonctionnement
- Appareils adoptés par la Marine française.
- Catalogues, devis et renseignements sur demande.
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLEE FR
- Capital : 1,000,000 de fr. — Siège social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17
- Chaufïe-pieds électrique pour Bureaux, n° 185
- PORCELAINES & FERRURES
- pour l’Électricité
- & # *
- CHAUFFAGE ELECTRIQUE
- # # %
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS Téléphone : 510-72
- L'ELECTROMElTniE: US
- je: jl. JL- El
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- GrRAINDORGrE, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier,
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- SOCIÉTÉ
- ROD U
- DES
- VOLTS-ME TRES et AMPERES-METRES
- industriels et apériodiques sans aimant.
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- ________Envoi franco «les tarifs sur demande.
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours — Membre du Jury\
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR - MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. Médaille i’or de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en -France et dans les pays étranger»
- LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulina •
- Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein de 80 d 85 p. 100 >
- Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,i p. 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Derenle-Progrès » supérieur d celui de tout autre système ou imitation, et nous nous engageons d reprendre dans tes trois mois tout moteur qui ne donnerait pas . ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’en*,retien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- G T ION ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES' PARiJ.OUR ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de1»500,000 francs, à Eplnal (Vosges) RÉFÉRENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DE MAN JJ E
- p.n.n. - vue 551/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- SAUTTER, HARLÉ & C
- IE
- — — j
- 26, avenue de Suffren, PARIS
- Exposition Universelle, Paris 1900
- i GRANDS PRIX, 4 MÉDAILLES D OR, HORS CONCOURS, JURA7 (CI. 117;
- POMPES ÉLECTRIQUES
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G.
- Pour foiuajes, élévation, épuisements, etc.
- VENTILATEURS
- A HAUTE ET BASSE PRESSION
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G.
- GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Avec TURBINES A VAPEUR
- Système RATEAU
- SCITISreiIiDIEIR. c5cl G"
- Siège social et Direction Générale, à PARIS, 43, rue d’ANJOU
- ^MflTEUIIS Æ.
- Machines Corliss, Machines Compound, Machines monocylindriques à grande vitesse, Machines pour la commande directe des dynamos
- M©TrjEij**s a ^æl’æ
- Système « SIMPLEX » de M. DELA.MÀRE-DEBOUTTEVILLE. — Moteurs fonctionnant soit au gaz de gazogène, soit au gaz de hauts fourneaux MM. SCHNEIDER et Cie, concessionnaires pour toute puissance. Souffleries et groupes électrogènes actionnés par moteurs à gaz.
- ÉLECTRICITÉ
- Installations complètes pour la production et l’utilisation de l’énergie électrique, Tramways, Locomotives électriques, Grues, Trcnils,
- Ponts roulants, Monte-charges , Ascenseurs électriques.
- DYNAMOS SCHNEIDER Type S. Â COURANT CONTINU
- Dynamos pour électrochimie et électrométallurgie. Dynamos pour fabrication du carbure de calcium DYNAMOS ET TRANSFORMATEURS A COURANTS ALTERNATIFS
- BREVETS ZIPERNOWSKI, DÉRY & BLATY Appareils à courants diphasés et triphasés. Système GANZ (Brevets N. TESLA)
- SOCIETE GRAMME
- 20, utte fVÆhttistitffseS, S*.S SS MS
- Aa.
- Moteur lype léger ferme.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES
- A CCUMULA TE U RS
- LAMPES A AEC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande
- Moteur asynchrone triphasé.
- p.n.n. - vue 552/746
-
-
-
- Supplément à L'Êclairagë[_Êlectrique du 19 juillet 1902
- CABLES ELECTRIQUES
- MAISO.\S :
- LYON
- ET
- BORDEAUX
- TÉLÉPHONE 146-84
- G. &E.-B. delà MATEE, dépôt : 81, rue Rêaumur, Paris.
- Usines et bureaux à Gravelle-Saint-Maurice (Seine.)
- COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE
- dépôt a paris (Brevets Thurv) genëve bureau a lyon
- 26, Boulevard de Strasbourg, 26 v 0 J 61, Rue de THôtel-de-Ville, 61
- A
- MACHINES ELECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif
- et pour toutes applications.
- SPÉCIALITÉS : Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SURVOLTEURS~DEVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer a adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- Catalogues et Devis sur demande.
- COMPAGNIE GENERALE
- dÉLECTRICITÉ
- Etablissements de CREIL
- DAYDÉ & PILLÉ
- Société Anonyme au Capital de 5,000,000 de Francs.
- 27 et 29, Rue de Châteaudun, 27 et 29
- PARIS
- MATÉRIEL à COURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE et POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et .Electrométallurgîe.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES
- Tramways. — Stations Centrales à Vapeur et Hydrauliques.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- p.n.n. - vue 553/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- A LE XA N DRE GRA MM ONT, S uccesse ur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe V
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt» Hntin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tnnis ) ( Mozambigue-Majnnga).
- moteurs Electriques
- Vrais LUNDELL
- Type hermétique de 1/4 de cheval à 10 chevaux
- — Gourant continu —
- Lundell
- PETITS MOTEURS ÉLECTRIQUES
- H. C. HERMÉTIQUES De 1/10, 1/8, et 1/6 de cheval Courants continus et alternatifs
- E.-H. CADIOT et Cie
- 12,rue St-Georges, Paris — Téléphone: I32-2G
- WHi
- De PLAFOND, ** de TABLE, APPLIQUE,
- &
- *
- Constructeur
- ^ K \ ^ The Général
- _ Electric G°-Ld
- ' 0° sï' AGENT GENERAL :
- lX" ^LUCIEN ESPIR
- 11 bis, rue Maubeuge — PARIS
- DYNAMOS "PHÉNIX”
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A ARC, Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs)
- ENREGISTREURS
- p.n.n. - vue 554/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- XXXVII
- utilisée pour l’éclairage public et privé et la force motrice. Des courbes indiquent les variations du courant selon les heures et les moments de charge et de décharge de la batterie. P. L.
- Usine de Sainte-Radegonde à Milan. Elettricista, f. I, p. 33, ier février 1902. — Lorsque fut établi le transport d’énergie de Paderne à Milan, la station centrale de Sainte-Radegonde de la Société Edison dut être complètement transformée. Elle devint une station de transformation de l’énergie provenant de Palerme et fut destinée à alimenter le courant continu du centre de Milan et le réseau complet des tramways. Pour obtenir une réserve afin d’éviter les interruptions et en même temps utiliser plus économiquement les chaudières, on a installé deux grandes batteries d’accumulateurs du type Tudor. La première fournit l’énergie de 3 000 chevaux pendant une heure pour alimenter les 3oo voitures du réseau de Milan. L’autre fournit 4 000 chevaux’heure à à l’usage de l’éclairage électrique pour le moment du maximum de consommation et pour constituer une réserve en cas d’interruption. L’auteur fait la description de cette installation Cn exposant les conditions du service.
- G.
- Usine génératrice de Pressbourg avec moteurs à gaz, par F. Ross. Zeitschrift fur Elektrotechnik, t. XX, p. 07, 2 février 1902 . — L’auteur décrit cette installation dont il a lui-même dressé tous les plans. Il fait ressortir d’abord combien la répartition du réseau, qui constitue le problème le plus délicat d’une distribution électrique, lui a été facilitée grâce aux statistiques fournies par la Compagnie du gaz de Pressbourg. La construction et l’équipement de l’usine ont été mise en adjudication. Sur huit maisons concurrentes, six proposaient le courant continu à 2 X 220 volts, et deux, des courants triphasés. On n’a retenu que les projets relatifs au courant continu. Restait à choisir entre le gaz et la vapeur. Pour les moteurs à va-
- peur, on garantissait une consommation de 7,5 à 8 kg de vapeur par cheval : h. indiqué, soit 9 — 10 kg par cheval : h. effectif, ce qui correspond à 1,35 — i,5 kg de charbon par cheval : h. au frein. De leur côté les constructeurs de moteurs à gaz affirmaient ne pas consommer plus de o, 62 kg de coke de hauts fourneaux de Silésie par cheval : h. mesuré au frein.. De ces offres, comparées au prix du combustible à Pressbourg, il résulte que le cheval: h. revient à 0,02 fr pour le gaz et o,o3 fr pour la vapeur. Mais ces chiffres séduisants ne pouvaient être acceptés sans contrôle. C’est pourquoi l’auteur s’est adressé à des installations existantes et de capacité à peu près égale pour avoir une moyenne annuelle de la dépense en anthracite et coke. De son enquête, il a recueilli les renseignements suivants : le kilowatt-heure entraîne une consommation de 1,1 kg pour moteur à gaz et 3 — 4 kg de houille d’un pouvoir calorique de 65oo à 7 000 calories pour le moteur à vapeur. La comparaison faite sur ces bases fut à l’avantage du moteur à gaz. Ces moteurs ont ont été fournis par B. et E. Kôrting ; aux essais de réception, on a relevé une dépensedeo,856 kgde coke des hauts fourneaux de Silésie par kilowatt-heure, contre 0,88 kg de coke de gaz. Le pouvoir calorique du premier combustible mesuré a donné 6 4oo calories ; il y a donc i5,6 p. 100 de la chaleur dépensée disponible aux bornes de la dynamo, ce que l’auteur considère comme un rendement très avantageux. Il donne ensuite la description complète, avec figures, du gazogène- et des moteurs. La composition du gaz est la suivante en p. 100 : Hydrogène 18, oxyde de carbone 26, carbures lourds 2, acide carbonique 7, azote 47- Son pouvoir calorique varie entre 1200 à i5oo calories. L’allumage du mélange explosif est électrique. Les deux moteurs ont une puissance de 125 chevaux effectifs à raison de 120 tours-minute. Les dynamos shunts sont calées directement sur l’arbre des moteurs ; leur puissance est 88 kilowatts et la tension, de 45o à 600 volts. On peut aecroître leur vitesse de
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE I
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société anonyme. Capit.al : 1.600.000 fr. j
- Siège social : 48, rue de la Victoire, Paris[
- USINES : 59 et 41, route d’Arras, LILLE j
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TE1SSET, Ve BMlLTACHAPR0\
- Constructeurs-Mécaniciens
- Usines à PARIS & à CHARTRES
- EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMERICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein808 85/
- C du Gaz H. RICHE
- Société anonyme au Capital de 1.000.000 de francs
- 28, Rue St-Laza,re, PARIS (IXe)
- Usine et Ateliers : 15, Rue Curton, à Clichy (Seine)
- INSTALLATIONS COMPLÈTES D’USINES
- Fours à Cornues pour Distillation renversée du
- bois, de la tourbe et des déchets de toutes natures. Gaz de 3.000 a 3.300 calories pour éclairage, chauffage et forces motrices.
- Nouveau Gazogène à combustion renversée. — Utilisation de tous combustibles pour production de gaz pauvre et de gaz mixte de 1.200 à 1.800 calories.
- Installations complètes de Forces motrices avec Moteurs de tous systèmes. — Fours et Forges à gaz. Étuves. Appareils de chauffage et d’éclairage. Gazomètres. Réservoirs d’eau. Chaudronnerie.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 19 00 Médaille d’argent — Classe 20
- La pins hante récompense décerne'e aux Appareils producteurs de gaz.
- Projets et Devis fournis gratuitement sur demande.
- Adresse télégraphique : RICGAZ-PARIS Téléphone : N° 259-55
- p.r37 - vue 555/746
-
-
-
- XXXVIII
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 19 juillet 1902
- io p. ioo en réduisant les masses des régulateurs ; ils peuvent alors servir à charger directement la batterie d’accumulateurs, du moins pendant la première période de la charge qui se termine ensuite à l’aide d’un survol-teur. La distribution est trifilaire et la tension de 2 x 220 volts. L’égalisation de la charge sur les deux s’obtient par deux survolteurs et une batterie d’accumulateurs, de 274 éléments et d’une capacité de 1 200 ampères-heure. Elle a été fournie par la Accumulatoren-Fabriks-A.G. Cette importance considérable attribuée à la batterie permet de faire travailler toujours les moteurs à pleine charge, c’est-à-dire, dans les conditions du rendement maximum. Le fil neutre est en cuivre nu. On le remplace par des câbles armés dans le voisinage des conduites électriques des tramways afin de diminuer les courants vagabonds. B. K.
- Usine génératrice de Gmünd (Autriche) avec moteurs à gaz, par E. von Rziha. Zeitschrift für Elektrotechnik, t.XX, p. 46, 26 janvier 1902. — Après la série d’articles [Ecl. Elect.,%\ et 3i mai 1902] où M. Witz a mis en relief d’une façon si remarquable la supériorité du groupe gazogène — moteur à gaz sur le groupe chaudière — machine à vapeur, il semble inutile de refaire la même comparaison à propos de chaque installation isolée. Aous nous contenterons de relater les conditions locales qui peuvent influencer dans un sens ou dans l’autre les résultats généraux établis (prix du charbon, rareté de l’eau, etc.) ; en particulier, les chiffres fournis par des essais en marche industrielle seront pour nous de la plus haute importance. Dans le cas actuel, le choix du moteur à gaz est imposé en quelque sorte parle manque et surtout la mauvaise qualité del’eau. L’installation comprend deux groupes électrogènes de 55 chevaux. Les constantes des moteurs sont : cylindres, 35 cm ; course des pistons, 55 cm; nombre de tours-minute, 190, et leur puissance est calculée pour qu’ils travaillent toujours à peu près à pleine charge. L’allumage se fait par étincelle. On met en marche au moyen d’air comprimé à i5 atmosphères dans un récipient d’une capacité telle qu’il peut contenir une provision d’air suffisante pour 12 démarrages. Il y a deux batteries de gazogènes absolument indépendantes, fournies par la Sodawerke Actiengesellsehaft, de Pilsen. Elle comporte tous les accessoires ordinairement employés pour la préparation du gaz à l’eau, dont la composition est la suivante, en pour cent : Hydrogène, 17; oxyde de carbone, 23 ; cai’bures, 2 ; acide carbonique, 6; azote, 52. L usine fonctionne depuis mai 1901. Le relevé des dépenses en combustible pendant plusieurs mois a montré que le kilowatt-heure mesuré au tableau n’exige que 0,9 kg d’anthracite, plus o,5 kg de charbon ordinaire pour la production de la vapeur ; la charge des moteurs, en moyenne, n’était que de 40 chevaux au lieu de 55 ; le moteur à gaz a donc un rendement aussi grand aux faibles charges qu’à pleine charge. Les essais de réception ont duré 4 heures 25 minutes ; le moteur a marché à vide pendant 35 minutes ; la dépense afférente à cette période est d’ailleurs comprise dans les chiffres relevés. La puis-
- sance moyenne des génératrices était de 65,19 kilowatts; de sorte que l’énergie totale fournie a été de 65,19
- X —------— ~ 2oo kilowatts-heure. Si on admet pour les
- 60
- génératrices un rendement de 0,9 et une perte de 2 p. 100 dans les courroies, les moteurs à gaz ont produit 385,1 chevaux-heure. Poids du combustible dépensé dans les gazogènes seuls : houille, 108 kg, soit 0,431 kg de houille par kilowatt-heure ou encore 0,28 kg par cheval-heure effectif; anthracite, 146 kg, soit o,584 kg par kilowattheure ou 0,379 kg par cheval-heure effectif. Ces nombres ne comprennent pas la consommation du charbon employé à la génération de la vapeur; néanmoins, ils sont tout à l’avantage du moteur à gaz. La puissance des génératrices est de 40 kilowatts ; elles fonctionnent à 1000 tours-minute sous 45o à 5oo volts. Elles sont hexa-polaires et les pôles sont venus de fonte avec la carcasse inductrice. L’inducteur en tambour-série est lisse et les barres induites ont une section de 295 X 8 = 20 mm2. Il y a 188 lames au collecteur. La distribution se fait par trois fils sous la tension 2 X 220 volts. En prévision d’un agrandissement de la station centrale, on a, dès l’origine, adopté une batterie de 272 éléments ; sa capacité actuelle n’est que de i56 ampères-heure pour une décharge en 5 heures, mais elle sera portée à 208 ampères-heure par l’addition d’électrodes dans les différents bacs. La batterie peut être chargée en une ou deux fois au moyen d’un survolteur. La place est également réservée pour des groupes électrogènes supplémentaires. Eu égard au voltage élevé de la distribution, les feeders n’ont que 16 mm2 de section et aboutissent à trois centres d’alimentation. Cette installation suffit à l’entretien de 1 5oo lampes brûlant en même temps. Le conducteur neutre est mis à la terre tous les 3oo m et sa section va en croissant à mesure qu'il se rapproche de l’usine. L’éclairage des rues comprend 60 lampes à incandescence de 25 bougies et 4 lampes à arc de 10 ampères. L’auteur évalue à i5ooo litres environ la dépense en eau par heure ; et cette eau doit être puisée dans des bassins situés à 3oo m de l’usine et à 17,5 m au-dessous du niveau des réservoirs de la machinerie. On y a donc installé deux pompes commandées par moteurs électriques et débitant chacune 5 5oo litres à l’heure, à la vitesse de 80 tours-minute. Un dispositif automatique commandé par le flotteur des réservoirs de la station met en marche ou arrête les moteurs, selon la quantité d’eau approvisionnée. Ce système fonctionne à l’entière satisfaction de son inventeur et se recommande par sa grande simplicité.
- B. K.
- Usine génératrice de Bristol (Angleterre). Electrical World, t. XXXIX, p. 853-855, 17 mai 1902. — La ville de Bristol possède depuis i8g3 une distribution d’électricité par courants alternatifs. Une seconde usine génératrice a été récemment construite à Aronbank ; elle produit, comme la première, du courant alternatif monophasé à 2000 volts et g3 périodes; la tension secondaire est de io5 volts. Il y a aussi quelques génératrices à cou_
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- Facilités données aux voyageurs pour aller visiter les plages de Bretagne desservies par le réseau d’Orléans
- La Compagnie d’Orléans délivre pendant la période du samedi, veille de la fêle des Hameaux, au 31 octobre (inclusivement) des billets d’aller et retour individuels en lre, 2° et 3a classes pour les stations balnéaires de Saint-Nazaire, Pornichet, Escoublac-la-Baule, Le Pouliguen, Batz, Le Croisic, Guérande, Quiberon, Saint-Pierre-Qui-beren. Plouharnel-Carnac, Vannes, Lorient, Quimperlé, Concarneau, Quimper, Pont-l’Abbé, Douarnenez et Châ-teaulin.
- En vue de faciliter les déplacements des familles, la Compagnie vient de soumettre à l’approbation ministérielle la proposition de délivrer, au départ de toutes les stations du réseau situées à 126 kilomètres au moins des stations balnéaires dénommées ci-dessus, des billets collectifs aux familles d’au moins trois personnes payant place entière et voyageant ensemble.
- Le prix de ces billets s'obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires le prix d’un de ces billets
- pour chaque membre de la famille en plus de deux. Toutefois, le prix par personne ne peut excéder le prix des billets individuels actuellement délivrés par les mêmes stations balnéaires.
- AuxTermes de la proposition précitée, le chef de famille peut être autorisé à revenir seul à son point de départ à la condition d’en faire la demande en même temps que celle du billet.
- 11 peut, en outre, obtenir une carte d’identité sur la présentation de laquelle il pourra voyager isolément à moitié prix du tarif général pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le lieu de départ et le lieu de destination mentionnés sur le billet.
- La durée de validité des billets est de 33 jours, non compris le jour du départ; elle peut être prolongée une pu deux fois d’une période de 30 jours moyennant le paiement d’un supplément de 10 p. 100 par chaque période.
- p.r38 - vue 556/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- XXXIX
- rant continu pour l’excitation, les lampes à arc et la force motrice. La puissance totale de l’usine est de 3 i5o kilowatts. Une particularité intéressante de l’installation est le transport mécanique du charbon entre la grue qui décharge les péniches et le bâtiment des chaudières. Le système appliqué est celui de la Hunt Company ; la pesanteur est la seule force mise en jeu. L’usine emploie aussi, pour l’alimentation des foyers des chaudières, les chargeurs mécaniques de la même Compagnie, actionnés par un moteur Siemens de io chevaux. P. L.
- Traction.
- Véhicules militaires à traction mécanique. Traction and Transmission, t. III, n° 12, p. 163-169, mars 1902. — La traction mécanique est appelée à être d’une grande utilité dans les armées pour les services de l’arrière. Le War Office cherche à encourager les essais de traction de charges lourdes. L’année dernière aux manœuvres de cavalerie, on a essayé trois voitures trucks de laThorny-croft Steam Wagon C°. Au mois de décembre a eu lieu à Adershot un concours dans lequel trois prix étaient offerts. Les desiderata exigés étaient excessivement difficiles à remplir, et sont indiqués dans cet article. Cinq voitures seulement ont pris part au concours, celles des compagnies Edwin Foden, Milnes, Straker Steam Vehicle et Thornycroft. La voiture Milnes était la seule qui n’était pas à vapeur, elle avait un moteur à pétrole Daimber à quatre cylindres. Une description sommaire de ces voitures est donnée dans l’article. Le truc à vapeur Straker a été décrit dans Engineering, 6 et i3 décembre 1901, ainsi que le premier truc Thornycroft. Le second a été essayé avec du combustible liquide qui s’est comporté assez bien, mais à dû être remplacé souvent par du charbon. M. Thornycroft a fait une étude de la locomotion sur route par des voitures à vapeur et a établi des usines à Basingstokc spécialement destinées à la construction de ces voitures. La partie la plus importante du concours d’Aldershot consistait en un parcours fait en terrain inégal et surtout à travers de la boue épaisse où les roues s’enfoncaient parfois jusqu’aux essieux. C’est la première voiture Thornycroft qui s’est le mieux tirée de ces épreuves. La voiture Foden, qui a obtenu le second prix, réalisait une économie d’eau importante par l’emploi de la condensation ; l’eau condensée passait à travers un filtre de coke pour enlever la graisse. Un nouveau concours aura lieu au printemps de l’année prochaine ; le premier prix sera de 25 000 fr. L’article donne les principales conditions exigées. La voiture motrice ne doit pas peser plus de i3 tonnes, y compris l’eau et le combustible, et doit pouvoir remorquer 25 tonnes sur une route ordinaire ; elle doit être capable de marcher sur
- des routes défoncées et même à travers 60 cm d’eau. Il semble difficile de satisfaire à de telles conditions avec les moteurs actuels, il faudra essayer des types nouveaux. Pour diminuer le poids d’eau à remorquer on pourrait chercher à faire de la condensation ; on pourrait aussi employer des combustibles liquides, ou introduire quelques modifications radicales au moteur à pétrole pour l’adapter aux conditions voulues.Un moteur intéressant à essayer serait un moteur à vapeurs d’huiles légères chauffé par l’huile elle-même ; ces huiles ont de faibles chaleurs spécifiques et sont faciles à volatiser. On pourrait même employer tout autre liquide ayant une faible chaleur latente de vaporisation, tel que l'amoniaque. Il est à désirer qu’au nouveau concours paraisse un plus grand nombre de voitures différentes. A. A.
- Téléphonie.
- Sur la téléphonie à très grande distance, par G. di Pirro. Elettricista, t. XI, p. 93, avril 1902. — L’article est le compte rendu d’une conférence faite à la section A. E. I de Rome. L’auteur après avoir rappelé en quoi diffère le transport d’énergie à grande distance du transport à petite distance eypose les études et les expériences du professeur Pupin de l’Université de Columbia qui a développé une théorie mathématique sur la propagation des ondes électriques sur les longs conducteurs et a pu en vérifier les résultats très intéressants par d’ingénieuses expériences (Yoir L’Eclairage Electrique, t. XXVII, p. i37). G.
- Accroissement de l’inductance des câbles téléphoniques sous-marins, par C.-F. Krarup. Elekti otechnische Zeitschrift, p. 344» 17 avril 1902. — Les expériences de Pupin (Ecl. Elec., t. XXVII, p. cxxxvn, i5 juin 1901 et t. XXVIII, p. i58, 3 août 1901) ont établi que l’accroissement de l’inductance des lignes téléphoniques étai^ l’artifice le plus favorable à l’élimination des deux obstacles principaux à la transmission, Vatténuation et la distorsion. C.-E. Krarup, devancé d’ailleurs dans cette voie par Breisig [E T Z, 3o nov. 1899], augmente la self-induction en appliquant directement sur l’âme du câble une enveloppe de fer. Ses essais ont porté sur six conducteurs simples et doubles, d’une longueur invariable de 5o cm, mais qui différaient quant au diamètre des fils et à la forme de l’enveloppe : bande de fer enroulée en hélice dont les spires ne se touchent pas (Breisig) ou sont en contact ; fil de fer de 0,17 mm de diamètre enroulé très serré. Les conducteurs simples sans enveloppe, armés ou non, ont donné des accroissements de la self-inductance plus grands que les conducteurs doubles identiques ; l’inverse a eu lieu avec les con-
- GOMPAGNIE FRANÇAISE
- DES
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- “UNION”
- SIÈGE SOCIAL
- 27, rue de Londres, PARIS
- —
- OtPOSCC
- Usines à NEUILLY-SUR-MARNE (Seine-et-Oise)
- Batteries de toutes puissances pour stations centrales, usines et installations particulières BATTERIES POUR TRACTION ET LUMIÈRE. — BATTERIES TAMPON
- CATALOGUE ENVOYÉ SUR DEMANDE
- * f
- UNION
- »»
- SOCIETE ANONYME Capital : CINQ MILLIONS
- p.r39 - vue 557/746
-
-
-
- XL
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- ducteurs, armés ou non, munis d’une enveloppe de fer. L’action de cette dernière est d’autant plus efficace qu’elle présente de moins grandes solutions de continuité ; par exemple, les bandes hélicoïdales sont bien inférieures aux fils de ter de 0,17 mm de diamètre. L’auteur redonnait une grande concordance entre ses résultats et ceux de Breisig. Ce dernier avait expérimenté son système sur une ligne artificielle de 96 km de longueur formée par un câble en papier. Avec une enveloppe de fer, la transmission avait lieu d’un bout à l’autre de la ligne, tandis qu’elle s’arrêtait à 3o km, quand on supprimait cette chemise de fer. Un détail bien curieux de ces expériences de C.-E. Krarup est la faible longueur des échantillons essayés, 5o cm. Ce choix n’est nullement arbitraire, mais bien le résultat de considérations théoriques par lesquelles il a démontré que les actions dues à la capacité devenaient négligeables devant celles dues à la self-inductance sur un câble très court. Il estime à 100 X io—4 henry l’accroissement de l’inductance constaté, tandis que Breisig avait trouvé 40 X io—4 henry. Les résultats sont encore plus remarquables si on a soin d’interposer une couche isolante entre le cuivre et le fer. Comme conclusion, l’auteur fait le calcul du rendement N et de la distorsion S relatifs à différents câbles en les supposant : x° construits delà façon ordinaire • a0 munis d’une enveloppe de fer non isolée.
- Câble ordinaire Câble avec
- enveloppe de fer
- Câble de Copenhague à Berlin viaGedsei’-War- D. IOO N 8 P- N IOO 8
- memunde Câble Copenhague-Ber- 7,5 55 14,2 18
- lin via Sylthon-Femern Câble Copenhague-Ham- 12,2 34 i5,8 ï9
- bourg via Frederica . 18,1 27 37>7 i3
- Rappelons que le calcul est basé sur les formules qui définissent la constante d’atténuation et le facteur d’atténuation, (Ecl. Elec., t. XXVIII, p. 171 et 172, 3 août 1901).
- Applications thermiques.
- Tissu électro - calorique Bonnier. Brevet français n° 3x7263, du 23 décembre 1901. Communiqué par l’Office International des Brevets d’Invention II. Bættcher, 2, boulevard Bonne Nouvelle, Paris. — L’emploi de ce tissu sous formes d’appliques de formes variées, de bandages, ceintures..., etc., est indiqué lorsqu’il s’agit de maintenir une température constante sur une partie du corps humain. Le tissu est composé d’un support en tissu de coton ou tout autre matière textile, végétale ou animale essentiellement souple dans l’épaisseur du quel sont placés des solénoïdes en fil de cuivre mince dont les spires sont isolées entre elles. Ces solénoïdes sont réunis entre eux soit en quantité, soit en tension. L’élévation de température du tissu peut atteindre 1200 sous des tensions variant de 10 à a5o volts.
- Appareils de l’Allegemeine Elektricitæts Gesellschaft pour le chauffage des voitures de tramways, d’après une circulaire de la Compagnie. Les appareils de chauffage employés, lorsqu’ils consistent en fils tendus sur un
- cadre et formant la résistance échauffée parle courant, ont l’inconvénient que ces fils se distendent et finissent par venir en contact par suite des trépidations de la voiture. L’A. E, G, construit des chauffoirs dans lesquels ce défaut est éliminé. Un cadre en fer de 100 X 35 cm ayant 9 cm de hauteur, supporte les fils tendus automatiquement à toute température au moyen d’un ressort spécial. Les fils sont protégés par une enveloppe de tôle perforée. L’appareil peut être installé soit dans le plancher, soit sous les banquettes des voitures. La charge maximum de chaque cadre est de i5oo watts, elle pex>-met de chauffer 8 m3. Suivant les dimensions de la voiture, on doit donc disposer un nombre déterminé de ces cadres que l’on dissémine le mieux pour la répartition uniforme de la température. La ligne de Treptow à Behrenstrasse à Berlin est équipée de cette façon. Les voitures ont un volume d’air de 36 m3, le chauffage est effectué au moyen de quatre cadres. La mise en circuit est commandée par quatre commutateurs dont deux sont sur une plate-forme et les deux autres sur l’autre. Ces commutateurs permettent sept allures par la combinaison de mise hors circuit des appareils et de mise en série par deux. Les essais pendant la marche ont établi que : i° avec une température extérieure de 8° on obtient une différence de 7 à 90 avec i5oo watts : 20 avec une température extérieure de 3° on obtient une différence de 10 à 12°. En augmentant la consommation on peut par des froids plus vifs maintenir la température de la voiture de 6 à 8°. Le prix de l’énergie sur cette ligne d’essai est de 10 pfennigs le kilowatt-heure. G.
- Éclairage.
- Corps incandescents Just pour lampes électriques à incandescence. Brevet français n° 318718 du 9 décembre 1901, communiqué par l'Office H. Boettcher, 2, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — Les essais faits jusqu’à ce jour pour obtenir des matières propres à produire l’incandescence dans les lampes en employant un mélange de corps inégalement conducteurs n’ont pas donné de bons résultats : en effet, si on emploie un mélange de charbon bon conducteur avec un corps moins conducteur destiné à produire la résistance nécessaire pour porter la masse à l’incandescence, le corps moins conducteur se dissocie à cette température élevée pour devenir ensuite conducteur; la résistance et l’incandescence disparaissent de ce fait. On évite cet inconvénient en employant les azotures de bore et de silicium qui restent à toutes températures très peu conducteurs, même en cas de décomposition. L’azoture de bore est particulièrement recommandable car il ne fond ni se volatilise aux températures élevées. La stabilité de la lumière des lampes dépend des proportions relatives du corps conducteur et de l’azoture formant la matière destinée à être portée à l’incandescence ; ces proportions ne doivent pas varier par l’emploi de la lampe ; ce résultat est obtenu par le traitement spécial décrit ci-après à titre d’exemple: — Le corps incandescent est formé d’un mélange de 55 parties en poids d’azoture de bore, de 3 parties de bore ou de silicium, de 2 parties de carbone amorphe et de 40 parties en poids de goudron de houille étendu de xylol chaud. La pâte obtenue, finement broyée est moulée en baguettes ; ces dernières sont chauffées sous uixe couche de charbon en poudre empêchant le contact de l’air.
- £>K AU MOWT ^eina-et-Oiui)
- CAOUTCHOUC OUTTA-FERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The IDIA EUEBER, GIJTTA-PERCHA k TELEGRAPH WORKS C" (Ltaited)
- FOURNISSEUR Sa Saisi, èts P«i. si Tfl
- 3
- 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
- enSXHBB A PSRSAX-B3A.UafeNT (S.-«J-8.) eh SILVERTOWÏÏ (àsÿetMN).
- MEDAILLES D’OR
- Cftfeies poar lumière élætrtqwi «t tanrntpmi és tara.
- haute et basse tension.
- Base ébeoita pour aesumsûatanrs, et*., du.
- ' <Ü>
- Fils enivre isolés pour éiectro-aimant* d éjnnawaa. Fils pour sonneries et téléphones.
- Câbles télégraphiques, aériens, souterrain*, ***”•“
- Envol de Tarifs franco sur demande.
- p.r40 - vue 558/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- XLÏ
- Les corps ainsi obtenus sont soumis dans le vide à l’action d’un courant électrique assez intense pour produire la décomposition partielle de l’azoture de bore, ce qui produit un dégagement d’azote. La résistance spéci-iique des corps correspond à la quantité de bore ou de silicium ainsi mis en liberté. De cette façon on peut préparer un corps incandescent d’un pouvoir éclairant uniforme, c’est-à-dire d’une résistance tout à lait constante.
- Éle c tro chim i e
- Procédé Gin pour la fabrication électrique de ferro alliages avec production simultanée d’oxydes alcalins OU alcalino-terreux. Brevet français n° 316772, du 10 décembre 1901. Communiqué par Y Office II. Boett-cher, 2, Boul. Bonne-Nouvelle. — Le procédé permet d’obtenir en même temps le ferro-silicium ou le ferro-uianganèse et des oxydes tels que la soude, la baryte, la strontiane. Le principe de la fabrication consiste à traiter par l'acide silicique en présence d’une proportion convenable de carbone, le sulfate de l’oxyde que l’on veut préparer, de manière à former un silicate de cet oxyde tandis qu’il se dégage de l’acide sulfureux et de l’oxyde de carbone. Cette opération s’effectue dans un four électrique. Le silicate alcalin ou alcalino-terreux obtenu est introduit dans un second four électrique après avoir été additionné en proportion calculée de carbone et d’oxyde de fer ou de fer métallique. Il se forme du ferro silicium en même temps que l’oxyde alcalin ou alcalino-terreux est mis en liberté. On le recueille sous forme de scorie ou par sublimation s'il est volatil à la température de réaction. Si, dans les opérations précédentes, on remplace l’acide silicique par le bioxyde de manganèse, on obtient un oxyde double manganeux, puis du iérro-man-ganèse en même temps que l’oxyde du sulfate employé. Le procédé a été surtout étudié en vue de la fabrication
- de la baryte. Pour réaliser la formation du silicate bary-tique, on introduit dans un four électrique quelconque propre aux opérations de fusion et de coulée, un mélange de quartz broyé ou de sable non argileux, de sulfate de baryte et de charbon, dans les proportions déterminées par l’équation :
- Si O2 + SO4 Ba + C = SiO3 Ba + SO2 + CO
- La réaction est très rapide et ne présente aucune difficulté. Pour ne pas vaporiser une trop grande quantité de baryte par la production d’une température excessive, il faut avoir soin de limiter la dépense d’énergie entre 4o et 5o watts par centimètre carré de section d’électrode. On pourrait obtenir la production du silicate barytique dans un four de verrerie ordinaire. Le verre barytique obtenu est ensuite réduit dans un four électrique après mélange avec une proportion d’oxyde de fer ou de fer métallique, d’après la teneur en silicium du ferro alliage à obtenir et d’une quantité de carbone correspondant à la quantité d’oxygène à éliminer. — Pour obtenir par exemple du ferro-silicium contenant environ 3o p. 100 de silicium, 011 opère sur un mélange correspondant à l’équation suivante :
- 2 SiO3 Ba -f Fc-O3 + 7 C = Fe2Si2 + 2 BaO + 7CO
- L’opération réussit bien quand la tension du courant est comprise entre 26 et 35 volts et à condition de limiter la dépense d’énergie entre 40 et 5o watts par centimètre carré de section de l’électrode. Les gaz du four sont dirigés dans une chambre à poussières où l’on recueille les matières solides entraînées. Ces matières sont ensuite traitées par l’eau bouillante et l’on sépare ainsi par cristallisation à l’état d’hydrate la baryte qu’elles renferment.
- Renseignements Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignements statistiques
- Annuaire de l’Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 ligures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, N° 53, PARIS (9e) LeVOLTA est à la fois le Larousse et le Botlin de VElectricité.
- Ancienne librairie G. CARRÉ et C. NAUD
- C. NAUD, Editeur, rue Racine, 3, Paris
- Vien t de paraître :
- PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES
- ET LEURS APPLICATIONS
- Etude historique, technique et économique des Transformations de l'Energie Electrique.
- PAR
- Henry VI VA H KZ
- Ancien élève de l'Ecole Polytechnique Un volume in-8° carré de 376 pages, avec 254 figures et une carte hors texte Cartonné à l’anglaise. — Prix. 15 fr.
- G. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIe Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans lil — Télégraphie avec conducteurs Eclairag-e.
- Un volume in-8° raisin. 412 pages, 271 figures. \%fr.
- *31^ «USE FRA.IVÇA.MSE:
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- (le F#; r.MS 1* (tinixse)
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- « J. Aüg. S CHOMA
- Ingénieur-Conseil. Expert près les Tribunaux.
- 17, vue de lu Réptiblique, 17. t lO.V
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELECTRICITE
- Éclairage, Traction, Force motrice,
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- p.r41 - vue 559/746
-
-
-
- XL11
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. — BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Ba.rra.ult, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris
- Moteurs.
- Rübel (\V\). 120232, DRP, 29 mai 1900. — Appareil de mise en marche automatique.
- Sautter Harlé et C‘e. 3o5 164, B F, 6 novembre 1900.
- — Nouveau système de réglage automatique du courant absorbé par deux moteurs électriques couplés en quantité et reliés d’une manière rigide.
- Sautter Harlé et Cie. 3o8 046 B F, 27 février 1901. — Nouveau mode de freinage pour moteurs triphasés.
- Union Elektrizitæts (G.). 116476, D R P, 4 mars 1900.
- — Mise en marche pour moteurs à induction. — Add. au brevet io5 986.
- Union Elektrizitæts Gesellschaft, 119110, DRP, 5 septembre 1900. — Dispositif de démarrage pour moteurs à induction. Add. au brevet io5 986.
- Yebitys Limited et Steele. 25576, BP, 1899. — Commutateurs et coupe-circuits automatiques pour démarrage, régulation et mise hors circuit des moteurs.
- Waddell (M.). 666 121 et 122, USAP, 23 mars 1887 et i3 décembre 1900. — Méthode de contrôle de moteurs électriques.
- Wood (J.-J.). 668o3o, USAP, i5 octobre 1900. —Dispositif d’arrêt pour électromoteurs.
- Auyert. 3o6 522, B F, 22 décembre 1900. — Emploi d’un appareil de self-induction pour améliorer le fonctionnement des moteurs électriques à courant continu excités en dérivation alimentés par une source d’électricité subissant des variations de tension très brusques et très importantes.
- Holmes. 24 438, B P, 1899. — Mécanisme de prépaiement pour moteurs.
- Lé Hegarat. 306693, B F, 29 décembre 1900. — Système d’asservissement des moteurs électriques.
- Max Lévy. 117676,DRP, ^juiniqoo. — Inverseurpour électro-moteur.
- Shevard (F.-H.). 668962, USAP, 21 janvier 1901. — Système de groupement des moteurs.
- Société d’Etudes « Voitures électriques de Paris ». 124 648, D R P, 28 août 1900. — Disposition permettant de diminuer la consommation de courant et d’augmenter la force de traction d’électromoteurs démarrant sous charge.
- Applications mécaniques.
- Ducretet. 310570, B F, 6 mai 1902. — Electro-aimant à grande force attractive.
- Guenée. 3o6 i36, B F, iodécembre 1900. — Electro-aimant à ampères-tours variables.
- Guenée. 3o5 873, B F, ier décembre 1900; 306667, B F, 28 décembre 1900. — Perfectionnements aux électroaimants .
- Union Elektrizitæts Gesellschaft. 124 g3i, DRP, 7 avril 1901. — Electro-aimant de fort courant avec mise en court-circuit.
- Berlin-Anhaltischë Maschinenbau (A.-G.). 118037, DRP, 17 août 1899. — Distribution à plots pour ascenseur électrique.
- E. A. G. Ci-devant Schuckert et C°. 124 o45, DRP, 3i mars 1901. — Dispositif pour régler automatiquement la vitesse d’un ascenseur.
- E. A. G. anciennement Schuckert et C°. 123 637, DRP, 27 janvier 1901. — Mécanisme de régulation automatique de vitesse pour élévateur rapide avec régulateur à force centrifuge.
- Haushahn (C.). 124044, DRP, 2 mars 1901, —Mécanisme pour l’arrêt d'un ascenseur aux étages,
- Hofbauer et Raff (A.). 118892, DR. P, 27 mai X900. —
- Fermeture de circuit pour ascenseur électrique {Addition au brevet 118097).
- Maccoun (A.-E). 117854, DRP, 8 octobre 1899. — Mécanisme pour l’arrêt graduel des cabines d’ascenseur électrique par introduction automatique de résistances.
- Stigler (A.). 118945, DRP, 21 juin 1900.— Distribution mécanique pour élévateur actionné électriquement.
- Binkert-Siegwart et Pfefferle (J.). 123965, D R P, 20 février 1901. — Mise en marche pour machine de levage.
- Stigler (A.). 124 o43, DRP, 22 février 1901. —Distribution pour machine de levage mue électriquement.
- Sundh (A.). 691 824, USAP, 6 septembre 1901. — Appareil de contrôle pour élévateurs.
- Gesellschaft für elektrische Industrie. 121 652, D R P, 9 janvier 1900. — Appareil de distribution pour grue actionnée électriquement.
- Cliff (A.-S). 692118, USAP, 19 avril 1901. — Dispositif de renversement de marche des ponts roulants.
- Lesem (S.). 119 171, D R P, 6 septembre 1899. — Machine à percer électrique pour matière minérale avec marteau agissant sur le foret.
- Clark (E.-B). 121 oo5, DRP, 11 septembre 1900. — Electroaimant pour machine élévatoire.
- A. G. Elektrizitætswerke, anciennement O. L. Kummer et C°. 120 i5o, DRP, 11 mai 1900. — Dispositif de commande de pompe électrique.
- Hill. 307548, BF, 28 janvier 1901. —Système d’ouverture et de fermeture de circuits électriques, notamment pour la commande des pompes.
- Kammerer. 117037, DRP, 20 janvier 1900. — Presse actionnée électriquement.
- Domergue. 308496, B F, 26 février 1901. — Système de dynamo applicable particulièrement à la commande de ventilateurs.
- Société des inventions Jan Szczepanick et Cio. 118 5i2, DRP, 26 juillet 1898. — Métier Jacquard électrique.
- Felsing Conrad. 118 481, D RP, 29 avril 1900. —Métier de filature avec mécanisme de débrayage actionné par un électro et agissant automatiquement dans les défauts de fil et la marche à vide des bobines.
- Coldwell (J.) et Gildar (Ch.-G). 117 706, DRP, 21 novembre 1899. — Contrôleur électrique de fil de chaine pour métier à tisser.
- Pick (F.). 117571, DRP, 2 décembre 1899. —Contrôleur électrique pour fil de chaîne.
- Fenzl (F.). ng32i, DRP, 2.4 avril 1900. — F’ermeture à verrou électrique.
- Himmeter (J.). 117786, DRP, 11 janvier 1900. —Fermeture avec dégagement électrique pour portes.
- Maa9sen(H,). 117202, DRP, 10 août 1899. —Barrière actionnée électriquement.
- Jakob (Th.). 117324, D RP, 19 juillet 1900. —Barrière multiple.
- Fehr (J.). 118044, DRP, 3 décembre 1899. — Mécanisme à ressort pour ouverture électrique de porte.
- Cuénod (IL). 124 292, DRP, 21 novembre 1899. — Horloge électrique.
- Fkick (F.). 692064, USAP, 29 juin 1901. — Horloge.
- Haeniciien (F.) et Haenichen (O.-A.). 118928, DRP, 17 février 1900. — Horloge électrique.
- Bongartz (E.). 120 4o3, DR. P, 20 septembre 1899.-— Dispositif pour la commutation de l’aiguille d’une horloge électrique pour donner les signaux de jour et de nuit.
- Môller (M.). 124 293, DRP, 16 juin 1900. — Dispositif de commutation pour le perfectionnement des horloges électriques et analogues.
- Hoffmann (C.). 120 25o, D R P, 2 mars 1900. — Commande électrique pour gouvernail.
- Croneau (A.-L.). 120766, DRP, 20 juin 1899. — Bis-
- p.r42 - vue 560/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- XLIII
- position d’électro-moteur pour commande de gouvernail.
- Allgemeine Elektricitæts-Gesellschaft. 120 35g, D RP, i3 juin 1900. — Commande pour la pièce de contact dans les indicateurs électriques de position du gouvernail.
- Bedé (E.). 117 274, D R P, 8 mars 1900. — Disposition pour l’amenée de courant aux embarcations.
- Kuhlo. 307 i65, B F, 17 janvier 1901. — Appareil électromagnétique de commande.
- Avril et la Société Marinier, Navoit et Jeanson. 309 470, B F, 28 mars 1901. — Commande électromagnétique.
- Thomson-Houston (Compagnie Française). 3o6 548, B F, 24 décembre 1900. — Nouveau mode de transmission de mouvements à distance par l’électricité.
- Dubois. 3ii T29, B F’, 24 mai 1901. — Servo-relais.
- Société C. Yigreux et L. Brillié. 307 796, B F, 4 février 1901. — Système d’amortisseur à ressort applicable à tous appareils de régulation, tels que : régulateurs centrifuges, régulateurs électriques pour tous usages, lampes à arc, etc.
- Schafer (J. Chr.) et Cie et Marx. 307 218, B F, 19 janvier 1901. — Procédé et appareil pour l’indication et l’enregistrement de signaux électriques ou magnétiques.
- Halter (L.-H.). 119 268, DRP, 23 février 1899. — Disposition pour la commande à distance des mécanismes au moyen des ondes hertziennes.
- Pfatischer (M.). 120 538, DRP, 28 décembre 1899. — Signal électrique.
- Mix (A.-G.) et Genest. 119116, D RP, 28 juillet 1900. — Avertisseur d’incendie.
- Bienbar (A.). 120906, D R P, 6 avril 1900. — Avertisseur d’incendie.
- Simon (S.). 119627, DRP, 2 février 1900. — Appareil d’alarme.
- Kielpinski. 3.i 1 569, B F, 7 juin 1901.— Dispositifd’alarme fonctionnant par interruption du courant.
- Pieper (A.). 120427, DRP, 4 mars 1900. — Appareil indicateur pour la transmission électrique des positions d’une boussole.
- Le Blanc (A.). 691 742, U S A P, 4 mai 1901. — Indicateur de tir pour canons.
- Gâches (L.). 119 901, D R P, 12 mai 1900. — Signal électrique pour protection des trains.
- Gorn (H.-A.). 120 356, D R P, 22 mars 1900. — Manœuvre électrique pour aiguille de chemin de fer, signaux et analogues.
- Gorn (H.-A.). 120367, D RP, 22 mars 1900. — Contrôle pour la manœuvre électrique des aiguilles, signaux, etc.
- Olper (L.). 124770, DRP, 3 février 1901. — Disposition de protection des trains.
- The Continental Hal Signal C°. 124899, DRP, 23 décembre 1900. — Distribution pour signaux électriques de chemins de fer.
- Kuhlo (Dr. F.). 120930, DRP, 21 octobre 1899. — Dispositif d’arrêt électromagnétique pour conduite de gaz.
- Union Elektricitæts Gesellschaft. 119-972, DRP,
- 9 novembre 1900. — Embrayage électromagnétique à friction.
- Kunhardt (D.). 121776, DRP, 3o mars 1900. — Encliquetage électromagnétique.
- Wetzer (F.-C.-J.). 121 752, DRP, 14 octobre 1900. — Régulateur à force centrifuge. Addition au 117604.
- De Dion et Bouton. 307738, B F, ier février 1901. — Procédé de dispositif de régulation pour groupes électrogènes.
- Winawer (E.). 119038, DRP, 7 décembre 1898. — Platine de sûreté électrique.
- Gernoth (B.). 123391, DBA, 14 juillet 1900. —Mécanisme de commande pour machines compound.
- Iynan (I.) et Mostiller (H.-C.). 120 353, DRP, 1e1'juillet 1900. — Mécanisme pour mettre en place les machines à river sur les pièces à travailler.
- Traction.
- Murphy (J.-Mc.-L.). 116098, DRP, i3 décembre 1898.
- — Tramway électrique avec conducteurs souterrains et fonctionnement mixte.
- Lyncker (G.-A.). 120476, DRP, 20 juin 1899. — Train électrique avec distribution mixte et relais.
- Purvis. 18664, BP, 1899. — Tramways à caniveau.
- Johnson-Lundell, Electric Traction C° Ltd. 117639, DRP, 14 octobre 1899. — Chemin de fer électrique à conduite mixte et relais.
- Potter (W.-B.). 691810, U S AP, 20 septembre 1899.— Système de chemin de fer.
- Union Elektricitæts G. 118715, D R P, 5 janvier 1900.
- — Chemin de fer électrique.
- Civita (D.). 116571, DRP, 10 avril 1898. — Crémaillère et funiculaire combinés actionnés par l’électricité .
- Elektrizitæts (A. G.), ci-devant Schuckert et C°. 118 252, DRP, 11 juillet 1899. — Dispositif pour train électrique à une ou plusieurs voitures motrices.
- Siemens et Halske. i 18 865, DRP, 12 mars 1899. — Disposition de conducteurs pour traction avec tension automatique.
- Elektrizitæts (A. G.), ci-devant Schuckert et C°. 117 708, DRP, 17 janvier 1900. — Disposition pour le passage d’une conduite aérienne pour tramway, au-dessus d’un pont mobile.
- Smith (W.-R.). 117602, DRP, 14 juillet 1899. — Embranchement à conducteurs aériens bipolaires pour tramways électriques.
- Siemens et Halske. 122 415, DRP, 20 septembre 1900.
- — Aiguillage pour tramway électrique avec conducteur aérien et retour par les rails.
- Beneke (W.). 124 243, DRP, ier juillet 1900. —Conduite souterraine pour trarmvays éleclriques.
- Haggenmiller (C.). 1242,41, DRP, 24 mai 1899.— Conduite souterraine mixte pour tramways électriques.
- Grams (P.J. 116887, DRP, 24 novembre 1899. — Conduite souterraine pour traction électrique avec système mixte.
- Farnham (E.-W.). 127245, DR. P, 29 janvier 1901. — Disposition de conduite de courant pour tramways électriques avec conducteurs sectionnés insérés mécaniquement.
- Mairhofen (Frh.-E. de). 120288, DRP, 8 avril 1900. — Disposition de conduite de courant pour tramways électriques.
- Hattemer (H.). 124 127, D RP, 22 juin 1900. — Rail de contact pour train électrique.
- Sæchsische Acc-werke (A.-G.). 118 5i4 et 118 810, DRP, 5 avril et 18 mai 1899. — Mode de connexion pour tramways électriques avec accumulateurs et conducteurs.
- Felten et GÜilleaume. 116736, DRP, 9 février 1900,— Eclissage conducteur pour traction électrique.
- The F’oreing El. Traction C°. 118783, DRP, 20 septembre 1898. — Disposition pour la liaison électrique et mécanique des rails.
- Parsons (R.-C.), Belfied (R.) et Chapmann (W). 124249, DRP, 21 juin 1900. —Prise de courant pour installations de chemins de 1er électriques avec canal pour conducteurs.
- Stein (M.) et Freund (G.). 124456, D RP, i3 avril 1900.
- — Prise de courant pour chemin de fer électrique avec conducteur souterrain. (Addition au DR P, n5 878.)
- Potter (W.-B.). 691808, USAP, 12 juin 1899. — Prise de courant pour tramways à contacts superficiels.
- Schmidt (L.-O.). 124906, DRP, i5 août 1900. — Prise de courant pour tramways électriques avec conduite aérienne.
- Johnson (E.-G.) et Palmer (F.-D.). 120477, B BP, 17 juillet 1900. - - Prise de courant pour tramway électrique à conducteur aérien.
- Société Lombard-Gérin et Cio. 124 453 à 124 455, DRP, 21 septembre 1899 et 16 août 1900. — Prise de courant munie d’un moteur pour trains électriques. (Addition au D R P, 107 149 )
- Field (St.-D.). 118811, DRP, 12 mai 1900. — Prise de courant pour voiture motrice alimentée par conducteur aérien bipolaire.
- p.r43 - vue 561/746
-
-
-
- S.LIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 juillet 1902
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Installations d’éclairage électrique, par Emile Piazzoli, ingénieur civil, ancien élève de l’Ecole polytechnique de Milan, etc. Cinquième édition, contenant 264 ligures, 90 tableaux, 2 planches et 607 pages. Traduit de l’italien par Gennaro Cucurullo et Em. Am. della Santa, ingénieurs. Ch. Béranger, éditeur, 15, rue des Saints-Pères, Paris. Prix.
- Ce livre constitue un manuel pratique très complet dont la compilation dispensera le lecteur, pour ainsi dire, de tout autre ouvrage traitant le même sujet. Nous y avons rencontré, en effet, toutes les formules les plus modernes utilisées dans les questions d’éclairage, principalement pour le calcul des conducteurs, qui est l’un des problèmes les plus difficiles. Les nombreux tableaux, remplis de données numériques, sont très instructifs, et les ingénieurs y trouveront une fouie de renseignements très pratiques. Le début est consacré à des généralités; et c’est seulement au chapitre YII (Eclairage, Lampes électriques) que l’auteur aborde son sujet proprement dit. La photométrie y est exposée d’une façon très détaillée et nous croyons pouvoir affirmer qu’il est l’un des premiers écrivains qui aient fait état des expériences de M. Laporte relatives à l’étalon Hefner (celui-ci vaudrait o,885 bougie décimale au lieu de 1,09, nombre admis jus-qu’içi). Il contient beaucoup de documents, empruntés aux plus habiles expérimentateurs, sur les consommations spécifiques des lampes de différents systèmes. Les chapitres VIII, IX et N traitent des canalisations et de leurs accessoires; ici encore l’auteur a montré que la lecture des revues spéciales lui était familière, car, à chaque instant, il évoque les formules ou les résultats expérimentaux des électriciens les plus appréciés. Les systèmes de distribution forment le chapitre XI ; dans les deux suivants, on trouvera des aperçus très complets sur les prix des matières premières et les frais d’exploitaiion d’une installation. Enfin, le quinzième contient les lois et règlements publics qu’aucun ingénieur ne doit ignorer.
- Les deux traducteurs se sont très bien acquittés de leur mission, et le livre de M. Piazzoli n’a rien perdu de ses qualités en passant par leur plume.
- La Houille blanche. Revue générale des forces hydroélectriques et de leurs applications, paraissant chaque mois, E.-F. Cote, ingénieur, rédacteur en chef. A. Gratier et J. Rey, éditeurs, Grenoble. Prix de l’abonnement annuel; France 12 fr ; union postale, i5fr.
- Le développement de l’industrie électrique dans les Alpes dauphinoises vient de donner lieu à la création d’un nouvel organe destiné à tenir les industriels au courant des progrès de l’électricité et de l’hydraulique, et à les documenter sur la législation et la jurisprudence des cours d’eau. Par une heureuse allusion à la source d’énergie utilisée dans la région ce nouvel organe a pris le titre « La Houille blanche ». Avec des collaborateurs comme MM. Pionchon, directeur de l’Institut électrotechnique de Grenoble, Barbillion, professeur à cet Institut. Dumas, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, Bou-gault, avocat à la Cour d’appel de Lyon, etc. La Rouille blanche ne peut manquer d’intéresser ses lecteurs.
- Grundriss der Elektrotechnik; par H. Kratzert. Deuticke, Leipzig. 2e édition, 1901-1902. II0 partie, fascicules 2, 3, 4- 5.
- L’ouvrage de M. Kratzert s’adresse spécialement aux praticiens et l’auteur s’est attaché surtout à leur fournir un grand nombre d’indications techniques, sur les installations électriques. Ce n’est pas cependant que le livre soit un simple recueil de recettes : la partie théorique est suffisamment développée pour donner au lecteur les notions qui lui sont nécessaires pour faire un usage raisonné des renseignements fournis. Disons de plus que l’auteur a eu le louable souci de mettre son œuvre à jour et a notablement agrandi le cadre de la première édition. IIe partie. 2. — Eclairage Electrique.
- •— 3. —Transport de l’énergie, chemins de fei et automobiles; devis des installations, prescriptions de sécurité.
- IIe partie. 4- — Electrochimie.
- — 5. —• Applications aux exploitations minières et agricoles, à la navigation. M. L.
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, rue Delanibre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- ICCU^OUTEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Clieîiy) Paris
- DÏNÏN
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques
- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-14
- p.r44 - vue 562/746
-
-
-
- Tome XXXII
- Samedi 26 Juillet 1902.
- 9e Année — N° 30
- it, Jbciairage
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- WSl-ÎSÀ-
- X./' Æ/jù.
- l^f%h */û%4
- ; l ! , Ï'-Hm
- La reproduction des articles de
- SOMMAIRE
- L’eçLAmGémijEO%ig
- A. POTIER.Note sur les caractéristiques en charge. ...............................
- H. ARMAGNAT. — Nouveaux perméamètres :
- Perméamètre Lamb et Walker; Perméamètre Baily; Perméamètre Drysdale.........................
- A. MONMERQUÉ. — La traction électrique urbaine et suburbaine......................................' .
- REVUE INDUSTRIELLE E T S C I E N T I F I Q U E
- Génération et Transformation : Connexions équipotentielles dans les induits des dynamos à courant continu, par E. Arnold ........... ....................................................................
- Sur les anneaux a collecteur, par L. Fleischmann et A. Orgler...................................
- Recherches sur les plaques en plomb spongieux, par U. Shoop.....................................
- Appareillage :' Nouveau réducteur automatique, par P. Thieme. ..........................:.....
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Sur la relation entre l'intensité du courant voltaïque et la manifestation du débit
- électrolytique, par M. Berthelot ...........................................................
- Sur Lélectrolyse de l’azotate d’argent, par A. Leduc........................................ . .
- Sur l’action de la self-induction dans la partie ultra-violette des spectres d’étincelles, par E. Néculcéa. .
- Nouvelles recherches sur les courants ouverts, par Y. Crémieu...................................
- Sur la nature du cohéreur, par J. Fényi.........................................................
- La lumière noire et les phénomènes actino-électriques, par G. Le Bon............................
- SUPPLÉMENT
- Avis : Installation génératrice à vendre.......................................................... .
- Annonce du Conseil municipal de Saint-Pétersbourg...................................................
- Littérature des périodiques et brevets.................................i ...........................
- Liste des brevets d’invention.............................................. ........................
- Bibliographie î.Elektrotechnik in Einzel-Darstellungen, par le Dr Gustav Benischke. — Die Schutzvorrich-tungen der Stârkstromtèchnik gegen Atmosphærische Entladungen (Parafoudres industriels), par le Dr Gustav Benischke. — Der Parallelbetrieb von Wechselstrommaschinen (marche en parallèle des alternateurs), par le Dr Gustav Benischke. — Telegrafia senza fîli, par Quintino Bonomo ....
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière ,9® arrondispèlnent), M, BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à 4 heures. |fc«; ^
- ijë.s.
- 113
- 114
- 120
- i33
- 141
- i4a
- i45
- 148
- 148
- i5o
- 150
- 151
- 152
- XL VI LIV
- st interdite
- ..................... . .
- Vue du compresseur moteur . prêt à être placé sous une électromobile
- R.-W. BLACKWELL
- 50, boulevard Haussmann
- PARIS
- Représentant exclusif des freins à air Système'1 miSimir Bte S.G.D.G. en fonctionnement
- sur les Ch .de 1er des Com pagnies P.-L.-M., Ouest, Métropolitain, les tramways de pénétrationy Nord-Parisiens, etc..
- p.r45 - vue 563/746
-
-
-
- XIAI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- AVIS
- Installation génératrice à vendre. — Par suite du contrat intervenu entre la Société des tramways lausannois et la ville de Lausanne, cette dernière fournira directement aux tramways l’énergie électrique nécessaire.
- L’installation génératrice actuelle des tramways est donc à vendre faute d’emploi.
- Elle comprend :
- 3 gazogènes complets de i5o HP., système Fichet et Heurtet, à gaz mixte, avec 2 chaudières Field;
- 3 moteurs à gaz de i3oHP. environ, système Crossley;
- 3 génératrices à courant continu 55o-6oo volts i3o HP., système Thury;
- i survolteur avec moteur système Thury ;
- i batterie d’accumulateurs de 3oo éléments, système Pollak, d’environ 675 ampères-heures ;
- 1 réducteur automatique, tableau et instrument de mesure.
- Tous ces appareils peuvent être visités en activité de service jusqu’au Ier août 1902.
- Pour tous renseignements, s’adresser au Bureau du Service de l’électricité de la ville de Lausanne (Suisse), rue du Pré, 25.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET RREVETS
- Génération et Transformation.
- Usine hydraulique de la Ganadian Electric Light Company aux chutes de la Chaudière. Canadian Elec-trical News, t. XII (nouvelle série), p. 87-91, juin 1902. — Cette installation utilise les chutes de la Chaudière, d’une hauteur de 34 m. L’article décrit le matériel hydraulique et en particulier la régulation des turbines. Deux alternateurs de 75okilowatts produisent des courants tri-phasésàio 5oovolts, qui est transmis à la ville de Lé vis par une ligne de ij km de longueur. Une partie de l’énergie est distribuée dans cette ville et le reste, après abaissement de la tension à 2 5oo volts, est transmis à Québec par un câble posé au fond du Saint-Laurent.
- P. L.
- La nouvelle usine d’électricité du faubourg métropolitain de Shoreditch. Electrical Review, t. L, p. 1022-1027, 20 juin 1902. Electrician, t. XLIX, p. 333, 20 juin 1902. — L’usine génératrice d’électricité oùverte à Shoreditch en 1897 est devenue promptement insuffisante; on vient d’en construire une nouvelle dont la puissance pourra croître au fur et à mesure des besoins. L’article, accompagné de dessins et de photographies, donne la description des chaudières, des machines à vapeur et des dynamos. La distribution se fait, comme dans l’ancienne usine, par courant continu à 1 100 volts, qu’on transforme dans des sous-stations. P. L.
- Usine et réseau de la Gas and Electric Company de Cincinnati. Electrical World, t. XXXIX, p. 843-85o, 17 mai 1902. — La Compagnie du gaz et les quatre compagnies d’électricité de Cincinnati ont fusionné au com-
- mencement de 1901. De grands travaux sont en cours d’exécution pour le compte de la Société nouvelle, dont le réseau couvre un territoire de 110 km2. Dans la région la plus voisine de l’usine génératrice, la distribution se fera par courant continu à 2 X uo volts et par canalisation souterraine à trois fils. Les régions plus éloignées seront desservies par une distribution triphasée à quatre fils, donnant 4 000 volts sur chaque phase et 2 200 volts entre chaque fil de ligne et le fil neutre et la canalisation sera aérienne. A la station centrale seront installés un alternateur triphasé de 2 5oo kilowatts et de fréquence 60, .le plus grand de cette espèce qui existe aux Etats-Unis, et quatre génératrices à courant continu de 4^0 kilowatts. L’article donne la description et les dessins de ce matériel ainsi que des renseignements relatifs à l’exploitation. P. L.
- L’influence du diagramme de charge sur le rendement d’une usine d’électricité, par Gustaw w. Meyer, Elektrotechnische Rundschau, t. XIX, p. 106, 117 et 127, i5 février, ier et i5 mars 1902. — I/autcur étudie l’influence du diagramme de consommation sur le rendement d’une usine, l’influence des accumulateurs pour atténuer la différence entre la puissance maxima que doivent fournir les génératrices et leur puissance moyenne. Il complète cette discussion par les exemples de stations centrales pour éclairage seul, pour éclairage et tramway et pour traction seule. G. G.
- L’économie des installations électriques privées, par
- Isaac D. Parsons. Engineering Magazine, t. XXII, p. 721-736, février 1902. — L’auteur étudie dans cet article le prix de revient de l’énergie électrique fournie
- MATERIEL ELECTRIQUE
- Interrupteurs
- Disjoncteurs
- Rhéostats
- Tableaux
- Téléphone
- N° 423-95
- « E O K Cà «3 ELLISimi
- Ateliers et bureaux ; PARIS, Xe, 66-68, rue Claude-Vellefaux
- p.r46 - vue 564/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- XL T 72
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- Capital : 40 millions
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone :
- 158.81 — 158.11 — 258.72
- Adresse télégraphique : Elihu-Paris
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- LAMPES à ARC en VASE CLOS
- .^ÊÈÊÊÊlÊÈÈÈIÊÉÈIÈÉê
- (wÈsSèi
- [mÊKt
- COURANT CONTINU
- Lampes en dérivation pour circuits de 100 à 120 volts ou en série de 2 ou de 5 sur circuits de 200 à 250 volts ou de 500 à 600 volts. intensités :
- 2 3/4, 3, 4, 4 1/2 ampères.
- COURANT ALTERNATIF
- Lampes en dérivation pour circuits de 100 à 120 volts.
- INTENSITES :
- 4 et 4 1/2 ampères.
- COURANT CONTINU
- Lampes en dérivation pour circuits de 200 à 250 volts.
- INTENSITES :
- 2 1/2 ampères.
- Les lampes à arc en vase clos sont aujourd’hui préférées aux lampes à l’air libre, en raison des nombreux avantages qu’elles présentent, tant au point de Ame de l’économie de charbon et de main-d’œuvre, qu’à celui de l’excellente répartition du flux lumineux.
- La détérioration du mécanisme, si rapide dans les lampes à air libre est presque impossible dans les lampes à vase clos, grâce à la suppression des manipulations fréquentes.
- Les lampes de la Cie Thomson-Houston possèdent d’ailleurs un mécanisme d’une robustesse et d’une simplicité extrêmes, ce qui rend toute manœuvre facile et sûre.
- PRIX COURANT ENVOYÉ SUR DEMANDE
- p.r47 - vue 565/746
-
-
-
- XLV11I
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- par une installation privée dans les maisons d’habitation. Il divise celles-ci en trois catégories : maisons particulières, hôtels et clubs, pour chacune desquelles il donne des exemples et des documents. Des courbes figurent les variations des facteurs de charge pendant un mois, deux mois ou une année. L’auteur conclut de ses observations que l’installation privée présente un avantage marqué sur le système des stations centrales. Cet avantage est plus sensible dans les petits édifices que dans les grands, en partie parce que le chauffage au moyen de la vapeur évacuée y donne une économie proportionnellement plus
- grande, en partie parce que le prix du kilowatt-heure serait plus élevé pour un petit édifice que pour un grand, s’il s’alimentait à la station centrale. P. L.
- Uniformisation et exploitation des installations de puissance, par Ph. Dawson. Traction and Transmission, t. III, p. 121-129, et p. 200-220, avril 1902. —. Dans le premier article, l’auteur considère les installations électriques à un point de vue général ainsi que les procédés suivis jusqu’à ce jour dans l'exploitation des usines génératrices. L’article est particulièrement inté-
- Médaille d'Or à l’Exposition Universelle de 1900 COMPAGNIE ANONYME CONTINENTALE
- pour la fabrication des
- COiPTEURS
- Æ d-JLX
- et autres Appareils
- CAPITAL SOCIAL : 1.750.000 FR.
- 9, rue Pétrelle, PARIS
- COMPTEURS
- d’énergie Electrique
- pour courants continus et alternatifs
- “ YULCAIN ”
- Agréé par la Ville de Paris
- Compteurs d’énergie à paiement préalable. Compteurs horaires Compteurs pour tableaux Compteurs pour Batteries d'accumulateurs
- Fournisseur des Compagnies de Chemins de fer, des Administrations et Ministères.
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CIIEMIYS DE FER BATEAUX, SOUS MARIAS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et CIE
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RUPHMAX-PARIS. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- sont sans
- rivaux.
- Les Rubans OKONITE
- Qualités essentielles ;
- ÉLASTICITÉ, RÉSISTANCE, DURABILITÉ
- L’Okonite est légalement reconnu par les gouvernements des États-Unis et du Canada, comme ruban-caoutchouc isolant parfaite-
- trade mark.
- ne»»»nnrter ÆcHa»»til1o»»s
- ment.
- et
- JP»* lac
- OKONITE,
- JCxe
- V»'o»»cHet,
- 31
- Accumulateurs “ PHŒBUS ”
- Éléments / Des moteurs de voitures automobiles.
- transportables \ fraction de voitures et de bateaux. pour 1 ,
- Allumage ( Eclairage des voitures et des trains, medecine. Eléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines oCaborctioires, Çalvanoplastie, etc.
- A.KAINDLER
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue SVANDRÉ-des-ARTS Ateliers : 1, rue du Printemps
- PARIS
- p.r48 - vue 566/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- XL IX
- ressant par les chiffres qu’il fournit et qui montrent l’accroissement inattendu de la demande de puissance électrique. L’électricité a d’abord été employée uniquement pour l’éclairage et les usines ont été installées dans ce but; le prix de la lumière reste nécessairement élevé, l’éclairage n’ayant lieu qu’à certaines heures de forte charge et le reste de la journée le capital restant improductif. Lorsqu’on s’est mis à employer l’électricité à la traction, on reconnut que les mêmes procédés d’installation et de conduite des usines n’étaient plus applicables. La charge dans les usines de tramways est très variable à chaque instant et dure vingt sinon vingt-quatre heures de la journée ; il faut donc d’autres dispositifs pour économiser la main-d’œuvre et le combustible. Un fait général dans toute installation électrique est l’accroissement énorme et rapide de la demande. Cet accroissement est indiqué dans les tables I, II, Y, YI, IX et XII, pages 123, 126, 128, 129 pour les stations de Londres, de la New-York Edison C°, de Paris où la puissance totale est passée de 1 800 kilowatts en 1889 à 00 000 kilowatts, de Hamburg et Altona et de Berlin. La station Zollverein de Hamburg est une des mieux comprises d’Allemagne ; elle combine la traction et l’éclai-
- rage ; la description en a été faite dans Engineering, i8q5 et 1896. La table III donne une idée du développement considérable des stations de New-York, il y en a 35 aujourd’hui qui alimentent un million de lampes à incandescence, 3oooo arcs et fournissent 3oooo H. P. à des moteurs fixes. En dehors de la traction, le capital d’établissement s’élève à 625 000 000 fr ; si on compte les installations particulières, on évalue à 400000 kilowatts la puissance totale employée dans cette ville. Récemment encore les idées étaient très différentes en Amérique, en Angleterre ou sur le continent. Les Américains installaient des stations distinctes pour l’éclairage et la traction, sur le continent en Europe les stations étaient mixtes, les Anglais ne pratiquaient guère que l’éclairage. Les Américains ont d’abord employé les machines horizontales à grande vitesse. Aujourd’hui ils sont en avance pour l’emploi des installations de polyphasé et ils commencent à augmenter l’usage des batteries. En Allemagne 011 a adopté de bonne heure les machines à faible vitesse accouplées directement; au début on se servait surtout de machines marines verticales ; maintenant pour les grandes unités installées à Berlin, on est revenu aux machines horizontales à quatre cylindres. Les Allemands,
- COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE
- DEPOT A PARIS
- 26, Boulevard de Strasbourg, 26
- 'Brevets Thury) genève
- BUREAU A LYON
- 61, Rue de l’Hôtel-de-Ville, 61
- MACHINES ÉLECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif
- et pour toutes applications.
- SPÉCIALITÉS : Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SURVOLTEURS-DEVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer à adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- Catalogues et Devis sur demande. ^
- DK «•æiSXfiSAI'W-XîaS ASJMOr^TT ^®iae-et-Ols«) CAOUTCHOUC «UTTA-PERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- Tke IMA RUBBER, GUTTA-PERCHA « TELEGRAPH WORKS C* (United)
- POURHissKUR | ®7, Boulevard Sébastopol, PARIS | médaillés d’or
- tmoosa A PEaSAHHBJBATTHOHT (S.-et-S.) St SILVXRTOWN (UgieUne).
- Cibles poœr lumière éleetriqme et trsMport de foras, à Fil» eoivre isolés pour électro-simaats et éyaaaMS.
- haate et basse tension. / 1“ \ Fib pour sonneries et téléphonas.
- Baes ébeaüe pour aeeaaraiateiKB, etc., «te. CàWes télégraphique», aériens, ss&temüaa, aws-esarsa*.
- Envoi de Tarifs franco sur demande.
- Manufacture d’Ap|iareii§
- «le mesures électrl«|ues
- Système DANS ET OOLDSCHMIDT
- VOLTMÈTRES & AMPÈREMÈTRES APÉRIODIQUES, Industriels et (le précision. — OHMMÈTRES. — WATTMÈTRES ET TOUS AUTRES APPAREILS
- Pour usages Industriels et de Laboratoires.
- CONSTRUCTION IRRÉPROCHABLE. MODÈLES VARIÉS. PRIX TRÈS AVANTAGEUX
- M. PALEWSKÏ, ingénieur des Arts et Manufactures
- 28, rue de Trévise, Paris Téléphone 237-59
- p.r49 - vue 567/746
-
-
-
- L
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- ANNONCE DU CONSEIL MUNICIPAL
- DE SAINT-PÉTERSBOURG
- Le Conseil municipal de Saint-Pétersbourg entreprenant l’installation d’une canalisation souterraine pour un nouveau réseau téléphonique à double circuit, invite les fabriques qui confectionnent des canaux en céramique et des conduites pour câbles en ciment (béton) à prendre part aux enchères pour la fourniture des accessoires et l’installation complète d une canalisation souterraine d’une extension générale de i5 à 22 kilomètres, avec des conduites d’une longueur de iSoooo à 200000 mètres, ainsi que pour la construction de 200 trous d’homme. La fourniture des canaux en céramique, des conduites en ciment pour câbles et la construction des trous d’homme, ainsi que les travaux de leur installation peuvent
- être transmis aux entrepreneurs séparément.
- Pour les conditions détaillées de l’installation de la canalisation souterraine pour le réseau de Saint-Pétersbourg, s’adresser à l’Administration du réseau téléphonique urbain, Grande Koniouschennaia, n° 29, à Saint-Pétersbourg, tous les jours, de 10 à 4 heures (sauf les dimanches et fêtes).
- Les déclarations par écrit avec les propositions doivent être présentées au Conseil municipal le 1 /i4 août 1902 à 2 heures, dans des enveloppes cachetées avec -l’inscription : « Pour les enchères pour l’installation de la canalisation téléphonique souterraine », et en même temps un cautionnement de 20 000 roubles doit être versé à la Trésorerie municipale.
- Appareillage Électrique
- GRIVOLiAS
- Société anonyme au capital de 1.000.000 de francs j Établissements fondés en 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 16, rue Mongol fier PARIS
- Exposition de 1889, Paris Médaille d’argent
- Exposition de 1894, Lyon Médaille d’or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Paris. — Médaille d’or Supports pour lampes à incandescence
- COMMUTATEURS
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPTEURS DE TOUS SYSTÈMES RHÉOSTATS, DISJONCTEURS TABLEAUX DE DISTRIBUTION Manufacture de tous appareils et accessoires pour stations centrales et installations d’éclairage électrique, montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, ébonite, etc., etc. — Appareils pour courants de haute tension, depuis 440 jusqu’à 5.000 volts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TÉLÉPHONE 158-91 Envoi franeo du Catalogue sur demande
- TElSSET.rBMULT&CHAPROlV
- Constructeurs-Mécaniciens Usines à PARIS & à CHARTRES
- EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein 80à85;
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE j
- L’ACCUMULATEUR TUDOr!
- Société anonyme. Capital : 1.600.000 fr. |
- Siège social ; 48, rue de la Victoire, Parié
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE t
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS : 1
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, i06, rue de l’Hôtel-de-Ville.! NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. ' NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes,] Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r50 - vue 568/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- FELTEN & GUILLEAUME CARLSWERK
- »MULHEIM-SUR-RHIN
- SPÉCIALITÉS POUR TRAMS ÉLECTRIQUES
- CABLES D’ALIMENTATION (feeders)
- Rail-Bonds en 'cuivre
- “ NEPTUNE ”
- souterrains et aériens.
- FILS TROLLEY et FILS TENDEURS
- (le haute résistance à la rupture
- CABLES MÉTALLIQUES DE TOUS GENRES
- Agent? en France et en Relginue ) J- JACQUOT, 30. rue des Bourdonnais. PARIS. Agents en r/ance et en Belgique | GERNAERT et C% 3, rue d’Arlon, BRUXELLES.
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÉE FRÈRES s C E
- ^ Capital : 1,000,000 de fr. — Sièg-e social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17e
- PORCELAINES & FERRURES
- pour l’Électricité
- # # #
- CHAUFFAGE ELECTRIQUE
- # * %
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS
- Chaufïe-pieds électrique pour bureaux, n® 182. Téléphone .- 510-72
- PIRELU&C, IIILAN
- Société pour l’exploitation générale Du Caoutchouc, de la Gutta-Percha et Similaires FONDATEURS DE LA S« PIRELLI & Cia
- FABRIQUE ESPAGNOLE DE FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES
- Villanueva y Geltrü (Espagne1
- FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES ISOLÉS
- Siège social et Usine principale à MILAN
- Usine succursale pour la construction des câbles sous-marins-SPEZIA
- CABLES SOUTERRAINS ET SOUS-MARINS
- CABLES TÉLÉPHONIQUES avec isolement de papier à circulation Pair
- GRAND PRIX
- PARIS
- 1900
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours —Membre du Jury
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR — MED AILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. Mérfaill* d’or de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulins Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein de 80 d 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,4 p. 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hercule-Progrès » supérieur d celui de tout autre système ou imitation, et nous nous engageons d reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d'entretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- PRODUCTION ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR J,0 SOCIÉTÉ DES ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de1.500,000 francs, à Epi RÉFÉRENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DEMANDE
- UR
- nal ^Vosges)
- p.n.n. - vue 569/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- SAUTTER, HARLÉ & C
- IE
- 26, avenue de Suffren, PARIS
- Exposition Universelle, Paris 1900
- 3 GRANDS PRIX, 4 MÉDAILLES D'OR, HORS CONCOURS, JURY (Cl. 117)
- POMPES ÉLECTRIQUES
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G. Pour fonçages, élévation, épuisements, etc.
- VENTILATEURS
- A HAUTE ET BASSE PRESSION
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G.
- GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Avec TURBINES A VAPEUR
- Système RATEAU
- A>'
- //
- Maison FARGOT fondée en 1823
- Éts JOSEPH FARCOT
- FARCOT FRES& CIE
- %
- V % V *
- V
- St-OUEN-S-SEINE
- PARIS 1900
- QUATRE GRANDS PRIX
- MACHINES A VAPEUR
- à grande vitesse et à basse consommation
- GÉHÉRàTEURS
- DE TOUS SYSTÈMES
- 1853-1867-1878
- GRANDS PRIX
- 1889 HORS CONCOURS
- ÉCLAIRAGE
- TRANSPORT RE FORCE
- GÉNÉRATRICES
- MOTEURS
- à courant continu et alternatif
- POMPES CENTRIFUGES --------- ~ transformateurs
- à grand rendement Installation de Stations centrales électriques. Appareils de manuteiitioii.
- MOTEURS ÉLECTRIQUES
- Vrais LUNDELL
- Type hermétique de 1/i de cheval à 10 chevaux
- — Courant continu —
- Lundell
- PETITS MOTEURS ELECTRIQUES
- H. G. HERMÉTIQUES De 1/10, 1/8, et 1/6 de cheval Courants continus et alternatifs
- E.-H. CADIOT et C“
- 12, rue St-Georgcs, Paris — Téléphone : 152-26
- p.n.n. - vue 570/746
-
-
-
- Station électrique du Chemin de fer d’Orléans
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 26 juillet 1902
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIETE FRANÇAISE DES CÂBLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C‘"
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs.
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudryj
- CABLES ÉLECTRIQLES SOLS PLOMB, POUÏÏ BASSES ET HALTES TENSIONS
- transports de force, tramways, Xumière, télégraphie,
- JVlines, etc., etc.
- Fournisseurs du Secteur des Champs Élysées à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre, Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- SOCIETE GRAMME
- SO, me «VJfÆ<tti 1, #* f MS MS
- .Moteur ! y pc loger l\ rmé.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES A COUMLJLA TEURS
- LAMPES A ARC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- Moteur a^Yiu-linuie triDunse.
- w- fi
- •* W '-aaJs-' ' * j ‘
- • "Ay "vf!!! JjL
- 18SM . pgS|’
- glsi
- 33
- HF
- Tityyj tif
- Groupes
- Électroqènes
- " s r
- à graissage sous pression et à haut rendement
- 158 Machines en fonctionnement de 10 à 500 chevaux
- Ateliers de construction
- Bonite, Larbodière
- ET Cie
- 20, rue Taitbout PARIS
- Ateliers à Aubervilliers j
- (Seine)
- p.n.n. - vue 571/746
-
-
-
- CAISSE DE CONTROLE
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- d'ELECTRICITE
- Etablissements de CREIL
- DAYDÉ & PILLÉ
- Société Anonyme au Capital, de 5,000,000 de Francs.
- 27 et 29, Rue de Châteaudun, 27 et 29
- PARIS
- • «TsX—jfc-CcS*-* * •-
- MATÉRIEL à
- CONTINU ALTERNATIF SIMPLE et POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES
- Tramways. — Stations Centrales à Vapeur et Hydrauliques.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- DYNAMOS “PHÉNIX
- JJ
- de TABLE, APPLIQUE=^0£>5
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- 4*
- S»
- Constructeur
- The Général Electric C°-Ld
- AGENT GÉNÉRAL :
- LUCIEN ESPIR
- 11 bis, rue Maubeuge — PARIS
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- LAMPES A ARC, Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs)
- À
- p.n.n. - vue 572/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- LI
- les Suisses et les Italiens adoptent généralement l’emploi de la vapeur surchauffée ; dans les usines à courant continu ils se servent d’accumulateurs ; en fait de courant alternatif ils ont toujours du polyphasé, et des moteurs-générateurs pour la transformation du polyphasé en continu, tandis que les Américains préfèrent les convertisseurs rotatifs. Le grand problème actuel est la transformation en traction électrique des trains de banlieue et des métropolitains.
- Dans le second article, M. Dawson décrit plusieurs usines déjà anciennes, pour montrer les progrès successifs réalisés jusqu’à la pratique actuelle. Au début on n’osait pas construire des dynamos de xoo kilowatts ; on employait des dynamos commandées par des arbres de renvoi, surtout en Amérique, une machine servant à conduire plusieurs générateurs • par exemple, à l’usine de la West End Railway C° de Boston, aujourd’hui l’Ele-vated de Boston. Les premières dynamos étaient toutes bipolaires ; les types ont été constamment modifiés, mais tendent depuis quelques années à s’uniformiser. Vient ensuite la description de quelques usines caractéristiques, celle de Temesvar (Hongrie), construite en 1884, celle du City and South London Railway en 1890, l’usine
- d’éclairage de la Westminster Electric Supply Corporation en i8g3, celle de la Manchester Corporation (1894), la Cardiff Electric Light Station (1894), l’usine électrique de Cologne (1894) qui montre que sur le continent on était en avance sur l’Angleterre à cette époque, puis l’usine de Norwich (1896), et celle de la Harrison Street Electric Supply de Chicago en 1896 ; ces descriptions sont accompagnées de nombreux plans. Aujourd’hui on n’hésite plus à employer des unités de 5 000 kilowatts. L’auteur examine ensuite quelques considérations qui déterminent le choix du système et la grandeur de la station et des unités à adopter. Il faut d’abord une économie sévère du capital employé, simplifier l’installation le plus possible. Dans un grand nombre d’usines on rencontre des fautes capitales, d’où les divergences étonnantes dans les relations entre les différentes parties. De nombreux tableaux fort intéressants montrent pour diverses installations les proportions employées entre la surface de chauffe des chaudières, la surface de grille, la puissance des machines à vapeur et celle des dynamos. L’auteur résume quelques conclusions au sujet des chaudières, et compare les chaudières à tubes d’eau et les chaudières à bouilleurs telles que celles du type Lan-
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeub
- Administration centrale à POiNT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe V
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt» Hutin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tunis ) ( Mozambiqne-Majunga).
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l’éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d’appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique : FORTRANS-PARIS
- L'ECONOMISEUR ELECTRIQUE
- Société en Commandite par Actions au capital «le SOO.OOO francs
- * £
- CS
- es
- St
- Lj
- #
- D. KAHN, Ch. BERTOLUS & Cie
- Seul système permettant d’employer pratiquement sur les secteurs, des lampes de DEUX ET UNE BOUGIES. Veilleuses électriques de deux bougies consommant Oa05 sous 110 volts.
- ÉCLAIRAGE ÉCONOMIQUE PAR L'ÉLECTRICITÉ
- Système WEISSMANN et WYDTS Breveté S. G. D. G.
- 100, Faubourg Saint-Honoré, VIIIe (Place Beauvau)
- Adresse télégraphique : FARAD-PARIS PARIS Téléphone : 551-94
- p.r51 - vue 573/746
-
-
-
- m
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 26 juillet 1902
- cashire. J/usage des économiseurs s’est beaucoup généralisé en Angleterre. Quelques mots ensuite sur le nombre d’unités à employer ; les tables montrent également les nombres adoptés. La conclusion de l’article est que les plans et les dispositifs sont en voie de s’uniformiser rapidement. L’expérience concorde sur les points suivants: i° Emploi de machines verticales à faible vitesse pour des unités au-dessus de 3oo kilowatts (sauf le cas de turbines à vapeur) ; 2° le plus petit nombre d’unités possible, de la même grandeur et du même type ; 3° chaudières à tubes d’eau, vapeur surchauffée, économiseurs, chargeurs automatiques et transporteurs de combustible ; 4° excitatrices conduites séparément ; 5° appareils auxiliaires, pompes d’alimentation, etc., conduits électriquement. A. A.
- Uniformisation des usines génératrices d'électricité,
- par Philip Dawson. Traction and Transmission, t. IY, p. 18-28, mai 1902. — Les stations centrales fournissant l’énergie électrique par grandes quantités pour la force motrice et particulièrement pour la traction deviennent chaque année plus nombreuses. Le succès de ce's entreprises dépendant en grande partie de la façon dont l’installation de l’usine génératrice a été conçue, l’auteur se propose de rechercher les règles à suivre dans les projets de cette sorte. L’influence du facteur de charge sur le prix de revient de l’unité d’énergie est prédominante, et c’est la nécessité de s’assurer un facteur de charge aussi élevé que possible qui permet à l’auteur de déterminer les conditions d’établissement des diverses parties de l’usine génératrice. Un point intéressant traité dans l’article est la question des batteries d’accumulateurs. L’emploi d’une batterie d accumulateurs est très avantageux dans le cas d une charge à variations rapides, comme cela se présente dans les petites usines affectées . à la traction ou à un service analogue. La batterie agit alors comme une sorte de volant. 11 faut déterminer la capacité de la batterie de telle sorte que la puissance qu elle devra fournir, augmentée des pertes en rendement, soit autant que possible égale à la puissance
- Renseignemenls Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignemenls statistiques
- LE VOLT A
- Annuaire de l’Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 figures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, N° 53, PARIS (9e) LeVOLTA est à la fois le Larousse et le Dottin 1 de VElectricité.
- i‘rr"L~HTnrj-'tiimmMlli iiiin*i 11111 >i/ii
- qu’elle recevra si l’on fait marcher les générateurs dans les meilleures conditions de rendement. La différence entie la demande de courant moyenne et la demande maxima sera proportionnellement d’autant plus faible que le nombre de voitures en circulation sera plus grand, s’il s’agit d’un réseau de traction, et c’est cette différence qui déterminera la capacité de la batterie. Le rapport de la puissance de la batterie à celle des générateurs décroîtra donc avec l’importance de l’usine. Si l’on emploie des moteurs à gaz, ce rapport sera plus élevé que dans une usine à vapeur, les moteurs à gaz supportant moins facilement la surcharge et les brusques variations de charge. On peut dire approximativement que, dans une usine de traction, le rapport de puissance entre la batterie et le matériel générateur doit être de 5o p. 100 pour les installations au-dessous de 5ookilowatts, et qu’il descend jusqu’à 20 p. 100 pour les installations de 5 000 kilowatts. Pour ces dernières, l’avantage de l’emploi d’une batterie devient douteux. L’auteur donne la valeur de ce rapport dans diverses installations européennes. P. L.
- Ateliers de constructions électriques et de traction de Preston. Traction and Transmission, t. III, n° i3, p. 245-252, avril 1902. — Ces usines se composent de deux parties, l’une pour la construction des machines électriques, l’autre pour les tramways. Elles contiennent les perfectionnements les plus récents et sont parfaitement montées à tous les points de vue. The English electric Manufacturing C°. — La première usine terminée en 1900 occupe une étendue de 6 hectares ; le plan en est donné page 246. Il y a actuellement deux machines compounds horizontales Musgrave de 5oo H. P., chacune d’elles conduisant une dynamo de 35o kilowatts et de 5oo volts. Unebatterie d’accumulateurs fournit l’éclairage et la puissance pendant la nuit aux heures d’arrêt. La vapeur est fournie par des chaudières Lancashire avec économiseurs Green, élevant l’eau d’alimentation à n5ü. L’eau d’alimentation est de l’eau de pluie recueillie sur les toits. L’article fait la description des différentes salles de l’usine. La fonderie est admirablement - aménagée, éclairée et aérée. Les ateliers sont munis d’un arbre dont la longueur totale est de 244 ni, l’arbre est partagé - en 8 sections commandées chacune par un moteur de 5o H. P. accouplé directement, mais une section ou un moteur quelconques peuvent être disconnectés. De nombreuses machines-outils dont quelques-unes de grandes dimensions. Quatre photographies sur planches donnent une idée de ces ateliers. Quatre autres planches figurent les dynamos aux diverses phases de leur construction. Les essais d’isolement des moteurs de traction sont faits à 2 5oo volts alternatifs. Le courant continu à 5oo volts est transformé en alternatif à xoo par un convertisseur rotatif et ensuite à 1 5oo et jusqu’à 20 000 volts par des auto-transformateurs. The Electric Raihvay and Tramway Carriage Works. — Usine achevée en 1899. Autre description accompagnée d’un plan. Les deux compagnies sont entièrement indépendantes. Les ateliers de dravail du bois renferment de nombreuses machines-outils, la plupart américaines. La sciure et les copeaux sont recueillis et envoyés aux chaudières dans un tuyau
- ACCUMULATEURS
- Exposition Universelle 1900 Médaille d’Argent
- POUR
- Voitures Électriques Stations centrales Tramways
- Allumage des moteurs
- Bureaux et Usine : 16, rue Rivay, à LEVALLOIS
- TELEPHONE
- 537-58
- p.r52 - vue 574/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- UH
- par un ventilateur électrique. Un transbordeur sert à déplacer les wagons en construction d’un atelier à un autre ; il possède un moteur de 35 H. P. et prend son courant par un trôlet. Une locomotive transporte les wagons achevés et décharge le matériel aux différentes sections ; elle possède 4 moteurs de 23 H. P. et environ 8oo m de lignes aériennes à travers les ateliers. La puissance est fournie à l’usine par 3 chaudières Gallo-way de 6oo H. P. -Plies sont alimentées également par l’eau de pluie, et l’eau de condensation est refroidie dans une tour de Klein. La force motrice est fournie par 2 machines horizontales Robb-Armstrong compound, tandem de 325 H. P. Une batterie sert pour l’éclairage et pour les essais. Toutes les voitures sont soumises à des essais complets sur les voies qui entourent l’usine. Deux photographies sur planche représentent un des types de ces voitures. Elles sont très longues, montées sur bogies, elles sont à un seul étage avec bancs extérieurs
- de 2e classe aux deux extrémités. La disposition des marchepieds est particulièrement remarquable. A. N,
- Electrochimie.
- Propriétés mécaniques des alliages d’aluminium. Elek-Irochemische Zeitschrift, t. IX, p. ii, avril 1902. — Le professeur L. Tetmajer, de Zurich, a publié à la fin de l’année dernière le résultat de recherches exécutées au Polytechnicum de Zurich sur l’aluminium et ses alliages. Ces essais ont montré que la résistance mécanique des laitons croît d’abord avec les teneurs croissantes d’aluminium pour baisser ensuite. Le maximum de résistance est obtenu lorsque la teneur en aluminium atteint 3,4 p. 100 pour les alliages plus mous et 1,4 p. 100 pour les alliages plus durs. L’allongement de rupture baisse avec les teneurs croissantes en aluminium ; il devient déjà inadmissible pour une teneur de plus de 2 p. 100.
- E. W. BUS
- BROOKLYN. N. Y. Etats-Unis.
- Société anonyme au Capital de 10.000.000 de fr.
- SIEGE EN EUROPE
- 12bis, Jîvenue de la Grande- JTrmêe PARIS
- Téléphone ne 526-12 A. WlLZIN, Directeur
- MATERIEL
- pour Tôles de Dynamos, Pièces détachées de Vélocipèdes, Ferblanterie, Ustensiles de ménage Quincaillerie, Lampes, Articles estampés, Presse à emboutir, à découper, Cisailles, Marteaux-pilons.
- AGENTS A BERLIN ET COLOGNE Schuchardt & Schutte
- PRESSE N° 30A
- (ci-contre)
- pour Tôles de Dynamos
- Cette presse munie de
- mécanismes d’éjection fonctionnant d’une façon certaine et consommant peu de force, dégage la feuille et les déchets sans les ressorts généralement employés et dont l’action est incertaine tout en absorbant une forte partie de la puissance de la machine. La matrice et le poinçon sont disposés de façon à découper d’un seul coup un anneau (ou un segment) avec les encoches ; opérant ainsi, on évite l’excentricité qui se produit entre les deux circonférences lorsqu’on opère en deux ou plusieurs fois et on assure une uniformité absolue dans les divisions de la denture. Les rainures de clavetage se poinçonnent aussi du même coup.
- TÉLJZTE + 0. R0GHEF0RT t Rue„c™4
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- Fournisseur des Ministères de la Guerre, de la Marine et des Colonies
- Radiographie # Radioscopie # (aule fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff- Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRUPTEUR OSCILLANT — INTERRUPTEUR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
- Mtésonuteur Oudin ftijpoMaire
- TÉLÉGRAPHIE: SAklVS FIL
- Postes complets — Organes séparés — Installations à forfait avec garantie de bon fonctionnement
- Appareils adoptés par la Marine française.
- Catalogues, devis et renseignements sur demande,
- p.r53 - vue 575/746
-
-
-
- L1V
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- Les recherches ne mentionnent pas si cette valeur croît à nouveau pour des proportions supérieures d aluminium. Le silicium agit considérablement sur l’élévation de résistance mécanique et sur l’abaissement de 1 allongement. Le fer agit dans le même sens. Le bronze aluminium devient déjà cassant avec une teneur de i,5 p. ioo de fer et de silicium. L’aluminium est forgeable à froid ; les bronzes aluminium le sont également ; cependant cette faculté diminue avec les teneurs croissantes en aluminium et elle devient nulle pour la teneur xo p. ioo. Une teneur de 2 à 3 p. 100 en silicium rend les bronzes cassants et impossibles à travailler à froid tant que la teneur totale en aluminium et silicium dépasse 8,5 p. 100. Chauffés, les bronzes aluminium sont plastiques, mous ; ils se travaillent facilement, se forgent et se laminent. La température la plus favorable est le rouge-cerise clair. Les proportions croissantes d’aluminium et de silicium diminuent la température nécessaire auforgeage. Les essais d’usure par frottement sur un disque en fonte bien huilé montrent pour les bronzes d’aluminium plus durs, à moins de 89,6 p. xoo de cuivre, une perte de
- poids moindre que deux métaux de coussinets simultanément essayés. Pour les bronzes d’aluminium plus mous, c’est le contraire. Les bronzes ayant moins de 6 p. 100 d’aluminium, chauffent rapidement et graissent fortement. Laminés, les bronzes d’aluminium montrent la résistance mécanique la plus favorable pour des teneurs de 8 à 10 p. 100 en aluminium et silicium. Avec plus de 10 p. 100, ces alliages deviennent trop cassants ; au-dessous de 8 p. 100, la résistance reste faible. Depuis les essais, des progrès assez importants ont été l’éalisés dans la fabrication de bronzes d’aluminium. La qualité a été améliorée par l’emploi de métaux très purs dans les alliages, pendant qu’une addition plus ou moins grande rendait possible de porter la résistance à la valeur désirée sans diminuer l’allongement de rupture. Pour les plus gros blocs fondus, il se produit maintenant encore des soufflures importantes. On évitera peut-être cet inconvénient en soumettant le bloc, sitôt après sa coulée et jusqu’axx refroidissement, à l’action d’une presse hydraulique.
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. — BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Barrault, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris
- Traction.
- Elektrizitæts, A.-G. (anciennement Schxjckert et C10). 122776, DRP, 24 août 1900.— Prise de courant pour tramway électrique.
- A. E. G. 117 o36, DRP, 11 août 1899. — Dispositif à
- ressort pour prise de courant du train électrique à conducteur aérien.
- Brown, Boveri et C°. 116 070, D RP, 29 octobre 1899. — Tige de contact pour double conducteur souterrain à usage de tramways électriques.
- Elektrizitæts (A.-G.) anciennement Schxjckert et Cie.
- G. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIe
- Albert TURPAïN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-8° raisin. 412 pages, 271 figures. 12 fr.
- j&ejeiwce: fraisçalISe
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- île VJE VMS JT (Suisse)
- INSTALLATIONS H YDIUULIQUES
- Spécialité de Turbines
- < J. Aug. SCHOEA *
- Ingénieur-Conseil. Expert près les Tribunaux.
- 17, rue de la République, 17. LYON
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- 3E3X-JE3 G TP Fl I C3 IT 3É2
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- E. DUCRETET*
- Constructeur
- PARIS, 75, rue Claude-Bernard
- GRANDS PRIX
- PARIS 1889 — ANVERS 1894 - BRUXELLES 1897 — PARIS 1900
- TELEGRAPHIE sans FIL, matériels complets adoptés pour les grandes distances, types Popoff-Ducretet 1900-1901. — Bobines de Huhmkorff de toutes dimensions. — Interrupteurs E.-D. I
- Matériels RADIOGRAPHIQUES puissants, j perfectionnés. — Applications générales des RAYONS X.
- Courants de haute fréquence. — Résonateur I de M. le Dr OUDIN. — Applications médicales. I Machines de Wimshurst et accessoires. I
- • TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS R. GAILLARD
- Pour toutes les applications militaires et vrivées.
- Appareils pour les mesures électriques. Wattmètre industriel,universel, de MM. Blondel et Labour.
- Pyromètres industriels.— Galvanomètre enregistreur type E.-D.
- Conjoncteur-disjoncteur de M. Ch. Féry, pour la charge des accumulateurs.
- Chercheur de pôles E.-D.
- Calorimètre industriel de M. Junkers.
- TARIFS ET NOTICES ILLUSTRÉS
- p.r54 - vue 576/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- LV
- 122871, DR P, 16 octobre 1900. — Support de prise de courant pour tramway électrique avec conduite aérienne.
- Wenzel (P.). 117418, DRP, 4 mars 1900. — Suspension pour priss de courant de wagon moteur avec conducteur aérien.
- Parsons (R.-G . ), Belfield (R.) et Chapman (W.). 124 25o, DRP, 21 juin 1900. —Suspension pour prise de courant pour chemin de fer électrique.'
- Compagnie générale de traction. 118 367, DRP, 10 décembre 1899. —- Disposition pour le support du contact à frottement dans les trains électriques munis de châssis tournants.
- Tiiofehrn (M.-H.). 118 5g5, DRP, 3o janvier 1900. — Remorqueur pour voiture.
- Pacini di Tranquillo (O.). 121628,'DRP, 21 septembre 1899. — Couplage automatique des conduits électriques pour wagons de chemin de fer.
- Harding (H.-M.). 692 i36, USAP, .19 avril 1901. — Régulation de la vitesse des voitures des chemins de fer aériens.
- Potter (W.-B.). 691 809, USAP, 19 juillet 1900. — Contrôleur.
- Fitte (H.). 116691, DRP, 18 février 1899. — Signal électrique pour contrôleur.
- Sprague (F.-J.). 116794, DRP, 2o mai 1898. — Cylindre de distribution actionné par moteur pour traction électrique.
- Zweigbekgk (Th. von). 117 709, DRP, 8 novembre 1898. — Commutateur à tambour pour voiture de tramway.
- Genty (L.), 117640, DRP, 26 décembre 1899. — Dispositif de régulation d’un ou plusieurs groupes d’électromoteurs à distance au moyen des deux conduites aériennes servant à la marche du train dans les deux sens.
- Actien Elektricitæts Gesselschaft. 117 355, DRP, 3o décembre 1899. — Dispositif de commutation pour
- voitures motrices sur voies actionnées alternativement avec retour par les rails et avec retour par conducteur aérien.
- Sæchsische Akkumulatoren werke. 117 683, DRP, 22 décembre 1899. — Commutateur automatique pour train à fonctionnement mixte en vue d’éviter une décharge des accumulateurs dans la conduite.
- Richter (Ch.) et Eschler (R.-Th.). 120 289, DRP, i3 février 1900. — Disposition du moteur d’une locomotive entre les roues.
- Hôrenz (O.). 122708. D R P, 7 octobre 1899. — Dispositifs de commande et de frein réunis pour voitures actionnées électriquement.
- Hôrenz (O.). 123 544, DRP, 24 février 1900. -— Dispositif commun pour la commande et le freinage de trains, bateaux, etc. électriques.
- Ivnorloch (R.). 124246, DRP, 20 septembre 1899. — Couplage du frein à main des voitures de tramways électriques avec l’engrenage d’un dispositif de sûreté.
- Planta (E. von). 124728, DRP, 18 décembre 1900, 124729, 26 décembre 1900. —-Frein de sûreté électromécanique pour tramways électriques.
- Union Elektrizitæts Gesellschaft, 124248, DRP, 16 octobre 1900. — Electro-aimant de frein pour voitures électriques. Addition au D R P, 90 843.
- 'The Westinghouse Brake C°. 124247, DRP, i3mars 1900.
- — Frein électromagnétique pour voitures de chemins de fer.
- Voigt (P.) et Kusterer (W.). 124 104, DRP, 23 juin 1899.
- — Frein électromagnétique.
- Compagnie internationale du frein electrohydraulique Durey. 124 o36, DRP, 3i octobre 1899. — Distribution pour frein hydraulique avec pompe aspirante et foulante actionnée par l’essieu de la voiture.
- DeutscheWaffen und Munitionsfabriken. 117 019, DRP, 10 janvier 1900. — Soupape de décharge mue électriquement pour frein pneumatique.
- WpcHtl O* fl Ali CA I Ma.térial électrique pour Traction W WoLill^llUU^C | Eclairage, Transport de force.
- Génératrices T ransformateurs Commutatrices Moteurs.
- Usines
- au
- Hâvre.
- Tableaux de Distribution
- Rhéostats
- Interrupteurs
- Contrôleurs.
- Usines
- à
- Sevran.
- Génératrices et Commutatrices Westinghouse.
- Société Anonyme Westinghouse,
- Agence à Lille:
- 2, Rue du Dragon,
- Agence à Lyon :
- 3. Rue du Président Carnot. Agence à Toulouse :
- 58, Boulevard de Strasbourg.
- Boulevard Sadi Carnot. Le Hâvre.
- Siège Social:
- 45. Rue de PArcade. Paris,
- Agence à Milan :
- Piazza Castello. 9. Agence à Bruxelles:
- Rue Royale. 51, Agence à Madrid:
- Calle Atocha, 32.
- Usines au Hâvre et à Sevran.
- p.r55 - vue 577/746
-
-
-
- LV1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 juillet 1902
- BIBLIOGRAPHIE
- Telegraûa senza fili, par Quintino Bonomo,
- capitano di corvetta. Un vol. in 8°, 68 pages, 4o fig. Extrait delà Rivista maritima. Tipogralia L. Cecchini, Rome, 1902.
- Le petit ouvrage . sur la télégraphie sans fil du capitaine Bonomo est écrit dans un style clair et contient un très grand nombre de faits intéressants dont quelques-uns sont nouveaux. L’auteur suppose le lecteur en possession des principes de la télégraphie sans lil et [admet qu’il connaît la description des premiers dispositifs utilisés dans cette télégraphie. Aussi ne s’étend-il que fort peu sur les phénomènes utilisés.
- L’ouvrage comprend trois parties.
- La première partie est une description des dispositifs de télégraphie sans lil des postes des îles Palmaria, Gorgona et de Livourne, tels qu’ils étaient constitués au début des expériences de l’auteur (ier sept. 1900 au 18 mai 1901).
- La deuxième partie comprend la série des observations expérimentales faites en mettant*en œuvre les appareils Marconi dont ces postes étaient munis.
- La troisième partie a trait aux observations faites en utilisant „un cohéreur autodécohérable spécial qui a été indiqué à l’auteur par M. Castelli. Ce cohéreur a permis d’assurer d’une manière des plus satisfaisantes les communications entre les postes, communications qui jusqu à son emploi avaient été fort précaires. La réception a lieu à l’àide d’un téléphone ; les signaux Morse se lisent au son. Le dispositif récepteur se trouve de ce chef très simplifié.
- L’auteur s’est préoccupé de permettre l’inscription des télégrammes alors même qu’ils sont reçus au moyen du téléphone. A cet effet, la plaque du téléphone est munie d’un dispositif permettant l'inscription de ses déplace-ments, si bien que l’enregistrement des signaux peut être réalisée.
- Elektrotechnik in Einzel-Darstellungen, collection de sujets d’électricité éditée par la librairie Friedr. Vieweg und Sohn, de Braunschwcin, sous la haute direction scientifique du Dr Gustav Be-nischke, ingénieur.
- La publication actuelle correspond, comme but et moyen, à la collection si appréciée de Scientia, mais reste limitée à Félectrotechnique industrielle, dont les différents problèmes seront traités individuellement.
- Dans l’esprit des auteurs, ces opuscules s’adressent surtout aux élèves des Ecoles supérieures et aux ingénieurs déjà versés dans la pratique de l’électricité; ils résumeront les idées théoriques actuelles sur chacun des points de Félectrotechnique moderne, sans entrer dans de grands détails sur les applications pratiques. Nous donnons ci-dessous l’analyse des deux premiers numéros sortis de la plume du savant Dr Gustav Benischke.
- Die Schutzvorrichtungen der Starkstrom-technik gegen Atmosphærische Entladun-gen (Parafoudresindustriels), parleDr Gustav Benischke. Premier numéro de la collection Elektrotechnik in Einzel-Darstellungen, un vol. in-8° de
- 42 pages, avec 43 figures dans le texte, publié par Friedrich Vieweg und Sohn, Braunschwein (Allemagne). Prix : broché, 1,20 mark; relié, 1,60 mark.
- L’auteur définit les différentes formes de la décharge
- atmosphérique et les conditions que doit remplir un pa-rafoudre ; puis il expose la théorie générale des appareils utilisés pour la protection des réseaux; Les derniers chapitres sont consacrés à l’étude de la nature oscillante des décharges atmosphériques et au choix de l’emplacement qui convient le mieux à un parafoudre. L’auteur a d’ailleurs exposé toutes ses idées sur ce sujet dans une conférence à la Société 4es ingénieurs, allemands et qui a été analysée dans ce journal. Ecl. Elect., p. 61, 12 juillet 1902.' ;
- Der P arallelbetrieb von Wechôeïstrommas-chinen (marche en parallèle des alternateurs), par le Dr Gustav Benischke. Deuxième numéro de la collection Elektrotechnik tin Einzel Darstellungen. Un volume in-8° de 55 pages, avec
- 43 figures dans le texte, des mêmes éditeurs. Prix, broché, 1,20 mark; relié, 1,60 mark.
- L’ouvrage débute par une mise au point de la question. Ensuite sont développées, dans l’ordre naturel, les conditions que doivent remplir deux alternateurs pour pouvoir être couplés, et les causes perturbatrices ; irrégularité du moteur à vapeur, influence de la forme des courbes, etc. Enfin, Fauteur donne le schéma des appareils nécessaires pour effectuer le couplage. L’ensemble constitue un livre très intéressant et très instructif. B.K .
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Cliehy) Paris
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique; Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les l1,08 marques
- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-14
- ATELIERS RUH M KORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, rue Delambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PÂRIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements
- Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier.— Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier. - . ' - -
- p.r56 - vue 578/746
-
-
-
- Samedi 2 Août 1902.
- tome XXXII
- 9e Année — N° 31
- C?
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- D E
- L’ÉNERGIE
- X'r \ E T £ ;
- -<L>,
- 4%
- * r*
- i.rn
- La reproduction des articles de L’ÉtfêhïRAGE ÉLECTRIQUE es
- \ . -«
- SOMMAIRE
- s.^ ' !\ i G
- Pages.-
- G. ARTH. — Analyse électvoly tique :
- Contribution au dosage electrolytique du mercure, par L. Bindschedler; Dosage du bismuth, par 0. BrÛncic;
- Séparation du plomb et du manganèse, par Ivar Maltke-Hansen.......................... ' i53
- H. ARMAGNAT. — Appareils de mesures :
- Compteur d’induction Blathy-Japy; Compteur Japy pour courant continu; Compteur Halsey; Compteur Hookham
- pour faibles courants; Compteur électrolytique Wright; indicateur de maximum Atkinson-Schattner it>3
- CH. WESTPHAL. — Sur la détermination de la chute de tension dans les alternateurs.................. 161
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Préparation et propriétés d’un siliciure de vanadium, par H. Moissan et Holt. 172 Résistivités électriques de sérums sanguins pathologiques et d’épanchements séreux chez l’homme, par
- Lesage et Dongier........................................................ . . ............. 172
- Société des Ingénieurs civils : Les gaz des gazogènes et des hauts fourneaux, par A. Lencauchez. ... 172
- Institution of Electrical Engineers : Sur les principes servant de base à la vente productive de l’énergie
- électrique, par A. Wright.................................................................. I73
- Détermination des pertes dans les moteurs, par W.-E. Sumpner.................................. 186
- SUPPLÉMENT
- La métallurgie du fer et de l'acier à l’Exposition de Düsseldorff. — Union internationale des tramways et chemins de fer d’intérêt local. — Diagramme de vitesse d’un turbo-alternateur Parsons Brown Boveri.
- — Errata. — Nécrologie : Louis Solignac. —Avis : Usines électriques........................
- Annonce du Conseil municipal de Saint-Pétersbourg...................................................
- Littérature des périodiques et brevets............................................
- Bibliographie î Elektromechanische Konstruktionen, par Gisbert Kapp. — Die Gleichstrommaschine. par E. Arnold...........................................................................................
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière ,9e arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à 4 heures.
- Matériel Complet pour lignes à haute tension
- R.-W. BLACKWELL
- 50, boulevard Haussmann, Paris
- Entreprise de lignes de transport de force à haute tension
- TRANSFORMATEURS
- ft interdite
- p.1xr57 - vue 579/746
-
-
-
- LV1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 août 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- La métallurgie du fer et de l’acier à l’Exposition de Dusseldorf. — A la séance du 4 juillet dernier de la Société des Ingénieurs civils, M. A. Gouvy a fait sur ce sujet une intéressante conférence.
- M. Gouvy fait observer tout d’abord que s’il a été en mesure de présenter dès maintenant à la Société des Ingénieurs civils une étude relativement détaillée de la métallurgie du fer et de l’acier à l’Exposition de Dusseldorf, c’est que, chose rare, cette exposition était pour ainsi dire complètement prête lors de l’inauguration qui a eu lieu le ier mai dernier ; il pense que cette communication, faite en temps utile, permettra à un certain nombre de personnes d’en utiliser les indications, lors des visites qu’elles désireraient faire à cette manifestation vraiment imposante de l’art de l’ingénieur.
- M. Gouvy a trouvé à l’Exposition de Dusseldorf un champ d’études beaucoup plus vaste qu’il n’avait pu le supposer lors de sa communication sommaire du 7 février dernier, et il remercie la Société des Ingénieurs civils d’avoir bien voulu lui faire l’honneur de le charger de cette mission. Il a réuni, au cours de cette première étude, de nombreux documents relatifs aux installations les plus nouvelles adoptées par les grandes usines métallurgiques de la région, dont quelques-unes ont déjà été visitées par lui, et il se propose de continuer cette étude de là sidérurgie rhéno-westphalienne dont le développement a été si extraordinaire pendant les trente dernières années., Ges documents présentent un intérêt surtout pratique, leur discussion nous entraînerait hors du cadre que 1 auteur s’est tracé ; aussi devront-ils faire l’objet dune communication ultérieure qui trouvera dans
- l’exposé, actuellement présenté à la Société, un complément utile, voire même indispensable.
- M. Gouvy examine tout d’abord les fours à coke figurant à l’Exposition, soit en grandeur naturelle, soit en modèles à échelle réduite ; il cite les machines à fabriquer les briquettes, au point de vue de leur utilisation pour l’emploi de minerais menus et de résidus de pyrites.
- Suivant ensuite l’ordre technique des procédés métallurgiques, M. Gouvy mentionne les hauts fourneaux représentés par des modèles ou des dessins et photographies, les accessoires des hauts fourneaux, tels que porte-vents, appareils de chargement et de prise de gaz, machine à bourrer les trous de coulée, épurateurs de gaz, appareils à air chaud ; il insiste sar l’importance du refroidissement de l’eau pour l’épuration des gaz de hauts fourneaux et sur 1 utilisation de plus en plus grande de ces gaz. Un grand nombre de moteurs à gaz de haut fourneau sont représentés en fonctionnement à l'Exposition; ce sont, entre autres, un moteur à quatre temps, de i ooo chevaux, actionnant une soufflerie à deux cylindres, deux machines soufflantes, de 6oo chevaux environ; actionnées, l’une par un moteur Ivœrting, l’autre par un moteur Oechelhauser; un moteur Kœrting, de 700 chevaux, actionnant un laminoir à rails; enfin un moteur L. Soest de 3oo chevaux ; toutes ces machines sont desservies par des gazogènes spéciaux, de constructions variées.
- L’emploi des produits secondaires de la fabrication de la fonte est caractérisé par les ciments de laitier et la pierre artificielle.
- Les moulages en fonte, de plus en plus délaissés pour toute une catégorie de pièces mécaniques, font place aux moulages en acier dont la collection est des plus riches et des plus intéressantes ; pour certains
- «
- J. BONNET
- Docteur en droit, Ingénieur
- des Arts et Manufactures, Conseil
- en matière de propriété industrielle.
- ETUDE SUR LA LÉGISLATION ALLEMANDE
- SUR LES
- D'
- Un volume in-8° raisin de 580 pages
- broeHé................................ 3 0 />*.
- Accumulateurs “ PHŒBUS ”
- Éléments / Des moteurs de voitures automobiles.
- transportables\ Traction de voitures et de bateaux. pour i ,
- Allumage ( Eclairage des voitures et des trains, médecine. Eléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines .Laboratoires, Çaivanoplasfie, etc.
- A. KAINDLER
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue S*-AIVDRÉ-des-ARTS Ateliers : i, rue du Printemps
- PARIS
- p.1xr58 - vue 580/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 août 1902
- LV1I
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone :
- 158.81 — 158.11 — 258.72
- Adresse télégraphique Elihu-Paris
- Traction électrique
- r
- Kelairagge électrique Transport de force
- LOCOMOTIVES DE MI\ES
- IHI1 V liHfF
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre modèle T MM 30.
- Grâce à ses dimensions réduites, (lm2o de largeur), elle peut pénétrer dans les galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction, 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 â 8 wagonnets.
- "J
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en France qu’à l’étranger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.2xr57 - vue 581/746
-
-
-
- LVUI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 août 1902
- produits dé faibles dimensions, de nouveaux métaux, analogues au « fer mitis » et fabriqués au creuset en qualités et duretés variables, depuis l'acier le plus dur jusqu’au fer doux, paraissent jouir d’une certaine faveur.
- M. Gouvy donne des exemples de moulages en acier de grande dimension figurant à l’Exposition (étambots, cylindres de presse, cages de laminoirs et pignons, etc.) et mentionne quelques appareils spéciaux pour aciéries, notamment les ponts-roulants électriques à mouvements rapides et dociles, remplaçant peu à peu les grues fixes et les appareils à vapeur et hydrauliques, les chariots de coulée et les chargeurs de fours Martin, actionnés électriquement.
- Dans la catégorie des pièces de forge, presses et pilons, l’Exposition présente de même de très beaux échantillons ; il y a, notamment, des arbres coudés et des arbres de couche, en acier au nickel, remarquables ; celui exposé par la maison Ivrupp mesure 45 m de longueur et pèse 52 000 kg ; il a été perforé au tour et le noyau de 120 mm de diamètre est de même exposé ; un arbre de 3a m de longueur est exposé par les aciéries de Bochum. La maison B reuer-Schumacher a installé d’autre part, dans la halle des machines, une presse à forger de 10 000 tonnes, les pièces les plus lourdes étant toutefois en bois par suite des limites imposées par les ponts roulants qui ont servi au montage.
- La collection des plaques de blindage Ivrupp, dont l’une pèse 106 000 kg, présente un grand intérêt par la présence de plaques et coupoles en acier au nickel moulé puis trempé, sans aucun travail de laminage ni de presse, et essayées au tir ; cette fabrication, supprimant des installations et des manipulations de transformation fort coûteuses, sera peut-être la solution de l’avenir, tout comme les moulages d’acier remplacent déjà dans de nombreux cas le forgeage compliqué.
- M. Gouvy passe ensuite en revue les produits laminés figurant dans les diverses expositions ; une partie de ces produits dénote une puissance d’outillage énorme; il cite, entre autres, la tôle d’acier des usines Ivrupp mesurant 26,80 m X 3,65 rnX 38,5 mm et pesant 29 5oo kg, deux tôles de Hœrde pesant 9 800 et 8 i5o kg, un rail de 76 m, pesant 3 116 kg, etc., etc.
- II y a encore des tôles grosses, moyennes et minces, et des fers laminés spéciaux de toutes qualités et de toutes dimensions pour les usages les plus divers, ainsi que des laminoirs servant à fabriquer ces produits ; parmi ces derniers, il faut faire ressortir un train universel complètement installé avec tabliers I
- releveurs et machine motrice des ateliers Bechem et Iveetman, de Duisburg, et le double-duo, système Banning, emplo3ré surtout pour feuillards et petits fers profilés par un grand nombre d usines.
- Les expositions des usines fabriquant spécialement la grosse chaudronnerie, les tôles embouties de tous genres, celles des usines à tubes soudés et sans soudure, des corps creux (obus, etc.), des roues de wagons et de locomotives forgées, laminées et coulées, sont de même remarquables.
- M. Gouvy signale spécialement des essais faits par une commission officielle sur des tôles de fer puddlé et corroyé et d’aciers Thomas et Martin, et qui ont été exposées dans diverses conditions, à l’air, aux gaz et, notamment, à l’eau de mer ; les chiffres de perte de poids, de résistance, etc., variables suivant les cas, sont très instructifs.
- Il étudie, enfin, plus sommairement les machines à travailler le métal à froid (scies, tours, raboteuses, meules, etc.), puis les appareils de transport pour minerais et cokes, tels que les wagons Talbot, les appareils Hunt et autres, construits par les maisons Bleichert et Pohlig.
- Une série de projections, établies d’après de nombreuses photographies) vient justifier l’intérêt que présente l’Exposition de Dusseldorf pour tous les ingénieurs, surtout au point de vue de la sidérurgie et des machines de tout genre qui s’y rattachent.
- Dans la discussion qui suit cette communication, M. Dutreux, à propos des pièces en acier coulé, rappelle qu’à l’Exposition de 1900 la Société de Châtillon-Commentiy avait déjà exposé des échantillons de ce genre qui avaient attiré l’attention des métallurgistes français et étrangers.
- Union internationale des tramways et chemins de fer d’intérêt local. — À sa dernière assemblée générale, qui s’est tenue à Londres, en juillet, cette association a décidé de prendre le titre ci-dessus énoncé en remplacement du titre « Union Internationale des Tramways », qu’elle portait jusqu’ici.
- Elle a également modifié l’organisation de son secrétariat général qui deviendra un centre de renseignements permanents pour les diverses unions nationales affiliées à l’Union internationale.
- Comme première application de cette nouvelle organisation, le secrétaire général M. P. t’Serste-vens vient de lancer un questionnaire relatif aux vitesses en usage sur les lignes de tramways et de chemins de fer d’intérêt local à traction électrique,
- Soupape Électrique NODON
- Système breveté en France et à l'Étranger
- J. PIETTRE, Propriétaire et Concessionnaire
- Transformation directe des Courants alternatifs simples ou polyphasés
- en Courants continus
- APPLICATIONS. — 1° Secteurs à courants alternatifs : Charge d'accumulateurs; Fonctionnement des moteurs à courants contiuus ; Ascenseurs et monte-charges ; Lampes à arc continu ; Galvanoplastie ; Appareils médicaux ; Démarrage des moteurs et disjoncteurs. — 2° Sous-tractions de courants alternatifs : Remplacement économique des commutatrices dans les secteurs et dans la traction sur voies ferrées. — 3° Possibilité de réaliser le transport économique de l’énergie J à de longues distances à l’aide du courant alternatif monophasé.
- 1 Usine et Laboratoire de démonstrations à Neuilly-sur-Seine, 25, rue Borghèse
- 3 TÉLÉPHONE 570-20
- Rendements obtenus au Wattmètre 75 à 80 p. 100
- p.2xr58 - vue 582/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 août 1902
- L1X
- vitesses qui intéressent particulièrement les exploitations anglaises, le gouvernement britannique élaborant en ce moment une nouvelle législation réglementant, entre autres points, la vitesse des voitures.
- Diagramme de vitesse d’un turbo-alternateur Parsons-Brown, Boveri. — La maison Brown, Boveri et Cie nous adresse la photographie d’un diagramme de vitesse, pris le 9 juillet sur un turbo-alternateur installé à l’iisine de Linz-Urfahr depuis le début de l’année.
- Il ressort de ce diagramme : i° qu’en variant de o à pleine charge, la charge du turbo-alternateur, la variation de vitesse n’est que d’environ 2 p. 100; a0 qu’en cas de variations soudaines de 100 p. 100 de la charge, la vitesse de rotation ne varie pas de plus de i,5 p. 100 environ au-dessus ou au-dessous de sa valeur moyenne ; 3° que 3,5 secondes après une variation de charge de 100 p. 100, la machine a repris sa vitesse normale.
- Errata. — Nous recevons des établissements Morane jeune, la lettre suivante :
- Dans l’article paru dans le numéro du 4 juillet, sur les pompes express Riedler, nous relevons deux légères inexactitudes : on lit :
- « La pompe express Riedler. , . .
- . . .dont la manivelle tourne normalement à une vitesse de i5o à 25o tours. ...»
- Et plus loin, au sujet des pompes d’accumulateur :
- « Dans ces pompes à petit débit, on atteint normalement une vitesse de 200 tours. ...»
- Dans les modèles que nous construisons, la vitesse normale est de i5o à 35o tours et, pour les pompes d’accumulateur, on atteint toujours 300 tours, et même cette vitesse est souvent dépassée.
- D’autre part, un de nos abonnés nous écrit :
- Monsieur,
- Dans le numéro 27 du 5 courant de VEclairage Electrique, vous avez publié (page x du supplément) un entrefilet intitulé « Les tramways électriques de' Leghorn. »
- Je crois bien faire en vous faisant remarquer qu’il s’agit de la ville de Livourné, Leghorn, n’étant que la traduction anglaise du nom italien Livorno.
- NÉCROLOGIE
- Louis Solignac. — L’industrie électrique vient de faire une perte aussi inopinée qu’inattendue dans la personne de Louis Solignac, décédé subitement à l’âge de quarante-quatre ans, le 2,3 juin 1902.
- C’est dans son cabinet de travail, au moment où il s’occupait de nouvelles applications qu’il avait créées, que Solignac est mort. On peut dire que cette mort est la conséquence d’une vie toute de travail et dé surmenage contre laquelle ses meilleurs amis l’avaient mis en garde à diverses reprises, sans résultat d’aiL leurs.
- Solignac a été de tout temps un chercheur et un
- ANNONCE DU CONSEIL MUNICIPAL
- DE SAIIST-PÉTERSBOURG
- Le Conseil municipal de Saint-Pétersbourg, entreprenant l’installation d’un réseau téléphonique souterrain à double circuit pour une nouvelle station centrale à Saint-Pétersbourg, invite les fabriques qui confectionnent des câbles téléphoniques anti-inductifs avec isolation à air et à papier à prendre part aux enchères pour la fourniture des câbles souterrains et sous-ma rins avec leurs accessoires, ainsi que pour leur placement et leur armature complète dans la canalisation souterraine à construire h cet efïét. Les câbles sont destinés pour le raccordement de 8 000 à 12 000 abonnés et doivent être placés dans le courant de l’année 1902-1903. La fourniture peut être transmise partiellement à un ou à plusieurs entrepreneurs, tout en appli-
- quant a chacun d’eux les mêmes conditions.
- Pour les conditions détaillées de la fourniture et le placement des câbles souterrains et sous-marins pour le réseau urbain de Saint-Pétersbourg, s’adresser à l’Administration du réseau téléphonique urbain, Grande Konious-chennaia, n° 29, à Saint-Pétersbourg, tous les jours de 10 à 4 heures (sauf les dimanches et fêtes).
- Les déclarations par écrit avec les propositions doivent être présentées au Conseil muni-» cipal le 10/23 août 1902, à 2 heures, dans des enveloppes "cachetées avec l’inscription « poulies câbles téléphoniques », et en même temps un cautionnement de 4o 000 roubles doit être versé à la Trésorerie municipale.
- p.r59 - vue 583/746
-
-
-
- LX
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 2 août 1902
- inventeur ; sa modestie et son honnêteté l’ont empêché de profiter personnellement de ses inventions ; il est un de ceux qui sont partis sans laisser la plus modeste fortune à la cornpage de sa vie, alors qu’il aurait pu maintes fois recueillir légitimement le profit de ses travaux.
- Dans les débuts de sa carrière, Solignac s’est principalement occupé des applications de l’électricité.
- Collaborateur de Jablockoff, il entreprit, dans le laboratoire de ce dernier, de nombreuses recherches sur les bougies électriques, les piles, etc. Mais' son activité ne se trouvant pas suffisamment occupée dans ce milieu, il créa, vers 1880, un atelier de construction et d’études qu’il installa rue Saint-Maur, à Paris. C’est dans cet atelier qu’il fit de nombreuses expériences sur les lampes à arc et notammeut les premiers essais de la lampe à arc à vase clos; une de ses expériences les plus originales fut la lampe à arc, dite « à verre » basée sur le ramollissement du verre par la chaleur de l’arc (1882).
- Il s’occupa ensuite d’installations de machines pour la production de l’électricité pour l'éclairage. C’est à lui qu’on doit l’installation complète de l’éclairage électrique du nouveau cirque fondé par M. J oseph Oller ; il y crée la piste mobile avec piscine, et réalise de nombreuses applications de l’électricité aux décors, aux accessoires des représentations, etc., devient l’ingénieur-conseil de cet établissement, et plus tard, administrateur (1).
- En 1888, Solignac entre à la Compagnie Parisienne de l’Air Comprimé, comme ingénieur chargé spécialement de l’installation du secteur.
- C’est ici que son activité et ses qualités maîtresses d’organisateur se sont particulièrement fait connaître. En qualité d’ingénieur en chef de cette Compagnie, il dirige entre autres travaux, le service des horloges pneumatiques, la réorganisation de l’usine de la rue Saint-Fargeau ; il crée dans le secteur une vingtaine de stations de distribution d’électricité, et notamment les usines du boulevard Richard-Lenoir et de la Bourse du Commerce. C’est dans cette usine qu’il établit des chambres froides pour la conservation de denrées alimentaires, installation qui fut honorée de la visite du ministre de la Guerre et lui valut de chaudes félicitations en raison des services qu’elle pouvait rendre éventuellement. Enfin, sa carrière dans cette Compagnie se termine par la création de l’usine du quai de la Gare, forte de 8 000 chevaux pour la distribution dans Paris de
- (J) La Nature a décrit en mars et juillet 1886, avec dessins à l’appui, les nombreuses applications fa’tes par Solignac au Cirque d’hiver.
- l’air comprimé. Il sortit de la Compagnie de l’Air Comprimé en 1892 pour se livrer a des inventions et des études techniques personnelles.
- C’est pendant la période comprise entre 1892 et 1894 que Solignac inventa un nouveau système de générateur à vapeur, désigné sous le nom de « chaudière mixte ». Sous un volume, un poids et un prix moindres, Solignac créa une chaudière qui s’éloignait quelque peu de tout ce qui avait été fait jusqu’à cette époque pce fut néanmoins un succès auquel on ne crut pas d’abord. Mais grâce au coucours d’un homme intelligent, déjà brisé aux affaires et qui devint son ami, il put mettre son invention sur pied, et en 1899, se créa la Société Solignac, Grille et Cie dont il était l’un des gérants le jour de son décès.
- Indépendamment et concurremment à tous ses travaux importants, Solignac dirigeait la fabrication de la lampe à incandescence dite « homogène française» de la Société de la Transmission de la Force. 11 fut le premier à créer la lampe à bas wattage (entre i,5 watt et 2,5 watts par bougie), et la lampe à réflecteur à filament horizontal qui est un véritable succès. La Société des Voitures Electriques l’occupait également, et, au moment où la mort est venue interrompre trop tôt une carrière déjà si bien remplie et si fertile en inventions multiples et utiles, il venait de bréveter. en collaboration avec son ami M. Grille, un moteur à vapeur propre à toutes applications industrielles et notamment à la traction. Ce moteur était d’ailleurs arrivé au degré nécessaire d’utilisation.
- Enfin, il dirigea pendant deux ans (1897 et 1898), comme président, l’Association Amicale des Ingénieurs Electriciens dont il fut l’un des fondateurs.
- Que dire maintenant de l’homme privé !
- Tous ceux qui ont connu Solignac, et ils sont nombreux, avaient pour lui une sympathie bien naturelle. Son honnêteté était proverbiale, son esprit fin égalait son bon cœur. Je l’ai beaucoup approché et je ne me rappelle pas l’avoir jamais entendu se plaindre, quels que soient les moments pénibles qu’il ait eu à traverser.
- L’uniformité de son caractère était encore une des qualités de cet homme bienveillant. Il savait oublier le mal qu’on lui avait fait pour ne se souvenir que des services qu’il pouvait rendre. Il est mort pauvre et le bilan de sa vie peut se résumer en trois mots : u travailleur, modeste et bon ».
- J’ajoute que s’il n’a pas assez vécu pour la science et l’industrie, il a assez vécu pour sa gloire. Tous ceux qui l’ont connu ne pourront l’oublier.
- E. Sartiaux.
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély —Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l’éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d’appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FORTRAN^-PAHIS
- p.r60 - vue 584/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 août 1902
- LX1
- ÜVVS
- Etude de Me NAULEAU, notaire à Nantes, rue du Chapeau-Rouge, n° 9.
- ADJUDICATION, le 26 août 1902, à 2 heures, en l’étude de Me NAULEAU
- i»‘ ut. - USINE ELECTRIQUE de PORNIC (Loire-Inférieure)
- Mise à prix............................................... 30,000 francs
- 2e Lot. - USINE ÉLECTRIQUE de DOUÉ-LA-FONTAINE (Maine-et-Loire)
- Mise à prix..................................... 40,000 francs
- Jouissance 1er septembre 1902. — Faculté de réunion
- Pour renseignements s’adresser : A M. PERDEREAU, arbitre de commerce à Nantes, 2, place Delorme et à à M° NAULEAU, dépositaire du cahier des charges.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET RREYETS
- Théorie.
- Sur l’énergie développée par la décharge oscillatoire d’un condensateur dans les tubes à vide, par A. Maresca. — Il Nuovo Cimento, t. III, p. 337 mai- 1902. Malgré les nombreux travaux exécutés dans cette voie, on ne connaît pas encore avec quelque exactitude la relation qui existe entre l'énergie dépensée dans l’étincelle et les éléments qui constituent le circuit de décharge. L’auteur a étudié spécialement les décharges dans l’air raréfié, mesurant l’énergie dépensée dans les tubes à vide aux différentes pressions en comparaison avec la résistance du reste du circuit et étudiant comment la chaleur développée dans les tubes dépend du potentiel de décharge. La dispositon expérimentale est la suivante : une machine électrique charge deux batteries de condensateurs en cascade ; en série avec ces batteries est une résistance liquide impo-larisable et le tube de charge en communication avec une pompe à mercure. Le tube de décharge est entouré par le liquide calorimétrique dont les déplacements dans un tube capillaire sont proportionnels à l’énergie absorbé par le gaz sous forme de chaleur. A pression constante (comprise dans les expériences entre 120 et 3 mm de mercure) il existe entre l’énergie q dépensée sous forme de chaleur et la résistance R du circuit de décharge
- la relation simple q ~ A X —^ • , dans laquelle A et B
- sont des constantes. En maintenant constante la capacité du circuit et faisant varier le potentiel, le rapport entre lénergie dépensée dans le tube et le carré du potentiel reste approximativement constant. Or Kauffmann, (Kauf-fmann. Wied. Ann. t. LN, p. 653, 1897), avait trouvé que à la pression ordinaire l’energie dépensée était proportionnelle au cube du potentiel. Devant cette divergence, l’auteur a repris l’expérience à la pression ordinaire ; il en conclut que quoique la relation ne soit pas bien nette, les quantités mesurées semblent beaucoup mieux vérifier la loi du carré que celle du cube. Pour chacune des fréquences adoptées dans les expériences de Maresca l’énergie dépensée dans le tube à vide augmente d’abord quand la pression diminue, puis passe par un maximum et décroît ensuite. L’auteur n’a pu obtenir de résultats probants relativement à la dépendance entre l’énergie dépensée dans le tube et la période d’oscillation, celle-ci variant dans les expériences entre 3 X 1er6 et 3 X 1er5
- G. G.
- Influence de la durée de charge sur la déformation des condensateut s, par G. Ekcolini.—Il Nuovo Cimento, t. III, p. 353, mai 1902. —L’auteur étudie le changement
- COMPAGNIE GÉNÉRALE ÉLECTRIQUE
- Médailles d’
- Exposition univer Padis 1900
- or
- sello
- Rue Oberlin, NANCY- Télégrammes ÉLECTRIQUE-NANCY
- Dépôt à Paris Société anonyme, Dépits ) ^ILLE, #6, rue Nationale
- 47, rue Le Pelelier Capital : 4 millions de francs
- ) LYON, 7, rue Grêlée
- DYNAMOS ET ÉLECTROIViOTEURS
- à courant continu
- Alternateurs, Moteur?, Transformateurs
- monophasés et polyphasés
- MOTEURS ROTATIFS A VAPEUR
- Système HULT. — Breveté S. G. D. G.
- APPAREILLAGE — LAMPES A ARC
- USINES ÉLECTROCHIMIQIES DE FROUARD
- Force hydraulique de 600 chevaux pour la fabrication des
- ACCUMULATEURS système P'LLAK, Bte S.G.D .G
- Types stationnaires et transportables
- et des CHARBONS ÉLECTRIQUES de tous profils et dimensions
- INSTALLATIONS COMPLÈTES DE STATIONS CENTRALES POUR
- TRANSPORT DE FORCE, ÉCLAIRAGE, TRACTION
- p.r61 - vue 585/746
-
-
-
- lxh
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 août 1902
- qui se produit dans la déformation d’un condensateur avec la durée de la charge ; d’après les diverses théories présentées jusqu’à ce jour, reflet lent qui suit la création du champ électrique pourrait s’expliquer par l’augmentation de la déformation du diélectrique avec le temps de charge. Pour voir jusqu’à quel point cette interprétation est fondée, Ercolini a étudié la marche de la charge et de la décharge en fonction du temps de charge ; il a cherché en outre comment varie avec le temps la déformation du diélectrique placé dans un champ constant. La déformation à potentiel croissant augmente lorsque le temps de charge croît, sauf dans les premiers instants pendant lesquels elle se conserve sensiblement constante ; cette période est d’autant plus longue que le potentiel est plus grand. L’augmentation de la déformation diminue avec la durée de la charge. La décharge ne ramène pas un condensateur dans les conditions initiales; la deformation résiduelle croît avec le potentiel et la durée de la charge. Après un certain temps, toujours assez court, le condensateur revient aux conditions initiales, les dépasse et reste déformé pendant un temps assez long (au moins cinq minutes) . La déformation persistante quoique toujours plus grande que la déformation résiduelle augmente lorsque le temps de charge et le potentiel croissent et que la grandeur des parois diminue. L’auteur a étudié ensuite les déformations à potentiel constant. Les variations relatives des déformations à potentiel croissant ne sont pas inférieures à celles à potentiel constant. Les déformations à potentiel croisant sont plus grandes que celles dues à un champ constant. Les résultats obtenus ne peuvent s’expliquer en invoquant l’action consécutive du champ électrique et il y a bien des différences entre les déformations élastiques et électriques. L’auteur a cherché l’explication en tenant compte des phénomènes thermiques qui accompagnent la charge et la décharge. Les phénomènes suivant peuvent au moins qualitativement donner l’explication des résul-
- tats : échange d’énergie calorifique entre le condensateur et le milieu ambiant. Variation de la capacité thermique du condensateur. G. G.
- Propriétés électriques et magnétiques de quelques alliages de fer, par Br. Bôhm-Raffay. Zeitschrift fur Elektrotechnik, t XX, p. 233 et 235, 4 et xi mai 1902.—. Nous signalons simplement cet article dont le sujet est emprunté aux travaux de R. A. Hadfield, ingénieur de la Hecla Steel Woorks, de Sheffield, et des professeurs W.-F. Barrelt et Brown du collège royal d’Irlande et qui a été communiqué à la Société des ingénieurs électriciens. Un compte rendu détaillé ferait double emploi avec la revue des périodiques anglais. B. K.
- Génération et Transformation.
- Comparaison des systèmes de tuyauterie de vapeur des quatre grandes stations électriques de New York,
- par C -G. Robbins American Electrician, t. XIV, p. a55-261, juin 1902. — L’auteur décrit et apprécie successivement les systèmes de tuyauterie des usine génératrices appartenant aux quatre Compagnies suivantes ; New-York Edison (VVaterside), Manhattan Elevated Railway, Third Avenue Street Railway, Metropolitan Street Railway. L’article est accompagné de nombreux diagrammes.
- La condensation et l'échappement à l’air libre, par
- Chas. L. Hubbard. American Electrician, t. XIV, p. 290-291, juin 1902. — L’auteur donne des formules et des tables permettant de calculer le poids d’eau de circulation nécessaire pour condenser l’unité de poids de vapeur dans des conditions données. Il montre par des exemples comment on peut dérider s’il est avantageux ou non de recourir à la condensation. P. L.
- Les distributeurs oscillants et leurs systèmes de commande dans les machines modernes, par H.-F.
- E. DUCRETET*
- Constructeur
- PARIS, 75, rue Claude-Bernard
- GRANDS PRIX
- PARIS 1889 — ANVERS 1894 — BRUXELLES 1897 — PARIS 1900
- TELEGRAPHIE sans FIL, matériels complets adoptés pour les grandes distances, types Po|)off-Ducrot et 19U0-t9ri. — Bobines de RuhmkorlT de toutes dimensions. — Interrup-trurs E.-I).
- Matériels RADIOGRAPHIQUES puissants, perfectionnés. — Applications générales des
- RAYONS X.
- Courants de haute fréquence. — Résonateur de M le Dp OUDIN — Applications médicales. Machines de YViinshurst et accessoires.
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS R. GAILLARD
- Pour toutes les applications militaires et nrivées.
- Appareils pour les mesures électriques. Wattmètre industriel, universel, de MM. Blondel et Labour.
- Pyromètres industriels.— Galvanomètre enregistreur type E -D.
- Conjoncteur-disjoncteur de M. Ch. Féry, pour la charge des accumulateurs.
- Chercheur de pôles E D Calorimètre industriel de M. Junkers.
- TARIFS ET NOTICES ILLUSTRES
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMIAS M FEII DATE VU\, SOUS MAiUAS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et CIE
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RUPH11AX-PAR1S. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56. rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- p.r62 - vue 586/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 août 1902
- TÉLÉPHONE
- 323-62
- + 0. R0eHEF0RT +
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- Fournisseur des Ministères de la Guerre, de la Marine et des Colonies
- Rue Capron, 4
- PARIS
- Radiographie # Radioscopie * à{aute fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff- Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRUPTEUR OSCILLANT — INTERRUPTEUR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
- ttésonnteut' Oudin 1> titulaire
- TÉLÉGRAP H H E S/klVS FI L
- Postes complets — Organes séparés — Installations à forfait avec garantie de bon fonctionnement
- Appareils adoptés par la Marine française.
- Catalogue». d*^vîs est rensselgnenaents sur demande.
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÉE FRERES «
- Copil.-'l • 1,000.000 de fr. - Siège social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17
- PORCELAINES & FERRURES
- pour l'Électricité # # *
- CHAUFFAGE ELECTRIQUE
- # #
- Adresse télégraphique : CÉRAMIQUE-PARIS
- ChanlTe-pieus électrique pour bureaux. n° 182. Téléphone: 5i0-72
- crrno iveetrie: u stjj ”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- Q-RAINDORGrE, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier,
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- VOLTS-ME TRES et AMPERES-METRES
- industriels et apériodiques sans aimant.
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco des tarifs sur demande.
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours — Membre du Juryj
- GRAND PRIX —DIPLOME D’HONNEUR — MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. Mé4»üi« 4’or de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulins Filatures, Tissages, PaDeterie, Forges et tontes industries.
- Rendement garanti au frein de 80 d 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,» p, 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Herc.l»
- Progrès » supérieur à celui de tout autre système ou imitation, et nous non» engageons à reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’eniretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR J,OUR ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de 1.500,000 francs, à Epinal (Vosges) RÉFÉRENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DEMANDE
- ’ R O D U U TI ON
- DES
- p.n.n. - vue 587/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 août 1902
- SAUTTER, HARLE & C"
- 26, avenue de Suffren, 26
- PARIS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- 3 GRANDS PRIX — 4 MÉDAILLES D’OR
- Hors Concours — Classe 117 Jury
- ÉLECTRICITÉ
- ÉCLAIRAGE — TRANSPORT DE FORCE
- —1 é—ITT-KTT'.IT u -fcn-n-M—& O r^IE
- Siège social et Direction Générale, à PARIS, 43, rue d.’A NJOU
- MOTEUBS A ATAWWlAr «
- Machines Corliss, Machines Compound, Machines monocylindriques à grande vitesse, Machines pour la commande directe des dynamos
- MOTEURS A GriWlX
- Système « SIMPLEX » de M. DELAMARE-DEBOUTTBVILLE. — Moteurs fonctionnant soit au gaz de gazogène, soit au gaz de hauts fourneaux MM. SCHNEIDER et Cie, concessionnaires pour toute puissance. Souffleries et groupes électrogènes actionnés par moteurs à gaz.
- ÉLECTRICITÉ
- InstaUations complètes pour la production et l’utilisation de l’énergie électrique, Tramways, Locomotives électriques, Grues, Treuils,
- Ponts roulants, Monte - charges, Ascenseurs électriques.
- DYNAMOS SCHNEIDER TypeS. A COURANT CONTINU
- Dynamos pour électrochimie et électrométallurgie. Dynamos pour fabrication du carbure de calcium DYNAMOS ET TRANSFORMATEURS A COURANTS ALTERNATIFS
- BREVETS ZIPERN0WSK1, DÉRY » BLATY
- Appareils à courants diphasés et triphasés. Système GANZ (Brevets N. TESLA)
- SOCIETE GRAMME
- 20, rue iV IInutpoul, #* l MS MS
- Moteur type léger fermé.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES A COU MU LA TE U RS
- LAMPES A ARC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- Moteur asynchrone triphasé.
- p.n.n. - vue 588/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 août 1902
- CABLES ELECTRIQUES
- MA ISOAS: LSiSEï
- LYON rs üo pfea=|
- E T
- BORDEAUX m IjH
- TÉLÉPHONE 146-84
- G. &H.-B, delà RATEE. Dépôt : 81, rue Réaumur, Paris.
- Usines et bureaux à Gravelle-Saint-Maurice (Seine.)
- COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE
- depot a paris (BrGvets Thurv) genève bureau a lyon
- 26, Boulevard de Strasbourg, 26 v uy 61, Rue de l’Hôtel-de-Ville, 61
- MACHINES ÉLECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif
- et pour toutes applications.
- r r
- SPECIALITES : Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SURVOLTEURS-DÉVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer à adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- Catalogues et Devis sur demande.
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- d'ÉLECTRICITÉ
- Etablissements de CREIL
- DAYDË & PILLÉ
- Société Anonyme au Capital de 5,000,000 de Francs.
- 27 et 29, Rue de Châteaudun, 27 et 29 . PARIS
- ----H£=HIK=3*~'-
- MATÉRIEL à COURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE et POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES
- 'Tramways. — Stations Centrales à Vapeur et Hydrauliques.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- p.n.n. - vue 589/746
-
-
-
- Supplément à VÉclairage Électrique du 2 août 1902
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Svccesseub
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction — = — Concessionnaire des Bt« flutin et Leblanc
- Transport d’énergie EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900 EntrePrises générales de Stations
- d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Tréfilerie — Gâblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- - Classe 23. Groupe V
- GRAND PRIX
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tunis ) ( Mozambiqne-Majunga).
- PIRELU_&Ç", MILAN
- Société pour l’exploitation générale Du Caoutchouc, de la Gutta-Percha et Similaires FONDATEURS DE LA S« PIRELLI «& O
- FABRIQUE ESPAGNOLE DE FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES
- Villanueva y Geltrû (Espagne)
- FILS ET CABLES ELtCIRIQUES ISOLÉS
- Siège social et Usine principale à MILAN
- Usine succursale pour la construction des câbles sous-marins-SPEZIA CABLES SOUTERRAINS ET SOUS-MARINS CABLES TÉLÉPHONIQUES avec isolement de papier à eirculation d’air
- GRAND PRIX
- PARIS
- 1900
- De PLAFOND, ^
- de TABLE, APPLIQUE,
- &
- -K-
- a
- Constructeur
- The Général Electric C°-Ld
- ^ . ,
- \E* agent general :
- LUCIEN ESPIR
- 11 bis, rue Maubeug-e — PARIS
- DYNAMOS “PHENIX
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- 11
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A arc, Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs)
- p.n.n. - vue 590/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 août 1902
- LXII1
- Schmidt. American Electricidn, t. XIY, p. 265-277, — Long article, accompagné de nombreux dessins, dans lequel l’auteur décrit plusieurs distributeurs genre Cor-liss, tous de construction américaine. P. L.
- Les récents progrès du moteurs à gaz, par le professeur T. Hudson Beake. Engineering (Londres), t. LXXIII, p. 697-698 et 729-730, 23 et 3o mai 1902. — En 1888, la Society of Arts lit procéder à une série d'essais de moteurs à gaz et à vapeur destinés à des usines d’éclairage électrique. L’auteur passe en revue les principaux perfectionnements qui ont été apportés aux moteurs à gaz depuis cette époque. Il signale en particulier les moteurs alimentés au gaz Mond et au gaz des hauts-fourneaux et rend compte d’essais effectués sur ces machines. P. L.
- La température dans les moteurs à gaz, par H.-E.
- Winpeius. Engineering (Londres), t. LXXIII, p. 833-: 834, 27 juin 1902. — Article théorique dans lequel l'auteur commente les travaux du professeur Burstall sur le moteur à gaz. Il en déduit quelques conclusions intéressantes et propose une explication des variations de température observées dans la masse du gaz. P. L.
- Calcul du rhéostat d’excitation d'une génératrice shunt, par R. Krause. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 383, 1e1’ mai 1902. — L’auteur complète un article de VElektrotechnische Zeitschrift, 23 janvier 1902, paru dans Y Eclairage Electrique 3i mai 1902, p. 827, relatif à 1 etude d’une génératrice à excitation sous tension constante, par l’étude d’un rhéostat pour génératrice shunt employée isolément, en tenant compte de ce fait que 1 excitation varie légèrement avec la tension aux bornes *. les diagrammes sont analogues aux précédents.
- La pratique des machines à courants polyphasés, par le Dr Louis Bell. American Electrician, t. XlY, p. 261-263, juin 1902. — Cet article contient des indications pratiques destinées aux ingénieurs des stations centrales.
- L'auteur insiste en particulier sur le tableau de distribution, le couplage en parallèle, la nécessité de maintenir la fréquence constante. P. L.
- Appareil Everett, Edcumbe et G0 pour le couplage en parallèle des alternateurs. Electrical Review (Londres), t. L, p. io36-io57, 27 juin 1902. — Cet appareil est basé sur le principe suivant : si l’on alimente le stator et le rotor d’un moteur asynchrone à champ tournant par deux sources de courants alternatifs de fréquences très peu différentes, le rotor se mettra à tourner dans un sens et à une vitesse tels que les deux champs soient en phase l'un avec l’autre ; quand les fréquences seront les mêmes, le rotor restera immobile. Le même appareil peut servir aux réseaux monophasés et polyphasés. Il indique le moment précis où l’on doit effectuer le couplage et dispense de l’emploi du voltmètre de synchronisation.
- P. L.
- Les procédés actuellement en usage pour réduire les pertes à vide dans les transformateurs, par Wixkler et Schlatter. Zeitschrift fiir Elektrotechnik, t. XX, p. 221 et 279, 4 mai et 1e1’ juin 1902. — L’auteur passe en revue quelques uns des dispositifs automatiques, d’ailleurs très nombreux, utilisés pour la mise hors circuit des transformateurs quand ceux-ci n’ont plus de récepteurs à alimenter. Il fait remarquer qu’aucun d’eux ne remplit le but auquel il est destiné et résume ainsi les conditions que doit réunir un interrupteur de ce genre :
- i° Il doit être rigoureusement automatique;
- 20 La mise en ou hors circuit du transformateur doit se faire sous l’action combinée du primaire et du secondaire ;
- 3° La disjonction du primaire ne correspondra pas au moment où la charge sur le secondaire est nulle, mais bien quand le dernier récepteur est coupé de la ligne. Or on ne peut pas considérer comme appareil d’utilisa-
- SOGIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société anonyme. Capital : 1.600.000 fr.
- Siège social : 48, rue de la Victoire, Paris
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens — LYON. 106. rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE. 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy. I
- TE1SSFT,Y”151{MLTaC1IAPR0ÎS
- Constructeurs-Mécaniciens Usines a PARIS & à CHARTRES EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein 80à8o,
- bsibhb'
- (; du Gaz H. RICHE
- Société anonyme au Capital de 1.000.000 de francs
- 28, Bue Sl-Lazare, PARIS (IXe)
- Usine et Ateliers : 15, Rue Curton, à Clichy (Seine)
- INSTALLATIONS COMPLÈTES D’USINES
- Fours à Cornues pour Distillation renversée du
- bois, de la tourbe et des déchets de toutes natures. Gaz de 3.000 a 3.300 calories pour éclairage, chauffage et forces motrices.
- Nouveau Gazogène à combustion renversée. —
- Utilisation de tous combustibles pour production de gaz pauvre et de gaz mixte de 1.2UU à 1.800 calories.
- Installations complètes de Forces motrices avec Moteurs de tous systèmes. — fours et forges à gaz. Etuves. Appareils de chauffage et d’éclairage. Gazomètres. Réservoirs d’eau. Chaudronnerie.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Médaille d'argent — Classe 20
- La plus haute récompense décernée aux Appareils producteurs de gaz.
- Projets et Devis fournis gratuite ment sur demande.
- Adresse télégraphique : R ! CG AZ-PA RIS Téléphone : N° 259-55
- p.r63 - vue 591/746
-
-
-
- LXIY
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 août 1902
- tion le compteur installé chez le client, compteur qui absorbe toujours une certaine quantité d’énergie et dont la présence maintiendrait le transformateur en circuit.
- 4° Réciproquement le transformateur se mettra automatiquement en circuit même pour la plus faible demande, jiar exemple, une lampe de 5 bougies;
- 5° L'appareil doit être très robuste, de façon à résister à toutes les intempéries et pouvoir être placé à côté du transformateur soit sur le toit des maisons, soit dans les caves. Seuls les interrupteurs du professeur Schlat-ler, décrits dans Y Eclairage Electrique, t. XIII, p. 383, t. XIV, p. 164 et plus récemment, Zeitschrift fur Elek-trotechnik, t. XIX, p. 455 à 460 avec 8 ligures, satisfont à peu près à toutes ces conditions, mais avec cette restriction que l’emploi de bascules avec godets à mercure ne semble pas bien approprié aux hautes tensions. Il est bien regrettable, conclut l'auteur, que jamais aucune Société n’ait publié une statistique des économie résultant de l’installation d’interrupteurs automatiques sur son réseau. L’éloquence des chiffres serait autrement convaincante que la description alléchante des innombrables dispositifs imaginés jusqu’à ce jour.
- Le professeur Schlatter, mis en cause d’une manière très flatteuse, ne semble pas satisfait des éloges restrictifs dont ses inventions ont été l’objet et tend à démontrer qu’elles remplissent exactement toutes les conditions exigées par l’ingénieur YVinkler, mais ne répond pas au vœu exprimé par ce dernier qui est d’obtenir des résultats d’exploitation. On y voit tout simplement cette vague affirmation que l'adoption de son système peut entraîner une économie de 25 p. 100 sur les frais généraux. D’ailleurs, une nouvelle solution proposées par Schlatter consiste à employer deux transformateurs, dont le plus grand ne fonctionnerait que deux à trois heures par jour; elle a été appliquée au réseau de Budapest. Cinq de ces nouveaux appareils sont munis d’enregistreurs qui notent l’heure de la conjonction ou de la disjonction de l’un ou l’autre transformateur. Le contrôle s’est exercé pendant près de sept mois, et on a relevé près de 1000 diagrammes qui démontrent la marche régulière de ce nouveau dispositif de Schlatter, adopté également par la Internationale Elktricitats Gesellschaft, de Vienne, et la Compagnie d’Electricité de l’Ouest Parisien. M. Winkler objecte que, malgré toutes les garanties de bon fonctionnement, il manque toujours des chiffres démontrant d’une façon péremptoire que les interrupteurs automatiques sont susceptibles de réaliser des économies. B. K.
- Eclairage.
- Sélecteur Louis Bruner pour installations d’éclairage. Electrician, t, XLIX, p. i33-i34, 16 mai 1902. — L’objet de cet appareil est le suivant. Soit par exemple un réseau d’éclairage à 44o volts où les lampes à arc sont reliées par neuf en série. Pour ouvrir ou fermer ces circuits de neuf lampes, il faut, ou bien envoyer un em-
- ployé, ou bien poser un fil d'interruption entre l’usine et chacun de ces circuits. Avec le système Bruner un seul fil est nécessaire et des sélecteurs sont placés en série sur ce fil à chacun des points de branchement. La terre sert de conducteur de retour. Un transmetteur sert à envoyer de l’usine différentes séries d’impulsions électriques dans cette ligne et les sélecteurs sont construits de façon à ne fermer les circuits d'arcs auxquels ils sont affectés que lorsqu’ils reçoivent la série d’impulsions particulière à laquelle ils sont adaptés. Ce système peut évidemment recevoir d’autres applications. L’article donne la description et les diagrammes de l’appareil. P. L.
- Électrochimie.
- Notes sur l’électro-galvanisation, par Sherard Cow-per-Coles. Electrical Review (Londres), t. L, p. 871-872, 23 mai 1902. — Le zingage par électrolyse est très employé depuis sept ans dans la marine pour le revêtement des plaques de blindage et des tubes de chaudières. Cette opération demande des soins particuliers. Si les connexions électriques sont mauvaises, si le bain est trop acide, ou si la dynamo n’a pas une puissance suffisante, on 11’obtient pas de dépôt de zinc, ou le dépôt n’est pas adhérent. L’électrolyte doit contenir 210 gr de sulfate de zinc cristallisé par litre d’eau ; il faut que le bain soit légèrement acide pour donner un dépôt adhérent : la meilleure proportion d’acide sulfurique libre est de 0,6 gr environ par litre d’eau. L’auteur donne la description et le plan de deux installations Cowper-Coles pour l’électro-galvanisation avec régénération de l’électrolyte, établies pour deux Compagnies de constructions navales, l’une à Stettin, l’autre à Anvers. P. L.
- Procédé A. Frasch pour le traitement électrolytique d une solution ammoniacale de nickel. Brevet américain, nos 697 831, déposé le 7 mars 1901, accordé le i5 avril 1902. — Le procédé consiste à électrolyser une solution ammoniacale de nickel à la cathode d’une cuve à deux compartiments, en employant comme anode un métal soluble autre que le nickel, de préférence la matte brute de nickel et de cuivre, et, comme anolyte une solution de sel commun. L’appareil se compose d’une cuve sur le fond de laquelle on étend la matte broyée en petits fragments ; on dispose par-dessus une couche de sable qui sert de diaphragme. Quand le courant passe, la matte se dissout pour former une solution chlorée qu on entraîne par un système de circulation. A la cathode, on obtient du nickel. P. L.
- Fabrication des tuyaux de cuivre par dépôt électrolytique à la English Electrometallurgical Company.
- Engineering (Londres), t. LXXIII, p. 633-634, 16 mai 1902 — Cette compagnie exploite les brevets Elmore pour le polissage du cuivre pendant le dépôt électrolytique. Elle a récemment construit une nouvelle usine. Le bâtiment affecté à l’électrolyse contient 216 cuves, Deux moteurs électriques, placés à chaque bout de la
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- Facilités données aux voyageurs pour aller visiter les plages de Bretagne desservies par le réseau d’Orléans
- La Compagnie d’Orléans délivre pendant la période du samedi, veille de la lête des Hameaux, au 31 octobre (inclusivement'! des billets d’aller et retour individuels en lre, 2e et 3° classes pour les stations balnéaires de Saint-Nazaire, Pornichet,, Escoublac-la-Baule, Le Pouliguen, Batz, Le Croisic. Guérande, Quiberon, Saint-Pierre-Qui-beren, Plouharnel-Carnac. Vannes, Lorient. Quimperlé, Concarneau, Quimper, Pont-l’Abbé, Douarnenez et Châ-teaulin.
- En vue de faciliter les déplacements des familles, la Compagnie vient de soumettre à l’approbation ministérielle la proposition de délivrer, au départ de toutes les stations du réseau situées à 125 kilomètres au moins des stations balnéaires dénommées ci-dessus, des billets collectifs aux familles d’au moins trois personnes payant place entière et voyageant ensemble.
- Le prix de ces billets s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires le prix d’un de ces billets
- pour chaque membre de la famille en plus de deux. Toutefois. le prix par personne ne peut excéder le prix des billets individuels actuellement délivrés par les mêmes stations balnéaires.
- Aux termes de la proposition précitée, le chef de famille peut être autorisé à revenir seul à son point de départ à la condition d’en faire la demande en même temps que celle du billet.
- 11 peut, en outre, obtenir une carte d’identité sur la présentation de laquelle il pourra voyager isolément à moitié prix du tarif général pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le lieu de départ et le lieu de destination mentionnés sur le billet.
- La durée de validité des billets est de 33 jours, non compris le jour du départ; elle peut être prolongée une ou deux fois d’une période de 30 jours moyennant le paiement d’un supplément de 10 p. 100 par chaque période.
- p.r64 - vue 592/746
-
-
-
- LXY
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 août 1902
- salle, actionnent un arbre qui, par l’intermédiaire de chaînes et de roues dentées, donne un mouvement de rotation aux mandrins qui constituent les cathodes. Pour les tubes de moins de xo cm de diamètre intérieur, les mandrins sont en bronze ; au-dessus, on emploie des mandrins de fonte. Les anodes sont de cuivre raffiné à l’usine. Les polissoirs, en agate, sont animés d’un mouvement vertical le long des tubes ; ils leur donnent une densité uniforme et une surface parfaitement unie. L’usine peut fournir ^5 tonnes de tubes par semaine. P. L.
- Sur la manière d’agir des anodes en plomb dans l’acide phosphorique, par Franz Fischer. — Zeitschrift f. Elektrochemie, t.VIII, p. 398. — On sait que le sulfate plombique a été obtenu précédemment par Karl Elbset Franz Fischer. Ce derniei* vient tout récemment de réussir la préparation électrolytique de solutions de phosphate plombique en employant des anodes en plomb. Contrairement à ce qui a lieu dans la formation du sulfate plombique, on peut obtenir à l’anode en plomb, une solution jaune d’or d’un sel de plomb tétravalent, par l’emploi d’acide phosphorique étendu (par exemple, de densité 1,02). On réussit en prenant des densités de courant de o,o5 ampères par dm2 pour des plaques unies ; la couleur jaune se produit fortement après vingt-quatre heures d’électrolyse. La solution claire, de couleur variant du jaune d’or au rouge vineux est décomposée par l’eau oxygénée ; il se dégage de l’oxygène, et du phosphate plombeux blanc se précipite. Cette solution est également décolorée par le sulfate ferreux avec formation du sel ferrique et précipitation du sel plombeux. L’acide chlorhydrique y produit un dégagement de chlore. Une solution d’iodure de potassium sépare de l’iode et précipite de l’iodure plombeux. Par addition d’un acide ou d’une solution saline sans action de décomposition, il se dépose un sel de couleur jaune citron à jaune orange qui se dissout à nouveau dans l acide phosphorique, après décantation. Avec la quantité d’eau nécessaire pour former une solution jaune, il n’y a pas d'hydrlyse immédiate ; mais des décantations répétées, avec de l’eau précipitent le peroxyde de plomb bruix. Ce peroxyde se dissout facilement dans l’acide phosphorique, et d'autant plus rapidement que l’acide est concentré ; la solution obtenue présente la couleur initiale. L’ammoniaque et les alcalis précipitent d’abord le sel qu’ils décomposent ensuite; un excès de ces corps ramène à nouveau tout en solution. D’après toutes ces réactions , la solution jaune primitive renferme évidement un seî du plomb tétravalent. Il n’est pas sans intérêt de signaler aussi que les plaques positives chargées de l’accumulateur sont environnées d’une couche liquide jaune verdâtre lorsque l’acide sulfurique renferme de l’acide phosphorique; la couche jaune renferme du phosphate plombique. Par analogie, dans
- l’acide sulfurique pur, les plaques positives en peroxyde, de l’accumulateur au plomb, doivent être entourées d’une couche très faible de sulfate plombique, c’est-à-dire d’ions de plomb tétravalent. L. J.
- Sur l’industrie électrochimique des métaux, en Allemagne, par le Dr Ludwig Hôpfner. Zeitschrift f. Elektrochemie, t. VIII, p. 177, 27 mars 1902 — L’auteur présente quelques observations relatives au rapport du D1- Danneel sur cette question, rapport qui a été analysé récemment dans ce journal (EEclairage Electrique, t. XXXI, p, cxxvi).
- Détermination du point de fusion du manganèse. —
- Communication du laboratoire de W. C. Heraeus. Zeitschrift f. Elektrochemie, t. VIII, p. 185, 3 avril 1902. — L’essai a été entrepris sur un échantillon de manganèse à 99 p. 100, donné par le Dr Hans Goldschmidt. La fusion était obtenue dans un four chauffé électriquement, la température étant mesurée à l’aide du couple thermoélectrique de Le Chatelier. La méthode permettait de déterminer à 5 degrés près la température de fusion. Le four était disposé de façon à éliminer toute trace d’air; à cet effet, on faisait circuler, un courant d’hydrogène pur et sec, obtenu par' électrolyse. Six déterminations différentes donnaient les valeurs suivantes pour la température de fusion du manganèse : 1240° C., 1265° C. — 1245° C., i24o°C. — 1240° C., i25o° C,, soit une moyenne de 1245° C.
- Sur la substitution du bisulfite de sodium au monosulfite de sodium dans les bains de laiton en solution de cyanure de potassium, par le Dr W. Pfanhauser Elektrochemische Zeitschrift, t. IX, p. 16, mai 1902. — Cet article renferme quelques observations de Fischer et de Pfanhauser sur l’obtention des dépôts galvaniques do laiton. L. J.
- Température et rendement des fours électriques, par
- Gustave Gin. Elektrochemische Zeitschrift, t. IX, p. 26, mai 1902. — Si on appelle Cs la chaleur spécifique moyenne à l’état ordinaire, C/da chaleur latente de fusion, C/ la chaleur spécifique moyenne à l’état liquide, C?., la chaleur absorbée par les réactions chimiques, P le poids de la substance transformé pendant l’unité de temps, Tf, la température de fusion, T,., celle de réaction, X, la surface totale de la partie rayonnante du four, on obtient l’équation
- EI= i,iô[p (CslV+Cz+C^r — T^ + C^ + KEST,]'
- De cette expression, on peut déduire T,,.
- Cette formule se simplifie si on désigne par Cf la chaleur totale de fusion et si on remplace KXS par la cons-
- COMFAGNIE FRANÇAISE
- DES
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- “ UMION " . rJ’*T\'YîT<"'e "UNION”
- SOCIÉTÉ ANONYME SIÈGE SOCIAL
- Capital : CINQ MILLIONS ^IISép^cp^ 27, rue de Londres, PARIS
- —0— OCPOSCC _o-
- Usines à NEUILLY-SUR-MARNE (Seine-et-Oise)
- Batteries de toutes puissances pour stations centrales, usines et installations particulières BATTERIES POUR TRACTION ET LUMIÈRE. — BATTERIES TAMPON
- CATALOGUE ENVOYÉ SUR DEMANDE
- p.r65 - vue 593/746
-
-
-
- LXVI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 août 1902
- tante K qui est une caractéristique du four considéré. Il vient alors
- EI = 1.16 [p(cr+Cr+C,(T, —T,)) + KT,.]
- et le rendement du four est
- P[C/ + Cr + Q(T,—1»]
- P[C/--|- C(. —j— C; (I. r— 1 /j] -f- K lf
- ou encore
- ai,.
- ¥[Cf±Cr-\-Ci{Tr — Tf)\
- Cette formule montre que le rendement diminue avec la température de réaction et qu’il augmente au contraire avec Cf et C,., c'est-à-dire avec l'énergie correspondant aux variations des états physique et chimique. L. J.
- Mesures.
- Méthodes de zéro appliquées à des mesures magnétiques, par Rudolf Goldschmidt. Elektrotechnische Zeitschrift, p. 3i4, io avril 1902. — Ces méthodes sont employées dans les ateliers delà Elektricitàts-A.-G., vor-mals Kolben et Co, de Prague Vysocan, pour l’essai des machines électriques. Elles reposent sur le principe suivant. On compare les flux magnétiques «fq et <t>2 issus de deux bobines et S2 en leur faisant traverser respectivement deux bobines auxiliaires Sls S., en série avec un millivoltmètre à courant continu et enroulées de telle sorte qu’on y induise des forces électromotrices de sens contraires quand on annule N1 N2. On fait alors varier le nombre des spires actives de S, et S2 jusqu’à ce que l’aiguille du millivoltmètre reste au zéro au moment de la rupture du courant d’excitation commun à et S.,.
- . ' d>, S,
- Dans ces conditions, on a : , bib2représentantles
- . 2 ?
- nombres de spires auxiliaires actives. Cette égalité est vraie tant que la durée de la variation du flux est petite par rapport à la durée d oscillation du cadre du millivoltmètre; or, cette condition est remplie par la majeure partie des instruments de mesure. L’auteur affirme qu’on peut atteindre une exactitude de 1/10 par ce procédé, précision largement suffisante pour les mesures que l’on a en vue. Le mode opératoire est d’ailleurs très simple. SA et S2 sont formés respectivement d’une dizaine de spires de fil à couche isolante très faible et dont on laisse flotter librement les extrémités. Aux bornes du voltmètre on connecte de même deux fils dont les bouts libres son taillés en pointe suffisamment aiguë pour percer facilement le guipage des enroulements auxiliaires. La manœuvre se comprend sans difficulté; en promenant les pointes sur les spires de Sj et S2, on arrive assez vite à trouver deux positions pour lesquelles l aiguille reste au au zéro. Pour les mesures absolues, il suffira que l’une des bobines Si ou S2 soit étalonnée.
- Avec cette méthode, on pratique souvent les essais suivants dans les ateliers de construction : mesure de la dispersion, vérification du centrage d’un induit par rapport au champ inducteur; détermination des contre-ampères-tours d’un induit à courant continu pour diffé-
- rentes positions des balais; détermination de la courbe du magnétisme; détermination du rapport de transformation d’un transformateur. Des schémas indiquent les montagnes à employer dans ces différents cas. B. Iv.
- Perfectionnements aux boîtes de résistances a fiches,
- par W. Kxobloch. Elektrotechnische Zeitschrift, p. i32, i3 février 1902. — Les boites de résistance à fiches habituellement employées ont l’inconvénient d’introduire des résistances de contact parfois considérables et sont, de plus, d’une manipulation longue et fatigante. La manœuvre des rhéostats à manette est plus facile, mais ici encore les résistances de contact jouent un rôle si important qu’on doit leur préférer, malgré tout, le premier système, à la condition d’y introduire quelques perfectionnements. Entre les deux séries de blocs parallèles A et C entre lesquels sont placés les résistances, on dispose une 3e barre pleine B qui est en relation permanente avec chacun des blocs par une fiche. Pour prendre une résistance de x ohms, on enlève, connue d’ordinaire les fiches entre les blocs correspondants et, en outre, celles réunissant ces mêmes blocs à B ; de sorte que le courant, après avoir traversé les résistances, passe à B, puis à C, en ne rencontrant que les deux fiches de jonction entre A et B, d’une part, B et C, d'autre part. On peut même, dans certains cas, supprimer l’une des fiches en connectant les pôles de la pile à A et B, ou B et C. Remarquons qu’un dispositif semblable est depuis plusieurs années appliqué aux boîtes à pont de Carpentier. B. K.
- Explication des phénomènes observés dans la mesure des isolements des câbes, par Georges Claude. Industrie Électrique, t. XI, p. i3o-i33, 25 mars 1902. — A propos de la discussion qui a eu lieu à la Société internationale des Electriciens sur les mesures d’isolement des câbles, l’auteur cherche à donner une explication simple du fait que le courant de charge d’un câble et en général d’un condensateur décroît avec le temps. Il rappelle que la question a été complètement étudiée par le calcul dès 1892. [La Lum. Élect., 26 nov. 1892) par son son regretté camarade Hess. Reprenant les idées de Hess, il les explique fort simplement au moyen d’analogies hydrauliques qui rendent parfaitement compte du phénomène de la charge et de la décharge des condensateurs dans tous leurs details.
- Mesure de la puissance dans les circuits à courants alternatifs, par Lyman C. Reed. American Electrician, t. XIV, p. i44 i47j mars 1902. — I/auteur expose le principe des compteurs wattmètres, parmi lesquels il distingue les compteurs non inductifs et les compteurs inductifs. Un exemple bien connu du premier type est le compteur Thomson. Les compteurs inductifs sont les compteurs à champ tournant. L’auteur étudie la mesure de la puissance au moyen de ces appareils sur les réseaux monophasés, di ou triphasés, dans le cas des charges non inductives ou inductives. P. L.
- Compteur d’électricité Mordey-Fricker. Electrician. t. XLlX, p. i3i-i33, 16 mai 1902, — Ce compteur, qui fut présenté dernièrement à la Royal Society, s’applique aux courants continus ou alternatifs. C’est la combinaison d’une horloge et d’une bobine de galvanomètre entourant une aiguille de fer doux. L horloge n’a pas de ressort d’échappement • l’axe de la roue d’échappement porte un disque d’ardoise sur lequel sont fixés quelques
- TCJf
- UNES PBHSA.N-BBAUMONT «Sein
- CAOUTCHOUC OUTTA-FERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- n« INDIA RUBBER, GUTTA-PERCHA I TELEGRAPH WORKS C" (Limited)
- FOURNISSEUR
- (g Raifl ta FM. «t TE
- ]
- 97, Boulevard Sébastopol, PM RIS
- OSXKBa A. rERSAM-OBAUltONT (l.-M-t.) )l arLVKKTOWN (ligtWm)
- Cibles pou roBien eloetnqae «t trsiMgwrt 4m lecme, hante •* basse tension Bacs ébooüe pou unMMnii, «ta., «M.
- ' <5>
- Envoi de Tarifs franco sur demande.
- Fil* ouvra isolés peu électro-aimants ** éjBmmm. Fih pou sonneries et téléphones.
- Cibles télégraphiques, aériens, soaterrahu,
- p.r66 - vue 594/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 août 1902
- /.AI//
- morceaux de fil de fer. Ce disque est placé à l'intérieur d’une bobine fixe dans laquelle passe le courant à mesurer; il agit comme un ressort d’échappement variable. Le fer en effet est magnétisé plus ou moins fortement par le courant et tend à se placer suivant l’axe de la bobine ; cette action magnétique, combinée avec l’action ordinaire du grand ressort, imprime au disque des oscillations proportionnelles au courant. L’horloge s’arrête donc quand il ne passe aucun courant. L’instrument est un ampère-heure-mètre, mais le compteur est disposé pour indiquer la consommation directement en kilowatt-heure. Ces compteurs ne donnent lieu, dit-on, à aucune erreur de fréquence, la constante étant la même pour toutes les fréquences usuelles. P. L.
- Sur la répartition de la mesure de l’énergie d'un système triphasé entre deux wattmètres, par Carlo M.ilXî*. Elettricisla, t. XI, p. 88, avril 1902. — Supposons un récepteur monté en triangle; désignons par yl5 ")2, Ts ^es admittances imaginaires des côtés du triangle Yi = gi -\-jbv etc. ; par Ii, In, Im les intensités imaginaires dans les trois fils de ligne ; par I±, I2, I3 les intensités imaginaires dans les trois côtés du triangle récepteur; par Yj, V2, Y3 les différences de potentiel imaginaires entre les sommets du triangle. On a : ( = yqVj, etc; Ij = I, —- I3, etc; L = y2V2 — ysY3, 0° i la puissance motrice du système est : p = | I1Y1 j -j- | I2V, | -)- | I3V3 | , la quantité | IY | représentant le produit géométrique des vecteurs qui représentent les nombres complexes I et Y, soit | IY | iv cos (IV), i et v étant les valeurs réelles, on arrive à l’expression p = j IuA^ | — ] IiY3 | . On constate que la puissance motrice est égale à la somme algébrique des indications des deux wattmètres. Au point de vue delà répartition de l'énergie, si lmj et l\3 sont les deux lectures, on a :
- foii —
- L + S2 yr +
- h 3 y 3
- §'1 + ^2 TT
- b3 v/3
- v2, v représentant la différence de potentiel
- entre phases. Supposons le récepteur monté en étoile, on obtient la même expression de la puissance motrice p, et si y yn ym sont les admittances des trois branches de l’étoile, on conclut, par comparaison avec ce qui précède, que la mesure d’un système triphasé à étoile dans les branches duquel sont insérées les admittances y , Yji y^ se répartit entre les deux wattmètres de la même manière que celles d’un système en triangle ayant pour admittances y1? y,, y3 reliées aux précédentes par la relation y1 = ----fjTü-----ete. Dans la pratique, il se pré-
- 7: + 7ii + 7m
- sente souvent le cas que des deux compteurs (qui sont alors des watts-heures-mètres) employés, l’un marque en avance et l’autre en retard. Comme application de ce qui précède, on vérifie que cela a lieu si la différence de potentiel entre deux bornes d’un moteur en triangle précède l’intensité de courant d’un angle o i> 6o° ; de même dans le cas d'un moteur en étoile en comptant la différence de potentiel entre une borne et le centre de l’étoile.
- G. G,
- Remarques sur l'emploi des appareils électriques de précision étalonnés, par W. Mahck. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 447- — Les efforts constants des constructeurs, secondés d’ailleurs par les théoriciens les plus distingués, ont amené les appareils étalonnés à un très haut degré de perfection. Leur emploi n’est pas seulement limité aux besoins de l’industrie; ils ont même conquis la faveur des laboratoires techniques grâce à la haute précision qui les caractérise. Cependant, il a transpiré peu de chose, dans le public, des multiples essais auxquels sont soumis ces instruments; et l’auteur se propose de publier les procédés en usage au laboratoire d’étalonnage de Vienne. Les observations concernent principalement les appareils de Weston, de Siemens et Halske, et de Gaiffe ; voltmètres, millivoltmètres et wattmètres. Nous nous contentons de signaler l’article
- Renseignements Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignements statistiques
- LE VOLTA
- Annuaire de l'Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 figures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, N° 53, PARIS (9e)
- LeVOLTA est à la fois le Larousse et le Bottin de T Electricité.
- 16, Rue Rivay, 16, LEVALLQ1S
- ( Seine)
- LACTION
- ’ERIES .aWV «
- LUMIÈRE
- TRACTION
- BATTERIES irauprUblu
- OS" ^ ^
- y* * w ^ /
- G. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIe Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-8° raisin. 412 pages, 271 figures. 12 fr.
- AGENCE FRANÇAISE H
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- île VÆVÆT* (Suisse)
- INSTALLATIONS H VDIULLIQUES
- Spécialité de Turbines
- * J. AüG. schoen
- Ingénieur-Conseil Expert près les Tribunaux.
- 17, rtie de la Mépablique, 17. LYON
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- EL.E CT R I CITÉ
- Eclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES
- * CONTROLE
- p.r67 - vue 595/746
-
-
-
- LXVlll
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 août 1902
- aux spécialistes et rappelons à nos lecteurs que M. Ch.-Ed. Guillaume a bien voulu exposer les pratiques suivies au Bureau international des poids et mesures dans un ouvrage édité tout récemment (Ecl. Elect., t. XXXI,
- p. LXXVI.)
- B. K.
- dans le cas de courbes de tension et de courant représentées par des triangles équilatéraux, l’expression de la puissance est
- Frein dynamométrique à actions magnétiques et électromagnétiques, par A. Grau. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 467, 29 mai 1902. — Plusieurs de ces freins ont été déjà décrits dans L’Eclairage Electrique, t. XXIX, p. 189 et 26a, 9 et 23 novembre 1901. Le modèle actuel, construit dans les ateliers du Musée des Arts et Métiers, de Vienne, a une puissance de 5 chevaux et comprend 5 électro-aimants répartis symétriquement sur les jantes de. deux étoiles à .six bras. Au centre des étoiles sont rapportés deux anneaux sur la périphérie desquels on adapte les couteaux. Tout le système repose sur des surfaces en agathe portées par les tètes de deux boulons mobiles dans les colonnes-supports et qui servent au réglage de l’appareil. On dispose de 4 poids : deux pour la mise au zéro, deux pour le réglage de la sensibilité. Le disque de cuivre est fixé à une des extrémités d’un moyeu muni de trois rainures de guidage dans lesquelles on fait glisser des clavettes ; celles-ci ont une surface plane et une partie bombée ; la partie plane est pressée sur l’arbre du moteur ; la partie bombée regarde la paroi interne du moyeu. Une série d’anneaux tournés coniques peuvent être engagés entre le moyeu et la partie convexe des clavettes. Avec un écrou on chasse les anneaux qui appuient alors les clavettes sur 1 axe du moteur. Cette manœuvre se fait du côté opposé au plateau, et, de plus, l’écrou est perforé pour livrer passage à l'axe du moteur. Ce manchon d’accouplement permet de substituer rapidement un appareil à un autre et assure un bon centrage. Il s’applique à des arbres dont le diamètre est compris entre i5 et 35 mm. Le diamètre du disque est de 34 cm; son épaisseur, de 8 mm. Le curseur a un poids de 5 kg. La puissance freinée est, comme dans les dynamomètres déjà décrits, donnée en chevaux
- 2 TT j\I ÎXOC
- par la formule —-------— où on représente par : M, la
- 1 bo X 7à u i
- masse du curseur; x, son déplacement; n, le nombre de t ; m.
- Un dispositif est prévu pour le refroidissement du disque dans des expériences de longue durée et pour les fortes charges : 3 à 5 chevaux. B. K.
- Sur la mesure des puissances électriques, par Gœr-xer, Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 338, 17 avril 1902.— La puissance électrique, dans un circuit parcouru par un courant alternatif simple, peut être mise sous la forme KEI, où K désigne un certain facteur ^ 1, appelé facteur de puissance, E et I les différences de potentiel et courant efficaces. Dans le cas de tensions et de courants suivant la loi sinusoïdale, Iv est le cos. de l’angle cp de déphasage du courant sur la tension ; mais si les tension et courant suivent une loi différente de celle-là, le facteur de puissance n’est plus représenté par le cos de l’angle de déphasage ; ainsi l’auteur calcule que
- d’où il faut conclure que le quotient de la puissance mesurée au moyen d’un watlmètre exact par le produit El, ne donne le cos. de l’angle de déphasage que dans le cas de courbes parfaitement sinusoïdales. A plus forte raison, ne peut-on déterminer ainsi le déphasage, quand le courant et la tension suivent des lois différentes, ce qui est le cas général, dès que la tension n’est pas sinusoïdale et que le circuit présente des selfs ou des capacités. — De ce fait, il résulte que nombre de procédés de mesure des puissances à courants alternatifs sont absolument faux avec les courants industriels, tels que la méthode bien connue des trois voltmètres, et aussi le wattmètre à fil chaud de Field (brevet allemand, 101620) qui utilise l’action sur une aiguille des deux quantités (Ë + l)2 et(E — I )-, proportionnelle à LEI cos es, dans le cas de courbes de variation sinusoïdales. — Alors que les voltmètres et ampèremètres à fil chaud donnent poulies valeurs efficaces des indications absolument exactes, indépendamment de la forme des courbes de variation, il n’en est plus de même du wattmètre à fil chaud. — Le seul procédé exact de mesure des puissances en courants alternatifs, est le wattmètre dérivé de l’électrodynamo-mètre, qui donne la valeur moyenne des puissances instantanées, quelle que soit la forme des courbes, et par suite la valeur exacte de la puissance définie par
- 11 y a seulement deux conditions à remplir dans la construction de l’instrument : i° que la bobine à fil fin présente une self-induction négligeable, de façon que le courant dans le fil fin ait la même forme et la même phase que la tension appliquée aux bornes de cette bobine. — Dans le cas où la self du fil fin est appréciable, il en résulte une erreur pour le wattmètre, erreur qu’il est facile de calculer et de corriger dans le cas des courants sinoïdaux où elle occasionne un déphasage du courant et du champ de la bobine à fil fin en retard sur la tension : si cp désigne le déphasage dans le circuit en étude, et a le déphasage propre du fil fin, le facteur de correction est
- cos a cos [o — a)
- si les courants ne sont pas sinusoïdaux, en plus du dépha-lage la self introduit une déformation du courant dans le fil fin qui devient différent de la tension, et la correction exacte est impossible; — 20 que dans le cas de gros courants, la bobine à gros fil soit suffisamment divisée pour que des courants de Foucault ne puissent prendre nais-
- L'ECONOMISEUR ELECTRIQUE
- Société on Commandite par* Actions au capital de SOO.OOO francs
- ♦
- *V
- C3
- CS
- N*
- Uj
- O
- Uj
- *
- D. KAHN, Ch BERTOLUS & Ch
- Seul système permettant d’employer pratiquement sur les secteurs, des lampes de DEUX ET UNE BOUGIES. Veilleuses électriques de deux bougies consommant 0a05 sous 110 volts. .
- ÉCLAIRAGE ÉCONOMIQUE PAR L'ÉLECTRICITÉ Système WEISSMANN et WYDTS Breveté S. G. D. G.
- 100, Faubourg Saint-Honoré, VIIIe (Place Beauvau)
- Adresse télégraphique : FARAD-PARIS PARIS Téléphone : 551-94
- p.r68 - vue 596/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 août 1902
- LXIX
- sance dans l’enroulement : si cette condition n’est pas remplie, ces courants de Foucault réagissent sur le champ de la bobine, qui tout en restant sensiblement proportionnel au courant, se décale d’un certain angle [3 en avance ou en retard sur le courant, en avance la plupart du temps (signe — Dans le cas de courants sinoïdaux seulement, on peut en tenir compte par un facteur de correction, englobant les effets des deux perturbations sous la forme générale.
- ,. cos o
- M _=————-----------!----------- ,
- cos a cos p cos (o — ait p)
- Il est donc nécessaire pour obtenir un bon wattmètre, applicable à la mesure des courants industriels de réaliser : i° une bobine à fil fin demandant un courant très faible, ce qui permet d’ajouter en série avec cette bobine pour les tensions usuelles, une résistance non inductive considérable, et de rendre ainsi la self-induction de l’ensemble négligeable ; 2° l’absence complète de toutes
- masses métalliques pouvant donner naissance à des courants de Foucault, soit dans l’enroulement lui-même, soit dans les parties voisines. — En terminant, Fauteur décrit les nouveaux wattmètres à lecture directe Hartmann et Braun, présentant les particularités intéressantes suivantes :
- Ils sont construits en deux types l’un transportable, l’autre pour tableaux : les wattmètres transportables présentent une self-induction de la bobine à fil fin de 0,0075 Henry, et nécessitent un courant dans le fil fin de o,o3 ampères les wattmètres pour tableaux, exigent o,o5 ampère. L’erreur due à la self-induction dans le premier type, pour une tension de 3o volts, est 0.2 p. 100 pour o — 40et x,3 p. 100 pour o — 8o°, résultats excellents. — Les bobines à gros fil sont constituées par des rubans isolés en parallèle, et sont constantes pour des intensités allant jusqu’à 400 ampères. Dans certains modèles 011 peut grouper ces rubans soit en série, soit en parallèle et obtenir ainsi diverses sensibilités. A. M.
- Divers.
- Appareil pour l’analyse électrolytique, par Franz Hanaman. Zeitschrift f. Elektrochemie, t. VIII, p. 3g8, 19 juin 1902. — Cet appareil réunit dans une même boîte tous les accessoires nécessaires à l’analyse électrolytique: commutateurs, résistances, etc. Il permet le réglage facile soit de l’intensité, soit de la différence de potentiel. Nous n’insisterons pas ici sur les détails qui n’offrent rien de particulier. L. J.
- Electrisation spontanée du corps humain, par A. Heyd-weiller. Drude’s Annalen, t. VIII, p. 227-280, mai 1902.
- Les contractions ou extensions des muscles provoquent l’apparition d’une charge électrique. Le sujet en expérience est placé sur un tabouret isolant devant une plaque métallique qui est reliée à un électromètre à quadrants : il tient la main à quelque distance de cette plaque. S’il monte sur le tabouret, l’électromètre accuse une charge négative de la main. S’il fléchit les genoux, sur le tabouret, l’électromètre accuse une charge positive. Une extension du genou produit une charge de signe contraire et si les deux mouvements se succèdent rapidement, les deux charges se neutralisent. — L’expérience réussit également quand le corps n’est pas isolé; mais les charges disparaissent plus vite. -— Les charges de signes contraires équivalentes à celle qui àpparaît sur la main se répartissent sur les autres parties du corps, comme on peut s’en assurer en approchant la plaque de ces autres régions, en particulier de la hanche (quand le sujet est isolé). Ces charges peuvent persister assez longtemps, ce qui semble indiquer que le corps humain n’est pas un aussi bon conducteur de l’électricité qu’on l’admet d’ordinaire. Il est vraisemblable que ccS charges sont portées par des couches de l’épiderme qui sont sèches : on sait en effet que pour amener un courant dans le corps, il est indispensable que les points de contact avec la peau soient bien humides. Cette production de charges électriques correspond à une dépense d’énergie extrêmement faible vis-à-vis du travail mécanique fourni parle muscle. M. L.
- CHEMINS DE FER PARIS-LYOX-M ÉDITE RRANËE
- AVIS
- La Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. a l’honneur de prévenir MM. les voyageurs que depuis le 5 Mai courant, elle a mis en service, à titre d’essai, des appareils garde-places, système Boucher, dans ses trains rapides de jour, entre Paris et Marseille (Train n° i partant de Paris à 9 h. 30 du matin et train n° 2 partant de Marseille à 9 h. 20 du matin.
- L’emploi de ces appareils permettra à MM. les voyageurs de s’assurer la possession indiscutée de la place qu’ils auront choisie dans le train. A cet effet, il leur sera remis gratuitement, au moment du départ, un ticket spécial qui leur suffira d’introduire dans l’appareil placé au-dessus de la place de leur choix. En vertu d'une décision de M. le Ministre des Travaux publics, les places dans l’appareil desquelles aura été introduit un ticket seront seules considérées comme régulièrement retenues, aucun autre mode de marquer les places ne sera donc admis dans les voitures des trains 1 et 2 munies des appareils garde-places.
- MM. les voyageurs auront également la faculté de se faire réserver à l’avance une place de leur choix, au départ des gares de Paris et de Marseille, moyennant le paiement d’une taxe de location de 1 franc par place retenue d’avance.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- Service à partir du 1er juillet 1901
- Services les plus rapides entre
- PARIS, COLOGNE, COBLENCE
- ET
- ER AN CEORT-S U R-MEIN
- Les services les plus rapides entre Paris, Cologne,] Coblence et Francfort-sur-Mein, en lre et 2e classes, sont] assurés comme suit :
- ALLER
- Paris-Nord . . d. 150 s. 9 23 s.
- Cologne. . . .a. 11 20 s. 758 m.
- Coblence ... a 2 52 m. 1015 m.
- Francfort-s-Mein. a, 6 32 m. mid. 17
- RETOUR
- Francfort-s-Mein. d.l 8 23 s.l 3 48 s. Coblence. . . d.lll 16m.I 839 s. Cologne. . . . d 1 45 s. lit 21 s. Paris-Nord. . a. 1117 s.| 8 20m.
- En utilisant le Nord-Express l,e et 2e cl. entre! Paris et Liège et le train de luxe Ostende-Vienne entres Liège et Francfort-sur-Mein, le trajet de Paris-Nord à| Coblence s’effectue en 10 heures et celui de Paris-Nord à Francfort-sur-Mein en 12 heures par les itinéraires indiqués ci-dessous pour l’aller et le retour.
- ALLER
- Paris-Nord .
- Liège
- Coblence .
- Nord-Express lreet 2e cl RETOUR
- d. 1 50 soir Francfort-s-Mein. d.
- a. 7 06 — Coblence . . . d.
- Ostende-Vienne Cologne. . . . d.
- Train de lnxe ('
- d. 8 08 soir Liège . . . . <
- a. 11 51 — /
- a. 1 22 matin \ d.
- .a 3 33 — Paris-Nord . . a.
- Vienne - Ostende! Train de luxe
- min. 36 2 49 matin 4 16 —
- 6 « —
- 1“ et 2e cl.
- 6 30 matin midi 30
- p.r69 - vue 597/746
-
-
-
- LXX
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 août 1902
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Elektromechanische Konstruktionen (Constructions électromécaniques), par Gisbert Kapp, 2e
- édition. J. Springer, éditeur, Berlin; prix francs.
- Le professeur Gisbert Kapp vient de faire éditer à la librairie Julius Springer une seconde édition de son intéressant traité sur la construction des machines dynamoélectriques.
- La première édition, bien connue en France par la traduction qu’en ont faite MM . Dubsky et Girault, a été quelque peu remaniée et rajeunie. Six des machines publiées dans l’édition précédente ont été remplacées par des machines plus modernes ; de plus le nombre de planches, qui était de 25, a été porté à 36 par l’adjonction de quelques machines nouvelles.
- Le nouvel album comprend finalement 29 machines, dynamos moteurs et transformateurs, dont 12 nouvelles.
- Parmi les machines nouvelles il faut citer : comme dynamos à courant alternatif, un alternateur de 400 kilovolts-ampères établi par l’auteur, un alternateur Brown, Boveri de de 55o kilovolts-ampères, et enfin un alternateur Ganz de 1200 kilovolts-ampères, modification légère d'un des alternateurs Ganz ayant figuré à l'Eposi-lion Universelle de 1900.
- Les machines à courant continu sont augmentées d’un type de 48 kilowatts de l’auteur, d’une dynamo Kolben de 3 kilowatts, d’une dynamo Siemens et Halske à pôles intérieurs et enlin d'une dynamo Ganz à 64 kilowatts d’un type récent. Deux nouveaux moteurs pour tramways sont également à signaler, l’un calculé par l’auteur et l’autre établi par la Compagnie anglaise Thomson Houston.
- Les autres appareils nouveaux sont un moteur triphasé de 3o chevaux de l’A.E. G. et un transformateur de 3o kilowatts à courants triphasés.
- Les notations et formules qui servent d’introduction au livre ont été peu modifiées, bien que l’auteur y ait cependant ajouté quelques formules nouvelles, principalement sur le calcul des fuites magnétiques dans les inducteurs, et un diagramme de fonctionnement des moteurs asynchrones.
- En résumé, l’ouvrage de M. Gisbert Kapp constitue un travail de haute valeur indispensable à tous ceux qui s’occupent de construction de dynamos et qui désirent par suite s'intéresser au matériel allemand, suisse ou autrichien.* C. F. Gltlbert.
- Die Gleichstrommaschine (La machine à courant continu), par E. Arnold, ire partie. Julius Springer, éditeur, Berlin; prix 20 francs.
- Peu d’ingénieurs, voir même de professeurs auront contribué autant que M. Arnold au développement et à l’étude des appareils générateurs ou récepteurs électriques. Il ne se passe par en effet d’armée où nous n’ayons à enregistrer avec toujours beaucoup de plaisir quelques traités importants du savant professeur de l’Université de Karlsruhe, éditions nouvelles et oeuvres originales.
- Pour aujourd’hui, c’est d’une œuvre nouvelle qu’il s’agit. Le traité de M. E. Arnold, sur la dynamo à courant continu, comprendra, comme l’indique le titre, plusieurs parties. La première partie, celle qui nous occupe actuellement, est relative à la théorie de la machine à courant continu; d’autres parties se référant à la construction, au calcul, aux essais et au fonctionnement sont à prévoir.
- LTne momenclature des chapitres n’apprendrait rien aux lecteurs sur la valeur de l’ouvrage. Contentons nous de dire que dans celte partie théorique les enroulements, les phénomènes de la commutation, la construction des caractéristiques et surtout les fuites magnétiques, et les échaulfements ont été étudiés avec beaucoup de détails et avec la compétence bien connue de l’auteur.
- En somme, le traité de M. T. Arnold est un des meilleur ouvrages qu'il nous ait été donné de voir sur les dynamos à courant continu et nous espérons que les éditeurs français n’hésiteront pas à en donner prochainement une traduction qui pourra rendre beaucoup de services dans l’étude des machines dynamo-électriques.
- L’édition allemande est, comme d’usage, faite avec un luxe de figures auquel les éditeurs devraient bien nous habituer et s’habituer eux-mêmes. C. F. Guilbert.
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, rue Delambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ELECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la veritieation des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- ACCUMULATEURS TRANSP0RIA6LES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Clieîiy) Paris
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lreB marques
- CATALOGUES FRANCO — TELEPHONE 529-14
- p.r70 - vue 598/746
-
-
-
- Tome XXXII
- Samedi 9 Août 1902.
- 9e Année — N® 32
- o
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- C.-F. GUILBERT. — Le compoundage électromécanique des groupes électrogènes par le régulateur
- J.-L. Routin.............................................................................. 189
- H. ARMAGNAT. — Modification de l’essai de Blavier...................................................... 199
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Distribution : Système d’installations intérieures au moyen de tubes, par A. Peschel................... 201
- Traction : Prise de contact Bède....................................................................... 207
- Mesures : Ampèremètres et voltmètres Meylan-d’Arsonval................................................. 209
- Divers : Etude de la résonance électrique au moyen du cohéreur, par F. Kiebitz..................... . 211
- Sur la magnétostriction dans le bismuth, par A.-P. Wills. . ....................................... 2i3
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Institution of Electrical Engineers : Discussion de la communication de Wright sur la vente productive
- de l’électricité.................... . :...................................................... 214
- Yisite de l’Institution of Electrical Engineers en Allemagne en 1901 : Rapport de la commission de traction et de distribution de lumière et de force motrice: Rapport de la commission de fabrication . . 220
- Sur les courants dérivés à la terre provenant des distributions d’électricité, par E.-B. Wedmore .... 222
- Compte-rendu de la visite de l’Institution en Allemagne, en juin 1901, par Shearbown............... 226
- Rupture d'arbres de machines directement accouplées, par J. Frith et H. Lamb................... 227
- SUPPLÉMENT
- Congrès de la « Houille Blanche ». —Société helvétique des sciences naturelles.........................lxxii
- Littérature des périodiques et brevets.................................................................lxxiv
- Liste des brevets d’invention..........................................................................lxxxi
- Bibliographie : Le mois scientifique et industriel. — Manuale theorico-pratico di Chemica fotografica. —
- Les Machines frigorifiques, les Machines-outils...............................................lxxxii
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière ,9® arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à b heures.
- p.r71 - vue 599/746
-
-
-
- LXXI1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 août 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Congrès de la « Houille Blanche ». — Nous annoncions récemment la fondation d'un nouveau journal technique, La Houille Blanche, publié à Grenoble. Nous recevons aujourd’hui le programme d’un Congrès du même nom qui aura lieu, également dans cette ville, du 6 au 12 septembre.
- Voici le résumé de ce programme :
- Dimanche 7 septembre. — Le matin à 8 heures et demi, conférences dans l’une des salles de l’Hôtel de la Chambre de Commerce.
- L’après-midi : visite aux usines de Lancey (papeteries Bergès, éclairage des communes de la vallée du Grésivandan, usine de la Compagnie du tramway de Grenoble à Chapareillan) ; prix approximatif de l’excursion i,5o fr.
- A 7 heures : banquet.
- Lundi 8. — Le matin : conférences. L’après-midi, un groupe d'excursionnistes visitera les usines de la Société hydroélectrique de Fure et Morge, à Champ (prix de l’excursion 2 fr) ; un autre se rendra aux usines de la Société des forces motrices du Haut Gré-sivaudan (prix de l’excursion 7 fr). '
- Mardi 9. — Le matin : visite du château de Vizille, des usines de Clavaux et de celles de Rioupéroux, l’après-midi, un groupe visitera les usines de la
- Société électrochimique de la Romanche (prix, déjeuner compris, 10 fr), un autre ira au col du Lau-taret (prix : déjeuner, dîner et coucher compris, 2 5 fr).
- Mercredi 10. — Le premier groupe de la journée du mardi, se scindera en deux groupes dont l’un visitera l’usine de la Société Grenobloise de force et de lumière (prix, déjeuner compris 12 fr), l’autre, les usines de la Société d’énergie électrique de Grenoble et Voiron, à Engins (prix 3 fr). Les excursionnistes ayant couché au Lautaret visiteront les usines de la Société d’électrochimie, à Saint-Michel de Maurienne et l’usine de Calypso, de la Compagnie des produits chimiques d’Alais et de la Camargue ; ils coucheront à Albertville (prix de la journée, 25 à 3o fr).
- Jeudi 11. — Les congressistes ayant couché à Grenoble rejoindront ceux de l’autre groupe à Albertville et tous visiteront les usines de la Société « La Volta » Lyonnaise, à Moutiers, et se rendront ensuite à Annecy (prix de la journée (25 ou 20 fr).
- Vendredi 12. — Visite des usines de la Société des Forces motrices et usines de l’Arve, à Chedde, et des usines de la Compagnie du P.-.L.-M. pour l’alimentation de la ligne du Fayet à Chamonix (prix de l’excursion, déjeuner compris 8 à 10 fr).
- Samedi v3. — Conférences et dislocation du Congrès à Chamonix.
- Une excursion de quatre jours (Saint-Maurice,
- Médaille d’Or à l’Exposition Universelle de 1900
- COMPAGNIE ANONYME CONTINENTALE
- pour la fabrication des
- COMPTEURS
- A Cl A Æ
- et. autres Appareils
- CAPITAL SOCIAL : 1.750.000 FR.
- 9, rue Pétrelle, PARIS
- COMPTEURS
- D’ÉNERGIE ELECTRIQUE
- pour courants continus et alternatifs
- VULCAIN ”
- Agréé par la Ville de Paris
- Compteurs d’énergie à paiement préalable. Compteurs horaires Compteurs pour tableaux Compteurs pour Batteries d’accumulateurs
- Fournisseur des Compagnies de Chemins de fer, des Administrations et Ministères.
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS. CHEMINS DE FER RATEAUX. SOUS MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et GIE
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RUPHMAX-PARIS. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- p.r72 - vue 600/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 9 août 1902
- LXXIII
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- ü
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone :
- 158.81 — 158.11 — 258.72
- Adresse télégraphique Elihu-Paris
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- LOCOMOTIVES DE MINES
- FT5
- HSrü * ;
- -- s. •
- 's. " mi!
- '£:**.*
- * 'if, *' ' > -H
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre modèle T MM 30.
- Grâce à ses dimensions réduites, (lm25 de largeur), elle peut pénétrer dans les galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction, 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 à 8 wagonnets.
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en France qu’à l’étran- |j ger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.r73 - vue 601/746
-
-
-
- LXX1V
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 août 1902
- Lausanne, Genève) pourra être faite à l’issue du Congrès.
- Ajoutons, pour compléter ces renseignements, que la cotisation est de 20 fr et qu’une réduction de 5o p. 100 sur les billets de chemins de fer est accordée à tout congressite. Pour tous autres renseignements s’adresser : 2, place du Lycée, Grenoble.
- Société helvétique des sciences naturelles. — Cette société tiendra sa 85e session à Genève du y au 10 septembre.
- Le programme général a été arrêté comme suit :
- Dimanche 7 septembre. — 5 heures soir, séance de la Commission préparatoire à l’Université ; 8 heui'es réception offerte par la section de Genève au kiosque des Bastions.
- Lundi 8. — 8 heures matin, première assemblée générale à l’Aula de l’Université ; 1 heure, banquet au Foyer du théâtre ; le soir, réception par la ville de Genève.
- Mardi 9. — Matin et après-midi, séances des sections à l’Université ; le soir, réception officielle à la campagne par le président du Comité.
- Mercredi 10. — 8 heures matin, seconde assemblée générale ; à 1 heure, banquet de clôture au parc des Eaux-Vive s.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET BREVETS
- Théorie.
- La polarisation électrochimique, par C.-J. Reed. Journal of the Franklin Institute, t. CLIII, p. 259-268, avril 1902, — L’auteur énumère un certain nombre de définitions proposées par divers auteurs pour le phénomène de la polarisation électrochimique. Il adopte celle-ci : un changement progressif dans la composition et la force électromotrice, d’un système électrochimique, nécessité par l’épuisement progressif d’un ou plusieurs des agents électrochimiques. Il justifie cette définition par un exemple. P, L.
- Théorie de la dissociation électrolytique, par Kahlen-jberg. Electrical World Engeneer, 4 janvier 1902. — L’auteur a déterminé, avec Koch et Hall, les points d’ébullition de solutions de différentes concentrations, pour rechercher la variation du poids moléculaire avec la concentration et afin de mesurer la conductibilité électrique au voisinage du point d’ébullition. De ces doubles mesures, il déduit, parle calcul, le degré de dissociation. Les résultats concordent passablement pour les solutions diluées, mais moins bien pour les solutions concentrées. Le poids moléculaire de beaucoup de dissolutions ne varie pas en raison directe de la concentration, quoique la conductibilité augmente avec la dilution ; les expé-
- riences de l’auteur semblent prouver qu’il n’y a pas de relation entre les points d'ébullition et de congélation d’une part, et la conductibilité d'autre part, comme le veut la théorie d’Arrhénius. La loi de Thomson-Nernst sur la relation entre le pouvoir dissociant d’un dissolvant et la constante diélectrique n’est pas généralement exacte
- P.-L. C.
- Génération et Transformation.
- Notes sur la synchronisation, par Joseph-Martin Romans. Electrical World, t. XXXIX, p. 1044-1046, 14 juin 1902. — L’auteur décrit dans cet article les diverses méthodes employées pour la synchronisation des alternateurs. Des diagrammes indiquent les connexions, en particulier celles à établir avec l’indicateur de phases Lincoln, le plus récent des appareils de ce genre.
- P. L.
- Les génératrices à double courant et leurs applications, par E.-T. Ruthven-Murray. Electrician, t. XLIX, p. 421-423, 4 juillet 1902. — L’auteur appelle génératrices à double courant des machines exactement semblables aux commutatrices, mais qui, au lieu de fonctionner en moteur synchrone, sont mises en mouvement
- USINES S>K! **B«.»A.]Nr-»E!^%.'OîaÆ:OT«nr
- CAOUTCHOUC OUTTA-FERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- Tke INDIA RUBBER, fillTTA-PERCHA A TELEGRAPH WORKS 0* (Limited)
- fournisseur I 97, Boulevard Sébastopol, PARIS I . mkdaillbs d’or 1
- trsnau A ratSAV-BBAUMONT (l.-tt-e.) ai SELVEKTOWN (ÜgliUm). IjgEJgjjLjjnMMM
- Câble* pour lumière élMtriqsn et trs—furl éa tan», à Fils «dm isolés pour électro-aimants «t dyauM*.
- haute et basse tension. ^ r ^ Eiis poor sonneries et téléphones.
- ses ébonite poor aeeuratatenn, etc., ata. Cibles télégraphiques, aériens, sept errai»*, mkbmRm.
- Envoi de Tarifs franco sur demande.
- Accumulateurs “ PHŒBUS ” | a. kaindler
- Éléments / Des moteurs de voitures automobiles. transportables \ Traction de voitures et de bateaux.
- Allumage ( Éclairage des voitures et des trains, médecine. Eléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines oCaboratoires, Çalvanoplastie, etc.
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue Sl-ANDRÉ-des-ARTS Ateliers : 1, rue du Printemps
- PARIS
- p.r74 - vue 602/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 août 1902
- LXXV
- VOLTMETRES «t AMPEREMETRES
- INDUSTRIELS Soigneusement étalonnés
- Système EVERSHED
- Ampèremètre industriel, d’après une photographie sans retouche.
- (Cadran de 152 millimètres de diamètre.)
- EVERSHED & VIGNOLES, Constructeurs.
- SEULS REPRÉSENTANTS POUR LA FRANCE :
- E.-H. CADIOT & C'E
- 12, rue Saint-Georges, Paris.
- Envoi sur demande du dernier Prix-Courant.
- p.r75 - vue 603/746
-
-
-
- LXXVI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 9 août 1902
- par un moteur mécanique et fournissent ainsi à la fois des courants alternatifs simples ou polyphasés et du courant continu. Il donne quelques indications sur le principe, la construction et la pratique industrielle de ces machines. P. L.
- Un transformateur à 80 000 volts. Electrical World, t. XXXIX, p. 1067-1068, 14 juin 1902. — La General Electric Company a construit pour la Compagnie d’éclairage et de force de Butte (Montana, Etats-Unis) des transformateurs d’une puissance de 33o kilowatts, élevant la tension à 80000 volts. L’article donne les détails de construction et les résultats d’essais de ces appareils. P- L.
- Procédé Henry et Lennd pour la fabrication des agglomérés pour piles électriques. Brevet français n° 3io 124. Communiqué par 1 ' Office- Boettcher, 2, boul. Bonne-Nouvelle. — Ces agglomérés procurent une dépolarisation facile et une longue durée d’emploi ; leur procédé de fabrication est le suivant : i° on fait dissoudre à saturation dans de l’eau pure de l’acide citrique cristallisé ; lorsque la dissolution est complète, on ajoute 5 p. xoo de potasse caustique et 2 p. 100 de cyanure de potassium ; la dissolution étant faite à froid, on laisse reposer; 20 on mélange d’autre part 1,025 kg de peroxyde de manganèse fin, avec 0,445 kg de graphite broyé ; ce mélange doit être très intime ; 3° on ajoute la solution n° x à la composition n° 2 de manière à former une pâte consistante ; cette pâte est ensuite moulée autour d’un charbon conducteur.
- Système de bourrage végétal Delaitre et Olivier pour accumulateurs et piles électriques. Brevet français n° 317217, du 24 décembre 1901. Communiqué par Y Office Boettcher, 2, boul. Bonne-Nouvelle. — La matière employée est l’écorce de cacao à laquelle on fait subir la préparation suivante : L’écorce brute est immergée dans de l’eau que l’on porte à l’ébullition pendant trois heures dans le but de dissoudre le tannin et la xna-tière colorante. Après l’ébullition on soumet l’écorce à plusieurs lavages à l’eau froide afin de faire disparaître les dernières traces des corps à éliminer. On donne ensuite de la souplesse à la matière en la soumettant pen-daixt une heure à l’action d’une lessive bouillante de soude ; les traces d’alcali sont ensuite enlevées par des rinçages successifs et l’écorce est séchée. Elle est ainsi prête à être utilisée, c’est-à-dire mélangée à de l’eau acidulée pour son emploi dans les accumulateurs. On forme ainsi une pâte active que l’on introduit entre les plaques de plomb dont les espacements peuvent être de 5 mm. L’emploi de cette pâte permet d’utiliser des plaques composées d'un cadre très léger en plomb et de pastilles de matière active ; les déformations ne sont pas à craindre car les plaques sont maintenues de tous côtés par le bourrage ; de même, le foisonnement des pastilles est rendu impossible, cette dernière particularité supprime d’ailleurs toutes formations de courts-circuits. Les plaques pouvant être moins massives présentent plus de légèreté, d’autre part, le poids de l’eau acidulée est réduit au cinquième environ. Enfin le bourrage d’écorce
- dispense de l’emploi des isolants et conserve à l’accumulateur toute sa capacité.
- Projet d’une batterie d’accumulateurs de grande capacité, par J.-C. Brocksmith. American Electrician, t. XIV, p. 286-289, juin 1902. — L’auteur donne la description et les dessins d’un accumulateur du type plomb-peroxyde de plomb, à matières actives rapportées. Cet élément est destiné au tandem à moteur électrique décrit par l’auteur dans les numéros de mars et d’avril. P. L.
- La nouvelle usine électrique municipale de Manchester. Electrician, t. XLIX, p. 252-25g, 6 juin 1902. — Le projet d’installation comprend six alternateurs à vapeur de 2 5oo chevaux, fournissant des courants triphasés à la tension de 6 5oo volts et à la fréquence de 5o périodes, qui sont transmis à des sous-stations. La distribution se fait à 5oo-55o volts pour les tramways, à 4io et 2o5 volts pour la force motrice et l’éclairage. Les câbles à haute tension seront posés dans un souterrain. Ce projet, dû au Dr Kennedy, est en cours d’exécution. Un second projet, dont l’auteur est M. Metzger, comprend deux alternateurs triphasés de 3 75o kilowatts, conduits par des machines Corliss d’une puissance de 6000 chevaux indiqués. La idéalisation de ce pi’ojet est également commencée. P. L.
- Usine électrique et tramways municipaux de Sal-ford. Electrical Review (Londres), t. L, p. 1063-1067, 27 juin 1902. — Cette installation, d’une puissance de 6 4oo kilowatts, a été inaugurée il y a quelques mois. La distribution se fait par courant continu, à 2 X 220 volts pour l’éclairage, à 44° volts pour les moteurs et à 5oo-55o volts pour la traction. Les dynamos sont munies d’un enroulement compound ; leur tension normale est de 480 volts avec l’excitation en dérivation seulement, et de 525 volts avec l’excitation compound. Il y a en outre deux batteries d’accumulateurs Tudor, affectées l une à l’éclairage, l’autre à la traction. L’article donne quelques détails sur les canalisations; les feeders sont souterrains pour la traction comme pour la lumière ; les tramways sont à trôlet aérien. P. L.
- Traction.
- Sécurité des tramways à trôlet, par E. Mauville. Electrical Review (New-York), t. XXXIX, p. 722-726,
- 14 décembre 1901. — Il y a à considérer, pour la sécurité d’une ligne à trôlet : i° la solidité de la construction ; 20 les précautions en cas de rupture. L’auteur constate qu’on a augmenté le diamètre du fil de trôlet de 8 à 10 mm, surtout pour diminuer les chances de rupture ; mais le reste du matériel doit s’ensuivre ; le diamètre des boulons, dans les oreilles, doit être élevé de
- 15 à 18 mm, les colonnes seront en fer malléable et non plus en fonte. Pour la sécurité en cas de chute de fils télégraphiques, les fils de garde seront déterminés de façon à assurer le fonctionnement des coupe-circuits et l’isolement du tronçon du reste de la ligne. Les fils de garde seront en fils d’acier galvanisés et câblés de 10 mm (?) environ. Les règlements du Post-Office exigent qu’il y ait 2 fils de garde pour 1 ou 2 fils de trôlet sépa-
- CABLES ÉLECTRIQUES
- G. &E.-B. delà MATEE. Eépôt : 81, rue Réaumur, Paris.
- Usines et bureaux à Gravelle-Saint-Maurice (Seine.)
- p.r76 - vue 604/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 août 1902
- FELTEN & GUILLEAUME CARLSWERK
- Ac tien - Gesellscliaf t, M ULHEIM-SUR-RHIN
- FIL DE CUIVRE NU
- FIL de FER GALVANISE
- pour télégraphes.
- FIL DE BRONZE
- ET
- Fil (le bronze doublé, breveté
- pour téléphones.
- pour Eclairage électrique.
- FIL TROLLEY
- FILS TENDEURS
- Rail-Bonds en cuivre
- Fils isolés pour dynamos pour conduits dans l’intérieur des bâtiments.
- Aéents en France et en Relôlnue^i J JACQUOT, 30, rue des Bourdonnais, PARIS. Mgems en t-tance et en BelgiqueGERNAERT et O, 3, rue dArlon, BRUXELLES.
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÉE FRÈRES * C
- Capitai^M ,000,000 de fr. — Siégé social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17*
- PORCELAINES & FERRURES
- pour l’Électricité
- CHAUFFAGE ELECTRIQUE
- # % #
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS
- Chauffe-pieds électrique pour Bureaux, n° 182. Téléphone : 510-72
- r
- PPAXHlSIlaS
- LORD KELVIN” — “WESTON
- HAUTE PRÉCISION APÉRIODICITÉ ABSOLUE
- Agents pour la Frange
- E.-H. CADIOT (P
- 12, Rue Saint-Georges. — PARIS
- RODU
- DES
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours —Membre du Jury
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR — MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Sors Concours — Membre du Jury 1897, Mé4*ill« i’o» de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Uonlins Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein de 80 d 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,4 p. 100 je Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hercnle- 1 Progrès » supérieur à celui de tout autre système ou imitation, et nous nous -engageons à reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’en-.retien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins iOO Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- CTI ON ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR JOUR ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de 1,500,000 francs, à Epinal (Vosges) RüFüRENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DEMANDE
- p.n.n. - vue 605/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 9 août 1902
- SAUTTER, HARLE * C"
- 26, avenue de Suffren, 26 PARIS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- 3 GRANDS PRIX — 4 MÉDAILLES D’OR
- Hors Concours — Classe Ü7 Jury
- ÉLECTRICITÉ
- ÉCLAIRAGE — TRANSPORT DE FORCE
- _,v
- ^ -V
- Maison FARCOT fondée en 1823
- ETS JOSEPH FARCOT
- FARCOT FRES& CIE
- % ^
- ^ ••
- St-OUEN-S-SEINE
- PARIS 1900
- QUATRE GRANDS PRIX
- MACHEES A VAPEUR
- à grande vitesse et à basse consommation
- 1855-1867-1878
- GRANDS PRIX
- LU 1889 HORS CONCOURS
- ÉCLAIRAGE
- TRANSPORT RR FORGE
- GÉNÉRATEURS
- DE TOUS SYSTEMES
- POMPES CENTRIFUGES
- à grand rendement
- nt - *;
- GÉNÉRATRICES
- MOTEURS
- à courant continu et alternatif
- .-Æ
- •:«a
- «j ;
- Installation de Stations centrales électriques.
- TRANSFORMATEURS Appareils de manutention.
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux puur leclaiiage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d'appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FORTRANs-PaHIS
- p.n.n. - vue 606/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 août 1902
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIETE FRANÇAISE DES CÂBLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C”
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs.
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gau dry J
- CABLES ÉLECTRIQUES SOUS PLOMB, POUR BASSES ET HAUTES TENSIONS
- transports de force, tramways, JOumière, télégraphie,
- jŸtines, etc., etc.
- Fournisseurs du Secteur des Champs Élysées à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre, Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- SOCIETE GRAMME
- 30, rue tVJMnutjp&ni,
- Moteur type léger fermé.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES
- ACCUMULA TE U RS
- LAMPES A ARC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- GO
- S
- c3
- 'S
- O
- Sh
- 35
- F3
- r î -
- * "’p
- jH» T ‘ , , ; J -XçS- „ -
- WèêêéÊê
- i
- K.
- -3
- "ci
- £ c**
- Groupes
- Électrogènes
- " B L”
- à graissage sons pression et à haut rendement
- 158 Machines en fonctionnement de 10 à 500 chevaux
- Ateliers de construction
- Boulte, Larbodière
- ET Cie
- 20, rue Taitbout PARIS
- Ateliers à Aubervilliers
- (Seine)
- p.n.n. - vue 607/746
-
-
-
- Vx I CAISSE DE CONTROLE
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 août 1902
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- dELECTRICITE
- de CREIL
- DAYDÉ & PILLÉ
- Société Anonyme au Capital de 5,000,000 de Francs.
- 27 et 29, Rue de Châteaudun, 27 et 29
- PARIS
- Etablissements
- MATÉRIEL à COURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE et POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- , APPAREILS DE LEVAGE ÉLEGTRIQUES
- Tramways. — Stations Centrales à Vapeur et Hydrauliques.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- De PLAFOND, de TABLE, APPLIQUE^^^i
- etc.
- Constructeur
- £
- e°
- The Général Electric G°-Ld
- AGENT GÉNÉRAL :
- LUCIEN ESPIR
- I ! bis, rue Maubcug-e — PAUÏS
- DYNAMOS “PHÉNIX
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ùu ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- M
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE TABLEAUX lampes A arc, Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs
- À
- ENREGISTREURS
- p.n.n. - vue 608/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 août 1902
- LXXVI1
- rés de moins de 3o cm. Au delà, il faut 3 fils de garde ; quand la distance dépasse i m, on mettra 2 fils de garde au-dessus de chaque fil de trôlet. Quand les fils télégraphiques sont parallèles au trôlet et en deçà de io m au-dessus, les fils ou bras de suspension des fils de garde seront pourvus de crochets pour arrêter le fil tombé. Si les fils télégraphiques, sont très rapprochés, on protège le trôlet au moyen d’un treillis de fils de garde. Avec ces précautions, un fil télégraphique aura peu de chances de toucher un fil de trôlet sans toucher en même temps un des fils de garde, qui seront soigneusement mis à la terre par les colonnes et les rails. L’auteur décrit ensuite des systèmes de perche de trôlet destinées à éviter les contacts avec les fils supérieurs et les potences, ainsi qu’avec les voyageurs ; tous les 5oo m, on installe un poste de coupe-circuits, et les feeders alimenteront le plus petit nombre possible de ces tronçons ; ces postes seront reliés à la station par téléphone. Parmi les divers systèmes décrits pour assurer le fonctionnement des coupe-circuits, le plus recommandable est celui de MM. Blackwell et C°, où, au point de sectionnement, les deux extrémités du fil de trôlet sont fixés aux extrémités d’un levier à bras inégaux ; quand le fil casse d’un côté, la tension de l’autre fait porter le levier contre un bras enfer, mis à la terre. P.-L. C.
- Les tramways de Chatham. Electrician, t. XLIX, p. 427-43i, 4 juillet 1902. — Ce réseau est entré en service le 17 juin dernier; son développement total est de 14 km environ. La distribution se fait par courant continu à 55o volts, avec trôlet aérien. Les machines à vapeur de l’usine génératrice sont pourvues d’un distributeur genre Corliss, construit par MM. Yates et Thom. L’article donne la description de l’usine génératrice et de la ligne. P. L.
- Les tramways dans le Midland anglais. Electrical World and Engineer, 25 janvier 1902. — Les tramways ont pris, à Nottingham, une extension très rapide; cette ville n’a plus qu’à compléter la quatrième section de son important réseau urbain. Pendant ce temps, des projets de création de grandes lignes suburbaines et interurbaines sont à l’étude. Celui de M. Mackenzie se propose de relier Mansfield avec Alfreton, Ripley, Belper et Ilkeston, et cette dernière localité avec Nottingham ; une autre ligne relierait Nottingham à Derby, en passant par Beeston et Long Eaton ; la distance embrassée serait de 112 km pour une population de 5ooooo âmes environ. L’auteur de ce projet propose de créer des trains ouvriers à tarif réduit, c’est-à-dire à 0,10 fr pour 6,5 km. Il n’est pas douteux que ces projets seront réalisés prochainement et étendus à la province et à Londres. P.-L. C.
- Chemin de fer électrique à marche rapide Rome-Naples. Zeitschrift fur Elektrotechnik, t. XX, p. a38,
- 1 I mai 1902 — Le chemin de fer international Rome-Naples décrit un grand arc de cercle pour éviter les marais Pontins, tant à cause de la mollesse du sol que de l’insalubrité des miasmes qui s’en dégagent. Pour exécuter ce même trajet, il faut cinq heures à l’express Berlin-Naples qui dessert le port de Naples où font escale les transatlantiques de tous les pavillons à destination de l’Afrique, de l’Asie et de l’Australie. On doit tracer une nouvelle ligne qui traversera les marais Pontins et réduira d’environ un cinquième le parcours de
- 2Ô0 km, ce qui permettra à un chemin de fer électrique de couvrir cette distance en moins de deux heures. La nouvelle voie sera naturellement double et sans passages à niveau. Les trains, très courts, se succéderont toutes les trois heures et transporteront chaque fois i5o à 200 voyageurs. Avec les progrès qu’on est en droit d’attendre de la traction électrique, on peut espérer réduire encore considérablement la durée du voyage. En tout cas, la construction de ia nouvelle ligne sera exécutée de telle sorte qu’on puisse toujours y introduire les améliorations que l’avenir suggérera. Les voyageurs n’auront plus rien à redouter des fièvres, car la zone dangereuse sera traversée en peu de temps et toujours de jour, tandis qu’avec la vitesse primitive on risquait souvent de tomber au beau milieu des marais, soit pendant la soirée, soit pendant la nuit. La Société électrique adjudicataire recevra une subvention de l’Etat. Le Parlement italien a déjà accepté le projet, aussi intéressant au point de vue expérimental qu’avantageux pour les relations internationales. B. K.
- L’équipement électrique du chemin de fer élevé de Manhattan (N. Y.). Electrical World and Engineer, 18 janvier 1902. — Les trains sont à 6 voitures, dont 4 motrices développant une puissance de 1 200 chevaux, le poids total des moteurs étant d’environ 16 tonnes. Le trafic effectué par les 3oo locomotives anciennes, le sera par 1 800 moteurs électriques, à raison de 2 moteurs de 3oo chevaux par voituremiotrice. Le courant à xiooo volts est distribué à huit sous-stations pour une longueur de voie de 56 km ; ces sous-stations comprennent 26 com-mutatrices avec 3 transformateurs chacune, dont le rapport de transformation est établi dans chaque cas pour tenir compte de la chute de tension sur la ligne primaire ; ils sont du type Westinghouse à circulation d’air; leur rendement garanti est de 97,75 p. 100 à pleine charge. Les commutatrices, de x 5oo kilowatts normaux, et 2 25o maxima, sont lancées par le courant continu provenant d’un moteur-générati’ice ; elles sont à 12 pôles, aS périodes, 25o tonnes-mètres ; leur rendement garanti est de 95,75 p. 100. Le système sera en état de transporter 2 000000 de voyageurs par jour, à raison de 200 trains par jour, et une dépense d’énergie variant de 5 000 à 60000 chevaux-heures. P.-L. C.
- Mesure des accélérations des trains. Electrical World and Engineer, 18 janvier 1902. — Pour mesurer et enregistrer les accélérations dans la marche d’un train, on a présenté devant la Soc. Am. des Ing. méc. un appareil formé d’un tube horizontal terminé par deux branches verticales contenant du mercure. La composante horizontale de l’accélération du train produit une dénivellation du mercure que l’on rend plus sensible en superposant de l’alcool coloré au mercure. P.-L. C,
- Éclairage.
- Charbons à arc à lumière colorée. (Effectbogenlam-pen). Zeitschrift für Elektrotechnik, 20e année, n° 24, p. 3ox, i5 juin 1902. — Les charbons contiennent des sels métalliques qui colorent la lumière ; le rendement lumineux est beaucoup plus élevé que pour les lampes à arc ordinaire, ce qui provient du fait que l’arc lui-même
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe V
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt* Hntin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tunis ) ( Mozambigue-Majunga),
- p.r77 - vue 609/746
-
-
-
- LXKV1I1
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 9 août 1902
- est rendu lumineux par les vapeurs métalliques. La maison Siemens et Ilalske a mis dans le commerce des lampes à lumière colorée de sa fabrication, celles à courant continu donnent une lumière jaune, celles à courant alternatif donnent de la lumière jaune rouge ou d’un blanc-laiteux. L’intensité lumineuse, toutes choses égales d’ailleurs, est deux à trois fois plus élevée que dans les lampes à arc ordinaire pour le courant continu et trois fois plus élevé pour le courant alternatif. Les lampes à courant continu sont construites pour 8, io et 12 ampères et une durée de fonctionnement de cinq heures et demie à 7 heures et demie, tandis que les lampes à courant alternatif absorbent 12, i5 ou 20 ampères et brûlent de 7 à 10 heures.
- Procédé Keyser pour la fabrication d’électrodes en carbures pour lampes à arc. Brevet français, n° 317325, du 27 décembre 1901. Communiqué par Y Office II. Boelt-cher, 2, boulevard Bonne Nouvelle. — Les électrodes en carbures, par exemple en carbure de calcium procurent une lumière beaucoup plus intense que celle obtenue au moyen d’électrodes ordinaires en charbon. Mais il est nécessaire de préserver le carbure du contact de l’air dont l'humidité l'altère rapidement. On y parvient en recouvrant l’électrode d’un enduit imperméable. Les enveloppes métalliques employées déjà pour les életrodes en charbon ou carborandum ont un but différent ; elles sont destinées à augmenter la conductibilité et à colorer la lumière. D’ailleurs, ces enveloppes en fer, cuivre, nickel, ne pourraient être employées pour les électrodes en carbure, les points de fusion de ces métaux étant supérieurs à la température produite dans le cratère des électrodes. Cette température est en effet inférieure à celle que procurent les électrodes en charbon et qui volatilise immédiatement le fer, le cuivre et le nickel. Mais on peut employer pour protéger les électrodes en carbure des enveloppes en étain, en zinc, en laiton et surtout en aluminium. Un procédé pratique de protec-
- tion des électrodes en carbure contre l’action destructive de l’air consiste à les recouvrir d’un enduit composé de glycérine, d’oxydes métalliques et de charbon en poudre, ce dernier corps ayant pour but de donner de la conductibilité à l’enduit. On peut utiliser aussi très avantageusement le goudron, à la condition de calciner ensuite les électrodes dans le but de transformer le goudron en une matière charbonneuse qui constitue un protecteur suffisant contre l’humidité. Si l’on répète plusieurs fois cette opération, on obtient sûrement un enduit assez imperméable pour préserver l’électrode même plongée dans l’eau, de toute décomposition.
- L’arc à courant alternatif, par Ernst Adler. Electri-cal World, t. XXXIX, p. io83-io84, 29 juin 1902. — Les arcs à courant alternatif se forment, comme on le sait, à voltage moins élevé que les arcs à courant continu. D’autre part, les arcs à courant alternatif qui se forment entre des électrodes de matières différentes (fer et charbon par exemple), laissent passer aussi un courant continu, comme l’a découvert, en 1894, le Dr Saheka, de Vienne. L’auteur propose pour ces deux faits une explication basée sur le fait que l’arc à courant alternatif donnerait naissance à un courant oscillant. P. L.
- Le spectre de l’arc enfermé, par L. Bell. Electrical World and Engineer, ier février 1902. — Le spectre de l’arc proprement dit commence à la raie c et finit au voisinage de la raie b du spectre solaire ; dans cet intervalle il est traversé par deux raies brillantes provenant du spectre des charbons; au,-delà de cette région, il y a encore quatre autres raies brillantes, la première est verte, la seconde, bleue, la troisième, bleu foncé et correspond à la raie du cyanogène, la quatrième est très large et d’un violet éclatant et beaucoup plus intense que le violet du spectre solaire. L’auteur a trouvé que l’arc enfermé alternatif (60 périodes) de 7,5 ampères est tout à fait identique à l’arc enfermé continu de 6,8 ampères.
- TElSSfiTVBRAlLTiCHAPRON
- Constructeurs-Mécaniciens
- Usines à PARIS & à CHARTRES
- EXPOSITION <le 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PKIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein 80à 85,
- y nii||
- LUMIÈRE TRACTION 4
- 16, Rue Rivay, 16, LEYALL01S
- ( Seine)
- JVlatériel
- Électrique
- Disjoncteurs Rhéostats Tableaux
- George Ellison
- Ateliers et Bureaux : 66-68, rue Claude-Vellefaux
- PARIS (Xe)
- téléphone 4-23-95
- p.r78 - vue 610/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 9 août 1902
- LXXlX
- Le spectre continu (gazeux) des arcs à potentiel constant est beaucoup plus étendu que celui des arcs en série ; la raie violette y est néanmoins très intense; elle correspond à la région actinique maximum. P.-L. C.
- Quel rendement faut-il adopter pour les lampes â incandescence, et comment peut-on déterminer ce 'rendement pour chaque usine génératrice ? Electrical Review (New-York), t. XL, p. 683-684, 710-7x3, 763-765; 24 mai, 3i mai et 7 juin 1902. — Cette question a été traitée à la 25e réunion de la National Electric Light Association, à Cincinnati (Ohio), en mai 1902. L’article reproduit les diverses communications qui ont été présentées à ce sujet. Des tables et des courbes permettent la comparaison des frais qu’entraîne le remplacement des lampes des diverses catégories, classées selon leur puissance et leur rendement. P. L.
- Le remplacement gratuit des lampes par les Compagnies d’éclairage électrique est-il recommandable ?
- Electrical Review (New-York), t. XL, p. 681-682; 24 mai 1902. — Cette question a été traitée à la 25e réunion de la National Electric Light Association, à Cincin-natti (Ohio), en mai 1902. Deux sociétaires se sont déclarés partisans du remplacement gratuit des lampes; un troisième a dit avoir renoncé à cette mesure, après expérience ; un quatrième a préconisé la vente des lampes à prix réduit. P. L.
- Quelques types d’installations d’éclairage électrique dans les Etats de l’Ouest. Electrical Review (New-York), t. XL, p. 659-6b4; 24 mai 1902. — Les conditions de développement de ces installations ont été fort différentes de celles des entreprises similaires de l’Est. Les villes de l’Ouest couvrent des espaces très vastes par rapport à leur population ; le charbon est assez cher dans la région, mais, en bien des points, la puissance hydraulique est abondante. Enfin l’extension des villes a été très rapide et les services publics ont eu grand’ peine à en suivre les progrès. Ces circonstances particulières ont exercé une certaine influence sur les entreprises d’électricité. L’article décrit brièvement quelques installations ♦ caractéristiques. P. L.
- L’installation d’éclairage de Bergen County (New-Jersey, Etats-Unis). Electrical World, t. XXXIX, P- 899-902, 24 mai 1902. — L’usine génératrice, située à Haekensack, dessert un réseau suburbain; elle transmet à trois sous-stations des courants diphasés à 2 5oo volts. L’éclairage des rues se fait par lampes à incandescence en série. P. L.
- La nouvelle installation d’éclairage électrique d’Ottawa (Canada). Electrical World, t. XXXIX, p. 989-995,
- 7 juin 1902. — Quatre sur six des usines génératrices de la Compagnie électrique d’Ottawa ayant été détruites par l’incendie de 1900, la Compagnie a refait toute son installation sur un nouveau modèle. Les deux usines qui ont subsisté servent maintenant de stations auxiliaires et les autres ont été remplacées par une seule, alimentée
- par les chutes de la Chaudière, que la rivière d’Ottawa forme juste en face de la ville. L’article décrit cette installation. La distribution se fait pour la plus grande partie par courant diphasé à 2 3oo volts. Les canalisations, qui couvrent toute la ville, sont entièrement aériennes. P. L.
- Téléphonie.
- Construction de petites lignes téléphoniques, par
- A. Dobbs. Electrical Review (New-York), t. XXXIX, p, 716-717. —- Dans cet article, le dix-septième d’une série sur le même sujet, l’auteur indique quelques procédés de montage des lignes téléphoniques aériennes, en rase campagne, sur des routes bordées d’arbres, ou les branches et le feuillage empêchent d’ailleurs de poser convenablement les fils. Ces derniers sont alors placés au milieu des routes et portés par des fils de suspension par l’intermédiaire d’isolateurs en verre ou porcelaine. Les fils de suspension sont attachés aux arbres avec des isolateurs. Quand le nembre de conducteurs est assez élevé pour justifier la pose de poteaux, ceux-ci sont munis de potences horizontales, rattachées entre elles par une traverse verticale en fer boulonné, la potence inférieure et la traverse portant sur un support en fer à 45°, fixé dans le côté du poteau.
- P.-L. C.
- Electrochimie.
- Stérilisation des eaux potables par l’ozone. Elektro-technische Zeitschrift, t. XXIII, p. 47&> 29 mai 1902. — Des essais de stérilisation de l’eau de la Sprée ont été entrepris, à l’instigation du Conseil d’hygiène de l’Empire allemand, par les docteurs Ohlmüller et Fr. Prall, avec un appareil de Siemens et Halske. Le chroniqueur ne donne aucun détail sur l’ozoneur proprement dit; par contre, on retrouve, dans la tour de stérilisation, le dispositif de Marmier et Abraham, c’est-à-dire, une construction en pierres, cimentée à l’intérieur, de 5 m de hauteur et de 1 m2 de section. A l’intérieur, une grille reçoit des cailloux de la grosseur d’un œuf de poule sur lesquels ruisselle et se divise l’eau à traiter pendant que l’ozone monte par la partie inférieure. La tension de la décharge est de 10000 à iSooo volts; on peut produire environ 40 m3 d’air ozonisé, dont la teneur en oxygène est de 3 à 5 gr par m3. (Ces chiffres ne s’appliquent pas certainement à l’oxygène actif; ce qui semblerait excessif en face des résultats obtenus par Marmier et Abraham, 6 à 9 mmg.) Suivant son degré de pureté, la masse d’eau stérilisée varie entre 5 et 10 m3 par heure. Un dispositif de récupération permet de reprendre l’air appauvri et de le retourner à l’ozoneur. Le conseil d’hygiène a exécuté treize expériences différentes sur de l’eau de la Sprée seule ou mélangée à l’eau de source de Charlot-tenbourg. On comparait des échantillons prélevés avant et après chaque opération, et traités par la gélatine Agar ou la matière de Heyden, comme dans toutes les études
- Manufacture «VAppareils
- de mesures électriques
- Système GANS ET GOLDSCHMIDT
- VOLTMÈTRES & AMPÈREMÈTRES APÉRIODIQUES, Industriels et de précision. — OH MM ÊTRES. — WATTMÈTRES ET TOUS AUTRES APPAREILS
- Pour usages Industriels et de Laboratoires.
- CONSTRUCTION IRRÉPROCHABLE. MODÈLES VARIÉS. PRIX TRÈS AVANTAGEUX
- M. PALEWSKI, ingénieur des Arts et Manufactures
- 28, rue de Trévise, Paris Téléphone 237-59
- p.r79 - vue 611/746
-
-
-
- LXXX
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 août 1902
- bactériologiques. En outre, les investigations portaient sur la teneur en ammoniaque, en composés nitrés, ainsi que sur la couleur, la limpidité et le goût : i. Le traitement de l’eau par l’ozone détruit un très grand nombre de microbes ; ce procédé est de beaucoup supérieur à celui des filtres à sable ; 2. Les bacilles du choléra et du typhus sont complètement anéantis; 3. Au point de vue chimique, on constate une diminution dans l’oxydabilité et un accroissement d’oxygène libre ; ces deux résultats concourent pour donner une eau de meilleure qualité; 4- L’ozone qui reste dissout dans l’eau ne peut avoir aucune influence dangereuse au point de vue hygiénique, parce qu’il se transforme très rapidement en oxygène; 5. Ce procédé améliore l’eau en détruisant les matières colorantes qu’elle tient en suspens et qui lui donneraient un goût désagréable. —Une installation capable de stériliser 120 m3 d’eau à l’heure est susceptible de livrer le mètre cube à 6 centimes sur lesquels 2,15 centimes sont afférents à l’ozonisation proprement dite. B. K.
- Procédé de Vulitch et d’Orlowsky pour la fabrication du carbure de calcium. Brevet américain, n° 701 65o, déposé le i3 décembre 1900, accordé le 3 juin 1902. — Les inventeurs proposent de fondre d’abord la chaux dans un four électrique et de précipiter alors la masse en fusion dans un excès d’hydrocarbone lourd, comme par exemple un des résidus de la distillation du pétrole. Le carbure qui se forme alors dans l’huile possède des propriétés particulières ; il est saturé d’huile, ce qui le rend non hygroscopique. Il est très propre à la production intermittente de l’acétylène, puisqu’il est impénétrable par l'eau et que le dégagement du gaz ne se produit que pendant l’immersion; de plus, on le dit exempt de phosphore. P. L.
- Procédé Keith pour le traitement des solutions métalliques avec anodes insolubles. Brevet américain, n° 700941, déposé le 7 décembre 1901, accordé le 27 mai
- 1902. — Dans les traitements de cette nature, la concentration des solutions décroît constamment et, pour obtenir un dépôt uniforme, il faut réduire proportionnellement l’intensité du courant. On y arrive d’ordinaire en réglant le courant qui passe dans la cuve, mais c’est là un procédé peu économique, puisque la capacité du générateur n’est complètement utilisée que dans les premières phases de l’opération. Le Dr Keith a imaginé de faire circuler l’électrolyte à travers un certain nombre de bacs en série; les plaques formant chaque électrode sont reliées en parallèle et leur nombre croit selon le rang que l’élément occupe dans la série. Le courant étant le même à travers tous les éléments, l’électrolyte est. soumis à un courant d’intensité décroissante. On peut obtenir ainsi un dépôt régulier en utilisant toute la capacité du générateur.
- P. L.
- Divers.
- L’effet des ondes électriques sur le cerveau humain,
- par D. Mc Intosh et J. Graham-Willmore. Electrical World, t. XXXIX, p. 932-954, 3i mai 1902. — Les auteurs ont répété les expériences de M. Frederick Collins sur cette question, mais, pour mesurer la résistance du cohéreur, ils ont employé, au lieu du téléphone, les méthodes plus précises du pont de Wheatstone et de Kohl-rausch. Ils n’ont observé en aucun cas que le cerveau agît comme un cohéreur sous l’influence des ondes hertziennes. P. L.
- L’économie des ateliers, par T. Beutley. Engineering Magazine, t. XXII, p. 5i4-5i8, j’anvier 1902. — Dans la question du rendement d’un atelier si importante pour la lutte économique, il y a deux faeteurs essentiels qui s’imposent à l’examen de l’industriel, le rendement de la main-d’œuvre et le rendement mécanique. L’auteur se propose d’examiner les progrès à réaliser, en Angleterre dans cette seconde partie. On néglige trop selon lui la
- G. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIe
- Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans lil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-S° raisin. 412 pages, 271 figures. 12 fr.
- A.CÜBWCK FRAmçA.isn:
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- île \ m: t f; i* (Su isse)
- vjWWw> —
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- * J. Air. SCHOEN *
- Ingénieur-Conseil, Expert près les Tribunaux.
- 17, rue de la République, 17. E VOX Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELECTRICITE
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- Appareillage Électrique
- GRIVOLAS
- Société anonyme au capital de 1.000.000 de francs |
- Établissements fondés en 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 16, rue Mongol fier PARIS
- Exposition de 1889, Paris Médaille d’argent
- Exposition de 1894, Lyon Médaille d'or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Paris. -- Médaille d’or
- Supports pour lu tîntes à incandescence
- COMMUTATEURS
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPTEURS DE TOUS SYSTÈMES RHÉOSTATS, DISJONCTEURS TABLEAUX DE DISTRIBUTION Manufacture de tous appareils et accessoires pour stations centrales et installations d’éclairage électrique, montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, ébonite, etc., etc. — Appareils pour courants de haute tension, depuis 440 jusqu’à 5.000 volts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TÉLÉPHONE 158-91
- Envoi franco du Catalogne sur demande
- p.r80 - vue 612/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 9 août 1902
- LXXX1
- question de l'éclairage, surtout en ce qui concerne le blanchiment des murs, le nettoyage des fenêtres, et quant au chauffage, on s’illusionne si l'on croit stimuler l’activité de l’ouvrier par une atmosphère froide. D’une façon générale, l’auteur reproche à l'industrie anglaise de ne pas se spécialiser assez, ce qui l’empêche de concentrer ses énergies sur un objet déterminé. Quant à l’équipement des ateliers, on ne saurait trop veiller à approprier le matériel au but qu’il doit remplir et à le tenir au niveau du progrès ; et en ce qui concerne la préparation du travail, l’auteur recommande la méthode usitée dans les grandes usines américaines où les contremaîtres, dessinateurs et chefs de service se rencontrentt pour l’élaboration des projets. Il conseille enfin de ne pas trop lésiner sur le prix d’achat des matières premières, dont le bon marché est trop souvent compensé par la mauvaise qualité et les difficultés de main-d’œuvre. P.-L. C.
- A propos de l’établissement d’un impôt sur le cuivre brut en Allemagne. Zeitschrift fur Elektrotechnik, t. XX, p. 23g, ii mai 1902. — Il circule, en ce moment, une pétition parmi un grand nombre de maisons allemandes qui ont l’intention de constituer une « Société pour la défense des intérêts de l’électrotechnique en Allemagne ». Nous extrayons du mémoire les renseignements suivants. La production de cuivre brut, én Allemagne, qui était de 24 092 tonnes en 1891, est montée à 3o 929 tonnes en 1900, soit un accroissement de 28 p. 100. La consommation, par contre, s’est élevée de 52027 à
- 108927 tonnes, soit une production de 118 p. 100. Les constructeurs électriciens utilisent, en particulier, 5oooo tonnes de cuivre électrolytique, chaque année ; or l’Allemagne en produit très peu et le reste lui vient en grande partie des Etats-Unis d’Amérique. Le renchérissement d’une matière première si importante placerait donc l’industrie électrotechnique allemande, qui exporte annuellement pour plus de 120 millions de marchandises, dans un état d’infériorité vis-à-vis de la concurrence anglaise et américaine. Ces pays, en effet, produisent eux-mêmes leur cuivre qui est, par cela même, exempt d’impôts. Les autres industries qui emploient cette matière se sont solidarisées avec les électriciens. B. K.
- Procédé magnétique 0. Newhouse pour affiler les lames. Brevet américain, n° 697529, déposé le 23 mars 1901, accordé le i5 avril 1902. —- Il suffit, pour affiler par exemple un rasoir, de placer le bord coupant de la lame tout près de la surface d’un barreau aimanté et de laisser l’instrument dans cette position tout le temps qu’il ne sert pas. D’après l’inventeur, l’aimant a pour effet d’aligner régulièrement toutes les 'petites dents du bord affilé, qui d’ordinaire ont des inclinaisons différentes par rapport à la lame. On obtiendrait ainsi un fil bien meilleur qu’avec le repassage ordinaire. Comme on emploie un aimant à peu près de même longueur que la lame, il serait intéressant de savoir comment l’inventeur explique l’affilage de la partie de la lame qui est au-dessus du milieu de l’aimant. P. L.
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. — BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Barratjlt, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris
- Traction.
- Union (E.-G.). 116712, DRP, 5 janvier 1900. — Dispo-
- sitif de sécurité pour voiture motrice actionnée électriquement.
- Union Elektricitæts-Gesellschaft. 124941, DRP,
- E.W.BLISSC
- BROOKLYN. N. Y, États-Unis.
- Société anonyme au Capital de 10.000.000 de fr.
- SIÈGE EN EUROPE
- 12 bisj jtfvenue de la Grande-jfîrmêe PARIS
- Téléphone n3 526-12
- A. WiLZIN, Directeur
- MATÉRIEL
- pour Tôles de Dynamos, Pièces détachées de Vélocipèdes, Ferblanterie, Ustensiles de ménage Quincaillerie, Lampes, Articles estampés, Presse à emboutir, à découper, Cisailles, Marteaux-pilons.
- AGENTS A BERLIN ET COLOGNE Schuchfirtlt & Schntte
- PRESSE N° 30A
- (ci-contre)
- pour Tôles de Dynamos
- Cette presse munie de
- mécanismes d’éjection fonctionnant d’une façon certaine et consommant peu de force, dégage la feuille et les déchets sans les ressorts généralement employés et dont l’action est incertaine tout en absorbant une forte partie de la puissance de la machine. La matrice et le poinçon sont disposés de façon à découper d’un seul coup un anneau (ou un segment) avec les encoches ; opérant ainsi, on évite l’excentricité qui se produit entre les deux circonférences lorsqu’on opère en deux ou plusieurs fois et on assure une uniformité absolue dans les divisions de la denture. Les rainures de clavetage se poinçonnent aussi du même coup.
- p.r81 - vue 613/746
-
-
-
- LXXXII
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 9 août 1902
- 18 juillet 1900. — Dispositif de sûreté pour tramways électriques.
- Siemens et Halske. 118027, D R P, 5 décembre 1899. —
- — Dispositif de mise à la terre pour voiture électrique alimentée par balais glissant sur rail.
- Ktngsland (W.). 118106, DRP, 9 décembre 1899. — Disposition permettant d’éviter la mise en circuit inopportune du distributeur pour tramways.
- Siemens et Halske. 118 107, DRP, ier mai 1900. —Dispositif pour reconnaître un court-circuit entre le fil de conduite et le fil support d’un tramway électrique à conducteur aérien.
- Bellangé. 309235, B F, 22 mars 1901. — Dispositif ayant pour but de détruire l’effet des fils employés à la conduite de l’électricité nécessaire à la marche des tramways après cassure de ces fils par accidents ou usure.
- Pilgrim (C.) et Kônigslow (A. von). 122 775, DRP,
- 18 avril 1900. — Mécanisme de protection automatique pour tramways électriques.
- Sterns (W.-R.). 692080, U S À P, 14 septembre 1901.
- — Signaux pour tramways à trôlet aérien.
- Mesures.
- Raab (C.). 124 i58, DRP, 12 juillet 1900.— Instruments I
- de mesure à induction pour courants triphasés. Addition au DRP, 100748.
- Reiniger et Cie. 124070, DRiP, 7 août 1900. —- Disposition de deux mécanismes de mesure dans des champs magnétiques constants.
- Roman. 309 444» B F, 3o mars 1901. — Nouveau cadran permettant la lecture immédiate des ampères, des watts, ainsi que la force en chevaux absorbée ou produite par machines dynamo et moteurs électriques.
- Siemens et Halske et A. Gesell. 3o8 867, B F, 11 mars 1901. — Appareil dé mesure avec disposition ramassée de deux systèmes de mesure dans une boîte commune.
- Société Française des Cables électriques système Ber-thoud. 307741, B F, ier février 1901. — Appareil permettant d’essayer aisément et rapidement à la rupture sous la tension électrique les couches isolantes d’un conducteur électrique quelconque, utilisé soit dans
- une machine, soit dans un réseau de distribution.....
- etc....
- Société Indlstrielle d’électricité (procédés Westinghouse). 3og83i, B F, 10 avril 1901. — Perfectionnements aux méthodes de mesure des propriétés magnétiques du fer et de l'acier.
- Stanley (W.). 124261, DRP, 19 septembre 1900. — Disposition pour éviter magnétiquement le frottement d’un axe tournant.
- Ziegenberg. 308914, B F, 12 mars 1901. — Instrument de mesure de précision pour courants continus.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Le Mois scientiûque et industriel, a installé
- définitivement ses bureaux, 23, boulevard des Italiens. La rédaction reste, 33, boulevard des Batignolles.
- Manuale theorico-pratico di Chemica foto-grafica, par le professeur Rodolfo Namias. Deuxième tome, 1 vol. petit in-8, 274 pages. Il Pro-gresso fotografico, éditeur, Milan.
- Les Machines frigorifiques, les Machines-outils, par G. Richard, forment les deux derniers fascicules parus de la Mécanique a l’Exposition de 1900, Vve Ch. Dunod, éditeur, 49» quai des Grands-Augustins. Prix de la collection entière, qui comprendra environ 20 fascicules : 60 fr.
- iCCUMUUTEURS TRiNSPORTAILES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Clicîiy) Paris
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques
- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-14
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, rueJDelambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- p.r82 - vue 614/746
-
-
-
- prr^ z* ^ tc*<jv ï^ç/ rv^i
- Tome XXXII
- ?'•' ; 7 :
- Samedi 16 Août 1902.
- 9° Année — N» 33
- 2W
- O
- noue
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- .. : • ... Uni,.;//;, Ùf^-L. .ï=di*,l
- La reproduction des articles de L’ÉCLAtFtflGE ÈLàC^/RIQI^é. »À
- v^hîicWÎ?
- S O M M AIRE Pages .
- J. RE Y VAL. — Concours d’accumulateurs électriques de la Marine nationale (1901-1902)............. 229
- C.-F. GUILBERT. — Le compoundage électromécanique des groupes électrogènes par le régulateur
- J.-L. Routin............................................................................... 23
- H. ARMAGNAT. — Appareils de mesures :
- Etalon au cadmium H. Tinsley; Wattmètre thermique Bauch ; Appareils Kelvin; Indicateur et enregistreur
- Montgomery Waddill ; Faradmètre de Willyoung........................................... 242
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation ; Sur la capacité théorique des plaques d’accumulateurs, par A.-L. Marsh. 247
- Procédé Young pour la régulation de la force électromotrice dans un système à trois 111s....... 247
- Applications mécaniques : Système James Burke pour le démarrage et la marche des électromoteurs. . 248
- Indicateur à distance de la direction du vent, système de l’A. E. G............................ 249
- Traction : Moteurs triphasés pour traction......................................,.................. 251
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Institution of Electrical Engineers ; Recherches sur les propriétés électriques et magnétiques des alliages
- de fer, par W. Barrett, W. Brown et R. Hardfield.............................................. 253
- Accidents électriques et leur législation, par C.-B. Webber, F.-B. Aspinall, A.-P. Trotter..... 257
- Note sur les diagrammes de courants alternatifs, par W.-F. Sumpner............................. 262
- Formule générale pour enroulements d’induit réguliers, par D. Robertson........................ 263
- SUPPLÉMENT
- Le Concours d’accumulateurs de la Marine nationale (1901-1902). — Fabrication électrique des nitrates au moyen de l’azote atmosphérique. — Les nouvelles installations électriques de Naples. — Le prix de l’entretien des automobiles électriques. — Bateaux électriques. — Les noces d’argent du téléphone, lxxxiv
- Littérature des périodiques et brevets.......................................................xcm
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière ,9® arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à 4 heures.
- R.-W. BLACKWE
- 50, boul. Haussmann, Paris
- Représentant exclusif des Trucks “ PEGKHAM ” breveté S. G. D. G. assurant la meilleure suspension pour électromobiles.
- interdite
- p.r83 - vue 615/746
-
-
-
- LXXXIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 août 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Le concours d*accumulateurs de la Marine Nationale {1901 1902). — Nous donnons dans ce numéro quelques résultats de ce concours d’après une brochure qui nous a été adressée il y a quelques semaines. En réalité, les essais de la Marine ont porté sur plusieurs autres points dont il n’est pas fait mention dans la brochure et qui sont cependant très importants.
- il est acquis aujourd’hui que la brochure émanait d’un concurrent qui n’a fait connaître que la partie des essais paraissant lui être favorable. C’est ce qui résulte d’un récent article du Journal des Inventeurs ainsi que d’une lettre de la Marine, que nous reproduisons ci-dessous :
- « La Marine a noté les résultats, et c’est parmi les différents types qui ont pu satisfaire aux conditions qu’elle avait imposées, qu’elle a à faire son choix non seulement en toute liberté et en toute équité, mais surtout en se plaçant spécialement à ce point de vue unique qu’elle avait seul à envisager, qu’il s’agit pour elle d’adopter les types qui lui paraissent le mieux s’adapter aux services qu’elle a à exiger des accumulateurs qu’elle doit employer.
- » On comprend, en effet, que tel accumulateur dans certaines conditions d’établissement peut rendre de plus utiles services que tel autre, sans que pour cela, il y ait à juger ou décider que celui-ci est supérieur à celui-là.
- » C’est dans ce sens et uniquement dans ce sens que ce concours a eu lieu.
- » Les résultats n’en sont pas connus encore, tout
- ce que l’on peut dire c’est que sur 21 types d’accumulateurs 11 avaient rempli les conditions du programme, c’est-à-dire avaient fourni ioo décharges (suit la liste de ces éléments, liste que nous publions).
- » L’Administration de la Marine a voulu soumettre ces différents accumulateurs à d’autres expériences, et ainsi que nous l’avons dit, ces expériences ont duré jusqu’au mois d’avril, peut-être se continueront elles encore, car il ne faut pas oublier que ces appareils sont la propriété de la Marine, qu’elle les a payés, et qu’elle s’en sert à sa fantaisie et comme elle l’entend, ce qui est son droit incontestable.
- n C’est dans ces circonstances qu’un des concurrents admis à subir les épreuves du programme a publié une brochure dans laquelle il prétend donner les résultats et les classements de ce concours, et où il affirme que « son élément a été classé premier » ; sans se priver de donner sur les autres éléments des apréciations peu bienveillantes, et qui, il faut bien le reconnaître n’ont rien d’officiel, car elles n’émanent que de son imagination.
- » Ajoutons que cette brochure est incomplète, car elle ne contient ni les essais de capacité, ni les dernières expériences faites par la Marine.
- » Justement ému d’un pareil procédé, M. le ministre de la Marine a cru devoir écrire la lettre suivante qu’il a adressée aux soumissionnaires du concours :
- Paris, le ior juillet 1902.
- Le Ministre de la Marine à MM. les Administrateurs de...
- « Messieurs,
- « J’ai été informé qu’un des constructeurs ayant pris « part au concours d’accumulateurs électriques institué « par la Marine au commencement de la présente année, a « cru pouvoir écrire que le spécimen d’accumulateur livré « par lui avait été classé le premier.
- m
- J. BONNET
- Docteur en droit, Ingénieur
- des Arts et Manufactures, Conseil
- en matière de propriété industrielle.
- ETUDE SUR LA LEGISLATION ALLEMANDE
- SUR LES
- BREVETS D'INVENTION
- Un volume in-8° raisin de 580 pages
- ItroeHé.......... .....................
- 3 0 fv
- Accumulateurs “ PHŒBUS ” | a.kaindler
- Éléments ( Des moteurs de voitures automobiles.
- transportables\ Tra(qqon voitures et de bateaux. pour ) ,
- Allumage ( Eclairage des voitures et des trains, médecine. î Éléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines j Xctborcrtoires, Çahanoplastie, etc. 5
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue St-ANDRÉ-des-ARTS Ateliers : i, rue du Printemps
- PARIS
- p.r84 - vue 616/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 16 août 1902
- LXXX V
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone :
- 158.81 — 158.11 — 258.72
- Adresse télégraphique : Elihu-Paris
- Traction éleclrigne
- Éclairage électrique Transport de force
- LOCOMOTIVES DE MINES
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre modèle TM M 30.
- Grâce à ses dimensions réduites (lm25 de largeur), elle peut pénétrer dans les galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction, 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 à 8 wagonnets.
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en France qu’à l’étranger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.r85 - vue 617/746
-
-
-
- L XXX VI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 août 1902
- « J’ai l’honneur de vous faire connaître : que le rap-« port sur les opérations en question n’est pas encore « achevé ; que la Marine n’a communiqué à personne les « divers résultats constatés, et qu’en particulier elle n’a « encore établi aucun classement duquel on puisse infé-« rer que tel ou tel constructeur mérite d’être classé « avant tous ses concurrents.
- « Recevez, Messieurs, les assurances de ma considère ration distinguée.
- « Pour le Ministre et par son ordre,
- « Le chef du cabinet, a Signé : L. Tissier. »
- Fabrication électrique des nitrates au moyen de l’azote atmosphérique. — Dans une communication faite en 1898 à l’Association britannique pour l’avancement des sciences, Sir W. Crookes appelait l’attention des électriciens sur la possibilité de fabriquer les nitrates en combinant l’azote et l’oxygène de l’air par la décharge électrique (Voir Ecl. Elect. t. XVII, p. 69, 8 octobre 1898 et t. XVIII, p. lu, 4 février 1899).
- D’après une information de Electrical Review que reproduit L'Electricien du 19 juillet, une société vient de se former en Amérique, sous l’appellation de Compagnie Atmospheric Product, au capital d’un million de dollars, pour l’extraction de l’azote contenu dans l’air. Depuis longtemps déjà, on cherche à obtenir ce gaz en le tirant de l’atmosphère. Dès 1875, Priestley avait noté que la couche d’air enveloppant une étincelle électrique subit immédiatement une modification chimique, et les recherches entreprises depuis par Cavendishont confirmé cette observation. Les études poursuivies dans ce sens ont donné, assure-t-on, des résultats si satisfaisants que la fixation, en de grandes quantités, de l’azote de l’atmosphère est devenue aujourd’hui possible et rémunératrice. Dans le laboratoire, installé à titre d’essai, aux chutes du Niagara, on amène de l’air froid et sec dans une chambre d’environ 3 m de hauteur. Ensuite cet air est dirigé sur des pointes où des courants électriques de faible intensité mais de tension très élevée produisent des étincelles. Au voisinage des arcs électriques ainsi obtenus, l’azote se transforme en peroxyde d’azote. On conduit alors ce gaz dans une tour d’absorption, et là on le fait entrer en combinaison avec les corps dont on veut obtenir des nitrates. Ainsi, en faisant passer le gaz au travers de l’eau pure, on produit de l’acide azotique, en le fai-
- sant passer dans de la potasse caustique, il se forme du salpêtre, etc.
- Les nouvelles installations électriques de Naples. — L’Eletlricista publie sous la signature de Micros d’intéressants détails, sur cinq installations électriques importantes qui fonctionnent actuellement à Naples et qui ont été établies dans le cours de ces deux dernières années : L'Electricien du 19 juillet les résume comme suit :
- Société générale d'éclairage. — La Société générale d’éclairage concessionnaire de l’éclairage public de Naples ainsi que la distribution dans le port de l’énergie nécessaire pour l’éclairage et la force motrice, a conservé à peu près le type de distribution électrique par elle adopté en 1889. Son installation comporte des sous-stations d’accumulateurs, mais cette installation a été augmentée de manière à pouvoir subvenir aux besoins plus grands de la ville. D’autre part, l’usine et les sous-stations ont été complètement refaites avec des matériaux nouveaux, ainsi que le réseau. L’usine occupe une superficie d’environ 2400 rn2; elle renferme actuellement 5 groupes électrogènes de 1 100 chevaux; en outre, on a réservé l’espace nécessaire pour installer trois autres groupes semblables et éventuellement quatre; les chaudières, timbrées à'10 atmosphères et de a65 m2 de surface de chauffe, sont au nombre de 10, et on peut les augmenter de 8 unités. La condensation se fait au moyen de l’eau de mer ; l’eau d’alimentation est fournie par un puits artésien. Les moteurs ont été fournis par la maison Tosi de Legnano ; les chaudières par MM. Babcock et Wilcox, les dynamos par la Société Siemens etHalske, les câbles souterrains par la Société Siemens et Halske et MM. Pi-relli et Cie. Les sous-stations sont au nombre de 5; les trois intermédiaires ont 8 batteries, chacune de 69 accumulateurs (Tudorj et d’une capacité de 1 200 ampères-heure ; les deux sous-stations extrêmes disposent de 8 batteries du même type et ayant le même nombre d’éléments, mais chacune de ces dernières batteries aune capacité de 840 ampères-heure. Le réseau d’éclairage et de distribution de force motrice pour moteurs de faible puissance est souterrain dans la partie centrale de la ville et aérien dans la partie excentrique. Quant au réseau pour distribution de force motrice à des moteurs de grande puissance il est parcouru par un courant de 5oo volts et, actuel-
- Soupape Electrique NODON
- Système breveté eu France et à l'Étranger
- J. PIETTRE, Propriétaire et Concessionnaire
- Transformation directe des Courants alternatifs simples ou polyphasés
- en Courants continus
- Rendements obtenus au Wattmètre 75 à 80 p. 100
- APPLICATIONS. — 1° Secteurs à courants alternatifs : Charge d'accumulateurs; Fonctionnement des moteurs à courants contiuus ; Ascenseurs et monte-charges ; Lampes à arc continu ; Galvanoplastie ; Appareils médicaux ; Démarrage des moteurs et disjoncteurs. — ±° Sous-tractions de courants
- ____ alternatifs : Remplacement économique des commutatrices dans les secteurs et dans la
- traction sur voies ferrées. — 3° Possibilité de réaliser le transport économique de Fénergie * à de longues distances à l'aide du courant alternatif monophasé.
- Usine et Laboratoire de démonstrations à Neuilly-sur-Seine, 25, rue Borghèse TÉLÉPHONE 570-20
- p.r86 - vue 618/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 août 1902
- LXXXVJI
- Éclairage
- Traction
- Transports d’énergie
- Applications
- mécaniques
- La Rrancaise
- Üf svïsv9sissv9srs«rs«vssyssi«svsïvîstssvï«rï«y9svs^
- !.. F
- 1 SOCIETE ANONYME | Au Capital de 2.500.000 fr.|
- ^e*se»seise<se**ew«»s«As**9«*s«««««Ase**®»9e*8^
- Electrique
- COMPAGNIE de CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES & de TRACTION SIÈGE SOCIAL et ATELIERS : 99, rue de Crimée. — PARIS (xix*)
- Génératrices
- Moteurs
- T ransformateurs Commutatrices
- p.r87 - vue 619/746
-
-
-
- LXXXV1II
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 août 1902
- lement il alimente les deux funiculaires du Yomero.
- Société des tramways napolitains. — L’usine centrale de cette société renferme trois groupes électrogènes chacun d’une puissance de 15oo chevaux, ainsi que deux autres groupes chacun d’une puissance de 700 chevaux, sans parler d’une machine de 5oo chevaux servant à actionner les dévolteurs et survolteurs qui régularisent la tension du réseau. Ce dernier est très étendu : en effet, le rayon de la distribution dépasse x5 km et la consommation est considérable à la périphérie. On peut installer dans l’usine une nouvelle machine de 1 5oo chevaux. La condensation et l’alimentation s’opèrent au moyen de l’eau empruntée à un affluent du Sebeto et à des puits artésiens. Le matériel mécanique (chaudières et moteurs) sort de la maison Tosi, le matériel électrique de la maison Schückert et Cie et le matériel de traction de la maison Thomson-Houston. Le réseau d’alimentation est souterrain; la ligne de service, aérienne. La tension est de 55o volts.
- Société des tramways provinciaux. — L’usine comprend trois groupes électrogènes de 35o chevaux : l’un à couranttriphasé, le deuxième à courant triphasé et â courant continu, le troisième à courant continu. L’alimentation du réseau se fait avec du courant continu, au moyen d’une batterie d’accumulateurs, pour la partie voisine de l’usine et, ailleurs, avec du courant triphasé à 5 000 volts que transforment deux sous-stations pourvues de transformateurs tournants et de batteries d’accumulateurs; la distribution se fait sous 55o volts; la ligne de service est aérienne. Les machines à vapeur surchauffée sortent de la Erste Brunner Maschinen-Fabrik ; les chaudières ont été construites par la maison Babcock et
- Wilcox, le matériel électrique par la Compagnie Union de Berlin, les accumulateurs par M. Majert, de Berlin. L’usine possède une installation spéciale pour la condensation. Le réseau des tramways alimentés a un développement de plus de 34 km ; son point extrême se trouve à environ i5 km de l'usine.
- Société des tramways du Nord. — L’usine possède également trois groupes électrogènes ; elle fait sa distribution directement et avec du courant continu.sahs recourir à l’emploi d’accumulateurs. Elle alimente les lignes interurbaines de Napïes-Miano-Giulano (environ ‘iB km). Les machines à vapeur sortent de la fonderie Fratté de Salerne; les chaudières, de la maison Babcock et Wilcox; lp matériel électrique de l’usine et celui employé pour la traction a été fouimi par les ateliers électriques* de Charleroi. La distribution se fait sous 55o volts.
- Société napolitaine pour entreprises électriques. — L’usine de cette Société produit du courant triphasé d’une tension de 3 000 volts. Au moyen de deux souk-stations d’accumulateurs et de transformateurs tournants, chacune pourvue de deux batteries d’environ 2 5oo ampères-heure de capacité, elle alimente de courant continu un réseau aérien à deux conducteurs destiné à fournir l’éclairage et la force ; en outre, la même usine alimente de courant triphasé un réseau d’éclairage et de force à trois conducteurs aériens; elle donne en outre du courant triphasé à un réseau de lumière et de force qui est souterrain dans la ville proprement dite et aérien dans la partie périphérique ; ainsi que dans quelques communes suburbaines. Le réseau de cetté société est encore en voie de construction. L’usine comprend actuellement deux groupes electrogènes d’une puissance de 5oo chevaux et
- L’ÉCONOMISEUR ÉLECTRIQUE
- Société en Commandite par Actions au capital de SOO.OOO francs
- 0 JD. KAHN, Ch. BERTOLUS & Cie ^
- *
- C5
- lo
- CD
- St
- Lj
- O
- Uj *$»•
- Seul système permettant d’employer pratiquement sur les secteurs, des lampes de DEUX ET UNE BOUGIES. Veilleuses électriques de deux bougies consommant 0a05 sous 110 volts.
- ÉCLAIRAGE ÉCONOMIQUE PAR L ÉLECTRICITÉ
- Système WEISSMANN et WYDTS Breveté S. G. D. G.
- (Place Beauvau)
- 100, Faubourg Saint-Honoré, VIIIe
- Adresse télégraphique : FARAD-PARIS PARIS
- Téléphone : 551-94
- 5
- <r>
- * %
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l’éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d’appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique : FORTRAN S-PARIS
- H
- p.r88 - vue 620/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 août 1902
- LXXXIX
- un autre groupe de 3oo chevaux; on songe à l’augmenter d’une nouvelle unité de 2000 chevaux : les deux machines actuelles de ooo chevaux sont à triple expansion et sortent de la maison Néville, celle de 200 chevaux est une compound verticale à grande vitesse construite par la maison Tosi; deux des alternateurs actuels sortent des ateliers Ansaldo et Cie et le troisième, des ateliers Gudda, etc. On utilise, pour l’alimentation et la condensation, l’eau d’un puits artésien. Pour les communes voisines de Naples on a prévu des stations de transformation dans lesquelles on élèvera la tension; on doit installer ces stations là où se termine la canalisation souterraine.
- Le prix et l’entretien des automobiles électriques. — U Industrie Electrique du 25 juillet donne sur ces points la note suivante :
- Voici, pour répondre aux demandes que nous adressent quelques lecteurs, les prix actuels des voitures électriques et de leur entretien, d’après les tarifs établis par un grand garage spécial situé aux portes de Paris, et que nous ne désignons pas plus explicitement pour ne pas être accusé de lui faire de la réclame.
- Prix des électromobiles.
- Coupé ou victoria.................... 6000 fr
- Landaulet........................... 12000 —
- Omnibus break avec groupe de 3 kilowatts pour la recharge des accumulateurs........................... 16000 —
- Prix des batteries.
- Batterie de 4° éléments. Décharge en 5 heures.
- Capacité : 90 A-h pour le coupé . . 1 5oo fr
- — i35 -— le landaulet. 2100—•
- — i5o — l’omnibus. . 3100 —
- Garage et entretien.
- Garage............................. 3o fr par mois.
- Lavage............................. 60 —
- Visite de la batterie.............. 10 —
- Graissage complet d’une voiture . . 10 —
- Energie électrique pour la charge . 0,45 par kvv-h.
- On traite à forfait pour le garage et l’entretien complet.
- Location
- Coupé ou victoria, avec conducteur
- (2 places)................... 1000 fr par mois.
- Landaulet (4 places)............ 1 200 —-
- Bateaux électriques. — On a déjà fait de divers côtés des essais pour la propulsion électrique des embarcations, mais ces tentatives paraissent avoir été faites sur une trop petite échelle pour permettre la comparaison avec les autres moteurs; aussi les expériences faites par le professeur O. Flamm et publiées récemment dans le Schiffbau présentent un grand intérêt. Le Bulletin de la Société des Ingénieurs civils de juin en donne le résumé ci-dessous d’après Y Engineering Magazine.
- Les expériences devaient être faites sur un bateau de 16 m de longueur et avant de procéder à la cons-truction*de ce bateau, pour avoir des données sur la puissance qu’il serait nécessaire de prévoir pour réaliser une vitesse donnée, on fit des expériences préliminaires sur deux modèles au dixième de grandeur naturelle dans le bassin expérimental du Norddeuts-cher Lloyd, à Bremerhaven. L’article dont nous parlons donne le résultat de ces essais faits par le professeur Flamm, et analyse la décomposition des résistances éprouvées en soulèvement de vagues et en frottement de carène. Des photographies reproduisent la forme prise par les vagues soulevées aux diverses vitesses.
- A la suite de ces essais, on fut conduit à adopter pour le bateau une forme un peu différente de celles des deux modèles; il en résulte qu’il n’est pas possible de faire une comparaison aussi rigoureuse entre les résultats des essais préliminaires et des essais définitifs qu’elle eût pu l’être si les formes du bateau et d’un des modèles eussent été les mêmes.
- Le bateau a 16 m de longueur, 2,5o m de largeur et 0,80 m de creux au milieu. Son déplacement est de 17,20 m3. Le poids du moteur, avec les accumulateurs, commutateurs, conducteurs, etc., est de 11 049 kg, ce qui représente, pour 60 chevaux, envi-
- SOCIETE GRAMME
- 20, me rf’ii«irtjtoKl,
- Moteur type léger fermé.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES
- A CCUMULA TE U RS
- LAJIPES A ARC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- Moteur asynchrone triphasé.
- p.r89 - vue 621/746
-
-
-
- xc
- Supplément à VÉclairage Électrique du 16 août 1902
- ron i85 kg par cheval. Ce poids est beaucoup plus élevé que ne serait le poids d’un moteur à vapeur ou à combustion interne et indique qu’il y a encore des progrès considérables à réaliser dans les accumulateurs, si on veut arriver à les employer utilement pour des applications de ce genre.
- On a fait un grand nombre d’essais et les résultats de ces essais sont, dans l’article de Schiffbau, présentés sous forme de tableaux et sous forme de tracés graphiques, les vitesses étant l’elevées au moyen de divers systèmes de locks mécaniques. On peut dire qu’en général, les résultats sont notablement supérieurs à ceux qui avaient été obtenus dans le bassin d’essai, bien que, comme on l’a exposé plus haut, il ne soit pas possible d’établir une comparaison rigoureuse.
- A la vitesse de 10 nœuds, la puissance consommée a été de 09,30 chevaux, à celle de 7,70, la puissance a été de 18,10 ch, et enfin pour 4,90, de 5,3o chevaux. A la vitesse de 10 nœuds, le rayon d’action fourni par les accumulateurs etc., a été trouvé de 3o milles marins et, à celles de 4>90 m de 220 milles.
- Ces essais doivent être continués, mais les résultats déjà obtenus parle professeurFlamm permettent de se rendre compte de ce qu’on peut obtenir actuellement en pratique des bateaux à moteurs électriques.
- Les noces d’argent du téléphone. — Il y a cette année vingt-cinq ans que le premier réseau téléphonique public a été inauguré aux Etats- ' Unis. A cette occasion, le Journal rappelle
- comme il suit les débuts et le développement de l’industrie téléphonique :
- C’est dans le courant de 1877 que M. Ch.-J. Clid-den commença à recueillir des souscriptions pour l’organisation d’un premier service public téléphonique, à Lowel, ville industrielle de 100000 habitants, située à 40 km de Boston.
- C’était là une tentative hardie, car l’invention étonnante que Graham Bell avait fait breveter l’année précédente (14 février 18769, n’était encore considérée, dans le monde entier, que comme un merveilleux jouet scientifique.
- Grâce à l’initiative de M. Glidden, Graham Bell voyait entrer presque immédiatement dans la pratique la découverte qui devait illustrer son nom et doter l’humanité d’un nouveau moyen d'échange des idées dont elle se passerait difficilement aujourd'hui. C’est donc à ces deux hommes, Graham Bell, qui l’inventa, et Glidden, qui en fît la première application à un service public, que nous sommes redevables des bienfaits du téléphone.
- On a contesté le mérite de Graham Bell, on a revendiqué pour d’autres la priorité de l’invention. La vérité, c’est que, comme cela s’est produit dans bien des circonstances, le célèbre physicien écossais a eu ses précurseurs, qu’il serait d’ailleurs profondément injuste d’oublier.
- Déjà, en 1861, un pauvre maître d’école des environs de Hambourg, Philippe Riess, avait fait fonctionner devant la Société de physique de Francfort un appareil qui transmettait les sons à distance au I moyen de l’électricité. Riess mourut de chagrin, dit-
- E. DUCRETET*
- Constructeur
- PARIS, 75, rue Claude-Bernard
- GRANDS PRIX
- PARIS J 889 - ANVERS 1894 - BRUXELLES 1897 - PARIS 1900
- TELEGRAPHIE sans FIL^ matériels com- i plets adoptés pour les grandes distances, types Popoff-Ducretet 1900-1901. — Bobines de Ruhmkorff de toutes dimensions. — Interrupteurs E.-D.
- Matériels RADIOGRAPHIQUES puissants, perfectionnés. — Applications générales des
- RAYONS X.
- Courants de haute fréquence. — Résonateur de M. le Dr OUDIN.— Applications médicales. Machines de Wimshurst et accessoires.
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS R. GAILLARD
- Pour toutes les applications militaires et vrivées.
- Appareils pour les mesures électriques. Wattmètre industriel, universel, de MM. Blondel et Labour.
- Pyromètres industriels.— Galvanomètre enregistreur type E.-D.
- Conjoncteur-disjoncteur de M. Ch. Féry, pour la charge des accumulateurs.
- Chercheur de pôles E.-D.
- Calorimètre industriel de M. Junkers.
- TARIFS ET NOTICES ILLUSTRÉS B
- 11111.......
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMINS DE FER BATEAUX, SOUS MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et C,E
- 187, rue Saint-Charles, PARIS
- Adresse télég. RUPHJ1AX-PAR1S. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- p.r90 - vue 622/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 août 1902
- PIRELU&C, MILAN
- Société pour l’exploitation générale Du Caoutchouc, de la Gutta-Percha et Similaires FONDATEURS DE LA S« PIRE ELI & C«
- fabrique espagnole de fils et cables électriq
- Villanueva y Geltrü (Espagnet
- FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES ISOLÉS
- Siège social et Usine principale à MILAN
- Usine succursale pour la construction des câbles sous-marins-SPEZIA CABLES SOUTERRAINS ET SOUS-MARINS CABLES TÈLÈPBONIQUES avec isolement de papier à circulation d’air
- GRAND PRIX
- PARIS
- 900
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÉE FRÈRES sC"
- Capital : 1,000,000 de fr. - Sièg-e social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17e
- Chauffe-pieds électrique pour bureaux, n° 182.
- PORCELAINES & FERRURES
- pour l’Électricité # # *
- CHAUFFAGE ELECTRIQUE
- # # %
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS Téléphone : 510-72
- L’ELECTno IME E T Fl I E USUELLE ”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- Q-BAINLOBQ-E, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier,
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- P
- SOCIÉTÉ
- RODU
- DES
- VOLTS-MÈTRES et AMPÈRES-MÈTRES
- industriels et apériodiques sans aimant.
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco (les tarifs sur demande.
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours — Membre du Ji/ryj
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR - MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. Médaill* «l’or de la Société d’encouragement pour l'industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Hnnlins ç Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein de 80 à 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,4 p. 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Harenle-Progrèa » supérieur à celui de tout autre système ou imitation, et nous non» engageons a reprendre dans Les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’entretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- CT ION ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR JOUR ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de 1,500,000 francs, à Epinal .Vosges) REFERENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DEMANDE
- r>i
- p.n.n. - vue 623/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 août 1902
- SAUTTER, HARLÉ & C
- IE
- 26, avenue de Suffren, PARIS
- Exposition Universelle, Paris 1900
- 3 GRANDS PRIX, 4 MÉDAILLES D'OR, HORS CONCOURS, JURY (Cl. 117;
- POMPES ÉLECTRIQUES
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G. Pour forçages, élévation, épuisements, etc.
- VENTILATEURS
- A HAUTE LT BASSE PRESSION
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G.
- GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Avec TURBINES A VAPEUR
- Système RATEAU
- SCHNEIDER cSc. CIE
- Siège social et Direction Générale, à PARIS, 42, rue d’ANJOU
- SIOT'EBJEIS
- Machines Corliss, Machines Compound, Machines monocylindriques à grande vitesse, Machines pour la commande directe des dynamos
- MCOTT'.EMjrMS A. €*r M.’Æ
- Syitème « SIMPLEX » de M. DELAMARE-DEBOUTTEVILLE. — Moteurs fonctionnant soit au gaz de gazogène, soit au gaz de hauts fourneaux MU. SCHNEIDER et Cie, concessionnaires pour toute puissance. Souffleries et groupes électrogènes actionnés par moteurs à gaz.
- ÉLECTRICITÉ
- InstaUations complètes pour la production et l’utilisation de l’énergie électrique, Tramways, Locomotives électriques, Grues, Treuils,
- Ponts roulants, Monte - charges, Ascenseurs électriques.
- DYNAMOS SCHNEIDER Type S. A COURANT CONTINU
- Dynamos pour électrochimie et électrométallurgie. Dynamos pour fabrication du carbure de calcium DYNAMOS ET TRANSFORMATEURS A COURANTS ALTERNATIFS BREVETS ZIPERNOWSKI, DÉRY & BLATY
- Appareils à courants diphasés et triphasés. Système GANZ (Brevets N. TESLA)
- S?
- Maison FARGOT fondée en 1823
- Éts JOSEPH FARCOT
- FARCOT FRES& CIE
- A
- %
- % % \
- St-OUEN-S-SEINE
- PARIS 1900
- QUATRE GRANDS PRIX
- MACHINES A YAPEUH
- à grande vitesse cl à Basse consommation
- GÉHÉR4TIDRS
- DE TOUS SYSTÈMES
- POMPES CENTRIFUGES
- à grand rendement
- 1853-1867-1878
- GRANDS PRIX
- 1889 HORS CONCOURS
- ÉCLAIRAGE
- TRANSPORT RE FORGE
- GÉNÉRATRICES
- MOTEURS
- à courant continu et alternatif
- Installation de Stations centrales électriques.
- TRANSFORMATEURS
- Appareils de nianuteiitiou.
- p.n.n. - vue 624/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 août 1902
- CABLES ELECTRIQUES
- MAISOAS :
- LYON
- ET
- BORDEAUX
- TÉLÉPHONE 146-84
- G. &E.-B. delà MATEE, dépôt : 81, rue Eéaumur, Paris.
- Usines et bureaux à Gravelle-Saint-Maurice (Seine.)
- COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE
- depot a paris (Brevets Thurv) genève bureau a lyon
- 26, Boulevard de Strasbourg, 26 v J ' 61, Rue de /'Hôtel-de-Ville, 61
- MACHINES ÉLECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif
- et pour toutes applications.
- SPÉCIALITÉS : Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SU R VOLT EU RS~ DÉVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer à adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- Catalogues et Devis sur demande.
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- de CREIL
- Société Anonyme au Capital de 7,500,000 Francs
- Siècfe Social à Raris : 2*7, Rue de Chateaudun.
- Usine à CREIL (Oise).
- MATÉRIEL A COURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE ET POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES
- Tramways. — Stations centrales. — Transports d’énergie.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- p.n.n. - vue 625/746
-
-
-
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 16 août 1902
- ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. CRAMMONT
- ALEXANDRE GRAM MONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Iscre)
- Eclairage — Traction 1 -
- - ... Transport d'énergie EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Trefilerie — Gablerie — Moteurs
- Dynamos — Alternateurs Classe 23. Groupe V
- Transformateurs
- Câbles sous-marins. GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt« Hntin et Leblanc Entreprises générales de Stations (l’Eclairage électrique et de Tramways. Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tunis ) ( Mozambiqne-Majnnga).
- TÉLÉPHONE
- 523-62
- * 0. R00HEF0RT *
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- Fournisseur des Ministères de la Guerre, de la Marine et des Colonies
- Rue Capron, 4
- PARIS
- Radiographie # Radioscopie * d{auie fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff- Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRUPTEUR OSCILLANT — INTERRUPTEUR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
- JBtéa<*n,titeuv fPtuliit bt/utltrirr TÉLÉGRAP X3L X TES & A IV SS ^ I JU
- Postes complets — Organes séparés — Installations à forfait avec garantie de bon fonctionnement
- Appareils adoptés par la Marine française.
- Catalogues, devis et renseignements sur demande.
- iiwwinnh'
- De PLAFOND, ^ de TABLE, yfxfS APPLIQUE^^?U
- Constructeur
- , |
- The Général Electric G°-Ld
- agent général :
- ^ ^LUCIEN ESP/R
- ! t bis, rue Maubeug-c — PARIS
- DYNAMOS “PHENIX
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- M
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE TABLEAUX lampes A arc, Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs)
- p.n.n. - vue 626/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 août 1902
- XC1
- on, en 1869, sans avoir pu faire apprécier les avantages de sa découverte.
- Bien avant lui, notre compatriote Charles Bour-seul, simple employé des télégraphes, avait inventé un appareil analogue, dont il a décrit lui-même le principe dans un très curieux article de Y Illustration, du 26 août 1854 !
- » Je me suis demandé, dit-il, si la parole elle-même ne pourrait pas être transmise par l’électricité ; en un mot, si on ne pourrait pas parler à Vienne et se faire entendre à Paris. La chose est praticable ; voici comment :
- » Les sons, on le sait, sont fournis par des vibrations, et apportés à l’oreille par ces mêmes vibrations reproduites dans les milieux intermédiaires... Imaginez que l’on parle près d’une plaque mobile assez flexible pour ne perdre aucune des vibrations produites par la voix ; que cette plaque établisse et interrompe successivement la communication avec une pile, vous pourrez avoir à distance une autre plaque qui exécutera en même temps exactement les mêmes vibrations.
- » Il est évident que les sons se reproduiraient avec la même hauteur dans la gamme... »
- N’est-ce pas bien là le principe même du téléphone ? Mais l’appareil indiqué par Bourseul, de même que le transmetteur électrique de Riess, n’eussent été capables que de reproduire des sons et non des syllabes. C’étaient, si l’on peut s’exprimer ainsi, des téléphones chantants ; le mérite de Graham Bell est d’avoir créé un appareil électro-magnétique qui est un téléphone parlant.
- Bourseul avait, d’ailleurs, prévu la difficulté. Après
- avoir expliqué la possibilité de transmettre les sons, il ajoute : « L’état actuel de la science de l’acoustique ne permet pas de dire, a priori, s’il en sera tout à fait de même des syllabes articulées de la voix humaine. On ne s’est pas encore suffisamment occupé de la manière dont ces syllabes sont produites... »
- Enfin, ce précurseur fait preuve d’une singulière clairvoyance. Quand il dit que « des applications sans nombre et de la plus haute importance surgiraient immédiatement de la transmission de la parole par l’électricité... », et quand il termine par cette prédiction :
- « Quoi qu’il arrive, il est certain que, dans un avenir plus ou moins éloigné, la parole sera transmise à distance par l’électricité. »
- Naturellement, Bourseul ne fut pas prophète dans son pays et ce n’est que vingt-trois ans plus tard que les idées émises par lui à Paris, devaient devenir fécondes... en Amérique.
- Nous ignorons si Graham Bell a eu ou non connaissance des travaux de ses devanciers et particulièrement de ceux de Bourseul, mais, par une singulière coïncidence, leurs découvertes à tous deux ont un point de départ identique :
- C’est en étudiant avec son père le mécanisme d’articulation quipermet d’apprendre à parler aux sourds-muets, que Bourseul eut la première idée de la transmission de la parole à distance. C’est également en aidant son père, M. Melville Bell d’Edimbourg, dans ses travaux sur le mécanisme de la parole, et en répétant les expériences de Helmholtz, que Graham Bell conçut le principe de la téléphonie.
- Le premier réseau téléphonique du monde est
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE g
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société anonyme. Capital : 1.600.000 fr.
- $/ège social : 48, rue de la Victoire, Paris USINES : 39 et il, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de 1’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- '‘'BBBBMBBHBHBBBIHBBBHBBBi^BHf
- TE1SSETA * BRAILT&CHAPRON
- Constructeurs-Mécaniciens
- Usines à PARIS & à CHARTRES
- EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL
- Rendement garanti au Frein80à 85,
- BU
- (T du Gaz H. RICHE
- Société anonyme au Capital de 1.000.000 de francs
- 28, Rue S*-Lazare, PARIS (IXe)
- Usine et Ateliers : 15, Rue Curton, à Clichy (Seine)
- INSTALLATIONS COMPLÈTES D’USINES
- Fours à Cornues pour Distillation renversée du
- bois, de la tourbe et des déchets de toutes natures. Gaz de 3.000 a 3.300 calories pour éclairage, chauffage et forces motrices.
- Nouveau Gazogène à combustion renversée. —
- Utilisation de tous combustibles pour production de gaz pauvre et de gaz mixte de 1.200 à 1.800 calories.
- Installations complètes de Forces motrices avec Moteurs de tous systèmes. — Fours et Forges à gaz. Etuves. Appareils de chauffage et d’éclairage. Gazomètres. Réservoirs d’eau. Chaudronnerie.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 19 00 Médaille (Pargent — Classe 20
- La plus haute récompense décernée aux Appareils producteurs de gaz.
- Projets et Devis fournis gratuitement sur demande.
- Adresse télégraphique : RICGAZ-PARIS Téléphone :N° 259-55
- p.r91 - vue 627/746
-
-
-
- XCII
- Supplément à L’Ëclairage Électrique du 16 août 1902
- comme nous l’avons vu plus haut, celui créé en 1877 à Lowel par Ch.-J. Glidden.
- Ses débuts furent modestes. La « Lowel Téléphoné District C° » commença avec 45 abonnés et un capital de 6000 dollars (3o 000 fr). Le premier abonné de cette première compagnie téléphonique s’eppelait M. Wesley R. Bachelor, l’alderman E.-B. Peirce fut le second.
- Cette modeste société a été le point de départ de l’une des deux grandes compagnies téléphoniques des Etats-Unis, la « New-England Téléphoné Company », qui compte aujourd’hui 80 000 abonnés et dont le capital s’élève à 20millions de dollars (100 millions de francs). Son fondateur, M. Glidden, est encore le président de la société actuelle.
- Un autre petit réseau, la « Spindle City Téléphoné C° » a été l’origine du « Grand Erie Téléphoné System » qui étend aujourdhui ses opérations sur huit Etats, avec un capital de 25 millions de dollars (i25 millions de francs), 100000 abonnés et 6000 employés.
- C’est également de Lowel que partit la première ligne téléphonique interurbaine : Lowel à Boston (40 km).
- Aujourd’hui, plus de cinquante sociétés se partagent, avec les deux grandes compagnies que nous venons de citer, l’immense réseau téléphonique des Etats-Unis, et les communications à longue distance atteignent jusqu’à 1 625 km, comme la ligne de New-York à Chicago. On peut prédire, sans exagération, que, dans une nouvelle période de vingtfcinq années les deux grandes Sociétés américaines réunies étendront leurs réseaux sur un énorme territoire, desserviront 5oo 000 abonnés et représenteront un capital de 5oo millions de francs.
- En Europe, l’invention de Bell excita d’abord une grande curiosité ; mais, quand on voulut la faire entrer dans la pratique, on se heurta, un peu partout, à une opposition administrative plus ou moins vive, selon le tempérament des diverses nations.
- C’est par l’Angleterre qu’elle nous arriva d’Amérique.
- Le 14 janvier 1878, Preece, qui l’avait introduite l’année précédente, fut admis à faire des expériences devant la reine Victoria, au château d’Osborne. Le château avait été relié à Southarnpton, et l’on put entendre le clairon sonnant la retraite dans cette dernière ville sans avoir besoin d’appliquer son oreille contre l’appareil.
- C’était déjà là un essai de téléphone haut parleur à grande distance.
- Les premiers essais allemands eurent lieu aussi en 1878, à Dresde d’abord, de Berlin à Brandebourg (68 km) ensuite.
- En France, c’est Bréguet qui présenta le téléphone à l’Académie des sciences, dans sa séance du 7 janvier 1878. La même année, M. Pollard, ingénieur de la Marine, put correspondre avec Cherbourg, des bureaux de Carentan, de Saint-Lô et de Caen. Les premières expériences officielles tentées à Paris furent exécutées entre les bureaux de l’Administration centrale des télégraphes, rue de Grenelle, et un local de l’avenue de Breteuil. On les poursuivit ensuite, avec succès, entre Boulogne et Calais, et enfin de Calais à Douvres.
- Il est curieux de constater que ces premières expériences furent presque toutes des essais de conversation à grande distance, ce qui s’explique par l’emploi qu’on faisait pour cela des fils du télégraphe.
- C’est en France également que l’opposition administrative à la pratique du téléphone fut la plus intransigeante. Le Journal télégraphique international, se faisant l’écho de l’opinion des fonctionnaires officiels, déclarait, dans cette même année 1878, que le téléphone, par ses avantages nombreux (bon marché, absence d’intermédiaire, simplicité des organes, etc.) pourrait être utilisé dans une foule de cas spéciaux et privés : pour faire communiquer, par exemple, un chef d’usine avec ses employés, pour la police des villes, les avertisseurs d’incendie, pour remplacer, dans beaucoup de cas, les sonneries électriques, mais cc qu’il n’était pas probable que cet appareil puisse jamais être employé par une administration télégraphique destinée à servir les gouvernements et le public ».
- Et pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, la petite compagnie de Lowel poursuivait l’extension de son réseau.
- Malgré cet état d’esprit de nos censeurs officiels, M. Cochery, alors ministre des Postes et des Télégraphes, résolut de doter toutes les grandes villes de France de réseaux téléphoniques. C’est alors que le réseau de Paris fut concédé à la Société générale des téléphones, qui inaugura son service le 3o septembre 1879, avec 400 souscripteurs. Les réseaux de Lyon, Marseille, Bordeaux, etc., furent successivement concédés à la même Société, pendant que l’Etat faisait un essai d’exploitation directe à Reims, Roubaix, Saint-Quentin, etc.
- Le ier décembre 1886, la première ligne internationale était ouverte entre Paris et Bruxelles. En 1889
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- Facilités données aux voyageurs pour ailerjvisiter les plages de Bretagne desservies par le réieau d'Orléans
- La Compagnie d’Orléans délivre pendant la période du samedi, veille de la fête des Hameaux, au 31 octobre (inclusivement) des billets d’aller et retour individuels en lre, 2e et 3e classes pour les stations balnéaires de Saint-Nazaire, Pornichet, Escoublac-la-Baule, Le Pouliguen, Batz, Le Croisic, Guérande, Quiberon. Saint-Pierre-Qui-bercn. Plouharnel-Carnac. Vannes, Lorient. Quimperlé, Concarneau, Quimper, Pont-l’Abbé, Douarnenez et Châ-teaulin.
- En vue de faciliter les déplacements des familles, la Compagnie vient de soumettre à l’approbation ministérielle la proposition de délivrer, au départ de toutes les stations du réseau situées à 125 kilomètres au moins des stations balnéaires dénommées ci-dessus, des billets collectifs aux familles d’au moins trois personnes payant place entière et voyageant ensemble.
- Le prix de ces billets s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires le prix d’un de ces billets
- pour chaque membre de la famille en plu d deux. Toutefois, le prix par personne ne peut excède: !e prix des billets individuels actuellement délivrés par les mêmes stations balnéaires.
- Aux termes de la proposition précitée, le chd de famille peut être autorisé à revenir seul à son point de départ à la condition d’en faire la demande en même temps que celle du billet.
- 11 peut, en outre, obtenir une carte d’identité sur la présentation de laquelle il pourra voyager isolément à moitié prix du tarif général pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le lieu de départ et le lieu de destination mentionnés sur le billet.
- La durée de validité des billets est de 33 jours, non compris le jour du départ; elle peut être prolongée une ou deux fois d’une période de 30 jours moyennant le paiement d’un supplément de 10 p. 100 par chaque période .
- 1
- p.r92 - vue 628/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 août 1902
- XCIII
- l’Etat reprenait l’exploitation complète des divers réseaux.
- Dans le développement rapide de l’usage du téléphone, un pays mérite une mention spéciale, c’est la Suède! qui tient aujourd’hui le premier rang par le nombre des abonnés.
- Tandis que l’on compte à Paris un appareil téléphonique par 170 habitants, un par 120 à New-York un par 60 à Boston et un par 40 à Berne, il y a un appareil par 38 habitants à Trondhjem et un par 43 habitants seulement à Stockholm.
- La raison principale de cette extension du téléphone en Suède réside évidemment dans le faible prix d’abonnement, qui n’est que de 100 fr à Stockholm et de 65 fr à Trondhjem, tandis qu’il faut encore payer 400 fr à Paris. Mais il est une autre cause qui a popularisé le téléphone chez les Scandinaves. Dès que l’invention de Bell eut été connue en Suède, on comprit immédiatement quelle ressource immense ce nouveau mode de communication apporterait dans un pays où la rigueur de l’hiver et l’abondance des neiges isolent pendant de longs mois les villes et les villages. Aussi s’ingénia-t-on à relier les villages entre eux et même les habitations isolées, au moyen de réseaux rustiques, construit souvent par les intéressés eux-mêmes, à l’aide de simples fils de fer. Telle est l’origine des « Sociétés mutuelles d’habi-
- tants », qui ont couvert le pays de réseaux locaux exploités en syndicats et pour lesquels l’abonnement descend jusqu’à i6fr8o. Et cela sans préjudice de 107 grands réseaux d’un développement total de 80 000 km.
- Aujourd’hui, en Europe, au point de vue de l’importance du service téléphonique, c’est l’Allemagne qui tient la tête avec un réseau de 5oooo km, et plus de 200 000 postes téléphoniques.
- La France lui oppose 38 000 km de lignes et 55 000 postes seulement.
- Avec une étendue territoriale beaucoup moindre, la Belgique possède i5 000 km de lignes et 16000 postes ; la Suisse 20 000 km et 40 000 postes.
- Quant à l’immense Bussie, elle est plutôt en retard avec ses 8000 km de lignes et ses 45 000 stations téléphoniques.
- Il n’est pas jusqu’au Japon qui ne possède aujourd’hui un réseau complet desservant toutes les villes principales et les reliant entre elles, avec plus de ‘40 000 abonnés.
- Enfin, la ligne directe interurbaine la plus longue est celle de Paris-Berlin (1 o3okm).
- Le téléphone peut donc célébrer dignement ses noces d’argent. Il n’y a pas d’exemple au monde d’une découverte ayant pris, en un quart de siècle, une aussi rapide extension.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET BREVETS
- Génération et Transformation.
- Les machines à vapeur anglaises, américaines et continentales, par P. Dawson. Engineering Magazine, t. XXII, p. 519-.537, janvier 1902. — L’auteur regrette l’absence des machines anglaises et américaines à l’Exposition de 1900, où les nations du continent ont été si bien représentées, et où l’auteur a pu étudier les caractéristiques de leurs machines à vapeur. En ce qui concerne les groupes électrogènes, l’auteur trouve les grands alternateurs polyphasés plus lourds, par rapport à leur puissance, que les machines américaines ; il n’approuve pas la disposition fréquemment appliquée de caler les
- excitatrices sur l’arbre des alternateurs, ce qui les rend solidaires d’une unité dans une station centrale et a, du reste, l’inconvénient d’augmenter leur poids pour les raisons connues. La capacité moyenne est généralement déterminée par la charge maxima que .peut supporter la machine pendant plusieurs heures ; hauteur préférerait la fixer d’après la charge la plus économique, mais de telle sorte, cependant, que la machine pût supporter une surcharge de 25 à 5o p. 100 pendant plusieurs heures et de 5o à 100 p. 100 momentanément.
- L’auteur voit, dans cette méthode d’établissement et dans les difficultés rencontrées par les constructeurs, la raison de l’usage si fréquent des accumulateurs en Eu-
- compa.givie:
- DES
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- Usines à NEUILLY-SUR-MARNE (Seine-et-Oise)
- Batteries de toutes puissances pour stations centrales, usines et installations particulières BATTERIES POUR, TRACTION ET LUMIÈRE. — BATTERIES TAMPON
- CATALOGUE ENVOYÉ SUR DEMANDE
- p.r93 - vue 629/746
-
-
-
- XCIV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 août 1902
- rope. Comme détails de construction, les machines du continent sont mieux finies que celles des constructeurs anglais et américains et renferment plus de parties finement polies et même nickelées, comme l’auteur l’a constaté dans les stations du Métropolitain et de la gare d’Orléans, qu’il décrit. Puis il donne quelques caractéristiques intéressantes sur les machines des stations de Berlin, de Francfort et de Hambourg; les condenseurs y sont toujours actionnés directement par la machine, ce à quoi l’auteur voit l’inconvénient de ne pouvoir forcer les condensations en cas de surcharge et de rendre la machine solidaire des accidents au condenseur. La distribution de la vapeur et la transmission des mouvements lui paraît, en général, compliquée, difficile à surveiller et à réparer. Il signale, en passant, la pratique de l’A. E. G. de construire des machines horizontales au-dessus de i ooo chevaux, contrairement à l’usage américain. Ces installations lui fournissent l’occasion d’avouer l’infériorité de la fabrication anglaise, sinon pour la machine à vapeur, du moins pour la construction électrique; il l’attribue surtout à l’indifférence des anglais et à leur ignorance des préparatifs faits sur le continent et en Amérique pour lutter contre leur industrie. P.-L. C.
- Le couplage en parallèle des alternateurs. Electrical Woi'ld, t. XXXIX, p. 958-960, 3i mai 1902. — Cet article rend compte d’une communication présentée par M. Longwell à l’Engine Builders’Association et intitulée : « Les exigences du couplage en parallèle des alternateurs, telles que les conçoivent les constructeurs de machines ». L’auteur y démontre que l’effet de la puissance synchronisante des alternateurs est d’accroître l’irrégularité de vitesse de la machine. Les machines motrices et les alternateurs réagissant ainsi les uns sur les autres, l’auteur en conclut qu’il est impossible d’arriver à un bon résultat, à moins d’une entente parfaite entre électriciens et mécaniciens. P. L.
- Le fonctionnement des alternateurs en parallèle, par Paul-M. Lincoln. Journal of the Franklin Institute, t. CLIII, p. 241-257, avril 1902. — Deux conditions sont nécessaires pour assurer un bon fonctionnement en parallèle des alternateurs : i° répartition convenable de la charge ; 20 absence d’oscillations. L’auteur indique les méthodes à employer pour obtenir ces deux résultats et décrit un indicateur de phases imaginé par lui. P.L.
- L’accumulateur Edison, par Henry-F. Joël. Electrical Revie»’, t. L, p. jo4i-io44, 20 juin 1902. — L’auteur donne l’analyse des divers brevets pris en Angleterre par Edison pour ses piles réversibles. Il reproduit en entier le brevet n° io-5o5, qui se rapporte à l’élément nickel-fer ; des dessins indiquent les détails de construction.
- P. L.
- Épreuves sur route des accumulateurs Edison. Electrical World, t. XXXIX, p. 963, 3i mai 1902. — Plusieurs essais importants ont été faits en mai dernier à Glen-Ridge (New-Jersey), avec une automobile légère munie d’une batterie Edison. La batterie comprenait 21 éléments et pesait i5o kg. La première épreuve eut lieu sur les routes les plus dures des montagnes d’Orange ; après un parcours de 100 km, présentant des rampes de 12 °/0, la batterie n'était pas encore complètement déchargée. Quelques jours plus tard, on fit, avec la même voiture et la même batterie, une seconde course, cette fois sur des routes plates et bien entretenues; on alla jusqu’à la décharge complète. La voiture parcourut ainsi j 36 km. La batterie, après cette épreuve, était en excellent état. P. L.
- Les ateliers de l’Electric Construction Company.
- Electrician, t. XLIX, p. 88-92, 9 mai 1902. -— Cette Société a fait construire l’année dernière un nouvel atelier destiné à la construction des grands générateurs. Le bâtiment mesure 90 m de longueur, 27 de largeur et i3 de hauteur. Les machines-outils sont de modèle récent; l’article donne la description de quelques-unes des plus grandes. On emploie beaucoup les outils transportables. Dans ce nouvel atelier, la distribution d’énergie électrique se fait par courant triphasé à 200 volts et 5o périodes, sauf pour les moteurs des deux ponts roulants, qui sont à courant continu. Presque tous les outils ont leur moteur indépendant. P. L.
- Transmission et Distribution.
- Résumé sur la distribution par courants alternatifs,
- par H.-G. Reist. American Electrician, t. XIY, p. 253-255, juin 1902. — L’exploitation des réseaux à courants alternatifs est, dans cet article, l’objet d’un court exposé comprenant les générateurs, les moteurs et la distribution. P. L.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- VACANCES DE 1902
- Trains spéciaux à prix réduits.
- PARIS A AIX-LES-BAINS ET CHAMBÉRY
- Départ de Paris,
- le 18 août à 11 h. 05 soir.
- Aller . Arrivée à Aix-les-Bains, le 19 août à 11 h. 54 mat.
- ( Arrivée à Chambéry, le 19 août à midi 19 Retour: Au gré des voyageurs par tous les trains ordinaires, sauf les express, du 20 août au 2 septembre inclus.
- Prix (aller et retour): 2e cl. 48 fr. —3° cl. 21 fr. 50.
- PARTS A GENEVE
- Aller
- Départ de Paris, le 21 août à 4 h. 30 soir. Arrivée à Genève, le 22 août à 6 h. 23 matin.
- Retour : Au gré des voyageurs par tous les trains ordinaires, sauf les express, du 24 août au 5 septembre inclus.
- Prix (aller et retour) : 2e cl. 50 fr. — 3° cl. 26 fr.
- Pour plus amples renseignements, voir les affiches et prospectus publiés par la Compagnie.
- tlSIlVES OE PBRBAIV-BBAÏJMOIVT ,Selno-et«lM») CAOUTCHOUC OUTTA-PERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- Tke INDIA RUBBER. GUTTA- PERCHA h ULEGRAPH WORKS G* (Limited)
- FOURNISSEUR
- «M M. «t M.
- 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
- usons A mSAV-UAUMONT (J.-et-i.) lt SILVHRTOWN (iiflitMN).
- MEDAILLES D’OR Xff». atv. tS7t-tt-fl
- Cibles pour tanière «leetnqme et hante et basse tension, lui ébasâte pour aeeaataaiettra, ete., ete.
- ‘ <£>
- Fiis enivre isolés penr électro-aimants et Afitsraae, Fils pour sonneries et téléphones.
- Cibles télégraphiques, aériens, saoterrahM, mma-mu
- sur demande.
- p.r94 - vue 630/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 août 1902
- XCV
- Comparaison de la distribution triphasée et de la distribution diphasée pour les réseaux urbains, par A. Beh-beXd. Electrical Review (New-York), t. XL, p. 708, 3i mai 1902. — Communication lue à la 25e réunion de la National Electric Light Association, à Cincinnati (Ohio). Selon l’auteur, il existe un léger avantage en faveur de la distribution triphasée. P. L.
- Calcul de la section des câbles dans les réseaux alimentant des moteurs à courants alternatifs. American Electrician, t. X1Y, p. 292-295, juin 1902. — Dans le calcul des ligues alimentant des moteurs à courants alternatifs, il faut tenir compte à la fois du facteur de puissance de ces machines, de la self-induction et de la résistance des câbles et l’emploi de la formule donnant la chute de voltage sur la ligne devient dans ce cas incommode. L’auteur présente un ensemble de tables et de diagrammes qui simplifient la détermination de cette quantité. P. L.
- Le fusible à sparklet Partridge. Electrical Review (Londres), t. LI, p. 40-42, 2 juillet 1902, et Electrician, t. XLIX, p. 435-436, 4 juillet 1902. — Cet appareil a pour objet l’extinction rapide de l’arc dû à la rupture d’un circuit à haute tension. A chaque extrémité du fusible est placé un sparklet dont le bouchon fond sous l'influence de l’arc qui se forme dès que le fusible a sauté. L’explosion du sparklet a pour effet d’éteindre l’arc aussitôt. P. L.
- La transmission à 50 000 volts de la Missouri River Power Company .Electrical Review (New-York), t. XL, p. 753-757, 7 juin 1902. — La puissance motrice est fournie par un barrage établi sur le Missouri. Dix alternateurs de 75o kilowatts produisent des courants triphasés dont une partie, après élévation de la tension à 5oooo volts, est transmise à Butte (Montana) par une ligne de 104 km de longueur. L’exploitation a commercé le Ier mars dernier ; elle n’a donné lieu à un aucun acci-
- dent. Le voltage de cette transmission est le plus élevé qui ait été atteint dans la pratique industrielle. P. L.
- Quelques chiffres au sujet des installations électriques delà Suisse. Schweizerische Bauzeitung, t. XXIX, n0s 19, 22 et 26 des 10 et 3i mai et 28 juin 1902. p. 206 à 208, 240 à 241 et 283 à 285. — M. le professeur Dr \V. Wyssling a dressé la statistique des installations électriques de la Suisse, comprenant : a) les stations fournissant l’énergie à des tiers, aussi bien celles produisant directement l’énergie (usines primaires) que celles recevant de l’énergie de stations primaires et la distribuant soit après transformation, soit sans transformation à des tiers ; b) les chemins de fer électriques ; c) les transports d’énergie électrique ne servant qu’au possesseur, c’est-à-dire ne distribuant pas de l’énergie à des tiers, mais qui empruntent pour leur canalisation le sol d’autres propriétaires ou le domaine public. A la fin de 1901 il existait en Suisse :
- Stations primaires (y compris celles pour
- chemins de fer)..................... ig4
- Transports de puissance.................. 41
- Total ...................... 235
- Et en outre 61 installations secondaires.
- Il existe donc en Suisse 255 entreprises pour la fourniture de l’énergie électrique à des tiers, et en comptant les 41 transports, environ 3oo entreprises pour distribution de l’électricité. — Les 194 stations primaires se décomposent en 775 avec puissance régulière hydraulique, i3 avec moteurs à gaz ou à pétrole et 5 sont actionnées par machines à vapeur. — Les transports de puissance, à l’exception de deux (un avec moteur à vapeur, l’autre avec moteur à gaz) utilisent des chutes d'eau.
- Dans les usines à vapeur, ne sont comprises que celles qui travaillent régulièrement avec de la vapeur, ai ns
- Renseignements Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignements statistiques
- LE VOLT A
- Annuaire de l’Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 figures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, N° 53, PARIS (9e) LeVOLTA est à la fois le Larousse et le Bottin de VElectricité.
- Ancienne librairie G. CARRÉ et C. NAUD
- C- NAUD, Editeur, rue Racine, 3, Paris
- Vient de paraître :
- LES
- PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES
- ET LEURS APPLICATIONS
- Etude historique, technique et économique des Transformations de l'Energie Electrique.
- PAR
- Henry VIVAREZ
- Ancien élève de l’Ecole Polytechnique Un volume in-8° carré de 376 pages, avec 254 figures et nne carte hors texte Cartonné à l’anglaise. — Prix. ...... 15 fr.
- C. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VI0 Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-8° raisin. 412 pages, 271 figures. 12 fr.
- AGKIWGE FRANÇAISE
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- ae VÆVÆTT (Suisse)
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- * J. Aug. SCHOEN
- Ingénieur-Conseil Expert près les Tribunaux.
- 17, rue üe lu Réptiblique, 17. LYON
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELECT R ICITÉ
- Eclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- p.r95 - vue 631/746
-
-
-
- XCY1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 août 1902
- qu’une qui utilise également une chute d’eau, mais qui travaille beaucoup plus avec la vapeur,
- En outre 20 usines hydrauliques ont des réserves de moteurs thermiques pour le cas de manque éventuel de manque d’eau, 14 de ces usines ont comme réserve des moteurs à vapeur. — L’ensemble des usines primaires représente une puissance totale de 110 900 kilowatts. — La puissance des stations primaires (y compris celles pour le service des chemins de fer, de la ir0 catégorie est de io3 200 kilowatts se répartissant ainsi qu’il suit :
- Usines hydrauliques............97 600 kilowatts
- » à vapeur................ 3 100 »
- » à gaz, pétrole, etc . . . 2 5oo »
- Les transmissions d’énergie privées ont une puissance totale de 7 700 kilowatts se répartissant ainsi :
- Usines hydrauliques............7 3oo kilowatts
- » à vapeur................ 200 »
- » à gaz................... 200 »
- Environ i5 4oo kilowatts sont fournis à des entreprises secondaires qui revendent l’énergie à des tiers. 4 5oo kilowatts sont fournis par les stations primaires à d’autres usines pour compléter leur puissance motrice.
- U’ap rès leur puissance, les stations se répartissent comme il suit :
- 11 ont une puissance de plus de 3 000 kilowatts et ensemble ont une puissance de 5o 000 kilowatts, soit à peu près 5o p. 100 de la puissance totale ; 21 stations ont une puissance comprise entre 1 000 et 3 000 kilowatts, leur total est de 3o 000 kilowatts; 12 stations ont une puissance de 5oo à 1 000 chevaux; 67 ont une puissance de 100 à 5oo kilowatts et 85 une puissance inférieure à 100 kilowatts.
- Le nombre des chemins de fer électriques est de 56, dont 4 en construction ; 7 sont des chemins de fer funiculaires.
- 37 chemins de fer reçoivent l’énergie d’autres entreprises, 19 ont des stations centrales leur appartenant ; parmi ces 19, 8 louent de l’énergie électrique aux particuliers.
- Il y a 6 chemins de fer funiculaires et /jz chemins de fer ordinaires employant du courant continu, 2 chemins de fer funiculaires et 7 ordinaires emploient du courant triphasé.
- La puissance se répartit ainsi :
- Courant Courants continu. triphasés.
- Des stations centrales spéciales ...................2 800 kw. 1 200 kw.
- Des autres stations.... 7 5oo » 900 »
- io3oo kw. 2 100 kw.
- Soit en tout 12400 kilowatts.
- L’emploi de l’énergie électrique se répartit comme il suit :
- i3 p. 100 pour traction électrique ;
- 23 » pour l’électrochimie ;
- 64 » pour éclairage et force motrice.
- Ces 64 p. 100 se répartissent comme il suit : 40 à 45 p. 100 pour lumière, 20 à 25 p. 100 du total pour force motrice.
- La plus grande partie de l’énergie électrique pour l’électrochimie est actuellement sans emploi vu la crise qui sévit sur la fabrication des carbures. F. L.
- Théorie et calcul des lignes à courant alternatif,
- par C. Startsman. Electrical Review (N.-Y.), t. XXXIX. p. 781-786, 28 décembre 1901. — L’auteur définit successivement la résistance, la réactance, la conductance (g-) due au défaut d’isolement, la susceptance (bc) due à la capacité ; définitions tirées visiblement de « Alternating current phenomena », de Steinmetz. 11 établit la formule L rr 2 log ——-—|—— pour le coefficient de self-
- Voyages circulaires à coupons combinables sur le réseau P.-L.-M.
- Il est délivré toute l’année, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., des carnets individuels ou de famille pour effectuer sur ce réseau, en lre, 2° et 3e classe, des voyages circulaires à itinéraire tracé par les voyageurs eux-mêmes, avec parcours totaux d’au moins 300 kilomètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui atteignent, pour les billets collectifs, 50 p. 100 du Tarif général.
- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu’à 1500 kilomètres; 45 jours de 1501 à 3000 kilomètres; 60 jours pour plus de 3000 kilomètres. — Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15, 23 ou 30 jours suivant le cas, moyennant le paiement d’un supplément égal au 10 p. 100 du prix total du carnet, pour chaque prolongation. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire. Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suffit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de 'ville et agences de la Compagnie, le voyage à effectuer, et d’envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare où le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. — Le délai de demande est réduit à deux jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
- CHEMINS DE FER PAR1S-LYOX-MÉDITERRANÉE
- AVIS
- La Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. a l’honneur de prévenir MM. les voyageurs que depuis le 5 Mai courant, elle a mis en service, à titre d’essai, des appareils garde-places, système Boucher, dans ses trains rapides de jour, entre Paris et Marseille (Train ?i° i partant de Paris à 9 h. 30 du matin et train n° 2 partant de Marseille à 9 h. 20 du matin.
- L’emploi de ces appareils permettra à MM. les voyageurs de s’assurer la possession indiscutée de la place qu’ils auront choisie dans le train. A cet effet, il leur sera remis gratuitement, au moment du départ, un ticket spécial qui leur suffira d’introduire dans l’appareil placé au-dessus de la place de leur choix. En vertu d’une décision de M. le Ministre des Travaux publics, les places dans l’appareil desquelles aura été introduit un ticket seront seules considérées comme régulièrement retenues, aucun autre mode de marquer les places ne sera donc admis dans les voitures des trains 1 et 2 munies des appareils garde-places.
- MM. les voyageurs auront également la faculté de se faire réservera l’avance une place de leur choix, au départ des gares de Paris et de Marseille, moyennant le paiement d’une taxe de location de 1 franc par place retenue d’avance.
- p.r96 - vue 632/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 août 1902
- XC VU
- induction d’une ligne à deux conducteurs parallèles non magnétiques. Dans le cas d’une ligne triphasée, avec 3 conducteurs disposés en triangle équilatéral, ce coefficient est y/3 fois le précédent. La conductance est l’inverse de la résistance d’isolement. La susceptance (/;c — wc — 27zfc) exige la détermination de la capacité ;
- pour 2 conducteurs on a C i : 2 log — par unité de
- longueur. Pour les lignes triphasées le calcul et l'expérience ont montré que, avec les conducteurs disposés en triangle équilatéral, les capacités sont disposées en étoile, avec une capacité égale à la précédente C entre chaque conducteur et un point neutre fictif. Après avoir décrit les méthodes graphique et topographique, l’auteur traite analytiquement le problème général de la transmission par courants alternatifs, et trouve l’expression du courant et de la force électromotrice en un point quelconque de la ligne, avec les notations mêmes de Steinmetz. Il applique ses calculs à un exemple, en déterminant par points l’onde réfléchie et l’onde directe dont la composition donne l’onde résultante, ainsi que la différence de phase ; il traduit ses résultats sous forme de courbes et aussi sous forme de construction dans l’espace au moyen d’un cylindre en bois, les longueurs dans le sens de l’axe représentant les distances, les distances radiales représentent les vecteurs avec leur décalage propre. Avec les données suivantes : ioooo volts, ioo ampères aux bornes réceptrices, x ohm par x 609 m pour la résistance; A, ix X io~5, et 20Æ. io~8 ohms par mille (1 609 m) respectivement pour la réactance, la conductance et la susceptance, on trouve que la longuexir d’onde est de 220 X 1 609 km. Poxir avoir 10000 volts, à une distance égale à 2 longueurs d’onde (700 km environ), il faudrait 80 000 volts à l’origine, ce qui donne une idée des difficultés des transports de force à de très grandes distances. P.-L. C.
- La distribution par courant continu à haute tension,
- par A.-S. Barnard. Electrician, t. XLIX, p. 44°-442,
- 4 juillet 1902. — Selon l’auteur, le courant continu présenterait des avantages sérieux sur les courants polyphasés pour les distxûbutions, même à haute tension, au moins jusqu’à 2 et 3 000 volts ; les frais de première installation seraient moindres et le rendement total de la distribution meilleur. Il cite des exemples tirés de l’installation de Hull (Angleterre) et donne en terminant les résultats d’essais effectués sur ce réseau. P. L.
- Distribution à deux et à trois fils. Electrical World, and Engineer, 18 janvier 1902. — Résumé d’une discussion devant P « Am. Soc. Mech. Eng. ». Dans une installation de 2 000 lampes, on a préféré le système à 2 fils à 220 volts, parce que, dit-on, il faut moitié moins de génératrices qu’avec 3 fils, à 110 volts, une dépense moindre d’installation et d’entretien, un emplacement plus faible, des machines et des conducteurs meilleur marché. Ces conclusions sont critiquées par plxisieurs auteurs ; d’abord avec une égalisatrice, la dépense de génératrices n’est pas augmentée de beaucoup, et on peut faire du 3 fils avec une seule machine. Les lampes de 110 volts consomment en moyenne 3,i watts par bougie, celles de 220 en consomment 3,8, d’où une économie de i8,5 p. 100 pour la première. Pour une installation de 1 000 lampes, avec une durée annxielle de 1 460 heures, le kilowatt-heure, à 0,20 fr, l’économie réalisée représente l’intérêt d’un capital de 5oooo fr, que l’on n’économisera pas dans l’établissement de l’installation à 220 volts.
- Mise à la terre du centre de l’étoile. Electrical World and Engineer, 11 janvier 1902. — Dans une communication à 1 « Electrical Association » de Chicago, le professeur Nies montre par le calcul que, avec les lignes souterraines, à capacités notables, il y a moins de danger, pour les personnes et pour l’isolation des câbles, à mettre le centre de l’étoile d’un circuit triphasé à la terre qu’à le laisser isolé. P. L. C.
- Est-il avantageux d’injecter de créosote les poteaux des lignes de transmission électrique? par W.-E.
- E. W. BLISS C
- BROOKLYN. N. Y. États-Unis.
- Société anonyme au Capital de 10.000.000 de fr.
- SIÈGE EN EUROPE
- 12bis, jTvenue de la Grande-jfTrmêe PARIS
- Téléphone n° 526-12 A. WlLZIN, Directeur
- MATÉRIEL
- pour Tôles de Dynamos, Pièces détachées de Vélocipèdes, Ferblanterie, Ustensiles de ménage Quincaillerie, Lampes, Articles estampés, Presse à emboutir, à découper, Cisailles, Marteaux-pilons.
- AGENTS a BERLIN ET COLOGNE Schuchardt & Schuttc
- PRESSE N" 30»
- (ci-contre)
- pour Tôles de Dynamos
- Cette presse munie de
- mécanismes d’éjection fonctionnant d’une façon certaine et consommant peu de force, dégage la feuille et les déchets sans les ressorts généralement employés et dont l’action est incertaine tout en absorbant une forte partie de la puissance de la machine. La matrice et le poinçon sont disposés de façon à découper d’un seul coup un anneau (ou un segment) avec les encoches ; opérant ainsi, on évite l’excentricité qui se produit entre les deux circonférences lorsqu’on opère en deux ou plusieurs fois et on assure une uniformité absolue dans les divisions de la denture. Les rainures de clavetage se poinçonnent aussi du même coup.
- p.r97 - vue 633/746
-
-
-
- xcvïii
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 août 1902
- Moore. Electrical Review (New-York), t. XL, p. 708-709, 3i mai 1902. — Communication lue à la vingt-cinquième réunion de la National Electric Light Association, à Cincinnati (Ohio), en mai 1902. L’auteur décrit les procédés employés par l’Augusta Railway and Electric Company pour l’injection de créosote dans les poteaux. D’après les résultats obtenus jusqu’ici, il croit que les poteaux ainsi traités dureront quatre à six fois plus longtemps que ceux qui n’ont subi aucune préparation. Les frais de l’opération se montant environ au double du prix du poteau, l’économie obtenue par l’emploi de la créosote est évidente. P. L.
- Parafoudre Giovanni Gola. Brevet américain, n° 701 o32, déposé le 10 décembre 1901, accordé le 27 mai 1902. — Cet appareil est basé sur les principes suivants : i° la tendance de l’électricité statique et des courants de haute fréquence à s’accumuler à la surface extérieure des conducteurs; 20 la difficulté avec laquelle les décharges atmosphériques passent d’un conducteur de grande surface à un autre de faible surface et de faible section. L’appareil se compose d’un corps creux dont la surface extérieure et la section transversale sont beaucoup plus grandes que les dimensions correspondantes du conducteur à décharger. On le place en série avec la ligne; la surface extérieure est reliée à la partie des fils aériens exposés aux décharges atmosphériques, la surface intérieure à la portion de conducteur que l’appareil est destiné à protéger. P. L.
- Le transport d’énergie de Shawinigan (Canada).
- Electrical World and Engineer, Ier février 1902. — Cette station doit transporter l’énergie jusqu’à Québec et Montréal, à des distances respectives de 145 et 135 km. L’eau est amenée à un barrage par un canal de 3oo m de long, de 6 m de profondeur et large de 3o m. De là, des conduites en fer l’amènent à la station située à 40 m au-dessous ; leur diamètre est de 3 m et la capacité correspondante de 5 000 chevaux. Le Saint-Maurice a un débit très régulier d’environ 750 m3 à la seconde, avec une hauteur de chute de 37,5o m et une capacité de près de 100000 chevaux. P.-L. C.
- Extension de la « Canadian Niagara Power C° ».
- Electrical World and Engineer, ier février 1902. — La Niagara Falls Power C° se propose d’utiliser la force hydraulique disponible du côté du Canada et de construire une station qui atteindra dans quelques années
- une capacité de 200 000 chevaux. Les génératrices seront de 10000 chevaux, placées, comme dans la station américaine, au niveau de la chute et accouplées aux turbines par de longs arbres verticaux. Elles produiront directement une tension de 12000 volts sans aucune transformation; tourneront à 25o t. : m., avec un diamètre extérieur de 5,5o m et pèseront environ 180 tonnes. Le rendement électrique sera d’environ 98 p. 100 et la régulation de la tension de 8 p. 100, quelles que soient les variations de charge. Les turbines seront construites en Suisse, et le matériel électrique sera livré par la « General Electric C° ». P.-L. C.
- Un choc électrique de 19 000 volts. Electrical World and Engineer, xi janvier 1902. — La ligne de Los An-gelos travaille, comme on sait, à 33 000 volts, avec centre de l’étoile à la lerre, soit environ 19000 volts entre chaque conducteur et la terre. U11 ouvrier s’étant approché d’une ligne, dans un poste de transformateur, un arc jaillit entre sa tête et le conducteur: il fut gravement brûlé à la tête et aux pieds, mais on put le ramener à la vie. Cette commotion n’est, il est vrai, en rien comparable à celles provenant de contact immédiat avec les conducteurs. P.-L. C.
- Applications mécaniques.
- Le moteur asynchrone monophasé, par A.-S. M’Allis-ter. American Electrician, t. XIY, p. 200-253, juin 1902. — L’auteur expose la théorie du fonctionnement de ce moteur et décrit deux dispositifs de démarrage. P. L.
- Treuils de mines à moteur électrique de la Hunt Company. Engineering and Mining (New-York), t. LXXIII, p. i83-184, ier février 1902. — On a grand avantage à actionner électriquement les treuils de mines, ces machines ne fonctionnant que par intermittence. L’article décrit les treuils construits par la Hunt Company. Les trois parties essentielles de ces appareils, c’est-à dire le tambour, l’engrenage et le moteur, se font en une série de dimensions différentes. En combinant convenablement ces trois éléments, on peut construire un treuil de vitesse et de capacité données. Le mécanisme du treuil est disposé de telle sorte qu’011 peut lui adapter un moteur de nature et de dimension quelconques. Le moteur est à courant continu ou alternatif; il est couplé au treuil par joint élastique. P. L.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Clichy) Paris
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques
- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-14
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, rue Delambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- p.r98 - vue 634/746
-
-
-
- Samedi 23 Août 1902.
- 9e Année — N° 34
- Tome XXXII
- o
- o
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermim^f^
- DB
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE^&lEQTRLQl
- ------------------------------------------r t'iui
- iterdite
- SOMMAIRE
- Pages.
- J. BLONDIN. — Le Congrès de Montauban de l’Association française pour l’avancement des sciences La traction électrique urbaine et suburbaine................................................. 265
- La traction électrique sur la ligne Milan-Varèse, par J. Rocca................................. 266
- Les systèmes à contacts Cruvelhier, Diatto, Bède, par Thévenet, Launay, Lavezzari.............. 268
- Les tramways à accumulateurs, par Blanchon.................................................... 268
- Les accumulateurs dans les tramways, par L. Jumau............................................. 270
- Le système Lombard Gérin, par R. Kœchlin ..................................................... 273
- Sur les voitures électromobiles, par Lavezzari................................................ 270
- Les électromobiles à accumulateurs, par L. Jumau.................................. 270
- Quelques applications de l’électricité à l’automobilisme, par Jeantaud......................... 279
- Discussion du rapport de M. Monmerqué et des communications précédentes........................ 280
- A. TURPAIN. — Les expériences récentes de télégraphie sans fil : Expériences de M. Ferrié. . . . 281 F. LOPPÉ. — Décomposition en sinusoïdes d’une courbe représentant un phénomène périodique. . 287
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération : Détermination du nombre de lames au collecteur d’une dynamo à couraut continu, par
- A. llOTHERT..................................................................................... 200
- Electrochimie : Sur la fabrication de la soude et du chlorure de chaux par électrolyse, en particulier avec
- emploi d’électrodes en mercure, par J.-G.-A. Rhodin............................................ 294
- Divers : Les travaux du savant russe N. Sloughinow et l’interrupteur de Wehnelt, par VI. de T urine. . . 295
- Appareils pour la téléphotographie électrique, par Arthur Korn...................................... 296
- Production des ondes électriques stationnaires dans les fils au moyen de la décharge des condensateurs,
- par F. Braun..................................................................................... 297
- SUPPLÉMENT
- Piésultats d’essais d’une machine à vapeur Erste-Brunner. — La nouvelle méthode d’exploitation du réseau téléphonique de Paris. — Variation du courant pendant l’allumage de la lampe Nernst. — Impression photographique à la lumière électrique. — La fabrication du charbon de tourbe par l’électricité à Stangfiorden (Suède) .......................................................................... c
- Avis du Conseil municipal de Saint-Pétersbourg........................................:................ cii
- Littérature des périodiques et brevets................................................................. cxn
- Liste des brevets d’invention.......................................................................... exiv
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière ^9° arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à 4 heures.
- R.-W. BLACKWELL
- MATÉRIEL COMPLET pour LIGNES
- AÉRIENNES.
- , 50, boul. Haussmann, Paris
- S)
- Aiguille à déviation centrale par -ligne flexible
- p.r99 - vue 635/746
-
-
-
- G
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 août 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Résultats d'essais d'une machine a vapeur Erste Brunner. — Nous recevons de la Société des émulseurs et moteurs à vapeur, à Anzin (Nord), le procès-verbal suivant d’essais faits le 17 mai 1902, par M. A. Witz, sur une machine installée par cette société.
- Cette machine est du type de la Société « Erste Brunner » brevets Lentz et Voit, dont l’exploitation en France appartient à la Société des Emulseurs.
- Sa puissance nominale est de 220 chevaux effectifs ; ses dimensions sont les suivantes :
- Diamètre du petit cylindre........3oo mm.
- — des tiges AY et AR. ... 55 —
- — du grand cylindre .... 5oo —
- — des tiges AY et AR ... 65 —
- Course des pistons.............., 600 —
- La vitesse normale est de 125 révolutions par minute.
- Elle commande par câbles une dynamo de la Société Gramme, alimentant de courant les divers services de l’établissement ; le travail est très variable. . .
- < L’essai s’est prolongé de 9 h. 3o du matin à 6: heures du soir, avec un arrêt de 1 heure à 2 heures.
- Toutes les précautions ont été prises pour assurer la plus grande correction possible des essais ; l’eau d’alimentation a été pesée et des diagrammes ont été relevés simultanément tous les quarts d’heure sur les deux cylindres.
- Voici les résultats obtenus :
- 17 mai matin soir
- Durée de l’essai 3 h. 3o ni. 4 h.
- Yitesse moyenne en tours : minute . 124,14 125,3o
- Pression à la chaudière en kg : cm2 12,55 i3
- Température de la vapeur saturée. ig20,5 194°
- Température de la vapeur au
- cylindre 2i3°,6 206°,2
- Surchauffe efficace 21°,1 12°2
- Yide au condenseur 63,5 63,8
- Détente Yariable Yariable
- Détente maximum petit cylindre . 1/6 1/6
- Détente totale 1/16,6 1/16,6
- Travail indiqué f Petit cylindre . 83,3o 84,04
- en chevaux. . ^ G rand cylindre. 7i,63 65,25
- Travail indiqué total en chevaux . 154,93 149,29
- Consommation d’eau totale . kg. 3206 3363
- — par heure. . 9ï6 840,73
- — — par cheval
- heure indiqué 5,91 5,63
- Calories par cheval heure indiqué. 3991 4779
- Rendement thermique indiqué . . i6°/0 16,8 °/0
- Kilowatts moyens. ....... 91,54 84,55
- Yapeur par kilowatt-heure . . . . 40 k. 9,94
- Médaille d’Or à l'Exposition Universelle de 1900 l COMPAGNIE ANONYME CONTINENTALE
- pour la fabrication des
- COMPTEURS
- et autres Appareils
- CAPITAL SOCIAL 1 1.750.000 FR.
- 9, rue Pétrelle, PARIS
- COMPTEURS
- ÉNERGIE ELECTRIQUE
- pour courants coutiuus et alternatifs
- “ VULCAIN ”
- Agréé par la Ville de Paris
- Compteurs d’énergie à paiement préalable. Compteurs horaires Compteurs pour tableaux Compteurs pour Batteries d’accumulateurs
- Fournisseur des Compagnies de Chemins de fer, des Administrations et Ministères.
- ACCUMULATEURS
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMINS DE FER BATEAUX, SOUS MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et C,E
- 187, nue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RUPH11AX-PARIS. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- p.r100 - vue 636/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 août 1902
- Cl
- i
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social ; 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : Adresse télégraphique :
- 158.81 — 158.11 — 258.72 Elihu-Paris
- Traction électrique
- r
- Eclairage électrique Transport de force
- LOCOMOTIVES DE MINES
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre modèle T MM 30.
- Grâce à ses dimensions réduites (lm25 de largeur), elle peut pénétrer dans les galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction, 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 â 8 wagonnets.
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en France qu’à l’étranger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.r101 - vue 637/746
-
-
-
- tu
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 août 1902
- DÉLÉGATION MUNICIPALE
- DE SAINT-PÉTERSBOURG
- La délégation annonce par le présent avis l’ouverture d’un concours pour la transformation de trois lignes de tramways urbains en lignes à traction électrique avec installation d’une station électrique.
- Les conditions de participation au concours et les déclarations imprimées accompagnées de listes de questions sont remises et envoyées gratuitement et immédiatement sur demande verbale, postale ou télégraphique.
- Le délai définitif pour la présentation des projets et propositions est fixé au Ier novembre 1902.
- Pour renseignements et détails, s’adresser : Saint-Pétersbourg, délégation municipale.
- A VÏK
- Etude de Me NAULEAU, notaire à Nantes, rue du Chapeau-Rouge, n° 9
- Vadjudication, qui devait avoir lieu le 20 août, des Usines électriques de POR-NIC et de DO UÈ-DA.-F ONT AINE, est reportée au 0 septembre 1902.
- S A SU T CH S UC «UTTA-P1BCHA, CABLES ET F!LS ÉLECTRIQUES
- Tke INDIA «BER, GUTTA- PERCHA I TiLËGRAPH WORKS P (Limited)
- fournisseur 1 Boulevard Sébastopol, PARIS I médaillés D’or
- (TSIESS’A FB9l8AJf-BSA.UBEONT (l.-tM.) et 8ELVSRTQWN
- Câbles poor kiaüèr'. étseiriqaa i htate et baisa t.Diim.
- Ba«i éboaüo poor ace»îswriai@a», oîs., sis.
- Envoi
- im
- <f>
- Fils enivra isolés peor électro-aiiaaBti et Aptueee. Fils p*ar sonneries et téléphones.
- Câblas télégraphiques, aériens, seotarroias,
- de Tarifs franco su?
- demande
- f Accumulateurs “ PHŒBUS ” [
- Éléments t Des moteurs de voitures automobiles. i
- tr*nsportables\ fraction de voitures et de bateaux. j
- Allumage ( Eclairage des voitures et des trains, médecine. f Eléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines Xaborataires. Çalvanoplastie, etc.
- A. KAINDLER
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue S^ANDRÉ-des-ARTS
- Ateliers : 4, rue du Printemps
- PARIS
- p.r102 - vue 638/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 août 1902
- INDUSTRIELS
- Soigneusement étalonnés
- Système EVERSHED
- Ampèremètre industriel, d’après une photographie sans retouche.
- (Cadran de 152 millimètres de diamètre.)
- EVERSHED & VIGNOLES, Constructeurs.
- SEULS REPRÉSENTANTS POUR LA EMANEE :
- E.-H. CADiOT & C'E
- 12, rue Saint-Georges, Paris.
- Envoi sur demande du dernier Prix-Courant.
- p.r103 - vue 639/746
-
-
-
- CIV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 août 1902
- Etant donné que la machine ne développait en moyenne que i5a chevaux et que la vapeur ne possédait qu’une légère surchauffe, ces résultats sont excellents.
- La marche delà machine a été très régulière malgré les grandes variations du travail : les écarts de vitesse par rapport à la moyenne sont faibles ; le matin la vitesse a oscillé entre 122 et 126 tours, le soir entre 124 et 126.
- La nouvelle méthode d’exploitation du réseau téléphonique de Paris. — Le Journal télégraphique de Berne, publie, (t. XXVI, p. 97), sous la signature de M. Bordeloxgue, l’article suivant sur ce sujet :
- Il est hors de doute que l’exploitation d’un réseau téléphonique d’une ville importante, dont la population est très dense, le système qui convient le mieux est celui qui consiste à desservir ce réseau au moyen d’un bureau central unique, avec emploi d’un tableau commutateur multiple.
- La question ne se présente plus de la même manière si l’importance de la ville est assez grande pour que le nombre des abonnés soit susceptible de dépasser dans l’avenir la capacité des multiples actuels, ou si l’étendue ou la configuration de la ville est telle que, pour réduire la longueur des lignes d’abonnés, on décide d’installer plusieurs bureaux centraux.
- Si deux ou un plus grand nombre de bureaux centraux existent dans un même réseau urbain, les jacks généraux qui se trouvent à la disposition de chaque téléphoniste d’abonné ne servent que dans un petit nombre de cas, et on est le plus souvent obligé de faire appel au concours de deux téléphonistes pour l’établissement d’une communication.
- Cette situation s’aggrave à mesure que le nombre des bureaux centraux qui desservent un réseau urbain s’élève. A Paris, par exemple, où il existe huit bureaux centraux (*), le nombre des mises en communication, qui exigent le concours de deux téléphonistes, est beaucoup plus considérable que celui des mises en communication, qui peut être donné par une seule (2).
- (* 1) Ces huit bureaux centraux sont désignés delà façon suivante :
- K1, K2, rue de Gutenberg. — B, rue Desrenaudes. — C, rue Chaudron. — F, boulevard de Port-Royal. —
- I, rue de Passy. — R, rue de la Roquette. — S, avenue de Saxe.
- (2) Les communications établies d'une façon complète
- Ces bureaux sont tous dotés de tableaux multiples dont la capacité est variable. A ces multiples sont adjoints des groupes d'arrivée pour permettre des communications de bureau à bureau.
- On peut déjà tirer de la constatation de ce fait une conséquence, c’est que dans le réseau de Paris l’utilisation des jacks généraux des groupes d’abonnés, dont la fourniture entraîne des frais considérables, ne rend pas des services en rapport avec l’élévation de ces frais.
- Pour fixer les idées, rappelons ce que serait le chiffre de ces dépenses, en ce qui concerne à la fois les frais de premier établissement et les frais d’entretien et d’exploitation, dans l’hypothèse d’un multiple équipé dans les conditions actuellement adoptées pour 10 000 abonnés, soit avec i 00 groupes de 100 abonnés.
- Jusqu’ici, les nécessités du trafic exigeaient que pour 100 groupes d’abonnés on installât 5o groupes d’arrivée. Il est bon d’ajouter que, en raison de l’accroissement du nombre des abonnés de Paris, ce rapport d’un groupe d’arrivée pour deux groupes d’abonnés n’est plus exact, et que le nombre de groupes d’arrivée devrait être augmenté d’un cinquième environ.
- Quoi qu’il en soit, nous allons conserver les chiffres ci-dessus, desquels il résulte qu’un multiple établi dans ces conditions comporte la pose d’un meuble de i5o groupes ou 5o tables, la table comprenant 3 groupes, et 10000 jacks généraux.
- Le prix de revient de ce multiple, en tant que pose et fourniture, peut être évalué, en prenant des prix moyens, de la façon suivante :
- 100 groupes de départ (non compris
- les jacks généraux) à 6 000 fr l’un 600 000 fr 5o groupes d’arrivée (non compris
- les jacks généraux) à 4 000 fr l’un 200 000 »
- 5oo 000 jacks généraux (à raison de
- 10 000 par 3 groupes) à 2 fr l’un 1 000 000 »
- Total. . . 1 800 000 fr
- Nous négligeons de tenir compte des tiers-sections.
- On peut admettre l’amortissement de ce capital en dix ans ce qui représente une somme annuelle de 180000 fr. Si on ajoute à ce chiffre le montant des
- sur un même multiple sont demandées dans les proportions suivantes pour les divers bureaux de Paris :
- K1, 19 p. 100. — K2 14 p. 100. — B, 17 p. 100. — C, 10 p. 100 — F, 9 p. 100. — I, 7 p. 100. — R, 12 p. 100. — S, 9 p, 100.
- Démarreur
- à déclanchement automatique.
- MATÉRIEL ELECTRIQUE
- Interrupteurs
- Disjoncteurs
- Rhéostats
- Tableaux
- ac; dllisow
- Ateliers et bureaux : PARIS, Xe, 66-68, rue Claude-Vellefaux
- p.r104 - vue 640/746
-
-
-
- cv
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 août 1902
- frais d’entretien, évalués à 20 000 fr par an, nous voyons que les dépenses en matériel s’élèvent annuellement «à 200 000 fr.
- L’exploitation de i5o groupes exige un personnel dé 3oo téléphonistes, à raison de 2 par groupe, chacune d’elles effectuant un service de 7 heures. Le nombre des surveillantes est de 3o, soit 1 surveillante par 10 téléphonistes.
- Le traitement annuel de ce personnel représente un total de 636 000 fr, savoir :
- 3oo téléphonistes à 1 900 fr . . . 070 000 fr.
- 3o surveillants à 2 200 fr. ... 66 000 »
- Total........... 636 000 fr
- Voyons maintenant dans quelles conditions s’effectue le service des mises en communication avec le matériel ainsi constitué, dans le cas le plus général, c’est-à-dire lorsque deux bureaux centraux interviennent.
- L’abonné demandeur appelle en pressant sur un bouton pour les postes mobiles, ou en tournant la manivelle d’un magnéto pour les postes fixes. La téléphoniste du groupe d’abonnés, que nous désignerons aussi sous le nom de téléphoniste de départ, répond. L’abonné appelant donne le numéro de l’abonné demandé et attend la réussite de la communication.
- La téléphoniste de départ choisit une ligne auxiliaire de départ disponible et appelle la téléphoniste d’arrivée du 2e bureau central. Celle-ci, qui a douze lignes d’arrivée à desservir, répond aussitôt si elle est libre, ou dès qu’elle est libre. Il est à noter ici une première cause de retard, lequel se produit lorsque la téléphoniste d’arrivée est occupée avec l’une des onze autres lignes,
- Dès qne la téléphoniste d’arrivée a reçu de sa collègue du bureau de départ le numéi’o de l’abonné demandé, elle fait le test de la ligne de cet abonné, Si la ligne est occupée, elle en avise la téléphoniste de départ, qui prévient l’abonné appelant, sinon elle poursuit l’établissement de la communication à la façon ordfnaire, en appelant l’abonné demandé. Lorsque celui-ci répond, les deux téléphonistes, celle de départ et celle d’arrivée, mettent leur clef d’écoute sur fin de conversation.
- De cet exposé, on peut déduire que, d’une façon générale, les deux téléphonistes sont immobilisées pendant la durée d’établissement de la commmunica-tion. En effet, si, en attendant la réponse de la téléphoniste d’arrivée occupée sur une autre ligne d’arrivée, la téléphoniste de départ répond à un deuxième abonné appelant, elle ne sera pas libre lorsque sa collègue répondra à son appel. D’un autre côté-, si elle met sa clef d’écoute sur fin de conversation pendant que la téléphoniste d’arrivée appelle l’abonné demandé pour achever la mise en relation des deux
- abonnés, il pourra arriver que l’établissement de la communication ne réussisse pas parce que l’abonné demandé ne répond pas, ou parce que l’abonné appelant, fatigué d’attendre, aura raccroché son téléphone. Or, si la téléphoniste d’arrivée veut l’appeler, elle fera tomber l’annonciateur de fin de conversation, et fera rompre la communication au groupe de départ. Il résulte de tout cela des heurts qui compliquent le service et gênent considérablement l’exploitation des multiples.
- Il est un fait très important dont l’exploitation est obligée de tenir compte, c’est que, sur les 3o 000 abonnés du réseau de Paris, un grand nombre, parmi ceux du début surtout, ont pris l’habitude de raccrocher le téléphone dès que la demande est faite, contrairement aux instructions qui leur sont données, et qui, souvent, ne sont même pas lues par eux. On voit l’inconvénient qui en résulte pour le service. La téléphoniste de départ est obligée de suivre l’établissement dé la communication jusqu’au bout et de rappeler l’appelant pour la mise en communication ou pour lui dire que son correspondant ne répond pas. C’est le seul moyen d’éviter des réclamations de l’un et quelquefois des deux abonnés.
- D’autre part, deux annonciateurs de fin de conversation sont sur la ligne, l’un au groupe de départ, l’autre au groupe d’arrivée. Très peu d’abonnés donnent régulièrement le signal de fin de conversation. Les lignes auxiliaires sont ainsi immobilisées sans utilité pour le service. Si l’un des deux abonnés donne le signal de fin, il arrive souvent que, sur les deux annonciateurs de fin de conversation, un seul fonctionne. La communication est rompue seulement sur le groupe de départ ou sur le groupe d’arrivée. La ligne auxiliaire, reliée à l’un des abonnés, est immobilisée pour le service; et lorsque cet abonné sonne, ce nouvel appel a seulement pour effet de faire tomber l’annonciateur de fin de conversation. On ne répond pas à cèt abonné ; d’où nouvelle source de réclamations.
- La collaboration qu’on demande aux abonnés est déjà à l’heure actuelle très limitée.
- Ils doivent seulement :
- i° Appeler ;
- 20 Garder le téléphone à l’oreille ;
- 8° Donner le signal de fin de conveisation.
- Et, cependant, les instructions préparées dans leur intérêt ne sont pas suivies par tous. On ne pouvait pas songer, dans ces conditions, à imaginer un système demandant aux abonnés une coopération encore plus étendue en compliquant leurs manœuvres.
- Une solution qui fait partie du programme de l’Administration française, et qui a été l’objet de mesures préparatoires sur les multiples les plus récents consiste dans l’appel et la fin de conversation automatiques. Mais la réalisation complète de ce projet,
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfllerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe Y
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bti Hutin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tunis) (Mozambiqne-Majnnga).
- p.r105 - vue 641/746
-
-
-
- CV1
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 août 1902
- dans un réseau de l’importance de Paris, compre-nant huit bureaux centraux et 3o ooo abounés, demandera encore quelques années. Cette mesure, qui réduira le rôle de l’abonné au minimum, puisqu’il n’aura plus qu’à décrocher le téléphone pour appeler et à le raccrocher pour donner le signal de fin de conversation, est donc désirable dans l’intérêt du service et du public. Il est également à souhaiter qu’elle se généralise dans tous les grands centres dans l’intérêt même de la population flottante des hommes d'affaires, qui a à se servir beaucoup du téléphone. Cette clientèle est actuellement embarrassée parles modes d’exploitation, qui varient avec les pays. Comme il est certain que les différents Etats tendront de plus en plus à simplifier le rôle du public, on en arrivera, par la force des choses, à l’unification du procédé d’exploitation, tout au moins en ce qui concerne le concours demandé aux correspondants dans les manœuvres de mises en comniunica-tion.
- Même dans le cas où les abonnés conserveraient le téléphone à l’oreille, il est indispensable, avec l’organisation actuelle, ainsi que nous l’avons expliqué que la téléphoniste de départ suive l’établissement de la communication pour savoir si l’abonné a répondu et si la communication a réussi ou a été abandonnée.
- Tenant compte des considérations qui précèdent, ét qui font ressortir avec un chiffre élevé de dépenses les inconvénients du système qui vient d’être exposé, il s’agissait pour l’administration française de savoir s’il était possible d’améliorer le service aussi bien dans l’intérêt du public que dans celui de l’Etat.
- La solution qui a été adoptée consiste dans un procédé dont le principe est le suivant : unifier les opérations de mise en communication, que les deux abonnés à raccorder soient reliés au même bureau central ou à deux bureaux centraux différents ; charger la téléphoniste de départ de toutes les opérations de mise en communieatipn, la téléphoniste d’arrivée ayant seulement à prolonger la ligne de l’abonné demandé, si elle est libre, jusqu’au groupe de départ au moyen de la ligne auxiliairë ; à partir de ce moment la jonction des lignes des deux abonnés s’opère comme sur un standard ordinaire.
- Les conséquences qui découlent de l’application de ce principe sont :
- i° Plus d’à-coups donnant lieu à réclamations du public dans les opérations de mise en communication, puisque c’est la téléphoniste qui a reçu la demande qui suit la mise en communication jusqu’au bout ;
- a0 Economie de matériel par la suppression des jacks généraux sur les groupes de départ et la suppression d’un certain nombre de groupes d’arrivée ;
- 3° Economie de’personnel sur les lignes d’arrivée.
- Cette application est réalisée ainsi qu’il suit :
- Les groupes de départ, pour ioo abonnés, ne comportent plus de jacks généraux. Ce sont des meubles essentiellement amovibles, peu encombrants et pouvant être installés dans un ordre quelconque, correspondant à la meilleure utilisation du local. Les lignes auxiliaires de départ ne sont plus munies de signaux visibles. Par contre, la tablette des clefs comprend un certain nombre de clefs de conversation, accompagnées de signaux visibles. Ces signaux indiqueront à la téléphoniste de départ quelles sont les téléphonistes d'arrivée inoccupées.
- Les groupes d arrivée, avec jacks généraux, sont
- munis de 5o monocordes pour desservir 5o lignes I d’arrivée.
- Les lignes auxiliaires sont à 3 fils.
- Les opérations de mise en communication de deux abonnés s’effectuent de la manière suivante :
- Dès que la téléphoniste de départ a connaissance du numéro de l’abonné demandé, elle presse sur une clef de conversation qui la met immédiatement en relation avec une téléphoniste d’arrivée libre. Elle lui communique le numéro de l’abonné demandé. La téléphoniste d’arrivée fait le test de la ligne. Si la ligne est occupée, elle prévient la téléphoniste de départ. Si cette ligne est libre, elle enfonce la fiche du monocorde qui a servi à faire le test, et désigne à la téléphoniste de départ le numéro de la ligne auxiliaire utilisée et dont fait partie le monocorde. La téléphoniste d’arrivée ayant disparu, celle de départ achève seule la mise en communication.
- Nous ouvrons ici une parenthèse pour faire remarquer qu’on aurait pu aussi bien, sans rien changer au principe du nouuveau système, charger la téléphoniste de départ de désigner la ligne auxiliaire à utiliser. Niais chaque ligne auxiliaire qui se termine par un jack unique sur un groupe d’arrivée aboutit à plusieurs jacks sur plusieurs groupes de départ.
- La téléphoniste d’arrivée sait toujours si telle ligne auxiliaire est libre ou occupée, selon qu’une fiche n’est pas ou est enfoncée dans le jack unique auquel elle aboutit. Et puis, cette téléphoniste n’a à faire cette désignation que si le test indique que la ligne de l’abonné demandé est inoccupée.
- Si on chargeait de cette désignation la téléphoniste de départ, on serait obligé de munir ces lignes de signaux visibles, ainsi qu’on le fait actuellement, pour éviter les essais de test de plusieurs lignes de départ avant d’en rencontrer une libre. La téléphoniste de départ ferait souvent une désignation en vue d’une communication qui nedoitpas aboutir. Il pourrait arriver aussi qu’elle indiquât souvent le numéro d’une ligne auxiliaire dont le monocorde est en réparation. C’est pour ces raisons qu’on a chargé du soin de désigner la ligne auxiliaire la téléphoniste d’arrivée.
- Il y a lieu de noter qu’un seul annonciateur de fin de conversation est disposé sur la ligne au groupe de départ. Il y a donc beaucoup plus de chances pour qu’il fonctionne si les deux abonnés reliés ou l’un d’eux seulement envoie le signal de fin.
- Lorsque ce signal est perçu, la téléphoniste de départ arrache les fiches, et, automatiquement, un signal lumineux apparaît sur le groupe d’arrivée au moyen du troisième fil de la ligne auxiliaire, pour indiquer à la téléphoniste d’arrivée que la conversation est terminée et qu’elle doit rompre la communication.
- On voit par cet exposé que le travail de la téléphoniste d’arrivée est réduit au minimum, ce qui lui permet de desservir un nombre de lignes d’arrivée bien supérieur au nombre actuel de 12 lignes. En outre, ce travail est des plus simples, puisqu’elle n’est jamais en relation avec les abonnés. On peut tirer de cette situation une conséquence très importante, c’est qu’on pourra charger de ce service les opératrices les moins adroites ou les plus fatiguées. Cette considération a sa valeur dès maintenant, alors qu’une partie du personnel féminin recruté au début de l’exploitation devient de jour en jour moins apte au service si pénible du téléphone tel qu’il est pratiqué actuellement.
- p.r106 - vue 642/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 août 1902
- FELTEN & GUILLEAUME CARLSWERK
- Actien-Gesellscliaft, MULHEIM-SUR-RIIIN
- Fabrique de fils de fer et d’acier Fils (le cuivre. — Fils (le bronze et de bronze doublé (Breveté.)
- Fils conducteurs
- à isolement de toutes espèces, guipés, tressés, etc.
- à isolement de gutta-percha, de caoutchouc vulcanisé, d’oconite, de libre imprégnée de papier et à espaces d’air, etc.
- POUR TÉLÉGRAPHIE, TÉLÉPHONIE, ÉCLAIRAGE ET TRANSMISSION ÉLECTRIQUE DE FORCE
- dap/ifQ fin Franrfi fit fin Rfilciniifi t J- JACQUOT, 30. rue des Bourdonnais, PARIS.
- Agents en Fiance et en Belgique > GErnaert et C-, 3, rue d’Arlon, BRUXELLES.
- IE
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÉE FRERES & C
- Capital : 1,000,000 de Sr. - Siège social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17
- PORCELAINES & FERRURES
- pour l’Électricité
- # # %
- CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE
- * & #
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS Ghaulïe-pieds électrique pour Bureaux, n° 182. Téléphone : 510-72
- r
- APPAK3ÜILS DE MESU1ÏE
- LORD KELVIN” — “WESTON”
- HAUTE PRÉCISION APÉRIODICITÉ ABSOLUE
- Agents pour la Franoe
- E.-H. CADIOT O1*
- 12, Rue Saint-Georges. — PARIS
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours — Membre du Jury
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR — MED AILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. Médaille <1 or de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulins Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein dé 80 à 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,4 p. 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hercule-Progrès » supérieur à celui de tout autre système ou imitation, et nous nous engageons à reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’entretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- PRODUCTION ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR SOCIÉTÉ DES ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de 1,500,000 francs, à REFERENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DEMANDE
- p.n.n. - vue 643/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 août 1902
- SâUTTER, HARLË t C11
- 26, avenue de SufFren, 28 PARIS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- 3 GRANDS PRIX — 4 MÉDAILLES D’OR
- Hors Concours — Classe 117 Jury
- ÉCLAIRAGE — TRANSPORT DE FORCE
- 4
- Maison FARCOT fondée en 1823
- Éts JOSEPH FARCOT
- FARCOT FRES & CIE
- SL
- St-OUEN-S-SEINE
- PARIS 1900
- QUATRE GRANDS PRIX
- MACHINES A VAPEUR
- à grande vitesse et à basse consommation
- GENERATEURS
- DE TOUS SYSTÈMES
- POMPES CENTRIFUGES
- à grand rendement
- 1855-1867-1878
- GRANDS PRIX
- 1889 HORS CONCOURS
- s.- 'yî
- ïïMES Y./' • *
- ÉCLAIRAGE
- TRANSPORT DE FORGE
- GÉNÉRATRICES
- MOTEURS
- à courant continu et alternatif
- TRANSFORMATEURS
- Installation de Stations centrales électriques. AppaPeiis de manutention.
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurenl-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l'éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d'appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FORTRAN8-PARIS
- i
- p.n.n. - vue 644/746
-
-
-
- Station électrique du Chemin de fer d’Orléans
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 août 1902
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIETE FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & Cie
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs.
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gau dry, '
- CABLES ÉLECTRIQUES SOLS PLOMB, POUR BASSES ET HALTES TENSIONS
- transports de force, tramways, JCumière, télégraphie,
- jŸtines, etc., etc.
- Fournisseurs du Secteur des Champs Élysées à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre, Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- SOCIÉTÉ GRAMME
- 30, me tVMuutjpoul, IVI#f I,*i
- AloLeur type léger fermé.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES
- A OOUMULA TE U RS
- LAMPES A ARC à A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE i-Envoi franco du Catalogue sur demande.
- Aiuiet.r imyndirone triphasé.
- Groupes
- Électrogènes
- “ B l"
- à graissage sous pression et à haut rendement
- 158 Machines en fonctionnement de 10 à 500 chevaux|
- Ateliers de construction
- Boulte, Larbodièrel
- ET Cie
- 20, rue Taitbout PARIS
- Ateliers à Aubervilliers |
- (Seine)
- p.n.n. - vue 645/746
-
-
-
- CAISSE DE CONTROLE
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 août 1902
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- d ELECTRICITE
- de CREIL
- Société Anonyme au Capital de 7,500,000 Francs Siège Social à F>aris : 2?, JFliie de Châteaudun.
- Usine à CREIL (Oise).
- -------=*§*=---
- MATERIEL A GOURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE ET POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES Tramways. — Stations centrales. — Transports d’énergie.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- de TABLE,
- APPLIQUE^^A}
- •&T
- $y>.
- Constructeur
- Aï1
- A*
- The Général Electric G°-Lâ
- AGENT GÉNÉRAL :
- ’V' LUCIEN ESPIR
- 11 bis, rue Maubeuge — PARIS
- DYNAMOS “PHENIX
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- U
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A ARC, Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs)
- ENREGISTREURS
- p.n.n. - vue 646/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 août 1902
- CYI1
- Il nous est possible d’évaluer approximativement la dépense qu'entraînera l'installation d’un multiple pour ioooo abonnés, équipé pour servir au nouveau procédé d’exploitation.
- Les groupes de départ auront une menuiserie moins importante, puisque les meubles ne devront plus recevoir dejacks généraux. Il n’y a pas de changement dans les organes individuels à chaque ligne (jack et annonciateui’), ni dans les organes communs à toutes les lignes d’abonnés (fiches et cordons, clefs d’écoute et d’appel, annonciateurs de fin de conversation, jacks de lignes auxiliaires de départ). Il y a bien des clefs de conversation, mais, par contre, on supprime les signaux visibles sur les jacks de départ. Dans ces conditions, le prix d’un groupe de départ nouveau peut être comparé à celui d’un groupe de départ ancien, non compris les jacks généraux.
- Les groupes d’arrivée anciens, qui comportaient, l’emploi de jacks et d’annonciateurs individuels, de fichés et cordons avec leurs clés d’écoute, d’appel et les annonciateurs de fin de conversation, seront simplifiés dans le nouveau système. Tous ces organes seront remplacés par 5o monocordes et 5o signaux lumineux. Admettons que la dépense soit équivalente; mais leur nombre sera notablement réduit, puisque, au lieu de desservir 12 lignes d’arrivée, ils pourront en recevoir 5o. Les 5o groupes anciens desservant 12 lignes d’arrivée seraient remplacés par 12 groupes nouveaux de 5o lignes.
- Pour éviter tout mécompte, supposons qu’une téléphoniste d’arrivée ne puisse suffire pour desservir 5o lignes aux heures où le trafic est le plus chargé et qu’elle ne puisse assurer le service que de 40 lignes. Il faudrait dans ce cas i5 groupes d’arrivée nouveau genre.
- De plus, ce nombre de i5 groupes d’arrivée ne pourrait recevoir que les 600 lignes auxiliaires reconnues nécessaires jusqu’ici pour desservir les 3o 000 abonnés existants. Il serait donc indispensable d’installer 5 nouveaux groupes d’arrivée pour les 200 lignes qui serviraient pour les communications demandées parles 10 000 abonnés reliés aux 100 groupes de départ du bureau même. Le nombre de lignes d’arrivée serait donc de 800 et celui des groupes d'arrivée de 20.
- La dépense du multiple s’élèvera ainsi à :
- 100 groupes de départ (non compris les
- jacks généraux) à 6 000 fr l’un......... 600 000 fr
- 20 groupes d’arrivée (non compris les jacks
- généraux) à 4 °oo fr l’un............... 80 000 fr
- 70 ooojacks généraux, à raison de 10 000 par 3 groupes d’arrivée, à 2 fr le jack général ....................................140 000 »
- Total. . . 820 000 fr
- La comparaison de ce chiffre de 820 000 fr à celui de 1 8000 000 fr précédemment indiqué comme prix de revient d’un multiple du système actuel fait ressortir une économie de 980 000 fr en faveur du nouveau procédé d’installation.
- En admettant comme précédemment l’amortisse-ntent en dix ans, on obtient une dépense annuelle de 82 000 fr à laquelle on peut ajouter ro 000 fr (J) d’en-
- II est juste de faire remarquer que le nouveau procédé exige l’emploi de lignes auxiliaires à trois fils au lieu de deux ; mais, par contre, il entraîne une (*)
- (*) Au lieu de 20000 fr, chiffre adopté pour la première installation; cette différence est justifiée par le moindre nombre d’organes à entretenir, tretien, oe qui porte la dépense à 92 000 fr par an, au lieu de 200 ôoo fr.
- grande économie dans l’édification des immeubles des bureaux centraux. Il n’est plus nécessaire d’avoir de longues salles très bien éclairées pour recevoir des meubles à jacks multipliés. Il suffit que les i5 groupes d’arrivée, possédant seuls des jacks généraux, soient installés sur une même ligne et bien éclairés. Les groupes de départ peuvent être posés de façon à utiliser le mieux possible l’espace dont on dispose. Ils pourraient même, au besoin, être placés dans des salles différentes. Il a été reconnu qu’une salle de dimensions suffisantes pour recevoir un multiple, ancien modèle, pour 10 000 abonnés, pouvait loger un multiple nouveau type pour i5 000.
- Les frais d’exploitation se trouvent également réduits en ce qui concerne le personnel des téléphonistes et des surveillantes. Le nouveau multiple composé de 120 groupes, exigera un personnel de 240 téléphonistes et de 24 surveillantes. Les dépenses correspondantes seront de 5o8 800 fr, savoir :
- 240 téléphonistes à x 900 fr. . . . 4^6000 fr 2\ surveillantes à 2 200 fr. , . . 52 5oo »
- Total. . , . 5o8 8oofr
- L’économie annuelle d’exploitation ressortira donc à 636 000 fr — 5o8 800 = 127 200 fr.
- L’économie totale en matériel et personnel sera de 114 000 fr -h 127 200 fr = 241 200 fr par an.
- Elle ne s’applique qu’à un seul bureau central. Il est facile de calculer ce qu’elle deviendra lorsque le système sera généralisé dans les 8 bureaux centraux de Paris et lorsque ceux-ci seront pourvus de multiples à pleine capacité, par suite de l’extension croissante du nombre des abonnés.
- Nous nous sommes placés à dessein dans des conditions défavorables en supposant que chaque téléphoniste d’arrivée ne pourrait desservir que 40 lignes au lieu de 5o. Si l’expérience démontre qu’elle peut assurer le service de 5o lignes, on trouverait, en refaisant sur ces bases le calcul qui précède, que l’économie annuelle, qui est de 241 200 fr dans l’hypothèse de 40 lignes, serait de 256 200 fr avec 5o lignes.
- Cette réox’ganisation, très profitable à l’Etat français, qui exploite les réseaux téléphoniques en vertu d’un monopole, sera aussi avantageuse aux abonnés, puisqu’elle permettra de supprimer les difficultés qui se produisent actuellement dans le service et qui sont la cause d’irritantes réclamations.
- S’il est un service dans lequel les modifications doivent être engagées avec la plus grande prudence, c’est bien celui du téléphone, précisément parce que le public y coopère par l’intervention des manœuvres de son matériel de poste, ce dernier étant directe- , ment relié au commutateur multiple. Tout autre est le cas du service télégraphique, dans lequel le public est inopérant. Mais, nous l’avons vu plus haut, les habitudes des abonnés ne sont point changées. Quant au fonctionnement du système par lignes de conversation, il donne déjà satisfaction dans des conditions à peu près analogues sur les groupes intermédiaires (switchings). Bien mieux, l’emploi de lignes de conversation pour le service urbain vient de faire brillamment.ses preuves dans le réseau de Munich, où le procédé décrit ci-dessus est employé pour desservir les deux bureaux centraux de Max-Josephplatz et de Bahnhofplatz.
- Le perfectionnement récemment adopté pour le réseau de Paris consiste dans la combinaison de l’emploi des lignes de conversation avec la suppression des jacks généraux sur les groupes de départ?
- p.r107 - vue 647/746
-
-
-
- CVIII
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 août 1902
- pour aboutir à l’unification des manoeuvres dans tous les cas de mises en communication, que les abonnés à relier appartiennent au même bureau central ou à deux bureaux différents. L’initiative de ce perfectionnement et l’idée de la suppression des jacks généraux, qui, à notre avis, doit avoir des conséquences très heureuses au point de vue de la simplification du matériel, de la diminution des dépenses en tant que prix d’achat et logement des meubles, appartiennent à un fonctionnaire de l’Administration des télégraphes français, M. Anizan, dont les lecteurs de ce journal ont pu déjà apprécier, par la série d’articles qu’il a publiés, la compétence technique et la valeur professionnelle.
- Peut-être aurait-on pu trouver des modifications tout aussi avantageuses en demandant aux abonnés de concourir davantage au service téléphonique. Comme nous l’avons exposé au début, la difficulté était d’obtenir sûrement et d’une façon constante, de tous les abonnés et du public, une coopération plus étendue. Dans l’espèce, il fallait trouver un mode d’exploitation téléphonique qui fonctionnât très bien avec la partie du public, et elle est nombreuse, qui opère mai ou qui ne sait pas se servir du téléphone. On était assuré ainsi que le service s’exécuterait bien dans tous les cas.
- Les chiffres qui précèdent conviennent à la situation qui est celle du régime forfaitaire actuellement en vigueur à Paris dans laquelle un groupe de départ ne peut recevoir que ioo lignes d’abonnés. Il fallait prévoir le cas où ce régime serait remplacé par celui des conversations taxées. Si l’on en juge par ce qui s’est passé dans les réseaux où cette transformation a déjà eu lieu, la moyenne du nombre quotidien de communications par abonné baissera certainement. Dans quelle proportion ? la pratique seule l’indiquera. Si nous supposons que la moyenne journalière par abonné, qui est de io actuellement, tombe à 4, le nombre d’abonnés qu’une téléphoniste de départ pourra desservir sera de 2Ùo au lieu de ioo. Il faudra que les groupes de départ puissent recevoir i5o nouveaux jacks et annonciateurs individuels.
- Cette extension du nombre des organes sur un groupe de départ sera plus facilement réalisable sur les meubles non pourvus de jacks généraux que sur les anciens. On peut donc soutenir que, en outre des avantages que nous avons énumérés, la nouvelle exploitation du réseau de Paris réserve les transformations probables de l’avenir.
- Variation du courant pendant F allumage de la lampe Nernst. — Nous lisons dans U Industrie Electrique du 25 juillet :
- Il nous a paru intéressant de déterminer expérimentalement les variations de courant pendant la période d’allumage d’une lampe Nernst, étant donnés le nombre et la variété des phénomènes qui se passent pendant cette période d’allumage dont la durée varie généralement entre 5o et 6o secondes.
- Pour effectuer facilement cette détermination, nous avons utilisé l’ondographe dans des conditions un peu spéciales qui le transforment en enregistreur à déroulement de papier rapide et d’une grande régularité. Dans ce but, le moteur synchrone relié au courant alternatif fourni par le secteur de la Rive gauche fait tourner le cylindre portant le papier à une vitesse uniforme correspondant à 4 rom par seconde pour le déroulement du papier. Le bobinage du galvanomètre est branché directement entre les extrémités d’une
- résistance de o,5 ohm intercalée dans le circuit de la lampe branchée elle-même sur une différence de potentiel continue et constante de no volts fournie par une batterie d accumulateurs. Au moment où l’on ferme le circuit, le courant traverse la spire d’allumage qui est froide et prend une certaine intensité qui diminue régulièrement et rapidement par suite de réchauffement de cette spirale et de son accroissement de résistance. Après dix secondes environ, le régime est établi, et le courant se maintient constant, en échauffant le bâtonnet incandescent.
- Au bout de quarante secondes environ, le bâtonnet suffisamment échauffé commence à devenir conducteur, et un courant de faible intensité le traverse, s’ajoutant à celui de la spirale. Ce courant additionnel augmente rapidement, et la courbe montre cet accroissement rapide, mais avec un crochet et une baisse apparente due à ce que, lorsque l’intensité a atteint une valeur suffisante, l’électro fonctionne et met la spirale d’allumage hors circuit. On n’a plus alors, après le crochet, que le courant traversant le bâtonnet. Ce courant dépasse même pendant un instant sa valeur de régime, parce que la résistance dite ballast n’étant pas encore échauffée par le passage du courant, n’a pas encore atteint sa valeur normale. L’expérience répétée un grand nombre de fois a toujours donné des résultats identiques, la durée d’échauffement du bâtonnet variant seulement de quelques secondes d’une expérience à l’autre. Dans tous ces essais, nous avons constaté que le courant d’échauffement est, dans sa période constante, sensiblement égal à la moitié du courant normal. La lampe de i ampère, iio volts, no watts, absorbe i5 volts dans la résistance de ballast.
- Impression photographique à la lumière électrique. — Bien que certains industriels utilisent aujourd’hui la lumière électrique pour le tirage des « bleus » lorsque le soleil fait défaut, cette application de l’électricité n’est pas encore fort répandue ; aussi nous semble-t-il intéressant de reproduire ici la chronique suivante que publiait le Bulletin de la Société des Ingénieurs civils de juin dernier.
- M. H.-G. Reist a présenté àl’American Society of Mechanical Engineers une intéressante communication sur l’emploi de la lumière électrique pour l’impression des bleus.
- Dans les grands ateliers, on est très gêné dans les jours courts et sombres de l’hiver pour la reproduction des dessins, et il en résulte des pertes de temps très préjudiciables. Un matériel établi pour la production en été serait très mal utilisé en hiver, et c’est un genre de travail pour lequel il n’est pas possible de rattraper le temps perdu par des heures supplémentaires.
- En présence de ces difficultés dont elle avait eu beaucoup à souffrir, la General Electric C° a essayé, il y a quelque temps, plusieurs méthodes d’impression des dessins par la lumière électrique.
- Dans la première installation, on a disposé une petite pièce avec neuf lampes à arc placées à o,45 m les unes des autres et suspendues au plafond avec des réflecteurs disposés de manière à projeter la lumière sur des châssis de la forme employée pour l’impression à la lumière solaire, mais placés sur des chariots. Les réflecteurs étaient articulés de manière
- p.r108 - vue 648/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 août 1902
- C1X
- à envoyer la lumière dans le sens nécessaire. Avec du papier très sensible, le temps nécessaire pour l’opération variait de six à huit minutes.
- Un autre arrangement, qui a reçu des applications assez nombreuses et qui donne des résultats plus avantageux que la méthode précédente, consiste à employer deux lampes à arc closes de 5 ampères et no volts, munies chacune d’un capuchon métallique un peu plus grand que le châssis contenant le papier. Ce capuchon est solidement construit en tôle avec des parois paraboliques émaillées en blanc à l’intérieur de manière à posséder un pouvoir de réflec-tion suffisant. Ces capuchons sont portés par les lampes et un courant d’air est établi pour les empêcher de s’échauffer notablement.
- Les lampes elles-mêmes sont suspendues à un chariot roulant sur une barre horizontale. La portée de cette barre est assez grande pour qu’on puisse ins-, taller dessous cinq châssis et que les lampes puissent être amenées au-dessus de chacun. On emploie les châssis ordinaires en usage pour la lumière solaire. Les lampes sont encloses dans des globes opalins qui diffusent la lumière, et les parois blanches des capuchons la reflètent vers le bas de telle sorte que toute la surface du châssis se trouve éclairée uniformément sans qu’il y ait aucune différence d’intensité entre le milieu et les bords. Lorsqu’un châssis est resté suffisamment exposé à la lumière, on déplace l’ensemble de l’appareil d’éclairage pour l’amener sur le châssis suivant, tandis qu’on remplace dans le premier le papier impressionné par un nouveau papier, ainsi que le calque s’il y a lieu.
- Le temps nécessaire pour l’opération varie naturellement dans des limites assez larges suivant la nature du papier. En général, il faut compter trois ou quatre fois le temps nécessaire avec la pleine lumière du soleil. Ainsi, avec le papier qu’emploie l’auteur, il faut, au soleil, dans le milieu de la journée, au mois de février, une exposition d’environ trente-cinq secondes et, à la lumière électrique, il faut une minute et demie.
- Il est facile de comprendre qu’il y a de sérieux avantages à avoir une installation de reproduction de dessins absolument indépendante de l’époque de l’année et du temps qu’il fait. Avec la lumière électrique, les épreuves peuvent être obtenues sans perte de temps, aussitôt après l’achèvement du calque, à quelle heure que ce soit et quel temps qu’il fasse.
- En été on peut, avec la méthode ordinaire, faire des bleus pendant toute la durée du travail de bureau et le temps perdu par le temps couvert ou pluvieux est une fraction assez faible; mais, en hiver, on ne peut plus faire de reproductions après 4 heures et la proportion rendue inutilisable par le mauvais temps est très importante. Dans la région qu’habite l’auteur, le ciel est couvert pendant 6o p. ioo du temps en décembre et janvier.
- De plus, quand le ciel est couvert, il faut huit à dix fois autant de temps pour impressionner le papier que lorsque le ciel est clair; lorsqu’il pleut, on est dans l’impossibilité à peu près complète d’opérer au dehors, à moins d’avoir des châsssis disposés à l’abri de la pluie et encore le changement depapier demande beaucoup de temps, parce qu’on doit rentrer les châssis pour cette opération.
- L’auteur a calculé, d’après les courbes de la valeur actinique du soleil à divers moments du jour et diverses époques de l’année, qu’avec un papier assez sensible pour s’impressionner en huit secondes au soleil à midi au mois de juillet, le temps moyen néces-
- saire en janvier, entre huit heures du matin et midi et entre une heure et quatre heures, serait de a,33 minutes. De même, en juillet, le temps moyen pour les mêmes heures, sauf qu’on irait jusqu’à cinq heures et demie du soir, serait de o,5q minute, soit un temps moyen pour toute l’année, pour les jours où le temps serait clair, de 1,40 minute.
- Si on prend ces chiffres comme point de départ, on trouve qu’un opérateur peut faire en hiver a.6,4 bleus par jour. En été, le nombre de jours couverts étant de 20 p. 100, le nombre moyen d’épreuves qu’on pourra faire sera de 57,3, soit à peu près le double du chiffre correspondant à l’hiver.
- Le coût de l’impression à la lumière électrique est notablement moins élevé qu’on ne se le figure et les chiffres suivants permettent d’apprécier qu’il est plus économique d’opérer à la lumière électrique qu’au soleil.
- On comptera l’électricité à raison de 5 cents le
- kilowatt-heure, ce qui donne o,5a4 fr, prix assez
- courant. On ne se sert des lampes que pour l’impression et on les éteint une fois le travail fini. Elles ne fonctionnent que 85 minutes par opérateur. Elles consomment chacune 55o watts et coûtent, par conséquent, 0,97 fr par jour pour les deux. On comptera la main-d’œuvre à raison de 1 dollar (5,20 fr) par jour.
- Les prix comparés seront ainsi de :
- Lumière Lumière
- du jour, électrique,
- Nombre de tirages moyen par
- jour...................... 41,9 56,5
- Coût par épreuve ...... o,ia5 fr 0,109 fr-
- Le temps pour changer le papier est, en général, un peu plus grand avec la lumière du jour qu’avec la lumière électrique, parce qu’il faut déplacer le châssis pour l’incliner convenablement pour recevoir l’action solaire. On peut compter huit minutes, tandis qu’il n’en faut que sept avec l’éclairage électrique, mais, si le temps est pluvieux, on peut bien compter vingt minutes si on opère avec la lumière naturelle.
- L’emploi de la lumière électrique peut, d’ailleurs, être combiné avec l’ancienne méthode pour obtenir un supplément de production; il a, d’ailleurs, des avantages inappréciables, dans les pays où il y a fréquemment du brouillard et dans les locaux dominés par de hautes constructions qui empêchent l’action solaire de s’exercer normalement.
- La discussion qui a suivi cette communication a donné lieu à des observations intéressantes.
- Un membre a indiqué que la reproduction des dessins industriels parla lumière électrique paraît avoir passé dans la pratique en Angleterre, car on trouve, dans VEngineering du 3 mai 1901, une annonce concernant des installations pour reproduction de dessins, etc., au prix de 675 fr, lampes non comprises.
- Un autre membre a appelé l’attention sur un avantage considérable, au point de vue commercial, de la reproduction par l’électricité. Personne, dit-il, n’aurait l’idée d’envoyer une lettre sans l’avoir préalablement fait copier. Or, la nécessité de répondre sans retard à une demande de renseignements ou à une proposition d’affaires oblige parfois le constructeur à envoyer un dessin qui vient d’être terminé, sans qu’on ait le temps d’en prendre copie et, dans ce cas, on doit prier le destinataire de le renvoyer après en avoir pris connaissance. Cette manière d’opérer présente beaucoup d’inconvénients. Avec la reproduction par l’électricité, il suffit d’avoir le dessin
- p.r109 - vue 649/746
-
-
-
- ex
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 août 1902
- achevé une demi-heure avant le départ du courrier pour avoir le temps d’en prendre un bleu pendant qu’on copie la lettre destinée à l’accompagner.
- Répondant à une demande, l’auteur de la communication dit qu’on n’éprouve aucun inconvénient de la part de la chaleur développée parles lampes, à la condition, toutefois, d’établir, comme il a été indiqué plus haut, un courant d’air qui prévient réchauffement des réflecteurs et contribue à refroidir le châssis en cours d’impression. Des installations de ce genre fonctionnent depuis un an et demi sans avoir donné lieu à quelque inconvénient que ce soit.
- Nous croyons utile d'indiquer ici que le Railway Age, du 2 mai, donne la description d’une machine continue à faire les reproductions. Cet appareil comprend essentiellement un cylindre à axe horizontal mu par une transmission ou par un moteur spécial sur lequel s’enroule sur la demi-périphérie le papier préparé avec le calque superposé. L’alimentation du premier est automatique, les calques sont placés à la main et enlevés de même. L’éclairage se fait par trois lampes, nombre suffisant pour une longueur du cylindre de 1,067 m. Des écrans réduisent la zone éclairée au tiers environ de la surface totale du rouleau ; la vitesse de rotation est réglée suivant la seu-sibilité du papier. On recommande des lampes de
- à ,80 ampères, du genre de celles dont on se sert pour la photogravure.
- L’appareil peut servir aussi pour les impressions à la lumière du soleil. L’emplacement qu’il occupe pour la longueur de cylindre indiqué ci-dessus est de 1,20 X 1,20 et i,5o m de hauteur.
- La fabrication du charbon de tourbe par l’électricité a Stangûorden (Suède). — Nous avons déjà signalé le projet de cette application ; M. Delahaye donne, dans la Revue Industrielle du 26 juillet les détails suivants sur sa réalisation :
- Parmi les applications nouvelles de l’électricité, il en est une qui ne doit pas souvent rencontrer le concours de circonstances nécessaire pour donner lieu à une exploitation fructueuse : c’est le traitement de la tourbe et sa transformation en un combustible industriel, après extraction de l’eau et de la majeure partie des produits volatils. Il faut que le pays où est tentée celte opération soit dépourvu de toutes ressources en bois et charbon, que la tourbe brute revienne, transport compris, à un prix insignifiant, enfin que le courant électrique soit assez abondant et assez bon marché pour être utilisé au chauffage des appareils d’évaporation et de distillation. Ces conditions sont sans doute réalisées en Norvège, à Stang-fiorden, oii M. Jebsen a créé et exploité, depuis 1898, une usine dont l’électricité est l’agent principal, sinon unique, de chaleur, de force et de lumière.
- L’installation électrique, exécutée par la maison Schuckert et Cie de Nuremberg, comporte cinq dynamos de 80 kilowatts, commandées chacune directement par une turbine de 128 chevaux. La tourbe fraîche est amenée à l’usine par des chalands de 100 tonnes environ, dont le déchargement s’opère mécaniquement. Elle est conduite à une presse qui,
- TE1SSET, F" CBAILTi CH APftüS
- fTjjjj? Constructeurs-Mécaniciens
- ffl|| Usines à PARIS & à CHARTRES
- [{Jj _ EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein 80à 85,
- 16, Rue Rivay, 16, LEVALLOIS 3%
- (Seine) 4?
- LUMIÈRE >0
- TRAGTIOH - V\V
- BATTERIES .A
- £
- Sf />:>*
- \)v O*
- CHEMINS DE FER D'ORLÉANS
- Excursions en Touraine,
- AUX
- Châteaux des Bords de la Loire
- ET AUX STATIONS BALNÉAIRES
- DE LA
- Ligne de Saint-Nazaire au Croisic et à Guérande
- 1er Itinéraire.
- ire classe : 86 francs. — 2e classe : 63 francs.
- Durée : 30 Jouas.
- Paris, Orléans, Blois, Amboise, Tours, Ghenonceaux, et retour à Tours, Loches, et retour à Tours, Langeais, Sau-mur, Angers, Nantes, Saint-Nazaire, Le Croisic, Gué-rande et retour à Paris, via Blois ou Vendôme, ou par Angers et Chartres, sans arrêt sur le réseau de l’Ouest.
- 2e Itinéraire.
- lre classe : 54 francs. — 2e classe : 41 francs.
- Durée : 15 Jouas.
- Paris, Orléans, Blois, Amboise, Tours, Ghenonceaux, et retour à Tours, Loches, et retour à Tours, Langeais et retour à Paris, via Blois ou Vendôme.
- Les voyageurs porteurs de billets du premier itinéraire auront la faculté d'effectuer sans supplément de prix, soit à l'aller, soit au retour, le trajet entre Nantes et Saint-Nazaire dans les bateaux de la Compagnie de la Basse-Loire.
- La durée de validité du premier de ces itinéraires peut être prolongée d’une, deux ou trois périodes successives de 10 jours, moyennant paiement, pour chaque période, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix primitif du billet.
- BILLETS DE PARCOURS SUPPLÉMENTAIRES
- Il est délivré, de toute station du réseau pour une autre station du réseau située sur l’itinéraire à parcourir, des billets aller et retour de lre et de 2e classe au prix réduits du Tarif spécial G. V. n° 2.
- p.r110 - vue 650/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 août 1002
- (XI
- avec l’aide d’un moteur de 5 chevaux, débite par heure 2 5oo blocs de tourbe comprimée de 8o><8 X 8 cm. La matière première perd ainsi une partie de son eau. Pour continuer la dessiccation, les blocs sont chargés sur des wagonnets à étages, capables de recevoir chacun 140 blocs : on forme de petits trains qui sont introduits dans un tunnel de séchage, où circule, en sens contraire du déplacement des trains, un courant d’air chaud envoyé par des ventilateurs électriques : la température de 40° à 5o° G à l’entrée est de 90° à ioo° G à la sortie des wagonnets. L’atelier de dessiccation possède un calorifère à air chaud entretenu par la combustion des gaz de la distillation de la tourbe, trois ventilateurs électriques, deux tunnels et 102 wagons : il peut donner par jour
- 1 000 centners (5o tonnes) de tourbe séchée.
- Après cette préparation, les blocs sont chargés
- dans des cylindres verticaux en tôle d’une hauteur de
- 2 m et d’un diamètre de 1 m, fermés par des couvercles mobiles munis de manomètres et tuyaux de dégagement de la vapeur d’eau et des produits gazeux : une porte de déchargement est ménagée à la partie inférieure. Dans les cylindres, l’élévation de température, nécessaire à l’évaporation et à la distillation de la tourbe, est obtenue en faisant passer le courant électrique par des résistances de construction spéciale, disposées en serpentin, autour desquelles sont empilés les blocs : les pertes de chaleur par rayonnement sont réduites au minimum par le garnissage en feutre d’amiante des parois intérieures. Les couvercles mis en place et boulonnés, il n’y a qu’à donner le courant, pour que la transformation définitive de la matière première s’accomplisse. Les vapeurs et les gaz sortent et se rendent, par une cana-
- lisation convenable, aux appareils de condensation et de lavage, avant d’être envoyés au calorifère, où ils se brûlent pour chauffer l’air des tunnels de dessiccation. Les liquides recueillis par les siphons de la canalisation et des condenseurs sont comparables à ceux des usines à gaz de houille : la distillation de la tourbe donne comme produits extrêmes du charbon de tourbe et des gaz combustibles ; comme produits intermédiaires, d’une part des goudrons et leurs dérivés, huiles à gaz, créosote, paraffine, d’autre part des eaux ammoniacales accompagnées, dit-on, des combinaisons organiques en faible quantité. Le rendement de 100 kg de tourbe desséchée serait approximativement de :
- Charbon de tourbe..................33 kg
- Goudron — .................. 4 a
- Eaux ammoniacales................' 4° v
- Gaz combustibles................ . 23 »
- Le charbon brûle facilement, ce qui s’explique par son état relativement poreux ; il laisse peu de cendres et ne donne pas de fumée. L’analyse faite à l’Ecole des Hautes Etudes de Christiania lui assigne la composition suivante.:
- Carbone............................76,91
- Hydrogène Oxygène . Azote. . . Soufre . . Cendres. . Humidité .
- 4,64
- 8,i5
- 1,78
- 0,70
- 3
- 4,82
- Il est embarqué de l’usine même pour la ville de Bergen où il se vend facilement.
- COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE
- DEPOT A PARIS
- 26, Boulevard de Strasbourg, 26
- 'Brevets Thury) genève
- BUREAU A LYON
- 61, Rue de l’Hôtel-de-Ville, 61
- MACHINES ÉLECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif
- et pour toutes applications.
- SPÉCIALITÉS : Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SURVOLTEURS-DÉVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer à adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- Catalogues et Devis sur demande.
- nifTmrmf«nifffr’PïïmweTyT^
- Manufacture d%p pareil s
- de mesures électriques
- Système GANS ET GOLDSCHMIDT
- VOLTMÈTRES & AMPÈREMÈTRES APÉRIODIQUES, Industriels et de précision. — OHMMÈTRES. — WATTMÈTRES ET TOUS AUTRES APPAREILS
- Pour usages Industriels et de Laboratoires.
- CONSTRUCTION IRRÉPROCHABLE. MODÈLES VARIÉS. PRIX TRÈS AVANTAGEUX
- M. PALEWSKI, ingénieur des Arts et Manufactures
- 28, rue de Trévise, Paris
- Téléphone 237-59
- p.r111 - vue 651/746
-
-
-
- CX1I
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 23 août 1902
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET RREYETS
- Génération et Distribution
- Les turbines à vapeur dans les usines électriques modernes. Industrie Electrique, t, XI. p. 348, io août 1902. — .Après avoir rappelé que les usines génératrices, actuellement en construction, des Metropolitan and District Railways de Londres contiendront des turbo-alternateurs de 3 5oo et 5 000 kilowatts, l’auteur donne quelques indications sur un turbo-alternateur de 5oo kilowatts installé depuis dix-huit mois à l’usine de Sheffield et termine par quelques considérations générales sur l’emploi des turbines dans les usines d’électricité. — Le turbo-alternateur de l’usine de Sheffield est celui qui figurait à la section anglaise de l’Exposition de 1900. Il donne toutes les facilités possibles de marcher en parallèle avec les autres alternateurs de l’usine commandés par des machines à double et à triple expansion; sa mise en marche, chaque fois que le service le nécessite, est beaucoup plus rapide que celle des groupes électrogènes voisins : son installation a été aussi simple que possible : on s’est contenté de le déposer sur le sol de l’usine sans aucun soin devant lui éviter les trépidations et les chocs, et il n'a pas cessé d’être en fonctionnement depuis lors et n’a jamais donné lieu aux moindres vibrations. — Les principes qui définissent les conditions d’emploi et le champ d’utilisation des turbines sont : i° il n’est pas recommandable d’employer l’échappement libre avec les turbines : 20 il n’est pas recommandable d’employer des unités de petite puissance, et l’avantage économique ne devient appréciable qu’avec des turbines d’au moins 200 kilowatts ; 3° il est recommandable alors d’avoir dans un réservoir toute
- l’eau nécessaire aux condenseurs, d’employer des condenseurs à surface, et de retourner l’eau condensée aux chaudières.
- Filtre Wilson à nettoyage automatique pour eaux de condensation. L’Electricien, t. XXIII, p. 67-71, 2 août 1902. — Les eaux de condensation devant être utilisées pour l'alimentation doivent être débarrassées des matières grasses qu’elles tiennent en suspension; les filtres à sable donnent d’excellents résultats, mais ils ont l’inconvénient d’exiger de fréquents nettoyages pendant lesquels les machines doivent marcher avec échappement libre si l’usine ne comporte pas au moins deux filtres. Le filtre Wilson, par suite de l’automaticité de son nettoyage, obvie à cet inconvénient. Cet appareil se compose d’une caisse en fonte contenant les matières filtrantes et d’un réservoir, placé au-dessus de la caisse permettant le lavage automatique. La caisse est munie d’un double fond perforé supportant une couche, de 7 à 8 cm d’épaisseur, de gravier dont les grains ont environ 12 mm; une seconde couche de gravier plus fin, de 5 cm d ’épaisseur, et enfin couche de sable spécial de 3,5 cm la surmontent. L’eau venant du condenseur filtre à travers ces diverses couches avec une vitesse qui dépend du degré de propreté de ces couches. Quand celles ci sont trop sales, le niveau de l’eau au-dessus du filtre s’élève peu à peu et quand il est arrivé à une certaine hauteur, un siphon conduit cette eau dans un bac muni d’un flotteur. Ce flotteur ferme la vanne d’arrivée de l’eau à épurer., la vanne de sortie de l’eau déjà filtrée et enfin ouvre une soupape qui permet à l’eau tenue en réserve dans le réservoir surmontant le filtre de passer dans celui-ci en
- G. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VI8 Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-S° raisin. 4/2 pages, 271 figures. 12 fr.
- AGEMGE FRANÇAISE:
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- île VJE Y K Y Ç/Suisse)
- VAWVW'
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- * J. An;. S CHOMA'
- Ingénieur-Conseil, Expert près les Tribunaux.
- 17, rue de la Héptiblique, 17&L YOX
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELECT JFS. ICIX3E
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATION^*— ÉTUDES CONTROLE
- Appareillage Électrique
- GRI VOLAS
- Société anonyme au capital de 1.000.000 de francs\
- Établissements fondés en 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 1 16, rue Mongol fier jiBjB
- ^ PARIS 1 ] fraB
- Exposition de 1889, Paris il
- Médaille d’argent
- Exposition de 1894, Lyon Médaille d'or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Paris. — Médaille d’or
- Supporta pour lampes à incandescence
- COMMUTATEURS
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPTEURS DE TOUS SYSTÈMES | RHÉOSTATS, DISJONCTEURS TABLEAUX DE DISTRIBUTION Manufacture de tous appareils et accessoires pour| stations centrales et installations d’éclairage électrique, | montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, ébonite, etc., etc. — Appareils pour I courants de haute tension, depuis 440 jusqu’à 5.0001 volts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TÉLÉPHONÉ 158-91
- Envoi franco du Catalogne sur demande
- p.r112 - vue 652/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 23 août 1902
- CA' Il I
- traversant les couches filtrantes de bas en haut, Celle eau chargée des impuretés accumulées dans le filtre est envoyée à l’égout par un siphon ; en même temps le bac dont il a été question plus haut se vide et le flotteur, effectuant les opérations inverses de celles indiquées précédemment, remet le filtre en (état de service. L’appareil peut débiter de 24 à 28 m3 d’eau filtrée par heure. La quantité [d’eau de lavage nécessaire pour nettoyer les couches filtrantes est de 3 à 5 p. xoo de celle qui est filtrée.
- Usine génératrice hydraulique de Thiers. L’Electricien, t. XXIII, 9 août 1902. — Il y a quelques mois se fondait une Société sous le nom de Société des forces motrices d’Auvergne avec objet principal l’utilisation des chutes d’eau de la région de Thiers. Cette société construit actuellement sa première usine sur le Miodeix, petit ruisseau qui se jette dans la Dore, en face de Sau-viat. Les travaux poussés activement devront arriver à donner à la fin de l’année l’énergie électrique à la ville de Thiers. — Le Miodeix suit une large et profonde vallée qui se resserre brusquement à une centaine de mètres de la Dore. C’est à ce point que va s’élever le barrage, qui aura une hauteur de 24 m. Derrière ce barrage s’accumulera une énorme quantité d eau, qui formera un véritable lac sur une longueur de plus d’un kilomètre. Pour la construction du barrage, il est nécessaire de détourner le lit du Miodeix ; on creuse en ce moment un tunnel sous lequel on le fera passer pendant les travaux. — Comme le Miodeix pourrait être insuffisant pour alimenter le réservoir, on établit un canal qui prendra de l’eau dans la Dore, à environ 2000 m en amont et l’amènera le long des coteaux jusqu’au-dessus du barrage. — L’usine productrice d’électricité sera installée sur la rive môme de la Dore, et en contre-bas du barrage, de sorte que la chute d’eau réelle sera de 29m. On disposera d’une puissance d’environ 3 000 chevaux-vapeur. L’eau amenée par des tuyaux, sera reçue par quatre turbines qui mettront en mouvement des alternateurs Alioth.
- Résistances en fils de fer immergés dans l'eau, par
- F. Loppé, Industrie Electrique, t. XI, p. 346-348, 10 août 1902. — L’auteur décrit avec détails les dispositions qu’il a employées dans des essais de longue durée d’un groupe électrogène de 460 kilowatts à 240 volts. Les résistances utilisées étaient formées, suivant le système préconisé par Parks-Rucker dans Y American Electrician de février 1901, par des fils de fer de 2 et 3 mm de diamètre enroulés en boudins de 7 cm de diamètre ; ces boudins étaient disposés verticalement dans des caisses en bois divisées par des cloisons en compartiments formant cheminées et contenant chacun un boudin; ces caisses elles-mêmes étaient placées dans une grande cuve remplie d’eau courante et un peu plus haute que les caisses, de façon que les résistances fussent complètement immergées. — Dans ces conditions, quand le courant circule dans la résistance et l’échauffe, il se produit un fort appel d’eau dans les cheminées, de sorte que le refroidissement est très intense. La seule difficulté rencontrée a été d’obtenir une jonction durable du câble en cuivre amenant le courant et du fil de fer de la résistance ; après divers essais, on a soudé le fil de fer au milieu du cuivre, à la manière ordinaire, et la partie décapée du câble a été recouverte de goudron puis de toile chatertonnée jusqu’à l’extrémité du cuivre. — Pendant l’essai de 12 heures du groupe électrogène le débit de l’eau a été maintenu de manière à ce que la température de l’eau d’écoulement fut inférieure à 6o° C.; l’intensité du courant dans les fils de 2 mm de diamètre (26 m de longueur) était en moyenne de i3o ampères; elle était de 290 ampères dans les fils de 3 mm (38 m de longueur) ; l’essai put être fait sans aucun incident provenant des résistances ; l’intensité du courant débité resta pratiquement constante. —- Par une expérience ultérieure faite en vue de reconnaître comment se comportent les résistances quand la température de l’eau s’élève, M. Loppé a pu s’assurer qu’il est inutile d’employer autant d’eau qu’il l’avait fait dans l’essai précédent : il 11’y a pas d’inconvénient à laisser la température monter jusqu’à ioo° et à se borner
- E. W. BLISS C
- BROOKLYN. N. Y. Etats-Unis.
- Société anonyme au Capital de 10.000.000 de fr.
- SIÈGE EN EUROPE
- 12bis, Jîvenue de la Grande- Jîrmêe PARIS
- Téléphone n° 526-12
- A. WlLZIN, Directeur
- MATERIEL
- pour Tôles de Dynamos, Pièces détachées de Vélocipèdes, Ferblanterie, Ustensiles de ménage Quincaillerie, Lampes, Articles estampés, Presse à emboutir, à découper, Cisailles, Marteaux-pilons.
- AGENTS A BERLIN ET COLOGNE Schuchardt & Schlitte
- PRESSE N° 30»
- (ci-contre)
- pour Tôles de Dynamos
- Cette presse munie de
- mécanismes d’éjection fonctionnant d’une façon certaine et consommant peu de force, dégage la feuille et les déchets sans les ressorts généralement employés et dont l’action est incertaine tout en absorbant une forte partie de la puissance de la machine. La matrice et le poinçon sont disposés de façon à découper d’un seul coup un anneau (ou un segment) avec les encoches ; opérant ainsi, on évite l’excentricité qui se produit entre les deux circonférences lorsqu’on opère en deux ou plusieurs fois et on assure une uniformité absolue dans les divisions de la denture. Les rainures de clavetage se poinçonnent aussi du même coup.
- p.r113 - vue 653/746
-
-
-
- cxir
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 août 1902
- , i. 1
- mules sont : I — kd 2 ; l — kLd 2 . Si le fil était simplement plongé dans l’air on aurait k — 10,2 et Æ, zr 35,5 ; lorsque Je fil est immergé comme il a été dit, on a, d’après M; Parks-Rucker, k = 49 et kL = 8, et, d’après les essais précédents de M. Loppé, k = 55,5 et ^=9,1.
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. — BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Ba.rra.ult, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris
- a remplacer l’eau évaporée, si l’on a soin d’engager la jonction du fil et du câble assez profondément dans la cheminée. — L’article se termine par k indication des formnles qui permettent de déterminer les longueurs de fils que l’on doit emnlover pour absorber un courant donné. Ces for-
- Tèlègraphie et Téléphonie.
- Bull (A.). 124 loi, DRP, 29 juin 1899. — Procédé pour la transmission simultanée de plusieurs signaux sur le même conducteur.
- Hanson (A.-P.). 118407, DRP, 8 novembre 1899. — Procédé d’utilisation des courants pour l'impulsion ultérieure ou pour influencer les mouvements des pièces mobiles.
- Van Wagenen. 3i3 996, B F, 4 septembre 1901. — Perfectionnements aux systèmes d’intercommunication électrique.
- Actieselskabet Progress. 310209, B F, 23 avril 1901.— Relais à réglage automatique pour télégraphes et téléphones.
- Engisch. 3og 923, B F, i3 avril 1901. — Système de téléphonie et de télégraphie sans pile artificielle.
- Maiche. 3o8 265, B F, 19 février 1901. —Système de transmission de signaux télégraphiques et téléphoniques.
- Maiche. 3o8 638, B F, ier mars 1901. — Dispositif de mise à terre pour transmission de courants électriques et particulièrement pour la télégraphie et la téléphonie.
- Maiche. 3io 169, B F, 22 avril 1901. — Système de transmission des courants télégraphiques et téléphoniques.
- Maiche. 3i3 gi5, B F, 3i août 1901. — Nouveau moyen permettant d’augmenter le nombre des récepteurs ou
- l’intensité dans un seul récepteur des courants téléphoniques ou télégraphiques.
- Maiche. 312825, B F, 19 juillet 1901. — Système de transmission télégraphique et téléphonique par triple dérivation.
- Rousselle et Esmenard. 3i5 176, B F, 19 octobre 1901. — Fils télégraphiques et téléphoniques à âme de cuivre jaune (dit laiton) recouverts par voie électrolytique de cuivre rouge pur et dispositif pour l’obtenir.
- Télégraphie par ondes hertziennes. — Allgejveine Elek-tricitæts-Gesellschaft. 3o6 33o, BF, 17 décembre 1900. — Perfectionnements apportés aux systèmes de télégraphie sans fil simple et multiple.
- Bishop. 3i2 38g, B F, 8 juillet 1901. — Perfectionnements à la télégraphie sans fil.
- Braunerhjeim. 3io 463, B F, 2 mai 1901. —Perfectionnements aux appareils d’émission d’ondes électriques dites ondes hertziennes.
- Claude. 307 777, B F, 2 février 1901. — Relais destiné à la télégraphie sans fil.
- Collins. 3i5 467, B F, 3o octobre 1901. — Perfectionnements relatifs à la télégraphie sans fil.
- Ducretet. 310794, B F, i3 mai 1901. — Perfectionnements dans les appareils destinés à transmettre et à recevoir les ondes électriques hertziennes.
- Galopin (P.). 123 971, DRP, ier juin 1900. —Récepteur téléphonique pour télégraphie sans fil.
- ICCÜMUUTEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Cliehy) Paris
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques
- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-14
- ATELIERS RTJHMKORFF
- J. CARPENTIE
- PARIS, 20, ruejDelambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. —Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur . . _ .
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- p.r114 - vue 654/746
-
-
-
- Tome XXXII
- Samedi 30 Août 1902.
- 9° Année — N» 35
- rt °
- ciairag
- ectnoue
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Therniimies
- L'ÉNERGIE
- Ir» ri
- La reproduction des articles de L’ÊChAfHAGE ÉLÈGfplÿàJg/esî
- S 0 M M[ AIRE Pages.
- J. BLONDIN. — Le Congrès de Montauban de l’Association française pour l’avancement des sciences :
- Accumulateurs « Aigle » pour automobiles électriques, par Lavezzari............................ 3oi
- La traction mécanique des marchandises sur les voies ferrées urbaines : Applications faites en Allemagne;
- Les avantages du système; Les transporteurs locomoteurs électriques Dulait et Le Roy, par E. Druart
- et P. Le Roy................................................................................ 3o3
- L’écartement de voie pour chemins de fer d’intérêt local, par A. Ziffer . .................... 3i4
- Sur un théorème relatif à la direction des automobiles, par Vickersheimer...................... 3i4
- Voeux du Ministère de la Marine relatifs à la télégraphie sans fil, par le lieutenant de vaisseau Tissot . . 3i6
- Sur la loi de distribution régulière de la composante verticale du magnétisme terrestre, en France au Ier janvier 1896, par E. Mathias..................................................................... 3j7
- Anomalies magnétiques sur le Puy-de-Dôme, par B. Bruches et David.............................. 323
- Sur les variations de volume dues à l’aimantation, par Ch. Maurain.................... 325
- Sur une nouvelle pile à l’aluminium, par Nogier. . .^............................................. 327
- J. FOURNIER. — Soupapes de sûreté pour machines à vapeur.................................................. 328
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Transmission et Distribution : Sur la capacité des longues lignes de transmission pour les transports
- d’énergie, par Sartori......................................................................... 331
- Dispositif pour le démarrage et la commande des treuils à double effet actionnés électriquement, par
- variation du nombre d’éléments d’une batterie d’accumulateurs . ............................... 332
- Divers : Dissymétrie de la courbe électro-capillaire, par F.-F. van Laar......................... 334
- Contribution à l’étude de la dissymétrie des courants alternés dans l’arc, par B. Mitkiewicz.......... 335
- Perte de vitesse que la réflexion fait subir aux rayons cathodiques, par E. Gehrke..................... 336
- SUPPLÉMENT
- L’alcool de synthèse au moyen des carbures. — La télégraphie sans fil à travers l’Atlantique........... cxvi
- Avis de la délégation municipale de Saint-Pétersbourg..................................................cxviii
- Littérature des périodiques et brevets................................................................. cxx
- Liste des brevets d’invention.......................................................................... cxxx
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière x9« arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à 4 heures.
- Vue du compresseur moteur prêt à être placé sous une électromobile
- R.-W. BLACKWELL
- 50, boulevard Haussmann
- PARIS
- Représentant exclusif des freins a air Système “miSTENSEN”BteS.G.D.G. en fonctionnement
- sur les Ch. de fer des Compagnies P.-L.-M.> Ouest, Métropolitain, les tramways de pénétration, Nord-Parisiens, etc..
- interdite
- p.r115 - vue 655/746
-
-
-
- CIVI
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 30 août 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- L’alcool de synthèse au moyen des carbures. — Dès le début de la préparation du carbure de calcium au four électrique on ne manqua pas de signaler comme application du nouveau produit la fabrication synthétique de l’alcool, synthèse que les travaux antérieurs de M. Berthelot sur l’acétylène démontraient comme possible. A la vérité, personne à l’époque n’entrevoyait la réalisation pratique de cette idée. Il n’en est plus ainsi aujourd’hui si l’on s’en rapporte à la note suivante publiée par la Revue industrielle du 2 3 août.
- La Société des agriculteurs du Nord a été saisie par M. L. Hanicotte de la question de la fabrication de l’alcool par synthèse au moyen de l’acétylène.
- Cette synthèse est classique; elle consiste, par des moyens actuellement encore très coûteux, à faire absorber à l’acétylène deux équivalents, d’hydrogène pour obtenir 1 éthylène; en faisant barboter le gaz sec dans l’acide sulfurique à 66° Baumé, on obtient de 1 acide sulfovinique ; puis ajoutant une grande quantité d’eau et en distillant, on a de l’alcool ; l’acide sulfurique reste comme vinasse, et peut être utilisé à la fabrication du sulfate de fer, en donnant l’hydrogène nécessaire à la première réaction.
- On affirme aujourd’hui que le carbure nécessaire servant à la formation de l’acétylène peut être produit dans les pajrs à chutes d’eau puissantes à des prix permettant cette fabrication. Ainsi ioo kg de carbure produits en Amérique au prix de 18 à 20 fr par 100 kg permettent de faire 97 litres d’alcool à 90°. Jusqu’à présent, les frais de fabrication étaient trop élevés pour qu’il y eût profit à le faire avec du
- carbure de calcium, dont le résidu, la chaux n’a aucune valeur.
- Seulement, l’Allemagne et 1’Amérique renferment des gisements de carbonate de baryum et de strontium avec lesquels on peut tout aussi bien fabriquer des carbures et dont les résidus, la baryte et la strontiane, ont une valeur telle qu’elle réduit presque à zéro le coût de l’acétylène dégagé.
- Dans ces conditions, dit M. Hanicotte, il est indispensable que les Sociétés agricoles jettent les cris d’alarme auprès des pouvoirs publics.
- Gomme la France ne contient pas de carbonates de baryum et de strontium, mais seulement, en Auvergne et dans les Pyrénées, des sulfates de ces mêmes corps avec lesquels la fabrication du carbure ne sera jamais industrielle, des droits très élevés mis à l’entrée des carbures en France suffiraient, dès à présent, à nous mettre à l’abri de ce danger, le peu de carbure de calcium produit en France suffisant pour les besoins de l’éclairage.
- Il est nécessaire, enfin de se défendre de l’alcool synthétique comme on doit se défendre de cet autre produit de la houille : la saccharine ; tous deux sont aussi dangereux au point de vue de l’hygiène et du travail national. Mieux vaut, dans l’intérêt des capitalistes, empêcher immédiatement par des droits prohibitifs la fondation d’usines, plutôt que les ruiner par ces mêmes droits au bout de quelques années de marche.
- En conséquence, M. L. Hanicotte a soumis à l’approbation de la Société des agriculteurs du Nord le vœu ci-dessous :
- « Considérant qu’il est démontré que l’on peut remplacer l’alcool provenant des fruits et des distilleries agricoles par des alcools de provenance minérale fabriqués au moyen de carbures;
- ETUDE SUR LA LEGISLATION ALLEMANDE
- J. BONNET
- Docteur en droit, Ingénieur
- des Arts et Manufactures, Conseil
- en matière de propriété industrielle.
- w
- SUR LES
- BREVETS D’INVENTION
- Un volume în-8° raisin de 580 pages
- jùr&clëé... ........... 3 0 />*.
- Accumulateurs w PHŒBUS ” | a. kaindler
- Éléments / Des moteurs de voitures automobiles. transportables \ 'fraction de voitures et de bateaux.
- Allumage ( Eclairage des voitures et des trains, médecine. Éléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines Xaboratoires, Çalvanoplastie, efc.
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue Sl-ANDRÉ-des-ARTS Ateliers : 1, rue du Printemps
- PARIS
- p.r116 - vue 656/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 août 1902
- CXVI1
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : Adresse télégraphique :
- 158.81 — 158.11 — 258.72 Elihu-Paris
- Traction électrique
- F
- Eclairage électrique Transport «le force
- LOCOMOTIVES DE MINES
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre modèle T MM 30.
- Grâce à ses dimensions réduites (lm25 de largeur), elle peut pénétrer dans les galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction, 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 à 8 wagonnets.
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en France qu’à l’étranger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.r117 - vue 657/746
-
-
-
- cxvm
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 août 1902
- » Que ces carbures ne peuvent être produits d’une manière économique que dans les pays étrangers possédant des chutes d'eau puissantes et des minerais spéciaux ;
- )> Que cette fabrication ruinerait la distillerie des racines, des grains et des fruits au profit exclusif des pays étrangers ;
- » La Société des agriculteurs du Nord émet le vœu qu’un droit de douane de 5o fr les ioo kg soit mis sur les carbures de provenance étrangère pouvant servir à la fabrication de l’acétylène. »
- La télégraphie sans ûl a travers l’Atlantique.— D’après Electrical World and Engineer la Compagnie Marconi aurait récemment conclu un arrangement avec le gouvernement canadien
- en vue de la création d’un service de télégraphie sans fil entre l’Europe et le Canada. Les bases de cet arrangement seraient les suivantes :
- La Compagnie Marconi s’engage à installer, sur chacune des côtes de la Grande-Bretagne et de la Nouvelle-Ecosse, une station permettant l’échange d’informations commerciales entre l’Europe et le Canada. Le gouvernement canadien versera une somme de 80 ooo dollars (400 000 fr environ) à titre de subvention pour l’établissement de la station canadienne. Pour la transmission de la correspondance entre les deux côtes on adoptera des taxes de Go p. 100 inférieures à celles actuellement pratiquées par les Compagnies de câbles ; les télégrammes officiels et de presse n’acquitteront qu’un droit de 5 cents (o,G fr) par mot. En édifiant la station de la Nou-
- DÉLÉGATION MUNICIPALE
- DE SAINT-PÉTERSBOURG
- La délégation annonce par le présent avis l’ouverture d’un concours pour la transformation de trois lignes de tramways urbains en lignes à traction électrique avec installation d’une station électrique.
- Les conditions de participation au concours et les déclarations imprimées accompagnées de listes de questions sont remises et envoyées gratuitement et immédiatement sur demande verbale, postale ou télégraphique.
- Le délai définitif pour ra présentation des projets et propositions est fixé au Ier novembre 1902.
- Pour renseignements et détails, s’adresser : Saint-Pétersbourg, délégation municipale.
- Soupape Electrique NODON
- Système breveté en France et à l’Etranger
- J. PIETTRE, Propriétaire et Concessionnaire
- Transformation directe des Courants alternatifs simples ou polyphasés
- en Courants continus
- Rendements obtenus au Wattmètre
- 75 à 80 p. J 00
- APPLICATIONS. — l° Secteurs à courants alternatifs : Charge d’accumulateurs ; Fonctionnement des moteurs à courants contiuus ; Ascenseurs et monte-charges ; Lampes à arc continu ; Galvanoplastie ; Appareils médicaux ; Démarrage des moteurs et disjoncteurs. — 2° Sous-tractions de courants alternatifs : Remplacement économique des commutàtrices dans les secteurs et dans la traction sur voies ferrées. — 3° Possibilité de réaliser le transport économique de l’énergie J à de longues distances à l’aide du courant alternatif monophasé.
- Il Usine et Laboratoire de démonstrations à Neuilly-sur-Seine, 25, rue Borghèse
- “ TÉLÉPHONE 570-20
- p.r118 - vue 658/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 août 1902
- CX1X
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- Avec Graissage continu à haute pression
- PAR POMPE OSCILLANTE SANS CLAPETS
- BREVET D INVENTION S. G. D. G . DE 14 JANVIER 1897
- MACHINE A TRIPLE EXPANSION de 500 chevaux actionnant directement deux d\namos
- Machines à double, triple et quadruple expansion, robustes, économiques ;
- Fonctionnant sans bruit, sans vibrations;
- Occupant peu de place ;
- Faciles à conduire, à visiter et à démonter;
- Disposées pour conduire directement des dynamos, pompes centrifuges, ventilateurs, etc.
- TYPES DE 25 A 2.500 CHEVAUX
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS ET DEVIS D’INSTALLATION
- Delaunay Belleville et Gie, à Saint-Denis-sur-Seine
- Adresse télégraphique: BELLEVILLE, Saint-Denis sur-Seine
- p.r119 - vue 659/746
-
-
-
- cxx
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 août 1902
- velle-iicosse, la Compagnie Marconi aura recours, autant que possible, à l’emploi de la main-d’œuvre indigène et elle s’appliquera à n’utiliser, si faire se peut, que des appareils et des matériaux d’origine
- canadienne. Enfin la même Compagnie ne sera pas tenue d’accepter, en Angleterre, des télégrammes destinés à être transmis, viâ Canada, aux Etats-Unis et à d’autres pays
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET BREVETS
- Génération et Transformation.
- Sur le rendement des machines à vapeur. Génie Civil, t. XLI, p. 273, 23 août 1902, d’après Engineer du 8 août. — M. L.-R. Weighton a entrepris au laboratoire de Durham College, à Newcastle-on-Tyne, une série d’expériences sur la machine à vapeur, et il a communiqué à l’Institution of Mechanical Engineers, les résultats de ses essais, d’une part, sur l’influence du réchauffage du receiver dans une machine compound, d’autre part, sur l’influence économique du degré de vide dans les machines à vapeur. Voici les conclusions de ce travail : i° En ce qui concerne le réchauffage de la vapeur entre le cylindre à haute pression et le cylindre à basse pression, la quantité de vapeur de réchauffage a paru indépendante de la différence de température entre la vapeur réchauffante et la vapeur réchauffée et a semblé dépendre seulement de la quantité de vapeur traversant le réchauffeur par unité de temps. Le rechauffage diminue quelquefois la consommation de vapeur par cheval indiqué, mais augmente toujours la consommation par cheval effectif et réduit le rendement mécanique de la machine. Il y a donc lieu, dans les machines qui emploient de la vapeur surchauffée ou réchauffée, de spécifier les consommations par cheval effectif et non pas par cheval indiqué. 20 Les essais sur l’influence économique du degré de vide ont été faits sur une machine à triple expansion avec une pression de 10,5 kg : cm2 à l’admission. Contrairement à l’opinion la plus répandue que le vide le plus élevé est aussi le plus favorable à l’économie, l’auteur a trouvé que le vide d’environ 5o cm est celui qui correspond à la consommation minimum. La variation du vide était obtenue en variant la quantité d'eau de consommation.
- Machines à vapeur A. Bollinckx. Electrical Review. Lond., t. LI, p. 147, ^5 juillet 1902. — Ces machines ont figuré à l’Exposition de 1900 et plusieurs ont été décrites ici en même temps que les dynamos qu’elles actionnaient. Le bâti est en quatre pièces et le cylindre est logé dans deux excavations circulaires par ses extrémités. Les deux parties du volant sont boulonnées et serrées sur l’arbre, sans clavettes. Les glissières sont circulaires et boulonnées sur le fond du cylindre. La chemise du cylindre fait partie de la chambre à vapeur ; les tiroirs sont des types Corliss ou Rider. La consom-
- mation de vapeur est de 5,5 à 6,5 kg pour les machines compound à condensation. Le journal donne des coupes de divers types de ces machines. P -L. C.
- Séparateur d’huile et de vapeur Shelby. Revue industrielle, t. XXXIII, p 336, 23 août 1902. — Description accompagnée de trois ligures d’un nouveau séparateur, très efficace, paraît-il, constitué et fonctionnant comme il suit : La vapeur rencontre une première chicane où elle abandonne une partie de l’huile qu’elle entraîne ; l’huile coulant le long des parois de cette chicane est immédiatement drainée par un tuyau. La vapeur pénètre alors dans un compartiment dont le milieu est occupé par un réservoir où circule un courant d’eau froide et dont les parois extérieures sont munies de rainures verticales ; l’huile se dépose Sur ces parois et coule dans le fond du compartiment. Enfin en sortant de ce compartiment la vapeur est obligée de traverser une chicane analogue à celle d’entrée.
- Remarques sur les génératrices directement accouplées, par W.-H. Bryan. Electrical Review., Londres, t. LI, p. 2o3-2o4, Ier août 1902. — L’auteur considère quelques détails à observer dans l’étude et la construction des génératrices accouplées directement à des moteurs à vapeur, et s’attache principalement : i° à la marche suivie ordinairement par le constructeur de la machine et celui de la génératrice pour arriver à une entente au sujet de l’arbre et du bâti ; 20 aux méthodes de construction et de montages préférés ; 3° aux avantages et aux inconvénients des arbres manchonnés ou d’une seule pièce. P.-L. C.
- Vitesses des moteurs directement accouplés à des alternateurs, par E. Knowlton. Electrical Woild and Engineer, t. XL, p. 125-127, 26 juillet 1902. — L’auteur démontre que dans le cas de machines actionnant directement des alternateurs l’effet régulateur du volant varie en raison inverse de la quatrième puissance de la vitesse, et en raison directe de la puissance et de la fréquence. Outre la nécessité de prévenir un trop grand décalage de phase pendant une révolution dans le couplage des alternateurs en parallèle, le volant doit être assez lourd pour conserver une vitesse sensiblement constante pendant l’intervalle qui sépare une variation de charge et le résultat de l’action du régulateur. Les formules de l’auteur montrent que l’idéal serait, pour
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l’éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d’appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 28, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique : FORTRAN S-PARIS
- p.r120 - vue 660/746
-
-
-
- le type volant, une machine à faible fréquence et à grande vitesse, et par suite à haut voltage ; ainsi une dynamo-volant à haut voltage coûterait 20 p. 100 de moins qu’une machine à volant séparé. Les turbines à vapeur et à eau ont, à ce point de vue, une constance de vitesse bien connue. P.-L. C.
- Redresseur électromagnétique pour courants alternatifs, par Hart Morse. Electricai World Engineer, t. XL, p.85, 19 juillet 1902. — Un courant alternatif est envoyé dans trois charbons de lampe à arc ; l’un des charbons communique à une borne de la ligne ; les deux-autres sont reliés à l’autre borne et placés au-dessous du premier charbon d’où partent deux arcs en dérivation.. Le plan des deux arcs est placé perpendiculairement aux lignes de force d’un électro-aimant à entrefer. Un ampèremètre à courant alternatif est placé dans le circuit principal, et un ampèremètre à déviation dans un sens unique est inséré sur l’un des fils reliés à un des charbons inférieurs. L’expérience a démontré que ce dernier circuit est parcouru par un courant de sens unique, dont l’intensité est piécisément égale à la moitié de celle du courant alternatif principal, quand on règle convenablement le champ de l’électro-aimant et la longueur des arcs. P.-L. C.
- Réduction du prix du courant à New-York. Electricai World and Engineer, t. XL, p. 80, 19 juillet 1902. — La Compagnie Edison, de New-York, annonce pour le ^septembre prochain, une réduction de 25 p. 100 sur le prix de vente maximum, ce qui ramènera le prix du kilowattheure de x fr. à 0,75 fr. La Compagnie donne comme raison de cette réduction les facilités de production et de distribution [que lui procure sa nouvelle station de Wa-terside, dont la capacité est calculée pour une puissance de i3oooo chevaux. La durée moyenne de fonctionnement de toute installation continuera à déterminer le taux de
- la taxe mensuelle de la façon suivante :
- Prix Par
- Durée du arc-heure
- de consommation. kilowatt- de
- heure. 5oo watts.
- i et 2 heures.... 0,75 0,375
- 3 et 4 heures.... o,5o 0,25
- 5 et 6 heu.es. . . . 0,376 0,1875
- Au-delà de 6 heures. 0,25 0,125
- Par
- 1 amp.-heure de
- 16 bougies (5o watts). 0,0373 0.025 0,0187 0,0125
- Sur l’entretien des accumulateurs employés pour la traction. Électricien, t. XXIII, p. 122-124, 23 août 1902. — Dans cet article, publié antérieurement dans la Locomotion, l’auteur, M. Delasalle, décrit en détail les précautions qu’il convient de prendre pour l'entretien et la conservation des éléments d’allumage et ceux des batte-
- ries des accumobiles. Les indications qui s’y trouvent seront particulièrement appréciées de ceux qui font de l’automobilisme sans connaître à fond la manipulation des accumulateurs.
- Transmission et Distribution.
- Elévations de tension dans les lignes, par F.-G. Baum. Electricai World and Engineer, t. XL, p. 124-125, 26 juillet 1902. — L’auteur examine les trois cas où des élévations de tension se produisent dans les lignes à courant alteimatif. i° Ouverture d’un circuit sous charge ou en court-circuit ; il trouve que dans ce cas la tension maxirna peut atteindre E V2 -j- 200 I^/a, dans une ligne ayant un self de 0,08 henry par 100 milles (160,9 km) et une capacité de 2 mf, par 100 milles; cette expression suppose toutefois que le courant est coupé instantanément ; en fait, l’existence de l are de rupture diminue l’accroissement de tension. 20 En cas de fermeture du circuit, la tension peut devenir double de la tension normale. 3° En cas de rupture de la ligne, il en est de même. Le cas le plus dangereux est le premier. La tension résultante dépend de la périodicité propre de la ligne qui, dans l’exemple cité, est de 200 ; celle-ci est en raison inverse de la longueur de la ligne et l’on peut se demander ce qui se passera quand les lignes seront assez longues pour que leur périodicité atteigne les fréquences de nos alternateurs. ‘ P.-L. G.
- Cables à la « Dialite ». Electricai Review, t. LI, p. 182, xer août 1902. — Ces cables sont isolés au papier, la dialite servant de préservateur contre l’humidité tout en étant isolant. Cette substance rentre dans la c xtégorie des bitumes vulcanisés, purifiés par les proc idés les plus récents. L’épaisseur de papier, directement en contact avec le cuivre, est trè-s faible, et même parfois supprimée. La résistance à la rupture est très satisfaisante ; le journal parle d’essais à i5ooo et 18000 volts, sans indiquer l’épaisseur d’isolation, mais en soumettant le cable à des efforts mécaniques variés. P.-L. C.
- Le créosotage des poteaux en bois. Electricien, t. XXVII, p. 121, 23 août 1902. — Dans cet article, Fauteur fait connaître, d’après une communication faite récemment par W. E. Moore, devant la National Electric. Light Association, les procédés successivement employés par l’Augusta Railway and Electric Company pour le traitement de ses poteaux. — Dans un premier procédé, on carbonisait la partie inférieure des poteaux jusqu’à 3o cm au-dessus du sol et on les saturait ensuite avec une peinture au goudron de houille ; ce procédé ne donna pas de bons résultats. On essaya alors de peindre les poteaux avec divers enduits préservatifs qui se trouvent dans le commerce; ce procédé ne fut guère plus efficace. —
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900 I
- SOCIETE FRANÇAISE DES CIBLES ELECTRIQUES I
- Système BERTHOUD, BOREL & C
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs f
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudry,
- CABLES ÉLECTIÜQHS SOLS PLOMB, POLE BASSES ET HALTES TENSIONS
- transports de force, tramways, Xumière, télégraphie,
- jŸfines, etc., etc.
- Fournisseurs du Secteur des Champs Élysées à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre, Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- p.r121 - vue 661/746
-
-
-
- CXXI1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 août 1902
- Actuellement, les poteaux sont imprégnés de créosote. L’appareil employé pour cette opération se compose d’un cylindre en acier horizontal de i,8m de diamètre et de 3i m de longueur, fermé aux deux bouts et disposé pour résister à une pression de io atmosphères. Ce cylindre est pourvu intérieurement d’une voie étroite se prolongeant à chaque extrémité du cylindre sur une longueur assez grande pour recevoir d’un côté les poteaux à traiter, de l’autre ceux qui sortent de l’appareil. Des tubes de a5 mm s’étendent de bout en bout à la partie inférieure du cylindre, et sur la largeur de la voie. Ils reçoivent la vapeur, surchauffée à 200 ou 260°, d’une chaudière de 80 chevaux. Une pompe à vide de 35 X 60 cm et une pompe foulante de 25 X 45 cm sont également reliées au cylindre. Les poteaux, chargés sur des wagonnets métalliques, étant amenés dans le cylindre, on ferme les portes, puis on envoie dans le cylindre de la vapeur vive à 5,6 kg : cm2, en même temps qu’on fait passer de la vapeur surchauffée dans les tubes inférieurs; cette opération dure de 4 à 6 heures, suivant la dimension des poteaux à traiter. O11 «upprime alors la vapeur et on fait le vide, mais en laissant, jusqu’à la fin du traitement, le courant de vapeur surchauffée dans les tubes. Le bois, chauffé à 170° environ, laisse facilement échapper l’eau et la sève qu’il contient; cette dernière se volatilise, en effet, sous l’action du vide et l’opération dure de 4 à 6 heures, pendant lesquelles la pompe à vide rejette une certaine quantité de sève. On met alors le cylindre en communication avec un réservoir de créosote, de 35 m3, disposé dans une fosse, sous l’appareil : le cylindre s’emplit sous l’action de la pression atmosphérique. On met alors en marche la pompe de compression qui se trouve alimentée par un réservoir jaugé et on continue l’opération jusqu’à ce qu’on ait introduit dans le cylindre une certaine quantité de créosote, à raison de 160 à 200 kg par mètre cube de bois traité. Cette opération demande d’ordinaire une pression de 4>2 kg : cm2 et
- dure de 2 à 4 heures, suivant le diamètre et la nature du bois. On vide alors le cylindre dans le réservoir inférieur, en laissant circuler la vapeur pendant une heure environ après la fin de l’opération, dans le but de réduire le gouttage ultérieur. Le coût du créosotage est d’environ 16 à 23 francs par poteau, soit à peu près deux fois le prix initial du poteau. Cette opération assure unelongue durée aux poteaux (en Angleterre, le service des télégraphes en emploie depuis trente ans), mais elle a deux inconvénients ; les poteaux laissent exsuder un liquide qui attaque la peau et rend leur manutention désa-gréab^ ; de plus, leur résistance électrique se trouve notablement abaissée.
- Transport d’énergie de Pike’s Peak, par M.-R. Jones. Electrical World and Engineer,t. LX, p. 119-122, 26 juillet 1902. — La Compagnie de ce nom utilise les différences de niveau considérables existant à de courts intervalles sur la rivière Beaver, près de Victor (Colorado). Le barrage et le réservoir sont situés à 9 km de Victor ; le premier est constitué par une digue en plaques d’acier adossée contre un mur fait de blocs granitiques Cette construction mesure 120 m au faîte, 66 m à la base ; ses deux bases ont des épaisseurs de 44 m et de 6 m respectivement. La hauteur de la digue est de 21 m au-dessus du lit de rocs ; le revêtement en tôle d’acier a une épaisseur de 12,5 mm à la base et de 8 mm au sommet, les plaques sont rivées entre elles, et séparées des blocs de granit par une couche de sable et de gravier de i5 cm. Une conduite en bois de 6 950 m de long est connectée au revêtement en acier; elle est formée de douves de 3,5 cm d’épaisseur, cerclées par des bandes d’acier de 12 mm et des tirants en fonte, le diamètre intérieur est de 72 cm. Cette conduite traverse une région des plus accidentées où elle décrit des courbes de moins de 10 m de rayon ; elle se termine par une conduite en fonte de 870 m. La pression à la station est de 348 m d’eau ; les ajutages,
- E. DUCRETET*
- Constructeur
- PARIS, 75, rue Claude-Bernard
- GRANDS PRIX
- PARIS 1889 — ANVERS 1894 - BRUXELLES 1897 — PARIS 1900
- TELEGRAPHIE sans FIL, matériels complets adoptés pour les grandes distances, types Popoff-Ducretet 1900 1901. — Bobines de Ruhmkorff de toutes dimensions. — Interrupteurs E.-D.
- Matériels RADIOGRAPHIQUES puissants, perfectionnés. — Applications générales des
- RAYONS X
- Courants de hante fréquence. — Résonateur de M. le Dr OUDIN. — Applications médicales. Machines de Wimshurst et accessoires.
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS R. GAILLARD
- Pour toutes les applications militaires et rrrivées.
- Appareils pour les mesures électriques. Wattmètre industriel,universel, de MM. Blondel et Labour.
- Pyromètres industriels.— Galvanomètre enregistreur type E.-D.
- Conjoncteur-disjoncteur de M. Ch. Féry, pour la charge des accumulateurs.
- Chercheur de pôles E.-D.
- Calorimètre industriel de M. Junkers.
- TARIFS ET NOTICES ILLUSTRÉS
- AX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMINS DE FEU BATEAUX, SOUS MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY ET G1E
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RUPHMAX-PARIS. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- p.r122 - vue 662/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 août 1902
- TÉLÉPHONE
- 323-62
- * 0. R0GHEF0RT +
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- Fournisseur des Ministères de la Guerre, de la Marine et des Colonies
- Rue Capron, 4
- PARIS
- Radiographie % Radioscopie * d(auie fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff- Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRUPTEUR OSCILLANT — INTERRUPTEUR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
- JFt ésonatettr On fl in Itipolnire
- TÉLÉGRAPHIE S A IV S FI L.
- Postes complets — Organes séparés — Installations à forfait avec garantie de bon fonctionnement
- Appareils adoptés par la Marine française.
- Catalonnes, devis et renseignements sur demande.
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÉE FRÈRES & C E
- capital : 1,000,000 de fr. - siège social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17e
- Chauffe-pieds électrique pour Bureaux, r.° 182.
- PORCELAINES & FERRURES
- pour VÉlectricité # # &
- CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE
- & »
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS Téléphone : 510-72
- L’ESLECXRO M ETHIE USUELLE ”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- GRAIRDORGE, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier,
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XI0) PARIS
- VOLTS-ME TRES et AMPERES-METRES
- industriels et apériodiques sans aimant.
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco des tarifs sur demande.
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours — Membre du Jury|
- GRAND PRIX — DIPLOME D'HONNEUR — MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. Médaille d’o» de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale
- pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulins-Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein de 80 à 85 p. 100 >
- Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,4 p. 100 *
- flous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hercule-Progrès >» supérieur à celui de tout autre système ou imitation, et nous nous engageons d reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’en*,retien. — Pa3 d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne nojée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Tovjiun au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- PRODUCTION ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR SOCIÉTÉ DES ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de 1*500,000 francs, à ReFlRENCES, circulaires et prix SUR PS harde
- p.n.n. - vue 663/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électriqice du 30 août 1902
- SAUTTER, HARLE & C a.-!
- IE
- 26, avenue de Suffirez, PARIS
- jEx2>osiiion Universelle-, Paria 1900 3 GRANDS PRIX. 4 MÉDAILLES D'OR, HORS CONCOURS, JURY (CI. 117;
- POMPES ÉLECTRIQUES
- Système RATEAU. Breveté S G. D. G.
- Pour îoa^ajes, élévation, épuisements, etc.
- VENTILATEURS
- A HAUTE LT BASSE PHESSDN
- Système RATEAU- Breveté S. G. D. G.
- GROUPES ÉLEGTROGÈNES
- Avec TURBINES A VAPEUR
- Système RATEAU
- cSt G
- IE
- Siège social et Direction Générale, a PARIS, 43, rue d’ANJOU
- . MO TT 13 «J R S AL
- Machines Corliss, Machines Compound, Machines monocylindriques à grande vitesse, Machines pour la commande directe des dynamos
- mmOTEUtis M.
- Système « SIMPLEX » de M. DELAMARE-DEBOUTTEVILLE. — Moteurs fonctionnant soit au gaz de gazogène, soit au gaz de hauts fourneau* MM. SCHNEIDER et Cie, concessionnaires pour toute puissance. Souffleries et groupes électrogènes actionnés par moteurs à gaz.
- ÉLECTRICITÉ
- Installations complètes pour la production et l’utilisation de l’énergie électrique, Tramways, Locomotives électriques, Qrues, Treuils,
- Ponts roulants, Monte-charges, Ascenseurs électriques.
- DYNAMOS SCHNEIDER TypeS. A COURANT CONTINU
- Dynamos pour électrochimie et électrométallurgie. Dynamos pour fabrication du carbure de calcium
- DYNAMOS ET TRANSFORMATEURS A COURANTS ALTERNATIFS
- BREVETS ZIPERNOWSKI, DÉRY & BLATY
- Appareils à courants diphasés et triphasés. Système GANZ (Brevets N. TESLA)
- SOCIÉTÉ GRAMME
- 20, me iVSStmiM» A BS MS
- .Moteur type léger fermé.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES A COU MU LA TE U RS
- LAMPES A ARC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- p.n.n. - vue 664/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 août 1902
- CABLES ELECTRIQUES
- MAISONS:
- LYON
- ET
- BORDEfUX
- TÉLÉPHONE 146-34
- G. &E.-B. delà MATEE, dépôt : 81, rue Rêaumur, Paris.
- Usines et bureaux à Grave!le-Saint-Maurice (Seine.)
- COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE
- DEPOT A PARIS
- 26, Boulevard de Strasbourg, 26
- (Brevets Thury) genêve
- BUREAU A LYON
- 61, Rue de T Hôtel-de-Ville, 61
- MACHINES ELECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif
- et.pour toutes applications.
- SPÉCIALITÉS : Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SURVOLTEURS -DÉVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer à adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- ....Catalogues et Devis sur demande.
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- Société Anonyme au Capital de 7,500,000 Francs
- Siècle Social à JParis : 3*7, JElue de Chdteaudun.
- Usine à CREIL (Oise).
- MATÉRIEL A GOURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE ET POLYPHASE
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES
- Tramways. — Stations centrales. — Transports d’énergie.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- p.n.n. - vue 665/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 août 1902
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe V
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt« Hntin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tunis ) ( Mozambique-Maj nnga).
- essssss&ss
- P1RELU &Cf MILAN
- Société pour l’exploitation générale Du Caoutchouc, de la Gutta-Percha et Similaires FONDATEURS DE LA Dé piRELLI «Si O
- FABRIQUE ESPAGNOLE DE FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES
- Villanueva y Geltrû (Espagne)
- FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES ISOLÉS
- Siège social et Usine principale à MILAN
- Usine succursale pour la construction des câbles sous-marins-SPEZIA CABLES SOUTERRAINS ET SOUS-MARINS GABLES TÉLÉPHONIQUES avec isolement de papier à circulation d’air
- GRAND PRIX PARIS
- 1900
- De PLAFOND, ^ de TABLE,
- APPLIQUE^^X
- etc.
- <‘5
- * ^ Constructeur
- SS
- The Général Electric G°-Ld
- nr^'s^ , .
- KS SS AGENT GENERAL :
- LUCIEN ESP1R
- 1 ! bis, rue Maubeug'e — PARTS
- DYNAMOS “PHENIX
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- O
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A ARC, Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & C IE. ORNANS (doubs)
- p.n.n. - vue 666/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 août 1902
- C XXI 11
- pour une unité de 236 chevaux n’ont que 23 mm de diamètre ; la puissance totale obtenue est de 3 5oo chevaux. La Compagnie projette de capter toutes les eaux entre la digue et la station, et de les conduire avec les eaux d’échappement dans une deuxième station située 377 m au-dessous du niveau de la première et dont la capacité serait d’environ 2000 chevaux. La partie électrique se compose de 4 génératrices triphasées de 400 kilowatts, 3o périodes, 600 volts, à 460 t. : m ; des transformateurs élèvent la tension à 12 600 volts, l’énergie est transportée par ligne aérienne à une sous-station située à 11 km environ et d’où elle est distribuée dans les centres miniers du voisinage. P.-L. C.
- Transport d’énergie de Plumas San-Francisco. Electri-cal Iieview, Lond., t. LI,p, 142, 20 juillet 1902. — Le plus grand transport d’énergie des Etats-Unis, après celui du Niagaria, sera celui de Plumas (Californie), où d’immenses réservoirs d’une capacité de 3oo 000 chevaux vont être établis pour transporter l’énergie aux usines de San-Francisco, à 4°° km. Dans cette même région, existent déjà le transport du mont Hamilton à San-Francisco (112 km) et à Oakland (240 km). On pense à San-Francisco que les chutes d’eau de la Californie vont permettre prochainement d’obtenir la force motrice meilleur marché avec l’électricité qu’avec le pétrole le moins coûteux. P.-L. C.
- Transport d’énergie Niagara-Toronto. Electrical Review, Lond., t. LI, p. i53, 26 juillet 1902. — On annonce que le transport d’énergie de Niagara à Toronto sera effectué à une tension de 60 000 volts, la distance étant de 14^ km environ. Les unités génératrices seront de 10 000 chevaux, 11 000 volts, avec transformateurs élevant la tension à 60 000 volts. La ligne sera probablement en alumiuium, comme la dernière construite à Buffalo. Ainsi les tensions de 4°000 volts de Sacramento et d’Oakland, de 5o 000 volts proposés
- pour le transport Shawinigan-Montréal, vont déjà être dépassées. P.-L. C.
- Applications mécaniques.
- Calcul des caractéristiques d’un moteur d'induction,
- par A. Lindstrom. Electrotechnisclie Zeitschrift,t. XXIII, p. 521, 12 juin 1902. — L’auteur donne une méthode pour calculer les caractéristiques d’un moteur d’induction (rendement, facteur de puissance et glissement), sous tension et fréquence constantes, dans laquelle il combine les procédés de calcul de Steinmetz (quantités complexes) et de lleyland (diagramme de vecteurs). A. M.
- Les moteurs asynchrones. Electrical World and Engineer, t. XL, p. 128-129, 26 juillet 1902. — Présumé dune discussion à la « Electric Light Convention » sur diverses questions posées au sujet des moteurs asynchrones, entre autres : est-il possible d’employer ces moteurs pour monte-charges et autres usages intermittents sur des feeders de lumière ? quelles spécifications doit-on énoncer dans l’acquisition d’un moteur asynchrone pour éviter ces perturbations? Les mêmes questions sont posées pour le moteur asynchrone monophasé, et, en général, les réponses sont favorables à l’emploi de ces moteurs avec quelques restrictions sur l’étude spéciale de chaque cas et sur diverses précautions à imposer aux consommateurs de force motrice très éloignés des centres d’alimentation. P.-L. C.
- Moteurs à vitesses variables et accouplement direct.
- Electrical World and Engineer, t. XL, p. i43-i45, 26 juillet 1902. — La nécessité croissante d’un moteur actionnant directement et individuellement les machines-outils et autres, et susceptible de grandes variations de vitesses a conduit à la construction du moteur Storey dont notre confrère donne une description et des dessins. La carcasse du moteur est cylindrique et com-
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société anonyme. Capital : 1.600.000 fr.
- Siège social : 48, rue de la Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, 2 bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TEISSEUFBRAILT&CHAPRON
- Constructeurs-Mécaniciens
- Usines à PARIS & à GHARTRES
- EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein 80à 85,
- c1
- H. RICHE
- Société anonyme an Capital de 1.000.000 de francs
- 28, Bue S*-Lazare, PARIS (IXe)
- Usine et Ateliers : 15, Rue Gurton, à Glichy (Seine)
- INSTALLATIONS COMPLÈTES D’USINES
- Fours à Cornues pour Distillation renversée du bois, de la tourbe et des déchets de toutes natures.
- Gaz de 3.000 a 3.300 calories pour éclairage, chauffage et forces motrices.
- Nouveau Gazogène à combustion renversée. — Utilisation de tous combustibles pour production de gaz pauvre et de gaz mixte de 1.200 à 1.800 calories.
- installations complètes de Forces motrices avec Moteurs de tous systèmes. — Fours et Forges à gaz. Étuves. Appareils de chauffage et d’éclairage. Gazomètres. Réservoirs d’eau. Chaudronnerie.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900 Médaille d’argent — Classe 20
- La plus haute récompense décernée aux Appareils producteurs de gaz.
- Projets et Devis fournis gratuitement sur demande.
- Adresse télégraphique : RICGAZ-PARIS
- Téléphone : N° 259-55
- p.r123 - vue 667/746
-
-
-
- CXX1V
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 août 1902
- plètement fermée à la poussière et à l’humidité; sa vitesse peut varier de 200 p. 100, la puissance restant la même ; ces variations s’obtiennent par le réglage du champ inducteur. Le journal donne plusieurs applications de ce moteur à diverses machines-outils.
- P.-L. C.
- Sur les installations de moteurs électriques, par
- A.-H. Mates. Electrical Review, Londres, t. LI, p. 171-172, ier août 1902. —L’auteur attribue les principales causes d'arrêts et d’ennuis à la négligence des constructeurs et des monteurs et se propose d’examiner les quelques précautions qui pourraient les faire éviter. Il considère successivement le choix du moteur et les dispositions générales à prendre pour une bonne ventilation, pour la protection contre les poussières et 1 humidité et l’inspection des balais en vue de la suppression des étincelles. Il examine ensuite la question des interrupteurs et rhéostats de mise eu marche en mettant en garde contre les appareils à bon marché; il recommande surtout l’emploi d’échappement automatique au rhéostat en vue d’un arrêt momentané de l’alimentation. Quand on emploie des coupe-circuits magnétiques, il est bon de les accompagner de fusibles fonctionnant avec un courant de 20 p. 100 plus élevé. P.-L. C.
- Sur l’emploi de l’électricité pour force motrice dans les installations anglaises. Electrical Review, Londres, t. LI, p. 2o3, ier août 1902. — Le journal constate que dans la grande majorité des stations anglaises la consommation pour la force motrice est insignifiante, surtout dans les distributions monophasées. Il y a cependant quelques exemples où cette branche de la distribution se développe rapidement, malgré les fréquences élevées (66 à 100 périodes) usitées. Les variations de voltage ne sont pas aussi gênantes qu’on pourrait le croire, attendu que les moteurs travaillent principalement à des heures différentes de celles de l’éclairage. A Derby, où le courant monophasé est distribué à 100 et 200 volts, 40 périodes, les chiffres suivants montre les progrès réalisés.
- Années Kw totaux Kw vendus
- vendus pour force motrice
- 1 899 469 568 18 092
- 1900 617 414 49 600
- 1901 754 9^9 73 882
- 1902 1 o63 233 186 347
- Kw p. 100 pour
- force motrice
- 4
- 7,5 -9>5 17,70
- Le nombre total des moteurs installés est de i55, d’une puissance de 700 chevaux environ. L'énergie pour
- force motrice et chauffage est vendue o,3o frie kilowatt pour les 12 premières heures de la semaine de demande maxima, 0,20 fr pour les 18 heures suivantes et 0,10 au delà; avec une consommation garantie de 5o heures par semaine, le prix est de 0,120 fr. P.-L. C.
- Riveteuse électrique. Génie civil, t. XLI, p. 273, 23 août 1902. — Courte description, accompagnée d’une figure, d’un marteau de rivure, pouvant d’ailleurs servir aux travaux de matage, de burinage, etc., et actionné par un moteur électrique. Le mouvement est transmis par un arbre flexible du moteur à un arbre coudé muni d’une bielle articulée à un curseur mobile dans le manche du marteau; ce curseur vient frapper le marteau proprement dit qui est disposé suivant l’axe du manche; un ressort ramène ce marteau en arrière après chaque coup. Un ressort interposé entre le manche et la poignée réduit la vibration pour l’opérateur; un bouton disposé sur cette poignée sert à établir ou interrompre la connexion électrique.
- Tour à commande électrique. Génie civil, t. XLI, p. 273, 23 août 1902. — Une courte note et une figure indiquent le dispositif de commande employé par la Crafts Machine and Tool C° pour actionner, au moyen d’un moteur électrique, un tour à fileter et à charioter : le moteur, monté dans l’un des pieds du tour, actionne par un pignon en cuir un arbre qui va à l’autre extrémité du tour et qui, toujours par engrenages, met en mouvement un arbre court disposé dans le second pied du tour; quatre poulies duvetées sur cet arbre correspondent aux quatre étages du cône; quatre courroies lâches sont montées sur ces poulies; autant de galets et de leviers extérieurs servent à embrayer l’une ou l’autre courroie.
- Installations électriques des Forges et Aciéries de Parkgate (Angleterre). Génie civil, t. XLI. p. 268-271, 23 août 1902. — Ces usines, appartenant à la Iron and Steel Company, de Rotherharn. près Sheflield, comptent parmi les plus anciennes et les plus importantes de la contrée; actuellement elles produisent par semaine :
- 1 5oo tonnes d’acier en lingots ; 1000 tonnes de tôles, de fer et d’acier; 600 tonnes d’acier en barres; environ 1 5oo tonnes de fonte. — La station génératrice de force motrice comprend deux groupes électrogènes Westinghouse (dont l’article donne deux vues photographiques). Les machines à vapeur sont du type vertical, compound, le cylindre à haute pression ayant 0,406 m de diamètre, celui à basse pression 0,686 m avec une course des pistons de 0,406 m; elles marchent à la vitesse de 25o tours par minute ; la vapeur est fournie par deux chaudières
- oc
- PS
- CS
- s
- S—I
- p
- i-
- «
- «t-H
- <£>
- 'w!
- —
- S
- rs
- O)
- SP
- o
- cS
- s-s
- Cfl
- Groupes
- lectrogènes
- fff
- 99
- a graissage sous pression et à haut rendement
- 158 Machines en fonctionnement de 10 à 500 chevaux
- Ateliers de construction
- Soulte, Larbodière
- ET Cie
- 20, rue Taitbout
- PARIS
- Ateliers à Aubervilliers
- (Seine)
- p.r124 - vue 668/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 août 1902
- CXXY
- Lancashire, de 3oo chevaux chacune. Les dynamos, octo-polaires, à enroulement compound, donnent i ooo ampères sous 25o volts. Les bobines d’induit sont faites en barres de cuivre, logées à l’intérieur des cannelures. Le tableau de distribution, placé entre les deux génératrices, comporte cinq panneaux, dont deux pour les génératrices et un pour les mesures ; les deux autres, servant pour le départ, sont respectivement à i et à 2 feeders; l’un alimente le hall du train « cogging » qui absorbe 600 ampères, et l’autre le hall des trains à tôles et des fours Martin qui absorbent respectivement 400 ampères. — Le courant est distribué dans les ateliers par câbles nus que supportent des isolateurs à cloches ordinaires. Les lignes principales pour transport d’énergie, au nombre de 8, sont en fil de 5 mm de diamètre; quatre d’enlre elles desservent le a cogging », deux autres les trains à tôles et les deux dernières les fours Martin. — L’article décrit en détail les diverses installations de moteurs alimentées par ces lignes.
- Installations électriques des chantiers maritimes de la New-York Shipbuilding Company, de Camdem, New-Jersey, Etats-Unis. L’Electricien, t. XXJII, p. 65-67, 2 août 1902. — L’auteur donne, d’après un article du Cassier’s Magazine, une description sommaire de ces installations, considérées comme des modèles du genre. L’énergie est fournie par des génératrices Westinghouse polymorphiques de 5oo kilowatts fournissant du conrant continu pour l’éclairage des ateliers et des bassins et pour la commande des grues et ponts roulants, et des courants alternatifs pour actionner les machines-outils. Les grues et ponts roulants sont munis, en outre des crochets ordinaires, d’électro-aimants puissants qui permettent la manutention rapide des plaques de tôle; les ponts roulants peuvent soulever des charges de 5 à 100 tonnes; la puissance totale des moteurs électriques qui les desservent atteint 200000 chevaux. La plupart des moteurs commandant les machines-outils sont des moteurs d’induction Westinghouse; ces machines sont fort nombreuses. Le chauffage, la ventilation et l'éclairage des ateliers sont également assurés par l’électricité.
- Transporteur électrique de wagons Dulait et Le Roy-Génie civil, t. XLI, p. 261-264, a3 août 1902. — On trouvera dans cet article une description détaillée, accompagnée de 9 figures au trait et de 2 photographies de la partie mécanique des trucks dont il est question dans un article de ce numéro de L’Eclairage Electrique (p. 313), partie mécanique sur laquelle nous n’avons pas cru devoir nous étendre.
- Traction.
- Freinage électrique des tramways, par Maximilien
- Müi.ler ; Electrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 5x5, 12 juin 1902. — L’auteur construit les courbes du freinage électrique simple et électromagnétique en partant des courbes caractéiistiques du moteur (vitesse et effort de traction en fonction de l’intensité), pour un moteur de 4o chevaux de la Cie Westinghouse. Il étudie en particulier le cas d’un freinage électromagnétique comprenant, en plus du frottement d’un sabot sur les roues, le frottement de deux sabots spéciaux sur chaque rail. A. M.
- Les tramways de Yarmouth. Electrical Review. t. LI, p. 228 229, 3 août 1902. — Article descriptif accompagné de 4 vues photographiques, un plan de l’usine et une coupe du rail au droit de 1 éclisse, du réseau de tramways de Yarmouth qui comprend une dizaine de kilomètres de voie simple. Les voitures, à impériale, contiennent 49 places, sont munies de deux moteurs de 2u chevaux, de freins électriques et de freins à main. La prise de courant se fait par trôlet aérien. Une usine existante a été pourvue du matériel générateur nécessaire pour assurer ce nouveau service ; deux machines verticales compouud de 3oo chevaux, à 36o tours, accouplées directement à des génératrices compound hexapolaires. Une sous-station, reliée à l’usine par des câbles concentriques sous plomb posés dans des conduits en poterie, renferme une batterie d’accumulateurs de 36o ampères-heure et alimente le fil de trôlet par 3 feeders en câble armé, posés directement dans le sol.
- Dépôt de tramways de l’Est parisien, aux Lilas. Revue générale des chemins de fer et tramways, iSG ann., p. 78, juillet 1902. — Ce dépôt est un des plus importants qui existent en France. Il comprend de vastes remises destinées à abriter le matériel roulant, des bâtiments d’administration et des constructions accessoires, enfin des ateliers de réparations. Sa superficie totale est de 34655 m2. Les voies de garage, perpendiculaires aux voies principales extérieures, sont reliées à celles-ci par des aiguillages ; elles peuvent recevoir normalement 260 voitures ; au besoin ce nombre peut être porté à 460. La longueur totale des voies couvertes qui sont munies de fosses, atteint 3 000 m. Les rails sont supportés par des chevalets métalliques qui laissent le dessous des voies complètement dégagé, ce qui permet la visite facile des véhicules. Des canalisations d’eau sont prévues pour le lavage, l’incendie et autres usages. L’éclairage est assuré par des lampes à incandescence. Pour permettre l’essai, sur place, des freins à air comprimé dont les voitures sont équipées, un compresseur électrique d’un débit de 1 000 litres par minute, alimente des réservoirs fixes, ainsi que les conduites régnant dans les entrevoies. Cet air comprimé sert également à chasser, par soufflage, les poussières qui se sont déposées dans les électromoteurs. La manu-
- C O ÏME 3F* JSk. GS- XV X 3E2 JF* A I"W Çï A. ï S 3E3
- DES
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- « i
- UNION
- FF
- SOCIETE ANONYME
- Capital : CINQ MILLIONS
- Si
- UNION
- FF
- SIEGE SOCIAL
- 27, rue de Londres, PARIS
- Usines à NEUILLY-SUR-MARNE (Seine-et-Oise)
- Batteries de toutes puissances pour stations centrales, usines et installations particulières BATTERIES POUR TRACTION ET LUMIÈRE. — BATTERIES TAMPON
- CATALOGUE ENVOYÉ SUR DEMANDE
- p.r125 - vue 669/746
-
-
-
- CXXVI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 août 1902
- tention des appareils électriques des voitures se fait à l’aide de grues pivotantes à volée variable, d’une grande simplicité, fixées sur les poteaux de la charpente. Parmi les installations accessoires, signalons le magasin, renfermant les matières de consommation courante, les pièces de rechange et d’entretien, puis la salle d’accumulateurs, le four à sécher le table, les bureaux des mécaniciens et des receveurs.
- Éclairage.
- Rendement lumineux de la lampe à vapeur de mercure, par W. Geer. Electrical World and Engineer, t.-XL, p. 86, 19 juillet 1902. — La méthode de mesure employée est celle de Merritt, modifiée par Nichols. Les radiations de la lampe sont envoyées sur un élément thermique et on note la première élongation du galvanomètre ; on en réduit la radiation totale A. O11 observe ensuite l’élongation du galvanomètre après interposition d’un écran à eau et on obtient la radiation d’énergie lumineuse seule a. On interpose ensuite un écran de dissolution d’iode dans CS2 en même temps que l’écran à eau ; la nouvelle lecture sert à faire la correction nécessitée par les radiations calorifiques émises par l’eau. D'après Nichols, le rendement est donné par l’expression / e \ a
- l 1 —— ) L’auteur décrit l’application qu’il a faite de
- cette méthode et la manière dont il a surmonté les diffi-cull és. Pour la lampe expérimentée, le rendement varie de o,3o5 à 0,479, proportionellemenl au courant.
- P.-L. C.
- Essais de lampes Nernst. — Une notice communiquée par l’A. E. G. donne quelques résultats d’essais effectués par l’institut physicotechnique de Berlin sur le modèle B, 1902, 220 volts. Ces essais ont porté sur deux groupes de cinq lampes; les variations de la puissance lumineuse' et de la consommation avec le temps sont résumées dans le tableau ci-joint :
- Des cinq lampes du premier gronpe, une a duré 3io heures, une seconde 379 heures, les trois autres étaient intactes au bout de 400 heures. Des cinq lampes du second groupe, une a été mise hors d’usage au bout de i5o heures, les autres marchaient encore après
- APRÈS un éclairage de INTENSITÉ PUISSANCE lumineuse. 3 i H =“ - Z; ^ 0 pj vy = 3 CONSOMMA - TI ON d’énergie par bougie.
- 1
- heure. ampère bougies. p. 100. watt.
- O 0,264 35,1 O 1,65
- 5o 0,261 32,4 1,1 G 77
- IOO 0,260 32,3 8,0 1,77
- 200 0,253 32,1 14,0 i.85
- 3oo 0,242 27,5 21,6 G 93
- 400 0,237 26,5 24,5 1,97
- Moyenne
- durant O, 25l 3o, 1 i,83
- 4oo heures.
- II
- O 0,209' 40, 1 0 1,42
- 5o 0,259 36,3 9,5 1,57
- JOO 0,259 38,1 5,o G 49
- 200 0,247 34,1 i5,0 1,5q
- 3oo 0,238 33,i 17,2 i,58
- 4oo 0,219 27,6 3i ,0 G75
- Moyenne
- durant 0,245 34,4 1,57
- 400 heures.
- 400 heures ; les spirales de chauffage de deux de ces lampes ont été mises hors service après 110 et 3ç)5 heures respectivement.
- ACCUMULATEURS
- POUR
- Exposition Universelle 1900 Médaille d’Argent
- Voitures Électriques Stations centrales Tramways
- Allumage des moteurs
- HEINZ
- Bureaux et Usine : 16, rue Rivay, à LEVàLLOIS — TEL5E7.H58NE
- O®! 5® AA. IV-SK AUMOWT
- CAOUTCHOUC «UTTA-fERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The INDU RUBBER, BUTTA-PERCHA & TUGR4PH WORKS C" (Limited)
- FOÜRKISSBÜR ta i&ift. 3m F«t. «I Të.
- 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
- rroTTS-m* a PSaSAK-SSAUMONT (S.-tt-t.) at SZLVEKTOWK (âijltlifH)
- MEDAILLES D’OR
- ms. ail. 1878-Sl-tt
- }
- Câbles pour tanière éUssnqa* et tnuMçrei As tares, haute et basse tension.
- Bacs éboaU* pour aesaaaiaiears, sts., «ta.
- ' <î>
- Fils ecirra isolis pour électro-aimants et dynanees. Fils pour sonneries et téléphones.
- Câbles télégraphiques, aériens, senéarraias, sms iiiu
- Envol de Tarif» franco sur demande.
- p.r126 - vue 670/746
-
-
-
- cxxvu
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 août 1902
- Lampes Nernst, types 1902. Industrie électrique, t. XI, p. 34g, 10 août 1903. — Cet article, qui parait être la traduction d’un prospectus de la fabrique anglaise, donne la description et le mode d’emploi de deux types de lampes récemment mises sur le marché. Les lampes du type A sont formées de deux parties ; l’une comprend le filament éclairant, disposé verticalement, et la spirale de platine qui l’entoure et sert à la chauffer au début de l’allumage ; l’autre partie comprend l’électro-aimant destiné à mettre hors circuit la spirale de chauffage quand le filament est suffisamment chaud, ainsi que la résistance en fil de fer (enfermée dans une ampoule remplie d'hydrogène) qui sert à maintenir la tension sensiblement constante aux extrémités des filaments malgré les variations du réseau ; la première partie, que l’on appelle le brûleur, peut être facilement fixée sur la seconde au moyen d’une seule vis. Dans les lampes du type B, toutes les parties de la lampe sont fixées sur une même monture qui peut s’adapter sur des douilles à baïonnelte ou des douilles à vis comme les lampes à incandescence ordinaires; le filament incandescent est alors horizontal, comme ces lampes sont plus longues que les lampes à incandescences ordinaires, les modèles de tulipes du commerce ne leur conviennent pas toujours ; aussi fabrique-t-on des tulipes spéciales pour ces lampes. Le tableau ci-dessous indique les intensités lumineuses auxquelles correspondent les lampes Nernst de différentes intensités pour des tensions comprises entre 100 et i5o volts et entre 200 et s5o volts.
- Intensités en ampères Intensités lumineuses en bougies Tension en volts iio-ii5 ia5-i3o 220-223 245-200
- 0,25 16 20 36 42
- o,5o 32 42 29 89
- 1,00 68 84 i58 176
- Procédé de Marc pour la fabrication de tubes en magnésie avec recouvrement de carbone pour lampes à
- incandescence électriques.— Pour donner plus de stabilité aux filaments de charbon des lampes à incandescence électriques ordinaires, M. de Marc, de Bruxelles leur donne une âme en magnésie au moyen du procédé suivant : On forme un mélange pétriliable en magnésie, goudron et charbon, avec lequel on produit, sous une haute pression, des filaments, bandes, etc., de diamètre convenable et que l’on incinère ensuite afin d'obtenir une plus grande solidité mécanique. Cette incinération se fait sous une très haute température dans un four à gaz. Ces filaments sont, découpés en longueurs voulues avant l’incinération, et, après celle-ci, ils sont mis é,n communication avec une source d’électricité appropriée. Or, en faisant passer dans ce filament, pendant que celui-ci est en contact avec l’air atmosphérique raréfié, de l’acide carbonique ou un gaz dégageant de l’oxygène, un courant d’une force modérée, le charbon contenu dans le filament se consume et la combustion commence naturellement par l’extérieur. Elle se continue progressivement vers l’intérieur, tandis que, sur les côtés extérieurs du filament, il se forme une couche solide de magnésie. En continuant, à l’air libre, la combustion du carbone du filament de la manière indiquée, jusqu’à disparition de tout le carbone, on obtient un petit tube cylindrique dont les parois sont en magnésie pure. Si l’on remplit ensuite les réservoirs de la pompe à air d’un gaz hydrogène carboné, le filament en magnésie est porté à l’incandescence dans un gaz riche en carbone. Il se recouvre ainsi extérieurement d’une enveloppe de carbone et peut être ensuite employé tel quel dans une lampe à incandescence. Ces filaments offrent, suivant l’inventeur, bien plus de résistance que les charbons employés jusqu’à présent.
- Procédé Voelker pour la fabrication de filaments pour lampes électriques à incandescence. Brevet français 3i2 67a. Communiqué par Y Office II. Boettcher, 2 boule-
- Renseignements Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignements statistiques
- LE VOLT A
- Annuaire de l’Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 figures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, N° 53, PARIS (9e)
- Le VOLT A est à la fois le Larousse et le Dottin de VElectricité.
- eHHLJDIÈRE
- A NETTOYAGE INSTANTANÉ
- EN MARCHE
- Par renversement du courant de vapeur Supprimant les arrêts pour lavage ou détartrage
- Très faible encombrement. — Bon marché. — Sécurité absolue. — Siccité complète de la vapeur. — Rendement très élevé. — Grand volume d’eau et de vapeur. — Simplicité de conduite et d’entretien. — Élasticité de production. —
- Applications à l’INOUSTRIE, la NAVIGATION et la TRACTION.
- SOLIGNAC GRILLE et Cie, 67, rue de la Victoire PARIS
- G. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIe Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-8° raisin. ^12 pages, 271 figures. 12 fr.
- A«a*Er%j«3*: française!
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- «fe Vil V11 1* (Suisse)
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- * J. Aug. S CHOMA
- Ingénieur-Conseil. Expert près les Tribunaux.
- 17, rue üe lu JRépublique, 17. LYON
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- électricité
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- p.r127 - vue 671/746
-
-
-
- CXXV1II
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 août 1902
- vard Bonne-Nouvelle. — La méthode consiste à imprégner des libres de matière susceptible d’ètre carbonisée de sels de certains métaux tels que le zirconium, le thorium, le lanthane; ces métaux devant former des carbures avec le carbone du filament carbonisé. On emploie de préférence du fil de cellulose chimiquement pure que l’on trempe dans une dissolution du sel métallique ; celui-ci doit être facilement décomposable parla chaleur et on emploie principalement pour cette raison des chlorures, des acétates ou des cyanures. Après le trempage, le fil de cellulose est séché et cuit dans un four. Lorsque le sel métallique employé est formé avec un acide minéral susceptible de réagir sur le carbone du filament, on plonge ce dernier dans de l’ammoniaque afin de convertir le sel en oxyde. Le fil peut être trempé une seconde fois dans la dissolution du sel métallique, mais cette immersion n’est pas nécessaire. La carbonisation s’opère dans un creuset où le fil est noyé dans de la poussière de charbon ; le creuset luté est traversé par un courant de gaz d’éclairage ou d’un autre carbure d’hydrogène et porté à une température assez élevée pour produire la carbonisation complète du fil. Des longueurs convenables du filament sont alors montées dans des globes hermétiquement clos contenant une atmosphère exempte d’oxygène ; on soumet alors le fil à l’action d’un courant électrique à voltage élevé. L’intensité du courant doit être telle que le fil porté à un haut degré d’incandescence subisse un commencement de fusion. Le filament ainsi préparé est prêt à être monté daus une ampoule.
- Nouveaux conducteurs de seconde classe pour lampes à incandescence de la Compagnie générale d’Electricité.
- Brevet français n° 3a 1-587, communiqué par 1 ’Office //. Bættcher, 2, Boulevard Bonne-Nouvelle. — Onsait depuis longtemps que le silicate d’alumine (kaolin) devient conducteur du courant électrique à partir d’une certaine température; cette remarque a donné lieu à une importante application dans la bougie Jablochkoff; les mélanges d’oxydes métalliques sc comportent d’une façon analogue. De nouveaux essais opérés sur des sels ont démontré qu’un grand nombre de sels réfractraires et plus spécialement les titanates et les zirconates deviennent aisément conducteurs entre les températures de 5oo à 700° C. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec les sels dont les bases sont des oxydes terreux (alumine, magnésie, glucine, thorine, erbine, terbine, yttrine etc.) Si l’on étudie la conductibilité des oxydes basiques auxquels on ajoute différentes substances, on remarque que la conductibilité, sensiblement nulle pour un oxyde pur, s’accroît jusqu’à une certaine limite et qu’elle est notablement accrue lorsque les substances ajoutées présentent un caractère acide. D’autre part si l’on étudie la variation de conductibilité des oxydes basiques en fonc tion des quantités d’acide ajoutées, on observe qu’elle croit avec ces quantités et lorsqu’on atteint la composition du sel chimiquement défini, les bâtonnets sur lesquels on a expérimenté deviennent conducteurs à des températures relativement basses. (5oo à 700°).— En résumé, partant de l’idée originale de Jablochkoff, on prend comme type conducteur de seconde classe le silicate
- d’alumine; on substitue à l’acide silicique ses homologues supérieurs les acides titanique et zirconique qui donnent de meilleurs résultats; l’alumine est remplacée par la magnésie ou les oxydes mentionnés plus haut. Un avantage que présentent les sels ainsi obtenus est le suivant; alors qu’un oxyde pur n’est pas sensiblement conducteur, un sel pur l’est; ce résultat s’explique aisément, car un oxyde n’est pas sensiblement dissocié en ses ions tandis que de nombreuses expériences sur les sels tant solides que fondus prouvent qu’à une température relativement basse un sel est suffisament ionisé pour permettre un passage facile au courant électrique.
- Sur un éclairage de secours pour usine à l’aide d’un moteur à gaz. L’Electricien, t. XXIII, p. 71-74» 2 août 1902. — Dans la plupart des usines et manufactures la force motrice et l’éclairage général ne sont pas indispensables pendant le temps qui s’écoule 'entre l’entrée des ouvriers dans l’usine et leur arrivée à leur place de travail; pendant la sortie il n’est également besoin que d’un éclairage partiel. Par suite le moteur principal de l’usine peut n’être mis en marche qu’après l’heure de l’entrée et être arrêté avant l’heure de la sortie, si l’on dispose d’un moteur auxiliaire assurant l’éclairage partiel. Le circuit d’éclairage partiel peut d’ailleurs être encore de la plus grande utilité pour éviter que l’usine ne soit complètement plongée dans l’obscurité en cas d’arrêt fortuit du moteur principal. Dans l’article qui nous occupe, l’auteur, M. C. Curie, fait connaître les dispositions qu’il a adoptées pour assurer l’éclairage partiel ou de secours d’une grande filature du Nord ainsi que la commande des transmissions de l’atelier de réparations ; voici les conditions normales du service et quelques indications sur les irs-tallations auxiliaires effectuées. — L’éclairage général de la filature et la commande des machines-outils de l’atelier de réparations sont assurés par une dynamo de 25o ampères à 120 volts commandée par la machine machine à vapeur principale. Dans l’atelier de réparations on a disposé un moteur à gaz de 5 chevaux et une dynamo compound de 3o ampères, 115 volts; en outre on a établi un circuit spécial sur lequel sont branchées les lampes assurant l’éclairage partiel ou de secours. Ce circuit est relié automatiquement au circuit général quand la machine à vapeur est en marche ; il est directement branché aux bornes de la petite dynamo quand, le moteur à vapeur étant arrêté, le moteur à gaz est seul en fonction. Au moment de l’entrée des ouvriers, à 6 heures du matin, ce dernier moteur est mis en marche et assure l’éclairage partiel jusqu’à 6 heures 3o ; il est maintenu en marche à vide jusqu’au lever du soleil afin de parer instantanément à un arrêt intempestif du moteur à vapeur, lequel est en marche à 6 heures 3o. Le soir, à partir du moment où l’obscurité serait dangereuse en cas d’accident au moteur à vapeur, le moteur à gaz est de nouveau mis en marche à vide ; dès l’heure de la sortie des ouvriers, le moteur à vapeur est arrêté et le moteur à gaz assure l’éclairage partiel. En cas de chômage de l’usine, le moteur à gaz actionne par courroie la transmission de l'atelier de réparations ordinairement commandée par un moteur électrique alimenté par le circuit principal. —
- L’ECONOMISEUR ELECTRIQUE
- Société en Commandite p ?» r Actions tau. capital (1 o SOO.OOO francs
- D. KAHN, Ch. BERTOLUS & Cie ^
- es»
- *0
- c=>
- S
- Seul système permettant d’employer pratiquement sur les secteurs, des lampes de DEUX ET UNE BOUGIES. Veilleuses électriques de deux bougies consommant 0A0o sous 110 volts.
- ÉCLAIRAGE ÉCONOMIQUE PAR L'ÉLECTRICITÉ
- Système WEISS MAN N 6t WYDTS Breveté S. G. D. G.
- 100, Faubourg Saint-Honoré, VIIIe (Place Beauvau)
- Adresse télégraphique : FARAD-PARIS PARIS Téléphone : 551-94
- CS
- CS
- *
- <P
- C
- <r>
- p.r128 - vue 672/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 août 1902
- CXXIX
- L’auteur fait observer qu’on pourrait reprocher à cette installation l’inconvénient de nécessiter la marche à vide du moteur à gaz en vue de parer à un accident à la machine à vapeur, accident extrêmement rare ; mais la dépense qui en résulte n’a été, pendant une campagne de 6 mois, que de 22,80 fr (i34 heures à 0,17 fr de gaz par heure) et elle est assez faible pour être admise en raison de la sécurité qu’elle procure; d’ailleurs on pourrait la réduire, car des ouvriers se trouvant constamment dans le voisinage du moteur à gaz, il serait possible de ne mettre ce moteur en marche qu’au moment où un arrêt intempestif de la machine à vapeur se produirait. — La connexion du circuit d’éclairage partiel avec le circuit général ou avec la dynamo s’effectue, automatiquement comme nous l’avons dit, au moyen d’un dispositif très simple, que l’auteur décrit en détail avec figures et dont voici le principe : chaque fil du circuit d'éclairage partiel est relié à deux godets à mercure a, a' en face de chacun desquels se trouve un autre godet à mercure b, //; les godets b sont en relation avec le circuit général; les godets b' avec les bornes de la dynamo auxiliaire. Un levier mobile autour de son milieu porte à chaque extrémité quatre pointes pouvant plonger dans les huits godets. Normalement les godets a' et b' sont mis en relation par quatre de ces pointes, de sorte que le circuit d’éclairage partiel est alors connecté à la dynamo auxiliaire. Quand la dynamo principale est mise en marche, un électro-aimant placé en dérivation sur le circuit principal fait basculer le levier; celui-ci met en relation les godets a et b et le circuit d’éclairage partiel se trouve alors connecté avec le circuit principal ; l’opération est assez rapide pour que les lampes ne soient pas complètement éteintes.
- Electrochimie.
- Procédé Mariito pour le dépôt électrolytique des métaux dont les sels et les hydrates sont solubles dans
- la potasse et la soude. Brevet français n° 3x3 004, communiqué par Y Office H. Boettcher, 2, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — Ce procédé qui donne un dépôt métallique parfaitement adhérent, malléable et ductile, porte sur la composition du liquide électrolytique. Il est basé : i° sur la réaction suivant laquelle l adjonction d’un alcali, potasse ou soude, à une solution d’un sel de certains métaux détermine la production d'un précipité d’hydrate qui est soluble dans un excès de potasse ou de soude ; 20 sur’ la réaction par laquelle l’hydrate de baryum se dépose par le refroidissement d’une solution saturée bouillante de chlorure ou d’azotate de baryum additionnée de potasse ou de soude ; 3° sur la solubilité dans l’acide chlorhydrique du précipité produit par les chlorures alcalino-terreux avec les phosphates ou les pyrophosphates. Le procédé s’applique aux métaux suivants dont les propriétés chimiques utilisées sont respectivement indiquées : Aluminium et glucinium, une dissolution d’un sel de ces métaux donne avec la potasse et la soude un précipité soluble dans uix excès d’alcali ; Antimoine, chrome, palladium, plomb, vanadium, la potasse et la soude caustiques produisent dans une dissolution d’un sel antimonique un précipité blanc d’hydrate, dans une dissolution d’un sel chromique un précipité blanc d’hydrate, dans une dissolution d’un sel de palladium un précipité très brun, dans une dissolution plombique un précipité blanc d’hydrate de protoxyde de plomb, dans une dissolution d’un sel de bioxyde de vanadium un précipité blané grisâtre qui devient brun ; tous ces précipités se dissolvent dans un excès de réactif ; or, la potasse en petite quantité produit un précipité jaune rouge très soluble dans un excès de potasse ; étain, dans les dissolutions de sels stanniques la potasse et la soude produisent un précipité blanc d’hydrate soluble dans un excès calculé de ces réactifs ; si l’excès est trop grand, le précipité peut reparaître ; cuivre et nickel, les tartrates de cuivre et de nickel sont solubles dans la potasse ; cobalt, nickel, manganèse, fer,
- CHEMINS DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- AVIS
- La Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. a l’honneur de prévenir MM. les voyageurs que depuis le 5 Mai courant, elle a mis en service, à titre d’essai, des appareils garde-places, système Boucher, dans ses trains rapides de jour, entre m . Paris et Marseille (Train n° / partant de Paris et H 9 h. 30 du matin et train n° 2 partant de Marseille à 9 h. 20 du matin.
- L’emploi de ces appareils permettra à MM: les voyageurs de s’assurer la possession indiscutée de la place qu’ils auront choisie dans le train. A cet effet, il leur sera remis gratuitement, au moment du départ, un ticket spécial qui leur suffira d’introduire dans l’appareil placé au-dessus de la place de leur choix. En vertu d’une décision de M. le Ministre des Travaux publics, les places dans l’appareil desquelles aura été introduit un ticket seront seules considérées comme régulièrement retenues, aucun autre mode de marquer les places ne sera donc admis dans les voitures des trains J et 2 munies des appareils garde-places.
- MM. les voyageurs auront également la faculté de se faire réservera l’avance une place de leur choix, au départ des gares de Paris et de Marseille, moyennant le paiement d’une taxe de location de I franc par place retenue d’avance.
- Matériel
- Éleetmqae
- de 200 ampères à 1.500 ampères
- Disjoncteurs -4* Rhéostats Tableaux
- George Ellison
- Ateliers et Bureaux : 66—68, rue Claude— Vellefaux
- Pfl^IS (Xe)
- téléphone ïf-23-95
- p.r129 - vue 673/746
-
-
-
- CX.XX
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 août 1902
- les paratartratres de ces métaux se dissolvent dans la potasse.
- Ces propriétés étant exposées, voici comment on prépare un liquide électrolytique permettant d’obtenir par voie galvanique le dépôt d’un de ces métaux ; cette préparation peut être exécutée suibaut deux modes : i° on prépare les deux solutions suivantes : solution A, on prend une solution d’un sel du métal à déposer, du sulfate d’alumine par exemple, et par l’adjonction de soude ou de potasse, on forme un précipité que l’on fait complètement dissoudre dans un excès de l'alcali employé ; solution B, à une solution d’un phosphate ou pyrophosphate alcalin, on ajoute une solution de chlorure ou d’azotate de baryum ; il se produit un précipité blanc de phosphate ou pyrophosphate de baryum que l’on fait disparaître dans l’acide chlorhydrique. On mélange les solutions A et B en les portant à l’ébullition, l’hydrate de baryum se dépose par refroidissement et on l’élimine par décantation, filtration ou turbinage ; la solution rendue alcaline au moyen du carbonate de potasse est alors prête
- à être employée pour obtenir un dépôt électrolytique d’aluminium ; i° on prépare un phosphate ou pyrophos-phale du métal à déposer que l’on rend soluble en le faisant bouillir avec dix fois son poids d’eau et quatre fois son poids de carbonate de potasse ou de soude. Ayant ainsi une dissolution d’un phosphate ou pyrophosphate du métal, d’aluminium par exemple, on y ajoute une solution d’azotate ou de chlorure de baryum, ce qui produit un précipité de phosphate ou pyrophosphate de baryum que l’on fait dissoudre dans l’acide chlorhydrique. On chauffe cette dissolution jusqu’à l’ébullition et on la mélange avec une solution de potasse ou de soude chauffée à la même température que la première ; par le refroidissement l’hydrate de baryum se dépose, on le sépare et le liquide restant est prêt à être employé pour le dépôt d’aluminium. Pour obtenir des dépôts d’alliages, on mélange les liqueurs contenant respectivement les métaux à allier ; il est à remarquer que ces liqueurs prépa rées suivant la méthode ne peuvent réagir l’une sur l’autre.
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. — BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Barrault, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris
- Télégraphie et Téléphonie.
- Télégraphie Hertzienne. Gehring. 3i3c>76, B F, 3o juillet 1901. — Perfectionnements dans la télégraphie sans fil.
- Maiciie. 3i3 43a, B F, 12 août 1901. — Dispositif de mise à terre pour transmissions ordinaires télégraphiques et téléphoniques applicable également à la télégraphie et à la téléphonie dites sans fil.
- Marconi’s Wireless Telegraph C° Ltd. 117762, DRP, 4 décembre 1896. — Disposition pour télégraphie par ondes électromagnétiques.
- Marconi’s Wireless Telegraph C°. 118716. DRP,
- i3 juin 1899. — Transformateur pour les appareils récepteurs de télégraphie sans fil.
- Marcont’s Wireless Telegraph C°. 119 209, DRP, 4 décembre 1896.— Disposition pour la télégraphie sans fil,
- Marconi’s Wireless Telegraph C° Ld. 3o8ao4, B F, 16 février 1901. — Perfectionnements dans les appareils pour la télégraphie sans fil.
- Marconi’s Wireless Telegraph Cù Ld. 309 885, B F, 12 avril 1901. — Perfectionnement dans la télégraphie sans fil.
- Pilsoudsky et Schoeffer. 312237, B F, 28 juin 1901. — Système de télégraphie sans fil par terre et par eau, avec électrodes condensateurs à résistance et électrodes à résistance réglables.
- Popp. 3i2 241. B F, 28 juin 1901. — Système de transmission électrique sans fil applicable particulièrement à la télégraphie et à la téléphonie.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Glichy) Paris
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques
- CATALOGUES FRANCO — TELEPHONE 529-14
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, rue Delambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- p.r130 - vue 674/746
-
-
-
- Tome XXXII
- Samedi 6 Septembre 1902.
- 9e Année — N° 36
- iW
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermicm^s
- L’ÉNERGIE feT.
- ... ............................
- \ ri
- La reproduction des articles de L'ECLAIRAGE' ELECTRIQUE yest interdite
- A TURPAIN. — Les expériences récentes cle télégraphie sans fil : Expériences de M. Tissot. l.fV- 33f J. BLONDIN. — Le Congrès de Montauban de l’Association française pour l’avancement des sciences :
- Sur l'influence de la capacité sur l’amortissement de la décharge d’un condensateur, par R. Swyngedauw.
- Action des radiations ultraviolettes sur un excitateur électrique, par Bordier........ .
- Stlr le phénomène de l’arc chantant et les contacts imparfaits, par Tissot............, ... .
- Les phénomènes de luminescence dans les tubes à gaz raréfié et les dispositifs pour courants de haute fréquence, par À. Turpain....................................................................... . : ,
- Sur les propriétés des enceintes fermées relatives aux ondes électriques, par À. Turpain. .......
- Application des ondes hertziennes au problème de la tarification mobile, par J. Renous et A. Turpain . .
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Divers : Tube à interférences et ondes électriques, par A. Becker. . . ...................................
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences ; Actions électrolytiques manifestes, développées par les piles constituées par la
- réaction de deux liquides renfermant l’un un acide, l’autre un alcali, par M. Berthelot..........
- Anomalies présentées par la charge de conducteurs isolés sur les diélectriques solides. Phénomènes particuliers constatés au voisinage des nœuds d’oscillations électriques, psr Y. Crémieu................
- Sur les phénomènes mécaniques de la décharge disruptive, par J. Semenor............................
- Photographie d’un éclair multiple, par Piltschikoff. ,...........................
- Sur la biréfringence magnétique, par Quirino Majorana................................................
- Sur le poids atomique du radium, par Mmo Curie.......................................................
- Préparation au four électrique du siliciure de cérium, par Sterba....................................
- Sur le dichroïsme magnétique, par Q. Majorana . . . .................................................
- Sur l’équivalent électrochimique de l’argent, par A. Leduc...........................................
- Réflexion de la lumière sur un miroir aimanté perpendiculairement au plan d’incidence, par P. Camman. Moyen de régler les résonateurs de haute fréquence en vue de leur emploi médical, par H. Guilleminot. Sur le mode de formation des rayons cathodiques et des rayons de Rœntgen, par Th. Tommasina. . . . Phénomènes magnétiques observés à Zi-Ka-Wei (Chine) lors; de l’éruption de la Martinique, par
- de Moidrey............................................................................,...*.
- Relation entre les protubérances solaires et le magnétisme terrestre, par Norman Lockyer.............
- SUPPLÉMENT 1
- 35i
- 353
- 354
- 356
- 358
- 359
- 364
- 366
- 366 368 36g 36g 370 370 370 372,
- 373
- 374
- 376
- 376
- 376
- L’utilisation des chutes d’eau des Alpes........................... .................................... cxxxii
- Littérature des périodiques et brevets................................. ................................cxxxvn
- Liste des brevets d’invention........................................ .................................. cxlii
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière ,9e arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à 4 heures.
- R.-W. BLACKWELL
- 50, boulevard Haussmann, Paris
- Entreprise de lignes de transport de force à haute tension
- Matériel Complet pour lignes à haute tension
- TRANSFORMATEURS
- p.r131 - vue 675/746
-
-
-
- cxxxu
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 6 septembre 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- L’utilisation des chutes d’eau des Alpes. — Au moment où va s’ouvrir le Congrès de la « Houille blanche » cette question est d’actualité. Aussi nous a-t-il paru intéressant de reproduire un article publié dans la Revue industrielle du 16 août et dans lequel, l’auteur M. Ph. Dela-HAYe expose et discute les divers projets de lois actuellement soumis au pouvoir législatif. Sans doute les réflexions dont M. Delahaye agrémente son exposé ne seront pas partagées par beaucoup de nos lecteurs. Mais il ne faut pas oublier que M. Delahaye a toujours montré plus de sympathies pour le gaz que pour l’électricité, et il n’y a pas à s’étonner qu’il soit opposé aux projets susceptibles de contribuer au développement déjà si rapide de celle-ci. Mais il est toujours utile de connaîtra les objections de- ses adversaires, et à ce titre la lecture de cet article présente quelque intérêt.
- Les diverses propositions de loi soumises à la Chambre des députés sur le captage, la dérivation et l’utilisation des eaux pour la création de forces motrices, et élaborées la première par M. Jouart, du temps où il était député, la seconde par le gouvernement et la troisième par la commission parlementaire dont M. Guillain était le rapporteur, posent le principe que l’Etat aurait le droit de concéder les chutes
- d’eau. Les industriels, dont M. Pinat, maître de forges à Allevard est un des représentants les plus autorisés, n’ont pas dissimulé leur répugnance à être institués propriétaires par l’Etat, et le contre-projet de loi que M. Michoud, professeur de droit à la Faculté de Grenoble, a préparé, sous le titre de licitation des droits de riveraineté, a pour but de les affranchir de toute tutelle administrative. La discussion ouverte à la Société des Etudes législatives sur le contre-projet de M. Michoud se poursuivait donc entre partisans et adversaires du principe de la concession par par l’Etat, et donnait lieu à des passes d’éloquence fort intéressantes entre MM. Michoud, Guillain, Col-son, Pinat, Romieu, tous plus ou moins professeurs de droit, ingénieurs des ponts et chaussées, conseillers ou maîtres des requêtes au Conseil d’Etat, lorsque survint M. Pillet qui s’avisa de demander à quel titre l’Etat pourrait concéder la force motrice.
- On aurait peut-être dû commencer par se poser la question : mais les uns n’y ont pas pensé, et les autres sont tellement imbus de la doctrine de l’Etat souverain, qu’ils n’ont pas soupçonné la possibilité de contester le droit nouveau qu’ils lui conféraient à priori. En sa qualité de professeur de droit à la Faculté de Paris, M. Pillet était en siuation de formuler une opinion autorisée, et voici maintenant les professeurs partagés en deux camps sur l’interprétation à donner à l’article 644 du Code Civil. Nous avouons ne pas connaître cet article ; mais, il n’y a qu’à suivre les orateurs pour comprendre sur quoi porte leur désaccord. « Lorsque nous parlons d’un droit de propriété appartenant aux riverains, dit M. Pillet, il ne
- Soupape Electrique HODON
- Système breveté en France et à l’Étranger
- J. PIETTRE, Propriétaire et Concessionnaire
- Transformation directe des Courants alternatifs simples ou polyphasés
- en Courants continus
- Rendements obtenus au Wattmètre
- 75 à 80 p. 100
- APPLICATIONS. — l° Secteurs à courants alternatifs : Charge d’accumulateurs; Fonctionnement des moteurs à courants contiuus ; Ascenseurs et monte-charges ; Lampes à arc continu ; Galvanoplastie ; Appareils médicaux ; Démarrage des moteurs et disjoncteurs. — 2° Sous-tractions de courants alternatifs : Remplacement économique des commutatrices dans les secteurs et dans la traction sur voies ferrées. — 3° Possibilité de réaliser le transport économique de l’énergie à de longues distances à l’aide du courant alternatif monophasé.
- Usine et Laboratoire de démonstrations à Neuilly-sur-Seine, 25, rue Borghèse TÉLÉPHONE 570-20
- p.r132 - vue 676/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- CXXXII1
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : Adresse télégraphique :
- 158.81 — 158.11 — 258.72 Elihu-Paris
- Traction élcclrlgne
- Éclairage électrique Transport île farce
- LOCOMOTIVES DE MINES
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre modèle TMM 30.
- Grâce à ses dimensions réduites (lm25 de largeur), elle peut pénétrer dans les galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction, 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 à 8 wagonnets.
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en France qu’à l’étranger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.r133 - vue 677/746
-
-
-
- CXXXIV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 0 septembre 1902
- s’agit pas de la propriété de l’eau. Je sais bien qu’on ne retient pas l’eau dans un panier : il s’agit de la propriété de la force motrice ». Ce à quoi deux autres professeurs de la Faculté de droit de Paris, MM. Massigli et Saleilles répondent, le premier : « Cette propriété n’existe pas » ; et le second : a Je crois que la force motrice, en tant que force, n’est pas susceptible de faire l’objet d’un droit de caractère privé et qu’il est impossible de la faire rentrer dans le domaine visé par l’article 64 4 du Code Civil. » Pour les personnes qui, comme nous, ont négligé l’étude du droit, la thèse de M. Pillet a le mérite du bon sens, et le bon sens a si rarement l’occasion de se produire qu’il convient de signaler cette manifestation. A quel titre l’Etat pourrait-il concéder la force motrice ? On a parlé de valeur créée : mais l’utilisation industrielle ne crée rien du tout, elle peut avoir au plus pour objet de trouver des emplois nouveaux à une valeur qui a existé de tout temps, quoique ayant été fréquemment négligée faute d’une adaptation possible aux besoins de l’industrie. Y eût-il une valeur créée, l’Etat ne serait pour rien dans cette création,
- et, par suite, il ne peut trouver dans cette circonstance un fondement à ses prétentions. Ce serait alors à titre de res nullius que l’Etat entendrait s’approprier la chute et exercer sur elle un droit de disposition ; et, en effet, les partisans du système de la concession par l’Etat ne se lassent pas de répéter que la force motrice constitue une valeur distincte de la valeur que peut présenter à d’autres points de vue l’eau courante, que les riverains ne possèdent aucun droit sur cette force motrice â moins qu’ils ne l’aient déjà utilisée ; enfin, que la leur abandonner serait leur faire un cadeau au détriment des droits de la communauté, de l’Etat.
- L’inexactitude de cette affirmation ressort de la législation même et de l’interprétation que lui a donnée la jurisprudence en matière de cours d’eau : il n’est pas douteux que, lorsque la rivière coule, dans la partie de son cours utilisable comme force motrice, entre des berges appartenant à un seul ifiverain, la force motrice de la chute appartient à ce riverain et à lui seul. On ne peut pas prétendre sans contradiction que si, au lieu d’un seul riverain, il y en a deux
- Médaille d'Or à l'Exposition Universelle de 1900 COMPAGNIE ANONYME CONTINENTALE
- pour la fabrication des
- COMPTEURS
- A GAZ
- et autres Appareils
- CAPITAL SOCIAL : 1.750.000 FR.
- 9, rue Pétrelle, PARIS
- COMPTEURS
- ÉNERGIE ELECTRIQUE
- pour courants continus et alternatifs
- “ YULCAIN ”
- Agréé par la "Ville de Paris
- Compteurs d'énergie à paiement préalable. Compteurs horaires Compteurs pour tableaux Compteurs pour Batteries d'accumulateurs
- Fournisseur des Compagnies de Chemins de fer, des Adminis-
- ti'îifinne Mi ni«I àpos
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMINS DE FER BATEAUX, SOUS MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY ET CIE
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. KUPHMAX-PARIS. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- Accumulateurs “ PHŒBUS ”
- Éléments / Des moteurs de voitures automobiles.
- transportables \ Traction de voitures et de bateaux. pour ! ,
- Allumage ( Eclairage des voitures et des trains, médecine. Eléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines , »Caboratoires, Çahanoplastie, etc.
- A. KAÎNDLER
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue S^ANDRÉ-des-ARTS Ateiiers : 4, rue du Printemps
- PARIS
- p.r134 - vue 678/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- cxxxv
- ou un plus grand nombre, le droit qui, dans le pre-lïiier cas appartient au riverain, n’appartient pas, dans le second cas, aux riverains, mais à l’Etat. Le système de la concession est, en réalité, une expropriation, et si une indemnité n’est pas allouée, c est une confiscation.
- D’autre part, l’entente est parfaitement légitime entre propriétaires co-riverains pour Futilisation de la force motrice et cette utilisation est l’exercice normal d’un droit. En peut-il être autrement, lorsqu’ils ne s’entendent pas, et dira-t-on alors que leur droit ne leur appartient plus et qu’il peut être concédé par l’Etat ? L’existence ou la non-existence d’un droit ne peut pas dépendre de circonstances fortuites et variables, comme la volonté des individus. Ceci ne prouve pas que le système de la concession ne puisse pas être établi, mais ceci fait voir qu’au fond de ce système existe nécessairement une spoliation.
- La conclusion de M. Pillet est que la licitation des droits de riveraineté, soutenue par M. Michoud, n’est pas seulement recommandable parce qu'elle respecte les intérêts des particuliers ; c’est le seul système conforme à la vérité juridique, le seul qui garantisse des droits légitimement acquis. Alors pourquoi établir un système artificiel et menaçant pour les intérêts particuliers, lorsque le droit commun fournit les moyens de sortir d’embarras ?
- Cette défense de la propriété privée a eu comme contre-partie une profession de foi de M. Larnaude, également professeur à la Faculté de droit de Paris. Il paraît qu’en x 890, à l’inauguration de son cours de droit public, il avait pris comme thème d’une de ses leçons l’idée que la notion de domanialité publique est toute relative, qu’elle n’est pas la même dans les pays du Nord que dans ceux du Midi. Pascal s’en était bien douté, il y a quelque deux siècles et demi, lorsqu’il écrivait : « Les lois fondamentales changent, le droit a ses époques », et M. Larnaude veut être de son
- temps. Il croit qu’il faut faire rentrer dans la domanialité tout ce qui, dans un pays, par sa destination naturelle, doit servir aux usages de tous. Et, d’après lui, les cours d’eau non navigables ni flottables, les sources, et même les eaux souterraines devront, un jour ou l’autre, revenir au domaine public, en raison, les premières des utilités nouvelles nées de la technique industrielle ou agricole, les autres des besoins de la salubrité des villes, des villages, et de la santé des individus. « Il faut, dit-il, que la propriété piûvée ait des prétentions plus modestes. Qu’elle se restrei-gne aux parties du teri’itoire qu’elle peut le mieux mettre en valeur : cette meilleure mise en valeur est aussi sa meilleure justification. » L’auteur n’a pas jugé à propos de s’expliquer sur cette dernière formule et nous le regrettons, car il doit avoir des idées peu banales, lui qui parle « de l’utilisation des eaux souterraines bien captées et bien employées pour augmenter dans des proportions fabuleuses la force productive des tenues ». Il a oublié aussi de dire à quoi on reconnaît dans un pays ce qui doit servir aux usages de tous : les routes, les chemins de fer, la poste, le télégraphe, nous comprenons qu’on les range dans le domaine public ou qu’on en fasse un service public parce que tous en ont besoin ; mais la force motrice, produite au moyen des chutes d’eau des Alpes ou des Pyrénées, répond si peu à l’usage de tous qu’on s’en est passé jusqu’ici. Quoi qu’il en soit, M. Larnaude ne se pose pas en démolisseur de la propriété privée; loin de là, mais il a une étrange manière de la défendre. Après avoir déclaré qu’aucune des justifications de la propriété privée ne peut s’appliquer à l’eau des cours d’eau, ni même à l’eau des sources, il se refuse à appliquer la même conception à la propriété du sol, et il en donne le motif suivant : « La différence, dit-il, est radicale. La terre, je puis l’utiliser; l’eau je ne puis l’utiliser que d’une manière restreinte : au delà de mes besoins, je ne
- UilMES OH PERSAlV-BEiUJSlOlVT (aelna-et-01a«) CAOUTCHOUC OUTTA-PERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- ne INDIA RUBER. GOTTÀ-PERCHA I T1LRGRAPB WORKS C* (LMted)
- fournisseur I Boulevard Sébastopol, PARIS j médaillés D’or |
- USHQOSS A PSmSAM-IBSATJSgONT (*.-«$-!.) et 8XLVERTOWN (iigUtetH).
- Cibles poar taauàr* éUcirapM a* traaapart éa fana, à yfZV F*1» «livre isolée poar élsctro-aimaota a* tynuus.
- haute et basse tessiea. / > Fils poar sonneries et téléphones.
- •us éberâte poar uesaeataten», et»., ata. G&W«* télégraphiques, aériens, soatemiaa, mm asariai.
- Envol de Tarifs franco sur demande.
- manufacture d’Appareils
- de mesures électriques
- Système G AXS ET GOLDSCHMIDT
- VOLTMÈTRES & AMPÈREMÈTRES APÉRIODIQUES, Industriels et (le précision. — OHMMÈTRES. — WATTMÊTRES ET TOUS AUTRES APPAREILS
- Pour usages Industriels et de Laboratoires.
- CONSTRUCTION IRRÉPROCHABLE. MODÈLES VARIÉS. PRIX TRÈS AVANTAGEUX M. PALEWSKI, ingénieur des Arts et Manufactures
- 28, rue de Trévise, Paris Téléphoné 237-59
- p.r135 - vue 679/746
-
-
-
- CXXXVI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- puis que la gaspiller, et en la gaspillant je gaspille une richesse sociale, » Gageons que M. Larnaude possède des terres où il n’y a ni cours d’eau, ni source.
- D’après ce simple rapprochement des opinions professées par M. Pillet et par M. Larnaude, on peut prévoir les discussions auxquelles donnera lieu la proposition de loi du gouvernement, lorsque l’étude en sera abordée à la Chambre des Députés et au Sénat. Les industriels, qui, dès maintenant, ont fait leur petite affaire et se sont assuré la possession régulière des rives des cours d’eau, seraient assez disposés à transiger sur une solution proposée par M. Colson. Leur représentant, M. Pinat, accepterait que la concession ne fût pas imposée à celui qui, pour établir une chute d’eau se trouverait en possession de tous les droits nécessaires et n’aurait rien à demander, ni à l’Etat, ni au pouvoir judiciaire : quant aux installateurs futurs de chutes, ils se débrouilleraient comme ils pourraient, c’est une conséquence fatale de la transaction. Le premier serait propriétaire indéfiniment, les seconds seraient à la discrétion de l’Etat; il est inutile d’ajouter que, de ce seul fait, résulterait pour le premier une supériorité économique considérable sur les seconds, ce qui atténuerait les dangers de leur concurrence éventuelle.
- Au fond de toutes les dissertations qui se sont produites devant les Sociétés d’Economie politique ou d’Etudes législatives, on retrouve le sentiment confus que l’utilisation des chutes d’eau peut devenir
- une source de richesse considérable, et c’est à qui s’en assurera la possession, de l’Etat ou des particuliers. M. Colson, conseiller d’Etat, partage cette illusion, dont le Dr Cornélius Herz fut le père, lorsqu’il lança quelques-uns des grands financiers de l’époque dans l’entreprise du canal de Jonage, devenue la Société des forces motrices du Rhône. « Il faut bien songer, ditM. Colson, qu’un jour ces chutes d’eau peuvent constituer des fortunes colossales, car on ne saurait considérer comme une éventualité irréalisable la conception d’une situation industrielle telle que leur possession assure une supériorité énorme aux établissements qui en bénéficieraient. » L’orateur sait aussi bien que nous que l’épuisement des houillères n’est pas près de se produire ; que nous avons, dans les gisements connus et dans des conditions normales d’exploitation, delà houille pour deux ou trois siècles ; que, d’ici là, les houilles d’Amérique, de Chine, et d’autres encore interviendront plus activement dans l’alimentation du monde entier; enfin que les perfectionnements apportés sans cesse à butilisation du combustible tendront à en maintenir la consommation annuelle sensiblement constante à partir d’un moment donné. Nous ne nous expliquons pas pourquoi il ajoute que l’épuisement des houillères peut aussi se manifester plus tôt qu’on ne le pense, à moins que ce ne soit pour conclure que la possession de la force motrice produite par les chutes d’eau pourrait devenir la condition absolue de l’exercice de certaines industries.
- Appareillage Électrique
- GRIVODAS
- Société anonyme au capital de 1.000.000 de francs! Établissements fondés en 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 16, rue Mongol fier PARIS
- Exposition de 1889, Paris Médaille d’argent
- Exposition de 189-1, Lyon Médaille d'or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Paris. — Médaille d’or
- Supports pour lampes à incandescence
- COMMUTATEURS
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPTEURS DE TOUS SYSTÈMES RHÉOSTATS, DISJONCTEURS TABLEAUX DE DISTRIBUTION Manufacture de tous appareils et accessoires pour stations centrales et installations d’éclairage électrique, montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, ébonite, etc., etc. — Appareils pour courants de haute tension, depuis 440 jusqu’à 5.003 volts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TELEPHONE 158-91
- Envoi franco du Catalogne sur demande
- TK18SET.Y BlUULTiCHAPRÜft
- Constructeurs-Mécaniciens
- Usines à PARIS & à CHARTRES
- EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein 80à 85/
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- l ACCUMULATEUR TUDORI
- Société anonyme. Capital : 1.600.000 fr.
- Siège social ; 48, rue de la Victoire, Paris\
- USINES ; 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- p.r136 - vue 680/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- FELTEN & GUILLEAUME CARLSWERK
- Action - Gesellschaft, MULHEIM-SUR-RHIN
- SPÉCIALITÉS POUR TRAMS ÉLECTRIQUES
- CABLES D’ALIMENTATION (FEEDERS)
- Bail-Bonds en 'cuivre
- NEPTUNE ”
- souterrains et aériens.
- FILS TROLLEY et FILS TENDEURS
- de haute résistance à la rupture
- CABLES MÉTALLIQUES DE TOUS GENRES
- AnenU pn France et en BehUmip f J JACQUOT, 30. rue des Bourdonnais, PARIS Agents en hiance et en Belgique J GERNAERT et O, 3, rue d’Arlon, BRUXELLES.
- IE
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÊE FRÈRES & C
- capital 1,000,000 de ir. — Siégé social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17e
- PORCELAINES & FERRURES
- pour l’Électricité
- # # #
- CHAUFFAGE ELECTRIQUE
- $ *
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS
- Chauffe-pieds électrique pour Bureaux, n° 182. Téléphone : 510-72
- PIRELU&C, IIUÜ
- Société pour l’exploitation générale Du Caoutchouc, de la Gutta-Percha et Similaires FONDATEURS DE LA S« PIRELLI & Cia
- FABRIQUE ESPAGNOLE DE FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES
- Villanueva y Geltrû (Espagne)
- FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES ISOLÉS
- Siège social et Usine principale à MILAN
- Usine succursale pour la construction des câbles sous-marins-SPEZIA CABLES SOUTERRAINS ET SOUS-MARINS GABLES TÉLÉPHONIQUES avec isolement de papier à circulation d’air
- GRAND PRIX
- PARIS
- 1900
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours — Membre du Jury
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR — MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. flfl+laill* A or de la Société d'encouragement pour l’industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Breyetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulins Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein dé 80 à 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine tournie à l’Etat français 90,4 p. 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hercnle-Progrès » supérieur d celui de tout autre système ou imitation, et nous nous engageons à reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’entretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- PRODUCTION ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR J.OUR SOCIÉTÉ DES ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de 1*500,000 francs, à Epinal (Vosges; Rb FlRENCES, circulaires et prix sur demande
- p.n.n. - vue 681/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- SÂUTTER, KARLË « C“
- 26, avenue de Suffren, 26
- PARIS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900 8 GRANDS PRIX — 4 MÉDAILLES D’OR
- Hors Concours — Classe 117 Jury
- ÉLECTRICITÉ
- ÊCL A ÏRAGE — TRANSPORT DE FORCE
- A?
- <v
- Maison FARCOT fondée en 1823
- Éts JOSEPH FARCOT
- FARCOT FRES & CIE
- %
- % % V
- St-OUEN-S-SEINE
- PARIS 1900
- QUATRE GRANDS PRIX
- 1853-1867-1878
- GRANDS PRIX
- 1889 HORS CONCOURS
- MACHINES A VAPEUR
- à grande vitesse et à basse consommation
- •-J*]1-' _
- tfev-’C.. • ; '.AV
- ' ‘ Av.1' tjk_aâ? »9
- ÉCLAIRAGE
- TRANSPORT RR FORCE
- GENERATEURS
- DE TOUS SYSTÈMES
- POMPES CENTRIFUGES
- à grand rendement
- TRANSFORMATEURS Installation de Stations centrales électriques. Appareiis de manutention.
- MOTEURS ÉLECTRIQUES
- Vrais LUNDELL
- Type hermétique de 1/4 de cheval à 10 chevaux
- — Courant continu —
- Lundell
- PETITS MOTEURS ÉLECTRIQUES
- H. C. HERMÉTIQUES De 1/10, 1/8, et 1/6 de cheval Courants continus et alternatifs
- E.-H. CADIOT et C“
- 12, rue St-Georges, Paris—Téléphone : 152-21)
- p.n.n. - vue 682/746
-
-
-
- Station électrique du Chemin de fer d’Orléans
- Supplément à L'Éclairage Électrique du G septembre 1902
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIETE FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & Cie
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs.
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudryj5 '
- CABLES ÉLECTRIQUES SOCS PLOMB, POUR BASSES ET HAUTES TENSIONS
- transports de force, tramways, Xumière, télégraphie,
- jŸtines, etc., etc.
- Fournisseurs du Secteur des Champs Élysées à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre, Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- SOCIÉTÉ GRAMME
- 20, Ï’MC <f<7 35 80 F. ïïB JL SS. 3S
- Moteur type ieger ferme.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES ACCUMULA TE U RS
- LAMPES A ARC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- Groupes Electrogènes
- BL
- 99
- a graissage sous pression et à haut rendement
- IBS Machines en fonctionnement de 10 à 500 chevaux
- Ateliers de construction
- Bonite, Larbodière
- ET Cie
- 20, rue Taitbout PARIS
- Ateliers à Aubervilliers j
- (Seine)
- p.n.n. - vue 683/746
-
-
-
- CAISSE DE CONTROLE
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- Société Anonyme au Capital de 7,500,000 Francs Siège Social à JP ai is : Fine de Chateaudun.
- Usine à CREIL (Oise).
- ---------<3@C=--------
- MATERIEL A COURAIT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE ET POLYPHASE
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES Tramways. — Stations centrales. — Transports d’énergie.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- De PLAFOND, *-
- de TABLE,
- APPLIQUE'^Jgÿ
- &r
- etc.
- -3&
- Constructeur
- The Général Electric C°-Ld
- SS AGENT GENERAL !
- LUCIEN ESPIR
- 11 bis, rue Maubeuge — PARIS
- DYNAMOS “PHÉNIX’
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A arc, Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs)
- ENREGISTREURS
- p.n.n. - vue 684/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- CXXXVI1
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET RREYETS
- Théorie.
- Rotations électrostatiques, par G. Yicentixi. Il Nuovo Cimento, t. III, p. 296, avril 1902. — La question a déjà été étudiée par Quincke (Wied. Ann., t. LIX, p. 417? 1896) ; Heidweiller (JV. Ann., t. XXI, p. 529, 1897, et t. LXIX, p. 531, 1899) ; Boltzmann (W. Ann., t. LX, p. 399, 1897) ; Schweidler (Beiblàtter, t. XXII, p. 107, 1898). L’auteur a abordé une partie encore
- inexplorée, celle de la rotation des liquides. Dans la paroi d’un vase en forme de cristallisoir, on fixe les deux électrodes diamétralement opposées. Après quelques mouvements irréguliers, le liquide se met en rotation, le sens de la rotation est quelconque, il sutïit de donner au liquide une impulsion pour que la rotation continue dans le même sens. Même phénomène si les deux électrodes sont reliées au même pôle, l’autre pôle étant en communication avec une électrode placée au centre. La polarité est sans influence. Si une électrode est au centre, l’autre reliée à une lame qui tapisse la paroi du vase sur tout le contour, on observe des ondes concentriques. Dans les expériences de rotation, on constate que la vitesse qui a lieu au début diminue graduellement et atteint rapidement une valeur invariable. La nature du liquide, pétrole ou benzine, semble sans influence sur la vitesse. L’auteur a étudié la distribution du potentiel au moyen d’une électrode sonde. Le champ négatif prédomine sur le positif; celui-ci, très restreint, se présente sous la forme d’un coin qui pénètre dans la partie négative. Cela tient à ce que l’électricité positive passe en grande partie entre le liquide et la paroi et, en effet, en étudiant le potentiel sur la paroi, on trouve la surface positive très étendue et s’approchant à très peu près du pôle négatif. M. Vicentini a terminé cette étude par des expériences analogues sur les poudres en suspension et sur les gaz. G. G.
- Propriétés magnétiques des aciers au nickel, par Crit-tenden Marriott. Electrical World, t. XXXIX, p. 8i3.
- 10 mai 1902. — Les officiers du service géodésique des Etats-Unis pensent que les propriétés magnétiques particulières des aciers contenant i5 à 25 p. 100 de nickel simplifieront beaucoup les mesures du mignétisme terrestre, ainsi que toutes les observations galvanométriques exigeant une grande exactitude. L’emploi de ces aciers empêchera, croit-on, les variations de température de changer le moment de l’aimant et dispensera ainsi des longs calculs qu’exige la correction de cette erreur. Depuis quelques années, beaucoup d’études ont été faites en France sur les aciers renfermant moins de 2Ô p. 100 de nickel et ont abouti à des résultats surprenants. Un acier contenant, par exemple, 24 p. 100 de nickel, est non magnétique quand il sort du creuset et le reste jusqu’à ce que sa température soit tombée à o°. Il commence alors à acquérir du magnétisme jusqu’à la température de —- 2000, qui marque le maximum. Si on chauffe de nouveau, il conserve exactement le même état de magnétisme jusqu’à 45o°, puis son magnétisme commence à décroître pour redevenir nul à 65o°. P. L.
- Génération et Transformation.
- Essais d’une machine à vapeur avec surchauffeur système Schmidt, par le professeur Ewing. Elektrotech-nische Zeitschrift, t. XXIII, p. 6i5, 10 juillet 1902, d’après The Electrical Engineer. — Cette machine à vapeur a été construite par la maison Easton et Cie, de Erith, et est destinée à une dynamo à courant continu de 140 kilowatts. Elle est du type vertical à 3 manivelles, décalées de 1200, et commandées chacune par deux cylindres en tandem. La distribution de la vapeur est telle que la machine fonctionne comme moteur à triple expansion. La vapeur arrive de la chaudière dans l’un des cylindres supérieurs, puis se répand immédiatement dans les deux autres ; à sa sortie des cylindres supérieurs, elle se rassemble dans un receiver d’où elle passe en même temps dans les trois cylindres inférieurs. Les constantes sont :
- ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à POiNT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe Y
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt» Hutin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tunis ) ( Mozambiqne-Majnnga).
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l’éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d’appareils pour la traction. Accumulateurs pour l'inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège sooial : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine ; 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FORTRANS-PARIS
- p.r137 - vue 685/746
-
-
-
- CXXXV1II
- asssasga--^--,-
- Supplément à L'Éclairage Électi'ique du 6 septembre 1902
- diamètre des cylindres supérieurs, 3oo mm ; des cylindres inférieurs, 4oo mm ; course des pistons, 200 mm. En régime normal, la machine sera munie d’un condenseur à injection, mais, exceptionnellement pour les essais, on a employé un condenseur à surface. La pompe à air était actionnée par un 'électromoteur de 4,5 kilowatts. La durée des essais a été de 14 heures, pendant lesquelles la vapeur a été maintenue à la pression constante de 8,5 atmosphères, mais le professeur Ewing a reconnu que ce régime n’était pas le plus favorable au moteur, qui perd, dans ces conditions, tous les avantages de la triple expansion. Il est construit, en effet, pour fonctionner à n,5 atmosphères. Quoiqu’il en soit, les consommations spécifiques relevées sont très favorables. N’oublions pas, d’ailleurs, que l’intérêt de ces expériences réside presque tout entier dans la surchauffe. Or la température de la vapeur surchauffée, à la soupape, oscillait entre 35o° et 38o°, ce qui correspondait à une surchauffe moyenne de 200°, sur lesquels environ 6o° étaient fournis par le receiver ; la surchauffe, à l’entrée du cylindre à haute pression, se réduisait donc à i35°. On relevait l’énergie électrique fournie par la génératrice : i° au moyen d’un wattmètre enregistreur automatique ; 20 en lisant, à intervalles réguliers, les indications d’un voltmètre et d’un ampèremètre. Les nombres donnés par les deux méthodes concordaient très bien. L’expérimentateur accordait moins de confiance aux relevés fournis par les 12 indicateurs adaptés aux 6 cylindres, et cela à cause de la grande vitesse de rotation de la machine qui marchait à 400 t. : m. Le rapport entre les chevaux électriques et les chevaux indiqués était o,83 ; et on arrivait à une consommation de 5,1 kg de vapeur par cheval indiqué. Le tableau suivant résume les consommations de vapeur par kilowatt-heure pour différentes charges.
- Kw. Kg de vapeur par kw-heure.
- 140 8,1
- 120 8,2
- 100 8,3
- 80 8.6
- 60 9,3
- 40 10,9
- 20 16,9
- Ewing conclut son rapport en faisant remarquer qu’une dépense de 8,1 kg de vapeur par kilowatt-heure, pour une machine de si faible puissance, doit être considérée comme un résultat très remarquable. B. K.
- Commutatrices de la Bau-und Betriebsgesellschaft, de Vienne. Zeitschrift fur Elektrotechnik, t. XX, p. 267, 25 mai 1902. — Cette installation, exécutée par la Siemens und llalske Aktien-Gesellscliaft, a pour but de transformer du courant continu en courants triphasés à haute tension qui sont transmis à la sous-station de Simering. Elle comprend deux groupes de transformateurs constitués chacun par : i° une commutatrice de 55o kilowatts, à 5oo t. : m., qui reçoit du courant con-
- tinu à 55o volts et débite des courants triphasés à la fréquence 5o, sous 3go volts ; 20 un transformateur de phases pour le réglage de la tension triphasée à 5 p. 100 près environ; 3° un transformateur de 600 KYA qui élève la tension des courants triphasés fournis par la commutatrice de 3go à 5 000 volts. Le primaire de ce transformateur est formé de trois circuits alternatifs décalés de 1200 et indépendants, tandis que le secondaire est monté en triangle. La qualité dominante des commutatrices est de pouvoir fonctionner sans étincelles, même pour les plus grandes variations de charge et sans qu’il soit nécessaire de déplacer les balais. On les fait démarrer par le côté continu ; pour leur mise en parallèle, on se sert de 3 lampes qui brillent alternativement jusqu’à ce que le synchronisme soit atteint et l’ordre des allumages indique quelle est celle des machines qui est en avance. Dès qu'elles sont en phase, l’une des lampes s’éteint, les deux autres au contraire brillent d’un vif éclat, et à cet instant précis, facile à saisir, on effectue le couplage. Les transformateurs de phases permettent de répartir à volonté la charge sur l’une ou l’autre machine. Leurs enroulements primaires et secondaires peuvent être décalés l’un par rapport à l’autre, de telle sorte que le rapport de transformation varie depuis un maximum négatif jusqu’à un maximum positif, en passant par zéro. Ils sont construits comme des moteurs asynchrones, dont le rotor, alimenté par les courants triphasés à 390 volts, constitue le primaire ; le secondaire est formé par l’enroulement du stator. La tension de ce transformateur peut varier entre zh 22 volts ; par conséquent, la tension primaire oscille entre 3go zh 22 volts et la tension secondaire entre 5 000 it 282. Le côté haute tension du transformateur est pourvu d’un interrupteur à tube, qui 11e donne pas d’étincelle visible même quand on rompt le circuit sous une charge de 3oo kilowatts. Les conduites à haute tension sont munies de fusibles renfermés dans des tubes. Enfin, on se rend compte à chaque instant de l’état d’isolement de l’installation et de la ligne au moyen d’un voltmètre électrostatique avec condensateur qui donne la tension entre deux phases quelconques ou entre une phase et la terre. B. K.
- Prix comparés du gaz et de l’électricité dans 60 villes de l’Etat de Massachusetts en 1900-1901. Revue industrielle, t. XXXIII, p. 337-338, 23 août 1902. — L’auteur, M. Ph. Delahaye, a utilisé les documents établis par l’Etat de Massachusetts pour dresser un tableau donnant le prix de vente, les bénéfices d’exploitation, le nombre d’abonnés du gaz et de l’électricité et la population, pour 60 villes de cet Etat d’une population globale de plus de deux millions et demi d’habitants. Le prix du mètre cube de gaz de houille ou de gaz à l’eau carburé varie de 17 à 53 centimes, le prix du kilowat-heure de 1 fr. à x 25 fr. et les bénéfices bruts de l’électricité sont pour l’ensemble supérieurs à ceux du gaz. — Il résulte encore de ce tableau les renseignements suivants : i° Pour 28 villes, dont Boston, où la concurrence existe entre le gaz et l’électricité, et dont la population totale
- 16, Rue Rivay, 16, LEVALLOIS
- (Seine)
- LUMIERE
- TRACTION
- BATTERIES
- tiuuprUMei
- V*
- t
- Renseignements Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignements statistiques
- LE VOLT A
- Annuaire de l’Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 figures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, N° 53, PARIS (9e) LeVOLTA est à la fois le Larousse et le Bottin de VElectricité.
- p.r138 - vue 686/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- CXXX1X
- est de i 679 54o habitants, les bénéfices d’exploitation de l’exercice 1900-1901 se sont élevés pour le gaz à à 44° 7°° doll. avec i45 515 compteurs, pour l'électricité à 1 781 537 doll. avec 2Ô3i2 abonnés de lumière et force motrice; a0-pour 12 villes où le gaz existe seul et dont la population totale est de 4°4 865 habitants, les bénéfices se sont élevés à 210806 doll. avec 33 i58 compteurs; 3° pour 20 villes où les deux exploitations de gaz et de l’électricité sont dans la même main et dont la population totale est de 002 g3o habitants, les bénéfices d’exploitation se sont élevés : pour le gaz à 278 546 doll. avec 35 514 compteurs, pour l’électricité à 277 276 doll. avec 65oi abonnés.
- Applications mécaniques.
- Essai commercial des moteurs asynchrones, par Mc. Allistf.r. Electrical World and Engineer, xi janvier 1902. — L’auteur propose des méthodes 11’exigeant qu’un wattmètre et un voltmètre; il "détermine séparément le glissement, le couple, le courant secondaire et le facteur de puissance. Le glissement est donné par le rapport de la perte ohmique dans le cuivre, à la puis-
- sance secondaire totale ; S :
- R,l2,
- ; le couple
- E,2I2 cos o
- s’obtient très exactement en divisant la puissance secondaire parla vitesse au synchronisme. Ces mesures supposent connue la résistance secondaire; pour une cage d’écureuil, on cale le rotor, un wattmètre dans le primaire donnera la perte ohmique totale du primaire et du secondaire, d où l’on déduira aisément la résistance secondaire ; quant au courant secondaire, il faut le déduire du calcul. La méthode du wattmètre pour la mesure du facteur de puissance est connue ; le courant primaire s’en déduit par le calcul. L’auteur donne des tables et des courbes d’essais effectués sur un moteur de 5 chevaux.
- P.-L. C.
- L’équipement électrique des machines-outils modernes, par R. Lozier. Electrical Review (N. Y.), t. XXXIX, 21 décembre 1901, p. 754-758. —D’après des
- essais faits par M. Beixjamin (Amei'icaix Society of Më-chanical Engineers), sur 60 établissements, le rendement des transmissions par courroies est 35 à 45 p. 100 de la puissance totale qui peut se répartir de la façon suivante : frottements dans la machine, xo p. 100 ; action-nement des arbres, i5 p. 100 ; courroies et poulies i5 p. 100; machines à vide, x5 p. xoo; travail utile, 45 p. 100. Pour 3o m d’arbres de transmission avec moteurs électriques, le rendement est de 70 p. 100. L’application d’un moteur à chaque machine a montré, dans les grandes usines, que la puissance moyenne demandée à la génératrice n’était que 16,6 p. 100 de la puissance nominale de l’atelier. En examinant la question au point de vue économique, l’auteur arrive à cette conclusion que le svstème à moteur individuel donne une économie de 5o p. 100 de la dépense occasionnée par le système à couri'oies, avec le prix de la tonne de chai’bon à i5 fr. En outre, l’équipement électrique augmente de 8 à 25 p. xoo la production, toutes choses égales; et l’auteur donne de nombreux exemples d’application.
- Traction.
- Les moteurs du chemin de fer électrique aérien de Liverpool. Electrician, t. XLIX, p.373-375, 27 juin 1902. Electrical Review, t. L, p. 20, 4 juillet 1902. — Cette ligne est longue de 10,5 km et comprend 16 arrêts. Oix a résolu, il y a un an, de diminuer la durée du trajet, qui était de 32 minutes, et on a réussi à l’abaisser à 20,5 minutes. Ce résultat a été obtenu au moyen d’un nouveau matériel roulant qui permet de donner aux trains une forte accélération. L’article donne les courbes de fonctionnement des moteurs et leurs détails de construction. P. L.
- Appareillage électrique pour chemins de fer, par l’ingénieur Fillxjxger. Communication faite à la Société des Electriciens de Yienxxe le 2 avril 1902. Zeitschrift fur Elektrotechnik, p. 240, ix mai 1902. —- L’invention de l’auteur consiste en xin appareil enregistrant automatiquement les signaux des cloches électriques, la position des
- W. BLISS C
- BROOKLYN. N. Y. Etats-Unis.
- Société anonyme au Capital de 10.000.000 de fr.
- SIEGE EN EUROPE 12bis, jîvenue de la Grande- jîrmée PARIS
- Téléphone n» 526-12 A. WILZIN, Directeur
- MATÉRIEL
- pour Tôles de Dynamos, Pièces détachées de Vélocipèdes, Ferblanterie, Ustensiles de mér.a je Quincaillerie, Lampes, Articles estampés, Presse à emboutir, à découper, Cisailles, Marteaux-pilons.
- AGENTS A BERLIN ET COLOGNE . \ Schuchardt & Schuttc
- PRESSE N° 30A
- (ci-conti’e)
- pour Tôles de Dynamos
- Cette presse munie de mécanismes d’éjection fonctionnant d’une façon certaine et consommant peu de force, dégage la feuille et les déchets sans les ressorts généralement employés et dont l’action est incertaine tout en absorbant une forte partie de la puissance de la machine. La matrice et le poinçon sont disposés de façon à découper d’un seul coup un anneau (ou un segment) avec les encoches ; opérant ainsi, on évite l’excentricité qui se produit entre les deux circonférences lorsqu’on opère en deux ou plusieurs fois et on assure une uniformité absolue dans les divisions de la denture. Les rainures de clavetage se poinçonnent aussi du même coup.
- p.r139 - vue 687/746
-
-
-
- CXL
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- signaux éloignés et la manœuvre des aiguilles. Il se place dans la station même, à la portée du chef de gare, soit dans le bureau affecté au télégraphe, soit dans une pièce réservée. Une de ses qualités non moins appréciable est de pouvoir contrôler la vitesse d’un train en marche, et ce contrôle donne des résultats bien plus exacts que les enregistreurs installés sur la locomotive elle-même. Ce dispositif, dit l’auteur, joue vis-à-vis du personnel subalterne le rôle d’un gardien dont la vigilance n’est jamais en défaut et, en cas d’accident, permet immédiatement d’établir les responsabilités. Cinq figures, très détaillées, complètent l’article. B. K.
- Un nouvel appareil de sécurité pour voitures de tramway, par Br. Bôhm-Rajffay. Zeitschrift für Elek-trotechnik, t. XX, p. 293-294, i5 juin 1902. — L’appareil imaginé par M. Alois Svobodo, ingénieur en chef des tramways de Prague est constitué par un cadre protecteur solide, en forme de chasse-neige qui descend automatiquement jusqu’au niveau du sol dès qu’un objet d’un certain volume est engagé sous la voiture elle rejette latéralement. L’appareil est mis en action au moyen d’un cadre léger placé à l’avant de la voiture ; quand ce cadre rencontre un objet d’une certaine hauteur, il oscille autour d’un axe et fait déclencher le cadre protecteur qui descend vers le sol. Des essais officiels entrepris à Prague, ont montré que l’appareil est très efficace, le mannequin employé dans ces essais a toujours été rejeté en dehors de la voie, quelle que fût la vitesse de la voiture. B. K.
- Influence de la composition chimique sur la résistivité des rails de roulage et de prise de courant, par
- Sydney Woodfield. Electrical Review (Londres), t. L, p. 1 047-1 049, 27 juin 1902. —- La conductance de l’acier varie notablement avec la nature et la proportion des éléments qui entrent dans sa composition : carbone, manganèse, silicium, soufre, phosphore. Des tables, les unes reproduites, les autres dressées par l’auteur, indiquent la résistivité des divers aciers employés pour les
- rails, et la résistance des voies simples ou doubles par mille de longueur, selon le système d’éclissage électrique adopté. P. L.
- Télégraphie et Téléphonie.
- Nouvel appareil de télégraphie sans fil de Marconi.
- Electrical World and Engineer, t. XL, p. 91-92, 19 juillet 1902. — Le nouveau récepteur de Marconi est basé sur la diminution de l’hystérésis d’un barreau de fer produite par le choc d’ondes de haute fréquence sur ce barreau. Si le barreau est à ce moment soumis à une force magnétique variant lentement, il en résultera, à chaque choc d’ondes, une variation dans l’état magnétique du barreau, et par suite des courants induits dans un solé-noïde entourant le barreau. Marconi constitue son récepteur par un noyau en fils de fer fins pourvu de deux enroulements superposés ; l’enroulement intérieur est connecté aux plaques ou aux fils du résonateur (terre et fil aérien ou transformateur récepteur dans les appareils syntonisés) ; l’enroulement extérieur est relié à un récepteur téléphonique. Un aimant en fer à cheval mû par un mouvement d’horlogerie tourne devant le noyau; ou bien deux aimants fixes sont placés en regard des enroulements et le noyau, mobile à l’intérieur, est constitué par une corde en fer s’enroulant sur une poulie. Un appareil de ce genre a été employé entre Poldhu et North Haven (243 km), les signaux ont une uniformité d’intensité remarquable. P.-L. G.
- La transmission téléphoniques à grandes distances comparée aux phénomènes hydrodynamiques, par H.-T. Eddy. Electrical World and Engineer, t. XL, p. 127-128, 26 juillet 1002. — L’auteur reprend la comparaison classique de Maxwell entre les phénomènes du courant alternatif et ceux qui se produisent dans un corps de pompe à double action. Pour l’appliquer à la transmission à grande distance, il considère deux pompes l’une génératrice, l’autre réceptrice reliées par une longue conduite. Il est évident que l’inertie empêcherait la pompe génératrice de transmettre des oscillations très rapides dans la
- C. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIe
- Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-8° raisin. 412 pages, 271 figures. 12 fr.
- ACEWGB! PRAKÇA1SE
- des ATELIEBS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- île VJEVÆJT (Suisse)
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- « J. Aug. S G 11 O MX »
- Ingénieur-Conseil Expert près les Tribunaux.
- 17, rue de la République, 17. LYON Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELECTRICITE
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- CHEMINS DE FER PAR1S-LYON-MÉDITERRANÉE
- AVIS
- La Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. a l’honneur de prévenir MM. les voyageurs que depuis le 5 Mai courant, elle a mis en service, à titre d’essai, des appareils garde-places, système Rocjcher, dans ses trains rapides de jour, entre Paris et Marseille (Train n° 1 partant de Paris à 9 h. 30 du matin et train n° 2 partant de Marseille à 9 h. 20 du matin.
- L’emploi de ces appareils permettra à MM. les voyageurs de s’assurer la possession indiscutée de la place qu’ils auront choisie dans le train. A cet effet, il leur sera remis gratuitement, au moment du départ, un ticket spécial qui leur suffira d’introduire dans l’appareil placé au-dessus de la place de leur choix. En vertu d’une décision de M. le Ministre des Travaux publics, les places dans l’appareil desquelles aura été introduit un ticket seront seules considérées comme régulièrement retenues, aucun autre mode de marquer les places ne sera donc admis dans les voitures des trains 1 et 2 munies des appareils garde-places.
- MM. les voyageurs auront également la faculté de se faire réservera l’avance une place de leur choix, au départ des gares de Paris et de Marseille, moyennant le paiement d’une taxe de location de 1 franc par place retenue d’avance.
- p.r140 - vue 688/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- CXL1
- conduite, mais si l’on suppose cette dernière munie uniformément de chambres d’air ou constituée par des parois parfaitement élastiques, on comprend aisément qu’une onde de pression va prendre naissance et se transmettre intégralement à l’extrémité de la conduite, si les frottements du liquide peuvent être négligés. La pompe réceptrice engendrera de même une onde réfléchie dont la combinaison avec l’onde directe donnera les ondes stationnaires. L’auteur explique très clairement au moyen de cette comparaison, les phénomènes d’atténuation et de distorsion dans la transmission d’oscillations de fréquences différentes. P.-L. G.
- Éclairage.
- Intensité lumineuse de l’arc électriqué, par C.-P. Mat-thews. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 6i5, io juillet 1902, d’après Electricol World and Engineer. .— Cette petite note résume la communication faite par le professeur P.-C. Matthews, sur la lampe électrique, à la 20e réunion de la National Electric Light Association of America, à Cincinnati. Les essais de ce savant ont porté sur différentes lampes tant pour courant continu que pour courant alternatif.
- sans globe
- 1,07
- x,86
- 1,37
- 2,06
- 1,29
- 2,06
- 1,24
- G 7 6 i,35 i,55
- >27
- 28
- 1,24 1,37
- LAMPES DE 6,6 AMPÈRES
- Consommation en watts par bougie sphérique moyenne ( courant continu (5 lampes) . . courant alternat.
- \ (3 lampes) . .
- avec globe transparent, courant continu.............
- avec globe opalin, courant al-ternatif.................
- La consommation moyenne des lampes de 6,6 ampères, avec globe opalin intérieur et globe transparent extérieur, est de i,3i watt pour le courant continu et 1,92 watt pour le courant alternatif ; dans ce dernier cas, le chiffre tombe à 1,48, si on fait usage d’un réflecteur. Les lampes alternatives de 7,5 ampères sans globe soumises aux essais ont donné : 2,28 — 1,94 et i>8 watt par bougie sphérique moyenne ; leur facteur de puissance a oscillé entre o,83 et 0,88. En faisant des essais comparatifs entre les arcs nus et les arcs avec globe appliqués à l’éclairage des voies publiques, l’auteur est arrivé à cette conclusion que, si le point lumineux est à 7,5 m au-dessus du sol, on obtient le même éclairage, pour une même dépense de 45o watts, dans un cercle de 35 m de rayon ; au-delà, on doit donner la préférence à l’arc avec globe.
- B. K.
- Électrochimie.
- Fabrication électrique de l’acier en Suède. L’Electricien, t. XXIII, p. 112, 16 août 1902, d’après Elek-trotechnische Zeitschrift. — Voici quelques passages d’une correspondance adressée à notre confrère allemand : On fabrique actuellement, dans l’aciérie de Gysinge (Suède), de l’acier coulé sous l’action du courant électrique. Le propriétaire de cet établissement, M. Bene-
- dicks, installa en 1889, sur les conseils de M. Kjellin, ingénieur, un four électrique sans électrodes, qui devait fournir de l’acier : Dès le 18 mars de l’année suivante on obtient la première coulée, et on reconnut que l’acier produit était d’excellente qualité. Le problème se trouvait résolu techniquement parlant, mais non au point de vue économique. En effet, avec la dynamo utilisée, de 78 kilowatts on ne parvenait pas à obtenir plus de 270 kg d’acier coulé par vingt-quatre heures, et le four ne pouvait recevoir à la fois que 80 kg de minerai. On construisit donc un nouveau four qui, achevé en novembre 1900, donna des résultats bien plus remarquables : en utilisant une dynamo 58 kilowatts, on coula en vingt-quatre heures de 600 à 700 kg d’acier. Le second four pouvait recevoir 180 kg de minerai, et les charges de 100 kg duraient de trois à quatre heures. A la suite des expériences ci-dessus, on vient de construire encore un nouveau four, en lui affectant une turbine d’une puissance de 3oo chevaux avec une dynamo génératrice qui lui est directement accouplée. Ce dernier four pourra recevoir 1 800 kg de minerai et l’on calcule que, en le chargeant de matières brutes à froid, on réalisera une production annuelle d’au moins i5oo tonnes. D’après M. Kjellin, l’acier ainsi fabriqué est de qualité supérieure ; il se distingue par sa dureté, sa densité, il accuse une homogénéité et une ténacité remarquables ; en outre, il s’égrène et se déjette moins facilement que l’acier ordinaire à la trempe. Ces propriétés spéciales, qui diffèrent dans une certaine mesure de celles des aciers ordinaires, sont sans doute attribuables à l’absence de gaz. De plus, on assure que la fabrication par les mêmes procédés des aciers spéciaux au nickel, au chrome, au manganèse et au tungstène ne doit comporter aucune difficulté. L’acier chromé et celui au tungstène qui sortent de l’établissement de Gysinge, se prêtent tout particulièrement à la torsion. L’on a en outre constaté que l’acier au tungstène du même établissement donne des aimants permanents plus puissants que ceux fabriqués avec l’acier au tungstène ordinaire et qu’il ne se déjette pas à la trempe. Le four de Gysinge d’une manipulation simple et commode promet de pouvoir soutenir la concurrence au point de vue des frais de fabrication, avec les fours ordinaires généralement employés dans les aciéries, d’autant mieux qu’il donne des produits de qualité supérieure.
- Divers.
- L’industrie électrique et l’instruction technique en Angleterre. Electrical Review, Lond., t. LI, p. i37-i38, 25 juillet 1902. — Dans un rapport du « Technical Education Board » de Londres, le comité attribue l'infériorité croissante des Anglais dans les industries chimiques, optiques et électriques : i° à l’insuffisance des connaissances scientifiques des fabricants qui sont, par suite, dans l’impossibilité d’apprécier la valeur du concours scientifique ; 20 aux conditions défectueuses de l’instruction secondaire ; 3° au défaut de jeunes gens versés dans les applications de la science à l’industrie ; 4° à l’absence d’une institution qui aurait ce but et qui serait suffisamment bien équipée. P.-L. C.
- CABLES ELECTRIQUES
- HA ISO AS : ipvjGî^ fs LS 3=
- LYON f s co L-S-a. Bo=-ra-i
- ET [fipall
- BORDEAUX pM
- TÉLÉPHONE 146-84
- Gr. &E.-B. delà MATEE. Dépôt : 81, rue Réaumur, Paris.
- Usines et bureaux à Gravelle-Saint-Maurice (Seine.)
- p.r141 - vue 689/746
-
-
-
- CXUI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 septembre 1902
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. — BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Barraxjlt, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris
- Télégraphie et Téléphonie.
- Télégraphie hertzienne. — Rochefort. 307 337, B F, 22 janvier 1901. —Nouveau récepteur pour télégraphie hertzienne.
- Rochefort, 3078^9, B F, 5 février 1901. — Nouveau cohéreur pour télégraphie hertzienne.
- Schaefer. 307 167, BF, 17 janvier 1901. — Perfectionnements aux récepteurs pour ondulations dynamoélectriques, ondulations Hertz.
- Schæffr, Lippold et Renz. i21 663, DRP, 3i mai 1899. — Appareil récepteur pour ondes électriques.
- Scharf. 3i2 843, B F, 19 juillet 1901. — Procédé pour la transmission simultanée, dans les deux sens, d’un nombre quelconque de dépêches sur un même fil conducteur, par le moyen d’ondes électriques stationnaires de longueurs différentes.
- Scharf. 312844, B F, 19 juillet 1901. — Procédé de télégraphie sans fil basé sur l’application des oscillations électriques stationnaires.
- Shcemaker et Gehring. 812924, B F, 23 juillet 1901. — Perfectionnements à la télégraphie sans fil.
- Shcemaker (H.). . 691 8 i5, USAP, 16 octobre 1901. — Cohéreur.
- Slaby (A.) et von Arco. 124 i54, DRP, 23 décembre
- 1898. — Disposition de station de départ et station réceptrice pour télégraphie sans fil avec conducteur aérien vertical.
- Slaby (A.) et-Arco (G. Graf von). 124 645, D R P, 9 février 1900. — Récepteur pour télégraphie sans fil avec source de courant unique.
- Systèmes télégraphiques. — Brown. 3o8 o58, B F, 12 février 1901. — Perfectionnements dans la télégraphie électrique.
- Burke. 3x2 084, BF, 25 juin 1901. — Code perfectionné pour télégraphie électrique.
- Crehore (A.-C.) et Sqtjier G. O. ii8o5i, DRP, 8 mars
- 1899. — Procédé pour donner les signaux télégraphiques à l’aide des courants alternatifs.
- Ferrie (G.). 118 335, D R P, 3o janvier 1900. —Procédé pour télégraphier au moyen des courants alternatifs.
- Gorton. 3x3 243, B F, 5 août 1901. — Procédé et combinaison d’appareils pour transférer et renvoyer les signaux transmis par un câble télégraphique.
- Littlefxeld. 3xi 65g, BF, 11 juin 1901. — Système perfectionné de télégraphe.
- Loizeau de Grandmaison. 3ii 119, B F, 23 avril 1901. — Nouveau système de télégraphie.
- Rowland Fiklegraphic Company. 3x2 014, B F, 21 juin-1901. —Système perfectionné de télégraphie électrique.
- Rowland Telegraphic Company. 3i3 3a5, B F, 7 août 1901. —Perfectionnements apportés aux systèmes de communications télégraphiques.
- Rowland Telecraphic Company Limited. 3x3 194, B F,
- 2 août 1901. — Système de distribution télégraphique.
- Société des télégraphes multiples (système E. Mer-cadier). 3i5 754, B F, 9 novembre 1901. — Perfectionnements apportés à la télégraphie multiple utilisant des courants ondulatoires ou alternatifs.
- Appareils télégraphiques. —- Somssich. 314691, B F,
- 3 octobre 1901. — Ligne souterraine isolée pour les
- télégraphes. ...........
- Siemens et Halske. 117611, DRP, 16 février 1900. — Télégraphe à cadran. .......
- World, Flash Company. 3i4 ou, B F, 4 septembre 1901. — Système perfectionné de transmetteur télégraphique.
- Sixirley et Skirrow. 3i4o54, B F, 6 septembre 1901. — Perfectionnements apportés aux manipulateurs ou touches télégraphiques.
- Gardner (J.). 117 g85, D Pt P, 3i mars 1900. — Disposition à main pour récepteur Morse travaillant par moteur.
- Cerebotani (L.) et Mandelli (C.). 117984, DRP, 17 septembre 1899. — Manipulateur automatique pour télégraphe Morse ou télégraphe imprimant.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Cliehy) Paris
- DININ
- Fournisseur des Ministères^ des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l'Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques
- CATALOGUES FRANCO — TELEPHONE 529-14
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, rue Delambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour L’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier. ' -
- p.r142 - vue 690/746
-
-
-
- 9e Année — N° 37
- Tome XXXII
- Samedi 13 Septembre 1902.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE.. ÉLECTRIQUE Âst interdite
- S 0 M M AIRE Pages.
- A. TURPAIN. — Les récentes expériences de la télégraphie sans fil dans la marine italienne : Expériences de M. Quintino Bonomo................................................................... 377
- J. BLONDIN. — Le Congrès de Montauban de l’Association française pour l’avancement des sciences :
- Actions exercées par des courants alternatifs sur une masse conductrice ou diélectrique, par P. Duhem. . 383
- Lois de transparence de la matière pour les rayons X, par L. Benoist......................... 390
- Les lois nouvelles du rayonnement èt leur application à la mésure des hautes températures, par Ch. Féry. 3gi
- Contribution à l’étude de la photométrie photographique, par C. Camichei. . . . ............. 392
- Sur la photométrie chimique et photographique, par A. Cotton. ................... . ......... 3q4
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Accumulateurs : Quelques essais sur des accumulateurs au zinc-plomb, par Oscar Gabran. . ............. 399
- Moteurs : Essais d’un moteur asynchrone triphasé de la Berliner-Maschinenbau A. G., par E. Ziehl. . . . 40^
- Télégraphie : Sur les ondes électriques et leur application à la télégraphie sans fil, par Georg Seibt. . . . 4°3
- SUPPLÉMENT
- Congrès de la « Houille Blanche ».......
- Littérature des périodiques et brevets Liste des brevets d’invention...........
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière ,9e arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à 4 heures.
- ' ' . '-'s., \
- i
- • m •
- JPL
- 20, rue Saint-Georges et rue de la Victoire PARIS
- ---=o-*-cs~-
- Appareillage électrique complet
- PARAFOUDRES
- ET DISJONCTEURS
- p.r143 - vue 691/746
-
-
-
- CXL1V
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Le Congrès de la « Houille Blanche ». — Conformément au programme que nous avons publié dans un précédent numéro, le Congrès de la « Houille Blanche » a commencé ses travaux ^imanche dernier, 7 septembre, à Grenoble.
- Situé au milieu de hautes montagnes dont les nombreuses chutes d’eau sont aujourd’hui pour la plupart utilisées à la production de l’énergie électrique, Grenoble méritait à tous points de vue d’être choisi comme le siège du premier Congrès de la « Houille Blanche». Disons tout de suite que la réussite de ce Congrès a dépassé et de beaucoup, les espérances qu’avaient pu concevoir ses organisateurs. Alors que les plus optimistes comptaient sur deux congressistes, le nombre des adhérents a dépassé 55o, et si quelques-uns de ceux-ci ont été empêchés, par raison de santé ou autre, de venir prendre part effectivement aux travaux du Congrès on peut cependant évaluer à 000 environ les congressistes militants. Parmi ceux-ci se trouvaient naturellement bon nombre d’électriciens, à tel point que, si la couronne de montagnes qui enceint Grenoble n’avait été là pour nous rappeler à la réalité, on se serait cru à l’une des séances de la Société des Electriciens ; mais on y voyait également des représentants de diverses industries, des législateurs, des avocats, des notaires et même des rentiers. Et cette diversité est certainement une des meilleures preuves de l’intérêt qu’offre l’utilisation des chutes d’eau pour le développement industriel et économique des régions montagneuses.
- Séance d’ouverture. — C’est dans une des vastes salles de la nouvelle Chambre de Commerce qu’eut lieu la séance d’ouverture, sous la présidence de M. Pinat ingénieur directeur des Forges d’Alle-varde.
- Dans son discours M. Pinat rappelle rapidement l’origine du Congrès, puis exprime ses remerciements aux personnes, municipalités, sociétés, qui, par leur concours ou leurs dons ont facilité la tâche des organisateurs; nous détachons le passage suivant de son discours :
- M. Péchiney, président d’honneur de notre syndicat, devait occuper cette place. Retenu, malgré sa volonté, par d’impérieuses nécessités, je lui exprime nos regrets à tous.
- Pris un peu à l’improviste, je n’ai ni les moyens ni la prétention de le remplacer; du moins je m’inspirerai de mon mieux de la sage direction des conseils expérimentés dont il nous a appuyé, je fais simplement appel à votre bienveillance.
- Yous me permettrez tout d’abord, messieurs, de vous remercier de la magnifique réponse que vous avez faite à notre appel ; cette assemblée, aussi considérable par le nombre qu’éminente par la qualité, est à elle seule un sujet de fierté pour nous ; elle restera la plus belle étape dans la marche de notre action syndicale.
- C’est bien ici qu’il fallait vous réunir : aux beautés naturelles des Alpes est venue s’ajouter la beauté d’une industrie jeune et hardie dans ses procédés, merveilleuse dans ses résultats, qui ouvrent des horizons pleins de promesses à cette énergie française dont M. Hanotaux s’est fait l’historien en des pages inoubliables.
- Grenoble était bien désigné pour être le siège de notre assemblée ; cette vieille cité qui porte sans faiblir et sans cesser de l’accroître le glorieux héritage de son passé. Elle est la capitale incontestée de la houille blanche et de la dernière née de nos industries nationales, elle est fière des places d’honneur que ses enfants d’aujourd’hui occupent dans l’armée qui marche à la conquête de l’énergie de ses montagnes.
- Pour faire de suite complète connaissance entre nous, laissez-moi, messieurs, commencer par vous présenter l’initiateur de ce congrès, le syndicat des propriétaires et des industriels possédant ou exploitant des forces motrices hydrauliques.
- L’industrie hydraulique s’est pratiquée de tout temps: son histoire remonterait bien au déluge, Il y a cent ans encore, on ne disposait guère, comme source industrielle d’énergie, que* de la force musculaire de l’homme et des animaux ou de la force vive des chutes d’eau. Remontons seulement à moins d’un quart de siècle, au moment où l’électricité est venue jouer sur la scène industrielle un rôle tout nouveau : aussitôt la houille blanche de nos montagnes a été baptisée et son exploitation s’est développée avec une incroyable rapidité.
- La puissance des Alpes régnera désormais sur d’immenses surfaces et pourra aller centupler partout les efforts de l’humanité, permettant des transformations économiques profondes et bienfaisantes.
- Jusqu’il y a deux ans, les industriels qui se servaient de cette houille blanche se connaissaient à peine ; ils se rencontraient rarement. C’est alors que de graves difficultés vinrent tourmenter la jeune industrie : les décevantes surprises du règlement des comptes de construction, l’irrégularité du débit des cours d’eau, la lenteur du marché commercial à s’ouvrir devant des produits nouveaux furent autant de dures épreuves ; remarquez, messieurs, qu’au milieu de tant de difficultés, de tant de problèmes ardus à résoudre, nous n’avons pas à signaler d’insuccès techniques : là comme ailleurs, nos savants, nos habiles ingénieurs, nos constructeurs, ont su triompher en créant au juste point les organes et les procédés.
- C’est à ce moment que les intéressés eurent l’heureuse idée de se réunir en syndicat professionnel sous le bénéfice de la loi“du 21 mars 1884. Ayant trouvé des adhérents même au loin, ils ont de suite éprouvé les bienfaits du contact, s’occupant ensemble de leurs intérêts communs, préparant amicalement la solution de questions
- Accumulateurs “ PHŒBUS ” I a.kaindler
- Éléments / Des moteurs de voitures automobiles.
- transportables \ xracti0n de voitures et de bateaux. pour ) ,
- Allumage ( Eclairage des voitures et des trains, medecine. Eléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines »Caboratoires, Çahanoplastie, etc.
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue SVANDRÉ-des-ARTS Ateliers : 1, rue du Printemps
- PARIS
- p.r144 - vue 692/746
-
-
-
- CXLV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : Adresse télégraphique :
- 158.81 — 158.11 — 258.72 Elihu-Paris
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- LOCOMOTIVES DE MINES
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre modèle T MM 30.
- Grâce à ses dimensions réduites (lm25 de largeur), elle peut pénétrer dans les galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction, 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 à 8 wagonnets.
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en France qu’à l’étranger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.r145 - vue 693/746
-
-
-
- CXLVI
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- délicates, provoquant enfin les études techniques juridiques, économiques, auprès des chambres de commerce, et des groupements et foyers compétents, par toute la France, au sein du Parlement lui-même.
- Les intéressés avaient eu d’autres motifs encore pour se’grouper : les premières installations que nous vous avons conviés à examiner avaient bien pu, il est vrai, être réalisés par les seuls efforts de l’initiative privée s’accommodant au mieux d’un régime légal qui n’avait pas pu les prévoir, mais il n’en paraissait pas moins nécessaire d'accorder aux premiers pas de notre industrie le soutien de dispositions protectrices et favorables à son développement.
- C’est surtout de cette dernière considération qu’est né notre syndicat. D’excellents esprits, dont les vues ne se limitaient ni au temps présent, ni aux luttes quotidiennes, avaient attiré l’attention publique sur l'avenir réservé à nos meilleures ressources hydrauliques et sur le régime le plus propre à en provoquer l’utilisation. Le syndicat voulut leur apporter le concours d’une expérience acquise au prix d’efforts considérables et leur faire entendre les doléances résultant de débuts souvent difficiles. Le syndicat peut dire, non sans fierté, qu’il a revendiqué hautement les libertés nécessaires à l'industrie qu’il représente et qu’il a contribué largement à l’étude de la question d’une législation nouvelle traçant à cette industrie le cadre convenable à son essor.
- Il était à craindre que dans notre pays, habitué à réclamer plus qu’il ne conviendrait peut-être, l’intervention dans les choses de l’industrie, que l’initiative individuelle fait cependant progresser beaucoup plus que les réglementations les plus parfaites, il était à craindre que les demandes de notre industrie ne fussent le point de départ de dispositions qu’elle ne réclamait pas. Cela n’a pas manqué de se produire. C’est pour dissiper toutes les erreurs qu’il est si facile de commettre à distance pour préciser davantage le sens dans lequel doit s’exercer l’activité bienveillante de ceux qui s’intéressent à nous, que le syndicat a pris l'initiative du congrès de la Houille Blanche. De votre contact intime avec notre industrie, de la connaissance approfondie de nos efforts et des difficultés que nous avons rencontrées, nous avons la conviction qu’il résultera pour vous, messieurs, une opinion bien nette sur la nature de l’appui qui doit nous être accordé. Vous reconnaîtrez avec nous qu’il y aurait quelques remèdes à apporter au régime légal à l’abri duquel nous sommes nés, mais vous reconnaîtrez aussi sans doute que ce serait dans l’extension de nos libertés que ces remèdes devraient être cherchés.
- Examiner le parti que nous avons pu tirer de l’énergie hydraulique sous le régime du code civil de 1804, discuter de la façon la plus large et la plus impartiale les divers systèmes qui ont été mis en avant pour lui être substitués, juger de la valeur de chacun en contrôlant pour ainsi dire sa souplesse et ses ressources par les leçons de l’expérience, voilà le premier terme que notre syndicat a jugé intéressant d’assigner aux travaux du congrès.
- Le second but que nous avons voulu viser est de provoquer un exposé complet de la technique de la jeune industrie et de fixer pour ainsi dire la première page de son histoire.
- Sans doute nous n’attendons pas de cette série de tra-
- vaux des progrès immédiats, mais nous espérons que les leçons de choses qui vous seront offertes, les conférences et les discussions savantes auxquelles vous prendrez part, contiendront le germe de progrès nouveaux que de laborieux esprits ne manqueront pas de faire éclore.
- Voilà ce que notre syndicat a voulu faire ; la réunion d’aujourd’hui montre comment son appel a été entendu.
- Le Congrès procède ensuite à la nomination du bureau par acclamations, voici comment il est composé.
- Présidents d’honneur : MM. Guillain, ancien ministre des colonies, inspecteur général des ponts et chaussées, vice-président de la Chambre des députés ;
- Hanotaux, ancien ministre des Affaires étrangères, membre de l’Académie française;
- Boncourt, préfet de l’Isère;
- Jay, maire de la ville de Grenoble;
- Noblemaire, directeur de la compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée;
- Dubost, ancien ministre, sénateur;
- Vogeli, député;
- Brenier, président de la Chambre de Commerce;
- Philippe, directeur de l’Hydraulique au ministère de l’Agriculture.
- Harlé, président de la Société internationale des électriciens.
- Président : Sur le proposition de M. Vielhomme, M. Pinat est acclamé président.
- Vice-Présidents : MM. Meyer, conseiller général de l’Isère, ancien député;
- Coignet, vice-président de la Chambre de Commerce de Lyon;
- Cornuault, ingénieur électricien;
- Bernheim, vice-président du Syndicat des usines d’électricité.
- Secrétaires : MM. Octave Michoud, Reymond, Côte, rédacteurs en chef de la Houille Blanche ; Fontaine, secrétaire général du Syndicat des usines d’électricité.
- Trésorier : M. Charpenay, banquier.
- La parole est ensuite donnée à M. Hanotaux. Dans un discours remarquable autant par l’élégance du style que par la diction, l’ancien ministre des Affaires étrangères esquisse rapidement les bienfaits que l’on peut espérer de l’utilisation des chutes d’eau, rend hommage au grand papetier de Lancey, M. Aristide Bergès, qui par sa ténacité a tant contribué au développement de cette utilisation, et enfin termine en abordant le côté juridique de la question.
- Ily a là,dit-il, non seulement un problème scientifique et industriel, mais un problème économique et social. Il remonte jusqu’aux origines du droit. Il naît au moment précis où l’homme moderne met la main sur le domaine jadis si dédaigné que l’ancien droit le traitait négligemment de res nullius.
- ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeub
- Administration centrale à POINT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction - ... - =
- Transport d'énergie EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Trefilerie — Cablerie — Moteurs
- Dynamos — Alternateurs Classe 23. Groupe V
- Transformateurs Câbles sous-marins.]
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt> Hutin et Leblanc Entreprises générales de Stations (l’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc Câbles sous-marins
- (HarseiUe-Tunis ) ; Mozambiqne-Majunga).
- p.r146 - vue 694/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- CXLV1I
- F
- Eclairage
- Traction
- Transports d’énergie
- Applications
- mécaniques
- La française
- I SOCIÉTÉ ANONYME Iau Capital de 2.500.000 fr.
- 5J^«SÎ*aîJS«A9îAaïAS4»SSAî tistit&sstsete&stfatu^
- Electrique
- COMPAGNIE de CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES & de TRACTION SIÈGE SOCIAL et ATELIERS : 99, rue de Crimée. — PARIS (xîx*)
- Génératrices
- •3-S-
- Moteurs
- T ransformateurs Commutatrices
- p.r147 - vue 695/746
-
-
-
- CXLVtïI
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- Quelle extension soudaine de la science juridique ! Il ne s’agit plus seulement de la propriété des objets sensibles, faciles à saisir, à déterminer dans leur forme ou leur réalisation. Voici maintenant qu’il faut légiférer sur cette abstraction : la force ; il faut capter, dans le rideau des lois, l’eau qui coule, le fluide qui circule, le rayon qui se glisse, moins encore, l’instant, le mouvement, la pente !
- Vous en sommes là, vous le savez. Et tel est, à vrai dire, l’objet particulier et précis de votre réunion : Quelle sera la législation future de l’énergie récemment découverte et utilisée ?
- Il ne m’appartient pas d’aborder ces graves problèmes : ils vont faire le sujet de vos délibérations. Toutes les opinions se produiront librement. Mon éminent collègue dans la présidence, un maître en cette matière, M. Guil-lain, vous exposera les raisons si graves qui l’ont porté à se prononcer en faveur de la proposition de loi dont il est le défenseur.
- Les divers intérêts qui sont en présence sont tous respectables. Les droits des riverains reposent sur un état de fait qu’il paraît difficile de leur contester; les droits de l’industrie naissante s’imposent en raison de la nouveauté et de la vigueur de son élan ; les droits de l’Etat enfin, se rattachant à l’intérêt qu’a la communauté à voir prospérer toutes les branches de l’activité nationale.
- On affirme, cependant, que ces droits divers s’excluent et qu’ils sont dans un conflit nécessaire. Est-il bien sur, M essieurs, que ceux qui raisonnent ainsi ne se laissent pas emporter par la vivacité de leurs impressions ou par l’ardeur de leurs convictions ? Oui. le conflit est, souvent, en germe dans les relations humaines ; mais il appartient à la sagesse des hommes prévoyants de l’étouffer dans sa naissance et de l’empêcher d’éclore. Le conflit, c’est la solution barbare ; et le procès n’est, lui-même, que le fils tardif et mal redressé du conflit. La transaction, l’entente, c’est la solution raisonnable, fille légitime de la civilisation.
- Trois sortes de droits sont en présence, dit-on : celui des riverains, celui des industriels, celui de l’Etat. Eh bien, n'est-il pas possible d’imaginer une solution ménageant ces droits et les combinant, pour le plus grand bien des intérêts supérieurs qui sont en cause également.
- Le bon sens et l’équité ne demanderaient-ils pas, pour le riverain, le droit à l’indemnité, sans lui laisser le droit à l’obstruction ; pour l’industriel, le droit au travail, sans lui laisser le droit à l’accaparement ; pour l’Etat, l’examen des conditions de l’appropriation, sans aller jusqu’à l’expropriation ?
- On dit : il faut une loi ; je le veux bien : dans une matière nouvelle,, une réglementation nouvelle se produira un jour ou l’autre. Mais, n’êtes-vous pas effrayés, comme moi, de la variété infinie des cas particuliers qu’il va falloir enfermer et bloquer, si j’ose dire, dans la formule froide et sans vie d’un règlement ?
- J’emprunte les paroles qui vont suivre à l’un des plus chauds partisans de la réglementation complète et immédiate, à un homme à qui vous devez la plus grande reconnaissance ; car il a, plus que personne, travaillé à vous faire connaître ; il a plaidé votre cause avec passion et avec succès : j’ai nommé M. Tavernier. Or, voici ce que dit M. Tavernier :
- « Des discussions très laborieuses auxquelles j’ai assisté, j’ai gardé cette impression que si là loi à faire est urgente, les données très complexes qui peuvent permettre de la bien faire, sont encore très insuffisantes » .
- Ne pensez-vous pas qu’il y a une sorte de contradiction entre la première partie de cette phrase et la seconde : si les données qui peuvent permettre de faire une bonne loi sont insuffisantes, ne convient-il pas de conclure qu’il faut réfléchir à deux fois avant de précipiter la loi ?
- M. Tavernier emploie une métaphore bien hardie, quand, pour trancher les difficultés, ou, comme il dit, « les mille nœuds gordiens » qu’il expose lui-rnême avec
- E. DUCRETET
- Constructeur
- PARIS, 75, rue Claude-Bernard
- GRANDS PRIX
- PARIS 1889 - ANVERS 1894 - BRUXELLES 1897 — PARIS 1900i
- TELEGRAPHIE sans FIL, matériels complets adoptés pour les grandes distances, types PopofF-Ducretet 1900-1901. — Bobines de RulimkorfF de toutes dimensions. — Interrupteurs E.-D.
- Matériels RADIOGRAPHIQUES puissants, perfectionnés. — Applications générales des
- RAYONS X.
- Courants de haute fréquence. — Résonateur de M. le Dr OUDIN. — Applications médicales. Machines de Wimshurst et accessoires.
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS R. GAILLARD
- Pour toutes les applications militaires et privées.
- Appareils pour les mesures électriques. Wattmètre industriel,universel, de MM. Blondel et Labour.
- Pyromètres industriels.— Galvanomètre enregistreur type E.-D.
- Conjoncteur-disjoncteur de M. Ch. Féry, pour la charge des accumulateurs.
- Chercheur de pôles E.-D.
- Calorimètre industriel de M. Junkers.
- TARIFS ET NOTICES ILLUSTRÉS
- JVlatériel
- Électrique
- Série d’interrupteurs, à rupture brusque de 200 ampères à 1.500 ampères
- Disjoncteurs A- Rhéostats Tableaux
- George Ellison
- Ateliers et Bureaux : 66-68, rue QlauBe-Velle/aux
- PflÇlS (Xe)
- téléphone 4-23-95
- p.r148 - vue 696/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- CXLIX
- tant de compétence et de loyauté, il ne parle de rien moins que de recourir au « sabre d’Alexandre ».
- Prenons garde : n’est pas Alexandre qui veut, et à manier cette arme redoutable, on peut faire d’irréparables blessures.
- Est-ce à dire Messieurs, que j’accepte, sans hésitations, les autres solutions législatives qui ont été proposées ? Franchement, non; à les examiner de près, on les trouverait peut-être aussi, quelque peu hâtives, partiales, dangereuses. Elles aussi, créent le conflit : elles contiennent une part d’arbitraire. Les droits et les intérêts particuliers, si minimes qu’ils soient, méritent des égards et des ménagements ; c’est vers les plus humbles que doit se porter surtout la sollicitude publique, puisqu ils sont hors d’état de se défendre eux-mêmes. Il ne convient pas que, dans une région où l’industrie nouvelle doit être un grand bienfait pour tous, elle devienne un mal pour quelques-uns.
- Mais, « il faut en finir » direz-vous : « il faut une issue quelconque. Nous ne pouvons pas établir en principe Y attente et organiser le retard ».
- C’est vrai. Mais, c’est ici que, si j’osais, je me permettrais de vous indiquer une issue vers laquelle on dirait que les choses se dirigent d’elles-mêmes. En somme, l’industrie existe ; elle a su s’introduire, vivre, prospérer malgré les insuffisances de la législation antérieure. Comment les choses se sont-elles donc passées ?
- Vous le savez mieux que personne. Malgré tant de causes de dissentiment, on a fini, dans chaque cas particulier, par apprécier les bénéfices de l’entente. Les parties se sont abouchées, se sont mises d’accord, et quand des difficultés insurmontables ont surgi, qu’a-t-on fait, le plus souvent ? Soit spontanément, soit par la décision du tribunal, on a eu recours à l’intervention d’un arbitre, d’un expert.
- Ce serait ce système esquissé par la pratique que je voudrais voir se préciser et se généraliser. Pas de régle-
- mentation hâtive, pas d’intervention générale de l’administration, ni même des tribunaux, pas de mesure législative précipitée et insuffisamment étudiée ; mais, la création, parmi vous, d’une institution spéciale aux conseils et aux directions de laquelle vous vous soumettriez pour le plus grand bien de tous, et qui, par sa sagesse, son expérience et son autorité, au besoin, dénouerait les affaires, hâterait les solutions et, autant que possible, éviterait les formalités et les procès.
- Etablissez comme règle ce qui est, en somme, la décision habituelle des juges : ils renvoient devant l’expert : eh bien, créez un arbitrage, une expertise permanente, à laquelle participeraient les représentants de l’administration et les représentants des intérêts divers, industriels, riverains, communes, etc.
- Il ne s’agirait donc plus d’une législation, mais d’une jurisprudence, non pas d’un code, mais, comme disent les jurisconsultes, de l’Edit de prêteur, non pas de ces textes rigides dont l’interprétation est une source de difficultés, mais d’interventions souples, discrètes et compétentes qui sont de nature à les écarter. Oserai-je prononcer le mot, Messieurs, quelque chose d’analogue à des Prud’hommes hydrauliciens qui, constitués dans chaque département ou dans chaque circonscription importante, connaîtraient les intérêts de chaque région, dégageraient en vertu de cette connaissance spéciale les combinaisons les plus avantageuses, agiraient sans frais sans retard, et même, au besoin, prépareraient pour l’avenir, par leurs travaux mêmes, les décisions qui pourraient se transformer en textes de loi. La meilleure des législations n’est-ce pas, le plus souvent, celle qui repose sur la coutume ?
- J’ai fini, Messieurs, et j’avoue que je suis un peu inquiet de ce que je viens de dire. Me pardonnez-vous de m’être aventuré sur votre domaine P me pardonnez-vous d’avoir apporté, ici, quelque chose de l’expérience acquise dans d’autres régions qui sont, aussi, pleines de diffi-
- (f du Gaz H. RICHE
- Société anonyme au Capital de 1.000.000 de francs
- 28, Rue St-Lazare, PARIS (IXe)
- Usine et Ateliers : 15, Rue Gurton, à Glichy (Seine)
- INSTALLATIONS COMPLÈTES D’USINES
- Fours à Cornues pour Distillation renversée du
- bois, de la tourbe et des déchets de toutes natures. Gaz de 3.000 a 3.300 calories pour éclairage, chauffage et forces motrices.
- Nouveau Gazogène à combustion renversée. — Utilisation de tous combustibles pour production de gaz pauvre et de gaz mixte de 1.200 à 1.800 calories.
- Installations complètes de Forces motrices avec Moteurs de tous systèmes. — Fours et Forges à gaz. Étuves. Appareils de chauffage et d’éclairage. Gazomètres. Réservoirs d’eau. Chaudronnerie.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 19 00 Médaille d'argent — Classe 20
- La plus haute récompense décernée aux Appareils producteurs de gaz.
- Projets et Devis fournis gratuitement sur demande.
- Adresse télégraphique : RICGAZ-PARIS Téléphone : N° 259-55
- ACCUMULATEURS
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMINS DE FER RATEAUX, SOUS MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et CIE
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RUPHMAX-PARIS. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.71
- p.r149 - vue 697/746
-
-
-
- CL
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- cultes et de conflits latents, cl où, pour employer l'expression d’un grand maître, il faut toujours marcher « la sonde en main ».
- J’ai, quant à moi, la conviction qu’il n’y a guère de difficulté, si complexe soit-elle, qui n’ait, en elle-même, sa solution équitable et pacifi jue ; celle-ci est cachée dans le conflit comme l’amande dans la noix : seulement, il faut l’atteindre et la dégager. La compétence et le bon sens y parviennent. Comme dit le fabuliste :
- Patience et longueur de temps Font plus que force et que rage.
- Cette .patience, cette sagesse, ce sont les qualités dominantes des populations graves et laborieuses, qui nous entourent; elles ont su en donner mille preuves durant le cours de leurs longues annales. Robustes et fières comme leurs montagnes, elles ont supporté le poids du jour, même dans les moments où elles auraient pu en être accablées. Bien des lois, elles ont eu, dans le passé des initiatives heureuses : elles n’ont pas toujours été récompensées. Leur tour semble venu, aujourd'hui. La beauté de cette ville qui se transforme à vue d’œil en est une preuve éclatante : Une cre d activité et de prospérité s’ouvre pour elles. Elles en sont dignes. Elles vont une fois de plus, apporter à la nation, le tribut de leur labeur de leur active et féconde collaboration. Permettez, à un hôte de passage, de les remercier au nom de tous ceux que vous avez ici réunis.
- Une grande parole a été prononcée à Grenoble, il y a trente ans : Gambetta disait le 26 septembre 1872 : « Oui, je pressens, je sens, j’annonce la venue d’une couche sociale nouvelle qui sera loin d’ètre inférieure à scs devancières. »
- J’applique à la science ce que Gambetta disait de la politique. Oui, il s’élève une génération qui, par son ardeur, son élan, son sens pratique, son initiative, sera au moins l’égale de celles qui l’ont précédées. Celte France de l’avenir elle apparaît ici, déjà : et je suis heureux de saluer, en vous, ses plus éminents représentants.
- Travaux de la section économique. — A la suite de la séance d’ouverture les congressistes se divisent en deux groupes pour entendre, les communications d’ordre technicpie, les autres les communications d’ordre économique.
- Nous renvoyons à plus tard l’analyse des premières et nous esquissons rapidemeni les travaux de la section économique, présidée par M. Meyer, vice-président du Congrès ; travaux présentés dans les séances des dimanche et lundi 7 et 8 septembre.
- M. Paul Bourgault, avocat à la Cour d’appel de Lyon,
- auteur d’un livre sur la législation des chutes d'eau, que nous avons, il y a quelques mois, annoncé à nos lecteurs, Q.xpose les modifications proposées en France à la législation actuelle des chutes d’eau, et explique l’assiette de celte législation en pays étranger.
- Sur le premier point, il rappelle que deux théories sont actuellement en présence, l’une qui a pour but de modifier la législation, en faisant intervenir le pouvoir de l’Etat par la concession, l’autre en laissant une plus large part à l'initiative prise par la théorie de la licitation des droits de riveraineté.
- La concession qui peut être de deux sortes, ou temporaire ou perpétuelle, selon qu’elle est envisagée par le projet du Gouvernement ou par le projet de la commission parlementaire a été souvent critiquée, comme dangereuse pour l’industrie qu’elle expose à la déchéance et au rachat.
- Le projet de la licitation dit projet de loi de Grenoble, laisse à tout industriel une propriété plus en sûreté et moins précaire.
- Quant à la législation étrangère, M. Bougault la parcourt avec une aisance et une sûreté qui indiquent combien il la possède. Après une analyse rapide du Code prussien, de la loi bavaroise, de la législation de la Suisse, il s’attache à préciser le caractère de la concession italienne; il la définit « un contrat de vente d eau » et s’insurge contre cette idée trop facilement accueillie que la concession des projets en cours ressemblerait au régime de la loi de nos voisins. Au contraire, la concession italienne n’englobe en aucune façon les travaux d’adduction et de déviation de l’eau.
- Il termine sa communication en déclarant que nous devons nous instruire en regardant ce qui se passe chez nos voisins, mais en nous défiant d’une imitation servile.
- M. Primat, ingénieur au corps des mines, expose un système ingénieux. Il démontre que la source des conflits entre industriels et riverains, provient des difficultés d’estimation des parcelles de chute qu’il est nécessaire d’acquérir pour les industriels. Il propose donc d’établir pour les chutes un cadastre semblable au cadastre terrien ; chaque propriétaire fera lui-mème à l’administration la déclaration de la valeur de sa chute, mais pour qu’il ne soit pas tenté d’exagérer cette valeur, un impôt « ad valorem » sera établi sur cette source de richesses. Le propriétaire aura donc tout intérêt à donner exactement la valeur de la chute dont il se trouve partiellement détenteur.
- Ainsi, un industriel qui voudrait, pour créer une usine se rendre acquéreur d une chute, n’aura qu’à consulter le cadastre. Et automaliquemt, il aura la valeur de cette chute.
- A suivre.
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l’éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d’appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FORTRANS-PARIS
- p.r150 - vue 698/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- PIRELLI&C, MILAN
- Société pour l’exploitation générale Du Caoutchouc, de la Gutta-Percha et Similaires FONDATEURS DE LA S« PIRELLI & O
- GRAND PRIX
- PARIS
- 900
- FABRIQUE ESPAGNOLE DE FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES
- Villanueva y Geltrü (Espagne)
- FILS ET CABLES ELECTRIQUES ISOLÉS
- Siège social et Usine principale à MILAN
- Usine succursale pour la construction des câbles sous-marins-SPEZIA
- CABLES SOUTERRAIN S ET SOUS-MAIlL\S
- CABLES TÉLÉPHONIQUES avec isolement de papier à circulation d’air
- Société Anonyme des anciens Établissements
- VILLÉE FRÈRES &C
- capital : 1,000,000 de fr. - Siégé social : 2g, rue Gauthey, PARIS, 17
- IE
- Chauffe-pieds électrique pour bureaux, l° 182.
- PORCELAINES & FERRURES
- pour l'Électricité # # #
- CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE
- # # #
- Adresse télégraphique : CÉRAMIQUE-PARIS Téléphone : 510-72
- L’ELECT R O HÆ E T JF*I TEZ X_T S X_T E L. L E ”
- MANUFACTURE D'APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES '
- (xRAINLORGrE, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier,
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- VOLTS-ME TRES et AMPERES-METRES
- industriels et apériodiques sans aimant.
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco des tarifs snr demande.
- Membre du Jury]
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours —
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR — MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 189S — Hors Concours — Membre du Jury 1597. Méd&ill* 4’or de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en T rance et dans les pays étranger»
- LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement %
- Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Uoallat Filatures, Tissage», Papeterie, Forges et tontes industries.
- Rendement garanti au frein de 80 à 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,4 y. 190 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hcr»).
- Progrès » supérieur d celui de tout autre système ou imitation, et nous nom, engageons d reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’entretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- PRODUCTION ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBlUES PAR JOUR SOCIÉTÉ DES ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de 1,500,0 00 francs, à Epinal ‘Vosges Rj5 F D RENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DEMANDE
- p.n.n. - vue 699/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- SAUTTER, HARLE & C
- IE
- 26, avenue de Suffren, PARIS
- Exposition Universelle, Paris ÎOOO 3 GRANDS PRIX, 4 MÉDAILLES D'OR, HORS CONCOURS, JURY (CL 117;
- POMPES ÉLECTRIQUES
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G.
- Pour fon'ages, élévation, épuisements, etc.
- VENTILATEURS
- A HAUTE LT BASSE PRESSION
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G.
- GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Avec TURBINES A VAPEUR
- Système RATEAU
- SCHNEIDER cSt G™
- Siège social et Direction Générale, à PARIS, 42, rue d.’ANJOU
- , MOTEURS A VÆlUUUM*.
- Machines Coriiss, Machines Compound, Machines monocylindriques à grande vitesse, Machines paur la commande directe des dynamos
- MOTTE U «S A GAZ
- Système « SIMPLEX » de M. DELAMARE-DEBOUTTEV1LLE. — Moteurs fonctionnant soit au gaz de gazogène, soit au gaz de hauts fourneaux MM. SCHNEIDER et Cie, concessionnaires pour toute puissance. Souffleries et groupes électrogènes actionnés par moteurs à gai.
- ÉLECTRICITÉ
- Installations complètes pour la production et l'utilisation de l'énergie électrique, Tramways, Locomotives électriques, Qrues, Treuils,
- Ponts roulants, Monte-charges, Ascenseurs électriques.
- DYNAMOS SCHNEIDER TypeS, A COURANT CONTINU
- Dynamos pour électrochimie et électrométallurgie. Dynamos pour fabrication du carbure de calcium DYNAMOS ET TRANSFORMATEURS A COURANTS ALTERNATIFS
- BREVETS ZIPERNOWSKI, DÉRY & BLATY Appareils à courants diphasés et triphasés. Système GANZ (Brevets N. TESLA)
- SOCIÉTÉ GRAMME
- 30, i'mc <f’ VSfWtiP&aeï, PABYiS
- iUuieiu' type îcger L raie.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES
- A CCUMULA TE U RS
- LAMPES A ARC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- Moteur at>ynciiruiie tnpnase.
- p.n.n. - vue 700/746
-
-
-
- Ration électrique du Chemin t7e fer (POr’éans
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIETE FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C‘*
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs.
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudry,
- CABLES ÉLECTRIQUES SOCS PLOMB, POUR BASSES ET HAUTES TENSIONS
- transports de force, tramways, Xumière, télégraphie,
- jŸlines, etc,, etc.
- Fournisseurs du Secteur des Champs Élysées à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre, Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- îaaaiar^rinMWiriwM^
- C O M F» A G rw I E FRA3V
- DES
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- Usines à NEUILLY-SUR-MARNE (Seinie-et-Oise)
- Batteries de toutes puissances pour stations centrales, usines et installations particulières BATTERIES POUR TRACTION ET LUMIÈRE. — BATTERIES TAMPON
- CATALOGUE ENVOYÉ SUR DEMANDE
- Groupes
- Électrogènes
- " B l"
- à graissage sous pression et à haut rendement
- 158 Machines en fonctionnement de 10 à 500 chevaux
- Ateliers de construction
- Bonite, Larbodière
- et eie
- 20, rue Taitbout PARIS
- Ateliers à Aubervilliers
- (Seine)
- p.n.n. - vue 701/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- dELECTRICITE
- de CREIL
- Société Anonyme au Capital de 7,500,000 Francs
- Siège Social à Paris : ST, Rue de Châteaudun.
- Usine à CREIL (Oise).
- -------=*§*=---
- MATERIEL A COURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE ET POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES Tramways. — Stations centrales. — Transports d’énergie.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDORI
- Société anonyme. Capital : 1.600.000 fr.
- Siège social : 48, rue de la Victoire, Par/'s| USINES : 59 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGENIEURS-REPRESENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- DYNAMOS “PHENIX
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- U
- Perceuses Électriques RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A arc . Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- G. OLIVIER & CIE. ORNANS (doubs)
- ENREGISTREURS
- p.n.n. - vue 702/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- eu
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET BREVETS
- Génération et transformation.
- Résultats d’essais de deux turbines à vapeur, par F. Ross. Zeitschrift fur Electrotechnik, t. XX, p. 36g, 27 juillet 1902. — L'une de ces turbines appartient à la station municipale d’électricité de la ville de Brünn. Les clauses du marché stipulaient que la turbine devait fournir une puissance maxima de 217 kilowatts pour une vitesse de 700 t : m de la génératiice. La dépense de vapeur 11e devait pas dépasser 10, i5 kg par kilowatt-heure, à une pression de 11 atmosphères et à une température de 2100 dans la turbine, celle de l’eau de condensation étant inférieure à i5°. Cette turbine sert de réserve pour le service de la traction. Les essais, qui ont duré huit heures, ont donné les résultats suivants : charge moyenne, 2i5,6 kilowatts ; consommation de vapeur, 10,85 kg par kilowatt-heure ; température de la salle des machines, 220; surélévation de température du collecteur, 33°; de l’induit, 28°. Pour une variation subite de la charge d’environ 200 kilowatts, la régulation se faisait d’une façon très précise en moins de trois secondes. Voici les résultats d’essais d’une autre turbine livrée par la maison Brown, Boveri et C,e à l’usine municipale d’électricité de Linz. Elle entraîne directement, à la vitesse de 2 600 à 2 700 t : m, un alternateur monophasé d’une puissance de 3oo kilowatts sous 2000 volts. Garanties stipulées : pression de la vapeur, 9 atmosphères; température à la soupape d’admission, 25o°; consommation de vapeur par kilowatt-heure : à pleine charge. 10,3 kg ; à demi-charge, 11,7 kg ; avec de la vapeur saturée, ces consommations respectives étaient portées à 11,7 et 12,3 kg. Les essais, qui ont duré huit heures, ont donné les résultats suivants : charge moyenne, 3io kilowatts; pression de là vapeur, 8,9 atmosphères ; température, 213°,3 ; consommation de vapeur par kilowatt-heure, 10,68 kg ; ce nombre est encore 3 p. 100 plus faible que celui imposé, si toutefois 011 tient compte de ce fait que la surchauffe de la vapeur n’atteignait pas 2do°. La température des noyaux inducteurs s’est élevée de 36° et celle de l’enroulement induit de 3i° au-dessus de la température de la salle des machines qui était de 370. A demi-charge, la consommation de vapeur était encore 2,5 p. 100 inférieure à celle garantie. On ne fait pas entrer en ligne de compte l’énergie absorbée par la pompe à air qui est commandée par un moteur à courant continu de 9 kilowatts. Une série d’essais a été exécutée pour voir comment se comportait la turbine quand on variait brusquement la charge ; la vitesse était enregistrée au moyen d’un tachygraphe. On a constaté ainsi qu’à une décharge brusque de 3oo kilowatts correspondait un accroissement momentané du nombre de tours d'au plus 2,5 p. 100, mais que la vitesse reprenait, au bout de deux secondes, sa valeur normale à vide, qui est environ 2 p. 100 plus grande qu’à pleine charge. Un deuxième régulateur, dit
- régulateur de réserve, empêche l’emballement du moteur, dans le cas où le premier ne fonctionnerait pas. Un essai a démontré qu’il pouvait limiter la vitesse maxima à 2 900 t : m. L’auteur termine son article en établissant un parallèle entre les turbines à vapeur issues de divers ateliers. Celles construites par Brown, Boveri et Ciu constituent, en l’espèce, un réel progrès ; au contraire, les turbines Parsons, notamment celles d’Elberfeld, dont les essais ont été relatés dans L’Eclairage Electrique, février 1901, semblent le produit d’ingénieurs en retard de vingt ans, tant pour la partie mécanique que pour la partie électrique ; on y trouve des formes qui paraissent invraisemblables à nos idées modernes. Chez Brown, Boveri et Cie, aucun détail n’est négligé et il se dégage de l’ensemble une impression de rare élégance. Leurs turbines se distinguent par une marche silencieuse et un dispositif de graissage automatique qui réduit au minimum les frais de personnel et qui comprend un réservoir à huile avec refroidissement d’eau et une pompe à huile qui dessert tous le= paliers. La charge du réservoir est de 180 kg pour la turbiue de Linz et elle peut durer trois mois. L’avenir fera connaître comment se comportent ces turbines dans un service de longue durée ; pour le moment, nous devons constater leur faible consommation en huile et en vapeur et leur encombrement réduit au minimum; ainsi la machine de Linz occupe une surface de 8 X i,4 in2, alors qu’à côté d’elle travaille un moteur compound de 200 kilowatts seulement qui couvre une superlicie de 9 X 6,5 m2. On peut donc déjà songer sérieusement à introduire de plus en plus les turbines dans les stations centrales. B. K.
- Le groupe électrogène à turbine à vapeur de la Hartford Electric Light Company, à Hartford (Etats-Unis).
- Electrical Review (New-York], t. XL, p. 618-621, 17 mai 1902. —L’installation de la Compagnie comprend deux usines hydrauliques qui produisent du courant triphasé à 10000 volts. Une ligne aérienne amène ce courant à la limite de la ville de Hartford, où l’on abaisse la tension à 2 400 volts. Pour les époques de forte charge et les époques de sécheresse où la puissance hydraulique est insuffisante, la station de transformation renferme une unité de réserve formée d’une turbine à vapeur de 2 100 kilowatts couplée directement à un alternateur diphasé fonctionnant à 2 400 volts et 60 périodes. L’article décrit la turbine et particulièrement son régulateur. Elle marche à 1 200 t ; m à la pression de 9 kg. Cette machine, du type Westinghouse-Parsons, a été soumise à de nombreux essais, qui ont fait reconnaître une remarquable économie de vapeur et un rendement élevé. P. L.
- La réactance synchrone, par F.-G. Baum. Electrical World, t. XXXIX, p. 724, 26 avril 1902. — On comprend sous le nom de réactance synchrone la réactance apparente de l'alternateur en marche normale et les
- 2 Grands Prix -1 Médaille d’Qr
- COMPTEURS D’ELECTRICITE THOMSON MODÈLE A
- 16 et 18, bd de Vaugirard
- PARIS
- Téléphone
- 708-03, 708-04
- .4 dresse téléyt ‘(tp h îq u e Compte-Paris
- APPAR1» DE MESURE Cr D’ÉLECTRICITÉ AMPÈREMÈTRE VOLTMÈTRE
- Syste O’ K
- p.r151 - vue 703/746
-
-
-
- CL11
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- effets de démagnétisation dus au courant de l’armature. L’auteur remarque que cette quantité, obtenue en faisant la somme algébrique de deux fonctions périodiques, ne correspond pas exactement à la réalité, car le vecteur démagnétisant n’est pas en phase avec le vecteur de réactance. Mais l’étude des diagrammes montre que l’erreur commise de ce fait est négligeable, soit dans le cas d’un circuit extérieur non inductif, soit dans le cas d’un circuit extérieur inductif. L’auteur indique ensuite, pour déterminer cette réactance synchrone, une méthode meilleure, selon lui, que la méthode du court-circuit. — Dans une lettre adressée à 1 ’Electrical World et publiée le io mai, M. Behrend fait remarquer que la méthode proposée par M . Baum est identique à celle indiquée par M. Potier dans un article publié par L’Eclairage Electrique du 28 juillet 1900. P. L.
- Réglage de la tension dans les commutatrices, par
- M. Seidner. Electrical World, t. XXXIX, p. 761-763, 3 mai 1902, et p. 8i4-8i5, 10 mai 1902. — Dans les commutatrices, l’excitation n’a pas d’influence directe sur le voltage continu; ce voltage dépend de la tension alternative appliquée. La variation du flux magnétique produit cependant le changement des rapports de phases entre la tension alternative et le courant, ce qui donne l’idée de régler indirectement le voltage par la modifica tion du champ. L’auteur étudie la question par la méthode graphique et donne le diagramme de la transmission de puissance dans les conditions suivantes : force électromotrice de l’alternateur constante, tension aux bornes de la commutatrice constante, charge variable. Ce diagramme montre qu’il faut diminuer d’abo-rd, puis augmenter l’excitation quand la charge croît. Un réglage automatique de la tension peut s’obtenir par le compoun-dage de la commutatrice ; il n’est qu’approximatif, mais sufiisant dans la pratique. On pourrait avoir une tension absolument constante en utilisant la composante déwattée du courant.
- L’auteur montre ensuite comment on doit déterminer les différentes variables du problème pour donner au système certaines propriétés. Parmi ces variables, une
- E
- des plus importantes est le rapport — de la force électromotrice de l’alternateur à la tension alternative aux bagues de la commutatrice. On change ce rapport en faisant varier e. On peut construire un diagramme montrant l’effet produit par la variation de e quand les résistances, les réactances et la force électromotrice E de 1 alternateur restent constantes. Ce diagramme permet
- E
- de déterminer la valeur du rapport — pour laquelle la
- puissance reçue par la commutatrice est maxima ; il indique aussi les variations correspondantes du facteur de puissance. Enfin la variation de l’angle d’impédance, la tension e restant constante, influe sur le courant à vide et sur le facteur de puissance, comme le montre un autre diagramme. C'est ce qui explique pourquoi on donne généralement au système une forte impédance par la mise en circuit de réactances supplémentaires. P. L.
- La clientèle des stations centrales anglaises. The
- Electrician (Londres), t. XLYIII, p. 464-465, 10 janvier 1902. — Le journal anglais donne son compte rendu annuel de la consommation de l'électricité ; dans un supplément, il indique, sous forme de tableaux synoptiques, les données d’installation et d exploitation de 3i8 stations anglaises de Londres et de la province. Le journal donne aussi un diagramme de l’accroissement de la consommation pour les 23 stations de Londres et des environs, depuis 1891, et constate qu’aucune des courbes n’indique un signe de « saturation ». La Metropolitan Electric Supplv C°, une des plus importantes du monde entier, arrive à l’équivalent de 64o 000 lampes de 8 bougies. La production totale à Londres a augmenté de io3 4°° bw à 129 000 kw depuis l’année dernière ; avec la province, on arrive à 4°o 000 kw (environ i3 millions de lampes de 8 bougies). — La puissance demandée au courant continu est bien plus forte que celle demandée au courant alternatif; la production du système des deux courants combinés est aussi plus forte que pour le courant alternatif seul, et à Londres, plus que pour le courant continu, grâce aux transports d’énergie à courant triphasé employés par les Compagnies de Kensington, Knightsbridge et Notting Hill. La production des stations municipales est environ cinq fois plus forte que celle des Compagnies privées pour la province, et c’est, à très peu près, l’inverse pour la métropole. Le journal indique tous ces résultats sous forme de tables et de diagrammes du plus haut intérêt. P.-L.-C.
- Transmission et Distribution.
- Sur un circuit inductif dont la résistance varie harmoniquement, par T. Miztjxo. Electrician, t. XL1X, p. 222, 3o mai 1902. —L’auteur suppose qu’on applique une force électromotrice constante à un circuit inductif dont une partie de la résistance varie harmoniquement. Ces conditions peuvent être réalisées par un circuit inductif contenant un contact microphonique. En supposant que la partie variable de la résistance est très faible par rapport à la résistance totale, l’auteur établit l’équation qui donne la valeur du courant. Cette équation montre que le courant oscille autour de la valeur correspondante à la force électromotrice continue donnée. Elle montre ainsi qu’un circuit inductif est presque indifférent à la variation harmonique de la résistance, si la variation est faible et la fréquence très grande. P. L.
- Pose de câbles au fond d’une rivière. Electrician, t. XLIX, p. 180, 23 mai 1902. — A Swansea (South Wales), il a été nécessaire, pour fournir l’énergie électrique à un faubourg de la ville, de faire traverser la rivière au réseau. On s’est servi de quatre câbles concentriques, transmettant des courants monophasés et diphasés de 5o périodes à la tension de 3 000 volts. Les câbles ont été fabriqués spécialement ; le diélectrique se compose de papier paraffiné protégé par une armature de plomb, recouverte elle-même de bitume vulcanisé. Le tout est finalement recouvert d’une armature de fils d’acier galvanisé, puis mis sous tresse. La couche de
- TÉLJZTe + 0. R00HEF0RT + Rue*r.n’4
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- Fournisseur des Ministères de la Guerre, de la Marine et des Colonies
- Radiographie # Radioscopie * â{auie fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff- Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRUPTEUR OSCILLANT — INTERRUPTEUR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
- JFfcêsonttfett r Outliti bi/toi(rire TÉLÉGFIAP M I E S AV. INT Sî FIL
- Postes complets — Organes séparés — Installations à forfait avec garantie de bon fonctionnement
- Appareils adoptés par la Marine française.
- Catalogues, devis et renseignements sur demande.
- p.r152 - vue 704/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- CL1II
- bitume a pour objet de protéger le plomb contre l’action de l’eau. Les câbles ont été posés dans une tranchée peu profonde creusée dans le lit de la rivière. P. L.
- Installations à courant continu à haute tension, par
- C. Kinzbrunner. Zeitschrift fur Elektrotechnik, t. XX, p. 38o, 3 août 1902. — La supériorité des courants alternatifs, mono ou triphasés, est incontestable quand il s’agit de transports à haute tension et à grande distance. Pour les distances moyennes, le courant continu peut soutenir avantageusement la comparaison. Le système Thury, en effet, a fait ses preuves depuis longtemps ; mais la distribution de l’énergie électrique à une ville qui l’emploie sous différentes formes : éclairage, force motrice, traction, constitue un problème tout spécial. On lui a, en général, donné deux solutions : ou on a érigé un certain nombre de petites stations en différents points de la ville, ou l’énergie est produite par une station unique sous forme de courants triphasés à haute tension, qui sont ensuite transformés, dans des sous-stations, en courant continu basse tension à l’aide de moteurs-générateurs. Le premier système a été le plus en faveur jusqu’à ces dernières années, particulièrement en Allemagne ; le second, d’origine plus récente, a tout d’un coup conquis une place importante, et les usines génératrices d'une capacité de 3oooo, 40000, voire même 100000 chevaux, se sont rapidement répandues dans tous les pays d’Europe et d’Amérique. Seule l’Angleterre semble être restée réfractaire à toute innovation. Faut-il voir dans cette abstention, dit l’auteur, une manifestation de l’esprit conservateur des Anglais, qui se montre jusque dans les questions techniques, ou bien faut-il l’attribuer à la sévérité des règlements sur l’application des courants alternatifs. Quoiqu’il en soit, on a érigé, exclusivement pour le service des villes, un très grand nombre d’usines génératrices de toutes puissances produisant du courant continu à haute tension. L’auteur en décrit quelques-unes d’après une communication de M. Barnard à la Institution of Electrical Engineers. Toutes procèdent d’un système qui diffère absolument du système Thury ; le courant continu à haute tension (2000 ou 3 000 volts), débité par une ou plusieurs génératrices couplées en parallèle, est dirigé vers des sous-stations, où il est transformé en courant basse tension à l’aide de convertisseurs rotatifs. — La première centrale de ce genre
- est celle de Cristal-Palace, construite en 1890. Les dynamos, toutes bipolaires et actionnées par courroie, sont à 1000 volts et 5oo t: m. Leurs excitatrices sont calées sur le même arbre. Les convertisseurs sont aussi bipolaires et n’ont qu’un induit avec deux enroulements séparés. Le démarrage se fait du côté basse tension au moyen d’une batterie d’accumulateurs. La station d’Oxford date de 1892. Ici, les convertisseurs démarrent par le côté haute tension ; le démarrage et la mise en circuit, sur le réseau basse tension, ont lieu par un interrupteur commandé électriquement de l’usine. Grâce à ce dispositif, les sous-stations n’exigent pas une surveillance continue. A Wallsall, on emploie des moteurs à marche rapide attaquant directement des dynamos à 2 000 volts. On peut citer encore, comme utilisant le même système, les stations municipales de Wolverhampton, Morecambe, Barron, Bromley, Folkestone, Guernesee et Hull. Dans cette dernière cité, la tension varie entre 1 000 et 3 000 volts. Au contraire, à Londres, où les stations ne desservent que des réseaux de faible étendue, la distribution se fait directement à basse tension ; pour des feeders de 4 à 6 km, on élève la tension sur place au moyen de transformateurs tournants et on la réduit de nouveau au point d’alimentation. La plus grande installation à courant continu haute tension est celle de Hull, où des machines à vapeur à grande vitesse entraînent directement des dynamos à 4 pôles de 510 k\v et 2 25o volts. Dé la bonne marche dè ces groupes électrogènes, on est en droit de conclure que la construction de génératrices de plus grande puissance et de plus haute tension n’offrirait aucune difficulté. L’auteur donne ensuite la courbe du rendement d’une de ces dynamos-série à différentes charges; elle montre que le rendement n’est pas inférieur à celui d’une génératrice triphasée de même puissance ; le prix de la première n’est pas en général plus grand que celui de la seconde. Il lui est même bien inférieur tant qu’on reste au-dessous de 3 000 volts. Suivant quelques considérations sur l’équipement des tableaux de distribution en général et sur celui de Hull en particulier. L’auteur donne ensuite la courbe du rendement d’un groupe moteur-générateur ; le rendement moyen est un peu meilleur que celui du groupe avec moteur triphasé. Le prix est aussi de 20 à 23 p. 100 plus faible. L’auteur conclut de cette étude que le système de distribution par courant continu à haute tension exige moins de frais d’installation que celui par
- CAOUTCHOUC •UTTA-FERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- m mA RUBBER, GUTTA-PERCHA i T1LMAP1 mm C8 (Limited)
- FOURNISSEUR
- Psst. et ML
- 67, Boulevard Sébastopol, PARIS
- 0SBfSS A WBMA*-BKAUMONT (S.-«t-fi.) a% SDLTERTOWN (tcguum).
- MEDAILLES D’OR | fagfeV mïv. 1*78-8149 £
- Câfek» pvai knaièr» éleetnqas •» timpwi te tem, h&ate et basa® tension.
- Sees ébasH&a poar ieseatciaiaœr*. ets., de-
- fils enivra isolés ponr élsctro-aiisMnis et dyneswai Fit» pour sonneries et téléphones.
- Câbles télégraphiques, aériens, sootemfaM,
- Envol da Tarifs franco sur demande.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- Facilités données aux voyageurs pour aller visiter ies plages de Bretagne desservies par le réseau d’Orléans
- La Compagnie d’Orléans délivre pendant la période du samedi, veille de la fête des Rameaux, au 31 octobre (inclusivement) des billets d’aller et retour individuels, en lre, 2e et 3e classes pour les stations balnéaires de Saint-Nazaire, Pornichet, Escoublac-la-Baule, Le Pouliguen, Batz, Le Croisic, Guérande, Quiberon, Saint-Pierre-Qui-beren, Plouharnel-Garnac, Vannes, Lorient, Quimperlé, Concarneau, Quimper, Pont-l’Abbé, Douarnenez et Châ-teaulin.
- En vue de faciliter les déplacements des familles, la Compagnie vient de soumettre à l’approbation ministérielle la proposition de délivrer, au départ de toutes les stations du réseau situées à 125 kilomètres au moins des stations balnéaires dénommées ci-dessus, des billets collectifs aux familles d’au moins trois personnes payant place entière et voyageant ensemble.
- Le prix de ces billets s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires le prix d’un de ces billets
- pour chaque membre de la famille en plus de deux. Toutefois, le prix par personne ne peut excéder Je prix des billets individuels actuellement délivrés par les mêmes stations balnéaires.
- Aux termes de la proposition précitée, le chef de famille peut être autorisé à revenir seul à son point de départ à la condition d’en faire la demande en même temps que celle du billet.
- 11 peut, en outre, obtenir une carte d’identité sur la présentation de laquelle il pourra voyager isolément à moitié prix du tarif général pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le lieu de départ et le lieu de destination mentionnés sur le billet.
- La durée de validité des billets est de 33 jours, non compris le jour du départ; elle peut être prolongée une ou deux fois d’une période de 30 jours moyennant le paiement d’un supplément de 10 p. 100 par chaque période.
- p.r153 - vue 705/746
-
-
-
- CL1V
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- courants alternatifs, où les sous-stations conduisent à des dépenses considérables, tant en matériel qu’en personnel de surveillance. Mais ce système, pour être réellement avantageux, ne doit pas s’appliquer à de trop grandes stations. B. K.
- Traction.
- Le chemin de fer suspendu de Barmen-Elberfeld Vohwinkel. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 656, 27 juillet 1902. — Nous rappelons au lecteur qu’un long article sur ce sujet a été publié dans L’Eclairage Electrique, i3 juillet 1901. Le journal allemand publie aujourd’hui un extrait du rapport d’expertise fait par MM. C. Kôpeke, A. Goering et von Bondes.
- Ces ingénieurs avaient été déjà chargés de donner leur avis sur les deux projets soumis aux municipalités intéressées, savoir un chemin suspendu monorail système Langen et un chemin de fer ordinaire, et ils avaient conclu en faveur du premier. On sait qu’un tronçon de 8 km (la ligne complète en compte i3,3) a été ouvert au public au mois de mai 1901. Après un an d’exploitation, la Continentale Gesellschaft für elektrische unternehmungen, de Nuremberg, qui est concessionnaire du chemin de fer, a commis ces messieurs pour une nouvelle expertise sur le fonctionnement de la ligne en service. Leur rapport confirme en tous points les avantages préconisés dans le projet primitif et que nous avons longuement développés dans l’article précité. Nous nous contenterons de les rappeler : aptitude à franchir des courbes de faible rayon à de très grandes vitesses (/ = 400 m pour une vitesse de 200 km : h), suspension de la voiture qui n’est jamais en danger de dérailler, signaux électriques automatiques, faible coefficient de traction, etc., etc. Les essais relatifs à la dépense d’énergie méritent d’être rappelés. Pour un parcours de i5,2km, on a effectué 24 démarrages (distance des stations 0,6 km) ;
- on a relevé comme consommation moyenne 28,8 watts-heure par tonne-kilomètre. Les auteurs critiquent en passant le système Lartigue-Behr et son application à la ligne Liverpool-Manchester (nous parlerons bientôt de ce projet). L’épithète de monorail ne lui convient nullement, puisqu’il n’emploie pas moins de cinq rails : un rail de contact avec 20 galets de prise de courant et 4 rails de roulement recevant 8 roues. Le poids de la voiture est de 38 tonnes, qui absorbent 400 chevaux au démarrage et 518 en pleine marche. La conclusion du rapport est très favorable à un essai du système Langen pour les grandes vitesses. En superposant le chemin de fer suspendu aux voies ordinaires, on pourra franchir sans danger les courbes de 5oo m que ces dernières présentent avec une vitesse de 200 km à l'heure.
- B. K.
- Éclairage.
- Corps incandescents Siemens et Halske pour l’éclairage électrique. Brevet français n° 3ii 327 du 3o mai 1901. Communiqué par Y Office //. Bœttcher, 2, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — On peut se servir avantageusement pour l'éclairage électrique par incandescence du thorium et du zirconium ainsi que des métaux du groupe de l’yttrium ; l’infusibilité, une haute résistance électrique, l’absence de poussières sous l’action du courant sont les avantages que présentent ces métaux. Mais la fabrication des corps incandescents au moyen de ces corps présente de grandes difficultés en raison même de leur infusibilité ; d’autre part, la compression des poudres métalliques ne donne pas assez de cohésion. On obtient des corps incandescents utilisables en associant les métaux au carbone; la poudre métallique peut être mélangée avec une matière organique riche en carbone, le mélange est porté à l’incandescence après avoir été tiré en fils ; l’addition d’oxydes tels que les oxydes de
- TE1SSET, V" BRAlLTi CHAPRON
- Constructeurs-Mécaniciens Usines à PARIS & à CHARTRES EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein 80à 85/
- 16, Rue Rivay, 16, LEVALLOIS
- (Sein©)
- LUMIÈRE
- TRACTION .
- V
- SN
- 0*
- ri?
- 0 ^ .
- Renseignements Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignements statistiques
- LE VOLT A
- Annuaire de l’Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 figures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, N° 53, PARIS (9e) LeVOLTA est à la fois le Larousse et le Bottin de VElectricité.
- de TABLE, APPUQUE^gjj
- Constructeur
- The Général Electric G°-Ld
- Kt* AGENT GENERAL :
- LUCIEN ESPIR
- 11 bis, rue Maubeuge — PARIS
- p.r154 - vue 706/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- CLV
- thorium et de cérium donne de bons résultats. Au lieu de choisir le métal pur comme matière première, on peut aussi employer les sels nitriques qui sont réduits par le chauffage ; la quantité de carbone à ajouter dans ce cas doit être plus élevée, car l’azote qui se dégage provoque une réduction partielle du carbure pour former du cyanogène. Enfin les mélanges de métaux, par exemple le thorium avec le zirconium ou l’yttrium peuvent être également employés.
- L’éclairage électrique de la cathédrale Saint-Paul à Londres. Electrician, t. XLIX, p. 214-215. 3o mai 1902.
- — Cette entreprise, commencée il y a trois ans, est
- aujourd’hui en grande partie achevée. On s’est servi pour les canalisations, de câbles isolés au caoutchouc, placés dans des tuyaux en fer. La distribution se fait par deux fils, à la tension de 200 volts ; il y a deux circuits, alimentés, l’un par la City Company, l’autre par la Charing Cross Company. Ces circuits étant très longs, on se sert de câbles à grande section, la densité de courant est de 0,4 ampère par millimètre carré. L’article donne les dessins des lustres et des candélabres. Les frais d'installation se montent à présent à 25o 000 fr ; ils seront supportés par M. Pierpont Morgan. P. L.
- Electrochimie et Êlectrométallurgie
- Panier anodique Jacolliot pour électrolyse. Brevet français nu 3i3 454 du 12 août 1901. Communiqué par l’Office II. Bœttcher, 2, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- — Lorsque l’on soumet à l’électrolyse des déchets métalliques, des minerais, etc., on les place dans un panier ou caisse ajourée et le courant est amené aux matières traitées par une lame placée de manière à être le plus possible en contact avec les matières. Cette disposition présente plusieurs inconvénients ; la lame gêne le chargement du panier et si l’on veut l’enfoncer dans le panier rempli des matières à traiter, on éprouve les plus grandes difficultés, enfin la position de l’anode au centre de la masse des matières empêche le mouvement de ces matières lorsque l’on veut les retirer sans sortir le panier du bain électrolytique. Ces inconvénients sont évités par l’emploi d’un panier cylindrique à bases demi circulaires, ouvert suivant le plan passant par les diamètres limitant les demi-cercles des bases. La paroi cylindrique constitue l’anode ; elle peut être formée soit par une lame métallique soit par une grille à barreaux de forte section ne présentant pas de résistance au passage du courant. Le panier ainsi construit répartit le courant dans toute la masse des produits à traiter et ceux-ci peuvent être manipulés aisément étant donnée l’absence de lames engagées dans leur masse.
- Matériaux poreux Combes et Bigot très résistants aux actions chimiques et électro-chimiques. Brevet français n° 3ug35 du 19 juin 1901. Communiqué par Y Office H. Bœttcher, 2, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — Les diaphragmes employés en électrolyse ont l’inconvénient de se détruire rapidement sous la double action des liquides et du courant ; tels sont les diaphragmes
- en ciment, en matières céramiques dont la porosité croissant à mesure qu’ils sont attaqués les rend bientôt friables. On obtient des matériaux poreux et résistants, sous forme de plaques, vases, tubes, en chauffant au four oxydant des oxydes de fer mélangés avec des produits céramiques ; la température doit être assez élevée pour produire la vitrification. Ainsi on obtient un produit recommandable au moyen du mélange suivant : silice 7 p. 100, alumine 25 p. 100, oxyde de fer 68 p. xoo. Ces matières finement pulvérisées sont moulées et séchées avant d’être cuites. Les produits obtenus sont inattaquables par les acides et liquides électrolytiques ; par exemple, s’il s’agit de l’électrolyse des chlorures alcalins, ils résistent très bien à l’action des alcalis et du chlore ; ils permettent d’employer un courant plus intense et d’obtenir par suite l’alcali à un plus grand degré de concentration.
- Procédé R. Franchot pour la préparation électrolytique du vert de Paris. Brevet américain n° 698 696, déposé le 17 août 1901, accordé le 29 avril 1902. — L’inventeur propose la méthode suivante pour la préparation industrielle de l’acéto-arséniate de cuivre, ou vert de Paris. Une anode de cuivre se dissout dans une solution mélangée d’aeétate de chaux et d’acide arsénieux, ce qui amène la séparation du sel double insoluble. La réaction est purement anodique et, pour empêcher le mélange avec les produits cathodiques, la cathode, une feuille de cuivre, est enveloppée d’un sac de toile qui sert de diaphragme. P. L,
- Mesures.
- Wattmètre intégrateur Westinghouse. Electrical Review (Londres), t. L, p. 267,14 février 1902.— C’est un compteur pour courant alternatif, constitué par un moteur asynchrone avec primaire fixe et secondaire tournant avec une vitesse proportionnelle à la puissance réelle du circuit primaire. Ce primaire comprend un électro-aimant formé de deux aimants en 1er à cheval, dont les pôles inférieurs sont réunis en une seule pièce polaire horizontale, et les pôles supérieurs restent séparés par un léger entrefer vertical. Entre l’entrefer horizontal ainsi formé se déplace un disque léger monté sur un petit arbre entraînant à sa partie supérieure un train d’engrenage et reposant sur une crapaudine. L’enroulement primaire comprend le gros fil enroulé sur la pièce polaire inférieure ; le fil en dérivation est enroulé sur les bras supérieurs des électro-aimants, dans un sens tel que le flux magnétique traverse l’entrefer vertical, comme si la partie horizontale supérieure du système formait un aimant continu.. Cette partie supérieure comprend encore une petite bobine en court-circuit pour compenser les frottements et pour empêcher la rotation du disque quand l’enroulement en dérivation est seul en circuit. Le disque est freiné comme d’habitude, par des aimants permanents. Le circuit à fil fin est en série avec une bobine de self donnant un décalage de 90° ; il est aisé de voir, en suivant la formation des flux, pendant une
- COMPAGNIE
- GENÈVE
- DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE 1
- (Brevets Thurv) bureau a lyon
- ^ 61, Rue de l’Hôtel-de-Ville, 61
- MACHINES ÉLECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif
- et pour toutes applications.
- SPECIALITES : Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SURVOLTEURS-DEVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer à adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- Catalogues et Devis sur demande.
- p.r155 - vue 707/746
-
-
-
- CLV1
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 13 septembre 1902
- période, qu’il se produit un flux résultant se déplaçant alternativement d'un bord de l’entrefer horizontal à l’autre et changeant de direction à chaque demi-période; ce mouvement du champ produit la rotation du disque. Le compteur mesure l’énergie véritable aux bornes, que la charge soit ou non inductive. Il s’applique aisément aux courants polyphasés équilibrés ou non, et quel que soit le facteur de puissance. Les constructeurs indiquent que le compteur est encore exact pour une surcharge de 5o p. ioo et qu’il commence à enregistrer à o,5 p. ioo de sa capacité. P.-L. C.
- Une installation d’essais à hautes tensions à courant continu. Electrical World and Engineer, t. XL, p. 88-89, 19 juillet 1902. — MM. Nichols et Ryan ont installé à l’Université de Cornell un groupe de 24 petites dynamos de 5oo volts et 0,22 ampère, ayant leurs induits reliés en série. Trois excitatrices de 170 volts alimentent les inducteurs groupés par séries de huit avec un rhéostat par série. Les dynamos sont placées sur une table de marbre et les conducteurs passent dans des tubes de verre ; dynamos et excitatrices sont actionnées par courroies au moyen d’un arbre de couche unique. L’auteur décrit les précautions prises pour l’isolation et la sécurité des manipulations. Un interrupteur à huile est en série avec un interrupteur à air, avec fonctionnement simultané et automatique dès que le courant atteint 0,24 ampère. Des essais ont été faits entre deux fils de cuivre ; la rupture se produit à 16 mm dans l’air, à t2 000 volts. P.-L. C.
- Divers.
- La situation de l’ouvrier anglais, par P. Longmuir. The Engineering Magazine, t. XXII, P- 402, janvier 1902. — L’auteur reconnaît que les « Trades union » paralysent jusqu’à un certain point le développement économique de l’Angleterre, mais il y trouve de plus graves obstacles dans les conditions sociales faites à l’ouvrier
- anglais, dans son existence à l’usine, et dans son éducation. L’enfant est élevé dans une habitation exiguë et privée d’air; on l’enlève à l’école pour le placer à l’atelier à l’âge où son instruction commence à porter ses fruits, et à vingt ans, il n’en reste plus rien. Ouvrier, il se marie jeune, fonde une famille où l’on suivra les mêmes traditions de misère. Dans les progrès économiques de l’industrie il ne voit qu’un danger de réduction de travail pour lui et ses enfants ; ses distractions sont le mélodrame et le football. Son milieu social a fait de lui un être la plupart du temps physiquement et moralement inférieur, que les compétitions de l’industrie internationale intéressent fort peu.
- L’existence à batelier n’est pas plus séduisante : la lumière, l’aération, le chauffage des usines, le confort, en un mot, du travailleur anglais, sont encore une utopie. C’est en vain que, dans ces conditions, on espère relever le niveau de l’instruction par des cours du soir, que ne suivent d’ailleurs que les ouvriers dont le travail est le moins fatigant et, souvent, le moins apprécié par l’industriel.
- A cette situation, l’auteur voit un remède dans l’établissement des habitations ouvrières à l’extérieur des grands centres, avec des communications rapides et régulières, dans la suppression du travail des tout jeunes enfants. La fin des classes pourrait être fixée à quatorze ans ; l’admission du « système métrique » permettrait de donner aux enfants des notions scientifiques générales ; l’histoire et la géographie comparées les mettraient en état de saisir la situation de leur pays vis-à-vis des autres ; on en ferait des hommes de bon sens, capables d’apprécier un livre et de bénéficier de ce qu’il contient d’utile pour leur état. Les cours du soir dans ces conditions devraient être technologiques plutôt que techniques, dans le but d’abréger l’apprentissage. Il est hors de doute que le capitaliste a tout intérêt à cette amélioration de la situation de l’ouvrier.
- P.-L. C.
- C. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIe Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage,
- Un volume in-8° raisin. 412 pages, 271 figures. 12 fr.
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- Hv VJEVÆY (Suisse)
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- « J. Aug. SCHOEN *
- Ingénieur-Conseil, Expert près les Tribunaux.
- 17, rue de la République, 17. RYON
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELECT H ICITÉ
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- Appareillage Électrique
- GRIVOLAS
- Société anonyme au capital de 1.000.000 de francs j
- Établissements fondés en 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 16, rue Mongolfier PARIS
- Exposition de 1889, Paris Médaille d’argent
- Exposition de 1894, Lyon Médaille d'or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Paris. — Médaille d’or
- Supports pour lampes à incandescence
- COMMUTATEURS
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPTEURS DE TOUS SYSTÈMES RHÉOSTATS, DISJONCTEURS TABLEAUX DE DISTRIBUTION Manufacture de tous appareils et accessoires pour stations centrales et installations d’éclairage électrique, montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, ébonite, etc., etc. — Appareils pour courants de haute tension, depuis 440 jusqu’à 5.000 volts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TELEPHONE 158-91
- Envoi franco du Catalogue sur demande .
- p.r156 - vue 708/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- CLVI1
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. — BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Bak.ra.tjlt, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris
- Applications thermiques.
- Allumeurs. — Herz. 3i5o45, B F, i5 octobre 1901. — Générateur de courant électrique destiné principalement à l’allumage des moteurs à explosion.
- Marche. 316 351, B F, 28 novembre 1901. — Dynamo d'allumage pour moteur à explosions.
- Lebaupin. 3i6 2Ô3, B F, 26 novembre 1901. —- Nouvelle bobine d’induction pouvant servir à l’allumage du mélange gazeux dans les moteurs à explosions et à tous autres usages.
- Ernst Eisemauwet Cie. 316228, B F, 25 novembre 1902. — Installation pour la production de tensions électriques élevées et dispositif utilisant ces tensions pour l’allumage des moteurs à explosion.
- Herz (Adolf) et Herz (Gustave). 3i5o46, BF, i5 octobre 1901. — Bougie électrique pour l’allumage des moteurs à explosion.
- Oskar Simmen. i3i 087, DRP, 3 mai 1901. — Isolement pour allumeur électrique.
- Bertheol et Cle. 312896, B F, 22 juillet 1901. — Nouvel allumeur électrique à gaz avec prise de courant à interrupteur automatique, annulant les courts circuits, le retour d’étincelles et la mise continuelle de la masse dans le circuit.
- Merl. 316392, B F, 3o novembre 1901. — Appareil électro-automatique servant à allumer et à éteindre à une distance quelconque des becs de gaz alimentés soit de gaz ordinaire soit de gaz comprimé.
- Wilhelm Herrmann. i3i 4^8, DRP, 25 août 1901. — Excitateur d’étincelles pour allumage de mine.
- Fours. — Fauchon Yilleplee. 3i2 455, B F, 6 juillet 1901. — Système de four électrique.
- Guillermin. 313 945, RF, 2 septembre 1901. — Four électrique destiné aux usages industriels.
- Chavarria - Contardo. 813727, B F, 23 août 1901. — Perfectionnements apportés aux fours électriques.
- Keller, Lf.leune et Cie (Compagnie électro-thermique). 3i4 858, B F, 9 octobre 1901. — Perfectionnements aux fours électriques.
- Payrard. 316727, B F, 12 décembre 1901. — Nouveau procédé de cuisson des électrodes employées dans les fours électriques.
- Appareils de chauffage. — Danilevsky, 315 247, B F, 22 octobre 1901. — Appareils de chauffage électrique.
- Francq. 3i4 553, B F, 28 septembre 1901. — Bouillote hydro-électrique à réchauffage périodique.
- Luchaire. 3i2 463, B F, 6 juillet 1901. — Système d’appareil de chauffage électrique.
- Luchaire. 312497, B F, 8 juillet 1901. —- Système de support isolant les fils métalliques employés comme résistance pour le chauffage électrique.
- Parvillée frères et C°. 312492, B F, 8 juillet 1901. — Electrodes métallo-céramiques.
- Divers. — Blondeau. 3i6 6o3. B F, 5 décembre 1901. — Traitement électro-magnétique et calorifique des métaux en usage ou en service soumis aux flexions, etc.
- Eclairage.
- Arc. — Barbe. 3i3 342, B F, 12 août 1901. — Lampe électrique.
- E. W. BLISS C
- BROOKLYN. N. Y. Etats-Unis.
- Société anonyme au Capital de 10.000.000 de fr.
- SIÈGE EN EUROPE
- 12bis, Jîvenue de la Grande-ÿîrmêe PARIS
- Téléphone n° 526-12 A. WlLZIN, Directeur
- MATERIEL
- pour Tôles de Dynamos, Pièces détachées de Vélocipèdes, Ferblanterie, Ustensiles de ménage Quincaillerie, Lampes, Articles estampés, Presse à emboutir, à découper, Cisailles, Marteaux-pilons.
- AGENTS A BERLIN ET COLOGNE Schitchtirdt & Schlitte
- PRESSE N° 30A
- (ci-contre)
- pour Tôles de Dynamos
- Cette presse munie de
- mécanismes d’éjection fonctionnant d’une façon certaine et consommant peu de force, dégage la feuille et les déchets sans les ressorts généralement employés et dont l’action est incertaine tout en absorbant une forte partie de la puissance de la machine. La matrice et le poinçon sont disposés de façon à découper d’un seul coup un anneau (ou un segment) avec les encoches ; opérant ainsi, on évite l’excentricité qui se produit entre les deux circonférences lorsqu’on opère en deux ou plusieurs fois et on assure une uniformité absolue dans les divisions de la denture. Les rainures de clavetage se poinçonnent aussi du même coup.
- p.r157 - vue 709/746
-
-
-
- CLrin
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 septembre 1902
- Caron. 3i4 7I7, B F, 4 octobre 1901. — Lampe à arc.
- Couvreux. 3i2 877, B F, 24 juillet 1901. — Régulateur mécanique réglant la lumière électrique automatiquement.
- Damideaux. 3i45o5, B F, 3i octobre 1901. — Nouveau système de lampe électrique à arc en vase clos.
- Fleming. 3i6 263, B F, 26 novembre 1901. — Perfectionnements aux globes ou cloches pour lampes électriques à incandescence.
- Heany. 313 273, 318274, B F, 6 août 1901. —Perfectionnements aux lampes à arc.
- Johnson. 3i2 748, B F, 16 juillet 1901. — Perfectionnements dans les lampes électriques à arc.
- Kowalski et Moscicki. 312740, B F. 16 juillet 1901. — Disposition pour le dégagement de l’arc entre des électrodes métalliques.
- Laurent. 314029, B F, 5 septembre 1901. — Système perfectionné de lampe à arc.
- M ere. 3i3 497, B F, 14 août 1901. — Lampe électrique à arc.
- Mestral (G. et P. de). 3i4 002, B F, 4 septembre 1901. — Perfectionnements à l’arc électrique dans les lam-
- • pes à arc.
- Renaud. 3i4 060, B F, 6 septembre 1901. — Nouvelle
- . lampe à arc électrique.
- Rignon et Moreno. 3i2 784, 17 juillet 1901. — Polar star, bougie électrique en vase clos, fonctionnant dans toute position, soit en dérivation, soit en série et sur tous circuits continus ou alternatifs.
- Schmidt. 3i4 556, B F, 28 septembre 1901. — Dispositif pour transformer les lampes à arc à circuit secondaire en lampes à arc différentielles.
- Shafer et Vote (senior). 314924, B F, 11 octobre 1901. —- Système de lampe à arc électrique.
- Siemens et C°. 315 445, B F, 29 octobre 1901. — Perfectionnements apportés aux charbons à arc.
- Turnikoff et de Nesselrode. 3x4 4^5, B F, 2.4 septembre 1901. — Lampe à arc perfectionnée.
- Incandescence. —- Forster. 3i4 2i3, B F, i3 septembre 1901. — Lampe électrique à incandescence perfectionnée.
- Hogge et Pulsford. 3ii86i, B F, 18 juin 1901. — Perfectionnements dans la fabrication des lampes à incandescence.
- Mc. Cullough. 3x5 491, B F, 3i octobre 1901. — Perfectionnements dans les lampes incandescentes.
- Oster. 3i3 839, B F, 28 août 1901. — Lampe à incandescence .
- Société Italiana di Elettricita G10 Cruto. 316 497, B F, 3 décembre 1901. — Nouveau système de lampe électrique à incandescence avec attache mobile.
- Societa Italiana di Elettricita Gia Cruto. 3i6 4g8, B F. — Perfectionnements dans les lampes électriques à incandescence ayant la partie en verre démontable de l’attache.
- Straka. 3i3 i32, B F, 3i juillet 1901. — Lampe électrique incandescents à noyau réflecteur facetté.
- Sciiarf. 3i2 047, B F, 22 juin 1901.—Procédé pour faire le vide dans les lampes à incandescence au moyen de pompes pneumatiques à mercure.
- Scharf. 314692, BF, 3 octobre 1901. — Dispositif pour faire'le vide dans lesdampes électriques à incandescence.
- Yoelker. 312673, B F, i3 juillet 1901. — Méthode perfectionnée de fabrication de filaments pour lampes électriques à incandescence.
- Hartig et Glaser. 3i3 980, B F, 3 septembre 1901. —• Nouvelle douille avec interrupteur en matière isolante pour lampes à incandescence.
- Lainé. 3ii 996, B F, 10 juin 1901. — Contacts de supports des lampes électriques.
- Société Electric Lighting Boards Limited. 3i5 /[Si, B F, 3o octobre 1901. -— Perfectionnements dans les contacts pour lampes électriques incandescentes.
- Société la Lampe Hollub. 3i6 4j6, B F, 3o novembre 1901. — Nouveau dispositif de fixation des lampes à incandescence.
- Boyer et Juge. 3i4 520, B F, 26 septembre 1901. — Nouveau mode de suspension de lampes à incandescence supprimant l’emploi du culot et permettant la mise en contact des lampes directement avec le circuit électrique.
- Farusworth et Pains. 3i4 072, B F, 7 septembre 1901.— Perfectionnements dans les suspensions pour lampes à incandescence électriques.
- Harrison. 3i2 5g4, B F, 11 juillet 1901. — Perfectionnements dans la suspension des lampes électriques.
- Mayr. 315926, B F, 1.4 novembre 1901. — Porte-abat-jour pour lampes électriques à incandescence.
- Arzens. 311926, B F, 19 juin 1901. — Appareil interrupteur destiné à l’allumage et l’extinction automatique des lampes électriques placées dans des water-closels, caves ou endroits similaires.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Cliehy) Paris
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lreB marques
- CATALOGUES FRANCO
- TELEPHONE 529-14
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, ruetDelambre — Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- p.r158 - vue 710/746
-
-
-
- Tome XXXII Samedi 20 Septembre 1902. 96 Année — N° 38
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE ^
- 05/ lüBLlOTHEOUE \>\
- ir.. I . r- W , -,* 1 •q.flTVat) ^ |
- La reproduction des articles de L’ÉCL'AIRAGE>/interdite
- SOMMAIRE
- Pages ^
- A- BANTI. — Contribution à l’histoire de l’électrotechnique : Installation d’éclairage de Tivoli. . . 413
- Ch. JACQUIN. — Eclairage électrique des trains :
- Systèmes autogénéiatenrs pour voitures isolées : Systèmes Stone, Vicarino, Àuvert, américain, Kull. . . . 417
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Mesures : Système rationnel d’unités électromagnétiques, par Giorgi............................... 43i
- Electricité atmosphérique : L’électricité atmosphérique et les mesures de protection contre la foudre . . 435
- Magnétisme : Sur Je magnétisme,induit dans le fer par des courants (ou champs) oscillant rapidement, par
- Mansergh Varley............................................................................ 437
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Institution of Electrical Engineers : Notes sur les machines à courants polyphasés, par A,-C. Eborall. 44° La distribution de l’électricité en grand, par H. Earle. ....................................................... 445
- SUPPLÉMENT
- Congrès de la « Houille Blanche »................................................................. clx
- Avis............................................................................................. . clxiii
- Littérature des périodiques et brevets............................................................. clxiii
- Liste des brevets d’invention............................... ...................................clxxiii
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière ,9° arrondissement), M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à 4 heures.
- R.-W. BLACKWELL,
- 20, rue Saint-Georges et rue de la Victoire
- PARIS
- Représentant exclusif des Trncks “PEGKHAM "
- breveté S. Gr. D. Gr. assurant la meilleure suspension pour électromobiles.
- p.r159 - vue 711/746
-
-
-
- CLX
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Le Congrès de la « Houille blanche ». — C’est à Chamonix, au pied du Mont-Blanc, en face des a magasins de houille blanche .» les plus considérables des Alpes françaises, que s’est terminé, samedi dernier i3 septembre, le Con grès de la Houille blanche.
- Nous avons déjà dit dans le précédent numéro combien grande a été la réussite de ce Congrès, en ce qui concerne le nombre des adhérents; nous ne reviendrions pas sur ce point si une coquille — que nous n’avons pu corriger, nous trouvant à Annecy au moment du tirage de ce numéro —ne nous avait fait dire que les organisateurs les plus optimistes comptaient sur deux congressistes : c’est deux cents que nous avions écrit, ce que nos lecteurs ont certainement compris.
- Ajoutons qu’en ce qui concerne l’organisation matérielle du Congrès, la réussite a été aussi des plus complètes. Il n’était cependant pas facile d’assurer les transports, la nourriture et le coucher de près de cinq cents personnes. Les commissaires du Congrès n’ont que plus de droit aux sincères remerciements des congressistes. M. Pinat, le sympathique président du Congrès n’a pas manqué deles leur exprimera la dernière réunion qui eut lieu à Chamonix et les « bans » nourris qui ont suivi le discours de M. Pinat ont prouvé notre reconnaissance.
- Malgré les dangers réels que présentaient les visites des installations électriques à haute tension, ainsi que les excursions dans les régions montagneuses, aucun accident n’est venu assombrir la bonne humeur des congressistes. Tout au plus y a-t-il à signaler quelques incidents. Sur le trajet du Fayet à Chamonix, le train électrique s’étant arrêté en pleine voie pour la visite de l’usine de Servoz, un congressiste, qui n’était probablement pas électricien, mit le pied sur le rail de contact; il fut renversé par le choc, mais son imprudence n’eut pas d’autre
- suite. Un autre congressiste, électricien, ou plutôt électrochimiste, eut également le désagrément de ressentir un choc à 600 volts, son parapluie, -à tige métallique, ayant touché l’un des conducteurs extérieur d’une voiture. Enfin en descendant de voiture pour la visite de l’usine de Chedde, un congressiste se luxa le pied; c’est l’accident le plus grave qui nous ait été signalé.
- Tout aurait donc marché à souhait, si le temps, relativement beau pendant les premiers jours, ne s’était mis franchement à la pluie lors de l’excursion à Chamonix. Les visites des usines de Servoz et des Chavants qui alimentent la ligne Fayet-Chamonix s’en ressentirent : la première ne fut faite que par un petit nombre de congressistes intrépides, pai’apluie au poing; la seconde, qui promettait une promenade des plus pittoresques en montagne, dut être abandonnée. Les excursions que beaucoup d’entre nous se proposaient d’effectuer dans les environs de Chamonix, durent aussi être abandonnées. Espérons que les quelque cent cinquante congressistes qui se sont fait inscrire pour l’excursion de quatre jours en Suisse n’ont pas eu trop à se plaindre de l’inclémence du temps et qu’ils n’ont pas, comme plusieurs congressistes revenus directement à Paris et dont nous sommes, rapporté comme souvenir cuisant de leur séjour à Chamonix un rhume de cerveau des moins enviables.
- Les résultats du Congrès. — Si l’on excepte ces conséquences désagréables de la pluie et de la boue glacées de Chamonix, les résultats du Congrès sont des plus satisfaisants.
- Parmi les divers buts que le Syndicat des industriels hydrauliques envisageait en organisant le Congrès, le principal était de faire connaître les avantages et les inconvénients qui résulteraient de l’application des divers projets de loi qui sont actuellement déposés au Parlement pour la réglementation de l’utilisation des chutes d’eau. Ce but a été pleinement atteint : ceux qui, en arrivant au Congrès,
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- A LE XA N DRE G RA MM ONT, S uccesse ur
- Administration centrale à POIVT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe V
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt» Hutin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (Marseille-Tunis ) ( Mozambique-Majunga).
- Accumulateurs “ PHŒBUS ”
- Éléments i Des moteurs de voitures automobiles. transportablesS Traction de voitures et de bateaux.
- pOU f* à f
- Allumage ( Eclairage des voitures et des trains, médecine. Éléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines oCaborcttoires, Çalvanoplastie, etc.
- A. KAINDLER
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue SVANDRÉ-des-ARTS
- Ateliers : 1, rue du Pmntimps
- PARIS
- p.r160 - vue 712/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- CL
- Compagnie Française pour ^Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : Adresse télégraphique :
- 158.81 — 158.11 — 258.72 Elihu-Paris
- Traction élecfriqne
- Éclairage électrique Transport de force LOCOMOTIVES DE MINES
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre modèle T MM 30.
- Grâce à ses dimensions réduites (lm25 de largeur), elle peut pénétrer dans les galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction, 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 à 8 wagonnets.
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en France qu’à l’étranger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.r161 - vue 713/746
-
-
-
- CLXll
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- ignoraient les dispositions principales de ces projets n’ont eu qu'à suivre les intéressantes communications faites à la section économique pour être parfaitement documentés sur la question ; quant à ceux qui, auteurs, défenseurs ou adversaires des projets de loi, connaissaient déjà la question, ils ont pu, en échangeant entre eux leurs idées, se rendre compte des difficultés que soulève l’application de ces projets.
- Ce n’est pas ici le lieu de discuter ces projets, et d’ailleurs notre incompétence en la matière ne nous permettrait pas de le faire. Mais il n’est pas inutile de rappeler que les diverses propositions de loi actuellement à l’étude posent en principe que les chutes d’eau appartiennent à l’Etat, lequel peut les concéder pour un temps plus ou moins long, et que ce prétendu droit de l’Etat est vivement combattu par les industriels, qui craignent que l’ingérence de l’Etat ne soit l’origine de paperasseries administratives et de lourdes charges. C’est cette dernière opinion que les organisateurs du Congrès voulaient faire prévaloir. Il serait imprudent de prétendre qu’ils aient complètement réussi ; toutefois, il est indéniable qu’ils sont parvenus à faire admettre que l’ingérence de l’Etat dans l’industrie doit être réduite au minimum et à modifier en ce sens les idées de plusieurs parlementaires et non des moindres, en particulier de M. Guillain, rapporteur de la Commission parlementaire chargée de l’étude des projets.
- Le second but du Comité d’initiative du Congrès était de montrer l’état actuel de l’industrie de l’utilisation des forces motrices hydrauliques et de susciter des applications nouvelles de cette industrie. La première partie s’est trouvée réalisée par les nombreuses visites d’usines qui ont été organisées; quant à la
- seconde, elle ne pourra évidemment être réalisée que dans un avenir plus ou moins éloigné.
- Un troisième but était de faire connaître les sites pittoresques des Alpes françaises et d’inviter les congressistes à y revenir en touristes. A ce point de vue, le Congrès de la Houille Blanche ne tardera pas à porter ses fruits, si l’on en juge par les conversations des congressistes.
- Les visites d’usines. — Nous nous proposons de donner très prochainement la description détaillée des diverses usines visitées par le Congrès. A ce propos, nous prions ceux de nos lecteurs qui ont suivi le Congrès et ont pris des photographies des installations, d’être assez aimables pour nous adresser le plus tôt possible une épreuve de ces photographies ; les photographies des sites traversés, des incidents de route et même des « scènes de genre», seront non moins bien accueillies que les photographies d’installations ; leur reproduction dans le journal rendra plus vivantes les descriptions.
- En attendant indiquons brièvement la situation géographique et la destination de ces usines.
- Au point de vue géographique la plupart des usines visitées sont situées sur l’Isère et ses affluents. Sur l’Isère même : l’usine de la Yolta lyonnaise (chute de 75 m), près de Moutiers ; sur l’Arc, dont la vallée est parcourue par la ligne de Modane, les usines de La Praz (chutes de 80 et 33 m), de Prémont (chute de 72 m) et l’usine de Calypso (chutes de 134 et 5q5 m), cette dernière près du confluent de l’Arc et du torrent de la Valloirette qui alimente l'usine ; sur le Breda, et sur le Cernon, petits torrents qui se jettent dans l’Isère près de Pontcharra, les deux usines de la Société des forces motrices du Haut
- Soupape Electrique NODON
- Système breveté en France et à l’Étranger
- J. PIETTRE, Propriétaire et Concessionnaire
- Transformation directe des Courants alternatifs simples ou polyphasés
- en Courants continus
- Rendements obtenus au ^Vattmètre
- 75 à 80 p. J 00
- APPLICATIONS. — 1° Secteurs à courants alternatifs : Charge d'accumulateurs; Fonctionnement des moteurs à courants contiuus ; Ascenseurs et monte-charges; Lampes à arc continu ; Galvanoplastie ; Appareils médicaux ; Démarrage des moteurs et disjoncteurs. — 2° Sous-tractions de courants alternatifs : Remplacement économique des commutatrices dans les secteurs et dans la traction sur voies ferrées. — 3° Possibilité de réaliser le transport économique de l'énergie J à de longues distances à l’aide du courant alternatif monophasé.
- Usine et Laboratoire de démonstrations à Neuilly-sur-Seine, 25, rue Borghèse TÉLÉPHONE 570-20
- ACCUMULATEURS
- Exposition Universelle 1900 Médaille d’Argent
- POUR
- Voitures Électriques Stations centrales Tramways
- Allumage des moteurs Bureaux et Usine : 16, rue Rivay, à LEVâLLOIS
- TELEPHONE
- 537-58
- p.r162 - vue 714/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- CLXIII
- Grésivaudan (chutes de 45 m sur le Breda et chutes de 5oo et 612 m sur le Cernon) ; sur le Drac, les usines de Champ (chute de 37 m) et d Avignonnet (chute de a3 m) ; sur les torrents du Dominon et de Vorz, les usines de Lancey (chutes de 200 et 027 rn); sur la Romanche, affluent du Drac, les usines de Clavaux (chute de 4 2 m), de Riouperioux (chutes de 35 et 3o m), et de Livet (chute de 60 m) ; eniin sur le Furon, l'usine d’Engins (chute de 280 m). Trois des usines visitées se trouvent sur l’Arve, qui se jette dans le Rhône un peu au-dessous de Genève; ce sont l’usine de Chedde (chute de 140 m), l’usine de Ser-voz (chute de 4° m) et l’usine des Chavants (chute de 94 m).
- Sur ces 17 usines, 9 sont utilisées pour l’électrochimie ; ce sont les usines de la Volta (soude et chlore), de LaPraz (aluminium et acier), de Prémont et de Calypso (divers produits chimiques), de Lancey (blanchiment de la pâte à papier), des Clavaux (sodium et peroxyde de sodium), de Riouperoux (produits divers), de Livet (carbure de calcium), de Chedde (soude et chlore). Inutile de dire que la visite de ces usines a été des plus écourtées; dans la plupart on s’est borné à montrer aux congressistes les installations hydrauliques et parfois les installations électriques. Quant aux bâtiments réservés à l’électrochimie ils étaient hermétiquement clos; à La
- Praz on a pu cependant voir, à 20 m de distance, la coulée d’acier produite au four électrique ; seule, l’usiné électrochimique de Livet a été montrée en détail pour l’excellente raison que cette magnifique usine, construite pour la fabrication du carbure de calcium, ne fabrique rien actuellement.
- Trois usines sont utilisées uniquement pour la traction ; ce sont : l’une des usines de Lancey qui alimente le tramway de Chapareillan, et les deux usines de Servoz et des Chavants qui alimentent le chemin de fer électrique Fayet-Chamonix de la Compagnie P.-L.-M. Une partie de la puissance de l’usine d’Avignonnet sera prochainement utilisée à un essai de traction par locomotives électriques sur la ligne à voie étroite de La Mure.
- Les cinq autres usines sont utilisées à la transmission de l’énergie pour l’éclairage de la force motrice, à des distances parfois considérables (plus de 100 km).
- (A Suivre).
- AVIS
- Ingénieur E. C. P. 1893 et institut Monteliore pouvant disposer de capitaux, demande situation, particulièrement exploitation et installation.
- S’adresser, Éclairage Electrique, n° 38.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET BREVETS
- Le théorème de Poynting et la distribution du champ 4e s. t. I, p. 5ao, août 1902, d’après Physical Review, électrique au voisinage dun conducteur traversé par t. XIII, p. i65-i8i. — Le théorème de Poynting sur le un courant, par VV. Franklin. Journal de Physique, flux d’énergie dans un champ électro-magnétique consti-
- JVLatéinel
- Éleefrnqae
- de 200 ampères à 1.500 ampères
- Disjoncteurs -p Rhéostats Tableaux
- Geopge Ellison
- Ateliers et Bureaux : 66-68, rue Claude- V elle faux
- PARIS (Xe)
- Zêléphorte 4-23-95
- Médaille d’Or à l'Exposition Universelle de 1900 COMPAGNIE ANONYME CONTINENTALE
- pour la fabrication des
- COMPTEURS
- A <Td i &
- et autres Appareils
- CAPITAL SOCIAL : 1.750 000 FR.
- 9, rue Pétrelle, PARIS
- COMPTEURS
- D'ÉNERGIE ELECTRIQUE
- pour courants continus et alternatifs
- YULCAIN ”
- Agréé par la Ville de Paris
- Compteurs d'énergie à paiement préalable. Compteurs horaires Compteurs pour tableaux Compteurs pour Batteries d'accumulateurs
- Fournisseur des Compagnies de Chemins de fer, des Administrations et Ministères.
- p.r163 - vue 715/746
-
-
-
- CLXIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- tue la solution la plus simple, mais non pas la solution nécessaire du problème. En vue d’examiner de plus près les critiques formulées à ce sujet par Wedell-Wedels-borg et Goldhammer, l’auteur étudie certains cas particuliers se prêtant au calcul.
- Quelques expériences sur la décharge électrique dans
- les gaz, par A. Garbasso. Journal de Physique, 4e s., t, I, p. 56o, août 1902, d’après Arch. sc. phys. et nat. de Genève, t. XI, p. 282 et 329. — Dans son ouvrage Recent researches on electricity and magnétisai, J.-J. Thomson a développé cette idée que la conduction de l’électricité a travers les gaz est un phénomène d'électrolyse analogue à celui que présentent les liquides; d'autre part Pringsheim affirme qu’il se produit dans les gaz des phénomènes de polarisation. L auteur décrit de nombreuses expériences qui lé conduisent à ne pas nier le caractère électrolytique de la conduction dans les gaz ; mais de nouvelles recherches sont nécessaires. Le phénomène de la décharge dans les gaz est beaucoup plus compliqué que celui qu’on est habitué d’observer au sein des solutions salines.
- Influence de la température sur la déperdition électrique des corps illuminés, par Zéi.ény. Journal de Physique, 4e s., t. I, p. 5i3, août 1902, d’après Physical Review, t. XII, p. 321-339. — Hoor a observé que la déperdition de charge par exposition à la lumière des corps électrisés négativement diminue quand la température s’élève. Stoletow a obtenu un résultat inverse. L’auteur, par des expériences très étendues, concilie ces deux résultats : un til de platine chargé négativement se décharge d’abord moins vite quand la température s’élève; mais la vitesse de décharge passe par un minimum (entre ioo° et 2000) et croît ensuite jusqu’aux plus hautes températures employées (700°). —La loi de décharge parla lumière dépend aussi de l’histoire antérieure du lil ; la décharge est beaucoup plus rapide, pour une température donnée, quand on l’atteint par refroidissement que par échautfement.— Même aux températures élevées, où Lélectricité s’échappe des corps par convection calorifique, il ne semble pas que la lumière ait une influence quelconque sur la déperdition des charges positives.
- Aimantation du fer, de l’acier et du nickel par des courants intermittents, par Honda et Shimizu. Journal de Physique, 4e s., t. I, p. 5x8, août 1902, d’après Physical Review, t. XIII, p 81-90. — i° Pour le fer, l’acier et le nickel en fils, l’aimantation produite parles champs faibles diminue quand on accroît la fréquence du courant intermittent ; l’effet inverse apparaît dans les champs puissants ; — 20 La diminution d’aimaixtation pour une fréquence définie s’accroît quand le champ croît jusqu’à un maximum correspondant à celui de la perméabilité; elle décroît ensuite graduellement; — 3° L’aire de la courbe d'hystérésis correspondant au champ maximum 27,7 C. G. S. croît avec la fréquence, jusqu’à un maximum, pour décroître ensuite. Les effets observés présentent une grande analogie avec ceux obtenus par Weiss pour le courant alternatif. Elles s’expliquent en admettant l’existence d’une sorte d’inertie de l’aimantation.
- Modifications temporaires accompagnant l’aimantation, par C. Barus Journal de Physique, 4e s., t. I, p. 322, août 1902, d’après Physical Review, t. XIII, p. 283-3o6. — Le couple qui maintient une torsion donnée d’un fil de fer se modifie quand on produit un champ magnétique. Des effets obtenus, les uns disparaissent par l’agitation moléculaire, les autres sont permanents.
- Une grande machine à influence. Electrical Review (Londres), t. LI, p. 253-255, i5 août 1902. — Cet article décrit une grande machine à influence du genre Wimshurst, récemment offerte par Lord Blythswood à la Royal Infirmary de Glasgow. On a surtout pris soin, dans la construction de cette machine, de donner une grande solidité aux parties en mouvement et d’assurer un démontage facile pour le nettoyage et les réparations. La machine possède 4° disques, dont le mode d’attache aux poulies qui les portent est décrit en détail. Essayée par un temps très humide, elle a fourni un torrent d’étincelles de 3o à 38 cm de longueur. P. L.
- Polarisation et résistance intérieure des éléments voltaïques, par Martin Atkins. Journal de Physique, 4e s,, t. I, p. 519, août 1902. d’après Physisal Review, t. XIII, p. 102-124 et 182-192. — La méthode consiste à polariser le voltamètre par un courant envoyé pendant un temps variable à volonté par une pendule interrupteur, et à décharger ensuite dans un balistique. Elle donne à i p. 100 près la résistance intérieure du voltamètre. Elle permet également de mesurer la capacité de polarisation des électrodes et le maximum de polarisation, pour une combinaison donnée de métal et d’électrolyte. Les résultats généraux sont les suivants ; i° Les électrodes de Cu dans SO'*Cu, de Zn amalgamé dans S04Zn donnent lorsqu’elles sont immergées depuis peu, des polarisations p qui sont très bien représentées par la formule de Bartoli Wiedeburg :
- où Pj et P2 sont les polarisations maxima pour les deux électrodes d’aires S1 et S,, q la quantité d’électricité qui a traversé la cellule, et [i,2 des constantes ; — 2° Avec les électrodes indiquées ci-dessus la résistance intérieure est constante ; — 3° Les courbes de polarisation relatives à A.g dans AgAz03,.Zn dans ZnSO4, satisfont à la formule ci-dessus dans leur partie moyenne. Le platine poli dans SO4 H- ne satisfait pas à la formule.
- Force électromotrice due à la gravité et aux variations de pression, par Rolla Ramsey. Journal de Physique, 4e s., t. I. p. 5i6, août 1902, d’après Physical Iieview, t. XIII, p. i-3o. — On mesure la force électro-motrice due à la gravité parla méthode du renversement; le voltamètre est entièrement rempli et mobile autour d’un axe horizontal qui permet de permuter les positions des électrodes. Les observations ont porté sur les sulfates de zinc et de calcium et ont donné des résultats complexes. En revanche, l’influence de la pression sur la force électromotrice des éléments de piles se manifeste
- VENTILATEURS ELECTRIQUES
- De toutes sortes
- Demander le Prix-Courant spécial.
- E
- H. CADIOT & CH
- 12, J{ue Sctini-Çeorges
- PARIS
- Téléphone : 132-26
- p.r164 - vue 716/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- ÜPP
- C/A V
- A GRANDE VITESSE Avec Graissage continu à haute pression
- PAR POMPE OSCILLANTE SANS CLAPETS
- BREVET D’INVENTION S. G. D. G. DE 14 JANVIER 18 9 7
- -----c*^*^r*^e*<*=--
- Machines à double, triple et quadruple expansion, robustes, économiques;
- Fonction nant sans bruit, sans vibrations;
- Occupant peu de place ;
- Faciles à conduire, à visiter et à démonter;
- Disposées pour conduire directement des dynamos, pompes centrifuges, ventilateurs, etc.
- TYPES DE 25 A 2.500 CHEVAUX
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS ET DEVIS D’INSTALLATION
- Deiaunay Belleville et (f, à Saint-Denis-sur-Seine
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis sur-Seine
- p.r165 - vue 717/746
-
-
-
- CLXV1
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 20 septembre IC'02
- nettement ; les éléments à étudier sont enfermés dans un piézomètre et soumis à une pression croissante, à température fixe. Voici quelques résultats :
- DIMINUTION
- ÉLÉMENTS FORCE TEMPÉRA- - de la force électro-
- électro- motrice TURE motrice par atmosphère
- Cadmium • • 1,019 20,4 6,02 X lo ® volt.
- Clark . . i,44o 16,6 11,6 »
- Corhart-Clark . . . • • 1,443 l6,3 13,1 »
- Calomel...... . . o,qq6 i5 3 , »
- Calomel-saturé. . . . . o,8o5 T 7 2,8 »
- Sulfate de cuivre. . . . 1,078 17 — - 1 »
- Chlorure d’argent . . . 1,076 18 25,7 »
- L’armature des machines à courant continu, par
- Fred. W. Dayies. Electrical Review (Londres), t. LI, p. 3oo-3o3, 22 août 1902. — L’auteur compare entre eux les différents types d’armatures des dynamos continues. Il donne des indications et des formules pouvant guider le constructeur dans le choix du modèle et la détermination des dimensions. P. L.
- Installation électrogène transportable. Electrician, t. XLIX, p. 705, 22 août 1902. — Pour les besoins de l’armée et de la marine, la maison W.-H. Allen, Son et C°, construit des groupes électrogènes transportables, composés d’une machine compound à grande vitesse couplée directement à une dynamo à 6 pôles, qui peut fournir 600 ampères à io5 volts. L’ensemble est monté sur un chariot qu’on fait traîner par des chevaux. Le poids total est de 9 tonnes. P. L.
- Génération et Transformation.
- Usine génératrice de Ludwigshafen (Port-Louis-sur-le-Pihin), par Rudolf Gassnek. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 647, 24 juillet 1902. — Des 5 figures et photographies qui illustrent cet article, il se dégage tout d’abord cette impression qu’on a voulu réunir dans l’installation actuelle tout l’art et le confort modernes ; mais un examen plus attentif montre aussi que, au point de vue technique, aucun perfectionnement susceptible d’abaisser le prix de revient de l’énergie électrique n’a été négligé. Ludwigshafen, qui compte 60000 habitants, est une cité industrielle très florissante bâtie sur les bords du Rhin. L’usine génératrice ne doit donc pas seulement subvenir à l’éclairage et aux besoins des petits métiers, mais encore fournir la force motrice à la grosse industrie à des prix capables de lutter avantageusement avec ceux que les fabriques peuvent atteindre en produisant elles-mêmes l’électricité. Parmi les projets proposés, on a retenu celui de l’ingénieur Oscar von Miller, sur un rapport de trois experts, les professeurs Arnold et Gutermuth, et le directeur Jordan. Les travaux, exécutés par la ville elle-même, ont permis de réaliser une économie de 100 000 marks sur les évaluations primitives ; cette somme sera affectée aux agrandissements ultérieurs aussitôt que le besoin s’en fera sentir. L’usine,
- en effet, ne compte actuellement que trois groupes en service formant ensemble 1 400 chevaux. Dans la même salle, une place est réservée pour un groupe de 800 chevaux ; et, plus tard encore, on construira d’autres bâtiments, de façon à porter la capacité totale de l’usine à 6 000 chevaux. Celle-ci se dresse sur les bords du Rhin; on y amène directement le charbon par bateaux. Les chaudières tubulaires sortent des ateliers Guilleaume, de Neustadt, qui ont aussi fourni un réchauffeur qui utilise la vapeur des pompes d’alimentation, un économiseur et un surchauffeur. Ce sont les frères Sülzer, de Win-terthur, qui ont livré les trois moteurs à vapeur horizontaux, d’une puissance de 4°° chevaux à raison de 94 t:m. Ces moteurs attaquent directement des génératrices triphasées de 35o kilowatts. Deux des groupes ont en même temps une dynamo à courant continu de 260 kilowatts calée sur le même arbre que l’alternateur. Le courant alternatif, à 3 000 volts, est ramené à 125 volts dans des sous-stations et est exclusivement réservé à l’éclairage et à la force motrice, tandis que le courant continu alimente les moteurs des tramways. Cette combinaison réalise une grande économie, car elle permet, aux heures de la journée où la demande d’éclairage est moins forte, de faire néanmoins travailler les moteurs à pleine charge. Toute la partie électrique provient de la maison Brown, Bovcri et Cie, de Mannheim. Le tableau de distribution ne porte que les appareils strictement nécessaires ; le fronton de ce tableau est orné d’un grand dessin figurant le schéma des connexions en différentes couleurs. Le réseau a été établi par la Süddeutschen Kabelwerk. La municipalité n’a pas jugé à propos d’exploiter elle-même l’usine génératrice ; elle a concédé son droit à une Société fermière moyennant une redevance. Cette Société comprend l’entrepreneur général, l’ingénieur Oscar von Miller, la maison Brown, Boveri et Cie et la Süddeutsche Kabelwerk. Outre l’éclairage public et le service de la traction, avant même son ouverture, elle pouvait déjà compter sur 2t5 abonnés avec 3 817 lampes à incandescence, 80 lampes à arc et 145 chevaux de force motrice.
- B. K.
- Transmission et Distribution.
- La mise à la terre du conducteur neutre, par A.-J.
- Abraham. Electrical Review (Londres), t. LI, p. 291, 22 août 190a. — L’auteur fait remarquer qu’aucune des dispositions employées pour la mise à la terre du conducteur neutre n’est propre à l’enregistrement continu de tous les courants qui peuvent passer entre ce conducteur et la terre : l’appareil enregistreur ne peut en effet convenir à la fois aux courants faibles et aux courants intenses. Il décrit un système qui répond à ce besoin et n’exige qu’un seul instrument. P. L.
- Dispositif de protection contre les hautes tensions du professeur Artemieff. Elektrotechnische Zeitschrift t. XXIII, p. 635, 17 juillet 1902. —- L’auteur raconte qu’il a assisté tout récemment à des expériences exécutées par le professeur Artemieff, de Kiew, au labo-
- CABLES ELECTRIQUES
- II.VISOAS : , vmsup iiz&æf
- LYON J
- ET 1 hfh
- BORDEAUX 1 IH
- Ijgfi]
- G. & E.-B. de
- Usines e
- TÉLÉPHONE 146-84
- p.r166 - vue 718/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- FELTEN & GUILLEAUME CARLSWERK
- Action
- FIL de FER GALVANISÉ
- pour télégraphes.
- FIL DE BRONZE
- ET
- Fil de bronze doublé, breveté
- pour téléphones.
- Gesellschaft, MULIIEIM-SUR RHIN
- FIL DE CUIVRE NU pour Eclairage électrique.
- FIL TROLLEY
- FILS TENDEURS
- Rail-Bonds en cuivre
- Fils isolés pour dynamos pour conduits dans l’intérieur des bâtiments.
- Agents en France et en Belgique
- t J. JACQUOT, 30, rue des Bourdonnais. PARIS.
- ' GERNAERT et O», 3, rue d Arlon, BRUXELLES.
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PARVILLÉE FRERES & C"
- capital : 1,000,000 .le fr. - siège social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17'
- ChaulTe-piods électrique pour Bureaux, i ® 182.
- PORCELAINES & FERRURES
- pour V Électricité % # *
- CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE # *
- Adresse télégraphique: CÉRAMIQUE-PARIS Téléphone : 510-72
- PIRELLU&C, MILAN
- Société pour l'exploitation générale du Caoutchouc, de la Gutta-Perclia et Similaires FONDA TEÜIIS DE LA Eté PIRE LU & Cia
- GRAND PRIX
- PARI S
- 1900
- FABRIQUE ESPAGNOLE DE FILS ET CIBLES ÉLECTRIQUES
- Villanueva y Geltrü (Espagne)
- FILS ET CABLES ÉLECTRIQUES ISOLÉS
- Siège social et Usine principale à MILAN
- Usine succursale pour la construction des câbles sous-marins SPEZIA CABLES SOUTERRAINS ET SOUS-MARINS
- GABLES TÉLÉPHONIQUES avec isolement de papier à circulation d’air
- Représentation générale pour la France et Colonies. Comptoir d'Électricité, 6, rue Boudreau, Paris.
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours — Membre du Jury]
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR — MÉDAILLE D’OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. .JStdaill* d or de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- 1R O D U G T ION
- SOCIÉTÉ DES
- BreYetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulins Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein dé 80 d 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l’Etat français 90,4 p. 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hercnle-Progrès » supérieur à celui de tout autre système ou imitation, et nous nous engageons à reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’entretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital deL500,000 francsj à RuFuRENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DEMANDE
- p.n.n. - vue 719/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- SAUTTER, HARLE » C“
- 28, avenue de SufFren, 28
- PARIS
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- 3 GRANDS PRIX — 4 MÉDAILLES D’OR
- Hors Concours — Classe 117 Jury
- ÉCLAIRAGE — TRANSPORT DE FORCE
- vAY «.V &
- Maison FARGOT fondée en 1823
- Éts JOSEPH FARCOT
- FARCOT FRES& CIE
- St-OUEN-S-SEINE
- PARIS 1900 QUATRE GRANDS PRIX
- MACHINES A VAPEUR
- à grande vitesse et à basse consommation
- GENERATEURS
- DE TOUS SYSTÈMES
- POMPES CENTRIFUGES
- à grand rendement
- 1855 -1867 -1878
- GRANDS PRIX
- 1889 HORS CONCOURS
- ÉCLAIRAGE
- TRANSPORT RE FORCE
- GÉNÉRATRICES
- MOTEURS
- à courant continu et alternatif
- Installation de Stations centrales électriques.
- TRANSFORMATEURS Appareils de manutention.
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour leclaiiage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116*28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FORTRANs-PARIS
- p.n.n. - vue 720/746
-
-
-
- Station électrique du Chemin de fer d’Orléans
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 20 septembre 1902
- COMPAGNIE GENERALE ELECTRIQUE
- Rue Oberiin, NANCY Télégrammes ÉLECTR/QUE-NA/VCY
- Dépôt à Paris Société anonyme , \ LILLE, 86, rue Nationale.
- 47, rue Le Peletier. Capital : 4 millions de francs. e**° S î LYON, 7, rue Grêlée.
- DYNAMOS ET ÉLECTROMOTEURS
- à courant continu
- Alternateurs, Moteurs, Transformateurs
- monophasés et polyphasés
- MOTEURS ROTATIFS A VAPEUR
- Système Hl'LT. — Breveté S. G. D. G.
- APPAREILLAGE — LAMPES A ARC
- I SLYES ÉLECTROCHIMIQUES DE FROFART)
- Force hydraulique de 000 chevaux pour la fabrication des
- ACCUMULATEURS système POLLAK, Breveté S. G. D. G,
- Types stationnaires et transportables
- et des CHARBONS ÉLECTRIQUES de tous profils et dimensions.
- INSTALLATIONS COMPLÈTES DE STATIONS CENTRALES POUR
- TRANSPORT DE FORCE, ÉCLAIRAGE, TRACTION
- T l' a n s f o r m a L e ur t r i p 11 a s é.
- MEDAILLES D’OR
- L X P O S I T 1 O N U N I V E II S E L I, E
- Paris 1900
- Moteur triphasé.
- SOCIÉTÉ GRAMME!
- 20, t'sse IMJfW
- ..Yiuleur type îeger ferme.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES
- ACCUMULA TEURS
- LAMPES A ARC A A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- .Moteur asyii nnmc u iiuici^e.
- Groupes Électrogène
- " B L"
- à graissage sous pression et à haut rendement
- 158 Machines en fonctionnement de 10 à 500 chevaux
- Ateliers de construction
- Bonite, Larbodière
- ET Cie
- 20, rue Taitbout
- PARIS
- Ateliers à Aubervilliers
- (Seine) j
- p.n.n. - vue 721/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- dELECTRICITE
- de CREIL
- Société Anonyme au Capital de 7,500,000 Francs
- Siège Social à JParis : 2*7, JRue de Chàteaudun,
- Usine à CREIL (Oise).
- MATÉRIEL A GOURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE ET POLYPHASÉ
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES Tramways. — Stations centrales. — Transports d’énergie.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- De PLAFOND, ~
- de TABLE, APPLIQUEj^ÿOi
- \^N
- etc.
- A>'.'•?
- Constructeur
- The Général Electric C°-Ld
- AGENT GÉNÉRAL :
- LUCIEN ESPIR
- i i bis, rue Maubeuge — PARIS
- DYNAMOS 11 PH EN 1>
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMÉS De 0.3 à 200 Kilowatts
- M
- MOTEURS SPECIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- Perceuses Electriques
- RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A arc > Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER & C,E. ORNANS (doues
- p.n.n. - vue 722/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- CLXY1I
- ratoire des hautes tensions de Siemens et Halske, pour montrer l'usage d’un dispositif de sûreté inventé par lui. Il consiste en une sorte de cotte de mailles en fil de laiton très lins qui enveloppe le corps tout entier y compris les mains, les pieds et la tête. Son efficacité résulte de ce qu’aucune étincelle, aucun courant ne peut atteindre le corps de celui qui le porte ; l’électricité se propage par la surface extérieure de cet habit protecteur. Sa résistance est 0,017 ohm de main à main ; sa capacité varie de 0,0002 à o,00025 microfarad suivant la distance à laquelle on se trouve d’un mur. Son poids est de 1,5 kg et il offre une surface de rayonnement de i5ooo cm2, de sorte qu’il peut supporter pendant quelques secondes un courant de 200 ampères sans échauffement sensible. Les expériences exécutées par l’inventeur devant plusieurs membres de la Commission de Sûreté ont été étonnantes et ont montré que son habit permettait de travailler sans danger à des conducteurs à haute tension. Par exemple, sans s’isoler du sol, il fit jaillir des étincelles d’un câble connecté aux bornes du secondaire d’un tranformateur à 73000 volts, et à la fréquence 5o. Ensuite, il toucha le câble lui-même. Dans une autre expérience la tension a été portée à i5oooo volts; le professeur a encore tiré des étincelles des deux pôles, puis les a saisis dans ses mains sans éprouver le moindre malaise. Le primaire de ce transformateur était alimenté par une génératrice de 170 kilowatts ; M. Artemieff en a profité pour faire un essai de court-circuit en prenant les deux pôles de la dynamo dans ses mains. Le courant s’éleva à 200 ampères. Cette invention mérite d’attirer l’attention des électriciens ; elle a vu le jour au labora-to're de l’Ecole Technique supérieure de Kiew où le premier habit du professeur a été éprouvé à une tension de 100 000 volts. B. K.
- Interrupteurs automatiques à distance pour hautes tensions, par J. Schmidt. Elektrolechnische Zeitschrift, t. XXIII, p. 513 et 53g, 12 et 19 juin 1902. Réponse, par C. Ankersen, id., p. 644; 17 juillet 1902. — Dans cet article, illustré de 11 schémas, l’auteur décrit les interrupteurs automatiques installés sur le réseau de la ville de Nuremberg et dont le principe est dû à l’ancien directeur, M. Scholtes ; il les divise en deux classes : i° interrupteurs automatiques destinés à des stations qui comprennent des transformateurs alimentant exclusivement des moteurs. Le circuit de ces moteurs est isolé du réseau basse tension ; il suffit alors de couper le courant sur le circuit haute tension pour supprimer en même temps les pertes à vide dans les transformateurs ; 20 interrupteurs pour les stations où les transformateurs alimentent une ligne branchée sur le réseau basse tension générale. Ici la suppression du courant sur le primaire seul ne donne pas une solution du problème ; car le secondaire peut recevoir du courant du côlé basse tension et les pertes dues au fer du transformateur restent les mêmes. L’interrupteur doit donc rompre à la fois les circuits primaire et secondaire. La première classe d’in-
- terrupteurs est seule appliquée à Nuremberg. L’auteur, M. J. Schmidt, est attaché au service de l’exploitation de l’usine ; et, en cette qualité, nous étions en droit d’espérer des renseignements plus précis sur cette question des interrupteurs automatiques qui préoccupe à juste titre les électriciens. Or il s’est vu contester l’exactitude d’un certain nombre de ses schémas, par M. C. Anker-sen, ingénieur de la même usine. Quant au côté économique de la question, il a été à peine ébauché ; l’article ne contient aucun résultat financier d’exploitation. Par contre les considérations générales abondent et nous y relevons seulement les quelques lignes suivantes. M. Schmidt estime à i5 p. 100 environ la perte due aux transformateurs ; on peut y remédier en dotant le réseau d’interrupteurs automatiques, mais il faut absolument bannir la pratique qui consiste à substituer les transformateurs les uns aux autres, suivant les besoins. Les frais de manutention qui en résultent sont bien supérieurs à l’économie qu’on cherche à réaliser. Ce dernier argument est en défaut en ce qui concerne le réseau de Nuremberg, affirma M. Ankersen. En effet, tous les ans, sur les 170 transformateurs alimentés par le réseau, on en supprime à peu près 1 /4 à t /3 jusqu’au i5 septembre, ce qui entraîne une économie de 66 000 kilowatts-heure. Dans le courant de 1901, on a installé un nouveau transformateur de i5 kilowatts et on en a remplacé 7 de 5 à 20 kilowatts par 6 autres d’une plus grande puissance ; par contre, 011 a réduit la capacité d’une autre sous-station, en y établissant un transformateur de 10 kilowatts seulement. Pour faire face au travail que demande une pareille substitution, il faut un monteur électricien secondé par 3 ou 4 aides, fournissant au plus cinq heures de travail ; on ne peut donc pas dire que la dépense de ce fait est considérable. Pendant les mois d’été de l’année écoulée, on a interrompu le fonctionnement de 48 transformateurs. Trois monteurs et trois aides se sont acquittés de cette tâche en une demi-journée ; il leur en faudra autant pour la remise en marche, soit au total une dépense de 3o fr environ. Estimons le kilowatt-heure à 9 centimes, l’économie résultant de la mise hors circuit
- des transformateurs sera ^ 000 ^ ^ 5q4o fr somme
- énorme comparativement aux dépenses. La comparaison faite sur ces bases 11’est, d’ailleurs, pas juste ; car les ouvriers électriciens sont employés à l’année et ont précisément pour mission de parer à ces travaux imprévus. L’économie n’est donc pas illusoire, quoi qu’en dise M. Schmidt qui ne se trompe pas moins quand il affirme qu’un homme au moins est toujours nécessaire pour contrôler les différentes sous-stations avec l’ampèremètre enregistreur. La suppression des 48 transformateurs a eu lieu sans aucun contrôle immédiat de la charge du réseau, car à cette époque elle tombe à peu près à la moitié de ce qu’elle est au mois de décembre. Bien entendu, ces modifications ne sont nullement arbitraires et doivent être dictées par les conditions spéciales du
- Manufacture d’Appareils
- de mesures électriques
- Système SANS ET GOLDSCHMIDT
- VOLTMÈTRES & AMPÈREMÈTRES APÉRIODIQUES, Industriels et de précision. — OHMMÈTRES. — WATTMÈTRES ET TOUS AUTRES APPAREILS
- Pour usages Industriels et de Laboratoires.
- CONSTRUCTION IRRÉPROCHABLE. MODÈLES VARIÉS. PRIX TRÈS AVANTAGEUX
- M. P AL EW SKI, ingénieur des Arts et Manufactures
- 28, rue de Trévise, Paris
- Téiéphone 237-59
- p.r167 - vue 723/746
-
-
-
- CLXvm
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- réseau ; en particulier, on doit connaître exactement la position des moteurs ou des installations importantes d’éclairage branchées sur le réseau basse tension. Le rôle de l’ampèremètre enregistreur se borne à quelques essais pour s’assurer s’il n’y a pas lieu de retrancher encore quelques transformateurs sans nuire au bon fonctionnement de l'installation, ou de renforcer quelques sous-stations pendant les grandes demandes de l’hiver ; mais on ne doit jamais, comme l’affirme l’auteur, songer à augmenter la capacité d’une sous-station quand elle atteint seulement les 3/4 de sa charge normale. De bons transformateurs supportent facilement une surcharge de 20 p. ioo pendant un certain temps. D’ailleurs, même la présence d’interrupteurs automatiques ne dispense pas des vérifications au moyen de l’ampèremètre. Les considérations développées ci-dessus, poursuit M. Ankersen, n’ont nullement la prétention de diminuer l’importance des interrupteurs automatiques. La question capitale qui se pose maintenant est de savoir s’il est possible d’en construire un qui coupe simultanément les circuits primaire et secondaire, avec toutes les garanties de bon fonctionnement désirables. Comme circonstance aggravante, il faut remarquer que, dans le cas présent, nous avons à considérer des transformateurs en action avec 3o p. ioo au moins de leur charge normale. L’étincelle de rupture qui se produit avec les grands transformateurs (et c’est d’eux qu’il s’agit d’ordinaire) complique le problème et il semble bien difficile d’éviter la formation de l’arc sans recourir au soufflage magnétique ou autre artifice semblable. Remarquons que l’étincelle sera réduite au minimum dans le secondaire, si on coupe le primaire d’abord, le secondaire ensuite, B. K.
- Distribution d’éclairage et de force motrice à San-Francisco. Electrical Review (Londres), t LI, p. 267-270, i5 août 1902. — L’usine génératrice, d’une puissance totale de 6 5oo kw., produit du courant diphasé à 5oo volts <
- qu’on transforme en courant triphasé à ix 000 volts. Ce courant, transmis par des lignes souterraines à des sous-stations situées dans la ville, y est retransformé, partie en courant triphasé à 2000 volts, partie en courant continu au moyeu de commutatrices. Le courant continu est destiné principalement à la traction. Tout le matériel a été fourni par la Cie Westinghouse. P. L.
- Applications mécaniques.
- Installation électrique du bassin d’expériences du chantier naval de Washington, par J.-A. Metrary. Electrical World, t. XXXIX, p. 807-809, 10 mai 1902. — Le bassin d’expériences, large de 12 mètres et long de 140, a été construit pour permettre de mesurer la résistance au mouvement, à différentes vitesses, de différents modèles de navires. Il est indispensable que le modèle soit remorqué à vitesse uniforme : on emploie pour cela un tracteur en forme de pont qui roule sur des voies placées de chaque côté du bassin ; ce tracteur, d’un poids considérable (25 tonnes), sert de volant. Les moteurs, au nombre de quatre, sont enroulés pour faible vitesse et grande surcharge ; on règle leur vitesse parle système Ward Leonard. Le matériel générateur se compose de trois dynamos de 126 kilowatts à 220 volts et de deux machines de i5 et 40 kilowatts servant à l’excitation des premières et des moteurs. On envoie le courant à l’armature des moteurs par des rails placés de chaque côté du bassin ; le courant d’excitation est transmis par un trôlet. On n’emploie pour la marche normale du tracteur qu’une des machines de 125 kilowatts et une excitatrice. Ce matériel générateur fournit aussi l’énergie à d’autres appareils : grues, pompes, etc. P. L.
- L’électricité dans les mines. Electrical Review (New-York), t. XL, p. 636-637, 11 mai 1902. — L es machines d’extraction font une grande consommation de vapeur.
- MAX
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMINS DE FER RATEAUX, SOUS MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique
- GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et C,E
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RlTHilAX-PAKlS. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.7I
- C. NAIJD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIe
- Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-8° raisin. d12 pages, 271 figures. 12 fr.
- française
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- tle v i: Y Md »• (Suisse)
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES
- Spécialité de Turbines
- « J. Aug. SCHOEN
- Ingénieur-Conseil, Expert près les Tribunaux.
- 17, rue de la République, 17. 1LYON
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELECTRICITE
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- p.r168 - vue 724/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- CLXIX
- Aux électriciens qui proposent de les remplacer par des moteurs électriques, les ingénieurs des mines anglais répondent qu'on ne réaliserait ainsi aucune économie, puisqu’il faudrait alors opérer trois transformations d’énergie. L’économie, au contraire, serait considérable ; on pourrait montrer facilement que la consommation de charbon par cheval indiqué serait réduite de 5 kilos à i. Le développement des moteurs électriques a amené la pompe centrifuge au premier plan ; cette machine, marchant à grande vitesse, s’adapte parfaitement au couplage direct à un moteur électrique. Quant aux locomotives électriques, elles n’ont pas été adoptées dans les mines anglaises à cause du grisou. Peu de chose a été fait jusqu’ici en Angleterre pour l’utilisation des gaz des hauts-fourneaux, mais une mine de houille allemande reçoit l’énergie qui lui est nécessaire pour le traînage du charbon d’une installation électrique alimentée par le gaz d’un haut fourneau situé à 6 kilomètres de distance.
- P. L.
- Appareils électriques dans les chantiers de constructions navales, par Sydney F. Walkek. Engineering Magazine, t. XXII, p. 854-870, mars 1902. — L’auteur décrit les appareils à adhérence magnétique de M. Rowan, machine à percer et machine à river. La puissance motrice électrique est aussi utilisée dans les chantiers navals pour les appareils de transport et de levage ; on adapte généralement aux grues trois moteurs, un pour le levage et un pour le mouvement de la grue dans chaque sens. L’électricité actionne aussi des pompes pour le bassin de construction, pour les chaudières, enfin elle fournit l'éclairage du chantier, au moyen d’une transformation du courant par moteurs-générateurs. L’auteur donne en terminant la description d’une installation par courants triphasés, faite pour la Palmers Shipbuilding Company à Jarrow-on-Tyne, par Clarke, Chapman et C° et la Compagnie Westinghouse. Il la compare à une installation américaine du même genre. P. L.
- Applications de l’électricité dans les usines de fer et d’acier, par C.-H. Hines. Electrical World, t. XXXIX, p. 8i2-8i3. xo mai 1902. — Les applications de l’électricité se sont fait, dans ces dernières années, une large place dans les usines sidérurgiques. Dans certaines d’entre elles, presque tout le travail est fait par moteurs
- électriques. L’auteur remarque que les batteries d’accumulateurs rendraient de grands services dans ces établissements, la charge y étant très variable. De plus, il faudrait toujours disposer d’une force motrice supérieure de 2 5 p. xoo à celle qui est nécessaire : la perte en rendement serait plus que compensée par la sécurité ainsi obtenue, les arrêts étant très préjudiciables à ce genre d industrie. Quant au matériel générateur, il faut donner la préférence aux alternateurs à basse fréquence (a5 périodes) et à tension moyenne (400 à 600 volts). Ils permettent l’emploi de moteurs asynchrones sans transfor-tion. De plus, la fréquence étant faible, 011 peut les actionner par des moteurs à gaz, alimentés par le gaz des hauts fourneaux. P. L.
- Emploi de l’électricité dans les forges, par A. Abka-ham. Génie Civil, t. XLI, p. 277-282. 3o août 1902. — L’auteur fait d’abord remarquer que la France, après s’être laissée devancer par les Etats-Unis et l’Allemagne, entre résolument dans la voie de l’utilisation de l’énergie électrique dans les usines métallurgiques.; les installations, non encore terminées, de Denain et de Neuves-Maisons, pourront en effet être considérées comme des modèles. Il passe ensuite en revue les principales applications déjà réalisées dans les usines étrangères et françaises, en examinant successivement les divers engins ou appareils que l’on a munis de moteurs électriques. Parmi les engins de levage et de manutention, il cite les ponts roulants, les grues vélocipèdes, les chax'geuses de four Wellman, le transporteur de blooms de l’usine de F’rie-denshütte (Allemagne). Passant aux organes accessoires des laminoirs, il donne une description succinte des trains à tôles des Forges et Aciéries de Parkgate (Angleterre), des train blooming et train à poutrelles des usines de Friedenshütte. La commande électrique des laminoirs eux-mêmes est à son tour étudiée et l’auteur cite à ce propos les laminoirs à cuivre employés dans plusieurs usines suédoises et ceux des Aciéries d’Anvers. L’auteur dit ensuite quelques mots des particularités que présente le matériel électrique employé dans les forges. En terminant, M. Abraham fait ressortir que l’emploi de l’électricité diminue d’une part la main d’œuvre, d’autre part le coût de la force motrice; la diminution de main-d’œuvre résulte de ce que les engins électriques peuvent effectuer
- Ul
- .aîVHB® 02s PKl^®m.N-BKAïJMOIVT
- CAOUTCHOUC «itta-percha, cables et fils électriques
- mm mm, «otta-nbciia « iwraph works c°
- FOURNISSEUR 6 Usisi. iss PssL si TU.
- @7, Boulevard Sébastopol, PARIS
- usons» A nSaaAM-SSAUMON'T (l.-ei-S.) et SJLVEHTOWn (liÿsWm).
- MEDAILLES D’OR %
- m»- «h. im-si-st I
- Cibles poar tumièr» ilMtnqm «S tenf—yrl éi tons.
- hante et basse tension.
- Sms éheaUe pear aecsawriaisars, s**., aie.
- " <©>
- Tarifs
- FUs enivre isolés penr électro-aimants et 4; Fifo pour tsnnsries et téléphones.
- Cibles télégraphiques, aériens, seoéemiss,
- demande.
- J. BONNET
- Docteur en droit, Ingénieur
- des Arts et Manufactures, Conseil
- en matière de propriété industrielle.
- ÉTUDE SUR LU LÉGISLATION ALLEMANDE
- SUR LES
- BREVETS D’INVENTION
- Un volume in-8° raisin de 580 pages
- JPrioc fti'Offtc ... ......................
- 3 0 />*.
- p.r169 - vue 725/746
-
-
-
- CLXX
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- rapidement beaucoup d’opérations exécutées jusqu’ici à la main; la diminution du coût de la force motrice provient de la suppression de nombreuses machines à vapeur isolées et leur remplacement par une usine génératrice unique qui peut être avantageusement alimentée par les gaz des hauts fourneaux. « A cet égard, dit-il, les Aciéries d’Anvers fournissent un exemple très remarquable, puisque l’on compte, avec les seuls gaz perdus des hauts fourneaux, obtenir à la station centrale électrique une puissance de 25 ooa chevaux, qui permettra de vendre l’énergie aux industries du voisinage, après avoir assuré tous les services de l’usine. Aussi voyons-nous que, dans ces forges, l’électricité est employée même à la commande des laminoirs, et seuls les gros laminoirs à tôles sont actionnés par la vapeur. On réalise ainsi une économie de combustible très importante ». « Ce n’est pas sans une certaine appréhension, ajoute M. Abraham, que les maîtres de forges sont entrés dans cette voie, et il y a quatre ans encore, dans une réunion de l’Iron and Steel Institute, plusieurs orateurs ont combattu l’emploi de l’électricité dans les aciéries et laminoirs. L’expérience a montré que leurs craintes n’étaient pas fondées et qu’avec le matériel dont on dispose aujourd’hui, les frais d’entretien sont presque nuis. Aussi y a-t-il lieu de prévoir que le champ des applications électriques dans les forges, loin de se restreindre, s’étendra de plus en plus, au grand avantage de la production et du prix de revient ».
- Traction.
- L’électrification des chemins de fer anglais. Electri-cal Review (Londres), t. LI, p. 325-327, 22 août 1902.— A propos de la décision prise par le North-Eastern d’adopter la traction électrique sur une partie du réseau suburbain de Newcastle, cet article examine et réfute les objections opposées par les Compagnies de chemins de
- fer anglaises à l’électrification. L’auteur déclare qu’elles seront bientôt contraintes de substituer les trains électriques aux trains à vapeur dans la banlieue des grandes villes. ÎP. L.
- Nouvel indicateur de vitesse pour moteurs de voi-
- tures. Electrician, t. XLIX, p, 703-704, 22 août 1902.— Un règlement du Board of Trade prescrit de munir chaque voiture automotrice de tramway d’un indicateur de vitesse. L’inslrument construit par Elliott Bros, pour répondre à cette exigence se compose d’une petite génératrice magnéto-électrique, mue par l’arbre du moteur, et d’un voltmètre gradué en tours par minute, fixé sur
- un support anti-vibrateur. P. L.
- Électrochimie et Électromètallurgie.
- Procédé Edward G. Acheson pour la production de métaux et de carbures à l’état pur dans le four électrique. Brevet américain, d’après Electrical Review, t. XL, p. 632, 17 mai 1902. — Les efforts faits jusqu’à présent pour obtenir au moyen du four électrique certains métaux et métalloïdes, comme le silicium, et certains composés,comme les carbures, à l’état pur, ont échoué. La cause en est due principalement à la difficulté d’effectuer la réduction et aussi aux impuretés du charbon, qu’011 emploie dans ces procédés comme agent de conduction, de réduction ou de combinaison. L’inventeur a imaginé de substituer au charbon le graphite obtenu dans le four électrique. On évite ainsi les impuretés ; de plus, la haute conductivité électrique et thermique du graphite favorisent le passage du courant et la diffusion de la chaleur dans toute la masse du mélange; enfin, sa grande divisibilité permet d’opérer un mélange plus parfait. L’article décrit la production du silicium par ce procédé. P. L.
- Les industries électrochimiques et électrométallurgiques en 1901, par J. Kershaw. Electrician, Londres,
- Appareillage Électrique
- GRI VOLAS
- Société anonyme au capital de 1.000.000 de francs j Établissements fondés en 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 16, rue Monqolfier PARIS
- Exposition de 1889, Paris Médaille d’argent
- Exposition de 1894, Lyon Médaille d’or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Paris. — Médaille d’or
- Supports pour lampes ti incandescence
- COMMUTATEURS
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPTEURS DE TOUS SYSTÈMES | RHÉOSTATS, DISJONCTEURS TABLEAUX UE DISTRIBUTION Manufacture de tous appareils et accessoires pour| stations centrales et installations d’éclairage électrique, montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, ébonite, etc., etc. — Appareils pourl courants de haute tension, depuis 440 jusqu’à 5.000 volts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TELEPHONE 158-91
- Envoi franco dti Catalogne sur demande
- CduGazH.RICHË
- Société anonyme au Capital de 1.000.000 de francs
- 28, Rue S*-Lâzare, PARIS (IXe)
- Usine et Ateliers : 15, Rue Curton, à Glichy (Seine)
- INSTALLATIONS COMPLÈTES D’USINES
- Fours à Cornues pour Distillation renversée du
- bois, de la tourbe et des déchets de toutes natures. Gaz de 3.000 a 3.300 calories pour éclairage, chauffage et forces motrices.
- Nouveau Gazogène à combustion renversée. — Utilisation de tous combustibles pour production de gaz pauvre et de gaz mixte de 1.200 à 1.800 calories.
- Installations complètes de Forces motrices avec Moteurs de tous systèmes. — Fours et Forges à gaz. Étuves. Appareils de chauffage et d’éclairage. Gazomètres. Réservoirs d’eau. Chaudronnerie.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 19 00 Médaille d’argent — Classe 20
- La plus haute récompense décernée aux Appareils producteurs de gaz.
- Projets et Devis fournis gratuitement sur demande.
- Adresse télégraphique : RICGAZ-PARIS
- Téléphone :N° 259-55
- p.r170 - vue 726/746
-
-
-
- CLXX1
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- t. XLYIII, p. 421-423 et 462-464, 3 et 10 janvier 1902. — La fabrication électrolytique des alcalis reste stationnaire en 1901 ; elle comprend environ 3o usines d’une puissance de 02000 chevaux. Les procédés Castner-Ivellner et de 1" « Electron » sont employés avec succès pour les deux tiers de la production de la soude électrolytique ; la plus grande de ces usines est celle de la « Castner Electrolytic C° », aux chutes du Niagara, d'une puissance de 600 chevaux. En Autriche et en Allemagne, le procédé à cloches semble remplacer de plus en plus l’ancien procédé au diaphragme; les électrodes en charbon de lampes durent, dit-on, environ deux ans. D'autre part, la production de la Compagnie « Electron » de Francfort, dans ses usines de Griesheim, Bitlerfeld et Rlieinfelden équivaut à 20000 tonnes de potasse caustique et 40 000 tonnes d’eau de Javel par an ; les entreprises paraissent, en général, rapporter environ 5 p. 100 à leurs actionnaires. L’industrie de Valuminium s’est accrue de l’usine de Shawinigan Falls, appartenant à la Pittsburg Réduction C°. Sou capital est de 1 25oooo fr, ses machines génératrices d’une puissance de 6000 chevaux, elle emploie le procédé de Flall. Les mines d’aluminium se répartissent actuellement comme suit : Etats-Unis (Niagara) 2, Canada (Shawinigan) 1, Royaume-Uni (Foyers) 1, France (Saint-Michel et La Praz) 2, Suisse (Neuhausen) 1, Allemagne (Rheinfelden) 1, et Autriche (Leud Gastein) 1. La puissance de ces usines est de 62 000 chevaux ; l’auteur estime à 3o 000 chevaux la puissance employée à la production de l’aluminium, qui s’élève selon lui à 7 5oo tonnes environ pour 1901. Le prix de vente en Amérique reste stationnaire, tandis que la British Aluminium C° l’abaisse à 3,20 fr le kg en lingots ronds, à 98-99 p. 100. Il y a eu peu d’applications nouvelles de l’aluminium, mais la consommation a augmenté surtout pour les alliages. La substitution de l’aluminium au cuivre fait peu de progrès (Niagara à Buffalo ; en Europe, station de Pompeï) ; les applications aux montures d’automobiles, ballons dirigeables, à la lithographie, à la soudure (procédé Goldschmidt) se développent
- rapidement. Quant aux brevets, celui de Hall expire en 1906, et celui de Héroult, en 1902.
- L’auteur cite, dans l’industrie du carbure de calcium, les nombreuses usines en liquidation ou en transformation par le fait de l avilissement du prix de ce produit (25o fr la tonne) ; les applications de l’éclairage à l’acétylène en ont naturellement profité ; ainsi cet éclairage semble devoir se généraliser sur les omnibus à Londres. Les stations à l’acétylène se développent continuellement dans les petites villes. On applique aussi les déchets de carbure comme antiseptique dans .les vignes; les chaux contenant de fortes proportions de phosphates semblent mieux convenir à la préparation des carbures utilisés dans ce but, parce qu’à l’air humide ils donnent un dégagement abondant de phosphures d’hydrogène qui semblent être le véritable agent destructeur des germes. Les usines de chlorates ont eu aussi à subir un avilissement des prix, et se sont reportées partiellement à la fabrication des perchlorates. La production de chlorates peut être évaluée à 9 000 tonnes pour l’année. L’industrie du cuivre a subi une dépréciation analogue, le prix du cuivre est tombé à i,25 fr le kg et l’auteur estime à 5oo millions de francs, les pertes encourues par les actionnaires américains depuis mai 1901 jusqu’à la fin de l’année. Des liquidations de grandes Compagnies sont à prévoir, parce que les bénéfices sont, dans la plupart des cas, estimés au cours de 1,73 fr le kg. La production a diminué en 1901, surtout dans les mines de Montana. Les résultats de l’application de procédés électrolytiques d’extraction à Papenburg (Allemagne) et à New-Jersey ne sont pas encore connus. En Allemagne et en Autriche, on a démontré la supériorité des hypochlorites de soude sur ceux de chaux pour le blanchiment. La production du nickel s’est augmentée de la création de mines d’extraction à Clydach (Galles du Sud) et à Sault Sainte-Marie (Canada) ; cette dernière dit pouvoir produire 100 tonnes de ferro-nickel par jour. L’auteur estime la production totale à 6 000 tonnes environ. La stérilisation de l’eau par l’ozone est appliquée à Londres; il est certain que
- I.W.BL1
- BROOKLYN. N. Y. Etats-Unis.
- Société anonyme au Capital de 10.000.000 de fr
- SIÈGE EN EUROPE 12bis, jtfvenue de la Grande- jTrmée PARIS
- Téléphone ne 526-12 A. W1LZIN, Directeur
- MATÉRIEL
- pour Tôles de Dynamos, Pièces détachées de Vélocipèdes, Ferblanterie, Ustensiles de ménage Quincaillerie, Lampes, Articles estampés, Presse à emboutir, à découper, Cisailles, Marteaux-pilons.
- AGENTS A BERLIN ET COLOGNE Schuchardt & Schlitte
- ï" ,'il. ^ ‘v
- A-%.
- PRESSE N° 30A
- (ci-contre)
- pour Tôles de Dynamos
- Cette presse munie de
- mécanismes d’éjection fonctionnant d’une façon certaine et consommant peu de force, dégage la feuille et les déchets sans les ressorts généralement employés et dont l’action est incertaine tout en absorbant une forte partie de la puissance de la machine. La matrice et le poinçon sont disposés de façon à découper d’un seul coup un anneau (ou un segment) avec les encoches ; opérant ainsi, on évite l’excentricité qui se produit entre les deux circonférences lorsqu’on opère en deux ou plusieurs fois et on assure une uniformité absolue dans les divisions de la denture. Les rainures de clavetage se poinçonnent aussi du même coup.
- p.r171 - vue 727/746
-
-
-
- CLXXI1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- l’air ozonisé remplit bien cet objet, le prix seul de la production de l’ozone en empêche l’application sur une grande échelle.
- La méthode d’extraction du zinc de Hoepfner est appliqué à Winnington et à Hruschau (Autriche) ; les procédés de Swinburne et Àshcroft sont encore dans la période d’essai. Casaretti et Bertain ont fait breveter une nouvelle méthode consistant à fondre le minerai dans un four électrique; où le zinc est volatilisé. A Bockenheim, l’extraction est faite d’après un nouveau procédé reposant sur l'emploi du sulfate de zinc comme électrolyte, avec des électrodes insolubles. La production du carborundum et du graphite artificiel est en croissance, surtout au Niagara. Le tannage électrolytique de Groth est employé à Wem et à Wenersborg (Suède). L’emploi du four électrique pour la réduction des minerais de fer a été expérimenté à La Praz, en Suède et en Italie ; à Cologne, on a essayé avec succès le four électrique pour la fabrication du verre ; l’auteur estime cependant que ces deux applications ne peuvent trouver place que dans les pays où le combustible est très cher. P. L. C.
- Mesures.
- Note sur les électromètres, par W. Duane. Journal de Physique, 4e s., t. I, P- 524, août 1902, d’après Phy-sical Review, t. XIII, p. 369-377. — L’aiguille de l’élec-tromètre n’est pas faite, en général, du même métal que les quadrants ; il faut alors faire intervenir la différence de potentiel o entre les deux métaux quand on emploie l’électromètre par la méthode idiostatique, et la formule devient alors
- 6=Y(V'_V!> (V<~V>+“•?)'
- ce qui fournit une méthode précise pour mesurer o. Quand on a recours à la méthode hétérostatique, cette quantité cp n’entre pas en considération.
- Mesure absolue d’une self-induction, par W. Duane. Journal de Physique, 4e s.,t. I, p, 5ai, août 1902, d’après Physical Review, t. XIII, p. 25o-2o2. — Exposé d’une méthode assez simple pour mesurer la self-induction L d’une bobine sans avoir d’étalon à sa disposition. On divise la bobine en deux parties qu’on fait parcourir par le courant dans le même sens ou en sens inverse. La self-induction est L' dans le premier cas, L" dans le second, et on mesure le rapport A de L' à L'' ainsi que l’induction mutuelle des deux parties. On a alors
- , L M A , LM
- Ij —T------ -L* -t---------------
- A — 1 A — 1
- Les étalons dans lhystérésimètre d’Ewing, par J.-A-Ewing. Electrical Review (Londres), t. LI, p. 267, i5 août 1902. Dans l’hystérésimètre d’Ewing, l’essai des tôles se fait par comparaison avec deux échantillons dont l’hystérésis est connue. Des expériences récentes ont conduit l’auteur à douter que la qualité de ces étalons se ] maintienne aussi constante qu il l’a supposé jusqu’ici ; il recommande donc de vérifier de temps en temps la valeur de leur hystérésis, P. L.
- Distribution de l’énergie dans le spectre de la flamme d’acétylène, par G.-W. Stewart. Journal de Physique, 4e s., t. I, p. 521, août 1902 d’après Physical Review, t. XIII, p. 257-282. — Les observations sont faites à l’aide d’un spectroscope à prisme de fluorine, accompagné d’un radiomètre à déflexion. Les résultats bruts subissent une série de corrections sur lesquelles il est longuement insisté ; les courbes corrigées obtenues avec différents types de brûleurs s'étendent de X = o,3 p. à X — 63 p. ; elles montrent toutes un maximum d’énergie pour X~ 4,4? 0,9, 2,7. ces résultats on peut déduire le rayonnement lumineux efficace, c’est-à-dire le rapport de l’énergie lumineuse à l’énergie totale rayonnée ; cette quantité est trouvée de 0,100 pour la flamme cylindrique d’un brûleur Bunsen et de o,i3i pour la flamme papillon. Déjà Stewart et Hoxie avaient trouvé la même grandeur égale à o,io5.
- Radiation visible du carbone, par E.-L. Nichols. Journal de Physique, 4e s., t- P p. 517, d’après Physical Review, t. XIII, p. 65-8o et 129-144- — Des baguettes de charbon placées dans une caisse où on a fait le vide sont échauffées par un courant électrique. On mesure leur température à l’aide d’un couple thermo-électrique, et on étudie leur radiation à l’aide d’un spectrophoto-mètre. L’auteur s’est trouvé en face d’une anomalie constatée par de nombreuses expériences ; un peu au-dessus de iioo0, l’énergie dans le jaune du spectre prend par rapport aux autres couleurs un accroissement disproportionné. Les courbes obtenues sont aussi très différentes pour les baguettes brutes et pour celles qui ont été nourries à la manière des filaments de lampes à incandescence dans une atmosphère de carbures. En étudiant comparativement avec ce spectre celui de la flamme d’acétylène, l’auteur espérait déterminer la température de cette flamme, comme celle où les deux spectres seraient identiques; il n’a jamais pu réaliser cette identité. En portant en abscisses les logarithmes des températures absolues et en ordonnées les logarithmes des intensités rayonnées, on obtient, pour chaque longueur d’onde, une ligne droite. Dans leur généralité, les résultats paraissent confirmer la formule de radiation indiquée par Lummer et Pringsheim.
- COMPiVGIVIE: FRANÇAISE
- DES
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- “ UNION " "UNION”
- SOCIÉTÉ ANONYME SIÈGE SOCIAL
- Capital : CINQ MILLIONS —0 — OKf»OS ê* 27, rue de Londres, PARIS
- Usines à NEUILLY-SUR-MARNE (Seine-et-Oise)
- Batteries de toutes puissances pour stations centrales, usines et installations particulières BATTERIES POUR TRACTION ET LUMIÈRE. — BATTERIES TAMPON
- CATALOGUE ENVOYÉ SUR DEMANDE
- p.r172 - vue 728/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- CLXX1II
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. —- BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Barrault, 17, Boulevard de la Madeleine. Paris
- Éclairage.
- Incandescence. —Just. 216 718, B F, 9 décembre 1901. — Corps incandescents pour lampes électriques à incandescence et procédé de leur fabrication.
- Just (A.). 132715, DRP, 28 septembre 1901. — Procédé de fabrication de corps incandescents pour l’éclairage électrique.
- Paulitschky. 814476, B F, 24 septembre 1901. — Corps incandescent pour lumière électrique.
- Wurts, Potter et Hanks. i3i 427> DRP, 26 juin 1900.
- — Dispositif pour réchauffement des lampes à incandescence à conducteurs de seconde classe par un corps chauffant électrique.
- Divers. Moore Electrical C°. 312023, B F, 9 j uillet 1901-
- — Perfectionnements à l’éclairage électrique.
- Ponthieu. 3x4694, B F, 3 octobre 1901. — Nouveau dispositif pour placer les conducteurs d’électricité arrivant à un foyer lumineux suspendu à une chaîne.
- Postel-Yinay. 3x6 648, B E, 7 décembre 1901. — Nouveau système d’éclairage électrique des trains.
- Judic. 3i6 801, B F, 11 décembre 1901. — Cascade électrique lumineuse.
- Télégraphie et Téléphonie.
- Meurisse. 3i2 io5, B F, 25 juin 1901. — Manipulateur destiné au télégraphe Morse et basé sur l’emploi des contacts métalliques de dimensions différentes diversement groupés.
- De Beuze. 3xi 727, B F, 11 avril 1901. — Perfectionnement au télégraphe de Hughes, permettant de doubler l’effet utile de la ligne dit « Duplex diplex, de Beuze ».
- Le Goaziou. 307 536, B F, 28 janvier 1901. — Compensateur isodynamique assurant le synchronisme des appareils télégraphiques imprimeurs Hughes, Baudot, etc.
- Senkbeil (F.-W.). 124252, DRP, i5 avril 1900. — Récepteur télégraphique.
- Ducretet. 306799, B 3 janvier 1901. —- Perfectionnements aux relais télégraphiques, dit magnétos.
- Jensen (J.) et Lieveting. 3og 743, B F, 29 mars 1901. — Relais destinés à la télégraphie.
- Brown (S.-G.). 120397, DRP. — Commutation pour relais télégraphique.
- Charles Luman Buckingham. i3i 338,DPtP, 16 août 1900.
- — Procédé de fabrication de bandes perforées pour la télégraphie.
- Cerebotani et la Société Fried, Wallmann et Cie. 3n 037, B F, 22 mai 1901. — Dispositif pour la libération automatique du ruban de papier aux appareils Morse durant la transmission du télégramuie.
- Télégraphe imprimant. — Casèlla (L.-M.). 124731, DRP, 22 avril 1900. — Télégraphe imprimant.
- Casella (L.-M.). 124 732, DRP, 22 avril 1900. — Dispositif de passage du télégraphe à disque au télégraphe imprimant.
- Casfvitz. 3o8 885, B F, 11 mars 1901. — Appareil télégraphique imprimant dit « teletype ».
- Forkarth et Brettschneider. 3ii 654, EF, 11 juin 1901.
- — Procédé électro-mécanique relatif à la télégraphie de l’écriture et des images.
- Gray Eüropean Telautograph C°. 12i 106, DRP, 3 décembre 1899. — Télégraphe écrivant.
- Gray National Telautograph C°. 3o8 256, B F, 19 février 1901.—'Perfectionnements apportés aux téléautographes et méthode téléautographique.
- Gray National Telautograph C°. 132871, DRP, 20 février 1901. — Disposition de récepteur pour télégraphe imprimant.
- Heimerdinger. 3io 397, B F, 18 avril 1901. — Perfectionnements aux télégraphes électriques imprimeurs.
- Joy Printing Telegraph C°. 3ii 422, h F, 3 juin 1901. — Récepteur télégraphique imprimeur.
- Kopier-Telegraph Gesell und Beschrankter-Haftung, 3o6oi6, B F, 5 décembre 1900. — Nouveau moyen d’écriture pour télégraphe autocopiste par lequel l’écriture est transmise électriquement.
- Kopier-Telegraph Gesell und Beschrankter-Haftung. 308921, B F. —Téléautographe.
- Kopiertelegraph G. 123460, DRP, 19 mai i9°°. — Mécanisme de fermeture du courant pour télégraphe chimique.
- Musits, Horvath de szent Gyorgy et Hagyiristic. 3ii 494, B F, 4 juin 1901. — Système de transmission électrique sans lil de la parole, de la musique et d’autres signes entre deux ou plusieurs sections.
- Musso. 3i2 ig3, B F, 27 juin 1901. — Télégraphe imprimant en pages.
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIETE FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C“
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs.
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-GaudryJ
- CABLES ÉLECTRIQUES SOUS PLOMB, POUR BASSES ET HAUTES TENSIONS
- transports de force, tramways, Xumière, télégraphie,
- jŸÎines, etc,, etc.
- Fournisseurs du Secteur des Champs Élysées à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havre, Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- p.r173 - vue 729/746
-
-
-
- CLXX1V
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 septembre 1902
- Schafer Lochhausen. ix8 5x5, D R P, 28 septembre 1899. — Transposition automatique pour levier écrivant dans les télégraphes de chemin de fer.
- Shepard. 3o6 808, B F, 3 janvier 1901. — Télégraphe imprimeur.
- Sincre. 3i5 64o, B F, 5 novembre 1901. — Télégraphe imprimeur à caractères typographiques.
- Electrochimie.
- Bremeb. 3i6 122, B F, 21 novembre 1901. — Procédé pour provoquer par le courant électrique des déplacements ou échanges atomiques.
- Combes et Bigot. 3ii g35, 19 juin 1901. — Fabrication de matériaux et diaphragmes poreux, très résistants aux actions chimiques et électro-chimiques.
- Electrical Copper Company Limited. 3i6 5g4, B F, 5 décembre 1901. —Perfectionnements dans le traitement des métaux par électrolyse.
- Jacolliot. 3i3 454, B F, 12 août 1901. — Panier ano-dique pour électrolyse.
- Kron junior. 3i3oio, B F, 26 juillet 1901. — Porte-électrodes pouvant être mis en circuit les uns derrière les autres avec canaux d’électrodes libres.
- La Cour. 3ijo57, i5 octobre 1901. — Appareil pour laver les cathodes de mercure dans des conditions régulières.
- Le Roy. 314697. BF, 3 octobre 1901. — Electrodes pour appareils d’électrolyse, accumulatèurs électriques et autres applications analogues.
- Société Française des Electrodes. 311729, B F, 6 juin 1901. — Perfectionnements aux électrodes.
- Mesures.
- Hospitalier. 3ii 777, B F, 14 juin 1901. — Ondographe ou cimatograplie.
- Ziegenberg. 3i3 4o3, B F, 10 août 1901. — Appareil enregistreur de courant et de tension pour courant uniforme ou constant.
- Ziegenberg (Rudolf). i3i 371, D R P, 3 mai 1901. — Instruments de mesure électromagnétiques.
- Elektkizitæts A. G., anciennement Schuckert et Cie. i3i 106, I) R P, 23 mars 1900. — Instruments de mesure à fil chaud.
- Union Elektrizitats G. i32 8o5, D RP, 21 octobre 1900.
- — Transformateur pour appareils de mesure à courants polyphasés.
- Conrad. 314 195, B F, 12 septembre 1901. — Méthode de mesure de l’énergie pour courants triphasés.
- Arno. 3i5 081, B F, 16 octobre 1901. — Compteur d’énergie électrique pour système à courant alternatif.
- Compagnie pour la fabrication des compteurs. 3i3 858, B F, 28 août 1901. — Perfectionnements aux compteurs d’électricité.
- Compagnie continentale pour la fabrication des compteurs a gaz et autres appareils. 3i6 3i4> B F, 27 novembre igoi. — Perfectionnements dans les compteurs d’électricité.
- Gowland. 3i5 5i4, B F, 3i octobre 1901. — Perfection^ nements apportés aux compteurs électriques à paiements préalables.
- Dayde et Pille (Compagnie générale d’électricité de Creil, établissements). 3i2 968, B F, 25 juillet 1901. — Induit de compteur d’électricité.
- Hartmann et Braun. 3i5 738, B F. — Perfectionnements aux compteurs d’électricité.
- Kennedy. 3i6 214, B F, 25 novembre 1901. — Compteur d’énergie électrique.
- Kennedy (R.). i3o 968, D R P, 20 février 1901. — Compteur oscillant.
- Lutz (J.). 131096, D R P, 8 novembre 1901. —Induit pour compteur d’électricité. Addition auDRP, 127 4i4-
- Mathiesen. 3i3 38g, B F, 9 août 1901. — Procédé pour la commutation de compteurs d’électricité sur un autre tarif.
- Renous et Turpain. 3i3 82g, B F, 3i août 1901. — Système d’utilisation des ondes électriques dans un réseau de distribution d’énergie électrique, pour obtenir à volonté et d’un point quelconque, des variations déterminées dans les indications de compteurs ou d’enregistreurs de tous systèmes situés en un point quelconque.
- Saldana. 3ii 701, B F, 12 juin 1901. — Nouveau compteur de courant électrique.
- Soulat. 3i6 449> B F, 2 décembre 1901. — Compteur d’électricité à paiement préalable.
- Thomson-Houston (Compagnie française pour l’exploitation des procédés). 3i2 720, B F, 16 juillet 1901. — Perfectionnements aux compteurs pour courants alternatifs.
- DININ
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Clichy) Paris
- Fournisseur des Ministères* des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour 1 allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lreB marques
- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-14
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, ruejDelambre •— Ingénieur-Constructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure dés isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. — Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d’intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Appareils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines RuhmkorfF pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Chatelier.
- p.r174 - vue 730/746
-
-
-
- Tome XXXII Samedi 27 Septembre 1902. 9° Année — N® 39
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Therrmqiie^î
- L’ÉNERGIE
- / r*.'"y
- /*>/
- t *>
- ’a
- * fy ’
- ' • j -
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLEGTRIQUÉ^'ej
- SOMMAIRE
- Pages.
- A. TURPAIN. — La prévision des orages.................................................. 449
- Ch. JACQUIN. — Eclairage électrique des trains :
- Discussion sur le fonctionnement des systèmes autogènes d’éclairage électrique des trains; Système de l’auteur. 467
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation : La station centrale de la société anonyme « Electricité et Hydraulique »
- à Saint-Pétersbourg, par W. Multhauf. . .................................................. 4/1
- La formation électrolytique du plomb métallique en peroxyde de plomb, par Franz Peters........ 475
- Distribution: Interrupteur automatique pour transformateurs, par D. Jacoboyitz.................... 482
- Divers : Sur l’action de la tension et du rayonnement électrique sur le cohéreur, par A. Ketterer. 482
- TABLES DU TOME XXXII (SUPPLÉMENT COMPRIS)
- Table méthodique des matières..................................................................... 484’
- Table alphabétique des noms d’auteurs.................................................... 497
- SUPPLÉMENT
- Liste des brevets d’invention................................................................... clxxyî
- AviS............................................................................................ CLXXXYI
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière ,9® arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à 4 heures*.^-4
- V êPy
- I S*.
- , . .1 .
- R.-W. BLACKWELL
- 20, rue Saiïtt-Geïïrgés^riie ; j|& l;i Victoire
- MATÉRIEL COMPLET pour LIGNES
- AÉRIENNES
- Aiguilleàdéviation centrale par ligne flexible •
- n *
- t interdite
- p.r175 - vue 731/746
-
-
-
- CLXXV1
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 27 septembre 1902
- c
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- BF : Brevet français. —- BP : Patente anglaise — DRP : Patente allemande — USAP : Patente américaine.
- La liste des brevets français est communiquée par l’Office E. Barrault, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris
- Génération et Transformation. Machines dynamos. — Wilson. 319467, B F, n mars
- 1902. — Générateurs électromagnétiques.
- Dupaigne. 3i8 768, B F, 17 février 1902. -— Machine électrique sans inducteur, génératrice ou réceptrice.
- Marshall. 3i8 844> B F, 19 février 1901. — Perfectionnements apportés aux dynamos et moteurs.
- Sautter, HARLÉetCie. 317989, B F. 22 janvier 1902. — Nouvelle machine dynamo-électrique polymorphe, et ses applications.
- Schneider et Cie. 317 092, B F, 21 décembre 1901. — Perfectionnements dans la construction des dynamos à courant continu.
- Société La Française électrique et M. Bader. 319174, B F, 28 février 1902. — Nouvelle machine dynamoélectrique à courant continu à force électromotrice variable.
- Submerged Electric Motor Company. 318783, B F, 18 février 1902..-^- Machine dynamo-électrique.
- Lundell. 3ig 174, B F, 28 février 1902. — Perfectionnements dans les aimants de champ pour machines dynamo-électriques ou moteurs électriques.
- Schneider et Cie. 817093, B F, 21 décembre 1901. — Nouveaux dispositifs de jonction des barres d’induit dans les dynamos à courant continu.
- « Le Triphasé v. 317 ig3, B F, 24 décembre 1901. —. Perfectionnements aux induits de machines électriques.
- Société Alsacienne de constructions mécaniques. 320 23o, B F, 5 avril 1902. — Perfectionnements dans la construction des carcasses de machines dynamo-électriques.
- Lamme. 3i8 001,-B F, 22 janvier 1902. — Perfectionnements dans les enroulements pour les machines électriques.
- Rougé. 3ig 464) B F, 11 mars 1902. —; Système d’enroulements pour machines et appareils électriques.
- Boudreaux. 617000, B F, 18 décembre 1901. — Perfectionnements à la fabrication des balais métalliques électriques.
- Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. 319893, B F, 14 mars 1902.— Perfectionnements dans les porte-balais.
- Société Alsacienne de constructions mécaniques. 3i8 597, B F, 11 février 1902. — Emploi d’agglomérés métalliques dans la construction de dynamos génératrices et réceptrices à courant continu et à courants alternatifs.
- Kuppers. 318628, B F, 12 février 1902. — Dispositif pour nettoyer et polir les collecteurs des dynamos électriques.
- Sautter, Harlé et Cle. 3i8 2i5, B F, 3o janvier 1902. —-Nouveau système d’appareil automatique destiné au couplage en parallèle des machines électriques.
- Société Alsacienne de constructions mécaniques. 3i8 878, B F, 20 février 1902. — Système électromécanique des-
- . tiné à faciliter le couplage d’ensembles électrogènes.
- Loppé. 317 826, BF, 16 janvier 1902. •—Dispositif pour obtenir une force électromotrice ayant de faibles variations ou mêmes constantes d’un moteur à vitesse très variable.
- Arnoux et Guevre. 3ig 780, B F, 17 mars 1902. — Perfectionnements dans les bobines d’induction.
- Senstius. 317 609, B P’, 7 janvier 1902. — Inducteur à saturation différentielle muni d'un régulateur magnétique à flux.
- Bronislawski. 819194, B F, Ier mars 1902. — Inverseur électrique à courant superposé.
- Nodon. 3ig 363, B F, 7 mars 1902. — Clapet électrique.
- Nodon. 320 132, B F, 2 avril 1902. — Condensateur électrolytique.
- Piles et accumulateurs. — Angermeyer. 318698, B F, iS février 1902. — Perfectionnements aux batteries de piles électriques.
- ACCUMULATEURS T. E. M.
- Brevets S. G. D. G. — Brevets Laurent-Cély — Brevets de la Société
- Exposition de Paris, 1900 : HORS CONCOURS, Membre du Jury
- APPAREILS A POSTE FIXE. Appareils spéciaux pour l’éclairage des trains. Accumulateurs pour laboratoires.
- APPAREILS TRANSPORTABLES. Spécialité d’appareils pour la traction. Accumulateurs pour l’inflammation des moteurs.
- SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- Siège social : 26, rue Laffitte, Paris (IXe). Téléphone : 116-28 — Usine : 4, Quai de Seine, St-Ouen (Seine). Téléphone : 506-49
- Adresse télégraphique: FORTRAN8-PARIS
- Àccumulateurs “ PHŒBUS ” j a. kaindler
- Éléments / Des moteurs de voitures automobiles.
- transportables \ fraction de voitures et de bateaux. pour j ,
- Allumage ( Eclairage des voitures et des trains, médecine. Eléments à poste fixe pour éclairage domestique et des usines «Cahoratoires, Çahanoplastie, etc.
- Ingénieur-Constructeur Bureau : 60, rue S‘-ANDRÉ-des-ARTS Ateliers : 1, rue du Printemps
- PARIS
- p.r176 - vue 732/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- CLXXVII
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social ; 10, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : Adresse télégraphique :
- 158.81 — 158.11 — 258.72 Elihu-Paris
- Traction électrique
- F
- Eclairage électrique Transport «le force
- LOCOMOTIVES DE MINES
- La locomotive électrique, représentée ci-dessus, est notre module TMM 30.
- Grâce à ses dimensions réduites (lm25 de largeur), elle peut pénétrer dans'lés' galeries les plus étroites et sa puissance est suffisante pour pouvoir transporter, par 24 heures, à une distance de 2 kilomètres du lieu d’extraction,. 3000 tonnes de minerai au moyen de 6 à 8 wagonnets.
- Diverses exploitations minières ou métallurgiques, tant en Franco qu’à l’étranger, en utilisent déjà un grand nombre.
- p.r177 - vue 733/746
-
-
-
- CLXXV1I1
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- Apple. 3i8 962, B F, 22 février 1902. — Perfectionnements dans les piles électriques.
- Bazin. 820 066, B F, 29 mars 1902. — Perfectionnements
- i aux piles primaires.
- Carlet de la Rozière et Jarry. 320 155, B F, 3 avril 1902. — Pile batterie primaire à voltage illimité disposée dans un vase unique.
- Delafon. 3ig 788. B F, 20 mars 1902. — Système de pile hermétique à liquide immobilisé.
- Friese. 317 551, B F, 6 janvier 1902. — Pile électrique avec fermeture en liège et parties interchangeables.
- Leblond. 318 329, B F, 3 février 1902. — Perfectionnements apportés aux piles électriques.
- Rosset. 316999, B F. 18 décembre 1901. — Pile électrique.
- Rosset. 3ig 532, B F, 12 mars 1902. — Pile primaire et secondaire dont le dépolarisant est un sel supérieur des halogènes.
- Société anonyme L’Eclairage électrique sans moteur, 319179, B F, 28 février 1902. — Construction perfectionnée des piles à deux liquides séparés par diaphragme intérieur.
- Warnon. 3i8 02,5, B F, 24 janvier 1902.—Nouvelle construction des piles sèches.
- Mors. 320098, B F, Ier avril 1902. — Procédé d’immobilisation des liquides excitateurs dans les piles dites : piles-sèches.
- Apple. 3i8g63, B F, 22 février 1902. — Perfectionnements dans les accumulateurs ou piles secondaires.
- Brault de Bournonville. 317 565, B F, 10 janvier 1902. Accumulateur électrique à électrodes horizontales formées d’assiettes poreuses supportant la matière active.
- Canellopoulos. 3i8 727, B F, i5 février 1902. — Perfectionnements apportés aux accumulateurs.
- Damade. 320278, B F, 8 avril 1902. — Perfectionnements dans les accumulateurs électriques.
- Deplanque. 3i8 555, B F, 10 février 1902. — Perfectionnements aux accumulateurs électriques.
- De Sedneff. 317 552, B F, 6 janvier 1902. — Accumulateur électrique.
- Fournier. 317 812, B F, 17 janvier 1902. —Accumulateur électrique à électrodes en charbon, système Fournier.
- C,e du Gaz H. RICHE
- Société anonyme au Capital de 1.000.000 de francs 28, Rue S^Lazare, PARIS (IXe)
- Usine et Ateliers : 15, Rue Curton, à Clichy (Seine)
- INSTALLATIONS COMPLÈTES D’USINES
- Fours à Cornues pour Distillation renversée du
- bois, de la tourbe et des déchets de toutes natures. Gaz de 3.000 a 3.300 calories pour éclairage, chauffage et forces motrioes.
- Nouveau Gazogène à combustion renversée. — Utilisation de tous combustibles pour production de gaz pauvre et de gaz mixte de 1.200 à 1.800 calories.
- Installations complètes de Forces motrices avec Moteurs de tous systèmes. — Fours et Forges à gaz. Étuves. Appareils de chauffage et d’éclairage. Gazomètres. Réservoirs d’eau. Chaudronnerie.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 19 00 Médaille d’argent — Classe 20
- La pins haute récompense décernée aux Appareils producteurs de gaz.
- Projets et Devis fournis gratuitement sur demande.
- Adresse télégraphique : RICGAZ-PARIS Téléphone : N° 259-55
- POUR
- VOITURES ÉLECTRIQUES TRAMWAYS, CHEMINS DE FER RATEAUX, SOUS MARINS, ETC.
- Fabrication entièrement mécanique GRANDE LÉGÈRETÉ
- et Grande Durée RUPHY et GIE
- 187, rue Saint-Charles, PARIS (XVe)
- Adresse télég. RUPHilAX-PARIS. Téléphone 709.54.
- Bureau commercial : 56, rue de la Victoire,
- TÉLÉPHONE : 305.71
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Gâblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Classe 23. Groupe Y
- GRAND PRIX
- Concessionnaire des Bt« Hutin et Leblanc Entreprises générales de Stations d’Eclairage électrique et de Tramways.
- Salon, Montargis, Besançon, Limoges, Saint-Etienne, etc
- Câbles sous-marins
- (MarseiUe-Tnnis ) ( Mozambiqne-Majunga).
- p.r178 - vue 734/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- CLXXIX
- NECESSAIRE PORTATIF
- POUR ESSAIS D’ISOLEMENT
- Système EVERSHED
- ffüll
- /
- il
- Ohmmètre et magnéto constituant le nécessaire portatif d’essai de résistance d’isolement.
- L'appareil complet pèse 8 kilogrammes seulement, le générateur seul pèse moins de 6 kilogrammes et est manœuvré à la main et peut donner une tension de 100, 200 ou 500 volts.
- EVERSHED & VIGNOLES, Constructeurs
- SEULS REPRESENTANTS POUR LA FRANCE
- IE
- E.-H. CADIOT & C
- 12, rue Saint-Georges, Paris.
- Envoi sur demande du dernier Prix-Courant.
- p.r179 - vue 735/746
-
-
-
- CLXXX
- Supplément à VÉclairage Électrique du 27 septembre 1902
- Fredet. 3i9 528, B F, 12 mars 1902. — Accumulateur électrique avec enveloppe en toile de plomb ou d alliage de plomb.
- Fredet. 819529. B F, 12 mars 1902. Accumulateur électrique à cloisons poreuses.
- Galy et Rain. 317 962, B F, 21 janvier 1902. — Accumulateur léger.
- Gonin. 3i8 912, B F, 21 février 1902. — Perfectionnements aux électrodes d’accumulateurs.
- Lammerts. 3i8 i32, B F, 27 janvier 1902. — Perfectionnements aux accumulateurs portatifs.
- Mathias. 317 634, B F, 9 janvier 1902. — Perfectionnements aux accumulateurs électriques.
- Oppermann. 317 621, B F, 8 janvier 1902. — Perfectionnements dans les accumulateurs.
- Placet. 320 214, B F, 4 avril 1902. — Perfectionnements aux accumulateurs électriques.
- Porter. 319764, B F, 19 mars 1902. — Perfectionnements relatifs aux accumulateurs.
- Schmitt et Roitel. 320 166, B F, 3 avril 1902. —Système nouveau d’accumulateur électrique.
- Société anonyme des Anciens Etablissements Parvillée frères et Cie, 3i2 492, BF, 8 juillet 1901. —Electrodes métallo-céramiques pour accumulateurs.
- Société « La Force Haran et C° ». 320287, B F, 7 avril 1902. — Nouvel élément d’accumulateurs électriques.
- Zôpke. 317 441 > B F, 3i décembre 1901. — Accumulateur électrique régénérable par des gaz.
- Sussman. 3ig 55o, B F, i3 mars 1902. — Perfectionnements apportés à la fabrication de la matière active pour plaques d’accumulateurs électriques.
- Société « Le Carbone ». 3t8o8o, B F, 25 janvier 1902. Electrode dépolarisante à matière active amovible.
- Pescatore. 317 142, B F, 23 décembre 1901. —Nouveaux moyens pour appliquer la matière active dans les plaques des accumulateurs.
- Delaitre et Olivier. 317217, B F, 24 décembre 1902.
- Système de bourrage végétal pour accumulateurs et. piles électriques.
- Monnier. 3i8 63o, B F, 12 février 1902. — Perfectionnements aux vases d’accumulateurs.
- Dinin. 317020, B F, 19 décembre 1901. — Chargeur universel pour accumulateurs électriques.
- Transmission et Distribution.
- Griveaud. 317 392, B F, 2o décembre 1901. — Système de poteeux et potelets métalliques.
- Pellegrin. 317242, B F, 28 décembre 1901. —• Poteau en ciment armé.
- Hackethal. 317 622, B F, 8 janvier 1902. —-Isolateur.
- Société d’appareillage électrique et industriel (Ans. Ets. Gardy, frères). 317316, B F, 26 décembre 1901. — Isolateur armé pour canalisations électriques.
- Wilson. 319706, B F, 18 mars 1902. — Dispositif de sûreté applicable aux conducteurs électriques aériens pour éviter tout danger en cas de rupture ou dans le cas où des fils téléphoniques télégraphiques ou autres viendraient à tomber en travers d’eux.
- Compagnie générale de constructions électriques. 320 210, B F, 4 avril 1902. — Nouveau procédé de fabrication des câbles électriques.
- Cummings. 319234, BF, 3 mars 1902. — Perfectionnements apportés aux conducteurs électriques isolés.
- Felten et Guilleaume Carlswerk Aktien Gesellschaft. 319609, B F, 14 mars 1902. — Câble ou conducteur électrique à isolement d’air.
- Martin. 817 347, ® U, 2$ décembre 1901. — Procédé et appareil pour fabriquer du fil électrique isolé.
- Schmidmer et Cie. 319667, B F, 17 mars 1902. — Procédé d’assemblage de fils conducteurs d’électricité.
- Beau. 3i8 666, B F, i3 février 1902. — Gaine souple à rainures ou canaux multiples en matière isolante pour canalisations électriques.
- E. DUCRETET*
- Constructeur
- PARIS, 75, rue Claude-Bernard
- GRANDS PRIX
- PARIS 1889 - ANVERS 1894 - BRUXELLES 1897 — PARIS 1900
- CHEMINS DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- AVIS
- TELEGRAPHIE sans FIL, matériels complets adoptés pour les grandes distances, types Popoff-Ducretet 1900-1901. — Bobines de Ruhmkorff de toutes dimensions. — Interrupteurs E.-D.
- Matériels RADIOGRAPHIQUES puissants, perfectionnés. — Applications générales des
- RAYONS X
- Courants de haute fréquence. — Résonateur de M. le Dr OUDIN.— Applications médicales. Machines de Wimshurst et accessoires.
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS R. GAILLARD
- Pour toutes les applications militaires et nrivées.
- Appareils pour les mesures électriques. Wattmètre industriel, universel, de MM. Blondel et Labour.
- pyromètres industriels.— Galvanomètre enregistreur type E.-D.
- Conjoncteur-disjoncteur de M. Ch. Féry, pour -la charge des accumulateurs.
- Chercheur de pôles E -D.
- Calorimètre industriel de M. Junkers.
- TARIFS ET NOTICES ILLUSTRÉS
- La Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. a l’honneur de prévenir MM. les voyageurs que depuis le 5 Mai courant, elle a mis en service, à titre d’essai, des appareils garde-places, système B0UCHF.R, dans ses trains rapides de jour, entre Paris et Marseille (Train n° 1 partant de Paris à 9 h. 30 du matin et train n° 2 partant de Marseille à 9 h. 20 du matin.
- L’emploi de ces appareils permettra à MM. les voyageurs de s’assurer la possession indiscutée de la place qu’ils auront choisie dans le train. A cet effet, il leur sera remis gratuitement, au moment du départ, un ticket spécial qui leur suffira d’introduire dans l’appareil placé au-dessus de la place de leur choix. En vertu d’une décision de M. le Ministre des 'Travaux publics, les places dans l’appareil desquelles aura été introduit un ticket seront seules considérées comme régulièrement retenues, aucun autre mode de marquer les places ne sera donc admis dans les voitures des trains I et 2 munies des appareils garde-places.
- MM. les voyageurs auront également la faculté de se faire réservera l’avance une place de leur choix, au départ des gares de Paris et de Marseille, moyennant le paiement d’une taxe de location de 1 franc par place retenue d’avance.
- p.r180 - vue 736/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- PIRELU&C, MILAN
- Société pour l’exploitation générale du Caoutchouc, de la Gutta-Percha et Similaires FONDATEURS DE LA S« PIRELLI & O
- GRAND PRIX
- PARIS
- 900
- FABRIQUE ESPAGNOLE DE FILS ET CABLES ELECTRIQUES
- Villanueva y Geltrû (Espagne)
- FILS ET CABLES ELECTRIQUES ISOLÉS x
- Siège social et Usine principale à MILAN
- Usine succursale pour la construction des câbles sous-marins-SPEZIA CABLES SOUTERRAINS ET SOUS-MARINS GABLES TÉLÉPHONIQUES avec isolement de papier à circulation d’air '
- Représentation générale pour la France et Colonies. Comptoir d'Électricité, 6, rue Boudreau, Paris. IB IIIH11 ||||l|||lllllllllllllllll I III" .....
- Société Anonyme des anciens Etablissements
- PARVILLËE FRERES & C
- capital : 1,000,000 de fr. — Siégé social : 29, rue Gauthey, PARIS, 17
- Chaufïe-pieds électrique pour Bureaux, r,° 182.
- PORCELAINES & FERRURES
- potiv l’Électricité % & &
- CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE & # *
- Adresse télégraphique : CÉRAMIQUE-PARIS Téléphone : 510-72
- L’ELEÎCX HF&. £3 XfcÆ K3 TT JC 3E3 XJS !E» U 3EJ JC_ 3C_ 3EÏ ”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
- G-RAINDORG-E, Successeur
- Ci-devant 22 rue Laugier,
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- VOLTS-MÈ TRES et AMPÈRES-MÈTRES
- industriels et apériodiques sans aimant.
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco des tarifs sur demande.
- SOCIETE
- R O 1) U
- DES
- Exposition Universelle, Paris 1900 — Hors Concours —Membre du Jury]
- GRAND PRIX—DIPLOME D’HONNEUR — MÉDAILLE D OR
- Exposition de Bordeaux 1895 — Hors Concours — Membre du Jury 1897. MédaHU d’or de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale pour perfectionnement aux turbines hydrauliques.
- TURBINE HERCULE-PROGRÈS
- Brevetée S. G. D. G. en France et dans les pays étrangers LA SEULE BONNE POUR DÉBITS VARIABLES 400.000 chevaux de force en fonctionnement Supériorité reconnue pour Eclairage électrique, Transmission de orce, Moulins Filatures, Tissages, Papeterie, Forges et toutes industries.
- Rendement garanti au frein de 80 à 85 p. 100 Rendement obtenu avec une Turbine fournie à l'Etat français 90,4 p. 100 Nous garantissons, au frein, le rendement moyen de la Turbine « Hercule-Progrès » supérieur d celui de tout autre système ou imitation, et nous nous engageons d reprendre dans les trois mois tout moteur qui ne donnerait pas ces résultats.
- AVANTAGES. — Pas de graissage. — Pas d’entretien. — Pas d’usure. — Régularité parfaite de marche. — Fonctionne noyée, même de plusieurs mètres, sans perte de rendement. — Construction simple et robuste. — Installation facile. — Prix modérés.
- Toujours au moins 100 Turbines en construction ou prêtes pour expédition immédiate.
- (IT ION ACTUELLE DES ATELIERS : QUATRE TURBINES PAR JOUR ÉTABLISSEMENTS SINGRUN. Société anonyme au capital de 1,500,000 francs, à Epinal (Vosges) REFERENCES, CIRCULAIRES ET PRIX SUR DEMANDE
- p.n.n. - vue 737/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- SAUTTER, HARLE & C
- IE
- 26, avenue de Suffren, PARIS
- Exposition Universelle, Paris 1900
- PRIX, 4 MÉDAILLES D'OR, HORS CONCOURS, JURY (CL 117)
- POMPES ÉLECTRIQUES
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G.
- Pour fonçages, élévation, épuisements, etc.
- VENTILATEURS
- A HAUTE LT BASSE PRESSION
- Système RATEAU. Breveté S. G. D. G.
- GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Avec TURBINES A VAPEUR
- Système RATEAU
- SCHNEIDER
- O
- IE
- Siège social et Direction Générale, à PARIS, 4S, rue d’AN JOU
- , MOTTE U SB® ÆA VAPEUK
- Machines Corliss, Machines Compound, Machines monocylindriques à grande vitesse, Machines pour la commande directe des dynamos
- MOTEURS A GAZ
- Système « SIMPLEX » de M. DELAMARE-DEBOUTTEVILLE. — Moteurs fonctionnant soit au gaz de gazogène, soit au gaz de hauts fourneauz MM. SCHNEIDER et Cie, concessionnaires pour toute puissance. Souffleries et groupes électrogènes actionnés par moteurs à gaz.
- ÉLECTRICITÉ
- Installation* complète* pour la production et l’utilisation de l’énergie électrique, Tramways, Locomotives électriques, Grues, Treuils,
- Ponts roulants, Monte-charges, Ascenseurs électriques.
- DYNAMOS SCHNEIDER TypeS, A COURANT CONTINU
- Dynamos pour électrochimie et électrométallurgie. Dynamos pour fabrication du carbure de calcium DYNAMOS ET TRANSFORMATEURS A COURANTS ALTERNATIFS
- BREVETS ZIPERNOWSKI, DÉRY » BLATY
- t Appareils à courants diphasés et triphasés. Système GANZ (Brevets N. TESLA)
- SOCIETE GRAMME
- SO, me d’Héitifjiotil, PAJBJ-S
- Mutent' ivjie ieyer lerme.
- DYNAMOS ET MOTEURS COURANT CONTINU ALTERNATEURS — MOTEURS ASYNCHRONES
- A CCUMULA TE U RS
- LAMPES A ARC & A INCANDESCENCE — APPAREILLAGE
- Envoi franco du Catalogue sur demande.
- p.n.n. - vue 738/746
-
-
-
- Station électrique du Chemin de fer d’Orléans
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIETE FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & Cie
- Société anonyme au capital de 1.300.000 francs.
- -TT'
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-GaudryJ '
- CABLES ÉLECTRIQUES SOLS PLOMB, POLB BASSES ET HALTES TENSIONS
- transports de force, tramways, JCumière, télégraphie,
- jŸîines, etc», etc.
- Fournisseurs du Secteur des Champs Élysées à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et des villes de Limoges, Le Havres Chalon-sur-Saône, Dieppe, Cognac, Pau, Amiens, etc.
- COASPAGIVIEI F'RA.rtfÇÆ.ISE:
- DES
- ACCUMULATEURS ÉLECTRIQUES
- " UNION ” . " UNION"
- SOCIÉTÉ ANONYME SIÈGE SOCIAL
- Capital : CINQ MILLIONS —0 — ecpoacc 27, rue de Londres, PARIS —0—
- Usines à NEUILLY-SUR-MARNE (Seine-et-Oise)
- Batteries de toutes puissances pour stations centrales, usines et installations particulières BATTERIES POUR TRACTION ET LUMIÈRE. — BATTERIES TAMPON
- CATALOGUE ENVOYÉ SUR DEMANDE
- Groupes
- flectrogènes
- à graissage sous pression et à haut rendement
- 15Q Machines en fonctionnement de 10 à 500 chevaux
- Ateliers de construction
- Bonite, Larbodière
- ET Cie
- 20, rue Taitbout PARIS
- Ateliers à Aubervilliers
- (Seine)
- p.n.n. - vue 739/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- COMPAGNIE GÉNÉRALE
- d'ELECTRICITE
- de G
- r Société Anonyme au Capital de 7,500,000 Francs
- Siège Social à Paris : 2*7, JR ne de Chateaudun.
- Usine à CRESL (Oise).
- ----------------
- MATERIEL A GOURANT CONTINU ALTERNATIF SIMPLE ET POLYPHASE
- de TOUTES PUISSANCES
- DYNAMOS pour Electrochimie et Electrométallurgie.
- APPAREILS DE LEVAGE ÉLECTRIQUES Tramways. — Stations centrales. — Transports d’énergie.
- Lampes a Arc. — Compteurs. — Appareils de Mesure.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L ACCUMULATEUR TUDORf
- Société anonyme. Capital : 1.600.000 fr.
- Siège social : 48, rue de la Victoire, Paris
- USINES : 59 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’Amiens. — LYON, 106, rue de i’Hôtel-de-Ville. NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Bayard. NANCY, bis, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- mmmmm ”
- DYNAMOS
- PHEN
- TYPES OUVERTS, BLINDÉS ou ENFERMES De 0.3 à 200 Kilowatts
- MOTEURS SPÉCIAUX
- POUR
- MACHINES-OUTILS
- Perceuses Electriques RHÉOSTATS APPAREILLAGE
- TABLEAUX
- lampes A ARC, Kremenezky
- ANCIENS ATELIERS C. MIDOZ
- C. OLIVIER &
- ORNANS (doues)
- PARIS
- APPAREILS
- pour mesures électriques
- Envoi franco
- snr demande du nouveau tarif spécial
- aux appareils
- ' \> <ie
- tableau
- %
- 186, rue Championnat %
- BifMitioB OsiTeretUt, PARIS 1900
- GRAND PRIX
- p.n.n. - vue 740/746
-
-
-
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- - CLXXX1
- Borel. 317264, BF, 24 décembre 1901. — Perfectionnement dans l’installation des câbles électriques souterrains.
- Burger. 319292, B F, 4 mars 1902. — Tuyaux en tôle cimentée pouvant servir de support pour conduites électriques, etc.
- Witzenmann et Bühler. 3i8 234, B F, 3ojanvier 1902. — Enveloppe protectrice constituée par des tronçons de tuyaux métalliques hélicoïdaux pour lignes électriques et autres.
- Baseneau. 320 198, B F, 4 avril 1902. — Procédé pour la fabrication d’une matière isolante utilisable en électricité et pour d’autres emplois.
- De Karavodine. 319264, B F, 4 mars 1902. —Procédé pour la fabrication d’un nouveau produit isolant à base de corps résineux vulcanisés, résistant à des températures élevées, dénommé « l’ébonitine. »
- Ulbbich et Pommerhanz. 319397, B F, 8 mars 1902. - • Procédé pour la fabrication d’un lubréfiant bon conducteur d’électricité.
- Cogswell. 3i8 373, B F, 4 février 1902. — Perfectionnements dans les commutateurs électriques.
- Compagnie générale d’électricité de Creil (Etablissement Daydé et Pillé). 319 114, B F, 27 février 1902. — Commutateur automatique.
- Ginies. 3i8 i34, B F, 27 janvier 1902. — Commutateur à un nombre indéfini de direction.
- Higginson. 317 865, B F, 17 janvier 1902. — Commutateur électrique.
- Lof.wen. 319 109, B F, 27 février 1902. — Perfectionnements aux commutateurs électriques fonctionnant automatiquement à intervalles déterminés.
- Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston. 317 i5o, B F, 20 décembre 1901.— Perfectionnements aux disjoncteurs automatiques.
- Compagnie générale d’électricité. 3ig 536, B F, i3 mars 1902. — Interrupteur électrique à double articulation.
- Durand. 317682, B F, 11 janvier 1902. — Interrupteur de lumière électrique ou de transport de force.
- Jacomin. 3i8 133, B F, 27 janvier 1902. — Interrupteur commutateur pour lumière et bouton d’appel.
- Konitzer. 319226, B F, 3 mars 1902. — Interrupteur à cornes automatiques pour conducteurs aériens à haute tension.
- EXPOSITION de 1900:2 Grands Prix -1 Médaille d'Or
- COMPTEURS D’ELECTRICITE THOMSON MODÈLE A
- 16 et 18, bd de Vaugirard
- PARIS
- à
- ^^et^^térieI-9.’tisiRes à-Jw^L*
- SOCIÉTÉ ANONYME ..CAPITAL ZOOOOQÔ DE FRANCS. ’
- 4/ J6^8.j3oulevafa aeÜaugirafcl .
- Téléphone
- 70S-03, 708-0T
- \
- Adresse télégraphique Compto-Paris
- nwMiMfimmwim ...... ramrrr-:-; p~-r-errBOF^
- APPAR” DE MESURE C D’ÉLECTRICITÉ AMPÈREMÈTRE VOLTMÈTRE
- SysP O’ K
- tJi
- CAOUTCHOUC OUYTA-PERCHA, CABLES ET FILS ÉLECTRIQUES
- The INDU RUBBER, 6UTTA- PEROU k TELEGR.4PH WORKS C* (Limited)
- FOURNISSSÜR
- te Ml. iai PmA rt M.
- 97, Boulevard Sébastopol, PARIS
- USQCXS A FKRSAM-SBA.UMOKT (!.-*«.) at SÏLVBKTOWN (iigktiiH).
- MEDAILLES D’OR Ssm- «H. 1878-81-88
- Cible» poar tasuèr» •* tnuuRart
- haute si basse tension, lui «josîte pcFjr aeimastetaiBS, ete., «ia.
- ' <!>
- Fiis enivre isolés poor élecfcpo-siaæta et dynsws Fils poar sonneries et téléphones.
- Câbles télégraphiques, sérions, aoatemiss.
- mm
- Envoi de Tarifs franco sur demande.
- mum 1 11IIII ...........
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- Facilités données aux voyageurs pour aller visiter les
- La Compagnie d’Orléans délivré pendant la période du samedi, veille de la fête des Hameaux, au 31 octobre (inclusivement) des billets d’aller et retour individuels en fre, 2e et 3e classes pour les stations balnéaires de Saint-Nazaire, Pornichet,, Escoublac-la- Baule, Le Pouliguen, Batz, Le Croisic. Guérande, Qniberon, Saint-Pierre-Qui-bercn. Plouharnel-Carnac. Vannes, Lorient. Quimperlé, Concarneau, Quimper, Pont-l’Abbé, Douarnenez et Châ-teaulin.
- En vue de faciliter les déplacements des familles, la Compagnie vient de soumettre à l’approbation ministérielle la proposition de délivrer, au départ de toutes les stations du réseau situées à 125 kilomètres au moins des stations balnéaires dénommées ci-dessus, des billets collectifs aux familles d’au moins trois personnes payant place entière et voyageant ensemble.
- Le prix de ces billets s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires le prix d’un de ces billets
- plages deiBretagne desservies par le réseau d’Orléans
- pour chaque membre de la famille en plu; de deux. Toutefois. le prix par personne ne peut excéder le prix des billets individuels actuellement délivrés par les mêmes stations balnéaires.
- Aux termes de la proposition précitée, le chrf de famille peut être autorisé à revenir seul à son point de départ à la condition d’en faire la demande en même temps que celle du billet.
- 11 peut, en outre, obtenir une carte d’identité sur la présentation de laquelle il pourra voyager isolément à moitié prix du tarif général pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le lieu de départ et le lieu de destination mentionnés sur le billet.
- La durée de validité des billets est de 33 jours, non compris le jour du départ; elle peut être prolongée une ou deux fois d’une période de 30 jours moyennant le paiement d’un supplément de 10 p. 100 par chaque période. .
- p.r181 - vue 741/746
-
-
-
- CLXXX11
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- Mac Elroy Grunow Electric Railway. 317108, B F, 21 décembre 1901. — Perfectionnements aux interrupteurs électromagnétiques et à leurs dispositifs de commande.
- Risacher et Hébert. 3i8o42, B F, 24 janvier 1902. — Interrupteur à rupture rapide sans ressorts.
- Baldensperger. 319946, B F, 25 mars 1902. —Appareil pour la fermeture et l’ouveiture automatique de circuits électriques.
- Compagnie générale pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. 316766, B F, Ier décembre 1901. — Perfectionnements aux coupe-circuits ou disjoncteurs automatiques.
- Compagnie Française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston. 317817, B F, 27 décembre 1901. Perfectionnements aux coupe-circuits.
- Konitzer. 320206, B F, 4 avril 1902. —• Dispositif de mise en court-circuit entrant en fonction en cas de rupture d’un conducteur dans les lignes aériennes à haute tension.
- Roche. 3x7 596, B F, 7 jaovier 1902. —- Coupe-circuits pour appareils électriques portatifs.
- Sachs. 316988, B F, 17 décembre 1901. — Perfectionnements apportés aux boîtes de commutateurs électriques à coupe-circuit fusible.
- De Champrobert. 320 334, B F, 10 avril 1902. — Rhéostat perfectionné.
- Hopfelt. 318 561, B F, 10 février 1902. — Résistance électrique.
- Société Schneider et Cie. 319 701, B F, 18 mars 1902. — Parafoudre pour installations électriques.
- Phillips. 318482, B F, 7 février 1902. — Contrôleur de courant électrique.
- Kaiser. 317077, B F, 20 décembre 1901. — Régulateur automatique de tension.
- Mac Donnal. 320 268, B F, 8 avril 1902. — Régulateurs pour circuits électriques.
- Chevrier. 317669, B F, 10 janvier 1902. — Graduateur de tension.
- Société d’électricité Alioth, 317 56o, B F, 6 janvier 1902. —Système de réglage de la tension dans les installations électriques de distribution à courant continu, avec alimentation par dynamos et accumulateurs.
- Société Alsacienne de constructions mécaniques, 3i8 357, B F, 4 février 1902. — Emploi d’un coupleur automatique à action centrifuge.
- Schneider. 317 i5o, B F, 23 décembre 1901. — Appareil distributeur automatique de l’électricité.
- Lescotes. 317798, B F, i5 janvier 1902. — Appareil récepteur fonctionnant électriquement dans toutes les positions, soit comme indicateur, soit comme allumeur, etc.
- Meirowski. 318965, B F, 22 février 1902. — Isolateur pour bobines et enroulements électriques.
- Applications mécaniques.
- Schneider et Ploeg. 316971, B F, 17 décembre 1901. — Perfectionnements aux électro-aimants.
- Couffinhal et ses Fils. 319676, B F, 8 mars 1902. — Dispositifs mécaniques applicables aux moteurs électriques.
- Etablissements Postel-Vinay. 3i7o55, B F, 20 décembre 1901. — Nouveau mécanisme pour la manœuvre à distance des régulateurs de moteurs électriques.
- Perkins. 320 ii5, B F, Ier avril 1902. — Perfectionnements aux contrôleurs pour moteurs électriques.
- Perret. 3i73i3, B F, 3o décembre 1901. — Dispositif électromagnétique moteur.
- Siemens et Halske Aktien Gesellschaft. 320 25o. B F, 7 avril 1902. —Mode de connexion pour le démarrage d’armatures à courant continu.
- Lefebvre et la Société A Thirion et Fils. 317 800, B F
- TE1SSF.T,\ BMILT&CHAPRON
- Constructeurs-Mécaniciens
- Usines à PARIS & à CHARTRES
- EXPOSITION de 1900:
- Seule maison française ayant obtenu le GRAND PRIX pour les moteurs hydrauliques.
- Moteurs Hydrauliques
- de tous systèmes
- TURBINES AMÉRICAINES
- à grande vitesse
- TURBINES A AXE HORIZONTAL Rendement garanti au Frein80à 8S,
- 16, Rue Rivay, 4 6, LEVALL01S
- ( Seine)
- LUMIÈRE
- TRACTION
- BATTERIES
- trufptrtablti
- Sv5
- V
- y*
- Renseignements Techniques — Renseignements Commerciaux
- Renseignements statistiques
- LE VOLTA
- Annuaire de l’Electricité et des Industries annexes
- Un fort volume in-4° relié, 3000 pages, 800 figures Paris, 15 francs.
- Départements et Etranger, franco, 16 francs RUE LAFAYETTE, N° 53, PARIS (9e) LeVOLTA est à la fois le Larousse et le Bottin de VElectricité.
- De PLAFOND, de TABLE, APPLIQUE
- &
- &
- Constructeur
- The Général Electric G°-Ld
- vv
- AGENT GÉNÉRAL :
- LUCIEN ESPIR
- 11 bis, rue Maubeuge — PARTS
- p.r182 - vue 742/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- ÛLXXXIIl
- i a Janvier 1902. — Système de commande des pompes mobiles par l’électricité.
- Debout et Philippe. 3i8 877, B F, 20 février 1902. — Dispositif de distribution à heures déterminées applicable particulièrement comme allumeur extincteur automatique.
- International Self Winding Clock C°. 3i8 617, B F, 12 février 1902. — Horloge à remontage électrique.
- Milde Ch. et Fils. 319 834, B F, 22 mars 1902. — Appareil de minuterie.
- Mildé (Ch.) fils et C'a et Martin (M.), 31878a, B F, 18 février 1902. — Dispositif aux boutons électriques de sonnerie pour empêcher le vol des parties métalliques.
- Hockmeyer. 319006, B F, 24 février 1902. — Système de commande électrique automatique pour organes régulateurs.
- Parsons et Sloper. 319024, B F, 24 février 1902. — Perfectionnements dans les systèmes pour organes régulateurs.
- Lozier. 319047, B F, Ier mars 1902. — Perfectionnements aux appareils avertisseurs, organes à voyant se maintenant dans une position annonciatrice durant le courant électrique en circuit.
- Compagnie générale d’Electrigité de Creil (Etablissement Daydé et Pillé). 3i6 972, B F, 17 décembre 1901. — Dispositif pour la transmission des mouvements.
- Moseley. 317752, B F, 14 janvier 1902. — Perfectionnements aux timbres à date et à heure.
- Sgialpi. 317088, B F, 21 décembre 1901. — Indicateur électrique continu de vitesse de rotation.
- Grammont. 317071, B F, 20 décembre 1901. -— Electrogoniomètre.
- Télégraphie et Téléphonie.
- Thomson. 319647, B F, i5 mars 1902. — Système perfectionné d’oscillateur électrique.
- Armstrong et Orling, 3i8 4^3, B F, 5 février 1902. — Perfectionnements apportés aux moyens et appareils pour faire fonctionner et contrôler des appareils télégraphiques, téléphoniques et autres, à distance, sans lil ou autre connexion analogue.
- Compagnie Française des Télégraphes et Téléphones sans fil. 3i8 528, B F, 8 février 1902. —-Système de récepteur d’ondes électriques (procédé Branly).
- Esnault-Pelterie. 3i8 667, B F, t3 février 1902. — Relais sensible de télégraphie sans fil.
- Maiciie. 318007, B F, 23 janvier 1902. —Nouveau mode de transmission et de réception des courants télégraphiques et téléphoniques, sans autre conducteur qüe la terre et l’eau
- Maiche et Fargas. 3i8 5o7, B F, 8 février 1902. — Nouveau système de télégraphie et de téléphonie sans fil.
- Maiche et Fargas. 3-20267, B F, 8 avril 1902. —Nouveau mode de transmission sans fil des courants télégraphiques et téléphoniques, en employant comme conducteurs la terre et l’eau.
- Grossland. 317 182, B F, 24 décembre 1901. — Perfectionnements apportés aux poteaux télégraphiques.
- Lorain. .3i8 046, B F, 24 janvier 1902. — Système de potelets métalliqués combinés pour supports de lignes télégraphiques, téléphoniques, etc.
- Murray. 317 780, B F, 14 janvier T902. — Perfectionnements dans la télégraphie électrique.
- Peirce. 319470, B F, 11 mars 1902. — Système perfectionné de télégraphe.
- Rouvier. 317 235, B F, 28 décembre 1901. — Perfectionnement au genre d’appareil imprimeur breveté le 7 avril 1897 sous le n° 265 658.
- De Beuze. 3i9 333, B B’, 23 janvier 1902. — Système de télégraphie multiple applicable au télégraphe Hughes, dit « multiplex de Beuze ».
- Buss Eduard et Otto Buss. 319425, B B’, 8 mars 1902. — Procédé et appareil pour la transmission télégraphique d’images.
- TÉLÉPHONE
- 523-62
- p 0. R0eHEF0RT *
- INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR
- Fournisseur des Ministères de la Guerre, de la Marine et des Colonies
- Rue Capron, 4
- PARIS
- Radiographie % Radioscopie # d{auie fréquence
- TRANSFORMATEUR remplaçant la bobine Ruhmkorff- Rendement meilleur - Consommation moindre
- INTERRUPTEUR OSCILLANT — INTERRUPTEUR ROTATIF — INTERRUPTEUR COMMUTATEUR
- ^Résonateur tPutlin bipolaire
- TÉLÉGR AF H I E 25 A IV 25 FIL
- Postes complets — Organes séparés — Installations à forfait avec garantie de bon fonctionnement
- Appareils adoptés par la Marine française.
- COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE ET MÉCANIQUE
- GENÈVE
- Brevets Thury) bureau a lyon
- 61, Rue de l’Hôtel-de-Ville, 61
- MACHINES ÉLECTRIQUES de toutes puissances à courants continu et alternatif
- et pour toutes applications.
- SPECIALITES : Transports de force à de très grandes distances au moyen du Système Série courant continu à potentiel variable et intensité constante.
- SURVOLTEURS-DÉVOLTEURS automatiques pour batteries d’accumulateurs, remplaçant les réducteurs de batteries.
- Tramways, Chemins de fer à adhérence et à crémaillère, Funiculaires, etc.
- Catalogues et Devis sur demande.
- p.r183 - vue 743/746
-
-
-
- CLXXXIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2*7 septembre 1902
- Maïberry. 317749, B F, 14 janvier 1902. — Système de téléphonie.
- The American Machine Téléphoné Company Limited. 319 844, B F, 22 mars 1902. — Perfectionnements dans les téléphones.
- Wery. 319474, B F, 11 mars 1902. — Perfectionnements aux appareils téléphoniques.
- Arethens. 317111, B F, 21 décembre 1901. —Clé com-mutatrice pour appareil téléphonique électrique.
- Andriano. 3i8 68o, B F, 14 février 1902. — Perfectionnements dans l’isolement des circuits pour la communication secrète dans les .systèmes téléphoniques, comprenant des mécanismes indépendants de commutation et de signalisation et des dispositifs de contrôle des circuits y reliés.
- Baird. 319 468, B F, 11 mars 1902. — Perfectionnements
- . apportés aux systèmes téléphoniques à paiement préalable.
- Bopp. 317 127, B F, 23 décembre 1901. — Appareil de contrôle à contacts et combinaisons.
- Cerepotani et Baumer. 3i8 255, B F, 3i janvier 1902. — Commutateur pour installations téléphoniques et télégraphiques.
- Faller et Chilsholm. 3ig 863, B F, 22 mars 1902. — Système automatique d intercommunications téléphoniques.
- Lambert. 3i8 3o4, B F, Ier février 1902. — Commutateur pour bureaux de téléphone avec mise en circuit et mise hors circuit automatiques du récepteur de l’employé.
- Lambert. 3i8 3o5, B F, Ier février 1902. — Système commutateur du compteur des conversations pour bureaux de téléphone.
- Lambert. 3i8 333, B F, 3 février 1902. — Communication pour bureaux téléphoniques avec batterie centrale microphonique.
- Lambert. 3i8 368, B F, 4 février 1902! — Loquet pour commutateur multiple.
- Ducretet et Gaillard. 317780, B F, i5 janvier 1902. —^ Microphone pour forts courants.
- Holbigant. 319950, B F, 26 mars 1902.-— Appareil téléphonique à microphone à balancier.
- M aiche. 319 i55, B F, 28 février 1902. —- Nouveau moyen destiné à augmenter la sensibilité des microphones.
- Maiche. 3ig 195, B F, ier mars 1902. — Nouveau récepteur des courants électriques.
- Menninghoff. 3i8 901, B F, 21 février 1902. — Embouchure téléphonique mobile.
- Pasquet. 219768, B F. 19 mars 1902. — Perfectionnements aux transmetteurs microphoniques.
- Schmidmer et C°. 320 137, B F, 2 avril 1902. —- Conducteur intercalaire pour microphones.
- Siemens et Halske Aktien Gesellschaft. 318 458, B F 6 février 1902. — Boite pour microphones à capsule.
- Applications thermiques.
- Bonnier. 317 263, B F, 23 décembre 1901. — Tissu électro-calorique.
- Herrgolt. 317991, B F, 22 janvier 1902. —Nouveau tissu électrique chauffant.
- Philipps. 3i8 123, B F, 27 janvier 1902. — Peignoir de sudation à chauffage électrique.
- Bremer. 3i8 6o6, B F, 12 février 1902. — Matière thermo-électrique.
- Dutertre. 317221, B F, 26 décembre 1901. —Appareils d’électro-rôtissage par incandescence au moyen de tubes lumineux, et pour toutes autres applications en découlant.
- Faller. 317095, B F, 21 décembre 1901. — Procédé et dispositif pour brûler la fumée dans les foyers par l’étincelle électrique.
- Larat. 316945, B F, 17 décembre 1901. — Système de chauffage électrique des liquides.
- C. NAUD, éditeur, 3, rue Racine, Paris, VIe
- Albert TURPAIN
- APPLICATION PRATIQUE DES ONDES ÉLECTRIQUES
- Télégraphie sans fil — Télégraphie avec conducteurs Eclairage.
- Un volume in-8° raisin. â12 pages, 271 figures. 12 fi‘.
- A6KIVGB! FR*I«ÇA.ISC:
- des ATELIERS de
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- ae VÆVÆY (/Suisse)
- INSTALLATIONS H YDItAlJLIÛUES
- Spécialité de Turbines
- * J. Al G. SCHOEN *
- Ingénieur-Conseil Expert près les Tribunaux.
- 17, vue de la, République, 17. LYON
- Cabinet de 2 à 5 heures.
- ELEC'rmciTE:
- Éclairage, Traction, Force motrice.
- SERVICE D’INSTALLATIONS — ÉTUDES CONTROLE
- i—
- Appareillage Électrique
- GRIVOLjAS
- Société anonyme au capital de 1.000.000 de francs j
- Établissements fondés en 1875
- ATELIERS & BUREAUX
- 16, rue Monaolfier PARIS
- Exposition de 1889, Paris Médaille d’argent
- Exposition de 1894, Lyon Médaille d'or
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Paris. — Médaille d’or
- Supports pour lampes à incandescence
- COMMUTATEURS
- COUPE-CIRCUITS ET INTERRUPPEURS DE TOUS SYSTÈMES RHÉOSTATS, DISJONCTEURS TABLEAUX DE DISTRIBUTION Manufacture de tous appareils et accessoires pour stations centrales et installations d’éclairage électrique, montés sur porcelaine, faïence, marbre, ardoise, bois, fibre vulcanisée, èbonite, etc., etc. — Appareils pour courants de haute tension, depuis 440 jusqu’à 5.000 volts et au-dessus.
- PLUS DE 400 MODÈLES EN MAGASINS
- TELEPHONE 158-91
- Envoi franco du Catalogne sur demande
- p.r184 - vue 744/746
-
-
-
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- CLXXXV
- Roux. 3i8 qoo, B F, 17 février 1902. — Joint métallique hermétique, obtenu par la liquéfaction à volonté, d’un métal quelconque au moyen d’un courant électrique.
- Société Anonyme des Anciens Etablissements Par-villée frères et Cie. 317 843, B F, 17 janvier 1902. — F'ilament pour lampes chauffantes et autres.
- Eclairage.
- Arc. — Basteau. 317301, B F, 27 décembre 1901. — Lampe à arc.
- Bernard. 32oo3g, B F, 29 mars T902. — Lampe à arc.
- Bignon et Eisenmann. 318769, B F, 17 février 1902. — Lampe à arc en vase clos.
- Capitaine. 317188, B F, 24 décembre 1901. —Lampe régulateur à arc électrique.
- Cuenod. 3i7 345, B F, 28 décembre 1901. — Lampe à arc pour courant alternatif.
- Gueugnon. 319046, B F, ier mars 1902. — Lampe à arc à régulateur constant sous débit variable.
- Heany. 318790, B F, 18 février 1902. — Perfectionnements dans les lampes à arc.
- Koechlin. 317 374, B F, 3o décembre 1901. — Nouveau système de lampe à arc en vase clos.
- Korting et Mathiesen Aktiengesellschaft. 3ig 433,BF, 8 mars 1902. — Lampe à arc avec paroi protectrice disposée au-dessus de l’arc électrique.
- Patrouilleau et Mondon. 319042, B F, 22 février 1902.
- — Lampe à arc à courant alternatif, à circuit sans fer, à champ tournant équilibré.
- Rignon et Eisenmann. 319690, B F, 17 mars 1902. — Lampe à arc à combustion lente dont les charbons sont inclinés l’un par rapport à l’autre.
- Sautter, Harlé et Cie. 318327, B F, 3 février 1902. — Nouvelle lampe à charbons horizontaux pour projecteurs de lumière électrique.
- Siemens et Halske. 3i8 oio, B F, 23 janvier 1902. — Lampe à arc à haute tension.
- Broca |et Pellin. 318 994, B F, 24 février 1902. — Charbons photogéniques et photographiques.
- Conradty. 318620, B F, 12 février 1902. — Procédé de fabrication d’électrodes en charbon pour lampes à arc.
- Gebrüder Siemens et Cie. 3ig 256, B F, 3 mars 1902.
- — Charbon à enveloppe pour lampes à arc.
- Hopfelt. 3ig 893. B F, 24 mars 1902. — Procédé pour
- former les électrodes de lampes à arc.
- Hopfelt. 320 238. B F, 5 avril 1902. — Procédé de préparation d’électrodes pour lampes à arc,
- Keyser. 317 3t5, B F, 27 décembre 1901. — Procédé de fabrication d’électrodes à carbure pour lampes.
- Keyser. 317 353. B F, 28 décembre 1901. — Procédé de fabrication d’électrodes en carbure de grande conductibilité pour lampes à arc.
- Siemens et Halske Aktiengeselschaft. 318774, B F, 17 février 1902. — Charbon pour lampe à arc électrique.
- Sautter Harlé et Cie. 317006, B F, 20 décembre 1901. — Nouveau système permettant le remplacement rapide des lampes et des charbons dans les projecteurs électriques.
- Incandescence. — Compagnie Internationale de Chauffage par l’Electricité, 319 4Bx, B F, 10 mars 1902.— Perfectionnements aux lampes électriques et aux porte-lampes,
- Hegner. 317 368, B F, 3o décembre 1901. — Perfectionnement à l’éclairage électrique par incandescence.
- Lagarde. 3i8og3, B F, 25 janvier 1902. — Lampe électrique portative.
- Mac Ouat. 319095, B F, 20 février 1902. —- Perfectionnements dans les lampes électriques à incandescence .
- Romain et d’Ayguesvives. 320 048, B F, 29 mars 1902. — Perfectionnements apportés aux supports pour lampes électriques à incandescence.
- Siemens et Halske. 317*527, B F, 4 janvier 1902. — Procédé pour la fabrication de lampes électriques à incandescence à faible consommation.
- Wohlmuth. 3ig 5o2, B F, 11 mars 1902. — Disposition nouvelle de lampe à incandescence pour incriptions lumineuses.
- Houbois. 317373, B F, 3o décembre 1901. — Support pour réflecteur en verre argenté ou opalisé de lampes à incandescence.
- The Yost Muller C°. 3i8 146, B F, 27 janvier 1902. — Perfectionnements aux douilles de lampes à incandescence.
- Weissmann. 3i8o33, B F, 24 janvier 1902. — Système de montage et de connexion des lampes électriques à incandescence.
- Roquet-Labanne. 3i8 3i2, B F, 3 février 1902. — Procédé d’éclairage électrique par courants intermittents sur lampe à incandescence de voltage inférieur munie d’une double enveloppe en verre.
- Laurent. 317983, B F, 22 janvier 1902. — Nouvelle brosse destinée au nettoyage des lampes électriques à incandescence.
- Farkas. 317 i32, B F, 23 décembre 1901. — Système de mise en marche des lampes de Nernst.
- Divers. — Kull, 318 3oo, BF, 4 février 1902. — Dispositif commutateur automatique aux dymfmos pour l’éclairage électrique des véhicules de chemins de fer.
- Liieyraud. 318264, 31 janvier 1902. — Système d’éclairage électrique au moyen de lampes conjuguées.
- Seve. 318821, B F, 17 février 1902. —Nouveau lustre extensible à nombre de branches quelconques.
- Taylor (Mlle). 3i8g5i, B F, 22 février 1902. — Procédé et moyens perfectionnés pour réfléchir, accroître et intensifier la lumière des lampes électriques, etc.
- Roquet-Lalanne. 318 190, B F, 29 janvier. — Appareil et dispositif permettant l’emploi des lampes à bas voltage sur les distributeurs électriques à voltage moyen (100 à 120 volts).
- Manufacture d’Appareils
- de mesures électriques
- Système (JANS ET GOLDSCHMIDT
- ~~ -i =»Q rz.* <«=•--
- VOLTMÈTRES & AMPÈREMÈTRES APÉRIODIQUES, Industriels et de précision. — OHMMÈTRES. — WATTMÈTRES ET TOUS AUTRES APPAREILS
- Pour usages Industriels et de Laboratoires.
- CONSTRUCTION IRRÉPROCHABLE. MODÈLES VARIÉS. PRIX TRÈS AVANTAGEUX M. PALEWSKI, ingénieur des Arts et Manufactures
- 28, rue de Trévise, Paris Téléphone 237-59
- p.r185 - vue 745/746
-
-
-
- CLXXXV1
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 septembre 1902
- Risacher et Hébert. 3x9 246, B F, 3 mars 1902. — Multi-commutateur automatique pour jeux de lumière.
- Yung et C°. 32oa55, B F, 7 avril 1902.—Système rationnel d’éclairage des tableaux et voitures.
- Beau. 3ig 570, B F, i3 mars 1902. — Panneaux vélums et autres surfaces souples ou tendues à effets décoratifs lumineux.
- Tabulewitch. 317 279, B F, 26 décembre 1901. — Perfectionnements apportés au mode de production de la lumière électrique et aux appareils destinés à cet effet.
- Electrochimie et Electrométallurgie.
- Clerc et Kœchlin. 320 256, B F, 7 avril 1902. — Perfectionnements aux procédés et appareils de fabrication des chaux, ciments, plâtres, etc.
- D’Andrimont. 317 5x3, B F, 3 janvier 1902. — Système d’anode.
- Jacolliot. 3i8 389, B F, 4 février 1902. — Emploi de l’arc électrique comme réactif dans la fabrication de l’acier.
- La Cour et Rink. 3ig 388, B F, 7 mars 1902. — Procédé et appareil pour former et régénérer des cathodes en mercure dans des conditions régulières.
- Nodon et Piettre. 319957, B F, 26 mars 1902. — Procédé d’oxydation par le courant électrique.
- Ozon-Maàtschappy (système A. Yosmaer). 319 564, B F, i3 mars 1902. — Disposition pour favoriser les dé-chai’ges obscures dans les appai-eils ozoniseurs.
- Rambaldini. 3x7 436, B F, 3i décembre 1901. — Procédé d’appareil pour l’électrolyse à trois liquides.
- Mesures.
- Bastian. 317 653, B F, 9 janvier 1902. — Perfectionnements apportés aux compteurs électrolytiques d’électricité.
- Blatht. 317 177, B F, 24 décembre 1901. — Compteur à courant alternatif d’après le système Ferraris.
- Isham fds. 3i7 443, B F, 3i décembre 1901. —Perfectionnements apportés aux compteurs marqueurs.
- Leclerc. 3x8 8g5, B F, 21 février 1902. — Induit poux-compteur-moteur.
- Levin. 3x7 995, B F, 22 janvier 1902. — Compteur-moteur à courant alternatif à charge anti-inductrice.
- Lunsche Industriewefke. 3i9 332, BF, 5 mars 1902. — Compteurs à coulombs.
- Arcioni. 3x8928, B F, 21 février 1902.— Perfectionnements dans les appareils servant à la mesure des courants électriques avec retour automatique de l’équipage mobile au zéro. ,
- Conrad. 3i8 558, B F, xo février 1902. — Instrument indiquant la relation de phase à la différence de fréquence de deux circuits à courants alternatifs ou polyphasés.
- Hartmann et Braun Aktiengesellschaft. 317 195, B F, 24 décembre 1901. — Indicateur enregistreur de courant maximum.
- Meylan et la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines a gaz. 3xg 883, B F, 24 mars 1902. —• Perfectionnements aux shunts destinés à pei-fectionner avec les ampères-mètres, les compteurs, etc.
- Ziegenberg. 3187x6, B F, 10 février 1902. —Perfectionnements aux électrodynamomètres à bobines plates et à indications directes.
- Ziegenberg. 317027, B F, 19 décembre 1901. — Appareil mesureur électro-magnétique.
- Schneider. 819698, B F, 18 mars 1902. — Dispositif de sûreté empêchant les fraudes dans la consommation des courants électriques alternatifs ou continus distribués par les stations centrales.
- AVIS
- Ingénieur E. G. P. 1893 et institut Montefiore
- pouvant disposer de capitaux, demande situation, particulièrement exploitation etinstallation. S’adresser, Eclairage Electrique, n° 38.
- ^CUMULATEURS TRANSPORTABLES
- H
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Clichy) Paris
- DININ
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques
- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-14
- ATELIERS RUHMKORFF
- J. CARPENTIER
- PARIS, 20, meJOelambre — Ingénieur-Gonstructeur — 20, rue Delambre, PARIS
- APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ohmmètres et Galvanomètres portatifs pour la mesure des isolements Wattmètres pour la vérification des compteurs. — Hystérésimètre Blondel. —Oscillographe double Blondel Voltmètres de précision. — Résistances étalonnées pour mesures d'intensités Potentiomètre J. Carpentier. — Installation pour la vérification des ampèremètres et voltmètres Boîtes de résistances industrielles. — Apparëils pour la mesure rapide des faibles résistances Bobines d’induction avec ou sans condensateur
- Interrupteur Wehnelt à anode réglable. — Bobines Ruhmkorff pour l’inflammation des moteurs à gaz
- Pyromètres électriques Le Ghatelier.
- p.r186 - vue 746/746
-
-