L'éclairage électrique
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- L’Eclairage Electrique
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- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'É N Ë R GIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- PROFESSEUR AU COLLEGE DE FRANCE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- G. LIPPMANN
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. BLONDEL
- INGÉNIEUR DES PONTS ET CHAUSSÉES, PROFESSEUR A L’ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES.
- D. MONNIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES.
- Éric GÉRARD
- DIRECTEUR DE L’iNSTITUT ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE.
- H. POINCARÉ
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. POTIER
- A. WITZ
- PROFESSEUR A l’ÉCOI.E DES MINES, MEMBRE DE u’iNSTITUT.
- INGÉNIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES, PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE LILLE.
- TOME XXXVIII
- 1er TRIMESTRE 1904
- ADMINISTRATION ET REDACTION
- 4 O , 11UE DES ÉCOLES, 4 °
- PARIS Ve
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- Tome XXXVIII
- Samedi 2 Janvier 1904.
- Il8 Année.— N° 1
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — A. BLONDEL. Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉLECTRICITÉ (‘)
- L’électricité a trouvé, depuis l’origine de la dynamo industrielle, de nombreuses applications dans l’actionnement des pompes et des compresseurs, principalement dans les mines ;
- Fig. i.
- Pompe roulante Deane.
- Fig. 2. — Pompe de ponçage de Knowles.
- ces appareils peuvent alors se placer très facilement, dans les situations les plus difficile- (*)
- (*) Ecl. Elect. du 24 octobre 1903, p. 121.
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- ment accessibles, sans grand encombrement, ni par eux-mêmes ni par leurs canalisations, et emprunter leur énergie de sources placées à de grandes distances du siège de l’exploitation. Dans certains districts éloignés des approvisionnements de charbon et voisins de chutes d’eau, cette considération devient tout à fait capitale, et l’on peut citer de nombreuses exploitations minières pour lesquelles l’emploi de 1 électricité comme puissance motrice a seul permis de tirer profit de richesses minérales considérables (*).
- Fig. 3. — Pompe rotative Mavor et Coulson.
- Moteur
- Fig. 4. — Pompe rotative Mavor et Coulson.
- Pompe de puits Merrjweather
- L’emploi de ^électricité se prête notamment très bien à la commande des pompes mobiles, roulantes comme celles de Deane (fig. 1) ou suspendues à des chaînes, comme les pompes de puits en fonçage de Knowles (fig. 2) et de Rateau (2).
- Les pompes centrifuges simples ou en cascade sont tout naturellement indiquées pour
- (') Exemple : le district de Cripple Creek. Écl. Elect. du 3 mars 1900, p. 3a8.
- (2) Bulletin de la Société d’encouragement pour l'industrie nationale, décembre 1901. p. 748.
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- cette application de l’électricité ; on en ren-contredéjà des applications très importantes^), et les travaux des ingénieurs spécialisés à leur étude, ceux de M. Rateau, notamment (2), ne tarderont pas à en étendre le champ.
- La pompe rotative à pétrole de MM. Mavor et Coulsox, de Glasgow, représentée par les
- Fig. 6. — Pompe de l’usine de Hammersmith.
- Transforma.f
- Voltmêtne
- —J 1-r —'
- Interrupteurs
- Phase auxiliaire
- contact
- Résistance
- de démarrage
- Fig. 7. — Pompe de FLammersmith. Tableau, ligures 3 et 4, est commandée à 25o tours par minute par une dynamo qui en fait 700,
- Sect.GH.
- , Moteur èlectriqut
- Sect.CD
- Sect. ab
- Fig. 8. — Pompe de Brigeport. Ensemble de l’installation.
- et qui transmet son énergie à l’une des deux pompes par un pignon en cuir ; les arbres
- P) Mines de Horcajo. Revue de mécanique, août 190a, p. 168.
- (2) Bulletin de la Société d'Encouragement, décembre 1901, p. 743.
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- des deux pompes portent des roues dentées rainurées de manière que l’on puisse mettre
- enjeu, à volonté, l’une des deux pompes. Le montage de l’appareil est tel qu’on puisse le fixer au sol ou au plafond en retournant les portées autour de leurs axes. L’encombrement est de i,5o m X i m X 0,60 m (*).
- La pompe à puits adoptée parMM.MER-ryweater dans l’installation représentée par la figure 5 (2) est du type Hatfield, à 3 cylindres radiants disposés symétriquement autour de l’arbre vertical commandé directement par la dynamo. Le tuyau de refoulement entoure cet arbre, divisé en sections correspondantes à celles du tuyau, ce qui permet de relever facilement la pompe en suivant la montée de l’eau. L’orientation de la pompe est déterminée par le cône de son tuyau d’aspiration. La pompe fait 3oo tours avec un débit de 4,5 m par heure.
- L’installation de l’usine de Hammersmith comprend (fig. 6) deux pompes centrifuges, à
- Fig. 9. — Pompe de Bridgeport. Coupe transversale V.
- Coupe A E
- Chambre à air
- Knt.ràe
- Chambre a a.ir
- Plan
- col Canal de décharqt ^4—----- MLûl
- Jifor-------j
- l-----------------------
- Fig. 10. — Pompe de Bridgeport. Détail d’une pompe.
- 63o m de l’usine, sur les bords de la Tamise (3), refoulant chacune 270 m à l’heure sous une charge de 14 m. La vitesse des pompes est de 900 tours : elles sont commandées cha-
- (*) The Engineer, 6 juillet 1900.
- (2) Engineering. 28 février 1902, p. 293.
- (3) Génie civil, 3 janvier igo3, p. i5y.
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- cune par une dynamo alternative simple de 27 chevaux, à 220 volts 5o périodes, alimentée par un transformateur de 3o kilowatts, avec connexions disposées comme l’indique la ligure 7. Les dynamos ont été essayées à 45 chevaux ou avec une surcharge de 70 p. 100, puis, pendant deux heures, à 37 chevaux, ou avec 4° P- 100 de surcharge ; l’enroulement du stator est à 6 pôles ; vitesse à vide, 1 000 tours ; facteur de puissance, 83 p. 100 en pleine charge ; rendement, 82,5 p. 100. Les roues des pompes, en bronze manganésé, ont 20 cm de diamètre; elles aspirent, par des tuyaux de 20 cm de diamètre sur 6 m de long, au bas d’un réservoir de 36o m, relié à la Tamise par une vanne E, de 1,40 m, qui permet l’entrée de l’eau à marée haute ; tant que ce niveau est au-dessus de E, l’eau chaude retourne directement des condenseurs de l’usine à la rivière, mais, à marée basse, l’eau chaude
- Fig. ix. — Compresseur Christensen.
- revient au réservoir R, assez grand pour que la température 11’y dépasse pas celle nécessaire au bon fonctionnement des condenseurs. L’amorçage des pompes se fait par un tuyau de 38 mm branché sur les conduites de la ville; chaque conduite a deux clapets, T un d’aspiration et l’autre de refoulement, dans le but d’éviter les coups de béliers.
- La station de pompes de Bridgeport, près Chicago, destinée à alimenter le canal de l’Illinois et Michigan pendant les sécheresses comprend (fig. 8 et 9) 5 pompes rotatives du type figure 10, commandées par les poulies d’un arbre interrompu par des accouplements à friction permettant de faire varier le nombre des pompes en jeu, et commandé, à chaque extrémité, par deux dynamos de 3oo chevaux de la General Electric C°. Vitesse des dynamos 49a tours, des pompes 66,5 tours par minute; débit 28 m3 par tour pour l’ensemble des pompes, correspondant à une puissance maxima de 5oo chevaux. L’électricité est fournie par une station à 3o 000 volts, située à 55 km, et transformée à 2800 volts. La dépense annuelle est d’environ 90000 fr au lieu de 228 000 à 725000 fr que dépensait l’ancienne station de pompes à vapeur. C’est un très remarquable exemple d’économie (*).
- Nous avons déjà signalé les avantages particuliers que présente l’électricité pour la commande des pompes à incendie (2). '
- p) Engineering News, 19 février igo3, p. 172. '
- (2) Ecl. Elect•, 17 octobre 1900, 3 mars 1900, p. 334.
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- Le compresseur de Chritensen représenté par les figures n et 12, fréquemment employé pour les freins à air comprimé des tramways électriques, est remarquable par sa simplicité et par les précautions prises pour l’abriter des intempéries, neiges et poussières inhérentes à son état.
- Ce compresseur, enveloppé tout entier dans une boîte en fonte, est à deux cylindres CC, avec pistons commandés par des manivelles à 1800, tournant dans un bain d’huile, et dont
- Fig. i'i. — Compresseur Chrislensen. Détail des sou- Fig. 14. — Compresseur Christensen fixe,
- papes.
- l’arbre est mené, par un train de pignons enfermés, au moyen d’une dynamo facilement accessible, et dont les portées sont pourvues de gorges h empêchant l’huile de passer sur les balais ; la garniture //l’empêche de passer sur l’armature.
- Les pistons sont aussi graissés par l’huile du bain a. L’aspiration se fait par L/N et le refoulement par m'OM' (fig. 12) en des soupapes tubulaires en acier étiré sans soudure. Ces compresseurs sont construits en différents lypes, pouvant débiter de 0,11 m3 à 1 m3 par minute ; on en compte plus de 7 000 en service sur les chemins de fer et tramways électriques des États-Unis (*).
- La figure i3 représente un de ces compresseurs monté sur roues avec son réservoir d’air, et les types de plus grande importance, de 1,4 m3 à 3 m3 par minute, du type figure 14, avec cylindre compresseur à double effet, sont munis du régulateur de pression décrit à
- (') Railroad Gazette, 21 novembre 1902, p. 891.
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- la page 144 de notre numéro du o.- octobre 1900. L’huile d’un bain dure plusieurs semaines.
- Le compresseur de la compagnie Thomson-Houston représenté par les figures i5 à 18, également pour tramways et dû.à M. Batcherder, mérite aussi d’être signalé comme des plus intéressants.
- La dynamo, enfermée dans une enveloppe A, a son armature d’aussi grand diamètre que possible afin de développer, en marche lente, un grand couple de rotation, et son arbre est
- Kig. i5. — Compresseur Batcherder. Vue par bout et délai!.
- Fig 16. —- Compresseur Batcherder. Coupe verticale (fig. i5) et' détail.
- percé de trous c, disposés de manière à permettre la ventilation de rarmature par appel d’air; cette armature peut se retirer par les trous ouverts par Tenlèveme-nt des fonds A2.
- Le tourillon C2, monté dans une boîte à graisse F, à couvercle f\ porte un bouton de manivelle creux D, qui commande par la bielle I la paire de pistons H/tH, à laquelle elle est articulée en h2, et cette bielle porte un lécheur K, plongeant, à chaque tour, dans le bain d’huile l et dépose une goutte d’huile sur la plaquette M,. fixée au bouton D, et qui projette cette huile sur les parois du cylindre compresseur G. Le tourillon C2 n’est pas au milieu du cylindre G, de manière à permettre d’allonger la bielle I.
- L’aspiration se fait par les soupapes N et le refoulement par N', et chacune de ces soupapes est constituée par une série de petits clapets 11 (fig. 18) montés dans un châssis n',
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- et permettant à l’air de passer par leurs bords. La ventilation se fait par la grille e2e et les trous e3 de la plaque E', qui empêche l’huile de sortir de sa boîte.
- • La même compagnie Thomson a breveté, pour le service de ses freins de tramways, le régulateur électrique de compression représenté par les figures 19 à 21.
- Dans la figure 21, 1 désigne un trolley par lequel le courant est amené au système ; 2 est un moteur électrique actionnant -un compresseur 3, qui communique avec un réservoir 4> d’où partent les conduites de train ou autre système de distribution de l’air sous pression.
- Le cylindre 5, en communication ouverte avec la conduite du train, est pourvu d’un piston qui contrôle un conjoncteur 6 mis à
- Fig. 17. —Compresseur Bactcherder. Elévation et coupe horizontale.
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- Fig 18. — Compresseur Batcherder. Détails.
- la terre par l’intermédiaire des roues de la voiture. Le circuit, lorsque le moteur marche, comprend les bobines de l’aimant 7, par lequel une dérivation est fermée autour du conjoncteur 6, et des bobines de l’aimant. L’armature 8 de cet aimant porte deux plots en complétant une dérivation de faible résistance mise à la terre en 9.
- Grâce à cette organisation, l’électro-aimant 7 est mis hors circuit dès qu’il a accompli son travail et avant qu’un temps suffisant se soit écoulé pour détériorer ses bobines ; il peut, par conséquent, être intercalé en série et avoir une faible section transversale, ce qui rend sa construction peu coûteuse. La fermeture de la dérivation aura également une
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- ouverture du circuit'sans étincelles à l’endroit du conjoneteur 6 puisque la dérivation n’est pas ouverte au moment où le circuit s’ouvre en 6, mais reste fermée jusqu’au moment où le piston de contrôle a parcouru une plus longue course, après quoi, un déclenchement a lieu et le circuit se trouve rompu à l’endroit des contacts ii et n pourvus d’un aimant souffleur et d’autres dispositions propres à rompre le circuit avec sûreté.
- Le diaphragme en caoutchouc 12 (fîg. 19 et 20), en communication avec la conduité de train, est tenu entre deux brides, dont la supérieure fait partie d’une boite 5, contenant un ressort à boudin i3, dont l’extrémité inférieure porte contre un disque vissé à une tige 1 4î qui se meut dans un guide de la boîte. L’extrémité supérieure du ressort porte sur une plaque, contre laquelle butent des vis de réglage pour contrôler la tension du ressort, comme en pointillées dans la figure 21. A la tige 14, est relié à pivot un levier mobile se terminant par le contact 6, avec lequel coopère un contact adjacent 6 a, d’ajustablement pour faire varier le point de déclenchement à différentes pressions.
- Sur l’extrémité supérieure de la tige, est montée une cheville venant en prise avec un loqueteau i5 à un arrêt ajustable 16. Ce loqueteau est tourillonné dans la partie inférieure de l’armature 8 et est soumis à l’action d’un ressort à boudin. A l’armature est attaché un ressort à boudin 17 et dont le bout libre porte contre l’aimant. La partie supérieure de l’armature porte une bande de matière isolante 18, sur laquelle est monté un pont de contact 19, tenu entre deux ressorts 20, 20 a avec
- Fig. 19 et 20. — Régulateur de compresseur Thomson-Houston.
- arrêt fixe 2i.]22 désigne l’aimant souffleur et 23 la chute par laquelle s’effectue l’action expulsive sur son arc.
- En fonctionnement, lorsque la pression atteint un point déterminé, contrôlé par l’ajustement de la tension du ressort i3 et de l’arrêt 6 a, le diaphragme se trouve soulevé, ce qui a pour premier effet d’ouvrir le contact en 6, 6 a. Toutefois, étant donné qu’une autre branche du circuit est maintenue à travers l’aimant souffleur et les contacts 11, 11 a par le conducteur 9, aucune étincelle susceptible de les détériorer ne se produit à l’endroit des contacts.
- Le piston continuant à monter sous l’action du diaphragme, le loqueteau i5 est déclen-
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- ché en permettant au ressort 17 de jeter rapidement l’armature à la position indiquée en
- Fig, 22. — Régulateur de compression Long Arm. ( Détail du disjoncteur.
- Fig. 23 et 24. — Régulateur de compression Long Arm. Coupes 5 (fig. 22) et 4 (üg. 22)..
- lignes pointillées dans la figure 21 en ouvrant le circuit à l’endroit des contacts pontés
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- par le pont 19 et correspondant aux contacts 11, 11 a, et en rompant ainsi le circuit du moteur.
- Lorsque la pression baisse au-dessous de la limite fixée, le diaphragme se retire et sa tige descend, ce qui a pour premier effet de fermer le circuit du moteur à l’endroit des contacts 6, 6 a, par la bobine 7, en mettant ainsi le moteur en route, et en faisant monter la pression d’air dans le système ; mais, immédiatement, l’armature 8 est attirée et vient ponter les bornes 11, 11 a avec le contact 19 en complétant ainsi la dérivation, position dans laquelle elle est verrouillée par l’arrêt 16.
- Le verrou mécanique pour l’armature 8 empêche le dérangement du aux trépidations, et sa relation par rapport au diaphragme de contrôle permet, à intervalles déterminés, d’intervenir entre le fonctionnement des deux dispositifs conjoncteurs en mettant le moteur en circuit ou hors circuit avec plus de certitude ; on empêche également toute mise en route inutile du moteur par une vibration des organes sous des variations rapides et sans importance de la pression dans la conduite de train.
- Le régulateur de compression de la compagnie 'Long Arm, de Cleveland, a pour objet de maintenir constante dans le réservoir F ffig. 21) la pression de l’air refoulé par le compresseur D, que commande la dynamo A.
- Ce régulateur KK7 communique par Eh?3 (fig. 24) avec la pression de refoulement et par H7 et 6 avec la pression de régime en II, telle qu’elle est donnée, de F, par le réducteur G'. Si la pression en FE7 est trop faible, cette pression, qui se transmet de ns (fig. 24) sur les diaphragmes O et O7, laisse les ressorts R fermer la soupape P et ouvrir P7, et l’air de H7, admis en 6, sous P, et qui pourrait y fuir, s’échappe par 8 // et 12, dans l’atmosphère, qui se trouve communiquer, en même temps, par 9, avec le haut du cylindre K (fig. 22).
- Dans cette situation, le coupe-circuit WW est fermé sur le circuit LITcMM7, et la dynamo tourne
- Quand la pression de l’air atteint en FE7 la valeur voulue, elle ouvre P et ferme P7//, laissant l’air comprimé passer de 6, par P7 8 et 9 au-dessus du piston de K, qui, par le genou à ressorts UU, ouvre brusquement le coupe-circuit WW jusqu’à ce que la pression retombe de nouveau, en FE, au-dessous de sa valeur normale.
- (A suivre.)
- G. Richard.
- SUR LE MÉCANISME DE L’ARC ÉLECTRIQUE ENTRE CHARRONS
- D’APRÈS UN MÉMOIRE DE Mme HERTHA AYRTON
- Les belles recherches de Mme Ayrton ont été exposées dans ce journal au fur et à mesure de leur publication, et on a lu dernièrement une analyse de l’ouvrage dans lequel elle les a réunies. Comme le dernier chapitre qu’elle a consacré à l’étude du « mécanisme de l’arc électrique » (*) constitue une synthèse remarquable, encore inédite, il m’a semblé désirable de le faire connaître aux lecteurs avec plus de détails, et d’en discuter les conclusions dans le présent article.
- P) Ce chapitre a fait du reste l’objet d’une communication spéciale par son auteur à la Royal Society de Londres, (série A, vol. 19g, p. 2,99-336, 1902).
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- Le but que s’est proposé Mme Ayrton dans cette étude a été d’expliquer tous les faits connus, et les résultats de ses propres expériences sur la constitution de l’arc, et plus particulièrement ce qui a rapport à la résistance apparente et à la soi-disant force contre-élec-troinotrice de l’arc.
- Il convient d’étudier d’abord, le cas de charbons homogènes puis l’influence de l’addition d’une mèche.
- I. Arc entre charrons homogènes. — Explication de la forme de Varc. — Mme Ayrton a étudié mieux que personne les aspects et les apparences de l’arc et des charbons ; elle a relevé d’innombrables croquis, et même des aquarelles agrandies de l’arc ; elle le décrit avec une précision et une clarté qui l’ont conduite à en exposer avec grande probabilité la vraie constitution. Mais à la base de toutes ses explications est une hypothèse classique, (que je ne crois plus exacte comme on le verra plus loin), celle de la constance de la température du cratère, supposée égale à la température d’ébullition du carbone. Il faut l’avoir présente à l’esprit dans ce qui suit. La formation de l’arc entre les pointes des charbons
- ° c I ci
- Fig. i.
- amenées au contact, est due pour Mme Ayrton à l’échauffement très grand des points de contact, dont la surface de passage est petite et très résistante ; le charbon est amené ainsi à la température de volatilisation, et la vapeur formée remplit peu à peu l’intervalle entre les électrodes, quand on les écarte. Il n’y a donc pas besoin d’une étincelle initiale pour allumer l’arc.
- Une fois celui-ci amorcé, il se maintient de la manière suivante : il se forme à la surface du charbon positif (cratère) une mince couche de vapeur de carbone très résistante, en traversant lequelle le courant subit une forte chute depotentiel et dégage une grande quantité de chaleur, suffisante pour maintenir à la température de volatilisation toute la surface de carbone recouverte par celte couche, sauf les bords. En s’éloignant du cratère, la vapeur^ se refroidit et se transforme probablement en un brouillard de carbone, contenant le charbon à l’état particulaire, comme une flamme de gaz, et auquel Mme Ayrton attribue une conductibilité plus grande que la vapeur elle-même, peu conductrice comme le sont généralement les vapeurs métalliques pures.
- La colonne de brouillard, de teinte pourpre ou violette, constitue l’arc proprement dit r sur son pourtour elle se mélange à l’air suivant une zone sombre, autour de laquelle est une troisième zone de flamme, dans laquelle se produit la combustion du charbon vaporisé, avec une coloration verte ; cette flamme en s’élevant entoure le charbon supérieur et le fait rougir sur une longueur plus grande que le charbon inférieur. Cette flamme est pratiquement isolante, d’après les recherches de Mme Ayrton, de sorte que le passage du courant est limité à la colonne violette de charbon pur en brouillard.
- Le creusement du cratère positif s’explique par la présence de la couche limitée de vapeur de carbone, qui limite elle-même la surface volatilisable. Au voisinage de celle-ci, le charbon, étant protégé de l’oxydation par l’arc et la flamme, s’use peu ; le cratère se creuse donc par rapport à lui. Plus loin, l’air vient en contact avec le charbon et le taille en cône.
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- Plus l’arc est court, moins la chaleur s’échappe facilement par rayonnement, plus le crayon s’échauffe, et par suite, plus son cône de combustion s’allonge.
- La forme que prend le charbon négatif est due à sa combustion spontanée. Seule la portion qu’atteint le brouillard de carbone projeté du positif est protégée, et peut meme être nourrie par ce brouillard quand l’arc est court ; mais elle se trouve portée en même temps à une plus haute température, qui favorise la combustion de la zone environnante. Quand l’arc est long le brouillard est brûlé tout entier pendant son parcours. Suivant la valeur relative de ces divers phénomènes, le crayon négatif peut prendre les formes variées qu’indique la figure i dans laquelle a résulte d’un arc long avec petit cratère, b d’un arc long avec grand cratère, c d’un arc court avec petit cratère, cl d’un arc court avec grand cratère.
- Une difficulté se présente : pourquoi l’aire du cratère n’est-elle pas simplement proportionnelle au courant, et comprend-elle, en plus d’un terme proportionnel, une quantité constante, ainsi que l’a établi expérimentalement Mme Ayrton ? Celle-ci l’explique d’une façon fort ingénieuse, (fig. 2) en remarquant que la zone de volatilisation du cratère doit être un peu plus petite que la zone couverte par la couche de vapeur (représentée par le trait plein) vu le refroidissement sous les bords ; tandis que la zone brillante, qui semble limiter le cratère, s’étend au contraire au dehors par conductibilité. Le cratère nous parait donc toujours plus grand que n’est réellement la surface de vaporisation, et celle-ci peut être par conséquent réellement proportionnelle à l’intensité du courant.
- Comme le cône du charbon + s’allonge d’autant plus que l’arc est plus court, et présente par suite une surface plus étroite, la section brillante en dehors de la zone de volatilisation doit tendre à se rétrécir, et Mme Ayrton explique ainsique le cratère paraît plus grand dans les arcs longs que dans les arcs courts, avec une même intensité du courant. Je discuterai plus loin cette interprétation.
- Force électromotrice et résistance cle l'arc. — Mme Ayrton attribue la chute de potentiel au passage du cratère à la résistance de la couche hypothétique de vapeur en contact avec lui. Soit «l’aire de vaporisation, a -j- a? (celle de la couche de vapeur, la résistance de cette dernière est, en appelantp une constante (et en supposant l’épaisseur de la couche invariable),
- a-\- x
- La quantité de chaleur dégagée par le courant I est
- a-\-x
- Fig. 2.
- dont une fraction seulement sert à vaporiser le carbone ; la quantité vaporisée est
- d’autre part proportionnelle à l’aire du cratère « ; on a donc, en appelant K une nouvelle constante, la proportionalité
- ----- ri- - K a
- a-f-x
- ou, en se reportant à l’expression de r
- - . r-l2 = K p
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ce qui indique que la chute de potentiel zd est une constante. L’hypothèse explicative satisfait donc au résultat de l’expérience, tout aussi bien que l’hypothèse ancienne d’une force contre-électromotrice.
- Mme Ayrton entreprend ensuite la discussion de la résistance de l’arc proprement dit, formé par une colonne de carbone en brouillard suivant son hypothèse. Elle prend tout d’abord la peine de montrer qu’elle n’est pas négative.
- Cette bizarre idée d’une résistance négative proviént d’une expérience fondée, on ne sait pourquoi, sur l’hypothèse, que la résistance de l’arc est invariable pendant des varia-
- A g
- tions rapides de courant ; autrement dit, quand on a, entre le potentiel Y, la résistance /*, et le courant I, une fonction
- on a pris comme différentielle
- V = f{r,l)
- dY = rdl
- au lieu de prendre comme tout le monde
- dY = rdl -f- Idr
- L’expérience ayant donné pour les charbons homogènes
- dY
- dl
- <0
- on concluait r négatif, tandis que l’on doit conclure simplement que le coefficient de stabilité de l’arc est négatif.
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- J9
- Cette conception, qu’on a longtemps discutée en Angleterre et qui a eu des adeptes éminents, est de celle qu’on n’aurait pu faire accepter à un public français, car non seulement elle n’a pas de sens physique, mais encore il sulllt de prendre la différence de potentiel entre deux points de l’arc au moyen de petits charbons auxiliaires pour constater une chute de potentiel positive.
- Mme Ayrton écrit la relation entre la tension totale aux bornes de l’arc V, la résistance I et la chute de potentiel apparemment constante, dite force contre-électromotrice E,sous la forme V — ri -f- E ; d’où, quand on fait varier le courant,
- £V
- dl
- dr
- di
- Pour le cas ou E varierait ainsi que r, on aurait
- dV dr eŒ
- -5T = '' + 1 ïï + dT
- Elle montre d’abord comment est négatif, c’est-à-dire comment la résistance de l’arc proprement dit diminue plus vite que le courant ne croît. Dans ce but elle a relevé sur
- Arrp eres
- Fig. 4.
- des projections agrandies, et avec beaucoup de précision, les dimensions de la colonne violette formant l’arc et de la flamme verte extérieure sous différentes intensités de courant : 4, 6, 8, io, 12, 14 ampères (fig. 3). Pour chaque figure la section moyenne de l’arc a été obtenue en prenant la moyenne des diamètres D de la colonne aux sections AB, CD, EF ; on en déduit le tableau suivant, dans lequel est proportionnel à la résistance de l’arc
- seul, et -j-j- à la puissance dépensée dans l’arc seul.
- INTENSITÉ du courant I (ampères) DIFFÉRENCE de potentiel totale U (volts) CARRÉ du diamètre moyen D* D2 QUOTIENT —y- I QUOTIENT -yp- VALEUR déduite de ,, I2 I expérience VALEUR Is calculée de D*
- 4 5i,7 4,8 I , 20 0.208 3,33 3,4
- 6 49»° 9,8 I , 63 O, 102 3,67 3,38
- 8 48,o l6,2 2,02 0,o6l 3,95 3,95
- IO 47» o 28,4 2,34 0,043 4,27 4,22
- 12 45,7 34,9 2.-91 0,029 4, i3 4,49
- i4 45,i 41,2 2,94 0,024 4,76 4,76
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- En construisant la courbe représentative de (fig. 4) on voit que c’est une simple droite ayant pour équation la puissance dépensée et proportionnelle à
- I2
- D
- — ~ o>i36 I + 2,86
- (électrodes de 11 et 9 mm de diamètre, arc long de 2 mm).
- En divisant par P, on obtient pour la résistance de la colonne violette la forme
- o,i36 2,86
- • l r ja
- K.
- Si on ajoute la résistance au passage étudié plus haut et delà forme , on a donc pour la résistance totale d’un arc électrique la forme
- JL + _L
- ... 1 ^ P
- qui rentre bien dans les résultats trouvés expérimentalement, et représentés par la loi de Mme Ayrton
- Y — a -f- bl-
- c -f- dl
- puisqu’ici l est constant.
- 11 n’est donc pas nécessaire, pour expliquer le phénomène de l’arc, d’invoquer l’existence d’une force électromotrice ; tout s’explique fort bien par une simple somme de deux résistances.
- Il est seulement regrettable que Mme Ayrton n’ait pas montré comment cette théorie peut se concilier avec une résistance spécifique constante. En effet il faut admettre dans son équation que la résistance du
- cratère étant de la forme , la résistance de la colonne violette doit être de la forme
- mni , m'-\-n'l
- ! P
- et il eût été intéressant de le vérifier en faisant varier l avec I constant.
- . dV
- Propriétés du quotient—jp • — La résistance n’a
- de valeur définie que pour le régime permanent établi par un fonctionnement prolongé. Tout changement de la tension appliquée aux électrodes modifie le régime et donne lieu à des phénomènes transitoires avant qu’un nouveau régime permanent soit atteint. De nombreuses expériences Mme Ayrton a déduit le schéma de ces perturbations représenté par la figure 5. Au moment où par exemple on veut augmenter le courant, le cratère ne pouvant pas augmenter de section brus-
- Q"
- Fig. 5.
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- quement, la résistance est d’abord constante et, par suite, entraîne une augmentation de voltage, qui se transforme en une réduction, une fois le régime permanent atteint, parce que la résistance totale d’un arc décrit quand le diamètre du cratère augmente, et plus
- vite que l’intensité du courant. dV
- La stabilité dont nous avons parlé ci-dessus se mesure particulièrement bien et facilement en superposant au courant continu qui alimente un arc un faible courant alternatif, comme l’ont indiqué d’abord MM. Frith et Rodgers en 1896. Mais il ne faut pas croire que ce rapport soit constant dans toutes les conditions d’expérimentation.
- .Une des observations les. plus intéressantes de Mme Ayrton sur la résistance est justement relative à l’influence de la fréquence de ce courant alternatif superposé sur la valeur de ^ est trouvée par expérience. Elle explique comment peut être, suivant la fréquence, négatif, nul ou positif.
- En effet, d’après la figure 5, la différence de potentiel pendant un accroissement de courant croît d’abord suivant BG (avant que le cratère ne soit accru), puis retombe en CD (par accroissement du cratère), et enfin revient suivant DE moins haut que précédemment (par apointissement du charbon -f-). Sous l’influence d’une variation alternative rapide, ces phases empiètent les unes sur les autres, sauf dans le cas de basse fréquence, c’est-à-dire
- dV
- qu’à basse fréquence d[— reste négatif comme pour une variation lente (puisque V diminue quand I croît). A fréquence plus élevée, les deux premières phases seules se produisent et reste donc négatif mais plus grand en valeur absolue. Enfin à fréquence très élevée,
- le cratère n’a pas le temps de se modifier et la première phase est prépondérante, et l’arc
- dY
- se comportera comme une résistance constante; donc —jj sera positif, après être passé par zéro pour une fréquence intermédiaire.
- La forme de la courbeen fonction de la fréquence sera donc analogue à celle indiquée sur la figure 6 en ACDE^ L’ordonnée à l’origine se déduit pour les électrodes considérées (arc de 10 ampères, écart 2 mm) de la loi de la tension en régime normal de Mme Ayrton (*)
- Y:= 38,8 + 2,07 l -h
- 11,66 + io,54 l —
- d’où
- dY
- dl
- n,66 -f- io,54 + 2
- (10 amp.)2
- = — o,33
- MM. Frith et Rodgers (2) ont trouvé pour le même arc = — 0,8 pour les fréquences de 8 à 2D0 sans variation sensible. D’après les recherches de M. Duddell(3), le signe de doit changer vers 2 5oo périodes, car cet auteur a trouvé, en déchargeant un condensateur dans un arc, que la différence de potentiel augmente avec le courant, mais seulement pendant i/5oooe de seconde environ.
- £y
- Au delà doit graviter vers une valeur limite. Pour cette dernière on peut faire deux
- 0) The Electric arc, p. 184.
- (2) Phil. Mag., 1896, vol. XLII, planche 5.
- (3) Journal of the Inst, of Elec. Eng.. vol. XXX, p. 232.
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- hypothèses. S’il n’y a pas de force contre-électromotrice, la limite représentée par l’horizontale PQ se tire de la formule de Y, en calculant le rapport (auqueldevient égal).
- Y
- — r= 4,63 ohms
- S’il y a au contraire une force électromotrice constante, elle est égale à
- 38,38 + -11-’66 volts
- et la résistance limite n’est plus que 0,62 ohm. La droite limite correspondante est plus basse et représentée par l’horizontale BH. Les deux courbes répondent respectivement à ces deux hypothèses.
- 1.000 3.000 Ï.000 5.000 g. OOO 7.000 8.000 9.000 10.000 11.000
- J^régzzence
- 1,000
- Fig. 6.
- Une autre manière de mesurer —par l’oscillographe, que j’ai appliquée en 1901 (*) peut permettre, comme l’explique Mme Ayrton, de savoir si le courant alternatif (superposé modifie ou non la résistance de l’arc ; il suffit de faire des relevés oscillographiques du courant et de la tension pendant qu’on superpose une force électromotrice alternative, et de comparer sur les courbes les valeurs montante et descendante de Y correspondantes à une même valeur de courant. Si elles sont égales, l’arc se comporte comme une résistance constante ; sinon la fréquence est insuffisante.
- Malheureusement ce moyen n’est guère pratique si la fréquence nécessaire est de l’ordre de grandeur de plusieurs milliers comme l’indique Mme Ayrton, car les oscillographes ne sont pas faits pour des fréquences aussi élevées.
- Si l’on connaissait la fréquence limite qui laisse r constant, on pourrait enfin, comme le montre Mme Ayrton, déterminer la valeur ou la non existence d’une force contre-électromotrice dans l’arc.
- Car l’équation
- V = E+rl
- (*) Revue générale des Sciences. 3o juillet 1901.
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- si on suppose E et I constants, donne simplement
- d\
- et par suite
- d l
- E = V — I
- d\
- ~dT
- Si donc, au delà de la fréquence, limite on trouvait
- V —I
- d\
- ~dT
- >o et constant,
- cela indiquerait la présence d’une force électromotrice E dont on pourrait connaître la valeur.
- d\ ....
- Si Y-I - jp ~ variait, on aurait affaire à une force électromotrice variable qu’on ne pourrait déterminer que par la relation
- E —I
- d E
- dl
- d\
- dl
- qu’on peut résoudre au moyen de deux valeurs de V-I—jp- mesurées avec deux courants I différents.
- (A suivre.)
- A. Blondel
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Etude du moteur Heyland comme réceptrice et génératrice, par C.-A. Adams. Transactions of the Am. Inst. ofEl. Eng., t.-XX, p. 761-810, n° de juin-juillet igo3.
- L’auteur, dans cette intéressante communication, expose les résultats de ses essais sur un moteur du type Heyland. La machine sur laquelle ont porté les essais de l’auteur a été construite dans un but expérimental par la General Electric C° ; elle n’est pas complètement du type proposé par M. Heyland ; mais elle a fourni néanmoins à l’auteur un sujet d’étude intéressant des phénomènes électriques qui se présentent dans ce type de moteurs. Avant d’en aborder l’examen, l’auteur croit utile d’exposer brièvement l’historique et la théorie générale de ce système d’appareils. Pour l’unité de cette analyse, nous résumerons cet exposé.
- Si, dans un induit de dynamo Gramme, on envoie p courants polyphasés symétriques à tra-
- vers p balais disposés symétriquement autour du collecteur, on y produit un champ tournant, dont la vitesse de rotation est 27zn, n étant la fréquence des forces électromotrices polyphasées ; cette vitesse de rotation reste la même dans l’espace que l’induit tourne ou non à une vitesse quelconque, les balais restant fixes, et la phase du champ tournant ne dépend que de la position des balais. L’utilité de ce dispositif réside en ce que, au synchronisme, la réactance totale de l’enroulement se réduit à une valeur très faible, pourvu que le nombre de phases p soit assez grand, et dans les mêmes conditions, les étincelles aux balais disparaissent presque complètement. Cet arrangement, permeten outre, d’exciter un moteur ou une génératrice au moyen de ce champ tournant produit par des courants polyphasés extérieurs ou engendrés par la machine elle-même, sans rien sacrifier du facteur de puissance. Dans le cas d’un moteur asynchrone, entre autres, le courant pris à la machine
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- peut être, par surexcitation, décalé en avant de la force électromotrice appliquée.
- La première application de ce principe a été réalisée par Gorges, en 1891, dans son moteur-série polyphasé, comprenant comme stator celui d’un moteur asynchrone polyphasé et comme rotor un induit h collecteur de dynamo à courant continu (’).
- L’apparition du moteur asynchrone polyphasé détourna l’attention des induits à collecteur, et ce n’est qu’en 1896, que l’on y revient avec le moteur de M. Blondel. Ce moteur présente Beaucoup de points communs avec un des types proposés par Heyland, et aussi avec celui que l’auteur étudiera ci-après (2).
- Dans tous ces types, le champ inducteur tourne synchroniquement, mais dans le moteur Heyland il est produit par un courant alternatif synchrone, amené par des balais fixes. Ce moteur, qui fit son apparition cinq ans après le dispositif de M. Blondel, consiste en un moteur asynchrone à induit en court-circuit et pourvu d’un collecteur qui permet d’envoyer un courant d’excitation soit à l’enroulement en court-circuit, soit à un enroulement séparé. Dans l’un et l’autre type, le facteur de puissance est modifié par le courant envoyé dans les balais. Les figures 1 et 2 représentent schématiquement ces deux types (3).
- - (9 L’idée de Gorges était d’appliquer les champs tournants à l’ancien moteur-série monophasé, eu réalisant ainsi un facteur de puissance élevé et la suppression des étincelles au synchronisme. En dehors du synchronisme les étincelles reparaissent d’une façon intense, par suite des courants induits dans les bobines en court-circuit par la force électromotrice de glissement. Comme, d’autre part, le moteur Gorges n’est pas un moteur à vitesse constante, il ne trouva pas d’application pratique. Son fonctionnement est d’ailleurs le même que celui du moteur-série monophasé. ' (N. de l’A.).
- (2) Il consistait, comme le rappelle l’auteur, en un moteur asynchrone ordinaire, avec secondaire en court-circuit et un enroulement fermé de courant continu avec collecteur ; cet enroulement recevait du courant continu par deux balais mus par un moteur synchrone, en synchronisme avec la fréquence primaire.
- (3) L’auteur rappelle que dans les deux dispositifs le primaire est celui d’un moteur asynchrone ordinaire, et les balais sont reliés soit, en dérivation, aux bornes du circuit primaire extérieur, soit au secondaire d’un transformateur.
- Dans le type de la figure 1, le secondaire comprend un enroulement Gramme, avec des résistances non-inductives insérées entre les barres consécutives du collec-
- • Le type de la figure 2 est celui qu’a étudié l’auteur. Le secondaire en court-circuit est, dans ce cas, une cage cl’écureuil que l’on aperçoit à la partie extérieure des encoches du rotor, l’enroulement excité séparément est figuré à la partie inférieure des encoches. Heyland attira dès l’abord l’attention sur la propriété autoexcitatrice de sa machine. Peu après, Latour décrit une machine analogue a celle de la figure 2 mais
- Fig. 1.
- sans cage d’écureuil et plus spécialement comme génératrice. La seule différence entre cette machine et celle de Gorges est que l’induit y est en série avec l’enroulement inducteur ; les courants induits par le fait clu glissement se ferment, comme on verra ci-après, à travers le circuif d’alimentation.
- Plus récemment, Osnos a décrit (if. T. Z., 16 octobre 1902. Ecl. Elec., t. XXXIII, p. clxix, 3 décembre 1902 et t. XXXIV, p. 324, 28 février 1903) une machine dans laquelle „ïe courant alternatif d’excitation est au préalable commuté au moyen d’un petit induit auxiliaire à courant continu calé sur l’arbre principal ; ce courant.
- teur, ces résistances ferment le circuit des bobines de l’enroulement Gramme et les font fonctionner comme- le secondaire en court-circuit des moteurs asynchrones. Ces résistances ont encore pour fonction de recevoir le courant de commutation et de diminuer ainsi les étincelles aux balais ; elles distribuent enfin le courant d’excitation dans les différentes bobines du rotor de façon à éviter la production des harmoniques. .....
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- est ensuite envoyé par deux bagues dans l’enroulement inducteur du rotor.
- Avant de donner une théorie de ces sortes de machines, il est nécessaire de définir la réactance effective de l’enroulement inducteur. Ce problème est intimement lié h celui de la commutation ; les auteurs qui l’ont étudié (*) sont arrivés à des résultats très différents ; mais, considéré dans toute sa généralité, il renferme
- des facteurs dont le rôle peut être aperçu sans difficulté (1). ,
- Description de la machine d’essais. — La ma chine sur laquelle porte l’étude de l’auteur est un moteur asynchrone triphasé de io chevaux, de 44° volts, 6o périodes et 6 pôles (fig. 3), avec une cage d’écureuil au fond des encoches du rotor, et un enroulement d’excitation séparé à la partie extérieure des encoches. Cet enroule-
- Pnmazre du
- et i b.
- ment d’excitation est un enroulement série ordinaire, relié a un collecteur de ioy lames, la moitié des 54 encoches du rotor restant inutilisée. Le nombre réel des lames du collecteur n’était toutefois que 35, ou environ 6 par pôle, parce que les connexions du collecteur étaient coupées en deux lames sur trois, les trois lames étant soudées ensemble. Il y avait ainsi 33 groupes de 3 bobines et 2 groupes de 4 bobines. Les balais sont en toile de fils de cuivre ; il y en a deux groupes de 3, chaque groupe est muni d’un collier indépendant et gradué. La profon-
- f1) IiÉclairage Electrique, 26 oct,—23 et 3onov. 1901.— 18 janvier 1902.
- deur du noyau parallèlement à l’arbre est de 127 mm. Le primaire est connecté en étoile, et
- (1) L’auteur considère d’abord une machine sans mise en court-circuit du secondaire, telle que celles de Latour ou Gorges, et admet la marche synchrone. Le flux total traversant l’enroulement secondaire peut être divisé en flux mutuel commun au primaire et au secondaire et en flux de dispersion du secondaire. En ce qui concerne le flux'mutuel dans le cas d’un grand nombre de phases alimentées par des forces électromotrices sinusoïdales symétriques, ce flux sera lui-même un flux sinusoïdal tournant en synchronisme ; il n’y a donc pas de force électromotrice de réaction dans l’induit qui tourne lui-mêqje au synchronisme.
- Mais dans le cas d’un nombre réduit de phases, il s’introduit un certain nombre d’harmoniques proéminents qui tournent à des vitesses sous-multiples de celle
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- sa résistance i\ à chaud est de o,y5 ohm par phase, la réactance de dispersion,est.x1 = i ohm
- du synchronisme et qui donnent naissance à des forces électromotrices de réaction. — Quant au flux de dispersion, la réaction qu’il détermine est réglée par la fréquence du circuit considéré ; bien que la fréquence du courant dans les diverses spires soit celle qui correspond à la vitesse de glissement, le circuit que l’on doit considérer est celui qui est compris entre deux balais adjacents et dans lequel le courant est de la fréquence primaire.
- La variation de courant dans la bobine commutée n’affecte pas la réaction d’induit parce que la commutation est forcée et représente un léger accroissement de la composante wattée de la force électromotrice plutôt que la composante de réaction. La réaction de dispersion est donc déterminée par la fréquence primaire.
- Quant à la commutation elle-même, la condition que la résistance de contact des balais soit grande par rapport à celle des bobines en court-circuit, est aussi bien satisfaite que dans les moteurs à courant continu ; mais une deuxième condition propre à une bonne commutation, à savoir que le flux à travers la bobine en court-circuit reste constant n’est pas remplie, quant aux harmoniques du champ qui, elles, se déplacent notablement par rapport aux spires en court-circuit. Les harmoniques introduits par les dents peuvent avoir également de l’importance dans le cas d’un entrefer étroit et d’encoches ouvertes et l’obstacle opposé à la commutation par la réaction de dispersion ne peut être corrigé ici par le déplacement des balais. Cependant l’influence de ces harmoniques est, en général, faible vis-à-vis de celle des harmoniques dus au trop petit nombre de phases ; et cette dernière influence peut, dans une certaine mesure, être combattue parle décalage des balais.
- Ce qui précède s’applique à un enroulement Gramme ordinaire. Mais, dans le moteur Heyland, les résistances en dérivation sur les lames du collecteur ont précisément pour objet de distribuer le courant d’excitation de façon à étouffer les harmoniques dus à un trop grand arc sous-tcndu par le petit nombre de phases ; elles servent aussi à recevoir les à-coups de commutation dus à la réaction de dispersion.
- La cage d’écureuil de la figure 2 joue ce même rôle, mais plus imparfaitement. Ici les harmoniques du champ sont étouffés dans une large mesure par la cage d’écureuil ; dans la figure 1 les courants induits et le courant d'excitation se combinent dans le même enroulement pour produire une distribution sinusoïdale de la force magné-tomotrice, tandis que dans la figure 2, au contraire, ces effets se produisent dans deux enroulements distincts. L’imperfection de la commutation, dans ce cas, provient partiellement de la dispersion entre les deux enroulements.
- Dans la marche asynchrone, les phénomènes changent: il y a alors des courants induits dus au glissement, dans les spires en court-circuit; dans la figure 1, ces courants seront en majeure partie dérivés par les connexions entre lames, et les étincelles n’apparaîtront que pour un glissement important. Il y aura également des courants de
- par phase. La cage d’écureuil a une résistance à chaud r2 = o,43 ohm par phase (réduite aux tours primaires) et sa réactance de dispersion rapportée au primaire est .r., = 1,88 ohm ; la résistance xt -+- x3 était mesurée au repos, et les deux termes déterminés par le calcul.
- Fig. 3.
- L’enroulement d’excitation supplémentaire est connecté en étoile simple, c’est-à-dire qu’il y a seulement trois faisceaux par paire de pôles,
- glissement induits dans l’enroulement principal d excitation, et ces courants retournent au circuit extérieur, par les balais, dans un enroulement ordinaire fermé.
- Dans les machines des figures 2 et 3, ces courants seront en majeure partie absorbés parles résistances entre lames ou la cage d’écureuil. Ces courants sont d’ailleurs en quadrature avec le courant d’excitation et ne sauraient nuire beaucoup à la commutation, sauf au démarrage et aux faibles vitesses.
- Dans des courbes à l’oscillographe prises entre les lames du collecteur, l’auteur montre comment l’effet de la réaction de dispersion sur l’enroulement d’excitation est pratiquement négligeable dans les machines Heyland. Les courbes prises, dans la marche asynchrone, sur la machine essayée par l’auteur et sans connexions entre les lames, montrent qu’on peut considérer la variation du courant comme la combinaison d’une onde principale, ayant la fréquence du glissement, et d’un harmonique proéminent dont la fréquence est p fois celle du courant primaire, p étant le nombre de phases. Si, comme dans la machine de la figure 1, les bobines sont plus ou moins indépendantes, cet harmonique sera sérieusement amorti, et il ne restera que le courant d’excitation principale à la fréquence du glissement.
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- tandis qu’il y en a six dans l’enroulement d’excitation principal. Dans les trois faisceaux les courants sont décalés par conséquent de 120° ; la largeur des faisceaux a pour résultat une diminution d’efficacité dans la génération des forces électromotrices et magnétomotrices ainsi qu’une action différentielle entre les différentes parties de l’enroulçment ; le coefficient différentiel pour un enroulement à 3 faisceaux est
- = 0,827, tandis qu’il est = o,g55 pour
- un enroulement à 6 faisceaux par paire de pôles. La résistance à chaud par phase en triangle est de 2,7 ohms, et la résistance étoilée de l’enroulement est de 0,9 ohm. La résistance équivalente par phase étoilée, réduite aux tours primaires et à un enroulement à 6 faisceaux est
- rs = 2,7
- 72 X 16 53,5 x 24
- = 2,9
- Telle est la résistance à employer pour le calcul du courant de glissement ; elle n’est qu’approchée, car on suppose la distribution du flux sinusoïdale, et on néglige la résistance du circuit extérieur par où s’échappe le courant de glissement. La réactance de fuite équivalente de l’enroulement supplémentaire est ramenée aux tours primaires, x3 = 0,86. Comme il y aura un courant de glissement à la fois dans l’enroulement supplémentaire et dans la cage d’écureuil, il sera avantageux parfois de traiter ces deux enroulements comme un seul dont la résistance serait r = o,3y5 et la réactance x = i,2Ô ohm.
- L’auteur étudie ensuite le fonctionnement d’un tel moteur et rappelle d’abord le diagramme ordinaire du moteur asynchrone (fig. 4)-
- Il désigne par <î> le flux commun aux enroulements primaire et secondaire ; alors E' = 4,44 n N, io~8, est la composante de la force électromotrice appliquée nécessaire pour contrebalancer la force contre-électromotrice
- O La seule différence entre ces deux types de moteurs est que, dans le premier, on introduit un courant extérieur et une force magnétomotrice qui tourne en synchronisme, mais dont le décalage par rapport à la force électromotrice primaire dépend, non seulement de sa phase, mais aussi de la position des balais ; aussi est-il possible de donner à cette force magnétomotrice une phase quelconque par rapport à celle des autres forcés magnétomotrices en jeu.
- — E7,, de sorte que E7., = — E7, est la force électromotrice induite au repos ; s est le glissement, sE72 la force électromotrice de glissement dans le secondaire, et le courant induit est sE'
- L = — 2---r, — -— I., est la composante
- “ vH +
- du courant primaire qui équilibre la force magnétomotrice de Is ; I0 désigne le courant d’excitation, I1Z1 = I, \/ r* -J- x2\ la chute de tension dans le primaire, E,, somme vectorielle de E'j et I1Zi est la force électromotrice appliquée. Donc
- P* — E'j b COS (E'j, r,
- Pj = E'j Ij cos 62 -j- E'j I0 cos (E'i, 10) -f- I\ rL E'j I'j cos G2 = E', I., cos 0.,
- s E',2
- P'2 = E'212 cos 02 =
- \Jr,,2 -4- s'- x2.} E'2 sr‘
- V 2 -j- S.y X.y2
- P', étant la puissance transmise du stator au rotor à travers l’entrefer par le champ tournant est une mesure du couple ; elle représente le couple lui-même en watts synchrones. L’auteur appelle Ix = I2 cos 82 le courant du couple qui est en quadrature avec le flux.
- Dans le moteur Ileyland, s’ajoute au courant de glissement I2S de la cage d’écureuil, un courant I3 de l’enroulement supplémentaire qui résulte de l’action combinée d’une force électromotrice de glissement en phase avecsE^ et de la force électromotrice d’excitation Ec dont la phase est déterminée par la position des balais. Pour plus de commodité, on considère le courant I3 comme la résultante de deux courants I3S et Ic induits par les deux forces électromotrices précédentes (fig. 4)- Le courant secondaire total I,, les deux enroulements étant supposés combinés, est la résultante de I.2S et I3, ou bien de ls et Ic, Is étant le courant total de glissement.
- P, Ej I, cos Gj puissance appliquée au primaire par phase
- Ie dépend entièrement de la force électromotrice d’excitation et de la position des balais. La réactance offerte à ce courant est négligeable, par suite de l’effet amortisseur de la cage d’écureuil, l’auteur admet donc que Ic est en phase avec Ec. Ee est généralement en quadrature avec la force électromotrice appliquée, ou du moins il y a un décalage fixe entre ces deux forces
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- électromotrices ; il appelle 9C l’angle de phase entre Ic et E'2, qui est suffisamment fixe avec une position fixe des balais pour la plupart des calculs. Il suppose ensuite que le moteur fonctionne en moteur asynchrone ordinaire (lignes pointillées de la figure 4)» et qu’un courant d’excitation Ie circule dans l’enroulement inducteur avec un angle de phase Qc. Le courant de couple It = I2 cos Q2 restera pratiquement le
- même; si Qc est supérieur à 90°, comme dans la figure, il est évident que Is devra croître au delà de la valeur correspondante dans un moteur asynchrone normal, c’est-à-dire le glissement augmentera d’une quantité proportionnelle à
- — Ic cos ôc. Il est certain aussi que la phase de I2 étant avancée par l’introduction de Ic, la phase de Q sera avancée d’une quantité dépendant de
- — Ic sin 9C; ce dernier changement est le plus
- <3 1
- important, et pour le rendre maximum, il faudra 9C = — .
- 2
- Des deux facteurs qui introduisent du courant déwatté dans un moteur asynchrone à savoir, le courant magnétisant et la chute due à la dispersion, le premier est approximativement constant, tandis que le second est proportionnel à la charge. Il n’est donc pas possible de compenser exactement le retard de phase primaire à toute charge, avec un courant Ic constant. L’auteur a calculé les valeurs de ce courant nécessaires à la compensation pour diverses charges ; une valeur intermédiaire donnera un facteur de puissance = 1 pratiquement, sauf pour les très faibles charges (1).
- Conditions des essais. — L’alternateur qui
- P) L’auteur a déduit la valeur du courant Ic delà mesure du courant entrant par un groupe de balais de la façon suivante : un ampère venant du compensateur se dhise
- i
- aux balais et devient ampère dans chaque branche
- de l’enroulement inducteur ; cette valeur est ramenée aux tours primaires et, multipliée par le coefficient différen-1 24 x 56,5
- tielo,86, elle devient ~—x6_x_— ^ 0,866 — 0,007
- V
- et
- 7,55
- i,79-
- Ce calcul suppose les courants et le flux d’entrefer sinusoïdaux ; l’observation a montré que le coefficient véritable est 1,68.
- fournissait le courant est une génératrice triphasée de la General Electric C° ; de 5o kilowatts, 6 pôles, 60 périodes, à inducteurs mobiles, et à deux encoches par phase et par pôle. Elle est
- R g 0,2
- nai ccmpen&e
- Couple en Jfcüowetts synchrones
- Fig. 5.
- normalement connectée en triangle pour 220 volts mais pour cet essai, on la connecta en étoile à 44o volts ; l’auteur donne la courbe oscillogra-phique de cette force électromotrice. La génératrice était attelée par courroie à une machine compound de 80 chevaux; ce moteur était neuf; ses soupapes n’avaient jamais été bien rodées, de sorte que l’on put mesurer ultérieurement
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- une variation de la vitesse angulaire de 3 p. ioo de part et d’autre de la moyenne, dans un tour. — La résistance secondaire combinée du moteur Heyland était si faible qu’une variation brusque de i p. ioo de la fréquence eût amené-une variation du courant watté d’environ 6o p. ioo du courant de pleine charge. Malgré tous les procédés d’amortissement employés entre la machine et le moteur en essai, une vibration gênante subsista sur l’aiguille des ampèremètres.
- Outre cette vibration, on observait une oscillation d’amplitude et de période beaucoup plus longues, que l’auteur attribue à la paresse du régulateur, et bien que le voltage de la ligne parût très stable, le courant d’excitation aussi bien que le courant primaire du moteur participaient à cette oscillation (*).
- Une autre difficulté provenait de l’échauffe-ment de l’enroulement d’excitation, qui provoquait une diminution du courant d’excitation
- i
- \p
- Fig. 6.
- sous tension constante, et on ne pouvait maintenir ce courant constant par l'emploi d’un rhéostat, qui se trouvait traversé aussi par une fraction du courant de glissement variable avec la charge.
- Cette variation était surtout gênante pour l’essai de fonctionnement en génératrice où le courant d’excitation était nécessairement plus élevé et où une variation donnée de résistance avait sur la tension aux bornes un effet bien supérieur à la proportionnalité.
- Les courants intenses d’excitation de l’essai en génératrice provoquaient de si violentes étincelles que le collecteur dut être tourné après quelques heures de marche. L’auteur en conclut que l’effet amortisseur de la cage d’écureuil ne lui paraît pas suffisant pour assurer l’emploi de balais en cuivre, surtout avec un nombre de lames au collecteur aussi réduit. Le dispositif de la figure i lui semble préférable a ce point de vue.
- Le primaire du moteur était enroulé en étoile et pourvu de prises de courant au voisinage du centre de l’étoile (voir fig. i b). Il y avait aussi un compensateur séparé, en étoile, destiné également h l’excitation : Ce dernier (fig. i a) fut employé dans tous les essais décrits, parce qu’il
- procurait une plus grande échelle de force électromotrice d’excitation.
- Un ampèremètre était intercalé dans chaque circuit du moteur ainsi que dans chaque circuit d’excitation. Trois wattmètres étaient connectés entre les lignes et l’étoile du moteur. Un voltmètre vérifiait la constance de la tension de la ligne et l’équilibre entre les différentes phases ; un autre voltmètre et un wattmètre étaient placés dans l’un des circuits du compen-
- (*) Le circuit d'excitation étant une résistance morte, l’auteur a cherché en vain une explication de ce phénomène.
- La grande fixité de la tension de la ligne et la fluctuation relativement faible du wattmètre doivent faire rejeter l’idée d’un changement de la vitesse ou d’un échange d’énergie entre l’alternateur et le moteur, et l’auteur attribue entièrement au moteur l’origine de cette anomalie.
- Quelle qu’en soit la cause, le courant d’excitation augmentait notablement, et il y avait certainement une variation correspondante du facteur de puissance et du courant d’alimentation, indépendamment de toute variation du courant watté, que le wattmètre montrait beaucoup plus fixe.
- Ces élévations du courant d’excitation diminuaient quand la charge augmentait et variaient d’un jour à l’autre probablement avec la pression de la vapeur et la tension de la courroie.
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- Facteur de ptnasarLce
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- 3 o
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- sateur étoilé. — Le glissement se mesurait par la méthode de la lampe à arc à courant alternatif. — La charge du moteur était obtenue au moyen d’un moteur à courant continu de 5oo volts, fonctionnant comme génératrice, sur une machine de 5oo volts, marchant en moteur et calé sur l’arbre même de la machine à vapeur. Cette disposition permettait d’obtenir une fré-
- 0.8 l.
- Z8o° 32o° 3eo? mo'
- Poamoii des Galets /Degrés éJscfrzçpteaJ.
- --- Amère -Ar.airt
- Fig. 7.
- quence très stable et un réglage très simple de la charge, bien qu’il faille y chercher l’explication des à-coups du courant d’excitation mentionnés plus haut.
- Résultats des essais. — Essai n° 4. — La machine fonctionnant sans compensation, comme un moteur asynchrone ordinaire. Les résultats sont représentés figure 5. — Un diagramme du fonctionnement à pleine charge a été tracé a l’échelle, figure 6.
- Essai ii° 2. — Dans cet essai, le moteur avait pour seule charge l’énergie absorbée par ses frottements et ceux de la génératrice à laquelle il est attelé ; la force électromotrice d’excitation était maintenueau voltage arbitraire de 8,15 volts étoilés, et les balais étaient amenés à décrire toute la circonférence ; des lectures faites à
- intervalles réguliers étaient destinées à déterminer la position normale des balais, pour laquelle le facteur de puissance est maximum et le courant en ligne minimum. La figure y indique les résultats ; les courbes en traits pleins ont été obtenues par le calcul, en négligeant la réactance de fuite.
- La figure 8, tracée à l’échelle, montre les variations relatives des diverses grandeurs. On
- admet que I0, It, Ic sont constants, mais la phase de Ic varie avec la position des balais. Le courant de glissement est alors IS=«^=IT— lp cos 9C ; dans la figure, ce courant est négatif, le moteur fonctionne au delà du synchronisme ; le courant primaire est 1t — df et son facteur de puissance est cos Q1 étant l’angle de df avec l’horizontale.
- La portion ab du courant de glissement passe dans l’enroulement d’excitation, et le reste bd dans la cage d’écureuil ; le courant total fourni par le compensateur est la somme vectorielle de Ie et ab, soit ob I3 ; le glissement lui-même s’en déduit comme il a été dit. Quand Ic tourne, le lieu de b est la courbe intérieure du diagramme (fig. 8) (*).
- (1) Eu calculant les courbes de glissement et de I3, on-
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- Essai n° 3 — C’est le même que le précédent mais la charge est normale sur le moteur. Le courant d’excitation Ic est un peu supérieur h celui de l’essai n° 2. Les résultats en sont représentés
- a employé la résistance à chaud de la cage d’écureuil, alors que le courant était trop faible pour provoquer un échauffement sensible. Cette erreur explique l’écart des courbes et des points observés. L’écart des lectures dé I3 est dû entièrement aux variations de température de l’enroulement d’excitation, ces points n’ayant pas été pris consécutivement.
- L’écart notable entre les valeurs observées et calculées de L et du facteur de puissance tient aux à-coups du courant d’excitation mentionnés précédemment, et partiellement aussi à la réaction de la force magnétomo-trice de l’excitation sur le courant primaire, qui introduit dans ce dernier des harmoniques déwaltées.
- En ce qui concerne ces fluctuations du courant d’excitation, la ligure 8 montre que quand le est dans la position magnétisante (0e = 90°) une faible variation de Ic entraîne une variation importante de U : à une oscillation du premier correspond une oscillation du second, mais les valeurs moyennes ne se correspondent pas. Si la valeur moyenne de Ic est faible, c’est-à-dire si le moteur est sous-excité, la valeur moyenne de ïc correspond à une valeur inférieure à la valeur moyenne de I1 ; si la valeur moyenne de Ie croît, ce défaut de correspondance s’accentue, jusqu’à ce que Ie = 1° sin G0, et corresponde à la valeur minima de Ij. Si donc, les lectures sont les moyennes des oscillations, les lectures de I seront trop grandes et l’écart est maximum au voisinage du point de facteur de puissance maximum. L’erreur diminue d’ailleurs quand la charge augmente, car l’influence de la composante déwattée diminue.
- Quant aux harmoniques déwattés introduits dans le primaire par la réaction du courant d’excitation, le point de vue le plus simple est d’admettre une distribution sinusoïdale du flux et de se rappeler que la résultante des 3 forces magnétomotrices doit être distribuée siriu-soïdalement. Si l’un des trois courants est,amené par la nature de son enroulement, à donner une force magnéto-motrice non sinusoïdale, et si ce courant est plus intense que les deux autres réunis, des courants harmoniques déwattés, relativement considérables, seront induits dans les deux derniers enroulements, et neutraliseront l'effet perturbateur de la force magnétomotrice d’excitation.
- On peut s’attendre à ce que la plupart de ces harmoniques induits apparaissent dans la cage d’écureuil, mais il en restera, dans ce cas, environ le quart pour le primaire, ce qui sera suffisant pour réduire sensiblement le facteur de puissance à vide où l’énergie primaire est faible.
- Le même phénomène se présente dans un moteur synchrone à faible charge ; la forme de la courbe de force électromotrice induite 11’est pas la même que celle de la force électromotricc appliquée. Rosenberg a d’ailleurs montré [ETZ, ia février 1903 ; Ecl. Élcc,, t. XXXVI, p. 4221, 12 septembre 1903), que le courant et la* force électromotrice étant en phase, le facteur de puissance d un moteur synchrone à vide est souvent voisin de 0,4.
- figure 9. — L’écart entre les valeurs observées et calculées est un peu moindre ici.
- Essai n° 4. — Les balais restent fixes, dans la position magnétisante ou en quadrature déterminée par les essais précédents ; la machine marche à vide, et on fait varier l’excitation
- 'jzr de
- ZOO? Zù.o° Z80*
- 3ZO? 360° ïOO?
- (+0° ' 80° 1ZO° i80?
- Posj.t2ojz des balâis (Degrés édectrzqzies}
- —ç. jErn èir e Ay&rrt---—
- Fig- 9.
- dans de grandes limites. O11 n’observa que le courant extérieur et le facteur de puissance. On fit un essai avec excitation triphasée, l’autre avec excitation tétraphasée. Le facteur de puissance et le courant ont été calculés pour le premier cas. La comparaison des résultats du calcul et de l’observation (fig. 10) montre clairement l’influence des fluctuations et des harmoniques déwattés dans la puissance (J).
- Essai n° 5. — C’est l’essai précédent avec mo-
- (fi La présence de ces derniers est certifiée par deux faits : i°le point le plus bas atteint par l’aiguille de 1 ampèremètre dans son oscillation ne correspondait pas au facteur de puissance = 1; 20 l’excitation tétraphasée don nait un facteur de puissance plus élevé que l’excitation triphasée.
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- T. XXXVIII. — N°l.
- teur fortement chargé. Le facteur de puissance n’atteint pas entièrement l’unité (x).
- La courbe de rendement (fig. n) montre que
- Gourent Ai cotnpeiigateuz> —«-
- les pertes dans le cuivre de l’excitation compensent l’économie réalisée dans les pertes du cuivre
- 18 0.91
- 1b . 'O. 7
- 8 ^ 0 b
- du ca.m_pesinateijr’ 1
- primaire. — La courbe de « facteur de puissance du compensateur » représente le facteur
- (1) Il n’est pas probable que les harmoniques déwattés aient une influence appréciable sur le facteur de puissance si l’on observe qu’un facteur de puissance de 0,99 correspond aune composante déwattée de 0,14 qui. ici, équivaudrait à plus de deux ampères.
- de puissance du courant fourni à l’enroulement d’excitation, et s’écarterait peu de l’unité s’il n’y avait une partie du courant de glissement circulant dans ce circuit. Le courant de edisse-
- o
- ment est à peit près constant, dans ce cas et en quadrature avec le courant d’excitation propre ; il croît en même temps que ce dernier (*).
- Essai n° 6• — La tension d’excitation et la position des balais sont invariables ; la charge varie. L’excitation étant faible, le facteur de puissance n’atteint jamais l’unité fig. 12) ; les
- 10 t.o
- e.ïti/o
- l U'ci Tl t clXi COI n/J 01 ?.
- 4OOP Zono 3000 1*000 Sooo 6000 7000 8000 ÿüOO 10.000 fJOOO 72000 Couzple en \\rarts nz/nchrones
- Fig. 12.
- quatre points figurés par de petits cercles ont été calculés, l’écart aux faibles charges est faible les fluctuations du courant d’excitation étaient beaucoup plus faibles ici aux charges élevées. Le glissement est plus faible que sans compensation grâce à l’accroissement de conductivité du circuit d’excitation fermé par les balais.
- Le courant du compensateur reste pratiquement constant, le courant d’excitation Ic doit donc diminuer par suite de l’échauffement de l’enroulement d’excitation.
- Les variations du facteur de puissance du compensateur montrent, comme le fait a été démontré théoriquement, qu’au voisinage du synchronisme la réactance de l’enroulement d’excitation est négligeable ; elles montrent aussi que le facteur de puissance diminue grâce h l’accrois-
- (*) Le facteur de puissance donne approximativement le rapport du courant d’excitation réel Tc au courant total I3 du compensateur.
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- sement du courant de glissement en quadrature avec la force élëctromotrice d’excitation.
- Essai n° 7. — Le moteur est surexcité. Le courant primaire est en avance aux faibles charges, le facteur de puissance s’approchant graduellement de l’unité, pour décroître légèrement à la fin. — L’enroulement d’excitation s’échauffant davantage, la réduction du courant d’excitation compense amplement l’accroissement du courant de glissement ; ainsi I3 diminue légèrement avec la charge (voir fig. i3).
- économie de courant déwatté, alors que l’on n’améliore ni le rendement ni le couple de démarrage. Sans nier que la question du facteur de puissance puisse, dans certains cas, avoir une importance vitale, l’auteur ne croit pas à son succès en Amérique.
- Le moteur Heyland comme génératrice. — Après avoir décrit le fonctionnement d’une génératrice asynchrone, l’auteur rappelle que si l’on fournit au moteur Heyland un courant magnétisant, au moyen de l’enroulement séparé et
- ; lec teur. de
- 10 1.0 -10
- Moteur
- 1 Z 3 « S 6 7' 8 9 10 il 1Z
- CoupJe en kilowatts srpTLohroTLes _______s—
- Fig. i3.
- Les courants et les facteurs de puissance des essais i, 6 et y ont été réunis dans la figure 14. L’inspection des valeurs calculées du facteur de puissance montre qu’il est parfaitement possible avec de tels moteurs de maintenir le facteur de puissance très voisin de l’unité, dans toute son étendue de fonctionnement, au moyen d’une tension d’excitation constante. Mais, l’auteur rappelle qu’un écart de i p. ioo de l’unité du facteur de puissance implique i4 p. ioo de courant watté. En d’autres termes, un moteur compensé peut avoir une belle courbe de facteur de puissance, tout en absorbant un courant déwatté considérable. C’est là ce qui conduit sans doute M. Heyland à dire qu’un courant d’excitation constant donnerait une compensation parfaite à toute charge. L’auteur reconnaît que le facteur de puissance peut être modifié à volonté dans ce moteur et que ce dernier peut fonctionner sans étincelles, mais la question pour lui est de savoir si le sacrifice de la simplicité du moteur asynchrone sera compensé par une faible
- 0 6 fZ
- Valeurs calculées pressas7^6
- Couple en 'kilowatts synchrones
- Fig. i4-
- du collecteur, on peut réduire d’une quantité quelconque le décalage en avant du courant primaire. En supposant que dans la marche sans décalage, on transpose la machine du réseau sur une charge de même puissance, elle continuera à fonctionner, sans changement de voltage, comme un alternateur autoexcitateur. Si l’on diminue la résistance constituant la charge, le courant croîtra ainsi que la chute de tension, et cette dernière produira dans l’excitation et les flux un cycle de variations analogues à celles des dynamos-shunt ; cependant, dans la machine Heyland, la composante wattée de la réaction d’induit est compensée par le courant de glissement et il reste une composante déwattée et démagnétisante dont la valeur, dans le cas d’une charge non inductive dépend du courant primaire et de la réactance de dispersion du primaire et du secondaire. Dans le cas d’une charge inductive il y a une composante additionnelle en quadrature due à la réactance de la charge.
- Pour plus de simplicité, la composante démagnétisante de la réaction d’induit peut être ra-
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- menée à une réactance équivalente de l’induit. Dans ces conditions, le courant d’excitation Ic peut être considéré comme agissant seul pour produire un flux correspondant dans le circuit magnétisant et une force électromotrice correspondante dans le primaire, la relation entre ces deux grandeurs étant donnée par la courbe de saturation. Une partie de cette force électromotrice totale induite E0 est consommée par l’impé-
- 1.6 v ZOO
- 8 ln 1Z iç. 16 18 Zo
- C'ozirant d'eKdtdtianfCŒmp.^rwgmétis).
- Fig. i5.
- dance apparente de l’induit, impédance qui dépend évidemment du facteur de puissance, de la charge et des constantes de la machine.
- On adonc, dans cette machine-shunt, àvitesse constante, une force électromotrice E0 fonction de Ic, une* force électromotrice E1 inférieure h E0 delà chute due à l’impédance apparente, et un courant Ic proportionnel à Er A chaque valeur de Ie, correspondent des valeurs de E0 et Ed ; si toutefois la force électromotrice E0 induite par un courant Ic est moindre que la force électromotrice E1 nécessaire à la production de Ic, il est évident que la machine ne pourra fonctionner. La relation entre ces diver-
- ses grandeurs est indiquée figure io. La courbe E0 est celle de la force électromotrice à circuit ouvert de la machine étudiée, en fonction du courant d’excilalion réduit au nombre de tours primaires au moyen du facteur i,68, obtenu par la comparaison des courbes de saturation de la machine fonctionnant comme moteur, puis comme génératrice à circuit ouvert, tous deux à 6o périodes — (points figurés respectivement par des cercles et des triangles). — La droite N2C= 24 a pour coefficient angulaire la résistance du circuit d’excitation réduite à l’enroulement et au voltage primaires, avec 24 tours du secondaire du compensateur en service. L’intersection d’une quelconque des droites analogues avec la courbe de saturation donne la force électromotrice correspondant aux conditions d’excitation représentées par la droite considérée. Dans la figure id, les segments bc représentent les chutes de tension d’impédance correspondant au courant considéré. Le courant maximum est déterminé parle segment maxima, tel que bc. Le facteur de puissance de la charge diminuant, l’impédance apparente augmente notablement et le courant maximum correspondant décroît en conséquence.
- Il apparaît ainsi qu’on ne peut obtenir un fonctionnement stable en machine shunt, au-dessous de 600 volts, par suite des faibles densités magnétiques aux tensions normales, même pour un faible courant d’induit. — Le fonctionnement en génératrice à une tension voisine de 800 volts était d’autre part trop défectueux pour permettre de prendre une série de lectures ; réchauffement de l’enroulement d’excitation faisait trop varier la résistance ainsi que l’usure des balais du fait des étincelles. L’auteur donne encore les résultats de ses essais 9, 10, 11 et 12, en vue de la détermination des caractéristiques du fonctionnement ou génératrice-shunt ; le fonctionnement instable de la machine enlève beaucoup de valeur à ces résultats (fig. 16).
- Excitation compound. — La portion de l’excitation consommée par la réluctance du circuit magnétique dépend de la force électromotrice totale induite du primaire, et augmente faiblement avec la charge, h tension constante aux bornes. Le reste de l’excitation, due à la dispersion, augmente approximativement comme le carré du courant, à charge non inductive. Dans de telles conditions, et pour des charges faibles,
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- la tension aux bornes demeurera constante dans une faible étendue ; c’est ce que montre la caractéristique ii de la figure 16, où la température de l’enroulement d’excitation était invariable. L’auteur représente l’excitation nécessaire pour un compoundage parfait de cette machine ; la courbe indique clairement l’augmentation notable requise par suite de la réaction de la composante en quadrature du courant de charge.
- Transformé série
- Fig. 18.
- La méthode de compoundage de Heyland consiste à envoyer tout ou partie du courant de l’induit dans l’enroulement d’excitation au moyen de balais disposés h environ 90° des balais shunt, en laissant l’excitation shunt primitive invariable (* 1).
- P) En admettant que le rapport de transformation du transformateur-série est tel qu’il produit dans le secondaire une force magnétomotrice légèrement supérieure à celle du primaire, en supposant, en outre, que la position des balais est telle que leurs phases soient en opposition, le courant de glissement est annulé, en même temps que le glissement disparaît, et qu’011 se trouve eu présence d'une marche synchrone. La seule fonction de
- 1 excitation shunt est de pourvoir à la force magnétomotrice de réluctance, qui est sensiblement constante. Le petit accroissement de cette dernière nécessaire à maintenir constante la tension aux bornes, peut être obtenu en reculant légèrement les balais-série alin d’introduire une faible composante de l’excitation-série dans la phase magnétisante.
- L’auteur fait remarquer que ces considérations conduisent à une compensation parfaite pour tous les facteurs de puissance ; mais elles supposent que le courant-série n’apporte aucune perturbation dans le courant-shunt .
- Cette hypothèse n’est pas exacte dans la disposition des essais de l’auteur. En effet, si l’on se reporte à la figure 17, on voit que A, B, C, sont les balais-shunt placés dans la position magnétisante, c’est-à-dire, telle que si les courants qui y entrent sont en phase avec leurs forces électromotrices respectives, ces courants fourniront une force magnétomotrice en avance de 90° sur la différence de potentiel aux bornes.
- Dans les essais de l’auteur, les connexions entre les secondaires du transformateur série et les balais-série sont l’inverse de celles de la figure 17, ce qui obligea de faire tourner les balais de 180°. De la sorte, le faible décalage en arrière, nécessaire pour donner à la force magnétomotrice série une faible composante magnétisante, rapprochera les deux groupes de balais au lieu de les séparer comme dans la figure 17. Mais comme dans la machine en essai, les deux groupes étaient séparés par un angle mécanique considérable, la machine ayant six pôles, la proximité électrique des deux groupes ne put être appréciée pendant les essais.
- Si la charge n'est pas inductive et que le transformateur-série soit connecté aux balais-série D, E, F (fig.'i^) le courant entrant par D sera de même phase que le potentiel en A, pour que la force magnétomotrice du courant-série soit en opposition avec celle du courant primaire, les balais-série devront être décalés de 90° en avant des balais-shunt, comme le montre la ligure ; mais cette opération éloigne D, E, F de 3o° à peine des balais C, A, B
- Charge
- ’ Sérié
- r—i----
- Fig. 17.
- respectivement ; comme le potentiel de ces derniers est fixe, il y aura tendance de la part de C, A, B à commander les potentiels en D, E, F. Cette action directrice a pour conséquence de restreindre le courant résultant à la valeur qu’il aurait sous l’action de la force électromotrice-shunt seule. Comme l’auteur l’a indiqué plus haut, pour donner à la force magnétomotrice-série une faible composante magnétisante, les balais-série devront être reculés légèrement en arrière de la position à angle droit de la figure 17, ce qui aura pour effet de rendre les deux excitations plus indépendantes.
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- On trouva nécessaire pour maintenir cons- , tante la différence de potentiel aux bornes, sous charge, de reculer les balais-série de a5° a 5o°, ce qui amènerait les deux groupes de balais en coïncidence sur le diagramme polaire ; en réalité, ils restaient séparés par une résistance appréciable, la machine ayant un enroulement-série fermé à six pôles. L’effet de compoundage de l’excitation série était ainsi très réduit.
- Essai n° i4. — Charge non inductive. — On n’employait pas de transformateur-série ; les balais étaient reliés aux extrémités intérieures de l’étoile ; ils étaient disposés à 45° en arrière de la position de glissement et à î 5° en arrière des balais shunt, de telle sorte que les ri p. xoo du courant-série étaient envoyés dans la position magnétisante. La compensation était satisfaisante jusqu’à i4 ampères (pléine charge). L’auteur montre par courbes et diagrammes l’influence de la force électromotrice série sur la force électromotrice shunt.
- Essai ii0 15. — Charge non inductive. Transformateur-série avec rapport 2 à i. Balai D en arrière de 5° du balai B. Le courant série était double de celui de l’essai précédent, mais la proximité des deux groupes de balais réduisait notablement l’effet de compensation.
- A la fin de cet essai, on appliqua une charge inductive avec un facteur de puissance 0,9 ; en reculant les balais suffisamment, on put faire produire 3,5 ampères à la machine. Avec la disposition de la figure 17 et un rapport de transformation convenable, la compensation serait plus satisfaisante, mais l’auteur doute que la tension reste constante avec une charge inductive et sans déplacement des balais.
- Avec une excitation compound monophasée, les balais série et shunt seraient éloignés de 90°, c’est-à-dire que les balais-série seraient à mi-chemin entre les balais-shunt, position dans laquelle le courant série troublerait le moins le courant shunt. C’est là ce qui fait dire à M. Hey-land que l’excitation monophasée serait plus satisfaite.
- Avec l’excitation tétraphasée, les balais coïncideraient pratiquement, et le compoundage pour charges inductives serait impossible. Ces difficultés ne se présentent pas avec l’enroulement et le collecteur séparés pour l’excitation-série, comme l’a proposé M. Latour.
- La seconde méthode de compoundage, qui
- consiste à augmenter le courant d’excitation d’une quantité dépendant de la phase et de la grandeur de la charge, est plus appropriée à ce genre de machines. Le dispositif employé par l’auteur est représenté figure 18. On insère dans chaque phase de la machine un transformateur à entrefer, avec secondaire connecté en série avec la phase d’excitation correspondante. Le schéma s’applique à une machine monophasée, pour plus de clarté. Le transformateur introduit dans le circuit d’excitation une force électromotrice sensiblement en quadrature et proportionnelle à la résultante des ampèretours primaires et secondaires. A vide cette composante en quadrature est en avance sur le courant d’excitation et sa grandeur est relativement forte. Le débit croissant, la force électromotrice de réaction décroît et s’inverse finalement, pendant que la force électromotrice effective aux balais et, par suite, le courant d’excitation augmente rapidement et avance aussi en phase. Si la charge est inductive, la composante en quadrature du courant de charge induira dans le secondaire du transformateur une force électromotrice qui sera la plupart du temps en phase avec le courant d’excitation. De tels transformateurs peuvent être établis pour le compoundage pour tout facteur de puissance déterminé ; mais il v aura surcompoundage pour les facteurs de puissance plus élevés, et sous-compoundage pour les plus faibles, du moins pour les machines d’induction de proportions courantes. Si la machine avait néanmoins un grand entrefer, de telle sorte que l’accroissement relatif de l’excitation pour une charge inductive ne fût pas si considérable, on pourrait établir un compromis pour tous les facteurs de puissance (*).
- (*) Un des inconvénients de ce' dispositif est que, avec des balais fixes, l’avance de phase du courant d’excitation produit un accroissement ou une diminution du rendement suivant que les balais étaient primitivement trop reculés ou trop avancés. Si on les place dans la meilleure position pour la pleine charge, la force électromotrice à vide sera faible et réciproquement.
- C’est ce que montrent les deux caractéristiques tracées par l’auteur et qui indiquent une diminution de la force électromotrice du transformateur-série jusqu’à un minimum, puis un changement de signe. La machine ne pouvait supporter qu’une taible charge inductive avec ce mode de compoundage. Une machine compoundée d’après la première méthode fonctionne pratiquement au synchronisme, tandis que dans la seconde, la composante magné-
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- En terminant, l’auteur ne prétend pas tirer des essais précédents un jugement concluant sur la valeur de la machine Ileyland ; ces essais en confirment cependant les principaux caractères. Les avantages de cette machine sont, d’après l’auteur, la marche asynchrone, la facilité de mise en parallèle, le compoundage automatique pour tous les facteurs de puissance, un faible entrefer, une faible puissance pour l’excitation, l’absence d’inducteurs, l’économie de matériaux. D’autre part, les inconvénients résident dans le collecteur, impraticable pour des machines à faible vitesse, la complication des organes, un
- 3TLdt I O.t'
- ’èctem cepizzSS
- Courant ex/ènevr en. ampères’
- Fig. 17.
- prix de revient spécifique plus élevé, et une mauvaise ventilation.
- Le compoundage automatique n’a pas grande valeur dans une grande station, et l’énergie consommée par l’excitation ne peut guère être réduite au-dessous de celle d’une bonne machine synchrone.
- Le prix plus élevé des matières premières en Europe et une main-d’œuvre moins coûteuse peut y assurer pour ce genre de machines un succès que l’auteur n’escompte pas pour l’autre coté de l’Atlantique.
- La génératrice Ileyland est de sa nature même, surtout à cause de son collecteur, une machine a grande vitesse avec un petit nombre de pôles et son accouplement aux turbines à vapeur semble assez indiqué, bien que les grandes vitesses périphériques clu collecteur ne soient pas sans inconvénients.
- P.-L. C.
- TRACTION
- Trains électriques rapides de Marienfelde a Zossen, Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXIV, p. 939, 11 novembre 1903.
- Après les essais faits l’année dernière avec les deux automobiles électriques de l’A. E. G. et de Siemens et Ilalske, essais dans lesquels la vitesse n’avait pu dépasser 160 km/h, à cause de l’insuffisance de la voie, une brigade des chemins de fer a procédé à la réparation de la voie pour permettre l’obtention de vitesses plus élevées. On a remplacé les rails de 34,4 kg au mètre courant par des rails de 41 kg, porté le nombre des traverses à 16 par longueur de rail de 12 m et disposé, sur des supports spéciaux, des contrerails dépassant les rails de 5 cm en hauteur. Grâce à ces modifications, la voie s’est parfaitement comportée dans les essais faits en septembre dernier, où les vitesses atteintes par les deux automobiles ont été de 210 et 201 km/h.
- Quelques modifications ont été aussi apportées aux voitures décrites antérieurement dans cette revue (Q : en particulier, l’écartement des axes extrêmes des bogies à trois essieux a été porté de 3,8 m â 5 m, les ressorts de support de la caisse rendus absolument visibles et accessibles de l’extérieur et les dispositifs de prise de courant par archet améliorés.
- De plus, dans la voiture de l’A. E. G., le démarrage des 4 moteurs, qui se faisait autrefois simultanément, est maintenant exécuté progressivement : les stators ne sont mis en communication avec la ligne que l’un uprès l’autre et la suppression des résistances dans les rotors se produit également successivement pour les différents moteurs. Cette nouvelle disposition présente de nombreux avantages : d’une part, les h-coups occasionnés h la ligne et h la centrale, au démarrage, sont considérablement réduits «t on évite les surélévations de tension par capacité qui peuvent également détériorer les moteurs; d’autre part, en marche normale, on peut supprimer un ou deux des moteurs, les deux autres restant suffisants pour assurer le fonctionnement. On a ajouté un refroidissement des moteurs par l’air comprimé ; l’électrolyte des (*)
- (*) Voir Ecl. Elect., t. XXX, p. 89, et t. XXXI, p. 7 ïl p. 93.
- lisante s’établit sans modification du courant de glissement. La fréquence diminuera donc avec la charge à vitesse constante.
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- T. XXXVIII. — N° 1
- démarreurs liquides est d’ailleurs refroidi et par sa propre circulation, obtenue par une pompe, à travers des réfrigérants exposés à l’air sous le châssis, et par l’insufïlation à la surface d’air provenant de prises-ménagées dans la paroi ; de cette façon, la température de cet électrolyte ne dépasse pas 4°° C. et le fonctionnement est parfait.
- De nombreux dispositifs de mesures de toutes sortes ont été installés dans les voitures et il est intéressant de les passer en revue.
- D’abord la simultanéité des lectures s’obtenait grâce à une pendule spéciale qui, toutes les dix secondes, faisait entendre une courte sonnerie, précédée d’un signal d’attention : au deuxième coup, chaque observateur faisait la lecture de l’appareil qui lui était confié et inscrivait le résultat sur un bloc-notes qu’il tenait devant lui : les différents observateurs étaient debout et une preuve de la bonne marche des voitures, au point de vue des trépidations ou mouvements de lacet, est donnée par la netteté des relevés ainsi obtenus, netteté qui montre que, même aux plus grandes vitesses atteintes pendant les essais, les voitures restaient au moins aussi confortables que les meilleurs wagons des trains D allemands.
- En outre des ampèremètres, voltmètres, watt-mètres, thermomètres, on utilisait les appareils suivants :
- Pour la mesure des vitesses : i° un voltmètre branché aux bornes d’une petite magnéto reliée mécaniquement à un essieu, voltmètre qui était directement gradué en km/h ; 20 un appareil enregistreur comportant une bande de papier déroulée par un mouvement d’horlogerie, et sur laquelle venaient frapper trois •crayons, traçant trois lignes pointillées parallèles, et mus, le premier, toutes les secondes par une horloge, le second, tous les tours de roue par un électroaimant avec pile et contact sur l’essieu, le troisième, tous les kilomètres par un courant capté sur un rail auxiliaire situé en regard de chaque borne kilométrique ; - - -
- Pour la mesure des pressions d’air sur les parois : i° des tubes en U disposés dans les parois et indiquant la pression par la différence des niveaux dans les deux branches ; 20 des caisses métalliques à parois minces et ondulées, analogues à celles des baromètres anéroïdes, contenant de l’eau et communiquant par l’intermédiaire d’un tuyau flexible avec un tube vertical où on lisait le niveau de l’eau; on plaçait la caisse, non près de la paroi de la voiture, où était à craindre la formation d’une couche d’air constituant un matelas sur lequel vînt glisser l’air déplacé, mais en avant à une distance convenable, obtenue par tâtonnement.
- Pour la mesure des accélérations, un appareil comprenant deux tubes verticaux h liquide coloré, placés respectivement dans les deux cabines extrêmes et reliés par une conduite courant sous la voiture parallèlement aux rails ; sous l’action d’une augmentation de vitesse, le niveau montait dans le tube arrière et baissait dans le tube avant, la dénivellation donnant une mesure de l’accélération.
- La voiture de Siemens et Ilalske comporte en outre un dispositif très intéressant ; un régulateur automatique de freinage destiné à empêcher un serrage trop énergique du frein de provoquer un glissement des roues sur les rails. Ce résultat est obtenu en faisant échapper l’air de la conduite générale, non plus dans l’atmosphère comme pour le frein Westinghouse ordinaire, mais dans une conduite auxiliaire commune reliée à l’air libre par une soupape sur laquelle peuvent agir soit le régulateur automatique en question, soit le mécanicien au moyen d’un appareil spécial.
- Enfin pour éviter qu’à de si grandes vitesses un signal fermant la voie puisse être franchi par suite d’inattention du mécanicien, un tronçon de rail séparé, placé à 2 km eiï avant du signal, se trouve relié à une source d’électricité lorsque le signal correspondant est fermé, et agit par l’intermédiaire d’un frotteur, en faisant retentir une sonnette d’appel et apparaître un disque rouge dans la cabine du mécanicien. A. M.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 2 novembre 1903.
- Sur la perturbation magnétique du 31 oc, tobre 1903, par Th. Moureaux. Comptes rendus-t. CXXXVII, p. 7o5.
- Une perturbation magnétique d’une intensité exceptionnelle, rappelant celle du 17 novembre 1882, s’est produite, comme nos lecteurs le savent (*), le 3i octobre dernier.
- D’après les courbes de variations relevées à l’observatoire magnétique du Val-Joyeux, elle débute brusquement à 6 b. 12 m. matin, par une hausse simultanée de la déclinaison D et de la composante horizontale H, et par une baisse de la composante verticale Z. Les grandes oscillations des aimants de D et de II commencent à se manifester vers 7 heures matin et se succèdent sans interruption jusqu’à 10 heures soir. Déjà, entre 10 heures et 11 heures matin, H subit une très forte diminution, mais la phase d’intensité maximum ne se déclare que vers midi; à ce moment, Z, peu agitée jusque-là, augmente rapidement, et les deux autres éléments ont des variations brusques et de très grande amplitude.
- - M. Itié, prévenu par le développement du magnétogramme du matin, est resté en permanence aux appareils à lecture directe pendant totit l’après-midi, en notant, au moins pour la déclinaison, les points extrêmes de chaque oscillation ; sur le tableau des variations du déclino-mètre, on voit que D a diminué de iMc/ dans l’espace de 3 minutes, de 1 h. 5a m.à 1 h.55 m. soir, pour se relever ensuite de i°i8' entre 2 heures et 2 h. 5 m. “. de"semblables variations sont absolument rares. Pendant le mouvement rapide de l’aimant de la déclinaison vers l’est, les deux composantes II et Z croissaient simultanément, en sorte que la force magnétique totale a éprouvé, à ce moment, une augmentation considérable. Des oscillations de très grande amplitude se remarquent encore à 4 heures et
- t
- (J) Voir Ecl. Pied., t. XXXYIJ, p. lxyi. 7 nov. igo3.
- de 5 h. 3o m. à 7 heures soir. Les aimants sont d’ailleurs restés troublés toute la nuit; c’est même à 2 heures matin seulement, le Ier novembre, que Z est passée par sa moindre valeur.
- D’une manière générale, pendant la perturbation, les valeurs moyennes de D et de II sont au-dessous et celle de Z au-dessus de la normale. L’amplitude extrême des variations est de 0,00680 (G.G.S.) pour II et de plus de o,oo520 pour Z, nombres qui correspondent respectivement à 1/29 et 1/81 de la valeur absolue des deux composantes; la déclinaison a varié de 2°4/, 'le maximum ayant eu lieu à 2 h. 3i m. et le minimum à 7 h. i5 m. soir.
- Un groupe important de taches solaires, suivi depuis le 26 octobre à l’Observatoire du Parc Saint-Maur, est passé au méridien central précisément dans la journée du 3i ; sans couvrir une aussi grande étendue que le précédent, observé du 5 au 17 et qu’on a pu voir à l’œil nu, il mesurait, dans le sens de sa plus grande longueur, environ le 1/11 du diamètre du Soleil. Aucune trace d’aurore boréale n’a été visible à cette station dans la soirée du 3i ; le ciel s’est d’ailleurs couvert après 7 heures.
- Des phénomènes de même ordre ont été constatés dans les Observatoires de Lyon, Nice, Perpignan et du Pic-du-Midi.
- Séance du 30 novembre 1903.
- Sur des phénomènes particuliers présentés par les arcs au mercure ; par M. de Valbreuse.
- « I. L’arc entre électrodes de mercure a été étudié dans des tubes en U reliés à une trompe de Sprengel ; le mode d’amorçage est celui d’He-witt. Lorsque la pression dans le tube froid est comprise entre 4 mm et 2 mm de mercure, on constate le phénomène suivant :
- » Au début du fonctionnement, l’anode présente une plage plus ou moins grande uniformément lumineuse. Puis elle se couvre de petites étoiles extrêmement brillantes formant des figu-•res géométriques régulières ; souvent ces étoiles
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- 4°
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- T. XXXVIII. — NM.
- sont au nombre de six ou sept, occupant les sommets et le centre d’un pentagone ou d’un hexagone parfaitement régulier ; d’autres fois elles sont en grand nombre, très petites et très mobiles, disposées régulièrement sur des circonférences concentriques. Généralement, les différents aspects alternent, apparaissant et disparaissant avec une grande rapidité.
- » A mesure que l’électrode s’échauffe, les étoiles augmentent de grosseur et prennent la forme de perles sphériques lumineuses posées sur le mercure; ensuite elles se groupent et se soudent, formant un disque lumineux central et un ou plusieurs anneaux lumineux concentriques séparés par des anneaux obscurs. Enfin les anneaux obscurs disparaissent et l’anode présente son aspect habituel, c’est-à-dire une plage uniformément lumineuse.
- » L’explication de ce phénomène doit probablement être cherchée dans l’existence, à la surface du mercure, d’une sorte de membrane superficielle plus ou moins perméable au courant, dont l’état vibratoire déterminerait la forme régulière des figures observées.
- » II. Amorçage. —Il est généralement admis que les tubes à vide à une ou deux électrodes de mercure exigent, pour leur amorçage, une différence de potentiel de quelques milliers de Volts, après quoi, le passage normal du courant s’effectue avec une chute de potentiel d’une quinzaine de volts seulement.
- » Or, en soumettant ces tubes à une différence de potentiel de 55o volts, on constate des phénomènes d’amorçage spontané dans les conditions suivantes :
- » i° Tubes à anode en fer et cathode en mercure. — Lorsque la pression intérieure est comprise entre o,6 mm et o,i5 mm de mercure, il se produit au-dessus de la cathode une belle lueur veloutée violette qui occupe toute la section du tube. Une faible lueur verdâtre borde
- l’anode ; le reste est sombre. Le courant qui passe est de o,oi à 0,02 ampère. Presque toujours, au bout de quelques minutes, l’arc normal jaillit spontanément.
- «Lorsque la pression est inférieure à 0,15 mm et descend jusqu’à 0,006 mm, le, phénomène préliminaire est toujours le même, mais ne se produit que si le tube est un peu chaud : la lueur cathodique diminue d’intensité et’ blanchit : l’arc s’établit rarement d’une façon spontanée, mais jaillit dès qu’on imprime au tube une légère secousse.
- » 20 Tubes à anode et cathode en mercure. — Les phénomènes d’amorçage spontané sont beaucoup plus rares dans ces tubes que dans les précédents. Ils ne se produisent que si les électrodes ont été auparavant chauffées par le passage du courant et lorsque la pression est comprise entre 0,06 mm et 0,15 mm, c’est-à-dire au maximum de conductibilité des tubes à vide.
- » Le phénomène se manifeste par l’apparition d’une plage violette à la cathode et d’une plage verdâtre à l’anode. Souventla lueur remplit une partie du tube en formant des stratifications violacées d’un côté et verdâtres de l’autre, avec un espace obscur entre les deux. Il est rare que l’arc s’établisse spontanément, mais une se-, cousse suffit pour le faire jaillir.
- » Ilest à remarquer que, toutes les fois qu’un tube offre une difficulté d’amorçage, on peut, en agitant la surface du mercure, diminuer considérablement cette difficulté : probablement l’influence de ces secousses est également explicable par la présence d’une membrane superficielle s’opposant, surtout à froid, au passage du courant. »
- Le Gérant : Ch. COINTE.
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- Tome XXXVIII
- Samedi 9 Janvier 1904. '
- 11e Année.— N° 2
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A.. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut.
- i , , , . ,
- — Al POTIER, Professeur à l’Ecole des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- i
- SUR LE MÉCANISME DE L’ARC ÉLECTRIQUE ENTRE CHARRONS
- : D’APRÈS ‘UN MÉMOIRE DE M" HERTHA AYRTON
- i • _ , . . •
- II. Influence des aiêches dans les arcs entre charrons a ame. — Mme Ayrton étudie ensuite les modifications introduites dans le régime des arcs par l’addition des âmes dans les charbons. Malheureusement les âmes sont des accessoires assez mal définis, car elles contiennent des mélanges en proportions et quantités variables de charbon en pondre avec des.silicates alcalins, et souvent quelques autres sels variés.
- Nous analyserons donc plus rapidement cette seconde partie qui s’applique à des phénomènes bien plus complexes que la première, et encore mal élucidés.
- On connaît les effets apparents produits par l’addition des mèches dans l’un ou l’autre charbon, et que rappelle Mme Ayrton ; tout d’abord les effets généraux, déjà signalés en 1898 par M. le Prof. Ayrton :
- i° La tension entre pointes est abaissée, à longueur égale et à courant égal.
- 20 A longueur égale, quand on augmente le courant, la tension, au lieu de diminuer constamment, reste longtemps constante ou même va en croissant.
- 3° Le sifflement ne se produit qu’avec un courant plus élevé.
- dV
- En second-lieu, les phénomènes accessoires relatifs au quotient, signalés par MM. Frit h et Rodgers en .1896 : r .
- i°Quand on superpose au courant continu un courant alternatif, est rendu plus po-
- sitif par l’addition d’une mèche à un des charbonspet plus positif encore par l'emploi de charbons à mèche ;
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- 2° La fréquence qui rend positif est abaissée corélativement ;
- 3° A intensité efficace donnée pour le courant alternatif superposé, la valeur de
- dépend non seulement de la fréquence et de l’espèce du charbon, mais encore de l’intensité du courant continu et de la longueur de l’arc.
- Mme Ayrton se propose d’interpréter ces faits.
- Elle remarque que la réduction de la tension par les mèches peut provenir, soit d’un
- Ampères
- Fig. 7.
- Fig. 8.
- accroissement de la section de la couche de vapeur ou de l’arc, soit d’une diminution de leur résistance spécifique.
- Elle a commencé par mesurer géométriquement sur des images d’arc les sections dues à la présence de la mèche, de la même manière que plus haut celles des arcs de carbone pur.
- La figure 7 résume ces résultats pour les quatre cas : + homogène | !îl.me^Ile,
- ... v — homogène.
- + a ame l , A 0 1 ' — a ame ,
- Les charbons étaient de la marque « Apostle ». Le positif de 11 111m; le négatif de 9 mm. Ces courbes montrent que- le méchage du positif diminue la section moyenne de 1 arc en régime permanent ou « normal ». Il en est de même de la section au voisinage immédiat du cratère.
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- D’autres expériences sur des régimes variables ont montré aussi une diminution de la section obtenue aussitôt après une variation de régime (ce que Mme Ayrton appelle « section de l’arc non normal »).
- Le méchage du négatif réduit la section de l’arc en brouillard, mais ne diminue celle de la couche gazeuse qu’après un changement de régime
- De ces premiers faits résulte que la réduction de la tension constatée ne peut provenir que de la diminution de la résistance spécifique par l’introduction des vapeurs minérales dégagées par les mèches dans l’arc en brouillard, et meme, si le positif est à âme, dans la couche de vapeur elle-même.
- On peut expliquer aussi que les courbes de le tension en fonction du courant (fig. 8) tendent à remonter ^^-en régime permanent > , au lieu de descendre pour les char-
- bons homogènes, parce que les arcs de petite intensité se forment seulement sur la mèche du positif et sont, par suite, très peu résistants, tandis que les gros arcs se forment en partie sur le carbone de l’enveloppe qui donne des vapeurs moins conductrices.
- La courbe AB/G/ est ainsi la résultante d’une courbe ABC, relative à un arc formé sur la mèche exclusivement, et d’une courbe EF représentant l’effet de l’augmentation de la résistibilité de l’arc. Suivant les composition et diamètre de l’âme, la courbe résultante peut être plus ou moins remontante, comme par exemple DHK, MNP, QBS.
- d\
- Mme Ayrton entreprend ensuite d’expliquer les faits relatifs au quotient D’après ce
- qui précède, ce quotient est la somme de deux autres, relatifs, l’un au changement de section de l’arc
- dY \ dl ) s
- et l’autre au changement de sa résistivité.
- dY \
- ~dT) r
- Mme Ayrton étudie le premier rapport d’après les valeurs des sections mesurées en régime normal et « non normal », et arrive ainsi aux conclusions suivantes :
- Le méchage du positif modifie peu normal et non normal. Au contraire, le mé-
- chage du négatif diminne \-^—) notablement en régime normal, davantage en régime non
- normal, et plus encore si le positif est lui-même méché. On en déduit que le méchage du négatif, non seulement diminue, mais encore retarde, le changement de section de l’arc, sous l’effet d’un changement de courant. Gela explique pourquoi on constate souvent au voltmètre un accroissement très momentané de tension au moment où on accroît le courant, quand les deux charbons sont à mèche, et jamais, au contraire, quand tous deux sont homogènes.
- Quant à /_X_ \ , on peut en présumer les variations comme il suit: si le charbon négatif
- se ul est méché, les vapeurs métalliques ne se mélangent qu’un peu au brouillard de carbone près du négatif, et l’accroissement du courant ne modifie que lentement la composition de ce mélange, dont la conductibilité doit décroître quand la section de l’arc augmente, car alors le rôle de la mèche devient proportionnellement moindre, La courbe eorrespondante sera de la forme ABC (fig; 9), ,
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- Au contraire, si le positif est seul méché, les vapeurs de la mèche interviennent dans le cratère et dans le brouillard ; tant que le courant est petit, l’arc se forme sur la mèche
- seule et avec une conductibilité constante, donc ^ ^ ^ o, jusqu’à un certain, courant DE
- à partir duquel l’arc jaillit de plus en plus sur le charbon pur, et par suite subit une réduction brusque de conductibilité totale, qui va en s’atténuant proportionnellement, d’autant plus que l’influence relative de la mèche diminue. D’où une courbe de la forme DEHK, qui en pratique, si l’arc ne se centre pas bien sur la mèche, sera remplacée par un tracé moins rigoureux, tel que DE'F'G.
- Le méchage des deux charbons à la fois donnera enfin une courbe telle que. DE 'H'K.— Naturellement, toutes ces courbes sont asymptotiques à l’axe horizontal, puisque dans un cratère infïniJe rôle de la mèche serait négligeable, et la conductabililé réduite à celle du charbon pur, qui est constante ; d’où dV = o.
- résulte de ces deux effets et on voit ainsi que, si le courant
- La variation totale de
- alternatif superposé altère la résistance de l’arc, toutes choses restant égales d’ailleurs,
- sera plus positif quand on méchera l’un ou l’autre charbon que si tous deux sont homogènes, et plus positif encore si tous deux sont à âme.
- timbre d'alternationsp, sec.
- timtipe d'alternations
- par seconde
- Quant à l’influence de la fréquence du courant alternatif superposé (à intensité efficace constante), Mme Ayrton la déduit de ce qui précède : ABC (fig. io), étant la forme trouvée précédemment pour le cas des charbons homogènes, la courbe pour deux charbons à dV d I
- seront intermédiaires.
- plus positifj sera de la forme DEF. Les courbes pour un seul charbon méché
- mèche ^
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- En outre ces courbes se recouperont aux grandes fréquences, parce que la résistance vraie de l’arc à la limite est d’autant plus faible qu’il y a moins de vapeurs minérales. Le groupe des courbes sera de la forme I ou II suivant que l’effet de la mèche à la fréquence zéro prédomine pour le positif ou pour le négatif.
- Mme Ayrton montre enfin qu’on peut imaginer à l’aide des courbes précédentes des lois
- de variations de en jonction de I, à écart de l constant, et en fonction de l à intensité constante.
- La figure 11 indique comment doit varier, en fonction du courant la partie de qui dépend
- du changement de section de l’arc. La courbe ABC relative aux charbons homogènes est de la forme bien connue par les expériences anciennes de Mme Ayrton.
- Courant continu
- Z cmgrueur cte i'Àrc
- Fig. i2.
- Fig. i3.
- L’addition d’une mèche au négatif doit rendre d’autant moins négatif (courbe DEF)
- que le courant est plus faible, car la mèche prédomine davantage. De même en méchant
- les deux charbons, ce qui rend plus positif, on aurait la forme GIIK. Il suffit de combiner
- ces courbes avec celles de là figure 9 respectivement en cumulant les ordonnées pour ob-
- dV
- tenir les courbes résultantes de la figure 12 représentant total.
- Un raisonnement plus compliqué, que nous ne reproduirons pas ici, montre que la courbe de en jonction de l doit avoir la forme ABC (fig. i3)'pour les charbons homogènes, et par suite les formes plus relevées (DEF, GHK) si on mèche un de ces charbons, et encore plus élevée (MNP) quand on mèche les deux. Ces formes.sont analogues à celles relevées par MM. Frith et Rodgers.
- III. Conclusion et discussions. —Mme Ayrton conclut de ce long travail d’analyse qu’il n’est pas nécessaire d’invoquer l’existence d’une force contre électromotrice (sauf peut-être à la pointe du négatif), puisque les hypothèses explicatives qu’elle expose au début permettent
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- d’expliquer tous les phénomènes. Cette opinion me paraît assez juste et répond trop bien à mes propres désirs pour que j’y fasse une critique. Mais est-ce à dire que les hypothèses soient pour cela autant démontrées, ou même nécessaires ? Je n’en suis pas convaincu et j’espère que Mme Ayrton veut bien accepter qu’une discussion respectueuse soit ouverte sur sa théorie.
- Je vais donc me permettre d’exposer en terminant quelques objections contre ces hypothèses.
- Tout d’abord, rien n’a établi expérimentalement l’existence d’une couche de passage, ni la distinction si ingénieuse de Mme Ayrton entre l’état de vapeur de cette couche et celui de brouillard de l’arc lui-même, Différents motifs militent au contraire contre cette distinction :
- i° L’apparence de l’arc est celle d’une vapeur douée d’une vraie transparence et non d’un brouillard, sauf pendant un sifflement momentané.
- a0 II n’y a pas de motif de refroidissement brusque de l’arc proprement dit à la sortie du cratère ; on constate même qu’il est le siège d’une dépense d’énergie notable, due à sa résistance propre, et qui' doit le maintenir chaud.
- 3° Si l’arc proprement dit était un brouillard, il présenterait une conductibilité de convection, comme celle des rayons cathodiques, et non de conduction ; or la chute de potentiel dont il est le siège semble indiquer qu’il y a conduction, et Mme Ayrton l’admet du reste dans ses raisonnements ; comment expliquer sans cela le rôle de la mèche ?
- On pourrait concevoir l’arc en brouillard comme un courant d’ions (de carbone) chargés positivement (comme on en voit un exemple dans les rayons de Goldstein) ; mais l’effet très net des mèches qui rétrécissent l’arc tout en augmentant sa conductibilité ne confirme pas assez cette conception ; l’idée d’une colonne de vapeur conductrice par conduction, et non d’un brouillard, se trouve au contraire confirmée par le fait que cette colonne perd brusquement sa conductibilité quand on la refroidit, ainsi qu’il résulte de mes relevés oscillogra-phiques de l’arc entre charbons homogènes assez rapprochés pour éviter l’accès de l’air entre les électrodes (*).
- En outre, si l’on avait affaire à une convection par transport d’ions, le nombre des molécules transportés serait constamment proportionné au courant. Or, il résulte de ce que nous savons en général de la vitesse des ions gazeux libres, même de la vitesse du courant de carbone (que j’ai jadis trouvée de l’ordre de grandeur de plusieurs centaines de mètres à la seconde), que le temps pris par une molécule pour la traversée de l’espace entre les deux électrodes ne dépasserait pas le i/ioo oooe de seconde. La variation de la section
- de l’arc quand on modifie le courant s’effectuerait donc pour ainsi dire instantanément,
- devrait être constant; et on ne pourrait guère expliquer les variations de ce rapport, constatées au-dessous de la fréquence a 5oo, et même au delà.
- Il semble donc plus rationnel d4admeltre juscju’à preuve contraire que l’are est formé de carbone en vapeur, provenant principalement du cratère positif à haute température.
- Faut-il pour autant admettre que cette vaporisation a lieu par ébullition, à température constante et par conséquent avec une activité constante, sauf dans une zone marginale ? Je ne le crois pas, car tous les phénomènes s’expliquent aussi bien en admettant que la vaporisation à lieu pfar évaporation, à une température variable au-dessous de la température limite de l’ébullition.
- P) Comptes rendus de VAcadémie des sciencec, décembre 1898.
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- Tout le monde a vu évaporer de l’eau très rapidement à une température de 70 à 8o° ; pourquoi cet effet ne se reproduirait-il donc pas tout aussi bien pour le carbone, surtout dans un cas de vaporisation lente, comme celle dont l’arc électrique est le siège?
- On explique ainsi, je crois, très facilement, comme je l’ai montré d’autre part dans le compte rendu de l’ouvrage de Mme Àyrton, les phénomènes photométriques de l’arc, dont il serait inutile de parler ici, et le fait que la surface du cratère n’est pas proportionnelle au courant, et croît avec l’écart des électrodes quand le courant reste constant.
- On y perd il est vrai le moyen d’expliquer la résistance de passage du cratère par la présence d’une couche de vapeur isolante ; mais, d’une part, il est bien difficile d’admettre que la vapeur de carbone soit isolante (*), alors que les vapeurs métalliques sont conductrices et deviennent isolantes par condensation ; et, d’autre part, on gagne, en conservant la notion ancienne d’une « résistance au passage des électrodes aux gaz », de pouvoir continuer à établir des analogies entre le phénomène de l’arc et celui des tubes à vide, et surtout de pouvoir expliquer l’effet des mèches minérales, et meme la chute de potentiel au passage au pôle négatif, que la théorie de Mme Ayrton ne cherche pas à expliquer.
- Pour moi cette résistance au passage du négatif est du même ordre que celle du cratère positif et provient tout simplement de la translation des charges négatives en sens inverse des positives. L’arc me parait être un phénomène symétrique ; des deux pôles jaillissent des courants de signes contraires qui se rencontrent dans l’arc; en particulier cette conception puie sur les remarques suivantes :
- i° Quand on réalise des arcs longs entre charbons horizontaux minéralisés, on voit des flammes s’échapper des deux pôles, presque symétriquement et se réunir à une certaine hauteur; les bases de ces flammes sur les deux charbons sont presque également brillantes.
- 20 Quand on met une mèche au charbon négatif, on voit l’arc s’y porter de lui-même, ce que ne peut expliquer un simple phénomène de transport unilatéral venant du pôle positif.
- 3° Quand on rallume par application d’une tension suffisante un arc qui vient de s’éteindre (par exemple un arc à courant alternatif), on voit une lueur jaillir d’abord au pôle négatif. On peut en déduire, comme je l’ai montré récemment, une explication des curieux phénomènes de suppression d’une alternance sur deux dans les arcs alternatifs entre métal et charbon. (Cf. Revue générale des Sciences, 3r juillet 1902).
- 4° Dans les arcs entre métaux on constate des traces de matière de chaque électrode sur l’autre.
- Si nous admettons ce caractère bilatéral de l’arc, la chute de potentiel au négatif, plus petite qu’au positif, et avec échauffement moindre, s’explique très facilement par la résistance au passage du pôle négatif de l’électrode au gaz. La masse des charges négatives étaçt bien plus faible que celle des positives (et même nulle suivant certains auteurs qui refusent tout support matériel aux électrons négatifs), réchauffement produit par leur passage peut être beaucoup moindre, et le transport de matière apparent se faire toujours dans le sens du positif au négatif.
- Je ne prétends pas donner du tout ces suppositions pour des réalités, quoique qu’elles soient assez vraisemblables, mais seulement montrer qu’on pourrait expliquer ainsi tous les phénomènes sans être obligé d’admettre les hypothèses, peut-être un peu trop précises dans
- P) D’autant plus qu’au voisinage des corps iucandesceuts les gaz deviennent généralemeut conducteurs, d’après les expériences de J.-J. Thomson; les rayons ultra-violets émis par l’arc agissent dans le même sens, et rendent encore moins vraisemblable l’absence de conductibilité supposée.
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- leur séduisante simplicité, de Mme Ayrton. Quelles que soient, en tout cas, celles qu’on préfère, les faits ne changent pas, et Mme Ayrton a le grand mérite de les avoir merveilleusement observés, analysés, et coordonnés par une explication commode et claire, permettant de les expliquer et même de les prévoir ; ce qui est en réalité le critérium et le but de toute théorie scientifique provisoire, ou définitive si l’on peut en concevoir une de ce genre.
- A. Blondel.
- FABRICATION ÉLECTRIQUE DE L’ACIER
- PROCÉDÉ GIN
- Considérations générales. — Les changements d’états physiques et les réactions réciproques des corps mis en jeu, pour l’élaboration industrielle du fer et des métaux dérivés,' comporte la consommation d’une certaine quantité d’énergie, qui a été obtenue jusqu’à ce jour par la combustion du carbone, et que l’on s’efforce aujourd’hui de remplacer par l’énergie électrique.
- On peut estimer que la solution technique de ce problème est un fait accompli, mais il convient de faire quelques réserves au sujet du résultat économique. Il ne faut pas oublier, en effet, que si l’électricité est la plus maniable des formes de l’énergie, elle est généralement aussi la plus coûteuse. Il ne faut donc l’utiliser qu’à bon escient et en limiter l’emploi aux seules applications dans lesquelles s’affirme nettement sa supériorité. En examinant attentivement toutes les données du problème, il est facile de se convaincre que l’application de l’énergie électrique à l’extraction directe du fer des minerais ne peut être avantageuse que dans des conditions tout à fait exceptionnelles.
- Il faut reconnaître d’abord que le haut fourneau moderne, au perfectionnement duquel tant de métallurgistes ont consacré leurs efforts, est un merveilleux outil métallurgique, dans lequel l’utilisation calorifique se rapproche tellement de la perfection, que c’est poursuivre une utopie que de vouloir lui substituer le four électrique, cette substitution n’étant du reste concevable que dans certaines régions particulièrement favorisées au point de vue hydraulique et minier.
- Mais il n’en est plus de même si l’on réduit le rôle de l’énergie électrique à la transformation en acier de la fonte brute. Dans ce cas, le four électrique l’emporte nettement sur le four Martin, pourvu toutefois que l’énergie électrique soit obtenue à un prix acceptable, par l’intervention d’une puissance hydraulique, ou même par l’utilisation de l’énergie disponible dans les gaz des hauts fourneaux. Dès que sera accomplie par ce dernier moyen l’union du haut fourneau pour la fonte, du convertisseur Bessemer pour les aciers communs et de l’épurateur électrique pour les autres aciers, l’industrie sidérurgique aura réalisé l’utilisation la plus parfaite de la puissance calorifique de la’houille.
- Procédé Gin. — Des documents produits à la conférence du Dr A. Goldschmidt d’Essen au Ve Congrès de Chimie appliquée de Berlin, il résulte que le premier four électrique pour la fabrication de l’acier a été proposé par moi en 1897 (1). Depuis cette époque, j’ai continué mes recherches sur cette question intéressante et j’ai étudié plusieurs types nou-
- f) — Brevet Français, n° 263.783. 6-février 1897.
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- veaux de fours à acier. Le dernier comporte l’utilisation de l’effet Joule sans électrodes en charbon.
- Dans les appareils imaginés jusqu’à ce jour pour produire dans la fonte en fusion des réactions électrothermiques, on éprouve de grandes difficultés à utiliser l’énergie du courant électrique dans un bain dont la résistivité ne dépasse guère 200 microhms centimètres et l’on se contente généralement de produire l’effet Joule dans une nappe de laitier flottant sur le bain métallique, en utilisant la résistivité notablement plus élevée de ce laitier.
- De plus, l’emploi d’électrodes en carbone est un obstacle à la décarburation, caria réduction des constituants du laitier s’effectue plutôt par l’intervention du carbone des électrodes, qu’aux dépens du carbone en combinaison ou en dissolution dans le bain.
- Enfin, on a imaginé des fours dans lesquels le courant qui parcourtle bain est engendré par induction et sans le concours d’aucune électrode, mais il convient de remarquer que ces appareils coûteux comportent une dispersion magnétique considérable, incompatible avec une bonne utilisation de l’énergie électrique.
- Pour éviter les inconvénients signalés, supprimer l’expédient du bain de laitier et l’emploi nuisible des électrodes en carbone, j'ai imaginé de constituer mon four électrique par un canal de grande longueur et de faible section, que l’on remplit de fonte en fusion et dont les extrémités sont reliées à des blocs d’acier refroidis par un courant d’eau intérieur.
- Le passage d’un courant d’intensité convenable dans le conducteur constitué par le métal fondu dégage une quantité de chaleur suffisante pour maintenir en fusion toute la masse et la porter à la température la plus favorable pour la production des réactions épu-ratrices.
- Au contraire, la section considérable des blocs formant les extrémités du circuit s’oppose a ce que le passage du courant y développe une température très élevée, laquelle est du reste limitée par la circulation d’eau froide.
- Pour donner une forme convenable au creuset, on replie le canal plusieurs fois sur lui-
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- oo
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- même, de manière à réaliser en principe une sorte de lampe à incandescence dont le filament serait constitué par un ruisseau de fonte en fusion.
- En pratique, l’appareil d’élaboration est constitué par un chariot mobile sur rails, portant une sole en matériaux réfractaires dans laquelle est ménagé un creuset-canal à section rectangulaire semi-circulaire (A) (fig. i) et à parcours sinueux, dont les deux extrémités aboutissent aux prises de courant (BB) constituées chacune par un bloc d’acier formant cuvette ouverte sur le creuset-canal.
- Les blocs de prise de courant portent une queue verticale qui traverse le chariot et sert pour la connexion en (G) avec les conducteurs d’amenée du courant.
- Les prises de courant sont refroidies par une circulation d’eau intérieure qui pénètre
- ZZZZZZZ77ZZZZZZ2Z
- Fig. 4.
- Fig. 3.
- dans la cavité (D) au moyen du tube (E) relié à un réservoir par un fort tube en caoutchouc et s’en échappe par l’orifice (F) qui porte également un tube émissaire en caoutchouc communiquant avec un caniveau égout (fig. i).
- Au moment du fonctionnement, on fait pénétrer le chariot creuset dans un four voûté, destiné à réduire autant que possible l’émission calorifique par rayonnement.
- Le four étant mis en place, on établit la connexion électrique en (G) et on verse de la fonte liquide par les entonnoirs (H) (fig. 3 et 4)-
- On peut appliquer la méthode par dilution (scrap process), en ajoutant à la fonte une proportion calculée de riblons qui se dissolvent dans le bain liquide. Le carbone de la fonte se répartit avec une grande rapidité dans toute la masse et l’élaboration de l’acier ne dure pour ainsi dire que le temps de la fusion du métal ajouté.
- Il est aussi'aisé d’employer la méthode d’oxydation par le minerai (ore-process). L’oxygène de l’oxyde de fer ajouté au bain brûle le silicium, le manganèse et le carbone, et ce dernier corps est éliminé avec d’autant plus de rapidité que la température pouvait être élevée à volonté, on obtient une dissociation plus complète du fer et du carbone de la fonte.
- Lorsque la fonte ou le mélange de fonte et le scraps est bien fondu, on ajoute le minerai à la pelle ; il se produit une ébullition assez vive, qui se calme peu à peu. Lorsque la décarburation ne se manifeste plus que par de petites flammes bleues s’échappant régulièrement à la surface, on ajoute une nouvelle charge de minerai. Les mêmes phénomènes plus atténués se reproduisent et l’on juge que la décarburation est suffisante d’après l'affaiblissement des flammes bleues. On procède alors à des prises d’essai et s’il y a lieu aux additions
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- finales de spiegel ou de ferromanganèse, lesquelles sont moins importantes que dans les autres fours, surtout en ce qui concerne le silicium généralement employé pour jouer le rôle de combustible intermoléculaire, rôle parfaitement inutile avec le chauffage électrique,
- Il est intéressant d’observer que l’oxydation des impuretés de la fonte et notamment du carbone s’effectue sans intervention de l’action directe de l’oxygène atmosphérique. On atténue ainsi la dissolution d’oxydule dans le métal et l’on diminue par suite la proportion de réactifs désoxydants à introduire en fin d’opération.
- On peut remarquer enfin que la localisation de l’échauffement dans le conducteur métallique permet d’obtenir des températures qui ne seraient réalisables dans le four Martin qu’à la condition de fondre les voûtes en même temps que le métal étalé sur la sole.
- On peut, après la décarburation, ou avant,1 ou pendant, faire intervenir des réactifs basiques pour l’élimination du phosphore et du soufre. L’enlèvrement des scories s’effectue au moyen d’une raclette en fer que l’ouvrier manie en se plaçant devant l’entrée du four.
- Enfin, la coulée du métal s’effectue par les orifices (K) placés à l’extrémité du four opposée aux prises de courant.
- Je me suis étendu sur la méthode d’oxydation et j’ai moins insisté sur la méthode par dilution dont l’application est plus difficile en raison des modifications considérables de section du bain et delà nécessité qu’elle entraîne de faire varier entre les limites étendues la tension du courant de chauffage (fig. 4)*
- D’autre part, la méthode par diluLion n’est vraiment intéressante que si l’usine se trouve placée exceptionnellement pour l’approvisionnement des fontes blanches ou truitées contenant peu de soufre ou de phosphore. En effet, il ne faut pas oublier que si l’on se borne â une dilution sans oxydation simultanée, on ne peut admettre pour le chargement du four que des matières très pures, car l’élimination des impuretés est insignifiante.
- On peut concilier tous les avantages des deux méthodes et en écarter les inconvénients respectifs, par l’emploi d’une méthode mixte, comportant l’emploi des scraps et l’oxydation par le minerai. Il est à remarquer, du reste, que dans les fours Martin on ne suit jamais rigoureusement la méthode de l’ore-process et que l’on fait toujours intervenir au moins i/ de riblons dans la composition du chargement.
- Voici comment, dans la pratique, je propose d’opérer avec mon four. La fonte est traitée par du minerai et de la chaux, de manière à oxyder les impuretés, en produisant une scorie basique qui favorise l’élimination du phosphore. Lorsque l’épuration est suffisante, on ajoute les ferrailles dans le bain très chaud, on décrasse qu^nd la fusion est complète et l’on fait les additions finales de ferromanganèse pour réduire l’oxyde dissous dans le métal.
- Il est bien entendu, d’autre part, que l’emploi de ce procédé mixte est subordonné à la nature des approvisionnements possibles et qu’il est tout indiqué pour les usines susceptibles de recevoir à bon compte les riblons, chutes de rails, de barres et de tôles et autres ferrailles propres à la confection des mélanges.
- Aciers spéciaux. — Mon four permet de fabriquer aisément les aciers spéciaux par incorporation directe des éléments additionnels (manganèse, nickel, tungstène, vanadium, molybdène, etc...).
- On peut obtenir les aciers à hautes teneurs de manganèse et ne contenant que très peu de carbone, en ajoutant au bain une proportion convenable de silico-manganèse (que j’ai préparée le premier, par réduction de la rhodonite) (Brevet français 326438) eten oxydant le silicium au moyen du bioxyde de manganèse, suivant la réaction :
- mte-f- ànSiMn2 „ „ ,
- —---—----—------\- 3nMn02
- Bain métallique
- nFe -j- 5nMn Acier-manganèse
- +
- 2nSio3Mn
- Scorie
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- 11 convient alors de ne pas pousser la température du bain, car le manganèse s’éliminerait spontanément par évaporation.
- Matériaux du four. — Les matériaux qui constituent la sole du four doivent être suffisamment réfractaires pour supporter les plus hautes températures du bain. A ce titre, la chaux et la magnésie présenteraient les meilleures garanties, si ces corps n’étaient si facilement scorifîables par la silice résultant de l’oxydation du silicium du bain.
- Il est vrai que la chaux et la dolomie jouent un rôle important comme agents de déphosphoration et de désulfuration, mais il vaut mieux employer les additions calcaires en couverte après mélange avec les réactifs d’oxydation. Quant aux revêtements siliceux, ils ne sont pas suffisamment infusibles pour que l’on puisse les utiliser sans détérioration rapide.
- Les meilleurs garnissages sont fournis par la bauxite riche et surtout par la chromite de fer que l’on agglomère par les moyens habituels.
- Exemple dé application du procédé par oxydation. — Soit une fonte renfermant
- C................................................................ 3,6o p. ioo
- Si............................................................... i,68 »
- Mn...............'............................................ i,io »
- P.............................................................. 0,62 »
- Les proportions d’impuretés ont été choisies arbitrairement pour faciliter les calculs. On peut, en effet, représenter la composition d’une tonne de fonte par la formule simple exprimée en molécules-kilogrammes :
- i6,6Fe -f- 3C -f- o,6Si -f- o,aMn -j- o,2P. . . .
- Si l’on suppose que l’acier fini contient 0,96 de carbone et 0,28 p. roo de silicium et si l’on admet pour la simplification des formules, que les autres impuretés sont complète ment éliminées, l’ensemble des réactions pourra être déduit de l’équation :
- x (i6,6Fe -f- 3C -f- o,6Si -f- o,2Mn -f- o,aP. . . . ) yFe203 zCaO
- Fonte . ~ Minerai ‘ Chaux
- * __ i7,7Fe-f-o,8C + o,lSi____(3 a; — o,8)CO
- Une tonne d’acier Oxyde de carbone dégagé
- a;(o,5Si024-o,aMn0q-0,6Ca0 + o,6Fe0) f o,xx(P2Oii4CaO)
- ' Scorie
- On en déduit que la production d’une tonne d’acier exige :
- Fonte.................................................... 919 kg.
- Fe3 O3................................................... 218 »
- CaO.................•.................................... 56- »
- « .
- Les éliminations atteignent théoriquement 57 kg, 600 tandis qu’il y a réincorporation de i38 kg, 4°° de fer.
- On peut admettre comme pratiques les chiffres suivants pour la production d’une tonne d’acier par la méthode d’oxydation :
- Consommation de fonte..................................... 924 kg.
- Minerai de fer à 75 p. 100 de Fe203 ...................... 320 »
- Chaux..................................................... 56 »
- Energie consommée. — L’énergie calorifique empruntée au courant est utilisée comme suit :
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- a. Chauffage du bain métallique de 1 300 à 1 750° C.
- b. Chauffage des réactifs jusqu'à 1 600° C.
- c. Réactions chimiques.
- d. Pertes par émission.
- a. Chauffage du bain métallique. — On chauffe 924 kg de fonte de 1 3oo à 1 750° C.
- Or, entre ces deux températures, la chaleur spécifique de la fonte varie de 0,40 à o,58, ce qui donne 0,48 comme valeur moyenne.
- La chaleur consommée est alors :
- q« = 924 X 0,48 X 4^0 = 199 600 Cal.
- b. Chauffage des réactifs. — Les chaleurs spécifiques moyennes de Fe203 et de CaO entre o° et 1 6oo° sont respectivement 0,19 et o,a3 de telle sorte que la chaleur consommée pour le chauffage des réactifs est :
- qj n (3îO X 0,19 60 X o.a3) 1600 zr: 119 400 Cal.
- c. Réactions chimiques. — La balance des chaleurs de formation des composés qui interviennent dans les deux membres de l'équation établie plus haut donne :
- qe = 75000 Calories
- La totalité des calories dépensées pour réchauffement des masses et les réactions chimiques est donc égale à :
- 199 600 —f— 119 400 -j- 74 600 — 394 000 Calories
- ce qui correspond à une consommation de 456 ooo watts-heures par tonne d’acier fabriqué.
- d. Pertes par émission. —Les maçonneries du four étant échauffées par les précédentes opérations, la fonte destinée à une nouvelle transformation est introduite à une température qui ne dépasse pas notablement celle de la voûte. L’émission calorifique du bain est donc peu importante au début, mais elle croît ensuite en fonction exponentielle de réchauffement du métal, lequel est d’abord très rapide, puisque la presque totalité des calories dégagées par le courant est utilisée par échauffement.
- Pour réduire les pertes, dès que la température du bain atteint i 5oo°, on le recouvre avec du minerai et de la chaux.
- A l’origine, ces réactifs s’échauffent aussi bien par rayonnement de la voûte que pa contact avec le bain dont l’émission se trouve momentanément presque annulée. Lorsque les réactifs sont scorifiés et fondus, l’émission se poursuit par la surface de la scorie liquide ; plus tard, les réactions épuratrices étant terminées, on décrasse et la surface du bain mise à nu, rayonne d’une façon intense, la température du bain tendant vers une limite qui correspond à l’équivalence entre l’énergie dégagée et dissipée. On abrège cette dernière phase le plus possible, afin de limiter une inutile dissipation d’énergie.
- J’ai déduit d’expériences peu nombreuses que l’on peut calculer l’émission d’un four bien conditionné, par une formule dérivée de celle de Stephan et que j’écris provisoirement comme suit :
- W = aST*6
- (U
- w = énergie disssipée exprimée en watts-heures;
- ci = 3 12a X io ~16;
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- 54 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- S = surface rayonnante du bain d’acier = le ;
- l et c étant la longueur et le côté de la section carrée du ruisseau du métal ;
- T = température maxima absolue — 2000.
- On en déduit : ' .
- W =5/c0 (a)
- Dépense calorifique totale. —Pour un four de puissance W, produisant P kg d’acier par opération durant 0 heures, la dépense calorifique totale est égale à
- Wô = 4$6P + 5 /cÔ (3)
- Données de construction et rendement des fours. — La formule précédente peut être représentée sous une autre forme.
- En admettant que la densité de la fonte liquide soit égale à 7, on a :
- ou bien
- 7/c2 = 1000 P
- I j___ 1000 P
- 7
- (4)
- (5)
- De plus, on pèût remarquer qu’à un moment quelconque, on a :
- E2
- “R —
- E2c2
- 9l
- (6)
- Pour ne pas introduire de nouvelles variables, supposons que le début de l’opération est précisément l’instant choisi pour la vérification de l’équation précédente. A ce moment nous connaissons approximativement la valeur de p = 216 X io~6 et nous nous imposons : E = i5 volts. O11 tire ainsi de (6) :
- / __ 104 Xio4
- 1* ~ W ^
- Des équations (5) et (7), 011 déduit :
- W
- / = 12 200 y/
- C = 0,108 y/ PVV
- le — i 318 V /_?_
- V w
- (8)
- (9)
- (10)
- Cette dernière valeur substituée dans (3) donne :
- W«= P (<56+6590 e yZ-piç.)
- En admettant qu’une opération dure trois heures, temps nécessaire pour les réactions, on peut établir au moyen de l’équation (11) les courbes figurées ci-après des valeurs de l, c et P en fonction de W (fig. 5).
- Application du procédé mixte-, — En reprenant les données de la précédente application, on peut écrire comme suit l’équation qui symbolise l’ensemble des réactions
- x(i6,6Fe —3C -|-o,6Si -t-o,2Mn-|- o,2P +. . ..) yFe203 zCaO uFe (i7,7Fe + o,8C -f o,iSi)
- Fonte ' Minerai Chaux ' Ribions Acier fini
- (3x— 0,8) CO x(o,5Si02-f-o,2MnO-p o,6CaO-(-o,6FeO-po,xP208,4CaO)
- Oxyde de carbone dégagé Scorie
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- 55
- Faisons par exemple x = 2/3. on déduit de l’équation précédente les proportions suivantes qui se rapportent à la production d’une tonne d acier :
- PROPORTION
- Théorique Pratique
- Fonte......................... 667 kg 670 kg
- Fe203 ......................... i45 » 700 210 » (minerai à 75 p. 100)
- Chaux........................... 4o » 900 45 «
- Riblons.........................267 »~ 680 280 »
- Axe cïes V/
- looo E chelle s :
- - 3/100
- Valeurs de L
- de (' - -------....... t /10
- Poids du métal p an operation__________ t tonne - / cm
- JD ép erus e ci énergo e p ar tonn e / w H/tonne i/to mm.
- n-s
- Fig. 5.
- Consommation (Ténergie. — L'énergie dépensée se décompose comme suit :
- a. Chauffage du bain de fonte
- qa = 670 X 0,48 X 45o i44 700 calories
- b. Chauffage des réactifs
- qjj— (210x0,19 -J- 40 X o,2 3) 1600 = 80 400 calories.
- c. Réactions chimiques
- qc — 48 900 calories.
- d. Fusion et chauffage du fer
- qd — 283(410 -f- 0,48 X 240) — 149700 calories.
- e. Pertes par émission
- qe ~ 5 /c0 watts-heures.
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-
- 56
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII — N° 2
- Pour o heure,
- un four on a :
- de W kilowatts produisant P kg d’acier par coulée d’une durée de
- we=48oP + 5Ic8
- (12)
- Axe des
- fOOO
- Echelles:
- -----'l/'lOO
- -----1/ io
- . 1 forme - fcm 1 w h/forme - r/to de mm.
- n°e
- Valeurs de L —
- de c___
- Poids dxrmétaJ
- Dépense a? énenep-e joar forme
- Fig. 6.
- En faisant les mêmes calculs que précédemment on obtient les équations :
- 1 = 12 200\/~ (i3)
- c =o,i53y/pW (14)
- /C=i863y/_ (i5)
- . b ' P3 (16)
- = 480P +93i5 y “w”
- En faisant 9 = 3, l’équation peut s’écrire :
- W=p(i6oq-93i5^/TPr^ (17)
- Des équations précédentes, on déduit les courbes figurées : (fig. 6.)
- Prix de revient de Vacier électrique. — Pour déterminer le prix de revient de l’acier, je suppose que les fours électriques reçoivent directement du haut fourneau la fonte de première fusion.
- J’établis mes calculs sur une production annuelle de 3o 000 tonnes d’acier.
- A. Consommation de matières premières par tonne.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- °7
- Fonte......................
- Riblons et ferrailles . . . Minerai à 76 p. iooFe^O3 Chaux......................
- Ore process 92a kg
- 320 »
- 56 »
- Procédé mixte 670 kg 280 »
- 210 »
- 45 »
- J’admets que la production préalable de la fonte exige :
- Minerai .... Scories de four. Scories diverses Boccages . Castine .... Coke............
- 1700 kg 160 » 160 » 80 » 5oo » 1100 »
- B. Energie électrique.— D’après les calculs précédents et en supposant des fours élec triques de 65o kilowatts, on devra dépenser :
- Ore-process
- Fours électriques............
- Cowper et appareils mécaniques
- Total...............
- Soit pour 8 000 heures de travail annuel une puissauce de
- Fours électriques......................
- Cowper et appareils mécaniques. . . .
- Total...........................
- Procédé mixte
- 3o 000 X 54o 16 200 000 kilowatts-heure
- 33ox8ooo= 2640000 »
- ........... 18 840 000 kilowatts-heure
- . . . ............. 2 355 kilowatts
- 3o 000 X 600 = 18 000 000 kilowatts-heure 3oo X 8 000 2 400 000 »
- ........... 20 4oo 000 kilowatts-heure
- ce qui correspond à une puissance de 2 55o kilowatt-heure.
- Pour tenir compte des pertes et aléas de toutes sortes, je compte :
- Ore-process............................... 2 400 kilowatts
- Procédé mixte................................ 2 700 »
- Ore-Process. — Budget annuel des dépenses.
- I. — Frais d administration et direction.
- II. — Matières premières et combustibles :
- a. Production de la fonte
- Minerai . . . . 48 600 tonnes à i5 fr , 729 000
- Scories de four . 4 4o° » 3 )) i3 200
- Scories diverses .... 4 4oo » 6 » 56 400
- Boccages . . . . 2 230 » 46 )) io3 5oo
- Castine . . . . i3 400 » 6 )) 80 400
- Coke .... 3o 5oo » 20 » 610 000
- Divers 14 5oo
- ’ransformation en acier : Minerai .... 9 600 tonnes à 1 i5 fr 144 000
- Chaux . . . . 1 700 » 20 » 34 000
- Ferroalliages . . . . 3oo » 230 )) 75 000
- Chromite de fer . . . . i5o » I IO » 16 5oo
- Divers 8 5oo
- III. — Energie électrique :
- 2 .400 kilowatts-ans à 80 fr
- IV. — Main-d’œuvre :
- Equipe de jour : 60 hommes ^ Equipe de nuit : 5o hommes j
- V. — Entretien et réparations ....
- VI. — Frais généraux et imprévus . .
- 4o 000 journées à 4,5o fr
- Total
- Soit par tonne d’acier fini.
- Environ 82 francs.
- 72 000
- 1 577 000
- 278 000 192 000
- 180 000
- 80 000 80 000
- 2 459 000
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- T. XXXVIII. — Nu 2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Procédé mixte. — Budget annuel des dépenses.
- I. - - Frais d’administration et de direction. 72 000
- II. — Matières premières et combustibles :
- a. Production de la fonte :
- Minerai ... 35 000 tonnes à 15 fr 523 000
- Scories de four ... 3 100 » 3 » 9 3oo
- Scories diverses . . . . 3 100 )) 6 )) 18 000
- Boccages ... 1 600 )> 46 )) 73 000
- Castine . . . 10 000 )) 6 » 60 000
- Coke . . . 22 000 )) 20 )) 44o 000
- Divers I 2 IOO I 138 000
- h. Riblons et ferrailles :
- 8 55o tonnes à 56 tr 513 000
- c. Transformation en acier :
- Minerai ... 6 3oo tonnes à i5 fr 94 5oo
- Chaux ' . . . 1 35o » 20 » 27 000
- Ferroalliages . . . 3oo » 230 » 75 000
- Chromite de fer . . . i5o )) 110 )) 16 5oo
- Divers 8 000 221 000
- III. — Energie électrique :
- 2 700 kilowatts-ans à 80 fr . . . . 216 000
- IV. — Main-d’œuvre :
- 38 000 journées à 4A° fr 171 000
- V. - — Entretien et réparations 79 000
- VI. — Frais généraux et imprévus .... 80 000
- Total. . . . 2 490 000
- Soit par tonne d’acier Pmi. . . . . 83 francs.
- Conclusion. — Pour ne pas être accusé d’optimisme, j’ai établi les calculs qui précèdent sur des prix de base suffisamment élevés et j’ai admis que l’énergie électrique est e.n location.
- La réunion de conditions plus favorables pourrait réduire encore le prix de revient.
- Il est très possible de concevoir une Société disposant de minerai à i3 fr la tonne et propriétaire d’une puissance hydraulique.
- S’il en était ainsi, l’énergie pourrait être comptée à moins de 4° fr le kilowatt-an et le budget annuel des dépenses diminuerait de plus de 2 5o ooo Ir, ce qui ramènerait le prix de revient de la tonne d’acier à un chiffre voisin de y5 fr.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TÉLÉGRAPHIE
- L’ondomètre et son emploi, par l’ingénieur Johannes Dœnitz. (Elektrotechnische Zeitschrift, t. p. 920, 5 novembre igo3).
- Une installation de télégraphie sans fil comporte plusieurs circuits, en relation directe ou indirecte, qui doivent satisfaire, aux conditions de la résonance électrique, c’est-à-dire être tous accordés, aussi exactement que possible, sur une longueur d’onde déterminée. Il
- est donc utile, pour faciliter la mise au point d’une telle installation, d’avoir à sa disposition un instrument permettant d’observer commodément l’état vibratoire d’un système vibrant électriquement et de déterminer la longueur d’onde des oscillations qui s’v produisent. C’est cet instrument, appelé par l’auteur « ondomètre » (Wellenmesser) que l’ingénieur Donitz a étudié et réalisé sur les conseils du D1' Adolfe Franke, ex-directeur technique de l’ancienne société Braun-Siemens.
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- REVUE D’ELECTRICITE
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- Avant cle décrire son appareil et d’en préciser l’emploi, l’auteur fait quelques considérations générales sur les oscillations électriques dans les circuits « ouverts» ou « fermés ». Il rappelle que les circuits ouverts rayonnent facilement l’énergie électrique et ont par suite un fort amortissement; dans les circuits fermés, au contraire, la radiation est faible et l’amortissement également. Le résonateur (multiplicateur de Slaby-Arco) est un ondomètre à circuit ouvert ; relié au système à mesurer, il donne bien d’une manière assez simple les longueurs d’onde d’après les longueurs de spires en circuit an moment de la résonance (* 1) ; mais, d’après l’auteur, les déterminations faites avec le résonateur n’auraient pas une exactitude suffisante, à cause de l’amortissement assez fort de la bobine de mesure elle-même ; et c’est un circuit vibratoire fermé, à faible amortissement, qui est la partie essentielle du nouvel ondomètre.
- L’auteur définit l’ondomètre : un appareil permettant, de la façon la plus commode et la plus exacte, la mesure immédiate des longueurs d’onde ainsi que l’étude de l’état vibratoire d’un système qui est le siège d’oscillations électriques.
- Un circuit fermé, contenant self-induction et capacité, a une période vibratoire déterminée et la longueur d’onde se déduit des formules.
- T = 2 tz \JCL \ = /f;
- En changeant l’ane ou l’autre des grandeurs électriques C,L, ou toutes les deux simultanément, on peut faire varier à volonté la longueur d’onde de ce circuit fermé.
- D’autre part, s’il se produit dans des conditions données une vibration de longueur d’onde déterminée, et que l’on change l’une des deux grandeurs C ou L, il faut, pour retrouver la même longueur d’onde, faire varier l’autre grandeur en sens inverse, d’une façon correspondante.
- L auteur a montré expérimentalement ces faits, établis théoriquement depuis longtemps,
- (*) V. Sur un nouveau procédé d’accord des stations de télégraphie sans fil à l’aide du multiplicateur, par
- 1 ingénieur Arco [E. T. Z., ier janvier 1903, Écl. élect.,
- t. XXXVII, 21 novembre, p. 297).
- et cela en se servant d’une disposition d’expérience représentée dans la figure 1 (*).
- Un circuit fermé, contenant la capacité C et la self-induction L, était chargé par une bobine. A la décharge de la capacité C par l’étincelle, des oscillations électriques de période déterminée se produisaient. Un deuxième circuit fermé, contenant la capacité variable cv, la self-induction L, était muni d’un appareil thermique sensible T (thermomètre a air) permettant d’observer les intensités de courant dans ce circuit. Lorsque ce second circuit était approché du premier, il était mis en vibration par excitation inductive; et, par le changement de la capacité variable c„, le circuit induit approchait plus ou moins de la résonance, ce qui s’observait par un courant plus ou moins fort décelé au thermomètre à air.
- Les expériences montrèrent que la distance a des 1 self-inductions Lj et L, a une grande influence sur les amplitudes du courant au moment de la résonance. Le maximum d’effet est produit pour un certain couplage très « relâché » ou imparfait des deux circuits, inducteur et induit (2).
- (U La loi de résonance sert de base à toutes ces recherches. Dans un circuit fermé, composé de capacité et de self-induction, excité à vibrer par un autre système électrique quelconque les amplitudes vibratoires sont d’autant plus grandes dans ce circuit que ses données électriques correspondent mieux à celles du système excitateur. Ces vibrations plus ou moins vives, provoquées dans le circuit fermé secondaire, qui se traduisent par la production d’intensités ou de tensions plus ou moins grandes, servent à indiquer jusqu’à quel point un circuit vibratoire se trouve à l’unisson du système excitateur, sous le rapport des constantes électriques, self-induction et capacité.
- (2) Si la distance a entre les deux spires Lx et L2 est très petite (couplage « serré ») le courant induit dans le résonateur provoque une réaction sensible et empêche
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° 2
- Expériences. — Les constantes électriques du circuit excitateur étaient :
- C = 0,001108 microfarad ; L4 r= 126 cm.
- Les self-inductions étaient dimensionnées de façon que la longueur des spires de fil fût petite vis-à-vis de la longueur d’onde ; les courants étaient « quasi-stationnaires », c’est-à-dire que
- le développement d’oscillations pures ; la courbe de résonance est irrégulière. La distance a croissant progressivement, on arrive à l’accouplement « relâché » le plus favorable pour lequel l’amplitude du courant atteint un maximum dans le circuit résonateur. Si maintenant la
- leur intensité en tous les points avait sensiblement la même phase.
- Les self-inductions se composaient de cercles en cuivre; leurs valeurs furent calculées d’après la formule :
- D / , 8 D \
- Lcm ~ r a log" ~d 8)
- où D est le diamètre du cercle de cuivre et de l’épaisseur du fil.
- Dans les 2 circuits, excitateur et résonateur, les self-inductions non calculables furent déterminées séparément et trouvées respectivement égales à :
- ^ 30
- Æ 25
- no no
- 160 180
- Position de 2'aiguiJle du condensation degrés
- Fig. 2.
- distance a continue à croître, c’est-à-dire si le couplage devient encore plus lâche, l’amplitude du courant décroît: mais la position de résonance (valeur de la capacité c2 indiquée par une aiguille, v. ci-après) reste invariable et la netteté de cette résonance ne diminue pas sensiblement.
- Ces importantes remarques se déduisent facilement de la figure 2.
- Les deux grandeurs électriques C et Li du système
- Læ rr: 48,6 cm Ly rr 483,0 cm.
- Les résultats d’expériences sont consignés dans le tableau suivant :
- Expérience I. Expérience II
- Excitateur :
- C microfarad . . . . . 0,001108 0,001 108
- Lj cm . . 126,6 126,6
- 1jx cm . . 48,6 48,6
- C (Lt -j- Læ). . . . • • 0,i9279 °,I9279
- Résonateur :
- C„ microfarad. . . . . o,ooo3i62 o,oooi485
- L2 cm . . 126,0 126,0
- excitateur restant les mêmes, le circuit résonateur fut installé à différentes distances
- a=io mm a — 20 mm
- Dans chaque cas, pour la mise au point de résonance du condensateur cv , on observait les déviations du thermomètre à air qui sont portées en ordonnées dans les différentes courbes On voit que le couplage le plus favorable des deux circuits a lieu pour une distance de Lt et L,.
- a = 3o mm.
- A cette distance, l’amplitude de courant pour la résonance la plus prononcée est presque le double de la valeur correspondante dans l’accouplement « serré » . Il résulte de ce qui précède que dans tous les calculs, il faut tenir compte seulement du point de résonance obtenu (valeur de cv ) pour le couplage relâché le plus favorable. Si, par exemple, dans le cas précédent, on prenait pour les calculs la position de résonance pour le couplage « serré » (graduation i35“ du condensateur), on commettrait une erreur d’environ 23 p. 100, puisque la position réelle de résonance correspond à la graduation no0 (voir ci-après la description de ce condensateur variable).
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- Ly cm..................... 483,0 483.0
- L'., cm..................... — 7o3,o
- Cv (L., + L y -p L'2) . . 0,19206 0,19483
- 0,1 p. 100 1,1 p. 100.
- Dans les deux expériences, les constantes ‘électriques C hi Lx du circuit excitateur sont restées les mêmes.
- Pour l’expérience I fut mise la self-induction L2 (Lj et L2 étaient réunies par un accouplement relâché). Le changement de la capacité variable cv permit d’établir la résonance en suivant les indications du thermomètre h air, et on avait, à la résonance :
- Cu 0,000 3i62 microfarad.
- Sans changer L2 ni le degré de coupl âge entre L1 et L2, une deuxième expérience fut disposée en intercalant, en K (fig. 1), une autre self-induction :
- L', ~ 703 cm.
- La nouvelle capacité nécessaire à l’établissement de la résonance devient :
- Cy — 0,000 1485
- et les expériences montrent ainsi (yoy. tableau ci-dessus) que, si la période vibratoire du circuit excitateur reste la même, il faut, pour maintenir la résonance, compenser une diminution de la capacité par une augmentation de self-induction de façon que le produit des 2 grandeurs, self-induction et capacité, reste constant.
- Des expériences de ce genre, exécutées dans diverses conditions, en utilisant différentes longueurs d’onde, montrèrent que la disposition de la figure 1 peut être utilisée avantageusement pour servir de base à un appareil destiné à mesurer les longueurs d’onde.
- Description de Vondomètre. — L’appareil comprend un circuit vibratoire fermé, contenant une self-induction et une capacité, et un ampèremètre thermique sur lequel le circuit agit par induction. Pour la mise en résonance de ce circuit avec celui qu’on veut étudier, la capacité est variable entre des limites éloignées; sa variation continue est indiquée par le déplacement d’une aiguille sur un cadran gradué; l’observation de l’instrument thermique permet, dans chaque cas, de voir quelle est la valeur de la capacité donnant la résonance la plus pronon-
- cée ; et des graduations spéciales permettant de lire immédiatement la longueur cl’onde correspondante. Pour augmenter encore la portée de 1 instrument, on peut utiliser avec cette capacité variable d’une façon continue, plusieurs self-inductions distinctes au lieu d’une seule.
- Fig. 3.
- Les figures 3 à 6 représentent une élévation, un plan et quelques détails de l’appareil; la figure h en donne une-vue d’ensemble.
- Le circuit vibratoire fermé comprend : les spires de self-induction S avec pince de jonction K, le condensateur C dont les piles sont pt et p2, la spire primaire i agissant par induction sur l’ampèremètre, et les conducteurs de liaison 1, 2 et 3.
- Le condensateur à capacité variable est un condensateur a plaques baignant dans l’huile. Il est formé par un jeu fixe de plaques demi circulaires reliées au pôle p, et d’un jeu, mobile tout d’une pièce autour de l’axe «, de plaques de même forme s’intercalant dans les intervalles des plaques fixes; les plaques mobiles sont reliées au pôle pr En agissant sur le bouton g, porté par l’axe a, on peut faire varier d'une façon continue la surface électrostatique active du
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- L’É CL AIRAGE ÉLECTRIQUE
- condensateur et par suite la capacité clu circuit. Une aiguille .3, solidaire de l’axe a, se déplace sur un cadran gradué en degrés de telle façon que, lorsque cette aiguille indique par exemple i6o°, la capacité correspondante du condensateur est 4 fois plus grande que lorsque l’aiguille
- est a la division 4o°. Il en résulte que du seul fait du changement de capacité, la portée de l’instrument peut varier de ). à 2 À, ce qui, pour la self-induction moyenne s de l’appareil correspond à des longueurs d’onde variant de 280 m à 56o m.
- Fig. 6.
- de
- 1 = 140 m à 1 = 1120 m.
- Les circuits employés sont dimensionnés de façon que les self-inductions sts s2, satisfassent autant que possible aux conditions indiquées par Stefan pour Inapplication de ses formules (Q.
- Fig. 7.
- Ces self-inductions ont été calculées d’après la formule :
- L — 4 tc an2
- 1 +
- 3 62 + c2 .96 a 2
- loga
- 8 a
- \Jb'1 -p c2
- — Ji +
- b1
- 16 a2 ^
- D’autre part, la self-induction s, fixée à l’appareil par un contact à fiches, peut-être facilement remplacé par 2 autres self-inductions s1 et s2 adjointes à l’appareil. Les valeurs de ces self-inductions sont telles que, par la mise en circuit de si s ou s2, la self-induction du circuit vibratoire varie respectivement comme les nombres i/4, 1 et 4* Des grandeurs électriques influant par leur racine carrée sur la valeur des longueurs d’onde, on voit ainsi qu’un trait déterminé de l’échelle des longueurs d’onde représentant une certaine longueur lorsque le self-induction s est en circuit, représente une longueur moitié moindre pour Sj et une longueur double pour s£. En combinant les 3 self-inductions avec la variation continue de la capacité entre ses deux valeurs extrêmes, on peut ainsi mesurer toutes les longueurs d’onde
- -f 4 tc an ^log n ~ -f- o,x54g4^ dans laquelle
- a désigne le rayon moyen de la bobine, n le nombre de spires de fil, b et c la largeur et la hauteur du rectangle de section,
- A le diamètre du fil enveloppé,
- S celui du fil nu.
- Les valeurs de yi y2 déduites d’une table spéciale, dépendent de
- c
- x ~!T'
- L’ampèremètre fonctionne par l’induction de
- p) Y. Stefan. Wied. Annalen, 22, 1884.
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- la spire primaire i sur les spires secondaires i. La chaleur Joule produite par le courant dans ces dernières provoque une dilatation de l’air du thermomètre, et le niveau du mercure dans l’autre branche donne une mesure de l’intensité.
- Le secteur gradué t sur laquelle se meut l’aiguille z porte 3 échelles de longueur d’onde correspondant respectivement aux self-inductions s.s et s.,.
- L’étalonnage absolu de l’appareil pour ces grandes longueurs d’onde étant très difficile, la graduation fut d’abord faite d’après les données du calcul en utilisant les formules
- T = 2 7ï y/LC
- ). = vT.
- La détermination de la capacité se faisait avec une grande exactitude par les méthodes connues et l’épreuve de l’ondomètre montre que les self-inductions étaient calculées également avee une exactitude suffisante. Pour le vérifier, on opère comme il suit : Un système vibrant, de longueur d’onde déterminée À = 56o m par exemple excita l’ondomètre muni de la self-induction s et donna pour la résonance la graduation 56o de l’échelle II ; on mit ensuite en circuit s2, 4 fois plus grande que s; la mise au point de résonance donna la graduation 56o de l’échelle III ( i p. i oo d’exactitude) ; à cette position correspond une capacité qui est le i/4 de la précédente. Les formules de Stefan ont donné par conséquent des valeurs relatives exactes des self-inductions calculées et on peut approximativement en conclure qu’elles donnent également des valeurs absolues exactes ; par suite, les longueurs d’onde indiquées sur l’ondomètre représenteraient aussi des valeurs absolues suffisamment exactes (').
- Mais, en admettant même que l’instrument ne fournisse pas exactement les valeurs absolues des longueurs d’onde, l’emploi de l’ondomètre n’en serait pas moins indiqué dans les
- (1) L’auteur a eu récemment 1 occasion de mesurer les 3 selfs-inductions de l’ondomètre avec un nouvel instrument pour la détermination des selfs-inductions indiquée par leDr Dozelaleket construit par Siemens et HalskeÀ. G. Les mesures faites avec cet appareil qui donne les valeurs absolues (Dozelalek, Zeitsch. f. Instruinenten k. 1903, n° 8) donne, à 2 p. 100 près, les résultats trouvés avec les formules de Stefan.
- recherches de télégraphie sans fil et dans la réalisation des appareils, car l’accord des stations à l’aide de cet appareil devient très com-
- Fig. 8.
- mode, et il n’est pas nécessaire pour arriver aux buts pratiques qu’on se propose de connaître exactement les valeurs absolues des longueurs d’onde mises en jeu.
- Emploi de Vondomètre. — On peut employer, pour relier l’ondomètre aux circuits à étudier, d’autres modes de couplage que le couplage « électromagnétique » (fig. 1) exposé précédemment.
- C’est ainsi que l’auteur a étudié les couplages appelés par lui « électrostatique » et « galvanique » représentés respectivement par les figures 8 et 9 ; ces couplages peuvent-être réalisés, comme le premier, plus ou moins serrés,
- plus ou moins relâchés. Il suffit pour cela de changer les capacités ci et c2 (fig. 8) ou les self-inductions s1 et s2 (fig. 9).
- La figure 10 donne des courbes de résonance pour les 3 genres de couplage, chacun étant pris à son degré le plus favorable. Les courbes montrent que pour les 3 modes, la position de résonance est la même ; la netteté de la résonance seule est différente. Le couplage électromagnétique est de beaucoup le plus avantageux et sera le plus employé parce qu’il permet de déterminer le point de résonance d’une façon beaucoup plus nette ; un faible changement dans la capacité autour du point de résonance provoque un changement très sensible dans les indications du thermomètre.
- Le mode d’emploi de l’ondomètre résulte immédiatement de sa description. Si on le couple avec un système vibrant électriquement, la lon-‘
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- T. XXXVIII. — Nü 2
- gueur d’onde est déterminée en changeant la capacité et éventuellement la self-induction jusqu’à ce que l’instrument thermique accuse un maximum d’intensité. Les oscillations dans l’on-domètre se trouvent alors en résonance avec celles du circuit à explorer ; la position de l’aiguille sur l’échelle donne immédiatement la longueur d’onde.
- Fig. io.
- Si plusieurs vibrations de périodes différentes existent simultanément dans le système à étudier, on le reconnaît par l’observation de plusieurs maxima de courant distincts' se produisant lorsqu’on fait varier la capacité d’une manière continue ; les lectures de l’échelle aux positions correspondantes de l’aiguille donnent les différentes longueurs d’onde. Les amplitudes relatives des ondes distinctes sont indiquées par les valeurs relatives des déviations du thermomètre aux maxima successifs.
- Enfin, pour un maximum donné, l’instrumetn indique si l’onde correspondante est plus ou moins nettement accentuée ; il suffit de constater pour cela la rapidité avec laquelle décroît la
- déviation du thermomètre pour un changement donné de la capacité.
- L’ondomètre est utilisé très facilement pour observer les vibrations dans un fil tendu, une
- A
- ! Antenne
- I
- I
- antenne par exemple ; il est d’ailleurs indifférent que cette antenne soit reliée à un circuit fermé ou directement h une capacité.
- î
- \Anienne
- Fig. i3.
- Pour ce genre de mesures, l’appareil est muni d’autres enroulements qui peuvent être placés en dedans des enroulements de self-induction
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- de l’ondomètre. Ces enroulements auxiliaires qui ont seulement une spire sont intercalés dans
- 20 àO 60 80 100
- 120 HO 160 180'
- Longueurs st I tuo iso mo 200 220 zuo 260 z&o
- d'onde 8 tt 220 3to seo 400 440 uao 520 S60
- onineires Sz HT S60 eu0 720 &00 aôo s>go iouo uzo
- Fig. 14.
- l’antenne, ce qui ne fait varier la self-induction de celle-ci que d’une manière insensible. Les
- oscillations de l’antenne passent par cette spire intercalée (fig. 12 et 13) et induisent dans les self-inductions de l’ondomètre des courants oscillatoires dont on détermine la longueur d’onde comme précédemment.
- L’auteur indique en terminant les résultats de quelques mesures effectuées avec l’ondomètre à une station transmettrice de télégraphie sans fil. Dans ces mesures, l’ondomètre était couplé avec le système vibrant à explorer suivant le couplage électromagnétique relâché le plus favorable.
- On détermina d’abord la courbe de résonance et la longueur d’onde de l’antenne excitée à l’aide de l’ancien montage Marconi (fig. 12). La longueur d’onde fut trouvée d’environ 4°5 ni (courbe II, fig. i4). Ensuite fut exploré le système transmetteur de la figure 11, et la capacité du système portée à une valeur telle que l’ondomètre accusât aussi une longueur d’onde de 4o5 m (courbe I, fig. i4). Les 2 systèmes, antenne et circuit fermé, étaient par conséquent accordés l’un sur l’autre, condition la plus favorable pour assurer des vibrations énergiques dans l’antenne.
- Les 2 systèmes furent alors reliés ensemble (montage de la figure i3) et l’onde commune recherchée dans l’antenne. Comme l’antenne et le circuit fermé sont reliés par un accouplement « serré », l’ondomètre indique dans ce cas, comme il fallait s’y attendre, 2 vibrations différentes de longueur d’onde.
- '>-.{— 354 m et X2 ~ 435 m (1).
- L’onde la plus longue a la plus grande amplitude et c’est sur elle que doivent être accordés les appareils récepteurs.
- f1) Y. au sujet de la production de ces deux ondes distinctes :
- « Sur un nouveau procédé permettant l’accord des stations, à l'aide du multiplacateur, déjà cité (Elektro-technische Zeitschrift, ior janv. 1903. Ecl. Elect., t. XXXVII, 21 novembre, p. 297.)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII.— N° 2.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 23 novembre.
- M. Mascart présente une note de M. Marchand sur la perturbation magnétique du 3i octobre 1903 enregistrée au pic du Midi et à Bagnères-de-Bigorre par des appareils photographiques du système de M. Mascart.
- Il résulte de ces observations que, pendant les orages magnétiques, les courants perturbateurs du champ terrestre sont situés, au moins partiellement, dans les hautes régions de l’atmosphère.
- M. d’Arsonval présente une nouvelle ampoule de Crookes créée par M. Oudin pour le traite ment des cavités naturelles»L’ampoule, soufflée dans du verre très riche en silicate de plomb peu favorable à la production des rayons Rœntgen porte, en face de l’anticathode, un prolongement en verre ordinaire de 5 à 1.0 cm delonguenr qu’on peut introduire jusqu’au fond dans les cavités naturelles ; ce prolongement est muni d’une gaine protectrice remplie d’un liquide très isolant pour éviter que des étincelles jaillissent entre le verre et le patient.
- Sur la mesure de l’effet des ondes électriques a distance au moyen du bolomètre. Note de M. C. Tissot, présentée par M. Lippmanx.
- Nous avons signalé dans une note précédente l’emploi du bolomètre comme détecteur d’ondes électriques capable de fournir la mesure de l'énergie reçue par l’antenne. Le dispositif que nous avons décrit nous a permis d’obtenir quelcfues résultats intéressants.
- Lorsqu’on donne au galvanomètre une sensibilité de 5. io3 à 6. io3 mégohms, l’appareil permet de déceler, d’une manière certaine, les ondes émises par l’un de nos postes de télégraphie sans fil. à 40 km de distance.
- Pour opérer des mesures, nous utilisons un poste transmetteur de puissance notablement moindre, situé à une distance de 2 km seulement. La sensibilité du galvanomètre étant réduite à 2 5oo mégohms, on obtient alors, dans des con ditions de stabilité complète du spot, des dévia-
- tions qui vont jusqu’à 260 divisions de l’é-chélle.
- Nous avons comparé entre elles les déviations obtenues en produisant des émissions, soit par système direct, c’est-à-dire avec l’antenne et la terre directement reliées aux boules de l’excitateur, soit par système indirect c’est-à-dire à l’aide d’un dispositif Blondlot (ou Tesla).
- Le circuit de décharge comprend un seul tour de conducteur primaire enroulé sur un cadre carré (de 35, 5o ou 70 cm de côté) et une capacité constituée par un nombre variable de bouteilles de Leyde identiques.
- Le secondaire est relié à l’antenne et à la terre, et comprend un certain nombre de tours de conducteur engainé dans un tube épais de caoutchouc (deux en général).
- Pour chaque montage on se servait d’antennes d’émission et de réception verticales de longueurs variables.
- La période des oscillations émises était mesurée en photographiant l’étincelle dissociée par un miroir tournant, à l’aide du dispositif expérimental que nous avons déjà décrit. Le procédé fournit en même temps une évaluation de l’amortissement.
- Les émissions reçues et mesurées au bolomètre à faible distance pouvaient être enregistrées simultanément par d’autres détecteurs, des co-héreurs en particulier, disposés dans des stations plus éloignées (posté de télégraphie sans fil situés à 22 et 3o milles).
- i° On observe d’abord que les émissions faites par le système direct sont plus aisément reçues au cohéreur que celles qui sont produites par 11’importe quel montage indirect. Le fait ressort de la comparaison des puissances du courant d’excitation avec lesquelles il faut opérer pour obtenir des communications également nettes sur cohéreur avec les montages directs et indi-rects.
- Il est encore plus apparent si l’on fait porter la comparaison sur les quantités respectives d’énergie mises en jeu dans la décharge.
- D’ailleurs, quand on emploie une puissance suffisante pour obtenir des communications nettes à l’aide d’un montage indirect, la facilité
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- des réceptions sur cohéreur paraît très sensiblement indépendante de la période du système. C’est ainsi que l’on peut faire varier la capacité de i à 12, sans cesser de recevoir au cohéreur.
- Il en est tout autrement avec le bolomètre.
- En general, l’effet obtenu sur le balomètre est beaucoup plus marqué avec l’émission par montage indirect qu’avec l’émission par montage direct. Par exemple, en opérant à puissance égale du courant d’excitation et avec des antennes identiques constituées par un conducteur unique de 4° m de longueur à l’émission et à la réception, on a
- Emission par système direct..........déviation 3i
- Emission avec cadre de 35 cm et a jarres, déviation 64
- 2° Les phénomènes de résonance sont mis en évidence de la manière la plus nette dans la réception sur bolomètre, surtout si l’on opère avec des émissions indirectes, c’est-à-dire faiblement amorties.
- Ainsi, on fait des émissions avec -cadre de 35 cm, à wattage d’excitation constant, antennes d’émission et de réception identiques (conducteur unique de 4o m de longueur). En faisant varier la capacité du circuit de décharge, on obtient :
- Capacité........... i 1,4 1,18 2,2 2,6 3
- Déviation ..... 10 17 42 70 >1 26
- Le maximum, très marqué, correspond à la valeur 2,2 de la capacité. Or la mesure de la période, par photographie des étincelles, donne pour le montage avec cette même capacité la valeur T = 0 ,02. 10 6seconde,c’est-à-dire-^ = 39m
- La période favorable correspond donc nettement à une longneur d’onde voisine de quatre fois la longueur de l’antenne.
- Quand on opère avec des antennes multiples, la position du maximum et sa valeur changent, et le maximum est encore plus accentué.
- Ainsi avec des antennes multiples identiques a quatre branches parallèles de 4° m, on a :
- Capacité............ 1 2 3 4 5 6
- Déviation...........16 26 i85 69 3o 20
- 3° Si l’on opère avec des antennes différentes, avec des antennes de longueurs inégales, par exemple, à l’émission et à la réception, il y a
- un maximum marqué lorsque la période des ondes émises est voisine de celle [qui correspond aux vibrations libres de l’antenne de réception. Ainsi pour des émissions avec cadre de yo cm, antenne d’émission simple de 4o m. antenne de réception simple de 60 m, on obtient :
- Capacité............ .... 1 2 3 4
- Déviation....................10 49 88 11
- Qr, la période mesurée du cadre de yo cm, avec la capacité 2, est:T=o,72. io-6 seconde
- et correspond à — 54 m.
- M ais la résonance est moins marquée que lorsque les antennes sont identiques et le maximum devient d’autant moins apparent que la période propre des antennes difïère davantage.
- Bien que les oscillations soient fortement amorties dans le système direct, on peut encore mettre en évidence la résonance à l’aide du bolomètre et observer un maximum net pour l’égalité des antennes.
- Ces résultats, qui mettent en lumière la grande sensibilité du bolomètre comme détecteur d’ondes électriques, indiquent nettement que la principale des conditions à remplir pour la réalisation d’un accord électrique propre à conduire à la solution de la syntonie consiste dans le choix d’un détecteur convenable.
- Ils montrent que le cohéreur, qui paraît surtout sensible au choc du front de l’onde, ne saurait convenir à cet objet.
- Séance du 30 Novembre.
- M. Mascart présente une note de M. Mathias sur la loi de distribution régulière de la force totale du magnétisme terrestre en France au i61' janvier 1896 (*) et une note de M. Moureaux sur l’anomalie magnétique du bassin de Paris (k).
- Sur la suppression de l’hystèrèsis magnétique par l’action d’un champ magnétique oscillant. Note de M. Ch. Maurain, présentée par M. Mascart.
- « De récentes expériences de M. Marconi et de M. Tissot sur un nouveau récepteur utilisable dans la télégraphie sans fil ont attiré l’attention .
- p) Voir Eclairage Electrique, t. XXXVII, n° 5o, p. 408.
- (2' Voir Eclairage Electrique, t. XXXVIII, n°i. p. 39.
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- * L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° 2
- sur l’action cl’un champ magnétique rapidement variable sur l’aimantation produite dans les conditions ordinaires. Tandis que M. Marconi attribue cette action a la suppression du retard par rapport au temps. M. Tissot pense que c’est l’hystérésis ordinaire par rapport au champ qui est modifiée.
- » J’ai effectué à ce sujet des expériences quantitatives précises dont voici les conclusions. C’est bien l’hystérésis par rapport au champ qui est affectée ; elle est même supprimée complètement: un noyau de fer ou d’acier étant soumis à un cycle de champ magnétique en même temps qu’à l’action continue d’un champ oscillant de même direction, on obtient, au lieu de la courbe d’aimantation à deux branches bien connue, une courbe unique, sur laquelle se placent tous les points obtenus à champ croissant ou à champ décroissant ; il suffit pour cela que le noyau soit assez mince pour que le champ oscillant pénètre, avec une intensité suffisante, jusque dans la partie centrale.
- « Le noyau étudié (ressorts pour chronomètres non trempés ou trempés, deo,i mm à o,i5 mm. d’épaisseur et de 0,2 mm à 1 mm de largeur, tiges cylindriques de fer ou d’acier, fer porphy-risé agglutiné par de la paraffine dans un tube de verre) est entouré par deux bobines très longues ; la bobine extérieure est la bobine magnétisante, où l’on envoie un courant continu d’intensité variable; la bobine intérieure, d’une seule couche de fil et bien isolée, est parcourue par les oscillations électriques produites de la manière suivante : les armatures d’une bouteille de Leyde sont reliées d’une part aux pôles d’une bobine de Ruhmkorff) d’autre part aux extrémités de la bobine intérieure, un micromètre à étincelles étant intercallé dans ce deuxième circuit.
- » L’intensité d’aimantation est mesurée au moyen d’un magnétomètre à deux équipages magnétiques formant système astatique: le champ directeur est produit par deux aimants agissant sur un des équipages ; j’ai pu ainsi opérer dans des conditions de sensibilité que l’action pertu-batrice causée par des lignes de tramways électriques voisines n’aurait pas permis d’obtenir avec un magnétomètre à un seul équipage.
- » Pour chaque échantillon étudié on construit la courbe cyclique d’aimantation ordinaire, puis on recommence les expériences dans les
- mêmes conditions, mais en mettant en jeu les oscillations électriques, entretenues par un courant alternatif passant dans le primaire de la bobine de Ruhmkorff.
- » On constate ainsi les faits suivants : pour les échantillons non trempés les plus minces, il y a suppression complète de l’hystérésis, les branches montante et descendante de la courbe d’aimantation étant tout à fait confondues ; pour des échantillons plus épais, et toutes choses égales d’ailleurs, les deux branches restent séparées, mais moins que celles de la courbe ordinaire, et d’autant plus séparées que l’échantillon est plus épais. Pour les échantillons trempés les phénomènes sont les mêmes, mais, à épaisseur égale, les oscillations doivent être plus intenses (les boules du micromètre à étincelles plus éloignées) pour que la suppression de l’hystérésis soit complète. Pour un même échantillon, on peut obtenir la suppression partielle et complète de l’hystérésis en faisant varier l’intensité des oscillations. Dans le cas du fer porphyrisé la suppression de l’hystérésis est complète. Les valeurs de l’aimantation obtenues pendant l’action des oscillations sont plus élevées que dans les conditions ordinaires.
- » Les résultats qui précèdent sont obtenus lorsqu’on alimente le primaire de la bobine de Ruhmkorff par un courant alternatif, c’est-à-dire lorsque les effets d’induction sont symétriques ; quand le primaire est alimenté par un courant continu interrompu, c’est-à-dire lorsque les effets d’induction sont dissymétriques, les résultats sont différents : les oscillations, qui sont alors toujours de même sens au début de chaque décharge oscillatoire, provoquent, quand elles agissent seules, une forte aimantation d’un sens déterminé (aimantation qui persiste quand on les arrête), tandis que les oscillations provoquées par un courant alternatif ne produisent par elles-mêmes aucune aimantation fixe ; il en résulte, lorsqu’on effectue un cycle de champ magnétique pendant qu’agissent des oscillations provenant d’effets d’induction non symétriques, une courbe d’aimantation qui passe, pour la valeur nulle du champ, par le point représentatif de l’aimantation due aux oscillations, au lieu de passer par l’origine ; de plus, cette courbe n’est réversible, pour une intensité convenable des oscillations, que dans la partie où le sens du champ magnétisant et celui de l’aimantation
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- 69
- due aux oscillations coïncident ; dans l’autre partie, les deux branches sont un peu séparées.
- » L’action continue d’oscillations permet donc d’obtenir, pour des échantillons assez minces, des courbes d’aimantation réversibles, bien déterminées, montant rapidement à partir de l’origine sans présenter de point d’inflexion. Il sera intéressant de comparer, -sur les mêmes échantillons, ces courbes aux courbes-analogues qu’on peut obtenir par d’autres procédés (vibrations, courant alternatif parcourant le noyau, production d’un dépôt électrolytique de fer dans un champ magnétique, etc.), et d’essayer de définir d’une manière précise la courbe d'aimantation normale : c’est ce que je fais actuellement.
- » On peut remarquer que ces expériences donnent un procédé commode pour l’étude de la pénétration du champ oscillant, en fonction de la fréquence, dans les noyaux magnétiques ou dans un mé-tal quelconque les recouvrant. »
- Influence des gaz sur la séparation des métaux par électrolyse : Séparation du nickel et du zinc. Note de MM. HoIIard et Bertiaux, présentée par M. Arm. Gautier.
- Les métaux dont les tensions de polarisation sout supérieures à celle de l’hydrogène (Zn, Cd, Fe, Co, Ni, Sn, Pb) ne peuvent être pratiquement séparés successivement par accroissement graduel de la tension électrique aux électrodes, bien que la théorie indique que chaque métal doive se déposer a partir d’une tension électrique dite tension de polarisation qui lui est propre.
- Cette contradiction entre la théorie et la pratique n’est qu’apparente. Elle tient à ce que le bain est très résistant et que, par suite, le courant qui le traverse, pour la tension électrique employée, est très faible. Ce courant, qui précipite l’un des métaux à la cathode, y précipite aussi l’hydrogène du bain; ce qui fait qu’une fraction seulement du courant est utilisée pour le dépôt du métal, fraction beaucoup trop faible pour déterminer la séparation complète, surtout vers la fin de l’électrolyse où la concentration de ce métal dans le bain devient très petite (loi de Nernst).
- Le bain doit sa grande résistance surtout aux dégagements d'hydrogène à la cathode et d'oxygène à Vanode.
- En supprimant l’un et l’autre de ces gaz, nous avons obtenu, pour la même tension électrique, I
- un courant beaucoup plus intense et nous avons pu réaliser du même coup les séparations de métaux.
- La suppression de l’hydrogène h la cathode nous a permis (1), par l’emploi d’une cathode en étain ou en cadmium, de séparer des métaux comme le zinc et le cadmium.
- La suppression de l’oxygène à l’anode, par l’emploi d’une anode soluble, nous a permis (2) de séparer des métaux comme le nickel et le zinc. Dans cet exemple l’anode, en zinc amalgamé, plongeait dans une solution de sulfate de magnésie séparée par un diaphragme de la solution de nickel et de zinc où plongeait la cathode en platine.
- Malheureusement avec cette dernière méthode une fois le nickel retiré, on ne peut pas doser le zinc qui reste dans le bain, confondu qu’il est avec le sulfate de zinc provenant de la dissolution de Fanode.
- La méthode décrite par la présente note n’a pas cet inconvénient :
- Nous n’employons plus d’anode soluble, mais une anode ainsi qu’une cathode en platine (3). Ici le dégagement d’oxygène est empêché par l’introduction dans le bain d’acide sulfureux qui s’oxyde aux dépens de cet oxygène. Il y a longtemps que nous avons eu l’idée de nous servir de ce réducteur sans cependant pouvoir réaliser de séparation ; parce que l’emploi SO2 exige des précautions spéciales, que nous allons indiquer :
- Le nickel et le zinc, à l’état de sulfates, sont additionnés de sulfate d’ammoniaque (io gr), de sulfate de magnésie (5 gr), de 5cm3 d’une solution saturée de SO2, enfin d’ammoniaque (densité : 0,924) en excès de 2Ô cm3. On étend à 3oo cm3 et l’on électrolyse à la température de qo° environ avec un courant de 0,1 ampère. Au bout de 4 heures au maximum, pour des quantités de nickel qui ne dépassent pas 0,20 gr une prise de la liqueur du bain de 1 à 2 cm3 ne doit plus se colorer en noir par le sulfhydrate d’ammoniaque, ce qui indiquerait la présence de nickel. On laisse encore 1 heure à l’électrolyse,
- puis on retire la cathode.
- ___________ /,
- d) "Voy. Hollard, Bull, de la Soc. de chim., t. XXIX, i9°3, P- 217.
- (2) Yoy. Hollard, Bull, de la Soc. de chim., t. XXIX, igo3, p. 116.
- (8) C’est notre appareil à cathode en toile de platine,.
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- 7°
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Résultats expérimentaux.
- Quantités pesées
- en grammes. Ni déposé.
- Xi.....................0,2600 0,2608
- Zn..................o,o5
- i....................0,2600 0,2494
- Zn..................0,1
- Ni ................... 0,2600 0,2647
- Zn..................o,25
- Ni ................... 0,2600 o,25o3
- Zn..................o,5
- Ni ................... o,25oo 0,2601
- Zn.................. 1
- Ni ................... 0,1000 0,0069
- Zn..................0,1
- Ni ................... 0,1000 0,0963
- Zn..................o,5
- Ni ................. o,1000 0.0973
- Zn.................. i
- AMERICAN INSTITUTE OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Séance du 19 mai 1903
- Bases expérimentales de la théorie de la chute de tension dans les alternateurs, par B. A. Behrend. Trans. of. the Am. Inst, of El. Eng. t. XX, p. 739-769., juin-juillet 1903.
- Dans cette communication, l’auteur présente un ensemble de données expérimentales au sujet de la chute de tension des types les plus modernes de génératrices; il en déduit une théorie empirique, qui semble expliquer d’une façon satisfaisante les résultats obtenus, théorie qui n’est autre que celle présentée dans cette revue par M. Potier (*). Le problème consiste à déterminer la tension aux bornes pour tout débit et tout cos <5 pour les diverses excitations. On sait que la méthode Behn-Eschenburg ne correspond pas aux conditions véritables des machines modernes; elle confond la force magnétomotrice de l’induit et les effets de self-induction produits par la dispersion. Le facteur de puissance joue d’ailleurs un rôle important dans la chute inductive, et pour simplifier l’auteur se contente de rappeler que la chute de tension est maximum pour un facteur de puissance minimum. Pour des facteurs de puissance inférieurs a 20 p. 100, la chute de tension peut être considérée comme
- (*) Voir L’Eclairage Electrique, t. XXIV. p. i33, 28 juillet 1900.
- pratiquement invariable, et il y aura peu d’erreur à assimiler de tels facteurs de puissance à zéro. Etant donné que les génératrices construites en Europe durant ces dernières années étaient principalement destinées aux charges inductives de moteurs asynchrones, l’auteur considère des
- 2L00
- 200 0
- 10 20 30 ifO 50 60 70
- Excitation (amp.]
- Fig. i.
- machines pouvant donner leur débit normal en kilovolts-ampères à des charges de facteur de puissance quelconque. Dans les essais de l’auteur la charge était réalisée par des moteurs asynchrones avide, de sorte qued’aprèsluile facteurde
- Encoche 2,2 *3,9 cm. 3 encoches par pôle
- puissance était sûrement inférieur h 0,20. Pour obtenir de très forts débits, l’auteur employait des moteurs synchrones non ou très peu excités.
- La figure 1 représente les courbes de magnétisme à vide et avec une charge de 96 ampères, cos œ < 0,20, ainsi que la caractéristique en
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- court-circuit cl’une génératrice Oerlikon, dont le circuit magnétique est représenté figure 2. Dans la figure 3, la courbe DHG est construite d’après la méthode Behn-Eschenburg et représente la tension aux bornes en l’onction de l’ex-
- AC
- citation pour un courant constant DF ~ ——-
- 1 O
- D’autre part, en appliquant la règle du paragraphe de la Commission d’Etalonnage de l’Institut américain, pour obtenir la caractéristique en charge correspondant à un courant DF avec un facteur de puissance nul, il suffit de tracer la courbe D1K déduite de OLB en augmentant l’abscisse de chacun de ses points d’une quantité constante OD (fi g. 3) (*). Dans la table ci-dessous les colonnes A B donnent les résultats calculés respectivement d’après la méthode Behn-Eschenburg et d’après celle de l’Institut américain. La première donne des chutes de tension un peu trop fortes, tandis que celles de la seconde méthode sont beaucoup trop faibles. L’essai a porté sur une grande génératrice, à faible entrefer, et un grand pas polaire, toutes conditions favorables à une chute de tension raisonnable.
- Excita- Tension Tension aux bornes Chute de tension
- tion réelle calculée p. 100
- ampè aux A B réelle A B
- res bornes - , — --
- 10 36o 365 356 143 140 145
- 20 x 110 1 115 1 140 4-x,5 4i 37.7
- 3o 1 700 GO CO O x 840 24,1 23 *4,7’
- 40 2 100 ^'073 2 290 16,6 18,7 7.4
- 5o 2 33o 2 3 00 2 54o 13,7 1 5,2 4,35
- 60 2 460 . 2 43i 2 700 12,3 i3, i ATt CO
- V auteur indique l’application de ces deux
- méthodes à une génératrice triphasée de 5oo kilowatts, 4°° volts, 20 ‘périodes à ioo tours minute, la charge consistant en commutatrices non excitées.
- Ici la méthode B donne des résultats plus exacts que la méthode A ; mais, ici encore, la première donne des chutes de tension trop faibles tandis que la seconde les donne trop lortes. Il est bien évident que la caractéristique en charge réelle se trouve entre les deuxcourbes DIIG et DII\ de la figure 3. — Pour confirmer ce fait, l’auteur indique les diverses caractéris-
- ai On voit par là que cette règle n’est autre que l’application à un cas particulier de la construction connue d’Arnold.
- tiques obtenues sur une génératrice de 200 kilowatts, i3 000 volts et 60 périodes. Le facteur de puissance variait entre 0,08 et 0,15.
- Sur la figure 4, A représenteles caractéristiques triphasées, et la figure 5 les caractéristiques monophasées. Ces courbes sont très propres a fournir une théorie de la chute de tension, en ce qu’elles montrent clairement que les ampères-tours opposés aux ampères-tours du champ sont plus grands dans la machine, triphasée et plus
- Cara et. a vide
- 0 FC _ j ’â en court-circuit
- D 1 K Courbe optimiste
- DHG _ id. __pessimiste
- Fig. 3.
- faibles dans la machine monophasée ; tandis que la force électromotrice produite par la dispersion de l’induit est plus faible dans la première et plus forte dans la seconde. Ces conditions ont pour résultat de placer la caractéristique en charge de la machine monophasée plus près de la courbe « pessimiste » A, tandis que celle de la machine triphasée reste dans une position intermédiaire entre les deux courbes A et B. Les figures 4 et 5 montrent la séparation de la force magnétomotrice de l’induit et de l’effet de self-induction de la dispersion de l’induit. Les côtés des. triangles qui sont parallèles ï\ l'axe des abscisses représentent la force magnétomotrice de l’induit ; ceux qui lui sont perpendiculaires représentent l’effet de self-induction dû
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- n
- à la dispersion; et ces résultats sont d’accord avec les résultats de l’expérience, mais la difficulté de la séparation de ces deux composantes subsiste néanmoins [*-).
- L’auteur donne encore les caractéristiques d’une machine triphasée de ioo kilowatts, 900 tours-minute, 60 périodes. Ces courbes montrent une fois de plus que la méthode « des ampères-tours », qui est comprise dans les
- règles de l’Institut Américain, conduit à des
- D 5
- résultats assez inexacts : elle néglige, en effet, l’effet de self-induction des champs locaux de l’induit. D’autre part, la méthode des forces électromotrices ( Behn - Eschenburg ) n’étant guère plus sûre, il ressort de cette étude qu’il ne faut pas s’attendre h pouvoir déduire la caractéristique en charge des seules caractéristiques à vide et en court-circuit. L’auteur renonce
- 78 0 00
- 16 000
- 1S.000
- 10 000
- .000
- 6. 000
- 4 000
- Z 000
- Excitation (amp.)
- Fig. 4.
- à présenter une méthode qui explique rationnellement les phénomènes provoqués par le débit d’une génératrice, mais la méthode empi-rique qu’il utilise permet de déterminer lachute de tension, dans des limites très étroites. Il est établi que la chute inductive peut être réduite autant qu’on veut, en évitant les fuites de pôle à pôle, et en choisissant dans ce but des pas polaires suffisamment grands. Cette nécessité a d’ailleurs fait rejeter les alternateurs « homopo-
- (9 Nous croyons devoir rappeler ici que cette décomposition des effets de la réaction d induit a été mise nettement en évidence par MM. Kapp, Potier, Blondel, Picou, Guilbert, et que des procédés graphiques ont été indiqués pour la séparation des composantes (N, D. L. R.)
- laires ». — Les figures 4 et 0, ainsique les autres caractéristiques tracées par l’auteur montrent que si l’on veut employer la région de saturation, il est de toute nécessité de réduire au minimum la dispersion de l’induit; ce qui équivaut pratiquement à employer un pas polaire très grand, un induit réduit et, jusqu’à un certain point, un grand nombre d’encoches par phase et par pôle (1).
- Si pour une excitation donnée, on a déterminé la chute de tension pour un courant donné et un facteur de puissance nul, on peut déter-
- (9 Un pas polaire large a, en outre, l’avantage d’augmenter la ventilation, d’accroître la surface de rayonnement et de rendre l’induit plus accessible, .
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- miner la chute de tension pour tout autre facteur de puissance, pour le courant donné, en employant le diagramme des vecteurs de Kapp.
- Si la caractéristique en court circuit n’est pas susceptible de conduire scientifiquement au tracé de la caractéristique en charge, elle conserve néanmoins une grande valeur technique, en ce qu’on en peut déduire les deux courbes A et B, « pessimistes » et cc optimistes » comme les appelle l’auteur, et entre lesquelles est sûre-
- ment comprise la caractéristique vraie en charge.
- P.-L. C.
- CONGRÈS DE NIAGARA
- Mise à la terre des conducteurs comme protection contre la foudre, par R.-D. Mershon Transaction of Am. Inst of. El. Eng., t. XX, p. 1189-1211, Août-septembre 1903.
- L’usage s’est établi, en Amérique, de placer
- 18 00 0
- 16 00 0
- 12 OÜO
- 10 OOO
- 8 OOO
- 02 6 OOO
- 30 5
- £ OOO
- 2 OOO
- Excitation (amp.)
- au voisinage des lignes de Iransmission un ou plusieurs fils à la terre dans le but de protéger ces lignes contre la foudre. L’auteur expose les principes qui inspirent cette disposition et espère provoquer à ce sujet, entre les membres
- (*) L’auteur montre enfin, comment la caractéristique en court-circuit peut aussi servir à déterminer la chute de tension dans les dynamos à courant continu, au moyen d’une excitation indépendante. Les courbes de l’auteur montrent que, les balais n’étant pas décalés, la distance verticale entre les caractéristiques à vide et en charge est constante pour toute excitation; de plus, on peut aisément déterminer la caractéristique en charge avec un décalage des balais de trois lames en avant, en composant suivant un triangle-rectangle la réaction d’induit avec la chute ohmique.
- de l’Institut, au courant de la question, une discussion qui renseignerait sur l’efficacité du procédé.
- Les lignes électriques sont rarement frappées par un coup de foudre direct : l’induction électromagnétique ne doit être envisagée, selon l’auteur, qu’au point de vue théorique, l’auteur s’attachera surtout aux effets de l’induction électrostatique, dont il explique d’abord la théorie j1).
- (*) Voir Écl. El., t. XXXVII, p. 4;^, 19 décembre i9o3.
- f1) Les lignes électriques forment une masse conductrice isolée ; un, nuage chargé positivement induit sur la ligne une charge négative, tandis qn’une charge positive
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- Considérons deux conducteurs A et B, suppo-sons-les isolés de la terre et de l’espace qu’ils occupent élevé a un potentiel Y sous l’action inductive d’un nuage ; l’expression du potentiel d’un long cylindre de fil de longueur l, de diamètre rf, et portant une charge de densité o est
- ‘ù
- = 27ido loge
- il
- d
- Le potentiel a une distance s de l’axe du fil sera
- (’.) lizdo loge - •
- Chacun des fils A et B porte une charge libre dont la densité est
- V
- lizd loge
- il
- Si l’on met le fil A a la terre, la charge induite qui restera sur ce fil a une densité — o. Le potentiel d’un point à une distance s du fil A, due à l’influence de la charge induite de densité — 5 est donc
- l v loëe y
- Y, = --- 21T0,d. loge - = --- -------r
- 1 S . I
- log.l-j-
- égale tend à passer à la terre à travers l’isolation ou par une décharge. Sur un système de fils à la terre avoisinant la ligne, une quantité d’électricité positive sera également induite, la charge négative s’échappant à la terre. Cette charge positive agit par influence sur la ligne de transmission, de sorte que la charge négative finale sur la ligne dépend de l’action différentielle du nuage et des fils à la terre. Si le nuage se décharge à ce moment, la charge négative de la ligne tend à passer à la terre par une étincelle de rupture. Si la charge positive des fils à la terre ne peut pas s’échapper à la terre instantanément, elle induira sur la ligne une charge négative qui s’ajoute à la charge induite par le nuage ; si le fil à la terre ne se déchargeait pas du tout, la somme des deux charges induites sur la ligne serait égale à celle qui y serait induite s’il n'y avait pas fils de terre. La décharge des fils de terre est plus ou moins retardée par l’inductance du circuit. Cette deuxième action est difficile à calculer, par suite de l’ignorance de la durée du coup de foudre et de son caractère oscillatoire : on ignore, de plus, la résistance à la rupture diélectrique du svstème pour des périodes aussi courtes. Cette influence du temps est moindre pour la première action du fil à la terre, où l’induction se produit progressivement; les valeurs ordinaires de la résistance diélectrique peuvent être conservées.
- Le potentiel résultant au point considéré est donc
- Y + Y j = Y
- lo«T — y log l — log s
- '“S’I log il — log d.
- Si on prend l = 6 ioo m, d = 9,3 mm, s — o,3o5 m on trouve Y -+- V1 = 0,297 ^ • Donc, si le long de chaque conducteur d’une ligne de 6 km, d’un diamètre de 10 mm environ on place un fil de terre de même diamètre à une distance de 3o cm le potentiel du fil dû au voisinage d’un nuage ne pourra s’élever de plus de 3o p. 100 au-dessus du potentiel qu’il prendrait sans la présence du fil de terre. Cette proportion serait encore moindre s’il y avait plusieurs fils. En pratique, les dimensions du fil de terre sont moindres, mais comme on en place plusieurs, les phénomènes sont bien de l’ordre de grandeur que l’auteur indique.
- Les fils de terre sont généralement en fer galvanisé ; et de préférence constitués par un grand nombre de fils de faible section. L’auteur, d’après les explications précédentes, ne voit aucun avantage aux fils barbelés que l’on emploie parfois.
- On emploie usuellement trois fils de terre, dont un au sommet du poteau et les autres à chaque extrémité de la traverse ; pour des raisons mécaniques, sans doute, on les fixe sur des isolateurs ; mais on les met à terre le plus fréquemment possible.
- Les opinions sont très divisées sur l’efficacité de ces fils de terre; l’auteur a pu constater cependant que, dans les cas où cette efficacité était contestée par ceux qui les ont employés, les fils n’étaient pas mis à la terre à chaque poteau, et que les parafoudres de la ligne y recevaient des décharges plus ou moins fréquentes pendant les orages, ce qui semble bien indiquer une mise à la terre insuffisante sur ces lignes.
- Discussion. — M. Perrixe croit aussi a l’efficacité des fils convenablement mis à la terre. Pour ce qui est des fils barbelés, l’orateur estime que leur supériorité ne pourrait se concevoir que dans une atmosphère stationnaire, ce qui n’est pas le cas. On a reproché aux fils de terre de provoquer une perte d’énergie sérieuse par une induction électromagnétique de la li-
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- g«ne ; mais les essais personnels de l’orateur n’ont pas révélé de pertes appréciables. 11 a été constaté aussi que, dans le transport de Lachine, on s’est bien trouvé de l’emploi de poteaux en fer qui, avec les parafoudres de la ligne, constituaient une protection très suffisante.
- Sur la ligne d’Arisona (4o km, 22 000 volts), M. Mailloux dit n’avoir point eu d’interruption depuis sa mise en service (1902). La ligne est simplement protégée par des parafoudres.
- M. VY u ht s n’admet pas l’hypothèse d’une décharge lente de l’électricité décomposée par influence sur la ligne à travers l’isolation de cette ligne ; ce phénomène devrait aussi se vérifier sur les lignes de trôlet. La théorie de M. Mer-• shon lui semble quelque peu infirmée par ce fait que l’on constate des étincelles entre les diverses parties d’un édifice en fer, dont les conduits devraient constituer un système de protection.
- M. Thomas ne pense pas que l’effet électromagnétique soit négligeable quand une décharge se produit au voisinage de la ligne et que les décharges horizontales sont plus dangereuses que les décharges verticales.
- M. Kennelly rapporte que l'expérience acquise sur les lignes télégraphiques démontre que les fils de terre constituent une bonne protection contre les effets indirects de la foudre ; mais qu’il n’y a pas de protection possible contre un coup de foudre direct. L’efficacité des fils de terre semble d’ailleurs corroborée par ce fait que les lignes souterraines sont considérées par les praticiens comme soustraites à toute induction électrostatique ou électromagnétique de la foudre.
- A propos du transport de la Lachine Rapids Hydraulic and Land C°Ltd (Montréal), M. Kelsch rappelle que cette ligne a eu beaucoup à souffrir des coups de foudre. Dans la construction de cette ligne, les cinq compagnies de télégraphes, de téléphones et d’électricité établies à Montréal obligèrent à placer 90 centièmes delà ligne nouvelle au-dessous des lignes existantes. Une vérification prolongée des 18 circuits du nouveau transport d’énergie montra que, contrairement a toute attente, tous les coups de foudre frappaient la ligne dans les endroits où elle passait sous les autres circuits existants.
- Selon M. Kelly c’est surtout contre la charge permanente de la ligne due aux variations du
- potentiel au-dessus du sol que les fils de terre peuvent être efficaces. L’orateur a pu voir des lignes, dans les montagnes du Connecticut, où les parafoudres étaient sans cesse traversés par des décharges, même par les plus beaux temps. D’autre part, beaucoup d’ingénieurs des télégraphes ont trouvé qu’un simple fil de terre sur chaque poteau fournissait une protection satisfaisante. Pour les très hautes tensions, qui sont de l’ordre de celles des décharges atmosphériques, l’isolation des lignes et des appareils peut être suffisante pour atténuer les conséquences d’un coup de foudre, et il n’est pas étonnant que plusieurs orateurs constatent, en effet, cette inocuité sur les lignes, particulièrement aux endroits où elles passent sous d’autres circuits, à basse tension, qui offrent une résistance bien moindre aux décharges.
- O
- Dans sa réplique, M. Mehshon fait remarquer qu’il a négligé à dessein les effets oscillatoires que peut produire une décharge en tenant compte de l’inductance, la capacité et la résistance du fil de garde, qui seraient difficiles à définir. L’orateur croit devoir mettre en garde contre l’illusion que peut produire l’invisibilité d’un nuage ; il s’agit ici de nuages électriques qui peuvent être simplement formés de couches d’air de densités différentes. L’orateur est d’accord enfin, avec plusieurs de ses confrères, pour provoquer une enquête auprès des compagnies exploitantes sur les résultats que leur ont donné l’emploi des fils de garde.
- P.-L. C.
- Congrès du Niagara (*)
- Essais dès appareils électriques à la tension diélectrique, par P.-H. Thomas. Transactions of Am. Inst, of El. Eng., t. XX, p. 1211-1229, août-septembre 1903.
- L’épreuve de résistance à la rupture diélectrique de l’isolation des appareils électriques, par l’application de tensions supérieures à la tension de service, est considérée depuis longtemps comme une garantie de bon conditionnement de ces appareils. Ces essais ne sont cependant pas ‘sans certains inconvénients et sans quelques risques, que l’auteur se propose d’examiner.
- (fi Ypir Écl. Électrique, t, XXXVII, 19 décembre 1903.
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- Tout d’abord ces essais ne se font pas dans les conditions véritables de service, normales ou accidentelles. I/essai d’appareils terminés ne renseigne que sur la valeur de la partie la plus faible de l’appareil, et cet essai peut endommager ou affaiblir l’isolation, sans trace apparente. Il exige d’ailleurs des appareils spéciaux et une direction experte.
- Un diélectrique soumis à une haute tension est exposé à la rupture ; cet effort est purement mécanique et reste probablement constant tant que la substance de l’isolant n’a subi aucune altération physique ou chimique. En outre, l’application de la tension a pour résultat d’échauffer l’isolation, surtout avec les courants alternatifs; et lorsqu’un point du diélectrique commence à s’échauffer, en raison de la concentration de la chaleur, la rupture s’ensuit beaucoup plus facilement. Le temps au bout duquel la température critique est atteinte est très variable avec les appareils, et peut varier entre un dixième de seconde et une heure. Cet échauffement local n’existe pas pour les gaz ; mais pour les solides et les liquides, c’est lui qui limite surtout la résistance à la rupture diélectrique.
- La quantité de chaleur produite à l’intérieur d’un isolant augmente au moins comme le carré du voltage; d’autre part, à tension constante, cette perte peut être notablement accrue par un accroissement de température de ioo° C. On en peut conclure que l’essai prolongé à une tension double de celle de service soumet l’isolation à une fatigue très supérieure à celle du service. Comme l’excellence d’une isolation est liée beaucoup plus à la rapidité avec laquelle peut se dissiper la chaleur dégagée par l’application de la tension qu’aux autres qualités diélectriques proprement dites ; comme, en outre, les parties les plus échauffées se trouvent à l’intérieur même de l’isolant, il peut arriver que ce (*)
- (*) En service, les accidents qui surviennent aux appareils, sont dus à réchauffement, à . la poussière, à l’humidité, aux attaques chimiques, aux accidents méca-, niques, aux vibrations et parfois aux surélévations de tension dues à un coup de foudre ou à tout autre effet. L’essai de tension en fabrication est donc loin de reproduire toutes les conditions du service ; aussi arrive-t-il souvent, surtout quand le preneur impose au fournisseur des tensions d’essai exagérées que ce dernier néglige des facteurs, importants de la durée de l’appareil en service pour s’en tenir à la résistance diélectrique. (N. D. l’A.)
- dernier ait subi à l’essai des dommages sérieux qui ne se révéleront qu’après un service prolongé 0).
- Quand une bobine se décharge à une extrémité, l’enroulement est soumis à une tension égale au voltage de la décharge ; certaines parties, les plus voisines de l’extrémité déchargée, tendent donc à se décharger directement sur cette extrémité avec une tension égale à la tension totale appliquée aux bornes. Il est bien évident, que, comme l’isolation des spires individuelles n’est destinée à résister qu’à une tension voisine de celle qui existe entre les spires adjacentes en service, cette isolation est insuffisante pour résister à une décharge de cette nature. Ce fait ne se présente qu’avec des décharges brusques sur l’extrémité de la bobine, comme lorsqu’une étincelle jaillit entre les fils d’ame-née de la tension, ou entre certaines parties de l’appareil en essai lui-même. Cet accident risque bien souvent de passer inaperçu. Pour l’éviter on protège les appareils par des bobines de self-induction, par des résistances élevées, ou des interrupteurs statiques dans les conducteurs d’arrivée. A ce propos, il faut noter que si l’on emploie un excitateur pour l’évaluation du voltage, les mesures précédentes s’imposent pour éviter des décharges à la masse (L).
- L’auteur donne ensuite un aperçu des précautions à observer dans l’essai à haute tension.
- On doit s’assurer d’abord que l’appareil est parfaitement séché, soit par une mesure de résistance d’isolement, ou mieux par une série d’essais effectués pendant le séchage et indiquant à la fin un état stationnaire. Comme le fait remarquer l’auteur, si des masses d’air ou
- (J) Si la tension est poussée au delà d’une certaine limite critique, il se produit une décharge par aigrettes ou une effluve à travers l’isolant. Cette décharge détérioré aussi le diélectrique et abaisse sa tension de rupture, même dans l'huile, sans que cet effet soit perceptible.
- P) Quand on essaie séparément différentes parties d’un même appareil, il faut avoir soin de les placer dans les mêmes conditions que dans l’appareil terminé, en ce qui concerne les intervalles d’air, la ventilation, etc. Souvent des parties d’un appareil reçoivent,, dans l’essai, des tensions très supérieures à celles à laquelle elles sont soumises, en service, comme le centre d’une étoile triphasée. Il faut, dans ce cas, éviter de baser la sévérité de l’essai de tension sur ces parties, puisque les autres parties seraient alors insuffisamment éprouvées.
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- d’huiles sont renfermées dans l’isolation, on n’a aucune indication sur la valeur de l’isolant solide. — La température de toutes les parties de l’appareil devra être connue, avant l’essai à haute tension, et ne pas dépasser celle qui est fixée pour l’essai. — Les appareils renfermant des masses considérables de 1er et de cuivre ont une température en retard sur l’air ambiant, d’où il résulte une condensation absorbée partiellement par l’isolation ; il est donc important d’enlever l’emballage des appareils pour l’essai quand l’air est plus froid que les masses métalliques.
- La détermination de la tension est souvent assez difficile ; il faut surtout éviter la déformation de l’onde de courant, la variation du rapport de transformation, ou une chute de tension excessive de l’appareil générateur par suite d’une capacité insuffisante pour fournir la eharg'e d’essai.
- L’auteur recommande aussi d’appliquer la tension aux appareils en commençant par des tensions environ delà moitié de la tension finale, de façon que la période comprenant les derniers io ou 20 p. ioo de la tension finale soit courte par rapport à la durée totale fixée pour l’essai.
- Quant à l’essai lui-même, pour des tensions au-dessus de 20 000 volts, sa durée doit être peu étendue ; ils ne doivent être exécutés qu’une seule fois, en fabrication, contradictoirement et après qu’on s’est assuré que les appareils sont en de bonnes conditions. Les appareils une fois en place, on leur appliquera un essai h des tensions beaucoup moindres, pour s’assurer simplement que le transport et le montage n’en ont pas altéré les qualités. Dans l’essai des génératrices et des transformateurs, si l’on emploie un excitateur pour la mesure des tensions, il est nécessaire de faire un essai à blanc sur la source de tension et de ne pas brancher l’excitateur sur l’appareil en essai. P.-L. C.
- INSTITUTION OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Quelques notes sur les essais d’èchauffement des machines électriques, par F.-W. Carter, Journal of the Institution of Electrical Engineers, t. XXXII, p. no4-iiri, août 1903.
- L essai le plus important d’un appareil électrique est probablement la mesure de son èchauffement en service. Il consiste à faire passer dans l’appareil un courant égal à celui qu’il
- devra supporter normalement et à le maintenir ainsi chargé jusqu’à ce qu’il ait atteint l’état stable correspondant au service continu. Le signe ordinaire des défectuosités est une élévation locale de la température, de sorte que la partie la plus importante de l’essai consiste à déterminer la température en divers points de la machine.
- La grande difficulté est d’obtenir des résultats
- O
- comparables entre eux,à cause du grand nombre d’influences extérieures — dont quelques-unes fort imprécises — qui peuvent les affecter. Quand le but qu’on se propose est simplement de découvrir si une machine de type connu présente des anomalies, une grande exactitude est inutile, car les conditions extérieures n’ont pas d’ordinaire assez d’influence pour affecter les conclusions générales auxquelles on veut arriver. Mais quand les essais de service effectués sur une machine parfaitement normale doivent servir de base à de futures modifications, ou permettre de prévoir comment se comportera la machine dans tel genre de sérvice, il est très important d’évaluer la part d’influence due aux circonstances particulières-. L’auteur, ayant eu à s’occuper d’essais qui réclament toute l’exactitude possible, quoique sujets à de nombreuses causes de troubles, a imaginé à cette occasion certaines méthodes qu’il va décrire. Il s’agit de l’essai de service des moteurs de tramways, mais les procédés s’appliquent plus ou moins à tous les essais de service en général.
- Les principales causes d’erreur qui peuvent affecter l’essai de service des moteurs de tramways sont celle-ci : d’abord le vent et l’humidité, les essais se faisant naturellement en plein air ; comme leur influence ne peut être qu’estimée, il vaut mieux l’éviter en choisissant un temps calme et sec ; — puis les variations de tension du réseau dont on reçoit l’énergie, surtout s’il alimente d’autres récepteurs que les moteurs en essai;—enfin, à moins qu’on n’emploie un combinateur produisant automatiquement l’accéléraiion du véhicule, le changement du wattman altérera probablement la valeur du courant d’accélération. La variation de ces influences peut être beaucoup trop rapide pour que la température, qui dépend d’elles, puisse les suivre. L’essai idéal serait celui où l’on déterminerait les températures correspondant à des conditions constantes ; dans l’essai réel, on dé-
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- termine les températures correspondant à des conditions variables. L’auteur va indiquer comment on peut trouver les conditions qui donneraient lieu au même échauffement que produisent les conditions variables de la réalité. La méthode générale à suivre dans ces essais a été indiquée récemment dans un article de A.-H. Amstrong [UEclairage Electrique, 14 février 1903) ; l’auteur la rappelle sommairement (*).
- On peut, comme on l’a dit, éviter des influences de troubles impossibles à apprécier, comme le vent et la pluie, mais la température de l’air varie ordinairement pendant l’essai. Le moteur ne suit que très lentement cette variation : il est donc nécessaire de déterminer une température ambiante équivalente, telle que l’excès de la température du moteur sur elle soit la véritable élévation de température correspondant aux pertes. Le voltage aussi peut varier notablement pendant la journée, et il faut connaître le voltage équivalent qui donnerait lieu aux températures finales observées. Enfin le temps employé à la lecture des résistances et des températures peut varier d’une heure à l’autre, ou un accident peut interrompre la marche régulière des opérations ; il faut donc déterminer encore un équivalent de temps.
- Il faut noter que les équivalents ainsi trouvés
- (b On détermine, pour les enroulements induit et inducteur, l’élévation finale de température correspondant a un service continu, l’horaire de marche et le poids de la voiture ou du train étant déterminés, le voltage et le courant d’accélération étant maintenus aussi constants que possible. On prend heure par heure les résistances de l’induit et des inducteurs et toutes les températures qu’on peut facilement obtenir, jusqu’à ce que l’état de stabilité soit atteint. Au moyen d’instruments enregistreurs pour tramways, on prend pendant l’essai un grand nombre de diagrammes de l’intensité et du voltage, d’où l’on déduit les pertes moyennes dans le fer et le cuivre pour l’induit et les inducteurs. D’une série de ces essais, on tire les courbes thermiques caractéristiques du moteur : on les trace en prenant pour abscisse le rapport des pertes dans l’induit aux pertes dans l’inducteur, et pour ordonnée l’élévation de température par watt perdu; il y a une courbe pour l’induit et une pour l’inducteur. Si donc on se propose d’appliquer le type de moteur en essai à tel service, on mesure les pertes correspondant à ce service, puis, connaissant leur rapport de répartition, on déduit des caractéristiques thermiques l’élévation de température parwatt perdu, d’où l’on tire l’élévation réelle de température, supposée proportionnelle aux pertes, dans l’induit et dans l'inducteur. On prédétermine ainsi l’aptitude du moteur au service en question.
- ne sont pas la simple moyenne des lectures ; ils peuvent même en différer considérablement.
- Si, par exemple, le voltage est resté bas pendant une heure vers la fin de l’essai, l’influence sur la température finale est beaucoup plus grande que s’il était resté également bas pendant une heure quelque temps avant la fin. Il faut donc, dans la recherche de l’équivalent, donner d’autant plus de poids à une lecture qu’elle a été faite plus près de la fin, et la question que sè pose l’auteur est en somme celle-ci : déterminer le poids a attribuer à une lecture selon la place qu’elle occupe dans l’essai. On considérera cependant la moyenne des lectures faites pendant une heure comme la vraie valeur correspondant à cette période : la nature de l’essai ne permet pas de pousser l’exactitude plus loin.
- Soit 9 la température moyenne de la machine au temps t, T la température de l’air, w les watts perdus, c’est-à-dire convertis en chaleur dans le moteur, et R les watts qui s’en échappent par rayonnement ou convection ; w — R représente à chaque instant l’accumulation de de chaleur dans le moteur et varie comme la vitesse d’élévation de la température, donc
- Or R varie proportionnellement à l’excès de la température du moteur sur celle de l’atmosphère. R = k (B — T). Donc
- K * (0 - T)
- ou, en posant = p :
- do h’
- ~lï +lA = i'1 + l> T
- Si T et m étaient des constantes (T = T/, m = w' , l’intégration donnerait :
- " =’r +-T-(T +T(2)
- e = 0' e~pt + (t' + (1 - e~pi) i .
- où B est la température du moteur quand on lui applique la charge, c’est-à-dire quand t = zéro. Le terme en e~l>t diminue à mesure que'Z croît, et c’est quand il est devenu pratiquement négligeable que la constance de température est réa-
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- Usée et qu’on peut arrêter l’essai. On peut donc abréger l’expérience en diminuant le coefficient de e~p\ c’est-à-dire en échauffant le moteur (par exemple au moyen d’une surcharge), jusqu’à ce que sa température soit très voisine de la valeur finale due à la charge de service. Ainsi la température finale, quand le terme en e~ ptest devenu négligeable, est :
- 0 = T'+4. P)
- Mais si T et w sont des lonctions de fi 1 intégrale de (i) devient :
- (J — 6' e~pt 4 p e~pt j' T e^ dt-\-pe~pt j -y epl dt (4)
- Donc, si nous appelons T' et w' les valeurs de T et de w qui produiraient les températures finales qu’on obtient réellement, nous avons, en égalant les valeurs de B tirées des équations (a) et (4) :
- (r+4-)
- Sa,
- d’où :
- T' (\ - e'pt) = p e~pt P T ept dt (5)
- J O
- H,’(Kl-e~pt)=pe-1)t l^ve^dt (6)
- Dans ces équations,, le temps est compté positivement du commencement à la fin de l’expérience. Il sera plus commode ici de le compter en sens inverse. Les équations (5) et (6) deviennent alors :
- Il l’a ut maintenant évaluer ces intégrales. On remarquera que les équations (y) et (8) sont de même forme ; on emploie donc la même méthode pour déterminer les valeurs rectifiées, soit de la température ambiante, soit des pertes dans le moteur. Considérons par exemple cette dernière quantité : soit wi la perte moyenne pendant la dernière heure de l’essai, pendant l’avant-dernière heure et ainsi de suite. On suppose que dans l’intervalle d’une heure, ou de toute autre unité de temps convenable, la perte reste constamment à sa valeur moyenne.
- On a donc : P
- j we pi dt = p H’, f e pt dt + pw.> f e pt dt
- > 0 v 1
- Jnn
- '
- n—1
- + «-a («T"-e"**)+•••.-
- dt — «’j (i — e C
- !-{n-l)p a~np\
- Posant q = e p, on a :
- w' (fi — <yn) = «y 4 q («'2 — ‘»fi) 4 q2 («'3
- -f.....-f <yn_1 («'» - — q Wn (9)
- Cette équation donne la valeur équivalente des pertes en fonction des lectures et de laqurntité q, qui dépend du moteur :
- Supposons maintenant que la variation des pertes soit due à la variation du voltage. Si cette variation n’est pas très lorte, on peut, sans grande erreur, supposer que la variation des watts lui est proportionnelle : cela revient à supposer que la courbe watts-wolts coïncide pratiquement avec sa tangente au voisinage du point considéré. Posant donc w= % \ -f- [i, on tire de (9) :
- (a Y* + p) (I — qn) = a Y, + P
- + 7a Ofi— Yi) + <72a CV8 — V2) 4-......
- 4 f/11"1 a (Y„ — Y— qn (»Y„-f (J)
- ou :
- Y1 (1 — qn) = Yx -|- q (Y3 — Yfi 4- </2 (Y 3 A 2)
- 4 ......+ qn~l (Y„ — V„_i) — qn Yn (10)
- équation de la même forme que (9).
- Supposons maintenant que la variation des pertes soit causée par les variations de la durée des arrêts. La perte moyenne est proportionnelle au temps pendant lequel on suit l’horaire régulier, c’est-à-dire à 60 — fi si le temps perdu est t minutes par heure. L’équation (9) donne :
- (60 —t') (1 — qn) = 60 — q 4 7 (fi — fi)4 72 (fi—fi)
- 4........4 7”—1 (<»-1 — tn) — qn (60 — p)
- ou
- t’ (1 — qn) = fi 47 (L—fi) + 72 (fi—fi) 4"........
- 4 qn~~1 (tn tn—l) 7" tn i11)
- C’est encore la forme de l’équation (9).
- Ayant ainsi obtenu les valeurs rectifiées des divers facteurs qui influent sur les pertes, on s’en sert pour calculer les pertes auxquelles les températures observées correspondent.
- La température ambiante est prise heure par heure, de sorte que si les lectures sont T0, Tx, T...... Tn (en commençant par la fin de l’essai),
- es températures moyennes sont
- ’L, 4 l’j Ç ~h ^2
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- &o
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- La température ambiante équivalente donc donnée par l’équation :
- est
- moyennes des bobines inductrices, les tions suivantes à intervalles d’une heure
- indica-
- Tft-4-T, /T.4-T, Tn4-T, I (i — qn) — —2ZL—L (j I 2- -----o~r i
- I n—1 “f- O
- — T I T° f 1 — rÉ>) q~ ^ +
- + q11-1 (T„ — T„_a) — qn fU-j + ï
- ’ ù
- (12)
- C’est cette valeur de la température ambiante qui servira dans le calcul des élévations de température.
- L’auteur considère la formule (12) comme suffisamment exacte pour les essais de service. 11 donne cependant une solution plus exacte du même problème, qui pourra servir dans des cas exceptionnels exigeant une grande précision, ou encore dans des expériences de laboratoire. Cette nouvelle formule de rectification s’obtient en supposant la courbe température-temps formée de segments de droites rejoignant les points figuratifs des lectures, tandis que précédemment on a supposé que dans l’intervalle de deux observations, la température restait constante à la valeur moyenne de ces observations. Nous ne reproduisons pas ce nouveau calcul.
- Une petite erreur dans la détermination de la quantité q.na. que très peu d’influence sur les résultats, mais ce paramètre revient si souvent qu’il vaut mieux le calculer aussi exactement que possible. Quand un type donné de moteur subit un grand nombre d’essais, on peut généralement en trouver un pendant lequel, ou du moins pendant une fraction duquel, il s’est produit une élévation ou une baisse de température considérable, tandis que les circonstances affectant la température finale sont restées à peu près constantes. On petit appliquer à cet essai l’équation (2), qui donnera q ou e~p.' Soient donc Ojf 9.,, 03 trois lectures consécutives de température, correspondant aux temps t, t 1, t 2 (l’unité de temps est l’intervalle commun entre les lectures). Alors :
- e1 = T' + w ~T~ — (T' +• ) q1
- e2 = t' + — (T' + 4-i qt+1
- 15 , 63 — 1 ’ ~f- d ou : d a>f ~ —, CU + 4-V: ) qt+2
- (T1 1 w' fié q) . .
- e9 — e* ^ k . q t1.
- ^05 0 • 1 + - w' . ~T~ - 6') qt (1 — q)
- Exemple d’application. — On a relevé sur un moteur de tramway, comme températures
- 57,3°, 640, 68,2°, 710 C. On tire des trois premières :
- 4,2
- q ~ "6j ='0)643
- et des trois dernières :
- On peut donc prendre q = o,65, ce qui donne P = o,43.
- Dans l’un des essais de ces moteurs, les tensions moyennes mesurées pendant les six dernières heures de l’essai furent :
- 526, 535, 518, 492, 488, 5o6 volts
- On a donc par l’équation (1 o) :
- ^ ' 0 — 0,656) = 5o6 — 18 X o,65 + 4 X o,652 -f- 26
- X o,653 + 17 X o,65 ‘ — 9 x o,65° — 526 X o,656 ou V' = 5o3 volts
- Le temps pendant lequel on a interrompu l’horaire régulier pour prendre les températures a été de 6 minutes à la première heure, de 4 minutes à la seconde, de 4 minutes encore à la troisième, puis de 8, 5, 6 et 4 minutes, aux heures suivantes. Comme ces intervalles se reproduisent à la fin de chaque heure, on les divise également entre l’heure qui les précède et celle qui les suit et on obtient la série suivante :
- o... 4• • • • 6.... 6,5.... 5,5.... 5.... minutes
- La valeur rectifiée du temps perdu, d’après l’équation (11), est alors :
- t' = 5,4 minutes
- L’observation de la température arpbiante a donné successivement :
- 27,5°, 29°, 32°, 3o,5°, 290, 270, 20,5C. d’où en vertu de l’équation (12) :
- T' (1 — o,65 ) — — ^ 2o,5 -|- 27 + 8,5 x o,65 -f- 3,5 x
- o,65 -(- 3 x o,653 — i,5 x o,654 —4,5 X o,65° —
- (27,5 + 29) X o,656 | d’où : T' — 27,2°C.
- On voit donc qu’en enregistrant avec soin les variations des influences extérieures _ et: en déterminant par le calcul des conditions extérieures fictives, équivalentes aux . conditions réelles au point de vue de l’effet thermique, on peut rendre beaucoup plus précis les résultats de ce genre d’essais. P. L.
- Le Gérant : Ch.* COINTE.
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- Tome XXXVIII
- Samedi 16 Janvier 1904.
- Il6 Année. — N° 3
- ciain
- ctriqu
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — A. BLONDEL. Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l'Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MQNNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines. Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ' !... 4 ;
- LES ARCS AU MERCURE U
- La lumière blanche homogène de la vapeur de mercure fut observée pour la première fois, ern 1751, par Watson qui illumina, avec une machiné électrique, un double baromêtrè de Cavendish. . ri • . : ;.. . «• rprm;
- En 1882, MM. Jamin et Manœuvrier étudièrent l’arc entre charbon et mercure et proposèrent son emploi pour le redressement des courants alternatifs. > i
- En 1892, ,M. Arons signala que les tubes à vide à électrodes de mercure peuvent fbmÀ tionner sur courant continu avec une. très.ifaible différence de potentiel aux bornes; Il se servait de tubes en u dont chaque branche, scellée, contenait du mercure relié à uiiè source électrique par un fil de platine soudé dans le verre ; une secousse, amenant un coiirhcir^ cuit momentané, déterminait Fallumage. Les chiffres qu’il a indiqués sont les suivants *
- Pregsion inférieure à 1 mm. Distance-entre électrodes : 4 cm
- ( Ampères. 2 ( Volts.... 14 '
- 3 11
- i5,3‘
- 5,5 7
- 16 i6,5
- 17r ’ 17,5
- .... U :: ; r . : ‘VU’.')
- .! D’après ces résultats, la chute de poteptiel croîtrait avec le çoupa.nf .q or, nous,avqps toujours observé l’inverse. Il est très probable que cet effet était dû à réchauffement* voqué-pgr l’augmentation, de courant cette élévation de température, causant un,e surpression, oçca.siq,nhait l’augmentation de chute de potentiel observée. r \
- A- part quelques -savants, qui emploient, pour l’obtention de radiations .particulière^,, iFne lq^npe gu mercure incommode pt fragile, dans laquelle l’arc jaillit entre-un tjLibe'qeqtpab A et un godet annulaire B contenus dans une ampoule de verre (fig. 1), personne ne son-„
- ... • Gét article rerupl acè le compte-rendu de la communication faite sur ce sujet’ à la Société IikeTnàtioâAle)..dç$.j
- électriciens. - rr ''
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- T. XXXVIII. — N° 3
- geait à utiliser ces tubes comme source de lumière, lorsque l’attention des électriciens fut attirée sur ce sujet par les travaux de M. Cooper-Hewitt qui eut l’idée d’amorcer l’arc par une étincelle d’extra-courant, d’après le dispositif connu (fig. 2).
- Varley avait, depuis longtemps, remarqué que, dans tous les tubes à vide, la différence de potentiel nécessaire à l’amorçage est supérieure à celle qu’exige le passage normal du courant ; mais, dans les tubes ordinaires, l’écart entre ces deux différences de potentiel
- est faible, tandis que, dans les tubes à mercure, il est extrêmement grand, l’amorçage exigeant quelques milliers de volts et le fonctionnement normal quelques dizaines à peine.
- M. Ilewitt réalisa d’abord une lampe formée par un tube vertical muni de deux godets contenant du mercure. Puis, pour éviter le transport de métal qui s’effectue dans le sens du courant, il employa comme anode une coupelle de fer placée en haut du tube : ainsi est constituée la lampe dont on a beaucoup parlé et qu’on a encore fort peu vue (fig. 3). Cette lampe formant soupape électrique, M. Hewitt reprit l’idée de MM. Jamin et Manœuvrier et l’employa au redressement des courants triphasés sous la forme du convertisseur statique (fig. 4)- Ensuite il songea à remplacer, dans l’excitateur de Hertz, fonctionnant sur courant alternatif, l’éclateur ordinaire à air libre par un éclateur à électrodes de mercure dans le vide (fig. 5).
- D’un autre côtéM. Steinmetz, adoptant le mode d’allumage de M. Aroms, imagina d’adjoindre au godet qui constitue la cathode un récipient auxiliaire relié à l’anode par une dérivation assez résistante, dans lequel une masse de fer flotte sur du mercure qu’elle fait déborder, occasionnant ainsi un court-circuit entre le récipient et la cathode (fig. 6). Le courant qu’on envoie à la lanpe'se ferme par ce court-circuit d’allumage, mais un solénoïde enroulé sur le récipient attire le noyau de fer q.ui sort du mercure; le niveau baisse, le court-circuit est rompu, l’arc s’allonge et saute à un fil de graphite le long duquel il monte jusqu’à l’anode. A ce moment, un électro-aimant coupe la dérivation du solénoïde et la lampe fonctionne normalement.
- Ce but de cette étude est d’indiquer les divers aspects et propriétés que présente l’ar au mercure suivant la valeur de la pression à l’intérieur du récipient dans lequel il est produit. Dans tout ce qui suit, les pressions seront évaluées en millimètres de mercure.
- i° Tubes (i deux électrodes de mercure. —Ces tubes onl la forme cl’un u dont les branches, plus ou moins longues, contiennent du mercure : un fil de platine ou de métal Guillaume (’) scellé dans le verre établit la communication entre d’électrode et un godet extérieur plein de mercure dans lequel plonge la partie inférieure de chaque branche; ce dispositif a l’avantage d’empêcher un échauffement exagéré) dnbfil iet du verre. L’arc commence à tenir stable lorsque la pression intérieure est 4,2 mm- La différence de potentiel aux bornes est 4^o volts pour un courant de o,3 à 0,4 ampère. La>couleur de l’arc est d’abord rouge clair; elle devient vite rose violacé ou .violette, puisublanche. Comme dans tous les tubes à vide, la décharge a d’abord la
- Self
- (x) Acier au nickel spécial, ayant même coefficient de dilatation que le verre, très employé actuellement dans la labriçatioiv laj^peSi à incandescence.
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- forme d’une veine lumineuse mince, puis elle s’élargit à mesure que la pression baissé et, finalement, elle remplit tout le tube.
- Au moment de l’amorçage, l’anode a l’aspect d’une plage uniformément lumineuse, elle se couvre bientôt de petites étoiles extrêmement brillantes formant des figures géométriques régulières (fig. 7 et 8), souvent ces étoiles sont au nombre de six ou sept occupant les sommets et le centre d’un pentagone ou d’un hexagone parfaitement régulier ; d’autres fois, elles sont en très grand nombre, toutes petites et très mobiles, disposées régulièrement sur des circonférences concentriques. Le plus généralement, les différents aspects se succèdent les uns aux autres, apparaissant et disparaissant avec une très grande rapidité, sans que rien soit changé aux conditions extérieures.
- Si l’on coupe le courant, on voit la place des étoiles marquée sur la surface du mercure par des points noirs d’oxydation. A mesure que l’électrode s’échauffe, la grosseur des étoiles augmente ; souvent chacune d’elles prend la forme d’une perle sphérique lumineuse de la grosseur d’un pois, posée sur le mercure. Ensuite les étoiles se groupent et se soudent, formant un disque lumineux central et un ou plusieurs anneaux concentriques séparés par des anneaux obscurs (fig. 9 et 10) ; l’épaisseur de ces derniers diminue peu à peu et l’anode prend l’aspect d’une plage uniformément lumineuse qu’elle conserve définitivement (fig. 11). Ces phénomènes sont extrêmement curieux à observer ; leur explication doit être cherchée, je crois, dans la présence à la surface du mercure d’une sorte de membrane superficielle, plus ou moins perméable au courant, dont l’état vibratoire déterminerait la forme régulière?
- des figures. ;
- Pendant ce lemps, la teinte violacée de l’arc fuit deda cathode pour ï|> gagner lentement d’anôdeïuoh éllè J subsiste quelquesvk sècondesv? puis •|ii B disparaît tout à fait.üL?arc est alors ' blanc laiteux, s’est élargi'et remplit tout le tube. Dans vcetfintervalie,da pression est tombée de 4 mmà 2mm,; et la différence dé potentiel atix
- b o r n e s d e 4 5 o à » 2 oè ; v o 11 s : ' ‘ 1 n ' .• j • ’ < b q
- La lueur cathodiqüéf d^spéct peir variable, est concentrée en un point très brillant avec une auréole bleu clair et rose surmonté dhitt ihafe
- Fig. 3.
- Secondaire
- du
- transfornf
- triphasé
- Fig. 4.
- rose sans cesse a
- verre
- blanc lumineux. Ce point est extrêmement mobile et cherche fies parois auxquelles il se fixe parfois en produisant un point d’attaque noir.v
- Le passage du courant dans le tube est accompagné d’un transport de mercure dé
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- l’anode à la cathode. La vapeur se condense en fines gouttelettes sur les parois du côté de l’anode et en grosses gouttes du côté de la cathode. En outre, le ménisque de mercure est
- bombé convexe à l’anode comme si le courant le soulevait au passage ; au contraire, le ménisque cathodique est concave et déprimé comme si le mercure mouillait le verre. La densité du courant étant considérable à l’étoile négative où la section de l’arc est très faible, la surface se creuse de quelques millimètres.
- Dans l’intervalle des pressions comprises entre i,5 mm et o,o5 mm, si l’on maintient le courant dans le tube à une valeur inférieure à o,4 ampère, la veine lumineuse est complètement striée etforme une succession d’anneaux semblables à une chenille (fig. 12). L’anode est d’abord coiffée d’un chapeau conique blanc très éclairant. Ce cône se transforme en un disque lumineux qui s’échappe de l’anode pour gagner lentement la cathode, suivi d’autres disques semblables. Quand la première de ces vagues lumineuses a atteint le halo qui surmonte l’étoile négative, la chenille est formée et ses
- Fig-, 5.
- (fig.
- une
- i3). Si l’on
- anneaux sont à peu près fixes dans l’espace, mais tremblotent et ondulent augmente le courant, les stries disparaissent aussitôt ; si on le ramène valeur, inférieure à 0,4 ampère, elles se reforment. A mesure que la pression diminue, les anneaux lumineux épaississent, deviennent plus flous et plus remuants ; enfin, ils se soudent et le tube est entièrement laiteux.
- Cette, production de stries est absolument analogue à celle que présentent les tubes à vide ordinaires. Gassiot a, depuis longtemps, signalé que, en diminuant graduellement la pression dans un tube, la veine lumineuse est d’abord continue, puis se stratifie, devient entièrement nuageuse et disparaît. W. de la Rue^et Müller^qnt fait sur ce sujet une longue série d’expériences avec [leur grande pile au chlorure d’argent ; ils ont remarqué également que la lueur de l’anode se détache, se meut vers la cathode et est suivie de plusieurs autres dont le nombre croît graduellement. Les différents aspects de décharges stratifiées qu’ils ont observés sont identiques à ceux que présentent les tubes à mercure : ils sont reproduits dans la figure 14 empruntée à un mémoire de M. de la Rue.
- Ces deux savants ont en outre signalé le phénomène suivant : lorsque les stries ne se forment pas naturellement, l’adjonction d’un condensateur en dérivation sur le tube en détermine aussitôt la production, Or, l’adjonction d’un condensateur produit sur [les tubes à mercure des effets différents*; si le ‘èô'ùrant est faible par rapport à la capacité, l’arc se coupe avec un crépitement particulier ; si de courant est assez fort, le condensateur semble ne produire aucun effet, mais, en embrochant un ampèremètre thermique entre le tube et le condensateur, on constate l’existence d’un courant d’intensité notable ; enfin, si l’on réalise une heureuse proportion entre le degré de vide, le courant et la capacité, le tube est désamorcé et aussitôt réamorcé par la décharge oscillante du condensateur.
- L’explication des stratifications ne peut être donnée qu’en admettant une série de contractions et de dilatations alternatives du milieu gazeux, phénomène analogue à la production des ondes sonores dans un appareil à anche.
- Cette hypothèse est d’autanV plus vraisemblable que la décharge dans les tubes à vide, et
- Fig. 6.
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- o
- notamment dans les tubes à électrodes de mercure, est toujours discontinue, même quand la veine lumineuse n’est pas striée.
- Au-dessous de o,o5 mm de pression, les stries deviennent extrêmement floues, se soudent et disparaissent (fig. i5). Le tube est entièrement blanc et très éclairant; il se produit au-dessus de la tache lumineuse qui surmonte l’étoile négative un espace obscur qui
- s’allonge de plus en plus (fig. 16). A ce moment, si l’on pousse le courant à 5 ou 6 ampères pour libérer par réchauffement les traces d’air collées aux parois, la différence de potentiel aux bornes du tube tombe brusquement à un chiffre voisin de i5 volts et s’y maintient. Sa décroissance en fonction de la pression est indiquée dans le tableau ci-dessous.
- Tabes en U ; distance entre électrodes, 10 cm environ; diamètre du tube à Vintérieur, 3,5 cm.
- PRESSION en millimètres de mercure. VOLTS AMPÈRES OBSERVATIONS particulières. TEMPÉRATURE extérieure des électrodes.
- 4,2 45o o,5
- 3 36o o,5 1 Arc mince violacé ;
- 3,5 320 o,5 Etoiles anodiques ;
- 3 275 o,5 Presque pas de lumière.
- 2 200 o,5
- i,5 i5o I
- I 125 1 Stries sur courant faible ;
- o,5 75 1 Tube blanc laiteux ;
- 0,25 60 1 Peu de lumière.
- 0,1 45 I
- o,o5 i5 Entre 3 et .10. Lumière intense. En régime normal
- et au-dessous. F onctionnement continu :
- normal. Anode........ 1600
- Cathode. ..... i5i°
- Ces chiffres ne sont pas rigoureux, car la chute de potentiel dans les tubes à mercure ne dépend pas uniquement de la pression, mais aussi de la température et du courant. Elle diminue beaucoup quand le verre et les électrodes s’échauffent, à condition toutefois que cet échauffement ne soit pas suffisant pour amener une surpression. Elle diminue égale-lement quand le courant augmente : cet effet n’est pas dû à une plus grande production de vapeur de mercure, car celle-ci n'a aucune conductibilité, mais il est en parfait accord avec les phénomènes observés par Mme Ayrton dans les arcs entre charbons, à savoir que la chute de potentiel au positif et la chute de potentiel au négatif diminuent quand le courant
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- augmente. Comme dans ces arcs, d’ailleurs, la chute de potentiel est plus grande à l’anode qu’à la cathode, puisque la température du mercure au positif est plus élevée qu’au négatif.
- Signalons en passant que le courant minimum nécessaire au maintien de l’arc augmente à mesure que la pression baiss'e ; il passe de o,i5 à o,5 et même i ampère.
- Fig. ii. Fig. i3. Fig. i5. Fig. 16. Fig. 17.
- Pendant le vidage du tube, la composition de la lumière émise change considérablement. Vu à travers un verre rouge rubis, l’arc semble d’abord rouge, puis jaunit et, quand le vide est très avancé, il paraît jaune verdâtre.
- Au-dessous de o,o5 mm de pression, la différence de potentiel aux bornes reste fixe aux environs de ià volts. Si l’énergie dépensée n’est pas trop considérable pour la surface
- rayonnante, les parois atteignent une température d’équilibre ; la vaporisation et la condensation du métal s’effectuent normalement et la pression de la vapeur de mercure reste inférieure à 2 mm. La chute~de potentiel est constante ainsi que l’intensité et le tube peut fonctionner très longtemps (fig. 17). Si, au contraire, le courant est trop intense pour la surface rayonnante des parois, le verre s'échauffe, les gouttelettes de mercure condensé se volatilisent peu à peu, la pression intérieure s’élève au delà de 10 mm, l’arc devient très mince,et très instable, la chute de potentiel augmente rapidement et l’intensité diminue un
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- peu (fig. 16) ; enfin, le verre se ramollit et se perce. Durant ce phénomène, la nature dejla lumière change ; vue à travers un verre rouge, elle verdit de plus en plus et passe du jaune verdâtre au vert clair.
- Il est bon de ne pas abaisser la pression dans les tubes au-dessous de o,oo5 mm, car on éprouve alors .de grandes difficultés pour l’amorçage. En effet, à moins d’avoir des bobines de self-induction très volumineuses, on ne peut guère faire apparaître -aux bornes du tube une différence de potentiel supérieure à 7000 ou 8000 volts; or voici approximativement les pensions nécessaires à l’amorçage :
- Pression en millimètres. Volts...................
- 2,5 35od
- i5oo
- o,65 800 :
- a 0,03
- 1 100
- 0,01 0,006
- 5 à 6000 8ooo
- Ces chiffres ont été déterminés avec une bobine Ruhm-korff par la distance explosive à l’air libre correspondant à la résistance offerte par le tube au passage de l’étincelle.
- On observe, dans les tubes où la pression intérieure est comprise entre 0,6 mm et 0,15 mm et surtout lorsque les électrodes sont un' peu chaudes, les phénomènes d’autoamorçage plus ou moins complets que voici : en soumettant un tube, sans l’amorcer, à une différence de potentiel de 55o à 600 volts, on voit se former une plage lumineuse violet velouté à quelques millimètres au-dessus de la cathode et une plage verdâtre au-dessus de l’anode. Souvent la lueur remplit une partie du tube en formant des stratifications violacées d’un côté, verdâtres de l'autre, avec un espace obscur entre les deux. Le courant qui passe dans ces conditions est 0,01 à 0,02 ampère. Quelquefois l’intensité de ce phénomène préli-
- Fig. 19. Fig. 20. • Fig- 21 • Fig. 22.
- minaire augmente peu à peu et l’arc normal s’amorce spontanément; d’autres fois le tube reste indéfiniment dans cet état, mais il suffit alors de lui imprimer une légère secousse pour déterminer le passage de l’arc.
- 20 Tubes à anocle en fer et cathode en mercure. — L’arc jaillit entre une coupelle de fer et un godet contenant du mercure placés dans un ballon en verre soufflé en forme de poire (fig. 18). Il ne commence à tenir stable que quand la pression est inférieure à 5 mm,, sa couleur est d’abord violette et il est très mince (fig. 19, 20, 21, 22) : l’extra-coUrant de rupture traverse cependant le tube dès que la pression s’abaisse à 10 mm. Il est impos-
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- sible d’amorcer l’arc en prenant le mercure comme anode et la coupelle de fer comme cathode; il faut absolument mettre le positif au fer : c’est d’ailleurs sur cette propriété que repose la soupape Hewitt.
- L’anode, n’étant pas refroidie sans cesse par la vaporisation du mercure, chauffe énormément. Malgré la longue et grosse tige de fer qui surmonte la coupelle, le fil de platine
- Fig. a3.
- Fig. 24.
- Fig. 25.
- Fig. 26. Fig. 27.
- atteint une température élevée qui occasionne souvent le bris du verre à l’endroit de la soudure.
- Les phénomènes observés dans ces arcs ont la même allure générale que précédemment. Les étoiles anodiques semblent exister, mais se produisent rarement, sont très floues et difficilement observables. L’amorçage est plus facile que dans les tubes à mercure seul pour des pressions égales.
- Fig. 28.
- Fig. 29.
- Fig. i'o. — Photographie posée.
- A tous les degrés de vide on rencontre des phénomènes d’auto-amorçage sur 55o volts, à condition toutefois que le tube soit un peu chaud lorsque la pression est très basse (fîg. 3o photographie posée).
- A des pressions comprises entre 0,6 mm et 0,15 mm le phénomène se manifeste par une superbe lueur violette qui semble flotter à 5 mm au-dessus de la cathode et par une faible
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- lueur verdâtre qui borde l’anode. Presque toujours, à ces pressions pour lesquelles les tubes à vide présentent leur maximum de conductibilité, l’arc s’amorce spontanément au bout de quelques minutes. Aux pressions plus basses, le phénomène préliminaire est toujours lë même, mais la lueur cathodique diminue d’intensité et blanchit ; l’amorçage spontané devient plus rare; une secousse est nécessaire pour,déterminer le passage normal de Parc.
- Il est à remarquer quo toutes les fois qu'un tube offre une difficulté d’amorçage on peut, en le secouant, diminuer considérablement cette difficulté. Bien souvent des tubes qui, par suite d’un vide trop poussé, opposaient au courant un obstacle infranchissable ont pu être amorcés avec facilité lorsqu’on agitait la surface du mercure pendant le déclenchement de l’interrupteur brusque.
- L’influence de cës secousses doit encore pouvoir être expliquée, je pense, par la présence d’une membrane superficielle qui s’oppose, surtout à froid, au passage du courant.
- L’arc entre fer et mercure présente, pendant presque toute l’opération du vidage, des stries remarquables partant d’une gaine lumineuse qui entoure l’anode. Ces stries, d’abord resserrées, s’espacent et s’étalent de plus en plus à mesure que la pression baisse ; elles sont toujours très mobiles et tremblotent. Quand le vide est assez avancé, il ne se produit plus qu’une seule strie, sorte de nappe lumineuse en forme d’assiette à bords relevés qui occupe le milieu du tube (fig. a3, 24, 25) : en tous cas, si l’on porte l’intensité du courant à une valeur de 4 ou 5 ampères, toutes les stries affluent vers l’anode et semblent s’y concentrer en boule lumineuse (fig. 28).
- Lorsque la pression est très basse et le courant faible, la boule de verre est entièrement remplie d’une lumière homogène gris clair peu éclairante ; si l’on augmente la valeur du courant, la lumière devient plus intense mais se localise au voisinage des deux électrodes, le reste du tube étant à peu près obscur (fig. 26, 27, 28). Quand l’intensité dépasse la valeur de 10 ampères, l’arc est continu et très éclairant; l’anode devient rouge et fond sur les bords (fig. 29) : au bout de peu de temps réchauffement amène une surpression et l’arc s’amincit en devenant très instable.
- Tous ces phénomènes sont fort intéressants : peut-être l’étude des arcs à mercure pourra-t-elle apporter une utile contribution aux connaissances bien incomplètes que l’on possède sur la difficile question de la décharge dans les tubes à vide.
- De Valbreuze.
- SOCIÉTÉ ÉLECTROMÉTALLURGIQUE DE SA1NT-RÉRON
- USINE DES GORGES DE CHAILLES
- Pittoresquement située dans un profond ravin, l’usine de Saint-Béron occupe un espace assez étendu de terrains.
- Les bâtiments disposés sur les deux rives du Guiers sont réunis par une passerelle en fer, suffisamment solide pour permettre un charoi actif des matières et de produits.
- Sur la rive gauche, se trouve l’usine même, comprenant salle des machines et salle des fours, fours à chaux, bâtiments de broyage et de concassage, ateliers de réparation et bureaux.
- Sur l’autre rive, deux bâtiments encore, dontl’un, vaste hall, sert d’entrepôt et de inaga-
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- 3.
- sin d’expéditions et l’autre de conciergerie et de logement du directeur, constituent la partie importante de l’immeuble.
- La société électrométallurgique de Saint-Béron. exploite, comme produit dans son usine de Saint-Béron, le carbure de calcium obtenu par voie électrothermique.
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- La force motrice e,st fournie par le Guiers, torrent descendant du massif de la Grande-Chartreuse.
- /
- A environ 3 km en amont de l’usine est établi un barrage destiné à capter l’eau nécessaire à l’alimentation des turbines.
- De ce point, l’eau est conduite, sur 2 174 m, par un canal en maçonnerie de 2,5o m de
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- VJ
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- large sur 2 m, de profondeur, partie à ciel ouvert, partie fermée; il y a en effet environ 60 m de tunnel.
- Une canalisation métallique amène ensuite l’eau jusqu’à l’usine.
- Cette canalisation, installée par la maison J. Joya de Grenoble, se compose de deux conduites en tôle de 1,20 m de diamètre et de 297 m, de longueur chacune. L’une de ces
- Fig. 3.
- conduites est formée de fronçons de 6 m. environ, assemblés à l’aide débridés en fer cornière, l’autre plus récemment installée, est en tôle nivelée sans joints ; toutes deux descendent presque directement de la chambre d’eau, puis, arrivées au bas, à la hauteur de l’usine, font un coude à angle droit qui ramène aux turbines.
- La prise d’eau sur le Guiers est munie d’un vannage à tiroir composé de deux vannes conjuguées avec vanne de chasse et de décharge. A la chambre d’eau a été également ins-
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- tallée, devant chacune des conduites métalliques, une vanne à tiroir étanche permettant le fonctionnement isolé des conduites.
- La chute utile dont on peut disposer est de 88 m.
- La salle des machines contient cinq groupes, composés chacun d’une turbine accouplée rigidement à un alternateur Thury. biphasé d’un type spécialement établi pour la fabrication
- Fig. 4.
- du carbure de calcium. Ces dynamos ont été construites par j\IM. Schneider etCie au Creusot.
- La tension utilisée est de 8o ou de 4° "volts et le débit proportionnellement de 3 ooo à 6ooo ampères par circuit et machine, c’est-à-dire que la force absorbée est de 700 HP. à 600 tours.
- L’excitation des alternateurs .est fournie par une machine Thury au type .CS, commandée par une turbine.
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- Les turbines des cinq grands groupes ont été livrées par la maison Brenier-Neyret, de Grenoble. Ce sont des turbines à injection partielle.
- La salle des fours est contiguë à celle des machines ; le courant y est amené au moyen de faisceaux de câbles en cuivre établis souterrainement jusqu’au tableau ; de là, lés conducteurs traversent la paroi de séparation et arrivent aux fours.
- Un pont roulant dessert la salle des machines et facilite les manœuvres de montage et de démontage des alternateurs et de turbines.
- L’installation totale se composera de 12 fours à coulée d’un modèle récent destinés à remplacer les fours actuels.
- Gomme détail intéressant, on peut signaler que la chaux se fait à l’usine même en traitant le calcaire exploité aux Gorges de Chailles et amené aux usines.
- L’usine de Saint-Béron possède encore trois dynamos de 120 kilowatts, à courant continu, actionnées par trois turbines Brenier-Neyret, de 200 chevaux chacune.
- Une turbine actionne également les appareils de broyage, de concassage et de mélanges.
- On utilise comme matière première, du charbon et de la chaux réduits en poudre impalpable.
- Le personnel se compose, à part l’administration et les contremaîtres de fabrication, de douze hommes pour les fours et de quinze hommes pour les manœuvres, occupés au broyage, au concassage et au four à chaux, en outre, deux électriciens sont préposés à la surveillance des machines, et deux mécaniciens aux réparations mécaniques.
- Un personnel et un matériel spécial sont employés pour la fabrication et la cuisson des électrodes. m
- G. Domar.
- LES CABESTANS ÉLECTRIQUES DU PORT D’ANVERS Q
- Les cabestans du port d’Anvers sont destinés à mettre en mouvement les transbordeurs qûi permettent de transporter jusque sur les quais les wagons amenés derrière les hangars qui longent l’Escaut ; ainsi on évite la traversée de ces hangars. On peut se rendre compte de l'activité de ces cabestans, si l’on songe que quelques-uns d’entre eux ont fait 3 000 000 de révolutions en 3 mois. Le service technique de la ville d’Anvers s’est décidé à faire l’essai de cabestans électriques et leur construction s’est imposée.
- Tout d’abord, la Haarlemsche Machinefabrik avait construit un type de cabestan destiné à être placé en dérivation sur la ligne. Cet appareil (fig. 1), muni de résistances de démarrage, consiste en une boîte en fonte où se trouve une série de contacts sur lesquels glissent des balais attachés à un levier. Le levier muni d’un contrepoids est mis en mouvement au moyen d’une pédale. D’abord le courant passe dans la résistance entière avant d’arriver au moteur ; puis, quand la pédale est actionnée par l’homme de service, les divers degrés de la résistance sont mis hors circuit consécutivement. Quand l’homme lâche la pédale, le contrepoids actionnant le levier le fait retourner en sa position initiale et le courant est interrompu. En même temps, un contact attaché au levier met en court-circuit
- P) Cette étude est empruntée à un mémoire de M. P.-C. Dufour paru dans le Bulletin de VAssociation des Ingénieurs Electriciens sortis de l'Institut Montefiore.
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- le moteur avec une partie de la résistance. La force vive de l’armature et des parties tournantes du cabestan faisant fonctionner le moteur comme dynamo, celui-ci produit un courant qui arrête très vite son mouvement.
- Ce dispositif exige que la pédale soit actionnée lentement. Sinon le démarrage est trop rapide et le courant au début trop intense ; le plomb fusible saute et le collecteur du moteur aussi bien que les contacts du démarreur se détériorent rapidement. De plus, les chocs produits dans le réseau ont une mauvaise influence sur l’éclairage d’alentour.
- M. Dufour a évité ces inconvénients au moyen d’un plongeur à huile qui donne une grande résistance au levier. La pédale est combinée avec un interrupteur de courant de telle façon que le circuit s’ouvre au même moment où l’on retire le pied de la pédale.
- Fig. i.
- Il ressort de ce qui précède que l’appareil de démarrage est la partie principale du cabestan. Aussi le cabestan idéal serait-il celui où il n’y aurait ni appareils de mise en marche, ni résistances d’absorption.
- M. Dufour et M. Thury ont étudié la question et proposent d’appliquer leur solution aux 27 appareils fixes du quai de l’Escaut. Gomme ces cabestans forment un service exclusif et sont tous actionnés par un moteur de type uniforme, on peut employer le système de distribution « en série » au lieu du système de distribution « en parallèle ». Si les balais du moteur sont placés dans l’axe d’un pôle, le courant électrique ne mettra pas le moteur en mouvement, mais si les balais sont déplacés dans l’un ou l’autre sens, un torque se produira, entraînant la rotation. Enfin à une certaine position des balais, le torque doit atteindre sa valeur maxima.
- La puissance du cabestan est dans un rapport direct avec l’angle de calage des balais., tandis que le nombre des révolutions dépend du travail extérieur (poids, frottement, vitesse du transbordeur).
- Il suffit donc pour tout appareil de mise en marche et de réglage du cabestan d’une
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- pédale liée automatiquement au porte-balais du moteur. L’appareil de démarrage peut être ainsi supprimé.
- M. Dufour calcule que si les 27 cabestans étaient en même temps en service et à pleine charge, la génératrice aurait à fournir une tension de 27 X 1G0 = 4320 volts plus une perte en ligne d’environ 100 volts. En fait, la moitié au plus des cabestans travaillent simultanément. La tension fournie par la génératrice doit être variable.
- Il faut en effet maintenir constante l’intensité dans un circuit à résistance variable.
- Pour obtenir ce résultat, il ne propose ni le décalage des balais, ni le changement du champ magnétique de la dynamo par un réglage en shunt. Il adopte le changement du nombre de tours de la génératrice qui, dans le cas d’Anvers, est la méthode la plus simple et la plus économique.
- On emploiera une machine à vapeur d’une construction spéciale accouplée directement à une dynamo enroulée en série. La machine à vapeur ayant une détente constante réglera sa vitesse d’après l’énergie absorbée.
- L’intensité de la génératrice et le champ magnétique excité en série étant constants, le couple résistant ou la torque le sera aussi. Soit à un moment donné une tension Y entre les bornes d’une dynamo donnant l'intensité constante de 100 ampères.
- La résistance du circuit extérieur (lignes et cabestans en action) sera
- 100
- Quand un des cabestans est mis en service, la résistance s’accroît d’une certaine quantité r et la tension de la dynamo ne changeant pas, on a pour l’intensité
- -f- r
- Or comme le couple résistant dans une dynamo en série dépend exclusivement de l’intensité, ce couple diminuera et la machine à vapeur trouvant moins de résistance, accélérera sa marche, d’où il résultera une augmentation de tension ayant pour effet de ramener l’intensité à sa valeur normale.
- En employant pour le cabestan des moteurs excités en série, l’on obtient plusieurs avantages :
- i° Au démarrage, la puissance empruntée à la ligne est, en plus de la constante du moteur (3 p. 100 environ), proportionnelle au travail qu’il fournit effectivement. Il n’y a donc aucun à-coup sur le réseau du fait du démarrage, qu’il soit effectué sous charge ou à blanc. ‘ •••*’
- 20 En cas de surcharge, c’est-à-dire lorsque le couple résistant dépasse le couple moteur maximum, le moteur diminue de vitesse tant que dure cette surcharge. Il n’y a pas d’échauffement anormal, puisque l’intensité du courant n’est pas augmentée.
- La figure 2 représente le cabestan tel que proposent de le construire MM. Dufour et Thury.
- Le moteur peut développer une capacité de 18 chevaux effectifs à 45o tours et emploiera alors 100 ampères sous i5o volts. Sur l’arbre du moteur dont le bâti est relié directement avec la plaque d’assise, se trouve un pignon en bronze travaillant sur une roue dentée, attachée directement au tambour. Le moteur est fermé hermétiquement. Pour pouvoir atteindre les balais et le collecteur, il est muni de trois clapets, fermés hermétiquement par un ruban de caoutchouc. Dans le couvercle du moteur se trouve une ouverture par
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- laquelle peut passer une tige faisant partie cPun-e crémaillère-. Par un levier, celte dernière est jointe avec la pédale A, de manière qu’en posant le pied sur la pédale les Palais ise
- déplacent de la ligne neutre à la position du plus grand torque. Un des arbres du levier est pourvu d’un interrupteur. B, qui, dans sa position supérieure, met en court-circuit le
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- moteur. Comme le levier est pourvu d’un contrepoids C, il est évident que si l’homme dé service retire le pied, le moteur est en court-circuit. Pour ne pas pouvoir pousser trop vite la pédale, il se trouve au-dessous de l’arbre du levier, le cylindre à huile avec un piston, qui offre une résistance en poussant la pédale, mais qui ne retient pas l’action du contrepoids quand il retombe.
- Comme il est nécessaire d’arrêter directement la marche du cabestan, la position de repos des balais dépasse un peu-la ligne neutre dans le sens inverse du mouvement, de manière que si le pied est levé de la pédale, le moteur devant changer de direction, le mouvement du moteur est subitement arrêté.
- Si le cabestan mis en marche ne trouvait pas de résistance (la corde n’étant pas enroulée sur le tambour), la vitesse pourrait devenir dangereuse aussi bien pour l’armature du moteur que pour *le mécanisme du cabestan. Le moteur absorberait alors une tension exagérée. Aussi faut-il un appareil mettant le moteur en court-circuit. Cet appareil appelé by-pass automatique, se compose d’un interrupteur à enclenchement commandé par un électro-aimant à armature libre. L’électro-aimant est excité par une dérivation, qui, de même que l’interrupteur, est branchée sur les extrémités de la partie du circuit à protéger. Si la limite permise est dépassée, l’électro-aimant fait jouer le déclenchement de l’interrupteur et la boucle est alors mise en court-circuit automatiquement.
- Solier.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
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- Télégraphie sans fil système Fessenden (1). Electrical World and Engineer, 19 septembre.
- Le système de télégraphie sans fil de M. Fessenden a été l’objet, de la part de l’inventeur, de plusieurs améliorations.
- Alors que le détecteur précédemment employé était constitué par un fil de platine très fin, M. Fessenden utilise maintenant à la place une très petite colonne liquide. Dans sa forme la plus simple ce détecteur comporte par exemple un diaphragme muni d’un trou très exigu : la liaison est établie avec le liquide au moyen d’un fil très fin qui y plonge ; le but de cette disposition est de concentrer pour ainsi dire toute la résistance au voisinage de la pointe : la figure 1 montre ce genre de détecteur que M. Fessenden nomme « baretter ».
- Cet appareil a sur le détecteur a fil de platine de nombreux avantages dont le principal réside dans ce fait qu’il ne peut pas être brûlé comme ce dernier. Aussi n’est-il pas nécessaire de le
- P) Voir Eclairage Électrique, 22 . août et 3 octobre 1903. •
- protéger contre les décharges atmosphériques et de l’enfermer dans une enveloppe métallique car, d’après les essais, de fortes étincelles produites tout à côté de lui sont incapables de l’endommager ou de le mettre hors de service.
- Fig. 1.
- Un second avantage réside dans ce fait que le détecteur à liquide est beaucoup plus sensible que le détecteur à fil de platine. Alors qu’une quantité d’énergie déterminée fait varier la résistance de ce dernier de i/4 p- 100, la même quantité d’énergie produit dans le premier une variation de résistance de 12 p. 100, soit environ cinquante fois 'plus. Il importe
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- de faire ressortir que le passage des ondes abaisse la résistance du détecteur à liquide, parce que le coefficient de température des liquides est généralement négatif ; l’efficacité est par conséquent plus grande que celle du système précédent dont la résistance augmente sans l’effet des ondes, et l’on a beaucoup plus de facilités pour actionner un appareil inscripte ur.
- M. Fessenden affirme ensuite qu’il obtient un accord beaucoup plus précis avec son système •qu’avec les cohéreurs ordinaires. Comme preuve il cite ce fait que, avec un circuit d’une capacité
- Fig, 2.
- de o,ooo 279 microfarad et d’une inductance de 0,039 millihenrys, il a obtenu un accord si précis que l’effet dans ce cas particulier a été cent fois plus grand que sans accord.
- Une autre patente de M. Fessenden concerne une méthode pour la production des ondes électriques et leur décomposition périodique en groupes indépendamment de la fréquence de la décharge. Pour cela on peut faire un double choix : par exemple le circuit de réception peut être accordé en même temps sur la fréquence des ondes et sur la fréquence des groupes de façon que l’intervention d’un importun soit impossible, s’il ne connaît pas ces deux valeurs.
- Cette disposition — qui d’ailleurs n’est que théorique — permet un grand nombre d’accords indépendants.
- La façon dont M, Fessenden produit et reçoit les ondes électromagnétiques est représentée par la figure 2, dans laquelle J est la bobine d’induction actionnée par un interrupteur électro-vibrateur: la marche du courant se comprend
- sans autre explication. En pratique une rangée de deux ou plusieurs fils verticaux abc... sont reliés, dans la station transmettrice, aux contacts ef. ..munis de connexions allant aux bobines J , J, (fig. 3). Les extrémités de ces dernières sont re-
- A B C D
- Fig. 3.
- liées, d’une façon que le dessin fait facilement comprendre, à la source de courant P17 à la terre et à un interrupteur spécial. Cet interrupteur de courant consiste en disques métalliques AB... assujettis sur l’axe X qui tourne avec une vitesse angulaire uniforme sous l’action du moteur M. L’axe est relié électriquement à l’un des pôles de la source Px : de même il existe des connexions permanentes entre les disques AB... et l’axe. Ces disques portent des saillies V qui, pendant la rotation et l’axe, viennent en contact avec les balais F4 F2... et établissent ainsi la liaison avec l’autre pôle de la source de courant. Comme les disques peuvent être calés de diverses façons sur l’axe, on conçoit que les interruptions de courant puissent être variées à volonté dans des limites étendues. La vitesse de rotation de l’axe doit être en rapport étroit avec la vitesse de déroulement de la bande de papier à la station réceptrice.
- Comme la période des ondes dépend du produit :
- ^inductance X y/capacité, et que ces deux grandeurs varient avec la longueur et l’épaisseur des fils, on mesure ces quantités de façon que les ondes issues d’un fil soient bien distinctes des ondes émises par les autres. Par l’arrangement correspondant de§ disques AB.., sur l’axe X
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- on peut émettre les ondes en séries de différents groupements.
- La station réceptrice A' possède une installation de fils aériens «7/... semblables a ceux de la station transmettrice A. Comme les fils des deux stations ont, par paire, la même inductance et la même capacité, (a et a' en b et b' formant par exemple une de ces paires), il est clair qu’on peut obtenir en A' un accord très précis.
- La sécurité de la télégraphie sans ûl. Elec-trical World and Engineer, 14 décembre.
- M. Fessenden, au sujet du degré de sécurité qu’a pu présenter jusqu’à présent son système de télégraphie sans fil, donne les indications suivantes :
- Pendant l’année 1900 et 1901 une communication sans fil était établie entre cap flatteras et Manteo, Pvoanote Island, parallèlement avec une ligne télégraphique ordinaire et une ligne .téléphonique en exploitation. Les mats des antennes avaient une hauteur de 45 ni. Les lignes furent fréquemment interrompues, et simultanément pendant 27 jours. Par contre, la communication sans fil permit toujours le transport des nouvelles. Il est vrai qu’il se produisit au printemps à certaines heures de la journée des perturbations atmosphériques qui mirent le feu aux détecteurs. Après remploi d’un système accordé avec précision et d’un nouveau détecteur, les troubles cessèrent.
- Les stations, érigées plus tard, au cap Charles City, Fortress Morrœ et Océan Wiew avec des mats de i5 111 et à des distances de 4° à 45 km présentèrent une aussi grande sécurité.
- Pendant l’année ipo3 une communication sans fil fut établie entre New-York et Philadelphie (i3o kini avec des mats de 4° m de haut. Quoi [ue l’énergie dépensée dans les stations ne fut que de i/j de cheval, on échangeait journellement pendait les heures de semice 4° télégrammes, et cela malgré le voisinage de 135 autres stations de télégraphie sans fil dans les deux villes.
- Les nouvelles méthodes d’accord de l’auteur présentent donc un grand intérêt et permettent, de se mettre en relation avec la station que l’on désire. De plus il lut même possible, malgré les maisons massives du voisinage, de recevoir les nouvelles des navires de guerre de Oyster Bay,
- alors que la station des chantiers maritimes de Brooklyn ne les recevait pas.
- Au début on devait répéter la moitié des télégrammes ; actuellement cela n’est nécessaire que pour 5 p. 100 à peine d’entre eux. — M. Fessenden estime donc que dès maintenant la télégraphie sans fil est supérieure à la télégraphie ordinaire. R. Y.
- * *
- Sur le mécanisme de la propagation électrique, par M. Kennely. Electrical World and Engineer, n° 17.
- Sous ce titre M. Kennely présente une étude sur la propagation de l’énergie avec ou sans conducteurs basée sur la théorie de la migration de l’énergie dans les diélectriques. M. Kennely admet que l’antenne d’émission rayonne sans amortissement une période complète et que celle-ci se propage sans perte en forme de demi-sphère sur la terre supposée mathématiquement plate. Cette idée résulte d’un exemple que cite l’auteur. Une antenne d’émission de 3o m de hauteur est chargée da 3o 000 volts, l’énergie de la charge est 4,5 X io7 ergs et est rayonnée avec la vitesse de la lumière. A une distance de 10 km, l’onde couvre une surface de 6,283 X io12 cm2 et, puisque la longueur de l’onde est 120 m (pour une antenne de 3o m) le volume de l’onde est y.54 X io1B cm3 ; l’énergie par centimètre cube et donc 6 X io~10ergs. Une moitié de cette énergie est emmagasinée sous forme magnétique la seconde moitié sous forme électrique. On peut alors évaluer l’induction magnétique B à 8,68 X io~5 gauss et l’intensité de champ H. Par suite F « intensité électrique » de l’onde peut être évaluée à 0,02604 volt par centimètre. Pour B et E on obtient les mêmes valeurs lorsque B est exprimé en unités absolues électromagnétiques et E en unités absolues électrostatiques. La lorce éleclromotrice induite dans l'antenne de réception est (pour une forme sinusoïdale du flux) 1 io,5 volts.
- L’auteur assimile à ce cas la propagation d’ondes monophasées sans résistance ni perte, c’est-à-dire avec des conducteurs et un diélectique parfait, la résistance opposée aux oscillations est / = V — ou r = -7s-7rr en unités ab-V c Crf1)
- solues de résistance. L’énergie transmise est
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- e%cv ergs par seconde. L’auteur prouve que le transport d’énergie le long d’un inducteur s’effectue comme la propagation de r « couches d’énergie » par seconde. Ces couches d’énergie contiennent de l’énergie magnétique et de l’énergie électrique, l’énergie étant transmise par l’éther et conduite par le fil.
- L’existence du courant continu est expliquée par la présence d’un très grand nombre d’ondes qui sont en partie transmises et en partie réfléchies. L’auteur donne aussi un exemple du transport du courant alternatif. Cet exemple fait ressortir que l’inductance par centimètre en unités absolues électromagnétiques est égale à l’inverse de la valeur de la capacité exprimée en unités absolues, électrostatiques, si Ton néglige l’inductance dans l’intérieur d’une section transversale du conducteur.
- Applications de la télégraphie sans fil aux chemins de fer. Communications des trains entre eux et avec les gares.
- On sait qu’un certain nombre d’essais ont déjà été tentés, particulièrement en Amérique, pour l’utilisation des ondes hertziennes à l’intercommunication des trains. Mais l’exiguité du gabarit adopté pour les ponts et tunnels a renduimpos-sible l’emploi d’antennes de transmission et de réception, et tous les essais sont restés géné-lement infructueux. Cependant la New-YoPk Central Railway a équipé des voitures d’express avec le système de Forest et prétend avoir obtenu de bons résultats.
- M. Guarini est parvenu, paraît-il, à assurer la communication des trains entre eux et avec les gares par l’emploi d’ondes hertziennes, mais en utilisant les fils télégraphiques parallèles à la ligne pour propager la perturbation. L’appareil de transmission agit par induction sur ces fils qui à leur tour, induisent dans l’appareil de réception un courant suffisant pour en déterminer le fonctionnement. Des expériences entreprises en Belgique avec ce dispositif ont été couronnées de succès.
- D’autre part, sur la ligne de Teplitz, on a équipé un wagon-salon avec un poste complet de rAllgemeine-Electricitàts-Gesellchaft et une batterie d’accumulateurs de ioo volts. Le récepteur, comportant un cohéreur et un morse, avait été arrangé d’une façon spéciale pour éviter les chocs dus aux trépidations.
- Ca wagon fut attaché à un train ordinaire ; des fils de cuivre soigneusement isolés par des supports en porcelaine couraient le long de quatre voitures et servaient d’antenne.
- A la station fixe, des fils étaient disposés, sur une longueur d’environ 4o m, sur les poteaux de la ligne télégraphique.
- On put communiquer avec ce dispositif à une distance de y km : les signaux reçus étaient très nets. R. V.
- ACCUIV1ULATEURS
- Accumulateurs nouveaux. Centralblatt für ac-cuinulatoren-Elementen-und Accumobilen-kunde décembre igo3. Élément secondaire, par E. Hatch. Patente américaine i3 février 1903.
- L’invention concerne la constitution d’un élément secondaire durable et efficace avec des supports poreux (fig. 1 et 2).
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- Fig. x.
- Chaque plaque positive possède un support solide et poreux en kaolin ou autre matière inattaquable à l’acide et ne contenant pas de fer, le support se fait de façon à présenter un grand
- Fig. 2.
- nombre d’excavations 3 qui, sur l’une de ses faces sont remplies par la masse 4-
- Les électrodes négatives sont constituées de lames minces 6 en substances poreuses, bois léger de préférence, assemblées en forme de réservoir sur l’une ou sur les deux faces et percées d’une quantité de trous : la matière active est
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- entassée dans les trous qu’elle remplit jusqu’aux bords du réservoir, ou même un peu au delà. Les réservoirs 6 n’ont pas besoin d’être aussi solides et lourds que les supports, mais peuvent être laits en matériaux très minces et très légers, comme du bois, du gypse, de l’amiante comprimée ou autres matières semblables.
- Les minces lames de plomb 8 qui amènent le courant peuvent être munies de trous ou de poches jouant le rôle de réservoirs auxiliaires pour l’électrolyte lors des fortes décharges.
- Pour l’assemblage de la partie décrite on procède de la façon suivante : un support 2 [est placé en contact avec la masse 4 ménage des gouttières verticales 3 pour assurer un libre passage aux gaz qui se dégagent.
- Ensuite on place contre ce support un des réservoirs pleins 6 muni sur la face opposée d’une lame conductrice 10 qui assure le contact avec toute la surface de la masse 5; les pièces de connexion sont soudées aux lames 8 d’un côté de l’élément, et aux lames 10 du côté opposé. Contre les faces d’une semblable paire de plaques sont placés des supports en verre, en ardoise, en bois paraffiné ou autre matière inattaquable à l’acide, maintenus par des bandes de caoutchouc ou des baguettes de plomb isolées qui entourent l’électrode.
- La matière active de chaque électrode négative est protégée par une sorte de cadre qui, non seulement relie la masse avec les parties contiguës de l’élément pendant la formation et lui donne de la solidité quand elle est formée, mais encore protège la face extérieure de la masse contre l’action de l’électrolyte lorsque, grâce à la perforation des supports et grâce à la porosité des matériaux, le passage de l’électrolyte se fait à travers la masse active.
- Les plaques négatives, pour lesquelles la priorité est revendiquée, peuvent être assemblées avec n’importe quelles positives, pourvu qu’on les protège d’un côté et qu’on les isole des électrodes voisines.
- Élément secondaire, par E. Hatcli, Patente américaine 14 juin 1899.
- Les accumulateurs dont la matière active est placée sur des supports poreux présentent, surtout lors des fortes décharges, une grande résistance intérieure à cause de l’épuisement de l’acide dans l’électrolyte dont la diffusion à tra-
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- vers la masse active est plus rapide que l’infiltration du liquide extérieur. De plus les gaz dégagés par la décharge s’accumulent dans les pores de la masse active et du support poreux et provoquent une force électromotrice opposée à celle de l’élément.
- En conséquence les supports poreux ne sont employés que pour la matière active des plaques positives. Les négatives sont constituées de telle façon que leur surface chimiquement active soit directement soumise à l’électrolyte sans l’adjonction d’une masse poreuse difficilement attaquable, à travers laquelle l’électrolyte doit s’infiltrer et que les gaz naissants doivent traverser pour s’échapper (fig. 3 et 4)-
- Fig. 3 et 4-
- * La matière active 2 des plaques positives est portée par de solides supports poreux 3, constitués par du kaolin ou autre matière inattaquable à l’acide et indemne de fer, et présentant des gouttières 4- Deux de ces supports sont placés de part et d’autre d’une plaque inattaquable à l’acide, généralement en plomb, et forment une électrode. Les plaques 5, qui portent les connexions, et qui peuvent être munies de trous, ne jouent pas le rôle de support et peuvent être faites très minces pour diminuer le poids et le prix.
- La plaque négative est préparée de la façon suivante : Une auge plate provisoire en bois léger et poreux, muni de trous, est remplie de la matière 10 jusqu’à ce que cette dernière dépasse un peu les bords de l’auge, puis une plaque de plomb 11 est placée par-dessus. Sur l’autre face de la plaque 11 peut encore être rapportée une seconde auge pleine : les deux parties sont alors solidement assemblées et la masse 10 est réduite. Il est plus avantageux de former l’élément
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- complet. Pendant cette formation provisoire, l’oxyde de plomb est transformé en une solide et compacte plaque de plomb poreux ou spongieux qui, à cause de sa consistance particulière est assez rigide pour constituer son propre support. L’auge provisoire 8 peut alors être enlevée et il reste une plaque de matière active compacte qui est en liaison parfaite avec la lame de plomb 11. Après ce procédé de formation provisoire, les plaques sont montées de la laçon habituelle dans les éléments.
- Améliorations apportées aux accumulateurs électriques, par Paul Schmitt et Charles Fabvre. Patente anglaise, 8 octobre 1902.
- Les plaques ne présentent pas de matière active compacte comme dans les accumulateurs or-
- Fig. 5 et 6,
- dinaires. Sur un côté d’une bande e (fig. 0, 6, y) verticale, en plomb de y mm à 20 mm de largeur, sont rapportées des feuilles horizontales n en
- à l’acide. Chaque cloison consiste en deux feuilles perforées placées vis-à-vis l’une de l’autre et dont les trous ne se recouvrent pas, de façon que la matière active, qui consiste en grains placés côte à côte, ne puisse pas sortir lors du passage de l’électrolvte, Les cloisons sont tenues verticales par des traverses f, qui sont disposées parallèlement aux feuilles de plomb antimonié a.
- Pour préparer la matière active, on pétrit ensemble de l’oxyde de plomb pulvérulent avec i5 p. 100 d’eau distillée, 4o p. de glycérine, et 40 p. 100 d’acide sulfurique. On sèche la pâte en minces feuilles sans la chauffer, on la pile et on la crible. Les grains ronds ont environ 0,7 mm de diamètre.
- Améliorations aux éléments secondaires, par Gyrill Mackinnon. Patente anglaise, icr octobre i9°3.
- La matière active qui se désagrège doit être reçue dans des auges susceptibles d’être enlevées rapidement sans nécessiter l’interruption du service de l’élément'ni le vidage de l’électro-iyte.
- On peut placer 3 auges d’ébonite côte à côte (fig. 8 et 9) sur le fond et mettre les plaques
- CT H
- O * J *
- plomb antimonié, espacées de 10 mm. Le quatrième côté du cadre est constitué par les bouts libres b des feuilles horizontales recourbées verticalement en cd. Les deux faces ouvertes du cadre reçoivent une cloison rigide en substance mauvaise conductrice, ou en métal inattaquable
- au-dessus : leurs bords supérieurs sont taillés en biseau de façon à éviter le plus possible les dépôts qui pourraient s’y former.
- O11 peut aussi 11’employer qu’une auge et placer lesplaques sur une grille ouun supportanalogue; dans les deux cas les plaques doivent être écartées du voisinage de l’auge. Les auges peuvent aussi être munies de cloisons ou de nervures C ; ces dernières, fixes ou mobiles, sont consolidées dans les intervalles par des barettes transversales et sont disposées dans les coins de façon que les dépôts ne soient pas entraînés par le liquide lorsqu’on enlève les auges au moyen de corclelèttes ou de crochets es. Si les nervures ne sont pas inclinées, la partie supérieure des intervalles doit être un peu rétrécie. Les plaques B
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- sont appuyées et consolidées sur le bord supérieur de l’élément A. Une auge peut empiéter sur la voisine par une saillie qui sert en même temps de point d’attache "pour l’enlèvement. Enfin les auges peuvent être faites en plomb ou autre substance semblable.
- Batterie d’iaccumulateurs, par Ch. Kennedy. Patente américaine, ai mars 1902.
- La batterie est constituée par des auges superposées, l’auge quadrangulaire sans iond r, en
- Fig. 10.
- substance isolante, a une partie inférieure 2 munie de cloisons verticales relativement épaisses et une partie supérieure libre 4» Les cloisons inférieures plus épaisses rentrent vers le dedans
- L’espace entre l’électrode sur un côté de l’élément et la plaque de l’élément inférieur est remplie avec une masse non conduetive comme de l’amiante, de la Laine, du sable, etc. (lig. 10).
- Fig. i3.
- La forme décrite pour le fond de l’élément a pour but de faciliter le rapide dégagement des gaz et de l’air qui prennent naissance au centre de l’élément.
- Pour l’évacuation des gaz il y a, dans les cloisons de côté 3 de la partie inférieure de l’auge 1 des entailles i4 où passent des tubes id.
- L’électrolyte est maintenu à hauteur convenable par des trous 16 qui traversent l’auge non conductrice et l’élément conducteur. Comme ces trous sont disposés plus bas que les bords de l’élément inférieur, le liquide qui sort d’un élément se rassemble dans celui du dessous. L’es-
- Fig. 11.
- de façon à fornier un compartiment 6. Sur ce dernier, est placée la partie horizontale 11 d’un élément en tôle de plomb (fig. 12 et i3), qui a un
- Fig. 12.
- fond en forme de coin et repose en haut sur les cloisons libres de l’auge.
- Sur les faces, supérieure et inférieure de l’élément sont assujetties les plaques positives et négatives 8 et 9 avec la matière active.
- =>
- Fig. i5.
- pace autour d’un élément peut être fermé par un couvercle de cire muni de petits trous pour l’air. On peut aussi percer transversalement des canaux 19 pour le dégagement des gaz.
- La colonne entière d’auges peut être renfermée dans une caisse ou armoire.
- Si on laisse un certain intervalle entre les fonds
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- dns auges conductrices pour pouvoir surveiller séparément chaque élément, il faut mettre entre eux des bandes de connexion.
- Il est parfois avantageux de donner à l’auge-support non conductrice le fond en saillie auquel les électrodes sont'ensuite assujetties (fig. i4). Ces derniers doivent être reliés par des bandes conductrices. La figure i5 montre la perspective d’une de ces plaques que l’on place sur l’élément récepteur 7 (fig. jo, 12, i3) ou sur l’auge 25.
- R. Y.
- GÉNÉRATION
- Sur les pertes dans le fer des dynamos, par A. Press, Electrician, t. LI, p. 1409, 16 octobre igo3.
- Dynamo à couvant continu. — On sait que les pertes dans le fer induit d’une dynamo sont à égalité [d’induction maxima, beaucoup plus grandes que dans un transformateur, en général environ deux fois et demie plus grande et quelquefois plus.
- L’auteur pense que cette différence peut s’expliquer par l’augmentation des courants de Foucault, augmentation résultant de ce que la loi sinusoïdale est sensiblement suivie pour le flux d’un transformateur, tandis que l’induction dans une machine présente le plus généralement une" courbe aplatie et de plus désaxée en charge par suite de la distorsion du flux dans l’entrefer et les dents.
- Les courants de Foucault peuvent être consi-
- dérés comme proportionnels à
- dd3 \ 2 Ht
- dt.
- tB représentant l’induction au point considéré et Z, —t0 l’intervalle de temps correspondant à une période , intégration qu’il est facile d’obtenir graphiquement connaissant la loi de variation de 93. Pour les courbes compliquées, M. Press propose de les remplacer par une ligne polygonale inscrite, ayant lé même caractère général que la courbe, car il est, dit-il,possible de démontrer que la ligne droite joignant deux points d un arc de courbe conduit à un minimum pour l’expression, déterminant les pertes par courant de Foucault ou tout au moins une quantité proportionnelle.
- A 1 appui de ceci, l’auteur donne quelques exemples numériques montrant l’ordre de grandeur des différences.
- ' Pour montrer l’influence du désaxage des courbes par la distorsion sur les pertes par-courants de Foucault, la figure 1 représente différences répartitions polygonales de même surface,à la-
- sne
- Fig. x.
- quelle la tension est proportionnelle ; les valeurs écrites en regard des doubles numéros 1,1 ; 2,2 ;
- répartition sinusoïdale avec une valeur moyenne et que l’auteur n’a pas fait figurer correspondrait à une surface proportionnelle à 2,3.
- Il est intéressant de remarquer, sur la figure 1, que pour une hauteur constante des parties inclinées, les tangentes sont inversement proportionnelles à la projection de la partie inclinée, comme la surface est proportionnelle à cette projection il en résulte que les pertes par courant de Foücault sont inversement proportionnelles à la projection de la partie inclinée.
- La loi de répartition la plus convenable pour une surface donnée, c’est-àr-dire pour un flux donné n’estpas la sinusoïde mais la parabole qui diffère d’ailleurs peu de la sinusoïde.
- Pour trouver la courbe correspondantauxpertes minima par courants de Foucault, il suffit de cher-
- 2
- dt aveclacondi-y*o
- pti
- tion ! 33 dt — constante. L’équation de la
- Jt0
- courbe correspondante est
- . 4h 4h „ .
- . y — X---------ar-
- cher le minimum de
- ( dd3 \ dt
- sont proportionnelles h
- h étant l’ordonnée maxima et a la base ou pas polaire. , -
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- La parabole comparée aux courbes de la figure i donnerait pour les courants de Foucault une valeur proportionnelle à 1,78.
- Ce qui précède ne tient pas compte des pertes par hystérésis, si l’on veut que les pertes totales dans le fer soient minimum, on peut
- chercher une courbe d’induction formée (fig. 2) d’une partie constante terminée par deux arcs symétriques de paraboles et déterminer la largeur de la partie rectangulaire pour que les pertes totales dans le fer soient minima.
- Soit toujours a la largeur du pas polaire, désignons par h la hauteur du rectangle central
- et par — la base des deux parties paraboliques.
- Les pertes par courants de Foucault pour la partie rectangulaire sont nulles ; pour les arcs de paraboles, les pertes sont proportionnelles à a et ainsi qu’on peut le voir en faisant la somme
- ty 0
- La valeur de b rendant cette expression minima est
- b = ^A4y + 9 — 3^^r en posant (3 = y a.
- En général, avec les machines à vitesse lente, il faut chercher à s’approcher des courbes aplaties, avec les machines à grande vitesse, au contraire, la forme parabolique est plus convenable.
- Fig. 3 (*). — Courbes de répartition de l’induction
- sous un demi-pôle pour différentes valeurs de k.
- La courbe k — o,5 donne lieu à des pertes par courants de Foucault qui sont à celles correspondant à la répartition trapézoïdale équivalente dans le rapport de 25 à 33. La courbe k = 2,5 inversée donne lieu à des pertes par courants de Foucault qui sont à celles correspondant à la répartition trapézoïdale équivalente dans le rapport de 25 à 23.
- Les pertes par hystérésis sont proportionnelles, en admettant la loi du carré au lieu de l’exposant 1,6, à h%.
- Les pertes totales par cycle sont donc
- P =
- ah2
- ~r
- a -f- h2$
- a et étant des constantes.
- L’aire de la courbe de l’induction devant être constante, on a, A étant cette valeur constante
- A. — h(a — b) -J—bh.
- En éliminant h entre ces deux équations, on obtient :
- Alternateurs. — Faisons les mêmes recherches avec les alternateurs, il nous faudra tout d’abord remarquer que la tension aux bornes n’est plus ici fonction de l’ordonnée moyenne, mais de la valeur efficace de l’induction. Il y a donc lieu cette fois de chercher tout d’abord
- le minimum de
- <m_
- dt
- dt avec la condition
- i
- 332 dt est égale à une quan-4
- tité donnée.
- On obtient ainsi pour expression de la courbe de l’induction
- J =
- h
- sin hyp. ka
- sin hyp. kx
- _ 9A2(aa + tft) — b{3a — bf
- f) Le lecteur est prié de mettre la lettre k au lieu de a sur la figure. .. i
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- k étant l’ordonnée maxima de la courbe de l’induction, a le pas polaire et k une constante dépendant de la valeur donnée de la force électromotrice efficace.
- Les courbes de la figure 3 correspondent pour une même base et une même valeur maxima à différentes valeurs de k.
- Si l’on tient compte des pertes par hystérésis comme plus haut, on démontrera de même que pour une courbe de distribution trapézoïdale
- Fig. 4.
- (fig. 4) les pertes sont minima pour une largeur b de l’ensemble des parties inclinées données par
- ^ __\J (4«2a2 -j- 3aa2[5 — 2aa
- : P '
- diverses méthodes qui ont été employées et en propose quelques nouvelles pour la combinaison des résistances. Etant donné n objets, la somme
- totale des combinaisons, 1 à 1, 2 à 2.....n'&n
- de ces objets est égal 2n — 1. Si ces objets
- a--c-d
- b
- Fig. 1.
- Comme la ligne droite, d’après les courbes de la figure 3, correspond au minimum de pertes par courant de Foucault, puisque la valeur de la constante (3 est alors zéro, on voit que la meilleure courbe de répartition de l’induction, au point de vue des pertes dans le fer, est le trapèze.
- L’expression de b peut s’écrire aussi en posant encore 8 = va.
- t i
- b — — -(-4 — 2^ •
- 3
- Pour y = o, b = — a, c’est le cas où les pertes
- par hystérésis sont négligeables.
- En ce qui concerne l’augmentation des pertes dans le fer avec la charge dans les alternateurs, M. Press fait remarquer qu’elles doivent être moins grandes que pour les dynamos à courant continu, parce que le rapport de la longueur du pôle au pas et l’induction y sont plus petites que dans ce dernier cas. C.-F. G.
- considérés sont des résistances, des self ou des capacités, on peut, en outre, les grouper en série ou en parallèle ; comme les bobines employées individuellement sont les mêmes dans la combinaison en série ou en parallèle, le nombre total des combinaisons possibles est
- %n — x — n -j- -2n — 1 — 2n +1 — (n 4~ 2) Pour représenter graphiquement toutes les
- DISTRIBUTION
- Procédés de combinaison des résistances, par E.-F. Northup. Electrical Review (N.-Y.), t. XLII, P- 881, 20 et 27 juin igo3 ; t. XLII1, p. 3 et 7ES. 4 et ï8 juillet igo3.
- Dans un long article, l’auteur examine les
- Fig. 2.
- combinaisons de 4 résistances, l’auteur considère ces 4 résistances branchées respectivement aux deux moitiés isolées de 4 commutateurs tournants, avec une ligne de 8 balais deux à deux en
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- série. En tournant, le commutateur met -en circuit "ou en court-circuit chaque combinaison des résistances i à i, 2 à 2, etc. La figure 1 représente ce.système ; »n voit que chaque commutateur a un nombre de segments doubles du commutateur placé à sa gauche ; on peut donc aussi reproduire toutes les combinaisons en
- Fig. 3.
- prenant des commutateurs identiques auxquels on imprime des vitesses dans les rapports 1, 2, 4, 8. En général, pour /l’commutateurs, les vitesses seront 1, 2, 45 •••• 3ra —h
- L’auteur indique le diagramme d’un système de commutateurs construits sur ce principe et reliés par une série d’engrenages, un autre groupe de commutateurs permet d’établir la connection des 4 résistances en série ou en parallèle, enfin un système de relais étend encore le champ des combinaisons en établissant des combinaisons mixtes de résistances en série et en parallèle.
- L’auteur montre ensuite comment on peut obtenir des combinaisons spéciales, d’après le principe précédent ; telles que les décades d’une boîte de résistances (voir fig. 2). L’avantage de
- ce procédé consiste dans l’emploi d’un nombre de bobines très restreint et de deux contacts mobiles seulement.
- La figure 3 indique un autre mode de connections réalisant également une décade avec 4 résistances. Dans la confection d’une boîte de résistances, il ne s’agit pas seulement d’obtenir un certain nombre de résistances avec un petit nombre de bobines, mais il faut pouvoir ajouter facilement les unes aux autres les séries ainsi obtenues. D’ailleurs, le nombre total de combinaisons différentes de n bobines n’est pas
- -A/VVV- IOOOL —
- Fig. 4.
- 2” — i ; un certain nombre de ces combinaisons donnent, en effet, la même résistance. Néanmoins, en se servant de tous les groupements possibles en série, en parallèle, ou en série-parallèle, avec 4 bobines, par exemple, on peut obtenir 106 résistances différentes.
- L’auteur examine les divers procédés employés dans les boîtes de résistance ; il rappelle les combinaisons de Siemens ( 1, 1, 2, 4, B, 16) avec emploi de la double échelle de Liebnitz pour la sommation des résistances, puis les combinaisons employant des bobines dont les résistances sont entre elles comme 1, 2, 3, 4 ou 1, 2, 25 ou i, 1,3,5.
- Il fait ressortir les inconvénients de ces dispositifs qui ressortent immédiatement de l’emploi d’un nombre excessif de fiches et de contacts. . . .i, '
- Après avoir décrit les boîtes à décades, l’auteur examine les systèmes qui ont cherché à combi-
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- ner les avantages de ces boîtes: avec celui d’un petit nombre de bobines. La méthode de Feuss-ner (fig- 4) permet d’obtenir les résistances de 0 à 9 ayec 4 résistances de i ohm et une de 5 ohms.
- La méthode de Bencke est analogue à la précé-
- Fig. 5.
- Les décades successives s’obtiennent avec l’une des combinaisons n (i — i — 4 '— 3) ou n (i —'3 -— 3 —j 2.) bobines; on obtient'de même des groupes de ii et:i5 combinaisons avec les bobines n (i —r~ 2 — 3:— 2 — :2). et n [\ — 1 — 3 — 1 :— 3 — 3 —’ 2) respectivement.
- Ces derniers dispositifs permettent l’emploi des contacts glissants disposés en ligne droite ou en cercle, sans aucune connexion avec le circuit et servant simplement de pièces de court-circuit.
- L’auteur aborde ensuite les combinaisons de
- dente, elle permet (fig. 5) d’obtenir les résistances de o à 10 ohms, avec 6 bobines.
- L’auteur a cherché à perfectionner ces méthodes, auxquelles on peut reprocher de ne pas fournir des lectures disposées en une seule ligne droite, de présenter l’inconvénient de tous les contacts à fiches, et d’exiger un nombre de bobines encore élevé.
- Avec le dispositif de la figure 6, où l’on emploie 4 bobines de 1, 3, 3, 2 ohms, on obtient les valeurs de o à 9 ohms, en connectant les
- *•6769
- Fig. 6. . ...
- points (5. — 1), (2 — 5), (4 —, 1), (2. — 4), (3 ~~ 5)> (1 — 3), (2—3), '(5 — 4), (1 — 2) et o; la figure 7 montre des connexions à établir pour avoir toutes les combinaisons disposées en une rangée unique; les petits cercles figurent les plots que l’on réunit par uneTiche pour établir la combinaison correspondante.
- résistances en parallèle que l’on emploie soit pour obtenir des variations régulières du courant, la force électromotrice restant la même, soit pour réaliser une échelle de résistances régulièrement croissantes. Le premier principe sert surtout pour les rhéostats indutriels qui se composent alors de résistances égales en parallèles que l’on sort successivement du circuit en enlevant une fiche; on obtient alors des résistances totales variant comme nombres 10, 9, 8, 2, 1.
- Dans le second cas, les résistances en parallèles ont des valeurs proportionnelles à n (2, 6, 12, 20, 3o, 42, 56, 72, 90, 10) ohms, . et, en enlevant successivement les fiches qui ferment le circuit, on obtient les résistances 2«, 3n,
- 10n. On construit sur ce. principe des boîtes a décades. , ï u- I
- L’auteur passe ensuite on . revue les dispositifs usités pour combiner les bras de proportion dans les mesures de comparaison, iL’inconvénient du dispositif habituel réside encore dans l’emploi du grand nombre de. fiches et de l’impossibilité de renverser les proportions, Cette dernière difficulté est aisée à surmonter, toute-
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- fois, par l’addition d’un commutateur;à fiches, tel qu’il est usité dans les ponts de Wheatsto.ne du Po'st Office Anglais. Le dispositif de Schone (Zeitschrift fur Instrumentenkunde, mai 1898), est une solution plus élégante et plus générale, il consiste a réunir des résistances de 1, 1, 10, 10, 100, 100, 1 000, 1 000, etc. ohms dune part à la barre C, d’autre part à une série de plots que l’on peut réunir au moyen d’une fiche soit a une barre A connectée à la résistance variable R, soit à une barre B reliée à la résis-
- rW\ÀA/WW\0-
- Fig. 8.
- tance à déterminer X. La figure 8 indique enfin comment on peut réaliser des bras de proportion avec le système de commutateurs à contact glissant décrit plus haut.
- Ces procédés divers de combinaisons s’appliquent, il va sans dire, aux capacités, self-inductions, etc. ; dans l’éclairage décoratif où l’on utilise des combinaisons variées d’un certain nombre de lampes, dans l’impression télégraphique où les résistances sont à remplacer par des relais, ces procédés sont également futiles.
- ‘ P.-L. C.
- TRACTION
- Formule rationnelle de la résistance des trains, par J.-B. Blood. Eleclrical Review, N.-Y., t. XLIII, p. 89-91,- 18 juillet 1903 (d’après Transactions of the American Society of Mechanical Engineers, t. XXIY).
- Dans une communication au Congrès de Sa-ratoga (juin 1903) de la Société américaine des Ingénieurs mécaniciens, l’auteur fait une étude critique des formules de résistances adoptées jusqu’à présent. Il rappelle les essais effectués, en 1885, par la Compagnie française de l’Est, et qui ont conduit à la formule R = A BAI
- H——1- où M désigne la vitesse, T le poids et Q la section transversale du train. Pour des
- vitesses entre 12 .et 32 km, on négligeait le troisième terme. Plus tard, cette Compagnie trouva que les coefficients eux-mêmes subissaient des variations, et adopta un ensemble d’équations propres aux différentes vitesses.
- Ainsi, pour trains de marchandises, de 12 à 32 km, la formule est :
- W = (i,65 x o,o5v) Q
- Pour trains de voyageurs, de 32 à 5o km :
- W = (1,8 x 0,08^) Q x 0,009 Av2
- Pour trains de voyageurs, de 5o à 65 km :
- W (1,8 x o,o8y) Q X 0,006 Av2
- Pour trains de voyageurs, de 70 à 80 km :
- W = (1,8 x o,i4A Q x 0,004 Av>2
- Dans ces formules, W est la résistance du train en kilogrammes, Q son poids en tonnes, v la vitesse en kilomètres à l’heure, A la section transversale (5 m2). Ces équations montrent que le terme indépendant de la vitesse reste le même pour toutes les vitesses, sauf pour les trains de marchandises dont la construction spéciale explique cet écart ; puis que le coefficient du terme v croît, que celui du terme en e2 décroît, avec des vitesses croissantes, et qu’enfin le terme en e2 n’existe pas pour les.faibles vitesses. — La variation des coefficients montre que toute formule rationnelle doit contenir des fonctions des trois sortes de frottement, glissement, roulement et résistance de l’air, et que dans ces conditions une équation du 2e degré représente les phénomènes assez exactement dans des limites passablement étendues. — Mais, une formule valable pour toutes les vitesses devrait renfermer un terme en 0 à une puissance comprise entre 1 et 2. L’auteur a proposé, dans Street Railwaij Journal, mars 1899, une formule remplissant ces conditions. Il estime que toute formule rationnelle doit renfermer, dans le terme exprimant la résistance de l’air, le poids ou la longueur du train en dénominateur ; puisque ce terme dépend de ces données et que la résistance est exprimée en kilogrammes par tonne de poids du train. Une analyse plus approfondie doit séparer la résistance de front et la résistance à l’arrière du train ; les expériences du professeur Goss ont montré que ces deux
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- résistances étaient dans le rapport de 6,5 à i ; et que leur somme équivalait à environ 6,2 fois la résistance sur les côtés. En désignant par A, B, C, D, E les coefficients correspondant respectivement aux frottements de glissement, de roulement, de résistance latérale, à l’avant et à l’arrière du train, par R, M, T, la résistance, la vitesse et le poids du train, une formule complète serait de la forme
- Mp Mp
- R — A x BM X CM» X D — x E —
- Cette formule diffère peu de celle proposée par l’auteur ; dans l’incertitude où l’on est sur la valeur des exposants, on fait n = p = i,8 et D == E. L’auteur donne les valeurs des coefficients à attribuer aux divers termes suivant la construction de la voie et du matériel roulant.
- Ces équations n’ont été considérées jusqu’à présent que comme un guide ; mais l’apparition des trains électriques à grandes vitesses, à unités multiples peu nombreuses pour un même train, où la puissance motrice est concentrée sur les essieux de chaque voiture, exigent la création de formules représentant exactement les phénomènes et pouvant servir à exprimer les variations relevées dans les diagrammes.
- M. J. A. F. Aspinall, directeur des Chemins de fer du Lancashire et Yorshire, a proposé à l’Institution anglaise des Ingénieurs civils, en novembre 1901, la formule suivante pour un train à 5 voitures :
- R = 2,5 x
- 57,8
- R étant la résistance en livres (o,453 kg) par tonne (2240 livres), V la vitesse en milles (1609 m) Par heure. Pour des trains plus longs, la longueur étant L en pieds (o,3o5 m).
- Y—
- R rr 2,5 X ________î_______
- 5o,8 x o,0278,L
- Le terme indépendant est faible ; on peut dire, en général, que les formules où il est inférieur à 3 sont empiriques ; il représente, en effet, la résistance au moment de l’arrêt du train qui est rarement inférieure à 4 livres (1,812 kg). M. Mailloux est également partisan d une équation empirique de la forme R = A “F BV” qui: est susceptible .de .représenter assez
- exactement toute fonction croissant d’une façon continue, comme le sont les courbes de résistances relevées. Si' la courbe tracée d’après la formule précédente coïncide dans sa partie supérieure avec la courbe relevée on trouve que ces deux courbes ont deux points d’intersection et que les valeurs calculées sont supérieures aux valeurs relevées au delà des points de coincidence. Les formules renfermant seulement un terme exponentiel {n > 1) conduisent donc à des erreurs par excès, dans la région des plus grandes vitesses ; et il est de toute nécessité, pour l’exactitude, que le terme contenant la vitesse à la-première puissance soit représenté. L’inconvénient de ces formules empiriques est de se refuser à toute interprétation des phénomènes et de ne pas permettre la séparation des divers éléments de la résistance. L’auteur estime donc qu’une formule rationnelle qui tient compte de tous ces éléments et renfermant trois termes, dont un avec exposant compris entre 1 et 2, est, à bien des points de vue, préférable.
- P.-L. C.
- L’éclairage électrique des trains, par R. Gœtze. Centralblat f. Accumulatoren-Elementen-und Accumobilenkunde, t. IY, p. 216, i5 septembre igo3.
- Le système B ohm. — La dynamo suspendue sous la voiture est actionnée par l’essieu à l’aide de deux galets de friction disposés entre la poulie calée sur l’essieu et la poulie de la dynamo. Ces galets, recouverts de disques en peau, sont portés par des bras courts, mobiles autour d’un axe; ils appuient contre les poulies par suite de l’action du ressort porté par les bras à la partie inférieure (fig. 1).
- La tension de la dynamo est maintenue constante, quelle que soit la vitesse du train, à l’aide d’un électro-aimant qui fait varier la tension du ressort agissant sur les bras, par l’intermédiaire d’nn levier simple.
- De cetteg,manière on fait varier la pression des galets sur " les deux poulies et la tension de la dynamo reste constante dès que le train a acquis une certaine vitesse. L’électro-aimant est fixé au châssis qui porte les bras : il est muni d’un enroulement en dérivation qui est branché aux bornes de la dynamo.
- Lorsque la vitesse du train augmente, la tension de la dynamo tend à augmenter ; mais
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- alors, par suite dii épurant plus intense passant dans l’électro-aimant, celui-ci exerce une attraction plus grande sur son disque; finalement cette attraction devient suffisante pour vaincre la tension du ressort et les galets de friction se relèvent. La tension de la dynamo ne peut donc plus s’élever ; elle a même tendance à baisser, tendance rapidement contrariée par une
- I
- F, s si é
- Galet Me
- friction
- Poulie dÂ7a
- dynsuTi
- CÆassis
- ,DîÂq[ue
- Arbre de risse
- Levier
- Fig. i.
- action inverse de la précédente et due à la diminution de courant dans la bobine de l’électro-aimant.
- En pratique la tension reste constante dès que le train a atteint la vitesse pour laquelle l’appareil est réglé.
- Par un choix convenable du rapport des diamètres entre la poulie de l’axe et celle de la dynamo, on peut obtenir la tension nécessaire pour une vitesse de marche depuis i5 km à l’heure.
- La figure 2 représente le schéma de l’installation. La dynamo, disposée sur la première voiture, reste au repos lorsqu’il n’y a pas besoin de courant. A l’allumage ou dans la journée pour la charge des batteries, on fait manœuvrer le, levier de mise en route. Dès que la dynamo a atteint la tension nécessaire, les batteries B
- sont groupées en parallèle avec la dynamo par les disjoncteurs S.
- Un disjoncteur S se compose d’un socle sur lequel est placé un électro-aimant, un levier avec pointes de contact ainsi que des godets de mercure. Le disjoncteur de la première voiture porte 4 godets tandis que ceux des voitures suivantes n’en ont que deux. Le levier est soumis en outre à l’action d’un ressort.
- L’électro-aimant de cette première voiture comprend deux enroulements, un à gros fil traversé par le courant principal, et un à fil fin branché en dérivation.
- Lorsque la dynamo a atteint la tension déterminée, l’attraction de l’éleetro-aimant sur le levier dépasse la tension du ressort ; les pointes de contact viennent plonger dans les deux godets à mercure de gauche et la dynamo fonctionne en parallèle avec les batteries. Le courant principal de la dynamo passe alors dans l’enroulement à gros fil de la bobine, ce qui augmente encore l’attraction du levier.
- La dynamo alimente donc les lampes et charge en même temps les batteries. Pendant la manœuvre des leviers des disjoncteurs, les bras de droite se sont relevés et une résistance, qui jusque-lii était en court-circuit, se trouve introduite dans le circuit des lampes.
- Lorsque la vitesse de train s’abaisse, la tension de la dynamo n’étant pas suffisante, le ressort fait basculer à nouveau le disjoncteur et les batteries sont isolées de la dynamo pendant qu’en même temps se trouve court-circuitée la résistance en circuit avec les lampes ; celles-ci sont alors uniquement alimentées par les batteries ; leurs circuits sont commandés par les interrupteurs H.
- Afin de maintenir toujours le courant dans le même sens quel que soit le sens de marche du train, on permute les câbles des balais de la dynamo à l’aide d’un inverseur. Cet inverseur consiste en un disque calé sur l’essieu de la voiture et en un doigt qui se déplace dès que le sens de marche du train varie : ce doigt est alors emporté jusqu’à ce qu’il se place tangentielle-ment à la circonférence du disque. D’après le sens de marche, le doigt vient donc occuper l’une ou l’autre des deux positions tangentielles.
- Ce doigt est fixé à un commutateur cylindrique qui est muni de deux séries de contacts à 90°; des contacts glissants correspondants établissent
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- les connexions voulues entre les balais de la dynamo.
- Afin que le doigt n’appuie plus sur le disque pendant la marche, il est rappelé, après la manœuvre du commutateur, par un électro-aimant.
- Depuis mai 1902, un train de la ligne Neu-Brandenburg-Friedlader (Mecklembourg) est
- 4= fr * fT~
- «7731
- Fig.
- de courant. On introduit ces caisses dans des compartiments réservés à cet effet sous la voiture.
- La dynamo possède une puissance de 2 kilowatts, sous une tension de 4° volts qui est atteinte quand la vitesse angulaire devient égale à 600 tours par minute. Cette dynamo est actionnée par l’essieu du fourgon. L’ensemble est placé dans une enveloppe a l’abri de la poussière. Le disjoncteur automatique, les plombs fusibles de la dynamo et le départ des conducteurs principaux sont enfermés dans un petit coffret en bois à l’intérieur du fourgon. Pour l’éclairage d’un train comportant 4 wagons à voyageurs et un fourgon, on consomme une puissance de 1,2 kilowatt pour une intensité lumineuse d’environ 400 bougies.
- Le premier réglage se fait pendant la marche. Du fourgon, on tend plus ou moins le ressort et on approche plus ou'moins le disque des pôles de l’électro-aimant, de façon à obtenir une tension constante égale à 38 volts.
- Quelques modifications de détail ont été apportées récemment, en particulier sur la disposition des bras qui portent les galets et sur l’inverseur quia été simplifiée. De nouvelles
- muni de ce système d’éclairage et fonctionnne dans de bonnes conditions. Les batteries d’accumulateurs comprennent 16 éléments de l’Accu-mulatoren-Fabrick A. G. de Berlin ; elles ont une capacité de 3o ampères-heure àu régime de 3 heures. Les éléments sont montés dans des bacs en ébonite fermés et disposés dans des caisses en bois munies de poignées et de prises'
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- voitures des chemins de fer de l’Etat prussien sont aménagées d’après ces dernières dispositions.
- L. G.
- Salon de l’automobile : nouvelles applications de r électricité à la propulsion mécanique.
- i° Voitures mixtes. —— Les électromobiles n’ont pas subi de modification : aucun essai n’a été fait avec l’accumulateur Jungner-Edison quoiqu’à Berlin un certain nombre de voitures en soient déjà pourvues : ces éléments sont d’ailleurs exposés par l’accumulatoren Werke. Mais de nouvelles voitures benzo-électriques sont construites par la Société l’Industrie Electrique de Genève. Elles sont actionnées par un moteur à essence avec intercalation d’une dynamo shunt entre l’embrayage habituel à friction et le changement de vitesse : en outre un second embrayage sépare ces deux organes. Une batterie d’accumulateurs est reliée aux bornes de la dynamo qui fonctionne tantôt en génératrice, tantôt en réceptrice, suivant que le moteur a une tendance à emballer ou à ralentir par suite des variations de la charge. D’une part on réalise ainsi un excellent volant, et d’autre part on dispose
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- d’une réserve d’énergie permettant de se servir du moteur électrique seul, en cas d’avarie au moteur thermique. En outre la voiture constitue une petite usine de production d’électricité utilisable pour l’éclairage : le seul inconvénient est le poids excessif de ce genre de véhicules.
- D’un autre côté, M. Jeautaud expose une voiture à pétrole munie d’un changement de vitesse électrique dont l’ingénieux principe est le suivant (fîg. i).
- Arbre récepteur
- Fig. i.
- Deux machines-série concentriques l’une à l’autre sont solidarisées mécaniquement et couplées électriquement d’une façon variable. L’arbre récepteur porte un induit A ; l’arbre moteur porte une couronne d’inducteurs B enveloppée par un induit C. Enfin une couronne d’inducteurs D est fixe et entoure l’induit G. Les balais de l’induit supérieur C sont fixes, tandis que les balais de l’induit A tournent avec l’ensemble B et C, c’est-a-dire avec l’arbre moteur. Le courant est amené au groupe BC par trois bagues isolées sur lesquelles appuient des frotteurs. Le fonctionnement est le suivant : Pour l’arrêt, les deux dynamos sont couplées en opposition : il n’y a pas de force électromotrice résultante et, partant, pas de courant; l’arbre B et l'arbre A sont donc tout à fait indépendants. Pour la première vitesse on shunte l’inducteur D : la force électromotrice due à 1 induit C est plus faible que celle engendrée par l’induit A : un courant passe dans le circuit et l’induit A tourne plus lentement que C. La deuxième vitesse est obtenue en annulant l’action de la dynamo DC et en fermant sur elle-même la dynamo AB : au glissement près, A est alors entraîné
- par le champ tournant à la même vitesse que B. Les troisième et quatrième vitesses sont obtenues en montant en série les deux induits, l’inducteur D étant d’abord shunté puis non shunté ,*• l’induit A tourne, dans ce dernier cas, environ deux fois plus vite que l’induit C. Pour le freinage on ferme les deux machines sur des résistances variables; pour la marche arrière on shunte dans cette position l’inducteur B.
- 2° Petites machines magnéto-électriques donnant directement la haute tension nécessaire à Vallumage par bougies des moteurs à explosion. — Afin d’éviter l’emploi de piles et accu-
- Fig. a.
- mulateurs avec bobines d’allumage, on a fréquemment utilisé, pour l’inflammation des gaz tonnants, l’étincelle de rupture produite sur un courant à basse tension fourni par une machine magnéto-électrique.
- Maintenant, on propose de conserver l’allumage par bougies en employant, pour- la production du courant à haute tension nécessaire, une petite magnéto, semblable extérieurement aux précédentes, dont voici le principe (fig. 2). L’induit, en double T, porte un gros bobinage engendrant le courant primaire et, en série sur lui, un bobinage à fil fin. Un mécanisme d’allumage, comprenant une came et un levier à ressort montés sur l’axe même de la magnéto, met le gros bobinage en court-circuit et rompt ce contact chaque.fois que la came soulève le levier.
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- A. ce moment il y a brusque variation de flux et | production dans le secondaire d’une force électromotrice élevée qui amorce entre les pointes de la bougie un arc par lequel se ferme le courant à basse tension. On obtient ainsi des étincelles d’allumage très chaudes.
- 3° Nouveaux accumulateurs pour allumage et traction. — On a longuement parlé, ces derniers temps, de l’accumulateur Jungner-Edison : nous n’y reviendrons donc pas. Mais nous voulons dire quelques mots d’une pile secondaire fort intéressante au cadmium de M. Commelin. L’élément se compose d’une plaque positive en plomb péroxydé ordinaire et d’un panier en plomb antimonié non formable comme électrode négative. Durant la charge, ce panier ne participe pas à la réaction et, à la fin de l’opération, on est en présence d’un appareil unipolaire indé-chargeable,
- La décharge de l’élément s’obtient en déposant dans le panier une pastille d'un alliage à base de cadmium qui se dissout pendant le passage du courant; la force électromotrice est plus élevée que celle des éléments au plomb. Malgré le prix élevé du cadmium, cet accumulateur peut rendre des services comme batterie de secours pour l’allumage des moteurs d’automobile. R.V.
- RADIO ACTIVITÉ
- Radiation pénétrante provenant de la surface de la terre, par H. Lester Cooke. Philosophi-cal Magazine [VI], t. YI, p. 4o3-4ii, octobre 1903.
- On sait qu’un conducteur bien isolé, chargé et enfermé dans une enceinte close dont l’air a été préalablement desséché, finit par se décharger. M. C.-T.-R. Wilson [Proceed. Roy. Soc., LXVIII, p. 151 ; LXIX, p. 277) a étudié cette décharge en employant différents gaz et en faisant varier a pression à l’intérieur de l’enceinte close. En se mettant complètement à l’abri de tout agent ionisant connu, il constata que cette décharge spontanée est proportionnelle à la pression et à la densité du gaz qui se trouve dans l’enceinte et qui entoure le conducteur chargé et isolé.
- Plusieurs hypothèses se présentent à l’esprit, pour expliquer cette décharge qui peut être attribuée a une production d’ions, proportionnelle à la pression et à la densité du gaz (en d’autres termes, proportionnelle à la quantité de matière présente); cette ionisation pourrait être due :
- i° A une radiation.ou émanation active provenant des parois de l’enceinte.
- 20 A une radiation externe capable de traverser les parois de l’enceinte.
- 3° A une ionisation spontanée du gaz qui remplit l’enceinte.
- 4° A une combinaison de deux ou des trois causes i°, 20, 3° que nous venons d’énumérer.
- i Si on s’arrête à la troisième hypothèse, on doit supposer que l’ionisation produite doit provenir de l’action des particules du gaz sur
- Fig. 1.
- elles-mêmes et non pas d’une forme de radiation ou collision entre les particules adjacentes, car dans ce dernier cas, l’ionisation au lieu d’être proportionnelle au nombre de particules présentes, serait proportionnelle au carré de' ce nombre.
- Laquelle de ces quatre hypothèses est la plus acceptable? — Comme c’est toujours l’expérience qui a le dernier mot, M. H. Lester Cooke n’a pas hésité à entreprendre toute une série de recherches expérimentales dont nous allons en donner une idée.
- L’appareil utilisé est représenté par la figure ci-dessus et est analogue à celui employé par M, C.-T.-R. Wilson dans les recherches citées au début de cette analyse. C’est un électros-cope dont la cage est en laiton (2 mm d’épaisseur et 1 100 cm3 de volume). R est un bouchon en ébonite; il est traversé par deux tiges métalliques A, C. La tige A est fixée dans un morceau sphérique de soufre B' dont la partie inférieure est traversée par une lame de cuivre
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- disposée verticalement et sur laquelle on laisse s’appliquer une mince feuille d’or collée à sa partie supérieure (voir la figure ci-contre). Cette feuille d’or servira d’indicateur de potentiel. L’autre tige métallique C sert, grâce à un mou. vement de rotation, à communiquer par contact une charge au système à feuille d’or. L’atmosphère de la cage est desséchée sans produire de perturbations électostatiques, au moyen d’un petit récipient à chlorure de calcium recouvert d’une feuille d’étain criblée. La déviation de la feuille d’or est appréciée au moven d’un microscope muni d’un micromètre.
- Afin de voir si l’ionisation du gaz ne provient d’une radiation pénétrante extérieure à la cage de l’électroscope, l’auteur commence par charger l’appareil, le place sur un support mis à la terre, et note la déviation de la feuille d’or. Il entoure ensuite l’électroscope d’une cage en plomb (de i inch = 2,5 cm environ d’épaisseur) et le laisse à lui-même pendant douze heures. On enlève enfin cette cage extérieure et on note de nouveau la déviation observée.
- L’effet constaté est que l’écran précédent (plomb) réduit l’ionisation du gaz de 25 p. ioo. Ces observations ont été poursuivies pendant plus d’un mois, l’électroscope étant rechargé tous les matins et tous les soirs, et on a toujours constaté cette diminution de l’ionisation.
- Il était ensuite logique de voir si cette diminution de l’ionisation varie avec l’épaisseur de l’écran employé (en plomb). On a utilisé des écrans en plomb dont l’épaisseur variait de î mm à 4o cm, et l’on a constaté que la radiation extérieure produisant l’ionisation' était soumise à la loi ordinaire de l’absorption. Il fallait encore voir si cette propriété est particulière au plomb ou si elle se manifeste avec d’autres métaux. Un écran (en forme de cage) en fer donna même résultat qualitatif qu’avec le plomb.
- L’auteur a finalement essayé si l’interposition de l’eau comme écran, aurait une influence sensible. Mais comme le réservoir contenant l’eau dans laquelle on plongeait l’électromètre, était enfer, le résultat positif obtenu (le même, qualitativement que celui obtenu avec le fer et le plomb) ne nous renseigne pas sur l’action de l’eau en particulier. Tout ce que l’on peut dire c’est que l’eau et le fer associés (fer i mm d’épaisseur, eau 0,77 m) donnent le même résultat que le plomb.
- Il résulte de ce qui précède que Y ionisation provient d’une cause extérieure ; d’une radiation qui s’infiltre à travers les différents écrans essayés par les auteurs et qui est affaiblie par ces derniers suivant la loi ordinaire de l’absorption.
- Les murs du laboratoire étant en briques, il était naturel de penser à une radiation qui pourrait émaner de ces dernières.
- Des écrans formés par des briques ont donné un accroissement de la décharge de 4° â 5o p. i oo. Néanmoins, cet accroissement ne peut être dû à un genre de radiation pénétrante, émanant des briques, car en interposant un écran en plomb de i mm d’épaisseur entre les briques et l’électroscope, la déperdition est immédiatement ramenée à sa valeur normale. Ceci exclue donc la première hypothèse citée au début de cet article.
- Des expériences complémentaires ont indiqué que les briques envoient une quantité de radiation pénétrante égale à la quantité qu’elles ont reçue. Cette radiation semble en outre exister partout avec une intensité pratiquement uniforme. C’est donc l’hypothèse n° 2 qui semble être vérifiée.
- — Calculons maintenant le nombre d’ions produits par centimètre cube et par seconde. La sensibilité de l’électroscope étant de 543 divisions du micromètre par volt, la capacité de la feuille d’or étant 0,88 cm (entre 325 et 175 volts), le volume de l’air contenu dans l’enceinte de l’électroscope étant de 1 100 cm3, on obtient comme nombre d’ions produits par seconde 7,5. C.-T.-R. Wilson en partant des expériences citées au début de cet article a trouvé le nombre 14 ; ce désaccord provient peut-être de ce que Wilson a employé comme cage de son électros-cope une cage en verre argenté, au lieu d’une cage en laiton de 2 mm d’épaisseur, comme l’a fait M. H. Lester Cooke.
- Les conclusions du présent travail peuvent donc être résumées comme il suit :
- i° Il existe un rayonnement très pénétrant (radiation très pénétrante), existant partout, dans les conditions ordinaires. Ce rayonnement a des propriétés analogues à celles du rayonnement du radium et il lui est comparable comme pouvoir de pénétration. Il doit provenir de la matière radio-active qui est distribuée autour de la terre et dans l’atmosphère.
- 20 Toutes les substances examinées émettent
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- un rayonnement ayant un caractère faiblement pénétrant. Ce rayonnement varie avec la substance employée et est très faible dans le cas du laiton.
- 3° Dans les dispositifs expérimentaux décrits ci-dessus, le nombre d’ions produits par centimètre cube et par seconde (à la pression atmosphérique) est réduit de 14 à 5.
- E N.
- Radio-activité induite par le thorium, par F. von Lerch. Drude's Annalen, t. XII, p. 745-767, novembre 1903 (1).
- La radio-activité est mesurée par la méthode électrométrique.
- Diminution de la radio-activité induite avec le temps. — La loi suivant laquelle la radio-activité induite diminue avec le temps est indépendante de la substance à laquelle a été communiquée cette radio-activité.
- Si on prend comme abcisse le temps et comme ordonnée le logarithme de la radio-activité (Curie), on obtient des droites qui sont parallèles entre elles. C’est seulement au voisinage de l’axe des ordonnées qu’on observe quelques irrégularités. Ces irrégularités tiennent à un fait signalé par Rutherford. Si le corps a été soumis seulement pendant un court intervalle de temps à l’action inductrice, la radio-activité induite augmente encore pendant quelques heures après qu’on a supprimé cette action, là diminution commence ensuite, suivant la loi exponentielle.
- La loi de diminution n’est pas modifiée lorsqu’on communique une charge électrique au métal activé. Mais la nature du métal influe sur la-rapidité avec laquelle il s’active : par exemple, le palladium au bout de dix-sept heures- est--environ deux fois plus actif que le platine placé dans les mêmes «conditions. Quand le temps d’exposition devient très long, les activités du palladium et du platine tendent à redevenir égales. ;
- Propriétés des précipités. — En dissolvant le ; métal activé, puis le reprécipitànt, on obtient un précipité qui a gardé une fraction plus où ; moins grande de l’activité.
- Ainsi on dissout la couche superficielle du cuivre activé dans l’acide azotique et on précipité ; (*)
- (*) Cf. Rutherford. Eclairage Electrique, t. XXXVI, ! (P)> P lxviii, août 1903; p. cxv, sept. 1903. '
- par la potasse : le précipité est très actif, le restant du cuivre est inactif. La diminution de l’activité du précipité suit la loi normale. Le précipité obtenu par l’hydrogène sulfuré est particulièrement actif, de même le cuivre séparé par l’électrolyse.
- Il est probable que la différence d’activité entre le métal et le précipité provient de ce que l’activité est concentrée à la surface du métal, tandis qu’elle est répartie dans la masse entière du précipité : l’absorption interne est dans ce dernier cas plus considérable.
- Du magnésium activé est dissous dans l’acide chlorhydrique, et précipité à l’état de phosphate. Le précipité est très actif et suit la loi de diminution normale : de même la liqueur filtrée. Si on partage la dissolution en deux portions, dont on précipite l’une immédiatement, l’autre au bout de cinq heures, les deux précipités ont la même activité. La loi de diminution est donc la même que le métal soit dans l’air, ou soit en dissolution.
- Influence des actions chimiques. — D’après les travaux de Rutherford, on sait que l’activité induite peut être enlevée en partie de la surface des lames de métal par des lavages aux acides. La proportion enlevée par des lavages avec différents réactifs est très variable.
- De même, en portant le métal à l’incandescence, on lui fait perdre une partie de -son activité : eelle-ci n’est pas détruite, mais va se condenser sur les parois de l’enveloppe (Rutherford, Fanny Cook Gates).
- L’activité paraît posséder une tension de vapeur qui; croît avec la température, mais être indifférente à la plupart des réactifs chimiques.
- —- Quand on ajoute une dissolution de métal inactive à une dissolution activée par induction, la première devient aussi active. Elle donne des précipités actifs.
- Electrolyse. — On électrolyse de l’acide chlorhydrique rendu actif par la dissolution de métal activé entre deux électrodes de platine. La cathode devient très, active : l’anode n’éprouve aucun changement. Une cathode de zinc amalgamé est également activée. L’activité du zinc décroît plus lentement que celle du platine. La dissolution précipitée par la potasse donne, au voisinage de la cathode un précipité actif.
- L’activité se précipite “ sur fine’lame de zinc plongée dans la dissolution chlorhydrique.’
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- Deux hypothèses sont possibles. On peut supposer que l’activité induite sur les lames est dissoute mécaniquement par l’acide chlorhydrique et dans la dissolution est comme dans l’air, se porte vers l’électrode négative : ou bien on peut admettre que l’activité se dissout élec-trolytiquement et se dépose à la cathode comme un métal.
- Un certain nombre de faits sont en faveur de cette deuxième hypothèse.
- Une lame de zinc amalgamé acquiert dans la dissolution chlorhydrique une activité environ sept fois moindre que celle d*une lame non amalgamée. Or le potentiel des deux lames dans l’acide chlorhydrique est à peu près le même : d’après la première hypothèse, elles devraient acquérir des activités égales.
- Dans une dissolution d’acide sulfurique très active, l’anode de platine acquiert aussi une trace d’activité. Mais si on fixe fanion (O ou Cl) sur l’anode, celle-ci devient active ainsi que les précipités.
- On peut supposer que fanion exerçait la même action qu’un fil électrisé négativement dans l’air, lequel condensej l’activité à sa surface. Effectivement, si on dissout dans l’acide chlorhydrique le.précipité obtenu ,à la cathode et qu’on élec-trolyse la dissolution de jiouveau, on trouve que l’anode d’argent devient active. .
- ( Inversement, , si on prend l’anode d'argent recouverte de çhlorure d’argent actif, qu’on la
- mette dans l’acide chlorhydrique en contact avec une lame de zinc, l’activité se dépose en partie sur le zinc.
- L’activité ainsi déposée sur le zinc décroît suivant la loi exponentielle normale, mais sur les autres métaux, elle disparaît en général plus rapidement que ne l’indique cette loi. La différence est particulièrement accusée avec le cuivre.
- Cette différence semble indiquer que l’activité n’est pas homogène. Une faible partie serait précipitée parle cuivre et disparaîtrait plus rapidement que l’autre. Cette fraction serait assez petite pour qu’elle ne se fasse pas sentir dans l’activité induite directement par les composés; du thorium. , - ,
- La même hétérogénéité se manifeste avec lé plomb et le nickel. L’hydrogène peut aussi précipiter la portion de l’activité en question, qui peut être isolée par f électrolyse sous une différence de potentiel inférieure de quelques dixièmes de volt à celle qu’exige la séparation de l’hydrogène, elle présente le phénomène de la « surtension » il faut quelques dixièmes de volt de plus pour la précipiter sur l’argent que sur le platine.
- L’ensemble des expériences est en faveur de l’hypothèse de Rutherford, d’après laquelle l’activité induite serait de , nature matérielle, c’est-à-dire due à la présence d’une substance analogue aux gaz du groupe de l’argon. M.L.
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- .E, Goldstein, astronome-physicien à f observatoire de Berlin. Parmi
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- lés travaux qui ont attirai*attention de la com-,citeyqpr& principalement un ensem-bie/de .reçhercHes dues à M. E. Goldstein. Ces rccnérchçsjf relatives,-.,auxdécharges électriques
- dans les gaz raréfiés, ont été poursuivies sans interruption depuis plus de 3o ampères au cours desquelles fauteur a fait des observations remarquables et a découvert une espèce particulière de rayons.
- Antérieurement aux travaux de sir N. Crookes puis ensuite, parallèlement à ces derniers M. E. Goldstein a étudié les diverses particularités des apparences lumineuses qui accompagnent les décharges électriques dans les tubes à gaz raréfiés. L’un des premiers, il a signalé l’importance prédominante des rayons cathodiques découverts peu de temps auparavant par
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- Hittor, et il a observé diverses particularités de ces rayons dont l’intérêt a grandi avec les découvertes ultérieures.
- Dans ses premiers travaux, M. Goldstein n’avait pas adopté les idées de sir W. Crookes sur la matière radiante, et il rattachait toutes les apparences observées à des causes purement optiques, c’est-à-dire à des transformations d’énergie analogues à celles qu’on observe dans les phénomènes lumineux.
- On sait combien les hypothèses émises par Crookes ont été fécondes et comment elles se sont merveilleusement adaptées à l’étude des nouveaux rayons, mais on ne saurait méconnaître que les expériences délicates deM. E. Goldstein aient établi des faits qui ont exercé une influence utile sur l’interprétation des phénomènes.
- En i886(1), M. Goldstein reconnut qu’en employant une cathode perforée, on rencontrait près de la cathode des rayons qui n’avaient pas les propriétés des rayons cathodiques, et qui ne paraissaient pas déviés par un champ magnétique. Il leur donna le nom de rayons-canaux (Kanals-Irakien).
- L’expérience a appris depuis que ces rayons, extrêmement absorbables, étaient particulièrement actifs pour exciter la phosphorescence de diverses substances et pour ioniser l’air. Us sont très faiblement déviés dans un champ magnétique intense, et en sens contraire de la déviation des rayons cathodiques. Cette propriété permet d’assimiler ces rayons à des charges d’électricité positive, transportées par des masses réelles ou fictives plus grosses, et se déplaçant avec des vitesses notablement moindres que celles qui chargées négativement, semblent constituer les rayons cathodiques.
- La présence des Banalslrahlen dans le rayonnement des corps radioactifs donne ' un nouvel intérêt à la découverte de M. Goldstein.
- Nous mentionnerons encore l’observation faite par le même auteur des colorations que prennent certains sels sous l’influence des rayons cathodiques ; le chlorure de sodium devient brun ^t le bromure de potassium se colore en bleu foncé, colorations qui disparaissent ensuite, soit lentement à la lumière, soit en quelques'minutes par une élévation de température.
- (l) Berliner Sitzungsberichte, tJ XXXIX, p. 691.
- Prix Hughes.
- La Commission à l’unanimité a proposé de décerner le prix Hughes à M. Pierre Picard, pour les perfectionnements introduits dans la télégraphie, perfectionnements qui ont eu pour effet d’augmenter la rapidité des transmissions sur les câbles sous-marins, et de permettre l’emploi des appareils imprimeurs à la réception. M. Picard a modifié dans ce but à la fois le mode de transmission, l’organe récepteur proprement dit et la synchronisation du Baudot.
- Un signal quelconque, trait ou point, est transmis au moyen de denx émissions, très courtes, d’égale durée et de signes contraires ; c’est l’intervalle entre ces émissions qui caractérise le signal. Le câble est isolé à la station trans-mettrice, en dehors du temps de ces émissions et seulement au moment où le manipulateur vient toucher la butée de travail ou la butée de repos, le câble eet mis en rapport avec le pôle d’une pile positive, dans un Cas, négative dans l’autre ; à cet effet, le manipulateur n’agit pas directement sur le câble, mais par l’intermédiaire de deux relais spéciaux ; le contact de la clef avec l’une des butées permet à une pile locale de charger un condensateur, le courant de charge excite pendant un temps très court le relais correspondant et met pendant ce temps le câble en rapport avec la pile positive si la clef touche la butée de travail, négative si elle est amenée sur la butée de repos.
- A la station réceptrice, en vertu de la capacité électrostatique du câble, ôn observera un courant d’intensité variable, changeant de signe chaque fois que le ; manipulateur aura passé d’une position à l’autre ; pour enregistrer ces changements, l’appareil récepteur proprement dit, est constitué par la bobine mobile des appareils de lord Kelvin - rhliëte À’&ni^jSarl: au câble, de l’autre à la terre .par,, l’intermédiaire d’un condensateur ; au lieu du siphon recorder, la bobine porte un index en alüïnihium feHé à une pile, lequel oscille entre deux butoirs commu-
- niquant avec les deux* .extr.énaités d’un relais
- dont
- différentiel dont le milieu est à la terre,, et d<
- l’armature reproduit fidèlemètaï'les mouyemé:
- du manipulateur tranâ&èi$èüi* et peut actionner;
- , . 1 'VUtîn 100 mu zj.HiVmîv e.
- un récepteur quelconque. 1 , ;
- Si l’on veut, au lieu düiMorse, emp|oyér pour
- la transmission un appareïÉtél ijuë le Baudot,
- rien n’est changé au méêân’ishiÉ de là*'transmis-
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- sion proprement dite, mais le système de correction qui assure le synchronisme parfait des transmetteurs et récepteurs doit être modifié, surtout si un même câble doit servir pour transmettre dans les deux sens. M. Picard a réussi, par d’ingénieux artifices, à vaincre les difficultés qui avaient arrêté ses prédécesseurs, et la possibilité d’employer les appareils multiples et imprimeurs sur des câbles sous-marins est aujourd’hui un fait acquis.
- L’échange des dépêches entre Marseille et Alger se fait depuis 3 ans par ces procédés, et, depuis le mois d’avril de cette année, on a établi une correspondance directe entre Paris et Alger ; cette communication a été inaugurée lors du voyage du Président de la République. Actuellement le service fonctionne dans les conditions suivantes : trois câbles réunissent Alger et Marseille ; des distributeurs doubles Baudot sont installés sur chaque câble à chacune de ses extrémités ; d’autre part, une.ligne aérienne unique relie un distributeur quadruple installé à -Paris à un autre à Marseille. Des trois câbles, l’un sert à une transmission dans les deux sens, entre Alger et Marseille, tandis que les deux .autres ne transmettent que dans un seul ; de là, diverses combinaisons que l’on peut réaliser en modifiant les lésions entre les secteurs du distributeur quadruple de Marseille avec ceux des .; trois distributeurs doubles ;• il en résulte que, suivant les variationsjdu trafic, Marseille peut toujours rentrer sur ,un; des secteurs reliant Paris, à Alger. . ’ '
- - En 1898, on.avait reconnu la nécessité de poser un quatrième, câble entre Marseille et Alger pour suffire au trafic et faire cesser, les retards ^considérables qui se produisaient constamment., -Depuis l’ernploi de l’appareil Baudot et des dis- j ,positifs Picard les retards ont disparu, lés trois i câbles/ existants sont largement suffisants et le ] .publié reçoit des télégrammes imprimés. 0 1
- {/'/a..'M: n.- ... - . .'• - r. ..
- I. ' i; <.! . ..
- Prix Gaston Planté.
- Le prix est décerné à M. Hospitalier pour l’ensemble de ses travaux, en particulier pçur l’appareil enregistreur, dit ondographe, qui permet de traduire, par un tracé mécanique, la forme des courants alternatifs et des tensions qui les produisent, avec le décalage de ces deux éléments, ainsi que celle des puissances absorbées, et plus généralement, d’étudier tout phénomène électrique susceptible d’être reproduit régulièrement, de manière à le transformer en système périodique.
- SOCIÉTÉ DES INGÉNIEURS CIVILS
- Assemblée générale. , ,
- La Société des Ingénieurs civils de France a tenu son assemblée générale le 18 décembre i9o3.
- Après la lecture du rapport annuel de M. L. de Chasseloup-Laubat, trésorier, sur la situation financière, il a été procédé aux élections des membres du bureau et du comité pour l’exercice 1904.
- Les élections ont donné les résultats suivants :
- Président : M. Couriot (H.).
- Vice-Président : (devenant président en 1906) : M. Coiseau (L.).
- Trésorier : M. de Chasseloup-Laubat (L.).
- Et en particulier, pour les . industries élee-ques (VIe section). • , / : .
- MM, Hillairet, président. •
- Hospitalier (Ed.), membre. ... '
- ' Piçou .(R.-V.)* : -y • I / ,y :> -,</> t.
- J - Harlé (E.), .. —~ y, /;; % <^! 1
- Sartiaux (E,), ;.r—- :
- Bochet (A.), y -rr*. < 1
- Pinat, (Ch.), . <-^*,.0 mon
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- Tome XXXVIII
- Samedi 23 Janvier 1904.
- 11° Année. — N° 4
- elairage
- |—^
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- ‘ DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefîore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- NOTE SUR LES CHEMINS DE FER A TRACTION ÉLECTRIQUE
- DE L’ITALIE SEPTENTRIONALE
- Au cours d’une mission à l’Etranger qui nous avait été confiée par M. le Ministre des Travaux publics, nous avons eu l’occasion d’utiliser les deux principales lignes à traction électrique actuellement en exploitation dans le nord de l’Italie et nous avons pu nous documenter auprès des ingénieurs qui les ont établies ou en possèdent la direction technique. Nous avons été également en rapport avec la Maison Ganz, de Budapesth, qui a construit le matériel roulant de la Yalteline. En Allemagne enfin, où viennent d’avoir lieu des expériences très sérieuses de traction électrique à grande vitesse, nous avons pu consulter les ouvrages tout récemment parus sur cette question, entre autres celui de M. W. Reiehel, ingénieur en chef de la Société Siemens-Halske, à qui nous emprunterons beaucoup d’idées.
- L’objet de cette note n’est pas de décrire en détail les installations que nous avons vues, ce qui a été fait dans la plupart des revues d’électricité, mais de faire connaître la nature des difficultés qu’offre leur exploitation, les avantages et les inconvénients des différents systèmes employés ; nous terminerons par une comparaison sommaire entre les locomotives électriques et les locomotives à vapeur ; c’est surtout au point de vue de la supériorité technique de l’un des systèmes sur l’autre que nous avons rencontré chez les ingénieurs etrangers des idées opposées à celles qui ont cours en France et c’est pourquoi il nous a paru intéressant de les exposer ici.
- Parmi les quelques lignes de chemins de fer d’intérêt général actuellement exploitées
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- en Europe par la traction électrique, les 2 plus importantes sont la ligne de la Valteline (Lecco-Sondrio-Colico et Chiavenna, io5,4 km) appartenant au réseau de l’Adriatique et la ligne de Milan à Gallarate, Yarese et Porto-Ceresio (73,02 km) appartenant au réseau de la Méditerranée. La longueur de ces deux lignes est comparable, mais elles diffèrent quant au profil et au service qu’elles assurent; enfin elles présentent deux solutions différentes du problème de la traction .électrique appliquée aux longs parcours, solutions qui ont toutes deux leurs partisans. Nous allons en rappeler brièvement les principaux éléments.
- Ligne de Milan à Porto-Ceresio. (Voir fig-. p). —Cette ligne est d’un profil facile, se prêtant aux grandes vitesses ; la traction électrique n’est appliquée qu’à des trains légers de voyageurs, les trains de marchandises sont toujours remorqués par des locomotives à vapeur.
- Le système adopté est celui du courant continu à 65o volts avec troisième rail. On n’emploie que des voitures automotrices remorquant 2 ou 3 voitures ordinaires. Le poids total des trains varie de 70 (normal) à 90 tonnes. La vitesse atteint 95 km sur les parties faciles.
- La voiture automotrice est portée par deux boggies, à deux essieux moteurs; les moteurs, de i5o chevaux chacun, commandent les essieux par l’intermédiaire d’engrenages. Iis sont, sur chaque boggy, groupés en parallèle d’une manière invariable. Ces deux groupes peu-vent eux-mêmes être alimentés en série ou en parallèle, avec insertion de résistances. Avec un train de 90 tonnes, en palier, les 4 moteurs, groupés en série sans résistances, consomment 100 ampères et la vitesse est de 45 km à l’heure ; en parallèle, la consommation est de 5oo ampères et la vitesse de 90 km. L’intensité au démarrage atteint 700-800 ampères. Les coupe-circuit électromagnétiques placés sur la voiture sont réglés pour fonctionner à 800 ampères.
- La prise de courant s’effectue par frotteurs sur un rail de 45 kg, donnaut une section de 60 cm2. Le retour se fait parla voie dont les rails sont munis de connexions.
- Au départ de la sous-station la plus puissante (1 54o ampères), la densité dans le troisième rail ne dépasse pas 0,20 ampère par mm2, en admettant que la totalité du courant fourni porte d’un même côté de la sous-station. La résistance de la ligne est de 0,04 ampère par kilomètre (retour compris) et le maximum de perte de tension enregistré a été de (15 volts avec deux trains en parallèle sur la voie unique au milieu de l’intervalle séparant les deux sous-stations les plus éloignées. Aux endroits où il est nécessaire d’interrompre le troisième rail (passages à niveau, croisements, etc.) on ménage une rampe de 6 m de longueur et 0,04 m de hauteur totale. En ces points le wattmann n’interrompt le courant que s’il est supérieur à 400 ampères. On peut facilement suivre sur la rampe du troisième rail la trace de l’arc qui s’établit quand on passe sans interrompre le courant, mais cette
- Bisuschio
- n commut. de 250 kw.
- Gozzada-___
- p Gallarata (2 commut. de 500 kw. ckacv
- NU. Par alla go (.2 commut de sookw. ckac.) -
- Fig. x.
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- trace qui occupe i ou 2 m est toute superficielle et ne détériore pas sensiblement le métal.
- Le réglage de la vitesse est des plus aisés; on dispose de 7 résistances ce qui, en tenant compte de deux modes de groupage et de la mise des résistances en court-circuit, donne 2 (7 -f- 1) = 16 vitesses.
- Le courant continu à 65o volts est produit dans des sous-stations alimentées par du triphasé à 12000 volts (20 périodes), et espacées de 12 à 15 km. La plus importante comprend 2 commutatrices à 6 pôles de 770 ampères continu et 2 transformateurs triphasés formés chacun de 3 transformateurs monophasés; il y a un transformateur monophasé de
- réserve. Le rapport de transformation est de —. Sur le secondaire de chaque transformateur est une bobine de réaction qui permet le compoundage de la commutatrice ; le réglage de l’excitation-série de la machine est obtenu une fois pour toutes par un shunt. Le courant alternatif pris par la machine est déwatté en arrière à vide, et en avant à pleine charge ; dans les deux cas on a cos © = 0,90. Les deux commutatrices ne fonctionnent simultanément qu’aux heures particulièrement chargées. Le personnel d’une sous-station comprend deux électriciens et deux manœuvres.
- Les différentes sous-stations reçoivent le courant alternatif d’une usine centrale à vapeur, située à Tornavento, au borcf-du Tessin, à 12 km du point le plus rapproché de la ligne. On peut se demander le motif de cet éloignement; les ingénieurs répondent généralement que cette usine à vapeur n’est que provisoire et qu’on installera à côté une usine hydraulique alimentée par le Tessin, l’usine à vapeur restant comme réserve. C’est là une assez mauvaise raison, car, outre qu’il n’y a aucune nécessité à placer la réserve à vapeur à côté de l’usine hydraulique, l’emplacement choisi au bord du Tessin a l’inconvénient d’être dans une région où la pente de la rivière est très faible et obligerait à des travaux coûteux de barrage et d’adduction de l’eau.
- L’usine génératrice comprend 8 chaudières de 435 m2 de surface de chauffe (6 m2 de grille) type Babcok, timbrées à 12 kg et munies d’économiseurs; elles alimentent 3 machines Tosi (2 cyl. compound en tandem, distribution type Sulzer) d’une puissance normale de 1 000 chevaux et pouvant momentanément en donner 1 400. Les alternateurs sont à 32 pôles et donnent à 94 tours une tension de 12 000 volts avec une fréquence égale à 20 ; leur puissance normale est de 730 kilowatts ; elle peut sans inconvénient, s’élever à 1 400 pendant quelques minutes. La consommation de combustible est de 1,800 kg par kilowatt-heure pris aux bornes de l’alternateur.
- La ligne primaire se relie à la ligne secondaire en deux points réunis eux-mêmes par une ligne de réserve, comme l’indique le croquis ci-contre. Sur plusieurs sections, elle comprend 6 fils dont 3 suffiraient à porter le courant nécessaire ; néanmoins 011 utilise normalement les 6 pour améliorer le rendement qui atteint dans ces conditions 82 p. 100. Ce chiffre s’applique à l’énergie disponible aux balais des commutatrices, rapportée à celle qui est disponible aux 'bornes des alternateurs.
- La ligne primaire supporte 100 ampères par fil, au moment de la pleine charge ; cette ligne exige peu d’entretien ; une seule fois un fil s’est rompu à une jonction mal faite.
- La ligne secondaire demande plus de surveillance, notamment pour les connexions aux éclisses, que les poseurs de la voie négligent souvent de remettre. La basse tension employée fait qu’on n’a pas eu encore à déplorer d’accidents mortels, mais seulement des brûlures. D’ailleurs la plupart des personnes qui touchent les conducteurs sont étrangères au service et le font sciemment malgré les avertissements des affiches : il y a là une
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- question d’éducation du public. Des accidents plus coûteux se sont produits aux passages à niveau où la différence de potentiel entre les différents points du sol suffît à faire tomber les chevaux. On y remédie en rendant cette région très conductrice au moyen de fils de cuivre enfouis dans le sol et reliés aux deux rails de retour.
- Ligne de Lecco à Sondrio et de Colico à Chiavenna. — Cette ligne est ouverte à l’exploitation depuis le 4 septembre 1902. Les deux sections Lecco-Colico et Colico-Sondrio sont d’un profil relativement facile malgré de courtes rampes de id mm et des courbes de moins de 4°o m de rayon, mais là section de Colico à Chiavenna présente des rampes de 20 mm. Le service des voyageurs est effectué par des automotrices et celui des marchandises par des locomotives électriques. Les locomotives à vapeur restent comme réserve, le nombre des locomotives électriques étant encore insuffisant.
- Les locomotives, dont nous nous occuperons tout d’abord, sont à deux boggies et portent 4 moteurs asynchrones triphasés, construits pour 3 000 volts entre phases. Ils
- actionnent directement les roues des boggies et sont reliés d’une façon rigide au châssis. Pour permettre les déplacements dus à la flexion des ressorts, chaque rotor a ses tôles fixées à un arbre creux qui entoure l’essieu et tourne dans des paliers ’portés par le bâti du moteur. Cet arbre creux entraîne les roues par l’intermédiaire de bielles formant une sorte de parallélogramme articulé. Les moteurs de ido chevaux chacun sont à 12 pôles ; la fréquence étant égale à i5 ; ils tournent à i5o tours par minute, ce qui correspond à une vitesse de 3o km à l’heure (fîg. 2).
- Les 4 moteurs sont invariablement associés en parallèles ; ils permettent d’obtenir un effort de traction de 7-8 000 kg au démarrage. Mais on peut en marche normale n’insérer que le nombre nécessaire en laissant en circuit ouvert les rotors des moteurs inutilisés. Le controller, fort simple, comprend un interrupteur tripolaire qui envoie le courant aux quatre stators ; il sert en même temps d’inverseur en intervertissant deux des phases. Cet interrupteur ne peut être manœuvré que lorsque les circuits des rotors sont ouverts, il ne donne alors passage qu’au courant magnétisant et il ne s’y forme pas d’arcs.
- Le démarrage s’effectue en fermant sur des résistances liquides les circuits des rotors. Ces résistances sont constituées par 3 électrodes plongeant dans un bac où on fait varier le niveau du liquide en y envoyant de l’air comprimé. Pour démarrer, il suffit d’admettre de plus en plus de liquide dans les bacs ; le couple moteur partant de zéro pour croître d’une façon continue, le départ se fait sans secousses. On continue à diminuer la résistance en surveillant l’ampèremètre, et à la fin de la manœuvre les rotors se mettent automatiquement en court-circuit. Un groupe formé d’un transformateur, d’un moteur triphasé à 200 volts (1 cheval) et d’un compresseur, alimente le réservoir d’air du frein continu. Ces machines remorquent à la vitesse de 3o km des trains de i5o tonnes sur des rampes de 20 mm par mètre.
- Les voitures automotrices employées pour le service des voyageurs sont portées par deux boggies, munis chacun de 2 moteurs. Ces moteurs ont un nombre de pôles moitié moindre de celui des machines, c’est-à-dire que leur vitesse normale est d’environ 60 km. Deux moteurs seulement sont alors alimentés en parallèle ; pour le démarrage ou pour
- Fig. 2.
- R = jante des roues motrices. — E = essieu. — A = arbre creux du rotor.— F= flasque en tôle relié à l’arbre creux, — b = bielles. — t = tourillons qui entraînent les roues motrices.
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- marcher à 3o km, on groupe chacun de ces deux moteurs en cascade avec un moteur secondaire. Les rotors des moteurs primaires ou secondaires sont identiques, car ils utilisent les mêmes résistances, mais les stators des moteurs primaires sont construits pour une tension de 3 ooo volts et les stators secondaires pour 3oo volts seulement. Les appareils de manœuvre comprennent comme précédemment un interrupteur-inverseur tripolaire permettant d’alimenter les stators primaires, et un robinet d’air comprimé pour envoyer le liquide dans les résistances. Il y a en outre un combinateur qui relie les rotors primaires aux stators secondaires ou aux rhéostats. Ce combinateur est enclenché avec l’interrupteur de telle sorte qu’on ne puisse le déplacer que quand le courant est coupé; l’interrupteur lui-même est mû par un servo-moteur à air comprimé. Le wattmann ne touche donc aucun des appareils à haute tension.
- Ces voitures automotrices pèsent 56 tonnes ; elles remorquent ordinairement 4 voitures ordinaires de 12 tonnes à la vitesse de 65 km. On leur a attelé jusqu’à 8 voitures et la vitesse a peu varié, ce qui résulte des propriétés des moteurs asynchrones.
- Le chauffage et l’éclairage sont électriques ; comme la basse fréquence (i5 périodes) n’eut pas été supportable avec les lampes à incandescence ordinaires, on emploie des lampes triphasées formées d’un filament fermé sur lui-même et alimenté en trois points.
- La ligne de service est formée de
- 2 fils aériens seulement, la troisième phase étant constituée par les rails ; chaque automotrice ou machine a deux trôlets, un pour chaque sens de marche, qu’on peut relever ou abaisser par l’air comprimé. Chaque trôlet porte deux rouleaux cylindriques de 0,60 m de longueur, qui exigent dans la pose de la ligne moins de précision que les poulies à gorge et ne sont pas susceptibles de dérailler. Les 2 fils aériens sont supportés par une suspension élastique, et à double isolement. Comme ils sont dans un même plan horizontal, il a fallu les interrompre aux croisements des voies ; les coupures sur les 2 phases ne sont pas concordantes, mais se chevauchent, pour qu’il y ait toujours au moins une phase des moteurs alimentée.
- La ligne de service à 3 000 volts est alimentée par 10 sous-stations qui reçoivent elles-mêmes du courant triphasé à 20 000 volts. Les sous-stations ne renferment que des transformateurs statiques, refroidis par un ventilateur qu’actionne un petit moteur ; elles sont à la fois peu coûteuses comme établissement et comme exploitation puisqu’elles ne nécessitent aucun personnel permanent.
- La station centrale est à Morbegno, au centre du triangle formé par Lecco, Sondrio etChia-venna (fîg. 3). L’énergie hydraulique est fournie par une dérivation de l’Adda, qui alimente
- 3 groupes électrogènes. Chaque groupe comprend une turbine type Francis construite par
- Colila
- Andervenno
- Ma sin o
- CoJico
- Trasna
- X) oico
- Bell an 0
- Lierna
- Atfbadia fdovlle) '
- Lecco
- Fig. 3.
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- Ganz, pour une chute de 3o m, accouplée directement avec un alternateur triphasé construit par Schuckert (i5o tours, 12 pôles, 10 périodes). Chaque groupe absorbe 1 56o chevaux effectifs et débite 1 o5o kilowatts sur un circuit pour lequel cos z> = 0,70. A excitation constante, la tension varie de 10 p. 100 quand on passe de la marche à vide à la pleine charge (22000 volts). Des appareils automatiques préservent l'alternateur contre les courts-circuits et les élévations de tension provenant d’un excès de vitesse.
- La ligne primaire est formée de 3 fils de 7 mm (38,5 mm2) sauf de Morbegno à Colico, où elle a 8 mm (5o mm2).
- Le calcul suivant montre quelles sont les chutes de tension sur la ligne primaire, en admettant que chacune des 10 sous-stations travaille avec sa charge normale de 3oo kilowatts, charge déterminée par le service à assurer.
- Abbadia fournit 600 kilowatts ; admettons que la tension primaire y soit encore de 18000 volts, et cos <p = o,83
- I
- P
- Ey/T cos cp
- 600 000
- 18 oooy/3.0,83
- 23,2 ampères.
- On peut calculer de proche en proche la tension primaire aux sous-stations précédentes, et l’intensité qu’elles absorbent au moyen des formules suivantes, où
- E'0 = IR — chute ohmique.
- E'j —I.-wv./.L. — chute due à la self-induction.
- L — L
- 6,65 1 000
- 6,4
- R = 2_-
- 07 S
- pour les fils de 7 mm. pour les fils de 8 mm.
- SECTIONS DISTANCES R I E'o E'f TENSION de phase. PERTE d’énergie.
- Abbadia-Lierna 8 200 3,73 23,2 86,5 19 18 160 6 000
- Lierna-Bellano 9 7°° 4,40 34,7 ID2 33,6 18 43o i5 800
- Bellano Dorio 7 700 3,5o 46,0 160 35,4 18710 22 OOO
- Dorio-Colico 6 3oo 2,86 57,5 164 36,2 19 000 28 000
- Colico-Traona 11 900 4,i5 79,6 33o 91 19 55o 78 5oo
- Traona-Morbegne 4 100 i,43 69,9 128 35,4 19 680 34 000
- Colila-Colico 20 335 9,20 11,1 102 23 18 720 (19 000) 34 000.
- Perte d’énergie totale
- 3£I2R = 188 3oo (8 p. 100).
- La perte de tension est de 1 680 volts, soit 8,5 p. 100. Les chutes de tension dans la lio-ne secondaire résultent des considérations suivantes :
- o
- Le diamètre des roues motrices étant de 1,17 m et le glissement de 5 p. ioo, la vitesse d’une automotrice sera :
- V 3,6 X 0.95 -3 ^ 1J . Tl X 1.17 X 3,6 X o,g5 = 63 km.
- Si l’on considère un train de 104 tonnes démarrant avec une accélération de o,25 m par
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- seconde, l’effort de traction nécessaire sera de 1 320 kg et si cet effort est obtenu par le couplage en parallèle de 2 moteurs, la puissance développée par les moteurs à la fin du démarrage sera :
- . 63 000 1 ,
- 1 320 X ------ X —— — 310 chevaux-vapeur.
- 3 600 70
- Supposons que le rendement soit de 0,84 et cos o = o,83, E = 2 5oo volts :
- 3io X 736
- I= ^3 X» 500X0,84X0,83 = amPères-
- Si l’on admet qu’un train démarre entre Colico et Chiavenna, c’est-à-dire à 10,17 km de chacune des deux stations, on aura pour la perte de tension dans chaque branche de l’étoile :
- E'0 — IR = 75 x 10,17 X o,35 - 268 volts.
- 7 7 , _
- E’i — Il —-— x 20 = 70 X 10,17 X-----X 10 =80 volts.
- 1 000 1 000
- ce qui,donne une perte totale de :
- ^3 y/Ë'20 -f- E/2j = 480 volts (16 p. 100).
- sur la tension de phase.
- D’où la nécessité d’entretenir une tension de 2980 volts aux bornes des transformateurs. On en déduit le rapport de transformation, en comptant sur une perte ohmique de 2,5 p. 100 et une perte inductive de 6 p. 100 dans l’appareil.
- Le tableau suivant relatif à la journée du ier avril 1908 montre quel est le rendement de l’ensemble des moteurs et des transformateurs de la ligne, mesuré des bornes des alternateurs à la jante des roues des machines; ces chiffres sont obtenus, au moyen des parcours des trains, d’une part, et des wattmètres enregistreurs de la centrale, d’autre part.
- STATIONS de la ligne. NOMBRE des trains. KILOMÈTRES réels. TONNES KILOMÉTRIQUES réelles. TONNES KILOMÉTRIQUES virtuelles.
- Lecco-Colico 9 351 37 4oi 4i 237
- Colico-Lecco 9 351 47 479 43 24 >
- Colico-Sondrio 5 205 22 099 34 496
- Sondrio-Colico 5 203 22 632 25 488
- Colico-Chiavenna 2 54 5 427 11 o55
- Chiavenna-Colico . 2 54 5 562 3 914
- Totaux 32 I 220 i3o 600 159 435
- Consommation totale d’énergie à la centrale = 6900 kilowatts-heure.
- Consommation par tonne-kilomètre virtuelle de train électrique = 43 watheure. Consommation par tonne-kilomètre réelle de train électrique = 52 watt-heure.
- Si l’on admet que la résistance des trains est de 5 kg par tonne, on voit qu’une tonne kilométrique virtuelle n’exige qu’une dépense de travail égale à :
- 5 X 1 000 — 5 000 kgm ~ 5o 000 joules, or on dépense à la centrale 43 X 3 600 = 15o 000 joules.
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- Le rendement total serait donc au plus égal à — ; mais il faut remarquer que la centrale assure le chauffage et l’éclairage des trains, ainsi que l’éclairage des gares ; elle fournit l’énergie aux ateliers de réparations et les wattmètres enregistreurs donnent la consommation globale du courant.
- Une seule turbine suffit pour assurer le service ; dans la journée du ier avril 1903, à laquelle se rapportent les chiffres précédents, l’intensité maxima enregistrée sur chaque phase a été de 54 ampères ; la tension a varié en 17 600 volts et 19 400 volts ; la vitesse des turbines entre 140 et i5o tours. La quantité d’énergie enregistrée (6900 kilowatt-heure) a été consommée entre 4u5 heures et 23,10 heures ; la consommation maxima (5oo kilowatts-heure) eut lieu entre 20 heures et 21 heures (8 et 9 heures du soir). Ceci confirme ce que nous avons dit relativement à l’importance de l’éclairage dans la consommation totale.
- Les deux lignes que nous venons de décrire sont dès maintenant dans une période d’exploitation assez régulière pour qu’on puisse chercher à se faire une opinion sur la valeur relative des deux systèmes.
- Pour ce qui concerne la ligne à courant continu, on peut dire que l’expérience ne comportait aucun aléa. L’installation ne diffère pas en principe de celle des réseaux de tramways un peu étendus, et les qualités des moteurs à courant continu sont suffisamment connues pour qu’on puisse sans crainte les substituer aux machines à vapeur. Il n’y a eu d’innovation, ni en ce qui concerne la tension, ni dans l’équipement des véhicules, où les roues motrices sont, comme dans les tramways, commandées par engrenages. Les seize vitesses dont disposent les conducteurs sont plus que suffisantes pour se prêter à toutes les exigences de l’exploitation. La ligné électrique n’a pas donné d’ennui et les avaries du matériel, causes de détresses, se réduisent à des courts-circuits de balai à balai, ou d’un balai au bâti. On n’a eu de ce chef aucun accident sérieux et d’ailleurs il est facile de les éviter par l’entretien des collecteurs en bon état de propreté, exempts d’huile et de poussière.
- Il n’en était pas de même pour la ligne de la Valteline, qui constituait le premier essai important d’application des moteurs asynchrones à la traction. Si l’emploi des courants alternatifs permettait un transport plus économique de l’énergie, en revanche ou pouvait craindre les dangers offerts par ces hautes tensions, et surtout l’on devait se demander si les moteurs triphasés présenteraient bien la souplesse nécessaire à une locomotive. Disons de suite que l’emploi des hautes tensions n’a donné lieu à aucun ennui ; la ligne primaire à 20 000 volts, qui n’a pas été revisée depuis son installation en 1900, passe souvent hors de vue sur les montagnes que le chemin de fer traverse en tunnel ; les courts-circuits produits par les oiseaux de grande taille ne l’ont pas endommagée ; un sapin est même tombé sur les fils sans qu’il soit nécessaire d’intervenir ; l’arbre a été brûlé et s’est ainsi dégagé tout seul. La ligne de service est posée depuis le ier mai 1900 et n’a encore fait l’objet d’aucun entretien ; il y a un certain nombre d’isolateurs fendus et beaucoup des connexions manquent aux joints des rails. Il y a là une cause certaine de déperdition d’énergie.
- Il ne s’est pas encore produit d’électrocutions mortelles ; en tous cas, les électrocutions sont plus rares que sur la ligne de Milan à Gallarate, ce qui tient à l’emploi des conducteurs aériens et surtout à la terreur salutaire que la tension élevée inspire au personnel. Les voitures automotrices subissent tous les jours des essais d’isolement à 6000 volts ; on a d’ailleurs constaté par une expérience directe l’effet produit par la rupture d’un fil de service au-dessus du toit d’une voiture ; le personnel de la voiture n’a pas eu à souffrir.
- Un premier résultat de l’expérience tentée pendant cette dernière année est la condamnation des automotrices.
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- On reproche à ce système d’immobiliser une machine pour des réparations insignifiantes à la voiture : une vitre brisée, une planche du parquet à remplacer; en outre la partie électrique et mécanique est peu accessible et d’une surveillance difficile. Il est à remrrquer que les automotrices, employées seules sur les lignes de Milan à Porte-Cérésio, ont donné toute satisfaction. Cela provient probablement de ce que leur nombre est bien plus considérable.
- Les rhéostats à liquide employés ont donné beaucoup d’ennuis au début ; cela tenait à ce que le wattman n’avait pas d’ampèremètre devant les yeux et démarrait trop lentement ; les rhéostats restant trop longtemps en circuit chauffaient et perdaient de l’eau par vaporisation. La maison Ganz a tenté de les refroidir en leur accolant un radiateur semblable au thermosiphon qu’on adapté à quelques moteurs d’automobiles, mais le peu de résistance au frottement offert par le bac du rhéostat fait que la circulation ne s’établit pas dans le radiateur, et ce moyen est resté inefficace. On s’est enfin décidé à donner un ampèremètre au wattman. qui conduit la manœuvre du rhéostat au démarrage de façon à rester au voisinage de 80 ampères. Dans ces conditions une automotrice a pu faire 3 fois le voyage Lecco-Sondrio et retour (3oo km) en usant seulement 2 litres d’eau.
- Une autre imper-ection qui s’est révélée dans le matériel roulant est celle des boîtes de fusée d’essieu ; la fusée baigne dans l'huile, l’obturation étant obtenue par deux cuirs emboutis placés aux extrémités. Outre que cette disposition a donné lieu à des chauffages fréquents, elle avait l’inconvénient de laisser filer l’huile dans les moteurs ; quand après une année on en a commencé la révision, on a trouvé dans l’entrefer, large de 2 mm. une pâte compacte formée de poussière et d’huile desséchée. Le fait d’avoir marché longtemps dans ces conditions est pour ces moteurs une preuve de robustesse ; il est néanmoins fâcheux qu’un démontage complet de la machine soit nécessaire pour s’apercevoir d’un tel encrassement. Les moteurs sont peu accessibles, et c’est une conséquence de la position qu’ils occupent sous le véhicule. On a conseillé de les placer sur le châssis et d’actionner les roues par l’intermédiaire de bielles d’accouplement; cela n’a pas encore été réalisé, à notre connaissance, car l’adjonction de pièces oscillantes à la machine lui feraient perdre en partie ses qualités de douceur et ramèneraient les mouvements parasites qu’on observe dans les locomotives à vapeur.
- Nous arrivons à la question la plus importante qui est celle du réglage de la vitesse. On sait que pour avoir un bon rendement, les moteurs d’induction doivent fonctionner au voisinage du synchronisme, c’est-à-dire avec un glissement de 4 à 5 p. 100 sur la vitesse du champ tournant, qui est complètement déterminée par le nombre de pôles du moteur et par la fréquence. Quand, les moteurs ralentissant, le glissement devient supérieur à sa valeur normale, le couple augmente, mais passe par un maximum au delà duquel le fonctionnement deviendrait instable. Au démarrage, l’introduction des résistances, a pour effet non seulement d’éviter la production du courant de court-circuit, mais de déterminer un couple moteur plus considérable. Bien entendu, les moteurs sont calculés pour que le couple nécessaire en pleine marche (rotor en court-circuit) soit notablement inférieur au couple maximum.
- Pour les locomotives des trains de marchandises, dont la vitesse normale est de 3o km, le démarrage peut s’effectuer sans autre secours que celui des rhéostats ; il n’en est pas de même pour les automotrices, qui doivent souvent marcher à moins de 60 km, leur vitesse normale. On a adopté pour elles l’emploi des moteurs groupés en cascade, qui permet de marcher à 3o km sans insertion de résistances. Mais il faut remarquer que si les 2 moteurs secondaires, construits spécialement dans ce but, fonctionnent alors dans des conditions
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- normales puisqu’ils sont alimentés par des courants de fréquence moitié moindre et que leur vitesse est moitié moindre, les moteurs primaires donnent un moment beaucoup plus faible. La raison en est que les enroulements des rotors sont fermés sur une résistance non dépourvue de self-induction, et que le courant et la force électro-motrice n’y sont plus en phase. Une voiture automotrice qui marche à demi-vitesse ne donne qu’un effort de traction égal à i,5 ou 1,6 fois l’effort normal. Sa puissance n’est que à 0,80 fois la puissance
- de pleine marche. L’emploi des moteurs secondaires accroît donc notablement le poids et le prix de la voiture, en ajoutant peu de choses à ses qualités. Sept nouvelles locomotives sont actuellement en construction : cinq chez Ganz, de Budapesth et deux chez Brown, Boveri et Cie. Ces machines développeront un effort de traction de 3 ooo kg à la vitesse de 70 km et de 7 000 à 7 5oo kg au démarrage. Elles seront à 2 vitesses; la vitesse réduite sera encore obtenue chez Ganz par l’emploi des moteurs secondaires ; chez Brown, les moteurs sont pourvus d’enroulements spéciaux qu’on peut grouper de manière à doubler le nombre des pôles ; on obtient ainsi, avec une vitesse moitié moindre, un effort de traction égal à 1,8 ou 1,9 fois l’effort de pleine marche.
- Tel qu’il est cependant, le système actuel suffit à toutes les exigences de l’exploitation. Sur la ligne de Lecco-Sondrio, toutes les rampes sont gravies à la grande vitesse pour les trains de voyageurs ; de Colico à Chiavenna, on emploie la petite vitesse pour les rampes de 20 mm.
- Il peut être nécessaire pour les trains de marchandises, comme pour les trains de voyageurs, de descendre au-dessous de la vitesse de 3o km, le mieux est alors d’interrompre momentanément le courant et de le rétablir de temps en temps (au travers des résistances, à cause de la grande valeur du glissement). On pourrait craindre qu’avec les trains de marchandises, dont les attelages sont lâches, ces démarrages successifs ne produisent des à-coups et des ruptures, mais, ainsi que nous l’avons dit, les rhéostats à liquides permettent aux moteurs d’agir insensiblement, et il est impossible, si le conducteur est expérimenté, de percevoir les instants où le courant est interrompu ou rétabli. Une preuve irréfutable de la docilité de ces machines est la précision avec laquelle elles effectuent les manœuvres des gares ; les agents les préfèrent pour ce service aux locomotives à vapeur. Il serait cependant préférable d’avoir dans les grandes gares des machines spéciales, dont les deux vitesses seraient 8 et i5 km. ./ i 1
- On munira à titre d’essai quelques-unes des nouvelles locomotives de résistances métalliques placées dans des coffres munis de volets, et suffisamment refroidies pour pouvoir rester une heure en circuit. > ' ;
- Il est un autre reproche qu’on a adressé aux mpteurs triphasés, et auquel l’expérience n’a pas donné de démenti : c’est l’impossibilité d’augmenter la vitesse pour rattraper un retard. En effet, ces moteurs donnent un couple nul au synchronisme et même si, sous l’action d’une cause extérieure^-le synchronisme est dépassé, le moteur restitue de l’énergie au réseau en freinant le véhicule. Les wattmètres enregistreurs placés aux différentes sous-stations ont montré que ce phénomène se produisait déjà sur des pentes de 5 mm. Toutefois il ne faut pas oublier que ce freinage n’aura lieu que s’il y a sur la ligne un train capable d’absorber l’énergie produite ; cet oubli a failli causer un accident grave alors qu’un train seul se trouvait inséré sur la ligne et descendait une forte rampe : l’énergie restituée aux alternateurs a accéléré le mouvement dés turbines, la vitesse du synchronisme s’est-trouvée augmentée, ainsi que celle du train et ainsi de suite. Ces accroissements de vites.se sont accompagnés d’élévations dangereuses de la tension. Le seul moyen de gagner unp®u,7§y;r .lajyitesse no,finale est doncEde;côUiper le courant dans les pentes supérieures a
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- 5 mm, si toutefois l’établissement de la ligne permet une grande vitesse en ces points. Sur les pentes où l’effort de la machine est encore nécessaire, la vitesse s’accroîtra peu. Il n’en serait pas de même avec les moteurs à courant continu excités en série, pour lesquels la variation de la vitesse avec le couple moteur est beaucoup plus rapide, et qui tendent à s’emballer quand le couple résistant diminue.
- L’exemple fourni par les deux installations que nous venons de décrire permet-il de conclure à la supériorité d’un système sur l’autre ? Il est impossible de répondre à cette question d’une manière générale, car la solution à adopter variera suivant le genre du service qu’on veut assurer. C’est ce dont on peut se rendre compte en comparant les propriétés des moteurs à courant continu et des moteurs à courant alternatif.
- Considéré en lui-même, le moteur à courant continu excité en série est nettement supérieur, et cela résulte surtout de la propriété qu’il possède de donner un couple [indépendant de la tension aux bornes, mais fonction seulement de l’intensité qui le traverse. Deux moteurs groupés en série, donnent le même effort que s’ils étaient groupés en parallèle, l’intensité dans chacun d’eux restant constante. Au contraire, les moteurs d’induction donnent un couple dépendant du carré de la tension et comme ils prennent un courant très intense au démarrage, ils déterminent sur la ligne une chute de tension' qui leur rend ce démarrage plus pénible. Ils possèdent en outre cette propriété fâcheuse que le couple passe par un maximum quand le glissement augmente.
- La puissance absorbée par ces moteurs varie très rapidement avec leur vitesse, de sorte que les inégalités assez faibles dans le diamètre des roues de 2 essieux produira une répartition très inégale de la charge sur les deux moteurs correspondants.
- Pour gravir les rampes, le moteur d’induction exigera plus de puissance, puisqu’il conserve une vitesse plus élevée que le moteur à courant continu (en supposant les deux types de moteurs construits pour fournir la même vitesse en palier).
- Les controllers et les résistances placés sur les véhicules seront beaucoup plus compliqués pour le courant triphasé que pour le courant continu. Alors que le couplage en série des moteurs à courant continu s’opère très simplement, le couplage en cascade des moteurs triphasés est encore compliqué par ce fait qu’il ne faut pas passer par cet intermédiaire quand, les moteurs marchant en parallèle, on veut interrompre complètement le courant. En effet, pendant l’instant où les moteurs sont en cascade et où leur vitesse est supérieure à la moitié de la normale, ils fonctionnent comme générateurs et il se produirait à la rupture une forte étincelle.
- Le groupement en cascade lui-même est loin de fournir pour la marche à demi-vitesse une solution aussi satisfaisante que ^groupement en série des moteurs à courant continu.
- Les conducteurs aériens amenant le courant aux véhicules doivent être au nombre de deux au moins pour les moteurs triphasés. A égalité de tension, ils doivent être calculés plus largement que les conducteurs pour courant continu, car à la chute ohmique s’ajoute celle due à la self-induction. L’énergie transmise pour une intensité donnée est réduite dans le rapport de 1 à coscp; enfin, les chutes de tension influençant défavorablement le démarrage des moteurs d’induction, on doit consentir une perte moindre sur la ligne,
- ' Si nous examinons ce que doit être l’usine génératrice, la considération des caractéristiques des machines montre que, pour maintenir la tension sensiblement constante, on devra consentir des surcharges éventuelles moindres pour les alternateurs que pour les dynamos. La dépense de premier établissement sera donc plus considérable pour les cou-
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- rants alternatifs et l’impossibilité d’adjoindre aux machines une batterie d’accumulateurs viendra accentuer la différence.
- Il résulte des remarques précédentes que le seul avantage qui subsiste en faveur des courants alternatifs réside dans l’emploi qu’ils permettent de tensions très élevées. Cet avantage est surtout sensible quand il s’agit de transporter à de grandes distances des quantités d’énergûe considérables ; une autre condition qu’on oublie souvent est que le service à assurer doit être celui de trains à arrêts peu nombreux, puisque c’est surtout au démarrage que se révèle l’infériorité des moteurs triphasés. Le courant continu s’impose donc pour les réseaux de tramways peu étendus, où l’on doit souvent s’arrêter ou circuler à vitesse réduite, c’est aussi le cas pour les chemins de fer métropolitains ou d’ailleurs les souterrains ne permettent pas l’usage du trôlet. Mais il ne faut pas en conclure que le courant continu ne puisse encore lutter avantageusement sur des parcours assez longs ; la production des hautes tensions en courant continu n’offre aucune difficulté, il suffit de grouper en série les dynamos ou les commutatrices. Les moteurs peuvent facilement être construits pour i ooo volts, et en réunissant sur un véhicule 4 moteurs accouplés deux à deux en série d’une manière invariable, on voit que l’emploi de ces deux groupes permettra d’utiliser une tension de 2000 volts sur la ligne de service. On a essayé tout récemment entre Saint-Georges de Gommiers et la Mure (Isère) une locomotive de 5oo chevaux à courant continu, alimentée à 2400 volts, et qui, parait-il, s’est bien comportée, le chemin de fer de la Valte-line avait été étudié en courant continué 2200 volts ; la station de Morbegno eut alimente directement la ligne de Golico-à Sondrio, et par l’intermédiaire de triphasé à 20 000 volts la ligne de Lecco à Chiavenna, sur laquelle eussent été réparties 3 sous-stations seulement. Les dépenses de premier établissement ne différaient pas beaucoup de celles réellement effectuées. La supériorité du courant alternatif ne commence donc qu’avec l’emploi de tension de 3 000 à 10000 volts sur la ligne de service. C’est surtout pour la traction à grande vitesse des trains de voyageurs que cette question prend de l’intérêt, puisqu’il semble qu’à ce point de vue on ait atteint le maximum de ce que peut fournir une locomotive à vapeur. Les expériences effectuées en Allemagne en 1901 ont montré que le problème était possi-b e, et ont fourni certains résultats que nous allons brièvement exposer.
- La ligne de service doit être composée de 3 fils aériens, pour éviter les perturbations téléphoniques qui se produisent lorsqu’on met une phase à la terre. Il y a avantage à disposer les 3 fils dans un même plan vertical, car 3 fils placés à la même hauteur rendent les croisements de voie fort difficiles à établir ; enfin cette disposition diminue, le moment flér chissant sur les mâts, qui peuvent être pris plus légers. Il faut un double isolement des phases entre elles et par rapport à la terre ; il est bon de relier aux rails le point neutre de
- l’étoile, pour que la différence de potentiel par rapport au sol ne soit que
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- Le trôlet avec prise de contact latérale est préférable au trôlet avec prise inférieure ou supérieure, car, si faible que soit la flèche des fils, elle produit aux grandes vitesses l’effet d’une voie très inégale, et il en résulte des étincelles. Il faut autant que possible diminuer le moment d’inertie de la partie mobile du trôlet en le munissant vers son extrémité d’une seconde articulation.
- Les dimensions des moteurs qu’on peut placer sur les essieux dépendent du diamètre des roues motrices, et pour un diamètre donné, leur puissance varie légèrement avec la tension ; pour une fréquence de 5o périodes, on peut admettre les chiffres suivants :
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- diamètres des roues motrices. VOLUME du rotor en décimètres carrés. TENSION. PUISSANCE en chevaux haute tension. POIDS. INTENSITÉ haute tension.
- 0,800 44 000-2 OOO 64 I 25o 20
- 0,880 53 5oo-2 ooo 80 1 5oo 23
- 1,000 78 5oo-3 ooo 110 2 5oo 22,5
- 1 ,o,5o l‘AO 75o-3 56o 160 4 ooo 28
- On voit qu’en plaçant sur un véhicule muni de roues de i m4 moteurs à 3 ooo volts, l’intensité totale atteindrait 90 ampères pour une puissance de 44° chevaux. Comme cette intensité est relativement élevée, il y a lieu de chercher à augmenter encore la tension. Mais d’autre part, un moteur de dimensions données est d’autant moins puissant que la tension est plus élevée parce que l’isolant y prend la place du cuivre et qu’il ne peut sans danger supporter un échauffement notable.
- On est donc conduit, si l’on veut élever la tension en conservant la même puissance, à placer un transformateur sur le véhicule.
- On peut alors songera employer une tension de 10 à i5ooo volts sur la ligne dé service. Le poids des transformateurs peut être évalué à 60 p. 100 de celui des moteurs ; la dépense supplémentaire d’énergie résultant de la transformation de tension et de l’auganen-tation du poids mort est peu de chose, mais elle est néanmoins un obstacle à la réalisation des grandes vitesses, car le poids du véhicule exigerait un renfoncement considérable de la voie. Au contraire, si on envisage le service des trains de marchandises, l’emploi des transformateurs a l’avantage d’augmenter le poids adhérent de la locomotive, où l’encombrement n’a plus les inconvénients qu’il offre sur les automotrices ; les moteurs devant tourner longtemps sans interruption, il y a intérêt à abaisser la tension, c’est-à-dire à diminuer réchauffement causé par la saturation du fer, et à ne pas enfermer le cuivre ,dans une grande épaisseur d’isolant que la chaleur peut altérer.
- Pour la traction à très grande vitesse des trains de voyageurs, nous sommes conduit à choisir le moteur le plus léger pour une puissance donnée ; on peut dès maintenant considérer comme possible la construction de gros moteurs alimentés à 10000 volts. Ces moteurs différeront des moteurs à basse tension en ce que les enroulements primaires, au lieu d’être constitués par des barres logées dans des encoches à demi fermées, devront se composer de bobines à fils très nombreux placées dans des encoches ouvertes où l’isolant occupera un grand espace (il faut laisser de côté les enroulements faits à la main).
- Les moteurs à haute tension sont plus légers que l’ensemble du moteur à basse tension et du demi-transformateur équivalents ; ils sont également plus avantageux au point de vue du rendement, du facteur de puissance et de la surface de refroidissement. Bien que la nécessité de ménager l’isolant, oblige à adopter une densité du courant moins élevée, l’emploi d’une haute tension permet une surcharge momentanée plus considérable. Il y a donc un grand intérêt à accroître l’intensité admissible, sans élever la température du moteur. On peut y parvenir par deux moyens :
- En premier lieu la machine peut n’être employée que peu de temps sans interruption : c est le cas pour les automotrices très rapides qui parcourent en une heure et demie ou deux 2 heures la distance séparant deux grandes villes. Ce système ne diffère pas de celui qu’on emploie actuellement avec les locomotives à vapeur pour le service des express (le rapide Paris-Bordeaux est remorqué par 5 machines différentes). Gomme les moteurs électriques
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- d’une certaine puissance ne prennent leur température de régime qu’après plusieurs heures, on pourra admettre dans le calcul un échauffement qui ne sera jamais atteint en service ; le moteur se refroidira pendant les repos.
- En second lieu, on peut augmenter notablement la capacité des moteurs en assurant par des dispositifs spéciaux une ventilation très énergique. Par exemple l'insufflation dans un moteur de 5o chevaux d’une quantité d’air égale à ido litres par seconde, sous une pression de 45 mm d’eau, abaisse la température de 72°,5 à 42,°ô ; le moteur doit être hermétiquement clos et pourvu de canaux de ventilation. Une pression excessive chasserait l’huile des coussinets et amènerait des chauffages ; aussi est-il bon de comprimer l’air d’un côté du moteur et de l’aspirer de l’autre côté.
- L’emploi de ces moteurs à haute tension, rafraîchis artificiellement, a donné de bons résultats, tant au point de vue du rendement et du facteur de puissance (0,9) qu’à celui de la facilité d’enroulement et d’isolement. Il ne semble pas rationnel d’élever la tension au dessus de 10000 volts, car la saturation du fer actif oblige à augmenter la longueur du moteur, en supprimant une bague du rotor et reliant la troisième phase au bâti qui doit alors être isolé. Mais on peut employer des moteurs dont les primaires sont groupés deux à deux en série ; la chute de tension dans chacun d’eux étant moitié moindre, on peut employer des fils plus gros et moins nombreux, ce qui diminue la dispersion magnétique et permet d’accroître l’entrefer.
- En ce qui concerne le réglage de la vitesse, le seul système ayant fait ses preuves jusqu’ici, est le groupement des moteurs en cascade ou en parallèle, combiné avec l’emploi des résistanees. Nous en avons signalé les inconvénients ; le meilleur moyen pour ne pas compliquer outre mesure les appareils de manœuvre consiste à prévoir pour le groupement en cascade l’emploi de deux moteurs spéciaux ; on peut adopter des boggies à quatre essieux portant chacun deux moteurs secondaires, moins puissants et pouvant se placer entre les deux roues de plus petit diamètre.
- Le couple normal du moteur doit, être tenu à 10 p. 100 au moins au-dessous du couple maximum ; il est bon de pouvoir dépasser cette valeur, notamment au démarrage. Pour cela on peut tout d’abord alimenter la ligne au départ des gares à une tension plus élevée. En pleine voie, l’augmentation du couple peut être obtenue par l’accroissement du rapport de transformation, s’il s’agit de machines munies de transformateurs, et en tous cas par la connexion en triangle des enroulements des stators substituée à la connexion en étoile, ce qui élève la tension dans le rapport dey/3 à 1. L’élévation de tension augmente la saturation du fer, ce qui nuit au rendement et au facteur de puissance, mais on peut construire les moteurs de telle sorte que la saturation dans ces conditions soit encore acceptable ; il en résulte que cette saturation, sous la tension normale, sera peu élevée et que les moteurs travailleront dans les meilleures conditions ; l’augmentation de dimensions qui en résulte pour eux sera compensée par une économie de cuivre.
- Au point de vue de la sécurité, l’expérience a montré qu’on était dans des conditions satisfaisantes en plaçant les canalisations à une hauteur suffisante au-dessus du sol, et en les entourant d’un filet protecteur relié à la terre. Sur les machines, tous les commutateurs, transformateurs, etc., sont dans des espaces clos et autant que possible manœuvrés par servo-moteurs. Le bâti de tous les appareils est relié à une tôle placée sous le plancher de bois, et en communication avec la terre ; il en est de même du point neutre des moteurs.
- Une question assez délicate est celle de la puissance qu’on doit donner à la station centrale. Les expériences déjà faites montrent qu’on prévoit généralement une trop forte consommation. La quantité totale d’énergie nécessaire pour assurer le service journalier est
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- facile à évaluer en kilowatts-heure ; c’est sur elle qu’il faut se baser. On a souvent donné aux machines la puissance consommée à l’heure la plus chargée, en supposant les trains répartis sur les rampes de la manière la plus défavorable, et même y démarrant. Ces coïncidences ne se produisent pas en pratique ou ne sont que momentanées ; il suffit que les machines génératrices soient prévues pour pouvoir supporter pendant quelques minutes une surcharge de 20 à 3o p. 100.
- Le calcul et les essais déjà effectués montrent que la traction 'électrique, appliquée au service des trains de marchandises ou des trains rapides à arrêts peu fréquents, ne rencontre pas d’impossibilités d’ordre technique. En est-il de même au point de vue économique ? Il semble qu’on puisse répondre affirmativement à cette question, si l’on accepte les chiffres comparatifs donnés par M. W. Reichel ; ces chiffres, qui se rapportent au prix de revient des 100 voyageurs-kilométriques, sont les suivanis :
- Energie (y compris le démarrage) Entretien du matériel roulant . .
- Personnel .....................
- Intérêts et amortissement ....
- Totaux. . . .
- Vapeur.
- 19,37 centimes 9>3y —
- 4,68 —
- 29^7 —
- 62,79 centimes
- Électricité. 24,62 centimes. 7,3i —
- 3.5o —
- 26,20 —
- 61,68 centimes.
- Il s’agit là du prix de revient partiel d’un transport; il faudrait y joindre la taxe de péage pour tenir compte de l’établissement et de l’entretien de la voie ; l’entretien de la superstructure semble devoir être moins élevé avec l’emploi de la traction électrique, mais elle présenterait encore un autre avantage qui ne ressort pas immédiatement, de la considération des chiffres ci-dessus. Cet avantage résulte de la possibilité de substituer aux trains express et rapides actuels, dont le poids est considérable, un plus grand nombre de trains rapides et légers, composés d’une automotrice remorquant quelques voitures. Il est certain que la multiplicité des trains accroîtrait le trafic, grâce aux facilités plus grandes qu’elle offrirait au public et au temps qu’elle lui ferait gagner, précisément dans les relations entre deux grandes villes ; d’autre part cette subdivision des trains lourds en trains plus légers, qui serait impossible avec le mode de traction actuel, exigeant un nombreux personnel, serait peu coûteuse pour les trains électriques où le personnel pourrait se réduire à deux hommes : un mécanicien et un chef de train initié au maniement des appareils (tout au moins des freins). Le prix de revient partiel variant peu, cet accroissement du trafic pourrait se traduire par une diminution du pénage, ou par des dividendes plus rémunérateurs pour l’entreprise.
- Enfin l’emploi d’automotrices permettrait d’utiliser au mieux le poids mort transporté, ce qui ne manque pas d’intérêt lorsqu’on songe au poids qu’atteignent actuellement les locomotives et leurs tenders.
- C’est sur ces considérations que nous terminerons cette note, sans doute trop concise pour le vaste sujet qu’elle ne fait qu’effleurer, mais dans laquelle nous nous sommes efforcé d indiquer les principales données d’un problème dont la solution est peut-être prochaine.
- Vaudeville.
- Ingénieur des mines.
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- USINES DE LA LOUZIÈRE
- Spécialement destinées à la fabrication du carbure de calcium, par les procédés « électrochimiques », les usines de la Lauzière, commencées en mars 1897 ont été achevées dans les premiers mois de 1898. Elles sont établies sur les bords de la rivière « l’Arc » au pied du massif rocheux de la Lauzière, qui sépare la vallée de la Tarentaise de celle de la Maurienne.
- La conduite en tôle d’acier, qui amène aux turbines l’eau destinée à les faire mouvoir, a 2226 m de longueur; la hauteur de la chute, c’est-à-dire la différence entre le niveau du barrage de retenue et celui des usines, atteint 574 m : la plus grande qu’on ait encore réalisée avec une canalisation de cette importance.
- Les tuyaux qui la composent mesurent, en effet, 4^0 mm de diamètre à leur point de départ, pour finir à 4oo mm en arrivant aux turbines. Les tuyaux inférieurs, qui ont à supporter l’énorme pression de 07 kg par centimètre carré sont formés de tôles de 20 mm d'épaisseur environ. .
- Les travaux de captation du torrent, dont les eaux sont utilisées, comprennent essentiellement un barrage en blocs de granit assemblés au ciment et un canal maçonné amenant l’eau à une chambre de retenue située sur la rive droite à une dizaine de mètres seulement du barrage. Une maisonnette sert d’abri à un gardien chargé de la manœuvre des vannes et de nettoyage des grilles.
- De la chambre de retenue part la conduite forcée, en tôle, qui, à travers rochers et précipices arrive en serpentant au-dessus de l’usine.
- L’établissement d’une pareille conduite en des lieux aussi accidentés a présenté de grandes difficultés et la reproduction que nous donnons de quelques clichés pris sur le parcours, suffit à en donner l’idée. En maints endroits ce n’est qu’à coups de dynamite qu’on a pu conquérir, sur le roc à pic, un étroit sentier pour placer les tuyaux. Des ponts ont dû être jetés au-dessus d’énormes précipices et l’arrivée à l’usine n’a pu se faire qu’en perçant, dans un long promontoire de granit, un tunnel d’une centaine de mètres, à la sortie duquel la canalisation descend enfin directement sur l’usine en rampant le long d’éboulés énormes écroulés de la montagne. C’est à un jeune ingénieur, M. Simon, actuellement chargé de la direction technique des usines de MM. Rochette frères, que revient le mérite d’avoir exécuté ce travail difficile. La maison Soya, de Grenoble, qui s’est fait une spécialité des travaux de ce genre, a fourni et mis en place, au moyen de câbles et de treuils à vapeur, les tuyaux assemblés entre eux par des brides en fer et des boulons en acier.
- L’arrivée de l’eau se fait dans un tuyau collecteur longeant, dans une fosse, le bâtiment des turbines et d’où partent, au moyen de raccords en acier coulé, les tubulures amenant l’eau sous pression à chaque turbine.
- L’installation comprend principalement trois groupes électrogènes composés chacun d’une turbine et d’un alternateur biphasé accouplés à l’aide d’un manchon destiné à favoriser aussi bien l’isolement électrique que la régularité de marche des moteurs. Quoique unies ainsi directement aux machines électriques, les turbines sont établies dans une salle spéciale, pour éviter les rejaillissements d’eau et l’humidité toujours nuisibles aux dynamos.
- Ces turbines, construites par la maison A. et H. Bouvier, de Grenoble, sont du système
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- Girard, à libre déviation, à axe horizontal et ont 1,800 m de diamètre extérieur ; elles développent une puissance de 5oo chevaux à la vitesse de 600 tours par minute.
- Les alternateurs actionnés par ces turbines sont du système Thury et ont été exécutés par MM. Schneider et C,e au Creusot. Ils sont du même modèle que ceux de l’installation de Notre-Dame de Briançon, c’est-à-dire d’un type dit à fer tournant et à enroulements fixes.
- Le courant d’excitation est fourni par une dynamo Thury à 4 pôles à courant continu, qui fait mouvoir aussi divers moteurs actionnant des ventilateurs, des pompes centrifuges et des lignes de transmission.
- Une turbine spéciale met en mouvement les appareils de broyage et de concassage des matières premières, chaux et charbon nécessaires à la fabrication du carbure de calcium. Celui-ci est obtenu dans des fours spéciaux, construits dans une immense salle contiguë à celles des alternateurs dont le courant est amené aux fours au moyen de nombreux câbles en fil de cuivre.
- Un atelier spécial est affecté à la fabrication, au moyen de machines-outils, des récipients métalliques destinés à renfermer le carbure.
- Cette installation doit être doublée par l’aménagement d’un torrent voisin.
- C Domar.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TÉLÉGRAPHIE
- Quelques brevets nouveaux f1) : système de Forest. (Electrician, 20 novembre. 1 Patente n° 10462, garantie à la « de Forest Wircless C° New-York j>.
- La figure 1 donne le montage du circuit récepteur comportant un téléphone ordinaire placé dans un circuit secondaire commandé par un relais. On peut se passer du condensateurs, mais son emploi accroît l’efficacité du dispositif.
- Le récepteur ou détecteur proprement dit repose sur le principe suivant découvert par le Dr de Forest :
- Quand deux électrodes métalliques, placées à petite distance l’une de l’autre, sont intercalées dans un circuit contenant une source de courant, et qu’un intermédiaire convenable est interposé entre leurs surfaces opposées, des particules métalliques, probablement arrachées de l’anode et transportées vers la cathode, établissent de petits ponts conducteurs entre les électrodes. Tant que ces ponts se maintiennent, la résistance du dispositif est comparativement peu élevée ;
- mais dès que l’influence d’une impulsion ou oscillation électrique, telle que celles dues à l’étincelle d’une bobine d’induction, se fait sentir, les ponts métalliques entre électrodes sont instantanément rompus et la résistance du dispositif s’élève. Si un récepteur est inclus dans le circuit local du détecteur, cette variation de résistance devient apparente et le passage de l’onde est signalé. Dans l’intervalle qui sépare deux étincelles de l’appareil producteur d’ondes, les ponts entre électrodes se reforment h nouveau ; plus exactement, lors de la cessation de l’impulsion ou oscillation, les parties métalliques reforment des chaînes entre les électrodes et rendent ainsi automatiquement au système sa conductibilité.
- Le Dr de Forest a employé comme intermédiaire entre les électrodes des métaux variés et des combinaisons de matériaux comprenant de l’eau, de la glycérine, des huiles, des demi-solides visqueux comme la vaseline, des solides poreux, des poudres peu ou pas conductrices comme du soufre ou des oxydes de plomb, de la fibre, des combinaisons ou mixtures de diverses substances saturées de glycérine, du collo-dion et de la gélatine. L’action de tels intermé-
- f1) Voir Écl. Èlect., 26 décembre 1903.
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- diaires semble être de supporter les chaînes de particules métalliques et de limiter leur nombre ; lorsque les chaînes sont brisées par suite du passage d’une onde, le fluide environnant empêche les parcelles métalliques de s’éparpiller, de telle sorte que les ponts se reforment immédiatement et complètement dès que l’effet de l’onde cesse.
- L’action électrique du courant sur le fluide tend à produire sur la cathode des globules d’hydrogène et sur l’anode des globules d’hydrogène qui, si on les laissait se développer, entoureraient les particules d’un intermédiaire gazeux
- Fig. i.
- Fig. i à 5.
- Fig. 3.
- au lieu d’un intermédiaire fluide et compromettraient sérieusement le mécanisme de la réparation automatique. Cette action est prévenue par l’emploi du peroxyde de plomb ou d’un autre dépolarisant grâce auquel la permanence du dispositif de réparation automatique est assuré.
- Les figures i à 5 inclus montrent diverses formes d’électrodes : e représente l’une des électrodes, e1 l’autre. Dans la figure 2 une des électrodes, e1, est supportée de façon à pouvoir être rapprochée ou écartée de l’autre. Entre les deux est placée une petite pièce de matière e2 composée des substances mentionnées ci-dessus. La figure 5 montre un tube dans lequel sont placées les deux électrodes, avec la substance intermédiaire e7. Les électrodes peuvent être plates ou rondes avec une surface polie ou rugueuse ; en tous cas leur écartement doit être faible. Quelquefois il est avantageux de donner à la surface de l’une des électrodes, de préférence la cathode, la forme d’une tasse (fig. 4) remplie jusqu’aux
- bords d’oxyde de plomb et de glycérine e5 et placée en face de la surface plane de l’autre électrode ei.
- On peut provoquer mécaniquement la rupture des chaînes entre électrodes en faisant ces dernières mobiles (fig. 2). Dans la figure 1 l’une des électrodes a la forme d’un plateau fixé à une roue c8 mue par un mouvement d’horlogerie ou autrement, l’autre électrode étant fixe. Il y a quelquefois avantage à employer un certain nombre d’éléments montés en série. Un tel dispositif est visible sur la figure 3 et comprend un tube isolant contenant les électrodes e et e1 et une ou plusieurs pièces, ou électrodes, auxiliaires séparées par des espaces e4 de 1 à 3 mm. Ces espaces sont comblés par une mixture de filaments de métaux plutôt grossiers et une poudre telle que de la litharge ; cette pâte étant amenée au degré de fluidité voulu par l’adjonction de glycérine ou vaseline avec de petites quantités d’une substance électriquement décom-posable comme de l’eau ou de l’alcool.
- L’électrode auxiliaire peut être supprimée et le montage en série est assuré par les fragments métalliques ou limailles formant des électrodes auxiliaires.
- Les métaux donnant les résultats les plus satisfaisants, tant pour les électrodes que pour les parcelles conductrices ou les fragments destinés à être interposés entre les électrodes paraissent à présent être l’étain, l’argent, le nickel, dans l’ordre de préférence. Le courant de la batterie locale doit être faible, par exemple 1/10 à 1 millampère.
- Les électrolytes les plus efficaces employés avec la matière intermédiaire sont : l’eau, l’alcool, l’ammoniaque, ou une mixture. La glycérine commerciale et l’alcool ordinaire contiennent de l’eau en quantité suffisante pour cette application. L’alcool et l’ammoniaque spécialement semblent exercer une action favorable en facilitant probablement la formation de ponts ou chaînes entre les pôles.
- Un tel détecteur d’oscillations hertziennes est facilement impressionné ; il revient instantanément et automatiquement à son état normal, lorsque l’impulsion cesse. Quand on lui adjoint un récepteur téléphonique, l’opérateur qui écoute entend un clic distinct et séparé pour chaque étincelle du transmetteur. Si une longue série d’étincelles est produite, l’opérateur qui reçoit
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- entend dans le téléphone la même série de bruits ou de clics qui peuvent, par exemple, représenter un trait du code morse ; rémission d’une série courte d’étincelles peut représenter un point du code morse : la vitesse de transmission et de réception d’un message est limité seulement par l’habileté des opérateurs.
- Dans un système signalétique, télégraphique ou téléphonique tel que celui décrit ci-dessous, il est désirable que le récepteur, — comportant un appareil télégraphique ou téléphonique — présente un certain accord avec le transmetteur, c’est-à-dire soit synchronisé. Il est alors évident que le dispositif de réception ne sera influencé que par certaines ondes bien déterminées et ne répondra pas aux ondes de nature différente : on aura réalisé ainsi une pseudo-syntonisation et sélection. Ce résultat peut être obtenu de diverses façons, par exemple par l’emploi d’un commutateur ou de quelqu’autre instrument variant le nombre de fermetures et de ruptures du circuit par seconde. La même station réceptrice, équipée avec différents circuits vibratoires à sélection, peut être utilisée pour la réception des signaux ou messages simultanés de différentes stations transmettrices, chaque appareil répondant aux ondes émises par la station trans-mettrice qui emploie la période correspondante à la sienne. L’instrument récepteur d’un tel système syntonique peut être un relais dont l’armature est supportée par une tige ajustée ou ajustable de façon à vibrer à la vitesse convenable, ou bien un instrument analogue au monotéléphone Mercadier.
- La patente se termine par une liste de 58 revendications toutes relatives à l’anticohéreur du Dr de Forest. R. V.
- Expériences effectuées en Angleterre avec les appareils de Forest. (Electrician, 4 décembre).
- Des expériences couronnées de succès ont été faites pour la transmission et la réception de signaux télégraphiques par ondes hertziennes entre Holyhead etHowth à une distance de 65 milles à vol d’oiseau; les appareils avaient été installés par le Dr Lee de Forest à ces deux stations employées déjà par les ingénieurs de l’office postal général pour des essais de télégraphie sans fil. Ces expériences furent suivies en Angleterre avec un grand intérêt et tous les ingénieurs présents exprimèrent leur entière satisfaction.
- La figure 1 donne une idée très claire du dispositif employé. A gauche on voit une machine à pétrole de trois chevaux entraînant par courroie un alternateur d’un kilowatt sous 5oo volts à une fréquence de 5o ~ par seconde, l’alternateur étant excité par une petite dynamo actionnée par le simple contact entre sa poulie et la courroie de l’alternateur. Le courant est amené au primaire d’un transformateur A dont le rapport de transformation et l’unité, et dont le rôle est de stabiliser la charge, et d’empêcher l’accès jusqu’au générateur de potentiels élevés
- Partie aenentLe ' ^Partie aérienne
- Czrcmt teati&fietfe&r Curcx-zzt recepfezzz*
- Fig. 1.
- induits par des décharges électriques ou d’autres causes. Du secondaire du transformateur A le courant passe par K2 et R dans le primaire du transformateur B qui élève la tension de 5oo à 20 000 volts. Dans ces expériences B était un transformateur à huile, mais on se propose d’employer dans la suite une bobine d’induction à circuit magnétique ouvert, plus commode et d’un transport plus facile. K2 est une clé d’envoi d’un modèle extrêmement simple et semblable à une clé mors ordinaire : elle est montée sur une boîte et, par l’intermédiaire d’un levier muni d’un isolateur à cloche, coupe le courant à 5oo volts dans l’intérieur de la boîte. Ni huile ni substance isolante autre que l’air atmosphérique n’est employée pour étouffer l’arc ; le contact se fait sur des plaquettes circulaires en acier d’un centimètre et demi s’emboîtant les unes dans les autres : l’appareil est cependant construit pour recevoir de l’huile au cas où il doit supporter plus de 6 ampères. K! est une clé amovible dont on parlera plus loin. R est un « régulateur de réactance » dont la fonction est de prévenir la formation d’un arc à l’éclateur dans le cas où le débit d’énergie dans le circuit deviendrait excessif : ce dispositif n’est pas au-
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- tomatique, mais, s’il y a tendance à l’arc, il suffit de tourner la manivelle du régulateur de réactance de manière à introduire en circuit des tours de fils supplémentaires et à abaisser ainsi le débit.
- La disposition du circuit oscillant alimenté par le secondaire du transformateur est très ingénieux en ce qui concerne l’arrangement des bouteilles de Leyde. Après de soigneuses recherches le Dr de Forest a trouvé que l’efficacité des jarres dépend en grande partie des positions relatives qu’elles occupent : le meilleur résultat serait obtenu en plaçant les bouteilles en cercle. A cause des inconvénients d’encombrement de ce montage, le Dr de Forest groupe les bouteilles en rangées avec les plus courtes longueurs de connexions possibles. Le nombre des jarres employées dans les expériences en question est de 12, sur quatre rangs de 3; ces rangs étaient réunis en deux groupes en parallèle de six bouteilles en série. La capacité totale ainsi constituée était de 6 millièmes de microfarad.
- S est l’éclateur avec électrodes en cuivre nickelé d’un centimètre et demi ; la distance explosive, généralement de 2 cm, peut être variée grâce à la mobilité de l’électrode supérieure. L’étincelle est remarquablement nette et très brutale, avec une absence complète d’arc. Sa fréquence normale est environ 6o ~ par seconde, bien que la fréquence du circuit oscillant soit beaucoup plus élevée.
- L’hélice H joue un rôle important : elle permet d’obtenir un accord syntonique et consiste en quatre tours d’un tube de cuivre de 6 à y mm nickelé : le diamètre d’enroulement est environ 45 cm. Un contact mobile permet de varier à volonté la self-induction ; par suite de la fréquence extrêmement élevée, un très petit déplacement produit une différence considérable dans la nature des ondes émises.
- En G sont deux éclateurs ayant moins d’un millimètre découpure ; l’électrode du milieu est connectée en P et aux bouteilles de Leyde, celle de gauche aux antennes à quatre brins et celle de droite au sol. A la transmission, les éclateurs laissent passer les ondes avec facilité, mais à la réception ils se comportent comme des isolateurs parfaits : il en résulte que pour transmettre, les 5 fils d’antenne sont en parallèle, mais que, pour recevoir quatre d’entre eux sont en parallèle et le cinquième en série sur le
- groupe précédent (fig. 1 et 2) : dans ce dernier cas on a donc une boucle verticale.
- L’appareil récepteur comprend : un inducteur ajustable N, un récepteur F, une capacité ajustable L, un potentiomètre Q, un téléphone T, une capacité fixe C. Les droits de patente n’é-
- debanite
- II i V
- œrcizit oscillant
- Fig. 2.
- tant pas encore assurés pour le récepteur F, le Dr de Forest ne peut donner aucune indication précise, mais affirme qu’il est basé sur le principe électrolytique, la résistance diminuant sous l’action des ondes hertziennes. Le récepteur
- Fil aérjen
- Fig. 3.
- précédemment employé (voir ci-dessus) est maintenant abandonné par le dispositif actuel qui réalise de sérieuses améliorations.
- La clé amovible qui, lors d’une transmission (fig. 1), sert à fermer le circuit relié au primaire du transformateur B, doit être enlevée pour
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- la réception et reportée en K^K, (fig. 3) où elle assure la liaison entre le circuit récepteur, l’antenne et la terre. L’onde reçue par l’antenne passe par YDELF et va par M et C, à la terre. Les vibrations du circuit DNELFN provoquent la cohérence du récepteur F, et un signal est reçu dans le téléphone T. L’inductance ajustable N et la capacité L sont employées pour varier la période du circuit oscillant jusqu’à ce que l’effet maximum soit obtenu. A ce moment le circuit est presque synchrone avec les ondes transmises : on règle aussi le patentiomètre jusqu’à ce que le son rendu par le téléphone atteigne l’intensité maxima.
- La figure 4 montre l’antenne dont la hauteur extrême était de 6o m au-dessus du sommet de la falaise situé lui-même à 135 m au-dessus du niveau de la mer. Cette altitude est très avantageuse pour la transmission et la réception des ondes hertziennes, mais on s’est heurté à des difficultés considérables pour faire une bonne prise de terre. Environ à mi-hauteur les fils d’antenne sont écartés à 3 m les uns des autres au moyen d’une corde tenue par des membranes. Au sommet les cinq fils sont reliées métal-liquement ensemble ; en bas, quatre seulement sont réunis et le cinquième isolé. On emploie des fils de cuivre étamé nus, très légers, de 7/22. •
- La figure i montre qu’à la réception les quatre fils d’antenne et la terre agissent comme un condensateur ; les ondes sont aussi reçues sur une boucle complète, l’armature extérieure du condensateur C' étant à la terre. Tant que la fréquence de l’étincelle au transmetteur est constante, il n’y a aucun ajustement à faire; c’est là un avantage considérable car on peut employer un opérateur bien moins instruit que dans le cas où des réglages délicats sont à faire.
- Le Dr de Forest n’a aucune prétention à la syntonie ; 11 pense au contraire que la synchronisation absolue est tout à fait impossible dans l’état actuel de la question. Il ajuste simplement ses circuits de façon à obtenir le maximum d’effet, et sans doute il la synchronise, mais il ne prétend pas que ses appareils restent muets au passage des ondes qui ne leur sont pas destinées. Toutefois il est facile de distinguer dans le téléphone les oscillations d’une fréquence différente ; par exemple lorsqu’on fait varier la rapidité
- d’oscillations d’une sonnerie trembleuse ordinaire tenue à proximité de l’antenne, ces variations peuvent être suivies avec une grande exactitude dans le récepteur qui reproduit nettement la fréquence des oscillations émises. Ce fait fut mis en évidence dans le cours des expériences ;
- un ralentissement de la machine, causant une diminution de la fréquence de l’étincelle trans-mettrice, fut immédiatement perceptible à l’opérateur très entrainé qui se trouvait à Howth. Une tempête de grêle, survenue un jour, produisit dans le téléphone des sons intenses prouvant l’existence de charges considérables d’électricité; malgré le bruit craquelant continu, on pouvait distinguer avec facilité les signaux émis à 65 milles. Quand des parasites atmosphériques et des ondes vagabondes étaient reçues, il n’y avait aucune hésitation pour décider que ces impulsions ne provenaient pas du transmetteur de Howth. On peut donc dire que, si les émissions pouvaient se succéder de façon à reproduire la parole articulée, le problème de la téléphonie sans fil serait résolu : le Dr de Forest travaille en ce moment la question et pense pouvoir la résoudre par l’emploi de courants continus à
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- très haut voltage en se basant sur le phénomène de l’arc parlant.
- La vitesse de transmission fut de 20 à 3omots par minute ; une fois on atteignit la vitesse de 16 mots en 3o secondes, et jamais on ne descendit au-dessous’de 20 mots h la minute.
- Après ces expériences on essaya un dispositif de réception inventé par M. Nevil Maskelyne : les signaux furent reçus avec la même facilité et rapidité que précédemment. M. Maskelyne emploie avec son détecteur un téléphone, mais rien n’empêche d’employer aussi bien un appareil enregistreur.
- On n’avait fait aucune modification à l’antenne et au circuit récepteur ; il y a donc beaucoup à dire en faveur de ces deux systèmes qui s’adaptent l’un à l’autre avec tant de facilité ; malheureusement il est impossible de décrire le cohé-reur de M. Maskelyne, car les droits de patente ne sont pas encore assurés. R. Y.
- RADIOACTIVITÉ
- Sur l’ionisation de l’air produite par une pointe électrisée, par Righi (Académie des sciences de l’Institut de Bologne). (Extrait du Journal de Physique, décembre igo3.)
- M. Righi avait antérieurement exposé que les particules électrisées émises par une pointe se meuvent suivant les lignes de force et qu’il est possible d’obtenir sur un écran l’ombre d’un objet placé entre la pointe et l’écran. Dans son nouveau mémoire, il pense qu’il y a au voisinage de la pointe ionisation continue des molécules d’air, les ions ainsi produits se mouvant suivant les deux directions opposées du champ. Ce sont ces ions, ayant une charge semblable à celle de la pointe, qui décriront la ligne de force et rencontrant sur leur parcours dés molécules d’air, ils les ioniseront. .Le seul effet sera une diminution de vitesse. Si leur vitesse est suffisante, dans diverses circonstances, ils pourront abandonner la ligne de force et se déplacer suivant la tangente en quittant alors le champ électrique.
- Si l’on considère, par exemple, une pointe renfermée dans une caisse métallique mise au sol et en regard de la pointe, une ouverture formée par un treillis métallique fin, les lignes de force se ferment sur les parois de la caisse et .sur les bords des ouvertures du treillis en s’incurvant légèrement ; les ions pourront s’é-
- chapper au dehors, où le champ est nul, et charger alors un disque placé en face de l’ouverture relié avec un électromètre. (Cette expérience n’est probante qu'autant que les mailles sont fines car autrement une partie du flux sortirait tout naturellement. L’auteur s’assure que si la toile est suffisamment fine, aucune ligne de force ne sort, Pour cela il prend une sphère au lieu de la pointe et constate que l’électromètre n’est pas dévié. Il replace la pointe et obtient une déviation. Elle ne peut être due qu’aux ions qui ont abandonné les lignes de force pour suivre la tangente.
- Soient :
- S la déviation de l’électromètre correspondant à 1 volt.
- S la déviation après que le disque a été exposé à l’influence des ions.
- t la durée de cette influence.
- c la capacité du disque.
- Si on appelle i, l’intensité du courant déterminé par l’ionisation, on a :
- L’auteur a constaté que :
- i° La charge du disque est de même signe que celle de la pointe (passage des ions a travers l’ouverture).
- 20 Toutes choses égales d’ailleurs, cette charge est plus grande quand la pointe est négative.
- 3° L’intensité i ne diminue pas constamment lorsque la distance du disque à l’ouverture augmente (comme cela devrait se produire, puisque le nombre des ions atteignant le disque diminue).
- L’intensité augmente d’abord, passe par un maximum et diminue ensuite. La raison en est que le champ, à l’intérieur de la caisse où est placé le disque, ne demeure pas nul car la charge du disque augmente progressivement et le champ oppose une intensité de plus en plus grande au mouvement des ions, ce qui diminue i, surtout lorsque d est petit. Lorsque d est assez grand, la variation de i est conforme à la théorie. D’ailleurs cette explication a été confirmée par des expériences.
- Pour avoir un champ toujours nul et éviter les perturbations, M. Righi remplace l’électromètre par un galvanomètre dont une borne est en relation avec le disque et l’autre avec le sol.
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- On peut aussi faire varier la distance S de la I pointe à l’ouverture ou bien le débit de la pointe ou encore la grandeur des mailles du treillis. Les résultats restent sensiblement conformes à la théorie.
- Les conclusions de l’étude de M. Righi sont que :
- i° Les ions sortent de la caisse en traversant le treillis. Si l’on donne au disque une charge de même signe que celui de la charge de la pointe, il se crée un champ électrique entre le treillis et le disque de direction opposée [à celle du champ existant entre la pointe et le treillis, d’où diminution du nombre des ions qui atteignent le disque.
- 20 Si l’on donne au disque une charge de signe contraire à celui de la charge de la pointe, les deux champs sont de même direction et au lieu de s’opposer au mouvement des ions, le champ créé entre le treillis et le disque le favorise. A. S.
- DISTRIBUTION
- Les interrupteurs pour lignes à haute tension. par A.-D. Adams. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 243-247, 22 août igo3.
- Les manipulations des circuits à hautes tensions ont nécessité des dispositifs nouveaux au point de vue de la sécurité du service, aussi bien que des personnes. Dans beaucoup de stations on a conservé l’interrupteur à levier: on se rend compte aisément de l’emplacement considérable qu’exigent ces appareils, quand on voit un arc de plus d’un mètre se maintenir pendant plusieurs secondes sur un interrupteur à air d’une dizaine de mille volts. Sur les circuits de 33 000 volts de Los Angeles on a fait usage d’un interrupteur qui coupe le circuit entre deux cornes de cuivre, comme dans les parafoudres bien connus, et où la distance la plus faible entre les cornes est de 25 cm environ. Outre l’encombrement, ces interrupteurs présentent encore le double inconvénient d’une usure rapide des contacts et d’une diffusion des vapeurs métalliques a l’intérieur des stations centrales. L’auteur rappelle les essais de Kalamazoo (d’après Transactions of Am. Inst, of El. Eng., t. XVIII), sur des interrupteurs à air de circuits de 25 000 à 4oooo volts, avec des charges inductives de 1 200 a i3ooo kilovolts-ampères. A 40000 volts, il se produisait un arc de près de 10 m et les oscilla-
- tions entraînaient une élévation de tension double ou triple de la tension normale.
- L’auteur décrit les interrupteurs à huile qui ont été là conséquence de ces inconvénients et dont le type bien connu a été installé dans les stations des chemins de fer Métropolitains et de Mauhatton à New-York. Ces interrupteurs sont d’un emploi à peu près général, aux Etats-Unis pour des tensions au-dessus de 2000 volts. Aces tensions relativement faibles, les contacts de l’interrupteur d’un même circuit sont tous contenus dans le même réservoir d’huile ; la manœuvre se fait à la main et les leviers sont placés sur le tableau ou à proximité, Pour de très hautes tensions ou de forts débits, il est plus prudent d’éloigner ces appareils des tableaux, ce qui nécessite des manœuvres à distance, qui se font par l’air comprimé ou électriquement, Pour des tensions supérieures à 5 000 volts, la sécurité exige que chaque élément d’interruption d’un circuit soit isolé des autres; les câbles qui y aboutissent doivent être placés séparément dans des caniveaux ou conduits quelconques. Les barres du tableau seront aussi placées dans des compartiments séparés en maçonnerie, et il est alors inutile de les recouvrir d’une isolation, comme on le fait parfois.
- Pour la manœuvre à distance des interrupteurs, on se sert de moteurs électriques ou d’électro-aimants produisant le déclanchement d’un ressort. Les appareils électriques sont commandés au tableau par un interrupteur; pour plus de clarté, ce tableau renferme un schéma des connections commandées par le relai et pour plus de commodité, on groupe tous les appareils de commande et de contrôle d’nn même feeder ou d’une même génératrice sur un tableau unique. Quand la génératrice donne la pleine tension de la transmission, on place deux interrupteurs en série sur chaque feeder ou dynamo, ou bien un groupe de feeders munis chacun de leur interrupteur est connecté à un tableau dont les barres communiquent à la génératrice par l’intermédiaire d’un interrupteur. Quand la tension est transformée, le système des interrupteurs de haute et basse tension est assez compliqué. Il se simplifie beaucoup quand on peut considérer chaque ensemble d’une génératrice et son transformateur comme une unité dont les connexions se font sur l’enroulement à haute tension, ce qui est parfaitement faisable avec les interrupteurs
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- à huile actuels et ce qui supprime les interrupteurs sur la basse tension. Dans ce cas, il y a un groupe d’interrupteurs entre la haute tension des transformateurs et les barres du tableau, puis un autre entre ces dernières et la ligne. Chaque groupe de deux ou trois transformateurs, s’il y a lieu, peut avoir sa basse tension pourvue d’un interrupteur ordinaire à levier, pour couper les transformateurs qui ne sont pas en service, mais ces interrupteurs ne doivent jamais servir à ouvrir le circuit des génératrices et des enroulements à haute tension. Quand on veut substituer rapidement un transformateur de réserve, à l’un quelconque des transformateurs en service, les enroulements de haute et basse tension de ces derniers doivent être munis de commutateurs bipolaires. P. L. C.
- MESURES
- Mesure de la fréquence des courants alternatifs de grande fréquence ; par M. Wertheim Salomonson. Electrician, p. 126. i3 novembre igo3.
- L’auteur a publié antérieurement une note sur la variation de longueur de l’arc sifflant lorsque l’intensité du courant primaire varie. Ce phénomène avait été observé par lui il y a deux ans, mais des mesures soigneuses sur la fréquence du courant n’ont été faites qu’en novembre 1902 au moyen de la méthode de Peuckert, et ont donné pour valeur 260000 ~ par seconde (*).
- M. Duddell émit alors l’opinion que la mesure d’une fréquence atteignant 100 000 périodes par seconde devait être incertaine, car SV et SA sont toujours positifs pour de très grandes fréquences. Cet auteur pensait que la méthode qui consiste à déduire la fréquence des lectures d’un instrument à courant direct donnantla valeur moyenne du courant et d’un dynamomètre donnant la racine carrée de la valeur moyenne, doit être particulièrement sujette à des erreurs, surtout aux hautes fréquences.
- La méthode de Peuckert consiste à mesurer simultanément : le voltage entre charbons avec un instrument Desprez d’Arsonval donnant E, et avec un thermique donnant E2, et l’intensité des courants dans le circuit du condensateur avec un thermique donnant T ampères.
- P) Voir Écl. Êlectr., 7 février et 7 mars 1903, article de M. Salomonson.
- Si C est la capacité du condensateur, la fréquence est ;
- T
- 2TûC E22-----Ep
- Si l’on mesure la valeur de la racine carrée moyenne avec un dynamomètre possédant de la self-induction, l’auteur est d’accord avec M. Du-dell et pense que la méthode ne peut être employée aux hautes fréquences. En fait il n’a employé que des instruments thermiques de Hartmann et Braun qui sont pratiquement dépourvus de self-induction même aux plus hautes fréquences.
- Cependant il peut y avoir une raison pour que la méthode ne soit pas correcte. Quand le courant n’est pas simplement périodique et d’une forme purement sinusoïdale, sa courbe ne peut pas être représentée par une expression simple, mais par une somme d’expressions simples en sinus ; dans ce cas la méthode de Peuckert n’est applicable ni aux hautes ni aux basses fréquences.
- Bien que l’auteur ait senti qu’il n’y avait pas d’harmoniques supérieurs à un degré appréciable, il ne pouvait le prouver, et fut conduit, pour s’en assurer, à cha'nger complètement la méthode de Peuckert; il fit usage d’une méthode extrêmement simple qui lui semble correcte.
- Fig. 1..
- La lampe à arc, constituée par un régulateur en dérivation, est shunté'e de la façon connue par une self-induction et un condensateur. La self-induction consiste dans le primaire d’un appareil d’induction du type Dubois Reymond employé en physiologie, mais sans fer : il y a plusieurs primaires en gros fil substituables l’un à l’autre et portant de 36 à 200 tours de fil. Le secondaire est constitué par deux bobines, l’une de 72 tours de fil de 9 mm, l’autre de 4^0 tours de fil de 3 mm : cette dernière est formée de
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- deux parties comprenant chacune 226 tours qu’on peut employer séparément ou en série. Le circuit secondaire est complété par un galvanomètre thermique de o,3 ampère et un condensateur à lame de mica d’une capacité totale de 1 11 microfarad divisé en sections de 0.001 microfarad. Ce condensateur a été soigneusement calibré et ses inexactitudes sont connues.
- Il y a deux circuits voisins (fig. 1) : chacun contient un condensateur et une self-induction. Quand des courants périodiques prennent naissance dans le circuit de l’arc chantant, une force électromotrice est induite dans le circuit secondaire où elle engendre un courant de même fréquence : ce courant atteint un maximum lorsque la période propre d’oscillation du circuit secondaire est la même que la période de la force électromotrice agissante : On varie donc la capacité du condensateur jusqu’à ce que l’ampèremètre thermique marque un maximum. Il est extrêmement facile d’ajuster la capacité pour l’obtention d’une résonance parfaite; en effet le plus petit écart en deçà et au delà de la valeur correspondante à la résonance provoque une baisse de l’intensité qui, dans certains cas, peut atteindre 4op. 100 pour une variation de 5 p. 100 dans la capacité. Quand de fortes capacités — par exem-pleo,o5à 1 microfarad—sontnécessaires dans le secondaire, on peutajuster uniquement au moyen des chevilles du condensateur ; pour de petites capacités — de 0,001 à o,o5 microfarad — il est préférable d’ajuster, soit en changeant l’intensité du courant constant, soit par de petites variations de la capacité ou de la self-induction.
- Quand la résonance est parfaite, on déduit la fréquence de la formule t = 2TCy/CL si l’on connaît C et L. La résistance n’influe pas sur les résultats ; elle n’a d’importance que par rapport à la capacité donnant les résultats les plus nets et, comme elle est aussi petite que possible, la capacité donnant le maximum de courant est très clairement définie.
- Avec cette méthode on a besoin de connaître exactement les coefficients de self du circuit secondaire. L’auteur les a mesurés exactement et a trouvé :
- a* Bobine de 72 tours ;
- Lj = 788,4. io— 7 Henry
- A Partie intérieure 225 tours;
- L2 = 6.640.io— 7 Henry
- c. Partie extérieure 225 tours ;
- L3 — 6.847-io~ 7 Henry
- d. Les deux parties en série.
- Lv = 26.980. io— 7 Henry
- Pour ces petites bobines le coefficient de self-induction calculé d’après les dimensions ne peut pas être tenu pour exact. Il y a des différences de près de 5 p. 100 avec les valeurs mesurées, principalement à cause de la difficulté de mesure de la longueur des bobines. Les mesures électriques sont exactes à o.3 p. 100 près et ont été contrôlées en plaçant les bobines a et c dans
- un pont de Wheatstone ; on a trouvé que =
- 8,72 ce qui se rapproche beaucoup des résul-
- • ' • 6.847 o a
- tats trouves séparément ^ =0.09.
- Les avantages de la méthode sont évidents ; alors qu’avec la méthode de Peuckert il fallait trois personnes pour prendre simultanément les mesures, et au moins dix lectures, il. suffit avec celle-ci d’ajuster la capacité, ce qui se fait avec facilité et exactitude.
- L’auteur a pu produire des courants purement sinusoïdaux d’une fréquence de plus de 400 000 ~ par seconde (L = 788,4 io^7 Henry et C = 0,002 microfarad}. Jusqu’à une fréquence de 100 000 par seconde il a trouvé les mêmes résultats numériques qu’avec la méthode de Peuckert mais, alors que cette dernière est exacte à 5 ou 10 p. 100 près, la méthode de l’auteur est exacte à 1 p. 100 près. Pour les fréquences qui dépassent 100000 périodes par seconde, la méthode de Peuckert est encore plus inexacte à cause des difficultés que présentent les lectures.
- De ces expériences on peut conclure que le courant dans le primaire se rapproche sensiblement d’un courant périodique simple sans harmoniques d’intensité appréciable. S’il y avait des termes plus élevés, on ne trouverait pas un seul maximum net ; ou bien le maximum lui-même deviendrait moins net ou bien on pourrait trouver d’autres valeurs de la capacité provoquant au moins quelques légers accroissements de l’intensité du courant seconduire. Comme cela n’est pas le cas, on peut présumer que le courant primaire est harmonique simple. Le but spécial pour lequel l’auteur emploie les courants Duddell exigeant qu’ils soient simplement
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- sinusoïdaux, sa méthode de détermination de la fréquence est doublement commode car elle est excellente pour distinguer les courants contenant des termes plus élevés.
- Par suite du fait qu’il a pu produire des courants sinusoïdaux de plus de 4°° 000 périodes par seconde, l’auteur suppose que dans certaines circonstances la résistance de Parc électrique demeure négative même a ces fréquences, et pense qu’aucune raison ne s’oppose à ce que l’on puisse atteindre une fréquence d’un million et plus. Pour cela le voltage doit être très bas, 35 volts au maximum : même avec 3o volts il a
- tographie satisfaisante (fig. 2). dont voici les données principales :
- Voltage direct de l’arc. . Intensité du courant. . . Charbons homogènes . . Capacité primaire. . . . Self-induction secondaire. Fréquence calculée d’après la capacité et le self-induction. Distance de l’arc au miroir. . Photographie réduite aux. . .
- Vitesse du miroir.............
- Distance entre les ondes photographiés sur la plaque. .
- n. - e - 0,387
- D ou fréquence = —
- 4tt. 241.29,4. o, 579
- 34,7 volts 2,1 ampères 7 mm et 4 o, 104 microfarad 788,4. io~ 7 Henry
- i38 000 par seconde 20,4 cm
- 0,^79
- 241 tours par minute
- 3,87 mm
- 133.200 par so-conde.
- Fig. 2.
- été impossible d’obtenir un courant alternatif lorsque la capacité était inférieure à 0,2 microfarad.
- Avec o, 1 mierofarad dans le circuit primaire le maximum de voltage doit être 35 ou 36 volts environ, donnant un arc de quelques dixièmes de millimètre de longueur.
- Pour dissiper tout doute sur la possibilité de l’obtention des hautes fréquences, l’auteur les a mesurées en photographiant l’arc. La méthode de Meisel qui donne des résultats parfaits pour des fréquences d’environ 1 700 ~ par seconde n’était pas applicable avec une fréquence d’environ i5oooo : pour séparer les ondes alternatives en les photographiant directement sur un plateau mobile, il aurait fallu que la vitesse de ce plateau dépassât 45 m par seconde. L’auteur a donc combiné la méthode classique du miroir tournant de Feddersen avec un plateau mobile pour éviter la superposition d’images successives.
- Après quelques essais il a pu obtenir une pho-
- Pour permettre la mesure de la vitesse du miroir, chaque cinquantième rotation était enregistrée sur un tambour mobile recouvert de papier fumé sur lequel le temps était inscrit à chaque seconde par une marque, le plateau était mû à [la main. La longueur des ondes alternatives mesurée sur le plateau est la moyenne d’environ 60 ondes différant d’environ 1 p. 100 à chaque image ; le résultat est exact à i,5 p. 100 près.
- La méthode électrique est assurément plus exacte que les mesures faites au miroir tournant : on se heurte encore à une difficulté pour l’obtention de bonnes photographies, c’est la mobilité de l’arc musical qui par moments n’est plus directement vu par l’objectif de l’appareil photographique. Ce fait cause l’amincissement et la moins grande netteté de quelques-unes des raies représentant l’image étendue de l’are.
- L’auteur pense que la méthode photographique aussi bien que la méthode de résonance pour la mesure de la fréquence des courants Duddell prouve sans aucun doute l’existence de fréquences de l’ordre de 100000. Les divergences apparentes entre les opinions de M. Duddell et ces expériences proviennent probablement du fait qu’il y a une différence de potentiel critique aux charbons ou une longueur d’arc au-dessus de laquelle la résistance de l’arc cesse d’être négative. Pour de très petites fréquences cette différence de potentiel peut atteindre 42 'a 5o volts du même plus ; pour des fréquences plus élevées le point critiqué s’abaisse, et pour les fréquences maxima qu’on peut obtenir, la longueur critique de l’arc est à peine quelques dixièmes de millimètre, avec une chute de potentiel d’environ 35 volts. R. Y.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur la loi de distribution régulière de la force totale du magnétisme terrestre en France au Ie* janvier 1896. Note de M. E. Mathias, présentée par M. Mascart.
- « Pour le plus grand nombre des stations qui figurent dans le Réseau magnétique de la France de M. Moureaux (*), la différence AT entre la force totale de la station X au ier janvier 1896 et celle de l’observatoire de Toulouse, à la même époque, peut être représentée par une fonction de second degré des différences de longitude et de latitude géographiques (A longitude) et (A latitude), de cet endroit et de la station de référence adoptée.
- » J’ai procédé dans cette recherche comme pour les éléments étudiés antérieurement.
- » Des tâtonnements réguliers m’ont permis de passer de la formule linéaire
- (x) AT ‘(calculé) = i,3 (A longitude) —{- 5 (A latitude),
- valable dans un aire très étendue autour de Toulouse, à la formule
- / AT (calculé) = i,3 (A longitude) (A latitude)
- (3) J , .0,0008 (A longitude)2 — 0,0010 (A longi-
- \ tude) (A latitude) —0,0008 (A latitude)2,
- applicable dans toute la France, la Corse y comprise. AT est supposé exprimé en unités du cinquième ordre décimal (A longitude) et (A latitude) en minutes d’arc. On a admis pour force totale, à Toulouse, au iei'janvier 1896, la moyenne o,45o5o des deux nombres donnés par M. Moureaux ou mieux 45ooo.
- La force totale T étant calculée au moyen de la composante horizontale H et de l’inclinaison I par la formule
- cos I
- Sur les décharges glissantes. Note de M. J. de Kowalski, présentée par M. Lippmann,
- « Les expériences que j’ai l’honneur de présenter ont été exécutées en partie jen collaborais Annales du Bureau central météorologique, 1898.
- tion avec mon élève M. Ed. Lietzau ; elles contribuent, à ce qu’il me semble, à la connaissance des décharges glissantes à la surface des isolants.
- » Beaucoup de savants comme MM. Du Mon-cel, Rosetti, Bertin (l), M. Toepler (2) et autres ont trouvé que, si la surface d’une plaque isolante, opposée a la surface sur laquelle nous produisons la décharge glissante, est couverte d’une couche conductrice, la décharge glissante se produit plus facilement et est accompagnée d’un phénomène lumineux plus brillant. On remarque, d’autre part, qu’en employant un condensateur industriel pour des courants alternatifs de haute tension, on obtient des décharges de rupture de ces condensateurs dans la direction parallèle aux surfaces isolantes, et il est très probable qu’il faut l’attribuer aux décharges glissantes.
- » Il m’a donc paru intéressant d’étudier ce phénomène au point de vue quantitatif dans des conditions se rapprochant autant que possible de celles qu’on trouve dans les applications industrielles des condensateurs, i » Voici comment étaient disposées ces expériences :
- » On lançait dans un petit transformateur, ayant un rapport de transformation égal à 1 : 438, un courant alternatif à travers une résistance, de manière qu’on pût régler la différence de potentiel aux bornes de l’enroulement primaire du transformateur de 3o-iio volts; le courant alternatif employé avait une fréquence de 54 volts par seconde. Des bornes secondaires du transformateur partaient des conduites bien isolées à deux électrodes munies de pointes en platine. Au moyen d’un interrupteur à pendule intercalé dans le circuit primaire, on pouvait limiter le temps pendant lequel se produisait la décharge à i/20ede seconde.
- » 1. Une plaque en verre ayant une surface de 4° cm X 4° cm et une épaisseur de o,2Û cm était couverte d’une feuille d’étain sur une de
- i (1) E. Mascart, Electricité statique, vol. II, § 713 et suiv.
- (2) Ann. de Wiedemann, vol. LXYI, p. 1 061.
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- ses surfaces, l’autre surface était minutieusement polie et nettoyée. On réunissait la feuille d’étain avec un des pôles du circuit secondaire, la pointe de l’autre pôle étant placée au milieu de la plaque. De cette façon on pouvait produire le phénomène connu sous le nom de rose de Lichtenberg. La plaque étant posée verticalement, on pouvait facilement photographier le phénomène et mesurer la relation entre l’étendue de la rose et la tension des décharges. Le tableau suivant donne les résultats obtenus d’une grande série d’expériences :
- Tableau I.
- P = 43 volts. s = 18 834 volts. m 4° mm
- P = 68 » ' s = 29 784 » r 82 »
- P = 90 » S : 39 420 » r — 110 »
- P = IIO )) s, = 48 180 » O M II
- » Le rayon de la rose de Lichtenberg est sensiblement proportionnel à la différence du potentiel employé pour la produire.
- » 2. Une série d’expériences ont été exécutées pour prouver que la décharge à la surface de l’isolant suit exactement le chemin tracé sur la surface opposée de la plaque par le conducteur qu’on y appliquait.
- » Les expériences ont été exécutées de la façon suivante : sur une des surfaces de la plaque on collait des bandes découpées dans une feuille d’étain et ayant des largeurs et des formes différentes (zigzags, carrés, triangles, etc.) ; sur l’autre surface on disposait les électrodes en pointes de platine, de façon qu’elles touchaient le verre dans des points opposés à la bande conductrice. Les photographies des phénomènes correspondants démontrèrent que les décharges prenaient de préférence le chemin tracé.
- » 3. Les expériences furent exécutées d’une manière analogue aux expériences de la série 2, mais on recouvrait la surface de la plaque opposée à la décharge, après y avoir appliqué la bande d’étain, d’une forte couche de paraffine.
- a Le phénomène des décharges glissantes ne se produisait plus : une tension relativement basse, une de i3 5oo volts, suffisait déjà pour percer la plaque de verre. Notons encore un détail intéressant : nous obtenions la rupture du verre toujours au bord de la bande. Le même phénomène se répétait dans d’autres conditions
- encore, que voici : une des surfaces de la plaque en verre était munie d’une feuille d’étain d’une forme carrée ayant 20 cm X 20 cm d’étendue. Elle était, de plus,, recouverte complètement d’une couche épaisse de paraffine. Nous disposions sur l’autre côté de la plaque en verre, bien nettoyée, les deux électrodes en pointe dans la direction de la diagonale du carré. Il se produisit une décharge glissante sur le verre jusqu’aux pointes opposées aux bords du carré en etain, et c’est là que le verre fut percé.
- » 4- Enfin une série de mesures ont été effectuées pour trouver les longueurs des décharges qui se produisaient dans trois cas différents : «, entre deux électrodes sur la surface d’une plaque en verre dont la surface opposée était couverte d’une feuille de platine ; b, entre deux électrodes disposées sur la surface d’une plaque en verre non recouverte de platine ; c, dans l’air libre.
- » Le tableau suivant donne les résultats de ces expériences :
- Tableau IL
- a. Plaque en verre avec la feuille d'étain.
- Longueur de la décharge. Différence de potentiel.
- i5o mm......................29 784 volts.
- 200 »......................37 2 lo »
- a5o »......................41 610 ».
- b. Plaque en verre sans la feuille d'étain..
- Longueur de la décharge. Différence de potentiel.
- 120 mm................. . 43890 volts.
- 100 »......................32 710 »
- 80 »......................21 620 »
- 60 »......................14 560 »
- c. Décharges dans l'air libre.
- •ueur de la décharge. Différence de potentiel.
- 99 mm ... 4? 890 volts.
- 71 » . . . 32 710 »
- 46 » . . . 21 620 »
- 3o » . . . 14 560 »
- Nous voyons donc que les décharges se
- produisent le plus facilement dans le cas où la surface opposée est conductrice. »
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du 6 janvier 1904
- 4
- M. Laporte rend compte des essais qu’il a effectués en collaboration avec M. Cellier au La-
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- boratoire central d’Electricité sur l’arc à courants alternatifs.
- D’après M. Laporte une étude complète sur ce sujet devrait porter sur trois points : Influence de la source (forme de courant, groupement des lampes) ; influence des charbons ; influence du régime électrique.
- Les deux premiers points sont l’objet d’études qui se poursuivent encore. La communication actuelle portait sur le troisième point.
- Les essais ont porté sur un type de charbons constitué par un charbon supérieur à âme de i3 mm de diamètre ayant une résistivité de y 5oo microhms centimètre et un charbon inférieur homogène de 12 mm de diamètre, ayant une résistivité de y o5o microhms centimètre. Dans ces essais faits au moyen du lumen mètre de Blondel, l’arc, en série avec une bobine de self-induction constante était relié aux bornes secondaires d’un transformateur ; on faisait varier le régime en modifiant la tension aux bornes du primaire, l’usure des charbons placés dans un régulateur à main se déduisait du déplacement du premier mobile de ce régulateur, et l’écart se mesurait facilement sur une projection de l’arc, les deux charbons d’un arc à courant alternatif se términant par des méplats.
- M. Laporte a tracé, à intensité constante, la courbe du flux lumineux en fonction de la tension aux charbons.
- Ces mesures présentent certaines difficultés, deux charbons de même espèce pouvant donner des résultats très différents.
- Ces difficultés sont encore accrues lorsqu’on étudie deux charbons à âme. Le conférencier signale à ce propos le cas d’un arc entre deux charbons à mèche dont le régime fut maintenu constant pendant une heure et dont le flux et l’écart présentèrent pendant ce temps des variations périodiques dont l’amplitude atteignit 3o p. ioo.
- Les courbes du flux lumineux en fonction de la tension présentent un maximum vers 33 volts. Si la tension devient trop faible, on observe le phénomène de l’arc sifflant. Les courbes du flux spécifique en fonction de la tension présentent un maximum encore plus accusé et atteint pour une tension un peu moindre. Si l’on examine la projection de l’arc, on constate qu’au voisinage Au maximum de flux les charbons se terminent par des méplats très nets, pour des tensions su-
- périeures, ils prennent une forme un peu ogivale. Pour les régimes stables de l’arc, l’écart est sensiblement proportionnel à la tension aux charbons, et peut être représenté en fonction de celle-ci par une droite qui, prolongée, irait couper l’axe des tensions au point 2g volts. Mais cette proportionnalité cesse lorsque l’arc devient sifflant.
- M. Laporte a cherché à évaluer la résistivité de l’arc proprement dit, suivant le procédé indiqué par Mme Ayrton, en prenantla moyenne d’un certain nombre de diamètres mesurés sur la projection.
- Il arrive pour un arc à intensité constante à la formule (ce qui n’est peut-être, dit-il, que le résultat d’une coïncidence).
- K JL — U —U.
- 6 désignant l’écart, <y la section en moyenne de la tension K, et U, étant des constantes. En posant lv= p‘, la formule devient
- Cette formule semble indiquer que pour un arc à intensité constante la résistivité de l’arc proprement dit reste constante, UA représentant la chute de tension qui se produit au passage du charbon dans l’arc proprement dit. Dans une expérience de cette valeur Ut a été trouvée de 18,5 volts et dans une autre de 20 volts.
- M. Laporte a étudié aussi les arcs entre deux charbons à âme et entre deux charbons homogènes en traçant à intensité constante les courbes du flux lumineux en fonction de la tension. Les derniers n’ont pas donné de régime stable dans les limites des expériences.
- Pour les autres, le maximum est atteint à 25 volts au lieu de 33 dans le cas de charbons l’un à âme et l’autre homogène ; mais dans les deux cas pour ce maximum l’écart est le même, environ 2,5 mm.
- Pour la paire de charbons étudiés, on n’a constaté sur les relevés â l’oscillographe aucun décalage entre la tension et le courant, néanmoins
- ... . , . watts
- on trouve en taisant le quotient —=-----;--- un
- 1 volts : amperes
- facteur de puissance de o,85 dans le cas de l’arc sifflant. f
- Ce facteur de puissance croît rapidement quand
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- : 5o
- l’arc devient stable, atteint la valeur de 0,95, puis décroît un peu.
- M. Laporte a comparé les résultats fournis par divers charbons qui ont donné des résultats assez identiques et aussi ceux donnés par des charbons à flamme qui ne fournissent leur maximum de flux lumineux en fonction de la tension que pour 4o volts.
- Le conférencier attire l’attention sur le rôle que joue l’usure des charbons au point de vue du rendement lumineux, la chaleur fournie par la combustion du charbon venant s’ajouter à celle fournie par l’énergie empruntée a la source électrique.
- De grandes densités de courants dans les charbons semblent favoriser la bonne utilisation de ce nouvel apport d’énergie.
- Pour terminer, le conférencier compare les résultats obtenus en courant continu et en courant alternatif, résultats qui sont peu favorables à ce dernier genre de courants.
- De la considération de la courbe représentant en fonction de la tension le quotient de la quantité du flux lumineux émise pendant un certain temps par l’usure des charbons pendant le même temps, il conclut que malgré les résultats avantageux au point de vue du rendement lumineux donnés en courant continu et alternatif par les charbons a flamme, leur usure rapide semble être un grave inconvénient qui nuira à la généralisation de leur emploi.
- M. Korda prend ensuite la parole pour traiter la question de la séparation électrique des minerais. Il rappelle que les procédés utilisés peuvent se diviser en deux catégories, ceux dans lesquels on utilise les phénomènes électrostatiques et ceux dans lesquels on a recours aux propriétés magnétiques des minerais.
- La première catégorië se divise elle-même en deux classes ; dans le procédé utilisé en Amérique, on projette sur un condensateur muni d’un anneau de garde le minerai pulvérisé, le condensateur étant réuni au pôle positif d’une machine électrostatique, et l’anneau de garde au pôle négatif. Les matières conductrices influencées se rassemblent sur l’anneau, les matières isolantes tombent sur le plateau central.
- Dans le procédé de M. Negreano ' on utilise l’électrisation des substances pendant le broyage en faisant passer ces substances ainsi électrisées entre les deux armatures d’un condensateur.
- M. Korda décrit ensuite les procédés basés sur les propriétés magnétiques, qu’il divise également en deux parties : ceux qui utilisent des aimants mobiles et ceux qui ulilisent des aimants fixes, soit qu’on se contente d’attirer les particules, soit qu’on les dévie.
- Nous n’insisterons pas sur les détails de ces appareils qui ont presque tous été décrits dans cette revue (1). En particulier M. Korda a employé avec succès les procédés Buchanam et Wetherill dans une exploitation de blende en Algérie.
- M. Bochet prend enfin la parole pour rappeler que la maison Sautter-Harlé avait déjà utilisé un procédé analogue il y a assez longtemps pour extraire du ciment, avant son passage dans les broyeurs, les objets métalliques qui pouvaient s’y trouver. J. G.
- AMERICAN INSTITUTE OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Congrès du Niagara
- Séance du 1er juillet Î903
- Connexions en étoile et en triangle des transformateurs, par F.-O. Blackwell. Transactions of Am. Inst, of El. Eng., t. XX, p. 1243-1275, août-septembre 1903.
- L’auteur se propose, dans cette communication, d’exposer les avantages et les inconvénients respectifs de ces deux modes de connexion des transformateurs triphasés.
- Transformateurs. — Si l'on emploie trois transformateurs et que le potentiel de la ligne soit donné, pour la connexion en étoile, ^chaque
- transformateur doit être enroulé pour 'ou
- 58 p. 100 de la tension de ligne et pour le courant total ; tandis que pour la connexion eh triangle, chaque transformateur est enroulé pour la tension de ligne et les 58 p. 100 du courant.
- La connexion en étoile exige donc un nombre de tours qui n’est que les 58 p. 100 de celui de la connexion en triangle, mais la section doit être plus forte dans ce même rapport. Le plus grand nombre de tours joint à l’isolation, entraîne un enroulement plus encombrant et plus coûteux pour la connexion en triangle. Des bobines plus
- . (i) Éclairage Électrique t. t XXXY, p. a.3o f..XXXYI, pp, 369 et 458. /J Y, «J :
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- un
- volumineuses entraînent en outre un circuit magnétique plus long et de toutes façons, une construction plus lourde (*).
- La connexion en étoile exige l’emploi de trois transformateurs. Si l’un d’eux est hors d’usage, tout le système l’est aussi. Au contraire, avec la connexion en triangle, les deux autres transformateurs peuvent continuer à fournir un courant triphasé au système, à pleine charge, c’est-à-dire avec les a/3 de la capacité primitive du système.
- Des transformateurs triphasés associés sont généralement de faibles dimensions, et pour cette raison,, connectés de préférence en étoile dans l’enroulement à haute tension.
- Centre de Vétoile à la terre. — Si le centre de l’étoile est misa la terre, la différence de potentiel entre les enroulements et les noyaux n’est que les 58 p. îoo de la tension de ligne; l’isolation peut être réduite au même degré, dans le transformateur et sur la ligne (2).
- Dans les conditions ordinaires la différence de potentiel entre un conducteur d’une ligne triphasée et, la terre est les 58 p. ioo de la tension entre conducteurs ; si l’un des circuits est mis à la terre plus ou moins complètement, les différences de potentiel entre les deux autres circuits et la terre peuvent atteindre la pleine tension primitive ; si le centre d’un système étoilé est à la terrç dans ces conditions, il y a court-circuit sur le transformateur et la transmission est hors de service. Au point de vue de la sécurité des personnes et des dangers d’incendie, c’est là une condition à recommander, surtout si le
- (*) En fait, dans les transfo rmateurs où le courant est intense, on divise les conducteurs en plusieurs circuits en parallèle ce qui facilite les manipulations et réduit les courants de "Foucault. Quelques tours de plus ou de moins dans ces, conditions sont de peu d’importance.
- Dans des transformateurs de faible capacité enroulés pûur hautes tensions, le poids et le prix sont notable-meïitr. en ,faveur .de la connexion en' étoile des bobines à haute tension.
- Quand il s’agit d’établir le transformateur de plus faible dimension possible,pour une tension" donnée, la section minima des, fils qui puisse être employée sur les bobines à, haute tension limite ces dimensions. Un transformateur en étoile sera donc plus petit qu’un transformateur eu triangle. ;
- (-) Cet avantage n'est pas bien considérable pour, de grands transformateurs; pour ceux de faible capacité/' où-la place de l’isolation est relativement plus considérable, il y a de ce fait une économie sérieuse. ,r,
- centre de l’étoile est à la terre aussi sur la basse tension. Dans le cas où la haute tension est en contact avec la terre ou avec la basse tension, les coupe-circuit interrompent aussitôt le service. Le seul inconvénient de cette mise à la terre réside dans les terres accidentelles et passagères résultant du contact d’un corps étranger (branches d’arbres, etc.) ; le service peut être de ce fait interrompu fréquemment et inutilement. Même si le circuit n’est pas coupé, la chute de tension qui en résulte peut faire sortir du synchronisme les appareils synchrones, ce qui n’arrive pas avec un centre isolé.
- Défaut de symétrie. — Un système dans lequel tous les appareils sont connectés en étoile présente les mêmes caractères d’instabilité que celui de deux transformateurs en série ; la symétrie des différences de potentiel entre le centre de l’étoile et les circuits peut être rompue ; les transformateurs s’échauffent inégalement et il peut en résulter des défauts d’équilibre de tension sur les divers circuits, surtout dans un système à 4 conducteurs. Si le secondaire est connecté en étoile, il est donc prudent de connecter le primaire en triangle.
- Elévations de tension. — Les enroulements haute tension de transformateurs ont nécessairement une réactance élevée; s’ils se trouvent en série avec de fortes capacités, il peut en résulter des élévations de tension considérables (1).
- Théoriquement, une tension ioo fois supérieure à celle pour laquelle sont construits des enroulements peut résulter de l'ouverture d’un interrupteur d’une ou plusieurs basses tensions d’un transformateur étoilé avant que les interrupteurs de hautes tensions soient eux-mêmes ouverts. En réalité, il se produit une rupture diélectrique sur le système avant que de telles tensions soient atteintes. S’il y a plusieurs groupes de transformateurs en parallèle, ces conditions ne se présentent que si tous les groupes, sauf un, sont déconnectés. On peut obvier à ces in_
- (*) Ces élévations se présentent surtout i° quand la basse tension d’un transformateur étoilé est excitée par une génératrice, les' deux autres circuits à'basses tensions étant ouverts. 2? quand la basse tension d’un transformateur étoilé est ouverte, les deux autres étant excitées par la génératrice; 3° Quand ces mêmes conditions se présentent dans des enroulements en T de transformateurs ’ùervant k la conversion de* courants' triphafeés en biphasés, et inversement. . J.!.,>
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- convénients, en employant des interrupteurs à huile sur la haute tension et en coupant la haute tension avant de toucher à la basse tension: ou
- encore en employant des interrupteurs tripolaires sur la basse tension.
- Le choix entre les connexions en étoile ou en triangle n’a pas grande importance quand il n’y a pas de fil d’équilibre à la terre. Pour de très longues transmissions toutefois, ce choix doit être la conséquence d’un examen approfondi des conditions particulières.
- Dans de petites installations, le coût moindre du transformateur étoilé à centre à la terre, décide souvent de son adoption. Dans les grandes installations, on est avant tout guidé par la nécessité d’assurer un service ininterrompu et on n’emploiera la mise à la terre du conducteur neutre que pour des raisons de sécurité. Pour des distributions très étendues et très puissantes, on préférera généralement la disposition en triangle qui élimine les chances d’élévations de tension. Certaines installations comportent un système mixte, avec transtormateurs en triangle et en étoile, chaque installation de transformateurs formant un groupe indépendant.
- P.-L. C.
- Discussion. — La précédente étude est complétée par le premier orateur, M. J.-S. Peek, qui ouvre la discussion et dont les observations constituent une nouvelle communication sur le même sujet. L’orateur se propose d’examiner les conditions, normales ou non, résultant du choix de l’un ou l’autre mode déconnexion des transformateurs et de la mise à la terre du conducteur neutre. Selon l’orateur, la mise à la terre a un double objet : i° de limiter la tension entre les conducteurs et la terre; 2° de limiter la tension entre les enroulements primaire et secondaire et entre l’enroulement haute tension et les noyaux.
- Dans un système monophasé, la mise à la terre du milieu des enroulements empêche la difïérence de potentiel entre la ligne et la terre, entre la haute et la basse tension et les noyaux de s’élever a plus de moitié de la tension secondaire à haute tension. Il se produit, en effet, un court-circuit qui fera fonctionner les appareils de protection.
- Il en est de même des systèmes biphasés à quatre fils.
- Dans le système biphasé à trois fils, la différence de potentiel entre les deux fils extrêmes est i,4 fois le voltage entre chacun d’eux et le fil intermédiaire. Une terre sur ce dernier produira une tension égale à la tension, par phase, entre chaque fil extrême et la terre; une terre sur un fil extrême produira cette même pension entre le fil et la terre et i,4 fois cette tension entre l’autre fil extrême et la terre.
- Dans un système triphasé en triangle équilibré, la tension entre chaque fil et la terre est o,58 fois la tension par phase; si une terre se produit sur un fil, la tension entre les deux autres et la terre s’élève au voltage total.
- Avec ce mode de connexion un transformateur peut être coupé, laissant les deux autres connectés en Y, sans changer les conditions précédentes.
- Si dans un système triphasé étoilé, le centre de l’étoile est à la terre sur la génératrice, sur la haute et la basse tension du transformateur la tension entre les divers circuits et la terre ne peut jamais être supérieure aux 58 p. ioo de la tension totale en ligne. L’auteur examine ensuite les différents cas qui peuvent se présenter suivant l’omission de la terre sur la génératrice. Puis il passe en revue les diverses combinaisons des systèmes en triangle et en étoile et les particularités qui peuvent s’y présenter par l’ouverture d’une des branches du système. Les résultats sont reproduits dans les tables ci-dessous. On y indique aussi les circonstances favorables a la production des résonances, et qui sont réalisées quand un transformateur inactif est en série avec un transformateur en charge et une ligne de transmission.
- Ces tables reproduisent à peu près toutes les combinaisons qui peuvent se présenter accidentellement dans les manipulations ; bien qu’elles ne soient qu’accidentelles, il est nécessaire néanmoins de s’en préoccuper, puisqu’elles se sont certainement présentées parfois dans les
- (J) Le fil neutre peut être obtenu, dans ce système, en prenant comme point neutre le milieu d’un auto-transformateur connecté sur les enroulements primitifs. Dans ce cas une terre, sur chaque fil de ligne produira un court-circuit, en limitant la tension à 0,7 fois la tension en ligne. En général, cette disposition du point neutre n’est pas pratique sur les systèmes de hautes tensions, en raison du coût élevé de l’autotransformateur pour hautes tensions.
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- Tableau I. — Mode de connexion des transformateurs et tensions correspondantes.
- Transformation simple.
- TENSION MAXIMA
- SYSTÈME CHANCES
- FIL NEUTRE Pai> transformateur. entre fils. entre fils et terre. de résonance.
- Monophase ou biphasé, A la terre IOO IOO 30 Nulles.
- 4 hls. Isolé IOO IOO IOO ))
- Biphasé, 3 fils. )> IOO i4o i4o Existent.
- Triphasé, triangle. Triphase-V. » IOO IOO IOO Nulles.
- )) .... ... IOO IOO IOO Existent.
- Biphasé, triphasé ou A la terre IOO IOO 58 »
- triphase-T. Isolé IOO IOO IOO ))
- Triphasé, étoile. Isolé ou non )> a) A la terre, sur le i73 IOO IOO IOO IOO 58 )) ))
- • transformateur et la gé-
- Triphasé, étoile et hfatricf- r . . , ' 1 nanerle ouvert ou non. triangle. 1 M A la terre. IOO IOO IOO Nulles.
- Triangle ouvert. . . . Triangle fermé. . . . i73 3oo 3oo Existent.
- IOO IOO IOO Nulles.
- Triphasé, triangle et étoile. A la terre. Triangle ouvert. . . . Triangle fermé .... IOO IOO IOO IOO IOO IOO )) »
- stations et qu’il faut leur attribuer beaucoup d’accidents dus à des élévations anormales de tension^1).
- Les tables précédentes montrent que dans beaucoup de cas, la mise à la terre des points neutres d’une ligne de transmission limite la tension à la terre et celle qui tendrait à se produire sur le transformateur. La mise à la terre est donc a recommander dans ces cas. Cet avantage est surtout frappant sur les systèmes étoilés avec centre a la terre sur les génératrices et les transformateurs. Il y a cependant un danger à cette manière de faire qu’il ne faut pas perdre
- (1) Outre les combinaisons précédentes on peut encore employer dans le groupe élévateur ou réducteur de tension les systèmes biphase-triphase, triphase-V et tri-phase-T. Employés dans le groupe élévateur, ces systèmes imposeront à la ligne les voltages normaux, à condition que les voltages normaux soient appliqués aux bornes primaires, car il est impossible que la tension d un transformateur s’élève si l’autre est en court-circuit. Dans des systèmes réducteurs de tension, ces combinaisons fourniront aux circuits secondaires des forces électromotrices normales en grandeur et en phase, à condition qu’il en soit de même du côté primaire. Si les tensions appliquées aux primaires ont subi une distorsion, les tensions secondaires la subiront également.
- de vue ; en cas d’accident dans les circuits, un courant peut circuler de la terre au point neutre en suivant les voies de moindre résistance ; de sorte que si des lignes téléphoniques ou télégraphiques suivent la ligne parallèlement, elles risquent d’être fortement endommagées par ces courants (x).
- L’auteur ajoute que certaines stations se sont bien trouvées de la mise à la terre des points neutres ; dans d’autres, cette mesure a provoqué des perturbations graves dans les circuits téléphoniques ; dans l’une d’elles, la fusion d’un coupe-circuit a provoqué des interruptions du téléphone dans « dix districts ».
- Les tables précédentes montrent enfin que la connexion en triangle est celle qui provoque le moins de perturbations; cependant, dans cer-
- (1) Il y a deux cas surtout où cet accident peut se présenter :
- i° Les centres d’étoiles aux points neutres de transformateurs sont à la terre à l’élévation et à la réduction; l’ouverture d’un ou deux des fils de ligne provoquera un courant à la terre.
- 2° Une terre de haute résistance sur la ligne provoquera un court-circuit partiel du transformateur et un courant circulera de la terre au point neutre.
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- Tableau II. — Mode de connexion des transformateurs et voltages correspondants.
- Double transformation.
- SYS! Eléva- teur. ÈME Réduc -tour. CONDUCTEUR NEUTRE par forma Eléva- teur. VOL TA rans- teurs. Réduc -teur. ge ma: entre Haute tension CIMUM fils. Rasse tension A la terre. CHANGES de résonance.
- AA AA Isolé. A ouverts ou non xoo IOO IOO IOO IOO nulles.
- AA AY )) » » IOO IOO IOO IOO IOO ))
- 3> Y Y Isolé ou non. A ouverts ou non xoo i73 IOO IOO IOO )>
- » YA )) )) » xoo IOO IOO IOO 58 )>
- )> )) Isolé ou non. A ouverts IOO x73 IOO 3oo IOO »
- YY Y Y A la terre sur tous transformateurs et génératrices . . . xoo IOO IOO IOO 58 existent.
- )) » Isolé sur génératrices, isolé ou non sur les transformat.. x73 !73 IOO IOO IOO ))
- )) AA A la terre sur génératrices et transf. A ouverts ou nou. . xoo IOO IOO IOO 58 »
- )) )) Isolé sur génératrices. A ouverts ou non x73 i73 IOO IOO IOO ))
- )) AY A la terre sur génératrices et transf. A ouverts ou non . . IOO IOO IOO IOO 58 ))
- )) » Isolé sur générât., à la terre sur transf. A ouverts ou non i73 IOO IOO IOO IOO »
- )) YA A la ferre sur génératrices et transf. A ouverts on non . xoo IOO IOO IOO 58 ))
- )) )> Isolé sur générât., à la terre sur syst. élévateur. A ouverts i73 i73 IOO 3oo IOO »
- AY AA A la terre. A ouverts ou non . IOO IOO IOO IOO 58 »
- )) )> Isolé. A ouverts ou non xoo IOO IOO IOO IOO J>
- )) Y Y A la terre sur tous les transformateurs. A fermé .... xoo IOO IOO IOO 58 nulles.
- )) » » » » A ouvert .... IOO IOO IOO IOO IOO existent.
- )) » Isolé. A ouvert xoo i73 IOO i73 IOO )>
- )) AY A la terre sur les transformateurs. A fermé xoo IOO IOO IOO 58 nulles.
- )) » » » » A ouvert xoo IOO IOO IOO IOO existent.
- )) AY » » » A fermé xoo IOO IOO IOO 58 nulles.
- )) )) » » » A ouvert xoo IOO IOO IOO 58 »
- )) » Isolé sur syst. élévateur et réducteur. A réducteur ouvert. IOO i73 IOO 3oo IOO existent.
- )) » Terre sur syst. élévateur et réducteur, A ouvert ou fermé. IOO IOO IOO IOO 58 »
- YA AA Terre sur générât, et et transf. A ouverts ou fermés. . . IOO IOO IOO IOO IOO nulles.
- )) )) Isolé sur génér. A élév. ouvert, A réduct. fermé on non. i73 3oo 3 00 3oo 3oo »
- » YY Terre sur génératrices et transformateurs. A ouvert on non IOO IOO IOO IOO 58 ))
- » » Isolé sur génératrices, terre sur transformateurs. A fermé. IOO i73 IOO IOO IOO ))
- » )) » » » » A ouvert. x73 i73 3oo 3oo i73 »
- )) AY Terre sur génératrices et transf. A ouvert on non .... XOO IOO IOO IOO ICO )>
- YA AY Isolé sur génér., isolé ou non sur transf. A fermé. . . . IOO IOO IOO IOO IOO »
- )) )) » » » A élévateur ouvert. i73 3oo 3oo 270 3oo ))
- )) YA Terre sur génératrices et transf. A ouverts ou non . . . IOO IOO IOO IOO 58 ))
- )) )> Isolé sur génér., A réducteur ouvert, terre sur transf. . . IOO i73 IOO 3oo IOO »
- )) )) Isolé sur génér., A réduct. et élévat. ouv., terre sur transf. i73 i73 3 00 26a 3oo »
- taines conditions, les systèmes étoilés et étoile-triangle donneront aussi de bons résultats.
- Le choix du système de connexion doit donc s’inspirer de la triple considération : i° des élévations de tension inhérentes à certaines conditions accidentelles ; 20 des dangers menaçant les circuits parallèles à la ligne ; 3° de la possibilité de provoquer des résonances par les manipulations des appareils.
- L’orateur suivant, M. Hayward, dit que dans sa compagnie, on a exploité de 16000 à 17 000 lignes avec le svstème à double triangle sans mise à la terre aucune; on peut, en effet, continuer le service dans ces conditions quand même
- il y aurait une terre sur un fil. L’orateur estime néanmoins que pour les très hautes tensions la mise à la terre des points neutres est préférable ; les élévations de tensions dans les conditions signalées par les orateurs précédents et qui se sont présentées dans la pratique entraînent, en effet, avec les très hautes tensions des perturbations très graves (Q.
- (3 Personne ne conteste l’inconvénient principal de la mise à la terre, consistant en ce qu’une terre sur une ligne entraîne alors un court-circuit ; mais l’orateur en veut conclure seulement qu’il convient de mieux assurer l’isolement de la ligne.
- Dans des essais effectués par l’orateur en 1897, se sont
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- Sur les lignes dirigés par M, Gerry, la mise à la terre n’est pas usitée. Cet orateur croit néanmoins que de bons résultats peuvent être obtenus par la connexion en étoile ; on peut munir la transmission de coupe-circuits séparant automatiquement les transformateurs en même temps en cas d’accident sur l’un d’eux. Au sujet de la limitation de tension apportée par la mise à la terre, l’orateur estime que, par suite de la résistance d’une terre qui est rarement négligeable, il est possible que l’on ait la pleine tension entre les fils et la terre. Dans la transmission en triangle, on peut aussi disposer des disjoncteurs séparant le transformateur en cas de terre, sans qu’il se produise un court-circuit comme sur les lignes étoilées. Le grand avantage du système en triangle est que l’on peut introduire et sortir un transformateur, sans aucune perturbation ; on a dit que l’établissement d’une transmission en triangle permet d’augmenter ultérieurement le voltage en ligne en passant au système étoilé ; mais l’orateur croit qu’il est préférable de conserver le système en triangle, l’augmentation de la tension s’obtient alors en connectant d’abord les bobines des transformateurs en parallèle, puis plus tard en série.
- Sur la ligne de Provo à Logan (4° 000 v°lts 320 km), M. Dunn emploie des sections disposées de façon à être séparées du circuit sans interrompre le système. La transmission est en étoile avec centre à la terre. Jusqu’à ces derniers temps, on a été obligé de protéger les sections, ainsi que les stations et sous-stations, avec des coupe-circuit fusibles et à air. Aucune de ces méthodes n’a donné satisfaction.
- La rupture d’un fusible est souvent suivie de la rupture de plusieurs autres, l’ouverture ou la fermeture des interrupteurs donne lieu aux mêmes résultats. Il semble absolument nécessaire de fermer et d’ouvrir simultanément tous leseon-
- présentées des conditions analogues à celles citées par M. Blackwell pour les élévations de tension. La ligne était de 60 km ; les deux circuits étaient réunis en série, ce qui constituait une ligne de 12,0 km, et la transformation était connectée en triangle étoile. On voulait se rendre compte du courant de charge. Après avoir fermé les trois interrupteurs, on en ouvrit un, lorsque la tension d essai monta à 25 ou 26 000 volts, un arc franchit d’une façon permanente la distance de 3o cm qui séparait les
- ducteurs d’un circuit et l’orateur fait installer actuellement des coupe-circuits automatiques tripolaires à huile. L’orateur estime que la simple manœuvre d’un interrupteur peut donner lieu à des élévations de tension extraordinaires ; il a vu sur la ligne précitée un arc de 2,5o m sauter entre un fil et le poutrage en fer de la station sans qu’il y ait eu de perturbations atmosphériques. L’orateur a observé aussi qu’une terre sur la ligne ne met pas la génératrice en court-circuit. L’examen montra que l’on avait la pleine tension entre les autres lignes et la terre, sans doute parce qu’un are persistait sur les parafoudres; la pleine tension s’observait également sur les transformateurs, alors que l’on aurait dû y trouver les 58 p. 100 de la tension normale.
- Cependant aucun accident ne survint de ce fait aux transformateurs. L’installation a fonctionné d’une façon très satisfaisante depuis six ans. Les centres d’étoile sont à la terre sur la haute et la basse tension des transformateurs.
- M. Thomas, au sujet de la production des résonances, croit devoir rappeler que les pertes d’énergie du système limitent singulièrement l’effet théorique des résonances. Les conditions de la résonance, avec les fréquences courantes, exigent que le courant passe dans un enroulement d’un transformateur dont l’autre enroulement est ouvert, afin de rencontrer uae self-induction suffisante ; si dans ces conditions le courant tend à croître, la perméabilité décroît ainsi que la self-induction.
- A ce propos, M. Lincoln rappelle la communication faite à l’Institut en 1893, par M. Pupin, et où il montre combien il était difficile de maintenir la résonance dans un circuit contenant du fer.
- M. P. Junkersfeld cite la distribution de Chicago ; la ligne aérienne est à quatre fils, triphasée, à 60 périodes, avec neutre à la terre depuis trois ans. Les génératrices sont enroulées en étoile avec centre à la terre, à la station seulement, pour le primaire ; le secondaire des transformateurs comporte aussi la mise à la terre du centre de l’étoile. Dans le système souterrain, à 9000 volts et’ 20 périodes, le neutre est à la terre aussi sur la génératrice qui fournit directement la tension. On a trouvé qu’il était de toute nécessité de n’employer que des interrupteurs et coupe-circuits triples. Les avantages du
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- système en triangle ne sont pas très appréciables, pense l’orateur, dans une distribution complexe, avec transformateurs et commutatrices. Les accidents sur la distribution de Chicago ont été très rares (4 ou 5 dans six ans) en ce qui concerne les transformateurs étoilés.
- Tel est aussi l’avis de M. Gerry. Cependant l’orateur rappelle qu’avec le système en triangle les appareils tripolaires sont moins nécessaires; les transformateurs peuvent être séparés ou introduits individuellement.
- M. Woodbridge estime que, dans les transports d’énergie comportant des commutatrices, la basse tension des transformateurs est si faible qu’il n’y a pas d’avantage à employer la connexion en étoile ; avec un primaire en étoile et un secondaire en triangle, on réduit l’instabilité du point neutre, pour le fonctionnement des appareils synchrones (*).
- (*) S’il est vrai que, avec le système étoile-triangle de trois transformateurs sans fil neutre, un accident à un transformateur les met tous trois hors service, la mise à la terre des points neutres de la haute tension des groupes élévateur et réducteur représente des conditions toute différentes ; si l’un des trois transformateurs est hors de service, les deux autres continueront à fournir du courant triphasé, comme le feraient deux transformateurs triangle-triangle. Il faut observer que si un transformateur d’un système étoile-triangle, avec neutre à la terre, est hors de service, l’un des trois fils de ligne est coupé aussi, ce dispositif permet donc de continuer le service quand même un fil est coupé, en contact avec un autre fil ou avec la terre. Quant une distribution traverse des lieux habités, compliqués d’obstacles de toute nature, il est plus avantageux, estime l’orateur, de pouvoir fonctionner avec un fil hors de service que d’adopter des systèmes qui offrent simplement plus de sécurité pour les transformateurs.
- La chute de tension sur une ligne triphasée, quand un conducteur est hors de service, augmente de 5o p. ioo, les deux autres conducteurs étant connectés à des transformateurs étoile-triangle et en supposant négligeable la résistance de la terre. L’orateur a fait fonctionner une sous-station de tramways, dans ces conditions; la cominutatrice démarrait comme moteur asynchrone au moyen de courants alternatifs appliqués directement à son induit, et rien dans le fonctionnement ne semblait indiquer que deux conducteurs seulement fussent en service. L’orateur fut même surpris de ne constater aucune perturbation sur la ligne téléphonique parallèle à la ligne à haute tension sur près d’un kilomètre ; l’un des trois fils étant complètement coupé à ses deux extrémités. A un moment donné, un deuxième fil fut mis accidentellement hors de service, et la sous-station continua à fonctionner en charge avec un seul fil et la terre pour toute ligne de transmission.
- L’orateur examine les conditions de la mise à la terre du fil neutre, dans le cas où un isolateur est rompu par une décharge ou une autre cause. Si le neutre est isolé, un isolateur brûlé crée une terre sur le système ; pour éviter la combustion des traverses et des poteaux, on peut alors mettre franchement à la terre la phase défectueuse ; mais, si la rupture de l’isolateur est due au voltage étoilé du système, il ne semble pas rationnel de soumettre, par cette mesure, les deux tiers des isolateurs à une tension double de la précédente. Sur quelques lignes on place un quatrième conducteur de secours que des commutateurs permettent de mettre en circuit à la place du conducteur défectueux. -— Avec le neutre à la terre, se pose la question de savoir si une rupture d’isolateur produit un abaissement suffisant de l’isolement pour ouvrir le circuit par suite de surcharge, ou une combustion des supports et traverses sans que la station en soit avertie. Un fil de terre placé au sommet des poteaux et reliant les supports métalliques des isolateurs évitera la combustion des poteaux en créant un court-circuit franc ; il évitera aussi la fusion et la chute des conducteurs de travail.
- Sur une ligne sans neutre à la terre il faut un intervalle suffisant entre les conducteurs et les points des parafoudres pour prévenir une décharge sous la pleine tension du système ; il faut aussi que les circuits de décharge aient une résistance suffisante pour empêcher la persistance d’un arc. Avec un neutre à la terre, le voltage maximum entre chaque fil et la terre est réduit d’environ 5o p. ioo, ce qui réduit d’autant les mesures préventives précédentes.
- L’orateur conclut en recommandant pour les très hautes tensions, c’est-à-dire de 2b ooo à 3o ooo volts par phase, d’employer la connexion en étoile sur les secondaires des transformateurs avec centre à la terre. ‘ P.-L, C.
- Câbles électriques pour hautes tensions, par H.-'W. Fisher. Transactions of Am. Inst, of El. Eng-, t. XX, p. 1273-1279, n° d’aoùt-septembre 1903.
- Les câbles sous papier semblent de plus en plus se substituer aux câbles sous caoutchouc pour les hautes tensions. Beaucoup d’ingénieurs estiment la durée de ces derniers inférieure; les hautes tensions les détériorent, soit par une sorte d’action électrolytique, soit par fatigue mécanique, soit par une tendance des décharges
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- statiques à pénétrer le caoutchouc peu à peu^ jusqu à la rupture. Cependant les cas sont fréquents où les câbles sous caoutchouc ont donné toute satisfaction ; et la proportion de caoutchouc pur dans l’isolation semble être un facteur important de sa durée. L’auteur résume les précautions à prendre dans la fabrication, la pose et l’exploitation des divers systèmes de câbles.
- Dans le choix des matériaux pour câbles sous papier, il y a lieu de se préoccuper avant tout de la résistance à la rupture diélectrique ; les matières d’imprégnation à base d’huiles répondent à ce desideratum, elles permettent en outre au câble de subir les diverses manipula-lations sans affaiblissement du diélectrique. Mais leur emploi doit conduire à des tolérances plus grandes en ce qui concerne la résistance d’isolement kilométrique. L’auteur montre qu’avec des précautions spéciales en fabrication on peut tripler la résistance à la rupture d’une isolation donnée. Le constructeur doit s’en rapporter à lui-même, plutôt qu’aux stipulations des cahiers des charges.
- Pour la pose des câbles sous papier, principalement dans les courbes brusques, et dans la pose en conduits, il faut éviter de tirer les câbles par des temps froids sans les avoir réchauffés légèrement en les plaçant dans des locaux convenables. Les jonctionnements ne doivent être confiés qu’à des monteurs exercés, bien surveillés ; le travail doit être fait avec une méthode uniforme et conforme au système de jonctionnement adopté.
- En ce qui concerne le service des câbles, l’auteur recommande de ne négliger aucun système de protection contre les élévations anormales de tension. Il n’est pas rare que, dans une station centrale, un court-circuit sur un câble provoque une décharge entre les barres du tableau, indiquant une tension au moins quadruple de la tension normale.
- Pour les câbles placés dans le même système de conduits, il faut, dans le choix de la densité de courant, tenir compte que, à la partie supérieure, les câbles atteindront une température plus élevée. Le pouvoir rayonnant des conduits Varie beaucoup suivant la constitution et l’humidité du sol. La température d’un cable ne doit jamais atteindre 90° C. ; si le double de la différence de température entre un conduit et le
- sol, additionné de la température du sol, atteint 90° C., il y a lieu de craindre pour la sécurité du câble. Quant aux câbles sous caoutchouc, leur température doit toujours être inférieure à 65° ou yo° G. L’économie s’oppose d’ailleurs à ce que ces températures soient atteintes.
- P.-L. C.
- Congrès du Niagara, 30 juin 1903.
- .Les coupe-circuits d'inversion de courant et la protection des lignes, par Léonard Wilson. Transactions of Am. Int. of El. Eng., t. XX, p, 1161-1170. Août-septembre 1903.
- Quand un tableau est alimenté par plusieurs feeders en quantité, les coupe-circuit d’inversion sont plus avantageux que les coupe-circuit de surcharge.
- Les premiers séparent, en effet, le feeder avarié du circuit, avant que le courant soit devenu anormal et entraînent ainsi le minimum de perturbations. Les seconds, au contraire, menacent de mettre hors circuit, non seulement le câble défectueux mais tous les feeders sains, et leur fonctionnement nécessite un courant dangereux.
- Ampère
- Les conditions à remplir par un bon disjoncteur sont que : i° un courant inverse égal à 2D p. 100 du courant normal fasse fonctionner l’appareil; i° l’effort magnétique doit continuer à croître en même temps que le courant inversé de façon que toute paresse du mécanisme ait pour conséquence une rupture avec un courant un peu plus élevé et que, si le courant inversé atteint une valeur élevée, le fonctionnement du disjoncteur n’en soit que, plus certain. — En outre, 3° un accident de l’enroulement à fil fin ne doit pas actionner le disjoncteur et 4° l’ap-
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- pareil doit toujours indiquer s’il est ouvert ou fermé.
- Une bonne méthode de représentation du fonctionnement de ces appareils consiste à tracer la courbe des efforts magnétiques en fonction des courants qui les produisent. — Dans les figures ci-dessous, la limite des aires hachurées correspond hu fonctionnement du disjoncteur; dans les régions non hachurées, l’appareil reste fermé. La figure i représente les caractéristiques d’un coupe-circuit fonctionnant quand l’effort magnétique tombe au-dessous d’une certaine valeur. La courbe des efforts combinés coupe la
- U e cl en.chem.ertt
- ligne de déclenchement en deux points A et B ; donc si le eourant inverse atteint brusquement une valeur supérieure à B, le disjoncteur ne fonctionnera pas. 11 est à remarquer aussi que si l’enroulement-shunt est coupé, l’appareil fonctionne.
- La figure i montre la caractéristique d’un coupe-circuit qui fonctionne quand le produit des efforts dus aux deux enroulements série et shunt dépasse une certaine valeur ; les inconvénients du dispositif de la figure i n’existent plus ici.
- Certains praticiens ont une préférence pour
- P) En ce qui concerne la première condition, il est important de ne pas donner trop de délicatesse àl’appareil; l’auteur n’est pas cependant partisan des mécanismes à temps,qui n’empêchent pas un court-circuit sérieux et rapide de produire des accidents graves. Il vaut mieux disposer d’un relai à action rapide réglé pour fonctionner avec un courant inverse de 20 p. xoo. Si, pour quelque raison, on est amené à adjoindre au disjoncteur d’inversion un coupe-circuit de surcharge, il vaudra mieux séparer les enroulements de déclenchement pour plus de simplicité et de sûreté.
- » laisser au surveillant du tableau le soin de déconnecter les appareils défectueux sur un signal d’un indicateur. La figure 2 représente le schéma d’un appareil de ce genre ; il est dû à un ingénieur anglais. M. L. Andrews. Il consiste en un circuit magnétique double excité par des enroulements shunt et série, et pourvu de deux enrou-
- Fig, 3.
- lements secondaires reliés à des lampes indicatrices, rouge et verte. — Quand la génératrice est au repos, l’enroulement série BB, qui se compose d’une seule spire, n’a aucune action, les deux lampes donnent une égale clarté ; quand la génératrice fonctionne, l’enroulement série renforce le flux d’un côté et l’affaiblit de l’autre; l’une des lampes a un éclat supérieur; si dans ces conditions, le courant s’inverse, c’est l’autre lampe qui s’illuminera alors que l’éclat de la première est affaibli. D’une façon générale toute anomalie du fonctionnement se traduit par des variations d’éclat des deux lampes.
- Les lignes de transmission sont protégées par un coupe-circuit au départ ; mais quand elles sont réunies en quantité à l’arrivée il faut, en outre, empêcher que les câbles sains envoient un courant dangereux dans un câble avarié. L’emploi de disjoncteurs d’inversion à l’arrivée n’est pas très efficace, parce qu’il n’empêche pas un courant de court-circuit dangereux de se produire, et, que si le défauta une faible résistance la chute de tension dans l’enroulement shunt du disjoncteur en empêche le fonctionnement. L’emploi de bobines de réaction supprime ces inconvénients.
- La figure 4 représente une ligne double protégée par un coupe-circuit *au départ et par des bobines de self-induction a l’arrivée. Pour plus de simplicité une seule polarité du système est représentée avec son équipement. Un défaut s é-tant produit sur le feeder B, le coupe-circuit
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- correspondant fonctionne à la station ; s’il n’y avait pas de bobines de self-induction, le courant de court-circuit traverserait le câble A et couperait tous les circuits; mais la présence de cette
- 5op.ioo Tg-{,iealï ré^eptr
- DérsisLt g-cœ 7 e Teec1er B
- <£______p- TaiZeaiz g-ezzerateur
- Fig. 4-
- bobine empêche cette éventualité, car lorsque le feeder B est coupé, les deux moitiés de la bobine ne se font plus équilibre et le courant de court-circuit est limité par la self-induction tant que le défaut n’est pas séparé du circuit, la tension réceptrice reste à 5o p. ioo de sa valeur normale; en manœuvrant le commutateur B, le défaut est coupé, la bobine mise en court-circuit et la tension remonte à la valeur normale.
- lOü p-100
- A
- 9Ün B
- Feeder
- doxible
- Défaut cOirolt
- Dans l’appareil Andrews, le commutateur B est mis en action automatiquement, comme le représente la figure 5(1). Les deux petits transformateurs sont excités par deux enroulements dont les flux dépendent respectivement du vol-
- (x) Les flèches pointillées indiquent le flux quand un défaut existe sur le feeder B.
- tage du feeder correspondant et du voltage moyen des deux feedsrs. A l’état normal, lés deux enroulements aimantent le transformateur, dans le même sens ; en cas de court-circuit sur l’un des feeders, l’enroulement cc conserve sa direction d’aimantation, tandis que le courant s’inverse dans la bobine connectée au câble avarié ; il en résulte un flux dans le noyau médian et un courant dans son enroulement qui provoquera le fonctionnement du relai de déclanchement^').
- Sur l’emploi des appareils disjoncteurs automatiques, par H.-G. Stott. Transactions of Am. Inst, of El. Eng., t. XX, p. 1285-1289, août-septembre igo3.
- L’auteur examine l’emploi de ces appareils à la station génératrice, dans la transmission, et dans les appareils récepteurs.
- On peut dire, comme règle générale, que les appareils disjoncteurs automatiques ont été abandonnés pour les génératrices (2).
- L’absence de coupe-circuits entraînera une chute de potentiel telle que le service sera compromis, à moins que le surveillant ne sépare de suite l’unité avariée ; dans le cas contraire, cette dernière subira évidemment de graves dommages du fait du court-circuit. Il semble donc nécessaire de pouvoir disposer d’appareils permettant de distinguer le sens du courant des génératrices. Les unités modernes peuvent la plupart du temps supporter une surcharge de 200 p. 100 pendant quelques minutes; l’appareil disjoncteur doit donc avoir simplement pour objet d’empêcher la généra-
- (q Dans les conditions normales, il n’y aura pas de flux dans les noyaux et les pertes se bornent à celles dues à la résistance des bobines. Quand un défaut se produit, les ampères-tours des deux bobines ne se font plus équilibre et leur résutante engendrera un flux dont la réaction tend à empêcher la non-compensation des deux courants. Pour assurer une bonne protection, on voit que ce flux doit être suffisant pour induire la tension entière de la ligne dans les bobines ; mais, dans ces conditions, il n’y a pas d’inconvénient à ce que le fer soit très saturé, ce qui permet d’obtenir des appareils très compacts.
- P.-L. C.
- (2) L’auteur explique ce fait de la façon suivante : en cas d’accident à une génératrice, les autres unités en pa-rallèlr, auront à fournir, outre leur courant normal, le courant de court-circuit, ce qui aurait pour résultat de faire fonctionner tous les coupe-circuits et d’interrompre le service.
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- trice de fonctionner en réceptrice. De tels appareils ont été construits pour courants continu et alternatif. L’auteur recommande d’y ajouter un relai indicateur qui désignera par une lampe ou un chiffre la machine avariée ; on pourra de la sorte sortir cette unité du circuit à la main, si l’appareil disjoncteur fonctionne mal. Cet indicateur d’inversion du courant sera muni d’un système retardateur, de façon à ne fonctionner qu’après deux ou trois secondes ; on évite ainsi l’influence des inversions momentanées ou très faibles, comme il s’en produit à la mise en parallèle.
- En ce qui concerne la transmission, s’il n’y a qu’une seule ligne, un coupe-circuit à la station génératrice suffit. Dans le cas de plusieurs lignes en quantité, les feeders sains débitent sur le court-circuit du feeder avarié ; il peut en résulter un arrêt du service provoqué par le fonctionnement du coupe-circuit de la station. Des relais d’inversion de courant à la station réceptrice fonctionnent d’une façon satisfaisante, si le défaut n’est pas assez grave pour provoquer une chute de tension notable. Si le défaut constitue un court-circuit franc, la tension tombera à tel point que le courant de l’enroulement différentiel du relais sera trop faible pour le faire fonctionner (1).
- (J) Dans le cas de deux feeders, lenrs extrémités respectives sont reliées à travers une bobine de self-induction à enroulement unidirectionnel. Le courant est pris sur une spire médiane; dans les conditions normales, les feeders fournissent un courant égal à travers chaque moitié de l’enroulement jusqu’à la prise centrale, mais si le courant est inversé le flux résultant est nul, l’induc-
- Quand la chose est possible, la meilleure manière est, selon l’auteur, d’utiliser les feeders séparément à la sous-station, en mettant seulement les bornes du côté continu des cominutatrices en quantité ; pour des courants alternatifs au-dessous de 2 000 volts, on peut aussi connecter les secondaires des transformateurs en quantité. Si dans ces conditions des relais d’inversion sont installés sur les feeders, ils fonctionneront bien parce que la réactance des commutatrices et des transformateurs limitera le courant de court-circuit et empêchera une chute de tension trop forte. Cette méthode réussit d’autant mieux que le nombre de leeders est plus élevé.
- Les appareils récepteurs seront traités comme les génératrices ; on utilisera des relais d’inversion uniquement pour commander les coupe-eircuits des commutatrices ; des relais de surcharge à-temps seront placés sur les feeders de basse tension quittant la sous-station.
- P.-L. C.
- tance résultante également. Si un court-circuit se produit sur une ligne, le courant de l’autre circule à travers les deux moitiés de la bobine dans le même sens et est limité par la self-induction. Comme le coupe-circuit de la station, sur le feeder avarié fonctionnera immédiatement, le surveillant de la station réceptrice n’aura qu’à ouvrir la section de la bobine connectée au câble défectueux et de mettre en court-circuit la moitié reliée au câble sain. Ce système dû à M. Andrews est très usité en Angleterre.
- Le Gérant : Ch. COINTE.
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- Il» Année. — N» 5
- Uiûeiâir;
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefîore. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- RECHERCHE SUR L’ARC VOLTAÏQUE TRIPHASÉ
- La présente recherche expérimentale a été faite au Laboratoire d’électricité de l’Université de Lausanne, dès avril 1903, alors que je croyais complètement inédites la conception et la réalisation de l’arc voltaïque entre trois charbons reliés aux trois phases d’un circuit triphasé. Elle était à chef depuis plusieurs mois lorsqu’à la fin d’octobre, mon attention fut obligeamment attirée sûr deux articles de Y Electricien.
- L’un, du 28 mars 1903, signale une bougie électrique, sorte de Jablochkoff à 3 charbons fonctionnant en courant triphasé, et créée par la Société générale italienne d’électricité Edison, à Milan.
- L’autre, du 10 octobre 1903, décrit deux types de régulateurs à trois charbons, étudiés parM. Richard Flemming, de Swampscott, Mass., dont l’un utilise le mode de groupement des circuits en triangle.
- Le lecteur désireux de renseignements plus amples, voudra bien se reporter à ces articles.
- En cherchant à réaliser un arc voltaïque triphasé, j’étais guidé par des espérances de diverses natures. C’était d’une part la possibilité de créer des foyers lumineux puissants avec un dispositif très condensé ; d’autre part, celle d’abaisser notablement la fréquence nécessaire au maintien de l’arc; enfin et surtout la possibilité d’augmenter beaucoup le rendement lumineux de la source.
- L’arc triphasé est constitué en effet par trois arcs monophasés, brillant successivement entre chaque paire de charbons, s’éteignant et se rallumant chacun deux fois par période. Il s’ensuit qu’il y a constamment au moins deux arcs en activité, ce qui réduit dans de très
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- fortes proportions le refroidissement du foyer et permettait de prévoir une diminution corrélative sensible de la puissance exigée par bougie.
- L’événement a pleinement justifié cette manière de voir. Les résultats acquis le montreront tout à l’heure. Mais auparavant, il convient de décrire brièvement la lampe, d’ailleurs hâtivement conçue et exécutée, qui a servi à ces essais.
- Elle est à trois charbons, reliés chacun avec une phase du courant. Les charbons forment une pyramide triangulaire régulière au sommet de laquelle l’arc est maintenu par le seul jeu des forces électrodynamiques.
- Fig. 1.
- Le réglage s’en fait à la main en inclinant convenablement les charbons sur l’axe de la pyramide.
- A cet effet (fig. 1), ils sont tenus par trois porte-charbons pivotant en trois points, équidistants de 1200, du pourtour d’une platine métallique circulaire servant debase à l’appareil.
- Du milieu de cette platine, mais sur la face opposée à l’arc, s’élève une forte vis, tournant à la main et rappelant un écrou relié aux porte-charbons par 3 bielles. Le déplacement de l’écrou détermine et règle à la valeur voulue le pivotement, et par suite l’écart des charbons.
- Pour parer au déréglage possible de l’arc par usure inégale de ceux-ci, on a sectionné en deux chaque bielle, en en raccordant les segments par un petit écrou à deux pas de vis antagonistes. La rotation de cet écrou allonge ou raccourcit à volonté la bielle.
- Enfin, les pinces à charbon reposent sur les porte-charbons par rintermédiaire d’une rondelle d’ébonite qui les isole, tout en leur permettant de tourner sur leur support. Cette dernière disposition facilite considérablement la mise en contact des trois charbons, préalable à l’allumage de la lampe.
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- Telle qu’elle est représentée figure i, cette lampe a eu d’emblée un fonctionnement
- excellent.
- L’aspect du foyer lumineux dépend en quelque mesure de la nature des charbons employés. Ceux-ci doivent être riches en substances susceptibles de se volatiser et de nourrir l’arc. J’ai employé avec succès les charbons à mèche ordinaire de la Société générale d’électricité, Berlin, ainsi que des charbons « à effet» blancs et jaunes que cette Société fabrique pour ses lampes-flamme intensives. En revanche, les charbons pleins ne m’ont donné aucun résultat.
- La longueur de l’arc influe sur sa bonne tenue. Elle dépassait toujours plusieurs millimètres. J’ai pu maintenir l’arc entre des charbons distants de près de 18 mm.
- Fig. 2.
- Les résultats consignés aux tableaux I, II, III, ont tous été obtenus avec des écartements d’au moins io mm.
- Dans ces conditions, les extrémités des charbons apparaissaient à l’œil placé sur l’axe de la lampe comme trois points brillants d’éclat intense enserrant le triangle lumineux des gaz incandescents.
- La photographie (fig. 2), en donne une idée assez exacte.
- L’angle des charbons entre eux a varié de 3o° pour les charbons longs, et 5o° pour les eharbons courts.
- L’abaissement de la fréquence nécessaire au maintien de l’arc triphasé peut être manifesté facilement en réglant l’arc pour la fréquence maximum, puis en écartant vivement un des charbons; Tare ne se maintient pas entre les deux autres.
- Avec des charbons à mèche ordinaire, la fréquence minimum constatée a été de 17 périodes par seconde.
- Le sautillement des arcs monophasés d’une paire de charbons l’autre était visible à un*papillotement de la lumière émise par les bords en regard des cratères.
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- Avec 38,5 et 5i périodes, la lumière était absolument calme. 1
- J’ai fait, en vue de déterminer le rendement lumineux de l’arc triphasé, un nombre considérable de mesures photométriques, pour divers charbons et différentes directions des rayons lumineux. '
- Ces mesures ont été effectuées au photomètre de Lummer et Brodhun, à travers un verre jaune, en [comparant l’arc à une lampe à incandescence de 5o bougies, soigneusement étalonnée au moyen d’une lampe Hefner à acétate d’amyle, contrôlée par la Reiehsans-talt.
- Une lentille divergente était interposée sur le trajet des rayons lumineux de l’arc ; les résultats ont été corrigés des pertes d’énergie lumineuse dues à cette lentille.
- L’énergie électrique fournie à l’arc a été mesurée au moyen de deux wattmètres, dont l’un, un wattmètre de précision de Siemens et Halske, avait servi à contrôler l’autre. Un voltmètre et un ampèremètre étaient installés sur le circuit. Les résultats n’ont pas été cor-
- Fig. 3.
- rigés des consommations wattmétriques propres. L’omission de cette correction, d’ailleurs peu sûre, ne fait que donner plus de poids aux chiffres obtenus.
- La photométrie a été faite pour différents angles a de l’axe, maintenu horizontal, de la lampe avec l’axe du banc photométrique, et pour une position de la source lumineuse telle que deux des cratères étaient sur la même horizontale, le troisième s’élevant au-dessus d’eux.
- De la sorte pour un angle (s’a = 90°, l’un des charbons inférieurs masquait à peu près l’autre, produisant une baisse très notable de l’intensité lumineuse dans cette direction :
- L’absence d’un dispositif d’épargne (Sparer) provoquant une consommation rapide des charbons, ôn avait soin de ramener à chaque mesure le foyer lumineux au même endroit. L’arc était de même réglé de minute en minute de façon que le voltmètre marquât toujours
- la même tension.
- Les chiffres portés aux tableaux ci-dessus sont tous des moyennes de nombreuses séries d’observations simultanées des instruments.
- LeS^atts totaux et les bougies totales qui y figurent sont des moyennes générales pour chaque'position de la- lampe.
- En-revanche,'Ja grandeur la plus importante, la consommation spécifique en watts par bougie hefner (Normalkerze) a été calculée pour chaque observation et c’est la moyenne des valeurs ainsi obtenues qui est portée au tableau.
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- Tableau I
- Charbons à effet jaunes : longueur 290 mm; diamètre 8 mm.
- Yolts : 37-38, tension composée. 1, : . ’ > : !'
- Ampères : 20 environ par phase. . .. ,
- Fréquence : 38,5 périodes par seconde. ‘
- •• j -
- ANGLE BOUGIES (HEFNER) WATTS TOTAUX WATTS PAR BOUGIE (h) BOUGIES PAR WATT
- o° 6 920 I IO7 O, l6o 6,3o
- 22°, 5 7 810 I I70 o,i5o 6,67
- 45° 7 i5o i i58 O, 162 ' 6,17 .
- 67°,5 6 090 I 120 0,l8a 5,40
- 9°° 5 670 I 23o O , 2 ! 7 4, Go
- La simple inspection de ce tableau montre que l’arc triphasé a un meilleur rendement lumineux que l’arc monophasé entre les mêmes charbons. La lampe-flamme intensive de l’A E G exige en moyenne, 0,240 watt par bougie.
- La différence n’est toutefois jjas assez marquée pour constituer en faveur du nouveau système un avantage très sérieux. - ’ c
- On remarquera aussi que la répartition de l’intensité lumineuse dans l’hémisphère antérieur de la lampe est très égale et voisine d’une répartition sphérique. Gela tient sans doute au grand éclat intrinsèque que communiquent à l’arc même les sels imprégnant la mèche (fig. 3).
- Tableaux II et III i \
- Charbons à mèche ordinaire ; longueur 220 mm ; diamètre 8 mm. S Yolts : 5i en moyenne.
- • Ampères : i5-i7 par phase. i
- Fréquence : 5i périodes par seconde en moyenne.
- ANGLE BOUGIES (HEFNER) WATTS TOTAUX WATTS PAR BOUGIE BOUGIES PAR WATT
- II
- o° 7 36o I 470 0,200 5,0
- 45° 5 210 1393 O , 268 3,7
- 9°° 2817 I 418 0,598 , M7
- III c>~; • .
- o° 7 3io I 407 0,192 5.2
- 45° 5 620 I 370 0,244 • G ,; m-4,i - :, -• !
- 9o° 2 400 1392 o,58o ^ 1 *7 ,
- L’intensité maximum a atteint parfois 8000 bougies (Hefner) dans la direction de l’axe de la lampe. , ^ o
- Les résultats sont ici beaucoup plus encourageants. > . ,
- La consommation spécifique est, dans un cône de plus de 90° d’ouverture, inférieure à celle d’une lampe à arc monophasée. Une telle lampe exige au moins-o>8 watt par bougie.
- Le minimum atteintpour 10 = 90° est imputable, comme nous l’avons déjà fait remarquer, a ce que 1’un des charbons fait écran à l’autre. La consommation spécifique n’atteint cependant pas 0,6 watt par bougie. : 1. c ' s
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- La figure 4 traduit graphiquement les résultats des mesures. Comme dans la figure 4 les 3 cercles indiquent la situation des charbons dans le plan vertical pour la position o°.
- Ainsi les prévisions favorables à l’arc triphasé paraissent réalisées pleinement.
- Est-ce à dire que les avantages du système soient suffisamment grands pour compenser l’accroissement des frais de construction et d’installation des lampes triphasées ?
- Je craindrais d’être trop affirmatif là-dessus. Mes expériences m’ont amené à penser qu’un mécanisme régulateur automatique ne saurait remplir convenablement sa tâche qu’en effectuant d’une part le réglage global des charbons, nécessaire à l’allumage, et d’autre part le réglage de chaque charbon individuellement.
- Un tel mécanisme serait forcément de construction coûteuse, très probablement aussi de fonctionnement délicat.
- La nécessité de poser 3 fils au lieu de deux, de remplacer en outre les transformateurs d’éclairage monophasés par des transformateurs triphasés, contribueront encore à entraver le développement industriel du système.
- En revanche, partout où le réglage à la main est admissible, en particulier, dans la technique des projections lumineuses, l’arc triphasé peut rendre des services très grands, par la fixité et l’éclat de son triple foyer lumineux.
- Paul L. Mercanton.
- * Ingénieur.
- SOCIÉTÉ DES SOUDIÈRES ÉLECTROL1THIQUES
- USINES DE GAVET-CLAVAUN
- L’usine de Gavet-Clavaux, située dans la vallée du Bourg-d’Oisans, près de Grenoble, exploite la fabrication du chlore, de la soude et d’autres produits spéciaux dérivant de l’électrolyse des chlorures naturels.
- On y accède par le chemin de fer à voie étroite de Vizille au Bourg-d’Oisans, fort connu des étrangers, en raison des sites pittoresques qu’il traverse.
- La force motrice de cette usine est fournie par une dérivation de la Romanche, dont les eaux sont captées à environ 1 200 m de l’usine au moyen d’un barrage naturel formé de blocs de rocher réunis par un mortier hydraulique, et sont conduites dans une chambre dont l’entrée est réglée par un jeu de 5 vannes à tiroir.
- Avant d’être admise dans la conduite métallique qui la mène à l’usine, l’eau passe par une grille qui arrête les matières dont elle est chargée, telles que graviers, feuilles, etc.
- La différence de niveau entre le barrage et l’usine et, par conséquent, la hauteur de chute actuellement utilisée, est de 42 m-
- Le débit de la Romanche est très variable suivant les saisons ; on a relevé des écarts de 10 à 200 m2 par seconde.
- Le débit utilisable dans la canalisation est de i5 m3 par seconde, correspondant à une puissance effective de plus de 5 000 chevaux.
- L’eau contient quelquefois des sables en suspension, surtout pendant l’été; aussi un système de décantation a-t-il été prévu, en vue d’éviter toute action nuisible sur les distributeurs des turbines.
- Cette décantation est assurée par un réservoir établi à la prise d’eau. A la faveur de la
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- très faible vitesse avec laquelle l-eau traverse ce réservoir, le sable qidelle renferme peut se déposer avant qu’elle pénètre dans la canalisation, par le grillage dont il est question plus haut
- Fig. x.— Vannage sur la Romanche.
- Une maisonnette a été construite à la prise d’eau et sert de logement à un garde-vanne fIul y habite en permanence.
- La conduite forcée est en tôle d’acier rivetée, d’une épaisseur variant progressivement (le 6,5 mm à 14 mm. Son diamètre intérieur est de a,5o m.
- On ne remarque aucun joint sur tout le parcours.
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- La dilatation est facilitée par un certain nombre de coudes permettant le déplacement de la conduite.
- Celle-ci ne repose pas directement sur des piliers en maçonnerie, mais sur des sonnettes métalliques épousant la forme de la conduite et pouvant, au besoin, se déplacer dans un sens ou dans l’autre, suivant l’action exercée par la dilatation.
- La fourniture et la pose de cette canalisation métallique ont été faites par MM. Biétrix-Nicolet et Mme veuve Broyet, de Saint-Etienne.
- La salle des machines, consiste en un vaste local renfermant les groupes électrogènes,
- Fig. i.— Vue intérieure de l’Usine.
- qui se composent chacun d’une dynamo à courant continu actionnée par une turbine d’une puissance de 54o chevaux.
- Deux de ces génératrices ont été livrées par MM. Schneider et Cic du Creusot. Elles sont du système Thury à 12 pôles, à excitation en dérivation et peuvent débiter un courant de 0000 ou 2 5oo ampères sous des tensions respectives de 7D ou i5o volts. Ces dynamos sont à axe horizontal, à balais en charbon et à paliers à graissage automatique.
- En raison de la faible tension à laquelle elles fonctionnent leur induit est à rainures et bobiné en anneau.
- Le travail auquel elles sont destinées est constant et régulier ; elles doivent cependant pouvoir supporter pendant un certain temps, une surcharge de 20 p. 100.
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- Les turbines qui les commandent ont été fournies par MM. Brenier, Neyret et Cie de Grenoble. Elles sont du type centripète, à aspiration de; y,5o m. Leur rendement garanti est de 80 p. ioo.
- Les distributeurs sont en fonte et d’une seule pièce. La salle des machines comprend également une dynamo à courant continu, accouplée à une turbine Bronier-Neyret, de i20 chevaux, du type à libre déviation.
- Sous une tension de 160 volts, cette génératrice fournit un courant de 5oo ampères des-
- Fig. 5. — Conduite forcée de 2,5o m de diamètre, longueur 1200 ni.
- tiné à l'éclairage et à la commande d’un certain nombre de moteurs divers, répartis dans les différents ateliers.
- Un pont roulant de 10 tonnes et de 12 m de portée.dessert la salle des machines.
- La Société des Soudières électrolytiques occupe une vaste étendue de terrain sur laquelle sont répartis ses divers bâtiments. L’usine, la salle des turbines et de.dynamos, s.e trouvent au bord même de la Romanche, tandis que les bureaux et entrepôts se trouvent élevés au niveau de la route. *
- Une voie ferrée pénétrant dans la propriété dessert les différentes parties de d’usine et se raccorde au réseau des chemins de fer du Dauphiné à la porte même de l’immeuble.
- Ci Domar.
- *** «
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ERRATA
- Concernant le numéro du 23 janvier 190i, p. 139.
- Par suite d’une erreur de numérotage dans les clichés, la figure 1 de l’article « Expériences
- Aliem&teur
- EU aérien
- Terre
- Fig. 1.
- effectuées en Angleterre avec les appareils de Forest » doit être remplacée par la figure ci-contre. R. Y.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Quelques brevets nouveaux p) : S.-P. Thompson. Améliorations dans l’emploi du courant alternatif pour la production de signaux, patente n° i6 55o, 1902.
- Ces améliorations consistent en une méthode propre a réduire les difficultés occasionnées par les étincelles de rupture et de fermeture du circuit. A cet effet on introduit entre le générateur de courant et le producteur d’ondes une bobine convenable de self-induction combinée avec un condensateur de façon à constituer un système résonnant qui permet au courant alternatif clé passer sans obstacle : par exemple, si un générateur produit du courant à 5o " par seconde, une capacité convenable sera ro microfarads pour une self-induction ou 1 henry.
- Pour transformer le courant alternatif en signaux longs ou courts correspondant à des traits ou points du code morse, on court-cir-cuite ou l’on shunte en temps normal, soit le condensateur, soit la bobine de self au moyen
- (f) Voir L'Eclairage Électrique, 20 décembre 1903. et 23 janvier 1904.
- d’un condensateur muni d’une clé ; en opérant ainsi on fait tomber immédiatement le courant à une valeur très faible. Lorsqu’on veut transmettre un trait ou un point on ouvre la clé pendant un instant long ou court ; l’étincelle est insignifiante. Il vaut mieux court-circuiter le condensateur, plutôt que la bobine : on peut d’ailleurs, au lieu de l’employer directement sur le circuit principal, le disposer dans un circuit auxiliaire contenant le secondaire d’un transformateur dont le primaire est sur le circuit principal. Ce circuit auxiliaire contient le condensateur et la bobine de self-induction montés comme il a été dit.
- L.-H. Walten. Cohèreur a mercure, patente n° 17111, 1902.
- Les figures 1 et 2 représentent l’appareil employé : (3) est' du mercure sur lequel flotte une couche d’eau (4) agissant comme isolant, (6) est un fil de platine ou autre substance convenable, (5) est un tube capillaire recouvrant le fil et dont l’extrémité dépasse d’environ 3/io de millimètre le bout du fil.
- Fig. 1 et 2.
- Dans les conditions normales le tube est enfoncé dans le mercure ; à cause de la tension superficielle ce dernier n’y entre pas : il n’y a donc aucun contact métallique entre le fil et le mercure. Mais si une onde hertzienne vient impressionner l’appareil, la surface de tension du mercure change, il s’élève dans le tube, établit le contact avec le fil de platine, et ferme le circuit. Le courant passe par un relais et fait basculer l’armature au bout de laquelle est fixé
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- le tube avec le fil (fig. i). Cette attraction dure un instant très court et, aussitôt après, le ressort antagoniste ramène l’armature à sa position normale et le cohéreur est prêt à recevoir de nouveau.
- Nouveau détecteur pour ondes hertziennes. Schlœmilch. Electrician, 4 décembre.
- Ce nouveau détecteur d’ondes hertziennes est basé sur le principe électrolytique suivant : si un voltamètre à électrodes de platine ou d’or immergées dans un acide dilué est relié à une source d’électricité dont la force électromotrice est légèrement supérieure à celle du couple
- — B
- L, fil aérien. — G, condensateur. — E, terre. — F, détecteur électrolytique. — S, contact mobile. — W, potentiomètre. — B, batterie.
- électrolytique, il passe un courant faible et continu qui produit aux électrodes un léger dégagement de gaz. Quand des ondes impressionnent ce circuit, on aperçoit une augmentation de courant.
- Pour accroître l’intensité du phénomène, la surface de l’électrode positive est prise aussi petite que possible : la « Société pour la télégraphie sans fil » qui fabrique ce détecteur emploie une électrode ayant un millième de millimètre de diamètre et un centième de millimètre de longueur.
- La cathode ne paraît pas avoir d’effet matériel sur le phénomène et peut avoir n’importe quelle lorme ou dimension.
- Jusqu’à présent l’exacte nature du phénomène n est pas connue et l’on ne sait si l’appareil agit comme une capacité ou comme une résistance. Les globules de gaz se détachent facilement sous l’influence des ondes : pour de fortes impulsions ce phénomène est tellement marqué
- que les signaux Morse peuvent être directement interprétés en observant ces fluctuations. Si la petite électrode est prise comme cathode, l’effet produit par les ondes est presque nul : on peut en conclure que l’effet dépend de la nature des gaz produits à la petite électrode.
- Il est nécessaire d’ajuster séparément pour chaque appareil la force électromotrice fournie, car la sensibilité du détecteur est maxima quand les gaz se produisent avec une rapidité déterminée, et diminue tant pour une plus grande que pour une plus faible production des globules gazeux.
- Dans des cas spéciaux la .batterie auxiliaire peut être supprimée, l’élément constituant lui-même une pile primaire ; pour cela il faut choisir pour les électrodes des métaux appropriés. Mais dans ce cas la sensibilité est moindre que précédemment.
- R. V.
- V
- Système Lodge-Muirhead pour la télégraphie sans fil militaire. Electrician, 16 octobre 1903*
- Sir Olivier Lodge et le Dr Muirhead ont développé leur système de télégraphie sans fil, dont une application intéressante est réalisée par un appareil portatif destiné à l’armée et employé dans les dernières manœuvres. La qualité principale de cet appareil est la rapidité avec laquelle il peut être dressé ou transporté. La disposition de la partie aérienne et de ses supports est d’une grande importance. Sir O. Lodge est d’avis qu’un rapide synchronisme entre les circuits transmetteur et récepteur ont une importance beaucoup plus grande que la simple hauteur de l’antenne : M. Marconi adopte maintenant la même manière de voir, et aurait même manifesté son intention de réduire la hauteur des conducteurs employés pour les communications transatlantiques. Au point de vue militaire, l’érection d’un fil très haut est naturellement d’une grande difficulté. Les mâts élevés sont d’un transport incommode, et surtout le palan qui les supporte est embarrassant et long à dresser. Des ballons et des cerfs-volants ont été essayés, parfois avec succès, mais il est évident qu’un fil attaché à un ballon ou un cerf-volant se balançant continuellement et changeant de position par rapport au sol n’est pas dans de bonnes conditions pour l’obtention du synchronisme. *
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- I?2
- L’appareil aérien Lodge-Muirhead, destiné à être employé aux stations provisoires jusqu’à une distance maxima de 20 milles a seulement
- il m de hauteur ; la durée totale de son installation est de 4° minutes ; son enlèvement et son emballage demandent 4S minutes.
- Dans le dessin de la partie aérienne, Sir O. Lodge a adopté le principe du toit ou de la pyramide droite, contrairement à la pyramide
- Fil nu en crzrœe doux:nûi-à s.W.G
- 36,55
- J*'isolateurs en ebonzte
- ri? haute tension
- renversée employée par M. Marconi, à Poldhu et dans ses autres grandes stations. Les figures 1 et 2 montrent comment ce principe a été mis en pratique; 1 est un dessin ordinaire en pers-
- pective, 2 est un plan et élévation. Le toit est constitué par 4 triangles de fils dont les 8 bouts sont enfilés dans des pièces de bois et amenés jusqu’aux appareils situés en dessous. La figure 2 montre ces pièces de bois dont les isolateurs sont tournés en dehors au lieu d’être tournés en dedans pour plus de clarté.
- Partie 34jrzexiZLe ' JPartie aérienne
- /d /S
- Crrcuii trOir-cmt réc&ptszjT'
- Fig. 4.
- L’aire inférieure de capacité n’est pas constituée par une « terre » ordinaire dont la résistance n’a généralement pas de valeur définie dans le cas de stations érigées pour une période temporaire, mais par un filet de cuivre et de petits plateaux disposés comme le montre la figure 1 et simplement placés sur la terre.
- La largeur de la surface supérieure de capacité est de 4o m et l’aire inférieure de capacité s’étend à 2 m plus loin.
- On transporte ce mât de télégraphie sans fil sur le toit d’une voiture dans l’intérieur de laquelle sont disposés les appareils. Le fil aérien
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- est en cuivre n° 14 S. W. G. et pèse environ 4o livres (18 kg) ; le mât pèse environ 4 cwt (2o3 kg), le filet environ 3 cwt (i5a kg) et le véhicule avec ses instruments environ 5oo kg.
- La figure 4 montre le diagramme d’un circuit transmetteur et d’un circuit récepteur.
- La partie aérienne d’un côté, la capacité, l’inductance ajustable et le filet de cuivre de l’autre, constituent, avec les deux boules de l’éclateur reliées au secondaire d’une bobine d’induction, un oscillateur ouvert servant à la transmission. Pour la réception la partie aérienne est reliée au primaire du jigger dont l’autre bout va directement au filet : dans ce cas on ajuste le circuit en variant le jigger. Le circuit secondaire du poste récepteur comprend : un cohéreur Lodge à disque tournant, un siphon recorder avec un condensateur en parallèle, et un potentiomètre sur les bornes duquel est pris le courant.
- Système de télégraphie sans fil Stone, par Louis Duncan. Electrician, 8 décembre 1903.
- L’avenir commercial de la télégraphie sans fil dépend beaucoup de la possibilité de sélectionner les signaux. Une convention internationale ne pourra jamais rien arranger, car on ne peut pas dire à présent, tant la télégraphie sans fil est un art nouveau, quel sera son développement final. Les restrictions que l’on pourra apporter auront pour seul effet de retarder les améliorations et la mise en pratique. La futilité d’une telle convention doit paraître évidente à toute personne qui a suivi le développement passé de cette science et qui a en vue ses possibilités futures. Ce qui a été fait est déjà très encourageant et les distances franchies sont maintenant considérables, mais les efforts faits pour la sélection des signaux ont jusqu’à présent complètement échoué : le système de M. Stone vise à la solution de ce problème.
- M. Stone emploie un appareil transmetteur produisant des ondes harmoniques simples d’une période bien déterminée, et un appareil récepteur répondant à cette seule période ; pour arriver à ce résultat il s’appuie sur les propriétés des circuits résonnants.
- On sait qu’un circuit renfermant une capacité et une inductance a une période vibratoire bien définie ; l’expression de la fréquence de sa vibra-
- tion est N =
- vk v/CL
- ou, si/2 = 2-,N/^=-j7^ .
- Si on envoie dans le circuit des forces électromotrices de différentes périodes dont la période propre du circuit, le courant dû à la
- force électromotrice de période p = sera
- prépondérant. Toutefois, si ce circuit agit par induction sur un second circuit, les périodes naturelles des deux seront modifiées, mais cette modification sera insignifiante si L/ et L" sont très grands par rapport à M (L' et L" étant les self-inductions relatives de deux circuits et M leur induction mutuelle). Ainsi en filtrant une vibration de période mixte à travers un certain nombre de circuits avant la même période propre et agissant par induction les uns sur les autres, on peut obtenir finalement une vibration d’une seule période, c’est-à-dire une onde harmonique.
- S’il n’y a pas de pertes dans le système, par l’hystérésis magnétique ou diélectrique, une force électromotrice harmonique simple d’une période déterminée donnera naissance à un courant harmonique simple de même période. Tel est le principe du système de transmission
- de M. Stone montré
- par
- la firfure
- 1.
- Le secondaire B d’une bobine d’induction ordinaire est relié à un éclateur S ; lorsqu’une étincelle traverse l’éclateur, une décharge oscillante provenant du condensateur passe à travers le circuit SA'L’C' synchronisé pour répondre à la période voulue. Ce circuit agit par induction sur un second A2C//A3I// synchronisé pour la même période et agissant par induction sur le fil vertical grâce aux bobines A3A4. Les bobines A1 A2A3A4 sont constituées par quelques tours de fils (20 au maximum dans l’appareil employé) fixés sur un cadre en bois d’environ 40 cm2 et éloignés d’environ 1 cm. Les inductances b'h" ont pour but de rendre I/L" beaucoup plus grand que M2. On peut employer n’importe quel nombre de circuits intermédiaires semblables à A2L//ASC/'pour purifier l’onde, mais il n’est pas nécessaire de les multiplier beaucoup.
- L’appareil récepteur est basé sur le même principe : le fil qui reçoit les ondes induit dans un circuit résonnant une force électromotriee alternative dont la période se rapproche de la période propre de vibration du circuit. Le courant dans ce dernier croît très rapidement et présente une pointe maxima quand les deux périodes sont égales (fig. 3).
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- Si l’onde reçue n’est pas seulement harmonique, mais contient un certain nombre d’autres vibrations d’ordre plus élevé, le maximum n’est
- Fig. i.
- pas aussi aigu et quelques impulsions de plus grande fréquence apparaissent dans le circuit résonnant. Pour y remédier et empêcher les
- z: a
- Fig. 2.
- impulsions de périodes différentes d’affecter les appareils récepteurs, les dispositions employées pour le transmetteur peuvent être à nouveau utilisées. En employant des circuits résonnants synchronisés pour la période voulue, on peut
- Fig. 3.
- réaliser un poste récepteur répondant, dans des limites très étroites, à une période et à une seule. «
- La disposition employée par M. Stone est montrée par la figure 2. Y est le fil d’antenne et contient la bobine A1 agissant par induction sur la bobine A2 du circuit résonnant A2C/L/A3. Ce dernier agit a son tour sur le circuit de même période A^C^C-L". Enfin aux bornes du
- condensateur C" on place l’appareil récepteur. La grandeur de l’effet produit sur l’appareil récepteur par un léger changement de période de la force électromotrice induite dans l’antenne dépend de l’acuité de la courbe de résonance. Après de nombreuses expériences sur les circuits résonants faits en 1892 avec MM. Carichof et R. H. et G.-E. Hutton, Fauteur a trouvé que l’hystérésis atténue rapidement les effets de résonance. L’introduction d’un noyau magnétique dans les bobines d’inductance réduisait les résultats à une petite fraction des valeurs obtenues par le calcul, en partant des valeurs de la résistance, de la capacité et de l’inductance : l’hystérésis diélectrique produit le même effet. Avec les hautes fréquences employées en télégraphie sans fil, ces résultats s’exagèrent énormément, et la présence de petites quantités d’hystérésis masque même tous les effets et rend la méthode impropre à tout emploi. Dans l’appareil de M. Stone, l’hystérésis est en partie éliminée. Les bobines employées n’ont pas de noyau magnétique, et l’hystérésis diélectrique est évitée par l’emploi de condensateurs à air.
- Toutefois on pourrait objecter que les ondes dues à l’étincelle de la bobine d’induction ne persistent pas assez longtemps pour pouvoir produire des effets de résonance. Cette objection est facilement réfutée par l’expérience suivante : en mesurant l’étincelle en G' (fig. 1) quand le circuit A2L" A3C" est synchronisé, ou quand sa période est changée de 20 p. 100 par exemple, la longueur de l’étincelle autour du condensateur passe de 4 cm a moins de 1 mm. Il est impossible de dire combien de temps durent les trains d’ondes, mais cette 'expérience prouve qu’ils durent assez longtemps pour avoir le maximum ou presque le maximum d’effet résonnant.
- Dans le système Stone le fil expéditeur vertical est continu (fig. 4)1 tandis que le fil d’émission type des autres systèmes est coupé par un éclateur (fig. 5). Cet éclateur limite jusqu’à un certain point les voltages employés à cause de la haute résistance ohmique d’une longue é-tincelle ; pour mieux dire il limite à l’emploi de larges condensateurs capables d’envoyer tant d’énergie dans la décharge que la résistance tombe à une faible valeur. Dans l’appareil Stone toute différence de potentiel voulue peut être
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- obtenue entre a et i en changeant le rapport de transformation sans changer la longueur de l’étincelle au secondaire de la bobine d’induction. Pour varier la fréquence des ondes dans les systèmes ordinaires (fig. 5), il faut changer les constantes géométriques du système, par exemple la longueur des fils verticaux*: dans le système Stone, la période peut être variée indépendamment de la longueur du fil d’antenne, en changeant les constantes électriques L et L' (fig. 4 par exemple). Enfin le plus gros incon-
- c
- *9 34 E
- Fig. 5.
- 'E
- Fig. 4.
- vénient du système avec éclateur sur le fil vertical est qu’il ne peut pas envoyer des ondes harmoniques simples d’une période donnée, tandis que le système Stone permet de le faire.
- Des expériences ont été faites entre deux stations distantes de 12 milles à Cambridge et Lynn, la sélection fut d’environ 10 p. 100, c’est-à-dire qu’une variation de 10 p. 100 dans la période changeait les résultats d’un maximum de réception à un O absolu. A Lynn, des lignes de tramways à trôlet très proches n’ont produit aucun effet perturbateur.
- L’emploi de cohéreurs a été reconnu tout à fait impropre à la sélection à cause des grandes variations de sensibilité de ces appareils ; les résultats étaient incertains pendant une grande partie du temps, lorsqu’on variait la période du circuit récepteur.
- En résumé l’appareil Stone permet : i° D’envoyer des ondes harmoniques simples 20 De recevoir des ondes d’une seule période bien déterminée. R. V.
- Nouveau système de télégraphie et téléphonie simultanées, par le professeur Edmondo Brunè et l’ingénieur Carlo Turchi. L’Elettricista.
- I. Sur la séparation des effets de deux courants sinusoïdaux simples de fréquences diffé-
- rentes passant dans le même conducteur. — Soit E = E0 sin ojt une force électromotrice sinusoïdale dans un circuit fermé, où a représente la fréquence.
- On sépare ce circuit en deux dérivations qui, avant de se réunir, forment un enroulement différentiel sur un noyau de fer doux (fig. 1).
- Fig. 1.
- Les deux parties de l’enroulement différentiel sont bobinées ensemble sur le noyau, ont même résistance ohmique et comportent le même nombre de tours.
- Soient alors i\ et ;*s, 1^ et L2, C, et C2 les résistances ohmiques, les coefficients de self-induction, et la capacité des deux dérivations du circuit ; et ç2 la différence de potentiel aux armatures des condensateurs, M le coefficient d’induction mutuelle entre les deux dérivations, K le coefficient de self-induction de chacune des parties de l’enroulemeut différentiel .
- Les équations du système sont :
- rii’i + Li ^L + MTzr+Ai = E \ ^
- + L2-èL + M'èL + ^ = E I
- qui, au moyen de la méthode symbolique du professeur Luigi Donati se mettent sous la forme :
- —{— iLiüilj “j-
- râI2 —|— —j— iMwIj
- où les lettres marquées d’un trait sont des vecteurs, et où i = \J — 1. j v
- •Ji.
- C1CO
- A
- c,w
- (»)
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- Posons
- Lxto
- = Sx L2w
- = S2
- il vient
- d’où
- Zj .— ty -(- iSji Z2 — r2 -f- iS2
- ZiL -j- iM(oï2 r= E )
- Z 2Ï, + z'Mwfj : E )
- (3)
- __ Z, — iMo) _ _ Z, — i'Mtü
- I.=E-^-^---------- I, — E y y , ,,----
- 1 Z2Z2 + M-V2 " Z1Z2 + aLw2 Le courant dans le noyau différentiel est
- N = K(L-Î2)
- et en remplaçant Q et I2 par leurs valeurs
- _ Z, — Z. N = KE
- Z,ï{ + M2w2
- (4)
- l’égalité 4 montre que ce courant n’est annulé que quand - Z2, c’est-à-dire quand en
- même temps les deux conditions t\ 7\2 Sj = S2-sont remplies: on en déduit la valeur de la fréquence pour laquelle le courant s’annule : c’est
- W ____ I l / Cj ---- C.>
- 50 270 277 V C1C2(L2-- Lj)
- Il s’ensuit que, si le circuit est parcouru simultanément par deux courants sinusoïdaux simples de fréquences différentes oq et a2, et qu’on ajuste les constantes du circuit, de façon que par exemple
- 1 ' y / ct ~ c2
- 2TT V ClC2(L2 — LJ ’
- seul le courant de fréquence a2 sera différent de o, et ainsi, on aura réalisé la séparation des effets des deux courants.
- II. Application à la suppression des perturbations que causent dans un circuit téléphonique des courants qui y pénètrent. — Nous avons considéré jusqu’à présent des» courants sinusoïdaux simples, mais ce qui en a été dit s’applique aussi bien à chacun des courants sinusoïdaux constituant un des éléments d’une sinusoïde complexe telle qu’on la rencontre généralement. Aussi nous en tiendrons-nous aux limites de la série qui en pratique parait suffisante, et, dans
- tout ce qui suit, nous n’envisagerons que la sinusoïde simple constituée par le premier terme de la série de Fourier (fig. 2). Cela dit, les considérations du chapitre précédent ouvrent
- la voie à l’emploi pratique. Quand, en fait, le noyau de fer doux appartient à un téléphone, ce dernier ne laisse passer que le courant de fréquence a2, et en général tout courant de fréquence a'^al. Par conséquent, lorsqu’un circuit téléphonique est troublé par des courants provenant d’un circuit voisin, il suffît, pour le débarrasser de la fréquence du courant à éliminer, de l’équiper avec le dispositif décrit que nous appellerons « Isolateur ».
- Il faut remarquer toutefois que la fréquence du courant à éliminer doit être inférieure à celles des courants téléphoniques, pour éviter qu’une de ces dernières soit aussi éliminée : par fréquence téléphonique la plus basse, nous entendons la plus basse fréquence que le téléphone soit capable de donner en pratique. Il en résulte un critérium pour apprécier les cas où l’élimination au moyen de l’isolateur peut trouver place.
- Les cas principaux qui peuvent se présenter dans la pratique sont les suivants :
- I. Le circuit téléphonique se trouve à proximité d’une ligne industrielle à courant alternatif.
- Dans ce cas il n’y a aucune difficulté puisque la fréquence des courants industriels est toujours relativement basse.
- 2° Le circuit téléphonique se trouve à proximité d’un circuit télégraphique.
- Un signal télégraphique est représenté par le diagramme de la figure i où les temps sont portés en abscisses et les charges en ordonnées. La première période de trouble provient de la fermeture du circuit, la seconde de l’ouverture ; ces phénomènes comparables à la charge d’un condensateur, qui d’ailleurs est constitué par la I ligne télégraphique, exercent une très grande
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- -j j
- influence sur les lignes téléphoniques. La charge prend la forme d’une sinusoïde amortie de fréquence
- N =r
- 4L
- CK2
- I
- et l’amortissement
- I
- Nous voulons arriver a ce qù’en'pratique Faction de l’induction alternative ne soit sensible qu’à l’intérieur de deux circuits dérivés du courant parcourant le montage différentiel. Nous pouvons poser M = — K et si 1^ et L2 sont les coefficients de self-induction des deux parties respectives du circuit en dehors des bobines différentielles, les autres notations restant les mêmes, les équations du système prennent la forme suivante
- On voit d’après cela combien l’amortissement augmente rapidement, et combien la fréquence diminue rapidement, lorsqu’on accroît la longueur de la ligne. Il s’ensuit que pour des lignes normales la fréquence télégraphique est relativement basse, ce que l’expérience vérifie suffisamment. Quand les lignes ont une longueur considérable, la fréquence se rapproche vite du point où la charge prend la forme apériodique. Donc, plus les lignes télégraphiques sont longues, et moins leur influence sur le téléphone est sensible. Dans ce cas nous pouvons donc encore étouffer les perturbations dans le circuit téléphonique par l’emploi de 1’ « isolateur ».
- 3° La ligne téléphonique se trouve dans le voisinage d’une ligne de tramways à trôlet.
- On peut ranger ce cas dans le précédent.
- 4° La ligne téléphonique doit servir en même temps à des communications télégraphiques.
- C’est un cas particulier du paragraphe a et il est par conséquent facile à résoudre.
- 5° Une ligne industrielle doit servir en même temps de ligne téléphonique.
- Ce cas rentre dans les cas i et 4- Un peut employer encore l’isolateur en prenant pour sa construction les dispositions nécessitées par le passage permanent du courant.
- Donc, en règle générale, lorsqu’une ligne' téléphonique est troublée par des courants d’une fréquence inférieure à la plus basse fréquence téléphonique, on peut, par l’emploi de l’isolateur, faire disparaître les perturbations, et cela d’autant plus facilement que la différence des valeurs de ces fréquences est plus grande.
- II. Revenons à l’égalité
- N = KË - ..-
- Z2Z, -j- M2a)2
- et voyons quelles sont les dispositions convenables pour l’isolateur»
- ,Vl +(>., +!»-§- K§ + V, = e^
- *,+ (!, +K)
- et, en caractères symboliques :
- ?,iI1 -|- -j- iKu)(ï| — ï,) — i ——— — E
- r.y I2 -j- iL2u>[2— îKüyïj—ï, et aussi
- . Io
- Catu
- Zih + — I2j — E l
- ZJ2 — ÏKwCh — ï2) = Ë )
- (6)
- (7)
- d’où
- I,=E^r
- Z2 -f- 2ilvw
- 1 Z1Z2^ÏEw(z1 + Z2)
- Il en résulte
- N = KË —
- L —E _
- ZlZ2 + ÏKw(Zl-f Zs)
- z2-z2
- ztz2 f^Z^Z,)
- et. en valeur absolue
- Nn - K2E!
- K2E;
- ZjZ2 -j- K-o>i(Z1 -p Z,)2 ^2 + (S.2-SJ2 i___________(8)
- Z?Z2
- i + K
- î + %
- Pour tous les emplois mentionnés ci-dessus nous devons écarter les fréquences basses ; il s'ensuit que les valeurs de Ct et C2 doivent être choisies aussi petites que possible. Par conséquent les valeurs de Z, et Z2 paraîtront toujours très grandes, et l'on ne commet pas d’erreur sensible en négligeant dans la suite l’expression
- K2 ai2
- I
- +
- 1
- zj
- 2
- Ceci posé, la valeur du courant dans le cir-
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-
-
- 178
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° 5
- cuit différentiel devient
- (ra - r,)2 + (S2 - S,)2
- Z*Z|
- ou, en posant
- N 2 =
- 4tc2L1C1 — /qS 4'ITrI2cJ2 ~ b2 a — x 4itaL9C, = a22 4^V2c22 = ê22
- K2E> ' '
- b^b^x2 (V2— r,)2 -f- {a2x2— 1) — rfi^a^x2— i)]2
- [{a^x2— 1 )2 —{— b 12*x2] [_{a^x2—1)2+ b./x2}
- (9)
- Si maintenant nous égalons à o l’un des coefficients de self-induction ou si nous rendons
- Fig. 3 à 7.
- l’une des capacités infinie, l’isolateur réalisera l’une des dispositions suivantes : disposition A, figure 3, cas général
- K2F 2
- H *0» = -^*»
- b^b^x2 (r2—rl)2x2-\-[rJ)1 (a^x2— 1) — 1 \b.2 {al2x.î— x)]2 [(a^x2 — x)'2~\-by2x2'\ [(a2 x2—i^-^b^x2]
- disposition B, figure 4,-L2 = o K2p 2
- (Q No2 = —
- V&a8(ri —^a)2*8 -H>A+ri62 {a2x2 — i)]2
- [(a12.x2 — x)2 -f- b^x2] [1 -f- b^x2]
- disposition C, figure 5, C2 = 00
- (C) N02=:—-±-
- bt fii — r-2)2 + [ stcL^,#2 — r2 {a^x2 — 1 )]2
- [(a^x2 — i)2 -f- b./x2j [4t:2L22£C2 -(- r22]
- disposition D, C2 = 00 , L2 = o
- (4 n0
- 2_ K2E02 fri2 (ri — rè2 x2 + 7\2 lai2x2 — i)2
- {a^x2 — 1) + b^x2
- disposition E, figure 7, C1 = ao , L2 = o
- K2Eo2 b./ (r± — r2)2 x2 + [r2 -fi a-L^a;2]2
- (e) N,
- r2 [^it2L2x2 -f r2] [1 + b22x2]
- Si l’on a 7' =rt = r ces égalités deviennent
- («’) N02
- (b') No2
- tc') No2
- (d')
- («') N02
- K2E 2
- [bi {a2x2 — 1) — b., (a.2*2 — x)]2 [{a^x2— i)2-fi b{2x2] [{a^x2— i)2-fi b./x2)
- K2E 2 *
- N,
- r2 \_{a.y2x2 — i)'2-fi b.2x2] [1 -f- b./x2]
- K2E02 [2tcL2&:1,x2 — r (afix2 — i)2]2
- r2 [(ax2x2 — i)2 -f- bxx2] [4^2E22a;2 -fi r2]
- , _ K2E02 {a.2x2 — x)2
- ~~ r2 (a^x2 — i)2 -f- b^x2
- K2E(,
- [r -fi <2izhib^x2']2
- [fix^Lfix2 -f- 7’2] [1 -fi 7;22x2
- De ces cinq égalités, il n’y a que l’égalité C dans laquelle N0 ne peut être annulée par aucune valeur réelle de x. On peut par conséquent l’écarter tout de suite ; d’ailleurs, dans ce cas l’isolateur fonctionnerait comme un résonateur.
- Quant aux autres égalités, dans a et c, N0 décroît et s’approche de o quand ar croît et atteint des valeurs élevées, et dans b et d N0 croît
- quand il s’approche de la valeur
- Comme précisément nous tenons à avoir une forte intensité de courant pour les autres fréquences, de façon à avoir de bonnes auditions téléphoniques, il s’en suit que seules les dispositions B et D sont à adopter. Il est également évident que dans le dispositif D le courant dans le noyau, au même moment et dans les mêmes conditions, a une intensité plus élevée que dans le dispositif B : par conséquent au point de vue théorique il fiiut adopter le dispositif D : c’est de ce dernier que nous allons nous occuper spécialement dans la suite.
- III Reprenons donc l’égalité générale qui se déduit du dispositif D
- fd) N2- K2E«2 b2 (ri-r2)2x2+r2(a2x2-i)2 0 — r2r.2 («,¥-xf+{1¥
- Posons
- M = {ü2x2 — i)2 -\-b2x2 N fcj2 [rx — t^)2 x2 -{- x1!2 (a^x2 —- ï)3
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- *79
- Il vient
- dx
- = KEn
- b?
- (a^xd— i)
- 2 X
- M 3 N 2
- <PN0
- = KEfl
- b±~ / \
- — (arl — rl
- (5afx'1 •—• i) MN —x2 (a1ixi— i) j 3N {‘la^'x2
- - bx2— aaj2) —f— M [/>i2 (r’j — r.2)2 -f- ia2r^] [a^x2 —i] J _ - _ -
- mtnt
- Différents cas se présentent : i° r,>rs N0 n’est jamais nul pour une valeur réelle de x. Pour x = o
- N„ =
- KEn c?N0 __________ d2JNTf
- dx dx2
- KE0-^ (2rj. ri) < o-
- Pour
- KE0 cZN0
- -\ = +-^h-^) -jt=o
- ^V. at‘ ai-, — ra ^ .
- 1^3- - <iKt0 -,rjT ' rl'Sr~ > °-
- Pour
- x — ± ce. Nft — zh
- KE„
- Fig. 8.
- L’équation est représentée par la courbe
- («g-8).
- 2 ,1 I.
- L’équation c?) devient :
- w v=
- 2_ K2E02 (aL-^ —i)2
- 2 (a.L2 x2 — x)2-j-6i2x-2
- et l’on a
- c£N0 ___ KE0 j 5 x (a.t2 x2-\-i)
- — - 1 V : T-
- dx
- M
- _^o____ KE0 l 2 3at x6-f-5aLx*-J-x2(ab2—7aL) — :
- dx2 r Jl 3
- MT
- Pour x = o il vient
- Pour x = ±
- Pour = rt oo
- La courbe prend la forme suivante (fig. 9).
- On retombe sur le premier cas.
- La courbe se réduit au système
- N 2 —
- ft --
- Pour x — o Nn =r ± K ——
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Pour x — ± oo
- v + ke0
- et la courbe a la forme figure io.
- IV. Considérons le cas pour lequel
- Pour
- y" ' \JCi-
- Mais nous remarquons que pour mettre en mouvement la membrane du téléphone, un
- Fig. xo.
- certain courant m est nécessaire. Par conséquent en réalité le téléphone ne restera pas silencieux seulement pour la fréquence
- X
- x — 2VÉL ’
- mais encore pour toutes les fréquences comprises entre oa et 06, abscisses des points de la
- xl b'
- courbe pour lesquels N0 = m. Nous appelons zone de tolérance cette série de valeurs de la fréquence pour lesquelles en pratique le téléphone est silencieux.
- Voyons le cas général où > r% : dans ce cas nous obtenons pour la fréquence
- un minimum de courant
- K En
- Il se présente 3 cas :
- i° M> kE-°~ (i\—r2) : nous obtenons une rx r* .
- zone de tolérance moins étendue que si i\ =ra=r (flg. 12).
- 2° M = K-- (/q — r2) : le téléphone n’est r j
- silencieux que pour la fréquence x = — : on pourrait utiliser ce cas pour la réalisation
- d’un instrument servant à mesurer la fréquence.
- 3° Enfin M < kE°_ [i\ — /•,) ; le téléphone ne
- rj r%
- peut rester silencieux pour aucune fréquence.
- V. Les considérations du chapitre précédent trouvent dans la pratique une application importante.
- Quand le courant d’une ligne téléphonique a une fréquence complexe, ou quand, au lieu d’un seul courant perturbateur, plusieurs de ces courants se superposent, dont les fréquences difïèrent peu les unes des autres, l’isolateur permet de séparer les ondes téléphoniques, à condition que la valeur de la fréquence de chaque courant perturbateur soit comprise dans les limites de la zone de tolérance.
- Le premier cas est par exemple celui d’une ligne téléphonique située à proximité d’une ligne de transport d’énergie sous forme de courant alternatif dont les générateurs n’ont pas une vitesse de rotation absolument constante.
- Le second cas est celui d’une ligne téléphonique ou d’une ligne de téléphonie et télégraphie simultanées faisant partie d’un système de lignes télégraphiques parallèles.
- VI. Il résulte de ce qui précède que nous devons toujours chercher la zone de tolérance la plus convenable pour le but à atteindre.
- Si r = i\, — 7 (cas 2) nous nous trouvons dans le cas le plus favorable.
- Si < nous pouvons modifier la zone de
- tolérance : il faut réduire les ordonnées au plus petit minimum possible.
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- On pourrait aussi faire m plus grand, c’est-à-dire rendre le téléphone moins sensible, mais ce serait irrationnel, surtout pour les longues lignes : il faut donc chercher à modifier la courbe.
- Dans le cas 2 il suffira de réduire le coefficient angulaire de la tangente de façon que N =0 1
- ^ a
- Dans ce cas
- dN 0 dx
- aKEn
- •£=4*KE,i
- Comme nous ne pouvons pas agir sur r car sa valeur doit être déjà déterminée, de façon à obtenir un courant assez fort pour les fréquences téléphoniques, il faut diminuer L en augmentant C, car L et C sont liés par l’égalité
- 27^/ CL
- Dans le cas 1 il sera nécessaire d’augmenter le rayon de courbure de façon que
- perturbations et qu’on n’avait encore jamais pris en considération.
- Mais il peut se faire que la simple augmentation de la capacité ne suffise pas à résoudre le problème, ou que l’on arrive seulement à étouffer quelques fréquences, ou que, par suite de l’aplatissement de la courbe, le courant des
- Fig. i3.
- hautes fréquences soit atténué (fig. i3). Dans ce cas, il vaut mieux employer la disposition B. Sans reprendre pour ce cas l’étude complète de la fonction, nous voyons pour l’égalité d) que la courbe doit avoir l’allure de la figure 14 quand ri > r2. L’effet du second condensateur est de diminuer très fortement le courant résultant des
- tv _ KE0 o—
- on aura alors :
- r. — r,)
- a7V CL
- ( I+ (£k\Y
- ^ y dx J \
- d'No dx2
- 0
- dx*
- rj)2 r±—r2
- 4 KL0 a4 2 ri—
- iÔ7:-KL
- 0 2/’i — '4
- Encore ici nous ne pouvons pas agir sur r, puisque ce terme a déjà une limite déterminée; nous ne pouvons pas non plus agir sur / car la différence rl — r.2 détermine la valeur minima du courant. Donc il faut diminuer L et aucr-menter C.
- Dans les deux cas l’accroissement de la zone de tolérance est donc obtenu par l’accroissement de la capacité et la diminution de la self-induction.
- Ml. En pratique l’emploi de la zone de tolérance peut, dans certaines limites, se rapprocher beaucoup de la théorie précédente.
- L’accroissement de la zone peut, en fait, suffire dans la majorité des cas pour effacer les termes de là série de Fourier qui jouent un rôle dans les
- —0
- Fig. i4-
- courants de fréquences basses, qui parcourTié noyau. Il s’ensuit qu’une faible augmentation de la zone de tolérance permet d’arriver au but plus facilement qu’avec la disposition précédente, comme le montre la figure i5 où cette faible augmentation suffit pour annuler le courant de toutes les fréquences comprises entre o et od, sans diminuer sensiblement le courant des hautes fréquences.
- Pour cette raison, c’est la disposition B) que nous avons adoptée dans la pratique : l’avantage qu’elle a sur la précédente est évident, surtout lorsqu’on doit annuler les effets d’un grand nombre de courants dont les fréquences, quoique plus basses que les plus basses fréquences téléphoniques, varient dans des limites étendues: au contraire la disposition D) est la plus convenable lorsque Je courant perturba-
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- teur est seul et présente une fréquence constante .
- Fig. i5.
- Dans le cas B) on voit par des considérations analogues aux précédentes, que les meilleurs résultats sont atteints lorsque
- x —
- w
- V Clyb
- —
- 2" V ClC.y
- L’augmentation de la zone de tolérance est obtenue par la diminution du coefficient angulaire de la tangente
- meilleure, mais elle ne peut s’appliquer qu’au cas où le courant perturbateur est seul, et possède une fréquence constante ou peu variable. On peut remployer dans le cas de. courants industriels.
- Quand les variations de la fréquence du courant perturbateur sont étendues, ou quand on a affaire à plusieurs courants perturbateurs de fréquences différentes, cette disposition n’est plus suffisante à cause de sa faible zone de tolérance et il faut recourir à l’emploi de la disposition B.
- o
- Si, pour plus de simplicité, nous écrivons l’équation de la courbe sous la forme réduite
- N,2:
- K2E0%2A2
- ivBC
- il vient
- iîi.KE, (“-5^+ 2 a) BC - *A (b |£-+ c|2-)
- dx r 3 3
- 3 3
- 2 B 5 C‘
- et pour
- dN
- = —v/i2____fi. N0=.
- 2^ V C1C2L1
- KE0 ^ <fA dx r dx
- KE0 ,, »
- = 2 ----— adb.yX^ -
- aKE„
- {b.2 — bi) = 4^KE0 (ca —ct
- Cela suffit pour diminuer la différence entre les deux capacités. Il faut remarquer qu’il sera bon de construire l’appareil avec d’assez petites capacités variables à volonté, car il est clair qu’une faible, capacité oppose une plus grande résistance aux fréquences basses qu’aux fréquences élevées.
- VIIL En résumé la disposition D serait la
- L’existence de la zone de tolérance pourrait nous pousser a employer une des autres dispositions décrites, mais l’examen des cas particuliers prouve facilement que leur emploi pratique serait très difficile. La seule qui pourrait peut-être convenir dans des cas très particuliers serait la disposition 1 dont le diagramme est donné (fig. 16), mais ce fait que la zone de tolérance est dans le voisinage de l’origine et très limitée réduit son emploi au cas où les courants perturbateurs ont une fréquence très faible constante ou très peu variable. On pourrait l’adopter pour les courants industriels, mais dans ce cas la disposition D) est toujours préférable, et permet de transporter la zone de tolérance le long de l’axe O jusqu’au point nécessaire.
- III. Application pratique des considérations précédentes. — 1) Quand'il s’agit d’éliminer d’un circuit électrique les perturbations causées par des courants étrangers, il suffit d’intercaler l’isolateur en série dans le circuit téléphonique. On n’a pas encore essayé en pratique de faire servir en même temps le noyau de fer doux de l’isolateur comme noyau du téléphone lui-*même : on a relié le téléphone à un enroulement sur lequel agit par induction le noyau de l’isolateur (comme le montre schématiquement la figure 17)-
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- 2. Dans le cas de communications simultanées^ téléphonique et télégraphique sur un seul et même fil, la figure 18 donne le schéma des
- dispositions prises pour rétablissement d’une station téléphonique complète.
- L est la ligne qui sert en même temps aux
- Fig. 17.
- deux emplois et va à la station téléphonique ST.
- Le courant téléphonique et les autres courants sont amenés aux enroulements de l’isolateur par Tintermédiaire d’un transformateur de ligne X; deux des enroulements aa1 bbi servent pour
- l’isolateur ; le troisième cc1 reste au microphone et au système d’appel.
- S est l’isolateur.
- T le téléphone du modèle ordinaire.
- M le microphone du système ordinaire, dont
- Fig. 18.
- la bobine est constituée par les enroulements aal cCj..
- Pour l’appel on ne pouvait pas adopter le système électromagnétique ordinaire, qui aurait produit des perturbations dans les appareils télégraphiques. Aussi l’appel est-il produit au moyen d’une petite corne électrique c actionnée par un vibrateur t dont la bobine est celle du microphone.
- Le circuit du téléphone est toujours fermé par un condensateur de ligne C de petite capacité placé entre le poste téléphonique et la terre.
- O. A..
- Double transmission avec appareils Hugues, et communication téléphonique simultanée dans une ligne a deux conducteurs, par
- H. Pfitzner. ElectrOtechnische Zeitschrift. Décembre.
- Depuis quelques ‘années on a mis en exploi-
- tation sur plusieurs lignes doubles téléphoniques entre Bruxelles et Paris un système dû à Dejongh, de Bruxelles. Ce système permet d’envoyer des télégrammes dans deux paires d’appareils Hugues sans troubler les communications téléphoniques qui s’échangent en même temps. La figure schématique 1 montre cette disposition : l’une des paires d’appareils Hugues Hj Hj utilise les deux conducteurs parallèles et se relie à la terre, pendant que les appareils Hugues H2 H2 formant l’autre paire sont montés dans le pont en parallèle avec les téléphones. Ce système a fait aussi ses preuves dans l’administration des télégraphes de l’empire allemand, avec plusieurs modifications reconnues avantageuses.
- Les particularités de la marche du courant sont montrées par la figuae 2. Du poste télégraphique partent deux fils bien isolés aboutissant à l’interrupteur de lignes du poste télégra-
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- phique. Au poste téléphonique ces fils sont reliés avec la ligne par l’interrupteur double MN, figuré en deux parties pour la clarté de la figure, ou au moyen de cordons doubles avec bouchons jumelés ; la connexion directe a l’interrupteur (jack) de la ligne ou de la table téléphonique est coupée pendant la durée du service commun. Les courants téléphoniques de la ligne passent h travers les condensateurs C4 et C3 d’environ 1/2 à 1 microfarad et vont à la table téléphonique, tandis que les courants continus des appareils Hugues ne peuvent suivre ce chemin coupé par les condensateurs. Pour ce motif il faut aussi, comme on le verra plus loin, que les postes télégraphiques soient organisés d’une façon particulière. Il est vrai que les courants des appareils Hugues chargent les
- condensateurs, mais ces charges montent lente-menQcar les ondes sont très aplaties, et les téléphones restent silencieux puisque leur membrane n’est attirée que lentement et progressivement.
- A_________B
- ______iBkn
- Fig. 1.
- Au poste télégraphique la ligne double est reliée aux bras sm et sn du pont et à la diagonale mn. Du sommet s part la connexion avec
- Poste telepluiriLqxiËl
- Poste tél£phamc[iieH
- 1 '
- H
- 5â ûhm
- Bob.
- loQo ohm s, J, \
- \3ob d.
- C î rttJjir1- —. 1 'dtiOdftnT-
- , , |_ P “M/lf kP I Hxiguesn. \ | LAA/VV4-WV'A»\ I R ES e — y
- o?mi\ G#
- lifec, \LZ"t________________J
- Bob
- 250 dtuiL irai \ ..
- -4B| l—, \ ü|!l
- r~ ~dd'Æ> dïnâce \(ieoohm \ 1000 ohm
- m .U le, mwvvMvvv-,
- I Pooodw} imt 7 Fu'li» ® l
- Jfagne HL I _I , J_ [MJJ2M/
- ’ T r b I
- T 2 3- 1 /usa ohm no00 ohm.
- T ^„ ! /
- Poste +jélé graplhicju-e II
- - -ww-iy/t -J. \
- , B.ib dm J c’e UJ , pWb 25 o vhm
- :
- Fig. 2.
- l’appareil Hugues I mis la terre. Les émissions de courant de ce dernier se dédoublent au point S et produisent des tensions égales aux points m et n et aux points M et N : il ne passe donc aucun courant dans les quatre transversales qui relient les conducteurs La et Lb. Par suite ni les appareils Hugues II, ni les téléphones ne sont influencés par les courants de l’appareil Hugues I : cela n’a lieu toutefois qu’à condition que les deux fils de ligne aient la même résistance et le même isolement. Si cette
- condition n’était pas entièrement satisfaite, le dispositif téléphonique subirait des perturbations ; pour la remplir, on place des condensateurs CA et C2 d’environ 2 microfarad entre les points O et P et la terre. Le courant émis doit donc abandonner une partie de lui-même aux condensateurs, et, par ce fait, est aplati ; d’autre part, après la rupture du courant de pile, les condensateurs se déchargent et prolongent l’émission du courant télégraphique. La self-induction d’un transformateur placé
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- dans l’une des branches du pont concourt au même but : dans chaque branche O m et P72 est introduit, en guise de résistance, l’enroulement d’un transformateur disposé de telle manière que sa self-induction agit beaucoup moins sur les courants des appareils Hugues que sur les courants téléphoniques égarés jusque-là. De cette façon l’influence perturbatrice de ces derniers est évitée, et, en même temps, les courants télégraphiques des appareils Hugues sont aplatis.
- Pour que les courants émis par l’appareil Hugues II soient aussi fortement aplatis, on dispose des bobines d’inductance J1 et J0, ainsi que le condensateur C3 dans le pont, et la bobine d’inductance J3 dans la connexion de pile, Pour l’appareil Hugues II il faut avoir une batterie spéciale B, très bien isolée de la terre, Le courant issu de la pile se ramifie aux points m et n ; un courant dérivé suit le chemin mospn par les bras du pont du poste lui-même, l’autre courant dérivé va dans la double ligne à l’autre poste où il se ramifie encore par les bras du pont mospn et par la diagonale m n. Ce dernier courant actionne l’appareil Hugues IL Comme C4 et Cs se chargent, il passe aussi du courant par les points M et N, mais ces ondes sont tellement aplaties qu’elles ne font pas vibrer le téléphone.
- Des sommets s s du pont il ne part aucun courant pendant le travail des appareils Hugues II à travers les appareils Hugues I vers la terre : en effet, il n’y a entre ces points aucune différence de potentiel grâce à l’isolement semblable des deux fils et au bon isolement de la batterie. Pour qu’à la rupture des appareils Hugues il n’y ait pas une subite élévation de tension, on a disposé en shunt des bobines d’inductance J4 et J5 dont la résistance est d’environ 25o ohms, La différence d’intensité des courants qui passent à l’émission et à la réception des appareils Hugues n’est pas grande pour la paire i mais est sérieuse pour la paire 2 : d convient pour cette raison d’employer dans la diagonale du pont des appareils à réglage mécanique.
- Les résistances de 53 ohms introduites au bout des fils de ligne servent, en cas d’avarie, a apprécier, par l’examen de la différence de potentiel entre les bornes de la résistance lors de l’émission d’un courant permanent, si les
- intensités sont égales dans les deux fils' de ligne. Si cela n’a pas lieu, un des deux fils présente une dérivation importante.
- Dans l’exploitation on remarque que, pendant le travail de la paire I d’appareils Hugues, l’un ou les deux appareils de la paire II sont déréglés par un courant qui passe dans la diagonale m n, ces petites dérivations troublant le synchronisme.
- La tension de la pile nécessaire pour la paire 1 d’appareils Hugues est donnée par la formule :
- v = 5o + Ar-
- et pour la paire II par la formule :
- L
- V = n5 + —7-
- 1 io
- L représentant la résistance d’un fil de la ligne double.
- L’installation du poste téléphonique est faite de la même façon que dans les dispositifs habituels.
- Les liaisons de la double ligne avec la terre doivent naturellement être évitées avec soin. De plus le poste ne doit être appelé qu’au moyen de courants tels qu’ils ne puissent passer ni dans le circuit de l’appareil Llugues I ni dans celui de l’appareil Hugues II : pour cette raison on fait usage comme appel du relais phonique
- Le montage de ce dispositif sur une table téléphonique est indiqué par la figure 3. La ligne téléphonique est reliée au poste télégraphique par les interrupteurs Ue (désignés par M et N dans la figure précédente). Les deux fils a et b de la ligne téléphonique laissent passer les courants alternatifs par les condensateurs C4 et C5 et par le jack de la table téléphonique. La liaison entre ce dernier et le transformateur Ve doit être assurée d’une façon permanente par l’interrupteur UH. Parallèlement au transformateur sont montés les enroulements du relais phonique Ph R. En cas de besoin on peut mettre une bobine d’inductance dans les connexions allant à ce relais pour chasser les courants téléphoniques dans le transformateur. Au-dessus de la membrane du relais phonique est placé un butoir de repos par lequel passe le courant d’une pile de 6 éléments qui traverse également un relais ordinaire. Ce relais que
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- l’on peut appeler « relais des courants de repos » ferme l’indicateur de fin-conversation S R lors de la rupture du circuit, exactement comme si c’était le courant de signal lui-même du poste éloigné qui le faisait agir.
- Les courants qui actionnent dans le poste éloigné, le relais phonique pour les appels, sont fournis par une bobine d’induction Ind. Si
- l’on appuie sur la double clé PhT, un courant partant de la batterie de repos passe par le contact inférieur et l’enroulement primaire de la bobine d’induction. Les courants induits dans le secondaire vont du contact supérieur droit, par la touche supérieure de PhT et le condensateur C4, dans le fil a [au poste éloigné et reviennent par le fil b et le condensateur C
- Ta~ble ®
- TsLUê. télej^j?7TjqueJ[
- Tacka -oaur'lesTignes
- de âigmdinc
- * Axi jack delà 11 ligne céiépJwnigue !|
- F T Ct
- Al SI
- Fig. 3.
- au contact supérieur gauche de la bobine d’induction. Des dérivations de ce courant d’appel passent par les bras du pont m sn et la diagonale m n dans les deux postes télégraphiques, mais les pertes sont faibles à cause de la self-induction considérable’ de ce circuit.
- Le courant d’appel, venant du poste éloigné a travers'le condensateur C4, se rend au transformateur par des touches PhT et FTa; ensuite il se ramifie : une' paftie 'va à travers le transformateur lui-mêmeV‘une autre partie traverse les enrôuléments !du ^relais phonique PhR. Après leur ' jonction, ces courants dérivés
- retournent à la ligne b par FU et Cs. Les vibrations de la membrane augmentant la résistance du circuit de repos, l’annonciateur du relais de repos tombe ; le circuit de la batterie de repos se trouve alors fermé par l’enroulement du relais de fin-conversation SR dont l’annonciateur, est actionné et la lampe indicatrice de fin de conversation SI, brille jusqu’à l’intercalation du système d’écoute.
- Ce relais phonique doit être absolument à l’abri des trépidations et, dans ce but, est suspendu par des bandes de caoutchouc.
- O. A.
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- CONDENSATEUR
- Condensateur électro-dynamique, par Sei-denef (Vienne). (.Zeitschrift fïir Electrotechnik, 22 novembre).
- Les condensateurs de ce genre ont sur les condensateurs électrostatiques l’avantage de pouvoir être employés pratiquement comme les moteurs synchrones pour n’importe quelle tension : ils ont sur ces derniers le gros avantage de ne pas nécessiter de démarrage.
- M. Leblanc a montré qu’on peut obtenir des courants décalés en avant, en employant un champ oscillant et des conducteurs parcourus par le courant alternatif. Une patente autrichienne de 1899 relative à ce système mentionne deux dispositions possibles ; dans l’une (fig. 1)
- Fig. 1.
- une bobine rectangulaire oscille autour de son axe vertical entre les pôles d’un aimant placé debout. Dans l’autre (fig. 2) un disque de cuivre horizontal oscille aussi autour d’un axe vertical; ce disque est placé entre les deux pôles concentriques d’un aimant circulaire. L’amenée du courant se fait cl’un côté par l’axe et de l’autre coté par le bord extérieur du disque qui plonge dans un récipient plein de mercure. La bobine, °u le disque, oscillent sous l’influence du courant alternatif.
- M. Swinburne, ignorant manifestement les idées de M. Leblanc, a décrit en 1903 un appareil reposant sur le même principe dont il n’ex-
- plique pas théoriquement le rôle de condensateur, mais dont il indique les dimensions dans un exemple.
- Quelques fautes de construction du condensateur Swinburne empêchant son emploi prati-.
- Fig. 2.
- que, doivent être examinés ici. Dans l’aimant A (fig. 3) pris dans un bloc de fonte massive, il se produit, lors du passage du courant dans la bobine oscillante C, des courants de Foucault qui réduisent considérablement le rendement de l’appareil, si même ils ne le rendent pas complètement inutilisable. La disposition de la bobine mobile parcourue par le courant alternatil parallèlement et concentriquement a la bobine inductrice B cause en outre dans les enroulements, une induction dont l’effet doit compromettre sérieusement la sécurité de l’appareil.
- Dans son exemple numérique M. Swinburne admet dans l’entrefer une induction de 16000.
- Fig. 3. ,
- L’entrefer doit être bien entendu assez large
- 1 O
- pour que la bobine à courant alternatif puissé librement osciller : l’auteur estime qu’il doit mesurer au moins 1 cm. Il en résulte que, pour une différence de potentiel de 110 .volts aux bornes de l’inducteur, et p,our une densité de courant normale dans la section droite du fil, la bobine inductrice doit ( comprendre environ 8000 tours. Dans le même.^ exemple, la bobine à courant alternatif a 20 to.urs, et elle porte un courant de 35 ampères. Le courant produit un
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-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 188
- champ transversal qui passe par le support et par l’entrefer et qui induit dans la bobine inductrice une certaine force électromotrice. Sans calculer exactement la valeur de cette dernière, on peut estimer qu’elle atteint 4 ooo volts, pour lesquels la bobine inductrice n’est pas prévue et qui peuvent causer de grands dommages dans l’appareil produisant le courant inducteur.
- Les appareils proposés par M. Leblanc présentent aussi quelques défauts : dans la disposition de la figure i il serait très difficile d’ob-_tenir un champ assez puissant ; dans la figure 2 la force électromotrice induite serait beaucoup trop faible.
- L’appareil construit par l’auteur, dans un but
- • w
- Fig. 4.
- mécanique, pour la production de mouvements oscillants, jouerait également le rôle d’un condensateur s’il était connecté à un réseau ; il présente sur ceux de Steinmetz et de Leblanc plusieurs avantages de construction et de fonctionnement qui méritent une description, quoi-qu’aucune application pratique n’ait encore été faite dans cet ordre d’idées.
- Extérieurement cet appareil est semblable à un moteur d’induction et peut, comme ce dernier, être à deux ou plusieurs pôles.
- Le stator comporte un enroulement inducteur bipolaire GG (fig. 4) alimenté par un courant continu. Dans la figure cet enroulement, ainsi que les autres, est supposé concentré dans une seule encoche. L’inducteur et l’armature sont constitués, comme dans les machines d’induction, par du fer très divisé ; c’est essentiel dans cet appareil. L’induit porte un enroulement ww qui, dans la position de repos, est perpendiculaire au plan de l’enroulement inducteur. Le
- courant peut être amené à l’induit par des câbles souples ou par des bagues. Tant que l’inducteur seul est parcouru par le courant continu, l’armature reste immobile ; dès que l’enroulement induit reçoit du courant alternatif, il se met à osciller, et ses conducteurs, coupant le champ, deviennent le siège d’une force électromotrice induite proportionnelle à chaque instant à la vitesse. Cette force électromotrice a même phase que le mouvement et peut être exprimée
- par Légalité e = k en désignant par e la
- valeur instantanée de la force électromotrice, par k un facteur de proportionnalité, par x le chemin parcouru compté à partir de la position origine des conducteurs, et par t le temps écoulé. Si en général l’intensité du champ, le nombre de tours de l’enroulement induit, la longueur de l’armature, et le nombre de périodes sont donnés, on en déduit l’amplitude du déplacement des conducteurs dans le champ nécessaire pour donner naissance à une force électromotrice induite égale à la force électromotrice imprimée.
- Un raisonnement très simple montre que les forces agissantes sur l’armature n’ont pas même phase que la vitesse ou la force électromotrice. En effet la force agit périodiquement sur l’armature douée d’inertie : au point mort, elle doit être maxima pour mettre en mouvement avec la plus grande accélération l’armature qui est au repos ; la force a alors la même direction que la vitesse : au milieu de l’oscillation, la vitesse atteint son maximum, alors que l’accélération et la force sont nulles ; a partir de ce moment, ces dernières croissent inversement à la vitesse, et atteignent un maximum au moment où celle-ci est nulle. Pour que l’armature revienne en arrière, il faut que la force agisse sur elle dans cette direction jusqu’à ce que la vitesse maxima soit atteinte ; là la force doit à nouveau changer de sens pour arrêter l’armature, etc. On voit donc que la force atteint un maximum lorsque la vitesse est nulle, et réciproquement : la force agissante change donc périodiquement et sa phase est décalée de 90° par rapport à la vitesse.
- Les forces qui mettent en mouvement l’armature ne peuvent être produites que par le courant alternatif qui parcourt la bobine mobile ; par conséquent la valeur du courant doit être a > chaque instant proportionnelle à la force agis-
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- santé. Pour obtenir une mesure de la valeur du courant il suffit de voir que chaque variation de vitesse ou accélération d’ une armature de masse M
- d2x
- représente une force p = M -^ - et, comme le
- courant doit être proportionnel à la force initiale,
- d-x'
- il faut aussi que i = /qM où i représente la valeur instantanée du courant, k1 un facteur de
- dd'X
- proportionnalité et la valeur instantanée de
- d2x
- l’accélération. Mais comme est proportionnel
- à la valeur , on a i = A*qM . Or cette ex-dt - dt
- pression représente précisément l’équation du condensateur : le courant i est donc décalé à 90° en avant de la force électromotrice imprimée.
- De plus il est clair que pour une force électromotrice, un nombre de tours, et une intensité de champ donnés, l’amplitude des oscillations est indépendante de la masse de l’armature, et que, pour une amplitude et une masse données, l’intensité du courant a une valeur bien déterminée. Pour une force électromotrice donnée, l’amplitude des oscillations et, avec elle, l’intensité du courant croîtront lorsqu’on affaiblira le champ inducteur. Comme, dans chaque cas concret, la masse de l’armature a une valeur déterminée et invariable, on pourra régler l’intensité du courant en variant l’intensité du champ, mais ce réglage n’est possible que dans d’étroites limites.
- La disposition décrite a sur celle de MM. Leblanc et Swinburne l’avantage que les courants de Foucault perturbateurs peuvent être extrêmement réduits puisque l’appareil est constitué par des tôles et que, de plus, une induction entre la bobine inductrice et la bobine mobile à courants alternatifs n’est pas possible puisqu’elles sont perpendiculaires l’une à l’autre ; elle partage avec ces deux dernières l’inconvénient d’un difficile réglage de l’intensité du courant, qui serait absolument nécessaire pour son emploi comme condensateur sur un réseau.
- Jusqu’à présent on n’a pas envisagé l’influence — commune à tous les dispositifs — qu’a sur le fonctionnement de l’appareil, le champ de réaction dans la bobine oscillante, autrement dit sa self-induction. La direction de la force électromotrice due à la self-induction est, naturellement, opposée à celle due à la capacité. La
- force électromotrice induite dans la bobine par les oscillations de l’armature dans le champ est amoindrie par la force électromotrice de self-induction ; il en résulte que pour*une différence de potentiel aux bornes donnée, l’amplitude des oscillations sera beaucoup plus grande; ce fait entraînera lui-même un accroissement de la self-induction qui diminuera encore plus la force * électromotrice induite, etc. Il peut se produire des cas où les deux forces électromotrices e se compensent simplement et où l’appareil offre à la tension imprimée une résistance ohmique extrêmement faible. Avec des appareils à entrefer étroit, comme c’est le cas dans le dispositif indiqué (fig. 4) par l’auteur, la self-induction est une calamité insurmontable. Dans un essai fait par l’auteur sur un moteur triphasé ordinaire, il arriva que Es était supérieur à Ee. Pour cet essai, un moteur triphasé de 3 chevaux avait été muni de bagues de contact : le courant inducteur était envoyé à deux bornes du stator, et le courant alternatif, amené au rotor par deux balais frottant sur les bagues, avait une période égale au nombre d’oscillations de ce dernier. L’auteur vit clairement qu’un condensateur électrodynamique est incapable de fonctionner, s’il n’est pas pourvu d'un dispositif compensant la self-induction : la façon de réaliser ce dispositif va être examinée.
- Sur la figure 4 011 voit que l’enroulement inducteur GG et l’enroulement induit WW ne peuvent occuper qu’une partie des circonférences totales respectives, si on désire qu’ils soient le plus efficaces possible. Pour un dispositif bipolaire, on peut, sans nuire sensiblement au champ, laisser sans enroulement un quart de la circonférence de l’inducteur. Cet espace libre est utilisé par l’auteur pour loger un second enroulement WjWt (fig. 5) qui a exactement le même nombre de tours que l’enroulement WW. Les deux enroulements WW et W^fyq sont connectés ensemble et parcourus tous uleux par le courant alternatif : les connexions sont faites de façon que les courants dans WW et WtW1 soient opposés. Sauf un champ perturbateur propre, il ne peut plus y avoir de champ de réaction et l’inconvénient considéré plus haut disparaît. D’une façon analogue, on utilise l’espace laissé libre par l’enroulement sur le rotor, en disposant un enroulement G1G1 alimenté par du courant continu. Mais tandis que les courants dans WW, WjWt
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- sont opposés en direction, en GG et GjGj ils sont de même sens : il existe donc dans la direction WW W1W1 un champ commun dû à la somme des tours inducteurs dans les enroulements GG, G.G..
- Si l’induit oscille, les enroulements à courants alternatifs WW oscillent avec lui, ainsi que les enroulements à courant continu GjGj et par suite la perte du champ due à cet enroulement.* Cette partie du champ coupe les boucles de l’en-
- Fig. 5-
- roulement WjWj et induit dans ce dernier une force électromotrice opposée à celle induite dans WW. Ces deux forces électromotrices s’ajoutent par suite des connexions inversées des bobines, et il en résulte un nouvel avantage, car non seulement la bobine W1W1 sert au compoun-dage, mais encore elle augmente la puissance de l’appareil.
- Comme on l’a fait remarquer précédemment, aucune véritable méthode n’a été donnée jusqu’à présent pour le reglage de l’intensité du courant dans des limites étendues, c’est-à-dire entre o et un maximum déterminé : dans d’étroites limites le réglage est possible par l’enlèvement ou l’addition de tours dans la bobine à courant alternatif, ou par variations du champ inducteur. Une construction particulière de l’appareil pourrait permettre un réglage de l’intensité du courant dans de larges limites. Qu’on se représente à côté de la bobine WW une seconde bobine W'W' (fîg. 6) : lorsqueUarmature oscille, une force électromotrice est induite dans cette seconde bobine de la même manière que dans la bobine WW. De même, qu’on se figure à côté de l’enroulement W1W1 un second enroulement W^W'j ; ce dernier sera aussi le siège
- d’une force électromotrice de même sens qu’en W,Wj. Les enroulements W/W/ et W^W^ sont connectés ensemble comme WW et W1W1, c’est-à-dire de façon que les courants qui y circulent se compensent. Ces deux enroulements dans lesquels les forces électromotrices induites s’ajoutent, sont reliés à un circuit ayant une grande self-induction et une résistance ohmique aussi faible que possible. Il est clair que ces courants, quels qu’élevés qu’ils puissent être, n’ont aucune action inductive l’un sur l’autre pas plus que sur les inducteurs voisins. Comme ces courants passent aussi dans des régions où se trouvent des champs magnétiques, ils produisent sur l’armature un eouple de nature pendulaire : si l’on observe la direction et la phase de ce couple, on voit qu’il agit sur l’armature de la même manière et au même moment que les courants des enrou-
- ai W,
- Fig. 6.
- lements WW et W1W1 et renforcent leur effet. Pour obtenir une amplitude déterminée dans des conditions définies, un couple maximum bien déterminé est nécessaire; il est donc clair que, par l’introduction de résistances inductives ajustables dans le circuit WWW'jW'j, un réglage de la capacité de l’appareil peut être obtenu dans des limites très étendues.
- Jusqu’ici on a passé sous silence l’influence de # la résistance ohmique aussi bien dans le circuit WWW,Wj que dans le circuit WWW^W^ : on n’a pas considéré non plus l’effet de l’hystérésis et des courants de Foucault, ni les pertes d’énergie par suite du frottement et de la résistance de l’air. Pour compenser toutes ces pertes d’énergie, il faudra un courant dont la direction coïncide avec celle de la tension imprimée — courant watté qui diminuera en partie le grand décalage
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- cherché et amoindrira la puissance de l’appareil en tant que condensateur.
- Si le condensateur électrodynamique est employé à la production du travail mécanique comme moteur oscillant —but que l’auteur avait primitivement en vue —<, le décalage entre le courant et la tension diminue à mesure que la charge augmente, exactement comme cela se produit dans les transformateurs ou dans les moteurs cl’induction, mais avec cette différence que, dans ces derniers, le courant est toujours décalé en arrière de la tension, tandis que, dans l’appareil envisagé, il est toujours décalé en avant.
- Des condensateurs électrodynamiques avec ou sans compoundage fonctionnant comme moteurs peuvent être appliqués dans tous les cas où des mouvements périodiques sont nécessaires, par exemple pour le redressement des courants alternatifs.
- Enfin, l’auteur indique pour terminer un moyen mécanique permettant de régler l’intensité de courant du condensateur électrodynamique dans les limites voulues.
- Les mouvements de l’armature du condensateur autour de son axe ont une grande analogie avec la roue régulatrice d’une montre; l’effet de la force agissante est le même dans les deux cas; seule l’origine de cette force est différente : dans la montre c’est la force d’un ressort; dans le condensateur électrodynamique c’est le cou-, rant : tous deux varient d’après la même loi. Qu’on se figure donc une roue de montre de dimension suffisante montée sur l’axe du condensateur de telle façon que le'ressort soit au repos quand l’armature est dans sa position moyenne. Si l’on met l’armature en mouvement en fermant le circuit, le ressort est bandé d’un côté ou de l’autre par les oscillations de l’armature ; dans les deux cas il tend à ramener cette dernière à sa position moyenne, exactement comme cela a lieu dans le condensateur sous l’effet du courant. La force agissante et la vitesse °nt, dans le ressort, le même décalage de 90° que le courant et la tension dans le condensateur : par conséquent la force du ressort peut remplacer une partie du courant. Naturellement un ressort peut être réglable à volonté ; il est donc possible de choisir et de disposer un ou plusieurs ressorts de façon à obtenir par leur eniploi une période d’oscillations, une ampli-
- tude et une force qui remplissent exactement les conditions imposées par le réseau auquel est relié le condensateur, relativement à la période, la tension et l’intensité du courant. Si ces conditions sont remplies, l’armature oscille, mais sans produire de courant, en absorbant une quantité d’énergie très faible. Quand on affaiblit la force des ressorts, il passe dans le réseau un courant décalé en avant, proportionnel à cet affaiblissement. On peut donc, en employant des ressorts réglables sur l’axe de l’armature, réaliser un second procédé de réglage du condensateur, permettant de faire varier l’intensité du courant dans les limites que l’on désire ; ce moyen est plus pratique que l’établissement du circuit fortement inductil WQW/1W/W/. R. V.
- MAGNÉTISME
- Changement de longueur des substances ferro-magnétiques a haute et basse température par suite de F aimantation, par K. Honda et S. Shimizu. Philosophical Magazine [IV], t. VI, p. 392-401. Octobre 1903.
- C’est Ilopkinson qui a le premier étudié l’aimantation à des températures différentes et croissantes; mais on a à peine étudié l’influence de la température sur le changement de longueur produit par l’aimantation, et cela à cause des difficultés expérimentales. Barrett (1) a étudié pour la première fois cette influence de la température dans des limites ne dépassant pas 5oG C. Il a obtenu des résultats négatifs pour le fer et le cobalt ; quant au nickel, il a trouvé que la contraction est réduite d’environ 2/3 de sa valeur ordinaire. Plus récemment M. K. Honda (2) a étudié le même phénomène sur le fer, l’acier au tungstène, et le nickel à des températures allant de i8° C. à ioo° C. Il a constaté que dans des champs faibles, l’allongement magnétique du fer diminue un peu avec la température ; il augmente, au contraire, si le champ est puissant. Pour l’acier au tungstène. M. Honda a toujours observé une diminution de l’allongement ordinaire. Le nickel présente une diminution considérable de la contraction. excepté toutefois pour les champs faibles où une légère augmentation a été observée.
- (fl Barrétt. Phil. Mag. [IV], t. XLVII, p. 5i (1874). Nature, t. XXVI, p. 5x5, 586 (1882).
- (2) Honda. Jour. Sc. Coll. XIII, p. 83 (1900),
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- Voilà ce qui concerne les travaux antérieurs à celui que nous voulons résumer.
- Dans lé présent travail MM. Honda et Shimizu se sont proposé de pousser plus loin les recherches que nous venons de mentionner en utilisant des températures dépassant la température critique du fer, et en étudiant , en même temps le changement de longueur à la température de l’air liquide.
- Leur appareil est représenté par la figure ci-contre (hgi. ij)j : cïest î l’appareil que les auteurs ont déjà employé pour étudier l’effet de la traction sur le changement magnétique de lon-gueur,(^).^i; -qmX :
- Afin de diminuér ul>effet de la traction sur le
- changfement magnétique de;longueur ainsi que lat flexiomscauséeupar >les hautes températures, la substance ferro-magnétique à examiner est employée en formé de cylindre ayant 21 cm de long et 1 cm de diamètre/ et est fixée, au moyen d’un
- '’ÈÜ'. HôNbA et! Shimizu. Jour. Sc. Coll.. XYI, art. 9 (1902). Phil. Mag. [IVf,!p!:''33'8 (1902).
- écrou, à une tige de cuivre (1 cm de diamètre et 25 cm de long) suspendue au moyen d’un support à trois vis calantes. La partie inférieure de la tige ferro-magnétique est fixée de la même manière à une tige de cuivre de 20 cm de longueur terminée par un fil de cuivre de i,5 mm de diamètre auquel est accroché un poids plongeant dans un vase contenant de l’eau.
- Le chauffage était produit au moyen d’une bobine de résistance (à fil d’argent ou de nickel de i mm de diamètre) fixée coaxialement à la tige supérieure (de cuivre) et de telle manière que la tige inférieure puisse la traverser suivant l’axe sans la toucher (voir fig. 1). La température était mesurée au moyen d’un couple thermo-électrique de [platine — platine-rhodié] relié à un galvanomètre de d’Arsonval étalonné au moyen d’un thermomètre à Ilg jusqu’à 3oo° et au moyen du point de fusion du zinc et du NaCl au delà de cette température.
- La bobine magnétisante disposée aussi coaxialement avec la tige à étudier est pourvue d’un système à circulation d’eau qui permet de lui assurer une température constante. Le champ produit en son centre par courant de 1 ampère est de 39,44*unités C. G. S.
- Dans le cas de l’air liquide, on a modifié légèrement ce dispositif, ainsi qu’on peut facilement le comprendre en examinant la figure ci-contre (fig. 2).
- Méthode dJ observation. —L’on commence par déterminer la variation magnétique de longueur à la température du laboratoire0 et ensuite à la température de l’air liquide ou à des températures très élevées obtenues en faisant passer dans la bobine-résistance un courant assez constant (fourni par des accumulateurs). Avec un courant de 11 ampères l’on peut obtenir 1 ooo° C.
- La variation de longueur (allongement ou contraction) était obtenue avec une sensibilité telle qu’une variation de l’ordre de 4,8 X io-8 était facilement observée.
- Résultats des expériences. — La figure 3 donne la variation de longueur des échantillons étudiés,à la température du laboratoire (8° C. à iy° C.). Les courbes en trait continu correspondent au changement de longueur ^à l’échelle X dans le champ magnétique
- intérieur (H' = II — LN) ; les courbes en poin-
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- tille correspondent au champ extérieur : La température influe, en effet, sur l’intensité d’aimantation.
- Aci en au. Tunffsten_
- 800 H iooo
- Fig, 3.
- Nickel. — Le graphique 4 représente la variation de longueur de la tige de nickel à la
- Fig. 4-
- température de l’air liquide et aux hautes températures. On voit que dans un champ de
- Fig. 5.
- 800 C. G. S. et à une température de 200° C., la contraction est réduite à la moitié de sa valeur à la température ordinaire, et vers 4oo° C.
- elle est presque annulée. A la température de l’air liquide la contraction est réduite dans les champs faibles, mais elle croît, au contraire, dans les champs intenses. La relation entre le changement de longueur et la température pour des champs magnétiques extérieurs donnés est indiquée par le graphique 5.
- êoo Ht
- Fer doux. — Le graphique 6 montre que si la température augmente, la contraction diminue graduellement et vers 3i2° C. le changement de longueur du fer doux est identique à celui de l’acier au tungstène (graphique 8). Aux très hautes températures l’allongement après ‘ avoir
- Fer doux
- Fig. 7.
- passé par un maximum, commence à diminuer graduellement.
- L’air liquide produit un accroissement de con traction, surtout dans les champs intenses. Le changement de longueur en fonction de la température est donné par le graphique 7. Il est h remarquer que l’allongement maximum, caractéristique pour le fer, dans les champs faibles, reste presque constant dans des limites de température allant de — 1860 C. à 200° C. Au delà de cette dernière température, l’allongement croit brusquement pour atteindre un maximum et décroît ensuite rapidement.
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- Acier au tungstène. — Les résultats obtenus sont presque analogues à ceux obtenus avec le
- Acier au Tunffsten
- Fig. 8.
- fer doux à partir de 5oo° C. Le changement de longueur paraît s’annuler vers 900° C, (température critique). Voir les graphiques 8, 9. Le
- 40 $1x10* Acier, au Tungrsé&i H-zoo H-8m
- H = 6*0
- zoo 0 *00 aoo° C
- Fig- 9-
- graphique 10 nous montre que, entre les limites io° 0. et— 1860 C. l’allongement décroît avec la température dans les champs faibles, mais qu’il augmente, au contraire, dans les champs intenses.
- Cobalt fondu.— En consultant les graphiques 11 et 12 on voit qu’à mesure que la température
- Acier au Tuncnsten.
- Fig. 10.
- augmente la contraction diminue de plus en plus dans les champs faibles et l’allongement croît très vite dans les champs intenses pour atteindre un maximum vers 8oo° C. Pour des températures supérieures à cette dernière la contraction initiale (voir le graphique 11) disparaît et le cobalt fondu se comporte comme le fer et l’acier aux hautes températures.
- Cobalt recuit. — Ici l’effet des hautes températures présente une allure extraordinaire, ainsi que le graphique i3 nous le montre. En
- Cobalt £cmdu
- toi 0
- Fig. 11.
- partant de la température de l’air liquide et en allant à des températures de plus en plus élevées, on constate que la contraction commence à
- . 12.
- croître, d’abord lentement, ensuite rapidement et finalement brusquement pour atteindre un maximum. La contraction décroît ensuite jusqu’à
- Cobalt recuit
- —- Z91°
- Fig. i3.
- zéro et donne place à un allongement qui croît avec la température jusqu’à atteindre un maximum et décroît ensuite graduellement.
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- Il est intéressant de remarquer, que le cobalt recuit se comporte au voisinage de la température 45o°C. comme le fer à la température ordinaire.
- Cobalt recuit
- H - iOO
- 600 800 1000 IZOO’Z
- Le cobalt subit un allongement faible dans les champs faibles, et il se contracte dans les champs intenses. A partir de 5oo° C. le cobalt fondu et le cobalt recuit se comportent de la même ma-
- 4000
- Acier azz Thingrsten.
- Acsant le chauffaen
- nière en ce qui concerne la variation de longueur dans un champ magnétique,
- Le graphique i4 donne le changement de longueur et en fonction de la température.
- Remarques générales. — De ces très intéressants faits expérimentaux, les auteurs tirent les conclusions suivantes :
- i° Pour le fer, l’acier au tungstène, le cobalt fondu et le cobalt recuit, les changements de longueur dans un champ magnétique sont très différents à la température ordinaire, mais ils présentent un caractère extraordinairement simple aux hautes températures : ils tendent à devenir ]},’oportionnels à la force magnétique. Ce fait prouve sans doute une relation étroite avec le Magnétisme moléculaire.
- 20 La température de l’air liquide n’introduit pas d’effet permanent, tandis que les hautes
- températures donnent lieu à des modifications permanentes. Les graphiques 15 et 16 nous renseignent amplement à ce sujet. Le fer n’en souffre pas beaucoup, comme on le voit; mais l’acier au tungstène, le cobalt recuit et surtout le cobalt fondu sont complètement modifiés.
- Les auteurs se proposent de mesurer, dans un
- Cobalt fondu
- Cobalt recuit
- Fig. 16.
- Lire : Après chauffage à 767°; Après chauffage à io3;°.
- mémoire ultérieur, l’aimantation à toutes les températures employées dans le présent travail et de poursuivre les recherches que nous venons de résumer dans le cas des aciers au nickel de différents pourcentages.
- E. Neculcéa.
- MESURÉS
- Wattmètre calorique, par R. Bauch, (communication faite à la onzième assemblée annuelle à Mannheim de la Société des Electriciens Allemands) Elektro-technische Zeitschrift, t. XXIV, p. 53o, 9 juiillet 1902.
- Le principe de l’appareil repose sur l’identité algébrique bien connue
- {e + if — (e — if = 4ei ; (1)
- si on dispose dans un appareil deux fils, parcourus Lun par la somme du courant principal i et d’un courant proportionnel et symphasique à la tension e, et l’autre par la différence de ces deux courants, et qu’au moyen d’un procédé quelconque on fasse la différence des deux
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- quantités de chaleur dégagée, le mouvement de l’aiguille réglé par cette différence sera à chaque instant proportionnel à 4ei•
- En pratique, par suite de l’inertie du mécanisme de transmission de l’appareil et du temps nécessité par le fib chaud pour atteindre son équilibre de température, l’aiguille, comme celle d’un wattmètre électrodynamique ordinaire, ne suivra pas les variations instantanées de la puissance, mais indiquera la puissance moyenne, et son indication , également comme celle du wattmètre électrodÿnarhique parfait, sera indépendante dé la ' différence de phase et de la forme des courbes de courant et de tension ; en effet, l’identité çi-dessus mentionnée, valable à chaque instant, peut s'écrire, après division des deux, membres par T (durée d’une période) et intégration de Z à tyf- T,
- ; t + T - ::*/» h lî!:- rt + T rt+ T
- (c -|- ifdt —j {•’ — i)2dt — qr j eidt; (2)
- ir|; 7.;.. *'*
- . Y «:> i'UFi'd ÏJiiih
- les deux premiers termes sont respectivement égaux par définition au carré des valeurs efficaces du courant dans les deux fils et représentent, au facteur de. proportion près r, résistance commune des deux fils chauds, la chaleur dégagée dans ces deux fils, tandis que le second membre n’est autre chose que la puissance moyenne, et la nouvelle forme de l’identité exprime ainsi que, quelles que soient les lois de la variation périodique de e et i, la différence des quantités de ^chaleur dégagée dans les deux fils chauds est toujours proportionnelle à la puissance moyenne.
- L’auteur appelle l’attention sur ce fait que le wattmètre ainsi constitué est un appareil énergétique, qui mesure” le semblable par son semblable; puis,jpour appuyer les conclusions déduites de l’identité (2), il étudie le cas d’un groupe de deux courbes de courant, dont l’une est sinusoïdale et l’autre triangulaire (fig. 1), et vérifie sur cet exemple les conséquences énoncées plus haut.
- L’auteur étudie ensuite une caractéristique très intéressante des courbes périodiques non sinusoïdales, qu’il dénomme facteur d’imparité.
- Rappelons d’abord que, dans le cas de courbes périodiques quelconques, on définit différence de phase entre deux courbes le quotient, par la longueur correspondant à une pé-
- riode, de la distance qui sépare deux zéros consécutifs homologues des deux courbes, (zéros homologues s’entendant de deux zéros pour lesquels les courbes vont toutes les deux dans le même sens, en montant par exemple).
- Triantjh
- Sinusoïde
- Ceci posé, on a les deux propriétés suivantes : i° L’angle cp défini par l’égalité
- puissance moyenne cos o =: ------ -,----------
- ‘ neff. J-eff-
- n’est pas, en général, égal à l’angle de différence de phase entre les deux courbes.
- 20 Même pour des courbes en coïncidence de phase, lorsqu’elles ont des formes différentes, la puissance moyenne n’est pas forcément égale au produit des valeurs efficaces des deux courbes. On a
- W r= XEI,
- le facteur X, qui est au plus 1 et généralement différent de 1, est ce que l’auteur a défini sous le nom de facteur d'imparité
- Prenons comme exemple les courbes représentées dans la figure 2 : a, triangle ; b et c, trapèzes dont le maximum s’étend respectivement sur 1 j 3 et sur 2(3 de la période ; d e te, rectangles dont le maximum s’étend sur i/3 et 2/3 de la période.
- Les valeurs efficaces de ces cinq courbes sont, le maximum étant pris égal à 1 :
- a..............................0,57735
- b..............................0,74502
- c ............................ 0,88191
- d..............................0,57735
- e............................. 0,81649
- Si maintenant on considère successivement
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- *97
- les combinaisons des 3 courbes a, b et c avec d et e, on obtient le tableau suivant :
- COMBINAISONS PRODUIT des valeurs efficaces. PUISSANCE réelle. FACTEUR d’imparité,
- da 0,33333 0,27777 0,83333
- db o,43oi3 0,33333 0,77495
- de 0,5091,7 o,33333 0,65466
- 0,47*40 0,44444 0,94281
- eb o,6o83o o,58333 0,95895
- ec 0,72008 0,66666 0,82582
- Ces exemples montrentque, dans tous ces cas, le facteur d’imparité est loin d’être négligeable.
- Evidemment, dans la pratique, on a rarement affaire à des courbes aussi dissemblables, mais cependant les courbes de courant et de tension sont souvent très différentes.
- a\
- e
- 67 s a
- Fig..2.
- Quand le courant n’est pas en phase avec la tension, il peut se décomposer en deux parties : la composante déwattée qui ne fournit pas de puissance et la composante wattée qui seule entre en considération et qui généralement n’est pas de la même forme que la tension, d’où il résulte que, pour obtenir la puissance vraie, il faut tenir compte, dans le produit de la tension par la composante wattée, du courant, du facteur d’imparité.
- Soit une tension de la forme
- U = sin <s>t -f- o,3 sin 5cot,
- débitant sur un circuit dont la force électromo-trice d’induction, par rapport à l’harmonique fondamental, est le tiers de la chute de tension ohmique. Alors l’harmonique fondamental du courant est décalé de i8°25/ sur celui de la tension, et l’harmonique 5, de 59°, le courant étant •unsi de la forme :
- • 1 h ' -
- * — 0,948 sin (tot — i8°25') -f- o,i545 sin(5ioi — 5g0).
- La composante wattée est
- \w — 0,9 sin tot -J- 0,079.6 sin 5tut,
- le facteur de puissance,
- COS O = 0,939 COS 20°Io',
- et le facteur d’imparité, ‘ 1 ' .
- ^ M (U.I) 0,462
- V/M(U2) v/M(P) :°,472: ~ °’979‘
- *, i '
- Le facteur de puissance, calculé comme quotient de la puissance effective par le produit des valeurs efficaces, est ici
- cos o'
- 0,462
- 0,738.0,680
- 0,921
- cos 23°;
- d’autre part le retard du courant sur la tension est de 15°3o/ et pour les harmoniques fondamentaux i8°20/; tous ces chiffres sont différents.
- Le cas le plus fréquent où cette erreur intervient dans les mesures, est celui d’un réseau triphasé à point neutre, dans lequel on mesure la puissance d’un appareil branché sur la tension composée du réseau, en utilisant la tension étoilée, car cette tension étoilée comporte fréquemment des harmoniques 3 et multiples de 3 qui n’existent ni dans la tension composée, ni dans le courant (*).
- Proportionnalité de Véchelle. — En réalité, l’allongement d’un fil chaud n’est pas proportionnel aux watts dépensés, mais l’écart est très faible. Ce défaut de proportionnalité n’amènerait aucun inconvénient s’il s’agissait de faire des mesures sur des courbes de tension et de courant en phase l’une avec l’autre. Etudions l’erreur qui en résultera dans le cas de l’existence d’une différence de phase.
- D’ap rès la formule de Kôllert (2], l’allongement du fil d’un ampèremètre est de la forme :
- M = .+.<#)K,. -,
- avec c = 0,000415 environ.
- .N'j ' !!•' •
- ------------ 5
- f1) Aussi dexrait-on prescrire rigoureusement cette façon de faire, c’est-à-dire ‘«Lune façon générale les mesures de puissance en tripha-Üé', avèto ^oirii nêütré réel ou artificiel, quand l’appareiL réùefdeurs jr’est pas relié au point neutre du générateurjles ^énle^^néthodes sûres étant la méthode des deux wattmètres dans le cas général, et au besoin la méthode Blondel, quand les phases sont supposées également chargées. •J' >. *' , N. du T%
- (-) Voir ElektrotechniscKe 'Zeitschrift, 1962,9p, 38|,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVÏII. — N° 5
- Calculant rallongement des fils e -f- i et e — z, après réductions faites, nous trouvons pour leur différence :
- X-----X* ~ 4ei^ï + ac(e2 + i2) J •
- C’est le terme 2 c (e2 -f- r) qui introduira les erreurs, et ce facteur de perturbation dépend d’une valeur constante e et d’une valeur varia-riable avec la charge i ; d’autre part, l’erreur provient de ce que i figure là indépendamment de la différence de phase.
- Dans le dernier modèle exécuté, la dépense nécessaire pour obtenir la déviation totale dans un fil seul fonctionnant comme ampèremètre est 1 watt, soit 5 ampères sous 0,2 volts.
- Dans le wattmètre, la différence 4ei doit donc avoir au maximum la valeur 52 ou 20. On a choisi e = 5, il en résulte
- et
- (.e -j- i)2 = 6,252 =3g,
- (e — i)2 — 3,752 = i4-
- Ceci posé, calculons le facteur de perturbation 2c (e2 -j- z2). Nous obtenons la table suivante :
- VALEURS VALEURS DE Pas de décalage. 2c(e2 -f- i'2) Décalage de 6o°. DIFFÉRENCE des constantes dans les deux cas en p. 100.
- O j 25 0,0201 0,0202 0,02
- 0,5o 0,0202 0,0208 0,06
- 0,73 0,0204 0,0218 0,14
- 1,00 0,0208 0,0232 0,24
- 1,25 0,0212 0,025o 0,37
- Cette table montre que les erreurs sont absolument négligeables, puisque la plus forte est d’environ i/3oo.
- Détails pratiques dy execution et résultats d’essais. — L’appareil se compose de deux fils chauds et des pièces nécessaires pour faire la différence^ de leurs allongements. Il eût été mauvais de faire agir les deux fils en sens inverse sur le mécanisme de transmission à l’aiguille : le principe adopté a été de faire cette
- différence d’abord et de transmettre le résultat à l’appareil amplificateur.
- Les figures 3 et 4 représentent deux modes
- Fig. 3.
- d’exécution différents et sont suffisamment claires par elles-mêmes ; dans la figure 4, c’est le levier H qui agit sur le mécanisme de trans-
- O' o
- Fig. 4.
- mission, les deux fils qui le bordent à droite et à gauche étant respectivement les fils i -j- e et i — e.
- Fig. 5.
- La figure 5 donne les résultats de l’étalonnage d’un appareil rapidement exécuté d’après le schéma de la figure 3 ; les croix représentent des lectures faites sur des charges progressivement croissantes ou décroissantes et les petits cercles
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- 30 Janvier 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- *99
- des lectures faites pour des variations brusques de charge depuis le zéro ou la; charge maximum ; il résulte de la courbe que l’appareil se comporte de la même façon dans les deux cas.
- Les données techniques de cet appareil sont les suivantes :
- Longueur du fil chaud..............125 mm
- 6 fils en parallèle de chacun o,i5 mm de diamètre en platine-argent,
- Tension utilisée...................xao Y
- Courant principal maximum admissible i............................... 5 A
- Puissance maximum..................5oo W
- Courant e. ............ 3,5 A
- Résistance du circuit en série. . . . 0,06 £2
- Chute de tension dans le circuit pour
- 120 X 4,16= 5oo W.............. 0,23 Y
- Perte dans l’appareil, à vide .... 3,6g W
- Perte dans l’appareil, à pleine charge. 4)73 W
- Pour obtenir le courant e de 3,5 ampères, on utilise un petit transformateur qui, quoique très
- petit (dimension 100X 8.0 X 4° mm), n’introduit pas de perturbation dans le fonctionnement et dont les pertes sont comptées dans les deux dernières lignes des données techniques ci-dessus.
- Différents essais éxécutés par Fauteur sur des résaux triphasés à 4 fils, ont montré que l’appareil se comporte fort bien et donne des indications comparables entre elles sous de très forts décalages et [que d’autre part le déplacement de zéro, même après des surcharges importantes et prolongées, est insignifiant, inferieur à 1 mm ; d’ailleurs après rectification du zéro, les lectures restent les mêmes que les lectures faites avant la surcharge.
- L’auteur insiste sur ce fait que les résultats mentionnés correspondent à un appareil qui n’est encore qu’un instrument d’essai et que, par-suite, il espère obtenir encore mieux dans l’avenir. A. M.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- La notion de travail appliquée à l’aimantation des cristaux. Note de M. Pierre Weiss, présentée par M. E. Picard. Séance du 4 janvrier.
- L’étude de l’aimantation d’un cristal dans un champ magnétique comporte, abstraction faite des phénomènes d’hystérèse, la détermination de trois fonctions de trois variables, les trois composantes IÆ, Iÿ, Iz, de l’intensité d’aimantation en fonction de trois composantes H^,, Hÿ, IL, du champ. Cette étude expérimentale se simplifie considérablement et une représentation intuitive des résultats, qui manquait jusqu’à présent, s’offre immédiatement à l’esprit quand on fait usage de la notion d’énergie.
- « L Supposons, pour fixer les idées, que l’on aimante l’unité de volume d’un corps en en approchant des aimants permanents. L’énergie dépensée sera
- E = — flx<mx + Iy d)Ay -j- I- dBz
- °u chacune des quantités IÆ, Iÿ, Iz est fonc-hon de H^,, H?/v H3. Dans cette intégration, le
- point qui figure l’extrémité du vecteur H décrit une courbe allant de l’origine au point pour lequel on cherche l’énergie. Le principe de l’énergie (en supposant implicitement toutes les transformations adiabatiques) exige que E soit indépendant du choix de cette courbe, c’est-à-dire que d E soit différentielle exacte.
- » La connaissance de E en fonction du vecteur H renseigne complètement sur les propriétés magnétiques de la substance. On a en effet
- — = Ir. La dérivée de E dans une direc-
- tion quelconque est donc égale, au signe près, à la composante de l’aimantation dans cette direction, ou, si nous supposons construite la famille des surfaces E = const,- l’intensité d’aimantation est donnée en direction par la normale à la surface E = const, au point H^,, Hy, H, et en grandeur pour la dérivée de E, prise dans la direction de cette normale.
- » II. L’énergie potentielle totale E peut se décomposer en deux parties, l’énergie relative P du champ et delà substance aimantée, et l’énergie interne d’aimantation C. Intégrons en effet
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII.—N° 5.
- par parties :
- E =— (H*I*+ HÿIy + HSI«) H xd\x + H ydly + HÂ.'
- » Si nous remplaçons la substance aimantée, par influence par une substance dont l’aimantation rigide a, dès le début, la valeur finale \x, Ij,, I., le premier terme seul subsiste. Il représente donc P ; le second sera C par définition, Dans
- & — j Hxd\x “b Hyd\y -J- HscZI-.
- le champ LL, H?y, IL est en fonction de \x, \y, \z. La fonction £ rendra les mêmes services que E quand on préférera prendre le vecteur I comme variable indépendante, On démontrera comme précédemment la proposition symétrique de celle énoncée plus haut : le champ correspondant à une certaine valeur de V intensité dé aimantation est donné en direction par la normale à la surface £ — const. passant par \x, \y, L, et en grandeur par la dérivée de £ prise dans la direction de cette normale.
- » III. Détermination expérimentale de Vénergie déaimantation. Première méthode. — On peut écrire l’expression ci-dessus sous la forme
- Si l’on fait croître II en lui laissant une direction constante, elle devient
- E ——J'I cos(I, H) dïï.
- Il suffira de déterminer la composante de l’aimantation parallèle au champ ei d’opérer la quadrature de cette fonction. Le principe de l’énergie rend donc superflue la mesure des composantes de l’aimantation perpendiculaires au champ.
- » Deuxième méthode. — On mesure le couple G exercé par un champ II constant, horizontal, sur la substance en suspendant celle-ci à un fil de torsion. Faisons tourner ce champ de dcr. autour d’un axe coïncidant avec le fil de torsion, on aura
- dE=Cdz.
- On pourra donc obtenir la valeur de E pour
- tous les points en combinant la première méthode appliquée à une seule direction avec des mesures de couples.
- » L'emploi simultané des deux méthodes donne autant de vérifications que l’on voudra.
- » IV. Application au cas d'une substance possédant un plan magnétique, comme la pyr-rhotine. — On aura alors constamment L = o, et la condition <^E différentielle exacte donne
- La loi de Vaimantation dans le plan magnétique n est donc pas influencée par \Vexistence d’une composante du champ perpendiculaire au plan magnétique.
- » J’ai découvert cette loi expérimentalement; l’expérience montre qu’elle s’étend même aux phénomènes d’hystérèse sur lesquels la théorie ci-dessus ne renseigne pas.
- » Il est dès lors inutile d’introduire dans les calculs autre chose que la composante du champ dans le plan magnétique. Soient H cette composante, a et a les angles de H et de I avec l’axe des x. Avec ces coordonnées,
- dE — HI sin (a — o) d<x I cos (a — tp) rfH,
- dont chacun des deux termes correspond à l’un des modes d’expérimentation indiqués ci-dessus.
- » Exemple numérique. — La pyrrhotine possède dans le plan magnétique deux directions rectangulaires remarquables pour lesquelles l’aimantation a la direction du champ. Dans l’une d’elles on trouve, pour II = 3q5o gauss, E = — 49,0 ; pour l’autre, E =— y,2 en unités arbitraires. La différénce est égale, aux er-
- reurs d’expériences près, au travail dépensé pour faire tourner H de l’une à l’autre, et qui a été trouvé égal à 4^,5.
- » Dans le cas de l’aimantation plane, les surfaces E = const. se réduisent à des courbes situées dans le plan magnétique. On peut les considérer comme les courbes de niveau de la surface E =/’(H,*a). La connaissance de cette surface unique, ou celle de la surface £ =/" (I, ç>), qui lui est équivalente, épuise complètement la question. »
- Le Gérant : Ch. COINTE.
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- Tome XXXVIII
- Samedi 6 Février 1904.
- lla Année.— N° 6
- g.P
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l lnstitut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LlPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre, de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- L’ACCUMULATEUR EDISON
- Les résultats des essais effectués au Laboratoire central d’électricité sur l'accumulateur Edison sont déjà connus des lecteurs de cette revue qui a rendu compte de la communication faite par M. Paul Janet à la Société internationale des Electriciens (!), Néanmoins l’intérêt que présentent ces résultats nous a engagé à revenir sur ce sujet. .
- Depuis quelques années, l’emploi d’automobiles électriques s’est considérablement répandu, entraînant avec lui de nombreux perfectionnements de l’accumulateur au plomb. Malheureusement ce dernier est toujours resté un engin délicat et les précautions que comportent son emploi ne concordent guère avec les nécessités de la traction électrique. Aussi bien des tentatives avaient-elles été faites pour trouver en dehors de l’emploi du plomb et de l’acide sulfurique, un accumulateur à la fois solide et léger. En particulier l’emploi de T oxyde de nickel et celui d’une lessive de soude comme électrolyte firent l’objet de nombreux brevets, nous pourrons citer entre autres ceux pris par Kriéger, Michalowski, Gahl f1), Jun gner. De tous ces éléments le dernier seul fut suivi d’une tentative de réalisation pratique. Nous n’avons pas à nous prononcer ici sur la discussion relative à la priorité ipu s’est élevée à ce sujet entre MM. Jungner et Edison (2). L’élément Jungner n’a jamais fait l’objet d’essais officiels en France et les résultats obtenus par M. Schoop et qu’il a publiés dans Y Electrolechniscke Zeitschrift ne semblent pas favorables à cet élément dont la uapacité ne serait que de 18,6 watts-heure au kilo pour un débit de 1,2 watt au kilo.
- (4) Eclairage Électrique, t. XXXYII, p. 267. ' • L ’
- (1) Éclairage Électrique, t. XXXVI, p. xxxv.
- (2) Eclaira ge Électrique, t. XXXV, p. 266.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° 6.
- Description de Vaccumulateur Edison. — Il n’existe à l’heure actuelle qu’un seul modèle de cet élément en dehors du type des petits accumulateurs d’expérience dont nous parlerons dans la suite. M. Edison, comme il le dit lui-même dans un article de YElectrical World, a eu surtout pour but de réaliser un accumulateur pour automobile électrique et c’est ce type qu’il a établi le premier.
- Ce qui caractérise nettement ce nouveau genre d’accumulateur, c’est sa construction mécanique, construction à laquelle iJ doit probablement sa solidité. Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette construction, renvoyant le lecteur aux articles déjà parus dans cette revue (a).
- Nous rappellerons simplement que les oxydes métalliques, mélangés avec des substances destinées à les rendre conducteurs sont enfermés dans des boîtes formées d’un ruban d’acier perforé. Ces boîtes ou pochettes (fig. i), au nombre de 24 sont serties dans une plaque d’acier et la plaque ainsi préparée est nickelée par un procédé spécial pour assurer la conductibilité.
- La préparation dés matières actives enfermées dans ces boîtes semble nécessiter des précautions spéciales sur lesquelles M. Edison ne donne que peu de renseignements dans ses brevets. Au pôle positif, la matière active se compose de peroxyde de nickel Ni2(OH)6. Pour l’obtenir M. Edison précipite l’hydrate de nickel d’un de ses sels par la magnésie à chaud. D’après le brevet, l’oxyde de nickel précipité par un corps alcalino-terreux est plus facile à recueillir que lorsqu’il a été précipité par un corps alcalin. Mais le nickel ne saurait être employé à l’état de protoxyde, le foisonnement qui se produirait au moment de son oxydation dans la formation, pouvant être nuisible [à l’élément. Aussi’ le peroxyde-t-on par l’action d’un courant de chlore et c’est le peroxyde ainsi préparé qui est utilisé après avoir été débarrassé par lavage du chlorure de nickel qui s’est formé et qui est destiné à rentrer dans la fabrication. Mais comme l’a montré Streintz, l’oxyde de nickel est très résistant, beaucoup plus que le bioxyde de plomb. Pour remédier à cet inconvénient, Edison mélange l’oxyde de nickel à des paillettes de graphite de quelques millimètres de diamètre. On mélange 6 parties de peroxyde pour 4 de graphite ; ce mélange imbibé d’eau est cylindré sur une plaque de verre, la plaque ainsi formée est brisée en morceaux et recylindrée de façon à ce que chaque paillette de graphite serve de support à une petite quantité d’oxyde.
- Edison insiste dans son brevet sur la nécessité de cylindrer et non pas de broyer le mélange pour éviter de briser les paillettes de graphite qui pourraient alors sortir par les perforations des boîtes.
- La préparation de la matière active qui entre au pôle négatif n’est pas la même dans le brevet de 1901 et dans celui de 1903. En 1901, Edison réduisait le sesquioxyde de fer par l’hydrogène à 260° ; le mélange de fer, d’oxyde de fer et d’un peu d’oxyde salin de fer ainsi préparé était refroidi lentement, puis noyé dans l’eau de façon à lui ôter sa propriété d’être
- (9 Éclairage Électrique, t. XXXY, p. 3ij; t. XXXYI, p. 100; t. XXXYII, p. 19.
- Fig. 1.
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- 0 Février 19G4
- pyrophorique. C’est ce corps qui mélangé à du graphite était enfermé dans les boîtes de l’électrode négative.
- Dans le brevet de 1903, le fer est réduit à température plus élevée et d’après l’inventeur ne semble plus contenir que du fer pur.
- Ce fer est alors traité par du mercure mélangé avec une dissolution d’oxyde de cuivre dans l’ammoniaque. Chaque grain de fer est alors recouvert d’une couche de cuivre amalgamé, mélangée d’un peu d’oxyde de fer. C’est ce cuivre qui assure la conductibilité. Le fer étant en excès, le cuivre ne s’oxyde pas pendant la décharge.
- Edison indique aussi qu’on pourrait mélanger le fer avec de l’oxyde de cuivre ou d’argent qui serait réduit pendant la première charge et qui assurerait la conductibilité ; il indique aussi l’emploi comme matière active négative d’oxyde de fer obtenu par calcination de l’oxalate.
- L’électrolyte est une solution a 20 p. 100 de potasse. Edison recommande de ne pas employer de potasse du commerce qui pourrait contenir des matières organiques susceptibles de décharger spontanément l’élément.
- Il fournit de la potasse purifiée qu’il livre avec l’élément dans des bidons hermétiquement clos.
- On ne rajoute d’ailleurs jamais de potasse dans l’élément. Si on a soin de maintenir toujours fermée l’ouverture de remplissage du couvercle (fig. 2) les pertes de potasse ne peuvent avoir lieu que par suite de projections, accompagnant les dégagements gazeux surtout sensibles dans les charges rapides. Mais Edison insiste particulièrement dans ses brevets sur la description du clapet d’échappement des gaz et sur les précautions qu’il a prises dans la construction de cet appareil pour éviter toute projection. Il semble en effet y avoir assez bien réussi. On se contente de rajouter de temps à autre de l’eau distillée dans l’élément.
- On peut se demander comment il se fait que la potasse ne se carbonate pas. Il est probable qu’étant donné le mode de fermeture de l’appareil, l’air n’y rentre pas et que l’atmosphère intérieure est composée d’un mélange d’oxygène et d’hydrogène.
- L’élément étudié au Laboratoire central d’électricité contenait 28 plaques (14 positives et 14 négatives). Chaque plaque porte 24 pochettes.
- Les plaques ont 12,5 cm de largeur sur 26 de hauteur. Le poids d’une plaque est de i38 gr ; le support métallique dans lequel sont serties les pochettes entrant dans ce poids pour 19 gr.
- Le poids total de l’étément est de 7,94 kg. Ce poids se répartit ainsi :
- Electrode et bac.......................................... 6,09 kg
- Electrolyte............................................... 1,79 »
- Connexion................................................. 0,06 »
- L’élément contient environ 2 kg de matière active. Ses dimensions sont les suivantes : hauteur totale 34 cm; largeur 12,5 cm ; longueur 8,9 cm.
- Les premiers essais faits au Laboratoire portèrent sur deux petits éléments réalisés par
- Edison pour permettre des études sur ce nouveau genre d’accumulateur. Ces éléments avaient une grande résistance intérieure et ne pouvaient se prêter qu’à des recherches purement scientifiques. Il est pourtant à remarquer que la capacité en ampères-heure de ces éléments qui ne comportaient que 4 pochettes a été trouvée par rapport à celle du grand, h*ès sensiblement dans le rapport du nombre des pochettes.
- Fonctionnement de Vêlement. — A la fin d’une décharge arrêtée lorsque la différence de
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- Î.G, 1, 4
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- potentiel aux bornes est tombée à 0,70 volt la force électromotrice est de i,i5 volt, mais en moins d’un quart d’heure, elle remonte à i,3 volt.
- Si on met l’élément en charge sous une intensité constante de 60 ampères, la différence de potentiel aux bornes de i,65 volt au début monte rapidement à 1,7 volt, et se maintient
- à cette valeur pendant environ 3 heures. A ce moment elle monte à 1,8 volt; cette valeur reste alors constante et on constate dans l’élément un dégagement gazeux assez abondant.
- A fin de charge, la force électromotrice de l’élément est de 1,7 volt. Mais en quelques minutes, elle tombe à i,58 volt, valeur qu’elle conserve plusieurs heures.
- L’élément mis en décharge immédiatement après la charge, au régime de 25 ampères a au début une différence de potentiel de i,53 volt, cette valeur tombe en quelques minutes à i,43 volt puis décroît lentement jusqu’à 1,2 volt (fig. 3).
- Elle tombe alors en 10 minutes à 0,75 .volt. Si on continue la décharge, la différence de potentiel se maintient à cette valeur pendant un certain temps et même remonte un peu jusqu’à 0,77 volt, puis tombe brusquement.
- La quantité d’électricité débitée pendant ce second palier est d’environ 10 p. 100 de la capacité totale. Sur les petits éléments composés d’un moins grand nombre de pochettes,
- Heures
- Fig. 3.
- "''i . 7
- 20 àO 9
- 20 10
- Heures
- le phénomène est encore plus net que sur le grand où les inégalités entre les pochettes adoucissent les phénomènes. Le second palier correspond à environ 3o p. 100 de la capacité totale et la chute entre les 2 paliers 11e dure que deux ou trois minutes (fig. 4).
- Les réactions chimiques qui se passent dans cet élément sont encore mal connues.
- Il est évident que pendant la charge, l’hydrogène qui se dégage au pôle négatif ramène l’oxyde de fer qui s’y trouve à l’état de fer métallique pendant qu’à l’électrode positive le nickel est peroxydé. Mais on ignore la formule de l’oxyde de nickel ainsi formé.
- Les premiers expérimentateurs qui s’occupèrent de la question crurent se trouver en présence de sesquioxyde Ni- O3, Edison au contraire lui attribue la formule Ni O2, corps jusqu’ici inconnu, mais déjà soupçonné par Wurtz. Rappelons enfin que Hollard a prépare récemment par voie électrolytique un oxyde auquel il a donné la formule Ni O1.
- A la décharge, les réactions inverses se produisent, le nickel se réduit et le fer s’oxyde.
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- 9.03
- On a pu s’assurer que les deux paliers correspondent à deux états différents d’oxydation du
- nickel.
- On a mesuré pendant une décharge de l’élément la différence de potentiel entre chacune des électrodes et une électrode auxiliaire plongée dans le liquide. Ce procédé, connu sous le nom de méthode deFuchs, tel qu’il a été réalisé au moyen d’un voltmètre ordinaire, était évidemment grossier, mais l’expérience a montré après quelques tâtonnements sur le choix Je l’électrode auxiliaire qu’à condition d’opérer suffisamment vite, la somme algébrique des valeurs ainsi obtenues était sensiblement égale à la différence de potentiel aux bornes de l’élément.
- Les résultats de cette expérience, représentés par la figure 5 montrent que la différence de potentiel fer électrode reste sensiblement constante tandis que la différence de potentiel nickel électrode présente deux paliers correspondants aux paliers de la diflérence de potentiel aux bornes.
- On est encore mal fixé sur les réactions qui correspondent à ces deux paliers.
- AI. Hibbert(1) indique comme formule de réaction.
- nXiO2 -j- K0H,i2H*0 —|— mFe = (n — p)Xi02 -f pNiO (ra — p)Fe
- q-pFeO + KOH, latPO
- Il n’indique aucune formule pour le second palier.
- Kriéger pense au contraire que l’électrolyte entre en partie dans la formation de l’électrode positive et qu’il doit se former un sel de potasse dans lequel l’oxyde supérieur de nickel jouerait le rôle d’acide.
- Il se base sur ce fait que des électrodes positives retirées du liquide et soigneusement lavées conservent longtemps des traces d’acalinité.
- Alais une semblable réaction nécessiterait une variation systématique de la densité de l’électrolyte entre la fin de la charge et la fin de la décharge. Cette variation pourrait, il est vrai, être masquée dans certains cas par celle due aux pertes d’eau qui se produisent dans les charges prolongées ou à fort régime, mais il est douteux, malgré cela, qu’elle eut pu échapper aux divers expérimentateurs qui se sont occupés de la question. 11 est fort probable que l’électrolyte ne joue aucun rôle dans les réactions dont l’élément est le siège.
- Si la densité de l’électrolyte reste la môme à fin de charge et à fin de décharge, il est à peu près certain, comme le pensent Iiibbert (2) et Roëber (3) que pendant ces opérations la densité de l’électrolyte doit présenter des variations locales par suite du transport des ions et c’est probablement à leur diffusion qu’est due la chute brusque de la force électromo-ti’ice à fin de charge et sa montée brusque à la fin de la décharge. Ces phénomènes sont (l ailleurs bien moins marqués lorsque l’élément est chargé ou déchargé à température élevée ce qui coïncide avec ce fait signalé par Fick et Graham que le coefficient de diffusion croît rapidement avec la température.
- (') Hibbert. Electrician, 17 novembre 1903.
- (') Hibbert. Electrical Review, t. XLYIII, p. 1047.
- d) Roeber. Electrical World and Engineers, t. XXXVIII, p. 598.
- ‘ïepotentiel £ lacbgVl
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- T. XXXVIII. — N° 6.
- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Le composé du nickel qui se forme à l’électrode positive est probablement endother-mique. A l’appui de cette hypothèse, M. Schoop signale dans son étude de l’élément Jun-gner (nickel, cadmium) un refroidissement de l’électrolyte au commencement de la charge.
- D’ailleurs la chaleur de formation de ce composé, qu’elle soit positive ou négative doit être faible, car, comme l’a fait remarquer Kennelly (1), la formule de Thomson, appliquée en ne tenant compte que de la chaleur de formation de l’oxyde de fer donne sensiblement la force électromotrice de l’élément.
- Il existe encore un point qui peut paraître obscur dans le fonctionnement de ce nouvel accumulateur. Il peut sembler étrange a priori que le courant passe par les matières actives qui sont très résistantes. Il semble qu’il devrait passer par les pochettes et leurs supports qui sont en matériaux bons conducteurs et très rapprochés. On aurait un simple voltamètre et non un accumulateur. L’explication est très simple. Elle est basée sur ce fait que la force contre-électromotrice de l’élément est plus faible que la tension de polarisation du nickel dans la potasse (nous disons du nickel puisque la surface des plaques est nickelée).
- Une expérience bien simple faite au Laboratoire central d’électricité le montre. On a chargé en série deux petits éléments dont l’un d’eux avait été démonté et avait eu ses pochettes vidées puis avait été remonté. Pour faire passer un courant de i5o milliampères (courant de charge normal de cet élément), une différence de potentiel de 1,8 volt était nécessaire aux bornes de l’élément privé de matière active tandis qu’elle n’était que de 1,62 volt aux bornes de l’autre.
- On voit que dans ces conditions, si la différence de potentiel appliquée aux bornes est comprise entre la force électromotrice de l’élément et la tension de polarisation du nickel dans la potasse, ce qui est le cas pour une charge normale, tout le courant passe par les matières actives.
- Si cette différence de potentiel est plus grande que la tension de polarisation du nickel dans la potasse, une partie du courant est dérivée par les pochettes et une partie de l’énergie fournie est employée à électrolyser beau.
- C’est pour cela que dans les charges à faible régime on n’observe de dégagement gazeux q.ue tout à fait à la fin, tandis que dans les charges à grande intensité ce dégagement a lieu dès le début.
- Influence des divers régimes de décharge. — Cette étude a été faite au Laboratoire central d’électricité de la façon suivante.
- L’élément était surchargé de façon à recevoir 3oo ampères-heure au régime de 3o ampères, puis déchargé à divers régimes (23, 100 et 200 ampères). Les résultats de ces essais sont rassemblés dans le tableau suivant :
- Régime. Capacité. Régime spécifique. Capacité spécifique.
- A y W AH WH A W AH Wll
- %5 moyenne. 1 ? 27 3i,8 170 217 kgr 3,15 kgr. 4 kgr 21,4 kgr 27,75
- 100 1x7 164 Ï91 12,6 14,72 20,65 24,07
- 198 X ,04 206 i56 162 24,9 26 i9,65 20,04
- Ces résultats sont représentés par les courbes 6 et 7. Dans la première on a représenté pour différents régimes la différence de potentiel aux bornes en fonction des watts-heure débités par l’élément. Dans la seconde on a porté en ordonnées la capacité spécifique
- (Ç IveiWnelly. Electriccil World and Engineers, t XXXVII, p 367.
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- exprimée en watts-heure au kilo et en abscisses le régime spécifique exprimé en watts au kilo.
- Les courbes A, B, C qui se trouvent sur cette figure se rapportent à des essais faits sur fies accumulateurs au plomb pour automobiles ; essais publiés dans divers périodiques scientifiques.
- On voit que pour les faibles régimes (3 à 4 watts au kilo) l'accumulateur Edison n’est pas supérieur aux accumulateurs au plomb, il est même inférieur à quelques-uns d’entre eux, mais que ce qui le caractérise, c’est de pouvoir supporter fie forts régimes sans inconvénients d’une part et d’autre part sans que sa capacité pour ces régimes soit notablement inférieure à sa capacité normale.
- Tandis qu’entre les régimes de 5 et de 7 watts au kilo, la capacité de l’accumulateur A est passée de 35 à 22 watts-heure au kilo et a diminué de 4° P- 100, on peut atteindre le régime dangereux pour un accumulateur au plomb, de 26 watts au kilo, sans que la capacité de l’Edison ait baissé de la même quantité.
- Ces essais ont été pleinement confirmés par ceux exécutés en même temps par M. Hospitalier, au laboratoire de l’Ecole de physique et chimie et par M. Hibbert à Londres.
- Ainsi M. Hibbert a trouvé pour l’élément 173 ampères-heure au régime de 3o ampères et 142 au régime de 200.
- Cette élasticité de l’accumulateur Edison, signalée aussi, mais avec des capacités massiques bien moindres par M. Schoop dans son étude de l’élément Jungner semble indiquer une différence de fonctionnement dans les décharges à régime élevé
- Fig. 6.
- entre l’accumulateur Edison et les accumulateurs au plomb.
- ün admet généralement que pour ceux-ci deux causes limitent la capacité pour les régimes élevés ; d’une part la vitesse de réaction devient trop faible pour permettre dans le temps voulu les réactions nécessaires au passage de l’intensité demandée et d’autre part une partie de la matière active est enrobée et séparée de l’électrolyte par celle qui a rempli son action chimique et devient ainsi inefficace.
- Ce dernier phénomène ne paraît pas se produire dans l’accumulateur Edison. C’est du moins ce qui semble résulter de l’expérience suivante faite sur les petits accumulateurs.
- Ces éléments ayant été déchargés au régime de 1,2 ampère et la décharge ayant été arrêtée dans les conditions habituelles, on a pu en recommençant cette décharge un quart d’heure après au régime normal de ido milliampères leur prendre une quantité d’électricité qui ajoutée à celle déjà fournie dans la première partie de la décharge, était égale à celle fournie dans une décharge normale.
- Des essais analogues ont bien été faits parfois sur des accumulateurs au plomb.
- fleffimea de dédhargre Watts per Kilogramme de poids total ,
- Fig. 7.
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- On a pu par exemple arriver à faire fournir par des décharges complémentaires à faible régime à un accumulateur au plomb déchargé déjà à fort régime le complément de sa capacité normale, mais il fallut deux décharges, Tune faite quatre heures ^près l’arrêt de la première, l’autre environ douze heures après.
- Enfin dans ces décharges à fort régime il se produit dans l’accumulateur Edison un échauffement considérable ; dans les décharges à 200 ampères, la température de l’électro-Ivte atteint 55°. Cet échauffement, loin d’être nuisible à l’élément ne peut que lui être favorable comme nous le verrons plus loin.
- M. Hibbert a mis en évidence cette élasticité de l’élément Edison par une autre expérience.
- ' Au cours d’une décharge au régime de 60 ampères, l’intensité du courant de décharge a été à plusieurs reprises portée pendant quelques instants au régime de 23o ampères. La
- Fig. 8.
- décharge avait toujours été de 60 ampères.
- Nous avons dit plus haut qu’aux faibles régimes la capacité massique de l’élément Edison était du même ordre que celle de la plupart des accumulateurs au plomb employés pour l’automobilisme. Edison aurait, paraît-il, modifié son élément de la façon suivante.
- Il aurait réalisé un élément de 3o plaques contenant 20 positives et 10 négatives, alternativement 2 positives et une négative ; une pochette est supprimée dans chaque plaque pour laisser une ouverture permettant la circulation du liquide.
- Il aurait ainsi obtenu une grande augmentation de la capacité, ce qui concorde avec ce fait signalé plus haut que la décharge de l’élément est limitée par la capacité des électrodes positives. Notons en passant que malgré tout la capacité des électrodes négatives doit rester supérieure à celle des positives pour éviter à fin de charge l’oxydation des métaux mélangés au fer pour assurer sa conductibilité.
- Aucun de ces nouveaux éléments n’a été essayé jusqu’ici en Europe, mais, cl'après les affirmations de son auteur, le nouvel élément aurait une capacité de 25o ampères-heure à 3o ampères et de 240 à 60, ce qui donnerait une capacité spécifique de 35 watts-heure au kilo au régime de 5 watts au kilo et le rendrait supérieur aux accumulateurs au plomb.
- Nous espérons être bientôt en état de vérifier ces affirmations.
- Influence du régime de charge. — Quel que soit le régime de charge, si on surcharge l’élément, la capacité pour un régime de décharge déterminé reste la même. Mais il n’en est plus de même si on ne fournit à l’élément qu’un nombre limité d’ampères-heure.
- Dans ces conditions, la capacité doit décroître avec le régime de charge, puisque comme on l’a vu plus haut, plus la différence de potentiel appliquée aux bornes pendant la charge est grande, plus l’intensité du courant dérivé qui passe par les supports et qui est inactil au point de vue de la charge, est considérable. C’est ce que montrent les essais faits à ce sujet au Laboratoire Central d’Electricité. Ces résultats sont rassemblés dans le tableau suivant :
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- Ampères-heure fournis à la charge.
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- »
- »
- »
- Régime de charge ampères.
- 20
- 6o
- ioo
- 200
- Régime de décharge Capacité
- ampères. ampères-heure. watts-heure.
- 60 i56 189
- » 148 181
- » 142 173
- )> 117 i45
- Enfin dans une charge à potentiel constant faite sous 1,780 volt, le courant de charge varia entre 9a et 42 ampères.
- L’élément qui avait reçu 10 ampères-heure restitua 142 ampères-heure et 175 watts-heure.
- Rendement. — L’étude faite à ce sujet au Laboratoire Central d’Electricité l’a été dans des conditions peu favorables à l’élément qui a été chargé et déchargé au régime de 60 ampères. Dans ces conditions, la différence de potentiel aux bornes pendant la charge est supérieure à la tension de polarisation du nickel dans la potasse, une partie de l’énergie fournie ne sert qu’à électrolyser l’eau et le rendement est naturellement faible. Les résultats obtenus sont les suivants :
- ampères-heure fournis. AMPÈRES-HEURE débités. RENDEMENT en quantité. WATTS-HEURE fournis. WATTS-HEURE débités. RENDEMENT en énergie.
- 253 i56 p. 100. 61,7 440 189 p. 100. 43
- 227 i51 66,6 398 186 46,7
- 204 i49 73 355 i83 5i, 5
- 196 i45 74 340 178 Ô2,4
- 177 140 79 3o5 170 55
- D’autre part, M. Hibbert a trouvé pour un élément chargé pendant une heure au régime de 177 ampères et déchargé à 60 un rendement de 5o p. 100.
- Il est évident que des charges faites à des régimes plus faibles auraient donné des résultats plus favorables.
- Néanmoins le rendement en énergie de cet accumulateur ne peut égaler celui des accumulateurs au plomb par suite de la résistance intérieure de l’élément qui est forcément plus grande que celle des accumulateurs au plomb, l’oxyde de nickel étant, comme nous l’avons vu, très mauvais conducteur alors que le bioxyde de plomb n’est guère que deux fois plus résistant que le mercure et de plus le rapport des conductibilités des solutions d’acide sulfurique à 28° Baumé et de potasse à 20 p. 100 est de 3/2.
- Cette résistance intérieure a été trouvée au Laboratoire Central d’Electricité de 0,0025 ohm à fin de charge et de o,oo35 ohm à fin de décharge.
- Conservation de la charge. — Les essais faits à ce sujet sont un peu contradictoires. Au Laboratoire central d’Electricité, l’élément après huit jours de charge, avait perdu 12 p. 100 de sa charge. La force électromotrice au début de cette décharge 11’était plus que de 1,390 volt et il avait perdu 19 p. 100 en énergie.
- M. Hospitalier n’a constaté au bout de vingt-quatre jours qu’une perte de 10 p. 100 de la charge.
- D’après M. Hibbert, l’élément chargé abandonné deux jours perdrait 9 p. 100 de sa charge, abandonné pendant vingt-six jours, il perdrait 27 p. 100 de sa charge.
- La perte rapide qui se produit immédiatement après la charge est facilement explicable.
- Nous avons vu qu’au début de la décharge la différence de potentiel aux bornes baissait rapidement (comme dans les accumulateurs au plomb du reste). C’est probablement dû à
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- ce fait qu’au début de la décharge ce sont les gaz occius dans les électrodes qui jouent le rôle de matière active et c’est la disparition de ces gaz qui produit la diminution brusque de capacité de l’élément abandonné deux jours en circuit ouvert. Quant à la perte de charge plus lente constatée au bout de plusieurs jours, elle peut être due comme dans les accumulateurs au plomb à des couples locaux (c’est l’hypothèse de M. Arnoux (*),) soit à des courants internes dus aux différences de densité de l’électrolyte à différentes hauteurs de l’élément ; mais plus probablement à des matières organiques qui se seraient introduites dans l’élément. La présence de ces substances en quantité suffisante suffît pour décharger complètement l’électrode positive.
- C’est pour cela du veste qu’Edison fournit avec son élément une solution de potasse parfaitement purifiée et recommande de n’y ajouter que de l’eau distillée.
- Influence de la température. — Au cours de ses expériences, M. Hibbert avait été amené à remarquer l’influence de la température sur la capacité de l’élément et avait été
- amené à dire qu’une augmentation de i° C. dans la température de l’élément amenait une augmentation de la capacité de 0,26 p. 100.
- Une étude assez complète faite à ce sujet au Laboratoire central d’Electricité montre que l’action de la température est un peu plus considérable que ne le pensait M. Hibbert. Cette étude a été faite sur les deux petits éléments.
- _________________________ La force électromotrice d’un élément
- Me-area chargé à la température, ambiante semble
- Fig 9. croître mais très peu quand la température
- s’élève.
- Un élément ainsi chargé, fut déchargé pendant quelques instants de façon à l’amener dans la région de sa décharge où la force électromotrice reste constante.
- 11 fut ensuite porté en circuit ouvert de o à yo° C. La force électromotrice varia entre 1,36 et i,38 volt.
- Dans ces conditions, la résistance intérieure décroissait considérablement.
- Mais les résultats numériques obtenus à ce sujet sur les petits éléments ne peuvent être étendus aux grands. Dans ces petits éléments en effet, les plaques étant très éloignées, c’est la résistance de l’électrolyte qui joue un rôle prépondérant. Néanmoins M. Hibbert a pu constater que la résistance intérieure de son élément diminuait de 3o à 4° p. 100 entre 33 et 54° G., fait qui semble confirmer certaines remarques faites au Laboratoire central d’Electricité.
- Mais on peut étendre sans objections aux gros éléments, les études faites sur les petits relatives à l’action de la température sur la capacité en ampères-heure.
- Deux éléments qui jusqu’alors avaient toujours été soumis au même régime furent chargés et déchargés l’un à o° l’autre à 5o°.
- Ce dernier donna à la décharge une capacité supérieure de 3op. 100 à la capacité de l’autre.
- L’essai ayant été repris, mais en inversant les températures des éléments, l’écart fut encore plus marqué et s’éleva à 70 p. 100.
- chsrgre i-t déc2iSÀ W *
- P) Bulletin de la Société des Electriciens, n° 29. novembre xgo't.
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- Dans un troisième essai, l’élément chargé à 5o° fut déchargé à o° et réciproquement; la capacité fut sensiblement la même.
- Les figures 9, 10, 11 sont relatives à ces essais.
- On voit que la différence de potentiel aux bornes pour l’élément déchargé à haute température est toujours plus grande (sauf au début) que pour l’élément déchargé à basse température, ces différences étant d’ailleurs trop grandes pour être expliquées par les variations de la résistance intérieure.
- Dans une quatrième expérience, on a constaté qu’il suffisait de décharger à chaud un élément chargé à la température ambiante pour augmenter la capacité, mais la figure 11 semble bien indiquer que la température de la charge intervient aussi.
- Ces phénomènes peuvent s’expliquer d’une part par ce fait que la vitesse de réaction et le coefficient de diffusion croissent avec la température et d’autre part par ce fait, que le composé qui se forme à l’électrode positive étant endothermique, sa formation est facilitée par l’élévation de température.
- Fig. 10.
- I, élément chargé et déchargé à 5o° ; II, élément chargé à o°.
- Fig.ix.
- I, élément chargé à 5o° et déchargé à o° ; 11, élément chargé à o° et déchargé à 5o°.
- Essais (Vendurance. — Un des avantages réclamés par M. Edison pour son élément est sa grande solidité qui lui permet, d’une part de subir un bien plus grand nombre de décharges que l’accumulateur au plomb et d’aatre part de pouvoir supporter sans être détérioré beaucoup d’accidents qui pourraient être néfastes aux accumulateurs au plomb.
- Pour s’assurer de cette propriété, le Laboratoire central d’Electricité a fait subir à l’élément deux séries d’essai. Dans l’une on a imité sur l’élément les divers accidents qui peuvent se produire dans l’emploi des accumulateurs.
- C’est ainsi que l’élément a été abandonné, déchargé pendant quinze jours, mis en court-circuit pendant une nuit, chargé à l’envers à 60 ampères pendant huit heures, aucun de ces accidents n’a altéré, même* temporairement, sa capacité.
- Cette imitation d’accidents fut poussée beaucoup plus loin sur les petits accumulateurs, c’est ainsi que l’un d’eux fut démonté et abandonné, déchargé à l’air pendant vingt-quatre heures, puis abandonné, chargé à l’air pendant 29 heures, chargé alternativement dans le bon sens et en sens inverse chaque fois pendant une heure au régime très élevé de 1,2 ampère, cette opération ayant été répétée quatre fois dans chaque sens.
- Ces deux dernières opérations affaiblirent la capacité de l’élément.
- Dans la première il fut retrouvé déchargé ce qui probablement, suivant l’opinion de Kennelly (*) tiendrait à l’oxydation du fer de la négative.
- Il suffit pour faire retrouver à l’élément sa capacité normale, de lui fournir dans une charge à faible régime environ quatre fois cette capacité.
- Dans la décharge qui suivit la seconde opération l’élément ne possédait plus que la
- (*) Kennelly. Electrical World and Engineer, t. XXXVII, p. 867.
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- moitié de sa capacité, mais il la retrouva après une charge à iao milliampères dans laquelle on lui fournit environ 3 ampères-heure.
- La deuxième partie des essais d’endurance a consisté simplement à charger et à décharger un très grand nombre de fois l’élément, à des régimes aussi semblables que possible à ceux auxquels il serait soumis sur une automobile.
- Toutes les 5o opérations on mesurait la capacité de l’élément au régime de 3o ampères.
- Un appareil automatique mû par un mouvement d’horlogerie et dans lequel des disques portant des cames commandent des leviers reliés aux divers interrupteurs, permet quatre lois par jour de charger et de décharger l’élément à des régimes variables. Cet appareil très ingénieux est dû à M. Laporte, sous-directeur du Laboratoire central d’Electricité. La charge se fait sous potentiel constant de 1,7 volt. La décharge suit la charge de dix minutes.
- Pour les 5o premières décharges, le laboratoire ne possédant qu’un élément Edison dont la force électromotrice ne permettait pas, vu la résistance des connexions nécessaires pour relier aux divers interrupteurs, des régimes suffisamment élevés avait mis en série un accumulateur au plomb.
- Le régime de décharge était le suivant :
- Temps (minutes). Débit (ampères).
- i3 43
- 6 127
- 22 3o
- 9 98
- 42 78
- 12 84
- 29 3o
- L’élément débitait ainsi 133 ampères-heure. Mais la présence de l’accumulateur au
- plomb qui souffrait énormément de ces régimes exagérés rendait les débits fort variables.
- Il fut supprimé, ce qui nécessita une diminution des régimes qui furent alors les sui-
- vants :
- Temps (minutes). Débit (ampères).
- 14 49,8
- 5 97,5
- 22 33,5
- 52 82
- II 88,3
- 3o 43,4.
- soit en tout 141 ampères-heure.
- Ces essais ne sont pas encore terminés.
- L’élément qui avant le début de ces essais avait déjà subi 27 charges et décharges dont quelques-unes très dures comme nous l’avons vu, en a subi à l’heure actuelle 282. A la 277e sa capacité était encore de i5o ampères-heure et cet affaiblissement était dû peut-être tout entier, peut-être en partie au refroidissement de la température, la 277e charge ayant été faite à 6° C (*).
- Pendant tous ces essais qui se suivent d’une façon ininterrompue, aucun soin particulier n’a été pris de l’élément ; on s’est borné tous les deux ou trois jours à ajouter un peu d’eau distillée.
- f1) Depuis que cet article a été écrit le nombre des décharges a été porté à 327. La capacité est encore d'environ i5o ampères-heure.
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- De semblables résultats sont du plus haut intérêt quand on les compare à ceux fournis par les accumulateurs au plomb.
- Au concours organisé par l’Automobile Club, peu d’éléments dépassèrent ioo décharges et presque tous durent être retirés après avoir débité en tout i,5 kilowatt-heure par kilo. Pendant ces ioo décharges, ils nécessitèrent presque tous deux nettoyages.
- D’après M. Lavezzari, une batterie d’accumulateurs d’automobile d’une capacité de 180 ampères-heure ne donne plus que i35 ampères-heure au bout de xoo décharges et il devient nécessaire de changer les positives. De plus l’entretien de la batterie nécessite certains soins, on ne doit pas la laisser déchargée (*), un lavage est nécessaire après 5o décharges, le degré d’acide doit être vérifié fréquemment.
- Toutes ces constatations sont plutôt favorables à l’Edison dont l’élément essayé au laboratoire central aurait débité jusqu’à ce jour environ 6 kilowatts-heure au kilo.
- Les essais d’endurance faits par M. Hibbert ont été d’un autre genre.
- M. Hibbert a eu à sa disposition une a-utomobile électrique munie de 38 nouveaux éléments, et qui avait déjà servi en Amérique à M. Dick, le représentant en Europe de M. Edison.
- Cette voiture qui pouvait contenir deux personnes pesait 870 kg, les accumulateurs entrant dans ce poids pour 310 kg.
- La première décharge de cette batterie fut du reste faite à Paris au Laboratoire central où l’on répara le moteur de la voiture détérioré pendant le voyage d’Amérique en France. La capacité fut trouvée de 159 ampères-heure, on constata d’ailleurs que deux des éléments étaient inférieurs aux autres. Cette voiture partit ensuite pour Londres. M. Hibbert qui s’en est servie du 29 août au 29 septembre et a parcouru avec plus de 1 000 miles déclare que la capacité était la même à la fin de ces expériences que dans la mesure faite à Paris, quoique pendant tous ces essais la batterie ait été soumise à des charges rapides et soit restée dix jours déchargée. M. Hibbert a noté que l’intensité du courant au moment du démarrage a parfois atteint i5o ampères.
- D’après lui la batterie se serait aussi bien comportée dans ces essais sur route que dans toutes les expériences de laboratoire.
- Examen de Vêlement au point de vue de Vencombrement. — Une des objections faite à à l’élément Edison c’est que sa faible force électromotrice nécessiterait plus d’éléments et par suite un encombrement plus grand.
- La question a été traitée par M. Janet devant la Société des Electriciens. M. Janet a examiné les deux cas qui peuvent se présenter : i° de deux batteries de même énergie et de même tension ; 20 de deux batteries l’une au plomb, l’autre au fer-nickel de même énergie, la batterie composée d’éléments Edison donne une tension moitié moindre.
- En tenant compte que l’élément Edison a un encombrement de 18,5 cm3 par watt-heure, tandis que pour des accumulateurs au plomb de même capacité en énergie, l’encombrement est de 16,0 cm3 par watt-heure, M. Janet arrive à la conclusion suivante : dans le premier cas l’encombrement de la batterie Edison serait supérieur à celui de la batterie au plomb de moins de 12 p. 100 et dans le second cas de moins de 6 p. 100.
- Conclusion. — Pour terminer cette étude, nous ne pouvons que reprendre les conclusions déjà faites à ce sujet par des personnes plus autorisées que nous et répéter ce qu’ont
- (A) Mr Hibbert estime que si l’accumulateur Edison a été très longtemps déchargé, il faut le surcharger un peu avant de s’en servir de nouveau. Citons à ce propos le fait suivant, la première fois qu’un élément entre en service d faut lui fournir 600 ampères-heure pendant les deux premières charges sans quoi on obtiendrait bien la même capacité, mais le premier palier ne durerait que quelques minutes, et c’estle second palier qui constituerait la décharge.
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- dit MM. Janet et Hospitalier. L’accumulateur Edison, malgré son rendement assez faible, semble appelé à rendre de grands services dans tous les cas où l’on peut être amené à demander aux accumulateurs de forts débits.
- En particulier, il pourra rendre de grands services pour la traction des automobiles et la conduite des sous-marins.
- N’oublions pas d’ailleurs que c’est le principal but que visait son inventeur.
- Nous n’avons pu du reste aborder dans cette étude que la partie technique de la question. Il n’eût pas été sans intérêt d’aborder le côté financier de la question et de comparer le prix de ce nouvel élément avec celui des accumulateurs au plomb, mais les données nous manquent encore pour aborder cette question.
- R. Jouaust.
- LA SEPARATION ELECTROSTATIQUE ET ÉLECTROMAGNÉTIQUE
- DES MINERAIS P)
- Il y a peu de problèmes que l’on ait cherché à résoudre par tant de voies différentes que le triage des minerais mixtes ou l’enrichissement des minerais en les séparant de leurs gangues. Sans compter les méthodes de séparation chimique (lixiviation, silicatisation, amalgamation, etc.) qui appartiennent plutôt au domaine de la métallurgie ; l’ingénieur des mines met à contribution les propriétés physiques les plus diverses des minerais pour obtenir le résultat proposé. On a mis ainsi en pratique courante depuis longtemps les différences par rapport aux rayons lumineux (couleur et réflexion) pour le triage à la main ou les différences par rapport à la chaleur pour la séparation par fusion ou par distillation fractionnée ; la différence par rapport à la gravitation (différences de poids spécifiques) pour la préparation mécanique des minerais par voie sèche au moyen d’air comprimé ou raréfié (ventilateur ou exhausteur), la même différence jointe à la poussée dans l’eau, huile ou d’autres liquides de densité appropriée pour la préparation hydromécanique bien connue ; enfin la différence de dureté ou de clivage pour la séparation dans des appareils à force centrifuge. Toutes ses propriétés ont été déjà éprouvées avec plus ou moins de succès. *
- Les propriétés électriques et magnétiques des minerais ne pouvaient pas rester longtemps inutilisées dans cé champ d’applications intéressantes. La différence dans la perméabilité magnétique a été du reste employée avec succès pour les substances fortement magnétiques dès le milieu du xixe siècle. En effet, d’après M. Commans, le principe du triage électromagnétique aurait été appliqué pour la première fois en grand, en 1854-, par M. Sella, au Piémont, pour le nettoyage de minerais de fer magnétiques.
- Déjà auparavant, en 1847, 011 connaissait l’appareil de Wall (fig. 1) à aimant permanent pour l’extraction de l’oxyde de fer magnétique. Par contre il fallait attendre le développement de la construction des électro-aimants puissants avant de pouvoir profiter dete mêmes propriétés magnétiques pour les substances faiblement magnétiques. Aujourd’hui la séparation de ces corps peu magnétiques se fait couramment, car nous disposons de moyens pour créer des champs assez intenses pour pouvoir les influencer quand même. Depuis
- (J) Conférence faite à la Société Internationale des Électriciens, 6 janvier 1904.
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- 2 I à
- une dizaine d’années beaucoup d’installations se sont créées un peu partout pour la séparation des minerais les plus divers. Nous en citerons quelques-unes au cours de notre conférence.
- L’application du champ électrostatique dans le même but est d’une date encore plus récente et, en réalité, n’a pas encore obtenu la consécration définitive d’une pratique assez prolongée. Elle est basée sur la différence par rapport à l’électrisation, c’est-à-dire sur la qualité de bon ou mauvais conducteur, des divers minerais. Comme elle peut être appelée à jouer un certain rôle, nous désirerions en dire quelques mots avant de nous occuper des différents systèmes électromagnétiques.
- I. Trieuses électrostatiques. — La séparation électrostatique est née il y a environ deux ans du désir de pouvoir trier des minerais d’une indifférence magnétique complète. Le triage magnétique n’a pu se développer que là, où l’égalité des poids spécifiques a rendu toute séparation par des bacs à secousse impossible, comme par exemple dans le cas de la wolframite et cassiterite (bioxyde d’étain). De même le triage électrostatique, si jamais il se développe, ne pourra le .faire que là, où l’absence de toute susceptibilité magnétique excluerait l’emploi d’une méthode aussi simple qu’est la séparation électromagnétique des minerais. C’est le cas de la blende (sulfure de zinc) et de la galène (sulfure de plomb), deux minerais que l’on sépare, du reste, très bien par la voie hydromécanique, car leurs poids spécifiques diffèrent beaucoup. Il est de 4,2 pour la blende et 7,5 pour la galène.
- Comme meilleur exemple nous pouvons citer la pyrite de fer et la pyrite de cuivre ou bien encore le cuivre gris et la blende, .car on ne peut les bien séparer ni magnétiquement, ni par des procédés hydromécaniques.
- L’inventeur du triage électrostatique est le professeur Blake, à Kansas (U. S.) avec ses collaborateurs Morscher et Swarte, ingénieurs à Denver (Colorado).
- Les premiers brevets américains (U. S. Patents 668791 et 668792, Electrical separator of conduetors from non-conductors) datent du mois de février 1901, le dernier (U. S. Patent 701 417) du 3 juin 1902.
- Indépendamments des Américains, M. Negreanu, professeur à Bucarest, a effectué des expériences sur le triage électrostatique des minerais (Comptes rendus de VAcadémie des Sciences,, i5 décembre 1902 et 20 avril 1903) et a obtenu des résultats intéressants par des moyens plus simples que ceux de M. Blake. En effet, M. Negreanu a eu l’idée d’utiliser l’électrisation par frottement qu’éprouvent les minerais mixtes sortant du broyeur pendant leur passage à travers des tamis. A cet effet il laisse tomber ces minerais sur un condensateur à anneau de garde genre Thomson dont le disque intérieur est relié au pôle positif d’une machine électrostatique et l’anneau extérieur au pôle négatif. Les particules dans lesquelles le frottement produit de l’électricité négative tombent sur le disque intérieur, par contre celles électrisées positivement sont attirées par l’anneau de garde. On peut très bien faire voir ce phénomène avec un mélange de soufre pulvérisé et de minium de plomb pulvérisé. La poudre jaune de soufre va à l’anneau de garde et la poudre rouge de minium de plomb au disque intérieur. On peut séparer de la même manière la galène (sulfure de plomb) et la blende (sulfure de zinc). La première va au pôle positif et la seconde au pôle
- négatif.
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- o t
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- Le procédé Blake repose sur un principe analogue; pourtant quelques différences peuvent être établies entre les deux systèmes. Notamment, au lieu de produire l’électrisation par frottement, M. Blake a recours au phénomène d’influence. Dans ces conditions, toute la masse de minerai s’électrise de façon à présenter une charge de même signe. La marche de l’opération est représentée sur le schéma (fîg. 2).
- Le minerai à traiter pulvérisé tombe sur une courroie en caoutchouc A, mue par les deux poulies B et C et passe sous la tôle E. Cette dernière est reliée au pôle positif d’une machine électrostatique pouvant produire une tension de 20000 volts environ ; par contre, la courroie est reliée à la terre. Dans ces conditions le minerai, pendant qu’il se trouve sur la courroie, se charge négativement par influence. En quittant la courroie ce minerai
- tombe entre les plaques G et H d’un condensateur de telle façon qu’il vient en contact avec la plaque positive G. Au moment du contact la charge électrique du minerai change de signe : de négative elle devient positive ; par conséquent les particules sont repoussées par la plaque positive G. On n’a qu’à se rappeler le phénomène d’électroscope bien connu dans la physique expérimentale avec la balle de sureau. Par suite de cet effet électrostatique les particules qui subissent la répulsion quittent leurs trajectoires M pour celles plus inclinées L et vont se réunir dans le récipient O. Toutefois toutes les particules de minerais 11e sont pas repoussées, car le changement de la charge exige un certain délai qui est d’autant plus long que la conductibilité électrique de la particule de minerai est petite. Par conséquent les grains dont la charge n’est pas suffisamment modifiée par le contact de l'armature G continuent leur chemin primitif, glissent sur l’armature G sans en être repoussés et se réunissent au récipient.
- La différence dans la susceptibilité par rapport à la polarisation électrique ou par rapport aux changements du potentiel électrique peuvent donc produire des déviations suffisantes pour permettre une séparation des divers minerais.
- En comparant maintenant les deux principes de séparation électrostatique de Blake et de Négréanu, nous pouvçns constater deux différences essentielles entre eux. En effet, dans le système Négréanu l’électrisation a lieu par frottement et les grains s’électrisent différemment suivant leur nature. Ils se séparent ensuite de façon qu’ils tombent suivant le signe de leur charge soit à l’électrode positive, soit à l’électrode négative d’un condensateur plan annulaire. Par contre, dans le système Blake les grains s’électrisent uniformément du même signe par influence et ne changent partiellement de charge suivant leur conductibilité électrique qu’une fois au contact avec une des armatures d’un condensateur plan à armatures parallèles. D’ordinaire les minerais métalliques possèdent une conductibilité élevée, tandis que leur gangue (quartz, calcaire, soufre, etc.) conduisent mal l’électricité, ce qui permet leur séparation électrostatique.
- Il y a pourtant des exceptions à cette règle. Ainsi par exemple des minerais de zinc suffisamment purs, comme la blende claire, ne sont pas conducteurs, ce qui rend possible
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- leur séparation par voie électrostatique des pyrites, chaIcopyrit.es et de la galène après simple séchage et sans grillage préalable.
- Les séparateurs électrostatiques de Blake sont, depuis deux ans, en fonctionnement à Denver, à la Colorado Zinc Company. D’après les données publiées jusqu’ici le fonctionnement en est assez satisfaisant. Chacune des machines employées aune capacité de 12 à id tonnes par journée de 24 heures d’un minerai dont la finesse de grain correspond au tamis de 3o mailles par pouce anglais. La longueur de cette machine est y m avec une largeur de 1 m et une hauteur de 2 m. Elle est donc plutôt encombrante. Elle exige pour son travail une puissance de un cheval, y compris le travail de la machine électrostatique. Cette dernière est faite pour une tension de 20 000 volts et a ceci de particulier qu’elle est presque entièrement métallique avec une quantité minimum de matière diélectrique solide qui n’est pas du verre afin de rendre le générateur d’électricité le plus insensible possible contre les conditions hygroseopiques de l’air ambiant. Cette machine est auto-excitatrice. Le peu que nous en connaissons, nous le devons à un article de M. Swarte, un des collaborateurs de M. Blake, article paru dans un journal minier bien connu de New-York, Eng. and Mining Journal (24 janvier 1903), où l’on publie également les résultats suivants obtenus sur ces séparateurs : •
- 1. Minerais mixtes de Joplin, district de Missouri-Kansas), composés de blende, de pyrite et de galène.
- Le minerai broyé et tamisé a donné à la classification les grosseurs suivantes :
- 8,22 p. 100 du poids passait au tamis numéro 6 à 8 6,85 y 8 » i2
- 1.3,07 « i2 » 16
- I 2 , p > )) l6 » 20
- 24,35 » 20 )) 4°
- 02,37 » 4° et plus fin.
- Par conséquent 43,97 p. 100 sont au-dessus du tamis n° 20 et 06,92 p. 100 en dessous. On a fait passer 16, ri tonnes de ce minerai en 24 heures par un appareil Blake. Les résultats de la séparation furent les suivants :
- Métal ou gangue : Teneur originale :
- Zinc 49: .20 p. IOO
- Fer 9: ,62 ))
- Plomb .28 »
- Insoluble (quartz, etc.) . 4, ,60 »
- Minerai concentré de fer et de plomb :
- 3,6o p. 100 39,24 »
- 8,89 »
- 5,oo »
- Minerai concentré de zinc :
- 60,69 P- 100 2,02 »
- traces
- l,io p. 100
- Le produit zingueux représente 80,21 p. 100 du poids total dont 1,37 p. 100 forment la perte par poussière, échantillonnage, etc.
- Cette expérience a été exécutée avec tout le minerai, gros et fin, ensemble. En la répétant séparément avec les grains au-dessus du tamis n° 20 et avec ceux en dessons de cette grosseur et en mélangeant ensuite les produits finaux, on obtient un minerai de zinc plus riche dont l’analyse était de 61,81 p. 100 Zn. Le peu de cuivre du minerai original se retrouve avec le produit ferreux et plombeux.
- a- Blende noire de Leadville (Colorado) près de Denver, composée de plomb, zinc, fer, et ne contenant presque aucune gangue. Ce minerai fut d’abord broyé jusqu’au tamis n 3o et lavé sur des tables Wiîfley pour être débarrassé de la plus grande partie de plomb et de silice. Le reste séché contenait surtout des pyrites, pvrhotines et de la blende. Les différentes grosseurs correspondaient aux numéros de tamis suivants :
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- 2 I 8
- 33.8 p. ioo aux numéros 3o à 6o
- 28,5 » » 60 » 100
- 38,2 » » xoo » 200
- 17.8 » de poussière au-dessus de 200 mailles par pouce anglais.
- 12,83 tonnes de ce minerai furent traitées en 24 heures sur les appareils Blake-Morcher et donnaient comme résultat :
- Concentré Concentré
- Métaux : Teneur originale : de fer et de plomb. de zinc.
- Zinc 3o,37 P- 100 8,14 p. 100 Ph 00
- Fer 20,14 » 35,i4 » 8,80
- Plomb 4,60 » 9,o5 » 0,60
- Insoluble (quartz, etc.) . . 2,3o » 4,80 » 2,7°
- Le minerai de zinc constitue 00,88 p. 100 du poids total dont 1,22 p. 100 sont à déduire comme pertes par poussière, échantillons, etc.
- Nous voyons que la séparation de la blende, d’un côté, et de la galène et pyrite, de l’autre, a bien réussi ; par conséquent le système paraît avoir un certain avenir pour des minerais qui sont trop finement enchevêtrés pour pouvoir être lavés économiquement.
- Pour beaucoup d’autres minerais mixtes qui peuvent être traités magnétiquement aussi, les circonstances sont bien moins favorables pour l’application d’un système électrostatique. En effet ce dernier donne beaucoup plus de produits intermédiaires, inconvénient qui résulte surtout du fait que les différences dans les pouvoirs inducteurs spécifiques se tiennent dans des limites bien plus serrées que la perméabilité magnétique des minerais à séparer.
- II. Trieuses électromagnétiques. — Prévenons maintenant aux systèmes d’appareils dans lesquels le magnétisme sert à séparer des minerais fortement magnétiques de ceux qui le sont bien moins, ou bien encore des minerais faiblement magnétiques de ceux qui ne le sont pas du tout.
- Le principe fondamental de tous ces appareils est commun. Le minerai mixte broyé et convenablement classé comme grosseur, est amené dans un champ magnétique d’une intensité appropriée. Chaque particule de minerai est également soumis à l’action de la force qui lui imprime le mouvement et à celle de la pesanteur. Dans certains cas, c’est le poids même qui est utilisé comme force amenant par chute libre le minerai dans le champ magnétique.
- Les particules entrent avec une vitesse acquise dans le champ qui agit avec une force d’attraction magnétique différente sur les particules d’une susceptibilité magnétique différente. En effet, cette attraction est proportionnelle au carré de l’induction magnétique B2 à l’intérieur de la particule et, par conséquent, est une fonction de la perméabilité de cette dernière.
- Gomme tous les deux pôles de l’électro-aimant attirent la particule qui passe par l’entrefer, l’attraction résultante se produira par la différence des deux attractions. Elle aura la valeur suivante :
- ou m est la masse magnétique des pôles, p celle de la particule, et i\ et r2 les distances de cette dernière aux pôles.
- Afin que cette valeur puisse atteindre un chiffre élevé, il faut que l’intensité du champ soit la plus forte possible et ensuite que la particule puisse passer le plus près possible
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- d’an des pôles. A première vue on serait tenté de croire que cette double condition peut être simplement réalisée par un entrefer très réduit, car avec le même courant d’excitation le champ est plus intense, et d’un autre côté l'exiguïté de l’espace de l’entrefer, où nous devons loger les organes transporteurs de minerai, nous oblige défaire passer ce dernier sur l’un des pôles. En réalité, les choses ne sont pas aussi simples, car plus l’entrefer est petit et, par conséquent, plus le champ est intense et plus rapidement diminuera la valeur de l’attraction en allant des pôles vers l’axe de l’entrefer. En approchant les pôles, le terme négatif de l’expression ci-dessus pourrait augmenter sans être compensé par l’augmentation de l’intensité du champ. Il y a une valeur de l’entrefer, pour laquelle l’attraction est maxima. Nous sommes réduits à déterminer cette valeur par la voie expérimentale, car nous ne connaissons pas la fonction suivant laquelle la perméabilité magnétique du fer et du minerai et, par conséquent, la résistance magnétique du circuit varie.
- Pour des minerais fortement magnétiques, nous pouvons choisir des champs relativement faibles avec un grand entrefer ce qui permet d’employer des distances convenables entre la nappe de minerai à trier et les pôles. Par contre, pour des minerais faiblement magnétiques, nous sommes obligés d’avoir recours à de fortes intensités de champs, c’est-à-dire à des entrefers réduits, par conséquent, le minerai passe tout près de l’un des pôles.
- Un autre facteur que l’on ne doit pas perdre de vue est la vitesse de translation du minerai dans l’entrefer. En effet, l’attraction magnétique doit dévier les particules magnétiques précisément des chemins que leur ferait parcourir la vitesse acquise. 11 s’ensuit que la quantité de mouvement doit être proportionnée à la perméabilité du minerai à traiter et à l’intensité du champ employé.
- A l’usine de Mechernich (Prusse rhénane), on a exécuté une expérience mettant bien en évidence ce fait.
- Un appareil magnétique fut muni d’une bande de caoutchouc de 5 mm d’épaisseur sous forme de courroie à laquelle on a pu imprimer des vitesses variables. Le minerai à traiter, d’une grosseur de 3/4 de millimètre était composé de magnétite (oxyde de fer fortement magnétique), de rhodonite (silicate de manganèse faiblement magnétique) et de blende (sulfure de zinc très faiblement magnétique à cause du peu de fer contenu). Les résultats aux diverses vitesses étaient les suivants :
- 100 m par minute. La magnétite seule est influencée.
- 70 m » La rhodonite est aussi un peu influencée.
- 5o m » La rhodonite est complètement influencée, la blende pas encore.
- 4o m » La blende commence à être influencée à son tour.
- 3o m » La blende est complètement influencée.
- Pour tous ces essais, l’énergie d’excitation a été maintenue constante à 1 000 watts. •
- Pour une vitesse de 5 m par minute, l’effet magnétique sur la blende se manifestait même en réduisant l’énergie d’excitation à 20 watts.
- La vitesse à imprimer au minerai doit, par conséquent, être mise en accord avec la perméabilité.
- Le principe de la séparation magnétique a servi de base pour des appareils de types bien différents. En effet, comme dans la préparation hydromécanique on emploie suivant la qualité et les grosseurs de minerais des types d’appareils différents,des bacs à secousse, des tables de concentration, des appareils à liquide ascendant, des appareils à liquide spécial de densité choisie, etc., etc. De même pour le choix des appareils pour le traitement magnétique, on se laisse guider par la nature et par la finesse de la grosseur du minerai à traiter.
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- Il nous mènerait trop loin de détailler ici les nombreux types d’appareils qui ont été proposés de divers côtés.
- Sans nous arrêter aux trieuses munies d’aimants permanents, comme celle de \avin ou Iléberlé (1881) qui n’ont plus qu’un intérêt historique, nous voulons nous limiter aux appareils qui ont plusieurs années de pratique irréprochable ou bien ceux qui présentent un perfectionnement par rapport à ceux-là.
- La classification des séparateurs magnétiques peut être basée sur une différence purement constructive, en distinguant les appareils avec électro-aimants fixes et ceux avec électros mobiles. Chacune de ces classes peut se subdiviser ensuite dans deux autres catégories. En effet, les séparateurs à électros fixes peuvent être classés suivant la manière dont s’exerce l’action magnétique :
- i° En appareils dans lesquels le minerai magnétique est enlevé de la masse et transporté hors du champ au moyen de bandes ou d’autres organes de transport;
- a0 En appareils dans lesquels l’attraction magnétique n’exerce qu’une déviation de la trajectoire de chute libre des particules magnétisées.
- On peut même combiner ces deux systèmes, ainsi que nous le verrons dans des appareils où le minerai magnétique est soumis à la fois à une action de soulèvement et à un effet de déviation.
- Les séparateurs à électros mobiles peuvent se subdiviser à leur tour :
- i° En appareils à action intermittente employés surtout pour les minerais fortement magnétiques;
- a0 Et en appareils continus.
- Ces derniers comprennent les fameux appareils du type « Buchanan » ainsi que les appareils qui se sont développés par les heureuses modifications que les ingénieurs de la Société Electromagnetisehe Gesellschaft, à Mechernich (Allemagne) y ont apportées. Ces appareils sont construits aux ateliers de la maison F. Krupp, à Magdeburg (Grùsonwerk).
- Parmi les séparateurs à action intermittente, nous pouvons citer l’appareil système Johnson, construit par la maison Barnard and Leas, à Moline, Illinois (U.-S.).
- Enfin, parmi les séparateurs à électros fixes, les plus connus sont ceux du type Wethe-ril, et les systèmes connexes de la Société Metallurgische Gesellschaft, à Francfort-sur-Mein, construits par les ateliers de la Société « Humboldt » à Kalk, près Cologne. Cette dernière maison de construction s’occupe depuis longtemps de ces sortes d’appareils et avait lancé il y a vingt ans un autre appareil à électros fixes du système Kessler que nous tenons à mentionner, car il a été préconisé à ce moment en France par la Société Sautter, Marié et Cie, et a été employé, non sans succès, aux mines de Pierrefitte, dans les Pyrénées, pour la séparation de blende et de magnétite. L’appareil Kessler était du type de ceux dans lesquels les particules magnétiques sont enlevées par un organe transporteur; constitué dans l’espèce, par un tambour en laiton tournant devant des électro-aimants fixes (Voir L'Eclairage Electrique, 6 octobre 1894, p. 109).
- Enfin, nous pouvons mentionner parmi les appareils à électros fixes, le séparateur Knowles, une modification du type Wetheril-Rowand.
- (A Suivre.)
- D. Korda.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La Commutation dans les machines à courant continu. Communication de M. Karl Pichermayer à l’Association électrotechnique de V ienne. Zeitschrift fur Elektrotechnik. Janvier.
- La puissance d’une dynamo h collecteur est limitée en fait : i° par réchauffement; 2° parla formation d’étincelles. On a réussi à reculer considérablement la première de ces limites au moyen de dispositions d’aérage, c’est donc la formation d’étincelles aux balais qui limite orincipalement le travail que peut fournir une machine, en rendant inadmissibles certaines combinaisons de puissance et vitesse. D’ailleurs les applications nouvelles de la pratique, telles que le développement des turbines à vapeur, introduisent de nouveaux problèmes, si bien qu’il devient d’un intérêt puissant de se familiariser plus étroitement avec les phénomènes auxquels donne lieu l’inversion du courant dans les machines à collecteur. Par les travaux de Girault, Fischer-Hinnen, Reid, Arnold et autres, la clarté s’est faite progressivement sur cette question, si bien que la construction voit aujourd’hui parfaitement la difficulté à résoudre pour réaliser de nouveaux progrès.
- Pour arriver à toucher du doigt le problème, il nous faut reprendre brièvement la théorie du collecteur.
- Disons auparavant que les causes de production d’étincelles dans une machine sont sans nombre ; un premier groupe renferme les causes que nous appellerons mécaniques, un secondles causes électriques. Nous n’avons pas à nous occuper des premières. Les moyens pour les éviter sont du domaine de la pratique des ateliers, où la théorie n’a rien à faire. Néanmoins une connaissance théorique exacte des phénomènes dus a 1 emploi d’un collecteur est très fertile et conduit directement à dès idées nouvelles. Considérons le cas le plus simple, celui d’une machine a enroulement Gramme ordinaire et où la largeur h' des balais comptée sur la circonférence de frottement soit égale à celle des touches du collecteur. Dans la figure i, dans laquelle le collecteur est supposé se mouvoir vers la droite
- nous désignerons par II le voussoir qui va quitter le balai, par I celui qui vient de le toucher. Nous allons avoir a considérer la variation du courant i dans la bobine a(3 en court-circuit.
- Soit J le demi-courant induit, q et q les courants variables dans les connexions du collecteur ; Rs la résistance de la bobine ab , R„ celle d’une des connexions. Soit R, la résistance du passage d’un balai quand celui-ci recouvre complètement le voussoir correspondant; bb, est la surface de contact du balai. C’est aussi celle d’un
- jfd
- Fig. i.
- balai négatif par lequel le courant 2J arrive au collecteur. Le courant i sera déterminé par des forces électromotrices de trois sortes : les tensions ohmiques, la force électromotrice de self-induction, et celle due à l’induction du champ extérieur. Le courant/ résulte de la composition de ces forces électromotrices.
- Nous considérerons d’abord le cas le plus simple, celui où le conducteur se déplace très lentement; les tensions ohmiques interviennent seules. Nous admettrons en outre en premier lieu que la résistance de la bobine en court-circuit à laquelle nous ajoutons celle des deux connexions, soit Rs -f- 2Re est négligeable vis-à-vis de R1 ; aussi la grandeur relative des courants q, q dépend-elle des résistances variables de passage du balai aux voussoirs II et I ; nous
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- commençons à compter la durée du court-circuit avec le moment où la couche isolante 3 touche le bord du balai i. A ce moment i2 est voisin de 2J et i\ voisin de o ; z, décroît ensuite jusqu’à o, tandis que q croît jusqu’à 2J. D’après la règle connue nous aurons à l’instant l après le commencement du court-circuit.
- D’où
- F, et F, sont les surfaces de contact variables. Il en résulte que la courbe représentant les variations du courant dans la bobine en court-circuit est une droite et que les densités du courant traversan t les surfaces de contact sont constantes puisque
- iL___2J
- TT-^MT
- avec
- «.) 2 J
- F* — b^b
- . _ T N _ T 1
- h - 2'1 ~bb[ — 2'1 T -1 F, T — t
- l3 = aJi
- ’ __ 7 ___ T „T t— T
- i — J ij --- J 2J rp
- Dans ce cas particulièrement simple la permutation résulte donc exclusivement de la variation des surfaces de contact.
- Si nous faisons un pas de plus et que nous ne négligions plus la résistance Rs-f- aRc vis-à-vis de R15 nous obtenons en appliquant la loi de Kirchhofl’ :
- R si - R*’ (J + i) - (J + i )+ (J -*)
- -f- Rr (J — i) 0.
- D’c
- J (T — rt
- TT-T (T-O + T...
- Telle est l’équation générale donnant les variations de i sous la seule influence des résistances ohmiques. La figure 2 montre un certain nombre de ces courbes qui ont été construites d’après cette équation pour différentes machines en service.
- Les courbes a jusqu’à f s’appliquent à des dynamos à frotteurs en charbon ; g et h à une machine à frotteurs métalliques. Nous voyons
- tout d’abord à l’examen de ces courbes ce résultat remarquable, qu’en exceptant la courbe h elles ne s’écartent que très peu d’une ligne droite. L’égalité 1 nous indique que cet écart est d’au-
- tant moindre,/que la valeur du rapport est
- plus faible. Mais même à des valeurs relativement élevées de ce rapportla résistance de contact a pour effet de rapprocher la courbe d’une
- ; tfV :
- 10 za 30 *0 50 so je bq $0 tho
- Fig. 2.
- ligne droite. Cette considération est très importante car d’après les derniers développements de la théorie, l’effet de cette résistance de contact est le phénomène essentiel de l’inversion du courant.
- Nous verrons ultérieurement que la forme de la courbe est particulièrement importante au voisinage des points extrêmes. Si nous remarquons qu’à ce moment une des résistances de contact devient infinie nous comprenons quelle doit être l’importance de cette variation de résistance qui fait passer progressivement le courant total 2J du voussoir de départ à celui d’arrivée.
- Allons un pas plus loin et admettons que la largeur du balai soit plus grande que celle d’un voussoir ; on saisira facilement que le résultat précédemment trouvé, l’allure rectiligne de la courbe d’intensité, sera peu modifié de ce fait.
- Nous concluons donc que dans le cas d’une très lente rotation de l’induit, où par suite les résis-
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- tances ohmiques seules interviennent, la courbe d’intensité ne s’écarte jamais beaucoup d’une ligne droite.
- Ce résultat a une importance considérable, car avec cette forme de courbe, les densités de courant sont constantes, comme nous l’avons déjà dit, et par suite les crachements aux balais ne sont pas à craindre, puisque la chaleur dévelop-née est minimum.
- Examinons un cas plus général et supposons
- Fig, 3.
- que la courbe d’intensité présente la forme indiquée par la figure 3 Nous aurons crachement aux balais si la densité de courant acquiert des valeurs importantes particulièrement au moment où un voussoir du collecteur touchera ou quittera le balai.
- La courbe ci-contre nous permettra de déceler ces moments de densité considérable. Considérons un point quelconque P (fig. 3) de cette courbe.
- La surface de contact du voussoir de départ II avec le balai estF2 — bj) —r^—- et la surface de contact du voussoir d’arrivée I est F, == b,b -qr- et les densités moyennes sont à ce moment
- . s, = 4- s,=4
- r 1 r 2
- D’après la figure 3 les valeurs de et s2 sont proportionnelles aux tangentes trigonométri-ques des angles <x1 et a2. L’examen des grandeurs fie ces angles rend donc possible de déduire de 1 inspection de la courbe la valeur de la densité moyenne du courant traversant les surfaces de
- contact. Si nous faisons croître l’abscisse du point P jusqu’à sa valeur extrême bbi il est clair
- que la valeur de sera celle de l’intensité du
- courant au moment où le voussoir va quitter le balai.
- Cette valeur de n’est autre que sa tangente
- de l’angle d’inclinaison sur l’horizontale de la tangente à l’extrémité de la courbe. De même pour l’extrémité opposée. Si cette inclinaison est faible c’est qu’il en est de même de la densité du courant et le voussoir quittera le balai sans étincelle. Si au contraire, la courbe présente en ce point une chute rapide, c’est l’indice d’une densité élevée ; un courant intense franchit l’étroite surface de contact, d’où dégagement de chaleur, volatilisation, en un mot crachement au balai. Ce fait nous fait comprendre la nécessité de nous rendre maître de l’allure de la courbe d’intensité. La ligne droite a sur toutes les autres formes l’avantage d’assurer une densité de courant constante ; on devra donc s’efforcer de la réaliser.
- Pénétrant plus avant, n’admettons plus que l’induit tourne très lentement et faisons-le tourner de plus en plus vite. Il en résultera le développement de deux autres forces électromotrices la force électromotrice de self-induction et celle résultant du champ extérieur. Si la courbe d’in-lensité était donnée, il serait facile d’en déduire la loi de variation de la force électromotrice de self-induction. D’ailleurs la force électromotrice due au champ extérieur résulte de la connaissance de celui-ci; la Gourbe d’intensité résulte de l’action combinée de ces forces électromotrices.
- Arnold et Mie ont donné la solution de l’équation différentielle générale qui satisfait à la relation qui lie l’expression de ces forces électromotrices et l’intensité du courant. Nous ne pouvons en raison de la difficulté du sujet en aborder ici l’examen et voulons nous borner à étudier l’influence de. ces nouvelles forces électromotrices sur la courbe d’intensité. La self-induction qui traduit l’inertie magnétique a pour effet de relever la courbe d’intensité, par suite de retarder le changement de sens du courant, si bien qu’on peut choisir la lorce électromotrice due au champ extérieur de façon à annuler l’effet de la self-induction.
- D’où le rôle du calage des balais en avant de
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- la ligne neutre du champ dans la production de cette force électromotrice. Par une variation convenable de cette force pendant la durée du court-circuit, on peut demeurer dans le cas delà commutation rectiligne, c’est-à-dire de la com-mutation qui au point de vue électrique du moins le produit sans étincelles. Cela devient tout a fait clair si nous prenons comme point de départ une courbe présentant l’aspect rectiligne de celles obtenues par la seule considération des résistances ohmiques, et telle que celles réalisées par les machines à frotteurs en charbon et construites rationnellement. Supposons qu’une ma-
- chine ait une courbe d’intensité, telle que celle représentée dans la figure 4» lorsque la vitesse tend vers o. La E. M. K, de self-induction qui est développée, si nous considérons la courbe précédente comme le résultat obtenu en marche normale, sera constante pendant toute la durée d’inversion du courant.
- Si on veut h chaque instant annihiler l’effet de la self-induction par la force électromotrice induite par le champ, nous n’aurons qu’à maintenir ce dernier constant et à lui donner une valeur telle que les deux forces électromotrices soient égales. Si on arrive à ce résultat, la résistance seule intervient et on obtient la variation rectiligne de l’intensité. Nous arrivons donc à cette conséquence importante, qu’il nous faut un champ aussi constant que possible pour obtenir une bonne inversion. Dans les machines n’ayant aucune disposition spéciale, ce champ d’inversion appartient à la partie montante de la courbe du champ magnétique.
- En fait, tous les constructeurs,
- avoir connaissance de la théorie de la commutation, s’efforcaient à ne pas donner à cette partie du champ magnétique une allure trop raide, mais de la faire aussi peu inclinée que possible, de façon que les valeurs initiales et finales du champ d’inversion ne fussent pas trop différentes. Si on considère la courbe h (fig. 2), relative à une machine à frotteurs métalliques, et où l’influence des résistances de la bobine et de ses connexions se fait clairement sentir, on voit que l’influence de ces résistances tend à accélérer la commutation dans la première moitié, à la ralentir pendant la seconde. La force électromotrice d’inversion ayant toujours pour effet, du moins avec des frotteurs décalés en avant, d’accélérer la commutation et par suite, de rabaisser la courbe d’intensité, on voit que dans un pareil cas il est rationnel de donner à la force électro-motrice d’inversion une valeur supérieure pendant la première moitié, inférieure pendant la seconde à la force électromotrice de self-induction.
- Par conséquent, nous devons renoncer dans ce cas à une force constante d’inversion. Nous devrons lui donner au début une valeur plus faible, à la fin une valeur plus forte que sa valeur moyenne, afin de contrebalancer l’influence des résistances de la bobine et de ses connexions et de rétablir la rectilignité de la courbe d’intensité.
- Nous savons maintenant quels sont les facteurs d’où résulte la forme de la courbe d’intensité et quelle doit être celle-ci pour éviter le crachement aux balais.
- Il s’agit maintenant de nous fixer sur la grandeur des forces électromotrices résultant d’une rotation rapide de l’induit ; quelle peut être la grandeur de la force électromotrice de sel 1-induction , et par suite quelle valeur donner à celle d’inversion ?
- Pourcalculer la self-inductance il est indispensable de voir d’abord clairement où elle réside.
- Soit une machine bipolaire et considérons la bobine mise en court-circuit; chaque variation de l’intensité du courant qui la traverse influence en substance deux circuits magnétiques : i° le circuit magnétique principal de la machine qui se ferme par les pôles inducteurs et la carcasse ; 20 ce que nous appellerons les lignes de flux dis-persif dans le voisinage immédiat des fils de la
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- bobine en court-circuit qui se ferment presque exclusivement par l’air. Relativement au circuit principal, la bobine en court-circuit combinée avec les enroulements de l’inducteur peut être considérée comme constituant un transformateur où la bobine forme le circuit primaire, l’enroulement inducteur jouant le rôle de circuit secondaire.
- Par suite la force électromotrice de self-induction dans la bobine en court-circuit ne peut provenir que du flux dispersif.
- La valeur de ce champ peut être déterminée parle calcul,mais laméthode expérimentale nous semble préférable.
- Si on alimente la bobine en court-circuit de courant alternatif on peut déduire très facilement delà tension dans les inducteurs, le résultat cherché.
- Parshall et Hobarl ont fait de nombreux essais de cette sorte. Nous-mêmes avons-fait des mesures desquelles il ressort qu’en dépit de grosses différences dans la dimension des rainures, la longueur.du noyau de l’induit, etc., le calcul peut être fait en introduisant un coefficient qui n’est soumis qu’à des fluctuations relativement faibles. Parshall et Hobart ont donné une forme excessivement pratique de la force électromotrice de self-induction où ligure cette constante unique.
- Ils expriment le coefficient de self-induction en fonction du nombre z de lignes de force dû à
- O
- un courant d’un ampère dans une spire. Si la bobine a n tours, le coefficient de self-induction est donné par la formule :
- L = ra2Z io ~8
- et comme le courant -f- J dans la bobine doit passer à la valeur — J, la force électromotrice moyenne est :
- E, = a LJ
- expression indépendante de la courbe d’intensité, nous avons par suite :
- ' Es «2JZio~ 8
- Si nous posons maintenant z= £La, où Lnest la longueur du noyau de l’induit exprimée en centimètres, nous pouvons aussi écrire :
- y LflÇ»* Jio-s
- Nous pouvons exprimer la durée du court-circuit d’après la largeur des frotteurs et la vitesse tangentielle.
- Dans le cas général où plusieurs voussoirs sont simultanément couverts par le frotteur, le nombre moyen des spires mises simultanément en court-circuit s’exprime facilement ; c’est celui que porte un segment de l’induit, dont la longueur b' est égale à la largeur du frotteur ramenée à la circonférence extérieure de l’induit-C’est du moins le cas du simple enroulement
- te
- Fig. 5.
- en anneau tandis que pour l’enroulement ondulé un petit calcul est encore nécessaire. Si donc A est le nombre d’ampères-tours de l’induit par centimètre d’alésage, b'A est le nombre d’ampères-tours qui peut remplacer le produit nJ.
- b'
- La durée du court-circuit est — , où v est la
- v ’
- vitesse tangentielle de l’induit. Remplaçant donc nJ et T, par leur valeur dans la formule (2), nous obtenons l’équation très importante et très simple :
- Es = 2^«^ALaio — 8
- Cette équation permet de calculer la force électromotrice de self-induction d’une machine, même si son mode d’enroulement n’est pas connu.
- Cette formule ne contient que la constante pratique Ç à déterminer expérimentalement.
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- Cette équation, et le fait de la nécessité d’un champ d’inversion constant sont les résultats principaux auxquels nous voulions arriver.
- Le résultat lejplus important est peut-être la connaissance de ce fait, que la valeur de cette force électromotrice qu’on peut appeler aussi force électromotrice de réactance, auxquelles les anciennes théories assignaient unelimite infranchissable, peut prendre toute valeur voulue, ce qui du moins en théorie ouvre libre carrière aux constructeurs de machines à collecteur. Mais alors pour les dynamos à marche très rapide, la disposition magnétique généralement adoptée ne sulïit plus. Dans la dynamo continue ordinaire à mesure que croît la réaction d’induit le champ s’affaiblit en face des balais, ce qui conduit à décaler ceux-ci en avant toujours davantage.
- Aussi dans les nouvelles machines recourt-on à l’emploi du pôle d'inversion depuis longtemps connu, placé en face de la bobine en court-circuit et parcouru par le courant induit. Une disposition appropriée permet d’obtenir un champ d’inversion ayant la répartition voulue et en particulier d’obtenir un champ constant. Comme celui-ci par suite de l’enroulement en série et de la faible saturation est proportionnel au courant à inverser, on peut éviter toute production d’étincelles avec des balais fixes, et des vitesses considérables quel que soit le sens de la marche. Telle est la machine de Déri, très bien étudiée au point de vue électrique, quoique sa construction laisse un peu à désirer.
- Ces considérations nous semblent donner un aperçu simple de la théorie de la commutation, et montrent dans cet exemple spécial comme le seul point de vue théorique peut amener facilement des solutions pratiques. A.-M. G.
- Le moteur Diesel, par H.-A. Clark. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIIi, p. 314-3x7.
- Dans une communication, au récent congrès de l’Institution anglaise des Ingénieurs mécaniciens à Leeds, l’auteur présente d’abord une théorie du moteur Diesel. Le moteur actuel fonctionne avec un cycle à quatre temps ; le premier temps comprend l’aspiration de l’air seul a la pression, et à la température de l’atmosphère ; dans le deuxième, l’air est comprimé à 35 atmosphères et atteint environ 55o°C ; cette compression n’est ni isothermique ni adiabatique en raison de l’enveloppe d’eau du cylindre.
- Le troisième temps comporte la combustion sous pression constante d’une quantité d’essence déterminée par le régulateur; la seconde portion de ce temps se fait h peu près suivant une détente adiabétique ; dans le quatrième temps, les gaz brûlés sont expulsés.
- L’auteur étudie ensuite d’une façon très complète un moteur Diesel de 80 chevaux effectifs, construit par la « Vereinigte maschinenfabrick » d’Augsburg et Tarels frères de Gand. Ce moteur est réprésenté (fig. 1 et 2) ci-dessous, en coupe longitudinale et transversale; il est du type vertical avec bâti en fonte en forme de V renversé ; le fonds du cylindre est également refroidi. Dans la coupe transversale, on aperçoit deux soupapes, la soupape centrale donne passage à l’essencepulvérisée, l’autre sert au démarrage et peut fonctionner comme soupape d’aspiration de la pompe à air. Dans la coupe longitudinale, la soupape de droite sert h l’admission de l’air, celle de gauche, a l’échappement, toutes deux s’ouvrent vers l’intérieur. Les trois soupapes sont manœuvrées par des cames et des leviers. Le piston est du type ordinaire ouvert et connecté directement par une bielle a la manivelle ; il est pourvu de sept segments du système Ramsbottom les six premiers sont logés à la partie supérieure, le septième est beaucoup plus bas, de façon à dépasser l’orifice du graisseur latéral à-la descente. L’arbre coudé est monté sur trois paliers munis de graisseurs à bague. Le volant, en deux pièces, est garni, à' l’intérieur de la jante, d une denture qui permet, au moyen d’un encliquetage de placer le volant dans la position du démarrage, un peu au delà du point mort. Sur la gauche de la section longitudinale, on aperçoit la pompe à pétrole qui communique avec les réservoirs-filtres d’une part, et d’autre part, avec le pulvérisateur, à travers un tube étroit. Le plongeur de cette pompe est actionné par une manivelle montée sur un disque de l’arbre des cames; sa course est donc constante. Sur la droite de la figure 2, on voit la pompe à air, dont le cylindre est refroidi par une circulation d’eau. Son piston est actionné par un balancier articulé sur la bielle du moteur. Cette pompe prend l’air du cylindre principal un peu avant la fin de la compression, le comprime a son tour et l’envoie dans le petit réservoir figure sur la droite. Ce dernier communique avec le pulvérisateur d’essence et sert à envoyer le pe-
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- trole pulvérisé dans la chambre de combustion du cylindre où il règne déjà une pression de 35 atmosphères ; aussi la pression du réservoir
- est-elle de 4° ® 5a atmosphères. Lé trop-plein de ce réservoir est envoyé dans un réservoir plus grand où l’air comprimé est recueilli en
- Section longjtndijia]e
- /S'oupepe et pulvériâet^ de
- Section transversale’ î Taaitian. de travail
- Fie., x et 2
- vue du démarrage ; une soupape de sûreté peut être également montée sur le cylindre de façon à recueillir une partie de l’air dont la pression excéderait 35 atmosphères.
- Le graissage sous pression du cylindre se fait en cinq ou six points du pourtour du piston, et l’huile est également forcée vers la partie supérieure de la bielle par les paliers. L’eau de re-
- pâr chLtvsl-Jietfre su
- 0,2 (C1
- Esserice totale psph
- Chevaux au frein
- Fig. 3.
- froidissement enveloppe complètement le cylindre et la pompe à air.
- he démarrage se fait au moyen de l’air comprimé
- dans un réservoir spécial à 55 atmosphères environ. Les constructeurs envoient avec la machine un réservoir tout chargé \ ces réservoirs
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- se comportent des mois entiers sans perte de charge.
- La fiofure 3 donne des courbes de consomma-tion pour les trois moteurs essayés par l’auteur. Ces courbes montrent bien la bonne régulation du moteur ; la consommation d’essence est bien proportionnelle à la puissance sauf pour les faibles charges, c’est-à-dire au-dessous de 23 p. ioo de la puissance normale. Dans la machine de 35 chevaux la consommation d’essence en livres (453 gr) par heure est sensiblement donnée par l’expression 4 + o,35y X chevaux au frein, pour des puissances supérieures à 10 chevaux. De même pour les moteurs de 80 et 160 chevaux, ces expressions sont respectivement y, 5 + 0,336 X chevaux au frein et 10 -f- o,345 X chevaux au frein. Les trois courbes supérieures montrent que pour les fortes charges la consommation par cheval-heure tend vers une même limite.
- L’auteur a enfin effectué un essai comparatif de consommation portant : i° sur un moteur Diesel; 20 sur un moteur Crossley avec gazogène Dowson ; 3° sur une machine à vapeur com-pound à haute pression avec chemise de vapeur. Les dépenses totales se sont établies comme il suit :
- Dépense totale par cheval-heure au frein.
- Moteurs
- 35 chevaux au frein. 80 «
- 160 »
- Diesel Crossley Vapeur 0,059 h* 0,069 fr 0,089 fr 0,039 » o,o52 » o,o63 »
- o,o32 » 0,040 » 0,049 »
- P.-L. C.
- TRACTION
- Les chemins de fer électriques de la vallée de F Hudson [Street Railway Journal).
- A l’occasion de la réunion annuelle, à Sara-gota, de trois Sociétés américaines, la Amer. Street Railway Convention, la Street Railway Account. Association et la Americ. Railway Mech. and Electr. Association, le Street Railway Journal donne une description des chemins de fer électriques aboutissant à la ville du Congrès.
- La plupart de ces installations empruntent l’énergie aux forces hydrauliques de l’IIudson, le long duquel un grand nombre de stations hydroélectriques ou d’installations combinées hydrauliques et à vapeur se sont établies. En prévision
- d’une future exploitation par trains rapides, les voies ont été construites avec une infrastructure beaucoup plus forte qu’on ne le fait généralement.
- L’une des lignes les plus importantes est celle de 1’ « Hudson Yaley Ry » avec le tronçon principal Waterford-Warensburg » et plusieurs lignes dérivées formant un total de 200 km. L’énergie est empruntée à 6 sous-stations alimentées par 5 stations centrales. Dans quelques-unes des dernières sont installés des générateurs à double courant de 3oo kilowatts, mus en partie par des machines à vapeur et en partie par des turbines à eau, produisant du courant continu à 600 volts pour les tronçons proches, et des courants triphasés transformés à 22000 volts et envoyés aux sous-stations qui le convertissent en courant continu à 600 volts. Dans d’autres stations, on ne produit que du courant continu dont une partie est convertie en courants triphasés à basse tension transformés ensuite à 22 000 volts pour être envoyés aux sous-stations. On projette de transformer toutes les stations centrales actuelles en sous-stations, et de produire l’énergie totale dans deux importantes installations hydrauliques, dont la construction est déjà commencée.
- La Union Traction Cy exploite une ligne reliant les villes d’Albany et de Troy et prolongeant les réseaux de tramways de ces deux villes. Une des plus importantes sources de recettes de ce chemin de fer est le transport du frêt effectué dans des voitures à deux essieux qui font chaque jour 5 voyages entre Albany et Troy. L’intensité normale absorbée atteint 5600 ampères et la charge maxima 8000 ampères sous 55o volts. La plus grande partie de l’énergie est empruntée à la station hydraulique de Mechanicsville, sous la forme de courants triphasés à 12 000 volts et 4° périodes et transformée dans deux sous-stations : le reste est fourni par des stations munies de turbines a vapeur. S’il arrive une avarie dans une des centrales principales, entraînant l’arrêt des générateurs, la centrale des tramways d’Albany peut venir en aide : le courant à 55o volts qu’elle produit est alors converti à la sous-station la plus proche en courants triphasés à 12 000 volts servant à l’alimentation de la seconde sous-station.
- Un tronçon de ligne de 14 km de longueur, fréquenté surtout en été par les excursionnistes,
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- mène de Albia, à 5 km de Troy, jusqu’à Averil Park. La station centrale contient deux machi-nés à courant continu de 25o chevaux de la Compagnie Westinghouse.
- La Fonda Johnston and Gl'oversville Ry possède une longueur de voies de 200 km exploitées en partie au moyen de la vapeur, en partie électriquement. L’installation comporte une des plus grandes stations centrales établies par la General Electric Co. La salle des chaudières contient 10 chaudières marines de 5oo chevaux; la salle des machines comporte 3 machines Cor-liss compound à condensation avec distribution Reynold-Corliss d’une puissance normale de
- 1 r;5o chevaux, et maxima de 2 260 chevaux pour une consommation en vapeur de 6,1 à 8,1 kg par heure et par cheval. Ces machines actionnent directement des générateurs à courants triphasés de 1000 kilowatts sous 18200 volts à 94 tours, envoyant le courant à trois sous-stations distantes de 16 km, qui alimentent le tronçon Gloversville - Schenectady. Ces dernières sont équipées avec des convertisseurs hexapolai-res de 3oo kilowatts à 5oo tours.
- Les transformateurs-abaisseurs de tension des sous-stations sont refroidis par circulation d’air. On peut varier le rapport de transformation de
- 2 1/2 p. 100 à 10 p. 100 en déconnectant une partie de l’enroulement primaire monté en étoile. Les secondaires sont montés en triangle. Du milieu de deux enroulements secondaires voisins partent deux conducteurs qui aboutissent a deux bagues des convertisseurs; de la sorte ces derniers peuvent être alimentés seulement à demi-tension pour la mise en route. Par l’emploi de bobines de réactance, on peut changer de 7° p. 100 la tension du courant continu sortant des convertisseurs. Si lors d’un démarrage par courant alternatif il se produisait un renversement de la polarité dans le circuit à courant continu, un commutateur placé entre l’induit et 1 enroulement inducteur rétablirait la polarité nécessaire du champ.
- Dans la sous-station d’Amsterdam, qui alimente aussi un réseau d’éclairage, il y a, indépendamment des convertisseurs de l’installation traction , deux moteurs générateurs de 1)00 kilowatts qui convertissent les courants triphasés a 13 220 volts, 20 périodes en courants biphasés à 2 3oo volts et 60 périodes. Ces cou-ll,nts alimentent, après transformation, des
- circuits de lampes à arc et de lampes à incandescence.
- Comme unique chemin de fer employant pour l’alimentation du courant le système du 3e rail dans l’état de New-York, la ligne Albany-Hud-son est remarquable. Les machines à courant continu destinées aux tronçons voisins de la station centrale sont mues par des turbines Victor de 200 kilowatts. Des courants triphasés à 12000 volts et 25 périodes sont produits par 3 générateurs de 1 000 chevaux actionnés par des machines à vapeur Bellis-Wood. Les machines de secours sont .actionnées par des turbines. Deux lignes à courants triphasés amènent le courant à 3 sous-stations équipées avec des convertisseurs de 200 et 4°° kilowatts. Le courant est amené aux moteurs par un rail de 4° kg par mètre, semblable aux rails de roulement et supporté toutes les 5 traverses par des isolateurs. Ces derniers sont en bois munis d’un chapeau de fonte. A l’intérieur de la ville, l’amenée du courant se fait par des fils aériens.
- De Schenectady, siège de la General Electric Co, rayonnent vers divers points un grand nombre de chemins de fer électriques utilisés principalement par les installations de la General Electric Co et de l’American Locom. Works, et assurant le transport du frêt entre Albany, Schenectady et Troy. La longueur de voies est de 120 km; les trains se succèdent toutes les quinze minutes. L’énergie est empruntée à la grande station centrale hydraulique de l’Hudson River Comp. à Mechanicsville, sous forme de courants triphasés à 10000 volts 40 périodes, et amenée à deux sous-stations. La station centrale à courant continu de la General Electric Co sert de secours.
- Quoique n’étant pas en relation directe avec Saragota, le chemin de fer Utica-Mohawsk-Whi-testown doit être mentionné ici, comme étant sur le territoire de l’Hudson. L’énergie est produite dans la station centrale d’Utica sous forme de courants triphasés a 20000 volts 60 périodes qui vont à trois sous-stations. La plus considérable d’entre elles abaisse la tension à 36o volts dans 3 transformateurs de 55o kilowatts connectés en triangle ; chaque groupe de transformateurs alimente un convertisseur de 5oo kilowatts produisant du courant continu à 600 volts. Les appareils proviennent de la Westinghouse Co.
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- Terminons par la description de la nouvelle et considérable installation hydraulique de la Hudson River Water Pover Comp. Cette société possède la station centrale déjà mentionnée de Mechanicsville, dans laquelle on trouve une installation à vapeur de i 200 chevaux servant de réserve, i4 turbines Stillwell, dont deux actionnent un générateur à courants triphasés de 700 kilowatts.
- La nouvelle installation dont l’inauguration est imminente, sera, après l’usine du Niagara, la plus grande, station centrale hydraulique des Etats-Unis, et fournira de l’énergie à Albany, Troy, Scheneetady et autres lieux de moindre importance. Aux eaux les plus basses, on dispose de 54 m3 par seconde, et aux hautes eaux, de 1 35o m3. Du canal supérieur (de i3o ru de long), partent dix conduites forcées en acier de 3,6 m de diamètre amenant l’eau au bâtiment des turbines situé à 24 m plus bas. Chaque conduite forcée alimente deux turbines : huit .turbines ontchacune une puissance de 5 000 chevaux, deux ont une puissance de 3 4oo chevaux. Les turbines attaquent directement les générateurs à courants triphasés de 2 5oo kilowatts qui doivent pouvoir supporter une surcharge de 5q p. 100 et ont à pleine charge un rendement de p. 100. 4o transformateurs à huile de 833 et 607 kilowatts élèvent la ténsion à 26000 volts, tension de distribution ; le courant à haute tension part du tableau et est amené aux points centraux de consommation par 5 lignes principales.
- O. A.
- ACCUMULATEURS
- Nouveaux brevets sur les accumulateurs, Centralblatt f. Accumulatoren, terjanvier. — jiilectrode d’élément Schçenmehl. Patente américaine 737 285 mai 1902.
- L’électrode positive — constituée par de l’oxyde de cuivre — est employée sans support et doit être aussi solide que possible à la partie supérieure où l’électrolyte est le plus fort, et au contraire aussi mince que possible à l’extrémité inférieure où l’électrolyte est faible. La matière active est préparée avec des solutions convenables (lessive alcaline) et ensuite pressée en forme de coins. Ces électrodes peuvent être simples ou doubles; ces dernières se composent de deux électrodes simples placées l’une à côté de l’autre et allant en s’amincissant du haut vers
- le bas. La surface d’une telle electrode peut être réduite à l’état de métal de façon que la croûte de cuivre formée augmente sa conductibilité.
- Procédés de préparation de la matière active et des électrodes d’une batterie, par Olivier .-p. Fritchle. Patentes américaines 738 3i3, 738 315 ,
- 438427.
- Le plomb finement divisé, surtout lorsqu’on le prépare en faisant gicler d’une seringue du plomb fondu mélangé d’air, possède une cohésion extrêmement grande. Si on le met en contact, dans- cet état, avec de l’acide chlorhydrique chaud, on peut par une faible pression obtenir une rnttsse solide et très poreuse.
- •? j
- Fig. 1.
- Pendant le mélange avec l’acide, il se produit un faible dégagement de gaz qui empêche les particules de plomb déformer une masse compacte.
- Pour préparer la matière active, on emploie l’appareil 1 (fig. 1) destiné à maintenir le plomb finement divisé et à le laisser tomber ; c'est une plaque rectangulaire en bois ou autre matière aussi peu attaquable que possible aux vapeurs acides. La plaque porte un grand nombre de petits trous 2, et une coulisse 3 fixée sur la face inférieure par des glissières 4- Le récipient a est une poêle basse en matière inattaquable a l’acide, qui contient l’acide chlorhydrique 6 et est chauffée parmi fourneau à gaz 7. Un récipient 8 est placé dans la poêle à quelque distance du fond et directement au-dessous de l’appareil 1 : ce récipient inattaquable est par exemple en cuivre. Son fond est amovible et a de nombreux trous 9. La plaque grillagée est posée à plat sur le fond du récipient : une lente horizontale 10 (fig. 2) permet d’introduire cette plaque 11 qui doit recevoir le plomb préparé. Une bande 12 sert de fermeture. Quand l’acide est chaud, la planche 1 est remplie de plomb
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- g Février 1904
- HEVUE D’É L L C T R1CIT E
- 2 31
- o-ranulé, puis la coulisse est retirée et le plomb, traversant l’acide chaud, tombe sur la plaque grillagée ii. Parce traitement» le volume primitif du plomb quadruple : on le réduit alors par pression au double du volume primitif, de préférence pendant qu’il est encore dans l’acide. Après avoir retiré le fond du récipient 8, on
- garnit ce dernier d’une nouvelle plaque. -— Au lieu d’acide chlorhydrique, on peut employer n’importe quel autre acide, par exemple une solution de sel, dans laquelle l’introduction de plomb donne naissance à du chlore, ou bien de l’eau de chlore, ou du chlore libre. La matière active préparée par ce procédé assure une rapide circulation de l’électrolyte, grâce à ses larges pores, et un lavage efficace des parcelles de sulfate inhérentes.
- Electrode négative pour accumulateurs électriques. — Accumulatoren Fabrik.
- Le plomb spongieux se contracte sous l’influence des charges et décharges répétées et sa structure devient semblable à celle du plomb massif ; par suite du rétrécissement des pores,
- 1 acide ne peut plus pénétrer dans la matière active, et la capacité de l’électrode diminue.
- Mais la contraction du plomb spongieux ne sè produit plus si on y incorpore une substance neutre finement divisée. Cette addition détermine un gonflement considérable de la masse active dont le volume fait plus que doubler, et permet ainsi une facile introduction de l’acide dans l’intérieur de l’électrode. La plaque négative est constituée d’une grille dont les faces sont fermées, d’après le moyen connu, par des plaques perforées, des tissus de fils^ etc., et dont les excavations ne sont pas entièrement remplies
- Fig. 4 à 7.
- par la matière active de façon que le gonflement de cette dernière puisse se produire sans difficulté. Naturellement il est essentiel que ces excavations ne restent pas partiellement vides pour le fonctionnement normal de 1 élément. — Le remplissage incomplet des excavations peut être fait de diverses façons que montrent les figures 3 à y.
- La figure 4 donne la section d’une électrode représentée figure 3 : cette électrode est fermée par les plaques a. Les excavations laissées entre les montants delà grille b sont remplies seulement à moitié par la matière active c. Cette dernière gonfle pendant le fonctionnement, afflue dans les parties vides et des excavations et les remplit complètement. Les figures 5 à y montrent une autre manière d’opérer, pour le cas où le milieu de l’électrode est constitué par une plaque non perforée.
- On peut aussi introduire dans chacune des excavations une pièce f de la forme qu’on veut (fig. 8), constituée par la substance neutre et la matière active, et disposée de façon à ne remplir que partiellement le vide.
- Lorsqu’on a des électrodes grillagées fermées d’avance par des plaques perforées ou par des
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- tissas de fils, on réunit ensemble deux plaques après avoir partiellement rempli les excavations du côté onvert. Par exemple la figure 9 montre
- Fig. 8.
- une plaque composée de deux grilles semblables fermées sur un côté par des plaques perforées a, et dont les nervures sont placées côte à côte. Les excavations d’une seule plaque sont remplies de matière active, et celles de l’autre sont vides; ou bien comme le montre la figure 10, les exca-
- Fig. 9 et 10,
- vations des deux grilles sont alternativement entièrement pleines ou entièrement vides : lorsqu’on joint les deux plaques ensemble, on place toujours les parties vides en face des parties remplies. — Une autre méthode est donnée
- Fig. 11.
- dans la figure 16 : entre deux plaques vides, fermées sur les faces extérieures par des plaques perforées, on introduit deux électrodes non fermées sur les côtés et entièrement remplies de matière active: lors du gonflement cette dernière
- pénètre dans les excavations des deux plaques extérieures. Au lieu des deux électrodes médianes, on peut en mettre une seule, ou bien une électrode partagée en deux par une cloison mé-
- j
- Fig. 12 et i3.
- diane. Ce montage des électrodes (fig. 9 et 16) est avantageux, car il permet de fixer les plaques à l’électrode grillagée avant l’introduction de la matière active, et même de les faire venir en-
- Fig. 14 à 16,
- semble de fonte ce qui est beaucoup plus économique que de les assujettir après coup. Les grilles à demi remplies sont très facilement réunies avec l’aide d’un chalumeau à gaz.
- Électrode d’accumulateur dont le support est constitué par une plaque métallique perforée munie de saillies, par Danzer. Patente allemande 146 o63s 24 juillet 1902.
- La nouveauté que cette plaque offre sur les habituelles consiste en ce que les saillies, recouvertes ainsi que les parties planes d’une épaisse couche de matière active, sont disposées de façon à ménager entre elles des ouvertures transversales, non recouvertes de matière active, qui permettent une libre circulation de l’électrolyte et un facile accès de ce dernier aux saillies des plaques juxtaposées.
- La figure 17 montre une coupe verticale à travers un accumulateur muni de semblables électrodes ; la figure 18 donne une vue d’une partie de la plaque. Les électrodes positives 1, 2,3,
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- ^ 5 et les électrodes négatives 6, 7, 8, 9, 10 sont fabriquées exactement de la même façon. Elles se composent d’une plaque centrale en plomb munie des deuxcôtés desailliesou de che-
- Fig. 17.
- villes 12 qui vont en s’amincissant vers leur bout libre, et dont la section droite a la forme d’une étoile. Les chevilles ou saillies sont groupées autour de l’ouverture transversale i4, et, lorsqu’on assemble deux plaques côte à côte, chaque saillie
- se place dans le vide que laissent vis-à-vis d’elle les saillies de la plaque voisine. Ces trous 14 servent à faciliter la circulation de l’électrolyte.
- La surface totale de la plaque, aussi bien la partie plate que les saillies, est recouverte par la matière active 18 et par une enveloppe de protection 17 qui épouse exactement la forme des saillies. Cette enveloppe est assujettie à la
- plaque par des boulons creux. Les électrodes placées à chaque extrémité portent seulement sur une face les saillies ou les chevilles qui sont tournées vers l’intérieur de l’élément. Par le serrage des écrous 21 placés sur les tiges filetées 19, les plaques sont solidement maintenues ensemble. Les électrodes positives portent sur un côté une queue 22 à laquelle on soude une bande de plomb servant à les connecter à une des formes de l’élément.
- De même les négatives sont connectés entre elles et à l’autre borne de l’élément. L’écrou 26 placé sur la tige filetée 19, sert à maintenir le couvercle 25.
- Diaphragme èlectrolytique, par Isaiah L. Roberts (Roberts Battery C°) Patente américaine 741 692, 7 mars 1903.
- Les diaphragmes s’opposant au passage du liquide à circuit ouvert sont généralement constitués par un support recouvert d’une masse gélatineuse (amidon, farine, matière savonneuse insoluble, silicate d’ammoniaque gélatineux). Lorsqu’on emploie dans un élément des acides tels que l’acide chromique, ou du chlore, ou du brome, les matières organiques doivent être proscrites aussi bien pour le support que pour la masse gélatineuse. La porcelaine poreuse est raide et fragile et ne convient pas pour les batteries d’automobile.
- Comme les diaphragmes ne doivent pas élever la résistance intérieure de l’élément et doivent avoirla plus grande efïicacité possible pourl’élec-trolyse, il est nécessaire de les constituer en majeure partie par une masse gélatineuse, et de limiter le plus possible le support. Lorsqu’on emploie de la porcelaine ordinaire, le courant obtenu a une trop faible intensité ; si l’on emploie de la porcelaine d’une plus grande porosité, la plaque ou le support est trop fragile pour les usages ordinaires.
- Ces inconvénients sont évités, et un diaphragme indestructible, souple et très poreux est obtenu par l’emploi d’un tissu de fils de verre dont les intervalles sont comblés avec une matière gélatineuse. On tisse des fils de verre finement filés, qui, réunis en grand nombre, constituent un fil de la chaine ou de la trame : on obtient ainsi un tissu épais avec beaucoup de pores extrêmement petits. Généralement on dispose plusieurs de ces tissus dans les intervalles ménagés entre descor-
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- dons de verre, et on les coud ensemble par des ourlets parallèles. — Un diaphragme, constitué seulement par un tissu de verre, est représenté en coupe agrandie par la figure 19. Avant de le
- Fig. 19.
- placer dans l’élément on peut le remplir avec une masse gélatineuse : il est préférable de le mettre d’abord en place, puis de l’imprégner sur les deux faces d’une solution de silicate de soude et de verser ensuite de l’acide dilué.
- Accumulateur électrique, par J. van Kam-pen. J. de Hertoghe, H. van Manen, L. Conrardy et A. Mercier, déposé le 27 octobre 1903.
- Les plaques, qui ne sont pas empâtées, sont fondues d’une pièce et couvertes, sur toute leur longueur, d’un certain nombre de petites piles, formées par la juxtaposition de plaquettes hexagonales maintenues séparées par des traverses de même épaisseur et de forme rectangulaire.
- Dans les plaques positives, les traverses sont placées alternativement à droite et à gauche de l’axe des plaquettes et toutes parallèles entre elles dans le sens vertical de la plaque. Les plaquettes des électrodes négatives sont les mêmes que celles des électrodes positives, mais les traverses sont disposées symétriquement à l’axe, c’est-à-dire que l’axe partage toutes les traverses en deux parties égales. Les piles verticales sont reliées haut et bas par des bandes de plomb venues de fonte avec elles et servant de cadre.
- Les plaques ainsi constituées possèdent une élasticité suffisante pour pouvoir se dilater dans la longueur sans se déformer. Leur surface active est beaucoup plus grande que celle des plaques pleines.
- L’acide sulfurique circule librement, non seulement sur la surface de chaque plaque, mais aussi entre les piles et entre les plaquettes de ces dernières. Il en résulte un fonctionnement très régulier à la charge et à la décharge ; la-résistance intérieure est faible, et les déformations dues au travail moléculaire intérieur sont amoindries. La grande surface active des plaques empêche l’affaiblissement de la tension lors de la décharge. A la première charge l’accumulateur possède déjà une capacité de 7 ampères-heure par kilogramme de plaques positives; après quelques charges, la capacité est de 10 ampères-heure.
- Procédé d’installation des plaques électriques d’accumulateurs, par Kœhler, déposé le 5 novembre 1903.
- Un pied en forme de coupe est placé au fond du bac de l’élément et porte un grand nombre de petites colonnes ayant une section en forme de croix et disposées par rangées de quatre à côté les unes des autres de façon que les plaques de l’accumulateur puissent prendre place entre elles. Ces dernières sont également munies de petits liteaux en ébonite ou autre matière isolante qui contribuent à empêcher la chute de matière active. Avec cette disposition, les plaques sont absolument indépendantes du bac de l’élément. La section en forme de croix des co-lonnettes qui isolent les plaques empêche la formation d’une couche conductrice.
- Toutes les particules tombant des plaques se rassemblent dans le pied en forme de coupe et peuvent être facilement retirées au moment du nettoyage de l’élément sans nécessiter le vidage de l’acide. R- Y.
- MESURES
- Nouvel indicateur de glissement de Angelo Bianchi. Milan. Electrotechnische Zeitschrift.
- Si l’on désigne par ç>1 la fréquence du moteur et par ç., la vitesse de rotation du rotor, ç = çi — e, est la fréquence du glissement; de plus si N est le nombre de tours par minute du
- a N
- moteur et 2p le nombre de pôles = p
- ç
- Le glissement en pour cent est 100 -7- t)U>
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- comme f1 = 9 + e2 il vient
- Glissement — ioo
- c +
- pN
- 60
- La fréquence vx est :
- Fréquence du réseau vl — v p
- _N_
- 60
- Le principe de l’appareil servant à la mesure du glissement est le suivant :
- Si l’on met sur l’arbre d’un moteur asynchrone bipolaire un disque muni sur son pourtour d’un contact, et si l’on ferme avec ce contact un circuit dérivé du réseau par lequel est alimenté le moteur synchrone, le nombre d’émissions de courant est égal à la fréquence du
- mKmmmmTWMME
- b
- Fig. i.
- réseau alternatif. D’une façon générale un moteur à 2 pôles portant un disque à p contacts, également espacés sur le pourtour, donnera pour chaque période une émission de courant, toujours de même valeur, de même direction et de même phase (fig. 1 a).
- Si le moteur a un glissement, l’instant où se produit l’émission de courant varie ; la valeur et la direction de chaque émission changent, et leur succession est représentée par la ligne pointillée (fig. 1 ô).
- Si au lieu de p contacts sur le pourtour, on en place seulement-^—, ou en général ,
- les émissions de courants se succèdent toutes tas 2, 3, p périodes (fig. 1 c). La fréquence dans ta circuit dérivé est égale à la fréquence du courant du rotor, c’est-à-dire v. De la valeur de 9 °n peut déduire la valeur du glissement et la fréquence d’après les équations 1 et 2.
- Pour obtenir la valeur de 9, on peut employer plusieurs méthodes : d’abord on peut mettre dans le circuit dérivé un ampère-mètre ther-
- mique ou électromagnétique et compter le nombre des oscillations de l’aiguille par minute. A la place d’un ampèremètre on peut disposer une lampe à incandescence dont on compte le nombre d’éclats ; on pourrait aussi introduire un récepteur Morse et inscrire sur la bande de papier les 2 9. 60 points par minute.
- Pour de grandes valeurs du glissement, il serait difficile et même impossible de compter les 29 60 oscillations ; mais l’on peut dans ce cas s’arranger, par des modifications convenables, pour n’avoir à compter que 9. 60 et non 2 9 60 oscillations. Il faudrait choisir dans ce cas un instrument dans lequel la direction du courant ait une influence sur le sens de déviation de l’aiguille, par exemple un voltmètre ou un ampèremètre Desprez d’Ârsonval. Pour pouvoir employer un enregistreur Morse, il faudrait polariser son électro-aimant, et pour une lampe à incandescence il faudrait faire usage d’une soupape à électrode d’aluminium ne laissant passer le courant que dans un sens.
- Avec une lampe à incandescence on peut compter jusqu’à i5o éclats par minute et par conséquent mesurer un glissement maximum de 2,5 p. 100 sur une fréquence de 00 périodes par seconde ; l’emploi d’une soupape permet de mesurer des glissements de 5 p. 100. Les glissements plus importants sont mesurés jusqu’à i3 p. 100 au moyen de l’appareil suivant.
- Il faut d’abord se reporter à la méthode suivante, employée depuis longtemps par l’auteur pour la mesure du glissement.
- Si l’on place une boussole munie de deux touches h h (fig. 2) dans le voisinage du fil de connexion allant du moteur à l’appareil, de façon que l’axe de l’aiguille aimantée coïncide avec la direction du fil, l’aiguille effectue 60 9 oscillations doubles par minute, en appelant 9 la fréquence du courant dans le fil. Cette méthode, que l’auteur tenaitpour la meilleure à cause de sa grande simplicité et de son exactitude, n’est applicable que si l’induit du moteur est muni de bagues reliées à des résistances extérieures. Les moteurs à enroulements induits bouclés sur eux-mêmes ne se prêtent pas à l’emploi de cette méthode qui d’ailleurs nécessite un opérateur très exercé,
- L’appareil suivant réalise une grande amélioration (fig. 3). S est un pointeau que l’on introduit dans l’axe du moteur. U est l’interrupteur
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- composé d’une rangée de contacts et de deux balais bbl ; Z2 est un cadran qui marque le nombre de tours pendant le temps de l’opération et Z, un second cadran qui marque, pendant le même temps, les impulsions résultantes du glissement produit. K K2 K2 sont des bornes de connexion de l’appareil avee le réseau. L’électro-aimant E est alimenté de courant par l’interrupteur U. L’appareil porte 3 bornes ; K et Ka sont employées pour les tensions comprises entre yo et 125 volts, K et K2 pour les tensions comprises entre i2Ô et 200 volts. S’il s’agit de hautes tensions, on emploie un petit transformateur auxiliaire.
- L’interrupteur U a pour but d’envoyer des impulsions de courant a travers l’électroaimant et se compose de y disques à contact rangés les uns à côté des autres ; le premier est garni de métal sur tout son pourtour ; les autres ont des segments isolants de façon que les contacts se produisent dans l’ordre suivant :
- Bague Nombre Employé pour moteurs
- numéro. des contacts. de :
- 2 1 2 ou 4 pôles.
- 3 3 6 OU 12 »
- 4 4 8 ou 16 »
- 5 5 xo ou 20 »
- 6 7 14 ou 28 »
- 7 9 18 ou 36 »
- JLeaeau. à courants triphasés
- Uombre de pôle g des
- Les contacts sont disposés de façon à laisser entre eux des rainures que l’on remplit de matière isolante ; un balai fixe b frotte sur la bague complète, la brosse b peut coulisser le long du fuseau s sur toute la longueur du tambour.
- L’électroaimant E a 4 pôles libres entre lesquels un aimant permanent mobile en forme de baguette sert cl’armature.
- Si l’on relie les bornes K K, au réseau, sans enfoncer le pointeau dans l’axe du moteur, Earmature reste immobile à cause de sa force portante, même quand il y a un contact entre b et bx et que le courant passe par l’électroaimant, parce que la fréquence du courant est trop élevée. Si l’interrupteur entre en fonction, la fréquence du courant passant par E est égale à celle du courant du rotor, qui naturellement a pour période la valeur du glissement. L’armature peut suivre ces oscillations lentes et entraîner par un dispositif approprié, le disque Z2 qui avance d’une dent pour chaque période entière du glissement : de la sorte on peut lire
- sur ce disque la valeur du glissement. De cette valeur et du nombre de tours par minute indiqué par le cadran Z, on peut, d’après les formules i et 2 calculer la fréquence du réseau et le glissement avec une grande facilité.
- Pour l’estimation de la fréquence il faut connaître le temps pendant lequel l’appareil est resté en contact avec l’arbre du moteur. Pour l’estimation du glissement le temps n’est pas nécessaire. Le cadran Z2 donne N£, le cadran Z, donne vt ; la valeur en pour cent du glissement est :
- . v.t
- Glissement en pour 100 — ----------
- Vt + "fo **
- On voit que le terme t disparaît et que la mesure du glissement est exempte des erreurs que l’on peut commettre sur l’appréciation du temps.
- Ce pointeau S est monté avec un double accouplement à friction ou frein de façon* que l'axe de l’interrupteur s’arrête dès que l’appareil est écarté de l’axe du moteur.
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- Au lieu d’une armature polarisée dans l’élec-tro-aimant E, on peut employer une simple armature de fer en modifiant un peu l’appareil qui porte alors deux ressorts. Dans ce cas le
- cadran Z2 marque, non pas le nombre des périodes simples, mais le nombre des périodes doubles.
- O. A.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur la valeur absolue des éléments magnétiques au 1er janvier 1904:. Note de M. Th. Mou-reaux, présentée par M. Mascart.
- « Les observations magnétiques, à l’observatoire du Val-Joyeux (Villepreux, Seine-et-Oise) ont été continuées en 1903, par M. J. Itiè, avec les mêmes appareils et réduites d’après les mêmes méthodes qu’en 1902.
- » Les valeurs des éléments magnétiques au ier janvier 1904 résultent de la moyenne des valeurs horaires du 3i décembre 1903 et U1' janvier 1904, rapportées à des mesures faites le 3i décembre et le 2 janvier.
- » La variation séculaire des différents éléments est déduite de la comparaison entre les valeurs actuelles et celles qui ont été données pour le Ier janvier 1903.
- Valeurs absolues et variation séculaire des éléments magnétiques à l’Observatoire du Val-Joyeux.
- Valeurs absolues
- au
- Eléments ierjanvier 1904
- Déclinaison occidentale. . x5°2/,i9
- Inclinaison..............64°o4',9
- Composante horizontale . 0,19682
- Composante verticale. . . 0,42044
- Composante nord .... 0,19008
- Composante ouest .... o,o5io6
- Force totale.............. 0,46423
- Variation séculaire — 4',88
- — o',3
- — o,ooo3o
- — 0,00074
- — 0,00022
- — o,ooo35
- — 0,00079
- » La station du Val-Joyeux est située par o° 19'23" de longitude ouest et 48° 49; 16" de latitude nord. »
- institution of electrical engineers
- L’état actuel de F électro-technique.
- Dans son discours inaugural, lors de la réouverture des séances, le nouveau président, M. Robert Kaye Gray jette un coup d’œil sur la situation présente de l’industrie électrotechnique en Angleterre : nous en extrayons les parties qui présentent un intérêt général.
- Après un rapide historique sur le développe-
- ment et la croissance de la société, le président discute l’influence sur les entreprises électriques de la législation actuelle anglaise qui, à plusieurs égards, est préjudiciable au libre développement des installations de lumière et de transport de force, et il fait quelques propositions pour l’amélioration de cet état de choses, Malgré cela il présente des statistiques prouvant que, dans les dernières années, l’utilisation du courant électrique aussi bien pour la lumière que pour le transport de force, a fait en Grande-Bretagne des progrès considérables.
- A l’exclusion des moteurs servant à la traction, la consommation totale des lampes et des moteurs était, au mois de mars dernier, équivalente à celle de y 000 000 de lampes de 16 bougies sur les réseaux publics: sur ce nombre, la ville de Londres compte pour 2 5oo 000 lampes. Des réseaux de distribution ont été installés dans environ 3oo villes, c’est-à-dire dans toutes les villes comptant plus de 100000 habitants (à l’exception de Trottenham et du territoire de Rhondda) : si l’on excepte les stations centrales de province, les entreprises publiques d’électricité alimentaient, à la même époque, un nombre de moteurs dont la puissance d’ensemble représente 55 000 chevaux.
- La charge totale des usines électriques publiques s’élevait à 320 000 kilowatts ; celle des installations privées à 160 000 kilowatts.
- A Londres les sociétés privées disposent de 100 000 kilowatts, et, les installations publiques, seulement 28 000 kilowatts. La supériorité numérique des entreprises appartenant à des particuliers s’explique par ce lait que ceux-ci furent des précurseurs et établirent, dès l’abord, leurs installations. La charge moyenne d’un réseau électrique anglais est d’environ 1 400 kilowatts : alors que dans les provinces la charge des installations publiques est en moyenne le triple de celle des entreprises privées, à Londres, la proportion est renversée. La charge moyenne
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- cl’une installation particulière dans cette ville est environ dix fois plus considérable que celle d’une installation de province.
- Ce sont les réseaux à courant continu avec distribution à trois fils qui prédominent en Angleterre : le nombre des installations à courant continu a augmenté de 13g dans l’année 1901, de 214 dans l’année 1902, et de 260 dans l’année 1903. Dans ces trois années, il n’y avait que 67, 68 et 69 installations à courant alternatif en exploitation. Treize stations à courants diphasés et cinq stations à courants triphasés ont été établis en Grande-Bretagne. Les stations centrales produisent pour la plupart une seule espèce de courant; cependant 29 d’entre elles ont deux ou plusieurs systèmes de distribution ; la plupart des installations à courant alternatif ont entrepris la distribution du courant continu ; d’autres ont annexé une exploitation par courants diphasés ou triphasés a leur exploitation en monophasé, ou bien ont transformé complètement leur matériel et adopté un nouveau système. L’exploitation par courant continu ne semble pas menacée d’être supplantée, car l’emploi de tensions plus élevées a permis d’étendre son rayon d’action. La diversité de tensions employées présente uninconvénient sérieux qui a rendu fort difficile la tâche de la commission normale. Le nombre des différentes tensions employées est de 16 : sur 289 installations, un tiers environ est exploité à 23o volts, un peu plus d’un sixième à 220 volts, environ un huitième à 240, 200 et 100 volts. —60 à 60 stations distribuent l’énergie sous plusieurs tensions différentes.
- En ce qui concerne le calcul du prix de livraison du courant, le nombre des stations qui emploient purement et simplement le système de la consommation maxima, est actuellement de 104, au lieu de 114 en 1902: cela représente 3i ,5 p. 100 ou 40 p. 100 des installations totales de l’année envisagée.
- Le système de la consommation maxima employé conjointement avec un ou plusieurs autres systèmes se présente dans 74 cas, au lieu de 38 en 1902, c’est-à-dire en pour cent 22,5 p. 100 contre i3,5 p. 100. Le nombre des installations tarifant à l’unité est respectivement de 70 et de 63, soit 21,5 p. 100.contre 22 p. 100.
- M. Gray mentionne en outre qu’à l’heure actuelle 4 turbo-générateurs Parsons de 5 000
- kilowatts en charge normale et 8 280 kilowatts en charge maxima sont en construction ; malgré leur puissance, ces machines n’ont qu’un encombrement de 15,8 x 4?27 X 3,66. Un turbo-générateur de 6 5oo kilowatts est construit par Brown-Boveri ; ses dimensions sont 18 x3 X 3111. Une turbine Curtis, combinaison du système Parsons et du système de Laval avec un arbre vertical, est établie à Chicago : sa forme est cylindrique avec une hauteur de 7,6 m et un diamètre de 4>27 m. Il est intéressant de constater que les turbines actuellement en construction ou en exploitation représentent une charge d’ensemble de 5oo 000 chevaux et que 24 stations anglaises possèdent des turbines de diverses puissances. A propos de grosses machines, M. Gray cite le moteur à gaz de 3 000 chevaux que la Société Cockerill de Seraing exposera à Saint-Louis. Cette machine comportera deux cylindres de i,3 m de diamètre et tournera à 80 tours par minute. La Gaz-Moto-ren-Fabrik Deutz exposera une machine de 6 000 chevaux.
- M. Gray passe ensuite en revue les divers emplois des électromoteurs et rappelle que dans les mines d’or du Klondyke, ils servent à draguer, laver, et transporter le minerai. On rencontre une autre application dans la commande des laminoirs, par exemple un laminoir américain est muni d’un moteur de 4oo chevaux directement accouplé. Dans une grande fabrique de glaces américaine, on trouve quatre générateurs de chacun 4 000 kilowatts, 20 moteurs de 45o chevaux et 20 de 200 chevaux ; la distribution se fait sous forme de courants triphasés à 5 800 volts et à une fréquence de 4°5 ou une fréquence de 25 périodes. Une mine de charbon de la même région possède une installation de 2 900 kilowatts : 44 locomotives de mines et
- 120 km de voies souterraines sont en exploitation. Le transport de force se fait sous forme de courants triphasés à 5 600 volts et 2 5 périodes ; aux points d’utilisation le courant est abaissé à 275 volts et converti en partie en courant continu. Dans les usines de Carnegie, l’électricité est employée à toutes les manœuvres de force, et, en Pensylvanie, au Homestead Steel Works, 4000 ouvriers, avec l’aide de l’électricité, peuvent produire la même quantité d’acier que les usines Krupp avec i5ooo ouvriers.
- L’établissement de tramways électriques et la
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- transformation cle lignes de chemins de 1er et je lignes de tramways existantes en vue de l’exploitation électrique prennent en ce moment un grand développement. D’après le devis du Londoner County Council sur les travaux du sud de Londres, il résulte que la différence entre les frais d’installation d’un tramway à prise de courant souterraine et ceux d’un tramway à prise de courant aérienne n’est pas assez considérable pqur déterminer le rejet définitif du premier système. M. Gray est d’avis que les autorités ont raison, dans l’intérêt de la population urbaine, de défendre l’emploi des fils aériens, si disgracieux et souvent dangereux. Les frais d’installation pour un tronçon à voie unique de i km de long équipé avec prise de courant souterraine s’est élevé à Londres à 220000 fr, et ce même tronçon aurait coûté, avec prise de courant aérienne ioSooo fr.
- En ce qui concerne le mode de distribution, l’exploitation par courant continu domine en Grande-Bretagne pour toutes les sortes de chemins de fer, mais il est à noter que l’on va expérimenter dans plusieurs cas l’exploitation par moteurs à courant monophasé, dont l’emploi offre des avantages certains, compensant l’inconvénient de l’augmentation du prix d’achat. La possibilité d’employer des courants polyphasés pour l’exploitation des chemins de fer a été mise en évidence à La Valteline. Les locomotives de ce chemin de fer doivent fournir un effort de traction de 3 4oo à 5 ooo kg pour une vitesse de 65 km à l’heure et produire une puissance de 8oo à i 200 chevaux. L’établisse-men.t du chemin de fer entre Liverpool et Bolton sur une longueur de 65 km réalise un progrès important dans l’installation du South Lan-c-ashire Tramway dont le réseau doit comprendre plus de 800 km de voies et doit desservir un territoire de 5oo 000 habitants.
- Parmi les grands projets il faut encore citer la transformation des chemins de fer de l’jLtat suédois en vue d’une exploitation électrique dont l’énergie nécessaire sera fournie par les chutes d’eau ou par l’utilisation des champs de tourbe. D’après les projets, 4 35o km de voies doivent être équipés dont l’exploitation nécessita plus de 100000 chevaux. Les évaluations font espérer une économie de 5o p. 100 sur les hais d exploitation qui s’élèvent actuellement à 20 millions par an. En Suisse aussi on parle de
- transformer les chemins de fer en vue d’une exploitation électrique, et on évalue la puissance nécessaire à 3o 000 chevaux qui seront empruntés aux chutes d’eau.
- L’utilisation de la chute Victoria du Zambèse est envisagée maintenant, et une partie de ce projet semble devoir se réaliser prochainement. Depuis trois mois environ on a fait à ce sujet des calculs d’où il résulte que la quantité d’énergie inutilisée aux chutes du Zambèse est environ cinq fois plu£ considérable que celle des chutes du Niagara, laquelle compte environ y millions de chevaux.
- Si l’on songe que, dans les environs de San Francisco des tramways électriques reçoivent leur courant des chutes de l’Ubax, distantes d’environ 355 km, il semble que l’utilisation des chutes du Zambèse est aussi fort possible, et, d’après les évaluations d’ingénieurs améri-ricains le prix par kilowatt-an pour un usage ininterrompu et une charge invariable serait d’environ 110 fr, à une distance atteignant 53o km. Pour l’utilisation des chutes du Niagara il y a cinq syndicats, qui lorsque leurs installations seront entièrement terminées, pourront distribuer une puissance de plus de
- I 000 000 de chevaux. Quelques-unes des machines employées absorberont 10 000 chevaux et produiront du courant sous une tension de
- II 000 volts transformée ensuite pour la distribution à 60 000 volts. La tension la plus élevée qu’on ait employée jusqu’ici en Europe pour des transports de force est 4°000 volts dans une installation italienne qui n’est pas encore terminée ; la puissance prévue est y 5oo kilowatts sous une tension de 9 000 volts à 42 périodes transformée pour la distribution à 4° 000 volts. Aux États-Unis, à Montana, où l’on fait usage de cette même tension pour le transport de force, on a pu, dans des essais, élever la tension à 80000 volts et assurer le service sans accident pendant quelques heures. 0. A.
- Excitation de la phosphorescence par les rayons cathodiques lents, .par A. Wehnelt. Mémoire présenté à la Société allemande de physique. Séance du 27 novembre igo3 ; voir les Verhandlungen, p. 423-426.
- M. A. Wehnelt avait signalé dans une récente communication le fait que les rayons cathodiques d’une vitesse très peu considérable (correspondant à 3oo volts et moins) seraient
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- capables d’exciter une fluorescence vive sur le verre de Thuririge. Comme d’après les récentes observations de M. Lenard, les rayons cathodiques seraient incapables d’exciter la phosphorescence de certaines substances en dessous d’une certaine valeur de la vitesse pour* une valeur quelconque de leur « densité rayonnante », l’auteur vient d’exposer quelques substances aux rayons cathodiques de faible vitesse afin d’établir la limite inférieure de l’excitabilité fluorescente de ces rayons. Il résulte de ces expériences que les limites indiquées par M. Lenard, loin d’être générales, ne sont relatives qu’aux rayons dont il se servait et qui ne transportaient que des quantités d’électricité extrêmement faibles.
- ier juillet 1903. , r >
- Fonctionnement et entretien des systèmes souterrains à hautes tensions, par Philip Tor-chio. Transaction of Am.- Inst, of El. Eng., t. XX, p. 1279-1285, n° d’août-septembre igo3.
- Ces remarques s’appliquent aux systèmes à tensions modérément élevées tels qu’ils ont été installés dans les' grandes villes durant ces dernières années. Par un choix convenable de la section des feeders et des unités de transformation, aux sous-stations, chaque feeder peut être employé à alimenter normalement un groupe indépendant d’appareils transformateurs. Ces mêmes appareils peuvent être disposés de telle sorte que, en cas d’accident, ils soient alimentés par d’autres feeders introduits par un tableau spécial (1).
- L’auteur recommande les essais périodiques d’isolement qui renseigneront sur des conditions anormales du réseau, il est d’avis de faire passer chaque feeder à l’essai au moins une fois par semaine.
- Les essais à haute tension doivent être faits avec beaucoup de circonspection et évités entièrement, s’il est possible. L’expérience a montré que les avaries survenues aux feeders sont dues
- fl) Cet arrangement conduit naturellement à une utilisation imparfaite du cuivre de la distribution, aux faibles charges, mais il a, d’abord, l’avantage de limiter le courant du court-circuit renvoyé de la sous-station dans un câble avarié, à la valeur correspondant à la réactance d’au moins deux groupes d’appareils de transformation; ce qui facilitera, en outre, la réparation du défaut. En second lieu, dans des sous-stations à eommutatrices les groupes indépendants de transformateurs peuvent être ! alimentés par des sources différentes, ce qui augmente la sécurité du service.
- uniquement à des points défectueux ou à des accidents mécaniques (*). 1
- L’auteur prône ensuite l’utilité des indicateurs de terre avec relai avertisseur, sur les tableaux de distribution. Il en décrit un système pour distribution triphasée. La mise à la-terre du centre de l’étoile des . génératrices semble avoir donné de bons résultats ; on a surmonté l’inconvénient d’un courant de court-circuit exagéré, en insérant une résistance non inductive convenable sur le fil de terre.
- Les parafoudres sont destinés à prévenir les effets des élévations brusques de tension ; on les connecte de préférence en triangle sur les systèmes à centre de l’étoile isolé, on en place au départ de la station centrale, à l’entrée des sous-stations, sur chaque câble, et aux johc-tionnements des lignes aériennes avec des lignes souterraines’. Un câble neuf ne doit jamais être mis en service sans un essai préalable à la tension maxima de service.
- Quand un défaut s’est produit sur un feeder, il est souvent nécessaire de le brûler pour réduire sa résistance à fin de recherche. Cette opération exige 2 ampères environ pour les câbles sous papier et 5 ampères pour les câbles sous caoutchouc, pendant cinq minutes. Il est plus prudent de régler ce courant âu moyen de résistance qu’au moyen de self-induction. L’auteur indique un montage pratique pour ce genre d’opération.
- Il préconise aussi un ensemble de règles appropriées à chaque installation et imposées rigoureusement au personnel chargé du contrôle duVéseau, afin d’évitertout danger pour les essais.
- L’estimation approximative de la durée des câbles de hautes tensions et de leur entretien n’est pas chose aisée. Pendant les premières années, les dépenses de ce chef se bornent aux frais de contrôle et d’essai. P.-L. C.
- (fl L’auteur cite les résultats du contrôle sur un résean new-yorkais, pour une période de 5 ans. Sur neuf défauts constatés en service, cinq étaient dus à des agents mécaniques extérieurs et quatre à une installation défectueuse. La tension de service est de 6.600 volts. La longueur totale du réseau,, la dernière année, est de i3o km ; les câbles n’ont jamais été soumis à l’essai de haute tension dans les conduits.’ Les résultats cités montrent encc.re que sur les dix-huit défauts relevés, quatre à peine auraient pu être prévenus par des essais à haute tension, ce qui ne saurait justifier la nécessite de tels essais dont les inconvénients au point de vue de l’affaiblissement du diélectrique sont parfaitement connus.
- Le Gérant : Ch. COINTE.
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- Tome XXXVIII
- Samedi 13 Février 1904. Il» Année.— N«"*^ 2
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de 1 Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts^et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chausséès. — Eric GERARD, Directeur de l'Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ACTION DE LA LUMIÈRE
- SUR LA VITESSE DE FORMATION DES ACCUMULATEURS
- J’avais observé depuis longtemps déjà ce fait singulier, que dans un accumulateur la plaque négative qui est exposée à la lumière se forme plus rapidement que celle qui se trouve placée à l’ombre (*) ; et cette action réductrice de la lumière se manifeste toujours1 cpielles que soient d’ailleurs la composition de la matière active contenue dans les plaques d’accumulateurs, la densité de l’acide sulfurique qui sert d’électrolyte et la température à laquelle 011 opère.
- Pour établir d’une façon plus précise le rôle que joue l’énergie lumineuse dans la formation, ou plus exactement dans la réduction en plomb spongieux, de la matière active des plaques négatives, j’ai fait les expériences suivantes.
- Deux accumulateurs de mon système (2), composés chacun d’un vase en verre rempli d eau acidulée contenant 3 plaques négatives et 2 plaques positives, furent placés, Pun A à 1 action des rayons solaires, l’autre B dans une boîte en carton bitumé close de tous les cotés, de manière à soustraire complètement l’accumulateur B à l’action de la lumière.
- Les deux accumulateurs A et B, furent reliés en tension et soumis à une charge de 2 à 3 ampères (*).
- P) On sait que dans tous les types d’accumulateurs les deux plaques extrêmes sont toujours constituées par des négatives.
- ^oir les Comptes rendus de l'Académie des Sciences du 29 décembre 1902, p. 1828, et L'Éclairage Electrique
- du
- 10 janvier 1903.
- (3) Le poids des plaques de chaque accumulateur est de 2 kg et la surface des dites plaques est de 3,9 dm2.
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- Pendant les trente premières heures on ne remarque pas de différence sensible, entre les plaques négatives des accumulateurs A et B, mais à partir de ce moment on ne tarde pas à s’apercevoir que les négatives exposées à la lumière commencent à prendre une teinte plus grise, ce qui indique qu’elles sont plus avancées, que les négatives placées dans l’obscurité.
- Cette différence de teintes, qui est]due à des quantités plus ou moins grandes d’oxyde de plomb réduit, va d’abord en augmentant, puis elle diminue et finalement disparaît lorsque les négatives sont presque complètement formées, c’est-à-dire réduites en plomb spongieux.
- D’après ces expériences, que j’ai répétées un certain nombre de fois (*), il en résulte : que les négatives d’un accumulateur se forment, toutes choses égales d'ailleurs, plus rapidement à la lumière que dans Vobscurité.
- Ce point étant acquis, il était intéressant de rechercher quelle était l’influence exercée par la lumière sur la vitesse de formation des plaques positives d’accumulateurs.
- Dans ce but, j’ai monté deux accumulateurs de mon système (2) contenant chacun 3 positives et 2 négatives de façon à ce que les deux plaques extrêmes fussent constituées par des positives.
- L’un des accumulateurs A' fut exposé à la lumière et l’autre B' fut placé dans l’obscurité. Ces accumulateurs réunis en tension, furent soumis à un régime de charge de 2 à 3 ampères.
- Après une vingtaine d’heures, on peut constater déjà que les positives placées dans l’obscurité ont une teinte beaucoup plus foncée, c’est-à-dire qu’elles sont plus peroxydées, que les positives exposées à la lumière. Cette différence de teintes augmente d’abord, puis elle diminue et finalement cesse d’être appréciable lorsque les positives des accumulateurs A' et B' sont presque entièrement formées, c’est-à-dire converties en peroxyde de plomb.
- De ce qui précède il résulte donc : que les positives d'un accumulateur se forment, toutes choses égales d'ailleurs, plus rapidement dans lyobscurité quà la lumière.
- En outre, les positives formées dans l’obscurité ont une teinte brune foncée, tandis que les positives formées à la lumière sont d’un brun rougeâtre. Cette différence de teintes persiste même au bout de quelques charges, mais à la longue elle finit par disparaître complètement, c’est-à-dire que la couleur rougeâtre des posivites qui avaient été exposées à la lumière devient de plus en plus foncée, jusqu’à atteindre la couleur brune des positives qui avaient été formées dans l’obscurité.
- On observe également que les négatives formées à la lumière ont une teinte plus claire que les négatives formées dans l’obscurité, mais cette différence de teintes est à peine visible.
- Quant à la capacité des accumulateurs formés dans l’obscurité ou à la lumière, elle est sensiblement la même.
- D. Tommasi.,
- (b Ces expériences, au nombre de 18, ont été exécutées pendant les mois de juin, juillet, août et septembre.
- (2) Ces accumulateurs sont absolument pareils aux précédents A et B, comme poids et surface d’électrodes, matière active et densité de l’acide.
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- NOTE SUR LES MOTEURS MONOPHASÉS A COLLECTEURS
- A propos du très intéressant mémoire que M. A. Blondel vient de publier sous ce titre dans L'Éclairage Électrique (l) je me permets défaire quelques remarques touchant en particulier la représentation graphique des grandeurs mécaniques dans le diagramme du moteur à répulsion.
- Il y a tout d’abord dans le diagramme de M. Blondel la représentation du couple qui me paraît susceptible d’une simplification. Le couple est en effet donné dans cet ouvrage sous une forme bilinéaire empruntée
- — comme le fait remarquer d’ailleurs avec son ordinaire et scrupuleuse loyauté M. Blondel dans son article
- — à un diagramme analogue publié récemment parM. Osnos dans le n° 44 àeLElektrotechnische Zeitschrift 1908.
- Or, ce couple peut être représenté sous une forme purement linéaire. En nous reportant au diagramme (fig. 20) de l’article de M. Blondel (p. 48b de L'Eclairage Électrique) que nous reproduisons ici en partie dans la figure 20 a, nous n’avons, à cet effet, qu’à compléter l’épure circulaire jusqu’au demi-cercle OBMM', en appelant M’le second point d’intersection du diamètre OQ avec le cercle. Décrivons maintenant sur CM' comme diamètre un nouveau cercle et appelons B' le point d’intersection de la ligne BM' avec ce cercle, et soit enfin XX une perpendiculaire érigée en C sur OQ ; la distance normale du point B' à la ligne XX représentera alors, à une constante près, le couple moteur C pour un même décalage des balais; Le couple C est également proportionnel à la projection du segment SB sur le diamètre OQM', S étant le point d’intersection du vecteur représentatif du courant primaire OB, avec le cercle décrit sur OC comme diamètre.
- On voit d’ailleurs, que depuis le point de rencontre B0' de la ligne M'C avec le cercle fondamental OBM.M , où le couple est nul, le couple-moteur va en augmentant et atteint sa valeur maxima en B0, au moment, du démarrage.
- La vitesse angulaire de l’induit w peut être obtenue en relevant sur une droite quelconque mais perpendiculaire au diamètre OQM', par exemple XX, les segments T0T compris entre la valeur limite OB0 et la valeur momentanée OB du courant primaire. T0T sera
- Fig. 10a.
- (l) Voir U Éclairage Électrique, t. XXXII, p. 3ai, 4^3 et 486.
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- *44
- toujours proportionnel, pour un décalage donné des balais, à la vitesse angulaire de l'induit. .......
- En faisant intervenir dans le diagramme la résistance ohmique des enroulements primaires la construction des grandeurs mécaniques sera tout aussi simple. Nous ne donnerons dans la figure 21 que les résultats, réservant les démonstrations théoriques pour une publication prochaine sur ce sujet.
- Dans la figure 21 OC' représente le courant primaire à vide, les balais étant levés (abs-
- traction faite des pertes dans le fer), tandis que OC est perpendiculaire au vecteur de la tension et égal à
- OC'
- où tg,3/ =
- Ri
- cos 6’ CJ £2Li
- L’angle entre le diamètre OM' de l’épure circulaire et l’horizontale OM est toujours
- , 1 , tc . . QLa
- ega! a — —y
- ou tgy=
- R,
- Le cercle construit sur CM' comme diamètre nous représentera le lieu des points B' et détermine avec la perpendiculaire NX par C sur OM'la valeur du couple, comme auparavant. La construction delà vitesse angulaire to reste également identique.
- Dr. Th Lehmann.
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- la séparation électrostatique et électromagnétique
- DES MINERAIS (suite) j1) - :
- Voici maintenant quelles sont les particularités saillantes de ces divers systèmes en présence :
- 1. Séparateurs magnétiques, système Mecher nie h. — Le magnétisme dont on a besoin pour l’excitation des minerais à séparer est produit par deux électro-aimants cylindriques parallèles; par conséquent on dispose de deux entrefers, c’est-à-dire de deux champs servant pour le triage. Les largeurs de pôles sont choisies très grandes afin de permettre une excellente utilisation de ces champs. La pièce polaire supérieure est d’une section circulaire, par contre la pièce inférieure est d’une forme ovale (fig. 3 et 4)- Il en résulte une distribution convenable des lignes de force entre les deux pièces polaires, de façon que l’intensité magnétique est maxima à l’endroit le plus rétréci de l’entrefer et diminue graduellement des deux côtés
- Fig. 3.
- Le triage se fait par l’introduction du minerai entre les pièces polaires. Le minerai d’une grosseur déterminée sort d’une trémie de chargement qui est munie d’un appareil électromagnétique à secousse. Il tombe sur un couloir en tôle à inclinaison réglable qui l’amène à l’endroit de l’entrefer, où le champ magnétique est le plus intense. Plus ce couloir est incliné, plus la vitesse d’introduction du minerai est grande. Les parties magnétiques du minerai se précipitent vers le pôle le plus proche et sont entraînées en y adhérant fortement par la pièce polaire cylindrique de l’électro supérieur qui est en mouvement de rotation lente. Par contre, les parties non magnétiques passent sans déviation par-dessus du pôle inférieur et tombent dans le récipient placé en dessous. La vitesse de rotation du pôle supérieur N est réglée suivant la quantité de minerai qLie l’on désire faire passer par ^ appareil dans un délai déterminé. Parla rotation de cette pièce polaire, les particules
- (l) Conférence faite à la Société Internationale des Électriciens, 6 janvier 1904. Voir VÉclairage Électrique, Numéro précédent du 6 février 1904.
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- magnétiques qui se sont collées contre sa surface sont entraînées aussi longtemps jusqu’à ce qu’elles arrivent dans une région, où l’intensité du champ est assez faible pour permettre leur enlèvement par la gravitation et par la force centrifuge. Plus la substance est magnétique, plus elle est entraînée avant de se séparer de la substance cylindrique polaire. Ceci permet de séparer non seulement les substances non magnétiques des substances magnétiques, mais aussi des substances de perméabilité différente l’une de l’autre. Les produits du triage sont dirigés par des couloirs en tôle montés l’un sur l’autre avec les inclinaisons nécessaires et aboutissant aux récipients respectifs.
- La grande qualité de ce système aussi simple qu’efficace réside dans l’absence de toute
- Fig. 4.
- courroie transporteuse ou d’autres organes de transport, puisque c’est la pièce polaire elle-même qui effectue le transport du minerai magnétique à partir du champ jusqu’à l'entrée !des couloirs de descente. Par contre, ce système offre plusieurs difficultés techniques que l’expérimentation ou plutôt le tâtonnement seul permet de résoudre en pratique. En effet et en premier lieu, il .paraît indispensable que l’écartement des pôles ne puisse varier afin que la distribution du champ reste, une fois réglé, toujours identiquementle même. Or, les pôles s’attirent énergiquement ce qui provoque une forte pression latérale sur le coussinet de l’électro-aimant rotatif. Il faut, par conséquent, prévoir un palier solide avec rattrapage des jeux. On peut employer aussi avec succès des bagues en matière non magnétique montées en bout des électro-aimants et qui, en roulant l’une sur l’autre, assurent l’écartement des pôles opposés.
- Il est clair aussi de ce qui précède que dans l’électro mobile le champ magnétique qui se déplace par rapport au noyau en fer, produit dans ce dernier des pertes par hystérésis et par courants de Foucault. Ges pertes exigent l’emploi de courants d’excûation plus élevés que si l’appareil avait des éleetros fixes.
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- Les problèmes pratiques du classement des différentes grosseurs de minerais, ainsi que le nettoyage des rouleaux polaires sur lesquels les particules magnétiques adhèrent fortement sont assez bien résolus. Le nettoyage se fait par des rouleaux à brosses d’acier placés
- Fig. 5.
- contre le pèle supérieur.. Les pointes des brosses en acier donnent lieu à des inductions magnétiques très élevées, arrachant les particules magnétiques de minerai collées par l’attraction sur les pièces polaires rotatives.
- Ces particules sont ensuite rejetées vers des couloirs latéraux.
- Quant au classement du minerai à traiter c’est une des opérations les plus délicates de la séparation électromagnétique.
- Plus la différence dans la perméabilité des substances à séparer est petite, plus le classement suivant grosseurs doit être bien fait. Mais d’un autre côté un broyage et un classement poussés trop loin produisent trop de poussières qui incommodent non seulement le personnel, mais qui bouchent en même temps les tamis du classeur et en rendent l’entretien onéreux. La Société de Mechernich remédia à cet inconvénient par son système de classeur qui au lieu d’employer des tamis plus ou moins fins pour la classification des produits du broyage, prévoit un classement par voie sèche au moyen d’un séparateur à force centrifuge. Dans cet appareil, c est le courant d’air produit par un ventilateur et combiné par la force centrifuge du
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- minerai broyé mis en rotation rapide qui permet de séparer les grosseurs différentes du minerai, en enlevant les parties fines et la poussière et en les déposant dans des caisses prévues à cet effet. Toutefois le gros produit sortant de ce classeur peut ensuite passer, en outre, par un tamis à secousse qui le sépare encore en deux autres grosseurs.
- 2. Trieuse magnétique système Johnson. — Cet appareil se compose, en principe, d’un
- solénoïde c (fig. 5 et 6), formé d’un cylindre en tôle douce portant sur toute sa surface extérieure un enroulement de fils’isolés, aboutissant à une bague dans chaque bout du cylindre. La force magnétique a sa valeur maximum dans l’axe du cylindre.
- Ce solénoïde est placé sur l’axe d logé dans deux paliers et_ muni de palettes e en fer doux qui font arriver le minerai à l’intérieur du tambour, mais qui, aussitôt [cimentées par le solénoïde, attirent les particules magnétiques vers l’axe du solénoïde [en les séparant
- ainsi des particules non magnétiques qui au contraire tendent, par l’ejQPet de la force centrifuge, à s’éloigner de l’axe et à adhérer à la surface intérieure cylindrique.
- Nous voyons donc que Johnson a réalisé un séparateur électromagnétique sous forme d’une vis transporteuse dans laquelle les palettes qui sont disposées en hélice s’aimantent par le solénoïde et concentrent vers Taxe du trommel le minerai magnétique, en ne laissant passer que le minerai non magnétique.
- Comme nous l’avons déjà signalé, cet appareil est d’un fonctionnement intermittent. Aussitôt qu’il se trouve assez de minerai magnétique autour de l’axe, on interrompt le courant d’excitation. Les palettes e se désaimantent alors et laissent glisser et sortir le long de la paroi inclinée du trommel le minerai qui fut retenu dans le trommel par le ma’gnétisme.
- On peut même combiner le commutateur m avec le couloir de descente de telle manière qu’en fermant le courant, le couloir en tôle fasse entrer le minerai non magnétique -dans le récipient o, tandis qu’en interrompant le courant, le levier du commutateur fasse .prendre au même couloir la position nécessaire pour diriger le minerai magnétique dans le --récipient. o..,
- Fig. xo.
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- L’appareil Johnson est très répandu en Amérique pour le traitement des minerais de fer. Les petits types sont employés notamment dans les fonderies pour récupérer le fer contenu dans les résidus et qui serait perdu autrement. Pour le traitement des minerais non magnétiques il n’est pas très pratique, car il nécessiterait, à cause de son travail intermittent, la mise en rotation superflue d’un grand poids de minerais magnétiquement perméables pendant toute la durée d’une opération de triage, sans compter qu’avec ladite disposition du noyau il serait difficile de réaliser de bien fortes intensités magnétiques à l’intérieur du solénoïde.
- Nous désirons présenter cet appareil comme un spécimen d’un séparateur à électroaimants rotatifs et à marche intermittente.
- 3. Appareils système Wetheril. — Ces appareils très répandus appartiennent à la classe des trieuses à électroaimants fixes et peuvent être soit de la catégorie de celles dans lesquelles le magnétisme enlève les particules magnétiques amenées près des pôles par la nappe de minerai broyé en mouvement, soit de celles dans lesquelles l’attraction magnétique fait dévier les particules magnétiques de leurs trajectoires, tandis que le minerai magnétique continue son chemin sans dérangement, ce qui permet de loger ces deux sortes de minerai séparément dans les récipients disposés à cet effet dans les appareils.
- Triage par extraction. — Une trieuse de la première catégorie est, par exemple, 1 appareil Rowand, représenté en schéma par les figures 7, 8, 9 et 10. sont deux électro-aunants disposés de telle manière que les pièces polaires en pointe PPd de l’électro supérieur se trouvent en face des pôles larges de l’électro inférieur. Les pointes en acier PPA sont encadrées de sabots en bronze de telle sorte que l’aspect des pôles supérieurs et inférieurs paraisse le même. Par l’entrefer ainsi formé se meut la courroie en caoutchouc Z passant par
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- les poulies RR et transportant le jet de minerai qui sort de la trémie B sous les pôles.
- Fig.i2.
- Perpendiculairement et en croisant cette courroie, d’autres bandes plus étroites sont disposées qui passent sous les pointes polaires PP1 et servent à entraîner hors du champ le
- cL
- n i 1 r
- ! ' !,
- Fig. i3.
- minerai magnétique. La direction de leur mouvement est indiquée dans la figure schématique par des flèches.
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- Le fonctionnement de cet appareil se comprend facilement. Dès que le minerai arrive sous le pôle P de l’aimant M, les particules magnétiques sont attirées et soulevées de telle façon qu’elles adhèrent contre les bandes en toile ou en caoutchouc C qui les entraînent latéralement hors du champ, où elles tombent dans le récipient ou dans le couloir
- Fig. 14.
- préparé pour le produit magnétique. Le reste du minerai continue de cheminer avec la courroie Z, arrive sous le deuxième entrefer des électros dont l’intervalle estplus petit que celui du premier et par conséquent l’attraction y est plus grande. Les particules un peu Magnétiques y sont encore retirées par un mécanisme identique au précédent, de telle sorte qu’il ne reste après, sur la courroie Z, que du minerai non magnétique recueilli par Un couloir aboutissant au récipient des produits non magnétiques.
- Au lieu d’une paire d’électro-aimants on peut en disposer deux (fig. it et 12) et même
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- trois le long de la courroie transporteuse Z. On les excite différemment afin que chaque entrefer que le minerai rencontre soit plus intense que le précédent. Cela permet de retirer graduellement les minerais de moins en moins magnétiques.
- La figure 9 représente la disposition des pôles dans l’un des entrefers. On voit bien la concentration des lignes de force à la pointe polaire. L’attraction étant proportionnelle au carré de l’induction magnétique, cette concentration des lignes de force magnétique est très avantageuse pour le fonctionnement de l’appareil.
- Le rendement en quantité de l’appareil dépend non seulement des qualités magnétiques des minerais à traiter, mais en meme temps de la grosseur du grain et varie suivant la
- puissance des types employés de 5oo à 4 000 kg k l’heure.
- La consommation du courant est un peu plus élevée pour ces appareils que dans les suivants. La raison en est surtout que les derniers n’ont pas. à soulever les particules magnétiques du minerai, mais à leur faire subir une légère déviation seulement.
- La plus grande installation munie de ces appareils se trouve à la New Jersey Zinc C% à Franklin. N. Y., où l’on traite journellement 1 200 tonnes de minerai mixte sur 20 appareils. Chacun de ces derniers est pourvu de 3 électroaimants le long de la courroie transporteuse etestdonc de six pôles. Les Fig. iS. deux premiers pôles fournissent
- un produit magnétique composé de franklinite pure, le troisième pôle donne un mélange de franklinite (acide complexe de Fe et Al) et de grenat (silicate double de Fe et Al), les 4° et 5e un produit de grenat pur, le 6e un mélange de grenat et de willemite (silicate de zinc), et enfin le produit non magnétique se compose de willemite, zinkite et spath calcaire que l’on sépare ensuite dans des bacs à secousse et sur des tables de concentration.
- Parmi les appareils dont le principe se rapproche de celui de la machine Rowand, nous voudrions mentionner la machine Knowles, contruite par l’American Concentrator Company, de Joplin (Etats-Unis), ainsi qu’un appareil anglais, la machine King.
- Le séparateur Knowles est représenté aux figures i3 et 14. Il se compose d’une paire d’électros dont les pièces polaires A et B sont inclinées l’une sur l’autre. Au point où les pièces sont les plus rapprochées, passe une courroie mue par les tambours O et C et munie sur toute sa longueur de nombreux rivets c, cl, en fer qui sont destinés à entraîner, hors du champ magnétique, les particules magnétiques du minerai que dépose au point Z le distributeur H. Ce dernier correspond à une auge à secousse G et à la trémie E et reçoit un mouvement saccadé par un électro rotatif Q dont les pièces polaires S\ T7 entraînent celle9
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- r, T, d’un autre électro concentrique en comprimant le ressort N jusqu’à ce qu’une bute reliant la pièce R au distributeur H empêche la rotation continue de R et T. Dès que la force du ressort dépasse l’attraction des pièces polaires, R et T reviennent brusquement en arrière et le jeu recommence aussitôt qu’un quart de tour de l’arbre Q a amené les pièces polaires suivantes sous R et T.
- Ce séparateur est employé surtout au triage des minerais de fer et permet d’en passer jusqu’à 25 tonnes par heure avec un seul appareil.
- Fig. 15a.
- L’appareil King est d’un principe analogue au précédent au point de vue magnétique, saul qu’au lieu d’un arrêt, toute la face de la pièce polaire agit uniformément à travers de la courroie sur le minerai amené et provoque une séparation en deux couches distinctes dont l inférieure non magnétique tombe sans être influencée tandis que la couche magnétique supérieure est entraînée hors du champ et se détache au-dessus d’un couloir correspondant.
- Triage par déviation. — Les appareils rentrant dans cette catégorie, au lieu de trier par extraction, c’est-à-dire par soulèvement et entraînement des particules magnétiques agissent par déviation de ces particules de leur chemin de chute libre. Ils s’appliquent surtout aux minerais faiblement magnétiques.
- La machine Wetheril construite sur ce principe est représentée sur la figure i5 et i5 a. Elle est à trois pôles dont un A un pôle double par rapport aux deux pôles BB' du même n°m. La courroie C, qui reçoit le minerai de la trémie contourne le pôle A. Les parties
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- non magnétiques tombent sans être dérangées dans leur chemin, tandis que les parties magnétiques sont déviées du côté du pôle A. Une cloison en tôle avec une inclinaison réglable au moyen d’une vis s sépare les deux jets l’un de l’autre.
- Cet appareil permet la séparation~des minerais très faiblement magnétiques et n’exige pas un broyage très lin, ce qui est précieux, car on évite ainsi la formation de trop de poussière.
- La consommation de courant est très faible, par contre, les quantités que la machine est capable de traiter par heure, n’est pas élevée non plus et varie entre 4°° et 7°° kg-
- Fig, j6,
- Triage-par déviation et extraction combinées. — L’appareil Wetheril (fig. 16) est également à trois pôles dont le principal A, désigné comme « pôle d’extraction » est un pôle double par rapport aux deux pôles latéraux BB' du même nom. Pourtant cet appareil diffère essentiellement du précédent, car la courroie en caoutchouc D qui reçoit le minerai mixte de la trémie H pour l’amener an champ magnétique, au lieu de contourner le pôle double chemine sous les trois pointes polaires qui se trouvent dans un plan horizontal. Les parties non magnétiques tombent en chute libre du rouleau en laiton r dans le récipient U ; par contre le minerai magnétique est dévié de son chemin dans le sens horizontal et arrive suivant son degré de perméabilité magnétique dans les récipients O et M. Le produit mixte rassemblé dans le récipient O et composé du minerai mixte trop enchevêtré peut être rebroyé et repassé.
- Par une disposition heureuse des trois pôles (fig. 17), il s’exerce, dans cet appareil, en outre de l’effet de déviation signalée, une extraction des particules magnétiques dans la direction horizontale, ce qui augmente beaucoup la capacité de ces appareils. En effet ils
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- permettent de traiter i 200 à 2 5oo kg de minerais très faiblement magnétiques à l’heure. En réalité cette machine repose sur une combinaison des deux principes des séparateurs précédents.
- L’usure de courroie en est également très modérée. La Société Metallurgische Gesell-
- Fig. 17.
- schaft annonce 1 pfennig, soit 1,20 centime, de frais d’entretien par tonne de minerai traité pour les courroies de ces machines. L’énergie mécanique nécessaire pour le mouvement du rouleau et de la courroie est également très réduite et est évaluée à un sixième de cheval.
- Nouveaux types de séparateurs. — Les appareils qui travaillent d’après le principe de
- la déviation, exigent naturellement^ des électro-aimants plus petits et une énergie plus réduite pour l’excitation que ceux qui fonctionnent d’après le principe d’extraction. Ce raisonnement a décidé la Société Metallurgische Gesellschaft à établir deux nouveaux types de séparateurs sur les principes de la déviation pure et simple. Ces nouveaux appareils ont paru la première fois à l’Exposition de Dusseldorf, en 1902, et ont eu immédiatement beaucoup de succès à cause de leur simplicité. En effet, tous les deux types sont dépourvus d organe de transport, courroies, bandes, etc. Le premier, le type à rouleau, rappelle
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- l’appareil Meehernich que nous avons décrit, avec la différence que le cylindre mobile est formé par la culasse de l’électro-aimant au lieu de l’être par un des bras. Cela permet un équilibrage parfait en éliminant toute pression latérale. On construit des appareils à un ou deux rouleaux (fig. ip et 20).
- Le rouleau (fîg. 18) est composé alternativement de rondelles magnétiques et de rondelles en substance non magnétique. Cela crée sur la surface mécaniquement lisse du
- Fig. 19.
- rouleau de nombreux points de concentration des lignes de forces magnétiques. Le minerai qui tombe de la trémie directement sur le rouleau, passe par l’entrefer. Les parties non magnétiques vont sans déviation dans le récipient en dessous, tandis que les parties magnétiques sont entraînées par le rouleau jusqu’à la zone neutre, où ils se séparent du rouleau et tombent dans un récipient correspondant.
- Cet appareil a fonctionné à Dusseldorf en même temps comme appareil hydromécanique pour un minerai mixte composé de blende et de carbonate de fer. En effet, il permet la combinaison des effets de la poussée dans les liquides avec les efforts d’atlraction magnétique. Une telle solution du problème de la séparation, si elle était sanctionnée par la pratique, pourrait être préconisée pour les minerais qui forment beaucoup de poussière comme certain minerai de fer, la calamine calcinée, etc.
- Plus récemment, la Société de Meehernich a combiné également un appareil qui réalise les avantages du type à « rouleau » que nous venons de décrire. Dans ce nouvel appareil le « rouleau » prend la place de l’induit d’une dynamo du type Manchester. Le séparateur
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- Mechernich y gagne beaucoup par la suppression complète de la poussée latérale et devient, au point de vue de construction, très simple et très « ramassé ».
- Fig1. 20.
- Le second type nouveau présenté à Dusseldorf était du type à anneau. Dans cet appareil (fig. 21) la séparation est réalisée par la dispersion magnétique tout autour d’un
- Fig. 21 et 22.
- électro-aimant annulaire. C’est un électro-aimant ÔI (fig. 22) sans pôles, avec forme de cloche qui ne possède aucun entrefer. Il est donc à circuit magnétique complètement fermé. Pourtant tout autour de l’anneau de fer aux endroits correspondant au point R, on
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- a prévu un rétrécissement dans la section du noyau. Ce rétrécissement provoque une résistance magnétique et par conséquent une forte dispersion des lignes de forces qui sortent à ces endroits du fer pour se fermer par l’air en rentrant ensuite de nouveau dans le fer. Cette dispersion agit exactement comme un entrefer au point de vue de la séparation magnétique. L’appareil qu’elle permet de réaliser est d'une simplicité idéale sans nécessiter aucun autre mouvement que celui de la chute du minerai uniformément réparti que la trémie envoie sur le cône distributeur K. Les parties non magnétiques passent le champ de dispersion sans être influencées, tandis que le minerai magnétique est dévié dans le sens radial et se réunit séparément.
- Cet appareil s’applique non seulement aux minerais fortement magnétiques, mais aussi à la chalcopyrite grillée au préalable, par exemple. En effet, voici les résultats y relatifs qui ont été obtenus par M. Schnelle, ingénieur de la Metallurgische Gesellschaft avec un tel appareil :
- ORIGINAL (Grillé) QUANTITÉ traitée par l’air PRODUIT MAGNÉTIQUE (pyrité) NON MAGNÉTIQUE (blende) RENDEMENT
- GROSSEUR -—-— ^ — par rapport à la teneur originale de Zn
- poidsp.ioo Zn p. 100 kgr poidsp.ioo Zn p. 100 poids p. 100 Zn p. 100
- 4 mm à 2,4 2,4 » 1,2 1,2 » 0,6 0,6 » 0,0 3o, 29 33,o5 14,18 22,48 34,a5 34, i5 35,25 32,69 1 000 1 o5o 1 000 4oo 10,18 i3,23 5,34 8,o5 6, 1 6,5 5,7- 6,5 10,11 19,82 8,84 i4,43 48.5 52.6 53,i 47,3 94,01 p. 100 92,37 » 93,91 » 92,86 »
- Ces résultats sont satisfaisants au point de vue pratique. Les rendements sont favorables et la blende d’une teneur au-dessus de 45 p. 100 de Zn est un produit très recherché.
- L’appareil avait un diamètre extérieur de 4<> cm à l’endroit du champ magnétique ; par conséquent la périphérie développée représentait un pôle linéaire de i,4o m de longueur. Cette dimension importante explique la grande capacité de travail de l’appareil, soit 1 000 kg par heure.
- Pour terminer la description des divers appareils en usage, nous pouvons mentionner une tentative de la Société de Mechernich d’établir un séparateur magnétique à champ tournant. Cet appareil est destiné aux ^installations où l’on ne dispose d’autres sources d’électricité que des courants polyphasés servant au transport et à la distribution de l’énergie. Il a pour principe de retenir les particules de minerai magnétiques dans des augets ménagés autour d’un noyau rotatif en fer dans lequel un champ magnétique multipolaire tourne rapidement. Les particules non magnétiques tombent, dès que les augets sont suffisamment inclinés; par contre, les particules magnétiques ne glissent des augets qu’au moment où ces derniers sont arrivés vers le bas à l’endroit de la machine, où la prise de pôles correspondante a été supprimée, par exemple dans une machine à 6 pôles, le 5e et 6e pôles. Les données manquent jusqu’ici sur les résultats pratiques que peut fournir cette machine.
- (A suivre.)
- D. Korda.
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- Les moteurs à courant alternatif à collecteurs, par Osnos. Electrotechnische Zeitschrift, janvier.
- Une conférence faite en octobre 1902 par M. B.-G. Lamme à l’American Institute ofElec-trical Engineers a attiré l’attention de tous les spécialistes. Il s’agissait de l’équipement de rj3 km de la voie de chemins de fer Washington-Baltimore-Annapolis en vue d’une exploitation directe par courant alternatif monophasé. Il est juste d’admirer le courage qu’il y a à tirer de l’oubli une machine abandonnée et mise au rebut comme l’était le moteur série, pour faire sur elle un grand nombre d’expériences etla remettre en honneur, car, dans la technique comme partout, il n’est pas facile de combattre contre des préjugés enracinés, sans compter la peine qu’on a a s’en débarrasser soi-même.
- Avant tout, on ne voulait pas entendre parler de collecteurs pour les machines à courants alternatifs, dans l’idée que la commutation du courant alternatif devait nécessairement entraîner la production d’étincelles destructives. Mais en fait la commutation du courant alternatif ne présente pas plus de difficultés que celle du courant continu. Tout dépend de la tension par segment : si cette dernière est faible, la commutation sera au moins aussi nette qu’avec du continu. Des difficultés ne pourraient provenir que des courants induits par le champ inducteur alternatif dans les enroulements court-circuités par les balais. Mais, indépendamment des autres moyens sur lesquels nous reviendrons, ces difficultés sont évitées par l’emploi d’une faible tension, c’est-à-dire d’un nombre restreint détours d’enroulement, par segment, et d’une résistance de passage élevée due aux frotteurs en charbons. De même le décalage tant redouté peut être réduit par des moyens simples.
- C’est donc àM. Lamme qu’il appartient d’avoir amené au grand jour le système monophasé et d avoir attiré l’attention publique sur la possibilité d une exploitation rationnelle avec des moteurs à collecteur à courant alternatif.
- B semble néanmoins qu’il n’existe rien d’essentiellement nouveau dans ce système : on a
- bien plutôt l’impression (comme M. Steinmetz l’a fait remarquer à la séance) qu’il s’agit purement et simplement du vieux moteur série bien connu, qui, par suite d’une fabrication appropriée, a perdu ses défauts particuliers.
- Le moteur série à courant alternatif a eu le même sort que toutes les autres inventions : ' tant que l’industrie a eu des occupations suffisantes et n’a pas senti le besoin de nouvelles découvertes, personne n’a pris la peine de s’en occuper ; dès que la concurrence croissante a rendu les commandes plus rares et a encombré les débouchés, il a fallu trouver de nouvelles" inventions ou améliorations, ou bien revenir aux vieilles inventions tombées dans l’oubli’, pour voir si l’on ne pourrait pas en tirer quelque chose d’utile.
- Le moteur qui se rapproche le plus du moteur série est le moteur à répulsion bien connu de Thomson. Ce moteur également n’a été l’objet, du moins en Europe, de presque aucune application. L’une des raisons principales en est que, avec la construction habituelle de ce moteur, le couple tombe rapidement quand la vitesse augmente, et le renversement du sens de rotation n’est pas facile. Nous verrons cependant dans la suite qu’il existe des moyens pour parer à ces inconvénients.
- Au dehors de ceux-ci, il y a encore toute une série de moteurs monophasés à collecteur qui, sous beaucoup de rapports, sont supérieurs aux premiers et qui, semble-t-il, n’ont pas encore suffisamment attiré l’attention publique. Nous voulons parler des machines inventées et brevetées par L.-B. Atkinson de 1895 à 1898.
- Sur ce sujet on peut consulter utilement une étude fort intéressante (Minutes of Proceedings ofthe Institution of Civil Engineers, vol. CXXXI1I 1898) dans laquelle M. Atkinson a décrit la théorie et les avantages de ces machines.
- Il y a lieu de remarquer en outre que, depuis plusieurs années, Atkinson a fait connaître d’une façon complète les propriétés principales des moteurs à collecteurs, et la possibilité d’un réglage de la vitesse dans de larges limites sans perte considérable d’énergie, de même que la valeur pratique de ces propriétés. ‘ ll
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- A cause de l’importance qu’a pris actuellement le moteur monophasé à collecteur et qu’il aura vraisemblablement dans l’avenir, nous allons passer en revue tous les dispositifs connus dont les avantages et les inconvénients seront examinés et comparés. Sans doute les moteurs envisagés n’ont pas tous de prétention à une valeur pratique : notre but est surtout de provoquer de nouvelles améliorations sur ce sujet encore peu connu et c’est pourquoi nous mentionnerons les moindres projets et étudierons avec soin leurs défauts.
- Un autre but de ce travail est d’établir une distinction entre les inventions nouvelles et les anciennes, entre celles qui sont protégées (en Allemagne) et celles dont tout le monde peut disposer : nous donnerons donc pour chaque moteur la source ou la patente où il a été pour la première fois rendu public.
- • En ce qui concerne les figures, il faut remarquer que toutes (à l’exception de 5c et de 5d) ont été orientées de façon que le champ agissant soit horizontal, et que le sens du courant dans l’induit, ou l’axe du champ induit au repos soit vertical. La disposition bipolaire a été choisie pour toutes les figures ; la considération des dispositifs multipolaires s’en déduit aisément.
- Dans les figures :
- K signifie un enroulement compensateur ;
- R une résistance inductive ou non inductive, ou bien encore un transformateur à rapport variable.
- La mention : non breveté ne se rapporte qu’à l’Allemagne.
- Le moteur série (fig. i jusqu’à ic). — On savait depuis longtemps qu’un moteur série ordinaire peut être alimenté par du courant alternatif, car le couple moteur conserve toujours la même direction puisque le sens du courant change en même temps dans l’induit et dans l’induction. La grandeur du couple varie comme le carré de l’intensité du courant, et la rotation du moteur est saccadée. Mais comme les impulsions se succèdent à des intervalles très rapprochés, si la fréquence du réseau n’est pas trop basse, et agissent toujours dans le même sens, il en résulte que le fonctionnement est uniforme quand la masse en mouvement est assez importante.
- A ce point de vue, le moteur à courant alternatif est analogue aux machines à vapeur ou à
- gaz. Pour diminuer les pertes par courants de Foucault et par hystérésis, le fer doit être entièrement lamellé. Gela n’est pas un inconvénient, puisque plusieurs usines (par exemple la Compagnie Westinghouse) construisent même leurs machines à courant continu avec des tôles.
- Les invonvénients que présentent ces moteurs sont : i° la force électromotrice induite par le champ oscillant dans la bobine court-circuitée par les balais, et i° le décalage.
- La force électromotrice propre de commutation n’est pas plus grande ici que dans les mo-
- Champ
- Fig. i. — Moteur série ordinaire non breveté.
- teurs à courant continu et ne peut pas causer de difficultés sérieuses. Pour la surmonter, on opère comme dans ces derniers en abaissant autant que possible la tension de réactance par segment, et par conséquent en mettant aussi peu de tours d’enroulement que possible pour chaque segment. Comme en outre la force électromotrice induite dans les bobines en court-circuit par le champ alternatif est proportionnelle à leur nombre de tours de fil, la diminution du nombre de tours par segment diminue en même temps les courants de court-circuit résultant du champ alternatif.
- Diminution du décalage. — Le décalage des moteurs série est causé par la self-induction du stator et de l’armature.
- La première de ces deux self-inductions ne peut pas être compensée entièrement, puisqu’on a toujours besoin d’un certain champ pour obtenir un couple ; en revanche le champ de l’armature est superflu pour la marche normale et on peut s’en débarrasser, ainsi que de la self-induction considérée. Pour cela il suffit simplement (fig. i a) d’établir perpendiculairement a l’enroulement inducteur un enroulement compensateur parcouru par le courant principal en sens inverse du courant d’armature : plus l’écart
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- est faible entre l’enroulement de l’induit et l’enroulement compensateur, et plus la compensation est efficace.
- Au lieu de mettre l’enroulement compensateur en série avec l’induit,’on peut aussi le fermer en court-circuit ^sur èlui-même (fig. ib).
- Champ
- — Moteur série avec enroulement compensateur série de Steimnetz Sickemeyer non breveté. (Steimnetz : courants alternatifs.)
- Il se produit alors dans le circuit, comme dans le secondaire d’un transformateur, un courant induit qui compense en majeure partie le champ de l’armature. Dans ce cas également, pour que
- Champ
- Fig. 1 b. — Moteur série avec enroulement compensateur en court-circuit. (Mentionné pour la ire fois dans « moteurs série à courants alternatifs » de Heubach, non breveté).
- la compensation soit aussi efficace que possible, il faut rendre aussi petites que possible la différence entre les deux enroulements et la résistance de l’enroulement compensateur.
- Le décalage du moteur est en outre proportionnel à la fréquence du réseau : lorsque le champ de l’armature est entièrement compensé, *1 est aussi proportionnel au nombre de tours d’enroulement du stator et inversement proportionnel à la vitesse de l’armature et à son nombre de tours d’enroulement. Pour diminuer le
- plus possible le décalage, il faut choisir la fréquence du réseau et l’entrefer aussi petits que possible. De plus l’enroulement du stator doit être réparti régulièrement sur la circonférence et non placé sur des pôles séparés, de façon que la différence entre la force électromotrice de la self-induction et la force contre-électromotrice de l’induit soit aussi faible que possible.
- En ce qui concerne la diminution des courants de court-circuit, nous y reviendrons tout à Rheure.
- Afin d’éviter l’emploi d’un transformateur sur la voiture pour abaisser la tension, on pourrait
- >
- Fig. ic. — Moteur série connecté à un transformateur non breveté, patente américaine 38g 352.
- adopter le dispositif de la figure ic. L’enroulement du stator se compose de deux enroulements concentriques dont l’un, comprenant beaucoup de tours, est connecté au réseau et l’autre, avec peu de tours, au collecteur. De cette façon la tension au collecteur peut être réduite à la valeur désirable. Cependant, avec ce montage, le champ principal est extrêmement affaibli et décalé en arrière par les ampère-tours de l’enroulement à basse tension, d’où résulte un effet analogue à celui que présentent les moteurs à répulsion à pôles séparés, dont nous examinerons plus loin les inconvénients.
- L’opportunité du dispositif ic semble donc pour le moins assez douteuse.
- Le moteur shunt. — Le moteur shunt ordinaire peut aussi être alimenté avec du courant alternatif. Si le rotor et le stator ont la même inductance, leurs courants sont en phase et le moteur démarre avec un couple énergique. Toutefois avec l’augmentation de vitesse, l’induit absorbe du courant watté tandis que <Te stator est toujours parcouru par des courants déwattés. Cette différence de phase donne lieu à un champ
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- tournant “plus ou moins parfait grâce auquel la formation d’étincelles au collecteur et le décalage du moteur sont amoindris. Mais, à cause de la différence de phase entre le courant de l’armature et celui du stator, le couple diminue considérablement : la charge que peut supporter le moteur shunt est donc en général très petite, et son emploi devrait à peine être pris en considération. Un enroulement compensateur analogue à celui du moteur série serait absolument défectueux, puisque le moteur lui-même n’aurait en marche qu’un très faible couple moteur.
- Le moteur a répulsion (fig. 2 à 2d). 1— Ce moteur peut être connecté au réseau soit sans l’intermédiaire, soit avec l’intermédiaire d’un transformateur (avec un rapport de transformation
- Fig. a. — Moteur à répulsion Thomson non breveté patente américaine de 1890.
- fixe o*u variable). Les balais sont court-circuités et calés sous un certain angle par rapport à l’axe d’enroulement du stator. La composante du champ du stator, qui se trouve dans la direction des balais, induit dans le circuit court-cir-cuité de l’armature un courant à peu près opposé en phase au champ du stator, lorsque le moteur est arrêté. L’effet de ce courant sur les autres composantes du champ du stator perpendiculaire aux balais produit un couple, et l’armature démarre énergiquement. Plus la résistance de l’induit et l’entrefer sont petits, et plus l’angle des phases du champ du stator et du courant d’armature se rapproche de 1800, et plus le couple moteur est grand pour une même consommation de courant. Toutefois lorsque la vitesse augmente, la composante du champ du stator perpendiculaire à la direction des balais
- induit dans l’armature une force électromotrice en phase avec le champ (puisqu’elle résulte de la rotation) qui rapproche de plus en plus la phase du courant d’armature de celle du courant primaire. Il s’ensuit que la différence de phase entre le rotor et le stator s’écarte de plus en plus de 1800, et que le couple moteur diminue. Cette diminution du couple, quoique moins considérable que dans le moteur shunt, présente encore ici un gros inconvénient.
- Le moteur à répulsion indiqué d’abord par Thomson était construit comme une machine à courant continu ordinaire avec des pôles séparés. Avec une semblable carcasse, tout le champ du moteur se produit dans la direction des pôles ; le champ d’armature, incliné sur les pôles, affaiblit le champ principal et le champ effectif du moteur. En d’autres termes le champ moteur efïec-tifn’est pas produit parle courant primaire seul, mais par l’effet simultané des courants primaire et secondaire. Comme dans tout moteur, le champ primaire produit par la rotation une force contre-électromotrice dans l’armature ; il agit par conséquent sur le courant de l’induit et le retarde. Le champ secondaire, sensiblement opposé au champ primaire, agit sur l’armature pour accélérer le courant. En outre, par suite de l’action du champ secondaire, le décalage entre le champ résultant efïectivement du moteur et le courant de l’induit est beaucoup plus petit que 1800. Pour ces deux causes le moteur à répulsion à pôles séparés possède un courant d’armature relativement grand et un couple faible.
- De plus, par suite de la distribution inégale du fer, il ne peut se produire aucun champ tournant, et le moteur travaille avec un grand décalage et une grande production d’étincelles.
- Si au contraire le moteur est construit avec le même entrefer, et par conséquent avec la même réluctance magnétique sur toute sa périphérie, le champ d’armature se produit dans la direction des balais et la rotation ne peut par suite engendrer dans aucun cas une force électromotrice ; en effet, la production de cette force électromotrice nécessite, comme l’on sait, un champ perpendiculaire à la direction des balais. La force électromotrice engendrée dans l’armature par la rotation dépend seulement et uniquement du champ primaire, dans le moteur à répulsion à pôles non séparés. En outre il peut se produire
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- ici, par suite de la différence de phase entre le champ primaire et le champ secondaire, un champ tournant dont l’effet est de diminuer le décalage et la production d’étincelles.
- De ces courtes considérations il résulte que la carcasse d’un moteur a répulsion doit forcément
- du champ
- Fig. 2a. — Moteur à répulsion Thomson à pôles non séparés, non breveté.
- être composée de masses de fer également divisées (fig. 2ci).
- L’enroulement de la carcasse cloit être fait simplement comme dans un moteur d’induction ordinaire, c’est-à-dire le plus divisé possible avec un nombre impair d’encoches par pôle.
- Cependant on peut aussi faire l’enroulement sur des pôles séparés en disposant symétrique-
- Fig. 2b. — Carcasse d’un moteur à répulsion, d’après une patente anglaise de 1894, non breveté.
- Un examen attentif montre cependant qu’un enroulement régulièrement réparti est le plus opportun car dans ce dispositif le produit des facteurs de dispersion primaire et secondaire (en désignant par facteur de dispersion une grandeur plus petite que l’unité) est maximum, de sorte que le décalage est minimum.
- Direction
- du champ
- Fig. 2c. — Moteur à répulsion (patente allemande 110 5o2).
- Cette patente 110 5o2 indique encore le dispositif ic. Le réseau est connecté aux balais du collecteur et l’enroulement du stator est fermé en court-circuit sur lui-même en deux points diamétraux dont la direction est inclinée sur celle des balais.
- Ce montage est inutilisable, car premièrement le collecteur doit supporter toute la (charge dn
- du champ
- Fig. id. — Moteur à répulsion à larges balais, non breveté.
- ment à eux des pôles sans enroulement qui remplissent presque tout l’espace laissé libre
- D’après la D. R-P iio5o2 on peut disposer 1 enroulement du stator dans.une seule encoche °u peu d’encoches par pôle, en donnant à la largeur des bobines environ la moitié du pas polaire, et en répartissant régulièrement la Partie extérieure autour de la périphérie de l’ar-utature.
- moteur, et deuxièmement le champ effectivement moteur (pour des pôles non séparés) est produit purement et simplement par le courant secondaire, ce qui occasionne un détestable cos <p.
- Thomson a encore prévu une autre espèce de moteurs à répulsion (fig. 2^) dans lesquels, au lieu de balais étroits court-circuités ensemble, deux balais largement ouverts sont employés pour court-circuiter chacun un quart environ de
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- l’induit. Les courants de court-circuit sous les balais sont alors en même temps les courants d’induit actifs et utiles. Contrairement à ce qui a lieu dans les moteurs ordinaires à répulsion il n’y a point ici de courant de court-circuit nuisible ; en revanche ces larges balais occasionnent un frottement considérable. Le fait que la moitié seulement de l’enroulement d’armature est parcouru par du courant devrait n’avoir aucun inconvénient. En effet, premièrement l’on peut prendre une densité de courant 2 fois plus grande dans l’armature, puisque chaque bobine n’est chargée que pendant la moitié d’une période, et deuxièmement il,y a lieu de réfléchir que dans un moteur à répulsion ordinaire une seule composante du champ du stator exerce un effort moteur sur l’armature, tandis que dans le dispositif (fig. 2d) le champ total du stator agit simultanément par la rotation de l’armature.
- Comparaison entre le moteur a répulsion et le moteur série. — Le décalage du moteur à répulsion, pour une même dépense de matériaux dans l’armature et dans le stator, devrait être un peu plus mauvais que dans un moteur série avec champ d’induit entièrement ou presque entièrement compensé. Cela résulte de ce que, dans un moteur à répulsion, les balais doivent être forcément inclinés sur l’axe de l’enroulement inducteur. Par suite on ne peut compenser que la composante du champ d’induit qui est en concordance avec l’axe du champ du stator ; mais les autres composantes restent et agissent comme self-induction, tandis que dans le moteur série on peut, par l’emploi de l’enroulement compensateur (fig. m), détruire complètement oupresque complètement l’effet du champ d’induit.
- En revanche le moteur à répulsion a la propriété avantageuse que le collecteur est toujours court-circuité et n’a pas a supporter de charge. Or, comme on le sait, les dimensions et le prix d’un collecteur à courant continu dépendent de la charge qu’il a à supporter ; le collecteur du moteur à répulsion peut avoir des dimensions relativement petites grâce auxquelles il est à peine plus cher que des bagues ordinaires. Par suite de la faible charge qu’a à supporter le collecteur du moteur à répulsion, la commutation devrait aussi (au moins pour un emploi normal) être aussi nette que si l’on avait à faire à des bagues.
- Pour la pratique il serait d’un grand intérêt de savoir quel nombre de tours il faut choisir pour l’enroulement induit. Dans un moteur-série à courant alternatif, le nombre de tours de l’induit est déterminé comme dans une machine à courant continu par la charge et la tension de l’armature. Mais dans un moteur à répulsion la charge et la tension du collecteur sont presque nulles. Si nous fixons à un chiffre donné le nombre des segments du collecteur, nous ignorons complètement a priori combien de tours par segment il faut adopter ; autrement dit nous ignorons si nous devons bobiner notre armature comme un induit à haute tension ou un induit à basse tension pour le même nombre de segments. A première vue il pourrait sembler que l’on doit choisir de préférence un faible nombre de tours par segment : un examen plus attentif montre que cé n’est pas le cas. Car, bien que la tension au collecteur soit toujours nulle dans le moteur à répulsion, la condition ordinairement nécessaire d’une tension moyenne maxima par segment, disparaît entièrement, et il ne reste à envisager éventuellement que la tension de réactance et la tension développée par l’induction fixe dans les balais court-circui-tés. Mais d’une part ces tensions sont bien diminuées dans les moteurs à répulsion par le champ tournant produit en marche normale, et, d’autre part, si la valeur du champ alternatif est fixée, il est indifférent pour la grandeur des courants de court-circuit que nous prenions par segment plus de tours de grande résistance ou moins de tours de faible résistance. Il s’ensuit que l’on peut établir l’armature du moteur à répulsion comme un induit à haute tension, en prenant
- . -, , (nombre de tours)2 par segment
- soin que le rapport -----—----------—----------
- 1 A A résistance par segment
- ne dépasse pas une certaine valeur.
- Comme, en outre, dans un moteur à répulsion fermé en court-circuit la tension due à l’induction fixe est toujours à peu près détruite dans l’armature elle-même par la tension due à la rotation, il n’y a, pour toutes les vitesses de l’armature, à peu près aucune tension entre les bobines symétriquement placées par rapport à la direction du champ, c’est-à-dire entre les segments du collecteur. Au contraire, dans la direction du champ effectivement moteur il existe une tension dans l’induit, et par conséquent dans le collecteur.
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- Cette tension transversale se compose d’une tension inductive due a l’induction fixe du champ, et d’une tension dynamique engendrée dans la direction des balais court-circuités par le mou-vernent de l’armature dans le champ résultant. Quand l’induit a une résistance faible, ces deux tensions sont presque opposées l’une à l’autre. Quand le moteur est arrêté, il ne subsiste naturellement que la tension inductive. Dès que le moteur se met en marche, la tension dynamique croît, tandis que la tension inductive décroît toujours par suite de la diminution cl’intensité du courant primaire et aussi du champ effectivement moteur. Pour une certaine vitesse (qui
- . -, nombre de tours . , ,
- dépend du rapport----—---------— et aussi de la
- r trequence
- position des balais) les tensions, inductive et dynamique, se compensent. Si cette vitesse est dépassée, la tension transversale résultante croît peu à peu en valeur absolue, mais avec le signe négatif.
- La tension maxima existant dans la direction du champ influe sur l’épaisseur à donner à l’isolement de l’induit et du collecteur ou au revêtement des encoches : il faut donc choisir les dimensions du moteur de façon qu’en service normal cette tension transversale soit aussi petite que possible ; à ce point de vue l’isolement de l’armature et du collecteur d’un moteur à répulsion doit être plus faible que celui d’un moteur-série de mêmes dimensions.
- Les moteurs a répulsion d’Atkinson. — La propriété particulière des moteurs d’Atkinson consiste en ce que le champ du courant d’armature induit par l’induction fixe (et par conséquent le courant d’armature lui-même), et le champ effectivement moteur peuvent être réglés tout à fait indépendamment l’un de l’autre, au lieu d’être en opposition comme dans les moteurs à répulsion ordinaires.
- Les moteurs Atkinson dérivent du moteur-sene habituel. Dans ce dernier le courant est amené au collecteur par des balais, c’est-à-dire par une connexion électrique. Au lieu de cela, ün peut induire le courant de l’extérieur, puis-llu d s’agit de courant alternatif; on reliera donc magnétiquement l’induit et le stator en employant le moteur lui-même comme transformateur.
- Dans ce but, en plus de l’enroulement induc-
- teuOperpendiculaire aux balais comme dans le moteur-série ou le moteur à courant continu, Atkinson munit le stator d’un second enroulement dont l’axe coïncide avec la ligne de liaison des balais. Si l’on alimente cet enroulement avec du courant alternatif, l’armature devient le siège d’un courant induit quand les balais sont court-circuités. L’avantage de ce dispositif est, comme dans les moteurs à répulsion ordinaires, que l’armature n'a aucune liaison électrique avec le réseau, et que la charge qu’elle supporte est extérieurement très petite.
- De même que dans une machine à courant continu, Atkinson distingue dans ses moteurs deux axes : un axe électrique coïncidant avec la direction des balais, et un axe magnétique perpendiculaire aux balais. Par suite, il nomme l’un des enroulements enroulement inducteur et l’autre, enroulement magnétisant. D’après la façon dont sont connectés ces enroulements, Atkinson distingue quatre sortes de moteurs (pour le fonctionnement en monophasé) :
- i° L’enroulement inducteur est en sçrie avec l'enroulement magnétisant (fig. 3).
- t9 3
- Fig. 3. — Moteur à répulsion Atkinson (patente allemande io8 539).
- Le fonctionnement de ce moteur est exactement le même que celui d’un moteur ordinaire à répulsion de Thomson (fig. 2). Car comme les deux enroulements donnent un champ résultant incliné sur les balais, leur action sur l’armature est exactement la même que celle d’un enroulement unique dont l’axe serait incliné d’un certain angle sur la ligne de jonction des balais. Mais le dispositif du double enroulement du stator a l’avantage de permettre le réglage du courant d’armature et du champ excitateur tout à lait indépendamment l’un de l’autre. On peut renverser le courant dans l’un des enroulements et par suite le sens de rotation du moteur pour
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- un calage constant des balais, tandis que c’est impossible avec les moteurs à répulsion habituels.
- L’inconvénient qu’a ce dispositif par rapport aux moteurs ordinaires à répulsion consiste en ce que, pour le même nombre de tours sur le stator et pour la même différence de potentiel
- Champ
- Fig. 3a.. — Moteur à répulsion, patente allemande 108 58g.
- aux bornes le courant magnétisant est augmenté fZ I Z
- dans le rapport de où et Z2 repré-
- sentent les tours des enroulements inducteur et magnétisant. En outre, deux enroulements séparés doivent forcément se croiser, tandis qu’un enroulement simple monophasé peut être fait en
- Champ
- Fig. 3h. — Moteur shunt à répulsion Atkinson, non breveté (Min. of. proe. vol. i33).
- forme d’hélice sans croisement. Le dernier dispositif d’enroulement permet un meilleur isolement, d’où une meilleure utilisation de l’espace disponible.
- 2° L’enroulement magnétisant est monté en série avec l’armature (fig. 3 a) et forme un circuit fermé; l’enroulement inducteur est connecté au réseau. Ce dernier induit alors le courant d’armature et le courant du champ ; comme celui-ci est perpendiculaire en direction au courant induit, il n’exerce aucune réaction sur
- l’enroulement du stator. Le champ effectivement moteur doit donc être considéré par rapport à l’enroulement du stator comme un champ de dispersion secondaire et, par suite, le décalage primaire est beaucoup plus considérable qu’avec le dispositif précédent. Par contre, le couple de ce moteur est meilleur que celui de la figure 3 car le champ et le courant d’armature sont toujours en phase.
- 3° L’enroulement magnétisant et l’enroulement inducteur sont tous deux en dérivation sur le réseau et les balais sont court-circuités (fig. 3 b).
- Ce moteur est analogue au moteur shunt ordi-
- ! V ' » Champ lavée excitation | séparée
- Fig. 3c. — Moteur à répulsion Atkinson, non breveté (Min. of. Proc. vol. i33).
- naire avec champ d’induit compensé et possède les inconvénients de ce dernier ; son couple ne peut être que très faible. Le courant de l’armature compense presque la self-induction de l’enroulement inducteur ; la self-induction de l’enroulement magnétisant n’est pas influencée ; il en résulte un décalage considérable entre le courant d’armature et le champ inducteur et le couple est très réduit. Il faut donc que les balais soient, non pas en court-circuit, mais connectés à des résistances inductives, ou bien que l’entrefer soit très important, mais dans ce cas les intensités de courant et, par suite, le couple moteur, sont très faibles.
- 4° L’enroulement magnétisant et l’enroulement inducteur sont alimentés par des tensions de phases différentes (fig. 3 c).
- Si ces tensions sont calées à go° l’une de l’autre, le champ excitateur est en phase avec le courant d’armature et le moteur devrait travailler dans de bonnes conditions. S’il s’agit d un réseau polyphasé, on peut prendre les courants excitateurs directement sur l’autre phase ; sinon
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- le champ inducteur est connecté indirectement au réseau par l’intermédiaire d’un transformateur de phases tournant.
- L’avantage de ce dispositif vis-à-vis de ceux examinés précédemment, est la possibilité de travailler sans décalage. Par contre, il possède
- Champ
- Fig. 3d. — Moteur à induction et à répulsion Atkinson non breveté (Min. of. Proc. i33).
- l’inconvénient d’une plus grande complication par suite de la nécessité d’une seconde phase. Par rapport aux moteurs d’induction habituels, ce dispositif possède l’avantage de tous les autres moteurs Atkinson, à savoir que le champ excitateur est absolument indépendant de la tension de l’enroulement inducteur et que, par suite, la vitesse du moteur et son couple peuvent être réglés dans de larges limites.
- Fig. 3e. — Moteur à induction et à répulsion Atkinson non breveté (Min. of. Proc. vol. i33).
- 5° L’enroulement inducteur est connecté à un réseau monophasé et l’armature porte deux paires de balais court-circuités diamétralement opposées (fig. 3 d). Une paire de balais est dans la direction de l’axe électrique et l’autre paire de balais est dans la direction parpendiculaire.
- Pendant la rotation de l’induit dans le champ résultant de l’axe électrique, un courant prend naissance entre les balais placés perpendiculairement à cet axe ; par suite de la self-induction de 1 induit, ce courant est décalé d’environ 90°
- en arrière du champ et est presque en phase avec le courant primaire : il produit le champ effectivement moteur. Comme on le comprend
- r:
- Champ
- Fig. 3e'. — Moteur à induction et à répulsion Atkinson patente 135 896 (Min. of. Proc. vol. i33).
- facilement, le fonctionnement est le même que celui d’un moteur d’induction ordinaire : le démarrage est impossible.
- Atkinson propose de donner cl’abord au moteur la disposition 3 ou 3 a et, dès qu’il a atteint une certaine vitesse, de court-circuiter les balais de l’inducteur. Il est facile de voir que dans ce dispositif l’enroulement inducteur propre et l’enroulement d’armature sont semblables à un enroulement unique. De cette façon, on obtient les montages 3 e et 3 e' dont le dernier est garanti par la patente allemande 135 896.
- Dans la patente 108039, Atkinson propose d’équiper le moteur à répulsion avec des bagues (fig. 3 f) ; le démarrage s’effectue avec l’emploi
- l------
- Champ
- HWA
- x”.___
- Fig. 3f. — Moteur à induction et à répulsion Atkinson avec bagues, patente 108 53g.
- du collecteur, et les bagues sont court-circuitées lorsqu’une certaine vitesse est obtenue.
- La mise en court-circuit progressive de l’armature au moyen de bagues a été garantie dernièrement à M. Schüler par la patente n° 140920.
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- aG8
- Dans la patente 108 539, Atkinson ProPose encore un montage pour améliorer le facteur de charge dans le moteur 3 a (fig. 3 g').
- L’axe de l’enroulement inducteur coïncide, comme dans tous les autres moteurs, avec la direction des balais. Mais il y a deux enroulements excitateurs sur le stator, l’un d’eux est monté en série avec l’armature par les balais, et l’autre, parallèle a l’enroulement inducteur, est connecté au réseau. Les deux enroulements excitateurs sont placés symétriquement par rapport à l’axe électrique et font avec ce dernier un angle d’environ 45°. Atkinson veut évidemment par ce dispositif renforcer le champ effective-
- Direction
- du champ
- Fig. 3g. — Moteur à répulsion Atkinson, patente 108 53g.
- ment moteur qui est en phase avec le courant secondaire, par un champ auxiliaire décalé de 90° en arrière de la tension. Ce champ auxiliaire induit dans l’armature pendant la rotation un courant en phase avec lui. Il se produit ainsi dans l’induit lui-même un courant magnétisant qui, sans cela, devrait être fourni par le réseau.
- On peut se demander si vraiment ce montage offre un avantage réel sur le montage beaucoup plus simple de la figure 3, car, d’une part, un courant magnétisant est aussi produit dans l’induit par la rotation, et, d’autre part, le coupfe moteur est affaibli par la disposition inclinée du champ inducteur et par l’introduction du champ décalé de 90° sur la tension du réseau.
- Montages divers. — De ces différents montages connus on peut déduire quelques autres.
- Par exemple, le montage 3 a est transformé en 3 a' si l’on connecte le réseau à une paire de balais et l’enroulement inducteur à l’autre paire. Le courant entre les balais de la seconde paire produit le champ effectivement moteur, tandis que le champ résultant dans la direction de l’axe
- électrique produit un couple négatif. Le champ moteur, décalé en arrière de la tension du réseau, induit entre les balais connectés à ce dernier une force contre-électromotrice qui avance la tension. De plus, le champ excitateur est produit par l’induction fixe dans l’enroulement inducteur et par la rotation de l’armature dans
- Champ
- Fig. 3a'. — Montage réduit du montage 3a. non breveté.
- le champ résultant de l’axe électrique. Pour ces deux raisons, le décalage semble compensé. L’inconvénient du montage est que le collecteur est continuellement connecté au réseau et doit supporter toute la charge du moteur. Du reste, l’enroulement d’armature sert en même temps d’enroulement moteur et d’enroulement inducteur. Une autre modification de la figure 3 a con-
- duit à la figure 3 a". Dans celle-ci les balais
- Champ
- Fig. 3a''. — Montage réduit du montage 3a non breveté.
- sont connectés au réseau, pendant que les enroulements inducteurs magnétisants sont réunis en série et forment ensemble un circuit fermé. Les deux enroulements agissent sur l’armature exactement comme un enroulement du stator fermé sur lui-même dont l’axe serait incliné sur les lignes des balais. En principe, ce montage ne présente rien de nouveau sur le montage de la figure 2 e et est aussi désavantageux.
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- La figure 3 b' présente un montage donné dans la patente 135896. Sur le stator sont disposés 3 enroulements : deux d’entre eux sont concentriques et leur axe commun coïncide avec la direction des balais eourt-circuités ; le troisième enroulement est l’enroulement magnéti-
- Champ
- Fig. 3ê'. — Mentionné dans la patente x35 896, mais non protégé par elle.
- Un des deux premiers enroulements est connecté au réseau, et l’autre à l’enroulement excitateur. L’enroulement relié au réseau sert ainsi d’inducteur vis-à-vis de l’armature et du courant inducteur.
- Il est visible qu’en principe ce montage est le même que le montage shunt Atkinson (fig. 3 b).
- l ig. 3//'. — Moteur shunt compoundé connecté avec un transformateur, non breveté.
- La différence réside dans la liaison entre les enroulements magnétisant et inducteur qui, dans le moteur Atkinson, est une connexion électrique, et ici une connexion magnétique. Dans les deux eas, l’enroulement magnétisant a une tension constante et le champ inducteur est toujours à 9°° de la tension du réseau, tandis que la phase du courant d’armature varie avec le nombre de tours.
- Même sans compter la complication due au 5e enroulement, ce dispositif possède les incon-
- vénients du moteur shunt Atkinson, sans présenter aucun de ses avantages.
- Le montage peut cependant être amélioré sensiblement en constituant l’inducteur par l’armature elle-même au lieu de disposer un enroulement particulier sur le stator (fig. 3 b").
- Dans ce cas, il n’y a pas d’enroulement du stator, mais le courant inducteur est produit en partie par la rotation de l’armature dans le champ résultant de l’axe électrique.
- Pour le démarrage, il faudrait connecter les balais à des résistances inductives pour amener en phase autant que possible le champ inducteur et le courant de travail. On pourrait aussi employer le moteur habituel de la figure 3 ou 3 a et ne faire le montage qu’après l’obtention d’une certaine vitesse. En principe, ce moteur est semblable au moteur shunt compound dont la description suivra. O. A.
- ÉLECTROCHIMIE
- Procédés pour fabriquer, avec des morceaux de métal séparés, les électrodes négatives des éléments primaires ou secondaires, Henri Roth, patente allemande 146 307, août 1902.
- Les copeaux, tissus ou fils métalliques sont comprimés ensemble dans un récipient perméable au liquide, de façon que, lors de la dissolution chimique des parties métalliques qui s’effectue peu à peu, un bon contact soit constamment assuré entre les parties non encore dissoutes et le conducteur de courant, et qu’un remplacement de la matière employée soit possible. La compression peut être obtenue par l’introduction d’un coin, ou par le poids de lourds morceaux de métal, ou par d’autres moyens appropriés. Les parties métalliques peuvent aussi être mélangées avec des oxydes ou autres matières. La figure 1 par exemple, représente une électrode métallique placée dans un récipient poreux u. L’électrode consiste en tours de fil y et en .morceaux de métal auxquels sont joints des débris de verre 0 et de l’oxyde métallique pulvérulent w de consistance sirupeuse. Les débris de verre ne servent qu’à déterminer une structure lâche et peuvent être remplacés par de la pierre ponce cassée en morceaux de la grosseur d’une lentille, ou toute autre substance poreuse. L’extrémité des tours de fils sert de conducteur de courant à l’extérieur du récipient ou bien est reliée à la pièce métallique en forme de coin pointu t à laquelle sont connectés les con-
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- ducteurs principaux. Ce coin t doit dépasser de beaucoup les tours de fil y pour qu’on puisse assurer toujours un bon contact par son enfoncement progressif. On peut fabriquer l’électrode de la façon suivante ; on met au fond du vase poreux un grand nombre de tours de fils irréguliers placés au hasard, puis on place alternativement des morceaux de métal, des débris de verre, de l’oxyde métallique de consistance
- Fig. 1.
- sirupeuse, de nouveaux tours de fils, etc., jusqu’à ce que le récipient soit plein : on charge alors le tout avec des poids. Il est utile de remplacer le métal disparu par dissolution chimique, par des baguettes métalliques pointues que l’on enfonce peu à peu de façon à maintenir toujours la compression nécessaire à un bon contact de la matière active. Les méthodes décrites pour obtenir cette compression sont les plus simples, mais il est évident qu’on peut employer dans ce but des leviers, des vis, ou des ressorts.
- Matières absorbantes pour les électrolytes d’accumulateurs électriques, Knickerbocker Trust Company. Patente allemande 147 979, mars 1900.
- Les substances minérales absorbantes employées jusqu’ici pour l’électrolyte des accumulateurs électriques, sont la silice et la pierre ponce. Toutes deux ont l’inconvénient de se réduire en fine poudre sous l’action de l'acide per-sulfurique formé à la charge, de sorte que l’électrolyte prend une consistance vaseuse nuisible. L’auteur a trouvé que certains sédiments calcaires désignés aux environs de Civita Vecchia sous le nom de « Trabotino » et constitués essentiellement de silicates et de carbonates de
- chaux présentent, par suite de leur structure crypto-cristalline et en même temps cellulaire, un pouvoir absorbant considérable et durable. Les propriétés de cette matière peuvent peut-être être expliquées par la transformation de la chaux en gypse sous l’action de l’électrolyte, d’où résulterait une grande porosité ; d’après l’expérience elle n’est ni assez fine pour empêcher la mobilité de l’électrolyte, ni assez grossière pour permettre le jaillissement de l’acide : sa constitution physique convient admirablement pour assurer un grand pouvoir absorbant et pour empêcher le dégagement des gaz, d’où résulte la possibilité d’employer de forts . courants de charge.
- En plus de ces propriétés, la nouvelle matière absorbante possède un poids spécifique faible qui permet l’emploi d un acide de poids spécifique élevé, c’est-à-dire offrant une résistance faible et diminuant le travail du courant. L’emploi d’acide de poids spécifique élevé présentant le maximum de conductibilité assure au courant de décharge une tension régulière, si le circuit extérieur ne varie pas, et évite la diminution de la force électromotrice de l’élément provenant de l’abaissement du poids spécifique de l’acide.
- Procédés de fabrication des plaques positives à mince couche d’oxyde. Max Rabl. Patente autrichienne 26810, juillet 1902.
- Les plaques obtenues avec du plomb spongieux sont plongées, après avoir été trempées dans de l’acide sulfurique étendu, dans une solution saline où elles séjournent jusqu’à ce que la solution ait pénétré dans toutes les pores du plomb spongieux. On emploie des solutions salines ne contenant aucune matière étrangère nuisible aux accumulateurs. E11 premier lieu il y a le sulfate de zinc, puis d’autres sels dérivés des acides sulfurique, phosphorique, borique et silicique. La base du sel métallique ne doit pas pouvoir être déplacée de ses solutions par le plomb. On peut aussi entreprendre la formation du plomb spongieux directement dans la solution saline.
- CT
- Electrode d’accumulateur non empâtée constituée par une plaque de plomb munie de côtes minces ou de lamelles portant des entailles. Wilhelm Kranshaar. Patente allemande i38 794, no-vembre 1901.
- Dans les électrodes ordinaires de ce genre, les côtes ou lamelles sont coupées par des pro-
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- fondes rainures transversales. Dans cette nouvelle plaque les entailles de deux côtes ou lamelles successives ne sont pas à la même hauteur, mais l’entaille de Tune est en face du milieu de la portion voisine de l’autre. De plus les deux portions de lamelles voisines sont maintenues
- In! Inl n in
- Fig. a et 3.
- ensemble par une forte nervure de même hauteur qu’elles; il y a deux rangs de nervures qui alternent. Ce nouveau dispositif a l’avantage de permettre la division des côtes ou lamelles en un grand nombre de portions très courtes sans affaiblir la section de la plaque, comme cela a lieu avec des coupures transversales.
- Chaque partie de la plaque peut se dilater beaucoup plus facilement et la solidité mécanique est considérable pour un poids de plomb peu élevé. Ce dispositif a en outre l’avantage de pouvoir être obtenu avec beaucoup de facilité à la fonte. En effet, alors qu’en général toutes les saillies destinées à imprimer dans la plaque les coupures transversales, arrête l’écoulement du plomb fondu dans le moule, le nouveau dispositif permet un facile écoulement du plomb qui, chaque fois qu’il se heurte à une saillie, trouve à côté une rainure transversale par laquelle il continue son chemin. La figure i montre cette plaque : les coupures c divisent les côtes ou lamelles en portions a\ les nervures b relient les portions a de deux lamelles voisines, et sont disposées sur deux rangs. Sans cette disposition des entailles il serait impossible de réduire au minimum l’épaisseur du noyau de la plaque.
- Plaque d’accumulateur, Joseph Bijur. Patente américaine 744 983, août 1900.
- La figure 4 est une vue de la plaque, particulièrement destinée à former une positive. La figure 5 est une vue agrandie d’une partie de la plaque et la figure 6 une coupe verticale. La plaque se compose d’un seul morceau de plomb
- homogène. Entre les nervures verticales ose trouvent une ou plusieurs baguettes horizoniales et, aux extrémités inférieures et supérieures, des parties /"horizontales qui forment le cadre. Un grand nombre de petits rectangles sont formés par la juxtaposition de bandes s entre lesquelles sont placées des lamelles légèrement ondulées dout la longuenr dépend de l’épaisseur des bandes. Chaque bande est reliée aux nervures c, et forme une rangée de petites cases séparées les unes des autres.
- Pour la fabrication d’une plaque, les bandes formant un groupe sont chauffées presque jusqu’à la fusion du plomb, puis on verse tout
- Fig. 4 à 6.
- autour du plomb surchauffé. Il vaut mieux verser directement le plomb sur le fond des espaces entre les groupes de bandes, et remplir ensuite chaque espace en prenant garde que le plomb ne coule pas d’une partie du moule dans une autre. On peut faire cette opération dans un moule ouvert par côté dans lequel les bandes s sont placées sur le côté de façon que les nervures c se forment horizontalement. On peut aussi employer un moule fermé des deux côtés de la plaque et placé debout de façon que les nervures v se forment verticalement. On verse ensuite le plomb surchauffé en jets fins et exactement dirigés ou au moyen de tubes étroits qu’on enfonce dans les espaces entre les groupes de bandes, de façon à ce que le métal coule d’abord sur le fond et monte peu à peu. Le plomb fondu et surchauffe produit aux extrémités des bandes s une surélévation de température qui peut presque provoquer leur fusion ; le contact entre les bandes et la nervure coulée est ainsi obtenu d’une façon parfaite. Les queues de connexion l peuvent être rapportées séparé-
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- ment et reliées aux nervures e et a;ix baguettes
- ou bien venir de fonte en même temps que les nervures e. Cette plaque ne présente aucun des inconvénients qu’ont les plaques du même genre (par exemple les plaques fabriquées d’après le procédé des patentes américaines 290, 942 et
- 612 649).
- La plaque étant en un seul morceau, les pièces de liaison employées dans les plaques précédentes et préjudiciables à la solidité et à la conductibilité sont superflues.
- Grille d’élément, H. Rabenalt. Patente américaine 743 102, novembre 1902.
- La grille (fig. 7) a la forme d’un cadre ouvert dont les bords extérieurs sont formés par des montants a et h entre lesquels sont placées des
- A-t-o
- o> A
- Fig. 7.
- bandes transversales c partageant la grille en un grand nombre de divisions pour la matière active d. Les montants transversaux ont une épaisseur plus faible que celle des montants extérieurs de sorte qu’ils se trouvent enrobés dans le plomb spongieux qu’on rapporte sur la grille. Les baguettes des côtés et des bouts sont munies sur leur bord intérieur de brides allongées qui débordent des deux côtés de la plaque. Chacune des divisions d pour la masse active est pourvue d’une armature constituée par un pont F traversant diagonalement l’espace d et deux bandes b placées de chaque côté. Ces ponts et ces bandes sont larges et minces. Quand la grille est entièrement terminée, les bandes b vont du pont jusqu’à la face opposée de la grille comme le montre la partie gauche de la figure 7 ; avant ou après l’application de la matière active, elles sont pliées à leur place de façon à aller diagonalement des ponts aux angles des divisions d. A ces angles sont placées de minces plaques d’encoignure H. Les ponts sont perforés en h pour rendre plus facile
- , la fabrication de la plaque et assurer une meilleure adhérence du plomb spongieux. Ce dernier est fortement maintenu en place par les différentes parties du pont et de l’armature. Les brides des baguettes extérieures sont assez larges pour recouvrir sur les bords la matière active et empêcher son effritement. Les bandes d’encoignures H sont enrobées dans le plomb spongieux : là aussi l’effritement est évité.
- 1Procédés de fabrication des plaques d’accumulateurs formées d’une masse d’oxyde de plomb, Hypolite Celestre et Francesco Gondrand.
- Patente allemande 147 639, avril 1901.
- On emploie comme supports des cadres à larges mailles ; la matière active n’est pas entassée, comme d’habitude, uniformément dans les cellules du cadre, mais forme des baguettes ou des tubes d’un diamètre d’un oü plusieurs millimètres. Les baguettes sont, après leur montage ou après leur séchage, amenées en contact mutuel par une compression dont la valeur dépend du degré de cohésion et de porosité que l’on désire donner à la masse totale : elles ont été auparavant placées dans les mailles du cadre ou entre deux cloisons poreuses ou perforées (grès, plomb ambroïne, etc.) Dans ce dernier cas, et pour les électrodes négatives, on peut remplacer le cadre métallique par un simple conducteur de courant ramifié dans plusieurs directions de façon a assurer un bon contact. La,matière active ne présente nulle part la formation de couches ; tout en ayant une forte cohésion moléculaire par suite de sa formation mécanique, elle possède une telle porosité que les gaz et l’électrolyte peuvent circuler librement et qu’une chute des couches extérieures est impossible.
- Elément secondaire, Joseph Middleby. Patente américaine, novembre 1899.
- Les éléments plomb-zinc employés actuellement souffrent avant tout, par suite de la rapide attaque du zinc, de la formation d’efflorescences métalliques allant des plaques de zinc à l’électrode positive et occasionnant des court-circuits. Cet inconvénient peut être évité par l’emploi d’un diaphragme servant d’enveloppe à une ou deux électrodes voisines.
- L’électrode de zinc étant ainsi protégée, il ne peut pas se produire une quantité considérable de zinc dissous à la décharge, ni de zinc dépose à la charge, La réaction chimique est limitée a
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- a 7 3
- l’espace occupé par les électrodes. La figure 8 présente la coupe verticale d’un élément complet avec 2 paires d’électrodes. Les figures 9 et 1 o montrent les deux faces du diaphragme
- La surface 3 peut être munie aussi de nervures 8. Les bords 6 ne portent pas d’excavation. La surface 4 de la plaque 2 porte un grand nombre de nervures 9 verticales quand l’élément est assemblé .
- Pour la fabrication d’un élément, on place de la pâte 10 sur la surface 3 du récipient décrit en quantité telle que cette surface soit recouverte jusqu’à l’extrémité de la partie intérieure de bord 5. D’habitude cette couche de matière active a une épaisseur de 4>5 mm environ. Un couvercle 11 formé d’une mince feuille de plomb est placé ensuite sur la matière active 10 ; ses bords sont pliés dans les excavations 7, de sorte que la matière active est complètement emprisonnée dans le récipient formé par la plaque 2 et les bords 3. Le couvercle de plomb amenant le courant à la matière active, peut être très mince et très léger puisqu’il n’a rien à supporter. A son extrémité supérieure se trouve une bande dé plomb 12 servant aux connexions. On place ensemble un certain nombre de plaques disposées deux par deux avec les couvercles de plomb en contact, sauf aux deux bouts
- Fig. 8.
- poreux. La figure 11 montre une partie de la coupe horizontale d’un élément différent.
- Dans la figure 8, 2 est une plaque mince poreuse en poterie non émaillée. Ses faces 3 et 4 sont munies d’arêtes en relief 5 et 6 qui se prolongent sur trois de ses côtés : le côté qui
- Fig. xi.
- Fig. 9 et 10.
- se trouve à l’extrémité supérieure de l’élément est laissé libre. En amenant au contact les surfaces inférieures et les bords supérieurs de> deux plaques 2, on obtient un récipient complet, entièrement poreux, ouvert vers le haut. Les bords élevés 5 ont une largeur suffisante pour que des -excavations 7 puissent y être pratiquées. |
- de l’élément ffig. 11). Les électrodes positives ainsi constituées laissent libres une série d’espaces vides formés parles surfaces 4 et les bords 6 d’une paire de plaques. Dans chacun de ces espaces est placée une plaque de zinc négative i3 s’appuyant sur l’intérieur des bords 6 et sur les nervures 9, mais ne remplissant pas entièrement l’espace. Les parties constitutives de l’élément peuvent être maintenues par des supports 15 en verre, ardoise, bois paraffiné ou autre substance inattaquable à l’acide, et par des bandes d’ébonite 16 qui entourent l’électrode. La surface de l’électrode de zinc est divisée par suite des nervures 9, en une série de petites cases dans lesquelles se produisent la dissolution et le dépôt du zinc : la forme et la durée de l’électrode est complètement assurée. Comme-électrolyte on
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- adopte de préférence la composition suivante : eau pure additionnée du 1/20 en volume d’acide sulfurique, sulfate de mercure en quantité un peu supérieure à celle que dissout la solution, et i3 à 26 gr de carbonate d’ammoniaque pour 1 litre du mélange.
- Electrode d’accumulateur, Rinaldo Calandri.
- Patente" autrichienne 97 742, décembre 1902.
- La forme de l’électrode est indiquée par les figures 12, 13, 14. Les figures i5 et 16 montrent une autre forme d’exécution de la plaque. Dans la grille A (fig. 12) dont le cadre a est muni d’un mince bourrelet b, on introduit la matière j
- active d sèche et formant des pastilles aussi grosses que possible. Pour maintenir la matière active on emploie des feuilles e en plomb pur ou en alliage convenable percées d’un très grand nombre de petits trous et portant des saillies g en forme d’épines. Pour le montage de l’électrode on place le cadre a sur la plaque perforée e ; pour cela la plaque est engagée dans le bourrelet b qu’on replie sur elle ; il subsiste un certain espace entre la plaque et le cadre. On réalise ainsi un réservoir dont les côtés sont formés par le cadre a et le fond par la plaque e ;
- on le place horizontalement et on le remplit avec la matière active séchée. Après avoir exercé une compression, on recouvre la matière active d’une seconde plaque également perforée : on
- obtient alors un réservoir entièrement fermé et plein de matière active plus ou moins compacte suivant la compression qu’on lui a fait subir. L’introduction de substances neutres permet d’obtenir une grande porosité. On peut
- / ?n
- Fig. 16.
- employer une autre méthode de construction que montrent les figures i5 et 16 où la plaque perforée est supprimée. A l’intérieur du cadre a est placée la plaque m portant des nervures minces l. Après le remplissage de la matière active ces dernières sont recourbées à angle droit, chaque partie recourbée étant munie de petites fentes qui permettent l’introduction de l’électrolyte dans la matière active.
- R. Y.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 18 janvier.
- Sur la dispersion des rayons n et sur leur longueur d’onde. Note de M. R. Blondlot.
- « Je me suis servi pour étudier la dispersion et les longueurs d’onde des rayons n de mé-
- thodes toutes pareilles à celles que l’on emploie pour la lumièçe. Afin d'éviter des complications qui auraient pu résulter de l’emmagasinement des rayons n, je me suis servi exclusivement de prismes et de lentilles en aluminium, substance qui n’emmagasine pas ces rayons.
- » Voici la méthode employée pour étudier la
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- dispersion. Les rayons sont produits par une lampe Nernst renfermée dans une lanterne en tôle percée d’une fenêtre close par une feuille d’aluminium ; les rayons émis par la lampe à travers cette fenêtre sont tamisés par une planche de sapin épaisse de 2 cm, une seconde feuille d’aluminium et deux feuilles de papier noir, afin d’éliminer toute radiation étrangère aux rayons n ; devant ces écrans et à la distance de i4 cm du filament de la lampe, est disposé un grand écran de carton mouillé, dans lequel a été pratiquée une fente de 5 mm de largeur sur 3,5 cm de hauteur, exactement vis-à-vis le filament de la lampe : on a ainsi un faisceau bien défini des ravons n ; ce faisceau est reçu sur un prisme d’aluminium dont l’angle réfringent est de 2^°i5; et dont l’une des faces est disposée normalement au faisceau incident.
- » On peut alors constater que de l’autre face réfringente du prisme sortent plusieurs faisceaux de rayons n dispersés horizontalement : à cet effet, une fente de i mm de largeur et de i cm de hauteur, pratiquée dans une feuille de carton, est remplie de sulfure de calcium rendu phosphorescent ; en déplaçant cette fente, on détermine sans difficulté la position des faisceaux dispersés, et, connaissant leurs déviations, on en déduit leurs indices : c’est la méthode de Descartes. J’ai constaté ainsi l’existence de radiations n dont les indices sont respectivement
- i,o4 ; ï , 19 ; 1,29; i,36; 1,4° ; 1,48; 1,68 ; 1,85.
- Dans le but de mesurer avec plus d’exactitude les deux premiers indices, je me suis servi d’un autre prisme en aluminium, ayant un angle de 6o° : j’ai retrouvé pour l’un des indices la même valeur 1,04, et pour l’autre i,i5 au lieu de 1,19.
- » Afin de contrôler les résultats obtenus au moyen du prisme, j’ai déterminé les indices en produisant, au moyen d’une lentille d’aluminium, les images du filament de la lampe, et mesurant leur distance à la lentille. Cette lentille, plan convexe, a un rayon de courbure de 6,63 cm et une ouverture de 6,8 cm. La fente de l’écran de carton mouillé est élargie de manière à former une ouverture circulaire de 6 cm de diamètre ; la lentille est disposée à une distance connue, P centimètres, du filament incandescent, et l’on recherche, à l’aide du sulfure phosphorescent, la position des images conjuguées du filament. Le tableau suivant donne les valeurs des indices
- trouvés, tant à l’aide des prismes qu’à l’aide de la lentille :
- PRISMES LENTILLE
- 27°'7’- de 6o°. p—40. Sï II U? O p — 29.
- 1,66 » 1,86 ^9! *>9I
- 1,68 w 1,67 1,66 1,67
- 1,48 )) i,5o i,49 1,48
- i,4o )) 1,42 1,42 *>49
- i,36 » i,36 i,36 1,37
- !>29 ï) i,3i i,3i ((
- 1,19 1, i5 1,20 » »
- 1,04 1,04 » » ))
- » Voici encore une vérification de ces résultats : si l’on adopte pour le quatrième indice la valeur moyenne 1,42, on calcule que, pour un prisme en aluminium de 6o°, l’incidence qui donne la déviation minimum est 45°19 et que cette déviation est 3o°38/ ; la déviation observée a été 3i°io/. Avec la même incidence, la déviation calculée de la radiation, dont l’indice est i,5, est 37°2û/; la déviation observée a été 36°. Avec la même incidence, la déviation calculée de la radiation, dont l’indice est 1,67, est 5^°4a/; la déviation observée a été 56°3o/.
- » Je passe maintenant à la détermination des longueurs d’onde.
- » A l’aide de la disposition décrite plus haut pour étudier la dispersion par le prisme de 2[ÿ0i5/, on obtient des faisceaux réfractés dont chacun est sensiblement homogène. En faisant tomber celui de ces faisceaux que l’on se propose d’étudier sur un second écran de carton mouillé percé d’une fente .ayant 1,5 mm de largeur, on isole une portion très étroite de ce faisceau.
- » D’autre part, à l’alidade mobile d’un goniomètre, on a fixé une feuille d’aluminium de manière que son plan soit normal à cette alidade ; dans cette feuille est pratiquée une fente large seulement de i/i5e de millimètre et garnie de sulfure de calcium phosphorescent ; le goniomètre est disposé de façon que son axe soit exactement au-dessous de la fente du second carton mouillé. En faisant tourner l’alidade, on repère exactement le trajet du faisceau, et l’on peut constater qu’il est bien unique et n’est accompagné d’aucun faisceau latéral, tel que pourrait en produire éventuellement la diffraction dans le cas de grandes longueurs d’onde.
- » On place alors un réseau devant la fente du second carton mouillé (par exemple un réseau de Brunner au 1/200® de millimètre) si mainte-
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- Tiant on explore le faisceau sortant en faisant tourner l’alidade qui porte le sulfure phosphorescent, on constate l’existence d’un système de franges de diffraction, tout comme avec la lumière ; seulement ces franges sont beaucoup plus serrées et sont sensiblement équidistantes : cela indique déjà que les rayons n ont des longueurs d’onde beaucoup plus courtes que celles des radiations lumineuses.
- » l/écart angulaire des franges ou, ce qui revient au même, la rotation de l’alidade correspondant au passage de la fente phosphorescente d’une frange brillante à la suivante, étant un très petit angle, on le détermine par la méthode de réflexion, à l’aide d’une règle divisée et d’une lunette, un miroir plan étant collé à l’alidade. De plus, on mesure, non pas l’écart de deux franges consécutives, mais celui de deux franges symétriques d’un ordre élevé, par exemple, de la dixième frange à droite et de la dixième frange à gauche. De ces mesures d’angles et du nombre de traits du réseau par millimètre, on déduit les longueurs d’onde en appliquant la formule connue.
- » Chaque longueur d’onde a été déterminée par trois séries de mesures effectuées avec trois réseaux ayant respectivement 200, 100 et 5o traits par millimètre.
- » Le tableau suivant contient les résultats de ces mesures :
- LONGUEURS d’oNDE
- Réseau emplo yé. Valeurs
- . ^ probables
- au 1/200 au 1/100 au 1 /5o déduite des
- Indices. de mm. de mm. de mm. précédentes.
- LL f* V-
- 1,04 o,oo8i3 0,00795 o,oo83g o,oo8i5
- 1,19 0,0093 0,0102 0,0106 0,0099
- M 0,0117 » » 0,0117
- 1,68 0,0146 » » 0,0146
- \r> 00 0,0176 0,0171 0,0x84 0,0176
- » Désireux de contrôler ces déterminations
- par l’emploi d’une méthode toute différente, j’ai eu recours aux anneaux de Newton. Ces anneaux étant produits, en lumière jaune par . exemple, si l’on passe d’un anneau sombre au suivant, la variation de: retard optique dans la lame d’air est d’une longueur d'onde du jaune. Si, maintenant, avec le même appareil et avec la même incidence, on produit des anneaux au moyen des rayons n, et que l’on compte le • nombre de ces anneaux compris dans l’intervalle ,
- de deux anneaux sombres en lumière jaune, on aura le nombre de fois qu’une longueur d’onde des rayons n est contenue dans la longueur d’onde du jaune. Cette méthode, appliquée aux rayons d’indice i,o4, a donné pour longueur d’onde 0^,0080 au lieu de 0^,0081 trouvé à l’aide des réseaux, et pour l’indice 1,85 la valeur o ,oiy au lieu de 0^,0176. Bien que la méthode des anneaux soit inférieure à celle des réseaux, à cause de l’incertitude qui règne sur la position exacte des anneaux sombres dans l’expérience optique en raison de la nécessité de rendre ces anneaux extrêmement larges, la concordance des nombres obtenus par les deux méthodes constitue un contrôle précieux.
- » Dans le tableau donné plus haut j’ai laissé subsister toutes les décimales qui se sont présentées dans le calcul des nombres déduits de l’observation. Bien que je ne puisse indiquer avec certitude le degré d’approximation des résultats, je crois cependant que les erreurs relatives n’atteignent pas 4 p. 100.
- » Les longueurs d’onde des rayons n sont beaucoup plus petites que celles de la lumière, contrairement à ce que je m’étais figuré un instant, et contrairement aux déterminations que M. Sagnac avait cru pouvoir tirer de la situation des images multiples d’une source par une lentille de quartz, images qu’il attribuait à la diffraction. J’avais observé précédemment que, tandis que le mica poli laisse passer les rayons n, le mica dépoli les arrête, et aussi que, tandis que le verre poli les réfléchit régulièrement, le verre dépoli les diffuse : ces faits indiquaient déjà que les rayons n ne pouvaient avoir de grandes longueurs d’onde. Quand on veut étudier la transparence d’un corps, il faut avoir soin que sa surface soit bien polie : c’est ainsi que j’avais d’abord classé le sel gemme parmi les substances opaques, parce que l’échantillon dont je me servais, ayant été scié dans un gros bloc, était resté dépoli : le sel gemme est en réalité transparent.
- » Les radiations de longueur d’onde très courtes découvertes par M. Schuman sont fortement absorbées par l’air ; les rayons n ne le sont pas : cela implique l’existence de bandes d’absorption entre le spectre ultra-violet et les rayons n. La longueur d’onde des rayons n augmente avec leur indice, contrairement à ce ^qui a lieu pour les radiations lumineuses, -
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- » Si l’augmentation de l’éclat d’une petite source lumineuse par l’action des rayons n doit être attribuée à une transformation de ces radiations en radiations lumineuses, cette transformation est conforme à la loi de Stokes. »
- institution of electrical engineers
- Le radium et les autres substances radioactives, par W.-J. H a ramer. Transactions of Am. Inst, of El. Eng., t. XX, p. 541-612.
- Dans cette communication, l’auteur a cherché à présenter quelques applications des principes fondamentaux qui ont trait aux phénomènes qu’il a étudiés, l/auteur refait d’abord l’historique de la fluorescence et de la phosphorescence, et expose les diverses définitions qui ont été données à ces phénomènes (l).
- L’auteur expose à l’assemblée diverses substances fluorescentes traversées par des radiations ultra-violettes et dont les colorations changent sous l’effet de la lumière directe ou transmise. Quant aux substances phosphorescentes, tous les corps le sont pratiquement ; le phénomène est connu depuis très longtemps (1602) pour le sulfure de baryum et le sulfure de calcium.
- La phosphorescence peut être excitée de bien des façons, par la combustion, en brovant ou en déchirant les substances, par le frottement, par les vibrations émises par des sources de chaleur, de lumière ou d’électricité ; par la cristallisation, etc.
- Le professeur Dewar a montré que des coquilles d’œufs , des plumes, de l’ivoire , du papier, ete., deviennent phosphorescents quand
- f1) Stokes a donné le nom de fluorescence au phénomène présenté par certaines substances et dans lequel les ondes très courtes de la région ultra-violette sont transformées en ondes plus longues qui deviennent visibles. Le même savant a établi la loi suivante : quand la réfrangibilité de la lumière est modifiée par la fluorescence, la longueur des ondes émises qst touj ours supérieure a celle des ondes absorbées. Il n’y a d’exception que s’il y a une réaction chimique accompagnant la fluorescence b abaissement de la fréquence des radiations ultra-violettes était connu de Brewster (j833) et de Herschel (1848) mais Stokes en a donné le premier l’explication et le nom (1852).
- Dans le cas delà fluorescence, l’émission de la lumière ne dure qu’autant que le faisceau incident stimule la substance ; dans la phosphorescence, au contraire, l’émis-«anpersiste après l’enlèvement de la source primitive.
- ” iedemann a proposé la dénomination de luminescence pour tous ces phénomènes d’émission de lumière roide ; mais ce terme ne saurait convenir aux rayons de
- becquerel.
- on les refroidit à 200° au-dessous dé zéro au moyen d’air liquide et qu’on les expose à l’air. Ce savant a d’ailleurs montré qu’à da température de l’ébullition de l’oxygène (— 1840 C.), tous les corps, même les cellules vivantes, deviennent phosphorescentes.
- L’auteur montre ensuite la phosphorescence produite sous l’influence des rayons cathodiques. Parmi les nombreuses expériences effectuées par l’orateur, il faut citer la suivante, qui démontre que la lampe au tungstate de calcium d’Edison est improprement appelée lampe à rayons X. Cette lampe est un tube de Crookes dont les parois intérieures ont été enduites de cristaux fondus de tungstate de calcium ; ces cristaux présentent une phosphorescence éblouissante quand les tubes sont excités. L’auteur montre que ce ne sont pas les rayons X extérieurs, mais les rayons cathodiques à l’intérieur du tube qui provoquent la phosphorescence ; à cet effet, il enduit extérieurement un tube de tungstate de calcium et de platino-cyanure de baryum; il place au-dessous un tube de Crookes ordinaire exposé aux rayons X ; cela étant, alors que le tube enduit devient fluorescent, comme tout autre écran fluorescent, aussitôt que les rayons X sont supprimés, il n’y a plus aucun effet de phosphorescence.
- L’orateur montre ensuite que, alors que l’action des rayons cathodiques sur les parois intérieurs provoque à l’extérieur des pulsations de l’éther qui ne sont autres que des rayons X, on peut aussi produire la transformation inverse en « bombardant » les parois extérieures du tube d’Edison par les rayons X du tube de Crookes; ces rayons X provoquent, en effet, à l’intérieur du tube d’Edison, la phosphorescence du tungstate de calcium, ce qui prouve bien l’existence de rayons cathodiques qui sont d’ailleurs déviés dans un champ magnétique.
- Les applications commerciales de la phosphorescence sont nombreuses. On a enduit de substances phosphorescentes des bouées de sauvetage, des écrans de carton pour l’éclairage des poudrières, les cadrans d’horloge, les numéros des maisons et les noms des rues, des poignées de porte, des trous de serrure, les murs des appartements, les interrupteurs de circuits d’éclairage.
- L’auteur présente des tubes contenant du sulfure de zinc, la substance la plus brillamment
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- phosphorescente que l’on connaisse. Si l’on ajoute à ce corps des traces de radium, le tube qui les contient reste lumineux dans l’obscurité pendant des années.
- Un tube contenant du chlorure ou du bromure de silicium et où l’on a fait le vide à 12 ou i5 mm, présente une phosphorescence rose, dans le premier cas, jaune verdâtre, dans le second, quand on le frotte avec de la soie.
- L’auteur place encore dans un tube de Geiss-ler contenant un peu de mercure, un autre tube à parois rugueuses renfermant de l’hydrogène, de l’acide carbonique ou un autre gaz ; en agitant le tube, le frottement du mercure engendre de l’électricité qui provoque la phosphorescence du gaz (*).
- L’orateur aborde ensuite l’étude du radium et autres substances radioactives. Il rappelle la découverte en 1896 par M. Becquerel, des radiations de l’uranium, à la suite des expériences de MM. Henry et Niewenglowski sur la pénétration djes rayons phosphorescents du sulfure de zinc et du sulfure de calcium à travers un papier noir opaque aux rayons ordinaires. Becquerel reconnut la même propriété pour le sulfate double d’uranium et de potassium, mais sans qu’il y ait eu besoin d’exciter la phosphorescence par une exposition à la lumière solaire (2).
- (1) La phosphorescence est encore provoquée par des altérations chimiques, des combustions lentes de matières végétales ou animales en putréfaction. Les nuages deviennent parfois phosphorescents, de même que la neige après avoir été frappée par le soleil. Beaucoup d’insectes, de poissons des mers profondes, des polybes, etc., sont phosphorescents.
- Le journal décrit et représente l’insecte « pyrophorus noctilucus » qui a été étudié particulièrement par Lan-gley, et Very ( « On te Cheapest Form of Light » par S. P. Langley et F. W. Very). Ces opérateurs ont mesuré le rendement lumineux de cet insecte au bolomètre de Langley ; ils ont montré que presque toute l’énergie représentée par sa phosphorescence apparaît comme lumière; et cette énergie n’est que la 400e partie environ de celle dépensée dans la flamme d’une bougie. Langley attribue l’origine de cette luminescence à une action chimique ; elle est en effet, amoindrie dans l’azote et activée dans l’oxygène et le dégagement d’acide carbonique semble prouvé.
- L’orateur cite enfin diverses plantes phosphorescentes.
- (2) L’orateur rappelle que l’uranium a été découvert en 1789 par le chimiste allemand Klaproth ; ce corps a été isolé de son chlorure par Péligot (1840). M. Moissan l’a aussi préparé dans le four électrique, où il a obtenu des échantillons plus énergiques que tous les autres. Quoique très répandu dans le sol, l’uranium 11e se trouve jamais en grandes masses. Son minerai, 1’ « uraninite » appelé aussi « pechblende » renferme 8,5 p. 100 d’uranium, 4 p* 100 de plomb et o,5 p. 100 de fer, plus de la
- En 1898, M. et Mme Curie découvrent le polonium, à la suite de la persistance de la radioactivité d’échantillons de pechblende débarrassés de l’uranium. Le polonium s’y trouve associé au bismuth, dont il partage les caractères chimiques ; à l’état métallique, il ressemble au nickel. Sa radioactivité est d’environ 3oo fois celle de l’uranium; mais elle se dissipe beaucoup plus rapidement que celle du radium. M. Curie n’a pu obtenir d’échantillon dont les rayons fussent déviés; mais Giesel l’a obtenu sous une forme possédant à la fois des rayons déviés et non déviés. En plaçant le polonium dans le vide, Elster a pu dévier ses rayons beaucoup plus fortement que ceux de l’uranium. Le polonium traverse l’aluminium plus facilement que l’uranium ; mais Crookes a montré que ses rayons sont absorbés par le verre, le papier mince, le quartz, le mica, etc., que traverse librement l’uranium et le radium.
- C’est dans cette même année 1898, que M. et Mme Curie et M. Bémont ont isolé le radium, que l’on trouve associé dans la pechblende au baryum, avec lequel il a beaucoup d’analogie. En 1899, Debierne découvre un troisième corps, dans la pechblende, 1’ « actinium », analogue au thorium auquel il est associé, et que Crookes prétend être identique à son « uranium X ».
- De tous ces corps, le radium est de beaucoup 1e. plus important ; il 11’est pas de substance, pense l’orateur, qui, dans l’histoire du globe, ait présenté un aussi grand intérêt associé à des propriétés qui semblent s’écarter absolument des théories les mieux établies sur la constitution de la matière.
- La radioactivité du radium, de l’actinium et du polonium est de plus d’un million de fois supérieur à celle de l’uranium. M. Curie affirme que l’activité du radium n’est pas diminuée par l’immersion dans l’air liquide ; la luminosité du chlorure de radium y est même plus forte.
- L’orateur rappelle ensuite les diverses hypothèses et opinions auxquelles a donné lieu dans le monde savant la propriété singulière du radium d’émettre de la chaleur et de se maintenir
- magnésie, du manganèse, de la silice, etc. Le minerai le plus riche vient de la Bohême ; on en trouve en Saxe et en Cornouailles. M. Curie dit s’en être également procuré aux Etats-Unis, dans le Colorado. Le minerai de Cornouailles renferme 20 p. 100 d’uranium, que Ion trouve dans le commerce sous forme de sesquioxyde d’uranium.
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- à i°,5 C. au-dessus de la température ambiante (1).
- • Bien que l’on ait donné le nom d’éléments au polonium et à l’actinium, ces substances n’ont pu encore être suffisamment isolées pour produire un spectre. M. Curie a établi au contraire que le radium est un corps simple. Le seul échantillon de radium pur que l’on possède actuellement est formé de parcelles d’un poids total de i à 2 centièmes de gramme et qui ont donné les raies caractéristiques du radium. Cet échantillon a servi également à déterminer le poids atomique 220 de cette substance.
- Suivant M. Curie, le radium réduit les sels d’argent, le peroxyde de fer et le bichromate de potasse en présence des matières organiques, comme la lumière ordinaire. Ces radiations colorent le verre, la porcelaine, le papier blanc et transforment le platino-cyanure de baryum verdâtre en unejmasse brune. M. Becquerel a signalé la transformation du phosphore blanc en phosphore rouge, en vingt-quatre heures, en présence du radium, la réduction du chlorure de mercure en présence de l’acide oxalique, et l’arrêt de la germination des graines. Ce savant a montré aussi la restitution de la phosphorescence effectuée par les radiations du radium aux corps qui en ont été privés par la chaleur.
- Pour se faire une idée des difficultés que l’on rencontre à l’extraction du radium, l’orateur rappelle qu’il faut 5ooo tonnes de résidus de l’uranium pour produire i kg de radium. L’analyse chimique serait d’une sensibilité beaucoup trop faible pour révéler les traces de radium. M. et Mme Curie emploient des méthodes électriques d’une sensibilité telle qu’ils peuvent
- I1) La détermination de la température du radium a été effectuée par MM. Curie et Laborde, au moyen d’un couple thermo-électrique. Dans une lettre à l’auteur de cette communication, M. Curie rappelle qu’un gramme de radium dégage xoo petites calories à l’heure, quantité de chaleur suffisante pour fondre son propre poids de glace dans une heure.
- Pour expliquer cette production d’énergie en apparence indéfinie, on a supposé que les atomes de radium setrans-°rment en un autre élément et malgré la lenteur de cette transformation, 1’ énergie développée est considérable.
- Une autre hypothèse consiste à admettre que le ra-îum absorbe et utilise des radiations de nature encore ^connue.
- Les professeurs J. J. Thomson et Rutherford pensent a une succession de transformations chimiques provocant projection de la matière à des vitesses énormes 0 tandis que certaines portions disparaissent, d’autres acquièrent une énergie croissante.
- reconnaître la présence d’une trace de radium 5 ooo fois moindre que la plus petite quantité révélée au spectroscope (*).
- L’orateur montre ensuite comment des fils suspendus dans l’atmosphère et chargés négativement, des paratonnerres, des branches d’arbre deviennent radioactifs. Mc Léman a trouvé que l’eau de pluie tombée récemment et évaporée jusqu’à siecité développe la radioactivité dans le récipient qui la contient.
- L’auteur rappelle la propriété que possèdent les objets exposés quelque temps en présence du radium de perdre leur radioactivité très rapidement et de la recouvrer ensuite sous l’influence des rayons ultra-violets. Il mentionne ensuite les deux états du thorium et de l’uranium, dans l’un desquels la radioactivité est entièrement perdue au profit de l’autre. Il signale aussi les émanations de nature gazeuse du radium et du thorium, émanations que Rutherford et Soddy ont pu condenser à la température de l’air liquide. Les effets physiologiques du radium sont bien connus; l’orateur croit devoir en mentionner un cas assez singulier qu’il a expérimenté lui-même à l’aquarium de Naples : en plaçant sur le corps d’un poisson-torpille six tubes de radium et en les y laissant une vingtaine de minutes, il fut impossible de recevoir aucune décharge de ce poisson, qui d’après certains auteurs, est capable d’en fournir jusqu’à 36o en sept minutes.
- L’orateur s’étend ensuite sur les diverses espèces de radiations émises par le radium et qu’on a appelés les rayons oc, [3, v. Les plus importants sont les rayons a qui forment la majeure partie des radiations et produisent surtout l’ionisation des gaz. Ils ont beaucoup de traits communs avec les rayons X avec lesquels on a voulu les confondre; on les considère comme non déviés, les rayons X étant tenus pour tels. Cependant Rutherford est arrivé à dévier
- P) L’orateur décrit à ce propos l’electroscope à feuille d’or ou d’aluminium de M. Curie préalablement chargé par l'electricité développée par frottement sur un morceau d’ébonite. La moindre trace de radium produit une ionisation de l’air entre deux plateaux en communication avec l’électroscope et cette ionisation décharge la feuille d’or ou d’aluminium. Le déplacement de la feuille d’or est observé au moyen d’une lunette munie d’un oculaire micrométrique et placée assez loin.de l’appareil. M. Curie a rappelé, en effet, qu'il lui était souvent impossible d’effectuer aucune mesure pendant des heures entières, après s’être approché de substances radio-actives.
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- 45 p. 100 de ces rayons a dans des champs très puissants. Ces radiations sont absorbées en majeure partie par un écran métallique. A ce sujet, M. Tesla informe l’auteur qu’il a obtenu une déviation des rayons X eux-mêmes et M. Blon-dlot affirme qu’ils sont susceptibles de polarisation ; ce ne serait donc que des ondes lumineuses à très faible longueur d’onde. Strutt et Crook.es ont émis l’opinion que les rayons a consistent en particules électrisées positivement et Rutherford rappelle qu’ils présentent certains caractères des rayons-canal ; mais ce savant estime que ces particules se meuvent avec une vitesse bien supérieure à celle des rayons-canal et il estime leur énergie mille fois supérieure à celle des rayons [3.
- Les rayons (3 présentent plus d’analogie avec les rayons cathodiques et sont déviés aussi facilement que ces derniers. Ils déchargent aussi par ionisation les corps électrisés.
- Les rayons y sont ceux qui possèdent le plus grand pouvoir de pénétration. Ils produisent la radioactivité à plus d’un mètre dans l’air. Pour réduire l’intensité des radiations de moitié, il faut :
- Pour les rayons a une plaque d’aluminium d’une épaisseur de o,ooo5 cm ; pour les rayons [3 une plaque d’aluminium d’une épaisseur de o,o5 cm ; pour les rayons y une plaque d’aluminium d’une épaisseur de 8,00 cm.
- Le plomb, le fer et l’eau absorbent également les radiations du radium. M. Curie a établi que la radioactivité induite dans l’air est réduite de moitié, en une demi-heure dans certaines substances, mais l’air radioactif envase clos conserve sa radioactivité plusieurs jours (•).
- Le polonium ne possède pas, comme le radium, la propriété d’exciter la radioactivité, et n’émet pas d’émanations, qui, comme dans le cas du thorium et du radium, communiquent la radioactivité aux objets environnants par un dépôt de matière radioactive.
- L’auteur aborde ensuite l’examen des théories e,t hypothèses qui ont essayé d’expliquer les phénomènes de la radioactivité. On connaît l’assertion de J.-J. Thomson affirmant qu’une surface de x cm2 couverte de radium ne perdrait
- (*) Le radium doit être maintenu à l'abri de l’humidité dans des tubes scellés. Humide, il perd rapidement sa luminosité, qu’il recouvre cependant quand on le dissout, précipite et sèche. La luminosité est aussi renforcée aux températures élevées. .
- que 1 mg de ce corps dans un million d’années.
- D’un autre côté, Heydweiller a trouvé qu’un échantillon de radium de De Haën a perdu’ 2 centièmes de milligramme par jour dans cinquante jours, soit 1 mg en tout.
- Ce grand écart de vues a décidé l’auteur à se renseigner auprès de savants tels que J.-J. Thomson, Becquerel, Lord Kelvin, Crookes Curie et Heydweiller. Le résultat de cette enquête est que l’opinion générale conclut à l’inexactitude des expériences d’Hevdweiller. M. Becquerel qui est l’auteur de l’affirmation reproduite par J.-J. Thomson, rappelle que le résultat indiqué ne se rapporte qu’aux radiations déviables, et que la perte totale peut être plus de mille fois supérieure. M. Curie dit n’avoir constaté qu’une perte de 1 / j oe de milligramme sur plusieurs décigrammes, pendant quatre moisj et avec un échantillon certainement plus énergique que celui d’Heydweiller.
- Le professeur Thomson attire l’attention sur ce fait que le verre se colore fortement en présence du radium; il se pourrait que les émanations pénétrassent le verre entièrement, que des réactions aient lieu ensuite entre le verre et l’air, produisant des substances volatiles, dont la disparition expliquerait les pertes de poids constatées. L’auteur rappelle que les rayons X possèdent aussi cette propriété de colorer le verre.
- L’orateur met en évidence, de la façon suivante, les caractères de rayons X que présentent les émanations du radium. A travers un bloc de sel gemme de 20 mm d’épaisseur on reconnaît parfaitement les traits d’une personne; ce corps est aussi transparent aux rayons ultra-violèts, mais il est très opaque pour les rayons X, ce qui suggère à l’auteur l’idée d’enfermer le radium dans des boîtes ou flacons en sel gemme, dont il serait intéressant de relever la température. L’auteur montre une photographie obtenue en plaçant le radium a 12 cm derrière un bloc de sel gemme à côté duquel on a mis un fragment de pechblende. Le cliché montre l’opacité du sel gemme, tandis que le minerai est non seulement photographié, mais que la radioactivité de ses éléments a été excitée en présence du radium (1). P.-L. C.
- (!) Cette communication vient d’être utilement complétée par l’intéressante conférence de jYÏ.'P. Curie à 1 Ecole Professionnelle Supérieure des Postes et Télégraphes, le r3 janvier rgoj.
- Le Gérant : Ch. COINTE.
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- Tome XXXVIII
- Samedi 20 Février 1904.
- Il8 Année. — N8 8
- TT 9
- L
- eiairage iw.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- DE L’ATTRACTION DISSYMÉTRIQUE DU ROTOR
- DANS LES MOTEURS ASYNCHRONES
- L’influence de l’entrefer sur le facteur de puissance des moteurs asynchrones oblige à le réduire autant que le permet la construction mécanique. Ce qui limite dans cette voie, ce n’est pas, comme on pourrait le croire au premier abord, l’usinage c’est-à-dire l’alésage exact du stator et le tournage du rotor, mais la difficulté d’un centrage exact de ces pièces permettant d’obtenir un entrefer rigoureusement symétrique autour de l’axe de figure.
- Lorsque la puissance d’un moteur est considérable et que la vitesse est élevée c’est-à-dire le nombre de pôles réduit, l’influence d’un excentrage, même faible, peut amener le fléchissement de l’arbre et le contact du rotor avec le stator.
- Le calcul de l’arbre doit donc être établi, non seulement en tenant compte de la force centrifuge, mais en y ajoutant l’effort de l’attraction dissymétrique pour une certaine valeur de l’excentrage, qu’il est impossible dans la pratique de supprimer complètement.
- Divers auteurs ont donné des formules pour calculer l’effort dû à l’excentrage dif rotor.* La plus connue est celle de Behrend fréquemment employée. Celle de Fischer-Hinnén conduit à des valeurs notablement différentes.
- . En appliquant ces formules à des cas pratiques nous avons été frappés de leur divergence et conduits à en établir une nouvelle que nous proposons aux électriciens.
- L’hypothèse qui nous sert de base consiste à admettre que l’induction moyenne dans 1 entrefer varie en raison inverse de l’épaisseur de l’entrefer dans les limites de l’excen-" trage ; elle n’est pas rigoureusement exacte, sans doute, mais les résultats qu’elle fournit doivent ne différer que fort peu de la réalité. .
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. —N° 8.
- 282
- L’attraction magnétique entre deux surfaces rapprochées est donnée par la formule de Maxwell
- F =
- 8t
- B'2S
- où B représente l’induction par unité de surface suivant l’aire S. Dans le cas d’un moteur asynchrone, B représente l’induction efficace dans l’entrefer que nous désignerons par
- Befl.
- Nous désignerons par B°e(t la valeur de l’induction efficace pour l’entrefer normal et symétrique e0.
- Soient : OA = R le rayon intérieur du stator
- CM = /’ le rayon extérieur du rotor • MA= e sensiblement car les centres O et C sont très voisins.
- <3 AOC = a
- a = OC ou l’excentrage amené par la construction, le point D est la projection
- de C sur OM.
- On a
- OM = OD -J- DM = a cos « -f- r.
- Mais
- AM = OA — OM = R — OM
- d’où
- e — R —•(/-}-« cos a) = R — r — a cos a
- mais
- R — r = e0 l’entrefer normal
- donc
- e — e0 — a cos a . —
- L’induction efficace dans l’entrefer a pour valeur en fonction de l’induction moyenne :
- R^eff Bmoy 7— ^5^-1 R moy-
- 2
- Lorsque l’entrefer varie la valeur de Beftest donnée par'la relation :
- Reft = B»efrX
- e
- Pour avoir la valeur de l’attraction dissymétrique il faut sommer les projections de l’attraction sur la droite OX pour chaque élément de surface de l’entrefer, en appliquant l’expression de Maxwell. Cette sommation doit se faire d’abord dans le demi-cercle XYY', puis dans le .demi-cercle X'YYÙ Appelons f et f les valeurs de l’attraction, suivant OX et OX', l’attraction dissymétrique F =/*—f'.
- On a donc
- |Y
- Fig. 1.
- or
- f= 2 / * (Reir)2 dS x cos a = -L. (B«en)2eO2 f 2 -4
- Jo or 4r J0 e-
- cos a dS
- Z = longueur du fer doux suivant l’axe.
- 0 t
- dS — rida
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- 20 Février 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- a83
- d’où
- , 1 ro V> 2 / 2 / • cos a^a
- / = -7— (Bell - e02 1 r/ -----------------------------
- 4ti Jo («0 — a cos a)
- OU
- f- -f - (B°eff)2 e2^z02 r
- 4tî >
- 2 cos a di
- (e0 — a cos a)2
- La question revient donc à la valeur de l’intégrale
- cosa<ia
- en — a cos a)
- En introduisant la variable auxiliaire z—lg l’intégrale prend la valeur
- 2(1 —- z)dz
- i
- pour simplifier posons l’intégrale indéfinie a pour valeur
- [eo — a ~h (eo ~h a) ziJ2
- M2
- arc tg +
- +
- (e0 + «)2 \M « M M2 (M, + s2) 1 M2 +
- En appliquant les limites O et-^- pour a ou O et I pour 2
- M
- l’intégrale se réduit à
- (*o + «)2 M:‘
- — arc tg ; en substituant M
- (eo a)^/ — ai
- art tg
- 1 / eo ~b a V e — a
- d’où
- f = -7— (B°efT2 e02rl -----------
- * — arc tgl / eo + a
- )(/ e02 — a2 V e0 — a
- Il faut maintenant évaluer la valeur de l’attraction dans le demi-cercle YX'Y' où l’entre-ler devient maximum.
- L’intégrale à trouver dépend de l’entrefer qui est lié à l’angle a de l’élément de surface <1 S par la relation
- e =z e0 -}- a cos a
- l’angle a est compté à partir de la ligne OX'.
- On trouve ainsi :
- f = (B°eir) e02r
- cos ady
- (e0 + a cos a)2
- En posant comme ci-dessus z =ï= tg ~ et M/2 a ^I2 précédemment, on trouve :
- e0 + a ,T
- valeur inverse de celle attribuée
- r
- cos y.dy.
- (e0 -(- a cos a)2 J0 [e0 + « + (
- f
- 1(1 — z)dz
- zj dz x /
- «— a)~*Ÿ ~ (e0 —
- 2(1 — :
- Jo WW'
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° 8
- d’où la valeur de l’intégrale
- —----------nr- .. arc tg - ,
- (e0 — a)z M3 ° M
- en substituant M' on trouve
- (e0 + a)je-f —.
- arc tg
- eo H~ a
- En retranchant l’attraction f de /*, la valeur de l’attraction dissymétrique est donc :
- tg v / v+±------L_ arc tg v /
- Ve0 — a e0 -f- a V e0-f- a
- F =f~f= —
- 4^ \eJ — az
- 2 \ en — a
- Cette expression s’annule pour a = zéro, ce qui devait être à priori, puisque au centre de symétrie f — f.
- Posons maintenant = s, que nous appellerons l’excentricité de construction
- en
- 4 TZ
- (B°e
- rl\J
- arc tg
- V4
- + £
- I -j— £
- arc tg
- \h
- et posons
- A = -f- (B»eir)a rl
- 47Î
- on a donc
- F = A/(e).
- Le tableau suivant et la courbe qui le résume montrent l’accroissement rapide de la fonction f (s) avec l’excentricité de construction s.
- 8 m e f(£)
- 0,0 0,0 0,3o 0,888
- o,o5 0,129 0,40 1,348
- 0,10 o,255 o,5o 2,0x5
- 0,20 0,542
- La formule générale qui donne la valeur de l’attraction dissymétrique peut s’écrire en fonction de la surface totale périphérique du rotor S = 2 t:r l d’où
- F = “8^" (B%)2 Sf (£>
- On remarquera que la valeur de l’attraction F est indépendante du nombre de pôles.
- Application cle la formule. — Je prends comme premier exemple un moteur triphasé de a5o chevaux sur l’arbre à 2 pôles, alimenté par du courant à 2Ô périodes et tournant a 1 460 tours par minute en charge. Ce moteur, construit dans les ateliers Sautter-Harlé et C‘°, commandait une pompe centrifuge à haute pression.
- L’induction dans l’entrefer était de 4 000 c.g.s.
- B°êff 1,11 X 4 000 4 440
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- 2.85
- La surface totale du rotor d’où
- S = 7 730 cm2. —
- 8tt2
- (B°eff)2S
- io6
- x 937 kg.
- L’entrefer simple était de 2 mm.
- Pour une excentricité de
- 0,1mm s — °’1 — o,o5 f(e) — o,i2Ç)
- d’où
- F = 1 937 kg x 0,129 = 250 kg.
- Pour une excentricité de
- 0,2 mm, e 1= 0,10 f(e) 0,255 F =: 1 937 kg x o,255 — 494 kg.
- Pour 1 mm d’excentricité
- e= °,5 fc) = a.oi5
- l’effort dissymétrique atteint
- 1 937 kg x 2,oi5 = 3 910.
- Comme second exemple, j’indique un moteur de 5o chevaux à 5o périodes et 4 pôles avec une induction moyenne de 3 40° dans l’entrefer et 1,40 mm d’entrefer simple
- La surface totale du rotor était de 2 56o cm2.
- B°eff = 1,11 X 3 4°° = 3 770.
- On en tire
- 8^-3^72X-^-X 2 56o=471kg.
- Pour e = o,io, soit une excentricité de 0,14 mm
- 2, 015
- 2,348
- 0,888
- 0,05 0,10
- F = 471 X 0,255 120 kg.
- Pour s =0,20, soit o mm 28 d’excentricité
- F = 471 x 0,542 — 255 kg.
- Ces chiffres indiquent combien les efforts dus à l’attraction dissymétrique peuvent être importants. Dans le cas de moteurs tournant à des vitesses périphériques considérables, comme ceux que l’on tend de plus en plus à employer pour la traction ou pour la commande d’engins rotatifs, pompes centrifuges ou ventilateurs à haute pression, ces efforts d attraction combinés au poids de la partie mobile peuvent créer un état vibratoire dangereux pour la conservation de la machine. Il est donc nécessaire de les prévoir dans le cal-Cul des pièces, un montage parfait étant peu réalisable en pratique, et l’usure des coussi-nets devant amener forcément tôt ou tard une certaine excentricité. Jean Rey.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. —N° 8
- LA SÉPARATION ÉLECTROSTATIQUE ET ÉLECTROMAGNÉTIQUE
- DES MINERAIS (fin) (*)
- Résultats pratiques obtenus avec les séparateurs électromagnétiques. — Comme c’est le degré de perméabilité des différents minerais qui joue le rôle principal pour décider s’ils peuvent ou non être traités utilement par le triage magnétique, plusieurs tableaux ont été dressés, notamment par M. Doelter (i885) comprenant les principaux minéraux dans une série, où chaque minerai suivant est moins magnétique que le précédent. Ceux qui sont fortement magnétiques comme la magnétite, par exemple, sont appelés par lui des minerais « ferromagnétiques » et les autres des minerais « paramagnétiques ».
- Déjà, bien avant cette époque, un tableau analogue a été proposé par M. Pluecker, le célèbre géomètre et physicien allemand, offrant le grand avantage que les minerais dans la série sont indiqués avec des chiffres qui expriment leur degré de perméabilité par rapport au fer dont le chiffre conventionnel a été choisi à iooooo. Voici donc cette série :
- Fer................................................................... iooooo
- Fe304 ou mangnétite................................................ 4° 000
- Fer spathique ou sidérite............................................... 767
- Hématite................................................................. 714
- Fer oligiste...................................................... . 5g3
- Oxyde de fer ou limonite................................................. 296
- Oxydulé de manganèse ou Hausmannite ..................................... 167
- Oxyde oxydulé de nickel................................................. 106
- Sulfate de manganèse. .................................................. 100
- Sulfate de fer........................................................... .78
- Oxyde de nickel........................................................... 35
- L’intervalle entre la magnétite d’un côté et le fer spathique et l’hématite de l’autre est comblé par toute une série de minerais dont la perméabilité n’est pas suffisamment déterminée en chiffres précis, tels que le fer titanique, ilménite, la franklinite ou Zn, Mn0Fe203, la rhodonite ou MnSi03, la chromite, etc.
- Par contre, certains composés du fer que nous serions tentés de supposer parmi les corps fortement magnétiques, ne possèdent presque aucune perméabilité magnétique, comme la pyrite non grillée par exemple que l’on a prise longtemps pour un corps diama-gnétique.
- D’ailleurs et surtout depuis les travaux du professeur Wedding, il est un fait connu que la perméabilité magnétique des minerais ne dépend pas uniquement de la teneur en métal magnétique, mais en même temps de la nature de sa composition chimique. Ainsi par exemple, le sulfure de fer présente une perméabilité magnétique très forte ou très faible suivant la teneur en soufre. Tandis que la pyrite de fer ordinaire FeS2 ne possède presque aucune perméabilité, même moins que la chalcopyrite non grillée, les pyrrhotines ou pyrites magnétiques, F^S^ sont fortement magnétiques. On peut rapprocher ces faits aux belles recherches de M. Guilleaume sur le magnétisme des aciers au nickel, où le minimum de perméabilité correspond à une teneur bien déterminée en nickel.
- Tl résulte de ce qui précède une opération accessoire, mais en même temps indispensable pour le traitement magnétique decertains minerais, principalement des blendes pyriteuses
- (T Voir les numéros des 6 et i3 février 1904.
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- 28"
- et chalcopyriteuses. En effet, tandis que la blende blonde, c’est-à-dire complètement dépourvue de fer n’est pas magnétique du tout, la blende noire ou ferrugineuse possède la même perméabilité que les pyrites ordinaires ou les chalcopyrites. Il s’ensuit que la séparation magnétique directe d’un minerai complexe composé de telles substances ne pourrait
- Fig. 23.
- !
- pas se faire. Heureusement un grillage préalable permet de modifier la composition des sulfures de fer et d’augmenter en même temps leur susceptibilité magnétique. Ils deviennent ainsi magnétiquement séparables, à condition, toutefois, que le grillage ne fut pas poussé
- trop loin pour entamer également la blende, qui alors deviendrait également magnétique à cause de sa teneur en fer. D’ordinaire, ce grillage se fait dans des fours rotatifs à la température limite entre 4°° et 5oo° C. Une telle installation est représentée aux figures 23 et 24.
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- Une expérience intéressante fut exécutée dans cet ordre d’idées en Amérique, par M. W.-B. Phillips dont les résultats méritent d’être mentionnés (Eng. and Mining Journal. 1901, p. 710).
- Il a traité un minerai mixte composé de blende, chalcopyrite, pyrite de fer et galène. Cette dernière a été séparée en grande partie dans des bacs à secousse et sur des tables de concentration, le restant du minerai fut séché, ensuite légèrement grillé et enfin traité sur des trieurs magnétiques. L’excitation a été maintenue constante avec un courant de 6 ampères sous 110 volts, par contre la vitesse de passage du minerai a pu être variée de façon à faire passer des quantités de minerai allant de une demi tonne jusqu’à 6 tonnes par heure. Voici les produits obtenus à ces diverses vitesses :
- ÉLÉMENTS TENEUR ORIGINALE
- Zinc 48,00
- Cuivre. . . 1,00
- Plomb . . . I , 80
- Fer . . . . 6,71
- Quartz. . . 10,00
- Soufre . . . 3i ,45
- 49,5o 1,5o 3,8o 6,38 10,68 22,81
- l/2 T. PAR H.
- Mag. 14,48 Non mag. 85,60
- p. IOO p. IOO
- 10,5o 53,5
- 5,20 —
- 1,00 0,80
- 34,54 3,3o
- 27,10 20,10
- I T. PAR H.
- Mag.
- 11,9
- p. IOO
- 7,5o
- 6,00
- 0,40
- 26,84
- 20,40
- 54,5o
- o,4o
- 1,54
- 7,68
- 2 T. PAR H. 3 T. PAR H. 4 T. PAR H. 5 T. PAR H. 6 T. PAR H.
- Mag. 10,81 p. IOO Non mag. 89,10 p. IOO Mag. 10,09 p. IOO Non mag. 89,9‘ p. IOO Mag. 9,54 p. IOO Non mag. 90.46 p. IOO Mag. 9»j5 p. IOO Non mag. 90,85 p. IOO Mag. 9,09 p. IOO Non mag. 90,91 p. IOO
- 8,5o 56,oo 5,5o 56,oo 6,5o 58,oo 5,5o 55,oo 8,5o 55,5o
- 3,5o — 1,5o — 4,25 — 4,io traces 3,6o traces
- 0,60 0,60 0,60 0,80 — 0,60 0,20 0,60 0,60 0,60
- 46,98 1,76 42,i3 1,87 38,89 i,65 43,78 i,65 43,45 i,65
- i3,68 8,56 i3,88 11,84 14,00 12,60 17,42 22,04 12,40 8,3o
- les meilleurs résultats ont, par conséquent, été obtenus avec 4 tonnes par heure.
- Le minerai fut maintenant grillé un peu plus fortement de telle sorte que sa teneur originale en soufre de 31,45 p. 100 s’est abaissée presqu’à moitié, c’est-à-dire à 16,75 p. ioo? au lieu de 22,81 p. 100 du premier grillage.
- Dans ce cas les résultats furent les suivants :
- 5 T. PAR H.
- 3 T. PAR H.
- 6 T. PAR H.
- 4 T. PAR H.
- 2 T. PAR H.
- ÉLÉMENTS
- mag.
- mag.
- mag.
- mag.
- mag.
- 12,81
- p. 100
- p. 100
- p, 100
- p. 100
- p. 100
- p. 100
- p. 100
- p. 100
- p. 100
- p. 100
- p. 100
- p. 100
- p. 100
- Zinc.
- Cuivre
- Plomb
- Fer .
- Quartz
- Soufre
- 56,00 traces
- 19,00
- 0,20
- io,36
- On peut en conclure que le grillage trop poussé est désavantageux sous un triple point de vue. En effet, le pourcentage de la partie non magnétique séparée devient plus petits c’est-à-dire on obtient moins de produit zingueux, ensuite la teneur même en zinc de ce produit est devenue plus faible et enfin la perte en zinc resté dans le produit magnétique et qui n’est pas utilisable est devenue plus grande. Le grillage est par conséquent une
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- 289
- opération très délicate exigeant un bon réglage de la température afin d’empêcher la formation de blende grillée.
- Avant de traiter les minerais mixtes magnétiquement et surtout dans les cas où ce traitement nécessite un grillage préalable, il est avantageux de les débarrasser d’abord, autant que les circonstances locales le permettent, de leur gangue, au moyen d’un lavage ou par d’autres moyens mécaniques. En effet, la gangue ne pourrait qu’augmenter la consommation de combustible nécessaire au grillage tout en encombrant inutilement et les fours à griller et les séparations magnétiques.
- Nous pouvons exposer sur un exemple pratique les avantages de l’application successive de ces diverses opérations. Il s’agit de la séparation d’un minerai mixte compose de chalcopyrite,et de blende assez enchevêtrées et provenant des mines de la Compagnie d’Aïn-Barbar (Algérie), où l’auteur de la présente conférence a eu précédemment l’occasion dé créer un atelier de séparation magnétique. Il y a vingt ans, ces mines, situées au bord de la mer près de Bône, ne furent exploitées qu’uniquement pour le cuivre et la blende contenue fut rejetée après triage avec les stériles. Il y a une dizaine d’années, la Société de la Vieille Montagne a loué les mines pour une période de cinq ans et n’en a retiré que la blende, en commençant par celle qui se trouvait dans les résidus. Plus tard, on a projeté une séparation chimique du cuivre et du zinc, mais sans succès. Enfin l’auteur des présentes s’est décidé pour la séparation magnétique après s’être assuré par des expériences entreprises avec ces minerais aussi bien sur les appareils Wetheril-Rowand à Kalk qu’avec les appareils de Mechernich, des résultats pratiques de ces opérations. Quant au prix de revient de ces dernières, il ne dépasse pas le chiffre de 3 fr par tonne de ce produit.
- A Kalk, près de Cologne, au laboratoire de la Société Humboldt on avait fait un premier essai sur 80 kg de minerai enrichi après grillage et classement préalables. Le classement produisait les 4 grosseurs suivantes :
- Classe n° I — tamis n° 6 à 10 « II =: » 10 à 20
- » III = » 20 à 40
- » IY rr » 4° et plus fin.
- Chaque classe fut traitée séparément sur une machine Rowand munie de 4 pôles. On réalisait le schéma suivant :
- ORIGINAL
- Pôle I Pôle II Pôle III Pôle IY Non magnétique
- Produit cuivreux n° I Produit cuivreux n° II Produit mixte à repasser Blende
- L’appareil pouvait traiter par heure :
- De la classe I = 5oo kg
- » II = 700 »
- » III — 600 »
- » IY = 36o »
- Après le traitement des quatre classes on a mélangé les produits correspondants qui donnaient les analyses finales suivantes :
- Produit. Poids kg Cu p. 100 Zn p. ioo
- Original.................................... 80,00 6,7 20,4*
- Après grillage. .......................'. . — 8,4 28,2
- Produit magnétique cuivreux n° I. . . . . 24,82 ï8,57 8,69
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- T. XXXVIII. — N*-8;
- Produit.
- Produit magnétique cuivreux n° II . . . .
- Produit mixte...........................
- Blende non magnétique...................
- Poids kg 8,20 5,3g 4i,63
- Gu p. ioo
- n,54
- 5,65
- G95
- Zn p. ioo i3,6o 23.38 4i,o5
- On avait donc deux bons produits cuivreux et un bon produit blendeux. Il restait y p. ioo comme produit mixte trop enchevêtré que l’on doit broyer à nouveau et repasser avec le nouveau minerai.
- Un essai plus grand sur i5 tonnes de minerai a sensiblement confirmé ces mêmes résultats qui sont d’autant meilleurs que le lavage préalable n’a pas été effectué.
- Voici quels étaient les éléments magnétiques et électriques de la machine employée.
- Deux paires d’électro-aimants et autant de bobines dont chacune ayant 4 896 spires en 34 couches superposées de fil de cuivre de 2 mm de diamètre. Longueur de la bobine, 33omm; diamètre du noyau, 4°° mm 5 résistance de chaque bobine, 2 ohms; longueur de chaque entrefer, 12 mm avec des pièces polaires de 36o mm de longueur. La largeur de la pièce inférieure, i5o mm et delà pièce supérieure qui est biseautée, 3 mm; longueur du circuit magnétique, 2100 mm; courant d’excitation pour les ier et 2e pôles, 2,5 ampères; courant d’excitation pour les 3e et 4e pôles, 6 ampères.
- Quant aux essais entrepris à Mechernich avec le même minerai, voici quels en étaient les résultats. Après un léger grillage préalable le minerai fut classé et passé par un appareil double, ayant 200 mm de largeur polaire, des entrefers de 10 mm.
- Les produits du classement ont représenté les poids et grosseurs suivants ;
- Grosseur I de 4 mm 5 2 mm............................................. 568 kg
- » II de 2 mm à 1/2 mm......................................... 570 »
- » III de 1/2 mm à 5o mailles.................................. i52o »
- » IV poussière ................................................ 366 »
- Total................................................. 2825 kg
- Les courants d’excitation employés étaient de i,5 ampères pour les grosseurs I et IL Après traitement, le mélange des produits correspondants des différentes classes ont donné les chiffres d’analyse du tableau suivant ;
- Produit. Poids kg Cup. 100 Znp. 100 Fep. 100
- Original après grillage .... . . . . 2825 5,4 23,0 i5,8
- Produit cuivreux . . . . 861 i3,5 8,16 33,5
- Produit mixte . . . . 123 12,o5 i4,o5 22,21
- Blende après lavage. . . . . . . . . . 1841 1,78 4o,55 12,87
- En présence de ces résultats à peu près équivalents on a décidé l’emploi des deux systèmes à Aïn-Barbar et on a installé deux appareils Rowand et un appareil double Mechernich, ce dernier notamment pour le traitement des produits fins.
- Pour terminer notre étude, nous désirons indiquer quelques résultats intéressants obtenus industriellement par la séparation magnétique de minerais et dont les chiffres, ont été communiqués par la Metallurgische Gesellschaft à Francfort.
- i° Minerai de cuivre mexicain. — Le minerai lavé était composé de chalcopyrite et de grenat. La séparation a fourni 70 p. 100 de grenat à o,3 p. 100 Gu, et 3o p. 100 de produit cuivreux à 19,8 p. 100 Gu.
- Gomme le minerai original contenait 6,3 p. ioo Gu, il s’ensuit que la séparation magnétique a permis la récupération de 96,6'p. 100 du Gu total.
- 20 Blende et carbonate de fer de Siegerland. — Ge minerai allemand fut broyé à 5 mm et
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- passé à la laverie. La séparation sur une machine Wetheril à trois pôles dont un double, fournissait avec un courant d’excitation de 3 ampères sous i5 volts, les résultats suivants : 68,4 P- 100 de carbonate de fer contenant 5,45 p. 100 Zn, 3i,6p. 100 de blende contenant 5,46 Zn.
- L’original avait une teneur de 20 p. 100 Zn en moyenne, par conséquent la récupération de Zn était de 82 p. 100.
- 3° Minerai espagnol cVétain et de tungstène. — 9690 kg de ce minerai, lequel après lavage donnait à l’analyse une teneur de 48,5 p. 100 de Sn et 22,5 p. 100 d’acide tungstique ou ’vvolframite (TuOs) furent d’abord débarrassés de la teneur en fer sur un appareil à produit fortement magnétique. On les a passés ensuite sur un appareil Wetheril excité avec un courant de 10 ampères sous 5o volts et monté sur un deuxième appareil avec 6 ampères sous 3o volts.
- Voici le résultat final : o,5 p. 100 de fer, 30,7 p. 100 de wolframite contenant 0,8 p. 100 Sn et 73,2 p. 100 Tu03, 68,5 p. 100 de cassitérite contenant 70,5 p. 100 Sn et 1,1 p. 100 Tu03.
- Il en résulte que 97 p. 100 du Tu et 98,5 p. 100 du Sn ont pu être récupérés, ce qui constitue une séparation pratiquement complète de ce minerai difficile.
- 40 Minerai cle cuivre carbonate espagnol. — Ge minerai composé de malachite, lazurite et de dolomie, contenait 2,9 p. 100 Gu. Par le traitement sur une machine Rowand à 18 ampères sous 90 volts et ensuite par repassage sur une machine Wetheril à 14 ampères sous 70 volts on a pu obtenir : 12,6 p. 100 de minerai cuivreux à 17,2 p. 100 Gu, 85,4 P* *oo de stérile contenant 0,76 p. 100 Gu, ce qui correspond à 75,5 p. 100 de récupération.
- 5° Sable monazite américain. — On a d’abord extrait sur les deux premiers pôles d’une machine Rowand à 4 pôles le fer titanique, et sur les deux derniers pôles le grenat contenu. La partie faiblement magnétique a passé ensuite sur un appareil Wetheril séparant la monazite comme produit magnétique, du quartz et de l’anatas qui ne le sont pas. Voici le résultat : 24 p. 100 de fer titanique, 23 p. 100 de grenat, 45,5 p. 100 de monazite, 7 p. 100 de quartz et anatas.
- Le monazite contient le thorium et le cérium et autres métaux rares employés pour la confection des manchons Auer.
- 6° Résidus (Tailings) de Brokenhill.. — Ge minerai se compose de grenat, galène, blende et de quartz. Il est traité en Australie sur des appareils à double cc rouleaux. » Le premier rouleau sépare le grenat, le deuxième la blende, le quartz et la galène vont dans le compartiment non magnétique et sont ensuite séparés par un traitement hydromécanique. Les résultats sont : 24,1 p. 100 de grenat, teneur 7,9 p. 100 Zn, 6,4 p. 100 de produit mixte, ^4,8 p. 100 Zn, 56,5 p. 100 de blende, teneur 43,3 p. 100 Zn, 11,7 p. 100 de quartz et galène, teneur 8,6 p. 100 Zn, soit une récupération de 83.5 p. 100 du zinc contenu dans le minerai original et vendable comme blende à 43 p. 100 de Zn.
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- ENREGISTREURS INTERMITTENTS
- POUR COURANTS ÉLECTRIQUES A VARIATIONS LENTES ET A VARIATIONS RAPIDES
- (SYSTÈME SIEMENS ET HALSKE)
- Dans la construction de cet appareil, on s’est efforcé de faire correspondre les courbes obtenues aussi exactement que possible avec les fluctuations à enregistrer. Ce principe exclut l’emploi de mécanismes inscripteurs adaptés à l’indicateur. Les courbes obtenues sont,
- en effet, dans ce cas, rarement exactes : le frottement inévitable produit des déviations et fait que le système est tantôt trop rapide et tantôt trop lent pour suivre exactement les fluctuations.
- Les enregistreurs intermittents Siemens et Halske sont destinés à éviter cet inconvénient (fig. i). On y utilise une bande de papier de 45 m de longueur, voyageant sous l’indicateur avec une vitesse de 3o, 60 ou 24° mm par heure grâce à un mouvement d’horlogerie avec balancier de 'précision. L’indicateur appuie sur la bande de papier toutes les 2, 3, 4? i5 secondes suivant qu’on le désire, et, grâce à un ruban encreur, marque sa position par des points (fig. 2).
- L’emploi d’une bande de papier aussi étendue a l’avantage de ne nécessiter que de raresremplacements. Cette circonstance, jointe à l’emploi d’un mouvement d’horlogerie fonctionnant avec exactitude sans surveillance, rend l’appareil réellement commode et pratique.
- Pour le courant continu, l’enregistreur est équipé d’appareils de précision du type De-prez-d’Arsonval, ampère-mètres ou voltmètres, ou bien encore d’appareils universels servant à l’une et à l’autre mesure en même temps. Il va de soi qu’on emploie subsidiairement des shunts et des bobines de résistance.
- Comme indicateur1 de wattage, mais pour le courant continu seulement, on emploie un système genre Deprez-d’Arsonval avec électroaimant. On peut aussi, si on le désire, étalonner plusieurs shunts avec un enregistreur afin que l’appareil puisse servir pour différentes conduites (fig. 3).
- Pour le courant continu, on a choisi des ampèremètres et voltmètres électromagnétiques strictement apériodiques. Pour les hautes tensions et pour les grandes intensités, on fait intervenir respectivement des réducteurs de tension et d’intensité (fig. 4 et 5). De plus, on peut combiner un enregistreur avec plusieurs réducteurs afin de pouvoir le connecter a
- Fig.
- Enregistreur universel équipé pour l’appareil intermittent.
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- volonté, grâce à un commutateur approprié, avec l’un ou l’autre des réducteurs. Les connexions avec plusieurs réducteurs se font sur le même type que celles avec plusieurs shunts.
- Pour l’enregistrement du wattage des courants continus ou alternatifs, on emploie les wattmètres de précision Siemens et Halske dont les indications sont indépendantes delà
- périodicité, de la tension, du décalage de phases et de la courbe du courant alternatif ou triphasé.
- Pour les hautes tensions et les très grandes intensités de courant alternatif, les constructeurs emploient également des réducteurs de tension ou d’intensité et ont obtenu de bons résultats par cette méthode.
- S’il s’agit de courants à variations électriques rapides, pour reconnaître, par exemple, l’intensité ou le wattage au démarrage d’un tram élec-trique4 à la mise en ou hors circuit d’une grue électrique, etc., la Société Siemens et Halske a construit un appareil avec enregistreur à étincelle
- ;iig. 6)
- de i5o HP chargé d’une dynamo triphasée marchant à vide.
- Fig.3.
- Combinaison de l’ enregistreur intermittent avec plusieurs shunts.
- L’appareil est pourvu d’un système apériodique, amorti, léger et.à mouvement rapide ; Hndicateur peut donc indiquer réellement la grandeur électrique momentanée. La position de l’index est marquée par une étincelle qui traverse la bande de papier à l’endroit de la position momentanée de l’index.. Ce dernier ne sert que de pont pour le passage de l’étincelle. Le mécanisme enregistreur n’exerce donc pas le moindre frottement sur le système ;
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- la haute tension, d’autre part, ne passe pas par le système et ne peut occasionner de perturbations dans les données obtenues.
- La bande de papier a 4 5 m de longueur et se déplace de 12 cm par minute, soit dé 7,20 m
- Fig. 5. — Réducteur d intensité pour i ooo ampères Fig- 6. — Ampèremètre avec enregistreur
- isolation pour io ooo ^olts. à étincelle.
- par heure. Le déplacement est obtenu par un mouvement d’horlogerie avec échappement de précision. Les différences de frottement au déroulement de la bande de papier n’occasionnent pas d’irrégularité.
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- Le courant donnant l’étincelle est engendré par une petite bobine d’induction annexée a l’appareil et agissant automatiquement. Les conducteurs de ce courant ne sont ,pas accessibles pour le service.
- Les enregistreurs de ce genre se combinent avec les mêmes appareils que les enregistreurs intermittents décrits plus haut. On peut y faire usage comme précédemment de shunts onde réducteurs multiples. Après l’enregistrement, la bande de papier est reçue dans une boîte et enroulée à la main ou encore sur un tambour mesureur.
- S’il s’agit de faire fonctionner l’appareil à un moment donné, les constructeurs équipent l’enregistreur d’un chronographe électromagnétique qui marque, sur la ligne zéro de la bande, des points au moment où son circuit se trouve fermé. Ce chronographe peut avec des connexions appropriées servir de tachymètre enregistreur pour permettre la comparaison de la vitesse et de la consommation d’énergie. 1
- " . E. Guarini.
- REVUE INDUSTRIELLE ET, SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Les moteurs à courant alternatif monophasé à collecteur Osnos. E. T. Z., 14 janvier (q.
- Le moteur série compoundé. — Ce moteur (fîg. 4) a sur le stator un enroulement inducteur dont l’axe coïncide, comme d’habitude, avec la direction des balais court-circuités. Cet enroulement, en série avec deux autres balais perpendiculaires aux précédents, est connecté au réseau. Le com-poundage de phases provient de ce que le champ résultant dans la direction des balais court-circuités induit entre les balais-série, par suite de la rotation de l’armature, une force électromotrice décalée en avant. Celle-ci croît avec la vitesse du moteur ; en outre elle dépend de la valeur de la résistance ohmique dans le circuit d’armature court-circuité, tandis que le champ résultant est proportionnel à la résistance de l’armature. D’après cette résistance, la force électromotrice de self-induction du moteur peut donc être compensée, à une vitesse déterminée, par la force électromotrice décalée en avant. Cependant le moteur présente plusieurs inconvénients.
- . Il se produit deux couples moteurs : i° Un couple moteur positif entre le champ dans la direction des balais en série et le courant des
- I balais non circuités ; et 2V un couple négatif entre le champ résultant dans la direction des balais court circuités et le courant de l’induit dans la direction des balais — série. Sous ce rapport, le moteur-série compoundé a les mêmes propriétés que le moteur d’induction monophasé ordinaire. Mais tandis que dans ce dernier le
- • jChamp
- Fig. 4.
- couple positif est nul a l’arrêt, le moteur compoundé possède un couple considérable au repos et démarre} énergiquement. De toutes façons le couple positif diminue quand la vitesse augmente, tandis que le couple négatif croît; il en résulte finalement qu’au synchronisme le couple utile devrait être plus petit que dans le moteur à répulsion. Sans doute on peut atténuer considérablement le couple négatif en réduisant la résistance dans le circuit court-circuité, mais il faut alors dépenser beaucoup de cuivre : en outre cette résistance ne peut pas descendre au-des-
- f1) Voir le n° du i3 février 1904.
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- sous d’une valeur déterminée, car elle comprend la résistance des balais court-circuités qui doit avoir une certaine valeur à cause de la production d’étincelles. Pour cette raison, le rendement de ce moteur devrait aussi être un peu plus petit.
- Le moteur possède un autre inconvénient, commun aux moteurs-séries ordinaires : au démarrage la tension aux balais-série est élevée, et par suite, le collecteur doit être beaucoup plus important que dans le moteur ordinaire à répulsion. La seconde paire de balais est aussi un sérieux inconvénient, car elle augmente les pertes par frottement du moteur et provoque la formation d’étincelles.
- On peut donc se demander si les inconvénients ne l’emportent pas sur l’avantage qu’offre la compensation du décalage.
- Le moteur shunt compoundé. — Ce dernier ne se distingue du moteur-série compoundé qu’en ce que les balais excitateurs sont en dérivation sur le réseau (avec ou sans intercalation
- Champ
- Fig. 4«.
- d’un transformateur à rapport variable) (fig. 4 &). En principe il se distingue défavorablement du moteur-série en ce que, avec les balais court-circuités, il n’y a aucun couple de démarrage ; il possède à l’arrêt les mêmes propriétés que le moteur shunt Atkinson ordinaire. Ce montage ne peut donc être employé dans quelques cas qu’après l’obtention d’une certaine vitesse.
- L’efficacité du compoundage dans ces moteurs vient de ce que le champ résultant entre les balais court-circuités produit dans le réseau, par suite de la rotation de l’armature, un courant décalé en avant qui compense le courant magnétisant pris par l’enroulement inducteur du moteur.
- Réglage de la vitesse et du couple moteur. — La propriété la plus importante des moteurs à courant alternatif à collecteur est que l’on peut
- régler leur vitesse et leur couple moteur entre de grandes limites sans pertes dans des résistances non-inductives.
- a. Moteurs-série. — En ce qui concerne le réglage de la vitesse, on voit tout de suite que sous ce rapport le moteur-série se comporte absolument comme le moteur à courant continu. On peut donc, dans ce but, varier soit la tension totale du moteur, soit la tension au collecteur, soit l’intensité de champ. Si l’on veut changer la tension totale, il suffit de connecter le moteur au secondaire d’un transformateur à rapport de transformation variable dont l’enroulement primaire est relié au réseau ; il est évident qu’on peut aussi employer un transformateur partiel comme l’a proposé par exemple M. Lamme dans le rapport dont il a été question. De plus, le transformateur peut être construit soit avec des bobines variables en nombre, soit avec des bobines variables en position (régulateur de potentiel).
- Pour varier la tension au collecteur pour une différence de potentiel constante aux bornes.
- Champ
- Fig. 5.
- M. Pièper propose (fig. 5) de connecter parallèlement à l’armature une résistance inductive ou non inductive. La tension au collecteur dépend de la valeur de la résistance dérivée, alors que la différence de potentiel aux bornes reste invariable. Il est facile de voir que dans ce cas l’accroissement de la tension au collecteur doit provoquer une diminution de cette dernière au stator et inversement. L’enroulement du stator doit par suite être utilisé comme une bobine de réaction. Pour que le moteur ne soit pas brûlé lorsque l’armature est court-circuitée, l’enroulement du stator doit avoir beaucoup de tours par rapport à l’enroulement de l’armature, autrement dit le stator doit avoir une self-induction très élevée. Mais cela provoque, comme
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- nous l’avons vu, un grand décalage dans le réseau et par suite, ce dispositif ne peut être appliqué qu’à de petits moteurs pour lesquels il n’est pas question du décalage.
- Les montages indiqués dans ce but par Pieper (patente américaine 712 717) semblent être beaucoup plus avantageux.
- L’enroulement primaire w1 (fig. 5 a) d’un transformateur avec rapport de transformation
- Transformateur de \rég/age de yu —- <=::> /a tension
- Une autre méthode de réglage du moteur à répulsion est celle qu’a mentionnée Schüler (patente allemande i4o 920) par variation graduelle de résistances entre bagues. Le gros inconvénient du dispositif réside dans l’emploi des bagues qui, indépendamment des frais, pro-
- Chsmp
- Résistance de réglage Fig. Sb.
- Fig. 5a.
- variable est connecté au réseau en série avec l’enroulement du champ : l’enroulement secondaire du transformateur est relié aux balais. On voit que le courant du champ et le courant de l’armature sont toujours en phase, et que la tension au collecteur peut être variée à volonté.
- Pour changer l’intensité du champ, on peut (comme cela est tracé en pointillé fig, 1 n° précédent) introduire une résistance réglable R parallèlement au champ.
- b. Moteur' à répulsion ordinaire. — On peut aussi varier la vitesse et le couple du moteur à répulsion ordinaire en variant à volonté la tension primaire.
- Si dans certains cas, comme par exemple pour des appareils de levage, on veut obtenir un couple constant à toutes les vitesses du moteur, on doit régler la tension primaire de façon qu’elle angmente peu à peu avec la vitesse. Cela est réalisable par l’emploi de transformateurs à rapport de transformation variable. Dans ce cas, il faut évidemment dimensionner le moteur de laeon que, même avec de fortes tensions, le fer ne soit pas trop saturé.
- Le même but pourrait être atteint éventuellement par variation de la résistance d’armature, en intercalant au repos une certaine résistance, mductive ou non, et en la diminuant graduellement au démarrage du moteur.
- duisent une augmentation de l’encombrement. Cet inconvénieut en rend l’emploi impossible pour certaines applications, par exemple dans les chemins de fer oû l’espace est très limité.
- Nous proposerions plutôt d’employer au lieu d’un moteur à répulsion avec bagues, les moteurs Atkinson (fig. 3 e ou 3 e' article précédent) et
- f-
- Transformateur pour réglaue de la tensior
- —VWWWWVWNA
- d’introduire des résistances variables dans le circuit des balais placés dans l’axe magnétique (fig. 5 b).
- Dans ces deux cas le moteur possède conjointement les propriétés dm moteur d’induction ordinaire monophasé et du moteur à répulsion,:
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- Comme le couple moteur du moteur d’induction augmente avec le nombre de tours et que celui du moteur à répulsion diminue dans les mêmes conditions, on peut approximativement obtenir un couple constant pour n’importe qu’elle vitesse.
- \iransformateur pour réqisqe de la ---VWWYVWWVY-—F tension
- I—vwvvwv'
- C’est cette dernière propriété que M. Schüler a d’abord indiquée. En outre, l’inconvénient d’une perte d’énergie dans les résistances non inductives est inhérent aux deux dispositifs.
- Transformateur pour le réglage ______ de] la tension
- Champ
- Champ
- Fig. 6.
- Un réglage intéressant des moteurs à répulsion est donné dans la patente allemande assez ancienne 74 684- Le stator et le rotor sont connectés au réseau au début du démarrage (fig. 5 c et 5 d). Dès qu’une certaine vitesse est atteinte les segments du collecteur sont court-'circuités par une bague particulière et les balais sont soulevés 5 le moteur fonctionne ensuite normalement comme un moteur d’induction monophasé habituel.
- Le transformateur de connexion possède (fig. 5 cj trois enroulements : l’un d’eux est connecté au réseau, l’autre au stator, et le troi-sième au rotor. Les nombres de tours de ces enroulements sont choisis d’après les rapports qu’on désire obtenir entre les tensions. Dans la figure 5 cl les enroulements connectés au collecteur et au stator sont réunis en un seul, sectionné en bobines séparées. Un bout de l’enroulement est relié a une borne du stator et l’autre bout à un balai ; le second balai et la seconde borne de stator sont connectés à un point intérieur de l’enroulement par l’intermédiaire d’un contact glissant ; il est facile de voir qu’en poussant à droite le contact glissant on peut diminuer le nombre des bobines reliées au collecteur et augmenter le nombre de bobines reliées au stator, ou inversement. Comme la différence de potentiel entre les extrémités est constante, la tension varie au collecteur et au stator d’après la place du contact. Le moteur démarre donc comme un moteur shunt ordinaire : peu à peu on varie la différence entre les tensions cl’ali-mentation du collecteur et du stator, et par suite la vitesse et le couple peuvent être réglés dans le sens désirable.
- Il est vrai que ce réglage aussi offre un inconvénient ; c’est qu’au début le commutateur doit supporter une tension élevée. Dans la même patente il est mentionné que l’on peut placer sur le rotor un autre enroulement en court-circuit, ou bien un enroulement avec bagues que l’on court-circuite une fois le moteur en vitesse.
- c. Les moteurs à répulsion d1 Atkinson. — En ce qui concerne le réglage de ses moteurs, Atkinson a fait remarquer qu’ils possèdenttoutes les mêmes propriétés que les moteurs à courant continu ; ils ont en plus l’avantage que, pour n’importe quelle tension du réseau, la tension au collecteur est très petite, et que le champ effectivement moteur est indépendant du champ inducteur ; on peut donc régler ces derniers et par suite la vitesse absolument h volonté, comme dans les moteurs ordinaires à courant continu série ou shunt.
- Dans la figure 6 un transformateur à rapport de transformation variable est connecté à 1 enroulement inducteur : pour changer le rapport de transformation, on peut changer la position relative ou le nombre des bobines. Bien entendu ce mode de réglage n’est pas limité aux montages
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- indiqués par ces figures, mais s’applique à tous les autres moteurs Atkinson ainsi qu’à tous les moteurs ordinaires à répulsion.
- D’ap rès ce qui précède, il est clair que dans les moteurs Atkinson, on peut régler le courant d’armature et, par suite, la vitesse par l’introduction de résistances dans le circuit de l’induit. Par rapport aux moteurs précédemment examinés, cette méthode a l’avantage de faire porter le réglage sur la basse tension. Par contre, ce réglage est désavantageux en ce sens que le circuit des balais n’est pas toujours en court-circuit et qu’alors le commutateur supporte des différences de potentiel plus élevées. Mais si l’on règle la tension primaire, ce qu’il est possible de faire aussi sur le circuit à basse tension du transformateur de connexion, les balais du collecteur peuvent rester toujours court-circuités et ce dernier peut être construit beaucoup plus facilement et plus économiquement.
- La possibilité de ce réglage a d’ailleurs été envisagée dans la patente allemande 130896. Si l’enroulement excitateur est connecté en série avec l’armature, comme par exemple (fig. 3 b) l’intensité du champ effectivement moteur variera avec le courant de l’induit par suite des variations delà résistance dans le circuit d’armature.
- Il est évident qu’on peut changer simultanément le courant d’armature et la tension primaire. Enfin, on peut faire varier la vitesse des moteurs Atkinson (comme d’ailleurs tous les autres moteurs à collecteurs) par décalage des balais sur le collecteur.
- Changement du sens de rotation. — a. Moteurs-série. — En ce qui concerne le changement de sens de rotation, le moteur-série à courant alternatif ne se distingue en rien du moteur à courant continu. On peut changer la direction du champ ou la direction du courant traversant l’armature.
- b. Moteurs à répulsion ordinaires. — Le changement de sens de rotation ne s’effectue pas aussi facilement dans les moteurs à répulsion ordinaires car le champ inducteur et le champ effectivement moteur ne sont pas indépendants 1 un de l’autre. Parmi les dispositifs connus, nous décrirons les suivants :
- D’après la patente allemande ( 10 002), on place Sllr le stator deux enroulements symétriques par rapport aux balais, et, suivant le sens de rota-hon que l’on désire, on alimente de courant
- l’un de ces enroulements en laissant l’autre ouvert. Ce montage offre l’inconvénient qu’une moitié seulement de l’enroulement fixe est utilisée.
- On peut aussi mettre sur le collecteur deux paires de balais placés symétriquement par rapport à l’axe de l’enroulement fixe, etoncourt-circuite l’une ou l’autre de ces paires de balais suivant le sens de rotation que l’on désire. Dans ce montage une paire de balais est toujours inutilisée, ce qui est également désavantageux.
- Atkinson propose, dans sa patente anglaise 835, de munir chaque partie de l’enroulement fixe d’un certain nombre de contacts également divisés; sur ces derniers glissent deux contacts diamétralement opposés, connectés au réseau. Suivant la position de ces contacts par rapport aux balais court-circuités, la place du champ du stator varie et en même temps la vitesse et le sens de rotation. Ce dispositif a l’inconvénient d’exiger de nombreux contacts et un enroulement du stator analogue à un enroulement à courant continu, tandis qu’autrement on peut l'établir en hélice.
- c. Moteurs à répulsion Atkinson. — Etant donné que l’enroulement perpendiculaire aux balais tient lieu d’enroulement du champ, et que l’enroulement inducteur remplace la connexion électrique directe au collecteur, il résulte que l’on peut changer le sens de rotation de ces moteurs exactement comme dans les moteurs à courant continu, c’est-à-dire en changeant la direction du courant soit dans l’enroulement inducteur, soit dans l’enroulement excitateur.
- L’application de ces procédés de réglage de la vitesse et du sens de rotàtion à tous les autres moteurs à collecteur, y compris les moteurs compoundés, ne rencontre aucune difficulté, puisque, vis-à-vis de ces procédés, il n’y a aucune différence entre le moteur-série, ou à répulsion, ou Atkinson. On peut donc employer le transformateur variable de la figure 6 pour ce réglage de la vitesse et du sens de rotation ; un exemple de cette application aux moteurs compoundés 4 et 4 a est représenté (fig.6 c).
- Diminution des courants de court-circuit. — Les méthodes pour supprimer les courants de court-circuit sont les mêmes en principe pour tous les moteurs à collecteur. On peut, ou bien donner une résistance élevée aux connexions
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- entre les segments du collecteur et l’enroulement d’armature, ou bien donner à l’isolant qui sépare deux segments, une épaisseur égale à celle d’un segment et ajouter à chaque balai, dont l’épaisseur doit être moindre que celle de l’isolant, un balai auxiliaire connecté au premier
- par une résistance élevée, de façon qu’aucune bobine ne puisse être court-circuitée par un balai.
- Au lieu d’un balai auxiliaire on peut aussi, comme cela a été proposé pour les machines à courant-continu (patente allemande ii3o22 de
- Transformateur pour le réglage
- Champ
- Fig. 6c.
- Seidener), placer entre les segments bons conducteurs connectés à l’enroulement de l’induit des segments métalliques isolés reliés aux premiers par des résistances élevées. Mais lorsqu’on connecte le collecteur à un transformateur, on peut éviter l’emploi d’une résistance élevée entre le balai principal et le balai auxiliaire en constituant une partie de l’enroulement secondaire s par deux enroulements parallèles et isolés l’un de l’autre s' et s,!.
- Dans ce cas, la résistance ohmique de et de s" s’oppose aux courants de court-circuit quand les deux balais sont en contact avec un segment. Dès qu’un balai quitte son segment, la self-induction du courant interrompu dans une dérivation est _ compensée par l’induction mutuelle du courant croissant de l’autre dérivation. A la fermeture du courant dans une des dérivations, le courant dans l’autre dérivation diminue, de sorte que la self-induction est encore compensée par l’induction mutuelle. Mais pour que l’induction mutuelle et la self-induction se compensent entièrement, il faut faire attention qu’il y ait le moins de dispersion possible entre les deux dérivations. Il est évident qu’on peut constituer la partie s de l’enroulement secondaire par deux parties tout à fait séparées électriquement l’une de l’autre, de façon qu’il n’v ait entre elles aucune dispersion magnétique ; toutefois les enroulements ne sont pas entièrement utilisés dans ce cas. Par l’emploi de plus de deux enroulements secondaires parallèles on pourrait diminuer cet inconvénient, mais alors on serait conduit à prendre des fils très fins avec un fort isolement.
- La dernière disposition proposée se trouve dans la patente 84 534 cl’Arnold sur les moteurs à répulsion. Les enroulements s (fig. y) ne représentent pas les enroulements secondaires d’un transformateur, mais les connexions de court-circuit entre les balais du collecteur.
- Un autre moyen a été donné par Atkinson dans la patente anglaise 835. L’enroulement conduisant au collecteur est constitué par deux parties parallèles, isolées l’une de l’autre, reliées alternativement aux segments voisins ; la largeur des balais est plus petite qu’une division du collecteur. Les courants de court-circuit sont ainsi complètement évités et il ne doit subsiter aucune étincelle de rupture si les deux parties sont, comme dans le cas précédent, placées parallèlement dans le sens magnétique. Comme la durée de la rupture est relativement courte, l’ensemble de l’enroulement est mieux utilisé que dans le cas précédent. Pour les tensions élevées par segment, on emploiera encore un balai auxiliaire étroit relié au balai principal par une forte résistance.
- Une autre disposition destinée à éviter la formation d’étincelles de rupture avec des tensions élevées par segment a été décrite par hauteur
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- dans la patente allemande 145 491. Les segments du collecteur portent une nervure dirigée radia-lement vers l’intérieur de sorte que le collecteur a la forme d’un réservoir. On peut alors remplir la partie inférieure du collecteur jusqu’à une certaine hauteur avec de l’huile, et placer dans
- l’huile les balais, qui dans ce cas doivent être métalliques : les projections d’huile sont complètement évitées. La disposition des balais sur la surface intérieure du collecteur permet de mieux maintenir en place les segments par l’emploi de fortes bagues de pression sur la surface extérieure. Cela devrait être d’une grande importance pour les moteurs de trains rapides.
- O. A.
- Emploi combiné des courants alternatif et continu, par F.-C. Caldwell. Electricid Rewiev, N.-Y. t. XLIII, p. 781-783.
- L’auteur se propose d’étudier dans quelles proportion l’une et l’autre forme de courants doit être employé dans la distribution de l’électricité. L’emploi exclusif du courant alternatif, s il n’a pas perdu tous ses partisans, est, en tous cas, loin de s’imposer dans la pratique actuelle.
- L’auteur divise en deux groupes les distributions qui emploient à la fois les deux espèces de courants : le premier groupe comprend celles où le courant alternatif n’est employé que pour le transport de l’énergie; cet usage ne semble guère justifié parce qu’il y a évidemment avantage à employer le courant alternatif dans tous les cas °u il rend les mêmes services que le courant continu. Le deuxi ème groupe comprend la distri-
- bution où le courant alternatif est employé à la distribution concurremment au courant continu. Il y a dans ce cas deux points de vue à distinguer suivant qu’il s’agit d’une installation entièrement nouvelle ou de simples transformations. Au point de vue du consommateur, les avantages des deux espèces de courants sont à peu près égaux pour l’éclairage : pour les lampes à incandescence, il suffit d’une fréquence suffisante du courant alternatif; pour les arcs, le courant continu donne' plus de stabilité, le courant alternatif une meilleure distribution; pour la lampe Nerst, c’est ce dernier qui convient mieux, mais pour la lampe à vapeur de mercure, le premier seul peut servir.
- En ce qui concerne la force motrice, le moteur asynchrone trouvera peut-être quelques préférences en raison de sa simplicité et du peu de soin qu’il exige ; mais pour le service des ascenseurs, qui, à Chicago, par exemple, constitue les 12,5 p. 100 de la capacité entière des stations centrales, le moteur asynchrone ne s’y prête ni comme fonctionnement, ni comme influence sur la distribution. Le moteur asynchrone n’est pas indiqué non plus dans tous les cas où l’on a besoin de vitesses variables et où il est nécessaire de couper le courant dès la moindre surcharge, comme pour les presses d’imprimerie. Pour les ponts roulants et autres installations qui exigent des caractères tels que ceux du moteur-série, le courant alternatif ne saurait donner satisfaction.
- Pour les travaux électrochimiques, pour la charge des accumulateurs, le courant continu, s’impose si l’on ne veut pas recourir à des transformations onéreuses ; d’autre part, le courant alternatif convient mieux pour la production des rayons X, pour la soudure électrique, etc.
- L’une ou l’autre forme de courant aura des avantages dépendant de la nature du travail, à fournir.
- Au point de vue de la distribution, l’auteur suppose d’abord que la station centrale est située au centre d’un réseau très chargé. Dans ce cas, la distribution par courant continu présente plus de simplicité, de sécurité, plus de cuivre immobilisé dans les conducteurs que dans l’isolation des lignes, par contre, l’extension du réseau est limitée par la tension qui déjà à 44° volts n’est pas sans difficultés. Le courant alternatif permet d’atteindre toutes les distances d’un centre de
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- distribution, la tension peut être réglée commodément par des appareils inductifs ; mais le caractère inductif des récepteurs introduit un facteur de puissance qui réduit singulièrement la capacité des génératrices et transformateurs. Ce sont là, sans doute, les considérations qui font distribuer le courant continu aussi loin qu’il est possible autour des stations, en réservant le courant alternatif pour les districts éloignés.
- Dans le cas où l’énergie est engendrée entièrement à l’extérieur des centres de distribution pour être distribué par des sous-stations, la nécessité de transformer tout le courant alternatif en continu ne semble pas s’imposer, puisque les 80 à 90 p. 100 de la distribution s’accommodent aussi bien du courant alternatif. Dans un projet entièrement nouveau, on pourrait transformer environ 20 p. 100 seulement de l’énergie totale en courant continu à 000 volts, en vue de la force motrice et de la traction.
- Au point de vue de la station génératrice elle-même, le courant alternatif la prive de l’auxiliaire précieux de la batterie d’accumulateurs ; bien que l’on ait suggéré de placer une commu-tatrice entre le réseau et une batterie. D’autre part, les groupes électrogènes à turbines à vapeur doivent leur succès croissant à l’emploi du courant alternatif.
- Dans les distributions existantes, la station centrale fournit généralement du courant continu ; l’introduction du courant alternatil ne se justifierait que pour les quartiers éloignés. Si l’on est amené à construire une nouvelle station à l’extérieur, l’ancienne station deviendra sous-station à commutatrices : l’ancien matériel, s’il n’est pas suranné, et si la place ne fait pas défaut pourra servir comme auxiliaire aux époques et même aux heures journalières de forte consommation.
- L’auteur se demande enfin quelle doit être dans cette distribution mixte, la place occupée par chaque espèce de courant. Les districts alimentés peuvent être entièrement confondus ; cette combinaison si elle est possible financièrement, conviendra le mieux au consommateur ; mais elle n’existera guère que dans le cas où l’ensemble de la distribution est alimentée par des courants polyphasés, à côté d’une distribution à 55o volts continu pour la force motrice. Mais en général, chaque espèce de courant aura un domaine, bien défini, ce qui évitera d’ail-
- leurs bien des complications dans les rapports avec les consommateurs.
- P.-L. C.
- Pôles accessoires pour machines à courant continu, par Franklin Punga, Zeitschrift für Elec-trotechnik, 24 janvier.
- M. Pichelmayer a donné récemment une théorie de la commutation et conseillé, comme résultat de ses recherches, l’emploi de pôles auxilaires avec un enroulement-série pour l’obtention du champ de commutation. On sait depuis longtemps qu’un tel champ répond exactement aux besoins de la commutation ; de nombreux essais ont été déjà faits avec des pôles auxiliaires, et de brillants résultats ont été obtenus. Cependant, malgré ces résultats, l’application du procédé ne s’est pas répandue, car il existe des défauts pratiques qui en empêchent l’extension.
- O11 reconnaît surtout ces défauts quand on établit une comparaison entre une machine normale et une machine à pôles auxiliaires. Un des progrès principaux de ces dernières années dans la construction des machines à courant continu, est l’emploi d’une intensité élevée de courant dans l’armature, exprimée en ampère-tours par pôle. Alors que, il y a quelques années, un rap-
- ampère-tour inducteur par pôle . r, . , ,,
- port-----i-------n--------i— intérieur a 0
- A ampere-tour d armature par pote
- ou 4, était déjà considéré comme très dangereux, et que la valeur d’une machine était le plus souvent appréciée d’après la grandeur de ce rapport, les constructeurs actuels ont abandonné ce préjugé après avoir reconnu que l’on peut établir des machines à courant continu non seulement plus économiques, mais encore meilleures, avec une intensité de courant élevée dans l’armature.
- L’auteur limite ses remarques à l’étude de grands générateurs à faible vitesse de rotation et affirme que 6000 à 9000 ampère-tours de l’armature par pôle donnent de meilleurs résultats que 3 000 à 5 000 ampère-tours. L’économie peut être évaluée à environ 20 p. 100 dans les mêmes conditions d’échauffement et de commutation, abstraction faite de ce que la machine a un bien meilleur rendement et une tension moindre par segment aux faibles charges.
- Si l’on veut employer des pôles auxiliaires avec une semblable machine, on se heurte à des difficultés considérables. L’action des ampère-
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- tours de l’armature se produit exactement dans • la direction des pôles auxiliaires, de sorte que chacun d’eux doit d’abord recevoir autant d’ampère-tours que l’induit, avant de pouvoir produire un champ de commutation. Pour obtenir ce champ, il faut encore les munir d’un nombre d’ampère-tours aussi considérable que celui que portent les pôles principaux pour l’air et pour les dents. Il en résulte que, dans la plupart des cas, les pôles auxiliaires doivent avoir beaucoup plus d’ampère-tours que les pôles principaux, et, même quand on envisage la plus petite longueur moyenne de l’enroulement auxiliaire, on arrive à la conclusion que les premiers exigent autant de cuivre et produisent autant de pertes que les derniers. Dans les machines a basse tension, on ne peut pas avoir un champ assez intense car la tension moyenne par segment est dans la plupart des cas 2 à 3 volts ; par suite, la tension dans la bobine commutée atteint au maximum 2,5 à 4 volts, valeur qui convient seulement dans les cas où la tension de réactance est de 2,5 à 4 volts. Si la tension de réactance est 6 à 10 volts, les pôles auxiliaires sont manifestement inutiles. De plus, il est bon de ne pas trop saturer, car alors la proportion nécessaire entre le courant et le champ n’est plus observée et les valeurs de la force électromotrice induite deviennent encore beaucoup plus petites, rendant encore plus inutile l’application de pôles auxiliaires. Toutes ces considérations supposent que la construction de la machine a été faite d’après les règles admises comme les meilleures.
- Si l’on établit une comparaison entre la machine normale à courant continu et la machine munie de pôles auxiliaires, la première sera dans la plupart des cas meilleur marché à construire, et satisfera aux mêmes exigences que la machine spéciale.
- Mais il existe un nombre limité de cas où l’emploi de pôles auxiliaires est justifié ; par exemple lorsque la tension et le nombre de tours sont relativement élevés, et spécialement lorsqu’il s’agit de machines s’écartant tout à fait du type normal. Ainsi une machine de 5oo kilowatts à 1 000 tours par minute est impossible à construire si l’on veut maintenir dans des limites raisonnables la force centrifuge sur les conducteurs induits et la tension de réactance. Et cependant il se présente actuellement des cas
- où, par suite de la commande par turbines, le nombre de tours et la charge sont encore beaucoup plus considérables. Quand on analyse de semblables projets, on trouve la plupart du temps des tensions de réactance 4 ou 6 fois supérieures à celles que l’on admettrait dans des projets normaux. Si l’on considère encore que l’emploi de durs frotteurs en charbon est inadmissible à cause des pertes par frottement trop élevées qu’ils occasionnent, on voit quelles sont les difficultés à surmonter. Il est incontestable que dans ce cas l’emploi de pôles auxiliaires s’impose, d’autant plus que dans des machines d’aussi grande puissance l’augmentation des frais d’établissement due aux pôles auxiliaires est insensible. La puissance indiquée ci-dessus de 5oo kilowatts 1 000 tours par minute et 5oo volts doit être très aisément réalisable avec des pôles auxiliaires, mais il est peu vraisemblable que l’on puisse aller beaucoup au delà.
- Nous voyons donc que dans certains cas l’emploi de pôles de commutation est nécessaire, mais ces cas sont relativement rares et l’on peut dire que 90 fois sur 100 l’emploi de pôles de commutation conduit à une augmentation de frais sans améliorer les propriétés de la machine au point de vue des étincelles.
- La seule machine munie de pôles de commutation, dont l’auteur ait trouvé la description dans des publications est une machine de 132 kilowatts 120 volts à 2y5 tours par minute construite par Sautter Harlé pour l'Exposition, et mentionnée dans le livre de M. Guilbert.
- L’auteur s’étend sur le projet de cette machine, parce que l’on y voit facilement que l’emploi de pôles auxiliaires peut être une faute. La machine est tétrapolaire, alors que la machine normale devrait être hexapolaire et avoir par suite moins de fer dans la culasse. L’armature a un diamètre de 82 cm et une longueur de 5o cm. Dans x ï 4 encoches se trouvent en tout 114 conducteurs ayant chacun une section de 36 X 8,4 = 3o3 mm2. Les conducteurs sont montés en série et portent 55o ampères. Le collecteur a un diamètre de 4o cm et une longueur de 3o cm pour un nombre de lames de 5y. L’enroulement shunt des pôles principaux consiste en 1 400 tours de 2,3 mm de diamètre et la résistance totale est 36 ohms. Les ampère-tours de l’enroulement shunt d’un pôle principal s’élève au chiffre de
- 4 65q.
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- Pour le compoundage, le pôle principal porte encore un enroulement-serie de deux tours. Le nombre total d’ampère-tours par pôle est alors a pleine charge de 4 65o -f- 2 200 = 6 85o ampère-tours.
- Le nombre des ampère-tours sur les pôles auxiliaires est beaucoup plus considérable. Leurs valeurs exactes ne sont pas indiquées, mais des ampère-tours de l’induit par pôle (y 900) on peut déduire que chaque pôle de commutation porte au moins 10 à 11 000 ampère-tours (l). D’après le dessin, la section d’enroulement des pôles auxiliaires est beaucoup plus grande que celle de pôles principaux : il y a donc plus de cuivre sur les premiers que sur les derniers.
- L’auteur a calculé la tension de réactance et a trouvé 2,8 volts en admettant que le nombre des lignes de force est 4 par centimètre de longueur effective et 8 par centimètre de longueur libre. Le chiffre de 2>8 volts pour un enroulement-série tétrapôlaire est équivalent au chiffre de 4,5 a 5 volts de tension de réactance pour un enroulement parallèle.
- Mais on aurait pu construire la machine avec 2 volts de tension de réactance et faire une économie importante de matériaux. L’emploi de pôles auxiliaires aurait été absolument inutile et toutes les pertes inhérentes à ce système auraient été évitées. Les pertes au collecteur auraient augmenté de 20 à 3o p. 100, mais auraient été compensées amplement par
- 1. La diminution des pertes dans le fer des dents (par l’emploi de pôles de commutation, la fréquence double) ;
- 2. La suppression des pertes dans l’enroulement-série des pôles auxiliaires ;
- 3. La suppression des pertes dans le fer des épanouissements 'des pôles auxiliaires.
- A ces avantages, résultant de la suppression des pôles auxiliaires, il faut aussi ajouter la diminution de la dispersion, la diminution de l’échauf-fement, l’amélioration de là ventilation ; et l’économie est encore bien plus considérable si l’on refait entièrement le projet de la machine avec 6 pôles, une induction plus élevée dans l’entrefer
- P) Ces chiffres doivent être trop élevés car, pour neutraliser le eliamp de l’arnialure,. ehaque pôle auxiliaire ne doit pas porter le nombre total des ampère-tours correspondant aux ampère-tours de l’induit, mais seulement la moitié de ce nombre. (N. d. 1. R.)
- et une diminution de 35 p. 100 sur la longueur du fer pour un même diamètre.
- L’auteur limite la cette comparaison qui suffit pour montrer qu’une machine à courant continu construite d’après les données normales est de beaucoup la meilleure et la moins coûteuse, et qu’il faut faire bien attention avant de s’écarter de la pratique habituelle.
- L’auteur aurait volontiers traité de même un cas où l'emploi de pôles auxiliaires ait été réellement utile, mais il n’a trouvé dans aucune publication la description d’une semblable machine et croit qu’on n’en a pas construit jusqu’ici.
- Avec le développement considérable des turbines à vapeur, il faudra employer des moyens auxiliaires pour triompher des difficultés de la commutation, et là les pôles auxiliaires pourront rendre d’utiles services, particulièrement lorsqu’on sera forcé de maintenir la tension de réactance à une valeur aussi faible que possible.
- O. A.
- Économie et direction des stations centrales. Electrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. j4°~744-
- Au récent congrès de 1’ « Ohio Electric Light Association » une série de communications sur la pratique des stations centrales, ont été présentées par des spécialistes expérimentés.
- Une première communication, de M. G. Hay-ler, traite de la nécessité, même pour les plus petites stations, d’enregistrer soigneusement les frais occasionnés pour la production de la vapeur. — L’auteur groupe les dépenses sous les titres suivants : combustible, main-d’œuvre, eau, huile et chiffons, réparations, divers. — Le rendement des chaudières dépend de la qualité du chauffage, de la proportion exacte du nombre de chaudières au travail à fournir, du prix du charbon et de sa qualité, de la propreté des chaudières, de la température d’eau d’alimentation et des fuites. L’auteur recommande, pour une station de faible ou de moyenne importance, d’enregistrer journellement les noms des chauffeurs et mécaniciens de service et les heures fournies par chacun d’eux, la charge en kilowatts toutes les heures, le nombre de chaudières en service et le temps, de même pour les machines, puis le poids de houille brûlé par chaque équipe dans une période donnée, la consommation de houille
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- de 24 heures, le poids d’eau pompée dans les chaudières dans ce temps, le poids d’eau vapo-risée, la pression de la vapeur à intervalles fixes, la température de l’eau d’alimentation, la température extérieure, la quantité d’huile employée par chaque mécanicien pour les cylindres et les autres organes,
- Un autre orateur décrit les améliorations introduites dans la station de la Compagnie d’Electricité et de gaz de Youngstown (Ohio) et qui ont surtout porté sur l’enregistrement de toutes les données d’exploitation ; cette station ne comporte que des unités accouplées directement aux moteurs à vapeur. On a eu des difficultés pour accoupler ces groupes à des commu-tatrices ou pour les mettre en parallèle ; l’expérience a [montré que ces difficultés ne résidaient ni dans les volants, ni dans les variations de vitesses angulaires dues aux coups de piston ; mais dans les commutatrices elles-mêmes et surtout dans les régulateurs des machines, qui ont tous été munis d’un amortisseur à air. On a été aussi amené à installer un régulateur de voltage parce que, s’il est vrai qu’une distribution de lumière et un service de traction peuvent être alimentés sans inconvénient par les mêmes machines tant que ce dernier service n'absorbe que la moitié de l’énergie totale, dès que cette proportion est dépassée, le réglage automatique de la tension, sur la distribution de lumière, s’impose. L’orateur constate enfin que pour une augmentation de 225 p. 100 de la capacité de la station, les frais de main-d’œuvre n’ont augmenté que de 5y p. 100.
- L’orateur suivant s’attache à mettre en lumière les avantages de l’enregistrement régulier des divers facteurs de l’exploitation et à montrer comment ce service doit être compris.
- Divers autres orateurs apportent d’intéressantes contributions aux mêmes sujets.
- P.-L. G.
- DISTRIBUTION
- La production et la distribution du courant alternatif dans les grands centres, par Richard Mc Culloch. Communiqué au Congrès de Saratoga l’American Street Railway Association. Electrical Review. N.-Y. t. XLIII, p. 35o-359.
- L’auteur considère une distribution d’énergie, P°ur la traction telle qu’elle existe dans la plupart des grands centres et comprenant une sta-
- tion génératrice à courants alternatifs des sous-stations, et une distribution à courant continu de 55o-5y5 volts. Il examine successivement les trois questions suivantes : génération du courant alternatif, transmission de ce courant et avantages respectifs des transmissions à courants alternatif et continu.
- L’auteur considère successivement l’emplacement de la station, l’approvisionnement du charbon, les bâtiments, la manutention de combustible et des cendres, les convoyeurs, les chaudières et les machines. Il constate que pour ces dernières, on n’a employé jusqu’à présent que les machines compound à condensation pour les très grosses installations Mais la machine à vapeur semble avoir atteint la limite des dimensions possibles ; et c’est surtout à ce point de vue que la turbine à vapeur est appelée à la supplanter. Outre les avantages résultant pour la turbine de son mouvement rotatoire et de sa grande vitesse, l’auteur rappelle que entre mi-charge et 5o p. 100 de surcharge le rendement varie peu et qu’au delà il est encore excellent. La surchauffe de la vapeur et la condensation poussées aussi loin que possible accroissent efficacement le rendement des turbines, la pression de la vapeur peut également être dépassée. L’auteur constate que, pour la tuyauterie, les anciens systèmes à boucle, ou à canalisation doublée, ont vécu : les garanties que fournissaient ces systèmes sont cherchées aujourd’hui dans une bonne construction, dans la simplicité et la réduction des longueurs; dans quelques grandes installations, les condenseurs ont été placés directement sur des caniveaux en communication avec les réservoirs d’eau d’alimeniation. — Quant aux appareils auxiliaires , convoyeurs chargeurs , pompes , ponts roulants, monte-charges, etc., il est tout indiqué de les actionner au moyen de moteurs asynchrones. Dans quelques projets nouveaux, le fonctionnement de cette partie de la station est compris de la façon suivante : un ou plusieurs petits alternateurs actionnés par des turbines, fournissent tout le courant nécessaire aux moteurs asynchrones ; des commutatrices actionnées parce courant donnent ie courant continu nécessaire à l’excitation et à l’éclairage, à une tension de 200 volts ; une batterie d’accumulateurs chargée, par ce courant, parera à toutes les éventualités.
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- Dans la station elle-même, on a cherché à éviter que des accidents puissent provoquer l’arrêt complet de la station ; et dans plusieurs installations récentes, on a divisé la capacité de l’usine en plusieurs groupes complètement indépendants depuis la chaudière jusqu'aux feeders et formant pour ainsi dire autant de stations séparées : on a pris seulement des dispositions pour connecter entre eux les divers appareils dans les cas extrêmes. Il va sans dire qne cette combinaison sacrifie l’économie à la sécurité.
- Après quelques considérations sur la fréquence sur la production directe de la pleine tension par les génératrices au-dessous de i5 ooo volts, sur le fonctionnement en parallèle que simplifie beaucoup l’emploi des turbines, sur les tableaux et les interrupteurs, l’auteur s’arrête à la description de la station de Manhattan, à New-York, d’une capacité de 4° 000 kilowatts, divisée en huit groupes de 5 000 kilowatts ; puis à celle de la station de Chelsea, à Londres, de £>7000 kilowatts fournies par dix groupes de 5 5oo kilowatts, avec turbines à vapeur et un autre plus petit. Il indique aussi un projet de station à turbines de 52 000 kilowatts, dont il fait ressortir l’encombrement singulièrement plus faible que celui de la station de Manhattan.
- L’auteur aborde ensuite la question de la transmission ; il condamne les lignes aériennes à 5 000 volts qui traversent encore quelques cités américaines, comme donnant une économie illusoire. Le courant triphasé avec une perte en ligne et une puissance à transmettre données, exige le moins de cuivre ; et la section pour les transmissions relativement courtes dont il est question ici, se détermine plutôt d’après la densité de courant que d’après la chute de tension ; l’auteur recommande de ne pas dépasser 2 ampères par millimètre carré pour les câbles sous caoutchouc, et 2,25 pour les câbles sous papier. La plus forte section pour chaque conducteur étant d’environ 100 mm2. Il dresse des tables donnant les spécifications, avec les prix, des deux sortes de câbles, sous caoutchouc et sous papier, les deux sous plomb, avec des conducteurs de 67,5 mm2.
- Il en résulte qu’au delà de 10000 volts pour le caoutchouc et de idooo pour le papier, le coût de l’isolation et du plomb augmente dans de telles proportions que les tensions supérieures, deviennent impraticables.
- L’auteur rappelle que la pratique américaine actuelle est de tirer ces câbles dans des conduits en fer garnis intérieurement de ciment, dans des tubes en poterie ou en ciment ; ces tuyaux sont ordinairement rangés les uns sur les autres et enfouis dans du béton. Des regards sont placés tous les 120 m.
- Après avoir étudié l’organisation des sous-stations, des commutatrices des batteries de secours, et des tableaux de basse tension, l’auteur passe à l’examen des avantages respectifs du courant alternatif et du courant continu. D’une enquête faite dans les villes de plus de 100 000 habitants des Etats-Unis, il résulte que l’emploi du courant alternatif reste confiné à l’exploitation des lignes suburbaines et, à part New-York, toutes les villes de plus de 200 000 habitants ont de 3 à 8 stations centrales. Dans un réseau à courant continu très étendu, les pertes dans la transmission s’établissent au voisinage de i5 à 20 p. 100 ; pour le courant alternatif l’auteur compte :
- 3 p. 100 dans les feeders à haute tension:
- 2,0 p. 100 dans les transformateurs ;
- *5p. 100 dans les commutatrices;
- 7 à 10 p. 100 dans les lignes à basse tension.
- Soit, en tout, de 17,5 à 20,5 p. 100. Mais le courant continu offrejbien plus de sécurité, car il alimente directement la ligne sans passer par des interrupteurs et des feeders à haute tension, des transformateurs et commutatrices.
- Quant à la question de substituer une seule station puissante à courants alternatifs aux diverses stations à courant continu réparties plus ou moins judicieusement dans les grands centres, on peut y objecter seulement que cette subdivision a l’avantage de n’exposer qu’une partie de la distribution, à la fois, aux divers accidents locaux qui peuvent se produire, tels que incendies, inondations, cyclones, etc., etc. L’installation d’une grande station à l’extérieur des villes suppose généralement un capital de premier établissement moindre, de plus grandes facilités pour l’eau et le charbon, plus de simplicité et d’unité dans la direction et le contrôle ; mais, même pour une station de ce genre, si elle peut être placée au voisinage des grands centres de consommation sans que son réseau ne rayonne à plus de 7 ou 8 km, le courant continu devra être préféré en raison de sa simplicité. Même
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- s’il faut prévoir l’extension ultérieure du réseau dans certaines directions, il sera toujours temps d’y pourvoir au moyen de survoltéurs ou s’il le faut d’une double transformation. Recourir au courant alternatif parce qu’il y a quelques maigres lignes très étendues à alimenter et renoncer de gaîté de cœur à tous les avantages inhérents à la distribution par courant continu au voisinage et dans un rayon assez étendu souvent le plus rémunérateur, ne semble pas à l’auteur une pratique recommandable. P.-L. C.
- TRACTION
- Application du courant alternatif monophasé a la traction, par B.-J. Lamine. Electrical World, 26 décembre igo3, p. 1 o43. ,
- Bien des difficultés se présentent quand on veut étendre la limite d’application des systèmes à courant continu pour la traction, et on reconnaît généralement que l’emploi d’un moteur à courant alternatif monophasé présentant en même temps les caractéristiques d’un moteur série à courant continu permettrait d’atteindre des résultats qu’il est impossible de réaliser avec le courant continu. L’avantage d’un seul conducteur entre les rails serait conservé et l’utilisation de transformateurs statiques permettrait de reculer considérablement la distance de la distribution, celle-ci se faisant à tension élevée, ensuite réduite par les transformateurs. La catégorie de moteurs répondant à ce but, est celle des moteurs série à collecteur ; ils comprennent deux classes : les moteurs série directs et les moteurs à transformateur. Les moteurs à induit en court-circuit rentrent dans cette dernière catégorie.
- Tous ces moteurs présentent la propriété que la vaileur maxima du champ alternatif varie avec la charge, mais non forcément d’une façon proportionnelle. Les éléments les plus importants du lonctionnement, outre les caractéristiques de vitesse sont : le rendement et le facteur de puissance. Le rendement sera ordinairement plus faible que pour les moteurs à courant continu de même puissance. La comparaison des pertes dans le type à courant continu et le type à courant alternatif donne les résultats suivants :
- i° Les alternances du flux amènent une perte dans le circuit magnétique inducteur; sans que cette perte ait d’équivalent en courant continu.
- 20 La perte dans le fer de l’armature sera du même ordre dans les deux typés.
- 3° Les pertes par courants de Foucault à la surface des pièces polaires seront plus importantes dans le type à courant alternatif à cause de la faiblesse de l’entrefer. J '
- 4° ‘ Les pertes dans l’enroulement inducteur seront du même ordre.
- 5° Les pertes dans les enroulements de l’armature résultant du courant de travail, seront sensiblement de même valeur, mais en courant alternatif il faut compter sur des pertes supplémentaires dans les spires en court-circuit qui fonctionnent alors comme le secondaire d’un transformateur.
- 6° Les pertes dans les balais dues au renversement du courant seront généralement plus grandes en alternatif qu’en continu, car les moteurs sont généralement enroulés pour un voltage relativement bas dans l’armature, et présentent une plus grande capacité de courant par balai qu’en courant continu. De plus, des courants locaux prennent naissance dans les bobines en court-circuit, et ces courants viennent encore augmenter la perte de puissance à la surface de contact du balai.
- Ce dernier terme peut être beaucoup réduit par l’emploi de balais très étroits, couvrant au plus une lame entière, mais cela conduit aune épaisseur pratiquement trop faible vu le grand nombre des lames, et l’auteur indique être revenu dans ces derniers temps à l’épaisseur courante en continu.
- 70 Les pertes par frottement et ventilation seront voisines, plus grandes cependant en alternatif à cause du ’plus grand nombre de balais et du plus grand diamètre du collecteur.
- La différence de rendement peut être de 1 à 5 p. 100 en moins pour l’alternatif.
- Facteur de puissance. — Le flux alternatif au travers des bobines magnétisantes donne naissance à une force électromotrice décalée de 90° sur le courant, de sorte que lè produit de la différence de potentiel aux bornes du champ par le courant donne la composante déwattée de la puissance apparente fournie au moteur. Courant et différence de potentiel augmententavec la charge. La composante wattée augmente à peu près proportionnellement au courant, le facteur de puissance doit donc décroître avec l’augmentation de la charge et être maximum à vide. Un moteur de
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ioo HP a donné d’après M. Lamme un facteur de puissance de 92 p, 100 en charge et de 98 p. 100 à demi-charge. . ..
- Des dispositifs variés ont été imaginés pour améliorer le facteur puissance, ils agissent surtout aux grandes vitesses. Dans certains d’entre eux le courant magnétisant peut être fourni directement à l’armature au moyen de balais placés au milieu de l’intervalle des balais ordinaires. A certaines vitesses, ce courant peut être fourni sous une tension i.èonsidérablement réduite, il en résulte une augmentation du facteur de puissance A
- Si on compare le type série direct au type « transformateur » on trouve que le type série « direct » exige environ 3o p. 100 moins de courant d’excitation que le type «transformateur». Celui-ci ne peut soutenir la comparaison avec le moteur série direct que dans le cas où la haute tension rend nécessaire l’installation d’un transformateur indépendant.
- Commutation. -—: La principale difficulté dans la commutation des moteurs à courant alternatif a résidé dans la présence de courants secondaires locaux dans les bobines mises en court-circuit par les balais. Différents dispositifs ont été employés pour diminuer ces courants : augmentation de la résistance des connexions au collecteur, emploi d’un nombre relativement grand de lames au collecteur, réduction du nombre de spires par lame etutilisation de frotteurs très étroits. Aujourd’hui on peut considérer comme réalisés des moteurs commutant bien pour la fréquence répandue de 25 cycles.
- Régulation de la vitesse. -— On l’obtient par variation du voltage, mais ici lespropriétés destrans-/ormateurs à courant alternatif rendent le réglage facile sans dépense d’énergie de sorte qu’à toute vitesse, la puissance totale fournie tend à être proportionnelle à la puissance mécanique Elle n’est pas très considérable au démarrage comme en courant continu et c’est un point très avantageux pour la traction qu’on ne réalise en continu qu’au prix de grandes complications (1).
- Il faut noter que l’isolement des spires inductrices du moteur doit être particulièrement soigné, car la force électromotrice de self-induc-
- f1) Par exemple dans les tracteurs portant un moteur entraînant une génératrice dont le courant est transmis aux moteurs des roues.
- tion développée dans celles-ci est très notable. On doit recommander de se limiter à 2 ou 3oo volts comme tension appliquée au moteur, quitte à employer un transformateur.
- L’économie d’énergie au démarrage rend ces moteurs bien applicables au service urbain. L’auteur conclut que le bon fonctionnement du moteur monophasé à collecteur n’est pas douteux et qu’un large champ d’application lui est ouvert.
- P. B.
- RADIOACTIVITÉ
- Recherches récentes sur la radioactivité,
- par M. P. Curie. Journal de chimie physique.
- Dans son étude, M. Curie donne un résumé de l’état actuel de nos connaissances sur la radioactivité.
- Les substances radioactives sont les substances capables d’émettre spontanément et d’une façon continue certains rayons « dits rayons de Becquerel ». Ces rayons agissent sur les plaques photographiques ; ils rendent les gaz qu’ils traversent conducteurs de l’électricité ; ils sont capables de traverser le papier noir et les métaux. Les rayons de Becquerel ne se réfléchissent pas, ne se réfractent pas, ne se polarisent pas.
- Le point de départ des recherches sur la radioactivité est la découverte en 1896 par M. Becquerel de l’émission continue de ces rayons par l’uranium et ses composés. Peu après M. Schmidt et Mme Curie trouvent presque simultanément que les composés du thorium sont aussi radioactifs.
- On connaît actuellement avec certitude trois substances nouvelles fortement radioactives : le polonium qui se trouve dans le bismuth que l’on extrait des minerais d’urane, le radium qui se trouve dans le baryum de même provenance, et l’actinium découvert par M. Debierne dans les terres rares retirées du même minerai. Ces trois substances se trouvent dans les minerais d’urane en quantité infinitésimale, et toutes les trois possèdent une radioactivité environ un million de fois plus grande que celle de l’uranium et du thorium. Enfin M. Giesel etM. Hoffmann ont signalé la présence dans les minerais d’urane d’une quatrième substance fortement radioactive qui aurait des propriétés chimiques analogues à celles du plomb.
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- La radioactivité est-elle une propriété générale de la matière ? Bien que des expériences déjà anciennes (Russel, Colson, Lenggel) montrent que certains corps agissent à la longue sur les plaques photographiques, on né peut proclamer avec certitude qu’une partie de ces phénomènes soit due à la radioactivité. Les travaux récents de Mac Lennan, Strutt, Lester Cooke tendraient à faire supposer que tous les corps jouissent de propriétés radioactives, mais à un degré très faible.
- Mais tandis que le polonium perd lentement sa radioactivité dès qu’il est séparé du minerai d’urane et n’en a plus au bout de quelques années (on ne sait d’ailleurs pas encore s’il diffère du bismuth ordinaire), le radium, d’après M. Curie, constitue un élément nouveau. Son poids atomique déterminé par Mme Curie est 225 ; il se place dans la série des métaux alcalinoterreux à la suite du bai’yum et son spectre a été étudié par MM. Runge et Precht et Ciookes.
- Comment l’obtient-on ? Lorsqu’on extrait l’u-rane de son minerai (pechblende) il y a un résidu contenant 10 à i5 kg de sel de baryum radifère par tonne. Par cristallisations fractionnées on obtient alors le sel de radium. En définitive on obtient 2 à 3 dgr de radium par tonne de résidu. L’activité d’un sel de radium croît avec le temps à partir de sa valeur initiale et tend vers une valeur limite 5 fois plus grande.
- Le radium émet un ensemble de rayons de nature différente désignés par M. Rutherford par les lettres a, [3, y (chaque lettre correspondant à un groupe).
- i° Les rayons a sont légèrement déviés, dans un champ magnétique intense, de la même manière que les a rayons canaux » de M. Goldstein dans les tubes à vide.
- 20 Les rayons (3 sont déviés comme les rayons cathodiques.
- 3° Les rayons y ne sont pas déviés et se comportent comme les rayons Rœntgen.
- Les rayons a sont très peu pénétrants et ils sont absorbés par une lame d’aluminium de quelques centièmes de millimètres d’épaisseur, par l’air.
- Ils deviennent de moins en moins pénétrants au fur et à mesure qu’ils traversent des écrans successifs tandis qu’il en est autrement pour les rayons de Rœntgen. Un écran absorbe beau-c°up plus ces rayons loin du radium que près.
- Des recherches faites sur ces rayons a par MM. Becquerel, Rutherford, des Coudres, il résulte qu’ils se comportent comme des projectiles animés d’une grande vitesse et chargés *d’électrieité positive. La déviation dans un champ magnétique et dans un champ électrique se fait en sens inverse de 'celle qui aurait lieu pour les rayons cathodiques. Leur spectre n’est pas étalé car ils sont déviés de la même façon.
- Assimilons donc ces rayons à des projectiles (électrons). Soit m la masse d’un projectile, e sa charge, e sa vitesse initiale, 0 le rayon de courbure de la trajectoire, H l’intensité du champ magnétique (supposé normal à la direction de la vitesse initiale) , u la perméabilité magnétique du milieu.
- On aura la relation simple à établir :
- mu
- [j.Hp -yr • (0
- Si maintenant l’on créé un champ électrique normal à la direction initiale des trajectoires, les rayons vont être déviés en sens inverse de la direction de ce champ et les trajectoires vont s’infléchir en paraboles. Assimilant toujours les rayons à des projectiles (électrons) si le champ électrique uniforme a une intensité h et une largeur, L, la déviation y de l’extrémité de la trajectoire à la sortie du champ est donnée par la formule (2) en' admettant que la déviation soit faible.
- De ces deux équations on peut tirer e (vitesse des projectiles) et-^-i. .
- D’après les mesures de des Coudres faites dans le vide, on aurait
- G
- Y = i,65 x io9 ? *— —6.400.
- m
- VS i.
- Cette vitesse serait àü fois plus faible que celle de la lumière. !n,t
- Les rayons [3 analogues aux raÿons cathodiques forment un groupée hétérogène ; ils n’ont pas le même pouvoir pénétrant ét sont déviés difïéremment dans un champ magnétique. Certains sont absorbés par une lame d’aluminium de quelques centièmes de millimètre d’épaisseur et d’autres traversent plusieurs millimètres de
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- plomb. Pour se rendre compte de la. différence de leurs déviations respectives, on peut réaliser un faisceau rectiligne de ces rayons au moyen d’un trou percé dans un écran et on dévie ce faisceau ,par un champ magnétique normal à la* direction. Une plaque photographique recueille le faisceau dévié et tandis que pour les rayons a la déviation était la même, pour, les rayons (3 il y a un véritable spectre étalé. D’après M. Becquerel les rayons les plus pénétrants sont les moins déviés.
- Les formules (i) et (2) s’appliquent aux rayons (3, MM. Becquerel et Kaufmann ont fait successivement des expériences pour arriver à
- déterminer e et . Nous reproduisons les
- m 1
- chiffres de M. Kaufmann cités par M. Curie.
- m
- i,3i X 10' 1, t 7 »
- °^7 ».
- °,77 »t
- 0,63 »
- 2,36 X io10 2,48 »
- 2,59 »f 2,72 »
- 2,83 »
- On peut les comparer avec les nombres correspondants = i,865 X io7 c— o,y X io10 obtenus par M. Simon pour les rayons cathodiques.
- On voit que certains rayons [3 ont une vitesse voisine de celle de la lumière et dès lors il est très possible de comprendre que les particules (électrons) puissent avoir un pouvoir de pénétration considérable vis-à-vis de la matière. La masse d’un électron serait environ 2 000 fois plus petite que celle d’un atome d’hydrogène.
- Quant aux rayons v, analogues aux rayons Rœntgen, ils ne formeraient qu’une très faible part du faisceau. Leur pouvoir de pénétration est très grand et ils se diffusent très peu en traversant la plupart des corps.
- Dans son étude, M. Curie mét en lumière un point théorique très important. On serait conduit à admettre que la masse de la particule chargée est, au moins en partie, une masse apparente ou une masse électromagnétique. De plus les expériences de M. Kaufmann d’accord avec, cette théorie tendraient à faire admettre, que la masse d’un électroq est entièrement de nature, électromagnétique et M. Curie ajoute que de pareils résultats permettent de prévoir la posT, sibilité d’établir les bases de la mécanique sur
- la dynamique de petits centres matériels chargés en état de mouvement.
- On peut constater que les liquides diélectriques deviennent légèrement conducteurs sous l’action des rayons du radium. ,
- Le polonium n’émet que des rayons très peu pénétrants qui semblent identiques avec les rayons a du radium. Le thorium, l’uranium, l’actinium semblent émettre des rayons a et 3, on a pu vérifier la déviabilité des rayons a.
- D’après la théorie balistique, les rayons a doivent transporter des charges électriques positives et les rayons (3 des charges électriques négatives.
- M. et Mme Curie ont montré que conformément à cette théorie, les rayons (3 du radium chargent négativement les corps qui les absorbent et qu’un sel de radium se charge positivement lorsqu’il est enveloppé d’une couche isolante et qu’il émet à l’extérieur des rayons [3 tandis que les rayons a ne peuvent s’échapper.
- Le rayonnement du radium provoque la phosphorescence d’un grand nombre de corps : parmi les plus sensibles il faut citer le platino-cyanure de baryum, le sulfure de zinc de Sidot, le diamant.
- Les sels de radium sont spontanément lumineux. On peut admettre qu’ils se rendent eux-mêmes phosphorescents par l’action des rayons de Becquerel qu’ils émettent (chlorure et bromure de radium anhydres sont les plus lumineux). La luminosité des sels de radium diminue avec le temps sans jamais disparaître complètement. ,
- Les rayons du radium produisent aussi diverses actions physiologiques. Un sel de radium situé dans une boîte opaque en carton ou en métal,, agit sur l’œil en rendant les milieux de l’œil phosphorescents. Ils agissent aussi sur l’épiderme. Sur le moment, on n’éprouve aucune sensation ; mais quinze ou vingt jours après,; il se produit une rougeur, puis une escharre, dans la région où l’on avait appliqué l’ampoule. Si cette action a été longue, il se forme une plaie. Les rayons du radium agissent encore sur les centres nerveux et déterminent alors des paralysies et la mort (Danysz). Ils semblent aussi agir sur les tissus vivants en voie d(évo-, lution (Bohn).,
- Enf\n ils ont été utilisés dans^l’étude de l’e-lectricité atmosphérique.;
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- Les sels de radium dégagent continuellement Je la chaleur. M. Curie a évalué la quantité de chaleur dégagée par le radium à l’aide du calorimètre à glace de Bunsen. Il a trouvé 8o petites calories par gramme et par heure et cependant le sel utilisé semble rester toujours dans le même état. Un sel qui vient d’être préparé dégage d’abord une chaleur relativement faible qui augmente ensuite vers une chaleur déterminée pendant plus d’un mois.
- Une propriété remarquable du radium, du thorium et de l’actinium est de communiquer leurs propriétés radioactives aux corps voisins qui à leur tour deviennent des centres de radioactivité.
- D’après M. Rutherford, les corps en question dégageraient constamment un gaz matériel radioactif instable ou émanation. Cette émanation se répand dans le gaz qui entoure le corps radioactif ; elle se détruit peu à peu en émettant des rayons de Becquerel et en donnant naissance à d’autres corps matériels radioactifs instables qui ne sont pas volatils ; ces nouvelles matières se fixent à la surface des corps solides et les rendent radioactifs.
- Si on introduit dans une enceinte close remplie d’air et contenant un sel de radium solide, une lame solide d’un corps quelconque, on constate i° que l’activité de la lame augmente d’abord avec la durée du séjour dans l’enceinte, mais qu’elle atteint une valeur limite pour un séjour assez prolongé.
- 2° Que lorsque la lame activée est retirée de l’enceinte, elle perd son activité suivant une loi d’allure exponentielle, le rayonnement diminuant de la moitié de sa valeur pendant une période de temps de l’ordre de grandeur d’une demi-heure.
- 3° Les phénomènes sont 20 fois plus intenses si au lieu d’un sel solide de radium 011 emploie une solution.
- 4° Quand une lame solide activée se désactive a 1 air libre la loi dépend du temps pendant lequel la lame a été laissée au contact de 1 émanation. Si ce temps dépasse 24 heures,
- 1 intensité du rayonnement I peut être représentée en fonction du temps t par l’équation :
- I = I0 [Ke- bt — (K— 1) e-
- I0 étant l’intensité de la radiation initiale,
- K, b, c sont trois coefficients constants.
- K = 4,2 &=o,ooo4i3 c o,ooo538
- en prenant comme unité de temps la seconde.
- On peut se rendre compte de l’allure du phénomène par la figure 1 où le logarithme de I est porté en ordonnée et le temps en abscisses.
- M. Curie et M. Danne ont étudié la loi de diffusion de l’émanation du radium. M. Rutherford a de son côté étudié les phénomènes de la radioactivité induite du thorium, beaucoup
- 3 heures If.
- Fig. 1..
- moins intenses que ceux fournis par le radium. La disparition de l’émanation du thorium se fait bien suivant une loi exponentielle simple, mais la disparition est plus rapide que pour l’émanation du radium.
- Enfin M. Giesel a remarqué que les solutions de bromure de radium dégagent constamment des gaz formés principalement d’hydrogène et d’oxvgène, la proportion relative étant la même que pour l’eau. MM. Ramsay et Soddy ont de plus reconnu dans ces gaz la présence constante d’une petite quantité d’hélium et d’après leurs expériences l’hélium pourrait être l’un des produits de désagrégation du radium. M. Curie pense que les résultats obtenus sont de nature
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- 31 2
- g modifier les idées que l’on pouvait avoir sur l’invariabilité de l’atome, sur la conservation de la matière et la conservation de l’énergie, sur la nature de la masse des corps et de l’énergie répandue dans l’espace.
- A. S.
- tages : on peut déduire la charge totale de deux lectures seulement; on n’a pas besoin du point neutre du système qui généralement n’est pas accessible et doit être obtenu artificiellement ; enfin on peut, avec deux lectures a, et a2 et avec l’aide de la formule
- MESURES
- Influence de la forme des courbes dans l’emploi de la méthode de deux wattmètres, par
- L. Bloch, Electrotechnische Zeitschrift., 3 décembre.
- La méthode des deux wattmètres pour la mesure de la charge en courants triphasés présente sur la méthode des trois wattmètres divers avan-
- tg? =
- (a, — a2) yA
- *1 + a2
- -y/3
- déduire cos cp sans avoir besoin de mesurer la tension et le courant. La transformation de tg cp en cos cp peut même aussi être évitée, si l’on
- COS <p
- 2
- ** !
- Fig. I.
- détermine une fois pour toutes la valeur de coscp en fonction de —, comme cela a été fait dans la courbe figure i.
- Ainsi qu’on l’a fait remarquer plusieurs fois dans ces derniers temps, la formule de la tangente ne donne plus la vraie valeur du facteur de charge lorsque le courant et la tension sont représentées par des courbes non sinusoïdales. Dans ces cas on peut encore avec la méthode des deux wattmètres, déduire le facteur de charge de la mesure de la charge totale P, de la tension E et un courant J comme dans les autres mesures au wattmètre
- P
- COS C5 — —7=--
- y/3 EJ
- Dans ce qui va suivre, on déterminera l’in-
- fluence de la forme de la courbe sur la valeur de cos o donnée par la formule de la tangente.
- Si E est la valeur effective, E' la valeur maxi-ma et e la valeur instantanée de la tension dans une phase, les tensions dans les phases I, II, III sont :
- Pour l’onde fondamentale :
- eu E'u sin iùt.
- eni = E'ui sin (w£ -J- iao0).
- Cnn = E'xhi sin (wt a4o°).
- Pour le troisième harmonique :
- e3i = E'31 sin 3 w£.
- e3ii = E'311 sin 3 (a>f -j- 1200) = E'3n sin 3 a>£.
- e3m E'3iii sin 3 (an + a4o°) E' 3m sin 3 o>t.
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- 3i3
- Pour le cinquième harmonique :
- avec le wattmètre dans la phase II
- egi = E'si sin 5 cot.
- e-xx — E'5ii sin 5 (<ot -j- 1200) ru E'gn sin (5 wf 240°). e&ui — E'5iii sin 5 (tôt + 240°) = E'5in sin (5 cot + 1200).
- Par conséquent les premier, troisième et
- Fig. 2.
- cinquième harmoniques de la tension d’une phase peuvent être représentées par les vecteurs, de la figure 2, et à partir du septième harmonique, les mêmes valeurs se reproduisent.
- Comme on le sait déjà, les trois tensions des troisième, neuvième, etc,, harmoniques sont en concordance et ne peuvent donner aucune tension entre phases et aucun courant.
- An = \/3- EjJjCOs (cpx — 3o°) -j- \/3 . ËSJ5 cos (os 3o°) — A-iix -j- A511.
- Fig. 4.
- Fig. 3.
- Pour la mesure de la charge par la méthode des deux wattmètres, les bobines d’intensité sont embrochées sur deux phases, par exemple 1 et 2, et les bobines de tension sont branchées entre chacune de ces deux phases et la troisième. En supposant un système triphasé tout à fait symétrique, et en ne considérant que l’onde fondamentale et le cinquième harmonique (fig. 2 et 3), on mesure, avec le wattmètre sur la phase I,
- La formule donnant la somme et la différence de deux cosinus est
- cos a -j- cos P = 2 cos ~ (a + (3) cos — (a — (3) cos a — cos (3 = 2 sin (a + P) sin —— (a —(3)
- si P = P1 -j- P5, la charge d’une phase du système triphasé symétriquement chargé est
- Am d- An = 3Ej Jj cos epx = 3Pt. Agn —|— Agi = 3E-Jg cos og—:3Pg. An+AI = 3 (PxP3) = 3P.
- charge totale.
- De plus on a
- Am—An = \/3 EiJxsincpj.H Agn — Agi = — v/3 EgJ- sin :cp5.
- d’où
- tg9x =
- Am — An Am + An
- Agn — Agi Agu -f- Agi
- La mesure donne seulement la valeur A, et Au et on ne peut, avec l’aide de ces valeurs, calculer qu’un décalage apparent o' au moyen de la formule de la tangente
- Ai = y/3 EJ, cos (<pj + 3o°) -)-/3 E-Jg cos (eps— 3o°)
- = An -f Agi.
- tgç' = l/3
- Au — Ai
- A.ji Ai
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- 314
- T. XXXVIII.—
- Dans cette expression sont comprises tg cp1 et tg o5 comme on le voit dans l’égalité
- ,_. /= Ani -f- A511 — Aj
- tg?' = s/'i
- V/3
- A,
- Ai h -f- An
- Ajii -(- A8h -f- Au -f- Au /= Am — Au-f-Agii — Asi Ajii Au -f- Agn-j- A51
- — Au , , /— Asu—A5i
- 4-/3
- __________ Asu -j~ A51
- Asu + Asi Am -f- Au
- 1 +
- A-gu -f~ A5i Ajii -f- Au
- bien
- te©,
- tges
- P,
- tgo' =
- I +
- Pl
- Si le septième harmonique ne peut pas être laissé de côté, on a la formule
- tg?'
- tg?l — tg?s - p^ + tgcp7
- I +
- Dans la plupart des cas pratiques, en dehors de l’onde fondamentale et du troisième harmonique que nous ne considérons pas ici, c’est le cinquième harmonique qui a l’influence principale sur la forme de la courbe, et le septième n’a que peu d’effet. Dans ces cas on aura toujours, quand P5 et Pt ainsi que a>s et cpt auront le même signe, tg cp'<tg 'pj d’où cos <p'> cos ©i comme on peut le voir directement de la formule qui donne tg o'. Si donc le facteur de charge cos cp est évalué d’après la charge, le courant et la tension, on aura toujours, par suite de l’existence d’harmoniques supérieurs,
- cos>5 < eos es'.
- Quelques exemples numériques donneront une idée de l’ordre de grandeur de cette différence. Soient
- Ei.= 100
- Jj = 10
- E1J1 — : IOOO <, .
- E3 = 10
- J3 = 3
- E..J= 3o '' '
- E = \ZEp-f-E32 =xoo,5
- E — y'J* + JSS‘ = io,45 * EJ = io5o
- Pour une valeur constante de ces grandeurs il faut, dans les différents exemples, envisager divers décalages entre le courant et la tension.
- (1) ?1 = 3o°
- cs5 = 6o° cos C4 = 0,866 cos cp3 — o, 5 tg?i = °>577 tg?s=I>73
- P4 = 1000.0,866 = 0,866)
- Ps = 3o.o,5 = i5 ‘ )
- P = 881
- Le facteur de charge
- 1 o5o
- = 0,839
- ----i— = O.969
- COS cpA 3
- soit 3,1 p. 100.
- Le facteur de charge obtenu sera donc de 3,i p. 100 plus petit que le cosinus du décalage ©j de l’onde fondamentale.
- Parla méthode de deux wattmètres on obtient avec la formule donnée ci-dessus :
- 0,577 -— 1,73
- i5
- tg?'
- 866
- = o,538
- 1 +
- 866
- cos ©' = 0,881 cos ©'
- -----!— = 1,017
- ri
- soit -f- 1,7 p- 100.
- Au lieu du facteur de charge, on obtient donc un décalage apparent dont le cosinus est de 1,7 p. 100 plus grand que le cosinus du décalage de l’onde fondamentale
- (2) • C?1 = 3£>°
- ©g = 90° cos o, = 0,866 cos cp5 = o
- tg©^ 0,577
- tg?» = ^
- Pi = 866
- ( P = 866
- 866
- = 0,825
- 1 o5o
- cos © „
- ----=0,952
- soit — p. 100.
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- 3i5
- Prenons la formule de tg : pour rfJ'= 90°, P
- tg /pg= "pT" prend la forme o. oo Or
- tg?.?
- JjL
- ?!
- sin cp5 EgJgeosepj.
- c°s cp3 P4
- P u£s_
- Pl
- quand <ps = 90 d’où
- tg?' =
- 0O77 —
- 3o
- 866
- 1 + 0
- - 0,542
- et
- cos o'
- ---s—— i,oi5
- COS ©!
- soit -j- i,5 p. 100.
- Par suite de l’augmentation de ©„ de 60 390°, le rapport —cos ^ s’est amélioré un peu, tandis
- 1 L COS CDj_ r 7
- que la différence entre le facteur de charge et le cosinus du décalage de l’onde fondamentale est devenue encore beaucoup plus considérable
- P)
- oL — o
- ?g = o COS (0i = I
- eos a/g — 1 tg?t = o
- tgCPg Z= o
- P, = IOOO P5 — 3o
- | P = i o3o
- 1 o3o
- cos o = -----—
- ‘ 1 o5o
- cos cp
- COS cpx
- X
- tg' =
- * +
- 3o
- 1 000 cos o' — I = cos
- mo
- ?x
- Dans ce cas on obtient donc directement de la formule de la tangente le décalage de l’onde fondamentale, alors que le facteur de charge est encore de 1,9 p. 100 inférieur au cosinus du décalage de Ponde fondamentale.
- Les résultats de mesures pratiques sont d’accord avec les résultats de ces exemples numériques. La formule delà tangente donne presque toujours des valeurs pour cos cp plus grandes que celles obtenues en les déduisant du courant, de la tension et de la charge.
- Dans des moteurs asynchrones chargés, les différences atteignent, d’après la forme de la courbe, jusqu’à 5 p. 100 comme l’a déjà mentionné M. Niethammer. Dans des moteurs asynchrones alimentés avec une tension non sinusoïdale, ou dont la forme de courbe ne concorde pas avec celle du générateur, les différences, poulie courant minimum, deviennent très grandes, comme l’auteur a eu l’occasion de le constater et comme aussi M. Rosenberg l’a signalé. Alors que, pour le courant minimum la formule de la tangente donne a1= a2, d’où cos ?'= 1, le quotient de la charge par le produit courant x tension par phase n’est souvent que o,3 à o,5.
- Si dans ces cas on note la forme de la courbe du courant et de la tension, on voit que la va-, leur o' obtenue par la formule de la tangente est presque toujours plus petite que le décalage de l’onde fondamentale, mais qu’elle est encore plus approchée que la valeur cp'
- La question se pose de savoir si la formule de la tangente doit être employée en général, lorsqu’on n’a pas la certitude que la forme de la courbe est sensiblement sinusoïdale. Dans de tels cas, conformément à sa définition, le facteur de charge ne peut être obtenu que par le quotient entre la charge mesurée et le produit du courant par la tension, même si la charge a été mesurée par la méthode des deux ou des trois watt-mètres. La valeur ainsi obtenue ne peut pas en général être prise pour facteur de charge du moteur triphasé considéré, et, pour d’autres formes de la courbe de la différence de potentiel aux bornes, on trouverait une autre valeur.
- Les moteurs triphasés modernes, surtout asynchrones, sont la plupart du temps construits de telle manière que, si on les excite par du courant continu, ils donnent comme générateurs des courbes de tension sinusoïdales, et qu’ils travaillent comme moteurs avec le facteur de charge le plus élevé lorsqu’ils sont alimentés par une tension sinusoïdale. Si un semblable moteur, garanti par la fabrique pour un facteur de charge donnée, par exemple 0,9, est connecté à un réseau dont la tension présente de notables différences avec la forme sinusoïdale, naturellement le facteur de charge de 0,9 ne peut pas être atteint, et cependant la construction du moteur n’en est pas directement la cause. Il convient donc que les fabriques fassent une très grande attention à ces cas. J
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- En faisant la mesure par la méthode des deux wattmètres, on a dans la main un excellent moyen pour contrôler si le facteur de charge d’un moteur triphasé est défavorablement influencé par les harmoniques supérieurs. Dans ce cas, la formule de la tangente donne des valeurs différentes et presque toujours plus hautes que les valeurs obtenues par le quotient entre la charge et le produit du courant par la tension. La moyenne entre ces deux valeurs est très approchée du véritable facteur de charge que le moteur aurait pour une forme de courbe favorable, et est plutôt un peu inférieure à ce dernier.
- Si l’on ne cherche pas le facteur de charge, mais que, par exemple pour la construction d’un diagramme, on désire obtenir avec la plus grande approximation possible le décalage de l’onde fondamentale, sans faire d’abord des mesures et des calculs ennuyeux, il faut donner la préférence à la formule de la tangente comme l’ont montré les exemples précédents.
- Il convient donc, même pour les courbes qui ne sont pas d’une forme purement sinusoïdale, de ne pas abandonner entièrement la méthode des deux wattmètres et la formule de la tangente, •d’autant plus que le facteur de charge peut être calculé exactement même par cette méthode,
- R. V.
- Mesure du facteur de forme d’une tension alternative, par P. Rose et Kühns. Electrotechnis-che Zeitschrift, 3 décembre.
- On désigne par facteur de forme /’d’un courant alternatif le rapport entre la tension efficace et la tension moyenne.
- La figure i représente une tension s dont la période est x secondes. La courbe de tension
- coupe l’axe des temps aux points t = o, t.
- Le facteur de forme de cette courbe peut être exprimé par l’égalité :
- La connaissance de ce facteur f donne, par exemple pour l’essai au wattmètre des fers, une
- relation simple entre la tension mesurée aux bornes de l’appareil d’essai et l’induction maxi-ma dans le fer. Si E désigne la tension aux bornes, ou plus exactement la force électromo-
- Fig. x.
- trice de la self-induction dans l’appareil, n son nombre de périodes par seconde, N le nombre de tours de la bobine magnétisante et <I> le flux maximum dans le fer, on a
- E = A f-n N.<ï>. io~ 8 (i)
- Lorsque la courbe de tension est sinusoïdale, la tension efficace est ^n—- et la tension moyenne
- est égale à ~ Emax. Il en résulte, pour le facteur de forme la valeur
- TC
- Pour d’autres courbes le facteur de forme a été obtenu jusqu’à présent par planimétrie : si l’on trace un certain nombre de divisions sur la surface de la courbe de tension relevée expérimentalement on obtient une grandeur a qui représente à l’échelle de la courbe latension moyenne.
- (1) M. Benischke a envisagé un cas dans lequel cette formule ne donne aucune valeur réelle pour le flux maximum; cela a lieu lorsque la courbe de l’induction dans le fer par rapport au temps présente plusieurs maxima dans une demi période. Cette courbe d'induction correspond à une courbe de tension dans laquelle les valeurs instantanées changent plusieurs fois de signe entre 1 origine et la fin d’une demi période. Dans la plupart des cas rencontrés en pratique, l’emploi de la formule ci-dessus est possible, et permet d’atteindre plus vite le but que le calcul au moyen de la série de Fourier.
- (Note de l’auteur.)
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- 20 Février 1904. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Si ensuite on tranforme la courbe en coordonnées polaires et que l’on détermine sa surface, le rayon b du demi-cercle équivalent en surface est égal à la tension efficace, à l’échelle de la courbe. Le facteur de forme, après réduction à une même échelle, est exprimé par le quotient • Cette méthode est incommode et ennuyeuse. La détermination de la forme de la courbe et de sa surface est compliquée et exige beaucoup de temps et de soin malgré toutes les améliorations réalisées dans les appareils enregistreurs de courbes. L’inconvénient de la méthode est surtout sensible lorsque le facteur de forme varie avec la charge, comme cela se produit dans les petites machines ayant une self-induction élevée, et qu’il faut, par suite, le déterminer fréquemment. "Un exemple d’une variation de ce genre, a été rencontré par M. Mollinger dans des mesures effectuées sur une machine de 3 kilowatts connectée à un appareil d’essai de lers. La valeur du facteur de forme, pour les fortes intensités de courant, différait de plus de 20 p. ioo de la valeur trouvée dans la marche à vide.
- Les pages qui suivent donnent la description d’un dispositif permettant de mesurer directe ment la valeur moyenne de la tension alternative et facilitant ainsi beaucoup la détermination du facteur de forme.
- Un disque tournant à contact, dont le nombre de tours par seconde est égal à la période de la tension alternative, permet de n’envoyer dans l’instrument servant à la mesure, que des impulsions de courant de même sens pendant la durée d’une demi-période. La période complète (fig. i) ne produit par exemple d’effet que dans la partie abc grâce à l’emploi de l’appareil, et la demi-période c d e est supprimée. La valeur moyenne de cette tension « pulsatoire » est égale a la moitié de la valeur moyenne de la tension alternative, puisque la surface totale est symétrique par rapport à l’axe des abscisses. Pour la mesure de la valeur moyenne de la tension pulsatoire, l’auteur a employé à l’origine un watt-mètre disposé comme il sera dit plus loin; il craignait en effet que les voltmètres ordinaires à courant continu Deprez d’Arsonval ne donnent des résultats inutilisables à cause des effets d’induction possibles. Mais des essais comparatifs faits avec le wattmètre et avec un voltmètre de
- précision à courant continu de Siemens et Halske ont présenté des résultats parfaitement concordants : quelques précautions étaient cependant nécessaires pour l’emploi de cet appareil à courant continu.
- Pour employer le wattmètre comme indicateur de tension, la bobine des volts était connectée à la tension pulsatoire, et la bobine d’intensité était parcourue par un courant continu constant fourni par une source auxiliaire. Ainsi disposé, le wattmètre est transformé en voltmètre et peut être employé directement comme tel. Si l’on divise la valeur efficace de la tension donnée par un voltmètre à courant alternatif ordinaire, par le double de la valeur moyenne lue sur le wattmètre, on obtient le facteur de forme.
- Dans le schéma de connexions de la figure 2, E désigne l’appareil d’essai du fer, K l’appareil à contact, Y un voltmètre à courant alternatif, W le wattmètre et G un ampèremètre à courant continu. Dans les deux circuits du wattmètre sont intercalés des commutateurs U; dans le circuit d’intensité il y a un rhéostat R, et dans le circuit dérivé une résistance de protection Y W. La partie tournante de l’appareil à contact est constitué par un disque d’ébonite d’environ 6 cm de diamètre recouvert partiellement d’un secteur métallique en contact avec un balai. L’angle au centre de ce secteur est un peu supérieur à 1800. Les balais b h sont mobiles autour de l’axe du disque et peuvent être déplacés ensemble ou séparément. Par le déplacement simultané des deux balais, on règle le commencement et la fin du contact, et par leur déplacement individuel
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- on règle la durée de ce dernier. On déplace les balais en observant le wattmètre et on les fixe en place dès que cet instrument marque un maximum : on est sûr alors que le contact commence exactement au moment où la tension passe par o et dure exaetement une demi-période. Chaque variation, aussi bien dans le début que dans la t4urée du contact diminue la déviation du wattmètre. L’arrangement exact des balais ne souffre aucune difficulté pourvu qu’on fasse attention à ce que le disque et les balais soient bien propres : à Cet effet il est bon d’y passer avant le montage un linge imbibé de pétrole. Les étincelles de rupture disparaissent complètement lorsque l’appareil est réglé.
- Le wattmètre, instrument de précision tle Siemens et Halske pour un courant maximum de 5 ampères était réglé comme voltmètre pour une valeur déterminée du courant auxiliaire donnée par G. Dans la détermination du facteur de forme, le nombre de divisions lues sur le wattmètre multiplié* Rarî la constante d’étalonnage donnait la demi-valeur moyenne de la tension. Aussi bien pour l’étalonnage que pour les mesures, la valeur moyenne était déduite de deux lectures'dul'wàttmètre obtenues en changeant le sens du courant dans les deux circuits, de façon à'éliminer l’effet du champ terrestre et autres champs perturbateurs.
- Pour mettre en mouvement le disque à contact, on employait un petit moteur synchrone bipolaire sur l’axe duquel était monté le disque d’ébonite par l’intermédiaire d’une douille en laiton et d’une vis de serrage. Si l’on veut éviter l’emploi du moteuiysynchrone, on peut monter le disque directement sur l’axe de la machine,
- en employant par exemple le dispositif indiqué par le D‘ Rudolphe Franke dans son enregistreur de courbes.
- L’exactitude des résultats dépend en premier lieu de l’exactitude des instruments employés-il est donc nécessaire de les étalonner préalablement avec soin.
- Fig. 4.
- L’utilité de la méthode a été prouvée par les essais suivants. On détermina les facteurs de forme de 3 machines différentes dont les courbes de tension sont données dans les figures 3, 4, 5, 6. La courbe 3 est relative à une machine à courant continu de io kilowatts, munie de ba-
- Fig. 5.
- gués pour la production du courant alternatif Les 3 courbes de là figure 4. sont relatives à une machine triphasée de 3 kilowatts, les courbes a pour la marche à vide, et les courbes b et c pour la marche en charge sur l’anneau de 1er d’un appareil d’essai de M. Mollinger (comportant ioo tours de fil dans lequel passaient la première fois 6 ampères et la seconde fois 18 ampères). Les figures 5 et 6 sont relatives à une
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- machine triphasée de 3o kilowatts ; la'figure 5 donne la courbe de tension pour le montage normal en étoile et la figure 61a courbe de tension entre phases. La forme des courbes a été déterminée avec l’enregistreur de courbes Franke. A l’autre extrémité de l’axe du moteur
- Fig. 6.
- synchrone servant à cet appareil, était monté le disque à contact de circuit du wattmètre. Pendant le tracé des courbes, le facteur de forme lut déterminé d’après la méthode décrite; les courbes obtenues servaient ensuite à le calculer d’après la méthode planimétrique primitive.
- Les résultats de ces mesures sont réunies dans le tableau suivant qui donne la différence entre les valeurs directement mesurées et celles obtenues par planimétrie.
- Ce tableau montre — indépendamment de la concordance, amplement suffisante en pratique,
- ! FACTEUR DE FORME I
- COURBES
- Mesuré
- directement.
- Déterminé
- ,par;
- planimétrie.
- DIFFÉRENCE
- moyenne.
- Fig. 3'. . .}
- i, i3i - il i,i3o , a
- 1,129
- -f- 0,1 p. 100
- Fig. 4a
- \
- 7
- a, 121 1 ? 121 1 ? 122 1 ? 122
- 120
- -f- 0,2 '•
- Fig. 4b.. Fig. 4c..
- 1,180 . j
- 1 312 1,3o8 /
- 1,311 L i,3og ’
- 1,184
- r 4 311 } i,314 i
- 0,3
- »
- »
- Fig. 5. . .|
- ï
- Fig, 6. . .)
- i,i35 1, i36 1, x 3 5
- 1 , 167
- 1, i65
- I 1, i33 S i,i37
- 1,168
- | ± 0,0 »
- -- 0,2 »
- entre les résultats trouvés par les deux méthodes — que les différences dues à des fautes d’observation sont à peu près aussi grandes dans les deux méthodes. Les valeurs déterminées par planimétrie pour les courbes 4 c et 5 ont été déduites des deux courbes tracées dans des conditions semblables. 1 • 1
- - ' ' B. L. !
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 18 janvier.
- Influence de la nature physique de l’anode sur la constitution du peroxyde de plomb electrolytique. Application a l’analyse. Note e A. Hollard, présentée par M. Arm. Gautier.
- <( Nous avons démontré (Comptes rendus, h CXXXVI, 1903, p. 229) que le peroxyde de Plomb qui se dépose sur une anode de platine platiné dans une solution saline de plomb tra-
- versée par un courant est toujours accompagné d’une notable quantité de superoxydes ; en effet le facteur analytique par lequel il faut muk tiplier le poids de peroxyde déposé, pour avoir le poids de plomb correspondant, est inférieur Pb
- au rapport pkQ2~ =0,866 des poids moléculaires du plomb et de son bioxyde. Ce facteur analytique varie [suivant'une courbe parfaitement régulière (voir Bulletin de la Société chimique, 1903, t. XXIX, p. i5i)]avec la concentration du bain en plomb. Les valeurs
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- extrêmes que nous avons calculées sont'0474° et o,86i correspondant à o,oi gr et io gr de plomb pour 3oo cm3 de bain.
- » Nous avons repris ces expériences avec les' mêmes bains et la même densité de courant, mais en substituant à l’anode de platine platine une anode en platine simplement dépoli par un jet de sable. Le facteur analytique prend alors une valeur constante et égale à o,853, quelle que soit la concentration du bain en plomb. Ce nombre étant inférieur à o,866 indique encore la présence des superoxydes accompagnant PbO2.
- » Ainsi avec une 'anode en platine platiné les phénomènes de suroxydation sont très fortement accusés pour de petites concentrations de plomb et peu prononcés pour les grandes concentrations. Avec une anode en platine dépoli, au contraire, les phénomènes de süroxydation restent constants quelle que soit la concentration. Aussi bien, les dépôts se comportent différemment ; avec le platine platiné les dépôts restent très compacts, quelle que soit la quantité de plomb ; avec le platine dépoli on ne peut guère déposer plus de i gr de plomb à l’état de peroxyde.
- » Cette dernière quantité de plomb est d’ailleurs généralement suffisante en analyse ; aussi nous recommandons l’emploi du platine dépoli pour l’analyse, plutôt que l’emploi du platine platiné qui exige l’usage d’une courbe’ pour le choix du facteur analytique. On ne peut pas se servir de platine poli sur lequel le peroxyde de plomb ne tient pas.
- » Les tableaux suivants résument les expériences qui nous ont donné le facteur o,853 avec le platine dépoli. Notre électrode en toile de platine sert ici d’anode.
- » Les conditions d’expérience du
- sont identiquement les mêmes que celles indiquées (Comptes rendus, t.. CXXXYI, 1903, p. 229) : le plomb est à l’état de nitrate dissous dans un excès d’acide nitrique.
- » Les expériences du tableau II ont eu pour objet de mesurer le facteur analytique lorsque
- le plomb se trouve à l’état de sulfate. A cet
- effet, le sulfate de plomb est dissous dans du
- nitrate d’ammoniaque et l’acide nitrique, ou,
- plus exactement, dan s le mélange suivant :
- 4o cm3 d’ammoniaque (^ = 0,924) et 67 cm3
- d’acide nitrique [d = : i,33). Comme pour le
- tableau I, le bain contient 10 gr de cuivre à
- l’état de nitrate.
- I. Solution de sulfate de plomb.
- Plomb pesé. Pb
- t acteur ^— • PbO
- 1,0004 o,8555
- o,5ooi o,8533
- 0,2006 o,8543
- 0,1006 0.8532
- 0,0698 0,8477
- o,o5oo o,8532
- o,o3oi o,855i
- o.oio3 0,8483
- » La moyenne de ces résultats est 0,853.
- II. Solution de nitrate de plomb. . )
- Plomb pesé. „ Pb r acteur —— . PbO
- 0,1002 0,8579
- 0.2999 0,8649
- o,5ooi 0,8507
- o,999<j o,8485
- » La moyenne est o,853 ».
- tableau I
- Le Gérant : Ch. COINTE.
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- Tome XXXVIII
- Samedi 27 Février 1904.
- 11e Année — N» 9
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de I Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l'Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- NOTES SUR LES MOTEURS MONOPHASÉS A COLLECTEURS (’)
- (Suite.)
- Correction à apporter pour tenir compte de la résistance de l'inducteur. — Comme dans tous les moteurs d’induction à courant alternatif, la résistance ohmique du circuit inducteur se traduit par une diminution du couple moteur ; le moteur à répulsion est différencié un peu à ce point de vue du moteur-série pour lequel la résistance ne modifie que la vitesse. ,
- L’épure de fonctionnement se prête encore aisément à cette correction, bien qu’elle soit plus compliquée ici que pour le moteur d’induction ordinaire. On peut la faire de la manière suivante (fig. 29) : supposons le courant OB donné ; la résistance équivaut à une force électro-motrice perdue BA qui viendra s’ajouter à la force électro-motrice induite par le courant du rotor. De sorte que le polygone ordinaire OBHG de la figure 20 sera, remplacé, par un polygone plus complexe OBEHG caractérisé parles propriétés suivantes:
- i° Le vecteur BE, représentant le courant démagnétisant équivalent à l’effet de la résistance ohmique, sera comme d’habitude décalé de ^ en arrière de OB, proportionnel à ce dernier et aura pour valeur
- 20 Le segment EH sera décalé d’un angle y en arrière de BE, de même que l’était BH, et sera proportionnel à OB comme l’était BH lui-même.
- 0 Cf. Éclai rage Électrique, 16 décembre 1903.
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- <32 2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° 9.
- 3° Le segment HC représentant le courant dynamique sera perpendiculaire comme précédemment à EH et s’explicitera en fonction de I de la même manière que précédemment, Le lieu du point E sera donc un segment de cercle capable de tz — ÿ + S au lieu du cercle capable de tz — y obtenu précédemment comme lieu de B; tandis que B aura pour lieu un nouveau segment de cercle OBN, construit en faisant MNO = et le
- couple sera proportionnel au produit
- OB X projection de CE sur OB,
- au lieu de
- OE x projection de CE sur OE,
- La résistance primaire agit surtout au détriment de la vitesse, qui est diminuée en
- HC • •
- même temps que le rapport . Finalement la puissance électrique utilisable proportionnelle à
- E1Ij cos <p
- est proportionnelle à la hauteur EP comme précédemment.
- Cas d* un inducteur a pôles saillants. — Dans ce qui précède, c’est-à-dire dans l’hypothèse d’un inducteur bobiné en forme de stator continu, la self-induction du rotor était indépendante du calage des balais, et le champ de réaction de l’induit ne jouait aucun rôle dans le couple produit. La question se présente tout différemment à ces deux points de vue quand l’on a affaire à un stator à pôles saillants, én effet tant que le décalage des balais n’est pas considérable, l’induit produit des contre-ampères-tours qui réduisent le flux inducteur dansda direction des pôles, sans pouvoir produire une réaction transversale aussi importante faute d’un circuit suffisamment magnétique offert à cette réaction transversale. En un mot, la réaction directe et la réaction transversale (que j’ai définie dans mon étude sur les alternateurs) (*) au lieu d’être égales, deviennent très différentes, la réaction directe
- P) Sur la théorje des alternateurs (Industrie électrique, novembre 1899).
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- 27 Février 19C4
- REVUE DÉLECTRICITÉ
- 3a3
- étant prépondérante. La question devient alors beaucoup plus compliquée à traiter rigoureusement ; mais il est assez facile de s’en faire une idée approchée si l’on fait quelque hypothèse simplificatrice, à savoir :
- i° On supposera la largeur des pôles assez faible pour que, avec les décalages ordinaires des balais compris entre o et 45°, la réaction directe agisse sur toute la largeur du pôle, c’est-à-dire que la ligne des balais ne vienne pas sous le pôle.
- 2° On supposera, en outre, que la self-induction transversale n’est pas sensiblement plus grande que la self-induction directe due aux fuites dans la partie de l’induit non couverte par les pôles et qu’on pourra, par conséquent, réunir ces deux self-inductions en une seule donnant lieu simplement à un flux décalé suivant la ligne de commutation.
- Il résulte de ces hypothèses, qui ne sont pas très éloignées de la réalité, que l’induit présente deux effets ; une réaction directe proportionnelle à M sin p qui tend à réduire le flux inducteur ; et, d’autre part, une self-induction L constante qui produit un flux de fuites uniformes dont l’axe est dirigé suivant le diamètre decommutation et qui ne joue, par conséquent, aucun rôle sur le flux inducteur, ni ne modifie en rien la force électro-motrice induite dynamiquement par la rotation.
- Gela étant posé, le diagramme du moteur différera de celui que nous avons établi précédemment parce que le flux inducteur dq produit par I,, devra être remplacé par le flux inducteur ^effectif proportionnel au courant résultant I0 et en phase avec
- Fig. 3o,
- lui. Ce courant I0 sera, comme précédemment, la résultante du courant inducteur Ij et du courant équivalent au point de vue de la réaction directe au courant I2 de l’induit. La construction des composantes ii et z2 du courant ï2 sera donc la même (fig. 3o) que précédemment (fig. 18-19), mais se rapportera à la droite OC, au lieu de la droite OB de la figure.
- Les courants équivalents et j2 correspondant aux composantes de I2 formeront donc les angles constants, égaux respectivement à y et à y + — avec l’axe fixe OC ; en outre la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- f. XXXVIII.— N° 9.
- 3 a4;
- composante j, vantes :
- sera constante puisque <ï>0 est constant. Les valeurs seront les sui-
- M0 sin ji . _ M0 sin N.,w<ï>0 cos p
- h= ci-et--- ’^z,/r
- M0 . „ . stn P N,Q<Ï>0 sin 6
- -----Lz^r
- M02 sin p cos pwl0
- vç
- Mn2 sin, pOI0
- LÂ
- en conservant I0 la définition ordinaire du courant magnétisant inducteur capable de produire seul le flux <t> .
- j y
- Le diagramme est donc défini par cette condition que la longueur HC seule sera variable avec la vitesse w, proportionnelle à la tangente de l’angle HBC
- HC
- = HËa'sf'
- tandis que le segment BH se déplacera en restant égal et parallèle à une droite constante CB0 = j2 ; le courant I, sera, à chaque régime, égal à la résultante OB de OB0 et de BB0 —j\. Le couple sera proportionnel au cosinus du décalage des balais (3 et au produit du flux constant <f>0 par la projection de I2 sur sa direction fixe OC ; il sera donc représenté par CP
- C = <1>0 X proj.
- (W-2)
- 4
- cos
- Æ2N2«ï>0 cos p. CP
- 4
- Mj sin p
- M0I0CP. cos p.
- Il varie donc simplement comme la projection CP.
- Pour construire le diagramme il suffit donc de déterminer le régime de démarrage correspondant à une vitesse nulle, connaissant la self-induction primaire et les constantes secondaires R2 et L2; c’est-à-dire le segment initial représentant la réaction statique.
- - M02 sin2 pi Q I0 _ (M0sinp)2U1 °~ LjZ2 ~ WZ*.
- On remarquera que le self-inductance Z2 est beaucoup plus faible que dans un moteur du type asynchrone puisque L2 résulte seulement de la self transversale et de la self de fuites, mais h1 est,généralement plus grand parce que sur le stator, toutes les spires sont concordantes et non pas distribuées.
- On voit que le fonctionnement du moteur est caractérisé comme dans le premier type par le fait que le couple va en diminuant avec la vitesse, et que le facteur de puissance augmente également jusqu’à une limite correspondante au couple nul sans pouvoir devenir égal à l’unité. Une condition défavorable de ce moteur, c’est qu’aux faibles charges, le courant reste bien plus grand qu’avec le premier type, et cela d’autant plus que le décalage y es plus grand. La figure 3i indique par exemple ce que devient le diagramme quand le décalage est voisin de — ; or on doit l’augmenter autant que possible pour le démarrage pour
- avoir un bon couple ; si on le réduit (par exemple, au moyen de l’introduction de résistance dans le secondaire), le couple tend à s’annuler et même s’inverser en marche; la machine fonctionne alors comme frein.
- Tout le reste de la discussion de ce moteur se fait facilement comme plus haut; mais ce que nous venons d’en dire suffit à le faire connaître et à montrer qu’il ne se présente pas à son avantage par rapport au premier type ; on peut ajouter qu’il doit donner (une moins bonne commutation, parce qu’il laisse toujours une prépondérance considérable au flux
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- 27 Février 19C4.‘ RE-VUE D ’ E L E G T RIC1T E
- 3^5
- inducteur, et ne permet pas la production d’un flux transversal capable de'produire un véritable champ tournant. A ce point de vue le stator bobiné d’une manière continue est évidement préférable.
- IV. — Théorie du moteur a répulsion avec excitation supplémentaire en dérivation
- Dans ce qui précède, nous avons fait en passant la critique sommaire du moteur en dérivation ; mais il est intéressant néanmoins d’en faire de plus près la théorie, pour montrer qu’il peut être utilisé sous une forme comparable à celle des moteurs précédents, c’est-à-dire comme un moteur à répulsion, quand le rotor est mis, en outfej èn communication
- avec une source extérieure. Conservons donc les notations employées précédemment (*) et supposons qu’on applique aux balais du rotor une force électro-motrice extérieure U2 qui peut être égale à celle du réseau Uq, ou plus petite dans le cas ou on l’abaisse par l’intermédiaire d’un transformateur : ’ « 2
- Considérons d’abord ce qui se passe dans le circuit du stator (suppose muni d’un enroulement réparti). Appelons encore <ï>0 le flux inducteur résultant capable! de'faire équilibré à la force électromotrice appliquée Uf et I0 le courant magnétisant correspondant (fîg. 32) ; ce courant I0 sera, comme précédemment, constant et égal à la résultante du courant primaire It et .d’un courant J2 équivalent au courant du stator, c’est-à-dire ' ' f
- T __ QM0 sin (3 T ... .
- v LT- 2'- : - ?
- hsiha.se OC qui représente le courant I0 est constante et fixe si l’on néglige comme d’habitude l’influence de la résistance primaire Rx.
- Quant au courant du rotor I,, il est cette fois la résultante de trois courants composants, un courant statique ii et un courant dynamique déduits comme précédemment du courant IA et, en outre, d’un courant provenant de la somme extérieure et que nous appel-_____________ 'h]u* • *» •' . .. -
- .. u._ Ai ..... ’ - ' - • ' ,;,2
- fl) Voir page 4a3 et suivantes.
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- f
- lerons i3. Ce courant produit par la force électro-motrice U2 dans le circuit d’impédancé Z2, aura pour valeur i3 = ^ et présentera par rapport à U2 le même décalage y que les courants il 4 respectivement par rapport aux forces électro-motrices qui les produisent.
- Si donc nous les traçons en C2 U2 une parallèle à OU15 pour représenter la tension agissante sur le rotor qui est en général en phase avec le courant 4 sera représenté par un vecteur CT décalé d’un angle y en retard à partir de CU2.
- On en déduit le courant équivalent rapporté au primaire
- . _ f)M0 sin p .
- Ce courant équivalent sera de même sens que CT, ou de sens opposé suivant que l’on choisira le signe delce courant de manière à aider ou à combattre la production du champ magnétique du moteur.
- Supposons provisoirement qu’on adopte le premier signe pour diminuer le courant magnétisant du stator, ainsi que cela semblerait rationnel, et portons donc j3 en TC sur le prolongement de CT.
- Ce vecteur CT reste constant en grandeur et en phase une fois qu’on s’est donné la tension U2 et les constantes du circuit du rotor.
- D’autre part, les courants jijl seront représentés comme précédemment par les vecteurs
- BH et HT faisant avec I2 les angles— y et tz— y respectivement ; les droites BH et Hr
- étant déterminées d’autre part par la condition d’aboutir au point T.
- On voit que le tracé OBHr prend simplement la place du tracé O.B.H.C. dans l’épure du moteur à répulsion (fîg. 20). La seule différence, c’est que la base OF est plus petite que le courant magnétisant primaire I0, et légèrement décalée (sa direction se confondrait même avec OC si Ton négligeait la résistance secondaire R2 devant la réactance ÜL2).
- Les lieux des points B, D et H se construisent donc comme précédemment et sont des arcs de cercle de centre Q, F, G respectivement, et le segment OM qui sert de corde au cercle OBM a par analogie la valeur
- o-mqqua.
- . « ' or • . ,
- OM = —— ‘uoq
- a
- Quant au couple moteur, son expression est la même que pour les moteurs à répulsion, c’est-à-dire
- C = M0ItIj cos p — Lj
- QM0 sin p
- ¥2.
- Il est donc représenté par le produit de hlll par la projection de J2 sur OB, divisé par
- tgP-
- Pour tracer facilement la projection de J2, on peut, comme précédemment, construire un cercle sur OC comme diamètre et prendre son point de rencontre S avec la droite OB ; le couple s’exprime alors simplement par la relation
- - _ T OB x SB
- Ci--Lja *--T.-
- 1 1g P
- Il sera positif si S est entre O et B, négatif si S est au delà de B, nul quand B vient au point de rencontre s des demi-cercles OBM et OSC.
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- 3 Q.J
- • Comme précédemment, les lectures de l’épure doivent donc être corrigées par le facteur i ce qui est assez gênant. ‘
- En particulier à la limite [3 = zéro, la construction ne s’applique plus ; à ce moment, il n’y a plus d’induction statique entre le stator et le rotor, et cependant il subsiste une induction dynamique, et un couple moteur. Aussi serons-nous conduits tout à l’heure'à employer pour [3= zéro un autre mode de représentation, car l’épure actuelle n’est plus applicable.
- En attendant elle va permettre de se rendre compte de l’utilisation possible de l’énergie électrique pour la production du travail mécanique au moyen du moteur en dérivation.
- La puissance dépensée au stator est représentée par la hauteur BP du point B au-dessus de la base fondamentale OG ; le décalage du courant primaire i est l’angle U,OB, le décalage du courant secondaire est l’angle formé entre J2 et la direction ÇU2.
- Le courant I2 dans le circuit secondaire est proportionnel au vecteur J2 représenté par BG; on l’obtient en multipliant ce vecteur par l’inverse du rapport d’équivalence, c’est-à-dire ..
- T —T ^1— L 1 / ^1 : ri
- 2 2 M0 sin sinji V (x—<r0)L2
- La puissance consommée dans le circuit du rotor est ainsi proportionnelle^L* si on veut la rapporter à la même échelle que la puissance consommée dans le primaire, on devra donc réduire BP dans le rapport ^ . Dans la disposition de la figure 32, on
- voit que le moteur reçoit de la puissance électrique au stator et en restitue par le rotor, de sorte qu’il agit comme un simple moteur différentiel. La différence utilisable entre les deux puissances aura pour valeur , .
- BP (u, - Ut - --ti—----lA-] , ! >
- \ Mu sin [3 / L v (i~<70)L2 smp J
- Elle sera donc d’autant plus grande que la tension U2 sera plus faible’ -(en la supposant abaissée par un transformateur) ; si la tension U2 = Up c’est-à-dire si le rotor est branché simplement en dérivation sur le stator, la puissance disponible pour la production du travail mécanique sera très faible et même souvent négative, surtout si L2 est plus grand que L, (nombre de spires plus grand sur le rotor que sur le stator) ; car sin § est toujours plus petit que l’unité. Dans ce cas le fonctionnement en moteur devient impossible.
- En tout cas, on voit que, même si la machine peut fonctionner comme moteur, cette manière de l’utiliser n’est pas favorable au point de vue de la puissance spécifique. Elle ne l’est pas davantage au point de vue de la production du couple moteur; en effet, la
- corde OM étant proportionnelle à OT^car OM= i la présence du vecteur CT porté en
- sens inverse de OG réduit la corde OM, et par suite les deux segments QBxBS, dont le produit est proportionnel au couple. v<r • r ?
- D’ailleurs, sans avoir besoin de recourir à l’épure, il est facile de concevoir que les pôles du rotor produits par le courant extérieur seul seraient attirés par les pôles du stator les plus voisins, qui sont magnétisants dans le même sens, tandis que les pôles produits par le courant induit en circuit fermé seul tendent à être repoussés ; il y a donc là deux effets électro-magnétique opposés, qui s’annulent plus ou moins. ;
- Tant que l’on conserve les mêmes connexions des deux parties- d;u moteur, .on ne peut
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- r. iïxvm. — 9
- pas améliorer le fonctionnement, en faisant tourner le moteur en sens inverse (comme cela deviendrait nécessaire pour l’utiliser quand l’énergie rendue parle rotor devrait comme ci-dessus l’emporter sur celle fournie au stator), car il y a toujours action différentielle. Un décalage des balais en sens inverse est donc nécessaire, ou, ce qui revient au même, une inversion du sens de la force électro-motrice U2 appliquée aux balais (avec cette seule différence que l’inversion des balais change le signe de la rotation, tandis que l’inversion du signe de U2 le conserve).
- -- S
- En définitive nous arrivons à cette conclusion que, pour un bon fonctionnement, la force magnéto-motrice appliquée au rotor par l’effet de la force électro-motrice extérieure U2 doit être opposée à celle du stator, et tend par conséquent à réduire le flux inducteur produit par celui-ci. r
- L’épure de la figure 32 doit donc être remplacée par l’épure analogue de la figure 33, dans laquelle le segment Gr —jz est porté à droite de CU3 et non plus à gauche.
- Le lieu du point B est, comme précédemment, un arc de cercle capable de l’angle %—Y
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- décrit sur une corde OM = — . Le lieu du point D est un arc semblable décrit sur Or comme corde. En traçant sur OC comme diamètre un demi-cercle OSG, on obtient la représentation du couple, comme toujours, parle rapport ;
- Corrélativement l’axe CU2, qui représente la direction de la force électro-motrice U2, appliquée au rotor, reste bien parallèle mais devient opposé à OU2, puisque le sens des
- B'
- l
- !
- I
- 1
- l
- b2
- Fig. 33.
- connexions a été interverti. L’intensité secondaire I, dans le circuit du rotor est encore dirigée positivement suivant BC, comme le courant équivalent J2 et peut être représentée par le segment plus grand u
- CB, =
- Li
- M0 sin fi
- X J».
- Les puissances électriques fournies par le réseau au stator et au rotor sont maintenant représentées respectivement par les produits li X BP et I2X B2P2 (*) ; elles sont toutes deux
- f) En appelant B2P2 la longueur de la perpendiculaire non représentée abaissée de B, sur OM.
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- positives, c’est-à-dire que le-moteur consomme de l’énergie à la fois par ses deux circuits pour produire de la force motrice.
- Grâce au fait que le segment CE s’ajoute géométriquement au segment OC pour produire la longueur résultante Or, corde de l’arc ODr, lieu de Dp la corde OM de l’arc de cercle correspondant OBM se trouve'augmentée, et, par conséquent, les couples disponibles sont plus grands que ceux du moteur à répulsion simple; il en est ainsi en particulier du couple de démarrage correspondant au point B0 obtenu par la rencontre du cercle OBM avec un cercle construit sur FM comme diamètre.
- L’injection d’un courant extérieur dans le rotor offre donc la possibilité d’une augmentation de couple comme dans les moteurs polyphasés à collecteurs (1), elle augmente aussi le facteur de puissance en réduisant l’angle <f> correspondant à un courant donné I,.
- Les épures des figures 3a et 33 offrent, comme pour le moteur à répulsion simple, le moyen de prévoir des régimes de freinage ou de fonctionnement en génératrice.
- En particulier, quand le point B vient en dessous de B0 sur le cercle OBM de la figure
- h r
- 32, la vitesse, proportionnelle au rapport jr-g-—devient négative bien que le couple reste
- r
- positif: comme l’énergie à fournir parle réseau continue à être positive, cette marche ne peut donner lieu qu’à un freinage sans récupération à faible vitesse, par inversion de marche, c’est-à-dire en changeant à la fois le sens de rotation et celui de U2.
- Au contraire si le point D passe au delà de E sur la partie du cercle située au-dessous de l’axe OC, les puissances deviennent négatives et il y a par conséquent récupération ou production de courant par le moteur fonctionnant comme génératrice.
- Si au lieu de changer à la fois le signe de la vitesse et celui du courant extérieur appliqué, comme on vient de le faire, nous supposons qu’on change le signe du calage des balais tout seul, l’effet produit n’est plus le même, car la réaction du courant pris au rotor change de sens, et nous ramène par conséquent au cas de la figure 32 dont nous devons utiliser la portion située au-dessous de l’arc OC, parce que comme on l’a vu précédemment (2), un changement de signe de [3 entraîne un changement de signe de sin [3 et par conséquent de la direction HF sur laquelle sont comptés les courants induits dynamiquement par la rotation. Les nouveaux régimes correspondent donc à des points tels que B'pour lesquels le courant équivalent au secondaire J' se compose de courants B'HTC, caractérisés par ce que l’angle en B; est égal à y et l’angle en H' droit et que FC est le segment fixe j3. Le point B' venant au-dessous de OM les puissances du stator et du rotor changent de signe sans cesser pour cela d’être de sens opposés l’une à l’autre ; la machine absorbe du courant dans le rotor et en rend au réseau par le stator, elle peut fonctionner en génératrice ou en récupératrice, à la condition que la puissance électrique dans le rotor soit plus grande que dans le stator, c’est-à-dire que
- W____-____Li_ -_°2 TJ
- V (1-0 L2 sin p >Ui:
- Ce fonctionnement en génératrice différentielle ne paraît d’ailleurs pas plus avantageux que le.fonctionnement en moteur différentiel.
- Un moteur excité en dérivation dont les balais sont calés à la ligne neutre de façon qu’il n’y ait aucune réaction magnétique du rotor sur le stator est tout autre ; les fonctions des
- (1) Voir mon étude sur « Les moteurs polyphasés à collecteurs » dans U Eclairage Electrique du i mai igo3.
- (2) L Eclairage Electrique, -a6 décembre 1903, p. 497-
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- deux parties du moteur se trouvent nettement distinctes : le stator sert à produire le champ excitateur utile dans lequel tourne le rotor, c’est-à-dire celui qui induit dynamiquement des forces électromotrices dans ce dernier, mais il ne fournit pas d’énergie et ce champ reste forcément constant à toute charge. Cela se traduit dans les épures précédentes (fig. 3a et 33) par la réduction à zéro du vecteur BC =J2 représentant la réaction du rotor sur le stator, de sorte que le point B vient en C et le courant du stator reste constamment égal à I0 (bien qu’il y ait toujours un courant I2 dans le rotor).
- Au contraire, le rotor reste soumis, comme précédemment, à deux forces électromotrices (fig. 34) l’une Ci due à la rotation dans le champ I0 et qui lui est proportionnelle.
- — 0J V0I0,
- l'autre force électromotrice de self-induction, qui a simplement pour expression
- C2 = ü Ldi,
- et qui est de sens plus ou moins opposé à la tension aux bornes (J2.
- Ces deux forces électromotrices donneraient naissance comme précédemment à deux courants fictifs décalés de y en arrière et qui auront pour valeur
- Mais il est inutile de faire intervenir ces courants dans le -cas particulier car on peut s en tenir à l’épure des forces électromotrices.
- Portons un vecteur OC représentant le courant 10 dans le stator, décalé d’un angle o correspondant aux constantes du circuit, en arrière de la tension aux bornes du stator Uj. Le vecteur représentatif de la tension aux bornes du rotor sera représenté par un segment -LB parallèle à U1V (puisque cette tension est fournie par le même réseau et seulement * Codifiée en grandeur par transformation s’il y a,lieu ;) ce vecteur devra être dirigé en sens
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- inverse de Ut pour que air démarrage, le courant i3 représenté par le vecteur CD décalé de l’angle y en arrière de U* soit opposé à I0, ce qui correspond, dans les épures précédentes à un couple positif,
- On a, comme d’habitude
- £2L.,
- tgT = "rT *
- Cela posé, lorsque le moteur prend de la vitesse, la force ’électromotrice U2 qui était à
- Fig. 34 bis.
- l’arrêt la résultante de deux vecteurs rectangulaires R2t3 et QL84, sera de même la résultante de trois vecteurs R2I2, OL2I2 et &1} les deux premiers étant dirigés suivant le même sens que précédemment, l’un par rapport à l’autre, et étant représenté par le vecteur CE porté en prolongement de la direction I0 ; l’angle AEF étant toujours égal à y, le triangle rectangle AEF reste constamment égal au triangle ACD et par suite, le lieu du point F est la droite DC prolongée.
- Le courant L du rotor varie constamment proportionnellement au vecteur EF tandis que le courant d’excitation du stator I0 reste constant. Le couple moteur, proportionnel au produit du courant I2 par le flux <E>t en phase avec I0 a pour expression comme précédemment (puisque (3 = o dans ce cas), C = M0I0 X PE, PE étant la projection de I2 sur I0 et varie
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- donc proportionnellement à la projection EP ou (ce qui revient au même) à la projection AH de AF sur CA.
- On voit qu’il va constamment en décroissant quand la vitesse augmente, et que par conséquent le fonctionnement du moteur peut bien être stable mais très peu avantageux parce que l’intensité du courant I2 augmente indéfiniment avec la vitesse m, proportionnelle au segment CE. Ce moteur ne semble donc pas susceptible d’application pratique à ce
- régime de calage ^(3 = -^ bien que ce soit celui que considèrent ordinairement les
- auteurs. En outre, le facteur de puissance est mauvais à faible charge, nul aux environs du démarrage. On peut le représenter commodément par l’angle cp = FAX'; il ne deviendrait satisfaisant que pour des vitesses et des courants considérables ; on ne pourrait l’améliorer qu’au détriment du rendement, en augmentant la résistance de l’armature R2, ce qui a pour effet de donner à la droite DF une direction qui se rapproche davantage de celle de AC.
- Bien que le courant et la puissance dépensée (proportionnelle à FF') aillent en croissance indéfiniment, la puissance utile proportionnelle au produit Co> = AH X CE, ne croît pas de même, mais passe par un maximum (* i).
- Si on intervertit le sens des connexions du rotor, ce qui change le sens de U25 on obtient la nouvelle épure de la figure 34 bis analogue à la précédente et qui présente un courant I2 de sens opposé à U2 (sauf au voisinage du démarrage, où le facteur de puissance change de signe en passant par zéro). Le moteur ne peut donc fonctionner que comme frein ou comme génératrice, en produisant une puissance électrique croissante avec la vitesse, et présentant un cos cp très mauvais sauf aux fortes charges.
- En définitive, le moteur en dérivation ne paraît utilisable que dans le dispositif étudié plus haut et représenté par la figure 33, c’est-à-dire avec un calage en arrière de la ligne neutre analogue à celui du moteur à répulsion. Il est curieux que ce fait n’ait jamais été
- P) Les équations du rotor du moteur en dérivation s’écrivent immédiatement d’après la figure, en prenant pour variable l’angle a
- a = FAC = FEP
- On a ainsi, en projetant successivement sur OX et sur OA
- D’®ù
- £2L2I2 sin a — R2I2 cos a = toL,I0 R2L2 sin a -f- £2L,I, cos a =± U2
- (R,I2P + (QLJX — LV + (wLjIg)*
- et par suite en appelant l’impédance,
- i, -Viy + (l2Iq)2q>2
- QwL.>3I0 -f- RolL,
- cos o — sin a =--------------------—-
- P ±= U2I2 sin a —y/ü7 + iyyio-’ (ÛraL2q0 + R2U2) C = M0I0I, cos a = Mdok. (QL2U2 — wL2R2I0)
- Pu — Cw = ^4^ CQL2ü2 — wL2R,I0)v/U2'2 + LJ02„F
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- signalé, et cela explique pourquoi le moteur en dérivation considéré seulement dans le cas du calage à la ligne neutre, a toujours été considéré comme mauvais par son principe même,
- ; iReprésentation du couple et de la vitesse sous forme linéaire simple. — Dans ce qui précède, nous avons déterminé sur l’épure le couple et la vitesse par des expressions relativement compliquées. Il est intéressant, comme l’a déjà signalé ici même M. Lehmann, de
- Fig.35.
- simplifier cette représentation en la mettant nous forme linéaire ; le moyen que nous allons indiquer, s’appliquera aussi bien au cas du moteur en dérivation (*). Reportons-nous pour cela à l’épure principale de la figure 20.
- La vitesse est donnée par la formule
- w rr Qtgp X
- HC
- BH
- Or, si nous traçons (fig. 35) la droite OH, d’après tout ce qui précède, nous savons que le triangle OBH res.te constamment semblable à lui-même ; le rapport sera donc une
- P) Ces corrections, analogues à celles qu’a publiées M. Lehmann dans un très intéressant article de Y Eclairage Electrique (i3 février 1904), n’ont pas la prétention d’être meilleures ; elles présentent seulement un certain intérêt parce que dans le cas particulier de R2 rr o elles permettent de retomber sur un diagramme semblable à celui des moteurs-série.
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- constante dépendant seulement de la construction du moteur, et nous pourrons écrire par suite
- -=/OH \HÇ.
- Q \BU on
- La vitesse est donc proportionnelle au rapport des 2 cordes OH et HC, prises sur un segment de cercle OHC que décrit le point H ; l’angle OHC est constant. Prolongeons la ligne OH jusqu’à sa rencontre H' avec la droite GY, parallèle à la tangente au cercle au point O ou perpendiculaire à CO ; l’angle OC Y est égal à OHC ; la longueur interceptée sur cette droite CH' sera donc proportionnelle à to et pourra servir à le mesurer.
- Fig. 36.
- Pour ne pas être obligé sur l’épure de construire le cercle OHC, qui ne sert à rien en pratique, et pour avoir plus de précision dans le tracé de la ligne OH, on peut tracer, sur OM comme corde, un cercle O/iC semblable au cercle OHC, et la droite OH s’obtient en joignant O au point h où ce cercle est coupé par BM.
- Il reste à déterminer seulement l’échelle des vitesses mesurées sur la droite CY ; on 1 obtiendra en construisant par la construction précédente, le segment correspondant à la
- B H
- vitesse de synchronisme (<o = £2) c’est-à-dire tel que ^ — tg S, c’est-à-dire que l’angle
- CBSM = BSC1IS soit égal à l’angle de calage des balais [3. Le segment CHS ainsi obtenu, représente la vitesse du synchronisme.
- 20 Le couple peut être représenté linéairement au moyen des considérations suivantes (%• 36).
- Représentons par OW le diamètre du cercle OBMN lieu de B et soit OSC le cercle cons-
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- truit sur OC comme diamètre. Le couple a pour expression G= BSxOB. Le segment BS, étant la différence OB — OS, peut être lu directement sur un cercle ONW' ayant pour diamètre une droite égale à la différence géométrique des diamètres OW et OC. On portera donc à partir de G vers la gauche un segment WW— OC, et OW' sera le diamètre du cercle tel que ON==SB.
- L’expression du couple devient alors
- c = A-xONxÔb.
- tgp
- Or si nous désignons par a l’angle BOM, par 2 l’angle MOW et par o' l’angle MOW'. Nous avons l’égalité
- OW V" OW'
- ON xOB = OW' cos (a + o) X OW' cos (a + o') = —-^- fcos (sa + S + o') + cos (3 — o')]
- cos2
- Si donc nous traçons la bissectrice OZ de l’angle WOW7 et que nous portions sur elle une
- OW x OW'
- 8 + 3'
- longueur OZ =OW et que nous tracions sur OZ comme diamètre un nouveau grand cer-
- cle ORZ, l’angle ROZ sera égal précisément à a-j--—, et la projection Or de OR surOZ,
- représentera le premier terme du second membre de l’équation du couple. Il est facile de déterminer le second terme, en projetant simplement sur la même direction le point R0 suivant lequel le cercle ORZ est coupé par la droite O b aboutissant au point b correspondant au régime de couple nul; on obtient ainsi le point r0, et, en définitive, le couple sera proportionnel à la longueur r0r mesurée sur la droite OZ à partir de r0.
- Telle est la représentation rectilinéaire du couple cherché (*). Elle a l’avantage de con-
- p) On peut aussi projeter simplement ON sur OW et le couple est proportionnel à cette projection
- C =
- —j- ON x OB = OW X (proj. de ON sur OW)
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- duire naturellement dans le cas particulier de R2 = O à la représentation que l’on obtiendrait directement. Dans ce cas, en effet, le diamètre OW se confond avec OM (le segment de cercle OBM étant alors un demi-cercle construit sur OM comme diamètre). Par suite, le point Z
- vient sur l’axe OM (fig. 37), et le couple est simplement proportionnel à Lr De même
- si l’on trace la verticale GY la vitesse est proportionnelle au segment GH' compté sur cette verticale ; ce qui est bien conforme aux résultats que donnent dans ce cas particulier les formules générales (1),
- Les représentations linéaires ci-dessus s’étendent aussi sans difficulté au cas du diagramme corrigé de la résistance primaire, et au cas du moteur en dérivation, en ayant soin simplement de considérer chaque fois le diamètre du cercle lieu de B, concurremment au diamètre OG du cercle lieu de S, et au contraire pour les vitesses, de considérer les cercles lieux de B et de H, de sorte que l’axe des vitesses soit mené par le point T.
- (A suivre.)
- A. Blondel.
- CHEMIN DE FER ÉLECTRIQUE*FRIBOURG-MORAT-AUET
- Historique. — Depuis plusieurs années, les deux grandes lignes suisses Olten-Berne-
- Fig. a. —Station de Fribourg.
- Lausanne et Olten-Soleure-Lausanne étaient reliées entre elles par le chemin de fer à voie
- (l) Cf. Eclairage Electrique, 1.2 décembre igo3. Dans mon dernier article, à la fin. p. 498, une légère erreur s’est glissée dans la comparaison du couple avec celui du moteur en série. En. effet le couple étant proportionnel à
- / OC \
- _ 0BXB=0B(0B_0B-H.) = (0B)«W.
- est proportionnel à OB" et par suite à OP comme dans un moteur série ; il n’y avait donc pas lieu de faire une reserve à ce sujet. Je profite de la même occasion pour signaler qu’une étude intéressante du moteur à répulsion, restreinte à ce cas particulier de R2 =: 0, a été publiée récemment par M. Bethenod (La Houille Blanche, octobre 1903).
- irkirk
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- normale dont les têtes de lignes étaient Fribourg et Moral. En vertu d’un contrat, l’exploitation de cette ligne était assurée par la Compagnie du Jura-Simplon au moyen de ses
- trains à traction à vapeur. La construction et la mise en exploitation de la ligne directe Berne-Neuchâtel fit naître l’idée de prolonger la ligne Fribourg-Morat jusqu'à la station
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- cl’Anet afin de relier la nouvelle ligne aux deux grandes voies mentionnées plus haut(fig. a-e).
- Grâce à ce projet ainsi qu’au fait que le eontrat d’exploitation entre la compagnie Fribourg-Morat et celle du Jura-Simplon prenait fin, l’introduction de la station électrique s’imposa à là première qui tenait à exploiter elle-même sa ligne. '
- Les divers systèmes de traction sur voies normales étudiés à l’époque, conduisirent au choix du courant continu préférable en raison des différences de niveaux qui se présentaient (fi g. 1 ).
- Fig. c. — Station de Morat. . Fig. cl. — Station de Morat.
- Ces pentes offraient certains inconvénients à l’adoption de la traction électrique. Lavoie dont la longueur totale entre Fribourg et Anet est de 32,29a km s’élève de cette dernière station à la première à 19a m. La différence de niveau n’est pas uniforme, au contraire présente des pentes et contre-pentes très variées dont la maximale atleint 3o p. 100 alors que la moyenne est de 20 p. 100. Sur une longueur de 3,3 jusqu’à 3,7 km.
- La force dont on disposait était le courant électrique sous la tension de 8 000 volts provenant de l’usine électrique de l’administration des Eaux et Forêts du canton de fribourg. L’emploi direct de ce courant par l’intermédiaire de transformateurs aurait occasionné de grands frais d’exploitation à cause des charges très variables, de sorte que l’on en revint à la première idée du courant continu.
- Les conditions du projet étaient que celui-ci pût satisfaire à un service de 10 trains d’un Poids total de 70 tonnes pendant 18 heures et cela dans les deux directions. En faisant
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- l’horaire il fallait prendre en considération de bonnes correspondances des trains à Fribourg, à Morat et à Anet, et en même temps, la consommation d’énergie devait être répartie de la façon la plus avantageuse sur les sous-stations.
- Les trains devant marcher à l’allure de 23 km à l’heure en pente maximum de 3o p. ioo, on employa les moteurs-séries, lesquels augmentent de vitesse en pente plus faibles et atteignent 35 km à l’heure en plan ; en contre-pente cette vitesse peut atteindre 45 km à l’heure. Le profil en long de la voie permet d’effectuer en 66 minutes environ le trajet
- Fig. e. — Station de Péseux.
- Fribourg-Anet et en 8o minutes le trajet Anet-Fribourg, arrêts compris. Ces vitesses correspondent à peu près à celles des trains à vapeur qui fonctionnèrent jusqu’à présent.
- La tension de y5o volts étant la plus haute autorisée par les prescriptions fédérales fut choisie.'.; ' . •
- Le courant est amené par 3 rails/système* qui présente d’immenses avantages sur le contact aérien pour les trains à voie normale. Le prix de revient d’un rail en fer étant de 5o p. ioo moins élevé que celui d’une ligne en cuivre à conditions électriques égales, se trouve encore diminué par les frais d’exploitation. En outre la sécurité est augmentée et le montage simplifié. Ce dernier point joua un grand rôle puisqu’il permit le changement de système de traction sans arrêter l’exploitation par la vapeur. '
- Comme l’administration des Chemins de fer, qui possède les grandes stations Fribourg-Morat et Anet ne voulait pas. en considération de la circulation dans ces gares, autoriser le
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- système du troisième rail, on se trouva dans l’obligation d’adopter pour la transmission du courant un fil à trolley dont le courant est conduit à la voiture par un archet.
- Dans les autres grandes stations on employa également le fil aérien.
- i if
- Gefàlle (pentc)%)) 10 . 6
- fur (pour) m \lS00 ; Z83&
- Z67J :
- J, 960
- — Profil en long.
- En vertu des projets présentés, l’installation de toute la ligne fut confiée aux Ateliers de la Compagnie Oerlikon et l’établissement se fit de la façon décrite plus loin.
- Sous-stations, — Comme il a été dit plus haut, l’énergie électrique est fournie sous la
- Fig. 2. — Station de transformation de Morat.
- forme de courant triphasé à haute tension, 8 ooo volts composés. Cette énergie est transmise à la ligne après avoir été transformée en deux points seulement, à Pensier et à Morat où se trouvent les sous-stations (fig. 2, 3 et 4)-
- Pour le choix de ces dernières, il a fallu entrer dans les considérations suivantes :
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- employer le moins de matériel possible et d’une autre part ces deux stations ne devaient pas être trop éloignées l’une de l’autre pour pouvoir se suppléer comme réserve en cas de
- besoin, deux conditions qui dans une certaine mesure ne paraissent pas compatibles. Ges deux endroits présentaient encore l’avantage de posséder déjà la ligne principale de l’usine de l’état de sorte qu’aucune ligne spéciale à haute tension n’était nécessaire.
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- La puissance des sous-stations est celle de l’énergie absorbée par un train. Il était possible de faire l’horaire en sorte que les croisements des trains aient lieu entre les deux sous-stations de manière que Lune d’elles ne soit jamais chargée de plus d’un train.
- La plus grande puissance qu’exige un train est de 240 chevaux à la périphérie des roues ce qui correspond à une puissance absorbée de 3oo chevaux aux stations, alors que la puissance moyenne nécessaire est d’environ la moitié. Il résulte de là que chaque sous-station comporte un groupe convertisseur de 100 chevaux et une battterie d’accumulateurs d'une capacité suffisante pour fournir le surplus de courant nécessaire pour les puissances absorbées plus grandes. Néanmoins la salle des machines de chaque sous-station a été construite sur un emplacement suffisant pour un deuxième groupe à installer par la suite.
- Les sous-stations qui sont en maçonnerie sont subdivisées en trois parties principales séparées complètement l’une de l’autre pour recevoir le groupe transformateur, le tableau de distribution et la batterie.
- Les groupes se composent d’un moteur synchrone auquel sont accouplés d’un côté l’excitatrice, de l’autre une dynamo à courant continu.
- Le moteur synchrone du type Oerlikon 6066 a une puissance de i35 kilovolts-ampères sous 8 000 volts composés, à 5oo tours par minute et 5o périodes par seconde. L’armature d’un alésage de 900 mm a 72 dents (deux par pôle et par phase) contenant chacune 65 spires de fil de 2,2/2,6 mm. L’inducteur a un diamètre de 89a mm. Les 12 bobines reliées en série ont chacune 89,0 spires de ruban de cuivre de 3o><2 mm. .1
- L’excitatrice du moteur synchrone est du type Oerlikon E.}, débitant 180 ampères sous 3o volts. L’armature a une largeur de fer de i3o mm, un diamètre de 4°° mm, 73 dents de 7i3><25 mm contenant chacune 2 spires et chaque spire est formée de deux hls en parallèle de 4,2/4?8mm. L’alésage de l’inducteur estde4o5 mm. Les 4 bobines inductrices reliées en série se composent chacune de 5oo tours de fils de 3,4/4>° mm.
- La dynamo qui fournit le courant pour le chemin de fer,directement accouplée a ce moteur est construite sur le type Oerlikon NX XI a; elle est construite pour 100 kilowatts, débite à 5oo tours par minute un courant de 120 ampères sous 800 volts. .L’armature a une largeur de fer de 33o mm, un diamètre de 74a mm, 87 dents de i2,5X25,a mm. Chaque dent contient 2 moitiés de bobines de 3X 1 conducteurs (?) et chaque conducteur formé de 3 fils de 2,8/3,2 mm en parallèles. L’alésage est de 760 mm de diamètre. Les 4 bobines mductriees reliées en série se composent d’un enroulement shunt de 3 740 spires de
- Fig- 4.-
- Intérieur du tableau de distribution de la station de transformation de Morat.
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- Fig. 5. — Tableau de distribution,
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- fil de 1,7/a,o mm et d’un enroulement série de y,5 spires de ruban de cuivre de 100 Xi,2 mm.
- Le tableau de distribution (fîg. 4> 5 et 6) dont l’intérieur est accessible par une porte latérale se compose du côté de la salle des machines d’un revêtement en marbre blanc sur lequel sont montées les poignées des leviers des appareils de manœuvre et les instruments de mesure. Pour obtenir une meilleure ventilation du local des appareils, la partie inférieure en dessous du revêtement en marbre a été faite de tôle perforée.
- Ce CA
- Fig. 6. — Schéma des connexions.
- En tout, il est prévu 6 panneaux pour les appareils et instruments deux d’entre eux sont réservés pour le deuxième groupe à installer plus tard. Le panneau du moteur porte à part le voltmètre de la ligne à haute tension, un voltmètre, un ampèremètre, le levier d’un interrupteur anti-arc tripolaire [Système Oerlikon, un ampèremètre d’excitation, une roue à main pour la commande du rhéostat d’excitation et 2 lampes de phases.
- Le panneau de la dynamo porte un ampèremètre, un voltmètre, les leviers de l’interrupteur à maxima et minima et de l’interrupteur à charbon, et la manette du rhéostat de réglage.
- Pour le service de la batterie il y a un ampèremètre, un voltmètre, un interrupteur, un réducteur d’éléments à main et un commutateur. Ce dernier permet de diviser la batterie en deux, de sorte que pour la charge de chaque moitié un courant de 4oo volts de tension est suffisant.
- Les deux derniers panneaux sont ceux des lignes de départ pour lesquelles il y a un ampèremètre et un interrupteur à maximum combiné avec une sonnerie.
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- Le local des appareils est lui-même divisé en deux parties bien distinctes, l’une pour les appareils à haute tension, l’autre pour ceux à moyenne tension.
- ' Dans la pièce contiguë à la salle des machines et communiquant par un passage’de service au local des appareils se trouvent les interrupteurs, les résistances et les transformateurs de mesure, vis-à-vis sont placés les coupe-circuit.
- Les parafoudres sont montés à la partie supérieure d’une des parois latérales de la salle des machines. , .
- L’éclairage des sous-stations est fait par des lampes à incandescence de 100 volts reliées en série de huit.
- La batterie se compose de 400 éléments ; elle a une capacité de 207 ampères-heure.
- (A suivre.)
- Ing. S. Herzog.
- MOTEURS A COURANTS ALTERNATIFS A VITESSE VARIABLE
- SANS ALTÉRATION DU RENDEMENT
- La variation de la vitesse dans les moteurs d’induction comportant des bagues sur le rotor n’est obtenue que grâce à une altération profonde du rendement. En effet, pour réduire la vitesse normale d’un tel moteur, on est obligé de fermer le rotor sur des résistances. Si on réduit avec cotte méthode la vitesse du moteur à — de sa valeur normale, les
- n
- résistances extérieures consomment 1 ------ de l’énergie fournit au stator du moteur. Il en
- n 0
- résulte, aux faibles vitesses, que l’énergie mécanique libérée sur l’arbre représente plutôt des pertes par rapport à l’énergie électrique fournie par le réseau et qu’il ne saurait, en quelque sorte, être question, pour un électricien, d’un rendement quelconque.
- Afin d’éviter l’emploi des résistances, on a proposé de bobiner le stator des moteurs d’induction, de telle façon qu’il soit possible de varier le nombre de pôles du moteur et d’admettre par conséquent plusieurs synchronismes successifs. Mais cette méthode est pratiquement très difficile à réaliser. Elle ne permet d’ailleurs pas le réglage continu de la vitesse.
- Je vais aujourd’hui envisager le fonctionnement à vitesse variable des moteurs à collecteur polyphasés et monophasés. Ces moteurs, susceptibles de travailler à bon rendement à une vitesse quelconque indépendante du nombre de pôles pour lequel ils sont bobinés, présentent à ce titre un grand intérêt^1).
- p) Les théories que j’ai déjà publiées sur le matériel à collecteur [Alternateurs à collecteur : Éclairage Electrique, 12 avril 1903. Moteurs à répulsion: Elektrotechnische Zeitschrift, 11 juin igo3. Moteurs compensés et monophasés : Elektrotechnische Zeitschrift, 22 octobre igo3] sont dès théories de première approximation dans lesquelles je néglige les fuites. La théorie élémentaire que je développerai ici est une théorie de même nature.
- D’une manière générale si, dans les théories de deuxième approximation, on fait intervenir les fuites, on est conduit à introduire, dans les représentations graphiques un diagramme circulaire analogue à celui qui se présente d’une façon bien connue pour le moteur d’induction. Le diagramme circulaire a, en réalité, une portée générale et peut s’appliquer à tous les appareils à courants alternatifs comportant deux systèmes de circuits électriques distincts.
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- Moteurs polyphasés. —i° Moteur parallèle. —Considérons la disposition à.courants polyphasés dans laquelle un stator ordinaire S (fig. 1) est monté en parallèle avec un rotor à collecteurR, les balais #, £, c, d du rotor étant, pourdes bobinages Gramme avec même sens d’enroulement sur les armatures S et R, calés en opposition par rapport aux bornes correspondantes A, B, C, D du stator. Branchons ce moteur sur un réseau de fréquence N. Supposons que le nombre de spires ns du stator étant imposé par la tension du réseau et l’induction admise dans le moteur, nous adoptions pour le rotor un nombre de spires arbitraire nr.
- Soit d’abord nr>ns. Je dis que le moteur, après avoir démarré dans le sens du champ tournant développé dans les armatures S et R, prend, avide, la vitesse N, qui est telle que:
- ;ir(X( — N) —
- et que le moteur à collecteur considéré se comporte par rapport à cette vitesse Nt exactement comme le moteur d’induction se comporte par rapport à la vitesse N.
- En effet, à la vitesse Nn le champ résultant du moteur induit, par définition, des tensions égales dans le rotor et dans le stator. Il suffit donc que le stator et le rotor soient le siège de courants magnétisants inversement proportionnels à la résistance de leurs enroulements pour que les voltages entre balais coïncident exactement avec ceux entre bornes. Le couple sur l’arbre sera manifestement nul.
- Chargeons le moteur. Sa vitesse faiblit. Les tensions induites entre les balais du rotor augmentent puisque le glissement (N— NJ augmente. Pour maintenir Légalité matériellement imposée entre les voltages entre balais d’une part et les voltages entre bornes d’autre part, le rotor débite alors des courants wattés, ce qui introduit une certaine chute ohmique dans le rotor et le stator absorbe des courants wattés, ce qui introduit une chute ohmique de signe opposé dans le stator. La somme de ces deux chutes ohmiques devenant égale à l'augmentation des tensions développées dans le rotor par rapport à celles développées dans le stator, l’identité des voltages entre bornes et balais est toujours assurée. Les ampères-tours wattés du stator et du rotor contrebalancent leurs effets magnétiques et les courants magnétisants primitifs contribuant à l’excitation du champ, circulent dans le stator et dans le rotor dans les mêmes conditions que pour la marche à vide.
- La compensation nécessaireentre les ampères-tours wattés du stator et du rotor démontre que le rotor 11e rend sur le réseau que des courants wattés absorbés par le stator. Il
- en résulte que le moteur, dans son ensemble, consomme de l’énergie électrique ; ce qui était évident a priori.
- Pour nr indéfiniment croissant, N1 tend vers N.
- Soit nr<ns. Le moteur démarre alors en sens contraire du champ et atteint, en valeur absolue, la vitesse N, à vide telle que
- Lorsqu’on charge le moteur, Nt diminuant, les tensions induites dans le rotor diminuent également. Il en résulte que le rotor absorbe cette fois certains courants wattés tandis que le stator débite certains courants wattés. L’excès des premiers courants sur les seconds représente évidemment l’énergie consommée par le moteur.
- Décalons le porte-balais du rotor de 180° (fig. 2) et conservons toujours les mêmes connexions avec les bornes ABCD.
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- Soit 7Z,,> ns. La vitesse à vide du moteur Nj sera alors supérieure à N et telle que
- . , , /irQL—A’) = nsN
- Les courants déwattés absorbés par le stator et le rotor soustraient leurs effets au point de vue de l’excitation du champ. Les courants totaux absorbés à vide sont donc plus élevés pour ces régimes hypersynchrones. Pour des bobinages identiques du stator et du rotor, ces courants devraient être infinis : le moteur brûlerait.
- Avec la charge, diminue et les tensions induites dans le rotor diminuent en conséquence. Le rotor absorbe alors certains courants wattés. Pour annuler les ampères-tours wattés du rotor, il est nécessaire cette fois, étant donné le calage des balais «, û, c, <i, que le stator absorbe pareillement des courants wattés. La chute ohmique étant plus grande dans
- le rotor que dans le stator puisque les courants wattés absorbés sont, seulement en raison inverse du nombre de spires, tandis que les résistances des enroulements sont, à poids de cuivre égal, comme le carré du nombre de spires, on conçoit que la différence entre ces chutes ohmiques puisse contrebalancer l’abaissemen des tensions induites dans le rotor par rapport aux tensions induites dans le stator. La somme des courants wattés absorbés par le stator et le rotor représente évidemment l'énergie électrique consommée par le moteur.
- Pour nr indéfiniment croissant, N,, tend vers
- Soit nr <ns. On pourait bien imaginer une marche à vide à la vitesse N, telle que
- nr (N — Nfi = . .
- Mais à moins de mettre des résistances en série avec les balais, ce régime ne saurait être stable. En effet, avec la charge la vitesse devrait augmenter puisque une absorption de courants wattés, en tenant compte de la compensation nécessaire des ampères-tours wattés, du stator et du rotor, intoduirait en vertu d’un raisonnement que je viens de faire plus haut, une chute ohmique plus faible dans le rotor que dans le stator. Il faudrait donc avec la charge que les tensions induites dans le rotor augmentent par rapport à celles induites dans le stator, c’est-à-dire que la vitesse du moteur augmente.
- Dans ces conditions, le moteur dépassera dans tous les cas la vitesse et ne trouvant aucun régime avec accès de courant modéré, brûlera invariablement.
- Dans les régimes hyposynchrones et dans les régimes hypersynchrones correspondant
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- à 1ir>nsi moteur, entraîné mécaniquement au-dessus delà vitesse à vide caractéristique Nt, fonctionne, dans tous les cas, en génératrice comme le moteur d’induction. Les courants wattés livrés au réseau sont la différence en valeur absolue, entre les courants nattés du stator et du rotor dans le cas de la figure 1 (régimes hyposynchrones) et la somme de ces courants dans le cas de la figure 2 (régimes hypersynchrones).
- Tous les régimes que nous avons considérés sont à rendement parfait en ce sens qu’il n’y a nulle part de l’énergie dissipée dans des résistances et que le réseau ne fournit manifestement au moteur que l’énergie libérée sur l’arbre. Négligeons les régimes hypersynchrones sans intérêt pratique. Nous voyons alors que tous les régimes hyposynchrones se réalisent avec un calage des balais unique (fîg. 1) et sous un couple quelconque grâce à l’adoption d’un nombre de spires approprié nr sur le rotor.
- Effectuons les connexions du rotor avec le réseau par l’intermédiaire d’un transforma^ teur. Le rapport de transformation de ce transformateur est évidemment, arbitraire, soit a ce rapport, rt le nombre réel des spires du rotor. Tout se passe alors comme si le nombre
- de spires du rotor était / ir = ~. En réalisant des valeurs différentes de a nous modifierons
- la vitesse à vide caractéristique N, du moteur et par suite sa vitesse réelle sous un couple quelconque.
- La disposition de la figure 1 et 2 a été décrite pour la première fois par M. Wilson (Patente anglaise 18 525, année 1888). Mais à cette époque, M. Wilson ne comprenait manifestement pas le fonctionnement de la disposition qu’il décrivait. Sans s’inquiéter du nombre de spires nr du rotor, M. Wilson parle de la nécessité de décaler les balais a\ b, c, <ipar rapport à la position indiquée sur la figure 1 afin d’obtenir un couple. Outre que ce décalage est inutile pour produire le couple du moteur (si nr-=j=. ns), il est certain qu’il résulterait de ce décalage des courants capables de brûler le moteur. On se rend compte, en effet, que, pour un décalage sensible des balais û, c, cl, par rapport à la position indiquée sur la figure 1, les conducteurs de jonction entre bornes et balais, mettent en relation des points qui ne peuvent pas avoir des potentiels en phase.
- Il est curieux de noter que M. Wilson a prévu la disposition éventuelle d’une cage d’écureuil,* soit sur le rotor, soit sur le stator, soit sur les deux parties à la fois. La disposition d’une cag’e d’écureuil sur le stator serait évidemment désastreuse. Sur le rotor, elle transformerait le moteur en moteur d’induction.
- Si r on veut retrouver, en parlant du moteur Wilson à vitesses asynchrones, le moteur shunt sans déphasage qui se déduit de mon alternateur shunt auto-excitateur, il faut faire 77, infini, c’est-à-dire adopter pratiquement un bobinage d’inducteur sur le rotor et décaler les balais sur le collecteur, car dans la position adoptée pour travailler à vitesse variable il est impossible, soit de travailler sans déphasage, soit de marcher synchroniquement. La eage d’écureuil Wilson se transformerait alors en amortisseur et deviendrait simplement inutile.
- 20 Moteur série.•—Considérons la disposition de la figure 3. Elle représente schématiquement le moteur-série polyphasé.
- Le couple d’un tel moteur est fonction :
- ï°De la tension appliquée aux bornes du moteur;
- 2° Du rapport-^-entre le nombre de spires du rotor et le nombre dé spires du stator.
- •y '
- 5° Du calage des balais «, û, cq cl par rapport aux bornes ABCD.
- En agissant sur un de ces trois facteurs, nous modifierons la vitesse du moteur sous un c°uple quelconque.
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- Pour modifier la tension d’alimentation on aura recours à un transformateur à spires secondaires variables ou à une bobine de self de réglage.
- Pour modifier le rapport on effectuera la mise en série du stator et du rotor avec
- un transformateur dont on modifiera le rapport de transformation.
- Ces deux méthodes de réglage comportent l’emploi de transformateurs. Aussi dans les moteurs à basse tension, est-il plus simple de toucher au calage des balais.
- Je rappelle que la position des balais sur le collecteur est sans rapport avec la commutation. Cette dernière ne dépend que de la vitesse du moteur.
- L’inconvénient du moteur-série par rapport au moteur parrallèle est qu’aucun de ses régimes n’est stable. Il en résulte que le réglage delà vitesse avec simple moteur-série est {dus spécialement approprié pour les appareils de levage et pour la traction.
- \ !
- Moteurs monophasés. — Les moteurs monophasés à collecteur ont attiré beaucoup l’attention des électriciens dans ces derniers temps, en vue d’applications possibles à la traction.
- Ces moteurs sont :
- ? i° Le moteur-série ordinaire :
- 2°Le»moteur à répulsion ;
- 3° Le moteur-série compensé.
- Le réglage de la vitesse du moteur-série ordinaire peut se faire soit en réglant la tension d’alimentation, soit en effectuant la mise en série de l’inducteur et de l’induit avec un transformateur série et en modifiant le rapport de transformation de ce transformateur (Voir patente américaine 713717).
- Le réglage du moteur à répulsion s’effectue simplement en modifiant le calage des balais.
- Le réglage du moteur-série compensé (voir fig. 4) peut s’effectuer par les moyens déjà indiqués pour le moteur-série ordinaire.
- Mais on peut concevoir une autre méthode de réglage.
- Soient ns le nombre de spires du stator. nr le nombre de spires du rotor.
- R la réluctance du circuit magnétique du moteur ;
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- 351
- V la tension constante appliquée au moteur., ,
- N la fréquence de cette tension ! .. . s ,
- 8 le décalage des balais ab par rapporta une perpendiculaire Ox à la ligne qui joint les bornes ef.
- On trouve dans ces conditions, pour l’expression du couple’C* du moteur à la vitesse quelconque X,
- jiS
- V2 — cos 6 .
- 27T--
- — ns sin0) cos 0)2 + j nr ^ — «sN sin 0 J j
- et pour le courant I absorbé par le moteur
- Y
- I — -----------------— .. ==^-.-=r.i..T ^ _
- (h,. — ns sin 6) «NT, cosO)2 -f ---~~ n*^ sin 8 j
- «
- De ces deux formules, il résulte que Fon peut, sans introduire un afflux de courant exagéré, établir, à une vitesse quelconque Nq, le couple positif ou négatif qui convient à la charge, en modifiant simplement la valeur de 9
- Cette modification de 9 sera sans rapport avec la commutation puisque dans le moteur envisagé cette dernière ne dépend que de la vitesse.
- Conclusion. — Nous savions déjà que l’introduction du collecteur en courants alternatifs permettait :
- i° De travailler sans déphasage en régime normal avec une commutation parfaite. ,
- 2° De démarrer avec un grand couple en courant alternatif simple.
- Je viens de montrer aujourd’hui comment l’usage du collecteur réalise des moteurs à vitesses asynchrones sans altération du rendement. < 1 , • •
- Dans une communication ultérieure, j’exposerai par quels procédés on obtient une bonne commutation dans ces moteurs.
- M. Latour.,
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Le moteur monophasé Schüler-Ferranti.
- Electrician} i5 janvier.
- Comme le montre la figure i, ce moteur est la combinaison d’un moteur d’induction monophasé ordinaire et d’un moteur à répulsion.
- Les courbes de la figure a représentent quelques résultats obtenus avec un moteur monophasé (6 pôles) dont l’enroulement est le même que pour courant continu et qui tourne comme un moteur à répulsion pur et simple. Lorsqu’il est enroulé en vue de fournir du triphasé le
- même moteur est susceptible de fournir 5 H. P. à 200 volts et il tourne à la vitesse de 960 tours à 100 alternances par seconde.
- On peut voir sur la figure 2 que le torque de démarrage décroît rapidement.
- Le maximum de puissance — 2.5 H. P. — est développé par le moteur pour une vitesse d’en-, viron 5oo tours par minute, lorsque le courant; s’élève à 26 ampères, le voltage étant, de, 220 volts. Nous voyons par conséquent que la puissance dans le cas actuel est,1,es. 32 p, 10,0, des volt-ampères; ces 32 p. iopp'eprésentant le; produit du rendement par le facteur,de puissance,.
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- 3 5 a
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Les courbes représentées par la figure 3 donnent les résultats obtenus lorsque le même moteur tourne comme un moteur d’induction monophasé avec une résistance à trois branches intercalée dans le circuit de son rotor. Au démarrage le torque est nul mais il augmente
- 6 balais disposés
- PLotor
- Purt- Circuit sur
- la périphérie du
- C oimn u ta te u r
- Am ea 'uxcoJIëotp-
- Comm u ta teur
- Moteur de démarrage et Commutateur
- Fig. i.
- graduellement jusqu’à son maximum, et le moteur se comporte alors d’une façon exactement opposée au moteur à répulsion.
- M. Schüler a eu l’idée de combiner les effets de ces deux types de moteurs en un seul et c’est
- \^Tl'rque ncrmüT
- koo .
- Tours par minute
- Fig. 2.
- le schéma de cette combinaison que représente la figure i. — Sur la figure 4 le torque de démarrage est représenté comme une fonction du courant de.démarrage. A aucune vitesse le torque moteur n’est approximativement égal à la Somme des torques dus respectivement au moteur à répulsiontet, au moteur monophasé d’in-
- duction. Ce phénomène caractéristique est nettement montré par la figure 5.
- Z 00 0-CO G00 800 {000 "fZn
- d'ours joar minute
- Fig. 3.
- Au démarrage la résistance est complètement intercalée dans le circuit du rotor et le courant
- 10 1Z Ht te 18 ZO ZZ ZU- ZS Z8 3Q
- Courant de. démarragv Amp.
- Fig. 4.
- passe par le commutateur et les balais mis en court-circuit. Le moteur démarre alors comme
- Courant nom<al
- Tours joar minute
- Fig. 5.
- un moteur.à répulsion. En enlevant progressivement la résistance de démarrage, une part du
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 353
- courant traverse les résistances et le moteur commence à se comporter comme un moteur d’induction monophasé ordinaire. Bien que le torque diminue quelque peu avec l’accroissement delà vitesse, cette diminution est beaucoup moindre que dans le cas d’un moteur simplement a répulsion.
- C’est ce que montre la figure 5. Au moyen de la résistance à trois branches, la vitesse du mo-
- teur peut varier dans de larges limites, le torque variant faiblement.
- Certains procédés permettent de relever les balais après le démarrage du moteur, mais ils sont d’une telle complication que la pratique les adoptera difficilement. — Le moteur est réversible en tournant les balais de 90° ou, lorsque ceci est impraticable, en disposant un second jeu de balais à 90°.
- Un autre moyen d’arriver au même résultat consiste à utiliser un enroulement triphasé pour le stator et en employant deux phases à la fois pour chaque sens de rotation (fig. 6).
- A. S.
- Equipement électrique des machines d’extraction, par F. Hird. Electrical Reriew. (N.-Y.), t- XLIIIj.p. 3x7-321, 5 septembre 1903. Communiqué à 1 Institution des ingénieurs miniers, de Londres.
- Le point important pour l’équipement électrique des treuils d’extraction est de disposer de procédés de réglage de la vitesse, en raison i des arrêts nombreux qui se présentent et pour j lesquels l’emploi de rhéostats de démarrage :
- entraînerait des dépenses d’énergie inadmissibles. MM. Siemens et Halske ont exposé a Dusseldorf, en 1902, une machine d’extraction avec deux moteurs directement accouplés au treuil, sans engrenage aucun.
- Une batterie d’accumulateurs emmagasine l’excès d’énergie produit à vide ou à faible charge ; au ralentissement, l’énergie cinétique est récupérée par les accumulateurs, qui fournissent, en outre, une série de voltages permettant de régler la vitesse un rhéostat sert simplement à atténuer les variations résultant du passage d’un groupement à un autre ; la manœuvre des appareils de couplage se fait par un système à air comprimé. Dans le système ligner-Siemens on a ajouté un volant a grande vitesse ; le réglage s’obtient par un système de moteur-génératrice où le moteur continu ou asynchrone fournit le travail nécessaire à la manœuvre ; la génératrice à courant continu fournit le courant au moteur du treuil et son excitation peut prendre toutes les valeurs entre deux maxima de signes contraires. De cette façon, la tension ou la vitesse du moteur du treuil varie entre les mêmes limites. Une petitè excitatrice à courant continu fournit à la fois cette excitation variable et celle du moteur du treuil. Cet équipement est complété par un volant pesant en acier, construit pour de grandes vitesses, de façon à emmagasiner le plus d’énergie possible sous un poids donné. Après avoir décrit le fonctionnement de cet équipement, l’auteur étudie l’action du volant sur le moteur-générateur. Puis il aborde la question économique de l’équipement électrique. La consommation de vapeur dans les machines d’extraction à vapeur est, en raison du travail spécial qu’elles ont à fournir, beaucoup plus élevée que dans les conditions ordinaires. Dans des essais faits avec beaucoup de soin, et avec une surveillance continuelle des chauffeurs, la consommation de vapeur a varié de 3i à 02 kg de vapeur par cheval-heure sur le câble d’extraction ; mais on serait dans l’erreur en prenant ces chiffres comme base de la consommation moyenne des machines d’extraction actuellement installées. L’auteur adopte, comme base de comparaison, le chiffre de 43 kg de vapeur par cheval-heure. En ce qui concerne la consommation de vapeur dans une station centrale électrique, il s’en tiendra aussi à des
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- T. XXXVIII. — N° g>
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- conditions courantes où l’on obtient le cheval-heure électrique avec 9 kg de vapeur. L’expérience montre d’autre part qu’on peut compter sur un rendement de 60 p. 100 pour l’équipement électrique ; l’auteur se contente de 5o p. 100 et arrive finalement à une consommation de 18 kg de vapeur par cheval-heure sur le câble. Quant au premier établissement de l’équipement électrique l’auteur estime qu’il entraîne les mêmes dépenses qu’un équipement moderne à la vapeur. Quant au mode de production de l’électricité, il dépendra des circonstances ; mais le courant sera généralement pris à une station destinée encore à d’autres usages. Dans de telles conditions, les frais à attribuer à la machine d’extraction ne dépasseront certainement pas l’économie réalisée par l’équipement électrique tant en chaudières et chaufferies, qu’en tuyauterie.
- P.-L. C.
- TRACTION
- Tramways urbains et interurbains de Schenectady. Electrical Review. (N. Y.), t. XLIII, p. 280-289, 29 août 1903.
- La ville de Schenectady est située à 258 km de New-York ; sa situation géographique la désigne comme un centre de rayonnement vers les diverses villes importantes de l’État de New-York, telles que Albany, Ballston Spa, Saratoga, Troy, Altamont, Gloversville, etc. La Compagnie des chemins de fer de Schenectady a en outre à pourvoir à un service urbain compliqué par les sorties et les rentrées des ouvriers des ateliers de la General Electric C° et de la Compagnie américaine de locomotives qui en employaient i5 4o8 dans le premier trimestre de 1903. Pour assurer le transport de ce nombreux personnel, la Compagnie établit un garage à l’entrée des usines avec un certain nombre de voitures de réserve, de sorte que 3 000 personnes peuvent être transportées en une demi-heure sans gêner aucunement le trafic ordinaire. Après avoir décrit les diverses voies, dont la superstructure ressemble de très près à celle d’un chemin de fer ordinaire, le journal aborde le matériel roulant qui est entièrement fourni par la General Electric C° et construit d’après les données les plus récentes. Le système urbain comprend 29 voitures à un seul truck, à deux moteurs G. E-67, 8 voitures à
- deux moteurs G. E-5y, quatre voitures à deux trucks, plus quelques voitures ouvertes, soit 61 voitures motrices ; sur les lignes interurbaines circulent 71 voitures y compris six voitures plates à moteurs, et quelques voitures destinées à l’arrosage, au sablage, et au déblaiement de la neige. Ces dernières voitures sont toutes munies du frein à air comprimé système Maganu. ' ;
- A divers points du réseau sont placés des postes de voitures de secours munis de tout l’outillage nécessaire en cas d’accident. Un poste plus important est installé à Schenectady, avec des voitures et des hommes toujours prêts à se rendre à un point quelconque du réseau d’éclairage ou de traction. La voie est inspectée journellement.
- L’énergie nécessaire est empruntée à la station hydro-électrique établie par la « Hudson River Water Power C° » à Mechaniesville, renforcée à certains moments par la station à vapeur de la General Electric C°. L’énergie est transmise par deux lignes aériennes distinctes à une tension de 10000 volts et 4° périodes; l’une d’elle rejoint en ligne droite les établissements de la General Electric C°, à Schenectady, l’autre alimente les diverses sous-stations de Troy, Albany, rejoint la sous-station de Schenectady et retourne à Mechaniesville en décrivant un circuit fermé. A Albany, la ligne aérienne doit être remplacée par des câbles sous papier entre la sous-station et les lignes urbaines. Un complément d’énergie doit être fourni aussi par la station de Spiers’Falls, située à 64 km de Schenectady et la tension du transport sera de 3o 000 volts. En outre, la station à vapeur de la General Electric C° est actuellement complétée par trois turbines à vapeur Curtis, de 1 5oo kilowatts chacune, avec chaudières Stirling.
- La Compagnie des chemins de fer de Schenectady exploite également la distribution de l’éclairage et de la force motrice. Il y a actuellement l’équivalent de 84 000 lampes de 16 bougies installé, plus 4 556 moteurs triphasés. L’éclairage est surtout utilisé par les magasins et pour les enseignes ; il y a néanmoins une proportion de 5o p. 100 pour l’éclairage domestique. La Compagnie a été également chargée de la fourniture de l’eau à la ville de Schenectady ; elle élève l’eau dans des réservoirs au
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- 27 février 1S044
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 355
- moyen de pompes rotatives accouplées directement à des moteurs asynchrones de 800 chevaux. La Compagnie de Sehenectady a acheté aussi l’usine à gaz de la Mohawk Gas C°, et elle y fabrique du gaz de houille et du gaz à l’eau. H est tenu un état rigoureux des dépenses et recettes de l’exploitation. Pour le mois de mai 1908, les recettes brutes ont été de 258 francs par voiture de dix-huit heures par jour, les dépenses s’élèvent à 69.9 p, 100 des recettes brutes, non compris l’exploitation de l’éclairage et du service express qui forment des organisations distinctes.
- P.-L. C.
- ÉLECTROCHIMIE
- Les alliages du fer et leur préparation dans le four électrique, par Rossi. Electrochemical In-dustry, t. I, n° 16, décembre igo3, p. 583-584, d’après Lon Age.
- Dans la première partie de son article, l’auteur discute la réduction des oxydes métalliques par le carbone et l’aluminium ; dans la seconde partie il traite des propriétés et des emplois des alliages ferreux. Tous ces alliages sont employés d’une façon toute générale à communiquer à l’acier des qualités spéciales de dureté, de ténacité, de ductibilité, de résistibilité élastique, etc. Par l’emploi combiné de deux ou davantage de ces alliages ferreux, on peut d’autre part réaliser des propriétés précieuses pour certaines^ applications industrielles spéciales.
- Le ferro-chrome, exempt de carbone (moins de 1 p. 100) ou, dans certains cas, contenant de 3 à 8 p. 100 de carbone, est employé plus spécialement dans la fabrication des aciers à outils et d’une façon toute générale toutes les fois qu’on exige des qualités de dureté spéciales, bien qu’en même temps la ténacité du métal se trouve un peu affectée.
- Le ferro-tungstène aussi se prête très bien à la fabrication de l’acier à outils ; le grand poids du tungstène rend cet alliage très approprié pour la fabrication des balles. L’acier au tungs-tene possède une propriété très remarquable. Etant forgé a la chaleur rouge et refroidi lentement, il présente un degré extraordinaire de dureté,! mais quand alors on le plonge dans 1 eau froide sa dureté, contrairement à ce qui a,Tive dans le cas de l’acier au carborwe ordi-
- naire, cède la place à une certaine douceur.
- Le ferro-molybdène, employé dans les aciers dans des proportions d’à peu près 2 à 3 p. 100, lui donne la remarquable propriété du trempe-ment automatique.
- Le ferro-vanadium paraît communiquer à l’acier des propriétés qui ressemblent beaucoup à celles que lui donne le nickel. Il agit également d’une façon toute analogue au ferro-titanium. C’est un nouvel alliage qui n’est pas encore bien connu. Dans les proportions d’à peu près o,5 p. 100, le vanadium augmenterait d'une façon remarquable la limite élastique de l’acier. Quant à son infusibilité elle se rapproche beaucoup du ferro-titanium. L’un des plus grands obstacles qui s’opposent à son .emploi est la rareté de ses minerais, qui doivent être grandement concentrés.
- Le ferro-silicium, électriquement fondu et contenant environ 25 à 3o p. 100 et même jusqu’à 5o p. 100 de silicium, a récemment été beaucoup appliqué à la fabrication des fontes d’acier. Cet alliage assure aux fontes une consistance solide et en élimine les pores. Il résiste d’une façon éminente aux influences atmosphériques si la teneur en silicium atteint 25 p. 100 ; cet effet s’exalte avec le pourcentage en silicium.
- Le ferro-manganèse, contenant à peu près 6 p. 100 de manganèse, perd ses propriétés magnétiques, et pour i3 à 14 p. 100 de manganèse, cet acier est à peu près non magnétique. Il possède une grande résistance aux chocs. Le maximum de résistance paraît appartenir à l'acier contenant environ i4 p. 100 de manganèse. Cet acier a une ténacité accrue lorsqu’on le plonge dans l’eau à l’état chaud, sans pourtant subir de trempe proprement dite.
- Le fer au nickel est beaucoup employé dans la pratique industrielle. On admet en général qu’il faut de 3 à 5 p. 100 de nickel pour assurer à l’acier les propriétés voulues. Dans le cas des plaques de chaudière on a même proposé d’employer 20 à 22 p. 100 de nickel. En raison de sa résistance aux actions corrosives, un acier à 3o p. 100 de nickel se prête itrès bien à être employé dans l’eau salée. Son action bien connue sur l’acier consiste à lui assurer une limite élastique et une résistance élevées, en même temps qu’une grande ténacité.
- A. G.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXVIII. — No 9
- DIVERS
- Sur un rhéostat liquide de démarrage, par Niethammer. Zeitschrift für Electrotechnische, 17 janvier.
- Le fait qu’on ne trouve dans aucun livre des données relatives au dimensionnement des rhéostats liquides engage l’auteur à publier sur ce sujet quelques indications qui d’ailleurs ne contiennent aucun principe nouveau.
- Comme pour tout rhéostat il s’agit : de déterminer les variations graduelles de la rési'stance ; de calculer Réchauffement.
- Il existe, comme l’on sait, deux types de résistances liquides ; dans l’un de ces types on remplit de liquide un récipient et l’on fait varier la distance entre électrodes, dans l’autre type on laisse le récipient et les électrodes fixes et l’on fait varier la hauteur de l’électrolyte par l’emploi d’un réservoir auxiliaire en communication avec le récipient. Comme solution on prend fréquemment pour 110 volts une solution
- Solution poids pour 100. T
- Soude au o,o5 p. xoo IO7
- Soude au 5 p. 100 2 . IO3
- Soude au 20 p. 100 2 . IO2
- Eau pure IO10
- Eau contenant de l’acide carbonique. . Eau additionnée de 5 p. 100 d’acide sul- 2 . IO8
- furique 5.108
- Solution à 5 p. 100 de sel de cuisine. . 1,5.io3
- Des mesures directes effectuées sur des résistances liquides par MM. Sauer et Dubsky ont donné pour une solution de i/8e kg de soude ordinaire dans 1 litre d’eau cr = 3.ioâ et pour l’eau de fontaine a- = 3.1 o7 ; 7 dépend beaucoup de la température et diminue de 1 à 2 p. 100 par degré centigrade quand la température augmente. La plupart du temps il faut compter comme valeurs limites sur <7= io8 pour l’eau pure, = 2.1 o5 pour une solution de soude à 5 p. 100 et = 5.io;- pour l’acide sulfurique étendu.
- Une série de mesures faites sur un rhéostat liquide avec du courant alternatif donna gour cr des valeurs plus petites (la moitié et même moins) qu’avec le courant continu ; la résistance étant évaluée comme quotient entre la tension et le courant.
- de soude faite avec i/8e kg de soude ordinaire du commerce pour r litre d’eau; pour 5oo volts on emploie en règle générale de l’eau purç de la canalisation ; on peut aussi y mélanger un peu de sel de cuisine ou d’acide sulfurique, ou même d’autres sels ou d’autres acides.
- Soit fe la surface de l’électrode utilisée en millimètres carrés, e la distance des électrodes aux côtés parallèles du récipient en mètres : la résistance est donnée par l’expression
- w = Ca —en ohms.
- A
- a- étant le coefficient de résistance, C un coefficient (compris entre 0,7 et 1) tenant compte des lignes de courant H autres que celles qui vont normalement de l’électrode à la paroi du récipient : il est tout à fait inutile, au point de vue pratique, de chercher avec exactitude quels chemins compliqués suit le courant.
- <7 a, à 20°, les valeurs approximatives suivantes d’après la table de Landolt :
- Remarques.
- iji gr de soude desséchée pour x litre d’eau ou 1 g r de soude cristallisée commerciale pour 1 litre d’eau.
- Environ 1/20kg de soude desséchée pour 1 litre d’eau ou 1 /10 kg de soude cristallisée pour 1 litre d’eau.
- Environ i/4kg de soude desséchée pour 1 litre d’eau ou 1/2 kg de soude cristallisée pour 1 litre d’eau.
- 5o gr de sel de cuisine pour 1 litre d’eau.
- «
- En ce qui concerne l’élévation de température, il faut observer les indications suivantes :
- a) D’une façon générale on ne doit pas dépasser une certaine densité de courant fg = y>
- variant de o,5 à 2 ampères : centimètre carré pour une mise en circuit de durée appréciable, et de 2 à 10 ampères : centimètre carré pour un service de très courte durée (démarrage) ;
- b) D’une façon exacte on doit avoir : pertes en watts dans le rhéostat X temps = chaleur absorbée -j- chaleur rayonnée, ou
- 0,24 f 3Ewdt — TswSgX.iooo -j- cF / Tdt. (?)
- J 0 do
- où J est le courant de démarrage, E„, la diffé* rence de potentiel aux bornes du rhéostat, ta ^ durée du démarrage, T l’élévation de tempéra*
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- 27 Février. 1904
- REVUE D’ELECTRICITE
- 35'
- ture, su, la chaleur spécifique du liquide, sg le poids spécifique, X le volume du liquide en litres, F la surface rayonnante de la résistance, c le coefficient de rayonnement. Pour les durées de services courtes l’absorption est seule à con-
- fie ctrode
- sidérer ; pour des usages d'une certaine durée le rayonnement doit aussi être pris en considération. On peut donc approximativement poser,
- pour les rhéostats de démarrage |sœ = i, sg = i,
- J valeur moyenne du courant de démarrage, E* tension aux bornes du réseau, Ew tombe pendant la durée du démarrage de Et à o : en
- g
- moyenne E,„ = —-
- 0,24 J
- E*
- ta — TX IOOO.
- (3)
- le volume de liquide nécessaire pour le rhéostat de démarrage s’en déduit :
- 0,24 J
- 1000 T
- ta-
- (4)
- Si l’on connaît les watts perdus effectivement dans la résistance JETO, on remplace —par JE^.
- l’on admet T = 6o° pour la surélévation de température, et si l’on évalue la durée du démar-rage a 2 minutes ou 120 secondes, le volume de %uide nécessaire en litres est X = 0,24 JEa-
- = un quart de l’énergie dépensée en kilowatts.
- Si l’on suppose le courant de démarrage 1 fois et demi supérieur au courant normal, on a approximativement en litres
- X ~o,4, consommation normale du moteur en kilowatts ou aussi X = o,5, puissance en chevaux du moteur. (5
- Si la résistance liquide est destinée à des usages d’une certaine durée, ou si elle sert très fréquemment, on prend l’égalité
- T=C
- Consommation totale As en watts-seconde dans la résistance ; temps ts d'emploi en secondes Surface rayonnante F en centimètres carrés
- __ n Consommation moyenne en watts
- — p ( ,
- Comme surface rayonnante il faut comprendre la surface totale extérieure du récipient et la surface libre du liquide. On calcule la valeur
- A.
- moyenne —A de la façon suivante : au bout de
- ts
- tx secondes, Aj watts sont consommés dans la résistance ; en t% secondes, A2 watts sont consommés ; en t3 secondes, A3 =0 ; en tk secondes, A, watts ..., etc. ; on en déduit
- A» A, tk -)- Açt2 A,y4 -j- .. .
- ts c -f- ç -f- ts -j- c
- (7)
- C varie de 100 à 200 pour des récipients métalliques ; pour des récipients en bois il aurait une valeur plus élevée. Si l’on choisit par exemple pour récipient un fût d’une hauteur h égale au double du diamètre d en centimètres, on a au cas où le fond ne participe pas au rayonnement :
- F=n:
- -\-’nd.id — rjdi en centimètres carrés.
- et la quantité de liquide en litres doit être
- X:
- 7T d2
- .2d.------•= 1,5 10~ 3 ds
- 4 . 1000
- OU
- F — n
- X
- " \ i,5 io— 3
- Finalement, pour une consommation moyenne A en watts dans la résistance et T = 60, on a
- X =
- 200
- 7.60
- a
- X — 2 1 o— 3 A a
- i.5 io-»)« j»
- 3
- = i5 kw a (8)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXVIII. — n° 9
- Pour C = 100, X = 5 kilowatts 3,2 ; en règle générale il faut compter 10 à 20 litres par kilowatt pour un usage permanent.
- Il y a aussi des cas où la durée d’emploi du rhéostat n’est ni courte ni longue. Dans ces cas intermédiaires on peut opérer de la façon suivante. On pose pour une consommation moyenne en watts A dans la résistance pendant un temps d’utilisation ta
- Ata = XT IOOO -j- T ta (9)
- et, pour une résistance donnée (X et F étant choisis),
- X. IOOO —|-çf- ta,
- i
- • Si l’on a affaire à une résistance entre les électrodes de laquelle une quantité de liquide de X litres par seconde coule constamment, c’est-à-dire dont l’électrolyte est toujours renouvelé, on a, pour une différence de T° entre la température du liquide sortant et la température du liquide entrant
- 0,24 A — X. T. 1000
- ï >
- quand en moyenne A watts sont absorbés.
- ^ Des considérations précédentes, il résulte qu’un rhéostat liquide ne doit pas être conçu du tout de la même façon, suivant que la durée d’emploi est courte (rhéostat de démarrage) ou longue. Pour un rhéostat de démarrage il faut réaliser une grande contenance pour une petite surface de parois (à cause du prix) ; pour un rhéostat permanent il faut chercher une grande surface ondulée ou côtelée, ou bien adopter la forme annulaire (fig. 2). Dans un rhéostat de démarrage cylindrique, les proportions assurant le minimum de surfaee pour une contenance donnée sont d : h = environ 2 et d == 1,36 y/X . Si une résistance permanente doit absorber 10 kilowatts avec une élévation de température
- T = 5o°, il faut pour cela F = 200. IO°°°
- = 4° °oo cm2 de surface. On peut employer un récipient cubique de 82 cm de côté contenant 55o litres, ou un parallélipipède de 120X 120 cm avec une hauteur de 24 cm contenant 35o litres, ou aussi un parallélipipède de 42 X 42 cm et une hauteur de 210 cm contenant 3yo litres. Le type de résistance à circulation de liquide réalise
- un refroidissement intensif,-mais nécessite plus, de place et plus d’accessoires.
- La disposition du récipient dépend non seulement de l’élévation de température mais aussi de la différence de potentiel aux bornes du E l
- rhéostat. Il faut que w — car — (E1W diffé-
- rcnce de potentiel aux bornes de la résistance):
- < A ’
- avec l’égalité T = C -p-, les dimensions et la place
- des électrodes pour un service permanent sont bien déterminées.
- Dans les rhéostats de démarrage avec électrodes plongeant peu a peu, la résistance est d’abord très élevée ; on règle l’enfoncement des électrodes l’ampèremètre à la main, de façon que le courant, après avoir crû au début, soit maintenu constant aussitôt que le moteur tourne. Dans les premiers instants du démarrage, et aussi dans les derniers instants du découplage, la densité de courant à l’extrémité des électrodes est fréquemment très élevée et les fait rougir. On doit s’astreindre à ne pas dépasser 5 ampères : centimètre carré dès le début, quand le moteur démarre avec J(t ampères : la surface des électrodes est alors f'e qui représente environ le i/ioe ouïe 1/20® delà surface totale des électrodes f\\ ,on doit donc avoir :
- fe
- en'centimètres carrés.
- ce qui est facile à obtenir par un choix judicieux de l dans la formule (1).
- Par l’emploi de formes d’électrodes appropriées, la plupart du temps coniques, on peut obtenir une diminution très graduelle de la résistance qui, peu avant le court-circuit métallique final, doit être inférieure à la résistance du moteur (armature -j- balais -(- enroulement-série, soit wa H- W/c-F ws), pour éviter un choc de courant au moment du court-circuit. On a donc
- C u —ws (f"e surface totale des électrodes) f e v
- ce qu’on obtient surtout au moyen de grandes surfaces f"e par réduction graduelle de l à un minimum presque équivalent à un contact n?étal-lique entre les électrodes et le récipient. Il nÇ. faut pas oublier que, par suite de la polarisation, une force contre-électromotrice de quelques
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- 27 Février 4904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- volts se produit et augmente un peu la dernière impulsion de courant.
- Il est évident que l’on doit faire croître la valeur de l avec la différence de potentiel entre le récipient et les électrodes ; la valeur minima de l devant toujours être beaucoup plus grande que la distance explosive dans l’air, surtout aux hautes tensions.
- Si l’on place dans un réservoir d’eau deux tiges de fer de io mm à la distance de i m et trempant sur une longueur de i m, la résistance
- est d’environ
- l s r
- W=G -757— = 10* --------------
- J e n. IO.IOOO
- 3. io3 ohms.
- A 20000 volts, on peut absorber dans ce
- , , . . E2 200002
- rhéostat — =
- 3. io3
- environ i3o kilowatts.
- Si l’eau est courante on peut élever de io°
- .... i, -v- o,24.i3oooo une quantité d eau A =---------------= environ
- A I 000.10
- 3 litres par seconde ou 180 litres à la minute.
- O. A.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 18 janvier 190i.
- Action du bromure de radium sur la résistance électrique du bismuth. Note de M. R. Pail-lot, présentée par M. Lippmann.
- « J’ai soumis une spirale de bismuth, comprise entre deux lames minces de mica (spirale de Lénard) à l’action des radiations émises par o,o3 gr de bromure de radium (activité 5oo ooo) placés à l’intérieur d’un tube de verre à parois minces.
- » La résistance électrique du bismuth était mesurée par la méthode employée par MM. Mas-cart et Benoît pour la reproduction des étalons de l’ohm. Le fil du pont, en manganine, soigneusement calibré, avait une résistance de 84 X io-6 ohms par millimètre ; un vernier au vingtième permettait d’évaluer une variation de résistance de l’ordre de 4,2 x io_6ohms.
- » Les forces électromotriees parasites étaient éliminées en intervertissant, dans chaque mesure, le sens du courant. La sensibilité du galvanomètre permettait de n’employer qu’un courant très faible pendant un temps très court.
- }) Le plan de la spirale de bismuth était placé verticalement et le tube à bromure de radium pouvait en être approché jusqu’à une distance o,5 mm.
- » J’ai constaté que les radiations émises par e bromure de radium diminuent la résistance Métrique du bismuth.
- » Les expériences, répétées un grand nombre de fois et à plusieurs jours d’intervalle, m’ont donné, comme moyenne de la diminution de résistance, pour une distance de o,5 mm,
- oit = — 52 X io— 4 ohms.
- » La valeur initiale de la résistance de la spirale de bismuth était
- R — i5.io34 X io 4 ohms à i8°.
- » L’action du bromure de radium est sensiblement instantanée. Elle ne varie pas lorsqu’on maintient le tube pendant longtemps au voisinage du bismuth. Elle diminue rapidement lorsqu’on augmente la distance et s’annule pour une distance de i cm. Lorsqu’on éloigne le tube, le bismuth reprend presque instantanément sa résistance primitive.
- » Le dispositif que j’ai employé constitue en réalité un bolomètre d’une grande sensibilité. Je me suis assuré, par de nombreuses expériences comparatives, que la variation de résistance du bismuth n’était pas due à l’approche d’un tube plus froid que la spirale. L’interposition d’une feuille de papier noir ou d’une mince lame d’aluminium diminue l’action du bromure de radium, sans le faire disparaître. »
- Sur un cinémomètre différentiel enregistreur. Note de M. J. Richard, présentée par M. d’Ait-soisval. (Cet appareil a été combiné pour répondre au vœu formulé par la Société des Electriciens, le 6 mai 1901).
- v Pour déterminer le coefficient d’irrégu-
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — No 9
- 36o
- larité dans un tour de manivelle, il est indispensable de disposer d’un organe commandé par un mouvement animé d’une vitesse uniforme, entraînant également une aiguille qui se déplace sur un cadran divisé en secondes et fraction de seconde et dont la vitesse puisse être contrôlée au moyen d’un chronomètre. On aura ainsi la manivelle idéale par excellence, puisque avec un bon chronomètre on pourra toujours contrôler l’exactitude de l’appareil. On verra plus loin comment on obtient la vitesse de la manivelle idéale pour l’équilibrer avec toutes les vitesses des manivelles réelles et en déterminer l’écart en n’enregistrant que les différences de vitesse ou décalages, c’est-à-dire l’angle en degrés de cercle pour la facilité de la lecture, ou en 2Ôoe de tour, et en partant d’unë vitesse nulle, quelle que soit la vitesse vraie de la machine.
- » Un mouvement d’horlogerie, rendu uniforme par un régulateur isochrone, communique son mouvement à un ensemble de deux plateaux de friction. Un galet, dont la position par rapporta l’axe de ces deux plateaux est réglable, au moyen d’un bouton moletté agissant sur un chariot, sert à communiquer un mouvement plus ou moins rapide à l’une des roues d’un train différentiel dont l’autre, roue tourne, entraînée par l’arbre à étudier.
- » En réglant la position du galet à friction, iTest possible de faire en sorte que la première roue tourne à la même vitesse que la seconde, l’équipage des deux roues du train restant alors parfaitement immobile. Cette.position du galet, à laquelle correspond une seule vitesse des roues donne, lue sur un limbe gradué, la vitesse vraie de l’arbre.
- » Si, alors, l’arbre considéré tournait constamment avec la même vitesse, l’équipage du différentiel resterait immobile et une aiguille, munie d’une plume, solidaire de cet équipage, tracerait une ligne droite sur un tambour tournant sur son axe vertical. Mais, comme il a été dit plus haut, la vitesse de l’arbre subit, pen-
- dant un tour entier, des variations ; il en résulte que quand elle devient inférieure à la vitesse moyenne, l’équipage se meut dans un sens et que, quand elle devient supérieure, l’équipage se meut dans l'autre sens. Le déplacement du train différentiel est enregistré par l’aiguille et amplifié de façon que l’on soit capable, d’apprécier un décalage égal à une petite fraction d’un tour entier de l'arbre.
- » Il est facile de se rendre compte de la sensibilité de cét appareil en considérant que la hauteur niaxima du diagramme (i5o mm) correspond à une variation angulaire de 65°,2. La totalité de la circonférence est représentée par une course de l’aiguille enregistrante de 83 cm environ ; si l’on considère que sur le papier une course angulaire représentée par un demi-millimètre est très visible, puisqu’elle est
- écrite, et facile à voir amplifiée,—~— sera re-
- 1 200
- présenté paf 3,3s mm.
- » L’aiguille de l’enregistreur est de z65 mm de long, elle fera pour un tour complet 36o° du cercle : 265 X 2 soit 53o mm de diamètre X 3,14 = 1664,20 mm pour un tour d’aiguille, mais comme l’aiguille est montée sur Taxe du différentiel, celui-ci ne fait qu’un demi-tour
- pour un tour de machine, soit r *664,20 g^2 mm
- r 2
- par tour de machine, celle-ci faisant 125 tours
- . • 8j2 125 o*>
- par minute soit ----—----= 1 ^33 mm par
- seconde; i/25oe de tour sera représenté par
- » Le millième de seconde est représenté par une course angulaire de l’aiguille de i,y3 mm par inscription ; sur noir de fumée, il serait possible d’évaluer le i/ioooe de seconde. »
- Le Gérant : Ch. COINTE.
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- Tome XXXVIII
- Samedi 5 Mars 1904.
- 11* Année. — N* 10
- ILf
- i'O'.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- <
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- à. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. ,
- CONGRÈS D’ANGERS
- DE L’ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES («)
- Sur la durée du phénomène de cohérence, par le lieutenant de vaisseau G. Tissot, professeur de physique à l’École navale.
- Quand on soumet un cohéreur ordinaire à l’action d’une onde électrique, le système subit une chute permanente de résistance. M. Hurmuzescu a récemment étudié les phénomènes qui se produisent lorsqu’on prolonge l’action des ondes, c’est-à-dire lorsqu’on fait agir sur le système des trains d’onde successifs. M. G. Tissot s’est proposé de suivre la marche du phénomène, lors de l’action de la première onde seule, et de rechercher s’il est instantané ou progressif.
- Le cohéreur étudié est disposé dans un circuit qui comprend une pile P (ou un potentiomètre convenable) et une résistance non inductrice p reliée aux armatures d'un conden-’ sateur. Le tube étant décohéré, la résistance p se trouve parcourue par un courant très faible, d’intensité i0 et le condensateur est chargé à une différence de potentiel oi0.- On produit au temps t une étincelle d’extra-courant capable de cohérer franchement le tube. Le cohéreur étant placé très près de l’interruption où se produit l’étincelle, commence à se cohérer à l’époque t. > :
- Au bout d’un intervalle de temps 9 très petit et variable, les extrémités; de la résistance p sont isolées du condensateur qui se trouve chargé à lardifférence de'potentiel pç t .étant la valeur de l’intensité au temps t -f- 9. Pour obtenir t, le condensateur est déchargée dans un
- l1) Voir Éclairage Électrique, t. XXXVII, n° 5o du 12 décembre i'go3.
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- 36à
- t.xxxviji.—mio..
- balistique; les opérations successives sont effectuées à l’aide d’un pendule interrupteur de Bouty.
- Le dispositif permet de faire varier t à volonté en agissant sur une vis micrométrique qui déplace un système de godets interrupteurs et de lui donner une valeur aussi faible que l’on désire.
- L’expérience montre qu’en décalant progressivement le système des godets, on passe sans transition des positions pour lesquelles la cohérence ne se produit pas du tout, aux positions pour lesquelles la chute de résistance est complète.
- La chute de résistance d’un cohéreur ordinaire, à grande résistance de retour, ne paraît donc pas être progressive.
- Le dispositif utilisé ne permet pas d’ailleurs de donner avec certitude à B des valeurs comprises entre OS et . On peut donc simplement affirmer que la chute de résistance
- s’effectue intégralement en une durée inférieure à de seconde.
- On a essayé de reculer ces limites en utilisant le passage d’une balle de revolver dans des cadres pour opérer les commutations voulues. La balle passe dans un premier cadre et coupe au temps t un circuit inductif en donnant naissance à l’étincelle excitatrice.
- Au temps t -f- Qj elle vient rompre les connexions de la résistance p avec les armatures d’un condensateur. Or on peut rapprocher les cadres à une distance de 2 cm sans que la chute de résistance cesse d’être complète. Avec une vitesse de la balle de 200 m à la seconde
- cette distance correspond à une durée de.
- Cette durée est évidemment un maximum, étant données les conditions de l’expérience.
- Sur la thermoélectricité du fer et des aciers, par G-. Belloc, chef des travaux de physique à la Faculté des sciences de l’Université de Caen.
- Les travaux de Chernoff, Gore, Barett, Tait, ont montré que le fer et l’acier présentent, aux températures élevées des phénomènes remarquables. Gore, en particulier, avait remarqué qu’un fil de fer, abandonné au refroidissement, à partir du rouge clair, ne présente pas un retrait régulier et que, vers le rouge sombre, ce retrait était brusquement interrompu par un allongement momentané. Ces études avaient porté sur les aciers de cémentation seuls connus à cette époque. Depuis que l’industrie est parvenue à fabriquer des^ aciers fondus au creuset présentant une composition homogène et graduée, on peut disposer d’une série ininterrompue allant depuis le fer doux jusqu’à l’acier le plus carburé.
- L’étude des transformations qui s’opèrent dans le fer et les aciers sous l’action d une température élevée a été faite par diverses méthodes : •
- 10 La méthode du refroidissement, préconisée par Régnault et appliquée par M. Osmont: on soumet une barrette d’acier à une température élevée et on la laisse refroidir spontanément, soit à l’air libre, soit dans une enceinte close, en notant le temps mis pour passer d’une température à la suivante. De cette étude, M. Osmont tira les conclusions suivantes: pour le fer pur, il existe deux températures 855° et 744° auxquelles s’effectuent des dégagements de chaleur; ce sont les points et ci2; 20 pour les aciers, outre les deux premiers points, il en existe un troisième, le point qui se manifeste à une température plus basse (68o° à.7000); dans les aciers très doux, les trois points sont distincts, n3 descend un peu» aL est à peine marqué vers 68o°; 4° dans les aciers dont a3 se rapproche de a% et finit par former avec lui le point double aza% aux environs de 74°%, Ie point ai remonte vers 690 >
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- 5° pour les aciers mi-durs, le point double a3a2 s’est avancé vers ai ; 6° enfin, pour les aciers durs, les trois points sont confondus en un seul vers 700° et forment le point triple aza2av point de recalescence de Barett.
- Ces résultats permettent de classer un acier et d’avoir sa teneur approximative en carbone, connaissant sa courbe de refroidissement.
- Cette méthode a l’inconvénient de faire entrer en jeu deux genres de viscosités : l’une d’ordre physique, le retard apporté par les appareils à se mettre en équilibre ; l’autre d’ordre chimique, plus importante.
- 20 Les conclusions données par la méthode de la résistance électrique demandent certaines réserves dues à ce que les expériences exigent un chauffage prolongé dans l’hydrogène.
- 3° La méthode dilcitométrique a montré que jusqu’à 700° le fer et l’acier ont la même loi de dilatation; à partir de 700° on remarque une contraction brusque dont l’amplitude augmente d’abord avec la teneur en carbone, atteint un maximum pour l’acier à o,85 de carbone et diminue ensuite quand la teneur tend à augmenter; après cette contraction brusque, on observe, en élevant la température, une zone de transformation plus étendue. Cette deuxième période de transformation s’étend sur un intervalle de température d’autant plus étendu que la teneur en carbone est plus faible; elle prend fin à une température voisine du point az et cesse d’être nettement observée pour les aciers contenant plus de 0,67 de carbone.
- A la suite de ces résultats, on a édifié une théorie sur la constitution du fer et des aciers et les transformations que la température fait éprouver à ces corps.
- Pour le fer, les dégagements de chaleur donnant naissance aux points ci3 et <z2, correspondraient à des transformations allotropiques de ce métal et l’on aurait un état a au-dessous de <z2, [3 entre a2 et ciz, y au delà de «3; l’état a correspondrait à la variété magnétique. Il faudrait supposer que le passage d’un état à l’état suivant se fait d’une façon brusque ; aussi admet-t-on aujourd’hui qu’il n’existe que deux états isomériques a et j3 et que le passage de l’un à l’autre se fait d’une façon graduelle.
- Il reste encore bien des points à élucider : le point par exemple, continue-t-il à se mantfester dans le fer carburé?
- M. G. Bet.loc a entrepris de poursuivre l’étude du fer et des aciers par une méthode qui serait seulement sensible aux manifestations du point a,A ; telle est la méthode thermoélectrique. Elle lui a permis de reconnaître que le points,, se manifeste aussi bien dans le fer que dans n’importe quel acier et Fauteur a pu caractériser la teneur en carbone d’un acier, connaissant le diagramme du pouvoir thermoélectrique de cet acier, associé au platine.
- Deux méthodes principales peuvent être employées pour faire l’étude expérimentale d’un couple thermoélectrique de deux métaux :
- i° On relie les fils du couple aux bornes d’un galvanomètre, préalablement gradué en microvolts et on note les élongations correspondant aux diverses températures;
- 20 On oppose, à la force électromotrice thermoélectrique une dérivation connue d’une pile étalonnée.
- La première n’exige aucune manipulation pendant le cours d’une expérience; elle convient surtout lorsqu’on dispose d’une enceinte où la température croît et décroît d’une façon continue. Son inconvénient est de totaliser toutes les élongations, ce qui entraîne l’emploi il un galvanomètre peu sensible pour 11e pas sortir des limites de l’échelle.
- La seconde méthode, qui est celle bien connue du zéro est beaucoup plus précise que 1& première et doit être préférée pour les mesures absolues; seulement, chaque lecture exilant unemanipulation durant laquelle la température doit rester stationnaire, on ne peut
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- l’employer qu’en se servant d’enceintes à températures fixes, qui sônt forcément limitées.
- Il y a un intérêt évident à ce que les courbes de forces, électromotrices soient construites avec un nombre de points aussi grand que possible, correspondant à des variations régulières de température ; en outre, le cycle complet de températures doit être parcouru en une seule séance.
- Aussi M. Belloc a-t-il dû choisir la première méthode; il a aussi fait usage d’une méthode mixte où la force électromotrice thermoélectrique est annulée une fois pour toutes par une dérivation prise sur une pile auxiliaire constante.
- — Le four électrique est l’enceinte qui a paru répondre à tous les desiderata : il réalise, en effet, le minimum de dimensions d’encombrement; la forme se prêtant le mieux aux diverses opérations, le réglage à volonté de la température, le non échauffement du laboratoire. Le thermomètre employé a été le couple thermoélectrique platine-platine rhodié de Le Châte-lier; on a choisi le platine comme métal à associer à l’acier pour former le couple.
- Si l’on a un couple formé de deux métaux P et F, dont les deux soudures soient aux températures absolues et T2 (Tt> T2) et si l’on désigne, suivant les remarques de M. Pellat :
- la force électromotrice correspondante ; tt, et ~2 les forces électromotrices aux soudures, corrélatives de l’effet Peltier ;
- /p {t) et fF (t) les forces électromotrices élémentaires, corrélatives de l’effet Thomson, il existe entre ces quantités la relation suivante :
- EÏJ = [fP (t) - fP fi)] àt.
- La force électromotrice E, résultante complexe d’effets thermiques étendus à tout le circuit, définit mal l’état de la soudure chaude et elle est mal définie par lui. Il n’en est pas de
- même de sa dérivée puisque d’après la relation connue :
- <iE r
- dt T
- elle ne dépend que de l’état de la soudure à la température T. Malheureusement, cette relation n’est rigoureuse que lorsqu’elle s’applique à des métaux homogènes ; or la température apporte dans le fer des changements d’état à partir de 700°; on ne peut donc pas l’appliquer dans toute l’étendue de température qui a été étudiée. Néanmoins. M. Belloc,, tenant compte de ce fait que ces changements d’état sont réversibles a pu tirer de la considération
- de la quantité d’utiles indications sur ces modifications allotropiques.
- Les résultats numériques obtenus par l’auteur lui ont montré que les valeurs de d'un
- couple acier-platine peuvent se caractériser par une courbe ayant : i°un minimum commun à-tous lés couples vers 38o°, correspondant à 8,7a microvolts ; 20 un maximum dont l’abscisse et l’ordonnée sont en relation inverse avec la teneur en carbone, l’abscisse variant de 680 à 820° et l’ordonnée de 16 à 20 microvolts; 3° un second minimum particulier à chaque courbe, dont l’abscisse est distante du maximum de 120° environ, et dontl’ordonnée diffère de ce même maximum de 4 micro volts environ.
- La partie intéressante de ces diagrammes réside dans la région située entre 700° et 1000 • Le rôle du carbone est de détacher les courbes les unes des autres et de les étaler entre
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- un maximum et un minimum, suivant la teneur en carbone. Dans cette région, les diagrammes se composent d’un réseau de droites dont l’intervalle diminue à mesure que la teneur en carbone augmente. ’
- M. Belloc a aussi cherché l’influence du manganèse et du silicium sur la force électro-motrice. Il a trouvé : i° que la teneur en carbone abaisse la force électromotrice; 2° que la teneur en manganèse l’abaisse aussi; 3° que la teneur en-silicium l’élève.
- Décarhuration des aciers et lames métalliques minces par évaporation dans le vide, par Gt: Belloc.
- L’auteur a montré qu’un acier, chauffé vers iooo0 dans le vide, l’air ou l’hydrogène se décarbure; il a constaté qu’en opérant dans le vide, le phénomène de la décarburation est lié à la présence des gaz occlus dans le métal; gaz qui sont nécessaires pour amorcer la décarburation; mais cette dernière exige, pour être continuée, l’intervention d’une énergie auxiliaire, soit électrique, soit chimique. Ces gaz occlus jouent encore d’autres rôles : ils interviennent dans la valeur de la résistance électrique, qui diminue de .12 p. 100 lorsque ces gaz ont été enlevés.
- La décarburation ne se produit pas en l’absence de ces gaz; si l’on opère dans le vide, le fer se volatilise en quantité considérable et le dépôt sur le ballon en est tel que les parois en sont rendues opaques à toutes les lumières; d’ailleurs, la balance accuse une perte en poids de 20 p, 100. C’est ce qui explique que la non décarburation est accompagnée d’une surcarburation, puisque le fer s’en va et que le carbone reste.
- Cette évaporation du fer exige le voisinage d’une paroi froide et ne peut pas être produite dans un tube chauffé extérieurement; elle est retardée par une mince couche d’oxyde et facilitée par des traces d’hydrogène. Elle n’est pas, d’ailleurs, spéciale au fer et se produit aussi avec d’autre métaux, tels que le nickel, l’argent, le cuivre, etc.; si l’on dépose dans le ballon des plaques de verre, ces plaques se recouvrent d’une couche mince de métal qui, vu par transparence, accuse des colorations diverses; ainsi le nickel est marron, l’argent est bleu, le cuivre est vert bronze.
- Champ de cristallisation et cristallogénie, par Stéphane Leduc, Professeur à l’Ecole de médecine de Nantes.
- Si on laisse dessécher une substance colloïde pure, on obtient un solide amorphe, homogène. Si on a préalablement ajouté à la solution colloïde une substance cristallisable, on obtient des formes régulières qui ne sont pas celles des cristaux ; ces formes résultent évidemment de l’intervention, pendant la solidification, de la force de cristallisation, c’est-à-dire de la force qui tend à diriger les molécules cristalloïdes dissoutes vers les centres ou noyaux de cristallisation ; il est aisé de reconnaître que les molécules des corps eristalli-sables entraînent dans leur mouvement les molécules colloïdes et donnent ainsi naissance aux formes régulières constatées. La cristallisation dans les colloïdes exerce donc une action morphogénique constante dont le rôle dans la nature peut être très étendu, puisque les tissus vég'étaux et animaux résultent de la solidification de solutions de colloïdes et de cristalloïdes mélangés. La cristallisation doit donc intervenir dans la morphogénie des êtres vivants.
- H. Stéphane Leduc définit le champ de cristallisation, l’étendue de l’espace où s’exerce 1 action d’un centre ou noyau de cristallisation. En étendant sur une plaque de verre une solution formée d’un mélange d’une substance cristallisable et d’un colloïde, les molécules s orientent et se déplacent de façon à représenter, après la dessiccation, les directions sui-
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- -vant lesquelles elles ont été sollicitées, c’est-à-dire à tracer les lignes de force du champ de cristallisation. La préparation peut servir comme un cliché ordinaire pour en tirer des épreuves photographiques avec la lanterne d’agrandissement. Suivant la proportion du colloïde : gélatine, gomme, albumine, etc., suivant la concentration du corps cristallisable et la rapidité de la dessiccation, on obtient le champ seul, sans cristal perceptible au centre, ou le champ avec un cristal plus ou moins complètement formé ; ces dernières préparations renseignent sur les rapports entre les cristaux et leurs champs.
- Les champs de cristallisation ainsi obtenus peuvent servir à caractériser les substances.
- Note sur des appareils de mesure d’ondes électriques, par C. Tissot, lieutenant de vaisseau, professeur à l’école navale,
- M. Tissot a signalé l’emploi du bolomètre comme détecteur d’ondes assez sensible pour pouvoir servir d’appareil de mesures à distance. Le bolomètre que l’auteur utilise est constitué essentiellement par deux systèmes de fils fins de platine; abcd; a'b’c'd' absolument identiques, et disposés sur les branches d’un pont de Wheastone MNPQ (fig. 1).
- Fig. 2.
- L’équilibre du pont est réalisé à l’aide de deux bobines p et p7 immergées dans le même bain de pétrole et d’un pont à corde KK7. Les systèmes abcd, a'b'c'd' sont disposés en pont et parfaitement équilibrés par construction. L’antenne se fixe en a et la terre en c) c’est en somme un dispositif schématique identique à celui de Rubens).
- L’appareil permet de recevoir et de déceler l'effet des ondes à plusieurs kilomètres de distance, en employant en b un galvanomètre sensible. L’auteur se sert d’un type Thomson (Broca-Carpentier) dont la bobine a une résistance sensiblement égale à celle des autres branches du pont.
- La quantité que l’on mesure ainsi est évidemment Jvdt étendue à la durée d’une ^période complète.
- C’est en somme l’énergie totale reçue par l’antenne.
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- aaoPour obtenir une autre indication et, en particulier, pour étudier l’amortissement, M. C. Tissot s’était d’abord servi du dispositif de Rutherford, basé, comme on le sait, sur la démagnétisation permanente d’aiguilles d’acier aimantées au préalable à saturation.
- Il avait essayé de se servir du dispositif beaucoup plus sensible que 31. Marconi et lui-même avaient fait connaître et étudié sous le nom de « détecteur magnétique ». Pour pouvoir utiliser l’appareil à une mesure, il faudrait obtenir la déviation d’un balistique par la quantité d’électricité induite, c’est-à-dire remplacer l’observation au téléphone par l’observation au galvanomètre. Or, l’effet du courant induit dû à la variation lente du champ causée par la rotation de l’auvant est beaucoup plus considérable sur le balistique que l’effet qu’il s’agit d’observer.
- Il s’agit donc de compenser exactement à tout instant sur le balistique le premier effet pour pouvoir déceler le second. M. C. Tissot a donc établi l’appareil suivant qui n’esl, en somme, qu’un détecteur double. L’un des détecteurs est constitué par un aimant recourbé G (fig. 2), une bobine primaire A à noyau de fils d’acier et une bobine secondaire a. L’autre détecteur, aussi identique que possible au premier, comprend un aimant c', une bobine primaire B et une bobine secondaire b. Les aimants cet c' sont solidaires et calés sur le même axe. Les bobines a et b sont reliées en opposition sur un balistique sensible G (ou sur un électrodynamomètre genre Bellati). En réglant convenablement le centrage et les distances respectives des systèmes A et B aux aimants on obtient un équilibre parfait de l’appareil G pendant la rotation du système. Mais cet équilibre est détruit si l’on intercale Vune seule des bobines primaires, avec B, par exemple, sur le trajet de l’anode, c’est-à-dire entre l’antenne réceptrice et la terre. Les expériences qui ont été exécutées par l’auteur et qui ont été signalées par ailleurs l’ont amené à conclure que l’effet enregistré par le détecteur, tout comme celui qui décèle le dispositif Rutherford, est proportionnel à Vintensité maxima du courant induit dans l’antenne.
- Ainsi, le bolomètre peut être considéré comme fournissant Y intensité efficace et le détecteur différentiel", Y intensité maxima du courant. La discussion des observations permet aussi de faire l’étude de l’amortissement dans les différents systèmes de transmission utilisés en télégraphie sans fil.
- Variations de Fintensité actinique de la lumière avec F altitude, par Th. Nogier, préparateur de physique biologique à la Faculté de médecine de Lyon.
- M. Th. Nogier a employé un appareil enregistreur aussi simple qu’il est possible de l’imaginer : il se compose d’un châssis photographique i3 X 18 dont la glace a été remplacée par un verre très mince sur lequel ont été fixées 60 feuilles de papier paraffiné, groupées deux par deux, de telle sorte qu’elles se recouvrent incomplètement les unes les
- autres, si bien que la lumière traverse successivement 2, 4, 6, 8, 10. 60 épaisseurs de
- papier. L’appareil ainsi disposé rappelle le radiochromomètre de M. Benoist. On place, au-dessus de cette plaque, une feuille de papier sensible et au-dessus une large règle en zmc percée d’une fenêtre allongée et mobile entre deux coulisses, dont l’une est munie d’un repère. Supposons maintenant que la règle se déplace une fois par jour d’une longueur calculée d’avance, le papier photographique noircira d’une façon variable suivant l’intensité des radiations chimiques qui auront traversé l’appareil. A la fin de la semaine, se trouveront enregistrés, à côté les uns les autres les renseignements que l’on désirait obtenir et il n’y aura plus qu’à compter le nombre des petites cases teintées sur le papier photographique, jusqu’à la dernière visible.
- Les expériences, entourées de toutes les précautions possibles, faites par M. Nogier, à
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- — NMO
- Lyon (190 m) et à Ambert (35o m) lui ont montré que l’intensité des radiations chimiques de la lumière'’solaire croit avec l’altitude. Cette conclusion explique la.,facilité avec laquelle on tombe d’insolation en montagne, et met en relief l’importance de la cure d’altitude lorsque, malade, on veut s’abreuver aux sources de la vie : l’air pur et la vivifiante lumière.
- G.-H. Niewenglowski. .
- CHEMIN DE FER ÉLECTRIQUE FRI B O U RG- M O R A T- A N E T
- ' (Fin.) "
- Réseau. — Pour l’amenée du courant, on a employé un troisième rail du type Vignole fait en acier Thomas. La longueur des bouts de rails est de 20 m, pesant 23 kg par m. courant (fig. 7, 8,9, 10, n, 12, i3 et 14).
- Ce troisième rail a sa surface de roulement 135 mm au-dessus de celle de la voie et son axe est éloigné de 660 mm du rail de la voie la plus rapprochée.
- Ce rail de contact repose sur des traverses spéciales disposées tous les 4 m entre celles de la voie et il est monté sur des traverses au moyen d’isolateurs construits spécialement (fig. 7). Le cahier des charges imposait plusieurs conditions pour ces isolateurs ; ils devaient donner une grande isolation par rapport à la terre, présenter une grande solidité pour résister à la pression et à l’arrachement: les secousses ne devaient pas avoir d’influence sur le tracé du rail de contact pas plus que les phénomènes de dilatation par la température, tout en permettant le mouvement qui en résulte ; le troisième rail devait avoir une forte assise et présenter toujours une surface de contact unie à la prise de courant de la voiture automotrice.
- Ces isolateurs de rails se composent d’un socle en fonte sur lequel est serré un isola* teur en ambroïne. Sur ce dernier est posée librement une calotte en fonte qui recevra le rail de contact.. Pour amortir les secousses produites par le frottement de l’appareil de contact qui pourraient briser l’isolateur, on a disposé entre la calotte et l’isolateur une rondelle de linoléum, ce qui a donné d’excellents résultats. Les calottes f sont pourvues de 2 crochets qui viennent tenir le rail. Le rail une fois posé dans la calotte de fonte au moyen de grues spéciales, construites à cet effet, on tourne la calotte et les crochets viennent pincer le rail parle patin. Pour éviter que les calottes tournent dans l’autre sens et lâchent le rail, on a fait des attaches avec du fil de 4 mm. Cette disposition du rail qui peut se mouvoir dans la calotte entre certaines limites, pendant que le rail et les isoloteurs considérés comme un tout ont de nouveau un certain jeu, assure une longue durée à cette disposition de contact.
- En dehors de ceci, on a pris d’autres mesures contre la dilatation longitudinale produite par les variations de température. Tous les 100 m le troisième rail offre une solution de continuité de i4o mm. Les deux bouts de rails peuvent glisser entre deux éclisses servant de guidages (fig. 8). La liaison électrique est faite au moyen de câble de cuivre de 100 mnr de section fixé aux 2 extrémités et enroulé en spirale, en sorte que les variations de lon-
- (*) Voir Éclairage Electrique, t. XXXVIII, n° 9»
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- 36cj
- gueur du rail puissent se faire sans avoir à craindre que ces bouts de câbles se détachent par le temps.
- A cause des variations continuelles de pente on a dit faire un solide ancrage du troi-
- sième rail. Chaque point d’attache des ancrages se trouve entre deux dispositifs de dilatation. Ils se composent de fils d'acier de 6 mm tendus dans les deux sens de la marche des trains et attachés à l’âme du rail de contact et aux traverses de la voie normale. Pour avoir
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- 3^0
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- une seconde isolation du troisième rail par rapport à la terre, chaque extrémité des fils d’ancrage est munie d’un isolateur. Entre les isolateurs des deux extrémités de chaque fil d’ancrage, il y a encore un tendem.
- Pour des raisons de sécurité, le troisième rail a dû être interrompu à tous les passages à niveaux (fig. 12). Les extrémités des rails en ces coupures sont taillées en biseau pour offrir à la pièce de contact du train une marche sans secousse. La largeur de la solution de continuité aux passages à niveaux est telle que les extrémités du rail' de contact sont à i,5o m des bords de la route. La plus grande interruption est de 12 m, la plus petite de 5 m.
- Fig. 8. — Eclissage électrique du troisièma rail.
- La liaison électrique entre les deux extrémités du rail de contact est faite par un fort câble isolé de 200 mm2 de section (fig. i3).
- Celui-ci est logé dans un tuyau à gaz souterrain et aboutit de chaque côté de la route à deux boîtes de jonction dans lesquelles on a coulé de la matière isolante et qui contiennent les deux bornes du câble flexible qui s’attache à l’âme du rail de la même manière que les éclisses électriques.
- La surface de contact du frotteur aux aiguilles est faite par des pièces de bois de 4 1T1 de longueur taillées en biseau et vissées au troisième rail (fig. i4). La partie supérieure est recouverte par une bande en fer. Ainsi, aux aiguilles, cette disposition conduit légèrement et forcément le frotteur de la voiture au rail de contact.
- Contre les détériorations et avant tout comme mesure de sécurité, on a établi sur toute la longueur du rail de contact une protection en bois qui consiste en planches fixées de chaque côté à l’âme du rail par des plots de bois (fig. 7). Les planches convergent à la partie supérieure pour y laisser encore une ouverture de 70 mm qui permet à la pièce de contact de la voiture de passer.
- Le rail de contact est alternativement d’un ou de l’autre côté de la voie. Cette dispo-
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- sition est le résultat de différentes considérations. Dans les stations comme vers les maisonnettes des garde-voie il fallait éviter que le public comme le personnel de la voie vinssent à toucher le troisième rail, c’est pourquoi on l’a éloigné le plus possible du perron
- Fig. 9. — Pelisses électriques.
- comme de la maisonnette. Il y avait aussi*les passages à niveaux sous un angle très aigu et pour raccourcir le plus possible la solution de continuité qui peut être de 12 m au maximum d’après la disposition des pièces de contact de la voiture, il a fallu encore alterner le
- Fig. 10. — Pose.
- côté du troisième rail par rapporta la voie. Enfin, autant que possible on a cherché à avoir ainsi une usure égale des deux frotteurs de la voiture.
- Puisque les deux sous-stations sont tout près de la voie, on a pu éviter une longue ligne d’alimentation. Le courant est amené au troisième rail par un câble souterrain qui est
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- fixé comme les autres liaisons électriques dont on a parlé plus haut. Par ces deux points d?alimentation le rail de contact se trouve divisé en trois tronçons qui peuvent être mis hors circuit à volonté et être alimentés par l’une ou l’autre des sous-stations.
- Dans les gares, les lignes aériennes dont on a parlé au commencement Sé composent de fil de cuivre dur, étiré de 8 mm, suspendu soit à des fils transversaux, soit à des poteaux et isolé trois fois (fig. io et 16). Les lignes de contact aériennes sont protégées dans chaque
- Fig. xi. — Montage du troisième rail.
- station par un parafoudre, à Morat par deux. Elles dépassent également chaque côté dè la station avec le rail de contact. Elles sont alimentées par ce dernier au moyen de câbles et de boîtes de jonction.
- Pour éviter qu’aux passages sous les ponts il se produise des courts-circuits par suite d’avoir négligé de rabaisser l’archet de contact, on a tendu une ligne en fil isolé servant de guidage (fig. 17). Ce dernier dépassant de chaque côté, le passage est tendu sur des fils transversaux ; l’archet ainsi est fortement rabaissé, de sorte qu’il ne peut toucher aucune partie du pont.
- La ligné de retour du courant est constituée par la voie normale qui est éclissée électriquement par des bandes de cuivre ondulées (fig. 9 et 19); ainsi la liaison est flexible.
- L’éclairage des stations et des passages à niveau est fait à 100 volts ou plutôt à 200 au moyen de lampesà incandescence reliées en série de huit ou plutôt de quatre.
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- , Voitures automotrices. — Le service de traction est assuré par trois voitures automotrices munies des deux systèmes de prise de courant, soit les frotteurs et les archets,(fig., 18 et 20). . ... •• ,:r,d4,/
- ; . >;Ces voitures ont les dimensions suivantes : ^ .. M
- Longueur totale y compris les tampons...................................
- » de la caisse .............................................
- Largeur la plus grande...............................................
- Hauteur de l’arête supérieure du toit au-dessus de l’arête supérieure du rail
- Ecartement d’un axe de boggie à l’axe de l’autre boggie..............
- Ecartement des roues d’un boggie.....................................
- Poids total d’une voiture complètement équipée.......................
- ‘ i6,îv J » 1 ^
- 3,o35 »
- 3,75 » n,5 »
- 2,6 »
- 33 tonnes
- Fig. 12. — Interruption du troisième rail à un croisement de route.
- La partie mécanique des voitures faite par la Société industrielle Suisse de Neuhausen comprend deux boggies, un truck et une caisse pour chaque voiture. >. , ,
- Les boggies sont interchangeables dans toutes leurs parties. Les bandages et les axes sont en acier homogène, les moyeux des roues en fer forgé. Les ressorts de suspensions sont faits de ressorts plats empilés dans lesquels on a ménagé au laminoir des encoches et des rainures pour empêcher qu’ils dévient Lun par rapport à l’autre.
- Sur les longrines et traverses des boggies ainsi que sur un certain nombre de supports rivés à ceux-ci, repose la caisse par l’intermédiaire de feutre imprégné. Elle est serrée au moyen de boulons aux pièces correspondantes du truck. ,
- Le squelette de la caisse est en chêne, la partie intérieure et le toit en sapin, le cadre du toit en pin. ,
- La garniture extérieure de la caisse est en tôle de i,5 mm d’épaisseur.
- La caisse de la voiture est complètement fermée (fig. 21, 22, 23 et 24). La place du
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- conducteur est séparée de celles réservées au'public. Les plate-formes comme les places
- ^ •
- J* 5 dm.
- Fig. i3. — Interruption du troisième rail et liaison souterraine aux croisements des rues.
- rig. 14. — Bifurcation : dispositif pour le troisième rail.
- du conducteur sont accessibles par des portes et complètement fermées. A la disposition
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- du public il y a un compartiment de deuxième classe avec 8 places assises et trois compartiments de troisième classe, soit 4° places assises. Entre les deuxièmes et troisièmes classes il y a le compartiment à bagages.
- La ventilation de l’intérieur de la voiture est faite au moven de ventilateurs tornilles fixés sur le toit. Le réglage est obtenu au moyen de rosettes perforées.
- Les voitures sont munies du frein automatique Westinghouse qui est en liaison avec le frein ordinaire à manette. La pompe pour l’air comprimé est actionnée par un des axes des roues par l’intermédiaire d’une chaîne. Les freins (fig. a5), dont les sabots sont en fonte d’acier, agissent doublement sur les quatre axes. Les appareils de manœuvre des freins à air comprimé sont disposés sur la paroi en avant de la plateforme, à côté du contrôleur système série parallèle. L’air comprimé sert aussi pour le sifflet de signal.
- Chaque voiture automotrice est équipée de deux moteurs type Oerlikon TM 20 spécialement construit pour les trains relativement lourds et à voie normale (fig. 26).
- i Les moteurs sont d’une puissance de i5o chevaux chacun et fonctionnent sous une ten-s sion de 700 volts à raison de 4°o à 4^o tours par minute ; par un renvoi d’engrenages d’un rapport de 1 : 4 et pour un diamètre des roues de 1 100 mm on obtient une force normale-
- Poteau à un bras.
- Fig. 16. — Poteau à deux bras.
- de traction de 200 kg mesurée à la périphérie de la jante pour une vitesse de 20 à 22 km à l’heure.
- Le rendement des moteurs, comme la caractéristique des vitesses et réchauffement sous différentes charges et sous différentes durées de charge sont indiqués sur les deux diagrammes ci-contre.
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- > La'-carcasse div moteur est en ion te d’acier ; la partie inférieure s’ou vre par charnières et permet de sortir l’induit sans enlever le moteur du truck.
- Une ouverture ménagée au-dessus de4la carcasse du moteur permet un contrôle facile du collecteur. Une deuxième ouverture dans la partie intérieure de la carcasse facilite un léger nettoyage du moteur.
- Les paliers sont à graissage automatique à bagues ; les coussinets des paliers en métal
- blanc antifriction sont calculés largement ^ afin de réduire à un minimnm la pres-
- f , U „ sion des paliers.
- Le moteur est suspendu d’un côté au moyen de ressorts en spirale à une forte traverse et de l’autre côté aux essieux par deux paliers largement calculés. Le graissage des essieux est fait par du feutre imbibé, système analogue à celui employé pour les trains à voie normale.
- ! La forme de la carcasse est telle que l’humidité, les poussières ainsi que l’huile des paliers ne peuvent pénétrer sur les parties vitales du moteur.
- L’armature a un diamètre de 55o mm,
- I une largeur de fer de 3oo mm et possède 49 dents Dans chacune d’elles il y a 12 1 conducteurs composés chacun de deux fils de 3 4/3-8 [mm de diamètre mis en parallèle. La résistance de l’enroulement est de 0,01 ohm.
- Le collecteur de 42° nam de diamètre et de i85 mm de largeur se compose de 147 lamelles de cuivre spécial étiré dur, j isolées entre elles par des feuilles de mica de 0,8 mm. Il est largement calculé et possède une grande surface de refroidissement. La prise du courant se fait par des balais en charbon qui sont pressés sur le collecteur par de forts ressorts. Le collecteur peut supporter momentanément une surcharge de 100 p. 100 sans une production dangereuse d’étincelles. A charge normale, il fonctionne sans étincelles.
- Le champ magnétique est produit par quatre pôles dont les noyaux lamellés sont boulonnés à la carcasse. Les 4 bobines reliées en série se composent de 60 spires de fil de 7.0/7.4 mm ; elles ont une résistance de 0,07 ohm.
- L’isolement de toutes les parties des moteurs a été essayé à 3 000 volts alternatifs.
- Le poids total du moteur, sans les engrenages est de 2 700 kg; avec les engrenages et leur boîte de protection 3 o5o kg. L’induit pèse 840 kg et les bobines des inducteurs 22.Q kg.. : ...i ... U: :ï-v . -.. -
- , .Sur cha(p 1 evplatelôr 1 ne pour le conducteur, il y a un appareil de réglage. Il est enfermé
- Fis
- — Dispositif du lil de protection au passage d'un pont.
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- dans^ine' boîte; en ’ fonte qui s’ouvre par une porte en tôle recouverte intérieurement
- d’amiante. La partie Supérieure de cet appareil est fermée par un couvercle métallique sur lequel se trouvent les différentes inscriptions pour la marche et le freinage. A l’intérieur
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- de cette carcasse il y a un gros et un petit cylindre de commutation. Les contacts du gros cylindre sont en une seule pièce de fonte et calés et isolés sur l’arbre sur lequel se trouve aussi le dispositif de soufflage magnétique des étincelles.
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- i - - - - -
- - -1 T ~ 1
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- - ----------------------------------20000 ----------------------------------
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- Fig. 19. — Eclissage électrique.
- Ce dernier se compose de deux grosses bobines fixées l’une en haut, l’autre en bas du cylindre. Ces bobines faites d’un grand nombre de Spires de ruban de cuivre sont en série sur le courant principal. Le ruban est garni d’une gaine en matière très isolante et incombustible.
- "Fig. 2.0. — Voiture automotrice.
- Le petit cylindre dont les pièces de contact en bronze sont serrées sur un arbre, com* mute le sens de rotation des moteurs. Ce cylindre qui commande non seulement la marche avant et arrière mais aussi les degrés de freinage est disposé de manière qu’aucune-fausse manœuvre ne soit-possible.
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- { \ Les deux cylindres sont manœuvrés par une manivelle. Dès ouvertures par lesquelles passent les conduites bien isolées sont ménagées sous l’appareil de réglage, - • ...... A;.5
- D’après le principe série parallèle les moteurs sont mis en marche en sérié avec f ies résistances, puis celles-ci sont mises hors circuit, puis les moteurs sont enclenchés^en parallèle avec les résistances; en dernier lieu la marche normale est obtenue par~l%s moteurs mis, en parallèle et sans résistances. . .
- Fig. 2X. — Place réservée au watman.
- Ces commutateurs de réglage, Système Oerlikon, ont quatre positions pour la série ; trois sont pour les degrés des résistances, une est sans ces dernières; de même que trois positions pour la marche en parallèle, deux avec et une sans résistance.
- En dehors de ces contacts pour la marche, il y a encore ceux du freinage qui mettent en parallèle les moteurs sur les résistances de démarrage en les faisant fonctionner comme générateurs et par conséquent l’inertie de la voiture est transformée en énergie électrique.
- Six contacts dont cinq avec résistances, le sixième avec mise directe en court-circuit des moteurs, permettent le freinage en marche pour les différentes pentes et charges, comme aussi le freinage de sûreté à grand effet mais agissant graduellement et par conséquent sans à-coup.
- Les voitures automotrices ont chacune douze boites de résistances. Elles sont prisma-
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- tiques et en fonte. A l'intérieur, dans des plaques de porcelaine se trouvent des rubans de constantan entre lesquels il y a des couches isolantes en asbeste.
- La prise de courant se fait au moyen de quatre sabots et de deux archets. Les premiers sônt disposés par deux de chaque côté de la voiture à une distance de i4>5 ui de sorte qu’à là plus grande solution de continuité du troisième rail, il y a toujours un sabot qui reçoit du Courant. Ce sabot est fait en fonte d’acier et il est fixé dans des glissières sous le truck de la voiture duquel le sabot est isolé. Par son propre poids il presse suffisamment pour faire un bon contact sur le rail.
- La prise de courant sur la ligne aérienne est faite au moyen de deux archets étroits à cause du peu de distance qui existe entre les bords des toits des perrons à la gare dé Fribourg. Ces archets dont seul celui d’avant est utilisé sont levés et rabaissés par un dispositif dont la roue à manivelle se trouve dans la cabine du wattman.
- Dans cette cabine, sur une plaque spéciale, il y a encore un interrupteur automatique les coupe-circuit des moteurs, du chauffage et de l’éclairage, l’interrupteur principal du circuit des archets et un chercheur de lampes. La mesure du courant se fait par un ampèremètre et un voltmètre montés séparément.
- L’une des cabines du wattman est munie d’ûn tachymètre qui fait fonctionner une sonnerie à l’autre cabine lorsque la vitesse maximale est dépassée.
- L’éclairage est fait au moyen de deux séries de huit lampes de a5 bougies à ioo volts.
- 20 radiateurs consommant ensemble 8 800 watts assurent le chauffage de chaque voiture. , :..... .... ....... . ....... ...... ...
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- Il faut encore noter que les voitures de la traction à vapeur ont été équipées..de; réglai-, rage et du chauffage électrique par les Ateliers de construction Ôerlikoii. Le courant, esi
- Fig. 24. — Place des bagages dans la voitux’è.
- amené de la voiture automotrice aux voitures de remorque par des accouplements électriques particuliers.
- Exploitation. —- La mise en marche d’une voiture automotrice se fait de la manière suivante: on établit la liaison entre la voiture et l’amenée du courant, et dans les -stations
- où il y a la ligne aérienne on lève l’archet depuis la cabine du wattman; dans cercas Tinter-irupteur principal est ouvert. Sur la ligne et dans les stations qui n’ont pas de ligne
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- t. xxxvmc-drjft
- aérienne*, oivferme rinterrupte-ur’prinçipal, l’areliet étant: baissé.'En&uite ©nefePtiïe Piifter-rupteur-, automatique, on desserre les-freins et l’on manœuvre lés; appareilsi.de réglage.- -Le passage de la ligne aérienne au troisième rail s’opère par la fermeture de l’interrupteur principal et l’abaissement de l’archet; le passage du troisième rail à la ligne aérienne se fait de la manière inverse. \
- ! Ing. S. Herzog.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Méthode d’essai des grands alternateurs, par W.-E. Burnand. Eleclrical World, 2 janvier 1904, p. i5-i6.
- Les essais effectués sur les alternateurs concernent ordinairement le rendement, la chute d.e tension sur circuits,inductifs et non inductifs, et réchauffement en charge. Une méthode d’essai dérivée de celle cl’Ilopkinson pour les dynamos k courant continu a été imaginée autre-
- Fig. 1.
- fois par Mordey. Elle consiste (fig. 1) k coupler une partie des bobines induites en opposition avec l’autre partie conformément k la figure 1 par exemple. On arrive bien ainsi k faire circuler le courant normal dans l’armature, mais le décalage du courant n’a aucun rapport avec ce qu’il est en charge, ce décalage étant voisin dé 90°. On peut le faire varier en introduisant
- des résistances dans le circuit des deux enroulements, mais il s’ensuit une consommation d’énergie qui devient rapidement considérable. De plus le montage est essentiellement dissymétrique et il s’ensuit des vibrations et des efforts anormaux. L’auteur propose, pour remédier k ces défauts, d’abord de diviser l’armature en 4 parties égales (fig. 2)- connectées de telle façon
- que les forces éléctromotriees engendrées s’opposent successivement, les forces électromotrices développées’ dans A et C étant de même sens, celles développées dans B et D étant de sens contraire. Pour faire circuler le courant dans le système, il met en série avec les enroulements une source extérieure sous la forme d’un petit alternateur, couplé arbre k arbre avec la machine principale en essai, s’il a le même nombre de pôles, ou par engrenage ou chaîne s’il a un nombre de pôles différent, de façon a donner la même fréquence.
- La puissance développée dans l’induit de-!*1
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- machine auxiliaire ^correspond seulement aux
- Generaietis en essai
- Voltmètre
- Fig. 3.
- pertes dans l’armature de la machine principale, mais le calage mécanique de l’induit permet de donner dans l’armature principale un courant décalé d’une façon quelconque par rapport à la force électro-motrice induite dans les bobines, et par suite de simuler les effets d’une charge quelconque.
- L’échauffement peut, en conséquence, être déterminé dans des conditions quelconques, ainsi que la'ehute de tension. Les pertes seront égales à la puissance nécessaire pour entraîner la machine à sa vitesse normale, le courant normal la traversant avec le facteur de puissance choisi, et déduction faite de la puissance perdue dans les connexions extérieures à l’induit, l’armature de la machine auxiliaire et l’engrenage moteur, éléments qui peuvent toujours être déterminés avec assez d’approximation pour permettre d’obtenir des résultats précis concernantla machine en essai. La figure 3 donne un schéma du montage de cet essai (%.3).
- ' Le voltmètre et le phasemètre sont connectés avec la moitié de l’induit ou le courant circule dans le sens de la force électromotrice, le fréquencemètre en parallèle avec le voltmètre.
- Un fait d’abord une mesure sans courant à travers l’armature, ensuite avec le courant de pleine charge, courant dont le décalage est réglé
- en modifiant le décalage mécanique entre l’induit de la machine en essai, et celui de la machine auxiliaire ; le courant est réglé en agissant sur le champ du petit alternateur. En supposant la vitesse constante, la différence entre les deux lectures du voltmètre à vide et en charge, donne la chute de tension dans une moitié de l’armature. Si la machine fonctionne comme cela a lieu d’habitude avec les deux moitiés de l’induit en série, la chute de tension est le double de la valeur trouvée.
- Si la vitesse ne peut pas être maintenue constante on corrige le résultat en tenant compte de l’indication du fréquencemètre. Enfin, on a encore sensiblement la chute de tension par la différence des lectures de a voltmètres placés chacun sur une des moitiés de l’armature.
- P. B.
- TRACTION
- i
- Traction électrique sur le canal Teltow.
- Electrotechnische Zeitsch. 3i décembre.
- Le remorquage sur la ligne d’essais est fait soit au moyen d’une locomotive (fig. i), soit au moyen d’un remorqueur. Ce bateau est muni d’une batterie d’accumulateurs de 220 éléments et peut prendre son courant par une connexion double de 12 m le long, au moyen d’un trôlet automoteur Lombard Gérin. La ligne aérienne de contact servant à la locomotive est aussi double parce que le retour du courant par les rails aurait amené des perturbations a l’observatoire magnétique de Postdam. Sur d’autres voies l’exploitation pourrait naturellement s’effectuer de la façon habituelle avec retour du courant par les rails. La locomotive présente deux dispositifs importants pour le remorquage : elle porte un mât élevé dont le but est de soulever le câble d’attache assez haut pour qu’il puisse passer au-dessus des bateaux rangés contre la rive, et elle est munie d’un treuil commandé par un moteur sur lequel s’enroule le câble d’attache. Le treuil n’est pas accouplé directement au moteur, mais par l’intermédiaire d’un embrayage à friction qui commence à glisser lorsque l’effort dé traction dépasse r 5oo kg. Ce dispositif a l’avantage de faciliter les démarrages et, en outre, il permet le décrochage automatique du câble en cas d’obstacles imprévus; Lorsqu’on doit démarrer avec un poids remorqué considérable, le câble est déroulé lentement
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- L’ÉGL A IRA GEl ÈLE CTRIQU E
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- T. xxxviïi. - N^to;’,
- au début pendanlî qù>é 'là locomotive démarre, et, lorsque la pleine vitesse est atteinte, il est £a mené1 ^éfcf v bon gtireiir0 n o rm'à 1 è5 * p a r * e n r oui e -ment sulr lé treuil.1 Darts les passagés1 sôus ‘lés ponts, où la voie présente des courbes de 12 m die rayon, il estifiéeessaire dé faire lamiême nba-
- - * - * A_________________
- :y '3V-H Fig. i.
- nœuvfe de!déroulage et d’enroulage, car la locomotive ne peut pas exercer son effort de traction total. Toutes les manœuvres possibles, comme l'érection et l’abaissement du mât, la commande dütreuily etc., sont effectuées par des électromoteurs' dont* lès leviers de commande sont disposés dans une cabine : cette dernière est entièrement fermée pour mettre le mécani-cièn ii l'abri des intempéries.
- A première vue, on pourrait croire qu’à cause du mât et de la bailleur du point d’application de la force, la stabilité de la locomotive est compromise. En effet, le câble ne va pas directement en arrière, inais en arrière- de côté, de sorte qu’il existe une composante latérale qui tend à faire basculer-la locomotive dans l’eau. En réalité*- un renversement n’est pas à craindre, car Faction de>-la composante dirigée en arrière est de charger les roues d’arrière et de décharger les roues d’avant, qui sont seules motrices. Si'donc par suite d’un obstacle, l’effort de traction devenait trop considérable, les roues motrices se trouveraient déchargées et commenceraient à patiner q l'effort de traction diminuant par suite du patinage, la composante latérale diminuerait aussi. I>ans les essais faits avec
- mât baissé cette correction nutômâtiquemé s*est produite que trèsj faiblenfent, mais1 elle était tout à fait inutile pùisqu’à cause du peu dehati* teur. du point ’ d’application aucun -versement n’étaitù craindre.* <«»-’.;••• En r» v ••}«(* 1 < -1 >Ees? es sais*-de traction * ont étë> exécutés avec j» la charge-suivante >: uri bateau pèsant-ï 4» tonnes à vide, chargé de 44° tonnes, un bateau pesant 100 tonnes à vicie chargé de 320 tonnes, un bateau p e s an t 60 • ton n es à vide chargé de 190 tonnes et uù bateau pesant 5o tonnes à vide chargé de i5o tonnes.'La charge totale atteignait x 4oo tonnes et fut remorquée à une vitesse de 4,35 km à l’heure : l’effort de traction était de 2 000 kg au démarrage et 1 000 kg en marche normale. La vitesse prévue de 4 km à f l’heure fut donc sensiblement dépassée. La -ï! tension entre fils était de 545 volts et le cou-rant moyen de 35 ampères ; ces chiffres in-diquent un rendement moyen de 6x,5 p. 100 compté depuis les fils de prise de courant jusqu’au câble d’attache. Lors d’un second voyage la charge remorquée était de 1 200 tonnes, l’effort de traction de 900 kg et la vitesse de 4,& km à l’heure., L’intensité du eoul’ant consommé était 3i ampères sous 020 volts dans la ligne. Ces chiffres indiquent un rendement de 65,5 p. 100. Enfin un dernier essai a été fait à une vitesse de 5 km à l’heure pour une différence de potentiel de 5g5 volts dans la ligne : l’intensité du courant absorbé était 33 ampères; la charge remorquée 1 000 tonnes, et l’effort de traction de 950 kg : il en résulte un rendement de 66 p. 100.
- Le remorqueur électrique a 18 m de long, 3,8 m de large, i,43 m de tirant cl’eau. Il est équipé avec 3 hélices commandées chacune par un moteur de 20 chevaux à 600 tours par minute. Le nombre de tours du moteur et, par suite, la vitesse du bateau peut varier dans de larges limites. La tension employée est de 5oo à 600 volts lorsque le bateau est connecté à la ligne aérienne ; pour la marche avec accumulateurs la différence de potentiel aux bornes du moteur est 400 et 4^0 volts. Le réglage de la vitesse ne se fait pas par l’emploi de résistances mais par des couplages appropriés des trois moteurs (fig. 2). En marche à vide, la vitesse atteint 12,5 km à l’heure et la consommation du courant 85 ampères sous 4°° volts avec une charge d’ensemble de 4^4 tonnes, le bateau
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- tient une vitesse , de 5,a ira à l’heure et consomme 43 kilowatts. On .voit par ces chiffres que le rendement du bateau est bien loin d’atteindre relui de la locomotive ; cela lient, en grande partie à ce que le rendement de l’hélice est très défeetu eux, su r 1 o u t da ns les cas. comme celui-ci,
- où sou diamètre doit être petit.. Comme le
- Fig. u.
- çon exploité au moyen des remorqueurs est relativement court et que la plus grande partie dé cette portion de canal est équipée pour la traction par locomotives, le mauvais rendement des remorqueurs a une influence très faible sur le rendement du dispositif total. D’après les résultats de ces essais, il est à souhaiter que le mode de traction par locomotives se répande et remplace le système actuellement employé de remorqueurs à vapeur à hélices dont le rendement est mauvais ; cette substitution entraînerait une diminution considérable des frais de transport par tonne-kilomètre.
- - O. A.
- TÉLÉPHONIE
- ’ • J. • 'V - - - -;(/ :> .f- ' % :
- - La fabrication de câbles téléphoniques à plusieurs âmes isolées a l’&ir> par Schmiett. Zeitschrift fur Ëlectrotechnik, 17 janvier.
- Actuellement, les communications téléphoniques sont assurées dans les grandes villes par des câbles souterrains. Il est évident que chaque ligne individuelle ne peut pas avoir un câblé spécial, et qu’il faut grouper tous les conducteurs d’une ligne générale dans un câble unique. L’industrie a donc été conduite à fabriquer des câbles à plus de 200 conducteurs doubles ; l’exposition de Dusseldorf contenait même un câble souterrain et sous-marin de 1 000 conducteurs doubles.
- Il existe un grand nombre de dispositifs et d’appareils pour la fabrication de câbles téléphoniques et télégraphiques à âmes multiples. Dans la fabrication des câbles pour faibles intensités de courant, le papier et l’air jouent un rôle prépondérant. On sait que ce genre de conducteurs présente la capacité minima et assure par suite une grande rapidité et une grande netteté de transmission. L’air possède en effet la plus faible constante diélectrique -jcomme la capacité est proportionnelle à la constante diélectrique de la matière isolante employée pour la confection du câble, différentes méthodes de fabrication ont été imaginées pour l’obtention d’espaces d’air le plus considérable possible autour des conducteurs. Pour cela on enroule généralement sur les fils des bandelettes ou des cordons non jointifs, ou l’on donne à la matière isolante entourant rie conducteur une forme ondulée, côtelée ou fissurée. Mais l’assemblage des différentes âmes ainsi équipées pour constituer un câble présente les plus grandes difficultés. En effet, par suite de la torsion des conducteurs, de l’enroulement du câble sur un treuil, de son ploiement après achèvement, les espaces d’air isolants ménagés autour des conducteurs se trouvent fortement diminués et parfois même annulés. Pour éviter ces inconvénients, il est nécessaire de prendre des dispositions spéciales : bien entendu il faut prendre aussi des précautions relatives à l’induction mutuelle entre les différents conducteurs ainsi assemblés; Dans ce qui suit nous allons indiquer les principales méthodes adoptées pour cette fabrications
- Dans la méthode représentée par les figures 1
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- a il les fils sont recouverts demandes de papier mou simples ou doubles, de façon que chaque fil aitj pur rapport à ses voisifts, un isolement con-tiuù;JiIl faut qu’avant^ la torsion la bande de papier m contourne 3es fils individuels i, 2, 3, 4vo3^^/dè ,1a façon indiquée pa^cles figurés i et icc> (la/première relative à 6 fils; et ;la,,seconde
- : n :!n
- Fig. ia à ie.
- relative à 4 fils), et qu’après la torsion de l’ensemble, la section droite ait l’aspect montré figure ib et ic. Pour cela, les machines ordinaires servant à la torsion de plusieurs âmes
- : f ,, •' . ;
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- Fig. i f h ii.
- doiyejit être munies d’un dispositif accessoire. Ces machines consistent, comme l’on sait, en un {disque mobile a (fig. i d et ie) sur lequel sont montées des bobines tournantes bi Z>6, en nombre égal au nombre des fils à garnir, dont l’axe,. e$t perpendiculaire à l’axe de rotation du
- disque c. Les fils sont enroulés sur ces bobines et, pendant qu’ils sont tirés par le disque d pour s’enrouler ensuite sur le treuil e, le disque a tourne et tord tout l’ensemble.
- La matière isolante employée sous forme de bande est placée sur l’une des bobines b (par exemple fig. ie). Quand on veut doubler l’isolant, on en place également sur la bobine diamétralement opposée à la première (Zq dans la fig. ie) : les 4 autres bobines b?b3b3 b6 portent du fil nu pour la constitution du câble. Pour que, après la torsion, les différentes âmes soient bien placées par rapporta l’isolant comme l’indiquent les figures i b et ic, les fils et les bandes isolantes sont guidées par un châssis f placé au centre du disque a de façon que son plan soit parallèle à l’axe de rotation des bobines bx et bti portant l’isolant. Sur ce cadre sont fixées deux roues g servant de guides aux bandes et un plateau h sur lequel est fixée la pièce servant à diriger les fils. Cette dernière consiste en un sj^stème de petits tubes-guides I, II, III, IV maintenus par un cadré i et deux montures K et l. La position des extrémités des petits tubes est telle que, en K, la bande isolante soit placée entre les tubes I, III et II, IV, et que, en Z, cette bande enveloppe à moitié les tubes en les contournant (fig. xg, i/i, ii). A cet effet les montures portent des glissières de longueur et de forme convenable pour laisser passer la bande isolante.
- A la mise en marche de la machine, les extrémités des fils enroulés sur les bobines sont tirées dans les guides, par exemple le fil de la bobine bs dans le tube I, le fil de la bobine Z6 dans le tube III, celui de bs dans le tube II et b3 dans le tube IV ; ensuite la bande isolante ni est tirée par les glissières en K et l et placée à l’extrémité des fils de la façon indiquée figure i b ou il. Pour faciliter cette opération, toute la pièce de guidage, c’est-â-dire le cadre i et les montures K et l, est faite en deux parties réunies par une chârnière.
- L’extrémité du câble ainsi préparée passe par le trou o et va au disque d et au treuil d’enroulement e. Après avoir assujetti le bout du câble au treuil, on met ce dernier en mouvement ainsi que le disque a par l’intermédiaire des poulies et clés courroies ppLp2 : la bande isolante et les fils se déroulent alors des bobines b et se placent sur le treuil après avoir été tordus ensemble.
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- Dans une autre disposition (fig. 2 à 2g) on s’est efforcé d’obtenir une faible capacité en écartant le plus possible les conducteurs des matières isolantes solides ayant une constante diélectrique élevée (bois, papier, feutre) que l’on emploie. Chaque conducteur est entouré d’une enveloppe tubulaire prismatique isolante avec laquelle il n’a que très peu de points de contact et dans laquelle il est environné d’afr. Quand le nombre des côtés du prisme entourant le fil est indéterminé, il vaut mieux n’en prendre que trois, plutôt que quatre, cinq ou six, car la forme triangulaire assure la surface de contact minima du fil avec le tube isolant. Les surfaces
- Fig. 2,.
- des côtés sont, ou bien plates, ou bien côtelées intérieurement ; on peut les faire d’une seule pièce, ou les obtenir en pliant longitudinalement de larges bandes en forme de prisme creux, ou en juxtaposant des bandes indépendantes. Dans les figures, A désigne le conducteur, B l’enveloppe prismatique ; les figures 2 et 2a représentent les coupes longitudinales et transversales d’un semblable conducteur entouré de 3 bandes côtelées : la figure if montre une portion de l’enveloppe. La figure 2g représente on prisme creux massif dans l’intérieur duquel est placé le fil. Pour l’assemblage de plusieurs conducteurs, une ou plusieurs bandes peuvent être communes à deux ou plusieurs câbles : les figures 2b, ie, 2a et 2c montrent ce mode d’assemblage. avec cloisons communes dans le cas fie 2 ou 4 fils. Le pas nécessaire est donné à Phaque groupe par torsion.
- Une autre méthode consiste à entourer le conducteur d’un large tube de papiér fabrique avec une bande de papier tirée dans un cône métallique creux, de façon que ses bords se recouvrent (fig. 3a, 3b, 3c‘). Pour que le tube soit composé de tours en hélice, ce cône est animé d’un mouvement de rotation autour du fil qui passe par son axe (fig. 3d et 3e) ; de cette
- Fig. 3.
- façon les bords de la bande de papier se recouvrent un peu plus. Le fil de cuivre est tiré avec uné vitesse égale à la vitesse de formation du tube : il est libre dans le tube de papier qu’il ne remplit pas (fig. 3f) et qu’il ne touche que sur les bords ou ourlets hélicoïdaux de la bande. Quand on assemble plusieurs conducteurs semblables, les tubes de papier qui au début étaient ronds, prennent une forme prismatique irrégulière dans laquelle le fil est toujours libre. Pour préserver le fil de l’induction extérieure, chaque tube de papier est garni avant la formation du câble d’une bande d’étain enroulée autour de lui : cette feuille d’étain est reliée, en règle générale, à la terre. Par suite de l’intervalle qui sépare le fil du tube de papier, la capacité est très faible.
- La méthode représentée par les figures 4 et f\d pour la fabrication des câbles isolés à l’air présente avant tout une grande simplicité, une très bonne utilisation de l’espace, et une très faible capacité. Les fils et les bandes isolantes sont tordues autour de leur axe de façon à former une hélice à pas plus ou moins court, dans les creux de laquelle se trouvent les con-
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- ducteurs (fig. 4> 4rt> 4^, 4<h 4^)- Un ou plusieurs des bords dù corps isolant portent un prolongement qui, lors de la torsion,'recouvre
- , W.
- si ü
- hto!) n-i !',
- Fig. 4.
- les espaces creux. La figure 4 montre deux fils séparés par une bande de papier a et les figures 4a et 4^(1représentent les mêmes filsjaprès la torsioq. On voit que les fils sont parfaitement séparés l’un de l’autre par la bande de papier et isolés partout ailleurs par.l’air ; le contact çl’un conducteur avec ses voisins est empêché par les saillies du ;corps isolant hélicoïdal. Par l’emploi d’une bande isolante en forme’de croix ou d’étoile on peut constituer des groupes de plusieurs fils (fig. La fabrication de câbles
- ainsi préparés consiste simplement dans le pas-
- avec le papier environnant, la capacité de l’ensemble est très minime ; les espaces d’air isolants sont considérables. Le groupement des fils individuels en un câble se fait comme d’habitude.
- Dans les câbles avec enveloppe laissant un espace d(air, le tube en hélice cède à la moindre pression et l’espace d’air se trouve considérablement -réduit ; de plus le fil est en contact sur touté sa* longueur avec l’enveloppe, dé sorte que l’isolement par l’air devient illusoire. Pour éviter ces inconvénients, on façonne souvent les enveloppes avec des angles saillants (fig. 6b à 6^)et on les tord en hélice ; de cette façon l’enveloppe résiste mieux aux pressions qu’elle a à supporter et l’espace d’air est mieux assuré. Le fil est libre à l’intérieur de l’enveloppe et ne
- I
- Fi
- . 6.
- **} 6c£
- Fig. 5.
- sage de la bande^de, papier et des deux conducteurs ,à travers une machine qui les tord en
- hélice. ,!...,(•»>*
- Pour éviter, Ja capacité des fils entourés de papier de:, la, façon ordinaire, on emploie quelquefois des fils dont la section n’est pas ronde, mais triangulaire, rectangulaire ou carrée (fig. 5). >Ces fils sont tordus sur eux-mêmes, et, grâce aux très faibles points de contact qu’ils ont alors
- la touche que sur les'côtèsTormées par le pas de l’hélice. Les figures 6 et 6a montrent la façon dont on obtient cette enveloppe. Le moule tron-conique* a”unengrande base circulaire et une petite base* polygonale ; la bande de papier est effiléejen c entre a et b et le fil en d. Le moule est animé d’un mouvement de rotation autour de son axe, assurant ainsi la torsion em hélice de l’enveloppe, mais le fil reste droit. En sortant du moule l’enveloppe a une section analogue à 6b ; les figures 6c et 6d donnent une vue en perspective et une coupe en long de l’enveloppe.
- Les figures y à ’jh montrent une autre méthode pour obtenir simultanément J’isolenrent et l’assemblage du câble isolé à l’air. Cette méthode a l’avantage, en assurant une faible valeur de la capacité, d’être d’un emploi économique et très simple. Les fils nus à isoler sont conduits parallèlement les uns aux autres a
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- la machine où ils sont tordus en forme d’hélice avec une bande isolante. En variant la largeur de la bande et la vitesse de passage des fils pendant son enroulement, on donne au tube isor
- '» vi '
- a. f. z, 3. *
- lant ainsi formé l’épaisseur que l’on désire. Le tube, aussitôt après sa formation, est comprimé entre deux fils et, au même moment, tout l’ensemble est tordu sur lui-même de façon que
- Fig. 8.
- l’isolant soit bien maintenu en place. Les figures lont aisément comprendre les diverses dispositions résultant de ce mode de fabrication.
- Une autre méthode de construction consiste à amener un 'certain nombre de fils dans une pressé à caoutchouc, ordinaire et à les revêtir, au nïoyen de 'matrices spéciales, d’une gaine
- . > - l °’v
- isolante en caoutchouc, gutta-perçha, etc., .faite
- de manière h laisser des espaces ,d’airH suffisants autour des fils (fig. 8 h 8h). Pour éviter les effets d’induction, la matrice et les fils tournent autour de l’axe de,, façon à-"S former une hélice. Pour diminuer la capacité on peut munir la partie extérieure de l’isolant de côtes droites ou hélicoïdales de façon que lé" câble ait la plus petite surface de contact possible avec l’enveloppe de plomb. La figure 8h montre un tel cable à 6_conducteurs dont l’isohmt b est muni de côtes longitudinales «^(A séules'en contact avec l’enveloppe de plomb. v.;
- Les progrès réalisés dans les dernières années pour la fabrication des câbles téléphoniques à âmes nombreuses isolées à l’air sont nettement mis en lumière par ce fait que l’on devait compter, il y a peu de temps, sur une capacité de charge de 0,16 à 0,18 microfarad par kilomètre1, tandis que, avec la construction actuelle, cette capacité s’est abaissée à o,o5 à 0,08 microfarad par kilomètre. Quoique l'idéaf dans la facrica-tion des câbles téléphoniques‘soit d’obtenir un câble sans capacité et sans induction mutuelle, il ne faut pas espérer descendre au-dessous du chiffre de o,o5 microfarad par kilomètre ; en effet, ce résultat ne pourrait’ être obtenu cju’en renforçant beaucoup la solidifié des enveloppés assurant l’isolement par l’air, pour qu’elles ne soient pas déformées au moment de’la fabrication du câble, et cela entraînerait une augmentation inacceptable des dimensions des câbles à nombreuses âmes.
- B. L.
- ÉCLAIRAGE
- Sur la lampe à osmium, par le professeur L. Lombardi. Naples. Elecirotechnische Zeitschrift, 2i janvier.
- Après les recherches nombreuses faites dans les dernières années de divers côtés, et récemment au Reichsanstalt, sur les propriétés particulières de la lampe à osmium au point de vue de l’économie et de la durée de fonctionnement, l’auteur s’est proposé de déterminer aussi exactement que possible la température du fil.’
- Pour cela il a employé la méthode donnée par le professeur H.-F. Weber au Congrès de Francfort en 1891. J
- A la base de sa théorie générale de la lumière électrique par incandescence, le professeur We-
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- ber pose l’expression cle la quantité d’énergie qu’un corps rayonnant de surface F, à la température absolue T, émet dans toutes les directions par unité de temps sous forme de rayons homogènes de longueur d’onde À.
- . S = Fe(aT “ 62)'1T‘ )
- Dans cette formule la grandeur n représente une constante commune à tous les corps solides que Weber désigne sous le nom de facteur de température et dont la valeur est o,oo43 ; b2 une constante que Weber appelle pouvoir éclairant et qu’il a reconnue à peu près invariable pour toutes les substances ; enfin c une constante d émission variable d’une substance à une autre. »
- Il en résulte, pour la somme des énergies de tous les rayons homogènes émis à la température T, c’est-à-dire pour le rayonnement total du corps, l’expression
- où la grandeur
- 1 ,
- L. = —- r.^u.c.b
- 'i
- est désignée comme constante du rayonnement total.
- Si le corps rayonnant esf dans un récipient creux dont les parois sont à la température commune T0, la perte d’énergie totale du corps par l’effet d u rayonnement est donnée par
- ASx.To — CF(TeaT — T0eaTo}.
- au cas où la surface F du corps rayonnant est très petite vis-à-vis de la surface de l’enveloppe qui le confient, condition qui se trouve suffisamment remplie dans toutes les lampes à incandescence.
- L’expresgion du rayonnement total permet l’emploi d’une méthode simple pour la détermination de la température du filament d’une lampe à incandescence.
- Si la température du fil reste stationnaire sous l’influence simultanée de la production de chaleur due au courant, du rayonnement du fil, et du rayonnement de l’enveloppe, on a dans chaque
- intervalle de temps l’égalité
- ASx.To — LF 1 rea^ — — —-—
- où i et P sont le courant et la différence de potentiel entre les extrémités du fil — supposés constants —, ASt.x0 est exprimée en calories, et Jr eprésente l’équivalent mécanique de la chaleur.
- On peut en déduire, en mesurant les grandeurs i, P, T0, F, la température du fil rayonnant, pourvu que la constante G de rayonnement total ait été évaluée dans une série de mesures particulières. Ceci peut être obtenu par la détermination des températures stationnaires qu’atteint le fil de carbone pour une série d’intensités de courant et de différences de potentiel mesurées.
- Les valeurs de ces températures sont déduites des valeurs de la résistance du fil calculées d’après les intensités du courant et les différences de potentiel, pourvu qu’une série de mesures antérieures ait permis de déterminer la valeur de la température en fonction de la résistance.
- En s’appuyant sur ce principe, le professeur Weber a mesuré pour un grand nombre de charbons les constantes du rayonnement total, et il a évalué la température des filaments pour chaque état d’incandescence de la lampe. Il fut conduit à ce résultat surprenant cpie les températures correspondant au régime normal étaient très approximativement égales pour les filaments les plus différents, et se trouvaient à peu près comprises dans l’intervalle T= i 565° à T= i58o°; pour les lampes de très grande puissance lumineuse, c’est-à-dire ayant des filaments épais qui peuvent être portés à une plus haute température ét réaliser une économie, la température normale était d’environ 4°° plus élevée. Le plus grand écart de température, correspondant à une
- variation de la puissance lumineuse depuis—- jusqu’à i,5 fois la valeur normale, était d environ i8o°. En pratique, pour la production de lumière par incandescence d’un fil de carbone, l’intervalle de température semble s’étendre cle i 4oo° à i 6oo° dans les petites lampes et de i 430 à i 65o° dans les grosses lampes.
- Si l’on se limite à l’observation des phénomènes présentés par les lampes à incandescence dans cet intervalle ou un semblable, on peut poser, à la place de l’équation donnée ci-dessus
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- 3gi
- l’égalité plus simple •
- ASt.t0 = C.F.T. e“T=
- car la grandeur T0eaTo disparaît presque devant la grandeur TeaT.
- Les mesures pratiques sur les lampes a osmium n’ont pas présenté autant de facilité et d’exactitude. Le filament d’osmium est serré et maintenu sans addition d’aucune soudure par les fils de platine qui traversent le verre. Il en résulte une certaine résistance électrique de contact qu’on ne peut pas séparer avec certitude de la résistance du filament et qui peut varier dans de larges limites sous l’influence de l’intensité du courant et de la température à cause des dilatations différentes des matières en contact.
- La résistance du filament pourrait être obtenue très exactement après enlèvement de l’ampoule de verre, en mettant en place de nouvelles électrodes ou en soudant les contacts. Mais la mesure de l’énergie nécessaire pour la détermination de la constante de rayonnement, doit être faite avant que l’enveloppe de la lampe soit brisée et est affectée d’erreurs d’autant plus fortes que l’intensité du courant et la température sont plus faibles. La valeur minima de l’intervalle des températures dans lequel les mesures ont une exactitude suffisante est donc limitée. Il est difficile aussi de trouver des isolants permettant d’atteindre une très haute température; le point d’ébullition de la plupart des huiles est voisin de 3oo°. Dans cet intervalle de températures compris à peine entre ioo° et 3oo°, la variation de résistance du filament d’une lampe à osmium peut être représentée assez exactement par l’expression linéaire simple r == ?'0 (i-f-yz); dans les différentes lampes essayées par l’auteur, le coefficient y s’écarte très peu de la valeur 0,0042.
- Pour ces lampes, le rapport entre l’énergie absorbée et la température donne pour valeur moyenne de la constante de ravonnement
- C = 0,0000164.
- Les chiffres trouvés par le professeur Weber pour deux variétés de carbone, le carbone noir et le carbone gris ou graphitique, sont de l’orclre de grandeur de 0,0000 iyi et 0,0000129.
- Toutes les mesures faites sur les lampes à osmium donnent pour valeur moyenne de la
- température, en régime normal, environ i435°, chiffre inférieur d’environ i35° à la température normale de filaments de carbone des lampes
- ordinaires à incandescence.
- 1 .
- Les variations que subit la température du filament d’osmium par l’effet des variations de l’intensité du courant et de la différence de potentiel aux bornes, et les variations que subissent la résistance du filament et la quantité de lumière rayonnée, sous l’influence des variations de température, sont exposées dans les deux tableaux suivants.
- Dans les colonnes verticales :
- i désigne l’intensité du courant;
- P la différence de potentiel ;
- r la résistance ;
- W la consommation en énergie ;
- II l’intensité lumineuse horizontale movenne en unités Hefner ;
- W
- Wx = -qj— le rendement lumineux ;
- T la température absolue ; et enfin R le facteur de réduction de l’intensité lumineuse, c’est-a-dire le quotient entre l’intensité hcrizontale moyenne et l’intensité sphérique moyenne qui, pour toutes lampes essayées possède assez exactement la même valeur.
- Lampe A
- P = 4° volts H— 25 llefner F =0,798 cm2 R = 0,80
- P i r H' H ”4 T PI (V3
- i5,9 & o O 3i ,6 7,97 o,3g 20,5 1 i3o° 0,00077
- 20,0 o,58i 34,4 11,62 1,32 8,8 1204 84
- 24,1 o,656 36.8 15.82 3.17 5,oo 2262 80
- 28 , O 0,722 38,8 20, 22 6,29 3.22 i3i3 76
- 3i ,6 0,782 4°, 5 24,74 10,64 2,32 1352 7°
- 35,2 0,840 42,0 29,60 17.06 i,74 ï389 66
- 39,5 o,9°3 43,7 35,66 26.6 1,34 1428 59
- 43,5 0,962 4-5,2 4i.83 39,3 1,06 1467 54
- 47,4 1,021 46,4 48,36 54,2 0,89 1487 48
- 5i ,2 1,081 47,4 55,3o 76,1 o,74 1014 44
- Le remarquable résultat que la température normale du filament incandescent est inférieure de plus de ioo° à celle du filament de charbon, quoique le rendement lumineux de la lampe à osmium soit bien meilleur que celui d’une lampe ordinaire à filament de carbone doit natu-
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- 3pa
- Lampe B
- P = 36 volts H zz: 23 Hef’ner F zzz 0,764 cm2 Rzzzo.So
- P i r H «'1 ï H
- 12,0 o,5ig 23 , I 6,23 0,17 37,1 1088° 0,00069
- 16,0 0,619 23,8 9,90 o,77 12,8 1180 79
- 20,0 0,7Ï2 28,1 14,24 2,22 6,42 1230 77
- 24,0 0,800 3o, 0 19,20 5,02 3,82 i310 71
- 28,0 0,884 3i,7 24,76 10,19 2,43 i36o 67
- 32,0 0,96 i 33,2 3o.84 18,42 1,67 1404 63
- 36,0 1,040 33,6 37,44 3o, 2 1,24 1443 57
- 4o,o 1,113 35,9 44,51 45,3 0,98 !477 5i
- 44,o 1, 187 37,1 52,20 66,9 0,78 i5io 47
- 48,0 I,2D7 38,2 60,3o 89,6 0,67 i53g 4i
- rellement trouver une explication dans la théorie générale de la lumière par incandescence.
- Pour évaluer le rendement lumineux, le professeur Weber utilise ce fait d’expérience que l’intensité lumineuse totale d’un corps solide lumineux est proportionnelle à l’intensité lumineuse d’un rayon homogène possédant une longueur d’onde d’environ o,54 p. Si l’on introduit cette valeur dans l’expression du rayonnement simple pour la longueur d’onde X, et si l’on divise par l’expression de l’énergie totale, on obtient pour la consommation spécifique la valeur théorique :
- 2 a
- Le rendement lumineux de la lampe à incandescence dépend alors étroitement de la fonction
- 1
- (//aï) = b'/Je
- qui varie avec les deux grandeursindépendantes b et T ; elle est indépendante des dimensions du filament.
- Le professeur Weber, en considérant la différentielle
- dwv db l 2 \
- (i'x b \ b-A'ry- )
- a montré qu’une variation de n p. 100 sur la valeur de la constante b, dans l’intervalle des températures comprises entre T = 1 4oo° et T= i65o°, produit, sur la valeur de W, une variation douze à dix-sept fois plus considérable en pour cent.
- Ici se présente pour la première fois une nouvelle substance rayonnante qui possède un pouvoir éclairant considérable, convient à la fabrication de lampes à incandescence, et permet d’obtenir un bien meilleur rendement lumineux.
- D’après la différentielle
- dwj k'j ( 2
- dT ~ "ï"
- l’auteur a déduit de la courbe de l’énergie spécifique absorbée par les lampes à osmium aux diverses températures, la valeur moyenne du pouvoir éclairant suivante :
- bf, — 0,28 10-6
- qui est une fois et demie plus élevée que celle qu’a calculée le professeur Weber à la base de ses mesures, c’est-à-dire
- b^ rz 0,10. io-6.
- Le tableau suivant contient pour trois températures différentes qui peuvent être réalisées aussi bien avec des filaments d’osmium qu’avec des filaments de charbon, les valeurs moyennes de la consommation spécifique d’énergie d’après les mesures de Weber et d’après celle de l’auteur ; ces valeurs ont été déduites de l’intensité lumineuse sphérique moyenne : wl-k se rapporte
- aux filaments d’osmium de charbon et aux filaments
- ï O’j.K «'J.O O'i.K/'Vl.O
- 14000 26,2 2,18 12,5
- i45o° l6,3 i,44 11,3
- 1300° 9>3 1,02 9’1
- A températures égales comprises dans cetinter-valle,lerendementlumineuxde lalampeàosmium est donc 9,1 à 12,5 fois meilleur que celui de la lampe à carbone.
- Si l’on calcule la valeur de la fonction 41 (^T) avec la valeur du pouvoir éclairant du charbon
- b\ — 0,190.106
- puis ensuite avec la valeur du pouvoir éclairant trouvé par l’auteur pour l’osmium.
- b'I zzz 0,28 ro~6,
- on obtient des chiffres dont les quotients sont 15,9, i3,o et 10,8 et s’écartent des chiffres
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- trouvés ci-dessus. Mais si dans le calcul *on adopte pour valeur * Idu pouvoir ‘éclairant ' de
- l’nsùiiuta -le Chiffre un'peu plus faibfèF'i:
- Fmî/.av./ .‘i-F-r- •#-; ; > IOS'?Sfc'
- 4VMO•-VI •‘iedb-f.
- ft'.nq
- oii“ trôùéé les" nomtiresi512$ concordent parfaitement'"avec
- ûio b
- l'es' quotients
- mesurés du rendement .lumineux*,
- Les valeurs trouvées expérimentalenient et
- H
- théoriquement pour le quotient — concordent \ -ii£'t?>iî-:ÿL r?F> fii'hno'* ni oh iiWxv»b r Ttt-yhtn | aussi;:bîen ensemble. D’après ,1a' théorie de.-Weber ce quotient, que Yoigt avait considéré comme constant dans ses mesures sur un grand nombre de lampes à incandescence, est représenté par l’expression théorique :
- H
- te3
- C2F2
- T3e
- 2rtT+
- m
- C2F2
- cé(T)
- Ici m signifie une constante dépendant de la matière du corps incandescent.
- Le professeur Weber avait montré dans ses recherches extrêmement nombreuses et soigneuses avec quelle exactitude la fonction <I> (T) H
- et le quotient—varient proportionnellement
- l’une à l’autre entre les limites T = i 4oo° et T = i 6oo°. La fonction d> (T) calculée avec la valeur =0,190. io'"6 atteint pour la température T = 1 oio° un maximum et diminue ensuite très lentement, pour des températures plus élevées ou plus basses.
- A ces températures, Weber trouva comme valeur moyenne du produit—^— C2F2 = /«
- le chiffre 6.9. io-15, La fonction <E> (T) atteint pour le charbon la valeur 2,3. io~19 de sorte que la constante de Weber a pourvaleur m = 3,o. 1 o4. Si l’on compare les valeurs moyennes des quo-
- tients —r- pour les lampes à osmium aux tem-
- H'V 1 A
- pératures comprises entre 1 200° et 1 3oo° avec celles que prend la fonction «h (T) au cas où 60 =0,27. io~6, on obtient connue relation entre les deux grandeurs, quoiqu’elles ne varient pas d’une.façon exactement proportionnelle, la valeur moyenne ;
- !tv3
- 4»(T) “g- = 4,7 10-la
- Ce chiffre réduit à l’intensité lumineuse sphé-
- rique moyenne et à l’unité des mesures de Weber (bougie normale anglaise) donne 5,6. io-1". Le 'produit F2 F2, élans toutes les*' mesurés de! l’auteur, s’écartait très peu de la valeur moyenne i,6.iq-10. de sorte que là constante^ de Weber atteint la vateur 2,9.10F. ; »• j j * I F
- Quoique la théorie géinéral^ de >la lumière incandescente du professeur Wejbér ait déjà reçu une- éclatante confirmation.paé lfaccord entre les résultats théôriqùés ef >eîfpéfitu,énLVqx^il semble à l’auteur ,q'uo les 'reeherclies ,aîdtuefles ,lui;,donnent une confirmutiomplus; étendue étsplus admirable, qui ne doit pas être! sans importance pour la théorie générale du rayonnement. Il s’agit en effet ici d’une toute autre substance^pos'sédant un grand pouvoir éclairant, dont les divers états sont aussi bien représentés et expliqués par les mêmes expressions. • m;»;-!-r-mi-ci W -o;
- En outre une nouvelle voie doit 'être ouverte aux applications pratiques. Si M’on* attribue la remarquable amélioration tïüi.i «rendement -dans, les nouvelles lampes nonpas^à>i uneraugmentar tion de la température de 'l 'incandescence nor-. male, mais uniquement à la différence de pouvoir éclairant, il est assez vraisemblable que Ton pourra trouver pour la fabrication;des lampes à* incandescence d’autres substances beaucoup meilleur marché, possédant» un «point de fusion élevé, et résistant bien aux> hautes » températures. " ‘mpr.mm; : ’uav
- Si l’on fait abstraction provisoirement de cette question, on troqve déjà dans les résultats acquis une explication suffisante des propriétés de la lampe à osmium sous le rapport du rendement lumineuk et de la duréeFQübiqùé le'rendement lumineux soit beaucoup plus élevé que celui de la lampe au carbone, la température normale est plus basse, de sorte que la substance qui possède un point de fusion extrèrhëméiit élève, 'peut rester beaucoup plus MühgtènVpsHhvai’iable a l’état incandescent et supporter sans danger là tension normale. ». ,v»da// •»:; aioxyt o-< '
- Quand la tension est trop élevée, le danger d’une vaporisation des fils'inétalliques n’est pas à craindre comme dans les lampes ordinaires, car les électrodes de platine /ondent généralement, à cause de l’élévation de température anormale des contacts. Il suffit d une élévation de potentiel de 20 p. 100 au delà de la valeur normale pour courber fortement,fe, filament d’osmium, même dans la position verticale, et pour
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- T. XXXVIII. — N° 10.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- attaquer, aux endroits où ils sont en contact avec le filament, les supports isolants disposés à l’intérieur de l’ampoule. La température absolue du filament dépasse a peine i 5oo°, et le rendement lumineux de la lampe, par rapport à l’état normal, présente une amélioration insensible. A i 4°o°, point où la tension est environ de io p. ioo inférieure à la valeur normale, et où le rendement est beaucoup plus faible, le filament est déjà tout à fait flexible. B. L.
- ÉLECTROCHIMIE
- La production du sulfure de carbone dans des fours électriques, par Taylor. Zeitschrift für Electrochemie, octobre.
- A la section X du Congrès international de chimie appliquée, R.-E. Taylor a présenté un rapport sur la production électrique de CS2. Ce rapport contient la description complète de l’installation de Penn Yan et des fours employés.
- ^ Divers inconvénients sont inhérents aux anciennes méthodes de production par petites cornues. Ces dernières, à cause de leur grand nombre, exigent une surveillance constante; la chaleur est mal utilisée, les cornues sont peu durables, l’espace libre est chaud et malsain par suite des vapeurs qui y régnent. Ces inconvénients sont évités par l’emploi du four électrique Taylor qui, comme le montre la coupe (fig. i). a une grande analogie avec un générateur à gaZ.
- On obtient du sulfure de carbone en envoyant des vapeurs de soufre sur du charbon chaud, d’après la formule
- C + 2S = CS2,
- Le four n’a donc pour fonction que de vaporiser le soufre et de maintenir le charbon de réaction à la température convenable. La difficulté réside en ce que les électrodes en charbon servant à l’amenée du courant sont aussi détruites par le soufre. Cette difficulté a été évitée par la construction particulière du four qui assure également une utilisation complète de la chaleur.
- Le four Taylor est constitué par des matériaux réfractaires (désignés en hachures dans le dessin) entourés d’une forte tôle de fer. Dans la partie cylindrique supérieure (de8,5o m de hauteur et 2,60 m de largeur) se trouve du coke
- ou* du charbon non conducteur, à travers lequel la vapeur de soufre monte et se transforme en sulfure de carbone; le gaz est conduit par l’appendice qui prolonge sur le côté le toit du four.
- Fig. 2.
- La zone d’échaufïement est située entre les quatre électrodes e : tantôt les électrodes'connectés ensemble à chacun des pôles sont vis-à-vis l’une de l’autre, tantôt elles sont côte à côte ; ce dispositif a pour but de répartir la chaleür aussi également que possible.
- Pour protéger' les électrodes, quatre jets de très petits charbons conducteurs tombent sur elles dans l’intérieur de l’espace inférieur élargi ; les quatre trous par lesquels on injecte ces charbons sont figurés en K dans les coupes.
- Le charbon tombe entre les électrodes et sert de résistance d’échauffement. Il est en partie absorbé dans la réaction, et l’appareil doit être rechargé de temps en temps. L’arrivée du soufre se fait par l’entonnoir S (coupe en long) d’où il se répand dans un des cylindres entourant la partie inférieure du four (S dans les trois coupes) et coule dans l’espace G rempli de soufre fondu. Le soufre passe aussi par le second chemin S'qui entoure la partie cylindrique supérieure et s’échauffe
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- en empêchant le rayonnement extérieur du four d’une façon complète. Ce second chemin S' aboutit sous le réservoir de soufre ; (on ne peut pas le voir dans la coupe en long, mais dans les deux coupes en travers).
- Le four règle automatiquement l’intensité du courant absorbé et la production de chaleur. Si la masse de soufre fondu est trop chaude, sa hauteur croît et elle recouvre une grande partie des électrodes en charbon ; comme elle n’estpas conductrice, le courant diminue ainsique la production de chaleur.
- En dernier lieu ce four a été un peu modifié. Les électrodes e sont supprimées et le courant est amené par les quatre jets de petits charbons conducteurs. En outre la partie inférieure porte
- un trou pour l’écoulement des scories à l’état liquide.
- Le four fonctionne sans arrêt depuis trois ans et consomme 4 000 ampères sous 4o à 6o volts. Par mois il produit 5o ooo kg de CS2, et cependant sa capacité n’est pas totalement utilisée.
- L’installation de Penn Yan tire son énergie de turbines actionnant deux machines de 3oo kilowatts. La puissance motrice de l’eau n’est pas totalement utilisée et un agrandissement de l’installation est projeté. Le courant est amené par des barres d’aluminium.
- Le sulfure de carbone trouve un grand débouché dans l’agriculture pour la destructioû des animaux nuisibles ; il sert aussi dans la fabrication de l’huile d'olives. B. L. ’
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 25 janvier.
- Sur une loi expérimentale du transport électrique des sels dissous. Note de M. A. Pon-SOt, présentée par M. Lippmann.
- « Cette loi est tirée d’un travail de M. Chassy intitulé : Sur un nouveau transport électrique des sels dissous (*).
- » Si dans un poids E d’eau se trouvent dissous : un poids pe d’un sel qui sera électrolysé ; des poids p , p. d’autres sels de même acide qui ne seront pas électrolysés ; le transport étant rapporté à la quantité d’électricité qui dépose un équivalent de cuivre dans un voltamètre *à sulfate de cuivre, qe étant le transport du sel électrolysé, qv cp ceux des sels non électrolysés, M. Chassy a établi et vérifié les relations suivantes :
- 7i = Al-fp (0
- <7* = A2-fp O)
- fle= q'e +Ae~~ (3)
- » De plus, M1S M2, Me étant les poids molé-l1) Thèse de doctorat, 1890.
- culaires des sels dissous à l’état anhydre, il a trouvé la loi approchée suivante :
- rr=-st = TSï7 =0’0636- (4)
- dations (*) on tire facilement
- (5)
- ^7 = “-°636 ^- (0
- ir=-sr + °'o636 -fd (7)
- A '1 =iki7 + 0’0636- (S)
- » Or ne dépend, comme l’a montré
- M. Chassy, que du rapport-^-, qui définit la
- concentration du sel électrolysé ; d’où résulte la loi suivante :
- » Dans Vélectrolysé dé un mélange de sels du même acide, dont Vun est électrolysé, le nombre total de molécules transportées ne dépend que de la nature et de la concentration du sel èlectro-lysè. Il est indépendant de la présence des sels non électrolysés et de leur concentration.
- (*) Ces relations contiennent implicitement le principe d’une méthode pour déterminer le poids moléculaire d’un sel métallique.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII -— N° 10.
- » Lorsqu’il y a deux sels électrolysés simultanément, pe et px étant leurs poids dans la même dissolution, si a est la fraction d’équivalent du premier sel qui est électrolysée, i — x celle du -deuxième sel correspondante, cje et qx étant les transports mesurés, q'e étant la valeur du premier terme de la relation (3) si le premier sel était -seul électrolysé avec la même concentration ; .q'x étant défini de la même manière pour le • deuxième sel ; indépendamment des relations (5) et (6), on a , >
- (Je <7 e
- M7~ Me
- a-j-o,o636 ^e-, 2P
- (9)
- <7 x _
- ~mT ~
- a) -f o,o636
- Pe
- P
- et
- 2
- jL—Jl
- M “ M«
- a -f-
- Jjl (ï _a) _j_0)0636.
- » Ici encore, les résultats expérimentaux de M. Chassy conduisent à la loi suivante :
- » Quand il y a deux sels électrolysés, le nombre total de, molécules transportées dépend de la nature de ces sels, de leur concentration, de la fraction d1 équivalent électrolysée de chacun d'eux.
- » Revenons au cas d’un sel électrolysé (8) :
- » E etpe étant constants, on a vu que
- est constant, indépendant des sels non électrolysés ; il y a Heu d’insister sur ce fait que les relations ayant servi à établir cette loi ont été vérifiées par M. Chassy, Hp ayant varié dans des limites très étendues et le nombre des sels non électrolysés ayant été porté jusqu’à sept.
- » Or, lorsque pe est petit par rapport à 2/;, lés o,o636 molécule-gramme transportés sont presque exclusivement constituées par des molécules des sels non électrolysés ; le transport du sel électrolysé étant à peu près entièrement représenté par le terme q'e : Me.
- » Lorsque -p diminue, une partie croissante des o,o636 molécule est constituée par des molécules du sel électrolysé, et lorsque tout
- le transport est évidemment constitué par des molécules du sel électrolysé.
- » Mais comme, dans tous ces cas,
- constant, il paraît naturel d’admettre que les molécules, du sel électrolysé qui remplacent dans le transport, et en nombre égal, les molécules des sels non électrolysés, sont transportées
- de la même manière que ces dernières, c’est-à-dire sans subir la dissociation électrolytique.
- » Quant au terme , il représenterait peut-
- être un transport dû au mouvement des ions, comme dans l’hypothèse d’IIittorf.
- » Ces conclusions ne sont pas adoptées dans les théories ionistes actuelles ; elles sont opposées aux hypothèses sur lesquelles Kohlrausch s’appuie pour relier la conductibilité moléculaire des dissolutions aux nombres de transport. »
- Sur la lumière émise spontanément par certains sels d’uranium. Note de M. Henri Becquerel.
- « On sait que l’uranium et les sels de ce métal sont les premiers corps dans lesquels on a reconnu la radioactivité ; puis les mêmes phénomènes ont été observés avec le thorium, et enfin avec les corps très actifs, le polonium et le radium.
- » L’étude des propriétés des corps faiblement actifs nous montre progressivement que, même si le radium n’eût pas été découvert, les corps antérieurement connus nous auraient appris, plus lentement il est vrai, la plupart des faits que nous connaissons aujourd’hui.
- » Dans cet ordre d’idées je rappellerai seulement que l’existence d’un rayonnement spontané et continu, ainsi que les méthodes pour l’observer ont été révélées par l’uranium, qui nous eût fait connaître plus tard la distinction entre les rayons (3 et les rayons y, ainsi que l’activation temporaire dans les solutions ; le thorium, qui émet les trois espèces de radiations a, [3 et y, a fait voir pour la première lois l’-émanation, au moment où le radium montrait la radioactivité induite.
- » L’émission d’énergie sous forme de lumière et de chaleur n’avait été reconnue jusqu’ici qu’avec le polonium et le radium.
- » L’observation que je communique aujourd’hui à l’Académie montre que certains sels d’uranium émettent de la lumière d’une manière continue et avec une intensité que leur faible radioactivité ne faisait pas prévoir.
- •» Certains sels d’uranium sont spontanément lumineux dans l’obscurité, et l’intensité de la lumière émise paraît demeurer indéfiniment constante. Les sels qui présentent ce phénomène avec la plus grande intensité sont ceux dont la
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- 5.Mars 49Q4. ‘
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- phosphorescence à la lumière est la plus intense.
- » Avec certains cTentre eux le phénomène est tellement net, qu’on se demande comment il n’a pas été observé accidentellement depuis longtemps.
- » Le sel d’uranium, qui a montré l’émission lumineuse la plus intense, est le sulfate double d’uranyle et de potassium ; diverses préparations de ce sel double, inégalement phosphorescentes à la lumière, sont aussi inégalement lumineuses à l’obscurité. Des préparations anciennes de sulfates doubles d’uranyle et de sodium ou d’ammoniaque sont presque aussi lumineuses. Des cristaux de chlorure double d’uranyle et de potassium et une préparation d’oxalate d’uranyle et d’ammoniaque émettent une faible lueur.
- » Le nitrate d’urane cristallisé du commerce est très nettement lumineux. D’autres produits, phosphates ou oxydes d’urane, ou des sels uraneux, qu’ils soient phosphorescents ou non phosphorescents à la lumière, n’ont pas émis de lueurs appréciables dans les conditions des expériences actuelles.
- » Pour percevoir ces lueurs, il importe que l’œil de l’observateur soit reposé par un long séjour a l’obscurité ; on doit signaler, en outre, ce fait que de très petites quantités de matières lumineuses peuvent ne pas être perceptibles, tandis que des masses un peu notables des mêmes matières deviennent visibles. Lorsque les lueurs émises sont extrêmement faibles, on peut les percevoir en approchant les corps qui les émettent, très près de l’œil et latéralement.
- » L’émission de lumière dont il est question est spontanée et continue ; elle présente tous les caractères d’un effet produit par la radioactivité de l’uranium.
- » Des cristaux de sulfate double d’uranyle et de potassium qui viennent d’être exposés au rayonnement intense d’un arc électrique ou à celui d’un sel de radium, examinés quelques instants après à l’obscurité, ne sont pas plus lumineux que des cristaux maintenus depuis longtemps à l’abri de la lumière. J’ai pu faire cette comparaison avec des lamelles cristallines de sulfate double d’uranyle .et de potassium provenant d’une préparation qui avait servi à nos premières expériences de radioactivité au commencement de l’année 1896 et qui étaient enfermées depuis huit ans à l’abri de toute
- excitation lumineuse. Du reste, la persistance de la phosphorescence excitée par la lumière dans les sels d’uranium ne dure que pendant une petite fraction de seconde.
- » Des sels d’uranium spontanément lumineux, placés sur un morceau d’uranium métallique, n’ont pas paru émettre des lueurs plus intenses.
- » La luminosité spontanée et permanente semble donc due à la phosphorescence excitée sur le sel actif lui-même par le rayonnement qu’émet la molécule d’uranium qu’il contient.' Cette interprétation est d’accord avec le fait que les substances dont la phosphorescence est la plus intense sous l’action de la lumière sont aussi celles dont la luminosité spontanée est la plus intense.
- » Le spectre des lueurs émises doit vraisemblablement être constitué par les mêmes bandes qui caractérisent le spectre d’émission par phosphorescence de chaque produit. La faible intensité des lueurs n’a pas permis, jusqu’ici, de faire cette comparaison ; mais si l’on vient à exciter la phosphorescence par le rayonnement du radium, la lumière émise est alors assez intense pour qu’on puisse reconnaître, au spec-troscope, les deux bandes lumineuses les plus fortes du spectre de phosphorescence du sulfate double d’uranyle et de potassium.
- » Une estimation photométrique approximative a montré que l’intensité de la lueur émise spontanément par le sulfate double d’uranyle et de potassium était environ vingt mille fois plus faible que celle de la lumière émise par une préparation de chlorure de radium, dont l’activité est* environ un million de fois plus grande que l’activité du sel d’uranium. L’ordre de grandeur des effets lumineux n’est donc pas le même que celui des effets du rayonnement extérieur sur l’ionisation de l'air.
- » La lumière émise par le sel d’uranium doit être attribuée a l’effet d’un rayonnement moléculaire, mais on peut se demander si l’intensité relativement grande de cette lumière est le fait d’une intensité particulièrement grande de la partie de ce rayonnement qui provoque le phé-' nomène lumineux, ou si elle résulte d’une qualité exceptionnelle de luminosité de la substance.
- » Si l’on compare à la lueur émise spontanément par le sulfate double d’uranyle et de
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- potassium, la lumière qu’émet la même substance au contact d’un petit tube de verre très mince contenant le chlorure de radium cité plus haut, enveloppé d’une mince feuille d’aluminium battu, on trouve, pour des surfaces lumineuses égales, que le rapport des intensités est environ 49000, c’est-à-dire plus du double du rapport obtenu dans la comparaison avec la luminosité propre du sel de radium.
- » On sait, d’autre part, que la phosphorescence du sulfate double d’uranyle et de potassium est principalement excitée par les rayons [3; il en résulte que la présence du mince tube de verre diminue relativement peu l’excitation ; mais cependant, si l’on tient compte de l’énorme différence qui doit exister entre l’effet d’un rayonnement moléculaire et celui d’un rayonnement agissant à distance, celle-ci fût-elle d’une fraction de millimètre, on voit que l’intensité du phénomène spontané, dans le sel d’uranium, pourrait, en grande partie, s’expliquer par la luminosité exceptionnelle de cette substance.
- » Cette conclusion repose toutefois sur une hypothèse et l’étude plus approfondie du phénomène ne peut manquer d’intérêt.
- » Peut-être aussi cette émission lumineuse doit-elle être invoquée dans l’explication de diverses anomalies observées avec les sels d’u-rane, au début de mes recherches sur les rayons pénétrants émis par ces substances. »
- Action des champs magnétiques sur des sources lumineuses peu intenses. Note de M. C. GuttOîl, présentée par M. Poincaré.
- « La découverte des rayons N par M. Blondlot m’a amené à chercher si les champs magnétiques agissent, comme ces rayons, sur les substances phosphorescentes.
- » Ayant déplacé le long d’un barreau aimanté un morceau de carton parsemé de tâches de sulfure phosphorescent (P, j’ai vu l’éclat de la phosphorescence augmenter au voisinage des pôles et diminuer quand on approche le sulfure du milieu de l’aimant.
- » Pour éliminer l’effet des rayons N émis par l’acier trempé, j’ai recouvert l’aimant d’une
- f1) L’écran phosphorescent était un de ceux qui servent à M. Blondlot pour observer les rayons N. Les taches sont faites avec du sulfure de calcium à phosphorescence violette délayé dans du coliodion.
- feuille de plomb et j’ai déplacé le sulfure au-dessus du plomb. Près des pôles, la phosphorescence a encore été plus visible qu’au milieu de l’aimant. Il faut donc qu’il y ait une action du champ magnétique sur le sulfure phosphorescent.
- » Cette action a lieu dans le vide, car on peut faire l’expérience en déplaçant au-dessus de l’aimant des substances phosphorescentes enfermées dans un tube de Crookes.
- » J’ai ensuite étudié l’action du champ d’une bobine parcourue par un courant. Quand on déplace le sulfure à l’extérieur de la bobine parallèlement à son axe, l’éclat est encore minimum au milieu et augmente quand on s’approche des extrémités. Si la bobine est assez îongue pour qu’à l’intérieur le champ soit uniforme, l’action de ce champ uniforme est nulle.
- » Le sulfure étant au centre de la bobine, on peut, en effet, fermer ou rompre le courant sans observer de variations d’éclat. Si le sulfure est, au contraire, hors de la bobine dans une région où le champ n’est pas uniforme, la phosphorescence est plus visible quand le courant est fermé que quand il est ouvert.
- » Le champ est cependant plus intense à l’intérieur qu’à l’extérieur. Un champ uniforme, n’agit donc pas sur la phosphorescence du sulfure.
- » L’action du champ magnétique est d’autant plus grande que le champ est moins uniforme. Entre les pièces polaires larges et planes d’un électro-aimant de Faraday, le champ magnétique très intense est à peu près uniforme, on constate que son action sur le sulfure est faible. Si l’on détruit l’uniformité du champ en approchant du sulfure un fil de fer on augmente l’éclat de la phosphorescence. Si l’on amène le sulfure hors des pièces polaires, au voisinage de leurs bords, dans un champ non uniforme, l’action est plus grande qu’entre les pièces polaires.
- a Dans la première expérience que j ai décrite, l’effet d’un aimant est beaucoup plus grand près des pôles qu’au milieu. C’est parce que le champ près de la ligne neutre est moins intense qu’aux pôles et surtout parce qu’il est presque uniforme.
- » En résumé, chaque fois que du sulfure de calcium phosphorescent est placé dans un champ magnétique non uniforme, il devient plus visible-L’action d'un champ uniforme est nulle.
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- B Mars 1904.
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- » Une particularité remarquable de l’action des champs magnétiques sur la phosphorescence est son extrême sensibilité. J’en donnerai comme preuves les expériences suivantes :
- » En approchant du sulfure, protégé contre les ravons N par un écran en plomb, un barreau de bismuth ou un tube à essai rempli d’une solution de chlorure ferrique, les très faibles altérations du champ terrestre produites par ces substances, suffisent pour augmenter la phosphorescence,
- » Le sulfure phosphorescent est sensible au champ magnétique de courants très faibles. J’ai placé le sulfure à i cm d’un fil rectiligne parcouru par un courant et j’ai intercalé, entre le fil et le sulfure, du papier noir et du plomb pour arrêter les rayons N ou la chaleur. En faisant passer un courant dans le fil on observe une action. Avec le courant d’un élément Daniell dans un circuit d’une résistance de ioo ooo ohms, on peut encore percevoir une augmentation de la phosphorescence lorsque le courant est fermé.
- » M. Blondlot a montré que, pour observer les rayons N, on pouvait, au lieu de les faire tomber sur un corps faiblement lumineux, mettre la source de rayons près de l’œil. On aperçoit alors plus distinctement des objets peu éclairés. On peut de même fair.e agir le champ magnétique sur l’œil. En regardant dans une chambre presque obscure des morceaux de papier blanc ou des traits de craie, on les voit plus nettement lorsqu’on approche de l’œil un pôle d’un aimant enfermé dans du plomb..
- » Si l’on déplace près des yeux une longue aiguille aimantée enfermée dans du plomb, on voit mieux les objets blancs peu éclairés quand les extrémités sont près des yeux que quand on y amène le milieu.
- » La même expérience peut être répétée avec des courants.
- » Je rappellerai une expérience signalée par lord Kelvin. Lord Lindsay et Cromwell-F. Varley firent faire un électro-aimant puissant assez gros pour que leur tête pût tenir entre les pôles ; en la plaçant entre les pôles ils n’observèrent aucun effet. Lord Kelvin s’étonne de ce résultat négatif et reste convaincu qu’un corps vivant placé dans un champ magnétique doit éprouver un effet perceptible. Les expériences que je viens de décrire démontrent
- qu’un champ magnétique provoque une augmentation de sensibilité de la vue. »
- AMERICAN 1NSTITUTE OF ELECTRICAL ENG1NEERS
- Séance du 24 avril 1903.
- Discussion des communications de MM. Lardner, Torchio et Junkersfeld, sur l’exploitation des stations centrales. Transactions of Am. Inst, of El. Eng., t. XX, p. 669-684, mai rgo3.
- Ces communications que nous avons analysées récemment traitaient de la puissance limite, des appareils de sécurité et du groupement des unités dans les stations centrales. Comme le rappelle M. Scott, président, de toutes ces études ressort la préoccupation constante de protéger les stations contre les accidents et les interruptions du service.
- M. Scott constate que le groupement en parallèle, avec de puissantes unités à faible vitesse, évitait l’emploi de 5 à 8 petites unités marchant parfois à mi-charge et que l’on tend à revenir aux machines à grandes vitesses en utilisant les turbines à vapeur. L’orateur ne voit’ pas que ces appareils aient jusqu’à présent réalisé un progrès dans la consommation de vapeur, sur les meilleures machines compound; quant à l’encombrement des stations centrales, tant que l’on n’arrive pas à réduire celui de la chaufferie, cette question n’a qu’une importance très relative. On exagère, d’autre part, l’importance du sectionnement des groupes générateurs et des transmissions, pour des hautes tensions, attendu que les effets d’un court-circuit sont bien moindres que pour les appareils à basse tension. Il vaut bien mieux, pense l’orateur, perfectionner les mesures et appareils de sécurité que renoncer, par le sectionnement, à l’économie de combustible que donne la marche en parallèle et qui porte sur 60 p. 100 environ du coût de l’énergie. L’auteur a vu des coupe-circuits à huile donner toute satisfaction sur une station de 0000 kilowatts, lors d’un court-circuit.
- M. Wagner attribue le succès des stations de la Compagnie Edison, de Boston, à la marche en parallèle des génératrices et des feeders ; les sous-stations sont composées de groupes moteurs-générateurs, et la partie motrice consiste presque toujours en moteurs asynchrones, quelques moteurs synchrones intervenant pour amé-
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- T. XXXVIII. — N° 10
- 400, L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- liorer le facteur de puissance. Cette compagnie projette une usine de 5o 000 kilowatts consistant en groupes de 5 000 kilowatts avec turbines à vapeur. A propos de turbines, M, Waldron ingénieur-mécanicien, dit avoir étudié particu-lièrementces moteurs ; et il en expose longuement les avantages. La simplicité et la facilité de leur conduite sont reconnues. Quant à l’économie, l’orateur ne citera que la petite installation de Zale and Towne, de 4°° kilowatts, actionnée par des turbines Westinghouse-Par son, marchant à io,5 kg par centimètre carré, io° à i5° de surchauffe et 69 cm de vide. Dans une marche continue et prolongée, la consommation d’eau par kilowatt-heure a été réduite d’environ 10 kg. L’absence de pièces multiples en mouvement annule complètement le coefficient personnel du mécanicien. Le prix de la turbine, avec ses accessoires, est de 10 a i5 p. 100 inférieur à celui des machines à vapeur. Le poids d'un groupe électrogène avec turbine est 6 fois moindre, et l’emplacement des bâtiments est réduit de 35 p. 100. Si le vide tombe, au condenseur, une machine à vapeur recouvrera sa vitesse automatiquement en augmentant son admission, tandis que, dans le même cas, il est nécessaire d’ouvrir le by-pass de la turbine et de supprimer la vapeur sur les aubes à haute pression ; il n’est pas impossible que l’on arrive à faire effectuer cette opération automatiquement, mais, quant’â présent, c’est là un inconvénient sérieux.
- M. Lieb, à propos de la multiplicité des stations, estime que c’est là une conception qui rencontre une foule de difficultés pratiques, à l’intérieur des grandes villes, telles que la manipulation de la houille et des cendres, le prix élevé du terrain, les réclamations du voisinage, etc.
- La section de Chicago, de l’Institut américain, reprend cette discussion. M. Arnold se déclare partisan d’une grande station unique placée convenablement. Il signale la préférence marquée des ingénieurs allemands pour les moteurs-générateurs synchrones, dans les sous-stations. MM. Junkersfeld et Abbott attirent l’attention sur l’importance de la chaufferie et de la manutention de la houille dans une station. L’emploi d’air forcé pour augmenter la capacité de la station en cas de surcharge brusque est à désirer, et cette mesure peut faire économiser une cer-
- taine puissance dans la batterie d’accumulateurs. M. C. Schwartz reconnaît qu’une limite s’irm pose pour la capacité des groupes électrogènes • c’est ce qui conduit à la marche indépendante de grandes unités. Cette indépendance réalisée dans les unités et dans les lignes de transmission exige des dispositifs de commutation très flexibles, mais, grâce à eux, ce système retrouve tous les avantages des grandes unités en parallèle sans en courir les risques.
- Ces diverses questions sont également discutées à la section de Pittsbourg, où M. Hodg-kinson cite quelques données intéressantes à propos de turbines Parson. L’orateur rappelle d’abord la facilité que présentent ces appareils pour la marche en parallèle ; les quatre turbines établies aux ateliers Westinghouse, chacune de 4oo kilowatts, ne présentent pas plus de 2,5 p. 100 de variations de vitesse, entre la marche à vide et à pleine charge. Une turbine et une génératrice à arbre horizontal n’exigent presque pas de fondations. L’influence notable du vide sur le rendement des turbines nécessitera la construction de condenseurs plus spécialement appropriés ; ainsi, la consommation d’eau, par cheval-heure électrique varie, selon l’orateur, de y,5 à 6,y5 kg, quand le vide varie de 63,5 à 71 cm. Ce désidératum peut être Réalisé en employant des condensateurs à surface équipés avec pompes à air rotatives, avec cylindres en tandem et une petite pompe indépendante pour l’eau. Cette dernière alimente l’enceinte où les pompes puisent l’eau, de sorte que la pompe a air n’a qu’à pourvoir aux petites fuites inévitables. ' -f.
- L’effet de la surchauffe fait aussi varier le rendement des turbines de y à 12,5 p. 100.
- En réponse à plusieurs questions, l’orateur indique que la Compagnie Westinghouse ne construit pas de turbines inférieures à 200 kilowatts. Le rendement augmente d’ailleurs avec la puissance. En ce qui concerne la vitesse de rotation, pour la fréquence de 60 périodes, on n’utilisè que deux vitesses, 3 600 et 1 800 tours par minute ; pour 25 périodes, on est obligé de se contenter de deux pôlés, et de vitesses de 1 5oo tours par minute.
- P.-L. C.
- 1 Le Gérant : Ch. COINTE.
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- Tome XXXVIII
- Samedi 12 Mars 1904.
- Il» Année.— N* 11
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVÀL, Professeur au Collège de France, Membre de llnstitut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefîore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- L’ÉTAT ACTUEL DE LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Huit années se sont écoulées depuis l’apparition de la télégraphie sans fil et depuis plus de deux ans, aucun perfectionnement notable n’a été apporté aux propriétés du nouveau moyen de communication. Le moment semble donc venu de classer les divers dispositifs proposés et d’examiner le parti que l’on peut en tirer, sans insister sur les détails d’appareils, détails qui ne présentent qu’un intérêt secondaire et dont la plupart sont déjà connus de nos lecteurs.
- Les problèmes relatifs à la transmission des signaux d’une part et à leur réception d’autre part, étant complètement indépendants, nous examinerons séparément les solutions qui en ont été données.
- Transmission. — On ne connaît actuellement qu’un procédé de production des oscillations électriques de grande fréquence : la décharge d’un condensateur. Toutefois cette décharge peut se faire soit par oscillations plus ou moins amorties, soit par oscillations entretenues. Ce dernier procédé n’a pas encore reçu d’applications vraiment pratiques en télégraphie sans fil, le premier seul est employé dans les installations chargées d’un service réel.
- Les dispositifs de ce genre, c’est-à-dire dans lesquels l’excitation de l’antenne est faite par oscillations plus ou moins amorties sont de 3 espèces :
- Excitation directe.
- Excitation indirecte par induction,
- Excitation indirecte par dérivation.
- 1# Excitation directe.— L’antenne A est considérée comme une des armatures d’un con-
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- densateur dont la terre T constitue l’autre armature. La charge est opérée en reliant une source d’énergie à haut potentiel B à chacune des armatures en intercalant un oscillateur C entre les deux (fig. 1) (Marconi, etc.).
- Les oscillations produites par la décharge sont très amorties, et la première a une énergie beaucoup plus considérable que les autres. C’est elle seule qui agit en réalité, et son effet est analogue à celui d’une percussion.
- Ce montage est très répandu, la source d’énergie étant constituée par une bobine Rhum-korff.
- On ne peut l’employer en prenant pour source d’énergie le secondaire d’un transformateur industriel. La tension du courant de charge est en effet limitée par construction,
- ci(B
- -F
- /7//M/W
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- Fig. 1 à 3.
- tandis que le débit est considérable : Il se produit souvent de Varc à l’oscillateur, car la capacité de l’antenne est insuffisante pour permettre d’obtenir des étincelles disruptives.
- On peut cependant réaliser un montage analogue à l’excitation directe en transformant tout d’abord le courant alternatif de grand débit et faible tension, en oscillations de faible débit et haute tension. Ces dernières sont alors employées à charger l’antenne.
- Pour cela on place tout d’abord en dérivation aux bornes du secondaire R du transformateur industriel une grande capacité K (fig. 2), choisie de manière à établir la résonance du secondaire R d’après la fréquence du courant alternatif. Ce condensateur se décharge par un oscillateur C, à travers le primaire P d’un Tesla. Le secondaire S de celui-ci est relié à l’antenne A et à la terre T, en même temps qu’à un oscillateur C2.
- On règle le nombre de spires de P et de S, de manière à obtenir l’étincelle maximum en C2, on obtient ainsi un très bon rendement de l’énergie, toutefois les oscillations de l’antenne sont plus ou moins amorties suivant la forme du courant alternatif employé.
- On peut aussi employer un Tesla genre Oudin (fig. 3) au lieu d’un Tesla genre d’Arson-val comme ci-dessus.
- Dans tous les cas, l’antenne vibre en quart d’onde, c’est-à-dire que les oscillations ont un maximum d’intensité au sol et un minimum au sommet et inversement pour la tension.
- 20 Excitation indirecte par induction. — Ce procédé consiste à produire des oscillations dans un circuit fermé qui communique, par induction, son mouvement vibratoire à l’antenne.
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- Quand on fait usage de bobines d’induction comme source d’énergie à haute tension, on opère de la manière suivante : Le circuit d’excitation, monté en dérivation sur la bobine B (fig. 4)i est formé de l’oscillateur C, du condensateur K, et du primaire P d’un transformateur Tesla-d’Arsonval. Le secondaire S de celui-ci est embroché sur l’antenne A et le fil de terre T (Braun, Marconi, etc.).
- Pour obtenir un bon rendement, il faut accorder la période de l’excitation et celle de l’antenne en agissant sur l’une ou sur l’autre. On arrive à ce résultat en plaçant un ampèremètre thermique H en dérivation sur le fil de terre, et en faisant varier progressivement l’un des éléments de l’un ou l’autre circuit. L’accord est obtenu pour la valeur de la variable qui donne un maximum d’intensité efficace à l’ampèremètre H.
- L’expérience a montré qu’il y avait intérêt à ne former le primaire P et le secondaire S que d’un petit nombre de spires, d’autant plus petit que l’antenne est plus courte. Il faut donc tout d’abord faire un réglage approximatif en agissant sur la capacité K, et terminer l’accord en faisant varier le nombre de spires de S.
- Fig.4 et 5.
- Les oscillations ainsi obtenues sont moins amorties que dans, le montage à excitation directe avec bobines.
- Lorsqu’on fait usage de transformateurs industriels on ne peut employer le dispositit de la figure 4> pour la même raison que dans le cas de l’excitation directe. Il est préfé rable d’opérer une double transformation (fig. 5) (Marconi). Toute l’énergie du transformateur R est employée à charger un condensateur de grande capacité K dont la valeur donne la résonance de R; ce condensateur se décharge par un oscillateur G1? à travers le primaire Pi d’un Tesla. Les oscillations induites dans le secondaire S, de celui-ci sont employées à chargera haute tension un deuxième condensateur K, dont la valeur est choisie de manière que sa décharge à travers un deuxième Tesla P2 donne des oscillations accordées sur l’antenne Tout se passe comme dans le cas de l’emploi de bobines d’induction, toutefois il convient de régler le premier Tesla Pt de manière à obtenir l’étincelle maximum en ca.
- Les oscillations ainsi obtenues sont peu amorties.
- On a également essayé de faire 3 transformations successives pour épurer les oscilla» fions.
- Enfin, dans tous ces montages par induction, on peut augmenter le rendement en mon tant plusieurs transformateurs Tesla en parallèle, sur un même oscillateur ou sur des oscil-
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- lateurs distincts, et en divisant les condensateurs en plusieurs parties égales actionnant chacune un des Tesla.
- La période suivant laquelle l’antenne eutre en vibrations, dans ces montages par induction, est évidemment celle de l’ensemble formé de l’antenne proprement dite, du secondaire du Tesla et du fd de terre. Cet ensemble vibre en quart d’onde, c’est-à-dire que les oscillations ont un maximum d’intensité près du sol et un minimum au sommet. Il faut donc enfermer la plus faible longueur possible de la partie inférieure de ce quart d’onde dans le secondaire S, attendu que l’expérience a montré qu’il est avantageux d’avoir le plus d’intensité possible dans la partie de l’antenne qui sert au rayonnement de l’énergie dans l’espace. Cette question sera examinée avec plus de détails dans l’étude de la théorie et du rôle de l’antenne.
- 3° Excitation indirecte par dérivation. — Dans ce procédé l’excitation de l’antenne est obtenue en plaçant l’antenne et la terre en dérivation sur un circuit oscillant fermé (Slaby, Rochefort).
- A
- S
- T
- rnTTTTïïWTïï
- 399
- B
- Fig. 6 et 7.
- Lorsqu’on fait usage de bobines d’induction le montage est analogue à celui de la figure 3, toutefois le circuit primaire P du Tesla (fig. 6) est constitué par un certain nombre de spires du secondaire (genre Oudin). L’accord se fait d’une manière analogue.
- Ce montage présente l’inconvénient de donner naissance à 2 sortes d’oscillations de périodes différentes : les unes sont celles du oircuit ASPT, les autres sontcelles du circuit ASKCT. Leurs périodes sont forcément inégales. Comme on ne peut accorder la réception que sur l’une des deux, l’énergie des oscillations de l’autre période est donc inutilisée.
- Pour employer les transformateurs industriels à la place de bobines d’induction, on fait usage du montage de la figure 7, qui est analogue à celui de la figure 5.
- On peut également scinder en plusieurs parties les condensateurs, et les faire agir sur autant de Tesla montés en quantités.
- Les oscillations obtenues par tous ces montages par dérivation ont un amortissement semblable à celui des oscillations obtenues parles montages analogues par induction.
- Oscillations entretenues. — Tous les procédés que l’on vient de décrire donnant naissance à des oscillations plus ou moins amorties, on a proposé, pour supprimer complètement cet amortissement, de remplacer l’oscillateur par un arc électrique, en (produisant un phénomène semblable à Varc chantant, niais avec une période beaucoup plus élevee.
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- Cet arc peut être constitué soit par un arc ordinaire entre charbons, soit par un arc à mercure (Dudell, de Valbreuze, Hewitt).
- L’antenne peut encore être excitée par les 3 méthodes: excitation directe, excitation par induction ou par dérivation. La figure 8 représente un exemple de montage avec excitation par induction.
- Le circuit excitateur est constitué par une self L, un condensateur K, le primaire P, d’un Tesla et l’arc E. Le courant continu arrive à l’arc à travers des selfs F.
- On obtient ainsi des oscillations absolument régulières et de période très nette. Mais l’énergie que l’on peut employer est malheureusement très limitée, car la tension de charge et la capacité du condensateur sont toutes deux très faibles. L’une est en effet fixée par la tension de l’arc et l’autre parla nécessité d’accord avec l’antenne.
- Réception. — La réception des signaux transmis par un quelconque des procédés que* l’on vient d’indiquer, doit tout d’abord être faite au moyen d’une antenne de période égale
- —WVVVWlr
- —mm
- à celle de la transmission. Le moyen le plus simple est d’employer deux antennes identiques. Mais lorsque cette identité ne peut être obtenue pour des raisons pratiques d’installation, on peut modifier la forme de l’ime d’elles pour obtenir l’égalité des périodes.
- Pour mesurer la période d’une antenne, il suffit de mettre celle-ci en vibrations énergiques par excitation directe, et de mesurer la fréquence des oscillations ainsi obtenues, cette mesure peut être faite par plusieurs procédés directs ou indirects.
- •Le plus simple consiste à mettre en dérivation sur l’antenne 4 (fîg. 9) en un point très voisin du sol, un fil horizontal L parfaitement isolé et placé toujours à la même distance du sol, un ampèremètre thermique H est embroché sur ce fil en un point voisin de la dérivation.
- On augmente progressivement la longueur de ce fil jusqu’à ce que l’ampèremètre indique un maximum. La longueur correspondante du fil représente le quart d’onde des oscillations de l’antenne.
- Pour accorder les antennes, on modifie la forme, le nombre de fils, etc., de l’une d’elles jusqu’à ce qu’on trouve la même longueur d’onde pour les deux.
- Lorsque cet accord est réalisé on peut employer pour déceler les ondes reçues, plusieurs espèces de détecteurs dont l’examen détaillé fera l’objet d’une étude spéciale :
- Les uns obéissent à des variations brusques d’énergie, se traduisant par des élévations de tension. Ce sont les cohéreurs ordinaires.
- Les autres sont sensibles aux intensités des oscillations. Tels sont les bolomètres, les détecteurs à hystérésis, les anticohéreurs électrolytiques, etc.
- /T77I77I7J7I77ÏÏ
- 1+.Q I
- Fig, 8 et 9.
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- La plupart de ces derniers enregistrent les intensités efficaces, c’est-à-dire intègrent l’énergie recueillie par l’antenne.
- Les dispositifs employés pour faire usage des cohéreurs, peuvent être classés en 4 catégories :
- i° Action directe;
- . 2° Action indirecte par induction;
- 3° Action indirecte par dérivation;
- 4° Action indirecte mixte (induction et dérivation combinées).
- Action directe. — Le cohéreur C (fig, io) est relié directement à l’antenne A et à la terre T, le circuit pile-relais est placé en dérivation à ses bornes (Popoff). L’antenne peut être considérée comme entièrement isolée car son extrémité inférieure aboutit au cohéreur G dont la résistance est pratiquement infinie et à la self/", dont l’impédance forme écran pour
- Fig. io à i3.
- les oscillations. Elle vibre donc en demi-longueur d’onde, et présente un maximum de tension à ses deux extrémités, et en particulier à l’extrémité inférieure en contact avec le cohéreur. Celui-ci qui obéit à des variations de tension, est donc bien placé pour être actionné. Mais pour obtenir l’effet maximum il faut que l’antenne de réception ait, dans ce cas, une période double de celle de transmission, puisque celle-ci vibre en quart d’onde. C’est un inconvénient car chaque poste doit avoir 2 antennes, l’une pour transmettre, l’autre pour recevoir.
- Action indirecte par induction. — Ce montage consiste à transformer les oscillations, qui prennent naissance dans l’antenne réceptrice, de manière à soumettre les 2 électrodes du cohéreur à des tensions élevées et de signe contraire. Le primaire du transformateur doit donc être embroché sur l’antenne aussi près que possible de la prise de terre, car c’est en ce point que les oscillations ont leur maximum d’intensité.
- Une première solution consiste à couper le secondaire en 2 parties égales S4 S2 (fig. *0 réunies par un condensateur K, les extrémités extérieures étant reliées aux bornes du cohéreur C et les extrémités intérieures au circuit pile-relais (p.-R). On constitue ainsi un résonateur de Hertz dans lequel la coupure est remplacée par le cohéreur. Ce résonateur est G Si K S2 G. Lorsqu’il est mis en vibrations par l’induction du primaire P, la demi-onde stationnaire qui s’v produit, présente 2 maximums de tension égaux et de signes contraires.
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- aux 2 extrémités c’est-à-dire aux deux électrodes du cohéreur. Pour obtenir le rendement le meilleur, il faut accorder ce résonateur sur l’antenne, qui a été préalablement accordée elle-même sur la transmission. II suffit de donner aux secondaires S2 une longueur convenable (Marconi).
- L’expérience a montré que le condensateur K pouvait être supprimé (fîg. 12). Le fonctionnement du dispositif peut alors être expliqué de la,manière suivante: Le cohéreur est soumis à l’action de 2 circuits oscillants distincts : CS^, CS2/^. Chacun d’eux à une extrémité isolée C, l’autre extrémité étant indéterminée par suite de la présence de ou /j. Il résulte en effet de l’étude de la propagation des oscillations qu’une self produit un effet semblable à une grande longueur de conducteur linéaire dans laquelle le mouvement vibratoire disparaît peu à peu comme l’a montré M. Pérot. Mais les oscillations induites par P
- A
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- Fig. 14 à 16.
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- 40?
- dans Sj par exemple, ne s’en réfléchissent pas moins en C, en produisant un ventre de tension. Le cohéreur est donc soumis à ses extrémités, à deux ventres de tension égaux, et de signes contraires par suite du sens des enroulements de SA et S2.
- Une des conséquences de cette explication est que le réglage de la longueur de S4 et S2 doit n’avoir qu’une importance secondaire. C’estce que l’expérience a vérifié. Unmême transformateur donne en effet de très bons résultats pour des longueurs d’onde variant de 100 à 1 000 inètres par exemple.
- Il est donc à peu près impossible d’obtenir par ce procédé une protection efficace pour un récepteur, contre une transmission qui ne lui est pas destinée.
- Action indirecte par dérivation. — On sait que tout conducteur placé en dérivation sur un circuit oscillant, devient le siège d’un mouvement vibratoire dont l’amplitude est maximum lorsque ce conducteur a une période propre égale à celle du circuit oscillant.
- Pour appliquer ce fait à la réception de signaux hertziens (Slaby), on embroche sur l’antenne A quelques spires P d’un solénoïde S (fig. i3), dont l’extrémité libre a est reliée au cohéreur G. L’autre électrode de celui-ci est reliée à la terre par l’intermédiaire d’un condensateur K. Lorsque l’antenne entre en vibration sous l’action des ondes hertziennes transmises par le poste correspondant, le solénoïde S, qui est en dérivation sur elle, prend part au mouvement vibratoire.
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- Pour obtenir un effet maximum sur le cohéreur, il est nécessaire que l’onde stationnaire qui s’établit en S présente un ventre de tension en a. Les éléments de S doivent donc être choisis avec soin pour réaliser cet accord.
- On peut également, au lieu de soumettre une seule des électrodes du cohéreur à la tension produite par les oscillations, employer un montage tel que l’action sur le cohéreur soit symétrique, et éviter l’emploi d’un condensateur. Il suffit pour cela de prendre les spires primaires P au milieu du solenoïde et de relier les extrémités de celui-ci aux bornes extérieures d’un cohéreur c à 3 électrodes (fig. i4). Le circuit pile-relais est intercalé entre le primaire P et l’électrode centrale du cohéreur (Rochefort).
- Tous ces montages par dérivation présentent l’avantage de nécessiter un réglage exact de l’accord pour obtenir un effet maximum. En revanche cet effet paraît devoir être moindre qu’avec les montages par induction.
- Action indirecte mixte (induction et dérivation combinées). — On peut réunir les avantages des 2 montages précédents en combinant leurs 2 modes d’action (fig. i5 et 16).
- Fig. 17 à 19.
- Le primaire P agit par dérivation sur une des électrodes du cohéreur c par l’intermédiaire du demi-secondaire S2, et par induction sur l’autre électrode, par l’intermédiaire du deuxième demi-secondaire S.
- Le dispositif de la figure i5 ne nécessite pas d’accord précis, tandis que celui de la figure 16 ne donne son maximum d’effet que si l’accord est bien établi.
- Montage des détecteurs totalisateurs. — Lorsqu’on fait usage de détecteurs totalisateurs, le montage à action directe paraît être le meilleur (fig. 16), car ces instruments sont sensibles aux intéressés efficaces et c’est à la partie inférieure de l’antenne que les oscillations ont une intensité maximum. Il suffit donc d’accorder l’antenne de réception sur la transmission pour obtenir le maximum d’effet.
- Aucun de ces instruments ne permettant actuellement l’emploi d’un relais pour obtenir l’inscription des signaux, ils sont toujours associés avec un téléphone E ou monotéléphone et parfois avec une pile suivant leur mode d’action.
- On peut également employer des montages par induction (fig. 18) ou par dérivation (fig. 19) pour augmenter l’effet sélectif. Mais on perd ainsi une partie [de l’énergie recueillie.
- Choix des montages de transmission et de réception. — Lorsqu’on ne dispose que d’une énergie limitée et que l’on ne recherche que la portée, sans s’inquiéter des perturbations que l’on pourrait apporter à des stations voisines, ou inversement, il y a avantage à employer la
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- transmission à excitation directe (avec bobines d’induction), et un récepteur à cohéreur avec montage par induction ou mixte. On obtient ainsi un excellent rendement de l’énergie mise en jeu. ‘
- Si l’on fait usage, dans les mêmes conditions, d’un récepteur â cohéreur avec action indirecte par dérivation, on perd un peu en portée mais on gagne en protection de ce récepteur contre les perturbations extérieures.
- En sacrifiant encore un peu la portée, pour la même énergie dépensée, on augmente la protection pour soi-même et pour les postes voisins, si l’on transmet au moyen d’un montage à excitation indirecte par induction et si l’on reçoit au cohéreur par action indirecte par dérivation.
- Mais cette protection est en réalité assez faible dans tous les cas et n’est notablement efficace que pour des longueurs d’onde très différentes.
- L’emploi de détecteurs totalisateurs augmente encore cette protection pour les mêmes montages à excitation indirecte, mais on ne peut alors obtenir l’inscription des télégrammes ni réaliser un dispositif d’appel.
- Les oscillations entretenues permettraient vraisemblablement d’améliorer beaucoup ces résultats, mais pour obtenir des portées notables, il serait nécessaire de mettre en jeu uiîe énergie très considérable, malgré les phénomènes de résonance réelle que l’on pourrait alors réaliser. '
- En résumé, aucun des procédés actuellement connus ne permet d’obtenir une protection vraiment efficace des communications.
- C’est là le plus grave inconvénient de la télégraphie sans fil. Cependant il est des applications, où le fait de pouvoir échanger des télégrammes avec une station inconnue, munie de dispositifs quelconques, constitue au contraire un avantage. Tel est le cas par exemple des navires transatlantiques qui peuvent, en cours de route, donner de leurs nouvelles à d’autres navires passant hors de vue où à des stations côtières de divers systèmes.
- Il en résulte que, même à l’état actuel, la télégraphie sans fil est un moyen de communication précieux, bien qu’il ne puisse aspirer en aucune manière à remplacer ses prédécesseurs dans les cas où ceux-ci peuvent être employés.
- G. Ferrie.
- LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
- DE LA COMPAGNIE DES MINES DE LA MURE (ISÈRE)
- 0 ---------------------
- La Compagnie des Mines d’anthracite delà Mure (Isère) a récemment appliqué l’électricité à ses importants services, sous une forme particulièrement hardie et novatrice. Nous pensons donc qu’il ne sera pas sans quelque intérêt pour les lecteurs de U Eclairage Electrique, étant donnée l’actualité de l’application de l’électricité à l’art des mines, de posséder quelques détails sur cette installation. Hâtons-nous d’ajouter que la plus grande partie des détails contenus dans notre étude sont empruntés à une description très complète de l’installation due à M. de Charentenay, ingénieur aux Mines de la Mure (1). Comme les sociétés minières analogues, la Compagnie des Mines de la Mure avait installé, en divers endroits
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- (l) Grenoble. Allier et Cie, éditeurs. : - -> ' > ' !
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- T. XXXV11I. — N°H.
- 4io
- de son exploitation, un certain nombre de générateurs et de moteurs à vapeur, qui, avec l’augmentation du trafic, étaient devenus notoirement insuffisants.
- Quelque paradoxale que puisse paraître cette considération que la Compagnie minière eût intérêt à prendre l’énergie électrique motrice à des sociétés voisines, plutôt que d’installer une station centrale à vapeur alimentée par les sous-produits de sa fabrication, cette considération peut cependant se justifier par ce fait que les sous-produits d’extraction menus et grésils sont vendus aux industriels avec avantage, de sorte qu’il n’y avait aucun intérêt, pour la Compagnie des Mines de la Mure, à les consommer elle-même. D’autre part, cette solution était indiquée par les prix réduits auxquels pouvait être acquise l’énergie électrique soit à la Société Grenobloise de Force et Lumière, soit à la Société Hydro-
- Trarvsfomvateur téSeWciXe/
- S*? Grenobloise f~p"
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- j *----î~~j Tableau yrrncipal bOÙv de Vieille)
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- Treuil de irdn&
- Transformateur imT
- ; C$l?2e armé.
- .Canalisation à l'intérieur des bât*3 5ÛÛ?cah2ejà "Fils deprises de courant delà locomotive.
- Fig. 1. — Installations électriques de la compagnie des mines de la Mure. Schéma général de la distribution.
- électrique de Vizille, dont les usines génératrices, situées l’une à Avignonet sur le Drac, l’autre au pont de Loulla, et utilisant les eaux du lac de Laffrey, sont établies à proximité de la Motte d’Aveillans, principal centre d’exploitation et gare de chargement de la compagnie.
- Les courants alternatifs triphasés haute tension de ces usines sont transformés à la Motte d’Aveillans en courants triphasés 5oo volts pour l’alimentation de la généralité des moteurs, ainsi que de l’éclairage.
- Les deux groupes de lignes secondaires de l’une et de l’autre Sociétés de transmission d’énergie, après transformation dans le voisinage, aboutissent respectivement à un tableau spécial.
- Le schéma de l’installation est donné figure 1.
- Les canalisations extérieures sont constituées par des câbles ou fils nus ; à l’intérieur,
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- les conducteurs sont isolés et présentaient aux essais un isolement kilométrique de i 5oo mé-gohms.
- Sauf deux de puissance restreinte, du type Boucherot y, tous les moteurs ont été fournis par le Creusot. Ils sont à démarreurs liquides, à inducteur fixe et à induit mobile. Le plus important de ces moteurs est de 23o HP, du type E. T. 200 à l\io tours. Son rendement à pleine charge est de 92 p. 100 avmc un facteur de puissance de 0,90.
- L’alimentation des moteurs de la mine s’effectuant à i85 volts composés, il était nécessaire, en raison de la longueur des galeries, de créer dans celle-ci des postes de transfor-
- Fig. 2. — Installation électrique de la compagnie des mines de la Mure. Locomotive Ganz triphasée
- mation, abaissant à i8d volts le courant transmis à 5oo volts par câbles armés, système Berthoud-Borel.
- Ces câbles ont donné aux essais par tronçons de 25o m une résistance kilométrique supérieure à 3.6 000 mégohms.
- Deux transformateurs 5oo-i85 volts sont actuellement installés dans la mine. Ils sont renfermés dans une cuve en fonte dans laquelle on pourrait installer de l’huile. Les transformateurs sont à circuit magnétique fermé et à enroulements primaire et secondaire concentriques, celui-ci à l’extérieur.
- Les canalisations secondaires à 185 volts composés sont établies en câbles isolés identiques à ceux employés pour les canalisations d’extérieur. Le centre de Pétoile des transformateurs est relié au sol, ainsi que le point neutre de bouquets de 3 lampes à incandescence, branchés tous les i5o m environ sur les lignes secondaires à 185 volts.
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- La différence de potentiel existant entre le sol et un conducteur et pouvant être appliquée, en cas d’accident, à un agent, est ainsi sûrement réduite à environ 115 volts.
- Les transformateurs 5oo-i85 volts servent à alimenter deux treuils de mine et un chemin de fer industriel permettant de transporter à la gare de la Motte d’Aveillans les convois de charbon.
- Les treuils peuvent monter à la vitesse de i m par seconde, suivant la verticale, une charge de x ooo kg. Ils sont placés à la tête de plans inclinés avec chariot porteur pour une berline et contrepoids d’équilibre.
- Les moteurs sont de 16HP, peuvent en donner 23 et développer, pendant un temps très court, un couple de démarrage double du couple normal.
- Il convient de remarquer que l’ensemble du système des treuils, y compris les pertes par transformation, possède un rendement de 5o p. ioo. C’est à peu près le double de ce que l’on obtient avec les treuils à air comprimé.
- La substitution de la traction électrique à la traction animale fut la conséquence de la nécessité où l’on se trouva d’accroître encore la densité d’une exploitation portée à son maximum avec le premier mode de traction.
- Les conditions imposées étaient les suivantes : remorque en io heures de i 200 berlines de charbon sur un parcours de 1 000 m, dont 6a m en rampe de 0,016 m, 365 m en rampe de 0,012, et le reste en palier, à la vitesse maxima de la kilomètres-heure.
- Le matériel roulant comporte deux locomotives, dont une de réserve. Le poids des trains descendants est de 35 tonnes, et des trains montants 22 tonnes, y compris dans les deux cas la locomotive, dont les constantes principales sont les suivantes :
- Longueur totale....................................... i,85m
- Largeur totale........................................ 0,90 »
- Hauteur y compris la prise de courant................. x ,60 »
- Empattement des roues................................. 0,70 »
- Diamètre des roues.................................... 0,60 .»
- Le châssis est venu de fonte d’une seule pièce. Le moteur est unique, donne normalement 25 HP à 5o périodes et 780 tours. Il est capable de fournir 47 chevaux en surcharge pendant une heure. En charge normale, le rendement est de o,85. Le rotor et le stator ont leurs enroulements constitués par des barres. Les résistances métalliques de démarrage sont cloisonnées à l’amiante. Le controller Ganz est constitué par une manette déplaçant deux curseurs sur 9 plots. Deux plots supplémentaires permettent le freinage aprèsHe renversement du courant (fig. 2 et 3).
- L’emploi d’un moteur à axe vertical es! excellent en ce qu’il assure le maintien du centrage, et par suite de l’entrefer, et réduit au minimum les dimensions de la locomotive.
- L’arbre du moteur de chaque locomotive entraîne par engrenage conique un arbre horizontal faisant corps avec le châssis et commandant directement les essieux par l’intermédiaire d’un engrenage cylindrique.
- Le graissage du palier supérieur est assuré par un graisseur apparent, celui du palier inférieur par un graisseur à gouttes.
- Le freinage électrique par renversement du sens de marche du moteur est prévu concurremment avec le freinage mécanique.
- La prise de courant est originale, et remarquablement appropriée aux nombreux changements de marche imposés par les manœuvres qu’effectue la locomotive.
- Le système comprend une prise de courant centrale èt deux prises de courant latérales, symétriques par rapport à l’axe de la machine. Chacune des prises est montée sur une tige
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- de bois sec. Elles sont supportées par des cadres isolés indépendants et ceux-ci par des pièces articulées.
- L’ensemble est supporté par un cadre en bois sur lequel sont fixés deux tubes coulissant entre des galets montés sur la carcasse du moteur.
- Ce cadre est constamment maintenu à la hauteur du fil le plus bas par un contre-poids d’équilibre.
- En alignement droit, la voie est munie d’un conducteur supérieur et de deux conducteurs latéraux, situés d’un même côté du tunnel.
- Fig. 3. — Installation électrique des usines de la Mure. Locomotive Ganz triphasée.
- Dans les aiguillages, les conducteurs latéraux sont doublés, de manière à assurer la continuité du courant.
- La ligne est établie sans soudure, au moyen de serre-fils spéciaux, formés de 2 joues en acier galvanisé reliées entre elles par deux boulons. Les serre-fils sont du reste supportés par des isolateurs à clochettes de fonte.
- Lavoie unique avec garage est en rails Vignole de id kg, sur traverses de chêne de 1,20 mXo,i6mXo,io, espacées de o,5o m. Les tronçons, de 6 m, sont assemblés par éclisses à 4 boulons.
- Telle est, esquissée à grands traits, l’installation électrique minière de la Compagnie des Mines de la Mure. L’application particulièrement heureuse des courants triphasés à l’art des mines, et notamment à la traction électrique industrielle, fait de cette installation une
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- précieuse source d’enseignements pour l’ingénieur et est tout à l’honneur de ceux qui l’ont conçue et exécutée.
- L. Bârbillion.
- MÉMOIRE SUR LE RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE GIN O
- Principe du régulateur. — On réalise généralement la régulation du mouvement des moteurs à vapeur par l’intervention d’un régulateur à force centrifuge agissant directement sur le mécanisme d’admission, dont la manœuvre n’exige qu’un effort relativement faible s’excerçant dans un temps très court. lien résulte que les perturbations pourraient être corrigées rapidement s’il ne se produisait, dans un grand nombre de cas, des oscillations à longues périodes propres au régulateur et dues à l’inertie des boules, oscillations dont l’atténuation a fait l’objet d’études aussi nombreuses qu’intéressantes.
- Dans les régulateurs pour moteurs hydrauliques, au contraire, la manœuvre de la vanne exige des efforts si considérables que l’action directe du régulateur est généralement impossible, et qu’il est indispensable d’interposer entre le vannage et l’appareil centrifuge un mécanisme spécial, dont la force est empruntée au moteur même ou à une source extérieure d’énergie. Dans ces conditions, l’effet du régulateur dépend beaucoup moins de l’inertie des boules que de l’action plus ou moins prolongée et plus ou moins énergique du mécanisme de commande du vannage.
- Le rôle d’un régulateur parfait est évidemment de corriger le plus rapidement possible toute perturbation due à un écart entre la puissance et la résistance, en limitant au minimum l’amplitude de variation de la vitesse angulaire.
- Or, si nous remarquons qu’à une résistance donnée et pour une vitesse de régime imposée correspond une seule ouverture de vanne compatible avec l’équilibre entre la puissance et la résistance, nous déduirons que l’action du régulateur doit s’exercer le plus tôt possible après l’origine de la perturbation, de manière à provoquer, aussi rapidement que possible, un déplacement de la vanne automatiquement limité à l’ouverture exigée pour le rétablissement de la vitesse de régime.
- Pour éclaircir cette dernière condition, imaginons un régulateur à force centrifuge obéissant aux moindres variations de vitesse angulaire et provoquant instantanément la mise en marche d’un moteur qui ouvre ou ferme la vanne suivant que la vitesse s’accélère ou se ralentit.
- On reconnaît d’abord qu’un tel régulateur ne pourrait ramener le moteur à sa vitesse de régime qu’après une longue suite d’oscillations ayant pour effet de faire passer alternativement la vanne de part et d’autre de la position moyenne à atteindre. Mais, en examinant les courbes de correction, on constate que la vanne occupe la position correspondante à l’équilibre de la puissance et de la résistance pour la vitesse de régime, peu après que la vitesse angulaire a passé par son maximum ou son minimum. M. Léauté, Membre de l’Institut, en a déduit que, pour corriger une perturbation dans le temps le plus court possible, il suffit d’arrêter la vanne un peu après que les boules du régulateur, ayant cessé de monter ou de descendre, commencent à revenir en sens contraire de leur mouvement primitif.
- Application du principe de M. Léauté. — Nous avons réalisé l’application du principe
- (1) Cette communication a été faite à la Société des Electriciens à la réunion du 3 février 1904.
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- de M. Léauté en actionnant le mécanisme de manœuvre de la vanne par un moteur électrique alimenté par une source d’énergie indépendante ou solidaire de la turbine.
- Nous ferons d’abord observer que la mise en marche et l’arrêt du déplacement de la
- Fig. i et i.
- vanne devant être aussi rapides que le permettent l’inertie et la résistance des mécanismes à mouvoir, la mise en circuit ou hors circuit du moteur doit comporter des interrupteurs à rupture brusque munis de dispositifs supprimant les étincelles. Il convient, en outre, que
- Fig. 3 et 4-
- le moteur soit excité en série, afin d’avoir un couple de démarrage puissant, et il est nécessaire que son induit soit assez robuste pour supporter le démarrage sans rhéostat.
- Ces conditions exposées, nous allons décrire les dispositifs dont la combinaison schématique est représentée par la figure i.
- Description du régulateur. — Soient une génératrice A indépendante ou solidaire de la
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- turbine et un moteur B actionnant le mécanisme de manœuvre de la vanne mis en circuit ou hors circuit par deux couples d’interrupteurs à mercure commandés par un pendule C.
- La vitesse de la turbine étant normale les plongeurs DD sont à une certaine distance du mercure des cuvettes F et E et il ne passe aucun courant dans le moteur. Si la vitesse vient à croître ou à décroître le manchon du pendule soulève ou abaisse un équipage mobile portant les plongeurs inférieurs et les cuvettes supérieures, de manière à immerger Lun ou l’autre couple de plongeurs dans les cuvettes correspondantes. Dans le premier cas (vitesse croissante) le courant fourni par la génératrice A passe dans l’inducteur et l’induit
- ‘du moteur, de manière à provoquer la marche en avant de ce moteur (fermeture du vannage); dans le second cas (vitesse décroissante) le courant parcourt l’inducteur dans le même sens, mais il est inversé dans l’induit, ce qui provoque la marche en arrière du moteur (ouverture du vannage). Mais comme nous l’avons expliqué plus haut, le seul fait d’ouvrir ou de fermer le vannage dès l’origine et pendant toute la durée d’une perturbation ne pourrait occasionner qu’une série d’oscillations de la vitesse angulaire, et la solution pratique consiste à interrompre le mouvement d’ouverture ou de fermeture un peu après le maximum ou le minimum de la variation.
- Pour réalisèr cette condition, l’appareil est disposé de façon à ce que les plongeurs restent immergés dans les cuvettes pendant toute la durée de l’élévation ou de l’abaissement du manchon et qu’ils s’en séparent dès que les boules après avoir monté commencent à redescendre, ou après avoir descendu commencent à remonter.
- Cette rupture du contact à l’instant où la vanne passe par la position correspondante à la vitesse de régime est obtenue par l’intervention de deux cliquets qui permettent le mouvement d’ascension des plongeurs supérieurs ou de descente des cuvettes inférieures et les immobilisent au moment favorable, pour les laisser ensuite revenir à leur position initiale dès que la vitesse repasse par sa valeur de régime.
- Ces cliquets ne pouvant être figurés aisément sur le dessin schématique sont représentés sur le plan d’exécution de l’appareil que nous allons décrire plus en détail afin d’en ,faire bien saisir les dispositions caractéristiques.
- Comme il a été dit, la communication électrique entre la génératrice et le moteur comporte deux couples d’interrupteurs, dont l’un agit pendantla montée du manchon et l’autre pendant la descente. Chacun de ces interrupteurs représentés aux figures 3 et 4 est constitué par une cuvette en ébonite ou autre matière isolante dans le fond de laquelle sont creusés trois compartiments concentriques a, b, c, remplis de mercure jusqu’à un niveau déterminé. Les compartiments central et périphérique a et c des deux cuvettes sont en connexion avec les pôles de la génératrice et du moteur. Pour chaque couple d’interrupteurs on ferme le courant au moyen d’un double plongeur portant des saillies concentriques pouvant s’emboîter dans les canaux correspondants de la cuvette.
- Lorsque ces saillies pénètrent dans les compartiments annulaires de la cuvette, le mercure déplacé franchit les ponts c, 4, en reliant, par les connexions centrale et périphérique,
- P
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- la génératrice A et le moteur B qui se met à tourner dans un sens ou dans l’autre suivant le couple d’interrupteurs en fonction.
- Par l’intermédiaire des deux tiges de suspension e, e, le manchon du régulateur provoque la montée ou la descente de l’équipage mobile / porteur des plongeurs inférieurs et des cuvettes supérieures fixés sur un double collier coulissant sur l’arbre g.
- Les plongeurs supérieurs et les cuvettes inférieures sont respectivement fixés sur un plateau métallique qui porte une bague coulissant sur l’arbre g et munie d’une denture cylindrique h, h.
- Si l’on se reporte à la figure 2, établie pour la position moyenne du manchon, on voit que, pour cette position, les cliquets i, i, sont écartés par la pression des doigts k, h, agissant sur les galets l, l. Dès que se produit une variation de vitesse modifiant la position du manchon, les galets échappent au contact des doigts k et les griffes des cliquets viennent s’appliquer sur la denture h sous la pression des ressorts in, ni. Par suite de l’inclinaison des dents, les cliquets ne peuvent s’opposer au mouvement d’ascension des plongeurs supérieurs ni à celui de descente des cuvettes inférieures.
- Par contre et en vertu de cette même inclinaison, ils s’opposent aux mouvements inverses et retiennent ces parties mobiles dans la position extrême de leur déplacement. Lorsque l’équipage /'repasse par sa position normale, les doigts k reviennent en contact avec les galets l, écartent les cliquets, et le système mobile reprenant sa liberté revient à sa position initiale, soit par le seul effet de la pesanteur, soit sous l’action d’un ressort antagoniste.
- Pour mieux faire comprendre le fonctionnement de l’appareil envisageons une perturbation provoquant une augmentation de la vitesse angulaire.
- Le déplacement du manchon détermine l’ascension de l’équipage f; les plongeurs pénètrent dans le mercure des cuvettes supérieures, établissent par les ponts d la fermeture du circuit entre la génératrice et le moteur qui se met à tourner dans le sens de la fermeture du vannage. Le déplacement ascensionnel continuant, les plans supérieurs des saillies des cuvettes viennent en contact avec le fond des canaux concentriques des plongeurs qui sont alors soulevés et participent au mouvement d’ascension de l’équipage f. Dès l’origine de la perturbation, le cliquet figuré à droite sur la figure 2 vient saisir le manchon denté h avec lequel il reste en contact sans pourtant s’opposer au mouvement ascensionnel, puisque le sens de la denture ne permet l’accrochage qu’à la descente.
- Par suite de la fermeture du vannage, l’accélération de vitesse angulaire diminue progressivement jusqu’à devenir nulle, puis négative. A ce moment, le manchon du régulateur
- Fig. 6.
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- abandonne sa position extrême pour redescendre, mais l’équipage mobile/’n’entraîne plus avec lui les plongeurs supérieurs qui restent suspendus à la griffe du cliquet. Par suite de cette séparation des cuvettes et des plongeurs, le mercure revient à son niveau normal dans les compartiments, et la rupture du courant se fait simultanément aux quatre points d. L’équipage mobile /'poursuivant sa descente revient à sa position de régime et au moment d’y parvenir agit sut* le galet l en écartant le cliquet qui se déclanche et rend la liberté aux plongeurs supérieurs, lesquels reprennent leur position initiale par le simple effet de la pesanteur.
- Tout ce qui vient d’être dit pour la correction d’un accroissement de vitesse, s’applique également à un ralentissement ; la seule différence consiste en ce que le retour des cuvettes inférieures à leur position normale s’effectue sous Faction d’un ressort antagoniste.
- Les dimensions respectives des saillies des plongeurs et des canaux sont calculées de manière à ce que le déplacement du niveau du mercure soit environ cinq fois plus grand que celui du plongeur. Il en résulte que la mise en circuit des masses de mercure ou la rupture du contact s’opère d’une façon nette et rapide. La rupture simultanée en quatre points rend difficile la production des arcs, dus à l’extra-courant de rupture et cette difficulté est encore augmentée par la présence d’une couche d’huile qui recouvre les nappes de mercure. .
- Pour obtenir la suppression complète des étincelles, nous avons imaginé de dériver l’extra-courant de rupture dans un circuit/? réunissant les deux pôles de chaque groupe de cuvettes et dans lequel sont intercalées en série deux lampes à incandescence. En régime normal, le courant parcourt les deux circuits et porte les filaments au rouge sombre. Lorsque le courant passe par l’un des couples d’interrupteurs, la dérivation par les lampes s’affaiblit et l’incandescence cesse. Au contraire, elle devient très vive pendant le court instant de production de l’extra-courant de rupture. L’efficacité de cet expédient est telle que l’on ne constate après un long fonctionnement aucune trace de décomposition pyrogénée de l’huile recouvrant les nappes de mercure.
- Fonctionnement électrique du régulateur. — II a été dit que les interrupteurs commandés par le manchon de l’appareil centrifuge doivent produire sans rhéostat la mise en marche en avant ou en arrière du moteur série actionnant le mécanisme du vannage. La suppression du rhéostat est une ques tion de construction facile à résoudre, et il est toujours possible pour des moteurs dont la puissance varie entre o,5 et i,5 kilowatts d’établir un induit assez robuste pour résister au passage du courant de démarrage.
- En ce qui concerne le sens de rotation, la figure 7 montre comment le courant circule toujours dans le même sens à travers l’inducteur, tandis qu’il passe dans un certain sens ou en sens inverse dans l’induit, suivant que la connexion se fait parles cuvettes supérieures ou inférieures.
- Il a été expliqué comment l’extra-courant de rupture est dérivé dans des circuits sur lesquels sont connectées des lampes à incandescence.
- En se reportant au schéma (8) qui correspond à une période d’arrêt du moteur, il est visible que la dérivation du circuit constituée par le moteur et les lampes en dérivation est parcourue par un courant total I = y,- (R étant la résistance d’une lampe). Chaque branche
- de ce circuit dérivé est donc parcourue par un courant I = En raison de la résistance considérable des lampes, ce courant est nécessairement faible (une fraction d'ampère). Mais comme, d’autre part, les résistances totales dans les deux branches sont sensible-
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- ment les mêmes, les pôles P et N du moteur sont à peu de chose près au même potentiel, et le courant d’intensité négligeable qui parcourt l’induit est insuffisant pour provoquer la mise en marche du moteur. On peut donc en faire abstraction et calculer l’énergie consommée dans les circuits parcourus en permanence par le courant.
- E2
- En se reportant au schéma (9) on voit que l’énergie consommé estW = -g- ce qui, pour une lampe de 5 bougies, représente à peine 17 watts.
- Les schémas 10 et 11 se rapportent aux deux cas de rotation du moteur, et montrent
- AV/V\W-----------------' v.
- ï l'j
- que le courant de la génératrice se divise en deux parties, dont l’un parcourt l’induit et l’autre les circuits dérivés sur lesquels sont connectées les lampes à incandescence.
- Soient :
- I, le courant total ; i, le courant passant dans l’induit ;
- R, la résistance d’une lampe; r, la résistance de l’induit.
- On a d’après le lemme de Kirchhoff
- R
- r -f
- I
- I +
- 27’
- TT
- Mais r est de l’ordre du centième d’ohm et R est plus grand que ioo, la fraction — est
- donc inférieure à --1 —, ce qui revient’à dire que presque tout le courant passe dans l’induit, tandis que la dérivation par les lampes est négligeable.
- En résumé :
- i° En régime normal il ne passe aucun courant dans le moteur ;
- 20 Les lampes ont une consommation peu importante pendant l’arrêt du moteur :
- 3° Lorsque le moteur tourne, le courant qui passe dans les lampes est négligeable ;
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- 4° A. la rupture du circuit qui a lieu sans étincelles l’extra courant de rupture passe dans le circuit des lampes qui brillent avec éclat.
- Etude analytique du fonctionnement du régulateur.—L’étude qui va suivre est divisée en deux parties:
- I. Analyse théorique du phénomène de la régulation;
- II. Etude de Faction du régulateur en tenant compte des conditions pratiques de son fonctionnement.
- I. —Analyse théorique du phénomène de la régulation. — Nous examinerons d’abord le cas d’un régulateur sans frottement et parfaitement sensible, c’est-à-dire obéissant aux moindres variations delà vitesse de la machine, et provoquant aussitôt la mise en marche du moteur dans le sens exigé pour la correction.
- Pour simplifier les hypothèses et les calculs, nous supposerons que les perturbations sont produites par des variations brusques du travail résistant, mais il est bien évident que nous n’avons à considérer, en fait, que l’écart entre le travail moteur et le travail résistant, et que cet écart pourrait résulter d’une variation de la puissance, ou même d’une modification simultanée de la puissance et de la résistance.
- Nous admettons en outre :
- i° Que l’on peut, à un instant quelconque, considérer le travail moteur comme proportionnel à l’ouverture correspondante du vannage ;
- 2° Que le travail résistant absorbé par les appareils utilisateurs et les résistances passives est proportionnel à la vitesse angulaire ;
- 3° Que le rendement de la turbine est indépendant de la vitesse ;
- 4° Que la cause des perturbations est instantanée, c’est-à-dire que la résistance passe instantanément d’une valeur à une autre, et que la fermeture ou l’ouverture de la vanne commence précisément à Forigne de la variation de vitesse ;
- 5° Que la vitesse du moteur électrique et par suite celle de déplacement de la vanne est constante ;
- 6° Que le régulateur fonctionnant sans frottement, il n’existe pour toute vitesse angulaire qu’une seule position du manchon.
- Equation du mouvement simultané de la turbine et du vannage. — Soit a la vitesse linéaire constante de déplacement du vannage, dont l’ouverture initiale est a0.
- Au bout du temps t après l’origine d’une perturbation l’ouverture du vannage sera a0 zt a t, et le travail moteur élémentaire mesuré au temps t aura pour expression:
- M (a0 ± oct)dt
- Le travail résistant absorbé dans le même temps élémentaire sera:
- R (odt
- M et R étant les coefficients qui représentent, pour la machine envisagée, la puissance en fonction de l’ouverture de vanne et la résistance en fonction de la vitesse angulaire.
- Le travail moteur élémentaire M (aQ ± a t) dt se retrouve dans le travail résistant Roidt et dans la variation de force vive Itot/w correspondante à la force vive — acquise par le système en mouvement.
- L’équation générale du mouvement est alors:
- M(«r0 dr ut)dt — Rtndt — IwcZio = o
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- Nous examinerons séparément les cas d’ouverture et de fermeture du vannage qui correspondent respectivement aux hvpothèses de a t positif ou négatif.
- Equation cl une courbe de fermeture. — Cette équation correspond à une diminution de la résistance entraînant immédiatement un accroissement de la vitesse angulaire dont la correction exige la fermeture de la vanne.
- L’équation générale s’écrit alors :
- M(a0—a t)dt—Rtorff — IcoJco — o . (2)
- L’intégration donne :
- t ~ alw2 -f- (a0 — at) Ro> — (a0 — at2)M 2R aalco — (an — af)R
- uog —----------------------—-------: + ——— arc tg - -------- u- —
- a \/ü («0 — H
- (3)
- équation dans laquelle
- fil = s/ 4aIM — R2
- 4aIM — R2 étant une quantité positive.
- Si 4“IM—R2 était égal ou inférieur à o, l’équation changerait de forme. Pour4*IM—R2<o, le deuxième terme est logarithmique et il en sera question plus loin. Pour 4«IM—R2 = o, ce deuxième terme est algébrique et égal à
- '2(a0 — af)R 2laa) — (a0 —apR
- En fait, nous écartons ces deux dernières hypothèses qui conduisent à des valeurs pratiquement inacceptables de a et nous conservons l’équation (3) sous la forme trouvée plus haut. ^
- Déterminant la constante d’intégration pour t — o w0 on obtient l’équation
- 2R_____________[aoM — (a0 — KCMo] g H______
- ralw2 — (a0 — at)Rw-f-(a0—xt)2 M ___ — arc tg 2aI“)Wo — R [°o« + (ao — «0»o] + 2«0 («0 — (4)
- alto02 — fl0Rw0 -p a0lM
- Si l’on admet qu’après retour à la.vitesse de régime la puissance primitivement égale à P soit devenue kP, on a :
- a0M P • Rw0 = ÆP
- et l’équation précédente peut s’écrire :
- alw2 — (a0 — ai) Ta ~-----° ~_a0 , lp
- _______ L 03________________ao 1 J
- alw02 -j- a0 (x — À*)P
- équation dans laquelle
- Au début de la perturbation, la vitesse croît d’abord rapidement, puis, comme la résistance augmente avec la vitesse, tandis que la puissance diminue en même temps que l’ouverture de la vanne, il arrive un moment où la puissance et la résistance s’équilibrent.
- Mais, la vanne continuant à se fermer, l’écart entre la puissance et la résistance change de sens et la vitesse de la machine diminue. Cette vitesse passe donc par un maximum que caractérise l’équation :
- 4aIP
- k2P2
- ._______[goM — («o — 'VKK V7 H_ (5]
- = e ,,0 y H ° 2'aIo,Uo* + PtK-«0(2-*)»o-«o»*]
- («o — ata) M = Rü
- (7)
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- ou
- a0 — tü = —— .
- u>o
- L’équation qui donne la vitesse maximum s’écrit alors :
- olû2
- arc tg ao d fe)Mo y7 H «o V H 2alco02 -(- a^kV (1 — k)
- (7)
- (8)
- ocIcoq"^ —|— ct§ [i — kj P
- Si l’on admet, chose impossible en pratique, que la résistance puisse devenir complètement nulle, c’est-à-dire que l’on ait k = o, l’exposant de e est égal à o et l’équation (8) donne :
- V
- ^o2 +
- '* = 0—V 1 al
- Lorsque la vitesse angulaire repasse parla valeur initiale, l’équation (5) devient:
- *K2 - («o - «<*„) [ * - -a--*to ] ? _ ftTC ta. “L0 «o Viî
- alw02q-a0 (x — A-)P
- e “o
- VH
- arc tg
- 2«loV 4- P [2(1 - k) «o - (2 - fc;«fMo]
- (9)
- (io)
- Equation d’une courbe douverture. — Cette équation correspond à une perturbation causée par un accroissement de résistance ou une diminution de la puissance entraînant immédiatement une diminution de la vitesse angulaire dont la correction exige une ouverture de la vanne.
- L’équation g*énérale s’écrit alors :
- M(a0 4- at)dt — Rwdt Itoiw = o ' + (n)
- qui donne après intégration :
- Los
- alco2 — (a0 -f- at) Rw — (40 — at)2 M
- R Los aaIco ~P (a0 + (VH 4 h) cte
- 4 H 2aIco — («0+ at) — R)
- dans laquelle
- V/H = \/'4alM 4 R2”.
- Déterminant la constante d’intégration pour t — o, = tu0 l’équation précédente devient:
- R
- alco2 4- (ao 4- cctjJiw — (at -j- a/-)2 M __T 2aIco—(a0 4 «*) (\/H— R) 2alco0 4 an (V^R 4~ R) ~| Vh
- L 2alto0 — a0 (phi — R) 2alw -J— (a0 4 (V^H 4 R) J
- ala>02 4" aoRwo — a02M
- Si l’on admet qu’après retour à la vitesse de régime, la puissance initiale P prenne la valeur k P, on a:
- «0M — P
- et l’équation précédente peut s’écrire :
- alto2 4* (^o d”
- Rw„ = tæ
- to a0 4
- lalax — (a0 -{- af) / pH —
- altüQ2 4 aP (4— 1 )
- tæ
- '4
- 2«Iro0 4 a0 (^4 — ' 0
- -oVH
- _______________1____________ -___________________:---------------—
- alco0— a0^/H-------aalax 4 (a0 + ai) (pH +4^)
- P4
- p,H étant égal à—
- 4aIP , k2 P2
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- 12 Mars 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4a3
- Il est facile de se rendre compte que la vitesse diminue d’abord, passe par un minimum et augmente ensuite dès que l’écart entre la puissance et la résistance a changé de sens. Au moment du minimum de w on a :
- (a0 -f- se/) M — RQ
- OU
- , . Q
- a0 oc/ — a0k --------- (ioj
- w0
- L’équation qui donne la valeur minimum de co devient alors
- alQ2
- ako02 -f- a0(4 — i)P
- __ f o,alto02 — a04(y/Htog
- 4P) 2xl'o0a 4- a0 (V'Hwo + 4P)
- X
- 2ala>02 — a0(y/llo>0 — 4P) 2altü02 4- «04 “b 4P)
- PLl^vn
- m J
- (16,
- Lorsque la vitesse angulaire repasse par la valeur initiale od0 l’équation (14) devient :
- alo»02 4“ («0 "b aR>o) F 4 — ^-----'—°
- ______________________I _________ao
- alw02 4" ao (4 — i)P
- [A suivre.)
- P
- _ - 4P
- t2alü)n2 4- P |>a0 (1 — 4) +«<MQ (2 — /-)] -f atoiy'HmQ J WoV/H 2alwu2 — P [2«0 (1 — 4) 4- «*<»<, (2 — 4)] + a^,0\/Hw0 1
- G iv.
- b 7)
- REVUE'INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les pertes par courants de Foucault, par le professeur Niethammer. Zeitschrift fur Electro-technik, 24 janvier.
- Parmi toutes les pertes qui se produisent dans une dynamo, les pertes ohmiques, dans le cuivre de l’armature et de l’inducteur, peuvent seules être déterminées avec précision : les pertes dans le fer actif ne sont connues qu’avec beaucoup moins d’exactitude ; quant aux pertes par courants de Foucault, dont les plus importantes se produisent dans les conducteurs de l’armature et dans les épanouissements polaires, leur évaluation échappe à tout calcul exact. L’auteur est d’avis qu’il est impossible de trouver des formules quantitatives exactes pour exprimer ces pertes :
- i° Parce qu’elles peuvent être toujours rendues négligeables par une construction appropriée.
- 20 Parce que pour un certain point critique, elles sautent rapidement d’une valeur très petite à une valeur très grande qui augmente d’une façon inacceptable les pertes totales et réchauffement.
- 3° Parce qu’une évaluation générale exacte de l’induction B, du carré de laquelle dépendent les pertes par courants de Foucault, est impossible ; en effet les propriétés magnétiques et électriques des parties de fer attenantes ne sont pas les mêmes d’une façon générale, mais varient beaucoup dans chaque cas particulier et sont influencées par le mode de fabrication.
- Pour l’ingénieur praticien, qui doit envisager le § i,il est extrêmement important d’avoir, sur le dimensionnement de la machine, des données qu’il ne doit dépasser ni en deçà ni au delà sous peine de se trouver très près du fatal point critique désigné dans le § 2. Il est également désirable d’établir des formules dont l’emploi conduit à l’obtention de faibles valeurs pour les pertes.
- En ce qui concerne les pertes dans les épanouissements polaires par l’effet des dents de l’armature, on a admis en règle générale que le rapport entre la largeur des rainures et l’entrefer doit être inférieur à 1 ou 2, pour éviter 0 1
- ces pertes, et qu’il faut faire d’autant plus petit que la vitesse de rotation de l’armature et
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° H.
- 4M
- les surfaces totales des épanouissements polaires sont plus considérables. C’est la raison pour laquelle beaucoup de firmes, surtout américaines, lamellent les épanouissements polaires dans les grosses machines.
- Un autre contrôle consiste dans l’évaluation de la variation ± By de l’induction dans les cornes polaires produites par les rainures.
- On a
- où Bc désigne l’induction moyenne dans les cornes polaires et
- Il faut que dans des épanouissements massifs By soit faible, par exemple < i ooo.
- Finalement on peut encore, avec l’aide des deux formules (*) :
- Ap — c’. B-y. D2a. «3/2. «-3/2 Fp
- où
- calculer les pertes totales dans les épanouissements polaires kp en watts, après quoi l’on fera bien, si les valeurs données par l’une de ces formules pour A;, dépassent quelques watts, de lameller les épanouissements polaires.
- Da diamètre de l’armature en centimètres.
- u nombre de tours par minute.
- nz nombre de rainures.
- Fp somme de toutes les surfaces des épanouissements polaires.
- v' = 0,2 à o,4 io-?.
- = volume d’ensemble des épanouissements polaires.
- <r0 = 2o.io-6 pour l’acier = ioo.io-6 pour la fonte.
- Un moyen radical pour éviter ces pertes est d’employer des épanouissements polaires latnel-lés qui peuvent être facilement rapportés après coup.
- De même que dans les épanouissements polaires, il se produit aussi dans les crêtes des
- (b Voyez Aiethammer. Machines électriques, appareils et installations, p. 191.
- dents des moteurs triphasés asynchrones des courants de Foucault dont la valeur dépend du produit nz X u. Elles sont dues aux fluctuations des lignes de force produites par le rapide passage des dents du rotor en face des dents du stator. Ces courants de Foucault occasionnent souvent des pertes égales ou supérieures aux autres pertes dans le fer ; elles sont nulles à l’arrêt et atteignent leur maximum au synchronisme. La grandeur de la variation d’induction qui cause ces pertes peut être évaluée par la considération des deux positions extrêmes du rotor correspondantes au flux maximum et au flux minimum.
- Les pertes par courants de Foucault dans les conducteurs de l’armature sont beaucoup plus difficiles à calculer. On peut considérer deux sortes de courants de Foucault : ceux engendrés dans les conducteurs actifs de l’armature, et ceux engendrés dans les connexions par le champ de dispersion. On distingue dans ces pertes celles produites :
- Dans les armatures lisses.
- Dans les armatures à rainures ouvertes.
- Dans les armatures à encoches mi-fermées ou complètement fermées.
- Les pertes sont maxima dans les armatures lisses et minima dans les armatures à encoches fermées.
- Dans chaque cas, les conducteurs, supposés rectangulaires, sont atteints par un champ radial de densité Br (dans le sens de la profondeur de l’encoche') et par un champ transversal de densité Bg normal au rayon de l’armature et à la profondeur des encoches.
- Les deux champs varient d’une façon importante avec la profondeur et la largeur des encoches, comme l’ont montré les recherches remarquables de S. Ottenstein. Les figures i à 3 montrent les champs radiaux et transversaux B,, et B5. Dans les armatures lisses aussi, chaque conducteur est soumis à un champ radial B,, dont la valeur maxima est égale à l’induction dans la corne polaire Bc, et a un champ transversal Bg qu’on peut évaluer approximativement
- z— — 1 ; * ui.
- F 2 y 2
- quand les lignes de force pénètrent dans l’armature sous un angle de 4u°-
- Br est maximum au milieu de l’épanouis-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 425
- sement polaire, et B? aux extrémités polaires. Outre ces deux champs il en existe un troisième qui donne naissance aussi à des courants de Fou-
- Fig. 1.
- cault; c’est, dans les machines à courant continu, le champ de commutation de la bobine court-circuitée, c’est-à-dire un champ transversal.
- La tension de réactance est toujours calculée d’après les règles connues. Il faut remarquer que la fréquence de commutation est extrême-
- f d l
- Fig. 2 et 3.
- ment élevée, mais que seuls les conducteurs court-circuités entrent en ligne de compte, et non tout le cuivre de l’armature. Dans les générateurs à courants triphasés, les champs de dispersion des encoches agissent delà même façon.
- Dans les conducteurs des transformateurs également, les champs de dispersion donnent naissance à des courants de Foucault.
- Les pertes par courants de Foucault dues au champ radial sont théoriquement
- AWr = C. --- n2d2(frBr)2Y en watts
- ao
- et celles dues au champ transversal
- Awq=z C —— n2h2 (fqBq)2 Y en watts ao
- n désignant la fréquence.
- fr le facteur de forme de la courbe de Br. fq le facteur de forme de la courbe de Btf. cr0 le coefficient de résistance (approximativement égal à 1,6 io~6 pour le cuivre. d l’épaisseur.
- h la hauteur du conducteur en centimètres, e le volume de cuivre influencé en centimètres cubes.
- c une constante (approximativement égale à 1,6 1 o~6).
- Eventuellement on devra remplacer Br et B? par leurs termes harmoniques et écrire par exemple au lieu de n2 f2 B.,2
- La fréquence est, en règle générale, égale à , u désignant le nombre de tours par minute
- et p le nombre de paires de pôles. Il faut remarquer en outre que la variation totale du champ se produit très rapidement près des extrémités polaires, cequi donne lieu à un accroissement de pertes. L’origine des courants de Foucault dans les conducteurs de l’armature est aussi d’une nature différente de celle des courants de Foucault dans les tôles de transformateurs ; pour le premier cas le champ varie dans l’espace et pour le second cas il varie dans le temps.
- La difficulté d’application des formules données ci-dessus pour et Kwq réside dans ce que l’évaluation exacte de Br et B^ est presque impossible et que les deux varient fortement avec la profondeur et la longueur des encoches. Dans les armatures lisses on a
- Aw — Awr -f- Awq ~ C —• n2v(d2f2rB2r -f- h2f2qB2q)
- °o
- ou approximativement
- Aw — Cn2Y [d2 -f- cji2) B2,, en watts
- où théoriquement G = io~10 et c, == 0,2 à o,5 (pour Bs= o,4 à 0,7 Bc).
- Dans les armatures dentées l’évaluation de C est très difficile ; C est en tous cas plus petit que dans les armatures lisses, et plus faible pour les encoches mi-fermées que pour les encoches ouvertes. Le champ dans les directions radiale et transversale des encoches dépend avant tout de l’induction Bc dans les cours polaires et de la position du fil dans l’encoche, particulièrement de la profondeur h, à laquelle il est placé ; pour
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- N° llr
- les. fortes inductions B„ dans les dents il dépend aussi de cette induction ou de la perméabilité p.3. Si la saturation B3 dans les dents est inférieure à 18000, on peut laisser absolument de côté l’influence de car la réluctance des dents est faible en comparaison de celle de l’air. Si B3 croît au delà de 18 000 — 20 000, les pertes par courants de Foucault dans les conducteurs deviennent très importantes car il passe d’autant
- Fig. 4.
- à la vérification des calculs. Dans de nouvelles recherches il importerait surtout de séparer les pertes dues au champ transversal B? de celles dues au champ radial B,,, ce qui serait possible par l’emploi de fil de cuivre très minces que l’on placerait dans l’encoche à plusieurs hauteurs et dans plusieurs positions différentes (fig. 5 et 6). Il
- 2Ü 5 b'.s
- ;
- -
- ‘ci
- Fig. 5 et l
- plus de flux dans les encoches que pu devient plus petit. Dans les armatures de faible diamètre dans lesquelles les dents vont en se resserrant vers l’intérieur, un grand nombre de lignes de force II (fig. 4) repassent dans l’encoche à la partie inférieure de la dent, par suite de l’accroissement de réluctance que celle-ci présente vers la racine: dans les armatures de grand diamètre ce n’est pas le cas.
- Afin de prendre en considération les principales influences, l’auteur a établi l’égalité empirique suivante pour les armatures dentées :
- Aw— C'.rc2 V.[d2-}- cji2) B2C |" 1 — c2
- (1 -J- c3e°i (Bz|iooo ~ 18)) en watts.
- bn est la largeur de l’encoche en haut.
- B, est la saturation à la racine de la dent.
- C7 diffère pour les armatures dentées ou trouées et pour les encoches ouvertes ou partiellement fermées.
- C7 cl c2 et cs doivent être déterminés expérimentalement.
- e = 2,71.
- Des recherches de Ottenstein on déduit :
- C7 = o,6 io-10 c1 = 0,6 à 1 c2 = o, 1 à 0,2 (en moyenne environ o, 12) c3 = o,5 ci = 0,4.
- Dans les armatures trouées ou à encoches mi-fermées G7 devrait s’abaisser aux environs de 0,1 io~10.
- Il y aurait lieu de faire des recherches plus étendues sur la détermination de ces courants et leurs variations suivant les différentes formes de construction (armatures lisses ou trouées), mais l’égalité ci-dessus donne déjà une idée des pertes par courants de Foucault et peut être employée
- faudrait aussi d’abord éviter l’effet dû à l’amincissement des dents (fig. 4) en taillant les côtés des dents parallèles.
- Ottenstein a employé pour la détermination des pertes par courants de Foucault la méthode indiquée par Goldsborough, qui consiste à entraîner l’armature d’une machine à courant continu par l’intermédiaire d’un ressort de torsion. La torsion de ce ressort est mesurée éléctri-quement au moyen de deux disques de Joubert; elle donne la valeur du couple transmis. Une méthode plus commode consiste à équiper le rotor d’un moteur triphasé avec les encoches et les fils à étudier et de le caler dans le stator. Si l’on mesure alors les courants efficaces absorbés dans le moteur triphasé quand le rotor ne contient pas de fils et quand le rotor est muni de fils, on peut, par différence, obtenir les pertes dues aux courants de Foucault. Cette méthode entièrement statique dans laquelle le champ extérieur tourne seul, est très simple pour la mise en place et l’enlèvement des fils : le rotor est maintenu autant que possible sur toute sa périphérie par des matières non magnétiques et non conductrices. Par une disposition appropriée de l’enroulement du stator, on peut créer à volonté des dérivations magnétiques.En déplaçant les fils de façon par exemple qu’ils ne dépassent plus d’un côté le fer de l’armature, on peut se rendre compte des pertes en pour cent imputables aux bouts libres dépassant les encoches.
- 0. A.
- Sur l’hystèrêsis, par Kretzchmar. Electrotech-nische Rundschau, i5 janvier.
- La formule du travail dû à l’hystérésis n’est
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- établie, dans les livres actuels, qu’avec/l’aide de mathématiques élevées ; aussi l’électrotechnL cien peu entraîné est-il dans l’impossibilité de comprendre que le cycle d’hystérésis représente la valeur du travail d’aimantation. L’auteur a donc cherché à présenter la détermination de cette formule d’une façon accessible a tout le monde.
- Si H est la force magnétisante d’une bobine
- parcourue par un courant continu J, le flux dans le noyau de fer est Bq (fîg. 1).
- Fig. x.
- B est l’induction par centimètre carré dans le noyau, et q sa section en centimètres carrés. Un aimant permanent en acier ne nécessite aucun travail pour la conservation de son aimantation ; de même aucun travail n’est nécessaire pour la conservation du flux B q dans le noyau de fer considéré ; le seul travail absorbé est dû à réchauffement de la bobine A = Pw (1), où w représente la résistance.
- Si le courant excitateur s’élève de la valeur J a la valeur J1? la force magnétisante de la bobine atteint la valeur H1. Si J et J, diffèrent peu l’un de l’autre, il en est de même de If et Hj. Le flux passe de la valeur B q à la valeur B,'?, et induit dans la bobine une force électro-motrice Es qui s’oppose, à la différence de potentiel Ep> aux bornes et tend à empêcher le courant d’atteindre la valeur J,. La tension ^primée à la bobine E/?, supposée constante, d°it équilibrer pendant l’accroissement du
- champ la perte de charge w Jj de la bobine et la force électromotrice opposée Es. On a donc
- Ep — Es — Jpn roou Ep Es -f- Jpr.
- Pour cela il faut fournir à la bobine un certain travail
- Aj = Ep x U = Es Jj -j- w Jj2.
- La différence entre A, et A donne l’accroissement du travail, pour l’accroissement du flux (B, - B) q
- a — — A — (J,2 — J2) w -f- J1 Es ( (I)
- acroissement du accroissement de accroissement du travail électrique travail dû à l’échauf- travail dû à l’ac-fourni fement de la bobine croissement des
- flux (B, —B)q
- . De la formule I on déduit immédiatement le travail absorbé par l’aimantation
- Am = L X Es erg (Ia)
- On voit d’abord que, pour obtenir ou accroître le flux, il est nécessaire de fournir du travail, mais que pour son maintien aucun travail n’est nécessaire. '
- Si le flux diminue par suite de la décrois-* sance de la force magnétisante de la valeur H à la valeur H2 (fig. 1), une force électromotrice Es est induite dans la bobine et s’ajoute à la différence de potentiel Ep pour empêcher la chute du courant de la valeur J à la valeur J2. J2 diffère peu de J et l’on a
- Ep -j- Es — «J.2 o ou E— — Es-)- ivJ.>.
- Il faut, pendant la durée de la décroissance du champ, fournir a la bobine un travail
- A2 Ep J2 — Es J2 -f- J22xr 0)
- Pendant l’affaiblissement du flux (B —B2) q, le travail restitué par la bobine est
- a = — (A — A2) = — [P-w — (— Es J2 + J22m).
- « = — (J2 — J22)m — EsJ2 (II)
- travail restitué travail restitué travail restitué
- parla diminution par l’affaiblissement d’échauffement de flux (B —B >)q de la bobine
- La formule 2 donne AM = —,Es J2 erg, et l’on voit que l’affaiblissement ou la disparition du champ produit du travail.
- ...D’unç façon générale le travail résultant d’une
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° U.
- modification du champ est
- Am dh JEs erg. (111]
- Le signe -f- devant le second membre de la formule III est relatif au travail perdu, et le signe — au travail récupéré.
- Le courant excitateur J produit la force magnétisante qui peut être positive ou négative d’après le sens du courant. On a alors
- , TT 4^J
- ± ü =--------cgs.
- face d’un rectangle infiniment mince : si l’on veut obtenir le travail total d’aimantation, de B = o à B = BA, il faut faire la somme de tous les rectangles infiniment petits compris entre B = o et B = Bj.
- On a donc
- [Y 10-7 V'B=Bl 1
- ±~4ïi^2i>_»h rïalls <v>
- Cette formule est générale.
- Dans les calculs pratiques on n’a presque
- Le courant excitateur est
- T m m
- J = ± cg» = ± ampères. (/,)
- l désignant la longueur du noyau de fer en centimètres et £ le nombre de tours de la bobine, en supposant que le noyau de fer est un anneau fermé.
- La lorce électromotrice induite Es résulte soit de l’accroissement de flux (Bi — B) y, soit de la diminution de flux (B — B2) q. Si l’on prend
- (B, - B)r/ = (B - B,),y = (B' - B">/,
- Es peut être exprimée en fonction du temps et du nombre de tours de la bobine
- B' — B7 , (B'
- Es = ------------• Cgs = --------
- volts (5)
- T est la durée de la variation du champ en secondes. Les valeurs tirées des égalités 4 et 5 donnent en les portant dans l’égalité III la valeur du travail de magnétisation
- HZ
- (B'-B")ql
- 4£it io“
- watt
- Or q l est le volume V du noyau de fer en centimètres cubes. Donc
- -Y^?r - H(B' —B")J watts
- Si (B' — B") est infiniment petit, le travail l’est aussi, et l’on a
- — H «ÎB watts (IY) Comme le montre la figure 1, Hc/B est la sur-
- (ZAm — zb T:
- Y 10-
- Fig. 2.
- jamais affaire aux travaux d’aimantation, mais seulement aux travaux de désaimantation. Si l’on alimente la bobine considérée précédemment et munie d’un noyau de fer avec un courant alternatif J au lieu d’un courant continu, le noyau de fer est continuellement désaimanté. Le flux atteint sa valeur maxima a' au moment où le courant est a sa valeur maxima a (fig. 3); le courant tombe ensuite à zéro, tandis que l’induction ne diminue que jusqu’à b!. Le courant devient négatif et croît en valeur absolue jusqu’en c; le flux atteint la valeur zéro en c'. Lorsque le courant croît à nouveau jusqu’en d, le champ change de sens et atteint la valeur maxima d!, etc. Pendant la durée T d’une période de courant alternatif, les courbes d’aimantation forment un cycle a'b'c'd1e'fa' nommé cycle d’hystérésis, car l’aimantation reste en arrière du courant excitateur J. Si l’alternateur qui alimente la bobine a e périodes par seconde, il y.a c cycles semblables d’hystérésis et il produit ç désaimantations du noyau.
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- 4^9
- On a
- TV = 1 ou v — — (6)
- Cette valeur portée dans l’équation V donne le travail total de désaimantation :
- . V. IO—^ V^Bmax ~1
- ± —H d B I vatts (VI)
- Le travail calculé d’après cette formule peut être du travail perdu ou du travail récupéré : le travail Au est représenté par la surface du cycle a'g'b'c'd'h'e'f'a' (fig. 3).
- Si le noyau de fer est aimanté de f à a!, la la surface fa'g'b’of représente le travail nécessaire pour l’obtention du champ : c’est le signe -f- qui doit être pris devant la parenthèse de l’équation VI ; à l’intérieur de la parenthèse on doit aussi prendre le signe -f-, car II est positif. L’expression de Au est donc positive et la surface représente un travail à compter dans les pertes. De a' à b' le champ est affaibli; une partie du flux est annulée. Le signe à prendre devant la parenthèse dans l’égalité VI est donc négatif : Il est encore positif, de sorte que le signe -)- doit être pris à l’intérieur de la parenthèse. L’expression de Au est négative ; la
- surface a'g'b’a' représente du travail gagné. On verrait de même que, de b' à c', l’expression de
- Oder J
- Fig. 3.
- Au est positive et que la surlace b'c'ob' représente du travail perdu. Le tableau suivant résume ces résultats.
- COUBRE d’aimantation SURFACE correspondante au travail d’aimantation NATURE de la variation du champ SIGNE à prendre devant la parenthèse SIGNE à prendre devant la parenthèse SIGNE de l’expression de Au NATURE du travail
- de f *ar a a' fa'q'h'o'ÿ a'q'b'a' croît + + + perte
- h' diminue — gain
- b' c' b'c'ob' diminue — + perte
- 0' d7 c’d'li'è’oc' croît _ — + perte
- d' e' d'h'erd' diminue + — — gain
- e' \ f e'f'oe' diminue + ' ' + f perte
- Dans la figure 3 les surfaces hachurées correspondent au travail absorbé, puis restitué par le champ. La surface f a'b'c'd'e'f correspond au travail absorbé par le champ et non restitué c[ui est employé à l’échauffement du fer. La surface non hachurée donne par conséquent le travail perdu par désaimantation du noyau de fec et désigné par travail de Vhystérésis. La valeur de ce dernier est donnée par l’expression
- A-h
- Y. v. 1 o_7 V +Bmax
- 4^
- X
- Bmax
- MB vatt , (VL)
- Si V = 1 cm? et v = 1 période, on obtient
- ou bien
- Ah =
- Ah =
- -f- Bmax — Bmax
- + Bmax — Bmax
- HrfB vatt
- He?B erg
- (VL)
- (VL)
- En traçant par points le cycle d’hystérésis et en planimétrant la courbe obtenue, on a sans
- + Bmax
- peine > H^B en centimètres carrés, et
- — Bmax
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — n° il.
- 43o
- on divise par 4 pour obtenir la perte par hystérésis pour Y cm3 et v périodes.
- B. L.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Sur un nouveau type de résistances liquides.
- Les installations électriques employant des câbles souterrains en même temps que des fils aériens pour transmettre la force électrique sont tout particulièrement sujettes aux surélévations de tension ; aussi il convient de les munir de dispositifs protecteurs convenables.
- Si un fil d’un coefficient de self-induction L est traversé par un courant d’une intensité J, l’énergie électromagnétique emmagasinée dans
- le fil est de — L.J2. Or, si le courant J vient à
- 2
- être interrompu, l’énergie présente prendra une forme différente, étant convertie en énergie électrostatique. La capacité du fil étant C et la tension E, la quantité d’énergie électrostatique
- sera de — CE2. Comme, abstraction faite des
- pertes d’énergie dues à l’interruption, ces deux quantités d’énergie doivent être équivalentes, on aura approximativement.
- — LJ2 — — CE2 ;
- 2 2
- la surélévation de tension produite sera donc
- e=,\/V
- Comme on le voit, cette surélévation sera proportionnelle à l’intensité de courant préexistante dans le fil, en même temps qu’elle dépendra du rapport entre la self-induction et la capacité du fil. Ce rapport, petit dans le cas des câbles, prendra des valeurs assez élevées dans celui des fils aériens. Dans les installations qui n’emploient que des câbles, il n’y aura par conséquent que peu de chances pour que ce phénomène se produise ; d’un autre côté ces surélévations de tension, bien que se produisant fréquemment dans les installations qui ne comprennent que des fils aériens, ne seront pas cl’un effet nuisible bien sérieux. Si cependant, les portions de fil aérien alternent avec de courtes portions de câbles la surélévation due au fil aérien ne pourra se décharger qu’à travers le câble, détruisant ce
- dernier. La valeur de E pourra être considérée comme étant approximativement 200.
- Comme il convient de protéger séparément chaque phase, il se produit souvent des arcs
- Fig. 1.
- électriques simultanément sur 2 fils* ou davantage de polarités différentes, la ligne étant mise en court-circuit à travers le sol. Afin de prévenu' ceci, on insère des résistances non inductives dansée fil de terre des micromètres à étincelles, résistances assez grandes pour éliminer le danger aux machines provenant des court-circuits,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 431
- en même temps qu’elles donnent passage à un courant d’une intensité suffisante pour compenser la surélévation.
- L’AUgemeinè'Elecktricitcits-Gesellschaft, à Berlin, vient de breveter un rhéostat liquide qui paraît se prêter tout particulièrement à cet emploi. Faisons remarquer en premier lieu que ce rhéostat peut s’employer d’une façon permanente pendant un certain temps sans trop s’échauffer ce qui donnerait lieu à une projection de liquide ou à une destruction des tubes de résistances. L’avantage principal que présente cette résistance (qui se prête tout particulièrement aux courants rotatifs) réside dans le fait que le chemin du liquide est fermé, ce qui assure une circulation permanente et prévient toute projection.
- La figure 1 donne la vue extérieure d’un rhéostat de ce genre, destiné à des systèmes employant du courant alors que la figure 2 montre une vue schématique des détails de construction. Cet appareil comprend une boîte a en fer plaque de zinc ; cette boîte destinée à_ être remplie de liquide est fermée par un couvercle perforé b qui se détache facilement. Trois tubes communiquant avec le compartiment intérieur, sont fixés h la paroi de devant de la boîte. La portion fléchie c, pourvue de vis en dessous et en dessus, est en laiton, aussi bien que la pièce moyenne d portant une vis où 's’attache le fil. Les pièces d’attache e sont en caoutchouc, de façon que toute tension électrique reliée aux pièces moyennes ne saurait passer à la boîte mis à la terre qu’à travers la colonne d’eau qui remplit les tubes. Le tube /“communiquant avec le vase a, permet de vérifier facilement si le niveau de liquide est assez élevé, c’est-à-dire si les embouchures supérieures des tubes sont recouvertes.
- Quand le dispositif précité est mis en action, le courant, traversant la résistance, échauffera le liquide du tube. Ce liquide montera par conséquent vers la partie inférieure de la boite, toute vapeur produite s’échappant à travers le couvercle perforé, alors que l’eau froide amenée du fond produit une circulation complète. Les résistances proprement dites sont les colonnes nquides du tube e, reliées en parallèle, une paire pour chaque phase. Le vase a, étant neutre, devra donc être mis à la terre. Dans le Cas des courants continus ou alternatifs monophasés, il faut se servir de vases séparés, pour-
- vus chacun d’un tube. L’intensité de courant peut être réglée par l’addition de quantités convenables de sels, aussi bien qu’en choissh-sant des valeurs convenables du diamètre* intérieur du tube e. ' >
- Il résulte des expériences faites jusqu’ici que dans le cas d une charge permanente de 5 ampères, l’eau ne bout qu’après une heure dans le rhéostat ci-dessus décrit. Or, comme les charges
- Fig. 2.
- ne sont jamais que momentanées, abstraction faite de ce que l’intensité de courant doit toujours être plus petite que la valeur précitée, ce dispositif paraît satisfaire à toutes les exigences, même dans des conditions peu favorables. Ces résistances doivent naturellement être garanties contre le froid, et une recharge sera nécessaire à certains intervalles afin d’assurer la sûreté de fonctionnement. ,
- A. G. ,
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Le nouveau bureau téléphonique central de Berlin.
- Le nouveau bureau téléphonique central IV que l’on a récemment inauguré à Berlin donne une idée de l’importance que ce service a pris dans cette ville.
- Le nouveau bureau est du type à tableau horizontal. Les câbles venant de la rue passent
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- d’abord dans un réduit souterrain et de là au distributeur principal. Ils sont alors subdivisés et conduits aux tableaux des connexions.
- Les tables de connexion sont établies dans deux salles dont l’une a 21 m de longueur sur 18 de largeur, l’autre 16,5 m sur 9. La grande salle renferme trois tables parallèles composées respectivement de 7, 8 et 7 tables partielles. La petite salle ne contient qu’une table, composée de 5 tables partielles. Il y a donc au total 27 tables. Chaque table mesure 2,16 m de longueur et i,3o m de largeur. Elles renferment 14000 fiches d’abonnés. Chaque table comporte 6 places. Il y a donc 162 employées opérant simultanément. Chaque demoiselle employéedoitrépondre à 100 abonnés, chiffre très élevé, ce qui est un des principaux avantages du système Siemens et Halske appliqué dans le bureau. Ce système simplifie considérablement le service, augmente le travail utile et pourtant il ne surcharge pas les employées et n’entrave pas la rapidité du service.
- Outre les 14000 connexions des abonnés, les tables sont pourvues de 2 220 connexions entre bureaux, soit 1 200 partant du bureau IY et 1020 y aboutissant.
- Les bureaux téléphoniques de Berlin organisent aussi un service de nuit. Il n’y a alors en service que deux employées. Afin de faciliter leurs fonctions, chaque table est pourvue d’un signal d’appel constitué par une grosse lampe à incandescence. Il y en a une à chaque extrémité de la table. Lorsque quelqu’un demande la communication, la lampe de la demi-table intéressée s’allume et une sonnerie se fait entendre. L’employée trouve alors sans peine l’origine de l’appel.
- Malgré l’importance de ce nouveau bureau, son montage a été terminé en quatre mois environ. Actuellement, le bureau renferme 428260 contacts d’abonnés, 11 020 fiches d’appel, 2400 commutateurs et 2400 indicateurs de fermeture. La longueur totale des câbles atteint 148 km. Il n’a pas fallu effectuer moins de 1 000 000 soudures, qui ont nécessité plusieurs tonnes de matière à souder.
- La salle principale a 10 m de hauteur. L’éclairage y est parfait. Il est assuré par des lampes à arc suspendues au mur. La ventilation a été également bien disposée, ce qui est favorable à l’hygiène du personnel.
- On peut reprocher toutefois aux auteurs de cette installation d’avoir préféré les lampes à arc qui vicient l’atmosphère autant et plus que le gaz, aux lampes à incandescence un peu plus coûteuses, mais irréprochables au point de vue de l’hygiène.
- E. G.
- ÉCLAIRAGE
- Installation privée d’éclairage électrique.
- Longtemps préoccupés exclusivement des grandes installations de centrales, les constructeurs d’appareils électriques ne se sont avisés que tout récemment de l’importance que peuvent avoir les installations domestiques d’éclairage.
- Convaincus de l’intérêt que présente ce genre d’installation, ils y ont donné tous leurs soins et ont réalisé des types remarquables. On peut citer celui créé par la Société Siemens-Schüc-kert, de Berlin, qui met réellement l’éclairage électrique à la portée de toutes les maisons un peu importantes.
- Le groupe générateur se compose simplement d’une dynamo directement couplée avec un moteur à benzine ou à alcool. On y joint une batterie d’accumulateurs et un petit tableau de distribution. Le groupe électrogène est monté sur un bâti commun porté par des ressorts pour éviter les trépidations, et est suffisamment peu encombrant pour être logé dans une petite dépendance ou dans une cave.
- Le moteur, d’une force de 3 ou 4 1/2 H. P., marche à 1 200 tours à la minute. Le nombre élevé de tours du moteur permet le couplage direct de la dynamo. Pour que la marche soit aussi régulière que possible, les parties tournantes du moteur sont logées vers le bas de la carcasse. Le même motif a fait choisir pour la dynamo un type spécial en forme d’U. Suivant l’énergie absorbée, la dynamo développe de 1,7 à 2,5 kilowatts.
- La construction du moteur est aussi simple que possible. L’arbre à manivelle est renfermé dans une boîte spéciale et par là soustrait à toute influence extérieure. Le cylindre est facilement accessible et porte à ses extrémités la soupape d’aspiration et la soupape de refoulement ainsi que la bougie électrique pour l’allumage.
- Des deux soupapes, la soupape d’échappement est seule guidée ; la soupape d’aspiration marche
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- automatiquement sous l’action d’un faible ressort à boudin. L’ouverture de la soupape d’échappement se fait de telle sorte que, grâce à une transmission dentée du rapport 1 : 2, un petit arbre de commande se trouve actionné avec la moitié de l’arbre à manivelle et met en mouvement, par un disque ovale, un levier qui, sous l’effet d’un ressort, soulève la soupape au moment voulu. La fermeture s’effectue par un puissant ressort à boudin.
- Toutes les parties citées, comme tout le reste du moteur, sont complètement encapsulées. En dehors de la soupape d’échappement, on ne voit à l’extérieur aucune partie mobile.
- L’allumage se fait exclusivement à l’électricité ce qui évite les dangers d’incendie.
- Le très faible ampérage nécessaire peut être emprunté à la batterie d’accumulateurs.
- L’admission du combustible dans le carburateur se fait par une petite conduite de cuivre et
- Fig. 1. — Groupe électrogène Siemens et Schükert pour éclairage domestique à l’électricité.
- est soigneusement réglée par un petit flotteur et une soupape conique. Le combustible est plusieurs fois tamisé avant d’être vaporisé dans le carburateur.
- La réfrigération du moteur se fait par un réfrigérateur à eau qui enveloppe le cylindre, les soupapes et le tuyau d’échappement. L’eau y est amenée de deux manières : d’abord par un branchement sur la conduite d’eau ; ensuite, par un cuvier à circulation automatique.
- La première méthode est évidemment la plus simple et ne nécessite qu’un robinet pour le réglage. Pour pouvoir contrôler à tout moment le débit d’eau et la température, qui doit être de 60 à yo° C, on laisse couler l’eau ouvertement dans un entonnoir.
- La consommation d’eau est de 3o à 4° litres par kilowatt-heure.
- La seconde méthode nécessite une grande cuve de tôle de 45o litres de capacité reliée par
- une conduite circulaire au réfrigérateur du cylindre du tuyau d’échappement. La différence de densité de l’eau dans la conduite d’arrivée ét la conduite de sortie, établit un courant automatique d’eau. Le point important avec ce système, c’est que l’eau se refroidit suffisamment pendant les moments de repos.
- Le graissage de toutes les parties mobiles à l’exception du palier gauche de la dynamo se fait automatiquement grâce à une disposition spéciale du moteur.
- Ce dispositif consiste en disques qui, par leur mouvement de rotation, actionnent des pistons commandant l’émission des matières grasses. Le palier gauche de la dynamo est pourvu d’un graissage annulaire. La consommation d’huile du moteur et de la dynamo est très restreinte.
- Comme dépendances du moteur il y a encore à citer le réservoir d’échappement et la sour-
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- dine.* Le premier est inséré dans la conduite d’échappement immédiatement après le point où cesse la réfrigération et sert à amortir les impulsions brusques dans les tuyaux d’échappement. Il est pourvu à sa partie inférieure d’un robinet pour l’écoulement de l’eau de condensation. La sourdine est placée à l’extrémité supérieure de la cheminée d’échappement. Elle est constituée par une série de cylindres de tôle percés en tamis. Les gaz d’échappement doivent les traverser l’un après l’autre.
- Si l’on désire éviter toute fumée, le moteur peut être complètementrenfermé dans une boîte hermétique.
- Le réservoir de benzine ou d’alcool est placé dans une fosse maçonnée à l’extérieur de la chambre des machines.
- Cette fosse est complètement couverte par un couvercle de fer. De cette façon, les matières combustibles ne peuvent pénétrer dans la chambre des machines.
- Une petite pompe sert à remplir le réservoir.
- Fig. 2. — Ensemble d une installation domestique d’éclairage électrique avec moteur à benzine ou alcool.
- Système Siemens et Schükert.
- Le réservoir secondaire est suspendu a la muraille de façon que sa partie inférieure soit à o,y5 m au-dessus du carburateur. La conduite qui les relie est en cuivre et pourvue des robinets nécessaires.
- La combustibilité est soit de la benzine de o,68 à o,yo de densité à i5° C, soit de l’alcool dénaturé de 90 p. 100 vol.
- La batterie d’accumulateurs comporte 14 éléments d’une capacité totale de 216 ou 290 ampères-heure avec un régime de décharge de trois ou dix heures. L’intensité maxima est de y2 ampères tant pour la charge que la décharge. La batterie est toujours logée dans un local séparé.
- Le tableau de distribution, en marbre, comporte tous les appareils de mesure, de commande, de distribution nécessaires. Il porte
- aussi des bornes pour le relier à la dynamo, à une bobine d’induction, etc.
- La mise en action et l’arrêt de l’installation sont excessivement simples et ne nécessitent pas de spécialistes.
- E. G.
- DIVERS
- Méthode de détermination du pouvoir isolant des liquides, par P. Humann. Electrotechnis-che Zeitschrift, 3i décembre.
- Il est souvent très important de connaître la résistance d’isolement de matières liquides ou pâteuses. Des recherches de ce genre, faites sur des matières d’imprégnation, sont particulièrement précieuses pour les fabricants de cables : les fabricants de transformateurs isolés a
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- l’huile ont aussi intérêt à savoir quel est le pouvoir isolant de l’huile qu’ils emploient.
- Pour les liquides très bons isolants la détermination de la résistance spécifique d’isolement est difficile à la température normale, car la méthode de déviation conduit, pour l’obtention de valeurs utilisables, à l’emploi de très grandes surfaces d’électrodes et de tensions de mesure élevées. Pour de l’huile relativement peu isolante, la résistance d’isolement absolue, mesurée à la tension de ido volts entre deux plateaux de 25 cm2 de surface distants de i mm à n ou 220, présente une valeur de 40 à 5o 000 mégohms :
- Fig. 1.
- pour une matière bien isolante comme la résine, la résistance d’isolement ne serait plus mesurable par cette méthode, mais seulement par la méthode de la perte de charge. Mais la résistance d’isolement, même des substances très isolantes, peut être facilement déterminée à des températures élevées, et quand ses valeurs ont été prises à diverses températures, on peut en déduire, avec une exactitude suffisante, la valeur à 20°.
- Dans le laboratoire de la firme Felten et Guillaume la recherche de l’isolement' des résistances liquides a été conduite de la façon suivante :
- Le liquide à étudier est d'abord bien cuit, de façon à être absolument exempt d’humidité. Ensuite il est placé chaud dans l’appareil de la figure 1 et l’isolement est mesuré parla méthode de la déviation directe à diverses températures.
- Dans la figure 1, K représente un récipient de forme quelconque, H une pièce d’ébonite à laquelle sont assujetties les deux électrodes AA7 qui doivent être suffisamment éloignées de toutes
- les parois du récipient. Les connexions sont très écartées l’une de l’autre pour diminuer les courants dérivés. Comme on le voit dans la figure, la résistance d’isolement n’est mesurée qu’à l’endroit où les plaques ont un très faible écartement, d’un millimètre environ. La température est mesurée au moyen d’un thermomètre à mercure dont le réservoir est mis toujours à la même place que l’électrode, de sorte qu’on possède avec une grande exactitude la température de la couche d’huile entre les plaques A et A7.
- Centigrades.
- Fig. 2,
- D’après la valeur isolante de la matière essayée on commence la mesure à 120° ou a une température plus basse, et on mesure la résistance d’isolement en abaissant graduellement la température jusqu’à ce que l’on n’obtienne plus une déviation suffisante au galvanomètre. Les mesures ont été faites à la tension de i5o volts avec un galvanomètre dont la constante était 270 000 mégohms. Pour exprimer les valeurs en mégohms-centimètres, il faut multiplier les résultats trouvés par le facteur 200, puisque la couche étudiée avait 20 cm2 de surface et o, 1 cm d’épaisseur. Le tableau de courbes (fig. 2) montre les résultats des essais. Les températures sont portées en abscisses et les valeurs d’isolement en millions de mégohms par centimètre en ordonnées.
- En admettant que cette méthode ne donne pas des résultats exacts pour la résistance d’iso-
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- lement à 20°, elle permet quand même de comparer entre elles les différentes matières isolantes. L’allure des courbes est intéressante ; la valeur d’isolement de la cire, par exemple, est très élevée jusqu’à 6o° et tombe vite à une
- très faible valeur pour des températures plus hautes. La nature de la courbe change quand la constitution physique varie : les essais faits sur un grand nombre de matières isolantes ont donné des résultats remarquables. B. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur Veffet magnétique des courants de convection. Note de M. C. Gutton.
- « Dans une note précédente j’ai décrit des expériences qui montrent que des taches de sulfure phosphorescent deviennent plus visibles quand on les place dans un champ magnétique non uniforme (*). Cette augmentation d’éclat de la phosphorescence est encore visible dans des champs magnétiques très faibles et la sensibilité de cette , méthode est assez grande pour montrer l’effet magnétique des courants de convection.
- » Un écran phosphorescent est posé sur une grande feuille de plomb reliée au sol. Un bâton d’ébonite électrisé, immobile, placé sous la feuille de plomb est sans action sur l’écran phosphorescent, mais si l’on éloigne ou si l’on approche brusquement le bâton d’ébonite, la phosphorescence devient plus visible. Une augmentation d’éclat s’observe encore, quand on agite ou quand on fait tourner le bâton d’ébonite autour de son axe. Un bâton d’ébonite non électrisé est sans action.
- » Quand il n’y a pas de feuille de plomb entre l’ébonite et l’écran phosphorescent, on constate une action de l’ébonite électrisée au repos. Un corps électrisé semble, en effet, émettre des rayons N, qui ne sont pas arrêtés par une feuille d’aluminium. Dans les expériences précédentes, la feuille de plomb sert à arrêter ces rayons.
- » Des courants de conduction pourraient être
- f) M. Guéritot à Nancy, M. Jégou à Paris, sans avoir eu connaissance dn ces expériences, ont constaté une action des aimants et des courants sur'le sulfure phosphorescent et ont fait part à M. Blondlot de leurs observations. 1
- dus à un entraînement de la charge par influence de la feuille de plomb. Pour éliminer en toute certitude les courants de conduction, j’ai produit le courant de convection, comme dans l’expérience de Rowland, en faisant tourner un disque électrisé.
- » Un condensateur plan est formé de deux disques en zinc, de 16 cm de diamètre, placés verticalement à x cm de distance. L’un de ces disques est fixé à l’extrémité d’un arbre horizontal, qui peut tourner sur deux coussinets. Il est constamment mis en communication avec le sol par une bague de cuivre contre laquelle frotte un balai. Le second disque est porté par un support en ébonite, il est relié à l’un des pôles d’une machine électrique dont l’autre pôle est au sol, La machine électrique est assez éloignée pour ne pas produire d’action. Des pointes disposées sur ses conducteurs, ou des ficelles les réunissant, permettent de limiter la différence de potentiel entre les disques.
- » L’écran phosphorescent est placé devant le disque fixe, et en est séparé par une feuille de plomb reliée au sol. Sa distance au disque mobile est de 2,5 cm. Une longue courroie transmet au disque le mouvement d’une dynamo. J’ai vérifié qu’étant, placée suffisamment loin, elle produit, au voisinage de l’écran, un champ magnétique assez faible et assez uniforme pour ne pas exercer d’action.
- » J’ai fait les expériences suivantes :
- » i° Le disque relié au sol étant en mouvement, l’éclat du sulfure phosphorescent est plus grand quand le condensateur est chargé que quand il est déchargé. La charge ou la décharge du condensateur sont sans effet quand le disque est au repos.
- » 20 Le condensateur restant constamment chargé, on observe une augmentation d’éclat
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- quand on fait tourner le disque et une diminution quand on l’arrête.
- » Si le condensateur n’est pas chargé, la mise en mouvement ou l’arrêt du disque sont sans effet. On n’observe donc d’action que quand le disque est à la fois chargé et en mouvement, c’est-à-dire quand il y a un courant de convection.
- » On constate qu’il est préférable de mettre l’écran phosphorescent, non sur l’axe du disque, mais devant son bord. Cela tient à ce que l’action du champ «magnétique est d’autant plus grande que ce champ est moins uniforme ; or, c’est au bord du disque que les surfaces de niveau magnétique sont le plus courbées.
- » J’ai vérifié qu’un courant de conduction dans une spire de fil disposée contre le disque mobile agissait sur la substance phosphorescente laissée en place, de —— d’ampères dans
- 1 000000 1
- une spire de i3 cm de diamètre produit encore une action visible. Dans une des expériences sur le courant de convection, le disque faisait 22 tours par seconde, la différence de potentiel mesurée par la longueur d’étincelle était d’environ 3o unités électrostatiques. Le courant de
- convection qu’on en déduit était de —7—^— d’am-1 200000
- père. Cette intensité est double de celle qu’on
- peut observer avec un courant de conduction,
- ce qui confirme que l’effet observé est bien dû
- au courant de convection.
- » Pour être certain qu’il n’y avait pas de courants de conduction dus à un entraînement de la charge du disque fixe, j’ai répété l’expérience avec des disques divisés en 12 secteurs par des coupures radiales. Le résultat est resté le même.
- » Un écran phosphorescent peut donc, par une augmentation d’éclat, déceler l’existence de l’effet magnétique des courants de convection. On est débarrassé des difficultés expérimentales, qui proviennent de l’instabilité des systèmes astatiques ; toutefois, l’expérience ne peut, actuellement, se prêter à des mesures. »
- Sur la relation qui existe entre les variations brusques de la réluctance d’un barreau d’acier aimanté soumis a la traction et la formation des lignes de Lüders. Note de M. L. Fraichet.
- « L’apparition d’une ligne sur la surface
- d’une éprouvette d’acier soumise à la traction semble correspondre exactement à une variation brusque de la réluctance du barreau, et il ne semble guère douteux que ce soit la même cause qui produise ces deux phénomènes.
- » Pendant tout le temps que l’on observe la formation de nouvelles lignes, la variation de la réluctance du barreau est discontinue et inversement ; aussitôt que la variation de la réluctance redevient continue, on n’observe plus la formation d’aucune ligne nouvelle. Nous avons vérifié cette corrélation entre les deux phénomènes sur des éprouvettes d’acier de nuances diverses ou ayant subi des traitements très différents,
- » Un barreau d’acier doux recuit laisse apparaître des lignes nombreuses et très accusées pendant la période de sa traction comprise entre sa limite d’élasticité et sa charge de plasticité,* nous avons montré précédemment que les variations brusques de la réluctance étaient également nombreuses et très accusées dans ce même intervalle.
- » Un barreau d’acier dur recuit ne manifeste généralement qu’un petit nombre de lignes souvent à peine visibles ; la variation de sa réluctance ne présente que de légères discontinuités.
- » Enfin, nous avons exposé que la variation de la réluctance d’un barreau ayant subi une trempe énergique, de même que celle d’un barreau qui a été écroui préalablement par une traction poussée au delà de sa charge dé plasticité étaient toujours continues; nous n’avons jamais observé la formation d’aucune ligne pendant toute la durée de la traction de l’un ou l’autre de ces barreaux. »
- Sur l’emploi du courant alternatif en élec-trolyse. Note de MM. André Brochet et Joseph Petit, présentée parM. H. Moissan.
- « Il est généralement admis que l’électrolyse ne peut avoir lieu que sous l’influence du courant continu.
- » Il semble évident, a priori, que si l’on emploie le courant alternatif la réaction produite pendant une demi-période est détruite pendant la demi-période suivante. Il n’en est pas toujours ainsi et un grand nombre de recherches ont été entreprises sur ce sujet, recherches limitées le plus souvent aux voltamètres à gaz
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- ou à cuivre et n’ayant pas donné de résultats bien encourageants. Parmi les auteurs qui se sont occupés de la question, citons : de la Rive, S.-W. Thomson, Kohlrausch, Ayrton et Perry, Maneuvrier et Chappuis, Lowrie Hall, Drechsel, Kennelly, Perrine, Lynd, Mengarini, Favero, Malagoli, Margules, Ruer, Richards et Rœpper, Le Blanc et Schick, Burgess et Hambuecher, E-rdman, Gerdès, etc.
- » La plupart d’entre eux, soit par des considérations théoriques, soit à la suite de recherches expérimentales, sont arrivés aux conclusions suivantes : i° les réactions provoquées par le courant alternatif se font d’autant mieux que la densité de courant aux électrodes est plus élevée et la fréquence plus petite ; 2° les électrodes des voltamètres sont rapidement altérées ou détruites.
- )> Seuls Richards et Rœpper j1) ont eu en vue la fabrication industrielle d’un produit, le sulfure de cadmium, par électrolyse d’une solution d’hyposulfite de soude au moyen d’électrodes en cadmium. Dans les conditions de nos essais, cette réaction se produit, il est vrai, mais avec un rendement insignifiant.
- » Le courant, dans les expériences précitées, était produit le plus souvent par de petites machines de laboratoire, ayant des constantes tout à fait spéciales et rendant de ce fait difficiles l’établissement et la comparaison des résultats.
- » La présente série de recherches a été faite en utilisant le courant du secteur électrique de la rive gauche qui est à la fréquence 42. Nous avons l’avantage d’avoir un courant sensiblement constant, d’une fréquence bien déterminée de Fordre de grandeur de celles couramment employées dans l’industrie. Le courant était transformé au moyen d’une bobine de réactance, nous permettant d’utiliser la tension sous un multiple de y volts environ.
- » Comme on ne connaît pas encore exactement, d’une part, le rôle que joue un appareil d’électrolyse quelconque dans un circuit alternatif, et, d’autre part, la quantité totale d’électricité entrant en jeu dans une opération, nous n’avons pu exprimer nos rendements d’une façon exacte comme dans le cas du courant continu. Néanmoins, pour fixer nos idées, nous
- P) Trans. of Amer, elêctroch. Soc., t. I, 1902, p. 22t.
- avons supposé que nous pouvions, en première approximation, dans le cas de ce courant, appliquer la loi de Faraday et que la quantité totale d’électricité agissait ; de plus, nous avons calculé nos rendements en ampères-heure moyens dans l’hypothèse du courant sinusoïdal parfait en posant
- Imoven — ~ ——Iefficace — 0)9° lefficace
- Lfficaee étant donné par un ampèremètre thermique.
- » Dans un travail intéressant sur la dissolution de certains métaux, particulièrement du cuivre, dans le cyanure de potassium sous l’influence du courant alternatif, Le Blanc et Schick (*), en faisant varier la fréquence par minute de o,5 à 20000, ont montré que le rendement, presque quantitatif au début, tendait vers zéro.
- » Ils employaient à cet effet un commutateur changeant périodiquement le sens d’un courant continu et transformant celui-ci en une série de courants également continus, c’est-à-dire à intensité constante, successivement positifs et négatifs. Ce n’était donc pas, à proprement parler, du courant alternatif, tel qu’on l’entend généralement, dans lequel l’intensité varie suivant une fonction périodique continue du temps.
- » Il en résultait que leur ampèremètre électromagnétique placé dans le circuit continu et leur ampèremètre thermique placé dans le circuit alternatif fournissaient les mêmes indications, c’est-à-dire que l’on avait' Imoyen = Iefficace et non la relation (1).
- » Nous avons comparé l’effet du courant sinusoïdal au courant produit par Le Blanc et Schick en nous plaçant autant que possible dans des conditions identiques et nous avons trouvé, au sujet de la dissolution du cuivre dans le cyanure de potassium, des résultats analogues aux leurs, à cette différence près que nos rendements, du même ordre de grandeur, étaient plus faibles.
- » Cherchant l’application du courant alter-natif nous avons déterminé la limite de solubilité du cuivre, laquelle correspond à 1 molé-
- (f) Zeitsch. für Elektroch. t. IX, 1903, p. 636.
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- cule-gramme pour 8 molécules-grammes de | cyanure de potassium. La réaction qui se produit est la suivante :
- Cu2 + 8KCy + ^H20 = Cu2Cy2,6KCy + 2KOH + H2
- » Nous avons pu ainsi obtenir en abondance le cyanure de cuivre et de potassium répondant à la formule Cu2Cy2,6KCv.
- » Le rendement ne décroît que lentement et c’est seulement lorsque le liquide est presque saturé de cuivre que la chute est brusque. La lame de cuivre toujours très brillante se recouvre vers la fin d’un dépôt rougeâtre sur la nature duquel nous ne sommes pas fixés encore.
- » Le Blanc et Schick admettent que la dissolution du cuivre dans le cyanure sous l’influence du courant alternatif est due à la formation d’un ion complexe qui met le cuivre à l’abri de la précipitation. Sans pouvoir donner encore de théorie précise à ce sujet, en raison de recherches que nous poursuivons actuellement, nous ferons de suite remarquer que nous ne pouvons admettre cette hypothèse pour les raisons suivantes :
- » i° Le cuivre est précipité complètement de ses solutions dans le cyanure de potassium (dosage électrolytique du cuivre) ;
- » 20 Le cuivre se dissout dans le cyanure de potassium, lentement à froid, rapidement à chaud ; si le cuivre est relié à une lame de platine, l’attaque est beaucoup plus énergique en raison du couple ainsi formé.
- « De ce premier aperçu sur nos recherches nous pouvons déjà conclure que le courant sinusoïdal active la dissolution du cuivre dans le cyanure de potassium et permet la formation pratique d’un sel déterminé.
- » Le zinc et le nickel se comportent de la même façon et permettent d’arriver à un sel double de la forme : MCy2,2KCy. Le plomb, l’argent, le mercure et le cadmium ne donnent sensiblement rien. »
- Sur des phénomènes de réduction produits Par d’action de courants alternatifs. Note de MM. p. Pearce et Ch. Couehet, présentée par V. H. Moissan.
- « Si l’on dirige un courant alternatif dans des solutions de certains sels, on observe: soit Une dissolution des électrodes, phénomène ^®jà observé et décrit minutieusement par
- I MM. Le Blanc et Schick ; soit une réduction plus ou moins complète du sel dissous, si toutefois ce sel est réductible.
- » Ce phénomène de réduction, qui nous paraît nouveau, a pu être observé sur des sels inorganiques, dissous ou fondus, comme aussi sur certains composés organiques.
- » En général, le phénomène de réduction ne s’accomplit que si l’on emploie des électrodes facilement oxydables ; il paraît dépendre dans une certaine mesure de la nature de celles-ci comme aussi de la densité du courant et de la fréquence.
- » En effet, avec une faible densité de courant, on observe seulement le phénomène de dissolution des électrodes, sans qu’il se produise une réduction de l’électrolyte ; tandis qu’avec une densité de courant plus élevée, au phénomène de dissolution des électrodes s’ajoute une réduction de l’électrolyte plus ou moins complète, dans le même temps, suivant la nature des électrodes employées.
- » Le métal provenant de l’attaque de ces électrodes se dépose à l’état d’hydrate ou d’oxyde, et l’électrolyte passe à son minimum d’oxydation.
- » Nous citerons, à titre d’exemple, quelques réductions d’alun ferrique et de nitrates alcalins, que nous avons opérées.
- » 1. Alun ferrique: — Avec des électrodes de platine, la quantité de fer réduite était faible ; à la surface des électrodes, nous avons observé un dépôt de noir de platine. Dans un temps égal, la réduction devient plus forte par l’emploi d’électrodes d’aluminium, de plomb, de cadmium, etc., et elle est presque quantitative avec des électrodes de fer.
- » 2. Les nitrates alcalins sont également réduits en nitrites, dans une proportion qui varie aussi avec la nature des électrodes et la densité du courant.
- » Le rendement est quantitatif avec des électrodes de cadmium et de zinc, tandis qu’il tombe presque à zéro avec .des électrodes de fer, de cuivre ou de charbon.
- » Une série d’autres corps se comportent également de la même manière. La dissolution des électrodes et la réduction de l’électrolyte paraissent également, comme dans les cas présents, être en relation avec la nature des électrodes et la densité du courant. Parmi ceux-ci
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- nous citons: les sels cuivriques qui sont réduits à l’état de sel cuivreux, les sels mercuriques à l’état de sel mercureux, les chromâtes comme sels de chrome, etc.
- » Nous avons essayé de reproduire le même phénomène avec des composés organiques; nous avons pu constater une réduction du nitrobenzène en sel d’aniline. »
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du 19 février 190i.
- Production de courants à alternances rapides au moyen du Téléphone haut-parleur.
- Au début de la séance, M. Abraham présente une expérience réalisée par M. E. Ducretet,
- permettant de produire des courants alternatifs d?une grande régularité au moyen du courant continu, en utilisant le Téléphone haut-parleur Gaillard-Ducretet, que la Marine française emploie actuellement en remplacement des porte-voix pour la transmission des ordres.
- Dans un même circuit (fig. i), se trouvent intercalés une pile P, le récepteur téléphonique R, le microphone M, dont Vembouchure est orientée vers le pavillon du récepteur et Vappareil dû utilisation du courant S. — Tout l’ensemble du système entre alors en vibration, soit spontanément, soit après un léger choc sur le pavillon, produisant un son analogue à celui
- d’un tuyau d’orgue, d’une intensité et d’une sonorité remarquable et dont la hauteur dépend des distances relatives des appareils entre eux. L’intensité du courant peut atteindre i ampère.
- Les pavillons pourraient être avantageusement remplacés par un tuyau fermé de longueur
- appropriée reliant les deux appareils. Le courant périodique variable ainsi obtenu peut être rendu alternatif par V emploi d\in enroulement secondaire S'.
- L’effet obtenu peut encore être augmenté et le courant porté à 2 ampères que peut supporter le microphone puissant R. Gaillard etE. Ducretet, en utilisant le montage de la figure 2, constituant un système double, tel qu’il est employé dans les installations téléphoniques entre deux postes haut-parleurs. ,
- E. Ducretet.
- Le Gérant : Ch. COINTE,
- i
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- Tome XXXVIII
- Samedi 19 Mars 1904.
- Il» Année. — N« 12
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- , , DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSQNVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ' )
- SUR LES PROPRIÉTÉS PHOTO-ÉLECTRIQUES DU SÉLÉNIUM
- G’est en 1873 que Willoughby, Smith et Moy découvrirent l’influence exercée par la lumière sur la conductibilité électrique du sélénium. Dès 1832, Hittorf avait constaté que la résistance du sélénium vitreux était beaucoup plus considérable que celle du sélénium métallique. Il avait observé, de plus, que la lumière agissait d’une manière remarquable sur le phénomène de la transformation du métalloïde, le faisant passer d’une modification allotropique à l’autre. Werner Siemens, Tainter, Bell, Mercadier, Weinhold, Liesegang, utilisèrent ces phénomènes dans divers appareils et notamment dans des piles susceptibles de recevoir certaines application. Signalons, parmi les principales, qui à maintes reprises, préoccupèrent le monde savant : la photométrie électrique (mesure directe de l’intensité de la lumière), la radiophonie et la photophonie (téléphonie optique, transmission de la parole à distance, sans fil), la téléphotographie et la télectroscopie (transmission des images à distance, vision à distance à l’aide d’un fil), la photophonographie (enregistrement photographique de la parole), la photographie électrique (enregistrement électrique de la lumière). De ces divers problèmes et d’autres encore, le sélénium donne une solution théorique aussi simple qu’élégante. Malheureusement, dans la pratique, on s’est heurté à d’assez graves difficultés. Il semble toutefois que grâce aux patientes et méthodiques recherches de certains physiciens, notamment de Ruhmer de Berlin, on est entré actuellement dans une voie nouvelle, pleine de promesses.
- Les essais de téléphonie optique, par exemple, entrepris sur le Wannsee ont donné des résultats absolument concluants et le gouvernement allemand fait poursuivre les expériences dans un but militaire.
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- L’auteur a lui-même fait des recherches, à un point de vue différent. Elles ont conduit à la construction d’un transformateur actino-électrique permettant de passer directement de l’énergie lumineuse à l’énergie électrique. La question est d’ailleurs assez mal définie. Aussi paraîtra-t-il opportun de rassembler en une courte monographie nos connaissances actuelles à ce sujet. L’influence de la lumière sur la conductibilité électrique du sélénium ayant été scientifiquement constatée, on s’est attaché à en déterminer la cause et à étudier le phénomène de plus près. Cette analyse a permis de faire quelques observations intéressantes. Nous envisagerons successivement :
- 1. La conductibilité du sélénium, sa sensibilité ; la cause delà sensibilité.
- 2. La mesure de la sensibilité.
- 3. L’influence du temps sur la sensibilité.
- 4- La force électromotrice des éléments au sélénium.
- 5. L’influence de la chaleur sur la sensibilité.
- i° Conductibilité. Cause de la sensibilité. — On admet généralement que la résistance spécifique du sélénium cristallisé est à o° de 60000 ohms-cm. Rappelons,, à titre de comparaison, que celle du soufre pur à 260° est de 510 mégohm-cm et à 44°° de o,56 mé-gohm-cm.
- Sheford-Bidwell, auquel on doit l’une des piles classiques au sélénium, à la suite d’une étude méthodique (Phil. mag. 1895) est arrivé aux conclusions suivantes :
- 1. La conductibilité du sélénium cristallisé paraît dépendre en grande partie des impuretés qu’il renferme, sous la forme de séléniures métalliques. On constate, en effet, que ces derniers corps conduisent le courant, il se pourrait donc que la lumière ait pour résultat de favoriser la combinaison du sélénium avec les métaux en contact avec lui.
- 2. La résistance spécifique du sélénium cristallisé a oscillé, dans les échantillons soumis à l’expérience, entre 3o et 1 600 mégohms. La chaleur ne la modifie que si le sélénium se trouve en présence d’un métal.
- 3. Une pile de sélénium à électrodes en platine avec sélénium renfermant 3 p. ioo de séléniure de cuivre dépasse de beaucoup en sensibilité une pile qui ne contient que du sélénium ordinaire.
- 4. Un échantillon de sélénium absolument insensible à l’action lumineuse, devient sensible par l’adjonction d’une faible quantité de sélénium métallique.
- 5. L’extrême diminution de résistance que l’on constate survenir après quelques années dans les électrodes à sélénium fondu provient non pas d’une variation de la résistance spécifique, mais simplement d’un court-circuit produit par le sélénium qui se forme aux dépens de l’électrode. La résistance d’une ancienne pile au sélénium passa ainsi rapidement de 3o à 60 oooü, par la fusion du court-circuit à l’aide d’une batterie de 3z volts.
- 6. Le sélénium rouge noircit au contact du cuivre très rapidement sous l’influence de la lumière, vraisemblablement par suite de la formation d’un séléniure. On peutmème obtenir par ce procédé des photographies (à conserver dans l’obscurité évidemment).
- 7. La résistance du sélénium cristallisé baisse avec l’élévation de température. Les observations contraires dues à d’autres physiciens sont erronées. L’erreur provient, d’après M. Shelford Bidwell, du fait que la chaleur rend les contacts plus mauvais.
- 8. Le sélénium cristallisé est poreux et absorbe l'humidité de l’air.
- 9. La polarisation du sélénium, à la suite du passage d’un courant, a pour cause l’humidité de l’air.
- 10. La présence de l’humidité a pour effet de diminuer la résistance apparente du sélénium.
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- ii. Elle n’a d’ailleurs qu’une faible influence sur la sensibilité de ce métalloïde.
- ia. Lorsqu’on fait passer un courant à travers du séléniure de cuivre placé entre des électrodes de platine recouvertes en papier humide, l’électrolyse produit à l’anode un dépôt de sélénium rouge et de cuivre à la cathode.
- i3. Au contraire, si le séléniure de cuivre forme la cathode, tandis que l’anode est formée d’une plaque de platine, on obtient un précipité de sélénium rouge avec des parcelles de séléniure.
- i4- Dans le cas d’un mélange de séléniure de cuivre et de sélénium, la quantité des particules noires est beaucoup plus faible, tandis que la masse du sélénium rouge précipité paraît plus grande que ne le demande la loi de Faraday. Peut-être le courant possède-t-il la propriété de transformer le sélénium cristallisé pur, humide en la modification rouge.
- ia. L’hydrogène naissant, produit par la réaction de l’acide sulfurique sur le zinc, n’a aucune influence sur le séléniure de cuivre et le sélénium en contact avec le zinc.
- 16. Les courants photoélectriques dépendent de l’humidité et proviennent très certainement d’une action chimique.
- Le sélénium sec occupe dans la série thermoélectrique un rang inférieur à celui du platine.
- De ces divers faits, il résulte, d’après Sheford Bidwell que la sensibilité du sélénium aurait pour cause unique les impuretés contenues dans le métalloïde. Cette opinion paraît un peu absolue. On indiquera plus loin les raisons qui militent en faveur d’une hypothèse différente, en vertu de laquelle, dans certains cas, la sensibilité serait d’origine chimique et dans d’autres, d’origine physique.
- 20 Mesure de la sensibilité. — C’est à Ruhmer que l’on doit les premiers essais de mesure de la sensibilité des piles au sélénium. Les précédents expérimentateurs procédaient d’une manière assez arbitraire. Sans doute, on déterminait généralement la résistance dans l’obscurité complète, ce qui représentait le zéro de l’échelle choisie, mais pour l’autre terme de la graduation, on n’avait aucune donnée sûre permettant d’obtenir une unité de sensibilité. Aussi les diverses mesures effectuées ne sont-elles aucunement comparables. C’est ainsi que les résultats correspondent dans certains cas à la résistance relative à l’éclairement produit par une bougie placée à 1 m (= 1 lux) et dans d’autres cas à celle donnée par la lumière du soleil (60 000 lux). On voit que les différences sont loin d’être négligeables.
- Pour obtenir des données absolument comparables, M. Ruhmer s’est servi d’une source de lumière relativement fixe (lampe à incandescence de 16 bougies) et il a étudié l’influence exercée sur le sélénium en faisant varier les distances. Il obtient ainsi une courbe pour chaque pile donnée. On constate d’ailleurs que ces courbes diffèrent avec chaque élément. Les uns réagissent fortement à la lumière faible, tandis que d’autres ne sont que peu influencés. De même un éclairage puissant n’agira que sur certaines piles. Ruhmer a cherché la cause de ces divergences et il l’a trouvée dans le mode de préparation du sélénium sensible. Si l’on fait fondre le sélénium et si on le refroidit assez rapidement en le remuant et en l’agitant constamment on obtient la modification « dure », de couleur gris-bleu, possédant une structure spéciale (grain très fin). Au contraire, si le sélénium fondu, et dont on a enduit la pile, est soumis à une température plus élevée (a5o0), puis refroidi lentement en le laissant reposer, on obtient la modification vitreuse noire. Chauffé ensuite à 200°, il se transforme en la modification cristalline à gros grain, de couleur grisâtre. On a alors la variété « tendre » plus sensible que la précédente aux faibles éclai-rements.
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- La figure i représente la courbe correspondant à une pile Ruhmer. Les résistances ont été portées en abcisses et les éclairements en ordonnées. Les premières sont exprimées en ohms, les secondes en Lux. On voit immédiatement que l’on a affaire à un élément de la variété « tendre ». En effet, la résistance qui est de 120000 dans l’obscurité complète, tombe rapidement à 42 000 ohms sous l’influence d’une lumière très faible (= 1 lux, soit lampe de 16 bougies à 4 m- de distance), La perte est donc de 35 p. roo, elle s’accentue encore, pour un éclairement de 64 lux, puis ne varie que faiblement de 200 à 20 000 lux. On en conclut que cette pile convient particulièrement aux cas où l’on n’a que de faibles intensités lumineu£es.
- Rappelons que les éléments Ruhmer (fig. 2) sont formés de plaques de porcelaine non
- ' 120.000
- bZeoo
- Z6000
- Fig. 1 et 2.
- Z6f
- vernie (disque ou cylindre). Le sélénium adhère ainsi fortement à son support. On l’étend comme d’habitude, après l’avoir fondu, puis on le sensibilise d’après la méthode ordinaire. On l’enferme alors dans une ampoule cylindrique ou sphérique, et l’on fait le vide, absolument comme s’il s’agissait d’une lampe à incandescence. La pile est ainsi soustraite à toutes les influences extérieures. L’ampoule possède une douille analogue à celle des lampes, qui permet de la brancher sur un circuit convenable et la rend amovible. L’élément cylindrique est spécialement destiné à la téléphonie optique, dans laquelle on utilise un réflecteur parabolique.
- 3° La sensibilité en fonction du temps. — Gomment se comporte la sensibilité du sélénium en fonction du temps ? C’est là une question fort intéressante au point de vue des applications photoélectriques. Il a déjà été fait mention des influences modifiant la pile au sélénium et par conséquent agissant sur sa durée. Le procédé le plus efficace que l’on ait mis en œuvre pour soustraire la pile ou sélénium à l’action des agents extérieurs, réside dans l’emploi d’une ampoule permettant de faire le vide. On peut également placer l’élément entre deux plaques de verre et ce dispositif ne semble pas des plus mauvais. On doit dire
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- cependant, comme conclusion, que le temps diminue en général la sensibilité des piles au sélénium et que, dans tous les cas, il la modifie.
- Mais nous pouvons considérer l’influence du temps à un autre point de vue. L’action de la lumière est-elle une action absolument immédiate ? N’avons-nous pas ici de phénomène d’inertie, de retard, analogue à ceux que l’on constate presque toujours lorsqu’il s’agit de la matière ? L’expérience prouve que le sélénium est soumis à la loi générale. En effet, lorsqu’on expose brusquement la pile de sélénium à des radiations lumineuses un peu vives, on observe que la résistance n’atteint pas immédiatement sa valeur minima. L’aiguille du galvanomètre intercalé dans le circuit n’avance que progressivement vers la portion correspondant à cette valeur minima. De même, lorsqu’on fait passer la même pile rapidement de la lumière à l’obscurité, on constate que le retard est plus considérable encore. Il faut plusieurs minutes et même plusieurs heures pour que la résistance reprenne sa valeur initiale. Hesehus (1884) et Kalischer (1887) crurent pouvoir attribuer ce phénomène à une action analogue à la phosphorescence. Il y aurait emmagasinement de lumière dans le sélénium, comme dans le diamant, le spath, etc. Cette explication parait d’autant plus plausible que d’une part l’analogie est grande entre les sulfures et les séléniures (le sulfure de calcium est l’un des corps les plus phosphorescents) et que d’autre part les piles au sélénium doivent probablement leur sensibilité aux séléniures métalliques qu’elles renferment. Toutefois, comme on remarque que le retard existe lors du passage inverse de l’obscurité à la lumière, il semble plus logique d’admettre qu’il s’agit ici simplement d’un phénomène d’inertie. M. Ruhmer a soumis à l’expérience une pile et déterminé les données numériques correspondant aux deux phases indiquées. Il obtient ainsi une courbe instructive qui montre que la pile, soumise pendant 5 minutes à l’action de la lumière, retrouve la valeur
- primitive de sa résistance après plusieurs minutes seulement (les — environ après
- ia minutes). Cette constatation est évidemment de grande importance pour toutes les applications photoélectriques dans lesquelles la lumière n’agit que d’une manière intermittente. Tel est notamment le cas de la téléphonie sans fil (photophonie) reposant sur l’emploi de faisceaux lumineux soumis à des vibrations extrêmement rapides (3o à 2000 par seconde). Le récepteur décelant simplement les variations relatives du courant qui le parcourt, il n’est pas indispensable que la résistance de la pile au sélénium reprenne constamment sa valeur initiale ; il suffit que les valeurs successives qu’elle prend sous l’influence des intermittences de lumière, déterminent des variations d’intensité du courant assez accusées pour agir sur le téléphone. Dans la pratique, l’inertie produisant le retard, espèce d’hystérésis, n’est pas suffisante pour s’opposer à la transmission de la parole. De fait, Ruhmer, en utilisant l’arc chantant comme transmetteur a pu correspondre à plus de 10 km.
- 4° Force électromotrice. — Diverses hypothèses ont été proposées dans le but d’expliquer la propriété caractéristique du sélénium. Pour les uns, le phénomène constaté est un phénomène d’électrolyse : la conductibilité est électrolytique. Sans doute, le transport [des ions ne s’effectue pas comme pour les solutions salines ; mais il existerait dans une certaine mesure. Cette opinion a été soutenue par Adams, Day, Fritts, de New-York. Ce dernier ayant recouvert une plaque métallique d’une mince couche de sélénium aussi régulière que possible, lui superposa une feuille d’or.
- La feuille d’or d’épaisseur suffisamment réduite se laissant traverser par une vive lumière, on la soumit aux rayons du soleil et l’on constata une forte diminution de la résistance. De plus, en mettant les deux feuilles métalliques en communication avec un
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- galvanomètre, on constata l’existence d’une force électromotrice relativement élevée. Cette force électromotrice était sensiblement proportionnelle à l’intensité de la lumière et sa direction était celle des rayons frappant le sélénium. Fritts tira de ce phénomène la conclusion que la lumière s’était directement transformée en électricité. Minchin arriva au même résultat à l’aide d’un dispositif différent : ayant recouvert une mince plaque d’aluminium (de 2 1/2 cm de longueur sur 1 1/2 de largeur) d’une couche régulière de sélénium fondu et l’ayant soumise alternativement à la chaleur et au froid jusqu’à ce qu’il ait obtenu une coloration brune, il la plaça dans un vase contenant déjà une plaque d’aluminium baignant dans de l’alcool ou de l’acétone. L’élément ainsi constitué ayant été exposé à l’influence d’une vive lumière, Minchin constata la production, dans toutes les parties du spectre, d’une force électromotrice élevée. La lumière diffuse du jour donnait o,5 volt.
- Un maximum s’observait dans la région jaune du spectre. Soumise pendant une journée complète à l’action de la lumière, la pile au sélénium ne s’affaiblissait que peu. Pendant la nuit, elle reprenait sa vigueur primitive. La plaque sensible était toujours négative. En associant en série douze éléments semblables au précédent, la force électromotrice produite par la lumière d’une bougie ou même d’une allumette était suffisante pour actionner une sonnerie électrique. En employant un relais, on réussissait parfaitement à obtenir l’allumage automatique d’une lampe.
- Le phénomène observé avec le sélénium n’est point un fait isolé ; d’autres métalloïdes présentent, en effet, des propriétés analogues. Le soufre, par exemple, de même que certains sulfures donnent d’excellents résultats. C’est ainsi que MM. Mercadier et Chaperon ont construit, en 1890, des piles au sulfure d’argent dont la sensibilité était supérieure à celle des piles au sélénium.
- Ces éléments étaient formés de spirales d’argent, platine, fer, analogues à celles qui constituent les piles au sélénium, mais on substituait le sulfure d’argent à ce dernier corps. La couche sensible de sulfure ne mesurait guère que o,oi mm d’épaisseur ; la résistance était alors de 4 000 ohms seulement.
- D’autres expériences ont été faites par Kalischer (1886), Uljanin (1888), Righi (1888), Minchin (1896) à l’aide de divers métaux: cuivre, laiton, étain, etc. Dans la plupart des cas on obtenait une force électromotrice assez élevée. Dans l’élément Minchin à base d’étain, la force électromotrice n’était pas inférieure à 0,75 volt.
- De ces faits, il résulte que l’énergie constatée doit évidemment provenir d’une action physique ou d’une action chimique. Dans le premier cas, il y aurait transformation directe de l’énergie lumineuse en énergie électrique, ce qui n’a rien d’impossible, puisque nous avons sous les yeux de multiples exemples de la transformation inverse (énergie électrique ou énergie lumineuse). Toutefois, il paraît opportun dans le casprésentde distinguer deux ordres de phénomènes que présentent les piles au sélénium. Dans les unes, la force électromotrice est une quantité absolument négligeable ; elle n’est même point perceptible. Dans les autres, au contraire, assimilables aux éléments à base de sulfure, cette force électromotrice acquiert une valeur parfaitement déterminable. Ne semble-t-il donc pas logique d’admettre que les premières se conduisent comme de simples diélectriques, tandis que les secondes sont de véritables piles dans lesquelles le courant est dû à une action chimique, électrolytique, favorisée ou înême déterminée par la lumière. On observe, en effet, pour le soufre, par exemple, qui présente de si grandes analogies avec le sélénium, que la conductibilité propre de ce métalloïde présente les caractères généraux de la conductibilité des sels à l’état solide ou liquide. Cette conductibilité croît toujours quand la température s’élève, contrairement à ce qui a lieu pour lés corps qui présentent la con-
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- ductibilité métallique. Il semble donc que l’on puisse affirmer que les variations de conductibilité (augmentation) sont dues exclusivement à la présence de traces d’électrolyte dissous. C’est d’ailleurs l’opinion soutenue par M. Bidwell. Le sélénium étant un élément ne peut être lui-même un électrolyte, mais il peut renfermer en dissolution ou en combinaison des composés de sélénium et de métaux (séléniures). Il s’ensuit que le sélénium pur est un isolant parfait ; il ne doit sa conductibilité relative qu’aux impuretés qu’il renferme. Clark, Liesegang, Charitonowsky, Bidwell... ont étudié particulièrement cette question et sont arrivés à des conclusions qui paraissent confirmer les précédentes. Parmi les remarques intéressantes faites par ces expérimentateurs, il convient de signaler la suivante : les piles constituées par deux métaux distincts (cuivre et argent, par exemple,) comprenant entre eux une couche de matière sensible (sélénium, séléniures, sulfures...) donnent de meilleurs résultats au point de vue de la force électromotrice développée, que celles formées par deux électrodes identiques. Il semble donc bien que l’on ait affaire à un phénomène d’électrolyse. On verra plus loin, que dans certaines circonstances, l’action chimique n’est pas aussi évidente.
- Citons, en terminant cette note, quelques observations intéressantes de Sabine, Kalis-cher, von Uljanin. En 1878, Sabine construisit un élément en plaçant dans une éprouvette une plaque de sélénium suspendue à un fil de platine (et sensibilisée à 200°). Une lame de platine servait d’électrode positive (on constata, en effet, que le sélénium agissait comme électrode négative). L’électrolyte étant de l’eau, la'force électromotrice fut de o,o56 à 0,112 volts. Dans l’obscurité le sélénium devenait positif. Kalischer ayant soumis une pile au sélénium à de la lumière intermittente, constata l’existence d’un courant que l’on put déceler à l’aide du téléphone ou même du galvanomètre. L’interposition d’une plaque d’alun ne modifie pas le phénomène. Une solution d’iode dans le sulfure de carbone l’annihile.
- 5° Influence de la température. -— L’expérience prouve que les diverses modifications allotropiques du sélénium proviennent en majeure partie de Faction delà chaleur. Siemens est l’un des premiers expérimentateurs qui ait constaté cette influence. Mercadier l’étudia à l’aide de piles au sélénium dans lesquelles les fils conducteurs étaient de diverses natures : cuivre, laiton, fer platine. Chauffés dans l’obscurité (entre 3 et 37°), ces éléments subissaient une diminution de résistance sensiblement proportionnelle à l’élévation de température. Un récepteur au platine, maintenu pendant plusieurs heures à 2120 puis 208° et refroidi ensuite très lentement à i5°, présente un affaiblissement graduel de la résistance, proportionnel aux environs de 36° aux variations de température. On constate, de plus, pour i2o°, un léger minimum et pour i63°, un léger maximum de résistance, du sans doute aux transformations allotropiques (W- Siemens).
- D’après Siks, une couche de sélénium étendue sur une lame de verre entre deux spirales de cuivre, avait une résistance variant entre 66 000 et 3i 000 ohms, à
- — 5° 66000 X 1 ohm.
- — io° — 66000 X 0,86 ohm.
- — 20° = 66000 X 0,59 »
- — 3o° ~ 66000 X 0.44 »
- Bidwell ayant étudié le cas d’une pile au sélénium plongée dans de la térébenthine, constata un maximum de résistance entre 14 et 24°. Si l’on laisse le sélénium se refroidir très lentement, la résistance est alors beaucoup plus faible et le maximum se produit à température plus basse. Une plaque séléniée présentant une résistance de 110 000 ohms,
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- n’offrait plus dans ce cas qu’une résistance de 49000 ohms à—6° et de 18000 ohms à n5°.
- Ruhmer ayant soumis les expériences précédentes à une critique méthodique, observa que le sélénium amorphe, non conducteur, commence à laisser passer le courant vers ioo°. A partir de cette température, la résistance diminue très rapidement, ce qui provient de la transformation de la modification amorphe en celle cristalline. Si l’on continue à chauffer lentement, on constate que la conductibilité augmente jusqu’à 200° environ et même au delà, à la température de fusion du sélénium. Ce changement d’état ne paraît pas d’ailleurs influencer d’une manière fâcheuse la conductibilité du métalloïde. Comme on l’a déjà vu, le refroidissement joue un rôle important en cette question. S’il s’effectue trop brusquement, la résistance augmente dans de grandes proportions. Toutefois, M. Ruhmer a constaté que l’on obtenait en définitive des résultats à peu près identiques. En effet, au bout de peu de temps, le sélénium refroidi lentement présente une résistance très voisine de celle qu’il aurait eu si on l’avait refroidi rapidement. Les divergences sont d’un autre ordre, ainsi qu’on l’a déjà signalé. Elles sont relatives à l’action de la lumière, au point de vue particulier de son intensité, certaines variétés étant plus sensibles que d’autres aux faibles éclairages. Ces diverses observations semblent toutes confirmer notre thèse en vertu de laquelle le phénomène présenté par le sélénium est généralement d’ordre physique. En effet, s’il était d’ordre chimique, la chaleur favorisant les réactions, on constaterait soit une augmentation de la force électromotrice dans le cas des piles au sélénium, soit une modification permanente des éléments.
- A. Berthier.
- LOCOMOTIVE A GRANDE VITESSE
- ALIMENTÉE DIRECTEMENT SOUS 10000 VOLTS NOUVEAUX ESSAIS EFFECTUES SUR LA LIGNE M A RIE N F E L D E - Z O S S E N f1
- Les essais de tracLion effectués récemment sur la ligne Marienfeld-Zossen avec des automotrices (fîg. 1) ont montré que le fonctionnement des moteurs et de la ligne à haute tension était irréprochable. Après un essai de 2 heures 45 m, à la vitesse de 120 km à l’heure, avec i5 démarrages, l’élévation de température des moteurs n’a été que de ao°, et celle des transformateurs de ioo°. Ces deux derniers chiffres prouvent que le rapport entre les poids des moteurs et des transformateurs avait été bien choisi. Dans U11 autre essai, l’automotrice Siemens et Halske a pu être alimentée de courant à 100 périodes, sous 10000 volts à vide et i3 8oo volts en charge, sans qu’aucun défaut d’isolement ni aucun signe de fatigue apparaisse : môme aux vitesses les plus considérables, les appareils de prise de courant glissaient avec une grande douceur le long de la ligne d’amenée du courant.
- Les premiers essais faits en 1901 avaient prouvé que la voie était trop faible pour supporter des vitesses dépassant 160 km à l’heure ; aussi fut-on conduit à refaire entièrement l’infrastructure et la voie elle-même, et à l’établir d’une façon toute particulière. Pendant ce temps, l’ingénieur en chef de la maison Siemens et Halske, comprenant
- (9 Voir Eclairage Electrique, 18 janvier 1902, 5, 19, 26 avril 1902 et 2 janvier 1904.
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- combien il importait de réduire autant que possible le poids des automotrices, non seulement pour diminuer la puissance nécessaire et l’énergie absorbée, mais aussi pour diminuer le plus possible les frais de réfection de la voie, mit à l’étude le projet de deux moteurs alimentés directement sous io ooo volts, sans passer par l’intermédiaire d’un transformateur. Ces deux moteurs devaient servir à l’équipement d’une locomotive à grande vitesse à 4 essieux (fig. 2).
- Si l’on se rapporte aux calculs déjà indiqués relatifs au poids des automotrices [Écl. Ëlec., 8 avril 1902), on voit que la suppression des transformateurs et accessoires permet d’abaisser le poids total au chiffre de 76 tonnes. La puissance nécessaire tombe alors de 1 000 chevaux à 920 chevaux en chiffres ronds, de sorte que chacun des moteurs de l’automotrice doit fournir séulement 23o chevaux. L’énergie consommée au démarrage est aussi
- • Fig. 1.
- proportionnellement beaucoup moindre qu’auparavant : les couples moteurs nécessaires pour imprimer aux voitures de 96 tonnes ou aux voitures de 76 tonnes la même accélération au démarrage, sont approximativement proportionnels au poids. Dans la première voiture, les moteurs devaient fournir à ce moment en moyenne 4^o chevaux et au maximum 600 chevaux ; avec la nouvelle voiture, les moteurs alimentés sous 10 000 volts n’ont à fournir que 36o chevaux en moyenne et 480 au maximum. Après quelques calculs, le chiffre de la puissance maxima du moteur fut fixé à 4oo chevaux pour 885 tours par minute.
- Comme l’on désirait essayer ces moteurs avant la réfection totale de la voie et que leur vitesse de rotation, 885 tours par minute, correspondait à une vitesse de 200 km à l’heure avec des roues de i,25 m, il fallut employer des engrenages intermédiaires réduisant la vitesse de 2 à 1 pour marcher à 100 km à l’heure environ. En effet, il n’était pas facile d’établir ces moteurs pour une vitesse de rotation plus' faible, c’est-à-dire pour un nombre de pôles supérieur à 6, ou pour une fréquence plus basse.
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- Pour éviter les frais inutilement élevés qu’aurait entraînés la construction d’une automotrice, on décida d’équiper avec ces moteurs une locomotive d’essai à grande vitesse, qui pourrait être utilisée dans la suite à la remorque des trains. La description sommaire de cette locomotive fait l’objet des lignes qui suivent.
- Partie mécanique. —Comme nous Pavons déjà dit, la locomotive possède 4 essieux: elle est construite entièrement en acier et le châssis repose sur deux bogies à deux essieux (la figure 2 représente tous les essieux moteurs). Les essieux sont les mêmes que ceux des automotrices ; l’écartement est normal et le diamètre des roues est 1,20 m. L’écartement d’axe en axe est 3,25 m : les boîtes à graisse sont les mêmes que celles des automotrices à grande vitesse.
- O
- Chaque bogie présente un espace suffisant pour le placement de 2 moteurs. Le cadre du bogie est en fer laminé ordinaire, consolidé par des traverses et des cornières (fig. 3). Le longeron est constitué par deux fers en u., entre lesquels sont placés les ressorts de suspension interposés entre la boîte à graisse et le reste du cadre du bogie. La caisse de la voiture est supportée par de nouveaux ressorts interposés entre elle et le châssis.
- Les freins sont à air comprimé système Westinghouse et peuvent freiner 90 p. 100 du poids total avec de l’air à 4 kg de pression : chaque bogie est équipé d’une façon idépen-dante avec un cylindre et un réservoir à air : le piston du cylindre est vertical et agit par l’intermédiaire d’une traverse et d’un levier d’angle sur la timonerie de chaque essieu. Le frein est extrêmement simple et agit d’une égale façon sur tous les essieux. En outre, un frein à main est adjoint au frein à air par mesure de sécurité.
- La caisse a une longueur de i2,5o m et une largeur de 2,80 m : elle est composée de
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- 3 parties. Les deux parties extrêmes les plus basses ont m de longueur et une hauteur variant entre 1 m et 1,20 m. Les bouts sont arrondis et le toit en pente rejoint la cabine centrale, qui a 4 m de long, 2,3o m de haut et 2,80 de lar^e. Cette cabine, symétrique des deux côtés, contient tous les appareils de connexions et de commande : les résistances de démarrage sont placées dans les compartiments que forment les deux parties extrêmes. L’infrastructure de la caisse est soutenue par des fers en u de 3ooX ^5 X 10 mm réunis par un grand nombre de traverses et de cornières. Aux deux extrémités sont placés les dispositifs de tampons et d’accrochage réglementaires dans les chemins de fer de l’état prussien.
- Deux traverses fortement consolidées portent les chevilles entrant dans les bogies. Le plancher est formé de parquet de bois et de tôles minces en fer. Les parties de la caisse s’appuyant sur les bords extérieurs de l’infrastructure sont assemblées par de fortes tôles et des cornières en fer disposées de façon à laisser l’espace intérieur libre et accessible. Les deux extrémités formant caisses sont pourvues de solides couvercles munis de charnière et se relevant vers le haut (fîg. 4)- La cabine du mécanicien est entièrement en glaces, permettant de voir dans toutes les directions (fig. 1) : on y entre des deux côtés par une porte. Les parois frontales de la cabine portent en leur milieu une cheminée de 0,90 X 1,10 m, contenant les câbles qui vont à l’interrupteur principal, aux fusibles et aux moteurs. De la cabine du mécanicien on peut, en ouvrant une petite porte, avoir accès dans le logement des résistances. Le toit de la locomotive est fait en tôles de fer et en cornières assurant une solidité suffisante pour la fixation des isolateurs et des appareils. Au centre de la locomotive se trouve le mât de prise de courant.
- Le poids de la machine terminée, non compris l’équipement électrique, est en chiffres ronds 24 tonnes ; avec ce dernier, il atteint 4o tonnes.
- Particularités de Véquipement électrique. — i° Moteurs.— Il est évident que le point le plus miportant dans la construction du moteur est l’enroulement. Ce dernier dépend des Particularités de construction de la partie mécanique du moteur, de la largeur effective du fer actif, et de la longueur disponible pour les portions de conducteurs situées hors des encoches. L’influence qu’ont les diverses parties les unes sous les autres au point de vue du
- Fig. .4.
- Fig. 3.
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- dimensionnement, nécessite toute une série d’avant-projets préliminaires, surtout si l’on veut utiliser le plus complètement possible tout l’espace disponible entre les deux roues. Après un certain nombre de tâtonnements, on a décidé de munir de couronnes dentées les deux bouts de chaque axe moteur, de façon à éviter les efforts dissymétriques.
- Il ne faut pas oublier que la vitesse périphérique des couronnes dentées est extrêmement élevée, comparativement à tout ce qui s’était fait jusqu’alors : cette vitesse périphérique atteint 18 m à la seconde pour un rapport de dents de 147 à 69. Avant de s’arrêter à un type définitif de dents, on a fait sur la ligne d’études de Gross-Lichterfelde un grand nombre d’essais dans lesquels la vitesse périphérique des dents a atteint 25 mà la seconde. Ces essais ont montré qu’il ne suffisait pas de remplir la boîte des engrenages d’une substance lubréfîante telle que de l’huile ou de la graisse consistante, et de laisser les roues tourner dedans. La substance lubréfîante, constituée de préférence par de l’huile, ne reste
- pas entre les dents, mais est projetée radialement : aussi a-t-on dû, pour assurer une bonne lubréfica-tion des parties flottantes, employer dans la locomotive le dispositif indiqué figure 5. Une pompe produit dans un réservoir à huile une pression de 5 cm de mercure. Cette pression chasse dans une conduite tubulaire l’huile du réservoir qui Fest injectée par des ajutages en dessus ou en dessous des engrenages, suivant le sens de marche de la machine. La manœuvre de l’interrupteur principal commande automatiquement la distribution de l’huile à l’un ou l’autre jeu d^ajutages. L’huile, après avoir circulé entre les dents, se rassemble au fond de la boîte d’engrenages, et est conduite de là au réservoir par une pompe, ou enlevée à la main. Ce graissage n’est nécessaire que pour des rapports d’engrenages de 1 à 2 : pour des rapports d’engrenages plus faibles, par exemple 1 à 3,5 ou 1 à 4, la vitesse périphérique des couronnes dentées est assez faible pour que le graissage habituel à la graisse consistante soit amplement suffisant. La boîte des engrenages est disposée de façon à permettre l’emploi de deux rapports de transformation différents : 1 : 2 et 1 : 35. Elle est faîte, comme d’habitude, en tôles de fer en deux parties et assemblée solidement avec la carcasse du moteur par de fortes cornières.
- La carcasse des moteurs est extérieurement semblable à celle des moteurs précédents de traction à grande vitesse : elle est faite en deux parties en acier coulé et tournée avec le plus grand soin : les paliers sont munis de coussinets en bronze garnis de métal blanc. Grâce à la bonne exécution et aux très grandes surfaces de contact des coussinets, 1 entrefer entre le rotor et le stator a pu être réduit à i,5 ou 2 mm et le moteur est ainsi bien conditionné au point de vue magnétique. Le fer actif portant l’enroulement primaire est assujetti par des boulons dans la carcasse, alésée à 990 mm. L’axe du rotor est dispose de façon à permettre la commande directe de l’essieu de la voiture. Le fer actif du rotor est assemblé avec un grand nombre de solides boulons et de disques de serrage et porte l’enroulement secondaire. Deux bagues en acier coulé sur lesquelles flottent des balais en charbon servent à la sortie du courant. Trois ouvertures fermées par des couvercles pel
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- mettent de visiter l’intérieur du moteur ainsi que les bagues et les frotteurs. Le graissage du moteur est fait avec de l’huile et des mèches auxquelles l’huile est amenée par des tubes en cuivre. Ce dispositif a été reconnu nécessaire à cause de la construction très resserrée du moteur. L’huile en excès passe dans la boîte des engrenages. Pour obtenir plus de facilités pour la fonte, les paliers sont rapportés sur la carcasse. I
- En ce qui concerne les enroulements, nous pouvons donner les indications suivantes. L’enroulement primaire ne peut être placé sur le rotor que s'il est fait en barres, ce qui est impossible ici avec la haute tension : ce dispositif, employé dans les moteurs précédents de traction à grande vitesse, est d’ailleurs inutile. En outre, il n’est pas nécessaire de cher-
- Fig. 6.
- cher à obtenir un couple extrêmement élevé au démarrage, puisque le poids a été réduit et, par suite, un faible entrefer suffit.
- L’enroulement primaire a donc été disposé sur le stator. La première condition à observer est que toutes les parties soumises à la haute tension doivent présenter un échauf-fement aussi faible que possible, et par conséquent posséder une surface de refroidissement très considérable. Pour cette raison on a choisi des encoches assez profondes. Le fer actif des deux parties est constitué par des disques de tôles étampés d’une seule pièce pour le rotor, et formés de segments juxtaposés pour le stator. I
- Le calcul de l’enroulement a amené à adopter 72 encoches ouvertes et 67 fils par encoche pour le primaire. L’enroulement est connecté en étoile et placé dans des tubes isolants en micanite. Les parties extérieures aux tôles sont disposéee comme l’indique clairement la figure 6 ; cette disposition réalise un faible encombrement et un bon isolement : la possibilité d’une décharge entre phases est ainsi très amoindrie. L’isolement de l’enroulement à
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- haute tension a été soumis a plusieurs essais. Dans le dernier d’entre eux, l’enroulement a supporté 22000 volts sans présenter la moindre trace de faiblesse ou de défaut d’isolement.
- L’enroulement du rotor est disposé dans 90 encoches mi-fermées et consiste en barres de cuivre montées en série. Cet enroulement ondulé est connecté en étoile.
- Des trois bouts libres, l’un est relié à la masse et les deux autres aux deux bagues du rotor. La différence de potentiel aux bornes de cet enroulement est, au moment du démarrage, 700 volts. L’emploi de barres donne une grande sécurité contre les effets de la force centrifuge et assure une ventilation extrêmement efficace. L’air entré dans le voisinage de
- Fig. 7.
- l’axe, est violemment entraîné par des ailettes venues de fonte avec les supports d’armature, et passe avec une grande vitesse dans les canaux ménagés auprès des enroulements. L’air refroidit d’abord l’enroulement du rotor et puis ensuite l’enroulement du stator
- La pression de l’air obtenue par ce dispositif, est, d’après les essais, supérieure à plusieurs millimètres d’eau : sa vitesse est environ 6 m, et la quantité débitée environ 120 litres à la seconde.
- Après leur achèvement complet, les moteurs, munis des dispositifs de graissage des dents firent l’objet d’essais complets à Charlottembourg.
- Les résultats donnés par les essais de freinage concordent parfaitement avec les chiffres prévus : les valeurs en sont indiquées par les courbes de la figure 8. Ces courbes montrenbque le moteur réalise de bonnes conditions de marche ; ses qualités proviennent en grande partie de sa vitesse de rotation élevée et de la fréquence adoptée.
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- Fl '
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- Fig. 8.
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- Fig- 9-
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- Dispositifs de démarrage et de connexion des moteurs, et production de Vair comprimé. — Le schéma des connexions indiqué par la figure 9 montre clairement le chemin suivi par le courant électrique depuis la prise de courant jusqu’aux moteurs, et les appareils employés pour les couplages.
- Ces derniers sont presque tous identiques comme construction à ceux employés sur l’automotrice à grande vitesse. Le réglage de la vitesse au démarrage est fait au moyen des résistances intercalées dans le circuit secondaire du moteur par l’intermédiaire du démarreur auquel elles sont connectées. Ce démarreur commandé à la main par un volant est, soigneusement isolé, car l’une des phases du secondaire du moteur est à la terre. Le courant arrive au primaire de chaque moteur par l’intermédiaire de la prise de courant aérienne, des fusibles et de l’interrupteur principal mû par l’air comprimé. Les conducteurs principaux venant de la prise de courant aérienne portent les dérivations munies de fusibles, qui alimentent le[petit transformateur : le courant à basse tension de ce dernier actionne le moteur du compresseur d’air. Des ampèremètres et voltmètres connectés aux conducteurs principaux indiquent la consommation d’énergie.
- Le démarrage et le réglage de la vitesse s’effectuent comme d’habitude par l’intercalation de résistances dans le circuit secondaire. On a prévu en tout 24 crans de résistances, dont le premier est seulement un cran de précaution destiné à limiter la formation d’étincelles de rupture au moment où Fig. 10. l’on coupe le démarreur et à éviter un
- choc de courant au moment du départ. Les résistances ne présentent rien de nouveau sur ce qui a été fait précédemment; elles sont constituées par des boudins de fils placés sur des poulies de porcelaine.
- Le démarreur est semblable à celui employé dans les automotrices à grande vitesse avec cette différence que deux phases sont isolées et la troisième à la terre : il est commandé par un volant à main horizontal fixé à un axe vertical. La fermeture et l’ouverture du circuit primaire, ainsi que l’inversion, nécessaire pour la marche arrière sont obtenues au moyen de deux interrupteurs tubulaires à haute tension actionnés par l’air comprimé (fig. 10), l’un d’eux est monté dans la cheminée contenant la câblerie. Les fusibles des moteurs sont placés à côté de cet interrupteur dont le fonctionnement est visible et peut être contrôlé grâce à une glace fermant une ouverture ménagée sur un côté du canal de la câblerie.
- L’appareil de prise de courant aérienne est placé exactement au milieu de la machine
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- et est constitué par un mât susceptible de tourner dans deux coussinets placés l’un sur le plancher et l’autre dans le toit. Ce mât porte à la partie supérieure les trois archets de prise de courant avec leurs dispositifs de contacts et de ressorts. Les conducteurs placés sur le toit de la locomotive sont des câbles nus sur isolateurs en porcelaine ou en ébonite.
- L’air comprimé nécessaire à la commande des appareils ou des freins est obtenu au moyen d’un petit compresseur nui par un moteur à iio volts. Le courant est fourni sous cette différence de potentiel par un petit transformateur dont le rapport de transformation est ioooo/iio (fig. ii).
- La table sur laquelle sont placés tous les appareils de commande ou de mesure est au
- Fig. ii.
- milieu de la locomotive (fig. 12), et le mécanicien fait face perpendiculairement à la voie ; il tourne la tête à droite ou à gauche suivant que l’on marche dans l’un ou l’autre sens.
- La table comprend au centre le volant du démarreur, à gauche l’interrupteur du compresseur d’air, à droite le robinet de commande par air comprimé de l’interrupteur à haute tension et le robinet de commande du frein Westinghouse. Devant le mécanicien se trouve le mât de prise de courant que l’on peut faire tourner à volonté pour établir ou rompre le contact avec la ligne aérienne longitudinale.
- Sur la cloison de la cheminée contenant la câblerie, les appareils nécessaires indiquant la pression de l’air, la tension, et le courant, sont placés sous l’œil du mécanicien ; on a réservé la place d’un indicateur de vitesse, employé pour les vitesses supérieures à 100 km à l’heure.
- Enfin, il y a un réservoir et une pompe à main pour l’huile de graissage des dents des engrenages ; une vitre et un manomètre en U à mercure permettent de voir le niveau de l’huile et sa pression.
- Essais de la locomotive. — Aussitôt après son achèvement, la locomotive fut amenée a Marienfeld. Des essais nombreux furent faits à des tensions et des fréquences graduellement croissantes, et à des vitesses comprises entre 55 et 100 km à l’heure. Le dernier essai
- •kir-kit
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- fut fait à 11 ooo volts et 90 périodes. On avait attelé comme voiture de remorque une voiture de ire et 2e classe à quatre essieux pesant 3i tonnes. La vitesse maxima fut de iod km à l’heure. Même à cette vitesse les dents des engrenages n’étaient pas trop bruyantes ; la locomotive etla voiture de remorque roulaient avec beaucoup de douceur. La consommation d’énergie s’élevait à 260 kilowatts; cela représente une puissance à la jante [d’environ 280 chevaux. Pour évaluer l’effort de traction des moteurs, on accrocha à la locomotive l’automotrice
- à grande vitesse de Siemens et Halske et l’on réalisa ainsi un poids total de i3o tonnes.
- Les essais ont prouvé que la construction des moteurs était parfaite et tout à fait appropriée au but à atteindre.
- La réalisation de chemins de fer à grande vitesse ne dépend pas seulement de la construction du tracteur lui-même, mais d’une foule de conditions accessoires.
- Les bons résultats obtenus dans ces essais sont d’une grande importance pour l’application du transport de force électrique à la traction sur voies ferrées. Une automotrice équipée avec les moteurs décrits et remorquant une seconde voiture à six essieux de 42 tonnes peut assurer le transport de 100 personnes, de sorte que le
- 76 + 42
- poids
- necessaire par personne est
- . = 1 180 kg, soit environ 1 200 kg. Avec l’exploi-Pig tation à vapeur, les chiffres sont considérable-
- ment plus élevés. La locomotive avec tender pèse 96 tonnes et doit tirer deux voitures de 42 tonnes. Le poids par personne est donc de
- ^Q84 = 1 800 kg. Ce poids plus élevé entraîne une consommation d’énergie plus considérable et nécessite une plus grande solidité de l’infra-structure.
- Il est probable qu’avant dix ans d’ici, l’on sera entièrement fixé sur la valeur de la traction électrique à grande vitesse.
- J. Reyval.
- MÉMOIRE SUR LE RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE GIN m
- Régulateur a action continue. Trace d’une courre a longues périodes. — Reprenons l’équation de fermeture précédemment étudiée. Nous avons vu que la AÛtesse angulaire, d’abord croissante, passe par un maximum et décroît ensuite pour repasser par la valeur to0.
- On peut montrer qu’il existe entre l’instant de la vitesse maximum et celui du retour à
- (J) Voir Éclairage Electrique, t. XXXVIII, n° 11,
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- la vitesse de régime, un autre instant où l’ouverture de vanne est compatible avec l’équilibre entre la puissance et la résistance pour la vitesse de régime.
- Soit ^ le temps qui s’est écoulé depuis l’origine du mouvement jusqu’à l’instant où .la vanne atteint la position que nous venons de caractériser.
- On a évidemment : ,
- — atr) M rr Rw0 (18)
- ou bien
- Des équations (6) et (18), on déduit évidemment :
- tn < t
- Il s'agit maintenant de démontrer que l’on a également
- tr <
- ou ce qui revient au même
- OJ,. > OJ0
- Substituons dans l’équation (5) la valeur de ttirée de (n^ Il vient:
- a t m — a {)k-
- i P
- 2/.P -nVîT
- 1 — k
- •<o V H
- 2aIw0- -(- a0AP (2 — k
- ala>0‘2 -f- a0 (i — A")P
- jP |^(2 — A — - k j
- (20j
- En faisant dans cette équation w.r = w0, on retomberait sur l’équation (8) et l’on devrait satisfaire à la condition inadmissible to,(, = ü)0 = Q. L’équation (20) montre également l’absurdité de ior<(o0 et la seule hypothèse acceptable est celle de w,,>w0, laquelle correspond comme nous l’avons dit à tr<tmo.
- Après avoir établi cette proposition dont l’importance apparaîtra plus loin, considérons maintenant ce qui se passe pour une action continue du régulateur provoquant la fermeture de la vanne pour toute vitesse supérieure à co0, et son ouverture pour toute vitesse inférieure à io0.
- Après avoir étudié la courbe de fermeture, revenons maintenant au moment où la vitesse repasse par sa valeur de régime.
- Nous savons que l’ouverture de vanne a0—atao est inférieure à celle ci0— o.tv qui correspond à l’équilibre entre la puissance et la résistance pour la vitesse oj0. A ce moment, par conséquent, on a:
- («q — 2/,,0) M < Rco0
- et la vitesse continuera à diminuer. Mais, comme la vanne commence à s’ouvrir dès que la vitesse angulaire est moindre que to0, nous aurons alors une courbe d’ouverture, caractérisée par un écart k' tel que
- Rto0
- («0 —
- K > 1
- La vitesse, après avoir décru, passera par un minimum, croîtra de nouveau et reviendra encore à la vitesse de régime, mais sans que l’équilibre soit réalisé. On aura ensuite une nouvelle courbe de fermeture, et ainsi de suite, les variations successives de la vitesse
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- formant une série d’oscillations périodiques dont l’amplitude décroît indéfiniment sans devenir nulle, car il est facile de montrer que les valeurs successives de k forment une série dont les termes sont alternativement plus grands et plus petits que l’unité, sans que la diflérence positive ou négative soit jamais nulle.
- Les figures 12 et i3 caractérisent les premières périodes de ces oscillations indéfinies.
- La figure 12 représente les variations de la vitesse de la machine en fonction du temps en prenant pour ordonnées les vitesses et pour abscisses les temps.
- La figure i3 est le diagramme imaginé par M. Léauté. On le trace en prenant pour abscisses les ouvertures de vanne et pour ordonnées les vitesses correspondantes.
- Fig. n et 1
- Il convient de remarquer une fois encore que l’adjonction d’un régulateur tel que nous l’avons imaginé ne peut réaliser la correc tion d’une perturbation, mais seulement provoquer un état d’oscillation permanent de la vitesse.
- Il est évident que ce que nous venons de dire pour une courbe de fermeture s’applique aussi bien à une courbe d’ouverture ; et le résultat final est le même quelque soit le sens de la perturbation.
- Principe du régulateur a action discontinue. — Imaginons, toujours de même, un régulateur sans frottements et obéissant par suite aux moindres variations de la vitesse angulaire, mais dont l’action sera interrompue à un moment déterminé, par l’intervention d’un mécanisme additionnel provoquant la rupture du courant qui actionne le moteur de commande du vannage.
- Considérons d’abord l’équation de fermeture et admettons que la rupture se produise au temps tR après l’origine de la perturbation.
- La vitesse au moment de l’arrêt du déplacement de la vanne est donnée par l’équation :
- e-Itojl — (erft — afR) F k -°-)(>--~° ' a^R ~|p . __arcf;>r.- -[«««» — (<'#-'* «^Kb’oV.H . 'r"f
- • ' - - : - - -r- [ p- ^v'n- ; .. 'C p-.tfa» — *y(i - k) + — «oKi . '..rr-W
- (i — *) p ^
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- La fermeture de la vanne étant interrompue et la puissance devenue constante, la vitesse obéit alors à l’équation suivante :
- (a0 — afe) Mdt — RwcQ -f- Iu,cAco
- d’où en intégrant.
- IfaJp
- Pour 4 = tn, on a
- AP
- c/o)
- __ (#o m£r)wo
- T„„r K—*<8)w0 - t “ôfe ,
- Log[ I +("•-“)
- (22)
- (23)
- dt----o, et la vitesse de régime égale à Q se trouve atteinte à l’ins-
- tant même du maximum.
- Pour 4 < ta ou 4 > 4 , la valeur maximum ou minimum de u, c’est-à-dire la nouvelle vitesse de régime, n’est atteinte qu’au bout d’un temps infini ce qui suppose évidemment :
- («0 — a/fR)w0 = Aanto
- ou bien
- «0 — a*R
- 0) =-...kaT- “»
- Suivant que a0 — a4 sera plus petit ou plus grand que a0ky le maximum ou le minimum de co sera supérieur ou inférieur à co0. Il lui sera précisément égal pour 4= (1 —k) c’est-
- à-dire que si l’on interrompt le déplacement de la vanne à cet instant précis, la vitesse reviendra à la valeur normale de régime co0, qu’elle n’atteindra du reste, qu’après un temps infini. Nous verrons plus loin que les conditions pratiques de fonctionnement de l’appareil comportent un résultat différent, pour ce qui concerne la durée de la correction.
- Les conclusions précédentes s’appliquent aussi bien à une courbe d’ouverture, nous pouvons considérer comme établi le principe d’un régulateur à action discontinue capable de ramener en une seule période la vitesse perturbée à sa valeur de régime. 11 suffit pour cela que le déplacement de la vanne soit interrompu au moment précis où l’ouverture est devenue kaQ.
- II. Etude de l’action du régulateur en tenant compte des conditions pratiques de son fonctionnement. — Nous devons maintenant faire intervenir diverses conditions pratiques dont nous ne retiendrons que les suivantes :
- r° Par suite des frottements, une vitesse donnée ne détermine plus une position unique d’équilibre du manchon, et comme ces frottements changent de signe suivant que le manchon tend à monter ou à descendre, il ne peut passer par la même position, suivant qu’il monte ou descend, que pour des vitesses différentes de la turbine. Cet effet des frottements se traduira, pour notre régulateur, par un retard à l’origine ou à la fin des contacts, c’est-à-dire à la mise en marche ou à l’arrêt du moteur.
- Comme la mise en marche du moteur dans un sens ou dans l’autre se produit pour des vitesses voisines de w0, on peut considérer le retard comme constant dans l’un et l’autre cas. Il n’en est plus demême pour la rupture des contacts, qui correspond à des vitesses variables avec le sens et l’intensité de la perturbation. Mais on verra plus loin, que dans ce cas, il nous importe moins de connaître la valeur exacte du retard, qu’une certaine limite de cette valeur que nous supposerons déterminée expérimentalement pour chaque appareil.
- 20 Les plongeurs envisagés dans la position de régime doivent subir un déplacement linéaire constant avant de provoquer la mise en marche du moteur. Ce d é p 1 ac e me n Ccorre s -pond également à une certaine variation de la vitesse angulaire, q :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Pour simplifier les calculs, nous admettrons que les influences réunies des frottements et de l’écartement des contacts occasionnent avant la mise en marche dans un sens ou dans l’autre une période d’immobilité de la vanne qui dure jusqu’à ce que la vitesse atteigne la valeur w0 (i±e),
- 3° Les plongeurs subissent également un déplacement linéaire déterminé depuis l’origine du mouvement de rupture jusqu’à l’instant où elle se produit effectivement.
- Nous admettrons encore que ce retard, combiné avec celui dû au frottement, exige une variation s' io0.
- 4° Nous admettons comme régime normal l’ensemble des valeurs de la vitesse angulaire comprises entre w0(i —y) et w0(i + y), y étant une fraction variable suivant les applications. En fait, on construira toujours le régulateur de telle façon que l’on ait à peu près exactement y = s, ce qui permet de confondre les deux limites.
- 5° Le facteur d’amplitude du pendule centrifuge est égal à [3, c’est-à-dire que le manchon arrive aux deux extrémités de sa course pour w0 (1 -R (3) et to0 (r — (3) ; ou en d’autres termes [3 est le coefficient de variation de la vitesse angulaire qui provoque le déplacement limite du manchon.
- Ces conditions posées, reprenons les équations qui définissent les diverses phases de la correction d’une perturbation. - ’
- Etude pratique du mouvement. — Envisageons encore une perturbation instantanée produisant un écart entre la puissance et la résistance et provoquant le déplacement de la vanne dès que la vitesse franchira l’une des limites w0 (1 —4—s) ou w0 (1 —s).
- i° Période d’immobilité de la vanne dans la zone de régime. — Entre w0 et to0 (1 dzs) le mouvement est régi par l’équation :
- agAdt — R. ii>dt — = o
- qui donne en intégrant et remplaçant M et R en fonction de P et k.
- t, =
- t, —
- Ifi)n
- kV
- Courbe de fermeture.
- L°g
- /iP
- s k
- 1 — k Courbe d’ouverture.
- Log /
- l 1 +7 “I
- 7 4)
- 123
- (26)
- 20 Période de déplacement de la vanne. — Dès que la vitesse franchit l’une des limites de la zone de régime, le moteur se met en marche et produit le déplacement de la vanne dans le sens de la fermeture ou de l’ouverture, suivant le sens de l’écart entre la puissance et la résistance.
- L’équation du mouvement devient alors : : .
- M (a0dzcd)dt—R (ùdt— luuiw — o ♦ (27,
- qui donne après intégration et remplacement de M et R en fonction de P et k.
- Courbe de fermeture
- ;zlu)2.— («0 — OCt) I k
- tr.t
- -tüô-
- 2A-P
- [æ0m (a0 — k/) (1 -j- è«o]wo V H
- al(i -f- e)2w02 -f a0[i — (1 tRs).^:!P
- R ' 2«T( 1 -f- s)m62w — ClÿkPu -)- («0 — a.t) [2 — (1 -f- s)fc]P«0'
- '(•18)
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- 463-
- b. — Courbe d’ouverture alto*2 4- (a0 + oU) I k — — g° + |p
- xl(i
- /— /'P
- 2«Iw— (a{) -f- eut) (V"H--
- 2X1 (i — S)lü0 + (/H +
- 2X1
- — a0 (y/H-------—
- X
- AP
- 2xIto-j~{a0-\-at) [\Jk\ +-—•
- » o V H
- Le maximum ou le minimum de la vitesse angulaire correspondent, comme nous Lavons dit, à la condition
- Q
- an± y.tn — a J;
- dont on déduit :
- xl£22
- xl(i -f--)"^2 “H (J —{- s)AjP
- a. — Courbe de fermeture 2AP e
- 0Vh
- arc ts
- ao [t — (t + e)fc]w0V'H
- 2«K1 -j- ï)w02 -f- a<ê’ [1 —\t "p -)A]ï‘
- (3o);
- xi f
- b— Courbe d’ouverture ___________xIQ2________________
- — s)2o>0* + an [A(x — s) — i]P
- __| 2 al
- L 2Xl( I
- AP
- xlcUp- a0k (|/Hm0 AP) sxI(i — s)txt02 -f- ao(V^tt(u0 -f- 4P) ~|w0Vf
- £ja)()2 —u0(pHw0 + AP)
- X
- ixlw02 + rt0AV Hw0 + AP
- (3i)
- Enfin, si Ton interrompt le déplacement de la vanne lorsque l’ouverture est exactement ka0, c’est-à-dire lorsque la vanne est dans la position compatible avec le retour à la vitesse de régime, la vitesse au moment de l’arrêt peut être calculée par les formules
- xlto,.2 — aj;1
- n. — Courbe de fermeture i i p 2AP
- «»Vh
- arc tg
- ob'V — A’( l -(- ;)w0]w0CH
- xI(ï -)- s2)co02H- aü [i — (i —f— s)A]P
- b. — Courbe d'ouverture
- tOr
- 2*1(1 -j~ e)wos<!i), — «0AP[2 — (,1 -(- e)A]«o wr]
- (32)
- xlu)r2 — a„A2| i
- x!(t — s)2w02-p «0 [A (i — e) — i]P
- AP
- I2xIüxw0,, — «(jAfTHàüQ — AP) ^ axi(x — s)<o02 + «0(|/Hwo -j- AP) Jt.,0 V7h _ 2x1 (i —s)oj02 — a0(\/Hoj0 — AP 2xlu)0w,. -f- «0A(^/llw0 -f- AP)
- (33L
- 3° Période cVinterruption du déplacement de la vanne. — Mais, il faut observer que dans notre régulateur la rupture du courant se produit lorsqu’après avoir passé par sa position extrême, supérieure ou inférieure, le manchon a parcouru en sens inverse une fraction constante de sa course, fraction que l’on peut déterminer par un réglage préalable.
- Or, comme le déplacement du manchon entre ta et tR n’est pas constant et dépend de l’amplitude de la perturbation, la rupture ne pourrait se produire qu’exceptionnellement à l’instant précis tr. r
- Si elle se produisait pour une ouverture de vanne inférieure à ka0, la machine prendrait une vitesse de régime supérieure ou inférieure à co0 et peut-être à to0 (i =ts) ; et comme les
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- bossages de l’écjuipage mobile ont une forme telle que les déclanchements des cliquets se produisent en des points très voisins des limites w0 (1 -j- s) et oj0 (i s), il se pourrait quela nouvelle vitesse de régime 11e fût pas comprise dans la zone de déclanchement.
- Dans ce cas l’un des couples de plongeurs resterait accroché au niveau qu’il occupait
- au moment de la rupture, et les perturbations de même sens mais de moindre intensité que celle qu’il s’agissait de corriger ne pourraient bénéficier de l’action régulatrice jusqu’au moment où une variation inverse produirait le déclanchement en faisant rentrer la vitesse dans les limites w() (1 db s). -
- Pour assurer le bon fonctionnement de l’appareil il faut donc provoquer la rupture du courant pour une ouverture au moins égale à ka0 et l’on peut dire, qu’en règle générale, la rupture se lait pour une ouverture supérieure à kciü*
- ' Il est évident que dans cette dernière hypothèse, le retour à la vitesse de régime ne peut
- Fig. 16 et 17.
- se faire en une seule période ; mais en fait il s’effectue avec un amortissement si rapide des périodes consécutives à la première que le résultat peut être considéré comme pratiquement équivalent. Quoiqu’il en soit, examinons le cas de la rupture pour l’ouverture a0k et calculons le temps qui s’écoulera depuis la rupture jusqu’au retour de la vitesse dans la zone des valeurs de régime.
- L’équation qui définit le mouvement après la rupture s’écrit :
- M(a0 a.tr)dt — Roidt -— Iojrfoo = o 1^4)
- La vitesse reviendra donc à la limite la plus rapprochée des valeurs de régime au bout d’un temps t donné par les expressions suivantes :
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- Courbe de fermeture
- 7F~[Log (“ ewQ ° ) -f K-wo (i + £)j] (35)
- Courbure d’ouverture
- -rr [Lo* “ - £“•( -')--]] <36>
- Les planches V et VI donnent une idée exacte de ses corrections.
- Les courbes i4 et 16 sont tracées en prenant les temps pour abscisses et les vitesses pour ordonnées ; les courbes i5 et 17 sont des diagrammes de Léauté.
- Reprenons la condition pratique de rupture se produisant un instant après que l’ouverture de vanne a passé par la valeur ka0. Nous avons dit que ce retard peut être considéré, comme exigeant une variation constante e'co0. En fait, il comporte une partie fixe due à la profondeur d’immersion des plongeurs et une partie variable due aux frottements, mais l’erreur commise est assez petite pour être négligée.
- La rupture se produisant au temps qui correspond à Q±e'co0, on a, suivant qu’il s’agit d’une courbe de fermeture ou d’ouverture :
- Fermeture.
- O — c'gOq <C Ü)f
- Ouverture.
- £2 -p s u)q ojr
- Après avoir calculé O par l’une des équations 3o ou 3i on déterminera au moyen de l’une des équations 28 ou 29, et l’on en déduira l’ouverture deAanne
- «û —H *
- A partir de tR, la puissance restant constante, le mouvement est défini par l’équation :
- M(a0 ± ata) dt — Rcorft — Iwctw = o (37)
- t
- Mo(l+ 1
- t
- w0(l
- qui donne après intégration :
- Courbe de fermeture
- Wr
- t
- w0
- /,lr
- Or
- t
- w0
- I«n
- 4P
- Loar
- Lof
- 4«0w R
- cctR)w0
- (a0 k^R)w0
- aak
- 4a0w — (a0 — oUr) w0 I
- Courbe d’ouverture (a0 -f- sUr)w0 — 4a0ti)R
- («0 “P &^r)
- -p (wr --- w)
- («o -p «^R)mq a«k
- ((U ---- Wr)
- (38)
- (39)
- Comme 011 l’a vu précédemment, le maximum ou le minimum de e est une valeur limite correspondante à êx> •
- Or, pour ^qo , on a :
- , (a0 zp oc/r)w0 — ka0ix> o
- ou bien
- ___(a0zpa*R)w0
- — (4°)
- La vitesse rentrera donc dans les limites de régime en une ou plusieurs périodes con-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- sécutives, suivant que l’on aura :
- Fermeture. «0 — atR > ou < (x — z)kaü (40
- Ouverture. «0 + atR < ou > (1 4- s)ka0 (42)
- Examinons maintenant une courbe de correctiôn ayant débuté par une fermeture et comportant plusieurs périodes (voir pl. VII, fig. 18 et 19).
- ^(î-p) ----------------:--------------------—-----------
- Fig. 18 et 19.
- Le mouvement étant d’abord régi par les équations 20, 28 et 38, nous arriverons à la vitesse oj0 (i —e) avec la condition
- O0 — ztR < (1 — e)Æ«o
- Nous sommes donc dans les mêmes conditions qu’à l’origine d’une perturbation dans laquelle a0 serait devenu a0 — atn comme la correction théorique doit se produire pour 1 ouverture ka0,
- Si l’on appelle k' le coefficient de perturbation de la nouvelle courbe on aura :
- h oUr) — h&Q
- Or, k! est évidemment supérieur à l’unité puisque
- ce qui revient à
- «0 — atR <C ( 1 — e) ka0
- 1
- k'>-----
- 1 —
- Il y aura donc une période d’ouverture et la partie de la courbe correspondante au déplacement de la vanne se calculera au moyen des équations 29, 3i et 33.
- Au moment de l’arrêt du déplacement de la vanne l’ouverture sera :
- au — a( tR — *r/)
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- et pendant la période d’immobilité de la vanne la courbe se continuera conformément à l’équation :
- 1 i ..n ... / lwn l —u / .
- -(lO — <àtR,)[
- Tof, f [g0 —gf
- AP /Log|_ [a0— a
- <x(tR — Ir’)]üj0 — A-a0WR/
- a0 — 'j.(tR — /R;)o>0 | ka0
- (43)
- AP f | fan— a(<R — ifR')]iü0 — Aa°io J
- Comme le maximum de co correspond à
- _ [aQ — *{tR — WR))% .
- — Aa0 - * .
- et la correction s’achèvera ou ne s’achèvera pas dans la deuxième période, selon que ce
- uj0(np) -----------------------------------------------------
- <^>0< i-P)
- maximum sera plus petit ou plus grand que (1 -f- e)w0, c’est-à-dire suivant que l’on aura :
- ou
- «0 — a(<R — tR!j ^ (1 + s)Aa0 a0 — <x{tR — ?R/) > (1 + e)ka0
- On peut, pour les périodes successives, établir la loi d’amortissement et déterminer le nombre de périodes nécessaire pour le retour dans les limites de régime, mais les formules que nous avons trouvées sont trop compliquées pour être intéressantes. Comme, d’autre part, en pratique et pour les perturbations d’arnplitude moyenne, le nombre des périodes ne dépasse généralement pas deux, le calcul de proche en proche ne présente aucune difficulté sérieuse.
- Les figures 20 et 21 de la planche VIII se rapportent à une perturbation débutant par une ouverture de vanne.
- (.A suivre.)
- Gin.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- CONDENSATEUR
- Examen et représentation objective des courants de décharge des condensateurs, et des courants secondaires des bobines d’induction. Franz Wittmann. Drude's Annalen, n° ro,
- I. — Les points particuliers théoriques et pratiques de la décharge des bouteilles de Leyde ainsi que l’allure instantanée des courants secondaires des bobines d’induction ont été étudiés bien des lois.
- En ce qui concerne les batteries de bouteilles de Leyde, les recherches de Feddersen et de
- Fig. x.
- Lorentz ont entièrement confirmé les vues théoriques de Sir W. Thomson. Mais les dispositifs réalisés par Feddersen et ceux employés d’après les" mêmes principes avec des moyens d’action simples par L. Zehnder pour des observations objectives, ne permettent pas d’obtenir la courbe de courant, c’est-à-dire l’allure instantanée de l’intensité du courant.
- MM. Richarz et W. Ziegler ont employé dans ce but les tubes cathodiques de Braun, en augmentant la durée de la décharge par l’introduction d’une forte bobine de self-induction. Cette méthode est évidemment propre à l’observation subjective de l’allure de l’intensité dans la décharge, et par suite très instructive, mais elle
- présente le défaut que l’on doit renoncer, avec les moyens d’action actuels, à l’observation objective du phénomène à cause de^la faiblesse de l’intensité lumineuse des taches cathodiques de très grande mobilité.
- L’auteur, désirant pouvoir montrer la courbe de décharge à tout un auditoire et la photographier facilement, a employé un oscillographe
- Fig. 2.
- construit d’après les principes Blondel-Duddell.
- Le montage adopté est donné par le schéma de la figure i. Avec une bobine de Rhumkorff ou une machine à influence I, on charge la batterie C d’une capacité de o,o36 microfarad, comprenant 18 bouteilles de Leyde montées en quantité. Dans le circuit de décharge de cette batterie se trouvent : un petit micromètre à étincelles X, une bobine d’induction variable ou
- Fig. 3.
- éventuellement une grande résistance ohmiqiie connectées en ab, la boucle de l’oscillographe, le dispositif de décharge de l’appareil à miroir A. En dehors de son rôle habituel, ce dernier est muni de deux ergots MN qui, à chaque rotation, passent si près l’un de l’autre que la décharge se produit si la tension est suffisante. Pour un bon réglage des ergots et une vitesse de rotation appropriée de l’appareil à miroir, les courbes de décharge se superposent au même endroit.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Dan3 l’oscillographe de l’auteur dont l’électro-aimant est horizontal, les pièces polaires peuvent être placées à des distances variables l’une de l’autre. La période d’oscillation propre de l’instrument peut être déterminée en y envoyant un
- Fig. 4.
- courant discontinu produit par un interrupteur magnétique, et en calculant la durée des oscillations d’après leur nombre et d’après la période du courant intermittent. '
- Fig- 5.
- L’appareil n° 1 avait comme longueur de 1 boucle oscillante 4,5 cm et comme durée d’oscillation propre 0,002 seconde ; l’appareil n° 2 ! avait comme longueur de boucle oscillante 2 cm et comme durée d’oscillation propre 0,0006 se-j
- Fig. 6.
- conde. L’appareil à miroir, mû par un petit électromoteur, était semblable à celui de Zehnder et constitué par un cylindre de bois trempé dans la paraffine bouillante portant un miroir plan. Avec ces appareils, les expériences suivantes ont été réalisées :
- a. Décharge continue. — Dans le circuit de décharge de la batterie de o,o36 microfarad, on
- intercalait de l’eau additionnée d’acide sulfurique. Le liquide était contenu dans un tube en U de 64 cm de hauteur et 3,5 mm de diamètre : la résistance du dispositif, mesurée au pont de Kohlrausch était 8 36o ohms.
- D’après les déductions de W. Thomson, l’intensité de courant, pour une self-induction négligeable du circuit, est au- temps t
- t
- où Q0 est la charge de la batterie au temps t = o, G la capacité et R la résistance ohmique du circuit.
- La courbe (fig. 2 prise avec l’appareil n° 1) montre, comme l’indique la théorie, une croissance rapide et une décroissance d’allure logarithmique.
- b. Déchargé oscillante de la batterie. — Dans le circuit de décharge on intercale une bobine dont la self-induction est considérable. L’auteur employait la bobine secondaire d’une petite bobine d’induction Siemens dont les constantes sont données dans le tableau. Le coefficient de self-induction L a été déterminé d’après la mé-1 thode de Joubert au moyen de courant alternatif et d’un électromètre Carpentier avec montage idiostatique. Le courant alternatif transformé, venant de la station centrale, avait une tension efficace de io4 volts et 84,4 périodes par seconde (fréquence mesurée au fréquence-mètre Campbell). .
- Constantes de la bobine d’induction.
- LONGUEUR des bobines centim. résistance ohm MODE d’emploi de la bobine secondaire L Henry
- i5 1 637,0 Bobine secondaire avec noyau de fer ; primaire ouvert . . , . Bobine secondaire avec noyau de fer ; primaire fermé .... Bobine secondaire sans noyau de fer .... 24,5 6,6 4,24
- L’appareil à miroir faisait i,y5 tour par seconde pour les observations photographiques.
- Les essais faits, avec intercalation de la bobine d’induction sont les suivants :
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- 47°
- i° Avec noyau de fer et circuit primaire ouvert : courbes figures 3 et 4 faites, la première avec l’oscillographe i et la seconde avec l’oscillographe 2.
- • .. big-r 7-
- L’oscillation amortie a une durée mesurée de 0,00272 seconde.
- La formule de Thomson
- T =
- TC
- R2
- 4Ï7
- peut, en négligeant le second membre et en prenant simplement
- T m ztc \/CL
- servir au calcul de la durée d’une oscillation simple
- C = o,o36 io_1°CGS
- L = 24,5 io'CGS
- T — 0,00295 sec,
- 2° Avec noyau de fer et primaire court-circuité (courbe 5) : la diminution de self-induction diminue la durée de l’oscillation amortie
- T = 0,00141 seconde T 0,00151 —
- D’après la formule de Thomson
- T = 0,00124 seconde T = o,ooi23 —
- 3° Sans noyau (courbe 6). Expérimentalement T — 0,00124 seconde;
- De la formule de Thomson on déduit T rr. 0,00123 seconde.
- Les photographies ont été prises avec l’oscillographe 2.
- L’auteur fait remarquer que des oscillations lentes dans le circuit de la batterie de bouteilles
- de Leyde peuvent être étudiées objectivement au moyen du téléphone optique. L’auteur se sert pour cela d’un dispositif indiqué d’abord par Elihu Thomson et employé par 0. Frôhlich dans ses recherches. Un court levier en substance très légère, muni d’un petit miroir, a son axe de rotation relié à la membrane du téléphone. Les faibles élongations du téléphone sont de cette façon amplifiées considérablement. Mais ce dispositif offre beaucoup d’inconvénients ; la self-induction de la bobine du téléphone introduit un nouvel élément dans le circuit ; de plus les élongations ne sont pas égales dans les deux sens par suite de la polarité de la membrane. Enfin l’influence des oscillations propres de la membrane est difficile à éliminer sans affaiblir la sensibilité de l’instrument.
- II. Allure des courants induits dans le secondaire des bobines d’induction. — De nombreuses expériences ont été faites sur ce sujet avec la méthode d’Helmholtz. M. Colley en particulier a fait des recherches oscillométriques en employant des tubes de Geissler pour déceler l’allure des courants.
- On peut aussi, avec l’aide d’oscillographes à très faible période d’oscillation, étudier objectivement les phénomènes et photographier les courbes de courant.
- Des divers phénomènes qui s’offrent à l’observation, l’auteur n’envisage que ceux qui se présentent dans le cas où des courants intermittents sont envoyés dans le primaire de la bobine, et où le secondaire contient des condensateurs pour augmenter la durée des oscillations.
- Le circuit primaire était interrompu au moyen d’un interrupteur à mercure de Kohl donnant par seconde 236 ruptures et autant d’impulsions de courant. Cet appareil était constitué par un disque de 9 cm de diamètre portant trois contacts métalliques plongeant à la partie inférieure dans du mercure à une profondeur telle que la longueur maxima sur laquelle s’effectuait le contact était i,5 cm. On voit que, par ce dispositif, la durée d’une rupture de courant était plus grande que la durée d’un établissement de courant.
- Le circuit secondaire contenait une batterie de bouteilles d’une capacité de o,o36 microfarad et l’oscillographe n° 2.
- Expérience avec la bobine Siemens et Halske sans condensateur dans le primaire. — La photographie (fig. 7) montre l’allure du courant
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- 471
- induit. Les oscillations amorties de courte durée 0,0016 seconde — correspondent aux impulsions de courant primaire, les oscillations de plus grande durée correspondent à la période de la rupture primaire.
- Il est facile de s’expliquer la grande différence entre les durées des oscillations, car à la fermeture du courant primaire, le coefficient de self-induction de la bobine secondaire est plus faible que lorsque le primaire est ouvert; par suite la durée d’oscillations est plus faible, comme l’indique la théorie.
- La comparaison entre les oscillations électriques résultant de la décharge d’une batterie de bouteilles et celles qui prennent naissance dans le secondaire d’une bobine d’induction, sous l’action d’un courant primaire intermittent, est très instructive/ Dans les expériences sur la décharge des bouteilles de Leyde, le circuit dit de Thomson était formé par la batterie et par le secondaire de la bobine d’induction connecté en série avec elle. La durée des oscillations de la décharge répondait à la formule T = 27:y/CL, où C représente la capacité des bouteilles et L la self-induction de la bobine secondaire intercalée dans le circuit de décharge.
- Examinons d’abord le cas où la bobine secon-
- daire contient un noyau de fer, et où la bobine primaire est ouverte, et ensuite le cas où la bobine secondaire contient le noyau de fer et où la bobine primaire est fermée. La self-induction est L± = 24,5 Henry et L2 = 6,6 Henry : la durée d’une oscillation, d’après les expériences, est 0,00272 seconde dans le premier cas et o,ooi4i seconde dans le second cas.
- Comparons ceci avec les résultats de l’expérience dans laquelle le circuit primaire de la même bobine Siemens est commandé par un interrupteur, et le secondaire contient la batterie de bouteilles. Le circuit oscillant est toujours formé des mêmes éléments que lors de la décharge de la batterie. La durée d’oscillation doit alors être pour le circuit secondaire T = 27: \J CL où C représente la capacité de la batterie intercalée dans le circuit et L la self-induction du secondaire de la bobine.
- Pendant la fermeture du circuit la self-induction L2 = 6,6 Henry, et pendant la rupture Lj == 24,5 Henry.
- La durée d’oscillation a été trouvée 0,0016 seconde pour la fermeture du, circuit et o,oo3i seconde pour la rupture.
- Les résultats sont rassemblés dans le tableau suivant :
- INDUCTANCE EMPLOYÉE bobine Siemens L Henry C microfrd R ohm CALCULÉ d’après la formule de Thomson CALCULÉ dans le circuit de décharge de la batterie CAL dans le secondaire à la fermeture IULÉ circuit 3e la bobine à la rupture
- Avec noyau de fer primaire ouvert .... 24,5 o,o36 1 637 0,00295 0,00272 )) o,oo3i
- Avec noyau de fer primaire fermé 6,6 o,o36 1 637 o,ooi55 0.00141 0,0016 ))
- Sans noyau 4,24 o,o36 1 637 0,00123 0,00124 )) ))
- R. V.
- Sur l’emploi des condensateurs comme multiplicateurs dans les mesures de voltage, par Marchant et "Worral. Communiqué à la British Association, Congrès de Soutliport, septembre 1903. Llec-trical Review (N.-Y.), t. XLII1, p. 55g.
- Les auteurs critiquent d’abord les diverses méthodes de mesure des hautes tensions alternatives. L’emploi des résistances en série avec des voltmètres, ou de transformateurs réducteurs entraîne, pour les très hautes tensions des
- appareils délicats, encombrants et coûteux. Les voltmètres électrostatiques pour hautes tensions sont exposés à des décharges qui les mettent rapidement hors d’usage. Les auteurs ont cherché à rendre possible l’emploi d’électromètres à basse tension, tels que les voltmètres multicellulaires ou ceux d’Ayrton et Masser, en combinant avec ces appareils des condensateurs. Une première méthode consiste à placer un condensateur en série avec le voltmètre électrostatique et
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- à shunter ce dernier par un autre condensateur de capacité très grande vis-à-vis de celle du voltmètre (fig. i).
- Fig. i et 2.
- 2«0
- En développant et en négligeant les termes d’ordre supérieur, on aura
- V, _ Ct + C2 ( \2
- E - C, l ^ a V C, + C2 J
- Si xlt x2, et par conséquent les résistances d’isolement des condensateurs sont très grands, on aura
- ___Çi__
- E ^ C2 + C4 '
- Soient Cj C2 la capacité des deux condensateurs, Rj R2 leur résistance d’isolement, V2 V2 les différences de potentiel aux bornes des condensateurs, E± la différence de potentiel totale aux bornes de l’appareil, lr le courant de résistance, Ic le courant de capacité, I le courant total, p = 27c X fréquence.
- Le courant total dans le condensateur C2 est
- v-v/(-isr),+ lc,rt,=I
- I
- le courant total dans le condensateur C2 est
- W {-kï+^,=i-
- D’autre part
- E = —7—— = ïr (R4+ Râ) ^1 + C2
- ce qui donne lcet I,, en fonction de E, C,, C2, R,, R2. Or
- In
- d’où
- 11 ' -1V'1- ..''O + (ivfb7)
- v. vu
- C1C2P
- + C2
- Ri + Rj
- En posant
- Ri =
- \/tc=rt,+(^r)J
- R,
- C<p - C —P
- il vient, après quelques transformations,
- Ci
- C, -f- c2
- C2 ^gCi
- Ci + C.2
- \A + "W-
- L’équation (1) montre que si xi
- 1 • • Ri ___ c,
- bien si , on a aussi
- _;____Ct__
- E “ C, + C2 *
- Si donc on place aux bornes'du condensateur C2 un électromètre de capacité négligeable, ses lectures seront dans un rapport connu et variable à volonté avec la différence de potentiel (*) à mesurer. On peut encore réduire l’encombrement de l’appareil, en réunissant les capacités G, C2 dans un même condensateur, ainsi que le représente la figure 2.
- Deux instruments ont été construits d’après ce principe ; le premier destiné aux tensions inférieures à 3oo volts, avec un facteur de réduction ; le second mesurant jusqu’à 10000 volts,
- avec un facteur de réduction ——.
- 40
- Le premier appareil est constitué par des couches alternatives de mica et d’étain, maintenues entre deux plaques d’ébonite. L’appareil pour les hautes tensions est formé de la même façon, sauf que l’étain est remplacé par des feuilles de cuivre, l’épaisseur du diélectrique varie en raison directe de la tension et le tout est serré entre plaques de laiton. L’exactitude de ces instruments a été mesurée par comparaison avec une balance étalon de Lord Kelvin, branchée sur un transformateur dont le rapport
- f1) Cette dernière condition sera satisfaite sans doute, si les armatures des deux condensateurs ont la même surface et si les diélectriques sont formés d’un certain nombre- de feuilles de matière, surface et épaisseur identiques; dans ce cas, en effet, les courants de fuite à travers le diélectrique et sur ses bords seront proportionnels au nombre de feuilles de chaque condensateur.
- ou
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- de transformation a été soigneusement déterminé. Les auteurs en indiquant les résultats de cette comparaison font remarquer que les plus grands écarts des facteurs de réduction de la valeur moyenne sont inférieurs à 1 p. 100, et plus faibles, par conséquent, que les erreurs d'observation.
- P.-L. C.
- MOTEURS
- Connexions en cascade des moteurs servant à la commande des laminoirs. E. Da-
- nielson. Electrotechnische Zeitschrift, 21 janvier.
- Depuis neuf ou dix années on emploie dans les forges suédoises des laminoirs à commande
- électrique. La plupart d’entre eux sont alimentés par des courants triphasés, et il n’y a généralement pas de possibilité de réglage. Mais récemment on a réalisé des moteurs triphasés à deux et trois vitesses, montés en cascade. Il est donc intéressant de décrire, non pas le groupement en cascade déjà bien connu, mais l’application de ce principe à un moteur comportant trois vitesses et fonctionnant depuis près de six mois.
- Ce moteur est installé dans les forges de Sandviken. Cette grande usine métallurgique suédoise employait exclusivement, jusqu’à l’année dernière, la vapeur comme force motrice. Actuellement l’énergie est empruntée à une
- 100 °/o JJ COS.tff (jh s sement
- ZOOahx
- 4-Z8 to'UT's' Fis". 1.
- chute d’eau distante d’environ 54 km et transmise sous forme électrique. L’installation de production de force a une puissance d’environ 2 700 chevaux et la tension employée est 20 000 volts avec une fréquence de 5o périodes par seconde. Les courants triphasés sont amenés à Sandviken par deux lignes distinctes. La plupart des moteurs sont des moteurs d’induction ordinaires, et ne permettent par conséquent aucun réglage de la vitesse sans perte d’énergie. Mais le moteur dont il va être question travaille sans pertes dans des rhéostats aux vitesses de 428 (synchronisme), 3y5et 333 tours par minute. La machine consiste en une combinaison de deux moteurs ; un moteur principal, moteur d’induction ordinaire à 14 pôles, et un moteur auxiliaire qui peut fonctionner comme bipolaire ou comme tétrapolaire. A la plus grande vitesse, le moteur principal fonctionne seul et le moteur auxiliaire ne reçoit pas de courant. A la vitesse moyenne,
- le moteur secondaire marche en bipolaire et est couplé en tandem ou en cascade avec le moteur principal. Enfin, la plus faible vitesse est obtenue en connectant en cascade le petit moteur fonctionnant comme tétrapolaire, avec le moteur principal. La charge est toujours de 15o chevaux : le rendement et le décalage aux différentes charges et vitesses sont donnés par les courbes des figures 1, 2, 3. Comme on peut le
- voir, ni le rendement ni le décalage ne sont mau-
- o
- vais, même aux plus faibles vitesses. A pleine charge et à 333 tours par minute le rendement est de 87 p. roo et le décalage cos cp = 0,8r ; à 370 tours par minute, le rendement est 0,88 et cos cp = o,83 ; à 428 tours par minute, le rendement est 0,89 et cos cp 0,92 (J).
- P) Ces courbes ont été déterminées de la méthode de Steinmetz; les essais ont été faits une première fois à l’usine de fabrication du moteur et une seconde fois à
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- La possibilité d’obtenir avec ce montage un cos a aussi élevé dépend évidemment de ce que le moteur auxiliaire qui ne fonctionne jamais à la vitesse que comporte son nombre de pôles, peut être construit avec une dispersion extrê-
- mement faible pour un courant magnétisant d’intensité modérée. Mis à l’arrêt en court-circuit sur la tension et la fréquence normales, le moteur principal laisse passer un courant de qoo ampères, ce qui correspond à une dispersion d’en-
- 200 chx
- viron 17,5 p. 100 ; si on le connecte en tandem, l’intensité de courant correspondante est y32 et 638 ampères, suivant que le moteur auxiliaire
- est bipolaire ou tétrapolaire. La dispersion est donc portée à a3 ou4op. 100 par l’introduction du second moteur.
- 100 °/o g. COS (f
- 20
- Fig. 3.
- Les pertes dans le fer du moteur auxiliaire sont particulièrement faibles, et la fréquence n’v est jamais supérieure à 11 à 12 périodes par seconde.
- L’enroulement secondaire du petit moteur est, pour plus de sjmplicité, constitué par une cage d’écureuil, et sa mise en route se fait simple-
- Sandviken. Les courbes ont présenté quelques différences dans ces deux essais; celles qui sont données ici,sont plutôt défavorables au rendement.
- ment en introduisant une résistance de démarrage dans le circuit secondaire du moteur principal. L’entrefer du moteur principal est de i,5 mm et celui du moteur auxiliaire 1,20 mm. Le diamètre du rotor principal est 1 odo mm et celui du moteur secondaire 545 mm. La vitesse périphérique maxima est 23,5 m par minute.
- Comme on l’a dit plus haut, on n’utilise que la connexion directe en cascade (fig. 4)- Si 1 011 voulait employer la connexion différentielle en cascade, on pourrait obtenir avec le meme
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- «
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- moteur encore deux nouvelles vitesses, 5oo et 6oo tours par minute. Il suffirait pour cela de munir le rotor du moteur auxiliaire d’un enroulement polyphasé et de bagues. Les dispositifs de connexion seraient naturellement un
- Mot. secondaire
- peu plus compliqués. Le rendement et le décalage seraient à peu près les mêmes que pour la connexion directe en tandem ; le rendement serait un peu plus faible, car la résistance de l’air croît rapidement avec l’augmentation de vitesse.
- Remarquons en passant que pour le montage différentiel deux dispositions sont possibles. Si l’on emploie le moteur principal comme moteur primaire, c’est-à-dire connecté à la source de courant, on obtient une combinaison favorable au rendement, mais le moteur n’atteint
- Mot T prin !
- Mot. secon dsnre
- Fig. 5.
- pas de lui-même la vitesse voulue (fig. 5). Il est facile de voir que, lorsque le moteur principal a atteint le nombre de tours correspondant au synchronisme, son rotor ne porte plus de courant, et il ne peut seul dépasser cette vitesse. Mais si on lui imprime mécaniquement un très faible accroissement de vitesse, un nouveau couple prend naissance et élève le nombre de tours de l’ensemble jusqu’à une valeur déterminée par la différence entre le nombre de pôles des deux moteurs. Dans ce cas, le moteur dont le nombre de pôles est le plus faible travaille en générateur et produit de l’énergie pour entraîner le moteur primaire au delà du synchronisme. La fréquence dans le noyau secondaire du
- moteur primaire et dans le noyau primaire du
- moteur auxiliaire est égale à--------c où
- n n — nL
- n désigne le nombre de pôles du moteur principal ;
- n1 désigne le nombre de pôles du moteur secondaire ;
- 9 la fréquence du courant d’alimentation. Pour la connexion directe en cascade, la fréquence est ~n~^_ r~ • Quand on emploie ce mode
- de connexion différentielle, le rendement est le même que pour la connexion directe en cascade.
- Mais si c’est le moteur ayant le moins de pôles que l’on relie au réseau (fig. 6), l’appareil
- Mot. prin ci pal
- Fig. 6.
- atteint de lui-même la vitesse voulue, et le moteur auxiliaire agit comme transformateur de fréquence en élevant celle du réseau. Les fréquences dans les différents noyaux deviennent : dans le noyau primaire du moteur auxiliaire v, dans le noyau secondaire du moteur auxiliaire et
- le noyau primaire du moteur principal ^ v.
- La fréquence dans ces parties est donc beaucoup plus élevée que la fréquence de la source, et les pertes dans tout l’ensemble sont par suite considérablement augmentées. Il faut donc, pour employer ce dispositif, arranger les connexions, de telle façon qu’au démarrage le dernier montage se trouve réalisé, et qu’une fois la pleine vitesse atteinte, on puisse passer au premier montage. Ce dispositif offre un autre avantage : si l’on surcharge l’appareil, il ne cale pas, mais se fixe, dans la plupart des cas, à la vitesse correspondante au nombre de pôles du moteur principal. Dans ces diverses combinaisons, il est évident que le décalage sera d’autant moins grand qu’il y aura moins de dépression, surtout dans le moteur principal.
- Comme pour beaucoup de raisons il est avantageux d’emplover des courants triphasés dans I les usines métallurgiques, il est à désirer que
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- l’application des moteurs de ce genre, permet- dans les rhéostats, se répande de plus en plus tant de réaliser jusqu’à cinq vitesses sans pertes O. A.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- AMERICAN INSTITUTE OF ELECTRICAL ENGINEERS
- CONGRÈS DU NIAGARA
- Séancé du 29 juin 1903,
- La lampe à vapeur de mercure, description et applications. M. von Recklinghausen et P.-H. Thomas. Transactions of Am. Inst, of El. Eng., t. XX, p. 929-948 août-septembre 1903.
- Depuis la communication faite, il y a deux ans, par M. Cooper-Hewitt, l’intérêt de la lampe à mercure n’a fait que croître; l’auteur croit donc utile de revenir sur les développements successifs de cet appareil (1).
- Cooper-Hewitt, le premier, a montré que pour réaliser les caractères pratiques d’une lampe à vapeur de mercure, le pouvoir radiateur doit être combiné avec l’énergie consommée dans un rapport tel que la température ou la densité de vapeur soit dans des conditions favo-
- (4) Dès 1860, le professeur anglais Way démontra l’intensité lumineuse considérable développée par la vapeur de mercure traversée par un courant, mais ce savant n’ayant à sa disposition que des piles, ne put pousser très loin ses investigations. Ce n’est qu’en 1879 que la question est reprise dans un brevet de RapiefF où l’on trouve déjà le tube en U avec électrodes de mercure, et le démarrage par inclinaison et redressement du tube, un autre brevet de Rizet, de mars 1880, propose de modifier la coloration bleu verdâtre de l’arc au mercure par l’addition d’azote dans le tube en U. Puis, en 1887, Langhans fait breveter un tube en U renversé analogue à celui de Rapieff. Ces inventions ne reçurent pas d’applications.
- Les premiers essais couronnés de succès sont dus au physicien allemand Arons, qui s’attacha particulièrement à la question du vide dans les tubes. Il étudia le spectre de l’arc et trouva que son intensité lumineuse était bien supérieure à celle des autres sources de l’époque. Mais il ne réussit pas à se débarrasser de la résistance de réglage en série ; il n’apprécia pas non plus l’influence prépondérante de la conductibilité de la vapeur et fut obligé de laisser son tube sous l'eau pour absorber la chaleur développée.
- Les recherches de Cooper Hewitt sur la conductibilité des vapeurs métalliques ont ouvert des horizons nouveaux -aux applications industrielles de ces vapeurs.
- râbles à la génération efficace de la lumière. Pour réaliser ces conditions, la lampe Hewitt est munie d’une chambre de condensation située en dehors de la colonne lumineuse et dont les dimensions sont dans un rapport donné aveccelle du tube et avec le courant qui le traverse. La caractéristique représentant la relation entre le courant et la tension est une courbe présentant sa convexitédu côté de l’axe des ampères ; la région de rendement lumineux maximum est située immédiatement avant le coude delà caractéristique.
- Hewitt a, de plus, mis en évidence trois points essentiels au point de vue de la conductibilité du circuit de la lampe, à savoir, résistance de l’électrode positive, résistance de l’arc proprement dit, résistance de l’électrode négative. Cette dernière joue un rôle prépondérant; et Hewitt a montré que pour la réduire à une valeur pratique, il était nécessaire d’employer des électrodes que le courant maintient en désagrégation, soit en ébullition, soit un autre changement d’état. Ce changement d’état s’obtient soit par une décharge à haut voltage entre les deux électrodes, soit par un contact suivi de rupture. Le mercure convient particulièrement comme électrode susceptible de tels changements d’état, parce qu’il se volatilise sousl’effetde ladécharge, se condense sur les parois et retombe, de sorte que l’électrode négative à mercure ne subit pas d’altération.
- La tension de démarrage, pour le mercure, est de 6000 à 8 000 volts, et dans certains cas, de i5 000 à 3o 000, tandis que la tension de marche, ou autrement dit, la chute de tension à travers l’électrode n’est que de 5 volts environ, une fois que la vapeur de mercure a été rendue conductrice par le passage du courant. Mais une interruption du courant, d’une durée qui peut être inférieure à 1/100 000 de seconde suffit pour supprimer la conductibilité de la lampe.
- Cette propriété de l’électrode négative a conduit Hewitt à créer son interrupteur de haute fréquence. D’autre part, on est naturellement
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- porté à penser que le courant électrique ne peut passer à travers une électrode désagrégée que dans un seul sens. En effet, cette électrode doit être négative. C’est le point de départ du convertisseur qui sera décrit plus loin. Il est aisé de comprendre que cette lampe ne peut fonctionner avec du courant alternatif qu’à des tensions très élevées, correspondant précisément à la rupture de la résistance de l’électrode négative, soit, en crénéral, de 5 ooo à 6 ooo volts.
- O 7
- Avec un courant continu de 120 volts, on emploie pour la mise en marche une bobine de self d’environ 2 ooo tours à noyau de fer placée en dérivation sur la lampe et dont la rupture donne au moins 0000 volts. Les lampes peuvent être placées par plusieurs en série sur une tension convenable.
- Les applications de la lampe sont nombreuses ; l’arc est riche en rayons actiniques ; on peut l’employer en photographie avec 3 ampères là où il fallait autrefois des lampes à arc de 25 à 5o ampères. L’égale distribution de la lumière a rendu de nombreux services en photogravure et dans le tirage des «bleus » ; mais quelques photographes de New-York s’en servent pour la photographie à la lumière artificielle et disent 11’avoir pas trouvé la moindre différence entre les épreuves faites au soleil ou à la lumière de 3 à 5 lampes Hewitt. La richesse en rayons actiniques et l’absence de radiations rouges ont fait employer cette lampe pour le traitement de certaines maladies de la peau.
- Le défaut de radiations rouges donne naturellement un aspect inaccoutumé aux objets éclairés par la lampe au mercure, mais l’auteur affirme que cette lumière fatigue moins la vue que toute autre, ce qui indique particulièrement son emploi pour la mécanique de précision, la joaillerie, les salles de lecture et les bureaux de dessin.
- M. Thomas insiste à son tour sur l’œuvre de Cooper-Idewitt qui a su tirer de ses études des conclusions pratiques. Il se propose de décrire particulièrement le convertisseur et l’interrupteur à vapeur de mercure. Après avoir rappelé le rôle curieux de l’électrode négative dans 1 amorçage de la lampe, l’auteur signale la faible résistance que présente au contraire, l’électrode positive ; apparemment nulle, à l’amorçage, cette résistance combinée avec celle de l’électrode négative comporte de 11 à i5 volts, dont
- une dizaine peuvent être attribués à cette dernière, bien qu’avec peu de certitude.
- Alors que dans la lampe, il y a intérêt à faire absorber le plus grand voltage possible à la colonne de vapeur, dans le convertisseur, on réduit, au contraire, la chute de tension à celle des électrodes, c’est-à-dire entre 10 et i5 volts en donnant à l’arc une faible longueur et une forte section. Un fait remarquable est que la chute de tension dans les électrodes ne dépend en rien de l’intensité du courant toutes choses
- Transformateur triphasé s'
- Ccmverf sstrur
- Amorçage
- Ccnur an t
- Fig. 1.
- égales d’ailleurs, à condition que le courant soit supérieur à 3 ampères ; au-dessous de cette valeur la chute de tension croît rapidement.
- Le principe du convertisseur « à vapeur » est très simple ; supposons que trois sources de forces électromotrices triphasées connectées en étoile, aient leurs extrémités libres connectées à trois électrodes A, B, G d’un arc au mercure, et leur point neutre relié à une quatrième électrode D (fig. 1). A chaque instant, l’une des trois électrodes A, B, C sera positive par rapport à D ; si donc l’arc a été amorcé par un procédé quelconque, au moment où l’électrode A est positive par rapport à D, l’arc, entre ces deux points sera rendu conducteur et se maintiendra, un courant circulera entre l’électrode D et le centre de l’étoile triphasée, ainsi que dans tout récepteur interposé. Le potentiel de A décroissant l’arc tend à tomber ; mais l'une des électrodes, B par exemple, prend un potentiel positif, avant la chute à zéro du potentiel en A, et un courant passera de B en D, avant la cessation du courant entre A et D ; l’électrode négative D ne se désamorcera donc point, et ces phénomènes se repro*
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- duisent périodiquement pour chacune des électrodes positives A, B, C ; de plus, le circuit entre D et le centre de l’étoile est, parcouru par un courant pulsatoire de même direction, les portions positives par rapport à D des ondes alternativespassant seules dans l’appareil. La chute de tension entre l’électrode D et l’électrode positive en activité est de 10 à 14 volts.
- Dans la figure 2 les portionshachurées repré-sententles forces électromotricestriphasées positives utilisées dans le récepteur intercalé entre D et le centre de l’étoile; dans chaque tiers de période, il y a une électrode positive en activité, et pour laquelle il faut déduire la chute de ten-
- 1 T’e-nio de t~rrp7ia se e
- Courant contin-u
- 120.
- sion de 10 à i4 volts dans l’appareil pour obtenir la force électromotrice utilisable pour le courant pulsatoire transformé. L’appareil fonctionne évidemment avec un système polyphasé quelconque, et les ondulations du courant pulsatoire seront d’autant plus atténuées que le nombre de phases est plus grand, à fréquence égale. Le rapport de la tension maxima à la tension minima du courant pulsatoire est o,5 pour le système triphasé, 0,7 pour le diphasé (4 phases) et 0,86 pour le système hexaphasé (6 phases). Quant au système à deux phases, c’est-a-dire à deux forces électromotrices décalées de 1800 ou en opposition, la question se posait de savoir si le convertisseur fonctionnerait encore, puisqu’a-lors le réamorçage de l’électrode négative devrait avoir lieu au zéro commun des deux forces électromotrices et le fonctionnement du convertisseur sera arrêté, c’est ce que confirme l’expérience.
- Le principe du convertisseur monophasé consiste à maintenir l'amorçage pendant les deux fractions de période pendant lesquelles un convertisseur triphasé à deux électrodes positives seulement se désamorcerait. Ce résultat s’obtient en produisant un décalage du courant, issu de chaque électrode positive, sur sa force électromotrice, de telle sorte que la force électromotrice de l’autre électrode positive ait le temps de prendre une valeur suffisante pour maintenir le courant. Il suffira pour cela de faire passer tout ou partie de courantà travers une self-induction ; de la sorte l’électrode négative n'aura jamais le temps de reprendre sa résistance d’amorçage. La self-induction nécessaire ici sera placée en dérivation sur le récepteur du courant transformé.
- Comme pour les lampes, il y a trois modes d’amorçage ; la méthode d’interruption sur une bobine de self-induction présente ici l’inconvénient que l’instant delà rupture n’est pas indil-férent pour le courant alternatif ; cette rupture se faisant au moment où la force électromotrice est nulle n’est évidemment suivie d’aucun effet sur l’amorçage du convertisseur. Il sera donc souvent nécessaire de produire plusieurs ruptures avant que l’appareil s’amorce.
- On peut aussi amorcer avec un transformateur à haute tension excité par la ligne même dont le courant doit être transformé ; les forces électromotrices étant nécessairement en phase, lu décharge se produit dans le convertisseur à l’instant le plus favorable au maintien de l’are.
- Le troisième procédé, dans bien des cas le plus simple, consiste à produire une rupture du circuit entre les deux électrodes du tube réunis au préalable métalliquement, par exemple, en les amenant au contact d’un filet de mercure dont on rompt ensuite la continuité. L’étincelle d’extra-courant qui se produit à cet instant suffit à vaincre la résistance de l’électrode négative.
- L’orateur aborde ensuite la question de la lampe à courant alternatif qui, en pratique, est la même que celle du convertisseur. Il s’agit de réaliser deux électrodes positives et un point neutre. Ce dernier, s’il n’existe pas dans la distribution, peut être obtenu au moyen d’un autotransformateur. Quand cette lampe fonctionne (fig. 3), le fil neutre est traversé par un courant pulsatoire dont les ondulations sont amorties par une bobine de self-induction. Pendant une
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- simple période la force électromotrice appliquée joue un double rôle; d’abord de maintenir le courant dans la lampe, puis de fournir une petite quantité d’énergie à une bobine de self-induction pendant la fraction croissante de la pulsation. Au moment du passage au zéro, la bobine emmagasine cette énergie pour la restituera la période suivante. Si la lampe fonctionne normalement à l’amorçage, c’est-à-dire à sa tension minima. durant la première période du courant, il faut la faire passer depuis le zéro jusqu’au point maximum de la variation, et non pas seulement depuis le minimum, comme cela a lieu une fois que la lampe est amorcée. Il en résulterait une absorption d’énergie triple ou quadruple dans un temps donné. Aussi est-il avantageux de fournir à la lampe, pour la période d’amorçage, un potentiel supplémentaire que l’on supprime apres la mise en marche.
- L’application de la lampe Hewitt à la rupture d’un circuit à courant alternatif est très simple. Si par un artifice quelconque on a réussi à provoquer un arc dans l’appareil sur le passage du courant alternatif. Cet arc s’éteindra et le circuit sera coupé dès que la force électromotrice passera par zéro Pour obtenir ce résultat, on peut employer un procédé analogue à celui que l’on emploie à l’amorçage par rupture d’un circuit métallique ; l’appareil est disposé de façon qu’en l’inclinant d’un côté, un filet de mercure réunit les deux électrodes, et en l’inclinant de l’autre côté ce filet est coupé.
- Cet interrupteur offre quelques avantages essentiels ; tout d’abord les contacts sont parfaits et se maintiennent en parfait état ; ensuite, par suite de la faible distance nécessaire à la rupture, on peut donner une forte section aux conducteurs sans entraîner un appareil volumineux. L’appareil présente aussi l’inconvénient d’exiger le vide et d’employer le mercure.
- Discussion. — La discussion qui suit ces communications a pour résultat de préciser un certain nombre de points. Ainsi dans le convertisseur, d est à noter que le rendement dépend uniquement de la chute de 14 volts dans l’appareil; il est constant quel que soit le courant.
- Répondant à d’autres .questions, les auteurs rappellent que les lampes de \ 20 volts, supportent parfaitement des variations de tension de 5 à p. ioo, sans changement d’éclat prononcé ;
- mais pour des variations de i5 à 16 p. ioo au-dessus du voltage normal, la vapeur s’échauffe, sa conductibilité baisse et le courant tombe au-dessous de la valeur nécessaire ; la lampe s’éteint. Pour des variations de i5 p. ioo au-dessous de la normale, le courant diminue également et l’arc tombe pour une intensité voisine de 1,2 ampère, ce qui correspond à une tension de 80 à po volts.
- Il va sans dire que de telles variations ne doivent pas se produire sur un réseau.
- Sur un circuit de 100 volts, on a pu construire des lampes de o,3 à o,4 ampère de 70 bougies environ ; mais ce sont là de simples appareils d’expéiience.
- La lampe ne doit en général, renfermer que des traces de gaz, sans quoi son fonctionnement exige un voltage élevé ; le verre se noircit et la marche est irrégulière. I/addition d’azote, mentionnée plus haut, produit une altération profonde des radiations sans aucun avantage. Comme le spectre ne renferme pas de radiations rouges, un réflecteur rouge agit absolument comme s’il était gris ou noir. Les auteurs ont essayé l’emploi de matières colorantes montrant de la fluorescence sous l’influence de certaines radiations du mercure et transformant ces radiationsen radiations rouges.
- O
- Avec un morceau de soie rouge autour de la lampe, cette dernière prend une coloration rouge.
- Le mercure doit être exempt de gaz, maison peut employer des amalgames qui n’ont d’autre inconvénient que de produire des attaques du verre et de se répandre dans l’arc.
- Quant à la duree des lampes, les auteurs disent que toutes celles qui ont été fabriquées d’après les derniers perfectionnements ont duré jusqu’à présent plus de deux mille heures. L’éclat diminue un peu, par suite d’une légère coloration du verre, dans la proportion de 10 p. 100 environ ; la durée de la lampe semble d’ailleurs dépendre de la rentrée de l’air qui s’effectue sans doute, le long des fils de platine. Il suffit d’ailleurs de de reporter les lampes sous la pompe à air, pour les reconstituer intégralement.
- Il est très difficile de se prononcer sur le pouvoir éclairant d’une source dépourvue de radiations rouges et delà comparer aux étalons ordinaires abondants en rayons jaunes. Les mesures photométriques industrielles 11e peuvent d’ailleurs pas garantir une erreur inférieure à 10 p. 100.
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- T. XXXVIII — N° 12
- 48o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Le problème de la chambre de condensation, de la densité de la vapeur et du courant, etc., est très complexe. La plus basse tension pour laquelle un lampe pourrait être construite serait celle de 15 volts; tout excès au-dessus de ce minimum sera utilisable pour la production de lumière. Il y a donc intérêt à employer des lampes très longues, puisque le rapport de la tension utile à celle qu’absorbe les électrodes aug-
- 'Ban de
- d'amorçage
- Interrupteur
- 3 elf m du ction
- Auto - transformateur pour le point neutre
- LVvV\AW\AWvV\AA/^W\/WVWV\AAA/\AAl
- ligne monophasée
- mente d’autant. Le courant d’amorçage sera d’autre part, un peu plus fort; ainsi avec les lampes courantes, il est de 455 à 5 ampères ; mais il tombe à 3 ampères après cinq à dix secondes.
- Les auteurs rappellent encore que, sur l’électrode négative, se produit une longue flamme épanouie, tout à fait indépendante delà colonne lumineuse; cette flamme, dans les lampes bien
- construites, peut avoir de 6o à 90 cm et possède des propriétés magnétiques particulières. Il semblerait que ce phénomène devrait être lié a l’apparition de rayons cathodiques, cependant les auteurs n’en ont jamais pu déceler la présence.
- A propos du convertisseur et sur une question de M. Mailloux, M. Thomas estime qu’après quelques perfectionnements, cet appareil pourra être utilisé pour la conversion du courant alternatif en vue de la traction. La capacité totale d’un tel convertisseur dépend du courant qui peut être transmis sans échauffement anormal et de la tension de la distribution, qui est déterminée par des considérations étrangères au convertisseur. Il faut s’attendre à ce que ces appareils soient groupés pour réaliser une capacité suffisante ; mais il y a aussi des. raisons d’espérer que ce groupement ne sera pas nécessaire. L’échauffement de l’appareil est proportionnel au courant et non au carré du courant. En cas de court-circuit ou de surcharge, l’appareil a surtout à souffrir de la dilatation des fils de platine qui font briser le verre.
- P.-L. C.
- Passage des rayons cathodiques à travers les métaux. E. Warburg. Mémoire présenté à la Société Allemande de Physique, séance du 8 janvier 1904; voir les Vcrhandlungen, p. 9-33.
- L’auteur présente sa théorie du passage des rayons cathodiques à travers les métaux, théorie mettant en lumière les points suivants :
- Les centres de force que présente l’aluminium traversé par des rayons cathodiques agissent sur les électrons par une force inversement proportionnelle à la 1,45me puissance de la distance.
- 2. Tout électron, en frappant un centre de force dans l’aluminium, perd en moyenne 4 p. 100 de sa vitesse.
- 3. Les parcours libres moyens des électrons dans l’aluminium sont proportionnels à la 8,9U1C puissance de la vitesse ; pour la vitesse correspondant à un potentiel de décharge de i5 8oo volts ce parcours, libre est de 0,0018 mm. La théorie de l’auteur qui se base sur des hypothèses analogues à celles qu’on formule dans la théorie cinétique des gaz, s’applique également à la réflexion des rayons cathodiques.
- A. G.
- Le Gérant : Ch. COINTE,
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- Tome XXXVIII
- Samedi 26 Mars 1904,
- 11° Année. — N# 13
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- iqu
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- COMMUNICATION
- SUR UNE THÉORIE DE LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Les différentes explications qui paraissent constamment sur la télégraphie sans fil, nous déterminent à communiquer une série de résultats trouvés à l’aide des communications parues dans les périodiques et aussi par notre étude personnelle.
- Nous avions l’intention défaire cette communication un peu plus tard, quand notre recherche systématique aurait été complètement achevée. Nous préférons ajourner la démonstration mathématique de notre théorie, quand elle sera complètement construite, tout en communiquant maintenant d’une manière expérimentale, le principe qui nous a guidé.
- Il nous serait très agréable qu’il trouvât l’approbation des électriciens.
- 1. Le circuit électrique de la transmission sans fil a grande distance. — i. Les courants à haute fréquence. — Les oscillations électriques employées dans la télégraphie sans fil ont leur source dans l’étincelle qui éclate entre les deux boules d’un oscillateur. Celui-ci est relié d’un côté au secondaire d’une bobine d’induction, de l’autre côté à une combinaison de self-induction et de capacité.
- Le secondaire de la bobine fournit un courant alternatif pour le système tout entier, le courant éclate en forme d’étincelle entre les deux boules et est transformé en oscillations électriques qui circulent dans le circuit E, C,, Sr
- Ce courant transformé est un courant cillernatif à haute fréquence.
- 2. Les courants alternatifs à haute fréquence furent déjà assez souvent traités analytique-
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- ment et même apportés et considérés en cette qualité dans les problèmes de la télégraphie sans fil (1).
- Leurs caractères principaux sont (voir fig. 2) (-) les suivants :
- a. Pendant chaque période, ils ont une forme presque sinusoïdale : la force électro-motrice, ainsi que l’intensité, étant toutes les deux dans une différence de phase.
- b. Ce sont des courants qui s’amortissent pendant une durée AAn qui est plus ou moins différente d’un quart de période du courant alternatif qui les produit.
- c. L’enveloppe des courants amortis est aussi une courbe périodique, généralement avec une période identique au courant alternatif fourni par la bobine.
- 3, Sans entrer dans les détails des analogies physiques qui existent entre les deux sortes de courants alternatifs à basse et à haute fréquence, nous voulons rappeler seulement les deux formules fondamentales des courants alternatifs
- El = i/ril. ic — EemC
- Dans ces formules, nous voyons que la fréquence m=^ir^ est toujours reliée à la self-induction L et à la capacité C, de telle sorte que, quand ni devient très grande, comme dans les oscillations de la télégraphie sans fil, leurs forces électromotrices et intensités peuvent obtenir des influences très grandes (même quand L et C seraient très petits) de même quee = f/', qui est généralement combiné avec les formules ci-dessus, peut sous différentes conditions, devenir d’un ordre tout à fait secondaire et que des phénomènes ont lieu, qui autrement ne se seraient pas produits.
- Ce sont ces considérations que nous voulions d’abord laisser précéder, pour montrer le rapprochement des deux sortes des courants alternatifs avant de passer au phénomène propre de la télégraphie sans fil. Faisons d’abord l’analyse et ensuite la synthèse du phénomène général.
- 4- La transmission. — Il existe toute une série des dispositions des connexions pour la transmission ; prenons en une quelconque, le principe reste d’ailleurs le même.
- Dans le schéma (fig. 3) E, est la source du courant h. f. (3), qui circule dans le circuit ECX S, ; aux points 1 et 2 le courant subit une dérivation à savoir : une partie de l’antenne, possédant d’ailleurs aussi une certaine valeur de self, forme une capacité avec la terre. En conséquence le schéma formulé devient comme il est indiqué dans la figure 3 ci.
- Remarque I. — Dans la théorie complète que nous publierons plus tard, le schéma (fig. 3 a] a une forme plus exacte ; c’est seulement pour la simplicité que nous l’avons introduit pour le moment comme il est indiqué ci-dessus.
- P) Voir les travaux de Seibt. Electrotechnische Zeitschrift, 1902.
- (2) En réalité l’amortissement n’est pas si brusque.
- (3) Courant h. f. signifiera dans nos communications courants alternatifs de haute fréquence.
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- La self et la capacité distribuées le long de l’antenne, occasionnent dans celle-ci, à cause de la haute fréquence, des phénomènes analogues à ceux connus sous le nom de phénomène de Ferranti, observé dans un câble ouvert parcouru par un courant alternatif (Deptford-Londres).
- En considérant le phénomène d’une manière théorique, il s’ensuit, justement à cause
- AM/W-*—WWV—1
- Fig. 3.
- Fig. 3 6.
- cle la haute fréquence, que l’antenne doit posséder au sommet un ventre du voltage et un nœud de l’intensité, et à la terre un nœud du voltage et un ventre de l’intensité.
- En distribuant donc la self et la capacité le long de l’antenne, le schéma plus exactement prend la forme de la figure 3 h.
- Remarque 2. — Les dispositifs travaillant sans terre ont des schémas (fig. 4 et 4 à).
- C’est-à-dire que le circuit dérivé aux points i et 2 se compose de SA —self de l’antenne, CAT — Capacité antenne-terre, CT = capacité, que les cylindres annexés en bas du dispositif, forment avec la terre et R == résistance du circuit.
- W/I///////
- Fig. 5.
- Le phénomène se passe clone par le moyen de la terre et le dit fonctionnement sans terre est seulement apparent; en réalité, à cause des effets des courants h. f., la terre sert d’intermédiaire et nous avons deux condensateurs CT et CAT en série, qui avec la self de l’antenne, forment le circuit dérivé.
- Ces considérations expliquent le phénomène qui se passe dans la transmission, d’une Manière bien déterminée pour pouvoir être suivie par le calcul et les moyens de la science électrotechnique.
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- Coh
- ës2 T
- xsiMsmsmJ
- Uwv—1
- 5. La réception.— Avant d’indiquer le phénomène propre à la transmission à grande distance, considérons l’installation à la réception. Prenons pour celle-ci aussi, un schéma quelconque, soit celui indiqué dans la figure 5.
- Ordinairement on s’exprime de la manière suivante : des ondes électromagnétiques venant frapper sur l’antenne, elles induisent dans celle-ci des courants h. f. Quel est le fait scientifique de cette transmission, nous le verrons dans la dernière partie de notre communication d’aujourd’hui; ce qui nous intéresse pour le moment, c’est que dans l’installation réceptrice nous sommes en possession des courants h. f.
- Les installations de la transmission et de la réception étant analoguement disposées, quoique les valeurs des courants d’une installation par rapport à l’autre, soient très petites il s’ensuit pour la réception un schéma analogue à la transmission. On le voit dans la figure 6 a.
- Le courant h. f. qui circule en SA, S2, GAT et R possède aux points i et 2 une dérivation ; cette dérivation est formée par C2, S2 et le cohéreur. Quelle est la valeur électrique du cohéreur, pour qu’il puisse déterminer le circuit ?
- Le cohéreur est un condensateur de grande capacité. Gomme il s’agit des courants h. f. la formule tc = Ee7ttC nous apprend que, quand Ec atteint une valeur convenable, le condensateur formé par le cohéreur, est brusquement traversé par un courant ic assez grand pour pouvoir vaincre la résistance respective du cohéreur, qui momentanément est devenu un conducteur. La valeur convenable de Ec est obtenue par le réglage de S.2 ou de C2, justement comme pour un courant alternatif à basse fréquence, par le changement de self et de la capacité, on peut obtenir des forces électromotrices beaucoup plus fortes que la force électromotrice agissante (Résonance).
- Les valeurs électriques du cohéreur sont donc, tantôt une capacité, tantôt une résistance et représentées dans le schéma par le symbole CR.
- A la suite de ces considérations, le phénomène se passant à la réception, est produit suivant les lois du courant alternatif. Quant à l’inscription, elle s’effectue par l’intermédiaire des petits courants continus, dirigés par le circuit h. f. où est intercalé le cohéreur-
- Remarque I. — Le schéma complet a bien entendu une forme analogue à celle donnée dans la figure 3 b pour la transmission, c’est-à-dire la self et la capacité de l’antenne sont à distribuer.
- Remarque IL — Pour les dispositifs sans terre, il s’ensuit des schémas analogues aux figures 4 et 4 <7 de la transmission (fig. 6 et 6 a).
- 6, Le circuit cle la transmission proprement dite. — L’analyse des phénomènes étant faite, considérons maintenant l’ensemble du problème, faisons la synthèse du phénomène général de la télégraphie sans fil.
- a. Dans un condensateur, si petite que soit sa capacité : i° la fréquence m = xrx, quel que soit le facteur de la capacité dans les formules, a une valeur très grande ; 20 si le voltage agissant est encore assez haut pour que Q = CV n’ait pas une valeur tout à fait négligeable, un pareil condensateur aura toujours une existence réelle dans un circuit de courants h. f. comme ceux qui agissent en télégraphie sans fil. Les deux antennes de
- Fig. 6.
- Fig. 6a.
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- transmission et de réception forment un pareil condensateur et un courant de déplacement aura lieu, aussitôt que les autres conditions nécessaires seront aussi remplies.
- Quand les deux antennes se voient réciproquement, l’existence de ce condensateur est incontestable (fig. 7). Dans le cas où un rayon visuel ne peut pas couper les deux antennes à la fois, un obstacle étant intercalé, le condensateur peut exister quand même si x°, la
- Fig. 7. Fig. 7a. Fig. 7b.
- trajectoire du courant de déplacement ne coupe pas l’obstacle (fig. 7 a) ou si 20 l’obstacle étant coupé par ce courant, mais étant un bon conducteur, il partage le condensateur des antennes pour former deux condensateurs en série (fig. 7 b).
- Un courant de déplacement pourra donc toujours exister, quand une des conditions d’installation aura lieu.
- En outre, ces considérations montrent que seulement une partie quelconque de la partie élevée de l’antenne a le rôle d’un condensateur antenne-antenne, les courants de déplacement en bas de l’antenne appartenant à un condensateur antenne-terre.
- En conséquence de ce que nous venons d’établir, les ondes électromagnétiques peuvent
- Fig. 8a, et 8b.
- Fig. 8.
- être directement assimilées au phénomène se passant dans chaque condensateur, dont l’épaisseur du diélectrique est très petite par rapport à celle séparant les deux antennes. Cette assimilation est logique et pratique pour la poursuite des phénomènes en télégraphie sans fil.
- b. H n existe pas des circuits électriques qui ne soient pas fermés, c’est une vérité qu’on a reconnue depuis longtemps. Fermons donc aussi le nôtre.
- Dans ce but, considérons l’ensemble des deux schémas de la transmission et de la récep-
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- tion (fig. 8) (Dans cette figure les grandeurs sont disproportionnées, pour faire mieux ressortir les circuits).
- La source E des courants h. f. envoie les courants dans les circuits suivants :
- i° Circuit E, C,, S, ;
- 2° Aux points i et 2 il y a une dérivation du courant; celui-ci passe par : la self de l’antenne (SAJla capacité antenne-terre (CAT,) et une certaine résistance (R,) pour se réunir aux points de dérivation. Dans les dispositifs sans terre ce circuit est le même, seulement avec la capacité CATl, il y a encore une capacité CTi en série.
- 3° Aux points 3 et 4 le courant subit une nouvelle dérivation ; le circuit de celle-ci est formé par la capacité antenne-antenne (CAA), la capacité antenne-terre (CATJ et la résistance d'une partie du terrain séparan t les deux stations Rx. Ce circuit de transmission proprement dit se ferme aux points 3 et 4 avec les circuits propres à l'installation transmettrice.
- 4° Les deux armatures du condensateur CATs sont reliées encore par un circuit SAs, (self de l’antenne) S2 et R2,
- 5° Aux points 5 et 6 du dernier circuit, il s’ensuit la dérivation C2, CB, S2.
- Ce circuit (5) est sous* la commande de l’étincelle E par l’intermédiaire des circuits cités ci-dessus (i —4) et dirige l’inscription, par l’intermédiaire des petits courants continus.
- Cette synthèse du phénomène général de la télégraphie sans fil est représentée schématiquement par les figures 8 a et 8 b ; la dernière se rapporte aux dispositifs sans terre.
- Conclusions. — a. Sans entrer dans une discussion explicative de nos considérations présentes, nous remarquons que celles-ci permettent, d’après les schémas, les explications des faits suivants :
- i° Quel est le rôle de l’antenne ? « *
- 2° Quelle est l’influence de sa hauteur ?
- 3° Quel est le rôle de la terre?
- 4° Quelle est l’influence des différentes valeurs de conductibilité du terrain ?
- b. En réduisant le phénomène de la transmission sans fil à grande distance à un problème de courant alternatif, la poursuite du problème de la télégraphie sans fil devient accessible aux moyens connus de la science électrotechnique, par conséquent plus facile à la recherche des connaissances exactes sur ce domaine.
- C’est sur ce chemin que la pratique de la télégraphie sans fil doit chercher ses solutions et nous espérons qu’elle les trouvera.
- Dans un prochain article, nous discuterons le problème de la syntonisation.
- J. Hettinger,
- Ingénieur électricien,
- Diplômé de l’Ecole polytechnique de Darmstadt.
- L’ÉQUIPEMENT ÉLECTRIQUE DES MACHINES OUTILS
- ET LES USINES DE WITTON DE LA GENERAL ELECTRIC COMPANY
- Depuis quelques années déjà, l’équipement individuel des machines-outils au moyen de moteurs électriques a pris une grande extension.
- Et cela s’explique si l’on réfléchit un instant que, dans le cas de la transmission par courroie, transmission qui peut absorber jusqu’à 5o p. ioo, le rendement de l’installation
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- de force n’est, parfois, que de a3 p. 100, tandis qu’en actionnant chaque machine par un moteur spécial, le rendement, en prenant un coefficient d’utilisation moyen, peut s’élever à 77 p. 100. La conséquence en est qu’avec une puissance donnée, on peut actionner un nombre de machines presque triple ou que, pour actionner un nombre donné de moteurs, il faut une force beaucoup moindre.
- Il ne faudrait pas, toutefois, attacher à ces faits une portée trop absolue. Les petits moteurs ayant un rendement beaucoup moins élevé que les grands, il ne serait pas économique d’actionner chaque petite machine parmi petit moteur particulier.
- Fig. 1.
- Lorsqu’on doit actionner un certain nombre de petites machines, il devient nécessaire de les grouper en différentes séries pour les actionner par un grand moteur commun.
- Lorsqu’il s’agit d’installer une manufacture actionnée à l’électricité, il importe donc de ne pas s’en rapporter à une formule générale, mais de tenir compte de tous les facteurs afin de trouver une solution qui assure le rendement le plus élevé possible.
- C’est ce but qu’on a visé dans les nouvelles usines installées par la General Electric Company à Witton, dont nous parlerons tout à l’heure.
- L’équipement individuel des machines-outils au moyen d’électromoteurs dépend de deux conditions essentielles :
- i° Permettre, dans de grandes limites, un réglage de la vitesse;
- 20 S’y prendre de telle sorte que ce réglage ne se fasse pas au détriment de la qualité du rendement, c’est-à-dire au détriment des avantages mêmes qui résultent de l’équipement individuel.
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- Sans ce réglage étendu, les applications dans cette voie seraient très limitées et ne pourraient se faire qu’à un petit nombre de machines. La majorité des machines nécessite un démarrage graduel, quitte à augmenter ensuite la vitesse.
- Le moyen le plus simple de régler la vitesse d’un moteur électrique est, comme on sait, d’absorber une partie de la tension du courant dans un rhéostat. Ce moyen donne une latitude de variations satisfaisante de 5o p. ioo. Il ne convient pourtant pas beaucoup au cas qui nous occupe parce que, si la charge du moteur varie, la chute de tension dans le
- rhéostat n’est pas constante. Il ne convient pas non plus, parce que le rendement de ce système est peu élevé par suite de l’énergie absorbée par le rhéostat.
- Il y a, d’autre part, des cas spéciaux où le x réglage de la vitesse doit se faire avec précision • par exemple dans les machines à imprimer. La mise en marche en est délicate et la vitesse en doit souvent être fortement ralentie à des moments donnés.
- Pour cela on fait usage d’un petit moteur qui prend le courant sur le circuit général. Ce moteur actionne une petite génératrice à faible voltage et à grande intensité. Cette génératrice, à son tour, sert à la commande du moteur de la machine à imprimer au moment de la mise en marche et aux instants où l’on a besoin d’obtenir de faibles vitesses.
- Un autre système est très avantageux pour les machines-outils : il a de très bons rendements et permet de faibles vitesses constantes, quelles que soient les variations de charge du moteur ; il ne demande que des manœuvres fort simples. Ce système consiste à faire usage de voltages multiples. On peut, à cette fin, soit par l’emploi de plusieurs génératrices donnant differents voltages, soit par l’emploi d’une seule génératrice, obtenir, par des arrangements spéciaux, six combinaisons de tension, combinaisons qui sont plus que suffisantes dans la pratique.
- Une autre méthode consiste à modifier le champ inducteur du moteur et, par conséquent, la force contre-électromotrice du moteur. L’emploi de cette méthode esUlimitée par la production d’étincelles sur le collecteur, et par la diminution exagérée du couple moteur dans le cas de faible excitation. Cette méthode ne permet que des variations de vitesse ne dépassant pas 3o p. ioo.
- Enfin, pour atteindre des variations de vitesse étendues et très sensibles, on a recours, — ce qui demande parfois des manœuvres compliquées, — à la combinaison des voltages multiples, du rhéostat en série, et de la variation de l’excitation.
- Ces quelques considérations générales terminées, nous allons dire un mot des installations récentes faites en Allemagne et en Angleterre.
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- L’imprimerie C.-G. Rœder, à Leipzig, a installé la commande électrique des presses phototypiques à tirage rapide.
- Dans cette installation effectuée par la « Helios » de Cologne et ne comptant pas moins de 77 machines et moteurs, d’une puissance totale de 760 chevaux, de nombreuses machines à imprimer sont actionnées chacune par un moteur à courant continu. L’indépendance ainsi assurée à chaque presse, et la facilité avec laquelle on règle la vitesse de son moteur, offrent de précieux avantages, en particulier, pour l’impression d’illustrations fines. De plus la mise en marche graduelle et sans à-coups de chaque moteur, en diminuant l’usure des différentes parties de la presse, permet d’obtenir de cette dernière une marche parfaite et de plus longue durée.
- Fig. 3.
- La figure 1 représente une autre installation de la Helios. C’est une grande machine à percer radiale des forges de Witkowitz, commandée par un moteur actionnant un train d’engrenages intermédiaires. Pour réserver à l’ouvrier le maximum de place autour de la machine, autant que pour protéger le moteur contre les avaries, on a installé ce dernier le plus haut possible, un rhéostat de démarrage seul étant à portée de la main.
- Les installations de ce genre avec moteurs commandant des machines isolées ou disposées par petits groupes supplanteront probablement de plus en plus les transmissions mécaniques, du seuliait qu’elles présentent une économie d’énergie d’environ 25 p. 100 en moyenne.
- C’est aussi ce groupement des machines pour la commande par un moteur commun qui a été adopté dans les nouvelles usines élevées par la General Electric Company à Witton, près de Birmingham. Ces usines sont destinées à suppléer à l’insuffisance de celles de
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- Manchester. Déjà très vastes, elles sont encore susceptibles d’accroissement. Elles comprennent quatre sections distinctes, mais toutes dépendantes, pour la lumière et la force motrice, d’une centrale commune. Ces sections sont destinées, la première, à la construction des dynamos, moteurs et autres lourdes machines électriques ; la seconde, à la fabrication des charbons pour lampes à arc et pour piles ; la troisième, à la construction de conduites de fer pour fils électriques ; la quatrième, à une fonderie.
- Fig. 4.
- Contrairement aux ateliers de Manchester, c’est le courant continu qui est employé a Witton, parce que la majorité des machines à fournir sont des machines à courant continu.
- La Centrale comprend une dynamo de 35o kilowatts actionnée par une machine Gal-loway, une deuxième dynamo de 200 kilowatts actionnée par une machine Peache, une troisième dynamo de 00 kilowatts actionnée par une machine Bellis à grande vitesse. Chaque
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- machine peut fournir son énergie soit aux ateliers, soit à la salle d’épreuve. S’il s’agit d’éprouver un appareil à courant triphasé, on se sert d’un moteur générateur ou de la dynamo de 35o kilowatts qui est disposée de telle sorte qu’elle fournit à volonté un courant continu ou triphasé. Le courant pour les ateliers est à 46o volts, celui pour l’éclairage à 23o volts.
- Excepté les grandes machines-outils qui ont leurs moteurs propres, les machines sont actionnées par un renvoi principal. Ce renvoi, dans la fabrique de machines, a 3oo pieds de long et est divisé en trois sections ayant chacune son moteur. Les machines-outils sont disposées en six groupes : i° Machines à cordonner ; a0 Planeurs et finisseurs ;
- 3° Machines à forer ;
- 4° Alésoirs;
- 5° Tours ;
- 6° Alésoirs verticaux.
- Chaque groupe est surveillé par un contre-maître chargé en même temps du service des carnets de travail qui y fonctionne d’une façon remarquable. La présence des ouvriers est enregistrée par des horloges Rochester qui, jour par jour , impriment sur des fiches l’heure d’entrée et de départ de chaque homme. Lorsque l’ouvrier reçoit sa besogne, il reçoit en même temps une fiche sur laquelle est indiquée la besogne à faire et l’heure où elle commence. Lorsque le travail est fini, le contremaître reprend la fiche et y inscrit l’heure de l’achèvement. Les fiches employées sont réunies par homme et comparées à l’enregistrement de ses heures de présence. On s’assure ainsi de l’emploi complet du temps. Pour pouvoir effectuer cette comptabilité détaillée, les commandes sont divisées en leurs composantes avant d’arriver aux mains du surveillant en chef qui les distribue aux contremaîtres, tout en gardant pour lui-même l’indication de la situation de chaque pièce.
- Les ateliers de Witton pour la fabrication des charbons sont réellement les premiers élevés en Angleterre, les autres n’ayantjamais eu qu’une importance négligeable. Le travail principaly consiste dans la fabrication de charbons pour lampes à arc. On les y fait de trois qualités appelées Y apôtre, la couronne impériale et le charbon Witton qui est le meilleur. L’installation est à présent en état de produire, — outre les charbons pour piles, pour moteurs, générateurs, électrodes, etc., outre le manganèse aggloméré —plus de i3 millions de pieds de charbons pour éclairage électrique. Toute l’installation est actionnée par des électromoteurs ayant jusque 20 chevaux. Le nombre d’ouvriers est de 220 environ.
- Depuis le premier jour de leur achèvement, les ateliers de Witton sont en pleine activité. Nous donnons quelques vues des machines-outils les plus remarquables qui s’y rencontrent.
- La figure 2 représente une planeuse latérale ; la figure 3 un alésoir de 20 pieds ; la figure 41 une drille portative.
- La General Electric Company s’occupe à présent de nombreuses installations minières à effectuer dans le sud de l’Afrique et qui offrent des exemples typiques d’équipements à courant continu, aussi bien que d’équipements à courant polyphasé.
- E. Guarini.
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- E C L AI lt A G E E L E G T Kl Q U E
- MÉMOIRE SUR LE RÉGULATEUR ÉLECTRIQUE GIN (‘)
- Cas particuliers. — Il nous reste maintenant à concilier avec les conditions pratiques de fonctionnement du régulateur^ le cas particulier d’une perturbation sortant des limites du facteur d’amplitude du pendule
- *’ ( Fermeture £2 (r —S)ron
- Ier cas ] _ n ^ ) cL
- ( Ouverture U < (i —: [i)w0
- Jusqu’à la rupture, le mouvement est toujours régi par les formules 24 et 27 ; à la période de fermeture ou d’ouverture succède encore une période d’immobilité de la vanne, pendant laquelle la vitesse franchit la zone des valeurs de régime, puis une période de déplacement de la vanne en sens inverse de la première, puis une nouvelle phase d’immobilité et ainsi de suite.
- Les résultats ne diffèrent de ceux qui ont été obtenus pour les hypothèses précédentes que par un écart plus prononcé entre l’instant de la rupture effective et celui de la rupture compatible avec le retour immédiat à la vitesse de régime. Ce retard occasionne
- (Q Voir Eclairage Electrique, I. XXXVIII, n° 11.
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- une oscillation moins rapidement amortie et dont les courbes 22, 23, 24 et 2a donnent une idée suffisamment exacte.
- Nous avons admis que le retard à la rupture correspond à une quantité à peu près constante e/to0, qui doit être plus grande que £2 — coP. Or, cette quantité Q — tor dépend évidemment de l’amplitude de la variation de vitesse. C’est donc pour la courbe d’amplitude maxima qu’il convient de régler pratiquement l’écart. Il suffit, pour déterminer O et d’appliquer les formules précédemment établies en faisant Q = w0 (1 ±(3). Nous ne nous attarderons pas à ces calculs dont l’intérêt n’est pas très grand, car le réglage pratique se fait aisément et n’exige que deux ou trois expériences respectivement suivies d’une correction de hauteur des cuvettes par l’intermédiaire des vis de rappel.
- Deux autres cas sont encore à considérer ; ce sont ceux de la fermeture ou de l’ouverture complète de la vanne au cours de l’action régulatrice. Les deux cas sont respectivement définis par les conditions
- ^ Fermeture a0 — a£Uo(i -j- p) <C O } Ouverture a0 -j- afMo(i — 3) > A
- i° Cas de la fermeture complète. — La vitesse correspondante à la fermeture complète est donnée par la formule :
- 2fcP _ ' «qCPqV'H :
- _______________oeloj^2___________ ____ WoVh alC b e)w0 — a0fcP ; (44)
- al(i + e)2o>0* + aG[i — (1 — s)4[P — *
- et l’instant de fermeture par
- = -?- : (45)
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- Si l’on compare cette valeur de tt avec celle de la rupture théorique
- on en déduit : et a fortiori
- tr = ^«-(i _A) oc
- tf tr tf > ta
- c’est-à-dire que la fermeture complète ne peut avoir lieu qu’après le maximum de la vitesse et même après l’instant qui correspond à l’ouverture de la vanne correspondant à l’équilibre pour le retour à la vitesse de régime.
- °V1-A>
- Fig. 26 et 27.
- Après la fermeture complète la vitesse décroît en fonction linéaire du temps d’après la formule ;
- t — -jj- (<*y — «*>) (46)
- elle franchit ensuite la zone des vitesses de régime pour entrer dans une période d’ou-
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- verture, au début de laquelle la puissance est nulle, de telle sorte que l’équation du mouvement se simplifie et devient :
- _ fep
- a0Iw0w2-f- (a0Àu>— aw0f)Pt ____ I 2lcoto0— (/Ha>0 — A~Pp ~| WoVH
- I(V ~ L al(ou0+ (V/Hto0 4- kV)t J
- (47)
- et pour le minimum
- _ æp
- [aalw02 — ka0{ y/Ho)0 — k) "1 2W6\/h
- . 2alw02 -f- ka0 ((/Hw0 + k) J
- (48)
- A cette période d’ouverture, succèdent d’autres oscillations qui s’amortissent comme dans les cas précédents.
- Les figures 26 et 27 se rapportent à ce cas.
- Eig. 28 et 29.
- 2° Cas de Vouverture complète. — 11 peut arriver aussi que la vanne soit complètement ouverte au cours de l’action régulatrice.
- On a alors
- a0 -f- <xt = A
- A étant l’ouverture complète du vannage.
- L’ouverture complète peut se produire avant ou après le minimum de w ou coïncider âvec ce minimum.
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- L’EC LA I 11 A G E É I, E C T RI Q U K
- Dans le premier cas, l’action régulatrice est interrompue et la machine prend une vitesse de régime inférieure à la vitesse normale.
- Lorsque le minimum coïncide avec l’ouverture complète, on a évidemment :
- '' I ^OllV _ A.
- d’où
- aQk
- Le retour à la vitesse normale est encore impossible et la nouvelle vitesse de régime est Ü.
- Enfin, lorsque l’ouverture complète ne se produit qu’après le minimum, le retour à la vitesse normale est possible et s’effectue d’après des équations analogues à celles qui ont été établies précédemment.
- La planche ia se rapporte à ce cas particulier.
- Dispositif accessoire pour les cas de fermeture ou cVouverture complète. — La vanne étant
- bloquée à l’une de ses extrémités elle moteur subitement calé, l’induit serait certainement brûlé si l’on ne provoquait un instant avant l’arrêt un débrayage automatique du mécanisme de commande, ou bien la rupture du courant qui actionne le moteur.
- C’est à la solution électrique que nous nous sommes arrêtés.
- Nous interposons sur chacun des circuits du moteur un interrupteur à rupture brusque manœuvré par un levier à came relié à un bouton placé près de chacune des extrémités de
- Fig. 3o. vanne.
- Un peu avant la fermeture ou l’ouverture complète, la vanne agit sur ce bouton et provoque la rupture du circuit ; lorsque la vitesse repasse par la zone des vitesses de régime, elle provoque la mise en marche du moteur en fermant le. circuit inverse dont l’interrupteur n’a pas été touché ; la vanne se déplace alors en sens contraire du mouvement précédent et referme le premier interrupteur, de telle manière que les choses reviennent en l’état dans lequel elles se trouvaient à l’origine de la perturbation.
- On se rendrait facilement compte que l’amortissement est tel que le phénomène accidentel que nous venons de considérer ne peut se reproduire deux fois de suite.
- Le schéma de la planche XIII montre comment sont disposés les interrupteurs (i) et (2).
- Étude de l’action du régulateur sur une vanne a papillon. — Si le déplacement de la vanne, au lieu de se produire dans un plan, s’effectue autour d’un axe dans une conduite cylindrique, le déplacement angulaire est encore proportionnel à la vitesse du moteur et par suite au temps, mais l’ouverture de la vanne n’est pas proportionnelle au déplacement angulaire. Pour un angle 9, l’ouverture est -R2 (1 — cos 9), et la puissance peut être représentée par M (1 —cos 9).
- Examinons le cas d’une perturbation se produisant pour une ouverture initiale 90. Si
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- le-déplacement angulaire est ;•/, la puissance au temps t sera :
- M j i —- cos (G0 rp Tf)]
- et l’équation du mouvement devient :
- Fermeture.
- M [ i — cos (0o — zt)]dt — Rwc/£ — Iwrfw = Ouverture.
- Mix —cos (0o -f- tf)]rf£ — 1 hodt — Iwrfw =
- (49
- (5o)
- pi!
- En remplaçant t par '/.t (a étant une constante numérique convenable, ces équations se ramènent au type
- dià F (t)
- —;— I-------—
- dt w
- Or, il est démontré que cette équation n’est pas intégrable. M. Painlevé, Membre de l’Institut, a bien voulu nous indiquer un moyen très simple de résolution approximative que nous allons appliquer à l’équation (5o).
- Posons :
- l’équation (5o) devient :
- dixi
- do
- H'
- M(i — sin cp) Rio
- (5a)
- (53)
- Nous pouvons remplacer cette équation par deux autres, en supposant que cp est compris entre o et 4 dans la première, et entre — et — dans la seconde.
- 1 4 4 a
- Pour o^t? <\~ ^ nous remplacerons sin ® par or®, cr étant un nombre compris entre i et 0,9, et que l’on peut prendre égal à 0,93.
- Pour ~ ^ cp ^ ~ , nous substituerons à sin cp la valeur approchée sin 8 = 0,473 -h o,383 cp.
- Les deux équations s’écrivent alors : * ,
- 3:r
- 3if \ 3r.
- s ) COS MT
- do
- diù
- rfcp
- R
- tI
- M(i — o,g3 cp)
- Rw
- M(o.5a3 — o,383 cp)
- D4
- En intégrant et revenant ensuite des valeurs approchées à sin cp, on obtient les équations suivantes :
- sin cptlw2 — cp ( 1 — sin o) Rwcp ( 1— sin cp)2M _
- - sin cptlw02 — cp (1 — sin cp0) Rw0-p.o (1 — sin cp0)2i\
- 2R
- arc tg
- [(1 —sin 90)« — (1
- îVolVH
- 2R
- Vh
- 2-1m0w — R[(t — sin ç0)w — (1 — sin o)w0] -j- 2 (1 — sin =„) (1 — sinpM 3t:
- cos—g— tiw2—(i— sin cp) Rw -f- (i sincp)2M
- cos —-— tlw02 —. p — cp) Rw0 -P (i — sin cp)2M [(1 — sin ço)w — (1 — sin ç)w0] V"H
- / «
- {
- 56)
- arc ta
- 2oluo«> — R [il — sin ï0)w — (1 — sin o)u0] —f— 2(1 — sin (1 — sin s)M
- I"
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- En remplaçant o par —80~f-r£et©0 par — 80, on obtiendrait les équations définitives.
- Il est intéressant de connaître de suite la valeur maximum de w. Il suffit, pour la déter-
- • i n • deo • • . a • i . % dti)
- miner, de taire = o? ce qui revient évidemment a = o.
- L’équation 66 donne alors
- M (i — sin <p) = Ru> (58)
- En portant dans les équations définitives la valeur de sin cp tirée de l’équation (58), on en déduit d’autres équations plus simples, car le numérateur du premier nombre se réduit à une expression monome et les termes en sin © disparaissent.
- L’équation d’ouverture se résoud aisément à l’aide d’hypothèses analogues à celles que nous venons de faire et toutes les considérations précédemment développées pour une vanne à déplacement plan s’appliquent au cas de la vanne mobile autour d’un axe.
- Exemple final. —Toutes les courbes du présent mémoire ont été tracées de manière à faire ressortir les diverses circonstances du mouvement et mettre en lumière l’amortissement rapide des oscillations. Pour mieux caractériser ces oscillations, nous avons adopté pour la vitesse de déplacement de la vanne des valeurs qui peuvent être largement dépassées, surtout si l’on emploie les vannages à double fermeture.
- En fait, on peut toujours prendre des dispositions telles que pour les perturbations les plus exagérées, notre régulateur provoque un retour très rapide à l’équilibre de régime, sans que les variations de vitesse angulaire dépassent jamais les limites compatibles avec la sécurité mécanique ou électrique du matériel.
- On pourrait apprécier aisément la souplesse de l’appareil en établissant en fonction de k et to les conditions de correction déduites des formules établies plus haut, mais un tel calcul reculerait sans grand profit les limites de notre étude.
- Nous nous bornerons à donner les résultats du calcul pour la rupture brusque du circuit ou la mise en court circuit total d’un groupe électrogène de i ooo chevaux comportant une turbine et un alternateur accouplés sans intermédiaire élastique.
- En admettant une vitesse de déplacement de 6 cm par seconde, pour une vanne à double fermeture dont la course totale serait de 72 cm, nous sommes arrivé aux conclusions suivantes :
- La vitesse normale étant de 240 tours et la puissance motrice n’étant plus compensée que par les résistances passives et mécaniques électriques et électromagnétiques, la vitesse
- maximum d’emballement atteintes au bout de 5 secondes ne dépasserait pas 293 = 1,22^ •
- La fermeture complète de la vanne aurait lieu au bout de 6 secondes et le temps total nécessaire pour le retour à la vitesse de régime ne dépasserait pas 26 secondes et demie.
- En dehors de cette considération si importante de la vitesse de correction, il est utile d’observer que l’appareil imag’iné par nous, est établi sur un type unique, s’adaptant avec la même facilité à des turbines de toutes puissances.
- La construction étant ainsi simplifiée et les pièces détachées pouvant s’exécuter en série, on arrivera évidemment à un prix de revient moins élevé que celui des régulateurs les plus simples basés sur des principes différents et dont les dimensions varient avec la puissance des turbines auxquelles on les destine.
- Nous ne voulons pas terminer cette étude sans adresser à M. Petitalot, notre collaborateur, ancien élève de l’Ecole supérieure d’Electricité, un remerciement bien mérité pour le concours persévérant et dévoué qu’il nous a prêté pour mener à bien la longue étude de notre régulateur. Gin.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Régulateur de tension compensé pour courant monophasé. L. Fleischmann et F, Eichberg.
- Zeitschrift fur Elektrotechnik, 22e année, p. 19, 10 janvier 1904.
- Les régulateurs de tension pour courant monophasé connus jusqu’ici ont le défaut d’exiger
- Fig. i et 2.
- un très fort courant de magnétisation ou de provoquer une chute de tension notable ; certains présentent même l’un et l’autre de ces inconvénients. Les dispositifs actuellement usités sont représentés figure 1 et figure 2.
- Dans le premier (fig. 1), le système portant
- Fig. 3 et'4.
- l’enroulement secondaire, qui est mobile, a une réluctance "relativement élevée et variable avec le déplacement angulaire a. La résistance offerte au flux émané de l’enroulement primaire croît avec l’angle a; par suite le courant magnétisant croît avec l’angle a.
- Le régulateur de tension représenté figure 2, flui a l’avantage de ne posséder aucun enroule-
- ment mobile, offre les mêmes particularités que le'premier en ce qui concerne le courant magnétisant ; mais il présente la réluctance maxima pour la position qui correspond au maximum de la tension secondaire.
- Si l’on veut que le courant de magnétisation ne dépasse pas une certaine limite, on. doit
- Fig. 5.
- répartir le fer uniformément dans l’armature mobile à la façon d’un rotor de moteur d’induction, ainsi qu’il est représenté en pointillé sur la figure 1. Mais cette disposition réduit aussi la réluctance correspondant à l’enroulement secon-
- Fig. 6.
- Lire — NJ, au lieu de — N,Ii sin a-
- daire et augmente par suite la chute de tension.
- Pour éviter cette chute de tension résultant de l’uniforme répartition du fer, ou au moins pour la ramener aux conditions de la pratique, il faut augmenter la réaction d’induit. Dans ce but, les
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- 000
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- T. XXXVIU. — N° 13.
- auteurs munissent l’armature qui porte l’enroulement primaire d’un second enroulement fermé en court-circuit sur lui-même, et dont l’axe est perpendiculaire à l’axe du premier, dans le cas d’un système à deux pôles (fig. 4 et 5). Pour un système à 2p pôles, Eangle de décalage serait
- de-921*
- P
- Le flux qui correspond à la tension E et au nombre de spires N, de l’enroulement primaire est sans effet sur l’enroulement III fermé en court-circuit, puisque le plan d’enroulement de ce dernier est parallèle aux lignes de force de l’enroulement I.
- Les ampères-tours N2I2 de l’enroulement II ont une composante N,I, cos a égale et directe-
- ment opposée aux ampères-tours du sys-
- tème I. L’autre composante N2I2 sin a est compensée par les ampères-tours antagonistes de l’enroulement en court-circuit. Il est évidemment indifférent que l’enroulement III soit simple ou polyphasé (fig. 6).
- La tension aux bornes de l’enroulement II varie, abstraction faite de la chute ohmique et de la dispersion, qu’on peut négliger dans de certaines limites, suivant la loi :
- E , =: E, -4-- - cos « :
- en outre E2 est toujours en phase avec Et.
- Les essais faits récemment sur un régulateur de tension de io kilovolts-ampères ont pleine-
- nt : 100 sj
- Hégnla texxr cZe tenaion- de 10 fOIA
- Fig.
- ment confirmé les prévisions. Le circuit secondaire fut fermé sur une résistance non inductive et l’on y maintint un courant constant, I2 = ioo ampères. La tension aux bornes du primaire étant maintenue constante, on releva les tensions secondaires en fonction de l’angle a, l’enroulement III étant d’abord ouvert, puis fermé en court-circuit sur lui-même. On réalisait ainsi le cas d’un régulateur non compensé et celui d’un régulateur compensé (fig. y). Sur le graphique on a figuré également la courbe de la tension E2 pour I2= o. Les résultats confirment bien la supériorité du régulateur compensé.
- Ce procédé de compensation des régulateurs de tension pour courant monophasé a été breveté par Y Union Elektrizitæts Gesellschaft.
- L. G.
- TRACTION
- Nouveau système de tramways à contact superficiel. Griffiths et Bedell. Electrotechnische Zeitschrift, ii janvier.
- Dans ce système le courant est amené par un câble en fer placé dans un tube isolant de 12 cm de diamètre enterré au milieu de la voie. Le câble est supporté par des poulies isolantes qui peuvent tourner autour de leur axe ; sa mise en place est ainsi très facile. Les axes portent des connexions qui traversent le tube isolant et sont reliées aux rails de roulement, de façon qu’une communication accidentelle due à un mauvais isolement entre le câble et les parties non isolées ne puisse pas causer la mise sous tension des plots de contact.
- Les plots de prise de courant sont en fonte
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- 301
- et ont 6 cm de largeur sur 3o cm de hauteur : ils sont emprisonnés dans des blocs de granit. La particularité du système est que les plots ne dépassent pas la surface du sol ; ils portent à la partie inférieure une tige allant, dans un tube vertical en bitume, jusqu’au tube horizontal du câble. La partie inférieure de cette tige est fourchue et les faces intérieures de la fourchette sont revêtues de laiton. Entre les deux branches de la fourchette est placée une pièce prolongeant la tige et reliée à cette dernière par des ressorts ; cette pièce porté à sa partie inférieure un contact en charbon.
- Lorsque lé plot est aimanté, une attraction magnétique se produit entre la partie mobile de la tige et le câble de fer. La partie mobile entre en contact avec le câble, malgré la résistance des ressorts ; le courant passe alors jusqu’au plot. Sur ce dernier, le courant est recueilli par la voiture au moyen d’une chaîne de fer lâche intercalée dans la pièce polaire de l’électro-aimant porté par la voiture. Cette chaîne est maintenue relevée par des ressorts, tant qu’il ne se produit pas sur elle d’attraction magnétique. La surface inférieure de la pièce polaire et de la chaîne se trouvent a 5 cm au-dessus de la surface de la chaussée et par conséquent au-dessus des plots. Dès que l’électro-aimant de la voiture est excité, la chaîne est attirée par le plot et la connexion électrique est établie. Chaque voiture
- porte deux électro-aimants et l’écartement entre deux plots est tel que l’un des deux entre en activité avant que le précédent soit déconnecté. Il est a remarquer que la coupure se fait toujours en premier lieu sur le plot, et que le contact entre la tige et le câble s’effectue toujours sans courant. Si le contact se maintenait pour n’importe quelle cause entre une tige et le câble, le plot extérieur resterait sous tension et constituerait un danger pour le public. Les inventeurs croient que par suite de la simplicité de construction des pièces, un contact permanent est à peu près impossible, mais pour plus de sûreté la voiture porte à sa partie arrière un balai de contact destiné à mettre en court-circuit le plot resté en charge.
- Une ligne d’essais de 3oo m a été équipée à Ilford (Angleterre) avec ce système qui a donné de très bons résultats. L’isolement de cette ligne s’est parfaitement maintenu; la perte totale de courant mesurée à ooo volts était de 0,09.5 ampère quand tous les plots étaient hors de service. Avec un plot sous charge, la perte de courant était de o,oo ampère et s’élevait à 0,23 ampère si l’on arrosait le contact. La ligne d’essais a été examinée avec soin par une députation de la municipalité de Folkestone et il est question d’adopter sur le réseau de tramways de cette ville, le système Griflîths-Bedell.
- 0. A.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Nouvelle théorie des machines à influence. Note de M. V. Sehaffers.
- « Les théories existantes sur le fonctionnement des machines électrostatiques à influence sont notoirement insuffisantes :
- » i° Elles n’expliquent pas l’augmentation des charges. En effet, elles invoquent pour cela l’apport incessant de nouvelles quantités d’électricité par les réactions réciproques. Or, cette raison est manifestement inadéquate, parce qu’un corps électrisé ne prend pas des quantités quelconques d’électricité qu’on peut lui présenter, mais seulement celles qui sont à un
- potentiel supérieur au sien propre, sauf dans le cas du cylindre de Faraday.
- » a0 Une fois cette augmentation admise, les théories ordinaires ne sauraient assigner de cause à sa limitation. En effet., comme elle résulte de la situation relative des divers organes, et que cette situation est invariable, le processus, une fois amorcé, devrait durer indéfiniment. D’ordinaire, on a recours aux déperditions. Mais cela ne suffit certainement pas, puisque la présence d’un conducteur diamétral sur les machines à inducteurs fixes augmente la longueur d’étincelle, alors qu’elle n’a aucun rapport avec l’importance des fuites.
- », La considération de la variation de çapa-
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- cité (et conséquemment de potentiel) par unité de surface dans la rotation des plateaux résout ces difficultés.
- » Dans les machines à inducteurs fixes, la capacité par unité de surface est maximum devant chaque armature. Au delà, elle décroît rapidement, et par conséquent le potentiel s’y élève en raison inverse. C’est précisément dans ces régions de potentiel maximum que l’on place les organes de recharge de l’armature opposée; et voilà pourquoi cette armature voit croître sa charge.
- » Si elle ne la voit pas croître indéfiniment, c’est que les charges de signe contraire fournies au plateau par les collecteurs se portent au-
- c — ”
- Fig. i.
- devant de l’électricité que leur amène la rotation, et s’avancent d’autant plus loin que les potentiels déjà atteints sont plus élevés. Mais cette avance des nappes d’inversion modifie la distribution, et fait, en particulier, rétrograder la région de potentiel maximum. Les organes de recharge des inducteurs finissent alors par se trouver à un potentiel qui n’est plus supérieur à celui de leurs armatures, et la charge devient stationnaire. L’addition du conducteur diamétral, en reportant plus loin les changements de signe, ramène les potentiels maximums devant les organes de recharge des armatures, et les v maintient. C’est alors seulement que les pertes interviennent pour limiter l’accroissement ultérieur.
- » Les machines à rotations inverses se trouvent, au point de vue de l’accroissement des charges, dans le cas d’un condensateur formé de deux armatures de surface inégale. Pour abréger, on pourrait l’appeler un condensateur incomplet. Dans un pareil système, la petite
- armature aura, par unité de surface, une densité de charge plus grande que l’autre, et, par suite, quand on les séparera, un potentiel plus élevé en valeur absolue. Or, il est facile de voir que chaque moitié de conducteur diamétral charge la petite armature d’un condensateur incomplet, et que la charge plus dense ainsi produite se trouve répartie, aussitôt après, de manière à constituer la grande armature au point où agit le conducteur diamétral opposé. Ainsi, a charge aB à une densité supérieure à celle de EDc?, d charge dY) à une densité supérieure à celle de aBH, et ainsi de suite.
- » La limite, ici encore, est fixée par l’avance des nappes d’inversion. Quand les extrémités de ces nappes arrivent en regard l’une de l’autre, par exemple quand celle de E' parvient en r et celle de a en s, les deux armatures du condensateur sont devenues sensiblement égales. Les densités le sont aussi, et dès lors le gain est nul. »
- Nouveau dispositif électrique permettant de souffler l’arc de haute fréquence. Note de M. d’Arsonval.
- « Dans la production des courants de haute fréquence appliqués à la thérapeutique, conformément aux méthodes que j’ai inaugurées en 1901, il est nécessaire d’empêcher la production d’un arc entre les boules de l’éclateur.
- » J’ai indiqué, dans les communications antérieures, différents procédés pour atteindre ce but.
- » Ces procédés consistent dans le soufflage de l’arc : i° par un champ magnétique ; 20 par un courant d’air direct projeté sur l’éclateur; 3° par l’interposition d’une self ou d’un condensateur; 4° Par un éclateur qui se déplace rapidement dans l’air, etc. Ces divers procédés ne sont pas efficaces dans tous les cas, ou- ont l’inconvénient de nécessiter l’adjonction aux appareils d’utilisation d’organes mécaniques qui les compliquent et nécessitent un supplément de dépense d’énergie.
- » Le présent dispositif pare à tous ces inconvénients, il supprime tout organe mécanique et force le courant utilisé à souffler lui-même automatiquement l’arc qui tend à se produire a l’éclateur, fl repose sur le principe suivant qu’illustre suffisamment la figure schématique ci-annexée.
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- » Soient A, B les boules de l’éclateur correspondant aux armatures internes de deux condensateurs montés en tension et chargés périodiquement par une source à haut potentiel quelconque (machine statique, bobine de Ruhm-korfï, transformateur, etc.).
- » Quand les condensateurs ont une capacité et une self convenables l’arc est soufflé automatiquement. Il n’apparaît que si l’appareil d’utilisation (grand solénoïde pour autoconduction, chaise-longue, etc.), est intercalé entre les armatures externes des condensateurs, conformément au montage que j’ai préconisé exclusivement pour ces applications thérapeutiques.
- Fig. x.
- AB, Eclateur; CD, Condensateur souffleur;
- EF, Condensateur d’utilisation.
- u L’idée consiste à garder constamment en circuit un pareil condensateur que j’appelle pour cette raison condensateur souffleur. Il est représenté en CD sur la figure. Pour actionner les appareils d’utilisation (grand solénoïde du bas de la figure par exemple) on lui adjoint une seconde paire de condensateurs; E, F sur la figure. Ces condensateurs peuvent être absolument indépendants des premiers. Ils n’ont, avec les premiers, qu’un circuit commun : celui de l’éclateur AB. Il en résulte que, quel que soit l’arc que tendent à produire les condensateurs d’utilisation E, F aux boules de l’éclateur AB, cet arc est constamment soufflé par la décharge même des condensateurs C, D.
- » Ce dispositif très simple est très efficace dans tous les cas et réalise le soufflage automatique de l’arc quel que soit l’appareil d’utilisation. »
- Dispositifs de protection pour sources électriques alimentant les générateurs de haute fréquence. Note de MM. d’Arsonval et Gaiffe.
- « Dans un ensemble produisant des courants de haute fréquence, l’éclateur est un centre d’où partent dans toutes les directions des ondes électriques dont la tension initiale est donnée par la longueur d’étincelle à l’éclateur.
- » On ne considère ordinairement que le circuit d’utilisation, et il est cependant très inté-
- Tr ans.formateur
- O O
- CjC, Capacités reliées aux bornes de haute tension du transformateur; Ri R. Résistances d’amortissement. Le reste du circuit comme dans la note I.
- ressant, au point de vue de la conservation des appareils, de voir ce que deviennent ces ondes dans tous les autres circuits.
- » Or, elles se propagent jusqu’à complet amortissement à travers tous les circuits en relation quelconque avec l’éclateur. On les retrouve jusqu’à la dynamo fournissant le courant au primaire de’ la bobine ou du transformateur, s’étant propagées soit par induction, soit par condensation, même dans les circuits isolés complètement l’un de l’autre au point de vue électrique, comme les deux circuits d’un transformateur.
- » Or, le potentiel de ces ondes est très élevé, plus élevé que celui pour lequel l’isolement des appareils a été calculé et il en résulte des mises hors de service inattendues.
- » On connaît de nombreux exemples de transformateurs et bobines mis hors de service pendant leur fonctionnement en haute fréquence; pour ce qui est des générateurs alimentant le transformateur, nous pouvons citer une com-
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- imitatrice ayant eu deux fois des courts-circuits, dont nous n’avons su la cause qu’en la faisant fonctionner dans l’obscurité, et constatant des étincelles anormales sur tout le pourtour du collecteur.
- » Il y a donc intérêt, au point de vue de la conservation des appareils servant a la production des ondes de haute fréquence, à empêcher le retour de ces ondes au transformateur.
- » Nous pouvons empêcher ce retour en intercalant entre le transformateur et l’éclateur un circuit arrêtant les ondes soit par résistance, soit par induction ou les deux à la lois, en enroulant les résistances R, R sur d’épais tubes de cuivre isolés de la résistance. On améliore beaucoup l’efficacité du dispositif ci-dessi1s par l’adjonction d’une capacité C, C branchée aux bornes de haute tension du transformateur.
- » La combinaison de ces moyens donne un ensemble amortissant autant qu’il est nécessaire, sans être la cause d'une perte de puissance sensible.
- » La figure ci-dessous montre la disposition schématique de l’amortisseur.
- » Pour nous rendre compte de l’effet obtenu, nous avons coupé le secondaire de notre transformateur à haut potentiel en deux portions égales, qui ont été réunies entre elles par un milliampèremètre thermique à grand isolement, puis nous avons mis à chaque sortie du transformateur un milliampèremètre.
- » Dans le fonctionnement sans appareil de garde, le milliampèremètre intérieur indiquait seulement le courant utilisé ; les deux autres, dont la déviation était beaucoup plus considérable, indiquaient le courant fourni par le transformateur et le courant fourni par les ondes venant s’amortir dans l’intérieur de ce transformateur.
- » Avec appareil de garde, les trois milliam-pèremètres indiquaient la même intensité, nous prouvant ainsi que les ondes étaient arrêtées avant l’arrivée dans le secondaire.
- » Dans une autre expérience, nous avons intercalé, entre la source à haut potentiel et le dispositif de haute fréquence, une galette de
- fil.
- » Sans appareil de protection, cette galette et, du reste, tous les appareils reliés électriquement au transformateur jusqu’à la dynamo, étaient illuminés par des étincelles. Sitôt l’appa-
- reil de protection mis en place, tous ces phénomènes disparaissaient.
- » Les expériences ont été faites sous la direction des auteurs, par M. Gunther, ingénieur E. P. C. »
- ELECTROTECHNISCHER VEREIN
- Les moteurs monophasés à collecteur et leur réglage, par Friedrich Eichberg.
- Le moteur monophasé à collecteur qui, en 1890, avait été abandonné pour le moteur à courants triphasés, présente actuellement un grand intérêt, car c’est le moteur de traction de l’avenir. La raison de l’abandon de ces appareils était le mauvais fonctionnement du collecteur, et peut-être aussi l’espoir qu’on avait d’arriver à obtenir de puissants couples de démarrage avec des moteurs d’induction monophasés.
- Fig. 1.
- Les pionniers du moteur monophasé, comme E. Arnold et M. Déri, ont clairement exposé les propriétés des moteurs à collecteur et moteurs d’induction qui, démarrant comme moteurs série ou moteurs à répulsion, continuent à tourner comme moteurs d’induction. Ces moteurs donnaient de bons résultats, par suite du peu de durée d’emploi du collecteur.
- J’ai acquis de Déri lui-même, avec qui jàu travaillé aux projets de son moteur à répulsion, la certitude absolue de la valeur pratique du moteur monophasé à collecteur. Les considérations qui suivent résultent des travaux poursuivis pendant quatre ans en collaboration avec M. G. Winter.
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- 26 Mars 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- OOt)
- I. Phénomènes en jeu dans la machine à collecteur.— Quand une armature à collecteur analogue à celle que l’on emploie dans les machines à courant continu, est placée dans un champ alternatif, une double force électromotrice se présente aux balais :
- i° Une force électromotrice produite par la rotation. La valeur instantanée de cette force électromotrice est toujours proportionnelle au nombre de tours par seconde, à la valeur instantanée du flux 0 (fig. ij, au sinus de l’angle a entre l’axe des balais et l’axe du champ (rapporté à l’anneau bipolaire), et au nombre de conducteurs K placés en série entre les balais. La valeur instantanée de cette force électromotrice de rotation eR est
- Cr = 2<ï%st. «.K. sin a,
- Le facteur 2 provient de ce qu’à chaque tour le flux *l> est coupé deux fois. cR et <ï»jnst sont toujours proportionnels. Par suite, la force
- électromotrice de rotation est en phase avec le champ alternatif et est toujours de même fréquence que lui. Si ER désigne la valeur efficace de la force électromotrice de rotation, on a
- Er = 2nIv sin a • *(i) V2
- Pour a = o ou n = o on a ER = o.
- 2° Une force électromotrice produite par l’induction statique (*). La valeur instantanée de
- cette dernière est toujours indépendante du nombre de tours par seconde, proportionnelle à la variation du champ <f> dans le temps, au cosinus de l’angle a (fig. i), et au nombre de conducteurs actifs, c’est-à-dire compris dans
- un enroulement également réparti -^-K. Cette
- force èlectromotrice statique est donc décalée de 90° en arrière du champ <ï> et donnée par l’expression
- '1 TT I
- E = z.f. K<ï>max------—- cos a
- J - 2 y/a
- f désignant la fréquence
- Ej = 2.f.K. cos a • (2)
- V2
- L’équation (1) est l’équation générale donnant la force électromotrice d’une machine à courant continu ; l’égalité 2 est celle qui donne la force électromotrice dans le secondaire d’un transformateur. Il est tout à fait indiffèrent que ce dernier ait la forme d’une armature à collecteur.
- 3° Examinons de plus près le 2e cas (fig. 2). L’angle a est nul. Nous chargeons le transformateur par exemple avec des résistances ohmi-ques. Le diagramme de la figure 3 relatif à un transformateur ayant pour secondaire une armature à collecteur est naturellement identique au diagramme d’un transformateur ordinaire. Si W, résistance extérieure, est donné, la grandeur et la phase de Jn et de Jj par rapport à E se déduisent du graphique (fig. 3). Par l’introduction d’une résistance ohmique, nous forçons le système à produire du travail. Tout ce travail est perdu dans la résistance, car il n’y a aucun couple moteur puisque : i° l’axe des ampères-tours de l’armature et du champ sont concordants (a = o) et 20 le décalage entre les courants d’armature JR et le champ est voisin de 90°. L’équation du couple est tout à fait analogue à celle d’une machine à courant continu ; mais, en plus de l’angle dans l’espace, elle tient compte de l’angle dans le temps » entre les ampères-tours d’armature et le champ.
- L’effort moteur est donné par l’expression
- Z = K
- ’lteff
- v/
- ax 7 «
- — L sin a cos
- Ju est le courant total de l’armature et B^- la
- (x) Le mot statique étant pris dans son sens propre pour traduire le mot ruhig.
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- 5o6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — 13.
- valeur moyenne de l’induction maxima tout autour de l’induit. Si l’on pose <I>max = Bmax d. I.
- Fig. 3.
- où d désigne le diamètre de l’armature et l la
- w o
- R,cbl,
- Fig. 4.
- longueur active, on obtient pour la coupe P l’équation
- I
- D — -b- K . sin a cos o (3)
- 2 TI ^2 ‘ W
- Dans le cas (fig. 2) où
- a = o et cp — go0, Z = 0 et D — o
- 4° Nous aurions pu arriver au même résultat en ajoutant au champ $ (fig. 4), produit par l’enroulement I, un second champ F dont l’axe serait perpendiculaire à celui de <!>, et dont la phase serait amenée, par un moyen approprié, en concordance avec celle des courants JR. Si, dans ces conditions et sans changer de calage des balais, on laisse tourner l’induit, il se produit une force électromotrice ou plutôt une force contre-électromotrice, donnée par l’équation 1, en phase avec Jn et proportionnelle au nombre de tours par seconde. Cette force élec-
- Fig. 5.
- tromotrice ER correspond exactement au vecteur Jn W de la figure 3 ; on peut calculer une résis-
- JE
- tance ohmique équivalente w0 = , la valeur
- Er étant 2ftK sin a - .
- V2
- Les ampères-tours de l’induit peuvent donner avec ce champ un couple mécanique, car a = 90° et cp = o°, conditions les plus favorables.
- Au lieu d’absorber dans des résistances l’énergie primaire amenée à l’enroulement I, nous pouvons, par l’emploi du champ auxiliaire F, obtenir un couple mécanique donné, dans ce
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- 26 Mars 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- cas particulier, par l’égalité
- 5° Ce cas est exactement l’équivalent d’un transformateur en charge sur une résistance ohmique. Au lieu de supposer cp = o°, c’est-à-dire F en phase avec Jn, posons cp = 90% ER n’est plus en phase avec Rn Jn mais avec Jn ce lu.
- q _ 90 ° -
- J„(X>L
- Fig. 6.
- Fixons-nous un sens de rotation déterminé, par exemple celui qui, pour cp = o°, correspond au sens de rotation du moteur ; pour un décalage en arrière cp = 90°, ER est dans la direction de Jn eu lu ; pour un décalage en avant cp = 90°, ER lui est opposée. Cela signifie que par suite
- <f~ 90°
- _____E
- de la rotation dans le champ F pour cp = 90° en avant, la force électromotrice engendrée par la rotation compense la self-induttion ou agit comme une capacité. Les diagrammes relatifs à ces deux cas extrêmes sont donnés figures 6 et 7 : nous supposons toujours que F est maintenu constant en grandeur et en phase par n’importe quel moyen.
- L’armature à collecteur d’une machine à courant alternatif est donc le siège d’une force contre-électromotrice déwattée qui peut compenser en partie ou en totalité la self-induction, ou peut agir comme capacité. Il est à
- S
- Fig. 8.
- peine nécessaire de faire remarquer que, dans ce cas extrême où cp = 90°, il ne peut exister aucun couple entre F et les ampères-tours d’armature.
- 6° Dans le cas intermédiaire où o < cp < 90°, il se produit une combinaison de deux cas extrêmes, et la force contre-électromotrice est décalée sur Jn et <ï> (diagramme fig. 8). O Ju donne la direction du courant secondaire, ER est en phase avec F, que l’on maintient, par un moyen quelconque, en avance sur Jir et <ï>.
- Jusqu’ici nous avons supposé que F était produit sur le stator par un enroulement quelconque II approprié.
- (A suivre.)
- ERRATUM
- Page 4485 première ligne, lire 95 alternances soit 47,5 périodes au lieu de 95 périodes.
- Page 4485 huitième avant-dernière ligne, lire xoo alternances soit 5o périodes au lieu de 100 périodes.
- 4e Gérant : Ch. COINTE.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Théories et Généralités.
- Influence des gaz sur la séparation des métaux par l’électrolyse zinc et nickel. — Hollard
- et Bertiaux.................................. 69
- Influence de l’anode sur la constitution du peroxyde
- de plomb électrolytique. — A. Gautier . 3ig Loi expérimentale du transport électrique des sels
- dissous. — Ponsot............................390
- Sur T emploi du courant alternatif en électrolyse.
- —- A. Brochet et J. Petit....................4^7
- Sur des phénomènes de réduction produits par les * courants alternatifs. — F. Pearce et Ch.
- Couchet......................................438
- L’énergie intraatomique............................... vii
- Théorie ionique de l'arc..........................xxxi
- La permanence de l’atome..........................xcvm
- Relation entre la conductivité du sélénium et l’intensité de la lumière incidente. — E.-R. Ho-
- pius.....................................LXII
- Electrolyse de la vapeur d’eau.................lxxxiii
- Sur les charges résiduelles d’un condensateur. —
- /. Cort................................lxxxiv
- La conduction à travers les flammes. — Marx . xcvm
- De l’influence du milieu sur les courants induits.
- V.-P. Weinberg...........................xcvm
- Phosphorescence produite par le radium...........cxliv
- Décharge électrique.
- Sur les décharges glissantes. — J. de Kowalski. . 147
- Condensateur électro-dynamique. — Seidener . . 187
- Examen des courants de décharge des condensateurs et des courants secondaires des bobines d’induction. — Franz Wittmann . . 468
- Déperdition de l’électr’cité dans l’air [s). — R.
- Bærnstein................................ ix
- Chute de potentiel dans l’arc (s)................xxxi
- Etude des décharges d’une machine statique. —
- /. Ianouchkievitch..................... xlv
- Influence de la température sur les pointes. —
- E. Warburg............................cxxxiv
- Oscillations hertziennes.
- Sur la mesure de l’effet, des ondes à distance au
- moyen du bolomètre. — C. Tissot ... 66
- Nouveau détecteur pour ondes hertziennes. —
- Schlœmilch..............................171
- Sur la durée du phénomène de cohérence. — Tissot.......................................36i
- Note sur des appareils de mesure d ondes électriques. — C. Tissot........................365
- Influence des ondes électriques sur un jet de mercure ......................................XLIV
- Radio-activité.
- Radiation pénétrante provenant de la surface de .la
- terre. — II. Lester Cooke..................n5
- Radioactivité induite par le thorium. — F. von
- Lerch.......................................1x7
- Sur l’ionisation de l’air par une pointe électrisée.
- — Righi...................................i42
- Excitation de la phosphorescence par les rayons
- cathodiques lents. — A. Wehnelt .... 23g
- Sur la dispersion des rayons n et sur leur longueur
- d’onde. —R. Blondlot........................274
- Le radium et les autres substances radioactives. —
- IF.-/. IIanimer..........................277
- Recherches récentes de M. Curie...................3o8
- Action du bromure de radium sur la résistance
- électrique du bismuth — R. Paillot . . 35g
- Lumière émise spontanément par certains sels
- d’uranium. — II. Becquerel.............. 3g6
- Passage des rayons cathodiques à travers les métaux. — E. Warburg................................4$°
- Expériences sur le corps à émanation de M. Giesel
- (s). — E. Goldstein......................vin
- Transformation du radium en hélium
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- 26 Mars 1904.
- REVUE D’ELECTRICITE
- Expériences sur la perte de poids du radium. . . xxm Effets oxydants des rayons du radium. — W.-B.
- Haij'dy et E.-G. Willcock..................xlvi
- Sur les chiffres énormes donnés à propos du radium. lvi La source de l’énergie dans la radioactivité. . . . lvi
- La mesure de la radioactivité.................. . ' . lvii
- Travaux récents sur le thorium . ................... lxi
- Emission spontanée de chaleur par les sels de radium .................................................cxv
- Variations de la vitesse de refroidissement des corps chauffés et électrisés sous l’influence du radium. —N. Georgievski............................xcv
- Mesure qualitative et quantitative de la radioactivité............................................... xcv
- Sur les propriétés photo-électriques du sélénium.
- — A. Berthier.................................441
- Les stratifications dans l’hydrogène. — William
- Crookes....................................cxxxiv
- Influence du radium sur la conductibilité des
- liquides. . ............................cxxxVj
- Effets calorifiques des émanations du radium . . cxxxvi
- Pouvoir oxydant des rayons du radium. —Hardy
- et A. Willcock...........................cxlv
- Maernetisme.
- Sur la suppression de l’hystérésis magnétique par l’action d’un champ magnétique oscillant.
- — Ch. Maarciin................................ 67
- Changement de longueur des substances ferro-ina-gnétiques par l’aimantation. — C. Honda
- et S. Shimizu................................ 191
- La notion de travail appliquée à l’aimantation des
- cristaux. —P. Weiss.......................... 199
- Action des champs magnétiques sur des sources lu-
- mineuses peu intenses. — C. Gutton. . . 398
- Effet magnétique des courants de convection. —
- C. Gutton ................................ 436
- Relation entre les variations brusques de la réluctance d'un barreau d’acier aimanté soumis à la traction et la formation des lignes de
- Lüders. — Fraichet.........................437
- Variations du moment magnétique des aimants
- permanents. — V. Shiptchinsky .... xcvm
- Électricité atmosphérique et Magnétisme terrestre.
- Sur la perturbation magnétique du 3i octobre 1903.
- — Th. Moureaux.........................
- Sur la loi de distribution régulière de la force totale du magnétisme terrestre en France
- au icr janvier 1896. — E. Mathias. . . . 147
- 09 Sur la valeur absolue des éléments magnétiques
- au ior janvier 1904. — Th. Moureaux . . 287
- Electrisation de l’atmosphère. — O. Lodge. . . . cxxii
- Divers.
- Décarburation des aciers et lames métalliques minces par évaporation dans le vide. —
- G. Belloc...................................365
- Champ de cristallisation et cristallogénie. — S.
- Leduc.......................................365
- Variations de l’intensité actinique de la lumière avec
- l’altitude. — Th. Nogier.......................367
- Le phénomène de l'are chantant. — S. Maisel. . . xlv Sur l’influence des déformations sur l’électricité du
- frottement. — N. Iles chus..................... lix
- APPLICATIONS
- Génération et Transformation de l’énergie électrique.
- Machines motrices. —Le moteur Diesel. —H.-A.
- Clark. ..................................226
- Régulateurdetensionpourmouophasé.— I. Fleisch-
- mann et Eichherg.........................499
- Des moteurs monophasés à collecteur et leur réglage. — Fr. Eichherg.............................5o4
- Progrès de la construction des turbines à vapeur
- en Amérique........................... xxxm
- Exploitation des forces hydrauliques en Italie pour
- la production de l’électricité........... xl
- Moteurs à gaz et turbines à gaz. — G.-E. VValsch. l
- La houille blanche (Circulaire du ministre de l’Agri-
- culture du 6 janvier 1904)...........lxvii
- Nouveau moteur à pétrole......................lxxiv
- Nouveau^ renseignements sur la turbine Curtis . lxxiv
- Essai de turbines pour le Cleveland, Elyria et Western Railway.............................lxxxvi
- La houille blanche................................... cv
- Moteur à gaz de 1 600 chevaux. — F .-C. Per-
- kins...................................cxxxviii
- Economie de la vapeur surchauffée............cxlviii
- Le surchauffeur réglable de Cruse............cxlviii
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- 5io
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° 13.
- Moteurs, dynamos, alternateurs. — Etude du moteur Heyland comme réceptrice et génératrice. — C,-A. Adams............................. 23
- Bases expérimentales de la théorie de la chute de tension dans les alternateurs. — B.-A.Beh-
- rend....................................... 70
- Sur les pertes dans le fer des dynamos. — A. Press. io5 La commutation dans les machines à courant continu. — K. Pichermayer...............................221
- Note sur les moteurs monophasés à collecteurs. —
- Th. Lehmann................................243
- Les moteurs à courant alternatif à collecteurs. —
- Osnos.............................2 5g et 2g5
- De l’attraction dissymétrique du rotor dans les moteurs asynchrones. —J . Rey..........................281
- Emploi combiné des courants alternatif et continu.
- — Cadwell..................................3oi
- Pôles accessoires pour machines à courant continu.
- — F. Punga.................................3o3
- Notes sur les moteurs monophasés à collecteurs.
- — A. Blondel...............................32i
- Moteurs à courants alternatifs à vitesse variable. —
- M. Latour..................................346
- Le moteur monophasé.— Schüler-Ferranti. . . . 351
- Sur un rhéostat liquide de démarrage. —Nietham-
- mer........................................356
- Méthode d’essai des grands alternateurs. — W.-E.
- Burnand....................................382
- Sur les pertes par courants de Foucault. — Nie-
- thammer....................................4ï3
- Sur l'hystérésis. — Kretzchmar.......................426
- Démarrage des moteurs asynchrones. — A.-P.Zani xxm Dynamos à tension constante. — Leitner et Lucas, xxxn Régulateur automatique pour dynamos, système
- Turbayne.................................xxxii
- Electro-aimant de Mare............................. l
- Réglage des moteurs Bergmann.......................lxxiv
- Sur les pertes par hystérésis diélectrique et la capacité dans les machines à haute tension.
- — Dv LLolitscher . . lxxviii
- Sur l’établissement des machines à courant continu.
- — Ce cil Poole. ..........................exxn
- Bobines d’induction. — Schneider....................exxn
- Frottement de l’air.............................. cxxxvm
- Réglage de la vitesse des moteurs au moyen des
- variations de l’excitation. — II.-M. IIoh arts, cxlyi
- Transformateurs. — Connexions en étoile et en triangle des transformateurs. — F.-O.
- Blackwell................................j5o
- Transformateur électrostatique. — J.-E. Ives. . lxxviii
- Piles et accumulateurs. — Accumulateurs nouveaux (Eléments secondaires). — Hatch. 101
- et 102
- Améliorations apportées aux accumulateurs électriques. — P. Schmitt et C. Fahvre . . . i03
- Améliorations aux éléments secondaires. — Cynll
- Mackimson..................................io3
- Batterie d’accumulateurs. — Ch. Kennedy .... 104
- L’accumulateur Edison. —R. Jouaust..................201
- Electrode d’élément Schœnmehl.......................230
- Préparation de la matière active et des électrodes
- d’une batterie. — Olivier-P. Fritchle. . . 23o
- Electrode négative pour accumulateurs électriques.
- Accumulatoren Fabrik....................231
- Electrode d’accumulateur dont le support est constitué par une plaque métallique perforée munie de saillies. — Danzer.......................232
- Diaphragme électrolytique. — Isaiah and Roberts. 233 Accumulateur électrique. —J. van Kampen, J. de Ilertoghe, von Manen, Conrardy et Mer-
- cier ......................................234
- Procédé d’installation des plaques d’accumulateurs.
- — Kœhler.................................234
- Action de la lumière sur la vitesse de formation des
- accumulateurs. —D. Tommasi.................241
- Procédés pour fabriquer les électrodes négatives d’éléments primaires ou secondaires. —
- II. Roth...................................26g
- Matières absorbantes pour les électrolytes. —Knick
- Kerhocker..................................270
- Procédés de fabrication des plaques positives à
- mince couche d’oxyde. — Max Rahl. . . 270
- Electrode d’accumulateur. — Wilhelm Kransharr. 270
- Plaque d’accumulateur. —Joseph Bijur................271
- Grille d’élément. —II. Rahenalt.....................272
- Elément secondaire. —Joseph Middlehy................272
- Procédés de fabrication des plaques d’accumulateurs. — H. Celestre et F. Gondrand . . 272
- Electrode d’accumulateur. — R. Calandri .... 274
- Pile au charbon Jone...............................xevi
- Usines génératrices. — Société électrométallurgique de Saint-Béron (Usine des gorges de
- Chailles). — C. Domar................... 8g
- Usines de la Louzière. — C. Domar................i36
- Usines de Gavet-Clavaux. — C. Domar..............166
- Economie et direction des stations centrales . . . 3o4
- Communications sur l’exploitation des centrales.
- — Lardner, Torchio et Junkersfeld . . 3gg Nouvelles installations hydroélectriques en Autriche ........................................XXXVIII
- Tensions et fréquences normales dans les centrales
- anglaises . . . ............................lxxiv
- L’exploitation des brevets Stark.....................lxxxvi
- Installation dans le Yorkshire...........................ex
- Station centrale de Caffaro............................. ex
- Accidents survenus dans des stations centrales anglaises .......................................XCVIII
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- 26 Mars 1904.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 511
- Transmission et Distribution.
- Systèmes , canalisations, appareillage. — Procédés de combinaison des résistances. —
- E.-F. Northup..............................107
- Les interrupteurs pour lignes à haute tension. —
- A.-l). Adams...............................i43
- Câbles électriques pour hautes tensions. — II.-W.
- Fisher.....................................i56
- Les coupe-circuit d’inversion de courant et la protection des lignes. —L. Wilson..............107
- Sur l’emploi des appareils disjoncteurs automatiques. — II.-G. Stott..............................i59
- Fonctionnement et entretien des systèmes souterrains à hautes tensions. — P. Torchio . . 240 Sur un nouveau type de résistances liquides . . . 43o
- Câbles sous-marins du monde....................... xix
- Pose et ancrage de haubans.......................... xx
- Rhéostat circulaire.— W.-C. Yates..................xxiv
- Pertes d’énergie dans les câbles à haute tension.
- — Apt et Mauritius.......................lxxix
- Pertes d’énergie dans les matières isolantes entourant les câbles à haute tension. — C.-E.
- Skinner....................................lxxx
- Les parafoudres sur les lignes de transmission. —
- A.-D. Adams...............................lxxvi
- Calcul de la flèche et de la tension dans les câbles
- librement tendus. — A. Stengel.............. xc
- Nouveau rhéostat. — G.-F. Searde...................cxxiv
- Nouveau système de conduits pour câbles . . . cxxxviii
- Hystérésis diélectrique...........................cxxxix
- Fils de cuivre écroui. — F.-W. Jones . . . . . cxxxix Transport d'énergie de 177 1cm....................exxxix
- Détermination des défauts dans les câbles en caoutchouc............................................. CL
- Installations. — Distribution du courant alternatif dans les grands centres. — M. Culloch. 3o5 Distribution triphasée à moteurs à haute tension. xx Quelques grandes installations électriques en Europe
- effectuées par la maison Œrlikon .... xxxi
- Applications mécaniques.
- Généralités, appareils et machines. — Applications mécaniques de l’électricité. — G. Richard................................................... 5
- Les cabestans électriques du port d’Anvers. —
- A. Solier..................................... 94
- Installations. —Les installations électriques de la Compagnie des mines de la Mure (Isère).
- — L. Rarbillion...............................4^9
- Connexions en cascade des moteurs servant à la
- commande des laminoirs. — F. Danielson. 473
- L’équipement électrique des machines-outils. —
- F. Guarini.................................486
- Mémoire sur un régulateur électrique. — Gin. 414* 458 et 492
- Grue électrique système Bail......................... xx
- Alimentation électrique des machines-outils. —
- F. Walsh...................................lxxviii
- L’électricité dans les mines. — S.-F. Walker. . . xxi
- Le labourage électrique............................... xliii
- Epuisement d’eau par des pompes mues électriquement ................................................. lxxiv
- La commande des métiers à tisser par l’électricité. ex
- L’électricité en agriculture. . . ....................cxvii
- L’électricité dans les mines. — S .-F. Walker . . cxxxix
- Trains électriques rapides de Marienfelde à Zos-
- sen.......................................
- Formule rationnelle de la résistance des trains. —
- J.-B. Blood...............................
- Salon de l’automobile de igo3 : Nouvelles applications de l’électricité à la propulsion mécanique .............................................
- Note sur les chemins de fer à traction électrique de l’Italie septentrionale. — Vaudeville. . .
- Les chemins de fer électriques del’Hudson. . . . Application du courant alternatif monophasé à la
- traction. —J.-B. Lamtne. ...................307
- Chemin de fer électrique de Fribourg-Morat-Anet.
- — S. Herzog........................ 337 et 368
- Tramways de Schenectady..............................354
- fraction sur le canal Teltow.........................383
- Locomotive à grande vitesse (Marienfelde-Zossen).
- — /. Reyval.................................448
- Nouveau système de tramways à contact superficiel.
- — Griffiths et Bedell ... F..............5oo
- Le salon de l’automobile en 1903.................. 11
- Les chemins de fer électriques en Italie.......... vin
- Nouveaux camions électriques...................... xvi
- Camion automobile à quatre moteurs..................xxii
- Le train automobile du colonel Renard.............xxvi
- Chemin de fer électrique de Wetzlikon-Meilen . . xxvi
- Un trottoir roulant à New-York......................xxvi
- Projets de traction électrique sur de grandes lignes
- de chemins de fer en Autriche..............xxvm
- L’équipement électrique du New-York Central Rail-
- way........................................ xli
- L’échauffement des moteurs de tramways.............. xli
- Equipement interurbain à Cincinnati................. xli
- Traction électrique sur le canal Erié...............xlii
- Traction et Propulsion.
- 37
- 110
- 113
- 121
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- O I 1
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXXVIII. — 13
- Tramway électrique à courants triphasés. —
- Schwyz-Seeiven............................xlii
- Trôlet sans voie à Scranton........................xlii
- Lignes à trains rapides Rome-Naples.................. l
- Statistique des installations électriques de transport
- de force. .................................. l
- Substitution de la traction électrique à la traction
- à vapeur à Londres........................ lu
- Sur le troisième rail. —J.-A. Capp.................. lu
- Procédés pour dégeler le troisième rail............ liv
- Chemin de fer à courants alternatifs. — P fort'. . lxxx Traction par courant alternatif simple (Moteur
- monophasé compensé de M. Latour) . . lxxx La traction électrique sur les chemins de fer suédois. ex
- Nettoyage des rails en pleine campagne..............xcm
- Equipement électrique du Norlh Shorc Ruilroad. xcm
- Tramway Jackson.....................................xcm
- Le système Arnold de tramways élcctropneumati-
- ques.......................................xcm
- Système de tramways à Richmond (Virginie).. . . xciv
- Le tramway électrique sur chemin privé...............xciv
- Courant alternatif pour signaler les tramways interurbains............................................xciv
- Tramway interurbain entre Amsterdam et Haar-
- lem..........................................xcv
- Chauffage électrique des troisièmes rails pour en
- enlever le verglas...........................cxz
- Emploi de l’automotoneur..............................xcv
- Les installations de la New-York Central..............xcv
- Traction électrique sur le canal Erié ..............cxxiv
- Eclairage des tramways..............................cxxvi
- Economies réalisées par les trains sans rails . . cxxvi
- Traction électrique sur le canal Miami..............cxxvi
- Exploitation électrique du New-York Central Rail-
- road.......................................cxxvi
- Protection des voitures contre le vent................clh
- Voies électriques à Londres.........................• cl
- Trains électriques sans rails en Amérique .... cl
- Télégraphie et Téléphonie.
- L’ondomètre et son emploi. — Johcinnès Dœnitz . 58
- Télégraphie sans fil système Fessenden.......... gC
- Applications de la télégraphie sans fil aux chemins
- de fer................................. ioo
- Sur le mécanisme de la propagation électrique. —
- M. Kennely............................. . ioo
- La sécurité de la télégraphie sans fil.......... ioo
- Quelques brevets nouveaux, système de Forest . . 107
- Expériences effectuées en Angleterre avec lès appareils de Forest.........................189
- Quelques brevets nouveaux de télégraphie et téléphonie sans fil. — S.-P. Thompson et
- L.-II. Walten.................. . . . . 170
- Système Lodge-Muirhead pour la télégraphie sans
- fil militaire . ....................... 171
- Système de télégraphie sans fil Stonc. — Louis
- Duncan.................................17 3
- Nouveau système de télégraphie et téléphonie simultanées. — E. Brune et C. Turchi . . 175
- Double transmission avec appareils Hugues et communication téléphonique simultanée dans uneligne à deux conducteurs. — H. Pfitzner. i83 Câbles téléphoniques à plusieurs lames isolées à
- l’air. — Schmiett.........................385
- Communication sur une théorie de la télégraphie
- sans fil. —/. Hettinger...................481
- L’Etat actuel de la télégraphie sans fil. — G. Ferrié. 4°r Le nouveau bureau téléphonique central de Berlin. 431 Production de courants à alternances rapides au moyen du téléphone haut parleur. —
- E. Bucretet...............................44o
- Emploi de l’arc au mercure pour la télégraphie
- sans fil................................ vi
- La télégraphie sans fil sur les bateaux italiens . . vu Nouvelle station italienne de télégraphie sans fil destinée aux communications transatlantiques ...........................................VIII
- La télégraphie dans le monde entier, en France et
- dans scs colonies.........................xxx
- Nouveau système de télégraphie sans fil Marconi, xuu Communication par ondes hertziennes entre Poldhu
- et Gibraltar.............................xlui
- Stations de télégraphie sans fil en Italie.........xuu
- Système de télégraphie sans fil syntodique permettant de communiquer dans une seule
- direction.............................. xi.m
- Communications par télégraphie sans fil entre
- Berlin et la Suède......................xliii
- Installation d’un dispositif de télégraphie sans fil
- à Cuxhaven............................ xliii
- La télégraphie sans fil en Allemagne et dans les
- pays Scandinaves........................ xliv
- Installation de télégraphie sans fil en Bohème. . . liv Télégraphie téléphonique au moyen de la lumière. tv Sensibilité des différents détecteurs d’ondes. —
- E'essenden................................. LV
- Direction des ondes dans la télégraphie sans fil . XCI
- Stations de télégraphie sans fil...................cXI1
- Nouvel appareil à sélénium.........................CXIV
- Cohéreur L. Dorman.................................0111
- Réflecteurs paraboliques pour télégraphie sans fil. CXL
- p.512 - vue 513/730
-
-
-
- 26 Mars 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 5i3
- Applications thermiques.
- Sur la thermo-électricité du fer et des aciers. —
- G. Belloc..................................362
- Progrès dans la soudure des rails. — G.-E. Walsh xxii Four électrique. — Franklin (S.-WJ.......................cm
- La soudure par le courant électrique et la soudure
- par l’arc..................................cm
- L’électricité dans la fabrication du verre. —
- Kershow....................................cxl
- Éclairage électrique.
- Sur le mécanisme de l’arc électrique entre char-
- bons, d’après un mémoire de Mme Hertha Ayrton. — A. Blondel ...... i5 et 4i
- Sur des phénomènes particuliers présentés par les
- arcs au mercure. — De Valbreuze . ... 3q
- Les arcs au mercure. — R. de Valbreuze .... 8i
- L’éclairage électrique des trains. —R. Gœtze . . ni Recherche sur l’arc voltaïque triphasé. — P.-L.
- Mercanton. ..................................161
- Sur la lampe à osmium. — L. Lombardi..................38g
- Installation privée d’éclairage électrique . . . . . /t3a
- Lampe à vapeur de mercure. — Von Recklinghausen
- et P.-H. Thomas. . . . . .... . . . 476
- Les lampes à vapeur de mercure en Europe . . . vu
- Un nouvel agent lumineux.............................xxiv
- Sur les phénomènes en jeu dans la lampe Cooper
- Hewitt.................................... xxxi
- L’éclairage au moyen de tubes à vide et son emploi
- pour la photographie........................xxxi
- Rendement de la lampe Nernst. —L.-R. Tngersoll. xi.v Mesures photométriques des lampes Nernst ... iv La lampe à vapeur de mercure de Cooper Hewitt lvi
- Sur la lampe Hefner. — Angstrùm.................lxxx
- Quantité d’énergie consommée pour l’éclairage des
- wagons par le système’Stone........... lxxxii
- Une nouvelle lampe à arc........................xci
- Recherches pyrométriques sur les lampes Nernst.
- — F'. Kurlbaum et G. Schulze........... xci
- Lampes à incandescence d’extraordinaire durée de
- fonctionnement........................ c
- Comparaisons entre l’éclairage au gaz et l’éclairage
- électrique par lampes à arc.......... cii
- Prise de courant pour tiges incandescentes. ... cii
- Charbons de lumière à base dp terres cuites. . . cii
- Nouvelle lampe à mercure......................cliv
- Sur l’emploi de la lampe Nernst.................cliv
- Mouvements .de rot ation dans l’arc libre entre charbons . — Grudnochowski...................clii
- Électrochimie et Électrométallurgie.
- Fabrication électrique de l’acier. — Gin..........• 48
- La séparation électrostatique et électromagnétique
- des minerais. — D. Korda....................21}
- Les alliages du fer et leur préparation dans le four
- électrique. — Rossi .......... 355
- La production du sulfure de carbone dans les
- fours électriques. — Taylor.................094
- La théorie de l’ozonUeur Siemens. — E. Warburg xiv Réduction électrolytique par le chlore. . . . . . xxi
- Procédé de nickelage. — Th.-A. Edison..............xxiii
- Réduction électrique du protoxyde de nickel. —
- G. Egley...................................xxiv
- Galvanisation électrique du fer, procédé Goldberg. xxiv L’éleclrolyse du chlorure de plomb fondu. —
- A. Appelberg...........................xlvi
- La production du cuivre aux Etats-Unis en 1902 , liv
- Raffinement électrolytique du plomb............. liv
- Nouvel électrolyte pour l'interrupteur de Wehnelt.
- — E. Hanser............................i.xii
- Sur les progrès de 1 électrochimie en Europe. —
- J.-B.-C. Kershaw- ..........................cxli
- Procédé électrolytique de forage et de fraisage . . cxli
- L’électrolyse dans les ponts métalliques. — Han-
- chetf..................................cxli
- Généralités et Divers.
- L’état actuel de l’électrotechnique...............237
- Le feu dans le chemin de fer suspendu de Elber-
- feld........................................xiv
- Appareil automatique pour taxer les conversations
- téléphoniques interurbaines................ xiv
- La fête de Gilbert à Londres....................... xvi
- Statistique des installations électriques en Allemagne ...............................................XVIII
- La vitesse des véhicules et la sécurité publique. . xx Conditions de l’électricité dans les Indes. —
- A.-C. Hobble............................ . xxiii
- Le bureau de renseignements scientifiques à Paris, xxxviii
- L’air comprimé et la force du vent..............xlv
- Régulateur électrique pour chaudières d’automobiles à vapeur. — Elihu Thomson .... lvii Ventilateur électrothermique.................... lix
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-
-
-
- 5i4
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N°13.
- Exposition de Saint-Louis..............................lxii
- Les arbres et l’électricité.........................lxxxiii
- Explosion de gaz par suite d’un court-circuit. . lxxxiv
- Accidents aux appareils électriques....................xcvi
- Nouvelle matière isolante. — Pratt.....................cxvi
- Plaques isolantes flexibles. — /. Justus...............cxvi
- Cours spéciaux pour les ingénieurs des téléphones
- en Amérique................................. cxvr
- Nouvelle résistance en graphite. — Hopfelt. . . . cxvi Conditions dans lesquelles un cotirant électrique
- détermine la mort..........................cxxvnx
- La production du caoutchouc.................... cxlii
- La production du pétrole en 1902............. ex lu
- Emmagasinage de la houille sous l’eau........ cxlii
- Traitement de la tuberculose par les courants de
- haute fréquence...................... cxliii
- Le radium et le cancer........................ cxliii
- Résistance du sélénium........................... clv
- L’industrie électrique allemande................. clv
- Le marché du caoutchouc brut....................clv
- Entrepôts de charbon sous l’eau...................clv
- MESURES
- Mesures de la fréquence des courants alternatifs de grande fréquence. — Wertheim Salo-
- monson...................................i44
- Wattmètre calorifique. — B. Bauch................. ig5
- Nouvel indicateur de glissement. — Angelo Blanchi. 234 Enregistreurs intermittents. — E. Guarini .... 292
- Influence de la forme des courbes dans l’emploi de la
- méthode des deux wattmètres. —L. Bloch. 3ia Mesure du facteur de forme d’une tension alternative. — P. Rose et Kiihns............................316
- Sur un cinémomètre différentiel enregistreur. — /.
- Richard.................,................35g
- Méthode de détermination du pouvoir isolant des
- liquides. — Human...........................4^4
- Sur l’emploi des condensateurs comme multiplicateurs dans les mesures de voltage. —
- Marchant et Worral.......................471
- Nouveau galvanomètre. — Einthover................... xiv
- Pivot Alton pour compteurs électriques..............xxiv
- Influence de la forme de la courbe dans la méthode des deux wattmètres pour la mesure de la
- puissance d’un courant triphasé...........xxxii
- Ampèremètre enregistreur pour chemins de fer. . lviii Wattmètre indicateur pour courants polyphasés
- (brevet)................................... lix
- Méthode Bienaimé pour séparer les pertes dans la
- mesure du rendement des dynamos ... lix Pont Hartmann et Braun pour la mesure des câbles.
- — l'obier...........................lxxxii
- Méthode pour connecter un voltmètre à un circuit
- de haute tension. — Marchant et Worall. lxxxiii Mesure absolue de la conductibilité électrique et de la vitesse des ions dans l’atmosphère.
- — 11. Gerdieu........................lxxxiii
- Wattmètre électrostatique. — Addenbrooke . . lxxxiii Potentiomètre pour couples thermoélectriques de
- Lehfeldt....................................cxv
- Comparateur de résistances. — Lehfeldt...............cxv
- Appareils servant à la mesure du degré de dureté
- des tubes de Rœntgen........................cxv
- Loi belge sur les unités électriques.............. . xcvi
- Mesure calorimétrique des pertes dans les machines
- génératrices Threfall.................... cxxvi
- Nouvel indicateur électrique de vitesse............cxxvm
- Essais. — Essais des appareils électriques à la
- tension diélectrique. — P.-H. Thomas . . 73
- Essais d’échauffement des machines électriques. —
- F.-JV. Carter............................... 77
- Essais de générateurs à courants alternatifs. —
- B.-A. Behrend.................lxxvi et lxxviii
- Le système décimal en Angleterre.....................clv
- SOCIÉTÉS SAVANTES, CONGRÈS, EXPOSITIONS
- Sociétés savantes, techniques et industrielles.
- Académie des Scienoes. — Séance du 2 novembre i9°3 :
- Sur la perturbation magnétique du 3i octobre
- igo3. — Th.-H. Moureaux.................. 3g
- Séance du 3o novembre igo3 :
- Sur des phénomènes particuliers présentés
- par les arcs au mercure. — M. de Valhreuze. 3g
- Séance du 23 novembre igo3 :
- Sur la mesure de 1 effet des ondes électriques à distance au moyen du bolomètre. — C. Tissot......................................
- Séance du 3o novembre :
- Sur la suppression de l’hystérésis magnétique
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-
-
-
- 26 Mars 1904.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 5x5
- par l’action d’un champ magnétique oscillant.
- — Ch. Maurain..............................
- Influence des gaz sur la séparation des métaux par électrolyse (nickel et zinc). — Hollard
- et Bertiaux.........................: . .
- Séance du 21 décembre igo3 :
- Prix Hébert, Hughes et G. Planté.............
- Séance du >8 décembre :
- Sur la loi de distribution régulière de la force totale du magnétisme terrestre an France au 1e1’janvier 1896. — E. Mathias ......
- Séance du 28 décembre :
- Sur les décharges glissantes. — J. de Kowal-
- ski........................................
- Séance du t\ janvier :
- La notion de travail appliquée à l'aimantation
- des cristaux. — Pierre Weiss...............
- Sur la valeur absolue des éléments magnétiques au Ier janvier 1904.— Th. Moureaux. . . . Séance du 18 janvier :
- Sur la dispersion des rayons n et sur leur longueur d'onde. — R. Blcmdlot..................
- Séance du 18 janvier :
- Influence de l’anode sur la constitution du peroxyde de plomb électrolytique.—A. Gautier.........................................
- Séance du 18 janvier :
- Action du bromure de radium sur la résistance électrique du bismuth. — B. Paillot.
- Sur un cinémomètre différentiel enregistreur.
- — /. Richard...............................
- Séance du 25 janvier :
- Sur une loi expérimentale du transport électrique des sels dissous. — Ponsot............
- Sur la lumière spontanée de certains sels
- d’uranium. — II. Becquerel.................
- Action des champs magnétiques sur des sources lumineuses peu intenses. — C. Gutton . . . Séance du 8 février 1904 '•
- Sur l’effet magnétique des courants de convection. — C. Gutton............................
- Relation entre les variations brusques de la réluctance d’un barreau d’acier aimanté soumis à la traction et la formation des lignes de
- Lüders. — Fraichet.........................
- Sur P emploi du courant alternatif en électrolyse. — Brochet et Petit.....................
- Sur des phénomènes de réduction produits par les courants alternatifs. — Pearce et Cou-
- chet.......................................
- Nouvelle théorie des machines à influence. — Schaffers....................................
- 67
- 67
- 118
- 147
- M7
- *99
- 237
- 274
- 3iq
- 35g
- 35g
- 3g5
- 3g6
- 3g8
- 436
- 437
- 437
- 438 5oi
- Dispositif de soufflage de l’arc de haute fréquence.— D'Arsonval . . . ...........5o2
- Dispositif de protection pour sources électriques alimentant les générateurs de haute fréquence.— Gaiffe et d’Arsonval. . . . 5o3
- Société des ingénieurs civils. — Assemblée géné-
- raie...................................... 120
- Société internationale des électriciens. — Séance du 6 janvier 1904 :
- Essais sur l'arc à courants alternatifs. —
- M. Laporte................................
- Communication sur la séparation électrique
- des minerais. — M. Korda..................
- Communication de M. Hochet..................i5o
- Société française de physique. — Séance du 19 février 1904 :
- Production de courants à alternances rapides au moyen du téléphone haut parleur. —
- E. Ducretet...............................44°
- American Instituts of Electrical Engineers. — Bases expérimentales de la théorie de la chute de tension dans les alternateurs. — B.-A.
- Behrend....................................... 7°
- Essais des appareils électriques à la tension
- diélectrique. — P.-II. Thomas................. 75
- Connexions en étoile et en triangle des transformateurs. — F.-O. Blackwell.................. i5o
- Câbles électriques pour hautes tensions. —
- II.-W. Fisher.................................i56
- Les coupe-circuit d’inversion de courant et la
- protection des lignes. —L. Wilson..........157
- Sur l’emploi des appareils disjoncteurs automatiques. — II.-G. Stott........................i59
- Fonctionnement et entretien des systèmes souterrains à hautes tensions. — Philip Torchio. 240 Le radium et les autres substances radioactives. — W.-J. Hammer.........................277
- Discussion des communications de MM. Lard-ner, Torchio, Junkersfeld sur l’exploitation
- des centrales................................ 3gg
- La lampe à vapeur de mercure. — Von Rec-klinghausen et P.-II. Thomas....................476
- Institution of Electrical Engineers. — Quelques notes sur les essais d echauffement des machines électriques. — F.-W. Carter .... 77
- L’état actuel de l’électro-technique...........287
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-
-
-
- 5i6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N° 13.
- Expositions, Congrès, Laboratoires.
- Congrès d'Angers pour l’avancement des sciences.
- — G.-H. Niewenglowski....................361
- Usines de force à l’Exposilion de Saint-Louis. . lxxxvi Le chemin de fer circulaire de l’Exposition de
- Saint-Louis............................., cri
- Une ligne d’essai de chemin de fer électrique. . cxxvm
- Télégraphie sans fil à l’Exposition. ............... cxxix
- Service d’électricité dans le Palais de l’Electrieité.
- Un prix de i5 ooo fr pour la télégraphie sans fil. . Congrès international de l’Electricité.................. oiv
- Brevets
- BREVETS ET BIBLIOGRAPHIE
- Brevets.
- CVII, CXIX, XXXIII
- Bibliographie.
- Leçons d’électricité industrielle. — J. Pionchon. . xn Traité pratique de traction électrique. — Barbil-
- lion et Griffische. ........................ x
- Diagrammes et surfaces thermodynamiques. —
- J.-W. Gihbs................................ xii
- La législation des chutes d’eau. — Paul Bou-
- gault.....................................xxxvi
- Annuaire pour l’an 1904, publié par le bureau des
- longitudes................................xxxvi
- Lettre de M. E. Guarini.............................xxxv
- Les ondes hertziennes et le télégraphe sans fils. —
- Oreste Murani.............................xlvii
- Transport et distribution de l’énergie par courants
- continus et alternatifs..— Charles Gruet. xlvii Utilisation pratique et complète d’une chute d’eau pour tous les services d’une exploitation minière. — Maurice Lecomte-Denis ... lx
- Les courants alternatifs. — Giuseppe Sartori. . . lx Les grandeurs physiaues les plus importantes pour la technique et la pratique exposées systématiquement. — Olof Linders.....................lxxi
- Le radium. — Ilammer et Hess......................lxxxiv
- Phénomènes fondamentaux et principales applications du courant alternatif. — R. Swynge-
- dauw. ................................... cviii
- Elektroakusliche Untersuchen. — Hartmann Kempf. cvm Les matières radioactives dans l’état actuel de nos connaissances. — Karl Hofmann.....................
- Recherches sur les substances radio-actives. —
- MmQ Sklodowska Curie.................... cxxix
- Leçons d’électrotechnique générale. — P. Janet. cxxx Manuel d’électrotechnique (L’électrophysique et la théorie de l’électromagnétismej. — Dv C.
- ILeinke et Dv II. Erhert................. cxxx
- L’électricité de l’air et le rayonnement solaire.
- — II. Rudolph............................cxxxi
- Introduction à l’électrotechnique.—Dr Th. Erhard. cxxxi Le câble électrique. — Exposé des procédés de fabrication de pose et d’emploi. — Dv C.
- Baur.....................................cxxxi
- L’arc électrique sur courant continu et sur courant alternatif. Application. — Berthold Mo-
- nasch....................................cxxxn
- Hypothèse pour la thermodynamique. — Victor
- Grünbert............................... cxliii
- Théorie et emploi de l’arc électrique. — Birren-
- bach.................................... cxliv
- Construction et vérification des compteurs électriques. — A. Konigswerther..........................cxliv
- Courants alternaiifs. — A. Marro. . . . . . . . cxliv Eléments of Electromagnetic Theory. — S.-J. Bar-
- net t....................................cxliv
- Les câbles sous-marins. Travaux en mer. —A. Gay. clvi Les accidents du travail dans l’industrie. Moyens
- de les prévenir. — E. Magrini...........
- Théorie moderne des phénomènes physiques. —
- A. Righi
- cxx
- CLVI
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-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- *
- Adams (C.-A.). — Etude du moteur Heyland comme
- réceptrice et génératrice.................. 23
- Adams (A.-D ). — Les interrupteurs pour lignes à
- haute tension..............................i/p
- Les parafoudres sur les lignes de transmission .................................... LXXXVI
- Addenbrooke. — Wattmètre électrostatique . . lxxxiii Alton. — Pivot pour compteurs électriques. . . . xxiv
- Angstrôm. — Sur la lampe Hefner....................lxxx
- Appelberg (A ). — L’électrolyse du chlorure de
- plomb fondu...............................xlvi
- Apt.— Pertes d’énergie dans les câbles à haute
- tension..................................lxxjx
- Arnold. — Système de tramways électropneumatiques ........................................ XCIII
- Arsonval(d ). — Soufflage de l’arc de haute fré-
- quence ........................... .... 302
- Voir Gaifife.
- B
- Ball. — Grue électrique.............................. xx
- Barbillion (L.). '—Les installations de la Mure. . 409
- Bauch (B.). —Wattmètre caloriliquc................193
- Becquerel (H.). — Lumière émise spontanément
- par certains sels d’uraniuin..................3g6
- Bedell. — Voir Griffiths.
- Behrend (B.-A.). — Bases expérimentales de la théorie de la chute de tension dans les alternateurs........................................... 70
- Essais de générateurs à courants alternatifs ........................ LXXYI, LXXVIII
- Belloc (G.). — Sur la thermoélectricité du fer et
- des aciers...............................36a
- Décarburation des aciers et lames minces
- dans le vide.............................363
- Bergmann. — Réglage des moteurs Bergmann . . lxxiv
- Berthier (A.). — Sur les propriétés photo-électriques du sélénium...............................441
- Bertiaux.— Voir Hollard et Bertiaux.
- Bianchi (Angelo). — Nouvel indicateur de glissement .............................................234
- Buur (J.). — Plaque d’accumulateur................271
- Blackwell (F.-O.). — Connexion en étoile et en
- triangle des transformateurs ...... i5o
- Bloch (L.). — Influence de la forme des courbes dans l’emploi de la méthode de deux watt-
- mètres ..................................3ia
- Blondel (A.). — Sur le mécanisme de l’arc électrique d’après un mémoire de Mme Hertha
- Ayrton............................... i5, 41
- Blondel (À.). — Notes sur les moteurs monophasés à collecteurs.................................32i
- Blondlot (R.). —Sur la dispersion des l’ayons net
- sur leur longueur d’onde.................274
- Blood (J.-B.). — Formule rationnelle de la résistance des trains......................................110
- Bœrsntetn (R.). — Déperdition de l’électricité dans
- l’air (a) . .'............................... ix
- Brochet (A.) et Petit (J.). — Emploi du courant
- alternatif en éleclrolyse....................437
- Brune (Edmondo) etToRCHi (Carlo).— Nouveausys-tème de télégraphie et téléphonie simultanées . ........................................... 175
- Burnand (YV.-E.). — Méthode d’essai des grands
- alternateurs.................................382
- c
- Cadwell. —Emploi combiné des courants alter-
- natif et continu.........................3oi
- Calandri (R.). —Electrode d’accumulateur. . . . 274
- Capp (J.-A.). — Sur le troisième rail............. lii
- Carter (F.-W/). — Quelques notes sur les essais
- d’échaufïement des machines électriques . 77
- Celestre (H.) et Gondraud (F.). —Plaques d'accumulateurs ......................................... 272
- Clark (H.-A.). — Le moteur Diesel.................226
- Conrardy (L.). — Voir Kampen.
- Cooper Hewitt. — Sur les phénomènes en jeu dans
- la lampe Cooper Hewitt....................xxxi
- La lampe à vapeur de mercure............... lvi
- Cort (J ). — Sur les charges résiduelles d’un condensateur ...................................... LXXXIV
- Couchet (Ch.). —A'oir Pearce.
- Crookes (William). — Les stratifications dans l’hydrogène......................................... cxxxiv
- Culloch. — Production et distribution de l'alternatif dans les grauds centres.......................3o5
- Curie (P.). — Recherches sur la radioactivité. . . 3o8
- Curtis. — Turbine Curtis......................... lxxiv
- D
- Danielson (E.). —Connexion encascade des moteurs
- servant à la commande des laminoirs. . . 473
- Danzer. — Electrode d’accumulateur dont le support est constitué par une plaque métallique
- perforée munie de saillies..........232
- Dœnitz (Johannès). —L’ondomètre et son emploi. 58
- Domâr (C.). — Usine . des Gorges de Chailles (Société électrométallurgique de Saint-
- Béron).............................. 89
- Usines de la Louzièrc..................i36
- Usines de Gavet-Clavaux................166
- Dorman (L.). — Cohéreur...................... cm
- Ducretet (E.). — Production de courants à alternances rapides au moyen du téléphone
- haut parleur........................44°
- Duncan (L.L — Système de télégraphie sans fil
- Stone................................... 173
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-
-
-
- 518
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXXVIII. — N° 13,
- E
- Edison (Th.-A.). — Procédé de nickelage .... xxiii Egley (G.). — Réduction électrique du protoxyde
- de nickel.................................xxiv
- Eichberg (Friedrich). — Les moteurs monophasés
- à collecteurs..............................5o4
- Eichberg. — Voir Flei-ickmann.
- Einthover (W.). —Nouveau galvanomètre. . . . xiv
- F
- Fabvre (Charles). — Voir Schmitt.
- Ferrie (G.). — L’état actuel de la télégraphie sans
- fil......................................4 oi
- Fessenden. — Système de télégraphie sans fil. . . 98
- Sensibilité des différents détecteurs d’ondes. lv
- Fisher (H.-W.). -- Câbles électriques pour hautes
- tensions. ..................................i56
- Fleischmann et Eichberg. — Régulateur de tension
- pour courant monophasé..................499
- Forkst (de).-—Quelques brevets nouveaux de télégraphie sans fil............................i37
- Expériences de télégraphie sans fil en Angleterre ........................................i3g
- Fraichet. — Relation entre les variations brusques de la réluctance d’un barreau d’acier aimanté soumis à la traction et la formation des lignes de Lüders.......................437
- Franklin (S.-W.). —Four électrique...............cm
- Fritchle (P.). — Préparation de la matière active
- et des électrodes d’une batterie........a3o
- G
- Gaiffe et d’Arsonval. — Dispositifs de protection pour sources électriques alimentant les
- générateurs de haute fréquence.........5o3
- Gautier (Armand). — Influence de l’anode sur la constitution du peroxyde de plomb électrolytique.................................3ig
- Georgievski (N.). — Sur le refroidissement des
- corps soumis à l’influence du radium . . xcv
- Gerdieu (H.). — Mesure absolue de la conductibilité électrique et de la vitesse des ions dans
- l’atmosphère...........................lxxxiii
- Gin. — Fabrication électrique de-l’acier.......... 48
- Gin. —Régulateur électrique............4I4> 4^8 et 492
- Gcetze (R.). — L’éclairage électrique des trains. . m Goldberg. — Galvanisation électrique du fer . . . xxiv Goldstein (F.). — Expériences sur le corps à émanation de M. Giesel (s)........................... vin
- Gondrand (F.). — Voir Celestre.
- Griffiths et Bedell. — Nouveau système de
- tramways à contact superficiel.............5oo
- Grudnochowski. — Mouvement de rotation dans
- l’arc libre entre charbons................clii
- GuarIni (E.). — Enregistreurs intermittents . . . 292
- Guarini fE.). — L'équipement électrique des
- machines-outils............................486
- Gutton (C.).,— Action des champs magnétiques sur
- des sources lumineuses peu intenses. . . 3g8
- GutTON (C.). — Sur l’effet magnétique des courants
- de convection .............................436
- H
- Hammer (W.-J.). —Le radium et les autres substances radioactives...............................
- Hanchett. — L’électrolyse dans les ponts métalliques ...............................................cxli
- Hanser (E.1. — Nouvel électrolyte pour l’interrupteur de Wehnelt. . . »..............................LXII
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- les Indes...............................xxm
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- à haute tension.........................lxxviji
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- J
- Jone. — Pile au charbon..........................xcvi
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- électrolytes.............................• 3'°
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-
- 26 Mars 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 5ï9
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- L
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- M
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- fil.................................... XLIII
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- Sur la valeur absolue des éléments magnétiques au ier janvier 1904.........237
- N
- Nernst. — Mesure photométrique des lampes
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- Niethammer. — Sur un rhéostat liquide de démarrage . ...................................356
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- Foucault.............................. 423
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- Nogier. —- Variations de l’intensité actinique de la
- lumière avec l’altitude ...................358
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- résistances............................... 107
- O
- Osnos. — Les moteurs à courant alternatif à col-
- • lecteurs............................259, 293
- P
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- à courant continu..........................cxxn
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- Punga (F’ranklin). — Pôles accessoires pour machines à courant continu............................3o3
- R
- Rabenalt (H.). — Grille d’élément................. 272
- Rabl (M.). — Fabrication des plaques positives à
- mince couche d'oxyde........................270
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- lampe à vapeur de mercure...................476
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- Richard (G.). — Applications mécaniques de l’électricité.............................................. 5
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- D 20
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXXVIII. — N» 13.
- Rxghi. —Sur l’ionisation de l’air produite par une
- pointe électrisée.............................142
- Roberts (Isaiah-L.). —Diaphragme électrolytique. 233
- Rose (P.) et Kuhns. — Mesure du facteur de forme
- d’une tension alternative.................316
- Roth (H.). — Procédés pour fabriquer des électrodes négatives........................................269
- Rossi. — Les alliages du fer et leur préparation
- dans le four électrique..................... 355
- S
- Salomonson (W.).'— Mesure de la fréquence . des
- courants alternatifs à haute fréquence . . i44
- Schaffers. — Nouvelle . théorie des machines à influence .......................................... 5oi
- Schlœmilch. — Nouveau détecteur pour ondes
- hertziennes ..............................171
- Schmiett. — Câbles téléphoniques à plusieurs âmes
- t isolées à l’air........................... 385
- Schmitt (Paul) et Fabvre (Charles). — Améliorations apportées aux accumulateurs. . . . io3
- Schneider.— Bobines d'induction. ................cxxii
- Schœnmehl. — Electrode d’élément..............• . a3o
- Schüler-Ferranti. — Moteur monophasé............351
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- Shiptciiinsky (V.). — Variations du moment magnétique des aimants permanents . . . xcvm Skinner (C.-E.). — Pertes d’énergie dans les matières isolantes entourant les câbles à haute
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- Solier (A ). — Les cabestans électriques du port
- d’Anvers................................. 94
- Stark. —Exploitation des brevets Stark. . . . lxxxvi Stengel (A). — Calcul de la flèche dans les câbles
- librement tendus.......................... xc
- Stone. -t- Eclairage des wagons................ lxxxii
- Stott (H.-G.). — Sur l’emploi des appareils disjoncteurs automatiques.............................i5g
- T
- Taylor. — La production du sulfure de carbone
- dans les fours électriques. . ............394
- Thomas (P.-Fl.).—Essais des appareils électriques
- à la tension diélectrique................ 75
- Thomas (P.-H.). — Voir Recllinghausen.
- Thompson (S.-P.). — Améliorations dans l’emploi du courant alternatif pour la production de
- signaux..............................170
- Thomson (Elihu). — Régulateur électrique pour
- chaudières d’automobiles à vapeur. . . . lvii Tissot (C). — Sur-la mesure de l’effet des ondes électriques à distance au moyen du bolo-
- mètre................................. 66
- Sur la durée du phénomène de cohérence . 36i
- Note sur des appareils de mesure d’ondes
- ' ~ électriques............................ 305
- Tobler. — Mesure des câbles....................lxxii
- Tommasi (D.). — Action de la lumière sur la vitesse
- C" de formation des accumulateurs..........
- Torchio (Philip). — Fonctionnement et entretien c . des systèmes souterrains à hautes tensions 240
- YoirLardner
- Turbayne. — Régulateur automatique pour dynamos (s). ...... ...............................xxxii
- Turchi (Carlo). — Voir Brune.
- V
- Valbreuze (R. de). — Sur des phénomènes particuliers présentés par les arcs au mercure . 3g
- ^ Les arcs au mercure.......................... 81
- Vaudeville. — Note sur les chemins de fer de
- , l’Italie septentrionale..................121
- •' W
- Walker (S.-F.). — L’électricité dans les mines. . xxi Walker (S.-F.). — L’électricité dans les mines, cxxxix VValsh (G.-E.). — Moteurs à gaz et turbines à gaz. l
- Progrès dans la soudure des rails............xxn
- Walsh (E.). — Alimentation électrique des machines-outils ......................................LXVIII
- Walten (L .-H.).— Cohéreur à mercure. .... 170
- Warburg (E.). — Passage des rayons cathodiques
- à travers les métaux..................... 480
- Warburg (E.). — La théorie de l’ozoniseur Siemens............................................. XIV
- x Influence de la température sur la décharge
- des pointes ............................cxxxiv
- Wehnelt (A.). — Excitation de la phosphorescence
- par les rayons cathodiques lents...........23g
- Weinberg (V.-P.). — De l’influence du milieu sur
- les courants induits......................xcvm
- Weiss (Pierre). — La notion de travail appliquée à
- l’aimantation des cristaux. ....... 199
- Willcock (H.-A.). — Pouvoir oxydant des rayons
- du radium............................ cxlvi
- Willcock (Mlle E.-G.j. — Voir à Hardy.
- Wilson (L.). — Les coupe-circuit d’inversion de
- courant et la protection des lignes. . . . m7
- Wittmann (Franz). — Décharges des condensateurs et courants secondaires des bobines
- d’induction...........................468
- Worral. — Voir Marchant.
- Y
- Yates (W.-C.).— Rhéostat circulaire...........xxlV
- Z
- Zani (A.-P-.). — Démarrage des moteurs asynchrones ...............................................xxnI
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- Tome XXXVIII.
- Samedi 2|Janvier 1904.
- Il* Année. — N°l.
- clair;
- .-«T-, -
- c
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- SOMMAIRE Pages
- G. RICHARD. — Applications mécaniqu|S de l’électricité.............................................. 5
- A. BLONDEL. — Sur le mécanisme de* Tare électrique entre charbons, d’après un mémoire de
- Mme Hertha Ayrton. ...... 1 .......................................................... i5
- ‘ REVUE INDUSTRIELLE ET S C I E N TI F I Q U E
- Génération et Distribution : Etude du moteur Heyland comme réceptrice et.génératrice, par C.-A. Adams. 23 Traction : Trains électriques rapides de Marienfelde à Zossen........................................................ 37
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Sur la perturbation magnétique du 3i octobre 1903, par Th. Moureaux .... 3q Sur des phénomènes particuliers présentés par des arcs au mercure, par M. de Valbreuse.......... >9
- SUPPLÉMENT
- Le Salon de l'automobile en 1908. —Emploi de l are au mercure pour la télégraphie sans fil. — Les lampes à vapeur de mercure en Europe. — La télégraphie sans fil sur les bateaux italiens. — L’énergie intra atomique. — Les chemins de fer électriques en Italie. — Nouvelle station italienne de télégraphie sans fil destinée aux communications transatlantiques. — Expériences sur le corps à émanation de M. Giesel. — Déperdition de l’électricité dans l’air.......................... n
- Bibliographie . Traité pratique de traction électrique par MM. Barbilliox et Griffisch. — Diagrammes , et surfaces thermodynamiques, par J.-W. Gibbs . —Leçons d’électricité industrielle, par J. Prox-
- <aioN.................................................................................... x
- IM
- L’ÉLECTFtO 3VE ETRIE XJ S XJ E X_ ^2 ”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
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- Ci-devant 22 rue Laugier,
- Actuellement 81, boulevard Voltaire (XIe) PARIS
- VOLTS-ME TRES et AMPERES-METRES
- industriels et apériodiques sans aimant
- TYPES SPÉCIAUX DE POCHE POUR AUTOMOBILES
- Envoi franco des tarifs sur demande. _
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- Il
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Le Salon de l’Automobile en 4933. — Roue élastique. — Si l’on peut admettre que la question de Vautomobile est résolue au point de vue du moteur, il reste d’autre part beaucoup à faire en ce qui con-.. cerne le changement de vitesse et l’usure des pneumatiques. A ce dernier effet, était exposée au salon une roue élastique sans pneumatiques.
- La jante est prise dans un bloc d’acier percé à chaud et martelé pour lui donner le diamètre voulu. Ensuite elle est tournée et évidée. Le moyeu est en acier tourné muni d’une bague en bronze pour le frottement sur la fusée. Les ressorts en acier spécial, de largeur et d’épaisseur suivant le diamètre de la roue et le poids à supporter sont interchangeables. Chacun d’eux affecte la forme d ’une bague fendue dont les extrémités auraient été écartées pour toucher l’une la joue avant, l'autre la joue arrière du moyeu. La bague fendue se trouve donc transformée en une spire hélicoïdale qui semble découpée dans un ressort à boudins. La partie médiane de la bague est fixée d’une part à la jante par une chape;’ elle est reliée, d’autre part, au moyeu par deux boulons d’axe autour desquels s’enroulent ses deux extrémités. — Les avantages de la roue sont de passer les caniveaux à toute allure sans aucune secousse. Plus d’arrêts occasionnés par les roues en cours de route, plus de crevaisons, plus d’éclatements. Le coup de frein est toujours sûr ; l’entretien est nul. Nous avons essayé ces nouvelles roues sur un certain parcours ; il semble toutefois que les trépidations sont en marche plus sensibles qu’avec les pneumatiques.
- Allumage par magnéto Simms-Bosch. — Le système breveté d’allumage par magnéto Simms-Bosch repose sur le principe fondamental suivant:
- Un courant de basse tension, produit dans la magnéto, est conduit à un tampon ou interrupteur fixé sur chaque chambre d’explosion. Ce tampon se compbse de deux organes principaux. L’un immobile et isolé est constitué .par . une simple tige en nickel ou en acier-nickel à laquelle aboutit le fil venant de la borne isolée de la magnéto. L’autre est un double levier, dont l’un des bras est intérieur au moteur et communique avec l’autre à l’extérieur par leur axe, cet.axe qui traverse le tampon et forme soupape pour éviter toute fuite. Un ressort fixé au levier extérieur retient l’autre à l’intérieur en contact avec la tige isolée, et ferme ainsi le circuit électrique. Au moyen d’une tige ou d’un système de leviers actionné par une rame et agissant sur le levier extérieur, celui à l’intérieur est arraché de la tige isolée
- ' interrompant ainsi le courant, ce qui produit une forte étincelle de self-induction. L’installation de cet allumage sur chaque type de moteur est l’objet d’une ï étude spéciale. En général, le mouvement de commande des tampons doit être simple et très léger mais robuste. Les articulations doivent être évitées autant que possible. Le mouvement de l’écran ou de l’armature doit correspondre aVec celui des cames pour que, au moment de la rupture, le courant ait le maximum d'intensité. La magnéto ne peut donc être commandée directement que par roues d’engrenage et de préférence par l’arbre qui porte les cames d’allumage, afin de réduire au minimum le jeu qui peut exister entre les cames et la magnéto. B est nécessaire que la came soit taillée de façon que l'écartement entre le levier et la tige isolée dans le tampon se 'fasse très brusquement. B faut encore, pour obtenir le meilleur résultat, que la longueur du levier à l’fextérieur du tampon, soit la moitié de l’autre à l’intérieur. La rampe des cames doit être assez courte pour que le circuit du courant ne soit fermé que sur un seul tampon à la fois, sinon le courant trouverait un autre passage au moment de l’interruption et l’étincelle n’aurait pas lieu.
- II y a trois modèles :
- i° Magnétos oscillants. -— Ce modèle consiste en une série d'aimants puissants en forme de fer à cheval muni de masses polaires, une armature en double T (Siemens) qui est fixe, et d’un écran composé de deux segments de cylindre en fer. disposés radia-lemént opposés l’un à l’autre, qui peut osciller entre l’armature et les masses polaires. Ce mouvement oscillatoire est obtenu par un excentrique ou une manivelle. Par son mouvement l’écran change le sens des lignes de force qui traversent la surface circonscrite par les spires, ce qui produit un courant électrique dans le bobinage de l’armature. Cette dernière est fixée de manière que l’écran puisse osciller de 5o° maximum. Cette disposition de bobine fixe présente le maximum de sûreté pour cette pièce essentielle. De plus, les balais frotteurs étant supprimés, un bon contact avec le bobinage est toujours assuré. Le fil de l’armature est soigneusement isolé et protégé afin d’éviter toute possibilité de court-circuit. Un des bouts est à la masse et l’autre est relié directement à la borne isolée. Cet appareil permet de 3o à 6o° de variation du moment d’allumage et produit une étincelle à chaque oscillation, c’est-à-dire deux par tour de l’arbre qui le commande. La meilleure étincelle est obtenue en faisant la rupture au moment où
- ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
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- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
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- Câbles sous-marins
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
- J/J
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TELEPHONE : 158.11 — 158.81 - Adresse télégraphique : ELIHU-PAR1S
- Trnetion éSectrique
- Écl ai rage électrique Transport «le force
- Nos perforatrices électriques sont de deux modèles :
- 1° Perforatrice à percussion, destinée à travailler des roches très dures ; sa consommation est d’environ 3,5 HP, son poids est de 100 kgs.
- Elle est alimentée par une dynamo spéciale que l’on peut actionner par un moteur électrique ou autre.
- Dans des schistes durs, son avancement est d’environ 46 mm par minute.
- 2° Perforatrice à rotation, destinée à travailler des roches moins dures que la précédente (minerai de fer oolithique, ardoise, charbon, calcaire, etc.) ; sa consommation est de 2 HP environ et son poids de 90 kgs.
- Elle peut être alimentée par tout circuit existant, courant continu ou triphasé sous 110, 120 ou 500 volts.
- Le diamètre des trous percés varie entre 25 et 40 mm et l’avancement moyen est de 0,60 cm par minute.
- Plus de 400 perforatrices de notre système sont actuellement en service en Europe
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
- IV
- l’ééran a dépassé de quelques degrés sa position horizontale (point de résistance). Les aimants sont forjnés de lames doubles pour augmenter la force magnétique et les rendre absolument permanents. Comme le mouvement oscillant ne demande que très peu d’entretien, le graissage se fait tout simplement par des trous d'huile.
- a0 Magnétos rotatifs. — Série d’aimants puissants en forme de fer à cheval muni de masses polaires et une armature en double T (Siemens) qui peut tourner^ entre leurs pôles. Par ce mouvement, le sens des lignes de force dans l’armature est changé, ce qui produit un courant électrique dans son bobinage. Le fil de l’armature est soigneusement isolé et bien protégé. L’un des bouts est attaché à un bouton isolé qui traverse l’axe arrière de l’armature. Celui-ci fait contact avec la borne isolée au moyen d’un autre bouton taillé en carré pour ne pas tourner et poussé par un petit ressort. Pour éviter l’usure, ces deux boutons de contact sont en acier trempé. L’autre bout du bobinage fait contact avec la masse de l’armature et pour éviter le passage du courant par les parties lubréfiées au risque de brûler l’huile, on a disposé sur l’un des coussinets un balai en charbon frottant sur le disque de l’armature. Chaque tour de l’armature représente deux fois un maximum et deux fois un minimum de courant. Ces périodes de courant pendant lesquelles la rupture peut être effectuée sont chacune de 6o° environ. Il est donc possible sans rien modifier, à la commande de la magnéto, de varier le moment de l’allumage de la même quantité compté sur l’axe de l’appareil et à partir de la position verticale de l’armature. Pour obtenir la meilleure étin-
- celle, cette rupture doit se faire au moment où l’armature a dépassé dé quelques degrés sa position verticale (point de résistance). Les aimants sont formés de lames doubles pour augmenter la force magnétique et les rendre absolument permanents. Les coussinets de l’armature sont combinés avec des graisseurs robutes perfectionnés à mèche qui assurent automatiquement une bonne lubréfaction.
- 3° Magnétos rotatifs (autre modèle). — C’est le plus récent modèle. Il consiste comme les autres en une série d’aimants puissants en forme de fer à cheval muni de masses polaires et une armature en double T (Siemens) qui est fixe en position verticale. Un écran composé de deux segments en fer disposés radialement opposés l’un à l’autre peut tourner entre l’armature et les masses polaires. Par son mouvement l’écran change le sens des lignes de force, ce qui produit un courant électiûque dans le bobinage de l’armature. Cette disposition de bobine fixe présente le maximum de sûreté pour cette pièce essentielle ; de plus, les balais frotteurs étant supprimés, un bon contâct avec le bobinage est toujours assuré. Le fil de l’armature est soigneusement isolé et protégé, afin d’éviter toute possibilité de court-circuit. Un des bouts est à la masse et l’autre passe parfaitement isolé à travers l’axe arrière de l’armature où il est fixé directement à la borne isolée. Avec ce modèle, on obtient, pour chaque tour de l’écran, quatre fois un maximum et quatre fois un minimum de courant, le bobinage de l’armature étant quatre fois traversé dans le sens contraire par les lignes de force. La période de courant pendant laquelle on peut varier la rupture sans rien modifier à la commande de la
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- L’HIVER A LA COTE D’AZUR
- Billets (TAller et Retour collectifs de 2e et 3e classes à très longue validité pour familles.
- Du 1er octobre au lo novembre 1903, il est délivré par les gares P.-L.-M. aux familles composées d’au moins 3 personnes, des billets d’aller et retour collectifs de 2® et 3e classes, pour Hyères et toutes les gares P.-L.-M. situées au delà, vers Menton. Le parcours simple doit être d’au moins 400 kilomètres.
- * La famille comprend : père, mère, enfants ; grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables jusqu’au 15 mai 1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de do jours, moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. Le coupon d’aller de ces billets n’est valable que du 1er octobre au 15 novembre 1903.
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des suivantes. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.'
- La demande de billets- doit être-faite 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- STATIONS HIVERNALES
- Nice, ©aimes, Menton, etc.
- Billets d’Aller et Retour de famille, valables 83 jours.
- Il est délivré, du la octobre au lo mai, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2e et 3e classes, pour les stations hivernales suivantes-.Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Va-lescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour là troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité de ces billets (33 jours) peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. —-
- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire. . (
- Les dëmahdès de ces billets.doivent être fuîtes* À jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
- Éclairage
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- Traction
- -as-
- Transports d’énergie
- Applications
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
- magnéto est de 3o° à peu près comptés sur l’axe de l’appareil et à partir de la position verticale et horizontale de l’écran. Le moment de la rupture pour obtenir la meilleure étincelle est lorsque l’écran a dépassé de quelques degrés la position verticale et horizontale. Les aimants sont formés de lames doubles pour augmenter la force magnétique et les rendre absolument permanents. Les coussinets de l’écran sont combinés avec des graisseurs robustes perfectionnés à mèche qui assurent automatiquement une bonne lubrifaction.
- Magnéto « Compound ». — La magnéto « Com-pound » est une magnéto multipolaire, produisant une série de fréquences telle qu’elle équivaut pratiquement à un appareil à courant continu, avec les inconvénients du collecteur et de la surélévation de force électromotrice en moins. Elle peut s’adapter à tous les moteurs existants, à l’aide d’une chaîne ou d’un engrenage, sans aucun changement au dispositif d’allumage. — L’avance à l’allumage se fait sans aucun déplacement du champ magnétique. On a la faculté d’employer soit le courant primaire fonctionnant pam rupture, comme dans les magnétos ordinaires, soit le courant secondaire donnant l’étincelle à la bougie. Le départ se fait au 1/4 de tour de la manivelle.
- Magnéto « Nilmelior ». — Cette magnéto est un appareil donnant directement du courant à très haute tension, et pouvant, par conséquent, être relié directement aux divers modèles de bougies d'allumage servant pour les bobines d’induction.
- La magnéto se compose :
- i° D’un inducteur formé d’aimants ;
- 20 D’un circuit induit, lui-même inducteur d’un autre circuit composé d’un enroulement de fil fin.
- Par suite de ruptures produites au moment opportun dans le premier circuit, on provoque dans le deuxième circuit un courant induit produisant l’étincelle d’allumage. ,
- Le graissage de cette magnéto est fait par des paliers à bagues. Les aimants sont interchangeables et peuvent être démontés avec facilité et rapidité ; l’interchangeabilité est absolue : chose que l’on n’obtient pas avec des aimants en U. L’avance et le retard à l’allumage se donnent en faisant tourillonner la magnéto entière sur ses colliers de support : ce dispositif offre, cet avantage particulier de donner le point de rupture (quel que soit l’avance ou le retard) toujours au maximum de la courbe alternative du courant inducteur. La magnéto peut être établie avec différents modèles de supports permettant de la monter sur le garde-boue, sur le tablier de la voiture ou bien encore sur le châssis. La magnéto doit tourner à la vitesse du moteur; la transmission peut être faite soit par chaîne, soit par engrenage ; dans tous, les cas, d’une façon telle qu’il ne puisse yavoir glissement dans la position de la magnéto par rapport à celle du moteur.
- Emploi de l’arc au mercure pour la télégraphie
- sans fil Physikalische Zeitschrift, avril). — Simon et V. Reich font remarquer que jusqu’à présent on ne peut employer que des oscillations rapidement brisés, séparées par des intervalles longs.
- Il est encore impossible d’émettre des ondes capables de produire des résonances aiguës telles que les
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
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- ondes émises par un diapason. Le plus grand progrès est cependant lié à la recherche de ce problème
- s’il était possible d’émettre une succession d’oscillations régulières périodiques de haute fréquence les problèmes de la syntonie et de la téléphonie sans ûl seraient résolus. Ils croient que la solution repose sUr la direction indiquée par l’arc chantant de puddell, où un courant continu est envoyé à travers une lampe à arc : dans une des branches du circuit est une capacité et, dans l’autre, une induction. Le courant s’établit en ondes sinusoïdales dont la fréquence peut être jugée par la hauteur de la note émise par l’arc. Cette fréquence n’excède pas ao ooo par seconde. Mais de plus hautes fréquences peuvent être obtenues en substituant à l’arc une lampe à mercure. Les auteurs ont réussi à pousser la fréquence jusqu’à i ooo ooo par seconde avec une lampe Arons modifiée par Hewitt. De meilleurs résultats seraient obtenus par un éclateur dans le vide actionné par un courant continu. Les oscillations seraient fortement absorbées et amenées très près l’une de l'autre de façon à constituer pratiquement une décharge oscillante, la puissance requise serait très grande et demanderait plusieurs milliers de chevaux, mais les résultats seraient d’une valeur correspondante. R. Y.
- Les lampes à vapeur de mercure en Europe
- (Zeitschrift fur Electrotechnik, décembre). — La Compagnie électrique Cooper Herwitt, de New-York apporte sur le marché des lampes à vapeur de mercure, parmi lesquelles le type V4 et désigné pour 5o/6o volts avec une durée moyenne d’environ i 6oo heures et un pouvoir éclairant d’environ 3@o bougies. La lampe prend 3 à 3,5 ampères et a, pour une longueur éclairante de 46 cm, une longueur totale de 63,5 cm. Le diamètre du tube est 25,4 mm. On peut monter deux ou quatre de ces lampes en série sur une tension de 100-120 ou 200-240 volts. La lampe est accrochée au mur ou pendue au plafond. R. V.
- La télégraphie sans fil sur les bateaux italiens
- (Zeitschrift für Electrotechnik). — Entre la Naviga-tione generale Italiana et la Compagnie Marconi a été conclu un traité pour rétablissement de la télégraphie sans fil sur tous les bateaux de la Compagnie. La Compagnie s’engage à payer pour cela à la Compagnie Marconi une somme de 8 ooo lires par bateau équipé. En cas d’urgence la Compagnie a droit à l’usage gratuit des appareils ; pour le service télégraphique entre bateaux la Compagnie paie °,3o Ure par mot en plus de 3o mots : la taxe pour le public est 0,60 lire par mot.
- R. V.
- L’énergie intraatomique, par M. Gustave Le Box {Revue scientifique, octobre 1903). — M. Gus-hve Le Bon a publié dernièrement un mémoire sur ta radio-activité générale de toutes les substances, dont les points principaux méritent de fixer l’atten-tlon: nous allons donc en donner un aperçu sommaire.
- D’après M. Le Bon l’aptitude des corps à se desagréger en émettant des effluves analogues aux j^yons cathodiques, capables comme eux de traverser ^substances matérielles et d’engendrerlesrayonsX, est universelle. La lumière frappant une substance ?oolconque, une lampe qui brûle, des réactions ^uniques diverses, une décharge électrique, etc., Pr°voquent l’apparition de ces effluves. Les porps
- dits radio-actifs comme le radium, ne font que présenter à un haut degré un phénomène que toute matière pondérable possède à un degré quelconque. L’importance de ces phénomènes est considérable, puisqu’ils ont eu comme conséquence d’ébranler entièrement ce principe fondamental de la chimie, l’indestructibilité des atomes, et de faire admettre que la matière s’évanouit lentement par leur dissociation continuelle.
- Dans les effluves dégagés par tous les corps sous des influences diverses ou spontanément, on constate des proprtétés intermédiaires entre la matière et l’éther. En remontant aux causes de ces émissions d’effluves animés d’une vertigineuse vitesse, on constate l’existence d’une énergie intra-atomique méconnue jusqu’ici et cependant d’une colossale grandeur. La matière apparaît donc comme un réservoir énorme d’énergie et l’on est amené à se demander si au lieu d’être inerte comme on le croyait elle ne serait pas uniquement composée d’énergie condensée sous une forme particulière.
- Les effluves émis par tous les corps en général se composent de deux éléments : des radiations infrarouges de grande longueur d’onde qui traversent la plupart des corps non conducteurs et sont susceptibles de réfraction et de polarisation, des radiations de la famille des rayons cathodiques qui ne se rétractent pas, ne se polarisent pas, et n’ont aucune parenté avec la lumière. Ces effluves sont toujours de même nature quelle que soit leur provenance; ampoule de Grookes, rayonnement d’un métal éclairé, rayonnement de corps spontanément radio-actifs tels que l’uranium, le thorium et le radium ; en effet ils subissent toujours la même déviation magnétique ;
- le rapport de leur charge à leur masse est le
- même, leur vitesse seule varie. Pour les rayons cathodiques la vitesse est égale au tiers de celle de
- la lumière : quant au rapport il est très approximativement égal à io8 , or, dans l’électrolyse, ce rapport est io3 pour l’hydrogène, soit mille fois plus petit : la charge étant la même, la masse de la particule cathodique serait le millième de celle de l’atome d’hydrogène.
- Ces corps radio-actifs émettent trois espèces diverses de radiations. Les radiations a très peu pénétrantes sont chargées d’électricité positive et forment la plus grande partie des rayons émis. C’est sous leur influence que l’air deviendrait conducteur de l’électricité. Elles seraient constituées par des projections de particules ayant à peu près la dimension de l’atoine d’hydrogène, c’est-à-dire mille fois plus grosses que les particules des radiations {i : leur vitesse est égale au dixième de celle de la lumière.
- Les radiations (ï seraient tout à fait semblables aux rayons cathodiques d’un tube de Crookes. Elles sont chargées, comme eux, d’électricité négative et sont déviées par l’aimant en sens invers des radiations X. Leur vitesse est voisine de celle de la lumière et elles produisent des effets photographiques.
- Les radiations y ne sont pas déviables par le champ magnétique et seraient tout à fait analogues aux rayons X; leur vitesse, d’après M. Blondlot, serait exactement celle de la lumière.
- En dehors de ces diverses espèces de radiations, les corps radio-actifs émettent, en quantité infiniment petite, une sorte de gaz, pouvant être condensé à — i5o° et constitué d’après M. Ramsay par de l’hé-
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- lium. Cette émanation donne aux corps avec qui elle est en contact une radio-activité temporaire.
- Il est vraisemblable que c’est à la substance matérielle fort ténue qui accompagne les effluves radio-actifs que sont dues quelques-unes des propriétés observées, notamment la radio-activité induite et la condensation de la vapeur d’eau. La radio-activité induite est ce phénomène en vertu duquel tous les corps radio actifs, surtout en solution, communiquent pour quelque temps à l’enceinte leur radio-activité. Il paraît évident qu’il s’agit alors de particules matérielles, puisque la radio-activité induite ne se produit pas à travers le mica et le verre. De même la propriété de condenser la vapeur d'eau doit être due aux particules matérielles entraînées par le rayonnement; c’est une propriété commune à toutes les poussières. Il semble donc que les atomes de toute matière se désagrègent lentement et que cette dissociation soit l’un des phénomènes les plus universels.
- Mais ces particules, nommées plus haut matérielles, ne sont pas, en réalité, formées de matière proprement dite, et se rapprochent bien plutôt de l’éther. L’expérience prouve en effet que les effluves engendrés pendant la radio-activité possèdent des caractères identiques, quel que soit le corps employé et quelles que soient les méthodes usitées pour les produire. Qu’il s’agisse de l’émission spontanée du radium, des effluves engendrés par un métal recevant l’action de la lumière, ou encore de ceux provenant d’une ampoule de Crookes, les particules émises ont les mêmes propriétés et ne possèdent aucune des caractéristiques du corps dont elles proviennent. La vitesse immense de ces particules est la preuve qu’on se trouve en présence d’une force entièrement nouvelle. Ce n’est que dans les vibrations de l’éther qu’on avait observé jusqu’alors des vitesses aussi considérables, expliquées par son élasticité ; pour des projections de particules aucune explication analogue ne peut être invoquée.
- On a été ainsi amené à admettre que les atomes dissociés se transforment en atomes d’électricité ou électrons dont la masse est, d’après M. Kauffmann, entièrement électromagnétique. Mais ces atomes électriques possédant avec la matière une propriété commune, l’inertie, variable il est vrai avec leur vitesse, on peut penser qu’ils forment une transition entre l’éther et la matière, et concevoir 4 stades successifs de la matière : le premier stade constitué par l’éther.
- Le deuxième stade constitué par la matière ordinaire formée d’atomes composés d’énergie condensée sous une forme particulière d’où résulte la forme, le poids et la fixité.
- Le troisième stade est représenté par l’atome dit électrique, substance intermédiaire entre la matière et l’éther. La matière a perdu son poids, son inertie n’est plus constante, et sa fixité semble transitoire.
- La dernière phase d’existence de la matière serait celle où l’atome électrique ayant perdul’individualité, c’est-à-dire la fixité s’évanouirait dans l’éther. Ce serait le terme ultime de la dissociation de la matière. R. Y.
- Les chemins de fer électriques en Italie (Eleciro-technische Rundschau). — L’exploitation électrique avec accumulateurs entreprise par les chemins de fer méridionaux n’a pas fait ses preuves. En conséquence le ministère des chemins de fer a autorisé la compagnie à suspendre l’exploitation électrique sur les
- lignes Bologne-San Felice-Poggio Rusco et Bologne-Modène, et à reprendre l’exploitation primitive à vapeur.
- Par contre l’essai avec trôlet aérien entrepris par la firme Ganz et C° de Budapesth sur les i 58 km de lignes Lecco-Colico-Sondrio et Colico-Chiavenna a répondu pleinement à toutes les exigences. Il y a peu de jours eut lieu, à l’occasion de la réunion "des Chambres de commerce de "Milan, Lecco et Chiaven-na, une assemblée des intéressés qui décida de demander au Ministère l’extension immédiate de cette exploitation électrique sur le tronçon Milan-Lecco.
- D’autre part les résultats de l’exploitation électrique établie sur les 70 km du tronçon Milan-Yarèse-Porto Ceresio, équipés avec le système du troisième rail, sont tout à fait encourageants. La circulation sur cette ligne qui relie Milan au lac de Nigano, a pris par suite du tarif réduit et de la rapidité des trains, un essor surprenant dont la compagnie se félicite au point de vue financier.
- Aussi projette-t-elle l’extension de l’exploitation électrique avec le même système du troisième rail sur les lignes Varèse-Laveno jusqu’au lac et Sallarate-Sexto Calende-Arona jusqu’au lac. Après l’installation de ces lignes, Milan sera relié directement par quatre lignes électriques avec les lacs |de l’Italie du Nord. R. Y.
- Nouvelle station italienne de télégraphie sans fil destinée aux communications transatlantiques
- (Electrotechnische Rundschau). — Une grande station de télégraphie sans fil doit être établie dans le domaine des chasses du Roi d’Italie, San Rossore près de Pise. M. Marconi est venu de Londres pour choisir un terrain favorable et a trouvé un grand emplacement situé à une dizaine de kilomètres de la mer. Le Roi d’Italie, revenant de sa visite en Angleterre, était à San Rossore et a reçu Marconi avec la plus grande amabilité.
- Les travaux pour l’installation de cette station vont commencer immédiatement : une tour de 6o mètres de hauteur contiendra les instruments nécessaires à la réception des ondes ; on prévoit aussi l’installation d’ateliers et de logements pour le personnel.
- La liaison sera d’abord établie avec la République Argentine ; ensuite on a en perspective d’assurer le service avec les stations marconiennes d'Angleterre, du Canada et des Etats-Unis. L’emplacement choisi doit, au dire de Marconi, convenir parfaitement à la radio-télégraphie. B- ^ •
- Expériences sur le corps à émanation de M- Gie-sel, par E. Goldstein (Mémoire présenté à la Société allemande de Physique/séance du i3 novembre 190‘i). (Voir les Verhandlungen, p. 392-404-)
- L’auteur présente les résultats de ses expériences sur le corps à émanation de M. Giesel. Ce corps, ie" cemment retiré de la pitchblende, paraît être voisin du cérium quant à son caractère chimique ; il mont te les phénomènes d’émanation dans une mesure erni-nente. En raison de la pénétration peu considérai e de cette émanation, l’auteur supposait que 1 air lui même exercerait une forte absorption sur cette de ^ nièrè, de façon que ses effets s’exalteraient dans e. enceintes vides d’air. Cette supposition est en e e confirmée par les essais résumés dans la prese ^ communication. Quant à savoir si c’est ou bien^ gaz ou tout simplement une forme d’énergie speci qui, en partant de la substance, donne lieu à la lunl
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
- IX
- nescence observée, les expériences de l’auteur sont plutôt en faveur de cette dernière hypothèse. En refroidissant au moyen de l’air liquide les tubes vides d’air renfermant la substance active, l’auteur observe une luminescence très marquée de la paroi, luminescence qui, loin de se produire dans les portions les plus froides plongées dans l’air liquide, paraît limitée à une zone immédiatement en dessus du niveau de l’air liquide. C’est dire que ce phénomène est caractéristique d’une température définie, supérieure à la température de l’air liquide. L’auteur constate encore que l’émanation primaire est émise même à la température de l’air liquide; il ne croit pas l’énergie d’émanation en question identique avec celle de l’émanation du radium, dont elle se distingue en premier lieu par l’absence d’une coloration des tubes et en second lieu par la pénétration excessivement petite qu’elle possède. A. G.
- Déperdition de l’électricité dans l’air, par R.
- Bœrnstein (Mémoire présenté à la Société allemande de Physique, séance du i3 novembre iqoS). (Voiries Verhandlungen, p.4o4-4ï3.)
- M. R. Rœrnstein vient de faire des expériences sur la déperdition de l’électricité dans l’air. La conductivité de l’air atmosphérique s’est dans les recherches récentes montrée dépendante de bièn des facteurs, dépendant à leur tour des conditions locales. En se servant de l’appareil à dispersion de MM. Elster et Geitel, l’auteur a obtenu les résultats suivants :
- Le contact de l’eau ne paraît pas influer sur la conductivité de l’air d’une façon appréciable tant qu’on se sert d’une quantité d’eau limitée et bien close.
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- Lorsque d’autre part c’est une masse d’eau continuellement renouvelée qui agit sur l’air, la conductivité de cette dernière s’accroît distinctement. Il paraît résulter de ce fait ainsi que de la conductivité considérable de l’air du sol que dans l’eau étudiée 1’ « émanation », à laquelle on attribue ordinairement les effets en question, n’est présente qu’en quantité très faible, qu’elle peut être communiquée à l’air où elle ne donne lieu à une modification sensible qu’après que l’air a été exposé au contact d’une quantité d’eau suffisamment grande. Comme l’auteur ne s’est jamais servi dans son laboratoire de radium ou de substances analogues, ses essais ne sauraient être» affectés par ces corps. A. G.
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- A partir du 7 Janvier 1904 un des vagons-lits du train « Paris-Rome » partant de Paris, le Jeudi continuera jusqu’à Palerme et reviendra, à. partir du 12 du même mois, par le train partant de Rome le Mercredi (départ de Palerme le Mardi).
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- X
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
- BIBLIOGRAPHIE
- fl est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Traité pratique de traction électrique, par MM. Barbillion et Griffische, t. II (2, volumes de 700 pages chacun et 960 ligures). Bernard et Cie, éditeurs. Paris.
- Dans le deuxième volume de cet important ouvrage dont nous avons lu, l année dernière, lors de 1 apparition du premier volume à signaler les tendances utilitaires et pratiques, s’affirme davantage encore l’esprit spécial qui a présidé à la confection de ce traité.
- Comme le premier volume, le second comporte encore cinq chapitres (vi à x). Dans le premier (chapitre vi) sont examinés tour à tour, d’une manière très complète, les divers trucks d’automotrices et de locomotives, la caisse, généralement sacrifiée dans les ouvrages analogues, le matériel roulant accessoire (saleuse, balayeuse, arroseuse, etc.) Les divers types de freins électriques magnétiques, mécaniques ou mixtes, et surtout les freins à vide et à air comprimé (Soulerin, Westinghouse et Chrisiensen) font l’objet d’une étude détaillée ainsi que l’éclairage et le chauffage des voitures, les signaux avertisseurs, etc.
- Le chapitre vu est tout, entier consacré à l’étude des tramways électriques. On y trouvera avec plaisir un projet complet de dépôt de traction et d’atelier de réparations, ainsi que l’étude financière d’une entre-
- prise de traction. Les divers types de réseaux urbains, suburbains, interurbains, sont examinés successivement, avec plusieurs projets types et de nombreux calculs et devis d’installations. A titre d’exemple, plusieurs installations dans chaque cas sont sommairement décrites. En vue de condenser le plus possible celles des données numériques propres à ces installations présentant un caractère d'intérêt plus spécial, les auteurs n’ont pas craint d’employer le style télégraphique, ce dont nous ne saurions que les féliciter. A citer l’étude des réseaux de Bordeaux, Poitiers, Lugano, des chemins de fer Nogentais, des voies ferrées du Dauphiné, de la Compagnie générale parisienne de trarmvays (traction mixte), des Tramways de Paris et du département de la Seine. L’appendice attenant à ce chapitre contient deux projets complets, aux points de vue technique et économique - de tramways interurbains à grands parcours, l’un à courant continu, l’autre à courants alternatifs, un cahier des charges type et d’intéressants renseignements statistiques.
- Les chemins de fer électriques constituent l’objet du chapitre vm. On connaît factuelle importance du sujet. Après une étude générale comparative, bien conduite, des tractions électriques et à vapeur, les auteurs examinent successivement les caractères de
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- 2° Des billets d’aller et retour de famille de lre, de 2° et de 3e classe comportant des réductions variant de 20 p. 100 pour une famille de deux personnes à 40 p. 100 pour une famille de six personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue, avec un minimum de. 300 kilomètres aller et retour compris. .........
- La famille comprend : père, mère, enfants, grand-père, grand'mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 p. 100 du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 Janvier 1904
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- XII
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 2 Janvier 1904
- la traction métropolitaine, les raisons justifiant l’établissement de ces réseaux, les,modes de transmission d’énergie, d’alimentation des moteurs, d’exploitation qui leur sont applicables, enfin les prescriptions intéressant la sécurité publique.. A citer la description des divers métropolitains aériens et souterrains (Bjidapesth, Paris, Londres, Liverpool, Chicago, New-York et Berlin), avec les cônes comparés de ces diverses installations. La traction de banlieue à grande vitesse est également étudiée (projet type et monographié des lignes Nantasket-Beach, Wannsee-Bërlin, Versailles-Invalides). La traction interurbaine à grande vitesse (Dusseldorf-Crefeld, Valteline, Milan-Gallarate, etc.) a dans ce chapitre l’importance qu’elle comporte. Avec la traction des chemins de> fer secondaires (Berthoud - Thonne, Stuttgard-Cannstadt, etc.), et l’application de l’électricité aux services auxiliaires des chemins de fer (parcours uiEains des grandes lignes : Baltimore-Ohio, Aus-terlitz-quai d’Orsay ; manutention électrique des wagons).
- « La traction électrique des trains rapides clôt le chapitre vin. Cette dernière partie, fort impor-tanté, après une étude technique et économique de la ' question, se termine par les essais de Berlin-Zossen et l’examen du curieux système de la traction tangentielle,
- Dans le chapitre ix sont examinés les services spéciaux de traction électrique, savoir les trottoirs roulants et monorails (plate-forme mobile de l’Exposition de igoo, monorails de Barmen-Eberfeld et Liverpool-Manchester, etc.) ; les chemins de fer industriels et miniers, avec une étude détaillée du matériel et des installations de cet ordre ; les chemins de fer sur fortes rampes, partie dans laquelle à côté d’une étude théorique, nous remarquons de nombreux exemples d’installations (Zermatt-Gorner-grat, Stanstadt-Engelberg, Yungfrau, Fayet Saint-Gervais-Chamonix, chemin de fer de la Mure, etc.) ; la traction électrique sur les canaux (belges : Bruxelles-Charleroi ; français : Aire et Deulc ; allemands : canal de Finow.) — L’étude des automobiles électriques, dans ce qu’elles ont d’essentiel, et surtout l’examen détaillé des divers systèmes et installations de traction par trôlet aérien des automobiles sur route (Vedovelli, Lombard-Jerîn, Stoll, Siemens, etc.) terminent le chapitre ix.
- Le chapitre x, Législation, comprend, classés très méthodiquement, la législation organique des chemins de fer d’intérêt local et des tramways, les lois et décrets relatifs aux chemins de fer et aux tramways, les circulaires officielles et instructions, enfin la législation spéciale relative à la traction électrique.
- L’exécution typographique est généralement satisfaisante. Nous ne saurions en dire tout à fait autant ;,pour la table, qui, bien que très, méthodique et très
- - complète, n’indique-pas sous une forme suffisamment
- claire les divisions de l’ouvrage en chapitres et des chapitres en parties.
- Tel est, esquissé à grands traits, le contenu du second volume de l’ouvrage, qui est considérable et qui nous semble avoir pleinement rempli le but que s’étaient proposés les auteurs, à savoir de « résumer les connaissances que doit posséder sur la matière tout ingénieur, tout exploitant, tout praticien s’occupant de traction électrique. »
- Diagrammes et surfaces thermodynamiques
- par J.-W. Gibbs, traduction française de M. G. R0y’ chef des travaux de physique à TUniversité de Dijon* avec une introduction de M. B. Brunhes, professeur k l’université de Clermont (Scientia, novembre igo3 C. Naud, éditeur).
- Cet opuscule est la traduction française des deux premiers mémoires de M. Gibbs parus de 1873 à ..1878 dans les «Transactions ofthe ConnecticutAca-demy ». Les lecteurs pourront se rendre compte des idées si originales de M. Gibbs sur la représentation géométrique des phénomènes thermodynamiques par des diagrammes et par des, surfaces. Ce sont les idées de M. Gibbs qui ont surtout suggéré à M. van der Waals et à l’école hollandaise leurs beaux travaux sur la représentation graphique des équilibres au sein des mélanges. A. B.
- Leçons d’électricité industrielle, par J. Pion-chOn, directeur de l’Institut électrotechnique de l’Université de Grenoble (Tome II, ier fascicule, Gratier et Rey, éditeurs, à Grenoble.
- Le tome II de ces leçons doit comprendre : Induction magnétique. Induction. Alternoélectrocinétique. Alternoélectromagnétisme, Electroénergétique.
- L’auteur et les éditeurs ont décidé de faire paraître dès maintenant le premier fascicule : Induction magnétique et Induction. La partie complémentaire paraîtra au commencement de l’année 1904.
- Comme dans le premier volume, l’auteur s’attache à présenter avec clarté les éléments d’électricité et de magnétisme applicables à l’électrotechnique. L’ouvrage est imprimé en deux caractères. Le lecteur pourra à une première lecture laisser de côté le texte complémentaire. L’auteur s’est souvent attaché à décrire les différents appareils les plus ingénieux ou récents. Le fascicule se termine par l’exposé succinct des applications de la bobine d’induction à la production d’étincelles propres à l’allumage électrique des moteurs à gaz et à pétrole ou au tirage des mines ; à la production des rayons de Rœntgen et à l’alimentation 'des appareils producteurs des ondes électriques pour la télégraphie sans fil. La dernière leçon enfin comporte les principales méthodes de mesure des coefficieuts d’induction. A. B.
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Éleetriques — Mécaniques — Thermiques
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- SOMMAIRE
- Pages
- A. BLONDEL. — Sur le mécanisme de l’arc électrique entre charbons, d’après un mémoire de
- Mme Hertha Ayrton (fin)................................................................. . 41
- GIN. — Fabrication électrique de l’acier (procédé Gin)............................................. 48
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Télégraphie t L’ondomètre^et son emploi, par Johannes Dœnitz............................ 58
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Note de M. Marchand snr la perturbation magnétique du 3i octobre 1903 et note
- sur une nouvelle ampoule de Crookes, par M. Oudin................................................. 66
- Sur la mesure de l'effet des ondes électriques à distance au moyen du boloinètre, par M. Tissot .... 66
- Sur la suppression de l’hysLrésis magnétique par l’action d’un champ magnétique oscillant, par M. Ch.
- Maurain.......................................................................................... 67
- Influence des gaz sur la séparation des métaux par électrolyse : séparation du nickel et du zinc, par
- MM. Hollard et Biïrtiaux......................................................'................... 69
- American Institute ofElectrical Engineers: Bases expérimentales de la théorie de la chute de tension
- dans les alternateurs, par B.-A. Behrend. . ...................................................... 70
- Mise à la terre des conducteurs comme protection contre la foudre, par R.-D. Mershon................... 73
- Essais des appareils électriques à la tension diélectrique, par P.-H. Thomas. ......................... 75
- Institution of Electrical Engineers : Quelques notes sur les essais d’échauffement des machines électriques,
- par Carter...................................................................... y................ 77-
- SU PPLÉIYIENT
- Eu théorie de l’ozoniseur Siemens, par E. Warburg.— Nouveau galvanomètre. — Le feu dans le chemin de fer suspendu de Elberfeld. — Appareil automatique pour taxer les conversations téléphoniques interurbaines. — Transformation du radium en hélium. — Nouveaux camions électriques. — La fête de Gilbert à Londres. — Historique des installations électriques en Allemagne..........................
- Littérature des périodiques et brevets..............................................................
- XIV
- XIX
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- TLTV
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 9 Janvier 1904
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- La théorie de l’ozoniseur Siemens, par M. E.
- Warbtjrg (Mémoire présenté à la Société allemande de Physique, séance du i3 novembre igo3). (Voiries Verhandlungen, p. 382-3g2.)
- L’ozoniseur Siemens , fréquemment employé au laboratoire et dans la pratique industrielle, comprend 2 milieux diélectriques entre les surfaces bien polies desquelles est renfermé le gaz à ozoniser : ces surfaces étant portées à des différences de potentiel élevées, les courants de charge alternatifs produisent un effet ozoniseur. Ce dispositif qui, par conséquent n’est autre qu’un condensateur composé, est opéré dans les laboratoires au moyen d’une bobine d’induction et dans la technique au moyen d’une machine à courants alternatifs. L’auteur applique ses déductions mathématiques aux dernières expériences de M. Gray, résumées dans une récente séance de l’Académie des Sciences de Berlin; ce savant a déterminé la capacité apparente d’un appareil Siemens de forme tubulaire rempli d’air sec. En se servant de ces données, l’auteur évalue à i 65o volts le potentiel minimum entre des cylindres coaxiaux de rayons égaux respectivement à 0,84 et 0,92 cm. D’autre part, le potentiel minimum d’une pointe négative constituée par un fil de platine de 0,2,5 mm de diamètre et placée en regard d’une plaque mise à la terre et distante de 3 cm, est dans l’air libre égal à 2 240 volts. Le potentiel qu’il faut appliquer à l’arma ture extérieure afin de donner lieu à une décharge au sein du gaz, paraît être d’environ 5 000 volts; en adoptant ce chiffre, on trouve la valeur de 3 880 volts pour la différence de potentiel minima entre les 2 surfaces vitreuses cylindriques qui produit une décharge au sein du gaz, les surfaces vitreuses étant distantes de 0,8 cm, et leur diamètre étant de o,.9 cm en moyenne. Le potentiel explosif à l’air libre entre des sphères métalliques de 1 cm de de diamètre est du même ordre de grandeur pour une distance explosive de 0,8 cm. Une fois qu’on connaît ce potentiel minimum, le courant de production se produisant dans l’appareil Siemens, la quantité d’ozone que doit fournir ce dernier pour chaque valeur de potentiel appliquée se calcule par la théorie de l’auteur au moyen des résultats de M. Gray. A. Gradenwitz.
- Nouveau galvanomètre. Zeitschrift fiir Electrotechnik, décembre. — Un nouveau galvanomètre a été présenté par M. W. Einthover à l’Académie royale d’Amsterdam. Il consiste en un fil de quartz argenté qui est suspendu dans un champ magnétique puissant. Quand le courant traverse le fil, il est dévié
- verticalement de la direction des lignes de force. La déviation est mesurée avec un microscope.
- M. Einthover est arrivé à perfectionner tellement cet instrument que des courant^ de io~12 ampères peuvent être mesurés facilement. En faisant varier les tensions du fil de quartz, on peut faire varier la sensibilité. L’image du fil est projetée sur un écran et photographiée par un appareil d’une construction spéciale.
- Le feu dans le chemin de fer suspendu de Elber-feid. Zeitschrift fiir Electrotechnik.- — Le feu a été occasionné par la.coïncidence de plusieurs circonstances malheureuses. Un train avait dépassé un peu sa position d’arrêt : le wattmann voulut le faire reculer en renversant le courant alors que, parla rupture d’une partie isolante, un court-circuit avait lieu. Le wattmann voulut alors couper le courant de la voiture par le disjoncteur, mais un arc se maintint, qui fit fondre le coffret d’aluminium enveloppant l’interrupteur. Des gouttes de métal en fusion pénètrent dans la voiture et y mirent le feu : aucun accident de personne fut à déplorer.
- D’ailleurs il y a sur le chemin de fer suspendu d’Elberfeld une série de dispositifs de sécurité. Le wattmann peut, de la voie, se mettre en communication avec la station la plus proche qui, si le train est hors de service, peut lui envoyer un train de secours en l’espace de deux ou trois minutes. R. Y.
- Appareil automatique pour taxer les conversations téléphoniques interurbaines. Zeitschrift fur Electrotechnik, décembre. —Un appareil américain, nommé calculographe, destiné aux communications téléphoniques interurbaines, enregistre automatiquement la durée de la conversation et la taxe à percevoir. L’appareil est très simple. Il consiste en un cadran, deux petits leviers et une ouverture dans laquelle on introduit de petits cartons assez semblables aux tickets de chemins de fer. Quand quelqu’un demande une communication interrurbaine, il est inscrit sur une liste et reçoit un carton. Quand la communication est établie et que la conversation commence , l’employé introduit le carton dans le calculographe, celui-ci imprime automatiquement le commencement de la conversation lorsqu’on appuie sur le levier de gauche. Une fois la conversation terminée, il faut presser le levier de gauche et la fin de la conversation est inscrite avec la taxe à payer. Cet appareil — sorte de taxemètre pour le téléphone — est très employé en Amérique. On le trouve aussi appliqué en Allemagne, en Angleterre et au Japon.
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 9 Janvier 1904
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- Les interrupteurs a huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que Ton utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à-1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 .500 volts.
- Modèle F, forme K, pour chargés de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné a distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
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- XVI
- Supplément|à L’Éclairage Électrique du 9 Janvier 19C4
- Cet appareil peut d’ailleurs recevoir beaucoup d’applications pour le contrôle dans les fabriques.
- R. V.
- Transformation du radium en hélium. Zeitschrift fur Eiectrotechnik. — Sir William Ramsay a fait le
- novembre devant la Royal Society of London une conférence, dans laquelle il a parlé de la tranforma-tion, découverte précédemment par lui, du radium en hélium. Le gaz qui émet le radium présente d’abord à l’analyse spectrale les raies du radium. Ce spectre commence à changer vers le quatrième jour, et les raies de l’hélium apparaissent ; le douzième jour, la transformation est complète. Pendant ce temps, le poids du sel de radium a diminué imperceptiblement.
- Nouveaux camions électriques. — Des camions électriques pesant 4 tonnes et pouvant porter 5 à 7 tonnes de poids utile ont été mis dernièrement en circulation à Chicago. Chaque voiture est équipée avec une batterie de 44 éléments d’une capacité d e ‘i,8o ampère-heures pour un courant de décharge de 70 ampères. La batterie, du poids de 1 35o kg est suspendue sous la voiture à des crochets et peut être mise en place soit par le côté, soit par en dessous au moyen d’un monte-charges électrique : les contacts s’établissent d’eux-mêmes lorsqu’on fait cette opéra-' tion. Un type de ces voitures est muni, à l’essieu arrière, de deux moteurs de 3 chevaux dont le méca-• nisme de réglage est à côté de la place du conducteur. La direction est effectuée mécaniquement à l’aide d’une manivelle. La vitesse maxima est i3 km à l’heure. Un autre type de voitures, dont la vitesse
- maxima est 12 km à l’heure comporte à chaque roue un moteur de a chevaux, avec un moteur de 1 cheval pour la direction de l’essieu avant. R. V.
- La fête de Gilbert à Londres. Electrotechnische Zeitschrift, décembre iyo3. — U y a eu trois cents ans le 10 décembre que le célèbre médecin et savant D1'Will. Gilbert est mort. Pour son trois-centième anniversaire, l’Institution of Electrical Engineers a proposé une fête et remis, pour cette circonstance au bourgmestre de Colchester (lieu de naissance de Gilbert), un historique exposant, comment Gilbert présenta ses expériences électriques à la reine Elisabeth.A cette fête, le professeur Sylvains P. Thomson fit un discours dans lequel il fitres sortir le mérite et la science de Gilbert, et surtout parla de l’œuvre considérable « De Magnete » qui parut en latin l’an 1600 et qui, au moins cent ans plus tard, tenait encore sa place comme ouvrage classique sur le magnétisme et l’électricité. La réputation de Giibert vient de ses découvertes sur le magnétisme et l’électricité et il peut, à juste titre, être regardé comme le père de cette science/Ses travaux dans le domaine scientifique sont d’autant plus dignes d’admiration qu'ils eureut lieu à une époque où régnait le dogmatisme et le sophisme. Gilbert a émis aussi, depuis trois cents ans, cette opinion que la terre elle-même est un grand aimant, et a fabriqué avec de la pierre d’aimant une boule qui devait servir à la compréhension de cette théorie. Il a aussi découvert la déclinaison de l’aiguille aimantée, et montré qu’elle varie pour des differents points du globe. Ses travaux dans le domaine électrique en font aussi un initiateur : ses expérien-
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- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 p. 100 en lre classe et de 20 p. 100 en 2e et 3° classes.
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de lr0, de 2° et de 3e classe comportant des réductions variant de 20 p. 100 pour une famille de deux personnes à 40 p. 100 pour une famille de six personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue, avec un minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend: père, mère, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être proion gée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 p. 100 du prix primitif du billet pour chaque prolc/ngation. , ~ v . ....
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- J VII
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- Compagnie des" Mines d’Aniche................................................... 7 —
- Société Anonyme des Mines d’AIbi................................................ 2 —
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..................... 5 —
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët;. . 1 —
- Usine électrique de Capdenac.................................................... 1 —
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- XVIII
- Supplément à L'Eclairaye Electrique du !) Janvier 1904
- ces sur ce sujet sont décrites dans la deuxième partie du livre « De Magnete », et cette partie figure in extenso dans la traduction anglaise qu’en a donné le professeur Thomson. R. V.
- Statistique des installations électriques en Allemagne. — L’Electrotechnisehe Zeitschrift donne une statistique détaillée des installations électriques en Allemagne, indiquant pour près de x ooo villes ou particuliers, le système de distribution, la force motrice génératrice, la charge normale des machines et des accumulateurs, le nombre de lampes à incandescence et à arc, la force motrice, le nombre des compteurs, la date d’ouverture de l’exploitation, la valeur ,de la tension employée et des observations particulières.
- Cette statistique se résume dans le tableau d’ensemble ci-dessous :
- Tableau I
- . SYSTÈME NOMBRE d’instal • lations. CHARGE des machines en kilowatts. CHARGE des accumulateurs en kilowatts. CHARGE totale.
- Courant continu avec accumulateurs . * . 738 187 466 63 607 a5i 073
- Courant continu sans accumulateurs . . . 28 6 170 6 170
- Courant alternatif monophasé ou diphasé . 45 3o 490 60 80 55o
- Courants triphasés . 59 80 75g 2 024 83 283
- Générateurs monocycliques . . . - j , • 2 O P* GO iùo 97°
- Systèmes mixtes : Triphasé et continu. 55 82 219 20 251 102 47°
- Alternatif et continu. 12 7 446 5g5 8 041
- 482 55y
- Ces 939 installations se répartisseut en 906 endroits. Pour quelques petites installations, les indications manquent sur les charges des machines et des- batteries, mais les sommes ci-dessus n’en sont affectées que d’une façon négligeable.
- Tableau II
- nature de la force motrice. nombre d’installations. charge totale des machines en kilowatts.
- Vapeur ......... 552 3i6 235
- Eau 98 24 85i
- Gaz 61 6 378
- Electricité (d’une autre ins-
- tallation) 4 256
- Vent 1 220
- Systèmes mixtes :
- Eau et vapeur (pour perte ou pour réserve) 196 41 861
- Eau et gaz (pour perte ou
- pour réserve) 10 804
- Vapeur et gaz (pour perte
- ou pour réserve) 4 2 143
- Eau et moteurs à benzine. 6 263
- Eau, vapeur et gaz. . . . I 96
- Electricité et vapeur (pro-
- venant d’une autre station). 4 1 953
- Electricité et eau (prove-
- nant d'une autre station). 2 3io
- Tableau III
- Jusqu’à 100 kilowatts 101 à 5oo —
- 5oi à x 000 —
- xooi à 2000 —
- 2001 à 5000 —
- Plus de 5 000 —
- NOMBRE
- des installations électriques
- d’après la charge des machines seules. d’après la charge totale (machine et accumulateur).
- 494 339
- 320 422
- 55 90
- 27 39
- 26 3o
- *7 *9
- 989 6 939
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 Janvier 1904
- XIX
- Tableau IV
- Divers : Lampes à incandescence de
- 5o watts. ...................... . 5 o5o 584
- Lampes à arc de io ampères. . . . g3 4^5 Moteurs électriques chevaux. . . . 218953
- Réduit en ldmpfes à incandescence dé 10 bougies, en comptant les lampes à arc de 10 ampères pour 10 lampes et le cheval (force motrice)
- pour 18 lampes. . . .............9923888
- =r 496 294 kw.
- Compteurs électriques............... 2o3 j58
- Tableau V
- Entrées Nombre
- en exploitation. d’installations.
- Jusqu’à la fin de 1888 13
- Entrées
- en exploitation. Dans l’année
- Jusqu’au Ier
- 1889 1800 1891 ï892 1:893 1894 1:895
- 1896
- 1897
- 1898
- 1899
- 1900
- 1901
- 1902 avril 1903
- Nombre
- d’installations
- 7
- 8 i3 22 3i 36 63 74
- 104
- 130
- 137
- 137
- 83
- 44
- 12
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES ET B RE VÊTS
- Câbles sous-marins du monde. Eleclrical Review (N-Y), t. XLIII, p. 224, i5 août 1908. —D’après un récent discours de AI. Ch. Bright, au Congrès de Londres, la longueur totale des lignes sous-marines du globe serait actuellement supérieure à 200 000 milles marins, soit plus de 370000 km, et représenterait une dépense d’environ 1 2Ûo millions de francs capital d’une valeur actuelle beaucoup plus grande. La production et la pose journalières de câbles sous-
- marins de la Grande-Bretagne atteint environ 100 milles marins ou i85 km. L’orateur estime le prix de fabrication du câble à 2 020 fr par kilomètre, et à la moitié en plus celui de la pose du kilomètre. La durée est évaluée à 3o ans au moins ; l’entretien est estimé à 80 ou 110 fr par kilomètre, sauf les imprévus: dans une année, on expédie actuellement plus de 6.000.000 de câblogrammes.
- P.-L. C,
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- 12 Grandeur
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- ------------------- ;
- L’appareil représenté ci-contre permet de supprimer les conducteurs électriques balants des lampes mobiles, il se pose facilement, fonctionne très bien même exposé aux intempéries et soumis à de hautes tensions. Son emploi est indiqué :
- 1° Dans les installations luxueuses où les
- conducteurs balants sont d’un aspect disgracieux.
- 2° Dans les ATELIERS, USINES, quand ces conducteurs balants risquent d’être accrochés accidentellement par des grues, ponts roulants, pièces encombrantes.
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- Supplément à' L’Éclairage Electrique du 9 Janvier 1904
- XX
- La vitesse des véhicules et la sécurité publique, par Louis Bell. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIH, p. 21 i-ai2, i5 août ipoL — L’auteur attribue les accidents de plus en plus fréquents provoqués par les voitures à moteurs sur la voie publique, moins à l’imperfection du matériel de freinage, qu'au défaut d’éducation des conducteurs qui se rendent rarement compte de la distance sur laquelle ils peuvent arrêter leur voiture aux différentes vitesses. L’auteur rappelle à ce propos une publication de M. J.-D. Iveiley où sont, consignés les résultats d’essai d'arrêt de voitures automotrices pesant environ 18 tonnes, et aune allure de 19 à 29 km à l’heure. Les arrêts s’effectuaient sur des distances variant de 3o m avec les meilleurs freins mécaniques, à 61 m avec des freins à main donnant leur effet maximum. En adoptant un coefficient de sécurité de 5o p. 100 pour tenir compte de l’état de la voie et du matériel, la zone dangereuse peut être estimée à 45 m et 90 m pour les deux types de freins. Si le conducteur n’a pas devant lui une longueur de voie libre égale au double au moins de celle de la zone dangereuse, il devra, en toutes circonstances, réduire sa vitesse ; l’auteur estime que pour des voitures sur rails utilisant la voie publique, la vitesse de 24 km à l’heure doit être considérée comme un maximum. P.-L. C.
- Pose et ancrage de haubans. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 100, 18 juillet igo3.— Le journal décrit, avec figures, un système de haubans pour lignes aériennes, se composant d’une cuvette allongée en fonte, traversée sur ses deux bords, dans la largeur, par une tringle qui se replie sous forme de
- fourche et s’accroche au câble du hauban. Pour poser cette sorte d’ancre, on fait, dans le sol, un trou oblique, au moyen d’une sonde, et l’on y introduit la cuvette avec sa fourche dans le sens de la longueur On remplit le trou de terre tassée, après quoi un cheval est attelé à la tiungle. La cuvette se place à angle droit avec la tension de la fourche et se fixe solidement dans le sol. P.-L. C.
- Grue électrique, système Bail. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 191, 8 août 1903. — Ce système se propose de renfermer dans un seul et même appareil élévateur le mécanisme élévateur et le moteur, de façon à fournir un tout transportable en divers points d’un atelier. L’appareil se compose d’une vis suspendue à une corde, à une barre ou à un support muni d’un système de galets lui permettant de rouler sur une traverse ou un pont. L’induit d’un moteur est creux et sa cavité forme écrou avec la vis, de sorte que la rotation du moteur fait monter ou descendre la vis. Pour augmenter l’échelle des déplacements verticaux, la vis peut être faite tubulaire et l’arbre de l’induit peut porter un deuxième écrou tournant sur une vis pleine glissant dans la vis tubulaire. Un interrupteur coupe automatiquement le circuit, quand le moteur atteint les limites de ses déplacements. P.-L. C.
- Distribution triphasée à moteurs à haute tension, par F.-G. Perkins. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 1 i3-i 16, 20 juillet 1903. — L’emploi de moteurs à haute tension branché directement sur la ligne .de transmission n’est pas la pratique commune ;
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- Billets d’Aller et Retour collectifs de 2e et 3 classes à très longue validité pour familles.
- Du 1er octobre au 15 novembre 1903, il est délivré par les gares P.-L.-M. aux familles composées d’au moins 3 personnes, des billets d’aller et retour collectifs de •>e et 3° classes, pourHyères et toutes les gares P.-L.-M. ituées au delà, vers Menton. Le parcours simple doit sêtre d’au moins 400 kilomètres.
- La famille comprend : père, mère, enfants ; grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables jusqu’au 15 mai .1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennnant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. Le coupon d’aller de ces billets n’est valable que du 1er ucobre au la novembre 1903.
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d'un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des suivantes. Arrêts lacultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- La demande de billets doit être faite 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- Billets d’Aller et Retour, de famille, valables 33 jours.
- Il est délivré, du 15 octobre au 15 mai, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de 1'°, 2° et 3e classes, pour les stations hivernales suivantes rHyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Va-lescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité de ces billets (33 jours) peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennant ie paiement pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. —
- Arrêts facultatifs à toutes Tes gares situées sur l’itinéraire.
- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9 Janvier 1904
- XXj
- il existe cependant quelques grandes installations qui alimentent directement de grandes unités, soit dans des usines, soit dans des sous-stations où le courant alternatif est transformé en courant continu. Un des types le plus intéressant de ce système est l'installation d’Allgeau (Suisse), où le courant produit aux stations d’Au et Thalerschachen, est distribué sur une longueur de 5o km au^î villages situés entre Wangen et Leutkirch. L’énergie hydraulique est empruntée à l’Argen, sous une chute de 7 m à Thalerschachen et de 9,9 m à d’Au. L’équipement électrique est fourni par la maison Oerlikon ; il se compose dans chaque station de trois génératrices triphasées de 5 000 volts, à 5oo tours par minute et 5o périodes. Les excitatrices sont calées directement sur l’arbre. Les lignes de transmission sont placées sur poteaux de ri m enfoncés de i,8 m dans le sol et imprégné de sublimé. Deux lignes passant à Wangen alimentent, l’une un moteur synchrone de 100 chevaux, 5 000 volts de la fabrique de cellulose, l’autre un moteur de 42 chevaux de la papeterie. Deux uutres lignes fournissent le courant aux sous-stations d’Isny et de Leutkirch. P.-L. C.
- L'électricité dans les mines, par S.-F. Walker. Electrical Review, (N.-Y.), t. XLIII, p. i5a-i54, 1e1’ août iqo3. — Sous ce titre, l’auteur Continue la série de ses articles sur les applications de l’électricité dans les mines. L’importance de ces applications ressort de ce fait caractéristique que, sur deux séances du Congrès de l’Institution des Ingénieurs miniers , l’une d’elles est réservée aux questions électriques. L’auteur analyse successivement les communications qui y ont été présentées.
- La première traite de la traction pneumatique et électrique dans les mines, en présentant un résumé de la pratique américaine. Contrairement à ce que l’on voit au Royaume-Uni, les mines américaines emploient presque toutes les locomotives électriques. 11 n’y a en tout cas qu’une hésitation entre la locomotive électrique et celle à air comprimé ; cette dernière est bien plus encombrante que la locomotive électrique. Les mines américaines sont d’ailleurs très peu profondes ; la pénétration des locomotives se fait donc sans grands frais; de plus, comme il y a très peu de gaz, à une faible profondeur, les étincedes du trôlet présentent moins de dangers. Dans les mines anglaises, le développement des locomotives est d’ailleurs entravé par le peu de hauteur des veines dont les meilleures sont épuisées; il n’est pas rare de rencontrer des veines exploitées à 3o cm de hauteur. Dans ces conditions, la construction des galeries devient très onéreuse, surtout quand elles
- doivent livrer passage à des locomotives. Pour réduire la dimension de ces dernières, on est amené à employer de l’air comprimé jusqu’à 70 kg par centimètre carré mais cette compression élevée donne lieu à des fuites à peu près inévitables dans le sol tourmenté des mines. Une grande partie de la discussion qui suivit cette communication roula sur la préférence à donner au courant triphasé ou au courant continu. Bien que le professeur Silvanus Thompson soit partisan du premier système, l’auteur estime que le mode de distribution doit être approprié à chaque cas particulier.
- P.-L. C.
- Réduction électrolytique par le chlore. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 194, 8 août 1903. — Au récent congrès de la « Faraday Society », M. Swin-burne a rendu compte de son procédé de réduction des sulfures par le chlore, procédé combiné par lui en collaboration avec M. Ashcroft. Le procédé consiste essentiellement à attaquer par le clilore les sulfures fondus, le soufre est libéré et condensé, et le minerai reste à l’état de chlorures. Ce résidu est traité chimiquement ; le zinc déplace presque tous les éléments constituants du minerai et le chlorure de zinc résultant est traité par l’électrolyse ignée qui libère le chlore pour un nouveau cycle d’opérations. Ce procédé fournit presque tous les métaux à l’état élémentaire, sauf le fer et le manganèse qui se retrouvent à l’état d’oxydes supérieurs. Les premiers peuvent être traités en vue de leur emploi pour la peinture. L’application du procédé a été faite aux mines de Broke'n Hi 11. Le minerai est broyé et introduit daus un récipient en fer doublé d’argile réfractaire. Le chlore est introduit à la partie inférieure par une tuyère en charbon. Il se produit une réaction exothermique, rendant inutile tout calorique extérieur. A la fin de l’opération, le minerai est projeté dans l’eau et filtré. La gangue, les chlorures de plomb et d’argent restent dans le filtre; le premier est séparé, le second est fondu avec, du plomb pour extraire l’argent et un peu d’or. Le produit filtré est traité par du cuivre spongieux pour précipiter du plomb et de l'argent en solution, puis par du zinc pour précipiter le cuivre. Du chlore transforme les sels ferreux en sels ferriques, d’où on le précipite sous forme d’oxyde hydraté. On recueille donc une solution de chlorure de zinc, que Ton évapore et fond. Le chlorure de zinc provenant delà réduction du plomb est mélangé au sel et le tout est électro-lysé, sous une tension de 4 volts, en vase clos maintenu à une pression intérieure légèrement inférieure à l’atmosphère pour éviter les fuites du chlore. Les
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 9 Janvier 1904
- dépenses de ce traitement sont évaluées à environ 3^ fr la tonne. P.-L. G.
- Progrès dans la soudure des rails, par G.-E. Walsh. ElectricalReview (N.-Y.), t. XLIII, p. 111-1 r 3, 20 juillet 1903. — Cette application de la soudure électrique semble être sortie des difficultés du début où le nombre de rupture des soudures en service était considérable. Ces accidents se produisaient surtout aux trous d’éclissage des rails existants, et on y a remédié en étendant la soudure à toute la,surface couverte par les éclisses. Le succès de l’opération dépend principalement de l’habileté du monteur ; ce dernier est pourvu aujourd’hui d’un wagonnet à trô-let comportant tout l’outillage nécessaire. Le nettoyage du joint a une très grande importance; il se fait aujourd’hui par une soufflerie à sable fin : à cette fin, un compresseur actionné par le moteur du wagonnet emmagasine de l’air comprimé dans un réservoir, d'où il est envoyé dans un malaxeur mécanique et projeté avec le sa,ble sur la surface à nettoyer au moyen d’une lance. Les rails sont ensuite très exactement nivelés au joint ; une petite grue vient portèr l’appareil à souder en regard du joint. Pendant l’opération, un courant d’eau fourni par une petite pompe rotative refroidit le transformateur et la surface des rails; cette eau est refroidie dans un réfrigérant à air comprimé. Le courant est fourni par un transformateur avec primaire à deux bobines de 40 tours chacune. Des mâchoires viennent serrer fortement les rails l’un contre l’autre au moyen d’une pression hydraulique variant entre 2 et 35 tonnes; l’expérience a montré qu’il est de toute nécessité de
- faire varier plusieurs fois cette pression pendant l’opération jusqu’à un moment critique où le courant est coupé et les rails serrés avec un effort maximum que l’on maintient jusqu’au refroidissement. Le joint est finalement rodé au moyen d’une roue à émeri, de façon à présenter une continuité parfaite. L’opération dure de deux à trois minutes, et consomme 22a ampères, à 5oo volts. Outre la suppression des trépidations si désagréables pour les voyageurs, la soudure des rails procure une réduction notable dans l’entretien du matériel roulant ; elle évite aussi les accidents dus à la rupture des boulons et aux déplacements des éclisses. P.-L. C.
- Camion automobile à quatre moteurs. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. i32, 26 juillet 1903.— Ce camion est monté sur un truck de 5 tonnes et construit par la ce Electrical Vehicle C° » de Hartford (Connecticut). Les quatre roues sont motrices et pourvues de paliers à rouleaux; les quatre moteurs sont fixés au corps du véhicule et entraînent les quatre roues au moyen de chaînes à rouleaux. Le truck avant se compose de trois roues et la direction se fait électriquement au moyen d’un secteur engrénant avec une vis sans fin qui peut être embrayé à volonté sur un moteur de direction. L’angle de direction se reproduit sur une manette placée à côté du coupleur; il est de 90° quand on veut faire pivoter la voiture sur elle-même; la direction à'900 du truck avant coupe automatiquement le courant sur les roues arrière. La batterie d’accumulateurs a une capacité de 200 ampères-heure; elle est suspendue en 3 points, ce qui permet de la maintenir horizontale malgré l’inclinai-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 9 Janvier 1904
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- son des trucks. Elle pèse i 5oo kg et peut néanmoins être retirée par un seul homme. Le coupleur permet de donner quatre vitesses avant, une position de freinage électrique et trois vitesses arrière. Le conducteur a aussi à sa disposition un frein à pédale. La disposition à quatre moteurs permet de répartir également la charge sur les quatre roues; elle réduit le poids-mort par essieu et l’effort de traction de 5o p. ioo; elle diminue les chances de patinage et facilite le réglage de la vitesse pour des charges lourdes. Sa voiture peut marcher à 29 km à l’heure, et se prête particulièrement au passage des rues très fréquentées. P.-L. C.
- Expériences sur la perte de poids du radium-
- Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 126-127, 25 juillet igo3 , d’après Physikalische Zeitschrift, 1e1’ juillet igo3. — Les résultats des expériences de Heydweiler indiquant une perte de 0,02 mg sur une préparation de radium fourni par Haën, a provoqué de divers côtés des essais dans ce sens. En décembre 1902, E. Dorn renferme, dans un petit tube, 29,9 mg de bromure de radium pur de Buchler et Cie. Le tube était en verre d’Iéna exempt d’alcalis, long de 6 cm, épais de o,3 mm et d’un diamètre extérieur de 4,6 mm. Un contrepoids formé d’un tube de même longueur et rempli de sable, était muni comme le tube à bromure de radium d’un oeillet, et chacun d’eux était accroché au fléau d’une balance. Le poids des tubes est de 1 1084 à 1 1088 gr; la balance était portée, dans une selle voûtée d’observatoire; elle était pourvue d’un miroir et une. lunette permettait d’observer les déviations ; une cloche à double paroi en zinc nu recouvrait complètement la balance sauf un petit orifice pour l’observation garni de verre. Pour prévenir des perturbations dues aux charges statiques, deux tubes remplis de chlorure de radium étaient placés sous la balance. Des mesures hydrométriques étaient effectuées pendant les lectures. Dans chacune d’elles, le résultat fut qu’une perte de poids supérieure à 0,001 mg pendant trois mois ne pouvait se présenter, alors que d’après les expériences d’Heydweiler cette perte aurait dû être d’au moins 0,01 x mg. Pour établir une comparaison entre la radioactivité des corps employés pendant ces mesures et celles d’Heydweiler, on se servit de l’électroscope d’Elster et Geidel; ce qui montra que le bromure de radium qui a servi à l’auteur est beaucoup plus actif que celui d’Hevdweiler.
- P.-L. C.
- Conditions de l’électricité dans les Indes, par A.-C. Hobble. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. iio-iii, 25juillet 1903. — Tandis que les chemins de fer et d’autres branches de l’activité industrielle se sont considérablement développés sous l’influence anglaise dans les Indes, l’électricité ne semble pas avoir suivi ces progrès. Il est extrêmement difficile pour des industriels non anglais d’obtenir des concessions du gouvernement britannique sans le paiement de lourdes redevances. D’autre part, les trois quarts de la population est composée d’indigènes pauvres et réfractaires à toute civilisation; la main d’œuvre est excessivement bon marché; les coolies sont payés de 0,40 fr à o,5o fr par jour; la force motrice mécanique doit donc être peu coûteuse pour pouvoir lutter contre la concurrence indigène et ce n’est que dans les installations hydroélectriques qu’on Peut espérer atteindre ce résultat. L’éducation élec-trotechnique fait d’ailleurs complètement défaut ; mais une chaire d’électricité est projetée pour l’Uni-
- versité de Madras. Ce n’est que depuis quelques années que les installations hydroélectriques ont commencé à se développer. En juillet 1902, a été terminée la station de là rivière Cauvery, sous la direction du gouvernement de Mysore ; une chute de 120 m environ est utilisée pour transporter 5 000 chevaux, sous 3o 000 volts, aux mines d’or de Kolar, à 148 km. La puissance minima de la chute, pendant la période de sécheresse, est de 12000 chevaux, et les mines d’or de Kolar sont en voie de doubler leur demande.
- Les dépenses successives de la distribution d’énergie et de lumière dans les grandes cités ont empêché la création de stations centrales. Les mines indiennes peuvent fournir la tonne de houille à 35 fr; mais le pouvoir calorifique de ces charbons n’est que de 60 p. 100 de celui des houilles anglaises; le transport des machines anglaises ou américaines en augmente singulièrement le prix à pied d'œuvre. Si d’autrepartles installations hydrauliques progressent si peu, cela tient à l’irrégularité des pluies et des cours d’eau et aussi au manque de débouchés industriels de la force motriee, qui se limite presque entièrement aux petits ventilateurs d appartement.
- P.-L. C.
- Procédé de nickelage Th. A. Edison. Electrical Review (N.-Y.), t. XL1I1, p. 22g, i5 août 1903. — Des feuilles ou pièces de fer quelconque sont d’abord recouvertes d’un mince dépôt de nickel dans le bain électrolytique ordinaire. Puis ils sont portés dans une chambre en fonte fermée hermétiquement ; on fait alors passer dans cette chambre un courant de gaz non oxydant, tel que de l’hydrogène, jusqu’à ce que tout l’air primitif soit chassé. On chauffe alors jusqu’à la température de soudure de la mince couche de nickel sur les pièces de fer. Enfin on chasse l’atmosphère d’hydrogène chaude par un courant d’hydrogène froid. La soudure du nickel sur le fer est si parfaite que des plaques de fer nickelées de cette façon peuvent être laminées et estampées sans que la couche de nickel se fendille, comme c’est le cas avec le procédé ordinaire. L’inventeur prétend qu’en raison de la faible couche de nickel nécessaire pour l’application de ce procédé, le nickelage revient meilleur marché que l’étamage.
- P.-L. C.
- Démarrage des moteurs asynchrones, procédé A. P. Zani. Electrical Review (N.-Y.), t. NLIII, p. 260, 22 août 1903. •— L’introduction et la mise hors circuit de résistances dans le secondaire des moteurs asynchrones ne se font guère sans production d’étincelles qui peuvent présenter de graves inconvénients dans certaines industries. Pour remédier aux manifestations de ces résistances, l’inventeur introduit en série dans les circuits secondaires deux systèmes de résistances en parallèle. L’une de ces résistances a un coefficient de self-induction faible et une conductibilité faible également ; l’autre résistance est faible et son coefficient de self-induction élevé. Au démarrage. la fréquence des courants induits étant très élevés la majeure partie de ces courants passe dans le circuit de faible inductance, mais de résistance élevée. L’inverse se produit au voisinage du synchronisme, et les courants induits rencontrent de moins en moins de réactance. Cette dernière peut être modifiée plus efficacement encore au moyen de pièces de fer dont les déplacements, sous l’effet de la force
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- centrifuge, font varier la réluctance du circuit magnétique. P.-L. C.
- Pivot Alton pour compteurs électriques. Elec-
- trical Review (N.-Y.), t. XLIII, p.. ‘228-229, id août 1903. — Dans les compteurs ordinaires, l’usùre rapide du pivot sur la pierre précieuse qui le supporte provient de la difficulté de tremper convenablement la pointe du pivot qui ne forme qu’une faible partie de la niasse de l’arbre. Pour y remédier, l’inventeur constitue la pointe au moyen d’un fragment de corde à piano trempé séparément à tel degré de dureté que l’on veut et inséré ensuite dans l’extrémité du pivot. Cette dernière est composée d’un petit cône en laiton qui se visse dans l’arbre du compteur ; de la sorte la pointe du pivot n’est pas en contact avec l’acier du pivot qui s’amiante fortement et nuirait à l’enlèvement de la pointe. Le petit cône en laiton porte une partie méplate qui permet de la dévisser aisément. Quant au rubis il est inséré sur un petit support cylindrique s’engageant librement dans une vis creuse et poussé contre l’épaulement de la partie supérieure de cette vis par un petit ressort à boudin maintenu par la tête inférieure de la vis qui est également démontable. Ainsi, la pointe du pivot et le rubis peuvent être retirés de l’appareil sans que l’on ait à ouvrir la boite du compteur. Pour obtenir un réglage parfait de l’arbre en hauteur, la vis creuse précédente est vissée dans une douille filetée intérieurement çt extérieurement ; et qui se visse dans le bâti du compteur, Quand la douille est dans la positin choisie, une petite cloche formant contre-écrou vient couvrir tout le système et préserve le pivot de la poussière.
- P.-L. C.
- Rhéostat circulaire W. C. Yates. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 106, 1e1' août iqo3.— Ce rhéostat se compose de deux spirales de métal pour résistances, que l’on dispose suivant deux tores à génératrices concentriques, dans deux gorges circulaires concentriques d’un bloc d’ardoise, porcelaine, etc., d’où les spires des résistances émergent légèrement. Les gorges sont ensuite remplies d’un mélange de substances réfractaires, à base de ciment de Portland, le mélange fluide se solidifiant en séchant ou sous l’effet de la chaleur. Une manette se déplace sur la surface émergente des spires et permet d’en introduire le nombre voulu dans un circuit.
- P.-L. C.
- Un nouvel agent lumineux. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 1447 ier août igo3. — Le chimiste allemand Hermann Blau a réussi à séparer, par rectification, le méthane et l’hydrogène des autres éléments constituant le gaz d’huile; le mélange est comprimé et liquéfié à 40 atmosphères dans des récipients en acier. D’après le Manuel de chimie de
- Fischer (1900), les prix comparatifs des divers agents lumineux sont:
- Par 100 unités calorifiques Prix
- Pétrole :
- Bec plat ,. . ..................0,1070 fr
- Bec rond........................o,o865 »
- Alcool : incandescence. . . 0,1080 »
- Gaz de houille..................o,o53o »
- Electricité.....................o,3a45 »
- Acétylène.......................0,1070 »
- à 0,1900 »
- Le nouveau mélange liquéfié reviendrait à 0,070 fr par 100 unités calorifiques, y compris le transport. Les facilités de son emploi et la beauté de sa lumière en font un concurrent redoutable pour le pétrole, l’alcool, l’acétylène et même l’électricité.
- P.-L. C.
- Galvanisation électrique du fer, procédé Gold-berg. Electrical Review (N.-Y,), t. XLIII, p. 106, ier août 1903. — Le chimiste russe Goldberg a fait breveter un procédé de galvanisation du fer qui, contrairement aux procédés actuels, donne une couche de zinc bien blanche et bien adhérente. On prépare un bain électrolytique en dissolvant 10 gr de chlorure de zinc et 10 cm3 de pyridine dans environ 1 litre d’eau et en ajoutant une quantité d’acide chlorhydrique suffisante pour dissoudre le sel produit. Au lieu de pyridine, on peut employer quoique avec moins de succès une combinaison d’azote avec un radical organique, telle que les amines, amides, cya-hides, nitriles, etc. Le courant nécessaire est de 3,i ampères par décimètre carré. Le zinc sert d’anode etle feràrecouvrir de cathode. Dans quelques essais, on a pu obtenir ainsi un dépôt bien blanc, très dense et même brillant dans quelques cas.
- P.-L. C.
- Réduction électrique du protoxyde de nickel, procédé G. Egley. Electrical Review (N. - Y. ),. t. XLIII, p. 191, 8 août 1903. — Dans la réduction des oxydes métalliques au four électrique, le métal fondu a une tendance à s'unir au carbone des électrodes. Pour éviter cet inconvénient, l’inventeur dispose au-dessus du bain en fusion et au-dessous de l’électrode une couche de 2 cm, d’une scorie inerte, infusible, mais conductrice. Une telle couche de scorie est disposée sur l’électrode inférieure avant la fusion, et comme elle se maintient à peu près solide à la température de fusion, elle ne peut se déplacer dans le bain. La scorie est constituée par de la magnésie rendue conductrice par l’addition 4e spath-fluor, d’oxyde de titanium, etc., dans la proportion de 20 à 45 p. 100 en poids. Le courant le p’us approprié a une densité de courant de 2 ampères par centimètre carré. P.-L. C.
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- Tome XXXVIII. Samedi 16 Janvier 1904. Il* Année. — N» 3-
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- Pages
- DE VALBREUZE. — Les arcs au mercure- ......................... . 8i
- SOCIÉTÉ ÉLECTROMÉTALLURGIQUE DE SAINT BÉRON. — Usine des Gorges de Chailles. . . 89 SOLIER. — Les cabestans électriques du port d’Anvers . ........... 94
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Télégraphie sans fil : Système Fessenden . . .......................................
- La sécurité de la télégraphie salis fil.........................................
- Sur le mécanisme de la propagation électrique, par M. Kenniîly..................
- Applications de la télégraphie sans fil aux chemins de fer......................
- Accumulateurs : Accumulateurs nouveaux. Elément secondaire, .par Hatcii (i3 février 1903)
- Elément secondaire, par Hatch (14 juin 1899)....................................
- Améliorations apportées aux accumulateurs, par P. Schmitt et C. Fabvre..........
- Améliorations aux éléments secondaires, par Cyrill Mackinnon....................
- Batterie d’accumulateurs, par Ch. Kennedy.......................................
- Génération : Sur les pertes dans le fer des dynamos, par A. Press...............
- Distribution : Procédés de combinaison des résistances, par E.-F. Northrup..........
- Traction : Formule rationnelle de la résistance des trains, par J.-B. Blood.........
- L’éclairage électrique des trains, par R. Gcetze................................
- Salon de l’automobile : nouvelles applications de l’électricité à la propulsion mécanique. Radio-activité : Radiation pénétrante provenant de la surface de la terre, par Lester Cooke
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Prix pour l’année 1903......................................
- Société des Ingénieurs civils : Assemblée générale..................................
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- SUPPLÉMENT
- Le train automobile du colonel Ch. Renard. —Chemin de fer électrique de Wetzikon-Meslen (Suisse). — Un trottoir roulant à New-York.—Projets de traction électrique sur de grandes lignes de chemin de fer en Autriche. — La télégraphie dans le monde entier, en France et dans ses colonies. — Quelques grandes installations électriques en Europe effectuées parla maison Oerlikon.— Sur les phénomènes
- en jeu dans la lampe Cooper Hewitt.—Théorie ionique de l’arc. — Chute de potentiel dans l’arc. — L’éclairage au moyen de tubes à vide et son emploi pour la photographie.— Progrès de la construction des turbines à vapeur en Amérique. — Influence delà forme de la courbe dans la méthode de
- deux wattmètres pour la mesure de la puissance d’un courant triphasé....................... xxvi
- Liste des brevets d’invention.....................................................................xxxm
- Bibliographie . Lettre de M. Emile Guarini. — Annuaire pour l’an 1904 publié par le bureau des longitudes.
- — La législation des chutes d’eau, par Paul Bougault. — Avis : Eclairage de la ville d’Eu. . . . xxxv
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 Janvier 1904
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Le train automobile du colonel Ch. Renard (Salon de Vautomobile içjo'S). — L’idée du colonel Renard repose sur deux principes : la propulsion continue et le tournant correct. Ces principes ont été signalés à l’Académie des sciences, par M. Maurice
- Lévy.
- La voiture de tête produit 1 énergie qu elle transmet à chaque véhicule. Celui-ci au moyen d’un dispositif récepteur utilise cette énergie pour actionner son essieu d’arrière. C’est donc un automobile. Le colonel Renard réalise la transmission entre la voiture génératrice et les véhicules du train au moyen d’un arbre moteur longitudinal courant tout le long du train, formé de tronçons montés sous chaque châssis. La liaison entre ces tronçons s’effectue par une bielle de Cardan. Ce dispositif assure la propulsion continue.
- f Le colonel Renard a établi un attelage spécial entre les voitures pour assurer le tournant correct. Lorsque la voiture de tête décrit un cercle, tous les véhicules du train doivent décrire le même cercle. L’attelage se compose de trois pièces : l’empattement a, le timon b et la queue c. La condition géométrique pour que le tournant soit correct est que l’on ait la relation
- c2 = -j- b-
- II a été nécessaire d’adapter à ces attelages des ressorts compensateurs pour assurer la bonne marche du train en particulier lorsque le train quitte la ligne droite pour décrire une courbe et aussi pour faciliter le démarrage.
- Enfin le dispositif de l’arbre longitudinal, qui assure la propulsion continue et utilise l’adhérence de toutes les voitures, a de plus l’avantage de permettre le freinage tout le long du train au moyen d’un seul frein agissant sur l’arbre puisqu’alors celui-ci ne tournant plus, les voitures ne peuvent avancer.
- La voiture génératrice a un changement de vitesse et peut réaliser des vitesses variant entre 16 et 72 km à l’heure, d’après la charge. Le train est susceptible de monter toutes les pentes inférieures à 10 p. 100.
- L’invention du colonel Renard ne s’applique pas seulement à la traction militaire. Elle peut très bien s’adapter aux besoins industriels et commerciaux.
- Le train présenté au Salon de l’automobile se composait d’une voiture génératrice (moteur à pétrole de 5o chevaux) à laquelle étaient attelés différents véhicules tels que voitures ordinaires, fourragères ou fourgons.
- Chemin de fer électrique de Wetzikon-Meilen (Suisse). — Ce chemin de fer a été ouvert à l’exploitation le 3 octobre dernier. C’est une ligne interurbaine de 22,000 km de longueur.
- L’énergie électrique est fournie aux voitures sous forme de courant continu à 700 volts (prise de courant sur ligne ancienne, retour par les rails). Cette tension de 700 volts prend un certain développement en Suisse, car les poids de cuivre nécessaires pour les lignes électriques avec une même perte pour cent de tension, sont inversement proportionnels aux carrés des tensions employées. L’économie de cuivre réalisée par cette tension de 750 volts sur la tension
- de 55o volts (limite supérieure en France, en courant continu, pour les lignes aériennes de tramways) est de 46 p. 100. L’usine hydro -électrique de Beznau fournit l’énergie électrique sous forme de courant triphasé à 25 000 volts et 5o périodes par seconde. Il y a 4o km environ entre cette usine et la sous-station de Grünigen, où sont installés trois transformateurs statiques de 160 kilowatts chacun, tournant à 1 000 tours par minute, et produisant du courant continu à 700 volts.
- La ligne primaire à haute tension est exploitée par la Société qui possède l’usine de Beznau. Celle-ci dispose d’une puissance totale de 8 000 chevaux à peu près qu’elle utilise pour distribuer la force et la lumière. La sous-station est exploitée par la Compagnie de chemin de fer.
- L’énergie électrique revient à la Compagnie à raison de 5,5 centimes le kilowatt-heure. Ce prix est relativement peu élevé. Mais la Compagnie de chemin de fer a installé dans la station de transformation une batterie-tampon de 376 éléments d’une capacité dé 270 ampères-heure, pour la charge de laquelle on a installé un groupe survolteur.
- Quant à la ligne aérienne, elle se compose d’un fil de trôlet de 8 mm de diamètre et est alimentée par deux feeders en cuivre nu de 90 mm carrés de section qui partent de la sous-station placée à peu près à mi-chemin. Vers les points terminus, la ligne aérienne est double. La ligne comprend 14 sections et les interrupteurs sont placés dans les stations. Chaque section peut être mise hors circuit sans que le courant soit interrompu dans les sections avoisinantes. Enfin elle est munie d’un parafoudre avec soufflage magnétique empêchant l’arc de persister.
- L’équipement électrique des voitures comprend quatre moteurs du type Oerlikon calculés pour une puissance de 22 chevaux à la jante et une tension de 357 volts. Ces quatre moteurs sont en deux groupes de deux moteurs en série. Chaque moteur actionne un essieu, avec simple rapport de vitesse (1 à 5). Des régulateurs du système série-parallèle, avec soufflage magnétique comprenant quatre touches pour la marche en série, trois pour la marche en parallèle et six pour le freinage électrique. Ce freinage s’obtient en faisant fonctionner les moteurs en générateurs et en absorbant le courant produit dans les résistances de démarrage.
- Enfin, dernier renseignement, les frais par kilomètre de ligne en exploitation, sont sensiblement de 40 000 fr.
- Un trottoir roulant à New-York. —• L'Electrical World rapporte que la Commission du « Rapid Transit » vient d’émettre un avis favorable à rétablissement d’un trottoir roulant à New-York d’après le projet du « Continuous Transportation Syndicale ».
- Ce trottoir serait installé dans un tunnel avec deux galeries, l’un pour la voie d’aller, l’autre pour la voie de retour. La traction serait électrique. 11 y aurait comme dans le trottoir de l’Exposition de 1900 trois parties juxtaposées mais animées chacune d’une vitesse propre : 4,800 km, 9,700 et i4,5oo km. Sur la plate-forme correspondant à la vitesse de i4,5ookm il y aurait des sièges disposés par rangées de trois.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 Janvier 1904
- XXVII
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL: 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TELEPHONE : 158.11 — 158.81 Adresse télégraphique : ELIHU-PARIS
- Traction électrique
- r
- Eclairage électrique Transport de force
- Matériel «le Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 44, rue des Volontaires, PARIS
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- XXVIII
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 Janvier 1904
- En supposant que tous les sièges soient constamment occupés, la ligne pourrait transporter 47 5oo voyageurs à l’heure.
- Dans le projet, les roues sont fixées au bâti supportant le système et tournent par conséquent autour d’essieux fixes. C’est alors ia voie qui forme corps avec les plates-formes et qui se déplace. On prendrait certaines dispositions pour assurer la sécurité des voyageurs, dispositions suggérées par la catastrophe du Métropolitain de Paris. Les moteurs et les câbles électriques seraient séparés du tunnel par un mur épais en béton. La ventilation serait étudiée en vue de l’élimination de la fumée, s’il s’en produisait. On emploiera des matériaux incombustibles. L’éclairage électrique sera indépendant.
- Projets de traction électrique sur de grandes lignes de chemin de fer en Autriche. Industrie Electrique, 25 décembre 1903 et Freie Presse de Vienne du 1er décembre). — «Actuellement en Autriche, au point de vue de la traction électrique, trois lignes sont particulièrement à considérer : ce sont celles de l’Arlberg, des Alpes du Sud et le métropolitain de Vienne. Le ministère des chemins de fer a déjà demandé depuis longtemps aux maisons autrichiennes s’occupant spécialement de la traction électrique, de fournir des projets détaillés ; projets qui ne peuvent être établis sans difficultés et sans frais, pour les maisons qui les étudient sérieusement.
- Les projets relatifs à la traction électrique sur la ligne de l’Arlberg ont été remis au ministère le i5 octobre dernier et y sont actuellement à l’étude. On doit remplacer sur cette ligne les locomotives à
- vapeur par des locomotives électriques, auxquelles l’énergie sera fournie au moyen de chutes d’eau. On a l’intention d’employer l’électricité, aussi bien à la traction des express que des trains ordinaires et des "trains de marchandises, en maintenant à peu près dans son ensemble la vitesse et la charge actuelle des trains.
- Parmi les nombreuses chutes d’eau situées entre Innsbrück et Bregenz, deux surtout ont appelé l’attention du ministère ; elles sont particulièrement bien appropriées au but que l’on se propose et ont une puissance suffisante.
- L’une sera créée sur l'Inn à Landeck ; étant donné le grand développement du bassin de réception de l’Inn au-dessus de Landeck, le débit est à peu près constant. Le canal d’amenée aboutira au-dessus de Landeck et les conduites sous pression déboucheront à la station.de ce nom, où sera installée la centrale, qui sera ainsi placée juste au centre de la ligne de l’Ai’lberg. La hauteur de chute sera de 70 m et la puissance, de 7 000 kilowatts environ,
- Ainsi que les calculs l’ont démontré, cette chute pourra, non seulement desservir la ligne proprement dite de l’Arlberg de Landeck à Bludenz, mais bien encore toute la ligne d’Innsbruck à Brégenz, qui a un développement de 220 km, car les trains descendant les pentes de l’Arlberg restitueront de l’énergie à la station centrale de Landeck, qui sera ainsi fortement aidée. La seconde chute prise éventuellement en considération est située dans la vallée de î’Oetz ; sa hauteur est plus considérable que celle de la chute de l’Inn, mais, par contre son débit et sa puissance sont moins considérables. »
- 1-------------------------------------------
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- L’HIVER A LA COTE D’AZUR
- Billets d’Aller et Retour collectifs de 2e et 3 classes à très longue validité pour familles.
- Du 1er octobre au 15 novembre 1903, il est délivré par les gares P.-L.-M. aux familles composées d’au moins
- personnes, des billets d’aller et retour collectifs de 3e et 38 classes, pour Hyères et toutes les gares P.-L.-M. 2ituées au delà, vers Menton. Le parcours simple doit sêtre d’au moins 400 kilomètres.
- La famille comprend : père, mère, enfants ; grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables jusqu’au 15 mai 1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennnant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. Le coupon d’aller de ces billets n’est valable que du 1er ocobre au 15 novembre 1903.
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des suivantes. Arrêts lacultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- La demande de billets doit être faite 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- STATIONS HIVERNALES
- Nice, Cannes, Menton, etc.
- Billets d'Aller et Retour de famille, valables 83 jours.
- Il est délivré, du 15 octobre au 15 mai, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de l10, 2e et 38 classes, pour les stations hivernales suivantes : Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Va-lescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité de ces billets (33 jours) peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. —
- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 16 Janvier 1904
- XXIX
- Westinghouse
- »
- Moteur asynchrone triphasé à induit enroulé et à bagues.
- Matériel électrique
- PERFECTIONNÉ
- 4b
- pour
- Traction - Éclairage
- Transport de Force
- etc.
- Installations électriques complètes
- Cife3*SjfeP
- Génératrices
- MOTEURS
- T ransformateurs
- -----------------
- Société Anonyme Westinghouse
- Capital : 20.000.000 de francs
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre Siège social : 45, rue de l’Arcade, Paris
- Agences à : Paris, Lille, Lyon, Toulouse, Nancy, Bruxelles, Madrid, Milan. Usines AU HAVRE ET A SEVRAN
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- XXX
- Supplément à L'Éclairage’Électrique du 16 Janvier 1904
- Dè même il y a un autre projet pour la partie sud des chemins de fer des Alpes. Il y a là sur le milieu du parcours une chute très importante dont la puissance normale est de 11 ooo poncelets et dépasse parfois 15 ooo poncelets. Cette énorme puissance suffira pour l’exploitation de la ligne de Villach-Klagenfurth-Gôrz-Trieste, dont la longueur totale est de 209 km. Un troisième projet concerne le métropolitain de Vienne (substitution de la traction électrique au mode d’exploitation actuel). Ce projet devait être remis le 3,i décembre. *
- « Les trains seront plus nombreux qu’avec le mode d’exploitation actuel ; caron a pris comme base des départs deux minutes et demie d’intervalle sur la ligne supérieure de la vallée de\ienne. La vitesse moyenne sera également un peu plus grande que celle atteinte actuellement, car l’accélération lors des démarrages sera à peu près double. Cela ne fera gagner que quelques minutes sur la durée du parcours total de la ligne ; et il faut remarquer que toute augmentation de vitesse entraîne une augmentation relativement considérable des frais d’établissement et d’exploitation, celle-ci n’étant nullement en rapport avec les résultats obtenus.
- L’énergie nécessaire à la traction sera exclusivement empruntée à la vapeur, car aucune chute d’eau n’existe dans les environs. Il faudra très probablement installer près de Heiligenstadt une station centrale à vapeur d’une puissance d’environ i5 ooo ki-lowats. »
- La station centrale serait, paraît-il, construite et exploitée par la Ville de Vienne qui rendrait l’énergie à la Compagnie du Métropolitain. Il est vraisemblable
- qu’au lieu du système de trains à unités multiples (Berlin et Paris) on adoptera la traction par machines électriques. Il y aura lieu d’étudier la question du choix entre le continu, le triphasé ou l’alternatif simple de même qu’entre la prise de courant aérienne et par troisième rail.
- Enfin l’auteur de l’article, un ingénieur autrichien, termine son étude par des considérations économiques et financières.
- La télégraphie dans le monde entier, en France et dans ses colonies. — U y a dans le monde entier 1 25b 098 km de lignes télégraphiques formant une longueur de fils de 5 3i 1 412 km.
- Ces lignes sont desservies par 241 169 appareils divers répartis dans 119 064 bureaux. Il y a eu en 1902-1903^306 410 996'télégrammes envoyés à l’intérieur des Etats et 5^ 3342i5 télégrammes internationaux.
- La France possède 5^i 242 km de fils télégraphiques desservis par 17 333 appareils Morse, Hughes et Baudot disséminés dans i3 963 bureaux.
- On a calculé que la moyenne des télégrammes reçus ou déposés par habitant dans l’année est de i,32 pour la France ; 1,20 pour la République Argentine'; 1,20 pour la Suisse ; 1,10 pour la Hollande; 0,90 pour le Danemark ; 0,80 pour l’Allemagne ; o,38 pour l’Italie ; o,i5 pour la Russie. Mais en Angleterre elle atteint 2,27.
- L’Algérie possède 33 926 km de lignes, 12 287 bureaux ; le Dahomey, 2 542 km de fils et 28 bureaux; la Guinée française, 1 866 km de fils et 19 bureaux; l’Indo-Chine, 17375 km de fils desservis par 271 bureaux. Enfin la Nouvelle-Calédonie a un réseau de
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Relations directes entre Parts et VItalie (viâ Mont-Cenis)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR
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- Paris à Turin, Milan, Gênes, Rome et Venise
- (VIA. DIJON, MAGON, AIX-LES-BAINS, MODANE)
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- ' Turin. . 148 f. 10
- 1 Milan. . 166 55
- De Paris à ( Gènes. . 168 40
- f Venise . 218 95
- \ Rome. . 266 70
- La durée de validité peut être prolongée d’une période unique dé 15 jours pour les billets d’aller et retour « Paris-Turin » et d’une période unique de 2’2 jours pondes billets d’aller et retour « Paris-Home », moyennant le paiement d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet. D’autre part la durée de validité des billets « Paris-Turin » est portée gratuitement à 60 jours, lorsque les voyageurs justifient avoir pris à Turin un billet de voyage circulaire intérieur italien.
- . Arrêts facultatifs à toutes les gares du parcours.
- Franchise de 30 kg de bagages sur le parcours P.-L.-M.
- Trajet rapide de Paris à Turin, Milan, Rome et Venise sans changement de voiture.
- Ces billets sont délivrés toute l’année à la gare de Paris-Lyon, dans les bureaux-succursales et dans les bureaux des agences de voyages.
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- 120 05 j Acidité 30 jours.
- 155 80 )
- 189 40 Validité 45 jours.
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- 4 » « Paris et Berlin » 18 h.
- par le Nord-Express » 16 h.
- 2 » » Paris et St-Pétersbourg » 51 h.
- par le Nord-Express, bi-hebd. » 46 h.
- 1 » » Paris et Moscou » 62 h.
- 2 » » Paris et Copenhague » 28 h.
- 2 » » Paris et Stockholm » 43 h.
- 2 » » Paris et Christiania » 49 h.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 Janvier 1904
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 16 Janvier 1904
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 16 Janvier 1904
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 46 Janvier 1904
- XXXI
- i 521 km avec 3 7 bureaux et le Sénégal possède 3 o65 km avec 35 bureaux.
- Quelques grandes installations électriques en Europe effectuées par la Maison Oerlikon. — Parmi les diverses entreprises électriques exécutées en Suisse par la Maison Oerlikon, il faut citer celle de Lucerne-Engelberg. La station centrale est à Ober-matt avec une sous-station à Lucerne. La distance entre elles est de 3o km. La force totale dont on dispose à Obermatt est de 14000 chevaux et la tension du courant produit est de 27 000 volts. Ce courant est ramené à Lucerne à 2 600 volts et est alors distribué en ville ou dans les environs. Il sert à l'éclairage* d’Engelberg et du canton d’O.bwald et à la traction sur le chemin de fer de Lucerne à Engel-berg.
- Une autre installation importante est celle de Drammen en Norvège pour l’éclairage et la distribution de force motrice. La station centrale est située près de Gravfos-Fall à 38 km de Drammen. La force utilisée est de 900 chevaux, mais elle peut être de 5 400 chevaux au besoin. Le courant est à 25 000 volts.
- Sur la frontière italo-autrichienne, l’installation de Caffaro fournit la lumière et la force à la province de Brescia. La force disponible à la station centrale est de i2 5oo chevaux. La canalisation principale vers Brescia a une longueur de 5o km. La tension est de 40 000 volts. Cette installation par son importance peut se rapprocher de l’entreprise de Bülach-Oerlikon qui par ses grandes proportions comporte d’importantes applications pratiques. Plus loin, comme adjonction à l’installation de Brescia, on alimente d’énergie une fabrique électrochimique.
- Enfin la grande entreprise électrique de la Compagnie Yaudoise des forces motrices des Lacs de Joux et de l’Orbe est terminée depuis quelques semaines. Elle distribue la force et la lumière à plus de 190 communes du pays de Yaud. La station centrale, aux environs de Yallorbe, utilise l’eau du lac de Joux par une chute d’environ 238 m donnant une force totale de 10 000 chevaux. La tension du courant produit est de i3 000 volts. A signaler, particulièrement les installations électriques des sous-stations établies par la maison Oerlikon. A. S.
- Sur les phénomènes en jeu dans la lampe Cooper Hewitt. Zeitschrift fur Electrotechnik, 29 novembre. — Des indications fournies par le Dr von Reckling-hausen à l’American Institute Electrical Engineers jettent quelque clarté sur ce sujet. M. Cooper Hewitt a étudié le mécanisme de la propagation de l’Electricité dans les gaz et a trouvé qu’il y a lieu de distinguer entre trois sortes de résistances diflérentes : i°la résistance à l’électrode positive ou anode; 20 la résistance du gaz : 3° la résistance à l’électrode négative ou cathode. Cette dernière est prépondérante. La résistance dans les tubes à vide ordinaires, tubes de Geissler et autres, est extrêmement élevée et consiste surtout en la résistance de la cathode. Si l’on désire obtenir un tube de faible résistance, il faut employer une cathode de faible résistance. D’après la définition de Cooper Hewitt il faut prendre pour cela une électrode que le courant décompose au passage, amène à l’ébullition, ou transforme d’une façon quelconque. Le mercure convient admirablement comme cathode. Le phénomène de décomposition est amorcé par un contact avec l’anode ou par le passage d une décharge à haut potentiel. La suite de la décomposition consiste dans l’évaporation, la condensa-
- tion et le transport du mercure. La tension d'amorçage du mercure varie de 6 000 à 3o 000 volts ; la tension normale nécessaire pour surmonter la résistance est de 5 volts. La moindre interruption de courant fait remonter instantanément la résistance delà cathode à sa valeur primitive. C’est sur cette propriété que repose l’interrupteur à haute fréquence de Cooper Hewitt. R. Y,
- Théorie ionique de l’arc. Ann. der Physik,n° 12.— M. Stark essaie dé donner de l’arc électrique une théorie ionique moins imparfaite que les précédentes.
- Pour simplifier, il part de l’arc au mercure qui est plus long que l’arc au charbon et présente plus nettement les quatre parties constitutives, c’est-à-dire : le point brillant provenant de la dépression cathodique chauffée à blanc, l’espace obscur qui le surmonte, la colonne de lumière positive, la surface lumineuse de l’anode. La décharge brillante n’entraîne pas nécessairement l’évaporation de la cathode ; il n’est pas essentiel non plus que l’anode émette de la vapeur. Dans toutes les décharges dans les gaz, il faut distinguer entre les électrodes négatifs et les ions atomiques positifs. Dans la flamme de Bunsen les électrons jouent un grand rôle ; dans l’arc, avec sa très haute température, ce rôle est encore plus important; on le voit à la grande susceptibilité de l’arc aux influences magnétiques. Les électrons négatifs sont engendrés par électrification delà cathode et non pas par ionisation du gaz. L’émission d’électrons de l’intérieur de la cathode est en partie favorisée par la présence d’une lumière ultra-violette, mais surtout par la température élevée de la cathode. Cette température élevée produit dans le métal une force électrique qui dirige les électrons vers l’anode.
- R. V.
- Chute de potentiel dans l’arc. Ann. de Physik, vol. 12. — M. Schulze, après une étude approfondie de la chute de potentiel aux électrodes constituées par différents métaux, est arrivé à quelques conclusions intéressantes corroborant les études de M. Stark. A cause de la fusion rapide.de la plupart des métaux, il était nécessaire de les placer dans un bloc de charbon percé à cet effet. Les métaux alcalino-terreux aussi bien que ceux du groupe Fer, excepté ce dernier, se couvrent immédiatement d’une croûte d’oxyde. Le bismuth, le plomb, l’étain, l’antimoine, l’argent, fournissent de bonnes électrodes métalliques ; le fer forme deux arcs, l’un provenant du métal, et l’autre provenant de l’oxyde de fer. Dans ces conditions il ne fut possible de comparer que des métaux appartenant à un même groupe. On trouva que, dans un même groupe, dansles séries d’éléments périodiques, la chute anodique augmente inversement au poids atomique.
- L’auteur pense que de grandes quantités d’électricité, telles que celles que transportent les courants intenses, ne peuvent passer d’un solide ou d’un liquide à travers un gaz que si la substance s’évapore à une électrode et se précipite sur l’autre ; le passage de l’électricité à travers un gaz serait donc analogue à son passage à travers un électrolyte. Au point où l’arc paraît se fixer à l’électrode, le métal est en ébullition; en doublant le courant, on ne double pas nécessairement la surface du point d’attache de l’arc : la température doit donc augmenter. R. V.
- L’éclairage au moyen de tubes à vide et son emploi pour la photographie. ElectricaL World and Engineer, n° 18. —Dans l'un des plus grands ateliers
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- photographiques de New-York, on utilise depuis peu l’éclairage artificiel, par tubes à vide. L’appareil consiste en un grand cadre d’environ i,6omde long sur i,3o m de large reposant sur un échafaudage par deux chevilles autour desquelles il peut tourner. Dans ce cadre est un seul tube à vide de i3 m de long dont les replis occupent toute la surface, le cadre est peint en blanc mat.
- Comme source de courant on emploie un transformateur à courant alternatif. Le tube a une durée d’environ i ooo heures ; l’intensité lumineuse totale atteint 200 bougies et suffit pour produire la même intensité d’impression que la lumière du jour, pour des temps de pose égaux, la consommation en watts est le cinquième de la consommation d’une lampe à arc remplissant le même office. R. V.
- Progrès de la construction des turbines à vapeur en Amérique. (Bulletiu cle VAssociation des Ingénieurs Electriciens de T Institut Monte flore). — Les revues américaines donnent depuis quelque temps des détails sur la faveur croissante dont jouit la turbine à vapeur auprès des Electriciens de ce pays.
- La Général Electric C° a monté une usine pour construire la.turbine réalisée par M. Curtis. Depuis deux ans, il a été passé des contrats pour turbo-dy-narnos pour a3o 000 HP. L’unité maximum a été de 7 500 HP.
- On sait que la turbine à vapeur peut être à réaction (genre Parson’s) ou à action (genre Laval). Dans le premier cas, l’énergie de la vapeur est transformée en mouvement par sa détente dans les aubes fixes et mobiles ; dans le deuxième cas, la vapeur détendue entièrement dans une tuyère fixe agit seulement par sa vitesse sur les aubes mobiles. Ce dernier système conduit à des vitesses de rotation énormes. Le premier oblige à multiplier le nombre de disques portant successivement des aubes fixes et mobiles.
- La tmdfine Curtis est une turbine mixte : la vapeur se détend d’abord dans des tuyères convergentes fixes puis achève sa détente dans des aubes alternativement mobiles et fixes. La vitesse de la vapeur considérable à l’entrée se perd à peu près entièrement avant sa sortie de la turbine.
- Le calcul de ces turbines consiste à faire en sorte que la puissance se x*épartisse également entre les roues.
- Ce système a donné de très bons résultats au point de vue de la consommation de vapeur. Sous une pression de 9,85 kg par centimètre cr.rré avec un vide au condenseur de 39 mm de mercure, une turbo-dynamo dont la puissance normale était de 600 kilowatts a consommé à 4^5 kilowatts 7,28 kg. à 600 — 7,16 —
- à 775 — 7,12 —
- par kilowatt-heure.
- La surchauffe procure une économie notable.
- Avec une surchauffe de 83,5 les consommations sont tombées à 6,34 kg, 6,25 kg., 6.23 kg, respectivement pour 475, 600 et 775 kilowatts.
- Une turbiné à axe vertical du même système va prochainement être mise en marche à Chicago. Elle développe 5ooo kilowatts à 5oo tours.
- La Compagnie Westinghouse a aussi créé un type de turbo-dynamo. Elle en a vendu 4 000 kilowatts depuis 4 ans et en a en construction 75 000 kilowatts. La Hartford Electric Power C° a une turbine de i5ooHP en service et va remplacer une machiné Corliss de 1000 HP par une deuxième turbine.
- Ces renseignements montrent que les Electriciens américains ont apprécié déjà le parti qu’on peut tirer des turbines à vapeur et qu’ils seront ici, comme en beaucoup de choses, les premiers à profite» des progrès réalisés par leurs concurrents européens.
- Influence de la forme de la coufibe dans la méthode des deux wattmètres pour la mesure de la puissance d’un courant triphasé. Electrotecknische 'Zeitschrift, 3 décembre, L. Bloch. — Cette méthode ne nécessite pas de connexions au point neutre et donne immédiatement la valeur du facteur de puissance par la formule
- «i est la lecture la plus élevée, a± la plus petite.
- Si à l’avance on a tracé la courbe de coscp en fonction de -^f- on obtient rapidement le facteur de puis-
- sance. Mais la valeur ainsi obtenue n’est pas exacte lorsque la force électromotrice s’écarte de la forme sinusoïdale.
- M. Bloch examine cette question. La formule donne presque toujours pour cos <p des valeurs plus grandes que celles obtenues par la mesure des puissances effective et apparente.
- Cette différence atteint parfois 5 p. 100 avec les moteurs asynchrones. Pour les moteurs synchrones excités de façon à absorber le courant minimum, on a cos cp = 1, tandis que, avec l’autre méthode, on a quelquefois de o,3 à o,5.
- Enfin, M. Bloch remarque que si un moteur asynchrone, étudié pour un cos <p déterminé avec une force électromotrice sinusoïdale, est alimenté par une onde de forme différente, il pourra avoir un facteur de puissance inférieure. La méthode des deux watt-mètres pourra généralement indiquer s’il en est ainsi, car elle donnerait, dans le cas contraire, un chiffre supérieur. A. S.
- Dynamos à tension constante Leitner et Lucas. Electrical Review (N.-Y.), t. XLI1I , p. i56, ier août 1903. — Cette invention se rapporte aux systèmes générateurs où la tension est maintenue cons-tanteparl’emploi d’une dynamo auxiliaire qui fournit aux inducteurs de la dynamo principale une excitation en opposition quand la vitesse de cette dernière croît. Dans les systèmes actuels, la vitesse peut augmenter assez pour que le courant fourni par la dynamo auxiliaire endommage les enroulements. Pour y remédier, l’inventeur insère un enroulement-série dans le champ de la dynamo auxiliaire. Dans d’autres dispositifs, où la dynamo auxiliaire fournit seulement une force contre-électromotrice, la caractéristique de la dynamo est sensiblement une ligne droite, alors qu’en pratique il est utile que cette caractéristique présente une partie concave. Pour obtenir ce résultat, l’inventeur emploie un double induit qui peut envoyer du courant dans une résistance réglable; on introduit ainsi une réaction d’induit donnant à la caractéristique la forme désirée. P.-L. C.
- Régulateur automatique pour dynamos, système Turbayne. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIIL p. 124, 25 juillet îqo3. — Ce système s’applique principalement aux dynamos destinées à l’éclairage des trains et entraînées par courroie sous une voiture. Comme la. vitesse des essieux est très variable, il est bon, pour obtenir une charge constante, de faire tourner la dynamo à une vitesse invariable. Le
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- Système de l’inventeur est un perfectionnement au brevet Gould, où la dynamo est montée de façon à pouvoir se rapprocher où s’éloigner de l’essieu qui l'entraîne, en modifiant ainsi la tension de la courroie suivant les variations de vitesse. Ces déplacements s’opèrent au moyen d’un mécanisme actionné par un moteur électrique empruntant son courant à la dynamo ; un solénoïde alimenté par la dynamo actionne un mécanisme de renversement, de telle sorte que la dynamo se rapproche ou s’éloigne de l’essieu moteur suivant que son débit augmente ou diminue.
- Dans le brevet primitif, on n’envisageait point les inconvénients d’une diminution ou d’une augmentation exagérée de la vitesse de l’essieu moteur : auxquels cas, le déplacement de la dynamo produisait ou une rupture de la courroie ou un arrêt complet. Pour y remédier, l’inventeur introduit dans le circuit du moteur qui commande les déplacements de la dynamo un interrupteur qui est mis en mouvement par le chariot même qui porte la dynamo, quand son déplacement dans un sens ou dans l’autre vient la faire buter contre un cran d’arrêt. P.-L. C.
- LISTE DE BREVETS D’INVENTION
- Déposés en Belgique du 20 septembre au 21 octobre. 1903.
- Cette liste est communiquée par M. de Felken, Ingénieur-Civil, 14, rue Sainte-Gudule, Bruxelles.
- Traction.
- G. Honald (Stuttgart). — Appareil magnéto-électrique d’allumage pour moteur à explosion avec bobine fixe. 173064.
- N.-J. Fubbs, Smith et Hartley(Louisville, E.-U.) — Appareil de désinfection pour téléphones. 173168.
- Accumulateurs.
- G. Rossel (Paris). — Perfectionnements dans les accumulateurs en plomb. 173 p5i.
- Télégraphie et téléphonie.
- Transport et mesures de F électricité.
- G.-A. Louvry (Boston). — Perfectionnements aux installations téléphoniques. 173061.
- L. Rosenfeld (Cherbourg). — Appareil de mesure de courant électrique à fil chaud. 173 219.
- La Grande Revue
- PARAISSANT LE 15 DE CHAQUE MOIS
- PRINCIPAUX COLLABORATEURS !
- Jules Claretie, Henry Chantavoine, Henry Ronjon, Armand Davot, Pierre Baudin, Clémentel, Jean Cruppi, Ignotus, Chailley-Bert, F. Funck-Brentano, A. Berget, André Messager, etc.
- Sommaire du numéro du 15 Décembre
- Henri Barbusse. . Henry Chantavoine Maurice Guillemot F. Funck-Brentano
- A. Berget......
- R. Romme ....
- Ignotus .......
- Emile Arnaud. . . H.-G. Wells. . . André Messager. . Ch. Formentin . . Paul Bluysen . . . M. Ary-Leblond . Paul Dupray. . . . Henri Chateau. . . Stéfane Pol .... X..............
- L’Illusion (nouvelle).
- A. Schopenhauer (1788-1860). A propos cle Francillon.
- A travers l’Histoire.
- A travers la Science.
- Sérums et Toxines.
- Revue Étrangère.
- Le Mouvement pacifiste. Anticipations (lin).
- Critique musicale.
- Critique dramatique.
- Vie Parisienne.
- Le Salon d’Automne. Chronique des Livres.
- Revue des Revues étrangères. Revue des Revues françaises. Sports.
- Pour Paraître en Février :
- “LE FARDEAU” par J.-H. ROSNY
- CONDITIONS D’ABONNEMENT
- UN AN SIX MOIS TROIS MOIS
- Paris................ 30 fr. 16 fr. 0 fr.
- Départements. ...... 33 fr. 1 7 fr. 1 O fr.
- Etranger............. 36 fr. 20 fr. 12 fr.
- Prix du numéro : 2 fr. 50, frais d'expédition en plus.
- Divers.
- Engel (Berlin). — Procédé et dispositif pour la fabrication par sondage électrique direct, d’objets métalliques de tout genre, notamment de ceux en tôle extrêmement mince. 173 119.
- De Bucourt (Bruxelles). — Extincteur-avertisseur électro-automatique contre l’incendie. 173 139.
- E.-J. Frénot (Paris). — Procédé d’obtention d’une nouvelle lampe électrique. 173 199,
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- La liste de ces brevets est communiquée par M. Josse, Ingénieur-Conseil, 17,boulevard de la Madeleine, Paris.
- Génération et transformation.
- Dynamos, transformateurs. —Marques. 328 164 4 décembre 1902, — Générateur d’énergie électrique.
- Siemens et Halske. — 335641. 3o septembre 1903 — Procédé pour maintenir la marche synchrone des moteurs ;
- Perret. — 335 5a 1. 22 septembre 1903. — Dispositif moteur électrique à double coupe-circuit.
- Fynn. — 335 797. 17 septembre 1903. — Moteurs à courants alternatifs.
- Compagnie de Fives-Lille. — 335 970. 14 octobre 1903. — Mise en quantité des alternateurs.
- Piles et accumulateurs. — Société civile du nouvel accumulateur électrique Oblasser Théryc. 3a8 181. 20 décembre 1902. — Accumulateur électrique.
- De Laminière. — 335 688. 14 septembre 1908. — Accumulateur électrique.
- Transmission et distribution,
- Faller. — 335 542. 24 septembre 1903. — Tableau de distribution avec signaux visuels auto-indicateurs.
- Heany. — 335 612, 29 septembre 1903. — Conducteurs électriques isolés.
- International Electric Controller Cg. — 335 712. 2 octobre 1903. — Régulateur de courant,
- Pacoret. — 335 825. 8 octobre 1903. — Moulure rationnelle pour câbles et fils électriques.
- Hottelart. — 335 p33. 12 septembre 1903. — Support isolateur et interrupteur de courant électrique.
- Application.
- Siemens et Halske. — 335 642. 3o septembiœ 1903. — Cartouche fermée et inexplosible pour interrupteurs.
- Gaiffe, d’Arsonval et Gallot. — 335 7p4- 16 septembre 1903. — Dispositif de sécurité pour transformateurs et condensateurs électriques isolés par des gaz sous pression.
- Compagnie de Fives-Lille. — 335 969. 14 octobre 1903. — Rhéostat liquide automatique.
- Télégraphie et Téléphonie.
- Société industrielle des téléphones. — 335 552. 8 septembre 1903. — Organes d’appel des bureaux centraux téléphoniques.
- Maison Bréguet. — 335 564. 25 septembre 190!. — Tableaux multiples pour bureaux centraux téléphoniques.
- Iones, — 355 602. 12 septembre igo3. — Perfectionnements aux systèmes de télégraphie.
- Haddock. — 335 83o. i3 octobre 1908. — Accessoires pour appareils téléphoniques.
- Battaglia Guerrieri. — 335 926. 27 août igo3. — Appareil télégraphique imprimeur.
- Eclairage.
- Société française d’incandescence par le gaz, sys-
- CHEMIN DE FER DE PARIS A ORLÉANS
- L’hiver à Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, etc.
- Billets d’aller et retour individuels et de famille de toutes classes.
- Il est délivré toute l’année par les gares et stations du réseau d’Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du Midi de la France :
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 23 p. 100 en 1™ classe et de 20 p. 100 en 2e et 3e classes.
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de lr0, de 2e et de 3e classe comportant des réductions variant de 20 p. 100 pour une famille de deux personnes à 40 p. 100 pour une famille de six personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue, avec un minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 p. 100 du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- TOUTE l.’JWlli:
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et deux fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg.
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne). • •
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie, Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bcmbay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebots de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Galais-Méditerranée-Express. — De Londres et Calais pour Nice et Vintimille.
- Train rapide quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de lre classe, lits-salon et slceping-car.
- L’ÉTÉ SELLEMEAT
- Engadine-Express. — De Londres et Calais pou1' Coire, Lucerne et Interlakon.
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- terne Chier. — 3st8 180. '20 décembre 1902. — Charbons minéralisés des lampes à arc.
- Bardon. — 335 528. 23 septembre 1903. — Lampe à arc.
- Dezavis et Cie. — 335 58o. 26 septembre 1903. — Appareil allumeur et extincteur des lampes à incandescence.
- Général Electric C°. — 335 607. — 29 septembre 1903. — Lampe électrique à arc en vase clos,
- Wood. — 335 609. 29 septembre 1903. — Lampe électrique à vapeur de mercure ou autre.
- Société française d’incandescence par le Gaz (système Auer). — 335777. 7 octobre igo3. —Mécanisme pour lampes électriques pour arcs longs.
- Electrochimie et Electromètallurgie
- Elektrochemische Werke G. m. b. H. — 335 568. — Obtention électrolytique de métaux alcalino-ter-reux et en particulier de calcium métallique.
- Eyde et Birkeland. — 335 692. 18 septembre 190 I.
- — Production de réactions chimiques intenses dans les combinaisons gazeuses ou les mélanges gazeux.
- Nodon. — 335 907. 14 octobre 1903. — Nouvelles combinaisons, de métaux par ionisation .
- Mesures. <
- Conrad. — 335 599. 28 septembre 1903. — Compteurs d’électricité.
- Elektrotechnisches Institut Frankfort G. m. b. H et M. Beez. — 335 814. 7 octobre igo3. — Instruments de mesures électriques.
- 335 828. 8 octobre 1908. — Amortisseur pour aiguilles d’instruments de mesure électrique.
- Divers.
- Ekberg. — 335 666. ier octobre 1903. —> Dispositif avertisseur ou d’appel pour les sourds.
- Zacharias. — 335 877. 12 octobre 1903. —- Aimant asiatique et procédé de fabrication.
- BREVETS ET BIBLIOGRAPHIE
- A la suite d’une note bibliographique parue dans le numéro du 19 décembre igo3 (n° 51 ), sous la signature J. B., M. Emile Guarini nous envoie la lettre rectificative suivante :
- Bruxelles, le 5 janvier 1904.
- Monsieur le Directeur de L’Eclairage Electrique, Paris.
- Monsieur le Directeur,
- Veuillez être assez bon de m’envoyer un exemplaire de votre numéro contenant l’analyse de ma
- brochure télégraphie sans fil. Il paraît qu’elle est loin d’être flatteuse pour moi. A propos de Y égalité (!) q= CYt, c’est un simple malentendu de la personne qui a analysé la brochure et à laquelle je ne puis écrire, la note étant anonyme. Je tiens à une rectification, non pas pour moi, mais par égard pour les deux revues où l’article a paru : le Scientific American et le Bulletin de la Société belge d’Electriciens, égards quel’auteurde la note a oubliés. Ilfautêtre réellement de très mauvaise volonté pour m’attribuer l’intention de méconnaître la formule q (charge d’un condensateur) = CV (produit de la capacité pour la pression électrique). Toutefois, dans le cas présent, il ne
- COMPAGNIE GENERALE ELECTRIQUE
- Rue Oberlin, NANCY
- Dépôt à PARIS 47, rue Le Peletier
- SOCIETE ANONYME Capital : 4.000.000 de fr.
- AGENCES :
- MARSEILLE, TOULOUSE, NANTES, REIMS
- Télégrammes : ÉLECTRIQUE NANCY
- DEPOTS
- LILLE, 86, rue Nationale ( LYON, 7, rue Grôlée
- DYNAMOS ET ÉLECTROMOTEURS
- à courant continu
- Alternateurs, Moteurs, Transformateurs
- monophasés et polyphasés
- MOTEURS ROTATIFS A VAPEUR
- Système HULT. — Breveté S. G. D. G.
- APPAREILLAGE — LAMPES A ARC
- USINES ÉLECTROCHIMIQEES DE FROUARD
- Force hydraulique de 600 chevaux pour la fabrication des
- ACCDIOLATEÜRS système PÜLLAK, B‘« S.G.D.G.
- Types stationnaires et transportables
- et des CHARBONS ÉLECTRIQUES de tous profils et dimensions
- INSTALLATIONS COMPLÈTES DE STATIONS CENTRALES POUR
- TRANSPORT DE FORCE, ÉCLAIRAGE, TRACTION
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- XXX vt
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- s’agit nullement de ceci. Il ne s’agit pas de la charge qu’un condensateur de capacité déterminée prend sous une différence de potentiel déterminée, mais bien des conditions à remplir pour qu’un cohéreur déterminé (condensateur de capacité C — donc C est une constante ici —) fonctionne.
- Si vous me permettez la comparaison, il s’agit d’une bonbonne en fer de capacité et de résistance déterminée, à laquelle il s’agit de faire faire explosion en y comprimant de l’air. Pour que la bonbonne fasse explosion, il faut que la pression de l’air dans la bonbonne soit suffisante. En faisant abstraction de la section du tube d’admission, laquelle est supposée aussi la même dans les divers essais, nous avons deux voies pour faire exploser la bonbonne : i° y envoyer de l’air sous faible pression pendant longtemps ; a0 y envoyer de l’air sous forte pression pendant peu de temps.
- Deux facteurs interviennent donc pour produire la charge nécessaire à produire l'explosion (le fonctionnement du cohéreur) la pression du gaz d’admission (la tension aux bornes du secondaire du jigger) et le temps pendant lequel le gaz est admis (le temps pendant lequel on charge le condensateur, le cohéreur).
- Ce qui semble avoir été oublié, c’est que Y n’est pas la pression électrique au moment du fonctionnement (pression dans la bonbonne), mais la pression électrique initiale, si je puis m’exprimer ainsi, celle qu’on aurait aux bornes du secondaire du jigger à circuit ouvert.
- Voici, du reste, quelques constatations pratiques. Tout récepteur comportant des condensateurs, notamment un simple cohéreur, s’il ne se trouve pas dans les conditions voulues (synthonisation)ne répond pas à un signal dont la durée serait, par exemple, d’une seconde, mais il répond parfaitement à un signal dont la durée serait, par exemple, de io secondes. J'ai vérifié le fait de différentes façons. Un potentiomètre peut appliquer aux bornes d’un cohéreur des différences de potentiel que l’on peut varier à volonté. En faisant ainsi varier la différence de potentiel, on constate que le cohéreur se charge toujours, mais que le temps qu’il met à se charger est plus ou moins long. Si on applique, par exemple, à ses bornes une différence de potentiel a le cohéreur se charge en un temps h ; si l’on applique, par contre, une différence de potentiel b > a, il se charge en un temps g < h, et ainsi de suite. Cela s’explique puisque les facteurs temps et pression interviennent pour la charge de tout réservoir d’énergie-
- Ayant été mis directement en cause, je me prévaux du droit de réponse et j’ose compter sur votre obligeance pour insérer la présente dans un de vos plus prochains numéros.
- Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, avec mes
- remercîments anticipés, l’assurance de ma considé-ration la plus distinguée.
- E. Gtjarixi.
- Annuaire pour Tan 1904, publié par le bureau des longitudes (Gauthier-Villars, éditeur).
- La librairie Gauthier-Villars vient de publier, comme chaque année, l’Annuaire du bureau des longitudes pour 1904. Ce petit volume compact contient, comme toujours, une foule de renseignements indispensables à l’ingénieur et à l’homme de science. Parmi les notices de cette année, signalons tout spécialement celle de M. P. Hatt : Explication élémentaire des marées et une Note sur la conférence géo-désique internationale tenue à Copenhague en août 1903, par M. Bouquet de la Grye.
- La législation des chutes d’eau, 2e édition par
- Paul Bougault, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- A. Gratien et S. Rey, éditeurs à Grenoble. Desforges,
- 3g, quai des Grands-Augustins, Paris.»
- Cet ouvrage présente pour les usines hydro-électriques et les agriculteurs un intérêt tout particulier. Il étudie toute notre législation en ce qui concerne les sources, les cours d’eau non navigables et les rivières classées, et précise quelques points nouveaux de la jurisprudence, notamment :
- en ce qui concerne les sources, les restrictions au droit de propriété, l’expropriation, la loi de 1902 pour les sources de faible débit, le périmètre de protection, etc.
- pour les cours d’eau non navigables, les conflits de riveraineté et de dérivation, les droits du riverain sur le lit (loi de .1898), etc.
- pour'les rivières classées, les droits de l’Administration.
- Enfin, les réformes proposées pour la législation actuelle. L’auteur y joint les textes déposés sur les bureaux des Chambres, y sont exposées d’une façon complète, le livre est aussi intéressant pour ceux qui s’occupent d’études théoriques que pour les praticiens.
- AVIS
- Eclairage de la ville d’Eu (Seine-Inférieure). — Le traité d’Eclairage de la ville d’Eu (Seine-Inférieure) expirant en 1906, l’administration municipale invite les demandeurs en concession, à présenter des propositions àl’Hôtel de Ville avant le a5 janvier 1904, tant pour l’éclairage au gaz, que pour l’éclairage électrique.
- Ingénieur électricien, diplômé de l’Ecole polytechnique de Zurich, cherche emploi en qualité de Volontaire dans bureau ou usine électrique. Ecrire à N.4564-0, chez Haasenstein et Vogler, Lugano (Suisse).
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
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- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-IA
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- Tome XXXVIII.
- Samedi 23 Janvier 1904.
- Il* Année. — N« 4.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- D E
- L’ENERGIE
- La reoroduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE' est interdite
- SOMMAIRE Pages
- VAUDEVILLE. — Les chemins de fer à traction électrique de l’Italie septentrionale. ............ iai
- C. DOMAR. — Usines de la Louzière.............................................................. i36
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Télégraphie : Quelques brevets nouveaux : Système de Forest.................................... 137
- Expériences effectuées en Angleterre avec les appareils de Forest.......................... i3q
- Radio-activité : Sur l’ionisation de l’air produite par une pointe électrisée, par Righi....... i/ju
- Distribution : Les interrupteurs pour lignes à haute tension, par A.-D. Adams............ i43
- Mesures : Mesure de la fréquence des courants alternatifs de grande fréquence, par W. Salomonson. . . . 144
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Sur la loi de distribution régulière de la force totale du magnétisme terrestre en
- France au Ier janvier 1896, par M. Mascart........................................... i47
- Sur les décharges glissantes, par M. J. de Kowalski. (Séance du 28 décembre)............. 147
- Société internationale des Electriciens : Compte rendu de la séance du 6 janvier 1904.......... 148
- American Institute of Electrical Engineers : Connexion en étoile et en triangle des tranformateurs,
- par F.-O. Blakwell..................................................................... i5o
- Câbles électriques pour haute tension, par H.-W. Fisher...................................... i56
- Les coupe-circuits d’inversion de courant et la protection des lignes, par Léonard Wilson.. 107
- Sur l’emploi des appareils disjoncteurs automatiques, par H.-J. Stott...................... i5g
- SUPPLÉMENT
- Le bureau de renseignements scientifiques. — Nouvelles installations hydroélectriques en Autriche. — Exploitation des forces hydrauliques en Russie pour la production de l’électricité. — L’équipement électrique du New-York Central Railroad. — L’échauffement des moteurs de tramways. — Equipement interurbain à Cincinnati. —Traction électrique sur le canal Erié. — Trôlet sans voie à Scrauton. —
- Tramway électrique à courants triphasés Schnyz-Seewen. — Le labourage électrique. — Nouveau système de T. S. F. Marconi. — Communication par ondes hertziennes, entre Poldhu et Gibraltar.
- — Stations de télégraphie sans fil en Italie.—Système de télégraphie sans iil synthodique permettant de communiquer dans une seule direction. — Communication par ondes hertziennes entre Berlin et la Suède. —-Installation d’un dispositif de télégraphie sans fil à Cuxhaven. — La télégraphie sans fil en Allemagne et dans les pays Scandinaves. — Influence des ondes électriques sur un jet de mercure.
- — Rendement de la lampe Nernst. — Le phénomène de l'arc chantant. — Etude des décharges d’une machine statique. — L’air comprimé et la force du vent. — L’électrolyse du chlorure de plomb
- fondu. — Effets oxydants des rayons du radium.............................................xxxvm
- Bibliographie . Les ondes hertziennes et le télégraphe sans fils, par Oreste Murani. — Transport et distribution de l'énergie par courants continus et alternatifs, par Charles Gruet. — Avis.................xlvii
- CABLES ÉLECTRIQUES
- MAISONS:
- LYON
- BORDEAUX
- G. &E.-B. delà MATEE. Eépôt : 81, rue Béaumur, Paris.
- Usines et bureaux à Gravelle-Saint-Maurice (Seine.)
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- XXXVIII
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 23 Janvier 1904
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Le bureau de renseignements scientifiques. —
- En juillet dernier, sur la proposition de M. Louis Dausset, le conseil municipal décidait la création à la Sorbonne d’un bureau de renseignements scientifiques, et mettait à sa tête M. le Dr Blondel, secrétaire général de l’Association internationale de la presse médicale, chevalier de la Légion d’honnenr.
- Le bureau des renseignements est actuellement en pleine activité ; le moment est donc venu d’en parler et d’en expliquer le mécanisme, d’autant plus qu’il est établi aussi bien pour les provinciaux que pour les étrangers.
- Le bureau se trouve dans la salle d’examen n° x, mise gracieusement par M. Liard, vice-recteur de l’Université, à la disposition du Conseil.
- L’Université, justement intéressée au bon fonctionnement d’un tel service, a assumé les frais d’éclairage, de chauffage, d’abonnement téléphonique, d’achat d’annuaire et enfin les frais de bureau. La ville accorde une subvention de 3 ooo fr.
- Le personnel se compose du D1' Blondel, directeur ; d’un secrétaire et d'un surnuméraire, employé temporairement pour la confection des fiches de renseignements, actuellement au nombre de 5 ooo.
- Ces fiches sont rangées en trois grandes catégories correspondant aux trois ordres de renseignements qui peuvent provoquer la venue d’un visiteur : établissements d’enseignement ou d’études, objets d’études, fiches nominatives.
- La première catégorie renferme le programme des cours des Facultés et des Ecoles nationales, du Conservatoire de musique et des conservatoires libres, des écoles professionnelles de la ville de Paris, de l’Ecole des sciences politiques, de l’Institut Pasteur du Musée social, des Associations polytechnique et philotechnique, etc. Dans cette catégorie figurent encore les hôpitaux, les hospices, les musées, les sociétés savantes, les publications scientifiques.
- La deuxième catégorie, beaucoup plus importante encore, détaille les divers objets d’études et les groupe : sciences médicales, sciences juridiques, lettres, beaux-arts, sciences sociales, sciences appliquées, etc., chacune de ces sections se divisant en autant de branches qu’il est nécessaire, et indiquant les jours, les heures et les endroits où l’on peut rencontrer des cours Ou des documents sur ces matières.
- Ces détails sont minutieusement circonstanciés, on y rencontre le nom du titulaire du cours, les conditions d’admission, l’époque des examens, bref tous les renseignements que l’on peut désirer.
- On voit de suite l’intérêt considérable qu’il y a,
- pour quiconque vient à Paris y étudier un sujet de quelque ordre qu’il soit, à trouvey ainsi groupés tous les moyens d’études dont il peut disposer, de façon à pouvoir choisir de suite les cours qui lui conviendront le mieux et à établir en quelques minutes, sans erreur possible, l’emploi de son temps.
- C’est en consultant ces fiches que l’on peut se rendre compte de la merveilleuse richesse de Paris en moyens d’études. Il n’était pas possible d’imaginer mieux pour mettre en évidence aux yeux des étran-gers les avantages qu’ils ont à choisir Paris comme centre de leurs études.
- La troisième-catégorie des fiches contient les noms de toutes-les personnes dirigeant un enseignement quelconque, ou public, ou privé. Pour chacune, la fiche donne l’adresse, les jours de réception, le numéro de téléphone, les heures de cours, souvent les points spéciaux sur lesquels le professeur ou le savant peut être consulté.
- Une dernière catégorie de fiches se prépare en ce moment ; ce sont les renseignements spéciaux à chaque nationalité. Dans un dossier particulier a chaque pays, l’étranger trouvera tout ce qui intéresse ses nationaux, depuis l’ambassade, le consulat, la chambre de commerce, les sociétés de bienfaisance et d’études, jusqu’à l’adresse des savants de même nationalité, avec les heures auxquelles ils veulent bien recevoir leurs compatriotes.
- Pour mieux compléter ses fiches, M. le Dr Blondel a envoyé dans tout le monde savant, une circulaire, tirée à i 200 exemplaires, annonçant la création du bureau, indiquant son but et sollicitant tous renseignements utiles. Actuellement, M. Blondel a reçu plus de mille réponses, très complètes, très précises.
- Ces résultats sont si probants, les premiers visiteurs qui sont venus au bureau de la Sorbonne en sont partis si satisfaits, que le Couseil municipal vient, sur la demande de M. Dausset, d’accorder 1 ooo fr. supplémentaires pour les frais de premier établissement.
- Le bureau de renseignements scientifiques est ouvert, chaque jour, à tous, de dix heures à midi et de une heure et demie à quatre heures; les renseignements y sont absolument gratuits. A. S.
- Nouvelles installations hydroélectriques en Autriche (Elektrotechnische Zettschrif, 3 décembre). — Depuis peu de temps on a ouvert à l’exploitation la nouvelle installation électrique d'Innsprück; la station centrale est placée à 11 km environ d’Innsprück sur le Sill, dont les chutes sont utilisées pour la produc-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 Janvier 1904
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- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue clés tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- ils sont de quatre types différents que Ton utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à ! 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15 000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons ;
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 44, rue des Volontaires, PARIS
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- XL
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 Janvier 1904
- tion de la force motrice. Le barrage se trouve à Deutsch Matrei, non loin de l’installation de force. L’eau propre, débarrassée de sable, qui déborde par dessus le barrage est conduite au réservoir par un tunnel de 7 600 m de longueur avec une pente de 1 p. 100 : elle atteint la vitesse de 2 m par seconde. La différence de niveau entre le réservoir et le bâtiment des turbines est de 187 m. La conduite forcée a une longueur de 4°° m et laisse passer une quantité d’eau de 7 m3 par seconde en été, et de 4 m3 par seconde en hiver, assurant à la centrale une puissance de i3 000 ou de 9 5oo chevaux.
- Le bâtiment des turbines comprend 6 turbines accouplées directement avec des dynamos de a5oo chevaux chacune.
- Le courant est produit sous une tension de 10 000 volts et est transformé à Innsprück dans des sous-stations pour être distribué à 2 000 volts. L’installation alimente de lumière et de force motrice la ville et les tramways.
- La fabrique de papier Ignace Spiro et fils, de Ivru-man (Bohême) a fait établir une très remarquable installation électrique qu’on peut ranger parmi les plus puissantes stations centrales hydrauliques d’Autriche. La force motrice est empruntée à la Moldau qui, à un endroit nommé le « mur du diable », près de la ville d’Hohenfürt dans le sud de la Bohême, tombe d’une hauteur de 96 m dans une gorge sauvage. La quantité d’eau atteint 6 à 8 m3 par seconde, et permet de disposer sur l’arbre des turbines d’une puissance de 6 000 à 7 000 chevaux. On a adopté des turbines Francis de la maison Ganz et
- C* qui donnent 2 5oo chevaux pour une chute de 96 m et un débit de 2 55o litres par seconde. Les turbines, munies de régulateurs de précision hydrauliques, sont accouplées directement à des générateurs triphasés qui, à 4a° tours par minute, produisent 2 000 kilovolts-ampères avec un cos 0 = 0. -. sous une tension de i5 000 volts. Une ligne relie la Centrale avec une première fabrique de papier située à 25 km et une seconde fabrique placée encore à 4 km au delà. 2 000 chevaux sont absorbés dans ces deux fabriques, par une vaste installation de moteurs électriques. La tension est abaissée dans des transformateurs triphasés de i5ooo à 3oo volts pour l’usage de la fabrique de papier.
- Le reste de l’énergie disponible est distribué pour l'éclairage et la force motrice à plusieurs villes et villages environnants. L'installation a été faite par Ganz et C°.
- R. Y.
- Exploitation des forces hydrauliques en Italie pour la production de l’électricité (.Elektrotechnische. Rundschau 10 octobre). — Outre la faiblesse du prix de la main-d’œuvre, l’Italie doit à sa richesse en forces naturelles le merveilleux élan de son industrie. Un coup d’œil jeté sur la carte suffit pour voir comment les entreprises industrielles se sont établies, surtout dans l’Italie du nord, le long des cours d’eau qui descendent des Alpes ou de l’Apennin. Le pays est pauvre en charbon et en importe annuellement pour près de deux cents millions de lires ; à cause du fret coûteux, le charbon revient environ au double du prix qu’il vaut sur le carreau de la mine.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- EXCURSIONS
- AUX
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- des Pyrénées et du Golfe de Gascogne
- Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-de-Béarn, etc.
- Tarif Spécial G. V. n° 106 (Orléans).
- Des billets aller et retour de toutes classes, valables pendant 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée, avec réduction de 25 p. 100 en lre classe, et de 20 p. 100 en 2° et 3e classes sur les prix calculés au tarif général d’après l’itinéraire effectivement suivi, sont délivrés toute l’année, à toutes les stations du réseau d’Orléans, pour :
- Agde (Le Grau), Alet, Amélie-les-Bains, Arcachon, Arge-lès-Gazost, Argelès-sur-Mer, Arles-sur-Tech (La Preste), Arreau-Cadéac (Vieille-Aure), Ax-les-Thermes, Bagnères-de-Bigorre , Bagnères-de-Lucbon , Balaruc-les-Bains , Banyuls-sur-Mer, Barbotan, Biarritz, Boulou-Perthus, (le), Cambo-les-Bains, Capvern, Cauterets, Collioure, Couiza-Montazels (Rennes-les-Bains), Dax, Espéraza (Cam-pagne-les-Bains), Camarde, Grenade-sur-l’Adour (Eugénie-les-Bains), Guéthary (halte), Gujan-Mestras, Hendaye, Labenne (Cap-Breton), Labouheyre (Mimizan), Laluque (Préchacq-les-Bains), Lamalou-les-Bains, Laruns-Eaux - Bonnes (Eaux-Chaudes), Leucate (La Franqui), Lourdes, Loures-Barbazan, Marignac-Saint-Béat (Lez, Val-d’Aran), Nevoulle (la), Olo-ron-Sainte-Marie (Saint-Christau), Pau, Pierrefitte-Nestalas (Barèges, Luz, Saint-Sauveur), Port-Vendres, Prades (Molitg), Quillan (Ginoles, Carcanières, Escouloubre, Usson-les-Bains) Saint-Flour (Chaudesaignes), Saint-Gaudens (Encausse, Gan-tiès), Saint-Girons (Audinac, Aulus), Saint-Jean-de-Luz, Saléchan ( Sainte-Marie, Siradan), Salies-de-Béarn, Salies-du-Salat, Ussat-les-Bains et Villefranche-de-Confient (le Vernet, Thuès, les Escaldas, Graüs-de-Canaveilles).
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- TOUTE E’.VWÉE
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et deux fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg.
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie, Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bcmbay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebots de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Galais-Méditerranée-Express. — De Londres et Calais pour Nice et Vintimille.
- Train rapide quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de F6 classe, lits-salon et sic eping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Engadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et ïnterlakon.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 Janvier 1904
- XLI
- Pour toutes les industries mécaniques, le faible prix de revient de la force motrice est d’une grande importance ; pour quelques-unes même, comme le traitement des métaux par la voie électrolytique, cette question est vitale. La petite industrie peut tirer un grand profit de l’exploitation de forces naturelles hydrauliques par une station centrale qui peut facilement distribuer la force électrique. Les grands gisements houillers européens s’épuisent de plus en plus, et l’importation de charbon américain supporte des frais de transport et des difficultés considérables. A ce point de vue l’utilisation des forces hydrauliques est d’une grande importance pour l’avenir industriel d’un pays. On a très bien compris cela en Italie depuis quelques années. Déjà, en 1896-1898 la valeur de la force motrice tirée de l’eau s'élevait de Soooo à 120000 chevaux: la quantité d’électricité . produite par les forces hydrauliques surpassait déjà à cette époque celle produite par la vapeur et s’est accrue considérablement en peu de temps. Dans la proximité de Milan il y a deux gigantesques installations électriques, l’une appartient à la Compagnie Edison et est située à Paderno ; l’électricité produite par l’Adda fait mouvoir les 400 voitures du réseau de tramways milanais et alimente 1 5oo lampes à arc et plus de 100 000 lampes à incandescence. L’installation appartenant à la « Societa per la distribuzione di energia elettrica » située à Yizzola tire du Tessin 24 000 chevaux. C’est la plus grande installation de ce genre en Europe et l’on compte qu’elle économise à elle seule au pays annuellement 2 millions et demi de lires de charbon. De plus petites, mais toujours importantes installations sont situées à Schio, Brescia, Bergamo, Busseleno, Sondrio, Vigevano, sur l’Anio supérieur, sur le Naviglio grande (Tessin), à Morbegno dans la Valteline, sur la Stura etc. : le chemin de fer reliant les deux mers exploite électriquement avec succès les 73 km du tronçon Milan-Porto Ceresio. Le professeur Nitti de l’Université de Naples s’est occupé d’estimer la force totale que l’on peut tirer des chutes d’eau italiennes; il compte 5 millions de chevaux. Indépendamment de ce que l'Italie est le pays d’Europe le plus riche en forces hydrauliques, il faut ajouter que la répartition de ces dernières est très favorable. Alors qu’en France les chutes d’eau sont concentrées dans le voisinage des Alpes ou des Pyrénées, en Italie elle se répartissent tout du long de la péninsule apennine, sont à proximité des gxxxndes villes et peu éloignées de la mer. Enfin la majorité d’entre elles se trouvent dans les contrées les plus peuplées et se prêtent par suite à une facile utilisation de leur force motrice. Pour toutes ces raisons l’Italie se trouve dans d’excellentes conditions, ainsi que la Suisse, la Suède et la Hongrie.
- Une installation intéressante vient récemment d’être achevée dans l’Italie centrale. Il s’agit du chemin de fer secondaire électrique reliant la station de Castel-raimondo à Camerino. En même temps la \ille de Camerino sera approvisionnée d’énergie pour l’éclairage et la force motrice par la même station centrale La force motrice est empruntée au fleuve Potenza sur une chute de 17 m produisant environ 600 chevaux, 3 turbines à réaction à axe horizontal de chacune 200 chevaux, accouplées directement avec trois générateurs à courants triphasés produisent du courant à 5 000 volts, Deux lignes à haute tension conduisent le courant à une sous-station de traction et trois sous-stations d’éclairage à Camerino. La sous-station de traction contient deux groupes moteurs-
- transformateurs de 120 kilowatts chacun produisant du courant continu à 600 volts. Deux transformateurs triphasés abaissent la tension de 5 000 volts à 38o avant l’entrée ’ du courant dans les convertisseurs constitués par un moteur asynchrone triphasé couplé à une dynamo à courant continu. Le tronçon de chemin de fer a une longueur de 12 km et escalade de fortes rampes avec des courbes à faible rayon. La pente moyenne est 6 à 7 p. 100; les 800 derniers mètres de la ligne ont une pente de 9, 6 p. 100. La voie est constituée en rails Vignole à un mètre d’écartement. L’exploitation comporte des automotrices pour le transport des personnes et pour la remorque des wagons de marchandises, les automotrices prennent le courant au moyen de deux archets : le retour se fait par les rails. En vue des fortes pentes de la voie, les voitures et les moteurs sont construits d’une façon particulièrement robuste et munis de plusieurs freins mécaniques et électriques. Pour l’éclairage de la ville de Camerino, le courant à haute tension est abaissé dans des transformateurs de 5 000 volts à i3o volts triphasés. Ce réseau est prévu pour le fonctionnement simultané de 2000 lampes à incandescence, Toute l’installation hydraulique et électrique a été faite pour le compte de la Societa anonima per ferrovie elettriche in Camerino, par la Société italienne Lahmeyer de Milan.
- R. Y.
- L’équipement électrique du New-York Central Railroald. — Cet équipement embrassera la gare terminus de New-Yox*k et le sexwice suburbain dans un rayon de 5o milles. On considère à New-York cette transformation coxnme l’un des événements les plus importants qui se soient produits dans l’histoire de la traction électrique depuis l’équipement à l’électricité du West End Railway, de Boston, en 1888. L’entreprise est aussi notable à cause de l’adoption de turbines à vapeur en unités de 5 000 kilowatts pour l’usine centi’ale. On a choisi la distribution du courant continu par transmission polyphasée en dépit du fait que les conditions sont à bien des égards plus favorables pour des moteurs polyphasés que si la ligne était un tramway élevé ou de surface, déjà établi. Il y auiw des locomotives de 2 200 chevaux et on emploiera des moteurs sans roue dentée. A. S.
- L’échauffement des moteurs de tramways, par
- MM. Donn et Caufied, Street Railway, 21 novembi-e. — Les auteurs appartiennent à la Stanley Electric Manufacturing Company et décrivent un moteur constniit dans le but spécial d’assurer la ventilation de l’armature. Ils discxxtent ensuite la question du poids dû à un moteur aéré de ce type ainsi que l’efficacité du moteur et concluent qixe la ventilation est extrêmement nécessaire dans les moteurs employés sur de longs parcours. A. S.
- Equipement interurbain à Cincinnati. Street Railway,novembre. — La première des lignes a 4 km de longueur et est construite sur la majeure pai’tie de sa distance sur chemin pxûvé qui passe sur un certain nombre depilotis etde ponts. Comme le système ui’bain de Cincinnati a des voies de 1 588 mm d’écartement, les voies interurbaines ont le même écartement et comme la distance entre les voies était dans quelques cas de très peu supéineure à 1 m il a fallu faire quelques courbes de très petit rayon. Le l’ésultat est que les voitures sont unpeu plus courtes qu’elles ne le sei’aient auti’ement et que la base de
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- XLIJ
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 Janvier 19C4
- roues est aussi plus courte. On se sert de voitures semiconvertibles équipées avec quatre moteurs chacune. A. S.
- Traction électrique sur le canal Erié. Street Railway, i \ novembre. — Une voie d’essai d’environ 600 m de longueur et comprenant une légère courbe a été équipée avec des machines de hâlage électriques, près de Shenectady. Lalocomotive court sur une voie élevée qui consiste en deux traverses de 400 mm d épaisseur environ On peut varier la tension au moyen de roues roulant contre le dessous des traverses. On se sert de courant continu sur cette voie d’essai. A. S.
- Trôlet sans voie à Scranton. Street Railway Journal, 14 novembre. — Une ligne d’essai de 25o m de longueur est opérée par ce système à Scranton en Pensylvanie. Les roues de trôlet pressent contre le fil de dedans et les perches de trôlet sont munies de a ponte « qui permettent au trôlet de passer par des intervalles dans le fil de Trôlet. On peut employer un système à trois fils si on le désire. A. S.
- Tramway électrique à courants triphasés Sehwyz-Seewen. (Schweizeriche Electrotechniche Zeitschrift). — Le tramway de Schwyz-Seeven qui provisoirement ne sert qu’au transport des personnes assure la liaison entre le chef-lieu de canton Schwyz et la ville de Seewen, station du chemin de fer du Saint-Gothard : cette ligne peut être regardée comme le premier tronçon du chemin de fer sur routes projeté depuis longtemps, qui doit joindre Seewen-Schwyz-Brunnen jusqu’aux rives du lac des Quatre-Cantons.
- Ce chemin de fer présente de l’intérêt parce que c’est le second tramway suisse qui utilise directement les courants triphasés sans leur faire subir de transformation en courant continu : l’autre exploitation par courants triphasés est celle de Lugano, équipée d’après les mêmes principes depuis l’année 1890 par la maison Brown-Boveri.
- Lavoie a une longueur de 1 870 km, avec une différence d’altitude de 5^,5 m : il est facile de voirque dans ces conditions particulières, l’exploitation par courants triphasés offre de gros avantages. Gomme
- on le sait, la vitesse de rotation d un moteur triphasé reste à peu près constante lorsque la charge, varie depuis o jusqu’àun maximum. Quoiqu’on ait imaginé et rendu en partie pratiques, différents systèmes de marche économique à deux vitesses, nécessaires pour des chemins de fer à parcours accidenté, le tramway de Schwyz-Leewen n’a qu’une seule vitesse, à cause de la régularité de la pente qui commence au point de départ pour prendre fin au point d’arriyée, et occasionne ainsi une charge presque constante ou tout au moins variant dans des limites très étroites en deçà et au delà de la charge moyenne.
- Le moteur à champ tournant, qui donne d’excellents résultats en palier, est tout à fait précieux pour une exploitation de montagne, à cause de sa marche presque synchrone qui maintient la vitesse constante Le conducteur n’a qu’à placer sa manette sur le mot « en avant » et ne s’occupe plus de rien : la vitesse en plaine et en montagne est presque identique, au glissement près. Divers essais ont montré que la vitesse était 16 km à l’heure en montagne et 17,0 en plaine.
- Le chemin de fer fut ouvert'à l’exploitatiou en octobre 1902, la force motrice est empruntée au Muota qui se jette dans le lac des Quatre-Cantons. La hauteur de chute est 70 m et le débit 3,5 m3 par seconde : la puissance disponible, 3000 chevaux. Le barrage a 16 m de longueur, 2 m de haut et 3 m de large. Le canal supérieur d’amenée a i,56 km de long, 2 rn de large et 2,2 m de haut : sa pente est 1 p. 1 000. Au canal est reliée une conduite forcée de 210 m de longueur et i,35 m de diamètre intérieur. La station centrale comportera, après son complet achèvement, six unités hydroélectriques dont quatre sont actuellement installées. Les turbines sont à axe horizontal et tournent à 400 tours par minute pour une puissance de 600 chevaux.
- Les génératrices accouplées directement aux turbines ont une puissance de 55o chevaux et fournissent 40 ampères sous 8 000 volts à 4» périodes. L'inducteur est mobile et l’induit fixe. L’enroulement de ce dernier est tel que la machine puisse produire aussi du courant monophasé en marchant a pleine charge : ce courant sert à l’éclairage et le triphasé au transport de force.
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- XL III
- Le labourage électrique. — Il est certain que la véritable solution du problème du labourage mécanique est dans la charrue automobile et automotrice. Peut-être un jour un moteur électrique placé sur la charrue sera-t-il susceptible d'utiliser l’énergie transmise par les sous-stations du pays. Pour le moment, on se borne à utiliser cette énergie transmise au moyen de moteurs lises actionnant la charrue parl in-terrnédiaire de câbles. Ce système paraît donner de bons résultats et se développera certainement avec l’accroissement d'installations électriques par la houille blanche. Le labourage électrique sera ainsi susceptible de rendre de grands services à l’agriculture, car actuellement l’industrie du labourage mécanique est très spécialisée et le plus généralement entre les mains de quelques entrepreneurs.
- On e'spère que les charrues électriques pourront défoncer plus profondément le sol et, par .suite, donner une récolte plus abondante. On compte aussi par leur emploi sur une économie de travail.
- Mais il n’en reste pas moins vrai que la vraie source d’économie de ce mode de labourage sera la diminution du prix du kilowatt. Actuellement il est très difficile de savoir quel peut être leprix de revient de ce labourage électrique car peu d’expériences ont été réalisées et d’autre part, ces expériences, n'étaient pas comparables.
- M. Brutschke prétend qu’il est possible de labourer 4 hectares en dix heures avec 35 cm de profondeur du sillon, la dépense étant de 90 kilowatts-heure à 29 centimes le kilowatt. Le prix de revient serait alors de 20,89 fr 1 hectare.
- D’après M. Ringelinann le prix du kilowatt serait sensiblement plus élevé, soit 86 centimes et dans ces conditions le prix de revient serait de 38,62 fr l’hectare à moins de pouvoir labourer six hectares au lieu de quatre en dix heures. A. S.
- Nouveau système de T. S. F. Marconi. Autrot. Rundschau). — Les journaux anglais annoncent une nouvelle découverte de Marconi qui facilitera beaucoup les communications de télégraphie sans fil aux grandes distances. Cette invention doit tout révolutionner car les mâts et les tours deviendront inutiles et la propagation des ondes se fera par la surface de la mer. De plus les perturbations atmosphériques seront complètement écartés par de nouveaux appareils. Enfin la syntonisation sera pratique et certaine.
- Communication par ondes hertziennes entre Poldhu et Gibraltar. (Electrician.) —Le Times du 10 novembre rapporte que, pendant le voyage de M. Marconi à Gibraltar à bord du Duncan des messages furent reçus journellement à bord à partir du 24 octobre date à laquelle le vaisseau quitta Ports-mouts. Le temps était très mauvais dans la baie de Biskaye et le dispositif fixé à l’extrémité d’un des mâts pour supporter les conducteurs rattachés aux appareils de Marconi fut enleve. Bien que cette avarie réduisit considérablement la hauteur des fils au sommet, la réception ces messages à bord continua d’une façon ininterrompue. Ces messages consistaient généralement en nouvelles courantes ordinaires, et quelques dépêches privées. Le 28 octobre, jour où le navire arriva à Gibraltar, on reçut à bord un message officiel, adressé au capitaine Jackson de l’Amirauté. Pendant le séjour du Duncan à Gibraltar, c’est-à-dire du 28 octobre au 3 novembre, on fit quelques études sur l'influence relative des diverses formes et arrangements des fils aériens : les messages venant d An-
- gleterre furent toujours reçus avec régularité lorsque les dispositions étaient bien prises.
- De nombreuses dépêches furent aussi échangées entre Poldhu et la station navale de Marconi situé sur le rocher de Gibraltar, et les réceptions furent correctes malgré la masse montagneuse de la péninsule espagnole interposée entre ces deux stations. Les expériences eurent lieu en présence de l'amiral Sir William Acland, du capitaine Jackson et de quelques autres officiers.
- Le 3 novembre, la station sans fil de Gibraltar reçut un télégramme de félicitations provenant du directeur de la Compagnie et adressé à son Excellence le gouverneur de Gibraltar.
- Les appareils ordinaires pour courtes ^distances fournies à l’Amirauté, ne furent pas dérangés ou affectés par l’action des ondes venant de Poldhu.
- Stations de télégraphie sans fil en Italie. (Electrician.) — La construction d’une grande station de télégraphie sans fil à Bari est très avancée ; elle pourra être ouverte à la fin de l’année. Cette station communiquera avec les autres stations de la côte italienne, avec les vaisseaux de l’Adriatique, et avec la station monténégrinne d’Antivari dont 1 érection sera commencée dans quelques jours.
- Des stations de télégraphie sans fil sont déjà en fonctionnement à Maddalena, Montemario près de Borne, Palmarias et Spadafora.
- Les deux premières sont organisées dans un but exclusivement militaire *, les deux autres seront ouvertes au public. Une autre station sera aussi ouverte à Santa-MariadiLeuca. Enfinl’emplacementd’une station destinée aux communications transatlantiques a été définitivement choisi à San Bossore.
- R. V.
- Système de télégraphie sans fil syntodique permettant de communiquer dans une seule direction.
- (Electrician, 20 novembre). — M. Alessandro
- Àrtom, professeur de télégraphie et de téléphonie à l’Ecole Galileo Ferraris, de Turin, s’efforce de perfectionner un système de télégraphie sans fil synto-nique et unidirectional basé sur 1 emploi d ondes polarisés cireulairement ou elliptiquement.
- Des expéifiences ont été faites dans le golfe de la Spezzia : actuellement elles sont poursuivies à la station de Montemario près de Rome, et les communications ont pu être assurées avec des stations distantes de 100 km, La marine italienne a mis des bateaux à la disposition du professeur Artom pour des essais à grande distance. R. \ .
- Communications par ondes hertziennes entre Berlin et la Suède. {.Electrician, décembre). — Des expérience faites à Berlin pour communiquer avec le port suédois de Kariskrona au moyen du système Slaby Arco, ont parfaitement réussi. La distance entre es deux stations est de 280 milles. R. L.
- Installation d’un dispositif de télégraphie sans fil à Cuxhaven. (Electrotechnische Rundschau, 1e1 novembre). — Depuis le commencement de 1 année 1899 jusqu’en 1903, des essais ont été faits par le professeur Braun à l’embouchure de 1 Elbe, avec l’autorisation des autorités hambourgeoises, pour 1 installation d'un dispositif de télégraphie sans fil sur le bateau-feu Elbe I. Les essais prouvèrent qu’une liaison certaine pouvait être assurée entre le bateau-feu Elbe I et la côte où l’on avait établi un dispositif de télégraphie sans fil. Cette installation extrêmement
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 Janvier 1904
- utile pour le service des bateaux-pilotes hambourgeois fut d’abord réservee aux seuls besoins de la navigation locale. Bientôt une station fut établie sur le bateau-feu pour améliorer les communications avec les bateaux, et finalement cette dernière reçut un développement plus considérable pour permettre l’échange de télégrammes à destination ou provenant des bateaux en mer. D’autre part la compagnie de Télégraphie sans fil système « Telefunken » déploie actuellement dans les mers du Nord une grande activité, et relie petit à petit les bateaux-feux aux stations côtières de la marine allemande. La marine suédoise a aussi adopté des appareils et compte près de 20 stations. R. V.
- La télégraphie sans fil en Allemagne et dans les Pays Scandinaves. — La Société de télégraphie sans fil à Berlin a récemment installé sur les îles Lofoten en Norvège deux stations de télégraphie sans fil distantes de 5o km ; les points choisis à cet effet étaient séparés par de hautes masses rocheuses continues, opposant des obstacles sérieux au passage des ondes électriques. Ces expériences étaient destinées à examiner les qualités du système de la Société précitée (système constituant une combinaison des deux systèmes allemands de Braun et d’Arco-Slaby) dans des conditions tout particulièrement désavantageuses. Les stations étaient actionnées au moyen de piles sèches, afin de vérifier si des quantités d’énergie aussi l’éduites suffiraient à une communication sur la distance de 5o km. En raison des obstacles interposés, l’énergie primaire d’un nombre limité de piles sèches s’est toutefois montrée insuffisante ; ce n’est
- qu’avec 200 watts qu’il était possible de réaliser un service régulier entre les deux stations. La société précitée avait d’autre part fait, il y a quelques semaines, des tentatives en vue d’assurer une communication sans fil depuis la station qu’elle possède à Obers-chonewesde (près de Berlin) jusqu’à Munich et Vienne. En raison toutefois des tempêtes violentes, ces expériences ont du être suspendues, les ballons transportant les antennes étant détachés de leur corde à Berlin. A Munich il a également été impossible, en raison des orages violents de laneer des ballons ou des cerfs-volants. Les expériences qu’on avait depuis quelque temps déjà l’intention d’installer èntre Obers-chônewelde près de Berlin et Ivarlskrona en Suède, ont été commencées le 16 décembre avec des résultats qui jusqu’ici peuvent se dire très satisfaisants.
- A. G.
- Influence des ondes électriques sur un jet de mercure. (Aruovo Cimento, mai rgo3). MM. A. Trow-bridge et L. Amaduzzi ont étudié l’effet produit par les ondes électriques sur unjet de mercure tombant dans du mercure à travers un électrolyte. Le jet, contenu tout entier dans ce dernier, sortait d’un tube capillaire en verre.
- Las auteurs ont trouvé que l’effet des ondes est extrêmement variable ; tantôt l’écoulement du mercure est arrêté, tantôt au contraire il est plus rapide; quelquefois une étincelle se produit dans le capillaire et le brise.
- Le circuit était constitué par la colonne mercurielle et le réservoir de mercure, une résistance, une capacité, une inductance et un téléphone. Le jet était
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- Ces billets sont valables jusqu’au 13 mai 1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennnant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. De coupon d’aller de ces billels n’est valable que du 1'*' ucobre au 15 novembre 1903:
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des suivantes. Arrêts lacultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
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- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 23 Janvier 1904
- XLV
- disposé obliquement pour qu’on pût apprécier sa vitesse initiale d’après la forme de la courbe qu’il décrivait.
- Le son dans le téléphone variait beaucoup quand on changeait les éléments de ce circuit qui représente en fait, un oscillateur de Righi ou de Duddell réduit à sa plus simple expression.
- Les auteurs ont trouvé que l’effet dépend de la phase initiale de l’onde reçue : le jet étant accéléré ou retardé suivant que le sens de l’onde coïncide avec le sens de la force électromotrice du couple électrolytique, ou lui est opposé. R. Y.
- Rendement de la lampe Nernst, par L.-R. Inger-soll. The Electrical Engineer, t. XXXII, ne 26, p. 909-960, d’après Physical Review. — L’auteur se sert de la méthode d’Angstrôm, consistant à provoquer la dispersion de la lumière et à intercepter les portions non-lumineuses du spectre. La portion lumineuse est recomposée en lumière blanche par une lentille cylindrique et comparée photométriquement à la radiation totale d’une autre source lumineuse parfaitement analogue. L’énergie de ces deux radiations est ensuite comparée de nouveau en remplaçant l’écran photographique par une pile thermique ou un bolomètre et en observant les déviations galvano-métriques pour chacune de ces deux lumières. Cette méthode se prête particulièrement aux essais des lampes Nernst en ce que la grande luminosité du filament permet d’employer une fente étroite sans trop sacrifier au point de vue de l’intensité. Afin de comparer l’énergie des deux radiations, l’auteur remplace l’écran pmbtométrique par une pile thermique de Rubens, combinée à un petit galvanomètre de Thompson. Il ressort du tableau que donne l’auteur que les filaments d’une façon générale sont loin d’être uniformes. Les filaments nouveaux présentent un rendement de 40,61 p. 100 en moyenne, rendement qui après être rapidement tombé jusqu’à 4,3 P- 100 pendant les vingt premières heures, ne varie ensuite que lentement. Les essais de filaments d’un âge de quarante heures et davantage, ont donné des rendements de 4,17 p- 100, alors que quelques filaments très âgés présentent la valeur de 3 p. 100.
- Les filaments ayant brûlé plus de vingt heures présentent, chose remarquable, un aspect cristallin marqué ; il semble que le décroissement de rendement observé soit dû à l’accroissement de la surface radiante et à l’abaissement de température dont s’accompagne laproduction de cette structure cristalline. Les chiffres précités se rapportent à des filaments à 110 volts fournis par la Nernst Lamp C° à Pittsburg, et consommant normalement 89 watts. Pour chaque
- watt en dessus de 89, et dans des limites étroites, le rendement s’accroît de 0,06 p. too et inversement pour les watts en-dessous de 89. Le rendement de 4,17 p. 100 correspondrait d’après la courbe des énergies de M. Wien, à une température absolue de 1 36o° G. Cette valeur est en accord parfait avec les évaluations indépendantes delà température des filaments Nernst faites par d’autres méthodes. Dans cette hypothèse, il conviendrait, de considérer la lampe de Nernst comme un corps parfaitement ce noir».
- A. G.
- Le phénomène de l’arc chantant, par S. Maisel Elektritchestvo, t. XXIY, n° 12, juin 1903, p. 167-173. — Voici les conclusions que déduit l’auteur d’une investigation théorique et pratique du phénomène de l’arc chantant : i° la fqrmule de Thomson ne représente pas en général le phénomène en question ; 20 la période de l’arc dépend de l’intensité du courant aussi bien que de la différence des potentiels aux électrodes de l’arc ; 3° l’arc chantant ne saurait être appliqué aux mesures de capacité, de self-induction, ou de la vitesse de la lumière par le procédé généralement employé ; 4° afin d’expliquer l’insuccès des mesures de capacité, etc., il n’est point besoin de recourir à l’hypothèse d’une superposition de plusieurs courants ayant lieu dans l’arc chantant.
- A. G.
- Étude des décharges d’une machine statique, par J. Ianouchkceviich. Mémoire présenté devant la Section de physique de la Société Physico-Chimique Russe, séance du 22 septembre igo3 ; voir le Journal de cette société, n° 7, 1903. — Les expériences décrites dans ce travail se rapportent à l’influence d’une pointe reliée à l’une des électrodes d’une machine électrostatique et séparée des pôles de cette machine par une plaque en verre, sur la grandeur de la distance explosive. L’auteur traite également de l’influence d’une pointe chargée sur un électroscope placé dans un vase métallique relié à la terre, la sphère de l’électroscope étant recouverte d’une couche métallique du côté de la pointe. L’auteur parle enfin d’un dispositif qu’il vient de construire pour changer rapidement la charge d’une machine.
- A. G.
- L’air comprimé et la force du vent. Western Elec-trician, t. XXXIII, n° 17, p. 3o8, 24 octobre iqo3.— La plus grande difficulté qui s’oppose à l’utilisation de la force du vent pour la génération de l’électricité est, comme on le sait, l’inconstance et l’insûreté de la source. M. Th.-R. Timby, à Brooklyn, New-York
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- AL VI
- Supplément à L'Éclairage Électrique du Janvier 1904
- vient de breveter un système fort ingénieux sous certains rapports. De grands réservoirs en acier destinés à emmagasiner de l’air comprimé, supportent des moulins à vent qui commandent les compresseurs d’air remplissant les réservoirs. Plusieurs de ces auges peuvent être reliées en série alors que dans un réservoir auxiliaire, réuni aux autres par des tubes, les moulins à vent remontent un poids lourd pendant les périodes de vent intense. Ce poids se démonte automatiquement, commandant un système indépendant de pompes à air qui maintient la pression à des valeurs normales pendant les calmes prolongés.
- A. G.
- L’électrolyse du chlorure de plomb fondu, par
- A. Appelberg, The Electrical Engineer, t. XXXII. n° 22, p. 791, d’après Journal of the Chemical Society, — Dans ce travail, l’auteur donne une description de quelques expériences qu’il vient de faire sur l’électrolyse^du chlorure de plomb fondu au point de vue des relations qu’elle présente avec la densité de courant et le rendement du courant. Le dispositif était analogueà celuidont s’estservi M. Helfenstein dans un travail antérieur, le chlorure de plomb fondu étant renfermé dans un tube en Y. Les résultats font voir que pour des densités de courant décroissantes, le rendement en plomb va en diminuant régulièrement. Si la courbe représentant le rendement en courant est extrapolée elle va rencontrer l’axe des courants à un point qui correspond à environ o,o5 ampère ; si l’intensité du courant est réduite à une valeur inférieure, il est par conséquent impossible de séparer le plomb. La tension minima correspondant à ce point est d’environ o,G volt, mais cette valeur, loin d’être absolue, varie avec les conditions d’expériences, telles que la température et la distance des électrodes. Pour les densités de courant élevées, la polarisation est presque constante à 1,20 volt, étant indépendante de la densité. Le rendement en chlore, pour des densités élevées, concorde avec le rendement en plomb, mais pour les densités inférieures, cet accord cesse d'être satisfaisant, ce qu’il faut attribuer à la variation des conditions d’expériences. L’électrolyse a lieu dans un vase cylindrique placé soit verticalement soit obliquement comme dans le tube en Y ; dans tous les cas, le rendement en courant est indépendant
- de la durée de l’électrolyse. En employant une cellule cylindrique, on voit un nuage de plomb se produire dans le chlorure de plomb ; afin d’éviter ce dernier, l’auteur fait passer un courant de chlore à travers la masse fondue, mais sans beaucoup de succès et en diminuant le rendement en courant.
- A. G,
- Effets oxydants des rayons de radium, par NY.-B.
- Hardy et NIUe E.-G. Willcock. The Electrical Engineer, t. XXXII, n° 25, 18 décembre 190J, p. 914 ; d’après Journal of the Chemical Society. — Les auteurs ont étudié les effets oxydants des rayons émis par le bromure de radium, et qui se manifestent par la décomposition de l’iodoforme. Une solution d’io-doforme en chloroforme devient rapidement violette en raison de la décomposition d’iodoforme accompagnée d’un dégagement d’iode libre. Cette décomposition n’a lieu que dans le cas où l’oxygène est présent, mais la quantité d’oxygène nécessaire à cet effet est excessivement petite ; c’est aux frais de l’énergie radiante qu’a lieu ce processus. En la présence du chlorure de sodium, du chlorure de potassiun, du nitrate de potassium, etc., cette décomposition est accélérée alors qu’elle est retardée par le sulfate de potassium, le carbonate de calcium et celui de magnésium, ainsi que le sulfate de baryum; l’influence de ces sels semble être une action purement de surface. L’influence des radiations émises par le bromure de radium .au point de vue de la production de cette décomposition a été étudiée en employant un écran convenable, entourant le tube du sel de radium, l’auteur a constaté que ce sont les rayons qui sont essentiellement actifs dans la production de cet effet chimique, bien que les rayons y soient également doués d’une certaine activité chimique. Les rayons Rôntgen aussi sont capables de produire cet effet. Les auteurs pensent que l’action physiologique des rayons de radium est due à leur puissance de pénétration, bien plutôt qu’au fait qu’ils exercent une action chimique nouvelle ou intense quelconque. En atteignant des portions garanties par une membrane très imperméable aux ondes lumineuses, ils induiseut dans les tissus sous-jacents quelque processus d’oxydation qui n’a pas lieu sans le concours de l’énergie radiante.
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- XI A'Il
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 23 Janvier 19U4
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- 3L.es ondes hertziennes et le télégraphe sans fils, par le professeur Oreste Murani. 356 pages et 172 figures. Ulrich Hœpli, éditeur, Milan, iqof. Prix relié, 3,5o fr.
- Tel est le nouvel ouvrage publié parla maison Hœpli sur la situation actuelle de la télégraphie sans fils : nous disons actuelle, ce qui est important en science électrique,'eu égard au développement quasi foudroyant de certaines applications de l’électricité.
- Quoique appartenant à la science pure, le nouvel ouvrage riche en figures et abondant en renseignements pratiques, est compréhensible sans efforts par ceux mêmes qui ne se font pas des études électriques un but spécial, si l’on suit bien le plan adopté par l’auteur. Ce dernier n’a pas cherché à traduire le langage technique en langage vulgaire pour intéresser au besoin les profanes : il suppose le lecteur en possession des connaissances élémentaires mais précises d’un homme instruit en physique et tout particulièrement en magnétisme et électricité. Partant de là, il rappelle successivement les principes, les applications des appareils (sans entrer dans les détails de construction), et après avoir condensé en quelques chapitres, l’électrostatique — les piles — le magnétisme — l’électromagnétisme — l’induction électromagnétique — il traite des courants alternatifs, des oscillations électriques d’une façon plus détaillée, avec l’appui de nombreux schémas, puis il entre dans l’historique de la télégraphie sans fils et en cite les multiples expériences sur mer et sur terre, jusques et y compris les fameux essais opérés à travers l’Atlantique. L’auteur ne pouvait et ne devait pas oublier qu’il est italien : aussi parle-t-il avec une sympathie marquée de son compatriote Marconi, mais c’est sans parti pris qu’il expose les systèmes des uns et des autres. Il s’efforce au contraire, dans cette longue partie de son ouvrage qui contient l’exposé des diverses méthodes, de rendre à chacun la part qui lui est due. Il n’est pas de ceux qui concentrent sur un seul inventeur les mérites de tous ceux (et ils sont nombreux) qui ont apporté une pierre à l’édifice. Il a la loymuté (parfois oubliée de certaines critiques ou historiens) de rendre hommage aux savants ou aux constructeurs de quelque école ou pays qu’ils puissent être. On sait que, surtout à propos de la Télégraphie sans fils, il n’en a pas toujours été de même. Aussi, en dehors de son intérêt technique très vif, l’ouvrage du professeur Murani mérite-t-il d’être consulté par ceux qui veulent suivre l’évolution depuis ses origines, de la télégraphie sans fils. Ils trouveront là un exposé très clair et très consciencieux d’une des questions les plus passionnantes de nptre époque de fièvre scientifique.
- Transport et distribution de l’énergie par courants continus et alternatifs, par Charles Gruet, ingénieur électricien, avec 48 fig. dans le texte librairie Polytechnique, Ch. Béranger, éditeur, i5, rue des Saint-Pères. Prix 4 fr.
- Le petit livre de M. Charles Gruet a un grand mérite. Celui de mettre à la portée d’un grand nombre de lecteurs, l’étude de la question du transport électrique de l’énergie. Il n’est pas écrit pour un pu-
- blic privilégié, familier avec le langage scientifique pur et aussi avec l’analyse mathématique. Nous aurons l’occasion, dans l’exposé de la matière, de signaler les points particuliers sur lesquels s’est porté l’effort de l’auteur.
- Il rappelle au début, sous forme de généralités, l’historique des fameuses expériences de M. Marcel Deprez, puis les recherches sur les courants alternatifs qui aboutissent au célèbre transport d’énergie par courants triphasés à haute tension entre Lauffen et Francfort (170 km). Il pose ensuite la question : étude des deux modes de transport et de distribution usités de l’énergie, soit parle système série-continu, soit par le système parallèle alternatif.
- Le système série est le seul admissible pour le transport de l’énergie par courants continus et il est appliqué depuis quinze ans par la compagnie d’industrie électrique de Genève, sous l’impulsion de son distingué ingénieur en chef, M. René Thury. L’auteur décrit d’abord les génératrices. Il fait remarquer que la compagnie de Genève livre des dynamos-série allant jusqu’à 3 000 volts très bien construites. Dès lors, il suffira de 7 ou 8 génératrices Thury associées en tension pour produire 20000 volts par exemple, et le problème devient industriel, d’autant plus que le prix de ces machines est sensiblement le même que celui de dynamos à basse tension. L’auteur décrit ces dynamos, ainsi que les moyens de maintenir l’intensité constante aux bornes des dynamos-série, indépendamment de la charge (variation de la vitesse généralement employée, shuntage des inducteurs ou décalage des balais). Puis il traite des moteurs , fait remarquer qu’on ne peut pas les brûler puisque les surcharges imposées aux moteurs-série, alimentés à courant constant, ne causent pas d’échauffement anormal (l’intensité étant constante par définition). L’appareil de sécurité du système série est un court-circuit automatique appelé by-pass. Il rappelle que l’on n’a pas la sujétion de rapprocher les fils de lignes comme dans le système alternatif.
- Par le schéma de l’usine de Saint-Maurice (Suisse) le lecteur peut se rendre compte de la simplicité d’installation des stations et, les appareils de sécurité et de réglage étant automatiques, la surveillance des usines est presque nulle. Aussi dans aucune des installations de la Compagnie de l’Industrie électrique, ajoute l’auteur, ne se trouve d’ingénieur chargé du service. De simples mécaniciens-électriciens suffisent-
- L’auteur énumère ensuite les défauts du système et conclue à son avantage :
- i° Toutes les fois que l’installation comporte uniquement des appareils d’utilisation pouvant être montés directement sur le circuit à haute tension ;
- 20 Lorsque les centres de distribution doivent être munis de batteries de réserve:
- 3° Lorsque les applications électro-chimiques particulières seront nombreuses ;
- 4° Enfin, lorsqu’il faut alimenter des moteurs à vitesse variable.
- Pour rendre le sujet aussi clair et aussi instructif que possible, M. Gruet présente certaines installations types offrant un grand intérêt: Isoverde à
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 Janvier 1904
- Gênes, La Chaux-de-Fonds, Saint-Maurice à Lausanne (cette dernière a d’ailleurs été décrite dans les numéros des n et 19 juillet 1902 de Y Eclairage Electrique) .
- L’auteur expose alors le calcul des lignes. Très clairement, en faisant usage de quelques formules simples dépouillées de toute démonstration délicate, fixant mieux les idées par un exemple numérique, il expose les considérations au moyen desquelles on peut déterminer l'intensité. Puis il indique les formules pour le calcul de la section des conducteurs et fait une application numérique. Tel est le premier chapitre.
- Le chapitre 11 contient l’exposé du système alternatif. Au début sont exposées les différentes définitions et formules avec quelques données pratiques nécessaires pour le calcul des lignes aériennes. Quelques épures géométriques faciles à construire aident le lecteur peu familier avec les courants alternatifs à mieux saisir le calcul des lignes. Alors l’auteur expose très simplement, avec le moins possible de détails encombrants, l’étude des courants et la description du matériel employé. Au sujet des alternateurs, il cite les remarquables propriétés des circuits amortisseurs de MM. Hutin et Leblanc bien souvent démontrées à l’usine de Saint-Ouen, ainsi que les travaux de MM. Leblanc d’une part et Boucherot d’autre part, sur le compoundage des alternateurs. Il dit aussi quelques mots du système monocyclique de Steimetz, préconisé par la General Electric G0 mais qui ne paraît pas avoir reçu beaucoup d’applications. Le lecteur pourra avoir de même une notion très nette de la structure des moteurs et des transformateurs à ce sujet, M. Gruet indique la solution, par M. Scott, ingénieur en chef de la Westinghouse Company, du problème pratique de la transformation des courants diphasés en triphasés et réciproquement. Ce problème se posa dans la transmission Niagara-Buffalo. De même il dit un mot du procédé employé par M. Ulbricht, de Dresde pour transformer des courants triphasés en courants alternatifs simples destinés à alimenter des circuits d’éclairage.
- L’auteur rappelle ensuite, au sujet des lignes, que c’est à M. Blondel que revient l’honneur d’avoir présenté une analyse mathématique complète des phénomènes complexes qui prennent naissance dans les circuits alternatifs et que cette étude a permis au savant ingénieur de déduire les règles pratiques qui sont aujourd’hui partout suivies pour le calcul de ces circuits (les études de M. Blondel à ce sujet se trouvent exposés dans Y Eclairage Electrique, t. I, 1894).
- Comme dans le premier chapitre, quelques installations types sont décrits : Lauffen ; Niagara dont le projet complet comprend 35o 000 chevaux, 200 000 sur la chute américaine et 200 000 sur la chute canadienne ; Lyon, avec l’usine de Jonage qui figure parmi les grandes usines de l’Europe; Champ (Isère), remarquable par des travaux hydrauliques d’un genre tout nouveau et aussi par la tension de 26 000
- volts qu’elle peut fournir, tension qui n’avait pas encore été atteintes en France et au sujet de laquelle l’auteur forme quelques détails intéressants.
- Suivant toujours le même plan que dans le premier chapitre, M. Gruet termine par le calcul des lignes aériennes à courants alternatifs mono et triphasés, qu’il expose sous forme de solution de quelques problèmes usuels.
- En somme, l’ouvrage se caractérise par une remarquable simplicité ; il donne une idée d’ensemble de l’état de la technique du transport d’énergie électrique. Certainement, sous sa forme descriptive et mis à la portée de tous, il est très digne d’attirer l’attention. A. S.
- AVIS
- Eclairage de la ville d'Eu (Seine-Inférieure). — Le traité d’Eclairage de la ville d’Eu (Seine-Inférieure) expirant en 1906, l’administration municipale invite les demandeurs en concession, à présenter des propositions à l’Hôtel de Ville avant le ier février 1904, tant pour l’éclairage au gaz, que pour l’éclairage élec-trique.
- The Phoenix Dynamo Manufacturing C° Ltd, Bradford, Angleterre, propriétaires du brevetFynn, n°3o5o37, du 2 novembre 1900, relatif à des améliorations dans les entourages de dynamos sont disposés à allouer des licences ou à examiner des offres d’acheteurs des droits du brevet ci-dessus. S’adresser à la Compagnie ci-dessus nommée.
- VILLE DE LAUNCESTON (TASMANIE)
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- La municipalité de la ville de Launceston informe qu elle met en vente le matériel d’installations électriques suivant :
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- Tome XXXVIII.
- Samedi 30 Janvier 1904.
- Il* Année. — N°5.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La reproduction"des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- SOMMAIRE
- Pages
- P.-L. MERCANTON. —Recherche sur l’arc voltaïque triphasé........................ 161
- C. DOMAR. — Usines de Gavet-Clavaux . .......................................... 166
- REVUE INDUSTRIELLE E T S C I E N Tl F I Q U E
- Télégraphie : Quelques brevets nouveaux de télégraphie et téléphonie sans fil, par S.-P. Thompson et
- H. Walten....................................................... , . . ...................... 170
- Nouveau détecteur pour ondes hertziennes, par Schlcemilch........................................ 171
- Système Lodge-Muirhead pour la télégraphie sans fil militaire.................................... 171
- Système de télégraphie sans fil Stone, par Louis Duncan....................................... 173
- Nouveau système de télégraphie et téléphonie simultanées, par le professeur Edmondo Brune et l’ingénieur Carlo Turchi.......................................................................... 175
- Double transmission avec appareils Hugues et communication téléphonique simultanée dans une ligne à
- deux conducteurs, par H. Pfitzner............................................................. . i83
- Condensateurs : Condensateur électro-dynamique, par Setdener ................................... 187
- Magnétisme : Changement de longueur des substances ferro-magnétiques à haute et basse température par
- suite de l’aimantation, par C. Honda et S. Shimizu. . .......................................... 191
- Mesures Wattmètre calorifique, par R. Bauch........................................... ................ Tg5
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Séance du 4 janvier ; La notion de travail appliquée à l'aimantation des cristaux,
- par M. Pierre Weiss . . ...............•............................... 199
- SU PPLÉMENT
- Echos et nouvelles......................................................................... . %
- Brevets....................................................................... ............ u.x
- Bibliographie.............................................................................. lx
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- 1.
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 30 Janvier 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Moteurs à g,az et turbines à gaz, par G. E. Walscii, Electrical Rèvïéw. (N.-Y,), t. XLIII, p. 807-308. — Le développement des turbines à gaz est intimement lié au problème de la combustion continue et réglable du gaz sous pression. Ce problème semble avoir été résolu déjà dans des essais de laboratoire ; mais une autre difficulté surgit du fait de la température élevée de la chambre de combustion, et une circulation n’est pas si commode à introduire dans une turbine que dans un moteur à gaz et un moyen quelconque de refroidir les organes de la turbine est à souhaiter. L’auteur examine les positions respectives du moteur à gaz et de la machine à' vapeur dans le domaine de la production d’énergie ; les deux types ont donné dans des essais très soignés, des résultats très rapprochés, que l’on peut représenter par une consommation de 45o gr environ de houille par cheval-heure, et un rendement voisin de 20 p. ioo entre le foyer et l’arbre du moteur. Mais le moteur à gaz en est encore aux débuts et son champ d’action s’étend journellement. L’auteur étudie particulièrement l’application de ce moteur à l’utilisation des gaz des hauts fourneaux. En Allemagne on estime à 6oo ooo chevaux l’énergie perdue par les gaz pour une production annuelle de 8 millions de tonnes de fonte. Cette puissance est si colossale, qu’il n’est pas téméraire d’affirmer que la production de la fonte menace de devenir un accessoire de celle de l’énergie par les gaz des hauts fourneaux.' En Amérique, on tend de plus en plus à construire des moteurs à gaz utilisant indifféremment des gaz de hauts fourneaux, du gaz d’éclairage, du gaz pauvre ou des gaz naturels. P.-L. C,
- L’électro-aimant de Mare. — M. de Mare, de Bruxelles, aurait découvert un nouvel enroulement pour les électro-aimants donnant de remarquables résultats. Tandis que la force d’un électro ordinaire est de i kg avec un courant de 4 ampères sous 2 volts, elle serait de 10 kg avec le même courant dans l’élec-tro-aimant de Mare. De plus la distribution des lignes de force sur toute la surface polaire est plus uniforme. A. S.
- TRACTION
- Statistique des installations électriques de transport de force. Electrical RevLondres, 6 novembre. — Du rapport de M. J.-N. Dunlop sur les installations électriques, nous extrayons ce qui concerne la situation des chemins de fer électriques en Amérique, en Angleterre, en Allemagne et en France.
- Le rapport mentionne l’extraordinaire rapidité avec laquelle se sont développés les tramways et les chemins de fer en Amérique ; dans ce pays, les capitaux affectés à l’établissement des voies ferrées équipées électriquement représentent les 33 p. 100 des capitaux alfectés aux chemins de fer à vapeur ; en Angleterre, ils ne représentent que 6 p. 100. La longueur des voies électriques en Amérique est devenue 16 fois plus considérable de 1890 à 190a et en Allemagne elle a quintuplé de 1896 à 1902.
- D’après les documents fournis par une série de sociétés de tramways américaines, les frais d’exploitation se répartissent comme suit :
- Entretien de la voie. . ........... 8,32 p. 100
- Entretien du matériel roulant .... 11,72 »
- Frais d’exploitation : centrale .... 16,20 »
- » : alimentation des
- voitures.....................~ . . 43,88 »
- Divers .................................. 18,14 »
- Salaires.................................. i,54 »
- L’extension du réseau de tramways en Allemagne depuis la fin de 1901 jusqu’à la fin de 190a est donnée dans le tableau suivant.
- Il y a un accroissement de : 10,6 p. 100 sur le nombre des stations centrales ; g,3 p. 100 sur la longueur des lignes de chemins de fer; i3,2 p. 100 sur les voies ; 69,4 p. 100 sur le nombre des automotrices ; 6o,3 p. 100 sur le nombre des voitures de remorque ; i3 p. 100 sur le nombre des générateurs; 11,7 p. 100 sur le nombre des accumulateurs.
- A cause du faible accroissement des voies, le nombre des voitures a augmenté d’environ 70 p. 100 ; le facteur de chargé est donc devenu beaucoup meilleur.
- En Amérique, par chaque habitant d’une ville pourvue d’un réseau de tramways, il y a 80 à x6o voyages annuels ; à Glasgow, 174 voyages.
- La consommation en énergie par voiture-mille atteint sur les voies anglaises environ x kilowattheure ; en Amérique, à cause du poids élevé des voitures et des grandes vitesses atteintes (64 à 80 km à l’heure)-, la consommation est de 2,a5 à 5 kilowatts-heure. Par tonne-mille, la consommation d’énergie est de 80 à 170 watts-heure, soit 5o à 107 watts-heure par tonne-kilomètre. R. V.
- Ligne à trains rapides Rome-Naples, Zeitschrift für Electrotechnische, ier novembre. — Une commission royale a été constituée pour étudier l’installation d’une nouvelle ligne directe reliant Rome et Naples. Au lieu de 249 km de longueur du tronçon actuel, dont le parcours prend 5 heures à cause des conditions défavorables du terrain, la commission propose la construction d’une nouvelle ligne double située à environ 7 km de la côte avec des pentes ma-xima de i5 p. 100 et des courbes maxima de 900 m: les deux stations terminus seraient situées au centre des deux villes, et il y aurait i5 stations intermédiaires. Le prix d’établissement des ao3 km de voie, y compris les tronçons intérieurs aux deux villes et les frais d’études et les intérêts, est estimé à 93,38 millions.
- Aucun système particulier d’exploitation n’a été prévu ; mais la commission a reconnu qu’au point de vue technique et économique, le système du chemin de fer de la Valteline ou celui de la ligne d’essai Ma-îûenfeld-Zossen doit avoir la préférence, et que la composition des tr*ains avec automotrices indépendantes à distribution commune (système Thomson-Houston) est à l’ecommander.
- Pour un train de 120 tonnes composé de 3 automotrices, une vitesse de 100 km à l'heure, avec un coefficient de résistance à la traction de 12 kg tonne sur tronçon plat rectiligne, exigera une puissance de 1 5oo chevaux ; par conséquent 6 trains roulant simultanément absorberont une puissance de 9 000 chevaux. La commission royale a reconnu que les
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- LI
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
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- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15 000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
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- LU
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 Janvier 1904
- cours d’eau avoisinant la ligue peuvent fournir ioo ooo chevaux, sur lesquels 26 000 pourront être employés à Naples pour des besoins industriels : les frais d’installation sont estimés par cheval-mètre 400 et 600 lires, les points principaux de production de force doivent être situés à Cisterna et Sessa Aurunca à environ 5 km des deux stations terminus : on compte que les frais ne dépasseront pas 45o lires par cheval. Les frais de l’installation électrique seraient d’environ 16 ou 17 millions, de sorte que les frais totaux de l’entreprise s’élèveraient à environ 110 millions de lires. Le prix des places doit être pour les trois classes, respectivement 0,091, o,o63, o,o36 lire par kilomètre, les recettes brutes seront de 8,9 millions de lires ou 000 lires par kilomètre, et le bénéfice net de 5 millions de lires. B1 L.
- Substitution de la traction électrique à la traction à vapeur à Londres. — Le Métropolitain rail-way et le Métropolitain District Railway de Londres sont en train de substituer la traction électrique à la traction à vapeur et cela sans interrompre leurs services. On travaille la nuit à la pose du rail de prise du courant.
- Il y aura deux stations génératrices. Celle du District Railway sera équipée en vue de fournir l’énergie à d’autres entreprises de traction actuellement en construction a Londres. Elle est prévue pour un débit de 55 000 kilowatts. Chaque unité génératrice (alternateur Westinghouse à champ tournant de 5 5oo kilowatts) sera directement commandé par une turbine à vapeur Westinghouse de même puissance tournant à x 000 tours. Il y aura dix de ces unités.
- Le courant produit à 11 000 volts par ces alteima-teurs sera d’abord abaissé dans les sous-stations dans des transformateurs à huile, puis transformé en continu (par des commutatrices) à une tension de 600 à 65o volts.
- La station du Métropolitain sera moins importante. Le courant sera produit sous la tension de 11 000 volts par quatre turbo-alternateurs de 5 5oo kilowatts chacun.
- Sur le Métropolitain, les trains auront deux voitures motrices équipées chacune avec quatre moteurs de 140 chevaux, commandés par le nouveau système Westinghouse à unités multiples. Sur le District, il y aura trois voitures motrices dans chaque train, chacune d’elles équipée avec deux moteurs. L. O.
- Sur le troisième rail, par J.-A. Capp. Electrical World andEngineer, n° 17. —A cause du manque de renseignements précis sur la conductibilité électrique en fonction de la composition chimique, on emploie généi'alement pour le troisième rail de l’acier pur. Mais comme ce métal coûte fort cher, il paraît indiqué de faire des études comparatives : aussi la General Electric C° a-t-elle fait une sérfie d’essais avec des rails d’aciers de diverses provenances et compositions. La forme en T est complètement abandonnée et l’on cherche à réaliser une forme qui, pour une grande surface de contact, assure la plus grande section droite possible. Sur la proposition de M. Potter on a adopté une forme rectangulaire dont les angles supéiûeurs sont arrondis et dont les faces latérales portent, vers le bas, deux goi’ges formant une queue d’aronde grâce à laquelle on peut solidement assu-
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- Du 1er octobre au 15 novembre 1903, il est délivré par les gares P.-L.-M. aux familles composées d’au moins 3 personnes, des billets d’aller et retour collectifs de 2e et 3e classes, pourHyères et toutes les gares P.-L.-M. situées au delà, vers Menton. Le parcours simple doit être d’au moins 400 kilomètres.
- La famille compi’end : père, mère, enfants ; grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables jusqu’au 15 mai 1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennnant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. Le coupon d’aller de ces billets n’est valable que du 1er ocobre au 15 novembre 1903.
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des suivantes. Arrêts iacultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- La demande de billets doit être faite 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- Il est délivré, du 15 octobre au 15 mai, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lr», 2e et 3e classes, pour les stations hivernales suivantes :Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Va-lescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité de ces billets (33 jours) peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. —
- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- IIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 Janvier 1904
- jettir le rail sur les traverses : cette forme ne coûte pas cher.
- En ce qui concerne la composition chimique, on a reconnu que le manganèse a une très grande influence sur la résistance. L’emploi d’acier pur dont la résistance est d’environ 6 ou 6,5 fois celle du cuivre, n’est pas justifié pour deux raisons : d’abord à cause de son prix élevé ; ensuite à cause de l’usure considérable d’un métal aussi mou. Il convient d’employer de l’acier dont la résistance est 8 fois plus grande que celle du cuivre : sa composition chimique est la suivante :
- Carbone ...................o,i5 à 0,2 p. 100
- Manganèse.......... o,3 à 0,4 »
- Phosphore. .......... 0,06 p. 100
- Soufre . . . . . . . ' . i . . . . 0,06 »
- Silicium...................o,o5 »
- L’acier de cette composition se laisse très bien travailler au four Martin-Siemens et laminer : il peut même être laminé en tôles de o,35 mm.
- L’usure en exploitation est variable : sur le chemin de fer élevé de Manhattan -elle est de 2,5 mm pour 2 ans de service environ. R. V.
- Procédés pour dégeler le troisième rail. Electrical World and Engineer, n° 21. — Depuis l’arrêt d’exploitation du chemin de fer élevé de New-York, causé par le grésil qui recouvrait le troisième rail, un grand nombre de projets ont été faits pour se débarrasser de ces couches de glace. On a proposé plusieurs fois d’élever électriquement la température du troisième rail, mais M. W. A. DelMar fait remarquer que cela nécessiterait une dépense d’énergie très considérable. Si l’on admet que l’élévation mi-nima de température nécessaire pour dégeler le rail est 5,6°, on trouve que 35,-5 watts seront nécessaires pour élever la température d’un rail de 45 kg d’un mètre de longueur. Si l’on tient compte du rayonnement, on trouve que 40 watts sont nécessaires par mètre courant. Une installation comportant 80 km de rails de contact de 45 kg nécessiterait par conséquent 3 432 kilowatts pour l’élévation de température, y compris les pertes par rayonnement. Si l’on ajoute encore la chaleur nécessaire pour faire fondre la couche de glace, la quantité d’énergie à dépenser s’élève à 5 280 kilowatts. La pratique a montré qu’il faut effectivement 67 watts par mètre courant, soit 8 5oo kilowatts pour les 80 km que comporte l’installation. R. V.
- ÉLECTROMÉTALLURGIE
- La production du cuivre en 1902, aux Etats-Unis, Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p, 293. — La baisse des cuivres, à la fin de 1901, a laissé beaucoup de producteurs des Etats-Unis engagés dans de longs marchés à des prix plutôt bas ; malgré cela la production a notablement augmenté en 1902, et elle croîtra vi’aisemblablement encore en igod. Au lieu de 268 000 tonnes en 1901, elle s’élève à 294 000 en 1902, soit d’environ 10 p. 100. Les importations de minerai de cuivre aux Etats-Unis en 1902, sont évaluées à 4° millions de francs un peu plus de la moitié de l’année précédente ; les importations de cuivre en barres, lingots ou manufacturé s’évaluent à 64 millions de francs, chiffre peu différent de celui de 1901. Les exportations évaluées à 234 millions en 1902 sont en augmentation de 54 millions sur l’année 190t. Le stock des mines américaines au Ier janvier igo3 était de 70 5oo tonnes, en diminution de 57 200 tonnes. La consommation, en 1902, aux Etats-Unis a été de a5oooo tonnes, au lieu
- de 173 000 en 1901 et 162000 en 1900. Le prix de vente moyen, pendant l’exercice 1902, du cuivre du Lac Supérieur a été de i,32 fr. le kilogramme.
- P.-L. G.
- Raffinement électrolytique du plomb, Electrical Review (N.-Y.) t. XLIII, p. 288. — Au récent congrès de l’Institut américain des Ingénieurs des Mines, M. Anson G. Betts décrit une nouvelle méthode de raffinement du plomb. Une solution de fluosiiicate de plomb contenant un excès d’acide fluosilicique s’est comportée d’une façon satisfaisante comme électrolyte ; il a de commun avec d’autres électrolytes l’inconvénient de laisser un dépôt de plomb peu consistant qui finit par se ramifier sous forme de cristaux d’un électrode -à l’autre et de produire le court-circuit. Mais si l’on ajoute au bain de la gélatine, cet inconvénient disparaît, le plomb se dépose comme le cuivre électrolytique et le dépôt a une densité i,i36 fois supérieure à celle du plomb fondu. En outre une solution neutre de fluosiiicate de plomb se décompose sous l’effet de la chaleur, mais cette décomposition s’arrête quand la solution renferme à peu près 2 p. 100 d’acide libre ; proportion qui est amplement dépassée dans le nouvel électrolyte. Pour amorcer les réactions, on se sert d’acide fluorhydrique à 35 p. 100, qui en traversant un bac contenant de la silice se transforme en acide fluosilicique. On ajoute la quantité voulue de plomb et on filtre. On prend comme anodes quelques-uns des éléments ou tous ensemble : l’or, l’argent, le cuivre, l’antimoine, l’arsenic et le bismut qui sont électronégatifs par rapport au plomb se déposent à l’état métallique, tandis que le zinc, le nickel et le cobalt restent dissous. Le fer ne se dissout que très lentement. Ce procédé élimine donc complètement le bismuth et l’antimoine ainsi que la faible quantité d’étain (0,02 à o,o3 p. 100) C e procédé est en voie d’application à «Canadian Smelting Works )> (Colombie britannique), où chaque bac fournit 750 livres de plomb raffiné pour 4 °°o ampères et présente, outre la résistance ohmique une force contre-électromotifice de 0,02 volt. P.-L. G.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Installation de télégraphie sans fil en Bohême.
- Electrician, i3 novembre. — L’Allgemeine Electrici-tâts Gessellchaft a installé à Aussing et à Teplitz (Bohême), deux stations de télégraphie sans fil pour établir la communication entre ces deux villes. Quoique d’importantes collines soient interposées entre les deux points distants de 14 km, les réceptions ont été bonnes.
- Le courant primaire à 200 volts est interrompu par une bobine interruptrice à mercure : la clé est munie d’un souffleur magnétique. Les pôles du secondaire de la bobine sont reliés à un éclateur à air, ayant en parallèle 5 bouteilles de Leyde et une bobine de self-induction servant à l’accord. Un pôle de l’éclateur est à la terre ; l’antenne est connectée à la bobine d’accord par l’intermédiaire d’un petit éclateur auxiliaire destiné à empêcher les ondes de parvenir directement à la terre à travers la bobine d’accord lors d’une réception.
- L’accord se fait au moyen de la bobine de self-induction en variant la longueur des ondes jusqu’à ce qu’un ampèremètre thermique, monté comme l’on sait, marque un maximum.
- L’antenne est constituée par plusieurs fils aériens montés en triangle, il y a 16 fils de i,5 mm de diamètre ayant chacun 3o m de longueur* Un fil trans-
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- F
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 Janvier 1904
- LV
- versai tendu entre deux poteaux à 35 m de hauteur forme la base du triangle ; l’angle par rapport à l’horizontale des fils aériens est 5o à 6o degrés.
- Pour la réception on règle la bobine d’accord jusqu’à ce que le maximum de tension soit amené sur le cohéreur, ce réglage s’opère sur des signaux conventionnels jusqu’à ce qu’on les reçoive avec le maximum de netteté. En tournant le cohéreur autour de son axe on peut changer son degré de sensibilité.
- R. Y.
- Télégraphie téléphonique au moyen de la lumière,
- Zeitschrift für Electrotechnische, Ier novembre. — Les transmissions télégraphiques sans fil peuvent s’effectuer d’une nouvelle manière en employant le dispositif de téléphonie de Ruhmer par rayons lumineux. Le nouveau transmetteur télégraphique a été indiqué par Ruhmer : on influence une lampe à arc en introduisant dans son circuit la bobine primaire d’un transformateur dont le secondaire est actionné par un interrupteur à mercure monté avec une clé Morse. Lorsque par suite de la fermeture de la clé Morse, le secondaire est parcouru par un courant régulièrement interrompu, un courant ondulé prend naissance dans le circuit primaire de la lampe et cause des variations rapides de la lumière qui influencent une cellule de séienium. ,
- Dans le téléphone relié à cette cellule, il se produit un son perceptible pendant tout le temps que la clé est abaissée : il est superflu d’ajouter que l’on peut par des signaux longs ou courts, reproduire l’alphabet Morse et transmettre ainsi des nouvelles. Gomme les variations successives de la lumière sont trop rapides pour pouvoir être perçues à l’œil, le
- La Grande Revue
- PARAISSANT LE 15 DE CHAQUE MOIS
- DIRECTION ET ADMINISTRATION !
- C. N AUD, éditeur, 3, rue Racine, PARIS (VU)
- Sommaire du numéro du 15 Janvier 1904
- Henri Chantavoine.
- Georges Lecomte . Henry Bordeaux. .
- Mme Jules Michelet. Johannès Gros. . . Clémentel ... Jean Cruppi .... Gustave Toudouze. F. Funck-Brentano
- A. Berget........
- R. Romme.........
- Ignotus. ......
- André Messager . . Ch. Formentin . . . Maurice Guillemot. Jean Ajalbert . . . Paul Bluysen . . . Paul Dupray ....
- Henri Ghateau . . .
- Stéfane Pol......
- X................
- Les Maîtres de la pensée contemporaine.
- L’Amour.
- La sensibilité de M. Maurice Barrés.
- La Psychologie du chat.
- V. Sardou et Sarah Bernhardt. Budget pour tous.
- Questions juridiques.
- La Mort de Colibri {nouvelle). Poisons et sortilèges.
- Le radium. Le train Bénard. Radiations et radiothérapie. Revue étrangère.
- Critique musicale.
- Critique dramatique.
- Les coulisses de l’art.
- Propos d’hier et d’aujourd’hui. Vie Parisienne.
- Chronique des Livres.
- Revue des Revues étrangères. Revue des Revues françaises. Sports. Chronique financière.
- Pour Paraître en Février :
- “ LE FARDEAU ” par j.-h. rosny
- CONDITIONS D’ABONNEMENT
- UN AN SIX MOIS TROIS MOIS
- Paris....................... 30 fr. 16 fr. 9 fr.
- Départements................ 33 fr. 17 fr. 10 fr.
- Etranger.................... 36 fr. 20 fr. 12 fr.
- Prix du numéro : 2 fr. 50, frais d'expédition en plus.
- nouveau dispositif de télégraphie par rayons lumineux conviendra particulièrement à l’armée et à la marine, en cas de guerre ; les frais qu’entraîne son installation sont d’ailleurs peu élevées. Pour d’autres emplois, ce système ne s’applique guère, car il ne peut convenir que pour de courtes distancés. R. Y.
- * Sensibilité des différents détecteurs d’ondes, par
- Fessenden. Electrical World. — Le professeur Fes-senden donne le tableau suivant de la sensibilité des divers détecteurs d’ondes hertziennes :
- Ergs par signal.
- Cohéreur Marconi, nickel argent mercure . 4,ooo Alliage 9!) p. xoo or et 5 p. 100 bismuth . . 1,000
- Détecteur Solari charbon-acier, aluminium-
- acier et mercure-acier........... ... 0,220
- Détecteur magnétique Rutherford-Marconi . 0,100
- Bolomètre Fessenden....................... 0,08b
- Détecteur liquide Fessenden.................0,007
- R. Y.
- ÉCLAIRAGE
- Mesures photométriques des lampes Nernst.
- Electrician, i3 octobre. —Les essais furent effectués sur des lampes à 1, 3 et 6 filaments (bâtonnets) lumineux et des globes divers. On a remarqué que des variations de 1 p. 100 dans les tensions produisent dès oscillations de 14 p. 100 dans la lumière produite. Au point de vue photométrique les lampes de 0,4 ampère par filament sont les meilleures. La courbe de l’intensité horizontale montre que l’intensité lumineuse varie beaucoup et que, normalement au filament, elle est deux à six fois plus forte que parallèlement à lui, la courbe est arrondie par l’emploi de globes. Avec la lampe Nernst la mesure de l’intensité moyenne sphérique est aussi difficile qu’avec les lampes à incandescence. Les méthodes par lesquelles on mesure cette dernière sont :
- i° Valeur moyenne de 6 courbes dont les surfaces comprennent un angle de i5° ; 20 Valeur moyenne de deux courbes dont les surfaces sont parallèles et normales au filament ; 3° Une courbe dont le plan est vertical et fait un angle de 35° avec le filament. —La première méthode est naturellement la plus exacte.
- Un grand nombre de courbes ont été prises avec
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 Janvier 1904
- LVl
- des globes de toutes sortes. Une lampe à 3 filaments à o,4 ampère par filament, prenait environ 260 watts. L’intensité moyenne sphérique était 64,3 avec un globe opale et 118,4 avec un globe clair, ce qui correspond à une consommation en watts par NIv de 4,18 ou 2,22 (rapportés à l’unité américaine). Cette lampe donna pour neuf globes différents une différence de l’intensité moyenne sphérique de 84 p. 100 et une différence de consommation spécifique en watts de 32 p. 100.
- Des lampes munies d’un plus grand nombre de filaments ont une efficacité plus grande, malgré l’effet d’écran que produisent les filaments les uns par rapport aux autres. O. A.
- La lampe à vapeur de mercure Cooper Hewitt, Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 333, 5 septembre 1900. — La compagnie qui exploite les procédés Cooper Hewitt a récemment perfectionné un mode de « démarrage » de cette lampe, qui ressemble beaucoup au procédé employé par Arons et les autres expérimentateurs primitifs*: Dans les lampes primitives, les deux électrodes se trouvaient dans le même plan et en inclinant le système latéralement les deux colonnes de mercure venaient en contact ; en redressant la lampe on avait la rupture et l’amorçage. Dans la lampe Hewitt, les électrodes sont dans des plans différents; on établit la connexion entre les électrodes en inclinant la lampe de façon qu’il y ait un excès de mercure dans l’électrode normalement la plus élevée ; le mercure s’écoule le long du tube, et il se produit une rupture à l’électrode normalement la plus basse. Le mercure se vaporise progressivement dans toute la longueur du tube ; on a pu amorcer ainsi des lampes de 1,20 m sans excès de mercure. La longueur noi*-male des tubes pour 55 à 60 volts est de 60 cm; ces tubes sont pris à leurs extrémités dans des colliers garnis d’amiante et montés sur un tube métallique parallèle au tube de verre. Ce tube pivote sur la tige qui porte la lampe ; cette dernière porte à la partie supérieure un réservoir régulateur qui sert aussi à la condensation. Une chaîne fixée à cette partie supérieure permet d’incliner la lampe pour l’amorçage, un contrepoids à l’autre extrémité redresse le système. Pour fonctionner sur un circuit de xio à 120 volts, on place deux lampes en série ; l’appareillage est complété simplement par un rhéostat et une bobine de réaction. Si les deux lampes doivent fonctionner d’une façon indépendante, chacune d’elles est fournie avec une résistance en dérivation qui est mise hors circuit automatiquement à l’allumage. Cette résistance consiste en deux lampes de 40 volts et de i,5 ampère. P.-L. C.
- RADIOACTIVITÉ
- Sur les chiffres énormes donnés à propos du radium. — Rutherford évalue à un milligramme seulement par gramme et dans un milliard d’années la perte de poids subie par le radium en activité permanente. Il prétend qu’un, gramme de radium peut développer plus de 4^5 millions de kilogrammètres et M. et Mme Curie vont plus loin encore. Ces chiffres paraissent fantastiques. Tout le monde cependant n’accepte pas ces chiffres sans protester. Lord Kelvin a indiqué les conditions d’expériences qui d’après lui doivent être faites avant de pouvoir exactement déterminer certains chiffres. Il accepte difficilement l’estimation de M. Curie fixant à 90 petites calories par heure l’émission de 1 gr de radium. Il s'explique ce
- dégagement d’énergie considérable par le concours de l’éther. De même qu’un tube de verre contenant du drap noir et plongé dans l’eau reçoit une certaine énergie calorifique par les ondes lumineuses, énergie qu’il transmet à l’eau — de même, le radium pourrait recevoir l’énergie de l’éther et ensuite émettre de la chaleur. On peut à cet égard se reporter à l’article suivant intitulé : « La source de l’énergie dans la radio-activité — extrait de la Revue scientifique. »
- L’Electrical World donne lui aussi un chiffre fantastique à propos de la transforcnation du radium en hélium.
- On sait que Sir W. Ramsay a constaté que les émanations du radium après avoir donné un spectre particulier et inconnu, commençait à donner au bout de quatre jours la ligne jaune caractéristique de l’hélium ; douze jours plus tard, le spectre de l’hélium apparaissait en entier. Sir W. Ramsay a calculé le temps nécessaire pour la conversion du radium en hélium, dans l’hypothèse où elle serait complète. D’après Y Electrical World il aurait trouvé deux millions d’années.
- Ce qui prouve qu’en matière de radio-activité l’unité pratique à adopter pour les évaluations devrait être le million. A. S.
- Travaux récents sur le Thorium. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 328. — Dans un article de « Mc Gill University Magazine » M. C. F. Loddv décrit les expériences qu’il a faites sur la radioactivité du thorium de concert avec le professeur Rrntherford, Le thorium et le radium, mais non l uranium émettent un gaz sans affinité chimique et qui peut seulement être caractérisé par ce fait qu’il émet des radiations semblables à celle des corps d’où il émane. Ce gaz a pu être condensé au moyen d’air liquide et la température d’ébullition évalué à— i3o° C. Les radiations provenant de ces émanations ne présentent pas le caractère de permanence des radiations des substances radioactives elles-mêmes ; elles décroissent rapidement et disparaissent. Elles laissent cependant une couche imperceptible de substance radioactive sur tout solide amené à leur contact ; cette couche, enlevée au moyen de papier de verre et dissoute dans un acide continue à émettre les mêmes radiations qui finissent par s’éteindre, mais la substance peut auparavant subir deux autres métamorphoses. Rien que le thorium soit considéré comme un corps simple, la radioactivité peut être concentrée en une portion très faible de la substance ; en effet si l’on ajoute de l’ammoniaque à une solution de thorium, ce dernier est précipité partiellement et la substance restant en dissolution conserve seule la radioactivité entière, qu’il finit par perdre de même que le précipité la reprend. Pour expliquer le mécanisme qui fait engendrer au thorium cinq nouvelles formes de la matière, les expéxnmentateurs émettent l’hypothèse de la destruction de chaque atome, accompagnée de ses radiations-propres ; un nouveau système subsiste qui a son tour est imitable et devient radioactif, et ainsi de suite ; le dernier stage semble être le dernier autant que l’expérience actuelle permet d’en juger. Quant à l'objection que l’on peut formuler contre une aussi grande production d'énergie par d’aussi faibles masses, il n’y a pas lieu de s’en étonner ; R science se trouve pour la première fois en présence de l’énergie atomique et ne connaît rien à quoi elle puisse la comparer, P.-L. G.
- La source de l’énergie dans la radio-activité, pQ’
- A. Despacx. Revue des Sciences, 2 janvier. — D ou
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 Janvier 1904
- LVU
- provient l’énergie qui paraît se dépenser d’une façon indéfinie dans la radio-activité ?
- M. Le Bon découvre en 1897 ce qu’il appelle la chaleur obscure (radiations émises par les corps après exposition à la lumière) ; on pourrait croire que l’énergie ainsi dépensée avait été prise aux rayons lumineux. Que penser maintenant de l’uranium, du thorium, etc. qui émettent spontanément et d’une façon continue de pareilles radiations à quelques centimètres de distance seulement; du thorium, du polonium, de l’actinium, enfin du radium beaucoup plus puissant encore dont les effluves s’étendent jusqu’à 1 m.
- On sait que ces radiations ne sont ni des rayons lumineux, ni des rayons calorifiques puisqu’elles ne se réfléchissent pas, ne se réfractent pas, et ne se polarisent pas. M. Le Bon pense qn’il y a là un mélange de magnétisme, d’électricité, de rayons cathodiques et de rayons Rœntgen. Les radiations émises vont influencer les corps à distance comme dans le magnétisme et l’électricité et elles ne contiennent aucune parcelle de matière radiante. En tout cas, une parcelle de l'adium émet des radiations qui élèvent la température, qui traversent les obstacles et dépensent une énergie considérable sans perdre sensiblement de leur poids. D’après M. Le Bon, le radium se dissocie et cette dissociation s’effectuerait en plusieurs temps : l’atome matériel deviendrait d’abord atome d’électricité, puis atome de rayon Rœntgen, enfin atome d’éther ; c’est cette dissociation qui serait la cause de l’énergie énorme manifestée dans la radio-activité. Mais deux ^objections se dressent: d’abord le principe de la conservation de l’énergie et l’indestructibilité de la matière — est-il de plus possible qu’une quantité si petite de matière porte dans ses flancs une quantité si considérable d’énergie ?
- L’origine de l’énergie ixidio-active paraît tout autre à M. Despaux. Dans la théorie cinétique de la matière et de l’énergie, la molécule matérielle est supposée représenter, dans la matière, l’image des corps célestes isolés dans l’élher. Elle parcourt un orbite en tournant sur elle-même. L’énergie qu’elle détient peut être représentée par la somme des produits de sa masse par les carrés des vitesses correspondantes à chacun de ses mouvements et on peut concevoir qu’il puisse y avoir des transformations dans les éléments de la somme pourvu que le total ne soit pas . changé.
- Le diamètre de l’orbite représente l’énergie de dilatation, le nombre de révolutions ou vibrations par seconde représente l’énergie calorifique et lumineuse. On ignore l’influence de la rotation. M. Despaux lui attribue la cohésion, l’affinité, la masse et l’électri-cité-magnétisme.
- M. Despaux attire l’àttention sur une masse d’eau déterminée qui est susceptible de fondre plusieurs milliers de kilogrammes de glace en empruntant l’énergie necessaire au milieu environnant sous forme de restitution de chaleur. De même on ne saurait contester qu’un aimant dépense de l’énergie ; cependant il peut sans s’affaiblir, influencer des morceaux de fer, en orientant leurs molécules, attirer des blocs beaucoup plus gros que lui. Or, quelques multiples et répétées que soient ces causes de dépense, l’aimant conserve son énergie : à quoi cela peut-il tenir? De même que, dans le cas de l’eau, le milieu ambiant restituait la chaleur, c’est-à-dire les révolutions moléculaires, par le moyen d’ondes calorifiques, dans le cas de l’aimant, le milieu ambiant restitue les lignes de force qui d’après M. Despaux seraient pro-
- duites par la rotation des molécules de fer et d’air.
- Ainsi le milieu ambiant maintiendrait sans cesse l’aimant à son niveau d’énergie moléculaire en lui restituant les rotations comme il restituerait les vibrations à un corps refroidi.
- Et cette conception peut s’étendre aux corps radioactifs. L’énergie qu’ils dépensent sans compter leur est restituée par le milieu environnant.
- D’ailleurs il est reconnu que certains corps radioactifs, les métaux notamment, se fatiguent, et qu’ils doivent se reposer avant de pouvoir émettre de nouveaux effluves tout comme l’eau qui après avoir fondu beaucoup de glace perdra beaucoup plus vite sa chaleur qu’elle ne la récupérera. Il y a là une question de conductibilité et de plus ou moins de puissance calorifique.
- Le radium, dont le poids atomique est considérable a une énergie moléculaire considérable ; pour lui la dépense peut être inférieure à la restitution. Pour d’autres corps, il peut en être tout différemment.
- Et cette hypothèse, qui permet d’expliquer qu’une quantité énorme d’énergie puisse être dépensée par une faible quantité de matière dans des phénomènes de chaleur, de magnétisme et de radio-activité, permettrait encore d’expliquer les quantités énormes d’énergie électrique attribuées aux atomes des corps. Joubert, dit M. Despaux, évalue que la quantité d’électricité contenue dans un centimètre cube d’hydrogène suffirait à charger une sphère métallique grande comme la terre à une tension de 6000 volts, Ces chiffres ne sont pas moins invraisemblables que ceux attribués à la radio-activité. A. S.
- La mesure de la radio-activité. Zeitschrift fur Electrotechnik, io novembre. — Dans beaucoup d’écrits on trouve un grand nombre de chiffres sur le degré de radio-activité de certains corps. La méthode parlaquelle on peut mesurer la radio-activité a été donnée depuis plus d’un an parM. etMme Curie, mais elle est si mal connue qu’une courte explication du principe sur lequel elle repose ne doit pas être superflue.
- Pour mesurer la radio-activité, on a recours à la mesure de la conductibilité que les substances radioactives confèrent à l’air environnant. Supposons un condensateur à air dont les armatures ont été préalablement chargées à un certain potentiel : par la présence des substances radio-actives, le diélectrique devient conducteur d’une certaine quantité d’électricité, qui traverse le condensateur. Cette quantité d’électricité est proportionnelle à la conductibilité de l’air et, par conséquent, à la radio-activité : comme unité on prend l’uranium dont on détermine la radio-activité.
- La mesure de la quantité d’électricité peut se faire avec diverses méthodes : i° On relie les plateaux avec un électromètre et l’on mesure la quantité d’électricité qui passe dans un temps donné ; 20 On relie un plateau à un électroscope chargé et on mesure le temps au bout duquel il est déchargé.
- Quand l’électromètre est disposé pour des lectures au miroir et que la mesure du temps est exacte, la méthode donne de très bons résultats. IM. Curie a pu mesurer, avec son emploi, des substances pour lesquelles les mesures spectroscopiques auraient nécessité une quantité 5 000 fois plus grande.
- B. L.
- DIVERS
- Régulateur électrique pour chaudières d’automobiles à vapeur, par le professeur Elihu Thomson.
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- L VUI
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- Electrician, i3 novembre. — Le professeur Elihu Thomson a construit une chaudière à vapeur pour automobiles constituée par un tube placé dans la flamme à l’un des bouts duquel une pompe conduite par un excentrique injecte de l’eau ; à l'autre bout du tube on recueille la vapeur surchauffée. On emploie comme combustibles des matières liquides qui sont envoyées aussi au foyer par des pompes : ce dispositif permet d’augmenter la quantité de vapeur produite, en augmentant la rapidité de fonctionnement des pompes. Les deux tubes amenant aux pompes l’eau et le combustible, sont munis de soupapes à commande électromagnétique. Dans le circuit de l’électroaimant de chaque soupape est intercalé un thermostat placé à côté du tube producteur de vapeur. Si la température de la vapeur dans ce dernier dépasse une certaine limite, un circuit est fermé par le thermostat et l’admission de combustible est interrompue. Si, au contraire, la température du tube s’abaisse trop, un second contact s’établit et donne passage à un courant qui provoque la fermeture de la soupape sur le tube d’amenée d’eau. Les contacts sont réglables, en sorte que l’on peut disposer les soupapes pour la vitesse désirée. R. V.
- Ampèremètre enregistreur pour chemins de fer. Electrical World and Engineer. — La General Electric G0 construit un appareil de mesure enregistreur destiné aux voitures de chemins de fer. A cause des rapides variations de l’intensité du courant, l’appareil doit avoir un amortissement parfait et une période d’oscillations propres très courte. Les trépidations dues à la marche du train nécessitent une
- suspension efficace et une construction spéciale. On a choisi comme méthode de mesure la méthode dynamométrique. La bobine fixe est parcourue par le courant à mesurer ; la bobine mobile est parcourue par le courant constant d’une batterie (i ampère). La bobine mobile est maintenue en équilibre par un ressort à torsion réglable : les liaisons électriques pour le passage du courant s’effectuent aussi par l’intermédiaire de ressorts-spiraux. Les déplacements verticaux de la bobine sont limités. Les bobines fixes ont environ 2 4°° ampères-tours ; les bobines mobiles environ 80 ampères-tours et le couple de torsion est, pour les plus grands déplacements (24°) de 210 gr : cm ; il est par conséquent beaucoup plus considérable que dans tous les appareils de mesure connus.
- Pour l’inscription, on emploie un tube capillaire rempli d’encre par un siphon. Quand l’instrument reste stationnaire, la plume n’appuie pas sur le papier, comme c’est le cas lorsqu’on atteint des grandes vitesses. Le papier a environ 85 mm de large et est déroulé par un petit moteur à une vitesse de. 100 ou 200 mm par minute; l’entraînement du papier se fait par une roue dentée et des trous.
- On place sur la voiture deux de ces instruments de mesure ; l’un pour la mesure du courant, l’autre pour la mesure de l’intensité. Un enregistrement électrique du temps avec une horloge, un électroaimant et un inscripteur ont à déterminer la vitesse.
- L’appareil complet pèse environ 5o kg pour un couple de torsion de 200 gr : cm, une période d’oscillations de o,33 seconde et une consommation en watts de o watt dans la bobine mobile et i3o watts
- CHEMIN DE FER DE PARIS A ORLÉANS
- I/hiver à Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, etc.
- Billets d’aller et retour individuels et de famille de toutes classes.
- Il est délivré toute l’année par les gares et stations du réseau d’Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du Midi delà France:
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 23 p. 100 en lre classe et de 20 p. 100 en 2e et 3° classes.
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de 1™, de 2e et de 3e classe comportant des réductions variant de 20 p. 100 pour une famille de deux personnes à 40 p. 100 pour une famille de six personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue, avec un minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 p. 100 du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- toute L’AXXÉE
- Nord-Express. —Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et deux fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg.
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie, Bologne, fl Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bcmbay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebots de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SELLEMEXT
- Calais-Méditerranée-Express. — De Londres et Calais pour Nice et Vintimille.
- Train rapide quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de Pe classe, lits-salon et slceping-car. .
- L’ÉTÉ SELXEHEXT
- Engadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et Interlakon.
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- L1X
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 Janvier 1904
- dans la bobine fixe pour l’ampère-mètre, et respectivement 3,3 watts et 33 watts pour le voltmètre.
- R. V.
- Ventilateur électro-thermique (Revue Scientifique) — M. de Mare a aussi inventé un ventilateur électro-thermique qui échappe à l’inconvénient qui avait fait échouer jusqu’à présent tous les essais tentés : à savoir, l'impossibilité d’échauffement des résistances fixées sur les ailettes isolantes.
- Le principe du nouvel appareil est le suivant. Lorsqu’on fait passer un courant électrique dans une résistance métallique de façon à la porter au rouge clair, cette résistance fond si on raréfie l’air et cesse d’être rouge, si on compresse l’air. L’appareil met à profit cette dernière propriété. Pour cela, les résistances sont fixées sur la partie mobile d’un ventilateur à capsulisme. Elles se trouvent par suite dans une atmosphère comprimée et jouissent alors de la propriété indiquée plus haut, d’être portée à une température plus élevée sans fondre. Elles produisent simplement de la chaleur sans même devenir lumineuses et cette chaleur absorbée par l’air comprimé, est dirigée sur le local à chauffer. Grâce à cette absorption continuelle de chaleur, le fil n’atteint pas la température de fusion. A. S.
- Sur l’influence des déformations sur l’électricité du frottement, par N. Hesehus Journal de la Société physico-chimique russe, t. XXXV, n° 7, p. 5^5-530, iqo3. — Dans des expériences antérieures, M. N . Hesehus avait fait voir en premier lieu qu’en diminuant la densité superficielle d’un corps donné, on rend celui-ci plus négatif au point de vue de l’électricité de frottement. Comme toutefois dans presque
- toutes ses expériences antérieures, les variations de densité superficielle étaient pi’oduites soit en chauffant, soit en polissant le corps, la possibilité d’une action chimique qui compliquerait les phénomènes n’était pas entièrement exclue. Aussi l’auteur entreprend une nouvelle série d’expériences, où les variations de densité superficielle sont produites par des déformations du corps en expérience. Voici les conclusions qu’on déduit de cette investigation :
- 1. Le verre comprimé s’électrise positivement par rapport au verre non déformé :
- 2. Les tubes de caoutchouc soumis à une élongation s’électrisent négativement lorsqu’on les frotte avec des tubes identiques non déformés.
- 3. Une plaque fléchie, étant frottée avec une plaque plane, s’électrise positivement sur le côté concave et négativement sur le côté convexe ; ce phénomène est le plus frappant dans le cas de l’ébonite et à peine perceptible dans celui des métaux et surtout celui de l’aluminium. Voici l’explication que l’auteur donne de ce phénomène ; deux corps en contact peuvent se considérer comme constituant un condensateur ; l’énergie électrique de l’unité de surface de ce condensateur provient de la variation de tension superficielle (a) due au contact ; c’est pourquoi ku- : 8nz — a ou u2 : 8izz = a : k. La différence de potentiel (u) doit par conséquent être petite pour les corps à constante diélectrique élevée 4 (métaux).
- 4. En tenant compte de ce qui'précède, on est fondé à formuler la loi générale suivante : en frottant l’un sur l’autre deux corps de la même nature chimique ou en les amenant au contact on électrise positivement le corps dont la densité superficielle est la plus grande.
- A. G.
- BREVETS
- Wattmètre indicateur pour courants polyphasés.
- San Erancisco. Journal o(‘ Electricity Power and Gaz, n° 1, juillet, t. XIII, p. 119, 037-744- — Cet appareil est destiné spécialement aux stations à courants polyphasés à haute tension, autrement dit pour les usines de transmission de force. Il indique à chaque instant la puissance vraie fournie par l'usine, ce qui est d’un très grand intérêt, alors que les ampèremètres et voltmètres ordinaires donnent un produit avec lequel il faut faire intervenir un certain cos cp. L’instrument consiste en quatre bobines, deux fixes pour les ampères, deux mobiles pour les volts. Ces bobines sont respectivement alimentées par un transformateur de courant pour les ampères et d’un réducteur de potentiel abaissant les volts à ii5. Un index fixé à l’équipage mobile se déplace sur le cadran gradué ; le wattmètre est étalonné pour la fréquence voulue, et il est considérablement apériodique, ce qui permet de faire les lectures rapidement et exactement. A. S.
- Méthode Bienaimé pour séparer les pertes dans îa mesure du rendement des dynamos. Société belge d’Electriciens, février, t. XV, p. 45-55, 537-734. — On sait que dans la méthode Swinburne pour déterminer le rendement des dynamos on évalue en bloc les pertes par frottements mécaniques par hystérésis et par courants de Foucault. Dans la méthode de Housman les pertes par courants de Foucault sont évaluées séparément ; celles-ci sont proportionnelles au carré de la vitesse, les deux autres étant proportionnelles à la vitesse.
- Pour obtenir ce résultat on construit deux rectangles, mais la méthode de Housman exige l’emploi d’une force électromotrice supérieure à celle dont on dispose aux bornes de la dynamo.
- La méthode Bienaimé a précisément pour but d’éviter l’emploi de cette force électromotrice supérieure.
- A. S.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Utilisation pratique et complète d’une chute d eau pour tous les services d’une exploitation minière, par Maurice Lecomte-Denis, ingénieur civil des mines, x vol. in-8 de 96 pages avec 46 figures dans le texte. Veuve Ch. Dunod. Prix 4 fr.
- Cet ouvrage arrive bien à son heure.
- Nous sommes, en effet, au début d’une véritable transformation de la force motrice par l’utilisation rationnelle de la « Houille blanche » et, qu’elle qu’en soit l’application industrielle, il manquait jusqu’à présent un guide pratique et simple pour éclairer par des données précises quiconque, ayant une chute de moyenne importance à sa disposition, désire en faire l’application complète et l’utiliser au mieux avec le minimum de frais.
- L’auteur a divisé son ouvrage en deux parties. Dans la première partie du livre, il passe en revue toutes les conditions ou particularités qui peuvent se présenter dans la nature avec l’objectif constant de l’utilisation pratique et tous les organes nécessaires ou simplement utiles sont ainsi passés en revue, englobant, en réalité, tous les cas qui peuvent se présenter. De plus, il a eu soin d’indiquer, par des exemples très simples et à la portée de tout le monde, comment à l’aide de l’électricité, on pourrait transporter au loin cette énergie hydraulique fournie par la nature.
- La deuxième partie, formant le complément indispensable à la première, montre et résout toutes les difficultés que l’on peut être amené à rencontrer dans l’exécution du projet.
- C’est l’exemple d’une application absolument complète et pratique aux différents services d’une exploitation minière ; mais combien —- pour ne pas dire tous — trouvons-nous là d’exemples s’adaptant à n’importe quelle industrie.
- Sous la forme particulièrement claire dont l’exposition en est faite, avec nombre de figures qui constituent autant d’exemples typiques, ce livre sera consulté avec fruit et intérêt par tout le monde.
- Les courants Alternatifs, par Guiseppe Sartori, 2 vol., Ulrico Hæpli, éditeur à Milan.
- L’ouvrage deM. Guiseppe Sartori se compose de deuxvolumes. Le premier, intitulé « partie qualitative et descriptive » contient l’exposé des leçons d’électrotechnique faites par l’auteur aux cours du soir de l’Ecole industrielle de Trieste.
- L’auteur expose d’abord les phénomènes périodiques présentés par les courants et leur représentation graphique. Puis il passe aux phénomènes d’induction électro-magnétique d’induction mutuelle et de self-induction. Il traite des courants alternatifs et de fimpédance dans un circuit. Après avoir ensuite étudié l’effet d’un condensateur dans un circuit par-
- couru par un courant alternatif et les champs magnétiques qui y sont produits il décrit les alternateurs, les transformateurs, les moteurs synchrones, les moteurs asynchrones polyphasés et monophasés. Il termine enfin parla mesure industrielle du rendement et par l’étude de la transmission et des systèmes de distribution.
- Le second volume (« partie quantitative » comme le désigne l’auteur) est l’ensemble des leçons d’électrotechnique professées à l’Ecole supérieure des Constructions navales. L’ordre suivi est le même que dans le premier volume. — M. Sartari reprend par le calcul avec le secours de l’analyse, les éléments exposés simplement dans le cours fait aux Ecoles du soir (ier volume).
- A signaler les nombreux exemples pratiques qui abondent dans l’ouvrage ainsi que les exemples proposés à la fin de chaque chapitre. Enfin l’auteur a fait un emploi fréquent des remarquables méthodes graphiques imaginées par M. Blondel. L. O.
- AVIS
- Exposition Universelle de Saint-Louis. — Ingénieurs ayant eu longue expérience aux Etats-Unis et devant être attachés officiellement à l’Exposition de Saint-Louis, se chargeraient de toute mission d’études ou mission commerciale et industrielle, représentation, vente de brevets, fourniture de renseignements divers, etc.
- Longue période d’expérience au service de l’Administration de l’Exposition de Chicago en igo3. Connaissance approfondie de la langue, du pays et des industries américaines, nombreuses relations, etc.
- Pvépondre :M.G.S. Albanese, 7, rue Saulnier, Paris.
- The Phœnix Dynamo Manufacturing C° Ltd, Bradford, Angleterre, propriétaires du brevet Fynn n° 3o5 0^7, du 2 novembre 1900, relatif à des améliorations dans les entourages de dynamos sont disposés à allouer des licences ou à examiner des offres d’acheteurs des droits du brevet ci-dessus. S’adresser à la Compagnie ci-dessus nommée.
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- sud-est, ou sud-ouest, dans ville de 4 à 6 000 habitants, une usine hydro-électrique pour l’éclairage.
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- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-IA
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- Tome XXXVIII.
- Samedi 6 Février 1904.
- Il* Année. — N» 6.
- clair;
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- SOM M AIRE Pages
- R. JOUAUST. — L’accumulateur Edison................................................. 20x
- D. KORDA. — La séparation électrostatique et électromagnétique des minerais ........ 214
- BEVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation : La commutation dans les machines à courant continu, par K. Pichermayer 221
- Le moteur Diesel, par H.-A. Clark . ................................ . ,....... 226
- Traction : Les chemins de 1er électriques de la vallée del’Hudson. .................. 228
- Accumulateurs : Nouveaux brevets d’accumulateurs, par Schœnmehl, Fritchle, Danzer, Roberts, Kœhler. 23o Mesures : Nouvel indicateur de glissement de Akgelo Bianchi............. 234
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : La valeur absolue des éléments magnétiques au Ier janvier 1904 (Note de
- M. Th. Moureaux)............................................................................... 237
- Institution of Electrical Engineers : L’état actuel de l’électro-technique . . . . . . ............... 237
- Excitation de la phosphorescence par les rayons cathodiques lents, par A. Wehnelt................ 23g
- Fonctionnement et entretien des systèmes souterrains à hautes tensions, par Philip Torchio ... . . . 240
- SUPPLÉMENT
- Echos et nouvelles............................................................. lxii
- Bibliographie .............................................................................. . lxxi
- S3H
- CABLES ÉLECTRIQUES
- G. &E.-B. delà RATEE, dépôt : 81, rue Réaumur, Paris.
- Usines et bureaux à Gravelle-Saint-Maurice (Seine.)
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- LXI1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 6 Février 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- ÉLECTROCHIMIE
- Nouvel électrolyte pour l’interrupteur de Weh-nelt, par D. Euvigne Hanse h . Zeitschrift fur Elec-trotechnische, 22 novembre. — La dissolution étendue d’acide sulfurique généralement employée présente les défauts suivants :
- i° La tension d’emploi de l’interrupteur doit être assez élevée.
- 20 Le courant qui passe dans le primaire de la bobine d’induction a, par suite de cette haute tension, une intensité inutilement forte.
- Le premier inconvénient, qui n’a d’importance que pour les petites bobines, a été écarté par M. Carpentier par l’emploi d’un appareil assez compliqué avec lequel on élève la température, et par conséquent la conductibilité de l’électrolyte.
- Pour se prémunir contre le second inconvénient, on augmente considérablement la résistance de l’interrupteur en diminuant la surface de la pointe de platine au point qu’elle est portée à l’incandescence par le passage du moindre courant.
- L’auteur, pour diminuer le courant, augmente l’impédance du primaire en choisissant un électrolyte qui, dans les mêmes conditions, produit une fréquence d’interruptions plus élevée. Pour cet emploi, une solution à moitié saturée de sulfate de magnésium, additionnée d'un peu d’acide sulfurique, convient parfaitement. Avec cet électrolyte on peut travailler à basse tension, et cependant le fonctionnement est aussi très satisfaisant à la tension de 118 volts.
- De nombreuses recherches faites sur divers électrolytes et exposées dans l’article original en un tableau récapitulatif, il résulte que pour des teneurs croissantes en sel, la tension d’emploi minima diminue. L’addition d’alun de potasse élève la fréquence des interruptions d’une façon considérable.
- Par exemple les valeurs suivantes ont été trouvées :
- Avec une dissolution acide dont le poids spécifique était 1,195, l’interrupteur commençait à fonctionner pour 65 volts 26 ampères ; pour une acidité correspondant au poids spécifique de i,3o5, 20 volts et i5 ampères ; pour un mélange d’acide sulfurique de poids spécifique i,o5o avec 20 p. 100 de sulfate de magnésium, l’interrupteur fonctionnait à 20 volts 5 ampères, et 118 volts 12,5 ampères. R. V.
- DIVERS
- Relation entre la conductivité du sélénium et l’intensité de la lumière incidente, par E.-R.
- Hopius. Journal SociétéPhysico Chim. Russe,t.XXXV, n° 7, iqo'S, p. 58i-585. — M. Hopius vient de faire une série d’expériences avec un appareil construit par MM. Kohl et un dispositif de contrôle de sa propre construction, sur du sélénium fourni par la maison E. Merk à Darmstadt; le premier était éclairé par un brûleur étalon à l’acétate d’amyle à des distances intermédiaires entre 10 et 200 cm, et l’autre par une lampe Nernst disposée à ces mêmes distances. Les intensités de courant ainsi mesurées s’accordent assez bien avec l’hypothèse d’une proportionnalité directe entre l’augmentation de conductivité du sélénium et la racine cubique de l’intensité d’éclairage.
- A. G.
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Le progrès des travaux et l’exposition au Palais de l’Electricité de l’Exposition Universelle Internationale de Saint-Louis 1904. (Cet article a été communiqué par le chef du département d’Electricité à l’Exposition de Saint-Louis.) — La date de l’ouverture de l’Exposition de Saint-Louis est imminente. Les bâtiments et l’ensemble de l’exposition seront achevés le 3o avril 1904, juste pour le jour de lou-verture au public. A cet égard, il est intéressant de noter un rapport qui a été publié le ier décembre iqo3 par le directeur des travaux à l’Exposition de Saint-Louis, et qui semble établir que l’Exposition de Saint-Louis sera, à la date de l’ouverture, dans un état d’achèvement plus complet que toute autre exposition précédente. Nous donnons, ci-dessous, comme extrait de ce rapport, quelques tableaux indiquant en tant pour cent l’état d’achèvement des édifices principaux sur le terrain de l’Exposition.
- Bâtiments principaux de VExposition :
- Education................... 99 1/2 p. 100
- Agriculture................. 99 1 / 2 »
- Galerie des machines........ 99 1)2 »
- Industries diverses......... 99 a
- Arts Libéraux.................. 99 1/2 »
- Manufactures................ 94 »
- Horticulture................ 91 »
- Electricité................. 99 1/2 »
- Colonnades et restaurants. . . 99 1/2 »
- Beaux-Arts (Est).........». 99 1 j% »
- » (Ouest). ..... 99 »
- Bâtiments des chaudières. . . 87 »
- Transports.................. g3 »
- Mines et Usines............. 93 »
- Bâtiments des Etats de V Union :
- Quatre des bâtiments des Etats de l’Union sont achevés complètement ; trois pour les 99 p. 100, cinq
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 6 Eévrier 1904
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- Matériel de Mines
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- Les interrupteurs a huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que Ton utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- îp|
- M
- Ateliers de Construction, 44, rue des Volontaires, PARIS
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- LXIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 Février 1904
- pour les 90 p. xoo, et quinze pour les 60 p. 100 en moyenne.
- Bâtiments des natio‘ns étrangères ;
- .Mexique. ... . . . . . . .. . . 100 p . 100
- France . . 70 ï)
- Chine. . . 20 »
- Ceylan ... 35 »
- Brésil . . 6 »
- Philippines.. . ... . . . . . . 5o ))
- Angleterre . . 75 ))
- Canada )>
- Allemagne . . 60 »
- Belgique . . 5 »
- Nicaragua. . . . i5 »
- Bâtiments des Concessions ;
- Les dix-sept bâtiments des concessionnaires sont achevés à 40 p. 100. Une station centrale temporaire d’une capacité totale de 400 kilowatts fournit actuellement l’énergie électrique pour la lumière et la transmission de force sur le terrain de l’Exposition car beaucoup d’entrepreneurs font usage d’appareils électriques pour la construction des bâtiments et une grande part de la besogne est accomplie pendant la nuit.
- La station centrale principale de l’Exposition sera installée dans la Galerie des Machines et le montage, de deux des alternateurs de 2 000 kilowatts avec les machines à vapeur est, dès à présent, presque terminé tandis que le montage des deux autres groupes de génératrices de la même puissance n’est qu’au premier quart. Une grue de 40 tonnes installée dans ce bâtiment sert pour le transport des pièces lourdes de machines et permet donc un avancement très ra-
- pide des travaux. Les bâtis pour les machines à vapeur, moteurs à gaz, turbines à vapeur, etc., des exposants américains et européens sont aussi achevés complètement et on attend l’arrivée des machines et des appareils. Dans le bâtiment des chaudières, dont l’extérieur est complètement fini, les chaudières, système Babcocks-Wilcox, d’une puissance totale de 25 000 chevaux, sont à moitié installées et les purificateurs et les pompes d’alimentation sont mis en place depuis quelque temps.
- Puisque l’hiver n’est généralement pas très rigoureux à Saint-Louis, il ne faudra interrompre les travaux que pendant quelques semaines et l’installation du matériel des exposants pourra se faire sans interruption. En ce qui concerne les installations électriques dont les bâtiments sont très étendus, qui comprennent le montage d’environ 3 000 000 lampes à incandescence avec les câbles souterrains et le réseau de distribution, on a constaté que 70 p. 100 de ces travaux étaient déjà accomplis et actuellement il y a 5oo ouvriers-électriciens employés pour finir ces travaux le plus vite possible. Un chemin de fer circulaire actionné par l’électricité, avec des embranchements pour tous les bâtiments principaux de l’Exposition, a été prévu pour le transport du matériel de construction et des objets exposés ; plus tard ce chemin de fer servira au transport des visiteurs. La partie centrale de ce chemin de fer est en construction depuis quelque temps et il suffit d’achever la partie extérieure que l’on espère mettre en exploitation clans quatre semaines environ. Un des édifices les plus avancés est le Palais de l’Electricité. Les progrès rapides de la construction de ce bâtiment
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- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
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- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bcmbay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebots de la Compagnie Péninsulaire et. Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 Février 1904
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- Companhias Réunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne........................ 4 — 1.600 —
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)................. 6 — 1.350 —
- Compagnie des Mines d’Aniche............................................. 7 — 680 —
- Société Anonyme des Mines d’AIbi......................................... 2 — 600 —
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau.......................... 5 — 580 —
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët). . . 1 — 400 —
- Usine électrique de Capdenac............................................. 1 — 400
- Etablissement National d’Indret........................................ 1 — 400
- Fonderie Nationale de Ruelle............................................. 1 — 400
- Port de Rochefort........................................................ 2 — 350
- Etc., etc. ____________________
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 5,000 Machines à vapeur diverses.
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- LXVI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 Février 19C4
- sont dus principalement aux efforts du chef actif de la section de l’Electricité, M. W.-E. Goldsborough.
- Actuellement, presque toute la place disponible dans cet édifice a été concédée aux exposants. Mais, en raison du grand nombre des applications, il faudra construire d’importantes annexes à ces bâtiments. Il est intéressant de mentionner qu’en outre des pays européens, le Japon et la République du Brésil se sont décidés à installer une exposition spéciale dans le Palais de EElectricité.
- Les exposants se préparent dès maintenant à l’aménagement de leur matériel et l’on peut prévoir que les visiteurs seront intéressés non seulement par le nombre et la variété des expositions particulières, mais aussi par l’heureuse disposition adoptée à l’intérieur de ce Palais de l’Electricité dont l’emplacement est d'ailleurs des plus favorables.
- Pendant les quatre années qui se sont écoulées depuis l’Exposition Universelle de Paris (1900), l’élec-trotechnique a fait de grands progrès et un grand nombre d’inventions ont été expérimentées. Le grand public aussi bien que l’ingénieur électricien auront donc une excellente occasion de se familiariser avec l’avancement de cette industrie et seront vivement intéressés par l’abondance des nouveautés.
- R est évident que la télégraphie et la téléphonie sans fil attireront la plus grande attention du public, non seulement dans le Palais de l’Electricité mais dans toute l’Exposition. Une des plus grandes stations de télégraphie sans fil sera installée sur une des collines du terrain de l’Exposition où les visiteurs auront la possibilité de communiquer avec Saint-Louis et les villes voisines de la même manière et avec la même rapidité que dans le cas de la télégraphie ordinaire.
- Divers inventeurs et compagnies ont préparé des plans pour la démonstration de leurs systèmes de téléphonie sans fil à petite distance. Des stations téléphoniques seront érigées à chaque bout du bâtiment et il n’y aura pas de connexions métalliques entre ces différentes stations. Les ondes électriques émanant des bobines d’induction d’une station induiront des ondes correspondantes dans le poste récepteur et la conversation entre ces stations pourra s’engager.
- Gomme des progrès importants ont été faits en électro-thérapeutique, l’exposition concernant ce champ de l’application de l’électricité sera d’un très
- grand intérêt. L’énergie, sous la forme de courant continu, courant alternatif et courant à haute fréquence, est aujourd'hui largement utilisée dans le traitement d’un grand nombre de maladies, principalement dans les traitements des cas chroniques qui se montrent généralement réfractaires. Certains de ces appareils servent à produire Igs rayons X pour le traitement de maladies spéciales et la diagnose ; d’autres lampes dites « Finsen » émettent des rayons chi-miques-pour le traitement du cancer ; enfin les appareils pour l’application du radium aux différentes maladies de la peau sont nombreux. Des instruments électromagnétiques seront également dans cette section. L’Acousticon, ou instrument pouvant remplir les fonctions de l’oreille, sera mis à la disposition des personnes atteintes de surdité naturelle qui, paraît-il, auront ainsi la sensation de l’ouïe.
- Les récentes inventions dans l’éclairage sont d’un intérêt spécialement pratique. On verra les nouveaux modèles de lampes à arc comme la lampe dite « Bremer » et les lampes miniatures, les nouveaux types américains et européens, des lampes « Nernst» et, enfin, les lampes de Gooper-Hewitt à vapeur de mercure.
- En ce qui concerne l’électrochimie, il faut s’attendre à ce que l’Amérique expose beaucoup de nouveautés et déjà un grand nombre de fabricants d’électrochimie des chutes du Niagara se sont décidés à décrire leurs procédés de fabrication et à exposer les produits de leurs usines. D’autres tâcheront de prouver au public qu’à l’aide de chutes d’eau, il est possible de faire du fer et de l’acier à meilleur marché par l’électricité que par les méthodes anciennes.
- Enfin un laboratoire très vaste avec un équipement complet d’instruments de mesure, etc., sera à la disposition des membres du Jury et des exposants pour faire les épreuves des machines et des appareils exposés.
- Comme nouveauté intéressante, il faut mentionner que Y American Institute of Electrical Engineers a pris l’initiative d’une exposition historique de machines et appareils concernant l’électricité, ainsi que d’une exposition des ouvrages techniques. A voir l’organisation du comité et le matériel dont il dispose, il est à espérer que ce sera la plus complète et la plus intéressante exposition historique de l’industrie et de la
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 6 Février 1904
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 Février 1904
- LXVlt
- science électrique entreprise jusqu’ici. Un grand nombre de différentes sociétés d'Electriciens de l’Amérique, d’instituts et d’Universités ont assuré leur concours à cette entreprise, et comme elle n’a pas du tout un caractère commercial, elle sera d’une grande valeur pour l’éducation du public et dévoilera beaucoup de secrets qui rendent l’électricité si mystérieuse aux profanes.
- ÉNERGIE HYDRO ÉLECTRIQUE
- Circulaire du ministre de l’Agriculture en date du 6 janvier 1904, relative à l'utilisation des barrages pour la production de l’énergie électrique en vue des usages agricoles. — Le ministre de l'Agriculture à MM. les préfets.
- Ma circulaire du i3 août iqo3, relative à l’organisation du service de l’hydraulique et des améliorations agi’icoles, vous a signalé, parmi les entreprises vers lesquelles devront dorénavant s’orienter les efforts dudit service, l’utilisation des chutes sur les cours d’eau non navigables ni flottables, en vue de la production de l’énergie électrique et de son application aux usages agricoles.
- Le moment me paraît venu de vous adresser, à ce sujet, les instructions dont ma circulaire vous annonçait l’envoi.
- Un assez grand nombre de petits moulins établis sur les cours d’eau non navigables ni flottables ont été abandonnés depuis quelques années, pour des causes diverses, au nombre desquelles on doit mentionner le faible rendement des moteurs anciennement employés à l’utilisation des chutes, ainsi que la transformation de l’outillage et la concentration de l’industrie, surtout de l’industrie meunière, dans des établissements importants.
- Le plus souvent, le barrage a été conservé, mais la chute est restée inutilisée.
- Cependant quelques propriétaires de moulins en chômage, dans le but de tirer parti de la force motrice qu’ils avaient à leur disposition, l’ont transformée en énergie électrique pour l’appliquer à des usages agricoles. Cet exemple mérite d’être encouragé.
- Ce n’est pas, en effet, seulement dans les pays de montagne, où sont installées de grandes usines hydro-électriques, que la force motrice des chutes d’eau est susceptible d’être mise à profit. L’aménagement des parties moyenne et inférieure des rivières par l’établissement de barrages de faible hauteur serait non moins avantageux, l’énergie ainsi créée pouvant servir non seulement à l’éclairage des divers bâtiments des fermes, mais encore à la mise en mouvement, sans aucune transformation du matériel, de nombreux appareils agricoles, tels que machines à battre, à concasser l’avoine, à broyer les engrais et les tourteaux, barattes à beurre, broyeurs à pommes, scies à rubans pour la charronnerie, forges pour la maréchalerie, meules à repasser les outils, etc. Il est encore possible de l’utiliser pour actionner des pompes puisant dans la nappe souterraine l’eau nécessaire aux habitants et à tous les besoins de l’exploitation.
- Enfin cette force pourrait encore servir à faire mouvoir les diverses machines utilisées dans les petites industries rurales.
- L’emploi de l’énergie hydro-électrique et sa substitution a la main-d’œuvre de l’homme ou aux moteurs divers, devient particulièrement profitable lorsqu’il existe à proximité de l’exploitation agri-
- cole, un barrage non utilisé dont les canaux d’amenée et de fuite peuvent être conservés sans grandes modifications ; l’installation à créer comporte alors simplement une machine génératrice d’électricité actionnée par une turbine. Au cas où il resterait de l’ancien moulin une roue hydraulique en bon état de fonctionnement, on pourrait, bien que le rendement de cette sorte d’appareil soit généralement assez faible, la conserver si elle tournait à une vitesse couvenable et susceptible de développer dans la génératrice une puissance suffisante pour les besoins à satisfaire.
- L’énergie électrique, ainsi obtenue à peu de frais, se prêterait, bien mieux que toute autre force motrice, aux emplois les plus divers sur tous les points de l’exploitation ; car, même sans recourir aux derniers perfectionnements de la science et avec des installations ordinaires, il est aujourd’hui de pratique courante de transporter le fluide à des distances assez grandes au moyen d’un circuit fermé. Ce circuit, installé de manière à desservir toutes les parties de la ferme, constituera alors un véritable canal d’énergie, toujours à leur portée, dans lequel une.machine réceptrice pourra s’alimenter en vue de tous les usages ci-dessus mentionnés.
- A la commodité de l’emploi s’ajoute du reste l’avantage de l’économie, car le prix de revient de l’énergie électrique obtenue dans les conditions que je viens d’indiquer est sensiblement inférieur à celui de toute autre source d’énergie.
- Si d’ailleurs, comme le cas peut se présenter, la puissance d’une chute d’eau de hauteur.et de débit ordinaires est supérieure à celle qu’exige une exploitation agricole de moyenne importance, les propriétaires intéressés à l’utilisation de ladite chute peuvent, avec profit, s’entendre entre eux et se grouper dans le but d’établir à frais communs une petite station centrale comportant les appareils capables de produire la totalité du courant nécessaire à leurs exploitations respectives.
- Ils peuventmême, s’il s’agitde créer une installation importante, intéressant de nombreux agriculteurs, se constituer en association syndicale, car la loi des ai juin i865, 22 décembre 1888 prévoit, dans son article ier, comme pouvant être l’objet de la formation d’une association syndicale libre ou autorisée, l’exécution et l’entretien de toute amélioration agricole d’intérêt collectif. Cette loi a déjà contribué puissamment à répandre la pratique de l’irrigation par la création de nombreuses associations, et il n’est pas douteux que les propriétaires intéressés à l’utilisation des chutes d’eau n’aient avantage à bénéficier des facilités qu’elle leur offre.
- Tel est, Monsieur le préfet, sur l’adaptation des chutes auxusages agricoles, le sens des indications qui devront être signalées à l’attention des agriculteurs par les agents du service hydraulique et ceux des améliorations agricoles et dont la mise en pratique, lorsqu’il y aura lieu, devra être suivie concurremment par les deux services. Leur coopération à ce point de vue particulier a été du reste explicitement prévue par la circulaire précitée du i3 août 1903 et, dans la circulaire spécialement adressée, à la date du 28 juillet précédent, aux professeurs d’agriculture, ces fonctionnaires ont été invités à prêter, entre autres objets, leur concours pour l’utilisation agricole des anciens barrages industriels.
- Il importe donc qu’à l’avenir MM. les ingénieurs et conducteurs du service hydraulique et MM. les agents du service des améliorations agricoles pren-
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- Lxvni
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- nent, chacun dans la sphère de leurs attributions respectives, l’initiative d’engager les intéressés dans la voie de cette utilisation.
- Non seulement les agents du service hydraulique continueront, comme par le passé, à instruire toutes les demandes d’établissement de barrages ou de modifications de semblables ouvrages établis sur les cours d’eau non navigables ni flottables, mais ils pourront encore avec l’assentiment préalable de l’administration supérieure, se charger de dresser, pour le compte des collectivités ou des intéressés qui leur en feront la demande, les projets d’installations hydro-électriques, dans les conditions prévues parle décret du iomai 1864.
- Ils.devront, toutes les fois qu’il y aura lieu, entrer en conférences avec le service des améliorations agricoles qui, de son côté, s’occupera de l’adaptation aux usages agricoles des installations ainsi préparées.
- Dans le but de favoriser les travaux dont il s’agit, des subventions pourront être accordées aux intéressés, sur leur demande, dans les conditions prévues par l’arrêté ministériel du 20 juillet iqo3, relatif à la participation financière de l’Etat aux entreprises d’améliorations agricoles.
- J’attache le plus grand prix à ce que les instructions qui précèdent reçoivent une application aussi large que possible dans votre département.
- J’ai fait rédiger sur la question, par les conseils techniques institués près de mon département, une notice pour MM. les professeurs départementaux et spéciaux d’agriculture. Cette notice, dont vous trouverez ci-joint un exemplaire, pourra utilement être
- portée à la connaissance des intéressés qu’elle renseignera sur les avantages à retirer de l’emploi de l’électricité en agriculture. Je vous adresserai, à cet effet, le nombre d’exemplaires de cette notice que vous demanderez et j'ajoute que mon administration est disposée à fournir à MM. les professeurs départementaux et spéciaux d’agriculture, ainsi qu’aux intéressés, les renseignements complémentaires d’ordre général dont ils pourraient avoir besoin avant de s’adresser à MM. les ingénieurs du service hydraulique pour l’étude des projets.
- Je vous prie de m’accuser réception de la présente circulaire, dont j’adresse ampliation, avec un exemplaire de ladite notice, à M. l’Ingénieur en chef, et à MM. les ingénieurs ordinaires, ainsi qu’à MM. les professeurs départementaux et spéciaux d’agriculture. Je vous serai obligé de bien vouloir la faire insérer au recueil des actes administratifs de votre département. Léon Mougeot.
- Notice (1) sur l’utilisation, aux usages agricoles de l’énergie hydro-électrique, 1° Renseignements généraux. — L’utilisation de l’énergie électrique dans les exploitations agricoles présente de nombreux avantages, principalement dans le cas où il est possible d’emprunter cette énergie à la force motrice d’un barrage déjà existant et situé à proximité. Sur beaucoup de cours d’eau se trouvaient autrefois de petits moulins, des moulins à blé notamment, qui ont été abandonnés. Le barrage a été conservé et la
- (f) Annexe à la circulaire du ministre de 1 Agriculture en date du 6 janvier 1904.
- CHEMINS DE FEU DE PARIS-LYON-MÉDITEI’.RANÉE
- L’HIVER A LA COTE D’AZUR
- Billels d’Aller el Retour collectifs de 3e et 3 classes à très longue validité pouf familles.
- Du 1er octobre au 15 novembre 1903, il est délivré par les gares P.-L.-M. aux familles composées d’au moins 3 personnes, des billets d’aller et retour collectifs de 2° et 3° classes, pour Hyères et toutes les gares P.-L.-M. situées au delà, vers Menton. Le parcours simple doit être d’au moins 400 kilomètres.
- La famille comprend : père, mère, enfants ; grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables jusqu’au 15 mai 1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennnant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. Le coupon d’aller de ces billets n’est valable que du 1er ocobre au 15 novembre 1903.
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d'un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des' suivantes. Arrêts lacultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- La demande de billets doit être faite 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- CIIEMLNS DE FEU DE PaRIS-LYON-MÉDITERKA.NÉE
- STATIONS HIVERNALES
- Nice, (Cannes, Menton, etc.
- Billets d'Aller et Retour de famille, valables 33 jours.
- Il est délivré, du 15 octobre au 15 mai, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2e et 3eclasses, pour lesstations hivernales suivantes :Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Va-lescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité de ces billets (33 jours) peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. —
- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- force qu’il crée reste inutilisée. Chacune de ces usines en chômage ne représente, il est vrai,qu’une faible puissance, mais comme elles se comptent par milliers, on perd, en les abandonnant une partie considérable de cette richesse naturelle contenue dans les cours d’eau de notre territoire.
- Cependant, rien n’est plus aisé que d’en tirer parti. L’ancien moulin ahandonné était actionné par un moteur rudimentaire quelconque, une roue ordinairement. Sans rien changer à l’aménagement des canaux qui conduisaient l’eau à l’usine et la l’amenaient ensuite à la rivière, il suffit de remplacer ledit moteur par un autre plus perfectionné, une turbine par exemple. Le rendement des anciennes roues dépassait rarement 3o à 5o p. ioo, tandis que les nouveaux moteurs hydrauliques tels que la roue Sagebien, la roue Pelton et les turbines, on atteint de ^5 à 8o p. ioo.
- En couplant la turbine avec un appareil générateur d’électricité (dynamo pour le (murant continu ou al-terno-moteur pour les courants alternatifs) auquel elle transmet sou mouvement de rotation, on dispose d’un courant électrique susceptible d’être transporté à plusieurs kilomètres de sa source et utilisable avantageusement sur tout son parcours.
- On peut ainsi actionner, sans leur faire subir de modifications, les principaux appareils agricoles travaillant sur place : ceux qui sont ordinairement mus à bras d’hommes (tarares, trieurs, concasseurs, hache-paille, laveurs de racines, barattes, malaxeurs) ceux pour lesquels on emploie des manèges à chevaux (les presses à fourrages, par exemple), enfin ceux qui exigent l’emploi des machines plus ou moins puissantes (batteuses, moulins à farine, écrémeuses, etc.), De même, on peut faire marcher les scies à rubans pour la charronnerie, les forges pour la maré-chalerie, les meules à repasser les outils ; on peut actionner les diverses machines utilisées dans les petites installations rurales ; on peut enfin élever l’eau nécessaire aux besoins domestiques de la ferme et de l’arrosage.
- Cette force, appliquée le jour aux usages agricoles servira la nuit, à l’éclairage électrique des habitations, des fermes et de leurs dépendances.
- L’énergie électrique produite par une chute d’eau ne nécessite ni achat de combustible (charbon, pétrole, essence), ni surveillance d’alimentation des chaudières. Les turbines sont des appareils robustes. Les dynamos, quoique pourvues d’organes plus délicats, peuvent être enfermées dans des boites et mises ainsi à l’abri des avaries et aussi des poussières qui les détérioreraient. Leur entretien et leur surveillance sont des plus faciles et un ouvrier agricole arrive aisément à se mettre au courant de ce service qui n’absorbe qu’une faible partie de son temps.
- Quand on transporte à distance le courant électrique ainsi obtenu, ce n’est pas, en réalité, la totalité de la puissance de la chute qui arrive au point d’utilisation, car une partie de la force initiale est absorbée en cours de route, tant par les moteurs, turbines et dynamos, que par la résistance des fils conducteurs. Néanmoins, on peut aisément transporter à io km, même avec une installation imparfaite, la moitié de la valeur effective d’une chute d’eau pour l’employer là où les usagers le trouvent le plus commode.
- La quantité d’énergie perdue pendant le transport est naturellement d’autant plus faible que la distance est moindre. Quelle qu’elle soit d’ailleurs, comme il est possible de la calculer approximativement à
- l’avance, il n’en saurait résulter aucun mécompte. On saura seulement qu’une chute d’eau d’une puissance brute de 20 chevaux, par exemple, ne donnera que 10 chevaux disponibles à 10 km de là.
- L’utilisation de l’énergie hydro-électrique ne se fait pas, il est vrai, sans quelques dépenses et toute installation de ce genre, même de médiocre importance, nécessite une première mise de fonds. On peut compter en effet une dépense initiale moyenne de 1 5oo à 2 000 fr. par cheval, pour une entreprise d’une force inférieure à 10 chevaux-vapeur et de 800 à 1 200 fr. par cheval pour une force de 10 à i5 chevaux-vapeur. Mais les frais d’entretien étant presque nuis, la dépense s’amortit rapidement et, dès la mise en service, le cheval-heure hydro-électrique ressortit à un prix bien inférieur à celui de tout autre mode d’exploitation.
- Cette économie que l’expérience a constatée et que la note de calculs ci-annexée met en évidence, n’est pas d’ailleurs le seul avantage qu’offre l’électricité sur les autres agents, comme la vapeur, par exemple. Elle en présente beaucoup d’autres qu’il serait aisé de faire ressortir; mais il suffira de citer quelques espèces.
- Ainsi, pendant les six mois de l’année qu’une machine à vapeur doit fonctionner pour permettre d’exécuter tous les travaux agricoles, elle nécessite un allumage et une extinction journaliers ainsi que l’entretien du feu, de manière à maintenir la pression durant toute la journéè, même dans les moments ou la force produite ne trouve pas son emploi.
- Cette force, en outre, n’est applicable qu’a ux usages restreints en vue desquels elle a été créée.
- Avec des moteurs électriques, au contraire, pas d’allumage, pas d’extinction, une simple manette suffit ponrla mise en marche ou l’arrêt. Quant à l’entretien de la force, la chute y pourvoit. D’autre part, comme ces moteurs se prêtent aux utilisations les plus diverses, on peut employer occasionnellement le personnel d’une ferme à des travaux intérieurs, les jours de pluie par exemple, et gagner ainsi un assez grand nombre d’heures de travail. Le moteur électrique peut, d’ailleurs, trouver sa place dans toutes les fermes, même les moins importantes, tandis que l’emploi de moteurs à vapeur ne se justifie que dans exploitations agricoles d’une certaine étendue.
- Enfin, et en tout état de cause, la possibilité d’avoir à sa disposition, aux endroits voulus, des moteurs toujours prêts à fonctionner, entrant instantanément en action, et ne travaillant que pendant le temps strictement nécessaire, permet de réaliser de nombreuses économies de temps et d’argent. C’est en particulier l'électricité qui a rendu pratique le hachage des vivres ainsi que le concassage de l’avoine lequel diminue dans une proportion très sensible la quantité de grains nécessaire pour la nourriture des chevaux. Efin le,battage se fait dans des conditions beaucoup plus économiques et l’on peut citer, à titre d’exemple, telle région où le battage qui coûtait autrefois à l’entreprise 1.70 fr le quintal est descendu au prix de 60 centimes environ le quintal, grâce à l’emploi d’un moteur électrique.
- 2° Note de calculs.
- Pour comparer les prix de revient du cheval-heure hydro-électrique à celui qui résulte des autres modes de production de l’énergie, on prendra, comme exemple, le cas d’un domaine agricole situé non loin d’un cours d’eau non navigable ni flotable, et com-
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- portant les appareils agricoles susceptibles d'être actionnés par l’électricité, dont la nomenclature suit:
- Force motrice en
- Désignation des appareils
- Ecréiiieuse
- Baratte......................../
- Laiterie.......................;
- Batteuse..................... .
- Hache maïs à grand travail . . .
- Concasseur ......................
- Tarare et trieur........... . .
- Scie à ruban.....................
- Scie circulaire. . . ............
- chevaux-vapeur, nécessaire pour actionner les appareils.
- i
- 4
- 6
- 6
- 8
- Si l’on dispose d’une force motrice effective de 8 che vaux, il sera possible de satisfaire à tous les be-soins de l’exploitation, car, exception faite pour la scie circulaire, qui absorbe la totalité de l énergie disponible, et ne fonctionne d’ailleurs que rarement, on pourra actionner simultanément plusieurs appareils. Au surplus, si besoin était, on aurait recours à des accumulateurs qu’on chargerait lorsqu’il y aurait un trop plein d’énergie, pour augmenter en temps d’insuffisance la puissance disponible.
- Sur le cours d’eau dont il vient d’être parlé et dont le débit en basses eaux ordinaires est de 8oo litres par seconde, il existe, à 700 m du domaine, un barrage en chômage qui crée une chute de i,5o m de hauteur.
- On recherchera d’abord les résultats auxquels on arriverait, en appliquant la force motrice hy-
- draulique existant à la production et au transport de l’énergie nécessaire pour actionner les appareils agricoles. On supposera qu’il y a lieu de procéder à la remise en bon état du barrage et des ouvrages régulateurs et des cannaux d’amenée et de fuite, à la démolition d’une ancienne roue hors d'usage et du bâtiment qui l’abritait, enfin à l’édification d’un nouveau bâtiment dans lequel seront logées la turbine et la dynamo qu’elle actionne directement par engrenages.
- On sait que la force motxdce brute produite par le 8001 x i,5 m
- barrage est de -------^------=16 chevaux-vapeur,
- mais on comptera seulement sur i5 chevauv-vapeur, .pour tenir compte d’une diminution possible du débit.
- Le rendement de la turbine étant supposé de 7a p. 100 et celui de la dynamo génératrice de 80 p. roo la puissance disponible aux bornes de cette dernière sera de :
- 10 X 0,70 X 0,80 = 9 chevaux-vapeur (soit en watts, 9 X 786 = 66:24 watts).
- Afin de se réserver la possibilité de brancher des lampes à incandescence sur la canalisation aérienne, il faudra faire en sorte que la tension du courant électrique ne puisse pas s’élever au-dessus de 3oo volts; à cette tension maximum correspondra une intensité de :
- 6 624
- —^ ^ ~ i3,i ampères.
- Pour pouvoir disposer au point le plus éloigné de la source d’électricité, d’une puissance minima de 8
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- les Lundis., Jeudis et Samedis au départ de Paris.
- Paris............(départ) 1 h. 20 matin
- Modane...........(arrivée) JO h. 30, soir
- Florence............ d» 2 h. H soir
- Roue................ d° 5 h. 50 soir
- Les Mardis, Vendredis et Dimanches.
- RETOUR
- les Lundis, Mercredis et Samedis, au départ de Rome.
- Rome.............. (départ) 1 h. 40 soir
- Florence............... d° 5 h. 35 soir
- Modane................. d° 3 h. 5 matin
- Paris..............(arrivée) 6 h. 32 soir
- Les Mardis. Jeudis et Dimanches.
- Un des Vagons-Lits du trains « Paris-Rome » partant de Paris les Lundis et Jeudis, continuera jusqu’à Naples et fera retour par le train partant de Rome, les Mercredis et Samedis (départ de Naples les mêmes jours).
- A partir du 7 Janvier 1904 un des vagons-lits du train « Paris-Rome » partant de Paris, le Jeudi continuera jusqu’à Palerme et reviendra, à partir du 12 du même mois, par le train partant de Rome le Mercredi (départ de Palerme le Mardi).
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- LXXI
- chevaux-vapeur, jugée nécessaire dans notre hypothèse, il faudra donner aux fils conducteurs des dimensions telles que la perte de force résultant de leur résistance ne soit pas supérieure à io p. 100. D’après les tables établies par les constructeurs, on devra dans ces conditions, employer pour la ligne un câble de ii,5 mm de diamètre, du poids de 3io kg par kilomètre.
- Les dépenses nécessaires pour l’installation de l’ensemble s’établiront dès lors comme suit :
- Aménagement du barrage ; réfection des
- canaux et des ouvrages de décharge. . a ooo fr Etablissement du bâtiment pour loger la turbine et la dynamo (i5 m2 à 80 fr le
- mètre carré)......................... i 200 »
- Fourniture et pose d’une turbine (x5 chevaux-vapeur) avec accessoires .... 6 000 »
- Dynamo génératrice de 9 chevaux (22 ampères, 3oo volts)...................... 1 600 »
- Tableau de distribution.................. 5oo »
- 1 4oo m de fil......................... 2 5oo »
- Poteaux et isolateurs . ............... 4°° »
- Dynamo réceptrice de 8 chevaux-vapeur . 1 4oo »
- Tableau de distribution................ 5oo »
- Dépenses diverses (démolition de l’ancienne roue et du bâtiment, montage du matériel, etc.)..................... 2 000 »
- 18 000 fr
- Quant aux frais annuels d’exploitation, entretien et amortissement compris, ils seront les suivants :
- Intérêt du capital à 5 p. 100........ 900 fr
- Amortissement bâtiments à 2 p. 100. . . 64 »
- Amortissement machines à 7 p. 100. . . 885 »
- Entretien et nettoyage............... 100 »
- Graissage............................ 100 »
- Personnel (pour mémoire).............
- Prix....................... 2 049 fr
- On ne compte aucune dépense de personnel, attendu qu’une semblable installation ne demande pas de surveillance, un ouvrier agricole quelconque pouvant mettre la turbine en marche et l’arrêter, suivant les besoins.
- Dans ces conditions, en supposant qu’on utilise l’installation que pendant dix heures par jour et trois cents jours par an (comme s’il s’agissait d’un moteur à vapeur), la dépense par cheval-heure ressortit à
- 2,049 0 u
- —--------— 8,5 centimes.
- 3 000 X 8 ’
- Si l’on veut tenir compte de l’éclairage et qu’on suppose, pour l’éclairage seul, en dehors des heures de travail, un fonctionnement de mille heures par an, le prix unitaire s’abaissera à 6 centimes 5.
- Avec une distance de transport double, ces chiffres
- s’élèveraient respectivement à ix et 10 centimes environ.
- Comparons maintenant ces pifix à ceux qu’on obtiendrait en employant d’autres moteurs pour la production de la force nécessaire à l’exploitation de la ferme.
- Si l’on remarque d’abord qu’un moteur à pétrole où à alcool dénaturé consomme au moins o,5oo litres par cheval-heure effectif et que le combustible coûte de 35 à 40 centimes le litre, on voit que la seule dépense de fouimiture de pétrole ou d’alcool représente dans les conditions actuelles, plus du double du prix de revient total du cheval-heure hydraulique électrique.
- La proportion est à peu près la même dans le cas de l’emploi de la vapeur,
- Si l’on se sert d’une machine à vapeur demi-fixe, susceptible de développer une puissance de 8 chevaux-vapeur, les dépenses d’installation s’établiront comme suit :
- Machine demi-fixe de 8 chevaux-vapeur, 5 000 fr
- Montage et fondations................. 5oo »
- Transmission et couri-oies............ i5o »
- Tuyauterie d’eau.................... , 25o »
- Cheminée en tôle ..................... 4°° »
- Bâtiments (12 m2 à 80 fr le mètre carré). 960 »
- Total. .................. 7 260 fr
- Les frais annuels d’exploitation, entretien et amortissement compris, seront pour une durée de travail de 3 000 heures par an.
- Intérêt du capital à 5 p. xoo......... 36o fr
- Amortissement bâtiments 2 p. 100 . . . 19 »
- Amortissement machines 7 p. xoo. . . . 437 »
- Personnel (un chauffeui’-mécanicien. . . 1 5oo »
- Entretien et nettoyage................ x5o »
- Charbon (4 kg x 8 centimes X 3 000 fr
- — 96 tonnes à 20 fr). . ............ 1 920 »
- Graissage ................................ i5o »
- Eau (pour mémoire)....................
- Total..................... 4 536 fr
- Ce qui fait ressortir le cheval-heure à 19 centimes.
- Si au lieu d’une machine demi-fixe, on emploie une locomobile de même puissance, du prix de 6 000 fr. on arrive sensiblement au même résultat.
- Mais il peut se rencontrer qu’on ait à utiliser une locomobile ayant déjà de l’usage. Si l’on suppose qu’elle coûte alors seulement 3 000 fr., en portant à 10 p. 100 le taux d’amortissement pour tenir compte de l’usure antérieux*e, le prix de revient du cheval-heure s’abaisserait à 16 centimes, ce qui représente encore presque le double de celui de l’énergie électrique.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages
- Les grandeurs physiques les plus importantes pour la technique et la pratique, exposées systématiquement ainsi que la désignation algébrique des grandeurs, les systèmes de mesures physiques, la nomenclature des grandeurs et des unités, par Olof Linders.
- L’excellent ouvrage présenté par M. Olof Linders répond à une nécessité que sentent jouimeliement tous ceux qui s’occupent de questions théoriques ou pratiques se rattachante l’électrotechnique.
- Il contient une exposition systématique et sommaire des grandeurs physiques que l’on rencontre
- dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- le plus fi’équemment et dont aucun ti’avail d’ensemble n’a donné jusqu’à présent les définitions, les désignations, les déterminations et la nomenclature complètes. Les grandeurs y sont groupées et présentées dans l’ordre le plus convenable pour leur définition algébrique et leur définition de langage ; grâce à leur suite et leur enchaînement, l’exposition forme un tout cohérent et complet. Les grandeurs les moins connues, appartenant au domaine magnétique ou électrique, occupent une place prépondéi’ante.
- L’ouvi’age contient aussi la désignation algébrique des grandeurs physiques, les systèmes de mesures
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- LXXII
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 6 Février" 1904
- physiques et la nomenclature des grandeurs et unités.
- A l’heure actuelle, on manque totalement d’unité et dë système- dans la désignation algébrique des grandeurs ; un coup: d’œil jeté sur la littérature technique suffit pour voir que chaque auteur emploie un système particulier de désignations. Cet état de choses, nuisible non seulement à la littérature, mais encore à la pratique, technique, pourrait sans doute prendre fin si l’on arrivait'à s’entendre pour adopter une méthode de désignation algébrique'systématique, pratiquement utilisable et,:si'possible, internationale. Une tentative de ce genre a été'faite en i8q3 au. Congrès international de Chicago, mais le système:dont on a jeté Les bases s’est montré inutilisable et inapplicable. ' :
- Une solution pratique ne pourra être donnée à cette question, que si l’on envisage dans leur ensemble toutes les grandeurs technophysiques : pour cela un accord parfait entre les ingénieurs mécaniciens et les ingénieurs électriciens s’impose. La méthode de désignation donnée dans cet ouvrage envisage aussi bien les grandeurs électro-techniques que les, grandeurs mécanico-techniques.
- La question des systèmes de mesures physiques, qui jusqu’ici n’a guère été l’objet que de spéculations philosophiques, réclame impérieusement une solution pour les besoins, de la technique. La nomenclature actuelle des grandeurs physiques laisse, comme l’on sait, beaucoup à désirer et est défectueuse en tous points : il n’est donc pas superflu de grouper systématiquement ces grandeurs.
- L’ouvrage de M. Olof Linders contient de nouvelles expressions, mais, en général, l’auteur a judicieusement choisi et conservé les anciens noms qui lui semblaient les plus appropriés : tous ces noms sont groupés dans un tableau en langues allemande, française, anglaise et suédoise. Les tableaux sont d’ailleurs abondants dans le livre et mettent en .lumière le contenu des différents articles.
- Un chapitre spécial contient une discussion complète sur la nomenclature des unités de mesure, qui doit être examinée par le Congrès international de Saint-Louis : cette question est donc de grande actualité.
- Par la disposition des matières, ce livre est aussi bien un livre à consulter qu’un livre à étudier à fond dans son ensemble : grâce au développement considérable qu’ont reçu les questions électriques et magnétiques il s’adresse tout particulièrement aux ingénieurs s'occupant de questions ou de constructions électriques et n’ayant pas le temps nécessaire pour étudier les ouvrages spéciaux électrotechniques. Pour qu’il puisse être utile à tous ceux qui n’ont pas en mathématiques et en physique des connaissances très étendues, l’auteur s’est efforcé autant que possible, de présenter les choses d’une façon élémentaire et d’écarter toutes les considérations philosophiques. Pendant son long stage d’ingénieur en chef et directeur des bureaux techniques, il a pu connaître exac-
- tement les besoins de la pratique technique, et sa grande expérience lui a permis de traiter d’une façon complète et remarquable ce sujet difficile.
- , Le chapitre premier traite des grandeurs technophysiques, de leur groupement, de leurs noms et de leur nomenclature.
- Le chapitre n traite des mesures, des grandeurs technophysiques et des unités employées pour ces mesures.
- Le chapitre ni est consacré aux définitions de langage et aux définitions algébriques ; il débute par l’exposition des bases du système G. G. S. et comprend : les grandeurs géométriques et leurs unités, les grandeurs mécaniques et leurs unités, les grandeurs caloriques ou thermiques et leurs unités, les grandeurs optiques et leurs unités, les grandeurs électrostatiques et leurs unités, les grandeurs magnétiques et leurs unités, les grandeurs électrodynamiques et leurs unités, les grandeurs électromagnétiques et leurs unités. Ce chapitre, qui comporte près de deux cent cinquante.pages, est extrêmement complet et d’une parfaite clarté : il semble impossible d’exposer ces définitions avec plus de'méthode et plus de netteté.
- Le chapitre iv est consacré aux systèmes de mesures technophysiques : il débute par une courte discussion sur les bases et les unités de mesure qu’il convient d’adopter et comprend : le système de mesures technophysiques avec unités fondamentales décimètre, kilogramme, seconde, d’où découlent les grandeurs et les unités géométriques, mécaniques, caloriques, optiques, électrostatiques, etc., le système centimètre, kilogramme, seconde avec les grandeurs et unités dérivées, géométriques, mécaniques, caloriques, etc., une comparaison entre ces deux systèmes et entre les divers systèmes qui peuvent venir à l’esprit.
- Les deux systèmes C. K. S. et D. K. S. sont résumés dans deux tableaux extrêmement complets donnant pour chaque grandeur le nom, la désignation algébrique, l’équation de détermination, la dimension, etc.
- Le chapitre v donne la nomenclature des unités technophysiques.
- Le livre de M. Olof Linders est d’une lecture facile ; la façon d’exposer et lès tournures de phrases en sont presque plus françaises qu’allemandes. Il est désirable que cet ouvrage se répande et apporte une utile contribution à la solution du problème ardu de la détermination des grandeurs physico-techniques.
- AVIS
- The Phœnix Dynamo Manufacturing C° Ltd, Bradford, Angleterre, propriétaires du brevetFynn, n°3o5o37, du 2 novembre 1900, relatif à des améliorations dans les entourages de dynamos sont disposés à allouer des licences ou à examiner des offres d’acheteurs des droits du brevet ci-dessus. S’adresser à la Compagnie ci-dessus nommée.
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- : Électriques — Mécaniques — Thermiques
- T’ÉNERGIE
- U ....La reoroduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- t : i .
- f ' ' .
- J SOMMAIRE Pages
- f
- i •
- I D. TOMMASI. — Action de la lumière sur la vitesse de formation des accumulateurs... 241
- !' TH. LEHMANN. — Note sur les moteurs monophasés à collecteurs.. . f............... 243
- D. KORDA. — La séparation électrostatique et électromagnétique des minerais (Suite)............. 245
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- i Génération et Transformation : Les moteurs à courant alternatif à collecteurs, par Osnos , . ... ., . . . 25g
- ; Electrochimie : Procédés pour fabriquer, avec des morceaux de métal séparés, les électrodes négatives des
- éléments primaires ou secondaires, par Henri Roth . . '. . . ........ . V . 7 'T’\ . .. . 269
- Matières absorbantes pour les électrolytes d’accumulateurs, par Knickerbocker.......... 270
- Procédés de fabrication des plaques positives, par Max Rabl.................... 270
- Electrode constituée par une plaque de plomb munie de côtes minces ou de lamelles portant des entailles,
- par W. Kranshaar.................................................... . . . . . . . . . . 270
- • Plaque d’accumulateur, J. Bijur.................................................... 271
- Plaques d’accumulateurs3 par Celestre et Gondraud...................................... 272
- f Elément secondaire, J. Mibleby.......................................... 272
- ( Electrode d’accumulateur, R. Calandri......................... . . . ................... 272
- ....
- [ SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ? Académie des sciences : Note sur les rayons n, par M. Blondlot............ . . . . Y . . . . . ~ 274
- [. Institution of Electrical Engineers : Le radium et les substances radio-actives, par W.-J. Hammer . . . 277
- SUPPLÉMENT
- Echos et nouvelles. Bibliographie . . .
- LXXIIIV
- LXXXIV,
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- LXXIV
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 13 Février 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Procédés et appareils de réglage des moteurs Bergmann. Electrotechnik Zeitschrift. —- Quand de gros moteurs doivent être fréquemment mis en circuit ou retirés du circuit, ou que le nombre de tours doit rester constant, la Compagnie Bergmann emploie des moteurs-tandem dans lesquels les variations de tension sur le réseau lors du démarrage ou de l’arrêt et les grandes pertes d’énergie dans les rhéostats sont évitées.
- Le nouveau moteur se compose en principe d'un moteur shunt à courant continu accouplé rigidement à un moteur série. Les deux induits sont montés sur le même arbre et tournent dans leurs champs magnétiques placés dans une cage commune ; on peut aussi séparer les moteurs et relier seulement les arbres. Pour le démarrage les deux induits et l’enroulement inducteur-série sont connectés au réseau par l’intermédiaire d’un rhéostat ; l’enroulement inducteur shunt est monté en parallèle sur le réseau. Pour augmenter la vitesse on retire la résistance de démarrage et on affaiblit le champ shunt. Pour passer à la marche en parallèle, l’induit du moteur shunt est court-circuité provisoirement, le champ shunt est accru et les deux moteurs sont connectés en parallèle sur le réseau. Une augmentation plus considérable de la vitesse de rotation est obtenue en affaiblissant le champ shunt et le champ série par l’introduction de résistances directes pour le premier, ou de résistances dérivées pour le second. La boîte du régulateur contient une résistance de protection montée en parallèle avec l’enroulement shunt;
- Toutes les combinaisons sont obtenues par la manœuvre d’un controller. E. B.
- Installation d’épuisement d’eau par des pompes mues électriquement. Electrician. — Pour dessécher le territoire de Saltley, près de Birmingham, on propose l’établissement de pompes recevant l’énergie d’une station centrale. Pour cette dernière on prévoit l’installation de deux machines à vapeur à grande vitesse faisant ensemble i^5 chevaux. Ces courants produits seront triphasés, à a3oo volts et 5o périodes: des sous-stations abaisseront la tension à 200 volts pour l’alimentation des moteurs des pompes. 14 moteurs d’induction de 2 à 28 chevaux seront employés, une partie d’entre eux pour l’accouplement direct avec les pompes centrifuges, une autre partie pour actionner diverses machines. L’installation, y compris l’éclairage, coûtera 340 000 fr.
- O. A.
- Tensions et fréquences normales dans les stations centrales anglaises. Electrician. — Le sous-comité institué par le « Engineering Standards Committee » a déterminé les tensions etles fréquences à employer pour les installations à courant continu ou à courants alternatifs.
- Les conclusions du comité, approuvées par le Board of Trade sont les suivantes :
- i° Les tensions d’utilisation sur les réseaux à courant continu sont fixées à 110, 220, 440 et 5oo volts (mesurées au point d’utilisation).
- 20 Pour les tramways électriques la tension est de
- 5oo volts ; pour les anciennes voies 600 volts, mesurés aux bornes des moteurs.
- La fréquence des courants, dans les installations qui alimentent des chemins de fer polyphasés, ou dans les grandes installations de transport de force avec de longues lignes, ou dans celles où les courants alternatifs sont transformés en courant continu dans des sous-stations, est fixé à 25 périodes par seconde. Une fréquence double (5o périodes par seconde) est affectée aux installations urbaines de force et de lumière, aux fabriques, et aux usines moyennes qui ne font pas usage des convertisseurs
- O. A.
- Nouveaux renseignements sur la turbine Curtis
- Electrical World and Engineem0 i5.— D’un rapport présenté par M. A. R. Dodge à la New England Cotton Manufacturers Association, nous extrayons ce qui suit : la vitesse de la vapeur sortant des orifices est d’environ 600 m par seconde, au lieu d’environ 1 100 m par seconde, vitesse qu’elle a dans les turbines de Laval ; la vitesse circonférentielle de la roue mobile est d’environ 120 m, au lieu de 3oo dans les turbines de Laval. La vapeur sort axialement; les pressions axiales sont faibles parce que la pression se produit sur l’intérieur des disques ; les angles d’entrée et de sortie sont égaux; lapiœssion d’huile nécessaire sous le plateau inférieur de la turbine verticale est indépendante de la charge, parce qu’il n’y a pas de pression axiale ; un contact entre la partie fixe et la partie tournante ne peut se produire que sur les couronnes, car les aubes sont moins proéminentes que les couronnes massives; le réglage se fait sur les orifices de la première section, là vitesse dans ces orifices étant constante, tandis que la pression dans la première section dépend de la charge et est presque nulle pour la marche à vide.
- La turbine Curtis occupe en surface les 7 p. io<> de la surface d’appui occupée par une machine à vapeur ordinaire de même puissance ; le poids de la turbine est environ les i5 à 25 p. 100 du poids d’une machine à vapeur. Malgré la grande vitesse de la vapeur modérément surchauffée, l’usure n’est pas considérable. L’eau de condensation est indemne d’huile et peut être employée à nouveau, ce qui diminue beaucoup l’entartrage de la chaudière.-M. Dodge évalue l’économie de frais que réalise la turbine à 25 p. 100 des dépenses totales. L’article original contient un diagramme de régulation sur lequel on voit que, lors du passage de la pleine charge (20 chevaux) à la marche à vide,, les varia tions de vitesse ne dépassent pas 2 p. 100. A New-port la température de surchauffe est 1200. A Chicago une turbine de 5 000 kilowatts est installée à la Commonwealthstation et l’installation comportera 14 unités semblables. O. A..
- Nouveau moteur à pétrole. N. Y., Electrical Review, n° 9. — Dans certains types de moteurs à pétrole l’huile est vaporisée et enflammée sans le secours d’une source de chaleur extérieure. L’inconvénient principal de cette disposition réside dans ce qu’aux faibles charges, l’allumeur ne se maintient plus assez chaud par suite de l’effet du régulateur agissant par tout ou rien. La Britannia Company de
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 Février 1904
- LXXV
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
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- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15 000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 44, rue des Volontaires, PARIS
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- LXXVI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du IB Février 1904
- Golchester a modifié ce type pour éviter cet inconvénient. Pendant l’aspiration l’arbre commande, de la façon habituelle, l’ouverture d’une soupape pour les gaz : l’air aspiré par le moteur à travers cette soupape passe dans le vaporisateur dans lequel un peu d’huile est introduit par une seconde soupape. Ce mélange est trop riche pour exploser. L’air nécessaire entre dans le cylindre par une soupape particulière. Deux canaux relient la soupape du gaz au cylindre : l’un est droit et large ; l’autre est étroit et contourné en forme d’U. Dans la partie inférieure de l’U est placé l’allumeur, pièce de métal côtelé capable d’absorber rapidement la chaleur développée par l’explosion. Cet allumeur reste-grâce à cela toujours rouge, tandis que les autres parties du vaporisateur sont seulement chauffées au sombre. Le mélange aspiré par ce canal est trop riche pour exploser, mais au moment de la compression l’air est chassé devant l’allumeur et donne l’oxygène nécessaire à la combustion. Les gaz ne viennent donc pas en contact avec l’allumeur, et celui-ci n’est pas refroidi pendant l’aspiration. La composition du mélange peut être changée par le réglage de la soupape d’arrivée d’air. Une partie de l’air passe donc par le vaporisateur et le reste par la soupape d’arrivée d’air. Quand on réduit l’admission dans cette dernière, la plus grande partie de l’air passe par le vaporisateur et la quantité d’huile correspondante augmente en même temps. O. A.
- Essais de générateurs à courants alternatifs, par B.-A. Behrend. Electrical World andEngineer, n° 18. — M. Mordey a recommandé en 1892 l’accouple-
- ment d’un alternateur et d’un moteur synchrone pour faire travailler ces deux machines au maximum de charge tout en dépensant peu d’énergie. Sa méthode est encore applicable au cas d’une seule machine, à condition que l’on puisse séparer son induit en deux parties couplées en opposition.
- M. B.-A. Behrend a modifié la méthode en séparant l’enroulement inducteur en deux parties inégales, parcourues par le même courant, d’où résultent des forces électrornotriees induites différentes. L’inconvénient de cette méthode réside dans les forces d’attraction gigantesques qui prennent naissance à cause de la dissymétrie des champs magnétiques : le champ magnétique des pôles de la partie agissant comme moteur est beaucoup plus intense que celui des pôles de la partie agissant comme générateur.
- M. Behrend a essayé de mettre en charge avec cette méthode une machine de 3 000 kilowatts à 26 pôles : il avait partagé le champ en deux parties comprenant respectivement 16 et 10 pôles inducteurs : l’essai dut être arrêté à cause du danger que courait la machine par suite des énormes forces d’attraction.
- M. Behrend a changé sa méthode et alimente les deux parties du champ inducteur avec des courants d’intensités différentes. Il est facile d’équilibrer ainsi magnétiquement la machine en égalisant les champs magnétiques des deux parties de l’inducteur par l’introduction de résistances. L’inducteur de la machine à 26 pôles déjà citée fut partagé en deux groupes de i3 pôles alimentés par la même source de courant. Comme les deux circuits sont montés en parallèle, une troisième bague de connexion est nécessaire pour
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- Billets d’Aller et Retour collectifs de 2e et 3 classes à très longue validité pour familles.
- Du 1er octobre au 1S novembre 1903, il est délivré par les gares P.-L.-M. aux familles composées d’au moins 3 personnes, des billets d’aller et retour collectifs de 2e et 3e classes, pour Hyères et toutes les gares P.-L.-M. situées au delà, vers Menton. Le parcours simple dpit être d’au moins 400 kilomètres.
- La famille comprend : père, mère, enfants ; grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, bellé-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables jusqu’au 15 mai 1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennnant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. Le coupon d’aller de ces billets n’est valable que du leï ocobre au 15 novembre 1903.
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des suivantes. Arrêts iacultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- La demande de billets doit être faite 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- Il est délivré, du 15 octobre au 15 mai, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de l,e, 2° et 3e classes, pour les stations hivernales suivantes : Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Va-lescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité de ces billets (33 jours) peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. —
- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 Eévrier 1904
- LXXVII
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- Disjoncteur type « Balai »
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- LXXVI1I
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 Février 1904
- la liaison du point neutre. Eventuellement, les deux bouts de l’enroulement peuvent être mis à la terre, par une connexion avec l’arbre de la machine.
- Avec ce montage, on put faire prendre à la machine de 3 ooo kilowatts une charge de 4 5oo kilo-volts-ampères. O- A.
- Essais de générateurs à courants alternatifs, par
- B.-A. Behrend. Electrical World and Engineer, n° 2,0. — M. Behrend ajoute quelques compléments à sa méthode de mesure. Les pertes RI2 peuvent être facilement calculées. En ce qui concerne les pertes dans le fer, on peut se demander si elles n’ont pas été modifiées par la séparation du champ magnétique en deux parties. Pour trancher cette question, M. Behrend fit une expérience en prenant deux machines identiques et en couplant les bobines inductrices de l’une d’elles en série et les bobines de l’autre en opposition : les deux valeurs des pertes furent mesurées effectivement. Pour contrôler la valeur de la méthode, M. Behrend essaya une machine à 72 pôles el prit sa caractéristique de tension sous divers facteurs de charge, avec l’aide d’un moteur synchrone sous-excité. Cette machine fut ensuite essayée avec la nouvelle méthode en excitant fortement 36 pôles et faiblement les 36 autres, après quoi on prit sa caractéristique à vide et sa caractéristique en court-circuit. La machine avait énormément de dispension à cause du grand nombre de pôles et, par suite, la méthode du court-circuit donna des valeurs trop faibles. Les valeurs déterminées au moyen de la charge directe avec le moteur synchrone et celles que donna la méthode d’opposition concordaient très bien. M. Behrend recommande donc cette méthode comme la plus simple pour l’épreuve du champ, car une charge avec cos cp < 0,2 peut être facilement obtenue. O. A.
- Sur les pertes par hystérésis diélectrique et la capacité dans les machines à haute tension, par le
- Dr Holitscher. Electrotechnische Zeitschrift, — —- Les parties métalliques de la machine sont reliées à la terre et à l’un des pôles d’un transformateur à haute tension ; l’enroulement induit est relié à l’autre pôle du transformateur ; les pertes par hystérésis dans le diélectrique, constitué par des tubes de mica-nite isolant l’enroulement induit, sont mesurées au wattmètre dans le circuit à basse tension du ti’ans-formateur, déduction faite des pertes à vide de ce dernier. Pour de faibles pertes dans le diélectrique, la mesure peut se faire directement au wattmètre dont on intervertit les bobines ; dans le circuit de tension on introduit des lampes à incandescence comme résistance.
- Les mesures ont prouvé que les pertes par hystérésis sont proportionnelles au nombre de périodes. La proportionnalité au carré de la tension n’est pas très approximative ; pour des tubes en micanite il y a plutôt proportionnalité à la troisième puissance de la tension. La constante diélectrique et la capacité des tubes ne sont nullement constantes et changent avec la tension, la constante diélectrique croissant d’autant plus vite avec la tension que les tubes sont plus minces. L’élévation de température dans ce s tubes de micanite, soumis à de hautes tensions et remplis par des conducteurs de cuivre entourés de feuilles d’étain, fut mesurée au moyen d’éléments thermoélectriques. On trouva que la racine cubique de la valeur de l’élévation de température est directement proportionnelle & la tension, l’accroissement de
- température augmentant aussi avec le nombre de périodes.
- L’auteur conclut que les pertes par hystérésis diélectrique de grosses machines restent sans influence sur le degré d’efficacité des machines. E. B.
- Transformateur électrostatique, parJ.-E. Ives,
- Electrical World and Engineers, n° 16.—'Le transformateur se compose de 3 condentateurs primaires et 2 condensateurs secondaires, dont les plaques sont intercalées les unes dans les autres. Les condensateurs primaires sont chargés par une batterie. Les charges positives des plaques primaires induisent des charges négatives sur les plaques secondaires, et les négatives primaires induisent des charges positives secondaires par influence électrostatique. Trois de ces condensateurs ont été fabriqués avec des feuilles métalliques d’une surface de 100 X! i5o mm2 séparées par un diélectrique en papier paraffiné de i5o
- X i5o mm2 ; la capacité du circuit primaire ne varie pas lorsque le circuit secondaire est fermé. Les constantes électriques des trois appareils d’essai étaient les suivantes :
- Capacité primaire . . 0,040 \ifd 0,048 \ifd 0,047 g/d
- Capacité secondaire. . 0,029 » o,o32 » 0,018 »
- Capacité mutuelle . . 0,010 » 0,011 » 0,008 »
- Cette capacité mutuelle est la tension induite dans le condensateur secondaire quand la tension primaire est 1 volt.
- Quand les condensateurs primaire et secondaire sont identiques, la charge induite dans le condensateur secondaire par la charge primaire est égale à la charge induite dans le primaire par la charge secondaire. Cela subsiste encore lorsque les condensateurs ont un nombre différent de plaques d’inégales surfaces.
- Les lignes de force électrostatiques prennent naissance sur les plaques primaires positives, atteignent les plaques primaires négatives et les plaques secondaires négatives, mais aucune ligne de force ne traverse les plaques secondaires.
- Lorsque le condensateur primaire était chargé par du courant continu, les plaques secondaires recevaient des chai’ges opposées, et, comme elles étaient réunies par un conducteur, leur potentiel était nul. Lorsqxxe le primaire était relié à un circuit à courants alternatifs à n5 volts, un courant passait aussi dans le circuit secondaire, mais, à cause de la faible capacité il ne pouvait être décelé que par un téléphone. ix5 volts au pinmaire donnaient 40 volts au secondaire, la tension était mesurée au moyen d’un électromètre à quadrants. Elle diminuait considérablement quand le circuit secondaire était coui’t-circui-té, mais était de nouveau mesurable quand une dérivation était placée en parallèle. R. V.
- DISTRIBUTION
- Alimentation électrique des machines-outils, par
- E. Walsh. American Electrician. — L’auteur présente les résultats de quelques mesures faites sur la consommation d’énergie des machines outils.. Les frottements dans les paliers de l’arbre de transmission est extrêmement réduit dans les installations modernes. Un arbx*e de 60 m de longueur et de 60 mm de diamètre absoi’baitpour les frottements i,5 cheval. Lorsqu’on reliait à l’ai’bre 9 machines, aussi bien faibles que puissantes, on trouvait, pour une dui’ée d’essai de i5 minutes, une consommation
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 Février 1904
- LXX1X
- maxima de io,ii3 cheval et une consommation mi-nima de o,88 cheval. Parmi les machines puissantes, il y avait une presse à roues de 5o tonnes, un banc à tourner de 180 mm, une machine à forer de 210 mm et une raboteuse de i5o m pour la fonte. Lorsqu’on ajoutait encore un tour de 100 mm et une foreuse de 210 mm, la consommation moyenne en énergie augmentait de 4>d à 9,5 chevaux. Les machines à couper et à percer absorbaient au démarrage une grande quantité d’énergie. Dans quelques usines on a réalisé un groupement tel des machines, que la consommation totale ne varie guère ; par exemple on groupe ensemble des poinçonneuses et des raboteuses et l’on s’arrange pour que les unes travaillent pendant que les autres marchent à vide.
- L’auteur recommande de grouper ensemble les machines qui absorbent une quantité d’énergie à peu près constante. Les machines-outils dont le fonctionnement nécessite une consommation d’énergie trèfsvariable doivent de préférence être seules, ou groupées par paires, en faisant alterner les pauses de travail et de repos des deux machines. B. L.
- Pertes d’énergie dans les câbles à haute tension,
- par Apt et Mauritius. Electrotechnische Zeitschrift. — Les auteurs exposent leurs recherches sur les pertes par hystérésis diélectrique sur des câbles à haute tension de l’Allgemeine Electricitâts Ge-sellschaft. Les câbles étaient à 3 conducteurs to-ronnés isolés au caoutchouc, à la jute imprégnée au papier ou à diverses combinaisons de ces substances. Deux âmes du câble à essayer étaient reliées aux bornes d’un transformateur à 20000 volts, avec la troisième âme libre, ou bien deux âmes étaient en parallèle sur l’une des bornes et la troisième à l’autre borne, ou bien les trois âmes étaient reliées à l’une des bornes et l’autre borne à la terre.
- De l’énergie dépensée dans le primaire du transformateur et mesurée au wattmètre, il fallait^retrancher les pertes à vide du transformateur, et les pertes ohmiques dans les deux enroulements et dans les fils de connexion : ces valeurs étaient déterminées par un essai préalable. La différence entre la valçur totale des pertes et les chiffres ainsi déterminés donne les pertes dans le diélectrique du câble, composées des pertes par hystérésis diélectrique et des pertes
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- Pour une série de câbles de divers isolements, on détermina la valeur des pertes A pour 1 km en fonction de la tension agissante E2 (prise aux bornes secondaires du transformateur). Les pertes peuvent être exprimées par Légalité A = c E22 : cette expression quadratique est suffisamment approchée dans les limites des tensions auxquelles le câble est destiné ; pour des tensions plus élevées, elle ne s’applique plus.
- Les résultats des recherches des auteurs sont groupés dans le tableau suivant. Le « chiffre des pertes », donnant une indication sur la valeur du câble considéré, représente les pertes d’ensemble en watts dans le diélectrique d’un câble de 1 000 rn de long sous une tension de 1 000 volts ; leur valeur est déterminée par l’égalité A — c (io3E2)2 qui se réduit à l’égalité A = c/E22 si, à cause de la petitesse des valeurs absolues, on pose c1 — 10e c.
- Il est à remarquer que le chiffre des pertes mesuré pour une ou deux âmes donne, en le multipliant par 3 ou par 3/2 le chiffre des pertes pour les 3 âmes, moins le chiffre très faible des pertes dans la mince couche qui entoure le toron total. Les trois dernières valeurs du tableau se rapportent à un seul et même câble fabriqué de trois façons différentes :
- i° Avec des couches de jute séché et imprégné à chaque fois à chaud ;
- 20 Avec des couches de jute'séché à basse température et imprégné à froid en masse ;
- 3° Avec des couches de jute ni séché, ni imprégné ; l’avantage qu’on a à bien dessécher et bien imprégner les câbles ressort clairement de ces essais.
- Dans une autre série de mesures, on compensa le décalage considérable produit par le câble, en disposant parallèlement à lui une bobine de réactance sans fer, dont l’impédance était ajustée pour produire la résonance du circuit.
- Les auteurs admettent que les pertes dans les câbles par effet Joule, occasionnées par le passage du courant à travers le diélectrique doivent être aussi prises en considération.
- En outre, il est évident que la valeur véritable de la résistance opposée au passage du courant n’est pas représentée par la grande valeur de la résistance d’isolement du câble, obtenue par son électrisation
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- LXXX
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 Février 1904
- NUMÉRO de Fessai. CA Type. BLE Section mm2 LONGUEUR ni ÉPAISSEUR de l’isolant autour des âmes. CONSTITUTION DE l’iSOLANT CHIFFRE des pertes. cosç
- 1 CDVR 3 X IO 555 2.8 Caoutchouc blanc. i4,3 0,21
- 3 CDVR 3 X 10 839 2.8 » 11,6 *9
- 2 GDRY 3 X 10 98 3,5 1 couche papier, 3 mm caont- 11 ?9 »
- chouc rouge.
- 4 PDYR 3 X s5 375 7 Papier paraffiné. 0,42 0,012
- 5 DVR 3 X 10 “97 4 Jute et papier. G 9 0,18
- 6 GDVR 3 X 35 570 5 Caoutchouc rouge et jute. 0,66 o,oi7
- 7 GDYR 3 x 35 35o 7 >5 » 0,67 o,o3i
- GDVR 3 X 35 )) 7,5 Caoutchouc rouge jute et des-
- séché et imprégné. 0,68 ))
- 8 1 GDVR 3 x 23 » 7P Caoutchouc rouge jute dessé-
- • ché à froid et imprégné. 5,6 »
- GDYR 3 x 25 )) 7,5 . Caoutchouc rouge jute ni séché
- V 1 ni imprégné. i3,6 ))
- pendant une minute au moyen de courant continu, mais par une valeur beaucoup plus petite, qui, pour un courant alternatif à 5o par seconde, représente l’électrisation du câble pendant une durée de i/iooe de seconde. B. L.
- Pertes d’énergie dans les matières isolantes entourant les câbles à haute tension, par G.-E. Skin-iSER. Trans. Am. Inst. Electr. Ing. — Les résultats sont les suivants :
- i° La perte d’énergie croît avec la température et plus vite que cette dernière ;
- 2° La perte d’énergie qui, théoriquement, doit être proportionnelle au carré de la tension effective, est, d’après les recherches expérimentales, un peu plus élevée. v B. L.
- TRACTION
- Chemins de fer à courants alternatifs, par Pforr.
- Elektrs Balmen. — L’Union Electricitâts Gesell-chaft de Berlin a établi deux voies d’essais pour expérimenter son système de chemin de fer à courant alternatif monophasé. Un tronçon établi dans la cour de l’usine est alimenté par du courant à 6oo volts et /,o périodes ; un tronçon plus long de 4,i km du chemin de fer Johannistal-Spindlersfeld a été équipé pour du courant alternatif à 6 ooo volts et a5 périodes. Les voitures automotrices d’essai pèsent 5i tonnes, dont 6 tonnes pour l’équipement électrique; qui consiste en deux moteurs de rr5 chevaux système Winter-Eichberg, constamment groupés en parallèle et alimentés à 6 ooo volts. L’auteur ne donne aucun renseignement sur la construction des moteurs ; il mentionne simplement que le courant à haute tension ne traverse qu’une partie de l’induit et la partie fixe du moteur; le reste est aliinenté à 190 volts. Pour l’éclairage, la tension est abaissée à 35 volts. Le fil de prise de courant est maintenu par un ou deux fils parallèles qui l’accompagnent sur toute sa longueur et auxquels il est relié tous les 3 m,
- L’installation de traction peut être alimentée par les machines même que nécessite la distribution de lumière ou de force motrice, et n’est astreinte à aucune valeur particulière pour la période. B. Y.
- Traction par courant alternatif simple. — Dans le numéro du 19 décembre dernier, L’Eclairage
- Electrique a publié un article sur « des essais de traction par courant alternatif simple à Berlin » exécutés par l’Union Elektricitats Gesellschaft. Le système employé repose essentiellement sur l’emploi du moteur monophasé compensé présenté à la réunion de juin dernier de la Société Internationale des Electriciens par M. M. Latour.
- L’Union Elektricitats Gesellschaft ayant acquis une licence exclusive pour l’exploitation de ce matériel à collecteur en Belgique, ce système va être introduit sur la ligne du Borinage dont l’article en question a parle. Le procédé de réglage de la vitesse qui sera appliqué est celui qu’ont proposé MM. Winter et Eichberg. Il consiste, tandis que le rotor et le stator sont mis en série avec interposition d’un transformateur, à faire varier le rapport de transformation de ce transformateur.
- La supériorité du moteur compensé sur le moteur série ordinaire consiste en ce que la commutation y est parfaite à toute fréquence et qu’il travaille sans absorber de courant magnétisant.
- ÉCLAIRAGE
- Sur la lampeHefner, par le professeur Angstrôm. Physik. Rew. — Le professeur Angstrôm a présenté un travail sur l’énergie du rayonnement de la lampe Hefner employée dans les mesures photométriques. L’amyglacétate a, comme les hydrocarbures, un spectre résultant de la superposition du spectre du carbone et des spectres des produits gazeux de la combustion.
- Le spectre de la lampe à incandescence se compose également du spectre du carbone incandescent et du spectre des vapeurs de carbone plus froides qui entourent le filament. Si l’on examine successivement le spectre des produits gazeux de la combustion et le spectre des vapeurs de carbone, on constate que le spectre de la lampe Hefner et le spectre de la lampe à incandescence sont équivalents.
- Le professeur Angstrôm a trouvé que la radiation totale de la lampe Hefner dans un plan horizontal,! à une distance de 1 m de la source lumineuse, vaut 900 ergs/seconde. Si l’on considère, la lampe| comme une source lumineuse ponctiforme émettant des rayons égaux dans toutes les directions, l’énergie totale est ii,3 watt. Le degré d’efficacité de la-lampe est 0,0096, soit 1 p. 100 : il en résulte une
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 Février 1904
- LXXX1
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- LXXXIl
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 Février 1904
- radiation de 9 ergs par seconde par centimètre carré (Hefnerluxou Hefner mètre) à une distance de 1 m. La radiation de la lampe à incandescence expérimentée atteignait 20,9 ergs par seconde à une distance de 1 m et ledegréd’efficacitédecettedernièreétait3,22p. 100. La température dans la lampe Hefner est estimée à 1 G. et la température du filament de carbone à 1 727° G.
- D’après les conclusions de l’auteur, il serait possible de déduire de la consommation spécifique en watts la couleur de la lumière, le degré d’efficacité, et la température d’une lampe à incandescence.
- R. V.
- Quantité dénergie consommée pour l’éclairage des wagons par le système Stone. z. d. V. d. E.
- — La consommation d’énergie fut déterminée pour une voiture de 3e classe éclairée par 14 lampes à incandescence de 12 bougies et 2 lampes de 8 bougies, consommant 3,5 watts par bougie sur le tronçon de 12 km qui sépare Ludwigshafen de Schifferstadt. Le courant absorbé par les lampes était de 27 ampères sous 24 volts; en outre 8 ampères étaient fournis par la machine pour la charge de la batterie.
- A une vitesse de 45 km à l’heure, x 566 watts étaient absorbés par la machine, soit en chiffres ronds 2 chevaux. Pour une vitesse de 59 à 75 km à l’heure, l’énergie consommée atteignit x 681 watts, ou en chiffres ronds 2,3 chevaux ; la marche à vide de la machine servant à l’éclairage (depuis le démar-rage du train jusqu’à la vitesse de 45 km à l’heure) absorba en chiffres ronds i/8e de cheval.
- L’expérience de plusieurs années sur les chemins
- de fer anglais et sur les chemins de fer du Palatinat a montré que les plus grandes consommations résultant de l’éclairage électrique des trains, n’ont aucune influence appréciable sur la consommation du charbon de la locomotive. R. Y.
- MESURES
- Pont Hartmann et Braun pour la mesure des câbles, par le professeur Tobler. Zeitchrift für Elec-trotechnïk. — L’auteur donne une description d’un nouveau pont servant à la mesure des câbles et expose les expériences qu’il a faites. Dans tous les ponts de ce genre on emploie un fil résistant et l’opération consiste dans le déploiement du sommet relié à la batterie. La mesure est par conséquent .d’autant meilleure que le fil est plus long, mais on est vite limité par le poids puisqu’il s’agit d’appareils transportables. Le nouveau type ne pèse que 8 kg. Il contient un fil, tendu sur une plaquette d’ébo-nite en forme de croix et neuf bobines de résistance ayant chacune même valeur que le fil, soit environ 5 ohms. Les extrémités du fil sont reliées à deux contacts par l'intermédiaire de deux bagues qui se trouvent sur la face inféiûeure de la plaquette d’ébo-nite. La place supérieure porte 9 contacts à ressorts entre lesquels sont placées les bobines de résistance. Avec cette boîte on peut mesurer la résistance des câbles par la méthode du pont à trois branches. L’appareil est muni de résistances de protection et la clé est construite de façon à ce qu’on ne puisse jamais laisser le circuit fermé après avoir terminé la mesure. Comme galvanomètre on se sert d’un instru-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 Février 1904
- LXXX1II
- ment Deprez d’Arsonval dont l’exactitude est suffisante, et que l’auteur considère comme plus avantageux qu’un instrument à miroir. Comme source de courant on emploie deux éléments renfermés avec tout l’appareil dans un coffret de chêne. L’auteur a vérifié l’exactitude de l’instrument en mesurant les résistances d’une boîte à décades et l’a trouvé parfaite. E. B.
- Méthode pour connecter un voltmètre à un circuit à haute tension, par Marchant et Worall. Electrician. — Cette méthode permet de mesurer des tensions élevées aves un voltmètre gradué pour basses tensions, sans employer de transformateur de mesure ni de résistances.
- Dans ce but, le voltmètre, ayant en dérivation un condensateur, est connecté au réseau avec un second condensateur en série, ou bien un condensateur est connecté au réseau et le voltmètre est dérivé sur une partie de ce condensateur.
- Si Cj est la capacité introduite en série, et C2 la capacité mise en dérivation aux bornes du voltmètre, la tension lue est à la tension cherchée dans le rap-C
- port—-—-i— : à condition toutefois que les deux ^1 + ^2
- condensateurs soient bien fabriqués delà même façon, avec des armatures pareilles et le même diélectrique. Les condensateurs sont faits avec des feuilles d’étain ou des feuilles de clinquant, et des feuilles de mica; le tout est pressé entre des plaques d’ébonite et mis dans un bain d’huile.
- Les essais faits sur cette méthode avec un voltmètre multicellulaire Kelvin ont montré que le rapport ci-dessus indiqué pour déduire la valeur de la tension des valeurs des capacités, donne des résultats exacts à i p. ioo près.
- Le fait que la capacité des condensateurs n’est pas une grandeur constante dans pn circuit à courant alternatif, mais dépend de la tension et du nombre de périodes par seconde, n’est pas pris en considération.
- R. V.
- Wattmètre électrostatique, par Addenbrooke. Electrician, — On emploie comme vattmètre un électromètre monté de la façon suivante : l’aiguille est reliée à l’une des bornes du circuit d’utilisation. Les deux paires de quadrants sont reliées aux deux extrémités, d’une résistance intercalée dans le fil allant à l’autre borne du circuit d’utilisation. Les déviations de l’aiguille sont proportionnelles au produit de la différence de potentiel entre les extrémités de la résistance parla différence de potentiel entre l’aiguille et le milieu de la résistance. Soit I le courant ; la première différence de potentiel est égale à RI et la seconde à E d’où
- e= ERI = WR ou W = .1
- R »
- RI2
- La perte dans la demi-résistance ------doit être
- 2
- ajoutée à la valeur ci-dessus ou soustraite, suivant que l’on mesure l’énergie fournie par le générateur ou l’énergie consommée par le moteur: On peut si l’on veut, relier l’aiguille en un point d’une résistance connue et non inductive montée en parallèle avec le générateur, de façon que la seconde différence de potentiel convienne à l’appareil. Naturellement il faut tenir compte des pertes dans le shunt.
- Les méthodes d’emploi de l’instrument avec pile étalon, et son application à la mesure des circuits polyphasés sont également décrites par l’auteur.
- R. V.
- La mesure absolue de la conductibilité électrique et de la vitesse des ions dans l’atmosphère, par
- H. Gerdieu. Physikalische Zeitschrift, ier septembre.
- — Soient s la charge constante d’un ion np nn le nombre des ions positifs et des ions négatifs par cm3 vp çn la vitesse spécifique des ions en centimètrespar seconde : la conductibilité de l’air est représentée par l’expression s (np vp -f- nn vn ) que nous ne sommes capables d évaluer que par la détermination séparée des ionisations np et nn et par l’emploi de la vitesse des ions mesurée en laboratoire pour des gaz à la pression considérée.
- L’auteur considère que la détermination en laboratoire de la vitesse des ions est inapplicable à la vitesse dans l’atmosphère, parce que cette dernière dépend directement du degré d’humidité de l’air.
- Pour mesurer rapidement et directement la conductibilité M. Gerdien présente une méthode grâce à laquelle deux observations pour chaque espèce d'ion, faites avec un appareil à aspiration d’Ebert, c’est-à-dire en tout quatre mesures simples —à une tension élevée et à une tension faible — permettent de déterminer vff vn np nn et la conductibilité.
- Les vitesses spécifiques des ions mesurées par l’auteur varie entre
- i,32 et 1,40 cm/seconde pour les ions positifs et
- i,52 et 1,75 cm/seconde pour les ions négatifs.
- A une hauteur de 2 200 à 2 2Ôo m et un degré d’humidité relatif de 60 p. 100, la vitesse des ions négatifs a été trouvée de 2,12 cm/seconde. A l’altitude de 2000-2 100 m la vitesse des ions positifs était d’environ 1,7 cm/seconde. B. L,
- DIVERS
- Les arbres et l’électricité, Zeitschrift fur Electro-technische, ier novembre. — Le Massachusetts Agri-cultur College a fait une série de recherches sur les dommages que peut causer l’électricité aux arbres plantés le long des rues pour donner de l’ombre. D’après un travail de M. Stone sur ce sujet, plusieurs arbres ont été abîmés par la lumière des lampes à arc ; d’autres ont été abîmés par les dérivations des lignes de transport de force qui franchissent l’isolateur pour aller à la terre.
- On n’a pas connaissance que des arbres aient été endommagés par les courants alternatifs, mais on connaît plusieurs cas particuliers où le courant continu des tramways électriques en a endommagés, lorsque le pôle positif était relié aux rails. La résistance électrique d’arbres vivants est assez élevée et les accidents dus au contact d’un fil rompu ne sont pas à redouter. La plus basse résistance est présentée par le Cambium et les couches adjacentes.
- De faibles courants hâtent la croissance, surtout les courants alternatifs plus que les courants continus. Des courants plus élevés produisent une surexcitation et une destruction rapide de l’arbre. E. B. .
- Electrolyse de la vapeur d’eau, par Chapman et Ledbury. Zeitschrift f. Electrotechnisehe, 22 novembre.
- — Quand on décompose par des étincelles électriques de la vapeur d’eau en hydrogène et en oxygène, les gaz manifestent une tendance inconnue à se séparer dans le tube de décomposition et à occuper dans ce tube des parties différentes. La diffusion limite cette séparation, de sorte que H et O n’apparaissent pas
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- LXCvX.IV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 43 Février 1904
- séparément aux électrodes pendant la décomposition : bien souvent on trouve de. l’hydrogène aussi bien à l’anode, qu’à la cathode, tandis que l’oxygène est chassé vers. le. milieu du trajet de l’étincelle. Ce résultat est si inattendu qu’il est à souhaiter que d’autres recherches soient entreprises dans cette voie. Peut-être est-il possible d’expliquer .le phénomène en supposant que réchauffement local dû à l’étincelle suffît à dissocier partiellement la vapeur d’eau et qu’il se produit simultanément une dissociation thermique et une dissociation électrolytique.
- R. V.
- Explosion de gaz par suite d’un court-circuit. —
- Il s’est produit à Lyon un accident sans conséquences graves, mais dont les causes peu banales méritent d’être relatées.
- Le cours de la Liberté est suivi par un tramway électrique dont les poteaux en fer servent en même temps de supports dé fils électriques et de candélabres à gaz pour l’éclairage de la ville. Un de ces mâts était planté devant la maison où s’est produit l’accident. Ce jour-là on travailla, avant et après l’explosion, au fil transversal suspendu. Vers neuf heures du matin un violent court-circuit se produisit entre le fil de trôlet et la lanterne ; un premier contact s’était déjà produit auparavant. Quelques minutes après le court-circuit, une explosion eut lieu au troisième étage de la maison.
- D’après les recherches et les mesures des autorités, le courant de court-circuit pouvait atteindre i 900 ampères si le contact était bon. On admet
- comme vraisemblable que le premier court-circuit entre le fil de trôlet et la lanterne à détérioréffes tuyaux, et que le second a déterminé l’inflammation du gaz mis en liberté. E. B.
- Sur les charges résiduelles d’un condensateur,
- parJ.-J. Gort, Electrical World and Eugineers, n° 14. — Lorsqu’une baguette de verre est soumise à un moment fléchissant constant, elle se déforme d’abord rapidement puis plus lentement. Ce fait est absolument analogue au phénomène de la charge résiduelle que l’on observe lorsqu’un condensateur est relié à un circuit de faible résistance. A la charge le courant afflue rapidement dans le condensateur et diminue vite. A la décharge le condensateur est relié à une résistance faible ; on peut constater l’existence de la charge résiduelle en ouvrant le circuit et en faisant quelques minutes après une mesure au balistique.
- Dans ses recherches, l’auteur employait deux éléments de pile sèche pour la charge, un circuit de 70 ohms de résistance pour la décharge, et un galvanomètre Deprez d’Arsonval. Le condensateur, d’une capacité de deux microfarads était déchargé pendant 10 secondes, et la charge résiduelle était mesurée au bout de 10, 20, 3o secondes. La courbe jointe à l’article, dans laquelle le temps t est porté en abscisses et la déviation du galvanomètre oc en ordonnées, peut être exprimée, à r p. 100 près par l’égalité.
- a =2,43 log„ai (r -J-0,0023r t) t
- R. V.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Le Radium. Les propriétés et ses applications, par Hammer et Hess, Rosenberg et Sellier, éditeur, Turin. Prix 3 fr. 5o.
- L’ingénieur W. J. Hammer ayant publié une conférence sur le radium qu’il avait faite devant l’Institut Américain des Electriciens et la Société d’Electro-chimie à New-York, l’ingénieur A. Hess de Turin a reproduit en italien cette conférence qui est un exposé très clair et complet des dernières expériences faites sur la radio-activité et en particulier sur le radium. L’auteur traite d’abord rapidement de la fluorescence et de la phosphorescence, puis passe aux corps radioactifs. A signaler les gravures représentant diverses radiographies obtenues avec le radium. L’auteur expose ensuite le traitement des maladies avec les rayons ultra-violets.
- Dans la seconde partie de sa conférence l’auteur
- étudié le radium plus particulièrement et rappelle les relations entre la radio-activité, le poids atomique et le spectre du radium, son action sur les liquides diélectriques. Il traite de la radio-activité induite, expose rapidement la théorie qu’en donnent MM. Curie et Debierne et après avoir dit un mot des effets physiologiques arrive à la préparation du chlorure de radium pur.
- L’ingénieur A. Hess rapporte quelques expériences récentes auxquelles il a assisté et termine en disant quelques mots des dernières recherches de Ramsay sur la transformation du radium en hélium.
- A noter que le Directeur de la Société centrale des Produits chimiques estime que le gramme de chlorure de radium pur revient à 200 000 fr.-M. Hess conclut en réclamant le nom de « Curie » pour l’unité de radio-activité. A. S.
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- Tome XXXVIII.
- Samedi 20 Février 1904.
- Il* Année. — N» 8
- clair;
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- SOMMAIRE Pages
- J. REY. — De l’attraction dissymétrique du rotor dans les moteurs asynchrones............. 281
- D. KORDA. — La séparation électrostatique et électromagnétique des minerais (Suite)...... 286
- E. GUARINI. — Enregistreurs intermittents pour courants électriques à variations lentes et à varia-
- tions rapides....................................................................... . 293
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation : Les moteurs à courant alternatif monophasé à collecteur, par Osnos . . 295
- Emploi combiné des courants alternatif et continu, par Cadwell........................ 3oi
- Pôles accessoires pour machines à courant continu, par Franklin Punga, ............... 3o3
- Economie et direction des stations centrales....1.................................... 3o4
- Distribution : La production et la distribution du courant alternatif dans les grands centres, par M. Culloch. 3o5
- Traction : Application du courant alternatif monophasé à la traction, par B.-J. Lamme..... 3o7
- Radio-activité : Recherches récentes sur la radio-activité par M. P. Curie ‘.............. 3o8
- Mesures : Influence de la forme des courbes dans l’emploi de la méthode de deux wattmètres,par L. Bloch. 3ï2 Mesure du facteur de forme d’une tension alternative, par P. Pxose et Kühns. ........... 3i6
- SOCIÉTÉS SAVANTES E T ' T E C H N I Q U E S
- Académie des sciences (Séance du 18 janvier) : Influence de la nature physique de l’anode sur la consti-
- tion du peroxyde de plomb électrolytique, par M. Arm. Gautier............................... 3ig
- SUPPLÉMENT
- Echos et nouvelles................................................................................ . lxxihv
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- LXXXV1
- Supplément à L’Éclairage Électrique àn 20 Février 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION
- Usines de force à l’Exposition de Saint-Louis. Street Iiaihvoy.
- L’énergie à l’Exposition de Saint-Louis sera dérivée de trois sources. Les autorités de l’Exposition sont en train de faire installer une usine de 8000 kilowatts avec du courant à a5 cycles et 6600 volts. On achètera 500 kilowatts et il y aura de plus des machines et générateurs qui fourniront environ 20 000 kilowatts de plus. On construira deux voies pour l’essai des voitures et moteurs de tramways, l’une aura un kilomètre de longueur et l’autre un demi-kilomètre.
- Essai de turbines pour le Cleveland, Elyria et Western JRailway Street Railway.
- Ces turbines' sont de 1000 kilowatts en connexion directe avec un alternateur triphasé à deux pôles de 5o cycles. La turbine a marché à environ 1 5oo révolutions par minute avec une Surcharge moyenne de 5o p. 100. On a établi des statistiques d’après cet l’essai.
- L’exploitation des brevets Stark.
- Une nouvelle Société, la « Stark T. L. and P. System, Limited » vient de se former à Toronto (Canada) au capital de £ 1 000 000 pour se joindre à la « Humber Light and Power Company » à Toronto Junction.
- La nouvelle Compagnie va exploiter les brevets Stark, dans lesquels la Téléphonie, la Télégraphie, la Lumière et l’Energie empruntent le courant nécessaire aune même installation et au même circuit.
- Les entreprises de la « Humber Light and Power Company » seront ainsi considérablement "étendues et on va immédiatement procéder à l’installation d’un réseau téléphonique à Toronto Junction, ville pour laquelle les brevets Stark ont obtenu un privilège.
- DISTRIBUTION
- Les Parafoudres sur les lignes de transmission, par A.-D. Adams. Electrical Review, N.-Y. t. .XLIII p. 5oo-5o3. — Le Bureau météorologique des Etats-Unis relève une moyenne dé soixante-dix jours orageux par an en Floride et une moyenne de trente pour tout le territoire. Mais les orages ne constituent pas le seul danger pour les lignes électriques , dans les transports d’énergie très étendus, surtout quand les lignes se trouvent à des altitudes très différentes, il s’y produit des décharges statiques dangereuses pour les personnes et les appareils. Dans une installation de Telluride (Calvados), 40 parafoudres avec fusibles fonctionnèrent et 5 bobines d’induit furent brûlées dans l’espace d’une heure. L’auteur cite d’autres cas encore quimontrent l’utilité des parafoudres et les conditions que ces appareils doivent remplir. Quand un para-foudre entre en fonction sur plusieurs fils, il se produit un court-circuit dû à la faible résistance de l’arc. Les artifices magnétiques ou mécaniques que l’on a essayé d’employer pour couper cet arc ont toujours présenté le défaut de rapidité voulue. On emploie aujourd’hui des parafoudres formés par une ou plusieurs séries de cylindres en laiton placés côte à côte sur des isolateurs en porcelaine et séparés par un intervalle d’air de 1 à 2 mm. Pour empêcher la persistance de l’arc on ajoute, en série, une résistance convenable non inductive.
- Les terres des parafoudres sont de préférence constituées par des plaques de cuivre ou de fer galvanisé de 2 mm d’épaisseur et placées à une profondeur suffisante pour être constamment dans un sol humide. Il est bon de les entourer de coke ou de charbon de bois.
- La pratique a montré la nécessité de placer des parafoudres, non seulement aux stations et sous-stations, mais aussi à des intervalles plus ou moins éloignés, et particulièrement de chaque côté des points les plus exposés à la foudre. Il ne faut cependant pas exagérer le nombre des parafoudres qui exigent toujours de l’entretien et de la surveillance et risquent de devenir une source d’ennuis.
- Les parafoudres, dans les stations en maçonnerie, se placent de préférence à l’intérieur, mais aussi loin que possible de tout autre appareil. Pour en augmenter l’efficacité, on ajoute souvent entre le parafoudre de la station et les appareils générateurs une bobine de self-induction qui, étant donné le caractère oscillatoire des décharges atmosphériques, leur offre une grande impédance. On se trouve bien aussi de con-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 Eévrier 1904
- LXXXVII
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- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15 000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
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- LXXXVIII
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 Février 1904
- necter ensemble plusieurs groupes de parafoudres sur le même fil de ligne. A Telluride (Colorado) on a constaté, pendant toute une saison d’orages, que sur un fil de ligne où 4 parafoudres étaient ainsi connectés, le deuxième et le troisième laissaient passer presque toutes les décharges: il fut rare d’en noter sur le quatrième.
- On place aussi des parafoudres entre deux fds de ligne, pour protéger les appareils contre des élévations anormales de tension. Le nombre des intervalles d’air et leur longueur individuelle dépendent outre le voltage, de facteurs divers.
- Ainsi, tandis que la distance explosive entre deux pointes d’aiguille est donnée d’après le tableau ci-dessous {Am. Inst, of El. Eng., XIX, 721).
- Distance Tension Distance Tension
- explosive. efficace. explosive. efficace.
- mm kilovolts mm kilovolts
- 5,7 5 118 60
- ii,95 10 148 70
- 18,4 i5 i8o,5 80
- 25,4 20 212 9°
- 33,o 25 244 100
- 41,2 3o 273 110
- 5o, 8 35 3oi 120
- 62,2 40 3-29 i3o
- 75,o 45 354 j 4o
- 90,2 5o 38i i5o
- le nombre des intervalles d’un parafoudre est le suivant :
- Nombre Nombre Nombre
- d’inter- Tension d’inter- Tension d’inter- Tension
- valles sup- valles sup- valles sup-
- de 0,8 mm. portée. de 0,8 mm. portée. de 0,8 mm. portée.
- 5 6 800 35 19 3oo 65 26 OOO
- 10 XO OOO 40 O O O 70 27 OOO
- i5 12 5oo 45 21 700 75 28 OOO
- 20 i5 5oo 5o 22 600 8cf 29 OOO
- 25 16 400 55 23 900
- 3o 18 200 60 25 OOO
- On s’explique parfaitement que la somme des intervalles d’air pour un parafoudre soit moindre que la distance explosive entre points, à voltage égal ; l’arc étant alternatif et considérablement refroidi par sa division en un grand nombre de parties en contact avec des masses métalliques a en outre, plus de difficultés à se maintenir sur un parafoudre.
- Les parafoudres sont constitués par un alliage de zinc et de cuivre ou de fer ; le premier métal est plutôt piqué par l’arc, tandis que les derniers présentent des pointes de métal fondu. Un parafoudre est hors d’usage quand il a reçu un certain nombre de décharges.
- A part la structure du par.afoudre, son pouvoir destructeur de l’arc dépend aussi du courant de court-circuit de la génératrice. Une inductance élevée du circuit favorisera à ce moment la rupture.
- Cette rupture dépend aussi de l’instant de la période où l’arc se produit. La fréquence de 60 périodes s’est montrée plus favorable que celle de iB, sans doute pour les mêmes raisons. .
- Plus la tension de la ligne est élevée, plus il faut
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 Février 1904
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 Février 1904
- XC
- augmenter la somme des intervalles ; mais plus la capacité de la source augmente, plus il faut multiplier ces intervalles. On arrive ainsi à une limite où les intervalles sont trop faibles pour rester exempts de corps étrangers : On introduit alors une résistance en série qui a pour effet de réduire le courant de court-circuit.
- L’augmentation de ces résistances en série en même temps que celle de la longueur totale des intervalles soumet l’isolation des appareils à des tensions anormales. Pour de forts débits, le nombre et la longueur totale des intervalles nécessaires pour détruire les arcs doivent être supérieurs aux mêmes quantités nécessaires pour empêcher le développement d’arcs à la tension normale à moins que l’on n’insère de très fortes résistances. Pour réduire ces tensions anormales, où place une résistance en dérivation sur une partie des intervalles. Ce dispositif a été analysé dans ce journal, d’après Transaction of Am. Inst, of El.Eng., t. XIX (1902). P.-L. C.
- Calcul de la flèche et de la tension dans les câbles librement tendus, par le professeur A. Stengel. Electrotechnische Zeitschrift. — L’auteur donne une méthode approximative de calcul permettant d’obtenir simplement dans chaque cas particulier, sans le secours de tables, les flèches et les tensions dues à des variations de température de charge ou de portée.
- Soient : a, la distance entre points d’appui ;
- f, la flèche en mètres ;
- p, la tension du fil en kilogrammes ;
- g, le poids du fil par unité de longueur, par millimètre carré de section ;
- L, la longueur exacte du fil tendu en mètres.
- Pour un fil tendu librement, l'équation de la chaînette est :
- f=
- L — (X —j-
- 3 4 p
- a —j—
- IL
- a
- ainsi les particularités du système considéré au point de vue de l’allongement sous l’effet de la traction ou de la chaleur.
- Soient : le coefficiert d’élasticité;
- a, le coefficient de dilatation.
- Pour la température q, le fil non tendu a la longueur L, le fil tendu a la longueur Lt et la tension est pi : à la température t2 = t -|- q, le fil non tendu atteint la longueur L1 et le fil tendu la longueur L2 ; la tension est p2 donnée par l’égalité
- Pl Cm
- i/A
- V 24pp
- Dans cette expression pr.2 est une valeur approximative de p2 prise à l’estime. Une égalité analogue donne f en fonction de la température t. Si l’on remplace dans l’égalité précédente par -g- -jr a2 et p.2
- par
- a2 on obtient, après quelques calculs
- ou f± est aussi pris à l’estime.
- Une autre relation donne les variations de la tension d’après les variations du poids. Soit encore g la charge propre par unité de longueur. La charge d’ensemble devient g' — xg où x est un coefficient numérique plus grand que l’unité. Quand il n’est pas tendu, le fil a la longueur L sous l’action de la charge propre g; quand il est tendu, il a la longueur Lx pour une tension /q; pour la charge plus grande xg, on a :
- Pour de petites portées :
- S/'
- *V
- (g.a.pi.xf
- ^(24pi2 + g-cë)
- i/fkpf
- PP
- et pour de longues portées :
- Examinons d’abord l’influence d’une variation de température sur la tension et la flèche ; nous verrons
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- Supplément & L'Éclairage Électrique du 20 Février 1904
- XCI
- On trouve des relations analogues pour le calcul de la flèche en (onction de la variation de la charge, lorsque l'on remplace dans les équations ci-dessus
- Pi par j -j- a2 etp.2 par —- a'2.
- Si la portée a changé, par exemple lorsque sur un ou plusieurs poteaux successifs les isolateurs supportant le fil se rompent, les deux égalités précédentes servent au calcul de y>2 et il est facile aussi dans ce cas d’en déduire la flèche f%. R. V.
- TÉLÉGRAPHIE
- Direction des ondes dans la télégraphie sans fil.
- Electrical World and Engineer, t, XL1I, p. 91g. — On sait que des séries de lignes lumineuses placées à égales distances et parallèlement dans un même plan, si elles ont la même phase et la même amplitude d’oscillation, produiront un « front d’ondes » plan. Le même résultat peut être obtenu par un miroir parabolique, si on place une source lumineuse au foyer d’un miroir cylindrique à section parabolique. M. Braun, de Strasbourg, a fait breveter une application de cette méthode à la direction des ondes hertziennes. Une série de tiges sont placées parallèlement et à égale distance suivant les génératrices d’un cylindre parabolique. Chaque tige est reliée par un fil rectiligne à une boule F placée sur la ligne focale. Deux appareils de «e genre sont placés symétriquement l’un au bout de l’autre, de façon que les boules se trouvent en regard l’une de l’autre ; entre ces dernières, on fait jaillir l’étincelle. Les tiges étant toutes excitées au même centre et la différence de phase des oscillations étant déterminée par la longueur des fils de connexion pour chaque tige, il est aisé de voir que le front d’ondes sera plan et la radiation sera rectiligne, et la majeure partie de l’énergie radiante sera envoyée dans cette direction. La.particularité de ce système est que chaque tige fournit son oscillation propre, et qu’une plus grande quantité d’énergie est mise en jeu. P.-L. C.
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- Dans cette lampe les charbons sont placés à
- un angle de 45° au lieu de 90°^ comme c’est l’usage. Cet arrangement permet de réfléchir tous les rayons avec le meilleur avantage, ce qui rend la lumière plus forte et évite l’ombre causée par le support du charbon supérieur dans la lampe du type à charbon vertical. Dans cette lampe la fermeture de l’arc et la tenue en position des charbons se font automatiquement par le support du charbon supérieur qui est un simple arrangement d’une griffe mobile relevée par un aimant. Le charbon inférieur est pris dans une griffe qu’on baisse ou soulève au moyen d’une petite roue à main. Le réflecteur est en aluminium; il est du type à forme parabolique et projette la lumière très loin en avant ainsi que sur les côtés de la voie près de la voiture. Il y a aussi une lampe incandescente dans ce projecteur. Un commutateur de wattman se trouve placé dans le vestibule de la voiture pour contrôler les deux lumières à arc et à incandescence.
- Recherches pyrométriques sur les lampes Nernst, par F. Kurlbaum et G. Schulze. Mémoire présenté à la Société allemande de physique. Séance du 11 décembre igo3 ; voiries Verhandl., p. 428-436.
- MM. Kurlbaum et G. Schulze présentent les résultats de leurs recherches sur les lampes Nernst et sur des corps creux d’une matière analogue aux filaments Nernst. Dans ces dernières années on a construit beaucoup de pyromètres optiques destinés à mesurer les températures extrêmement élevées d’une façon rapide et aisée sur la base de la formule de Wien Planck :
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 Février 1904
- XC1Ï
- pondant aux températures absolues T0 et Tt pour la longueur d’ondes k, alors que c dans la région visible du spectre est toujours égal à i4 5oo; cette formule est relative aux corps noirs, c’est-à-dire aux corps àpouvoir émissif maximum, tandis que pour les corps à pouvoir d émission inconnue, les auteurs définissent température noire la température à laquelle le corps noir présente pour une longueur d’onde donnée la même intensité de rayonnement que le corps en expérience. En déterminant au moyen d’un pyromètre optique cette température noire de la lampe Nernst, les auteurs trouvent des valeurs différentes suivant qu’ils se servent d’un éclairage rouge, vert ou bleu.*C’est dire que la lampe Nernst dans tous les cas n’est point « noire », et comme le font voir les auteurs, elle n’est pas non plus « grise », c’est-à-dire que loin d’émettre pour chaque température et chaque longueur d’onde la même fraction du rayonnement du corps noir, elle présente une émission sélective dans la région verte du spectre. Or, en raison de la manipulation difficile et de la durée très limitée du corps noir dont MM. Lummer et Pringsheim viennent d’indiquer la construction et avec lequel ils ont été capables d’atteindre une température d’en-
- viron 2 ooo° C. d’accord avec les différentes lois des rayonnements, les auteurs proposent de remplacer ce corps noir par une lampe Nernst calibrée par comparaison avec ce dernier. Après avoir projeté en même temps sur la fente du spectromètre le filament Nernst et le corps noir dont la température était donnée par une pile thermique, les auteurs déterminent à température constante du corps noir les intensités du courant de la lampe Nernst auxquelles disparaissent les contours du filament sur le fond spectral pour différentes longueurs d’onde. En employant au lieu de corps noir le filament d’une lampe Nernst, on n’évite cependant que le premier des inconvénients précités, alors que cette méthode n’est guère supérieure au point de vue de la durée, bien que les lampes dont se servent les auteurs n’aient présenté aucune altération notable, pendant plusieurs mois, malgré un emploi fréquent. Quoique la température vraie de la lampe Nernst (que les auteurs étudient en ce moment) ne soit point encore donnée, les courbes contenues dans le mémoire de MM. Kurlbaum et Schulze, et dont la construction est basée sur une hypothèse approchée, font voir que les différentes émissions entre la matière Nernst et le corps noir vont en dispa-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 Février 1904
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- raissant à mesure que s’élève la température. Les mesures que les auteurs viennent d’exécuter sur un cylindre creux en matière Nernst montrent que dès i4ooo° C. le rayonnement partant des parois intérieures peut s’assimiler à un rayonnement noir dans le spectre visible.
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- Four nettoyer les troisièmes rails en pleine campagne. (Street Railway).
- Le système à troisième rail de la Grand Ra-pids, Grand Haven et Muskegon Railway Company a été préservé de glace et de verglas pendant plusieurs ouragans cet hiver par l’emploi d’une solution de chloride de calcium versée sur le troisième rail au moyen de tubes partant de réservoirs contenant cette solution, placés dans la cabine du mécanicien, et aboutissant juste au-dessus du rail. On peut facilement régler l’écoulement du liquide.
- Équipement électrique du North Shore Railroad [de San Francisco à San Raphaël.
- (Street Railway).
- L’article décrit une ligne suburbaine et interurbaine très populaire qui a été équipée à l’électricité sur la portion qui fournit le service suburbain. Le travail de reconstruction de l’ancienne ligne à vapeur a occupé ces deux dernières années et a compris la réfection delà voie entière entre Sausalito, qui est sur la baie en face de San Francisco, et San Rafael, la pose d’une voie double pour la distance presque entière, l’installation d’un système à troisième rail pour l’opération des trains, l’équipement de la division avec un système de signal de bloc automatique amélioré, la construction d’une usine de force à haute tension et des sous-stations nécessaires et l’érection d’une nouvelle gare et dock pour bac à vapeur à Sausalito. C’est la première ligne à troisième rail qui soit construite et mise en exploitation en Californie et la seconde ligne à l’Ouest du Mississippi. La ligne traverse une région dont le paysage est superbe et elle comporte un tunnel entre Alto et Corto Madera. On a suivi entièrement l’étalon de construction pour là voie et le système de transmission. Les pentes maxima sont de 2,2 p. 100 et la plupart des courbes varient de 1 à 4°> la courbe maxima atteignant 180 sur une section à voie unique. Le rail de contact est couvert dans les garages de San Raphaël; ce fait a conduit à l’adoption d'une forme spéciale de sabot à peu près semblable à celui dont on se sert sur la ligne Hazelton et Wilkesbarre. Des portions de cette ligne sont en exploitation depuis l’année dernière et le verglas n’a causé aucun ennui. Les conditions pour
- l’opération du troisième rail sont naturellement beaucoup plus favorables en Californie que dans l’Est, mais la mesure des pertes faite pendant le troisième jour d’un fort orage montre une perte d’un ampère par mille.
- Tramway Jackson et Battle Creek (Street Railway).
- C’est une ligne à troisième rail de 72 km de longueur qu’on a récemment livrée à l’exploitation dans le Michigan en vue d’y expérimenter les voitures à grande vitesse maxima de 96 km à l’heure. Le troisième rail pèse 35 kg par mètre et est employé sur toute la ligne excepté dans les villes où l’on a recours à la construction aérienne. On achète l’énergie à une usine hydraulique située à 72 km de l’un des terminus et à 144 km de l’autre : cette énergie est transmise à 40000 volts et 60 cycles. On emploie des convertisseurs rotatifs dans les sous-stations. La Compagnie de tramways paie 6 centimes par kilowatt-heure pour les 3 000 premières kilowatt-heure par jour et 5 centimes seulement par kilowatt-heure pour le reste. La marche des voitures est réglée par téléphone. Les voitures ont 17,8 m de longueur et sont très confortables. Le prix des places est de 5 centimes par kilomètre avec un minimum de 2U cen times. La ligne transporte aussi des bagages et des marchandises.
- Le système Arnold de tramways électro-pneumatiques tel qu’il est employé sur le Lan-sing. Saint-John et Saint-Louis Railway.
- par B.-J. Arnold (Street Railway).
- L’auteur a travaillé à ce système pendant plusieurs années et a annoncé ses principes généraux en 1900 et 1901,, avant la description publique de tout autre système à phase unique de sorte qu’il revendique le titre d’inventeur de la traction monophasée appliquée au service des tramways. Le système est en exploitation dans le Michigan depuis quelque temps. L’auteur désirait donner une démonstration publique du système le ier janvier, mais la locomotive et tous les appareils ont été détruits par un incendie. Il a publié en conséquence les détails du système. L’énergie est fournie à 25 cycles et on avait l’intention d’employer 10000 volts sur le fil de trôlet. Le moteur était-du type à rotation continue avec une vitesse constante en ce qui concernait la vitesse angulaire, mais avec des arrangements pour arrêter soit le stator soit le rotor ce qui laissait tourner les autres parties du moteur. Le stator communiquait avec le cylindre d’un compresseur à air, et lorsque la voiture était arrêtée l’énergie était utilisée à comprimer l’air. Lorsque le stator était immo-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 Février 1904
- bile toute l’énergie dérivée des révolutions du rotateur s’exercait sur l’essieu de la voiture. Pour de très grandes vitesses on utilisait le compresseur a air comme un moteur pour faire tourner le stator dans la même direction que le rotor. Une valve électro-pneumatique réglait, les vitesses. Dans le renversement, le moteur électrique n’était pas dérangé mais l’énergie était fournie par le compresseur à air actionné comme moteur.
- Système de tramways a Richmond, Virginia. Slreet Railway.
- La compagnie possède une combinaison de force hydraulique et d’usine à vapeur par. laquelle les machines sont en connexion directe avec les arbres des turbines à eau de manière à ce qu’on puisse s’en servir dans les cas où les eaux sont trop basses. La force hydraulique développée et la force en chevaux vapeur sont toutes deux de io ooo chevaux. La compagnie possède aussi une autre usine à vapeur, construite il y a quelque temps. La voie est formée de rails de 48 kg dans la ville et de 3o à 4o kg dans les faubourgs. La compagnie possède une partie de son matériel roulant mais loue aussi 2a voitures d’une compagnie de voitures spéciales. Des associations possédant des voitures dé chemins de fer sont assez communes, mais
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- L'n des Vagons-Lits du trains « Paris-Rome » partant de Paris les Lundis et Jeudis, continuera jusqu’à Naples et fera retour par le train partant de Rome, les Mercredis et Samedis (départ de Naples les mêmes jours).
- A partir du 7 Janvier 1904 un des vagons-litd du train « Paris-Rome » partant de Paris, le Jeudi continuera jusqu’à Palerme et reviendra, à partir du 12 du même mois, par le train partant de Rome le Mercredi (départ de Palerme le Mardi).
- c’est la première fois qu’une compagnie de tramways a recours à une compagnie de ce genre.
- Le tramway électrique sur son cheminprivê, par E.-P. Burch. Street Raihvciy.
- L’auteur insiste pour que les tramways électriques soient construits sur des chemins privés au lieu de l’être sur les routes et dans les rues. Il donne une liste de 57 tramways électriques et compagnies de chemins de fer employant la traction électrique montrant la longueur de leurs chemins privés.
- Courant alternatif pour signaler sur les tramways interurbains électriques. Street Railway.
- Les particularités essentielles de ce système sont l’emploi de courant alternatif pour signaler et l’emploi de l’un des rails de roulage pour le circuit de signal aussi bien que pour le circuit de retour d’énergie, l’emploi d’un joint spécial pour faire communiquer des blocs adjacents autour d’un joint isolé et pour obtenir aussi une connexion diagonale entre les voies, ce qui n’offre pas de résistance au courant continu, mais empêche effectivement le passage de courants alternatifs, l’emploi de relais spéciaux a l’entrée de chaque bloc pour contrôler 1 opération des signaux. Le principe sur lequel est basé ce système est que tandis qu il est impossible de tenir deux courants continus de potentiels différents séparés sur un meme conducteur, on peut introduire un courant alternatif pour remplir une des deux fonctions données, et, si on emploie un appareil convenable, pour empêcher chaque courant d’agir sur les appareils destinés à être actionnés par 1 autre courant, le courant de voie devient praticable.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 Février 1904
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- Tramway interurbain électrique en Hollande Street Railway.
- Une compagnie construit une ligne électrique entre Amsterdam et Haarlem. Le caractère incertain du sol a fait qu’on a du enfoncer des pilotis des deux côtés de la ligne pour y faire reposer 1-a voie. L’usine de force contiendra trois machines à grande vitesse de 470 chevaux. On se servira de voitures à double truck. La ligne a environ 18 km de longueur.
- Economie que Ton obtient par l’emploi de Tautomotoneur Street Railway.
- C’est un appareil mécanique en connexion avec la poignée du contrôleur qui empêche les wattmen de tourner la poignée du contrôleur trop rapidement. On a fait des essais sur une voiture à truck unique pesant près de 2 000 tonnes et pourvue de deux moteurs. L’économie due à cet appareil s’est montée à 7,5 p. 100 pour le parcours entier. On a aussi fait des essais dont on donne des détails en arrêtant les voitures par l’inversion des moteurs.
- Chauffage électrique des troisièmes rails pour en enlever le verglas Strett Railway.
- Les lignes a troisième rail ont peu de diffi-.culté à enlever la neige et la glace, mais le verglas qui se forme lorsque la température du rail n’est que de un ou deux degrés au-dessous du point' de congélation semble adhérer au rail presque aussi fortement que du vernis et il résiste aux grattoirs. Il est possible d’enlever le verglas en échauffant le rail par l’électricité : on a fait des calculs qui donnent la quantité de l’énergie nécessaire et on estime que 20 kilowatts feront monter de 4 à 5 degrés C. la température de 3oo m de rail de la dimension employée à New-York, cela assez vite, et qu’en-suite il ne faudra que le dixième de cette énergie pour maintenir le rail à cette température. On propose d’installer des transformateurs tous les i5o m et comme on ne s’en servirait que deux ou trois jours par an ils peuvent être de construction bon marché ne dépassant pas environ 20 fr par kilowatt. Leur opération ne gênerait en rien l’emploi du rail pour le service des trains car le rail n’a pas besoin d’être sectionné. Avec le courant alternatif c’est l’extérieur du rail qui s’échauffe en premier et ceci n’en vaut que mieux.
- Les installations électriques du «New-York Central». Electrical World, n° 26, p. 1009, 26 décembre . — La partie suburbaine des lignes du
- « New York Central Railroad » doit être équipée électriquement. On aura recours au courant continu avec troisième rail. Deux usines génératrices seront installées à Port-Morris et à Yonkers ; et il y aura
- douze sous-stations de convertisseurs le long de la ligne.
- Les installations électriques coûteront 12000000, dont 2 5oo 000 pour les usines génératrices, 3 5oo 000 pour les sous-stations, 6000000 pour la ligne et le matériel.
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- Variations de la vitesse de refroidissement des corps chauffés et électrisés sous l’influence du radium, par N. Georgievski (Journ. de la Société physico-chimique russe, t. NXXY, n° 6 bis, p. 553-565, 1903. — En étudiant expérimentalement l’influence du radium sur la vitesse de refroidissement d’un corps placé dans un milieu gazeux, M. N. Georgievski arrive aux conclusions suivantes :
- 1. La vitesse de refroidissement d’un corps chauffé dans les différents milieux gazeux ne subit pas de variations notables sous l’influence du radium.
- 2. La vitesse de refroidissement d’un corps-chauffé au sein d’un gaz soumis à l’action du radium (hydrogène, gaz d’éclairage, air atmosphérique, acide carbonique) augmente dans le cas où le corps chauffé est porteur d’une charge électrique. Dans ce cas, on observe une augmentation, non pas seulement sous l’influence simultanée des rayons a [3 et y mais encore sous celle des seuls rayons p et y.
- 3. Cette augmentation de la vitesse de refroidissement d’un corps chauffé est plus grande quand la charge de ce dernier est négative.
- 4. Les relations qui existent entre l’augmentation
- de la conductivité calorifique et le potentiel d’un corps chargé et chauffé peuvent se représenter par des courbes pareilles à celles au moyen desquelles M. Townsend a exprimé les relations entre a : p et X, y» pour les mêmes gaz. A. G.
- Mesure qualitative et quantitative de la radio-activité. Electrical World and Engineer, t. XLII, p. q32, d’après Philos. Mag. de novembre, et Electrician (Londres) — M. Strutt décrit un appareil très simple montrant d’une façon frappante la dissipation d’électricité négative du radium, au moyen des rayons cathodiques qu’il émet et de l’accumulation d’une charge positive. A l’intérieur d’un tube de verre scellé, à parois très minces, est suspendu le tube de radium au moyen d’un fil de quartz. A sa partie inférieure, pendent deux lamelles d’or ou d’aluminium qui peuvent s’écarter dans un renflement du tube de verre extérieur, dont les parois sont enduites d’une couche d’acide phosphorique conducteur. Tant qu’il y a de l’air dans l’ampoule, les feuilles d’or ne présentent pas de divergence, par suite de l’ionisation produite par le radium. Quand on réalise un vide convenable, le dégagement d’électricité négative fait diverger les feuilles d’or jusqu’à ce qu’elles touchent des feuilles d’étain collées à la paroi intérieure du verre et en communication avec la terre. A ce moment, les feuilles d’or se déchargent, retombent et le cycle recommence. Le temps pendant lequel s’accomplit un cycle de décharge constitue une mesure quantitative de la radioactivité. Ce temps varie, suivant la force de la préparation de radium, de quelques heures à plus de 20*heures. P.-L. C.
- Emission spontanée de chaleur émise par les sels de radium. Electrical World and Engineer, t. XLII,
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du itO Février 1904
- p. 9*32, d’après Electrician (Londres). — D’après une communication de Rutherford et Barnes, à‘ Nature, ces savants ont trouvé que l’émission de chaleur est proportionnelle aux radiations a. Mais le quart seulement des rayons a est dû au radium lui-même ; le reste, provenant des émanations renfermées dans le sel et engendrées d’une façon continue par le radium. Rutherford et Barnes mesurent la chaleur émise par 3o mg de bromure de radium puis, en chauffant la substance, ils font dégager toutes les émanations renfermées dans le sel et les condensent dans un tube refroidi dans l’air liquide. Ils trouvent alors que l’émission de chaleur du radium a été réduite à 3o p. ioo, tandis que les émanations condensées émettent 70 p. xoo de la chaleur du radium primitif. Ce résultat ne peut donc pas être interprété par l’intervention d’une source de chaleur extérieure, tandis qu’il est prévu par la théorie de la désagrégation de Rutherford et Soddy. P.-L. C.
- DIVERS
- En exécution de la loi belge sur les unités électriques, le gouvernement vient de nommer une commission pour réunir les étalons et définir les limites de tolérance à admettre dans la graduation des appareils destinés à la vérification des fournitures électriques. Font partie de cette Commission : MM. Eric Gérard, président ; G. FHoest, vice-président; O. Golard, S- Demanet, W- Dierman, À. Halleux, À Ja-coby, E. Lacomblé, M. Roosen, E. Rousseau, J. Stévens, E. van Aubel, membres ; P. Clément, secrétaire.
- Pile au charbon Jone. Electrical World and Engineer, t. XLII. p. 932. West. Elect. — Cette pile est ainsi dénommée parce qu’on n’utilise que le charbon et l’oxygène de l’air pour lui restituer ses conditions primitives après qu’elle a été déchargée. Elle se compose d’une électrode positive en étain et d’une électrode négative en charbon ; le dépolarisant est de l’oxyde de mercure et est contenu dans un vase poreux en charbon. L’électrolyte est une solution chaude de potasse caustique. L’étain est oxydé à la décharge, et l’oxyde de mercure est réduit. La batterie est remise en état, en réduisant l’oxyde d etain dans un four dont les gaz perdus servent à chauffer les batteries ; le mercure est transformé en nitrate au moyen d’acide nitrique ; ce nitrate est décomposé par la chaleur en oxyde de mercure et vapeur nitreuses. Ces dernières sont oxydées par de la vapeur d’eau et l’oxygène de l’air et l’acide nitrique est régénéré. La force électromotrice de la batterie est de 1,06 volt. Le l’endement
- du cycle, pour un appareil de plusieurs centaines de chevaux est évalué à 66 p. 100. P-.L. C.
- Accidents aux appareils électriques. Electrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. 021. — Un rapport annuel de MM. Longridge, ingénieur en chef de la Engine, Boiler and Employer’s Liability Insurance C°, donne d’intéressants aperçus sur la nature des accidents qui surviennent aux appareils électriques. Cette Compagnie d’assurances possède un service d’inspection très bien organisé et qui enregistre tous les accidents qui se présentent dans son ressort. Parmi les accidents relevés, on signale le cas d'une machine mise hors de.service par la chute d’une vis à bois entre l’induit et les pièces polaires; dans un autre cas, c’est un ouvrier qui laisse tomber un tourne-vis sur le collecteur. Une autre fois, c’est un moteur-série bipolaire accouplé à une pompe centrifuge qui s’emballe, parce que la pompe s’était sans doute désamorcée ; les conducteurs sont projetés contre les inducteurs et y forment un enchevêtrement tel, que l’on est obligé de sortir l’étoile à coups de marteau et d’entrer les tôles une par une. Un autre accident survient par défaut d’isolation dans l’induit d’une dynamo, qui sert à charger une batterie d’accumulateurs ; le dégagement des vases avait brûlé le coton des conducteurs de l’induit. Dans un moteur cuirassé de deux chevaux, à 1 800 tours, après trois ans et demi de service, l’arbre se brise et l’inspection révèle une rainure profonde provoquée sur l’arbre par une bague en bronze du graisseur.
- P.-L. C.
- AVIS
- VILLE DE LAUN’CESTON7 (TASMANIE)
- Matériels électriques à vendre :
- La municipalité de la ville de Launcenston informe qu’elle met en vente le matériel d’installations électriques suivant :
- I. Pour alternatif :
- 5 turbines hydrauliques de 160 H. P. chacune, de Gilbert Gilkes, à Westmoreland.
- 5 alternateurs de iop kilowatts chacun (Siemens, Bros et Cie).
- 1 tableau complet avec accessoires.
- Un grand nombre de transformateurs appropriés, compteurs, moteurs monophasés et autres appareils.
- II. Pour installation d'éclairage par courant continu (Système série).
- 5 dynamos Siemens pour 3ô lampes chacune (7,5 ampères).
- 4 tableaux complets avec accessoires.
- Environ 140 petites lampes à arc Siemens.
- Environ 120 lanternes en sus.
- Tous les renseignements peuvent être obtenus en s’adressant à l’ingénieur électricien de la ville, Hôtel de Ville, Launceston, Tasmanie.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
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- Tome XXXVIII.
- Samedi 27 Février 1904.
- Il* Année. — N» 9.
- clair
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La reorodcction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- SOMMAIRE
- Pages
- A. BLONDEL, — Notes sur les moteurs monophasés à collecteurs....................................... 3ai
- S. HERZOG. — Chemin de fer électrique Fribourg-Morat.................................................337
- M. LATOUR. — Moteurs à courants alternatifs à vitesse variable...................................... 346
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation : Le moteur monophasé Schüler-Ferranti ............................... 351
- Equipement électrique des machines d’extraction............................... 353
- Traction : Tramways urbains et interurbains de Schenectady.......................................... 354
- Electrochimie : Les alliages du fer et leur préparation dans le four électrique, par Rossi. ........ 355
- Divers : Sur un rhéostat liquide de démarrage, par Niethammer....................................... 356
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Action dubromure de radium sur la résistance électrique du bismuth, par R. Paillot.. 35g Sur un cinémomètre différentiel enregistreur, par J. Richard................. 35g
- SUPPLÉMENT
- Echos et nouvelles Brevets. ..... Bibliographie . .
- XCVIII
- CYII
- CVIII
- L’ÉLEtClTRO 3VE 3E T :*=*. I E USUEI1L1LE: ”
- MANUFACTURE D’APPAREILS DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Ancienne Maison L. DESRUELLES
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- XCV1II
- Supplément à LÉclairage Électrique du 27 Février 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- La conduction à travers les flammes, par Marx Mémoire présenté à la Société allemande de physique, séance du n décembre 1903 ; vo'r les Ver-handlungen, p. 441 _455.
- M. E. Marx présente quelques remarques au sujet du récent travail de M. II. Starke sur l’allure des potentiels dans la conduction h travers les flammes.il fait observer qu’en modifiant en même temps la température et la distance des électrodes, cette dernière est sans aucune importance aussi longtemps que l’électrode la plus éloignée touche la flamme, à l’opposé de ce qu’affirme M. Starke. La quantité d’ions positifs présente dans la flamme serait, de plus, fonction de la température des électrodes. Alors que la vitesse de migration des ions positifs se montre indépendamment de la concentration égale à 80 cm/sec. volt/cm, cette proposition ne s’applique plus aux ions négatifs dont la vitesse de migration varie de 200 p. 100 avec la concentration et suivant le groupe de sels. L’expression v. \J A == const. au contraire, se montre constante dans tous les cas et même pour des vitesses de migration variables.
- A. G.
- J : v
- De l’influence du milieu sur les courants induits.
- par Y.-P. Weinberg Journal de la Société physico-chimique russe, t. XXXV, n° 6 bis, p. 565-568, iqo3, — Après avoir indiqué les variations de la force , et de l’induction magnétiques que produit la substitution d’un milieu entourant un système d’aimants ou de conducteurs pour un autre, dans l’hypothèse où ce milieu est infini, M. B. Weinberg considère quelle doit être la forme de surface limitant le milieu pour que ces variations de la force et de l’induction magnétiques soient les mêmes que dans un milieu infini, irréalisable à la vérité. Gomme la direction de ces vecteurs ne change pas dans ce dernier cas, on démontre que la surface limite du milieu doit coïncider avec des lignes de force ou avec des surfaces équipotentielles. Pour cette raison l’auteur étudie plus loin les changements que subissent la force et la polarisation magnétiques dans le champ produit par les aimants ou par les courants, lorsque la surface du milieu satisfait à ces condi-tions-là. Toutes les conclusions théoriques se rapportant à la polarisation magnétique sont vérifiées, qualitativement au moins, par de nombreuses expériences dans des conditions variées, sur les courants induits dans des conducteurs entourés alternativement par l’air et la limaille de fer.
- Les conclusions déduites de ces expériences sont appliquées à l’étude d’une variabilité possible du coefficient l de la formule de Laplace dans différents milieux. Les comparaisons des courants induits par un aimant dans dés bobines entourées par l’air, l’eau, l’huile de vaseline et des solutions de IPSO4 et Mn2Cl6 font voir que ce coefficient ne varie proba-
- blement pas de plus de 1 : 100000 de sa valeur et bien certainement pas plus de 1 : 3oooo. A. G.
- Variations du moment magnétique des aimants permanents, par V. Shiptchinsky Journal de la Société physico-chimique russe, t. XXXV, p. 541-553, novembre iqo3. — Les variations du moment magnétique d’un aimant permanent n’ont pas été étudiées d’une façon méthodique depuis plusieurs dizaines d’années. M. V. Shiptchinsky vient d’exécuter dans l’intervalle de 1888 à 1902 des études systématiques du moment de 3 aimants, dont l’un appartient au théodolite employé dans l’observatoire de Pawlovsk, et les deux autres à celui de Freiberg. L’auteur résume les valeurs moyennes annuelles ; la variation annuelle se trouve égale à 1,62 p. 100 pour le premier aimant et à o,o3 p. 100 pour les deux autres. A. G.
- La permanence de l’atome. Electrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. 5o4-, d’après Engineering. — Le journal constate que les chimistes semblent peu disposés à abandonner l’hypothèse presque séculaire de l’indestructibilité de l’atome que Lodge déduit des phénomènes de la radio-activité. On a voulu expliquer ces phénomènes par les seuls principes de la chimie ordinaire. Ainsi le Dr Lowry prétend pouvoir comparer les propriétés du thorium X et du thorium à celles de certains composés organiques, tels que le bromo-nitro-camphre, qui dans sa forme « normale » est un corps neutre et un diélectrique et dans son.« pseudo »-état, est un acide . énergique et un électrolyte. Ces deux états sont aisément interchangeables et la rapidité du changement d’état varie de la même manière que celle des deux états du thorium. Ces hypothèses cependant, ne tiennent pas compte de la quantité énorme d’énergie développée dans la radio-activité, et l’hypothèse de Rutherford implique celle du mouvement perpétuel. Plus récemment, le professeur Meldola a voulu voir dans le radium un composé endothermique de quelque élément inconnu avec l’hélium, en se basant sur ce que l’azote, qui présente les caractères inertes de l’hélium, entre dans la constitution de beaucoup de corps endothermiques. Mais il est d’abord difficile d’admettre qu’un sel composé se dissocie sans explosion ; puis, les modifications du radium ont lieu avec une vitesse qui semble à peu près indépendante de la température, ce qui n’est le cas d’aucune réaction chimique ; et enfin, l’énergie mise en liberté est en dehors de toute proportion avec celle que dégage les réactions chimiques. M. C.-D. Wetham établit en effet que l’énergie développée par la dissociation d’un gramme de radium peut être un million de fois supérieure à cefle de la formation de l’eau. L’hypothèse de la constitution de l’atome par l’association d’électrons positifs et négatifs n’est pas encore complètement prouvée, et il est singulier que l’électron positif n’ait pas encore été découvert à l’état libre.
- P.-L. C.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Accidents survenus dans des stations centrales anglaises. Elektrotechnische Zeitschrift, 21 janvier.
- Les accidents et les interruptions de service
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 Février 1904
- XC1X
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
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- TELEPHONE : 158.11 — 158.81 Adresse télégraphique : ELIHU-PARIS
- Traction électrique
- Eclairage électrique Transport de force
- Matériel ale Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que Ton utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15 000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être-manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré, par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 44, rue des Volontaires, PARIS
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- c
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 Février 1904
- sont rares dans les stations centrales anglaises Cependant il s’est produit récemment deux accidents graves : un violent incendie au tableau de la station centrale de Bristol, entraînant une interruption de service de 28 heures, et une interruption, due à la malveillance, sur le réseau de tramways de Cardiff. La cause de l’incendie du tableau est impossible à déterminer, car ce dernier a été entièrement détruit. On croit que l’accident est imputable au mauvais fonctionnement d’un coupe-circuit. Il est prouvé que le fusible d’une machine à 2000 volts a fondu bruyamment et qu’un arc s’est maintenu en déterminant la fusion des contacts. A ce moment il y avait en charge dans la station centrale deux machines de 4°° kilowatts et une de yoo kilowatts. Toute l’énergie disponible fut absorbée dans l’arc qui sauta sur les autres points du tableau et détruisit les parties métalliques en pulvérisant le marbre par la chaleur dégagée ; enfin les câbles prirent feu.
- L’accident dé Cardiff fut causé par la malveillance. Un monteur qu’on avait renvoyé à cause du manque d’ouvrage coupa derrière le tableau la connexion du rhéostat de champ de la puissante machine de traction qui alimentait le réseau de tramways de Cardiff. Le résultat fut
- une rupture de l’enroulement, entraînant une interruption de service de 20 minutes. Le monteur reçut d’ailleurs une violente secousse qui nécessita son transport d’urgence à l’hôpital.
- B. L.
- ÉCLAIRAGE
- Lampes à incandescence d’extraordinaire durée de fonctionnement. Electrotechnische Rundschau, i5 janvier.
- Dans une installation électrique établie en 1892 dans un moulin de Manderscheid (Eifel) une lampe à incandescence de 16 bougies, ayant fonctionné depuis ce temps à raison de 1 200 heures par an est encore en parfait état. Sa lumière est assez bonne et éclaire loin. Cette lampe, sortie de la fabrique des lampes à incandescence de Kotkinsky, a donc déjà fourni 1^000 heures d’éclairage environ.
- Dans la station centrale municipale de Carls-ruhe, une lampe de 32 bougies 120 volts a été installée horizontalement dans une station souterraine de transformateurs commandant des ventilateurs ; elle est alimentée par du courant alternatif. Le 16 décembre 1903 on a fait sur elle une mesure et l’on a constaté que sa consommation était de 98 watts et son intensité
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- L’HIVER A LA COTE D’AZUR
- Billets d’Aller et Retour collectifs de êe et 3e classes à très longue validité pour familles.
- Du 1er octobre au 15 novembre 1903, il est délivré par 1 les gares P.-L.-M. aux familles composées d’au moins I 3 personnes, des billets d’aller et retour collectifs de I 2° et 3e classes, pourHyères et toutes les gares P.-L.-M. situées au delà, vers Menton. Le parcours simple doit être d’au moins 400 kilomètres.
- La famille comprend : père, mère, enfants ; grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables jusqu’au 15 mai 1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennnant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. Le coupon d’aller de ces billets n’est valable que du 1er ocobre au 15 novembre 1903.
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d'un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des suivantes. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- La demande de billets doit être faite 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- Nice, (Cannes, Menton, etc.
- Billets d'Aller et Retour de famille, valables 33 jours.
- Il est délivré, du 15 octobre au 15 mai, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2e et 3° classes, pour les stations hivernales suivantes :Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Va-lescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité de ces billets (33 jours) peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. —
- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- Supplément àCL’Éclairage Électrique du 27 Février 1904
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- Ces Compteurs sont du type à induction ; ils se construisent pour tous voltages, toutes fréquences et toutes puissances. Précision de l’énergie à toutes les charges qu’elles soient non inductives ou inductives.
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- Cil
- Supplément à L'Eclairage Électrique du i’7 Février 1904
- lumineuse de 9 bougies. Le nombre d’heures d’éclairage qu’elle a fournies depuis le 16 juin 1901 jusqu’au 16décembre 1903 estde 21800heures, Cette lampe vient de chez Siemens et Halske. «
- B. L.
- Comparaison entre l’éclairage au gaz et l’éclairage électrique par lampes à arc. Elec-trotechnishe Zeitschrift, 21 janvier.
- Après une décision prise par le ministère bavarois des cultes et de l’instruction publique de faire établir une installation générale d’éclairage par le gaz, la Cie Schukert, de Nüremberg, confia au Dr E.-W. Lehmann-Richter le soin de faire une étude comparative entre l’éclairage au gaz et l’éclairage électrique par lampes à arc.
- Les essais avaient pour but de déterminer l’éclairement aux places de travail : ils furent faits dans une salle de 95 m2 de surface ( 13,5 m de long sur 6,96 m de large) et 3,5 m de hauteur. Le plafond était revêtu d’une couche de peinture blanche, ainsi que les murs, sur une hauteur de y5 cm à partir du plafond : le reste des murs était peint en rouge jaune. O11 employa 2 lampes à arc et i4 lampes à incandescence pour les essais comparatifs. Les lampes à arc étaient de 10 ampères et prenaient 4^,7 et 43,1 volts : la source de courant était constituée par une batterie d’accumulateurs de 110 volts. Les lampes à arc étaient munies de réflecteurs en tôle émaillée de 780 mm de diamètre et de 100 mm de hauteur. Comme lampes à gaz, on employa les brûleurs et les manchons Auer : la lumière demi-diffuse du gaz était obtenue par des abat-jour en verre opalin de 2Ôo mm de diamètre et cle i2Ô mm de hauteur ; l’éclairage indirect était obtenu par l’emploi de réflecteurs en zinc, peints en blanc mat, de 600 mm de diamètre. On choisit 45 places de mesure dans la salle; les essais sur la lumière Auer à demi-diffuse comportèrent deux séries d’expériences ; ceux sur la lumière Auer indirecte et sur la lumière des lampes à arc une série d’expériences.
- D’après les mesures photométriques faites avec les appareils de Weber, l’éclairement effectif à la hauteur des pupitres était mesuré au moyen d’une plaque de verre opalin observée au photomètre. La consommation d’énergie pour les deux lampes a arc, y compris l’énergie absorbée dans la résistance, était 1 210 watts. La consommation de gaz par heure et par bec Auer était de 119 litres, avec une flamme d’allumage (veilleuse) de 7 litres. La pression du gaz oscillait entre 33 et 44 mm d’eau ; l’oscillation maxima pendant une série de mesures était 4 mm. L’éclairement moyen trouvé fut pour la
- lumière Auer 60, 49>9 et 49> pour la lampe à arc 68,0. Au bout de 556 heures d’éclairage, l’éclairement par lumière Auer diminuait considérablement, tandis qu’il restait constant pour les lampes à arc.
- La teneur de l’atmosphère en acide carbonique fut mesurée d’après la méthode de Pettenkofer au bout de 3 heures, avec les fenêtres et portes fermées ; la température et le degré d’humidité de l’air furent mesurés au moyen du polymètre de Lamprecht. Avec l’éclairage Auer, l’élévation de température fut de 6° C. en 3 heures, et la teneur en acide carbonique quintupla. Avec la lampe à arc, il ne se produisit aucune modification.
- L’étude comparative donne en résumé les résultats suivants :
- i° L’éclairement était amplement suffisant aux places de travail pour les deux systèmes d’éclairage, la comparaison étant à l’avantage de la lampe à arc ;
- 20 Une très nuisible modification de l’air est' évitée par l’emploi de la lumière électrique ; il n’y a aucune élévation de température et aucun accroissement de la teneur en acide carbonique. Avec l’éclairage au gaz, au contraire, ces inconvénients dépassent de beaucoup les limites permises ;
- 3° Les frais sont, au début, plus faibles pour la lumière Auer que pour la lumière électrique, mais sont égaux au bout de peu de temps, en ne tenant pas compte de la flamme allumoir ; si l’on tient compte de cette flamme, les frais de la lumière Auer sont beaucoup plus considérables que ceux de la lumière électrique.
- B. L.
- Prise de courant pour tiges incandescentes. Elec-trical Review, (N.-Y.), t. XLI1I, p. 818. — Cette invention due à H. N. Potter de New-Rochelle, consiste dans la forme particulière de connexion des fils de platine au barreau incandescent des lampes Nernst. Le fil de platine affecte la forme d’une spirale enroulée sur une sphère, dont le centre serait à l’extrémité du barreau : l’extrémité libre du fil de platine aboutit au centre de la spirale. Cette disposition a pour objet d’augmenter la surface de connexion du fil de platine avec la matière du barreau et en même temps de placer tous les points de départ du courant sur le fil de platine à égale distance des divers points de l’axe du barreau.
- P.-L. C.
- Charbons de lumière à base de terres rares. Elec-trical -Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 818. — Les charbons contenant des oxydes de métaux tels que le calcium , le magnésium , le strontium, etc., présentent finconvénient de se couvrir d’un anneau de ces substances après leur passage dans l’arc et de restreindre l’émission de la lumière. Pour y obvier, M. H. Bremer a trouvé que, en ajoutant au charbon de l’acide borique de la silice,
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 Février 1904
- cm
- un borate ou un silicate alcalin, duchlorure de sodium ou un autre fondant, ces substances avaient la propriété, en fondant à la température de l’arc, d’absorber les dépôts d’oxydes rares et de les transformer en borates ou silicates incandescents qui retombent à côté des électrodes. On peut ainsi [effectuer cette combinaison au moment de la confection des charbons et employer pour enrichir les électrodes des borates ou silicates de métaux rares. La quantité de matériaux enrichissants varie de préférence de a a à 3o p. ioo ; avec le fondant, les électrodes peuvent renfermer depuis le quart jusqu’à 4 fois le poids du carbone. P.-L. C.
- TÉLÉGRAPHIE
- CohéreurL. Dorman. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 748. — Sur un socle se dressent deux montants parrallèles percés chacun d’un trou où s’engagent les extrémités d’un tube de verre muni de garnitures en laiton qui se fixent extérieurement aux montants au moyen d’un épaule-ment. Dans ces garnitures sont vissées deux tiges qui s’engagent dans le tube en verre et sont poussées l’une vers l’autre au moyen de ressorts à boudin pour détruire l’influence du jeu des parties filetées. Entre les extrémités des tiges on place une goutte de mercure qui peut se mouvoir librement à l’intérieur du tube de verre. La partie saillante de l’invention réside dans le revêtement de la goutte de mercure, d’abord par une couche d’huile minérale, puis par des poussières finement divisées d’oxyde de fer, d’émeri, de charbon ou de métaux divers. Ce système est auto-décohérent ; l’inventeur le prétend plus énergique, plus stable et plus insensible aux ondes atmosphériques. P.-L. C.
- ÉLECTROCHIMIE
- Four électrique S. W. Franklin. Electrical Review. (N.-Y.), t. XLllI, p. 789. — Ce four comprend un massif de maçonnerie au centre duquel s’ouvre une cavité tronc-conique verticale communiquant à la partie inférieure avec une enceinte en forme de poire. A mi-hauteur de cette derrière, les parois.
- sont munis d’un encastrement de charbons, formant une des électrodes. Au fond et à mi-hauteur se trouvent en outre deux canaux pour l’évacuation des produits. L’autre électrode est formée d’un cylindre de charbon qui descend dans l’axe de la cavité conique supérieure qu’il remplit presque entièrement. Le minerai est versé dans cet entonnoir et est entraîné dans le récipient inférieur par un mouvement alternatif de l’électrode centrale préalablement munie de rainures obliques vers le bas. La hauteur de cette électrode peut être réglée par rapport à la masse en fusion de façon à produire réchauffement, soit par simple passage, soit par formation d’arc.
- La soudure par le courant électrique et la soudure par l’arc.
- La Revue générale des Sciences décrit un mode de soudure qui consiste à produire la soudure par la chaleur Joule développée dans le métal par suite de sa résistance. On fait passer le courant à travers deux pièces de métal mises en contact. Il y a échauffement au point de contact qui se propage ensuite autour. Les deux pièces de métal étant ramollies sont pressées fortement l’une contre l’autre. Avec ce mode, réchauffement est localisé au voisinage du point de soudure. Le réglage est facile. La pression des pièces l’une contre l’autre est obtenue au moyen de dispositifs mécaniques hydrauliques ou autres comportant deux pinces en regard l’une de l’autre. Le courant arrive d’ailleurs par ces pinces. Ce courant est à faible tension et à grande intensité : il est alternatif et de fréquence généralement assez élevée. D’ailleurs si l’on veut utiliser l’énergie d’un réseau quelconque, à l’aide d’un transformateur on peut réduire à quelques volts la tension.
- La rapidité de ces soudures est indiquée par les chiffres suivants :
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- Supplément h L'Éclairage Électrique du 27 Février 1904
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- 19 200 io,5 40
- 25 3 00 16,4 47
- 32 480 22,0 53
- 38 55o 32,3 70
- 52 825 42,0 84
- 65 1 125 63,7 93
- 76 1 5oo 96,2 106
- Barres rondes de fer ou d’acier
- 6,2 3o 2,0 10
- 8 5o 4,2 i5
- i3 182 6,5 20
- 16 200 9>° 25
- !9 285 13,0 3o
- Les résultats diffèrent aussi d’après la résistance électrique des métaux. Ainsi la soudure de barres de fer de 200 mm2 exige de 12 à i5 chevaux, et demande 33 secondes ; la soudure de cuivre de même section demande 35 a 40 chevaux et 16 secondes. L. O.
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Service d’électricité fourni dans le Palais de l’Electricité.
- Les informations suivantes seront d’un grand intérêt pour les exposants français dans le Palais de l’Electricité à l’Exposition de Saint-Louis. D’après les publications officielles du Département de l’Electricité de l’Exposition de Saint-Louis, le service d’électricité indiqué ci-dessous sera fourni aux exposants pendant la période de l’Exposition:
- Courant alternatif.
- 104 volts, 25 périodes. , triphasé
- 104 )) 60 y> biphasé
- 6 600 » 25 » triphasé
- 2 200 )> 60 » biphasé
- 2 205 )) 5o » triphasé
- Courant continu. ixo volts 220 »
- 5oo »
- Concernant la distribution de ces différents systèmes de courant, on a pris les dispositions suivantes :
- Courant alternatif.
- 104 volts, 25 périodes, 3oo kilowatts distribués dans tout le bâtiment.
- 104 volts, 60 périodes, 100 kilowatts distribués dans tout le bâtiment.
- 6 600 volts, 25 périodes, 100 kilowatts à la disposition à la station des transformateurs seulement.
- 2 200 volts, 60 périodes, 5o kilowatts à la disposition à la station des transformateurs seulement.
- 2 200 volts, 5o périodes, 5o kilowatts à la disposition â la station des transformateurs seulement.
- Courant continu.
- x 10 volts.
- 220 » , 100 kilowatts distribués dans tout le bâti-
- ment.
- 5oo volts, 100 kilowatts distribués dans tout le bâtiment .
- Si un des exposants demande le service des trois derniers voltages du courant alternatif^ il doit faire, à son compte, la connexion entre sa concession et la station des transformateurs, située à l’extrémité nord-ouest du Palais de l’Electricité.
- En outre du service mentionné ci-dessus la station des transformateurs disposera d’une quantité limitée de courant triphasé de 34o volts à 25 périodes et de 4°o volts à 25 périodes. Ces deux voltages servent pour alimenter de courant les convertisseurs et les moteurs-générateurs, installés dans la station des transformateurs.
- M. le Professeur W.-E. Goldsborough, chef du Département de l’Electricité à l’Exposition de Saint-Louis sera toujours disposé à donner tous les renseignements complémentaires que l’on pourrait désirer.
- Un prix de 15 000 francs pour une transmission de force électrique sans fil à l’Exposition internationale de Saint-Louis 1904.
- Le règlement concernant le concours international de navigation aérienne à l’Exposition de Saint-Louis 1904 contient le paragraphe suivant :
- Un prix de i5ooo fr sera accordé à l’auteur d’un moyen pratique d’actionner le moteur d’un aérostat au moyen d’énergie transmise par l’air, soit sous la forme de radiation électrique, soit sous une autre forme d’énergie électrique. La puissance de l’énergie au point d’utilisation ne devra pas être inférieure à un dixième de cheval, à une distance de 3o4 ni de la source d’énergie. L’expérience devra être faite sur le terrain de l’Exposition par des experts désignés par le
- jury- . •
- La direction de l’Exposition fait ainsi tous ses efforts pour inspirer des applications nouvelles de l’électricité, mais cette tâche est difficile.
- Congrès international de l’Electricité de Saint-Louis 1904.
- Suivant la demande du directeur des congrès à Saint-Louis, du président de 1’ « American Institute of Electrical Engineers » et du comité d’organisation du congrès de l’électricité, le ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis à Washington a donné des instructions aux
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 Février 1904
- CV
- représentants diplomatiques auprès des gouvernements étrangers d’inviter ces gouvernements à nommer des délégués officiels pour le congrès international de l’électricité de Saint-Louis, septembre 1904.
- Le nombre des délégués dont la nomination a été demandée à chaque pays est conforme aux précédents créés par le Congrès à Chicago 1893 et à Paris 1900.
- L A. HOUILLE BLANCHE
- M. Mougeot, ministre de l’Agriculture, a déposé sur le bureau de la Chambre, le 15 janvier dernier, un projet de loi relatif aux usines hydrauliques sur les cours d’eau non navigables ni flottables. Ce projet de loi, résultat des études d’une commission instituée au ministère de l’Agriculture sous la présidence de M. Colson, conseiller d’Etat, — distingue deux catégories d’usines : i° les* usines hydrauliques privées ; 20 les usines hydrauliques déclarées d’utilité publique.
- En ce qui concerne les premières, le projet de loi ne vise que les usines à créer qui, se trouvant aux prises avec les difficultés de la législation actuelle, auront besoin de faire appel au concours de l’Etat.
- La concession en sera accordée par décret en Conseil d’Etat ; les seules restrictions admises dans l’octroi des concessions sont celles que nécessite la sauvegarde des intérêts généraux (salubrité publique, alimentation en eau potable, irrigation, conservation des paysages, etc...). Tous les autres droits à l’usage de l’eau pourront être résolus en un droit à l’indemnité dont la fixation sera dévolue aux tribunaux civils.
- Les servitudes d’appui, de barrage et de passage des canaux à travers les propriétés privées, que les lois du 29 avril 1845 et 11 juillet 1847 ont créées au profit des irrigations, seront étendues dans les mêmes conditions, aux usines appelées à bénéficier de la loi. Cette dernière fixe d’ailleurs, un délai à l’expiration duquel l’autorisation est périmée s’il n’en a pas été fait usage.
- En échange de ces avantages, l’administration se réserve la possibilité de réquisitionner une partie de l’énergie pour les services publics.
- Les usines qui peuvent être déclarées d’utilité publique et concédées sont celles qui ont pour objet principal d’assurer l’énergie nécessaire à des services publics. Elles bénéficient des mêmes
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- Des billets aller et retour de toutes classes, valables pendant 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée, avec réduction de 23 p. 100 en lre classe, et de 20 p. 100 en 2e et 3e classes sur les prix calculés au tarif général d’après l’itinéraire effectivement suivi, sont délivrés toute l’année, à toutes les stations du réseau d’Orléans, pour :
- Agde (Le Grau), Alet, Amélie-les-Bains, Arcachon, Arge-lès-Gazost, Argelès-sur-Mer, Arles-sur-Tech (La Preste), Arreau-Cadéac (Vieille-Aure), Ax-les-Thermes, Bagnères-de-Bigorre, Bagnères-de-Luchon , Balaruc-les-Bains, Banyuls-sur-Mer, Barbotan, Biarritz, Boulou-Perthus, (le), Cambo-les-Bains, Capvern, Cauterets, Collioure, Couiza-Montazels (Rennes-les-Bains), Dax, Espéraza (Cam-pagne-les-Bains), Camarde, Grenade-sur-l’Adour (Eugénie-les-Bains), Guéthary (halte), Gujan-Mestras, Hendaye, Labenne (Cap-Breton), Labouheyre (Mimizan), Laluque (Préchacq-les-Bains), Lamalou-les-Bains, Laruns-Eaux - Bonnes (Eaux-Chaudes), Leucate (La Franqui), Lourdes, Loures-Barbazan, Marignac-Saint-Béat (Lez, Val d’Àran), Nevoulle (la). Olo-ron-Sainte-Marie (Saint-Christau), Pau, Pierrefitte-Nestalas CBarèges, Luz, Saint-Sauveur), Port-Vendres, Prades (Molitg), Quillan (Ginoles, Carcanières, Escouloubre, Usson-Ies-Bains) Saint-Flour (Chaudesaignes), Saint-Gaudens (Encausse, Gan-tiès), Saint-Girons (Audinac, Aulusi, Saint-Jean-de-Luz, Saléchan ( Sainte-Marie, Siradan), Salies-de-Béarn. Salies-du-Salat, Ussat-les-Bains et Villefranche-de-Conflent (le Vernet, Thuès, les Escaldas, Graüs-de-Canaveilles).
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- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 23 p. 100 en 1™ classe et de 20 p. 100 en 2e et 3e classes.
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de lro, de 2° et de 3e classe comportant des réductions variant de 20 p. 100 pour une famille de deux personnes à 40 p. 100 pour une famille de six personnes ou plus; ces réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue, avec un minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend: père, mère, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
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- CVJ
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 Février 1904
- avantages que les usines privées en ce qui concerne les servitudes d’appui et d’aqueduc ; de plus, elles peuvent bénéficier du droit d’expropriation. Enfin, elles possèdent la liberté de vendre leurs excédents d’énergie et leurs résidus d'exploitation.
- Cette question délicate de la houille blanche, au point de vue administratif et législatif avait été soumise, pour la première fois, au Parlement français, dans un projet déposé le il juillet 1897 par M. Turrel, alors ministre des Travaux publics. Elle a été étudiée depuis dans un remarquable rapport fait par M. Guillain, inspecteur général des Ponts et Chaussées, député, au nom de la commission spéciale (8 février 1898) et dans un rapport de M. A. Berthelot (4 juillet 1900). Depuis un projet avait été déposé par MM. Baudin, ministre des Travaux publics, et S. Dupuy, ministre de l’Agriculture, le 6 juillet 1900.
- Deux thèses différentes se trouvaient en présence dans ces projets de loi contradictoires : les uns considèrent la force motrice des cours d’eau, la « pente », comme la propriété des industriels qui établissent des usines ; l’autre thèse estime que la « pente », est res nullius, qu’elle n’appartient à personne et que, par conséquent,
- on doit lui appliquer le régime de la « concession », sous le contrôle de l’Etat.
- Les partisans de cette deuxième thèse défendent le projet Pierre Baudin, qui admet que la concession doit être « temporaire », ou le projet Guillain, admettant la concession oc perpétuelle ». Quant aux adversaires du monopole de l’Etat, ils ont admis pour la plupart, le système de la « licitation ».
- Quand un industriel veut s’établir sur un cours d’eau ou dans le voisinage d’une chute, les partisans de la « licitation » soutiennent que c’est aux riverains qu’il appartient de se réunir pour mettre la force motrice de l’eau aux enchères. C’est alors le plus fort enchérisseur qui en devient possesseur. Puis la répartition est faite au prorata des propriétés riveraines de chacun.
- Le nouveau projet de loi a pour principal caractère de fondre entre eux les deux systèmes et de réu nir, en une œuvre de conciliation, les idées des « libéraux » et des « étatistes » qui ont été jusqu’à aujourd’hui des adversaires passionnés :
- D’abord, l’industriel est absolument libre de demeurer sous l’ancienne législation, s’il le désire. Il peut, s’il lui plaît, continuer à se débattre contre « pisteurs » et « barreurs ».
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- Péladan La grande coquette.
- Paul Strauss .... Bureaux de placement.
- J.-H. Rosny .... Le Fardeau [nouvelle) ....
- Edouard Fuster . . Au pays des trusts : l’art d’éviter les grèves.
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- Louis Lumet. . . . « L’art pour tous. »
- Marcel Laurent . . Le théâtre de demain.
- Frantz Funck-Brentano Bichelieu et l’Académie.
- Jules Bois ..... Un thaumaturge parisien.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 Février 1904
- CV11
- Le « pisteur » est celui qui ! s’approprie la puissance motrice de tout un cours d’eau, d’un torrent, etc., en acquérant, a des prix dérisoires les terrains qui les avoisinent. Quelquefois même il se contente de passer avec les riverains des traités qui lui attribuent la préférence dans le cas où il déciderait de créer une industrie dans la région.
- Ceite industrie, il ne la crée jamais ; il attend qu’un industriel manifeste l’intention d’en installer une dans la région dont il s’est acquis la possession. Naturellement, en l’absence d’une législation régulière protectrice, l’industriel est contraint de s’adresser à lui, et il touche sur l’affaire une commission importante.
- Il arrive aussi parfois qu’un autre spéculateur s’ajoute au « pisteur» ; il établit un barrage provisoire sur le cours d’eau et réclame ensuite, lui aussi, une indemnité.
- Si l’industriel désire a l’avenir profiter de la protection que lui accorde contre ces deux adversaires la nouvelle législation, il lui faudra justifier qu’il dispose de terrains nécessaires à l’établissement de l’usine ; de l’une des rives à l’emplacement du barrage projeté ; des droits appartenant aux riverains sur le cinquième au moins de la longueur des rives dans la section intéressée. Nous sommes assurés ainsi, que celui qui demande 1’ « autorisation » n’est pas un simple spéculateur. Sa demande est transmise, après enquête, au Conseil d’Etat, qui statue par décret. Au Congrès de Grenoble, les « libéraux » insistèrent beaucoup pour que le Conseil d’Etat éloigné des influences électorales, ait seul le pouvoir de statuer. Ils ont satisfaction.
- Et nous voici même en plein système de « licitation ». Le projet de M. Mougeot admet que la demande en autorisation soit formée par une association syndicale libre de « riverains», pouvant céder, à titre temporaire ou définitivement ses droits sur la chute ou sur l’usine.
- Il est naturel que l’Etat, se préoccupant des intérêts généraux, détermine, dans l’acte d’autorisation, les conditions à remplir en ce qui con-
- cerne la salubrité publique, la protection contre les inondations, l’alimentation des populations riveraines, les nécessités de l’irrigation et la protection des paysages, etc. L’article 6 du projet Mougeot règle cette question délicate.
- Les charges, qui naissent de ces nécessités, ne sont pas excessives et, d’autre part, les avantages de la nouvelle législation sont très importants pour les usiniers. Toutes facilités leur sont accordées pour leur établissement. Ils bénéficient des « servitudes de passage », c’est-à-dire qu’ils peuvent, lorsqu’ils ont besoin de dériver les eaux de la rivière, passer par les propriétés intermédiaires; la « servitude d’appui », dont ils profitent également, consiste à pouvoir appuyer leurs barrages sur la rive opposée, lorsque celle-ci ne leur appartient pas. Ils ont aussi, moyennant une juste et préalable indemnité, la faculté d’occuper le lit de cours d’eau et de submerger les bergespar le relèvementduplan d’eau.
- Le régime de la concession intervient pour les usines qui seront déclarés d’utilité publique ; ces usines seront établies dans le cas où il s’agira d’assurer « des sources d’énergie nécessaires à des services publics ».
- C’est encore le Conseil d’Etat qui statuera sur le rapport du ministre de l’Agriculture et des ministres aux départements desquels ressortissent les services intéressés. Point intéressant: la concession peut être accordée, avec faculté de rétrocession, aux départements, communes et syndicats de communes. '
- Ce dernier article accorde satisfaction, dans une certaine mesure, aux partisans du système étatiste. Mais dans son ensemble, le projet Mougeot reconnaît le droit des riverains à la possession de la « pente ».
- Il semble bien que cette mise en pratique judiciaire de théories aussi différentes réconciliera toutes les bonnes volontés et qu’un vote prochain des chambres libérera enfin l’industriel des obstacles presque insurmontables que présentait la vétusté de nos codes et de nos règlements administratifs.
- LISTE DE BREVETS D’INVENTION
- Déposés en Belgique du 20 septembre au 21 octobre igo3.
- Génération et transformation.
- 336oo2. 3 octobre igo3. Lamme. — Moteurs à courants alternatifs simples.
- 336o46. 10 octobre igo3. Lescure. — Dynamo à courant continu à force électromotrice et à vitesse variable.
- 336 i83. 12 octobre igo3. Clément et Masson. — Perfectionnements aux machines magnéto-électriques.
- 336 104. 17 octobre igo3. Fynn. —: Perfectionnement dans les moteurs à courants alternatifs.
- 336 181. 12 octobre 1903. Reiss et Klemm. — Electromoteur avec culot de lampe à incandescence.
- 335 980. 28 septembre 1908. Muller. — Convertisseur pour courants électriques.
- Télégraphie et téléphonie.
- 336017. 6 octobre 1908. Lalande e Frassier. —
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- CV1I1
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 Février 1904
- Appareil de réception et de transmission de commandes à distance par ondes électriques.
- 336 o55. i3 octobre 1903. Lowry. — Système de distribution des lignes téléphoniques.
- 336 i33. 20 octobre igo3. Dorman.— Perfectionnements aux radio-conducteurs ou cohéreurs.
- 336 194. 21 octobre 1903. Perrin. — Transmission de signaux électriques.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Phénomènes fondamentaux et principales applications du courant alternatif, par R. Swyngedauw, professeur adjoint à la Faculté des Sciences, chargé de l’enseignement électrotechnique à l’Université de Lille, 1 vol. in-8 de 200 pages, avec 62 figures et 3 planches. Broché 5 fr. Veuve Ch. Dunod, éditeur, 49) quai des Grands-Augustins, Paris, VI6.
- On parle beaucoup actuellement de courant alternatif et les personnes connaissant le courant continu dans ses grandes lignes, des ingénieurs, des industriels, des étudiants désirent connaître les phénomènes fondamentaux et les principales applications du courant alternatif sans devoir consulter des traités trop spéciaux et trop volumineux.
- ' C’est surtout pour ceux-là que l’auteur a conçu ce livre. La lecture en est facilitée par de nombreuses figures schématiques et des planches reproduisant les principaux appareils utilisés en courant alternatif, par une introduction sur l’énergie et un résumé d’électricité générale qui condense, sous une forme nette et précise, uniquement les notions fondamentales sur lesquelles est basée l’étude des courants alternatifs. La forme neuve, simple et très générale suivie dans cette étude rendra sa lecture très profitable aux électriciens eux-mêmes par l’extension à des courants périodiques quelconques d’un grand nombre de propriétés des courants sinusoïdaux.
- Electroakustische Untersuchen, par Hartmann
- Kempf. (Influence de l’amplitude sur la hauteur de ton et le décrément des diapasons et des ressorts d’acier en forme de languettes). Knauer, frères, éditeurs, Francfort-sur-le-Mein.
- Sous ce titre l’auteur présente un grand nombre de recherches sur l’acoustique si étroitement liées à l’Electrotechnique qu’elles font partie du domaine de « l’Electro-Acoustique ». Ces recherches ont eu pour but de déterminer dans diverses conditions la différence qu'il y a entre la fréquence d’un champ magnétique périodique et le nombre de vibrations forcées effectuées par un corps résonant, et ont fait l’objet d’un discours inaugural à l’Institut de physique de l’Université de Würzburg. Elles présentent un grand intérêt pour l’électrotechnicien. Outre le parti qu’en a tiré l’auteur pour la constitution de fréquencemètres (Ecl, Electr., 3o mars 1901 et février 1903), elles ont une réelle importance pour tous|les appareils et lesméthodesde mesure dans lesquels des corps élastiques sont [mis en vibration par l’influence des forces périodiques électromagné-
- tiques, comme le téléphone optique de Wien, le galvanomètre de Rubens, les relais à fréquence déterminée. L’auteur a prouvé qu’en général le maximum dè résonance n’est pas indépendant de l’amplitude, comme on l’admettait généralement. Le ton d’un diapason peu amorti baisse quand l’amplitude croît ; cet effet est encore beaucoup plus sensible avec des ressorts en acier en forme de languettes, à cause de la résistance de l’air.
- Ces recherches très étendues, dans lesquelles toutes les influences possibles ont été envisagées ont . été faites avec un grand soin et une minutieuse précision; on peut donc en considérer les résultats comme résolvant entièrement la question que s’était posée l’auteur.
- La première partie de l’ouvragé est consacrée aux diapasons et à la détermination de la hauteur de son et du décrément, de même que leur résonance. avec du courant alternatif et du courant continu interrompu.
- La seconde partie concerne les corps vibrants en acier (lamelles de ressorts, languettes). Les recherches sur la hauteur de son et le décrément d’un ressort d’acier comportent aussi des expériences faites dans le vide pour diminuer l’amortissement dû à l’influence de la résistance de l’air: un chapitre spécial est consacré aux ressorts faibles (ressorts de relais). Les recherches théoriques sur l’influence de la déformation aux amplitudes croissantes sont accompagnées d’observations sur la résonance , dé languettes et de ressorts d’acier.
- Le livre comporte 25o pages, 6 tableaux de courbes et i3 très belles photographies. Ces dernières, à cause de la finesse des traits, n’ont pas pu être produites en phototypie et ont été tirées sur papier sensible. Leur netteté est parfaite. Cette œuvre intéressante se recommande tout particulièrement aux électrotechniciens, et on ne saurait trop louer l’auteur de ses remarquables travaux.
- B. L.
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- 'Tome XXXVIII. - Samedi 5 Mars 1904. Il* Année. — N° 10
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- SOMMAIRE Pages
- G.-H. NIEWENGLOWSKI. — Congrès d’Angers de l’Association française pour l’avancement des sciences (suite) :
- Sur la durée du phénomène de cohérence, par le lieutenant de vaisseau Tissot................ . 36i
- Sur la thermo-électricité du fer et des aciers, par G. Belloc . ................................. 362
- Décarburation des aciers et lames métalliques minces par évaporation dans le vide, par G. Belloc. 365
- Champ de cristallisation et cristallogénie, par Stéphane Leduc................................... 365
- Note sur des appareils de mesure d’ondes électriques, par C. Tissot............................ 365
- Variations de l’intensité actinique de la lumière avec l’altitude, par Th. Noqif.r............... 367
- S. HERZOG. —Chemin de fer électrique Fribourg-Morat (suite) ................................. 368
- REVUE INDUSTRIELLE E T S C I E N Tl F I Q U E
- Génération Méthode d’essai des grands alternateurs, par W.-E. Burnand.............................. 382
- Traction : Traction électrique sur le canal Teltow................................................. 383
- Téléphonie : La fabrication de câbles téléphoniques à plusieurs âmes isolées à l’air, par Schmiett. 385
- Eclairage : Sur la lampe à osmium, par L. Lombardi................................................. 38g
- • Electrochimie : La production du sulfure de carbone dans les fours électriques, par Taxlor....... 3g4
- SOCIÉTÉS SAVANTES ETJfT EC H N I QU ES
- Académie des sciences : Sur une loi expérimentale du transport électrique des sels dissous, par Ponsot . 3g5
- Sur la lumière émise spontanément par certains sels d’uranium, par H. Becquerel .............. 396
- Action des champs magnétiques sur des sources lumineuses peu intenses, par C. Gutton ....... 3g8
- American Institute of Electrical Engineers : Discussion des communications de MM. Lardxer, Torchio
- et Junkersfeld, sur l’exploitation des stations entrales.............................• . 399
- SU PPLÉIY1ENT
- Echos et nouvelles................................................................................ cx
- Brevets......................................................................................... cxvm
- Bibliographie ................................................................................. cxix
- CABLES ÉLECTRIQUES
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 5 Mars 1904
- CX
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Station centrale de Caffaro. Electrotechnische Zeitschrift, 3i décembre.
- Les nombreuses chutes d’eau que l’Italie possède au sud des Alpes sont utilisées de plus en plus pour l’établissement d’installations de force motrice et de lumière. Une des plus grandes de ces installations est en construction dans la province de Brescia à Caffaro, près de la frontière austro-italienne. La station centrale, équipée avec des machines de 2 5oo chevaux, est prévue pour une puissance de 12 5oo chevaux. La ligne principale desservant Brescia a une longueur de 5o km et sera alimentée sous une tension de 4o 000 volts. Une sous-station de 3 200 chevaux assurera l’exploitation d’une fabrique électro-chimique.
- Installation dans le Yorkshire. Electrician, 4 décembre.
- L’installation, faite par la Electric Power C°, doit, après l’achèvement complet, ‘comprendre 3 générateurs à courants triphasés de 1 5oo kilowatts, mus chacun par une turbine Curtis, et produisant des courants triphasés sous 10 ou 11 000 volts à 5o périodes. Les générateurs hexapolaires sont accouplés aux turbines horizontales et tournent à 1 000 tours par minute en produisant 86,5 ampères par phase. Par kilowatt-heure les machines consomment 8,63 kg de vapeur sèche ; l’emploi de vapeur surchauffée et l’installation d’un condensateur réduiront encore cette consommation. Le poids total des turbines et des générateurs atteint 58,5 tonnes. Par deux générateurs il y a trois chaudières et une cheminée. Les chaudières Babcok et Wilcox ont une surface de chauffe de 5i6 m2, une surface de grille de g3 m2 et peuvent convertir par heure 9 080 kg d’eau à 15° en vapeur à 1 o atmosphères : la vapeur est surchauffée de 65°. Le condensateur à surface, installé verticalement sous la turbine, présente une surface de tubes de 400 m2 et l’eau de refroidissement et la vapeur passent quatre fois de suite en sens inverse. Chaque condenseur est muni d’une pompe a air et d’une pompe de circulation débitant 200 litres d’eau par seconde sous une pression de 8,5 m : toutes deux sont actionnées électriquement. Les pompes à air conduisent l’eau de tous les condenseurs dans un canal circulaire d’où elle coule dans un réservoir à eau chaude disposé dans la salle des chaudières sous les pompes d’alimentation. L’excitation des ma-chines et laymmmande des machines auxi-
- liaires sont assurées par trois machines à courant continu de i5o kilowatts sous 220 volts actionnées par des turbines à vapeur et tournant à 2 000 tours par minute.
- O. A.
- La commande des métiers a tisser par l’è-lectricité. Revue des Sciences, i5 janvier.
- Cette entreprise vient d’être tentée dans le district du Holtzenwald dans la Forêt Noire méridionale. Elle a pour but de fournir la force nécessaire pour actionner les métiers de cinq cents tisserands (de l’industrie des rubans de soie) résidant dans 28 localités différentes. Le coût de l’entreprise est évalué à 34oooo marks environ. Cette somme sera fournie par la Compagnie de force motrice de Wold-Elektra-Sackingen-Woldshut, avec l’appui d’une sub^ vention du gouvernement.
- Les calculs faits font prévoir que les tisserands retireront de la nouvelle installation des profits plus élevés, abstraction faite des avantages sanitaires découlant de la commande et de l’éclairage électriques.
- A. S.
- La traction électrique sur les chemins de fer suédois. Engineering, i5 janvier.
- Les chemins de fer de l’Etat suédois ont-décidé d’expérimenter la traction électrique. Le plana été quelque temps discuté et a été approuvé en raison du grand nombre des chutes de la contrée. Afin de pouvoir entreprendre ce premier essai, on a voté une somme de 4^5 000 kreutzers. L’énergie électrique sera fournie par une centrale provisoire établie à Tomteboda, trois ou quatre milles au delà de Stockolm et on circonscrira cet effet aux sections de Stoc-kolm-Vârta et de Stockolm-Iorva. Les essais préliminaires commenceront sur la première de ces deux sections. Si le vote des crédits nécessaires est obtenu, on établira ensuite un trafic régulier entre Stockolm, Iôrva et Stockolm-Vârta. On espère que les résultats seront assez satisfaisants pour engager à étendre la traction électrique aux lignes dont le voisinage abonde en chutes d’eau. La centrale provisoire de Tomteboda sera actionnée par la vapeur et fournira une puissance de 5oo H. P. On adoptera le courant alternatif. Rien n’a encore été décidé en ce qui concerne les moteurs et le matériel roulant, mais on suppose que les expériences commenceront avant la fin de 1904. En Norvège la question de la traction électrique est aussi discutée car la Norvège, comme la Suède, pos-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 Mars 1904
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- Traction électrique
- Eclairage électrique Transport <le force
- Matériel «le Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs àj huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tensicn inférieure à 6 500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15 000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier;
- 2Ô Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
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- exil
- Supplément à L’Éclairage Électrique du o Mars 1904
- sède une puissance considérable en chutes d’eau non encore exploitées. A. S.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Stations transmettrices de télégraphie sans fil. Electrician, 27 novembre.
- Le docteur de Forest donne divers renseignements pratiques à l’usage des stations transmettrices de télégraphie sans fil. D’après son opinion, les expérimentateurs n’ont jamais porté suffisamment leur attention sur la nécessité d’obtenir de longs trains d’ondes faiblement amorties, Tous les perfectionnements apportés dans l’accord des stations réceptrices sont inutiles si chaque décharge du transmetteur ne donne naissance qu’à trois ou quatre ondes. La faute provient surtout de la construction non appropriée des appareils, et aussi du manque d’isolement. Le rapide amortissement des ondes transmises doit être attribué : i° aux pertes par rayonnement du fil aérien ; 20 aux pertes par défauts d’isolation et par hystérésis diélectrique. Alors que le rayonnement du fil aérien est utile et nécessaire, les pertes de la seconde catégorie sont extrêmement nuisibles. Les défauts d’isolement du fil aérien doivent être évités avec le plus grand soin ; malheureusement l’isolement
- du fil à l’extrémité supérieure du mât ne peut jamais être suffisamment obtenu, à cause des potentiels très élevés qui se produisent à ce ventre de tension. Avec un isolateur à cloche en porcelaine présentant, même par les temps humides, une zone sèche de la plus grande surface possible, on peut obtenir un bon isolement. Les surfaces couvertes d’une légère couche d’humidité, surtout en bois ou en pierre, conduisent avec grande facilité les courants à haute tension. L’extrémité inférieure du fil aérien, où la tension est faible, est facile à isoler.
- Pour la construction des haubans de support du mât, le meilleur métal à employer est l’acier, mais, si ces fils ne sont pas admirablement isolés de l’antenne, les ondes sont très amorties par les pertes dues à l’air humide et parles courants induits dans les haubans. On doit par conséquent constituer ces haubans par de petits bouts de fils juxtaposés au moyen de bagues isolantes en porcelaine : il faut aussi isoler avec grand soin le bout de chaque hauban de la terre. Par les temps humides les cordes de chanvre sont aussi bons conducteurs que des câbles métalliques.
- Quand l’air est humide ou chargé de brouillard, le rayonnement du fil aérien dans ce milieu
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- des Pyrénées et du Golfe de Gascogne
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- Des billets aller et retour de toutes classes, valables pendant 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée, avec réduction de 23 p. 100 en lre classe, et de 20 p. 100 en 2e et 3e classes sur les prix calculés au tarif général d’après l’itinéraire effectivement, suivi, sont délivrés toute l’année, à toutes les stations du réseau d’Orléans, pour :
- Agde (Le Grau), Alet, Amélie-les-Bains, Arcachon, Arge-lès-Gazost, Argelès-sur-Mer, Arles-sur-Tech (La Preste), Arreau-Cadéac (Vieille-Aure), Ax-les-Thermes, Bagnères-de-Bigorre , Bagnères-de-Luchon , Balaruc-les-Bains , Banyuls-sur-Mer, Barbotan, Biarritz, Boulou-Perthus, (le), Cambo-les-Bains, Capvern, Cauterets, Collioure, Couiza-Montazels (Rennes-les-Bains), Dax, Espéraza (Cam-pagne-les-Bains),. Camarde, Grenade-sur-l’Adour (Eugénie-les-Bains), Guéthary (halte), Gujan-Mestras, Hendaye, Labenne (Gap-Breton), Labouheyre (Mimizan), Laluque (Préchacq-les-Bains), Lamalou-les-Bains, Laruns-Eaux - Bonnes (Eaux-Chaudes), Leucate (La Franqui), Lourdes, Loures-Barbazan, Marignac-Saint-Béat (Lez, Val-d'Àran), Nevoulle (la), Olo-ron-Sainte-Marie (Saint-Christau), Pau, Pierrefitte-Nestalas IBarèges, Luz,. Saint-Sauveur), Port-Vendres, Prades (Molitg), Quillan (Giuoles, Carcanières, Escouloubre, Usson-Ies-Bains) Saint-Flour (Chaudesaignes), Saint-Gaudens (Encausse, Gan-tiès), Saint-Girons (Audinac, Aulus), Saint-Jean-de-Luz, Saléchanl Sainte-Marie, Siradan), Salies-de-Béarn, Salies-du-Salat, Ussat-les-Bains et Villefranche-de-Gonflent (le Vernet, Thuès, les Escaldas, Graüs-de-Canaveilles).
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- Companhias Réunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne.........................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)..................
- Compagnie des Mines d’Aniche..............................................
- Société Anonyme des Mines d’AIbi..........................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau...........................
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët). .
- Usine électrique de Capdenac..............................................
- Etablissement National d’Indret................... .......................
- Fonderie Nationale de Ruelle..............................................
- Port de Rochefort. . .................................................
- Etc., etc. . _______________________
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- CXIV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du b Mars 1904
- semi-conducteur donne lieu à une capacité apparente considérable entre le fil aérien et la terre, qui, naturellement augmente la période d’oscillations du circuit, et nécessite un nouveau réglage du circuit résonant. Le pis est que cette capacité apparente présente de grandes pertes par hytérésis et cause un fort amortissement des ondes. Le même phénomène est perceptible, et souvent avec une intensité considérable, dans les condensateurs. On voit alors sur les plaques, aux extrémités des armatures, une forte lueur en forme de..buisson, accompagnée, surtout quand le verre contient du plomb, d’un échauf-fement considérable représentant une perte : à ce point de vue il vaut mieux employer le flint pour la fabrication des condensateurs.
- En général on emploie de préférence des condensateurs isolés à l’air (bouteille de Leyde) parce que ces effluves les protègent contre le percement du verre : on sait en effet qu’une jarre remplie d’huile est percée avec une assez grande facilité par la décharge. Malgré cela, de Forest emploie les condensateurs à huile pour éviter ces pertes par effluves, occasionnant un fort amortissement.
- L’emploi de chaînes métalliques pour l’établissement du contact avec l’armature intérieure est à rejeter parce qu’il se forme de petites étincelles entre les maillons de la chaîne et que cette dernière est rapidement détruite.
- La façon de grouper les bouteilles de Leyde dans une batterie est aussi d’une grande importance. De Forest a trouvé, par exemple, que dix bouteilles montées en parallèle, ne donnaient pas d’aussi puissantes étincelles lorsqu’elles étaient placées sur un rang que quand elles formaient un cercle avec des fils de connexion exactement de même longueur.
- L’échauffement des points entre lesquels jaillit l’étincelle, particulièrement dans l’emploi du courant alternatif pour la charge des condensateurs, prouve une perte d’énergie dans l’étincelle. Plus l’étincelle est longue, et plus est grande la perte par échauffement de la colonne d’air. Un moyen pour éviter cet inconvénient est d’employer un grand nombre d’étincelles en série entre des boules ou des disques de faible rayon. Quand on met en jeu de grandes quantités d’énergie (au delà de 3 kilowatts) il est bon de prendre des dispositions particulières pour le refroidissement des électrodes.
- R. Y.
- Nouvel appareil à sélénium. Electrotechnische Rundschau, Ier janvier.
- Le laboratoire de physique de.Ruhmer a mis sur le marché quelques nouveaux appareils à sélénium dont l’intérêt est considérable pour la téléphonie par rayons lumineux, bâsée sur la variation de résistance électrique du sélénium sous l’action des rayons.
- Le sélénium est disposé de la façon suivante : sur un rapport isolant sont enroulés en hélice double deux fils métalliques ; l’espace entre les tours de fil est comblé, sur un des côtés du support, par du sélénium' impressionnable à la lumière. La grande section ainsi obtenue assure une résistance relativement faible (de ioooo à ioo ooo ohms). Comme support de la couche impressionnable on emploie actuellement de la porcelaine car l’ardoise précédemment employée était tout à fait mauvaise à cause de ses veines de cuivre et de ses propriétés hygrométriques.
- Des appareils de construction moins simple et extrêmement sensibles à la lumière grâce à leur faible résistance (5 ooo à ioooo ohms) sont
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du o Mars 1904
- CXV
- employés à la téléphonie par rayons lumineuxô Ils se composent d’un cylindre placé dans une ampoule vide d’air, munie d’une douille de contact semblable à celle des lampes a incandescence. Avec ces appareils, on a pu assurer la communication téléphonique à i5 km, résultat très remarquable.
- Ces cellules de sélénium peuvent être employées dans la photométrie, car elles ont l’avantage d’agir pour les moindres variations d’éclairage ; elles peuvent aussi recevoir de nombreuses et importantes applications dans les observations astronomiques. Leur propriété peut également être utilisée pour la commande des relais. De tels appareils conviennent admirablement pour assurer l’allumage et l’extinction automatique de la lumière électrique ou des lampes à gaz lorsque le jour baisse ou augmente.
- Le dispositif employé pour la téléphonie par rayons lumineux est le suivant : un électromoteur actionné par des accumulateurs porte un disque percé de trous. La rotation de ce disque produit l’éclairage intermittent d’une cellule de sélénium dont la résistance varie ainsi à intervalles réguliers : ces variations déterminent dans un téléphone relié à la cellule et à une pile une succession d’attractions et de répulsions qui engendrent une note déterminée. La variation de la vitesse de rotation change cette note.
- B. L.
- MESURES
- Potentiomètre pour couples thermoélectriques, par Lehfeldt Philosophical Magazine.
- Le pôle positif d’un accumulateur est relié à une clef qui permet de faire passer le courant dans ioo, 100 + 900 ou 100-1-900-1-900 ohms. Le courant passe ensuite dans 20 bobines de 0,1 u> et dans un fil à curseur mobile d’un peu plus de 0,1 10, puis dans un rhéostat relié au pôle négatif.
- On met en dérivation sur 100, 1 000 ou 10 000 ohms un élément à cadmium et un galvanomètre. On règle le rhéostat de façon à ramener le galvanomètre au zéro. Le couple thermoélectrique avec le galvanomètre en série est intercalé entre une, deux ou plusieurs bobines de 0,1 (o et un point quelconque du fil.
- Comparateur de résistances (Lehfeldt).
- Deux bobines de 99 ohms sont reliées chacune séparément à une série de 20 bobines de 0,1 ohm. Les boutons de connexions entre ces dernières sont disposées de manière à former une circonférence, afin qu’une manette en relation avec la borne du galvanomètre puisse facilement être mise en contact avec l’une quelconque de ces bobines»
- M. Lehfeldt considère que ce système est préférable à celui du curseur mobile.
- Pyromètres électriques. The Electrical Magazine. Janvier.
- La maison Siemens, Bros et Cie a construit un pyromètre consistant en une spirale de platine enroulée autour d’un cylindre en matière réfractaire, logée habituellement au bout d’un long tube de fer fermé où elle est protégée par un bouclier en platine. Deux types d’appareils sont adoptés pour évaluer la température en mesurant la résistance de la spirale. L’un comporte un galvanomètre différentiel et un groupe de spirales de résistance. Il donne les lectures en ohms et les températures correspondantes sont fournies par une table. L’autre est la combinaison d’un petit galvanomètre d’Arsonval et d’un pont de Wheatstone avec une résistance circulaire et un contact de glissement. Il donne directement les lectures en degrés thermomé-triques.
- Dans le premier type une augmentation dans la spirale de résistance de 10 à 44>9 ohms correspond à un écart de température de 58° à 2 204° Fahrenheit.
- A. S.
- Appareil servant à la mesure du degré de dureté des tubes de Rœntgen. Electrotechnische Rundschau, Ier janvier.
- Le pouvoir de pénétration des rayons Rœntgen dépend de la dureté du tube, c’est-à-dire qu’il est d’autant plus grand que la pression dans le tube est plus faible. Pour apprécier le degré de dureté des tubes on se sert généralement d’un appareil nommé « skiamètre » constitué par une rangée de feuilles d’étain dont l’épaisseur croît, en progression arithmétique.
- Le nombre de feuilles traversées varie avec le degré de dureté, pour des charges égales du tube. Mais ce nombre varie aussi avec la charge, pour un degré de dureté constant. L’emploi du-skiamètre donne donc des résultats incertains, s’il passe plus ou moins de courant dans le tube, et la détermination exacte du nombre de feuilles traversées est difficile. Ce défaut est surtout sensible pour des degrés de dureté élevés, car lorsque le nombre de feuilles est considérable, la différence d’épaisseur entre deux feuilles consécutives diminue relativement vite, puisque ces épaisseurs croissent en progression arithmétique. Pour remédier à cet inconvénient, la maison Seifert et C° fait varier l’épaisseur des feuilles d’étain en progression géométrique ; le rapport entre les épaisseurs de deux feuilles 1 consécutives est donc le même dans toute l’échelle de l’instrument.
- B, L,
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- CX VI
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 5 Mars 1904
- DIVERS
- Nouvelle matière isolante Pratt. ElectHcal Review, (N.-Y.), t. XLIII, p. 818. — On mélange des fibres de cuir avec de l’hydrocellulose soufrée dans la proportion de 75p. ioo du premier corps pour 20 p. ioo du second ; on en forme des bandes ou feuilles dans une machine à papier ordinaire où le composé est séché partiellement. Après séchage complet, on obtient des feuilles très poreuses que l’on plonge dans des cuves d’imprégnation contenant 70 p. 100 d’ozokérit, 20 p. 100 de colophane et 10 p. 100 d’alun. P.-L. G.
- Plaques isolantes flexibles J. Justus. Electrical Review (N.-Y.), t. XLIII, p. 819. — On confectionne des barres d’une substance isolante, de préférence à section demi-circulaire ou méplate. On dispose les barreaux côte à côte, et par leur partie sur une toile métallique à grosses mailles, à laquelle on soude les barreaux par un agglutinant quelconque. Si la substance est plastique on applique les barreaux sur la toile métallique au moyen d’une pression convenable. On peut répéter l’opération sur l’autre face de la toile mécanique, en plaçant les nouveaux barreaux en quinconce avec ceux de l’autre face.
- P.-L. G.
- Nouvelle résistance en graphite, par Hopfelt. Electrotech . Zeitschrift. — Du graphite en poudre est introduit dans des bagues en fer dont les deux faces sont fermées par des plaques de fer ; ces plaques, isolées des bagues par de l’amiante et
- du mica servent de prises de courant : elles servent aussi à dissiper la chaleur qui prend naissance à l’intérieur du système. Plusieurs de ces bagues (éléments) sont réunies ensemble pour former une résistance.
- De semblables appareils présentent, lorsqu’ils sont en circuit, un affaiblissement gi’aduel de la résistance que Fauteur n’attribue pas à réchauffement du système, mais à un effet de cohérence entre les petites particules de graphite.
- Un tel rhéostat a présenté une résistance de 4oo ohms pour une intensité de 1 ampère ; pour 6,3 ampères, la résistance tombe à 35 ohms et ne change plus guère de valeur lorsque le courant croît.
- Quand l’intensité du courant décroît et revient à sa valeur primitive, la résistance remonte aussi assez exactement à sa valeur première. Ce n’est qu’au bout de quelque temps que la résistance atteint une valeur constante, quand elle est introduite dans un circuit où l’intensité du courant est maintenue constante ; ce temps est d’autant plus court que le courant est plus intense.
- L’avantage que présentent ces rhéostats est précieux pour des appareils de démarrage ; ils nécessitent moins de touches et assurent aux moteurs un démarrage très doux. R. Y,
- Cours spéciaux pour les ingénieurs des téléphones àia « Purdue University » die Lafayette (Indiana, Etats-Unis d’Amérique). Z.eitschrift fiïr Electrotechik. — Les succès qu’a remportée l’industrie américaine dans les dix dernières années, sont dus en grande partie à la spécialisation qu’on rencontre aux Etats-Unis dans toutes les branches de l’Industrie.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du S Mars 1904
- CXVU
- Aon seulement l’ingénieur ou l’ouvrier se spécialisent dans leur partie, mais encore l’instruction donnée aux jeunes gens les pousse, beaucoup plus qu’en Europe, à la spécialisation. L’instruction que reçoit l’étudiant américain dans les écoles supérieures est très différente de celle qu’on voit donner en Allemagne : on en trouve un exemple probant dans la création, depuis un an, à la Purdue University, d’une division spéciale affectée à l’instruction des ingénieurs des téléphones.
- Sur les quatre années consacrées à l’instruction des ingénieurs électriciens, les futurs ingénieurs des téléphones reçoivent, pendant les deux premières, l’instruction commune sur l’électrotechnique générale. La troisième année est consacrée à l’étude de la thermodynamique, de la mécanique et constructions de machines, et à des cours spéciaux sur les connaissances fondamentales de la technique téléphonique. Ces cours comprennent des leçons sur les circuits téléphoniques, débutant par l’ancien système série avec un fil à la terre, puis passant en revue les différents systèmes à annonciateurs automatiques, et enfin exposant le système à batteries employé généralement. L’étudiant est rendu familier avec ce système par des travaux de laboratoire où il fait des installations, des essais, des mesures de résistances et d’isolement, des recherches de défauts dans les lignes, etc. Ensuite des conférences le mettent au courant des nouveaux systèmes multiples, des dispositifs de protection, des systèmes d’appel automatiques ou non, qui lui sont également rendus familiers par des exercices de laboratoire : la troisième année comporte aussi des leçons sur l’acoustique.
- La quatrième année est consacrée à l’étude de détail des différents systèmes de téléphones, stations centrales, etc. : les exercices de laboratoire comportent des essais de câbles, des réglages de relais, des recherches sur l’influence des courants alternatifs et continus sur les lignes téléphoniques, etc. Le laboratoire de la Purdue University contient une installation complète de station centrale automatique, système Strowger pour i ooo branchements ; ioo m de câble à 200 âmes disposé de façon que sa capacité soit équivalente à celle de io km de lignes et 170 m de câble à 4° âmes ; une installation complète système Clark ; un galvanomètre astatique Kelvin ; une boîte de résistance d’Anthony de xoo 000 ohms ; divers galvanomètres d’Arsonval, Nalder, Rowland, Edel-mann et une série d’instruments de laboratoire ; une batterie d’accumulateurs, composée d’éléments du type Julien ; une machine à 60 périodes par seconde donnant du courant monophasé, diphasé ou triphasé; un tableau à haute tension avec tous les instruments de mesure modernes ; un tableau de départ pour 920 lignes doubles ; un rhéostat de lampes dont la résistance peut varier de 1 à 40 000 ohms, un assortiment de 5o condensateurs ; un transformateur à 10 000 volts, un oscillographe, etc. Les élèves peuvent donc acquérir, non seulement des connaissances théoriques, mais encore une instruction pratique et une expérience absolument complètes.
- La nécessité de la création d’une section d’ingénieurs des téléphones avait été constatée de plusieùrs côtés : le succès remporté la première année par la Purdue University prouve que cette nécessité était bien réelle. La direction de la Faculté électrotechnique est entre les mains du professeur E. Goldsbo-rough, chef delà section électrique à l’Exposition de Saint-Louis ; la section spéciale des ingénieurs des téléphones est confiée au professeur J.-C. Kelsen.
- Il ne faut pas oublier qu’en Amérique les installations téléphoniques sont beaucoup plus répandues que sur le continent et que, non seulement toutes les villes sont pourvues d’un réseau téléphonique, mais encore toutes les maisons de quelque importance constituent une station téléphonique complète ; en outre, on ne trouverait pas dans la campagne un seul fermier, qui, pour sa vie privée ou pour ses affames, pourrait se passer du téléphone. , R. V.
- L’électricité en agriculture (1).
- Dans une conférence faite à Bruxelles, M. Guarini a exposé ce qu’il était possible cle faire en agriculture avec le concours de l’élec-tricité. Il recherche d’abord les moyens de production de l’électricité à la campagne. Une lois l’installation des centrales terminées, on peut tenter les applications de l’électricité aux divers domaines de l’exploitation agricole. Il existe plusieurs genres d’électroculture. Mais les expériences n’ont pas été faites d’une façon méthodique. L’électricité peut jouer un rôle très important dans le labourage et on a construit des charrues électriques qui donnent d’excellents résultats.
- « Ces charrues se divisent en deux types : les charrues à un moteur et celles à deux moteurs. Bien d’autres modèles ont été construits, mais ils sont maintenant abandonnés.
- » Les charrues à un moteur comportent quatre parties : d’abord, la charrue, ordinairement à deux séries de 3, 4? 5 et même 6 socs. Une série sert pour l’aller, une autre pour le retour. On fait agir l’une ou l’autre, en faisant basculer la charrue. Cette dernière voyage d’un côté du champ à l’autre ou, plus exactement, du treuil au point d’appui, grâce à un câble métallique. Le truck moteur porte un ou deux tambours actionnés par un électromoteur. Le point d’appui est constitué par un truck à ancres. Le truck moteur et le truck à ancres se déplacent automatiquement à chaque sillon.
- » Le système à deux moteurs ne diffère du précédent que par le remplacement du. truck à ancres par un second truck moteur.
- » Le premier système convient aux labours peu profonds en terre meuble, le second auxlabours profonds (35 à 4° cm) en terre compacte.
- » Le labourage électrique s’emploie déjà dans plusieurs grands domaines de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Hongrie, de l’Italie. On peut citer : la ferme de Quednau et le domaine du comte Vittorio Asarta à Praforiano.
- » Dans dernier domaine on laboura, lors des expériences, 3 hectares en 10 heures. La pro^ fondeur des sillons était de 22 cm, la largeur
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du b Mars 1904
- de 90 cm. Cette installation, notablement agrandie, fonctionne encore en donnant des résultats réellement intéressants.
- » Dans une des exploitations électriques de l’Autriche, on laboure, par journée de dix heures, 3 hectares 5o ares, la profondeur des sillons étant de 25 à 3o cm. Pour le labourage superficiel, on arrive à 5 hectares 70 ares, La vitesse moyenne pratique est de 1,60 m à 2 m par seconde.
- » Le coût est peu élevé. Dans une des exploitations on a compté qu’il était en y comprenant l’amortissement du capital engagé, de 68,775 fr par jour. L’agronome Boutschke est d’avis que le prix de revient du labourage électrique doit être estimé à 25,89 l’hectare. Ringelmann conteste ce chiffre. A son avis, le coût serait de 38,62 l’hectare. Cette divergence d’opinion provient du prix auquel est estimé le kilowatt.
- » Quoi qu’il en soit, le labourage électrique nécessite une mise de fonds assez considérable. Par cela même, il n’est pas très employable dans les exploitations de médiocre étendue. Dans les grands domaines, il laisse, par contre, de sérieux bénéfices qui sont encore accrus par la surproduction qui résulte du défonçage profond de la terre. M. Renaud estime cette sur-
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- MM. les Voyageurs effectuant de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en lre classe ; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour en 2e classe.
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- 10 h. 20 m. 9 h. S.
- 7 h. s. 7 h. 40 m.
- 7 h. s. 7 h. 50 m.
- 10 h. m. 9 h. s.
- 10 h. m. 8 h. 50 s.
- 6 h. 40 s. 7 h. 15 m.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lrs et de 2e classes à couloir avec water-closets et toilette, ainsi qu’un wagon-restaurant ; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec water-closets et toilette. La voilure de lre classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres.
- production à 20 p. 100 pour le blé, 35 p. 100 pour l’orge, 26 p. 100 pour les betteraves.
- » L’inconvénient du coût serait facilement surmonté en employant des charrues électriques desservant plusieurs fermes moyennant redevance.
- L’électricité seraitsusceptible aussideprotéger les cultures contre les insectes. Enfin les machines agricoles (batteuses, vanneuses, etc.) peuvent être actionnées avantageusement par des moteurs électriques. »
- La conférence s’est terminée par la description de plusieurs installations importantes. La ferme de Quednau, par exemple, fondée récemment par le D1' Backaus, a une étendue totale d’exploitation de 188 hectares y compris une industrie annexe (laiterie).
- « La centrale est établie dans la laiterie et comporte une machine à vapeur et deux dynamos à courant continu. Le courant de la plus grande est destiné aux moteurs ; celui de la plus petite à l’éclairage. Une batterie d’accumulateurs sert de réserve et de régulateur.
- » Un tableau de distribution réunit les appareils de mesure, les interrupteurs et les coupe-circuits de sûreté. De ce tableau partent les fils ou câbles qui conduisent le courant aux champs et dans tous les bâtiments.
- » Dans toutes les parties de la ferme sont placées des lampes à incandescence et des interrupteurs qui permettent d’allumer ou d’éteindre à volonté. La cour est éclairée par des lampes à arc. Le chauffage et la cuisine se font à l’électricité.
- » Quednau possède 3 moteurs électriques : un moteur fixe de 2,5 chevaux établi dans l’étable pour actionner un hache-paille et un coupe-carottes; un moteur de i5 chevaux trans-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du & Mars 1904
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- portable pour actionner à l’aide d’une transmission deux moulins, un concasseur de gâteaux de lin, une pompe, ou bien pour actionner une batteuse ou une scie circulaire ; enfin, un petit moteur transportable a bras pour actionner une écrémeuse centrifuge et d’autres petites machines.
- )) Le labourage se fait par une charrue électrique à deux moteurs.
- )> L installation de Simmern ressemble beaucoup à la précédente. Elle en diffère pourtant en ce que c’est, non une machine à vapeur, mais la force hydraulique qui entraîne les dynamos. Il n’y a pas même de machine à vapeur de réserve comme dans certaines autres installations.
- » Simmern ne possède que deux moteurs, un grand et un petit, mais tous deux transportables.
- » Dans l’installation du domaine de Taïko-witz, en Autriche, la force hydraulique est empruntée à une petite rivière du voisinage. Comme cette rivière n’a que peu d’eau l’été et que plusieurs moulins situés en amont retiennent l’eau chaque fois qu’il en est besoin, on a du
- créer quelques réservoirs de réserve. L’eau qu’ils fournissent suffît à faire fonctionner la centrale pendant 12 heures chaque jour. La centrale comporte 2 groupes électrogènes à turbines. Le courant employé est le courant triphasé a haute tension, ceci parce que les champs sont fort éloignés de la centrale et que le courant triphasé à haute tension se transporte au loin avec moins de perte que le courant continu à basse tension.
- » Le courant est principalement utilisé pour l’éclairage et le labourage.
- » L’installation du comte Vittorio Àsarto, à Prafo riano, fournit le courant électrique non seulement pour le labourage et les autres travaux agricoles du domaine, mais pour une usine à travailler le bois, une laiterie, une distillerie et pour l’éclairage du village. La centrale est établie dans l’usine à travailler le bois, ce qui permet d’utiliser, pour une partie du combustible, les copeaux et les débris de bois qui en proviennent. Cet arrangement est évidemment très économique, puisqu’il permet de tirer des déchets un parti on ne peut plus avantageux. »
- LISTE DE BREVETS D’INVENTION
- Cette liste est communiquée par M. H. Josse, 17, boulevard de la Madeleine.
- Génération et Transformation.
- 336 555 du 13 novembre 1903. — Adler. Système de réglage pour machines dynamo-électriques.
- 336 445 du 4 novembre 190L— Société actien-
- GESELLSCHAFT « MAGNETA )) ELECTRISCHE UHREN
- ohne batterie und oiiNE contacte. Inducteur magnétique avec bobine d’induction fixe.
- 336 5i3 du 10 novembre 1903. — Berry et la société The Bristich Electric transformer company Limited. Transformateur électrique.
- 336 58-2 du 21 octobre 1903. — Whitney. Perfectionnements apportés aux moteurs électriques oscillants.
- 336245 du 24 octobre 1903. — Mascart. Moteur à courants triphasés.
- 336 517 du 10 novembre 1908. — Loppe et Compagnie générale d’électricité Decreil. Procédé et dispositif pour obtenir une dynamo à vitesse variable à tension pratiquement constante.
- 336591 du 22 octobre 1903. — Finzi et Ivorrodi. Inducteur pour alterno-moteur à collecteur.
- Distribution.
- 336 3oi du 29 octobre iqo3. — Berry. Appareil pour la distribution de courants alternatifs.
- 336 415 du 3 novembre 1903. —Hallberg. Système de distribution électrique.
- 336 6o2 du 27 octobre 1903. — Béarse et Crouse. Piquet d’ancrage au sol pour câbles et fils métalliques.
- 336 36o du 19 octobre ipo3. — Société Edoux et Cie. Dispositif de commande à distancé d’un certain nombre de relais électriques.
- Traction.
- 336 56o du ier octobre igo3. — Kugelmann. Autocommutateur téléphonique.
- 336 612 du 29 octobre igo3. — Sundquist et Wahl. Bêlais téléphoniques.
- 336268 du 27 octobre 1903. — Eltypie manufac-turing company. Récepteur pour télégraphe imprimeur.
- 336 353 du i3 janvier igo3. — Latour. Système de télégraphie et de téléphonie Dupleix et Diplex.
- 336 3po du 3i octobre igo3. — Hantz. — Nouveau phonographe avec enregistreur et reproducteur électrique.
- Eclairage.
- 336 34i du 1e1' octobre 1903. — Inwald. — Dispositif pour l’allumage des lampes à vapeurs mercurielles.
- 336 344 du 7 octobre 1903. — Pperdrisat. Nouveau système de lampe à arc électrique.
- 336 347 du 12 octobre 1903. — Lane et Adams. Perfectionnements aux lampes électriques à arc.
- 336379 du 3i octobre 1903. — O’Brien et Rot-tanzi. Réflecteur pour lampes à incandescence ou autres.
- Piles et Accumulateurs.
- 336 3o2 du 29 octobre 1908. — Bijur. — Plaque d accumulateur électrique.
- 336 3i6 du 3o octobre 1903. — Richardson. Appareil assurant le fonctionnement d’une batterie de piles ou d’accumulateurs en cas de rupture d’un des vases.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 Mars 1904
- CKX
- 336 369 du 27 octobre 1903. — Pratt et Vince. Perfectionnements aux accumulateurs électriques.
- '336 416 du 3 novembre igo3. — Halsey Electric generator company Limited. Perfectionnements apportés aux piles électriques.
- 3364^3 du 7 novembre 1903. —Société anonyme Le Carbone. Nouveau système d’évents pour piles primaires et secondaires.
- 336 Soi du 9 novembre 1903. — Ashcroff. Procédés et appareils perfectionnés pour agiter le contenu des piles électrolytiques ou pour effectuer le transvasement systématique de certaines parties du contenu d'une pile à l’autre.
- 336 54g du 12 novembre igo3.— Pfluger accumü-LATOREN WERKE ACTIENGESELLSCHAFT. Procédé de production des plaques de matière active pour les électrodes d’accumulateurs.
- Divers.
- 336 239 du 24 octobre 1903. — Zani. Interrupteur électrique.
- 336 3^4 du 3o octobre 1903. — Société aktîen-gesellschaft, Brown, Boveri et Cie. Appareil de contact alternatif à fonctionnement automatique.
- 336464 du 6 novembre igo3. — Société Berger, Lord et Cie. Procédé pour la fabrication d’isolateurs en verre avec filetage intérieur.
- 336 5o3 du 9 novembre 1903. —Manufacture parisienne d’appareillage électrique. Perfectionnement apporté aux clés d’interrupteurs de courant.
- 336 6oo du 27 octobre igo3. — Société anonyme
- DES ATELIERS DE MÉCANIQUE DE PRÉCISION DE Teu-
- ritet. Compteur horaire à champ tournant. 3366ii du 29 octobre igo3. — Dragoumis. Système d’appareils pour la multiplication d’effets.
- AVIS
- VILLE DE LAUNCESTON (TASMANIE)
- Matériels électriques à vendre :
- La municipalité de la ville de Launcenston informe qu’elle met en vente le matériel d’installations électriques suivant :
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- 5 turbines hydrauliques de 160 H. P. chacune, de Gilbert Gilkes, à Westmoreland.
- 5 alternateurs de 100 kilowatts chacun (Siemens, Bros et Gie).
- 1 tableau complet avec accessoires.
- Un grand nombre de transformateurs appropriés, compteurs, moteurs monophasés et autres appareils.
- IL Pour installation d’éclairage par courant continu (Système série).
- 5 dynamos Siemens pour 35 lampes chacune (7,5 ampères).
- 4 tableaux complets avec accessoires.
- Environ 140 petites lampes à arc Siemens. Environ 120 lanternes en sus.
- Tous les renseignements peuvent être obtenus en s’adressant à l’ingénieur électricien de la ville, Hôtel de Ville, Launceston, Tasmanie.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Les matières radio-actives dans l’ètat actuel de nos connaissances. Karl Hoftnann. Leipzig, Johann Ambrosius Barlh, éditeur. Prix, 1,60 mark.
- Cet ouvrage a pour but de résumer les recherches les plus récentes sur les matières radio-actives et sur leurs effets. Le développement extraordinairement rapide de cette jeune branche des connaissances physico-anorganiques rend nécessaires de fréquentes publications présentant l’état actuel des découvertes ; de plus, il est désirable que la question soit traitée par différents auteurs et présentée ainsi sous plusieurs points de vue : telles sont les raisons qui ont déterminé l’auteur à écrire ce petit livre malgré les nombreuses publications déjà parues sur ce sujet. L’ouvrage comprend les chapitres suivants : pre-
- mières observations de Becquerel sur l’uranium actif; le polonium; le radium ; le plomb radifère ; le thorium actif; l’activité induite ; la radio-activité dans l’air; et enfin des considérations générales. L’auteur s’est attaché à citer scrupuleusement presqu’à chaque ligne, les sources auxquelles il a puisé ses renseignements ; le lecteur désireux de posséder des détails complémentaires sur un point particulier est donc mis à même de les trouver sans la moindre peine. A ce point de vue, l’ouvrage de Karl Plofmann est précieux à tous ceux qui s’intéressent à la question passionnante des corps radio-actifs. La lecture en est d’ailleurs extrêmement facile même pour ceux qui n’ont pas une grande habitude de la langue allemande. B. L.
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- Tome XXXVIII.
- Samedi 12 Mars 1904.
- Il* Année. -r- N° 11
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- REVUE HEBDOMADAIRE’DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La rei>roduction~des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- . > ' * . 1 ' V J • )
- SOMMAIRE Pages
- G. FERRIE. —L’état actuel de la télégraphie sans fil ............................... . ;4oi
- L. BARBILLION. — Les installations électriques de la compagnie des mines de la Mure (Isère) . . 409
- GIN. -7-Mémoire sur un régulateur-électrique. . . ............................ ....... 4J4
- ’ ! 0 •’ 1 REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation : Sur les pertes par courants de Foucault, par Niethammer . ... . . . 423
- Sur l’hystérésis, par Kretzchmar.......................................... . . . ... . . . . . 4^6
- Transmission et Distribution : Sur un nouveau type de résistances liquides......... . . / .' . . , , 43o
- Télégraphie et Téléphonie : Le nouveau bureau téléphonique central de Berlin . . . .> . : : . . . . . 43i
- Eclairage : Installation privée d’éclairage électrique......................................... 432
- Divers : Méthode de détermination du pouvoir isolant des liquides, par Human ..... .æ . ........ 434
- SOC ÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Sur l'effet magnétique des courants de convection (Note de M. Ç. G’vtton) . . . 436
- Sur la relation qui existe entre les variat’ons brusques de la réluctance d’un barreau d’àcier aimanté soumis à la traction et la formation des lignes de Lüders (Note de M. Fraichet) . . ... .. 437
- Sur l’emploi du courant alternatif en électrolyse (Note de MM. André Brochet et Joseph Petit) .... 437
- . Sur Fdes phénomènes de Réduction produits par les courants alternatifs (note de MM. F1. Pearce dt
- Ch. Couchet...................................................; ) , . . . , s*-. - 438
- Société française de Physique : Production de courants à alternances rapides- au moyen du téléphone
- haut parleur (E. Ducretet) . . . , ................................. . .... . ... . 44°
- SUPPLÉMENT - »
- ' • ,..•••
- Echos et nouvelles. ................................................. cxxii
- Bibliographie ................................................................ cxxix
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- CXXII
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Électrisation de l’atmosphère , par Sir O. Lodgô- Electrician, 20 novembre.
- On sait què des décharges électriques peuvent dissiper la fumée qui remplit un espace déterminé. Si l’on remplit un récipient de verre avec de la fumée de cigare et qu on fasse eclatei des étincelles entre le fond et le couvercle du récipient, les particules de fumée tournoyent dans cet espace qui redevient rapidement clair. Sir O. Lodge a essayé de dissiper par des décharges électriques le brouillard de 1 atmosphère, et, dans ce but a placé à l?une des pointes du toit de l’University College de Liverpool un fil bien isolé relié à une machine de Wimshurst. A la place de la pointe il disposa plus tard une grosse flamme de gaz. Il put réussir a clarifier un espace dé 45 à 5o m un jour d’épais brouillard. Par de fortes décharges positives sur une rive et de fortes décharges négatives sur la rive opposée, Sir Lodge espérait détruire le brouillard du port. Ses essais échouèrent à cause de 1 insuffisance des machines à influence. L emploi de courants alternatifs à haute tension était impossible, par suite de l’absence d’une soupape électrique utilisable à ces hautes tensions. Cet obstacle n’existe plus maintenant grâce à la découverte de Cooper Idewitt. Si l’on connecte quatre lampes à~ vapeur de mercure en un rectangle et qu 011 relie la source de courant alternatif aux deux sommets d’une diagonale, on peut recueillir du courant continu entre les deux autres sommets (?). Sir Lodge employa pour ses essais un alternateur à 3 000 périodes par seconde relié à 1 enroulement primaire d’une bobine d’induction. Le secondaire était connecté au redresseur, constitué par 12 lampes, 3 dans chaque coté du rectangle ; 011 obtenait ainsi des étincelles de 5 à 8 cm de longueur. Quand ces fortes décharges avaient lieu dans une cloche remplie de vapeurs de magnésium, la cloche s’éclairait aussitôt et une couche'd’oxyde de magnésium solide se produisait sur le fond.
- On 11e dit pas si Sir Lodge a employé ce dispositif pour disperser le brouillard.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Bobines d’induction, par Schneider. Zeitsch.fur Electrot., 10 janvier.
- Le tableau suivant résume une série d’expériences faites par l’auteur.
- mm mm mm mm mm
- Longueur d’étincelle . i3 25 5o ,i5o 3 00
- Longueur du noyau . . . Diamètre du i3o 180 2 50 290 35o
- noyau. . . Diamètre des 16 *9 25 28 38
- fdsdunoyau B.W.G. . 22 ' 22 22 22 12
- Diamètre du
- iil primaire. Couches pri- i,3 1,6 1,6 2,2 2,5
- maires. . . 2 3 2 2 2
- Diamètre du fil secondaire 0, i3 0, i3 0, i3 0, i3 o,o£
- Poids du fil kg kg kg kg kg
- secondaire. o,35 o,56 1,12 3,i 5,3
- B. L.
- Sur l’établissement des machines a courant continu, par Cecil Poole. Journal Franklin inst. novembre.
- L’auteur, dans une conférence faite au Frcuikliti Institute émet l’opinion que la commutation limite beaucoup plus étroitement la charge normale d’une machine que l’échaufïèment. Il montre combien les proportions h adopter dans l’établissement d’une machine dépendent de la nécessité d’une commutation sans étincelles. Comme critérium pour la commutation, il indi-( force électromotrice induite p. que lerappoit ^orce 5lectromotrice de réactance ’ US
- ce rapport est grand, c’est-à-dire plus la force électromotrice induite pendant le court-circuit est grande et plus la force électromotrice de réactance est faible, et meilleure est la commutation. La force électromotrice induite est calculée par la formule de l’induction, où l’induction magnétique B a pour valeur la différence entre l’induction due à l’inducteur, et l’induction due à l’action de l’armature. La première se déduit de l’induction moyenne sous le pôle multipliée par le rapport
- ( écartement radial entre la corne polaire et l’armature^
- I écartement radial entre le milieu du pôle et l’armature
- Le calcul de la force électromotrice de réactance se fait par le procédé de Parshall et Hobert.
- La seconde partie de la conférence a trait au calcul d’une série de dynamos commandées par courroie. Les inductions magnétiques sont égales dans toutes les machines. La « densité polaire » et la vitesse de rotation sont proportionnelles à une puissance du diamètre, la densité polaire étant proportionnelle à la 1/6 puissance, et la vitesse à la 2/3 puissance. Toutes les autres grandeurs, par exemple l’entrefer, sont déterminées comme puissance du diamètre et ces expressions sont introduites dans les égalités
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
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- Éclairage électrigne Transport üe force
- Matériel <le Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que Ton utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés 'a distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au. dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
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- CXK1V
- Supplément à L'Eclairage Électrique du 12 Mars 1904
- donnant E et J. On en déduit l’équation donnant la charge KW =3 0,022 D1,5Lp où D est le diamètre, L la longueur axiale des surfaces polaires et p le nombre de pôles.
- D’après une série de tableaux et de courbes, l’auteur montre comment on estime, d’après l’équation donnant la charge, les différentes dimensions de la dynamo.
- O. A.
- DISTRIBUTION
- Nouveau rhéostat G.-F. Searde, Electrotech-nische Rundschau, Ier janvier.
- La construction du nouveau rhéostat est très simple. L’appareil consiste en une planche verticale de i,65 m de hauteur montée sur un pied. Un fil de platinoïde, prolongé par une cordelette de soie, passe à l’extrémité supérieure de la planche sur une poulie, et à l’extrémité inférieure dans un tube en U contenant du mercure. Le courant entre par exemple par le mercure et sort par le bout du fil relié à l’autre borne de l’appareil ; en faisant varier la longueur active du fil on varie graduellement et commodément la résistance. Un fil de platinoïde de o,4 mm de diamètre supporte facilement 2 ampères : sa résistance totale, pour l’appareil de 1,65 m de
- haut est d’environ 6 ohms. Pour que le fil soit toujours tendu, le tube en U, ou la poulie, sont montés sur un ressort. La planche est fixée sur un large pied en bois sur lequel on recueille le mercure que pourraient faire sortir du tube des mouvements brusques. B. L.
- TRACTION
- Traction électrique sur le canal Eriê. Elec-trical World et Engineer, n° 20.
- Comme suite aux renseignements déjà donnés sur l’établissement de la voie, [Écl. Électr. 23 janvier) nous ajoutons quelques indications sur le tracteur employé, dû à S. W. Wood.
- Cet appareil est analogue à une locomotive des mines dont les dimensions sont 3 m de longueur, 60 cm de largeur, 1 m de hauteur. Le tracteur est complètement blindé par des tôles et porte une courte attache comme les locomotives de mines : il est équipé avec deux moteurs ordinaires de tramways de 4o chevaux. Le rapport total des pignons de commande est 4o : 1. Chaque moteur actionne une roue de 56 cm de diamètre placée sur le rail. A l’une des extrémités se trouve l’interrupteur de commande, fait comme un contrôleur de tramways à jeu de touches. La caisse de résistances sert de siège
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- Billets d'Aller et Retour collectifs de 2e et 3e classes à très longue validité pour familles.
- Du 1er octobre au 15 novembre 1903, il est délivré par les gares P.-L.-M. aux familles composées d’au moins 3 personnes/des billets d’aller et retour collectifs de 2e et 3e classes, pour Hyères et toutes les gares P.-L.-M. situées au delà, vers Menton. Le parcours simple doit être d’au moins 400 kilomètres.
- La famille comprend : père, mère, enfants ; grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables jusqu’au 15 mai 1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennnant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. Le coupon d’aller de ces billets n’est valable que du 1er ocobre au 15 novembre 1903.
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des suivantes. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- La demande de billets doit être faite 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ. .
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- Billets d'Aller et Retour de famille, valables 33 jours.
- Il est délivré, du 15 octobre au 15 mai, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lr«, 2e et 3e classes, pour les stations hivernales suivantes : Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Va-lescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité 3e ces billets (33 jours) peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. —
- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
- CXXV
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- CXXV1
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
- au conducteur. L’adhérence de la machine, par suite d’une disposition spéciale, est si forte que, malgré son poids relativement faible de 5 tonnes, un effort de traction de 9 000 kg peut être obtenu. Dans les essais, ce tracteur a remorqué deux bateaux dont la charge totale représentait 600 tours à une vitesse de 7,0 km à l’heure, j O. A.
- Traction électrique sur le canal Miami.
- Electrical World et Engineer, n° 30.
- L’amenée des courants triphasés à la locomotive se fait par deux fils de contact, les rails servant de troisième conducteur. La locomotive pèse 20 tonnes à 4 roues motrices de 800 mm de diamètre actionnées, au moyen d’un double train d’engrenages, par deux moteurs à courants triphasés de 4° chevaux, Les moteurs sont connectés en cascade ; le contrôleur est placé dans le circuit du rotor du second moteur. La vitesse est, pour le groupement en cascade, d’environ 5 km à l’heure et l’effort de traction atteint 44°° kg pour un coefficient d’adhérence de 25 p. 100. Outre le crochet pour le câble, la locomotive porte aussi des attaches pour la traction éventuelle de voitures. La superstructure a été faite avec soin et est munie de rails de 35 kg. Les sept locomotives ont été construites par la maison Baldwin et équipée par la Compagnie Westinghouse. Ces machines ont 4,3o m de long 2.56 m de large, 2,60 m de hauteur. Le fil de trôlet estplacé à une hauteur moyenne de 5,5o m. Les bateaux remorqués ordinaires ont 26 m de long. 4,2 m de large et 2,8 m de haut. La plupart de ces bateaux sont couverts, et portent 65 tonnes pour un tirant d’eau de 1 m, ou 5o tonnes pour un tirant d’eau de 76 cm.
- O. A.
- Économies réalisées par les trains sans rails. Electrotechnische Zeitschrift, 10 décembre.
- Dans une conférence faite à la Société électrotechnique de Berlin, M. Schiemann fait ressortir l’économie qui résulte de l’emploi de trains sans rails au lieu de tramways. Pour le transit des personnes une vitesse de 12 à i5 km â l’heure est atteinte avec les premières voitures de 4 tonnes contenant 24 personnes. La consommation d’énergie par tonne-kilomètre est de 125 watts-heure, et peut descendre dans des conditions favorables à 90 watts-heure. Les frais de construction sont seulement le quart ou le cinquième des frais correspondants nécessités par les tramways. Les frais d’exploitation sont beaucoup plus grands ; les frais de personnel et de réparation restent les mêmes. Par rapport à la traction animale on peut réaliser une économie de 3o à 4P p. 1 ooi
- Dans la discussion qui suit on objecte que le contact â roulette Dickinson n’a pas fait ses preuves. Schiemann emploie un contact glissant contenant de la graisse.
- Par les temps de neige les roues de la locomotive sont munies de crampons simples analogues aux crampons des chevaux et les voitures d’attelage sont munies de sabots ordinaires.
- O. A.
- Eclairage des tramways. Zeitsch. fur Electrot. 10 janvier.
- Une compagnie de tramways, anglaise a installé récemment un appareil sur les voitures, dont le but est d’empêcher une interruption d’éclairage quand le trôlet quitte le fil. L’appareil consiste essentiellement en un commutateur automatique. Les lampes du tramway sont montées en série sur une batterie et un relais électro-magnétique. En temps normal le courant passe dans les lampes et dans la batterie d’accumulateurs. Quand le trôlet quitte le fil,
- 1 armature du relais tombe, le circuit de secours est fermé, et les lampes sont alimentées par les accumulateurs.
- O. A.
- Exploitation électrique du New-York Central Railroad. Zeitsch. fur Electrot., 16 janvier.
- Les plans pour la transformation de la traction du New-York Central Railway sont entièrement terminés et la construction est commencée simultanément sur les deux lignes principales, La station génératrice pour la ligne de Hudson est à proximité d’Hudson, celle de la ligne de Harlem est à l’embouchure de l’East River : l’arrivée du charbon peut par conséquent se faire par eau. L’installation intérieure comprend huit turbo-générateurs à axe vertical .de la General Electric C° qui produisent des courants triphasés à 11 000 volts et 25 périodes. Le service sera assuré par 3oo locomotives électriques de 85 tonnes assurant, pour une puissance de
- 2 200 chevaux, une vitesse de 3oo km à l’heure aux trains de 5oo tonnes.
- O. A.
- MESURES
- Mesure calorimétrique des pertes dans les machines génératrices Threfall. Electrician, 27 novembre.
- Les pertes dans les grands générateurs peuvent être déterminées, d’après l’auteur, avec une grande approximation, en plaçant la machine dans une carcasse où l’on insuffle de l’air de refroidissement. De la quantité d’air insufflé et de la différence entre les températures d’entrée et de sortie4 de ce dernier, on peut déduire exactement l’énergie dépensée pour échauffer flair*
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
- CXXVII
- c’est-a-dire perdue dans le générateur. Cette méthode est préférable aux méthodes directes dans lesquelles une erreur de mesure se fait fortement sentir ; par exemple si la machine a un rendement de 90 p, 100 et si la mesure des pertes présente une erreur de 10 p. 100, la valeur du rendement n’est faussée que de 1 p. 100.
- La chaleur spécifique de l’air sec à la température et à la pression normales est supposée égale à 0,2376 par M. Threfall qui admet que l’élévation de i° de la température de 1 m3 d’air par seconde absorbe 1 277 kilowatt. Des mesures particulièrs ont été entreprises pour l’évaluation delà quantité d’air injectée ; cette quantité se déduit du produit de la section du tube d’amenée d’air par la vitesse moyenne déterminée comme valeur moyenne des vitesses mesurées en différents points d’un diamètre du tube.
- L’essai fut fait sur un générateur a courant alternatif de 3oo km directement accouplé à une machine à vapeur et dont le tiers du diamètre était au-dessous du sol. Une caisse en bois fut placée sur le générateur avec deux trous pour l’arbre et deux ouvertures pour l’entrée et la sortie de l’air. Pour éviter les pertes de chaleur la partie intérieure des cloisons de la caisse et des fondations était garnie d’une épaisseur de feutre de 2 cm et la caisse était revêtue extérieurement de feuilles d’étain. Un ventilateur électrique envoyait de l’air du dehors en quantité telle que la différence de température entre l’air sortant de la caisse et l’air de la salle des machines fut le même que la différence de température entre l’air de la salle des machines et l’air extérieur. On évitait ainsi une chute de température dans la caisse ; puisque la température moyenne dans cette dernière était égale à la tem-
- pérature de la salle des machines. Pour l’étalonnage de l’appareil, une lame de métal en forme de zigzag fut placée dans la caisse et parcourue par un courant continu : l’inducteur du générateur tournait sans être excité, pour mettre en mouvement l’air de la caisse; les circuits induits étaient ouverts, L’énergie électrique consommée dans la résistance était de 37,8 kilowatts ; l’énergie calculée d’après la quantité d'air et l’élévation de température était de 4o,86 kilowatts. Comme d’autres mesures l’ont prouvé, l’air passant dans la [caisse s’échauffe sous l’effet des chocs du volant, sans qu’aucune source d’énergie extérieure intervienne. La part qui revient à cette source d’erreurs est de 2,06 kilowatts, de sorte que le chiffre trouvé est trop fort d’un kilowatt environ, soit 2,5 p. 100. D’autres mesures ont donné une erreur inférieure à 1 p. 100.
- Il fut fait ensuite une série d’essais pendant plusieurs jours àpleine charge de 3o 1,42 kilowatts. Les pertes mesurées calorimétrique-ment étaient voisines de 38 kilowatts. Si l’on en soustrait 1 kilowatt représentant la quantité de chaleur due aux chocs de l’air, le rendement du générateur s’élève à 89,05 p. 100.
- La mesure calorimétrique de la machine tournant à vide donnait 25,o4 kilowatts comme pertes d’ensemble ; il faut en déduire 1,37 kilowatt par pertes joule dans le cuivre inducteur et 2,066 kilowatts pour réchauffement par chocs de l’air ; il reste donc 21,6 kilowatts pour les pertes dans le fer h vide. A pleine charge la perte Joule atteignait 2,221 kilowatts; les pertes par courants de Foucault dans le cuivre sont évaluées à 3,07 kilowatts : les pertes dans le fera pleine charge sont donc 38,01 — (2,066 -j- 2,221 -j- 3,07) = 3o,653 kilowatts. ' O. A.
- Lucien ESPIR
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- C XXVIII
- Supplément à L'Éclairage Êlec trique du 12 Mars 1904
- Nouvel indicateur électrique de vitesses, Electrotechnische Rundschau, ier janvier.
- Dans presque tous les instruments électriques servant à mesurer la vitesse, les indications ne sont exactes que pour une valeur déterminée et constante de la tension. C’est en particulier le cas des instruments dans lesquels des impulsions de courant dont le nombre dépend de la vitesse à mesurer, sont induites dans un circuit contenant un appareil de mesure. Ces instruments présentent l’inconvénient qu’une variation dans la tension d’alimentation se traduit aussi par une variation dans l’appareil de mesure.
- Pour remédier à ce défaut, a l’Electricitâts Action Gesellschaft vormals W. Lahmeyer » construit un indicateur de vitesses dans lequel le circuit primaire contient deux résistances possédant des coefficients de température différentes. Aux bornes de ces deux résistance sont dérivées deux bobines connectées en sens inverse formant l’inducteur. Une bobine induite est reliée à l’appareil de mesure. Ce dispositif permet la correction des variations de tension B. L.
- DIVERS
- Conditions dans lesquelles un courant électrique détermine la mort. Electrotechnische Rundschau, ior janvier.
- On a souvent dit qu’un courant à 5oo volts pouvait être mortel pour un homme. Le fait que parfois des tensions faibles, qu’on considérait comme inoffensives, ont été mortelles viendrait à l’appui de cette opinion. Dans une des plus grandes installations électriques de l’Allemagne du sud un ouvrier toucha par mégarde un conducteur à haute tension qu’il croyait en charge : en réalité, ce conducteur n’était pas connecté ; malgré cela l’ouvrier tomba mort. On peut donc penser que la frayeur soudaine éprouvée par cet homme au moment où il a cru toucher un conducteur chargé, a suffi pour le tuer; il en résulterait que dans beaucoup d’accidents constatés sur des courants à faible tension, la mort est attribuable à une commotion nerveuse due à la peur. MM. Batzelli et Prévost ont fait une série d’essais et ont trouvé que les courants à haute tension provoquent la mort d’une façon très différente de celle qu’on constate pour les courants a basse tension. Dans le premier cas (au delà de i 200 volts) la mort résulte d’une paralysie du cerveau observable chez tous les animaux ; la respiration cesse, mais le cœur continue encore à battre violemment pendant quelques instants. Dans ces cas, op peut avantageusement pratiquer la respiration artificielle.
- Les courants à basse tension, au contraire, occasionnent la mort par arrêt du cœur ; le cer-
- veau n’est que peu atteint et les animaux sur lesquels a porté l’expérience respiraient encore pendant quelques instants. Pour combattre l’arrêt du cœur, les auteurs soumettaient les animaux à une haute tension et pratiquaient simultanément la respiration artificielle. Ce traitement a souvent été couronné de succès.
- O. A.
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Une ligne d’essai de chemin de fer électrique a l’Exposition de Saint-Louis 1904.
- En vue de la grande importance que les tramways et chemins de fer électriques ont gagné dernièrement, la direction de l’Exposition de Saint-Louis s’est décidée à essayer les différents systèmes de transport électrique sous la surveillance d’un comité spécial et sur une voie construite particulièrement dans ce but sur le terrain de l’exposition.
- Ce comité est formé de :
- MM. J. - G. White, président de la Société « J.-G. White et . Cie », New-York, président;
- H.-H. Vreeland, président de la « Interruption Street Railway », New-York;
- W.-J. Wilgus, vice-président de la « New-York central et Rudson River Railway », New-York;
- Geo. Mc Uulloch, président de la « Union Traction G0 of Indiana », Indianapolis, Indiana;
- J.-H. Mc Graw, président de la « Mc Graw Publishing C° », New-York.
- Les essais seront effectués directement par le département de l’Electricité de l’Exposition de Saint-Louis, dont le chef est M. le professeur W.-E. Goldsborough, et les membres du comité auront la fonction de conseillers. La ligne d’essai s’étend le long du bâtiment des transports et est située au nord de ce bâtiment; elle est à double voie et a une longueur simple de 460 m environ; toute la ligne est presque de niveau. La direction de l’Exposition fera construire cette ligne d’après les méthodes les plus modernes et elle sera équipée des appareils et des instruments les plus nouveaux; de plus, les participants aux essais auront à leur disposition tout système de courant électrique qu’ils désireront.
- Le but principal de ces essais est d’assembler des données utiles pour le développement futur des tramways et chemins de fer électriques. Ces essais sont d’une importance exceptionnelle, justement en ce moment où la traction électrique semble entrer dans une nouvelle phase à cause des perfectionnements aux moteurs électriques monophasés apportés tout récemment.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
- CXX1X
- Télégraphie sans fil à l’Exposition de Saint-Louis 1904.
- La société « American de Fore6t Wireless Telegraph Company » a acheté la tour du palais de l’électricité à l’Exposition de Buffalo 1902 (avec ascenseur, etc.) pour l’ériger sur le terrain de l’Exposition de Saint-Louis et pour y installer le récepteur à antenne, La tour a 110 m de hauteur et sera placée sur une colline au sud de la galerie des machines. De plus, un mât de 80 m de hauteur sera érige près de la tour. Le socle de la tour servira de station centrale et contiendra un transformateur de 90 kilowatts et tous les autres appareils et instruments nécessaires. Plusieurs stations plus petites seront
- installées dans les différents bâtiments et ies communications seront établies non seulement entre ces stations mais encore entre la station principale et les centres de commerce de Saint-Louis et des villes voisines. La société espère maintenir une communication continuelle entre Saint-Louis et Chicago, représentant une distance de 5oo km.
- D’après les journaux anglais, Marconi s’est décidé à exposer son système dans la section italienne de l’Exposition et s’occupera personnellement de l’organisation de son service télégraphique à l’Exposition. Il serait très intéressant que les autres sociétés européennes de télégraphie sans fil participassent de même à cette exposition.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Recherches sur les substances radioactives par Mm® Sklodowska Curie, deuxième édition, prix : 5 fr.
- C’est un exposé des recherches poursuivies par
- Mme Curie pendant quatre ans, depuis l’étude du rayonnement uranique découvert par M. Becquerel, qui contient aussi une étude d’ensemble sur l’état actuel des travaux effectués sur la radioactivité.
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- 8 h. 50 s.
- 7 h. 15 m.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lro et de 2e classes à couloir avec water-closets et toilette, ainsi qu’un wagon-restaurant ; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lre classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
- L’auteur, après un historique de la question, traite d’abord de la radioactivité de l’uranium et du thorium et des minéraux radioactifs. Puis il étudie les nouvelles substances radioactives et leur rayonnement. Après avoir exposé d’une façon complète les phénomènes de radioactivité induite il se demande quelle est la nature et la cause de tous ces phénomènes.
- Lagon d’électrotechnique générale, par P. Janet, directeur du Laboratoire central de l’Ecole supérieure d’Electricité, professeur [à la Faculté des Sciences de Paris. Deuxième édition, t. I
- Le tome I est consacré à une révision rapide des principes généraux de l’électricité et à l’étude du courant continu. L’ouvrage présente un caractère d’études générales et est un guide permettant d’aborder avec fruit des études plus spéciales. L’auteur a développé plus particulièrement l’étude du circuit magnétique des machines en étendant, avec les récents travaux, les théories d’Hopkinson au cas des induits dentés si importants dans les machines modernes; les questions de la réaction d’induit et de la commutation ont été également approfondies, et la partie bibliographique mise au courant jusqu’en 190.3.
- Manuel d’électrotechnique, livre I, 3e et 3Q parties. L’électrophysique et la théorie de Fêlectromagnètisme, par Dr C. Heinke et D1' H. Ebert. S. llirzel, éditeur, Leipzig.
- Ce livre contient les deuxième et troisième parties de l’ouvrage extrêmement remarquable et extrêmement complet, publié par S. Hirzel, sous la direction
- de C. Heinke, avec la collaboration de Ebert, Eisler, Gleichmann, Heinrich, Henbach, Jentsch, Ivollert, Niethammer, Nœbels, Pekelmayer, Pohl, Ross, Schluckebier, Schulz, Sieg, Soschinki, Wilkens, Ziegenberg.
- La deuxième partie, due à C. Heinke, traite des phénomènes électriques et du ferromagnétisme. Elle est rédigée d’après les mêmes principes que la première. L’auteur n’a pas cherché à présenter d une façon complète toutes les considérations et tous les résultats d’expérience relatifs à son sujet, mais il s’est efforcé autant que possible de donner à son œuvre une grande unité et d’exposer d’une façon organique les matières variées qu’elle contient : il n’a jamais perdu de vue le caractère propre de l’ouvrage entier, tout en traitant avec beaucoup de détails complémentaires les phénomènes fondamentaux qui, souvent, ne présentent qu’un intérêt direct partiel, mais peuvent être d’une grande importance pour le développement futur de nos connaissances sur la nature de l’électricité. Parmi ces derniers, l’auteur a particulièrement insisté sur les phénomènes dynamiques des ondes électriques et sur les phénomènes de conductibilité dans les gaz. — La première division de la seconde partie (phénomènes électriques) comprend les chapitres suivants : introduction, phénomènes stables (rapports entre l’intensité de courants, la tension et la résistance, division et phénomènes électriques, côté énergétique des grandeurs, combinaisons de circuits, répartition du courant d’après la section des conducteurs, champ magnétique de conducteurs parcourus par le courant); phénomènes instables et oscillations électriques: conducteurs
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- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie, Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bcmbay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebots de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
- CXXXi
- électriques (corps présentant le phénomène de conduction métallique, conductions par charges successives ou convection) ; phénomènes aux extrémités des conducteurs et transport d’énergie dans les phénomènes électriques (effet des surfaces extrêmes, transport d’énergie sous d’autres formes). — La seconde division de la deuxième partie (ferro-magné-tisme) est constituée par les chapitres suivants : développement historique de l’électro-magnétisme et notions sur le magnétisme ; phénomènes ferromagnétiques et corps ferromagnétiques.
- La troisième partie, de C. Ebert, est consacrée aux théories de l’électromagnétisme. L’auteur y donne un aperçu très net des hypothèses et des idées théoriques actuellement dominantes sur la constitution des phénomènes électriques. Les travaux sur le domaine théorique de la physique ne manquent pas et plusieurs d’entre eux ont une haute valeur. Mais ni ceux qui étudient l’électrotechnique, ni les ingénieurs qui font de la pratique, n’ont le temps de pénétrer aussi profondément dans le domaine de la physique, des mathématiques et de la physique théorique. L’importance que peuvent avoir, même pour le praticien, les connaissances théoriques sur les bases de l’électricité, ne fait de doute pour personne ; pour n’en citer qu’un exemple, ces connaissances sont indispensables à tous ceux qui s’occupent de télégraphie sans fil. L’auteur expose donc, d’une façon aussi claire et aussi succincte que possible les théories de Maxwell, de Helmholtz et cle Hertz. Cette partie de l’ouvrage contient les chapitres suivants : Les propriétés des diélectriques, les phénomènes électromagnétiques et les actions inductives; les équations de Maxwell et de Hertz; l’électro-optique et la théorie électromagnétique de la lumière ; le caractère axial des lignes de force magnétique et l’importance des cycles d’Helmholtz pour la théorie électrique.
- r. v.
- L’électricité de l’air et le rayonnement solaire, par H. Rudolph. Johann Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. Prix : i mark.
- L’auteur a publié en 1898 un article sur l’électricité de l’air et le magnétisme terrestre, dans lequel il concluait que l’effet électrisant des rayons solaires dans l’anneau crépusculaire donnait une bonne explication de ce phénomène. Sous le nom de crépuscule, l’auteur désignait cette zone circulaire des hautes couches atmosphériques située des deux côtés de l’ombre portée par la terre. Dans l’ouvrage qu’il présente, l’auteur remplace le mot anneau crépusculaire par le mot anneau de charge et étudie son influence sur Faction électrique du rayonnement solaire.
- Ce petit opuscule contient les chapitres suivants : Bases physiques et leurs conséquences ; Conséquences de la rotation de la terre et influence de l’anneau de charge ;
- Conclusion et faits. B. L.
- Introduction a l’électrotechnique. La production des courants électriques de grande intensité et leur emploi aux transports de force, par le Dr Théodore Erhard. Johann Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. Prix : 4,5o marks.
- Le livre résume les cours faits par l’auteur sur l’électrotechnique; il est destiné à présenter, sous la forme la plus succincte possible, tout ce qui peut être nécessaire dans la technique des courants de forte intensité et de permettre à des ingénieurs non spécialistes de se mettre au courant de ces questions
- sans avoir à faire une longue étude dans des livres de lecture peu facile.
- L’auteur s’est rapproché autant que possible, dans son exposition, des travaux de G. Ivapp : les grands calculs ont été évités ayec soin. Le livre est court et contient cependant un grand nombre d’explications extrêmement claires. Les machines à courants alternatifs mono ou polyphasés, multipolaires et unipolaires y sont admirablement et simplement décrites. Dans la seconde édition, Fauteur a conservé le plan primitif de l’ouvrage, mais a fait à plusieurs endroits des modifications et des simplifications et s’est étendu un peu plus longuement sur l’effet de réaction d’induit dans les machines et les moteurs à courants continus et sur quelques phénomènes présentés par les courants alternatifs comme le phénomène de résonance.
- L’ouvrage contient les chapitres suivants :
- Les unités de mesures; — magnétisme et induction; — détermination de la valeur des grandeurs électriques; — machines à courant continu; — les courants alternatifs et leur mesure; — machines à courants alternatifs ; — transformateurs ; — accumulateurs; — transports de force électriques par courant continu; — transports de force électriques par courants alternatifs.
- O. A.
- Le cable électrique. — Exposé des procédés de fabrication, de pose et d'emploi, par le k>r C. Baur. Julien Springer, éditeur, Berlin. Prix : 8 marks.
- Le domaine des connaissances humaines qui se rattachent au câble électrique est tellement considérable qu’on pourrait à peine trouver un homme qui le possède en entier. L’auteur, en entreprenant d’écrire un livre sur ce sujet, a eu pour but de résoudre une partie des difficultés qu’éprouvent les fabricants de câbles faute de connaissances suffisantes de la part de ceux qui en commandent.
- L’auteur s’est efforcé d’indiquer autant que possible tout ce qui est commun actuellement sur le sujet (à l’exception des câbles sous-marins télégraphiques) de façon à satisfaire tous les lecteurs qu’intéressent les câbles électriques. Sa longue expérience dans cette matière s’étend sur la fabrication et tout ce qui en dépend. L’ingénieur qui exploite une usine électrique de production de force, aussi bien que les employés des téléphones et des télégraphes peuvent trouver dans différents chapitres les points particuliers dont ils ont besoin, à côté de considérations générales sur le câble. Une grande quantité de spécifications des types usuels, des renseignements sur les épaisseurs de matières isolantes, sur les essais et garanties, etc., toutes choses qui n’ont encore jamais fait l’objet dune publication d’ensemble, ont été réunies à l’intention de gens qui ont à installer des câbles.
- On a très peu écrit sur le sujet du câble électrique et il n’existe aucun livre destiné aux ingénieurs de câbles et indiquant les résultats d’expérience et les formules qui s’en déduisent. L’auteur croit qu’il est temps de combler cette lacune et rappelle que Swin-burne, président de la Société électrotechnique de Londres a dit, il y a un an, dans son discours inaugural, qu’aucune branche de l’électrotechnique ne présente autant d’importance que la fabrication des câbles. Cette opinion a d’autant plus de valeur qu’elle émane d’un homme qui n’a jamais participé à la fabrication des câbles. x
- L’ouvrage contient les chapitres suivants :
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 Mars 1904
- Bases 'scientifiques ; le;déclectique soumis à l’effet des courants continus le déclectique soumis aux courants alternatifs ; conducteurs et câbles; méthodes de mesure théorie du’ câble; théorie du câble téléphonique. r
- La fabrication des câbles ; câbles pour courants de grande intensité; câbles- téléphoniques ; câbles au caoutchouc et fils ; câbles à plusieurs âmes;
- La pose et les connexions des câbles : la pose ; les connexions de câbles à forte intensité; les épissures de Câblés téléphoniques.
- Matériaux employés : cuivre; plomb; aluminium; fer; jute; coton'; laine; soie; papier; huile de lin; résiné; guttà-percha; Caoutchouc.
- Calculs : Détermination du poids des matériaux; calcul du poids des câbles ; prix des matériaux ; calcul du prix d’un câble sous plomb ; prix des câbles téléphoniques; représentation graphique.
- - Machines à fabriquer les câbles : machines à corder; presses à plomb pour câbles; appareils de séchage; appareils d’essais des câbles.
- Le livre du Dr G. Baiir, très complet et très bien fait, est extrêmement intéressant pour tous les ingénieurs électro-techniciens : la lecture en est tout à fait facile grâce au style courant employé par l’auteur.
- B. L.
- L’arc électrique sur courant continu et sur
- courant alternatif et ses applications, par
- Berthold Monaseh. Julius Springer, éditeur, Berlin. Prix ; g marks. : -
- Ce livre doit son existence aux recherches que l’auteur a dû faire dans la littérature de l’arc électrique pour des travaux personnels entrepris d’après le conseil du professeur Guye sur l’arc à courant alternatif à haute tension. La constatation qu’il n’existe aucun ouvrage présentant dans son ensemble toutes les recherches faites sur l’arc électrique a décidé l’auteur à écrire celui-ci. Les techniciens de l’arc électrique qui n’ont pas le temps de remonter aux sources et aux travaux originaux pour leurs études, ainsi que les physiciens et les élèves des écoles supérieures, doivent tirer un grand profit de la lecture de ce livre.
- Les recherches sur l’arc électrique ont été très activement poussées dans les dix dernières années par M. Blondel, à Paris, et par Me Ayrton, à Londres, ainsi que par Duddel et Marchant. Me Ayrton, qui s’est spécialisée dans l’étude de l’arc à courant continu entre charbons, a présenté le résultat de ses travaux dans un livre intitulé The Electric Arc.
- En ce qui concerne l’emploi de l’arc électrique dans des lampes à arc, il n’entrait pas dans le cadre de cet ouvrage de donner une critique systématique des lampes construites jusqu’ici ; l’auteur s’est contenté de donner théoriquement les points les plus
- importants et pratiquement les points essentiels de la construction des lampes à arc.
- ' Les différents < chapitres contenus dans l’ouvrage de M. Berthold Monaseh sont les suivants :
- » Origine de T arc électrique ; actions mécaniques clu courant dans l'afc; .électrodes employées; phénomènes mécaniques : phénomènes électriques dans l'arc ;
- sur courant continu; électrodes eh charbon; électrodes métalliques, influence de la pression et de la température ; <2° sur courant alternatif électrodes en charbon; électrodes en métal; 3° courants continus et alternatifs "dans l'arc; courants alternatifs passant dans un arc à coui’ant continu; courants continus apparents passant dans un arc à courant alternatif; Courants alternatifs de diverses périodes passant dans l’arc ;à courant alternatif; 4° force contrc-électro-motrice de l'arc ." l'arc dans un champ magnétique ; phénomènes d'échauffemént dans V arc ; détermination de la température dans l’arc; emploi de la chaleur produite pour des réactions chimiques ; emploi de l’arc pour la soudure électrique : la lumière de l'arc électrique; arc à courant continu; arc à courant alternatif ; dispersion et répartition de la lumière : phénomènes chimiques dans l'arc électrique ; lampes à arc ; montage intérieur; montage extérieur; construction des lampes à arc; temps de longue durée.
- Ë. B.
- AVIS
- Madrid. — Il sera procédé, le 21 mars 1904, à midi, à la direction générale des Travaux publics du ministère de l’Agriculture, de l’Industrie, du Commerce et des Travaux publics, à Madrid, à l’adjudication de la construction et de l’exploitation d’un tramway électrique à Séville, allant de l’Arrecife de Gapuchinos jusqu’au cimetière de San Fernando.
- Consulter le cahier des charges à la Direction générale des Travaux publics du dit ministère, à Madrid.
- Le ministère de l’Agriculture, à Madrid, vient d’ouvrir un concours pour la construction et l’exploitation d’un tramway électrique de San Cristobal de la Laguna à Tacoronte (Canaries).
- On peut consulter le cahier des chax-ges à la Direction générale des Travaux publics, à Madrid, où aura lieu l’adjudication le a3 -mars prochain, a midi.
- Cuenca (Espagne). Il sera procédé; le 27 février prochain, à Cuenca, à l’adjudication de la fourniture de l’éclairage public électrique dè la ville de Cuenca, du re* avril 1904 au 3i mars 1919,
- Le cahier'des charges (texte espagnol) peut être consulté à l’Office national du Commèrcè, extérieur, 3, rue Feydeau, à Paris. . . ’ . ;
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- Samedi 19 Mars 1904,
- Tome XXXVIII.
- Il* Année. — N° 12
- TT 9
- J.
- TC
- /f Cl
- clair;
- F
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- S O hÆ h/l A X R E Pages
- A. BERTHIER. — Sur les propriétés photo-électriques du sélénium...................................... 441
- J. RE Y VAL. — Locomotive à grande vitesse (Marienfelde-Zossen)............................ 448
- GIN . -r— Mémoire sur un régulateur 'électrique (suite).............................................. 458
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Condensateurs : Examen et représentation objective des courants de décharge des condensateurs et des
- courants secondaires des bobines d’induction, par Franz Wittmann............................... 468
- Sur l’emploi des condensateurs comme multiplicateurs dans les mesures de voltage, par Marchant et
- WORKAL......................................................................................... 471
- Moteurs : Connexions en cascade des moteurs servant à la commande des laminoirs, par E. Danielson. . . 478
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- American Institute of Electrical Engineers : La lampe à vapeur de mercure, par von Recklinghausen
- et Thomas.................................................................................. 476
- Passage des rayons cathodiques à travers les métaux, par E. Warburg. ......................... 480
- SUPPLÉMENT
- Echos et nouvelles.......................................................................... cxxxiv
- Bibliographie...............................................................................cxliii
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 19 Mars 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Influence de la température sur la décharge des pointes, par E. Warbourg. Drude’s Annalen.
- Les expériences portèrent sur l’hydrogène et l’azote, sans oxygène : la pression des gaz était maintenue constante. Une pointe et un cylindre de platine étaient placés vis-à-vis l’un de l’autre et soumis à une différence de potentiel élevée et variable prise aux bornes d’une batterie d’accumulateurs; on mesurait l’intensité du courant de charge de la pointe : la température pouvait être abaissée au moyen d’acide carbonique liquide ou d’air liquide. Dans l’azote quand la pointe était chargée négativement, l’intensité du courant augmentait avec l’abaissement de température. Par exemple, à iy° pour a ooo volts, il passait 0,00027 ampère, à — 790 0,0004 ampère, à — 1860 0,0006 ampère; pour des difîérences de potentiel plus élevées, cet effet est encore plus marqué, surtout aux températures très basses. Dans l’hydrogène, l’intensité du courant croît aussi arec l’abaissement de température, mais, aux basses températures, cet effet n’est pas si rapide que dans l’azote. Le potentiel minimum s'abaisse pour l’azote de 1 460 volts pour 18 à 1 090 volts à — 1860, la lueur dans l’azote raréfié est sensiblement accrue aux basses températures. Quand la pointe est chargée positivement par une machine à influence, la conductibilité électrique, pour des tensions de 4000 à 5 000 volts varient dans le même sens que quand la charge est négative : pour des tensions plus élevées, c’est l’inverse. Lorsque le potentiel de la pointe est négatif, les résultats se rapprochent des propriétés générales des métaux; lorsque la pointe est positive, on trouve les propriétés générales des électrolytes. La charge de la pointe dans l’hydrogène , et dans l’azote indemne d’oxygène semblait, dans le téléphone, être un courant continu. En s’aidant des chiffres trouvés par Graham dans ses recherches, on trouve que dans l’espace obscur de Faraday, la vitesse des ions est égale à la vitesse des rayons cathodiques. La formation des ions ne serait donc pas seulement limitée au voisinage de la pointe, mais aurait lieu aussi dans l’espace obscur attenant. Avec l’azote, le gaz ne subit pas vraisemblablement de modification allotropique comme il y en a pour l’oxygène par la production d’ozone, R. V.
- Les stratifications dans l’hydrogène, par Sir "William Crookes. Dublatter Drude’s Annalen, n° 10.
- Sir William Crookes a fait depuis plusieurs
- années des recherches sur des tubes à vide remplis d’hydrogène de façon telle que, aux pressions où se produisent les stratifications, les impuretés n’étaient plus perceptibles au spec-troscope. Dans les premiers essais, des stratifications se produisirent à une pression de 4 mm : elles étaient bleues à la cathode et roses à l’anode; à la pression de 2 mm tout le bleu était concentré dans la première couche lumineuse la plus proche de la cathode, et les autres couches paraissaient entièrement roses. A la pression de 1 mm, les stratifications disparaissaient complètement, et le spectre du mercure devenait beaucoup plus net que le spectre de l’hydrogène. Pour éliminer les vapeurs de mercure provenant par diffusion de la pompe, on disposa entre la pompe et le tube à vide un long tube rempli de morceaux de soufre et des copeaux de cuivre. Le tube fut rempli d’hydrogène préparé électroly-tiquement et bien purifié et l’auteur réussit à obtenir un spectre d’hydrogène très net; la teinte bleue disparut des stratifications. Il en résulte qu’on doit attribuer à la présence de vapeurs de mercure la teinte bleue observée. Cependant il restait encore dans les tubes qui ne contenaient pas de mercure une faible teinte bleuâtre causée par l’anhydride phosphorique. Cette dernière disparaissait aussi lorsque l’anhydride phosphorique avait été fortement échauffé par le passage de l’hydrogène avant d’être employé. Dans les tubes contenant des traces d’hydrogène, on pouvait aussi faire disparaître la teinte bleue en abaissant l’intensité du courant ; il semblait donc que non seulement l’hydrogène, mais encore la vapeur de mercure prenaient part à la conductibilité électrique. Contrairement à l’opinion de Schusters, l’auteur pense que les stratifications et l’espace obscur doivent se produire aussi dans la vapeur de mercure. D’après l’auteur, la luminescence de la stratification doit marquer la place où la matière radiante venant de la cathode atteint les atomes de gaz; le fait de pouvoir isoler la couleur bleue dans la première couche à une pression critique et expliqué par l’auteur par une séparation de la vapeur de mercure d’avec l’hydrogène et la diffusion des particules mercurielles vers l’électrode négative.
- En terminant, l’auteur rappelle qu’il a désigné en 1877 et 1879 par « matière radiante » ce qui est actuellement connu sous le nom d’ « électrons » et de « corpuscules », et qu’il a indiqué à cette époque diverses propriétés de cette sorte de rayonnement. R. Y.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 Mars 1904
- CXXXV
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
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- CAPITAL : 40 MILLIONS
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- TELEPHONE : 158.11 — 158.81 - Adresse télégraphique : ELIHU-PARIS
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- Eclairage électrique Transport de force
- Matériel «le Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs a huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15 000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté ’au^dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 Mars 1904
- RADIOACTIVITÉ
- Influence du radium sur la conductibilité des liquides. Electrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. 681, 14 novembre 1903.
- Le professeur Koheraucha annoncé récemment qu’une couche d’eau exposée quelque temps aux radiations du bromure de baryum derrière un écran d’aluminium indiquait un accroissement de conductibilité. Ce phénomène a donné lieu à deux hypothèses : i° l’action sur les parois du verre qui contient le liquide; 20 la formation directe d’ions dans ce liquide. Mais un accroissement de la conductivité ne peut d’après la théorie électrochimique des dissolutions, que provenir d’une augmentation du nombre des ions ; mais la dissociation des molécules d’eau en ions d’hydrogène et d’oxhydrile est limitée par la pression osmotique, qui, d’après Nernst, est une constante pour un liquide à une température donnée. On peut donc se demander si la radioactivité, après avoir porté des atteintes si graves à la théorie atomique, n’est pas en passe de saper par leur base les théories électrochimiques actuelles.
- P.-L. C.
- Effets calorifiques des émanations du radium. Electrical Review N.-Y., t. XLIII, p. 700, 21 novembre 1903, d’après Nature (Londres), 29 octobre 1903.
- M. Rutherford et Barnes ont cherché à déterminer si la chaleur émise par le radium est dépendante ou non de la radioactivité de ce métal. On a d’abord mesuré la chaleur émise par 3o mgr de bromure de radium pur dans un calorimètre différentiel ; puis on a chauffé le corps pour activer l’émission des émanations qui ont été condensés dans un tube refroidi dans l’air liquide et scellé.
- Le bromure de radium émettait alors des quan-* tités de chaleur décroissant jusqu’à un minimum de 3o p. 100 de la chaleur primitive.
- Au contraire, la chaleur émise par les émanations croissait jusqu’à un maximum de 70 p. 100 environ de la chaleur primitive.
- A chaque instant la somme des quantités de chaleur était égale à la chaleur primitivement émise par le bromure de radium. Il y a, en outre une correspondance exacte entre la variation du pouvoir radiant mesuré par les rayons a, et la chaleur, émise dont plus des deux tiers ont pour siège les émanations et non le radium lui-même. Ces émanations quoique produisant une puissante phosphorescence du tube ne pouvaient être
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- C XXX VIII
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 4 9 Mars 1904
- pesées ; la quantité cle chaleur émise est donc, énorme en regard de la faible quantité de matière en jeiii
- P.-L. C.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Moteur à gaz de 1 600 chevaux, par F-C Perkins. Electrical Review. N.-T., 1. XLIII, p. 651> 7 novembre 1903.
- Jusqu’à ces derniers temps on a surtout employé les moteurs à quatre temps à simple effet, on a atteint des puissances de 1 000 chevaux avec un cylindre et 2 000 chevaux, avec deux cylindres. Dans l’installation décrite par l’auteur, on utilise deux cylindres à simple effet, en tandem, de chaque côté du volant qui est ici constitué par un alternateur triphasé de 1 600 chevaux. Cette installation appartient à la station centrale de Laar, près Rühvort, exploitée par la Phœnix Aetiengesellschaft. L’auteur cite encore d’autres installations employant des cylindres en tandem; mais pour la marche en parallèle des alternateurs, on emploie de plus en plus des moteurs à double effet fonctionnant soit d’après le cycle à quatre temps d’Otto, soit d’après celui de Glerk à deux temps. Les moteurs à double effet de Roerting se répandent de plus en plus et se construisent jusqu’à des puissances de 2 000 chevaux, avec un rendement thermique de 38 p. 100. La maison Cokerill, de Seraing, construit des machines en double tandem, à double effet de 6 000 chevaux.
- P.-L. C.
- Frottement de l’air. Electrical Review. N.-Y , t, XLIII, p. 58g, 24 octobre igo3.
- Au récent Congrès de Southport de l’Association .Britannique, M. Odell a relaté quelques ex-
- périences intéressantes pour déterminer l’énergie absorbée par frottement de l’air dans la rotation des volants et les induits de dynamo.
- Les expériences étaient effectuées avec des disques en carton montés sur l’arbre d’un moteur électrique dont l’excitation était maintenue constante, et dont le couple était par conséquent proportionnel au courant, avant et après l’addition du disque. O11 a trouvé qu’il y avait pour chaque disque une vitesse critique au-dessus de laquelle le couple absorbé par frottement de l’air était en raison de la puissance 2,5me de la vitesse. La vitesse critique semblait varier en raison inverse du carré du diamètre du disque. Au-dessous de cette vitesse critique, l’exposant de la variante était plus faible. Comme conclusion de toutes les expériences, on a trouvé que le couple absorbé variait comme la puissance 5,5me du diamètre.
- P.-L. C.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Nouveau système de conduits pour câbles.
- Electrical Review. N.-Y7., t. XLIII. 21 novembre 1903.
- On a expérimenté récemment ce nouveau système à la station du Métropolitain, à Neasden (Angleterre). Des tubes en fer de 1,20 m sont enduits d’un mélange de une partie de paraffine pour quatre parties de graphite ; puis on visse ces tubes bout à bout sur un manchon intérieur. On les place sur des traverses en bois et on les recouvre complètement de ciment. Quand ce dernier est pris, on envoie à l’intérieur des tubes un courant de vapeur qui fait fondre la paraffine ce qui permet de retirer facilement les tubes en verre. La cavité ainsi établie, se trouve garnie d’une couche lubréfiante qui permet d’y tirer facilement les câbles. P.-L. C.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 Mars 1904
- GXXX1X
- Hystérésis diélectrique. Electrical Review-N.-Y., t. XLIII, p. 652, 7 novembre 1903.
- M. Ilolitscher a étudié récemment l’hystérésis diélectrique et l’échaufFement des câbles de hautes tensions. Pour obtenir une mesure exacte des quantités d’énergie assez faible à étudier, l’auteur a trouvé que le procédé le plus sûr était de déduire cette énergie de celle consommée parle transformateur qui fournit la haute tension. Pour des pertes d’énergie très faibles, les mesures ont été faites sur le circuit à haute tension au moyen d’un wattmètre dont les bobines ont été interchangées et où l’on a inséré des lampes à incandescence comme shunt, sur le circuit de tension. Les pertes sont proportionnelles à Ja fréquence ; les fuites par défaut d’isolement sont négligeables vis-à-vis de celles dues à l’hystérésis diélectrique. La capacité, pas plus que le pouvoir inducteur spécifique ne restent constants, mais varient avec la tension électrostatique. Dans les machines de hautes tensions, avec tubes en mica-nite, les pertes par hystérésis diélectrique varient à peu près comme le cube de la tension ; mais ces pertes sont néanmoins négligeables dans la détermination du rendement, étant donné l’épaisseur des tubes de micanite. P.-L. C.
- Fils de cuivre écroui, par F.-W. Jones. Electrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. 739, 21 novembre igo3, d’après Telegraph Age, ier novembre igo3.
- [.es fils de cuivre écroui se recommandent comme conducteurs télégraphiques et téléphoniques parce que, tout en étant six fois moins résistants que les fds de fer, ils ont à peu près la même résistance à la traction, en outre ils ne sont ni oxydés, ni piqués, et présentent une self-induction beaucoup moindre. Mais la construction et la manipulation de ces fds doit se faire rationnellement, attendu que toutes leurs qualités mécaniques résident à la surface et que pour obtenir la plus forte charge de rupture, la trempe doit être poussée jusqu’à la limite où le cuivre devient cassant. Un fil de cuivre écroui récemment a une élasticité propre, sous un allongement d’un millième environ, tant que la tension n’excède pas les 2/3 de la charge de rupture et n’est appliquée que pendant un temps très court ; dans le cas contraire, il conserve un allongement permanent. Si l’on pousse la tension jusqu’à la rupture, on trouve que l’allongement a été de 1 à 2 p. 100. Mais un fil écroui peut être allongé jusqu’au voisinage du maximum, tout en conservant la même tension de rupture.
- P.-L. C
- Transport d’énergie de 177 km. Electrical. Review. N.-Y., t. XLIII, p. 747, 21 novembre 1908.
- La Washington Water Power CL, à Spokane,
- est sur le point de commencer l’exploitation de son transport d’énergie, le plus long des Etats du Nord-Ouest. Les groupes générateurs, au nombre de deux, comprennent une génératrice triphasée, à inducteurs mobiles, de 2 25o kilowatts à 4 000 volts, accouplée directement à une turbine Victor travaillant sous une hauteur de chute de 21 m. — L’excitatrice est conduite par une turbine spéciale. Chaque groupe est pourvu d’un régulateur Lombard ; mais ce dernier ne fonctionne à la fois que sur un des deux groupes; l’autre turbine étant pourvue d’un vannage pratiquement constant. Trois transformateurs à circulation d’eau élèvent le voltage de 4 000 à 4o 000 ou 60 000 volts, suivant les connexions établies.
- La ligne traverse une région marécageuse, et la glace qui se formait autour des poteaux soulevait ces derniers hors de deux assises ; pour y remédier, on a dû munir les poteaux de traverses souterraines.
- Cette ligne alimentera six sous-stations, toutes destinées à des usages miniers.
- P.-L. C.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- L’électricité dans les mines, par S.-F. Walker.
- Electrical Review. 1S.-Yt. XLIII, p. 810-812, 5 décembre 1903.
- L’auteur rappelle l’organisation de l’Association Nationale anglaise des directeurs de Mines, dont les congrès annuels doivent tout leur intérêt technique à l’adresse présidentielle. Cette adresse examine, dans le dernier congrès, la question de l’électricité dans les mines dont la conclusion est que les moteurs électriques bien construits ne sont pas plus dangereux dans les mines grisouteuses, que les lampes de mineurs. Dans une de ses visites, cette Association se rendit aux mines de MM. Henry Briggs, Sons et C°, qui n’emploient pas d’électricité. Le directeur de cette usine estime que l’électricité ne procure qu’une économie de 5 centimes par tonne ; il faut ajouter que cette compagnie emploie des moteurs à gaz partout où elle le peut et que ce gaz est fourni comme un sous-produit de l’exploitation. Mais l’auteur pense que ce serait précisément le cas d’employer l’électricité à la distribution d’une énergie créée à si bon compte, puisqu’elle est estimée à raison de 5o fr par cheval-an.
- L’auteur cite l’application de l’électricité au rallumage des lampes de mineur, soit par un fil de platine au rouge, ou par une étincelle d’une bobine d’induction. Ces systèmes sont également employés à l’allumage au moment de la descente.
- P.-L. C.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 Mars 1904
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- Le professeur Braun a obtenu récemment plusieurs patentes américaines relatives à des réflecteurs pour la télégraphie sans fil constitués essentiellement par des baguettes métalliques. Ces baguettes sont placées verticalement et forment les génératrices d’un cylindre dont la directrice est une parabole. Chaque baguette est formée d’un fil droit portant une petite boule située dans la ligne locale. Deux semblables grils paraboliques sont accouplés ensemble, et l’étincelle jaillit entre les deux boules de chaque génératrice ‘totale. Toutes les baguettes sont excitées du même point, mais la phase des oscillations de chacune d’elles dépend de la longueur du fil de connexion. L’action d’ensemble de toutes les baguettes produit un faisceau de rayons exactement parallèle à l’axe. L’appareil est analogue à un réflecteur de Hertz. La nouveauté réside en ce que chaque baguette rayonne ses propres oscillations, et le rapport entre la capacité et la self-induction est choisi de façon que les périodes d’oscillations de toutes les baguettes soient égales. L’avantage du nouveau dispositif est de permettre la transmission d’une plus grande quantité d’énergie, car la capacité
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- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
- m
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 Mars 1904
- CXL1
- de chaque baguette peut être élevée à volonté par l'adjonction de condensateurs.
- r. y.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur les progrès de FElectrochimie en Europe, par J.-B-C Kershaw. Eleetrical Review. N.-Y., ~ t. XLIII, p. 809, 5 décembre 1903.
- En ce qui concerne l’industrie de l’aluminium, l’auteur rapporte que les affaires de la British Aluminium C° pour 1902 sont en progrès ; bien que les bénéfices de l’année ne couvrent pas encore les frais d’intérêt et d’amortissement. La qualité moyenne de l’aluminium produit à Foyers est de 99,4 P- 100. La Compagnie de Neuhausen a distribué un dividende de i5 p. 100. au lieu de i3 p. 100 l’année précédente; sa puissance s’élèvera à 24 000 chevaux quand sa nouvelle usine de Lend-Rawris (Autriche) sera achevée.
- Quant aux usines électrolytiques de soude et de potasse, plusieurs d’entre elles sont en liquidation des deux côtés de l’Atlantique, par suite de la baisse persistante de ces matières et de la concurrence des anciens procédés.
- Les difficultés créées aux stations hydrauliques de Sault, Sainte-Marie et de Masséna (N.-Y.), par absence de consommateurs montrent le danger d’enfouir des capitaux énormes dans des entreprises dont les débouchés ne sont pas assurés.
- Les promoteurs ont reconnu un peu tard la nécessité de créer autour de ces grandes stations des usines électrochimiques et électrométallurgiques qui seules pourront réaliser les espérances que les actionnaires ont fondé sur ces deux entreprises.
- P.-L. C.
- Procédé èlectrolytique de forage et de frai. sage. Eleetrical Review, N.-Y., t. XLIII, p. 7^0, 21 no_ vembre ipoS, d’après Electrochimist and Electrométal-lurgist d’octobre.
- Des essais ont été entrepris par M. Sherrard en vue de déterminer s’il est possible de percer des trous assez rapidement au moyen de l’élec-trolyse.
- Un tel procédé permettrait, en effet, de percer des trous de dimensions quelconques dans des plaques d’acier, sans qu’il soit besoin de les détremper au préalable; il permettrait aussi de travailler sous l’eau pour les pièces de navire, l’eau de mer pouvant servir d’électrolyte. L’expérience a montré que les trous obtenus, avec une électrode non isolée n’étaient pas très réguliers. L’appareil réalisé consiste en un tube conique en vuleanique, sous lequel se place une rondelle en caoutchouc ayant les dimensions
- du trou à percer. L’autre extrémité est munie d’un chapeau en laiton où s’engagent les tubes destinés à la circulation de l’électrolyte. L’électrode négative consiste en une tige s’avançant presque à l’extrémité du manchon isolant ; les parcelles de fer qui tendent à se déposer sur l’électrode négative sont entraînées par l’électrolyte en circulation, qui est de préférence constitué par une solution d’acide sulfurique.
- P.-L. C.
- L'èlectrolyse dans les ponts métalliques, par Hanchett. Eleetrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. 765, 28 novembre igo3.
- Les grands ponts métalliques, particulièrement les ponts suspendus, exercent une influence sérieuse sur les courants de retour de tramways qui circulent nécessairement dans leur voisinage quand ils ne les utilisent pas eux-mêmes. Dans un ouvrage terminé, il est facile d’obtenir la valeur du courant qui circule dans les diverses pièces, par une mesure de la différence de potentiel entre deux points. Etant donné la faible résistance de ces pièces, tels que les câbles de suspension, ce courant est souvent énorme.
- Quand ces pièces sont ancrées dans des maçonneries à l’abri de l’humidité ou faciles à inspecter, le danger des corrosions est peu considérable. Dans le cas contraire, il devient nécessaire d’insérer entre les diverses parties du pont des joints isolants.
- Ce problème ne présente pas de grosses difficultés, si l’on emploie les isolants à la compression ; ce n’est plus alors qu’une question de surface à déterminer.
- P.-L. C.
- L’électricité dans la fabrication du verre, par Kershow. Eleetrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. 735, 21 novembre 1903.
- La substitution du four électrique aux fours à récupération des verreries n’est pas exempte de difficultés ; l’utilisation des gaz chauds perdus et la possibilité de régler exactement le dosage de l’air avec des combustibles gazeux ont fait des fours-gazogènes des appareils à rendement tiès élevé. — Une autre difficulté provient de ce que, pour permettre l’expulsion de tous les gaz contenus dans la masse en fusion, le verre doit être maintenu à la température de fusion pendant vingt-quatre heures. II n’en est pas moins vrai qu’il y a actuellement deux usines d’essai en service, et que plusieurs brevets, entre autres ceux de Becker et Yoelker, ont reçu des commencements d’exploitation.
- L’auteur passe en revue ces divers brevets et décrit les fours correspondants. Au pointMe vue financier les résultats des essais poursuivis a Matrei et à Plettenberg ne sont pas connus; mais si
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- CXLJ1
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 Mars 1904
- ^exploitation de Matrei, où l’énergie est produite dans des conditions très défavorables, donne des résultats concluants, l’application de l’électricité à l’industrie du verre est appelée à un grand avenir.
- P.-L. C.
- DIVERS
- La majeure partie du caoutchouc importé aux Etats-Unis vient du Brésil ; le reste provient des colonies anglaises du Congo. Le bureau de statistique des Etats-Unis annonce que des arbres à caoutchouc transplantés de l’Amérique du Sud aux Philippines y ont parfaitement réussi.
- P.-L. C.
- La production du caoutchouc. Electrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. 586, 24 octobre 1903.
- L’importation du caoutchouc aux Etats-Unis a passé de 970000 kg en 1862 à 22 millions et demi de kilogrammes en 1902, représentant une valeur de i5o millions de francs. La demande croissante du caoutchouc a donné naissance à une nouvelle industrie utilisant les déchets et rognures de caoutchouc. Il a été importé en 1903, 11 ii5ooo kg de vieux caoutchouc
- aux Etats-Unis, représentant une valeur de 7580000 fr. On utilise beaucoup, aux Etats-Unis, un produit dénommé « gutta-Joolatong » provenant principalement de Bornéo ; c’est un corps blanchâtre, ayant Easpect de la guimauve, avec une forte odeur de pétrole, s’oxydant à l’air où il durcit. Il ne peut pas servir de succédané au caoutchouc ou à la gutla, mais on l’emploie beaucoup comme charge aux Etats-Unis où il en a été importé 6400 000 kg en 1903.
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- La production du pétrole en 1902. Electrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. 587, 24 octobre igo3..
- C’est la première année que la production de pétrole brut des Etats-Unis dépasse celle de la Russie. Ces deux pays produisent ensemble les 91,08 p. 100 de tout le pétrole du globe, cependant cette proportion est en baisse, grâce sans doute, à l’exploitation de nouvelles sources à Sumatra, Java, Bornéo, en Galicie "et en Roumanie. Pour ce qui est du pétrole raffiné la supériorité des Etats-Unis est beaucoup plus marquée attendu que son pétrole brut fournit 67 p. 100 de pétrole raffiné et que le pétrole de Russie n’en donne que 26 p. 100.
- P.-L. C.
- Emmagasinage de la houille sous F eau.
- Electrical Review. N.-Y., t. XLIII, p. 808, 5 décembre 1903.
- Des expériences ont été faites à ce sujet par M. John Macauley, le directeur des chemins de fer et docks d’Alexandra (Angleterre).
- Il en ressort que la houille perd beaucoup moins de son calorique sous l’eau que quand elle est emmagasinée à l’air.
- M. Macauley attribue ce résultat a ce que la houille conserve mieux ses propriétés chimiques primitives sous l’eau alors que l’effet combiné du soleil, du vent, de la pluie et de la gelée amène une oxydation, et une volatilisation partielles des
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 Mars 1904
- CXL1I1
- principes gazeux. L’opérateur estime que la houille emmagasinée à l’air perd près du cinquième de son pouvoir calorifique.
- P.-L. C.
- Traitement de la tuberculose par les courants de haute fréquence. Electricol Review. N.-Y., t. XLIII, p. 751, 21 novembre 1903, d’après Engineering, 3o octobre igo3.
- Le Dr J. Cunningham Bovie, se basant sur l’inocuité relative produite par les courants de haute fréquence sur les substances toxiques, a appliqué avec quelque succès ces courants au traitement de la tuberculose. Il se servait d’un appareil fournissant des courants dont la fréquence, la tension et l’intensité pouvaient être modifiées à volonté. Des injections d’huile d’amandes additionnée d’iode, de thymol ou d’autres antiseptiques étaient pratiquées dans le larynx.
- Le courant variait de3oo à 800 milliampères,
- la tension de 5o à yo volts et la durée du traitement de 10 à 20 minutes.
- L’expérience de l’auteur a montré que l’action de ces courants active l’efficacité des injections pratiquées seules. P.-L. C.
- Le Radium et le Cancer. Electrical Review. N .-Y,, t. XLIII, p. 786, 28 novembre 1903, d’après Electrician, 6 novembre.
- L’Académie des sciences de Vienne a chargé le Dr Exner d’étudier les effets du radium dans le traitement de diverses maladies. Suivant le rapport du docteur, qui a porté ses investigations sur le traitement du cancer, dans neuf cas, il a obtenu une réduction notable des tumeurs cancéreuses, et dans deux cas, ces tumeurs ont disparu complètement et n’ont pas reparu depuis cinq mois. Le Dr Exner conclut que dans tous les cas où une opération est possible, il vaut mieux y recourir ; dans les autres cas, l’efficacité du radium n’est pas douteuse. P.-L. C.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Hypothèse pour la thermodynamique. Essai d’un exposé clair de quelques principes de la théorie moléculaire en prenant pour base la loi de Kepler sur le mouvement des planètes, par Victor Grünbert. Johann Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. Prix : 3 marks.
- L’idée placée à la base de cet ouvrage résulte de l’exposé de O.-E. Meyer sur la théorie cinétique des gaz dans lequel l’auteur considère les plus petites particules des corps comme des formes de mouvements planétaires.
- Cette conception devait amener naturellement à considérer aussi les lois de mouvements planétaires et à rechercher jusqu’à quel point celles-ci sont applicables aux phénomènes moléculaires.
- La base de ces lois, indiquées pour la première fois par Kepler, repose purement et simplement sur l’attraction alternative entre les masses, que nous nommons gravitation.
- Cette gravitation doit exister et agir aussi bien dans les plus grandes que dans les plus petites masses connues; on lui donne, dans ce dernier cas et particulièrement lorsqu’il s’agit de l’action entre molécules des corps, les noms d’adhésion, cohésion, etc., et l’on ignore les loi d’après lesquelles les attractions mutuelles dépendent de la distance entre molécules.
- L’analogie entre les forces en jeu permet de compter à priori sur l’analogie de leurs conséquences : pour trouver une preuve de cette analogie, il est bon de se limiter au début à des cas simples : c’est ce qu’a fait l’auteur en remplaçant les trajectoires elliptiques des planètes par des cercles ou des sphères.
- L’hypothèse que les plus petites aussi bien que les plus grosses masses se meuvent en obéissant aux
- mêmes lois est extrêmement séduisante. L’expérience nous a montré partout dans la nature la simplicité et l’unité et les phénomènes les plus compliqués ont presque toujours été résolus d’une façon relativement simple : on est donc en droit de chercher également l’explication des phénomènes intramolécu-laires et atomiques par l’emploi des moyens d’action simples.
- L’ouvrage comprend les chapitres suivants :
- L’énergie cinétique d’une molécule : définition de son volume et de sa pression.
- Proportionnalité inverse entre la pression moléculaire et le volume moléculaire.
- Extension des lois. Application à plusieurs molécules.
- Modifications adiabatiques : rapport entre les deux chaleurs spécifiques d’un gaz.
- Essais de divers auteurs pour déterminer théoriquement la grandeur x.
- Essai de détermination de la grandeur x en prenant pour base les lois de mouvement des planètes.
- Signification des constantes K4.
- Rapports entre l’énergie totale et l’énergie partielle entre les gaz mono-, di- et tiûatomiques.
- Détermination des constantes Iv.
- Détermination des constantes Kj. Loi de Dulong et Petit.
- Relations entre les constantes K* et K4 avec la valeur précédemment trouvée pour K.
- Appendice :
- Relations entre les vitesses g, y, r, g et G.
- Distance entre deux molécules voisines.
- La distance moléculaire § et le rayon du volume de la molécule R.
- R. V.
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- CXL1V
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 Mars 1904
- Théorie et emploi de l’arc électrique, par Bir-renbach. Gebrüder Jànecke, éditeur, Hanovre. Prix : g marks.
- Il n’y a certainement aucune branche de l’électrotechnique qui ait reçu dans les dernièi’es années une aussi grande extension que l’éclairage électrique par lampes à arc. On peut donc s’étonner à juste titre de ce que depuis longtemps aucun ouvrage n’ait paru sur la construction des lampes à arc et particulièrement des lampes à longue durée de fonctionnement, et de ce qu’aucun auteur n’ait entrepris la tâche de rassembler les théories relatives à ce sujet et dispersées dans les diverses revues.
- L’auteur a voulu combler cette lacune en écrivant ce livre ; il a cherché à donner au constructeur un aperçu de la construction des lampes modernes et des résultats d’expériences et théories actuellement acquis. Il est naturellement impossible, par suite du grand nombre de forme d’exécution des lampes à . arc, de passer en revue tous les types de constructions et d’en faire ressortir les différents caractères. Un tel travail serait fastidieux et n’aurait aucune valeur pratique. L’auteur s’est donc efforcé de donner simplement les types généraux des lampes en partant des principes adoptés dans les anciens systèmes et en indiquant les modifications successives . qui y ont été appointées.
- L’ouvrage comprend les chapitres suivants :
- L’arc électrique; comparaison entre différentes sources de lumière ; photométrie ; construction des lampes (ancienne construction, lampes série, shunt et différentielles; nouvelle construction, lampes à arc libre, en vase clos et à flamme) ; montage des lampes ; appareils accessoires • emploi des lampes à arc; appendice (brevets).
- E. B.
- Construction et vérification des compteurs électriques, par A. Konigswerther. Gebrüder Jcinecke, éditeur, Hanovre. Prix : g marks.
- Ce livre résumé une série de conférences faites par l’auteur à l’Union Electrotechnique de Darmstadt. Jusqu’à présent, très peu de renseignements ont été donnés dans la littérature électrique sur les compteurs et sur les installations destinées à leur vérification. L’auteur n’a pas la, prétention de décrire tous les compteurs qui ont été construits ; il veut seulement caractériser les différents groupes par un grand nombre d’exemples choisis : la quantité de nouveautés qu’on voit éclore tous les jours en électrotechnique rend impossible une compilation complète.
- La première partie du livre est réservée aux équations principales qui Servent de base aux types de construction décrits dans la seconde partie; cette dernière est divisée de la façon suivante-: construction des compteurs; instruments enregistreurs; instruments à sommation continue; compteurs intégrateurs électrochimiques, à pendule, moteurs (électrodynamiques, électromagnétiques et d’induction)
- oscillants ; compteurs destinés à différents emplois (pour accumulateurs, traction, à maxima pour tarifs variables, automatiques); détails généraux de construction et transformateurs de mesures. Enfin la troisième partie est réservée aux dispositifs de vérification et d’essais pour les différents systèmes de compteurs.
- O. A.
- Courants alternatifs (monophasés, biphasés
- et triphasés), par l’ingénieur .Attilio MarrO, Ulrico
- ITœpli. Editeur, Milan.
- L’ouvrage est un manuel pratique pour les études, la construction et l’exploitation des installations électriques et l’auteur espère qmil sera un formulaire utile pour les ingénieurs électriciens.
- Presque toutes les machines électriques industrielles, dit l’auteur dans sa préface, reposant sur les phénomènes de magnétisme, il fait précéder son étude d’un exposé sommaire des principes fondamentaux du magnétisme et de l’électromagnétisme.
- Dans les divers chapitres il traite ensuite successivement des courants alternatifs, des courants polyphasés, des courants continus et il décrit les divers instruments de mesures.
- Les chapitres suivants sont consacrés aux générateurs d’énergie électrique par courants alternatifs, aux transformateurs, aux moteurs synchrones et asynchrones. Avant d’en arriver à la distribution, l’auteur décrit les lampes à arc et à incandescence et après avoir étudié les stations génératrices, les lignes aériennes et les canalisations souterraines il expose l’installation des transformateurs et des moteurs et termine par l’étude d’un projet. En appendice, sont réunies à la fin du volume diverses tables et formules utiles.
- Eléments of Electromagnetic Theory, par S.-J.
- Barnett, The Mac Millan Company, éditeur.
- L’auteur dans ce traité a essayé de présenter les principes fondamentaux d’électromagnétisme sous une forme simple mais rigoureuse. L’auteur a fait de larges emprunts aux travaux de Maxwell Heaviside, et Poynting, il s’est servi aussi des diagrammes contenus dans le traité du professeur A.-G. Webster. Après les généralités sur la théorie électromagnétique, l’auteur étudie les champs électriques et les condensateurs plus ou moins théoriques en supposant les diélectriques homogènes. Il étudie ensuite les condensateurs et électromètres.
- Il étend alors la théorie au cas de champ contenant deux ou plus de deux diélectriques. Un chapitre est consacré à la comparaison des constantes diélectriques et au pouvoir inducteur spécifique. L’auteur aborde ensuite l’étude des courants de conduction et des phénomènes qui s’y rattachent. Les derniers chapitres sont consacrés aux unités, aux courants de convection, à l’étude des flux électromagnétiques et aux ondes électriques.
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- Tome XXXVIII. Samedi 26 Mars 1904. Il* Année. — N013
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La reoroduction'des articles de L’ÉGLÂIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- SOMMAIRE
- Pages
- J. HF.TTINGER. — Communication sur une théorie de la télégraphie sans fil
- E. GUARINI. — L’équipement électrique des machines outils.................
- GIN. — Mémoire sur un régulateur électrique {suite et fin)...............
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et transformation : Régulateur de tension compensé pour courant monophasé, parL. Fleisch-
- mann et F. Eichberg.................................................................... 499
- Traction : Nouveau système de tramways à contact superficiel, par Griffiths et Bedell'......... 5oo
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIÛUES
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- Académie des sciences : Nouvelle théorie des machines à influence, par M, Schaffer............. Sot
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- Gaiffe et d’ARsoNVAL............................................................... . . . 5o3
- Electrotechnischer Verein : Les moteurs monophasés à collecteur et leur réglage, par Frîedricii Eichberg. 5o4
- TABLES DU TOIŸIE XXXVIII (SUPPLÉMENT COMPRIS)
- Table méthodique des matières.................................................. 5o8
- Table des noms d’auteurs............................................................... 517
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- CXL VI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 Mars 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- RADIOACTIVITÉ
- Pouvoir oxydant des rayons du radium, par Hardy A. Willcock. Journal chem. Soc. 1903.
- Les auteurs montrent qu’une solution de chloroforme dans l’iodoforme se colore en violet sous l’influence des rayons de radium par suite de l’iode mis en liberté par la décomposition de l’iodoforme Cette décomposition n’est possible qu’en présence de l’oxygène et est accélérée par la présence de chlorate de sodium, de potassium et de baryum et de nitrate de potassium, de barium ou de plomb; les sulfates de potassium et de barium, ainsi que les carbonates de calcium et de magnésium les retardent. Dans l’emploi de bromure de radium comme matière phosphorescente, les rayons se sont montrés les plus actifs, les rayons y exercent une moindre action chimique. Les actions physiologiques du radium sont expliqués par les auteurs par la propriété qu’ont les rayons du radium de traverser la peau impénétrable aux rayons lumineux ordinaires, et de produire dans les tissus sous-jacents des actions oxydantes.
- B. L.
- Phosphorescence produite par le radium. Electrical Review, Londres, t. LIII, p. 727, 6 novembre 1903.
- Quelques expériences intéressantes ont été effectuées récemment aux Etats-Unis par Kunz et Baskerville, sur la phosphorescence provoquée par le radium. Entre autres, ces'opérateurs ont trouvé que certains diamants deviennent phosphorescents et que d’autres restent obscurs; les premiers conservent la phosphorescence un certain temps. La willemite ou sulfate de zinc naturel manifeste à la fois la fluorescence et la phosphorescence ; la wollastonite et, surtout, la kunzite, sont plus sensibles que toute autre substance à l’influence du radium. Ce dernier minerai est de la famille du feldspath et a été trouvé, par Kunz, en gros cristaux, en Californie. La phosphorescence est aussi excitée dans la kunzite par les rayons de Rœntgen ; elle émet des radiations secondaires capables d’affecter une plaque sensible h travers une feuille de papier mince. Kunz et Baskerville ont trouvé aussi qu’en mélangeant le radium à la willemite naturelle en poudre, la radioactivité du premier est accrue dans des proportions extraordinaires, sans que l’on puisse encore en fixer la durée. Cette propriété est attribuée à un élément non encore séparé que renfermerait la willemite,
- P.-L. C.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Réglage de la vitesse des moteurs au moyen des variations de Fexcitation, par H M Ho-bart. Electrical Review, Londres, t. LUI, p. 926-928,
- 4 décembre igo3.
- Ce mode de réglage est très souvent considéré comme étant d’une application très limitée et comme entraînant une augmentation de poids importante des moteurs. L’auteur rappelle à ce sujet les communications de Pomeroy et W. Coo-per à l’American Institute of Electrical Engi-neers, à la suite desquelles l’opinion s’est accréditée dans la presse technique que pour obtenir des variations de vitesse de 200 p. 100 il faut un moteur quatre fois plus grand. 11 y a là évidemment un malentendu basé sur les différences d’opinions au sujet de la relation entre la commutation et l’intensité du champ inducteur.
- E11 dehors des considérations de commutation, on construira un moteur à vitesse variable avec des dimensions correspondant à la plus faible vitesse de régime, sans sacrifice du rendement. Un moteur avec résistance réglable dans l’induit ne remplit pas cet objet; il est bien certain que pour réduire la vitesse d’un tel moteur à la moitié de la valeur normale, on perd plus de la moitié du rendement.
- Mais l’auteur pense qu’au point où en est le développement de la construction électrique, le moment est venu de généraliser l’emploi d’une position des balais suivant la ligne neutre géométrique, et non seulement d’une position invariable quelle que soit la charge. La bonne commutation d’une machine donnée avec des balais déterminés dépend du courant et de fa vitesse; dès lors, une machine à vitesses variables doit être étudiée pour posséder une bonne commutation à la vitesse et au courant maxima, ou mieux, pour le maximum du produit de la vitesse par le courant qu’il peut être amené à supporter. La capacité finale du moteur sera basée sur la charge normale à la plus faible vitesse et c’est avec des moteurs à vitesse constante égale à la plus faible vitesse précédente qu’il faudra comparer le moteur, au point de vue de son prix.
- L’auteur résume dans une courbe les vitesses à adopter pour diverses puissances de moteurs de 200 volts, ayant une bonne commutation et une position invariable des balais sur la ligne neutre géométrique et expose les raisons qui l’ont amené à des conclusions quelque peu différentes des autres auteurs.
- P.-L. C.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 Mars 1904
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- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1 250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3 500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3 500 kw en triphasé, sous une tension inférieure à 6 500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7 000 kw en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15 000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
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- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et mà-nœuvrés à la main au moyen d’un levier;
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- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermédiaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 Mars 1904
- Economie de la vapeur surchauffée. Electri-cal Review. Londres, t. LIII. p. io3g-io4o, 26 décembre 1903.
- Ce sujet est traité dans une communication de M. Reynold à la « Rugby Engineering Society », du 17 décembre. La surchauffe est devenue possible grâce à l’application des huiles lourdes minérales à la lubrification et des garnitures métalliques : l’auteur n’attribue aucune supériorité thermodynamique à la surchauffe dont il n’aurait jamais été question si on avait pu réaliser une détente adiabatique ; il établit nettement le rôle de la surchauffe qui est d’.éviter les condensations et les fuites par le piston et les tiroirs. L’auteur admet la formule suivante pour l’équation de la vapeur :pç — g3, 5 T — 91 p~0’u, où p est exprimé en livres par pied carré (0,00049 kg par cm2), 0 le volume en pieds
- cubes (28,31 litres) d’une livre (453 gr) de vapeur, T la température absolue en degrés Fahrenheit.
- D’après cette formule une surchauffe de ï5o° C. entraîne une augmentation de volume de 5op. 100. Mais cette augmentation de volume n’est pas un avantage thermique ; la surchauffe cesse à la fin de l’admission et ne sert qu’à obtenir de la vapeur saturée sèche à cet instant.
- L’auteur se déclare partisan des surchauffeurs à foyer indépendant, mais sans insister sur la possibilité d’obtenir par cette mesure une surchauffe à la fois efficace, économique et réglable, comme cela est réalisé dans le surchauffeur Cru ce.
- Il est douteux qu’il soit économique d’employer une surchauffe capable de maintenir la vapeur sèche pendant toute la détente, l’admission doit, dans ce cas, être nécessairement prolongée pour fournir la quantité de vapeur suffisante. Sinon, il faut recourir à des surchauffes impraticables ; on ne peut, en effet, guère dépasser 260° C., il existe peu d’huiles utilisables à des températures de 310 à 320° C.
- P..L. C.
- Le surchauffeur réglable de Cruse. Rlectrîcal Review, Londres, t. LUI, p. 1007, 18 décembre [go3.
- .Dans une communication à la Scientific Society, de Glascow, M. W.-H. Booth rappelle que la vapeur surchauffée renferme plus de calorique par kilogramme, mais beaucoup moins par mètre cube, que la vapeur saturée ; au point de vue de l’économie dans le poids des machines, c’est la considération du volume qui importe le plus. Aussi, ce qu’il faut réellement dans une
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- Billets d’Aller et Retour collectifs de 2e et 3e classes à très longue validité pour familles.
- Du 1er octobre au 15 novembre 1903, il est délivré par les gares P.-L.-M. aux familles composées d’au moins 3 personnes, des billets d’aller et retour collectifs de •2e et 3e classes, pour Hyères et toutes les gares P.-L.-M. situées au delà, vers Menton. Le parcours simple doit être d’au moins 400 kilomètres.
- La famille comprend : père, mère, enfants ; grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables jusqu’au 15 mai 1904. La validité de ces billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennnant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. Le coupon d’aller de ces billets n’est valable que du l°r ocobre au 15 novembre 1903.
- Le prix du billet collectif est calculé comme suit : prix de quatre billets simples pour les deux premières personnes, prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié du prix d’un billet simple pour la quatrième personne et chacune des suivantes. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- La demande de billets doit être faite 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- Il est délivré, du 15 octobre au 15 mai, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lr°, ‘2e et 3e classes, pour les stations hivernales suivantes : Hyères et toutes les gares situées entre Saint-Raphaël, Va-lescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les deux premières personnes), le prix d’un billet simple pour la troisième personne, la moitié de ce prix pour la quatrième et chacune des suivantes.
- La durée de validité de ces billets (33 jours) peut être prolongée une ou plusieurs fois de 15 jours, moyennant le paiement pour chaque prolongation, d’un supplément égal à 10 p. 100 du prix du billet collectif. —
- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance, à la gare de départ.
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- Supplément à L’Éclairage'Électrique du 26 Mars 1904
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- CL
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 Mars 1904
- machine à vapeur, c’est de la vapeur saturée sèche, la surchauffe n’a d’autre objet que de fournir au cylindre, à la fin de l’admission, le calorique maximum par unité de volume sous forme de vapeur saturée sèche. L’auteur s’attache à combattre le préjugé qu’un surchauffeur est un accessoire peu coûteux d’une chaufferie ; ce qui a fait établir des surchauffeurs bon marché avec des tubes trop petits et une réduction de pression considérable. La température dans les foyers des surchauffeurs chauffés séparément est de i 3oo° environ ; et il n’est pas prudent de soumettre les tubes des surchauffeurs à plus de yoo° C. environ Dans les surchauffeurs ordinaires, on réduit, la température par l’admission d’un excès d’air froid entre le foyer et les tubes, aux dépens de l’économie. Dans le surchauffeur Cruse, la chute de température s’obtient en faisant passer la flamme sur un réchauffeur d’alimentation.
- Dans le type à chauffage par les gaz du foyer de la chaudière, le réglage est obtenu en faisant circuler l’eau de la chaudière dans des tubes placés à l’intérieur des tubes du réchauffeur. Cette circulation est réglée à volonté par un éjecteur de vapeur surchauffée. De plus, l’eau du réchauffeur peut être envoyée tout ou partie, dans les tubes de circulation intérieure. Ces deux réglages peuvent être effectués d’une façon indépendante.
- P.-L. C.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Détermination des défauts dans les câbles SOUS caoutchouc. Electrical Review, Londres, n° i362.
- Ce procédé s’applique aux câbles en fabrication et consiste à faire passer lentement la longueur défectueuse dans un bain d’eau ou de cire à 90° C. et de noter la fuite à travers le diélectrique au moyen d’un galvanomètre sensible et d’une tension aussi élevée que possible. Aussitôt que le défaut pénètre dans le bain, la déviation du galvanomètre est accrue dans une proportion visible. Cette méthode sert aussi à déceler les moindres imperfections dans la fabrication; bien que parfois cette imperfection ne se révèle que par un ralentissement, un arrêt ou une légère modification du mouvement du spot dû à l’électrification du diélectrique, l’auteur a toujours pu déterminer le défaut sur une longueur de quelques centimètres. P.-L. C.
- TRACTION
- Trains électriques sans rails en Amérique, Zeitschrift fur Electrotechnische, 17 janvier.
- A Scranton (Pensylvanie) une voie d’essai de
- 25o m est en exploitation. L’arrivée du courant se fait par deux perches de trôlet placées sur le toit de la voiture et mobile autour de leur point d’attache de façon que le véhicule puisse s’écarter de 4 à 5 m de fils de trôlet.
- Les roulettes de prise de courant sont montées horizontalement, et tournent autour d’un axe vertical : un bon contact avec le fil est assuré par des ressorts qui tendent à écarter les 2 trô-lets l’un de l’autre à la partie supérieure ; en outre une pièce montée contre les roulettes les empêche de sortir du fil dans les endroits où ce dernier est interrompu, comme par exemple aux croisements.
- Sur la voie principale, il y a 3 fils de roulement ; le fil du milieu sert à l’amenée, et les deux fils extérieurs au retour du courant.
- Le fil du milieu sert avec l’un des fils extérieurs, à l’alimentation des voitures marchant dans un sens et avec l’autre fil extérieur à l’alimentation des voitures marchant en sens inverse A cet effet les fils extérieurs sont tenus par côté par deux bras métalliques fixés à une pièce de bois ; entre les deux est placé le support du fil central constitué par une pièce plate à bords minces de telle manière que les roulettes de deux voitures marchant en sens inverse puissent se croiser en passant chacune sur l’une des faces de cette pièce. E. B.
- Voies électriques à Londres. Street Raïlway Journal, 21 novembre.
- On sait que sur la plus grande partie des chemins de fer urbains de Londres l’exploitation à vapeur doit être remplacée par l’exploitation électrique. Après l’achèvement de cette transformation, la voie aura une longueur totale de 224 km et comprendra les lignes suivantes : le Métropolitain District Ry, le Backer Street et Waterloo Ry qui seront toutes deux prolongées au-delà de leurs stations terminus* le Great Northern Ry, le Charing Cross, Easton et Hampstead Ry et enfin le réseau de tramways du London United Tramways. Les frais d’aménagement s’élèveront à 85 millions de dollars dont la moitié sont couverts par des capitalistes américains.
- Dans le sud-ouest de Londres, à Chelsea Creek, une station est commencée pour une charge de début de y5 000 chevaux, comprenant dixturbinesParsons-Westinghousede y5ooo chevaux comprenant dix turbines Parsons-Westinghouse de y5 000 chevaux accouplés directement à des générateurs à courants triphasés de 5 5oo kilowatts sous 11 000 volts à 33 ij3 périodes par seconde. La salle des chaudières contiendra au début 84 unités de chacune 520 chevaux et la partie supérieure de la salle contiendra une soute à charbon
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 Mars 1904
- CLl
- de i5ooo tonnes. Deux installations pour la manutention mécanique du charbon en transporteront par heure 60 tonnes.
- On n’a encore pris aucune décision en ce qui concerne le matériel roulant. On doit employer 48o voitures de chacune 52 personnes construites en bois incombustible et en aluminium. Cette décision ne sera prise que lorsque les deux trains d’essais de y voitures mis depuis peu en circulation et équipés l’un avec le système de commande Westinghouse et l’autre avec le système de commande Thomson auront fait leurs preuves.
- Dans les lignes souterraines un tarif unique sera appliqué : sur hautes lignes on adoptera un tarif par zones.
- O. A.
- Le chemin de fer circulaire de l’exposition Saint-Louis. Zeitschrift fur Electrotechnische.
- L’Exposition de Saint-Louis couvrantune surface environ deux fois plus considérable que l’Exposition de Chicago, la question de la création des moyens de transport rapides était d’une très grande importance. Le chemin de fer circulaire de l’Exposition de Chicago était fort bien installé et permettait au visiteur d’avoir en peu de temps une vue générale de l’exposition. Saint-Louis possédera aussi un chemin de fer circulaire semblable, et chacun des bâtiments principaux de l’exposition sera facilement accessible grâce à 17 stations. La voie est établie double et a une longueur totale d’environ 10 km. Les frais pour l’installation du chemin de fer s’élèveront à 3 5oo 000 fr. environ, et les frais d’exploitation pendant la durée de l’exposition s’élèveront à yâoooo fr, ce qui représente un total de 4 35o 000 fr environ. Après l’exposition, la valeur du matériel pourra être éva-
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- luée â 4° P* 100 des frais primitifs, et il faut compter de ce fait 1 700 000 fr. D’après les évaluations, basées sur l’expérience des dernières expositions, on peut compter que le chemin de fer circulaire transportera 10 000 000 de passagers, ce qui à 5o centimes par tête représente une somme totale de 5 000 000 de francs. Le bénéfice net à attendre ressort donc aux environs de 2 000 000 et même plus. Il était primitivement question d’adjuger la construction du chemin de fer à un entrepreneur, mais, finalement, la direction de l’exposition se décida â garder l’affaire dans les mains. Par suite du caractère relativement plat du terrain de l’exposition, il est possible de poser la plus grande partie de la voie au niveau du sol et il n’y a que 2 km en viaduc. La construction de ce viaduc comporte une rangée de piliers distants de •12,60 m ; chaque pilier est formé de deux forts montants en bois, constitués chacun par trois poutres assemblées, fortement entretoisées ensemble; le tout repose sur des traverses placées à 1,80 m au-dessous de la surface du sol. Les traverses destinées à la partie aérienne ont une section de i5oà 200 mm. La distance entre deux traverses est de 40 cm et celles-ci dépassent de 25 mm les deux côtés des supports. Ces traverses sont solidement assujetties aux supports par des chevilles et des boulons. Pour la voie au niveau du sol, les rails sont placées sur des traverses de 15oX200X2 4oo mm écartées de 65 cm ; chaque 5e traverse a 2,7 m de long. L’écartement des voies est, sur le chemin de fer américain de 1 402,5 mm. Les rails sont en acier et pèsent 32,5 kgr par mètre ; ils sont livrés en tronçons de 9 et 18 m de long. Dans les courbes de moins de 36o m de rayon, il y a des contre-rails de même profil et de même espèce que les
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- CLII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 Mars 1904
- rails de roulement. Le contact électrique est assuré par îles connexions en cuivre de 120 mm2.
- La partie du chemin de fer passant au niveau du sol sera fermée par des barrières de protection. La plus forte rampe de la voie est à 3 p. 100 et, à l’exception des courbes de la station principale qui ont un diamètre de 45 m, il n’y a pas de courbes de moins de 20°.
- Le matériel roulant du chemin de fer comprend 17 trains de chacun 3 voitures se succédant à 2 minutes 3g secondes d’intervalle, de sorte qu’à chacune des 17 stations, 23 trains ou ensemble 69 voitures passeront par heure. La vitesse moyenne sur le chemin de fer circulaire étant d’environ 12,8 km à l’heure, un voyage circulaire prendra 45 minutes. 10 voitures seront découvertes, le reste sera fermé. Les voitures seront livrées par la Saint-Louis Cor C°, la plus grande fabrique du monde pour voitures de tramways. Le poids de chaque voiture est de 21 810 kg et le prix d’un moteur de 19000 fr. Les dimensions extérieures des voitures sont i4,5o m de longueur, 2,68 m de largeur. L’entrée se fait par les plates-formes avant et arrière. Un passage est réservé au milieu de la voiture qui porte des sièges pour 52 passagers ; il y a de grandes fenêtres et un luxueux éclairage ; toute l’installation donne une impression de confortable et de luxe. Les lanternes de tête sur le côté des voitures sont d’une intensité lumineuse beaucoup plus considérable que celles utilisées en Europe ; elles consistent en lampes à arc en vases clos de 2 000 bougies munies d’un réflecteur parabolique qui éclaire la voie sur une grande longueur. Chaque voiture est montée sur deux bogies à deux axes ; l’écartement entre bogies est 6,6 m. L’équipement de la voiture consiste en 4 moteurs de 4° chevaux à courant continu du type GE 67 de la General Electric C°, chaque axe porte un moteur. La commande des moteurs est faite par le « Multiple System type M » de la General Electric C° comme sur le chemin de fer élevé de Manhaltam à New-York. Ce système a été très perfectionné et est supérieur à tous les autres systèmes actuels. Le dispositif consiste en un grand nombre de « con-tracteurs » commandant chaque moteur et commandés eux-mêmes électriquement par un contrôleur principal. Dans ce contrôleur ne passe qu’un courant de faible intensité ne servant qu’à la commande des contracteurs (relais). Au contraire, pour 4 moteurs de 4° chevaux, il passe dans chaque interrupteur principal 1 225 ampères sous 55o volts et le poids de l’appareil de commande est de 900 kg.
- Comme freins, les wagons sont équipés avec le système à air comprimé Christensen. Ce système comporte essentiellement un compres-
- seur d’air accouplé par vis sans fin avec un moteur électrique de 4 chevaux. Ce compresseur tourne à 175 tours par minute et l’ensemble forme un tout compact. Le compresseur est commandé par un interrupteur automatique actionné par un manomètre et un relais.
- Le courant pour l’aliméntation du chemin de fer circulaire est produit dans la grande station de la halle des machines de l’Exposition ; on emploie du courant continu à 55o volts avec fil aérien et trôlet. Le fil aérien est en cuivre durci de 56 mm2 soutenu par des mâts en bois placés à 35 m les uns des autres au milieu de la voie et munis de deux bras de support.
- La sécurité est assurée par un nouveau Block système mécanique actionné par la première roue du train : la voie est bloquée par le train lorsqu’il s’engage dans une section, et débloquée par lui lorsqu’il atteint l’extrémité de la section. E. B.
- Protection des voitures de tramways contre le vent. Electrical Review, Londres, t. LUI, p. 791, i3 novembre igo3.
- MM. Milnes et C16, de Idadley (Angleterre) ont récemment fourni aux tramways de Burnley quatre voitures dont l’impériale est munie d’un dispositif destiné à protéger les voyageurs contre le vent et les accidents qui peuvent en résulter. Tout d’abord le Board of Trade doit établir prochainement un règlement portant à 1,35 m la hauteur de la galerie. Dans les voitures précitées, la protection est réalisée au moyen d’une galerie vitrée, dont la charpente est en bois de frêne renforcée et fixée au toit de la voiture au moyen de cornières et de croix de Saint-André en acier. Le vitrage consiste en glaces de 3 mm, garnies de bandes de caoutchouc. La main-courante en bois est recouverte d’une bande de fer méplat. Cette galerie a en outre l’avantage d’éviter des commotions par contact avec des pièces en métal mal isolées.
- P.-L. C.
- ÉCLAIRAGE
- Mouvement de rotation, dans l’arc libre entre charbons, par Grudnochowski. Physikalische Zeitschrift, Ier décembre igo3. ..
- L’auteur a observé dans l’arc à courant alternatif d’une lampe normale de 10 ampères et à environ 35 volts une tendance de l’arc à gagner le bord des charbons et à se mouvoir dans le sens des aiguilles d’une montre le long de ces derniers. La durée d’une rotation est i5 à 17 secondes. L’apparition du phénomène cesse à 4° volts à cause du caractère instable de l’arc, et se reproduit quand on abaisse à nouveau la tension. Cette apparition est expliquée paf la
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 26 Mars 1904
- CL1II
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- POUR ESSAIS D’ISOLEMENT
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- Ohmmètre et magnéto constituant le nécessaire portatif d’essai de résistance d’isolement.
- L'appareil complet pèse 8 kilogrammes seulement, le générateur seul pèse moins de 6 kilogrammes et est manœuvré à la main et peut donner une tension de 100, 200 ou 500 volts.
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- CL1V
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 Mars 1904
- formation d’an courant continu qui, même dans les arcs à courant alternatif se produit entre les électrodes de même constitution, comme l’ont montré Eichberg et Kallir après Duddell, et va de la plus grosse à la plus petite electrode (ici de bas en haut).
- Sur une lampe de i5 ampères placée horizontalement et réglée à la main, l’auteur a observé après la formation de l’arc des oscillations de lumière surprenantes se produisant a des intervalles de 7 secondes et causées par des variations par bonds, de la forme de l’arc. Celui-ci avait tantôt une forme de poire, tantôt une forme ellipsoïdale avec passage par saccades d’une forme à l’autre. En même temps se produisaient d’importantes variations dans l’intensité du courant et dans la forme du cratère. Dans les lampes à arc ordinaires, ces phénomènes sont masqués par l’action du régulateur automatique.
- B. L.
- Nouvelle lampe à mercure. Electrical Review, Londres, t. LUI, p. io38, a5 décembre 1903.
- C.-O. Bastian, l’inventeur du compteur électrolytique qui porte son nom, s’est occupé de perfectionner la lampe Cooper Hewitt, et il publiera les résultats de ses recherches aussitôt que les formalités nécessaires pour la protection
- de son invention auront été remplies. Bien que la lumière de la lampe Hewitt puisse s’appliquer sans modification à l’éclairage des rues au moyen d’un dispositif très ingénieux, Bastian modifie cette lumière pour la rendre applicable a l’éclairage domestique. De fait, la lumière blanche émise peut parfaitement servir à la comparaison des couleurs. Cette modification implique un léger sacrifice sur le rendement, mais ce dernier reste encore très supérieur à celui des lampes h incandescence. De plus, l’amorce s’amorce automatiquement.
- P.-L. C.
- Sur Remploi de la lampe Nernst. Electrical. Review, Londres, t. LUI, p. 780, i3 novembre 1903.
- 11 arrive fréquemment que des consommateurs n’obtiennent que des résultats décourageants alors que la majorité s’en trouve bien. Ce fait peut tenir à deux fautes d’installation que l’on commet assez souvent et sur lesquelles la Compagnie Electrique, de Pharing-Cross, attire l’attention de sa clientèle. Tout d'abord le voltage absorbé par le brûleur, additionné de celui qu’absorbe la résistance, doit donner une somme égale au voltage maximum et non à la tension efficace du circuit En second lieu, avec du cou-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 Mars 1904
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- rant continu, spécialement quand on emploie le type B, on n’observe pas la polarité, ou ce qui est encore plus mauvais, on change la polarité en enlevant et en replaçant la lampe ; le filament est ainsi mis rapidement hors d’usage. On recommande fortement, pour éviter cette erreur, d’employer des douilles à vis.
- P.-L. C.
- DIVERS
- L’industrie électrique allemande. Electrical Review, t. LUI, p. 943, 11 décembre igo3.
- L’industrie allemande paraît pourvue de commandes plus nombreuses qu’en 1902, et l’activité des grandes maisons d’électricité se traduit par des fusions de sociétés de plus en plus nombreuses. Ainsi, le déficit apparent de l’Union Electricitats Gesellschaft n’est dû qu’au compte important d’amortissement établi en prévision de la fusion avec l’Allgemeine. Les succursales autrichiennes des maisons Siemens et Sehuckert vont également fusionner sous la raison « Compagnie autrichienne de constructions Siemens et Sehuckert », au capital de 18 millions de couronnes.
- Les intérêts que possède l’Allgemeine à la Banque de Zurich ne sont certainement pas étrangers à la fusion des sociétés électrochimiques de Bitterfeld et de Rheinfelden. Les arrangements conclus entre les firmes Siemens et Sehuckert ont entraîné la chute de la Société des accumulateurs Pollack, de Francfort, dont les actions viennent d’être rachetées par la Compagnie des accumulateurs de Berlin. La Compagnie d’éclairage et de force motrice pour l'électricité, de Berlin, a distribué cette année un dividende de 5 p. 100, au lieu de 3 p. 100 l’année précédente ; cette société est intimement liée à la maison Siemens et Halske.
- P.-L. C.
- Résistance du sélénium. Electrical Reviesv, Londres, t. LUI, p. 997, 18 décembre 1903.
- A.-B. Griffiths a trouvé que la résistance du sélénium diminue quand on l’expose à une solrn tion alcoolique de certains pigments végétaux ou animaux. Les chiffres suivants montrent l’effet produit par une exposition de i5 minutes, à une distance de 10 cm des solutions; les résistances sont exprimées en mégohms, avant et après l’exposition. Pétales de verveine, de o,34 à 0,29; hélianthe, de 0,42 à o,4i5; géranium, 0,462 à 0,32 ; solution contenant des bacterium allii, de 0,39 à 0,37 ; pélagéine, o,35 à o,33, etc. Edison a montré la phosphorescence de certains composés organiques de cette nature, ce qui semble expliquer les phénomènes précités.
- P.-L. C.
- Le système décimal en Angleterre. Electrical Review, Londres, t. LUI, p. 916, 4 décembre 1903.
- A la prochaine session de la Chambre des Lords, un bill doit être présenté en vue de l’usage obligatoire du système métrique de poids et mesures dans tout le Royaume-Uni. Ce bill doit être présenté en première lecture par lord Bolhaven et soutenu par lord Kelvin. Notre confrère est informé qu’il règne un courant très favorable à l’adoption de ce projet de loi à la Chambre des Lords et qu’il y a de bonnes raisons pour s’attendre à ce que le projet de loi passe en seconde lecture.
- P.-L. C.
- Le marché du caoutchouc brut. Electrical Review, Londres, t. LUI, p. 933, 11 décembre igo3.
- A propos de la hausse persistante du caoutchouc brut, le correspondant de la revue anglaise ne croit pas que la hausse brusque qui se fait sentir depuis deux mois puisse être attribuée à la spéculation. La demande croissante de l’industrie du caoutchouc est, sans aucun doute, hors de proportion avec la production ; malgré les nouvelles récoltes des forêts de l’Amazone, les retards dans la livraison des produits de l’Amérique du Sud, qui restent abondants, ont également leur influence sur le cours du caoutchouc. Il laut d’ailleurs s’attendre à une production plus abondante pour la saison prochaine et probablement à une baisse dont on aperçoit déjà les tendances; le retour du prix du Para au voisinage de 8,4o fr le kilo (Londres) est à prévoir.
- En même temps, certaines qualités provenant de l’Afrique ont commencé à faire complètement défaut, par suite de l’imprévoyance avec laquelle les récoltes ont été faites. Même, dans l’Etat libre du Congo, la production a diminué. Les caoutchoucs de l’Afrique, ainsi que de l’Amérique centrale et des Indes, commencent à avoir des cours propres, indépendants de ceux du Para, qui réglaient jusqu’à présent tout le marché.
- Quant aux plantations, leur production a été encore si insignifiante qu’elle ne semble avoir aucun effet sur le cours. Bien que les essais effectués à Ceylan avec des plants américains s’annoncent pleins de promesses, il serait prématuré de considérer la culture des plants à caoutchouc comme une entreprise très rémunératrice.
- P.-L. C.
- Entrepôts de charbon sous l’eau, par Macaulay. Elect. Engin., 23 septembre.
- On sait que le charbon perd son pouvoir calorifique lorsqu’il a été emmagasiné longtemps :
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- CLVI
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 26 Mars 1904
- c’est d’une grande importance pour les bateaux à vapeur. M. Macaulay a essayé de conserver du charbon dans de l’eau de mer et a constaté, au bout d’une immersion de deux mois, que le pouvoir calorique avait augmenté de i p. ioo. Des essais se poursuivent sur des charbons ayant séjourné trois ans, et même dix ans sous l’eau :
- Ces derniers ont un pouvoir calorifique supérieur a ceux qui ont séjourné trois ans.
- L’auteur propose de conserver le charbon dans des réservoirs bétonnés communiquant avec la mer : on pourrait éventuellement augmenter la teneur en sel qui certainement exerce une influence. B. L.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Les câbles sous-marins. — Travaux en mer. par A. Gay, ancien élève de l’Ecole Polytechnique, Ingénieur à la Société industrielle des Téléphones (broché 2 fr. 5o. Cartonné 3 fr.
- Ce volume, qui fait partie de l’Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire, est la suite d un premier volume sur les câbles sous-marins, consacré à la fabrication.
- L’auteur décrit d’abord un navire de pose en étudiant les cuves, les machines d’immersion, les machines de relèvement, les grappins et les bouées. L’auteur fait ensuite parcourir au lecteur tous les détails de la pose d’un câble. Pendant et après la pose, l’on fait des essais électriques qui sont nettement étudiés dans le chapitre m. Les chapitres suivants sont consacrés aux propriétés électriques d'un câble sous-marin, aux récepteurs et aux transmetteurs en télégraphie sous-marine, l’auteur ne pouvant à son regret entrer dans de nombreux détails), aux défauts de ces câbles et aux réparations dont ils sont susceptibles. Enfin l’ouvrage se termine par un historique de l’industrie des câbles sous-marins et une l’apide description des réseaux actuels.
- Les accidents du travail dans l’industrie. — Moyens de les prévenir, par 1 ingénieur Effren Magrini, Ulrico Hœpli, éditeur, Milan.
- L’auteur s’attache à décrire toutes les mesures préventives contre les accidents dus aux machines. Il traite d’abord de l’isolement des divers moteurs à vapeur ou à gaz, électriques ou hydrauliques. Il décrit les moyens d’arrêter les moteurs et les transmissions des différents systèmes connus. Il passe ensuite aux machines taillant ou coupant (scies, etc.), aux machines employées dans l’industrie textile, enfin aux autres machines diverses.
- Un chapitre spécial est consacré aux accidents par l’électricité où successivement sont passés en revue, après un exposé succinct des causes, les moyens de
- les prévenir d’abord en ce qui concerne les dynamos, moteurs, transformateurs et accumulateurs et ensuite en ce qui concerne les différents systèmes de conducteurs.
- Théorie moderne des phénomènes physiques
- (Hadio activité, Ions, Electrons), par AugUStO RigHi.
- Bologne, Ditta Nicola Zanichelli, prix 3 francs.
- Ce volume fait partie de la collection des actualités scientifiques éditée à Bologne par l’éditeur Zanichelli.
- Les nombreuses recherches expérimentales faites dans ces dernières années, les tentatives heureuses faites pour compléter la théorie électromagnétique de la lumière et enfin la découverte de nouveaux phénomènes magnéto-optiques et des phénomènes de radio activité ont eu comme conséquence la formation d’une nouvelle et intéressante branche de la science et ont contribué à édifier une théorie par laquelle les idées sur la cause première des phénomènes électriques et en général des phénomènes physiques se sont profondément modifiées. L’auteur de l'ouvrage a voulu familiariser le lecteur avec ces nouvelles théories et il expose clairement la notion d’ions et d’électrons. Il étudie ensuite la nature des rayons cathodiques et les phénomènes de radio activité. Dans le dernier chapitre il envisage la nouvelle conception d’ailleurs hypothétique suivant laquelle la matière serait constituée parles électrons.
- AVIS
- Plasencia (Espagne). — Il sera procédé, le 28 mars 1904, à Plasencia (province de Cacérès) à l'adjudication de la fourniture de la lumière électrique nécessaire à cette ville.
- Le cahier des charges (texte espagnol) peut être consulté à l’office national du Commerce extérieur, 3, rue Feydau, à Paris (Moniteur officiel du Commerce, 2,5 février 1904).
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Clichy) Paris
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les lres marques
- CATALOGUES FRANCO — TÉLÉPHONE 529-U
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