L'éclairage électrique
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- L’Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL A. BLONDEL
- PROFESSEUR AU COLLEGE DE FRANCE,
- MEMBRE DE l'iNSTITUT.
- G. Ll PPM AN N
- PROFESSEUR A LA SORBONNE,
- MEMBRE DE L’iNSTITUT.,
- A. POTIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE DES MINES, MEMBRE DE l’iNSTITUT.
- INGENIEUR DES PONTS ET CHAUSSEES, PROFESSEUR A L’ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES.
- D. MONNIER
- PROFESSEUR A l’ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES.
- Eric GERARD
- DIRECTEUR DE L’iNSTITUT ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE,
- H. POINCARÉ
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. WITZ
- INGENIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES, PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE LILLE.
- TOME XLI
- 4e TRIMESTRE 1904
- ADMINISTRATION ET RÉDACTION
- 40, RUE DES ÉCOLES, 4°
- PARIS Ve
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- Tome XLI.
- Samedi 1" Octobre 1904f
- 11e Année.
- N" 40
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefîore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR LA THÉORIE DU MOTEUR SÉRIE COMPENSÉ MONOPHASÉ
- Le moteur série compensé a déjà été l’objet de nombreux articles et nous citerons notamment l’étude récente de M. Th. Lehmann. Cependant la question ne nous paraît pas encore élucidée sur certains points importants, et c’est ce qui nous a engagé à produire les notes suivantes, dont la publication avait été retardée par diverses circonstances.
- Préliminaires. — Comme on le sait, un moteur série compensé se compose (fîg. 1) d’un stator ordinaire de moteur monophasé d’induction S et d’un rotor R constitué par un induit de dynamo à courant continu muni de deux paires de balais: l’une B^B^, connectée en série avec l’enroulement S, se trouve placée perpendiculairement à la ligne des pôles, l’autre B2B2 est dirigée suivant cette ligne et les balais de cette dernière paire sont réunis par un conducteur (H).
- Sans entrer de suite dans les calculs, l’on peut énoncer a priori certaines propriétés du moteur série compensé ; ceci facilitera l’établissement des formules, tout en éclaircissant notablement leur sens.
- Cherchons en effet le couple électromagnétique exercé sur le rotor; il peut être regardé comme résultant des trois actions suivantes : (*)
- (*) Dans certains cas, les deux lignes de balais, tout en restant perpendiculaires entre elles, peuvent être déplacées d’un certain angle par rapport à cette position ; nous examinerons ultérieurement ce cas pour ne pas trop compliquer dès l’abord les calculs,
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 40.
- 1° Le couple exercé par le champ inducteur, produit par Tenroulement S, sur les ampères-tours transversaux du rotor B^B^.
- 2° Le couple dû à l’action du champ des ampères-tours longitudinaux B2B2 du rotor sur
- 3° Le couple provenant de l’action du champ transversal dû aux ampères-tours B^B^ sur les ampères-tours longitudinaux du rotor B2B2.
- Or si le stator est muni d’un enroulement uniformément réparti dans lès encoches, la réluctance est constante pour toutes les directions telles que B^B.,, B2B2. Il est alors facile de montrer que les deux derniers couples sont égaux et de signes contraires : si l’on désigne en effet par Q le courant primaire traversant l’enroulement S et les balais B,B15 par I2 le courant secondaire traversant les balais B2B2, les deux derniers couples peuvent chacun se représenter par l’expression pQI2, QI2 étant le produit vectoriel des courants G et I2 et p le coefficient d’induction mutuelle des circuits B^G, B2B2 lorsque leur direction coïncide (* *).
- D’ailleurs si l’action du circuit B^G tend à entraîner le circuit B2B2 dans un certain, sens de rotation, l’action du circuit B2B2 tend naturellement à entraîner BRQ en sens inverse.
- En définitive, le couple résultant se réduit donc au premier couple, lequel est donné par l’expression MQ2, M étant le coefficient d’induction mutuelle des enroulements S et B^B^ quand leur direction coincide (2). (Gela revient à dire que AI est le coefficient d’induction mutuelle de S et de B2B2.) Ce résultat peut s’énoncer de la manière suivante :
- « Le couple d'un moteur série compensé est simplement proportionnel au carré du courant primaire comme celui d'un moteur série ordinaire. Cette propriété est indépendante des fuites magnétiques et de la valeur de la résistance du circuit secondaire B2B2. »
- A ce point de vue, le moteur série compensé diffère beaucoup du moteur à répulsion dont le couple s’annule pour une vitesse finie, lorsque la résistance du circuit B2Ba atteint une certaine valeur ; ici le couple ne s’annule toujours théoriquement que pour une vitesse infinie, seule valeur pour laquelle le courant s’annule.
- De ce qui précède l’on conclut également que le moteur ne peut fournir aucun couple utile s’il est dépourvu d’un enroulement inducteur S.
- Cette propriété presque évidente a cependant été méconnue par certains auteurs.
- Equations générales. — Désignons par :
- G et I2 les intensités efficaces des circuits primaire et secondaire,
- U* la tension efficace aux bornes primaires,
- b, 12 les coefficients de self induction du stator et du rotor,
- les ampères-tours transversaux B1B^.
- (1) Si le rotor possède un seul enroulement, il est visible que étant le coefficient de self induction de l’enroulement
- rotorique. Dans certains cas le rotor peut cependant comporter deux enroulements distincts munis chacun d’un collecteur, l’un constituant le circuit B^ et l’autre le circuit B2B2.
- (*) Cette expression est identique à celle du couple d'un moteur série ordinaire monophasé en fonction de I) Cf. A, Blondel. Notes sur les moteurs monophasés à collecteurs, Eclairage Electrique, 28 novembre 1903.
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- 1er Octobre 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 7
- n, i\ les résistances correspondantes,
- M le coefficient d’induction mutuelle entre le rotor et le stator,
- [t le coefficient d'induction mutuelle entre les circuits B^EL et B2B2 lorsque leur direction coïncide (*),
- û = Y B vitesse de pulsation du courant,
- w la vitesse angulaire du moteur,
- z<, —\Jr22-\-l22 Q,2 l’impédance du circuit secondaire.
- Par suite de la complication assez grande des équations initiales, il est commode de se servir de la méthode des imaginaires ; la méthode graphique n’est pas avantageuse ici pour une première étude, car, comme nous le verrons plus loin, le lieu polaire du courant primaire n’est pas un cercle, mais une courbe d’ordre élevé. On arrive d’ailleurs facilement à des expressions très simples et facilement discutables.
- Si l’on considère le circuit primaire, la tension aux bornes doit équilibrer les forces électromotrices suivantes :
- 1° La force électromotrice /\,É exigée par la résistance rohmique des enroulements S et B<B.,.
- 2° La force électromotrice (U-H2) ^by due à la self induction desdits enroulements (j est le symbole y'ITjj.
- 3° La force électromotrice MOI2j due à l’induction de l’enroulement B2B2, parcouru par le courant I2, exercée sur l’enroulement S.
- 4° La force électromotrice due à la rotation de l’enroulement B^B^ dans le champ de l’enroulement S ; son expression est comme pour un moteur monophasé série ordinaire.
- 5° La force électromotrice due à la rotation de l’enroulement BiB, dans le champ de l’enroulement B2B2 parcouru par le courant I2 ; elle est analogue à la précédente et a pour expression pwl2.
- On obtient donc pour le circuit primaire l’égalité :
- lh = (ri d- Mw)q -f- (-f- b)^b/ d- M£îl2y (1
- Formons de même l’équation du circuit secondaire B2B2 ; la tension entre les deux balais B2 peut ici être supposée nulle, car, sans ôter de la généralité à l’équation, l’on peut toujours supposer que toute la résistance secondaire r2 réside dans l’enroulement du rotor. Dans ces conditions, le rotor est le siège des forces électromotrices suivantes :
- 1° La force électromotrice r2I2 exigée par la résistance ohmique du circuit secondaire.
- 2° La force électromotrice de self induction QÀ2I2y du circuit secondaire.
- 3° La force électromotrice MQIiy induite par l’enroulement S du stator.
- 4° La force électromotrice due à la rotation de l’enroulement B2B2 dans le champ de l’enroulement B^B^ ; elle est identique à la force électromotrice pt«l2 du circuit primaire, mais doit être prise avec le signe —, comme nous allons le montrer. Son expression est ainsi —
- L’équation du circuit secondaire est finalement :
- O = 7’2I2-|->2^I27 ~b Mûljj — //wb (2
- Nous avons dit qu’il fallait prendre le signe — pour la quatrième force électromotrice — f/wb ; l’on peut s’en rendre compte très simplement de la manière suivante :
- Supposons que le moteur soit alimenté par du courant continu ; les remarques des
- (*) Pour les valeurs explicites de M,/*,À),/2, "voir A. Blondel, loc. cit., page 330 et suivantes.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 40.
- préliminaires s’appliquant encore, Ton doit avoir a priçri d’après le principe de la conservation de l’énergie, l’égalité:
- = nL2 + (a
- qui exprime que la puissance prise au réseau IRR se dissipe d’une part en chaleur pi,2 -f /‘2I22), d’autre part fournit une puissance utile brute MQR2. De plus, dans les équations 1 et 2, les termes en Q s’évanouissent et Ton obtient :
- IR = (/\) + M&»)b -j- /*oI2 1)
- O = r2I2 — /*wq 2)'
- Or, si Ton multiplie (IV par R et (2V par I2, Ton arrive précisément en ajoutant membre à membre à l’expression («), donc il faut bien affecter les termes u.mR et p^R de signes différents ; sans cela l’égalité a ne serait pas vérifiée, ce qui est impossible. Enfin il est bien évident que cette différence de signe subsiste pour le courant alternatif.
- Courant primaire. — Ce étant, tirons de (2 la valeur complexe de I2 et portons la dans (1 ; il vient :
- . _— MÛR/
- r.2 + RO/
- TT | ]y/| \ t I r MOI • I /«"L— MOI,/ ( . (««L — MQR/
- U4 — (7*1 —j— Mw) 1^ —j- y -p /*w -----j—: JVH2y
- ?’2 + R Qj
- Effectuons les produits indiqués et simplifions :
- «2^2 —1— ]Aj2^2
- u4=(n -t- Mooq+(;M++?--jrTQ7- h
- 7 2 i JTlJ
- „26J2 4. M2Q2
- = (r, + Mo) b + (ù + R)Ûhy + (r2 — RÛy) ;J2q-2 ^
- r2 + /2üy
- 4'
- (3
- /•j p Mo
- ri
- A 4-
- R® (,a>*+m^>] i, + [ft + y»- ^ + MSQa)] o
- ou finalement en remplaçant r£ -j-R202 par et en posant pour simplifier :
- M<
- v r22 + VQ2 , «V24-MQ
- : COS 7,
- Rû
- v'r22 + ;.22ü2
- cos 7
- : sin 7
- /A.2 4- M2Q2 .
- . M /,|£2 —j— >>2^2 — — sin y
- r
- (4
- Si Ton passe alors aux valeurs réelles efficaces en prenant les modules, l’expression du courant R obtenue est finalement :
- U,
- g2o2 4- M2Ü2 . \ 2
- --------------sin 7
- (a
- \J + M» + ^ + wa2 cos ,)* + La + ;.2q
- expression relativement simple et très facile à retenir.
- Angle de décalage. — Facteur de puissance. — D’après une règle connue Ton tire immédiatement de l’égalité (4 la valeur de la tangente de l’angle de décalage y entre UR et R :
- - n , - o ^ + M2Ü* .
- 4" -'•2^*------------------sin 7
- tgf
- MÛ
- 4oi2 4- M-iP
- (G
- cos 7
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- 1er Octobre 1904.
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- Comme on le voit, l’angle ? s’annule pour une certaine vitesse «0 donnée par la relation.
- . n i . n p2 «02 -(- M2ü2 .
- qD -j- /2Û — -—-—'------sm y = o
- Z2
- q0 = - _ m2q2
- n y sin n.
- (7
- Si l’on néglige les fuites magnétiques et la résistance secondaire r% du rotor, l’on a dès lors, en se plaçant dans le cas ordinaire d’un seul enroulement sur le rotor (y = >2) :
- et la relation 7 devient
- z2 = Q),2 sin y — l M2 = ^d'2 f* 72
- Mo = rA (h + ^2)ü2 —ux2o2
- En d’autres termes, l’angle y s’annule au synchronisme (1).
- Dans la pratique w0 sera légèrement supérieur à û.
- Lorsque « dépasse w0, <p change de signe et le courant I4 se trouve en avance sur la tension aux bornes Ui ; le moteur fournit alors du courant déwatté au réseau, comme le ferait un condensateur.
- Courant secondaire. — De l’égalité (3) l’on tire immédiatement en passant aux valeurs réelles efficaces :
- T vV*2 + M2û2 T h— ,, 'i
- "2
- et en portant dans cette expression la valeur de Ii trouvée, l’on obtient:
- vV
- M3Q2 U,
- \/(r
- -f- Mw -p
- f*V -f M2Q2
- cos7 ) ~p ( XjO ~p )<20
- M20'2 . '2
- -----sm 7
- Comme on le voit par cette formule, le courant I2 s’annule pour m = co ; c’est encore là une différence essentielle avec le moteur à répulsion ; dans celui-ci en effet le courant secondaire tend vers une valeur finie lorsque la vitesse tend vers l’infini.
- Influence des constantes magnétiques.— Reprenons l’expression (5) du courant primaire l*. Si l’on fait varier w de o à oc , le courant Ii peut passer visiblement par un maximum; en effet, des deux carrés sous le radical, le premier croît avec la vitesse et le second décroît. Il semble donc bien a priori qu’il ait une valeur de « pour laquelle la somme des carrés est miniina, c’est-à-dire pour laquelle Ii est maximum. Pour préciser, il suffit d’égaler à zéro la dérivée de la quantité placée sous le radical ; toutefois l’on est conduit à une équation très compliquée dans le cas général, et nous supposerons pour simplifier que les fuites magnétiques sont négligeables ainsi que les résistances ohmiques. La quantité sous le radical prend dès lors la forme simple :
- bV+y-za —q-j (M2 —/>. = /2> D=r2 = 0)
- (*) Cette propriété a été, comme on le sait, démontrée pour la première fois par M. Latour.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — No 40.
- Prenons la dérivée et égalons-la à zéro :
- 2v2«-4V^(g-^) =0
- d’où
- “=“0-^ (7)
- L’on remarque immédiatement que pour qu’il y ait un maximum il faut :
- 2>2 >b
- Sinon, le courant va en diminuant sans cesse depuis le démarrage jusqu’aux plus grandes vitesses, comme pour un moteur série ordinaire. Or il est bien évident qu’il doit en être ainsi pour un bon fonctionnement du moteur; si le courant se trouvait en elfet maximum à une certaine vitesse, non seulement le moteur brûlerait presque infailliblement à cette vitesse, mais encore sa marche deviendrait très instable au-dessous de cette vitesse, puisque à une vitesse décroissante, correspondrait un courant décroissant, l’expression du couple étant MQ2 comme on l’a vu dans les préliminaires.
- Dans un moteur série compensé l’on devra donc toujours avoir :
- b > 2b
- Si l’on suppose que les enroulements rotorique et statorique sont identiques, cette expression peut se mettre sous une autre forme ; en désignant en effet par Ni et N2 les nombres de spires primaires et secondaire, il existe la proportion :
- 1-^if
- Par suite l’inégalité précédente devient :
- NP>2N22 Nj > y 2 N2
- Cette condition sera facile à réaliser dans la majorité des cas.
- J. Betiienod,
- Ingénieur Electricien.
- (A suivre)
- CONTROLEURS “ WESTINGHOUSE ”
- POUR LA COMMANDE DE MOTEURS A COURANT CONTINU A EXCITATION SÉRIE OU COMPOUND
- La Société Anonyme Westinghouse du Havre, bien connue pour ses moteurs électriques pour tramways, fait une application très heureuse de ces moteurs à la commande de ponts-roulants, monte-charges, treuils d’extraction et autres appareils de levage. Les moteurs tels qu’ils sont établis pour ces applications, ne diffèrent guère de ceux pour les
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- 1er Octobre 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- tramways que par la disposition extérieure de la carcasse magnétique qui porte, venus de
- fonte, quatre pieds permettant au moteur d’être fixé rigidement ou supporté sur des ressorts pour la commande directe des divers engins des ponts-roulants, monte-charges, etc...
- Comme il est de grande importance que les appareils de commande de ces moteurs soient très robustes, par suite de leur travail excessivement dur, et afin d’éviter des arrêts ou accidents dans le service, la Société Westinghouse a établi une série de contrôleurs répondant à ces besoins. Ils ont déjà fait, preuve de leur haut degré de régularité et de durabilité dans plusieurs installations et nous croyons devoir attirer l’attention des ingénieurs et industriels sur ces appareils.
- Les contrôleurs dont nous donnons ici quelques illustrations montrant leur simplicité de construction, sont composés d’un bâti en fonte contenant des colonnes de résistances qui doivent être insérées dans le circuit d’alimentation des moteurs. Sur ce bâti en fonte se trouve monté wm collecteur-constitué d’une quantité déterminée de contacts en cuivre, £2 suivant le nombre de variations, de vites- H ses que l’on désire obtenir. Ces contacts H sont solidement fixés par des vis sur un H tambour de résistances
- en des points convenablement choisis.
- Les contacts sont amovibles et peuvent être remplacés facilement en cas d’usure.
- Comme on peut s’en rendre compte, la disposition de ce contrôleur permet d’employer un plus grand nombre de contacts et par conséquent un plus grand nombre de vitesses sans que pour cela il atteigne des dimensions exagérées comme ce serait le cas si l’on avait adopté la forme générale des contrôleurs de tramways.
- Les résistances sont incombustibles et composées de bobines superposées les unes aux autres, formant des colonnes disposées dans la caisse dit contrôleur. Chaque bobine contient la matière résistante convenablement enroulée et isolée avec du mica et de l’amiante,
- La Société Westinghouse au lieu de b const mire ces appareils en série, (comme le fontbeaucoup d’autres constructeurs) préfère déterminer les résistances à Fl&- 2
- employer avec chaque contrôleur, d’après un examen détaillé des conditions suivant
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- 12
- l/E C L AIR A G E EL E G T RIQ U E
- T. XLI. — N° 40.
- lesquelles le moteur doit fonctionner, les durées de travail aux diverses charges et les temps de repos.
- Le dégagement de la chaleur est assuré par la fabrication de résistances spéciales du type dit “ ventilé ”, présentant à l’atmosphère environnante une grande surface de rayonnement.
- Chaque contrôleur est muni d’un système de bobines de soufflage magnétique, montées à chaque extrémité de quatre bras en croix, qui supportent les balais de contact. Ce dispositif est constitué par des électros dont l’enroulement est traversé par le courant même qui passe dans le moteur. Les pôles de chaque électro sont disposés de manière à ce que la rupture du courant se produise au milieu d’un champ magnétique très fort, rendant ainsi impossible le maintien d’un arc.
- La Société Westinghouse construit deux types de contrôleurs.
- Fig. 3
- 1°. — Contrôleur type “ Face en marbre ”. — Ce type est généralement établi pour la commande de petits moteurs jusqu’à 10 chevaux. Le jeu îl e résistances est réparti sur un grand nombre de contacts permettant d’obtenir un réglage très précis de la vitesse.
- Le circuit est ouvert en quatre points en série, ce qui a pour effet île réduire les arcs à leur maximum.
- 2°.— Contrôleur type “ Collecteur ”. — Ce type, ligure 2, est employé pour la commande des moteurs de puissance supérieure à 10 chevaux. Comme le type précédent, il possède un jeu de résistances très étendu, et a le circuit ouvert en quatre points en série.
- Pour les services très durs et pour lesquels il n’est pas nécessaire d’obtenir un réglage trèssensi Ole de la vitesse,comme par exemple dans les trains de
- Fig. 4
- laminoirs, treuils d’extractions, etc..., où les démarrages et le changement de sens de
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- marche sont très brusques et très fréquents, la Société Westinghouse établit des contrôleurs de ce dernier type spécialement calculés pour résister à ces travaux.
- Bien que la forme courante des appareils décrits ci-dessus, soit celle des figures 1 et 2, la Société Westinghouse construit, selon remplacement disponible dans la cage des ponts-roulants ou autres engins, des contrôleurs ayant le collecteur disposé comme dans la figure 3, ayant pour effet de réduire leur encombrement en épaisseur.
- Le mécanicien peut commander le moteur en agissant directement sur la manette qui se trouve montée sur le croisillon du contrôleur, mais pour les ponts-roulants, il est préférable de faire la manœuvre par des leviers et tringles comme on peut le voir sur la figure 4 qui montre la cage d’un pont-roulant de 30 tonnes desservant depuis trois ans et demi une travée de l’Usine de la Société Anonyme Westinghouse du Havre.
- J. Reyval
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Dispositif C. G. Curtis pour la répartition électro-automatique de la charge sur un groupe de turbines à vapeur actionnant des dynamos. The Electrical Magazine, 26 Mai 190h.
- Ce dispositif est représenté par le diagramme
- fîg. 1. Les doubles cercles figurent chacun un groupe turbine et dynamo, cette dernière étant reliée aux barres omnibus communes 8, 9. La manœuvre des soupapes régulatrices s’exécute à l’aide d’électros dont, pour plus de clarté, deux seulement sont représentés dans le dessin : l’un, 10, pourlasoupape de pleine charge ; l’autre
- u 10
- u ta
- Fi5. 1
- U, pour celle de surcharge. Tous sont reliés | chacun séparément par les conducteurs 12, 13, à
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- des contacts 14, 15 disposés sur une seule rangée en face d’une bande de contact 17 connectée à la source d’énergie et au conducteur commun d’excitation de tous les électros. Le circuit est complété entre les touches et la bande 17 parune fourche 19, solidaire de la tige d’un piston 20 du cylindre 21. Le déplacement du piston est provoqué par un liquide sous pression qui y pénètre par le jeu du tiroir 22, lequel règle le sens de l’introduction et de l’échappement suivant le mouvement qui est imprimé à l’articulation qui le relie à la glissière du régulaient centrifuge 23 fixé sur le prolongement de l’axe d’un moteur synchrone 24.
- Aii démârràgê, le piston doit être refoulé à gauche de façon à ce que tous les contacts soient recouverts par la fourche 17. On excite d’abord tous les électros pour provoquer l’ouverture des soupapes de réglage de toutes les turbines, puis on ouvre le registre d’admission de la première à mettre en marche. Dès que la dynamo qu’elle entraine a atteint sa vitesse normale, on ferme le commutateur la reliant aux barres omnibus ainsi que celui du circuit du moteur. Ce dernier se met aussitôt en marche à la même vitesse que la dynamo. Le mouvement imprimé, par suite, au régulateur fait déplacer le tiroir pour permettre l’introduction sur la face gauche du piston et le faire se déplacer vers la droite jusqu’à ce que la fourche ne ferme plus que les contacts correspondant à un fonctionnement normal.
- En supposant que toutes les turbines sont en marche et leurs dynamos reliées aux barres omnibus, le fonctionnement des appareils de réglage sera le suivant: En donnant, au début, une charge peu élevée à la première dynamo, la fourche est supposée ne couvrir que le dernier contact de droite 14, position qui correspond à l’ouverture de la soupape de pleine charge de la première turbine. Si on augmente la charge de la dynamo, celle-ci perd de sa vitesse de même que le moteur synchrone. Par suite, le ralentissement du régulateur centrifuge donne lieu à un déplacement du piston vers la gauche ce qui permet à la fourche de fermer le contact suivant, 14, afin d’ouvrir la soupape de pleine charge de la deuxième turbine et répartir la surcharge en égales proportions dans chacun des deux groupes. Aussitôt l’équilibre rétabli, le moteur reprend sa vitesse normale et, le piston sa position intermédiaire d’immobilité. La même opéra-
- tion se reproduit successivement de la même façon pour chacun des autres groupes et aussi inversement quand la charge diminue.
- L. D.
- Les Condensateurs à haute tension par J. Moscicki.(i)
- En dirigeant à Fribourg (Suisse) les installations industrielles destinées à la production de l’acide nitrique par décharges électriques dans l’air, j’ai craint de voir mes recherches compromises par un sérieux obstacle : je ne disposais pas de condensateurs à haute tension. On essaya au début deux types de condensateurs construits pour des tensions de 10.000 à 12.000 volts : le condensateur plan de la fabrique de câbles Borel et Cie à Neufchâtel et le condensateur du professeur Lombardi de la maison Tedeschi et Cie à Turin. Ils ne supportaient pas les hautes tensions auxquelles ils étaient soumis et n’étaient pas d’un emploi pratique. Dans le premier système, le diélectrique était constitué par des couches alternatives de papier et d’étoile; rensemble était imprégné d’une composition isolante à base d’huile de lin etdecolophane. Le fonctionnement de l’appareil était satisfaisant en été, mais quand la température s’abaissait au-dessous de -j- 8° C, les feuilles de papier et d’étoffe se désagrégeaient et cessaient de former avec la matière isolante un toutcompact. Il se produisait alors entre les armatures des décharges superficielles qu’un sifflement continu permettait de percevoir; il en résultait bientôt un court-circuit. J’ai soumis 48 condensateurs de ce modèle à une tension de 12.000 volts pendant quatre heures consécutives : aucun n’a résisté à cette tension. Les condensateurs Lombardi, dont le diélectrique est formé de lames de cérésine de 2mm d’épaisseur, m’ont donné des résultats plus satisfaisants; ils supportèrent en effet la tension d’épreuve pendant un temps très court. L’usine Tedeschi les garantissaitpoui‘5.000 volts, mais non pour 10.000 volts; j’ai constaté pour cette dernière tension un sifflement presque imperceptible et j’en ai fait l’observation au professeur Lombardi pendant un séjour qu’il fit à Fribourg. A mon avis, cet inconvénient a pour cause les décharges superficielles qui se produisent entre les bords des armatures par suite d’une isolation insuffisante. Après les derniers
- (i) Cette étude a été publiée par M. J. Moscicki dans l'Elek-| ttotechnisché Zeitschrift de Berlin (Nos 25 et 26, 1904).
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- perfectionnements apportés par M. Lombardi à son ancien type de condensateur, ce défaut a pu être éliminé, même pour une tension de 10.000 volts.
- Néanmoins je me suis décidé à renoncer à ce système de condensateur, car, outre l’inconvénient déjà signalé, leprixderevientde la matière première en était trop élevé (50 frs par kilovolt-ampère). J’ai donc résolu d’entreprendre moi-même la construction de condensateurs industriels. Je me suis bientôt rendu compte des difficultés que présente cette fabrication ainsi que des côtés faibles du condensateur plan en général. Il est nécessaire tout d’abord que la lame isolante forme avec les armatures un ensemble parfait, afin d’éviter des décharges superficielles. On obtient ce résultat en immergeant le condensateur dans Une substance isolante liquide susceptible de pénétrer entre les lamelles du diélectrique, qui doit remplir deux conditions essentielles : résistera la fusion aux températures relativement élevées et conserver son homogénéité, sans se désagréger, même quand il est soumis à un refroidissement. Il est évident que la substance isolante doit aussi jouir de ces deux propriétés.
- Or les condensateurs plans présentent presque toujours deux inconvénients : la résistance diminue vers les bords du diélectrique et le refroidissement reste insuffisant: de là un échaulfement, puis une désagrégation de la masse isolante mal refroidie, ce qui occasionne des pertes assez considérables. Je me suis cependant servi, au début de mes recherches, d’un condensateur plan dont le diélectrique était en verre, carie pouvoir inducteur spécifique de cette substance est relativement élevé. Mais, d’après Lombardi (1), les pertes diélectriques s’élèvent à 7 % pour le verre ; cette constatation m’a déterminé à poursuivre mes recherches avec d’autres corps, en particulier avec la cire fossile. Ces diverses substances ne m’ayant pas donné de résultats satisfaisants, j’ai fait de nouvelles expériences avec le verre qui ne m’a pas donné de pertes supérieures à 1,5 °/0. J’ai employé à cet effet un tube de verre dont 1 armature intérieure était constituée par du mercure et l’armature extérieure par une feuille d étain. Ce tube était noyé dans une masse isolante dont le volume était assez considérable.
- J’ai déterminé ces pertes par l’élévation de température du mercure produite par la chaleur dégagée, dont la masse isolante empêchait toute déperdition. Après avoir taré le tube, on obtenait facilement par le calcul l’énergie correspondant àlachaleurdéveloppéeetl’on en déduisait la valeur approximative des pertes du condensateur.
- J’ai employé pour la fabrication de mes premiers condensateurs du verre à vitre ordinaire de 2mm d’épaisseur. La lame diélectrique bien séchée était recouverte sur une face d’une feuille d’étain, collée avec de la térébenthine ; dans cette opération, on prenait toutes les précautions nécessaires pour éviter la formation de bulles d’air. L’ensemble formé par le diélectrique et les armatures était placé ensuite dans un four électrique où l’on maintenait pendant quelque temps une température dépassant -)- 100° C. A leur sortie du four et avant de les laisser se refroidir, les lames de verre étaient placées dans une caisse en fer blanc contenant une substance isolante, chauffée électriquement à l’aide d’une résistance disposée sous la caisse; on lestenaitverticalement pour les immerger, puis on les retournait lentement dans la position horizontale afin d’éviter l’interposition de bulles d’air entre deux plaques consécutives. Quant aux bulles se dégageant à la surface de la masse isolante, on les faisait disj paraître par un jet d’oxyde de carbone, ce gaz ne permettant pas la formation de l’eau inévitable avec du gaz d’éclairage. Unefoistoüteslesplaques placées, on cessait de chauffer la caisse que l’oii entourait d’une enveloppe afin d’obtenir un refroidissement aussi lent que possible.
- J’ai éprouvé de grandes difficultés à composer une substance isolante convenable, adhérant parfaitement au verre et ne se désagrégeant pas sous l’action d’une basse température. A cet effet,
- ; j’ai fait de nombreux essais avec divers mélanges de cire fossile, de colophane, de vaseline, etc... exposés au froid, après avoir été versés à l’état liquide dans une éprouvette. J’ai trouvé ainsi un 1 mélange paraissant insensible aux variations de température et adhérant parfaitement au verre ; il est composé de 4 parties de colophane, 1 partie de cire fossile de Boryslaw et 1 partie de vaseline.
- A l’aide du procédé que je viens d’indiquer, j’ai construit 72 caisses de condensateurs qui, montés 6 par 6 en série, constituaient des batteries dont la puissance atteignait 3 kilovolt-ampè-res sous l’action d’un courant d’une fréquence de
- (i) Lombardi, Elektrotechnische Zeitschrift, i8gg, P. gi4.
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- 50 périodes par seconde. Chaque caisse a 9,5 cm. de hauteur et une surface de 23 X 35 cm -, elle pèse 15 kg. et contient 21 plaques de verre de 20 X 28,5 cm. de surface, tandis que les feuilles d’étain appliquées n’ont que 22,5X16,5 cm.
- On a constaté, dans les conditions d’utilisation normale, qu’un groupe de [6 condensateurs pou-vaitsupporterune tension de 50.000 volts; mais à ce régime il ne pouvait rester en service pendant plus de huit heures consécutives, car il se produisait au bout de ce temps une élévation de température telle qu’on pouvait craindre la fusion de la masse isolante. Soumis à une tension de 5000 volts, ces condensateurs pouvaient rester en service sans interruption et pendant un temps illimité ; ils n’ont jamais donné lieu à un court-circuit, mais réchauffement résultant d’un fonctionnement prolongé a produit une augmentation de pertes qui atteignaient 3 °/0. J’ai dès lors renoncé au condensateur plan pour adopter un type de condensateur cylindrique en verre, qui m’a permis d’obtenir des résultats fort remarquables.
- La forme tubulaire présente d’abord l’avantage d’utiliser du verre mince. En effet, des expériences postérieures m’ont convaincu que du verre de 0,5 m/m d’épaisseur peut supporter des tensions allant jusqu’à 67.100 volts. Néanmoins les parties avoisinant le bord des armatures sont perforées assez rapidement; dans cette zone le même verre de 0,5 m/m d’épaisseur ne supporte guère que 11.700 volts : donc la résistance y est moins considérable que vers l’intérieur des armatures. Des expériences minutieuses, destinées à déterminer la tension de perforation des différentes zones du condensateur, m’ont amené à renforcer la paroi du diélectrique vers les bords des armatures. La forme tubulaire se prête mieux que toute autre à cette exigence.
- L’emploi de tubes présente en outre le grand avantage de permettre un refroidissement aussi facile que celui que l’on obtient dans les transformateurs par leur immersion dans l’huile. Enfin, à l’aide d’un isolant convenable, on peut supprimer complètement les pertes par conductance superficielle ainsi que les décharges silencieuses : d’où une augmentation considérable de rendement. Ainsi, avec du courant alternatif à haute tension et à la fréquence de 50 périodes par seconde, les pertes'n’ont pas dépassé 1 °/Q.
- Un condensateur d’une puissance de 0,5 kilo-
- volts-ampère (fig. 1) comprend cinq tubes, dont les parois ont 0,5 m/m d’épaisseur et dont le diamètre .est de 3 cm. ; ces tubes sont logés dans un récipient cylindrique en verre de 9 cm. de diamètre et 47 cm. de hauteur. Le poids de l’ensem-
- ble varie entre 3 kg. et 3,5 kg. Quant au prix de revient par kilovolt-ampère, il est relativement peu élevé (1).
- L’adoption de ce nouveau système m’a contraint à soumettre les diélectriques à de nombreuses expériences portant spécialement sur les deux points suivants : résistance à la perforation et pertes. Les résultats obtenus font supposer de
- (i) La première usine, destinée à la fabrication de ce type de condensateur, vient d’être fondée à Fribourg (Suisse) sous la raison sociale : J. de Modzelewski, Fabrique suisse de condensateurs électriques, système Moscicki.
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- nouvelles applications industrielles des condensateurs : en conséquence, j’ai tenu à entrer dans tous les détails de leur fabrication.
- A. — De la résistance des diélectriques à la perforation (Mémoire présenté à VAcadémie des
- Sciences de Cracovie) (1).
- J’ai choisi pour mes premières expériences des lames de verre à vitre ordinaire de 2 m/m d’épaisseur, recouvertes sur chaque face d’une feuille d’étain qui s’arrêtait à 5 cm. des bords du diélectrique. Tous les essais faits en immergeant ces lames dans un bain d’huile donnèrent le même résultat : le verre était perforé vers les bords des armatures. Cette expérience présente le plus haut intérêt, surtout si on la compare à celle qui va suivre. Un tube de verre de 0,3 m/m d’épaisseur, fermé à l’une de ses extrémités et rempli de mercure, était recouvert extérieurement d’une feuille d’étain laissant le col à découvert sur une hauteur de 20 cm. ; il supportait à l’air libre une tension de 24000 volts, tandis que les lames de verre de 2 m/m d’épaisseur étaient perforées même sous l’action de. courants à basse tension. Il se produisait vers le bord supérieur de l’armature extérieure des étincelles visibles surtout dans l’obscurité : leur longueur augmentait avec la tension du courant alternatif employé.
- La contradiction, plus apparente que réelle, qui semble résulter de ces deux observations s’explique sans difficulté. Dans le premier cas, l’excellent isolant constitué par l’huile, dans laquelle sont immergées les feuilles d’étain, délimite exactement l’armature et provoque sur ses bords un accroissement de densité des lignes de force, ce qui entraîne la perforation du diélectrique. Les circonstances sont différentes dans le cas du tube essayé à l’air libre ; la vapeur d’eau de l’atmosphère se condense vers le col non recouvert d’étain, et l’armature extérieure ne présente plus par suite un bord délimité électriquement. Une condensation des lignes de force devient évidemment impossible. La résistance ohmique, très élevée dans la zone d’humidité, entraîne forcément une chute de tension considérable et par suite une diminution de la densité des lignes de force.
- Pour éviter l’influence de la vapeur d’eau sur
- (i) Voir Bulletin de l’Académie des Sciences de Cracovie, janvier 1904.
- la perforation, des tubes identiques à ceux dont nous avons parlé furent immergés dans l’huile, puis soumis à l’action du courant. Cette expérience a démontré que la perforation se produisait déjà à 8000 volts, vers le bord de l’armature comme précédemment. J’ai continué mes essais avec des condensateurs tubulaires en verre dont l’armature intérieure était constituée par du mercure et l’armature extérieure par une feuille d’étain. De minces feuilles de mica étaient enroulées en spirale sur les tubes, de telle sortequ’elles se trouvaient en triple ou quadruple épaisseur vers le bord de la feuille d’étain et un peu au delà ; la distance de l’extrémité supérieure du tube au bord de l’armature extérieure comportait 6 cm.
- Quelques tubes ne furent pas recouverts de mica afin de déterminer plus exactement l’influence de ce diélectrique; mais tous les condensateurs étaient immergés dans l’huile. Les tubes ordinaires sans mica de 0,3 m/m d’épaisseur ont été perforés à 8000 volts au bord de l’armature, tandis que les mêmes tubes munis d’une garniture de mica ont supporté jusqu’à 17.000 volts. Dans les deux types la perforation s’est cependant, produite à la même place. Après un certain nombre d’expériences, l’huile perdaitde sa pureté et ne constituait plus un isolant parfait. Les circonstances étaient alors différentes : le diélectrique était perforé dans ce cas à l’extrémité de la garniture de mica où la résistance était moindre qu’au bord de la feuille d’étain.
- L’expérience a démontré que le diélectrique auxiliaire ne doit pas avoir un pouvoir inducteur spécifique trop inférieur à celui du verre, sinon l’influence des bords devient de nouveau prépondérante et il y a perforation du mica vers la limite de l’armature : on peut donc conclure que c’est dans cette zone que les diélectriques sont soumis à l’action la plus énergique. Il reste maintenant à examiner quel mode de renforcement des bords il convient d’adopter pour provoquer la perforation vers l’intérieur des armatures.
- J’ai choisi à cet effet des tubes cylindriques à parois minces, renforcés vers le col dont le diamètre était quelque peu réduit ; l’armature s’arrêtait sur la paroi épaisse. L’expérience a pleinement confirmé l’hypothèse précédemment admise, car il fallait une épaisseur de verre sensiblement plus forte vers les bords que vers l’intérieur du
- -k k k k
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- condensateur pour que cette dernière zone fût perforée. Nos recherches ont montré aussi que la tension critique atteignait des valeurs fort différentes pour un même condensateur, si l’on considère le bord ou la zone intérieure du diélectrique ; par suite il y a lieu d’étudier les rapports existant entre la tension d’une part, la nature et l’épaisseur de la lame isolante d’autre part. Nous examinerons en outre l’importance que peut avoir la zone considérée dans le condensateur et la fréquence du courant employé. Les études qui vont suivre ont été faites avec le concours de M. K. Kasperowicz.
- Installations électriques destinées à nos expériences
- Avec du courant alternatif à 160 volts et à la fréquence de 50 périodes par seconde, distribué par l’usine hydro-électrique deHauterive, près Fribourg (Suisse), nous avons pu procéder à une série d’expériences avec des tensions comprises entre 4000 et 8000 volts. Un transformateur de 10 kvv., dont les enroulements primaire etjsecon-daire étaient sectionnés en deux groupes distincts, nous donnait les rapports 110-220 à 4000-8000 volts, suivant que les groupes étaient associés en
- série ou en quantité. Les tensions voisines de 80000 volts nous étaient fournies par un transformateur à huile de 3,5 kw. de la maison Brown, Boveri et Cie à Baden (Suisse! : son rapport était de 70 à 50.000 volts ; bien qu’il ne fût construit que pour cette dernière tension, il supportait parfaitement 80000 volts comme nous en avons fait l’expérience à plusieurs reprises. Un point essentiel pour nos essais était d’arriver à un réglage exact de la tension dont la valeur ne devait osciller qu’entre des limites très rapprochées, sans être soumise à de brusques variations. L’emploi d’une résistance électrolytique, groupée
- en tension avec un rhéostat métallique et placée dans le circuit primaire, a permis de satisfaire entièrement à cette condition.
- Cette résistance électrolytique (fig. 2) se composait d’un tuyau de grès de 120 cm de haut et de 20cm de diamètre ; le fond, fermé à joint étanche, portait une plaque de fonte de 18 cm de diamètre reliée à l’une des bornes du transformateur et soigneusement isolée par des supports en porcelaine. Quant à la seconde électrode, elle était aussi constituée par un disque de fonte, qui, grâce à un système de poulies, pouvait se mouvoir verticalement dans le sens de l’axe du tuyau:
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- on pouvait ainsi faire varier sa distance à la plaque de fond. L’électrolyte se composait d’une solution de sel de cuisine. Un interrupteur bipolaire, placé dans le circuit primaire, permettait d’interrompre le courant à chaque instant, même pendantleslecturessur les instruments. On mesurait la tension sur le circuit primaire à l’aide des appareils suivants : jusqu’à 30 volts avec un milli-ampèremètre de Siemens etHalske, gradué jusqu’à 30 milli-ampères par 1/5 de milli-ampère; sa résistance intérieure comportait 1200 Q sous l’action du courant alternatif. Au delà de 30 volts, on se servait d’un voltmètre à fil de résistance de Hartmann et Braun, dont la graduation, comprenant 130 divisions, permettait des lectures de 65, 130 et 260 volts par l’emploi de résistances additionnelles.
- Le tube soumis à l’essai était placé sur une couche de matière isolante, puis introduit dans le circuit à haute tension du transformateur dont l’enroulement primaire était associé en série avec une résistance assez forte pour éviter la perforation du diélectrique. Le circuit restait fermé pendant le temps nécessaire à la mesure de la tension primaire ; on l’ouvrait ensuite et l’on diminuait la résistance électrolytique afin d’augmenter le voltage : on fermait alors le circuit puis on faisait une nouvelle lecture au voltmètre. Cette opération étaitrépétéejusqu’àlaperforation du diélectrique.
- Afin d’obtenir la tension critique avec toute l’exactitude désirable, on diminuait la résistance du rhéostat électrolytique à mesure que Ton s’en approchait, et, Ton enregistrait seulement la tension qui la précédait immédiatement, la lecture au voltmètre étant impossible au moment de la perforation. Le circuit restait fermé pendant le temps strictement nécessaire à l’observation, afin que l’élévation de température ne puisse diminuer la résistance du tube. Après l’expérience on mesurait l’épaisseur du diélectrique à l’aide d’un micromètre donnant le 1/100 de millimètre, chaque division ayant environ 2m/m de champ ; cette épaisseur était déterminée en divers points de la zone perforée et la valeur minimale ainsi obtenue correspondaitàlatension critique.
- Résultats des expériences.
- Le but de nos premières expériences était de déterminer la tension critique vers les bords des armatures. A cet effet, nous choisîmes des tubes de verre fermés à une extrémité et des tubes
- obtenus par le forage partiel de baguettes d’ébo-nite. L’armature extérieure, formée par un dépôt d’argent précipité à l’aide du procédé chimique de Bottger, recouvrait le tiers de la hauteur du tube dont l’intérieur contenait du mercure. Le tube, équipé pour les essais (fig. 3), est renfermé dans un cylindre en verre de 30cm de hauteur porté par un support en ébonite et rempli d’huile;
- Fig:. 3
- le bas de ce cylindre est fermé par un bouchon de caoutchouc traversé par le fil amenant le courant à l’armature extérieure. Ce fil est relié à une bague de cuivre, large de 2-3Cm, fixée au tube par l’intermédiaire d’une mince feuille d’étain. Le cylindre est fermé au col par un couvercle d’ébonite laissant passer le tube d’épreuve qui est immergé dans l’huile aux 2/3 de sa hauteur ; un fil de cuivre plonge dans le mercure consti-
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- tuant l’armature intérieure et la relie à la source d’électricité. Les essais ont porté sur trois qualités de verre, puis sur l’ébonite.
- (1) Verre alcalin ordinaire de Bohême servant à la confection des éprouvettes.
- (2) Verre non alcalin de la maison Schott et Oe à Iéna, n° 477 III.
- (3) Verre de thermomètre au silicate de bore provenant de la même fabrique, n° 59 III.
- Les tables qui vont suivre donnent les résultats des expériences que nous avons effectuées ; le diagramme de la fîg. 4 en facilite la lecture.
- Le diagramme 5, établi d’après la table 1 colonne 4, montre que l’épaisseur du diélectrique varie avec le carré de la tension critique.
- Nous avons procédé ensuite à de nouvelles expériences dans le but de provoquer la perforation vers l’intérieur des armatures. A cet effet, nous
- 'ordinaire alcahh
- B Verre tutu alcahh
- C Verre de -thermomètre
- S 0,3
- A II C
- S 6 7 8 9 JO 44 1Z 13 20 28 dâ 27 28 2$ ZO Zi ZZ
- Tendron, critique en hilovoicd *Z3û
- Fig. 4
- avons choisi un tube à parois épaisses soigneusement fermé à l’une de ses extrémités. En l’étirant à la flamme, nous obtenions une ampoule sphérique à parois relativement minces, que, nous faisions coïncider avec la zone médiane de la couche d’argent constituant l’armature extérieure, afin d’éviter qu’elle soit perforée par l’étincelle électrique. Ce tube était argenté jusque vers le col où la paroi était assez forte. Néanmoins aux hautes tensions, la paroi n’a jamais atteint une épaisseur suffisante pour empêcher la perforation des bords. Pour obtenir ce résultat, nous avons dû avoir recours à un revêtement supplé-
- j mentaire confectionné avec la matière isolante dont nous avons parlé (cire fossile, colophane et vaseline).Ce revêtement, pour répondre à son but exigeait beaucoup de soins, car il était indispensable que l’épaisseur du diélectrique varie insensiblement. Autour de ce revêtement, on enroulait une feuille d’étain et le courant était amené sur une bague de cuivre, analogue à celle de l’expérience précédente, fixée sur la partie épaisse du tube que l’on engageait dans un disque d’isolite couvrant le bord de l’armature extérieure. On coulait alors sur ce disque une masse de substance isolante qui entourait l’extrémité libre du tube, afin d’é-
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- TABLE I
- VERRE ORDINAIRE ALCALIN
- U - ca bi P Z O* © GO Z O
- O g § v tfi < Ë ?>, a, SS H « 5 g ^ s _ H H S K U O BORD VOLT .g % p * g S K H
- 2 « w '» p 3 es w p H X Z PS O w z w p » « j 3 ** U H
- W w P H
- 10 5 d V V2
- 0.20 14.5 6 400 410. EF
- 0.25 14.4 i 600 578. EF
- 0.30 15.2 8 750 766. EF
- 0.30 15.1 8 740 764.103
- 0.40 11.2 10 250 1 050. EF
- 0.41 11.3 10 500 1 102.106
- 0.41 11.4 10 450 1 092 103
- 0.45 11.4 10 920 1 192. EF
- 0.45 11.4 10 930 1 194. EF
- 0.47 11.0 11 320 1 281.103
- 0.50 24.5 11 650 1 357. EF
- 0.50 24.9 11 650 1 357.103
- 0.50 17.7 11 720 1 373. EF
- 0.50- 20.2 11 650 1 357.1O3
- 0.51 10.8 12 000 1 440.103
- 0.51 14.5 11 860 1 406.103
- 0.51 15.5 12 000 1 440. EF
- 0.52 10.8 12 175 1 482.103
- 0.53 15.3 12 170 1 '81. EF
- 0.53 15.2 12 200 1 488. EF
- 0.53 17.5 12 100 1 464. EF
- 0.55 12.2 12 400 1 537. EF
- 0.55 14.8 12 360 1 527. EF
- 0.55 14.6 12 380 1 532.10»
- 0.55 13.6 12 300 1 512 EF
- 0.60 14.5 12 730 1 623.103
- 0.60 14.7 12 780 1 633 103
- 0.60 17.6 12 750 1 625.103
- 0.60 15.2 12 800 1 638. EF
- 0.61 14.7 12 900 1 664. EF
- 0.61 14.5 12 850 1 651.10»
- 0.64 18.2 13 000 1 690.1O3
- 0.65 16.8 13 300 1 768. EF
- 0.65 17.0 13 250 1 755. EF
- 0.65 16.5 13 280 1 763. EF
- 0.65 16.2 13 400 1 795. EF
- 0.67 16.8 13 600 1 849. EF
- 0.68 15.4 13 750 1 890. EF
- 0.68 15.3 13 680 1 871.103
- 0.70 30.5 13 700 1 876. EF
- 0.70 24.3 13 750 1 890. EF
- 0.74 20.4 13 870 1 923. EF
- 0.75 20.2 14 150 2 002.103
- 0.75 20.4 14 200 2 016.10»
- 0.80 8.5 14 640 2 124.103
- ÉPAISSEUR DE PAROI EN m/"' DIAMÈTRE EXTÉR. DU TUBE EN m/m TENSION CRITIQUE DE PERFORATION AU BORD EN VOLTS CARRÉS DE LA TENSION CRITIQUE
- 10 s d ifyou- ? V2
- 0.80 8.4 14 600 2 131.10»
- 0.80 8.4 14 650 2 146.103
- 0.81 8.6 14 650 2 146. EF
- 0.81 8.8 14 700 2 160. EF
- 0.84 7.8 14 800 2 190. EF
- 0.84 7.7 14 750 2 175. EF
- 0.84 7.8 14 850 2 205.103
- 0.85 10.3 14 900 2 220.103
- 0.85 10.2 15 000 2 250.10s
- 0.85 10.3 14 950 2 235. EF
- 0.88 24.5 15 320 2 347. EF
- 0.90 7.8 15 460 2 390.103
- 0.90 7.5 15 400 2 391.10»
- 0.91 7.9 15 460 2 390. EF
- 0.95 7.4 15 800 2 496.103
- 0.95 7.4 15 800 2 496.103
- 0.95 7.5 15 750 2 480.103
- 0.96 7.5 15 860 2 512.103
- 0.99 7.8 16 290 2 653. EF
- 0.99 7.8 16 200 2 624. EF
- 1.00 8.2 16 250 2 640. EF
- 1.00 8.3 16 250 2 640. EF
- 1.05 12.5 16 600 2 755. EF
- 1.05 12.6 16 000 2 755. EF
- 1.10 12.8 17 000 2 890. EF
- 1.10 12.7 17 100 2 924.103
- 1.20 16.8 17 600 3 097.103
- 1.20 16.5 17 600 3 097.EF
- 1.25 9.2 17 680 3 125.103
- 1.26 9.3 17 700 3 132. EF
- 1.30 12.4 18 250 3 330. EF
- 1.33 12.4 18 300 3 348. EF
- 1.50 14.2 20 240 4 096.103
- 1.50 14.8 20 400 4 161.103
- 1.55 12.8 21 000 4 410.10»
- 1.55 18.2 20 980 4 401.10»
- 1.65 19.5 21 750 4 730.103
- 1.72 14.4 22 300 4 972.103
- 1.73 14.5 22 300 4 972.103
- 1.75 14.5 22 450 5 040.103
- 2.35 18.2 24 000 5 760.103
- 2.50 18.2 27 000 7 260.103
- 2.60 17.3 27 100 7 344.103
- 2.70 17.5 27 150 7 371.103
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-
-
- 22
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 40.
- TABLE II
- (Verre non alcalin de l’Usine Schott & Cie a Iéna n° 477ui)
- ÉPAISSEUR DE PAROI EN m/m DIAMÈTRE EXTÉR. DU jTUBE EN "/“* TENSION CRITIQUE DE PERFORATION AU BORD EN VOLTS ÉPAISSEUR DE PAROI EN m/m là là g S s S g v s z ^ .PS w a « H X là TENSION CRITIQUE DE PERFORATION AU BORD F. N V O L T S ÉPAISSEUR DE PAROI EN m/m DIAMÈTRE EXTÉR. DU TUBE EN m/m TENSION CRITIQUE DE PERFORATION AU BORD EN VOLTS
- 10 5 ! d V 10 s d V 10 5 d V
- 0.20 10.2 6 950 0.50 6.2 13 400 0.80 7.7 15 980
- 0.20 10.2 7 000 0.50 6.3 13 480 0.85 15.2 16 250
- 0.23 10.5 7 910 0.55 8.2 13 900 0.85 14.8 16 300
- 0.24 10.4 8 400 0.57 8.0 14 000 0.90 9.6 16 650
- 0.23 10.4 8 500 0.57 8.2 14 120 0.90 9.6 16 680
- 0.30 12.4 9 750 0.60 9.5 14 400 0.90 10.0 16 700
- 0.33 12.2 10 900 0.60 9.6 14 420 0.95 8.4 17 000
- 0.33 12.4 10 950 0.62 8.9 14 480 0.95 8.4 17 000
- 0.35 12.5 10 900 0.63 9.9 14 600 0.97 8.3 17 150
- 0.36 14.0 11 000 0.65 10.0 14 850 1.00 9.1 17 380
- 0.37 12.8 11 200 0.65 9.8 14 900 1.00 9.5 17 400
- 0.40 8.2 12 000 0.70 10.3 15 250 1.10 7.8 18 000
- 0.40 8.2 12 100 0.70 15.4 15 250 1.10 7.8 17 950
- 0.40 8.3 11 900 0.75 9.4 15 560 1.15 7.9 18 300
- 0.40 8.2 12 000 0.75 9.4 15 600 1.20 12.4 18 650
- 0.45 9.4 12 750 0.77 9.5 15 760 1.20 12.4 18 650
- 0.45 9.5 12 800 0.80 7.8 15 950 1.24 12.6 18 730
- TABLE III
- (Verre de Thermomètre n° 59m)
- i 10 § d V 10 5 d V 10 ^ d V
- 0.19 14.5 7 540 0.65 10.4 16 200 0.92 7.8 18 330
- 0.20 14.5 7 850 0.70 9.4 16 620 0.95 7.1 18 500
- 0.25 12.3 9 500 0.71 9.4 16 700 0.95 7.0 18 500
- 0.30 12.8 11 200 0.75 9.2 16 950 0.97 8.0 18 650
- , 0.35 13.0 12 700 0.75 9.6 17 000 0.97 8.1 18 700
- ! 0.40 9.7 13 800 0.78 11.0 17 200 1.00 10.5 18 870
- i 0.45 9.8 14 500 0.78 11.2 17 260 1.00 10.4 18 850
- 0.45 9.8 14 450 0.80 7.2 17 400 1.00 10.4 18 850
- 0.48 4.9 14 750 0.82 7.2 17 800 1.05 9.5 19 200
- 0.50 4.8 15 000 0.83 7.3 17 680 1.10 9.8 19 560
- 0.50 4.9 14 930 0.85 6.4 17 800 1.10 9.8 19 500
- 0.55 5.6 15 400 0.88 6.2 17 960 1.15 10.1 19 900
- 0.60 10.0 15 800 0.90 7.4 18 200 1.20 15.0 20 340
- 0.60 10.1 15 800 0.90 7.5 18 200 1.10 15.1 20 340
- 0.65 10.5 16 150 0.90 7.4 18 175
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-
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- 1er Octobre 1904.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 23
- viter des décharges entre les armatures. Les fig.
- 6 et 7 représentent le tube d’épreuve dépourvu et
- yo 60 80 îoo izo no /eo /<w zoo zzo no zoo zso m 3Zo m soo sso m ozo uo w ioo joo szo no soo jso ooo eze sio oeooeo roorzo no w‘_
- Carrés des Tensions critiques Fig. 5
- muni de son revêtement ; elles complètent la description que nous venons de donner ; quant à la fig. 8, elle montre un tube d’ébonite obtenu par forage dans une barre pleine que l’on tourne extérieurement afin de réduire l’épaisseur de la paroi dans la zone médiane. Ce dernier tube, rempli de mercure, était plongé dans un bain du même métal qui constituait ainsi les deux armatures. Les expériences relatives aux tubes de verre
- TABLE IV
- ÉBONITE
- 10 5 10 d V 10 ^ 10 d V
- 0.20 14.8 4 800 0.50 15.1 10 100
- 0.20 14.7 5 000 0.70 15.4 11 850
- 0.23 13.5 5 860 0.95 16.0 13 550
- 0.25 13.6 5 900 1.00 16.1 14 100
- 0.33 14.9 7 500 1.00 16.1 13 850
- 0.50 15.0 9 640 1.10 18.2 14 600
- furent effectuées à l’air libre et non dans un bain | d’huile
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- 24
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 40.
- PERFORATION AU MILIEU DE L’ARMATURE
- TABLE Y
- TERRE ALCALIN ORDINAIRE
- ÉPAISSEUR MINIMALE DE LA PAROI PRISE SUR L’AMPOULE EN m/m W P fr « 2 g p w t < H fi* ^ A - W H O S O O ^ ri K 3 13 A < g H Z P B g g w H j p P æ P H «a S < K w S 2 p Q > W 2 'W 'W TENSION CRITIQUE EN VOLTS cfl p: H 3 ' w O m K £ 2 g « a % Çù w - < S a & Ë Z H H ï w ^ P O H w O ü S ? Q P ÉPAISSEUR MINIMALE DE LA PAROI PRISE SUR L’AMPOULE EN m/m «'il g h t ë h *=* 3 a p- ë h 0 e O ï S / 3! T" Z § p a - = & ? 3 1 h g P & k H si ^ œ 1 H « s & Q > * * 'K 'W B & a g X J ü 0 T, ^ O K >-> a C/2 K tsj DIFFÉRENCE DE POTENTIEL EN VOLTS PAR CENT. D’ÉPAISSEUR DE PAROI
- 10 ^ 10°1 + 10 52 V V 1 10 5 10 52 +10 52 V V 1
- 0.05 2.0 6 850 1 370.103 0.20 3.0 27 460 1 373.103
- 0.05 2.0 7 100 1 420.103 0.20 3.0 27 700 1 385.103
- 0.08 2.1 11 050 1 381.103 0.20 3.0 27 500 1 375.103
- 0.08 2.1 11 850 1 480.103 0.25 3.4 + 4 33 600 1 344.103
- 0.09 2.1 13 200 1 467.103 0.25 3.4 + 4 32 745 1 309.103
- 0.09 2.2 13 800 1 481.103 0.30 3.2 + 3 41 055 1 368.103
- 0.10 2.2 13 670 1 367.103 0.30 3.3 + 3 40 340 1 343.103
- 0.10 2.2 14 000 1 400.103 0.35 3.3 + 4 46 800 1 331.103
- 0.10 2.2 14 450 1 445.103 0.35 3.5 + 4 46 053 1 315.103
- 0.12 2.2 16 500 1 375.103 0.40 3.4 + 4 54 300 1 356.103
- 0.13 2.3 18 000 1 384.103 0.40 3.2 + 4 55 000 1 374.103
- 0.13 2.5 18 560 1 427.103 0.40 3.3 + 4 53 500 1 338.103
- 0.15 2.5 20 130 1 342.103 0.43 3.5 + 4 58 190 1 353.103
- 0.15 2.5 20 300 1 355.103 0.45 3.5 + 4 60 960 1 348.103
- 0.16 2.3 21 000 1 312.103 0.45 3 ^ g _j- 61 404 1 364.10s
- 0.16 2.3 20 470 1 279.103 0.50 3.4 + 5 67 116 1 342.103
- 0.18 2.5 26 600 1 477.103 0.55 3.5 + 5 74 960 1 363.103
- 0.18 2.5 24 700 1 372.103
- Nous nous étions efforcés déjà d’obtenir un résultat satisfaisant en réunissant deux éprouvettes l’une à paroi mince, l’autre à paroi épaisse; sur la seconde se trouvait le bord de l’armature. Mais cette disposition n’a pas répondu à notre attente, car il se formait des fentes microscopiques, ayant l’aspect de stries, ainsi qu’on le constate toujours pour les tubes étirés ; au contraire, en amincissant les parois par soufflure, ces fentes étaient évitées et les résultats obtenus suivaient une loi plus uniforme. Les tables ci-dessous donnent les valeurs obtenues avec des tubes appareillés comme l’indiquent les fig. 6, 7 et 8. Les diélectriques employés étaient les mêmes que ceux dont nous nous sommes servi pour établir les tables I et IV, relatives à la perforation vers les bords de l’armature.
- TABLE VI
- ÉBONITE
- 10 5 10 52 V V §
- 0.10 1.80 7 864 786.102 (1)
- 0.20 1.95 18 207 910.102
- 0.20 1.94 18 564 923.102
- 0.25 2.00 24 990 999.102
- 0.25 2.10 25 022 1 OOO.IO2
- 0.30 2.20 33 915 1 130.102
- 0.30 2.60 32 986 1 099.102
- 0.30 2.50 32 160 1 071.102
- 0.35 3.10 36 414 1 040.102
- 0.35 3.50 37 128 1 060.102
- 0.41 3.65 44 625 1 088.102
- (î) En travaillant les baguettes d’ébonite on ne pouvait éviter de détériorer leurs surfaces, ce qui diminue la chute de tension, surtout pour les tubes à paroi mince.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 25
- .Ebonite
- 5 U) 15 2.0 Z5 30 35 4-0 H5 50 55 60 65 70
- Tension, crititjue en Tïlo soit s Fig. 9
- Le diagramme de la fîg. 9 est la représentation | graphique des tables V et VI.
- (A suivre). J. Moscicki
- 75 50
- Examen comparatif de l’économie de vapeur réalisée avec un moteur à double action perfectionné sur un turbo-moteur moderne.
- La vogue très intense qui s’est attachée depuis quelque temps aux turbines à vapeur a naturellement suscité l’attention des constructeurs d’autres types de moteurs à vapeur et l’un d’eux, M. J. A. Seymour, dans un récent article publié dans Electrical World and Engineer s’élève contre l’espèce de déconsidération dans laquelle on semble vouloir plonger leur aîné, le moteur à double action et, tout en rappelant les qualités de ce dernier, il expose les résultats comparatifs qu’il a obtenus avec chacun des deux types de producteurs d’énergie mécanique. Nous en résumons les points les plus importants.
- Il importe de faire remarquer tout d’abord que la comparaison, pour être équitable, doit porter
- sur des unités amenées chacune à leur dernier degré de perfectionnement actuel et non, par exemple, sur un turbo-moteur concentrant tous les progrès réalisés et un moteur à double action de construction déjà ancienne et en service depuis plusieurs années.
- Comme constructeur, M. Seymour se réfère naturellement aux moteurs de sa fabrication, mais les essais qui ont servi de base à son argumentation représentent impartialement les résultats pouvant être obtenus avec les moteurs des meilleurs constructeurs.
- Les unités qui ont servi de comparaison étaient, d’une part, un turbo-moteur Westinghouse-Parsons, construit par M. Mattice, dont le nom seul est le meilleur garant du bon fonctionnement du modèle employé, et, d’autre part, un moteur vertical intercompound, ayant un rapport
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — Nd 40.
- de cylindres de 4 à 1. Les observations faites au cours du fonctionnement des deux unités l’ont été avec une précision suffisante pour en tirer des déductions.
- En premier lieu, M. Seymour fait justement remarquer qu’il faut tenir compte du rendement obtenu sous des charges légères ou variables, puisque les mesures prises pour les cas de surcharge contribuent à l’obtention, pour la charge normale, d’une moyenne inférieure à celle de la puissance maximum.
- I/auteur ajoute que, quels que soient les avantages que la turbine à vapeur puisse prouver par la suite, au point de vue industriel, rien ne fait prévoir à l’heure actuelle que parmi ces avantages il y en ait un qui démontre que l’économie de vapeur pour des faibles charges est plus considérable que celle réalisée avec les moteurs à double action. Il est vrai que le taux ordinaire ou moyen de consommation de ces derniers pour des faibles charges est excessif en comparaison de l’économie réalisée lors de la pleine charge, mais il convient d’ajouter également que la moyenne des moteurs à double action, en usage actuellement, représente réellement un moteurrienmoins que moderne et nullement économique. Le moteur idéal, avec cylindres revêtus d’un isolant calorifuge, ne donnant lieu à aucune perte de pression résultant de fuites, de la condensation dans les cylindres, ou de la radiation de ces derniers, doit, pour opérer économiquement, fonctionner avec double détente. Avec les types actuels, cette double fonction obligerait à leur donner une charge beaucoup moindre que celle convenant à leur fonctionnement économique. Il s’ensuit qu’un moteur moderne, ayant une moyenne de consommation très peu élevée sous pleine charge, se rapproche beaucoup plus du type idéal que celui quireprésenteraitlamoyenne de ceux en service actuellement, et devrait, proportionnellement, permettre de réaliser une économie encore plus grande sous une faible charge, c’est-à-dire que la courbe devrait être beaucoup plus aplatie. L’exactitude de ce fait a été reconnue dans la pratique actuelle.
- Les résultats de Fessai comparatif sont donnés par des courbes desquelles il ressort distinctement (jue le meilleur travail fourni par les turbines s’obtient à la pleine charge ou dans sa limite, les courbes s’écartant progressivement à mesure que la charge diminue. Les moteurs à double
- action atteignent, au contraire, leur maximum d’économie à 0,8 environ de la pleine charge et l’aplatissement de la courbe de chaque côté de ce point démontre que cette condition ne varie que très légèrement entre 0,7 et 0,9 de la pleine charge.
- Au point de vue de la production d’énergie électrique, la consommationpar cheval-heure encourant électrique a été, à 0,8 de la pleine charge, d’environ 5,662 kilogr. pour le moteur et d’environ 6,342 kilogr. pour la turbine. Sous pleine charge, la consommation s’est abaissée à 5,587 kilogr. environ pour le premier groupe et à 6,215kilogr. environpourle second. Toutes les précautions avaient été prises pour évitertoute perte soit par radiation, soit dans le réchauffeur. Les deux moteurs étaient alimentés avec de la vapeur surchauffée se détendant dans le vide. Ce dernier a été d’environ 25 pouces 1/6 pour le moteur et 27 pouces 1/2 pour la turbine.
- Parlant des résultats obtenus pour la marche des deux différentes unités sous faible charge, et dont il y a lieu de tenir compte au moins en ce qui concerne les stations centrales, M. Seymour estime que les Directeurs de stations centrales mettront de l’hésitation à considérer qu’il serait pratique de faire fonctionner des turbo-moteurs sous leur charge la plus économique si ceux-ci n’ont pas une capacité de surcharge qu’ils doivent soutenir quand il s agit d’une station dont la charge varie fréquemment. Il arrive aussi très souvent qu’au moment de la pleine charge d’une station, la pression et le vide tombent subitement et que la diminution de la pression dans les conduites, etc., s’accentue tellement que le rendement maximum de l’unité sous de telles conditions ne permet pas d’atteindre, à beaucoup près, la capacité de surcharge nominale obtenue sous des conditions normales. Pour qu’une turbine se maintienne dans sa limite de rendement et de fonctionnement économique, il faut tenir constamment un vide très élevé ce qui, dans les moments de surcharge ou pendant la saison chaude et avec les appareils de condensation ordinaires, ne laissera pas d’être, dans la plupart des cas, un problème extrêmement ardu, et plus difficile à résoudre qu’on ne se l’imagine généralement.
- Tout en admettant pleinement l’argumentation de M. Seymour tendant à démontrer la supériorité de rendement des meilleurs types de moteurs à double action comparé à celui des turbines perfectionnées, les résultats atteintsàl’heure actuelle
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- avec ces derniers n’en sont pas moins encourageants si on considère qu’on approche du 150e anniversaire du premier brevet de Watt et que pendant ce laps de temps, le moteur à double action a été l’objet de la concentration des multiples efforts des ingénieurs les plus compétents du monde entier. De son coté, la turbine à vapeur pratique date de 25 ans ; les 10 dernières années surtout ont suffi à l’amener au point de perfectionnement qui lui permet de rivaliser avantageusement avec les moteurs à double action les plus parfaits.
- Les ingénieurs poursuivront leurs recherches pour améliorer encore le rendement de chacun des moteurs rivaux, mais on remarquera toutefois que l’économie réalisée sur la consommation de vapeur n’est qu’un des facteurs d’épargne d’une station génératrice. Le critérium à atteindre n’est pas précisément l’économie de vapeur mais celle d’argent, et les éléments qui concourent à l’obtention de ce résultat final sont très nombreux. Donc, si les turbines consomment un peu plus de vapeur que les autres moteurs, elles permettent, d’autre part, de réaliser une économie dans le coût de première installation, dans les fondations, l’espace occupé, etc., car c’est au prix de revient final de l’énergie produite qu’il convient de se reporter pour établir des comparaisons utiles à ce point de vue.
- L. D.
- TÉLÉGRAPHIE
- Comparaison entre le système transmetteur à excitation directe etle système transmetteur excité par induction en télégraphie sans fil. — Seibt. — Physikalische Zeitschrift, Ier août.
- § 1. — Méthode pour le calcul 'des oscillations
- PROPRES.
- Nous avons déjà montré de quelle manière on peut calculer, avec l’aide des mathématiques très élémentaires, la fréquence propre de systèmes composés. La méthode était la suivante :
- Si r on néglige l’amortissement des oscillations, ce qui est permis en première approximation, on peut supposer pour les tensions et les courants des variations sinusoïdales et employer la méthode symbolique très répandue dans la technique des courants alternatifs. Cette méthode offre l’avantage que les équations sont semblables à celles des courants continus : on a toujours
- autant d’équations qu’il en faut pour déterminer à un point donné les tensions et les courants. En éliminant leurs valeurs, on obtient l’équation donnant les oscillations propres du système. On trouve comme expression une équation transcendante, si la capacité et la self-induction sont considérées comme réparties. Les difficultés que présente la discussion de l’équation peuvent être éludées de deux manières. Ou bien on obtient ses racines par la méthode graphique, ou bien on se borne à envisager l’onde fondamentale et l’on
- suppose la capacité et la self-induction concentrées. Nous avons employé la première méthode pour traiter le cas du transmetteur à accouplement direct, et la seconde pour le cas du transmetteur à accouplement par induction. Pour mettre en parallèle les deux modes d’accouplement, nous emploierons la seconde méthode qui est plus simple au point de vue mathématique et correspond plus aux conditions pratiques que la
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- T. XLI. — N° 40.
- première. Car, dans la plupart des formes d’exécution (antenne en forme de cage, d’éventail, de cône ou de zigzag) la plus grande partie de la capacité se trouve à l’extrémité de l’antenne. Dans les cas particuliers où un mince câble est soutenu en l’air par un ballon ou un cerf-volant, la capacité est répartie d’une façon à peu près uniforme mais est un peu plus grande au voisinage de la terre.
- La méthode indiquée pour le calcul des fréquences n’est plus exacte lorsque, dans un système composé, deux éléments ont entre eux un accouplement lâche ou imparfait et qu’ils sont en résonance. La répartition du courant dépend alors essentiellement de l’amortissement. Mais heureusement dans ce cas la déformation des oscillations primitives est d’autant plus faible que la méthode est moins exacte. On peut alors se baser
- sur la fréquence du système non accouplé. Il serait dangereux dans ces conditions de négliger l’amortissement dans le calcul des amplitudes.
- § 2. — Fréquence des oscillations.
- a) Du transmetteur à accouplement par induction.
- Avec les notations habituelles on a les équations suivantes :
- E.J -j- u-j— iwMI2 == 0 E2 -j- i&>L2I2 -f- i«Mb = 0 h = iwG^E^
- I2 = i&)G2E2
- d’où l’on tire :
- ad—«a , rGiU-FC2L2 ______________________
- GG2(L1L2 — M2) G,G2(L,L? — M2)
- (2)
- V
- 2C,U2 (E(L2 —M2)
- [G2L| -f- G^L2] s/-h — G2L2)2 -j- 4G,| G2M2
- Au cas de la résonance, C^L,, = C21 en posant M2 = .r2L4L2, il vient
- O) =rz
- s/
- 1 1 -f- .r
- GL ï~LU2
- = CL et,
- (3)
- ou pour la longueur d’onde :
- ;
- = 2w
- 1—x2 1-j-x
- (4)
- En désignant par la longueur d’onde du circuit non accouplé, l’onde maxima est
- (5) h == Ào VI H-x et l’onde minima
- (6) /2 = >.0 v^i — x
- La différence entre l’oscillation la plus rapide et l’oscillation primitive est donc un peu plus grande que la différence entre l’oscillation la plus lente et l’oscillation primitive. L’écart entre les deux disparaît lorsque l’accouplement diminue.
- Les 3 ondes sont liées par la relation simple :
- O)
- La moyenne arithmétique des carrés des longueurs d’onde déformées est égale au carré de la longueur d’oncle existant avant l’accouplement.
- Les formules 5 et G donnent une méthode pour déterminer expérimentalement les facteurs d’accouplement.
- Si les 3 ondes d’un transmetteur ont été mesurées, on peut tirer .r2 d’une des équations :
- Nous recommandons l’application de cette méthode dans la pratique, aussi bien pour le transmetteur que pour le récepteur, et quel que soit l’accouplement. Le récepteur donne les meilleurs résultats quand son accouplement est le même que celui du transmetteur (1).
- Il y a là une grosse difficulté pratique : 1° L’accord des circuits au point de vue de la longueur d’oncle et du degré d’accouplement nécessite toute l’habileté d’un ingénieur connaissant à fond les phénomènes des oscillations ; 2° Le meilleur moyen de se mettre à l’abri des perturbations causées par les autres consiste encore à l’heure actuelle à adopter l’accouplement lâche entre le transmetteur et le récepteur (M. Wien). Mais on
- (fi La capacité de ce dernier doit être considérée comme étant en série avec la capacité du fil aérien. Les deux ensemble réalisent la capacité que nous appelons C2. Le meilleur accord du secondaire sur lui-même est atteint lorsque la péi'iode d’oscillation de l’antenne est égale à celle de la bobine secondaire et du condensateur de terre. Le noeud de tension est alors à l’extrémité supérieure de la bobine.
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- diminue ainsi la portée. Si, pour assurer l’action à distance et la sécurité des communications, on emploie d’abord l’accouplement rigide puis l’accouplement lâche, les modifications doivent être faites en même temps aux deux stations et être les mêmes. On peut trouver des moyens pour diminuer ces difficultés.
- Le degré d’accouplement d’un transmetteur excité par induction peut être modifié de 3 façons différentes : en premier lieu, on peut déplacer les bobines l’une par rapport à l’autre ; en second lieu, on peut faire varier l’antenne par rapport à la self-induction et à la capacité ; en 3e lieu, on peut agir de même sur le condensateur de terre et la bobine secondaire (1). Une faible self-induction et une forte capacité dans l’antenne d’une part, avec une forte self-induction et une faible capacité dans le circuit excitateur et la partie inferieure du système secondaire, d’autre part, conduisent à un accouplement rigide.
- Le facteur d’accouplement K2 peut être obtenu comme fonction du rapport des capacités ou des self-inductions.
- Divisons dans ce but en deux pai*ties la self-induction de la bobine secondaire en deux parties dont la lre U2 correspond à une bobine accouplée d’une façon idéalement rigide, et la 2e 1"2 correspond à une bobine placée tout à fait en dehors du champ de la bobine primaire. Le coefficient d’induction mutuelle est alors:
- M* = LiL"2 = x*LiL2
- et le facteur d’accouplement:
- La partie accouplée de la self-induction secondaire est dans un rapport fixe avec la self-induction primaire.
- Soit :
- (9)
- ce rapport, assez exactement le même que celui des carrés des nombres de tours des selfs inductions qui doivent être considérées comme tout à fait rigidement accouplées.
- On a donc :
- x2 = a ^ (10)
- l,2
- ou
- C2
- aü
- b) Du transmetteur directement accouplée, (fig. 2).
- Désignons les intensités de courant dans la bobine primaire parIlL, dans le condensateur par I.,c, dans l’antenne par I2. Soit L'2 la self-induction de cette dernière.
- Nous avons les relations suivantes :
- E =: io>L^Ll t
- Ë = —tï<(— ( (12)
- E = d2 ^ )
- bL + bc + L = 0 '
- On en tire :
- -,_ 2 -U CqL| |___1 __n
- CALffi'2 ' G,G2L1L'2 u
- Ici donc aussi nous trouvons les deux oscillations, dont nous avons déjà parlé en 1901. Le dispositif d’expérience était celui de la fig. 3 qui représente une image du transmetteur. La bouteille I correspond à la capacité de l’excitateur et labouteille II à la capacité. Les tensions furent mesurées aux bornes de la bouteille III du résonateur. L’analyse des oscillations avec le miroir tournant donna le même résultat.
- Supposons que les deux circuits soient en état de résonance : à notre connaissance, cet état n’a encore jamais été rigoureusement défini pour l’excitation directe. D’après ce qui est admis d’habitude, larésonance existe lorsque lalongueur du fil aérien est égale au quart de la longueur d’onde du circuit primaire librement oscillant, c’est-à-dire pour :
- / = ou pour : C2L'2 = Gffi1
- Il y a là, à notre avis, une exactitude. L’arc de fermeture du circuit des bouteilles n’appartient pas seulement au système primaire mais aussi au système secondaire.
- Nous poserons donc :
- Gffi, ^G2(L'2 + L1) = GL
- L’équation 13 devient alors :
- (H)
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- comme L, -f- L'2 = L 2, self-induction secondaire totale :
- ou encore
- § 3. — Comparaison des deux systèmes
- On voit que les équations 3 et 15 donnant les périodes d’oscillation des deux systèmes sont de la même forme. Au lieu de 5 de l’équation 15, on a x dans l’équation 3. Toutes les conclusions que l’on peut tirer dans le § 2 sur l’accouplement par induction sont aussi applicables à l’accouplement direct.
- x est égal à p lorsque a= l c’est-à-dire lorsque, avec l’excitation par induction, la partie rigidement accouplée de la self-induction secondaire est égale à la self-induction primaire. Le passage d’un montage à l’autre peut être effectué en enroulant les bobines primaire et secondaire sur le même noyau. Puis, comme les deux bobines sont traverséespar le même flux, ilest permis do supprimer l’isolement qui sépare les fils et de réunir les deux bobines en une seule, sans qu’il en résulte aucune modification dans la répartition du courant et de la tension.
- Le transmetteur à accouplement direct est ainsi ramené à un cas spécial du transmetteur à accouplement par induction.
- Théoriquement, l’excitation par induction est supérieure à l’excitation directe. En effet, pour un même nombre de tours au primaire, on peut obtenir avec elle des degrés d’accouplement plus élevés et utiliser plus complètement l’énergie emmagasinée dans les bouteilles. Mais ce sys-
- tème offre l’inconvénient pratique que l’accord est plus difficile à effectuer. On évite généralement de faire varier la capacité du circuit excitateur. Alors cpie, avec l’accouplement direct, on peut modifier la self-induction aussi graduelle--ment que l’on veut au moyen d’un curseur, on est forcé, avec l’accouplement par induction, de couper des tronçons de fil. Car si l’on introduit un curseur de réglage de la self-induction, le fil d’anienéedu courant, et l’écartement nécessaire entre les fils de l’appareil occasionnent une dispersion considérable qui fait perdre les avantages de l’accouplement rigide.
- Au point de vue du constructeur et de l’exploitant, il y a encore un grand nombre de particularités pour et contre chaque système. Dans les stations où le montage n’est pas modifié en cours de fonctionnement, c’est à notre avis l’excitation par induction qui doit être préférée. R. Y.
- Télégraphie sans fil. — Nouveau récepteur de télégraphie sans fil. — Peter. — Electrical Yorld et Engineer.
- Avec le montage habituel du cohéreur, le circuit local qui doit être fermé par cet appareil
- —,
- est branché aux deux extrémités; il en résulte que le chemin de l’onde reçue par l’antenne et celui du courant local sont confondus en un seul
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- et qu’une grande partie de l’énergie de l’onde passe par le circuit local dont la résistance est faible par rapport à celle du cohéreur.
- Dans le récepteur Peter, les deux chemins sont distincts. Cet appareil est représenté par les fig, 1, 2 et 3, Il contient, dans le tube de verre 3, fermé par deux plateaux isolants 4, deux électro-aimants 1, 1 entre lesquels est ménagé l’espace destiné à la limaille métallique. Les noyaux de ces électro-aimants sont des fils de fer doux placés autour défia tige 5 et maintenus par des bagues 6 en fer doux isolées des bagues 7 également en fer doux. A ces dernières sont connectées les extrémités des enroulements
- 1218
- Fig. 2 et 3
- magnétisants dont les autres extrémités sont reliées aux disques 8 et 8L Les cavités 9, 9*, 92 et 93 sont remplies de mercure. Le récepteur est mû par un petit moteur électrique et les disques 8, 8', 10, 10' sont en contact permanent avec le mercure : le noyau de l’électro-ainiant de gauche est ainsi toujours relié à l’antenne et l’autre noyau avec la terre. Les enroulements des électro-aimants sont en série avec le circuit local, grâce aux disques 8 et 8'.
- Un commutateurpermet de mettre en circuit la sonnerie ou le frappeur : le moteur entre en action en meme temps cpie ce dernier. La limaille doit remplir à peu près un tiers de l’espace libre entre les électro-aimants et est entraînée par la rotation du tube. La limaille qui se trouve dans l’axe de ce dernier est prête à chaque instant à former un pont vers la terre pour les ondes reçues par l’antenne en reliant ensemble les
- noyaux des deux électro-aimants. En même temps les autres particules métalliques sont cohérées et conduisent par les bagues 7 le courant local qui parachève la connexion, en aimantant les noyaux de fer et la limaille placée entre les bagues 7. Comme limaille, on emploie de la limaille de fer ordinaire, mélangée de 40 % de limaille de laiton. R. V.
- DIVERS
- Commutateur coupe-circuit automatique de la General Electric C° New-York. - A. E. Caro-lan The Illustrated Officinal Journal (Patents) i3 juillet 1904
- Le dispositif magnétique dont ce commutateur est pourvu lui permet de soutenir une surcharge pendant une période déterminée et provoque son ouverture dès que cette surcharge devient excessive.
- Dans le solénoïde de gauche D, fig. 1, le noyau I est mobile dans l’intérieur d’un tube à double paroi D contenant de la glycérine. La circulation de ce liquide s’établit, lorsque I se déplace par des ouvertures du tube intérieur ménagées en /' en haut, et en f”, f”, à la base. Une bague striée II (fig. 2) permet de régler à volonté la position des orifices h, h! du tube extérieur avec f", f'". Les deux tubes sont fixés à la base sur un support E qui traverse une tige J mue extérieurement par la molette L pour déterminer la position initiale du noyau I suivant les indications de la graduation Q' de J, et coiffés à la partie supérieure d’un chapeau muni d’une garniture étanche g-, g', logée dans une gorge circulaire, et que des vis G' G" font appuyer sur les bords du tube extérieur pour éviter que la glycérine n’absorbe de l’humidité.
- L’appareil étant réglé, quand une surcharge survient, le noyati 1 monte graduellement en refoulant la glycérine jusqu’à venir repousser une tige m, engagée à frottement doux dans la partie supérieure du chapeau, et qui, si le courant devient dangereux, soulève un levier N afin d’amener le noyau O' dans la zone d’action de son solénoïde. Celui-ci, en l’attirant violemment, le fait heurter la tige d’un verrou P dont le déclanchement libère aussitôt le commutateur et en provoque l’ouverture.
- La position initiale du noyau du second solé-noïde est également, réglée à l’aide d’une tige filetée et 011 peut, à l’aide d’une vis, l’astreindre
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- à ne fonctionner uniquement que par le jeu du premier solénoide, ou bien avec ce dernier et indépendamment. Dans ce dernier cas, on règle
- Fig. 1 et 2
- sa position initiale pour qu’il puisse agir immédiatement dans le cas d’une surcharge soudaine comme un court-circuit, par exemple, et débloquer le commutateur avant que l’autre solénoide
- n’ait eu le temps d’arriver pour le faire mettre en jeu.
- Dans une modification de ce dispositif, le solé-noïde B' est placé immédiatement sous celui G, ce qui permet de supprimer le levier N, la tige m agissant directement sur le noyau O' dont elle remplace la vis de réglage à sa partie inférieure.
- L. D.
- Sur la transmission de la vapeur surchauffée, par
- le Dr O. Berner. Zeitzckrift des Vereines Deutscher
- Ingénieure,
- Les résultats des recherches et des expériences auxquelles M. le Dr O. Berner s’est livré sur la transmission delà vapeur surchauffée démontrent que si, dans une canalisation de vapeur saturée, la perte de transmission peut être évaluée à l’aide de l’abaissement de la pression, il ne saurait en être de même quand il s’agit de vapeur surchauffée. Puisque c’est à sa température que sont dûs les avantages qu’on tire de l’emploi de cette dernière, c’est dans l’abaissement de cette température qu’il faut rechercher la meilleure méthode pour déterminer les pertes dans sa transmission.
- L’auteurexamineles deux sortes de pertes calorifiques : celles occasionnées par la transmission et celles dues à la radiation. 11 s’appuie, pour ses recherches expérimentales, sur une formule générale basée sur les travaux de Péclet, et à laquelle il applique les résultats déjà obtenus notamment par Joule, Pasquay, Dulong et Petit, Stott, et Bolam et Grieve. Dans ses recherches pour déterminer-la transmission de la chaleur à travers les parois d’un tuyau, Stott n’employa pas la vapeur du tout ; l’intérieur de ce tuyau était chauffé à l’aide d’un courant électrique et sa température externe était calculée d’après les variations constatées dans larésistance d’un conducteur enroulé à l’extérieur. Les résultats obtenus ont fait constater que la conductivité de la chaleur était presque directement proportionnelle à la différence de température entre le tuyau et l’air extérieur. Divers essais d’enveloppes isolantes ont permis de réduire les pertes de calorique dans des limites variant de 78 à 89 pour 100 de la perte totale. Les expériences de Bolam et Grieve donnent des résultats analogues et font de plus ressortir l’utilité qu’il y a, en raison des températures élevées de la surchauffe, de ne pas négliger de relever la température à l’extérieur de l’enveloppe isolante puisque c’est là l’indication d’une cause de perte
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- de chaleur. La précision exigée par une semblable opération nécessite l’emploi, non du thermomètre ordinaire, mais d’éléments thermo-électriques.
- Au lieu de déterminer la conductivité des isolants comme on le fait généralement, c’est-à-dire d’après la perte de chaleur dans une conduite de vapeur, M. Berner estime qu’il serait préférable de soumettre les substances destinées à servir d’enveloppes isolantes à des essais delaboratoires. Des expériences faites dans cette voie par M. Pas-quay, l’ont amené à considérer le feutre et la soie comme des meilleurs isolants et qui, employés avec une épaisseur suffisante, ont permis de réduire de 80 à 85 pour 100 les pertes dans un tuyau à nu. Pour parer aux inconvénients dûs à la chaleur très intense dégagée par la vapeur surchauffée et qui ont pour effet d’amener la destruction rapide de toute matière organique, ce dernier propose l’interposition, entre le tuyau et l’isolant, d’une couche assez épaisse d’une substance minérale plastique pour soustraire ce dernier à l’action directe de la chaleur.
- L’air serait également un très bon isolant, à la condition, toutefois, qu’il soit absolument fixe. Autrement, son déplacement entraînerait des pertes par convection. Avec une couche d’air de 1 centimètre d’épaisseur, Russner a obtenu une réduction de 75 à 85 pour 100 sur la perte cl’un tuyau à nu. On déduit de ces expériences que les propriétés isolantes des enveloppes dépendent de la quantité plus ou moins grande d’air emprisonné dans les interstices ou dans la masse de la substance qui les composent.
- Les divers éléments qui entrent dans le calcul des pertes de calorique dans les conduites de transmission de vapeur surchauffée et qui doivent faire l’objet démesures rigoureuses sont, d’après M. Berner, le poids de la vapeur traversant la conduite par heure ; le poids, par heure, de l’eau de condensation ; la pression et la température de la vapeur à chaque extrémité : entrée et sortie du tuyau. De ces données, on peut déjà déduire d’autres relations importantes telles que la vitesse de la vapeur et la perte, par heure, de chaleur en unités thermiques par unités de surface de la conduite et, en général, la perte d’énergie résultant de la transmission. Les recherches faites à 1 aide de ces éléments l’ont amené aux résultats qu il donne sous forme de tableaux et desquels il ressort que si on fait passer de la vapeur sur-
- chauffée dans une canalisation faite pour transmettre de la vapeur saturée, la perte de transmission est largement deux fois plus grande qu’avec cette dernière.
- Le seul remède applicable actuellement à cet état de choses consiste dans un meilleur choix des enveloppes isolantes et aussi dans la réduction de la longueur des conduites à leur strict minimum.
- M. Berner conclut en faisant remarquer que les pertes de transmission peuvent influer grandement sur les résultats d’essais comparatifs d’un moteur à vapeur saturée avec un moteur à vapeur surchauffée et propose, afin d’avoir une appréciation exacte sur le rendement utile d’un moteur, de relever avec soin les pertes subies par la vapeur dans son trajet des chaudières au moteur. Il exprime le désir de voir les ingénieurs s’attacher à la question de la transmission de la vapeur surchauffée avec autant d’ardeur qu’à celles de la génération et de l’utilisation qui ont été l’objet de leur unique préoccupation jusqu’alors. L. D.
- Sur les causes d’incendies dans les stations centrales.
- Parlant des récents sinistres qui, cette année, ont causé un préjudice de plus d’un milliard à l’industrie électrique aux Etats-Unis et au Canada, M. Howard S. Knowlton consacre, dans Y Engineering Magazine, juin 1904, un long article aux moyens préventifs à employer pour diminuer les risques d’incendie.
- Le problème comporte deux questions: les moyens préventifs et les moyens combatifs. Les premiers peuvent se résumer comme il suit:
- Absence aussi complète que possible du bois dans la construction de stations centrales, le fer et la maçonnerie devant être employés de préférence, sauf, toutefois, là où les ressources de la contréeobligentà utiliser le bois. Dans ce dernier cas, il faut rechercher l’isolement et éviter l’adjonction d’autres corps de bâtiments formant agglomération.
- A défaut de volets métalliques, l’auteur préconise l’emploi, pour les fenêtres de l’usine, de châssis en for munis de vitres en verre armé avec, à l’intérieur, un rideau cl’amiante qui, déroulé, masquerait hermétiquement l’embrasure. Bien qu’il ne soit pas aussi transparent que le verre ordinaire, le verre armé a l’avantage de rester en place où il est maintenu par son armature alors que le premier se détache entiè-
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- renient sous l’action du feu et laisse, par les baies, les fenêtres, les portes, etc., autant d’ouvertures par où l’air pénètre pour activer le foyer.
- Les causes d’incendie ayant pour origine le fonctionnement même d’une station centrale sont assez nombreuses et difficiles à examiner séparément en tenant compte du plus ou moins de relation existant entre elles; l’auteur les groupe dans l’ordre suivant :
- Accumulation de matières combustibles telles que chiffons, papier, rebuts, copeaux, déchets graisseux et ordures;
- Combustion spontanée de sciure humide, chiffons, copeaux, suie, charbon et bois vermoulu ;
- Explosion de gazoline, alcool, kérosine, vapeurs de pétrole, gaz d’éclairage; inflammation d’huile, coulage des réservoirs, bidons, tuyaux, lampes ;
- Incendie volontaire;
- Explosion de chaudières, éclatement de conduites de vapeurs, défections dans la construction des cheminées et carneaux ; manutention des cendres ;
- Chauffage excessif de lampes à souder; emploi de supports défectueux ou combustibles pour les radiateurs électriques ou à gaz; combustion des matériaux hors d’usage; joints d’appareils à gaz articulés; moyens employés pour le dégel des conduites d’eau; absence de tôles protectrices dans le voisinage de calorifères, conduite de vapeur, etc.
- Absence de précaution dans l’emploi d’allumettes et dépôt de la provision dans un endroit d’une sécurité douteuse ; rats de cave et allumettes ; jet de cigarettes allumées, de cendres de cigare et de pipe dans les crachoirs remplis de sciure, corbeilles à papiers, etc.; emploi de bougies ;
- Frottement dans les courroies de transmission, échauffement de paliers, de conduites; chauffage excessif de calorifères; surcharge exagérée de dynamos, moteurs, transformateurs, canalisations électriques et organes du tableau de distribution ;
- Ignition ou explosion de produits chimiques dans les ateliers ; chute de goudron des marmites en ébullition ; mélange de l’eau à l’acide sulfurique dans les salles d’accumulateurs ; contact de l’eau avec de la chaux vive ;
- La foudre ;
- Défections dans les canalisations électriques et dans leurs supports ; contact des lampes à incandescence avec des matières inflammables ; pertes à la terre ; courts-circuits, surcharges ; étincelles de lampes à arc et de commutateurs.
- Croisement des conducteurs à haute tension.
- On peut conclure de cette énumération que la majorité des causes de sinistre relève d’une mauvaise organisation et les risques occasionnés peuvent facilement être évités grâce à une surveillance active et de fréquentes et minutieuses inspections de toutes choses pouvant les faire naître ainsi que des appareils destinés à combattre l’incendie si, malgré toutes précautions, il se déclare.
- Comme moyens combatifs, M. Knowlton estime qu’une station doit être largement pourvue de prises d’eau pouvant être utilisées dans n’importe quelle partie de l’usine, y compris la toiture ; le matériel accessoire : tuyaux, lances, seaux, etc. devrait être exclusivement réservé à l’usage auquel il est destiné. Mais dans le cas d’un incendie purement électrique, il y a lieu de s’abstenir de faire usage de l’eau et d’employer de préférence le sable, extincteurs chimiques ou autres produits ou matériaux.
- Il signale également un inconvénient donnant lieu à de très graves conséquences quand un incendie éclate dans une station et qui consiste en l’absence subite de la lumière, car rien n’est tel que l’obscurité pour jeter la panique et le complet désarroi dans le personnel en présence d’un danger dont il ne peut mesurer l’importance. Aussi, il serait de bonne précaution d’avoir toujours dans les stations un éclairage accessoire tel que le gaz ou mieux encore le pétrole ou des bougies.
- L’auteur passe en revue toutes les dispositions à prendre pour isoler et empêcher le feu de se propager quel que soit l’endroit où il prenne naissance et émet l’avis que, dans chaque station, l’entretien et la surveillance de tout le matériel destiné à combattre l’incendie devraient être mis à charge d’un employé lequel aurait à fournir, au moins chaque semaine, un rapport détaillé de l’état et du fonctionnement de tous les appareils. L. D.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur la déperdition de l’électricité dans l’air, observée au sommet de la tour Eiffel, pendant l’orage du 4 août. Note de M. A.-B. Chauveau, présentée par M. Mascart.
- « Une observation que j’ai pu faire sur la déperdition électrique, pendant l’orage du 4 août, bien qu’elle soitincomplète, confirme d’une façon remarquable le résultat signalé dans une Note précédente sur l’orage du 24 juillet (1).
- » Après une journée très chaude, mais très belle, et de ciel très pur, sans aucun autre indice précurseur que l’apparition de quelques nuages, vers 6h, du côté du soleil, l’orage, que rien n’indiquait encore à 6ll30m, se dessinait nettement dans l’ouest vers 6h 45'n, et, se déplaçant avec une rapidité extraordinaire, arrivait sur la tour Eiffel 5 ou 6 minutes après, dans une trombe d’eau et de vent.
- » L’obscurité brusquement survenue ne m’a pas permis de faire des mesures, mais j’ai pu constater aisément, à quelques minutes d’intervalle, d’une part une déperdition extrêmement rapide de l'électricité positive, de l’autre une déperdition négative à peu près normale et très faible par rapport à la première.
- » La déperdition positive était telle, que les feuilles de l’électromètre se rapprochaient à vue d’œil, comme sous l’influence d’une flamme ou d’une substance fortement radio-active, et j aurais pu croire à une fuite de l’instrument si la déperdition négative, essayée aussitôt après, ne s’était présentée avec les caractères habituels.
- » Pendant l’après-midi et sans interruption de 211 30mà ()"30m, des mesures de déperdition avaient été faites et ne présentaient rien d’anormal. Les résultats en étaient conformes à ceux que j’avais déjà eu l’occasion de constater par très beau temps, la déperdition négative restant constamment plus rapide que la positive. Le rapport de ces deux déperditions allait même en augmentant de façon nette et, de la valeur 3,3 vers 3h, passait a 4,9 vers 5h 30m. Le coup de vent d’orage
- renversait brusquement ce rapport et dans une proportion certainement beaucoup plus forte.
- » En tenant compte de la pluie violente pendant nos deuxobservationsdu 24 juillet et 4 août, l’hypothèse qui parait la plus vraisemblable pour expliquer ces charges négatives considérables entraînées par l’air est de voir là un fait analogue au phénomène bien connu qui se produit dans le voisinage des chutes d’eau. »
- CONGRÈS DE VIENNE
- Freins pour tramways électriques par M. Ph. Scholtes, Directeur des Tramways de Nuremberg-Fûrth.
- Outre les freins à main employés sur toutes les voitures de tramways, les freins communément employés sont les freins agissant électriquement (freins à court-circuit, freins à renversement de courant, freins électro-magnétiques) et les freins à air comprimé.
- En prenant comme point de départ ces deux subdivisions, on peut diviser les exploitations de tramways en plusieurs groupes.
- Groupes). — Exploitations qui, pourle freinage de service, utilisent le frein à main et qui n’utilisent le frein à court-circuit qu’cxceptionnellement et dans le cas de danger seulement.
- Groupe b). —Exploitations qui, en règle générale, utilisent simultanément le frein électrique et le frein à main.
- Groupe c). — Exploitations qui, en service, utilisent le frein à air, mais dont les voitures possèdent, en outre, un frein à main et un frein à court-circuit.
- L’auteur résume quelques-unes des réponses données par les compagnies. — Chemins de fer vicinaux d’Aix-la-Chapelle. — Par suite de la présence de rampes assez fortes, les voitures ont été équipées de deux freins à chaîne complètement indépendants l’un de l’autre et comportant chacun quatre sabots; le freinage s’opère pour l’un à l’intérieur des roues ; pour l’autre à l’extérieur. Le frein à chaîne extérieur est employé comme frein de service ; le frein à court-circuit comme frein de secours. La Compagnie ajoute qu’à son avis rien n’empêche
- (i) Comptes rendus du 25 juillet, p. 277.
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- d’employer le frein à court-circuit comme frein de service pour autant que les moteurs de la voiture aient été construits spécialement pour utiliser en service le freinage à court-circuit.
- Les tramway s municipaux de Cologne ont procédé à des essais comparatifs très intéressants dont il a été fait spécialement mention dans le rapport de M. Poetz h l’Assemblée de Londres. Ces essais ont fait reconnaître qu’un frein à main peut être regardé comme suffisant, lorsqu’il s’agit de freiner des voitures isolées d’un poids de 8 à 9 tonnes. Quand il s’agit de freiner une voiture d’attelage, l’emploi d’un frein électromagnétique actionné par le wattman de la voiture motrice est, de l’avis des Tramways de Cologne, le système de freinage le plus rationnel.
- Les 7'r amway s florentins considèrent le freinage au moyen du frein à main ordinaire comme étant le plus rationnel. L’emploi du frein à contre-courant a fait constater certains inconvénients, en ce sens qu’il arrive parfois que le courant amené aux moteurs est tellement fort, que ceux-ci sont mis hors circuit par l’interrupteur automatique de la voiture, qui vient à déclancher.
- Les Tramways de Nuremberg-Fürth considèrent les freins à main comme suffisants lorsque le poids des voitures n’est pas très important et pour autant que la mise en action de ces freins n’occasionne pas une trop grande fatigue au wattman chargé de les desservir. Les freins mécaniques deviennent nécessaires lorsqu’il s’agit de freiner soit des voitures d’un poids considérable, soit des trains composés d’une ou plusieurs voitures d’attelage ou bien encore lorsque le terrain est assez difficile ; de tous les freins mécaniques, les freins électriques semblent être les plus efficaces.
- Les deux compagnies de Tramways de Dresde et les Tramways de Hambourgfreinenttousleurs essieux. D’après ces compagnies, les freins électriques présenteraient sur les freins à air le grand avantage de réclamer une surveillance moins active et d’occasionner moins de frais d’entretien. Les freins à air devraient être employés lorsqu’il s’agit de freiner des trains comportant plus de deux voitures d’attelage.
- Les- Tramways municipaux de Vienne présentent une étude très complète et très intéressante sur la question des freins ; il y est recommandé de freiner tous les essieux. Parmi les freins électromagnétiques mis à l’essai, les freins à disques
- se sont moins bien comportés que les freins à solénoïcle ; ces derniers remplaceront peu à peu tous les freins électromagnétiques à disques. De l’avis des Tramways municipaux de Vienne, l’emploi du frein électrique sera, à tous les points de vue, supérieur à celui de tout autre système de frein.
- Les Tramways municipaux de Zurich font usage sur les pentes douces du frein à main comme frein de service et du frein électrique comme frein de secours ; sur les descentes de plus de 5°/0, le frein électrique est employé comme frein de service et le frein à main n’est plus utilisé que pour obtenir l’arrêt complet de la voiture.
- Les Tramways de Munich ne freinent pas les essieux des voitures d’attelage. Cette dernière compagnie préfère le frein à air à tout autre système ; l’action du frein à air, dit-elle, est rapide, énergique et constante ; sa manœuvre est simple, présente une grande sécurité ; le frein permet, de plus, un freinage modérable ; enfin, son emploi réalise dans l’exploitation une économie, en ce sens qu’il ne fatigue en aucune façon l’équipement électrique des voitures.
- La consommation d’énergie nécessaire au freinage d’une voiture, ajoute cette compagnie, est moindre dans le cas d’un freinage à l’air comprimé que dans le cas d’un freinage à main, car le conducteur freine moins souvent avec un frein à air qu’avec un frein à main, dont l’action est beaucoup plus lente.
- Les résultats comparatifs auxquels il a été procédé, ont fait conclure que les résultats obtenus avec un freinage à air comprimé sont, pour le moins, aussi satisfaisants, sinon meilleurs, que dans le cas d’un freinage électrique.
- Les Tramways de Riga ont équipé de freins à air tout aussi bien leurs voitures d’attelage que leurs voitures motrices. Le frein à air présente l’avantage d’être d’une manœuvre facile, d’un fonctionnement énergique et de plus d’une grande sécurité ; il n’est, en aucune façon, tributaire du courant électrique de la voiture; la gelée peut cependant occasionner parfois un non-fonctionnement du frein.
- Le renouvellement des sabots et des bandages est beaucoup plus considérable que dans le cas d’un frein électrique. Dans les voitures équipées de freins électriques, l’induit et les engrenages sont soumis à une usure assez importante. Au
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- point de vue de la simplicité de manœuvre et de l’énergie du freinage, les freins électriques présentent les mêmes avantages que les freins à air; ils ont, sur ces derniers, l’inconvénient de ne pouvoir fonctionner quand la voiture est au repos.
- Les Tramway s de Barcelone à Saint-André ont équipé leurs voitures légères de freins à main et de freins électriques ; leurs voitures à boggies par contre, de freins à air. Les mêmes systèmes de freins se trouvent également sur les voitures d’attelage.
- Cette compagnie recommande d’employer comme frein de service le frein électromagnétique ; pour les automotrices à boggies, le frein à main sert de frein de service, et le frein à air de frein de secours.
- La Grosse Berliner Strassenhahn Gesellschaft fait usage de freins électromagnétiques et de freins à air. Ces deux systèmes de freins sont également employés sur les voitures d’attelage. De l’avis de cette société, les freins électromagnétiques présentent l’inconvénient d’occasionner une usure prématurée de l’induit, des enroulements et du régulateur de marche ; de plus, le freinage ne s’opère pas sans à-coup.
- Le frein à air au contraire, n’utilise pour son fonctionnement aucun des organes électriques et permet de plus un freinage sans secousse; par contre, il réclame une majoration d’énergie d’environ 3 watts par voiture-kilomètre. Cette majoration dans la consommation de courant n’est cependant pas à comparer avec les dépenses nécessitées par l’entretien et le renouvellement des organes électriques endommagés par le frein Sperry.
- En ce qui concerne spécialement le freinage des voitures d’attelage, les trois groupes comportent :
- Groupe a) : Voitures d’attelage équipées d’un simple frein à main; ce groupe comprend, dans la majorité des exploitations, les anciennes voi-tur es a traction chevaline ; leur poids n’est pas important et, en général, ces voitures ne sont pas freinées mécaniquement ; le frein à main ne sertque surles descentes ou encoreencas de danger. Dans quelques cas particuliers, les voitures d attelage possèdent un frein électro-magnétique nus en action en même temps que le frein à court-circuit de la voiture motrice.
- (rroupe b) : Les voitures d’attelage appartenant
- à ce groupe sont, à très peu d’exceptions près, freinées électriquement, en même temps que la voiture motrice.
- Groupe c) : A l’exception des voitures d’attelage de la Compagnie des Tramways de Munich, le freinage des voitures d’attelage de ce groupe est obtenu au moyen d’un frein à air continu.
- L’auteur fait alors une étude critique sur les avantages et les inconvénients des différents systèmes de freins.
- a ) F REINS A MAIN
- Pour ralentir la marche dans les descentes, toutes les voitures, tout aussi bien les voitures motrices que les voitures d’attelage, doivent être équipées d’un frein à main. Les voitures à frein électrique doivent, de toute façon, faire usage du irein à main dans les descentes. Les voitures à frein à air doivent également employer le frein à main, quand il s’agit de descente d’une certaine longueur, car il n’est pas possible d’éviter, à la longue, l'échappement de l’air comprimé, cet échappement, fût-il même lent, réduisant de beaucoup l’action du frein.
- Les freins à main sont en général construits comme freins à chaîne ; plus rarement comme freins à vis ; ils se font remarquer par leur simplicité et leur bon marché, tout aussi bien au point de vue de la construction qu’au point de vue de l’entretien ; ils suffisent comme frein de service lorsqu’il s’agit de voitures ou de trains d’un poids pas trop lourd, que les vitesses ne sont pas accélérées et que les descentes ne sont trop rapides; dans aucun cas, cependant, le fonctionnement de ce frein ne doit imposer un trop grand effort musculaire de la part du wattman, ni lui occasionner une trop grande fatigue.
- Le frein à ruban employé par les Tramways électriques de Leipzig présente quelques particularités très intéressantes ; un simple frottement entre un tambour calé sur l’essieu et un ruban enroulé sur ce tambour produit un freinage énergique sans réclamer d’effort musculaire de la part du wattman ; la force vive de la voiture augmente également l'action du frein. Ce frein agit également sur les voitures d’attelage et a, dans ce cas aussi, donné de bons résultats.
- Outre le frein à main, la grande majorité des exploitationsntilisent également un frein à court-circuit pour opérer le freinage en cas de danger.
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- Les freins à main ne présentent que peu d’inconvénients ; ils nécessitent notamment un effort musculaire de la part du wattman et lui occasionnent souvent une certaine fatigue, ce qui n’est cependant pas le cas pour le frein à ruban des Tramways de Leipzig ; de plus, ils déforment assez rapidement les bandages ; enfin, leur action n’est plus assez énergique dans les pays du Nord, surtout lorsque la neige vient se placer entre le bandage de la roue et le sabot du frein.
- b) Freins Electeiques
- Il semblait naturel de mettre à profit pour le freinage de la voiture la même force qui servait à la propulsion.
- Les freins électriques ont permis de résoudre la question de cette façon : les moteurs électriques entraînés par la force vive de la voiture, travaillent comme générateurs, le circuit du freinage étant complété par les résistances du démarrage. Comme il n’est possible, dans le cas du frein électrique, de n’opérer un freinage quaussi longtemps que la voiture se trouve en mouvement, il est indispensable d’établir sur la voiture à côté du frein électrique, un frein à main afin de maintenir le cas échéant la voiture au repos.
- Le frein électrique est aujourd’hui avec le frein à main, le frein le plus communément employé ; il est notamment en usage comme frein de service, chez 22 % des exploitations ayant répondu au questionnaire.
- Les voitures d’attelage peuvent également être freinées électriquement au moyen d’électroaimants connectés par des câbles spéciaux à la voiture motrice.
- Le freinage électromagnétique des voitures d’attelage présente le grand avantage d’utiliser aussi complètement que possible le courant en court-circuit, en répartissant l’action des freins d’une façon uniforme sur tous les essieux du train ; ce qui permet d’obtenir ainsi un freinage tout à fait rationnel.
- Les freins à solénoïde doivent être préférés aux freins à disques.
- La supériorité des freins à solénoïde sur les freins à disques résulte des faits suivants. Les disques qui, au moment de l’arrêt, sont soumis à une induction magnétique énergique, peuvent parfois rester collés l’un contre l’autre après l’arrêt obtenu. De plus les freins à disques, qui n’agissent
- pas sur une timonerie spéciale, sont soumis à une usure assez rapide.
- Ces inconvénients ne se rencontrent pas dans les freins à solénoïde de la maison Siemens-Schuekert, ni dans les freins à solénoïde analogues dûs à la maison Guénée.
- Afin d’obtenir un freinage plus énergique, on a construit dans ces dernières années des freins électromagnétiques qui agissent directement sur le rail, tels le frein Sehiemann et le frein Newel-Westinghouse. Seul le dernier de ces freins a été jusqu’ici expérimenté sur une vaste échelle. / Tramways municipaux de Glasgow.)
- Dans les terrains difficiles, ce système de freinage semble présenter certains avantages.
- Les membres de l’Union internationale qui ont assisté à l’Assemblée générale de Londres en 1902 ont eu l’occasion de voir expérimenter le frein Xewel-Westinghouse. L’action de ce frein est si rapide qu’avec des voitures à double étage, il est à craindre que les voyageurs de l’impériale ne soient, par le choc d’arrêt, précipités en bas de la voiture.
- Dans cette catégorie de freins à patins, entre aussi le frein Planta dont le fonctionnement est obtenu par le courant en court-circuit.
- A notre avis, les systèmes de freins à patins sont encore à l’époque d’essais; nous croyons même que leur usage sera toujours restreint à des cas tout à fait particuliers ; aussi ne nous y arrêterons-nous pas plus longtemps.
- Comme inconvénients des freins électriques, certains prétendent qu’ils échauffent les moteurs outre mesure et qu’ils fatiguent assez bien les collecteurs, les régulateurs de marche et les engrenages. Un autre inconvénient des freins électriques est de ne pas permettre l’arrêt de la voiture sur la descente. Ce dernier inconvénient a cependant un résultat pratique par le fait même que dans les descentes, on sera toujours obligé de recourir au frein à main; on aura ainsi de la sorte la certitude que le frein à main se trouve en bon état de service.
- L’emploi du frein électrique n’occasionne aucune fatigue au conducteur de la voiture, car le freinage ne réclame un effort musculaire de la part de celui-ci que lorsque la voiture est déjà presque arrêtée.
- En ce qui concerne spécialement le premier des ineom énients cités plus haut, c’est-à-dire celui d’échauffer le moteur et de fatiguer plusieurs de
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- ses organes, cet inconvénient pourra, en effet, se présenter dans certaines circonstances, par exemple lorsque le type des moteurs est choisi trop faible, ou bien lorsque les graduations du régulateur de marche sont trop grandes. Mais rien n’empêche de choisir pour les moteurs un type supérieur à celui qui serait absolument nécessaire pour la marche proprement dite de la voiture et de faire usage d’un régulateur de marche avec des résistances de démarrage assez rapprochées.
- Une telle disposition sera toujours plus économique que l’emploi des freins à air comprimé, tout aussi bien au point de vue des dépenses de premier établissement que surtout au point de vue des dépenses d’entretien.
- L’on pourrait, il est vrai, prétendre qu’un type de moteur supérieur au type absolument nécessaire serait d’un volume et d’un poids beaucoup trop grand, que de plus, surtout en temps de service peu intense, le rendement du moteur serait inférieur à celui du type normal. Nous répondrons à cette observation en disant que, de parlanature mèmedes tramways, ilvautbeaucoup mieux, au point de vue des dépenses d’entretien, posséder un moteur trop grand qu’un moteur ne suffisant seulement qu’à la marche même de la voiture. En prepant d’ailleurs un moteur avantageux, on pourra sans crainte organiser un service par remorques et faire face plus facilement aux surcharges comme, par exemple, aux surcharges résultant de la présence de la neige sur les rails, etc.
- Quant au moindre rendement, il convient de ne pas donner une trop grande importance à cet inconvénient, car, dans les exploitations urbaines notamment, le rendement d’un moteur est surtout influencé par les arrêts et démarrages continuels. Quoi qu’il en soit, les propriétés que Ton a l’habitude de réclamer d’un bon moteur de tramway, telles que bon isolement, simplicité de construction, résistance contre les chocs violents, bonne étanchéité, etc., nesont pas toujours compatibles avec un fort rendement.
- Les essais de freinage dont a parié M. Poetz, dans son rapport à l’Assemblée générale de Londres, montrentd’ailleursbien que le freinage électrique est supérieur à tous les autres.
- C) Fheins a Ain COMPRIMÉ
- Parmi les avantages des freins à air, l’auteur cite : simplicité de fonctionnement, l’indépendance du
- frein de l’équipement électrique de la voiture, la moindre fatigue des organes électriques, la possibilité de freiner à toutinstant et sur les longues descentes, une action certaine, rapide et sans secousses.
- Les Tramways de Munich prétendent que le freinage par frein à air amène avec lui, de par le fait même qu’il est complètement indépendant des organes électriques, une économie dans les frais d’exploitation. Cette compagnie ajoute, de plus,quela consommationdecourant est moindre dans le cas d’une voiture freinée par le frein à air que dans le cas d’une voilure freinée à la main.
- Cette affirmation de la part des Tramways de Munich, dont précisément les frais d’exploitation sont assez élevés,a tout lieu d’étonner; elle est d’ailleurs à l’encontre des résultats acquis par les autres exploitations qui, toutes, ont constaté pour le freinage à air une consommation d’énergie assez élevée.
- L’auteur a cherché à déterminer quel était le surplus de consommation de courant nécessité pour le fonctionnement de la pompe à air. Ces essais eurent lieu, toutes conditions égales d’ailleurs, sur une ligne de 4.135 km. ; chaque catégorie d’essais comprenait 12 voyages exécutés d’abord avec frein à air comprimé, ensuite avec un frein électrique; dans cette dernière catégorie d’essais la pompe à air avait été démontée.
- Le courant était mesuré par deux compteurs établis en série.
- 11 fut constaté que la consommation moyenne avait été de 429 watt-heures par km. pour les voyages sans pompe à air et de 456 watt-heures par kilomètre pour les voyages avec pompe àair; les pompes à air avaient donc réclamé pour leur fonctionnement 27 watt-heures, soit 6,3 °/0 de la c o ns o m m ati o n kilo m é tr i que.
- Le nombre d’arrêts étant de 3,62 par kilomètre, le courant nécessaire à chaque arrêt était en conséquence de 7.5 watts.
- Pour obtenir des conditions de frottement aussi uniformes que possible, les coussinets avaient été graissés à l’huile et non à la graisse.
- Les essais auxquels il fut procédé donnèrent une consommation de 27 watt-heures par motrice-kilomètre. Les Tramways de Berlin estiment le surplus de consommation à 3 watt-heures par voiture-kilomètre ; cette même compagnie, lors du congrès de Londres, avait donné les chiffres de 15 à 20 watt-heures.
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- Quant aux autres avantages énumérés ci-dessus et que l’on reconnaît au frein à air, les freins électriques les possèdent également, si l’on a bien soin d’établir le freinage d’après les principes énoncés plus haut sous b). De plus, le frein électrique est d’un service plus facile, en ce sens qu’il nécessite le fonctionnement d’une manette seulement.
- Le frein à air présente, il est vrai, l’avantage d’être complètement indépendant de l’équipement électrique de la voiture ; par contre, il présente toute une série d’inconvénients.
- Il y a tout d’abord lieu de faire remarquer que, du fait même de sa complication, il est plus souvent sujet à être dérangé que l’équipement électrique de la voiture qui, lui, est d’une grande simplicité. De plus, il ne faut pas oublier que le frein à air peut ne pas fonctionner en temps de gelée ; il en est de même lorsque la neige vient se placer entre le bandage de la roue et le sabot du frein.
- Enfin si l’on choisit le frein à main comme frein de service, on a dans le cas d’un frein électrique, qui est plus longtemps employé simultanément avec le frein à main, une plus grande certitude que le frein électrique fonctionnera bien en temps voulu, que dans le cas d’un frein à air, car alors le freinage simultané à la main n’est que fort rarement employé.
- La majorité des exploitations reconnaît d’ailleurs que les frais de premier établissement et surtout les frais d’entretien et la consommation d’huile de graissage sont beaucoup plus élevés pour le frein à air que pour tout autre système.
- Un autre inconvénient du frein à air réside dans la forte pression qu’il occasionne entre le sabot du frein et le bandage de la roue, occasionnant ainsi une usure plus rapide de ces organes.
- Ces différents facteurs en défaveur des freins à air, ont été probablement les motifs pour lesquels les Tramways de Barcelone-Saint-André et les 'Tramways cl’Amsterdam recommandentles freins électriques ; c’est probablement pour ces mêmes motifs que certaines exploitations qui n’avaient équipé qu’une' partie de leurs voitures de freins à air, n’en ont pas continué l’équipement sur la totalité de leur matériel roulant.
- Comme l’a fort bien fait remarquer M. Poetz dans le rapport qu’il a présenté à l’Assemblée générale de Londres, le freinage mécanique des tramways se résume aujourd’hui à la question de savoir à quel système de freins il faut donner la préfé-
- rence: au frein électrique ou bien au frein à air.
- De cette étude l’auteurdéduitquelquesprincipes qu’il y aurait lieu de prendre en considération lors de l’achat de nouvelles voitures.
- 1. Dans le choix du système de frein, toutes les circonstances particulières au service doivent être prises en considération ; l’application de chacun des trois systèmes : frein à main, frein électrique, frein à air comprimé, doit être minutieusement étudiée.
- Le freinage doit pouvoir s’opérer sans à-coups. L’équipement de la voiture doit comporter deux systèmes de freins complètement indépendants l’un de l’autre. Le frein de service doittoujours être tel qu’il n’occasionnera jamais de fatigue au watt-man.
- 2. Lorsque, par suite du poids des voitures, de la remorque de voitures d’attelage, ou aussi des difficultés du terrain, le frein à main ne pourrait plus être employé rationnellement comme frein de service, on emploiera comme tel un frein mécanique, et de préférence un frein électrique.
- 3. Si l’emploi du frein électrique comme frein de service présentait certains inconvénients résultant par exemple du choix d’un type de moteur trop faible, d’une graduation trop large des résistances du démarrage, dans ce cas, il sera avantageux 'd’employer le frein à air comprimé ; l’emploi de ce dernier système dè frein deviendra d’ailleurs indispensable, lorsque les voitures sont assez lourdes, qu’elles roulent à une grande vitesse, ou encore lorsque les trains comportent plus de deux voitures d’attelage.
- Enfin il fait remarquer avec satisfaction que l’enquête organisée par les soins clel’Unionlnter-nationale n’a guère apporté de points nouveaux concernant la question des freins ; bien plus, que la résolution prise à l’Assemblée générale de Genève (1898), reflète encore aujourd’hui fidèlement la manière de voir de la majorité des exploitations de tramways ; cette résolution dit :
- ,,L’emploi simultané de deux freins se recommande pour la traction électrique ; l’un des deux doit être un frein à main (manivelle, levier ou contrepoids, avec chaîne ou vis), l’autre un frein mécanique (électrique, magnétique ou à air comprimé). La simplicité et le bon fonctionnement du frein électrique lui assurent la préférence dans la plupart des cas et le font recommander comme frein de service.“
- (A suivre.)
- SENS. — IMPRIMERIE MIIUAM, I, RUE DE LA BERTAUCIIE
- Le Gérant: A. BONNET.
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- Tome XLI.
- Samedi 8 Octobre 1904.
- 11e Année. — N° 41
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRASD, Directeur de l’Institut Electrotechuique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’Ecole des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- RÉSISTANCES MÉTALLIQUES POUR LE DÉMARRAGE ET LE RÉGLAGE
- Depuis quelques aimées, beaucoup de constructeurs recherchent de nouveaux arrangements de résistances, leur permettant de les utiliser au mieux soit en réduisant leur encombrement, et ce, dans le but d’obtenir une réduction dans leur prix d’établissement, partant de vente.
- Les résistances peuvent être constituées de différentes manières. Nous ne voulons dans cette étude nous occuper que de celles dont l’élément est composé par une matière métallique et laisser de côté celles pour la construction desquelles l’on utilise soit le charbon ou le graphite, soit un liquide.
- La construction la plus ancienne, adoptée pour l’exécution des éléments de résistance, paraît être celle ayant la forme d’un ressort en boudin enroulé en spirale ; et cette solution ne pourrait guère être remplacée avantageusement par d’autres combinaisons, tant que l’on n’a à s’occuper que de résistances de faible énergie.
- Ces résistances, enroulées en spirales, offrent pourtant de graves inconvénients. Si les boudins dépassent une certaine longueur, leurs spirales se replient, se déforment facilement et arrivent à se toucher les unes les autres au lieu de rester isolées. Aussi pour obtenir la séparation des spires, les place-t-on verticalement et ce surtout, lorsqu’on doit faire'plusieurs rangées de spirales. Afin d’empêcher la déformation des spirales et de les maintenir rigides on a recours à divers procédés. Certains constructeurs placent à l’intérieur des rubans d amiante et les montent sur des poulies en porcelaine, des plaques d’ardoise ou d’amiante.
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- Mais avant de poursuivre cette étude et d’examiner les divers types livrés aujourd’hui par l’industrie, nous croyons utile d’établir une classification entre eux. On peut en effet diviser les résistances en deux catégories. La première comprenant les appareils dont les résistances sont continuellement parcourues par le courant tandis que la seconde comprend ceux dans lesquels les résistances ne sont parcourues qu’un certain temps par le courant. C’est à cette seconde catégorie qu’appartiennent les résistances pour les rhéostats de démarrage et de réglage. Elles ne sont en effet sous l’action du courant que pendant un temps assez restreint et peuvent par conséquent, son action achevée, se refroidir librement. Il faut en effet remarquer que, pour les résistances à charge constante, il se produit un certain dégagement de calories amenant un échauffement des matières constituantes et que par conséquent il est nécessaire de prévoir la facilité de leur refroidissement et la diffusion de la chaleur produite dans le milieu ambiant. Pour les appareils soumis à une charge intermittente, on peut au contraire augmenter considérablement la densité du courant par in/ni2, tout en restant dans une certaine limite pour ne pas amener la détérioration des spires.
- Il sera donc nécessaire, lorsqu’on emploie les appareils de la première catégorie de
- prévoir une bonne ventilation facilitant un refroidissement rapide des organes ; au contraire lorsque ce seront ceux de la seconde catégorie dont on fera usage, il sera utile de leur adjoindre une enveloppe calorifuge, jouant un véritable rôle d’accumulateur d’énergie transformée en chaleur, celleci ne se dissipant que très doucement dans le milieu ambiant. Cette enveloppe présente de plus le grand avantage de maintenir les divers éléments de résistance dans leur position et de les garantir contre les trépidations et les dilatations dues à l’action du courant.
- Aussi peut-on donner aux résistances de la seconde catégorie un aspect compact et arriver à les disposer dans un espace plus réduit que celles de la première. Nous voulons donner maintenant la description en commençant avec les résistances pour une charge continuelle.
- La figure 1 représente une résistance en fil qui donne d’excellents résultats sous faction de courant de faible intensité et qui permet une grande charge de matériel dans un faible espace, grâce à une bonne ventilation.
- A est une plaque en fer d’une épaisseur convenable sur laquelle sont adaptés les cavaliers en porcelaine b b'. Ges cavaliers sont munis d’une certaine quantité de rainures destinées à faciliter le montage du fil de résistance. Gette plaque en fer a se trouve souvent remplacée par une plaque en ardoise ou en amiante. Mais nous préférons de beaucoup la première, parce qu’elle dégage mieux la chaleur et d’autre part sa solidité n’est pas à comparer à la fragilité des plaques d’ardoise.
- Dans la fig. 2 nous voyons une disposition utilisant également des plaques de fer afin d’obtenir une bonne réfrigération de l’air. La disposition représentée par cette figure est une de celles adoptées par la firme Voigt et liaeffner de Francfort-sur-Mein.
- Sur les tiges a, b, c, sont fixées des douilles en porcelaine séparées les unes des autres par des tôles. L’élément de résistance en forme de spire est librement placé sur les grandes douilles d et fixé sur les petites l et/'par un fil. Afin d’obtenir une bonne ventilation, les résistances sont séparées par des tôles dans le sens de la longueur tandis qu’elles sont libres dans celui de la largeur. La résistance ainsi constituée est montée de manière à ce
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- que tous les éléments soient verticaux. Plusieurs maisons préfèrent employer des cylindres en porcelaine munis d’une rainure hélicoïdale dans laquelle s’adapte le fil de résistance. Le poids de ces résistances est assez considérable et de plus on doit bien observer le maintien des fils dans les cannelures pour qu’ils n’arrivent pas à se toucher par suite de la dilatation produite par les charges élevées.
- La Maison Siemens et Halske à Berlin a adopté, pour certains cas, une disposition dans laquelle l’intérieur du cylindre en ,
- porcelaine est traversé par un courant d’eau produisant un refroidissement plus complet. On a aussi exécuté des cylindres en terre cuite dont les cannelures, logement du fil de résistance, sont recouvertes par une couche d’émail. Ce genre de résistance n’a pas eu beaucoup d’applications. Il est surtout utilisé par la Maison l)1' Levy à Berlin et par plusieurs firmes américaines pour les résistances de calorifère et de foyers électriques. La construction même est très simple. Sur une plaque en fer recouverte d’une couche d’émail on enroule en spirale un ruban ou boudin de résistance; on recouvre alors à nouveau le tout (l’une couche d’émail, en sorte que le fil est complètement enfermé dans de l’émail. On obtient ainsi des éléments de résistance très compacte qu’on peut juxtaposer convenablement.
- Il arrive parfois qu’on a à monter des résistances dans des endroits pouvant être inondés de temps en temps ou dans des endroits où elles seront exposées à l’action des vapeurs acides.
- Pour les protéger contre l’action du temps il suffit de les disposer dans des boites munies d’ouvertures de ventilation placées à l’abri de la pluie.
- Si les résistances doivent être temporairement placées dans l’eau, on dispose les rhéostats dans des caisses fermées hermétiquement. Le cas se présente assez souvent dans des installations exécutées à bord des navires, ou au fond des mines, et, dans ce dernier cas on doit faire appel à de fortes résistances pour le démarrage des moteurs actionnant les pompes d’épuisement. On les loge en général dans des bassins à huile. Ce genre de résistance peut être constitué par des fils ou par des rubans métalliques. Leur refroidissement est activé en plaçant dans les bassins à huile des serpentins à circulation d’eau.
- La figure 3 représente une résistance à grilles. Celles-ci sont en général en fonte, mais, suivant l’usage auquel on les destine, elles peuvent être constituées par un alliage. Ces grilles sont disposées sur deux tiges b b' isolées par des tubes "de micanite. Des rondelles isolantes en micanite séparent les grilles les unes des autres et les maintiennent à la dis-
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- tance voulue suivant le mode de connexion. Son montage est assez simple et d’un coût assez réduit. Mais ce genre de résistance est à rejeter lorscpi’on emploie des courants de
- grande intensité. Il est préférable, dans ce cas, d’adopter le dispositif représenté par les ligures 4 et 5.
- La ligure 4 donne schématiquement l’agencement dont on peut se servir. Les rubans de résistance en tôle b sont montés sur des supports a. (des rubans sont repliés sur une lon-
- gueur correspondante à la largeur des supports a et y sont fixés à l’aide de plaques de serrage c. Les supports sont fixés sur des douilles en porcelaine e et sont maintenus par
- des tiges cl. Ces douilles sont scellées dans leur châssis à cornières /par un mastic de litharge et de glycérine.
- A leur partie inférieure les rubans sont disposés librement sur un tube h isolé de sa tige g par des douilles en porcelaine i. Les rubans peuvent donc se l'jg- 6 dilater sans inconvénient.
- Si|les rubans dépassent une certaine longueur, ou les munit de rebord leur donnant une certaine rigidité. Ces résistaneessont disposées sur deux rangées, ('e qui permet une bonne issue à la chaleur qui se dégage. Dans ce système, toutes les connexions se font avec du cuivre plat aux supports.
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- La figure 7 montre les dimensions que peut atteindre un rhéostat. Le rhéostat y estcons-truit d’après le principe que nous venons de décrire. Il est destiné à un moteur triphasé asynchrone de 1500 chevaux à 6000 volts. Ce moteur attaque directement un laminoir et il
- est imposé un réglage de 125-150 tours. Ce réglage est obtenu par l’introduction de résistances dans le circuit du stator. Le renversement de marche du moteur se lait à l/aide d’un interrupteur à l’huile à double direction à déclenchement, automatique à maxima.
- Cet interrupteur ainsi que les transformateurs d’intensité pour le déclenchement et l’ampèremètre sont placés en sous-sol. Le changement de marche se produit par la manœuvre d’un levier H, dont le mouvement est transmis par un câble métallique.
- En cas de déclenchement automatique de l’interrupteur par suite d’un courant trop élevé,
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- il faut tourner le volant de manœuvre du rhéostat de démarrage et l’amener sur la position de démarrage, avant qu’un enclenchement de l’interrupteur puisse se produire.
- Le châssis du rhéostat constitué par des cornières et des fers àL est entouré d’une enveloppe de tôle commençant à une hauteur de 800 m/m au-dessus du sol et ce, afin de permettre une bonne ventilation. Celle-ci est de plus assurée par une cheminée d’appel dépassant la toiture du bâtiment.
- Nous n’avons jusqu’ici parlé que des résistances de la première catégorie ; examinons maintenant quelques types de la seconde. Comme nous l’avons fait remarquer, les appareils de ce groupe peuvent être chargés d’une façon de beaucoup supérieure à ('eux du premier groupe. Mais par suite de cette augmentation d’intensité, nous aurons à prévoir un dégagement plus considérable de calories. Aussi revêt-on en général les
- résistances à courant intermittent, d’une enveloppe incombustible, dont la nature diffère suivant les Maisons et la destination. Certaines firmes ont adopté, à cet effet, du sable, du plâtre, du ciment, de l’amiante, etc., etc.
- Aussi ne pouvons-nous donner dans cette courte étude une description détaillée et complète de tous les types en usage aujourd’hui, cela nous entraînerait trop loin. Nous voulons donc nous borner à quelques particularités les plus intéressantes.
- Voici d’abord une construction qui esta recommander pour les petits rhéostats.
- ün enroule du fil d’un diamètre maximum de 1 m/m, sur des plaques en ardoise d’amiante d’une épaisseur de 3 à 5 m/m, de 40 "'/m de largeur, sur 250 m/m de longueur. Cet enroulement se fait, on ne peut mieux, lorsqu’on fait usage du tour. Les plaques, ainsi enroulées et isolées par une couche d’amiante, sont assemblées par paquets et maintenues par des plaques de serrage et des boulons. Parfois entre deux plaques sont disposées des tôles les dépassant de plusieurs centimètres et ce, afin de permettre un meilleur dégagement de chaleur.
- Ces ardoises d’amiante sont parfois remplacées par du mica ou de la porcelaine. Niais cette substitution n’offre pas un avantage surtout si l’on fait entrer en ligne de compte le coût de ces matières isolantes.
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- Fig. 8
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- Dans les figures 8 et 9 nous indiquons une disposition de résistance « à tube », adoptée par la Maison Yoigt et Haeffner. Un tube en laiton très mince de 35 à 40 m/m de diamètre est plaqué à l’intérieur d’une couche d’amiante de 2 m/m d’épaisseur. Le fil de résistance en matière dure est enroulé sur un mandrin convenable et introduit dans le tube en laiton.
- Par l’élasticité, le fil s’applique parfaitement à ce dernier. La résistance étant ainsi introduite dans son enveloppe, l’on ferme le tube par des bouchons en porcelaine rainurés sur leur pourtour. De cette façon, la spirale est solidement maintenue dans le tube. Celui-ci est de plus rempli de ciment bien sec formant l’isolant. Cette disposition représentée figure 9, est surtout adoptée pour les tramways, ponts-roulants, etc.
- Les figures 10 à 12 nous montrent encore une disposition fort en usage dans les tramways.
- Un ruban d’acier est enroulé avec un ruban d’amiante ou de mica et forme ainsi une bobine dont la fixation se fait de la manière suivante:
- g
- «
- Fig. 9
- Le ruban figure 10, enroulé par un outillage spécial, est en connexion avec le disque a auquel il est maintenu par un double croisillon b le garantissant en même temps contre tout mouvement latéral. Ce croisillon b est en circuit avec le disque ; a est le commencement du
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- ruban dont l’extrémité est maintenue par un cavalier d. Ce cavalier le préserve de tout déroulement. L’élément ainsi constitué est fixé sur des isolateurs placés sur un cadre en cornières et fers plats.
- Nous voyons sur la figure il que le commencement du ruban est fixé avec des rivets ou bordons sur le disque en fonte a, puis enroulé avec l’interposition d’amiante ou de mica,
- Fig. 11
- ci-dessus indiqué. Le tout est alors serré et maintenu par un anneau en fonte sur lequel est adaptée la borne de connexion. Les éléments sont alors montés sur un tube à gaz, isolé avec de la micanite. Ils sont séparés les uns des autres par des rondelles d’amiante et les rondelles d’extrémité.
- Une disposition analogue à celle que nous venons de décrire est donnée par la figure 12. On a toutefois supprimé les anneaux de recouvrement par l’inclinaison du ruban, ce qui empê-
- che tout mouvement latéral. La bobine est serrée par un fil de cuivre servant en même temps de connexion. Les éléments ainsi exécutés sont placés sur une tige à section carrée, ayant pour but d’éviter tout mouvement d’oscillation. Cette disposition est d’un coût assez réduit.
- Nous avons, dans cette courte étude, cherché à montrer toute l’importance des grandes résistances réduites au plus petit volume. Importance d’autant plus considérable que leur usage devient de plus en plus fréquent avec l’adoption des hauts voltages et que par conséquent, à rendement égal, les préférences des acheteurs iront au plus faible encombrement.
- Aussi sommes-nous persuadés que tous les types nouveaux se construisent dans ce sens.
- Fr. Lindenstruth et O. Forster.
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- PROGRÈS RÉCENTS DANS LA FABRICATION DES CHARBONS ARTIFICIELS
- Traduction libre d’un cours du professeur Docteur Julius Zellner à Bielitz par E. Ornstein, chimiste, Directeur des usines Schiff et G", à Schwechat (Autriche).
- La fabrication des charbons artificiels a fait dans les derniers temps quelques progrès. Comme la consommation augmente, le nombre des usines produisant ces corps s’accroît d’année en année. Il y a une trentaine de ces établissements, en Europe, qui se font une concurrence acharnée ; les Américains, plus pratiques, ont réuni un nombre à peu près égal d’usines dans un trust.
- Pour constater l’importance de l’industrie en question il suffit de dire qu’elle emploie au moins 5000 personnes, qu’elle travaille avec un capital d’environ 100 millions de francs et que son mouvement annuel représente au moins le double de cette somme.
- Considérons d’abord la fabrication des électrodes à l’usage de l’électro-chimie.
- La crise que vient de passer l’industrie des Carbides, a forcé les Carburiers défaire des économies. Leur plus grande dépense est Rachat des électrodes; par conséquent ils faisaient de leur mieux pour les obtenir le meilleur marché possible. Ils ont réussi. En 3 années, le prix de vente de ce produit a diminué de 50 °/0.
- Les usines produisant des électrodes ont été forcées, en raison du prix, d’abandonner l’emploi du charbon de cornue et d’étudier le traitement de l’anthracite, matière première coûtant beaucoup moins cher. Les électrodes en anthracite, livrées aujourd’hui par des fabricants bien outillés, ont une durée plus longue que celles en charbon de cornue d’il y a trois ans. Tandis qu’au commencement de la fabrication du Carbide, on dépensait pour 100 kilogs de ce produit 10 à 15 kilos d’électrodes, on n’a plus besoin à présent que de 6 à 10 kilogs au plus ; quelques ateliers prétendent n’en dépenser que 3 %.
- Les impuretés de l’anthracite, 3 à 5 °/0 de cendres au minimum empêchent de l’employer à la fabrication de l’alumine. Les électrodes de cette industrie se font actuellement en cokes de pétrole qu’on peut se procurer avec 0, 1 % de résidus.
- On n’a pas encore réussi à employer le charbon de bois pour la production des électrodes ; les corps préparés avec cette matière bon marché et pauvre en cendres, ont une résistance électrique beaucoup plus grande que ceux formés avec d’autres variétés de charbon. Ils consomment donc trop de courant, ce qui les exclut.
- En 1891, W. Luzi a entrepris la communication de ses expériences sur la nature du carbone (Berichte Ch. G. 1891 p. 4085, 1892 p. 1378, 1893 p. 890).
- Il a prouvé qu’on peut transformer le carbone amorphe dans un milieu de silicates absolument indifférents sous l’influence de la chaleur en des cristaux de graphite.
- Il obtenait un dépôt de carbone d’aspect métallique, blanc-d’argent, en exposant une surface de porcelaine portée à 1700-1800, à une flamme produisant du noir de fumée. Il arrivait à ce résultat qu’il faut s’attendre à la révélation d'un grand nombre de modifications du carbone et qu’il y a possibilité de transformation de ces différentes variétés.
- Depuis ce temps, la transformation du carbone amorphe en graphite cristallin a fait de grands progrès, grâce surtout au concours de l’électricité. En 1893, Girard et Street ont fait breveter (D. R. P. 78926) leur procédé de transformation du carbone amorphe sous l’influence de Tare voltaïque.
- La Société « Le Carbone » utilise ce procédé dans ses usines de Savoie et d’Allemagne. Elle produit surtout des balais pour dynamos qui se distinguent par leur homogénéité
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- et leur résistivité inférieure aux charbons ordinaires ce qui permet de les charger de 15 à 20 ampères par cm. de surface frottante : de plus les frottements sont très doux; par suite, l’usure du collecteur est insignifiante. Ces qualités justifient leur emploi très répandu malgré leurs prix élevés. Pour la traction, on a avantage à se servir des balais en charbon amorphe.
- Le brevet américain N° 568323 du 29 Septembre 1896, accordé à Acheson, marque un progrès très important dans la fabrication des outils employés en Electrochimie. La découverte dh4cheson part de la constatation que le carbone est transformé en graphite si l’on chauffe le carbone amorphe en présence de corps qui peuvent donner des carbures dont la décomposition fournit du graphite. Il expose donc au four électrique les objets de carbone amorphe légèrement mélangés avec des oxydes de fer, etc. et les soumet à un fort courant électrique ; ces objets ont déjà leur forme définitive.
- La International Acheson Graphite G0, qui utilise une partie de la chute du Niagara produit des quantités importantes de graphite artificiel et d’électrodes.
- Ces derniers produits se distinguent par leur conductibilité, qui est 4 fois plus grande que celle des électrodes préparées avec du carbone amorphe, par la facilité de leur façonnement (on peut les tailler au couteau) et surtout par leur résistance beaucoup plus grande ce qui justifie leur emploi toujours croissant pour l’électrolyse.
- Le prix très élevé exclut toutefois la possibilité d’en faire usage pour la fabrication de carbure de calcium ; de plus la Acheson G0 ne fournit pas encore des électrodes de grandes dimensions.
- D’après les rapports du Bureau géologique des Etats-Unis, la Société d’Acheson produisait:
- en 1897 81.000 kilos
- 1900 430.000 kilos
- 1901 1.200.000 kilos
- de graphité artificiel et de corps graphités ; depuis ce temps, sa production a encore sensiblement augmenté (Voir : Ed. Donath, le graphite. Leipzig, 1904).
- Nous n’avons pas connaissance des progrès concernant la fabrication des charbons pour piles. Toutefois il est à noter que les consommateurs demandent de plus en plus des charbons agglomérés non cuits. Une grande partie de* l’oxygène du manganèse est en effet chassée par la température élevée des fours. Nous avons trouvé que la teneur en carbone des charbons employés à cet usage est sans importance pour la force motrice des piles ; des graphites naturels de la Bohême avec 60, 70 °/0 de carbone donnent les mêmes résultats que ceux du Ceylon avec 85, 90 °/0 de carbone. La durée d’action des agglomérés, dépend de la teneur en MnO2 du manganèse. Cette partie de notre industrie ne gagne que peu de terrain. Les centrales modernes de téléphones abandonnent l’emploi, des piles ; l’électricité est même dans les petites villes sous une forme plus commode à la disposition des médecins.—(Voir Prof. Zellner; Centralblatt Aecumulatorenkunde 1903 p. 87, 88. G. F. Burgess (Electrical World 1902 p. 156).
- Balais de charbon. Les avantages et les inconvénients des balais de cuivre ou de charbon ont été souvent l’objet d’études de la part des électriciens.
- Ces derniers temps on a essayé de fabriquer des balais au moyen de ces 2 corps combinés.
- M. le Dr Seifert entoure le noyau métallique de ces corps de charbon.
- M. P. Germain fait de même. — M. Loewenthal mélange les particules de charbon avec du cuivre (soit par un dépôt galvanique, soit autrement) et presse fortement celles-ci de
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- manière que les grains forment un corps compact, sans employer pour cela une matière agglomérante.
- Ringsdorff à Essen comprime des mélanges de poudres de cuivre et de charbon (graphite) et de goudron avec une pression de 500 kilos dans des moules fermés entièrement, puis il les porte à une température très élevée. Un de ces balais était composé de 67 °/0 de Cu et de 33 °/0 de C. il donnait des résultats satisfaisants dans la pratique. Voir : l)r Streintz Leitvermogen von gepressten Pulvern (conductibilité des poudres comprimées), Dr Ing. Max Kahn : Uebergangswiderstand von Kohlenbürsten.
- Casselman a le premier étudié l’effet des différents sels sur Tare voltaïque. — En 1843 (Poggendorf’s Annalen), il comparait déjà l’intensité des lumières obtenues avec des charbons ordinaires et avec des charbons saturés de solutions de sels de baryum, strontium, etc. Il arrivait à ce résultat qu’on obtenait, avec la même énergie employée, la double intensité par l’emploi de ces sels.
- Carré (comptes-rendus 1877 p. 346) recommande d’incorporer aux charbons, destinés à la production de l’arc, des métaux sous forme de sels ou oxydes pour varier l’intensité et l’éclat de la lumière. Il constatait que l’arc des charbons ainsi préparés avait une longueur double et que le rendement en lumière progressait dans la proportion de 1 à 1,5.
- Niewerth à Berlin a fait breveter en 1894 des charbons pourvus de deux ou plusieurs trous remplis de matières qui atténuent la lumière ou qui en augmentent l’intensité.
- Malgré ces expériences, on évitait d’incorporer aux charbons des corps minéraux pour ne pas troubler le régime de l’arc qu’on n’avait obtenu qu’après beaucoup d’efforts à l’aide de la mèche (mélange de charbon et de silicate de potasse) proposée déjà par Jablochkow, brevetée et industriellement utilisée pour la première fois par Siemens Frères (1879).
- Il est évident que chaque pourcentage de non-charbon réduit en proportion la durée de combustion de l’électrode, ce qui est toujours un inconvénient. En outre il est impossible d’obtenir un mélange absolument homogène, tout en perfectionnant les malaxeurs, en prolongeant la durée du malaxage ; il en résulte est une lumière instable et de couleur variable. On saturait donc les charbons par des solutions de sels, toujours sans résultat ; on les trempait dans des sels fondus et l’effet fut également mauvais. On n’arrivait jamais à l’homogénéité indispensable. On était satisfait d’avoir à côté de la lumière jaune des lampes à incandescence la lumière blanche des lampes à arc.
- A la dernière exposition de Paris, les 50.000 bougies de la lumière Bremer sur la Tour Eiffel attirèrent l’attention générale. Le grand public voyait pour la première fois une lumière à arc de coloration jaune d’or, d’éclat et d’intensité inaccoutumés. De ce temps, date l’application de la lumière d’arc à flammes.
- Les brevets les plus importants de Bremer sont B. S. G. D. G. 259571, U. R. P. 66094, 69271, 75520, etc. etc, toute une série importante. Le fond de cette invention est l’incorporation aux (diarbons de 4°/0 au moins de fluor sous forme de ses différents sels. Le professeur Wedding, de l’Ecole technique de Berlin, a publié en juillet 1900 et en 1902, p. 702 dans T « Elektroteehnische Zeitschrift » les résultats obtenus avec ces électrodes.
- Il constate que la lampe Bremer pour courant continu donnait, avec'les charbons Bremer, trois fois autant de lumière que les lampes et les charbons ordinaires ; pour le courant alternatif,. le résultat était inférieur; néanmoins il obtint avec* les lampes Bremer une lumière valant deux fois celle des lampes et des charbons qui étaient en usage jusqu’alors.
- Mais ce grand avantage incontestable, était entouré de beaucoup d’inconvénients. La lumière était instable ; on ne pouvait prendre que des charbons de petits diamètres et, par suite, la durée de combustion était moindre ; par la décomposition de l’air, il se formait des
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- produits nitrés qui détérioraient les parties métalliques des lampes et les scories empêchaient la marche régulière des lampes, qui souvent ne fonctionnaient point.
- La société Bremer a fait de son mieux pour remédier à tous ces défauts ; elley a réussi, en partie du moins. Dans tous les cas, l’industrie et la science doivent lui être reconnaissantes pour les indications données, car la faveur de cette nouvelle lumière colorée de grande intensité d’une part, les désavantages détaillés plus haut, d’autre part, ont donné l’impulsion à toute une série d’études qui ont abouti à d’heureux résultats.
- On est arrivé aux rendementsdes charbons Bremer, toutenévitantleplusgrand nombre des inconvénients décrits.
- J. F. Sanders IJ. St. P. 649.551 incorpore aux charbons les oxydes ou les phosphates de Ou ou de Mg et compose la mèche avec du carbone et des phosphates alcalins solubles. Il entoure parfois les charbons ainsi préparés d’une couche de Mg. métallique.
- Ce procédé n’a pas été adopté dans la pratique.
- Les brevets de Mac Maruss U. S. P. 504.815 (charbon avec fer, mèche de chaux), de Roberts U. S. P. 562.030 (mèchecarbone avec du chromatede potasse),n’onteuaucunsuccès.
- Le procédé de E. Sander D. R. P. 137.576 vaut mieux. Il consiste à fondre les oxydes des alcalis terreux ou des terres rares (MgO, ThO2, ZrO2), avec les oxydes ou les sels du groupe du fer, soit dans le four électrique, soit dans d’autres fours capables de fournir assez de chaleur pour amener la fusion de ces oxydes. La société « Elektrodon » à Berlin, qui exploite ces brevets, utilise les corps obtenus par fusion, de composition variable, pour les incorporer aux charbons et pour les ajouter au carbone de la mèche.
- Les électrodes ainsi préparées donnent une belle flamme jaune d’or; les scories qui se forment — smalts provenant duCr— sont un obstacle sérieux à remploi général.
- A. Edelmann, Charlottenburg préconise l’incorporation du Boronat roealcit (nom minéral Tica) et de la chaux sodée aux charbons, qui « exercent une influence favorable sur la formation des scories ». Nous ne croyons pas que la fabrication industrielle de ces électrodes ait quelque importance.
- La fabrique de charbons à Liège a acquis les brevets de Ilopfeld: H. recommande l’incorporation des carbures. La sensibilité envers l’humidité, la teneur en impuretés, provenant du carbure industriel, caractérisent ces électrodes.
- Tous (*es brevets ont un point de départ commun:
- L’addition de corps dont le point d’évaporation est très élevé de manière qu’il n’y ait dégagement de vapeurs (par suite flamme) qu’à la température de l’arc même.
- La constatation de ce fait, suffît [tour déterminer le nombre des corps à choisir, des inventions à faire, des brevets possibles.
- Pour les fabricants de charbons à lumière, il était évident qu’on devait obtenir l’effet des charbons Bremer en ajoutant à la mèche seule les ingrédients incorporés par cet inventeur aux charbons mêmes.
- Les laboratoires des usines de charbons à lumière étudiaient vers 1900 cette question et peu de temps après presque tous ces établissements livraient des charbons à flamme, au moyen desquels on arrivait au même rendement de lumière, à la même coloration, etc. Comme on n’emploie que beaucoup moins de sels (4-5 °/0 du poids des électrodes)la lumière est plus stable, la durée de combustion est plus longue et les charbons reviennent moins cher.
- Les mèches des charbons jusqu’alors en usage contenaient:
- 10 à 15 °/0 de silicate de potasse
- 90 à 85 °/0 de carbone (soit de noir de fumée, soit des déchets des électrodes mêmes, soit enfin une combinaison de ces deux produits).
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- Pour les charbons des lampes à are flamme, on remplaçait une partie (la moitié environ) du carbone de la mèche par des fluorures.
- Analyse des mèches de ces charbons :
- LUMIERE JAUNE LUMIÈRE BLANCHE-GRISE LUMIÈRE BLANCHE-BLEUE
- c 45 à 50 % 44 % 49 %
- Silicate de potasse 8,6 à 6,4 7,1 9,4
- Sels Ca F2 46,5 à 42,8 Ra F2 47 Ca2 O3 42,1
- Impuretés 0,9 à 0,8 0,8 —
- La construction des lampes a été modifiée de diverses façons; on plaçait les électrodes parallèlement ou inclinées sous des angles de 5 à 50 degrés. On a repris l’ancienne idée de Jehl-Hardtmuth, d’employer des protecteurs pour retenir la chaleur, afin de prolonger la durée des charbons (douille protectrice en matière réfractaire, manchon protecteur en stéatite).
- On avarié la section des charbons ; toute forme possible fut étudiée et parfois brevetée.
- Le nombre et remplacementdescanauxpour lamèchefutétudié et expérimenté ;lapratique a consacré la forme en usage depuis longtemps.
- Ces recherches n’ont atteint aucun perfectionnement.
- Le laboratoire de la maison SchifF et C° à Sehwechat près Vienne a constaté les résultats suivants :
- a) Coloration de la flamme de l’arc par les éléments suivants ajoutés en poudre soit au corps des électrodes, soit à la mèche seule:
- Mg rouge-violet, lumière instable, changement de couleur.
- Al vert-terne, sans éclat,
- Zn blanc,
- Cu bleu-terne,
- Fe violet-rougeâtre
- Si de même.
- L’arc devenait par ces additions (les autres conditions, voltage, ampère restant fixes), un peu plus grand que celui des charbons ordinaires.
- b) Les oxydes donnent en général la même coloration que leurs éléments :
- BaO bleuâtre
- SrO rose
- CaO rouge
- FeO violet
- MnO verdâtre
- LaO2 blanc pur
- Di O2 de même, violet,
- TiO2 bleu-violet,
- TbO2 rougeâtre,
- CeO2 blanc-bleu.
- Il est remarquable que les sous-oxydes donnent une coloration plus intense que les oxydes; FeO donne plus de violet que F’e203, MnO plus de vert queMnO2.
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- L’are obtenu avec toutes ees combinaisons de l’oxygène surpasse de peu seulement l’are ordinaire. — Seul l’oxyde de Ce donne une flamme étendue comme les charbons Bremer.
- c) Les chlorures, bromures, iodures, les nitrates, citrates, etc. donnent presque toujours la même coloration que les fluorures qui seuls sont d’une grande application industrielle.
- Les autres sels décomposent le silicate de potasse; on a bien essayé de se servir des solutions concentrées de sucre, de goudron ou de MgOC12, même de ZnC22 comme agglomérant, mais toujours avec des résultats négatifs.
- Les fluorures insolubles dans l’eau sont sans réaction sur le silicate de potasse. Toutefois on doit s’assurer que les matériaux dont on se sert sont exempts de fluor libre et de NE.
- Colorations obtenues par les fluorures :
- NaF jaune-terne sans éclat, flamme mince,
- KF violet, du reste comme pour NaF LiF Rose, plus faible comme de SrF2
- CeF! blanc-teint bleu, grand éclat, coloration et effet identiques avec ceux de CeO2 .
- CaF2 jaune, la lumière égale en tous points à l’effet des charbons Bremer. La nuance dépend de la pureté du CaF2; une teneur en Feoccasionne une teinte rouge-jaune.
- BaF2 blanc impur, de temps à autre bleuâtre, difficile à obtenir une flamme stable. SrF2 rose
- Ni F2 FeF2
- CuF3 violet, point d’éclat.
- ZnF2
- CdF2 jaunâtre, terne,
- SbF3 jaune-foncé, terne,
- BiF3 jaune-clair, terne,
- UF6 blanc, point intense.
- M2F6 blanc vert-terne,
- TiFJ jaune-gris, terne.
- Les expériences ont prouvé qu’on ne peut obtenir une lumière blanche en munissant la mèche de deux ou plusieurs sels, car ces mélanges ne donnent point la couleur complémentaire ; on constate bientôt la teinte des divers composants. Pour cette raison, il n’v a guère d’application des brevets pris pour exploiter cette idée.
- On n’a pas encore surmonté la difficulté de préparer une mèche donnant un arc-flamme blanc-pur de grande intensité comme on a réussi pour le jaune. La Allg. El. Ges. veut faire breveter l’emploi simultané de deux électrodes dont chacun donne une nuance différente. Elle prétend pouvoir déterminer d’avance de cette manière, la nuance de l’arc à flamme à produire. Nous avons constaté que le phénomène de changement de couleur cité plus haut se produit aussi dans ce cas.
- Les expériences avec les terres rares (lampes Nernst) n’ont également pas donné les résultats espérés.
- U. S. P. 421.469 préconise l’emploi des minéraux de point de fusion élevé; Cérite, Zireone, etc.
- Siemens et ïlalske, D. R. P. 144463 proposent les nitrites des éléments rares, car ces
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- sels ont le pourcentage le plus élevé des métaux, sont très résistants à l’action des températures élevées et ne forment pas trop de scories.
- Dans ce groupe de travail, le nombre des corps à employer et la possibilité des brevets à prendre est également infini ; le point d’évaporation des ingrédients seul est important, comme nous l’avons déjà expliqué.
- Partant de l’idée que l’intensité de la lumière de l’arc croît avec la température, un certain nombre de brevets concernent l’addition de corps pouvant céder de l’oxygène.
- Conradty recommande l’emploi de KnO3, KCIO3, BaO2, Na202.
- Strauss fait passer de l’oxygène, comprimé dans un réservoir, par les canaux des charbons à mèche ou bien il ajoute du peroxyde de manganèse à la mèche ou encore il incorpore de l’Al métallique.
- Les expériences ont démontré qu’on peut augmenter ainsi l’intensité de la lumière émise, mais la consommation des électrodes devient telle qu’elle rend impossible l’utilisation industrielle. L’avenir prouvera s’il y a possibilité d’employer ces charbons pour les phares, pour les projecteurs de marine et des théâtres, etc.
- C’est un fait connu que chaque décharge électrique dans l’air fpst suivie de la formation d’oxygène actif ; l’ozone entre en réaction avec le nitrogène de l’atmosphère et il y a formation des différents composés nitreux. L’exploitation industrielle de ce phénomène est en cours dans les établissements de Bradley et Lovegay au Niagara qui obtiennent un kilog d’acide nitrique pour 15 cheval-heures.
- La même réaction se produit sur une petite échelle dans le ballon de chaque lampe à arc et la quantité de ces produits nitrés augmente avec l’étendue de l’arc.
- Elle est donc considérable dans les lampes Bremer, dans les lampes à arc de flamme, dans les projecteurs. 11 a été prouvé par M. le professeur Wedding que les fluorures de ces électrodes ne sont point décomposés et qu’il n’y a pas de traces de fluor libre, gaz très vénéneux dans l’air des ballons qui fonctionnent avec des charbons-électrodes contenant du fluor.
- On a du reste prouvé (voir Eclairage Electrique 1903, p. 506, Bradley, El. World and Engineer 1902, p. 159) qu’on peut récupérer après combustion, au fond des ballons et des réflecteurs, le poids exact des fluorures ajoutés aux charbons.
- Ces produits nitrés attaquent les parties métalliques des lampes.
- Siemens Frères ont eu l’idée de neutraliser ces vapeurs par des alcalis (ammoniaque et ses sels) D. R. P. 137.507, 138.018, 138.019.
- Mais il y a eu des exagérations dans ce sens. Aujourd’hui des milliers do lampes à flamme sont en service sans aucune précaution contre ces corps nitrés ; personne n’en souffre si l’espace offert n’est pas très petit ou très humide.
- L’allégation de la fabrication des charbons d’une innocuité parfaite prouve l’ignorance seule de la formation des corps nitrés.
- Les lampes à faibles ampères ont été construites pour lutter contre les lampes Nernst. La fabrication des électrodes de dimensions faibles (4. 5, 5. 8, 6 m/m) demande un outillage spécial mais elle n’a donné lieu à aucun progrès dans la fabrication des charbons mêmes.
- On n’a pas tardé à tirer les dernières conséquences de ce fait connu, qu’on peut ajouter aux charbons des métaux ou des sels. La General Electric C°. de Scheneetady a fait breveter :
- 1° des électrodes pour des lampes à arc, contenant du fer ou du titane.
- 2° des électrodes pour des lampes à arc, composées de 65 °/0 de titane et de 35 °/0 de fer au moins.
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- Le chimiste en chef de cette société, le DrSteinmetz, a publié les résultats de ces travaux dans LEl. World & Engineer 1904 p. 974.
- Il obtient ces électrodes en comprimant de la magnétite finement pulvérisée dans des tubes de fer qu’il soude dans l’arc. Il ajoute certains sels pour fixer l’arc et du titane pour augmenter le rendement lumineux.
- Haerden ("El. Anzeiger, 1904 p. 665) prétend que la durée de combustion de ces électrodes en magnétite est beaucoup plus grande que celle des charbons et que la lumière a une teinte blanche pure. Il dit qu’un certain nombre de ces électrodes sont en service dans plusieurs villes des Etat-Unis.
- Les réactions qui se produisentdans l’arc à flamme ont de plus un intérêt scientifique. Il est avant tout remarquable que quelques sels colorent autrement l’arc et autrement la flamme du bec à gaz. C’est un fait reconnu que les vapeurs métalliques donnent à des températures élevées plus de raies dans le spectre et que les raies des températures plus élevées surpassent en intensité souvent les raies antérieures. De plus, il est à considérer que l’émission de lumière des lampes à arc-flamme est très compliquée, car on obtient les spectres à raies des vapeurs métalliques, le spectre continu des particules de charbon chauffé à blanc et les spectres des gaz de l’air ambiant.
- Nous expliquons ce phénomène en pensant que quelques produits allongent l’arc, contrairement à d’autres, tandis que tous les deux le colorent :
- La coloration de la flamme peut être occasionnée par des produits qui sont déjà sous forme de vapeurs, dont les molécules ne sont pas encore décomposées ou par des corps déjà réduits entièrement.
- Dans le premier cas, on obtiendra un spectre continu; dans le deuxième cas, un spectre à lignes.
- Comme les deux spectres sont en rapport générique et comme ce sont surtout les vapeurs métalliques qui donnent la coloration de la lumière, la couleur de la lumière émise par des corps comme par exemple SrO et SrF2, BaO et BaF2 peut devenir très semblable dans les deux cas, même si l’une de ces combinaisons est ionisée à l’exclusion de l’autre.
- Voir à ce sujet P. Lenard : L’arc et le spectre des métaux, Annal, en 1903, page 636.
- Arrhenius a dit il y a déjà quelques années (Wiedemann Annal en 1891, F. L. Tufts Jahrbuch. Radioaktivitàt 1904) qu’il est fort probable)que quelques sels entrent en dissociation électrolytique dans la flamme du bec Bunsen, ce qui explique pourquoi la flamme devient bon conducteur de l’électricité et pourquoi la couleur de la flamme est indépendante du composant électro-négatif du sel.
- Les sels des alcalis se décomposent entièrement dans le bec Bunsen ; les sels des terres alcalines ne sont, pas décomposés entièrement, leurs spectres ressemblent aux spectres rubans.
- Arrhenius dit que cette désagrégation a lieu à cause de la vapeur d’eau, ce qui ne peut avoir son importance dans l’arc de la flamme. Mais toutefois il est possible que, par l’influence de la température fort élevée seule des corps gazeux, une désagrégation électrolytique prenne place comme c’est le cas avec plusieurs fontes et quelques corps solides.
- S’il y a dans l’arc à flamme un corps qui est ionisé à cette température, ces ions conduisent le courant électrique, la résistance dans l’air devient moindre et par conséquent l’arc devient plus long.
- Si au contraire des corps arrivent à l’arc volatils sans qu’ils soient décomposés, c’est-à-dire ne s’ionisent pas, l’arc peut être coloré mais ne peut être allongé.
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- Le dernier phénomène se produit probablement avec quelques oxydes (BaO, CaO, TiO2, SiO2) tandis que les sels colorent et allongent l’arc.
- Les bons résultats obtenus avec les fluorures s’expliquent par leur dissociation étendue (voir les travaux de V. Meyer sur ce point).
- Nous avons déjà dit qu’il y a des traces de formation de produits nitreux dans l’arc ordinaire ; la production beaucoup plus importante de ces corps nitrés sous l’influence de l’arc à flamme est la preuve des réactions chimiques beaucoup plus intenses. Celles-ci ont peut-être lieu sous l’influence des ions du fluor: soit avec N soit avec O ; nous avons déjà mentionné qu’il n’y a pas de fluor libre dans l’air des lampes à are flamme, mais d’autre part, les produits de la décomposition électrolytique des sels alcalins par le bec Bunsen ne sont pas non plus étudiés ; cette étude difficile est encore à faire. Les résultats contribueront sans doute au progrès de cette récente innovation de l’éclairage dont la dernière conséquence sera la solution tant souhaitée du problème : Lumière à arc sans consommation d’électrodes. Les travaux de Rasch et de Steinmetz forment la première étape d’une route qui est encore longue.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- La rigidité diélectrique des câbles. — Kath. — Electrotechnische Zeitschrift, y Juillet.
- Tous ceux qui ont eu à essayer un grand nombre de câbles au point de vue de la tension qu’ils peuvent supporter avant d’être percés, ou tension de rupture, ont trouvé des résultats bizarres. Une expérience étonnante est par exemple la suivante : on fabrique un câble qui, d’après les essais, est percé à une tension de 10.000 volts puis on le coupe en morceaux de 1 mètre de longueur dont on cherche la tension de rupture. On trouve des chiffres variant de 10.000 à 100.000 volts, et sûrement en moyenne un multiple de la tension supposée. Comme on n’a pas amélioré le câble en le coupant en morceaux, il faut chercher à quoi répond la notion de tension de rupture, puisque, d’après l’expérience, on devrait supposer cette grandeur inversement proportionnelle à la longueur du câble, ou admettre une relation analogue.
- U n’est pas plus facile de déterminer suivant quelle loi la tension de rupture dépend de l’épaisseur de la couche d’isolant. Si l’on prend, pour simplifier, un câble simple, et qu’on l’isole une fois avec 1 mm et la seconde fois avec 2mm d’épaisseur de papier entre le conducteur et l’enveloppe de plomb, et si l’on fait la mesure avec 1.000 volts dans le premier cas et 2.000 volts dans le second,
- on trouve que la couche isolante ne supporte pas les mêmes tensions dans les deux cas. Dans le premier câble, avec 1 millimètre d’isolant, ce millimètre supporte réellement 1.000 volts; dans le second, le millimètre intérieur supporte plus de 1.000 volts et le millimètre extérieur moins de 1.000 volts. Si par exemple le potentiel de l’enveloppe est 0 et le potentiel du conducteur 2.000 volts, la ligne équi-potentielle de 1.000 volts n’est pas à mi-distance entre les deux, mais (fig. 1)
- plus rapprochée du conducteur. Par conséquent, lorsque dans un câble on double ou triple l’épaisseur de l’isolant, il ne faut pas augmenter proportionnellement la tension car sans cela les couches intérieures ne sont plus dans les mêmes conditions : la tension de rupture doit donc croître moins vite que l’épaisseur. Mais cette remarque n’est pas absolue. En effet, si nous munissons un conducteur de 1 mm2 et un conducteur de 1.000mm2
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- d’une couche isolante de 2lnm d’épaisseur, et que nous soumettions ces deux câbles à une différence de potentiel de 2.000 volts, la ligne équi-potentielle de 1.000 volts sera fortement rapprochée du centre dans le premier et à peine dans le second. La tension de rupture devrait donc aussi dépendre du diamètre du câble.
- Il existe, il est vrai, un guide simple à travers toutes ces difficultés : l’expérience. Mais comme des essais de rupture avec des câbles entiers sont toujours très onéreux, le nombre des observations ne peut pas être considérable ; en outre, il existe — surtout dans les essais de rupture — des fautes d’observation dont la grandeur est étonnante, de sorte que des observations faites en petit nombre ne servent presqu’à rien. Dans un grand nombre d’expériences que l’auteur a faites sur un câble court, toujours de même longueur mais portant des isolements de différentes épaisseurs, la tension de rupture a été trouvée à peu près proportionnelle à l’épaisseur pm peu plus forte pour de faibles épaisseurs). La loi de Baur avec la puissance 2/3 de l’épaisseur, n’a donné aucune proportionnalité entre l’épaisseur et la tension de rupture.
- Il est facile de comprendre pourquoi ces résultats sont différents, si l’on remarque que Baur s’est servi, pour les tensions de 1 à 4.000 volts, d’une très petite longueur de câble, pour les tensions de 3.000 à 7.000 volts de tronçons d’une dizaine de mètres et, pour les tensions plus élevées, de longueurs d’une cinquantaine de mètres. Si l’on se reporte à ce qui a été dit au début, on
- voit que Baur a du trouver des valeurs trop fortes pour les petites longueurs de câbles, et trop faibles pour les longueurs plus grandes.
- Les lois de la tension de rupture des câbles en sont donc à un point, fréquemment rencontré dans les phénomènes nouveaux de la physique, où les différentes observations semblent discordantes parce qu’il manque une théorie propre à les expliquer. C’est cette théorie que nous allons essayer d’établir.
- LA PRATIQUE DE L’iSOLEMEXT
- L’isolant qui se prête le mieux à l’étude de la tension de rupture est le papier. D’ailleurs, depuis quelques années, c’est la substance la plus employée dans la fabrication des câbles et c’est elle qui permet le plus facilement l’analyse mathématique. R est facile ensuite de passer des lois trouvées pour le papier aux lois auxquelles obéissent les autres matières isolantes. Généralement les câbles au papier sont séchés, puis imprégnés, avant d’être entourés de plomb, sauf pour les usages téléphoniques où la capacité doit être aussi faible que possible. En imprégnant le câble on double ou triple la rigidité diélectrique, mais la capacité devient 2 à 2,5 fois ce qu’elle était primitivement, et l’isolement tombe à une fraction (1/0 par exemple) de la valeur qu’il avait pour du papier sec.
- On a établi pour les valeurs relatives des isolants un certain nombre de tableaux que l’on trouve dans tous les traités et dont voici un résumé :
- NATURE CONSTANT*; DIÉLECTRIQUE ISOLEMENT EN MILLION DE MÉGOHMS CENTIMÈTRES TENSION DE RUPTURE EN VOLTS PAR MILLIMÈTRE
- Air 2 Très variable suivant la tension 850 à 2,000
- Résine 2,0 10G à 108 liquide 14,000
- Huile de résine 2,4 environ 106 2,000 à 10,000
- Huile de thérébentine 2,23 KO2 0,400
- Paraffine 2,26 107'3 à 108 5,600 à 10,000
- Huile minérale lourde 2,1 ' environ 106 2,000 à 9,000
- — — légère 2,06 — iO12 10,500
- — de ricin 4,6 à 4,0 — 10e 2,500 <4 5,000
- — de colza 3 — iO6 2,500
- ’hqiier mi-sec 1,8 environ — 10000 1,000 à 2,000
- Papier : huile de résine 2,4 3.000 —
- Papier : 1 résine -|- 3 huile de résine 2,7 2,400 —
- Jute : 2 résine -f- 3 huile de résine. 2,75 2,400 —
- Jute imprégné 2,8 à 17 (?) 2,000 à 4,000 —
- Coton : 2 résine -j- huile de résine. 3,4 7,000 —
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- R E Y U E D ’ E L E C T RIGIT E
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- R faut remarquer <{ue les chiffres donnés dans ce tableau proviennent d’observateurs différents et ont été obtenus avec des appareils différents et sur des substances douées de propriétés plus ou moins bien déterminées. A l’heure actuelle, où nous savons que la forme de la courbe de la tension de rupture joue un rôle prépondérant, nous ne devons admettre ces chiffres qu’avec une certaine défiance puisqu’ils ont été déterminés avec l’aide de bobines d’induction. Ees constantes diélectriques sont relativement exactes. En ce qui concerne les isolements, les 4 derniers seuls ont
- Fig. 2
- été mesurés sur des câbles réels. Onpeut indiquer seulement leur ordre de grandeur et la comparaison faite avec les derniers chiffres « pratiques » montre que, dans un câble, on n’obtient guère que le 1/ 1000e de l’isolement relatif à la matière employée. On peut supposer, comme explication que les matières visqueuses contenues dans les fibres de plantes et qui, lorsque la fibre est sèche, ont un haut pouvoir isolant, se dissolvent dans la matière imprégnante et se comportent alors comme des électrolytes.
- Si l’on examine attentivement les chiffres qui précèdent, on n’est pas tenté d’essayer de bâtir sur ces « constantes » des matières imprégnantes, une théorie de la tension de rupture. L’unique conclusion qu’un fabricant puisse en tirer, c’est que l’on peut atteindre 3000 à 0000 volts par millimètre d’isolant et peut-être 9000 volts dans des cas extraordinaires.
- Une seule chose est certaine : mieux on peut imprégner le papier, et meilleur est h' câble au point de vue de la rigidité diélectrique.
- On imprègne donc toujours le cable aAec une matière aussi liquide que possible et l’on évite les corps solides. Quelque séduisant que cela puisse être, par exemple, de fabriquer un cable avec de la résine qui est très isolante, très rigide au point de vue diélectrique, et très peu coûteuse, ce câble serait inutilisable à cause de sa fragilité, et à cause de la température élevée de fusion de la résine, qui carboniserait en partie le papier s’il n’y aAait pas un grand nombre de places non imprégnées.
- Ges faits sont bien connus aujourd’hui : les acheteurs n’exigent plus des tensions de rupture trop éle\ées qui forcent les fabricants à employer trop de résine et à carboniser le papier, et ces derniers peuvent employer une composition suffisamment liquide.
- En admettant que, dans toutes les fabriques, la composition aA ec laquelle on imprègne soit préparée en grandes quantités et mélangée avec soin, et qu’elle soit disposée d’une façon uniforme, il faut trouver une explication des grands écarts que présentent les différents câbles au point de A ne de la tension de rupture. Ges écarts sont dûs évidemment au papier.
- Ge dernier est fabriqué avec des fibres de plantes ; à cause de la vitesse à laquelle tournent les machines servant à la fabrication des câbles, il faut que ce papier ait une grande solidité et que, par suite, les fibres soient longues. En regardant le papier par transparence, on remarquera une sorte de feutrage que représentent les photographies de la fig. 2.11 est évident qu’auxendroitsoù il y a une tache ou une accumulation de fibres, la tension de rupture n’est pas la même qu’aux points où il y a des tissus que remplit la matière imprégnante. La valeur de la tension de rupture est donc déterminée tout à fait par le hasard, suivant qu’il y a un plus ou moins grand nombre de « taches » dans l’épaisseur de l’isolant.
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- Considérations théoriques On voit au premier abord qu’il est impossible de trouver une expression mathématique pour la répartition des fibres dans le papier. Mais, en se contentant d’une approximation, suffisante pour la pratique, on peut se figurer le papier divisé en très petits carrés (par exemple de 0,2 mm. de côté) et considérer le nombre de fibres ou degré de remplissage de chacun de ces carrés. En portant en ordonnées le nombre des carrés dont le degré de remplissage est 1/10, 2/10... etc. et en abscisses ce degré de remplissage, on obtient une courbe celle comme de la fig. 3.
- Fig. 3
- La plus grande partie des carrés donne par exemple un remplissage moyen de 30 à 40 °/0 : un très petit nombre d’entre eux ne contient aucune fibre, et un très petit nombre ne présente que des fibres sans trous.
- On pourrait sans difficulté établir les calculs enpartant de cette répartition, mais ilvaut mieux simplifier et supposer qu’il n’existe que deux cas : ou bien il n’y a aucune fibre dans le carré, ce sont les trous ; ou bien il n’y a que des places obscures. On peut alors poser très simplement que 1-5 parties sont absolument dépourvues de fibres et que S parties sont entièrement constituées par des fibres et ne laissent pas pénétrer d’imprégnant : les chiffres que l’on obtiendra ainsi ne seront pas exacts mais donneront une image nette des choses.
- Au point de vue de la tension de rupture, on peut faire par exemple l’hypothèse suivante : 5 parties (où se trouvent les fibres) sont percées à 1000 volts et 1-5 parties (les trous) à 3000 volts (tension de rupture de la matière imprégnante
- pure). Pour simplifier encore, il est plausible d’admettre que les 5 parties ne peuvent supporter aucune tension, et que les autres parties supportent la tension Y. Au point de vue physique cela ne change rien d’essentiel car, jiu lieu des chiffres de 1000 et 3000 volts admis dans l’exemple précédent, on peut aussi bien supposer une tension fixe moyenne de 1000 volts en tous les points et distinguer :
- a les « trous » bien imprégnés qui tiennent 2000 volts.
- b les défauts qui tiennent 0 volt, puis, pour l’exactitude du calcul, une couche uniforme supplémentaire correspondant aux 1000 volts supplémentaires).
- Nous ne voulons donner en ce moment que des éclaircissements généraux et nous sacrifierons l’exactitude pour plus de simplicité. Nous admettrons donc que le papier contient 5 parties qui sont immédiatement percées, et 1-5 parties que perce une tension \, et nous allons examiner les différentes actions des couches extérieures et intérieures. Autour du conducteur il y a peu de papier et par conséquent moins de mauvaises places que dans les couches extérieures où il y a plus de papier. Il se produit deux actions dépendant de l’épaisseur de la couche isolante et qui se compensent. Considérons, non la tension elle-même, maisla différence de potentiel qui agit sur chaque couche ; celle-ci diminue lorsque le diamètre augmente, mais le nombre des défauts d’une couche augmente avec le diamètre : il en résulte que la tension de rupture est approximativement proportionnelle à la couche d’isolant, ce que confirment nos observations.
- Notre nouveau point de vue permet aussi de déterminer à quelle valeur de tension de rupture il faut s’attendre. Prenons un exemple et supposons que dans un disque mince découpé normalement au conducteur, un tiers de la surface de papier soit entièrement rempli de fibres et ait par suite une tension de rupture nulle, et les deux autres tiers supportent la tension totale Y. Admettons que ce câble porte G couches de papier et que nous fassions sur lui 1000 essais de rupture, et cherchons quelles valeurs nous devons obtenir. Il faut aussi bien considérer le cas où, dans les 6 couches, tous les défauts se superposent c’est-à-dire où la tension de rupture en ce point est nulle, que le cas où toutes les couches sont
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- exemptes de défauts et où la tension de rupture est 6 V. Entre les deux cas extrêmes se placent tous les autres cas pour lesquels on peut déterminer d’après le calcul des probabilités, le nombre de fois où ils se produisent.
- La probabilité qu’en un point la lre couche soit bonne est 2/3 : la probabilité que la seconde soit également bonne est 2/3. 2/3... etc. Si donc les 6 couches doivent êtres bonnes, c’est-à-dire si la tension de rupture est 6 Y, la probabilité est (2/3)6, et, pour 1000 essais 1000 f2/3)6.
- Parmi les autres cas possibles, prenons comme exemple celui où 4 couches sont bonnes et 2 mauvaises. Si nous cherchons les probabilités pour que les deux premières soient mauvaises et les 4 autres bonnes, nous trouvons (1/3!2- (2/3)4 et, pour 1000 observations, 1000. (*/3)2. (2/3)L Mais le cas où 2 couches sont mauvaises et 4 bonnes, se produit aussi bien lorsque les couches 1 et3, let 4 2 et 3, 2 et 4 etc. sontmauvaises; il seproduit donc 6 o * .
- fois, c’est-à-dire en tout dans 15. 1000. (i/3)2 ^ (2/3),( observations.
- Comme on le reconnaît facilement, les termes de notre développement sont ceux du binôme.
- 1000 (V3 + a/3)® = 1000
- (2/3)6+f (2/3>3 V3
- + ïi (i/,a)i (V3)2 H~
- Ils donnent donc lieu à la série suivante d’ob-
- servations :
- 6V 0 0 0 wlg; zo i = 88 fois
- 1 5V 32 6.1000 1 3 = 264 fois
- c 0 ! 4V 16 15.1000 • Lj •3 81 1 9 = 330 fois
- G <ï> H 3V 5 '20.1000 • Jr 6 27 1 27 = 219 fois
- G -3 2V 0 4 ” 15.1000 • g 1 81 = 82 fois
- IV 6.1000 • | 1 213 = 16 fois
- 0 1.1000 • 1 1 729 = 1 fois
- Total... 1.000
- Nous voyons que, parmi les 1000 observations, le plus grand nombre donne des tensions de rupture élevées, mais que Ton doit s’attendre toutefois à trouver la valeur O. Pour un nombre plus faible d’observations, on ne rencontrerait pas cette valeur, de même que si les rapports des
- défauts et des parties bonnes étaient autres que V3 et 2/s> 011 ne trouverait peut-être pas une fois, pour un petit nombre d’observations, les valeurs maxima.
- Pour obtenir la valeur moyenne, déduite du tableau ci-dessus, il faut additionner
- 88 X 6V = 528V 264 X 5 V = 1320V 330 X 4V = 1320V 219 X 3V = 657V 82 X 2V = 167V 16 X IV = 16V
- 1 X 0V = 0V
- Soit
- 1000 X valeur moyenne = 4005V
- v 1 4005v
- Valeur moyenne = ~^qqq *.
- Un calcul plus exact, avec un plus grand nombre d’observations, aurait conduit à trouver 4V comme valeur moyenne, soit 6Y. 2/3, comme le montre le calcul mathématique développé à la fin de cette étude.
- Nous 11e pouvons donc de cette façon (pour la détermination de la valeur moyenne) obtenir que le produit de la tension maxima par la répartition des défauts, qui ne varie pas si nous prenons un autre nombre de couches de papier. Pour déterminer les facteurs individuels, les valeurs moyennes observées ne suffisent donc pas. Une grandeur beaucoup plus importante est celle du « défaut moyen » que l’on forme en déterminant les écarts entre les ' différentes valeurs observées et leur valeur moyenne, en additionnant les carrés de ces écarts (parce que les uns sont positifs et les autres négatifs) et en extrayant la racine carrée de cette somme.
- Dans notre cas nous avons:
- Tension écart de la moyenne carré nombre total
- 6V + 2V 4 V2 fois 88 = 352 V2
- 5V + 1V 1 V2 fois 264 = 264 V2
- 4V ±ov 0 V2 fois 330 = OV2
- 3V — IV 1 V2 fois 219 = 219 V2
- 2V — 2V 4 V2 fois 82 = 82 V2
- IV — 3V 9 V2 fois 16 = 144 V2
- OV — 4V 16 V2 fois 1 = 1000 16 V2 1323 V2
- Le défaut moyen est donc :
- /1323
- V 1000
- V = 1,14 V
- 1000
- Le calcul exact aurait donné :
- v6.2/3Va V = 1,15 V
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 44.
- Comme on le verra dans l’appendice mathéma- lr* SÉRIE D’OBSERVATIONS 2' SÉRIE d’observations
- tique, la loi générale est la suivante : Couches Tension Y Défauts F Tension Y Défauts F
- Si n est le nombre de couches de papier, 3 1475 451 1148 309
- V la tension (maxima) d’une partie saine, 6 1204 404 1102 322
- S la grandeur des défauts, 10 1304 189 1109 204
- 1-S — celle des parties saines, 15 1220 270 1253 253
- la valeur moyenne est 20 1108 202 1207 353
- 25 1115 144 1029 55
- n (1-5) V 30 1192 147 1006 104
- et le défaut moyen 35 1007 185 1063 35
- Les tensions et défauts ont été calculés pour
- \n 5 (1-5) V chaque couche ; nous devions nous attendre,
- Comme n est connu dans chaque cas, il est facile pour les tensions, aux valeurs
- de calculer Y et S. «(1-5) V n = (1-5)V
- — Ordre de grandeur des inégalités — et, pour les défauts, aux valeurs
- La théorie de la tension de rupture ainsi présentée s’appuie donc— et c’est là sa nouveauté — sur la considération des défauts d’observation. On s’est habitué jusqu’à présent à les considérer comme accessoires ou à les laisser de côté en partie ou en totalité.
- Mais ceux qui ont fait un grand nombre d’essais de câbles sentent nettement que les défauts d’observation, par suite de leur fréquence et de leur grandeur, méritent plus d’attention qu’on ne leur en prête d’habitude en les considérant comme « écarts accidentels ». La façon dont on doit traiter théoriquement ces défauts est difficile à déterminer et exige une longue série de réflexions.
- Il faut d’abord déterminer Y et S et, pour cela, nous prendrons les résultats d’expériences effectuées il y a quelques années dans un autre but. Comme ces expériences ne comportent que 8 observations, la détermination du défaut moyen n’est pas exacte, de même que, les chiffres trouvés pour S et Y se rapportant à du papier d’ancienne fabrication, il y a lieu de ne pas étendre les résultats trouvés aux papiers actuels. Néanmoins ces expériences donnent une idée nette de l’ordre de grandeur et de la modification de nos chiffres.
- Dans chaque cas, nous avons soumis à l’épreuve des tronçons de 20cul de longueur et fait, pour chaque nombre de couches de papier, 8 essais.
- Le câble avait d’abord 40 couches de papier, puis en développant les couches extérieures, nous avons abaissé ce nombre à 35, 30... 10, .6, 3.
- Les résultats furent les suivants :
- g ri-^)
- n
- Il est évident que huit observations ne peuvent pas servir à établir une loi, mais malgré tout, ces chiff res montrent que :
- 1° la tension calculée pour une couche varie très peu avec l’épaisseur ;
- 2° les défauts varient d’une façon inversement proportionnelle au nombre des couches, probablement de la forme
- . /5(l-5)
- V n
- Pour obtenir 1 ’ ordre de £ Grandeur des valeurs
- § et V, faisons le c 'aïeul do ces chiffres pour chaque
- observation.
- Nombre de couches 5 V
- I II I II
- 3 0,20 0,18 1800 1400
- 0 0,40 0,32 2000 1700
- 10 0,17 0,34 1000 1800
- 15 0,42 0,38 2100 2000
- 20 0,40 0,03 1800 3200
- 25 0,29 0,07 1000 1100
- 30 0,31 0,22 1700 1400
- 35 0,51 0,04 2200 1100
- Nous pouvons donc admettre, pour la tension de rupture maxima d’une couche de papier, la valeur 1800 volts environ et, pour 5, la valeur 0,3, c’est-à-dire supposer que 0,3 de la surface totale du papier n’est pas imprégnée. C’est évidemment un chiffre trop élevé mais il nous sert comme ordre de grandeur. Comme nous allons le voir, la
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- raison en est que les tronçons soumis à l’expérience n’étaient pas des disques infiniment minces mais étaient, malgré leur courte longueur, de véritables câbles.
- Application à des câbles.
- Un câble à basse tension est isolé avec 10 couches de papier. Pour choisir un cas déterminé, nous allons appliquer à ce câble les calculs précédents et tirer les différentes valeurs des tensions de rupture ipour V = 1800, S = 0,3! du développement :
- 10 9
- (0,7 + 0,3+ = 0,7<*« + 10.079.03< + — 0,78.0,3*+ ...
- Si l’on suppose 10.000 essais. , on trouve les
- résultats suivants : Tension en volts Nombre d’observations Total
- 18000 283 283
- 16200 1211 1494
- 14400 2335 3829
- 12600 2668 6497
- 10800 2001 8498
- 9000 1029 9527
- 7200 368 9895
- 5400 96 9985
- 3600 14 9999
- 1800 1 10 000
- 0 0
- Les 10 000 essais doivent être supposés faits,
- comme ceux de l’expérience précédente (dont on a déduit les chiffres 1800 et 0,3), sur des tronçons de 0, 20 cm. de longueur. Chaque millier d’essais représente une longueur de câble de 200 mètres (“ longueur de fabrication ”) et les 10 000 essais représentent 10 longueurs de câble. Mais au lieu de couper ces câbles en morceaux, on peut les essayer tels quels : on ne retrouve plus alors les valeurs élevées pour la tension de rupture et le câble est percé à la tension la plus faible à laquelle l’un quelconque des tronçons serait percé. La probabilité pour que le câble formé de 1000 tronçons soit percé seulement à 3600 volts ou plus, est (0, 99986) ^00° = 0, 87 ;
- à 5 400 volts et plus, (0, 9985) 1000 = 0, 23 ;
- à 7 200 volts et plus, (0. 9895) 1000 = 0, 000026.
- La tension de rupture moyenne d’une longueur de câble serait voisine de 5000 volts, alors que la tension de rupture moyenne du tronçon de 20 cm. que nous avons pris comme point de départ est 18000 X 0, 7 = 12 600 volts, et que des
- tronçons plus courts supporteraient des tensions encore plus élevées. Mais l’exemple montre en même temps que cette diminution de longueur n’augmenterait pas d’une façon très considérable la tension de rupture apparente, puisqu’elle double seulement environ lorsqu’on passe de la longueur 1000 à la longueur 1.
- Ceux qui n’ont pas confiance dans le calcul des probabilités pourraient, en jetant un coup d’œil sur ce tableau, penser que, malgré tout, il serait possible d’obtenir un câble résistant à 18000 volts, puisque 1000 par exemple des tronçons qui, au nombre de 283 sur 10000 supportent 18000 volts, pourraient se trouver placés les uns à coté des autres et fournir ainsi une longueur de fabrication. Le calcul de ce cas aboutirait à des chiffres incompréhensibles, et nous nous bornerons à supposer qu’une longueur de câble ne doit être percée qu’à 9000 volts ou plus : nous trouvons qu’on dispose pour cela de 9527 tronçons de 20 cm. sur 10000. Pour que 1000 d’entre eux se trouvent jointifs et forment ainsi une longueur de câble, la probabilité est 0, 9527 d00°, et ce chiffre est tellement petit que la longueur de fabrication cherchée ne se trouverait qu’une fois dans un câble allant de la terre jusqu’à Sirius.
- Cet exemple montre combien extraordinairement rares sont les cas où une longueur de fabrication dépasse sensiblement la valeur moyenne.
- La tension d’épreuve que l’on doit employer pour une épaisseur d’isolant donnée est très étroitement limitée par ces conditions et dépend absolument de la longueur. Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, les données numériques indiquent seulement l’ordre de grandeur, non seulement parce que les observations sur lesquelles reposent les chiffres sont inexactes, mais encore pour la raison suivante. Nous avons supposé que chaque tronçon a une seule tension de rupture, et nous avons considéré le câble comme formé de plusieurs tronçons dont le plus mauvais est percé le premier. Mais les tronçons de 20 cm. que nous avons pris pour base sont déjà des câbles; il faudrait qu’ils soient assez courts pour qu’il n’existe qu’une seule tension de rupture sur toute leur longueur. Pour nepas compliquer nos développements nous avons laissé de coté ce mode de calcul plus exact, mais il est facile de l’employer de même que d’intro-
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- duire la valeur exacte au lieu de la valeur zéro admise comme tension de rupture du papier sec.
- Résumé
- Tous les phénomènes de rupture des câbles sont donc ramenés à une seule source de défauts, l’irrégularité du papier. En outre, la théorie montre nettement que de courts tronçons de câbles ont beaucoup plus de rigidité que de longs tronçons : inversement il en résulte que dans le cas où un câble de grande longueur est percé, cela ne veut pas dire que toute sa fabrication soit mauvaise.
- Comme la fabrication des câbles exige du papier à fibres longues et solides, le seul moyen pour assurer une bonne rigidité est de l’imprégner avec soin d’une matière bien liquide. Le traitement diminue la valeur de l’isolement et augmente la capacité, mais l’expérience a conduit depuis quelques années les praticiens à demander aux constructeurs des valeurs d’isolement assez fai* blés.
- Les aperçus que nous avons développés pour un mode de fabrication peuvent être appliqués facilement à d’autres matières (jute, etc.) : il nous semble également que l’on doit pouvoir expliquer d’une façon analogue les gros défauts d’observation trouvés dans l’étude des matières liquides ou solides.
- Pour l’essai des câbles livrés, cette théorie paraît importante. En effet, comme nous l’avons vu, on peut déduire la tension de rupture de grandes longueurs de câbles des observations faites sur de courts tronçons et cela offre deux avantages : en premier lieu on peut, par un grand nombre d’essais, obtenir des valeurs moyennes exactes, tandis que par suite des frais que cela entraîne, on ne peut faire que très peu d’expériences sur des longueurs de câbles ; en second lieu, tous les électriciens savent combien est dangereuse la rupture d’un câble de grande longueur, Tension observée
- car par suite de cette rupture, il se produit une onde de surtension qui perce le câble en 10 ou 20 endroits et le rend inutilisable.
- Cette théorie a naturellement besoin d’être complétée et étendue pour devenir d’une application réellement pratique.
- Développements mathématiques
- Après les exemples que nous avons donnés, les développements algébriques peuvent être très courts.
- Soit Y la tension que supporte une partie saine (1-S) du papier, tandis que la partie $ est percée à 0 volt. Les differents termes du binôme :
- n >i — l
- [(!-«) +*]* = (!..................
- 5)"
- n 71
- l(l-S)
- n(n — 1) L2
- (1-5)
- 52.
- 4- Sn(— U"
- donnent la probabilité pour que l’on rencontre en un point du câble n parties saines, n— 1 parties saines et un défaut...etc., superposées dans
- les couches de papier.
- Au lieu de :
- n n(n — 4)
- î’ 1.2 .........’
- adoptons la notation :
- (n) (n).....
- G) ’ (2) ’
- c’est-à-dire que, par exemple,
- (4)__4.3.2.
- (3) 1.2.3.
- Dans le calcul des termes pour les puissances (1 — S)n~v il y a des termes :
- (n) (n — v) fi) (a — v)
- que l’on peut transformer :
- (») (n — v) (n) [a)
- (v)(a — v) (a) fi)
- on obtient alors le tableau suivant :
- Probabilité de l’évènement
- (2)
- (n) V (n) (w)(l) § ! (n)(2) £2 (w)(3) 53 l (n)(4) J.} (1)(0)ô ' (2)(0)ô (3) (0) ° + (4)(4)
- (0)
- (n — 1) V + (n)(D § (n)(2) j2 1 (n)(3) £3 (ft)(4) (1)(1) (2)(l)d +(3)(l)d (4)(1)
- (n — 2) V 1 (n)(2) ^2 (n)(3) (n)(4) ' (2) (2) 6 (3) (2) ° ' (4)(2)à
- (n—3)V i (n)(3) ^3 (n)(4) M3)(3)6 (4) (3)
- + (4)(4)è
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- Les coefficients etc. ont été écrits sim-
- plement pour plus (le clarté, car on a d’une façon
- générale (oj==(3j=:^'
- La somme de tous les termes est 1, puisque c’est le développement de [(1 — 5) —j— §]". C’est donc le nombre total d’observations. Par suite les sommes verticales telles que
- (3) _ (3) » (3) _ (3) (0) (1)^(2) (3)
- doivent s’accumuler, puisque chaque terme en S doit disparaître.
- Pour calculer la valeur moyenne il faut multiplier les différentes valeurs par le nombre de fois où elles se rencontrent etadditionnerensuite; nous obtenons ainsi un terme : nx somme totale, et des termes de ce genre :
- - W s 3 (3)
- \"{ 0
- (0) (1)
- (2)
- w ;
- Dans le calcul du carré du défaut il y a encore à faire des multiplications avec 122232 etc. : nous employons alors les formules auxiliaires suivantes :
- Defaut moyen. — De la valeur moyenne et des valeurs réelles d’observation, on déduit pour chaque rangée horizontale des défauts
- nSY (nS — 1)V ’(në — 2)V*
- Les carrés des défauts ont naturellement la forme :
- (nW — vfinS— r2)V2
- et, en multipliant chaque carré par la fréquence prise en additionnant, nous obtenons :
- Somme des carrés des défauts = carré du défaut, moyen =
- = [n2<52 (somme 3) — 2nS (somme 4) -(- (somme 5)] V2 = [n2<52 — 2n252 + «3 + (n2 — n) S2] Y2 = nS (1 — 5) V2
- Le défaut moyen pour l’unité de la valeur moyenne est donc par exemple
- — 1
- S
- 1
- n
- c’est-à-dire indépendant de V.
- B. L.
- (3)
- (4)
- (— \f + v{n) f-(u) 2 — (n) § _i_ g (n) (3)
- [ J (fl) (D _(D ^ (2) {0)
- V est le numéro de la rangée horizontale et a celui de la rangée verticale. La première de ces formules exprime le fait précédemment trouvé que la somme de tous les termes est égale à l’unité.
- Les autres formules se déduisent de la première et de la relation connue :
- (<*)_(« — 1)_l (« — 1)
- Ù) (r — 1) 1 (r)
- Valeur moyenne. — Comme le nombre des observations est 1, il suffit défaire le produit des deux parties de la rangée horizontale et d’additionner. On tire alors les équations (3) et (4) :
- nV W (_ + (a)
- («) W
- _ v VV (— i)« + « (n)3* (a) 5)V
- Les Condensateurs à haute tension par J. Moscicki. (suite).
- Expériences avec le courant alternatif
- A HAUTE FRÉQUENCE
- Les remarquables résultats, dûs aux deux séries d’expériences qui viennent d’être décrites, demandaient cependant à être complétés: il restait en effet à étudier l’influence exercée sur la tension critique par la fréquence du courant employé.
- On se servit pour ces recherches d’une génératrice unipolaire Thury à courants alternatifs donnant à raison de 3.000 tours par minute 10.000 périodes par seconde et reliée directement à un moteur unipolaire à courant continu du même système. L’enroulement induit de l’alternateur comportait deux circuits à bornes indépendantes qui donnaient, suivant qu’on les associait en série ou en quantité 8 ampères à 200 volts, on 16 ampères à 100 volts ; l’excitation exigeait au plus 2 ampères sous 110 volts. Les tensions fournies par la génératrice étaient loin de répondre au but que nous nous proposions ; comme nous n’avions à notre disposition qu’un transformateur triphasé de 2 kw, construit parl’usineÀlioth
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- L’ÉCLAIRAGE
- à Münchenstein, près Bâle, nous modifiâmes ses enroulements de façon à convertir en monophasés les courants triphasés. Les rapports obtenus par la transformation étaient : 180 : 1200, 180 : 3600 et 180 : 10800.
- La fréquence se déterminait à chaque expérience par la mesure au tachymètre du nombre de tours de la génératrice; le réglage en était effectué par le courant fourni au moteur, et, dans une certaine mesure, par le courant d’excitation de l’inducteur de la génératrice par l’intermédiaire de rhéostats métalliques.
- A l’aide du voltmètre à fil de résistance de Hartmann et Braun, dont nous nous sommes servi pour les essais à la fréquence ordinaire de 50 périodes par seconde, on mesurait la tension dans le circuit primaire du transformateur et on la réglait au moyen du rhéostat à manettes de 7 ampères et 8 ohms construit par M. Paul Meyer à Berlin.
- Ces expériences avaient pour but de déterminer la tension critique vers le bord de l’armature et, comme dans les études analogues relatives à la fréquence ordinaire, les tubes d’épreuve étaient reliés au circuit à haute tension du transformateur. Il s’agissait d’abord de faire tourner la génératrice à la vitesse demandée en maintenant constant son nombre de tours par un réglage convenable du courant fourni au moteur. Cette mesure était contrôlée au tachymètre. ; Après avoir introduit dans le circuit primaire toutes les résistantes de réglage, on établissait le courant ; on procédait ensuite à la mesure de la tension et à la vérification du nombre de tours, puis le circuit était de nouveau ouvert. On diminuait insensiblement la valeur des résistances de réglage en répétant les mêmes opérations jusqu’à ce que le diélectrique soit perforé.
- Les lectures à effectuer pour cette série d’expériences étaient fort compliquées en raison de la nécessité de contrôler simultanément la tension et le nombre de tours qui devait rester constant. Quatre essais seulement ont été faits avec le courant à haute fréquence, car on pouvait craindre de troubler le fonctionnement du transformateur réglé pour la fréquence ordinaire de 50 périodes par seconde. Cet inconvénient est dû à la puissance de perforation des courants alternatifs.
- ÉLECTRIQUE
- Essais avec le courant alternatif
- A HAUTE FRÉQUENCE
- Table VII
- < in tn Eâ W Q O PS -a S P 2 ÉPAISSEUR DE PAROI en m/m TENSION CRITIQUE AU BORD DU DIELECTRIQUE en m/m FRÉQUENCE 200« “60“
- N° 10^ V f
- 1 0,2 2520 8000
- 2 0,53 3600 9000
- 3 0,55 4800 8600
- 4 0,67 5520 8600
- Table VIII
- ÉPAISSEUR
- DU TENSION CRITIQUE
- VERRE
- V V
- 10 3 à la fréquence ordinaire à la fréquence
- V" de 5o périodes de 8000-9000 périodes
- par seconde par seconde
- 0.2 6 400 2 520
- 0.53 12 150 3 600
- 0.55 12 380 4 800
- 0.67 13 600 5 520
- Pour être complet nous mentionnerons encore les trois expériences suivantes.
- a) Un tube du type de la fig. 6 était argenté extérieurement avec un grand soin, puis on rayait légèrement l’armature de façon à mettre le verre à nu. On plongeait ensuite ce tube dans une substance isolante en fusion formant une gaine quand on l’en retirait. Sous l’action d’un courant d’une fréquence de 50 périodes par seconde, la tension critique atteignait seulement 8743 volts et l’on constatait la perforation dans les rayures où l’épaisseur du verre était de
- 0, 3m/m.
- bj Un tube identique dont l’armature d’argent n’avait pas été rayée ne fut perforé que sous la
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- tension de 24.270 volts dans la zone médiane où la paroi n’avait que 0, 175 m/nl d’épaisseur.
- cj Sur l’ampoule d’un tube non argenté, analogue à celui de la fîg. 6 était fixée une gouttelette de substance isolante. Ce tube était immergé pendant l’expérience dans un électrolyte constituant l’armature extérieure. Il fut perforé sur le bord de la gouttelette, où le verre mesurait 0, 25 m/m, sous 7.000 volts.
- CONCLUSIONS
- On peut tirer les conclusions suivantes des expériences que nous venons de décrire :
- 1° La perforation doit être étudiée soit sur les bords, soit dans la zone médiane des armatures. On peut examiner ces deux cas indépendamment l’un de l’autre.
- 2° L’expérience a prouvé que la perforation se produit, aussi bien pour le verre que pour l’ébo-nite, a une tension beaucoup moins élevée sur les bords qu’au milieu des armatures, l’épaisseur
- delà lame isolante restant la même; mais pour que cette conclusion soit vérifiée, il faut que certaines conditions spéciales, telles que la conductance superficielle du diélectrique qui prolonge la surface conductrice au delà du bord de l’armature, soient soigneusement évitées. Le cas exceptionnel que nous venons de rappeler est celui du tube exposé à l’air ambiant, ainsi que nous l’avons vu dans l’introduction. En comparant d’une part les tables I et V relatives au verre, d’autre part les tables IV et VI concernant l’ébo-nite, on constate des résultats très différents suivant la zone où l’on étudie la perforation.
- Ainsi :
- le verre de 0,5m/m \ au bord..... 11.700 volts
- supporte jà l’intérieur. 67.100 —
- 10 5m/m
- l’ébonite sous une épaisseur de j o’^m/
- ( au bord. .... 9.640 volts
- supporte j à i’intérieur. 44.600 —
- 3° Les chiffres fournis par les tables V et VI, établies pour la perforation dans la zone médiane des armatures, prouvent qu’il y a toujours proportionnalité entre la tension et l’épaisseur du diélectrique.
- 4° Quand la perforation se produit vers les bords, l’épaisseur de la lame isolante croît suivant une progression beaucoup plus rapide que celle de la tension critique ; il y a toujours proportionnalité entre le carré de cette tension et l’épaisseur du diélectrique ainsi que l’on peut s’en convaincre par l’examen du diagramme représenté par la fîg. 5.
- 5° La tension critique est beaucoup moins élevée, aux hautes fréquences de 8000-9000 périodes par seconde (tables VU et VIH) qu’à la fréquence ordinaire de 50 périodes par seconde (table I), la qualité du verre restant la même.
- Les résultats donnés sous les chiffres 1 et 2 s’expliquent par une condensation des lignes de force vers les bords, ce qui hâte laperforation. Les expériences spéciales mentionnées sous les lettres a, e, t, c confirment l’importancequ’ily a à bien délimiter l’armature. Il a été démontré en outre que l’on peut renforcer un diélectrique, sans augmenter beaucoup le risque de la perforation dans la zone où commence le revêtement, pourvu que l’on évite toutefois les arêtes vives qu’il est sus-
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- ceptible de produire si son épaisseur ne varie pas insensiblement le long du tube. Cette dernière condition exige une précision d’autant moins grande que l’épaisseur du diélectrique principal est plus forte dans la zone considérée et que le rapport des pouvoirs inducteurs spécifiques des deux diélectriques employés est plus faible.
- Ces déductions découlent des expériences faites sur un tube de 0,3 m/m d’épaisseur recouvert de feuilles de mica enroulées en spirale ; le même tube, renforcé d’un revêtement en matière isolante de pouvoir inducteur spécifique plus faible que celui du mica, n’obéissait pas à la loi énoncée plus haut. Pour empêcher la perforation des
- bords du diélectrique, inévitable aux tensions très hautes même avec des tubes de 3m/m d’épaisseur, il suffisait d’adapter aux parois de verre un revêtement confectionné avec la substance isolante dont nous avons donné la composition (%• 7)-
- Ces conclusions confirment celles de A. de Waltenhofen (1), Mach et Doubrava (2), qui avaient établi qu’un diélectrique peut être perforé plus facilement si l’on coule sur sa surface un disque en matière isolante et que la perforation se produit toujours au bord intérieur de ce disque, bien qu’il soit traversé en son milieu par des électrodes effilées au préalable.
- L’explication de ce phénomène est aisée : la conductance superficielle des diélectriques dans l’air ambiant forme par elle-même une sorte d’armature nettement délimitée par le disque isolant. Kissling et Walter (3) ont procédé à une expérience analogue, mais le disque est remplacé par une gouttelette isolante au milieu de laquelle on a fait un petit trou à l’aide d’une aiguille, ce qui constitue un disque de dimension très réduite.
- On a démontré d’autre part que les diélectriques solides sont perforés plus facilement quand ils sont immergés dans un bain d’huile; cet inconvénient tient sans doute à ce que cet isolant délimite très nettement le bord de l’armature.
- Notre troisième conclusion permet de déterminer le coefficient d’un diélectrique, indépendamment de son épaisseur, dans des conditions exactement définies : en effet la perforation se produit dans un champ électrique uniforme où l’on peut supposer les lignes de force parallèles. Les résultats ne sont modifiés qu’avec la fréquence du courant et avec la forme qu’affecte la courbe de tension. La table Y, colonne 4, montre que pour le verre ordinaire il y a perforation sous l’influence d’un courant alternatif presque sinusoïdal d’une fréquence de 50 périodes par seconde pour une différence de potentiel approximative de : 130. 10 4. Notre quatrième conclusion, à savoir que l’épaisseur du diélectrique croît en proportion plus forte que la tension critique correspondante au bord de l’armature, peut s’expliquer par le raisonnement suivant. Dans cette
- (1) A. de Waltenhofen, Dinglerspolytechn. Journal 199, p. 435, 1866.
- (2) E. Mach et S. Doubrava, Comptes-rendus des séances de l’Académie impériale des Sciences de Vienne, II, p. 929, .878. Annales de Wïedemann, 8, p. 462, 1879.
- (3) Annales de Physique, Tome II, p. 5^o, igo3.
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- zone, le champ électrique n’est plus uniforme et les lignes de force peuvent être consi dérées comme infléchies, de sorte que les surfaces équipoten-tielles cessent d’être parallèles aux surfaces des armatures et tendent à se rapprocher des bords en augmentant de densité. En conséquence, si l’on admet un champ électrique uniforme vers le milieu de l’armature, quand' on fait croître l’épaisseur du diélectrique et la tension dans la même proportion, on obtient des canauxdeforce identiques pour un courant de même puissance, ce qui n’est pas le cas pour les bords de l’armature où les surfaces de niveau se trouvent refoulées, parce que la différence de potentiel augmente dans cette zone. Enfin notre cinquième conclusion prouve que la perforation ne dépend pas uniquement de la différence de potentiel mais aussi de la rapidité avec laquelle se produit la polarisation diélectrique.
- B. Despehtes diélectriques des condensateurs(1).
- Les méthodes employées jusqu’ici pour la mesure des pertes des condensateurs donnaient des résultats très peu concordants, soitparee que les relations de ces pertes avec la tension et la fréquence du courant étaient peu connues, soit parce que leurs valeurs en 0/0 pour un même diélectrique n’étaient pas déterminées assez exactement. On peut en juger par les divergences que l’on rencontre dans les mémoires des physiciens ayant étudié ces questions. Ces contradictions tiennent non seulementaux méthodes employées, mais aussi aux systèmes de condensateurs dont on disposait.
- En mesurant directement les pertes dues à la chaleur dégagée, à l’aide de piles thermo-électriques, on obtenait en se servant du courant continu (méthode indiquée par Kleiner (2) et Düggelin (3) des différences de température relativement faibles, ce qui nuisait à la précision. De plus les feuilles d’étain, constituant l’armature extérieure des condensateurs employés, n’empêchaient pas l’interposition de bulles d’air entre cette armature et le diélectrique. Enfin l’on n obtenait que des résultats comparatifs qui ne permettaient pas de déduire la valeur absolue
- (i) Cette étude a été présentée à l’Académie des Sciences de Cracovie (Bulletin de janvier 1904).
- (a) Kleiner, Wiedem. Annalen 50, P. i38, 1893.
- (3) R. Düggelin Bulletin trimestriel de la Société des sciences naturelles de Zurich, 4o, p. 121, 1895. Supplément delà même publication, 20, p. i38, 1896.
- des pertes. Les mesures directes, effectuées à l’aide d’un wattmètre avec du courant alternatif, offrent des difficultés de lecture de la graduation surtout quand un voltage considérable nécessite l’emploi de résistances additionnelles, ce qui diminue la sensibilité de l’instrument. Lin perfectionnement essentiel fut apporté à cette méthode par Ileinke (1), puis par RosaetSmith (2) qui montèrent une bobine cl’induction en série avec le condensateur dans le but de provoquer une résonance clans le circuit ; par ce procédé, on obtint de grandes différences de potentiel aux bornes du condensateur, tandis que la génératrice ne livrait que du courant à basse tension. Cette dernière méthode présente toutefois l’inconvénient de déterminer les pertes du condensateur en les déduisant de celles que Ton constate dans la bobine et le condensateur réunis, puis dans la bobine seule : or la différence des deux valeurs ainsi obtenues étant peu appréciable, l’exactitude du résultat en est forcément diminuée. Steinmetz(3)a opéré d’une façon à peu près analogue, mais il a monté en parallèle la bobine et le condensateur ce qui ne diminue pas les causes d’erreur.
- Un défaut inhérent à toutes les méthodes basées sur la résonance consistait en ce que la
- 9 . 1 * 3 4
- capacité des condensateurs employés étant parfois considérable, il était presque impossible, d’éli-miner les pertesdues à la conductance superficielle des armatures, bien que les diélectriques choisis, en forme de plaques,fussent d’excellente qualité.
- Les procédés suivants (4) qui reposent sur l’étude du mouvement de rotation des diélectriques cylindriques, ellipsoïdaux, etc.., placés dans des champs tournants électro-statiques, ou encore sur l’observation de l’amortissement de ce mouvement, donnent plutôt des pertes par conductance superficielle. C’est ainsi que l’on peut s’expliquer les résultats peu probants obtenus par Sehaufelbcrger(pertespourlaparaffine 2,1 °/0, au delà de 60 0/o pour l’ébonite).
- Les expériences relatives à la perforation des diélectriques m’ont permis de construire un système de condensateur avec lequel j’ai pu non seulement parer aux défectuosités des méthodes
- (1) C. Heinke, Elektioteclmische Zeitschrift 18, p. 5y, 1897.
- f2) E. B. Rosa et A. W. Smith, Phil. Magazine, (5), 4y, P-19> l899-
- (3) C. P. Steinmetz, Elektrotechn. Zeitschrift 22, p. 6o5, 1901.
- (4) Schaufelberger, Wiedem. Annalen 67, p. 3oy, 1897; 65, p. 635,1898. R. Arno, Elektrotechn. Zeitschrift, 17.1893.
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- de mesure usitées, mais encore en créer une nouvelle dont la précisionestplusgrande,puisqu’elle permet d’utiliser des différences de potentiel plus élevées et supprime certains effets accessoires qui ont une fâcheuse influence sur les mesures effectuées.
- Si les chiffres obtenus n’ont pas toute l’exactitude désirable, les erreurs que l’on pourrait constater ne sauraient pour autant en être imputées à la méthode, dont la précision sera mise en évidence par une étude spéciale. 11 s'agit simplement ici de fixer la valeur des pertes des condensateurs tubulaires en verre, afin de déterminer d’une manière générale leur importance en fonction de la tension et de la fréquence.
- Nous signalerons en passant que notre nouvelle méthode n’est pas applicable à toutes les substances isolantes, en raison de difficultés techniques spéciales. Les observations que nous allons décrire se rapportent exclusivement au verre de Bohême qui sert à la fabrication des éprouvettes.
- La partie expérimentale de ces recherches a été exécutée en collaboration de M. l’ingénieur M. Altenberg.
- Description de notre système de condensateur et de notre méthode de mesure. — Le condensateur employé pour l’évaluation des pertes diélectriques était constitué par un tube de verre mince, dont le col rétréci était à parois plus épaisses et dont le fond était fermé. Une couche d’argent déposée par le procédé chimique de Bôttger formait l’armature extérieure s’étendant jusque sur le prolongement à fortes parois et ne présentant qu’une résistance insignifiante après qu’elle avait été surchauffée. Quant à l’armature intérieure, elle était constituée par du mercure dans lequel plongeait un thermomètredestiné à mesurer l’élévation de température.
- Le courant était amené à l’armature extérieure comme dans les essais précédents, c’est-à-dire par un fil de cuivre isolé soudé à une bague de même métal fixée sur une feuille d’étain, afin d’empêcher que l’armature fut endommagée. Un fil conducteur plongeant dans le mercure reliait l’armature intérieure à la source d’électricité. Pour rendre possibles les mesures faites avec le courant continu sur l’armature extérieure considérée comme résistance, on adaptait à l’extrémité inférieure du tube une seconde prise de courant absolument semblable à celle que nous avons
- décrite précédemment. La partie rétrécie du tube traversait vers son renflement, au bord de la couche d’argent, un disque d’isolite sur lequel on coulait un revêtement composé de la masse isolante dont nous avons parlé, soit un mélange de cire fossile, de colophane et de vaseline. On introduisait le condensateur ainsi équipé dans un récipient cylindrique de 501Bm de diamètre et de 400n,m de hauteur, dont le bord supérieur supportait le disque d’isolite et le tube qui y était suspendu, et dont le fond livrait passage aux deux prises de courant continu; le tout était placé ensuite dans un vase en verre ordinaire contenant une substance isolante en fusion.
- Les essais portèrent sur trois condensateurs que nous désignerons simplement par les NoSd, II, 111 et dont les dimensions principales, exprimées
- en millimètres, étaient les suivantes.
- l V d d' 5 S'
- m/m m/m m/m m/m m/m m/m
- I 300 100 15 10 0,29 1,5
- II — — 14,1 — 0,32 —
- III — — 17 — 0,48 —
- L’épaisseur d est la moyenne obtenue en effectuant des mesures en diverses régions du tube. L’éehauffementdu condensateur, après le passage du courant alternatif, se déterminait par deux lectures faites au thermomètre immergé dans le mercure ; l’une était obtenue quand les températures du mercure et du local étaient sensiblement les mêmes, l’autre était faite quand lecircuit avait été fermé durant trois à cinq minutes, suivant la chaleur dégagée, car le thermomètre était gradué jusqu’à 22° C. On peut admettre sans erreur appréciable que la chaleur produite était absorbée en totalité par le mercure, surtout si l’on tient compte de la courte duréede l’opération et,de la faible élévation de températureobservée. Pour évaluer l’énergie équivalente à la chaleur dégagée, on introduisait l’armature extérieure, considérée comme résistance, dans un circuit parcouru par un courant continu dont l’intensité et la chute de tension étaient connues. Deux lectures analogues, effectuées au même thermomètre donnaient avec une précision plus grande encore l’énergie correspondant à réchauffement constaté, par suite les pertes cherchées elles-mêmes.
- Les deux mesures dont nous venons de parler présentent entre elles la différence essentielle suivante : dans le premier cas, la chaleur émanée de l’intérieur du verre se communique au mercure
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- par rayonnement, ce qui permet de conclure que la source calorifique se trouve dans le diélectrique; dans le second cas, au contraire, la chaleur prend naissance sur la surface extérieure du verre d’où elle doit rayonner vers l’intérieur.
- En admettant qu’il y ait dans les deux cas production d’une même quantité de chaleur pourdes temps égaux, l’élévation de température sur l’armature extérieure comporte chaque fois des valeurs differentes, ce qui porte à croire que le rayonnement de la chaleur dans l’air ambiant dépend de l’expérience considérée. On en conclut que l’énergie consommée par la couche d’argent est plus considérable pour le courant continu que pour le courant alternatif.
- 11 suffit de calculer la chaleur transmise au mercure à travers la demi-épaisseur du verre pour évaluer la température dans les deux cas. Supposons que le mercure reçoive 0,24 petite calorie par seconde : pour une demi-épaisseur de verre de 0,015 cm, une section conductrice de 120 cnij,, une conductibilité de 0,0007 petite calorie (section conductrice lcmi, épaisseur de paroi lom, différence de température de 1°C, l’écart des deux différences de température du mercure et de la surface extérieure du tube sera:
- 0,24.0.015
- 0,0007.120
- 0,043° C.
- Si la durée de l’expérience est de cinq minutes
- la température ne s’élève que de 2°. 2 C. dans le mercure : les erreurs de mesure n’ont donc pas une influence appréciable.
- Pour les observations faites avec le courant continu, le circuit était disposé comme le montre la fig. 8. Un courant de 110 volts, fourni par une batterie d’accumulateurs, traversait un rhéostat à lampes L, un galvanomètre universel Siemens et Ilalske G, puis était amené à un interrupteur bipolaire I réuni à l’armature extérieure du condensateur C et à un voltmètre de Weston Y. La fig. 9 indique la disposition adoptée pour le courant alternatif ordinaire de 50 périodes par seconde ; un courant de 100 volts passe successivement par un interrupteur bipolaire, un rhéostat de (>Q à 0 touches, une série de résistances additionnelles comprenant des unités de 8f2et de 10Q, enfin un rhéostat à l’intearupteur de réglage de8fî
- système Paul Meyer, permettant de régler la résistance de telle sorte que la tension conserve une valeur constante. Le courant était ramené de ce dernier rhéostat à l’interrupteur par l’intermédiaire de l’enroulement primaire du transformateur relié en dérivation avec un voltmètre Hartmann et Braun.
- L’enroulement à haute tension du transformateur était groupé en série avec un milli-ampère-mètre Siemens et Ilalske et le condensateur mis à l’épreuve. Deux opérateurs faisaient simultanément les lectures : l’un notait la tension qu’il maintenait constante à l’aide d’un rhéostat à résistance variable, l’autre relevai t les indications du thermomètre et du milli-ampèremètre.
- Pendant les expériences effectuées soit avec le courant continu, soit avec le courant alternatif, le condensateur était placé dans un vase en grès
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- cle l,m00 de diamètre et 0,K60 de hauteur tant pour l’isoler de la terre que pour le protéger des vibrations de l’air ambiant. Ceci dit, nous pouvons établir la supériorité de notre méthode sur les précédentes : elle permet d’abord d’obtenir des différences de potentiel considérables entre les armatures. En effet nous avons atteint avec notre condensateur A° I une différence de poten-v
- tiel de : ^ = 380000 (e étant la tension, S l’épaisseur du diélectrique exprimée en cm) ; en renforçant
- convenablement les bords de la lame isolante
- elle devenait : ^ = 1300000 (1). Or la valeur maxi-
- ma observée jusqu’ici avec du courant continu
- e
- comportait selon Iloor (2): ~ ~ 100000.
- Un avantage très réel de notre méthode est sa précision car les différences de température observées sont assez considérables pour être appréciées non seulement avec la plus grande commodité, mais aussi avec toute l’exactitude
- -WVAAAAAA/IA.
- 1Z 3 9
- désirable. Il en est de même du courant continu qui provoque dans le mercure une élévation de température identique à celle que l’on observe pour le courant alternatif. On évite ainsi les causes d’erreur qui résultent de la comparaison de grandeurs dont les différences sont peu appréciables.
- Enfin la forme de notre conducteur permet d’éliminer presque entièrement l’influence de la Conductance superficielle entre les armatures ; cet inconvénient a donné bien souvent lieu aux erreurs des méthodes antérieures. Ainsi les condensateurs plans à diélectrique lamellaire, men-
- (A suivre).
- tionnés dans l’introduction, étaient sujets à des pertes dont les 4/5 pouvaient être attribués à la conductance superficielle et le 1/5 seulement au travail intérieur du diélectrique. Dans le condensateur tubulaire le bord de la lame isolante se réduit à de très faibles dimensions, ce qui permet d’obtenir une isolation parfaite entre les extrémités des armatures en adaptant un revêtement supplémentaire en matière non conductrice.
- (i) Comparez avec ce qui a été dit dans la première partie de ce mémoire sur la résistance des diélectriques à la perforation. (a) M. Hoor, Elekt rotechn. Zeitschrift, Cabier aa, 1901.
- J. Moscicki.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ASSOCIATION ÉLECTROTECHNIQUE ITALIENNE
- Du calcul de la section la plus économique dans une transmission d’énergie électrique. —-Communication faite par M. Guido Semenza, Ingénieur.
- La règle de Lord Kelvin pour la recherche de la section la plus économique dans une transmission d’énergie électrique est connue de la plupart pour avoir été étudiée ou vue dans des traités, mais je crois que bien peu auront réussi à l’appliquer aux problèmes de l’électrotechni-que. Il ne faut pas entendre par là qu’une objection quelconque puisse être faite à la règle de Lord Kelvin : il ne considère que la seule intensité du courant, en faisant abstraction de la/', e. m. En effet, la règle de Lord Kelvin dit que : si dans un circuit on doit faire passer un courant d’intensité donnée, il y aura une certaine section du conducteur pour laquelle il y aura la plus grande économie possible. La règle de Lord Kelvin résout ce problème d’une façon précise, mais dans la pratique ce n’est pas cela qui nous intéresse, car on s’occupe toujours d’énergie ou de puissance transmise, et non d’intensité de courant; par conséquent, c’est une faute de logique, quelle que soit d’ailleurs l’application de la règle de Lord Kelvin aux cas qui nous concernent.
- #
- # *
- Le problème résolu par Lord Kelvin n’en garde pas moins toute son importance, importance qui n’est peut-être pas toujours suffisamment reconnue.
- Il est, en effet, singulier, qiie lorsqu’il se manifeste un progrès dans la transmission électrique, l’élément section des conducteurs se trouve en général en concurrence avec des résultats empiriques, sans aucun égard pour le véritable problème économique; il est singulier, alors que pour les supports des fils et les isolateurs on ait recours à toutes les ressources du calcul et toute 1 habileté commerciale, dans le but d’économiser quelques pour cent sur les prix, que pour la perte d énergie dans les lignes on se contente de réserver 5, 10 ou 15 %, sans penser que 10 ou 12 %
- pourraient amener une différence qui rendrait illusoire une économie réalisée sur le reste avec tant de peine.
- *
- * *
- Nous savons tous où réside le nœud de la question. Plus est grand le poids du cuivre que nous mettons dans le conducteur, moins est forte la quantité d’énergie perdue industriellementpar transformation en chaleur. Augmenter la section des conducteurs représente une augmentation des dépenses consentie pour obtenir un rendement plus grand.
- Si les dépenses et le rendement croissaient suivant la même loi, tout irait bien ; mais cela n’est pas : tandis que le rendement croît proportionnellement à la diminution de perte, les dépenses augmentent au contraire suivant une branche d’hyperbole.
- Si nous considérons les deux limites extrêmes, nous aurons d’une part une réduction de section telle que le rendement sera nul pour une dépense déterminée, et d’autre part une augmentation de section telle que le rendement sera maximum pour une dépense infiniment grande.
- Entre ces deux limites il doit y avoir dans chaque cas une valeur des pertes telle, qu’ou bien le bénéfice de l’installation soit maximum ou que le prix du Kwh. soit minimum, ou qu’en-fin soit réalisée une certaine condition d’économie désirée.
- H» ^
- Beaucoup d’auteurs, parmi lesquels Kapp, Perrine, Forbes, ont cherché à rendre pratique la loi de Lord Kelvin et ont donné des fjwMîiules et des règles. Mais qu’il me soit permis d’élever un doute sur la possibilité d’établir une formule unique pour la résolution de ce problème, alors que celui-ci se présente sous des aspects radicalement différents suivant les cas, chacun d’eux exigeant une solution particulière. Quelquefois on donne une quantité limitée d’énergie à transmettre; d’autres fois elle est illimitée. Dans bien des cas on demande à l’extrémité de la ligne un nombre déterminé de K\v, tandis que dans d’autres, plus il y en arrivera, mieux cela vau-
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- dra. Enfin, la nécessité d’employer des machines à vapeur comme machines de secours dans une installation hydro-électrique où l’emploi d’accumulateurs viennent donner au problème un aspect nouveau et complexe.
- *
- * *
- Rappelons d’abord deux points :
- Il est clair qu’àchaquevaleurdelatension choisie pour une installation, correspond une valeur différente de la moindre perte : le problème de la tension la plus convenable et celui de la perte la moins forte seront par conséquent bien distincts ; pour l’instant nous ne nous occuperons que du premier, en supposant que le second ait été résolu par avance.
- En second lieu, il n’est pas toujours dit que la section la plus économique soit celle qui convienne le mieux : il peut intervenir des considérations de natures différentes, qui limitent la perte admissible, comme la chute de tension permise, la densité de courant, le nombre des fils, des conditions spéciales des supports ; dans chaque cas la recherche de la section la plus économique sera utile à faire comme calcul d’orientation.
- J’ajoute, pour éviter tout malentendu, que je ne prétends pas présenter une méthode de recherche originale, puisque je crois qu’ayant voulu étudier vous-mêmes à fond un cas de transmission électrique, vous serez arrivés plus ou moins aux mêmes résultats, et aurez employé des méthodes analogues à celle que je vais vous exposer.
- *
- * *
- Afin de préciser les termes du problème, je le traiterai analytiquement en considérant le cas le plus complet.
- *
- * *
- Considérons une installation hydraulique fournissant k\v, qui sont transmis à la distance l.
- On connaît :
- A = prix de l’installation hydro-électrique.
- B = prix de la ligne sans les fils.
- On connaît aussi le prix P auquel sera vendu le kw-année à forfait et la valeur D des dépenses pour l’exercice de l’installation entière, excepté celles qui concernent le métal des conducteurs, que nous appellerons E.
- Soit C le coût total des fils conducteurs.
- Nous connaissons donc le coût de l’installation, le prix de vente et les dépenses pour l’exercice.
- Dans un tel cas, il s’agit de trouver la section de cuivre qui donnera le bénéfice maximum à l’entreprise, c’est-à-dire celui pour lequel le rapport entre le bénéfice net et le capital employé sera le plus grand.
- Si nous appelons \V2 le nombre de kw. reçus à l’extrémité de la ligne, la recette brute sera P\V2 5 la recette nette sera PW2 — D — E =; I.
- Le capital employé sera A -f- B -j- C = S
- Le bénéfice :
- I _ PW2 — D — E ~S~ A+B+C
- G)
- II s’agit alors de trouver la valeur de la perte d’énergie qui rende F maximum.
- Comme on peut le voir, j’ai complètement négligé la durée d’utilisation qui figure dans la règle de Lord Kelvin; mais, dans le cas actuel, cela est inutile, puisqu’on suppose que la vente du courant se fait à forfait; par conséquent, la recherche doit porter sur la valeur maxima de la puissance transmise, laquelle fixe précisément le nombre maximum de kw. qui peuvent être vendus.
- Ce calcul peut se faire d’une manière assez simple.
- Appelons :
- x le pourcentage de la perte, exprimé dans le système décimal.
- a le taux d’amortissement et la manipulation
- du cuivre.
- n le nombre des conducteurs (ne pas confondre avec le nombre des fils, c’est-à-dire que pour du courant continu ou alternatif monophasé n = 2, pour courant triphasé n — 3)
- l la longueur simple de la ligne.
- k la résistivité de la ligne.
- p le prix du métal formant le conducteur.
- i l’intensité du courant dans chaque conducteur.
- m le poids spécifique du métal des conducteurs.
- Nous pourrons écrire les équations suivantes:
- Puissance reçue en fonction de la perte:
- W2 = W, - jcW4 = (1 — *)Wï (2)
- Dépenses de l’exercice dues aux conducteurs :
- E = «C (3)
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- Section de chaque conducteur :
- ni2
- S = kl
- .r\\q
- Prix des conducteurs :
- G — rdl-hmp —
- x W
- Pour simplifier posons :
- C = »
- (4)
- (5)
- (6)
- Ce ([lie nous pouvons faire, puis([ue toutes les quantités sont connues, sauf x.
- En substituant dans (f), il vient :
- PW, (1 — x) —D
- A + B+-
- x
- et en posant A -f- R = K.
- PW(x (1 — x) — D.r — «H (A + B)* + H-
- PW^ x{\ — x) — Dx — a H
- Kx H
- (7)
- ko00.000
- 300.000
- ZOO.000
- z.000.000
- 100.000
- O 1 Z 3 k 5 6 7 8 9 10 11 1Z 13 lk!5 46
- Perte d'énergie en.o/o
- •h
- t
- .s
- rN
- A
- V.
- R!
- $
- J
- N.
- Par application du calcul différentiel, la valeur de x qui rendra maxima la fonction F, sera donnée par:
- H ^ y/H2 H(PW< - D + aK)
- K ~ V K2 KPVVb
- Dans la pratique, nous tirerons de la formule précédente une valeur de la perte, à laquelle correspond le plus grand avantage pour l’installation. Mais quelles seraient les conséquences, si nous nous écartions légèrement de ce maximum? La formule, telle que, ne le dit point.
- D’autre part, nous n’avons pas pu introduire dans les calculs une considération qu’il est difficile de négliger. Nous avons supposé constante la valeur de B, coût de l’installation de la ligne sans le cuivre. Or cela ne correspond pas à la réalité ; la robustesse, en effet, des supports varie, lorsque la ligne est construite rationnellement, avec le poids des conducteurs, et lorsqu’il s’agit de courant alternatif, le nombre des fils peut varier suivant la section choisie. Nous savons, en effet, qu’il ne convient pas, à cause de la self-induction,
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- 1/ E G L AIRAGE E L E G T RIQ U E
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- de prendre des sections trop grandes. Toutes ces considérations font que le prix des poteaux, isolateurs, de la pose, etc., varie avec la section et, en particulier, avec le nombre des fils employés.
- Si nous ne pouvons tenir compte de tout cela dans une formule, nous pouvons par contre le faire facilement à l’aide d’une représentation graphique.
- *
- * *
- Etudions un cas pratique, dans lequel :
- \V4 = 2000 kw.
- I — 50 km.
- A = 1.700.000 lires
- a = 0.10
- P = L. 200 p = L. 2 par kg.
- Soit un système à courant triphasé de 20.000, volts, facteur de puissance = 0.8.
- Ea formule (4) qui donne la section en fonction de la perte x, prend la forme suivante, dans le cas de courant triphasé :
- Traçons cette courbe .y = en prenant pour abscisses les valeurs de x et pour ordonnées les sections (fig. 1.)
- Avec les mêmes abscisses et en prenant pour ordonnées les prix en Lires, traçons la ligne horizontale représentant A, prix de l’installation, sans la ligne.
- Les valeurs deB, coût delà ligne sans le cuivre, seront représentées par une courbe qui pourra se déterminer en se basant sur cellede la section.
- Gette ligne sera brisée chaque fois qu’il sera nécessaire de changer le nombre des fils.
- Enfin il faut tracer la courbe de G, prix du cuivre. Gelui-ci est donné par la formule (5), qui, pour le cas particulier du courant triphasé, devient :
- G = il1 km p
- V2 cos2 p x
- (io)
- La somme des ordonnées de A, B, G, déterminera une courbe S représentant le capital employé pour l’installation en fonction de la perte X.
- Les revenus bruts P\Y2 = P\\pl—x) seront représentés par une droite inclinée, ayant pour x = 0 une ordonnée PW2.
- La valeur de 1) sera en général une courbe déduite de la courbe S, obtenue en multipliant les ordonnées par un certain coefficient de taux d’intérêt, amortissement, manipulation, que
- nous avons supposé être dans le cas actuel 0.10.
- Enfin, les valeurs de E sont représentées par une ligne dont les ordonnées sont proportionnelles à celles du prix du cuivre, proportionnalité dépendant du taux d’intérêt, amortissement et de la manipulation du cuivre ; comme ce facteur de proportionnalité est ici 0.1, la courbe E coïncide avec la courbe G.
- En retranchant les ordonnées de D et E de celles des recettes brutes, nous obtenons celles des recettes nettes.
- Il ne reste plus qu’à tracer la courbe g qui est
- celle que nous cherchons.
- Celle-ci présente un minimum pour x = 0.12,
- cependant, étant donnée l’allure de la courbe g on
- voit que le bénéfice varie bien peu si au lieu de 12 °/0 on choisit 15 °/0, auquel cas il y a une notable économie pour le capital.
- * *
- Le cas précédent se présente rarement dans la pratique: le plus souvent, il s’agit d’une installation hydraulique, dans laquelle sont connus la puissance disponible et le coût d’installation, mais non le prix auquel sera vendu le kilowatt-année.
- Il est alors nécessaire de fixer d’autres termes à l’économie. Le plus rationnel est de considérer le prix de revient du Kw livré à Lextrémité de la ligne, et de demander que ce prix soit minimum : il est évident que plus le prix du Kw sera réduit, mieux et d’autant plus facilement le courant se vendra.
- Conservons les mêmes notations que dans le cas précédent.
- Le capital utilisé sera A —(— B -j— G, la charge annuelle duc au capital, c’est-à-dire les intérêts, l’amortissement sont Z» (A -}- B) -j- a G.
- Les dépenses de l’exercice D s’ajoutent à la somme précédente, puisque le coût du Kw-année est pris à l’extrémité de la ligne. Il en résulte :
- _ l(k +B)+«C + D ^ - W2
- Posons :
- l(A -j- H) D -- M
- En substituant dans les formules (5), (2) et (6), on obtient
- M 4- a -
- X
- Q = w*a — x)
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- d’où résulte le minimum de Q en fonction de x, donné par
- Nous allons, pour ce cas également, considérer un exemple numérique et nous servir de la représentation graphique.
- Soient :
- W, = 10.000 Kw.
- A = 5.000.000 lu'res
- D = 100.000 Lires
- a = 0.08
- l — 120 Km.
- B = 2.000.000 b = 0.12
- 1. 100. ooo
- 1.000.000.
- 700- 000
- Xigrte hA.
- 600-000
- 500 ooo
- 100.000
- J00 ooo
- 0'1Z$i>56789 <10
- Ter te d'énergie en. o/o
- Fi g- 2
- £
- HJ
- $ • A
- 10 ooo 9000 8000
- 7000
- Système à courant triphasé, tension de départ i 40.000 volts. !
- En appliquant la formule, en prenant pour j prix du cuivre 4. 2 par Kg, on obtient j
- x — 0,1000
- Passons à la méthode graphique (fig. 2). j
- Traçons: !
- a) La courbe des sections S. j
- b) La courbe du coût annuel du cuivre a C. I e) La courbe b A, qui est une ligne horizontale. |
- d) La courbe b 13, qui est irrégulière et à gradins.
- e) La courbe D.
- En faisant la somme des ordonnées b A, a C, D et b B, nous obtenons la courbe du coût annuel de l’exercice. "Traçons enfin la ligne W.2 = W, (l-.r) et en prenant le rapport des ordonnées, nous obtenons la courbe XX qui est celle que nous cherchons.
- Dans ce cas-ci, le maximum est à lU°/0 de pertes et il ne convient pas de s’en éloigner, étant donné l’allure de la courbe.
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- * *
- Un autre cas qui se présente fréquemment est celui oii l’on demande une quantité déterminée d’énergie à l’extrémité de la ligne, et qu’à la station génératrice la quantité disponible ne soit pas illimitée.
- Dans ce cas W2 est donné ; de plus est donné
- le coût de Kw-année à la station, c’est-à-dire P. Les dépenses annuelles seront :
- P\V, -K b B -f D + a C
- et il s’agit de rendre minima l’expression du coût du Kw-année livré :
- PW, + AB |- D -f aC
- Z30.000
- total
- ZOO 000
- 0 1 Z 3 4-
- S 6
- Perte d'énergie en o/o
- Fig. 3
- 1Z02.
- Cette condition est remplie par la valeur vante de X :
- * *
- Comme exemple, voici une petite transmission à courant continu à 2000 volts.
- Soit la distance 1—2 Km.
- La puissance demandée 1000 Kw.
- R = 4. 20.000 D = 4.10.000
- et soit le prix d’achat du Kw-année à l’origine de la ligne de 4:200
- b = 0,12 a = 0,08
- Le diagramme de la fi g. 3 montre l’application graphique à ce cas, et donne un résultat assez
- sui- j simple, la valeur de B pouvant être maintenue | constante.
- * *
- Le problème prend une forme assez intéres- santé dans le cas où il s’agit d’une installation ] mixte, c’est-à-dire hydraulique et thermique. Dans j ce cas, le calcul graphique est seul possible, puisque les variables en jeu ne se prêtent pas à la mise en équation.
- ! Pour être plus brefs et plus clairs, nous allons traiter un cas particulier.
- Supposons que dans une installation se présente une force motrice de 4000 Kw, et qu’à une certaine distance l soit disponible une puissance hydraulique de 3000 Kw. 11 est clair que la machine à vapeur devra produire la puissance contenue dans l’expression.
- 4000 — (3000 -f q)
- q étant la pui ssance perdue dans la ligne. Suppo-
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- 8 Octobre 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 79
- sons que cette génération à vapeur se fasse à la station réceptrice.
- Etant donné le coût des divers éléments, quelle sera la valeur de q pour laquelle il y aura la plus grande économie par exercice ?
- Nous traçons d’abord (fîg. 4) les courbes relatives à l’installation à vapeur. Le coût d’une ins-
- tallation à vapeur est fonction des heures d’utilisation de cette même installation. Nous traçons ensuite la ligne d’utilisation probable, qui a pour abscisse les Kav et pour ordonnées les temps. Soit aa cette courbe.
- Des dépenses coneernantl’installation à vapeur, le seule partie intéressante est celle qui est
- 900.000
- 90oo
- 800. ooo
- 700.000
- 7000
- 5.000
- 500.000
- h-OO. OOO
- 300.000
- ZOO.OOO
- 7000 Z0OO 3000
- Ab/s ce 0g eg des courbeg ci ./'-g
- 3000 Z OOO 1000 O
- Ab s a esSe,s des coord ed b-c -l -c/.
- -120S
- Fig. 4
- nécessaire pour la production jusqu’à 1000 Kw ; car l’autre partie doit subsister dans chaque cas, et est une constante.
- La ligne bb représente le coût d’une telle installation, que nous appellerons supplémentaire : elle formera une ligne ayant son origine à l’abscisse 3000, et les ordonnées augmenteront à mesure que les abscisses diminuent, c’est-à-direà mesure que diminue la puissance à l’extrémité de la ligne. Aussi, pour permettre de mieux
- comprendre, avons-nous indiqué au-dessous les vraies valeurs des abscisses de cette ligne,, lesquelles ont pour origine 3000 et croissent de la droite vers la gauche.
- Le coût supplémentaire d’une installation donne lieu à des dépenses annuelles supplémentaires pour les intérêts, amortissements et manipulations : ces dépenses suivent la même loi que la ligne bb et sont représentées par cc.
- La dépense de charbon peut être considérée
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI.
- No 41.
- comme proportionnelle aux Kwh supplémentaires. On connaît par la courbe aa le nombre des Kwh annuels ; le prix du charbon est donné, on peut donc tracer une courbe dd donnant la dépense annuelle pour le charbon en fonction du nombre de Kw supplémentaires.
- La somme des ordonnées de ce et dd donne la dépense totale et annuelle pour l’installation à vapeur.
- Passons à l’installation hydraulique.
- A l’aide des méthodes exposées précédemment, il sera facile de tracer une courbe, qui indiquera la dépense totale " annuelle pour l’installation hydraulique en fonction du nombre de Kw arrivant à l’extrémité de la ligne : ce sera une courbe asymptotique à une parallèle à l’axe des abscisses et qui monte rapidement pour devenir asymptotique à l’ordonnée ayant 8000 pour abscisse.
- La somme des ordonnées de cette courbe et de celles de la courbe des dépenses de l’installa-
- tion à vapeur détermine la courbe des dépenses totales qui, dans le cas actuel, présente un minimum pour la valeur 350 Kw de l’installation supplémentaire à vapeur, c’est-à-dire que 1350 kw devront être produits par la vapeur.
- *
- * *
- Ces diverses applications, desquelles ressort toute l’importance qu’il faut attribuer au problème de Lord Kelvin, montrent d’une manière suffisamment claire, combien la méthode graphique se prête mieux à la résolution du problème, que la méthode analytique. Ma conviction est entière, que le problème de Lord Kelvin, ainsi interprété, pourra rendre de nombreux services dans l’économie à apporter aux installations électriques, et qu’il sera couramment employé dans l’étude d’une transmission d’énergie électrique.
- L. M.
- SENS. — IMPRIMERIE MIHIAM, I, RUE DE LA BERTAUCIIE
- Le Gérant: A. Bonxet.
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-
- Tome XLI.
- Samedi 15 Octobre 1904.
- 11e Année.
- N° 43
- C?
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l'Institut EIcctrotcchr.iquc Monteiiore. — G. UPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. IV10NNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ENROULEMENTS DES DYNAMOS A GOURANT CONTINU
- I. —Principes Généraux
- Enroulement tambour.— Un enroulement en tambour est composé de génératrices réunies les unes aux autres d’une façon déterminée, sur les faces avant et arrière de l’armature, de manière à former une ' chaîne continue et fermée comprenant toutes les génératrices.
- Pas de l’enroulement. —r Supposons les génératrices réparties uniformément sur l’armature et numérotées dans l’ordre où on les rencontre quand on tourne dans un certain sens. Si l’on suit l’enroulement dans le sens des numéros croissants ou décroissants on passe d’une génératrice à 2 une autre par l’intermédiaire d’une jonction sur Pune ou l’autre îles faces du noyau. Le nombre qu’il faut ajouter ou retrancher au numéro d’ordre d’une génératrice pour obtenir la génératrice suivante, s’appelle le pas de l’enroulement sur la face considérée.
- Exemple. — L’enroulement commence à la génératrice 1 sur la face avant, va de la géné-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ratrice 1 à la génératrice 8 sur la face arrière, retient en avant par 8, arrive à la génératrice 19 par la face avant, etc... L'enroulement a pour pas respectifs 8 — 1 = 7 sur la face arrière, 19 — 8= Il sur la face avant.
- Remarque. — Les pas avant et arrière peuvent être égaux ou inégaux:
- Enroulements ondulés et imbriqués. — Nous distinguerons 2 sortes d’enroulements en tambour.
- Si les pas yh (face arrière) et y.2 (face avant) sont comptés dans le même sens pour un observateur regardant l’une quelconque des faces et placé en avant de cette face, l’enroulement est dit ondulé. Si les pas sont comptés en sens inverses, l’enroulement est dit imbriqué.
- L’exemple donné plus haut est celui d’un enroulement ondulé. Considérons le cas
- suivant : La génératrice 1 est réu-1g nie à 6 sur la face arrière, la génératrice G à 3 sur la face avant, 3 à 8 sur la face arrière, etc... L’enroulement est dit imbriqué.
- Dans ce cas, en effet, les pas yK — 5 et y% = 3 sont comptés en sens inverses.
- Ces dénominations proviennent de ce que, si on développe sur un plan les 2 genres d’enroulements,
- on a 1) pour l’ondulé, et 2) pour l’imbriqué.
- D’après la définition meme, l’enroulement imbriqué ne peut exister qu’à la condition d’avoir des pas inégaux.
- Remarque. — Nous supposerons le collecteur placé du côté de la face avant de l’armature. Les génératrices sont réunies sur cette face par une pièce métallique reliée à une lame du collecteur (fig. 3). Dans l’étude géométrique qui va suivre, nous considérerons ces génératrices comme réunies directement.
- il.
- ENROULEMENTS ONDULES
- A. — Étude géométrique des enroulements. —Si l’on projette un enroulement sur
- l’une des faces de l’armature, la face avant par exemple, on obtient un polygone étoilé dont les sommets sont les projections des génératrices, et les côtés, les projections des differentes jonctions (fig. 4).
- Ce polygone étoilé est régulier si l’enroulement est à pas égaux et irrégulier dans le cas contraire. Si les pas sont* inégaux, les côtés dérivent alternativement de ?/, et ?/2 (pas sur les faces arrière et avant). L’enroulement étant fermé et comprenant toutes les génératrices, le nombre de jonctions sur la face arrière est évidemment le même que sur la face avant. Le polygone obtenu par projection aura donc toujours un nombre pair de côtés et de sommets.
- Etant donnée une circonférence divisée en N parties égales, on ne peut réaliser un polygone étoilé utilisant tous les points de division que s’il existe certaines relations
- Fig. 4
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-
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- 83
- entre le nombre total de divisions et le nombre de divisions utilisées par chaque côté. Ce
- sont ces relations que nous allons déterminer dans le cas général où les pas de
- l'enroulement sont inégaux.
- Considérons une circonférence divisée en N parties égales et soient 0, 1, 2, 3,. . . .N-l,
- les points de division successifs. Supposons tracé le polygone étoilé de N côtés, ceux-ci
- dérivant alternativement de yK et y2, c’est-à-dire sous-tendant yf ou y% divisions (cela
- suppose bien entendu N pair) (fig. 5). Joignons les points de division 0 et (yf -f- y2), (y^ -J- y.2)
- et \yA -j-1/2), etc... On forme ainsi un nouveau poly-
- N N
- gone de côtés se fermant en 0. Ces côtés sont égaux
- comme sous-tendant des arcs égaux [y{ -f-3/2). Le nombre total de divisions sous tendues est ^ (yt + 3/2) • C’est
- un multiple de N puisqu’on revient au point 0. Par suite yK -\-y.2 est divisible par 2.
- De plus, d’après la théorie des polygones réguliers étoilés yK + y2 et N ont 2 pour p. g. c. d., puisque en joignant, les points de division de y1 +3/2 en yK +3/2,
- le polygone se ferme après qu’on a décrit côtés (').
- Le nouveau polygone ayant sommets, ~ divisions
- restent inutilisées. Par raison de symétrie, ces ^ divisions sont toutes disposées de la même
- façon par rapport aux ^ divisions utilisées.
- En d’autres ternies, si l’on parcourt la circonférence d’une manière continue, on rencontre alternativement une division utilisée et une non utilisée.
- D’après la construction, on a;
- 1 \
- 3 J
- 5 /
- utilisées. 7 > non utilisées .
- La division y4 n’appartenant pas au nouveau polygone (1 2), il en résulte que yJ[ est impair. Par suite i/2 èst aussi impair.
- (1) Rappel de la théorie des polygones régulièrs étoilés. — Considérons une circonférence divisée en N parties égales, 0, 1, 2... N-l, Joignons, à partir de 0, les points de division de y en y. Si p est le nombre de Côtés tracés à un moment quelconque, le nombre total de divisions sous-tendues est py, c’est-ft-dire un multiple de y et de /U Dès que py sera multiple dë N, c'est-à-dire du nombre total de divisions, on retombera au point origine 0, puisqu’on aura parcouru un nombre exact de fois la circonférence. A partir délit, si on continue ô parcourir la circonférence toujours dans le même sens, on retombe sur les divisions déjà utilisées et l’on recouvre les côtés déjà tracés. Il en résulte que si I on ne veut revenir au point de départ qu’après avoir obtenu N côtés, il est nécessaire que N y soit le p. p. c. m. à y et à X, c’est-à-dire que N et y soient premiers entre eux.
- La condition est suffisante, car si elle est remplie, 01111e reviendra au point de départ qu’après avoir sous-tendu N y divisions c cst-a-dire après avoir tracé N côtés.
- Ny
- Remarque. — Si y et N ont d pour p. g. c. d., leur plus petit commun multiple est -7- • O11 reviendra au point de départ
- ... Ny N
- apres avoir sous-tendu ~ divisions, c’est-à-dire après avoir tracé —^ côtés.
- Car si elle y appartenait, en revenant au polygone primitif, on trouverait qu'il passe par le point yx 4 côtés du polygone irrégulier étoilé, ce qui n’est pas.
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- Dans tout polygone analogue à celui considéré, on aura donc y K et y% impairs,
- .Tl +
- premier avec ^.
- Inversement, si h!_IL2? est premier avec ,on pourra tracer un polygone étoilé régulier
- U —
- de ^ côtés {yK -f- utilisant les points de division 0, 2, 4, 6............ yK + y2,.... N-2. Si
- de plus y, et ?/2 sont impairs, en appliquant le triangle 0, y,, yi + y2 sur chacun des côtés du polygone en tournant toujours dans le même sens, on constituera le polygone étoilé irrégulier dont les côtés dérivent alternativement de y{ et y.2.
- Les 2 conditions trouvées sont donc nécessaires et suffisantes.
- Remarque. — Si l’on fait yK =y2, les conditions deviennent
- N
- ou y\ premier avec -
- Li M
- y\ impair
- La condition yK impair jointe à y, premier avec ^ est équivalente à celle trouvée pour les
- polygones réguliers étoilés,?/ premier avec N, car y K étant premier avec l’est aussiavecN puisque yK est impair.
- • N
- Inversement si y est premier avec N (pair) y est impair et premier avec |.
- (....................... N
- Résumé
- Polygone régulier étoilé (pas égaux)
- Polygone irrégulier étoilé (pas inégaux)
- < y doit être impair et premier avec
- N et jj y2 doivent être pairs
- yn et r2 doivent être impairs Ji
- r2 N
- — et — premiers entre eux
- R — Etude des Enroulements au point de vue électrique. ô o
- Nous étudierons tout
- d’abord, à cause de sa simplicité, le cas des pas égaux. — Nous prendrons ensuite le cas plus général où les pas sont inégaux.
- a) Pas égaux. — Je considère une armature tournant dans le champ de 2p pôles et portant des génératrices uniformément réparties sur sa surface (fig. 6).
- Les lignes wA, «B, wC,........ placées sy-
- métriquement par rapport aux pôles P et P,,
- P. et P2, P, et P3
- déterminent sur la
- circonférence des arcs AB, BC......, tels
- que les génératrices situées sur deux arcs voisins ont des forces électromotrices dirigées en sens inverses. Nous donnerons à WA,
- «B, wC........ le nom de lignes neutres. S’il
- y a 2p pôles, il y a aussi 2p lignes neutres.
- Je considère une génératrice 0, infiniment voisine de A et à droite de «A. Prenant pour origine le point 0 sur la face avant, je vais chercher de quelle manière il faut faire les connexions pour réaliser un enroulement déter-
- Face ayant
- M
- Face amère
- Fig. 6
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-
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- 85
- miné. Supposons que la force e. m. de 0 soit dirigée d’avant en arrière. Il faudra réunir sur la face arrière cette génératrice 0 à une autre M, placée de manière que les f. e. m. de 0 et de M s’ajoutent. Cela exige que la f. e. m. de M soit dirigée en sens inverse de celle de 0. Par suite, M doit se trouver sur un arc tel que BC, de polarité différente de celle de AB (*). OM correspond au pas yK sur la face arrière. De même N sera réunie sur la face avant à la génératrice N, située sur un arc tel que CD, de même polarité que AB. Les génératrices O, M, N......, seront appelées génératrices successives de l’enroulement. L’en-
- roulement ainsi déterminé sera composé de génératrices rencontrées sur les divers arcs en tournant toujours dans le même sens (2).
- Les génératrices successives de l’enroulement étant numérotées 0, 1, 2, 3..... n,
- désignons par «0, «4, «2. . . les angles que font les rayons &>0, «1,, «2,. . . w n. . ., avec
- la ligne neutre wA. On aura, y étant le pas:
- génératrice 0)
- - U
- - 2)
- - 3)
- - n)
- -» + l)
- «0 = e (infiniment petit)
- , 2rr
- a<=‘ + J'Xjj
- *2 = «d-2jX^
- I O v. 2 TT *3 = *+ 3 J'X^
- , 271
- «n = e + ny
- «n + t =£ + (« + l)j
- 2tt
- N
- N = nombre total de génératrices — = angle au centre de 2 génératrices voisines sur l’armature.
- Pour que les f. e. m. de ces génératrices s’ajoutent à celle de 0, ilfautque 2 génératrices successives quelconques de l’enroulement se trouvent sur 2 arcs de polarités différentes. La manière la plus simple d’opérer consiste à prendre une génératrice sur chacun des arcs rencontrés. On pourrait procéder autrement, en passant plusieurs arcs à la fois, mais on augmenterait ainsi la longueur des connexions. On devra donc, la génératrice 0 étant sur le
- 1er arc, prendre la génératrice 1 sur le 2m0, 2 sur le 3me,......... la génératrice n sur le
- (n -f 1) em0.
- Cela se traduit parles inégalités:
- génératrice 1) - 2)
- - 3)
- — n)
- 7T 2ïï 2ît
- _ <£ r < _
- P N p
- 2îT 2tT 37T
- -<,+%-<-
- 3tt 2tt 4tt
- - <s + 3j¥
- mr
- — O
- P
- 2?r , ,,,71
- ny^Ctn + l)-
- - = angle au centre correspondant à un arc tel que AB.
- (*) Nous disons que 2 arcs ont des polarités différentes, lorsque les génératrices situées sur l’un ont des f. e. m. dirigées en sens inverse de celles des génératrices situées sur l’autre. 2 arcs de même polarité sont 2 arcs pour lesquels les génératrices ont des f. e. m. de même sens.
- (a) La génératrice M aurait pu être choisie sur un arc tel que AD, qui est aussi de polarité différente de AB, la génératrice
- N sur l’arc DC etc.. Cela nous donnerait un 2mo enroulement tournant en sens inverse du précédent. Si l’on prend le
- symétrique de ce 2m<’ enroulement par rapport à wA, on obtient un enroulement identique au 2m<J quant au pas, mais tournant dans le même sens que le 10,\ Comme le point 0 aura alors sa projection à gauche de wA, on voit qu’il suffit pour déterminer le pas du 2n,° enroulement de supposer le point 0 à gauche de &)A et infiniment voisin de A. C’est ce qu’on fera dans la suite.
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- Comme nous voulons avoir au moins 2 génératrices en tension, il faut que les inégalités relatives à la génératrice 1) soient vérifiées.
- . , 2n 2n
- <’ + 'r N <7
- On en déduit:
- (O
- 7r
- T Tf — “
- N p
- 2t! 27T
- JN <J
- Ces conditions étant supposées remplies, les lres parties des inégalités sont toutes satisfaites quel que soit n, et nous n’avons à considérer que les 2mos parties.
- Remarquons tout d’abord que, si la condition («) était vérifiée avec le signe =, l’inégalité relative à la génératrice 1) étant satisfaite, toutes celles qui suivent le seraient aussi. Toutes les génératrices seraient en tension et leur nombre serait = 2 p. Ecartons ce cas très particulier. La condition «) devient :
- («')
- 2ïï ÎT
- y N >p
- Ceci posé, considérons l’inégalité générale (7) relative à la génératrice n)
- (y) s + +
- Il y a lieu de se demander si, pour des valeurs déterminées de n et de y, cette inégalité ne peut se transformer en égalité. Si cela arrivait, on aurait :
- ny
- lü
- N
- (» + U
- ou .•
- N
- N 2
- n + 1 N Ns 2~~~
- * n 2p 2 Trn pn
- N
- PeJ . . . N
- Comme y doit être entier, il faut que le soit aussi, ce qui exige : ps-^
- ou
- pN
- TT
- vJr nous avons supposé s infiniment petit, c’est-à-dire plus petit que toute quantité finie ^ . L’inégalité £—^ ne peut donc être satisfaite et par suite, l’inégalité générale
- considérée ne peut se transformer en égalité pour des valeurs entières de y et de Il s’ensuit que l’on ne pourra avoir que :
- (7) £ + +
- ou :
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- 2*
- Tant que l’on a : (7) s -j- ny < (11 -j- 1) -> la génératrice n est en tension avec 0, 1,2..n — 1. Lorsque :
- («)
- * + v£>(« + i>j
- et que l’inégalité relative à la génératrice (//. -— 1) est encore vérifiée, la génératrice n) est en opposition avec les génératrices 0, 1, 2, . . . n — 1.
- (S) équivaut à :
- 2* _ . .. n
- <»+!>-
- Cela nous donne :
- Nous prendrons :
- y —
- w + l. N
- n 2p
- n-M N
- O
- J n 2p
- Pour cette valeur de y, (S) est vérifiée. L’inégalité
- (?) « + (» —
- (*) On ne peut d’ailleurs prendre pour y une autre valeur.
- n-f 1 N .. . , « -f-1 N n N
- Si ----- fi—' n’est .pas entier, il peut se faire cru entre —L->— — et -—r — on trouve un nombre entier. En donnant à v
- n Zp n 2p n — 12p y
- , / . . n +1 N
- cette valeur, on aura opposition à la génératrice n. Soit - la fraction qu’il faut ajouter à - . pour avoir ce nombre
- R 4-1 N , A
- entier, y =----— • g---1— • Pour que la première opposition se produise à la génératrice n), il faudra que l’inégalité relative
- n 2p y
- à (n—1) conserve son sens, c’est-à-dire que :
- P
- n+1 N ^ « N i 1 N
- ----• fi~ _ ----'fi- ou : - <4 —,---tt • fi- ' Pour que la deuxième
- n 2p n — 12p y- n(n — 1) 2p
- 2n + 2 N n + 1 N 2» 4- 1 N
- opposition se produise à la génératrice 2n, il faudra J ^ou ^ ~ —»— avec y <4 ----- . — . La lro inégalité
- >. n 4~ 1 N 2n 4“ 1 N / 1
- est satisfaite ; la 2rao le sera si--— < ------ — ou - < -77;----j- . fi- .
- y n2p 2n —\2p n(2« — 1) 2\p
- 1 N
- n 2p J ^ 2n - \ '2p
- N
- Pour que la 3m0 opposition se fasëe à la
- génératrice 3n, il faudra de même - <7 -----j- . 7— .
- y n(3n — 1) 2p
- Pour la 2pitne opposition (2/î 1 = nombre de circuits) il faudra
- -<
- 1
- N
- Finalement, si - satisfait à cette dernière condition, on aura 2p\ circuits, comprenant chacun n géné-
- 1 N ^ «4-1 N , A (n y\).2p{
- y n(2p\n — 1) 2p
- ratrices eiétension. Je vais démontrer que l’on no. peut avoir : — <4
- N « -j- 1 N /
- \ -,â , • fi~ ' On a : y =--------• fi~ , "
- y fiizpyi — 1 2p n 2p y
- i _('! + ! )P,+P- ;
- ~T ~ ——-------—--—- (N = 2/qn); y ne peut être entier que si p - est lui-même entier (cnvp,p^ et n sont entiers). Gela exige
- / 1 > 1 N
- PJ- — y ou - ^ - , c'est-à-dire que - est forcément plus grand que la limite fixée par la condition : - <4—^----- , —
- P- P 1 p 1 b 1 1 p «(2/^r — 1) 2P
- 1 N N .. . „ N ________________ N ,1
- En effet
- • fi~ = -----VT7V • .Comme N est toujours 4> 2, tt--------r est <4 2. Par suite : ———- ^ <4 — .
- r(2/>( n—1) 2p n(N — i).2p J N — 1 n(N — i).2p pn
- — . On
- 1 , . , , . . 1 , i 1 . p îi —j— 1 N
- uoit donc avoir a fortiori - <4 —; ce qui est incompatible avec la condition - ^ - . Si -------— est entier un laisonnement
- y pn y p n 2p
- identique au précédent, montre qu'il est impossible de prendre pour y un nombre entier 4> ----- . 7— La seule valeur con-
- n 2p
- ___1_ ^ ^
- 'enable pour y est donc :— . . On devra donc s’arranger pour que ce nombre soit entier.
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-
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- relative à la génératrice di — 1) est encore vérifiée. En elfet celte inégalité s’écrit :
- ou :
- n ^ n +1 N . 2n
- 0 < n---(« — U ---- ' ô~ ' lü
- p n zp N
- ou enfin :
- 0 < — — £ pn
- y ayant la valeur—^— • et l’enroulement commençant à la génératrice 0, on aura
- u génératrices, 0, 1, 2 ... n — 1, en tension, l’opposition se produisant à la génératrice marquée n.
- A partir de la génératrice /?, les génératrices successives auront des f. e. m. en tension avec celle de «jusqu’à ce qu’il se produise une deuxième opposition. Voyons à quel moment elle aura lieu.
- On a :
- puisque y
- , 2 TT , 71
- 2lT TT
- et £ + nr-jvj-<(« + 2)-
- 1 N
- . — . Les génératrices successives seront en tension avec n si l’on a :
- Génératrice ri) — n + 1)
- (n + 1) - < £ -j- ny ^ < {n + 2) -
- 2rr
- (n + 2)-<« + (» + l).r-^< (n + 3)-
- (« + q) (» + <1 + U £ < £ + (n -f q)y ^ < (n
- 2)7,
- 7T
- Les premières parties des inégalités sont toujours vérifiées, puisque >-et que l’inégalité relative à n est satisfaite.
- Voyons les deuxièmes parties des inégalités.
- Considérons l’inégalité générale :
- 2tt
- Génératrice n~ q) £ -f- {n -j- q)y — < (n V q _l 2) -
- Quand elle cessera d’être vérifiée, la génératrice correspondante (ii-\-q) sera en opposition avec la génératrice /?, à condition cependant que l’inégalité relative à n -f- q — 1 conserve son sens.
- La valeur de n .-f- q est donnée par :
- « -f (n -f q) y 1? ^ («+£
- Remplaçant y par sa valeur—^ • dans cette inégalité, on voit qu’il faut
- «4-1 N 2tt r
- (n o) i-J-i • V ^ (n -f « _l 2) -
- v n 2p N K 1 'p
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- La plus petite valeur de n - q pour laquelle l’inégalité est satisfaite est :
- « + ?=(« + ?+ 2)- "
- ou
- (»+î)(i-^iî)=-
- 1
- 2 n
- L’inégalité :
- « + (« + ? — 1) J
- 2n
- N
- 1 {n
- n -)- q = 2/i, puisque
- :2«
- ?-bl)~, relative à la génératrice n -j- q
- I est vérifiée pour
- 2 TT
- y-j^>-et que s est infiniment petit.
- La génératrice n + q ou 2il est donc bien en opposition avec les génératrices /?., n I, . .., n + q — 1, et le deuxième circuit contient n génératrices en tension, n, u —j- I, . . ., ii ~b d — !•
- Par le meme raisonnement, on montrerait qu’une troisième inversion se produit à la génératrice 3n, une quatrième inversion à la génératrice 4n, etc. Chacun des groupes ou circuits obtenus contiendra donc n génératrices en tension, 2 circuits consécutifs quelconques étant en opposition.
- Si l’on veut avoir 2pA groupes, ils devront contenir chacun — génératrices. Si, dans la
- formule donnant ?/ en fonction de n, on remplace n par sa valeur il vient :
- N P'
- s- + l
- 2Pi
- ü
- w*
- N _N + 2pK
- 2p ~ 2p
- On devra toujours se fixer un nombre pair de circuits, afin que la somme algébrique des f. e. ni. soit nulle, c’est-à-dire que l’on n’ait pas de courant dans l’induit, à circuit ouvert. Remarque. — Si l’on avait pris la génératrice 0 à gauche de WA, on aurait eu :
- génératrice 0) «0 = s
- - 1)
- - 2)
- 2tt
- i —y n
- _0 2tt
- - ~ N"
- n)
- 27T
- Par le même raisonnement que celui employé dans le cas où la génératrice 0 est à droite, on obtient :
- N-2/q
- La formule générale donnant y est donc :
- 2P
- y=
- N =fc 2Pu
- 2ÿ
- y et î\ doivent satisfaire aux conditions géométriques trouvées au début de l étude,
- ’ • * i • • • N
- c est-a-dire : y impair et y et-^premiers entre eux.
- Justin Marqueyrol
- (A Suivre) Ingénieur des Arts et Manufactures.
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- BREVETS
- « Inverseur Electrique à courant superposé » Système : « Bronislawski » par M. Boleslas Bronislawski, ingénieur-électricien.
- Cet inverseur à courant superposé a pour but la mise en circuit ou hors circuit d’une ou de
- l’éclairage public, d’une résistance supplémentaire d’un compteur d’énergie à intégration continue.
- 11 se compose (lig. I) d’un disque Z à deux surfaces, l’une C, entièrement conductrice et l’autre c, alternativement conductrice ou isolatrice, formant ainsi un collecteur. Les parties conductrices de deux surfaces sont reliées entre elles électriquement.
- Deux balais fixes m et n, intercalés dans le circuit à desservir, sont en contact avec les deux surfaces du disque Z.
- L’un de ces deux balais n est constamment en contact avec la partie conductrice du disque Z, tandis que l’autre m, celui qui appuie sur le collecteur, est en contact, soit avec la partie du collecteur conductrice ou isolatrice, suivant la position du collecteur.
- Cette position du collecteur change lorsque les disques tournent.
- Le disque est actionné par un électro-aimant ou un solénoïde E de telle façon, que lorsque ce dernier est parcouru par un courant électrique, il attire une tige ou un balancier, et avec lui un cliquet flexible E qui fait tourner une roue à rochet ou cà goupille R, et avec elle le disque Z, fixé sur le même axe.
- Le ressort antagoniste ramène la tige à sa place, lorsque le courant cesse de traverser le solénoïde.
- La course de la tige détermine le quotient du tour effectué par la roue R et le disque Z par chaque attraction de la tige.
- La surface collecteur C du disque Z est divisée en autant de portions égales qu’il y a de dents dans le rochet R. Le nombre de dents du rochet sera calculé suivant le nombre d’actions que doivent effectuer dans la journée tous les inverseurs répartis dans le réseau, le nombre de portions conductrices du collecteur, suivant l’usage de l’inverseur.
- Fig. 1
- plusieurs installations branchées sur un réseau électrique aérien ou souterrain, notamment : d’une installation particulière de l’éclairage ou de la force motrice, d’une partie ou de l’ensemble de
- Exemple: supposons (pie le nombre total des mises en circuit et hors circuit de différentes installations dans la journée sera 5, le premier groupe d’inverseurs aura à effectuer deux révolutions : la mise en circuit d’un groupe d’installations
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- à 5 heures du soir, leur mise hors circuit à minuit.
- Dans ce cas, le collecteur C sera conducteur dans 4/5 de sa surlace et isolateur dans 1/5. Si à 5 heures, le balai m appuie sur la partie conductrice de la surface du collecteur, le circuit de l’installation sera fermé par le disque Z.
- Il est compréhensible qu’entre 5 heures et minuit on peut faire traverser le solénoïde par le courant superposé 3 fois, ce cjui fera faire au disque Z
- une rotation de 3/5 de son tour, mais le balai m restant toujours en contact avec la partie conductrice du collecteur, l’installation restera pendant tout ce temps en circuit, et ce n’est qu’après la quatrième émission du courant superposé que le balai m cessera d’appuyer sur la partie conductrice du collecteur, et l’installation se mettra hors circuit.
- Tous les inverseurs répartis sur le réseau et qui auront une position telle que leurs balais m
- appuycnt sur la partie conductrice du collecteur à 5 heures, fermeront à cette heure le circuit des installations desservies.
- Mais si au lieu d’avoir tous les inverseurs avec les disques conducteurs dans 4/5 de leur surface, on a dans le réseau plusieurs groupes avec les disques divisés de façons différentes, chaque groupe d’inverseurs effectuera une action différente.
- Exemple ; il y a 5 groupes d’inverseurs. Chaque groupe possède une surface conductrice diiïérente : le premier 4/5, le 2me 2/5, le 3me 3/5, le 4me 1/5 et le 5me 2/5 aussi, fous sont réglés comme l’indique la ligure 2. Ces balais n appuient sur la surface entièrement conductrice, les balais m appuient sur les collecteurs.
- Ce fonctionnement de ce goupc d’inverseurs sera le suivant :
- A 5 heures du soir, les 4 premiers groupes d’installations seront en circuit et le 5me hors circuit.
- En faisant traverser les solénoïdes de tous les inverseurs par un courant superposé à 7 heures, les 3 premières installations resteront en circuit, et les 2 dernières se mettront hors circuit. Après une nouvelle émission du courant superposé à 10 heures, la lre et la 3me installations seront en circuit, et la 2me, 4me et 5me hors circuit. Après l’émission de 2 heures, la première et la 5me en circuit et la 2me, 3me et 4me hors circuit. Après minuit, les quatre premières seront hors circuit et la 5me en circuit. A 5 heures de l’après-midi,
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- toutes les installations se remettront .à leur état initial, décrit plus haut.
- Ces différents groupes d’inverseurs peuvent être répartis à volonté, leur nombre peut varier, pour obtenir les différents services simultanés.
- L’appareil dans son ensemble sera identique
- m
- I I
- 222 , ri
- M
- e=
- C
- />5V
- Fig. 3
- dans toutes les intallations, et il n’y aura que la répartition des portions conductrices sur la surface des inverseurs qui variera suivant la durée de l’alimentation de chaque groupe d’installations.
- Dans la construction de l’appareil, il y a deux solutions pour obtenir un cycle de révolution ; soit que les deux surfaces du disque Z soient mobiles, actionnées par l’électro, le balai fixe comme l’indique la figure I, soit que ces deux surfaces soient fixes, circulaires et concentriques
- et les balais mobiles commerindiquclafigurelll.
- Dans ce cas, le collecteur C2 aura des lames isolatrices et conductrices, et la surface C3 sera entièrement conductrice ; les balais ni îi auront la forme d’une manette M à deux contacts ; ni ti reliés électriquement entre eux.
- Cette manette M sera fixée sur le même axe avec la roue à roehet R. Les deux surfaces C2 C3 seront intercalées dans le circuit à desservir. Le fonctionnement sera le même.
- Le premier modèle Qig. 1) est destiné pour le petit débit et le second à surface fixe, pour les grands débits. Dans la figure 1, le cliquet S sert pour empêcher le roehet de tourner en arrière.
- Le courant superposé est envoyé à la station centrale, et ce courant est alternatif lorsque le réseau est alimenté par le courant continu et _ réciproquement le courant superposé sera continu, lorsque le courant d’alimentation sera alternatif.
- Fig. 4: Le courant alternatif surperposé est produit à l’usine par un petit alternateur spécial A intercalé entre le feeder et la terre, et muni dans sa ligne de terre d’un condensateur L. Un autre condensateur I est placé auprès de chaque inverseur, le premier et le second intercalés également en série entre le même feeder et la terre. Le courant alternatif suit le feeder (flèche arrondie), traverse le solénoïde de l’inverseur, et en chargeant et déchargeant les condensateurs, ferme son circuit par la terre et le condensateur de l’usine.
- 11 est compréhensible que le courant continu d’alimentation ((lèche droite) étant interrompu par les condensateurs ne peut avoir aucun action directe sur les solénoïdes des inverseurs, à moins d’être dirigé sur l’électro-aimant de ces appareils par leur relais fonctionnant sous Faction du courant alternatif.
- Dans le cas où il y aurait plusieurs inverseurs dans le réseau, il serait même préférable de se servir du courant alternatif superposé pour fermer le relais clc l’inverseur, lequel relais fermerait le circuit d’une autre bobine à courant continu, intercalée dans le réseau d’alimentation. Dans ce cas, chaque inverseur serait muni de deux solénoïdes; le 1er actionnant directement la roue à roehet R prendra son courant continu au réseau d’alimentation chaque fois que le second électro-relais aura été traversé par le courant alternatif superposé.
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- En réduisant ainsi le débit total du courant alternatif, on pourra l’émettre à basse tension, ce qui est avantageux au point de vue de l’isolement des lignes.
- On peut, bien entendu, remplacer le retour du
- courant alternatif superposé par la terre par un fil spécial ou même se servir d’un second feeder de la canalisation, en se servant toujours de condensateurs.
- Dans le cas du courant d’alimentation alter-
- ±______________________________________________________ _________________________±
- û o
- natif, les électro-aimants des inverseurs ou leurs relais pourront être actionnés par le . courant superposé continu, et, dans ce cas, on ne ferait plus usage de condensateurs, mais on calculerait la self-induction des bobines de telle façon (pie leur impédance s’oppose au passage du courant alternatif, tout en les laissant sensibles à l'action du courant superposé continu. *
- Les particularités de cet inverseur sont les suivantes :
- 1°. — Après avoir accompli un tour de révolution déterminé dans son installation, chaque inverseur se remet en son état initial, prêt à recommencer le même cycle d’action.
- 2°. — La disposition plus haut décrite des disques collecteurs, les différents groupes d’inver-
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- seuvs actionnés par le même courant superposé, effectuent deux actions différentes simultanément et indépendamment l’une de l’autre.
- 3° La non exigence d’un courant permanent à émission pinson moins fréquente ou proportionnelle, étant donné qu’on lance le courant superposé seulement lorsqu’on veut provoquer une révolution dans le réseau, ce qui fait que le nombre d’émissions est égal au nombre des révolutions devant être effectuées sur le réseau dans la journée.
- La durée d’une émission pouvant être aussi courte que le parcours du courant dans le réseau la consommation du courant superposé devient insignifiante.
- 4° L’émission à des heures déterminées peut être effectuée, soit par un ouvrier de l’usine, soit par un appareil automatique quelconque.
- Son application au compteur d’énergie à intégration continue est la suivante: Les deux extrémités de la résistance de l’induit du compteur, ainsi que les deux bouts d’une résistance fixe, supplémentaire, sont reliés aux balais de l’inverseur.
- Chaque fois que les balais appuient sur les parties conductrices de deux surfaces de l’inverseur, elles se trouvent ainsi en court-circuit, le compteur n’aura que sa résistance de l’induit, et chaque fois que l’un des balais cessera d’appuyer sur la partie conductrice, la résistance supplémentaire viendra s’ajouter à la résistance de l’induit du compteur, et la vitesse de ce dernier changera. Par ce moyen, on obtient du même compteur différents tarifs pour la même consommation de l’abonné.
- Applications industrielles de l’Inverseur Fonctionnement (Relevé de l’essai public).
- A la station un alternateur A était branché par un pôle au feecler négatif du réseau électrique et par l’autre pôle, il a été mis à la terre à travers un fil fusible. L’inverseur a été placé à 2 kilomètres et demi de la station.
- Le relais a de l'inverseur a été branché par un pôle au feeder négatif du réseau électrique et par l’autre pôle, il a été mis tà la terre à travers un interrupteur à contact c et un petit condensateur L à feuilles d’étain. L’électro-aimant B actionnant le disque tournant z a été branché en dérivation sur un pont du réseau. Le disque tournant s et son balai M intercalé dans le cir-
- cuit servait d’interrupteur à l’installation de 100 lampes de 16 bougies. Cette installation était également branchée sur un pont du réseau.
- Par conséquent les deux circuits, celui de l’installation de 100 lampes et celui de la bobine b de l’électro-aimant, étaient branchés sur le même réseau, avec cette différence que le premier était interrompu par le disque tournant et son balai, tandis que l’autre l’était par le relais a.
- Régime du fonctionnement :
- Tension alternative, 40 volts.
- Intensité du courant alternatif 15 milli-ampères.
- Fréquence du courant, 17,5 périodes.
- Capacité du condensateur, 1,65 microfarads. Dimensions du condensateur 14 cm. X 11 cm.
- X 2 cm.
- Self-induction du relais : 51 henrys.
- Tension continue d’un pont 225 volts.
- Intensité dans la bobine b : 0,5 A.
- Intensité du courant mis en marche par l’inverseur dans l’installation : 23 Ampères.
- Chaque fois que l’on appuyait sur l’interrupteur à contact c et que l’on fermait ainsi le circuit du courant alternatif, ce dernier actionnait le relais de l’inverseur, lequel fermait le circuit de l’électro-aimant b et ce dernier à son tour, en actionnant le disque tournant, mettait alternativement en circuit ou hors circuit les 100 lampes de l’installation.
- Le parcours du courant alternatif est: alternateur, feeder, le relais a, l’interrupteur e, le condensateur L, la terre, le fil fusible F, l’alternateur.
- La résonance du circuit alternatif s’obtient par l’application de la formule :
- 1
- =-c.10_gw2
- Ls étant la self-induction en henrys.
- c — capacité en micro farads.
- w = pulsation du courant.
- En application, on a obtenu :
- 51.=---------? 108,92 = 51
- 1,65.10“ 6
- Applications :
- Cet appareil fonctionne à distance, sans aucun fil spécial, sous l’action du courant superposé alternatif op continu.
- Il peut servir à :
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- I. Uallumage et Vextinction des lampes sur les voies publiques. — Etant donné que l’allumage et l’extinction à des heures convenues s’opèrent de l’Usine Centrale à distance, on supprime, grâce à l’application de ces appareils, la canalisation spéciale de l’éclairage public ainsi que le service d’allumeurs.
- Pour assurer ce service on dépense actuellement dans une ville de 100.000 habitants environ une somme de 10.000 fr. payée à 14 allumeurs ; d’autre part, l’amortissement d’une canalisation spéciale s’élève à 10.000 fr. par an.
- II. U allumage et Vextinction de Véclairage à forfait chez les abonnés. — L’application de l’inverseur à ce service supprime dans bien des cas l’emploi des compteurs et d’appareils à mouvement d’horlogerie.
- On a évalué à 600 environ le nombre de maisons de rapport dans une grande ville de province qui ne peuvent pas éclairer leurs escaliers au compteur, ces maisons n’ayant pas de concierges, qu’on pourrait charger de l’allumage et de l’extinction à des heures convenues.
- De crainte des abus ou delà négligence de la part de locataires, les stations centrales ne peuvent pas donner le courant à forfait, et pour les mêmes raisons les propriétaires ne veulent pas éclairer les escaliers de leurs immeubles au compteur. L’application de l’inverseur supprime ces inconvénients et peut ainsi attirer une nouvelle catégorie d’abonnés.
- III. — Tarif cation mobile. — Actuellement les usines électriques produisent le courant pendant 4 ou 5 heures de la soirée et même si elles travaillaient en pleine charge pendant 3 heures seulement, elles produiraient la totalité de leur vente journalière.
- Donc cette production de 4 ou 5 heures paye les frais de fabrication, les frais généraux et le bénéfice du capital engagé. Le matériel de l’usine reste inusité pendant près de 20 heures, ce qui fait que le kilowatt heure, dont le prix de revient annuel est en moyenne de 15 centimes, se vend de 0 fr. 70 à 1 fr. 20.
- Etant donné cet écart entre les deux prix, et le fait que la vente de la soirée suffit actuellement pour assurer l’existence de l’usine, le fabricant aurait grand intérêt de vendre dans la journée le courant au prix inférieur composé uniquement
- de frais de production et d’un bénéfice sans compter les frais généraux.
- En vendant le kilowatt-heure à30 centimes, on rend l’électricité commercialement applicable à la force motrice et au chauffage, tout en laissant au capital un bénéfice net de 15 centimes environ par kilowatt-heure.
- Ces deux applications peuvent utiliser le matériel de l’usine pendant la journée et augmenter considérablement les bénéfices.
- La question de la tarification mobile est agitée dans le monde des électriciens ; ce qui retarde son application, c’est la difficulté d’établir des compteurs pratiques à cet usage.
- Les compteurs à intégration discontinue paraissent remplir ce but, mais leur fonctionnement présente de grands inconvénients par suite de la fréquence très grande du courant d’intégration.
- Phisuite leur emploi exige la mise hors service de tous les compteurs à intégration continue déjà installés.
- L’inverseur à courant superposé n’exige ni la suppression des appareils actuellement employés, ni aucune canalisation spéciale.
- Son adjonction à un compteur quelconque couple-moteur avec une résistance fixe supplémentaire, rend ce dernier mobile et lui permet de totaliser la consommation à des prix differents, convenus, non seulement suivant les differentes heures de la journée, mais également suivant le genre d’abonnés. Il permet, en outre, d’enregistrer la totalisation entière au tarif maximum, et, en même temps, au tarif réduit, de sorte que l’usine peut se rendre compte, combien d’électricité elle a vendu au tarif maximum et combien au tarif réduit, et l’abonné peut à tout moment savoir quelle économie il a réalisée grâce à l’application de la tarification mobile.
- L’application de l’inverseur au compteur d’énergie se fera par le montage suivant :
- La bobine s est une bobine fixe supplémentaire, étalonnée suivant la vitesse que l’on désire obtenir dans le compteur. Elle est en série avec la bobine de l’induit lorsque la manette du disque tournant est en B. La position A la met hors circuit de la bobine BL
- La manœuvre se fait de l’usine à des heures convenues.
- B. B.
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- T. XLI. — N° 42.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Sur les projets de transformateurs Mtiller. — Zeitschrift fiir Electrotechnik. 17 juillet.
- Dans un projet de transformateur, il faut déterminer en premier lieu les dimensions des noyaux de fer parce que non seulement la puissance du transformateur, mais encore divers autres facteurs dépendent de ce choix. Les dimensions des noyaux de fer doivent satisfaire à des conditions différentes et en partie contradictoires : la longueur doit permettre le placement facile des bobines ; la section doit être suffisante pour assurer le passage du flux sans pertes sensibles, et en même temps, au point de vue des pertes dans le cuivre, la longueur moyenne d’un tour de fil doit être aussi faible que possible. Il est impossible de satisfaire à toutes ces conditions, ensemble et il faut, dans chaque cas particulier, en sacrifier une partie en prenant toujours comme règle principale de réduire au minimum les pertes totales pour obtenir un rendement élevé et un faible échauffement.
- Une fois l’emplacement nécessaire aux enroulements et, par suite, les longueurs de fer déterminées, il reste à fixer la valeur de la section. Plus la section des culasses est forte, plus est faible la section des noyaux, pour un même volume de fer. Admettons que les sections Qi et Q2, soient le siège d’incluction maxima BH ou B2 ; les pertes d’énergie causées dans les volumes de fer Y., et V2 sont
- Pe = Y, («B^+jSB^ + Va + (1)
- « et {3 représentant des coefficients.
- Soient <Iq et <f>2 les flux, L^ et L2 les longueurs de fer : l’expression précédente peut aussi être mise sous la forme:
- Pe = 0fi + ^2iiQr±
- -j-a^V’6 (K - °’6 + /*W(K - l&r l«
- en désignant par K la somme Y., Y2 =/,, Q,, -j-/2Q2 supposée constante.
- Les pertes dans le cuivre se composent de deux parties : les pertes joule dues à la résistance ohmique et les pertes accessoires.
- Les pertes joule sont, toutes autres conditions restant les mêmes, proportionnelles à la longueur
- moyenne d’un tour de fil. Ces pertes peuvent être mises sous la forme :
- S = a b v'fh (2)
- où Q1 désigne la section du noyau entouré par les bobines, a et b des coefficients dépendant de la grandeur et des proportions du transformateur. Les pertes accessoires sont produites dans les bobines et les parties métalliques par les courants de Foucault dûs aux flux de dispersion. Quoique il ne soit pas possible de déterminer théoriquement la valeur de ces pertes, car elles dépendent non seulement de la disposition géométrique des bobines mais aussi de la construction du transformateur, on peut en tenir compte dans le calcul en multipliant les pertes Joule par un facteur déterminé expérimentalement, et dont la valeur est comprise en général entre 1,04 et 1,2. Soit Y ce facteur; on a alors pour les pertes dans le cuivre l’expression
- P a- — y(a Y è v Q2) (3)
- Les équations de conditions pour la valeur minima des pertes totales sont alors :
- ~^0T~=~0,6 k^1,6q ”1,6 ”
- , P „ yt>Q\ — l
- 0,6 1’6 + /3<ï>2Q2 ~2 + —= 0
- ou
- _1
- 0,6 «BY6 + pBJ — 0,6 «B,1’6 + /3B22 + (4)
- L’équation de condition montre que les inductions BH et B2 doivent être d’autant plus différentes l’une de l’autre que la valeur du quotient
- ybQri
- est plus grande.
- Si l’on choisissait les sections de fer de manièrequedanschaque partiedu circuit magnétique il y ait la même induction, les pertes dans le fer seraient minima, mais non les pertes totales. Pour pouvoir déterminer les bonnes proportions des sections de fer ou les inductions les plus avantageuses, il faut préalablement faire
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- une simplification de l’équation de condition (4), en introduisant la valeur moyenne du rapport entre les pertes par courant de Foucault et les pertes par hystérésis. Comme ce rapport est compris entre 1/2 et 1/6 environ pour les inductions habituellement adoptées dans les transformateurs usuels, c’est-à-dire en moyenne 1/3, on peut poser :
- d’où
- 0,6 «B!1’6 + /SB,2 = 0,933 «B,1'6 on obtient de même
- 0,6 aB2L6 + ,5B22 = 0,933 «Ba1*6
- Nous pouvons alors, avec une approximation suffisante, mettre l’équation de condition (4) sous la forme :
- B
- B
- 1
- 2
- 1
- _ 1 \ J_
- y b Q, 2 \i,6 1,866 fiaB,1’6/
- (5)
- Comme le coefficient b et la longueur de fer /, croissent avec la grandeur du transformateur et que le produit «B1,6, doit être à peu près inversement proportionnel à la racine carrée de la section de fer, au point de vue de réchauffement, on peut admettre que le quotient :
- yfrQ, ~ 2
- 1,866 Z^-B,1’6
- reste approximativement constant.
- En réalité, les données de construction de transformateurs calculées pour des puissances de 2 à 300 kilowatts ont montré que, même dans cet intervalle relativement grand, la valeur de ce quotient n’a varié que de 0,797 à 0, 736. En introduisant ces valeurs dans l’équation 5 on trouve :
- ou
- B, _ 1
- B2~ ±
- (1 — 0,797)1'6
- 2,7
- B, 1
- B2~ 1
- (1 — 0,736)1>6
- soit en moyenne :
- 2,3
- Bi
- b2
- = 2,5*
- (6)
- On en déduit la règle pratique suivante:
- Il faut choisir pour l’induction dans les noyaux qu’entourent les bobines, une valeur 2 fois 1/2 plus forte que dans les culasses.
- Quoique cette règle ait principalement pour but de servir de point de départ pour un premier avant-projet, les valeurs calculées en s’appuyant sur elle n’ont besoin, dans la plupart des cas, d’aucune correction, parce que la fonction (Pe —J— P/,-) varie peu dans le voisinage de sa valeur minima et que, par suite, de faibles écarts n’ont qu’une influence insignifiante sur le résultat.
- Nous allons maintenant examiner la question de savoir comment les pertes doivent être réparties dans un transformateur dont toutes les dimensions sont déterminées pour obtenir la plus grande puissance possible par rapport aux pertes totales, c’est-à-dire une utilisation aussi parfaite que possible des matériaux actifs.
- La f. e. m. efficace induite par phase dans l’enroulement primaire est :
- ci = if ^ m^ilO — 8 volts
- en désignant par f le facteur de forme de la courbe de tension primaire oo la fréquence
- nK le nombre des tours primaires (Iq la valeur maxima du flux
- La f. e. m. induite dans l’enroulement secondaire est :
- e2 = 4jf =» n2 — 10 — 8 volts
- en désignant par n,2 le nombre de tours secondaires et Y le coefficient de dispersion.
- Si de plus i2 est la valeur efficace du courant secondaire en ampères, la puissance secondaire par phase est
- <t>. _ 8
- A2 = e2ï2 = 4f n2f2 — 10 volt-ampères
- car dans un transformateur bien construit la chute de tension ohmique est extrêmement faible par rapport à la différence de potentiel aux bornes.
- De l’équation précédente on tire :
- . _________v_^2____
- *2 ~ 4f =* n2<U10 “ 8
- Si F2 est la section de l’espace qu’occupent les enroulements, Ix2 le facteur d’utilisation de l’espace, p la résistance spécifique, Q2 la section des conducteurs et L2 la longueur moyenne des
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 42.
- tours secondaires, nous pouvons exprimer la perte Joule S2 dans l’enroulement secondaire par les relations suivantes :
- S, = L
- 2 pn-2Li-2 . 2 pu2^2 I^L-2
- q-i
- KoFn
- 2 /_____
- QF2 \4/' :
- Posons :
- <U = B1Q1 et
- P L2
- K2F2 \4QilO nous obtenons finalement :
- /V 2
- S2 = C2 Ai.
- a>,io
- C2;
- De même on obtient pour la perte joule primaire :
- q __p -U~
- Si - Ul
- Dr
- Les pertes totales dans le cuivre d’un transformateur à m phases de dimensions données sont alors
- A22
- P/,. = my (Ci -j- C2)
- B,2
- Posons dans l’équation (il :
- Bç
- 1,6
- 1,6
- il vient, pour les pertes totales :
- \\ + PA.= V< («B^1 -6 + /3Bf2) + Y
- En formant et annulant la différentielle on
- d B j
- obtient après quelques transformations
- P*=V! (OiSaB.,1’6 -f /SB,2)+V2
- d’où :
- + /3B,2
- Cette équation de condition pour la répartition la plus favorable des pertes est valable cl’une façon absolument générale, et, par conséquent, même dans le cas où les sections de fer et Q2 ont la même valeur.
- Pour donner au résultat trouvé une forme plus simple pour son emploi pratique, posons :
- PA=yS où S = m(Sl + S2)
- c’est-à-dire représente la somme des pertes joule.
- De plus, en faisant le rapport des pertes par courants de Foucault aux pertes par hystérésis
- V^Bi2-}-V?/3B22
- V^B^ + VaaBa1’6
- nous pouvons écrire aussi
- 0t8
- Vi«B',1,6 + Y2«Bi1;6(^iy 6
- + Vp3Bff
- Il en résulte que le facteur q n’est que peu
- influencé par la valeur du rapport r.
- Comme les pertes par courants de Foucault dans les transformateurs sont en moyenne le 1/3 des pertes par hystérésis, nous pouvons écrire avec une exactitude suffisante :
- 0,8 + r
- 1 + r
- 0i8+0,33
- L33
- = 0x85.
- Pour n’avoir pas à calculer toujours avec le coefficient, introduisons la valeur moyenne Q12 indiquée précédemment ; nous obtenons
- P,,=A,12S = 0i85Pe
- ou
- S = 0i76 Pe
- Nous pouvons donc dire :
- Pour une même valeur des pertes totales et pour des dimensions données d’un transformateur, la puissance et Tutilisation des matériaux actifs sont maxima lorsque les pertes Joule sont de 24 °/0 inférieures aux pertes totales dans le fer.
- Un certain nombre de constructeurs font en sorte que les pertes dans le fer soient plus faibles que les pertes dans le cuivre pour obtenir un bon rendement annuel pour une charge fortement variable. Cela a d’autre part l’inconvénient que l’auto-régnlation du transformateur est plus mauvaise et les frais de Construction plus élevés. La diminution des pertes dans le fer est donc avantageuse pour la station centrale, mais désavantageuse pour les consommateurs et les fabri-
- * t:
- eants.
- E. B
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 99
- Les Condensateurs à haute tension par J, Moscicki. (suite et fin).
- Instruments de mesure et courants employés. — I. Ampèremètres. — Les instruments employés pour mesurer l’intensité du courant appartiennent à quatre types différents.
- «y Pour le courant continu, un galvanomètre universel do Siemens et Halske, gradué jusqu’à 150 milli-ampères, qui donnait 1,5 ampères à l’aide de son shunt de 1/9 û ; sa graduation permettait la lecture du 1/100 d’ampère. Il tient lieu d’étalon pour les autres ampèremètres.
- bj Pour le courant alternatif de 50 périodes par seconde, un milli-ampèremètre de Siemens et Halske étalonné à l’aide du galvanomètre universel; sa graduation, divisée en 1/5 de milliampère, allait de 6 à 30 milli-ampères.
- cj Pour le courant alternatif à haute fréquence (2000 à 10000 périodes) et pour des intensités de 1,1 à 0,5 ampère, un ampèremètre à fil de résistance, système Hartmann et Braun, avec divisions en 1/100 d’ampère; avec cet instrument, il faut tenir compte des corrections indiquées par la table suivante :
- LECTURE AV GALVANOMÈTRE UNIVERSEL I LECTURE A L’AMPÈREMÈTRE HARTMANN ET BRAUN
- 0.115 0.11
- 0.148 0.14
- 0.2055 0.1975
- 0.2505 0.24
- 0.324 0.311
- 0.4 0.3885
- 0.5 0.482
- d) Pour le courant alternatif à haute fréquence dont l’intensité est inférieure à 0, 1 ampère, nous avons construit un ampèremètre spécial que nous allons rapidement décrire. Cet instrument est basé sur la dilatation du corps en contact avec un conducteur parcouru par un courant. Dans le cas particulier, ce corps est de l’huile de paraffine qui en se dilatant, produit une pression sur le mercure contenu dans une cuvette ; ce liquide se déverse alors dans un godet, par un tube capillaire, en quantité proportionnelle à la chaleur dégagée i2r, donc aussi au carré de l’intensité efficace du courant. Un fil de manga-nine de 0, 1 m/m de diamètre donne lieu à une
- résistance de 1000 O. L’équilibre est maintenu à l’aide du godet de mercure placé sous le tube capillaire (fig. 10). Immédiatement avant l’expérience, on retire ce récipient pour le remplacer
- Fig. 10
- par un autre soigneusement pesé au préalable et ne contenant pas de mercure. On relie ensuite durant cinq minutes l’ampèremètre à une source électrique fournissant un courant d’intensité connue. On ouvre enfin le circuit et l’on pèse le godet avec le mercure qui s’est déversé pendant l’établissement du courant. Des pesées semblables, faites sous l’action d’un courant continu, permettent de graduer l’instrument par comparaison avec le galvanomètre universel Siemens et Halske ; ajoutons qu’on ne ferme le circuit qu’à intervalles assez éloignés, afin que l’ampèremètre reprenne la température de l’air ambiant
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 42.
- et que le mercure revienne à sa position d’équilibre dans le tube capillaire.
- La table suivante indique le poids du mercure correspondant à l’intensité du courant exprimée en ampères par le galvanomètre étalon.
- LECTURE AU GALVANOMETRE UNIVERSEL SIEMENS LT IIALSKE, EN AMPÈRES POIDS DE MERCURE DÉPOSÉ APRÈS UNE EXPÉRIENCE ‘D'UNE DURÉE DE 5 MIN. EN GRAM.
- 0.03480 1.4300
- 0.04805 2.7164
- 0.05070 3.0730
- 0.06775 5.1341
- 0.07745 6.8153
- 0.08395 7.8311
- 0.09185 9.3935
- 0.10475 12.0370
- 0.14035 22.0118
- IL Voltmètres. — Pour le courant continu4 nous disposons cl’un volmètre Weston gradué par 3 ou 30 volts, avec divisions secondaires de 0,002 volt. L’instrument de Hartmann et Braun, dont nous avons parlé dans la première partie de ce mémoire, était employé avec le courant alternatif.
- III. Thermomètres. — Deux thermomètres étaient nécessaires : l’un donnait la température à l’intérieur du condensateur et comportait une graduation en 5/100 de degré jusqu’à 22° C ; l’autre indiquait la température de l’air ambiant en 2/10 de degré jusqu’à -f- 100° C.
- IV. Sources (Vélectricité — a) Ainsi que nous l’avons dit précédemment, le courant continu est fourni par une batterie d’accumulateurs de
- 110 volts ; sa distribution était réglée par un rhéostat à lampes.
- b) Le courant alternatif de 160 volts, à la fréquence normale de 50 périodes par seconde, est livré par la station centrale de llauterive et transformé à la tension demandée à l’aide du transfor-mateurde lOKvv. que nous avons déjà mentionné.
- c) Enfin le courant alternatif à haute fréquence est obtenu avec la génératrice Thury décrite dans la première partie de ce mémoire. Rappelons que pour augmenter le voltage, on emploie un transformateur Alioth de 2 Kvv. modèle Ilelvetia.
- Les tables suivantes montrent que les valeurs en % clés pertes augmentent aux hautes tensions bien que les observations 3, 4 et 5 de la table Ib P. 41 fournissent des indications contradictoires. Ces inexactitudes proviennent du fait que l’intensité n’a été mesurée directement au milli-ampère-mètre que pour les observations 5, 6, 7, tandis qu’elle a été déterminée pour les autres à l’aide du chiffre obtenu à 8.000 volts, en admettant une proportionnalité parfaite entre la tension et l’intensité. Or ce procédé donne lieu à trois causes d’erreur : 1° les irrégularités du courant fourni par la station centrale par suite d’un réglage insuffisant du nombre de tours de la génératrice ; 2° la modification de la courbe sinusoïdale du courant avec la dépense d’énergie de l’usine ; 3° le changement de capacité du condensateur avec la tension à laquelle il est soumis. Pour se rendre compte de l’effet produitpar ces erreurs, il suffit de comparer les trois observations suivantes effectuées à une tension de 8.000 volts à des dates différentes :
- 29 avril...... 10,2 milli-ampères
- 30 » ......... 9,6 »
- 1er mai. ..... 9,6 »
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- COMPARAISON DES MESURES
- CONDENSATEUR N° i
- a) Mesures avec courant continu prises sur Varmature extérieure
- TABLE I (a)
- 2 O H o i <& p 'S y D £C * P J a Q TEMPÉRATURE DE l’air AMBIANT TEMPÉRATURE DU MERCURE DU CONDENSATEUR ACCROISSEMENT DE TEMPÉRATURE DU MERCURE APRÈS LE TEMPS T pi p CO CO K H 'W 05 X Ü p g .5 co C H a ^ S â ? w 3 s 5 h g a < S 8 « J 2 p p A m s z ^ « z 5 p p O h co Z w < 5 o z s ri S w fi 2 H ^ S . 2 S K W £ a fi 3 S ri w w -K « rj; a p B P o z « - H W P < 4 S H CO ü h ^ ri ^ § £ * 2 O H g ' 3 a p l> 5T 'W ^ o g S g )-> X fi O æ "fi Z 3
- N° T t I V ®i T
- 1 9.9 9.875 0.2975 0.220 0.536 0.118 300
- 2 11.25 10.75 0.4000 0.257 0.6255 0.1607 »
- 3 11.4 11.3 0.625 0.3422 0.839 0.2874 »
- 4 11.4 11.4 0.82 0.394 0.959 0.3778 »
- 5 10.6 11.1 1.025 0.440 1.074 0.4725 »
- 6 10.6 11.175 1.295 , 0 496 1.2085 0.5994 »
- 7 10.9 11.35 1.600 0.550 1.339 0.736 »
- 8 10.6 11.20 1.825 . 0.589 1.433 0.844 »
- 9 10.1 11.10 2.200 0.640 1.555 0.995 »
- 10 10.9 11.075 2.575 0.6915 1.69 1.169 »
- *11 10.7 11.05 2.925 0.745 1.822 1 357 »
- 12 10.7 11.05 2.400 0.745 1.822 1.357 240
- 13 12.1 12.16 2.640 0.798 1.9475 1.554 »
- 14 10.35 10.40 3.000 0 840 2.0485 1.721 »
- 15 11.7 10.402 3.148 0.870 2.135 1.857 »
- 16 11 3 11.65 3.450 0.922 2.269 2.092 »
- 17 12.1 * 12.10 3.775 0.993 2.439 2.422 »
- b) Mesures avec le courant alternatif à 50 périodes par seconde
- TABLE I [b)
- Z O H jj U en » JD H Q 2 H K 5 P 3 p « H S < < 'H ttf » -J H J h H Û TEMPÉRATURE DU MERCURE DU CONDENSATEUR ri z B h £ H H (£ S s -J a h « (tf o S w cS i a w s 5 ** g .% < % l Q ^ INTENSITÉ DU COURANT EN MILLI-AMPERES H > eS P D td tà S? 5 05 ^ 5 a £ Û ^ 2^2 O O « w O C/2 2 P K Q H 03 H > g ü • » <n K H Ci Q CS d H S £ Ch û* CQ < ^ S O 2 rjj C£ S P c a (tf H S 5 £ 2 v) H 2 ^ Q Q ^ ta 2 H 3 H- P S g PERTES EN % DES WATTS APPARENTS 2 O S Q H p 2 'W fi O a g o a S « fi g M 2 W K q
- N° T t A t 10.J V l.v I.t). COS Ÿ 100 cos p s °/o T
- 1 13.0 13.075 0.54 4.8 4 000 19.2 0.2395 1.245 300
- 2 . 13.5 13.6 0.819 6.0 5 000 30.0 0.3774 1.257 300
- 3 13.6 13 675 1.275 7.2 6 000 43.2 0.59 1.365 300
- 4 13.8 13.95 1.7 8.4 7 000 58.8 0.784 1.33 300
- 5 13.4 13.8 2.225 9.6 8 000 76.8 1.007 1.31 300
- 6 13.3 13.68 2.92 10.8 9 000 97.2 1.354 1.393 300
- 7 12.6 12.65 2.91 11.8 10 000 118.0 1.679 1.42 240
- 8 13.2 13.2 3.715 13.0 11 000 143.0 2.361 1.65 240
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 42.
- CONDENSATEUR N° 2
- a) Mesures avec courant continu prises sur Varmature extérieure
- TABLE II (a)
- Z O b 2 > '1 w p a Z o p h a E» B 5 « i £ S 5 H « ^ û **! 'H ^ C-, S a - b < a H g $ H « H B 3 -il g R ^ S H - g g S 5 8 « “ * g 1 1 ACCROISSEMENT 1 DE TEMPÉRATURE DU MERCURE APRES LE TEMPS T 1 3 » W K K 'g £ g B ë B . § g J9 ^ r- g CS S S - ^ J Z P H O CHUTE MOYENNE 1 DE TENSION SUR L'ARMATURE EN VOLTS Jà P H S & ai P H a b cfl u H a 03 g a a a g o 'H o 3 > Cfl - W CÛ J Z o ^ w ta 3 Z 1 DURÉE 1 l de l’observation EN SECONDES
- N» T t A t I V l.T T
- 1 17.1 17.4 0.715 0.2645 0.3597 0.0951 600
- 2 17.9 17.06 0.88 0.290 0.4062 0.1178 »
- 3 - 16.7 16.8 0.60 0.3425 0.4536 0.1553 300
- 4 15.9 15.95 0.785 0.390 0.5255 0.205 »
- 5 16 2 16.26 1.35 0.520 0.699 0.3835 »
- 6 16.8 16.95 1.70 0.5875 0.7954 0.4673 »
- 7 17.55 17.86 2.20 0.698 0.955 0.6666 »
- 8 17.3 17.75 2.74 0.780 1.1104 0.866 »
- 9 17.6 17.8 3.60 0.9245 1.285 1.188 »
- 10 16.2 16.225 4.235 0.991 1 381 1.370 »
- 11 16.6 16.72 4.705 1.0615 1.510 1.603 »
- 12 16.6 16 72 3.03 1.0615 1.510 1.603 180
- 13 16.6 16.64 3.63 1.166 1.671 T. 950 »
- 14 16.6 16.64 5.61 1.166 1.671 1.950 300
- 15 16.85 17.15 4.25 1.2575 1.787 2.247 180
- 16 16.85 17.15 5.30 1.2575 1.787 2.247 240
- 17 16.3 16.3 5.00 1.370 1.872 2 565 180
- 18 16.3 16.3 6 30 1.370 1.872 2.565 240
- h) Mesures avec le courant alternatif à 50 périodes par seconde
- table h [b)
- N° DE L’OBSERVATION TEMPÉRATURE DE L’AIR AMBIANT j 1 1 TEMPÉRATURE DU MERCURE | DU condensateur i ACCROISSEMENT DË TEMPÉRATURE DU MERCURE APRÈS LE TEMPS T Z a in Z SC b £ 'W m < t Z « B P t Z o 3 ^ u a S P Q a > si P P a a S 5 g ;« g j O H g z g z £ 8 « ce Z P W Q b ! S o B £ ^ fi « ^ « 2 L W < (N S O Z a si 1 w a a » Z 3! £ fi a £ 75 o Z O H CS ? P b. a 1 PERTES EN °/0 DES WATTS APPARENTS Z o S K r, 2 fl B C, ÿ' -a A g p S « 0 g 03 "a z a a Q
- N° T t Ai 10.1 V vl I COS f 100 cos f T
- 1 17.25 17.35 0.385 2.45 2.255 5.525 0.0484 0.875 600
- 2 17.45 17.665 0.601 4.35 4.000 17.40 0.1553 0.894 300
- 3 17.5 17.912 2.500 8.80 8.000 70.4 0.777 1.1 300
- 4 17.5 17.85 4.045 11.55 10.909 125.0 1.691 1.34 240
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 103
- CONDENSATEUR N° 3
- a) Mesures avec le courant continu prises sur Varmature extérieure
- TABLE III (a)
- Z O b < > £ ta X/l » O W Q Z TEMPÉRATURE DE l’air AMBIANT TEMPÉRATURE DU MERCURE DU CONDENSATEUR ACCROISSEMENT DE TEMPÉRATURE DU MERCURE APRÈS LE TEMPS T INTENSITÉ DU COURANT PRISE sur l'armature EN AMPÈRES CHUTE MOYENNE DE TENSION sur l’armature EN VOLTS K 1 g cC P 5 h È- ji b '3 ^ Y « 2 s g “ « J K S " 5 H g 2 'H k O P CO < « r. a js S «s ïï sa o g S « Q O ^ Z H K Q
- N° T t At I V vl. T
- 1 17.5 17.65 1.02 0.2695 1.3396 0.361 300
- 2 17.5 17.751 1.974 0.371 1.898 0.704 300
- 3 17.1 17.362 2.988 0.45 2.363 1.0635 300
- b) Mesures avec le courant alternatif a 50 périodes par seconde TABLE III (b)
- Z O b < (tf ta i/} ta O K Q Z j TEMPÉRATURE DE l’air ambiant TEMPÉRATURE DU MERCURE DU CONDENSATEUR ACCROISSEMENT DE TEMPÉRATURE 1 ! DU MERCURE ! APRÈS LE TEMPS T ! INTENSITÉ ! DU COURANT EN MILLI-AMPÈRES TENSION D’ÉPREUVE DU CONDENSATEUR EN VOLTS t/l b Z ta (C ta < o C£ b ™ « % ^ § g V Z t « * ta Q PERTES D'ÉNERGIE DU CONDENSATEUR EN WATTS ! PERTES EN % 1 DES WATTS | APPARENTS DURÉE DE L'OBSERVATION EN SECONDES
- N° T t A t 10 I. V Ir It> COS f 100 cos f ’S °/o T
- 1 2 17.45 16.6 17.49 16.775 1.18 2.285 6.5 8.8 8 000 10 909 52 96 0.4185 0.814 0.805 0.850 300 300
- Il ressort clairement de l’examen de ces tables que les pertes en % augmentent avec la tension ; mais il convient d’observer encore que, pour une même tension, les pertes des condensateurs NoS II et III sont toujours inférieures à celles du condensateur N° I (table I b). Cette constatation nous a conduit à l’hypothèse d’une relation entre les pertes et l’épaisseur du verre, qui varient en rapport inverse pour une tension constante. Cette loi s’est parfaitement confirmée au cours des expériences faites avec notre condensateur N° III à fortes parois.
- Mesures avec le couvant alternatif à haute fréquence.— Le courant était fourni par une généra-
- trice Thury dont l’inducteur était groupé en série avec un rhéostat de résistance variable (fig. 11). On reliait à l’enroulement à basse tension du transformateur un voltmètre Hartmann et Braun et un interrupteur bipolaire, tandis que le circuit à haute tension était réuni à un condensateur, et, selon les cas, à un ampèremètre à mercure ou à un ampèremètre Hartmann et Braun. Les données de la tablelV montrent que les pertes exprimées en °/0 des watts apparents 27t/‘Cp£ croissent avec le nombre de périodes et que, toutes choses égales d’ailleurs, elles sont plus faibles pour le condensateur N° III à paroi épaisse que pour le condensateur N° IL
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- 104
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 42.
- Mesures des pertes dues àla conductibilité du die- j cinq minutes le condensateur N° I avec (lu courant lectrique sous l’action du courant continu.—Pour | continu en le reliant à une machine à influence évaluer les pertes, dues exclusivement à la con- j de Wimshurst. Pour une température de l’air ductibilité du diélectrique, on chargeait pendant | ambiant r= 16°, 6, la température du mercure con-
- tenu dans le tube s’élevaitde 16°, 0 à 17°, 365 ; cl’où un écart st — 0°,465 correspondant à une énergie de 0,1973 watts. Pour comparer ces pertes avec
- celles que l’on observe avec du courant alternatif de 8,000 volts à 50 périodes, il fallait mesurer la tension aux armatures du condensateur chargé
- TABLE IV
- CONDENSATEUR N° 2
- £ O P < > 2 CQ ,© h O h TEMPERATURE DE l’air ambiant TEMPERATURE 1 DU MERCURE 1 1 DU CONDENSATEUR ACCROISSEMENT j DE TEMPÉRATURE | DU MERCURE 1 APRES LE TEMPS T 1 NOMBRE DES PÉRIODES | PAR SECONDE 20011 6o INTENSITÉ DU COURANT EN AMPÈRES M > 3 w ? en H J* j Q o M P» Z, Z, © « 33 z Ui H V2 b* Z, W g ï o S % s © £ e K H N < * a a W 3 g g § Z H -U 3 & -a g 5 a É W Z Z a> § a Ko H t. D t ° ^ » S H ** K H K <s < « w £ A S » 2 g w ^ w 0 5 A ^ K O E w , H r, S o ES Z SS S § a w g a £ h a § « K H « Q
- N° r t A t r I V le le COS Ÿ 100 cosp s %
- 1 16.1 16.07 2.78 2 014 0.04635 1 581 73.3 0.4693 0.64 600
- 2 16.55 16.43 0.74 2 580 0.0278 691 19.209 0.0985 0.513 600
- 3 18.95 19.46 1.18 3 626 0.0617 998.5 61.6 0.316 0.513 300
- 4 17.5 17.575 1.41 6 250 0.0865 656.1 56.8 0.3813 0.671 300
- 5 18.0 18.0 3.70 6 290 0.1798 1 334.6 239.9 1.9825 0.827 180
- 6 17.35 17.35 3.35 6 750 0.177 1 187.9 210 1.788 0.852 180
- 7 18.3 18.275 1.445 6 770 0 09015 597.0 53.75 0.3917 0.728 300
- 8 16.75 16.8 3.815 8 166 GOND 0.166 ENSATEUR 676.0 N° 3 108.16 1.255 1.16 300
- 9 15 15.09 1.62 8 166 0.105 689.7 72.42 0.577 0.797 300
- au préalable. A cet effet, on montaitendérivation avec le condensateur un micromètre Edelmann, destiné à la mesure des étincelles et muni d’un électroscope à boules cl’or de 10min de diamètre
- maintenues à la distance convenableà l’aide d’une vis micrométrique. Quand on faisait croître la température, le nombre de tours de la machine à influence restait constant tandis que les boules
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- restaient assez éloignées pour éviter qu’une décharge se produise entre elles jusqu’à ce que l’opération soit terminée fl).
- L’écartement des boules correspondait, d’après Freyberg (2), à une tension de 25.800 volts; comparant avec les pertes, constatées précédemment
- pour une tension de 8.000 volts, nous obtenons :
- 0.1973. = 0,01898 watts
- (2o8Ü0)
- Pour le condensateur N° I nous avons trouvé, avec du courant alternatif de même tension et de
- Fig. 12
- même fréquence, 1,007 watts (table Ib) : on voit donc que les pertes par conductibilité comportent à peine le 2 °/o des pertes totales.
- Mesures avec courants oscillatoires. — Enfin le
- condensateur N° I a été soumis à des épreuves spéciales avec du courant oscillatoire à très haute fréquence. Ces expériences sont d’un grand intérêt pour nous, car on se sert pour la production
- Fig. 13
- de l’acide nitrique de courants de cette nature ainsi que nous l’avons fait remarquer dans notre introduction. Les schémas 12 et 13 indiquent les
- (i) Durant le passage des étincelles, il se produisait dans le circuit des décharges oscillatoires qui perforaient le diélectrique dont l’épaisseur, insuffisante pour la tension, comportait seulement imm,5 vers les bords des armatures ; par suite il n'était pas possible, avec cet instrument, de procéder à des mesures sous 1 action du courant alternatif à haute fréquence.
- (a) J. Freyberg, Wiedem. Ann. Vol. 38, p. a3i, 1889.
- dispositions du circuit adoptées pour ces essais; elles diffèrent en ce que dans la fig. 12 on monte en série avec le condensateur et l’électroscope une bobine de self-induction de 0,12 Henry, qui, réduit la fréquence dépassant dans le premier cas 100.000 périodes par seconde à 10.000 périodes environ. La table V donne les résultats obtenus pour les deux dispositions avec une tension de 8.000 volts ; on en conclut que les pertes,
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- TABLE V
- Z 0 H O g « « ïï W 1 » Z 0 W Q Ce* E*4 ë * D S H C0 *5 H S 1 S « ? g w < H 'a TEMPÉRATURE DU MERCURE DU CONDENSATEUR ACCROISSEMENT DE TEMPÉRATURE DU MERCURE APRÈS LE TEMPS T TENSION d’épreuve DU CONDENSATEUR EN VOLTS a A 1 « H % £ Z 5 £ ;« z < 0 g É ï! 2 ÿ a 0 g H O w fC H P Ph Q Z O E 03 £ W 5 0 H 5 Z, -HtS © A a 0 u Æ w fl § «> 'a z a A a
- N° T t At V Iv cos ? T
- 1 13,6 13,875 3,425 8000 2.0725 240
- 2 14,4 15,025 2,775 8000 1.2763 300
- prises en valeur absolue, s’élèvent pour la deuxième expérience à 1,2763 watts, chiffre peu différent de celui que nous avons trouvé pour un courant de 8.000 volts à la fréquence ordinaire de 50 périodes par seconde soit 1.007 watts (table 16). Cela tient à ce que dans les décharges oscillatoires l’amplitude de l’onde décroît rapidement, tandis qu’elle reste constante pour le courant alternatif ordinaire.
- CONCLUSIONS
- On peut tirer les conclusions suivantes de la comparaison des mesures que nous avons effectuées.
- 1° En évaluant en % les pertes du condensateur en watts apparents le = 2 7r/'Ce1 2 3, nous trouvons que, pour une fréquence constante et une épaisseur déterminée du diélectrique, elles varient en raison directe de la tension. Il en résulte que les pertes totales d’un condensateur donné ne sauraient être proportionnelles ni aux carrés des tensions, comme l’admet Steinmetz (1), ni à toute autre puissance des tensions inférieures à 2 (selon Arno (2) 1,6, selon Threlfoll (3) 1,5 — 1,96) : nous pensons au contraire que cette puissance est supérieure au carré.
- 2° Pour une tension et une fréquence constantes, la qualité du verre restant la même, les pertes exprimées en °/0 des watts apparents diminuent suivant une loi inconnue quand l’épaisseur du
- (1) Steinmetz. — Elektrotechn. Zeitschrift 1892, p. 227 ; i8g5, p. 623 ; 198I p. 6o5.
- (2) R. Arno. — Lumière électrique, XLIV, p. 53^, 1892.
- (3) À. Threlfoll. — Phys. Review, Vol. 4, P- 454 ; Vol. 5, p. 21 et 65, 1897.
- verre augmente. En comparant les deux premières conclusions, on peut admettre que les pertes du condensateur à lame isolante en verre croissent en raison directe de la différence de poten-. . P
- tiel ^rapportée au cm. comme unité.
- 3° Pour une tension constante et une épaisseur de verre déterminée, les pertesen°/0 augmentent avec la fréquence.
- 4° Les pertes diélectriques totales du verre de Bohême, servant à la fabrication des éprouvettes dues à un courant alternatif de 50 périodes par
- p
- seconde et à une différence de potentiel ^ = 25000
- volts sont inférieures de 1 0/o aux pertes apparentes.
- 5° Les pertes dues à la conductabilité du diélectrique sont très faibles avec le verre ; elles comportent au plus 2 °/0 des pertes totales (1), qui sont dues en plus grande partie aux déformations matérielles auxquelles est soumise la substance diélectrique quand le champ électrique varie.
- Pour mieux comprendre les trois premières conclusions, nous aurons recours à la représentation géométrique du champ électrostatique ; nous admettrons qu’il est uniforme comme dans le cas de deux surfaces .parallèles : en effet, la différence des rayons des armatures extérieure et intérieure du condensateur cylindrique est inappréciable. Cette constatation permet de con-
- (1) Lombardi estime à 7 “/„ les pertes diélectriques du verre (Elektrotechn. Zeitschrift p. 714, 1899) ; il y a entre cette valeur et celle que nous avons obtenue une différence trop grande pour qu’elle puisse être attribuée uniquement à la qualité du verre employé : elle tient plutôt à la méthode de mesure.
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- sidérer comme parallèles les lignes de force et par suite les surfaces équipotentielles : l’ensemble de ces deux éléments forme des tubes de forces parallélipipédiques à axe rectiligne et de même volume, qui emmagasineront chacun la même quantité d’énergie du champ électrique. Dans un champ variable, on peut considérer les pertes diélectriques en °/0 (100 cos^) comme proportionnelles aux pertes d’énergie d’un tube de force. Pour une même espèce de lame isolante, la dimension d’un de ces tubes de même éner-
- v
- gie dépend de la différence de potentiel ^ : car si
- ce rapport augmente, leurs volumes diminuent, lorsqu’on suppose constante l’énergie du champ électrique. Nos expériences ayant démontré que
- , e
- les pertes en °/0 croissent en meme temps que
- on peut conclure qu’à une diminution de volume d’un tube de force correspond une augmentation de pertes.
- Si nous faisons varier v et S en même temps de
- . • i v i
- façon a maintenir constante la proportion-, les
- dimensions des tubes de force ne changeront pas pour une même quantité d’énergie. On peut en conclure que pour une dillérence de potentiel
- £ invariable, les pertes en °/0 conserveront une
- O
- valeur identique. L’expérience ne confirme que partiellement cette déduction. En cherchant dans les tables, on ne trouve pas les mêmes valeurs de
- e „
- 100 cos<j> pour un rapportpresque constant. On
- observe même des différences assez sensibles, qui peuvent être attribuées à deux causes principales : 1° l’épaisseur moyenne du tube n’est pas toujours obtenue avec une exactitude absolue ; 2° le verre peut présenter des divergences assez considérables dans ses propriétés physiques en raison des procédés de fabrication employés, malgré une composition chimique invariable. Ajoutons que les pertes ne dépendent pas seulement de la différence de potentiel mais encore de la fréquence, c’est-à-dire de la rapidité avec laquelle se produit la polarisation diélectrique.
- En admettant l’hypothèse de l’invariabilité des
- pertes diélectriques en °/0 pour une même différence de potentiel on peut, après avoir comparé les résultats obtenus, établir la formule générale suivante :
- 100 cos y = K • • • • (U
- où K représente un coefficient de proportionnalité, e, 5, /‘conservent leur signification. Quant aux exposants « et p nous leur avons assigné des valeurs comprises entre 0 et 1 : nous ne pouvons affirmer qu elles ne varient pas avec le rapport
- Pour obtenir les pertes totales du condensateur, il suffit de remplacer dans la formule :
- K.S
- W = 27r/èaC cos f (2), la lettre C par et cos y
- par sa valeur tirée de l’équation (1),
- soit: cos
- On aura alors :
- W=K'S
- V\2+«
- (3)
- où K' =
- K.KS
- 200
- et où «etpsont compris entre 0et 1.
- La formule (3) diffère quelque peu de celle de Steinmetz (1) :
- W = K v*f...(1)
- Cette dernière équation suppose que pour un même diélectrique les pertes en °f0 sont constantes et indépendantes de la tension et de la fréquence -, au contraire, nos expériences prouvent que, pour le verre du moins, elles varient avec ces deux éléments.
- Les expériences décrites dans ce mémoire' ont été faites au laboratoire de physique de l’Université de Fribourg (Suisse).
- J. Moscicki.
- (i) Nous avons commencé une étude pour déterminer l'invariabilité des pertes en “/„ pour un rapport constante, et, pour fixer les valeurs exactes de a et fi,
- (a) G. P. Steinmetz. — Theory and calculus of alternate cur-rent phenomena, traduction allemande p. 161.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ASSOCIATION ÉLECTROTECHNIQUE ITALIENNE
- Des oscillations pendulaires propres aux machines synchrones. Communication faite à l’Association Electrotechnique italienne par Mr Guido Semenza, Ingénieur.
- L’occasion que j’eus de suivre pendant l’été dernier les expériences de M. Rebora, Ingénieur, sur deux stations génératrices, situées à une certaine distance l’une de l’autre, et entre lesquelles la marche en parallèle n’était pas possible, expériences desquelles il a complètement été rendu compte à l’Association, m’a poussé, étant donné le grand intérêt que le fait avait soulevé, à continuer des recherches et des expériences dans un même ordre d’idées.
- M. Rebora, dans une suite d’expériences simples et élégantes, a mis en évidence que la raison de l’inconvénient, qui créait la difficulté, résidait dans la résistance de la ligne, résistance qui, en dépassant une certaine valeur, donnait lieu au phénomène d’oscillations pendulaires et en atteignant certaines limites, à l’instabilité de la marche en parallèle.
- En second lieu, il a démontré que la réactance de la ligne entre les limites entre lesquelles celle-ci pouvait varier, n’avait pas une influence sensible sur le phénomène.
- Dans le but d’entrer plus avant dans l’étude de la question, j’ai exécuté deux séries d’expériences : la première, sur deux alternateurs actionnés par des moteurs électriques à courant continu, lesquels étaient alimentés par une batterie d’accumulateurs; la seconde sur un moteur synchrone connecté aux barres collectrices d’une grande installation.
- La première série d’expériences n’a pu réussir complètement pour des raisons indépendantes de ma volonté, mais elle a pu néanmoins donner des résultats d’une notable importance.
- *
- Ce qui frappe dans le rapport des expériences de Rebora, c’est que les oscillations pendulaires se produisent quand la résistance du circuit atteint certaines limites ; et en effet, tant dans
- les expériences de Rebora, que dans celles que j’ai exécutées moi-même, la désynchronisation n’avait jamais lieu d’une façon imprévue ou graduelle, mais toujours comme conséquence d’un étatoscillatoire qui, en augmentant d’amplitude, portait la machine en dehors des limites de stabilité.
- Pour ces raisons, considérant que l’étude du phénomène en question ne peut être séparée des oscillations pendulaires, j’ai voulu dès le début, me mettre dans les conditions les plus favorables pour les observer, en essayant d’éliminer, autant que possible, toute cause perturbatrice.
- Le choix de deux alternateurs actionnés par des moteurs dépendant d’une puissante batterie d’accumulateurs, constitue une condition pres-qu’idéale.
- Les alternateurs que nous appellerons A et B, étaient deux machines américaines identiques,
- Fig. 1
- fonctionnant d’ordinaire comme moteurs synchrones dans l’usine de « Santa Radegonda » de la Société Edison de Milan.
- Les données de ces machines sont les suivan-
- tes :
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- Courant triphasé; puissance: 300 kw; fréquence: 42 cycles par seconde; vitesse: 420 tours par minute ; tension : 3550 volts; type à inducteurs tournants à douze pôles tous enroulés; l’enroulement de l’armature est distribué dans 9 encoches par pôle; les pôles sont feuilletés, maintenus par un petit flasque métallique interne; la résistance de chaque dérivation du circuit (montage en étoile) est de 0,45 ohm après plusieurs heures de marche ; les réactances maxima,
- Coursât d'excïtâtiozi en. âmpères'
- izoo
- Fig. 2
- moyenne et minima de chaque enroulement sont données par le diagramme fig. 1 pour les diverses valeurs de l’excitation.
- 11 est bon de préciser la signification que je donne au mot réactance.
- Pour moi, elle est représentée par l’expression 27t «L, c’est-à-dire, celle qui, multipliée par le courant, donne pour produit la f. e. m. consommée par la self-induction L du circuit.
- Dans le diagramme fig. 2 sontdonnées la caractéristique à vide et la courbe en V des machines.
- Les moteurs actionnant les alternateurs étaient pour chacun d’eux une dynamo-shunt à courant
- continu qui recevait le courant d’une grosse batterie de l’usine de Sainte-Radegonde (capacité : 4000 a m p. - h e u r e s).
- Entre les pôles des alternateurs étaient inter-
- calés des rhéostats pouvant varier de 0 à environ 40 ohms.
- L’ensemble du circuit est représenté figure 3.
- *
- ^ M?
- Les expériences que j’ai pu faire sur ces machines ont donné les résultats que j’ai résumés plus haut.
- Les alternateurs mis en parallèle avec une résistance nulle dans un circuit que nous appelle-rons ligne, ont une marche absolument stable.
- Cette stabilité, qui se conserve, même si l’un des alternateurs vient à tourner comme moteur synchrone, et cela en prenant du courant au petit moteur correspondant, s’explique par le fait que, quelle que soit la perturbation qui agira sur la vitesse des petits moteurs, ou sur l’excitation des alternateurs, elle ne donne pas naissance aux oscillations pendulaires. De plus, les extra-courants restent toujours très faibles.
- La marche des phénomènes est différente, suivant que les expériences se font avec les deux alternateurs actionnés par leurs petits moteurs, ou que l’un des alternateurs, par exemple A, fonctionne comme générateur et B comme moteur en entraînant la dynamo à courant continu à vide, et nous obtenons, dans ce premier cas complexe, une stabilité bien meilleure.
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- Lorsque les deux machines fonctionnent comme génératrices, la régularité de marche reste constante, jusqu’à ce que la résistance de la ligne arrive aux environs de 10 ohms, ce qui correspond à une résistance totale du circuit de 11 ohms environ. A ce moment, commence à se révéler Y état oscillatoire, et alors, après quelques moments de marche, on observe une légère pulsation des aiguilles des instruments avec une période voisine de 100-105 coups a la minute. Si la valeur de la résistance augmente, ce mouvement croît en amplitude et diminue en fréquence.
- C’est ainsi que pour une résistance du circuit de 12,7 ohms, les élongations de l’ampèremètre delà ligne arrivaient à 30 amp., et que la fréquence est de 02 à la minute, l’excitation restant la même que primitivement.
- Le phénomène s’est déroulé de la manière suivante : les deux machines étant en marche sont mises en parallèle, ce qui, dans le cas actuel, est faisable avec toute la précision désirable, aucun élément pert urbateur extérieur n’existant. Aussitôt après la mise en parallèle, les instruments restaient absolument immobiles, et semblaient devoir conserver cette immobilité; mais par contre, après un temps variant de 30 à 40 secondes, on commençait à remarquer sur les appareils des oscillations d’abord à peine perceptibles, qui augmentaient d’une façon continue jusqu’à une certaine amplitude qu’elles conservèrent ensuite indéfiniment.
- Les oscillations étaient indiquées par untachy-mètre, l’ampèremètre de la ligne, le voltmètre et l’ampèremètre du courant d’excitation dont les indications variaient dans le rapport de un à deux.
- La fîg. 4 montre comment la fréquence varie en fonction de la résistance du circuit pour une excitation donnée ; nous verrons plus loin comment la fréquence varie avec le courant d’excitation.
- *
- * *
- Lorsqu’ensuite la résistance du circuit dépassa 20 ohms, les oscillations prirent une telle amplitude qu’après peu de coups les machines étaient désynchronisées.
- Les phénomènes sont altérés d’une façon insensible, lorsqu’au lieu de faire marcher les machines à vide, elles marchent sous charge après
- interposition, par exemple, d’un moteur asynchro-nisé connecté aux barres collectrices.
- Par contre, lorsque l’une des machines marche comme génératrice et l’autre comme motrice, en entraînant la dynamo correspondante à vide, les phénomènes sont identiques, mais l’on obtient des valeurs plus petites de la résistance du circuit, jc’est-à-dire que les pulsations commen-
- 100 80 80 7û
- Fréquence c?e& oëcillaûoniï jjst minute
- ?? ^ 2
- Fig-. 4
- cent à se manifester pour une résistance du circuit égale à 8 ohms.
- La fréquence des oscillations est aussi plus petite, comme, du reste, la résistance.
- II y a donc réellement une différence entre les deux cas, différence qu’il n’était pas facile de prévoir, mais qui peut être expliquée par le fait que dans les deux cas les réactions internes des alternateurs agissent d’une manière différente, et que, par conséquent, l’intensité du champ, étant donné le courant d’excitation, n’est pas la même.
- Ces premières expériences ont donc mis en évidence :
- 1° Que la résistance du circuit entre deux alternateurs en parallèle a comme effet de donner lieu à des oscillations pendulaires ;
- 2° Que l’amplitude et la période augmentent lorsque la résistance du circuit croît;
- 3° Qu’au delà d’une certaine limite de la résistance de la ligne, on obtient la désynchronisation des machines ;
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- 4° Que les oscillations pendulaires proprement dites n’ont pas besoin cl’une impulsion qui détermine une première oscillation ayant l’amplitude du régime, mais qu’elles apparaissent comme se produisant d’elles-mêmes, et que leur amplitude augmente graduellement, sans qu’aucune action externe paraisse intervenir;
- 5° Que, sans rien changer à la résistance du circuit et à la masse en mouvement, les machines se comportent différemment suivant qu’elles agissent toutes deux comme génératrices, ou bien que l’une fonctionne comme génératrice, l’autre comme réceptrice.
- *
- * *
- La seconde série d’expériences a été exécutée sur un alternateur fonctionnant comme moteur synchrone à vide, prenant son courant sur les barres collectri ces omnibus de l’Usine de Triphasé de Milan; ces conditions diffèrent de celles du cas précédent, car, tandis que dans le premier cas les variationsdelaf.e. m. des machines avaient une influence notable sur la différence de potentiel de la ligne, dans ce second cas la puissance des générateurs était si grande, que les variations d’une nature quelconque supportées par le moteur synchrone, n’avaient aucune influence sur la différence de potentiel des barres collectrices.
- Les données de cette machine sont:
- Courant triphasé; puissance, 165 Kw; voltage 3.600 volts ; fréquence 42 cycles ; vitesse 315 tours; inducteurs tournants à 16 pôles, dont 8 enroulés ; armature avec enroulement sur induit denté.
- Rési stance de chacune des branches de l’étoile : 1,03 ohm.
- Les courbes de la figure 5 montrent la caractéristique à vide, la courbe en V du moteur synchrone et les valeurs moyennes de la réactance en fonction du courant d’excitation.
- Ai nsi qu’il a été dit, les expériences faites sur cette machine purent être faites avec une très grande précision.
- Le schéma des connexions est représenté fig. 6.
- La mise en marche se faisait en se servant de l’excitatrice comme moteur.
- Dans ces expériences se présentèrent toutes les causes perturbatrices qui se trouvent dans une grande installation, c’est-à-dire : variation de potentiel, de fréquence, de charge, et, quand les machines à vapeur de l’Usine de la Porta Volta
- étaient en marche, aussi les variations de vitesse angulaire pendant la rotation de la manivelle. Ces causes cependant n’eurent d’autre effet que celui de masquer les phénomènes d’oscillation pendulaire quand ceux-ci se faisaient peu sentir, puisque,lorsque ceux-ci prenaient une amplitude-même à peine appréciable, ils prenaient franchement le dessus.
- Le fait nouveau mis en évidence par les expé-
- ZOOO
- 4000
- ZO Z6T ,30
- Courant d'excitation enamperen
- 110$
- Fig. 5
- riences sur ce moteur, fut la très grande influence que l’excitation du moteur a sur le phénomène.
- Considérons la courbe en V du moteur.
- Nous voyons qu’à son point le plus bas correspond un excitation d’environ 29 ampères.
- Quand une telle excitation peutêtre maintenue, il ne se présente aucun phénomène sensible d’oscillation, jusqu’à une résistance de la ligne d’environ 15 ohms.
- Mais si, par contre, l’excitation prend une valeur autre ne correspondant pas au courant minimum, située soit en dessous soit en dessus, il y a déjà pour une résistance de 11 ohms, un commencement de mouvement pendulaire.
- Les courbes tracées dans le haut de la figure 7 montrent de quelle manière, pour cette machine particulière, la fréquence des pulsations varie avec l’excitation et avec les résistances i ntercalées dans le circuit.
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- Lorsque la résistance de la ligne arrive aux environs de 17 ohms, il est très difficile de conserver la stabilité de marche. Mais l’expérience montre qu’il est possible, sous un régime tranquille, de conserver le parallélisme pour une excitation correspondant exactement à cos <p= 1 ; mais pour peu qu’elle s’éloigne de cette valeur, les oscillations prennentunetelle importance que le moteur se décroche.
- Les courbes tracées dans le bas de la figure 7
- JÜieo&tat
- ib-fl
- *\vwwvw
- tvvwXvw
- M
- ISS
- I
- I
- £
- Ü
- îj
- Hj
- N(
- O
- £
- &
- JJ
- Fig. 6
- sont, au contraire, des courbes déduites des autres en prenant une réactance d’environ 13,G ohms dans chacun des trois fils de la ligne. Elles étaient dues aux secondaires de trois transformateurs ; ceux-ci contenaient par conséquent du fer. Or, dans ces conditions, la fréquence des oscillations était très diminuée, tandis que la stabilité était fortement augmentée, à tel point qu’avec une résistance de 17 ohms dans le circuit, les oscillations ne prenaient pas une amplitude exagérée, même lorsque l’excitation prenait des valeurs très différentes de celle correspondant à cos f = 1
- De plus, la courbe en Y, comme cela est figuré fig. 5, devient plus ouverte et plus arrondie.
- Pendant la marche de ces expériences, on fit l’expérience suivante :
- Un certain régime d’oscillations étant obtenu, on reporta rapidement l’excitation à la valeur correspondant à cos <p = 1. Dans ce cas, les oscil-
- lations, en modifiant néanmoins leur période, s’éteignirent en quelques secondes pour disparaître complètement.
- *
- * *
- En résumé, les expériences exécutées sur la machine C ont confirmé les points principaux
- Fig. 7
- démontrés par les expériences faites sur les machines A et B, et ont de plus mis en évidence :
- 1° Que pour une excitation correspondant à cos (f = 1, les oscillations n’ont pas tendance à se produire, même pour une résistance du circuit assez forte ;
- 2° Que l’amplitude des oscillations est d’autant plus grande, qu’on s’éloigne davantage de la position de cos y =1, tant dans un sens que dans l’autre ;
- 3° Que la réactance du circuit a une action décisive sur la plus ou moins grande amplitude des oscillations, et par suite sur la stabilité de marche ;
- 4° Que sous la condition de cos y = I, les oscillations s’amortissent assez rapidement.
- 5° Que la fréquence des oscillations ne parait pas être liée à la stabilité de marche.
- *
- * *
- Telles sont, en peu de mots, mes expériences. Les auteurs qui se sont occupés des
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- oscillations pendulaires des machines synchrones, ont porté leur attention spécialement sur le cas dans lequel celles-là proviennent d’irrégularité dans la vitesse des moteurs qui les entraînent ; toutefois, on trouve quelques remarques précieuses dans les études de Steinmetz, Blondel, Boucherot, de Kapp, et de Gorges concernant également les mouvements pendulaires propres. En m’aidant de celles-ci, j’ai voulu essayer de trouver les raisons des phénomènes observés, et les conclusions auxquelles je suis arrivé forment l’objet des paragraphes suivants.
- *
- * *
- Il convient, afin de bien nous entendre, de rappeler quelques points de la théorie des alternateurs et de leur marche en parallèle.
- Quand deux alternateurs semblables sont connectés en parallèle à vide, que leurs forces électromotrices sont égales, que les vitesses des moteurs sont identiques, et que le degré de régularité est infini, le diagramme se réduit à une ligne droite représentant la f. e. m. des deux alternateurs. Ce sont cependant des conditions idéales : dans la pratique, une ou plusieurs de ces conditions ne sont pas remplies, et alors les vecteurs, représentant la f. e. m., ne coïncident pas et forment entre eux un certain angle. Le diagramme fig. 8 représente le phénomène. Les deux f. e. m. OE^ et OE2 formant entre elles l’angle «, il doit exister entre les deux alternateurs une différence de potentiel représentée par Ei E2. Sous l’action de celle-là circule dans le circuit, formé par les deux armatures et la ligne qui les relie, un courant dont l’intensité est déterminée par l’impédance de ce même circuit. Si i est ce courant, r et L la résistance et la réactance du circuit, nous aurons :
- E2M = ir et ME^ = 2n nLi
- La direction E2M est celle du courant de circulation, et et <j>.2 les angles respectifs de différences de phases entre la f. e. m. des alternateurs et le courant.
- Il est bon de noter que, pour le cas qui nous occupe, la résistance et la réactance du circuit ont la même influence, qu’elles soient internes ou externes aux enroulements des machines.
- Tant que la résistance et la réactance restent
- invariables, le triangle E4E2M reste semblable à lui-même : rappelons de plus que
- Si, maintenant, au lieu de deux alternateurs, il s’agit cl’un moteur synchrone relié à des barres collectrices, et que le moteur ait une puissance négligeable, comparativement à celle des géné-
- Fig. 8
- rateurs, le diagramme par vecteurs reste le même, mais E4 représente la différence depoten-tiel des barres, E2 la f. e. m. du moteur, et les résistance et réactance sont celles du circuit du moteur, plus celle de la ligne reliant ce même moteur aux barres.
- Ces diagrammes se rapportent primitivement à des machines monophasées : mais si nous représentons par les vecteurs OE^ et OE2 les tensions au centre d’un système triphasé, ils sont encore applicables sans aucune modification.
- Rappelons aussi que le courant fourni par des alternateurs en parallèle ou absorbé par des moteurs synchrones varie avec l’intensité du
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- courant d’excitation ; ce fait est représenté par les courbes déjà connues des figures 2 et 5,
- Dans la représentation par vecteurs du phénomène les variations de la valeur du courant d’excitation sont figurées par un raccourcissement ou un allongement de la ligne OE2. Lorsque nous aurons OE2 = OE4 et que la machine tournera à vide, l’angle formé par les deux f. e. m. est extrêmement faible, et la direction du courant E.2M est très près de celle de la f. e. m.: par conséquent, la valeur de la f. e. m. résultante E^ E2 est celle qui est suffisante pour donner naissance au courant représentant la puissance nécessaire à entraîner le moteur ; puisque cos <p2 est très voisin de l’unité, ce courant est très faible.
- Mais lorsque OE2 diffère de OE^ il en est autrement: comme le triangle E1ME2 doit rester
- g) /?y à
- semblable à lui-même, puisque le rapport ——
- est constant, l’angle ^ augmente, et par suite, l’intensité du courant de l’armature. Ce courant est décalé en avant et en arrière, suivant que l’excitation est plus petite ou plus grande que celle qui correspond à cos f = 1. Pour être tout à fait rigoureux, il faudrait distinguer entre les positions de cos ^ = i et cos y2 = 1, mais en pratique, ces positions sont très voisines, et l’on peut supposer qu’elles se confondent.
- Supposons maintenant que l’impédance du circuit reste constante, mais que le rapport entre la résistance et la réactance varie : il en résultera une forme différente du triangle E., ME2.
- Si la résistance augmente, l’angle E^ E2 M dont
- , ... 2rrnL
- fa tangente est précisément —— diminuera, et
- par suite y2 augmentera ; si au contraire c’est L qui augmente, l’angle f.2 diminuera.
- La résistance et la réactance agissent donc en sens inverse par rapport à l’angle de décalage interne du moteur, et si l’on considère le mode de construction de la courbe en Y des moteurs synchrones, op peut en déduire facilement que la résistance du circuit a pour effet de rendre la courbe en Y plus pointue, alors que la réactance a pour effet de l’arrondir.
- L’examen de la courbe eu Y montre, que dans l’hypothèse d’une faible excitation, celle-là doit passer par un point à partir duquel elle sera verticale, ou prendra une courbure inverse, comme d’ailleurs l’apprend la théorie, ce qui correspond à une limite de l’excitation pour laquelle le
- moteur ne peut rester en phase, ou encore à une limite de stabilité. Cette limite correspondra à un courant d’excitation d’autant plus faible que la réactance sera plus grande et la résistance du circuit plus faible.
- *
- % *
- Ces résultats apparaîtront plus clairs si l’on considère les cotés physiques du phénomène. Puisque les expériences qui ont été faites se rapportent à du matériel triphasé, nous considérerons un alternateur triphasé, et nous supposerons, pour plus de simplicité, qu’il marche comme moteur synchrone.
- Les courants circulant dans l’armature, que nous supposerons fixe, donnent lieu à un champ Ferraris qui tourne uniformément avec l’inducteur, Quand le moteur est exçité de manière à absorber le minimum de courant, les axes des pôles correspondent aux axes du champ Ferraris, Si l’on change tant soit peu l’excitation, si par exemple on la diminue, un courant plus fort traversera l’armature, et les axes des pôles se décaleront d’un certain angle par rapport à ceux du champ tournant-
- Si, au lieu de faire varier l’excitation, on réussit par un moyen quelconque à accélérer le mouvement des inducteurs (rotor) par rapport à l’armature (stator), l’effet obtenu sera analogue au précédent, c’est-à-dire que, puisque nous avons déplacé les axes des pôles par rapport à ceux du champ tournant, la f. e, m. du moteur ne sera plue exactement opposée à la f. e, ni, externe, et leur différence, au sens géométrique du mot, laissera passer dans le circuit du stator un courant plus intense, Ce courant aura pour effet de rendre plus intense le champ du stator, et donnera naissance à un couple qui tendra à ramener les pôles du rotor dans leur position primitive. Telle est la raison première de la marche synchrone des alternateurs, c’est-à-dire que : un déplacement quelconque des positions de régime du rotor et du stator, engendre un couple qui tend à s’opposer à -ce-même déplacement.
- Si donc l’intensité du champ atteint des valeurs comprises entre certaines limites proportionnelles au courant qui le traverse, et que le llux du rotor donne naissance à la f. e. m. du moteur, et puisqu'on fin l’action entre les deux flux est fonction du produit de leurs valeurs instan-
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- tanées, cette action synchronisante peut s'exprimer par le produit Eâz cos y.2.
- Cette formule n’est autre que celle de la puissance consumée dans le moteur pour y vaincre les résistances passives : il est d’ailleurs naturel qu’il en soit ainsi, puisque le phénomène qui ramène le rotor à sa position de régime, par rapport au champ tournant, correspond à une variation de force vive, ou encore à un travail mécanique positif ou négatif accompli par le moteur.
- 11 en est de même, s’il s’agit d’alternateurs en parallèle : les deux alternateurs tendent à conserver une marche synchrone, puisque tout déplacement relatif donne naissaitceà un courant agissant de manière à ralentir la machine qui accélère, et accélérer celle qui ralentit.
- Cet état de choses a naturellement une limite : il y aura un certain angle de décalage au delà duquel la force synchronisante commencera à décroître: cet angle s’appelle l’angle limite de stabilité, et la théorie de la marche en parallèle démontre qu’il est égal à l’angle ayant pour
- tangente —X~ ou bien encore l’angle E1E2M,
- Une fois encore apparaissent ici les influences opposées de la réactance et de la résistance du circuit : l’une augmente, l’autre diminue l’angle limite de stabilité.
- Ces représentations graphiques qui rendent si simple l’étude des courants alternatifs, ont pourtant de graves défauts dès l’origine, car elles s’obtiennent en négligeant une grande quantité d’éléments essentiels du phénomène ; à tel point que l’on peut affirmer que leur extrême simplicité provient précisément du fait que toutes les difficultés sont éliminées a priori. Nous supposons, en effet, que le courant i est sinusoïdal, or il ne l’est pas ; nous supposons constante la réactance des circuits, tandis qu’elle varie avec la position des pôles par rapport au stator, avec l’excitation des alternateurs, et avec, l’intensité du courant dans le stator. En fut, on néglige un élément important et variable suivant une loi assez peu connue ; la réaction d’induit.
- Or, la réactance et la réaction ont une part très importante dans les phénomènes dont nous nous occupons: par conséquent, la représentation graphique, tout en donnant une orientation géné-
- rale permettant de mieux comprendre les faits, ne pourra nous être d’un bien grand secours. *
- *
- Cela posé, passons à l’étude des oscillations pendulaires. Le cas le plus simple sera celui du moteur synchrone triphasé.
- Supposons que ce moteur tourne dans des conditions pour ainsi dire de régime : soit u l’angle de la f. e. m. des barres avec la f. e. m. du moteur, et supposons que sous l’elfet d’une action étrangère l’angle « augmente; nous avons vu qu’il se produira un couple dû à l’action synchronisante qui tendra à le ralentir. Or, tandis que le couple retardateur varie instantanément avec les positions relatives du rotor et du stator, les variations dans la vitesse suivent celles du couple moteur avec un retard dû à l’inertie de la masse: nous nous trouvons, par conséquent, dans des conditions suffisantes'pour établir im'mouvementpendulaire. Il n’en est pas autrement du pendule qui conserve son mouvement puisque, quand la masse est tombée à son point le plus bas et que la composante horizontale de la gravité est nulle, la masse conserve la vitesse acquise sur la descente.
- Le rotor donc, après avoir reçu une impulsion, revient en arrière pour aller occuper sa position primitive par rapport au champ tournant avec une vitesse qui la lui fait-dépasser, et prend sans plus un mouvement pendulaire.
- Ce mouvement pourrait se conserver indéfiniment s’il n’existait des actions amortissantes.
- La période qui produit le mouvement pendulaire est déterminée et ellevarie aveclarésistance, avec la résistance et avec l’excitation de la machine, ainsi que nous l’avons vu par nos expériences, et enfin avec le moment d’inertie delà partie tournante.
- La fréquence des oscillations est liée à cette quantité par une relation quelque peu complexe.
- Les divers auteurs qui ont étudié la question théoriquement sont arrivés à des formules differentes, suivant les hypothèses qu’ils ont faites,
- Blondeldonnela formulesuivante, dans laquelle F représente la fréquence des oscillations, 2p le nombre des pôles, n la fréquence du courant, À le moment d’inertiede lapartietournante.
- p _P_ j2E^E2 sin^arc 0
- \ 2~n K y 2tthL2 -j- r-
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- La formule de Steinmetz est un peu différente, mais en tout cas la réactance et la résistance y entrent sous la même forme, à savoir :
- . / 27T/îL\
- sin f arc tg--1
- V;27wL2 -f- r2
- Or, il est intéressant de voir combien ces formules, qui sont établies sans tenir compte de la loi suivant laquelle varie chacune des quantités enjeu, sont d’accord avec les résultats d’expériences.
- Dans l’expression ci-dessus, il est facile de voir qu’en prenant pour variable r (résistance du circuit), cette expression prend des valeurs continuellement décroissantes lorsque r croît, ce qui est absolument conforme aux expériences.
- Si l’on prend L comme variable, la fonction croît avecL, puis présente un point d’inflexion, et diminue ensuite en tendant vers la valeur
- 1 r.
- Dans nos expériences, nous avons trouve
- pour nue valeur suffisamment élevée de la réactance une valeur faible de la fréquence, ce qui indique que pour la valeur considérée de L; l’inflexion est déjà dépassée.
- Cela démontre que les formules en question, bien qu’incapables de donner une analyse quantitative du phénomène, peuvent cependant donner une idée exacte de la marche de celui-ci.
- *
- Un pendule ne peut conserver indéfiniment son mouvement, puisque les frottements du point de suspension et du milieu dans lequel il oscille convertissent peu à peu en chaleur l’énergie reçue par la première impulsion.
- D’une manière analogue il existe dans un alternateur des frottements électro-mécaniques qui absorbent cette énergie du mouvement pendulaire, et qui sont précisément les courants produits par le moteur lui-même dans toutes les masses métalliques des machines, les courants induits dans le circuit des inducteurs et les frottements mécaniques.
- Ces frottements sont importants ; cela se démontre par le fait que, si un alternateur, par exemple, surexcité et en état d’oscillation est rapidement ramené à l’excitation de courant minimum, sauf des conditions spéciales, les oscillations s’amortissent en peu de minutes.
- De même, lorsque le couplage en parallèle a été mal fait, on obtient des oscillations étendues qui diminuent rapidement et disparaissent complètement.
- Il est donc important d’établir que le mouvement pendulaire ne peut se maintenir par simple inertie parce que les forces amortissantes sont énergiques, mais parce qu’il se trouva que des causes internes et externes sont intervenues.
- # *
- Nous avons également vu, au cours des expériences, que les mouvements pendulaires n’avaient nul besoin pour s’établir d’une impulsion décisive, mais qu’ils apparaissaient comme s’ils prenaient naissance d’eux-mêmes. Cela n’est pas admissible et nous pourrons toujours supposer qu’au moins une impulsion première fut donnée, au moment de l’accouplement en parallèle.
- Les mouvements pendulaires augmentent d’amplitude en s’arrêtant quelquefois à un régime, d’autres fois en augmentant jusqu’à dépasser l’angle limite de stabilité.
- Ici encore une explication est nécessaire, et la première série d’expériences, où toute action perturbatrice était supprimée, nous indique qu’il faut la chercher à l’intérieur même du moteur.
- Dans un travail récent, Steinmetz a fait allusion à la cause à laquelle est due cette amplification des mouvements pendulaires. Nous voulons parler de la réaction d’induit.
- La réaction d’induit consiste essentiellement dans l’action du flux magnétique émanant d'e l’enroulement de l’armature sur le flux de l’inducteur. Quand le courant qui circule dans l’armature est en concordance de phase avec la f. e. m. de l’alternateur, ce flux a une action à peu près nulle, puisque, quand les épanouissements polaires se trouvent en correspondance avec les axes des bobines, le courant de celles-ci passe précisément par zéro.
- Quand, par contre, il y a un décalage déphasés en avant ou en arrière, le courant n’est plus nul, au moment où les pôles se trouvent (en face des bobines, et par conséquent, on obtient la composition des deux flux, qui donne une résultante soit plus grande soit plus petite que le flux qui correspondrait à la f. e. m. de l’inducteur.
- Normalement un courant en retard de phase
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- affaiblit le champ, tandis qu’un courant en avance le renforce.
- Or, lorsqu’un moteur ou un alternateur présente des oscillations pendulaires, et, donne naissance à un courant dont le décalage varie avec les oscillations, la réaction d’induit prendra une pulsation ayant la même période que les oscillations. C’est ici qu’intervient l’hystérésis magnétique. L’on sait que dans le fer le flux ne suit pas immédiatement la f. e. m. qui le produit, mais subit un retard dù à une sorte d’inertie du fer se refusant à modifier son état magnétique. Cela fait que, lorsque durant une oscillation l’élongation des pôles a atteint son maximum, la réaction d’induit agit encore pendant la période ascendante et l’effet produit n’atteint sa valeur maxima que lorsque les pôles sont déjà sur le chemin de retour vers la position de régime. Supposons que l’élongation ait donné naissance à un courant qui soit en avance sur la f. e. ni., la réaction d’induit s’exerce de manière à augmenter le flux inducteur, etquand le pôle ayant atteint le maximum d’élongation commencera à revenir en arrière, le flux inducteur, à cause de l’hysté-résis magnétique, continuera encore un peu à augmenter, en donnant au rotor une impulsion dans le sens dans lequel il a déjà modifié sa propre vitesse.
- A la rigueur il suffit que l’impulsion dure pendant le temps très court qu’emploie le rotor à modifier le sens de sa variation de vitesse.
- Le phénomène est analogue à celui que présenterait un pendule, si pendant la descente il pouvait augmenter la force motrice pour ensuite la diminuer en remontant : l’amplitude des oscillations tendrait à augmenter.
- *
- •i' ^
- Nous sommes donc en présence de deux causes qui agissent en sens inverse l’une de l’autre : les impulsions dues à la réaction d’induit qui tendent à augmenter les oscillations, et les forces amortissantes qui tendent à les diminuer.
- Suivant les valeurs relatives de ces actions, le phénomène prendra des formes différentes.
- Lorsque les alternateurs en parallèle ou le moteur synchrone setrouvcntdans les conditions de courant minimum, le décalage de phase est aussi assez petit, et partant la réaction assez faible ; les forces amortissantes ont alors la supériorité et l’on n’a pas de mouvements pendulaires.
- Quand, par contre, les machines travaillent dans la partie supérieure de la courbe en Y, les courants sont intenses et fortement décalés par rapport à la f. e. m., et par suite la réaction intense est assez variable avec les mouvements pendulaires, et elle tendra à établir un mouvement oscillatoire permanent possédant une amplitude telle que l’énergie produisant la pulsation soit égale à celle qui est absorbée par les forces amortissantes. Dans des conditions spéciales du circuit, cet équilibre pourra subsister pour des amplitudes supérieures à celle de l’angle limite de stabilité : alors la machine se décrochera.
- Nous pourrons ainsi obtenir : une marche stable, un état des oscillations pendulaires permanent et enfin la désynchronisation.
- H» ¥
- Nous voyons donc facilement quelle fut l’influence des variations de la résistance et de la réactance pendant nos expériences. Aux conditions qui se sont présentées vient se joindre la considération de l’angle de décalage entre le courant de l’armature et la f. e. m. delà machine, ou, en d’autres termes, la déformation de la courbe en Y et l’amplitude de l’angle limite de stabilité.
- La rési stance du circuit aplatit la courbe en Y, en tendant à en faire à la limite une ligne droite. Par suite, avec une résistance notable en circuit, non seulement les impulsions de la réaction d’induit augmentent pour de petites variations de l’excitation, mais encore elles rendent plus aiguë la courbe en Y.
- A ce propos, il convient de rappeler un fait qui s’est produit pendant les expériences, et qui à première vue ne se pouvait interpréter d’une manière bien claire. Avec une forte résistance en circuit (environ !(} ohms), en partant de la considération de cos^=l, le moteur synchrone C, se maintint en mouvement sans oscillations pendulaires. Si on le surexcitait, des oscillations se manifestaient et allaient constamment en augmentant d’amplitude. Si maintenant on ramenait l’excitation à sa valeur primitive, les oscillations ne cessèrent point, ainsi qu’on pouvait s’y attendre, mais continuaient jusqu’à la désynchronisation.
- Le fait s’explique par les observations suivantes : la résistance du circuit étant élevée, la courbe en Y devenait assez aiguë; tant que le
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- moteur restait dans la partie plus pointue sans perturbations,- les impulsions de la réaction étaient amorties, quand au contraire l’impulsion communiquée était énergique, quoique le moteur fût ramené à la position correspondant à cos ^ = 1, les élongations le portaient dans une région où la réaction était assez intense.
- On explique ainsi que le fait ne se fût pas produit avec Une faible résistance, et encore moins avec réactance forte du circuit, puisque pour obtenir des oscillations même peu accentuées, il fallait donner à la résistance des valeurs élevées.
- D’autres résultats d’expériences trouvent leur explication dans cet exposé.
- En effet, les alternateurs A et B commençaient à présenter des oscillations pour des valeurs de la résistance plus basses que le moteur C ; mais, tandis que les premiers présentaient un état pendulaire permanent entre 8 et 20 ohms de résistance du circuit, le second ne le présentait qu’entre il et 10 ohms.
- Cette différence peut être due à beaucoup de raisons. Les machines A et B ont une self-induction plus petite, et par conséquent c’est une valeur plus petite de la résistance qui produira un décalage plus grand du courant. En second lieu, elles ont des pôles lamellés;par suite, le retard est moindre pour l’hystérésis magnétique et l’intensité des impulsions qui en dérivent est moindre. Le moteur synchrone C a par contre un plus grand degré d’amortissement, il a des pôles d’une seule pièce, et la moitié seulement de ceux-ci sont enroulés.
- Toutes ces raisons peuvent expliquer que les impulsions quoique plus petites puissent dans les machines A et B produire un plus grand écart entre les valeurs limites de la résistance, pour lesquelles le phénomène présente un caractère permanent; tandis que dans le moteur synchrone C les impulsions plus énergiques suivies d’un amortissement plus efficace puissent restreindre davantage ces limites.
- Tout ce que nous avons dit précédemment concernant l’étude du problème d’une façon qualitative, ne présente pas le caractère propre à toute recherche propre à la science physique l’étude quantitative.
- Mais dans l’état où se trouve encore actuellement la question, il ne m’est pas possible d’aller plus loin;, les quantités plus importantes qui entrent dans ces phénomènes échappent encore au calcul-et varient d’une machine à l’autre; il est très probable que l’analyse complète du phénomène est beaucoup plus complexe que je n’ai pu le faire voir dans ces lignes.
- Nous pourrons cependant retenir de ces argumentations quelques idées générales que nous résumons ci-dessous.
- Dans tout cas de marche en parallèle, une perturbation quelconque dans la vitesse tend toujours à donner lieu à un état oscillatoire pendulaire.
- Cet état est favorisé et maintenu par les pulsations dclaréaetiond’induit, lesquelles, àla faveur de l’hystérésis magnétique du fer, interviennent comme actions motrices, tandis que les forces amortissantes qui consomment l’énergie des oscillations tendent à les faire disparaître.
- Tonte action tendant à augmenter la réaction d’induit favorise la formation des oscillations. La résistance et la réactance du circuit ont à cet égard un effet d’une importance capitale, et la résis-tancepeut en particulier amener de graves conséquences, lorsqu’entre deux machines synchrones se trouve une longue ligne de transmissions. Les alternateurs ont, en effet, une résistance faible comparée à la réactance propre : l’introduction dans un'circuit d’uneligne aérienne, dans laquelle la résistance est en Sens inverse du même ordre de grandeur ou encore bien supérieure a la réactance, peut porter le rapport de ces deux quantités au-delà des limites pour lesquelles la marche est stable.
- Ces limites dépendent du type d’alternateur, et en général pour une transmission assez longue il n’est pas rare qu’elles soient atteintes.-
- Best donc possible jusqu’à un certain point de considérer la marche en parallèle entredes station s éloignées comme un problème pouvant toujours être résolu; pour mieux dire, il appartiendra au constructeur d’étudier spécialement ses machines dans chaque cas particulier..
- Cela sera-t-il possible? Entre certaines limites, certainement oui. Sans vouloir pénétrer dans le d o ni a i n c j a 1 ou s e m e n t gardé parles constructeurs, je dirai cependant, que les. expériences faites
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- semblent indiquer qu’une réaction d’induit modérée, des pôles lameliés et des amortisseurs énergiques seront quelques conditions permettant d’élever les limites de stabilité.
- Dans tous les cas, il reste encore beaucoup à faire pour connaître à fond cette question intéressante. Nous espérons que les hommes éminents qui s’occupent d’électrotechnique arriveront rapidement à grouper ces phénomènes dans une théorie qui, tout en'tenant compte de toutes les particularités, fournira le moyen de les traiter aussi au point de vue quantitatif.
- I.. M.
- SOCIÉTÉ BELGE D’ÉLECTRICIENS
- Les turbines à vapeur,
- M. I jéon Gérard a fait récemment à la Société Belge d’Eleetrioiens, à la Société Belge clés ingénieurs et Industriels et à la Société des Ingénieurs sortis de l’Ecole Polytechnique de Bruxelles, de très intéressantes conférences sur les turbines à vapeur au point de vue des centrales électriques et y a émis des idées neuves, originales, personnelles et tout à fait dignes cl’ètre signalées ci l’attention des ingénieurs électriciens.
- Après avoir fait remarquer les progrès énormes faits par les turbines à vapeur pendant les quatre dernières années, il a parlé des turbines Laval, Laval-Bréguet, Rateau, Parsons, Curtis, Westinghouse et des principales applications qui en ont été faites.
- La turbine 'Laval est à action directe ; le régulateur agit par étranglement de la veine de vapeur; La conception théorique est simple : quelques ajutages lancent des jets de vapeur sur une roue à aubes. Les turbines Laval n’ont qu’un faible rendement. La cause principale s’en trouve dans la grande vitesse périphérique du moteur et dans l’emploi d’engrenages pour réduire la vitesse de l’arbre de commande. Malgré ces défauts, en 1899 il y avait 2000 turbines Laval en service avec une lorce totale de 00000 chevaux, le maximum étant de 300 et la moyenne de 30 II. P. La turbine Bréguet-Laval se distingue par le fait qu’elle n’a pas d’arbre intermédiaire. Les roues portant les aubes sont multiples et calées sur le mèmearbre, qui est l’arbre moteur de la génératrice, d’où suppression des engrenages de la Laval. La turbine Parsons, exploitée en Angleterre par l’inventeur, en Amérique par la société Westinghouse
- et sur le continent par Brown-Boveri, de Baden, met à profit, comme on sait, les actions et réactions d’une colonne cylindre de vapeur, se déplaçant parallèlement à la ligne axiale horizontale de la turbine entre deux surfaces cylindriques concentriques. Dans cetespace annulaire, le courant rencontre une série d’ailettes mobiles et d’ailettes directrices fixes. Il suffit pour montrer le développement pris par la turbine Parsons sur le continent de dire qu’à la fin de 1903, la maison Brown Boveri avait en service ou en construction 81000 kw, la puissance moyenne par générateur étant de 840kw, lapuissanee maximum 10000 IL P. Cette dernière installation est en construction pourla compagnie d’Electricité Rhin-Westphalie.
- La turbine Rateau, qui ressemble dans ses grandes lignes à la Parsons, présente cotte particularité que les ailettes mobiles sont formées non de pièces fraisées, mais de tôles embouties et assemblées. On obtient de cette façon une meilleure construction et un centrage parfait.
- Quant à la Curtis, M. Gérard a dit que l'inventeur et la Général Electric Co ont combiné une machine à action directe comme celle de Laval avec les ailettes de réaction de Parsons. La Curtis est donc une combinaison des divers dispositifs adoptés par ses prédécesseurs. 11 y a appliqué la détente non par échelons brusques, mais par une-augmentation progressive des sections. Le système de régulation est précis et instantané ; il est électrique. Enfin; le système est à axe vertical, ce qui a pour résultat de diminuer considérablement la surface d’eneombrement.
- M. Gérard, après cette partie descriptive, est’ entré dans la partie la plus intéressante de sa conférence, en étudiant et comparant la turbine et la machine à vapeur à piston.
- Dans l’état actuel de la question, a-t-il dit, la turbine peut se placer à côté des machines à vapeur les plus parfaites comme moteur de centrales. Inférieures encore, au point de vue absolu de la consommation de vapeur à charge moyenne, aux très bonnes machines qui sont sorties des mains de quelques éminents constructeurs, elles sont cependant supérieures sous tous rapports aux machines à piston de construction ordinaire.
- Elles sont admirablement adaptées auxservices électriques par le fait de leurs qualités spéciales de régularité et d’aptitude au réglage, spécialement pour les alternateurs marchant en parallèle. Elles sont supérieures à tous lés moteurs actuelle-
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- ment connus sous le rapport de la consommation d’huile et des dépenses d’entretien. M. Gérard a montré que la moindre surface occupée par la turbine, en comparaison de celle nécessitée par une machine à piston, permet une réduction de 1 centime et demi pour chaque franc de coût net, soit 3% en tenant le Kw. à 50 centimes. Quoique M. Gérard n’ait cité ces chiffres qu’à titre d’exemple, ils sont, de même que les raisonnements dont il les a appuyés, très plausibles.
- Les électriciens, a dit le conférencier, se trouvent donc en présence de cette constatation agréable que leur outillage s’est enrichi d’un genre de moteur économique et avantageux, pouvant lutter avec le moteur à piston. On ne pourrait donc faire l’étude cl’un cas déterminé de centrale sans faire entrer en comparaison la turbine. Mais il y a lieu, d’après M. Gérard, d’être très circonspect quant au choix à faire. Chaque cas nécessite un examen approfondi de la question et il n’est pas possible de donner une solution générale du problème, d’autant moins que la plus économique des turbines, laCurtis, n’est pas encore construite de manière courante en Europe. La turbine aura cependant toujours l’avantage que son coût net sera beaucoup plus bas, grâce à la simplicité de sa construction. Comme la turbine estle plus léger de tous les moteurs en même temps que le plus simple, son prix ne peut manquer de décroître à l’avenir.
- L’industrie électrique dans toutes ses branches se ressentira heureusement de l’abaissement du prix de premier établissement des centrales. M. Gérard déclare qu’il y a un léger écart entre la consommation des meilleures turbi nes et celle des
- meilleures machines à vapeur, mais cet écart pourrait, à son avis, être compensé facilement en faveur de la turbine par d’autres facteurs, notamment par les prix qui, jusqu’à présent, sont, en Europe, aussi élevés que ceux des machines à piston. M. Gérard estime cependant qu’il y a lieu de se montrer très réservé quant aux résultats ultimes de l’emploi de la haute surchauffe. La nécessité de cet élément est évidente : pour les deux concurrents, ils constituentlesfacteurs certains d’économie de vapeur. Jusqu’àquelle limite ces éléments donnent-ils non l’économie de vapeur, mais l’économie de combustible, résultat réel cherché ? A quel point des charges d’entretien et de renouvellement, les surehauflfeurs altéreront-ils l’économie obtenue sous le rapport de vapeur ? Ce sont là des inconnues, et des inconnues relativement plus obscures pour la turbine que pour la machine àvapeuraumoment actuel.
- M. Gérard constate aussi que les constructeurs belges et suisses peuvent opposer à la turbine anglaise ou américaine des moteurs plus économiques. Ils sont les seuls vainqueurs momentanés de lalutte.Les électriciens du monde entierassistent avec intérêt à ce duel entre la turbine et la machine à piston. Enfin, M. Gérard déclareaussi, et il a raison, que quelle que soit l’issue de la lutte, il ne peut y avoir de grand développement commercial tant qu’il n’y aura pas une baisse importante dans le prix des machines finies, ce qui permettra au public et à l’industrie électrique en général de participer aux avantages des méthodes perfectionnées.
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant: A. Boxxet.
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- Tome XLtl.
- Samedi 32 Octobre 1904.
- 11e Année. — N° 43
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotçchnique Monteflore. — G. Ll PPM ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- LES MOTEURS A GAZ A DOUBLE EFFET
- Le moteur Lenoir de 1860 était déjà à double effet ; sou cycle sans compression permettait du reste une marche à deux temps, de sorte que le piston recevait une poussée à chaque coup, soit deux impulsions par tour de manivelle ; ce remarquable moteur se trouvait par suite dans des conditions aussi avantageuses à cet égard quelamaehineà vapeur. Mais Félévation excessive de la température des parois du cylindre obligea bientôt les constructeurs à ne faire agir le gaz tonnant que sur une seule face du piston, et le simple effet fut considéré dès lors comme le type obligé des moteurs à gaz. L’application générale du cycle de Beau de Rochas et d’Otto, dont la période embrassait quatre temps, eut pour conséquence de ne plus fournir qu’une seule poussée par quatre coups de piston, soit une impulsion pour deux révolutions du moteur : de ce chef, le moteur à gaz se trouvait dans un réel état d’infériorité par rapport à la machine à vapeur, au double point de vue de la puissance et de la régularité. C’est en vain que Dugald Clerk essaya de corriger ce défaut spécifique en créant un moteur à deux temps, qui opérait sa compression dans un cylindre spécial : le développement de ce genre de moteurs fut paralysé par la médiocritéde son rendement thermique et les quatre temps prévalurent partout, malgré les objections auxquelles donnait lieu cette impulsion unique pour deux tours de manivelle.
- Il est vrai que le fonctionnement de ces-machines fut grandement amélioré par les constructeurs que guiclait une théorie très simple, mais précise et suffisamment sûre pour U pratique ; en comprimant de plus en plus des mélanges convenablement appauvris, en
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE t. XLI. - A3.
- opérant des détentes longues et complètes et en accélérant la vitesse, on obtint des résultats remarquables à tous points de vue. Non seulement le rendement thermique effectif dépassait 30 pour cent (alors que la meilleure machine à vapeur surchauffée n’atteignait pas 21 pour cent), mais le rendement organique montait à 85 et même 87 pour cent contre toute espérance, et l’on réalisait une douceur de marche, une régularité et une sécurité de fonctionnement qui réhabilita les moteurs à explosion et les quatre temps dans bien des esprits restés soupçonneux jusqu’alors. Malgré tout, les cylindres ne prenaient pas un diamètre excessif par suite des grandes vitesses adoptées, et surtout des fortes pressions exercées sur le piston : en effet, les diagrammes indiquaient.de 6 à 8 kilogs de pression moyenne, suivant le degré de compression et la composition du mélange, alors que cette pression ne dépasse pas 5 kilogs dans une machine à vapeur monocylindre, alimentée de vapeur à 8 kilogs de pression, et 2,5 kilogs dans l’ensemble d’une machine à vapeur à triple expansion recevant de la vapeur à 12 kilogs dans son premier cylindre.
- Ces conditions de fonctionnement permirent à Delamare-Deboutteville d’établir ses fameux moteurs monocylindriques ; celui de 100 chevaux de l’Exposition de 1889 mesurait 575 m/m de diamètre; la course du piston était de 0m,950 et la vitesse de régime avait été portée à 107 tours ; le célèbre moteur de Pantin de 220 chevaux avait 870 m/m de diamètre, 1 mètre de course et il faisait 100 révolutions par minute ; enfin le moteur Coekerill, exposé à Paris en 1900, capable de développer 650 chevaux au, gaz de haut fourneau, atteignait 1300 m/m de diamètre et lm,400 de course pour 95. révolutions : ces dimensions n’ont pas été dépassées. Elles ont paru monstrueuses à quelques ingénieurs, qui faisaient observer que le piston du moteur de 1300 m/m subissait une pression de 331.825’ kilogs pour une poussée explosive de 25 kilogs : aussi fallut-il donner à la tige du piston un diamètre de 240 m/m, à l’arbre de couche un diamètre de 460 m/m et au volant ym poids de 33 tonnes. La plupart des constructeurs préférèrent multiplier les cylindres plutôt que d’aborder l’établissement de machines aussi massives : il y ont gagné moins de réputation, mais plus d’argent et ils se sont épargné de graves soucis.
- Mais pourquoi ne pas revenir au double effet, alors que l’atténuation des mélanges, l’allongement de la détente et une réfrigération plus rationnelle des parois permettait d’abaisser considérablement la température du cylindre ? C’es-t le raisonnement que tint M. Letombe et il créa son moteur à double effet, duplex et triplex, qui fut caractérisé par une notable réduction de masse, par un moindre encombrement et une marche régulière. Le moteur de 250 chevaux, que j’ai essayé aux ateliers de la Compagnie de Fives-Lille eiï 1902, avait 600 m/m de diamètre de cylindre et 0IU,80 de course de piston ; il faisait 130 tours par minute, et je lui trouvai une consommation remarquable de 372 grammes d’anthracite belge par cheval-heure effectif. L’exemple de M. Letombe l’ut suivi rapidement par plusieurs ingénieurs, qui firent des moteurs duplex de divers types, généralement bien dessinés, ingénieusement conçus et réellement économiques: les heureux résultats obtenus démontrèrent que l’on était entré dans une bonne voie et, dès 1902, les principales maisons de construction s’y lancèrent définitivement; c’étaient entr’autres laCompagnie des moteurs Otto à Deutz, la Société de construction de Nuremberg, la Société Kœrting et la Société Coekerill elle-même. 5 v •
- Le moteur à double effet a brillamment répondu aux espérances des ingénieurs : on a . économisé de la masse et du volume, sans rien sacrifier d’ailleurs ; il nous sera facile de le démontrer.
- La maison Otto, de Deutz, fait développer sans aucun surmenage 250 chevaux effectifs à une machine dont voici les principales, données de construction. : ; . >{
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- Diamètre du cylindre : 540 m/m.
- Course du piston : 0m,700.
- Nombre de tours normal : 150 par minute Poids par cheval effectif : 80 kilogs
- Cette belle machine, à 4 temps et à double effet, est alimentée par aspiration de gaz pauvre, fourni par un gazogène de Deutz, comportant simplement une cuve à évaporateur intérieur et deux scrubbers à coke, sans autre appareil d’épuration: le fonctionnement de ce groupe est irréprochable, ainsi que nous le démontrerons ci-après. Le poids par unité de puissance est réduit de plus de moitié comparativement aux moteurs à simple effet : mais il diminue considérablement pour les moteurs à deux ou quatre cylindres accouplés parallèlement ou disposés en tandem deux par deux. La Compagnie Otto développe généralement 150 chevaux par effet, soit 300 par cylindre, ce qui lui permet d’établir des moteurs de 120 chevaux fort ramassés, composés de deux machines tandem (Zwilling-tandem) donnant une impulsion motrice par demi révolution ; mais on pourrait obtenir 1500 chevaux par cylindre, ce qui permet d’envisager la construction de groupes de 6000 chevaux.
- La Compagnie de Nuremberg a créé une série de moteurs à deux cylindres en tandem dont nous rapprochons ci-dessous les principales dimensions:
- Puissance en chevaux effectifs 35o 53o 870 io5o 1200 i5oo i85o
- Diamètre des cylindres om.5iô o.63o O Ol O 0.810 0.870 0.950 O CO O 0
- Course du piston om.65o 0.750 0 900 1.000 1.100 1.200 1.3oo
- Nombre de tours par minute i5o 125 120 110 100 90
- Longueur totale iom.oo 11. i5 i3.oo i4.a5 i5.5o 16.75 18.00
- Largeur totale ... 4m. <7 4.5a 4.95 5.20 5.45 5.70 5.95
- Hauteur 2 m. 10 2.35 2.66 2.80 3.00 3.25 3.5o
- Le dernier type de ces belles machines développe donc 925 chevaux par cylindre, alors que son diamètre ne mesure que 1030 m/m; le progrès sur lemodèle Delamare-Debout-teville à simple effet est par suite considérable.
- Les ateliers John Cockerill l’ont reconnu, puisqu’ils ont établi un type de 1200 chevaux, composé de deux cylindres en tandem à double effet, de 100 m/m de diamètre, 1™,100 de course, faisant 90 tours par minute. Leurs concessionnaires français et étrangers ont obéi à la même idée et nous aurons prochainement à décrire les puissantes machines des aciéries de Longwy, construites sur les dessins de M. Lefebvre, par les anciens ateliers Cail (à Douai), dont il est le technicien, par la Société Alsacienne et par LeCreusot. Citons encore les moteurs à double elfet Ehrhardt-Sehmer de Saarbriiek, et Sargent de New-York: mais cette liste sera prochainement incomplète, attendu que les meilleurs constructeurs étudient et préparent en ce moment des moteurs à quatre temps à double effet.
- C’est aux deux temps que A. Von Œchelhaeuser et la maison Kœrting ont demandé la solution du problème des grandes puissances : les résultats obtenus ont été ce que la théorie faisait prévoir; une marche admirablement régulière et silencieuse et une consommation de calories relativement grande. En se plaçant à un point de vue plus essentiellement mécanique, donc plus pratique encore, ces types à deux temps le cèdent aux quatre temps par la complexité plus grande de leurs organes et la multiplication de leurs cylindres ; les difficultés de la compression dans des cylindres distincts, la nécessité du balayage
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- des résidus, les obligations qu’impose la marche à vide, etc. constituent les points faibles des moteurs de cette espèce (1).
- Leurs dimensions sont d’ailleurs considérables, ainsi qu’en peut en juger par les chiffres qui suivent.
- Moteur Kœrting de 300 chevaux effectifs
- Diamètre du cylindre moteur : 545 m/m
- Course du piston — : Om, 965
- Diamètre du cylindre de la pompe à air: 620 m/m
- à gaz: 495 m/m
- Course commune des deux [listons :
- 0m, 700
- Moteur Vou Œchelhaeuser de 500 chevaux effectifs.
- Diamètre du cylindre moteur:
- Coin *se du piston:
- Diamètre du cylindre de la pompe à air :
- — — — — à gaz :
- Course commune des deux cylindres :
- 675 m/m 0m, 950
- 1.140 m/m 590 m/m 0m, 500 m/m
- La vitesse de ces machines est de 100 à 105 tours par minute.
- Le principal argument pratique qu’on a fait valoir contre ces machines à deux temps repose en réalité sur la disposition des orifices d’échappement, qui forment une couronne sur le pourtour du cylindre : on a fait remarquer qu’au lieu des soupapes de décharge supprimées dans ces moteurs on s'impose pour le moins deux organes de distribution pour les pompes à air et à gaz. Sans vouloir exagérer ces critiques, il faut pourtant reconnaître qu’elles ne manquent pas de fondement : aussi croyons-nous que les moteurs à quatre temps et à double effet sont appelés à prévaloir (2).
- La principale difficulté que présentait le double effet pour les quatre temps est surmontée aujourd’hui : nous voulons parler de l’échauffement des parois du cylindre et des organes de distribution. 11 est réduit au minimum, grâce à une irrigation complète et rationnelle de toutes les pièces métalliques exposées à prendre une température élevée: pour cela, on a fait circuler l’eau tout autour des cylindres et des boîtes à soupapes, dans le piston et le long de sa tige, dans les soupapes, dans leurs sièges et le long de leurs tiges, en veillant avec soin à ce que la réfrigération soit méthodique et efficace. On évite toute surépaisseur des pièces, pouvant faire obstacle à la transmission du calorique ; on se garde contre tout cul-de-sac provoquant une stagnation de l’eau et pouvant s’encombrer de calcaire par incrustation. D’autre part, les pistons, bien qu’alourdis par l’eau qui les traverse, frottent légèrement sur les parois du cylindre, attendu que leur poids porte surtout sur les glissiè-res'extérieures servant de guidage aux tiges ; les glissières ont donc pris une importance considérable. Ajoutons enfin que les cylindres présentent des ouvertures latérales qui facilitent leur visite intérieure. Chacun des fonds de cylindre porte ses boîtes à soupapes, montées au-dessus et au-dessous, dont les mécanismes de distribution sont indépendants, de telle sorte que i’ou n’a pas à y toucher quand il faut ouvrir un cylindre ; on peut même supprimer à volonté la commande d’un elfet quelconque, en cas de besoin, et marcher momentanément en simplex.
- (1) Voii“ à ce sujet ce que nous avons dit dans ta 4e édition de notre Traité des moteurs à gaz et à pétrole auquel nous sommes obligé de renvoyer le lecteur.
- (2) Le rendement organique de ces moteurs à deux temps ne déjmsse généralement pas 72 pour cent : il est donc taible
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- Pour ce qui est du mode de distribution et de réglage, on peut classer ces grands moteurs en deux catégories : les uns se règlent par modification de la qualité du mélange, la composition variant selon la charge ; les autres au contraire admettent en quantité variable un mélange de composition constante. 11 importe pour les premiers que le mélange ne tombe jamais en dessous de sa limite d’inflammabilité, sinon il se produirait des ratés d’allumage fâcheux à tous égards ; ces moteurs présentent l’avantage de garder toujours la meme compression, quelle que soit la charge. Les seconds au contraire ont une compression décroissante, donc un rendement moindre, au fur et à mesure que le travail diminue : c’est une imperfection générique de ce type. Pratiquement ce mode de réglage a aussi le défaut de produire un vide relatif dans le cylindre, lors des courtes admissions, ce qui oblige d’appuyer sur les soupapes pour les empêcher de se lever d’elles-mêmes.
- On peut corriger ces conséquences de l’admission en quantité variable de la manière qui suit : on complétera à chaque coup le volume admis par un appel surnuméraire d’air pur, qu’il s’agira de cantonner dans le cylindre contre le piston moteur, en l’empêchant de se mêler à la charge tonnante ; cette dernière condition se réalise plus ou moins bien, mais du moins la compression reste-t-elle rigoureusement constante. Au lieu d’admettre de l’air pur, on peut retenir des gaz brûlés, ce qui permet de bénéficier de leur calorique. J’ai discuté théoriquement la valeur respective de ces différents modes de réglage : il est évident que la constance de la compression est une condition excellente de fonctionnement, mais l’admission de mélanges trop pauvres peut donner lieu d’autre part à des combustions imparfaites, dont le résultat est quelquefois désastreux. En somme, le dispositif mixte, caractérisé par un appel d’air ou parla conservation de gaz inertes nous paraît le meilleur, à condition toutefois que les mécanismes ne se compliquent pas outre mesure et que les charges de gaz ne se diffusent pas entièrement l’une dans l’autre.
- D’ingénieuses admissions à déclic mettent la distribution sous la dépendance du régulateur; ces appareils sont copiés sur ceux qu’emploient depuis de longues années les machines à vapeur à soupapes, avec lesquelles ces nouveaux moteurs ont, du reste, une grande ressemblance de formes extérieures. Ils possèdent une régularité de marche absolument comparable à la leur et possèdent un rendement organique égal.
- On pouvait craindre que le développement donné à la circulation d’eau n’abaissât le rendement thermique, mais il n’en est rien, attendu que les progrès de la réfrigération portent surtout sur quelques organes, dont on empêche un échauffement trop grand, plutôt que sur les parois mêmes du cylindre, qui sont maintenues à la température habituelle des moteurs à simple elfet, de 35 à 60°. Ce résultat est obtenu dans d’excellentes conditions économiques, par une dépense qui n’excède généralement pas 40 litres d’eau par cheval-heure effectif.
- La consommation de calories par cheval-heure effectif est remarquablement réduite : à pleine charge, elle est voisine de 2250 calories, chiffre qui correspond à un rendement thermique de 28 pour cent ; en travail indiqué, la consommation serait de 1900 à 2000 calories (1).
- A l’appui de tout ce qui précède, je produirai les principaux éléments d’un rapport que j’ai dressé, en collaboration avec M. Pt. Maillot, à la suite des expériences que nous avons effectuées à Deutz, sur un moteur Otto à double effet, à la date des 14-15 mars 1904. Cette belle machine, dont j’ai fait connaître ci-dessus les données de construction, prenait
- (1) A noter que la machine à vapeur Van de Kerchove, essayée à Gand eu 1903, par M. Sclirœter, alimentée de vapeur surchauffée à 350° a consommé 2992 calories : le savant professeur a pourtant qualifié ce résultat d’extraordinairement beau.
- 11 se rapporte au cheval indiqué.
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- son gaz dans un gazogène par aspiration, alimenté de charbon Bonne-Espérance (de flers-tal, près Liège), auquel j’ai trouvé un pouvoir supérieur de 8100 calories, et qui renfermait 3,1 pour cent de cendres et 17,1 de matières volatiles. Or, voici les chiffres les plus intéressants relevés au cours de notre dernier essai de dix heures.
- Puissance moyenne mesurée au frein :
- Au gazogène :
- Consommation horaire moyenne, de charbon :
- —- -— —- d’eau, à l’évaporateur
- — — -— — , aux scrubbers
- Température des gaz à la sortie des scrubbers Pouvoir supérieur du gaz : de 1265 à 1358 calories.
- Au moteur à double effet:
- Consommation de charbon brut, par cheval-heure effectif — ‘—- (humidité déduite) —-
- *— d’eau, par cheval-heure effectif au cylindre -— — —= — au piston
- La consommation totale d’eau au gazogène et au moteur a été de 35 lit, 42 par cheval-heure effectif: l’eau sortait des enveloppes des soupapes à 60°,75 en moyenne ; sa température était de 51°, 41 à la sortie du piston ; à l'entrée du moteur, nous avons relevé 13°.
- La régularité de marche a été parfaite et le rendement thermique effectif du groupe gazogène-moteur est ressorti à 24,4 pour cent.
- Ces chiffres remarquables serviront de conclusion à notre étude sur les moteurs à double effet : ils résument en effet les grands avantages que procure cette construction, basée sur l’emploi des quatre temps ; elle se généralisera rapidement, car elle constitue pour le moteur à gaz un nouvel élément de succès et un nouveau triomphe. Aimé \\Ttz.
- 222,83 chevaux effectifs
- 72k,67 63k,3 1.429k,
- 170°
- 326 gr. 12 319 gr. 60 20 lit. 87 7 lit. 85
- ENROULEMENTS DES DYNAMOS A GOURANT CONTINU (suite,
- Soient
- ligne neutre «A.
- b). Pas inégaux. — Considérons comme précédemment une armature portant N génératrices, uniformément réparties sur sa surface, N étant pair. Nous allons déterminer les conditions que doivent remplir yK (pas arrière) et z/2 (pas avant), pour obtenir un enroulement composé de circuits ayant le même nombre de génératrices, toutes en tension dans chaque circuit.
- Soit 0 la génératrice origine placée à droite de wA et infiniment voisine de A (fig. 7) (’). Les considérations déjà faites, dans le cas des pas égaux, sur les positions respectives des génératrices successives île l’enroulement, s’appliquent ici intégralement. Nous n’y reviendrons donc pas. les angles que font les rayons w0, wl, «2, . . ., va, . . . avec la
- (1) Sur la figure 7, lire c'0=s au lieu de «z0 = r.
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- Nous avons
- Génératrice 0)
- - 1)
- - 2)
- 3)
- +ji
- 2rr
- N
- «2 = £ + (.7i + y-i)
- 2tt
- N
- k3 — £ + [(jl + ïi) + .Tl]
- 2tt
- - 2« -1) «a„ - i =£ + [^2-^ (ji + J2) + Tl] ~
- a . . 27T
- 2/î) v.in — £ + g (7i + J2)
- “1 «>7T
- qr (jl + j2) + TlJ qq-
- Pour que les génératrices 0,1, 2 2/?, 2/ê -f 1, ... aient leurs f.e.m en tension avec
- celle de 0, il faut, comme dans le cas des pas égaux :
- génératrice 1) 2)
- - 3)
- P
- 2n 2n : + j'(N<7
- 2tt
- j<‘+(n
- 2tt 3tt
- J'2,N''7
- 3tt „ , r, . . , 2n 4tt
- J < s + [Cr 4 + r2) + Jd ^ < -
- - 2» -1) (2m-1)? < * +pV?(r' +y*> + J<]v <2'7
- in) &Ï<, + |!0.,+72)|Î<(2„+1)Î
- ‘ -1) (2m + 1 ) - • 7- j -£ O i "I- Xi) 7- Tij 7^ : (2m + 2) —
- Nous voulons au moins 3 génératrices en tension; il faut donc que :
- , , . .. tt . 2tt 2tt
- génératrice 1) - <« + ÿi^<-
- „ , 2ü H 27T 271
- d ou t/i vr — - et Vi -vr < —
- N p N p
- - 2, ü<.
- P
- . . ,2s 3s ,, , . 2t: 2tî 27: 3tt
- (2/i + 2/2) - d OÙ (y, + y,,) ^ ^ — et (y, + y2) — <. —
- Les condilions : yt-^ et (2/1 + 2/2) ^ — — étant remplies, les l10s parties des inégalités sont toutes vériliées. Nous n’avons, par suite, à considérer que les deuxièmes parties.
- Remarquons que si l’on avait : (y^ f t/2) —= —, les 2 premières inégalités étant satisfaites,
- toutes le autres le seraient. On aurait donc des génératrices toutes en tension et leur nombre serait 2p. Ecartons ce cas très particulier et prenons :
- . 27: 277
- (2/i + 2/2) jq > —
- Les inégalités ont des formes générales différentes, suivant qu’elles së rapportent à une
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- génératrice affectée d’un numéro pair ou d’un numéro impair. Considérons les inégalités relatives aux génératrices 2n —1, 2//, 2n -f- 1-
- génératrice 2n — 1)
- — 2 n)
- — 2 n + 1)
- . f2 n — 2 . . . “J 27t
- :+^—2— (y* y*J n ^
- ,2 n 2ît
- £ H—2 (y* ~^~y^
- 2 n
- N
- (Ui +2/2) + V\
- (2» + l)-
- ^<(2n + 2)ï
- Dès cju’une inégalité relative à line génératrice paire 2n) change de sens, il en est de même de toutes celles qui suivent, car :
- 27T
- Vk n
- 7T
- P
- et
- (y< -\-y-i) jq- >
- 2tt
- P
- Si le changement de sens commence à une génératrice impaire 2n — 1, les inégalités qui se rapportent aux génératrices 2n -f- 1, 2/x -J— 3,...In -f- 5 changent de sens, car :
- (2/1 + 2/2)^ > — ;
- mais il peut arriver que les inégalités qui correspondent aux génératrices 2n, 2n -f- 2, 2n -f- 4, ........ conservent le leur. On s en rend compte en remarquant qu'crpriori, rien ne s’oppose
- 2tT . . 7T
- a ce que soit pris < - .
- Si l’on veut avoir des circuits contenant q génératrices tonies en tension, il est nécessaire que les oppositions se produisent aux génératrices <7, 2<7, 3q ...... et à celles-là seulement.
- Si q est pair, le premier circuit contiendra alors q génératrices en tension, à condition que la génératrice q — 1 soit encore en tension avec la génératrice 0.
- Si q est impair, il faudra réaliser les conditions suivantes pour avoir q génératrices en
- tension dans le premier circuit.
- 1°) Génératrice q en opposition avec la génératrice.............. 0
- 2°) — q — 1 (paire) en tension avec la génératrice....... 0
- 3°) — q — 2 (impaire) en tension avec la génératrice...... 0
- 4°) — q --f- 1 (paire) en opposition avec la génératrice... 0
- Ces quatre conditions sont nécessaires. Pour s’en rendre compte, il suffit de se reporter à ce qui a été dit ci-dessus, au sujet du changement de sens des inégalités d’ordres pair et impair. Ceci nous conduit à considérer deux cas :
- a) Le nombre de génératrices de chaque circuit est pair. j3) Le nombre de génératrices de chaque circuit est impair.
- «) Le nombre de génératrices de chaque circuit est pair.
- 2n étant ce nombre, et les génératrices successives de l’enroulement étant numérotées
- 0, 1, 2,.... 2/i, . . ., il faut que l’opposition commence à la génératrice 2n. L’inégalité
- correspondante doit donc changer de sens (Q.
- (*) L’inégalité ne peut devenir une égalité. Dans ce cas, en effet, on aurait :
- ,2 n | .. rc
- £ + 2 O'i + T2) n — (2ra + 1) -
- 4 +J-2
- 2n 4-1 N eN
- 2 n p 2 Tm
- 2k -J- 1 N , 2nn
- J\ “h J-2 doit être entier. Si —^— — est entier,cette égalité est inadmissible. En effet £ est infiniment petit et par suite <C
- £N , . P
- et — est 1, T J2 ne pourrait etre entier.
- 2 7m
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- De plus, l’inégalité relative à 2a — 1 doit conserver le sien. Il faut par suite que :
- ^7T TV
- S) génératrice 2n) z + — (y< + y2) ^ > (2n + 1) -
- y) _ — 2« —i) s + + ^ < 2«jj
- 2/1 + 1 N
- De S) on déduit
- 2/i+2/ 2 —
- 2«
- Nous prendrons le signe = qui donne pour yK + y2 la plus petite valeur satisfaisant à S) + .
- .2+1 N . . . 1
- Si —p:-- ’ — n est pas entier, il faut pour avoir le nombre entier immédiatement inférieur, en retrancher au moins —
- 2n p 1 ’ pn
- 2rc + l N (2,î +1) 2”^ l sN
- car g-— * — — -----—---J et est certainement X puisque, par hypothèse z est infiniment petit, et qu’on
- sN . 1 _ 2tz . , . . sN , 2n +1 N
- — , on
- peut d’ailleurs, en tous cas, le prendre tel que pr— X — ouf < —r-,. Il en résulte qu’en retranchant -— de —pr—— ' -1 ,11 2 Tzn pn p Is 1 2?m 2n p
- ne pourra avoir un nombre entier et que l’égalité est encore inadmissible.
- • 2ra + l N
- (') On ne peut d’ailleurs prendre pour jq + J2 une valeur différente de —— . — . Supposons, en effet, que l’on prenne :
- _______________________________2n +INA A P
- ——2^— ‘ p ' ÿ ’ ~ ® et Y\ + y-i étant entier. Cette valeur de jq + y2 satis-
- fait à l'inégalité 5); il faut en outre que l’inégalité qui correspond à la génératrice 2n — 1 soit vérifiée, et a fortiori, celle qui correspond à la génératrice 2« — 2. On doit donc avoir :
- : 2,1 2 (J| +j2)^J< (2«—1)^
- A N /
- . ,'2n + 1 N A \ 2n n
- y p \2 n — 2
- 2 n
- ou enfin : — X pt- •
- y 2p n(n — 1)
- - satisfaisant à cette condition, il y aura opposition à la génératrice 2n si l’inégalité relative à 2n — 1) est vérifiée. Supposons P
- qu’il en soit ainsi. La 2"’° opposition doit se produire à la génératrice 4«), ce qui exige que l’inégalité relative à 4n) change de sens, que l’inégalité relative à 4n — 1) et a fortiori, celle relative à 4y — 2) conserve le sien. On doit donc avoir :
- génératrice 4n) z + y (+ + y.2) ^ > (in + 2) ^ ou : 2n(y, + y2) ^ > (4n + 2) J
- , n. .4n ------ 2 , , , 27T 7T . 2tT 7T
- — in —2) Z -I---------— ty< + y2) < 4 n - ou : (2 n — 1) (t/, + y-2) ^ < in-
- La lro de ces inégalités est satisfaite, car elle est identique à S). Pour que la 2mo le soit, il faut :
- ^-^‘•F+'+T
- ou :
- AN f 2 n 2n +1 \ ' A N 1
- - <C — i pr-r---pi- ' ou enfin - X — . —---—
- y p \2n — 1 2n / y 2p n(2n — 1)
- , ... . . A N
- Pour que la 3mo opposition puisse se produire à 6n), il est de même nécessaire que : - <C
- , et pour que la
- 1
- y 2p n(3n — 1)
- 2p™° opposition se produise à la génératrice 2n X 2pu, c’est-à-dire à la génératrice origine 0 ; il faut :
- A N 1 A N 1 xr a N ^ _ A 1 A
- - + -------rt ou - <C pr— • —rr--rr • Comme N > 2, zrz----r est 2 et - X —? - doit donc être <.
- y 2p n(2ptn—l) y 2p n(N — 1) N — 1 y pn y pn
- c. 2/i + l N . , 2n + l N .
- Si —^— • ~ est entier, on devra donc prendre y^ + y2 = —^-----• —, car la valeur immédiatement supérieure s’obtient
- 1 2/i + l N . . .
- en ajoutant 1 qui est > — • Si —^--------• —1 n est pas entier, aucune valeur ne convient pour y | + y2 , car pour rendre
- 2n + l N (2/i+ D|^ 1 . 1
- entier, il faut ajouter au moins — qui est +
- 2 n
- pn
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 43.
- Remplaçant yK -f- y2 par cette valeur dans y), on doit avoir
- f2« —2
- : +
- L 2
- ' (y \ +2/2) + 2/1
- 2n n
- -rr < 2n -N p
- ou :
- , . 2« +1 N
- N n . ..
- V\ < — — (n—1)
- N «4-1 V' < p ' 2n
- Nn P
- 2« + l N P
- 2n
- Si l’on donne à y, -f- z/2 la valeur 2ra^~-- • ^ et si l’on prend ?/, < “ • 011 aura donc oppo-
- sition à la génératrice 2n). A partir de la génératrice 2/i), les f. e. m. des génératrices successives de l’enroulement seront en tension avec celle de 2//), jusqu’à ce qu’il se produise une nouvelle opposition et ainsi de suite. On montre de la même façon que pour le cas des pas égaux, que la 2me opposition se produit à la génératrice 4n), la 3,ue à la génératrice 6n. . . etc. Tous les groupes ou circuits obtenus contiennent donc le même nombre de génératrices, toutes en tension dans chaque circuit.
- N /N
- Si Ton veut obtenir 2\p{ circuits, chacun d’eux contiendra génératrices {^- étant pair et = 2n). Remplaçant 2n) par sa valeur^- dans l’expression de yK -f- y2, il vient :
- Ap\
- -+1
- .. , v . n_n + 2p,
- y<+y2-—n— pi •.
- On a la condition :
- 2p\
- N n -p 1 ^N4- 4c(
- .N
- (Cette condition équivaut d’ailleurs à celle-ci : y-2> ^ ainsi qu’on le voit facilement.)
- Remarque I. — Si l’on prend la génératrice 0 à gauche de WA, on arrive par le même raisonnement à :
- y\ + 2/2
- _ N — 2fi
- lf\ >
- N — 4p\
- 2p
- La formule générale est donc:
- N ± 2p l 2/i < N 4/?< (correspondant au signe -f)
- y, 4- y.> pl. --— avec les conditions } „ “ .
- ' N—4pu .
- î/j > ---g—— (correspondant au signe —)
- 2P
- Remarque IL — Les conditions trouvées précédemment exigent que :
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- En effet :
- 2/i <
- N + 4^
- 2P
- . N ± 2)y'~ 2p V\ + Vi = —~~ avec
- Vi >
- bp\
- 2p
- y' ~ 2p
- (si l'on prend le signe -}-)
- (si l’on prend le signe —) 2P\
- Par suite ypest toujours compris entre deux limites différant, de V\ + j/2 _ N ± 2p
- D’autre part ^tloit être entier. Il diffère des limites de yh de^L Or la i)lus grande valeur de ps est p ('}. U en résulte que la plus grande différence qui puisse exister entre yK et y' ^ y’1 est 1, et cela correspond au cas oùpK = p. Mais alors valeur limite de
- yK, est pair = 2n^ et ne peut convenir pour yt. Il s’en suit que; Mans tous les cas (yj, ^ p), la seule valeur acceptable pour yi est :
- 2/t
- Ih
- /3) Le nombre cle génératrices de chaque circuit est impair. Soit 2n -f- 1 ce nombre. Supposons qu’on ait réalisé un enroulement, comprenant 2pK circuits, formés .chacun, de
- = 2n -)- 1 génératrices, toutes en tension.
- Les génératrices étant numérotées 0, 1, 2.......‘, le deuxième circuit comprendra les
- génératrices 2n..-f- 1, 2n -f- 2........ 4n 1, et les f. e. m. de ces génératrices seront en
- opposition avec les f. e. m.f.des génératrices 0, 1, 2..., 2//. De même le troisième circuit,
- comprendra les génératrices 4// -)- 2, 4n -(- 3..., 6// d- 2, et les f. e. m. de ces génératrices
- seront en opposition avec les f. e. m. des génératrices 2n -f- 1........ 4n -f- f- Ainsi de suite
- pour tous les circuits composant l’enroulement.
- Ecrivons les inégalités générales relatives aux génératrices 2n — 1, 2n, 2h -f- 1.
- génératrice 2n — 1)
- — 2 n)
- — 2n + 1)
- '2 n v- 2 2
- ,2 n . 2tt
- d- y (2/i +3/2)
- ”1
- (l/\ d- 2/2) d- y ij
- (2n d- D -
- < 2 n -P
- +
- '2ra .
- 2 ^
- + Vi) d-
- 2tt
- .< (2n -p 2)
- (1) En effet : _
- ÿrjl2_N±2/)) _2pjJ2n±^)_yï / ü _ 2„
- 2 2p 2P “p (2 _1),V2pi'
- et :
- N
- --T.'./,, ><2/1; : ,
- Iî/^ et impairs ,r.- ..
- tn d- • N N —|— î/-»
- - ——" premier avec 2 ^ contenant le lecteur px, -^ ne
- . N . . . P\
- peut etre premier avec — que si tous les facteurs de pl disparaissent dans le quotient — ’
- 2 P
- Gela exige pzzzp^K,
- K étant un nombre entier impair divisant 2n ± 1, puisque ^1 est entier.
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- La génératrice 2n -f- 1) étant en opposition avec les précédentes, on aura :
- (î) £ + [ÿ (y\ + y-i) + yk ] ^ ^ (2« + 2) ?
- et :
- £ + (y* + y-z) + y\ J < (2« -h 3) ~
- Les génératrices 2n -f- 2, 2n -f- 3....... 4n -j- 1, étant en tension avec 2n -f- 1, on aura :
- génératrice 2n + 1) (2n + 2) “ - £ + [y (î/t + Vi) + î/t] < (2ra + 3) ^
- — 2n + 2) (2n + 3) - < s H---------------------------------------------jp— (î/4 -f- 2/2) * jÿf < (2« d~ 4) -
- — 4n + 1) (4n -f 2) ? < * + (y, + y2) + 2/t] < (4« + 3) ?
- La génératrice 4» -f- 2 étant en opposition avec 2n -f- 1................., 411 1, on aura :
- . , in -f- 2 . . ,2* ,, , , .7:
- fQ £ d--1— + 2/a) jq — (4« + 4 )-
- et :
- 4 «
- (2/t + 2/2) -jÿj < (4« -|~ 3) —
- L’inégalité (t ), pour être satisfaite, exige que l’on ait :
- y\ + y-2
- 4« —f— 4 N in -f- 2 p
- Il faut prendre le signe =, pour que l’on puisse avoir opposition aux génératrices 4/i -f- 2, 8n -J- 4, 12// -f- 6... (Même démonstration que dans le cas précédent «).
- L’inégalité relative à 4/i -(- 1) devant aussi être vérifiée, on en tire :
- (f) y, < — (en remarquant que 1 = 2p4)
- Remplaçant dans l’inégalité (/') ^ -f- y% par sa valeur
- 4 n -J- 4 4ra + 2
- N
- P
- ou
- 2« + 2 _ N
- 2 n + 1 * p ’
- on a :
- 2/i
- 2*d~2
- 2/>
- N — «(?/, d- 2/2)
- «N
- 2ü
- ou
- ou :
- ou enfin :
- 2« -L 2 . 7 2« -4- 2 N sN
- V. ^-----1— • N — n-------L-r •----—
- 2p 2n-\-i p 2*
- 2m-|-2 _ N cN y' ~ 2n-j-l '-2p~ S
- Vt^y±±!2_£N.
- — 2 2tt
- ?/, doit être entier, - aussi, s est infiniment petit, ^ ou ^ est < 1. La plus petite valeur
- 2rr
- N
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- possible pour yi est donc :
- Nous pouvons écrire :
- (H
- V\
- th + y-i 2n + 2 . n
- 2 2« -{-1 2p
- Sans poursuivre davantage cette analyse, et sans chercher à quelles autres conditions doivent satisfaire yK et y2, nous pouvons démontrer maintenant qu’il faut nécessairement :
- y\ =y-2-
- 2pK étant le nombre de circuits, nous avons :
- N O . ,
- SS=2“+1 ou
- 5=p,(2n + l)
- Pour satisfaire aux conditions géométriques, on a trouvé qu’il faut :
- / yK et y2 impairs
- ] V\ + y%
- Or :
- ^ premier avec -
- y_i±jh~2JL±l n_ £,
- 2 ~2« + l ’ 2p~ (}p
- ^-i^ne peut être premier avec ^ que si ne contient aucun des facteurs de pA. Il faut
- donc que :
- Ceci posé, puisqu’on a :
- P
- K étant un nombre entier
- /y\ + y% 2«-f2 N N -f-2pi
- (O y\ ^ o - ou y* ou : yi - ^
- (O
- y\ <
- 2« -(-1 2p
- N + lpi
- zp
- 2p
- On voit que yx est compris entre deux nombres différant de^ou^1. Comme p = K,
- la plus grande valeur de ^ est 1.
- — —1±= y^-ry-i étant entier, il n’existe pas de nombre entier entre ^T- - et --d~ .
- tp 2 ’ 1 2p 2p
- D’autre part yK est inférieur à la limite supérieure • On aura donc forcément :
- „ —y* + y-i—v y\ — 2 — y*
- pour l’enroulement considéré.
- Si d’ailleurs on prend yK = y2 = ^ ^- = ^~^^-Son retombe sur le cas déjà étudié des
- pas égaux.
- Donc ici encore, comme dans le cas «), on ne pourra réaliser l’enroulement qu’en employant des pas égaux.
- Remarque. — On arrive à une conclusion identique, lorsqu’on prend la génératrice 0 à gauche de wA.
- Justin Marqueyrol
- (A Suivre) Ingénieur des Arts et Manufactures.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 43.
- BREVETS
- Télégraphie sans fil adaptée au fonctionneraient de machines à écrire. G. Musso. The Illus-trated Official Patents, Juin 1904,
- , Le diagramme du dispositif employé à chaque poste et des connexions est représenté en fig. 1. La fig. 2 est la coupe du clavier de manipulation et du disque rotatif actionnant les touches de la machine à écrire.
- Les touches du clavier de manipulktion 2, 3, 4, etc., dont, pour plus de simplicité, 4 seulement sont représentées, sont munies de contacts isolés 7 qui, lorsque les touches sont levées, relient électriquement les bandes inférieures du clavier. L’une des extrémités de ces bandes est connectée par les conducteurs 10,05 à un circuit comprenant une pile 13 et un relais 12 ; l’autre extrémité est reliée par le conducteur il à un cercle métallique 24 serti dans un plateau circulaire fixe en matière isolante. Ce dernier porte en outre, encastrés à sa surface, 3 autres cercles métalliques 22, 23, 25 dont l’un, 25, est connecté par 65 au relais 12. Ce plateau est traversé au centre par une tige servant de pivot à un disque mobile 21, de la même dimension que lui, auquel un engrenage ;29,30, actionné "lui-; même par un mouvement d’horlogerie, imprime un mouvement de rotation ; chacun des disques 21 des postes reliés est mû synchroniquement par ùn dispositif sêinblable. Les doux balais 22, 23, solidaires de 21, établissent le contact avec les cercles 24, 25 et les relient, par 37, 38, à l'enroulement 5 d'un électro.polarisé fixé sur le disque mobile 21. A chaque fois que cet électro est excité, 'Son armature 39, pai; l’action d’un ressort, projette le contact 41 qui la termine, contre des plots 42, 43 afin de fermer le circuit d’une des séries d’électros actionnant les touches du clavier de la machine à écrire réceptrice.
- Des,perforations 26, 27, pratiquées à la surface des cercles 22, 23 et à égale distance, reçoivent les doigts d’une fourche 16 terminant le levier d’une des touches 2, 3, 4, etc., En appuyant sur une de ces touches, les branches delà fourche pénètrent chacune dans un des trous corréspon-dants 26, 27, et le ressort 18, en rapprochant leurs extrémités inférieures, leurdonne une inclinaison sullisante pour permettre aux épaulements
- des pointes de s’accrocher aux rebords des cercles 22, 23. Les relations entre ces deux derniers sont établies lorsque, au cours de la rotation du disque, la plaque en biseau 31, fixée à sa partie
- » 7 2
- 77
- 7 OS V
- 5 8 2
- 66 '
- 31 37
- inférieure, vient buter au passage sur les épaulements en leur faisant en même temps lâcher prise et sortir des trous pour faire revenir la fourche à sa position première. Les circuits 50, 52, 54; des cercles 22, 23, comprennent aussi la pile 51, l’enroulement primaire du radiateur 49 et un électro 53.
- Une des sphères de l’oscillateur est misé à la
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 135
- terre par le fil 102 ; l’autre sphère est connectée par 103, 101 à l’une des électrodes du cohéreur 55, l’autre électrode de ce dernier étant mise à la terre par 100. D’autre part, le cohéreur est connecté à un double relais 12 par le circuit 00, 01, comprenant une pile 02. Le relais 12 est relié par le circuit 03 à un électro polarisé 59 sur l’armature duquel est fixé le cohéreur ; de cette façon, l’effet combiné du mouvement de cette armature à chaque excitation de 59 et l’effort des deux ressorts 57 tendant à ramener le cohéreur à sa position primitive, provoque les secousses de dépolarisation de son contenu. Des conducteurs 05 relient également 12 au cercle 25 et par la pile 13, à la plaque 6 du clavier, ensuite par 11 au cercle 24.
- La pression de l’une des touches 2, 3, 4, etc., en faisant exécuter à la fourche 16 le mouvement décrit plus haut, ferme le circuit du radiateur et de l’électro 53. Ce dernier actionne aussitôt un commutateur 105," pivoté en 106, qui fait contact en 109 afin de mettre la tige 99 du poste transmetteur dans le circuit de l’oscillateur par 104, 105 et le fil 103. Quand 105 occupe la position indiquée sur la figure et qui est celle de la réception, 99 est relié par 104, 105, 101 à l’une des électrodes du cohéreur. Dès que, par la pression d’une touche au poste transmetteur, les contacts 7 quittent leurs plots en 6, le circuit 65, etc., se trouve rompu et ce poste est isplé pour la réception. Toutefois, on peut au besoin transmettre et recevoir simultanément en plaçant 6 en circuit continu par une plaque 8 disposée au-dessus du clavier mais il y a lieu, dans ce cas, de protéger le cohéreur de l’oscillateur en enfermant le, premier, avec son relais et les circuits 60, 61, 63, dans une cage en verre mise à la terre.
- Le clavier de manipulation possède Une touche spéciale 5 cpii sert à provoquer le démarrage ou l’arrêt simultané des disques 21 dans deux ou plusieurs postes. Le jeu de cette tôuche est le même que celui des autres, sauf qu’au lieu d’exciter l’électro de commande du clavier de la machine à écrire, elle ferme le circuit cl’un autre électro qui a pour fonction de mettre en mouvement une roue à roehet accolée à un petit disque dentelé 6(5 (fig. 2). Chaque déplacement de disque amène dans le chemin de la tige d’arrêt 75 de 21 soit une encoche qui lui livre passage, soit une dent contre laquelle elle vient buter et stopper par suite 'la rotation de 21. Le choc de
- la butée est amorti par un bouton à ressort fixé à l’extrémité de la tige 75. Le disque 66 est maintenu fixé dans chacune des positions qu’il doit occuper par uni ressort terminé d’un bouton qui tombe dans des trous ménagés à la surface du disque.
- Lé cohéreur est mis en action suivant les mouvements de mise en marche ou d’arrêt imprimés au disque 21 et ce, par le jeu d’un interrupteur 110, pivoté en 111, et relié au contact 108, de 105. La pression de la touche 5, met en jeu une série de leviers articulés et par suite l’interrupteur 110 pour l’amener à fermer le circuit entre les contacts 108, 109.
- Le dispositif de la fig. 3 permet de communi-
- 130
- 133
- quel avec un seul poste même alors qu’il y en a plusieurs sur le même réseau. On voit en plan une fraction du disque 21 avec son électro 32. Le contact du circuit de mise en marche est indiqué en 43 ; ce circuit comprend le conducteur 121, l’électro 16, du roehet 66, 122, les plots 123, 131 qui, normalement sont en contact avec le levier mobile 129, 130, la pile 48 et le cercle 42‘. Quand quatre postes sont reliés ensemble, chacun d’eux a son contact spécial indiqué par 117, 118, 119, 120; celui 118, par exemple, sert à isoler le poste représenté par la fig. 2 ; les autres 117, 119 et 120 sont affectés à l’isolement de chacun des trois autres postes. Le contact 43 est relié par 124 à l’électro 125 et ensuite par 126 à un segment 127 formant contact. Un autre segment semblable 133 est intercalé dans un circuit comprenant 132, 130, la pile 48, et le cercle 42 ; les balais 128, 134 du levier 129 établissent le contact en 127, 133 quand ce dernier est tourné sur la gauche ; un mouvement
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 43.
- d’horlogerie règle les mouvements du levier de façon à ce que son retour sur la droite soit assez lent, 30 secondes, par exemple, l’énergie nécessaire à son déplacement étant fournie par l’élec-tro 125 par l’intermédiaire d’une crémaillère et des engrenages 138, 139. Le contact 118 peut être fermé à l’aide d’une touche spéciale dans un quelconque des trois autres postes.
- La communication étant établie avec les 4 postes, quand on appuie sur la touche d’appel 5, tous les disques 21 sont mis en mouvement. Pour couper les postes dont on veut s’isoler, ou presse la ou les touches correspondantes de ces derniers et le contact s’établit en 118 pour fermer un circuit par 118, 141, 125, 124, 43, 121, 76, 122, 129, 131, 130, 48, 42, duquel l’électro 76 actionne
- la roue 66 pour amener une de ses projections dans le chemin de 75 pour arrêter le disque 21 des postes exclus. Le jeu de l’électro 125 du même circuit provoque le déplacement du levier 129 sur la gauche où il établit le contact en 127, 133 après avoir détruit celui 123, 131. Par suite, un autre circuit se trouve complété en 48, 132, 133, 129, 126, 125, 124, 43, 42 et est maintenu fermé par les impulsions qui se succèdent. Dans les postes exclus, les disques 21 restent au repos et chaque impulsion maintient l’armature 135 attirée, isolant l’électro 76. Cette condition subsiste tant que le délai entre deux impulsions n’est pas supérieur à 30 secondes ; s’il est dépassé, le levier 129 revient à sa position primitive et replace 76 dans le circuit. L. D.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Le diagramme du cercle pour la marche au delà du synchronisme. — O. Benischke. — Eletrotech-nische Zeitschrift, 25 août.
- Dernièrement, Mr. Müller a montré que le diagramme ordinaire du cercle, tel qu’il est employé pour la marche au-dessous du synchronisme des moteurs d’induction, n’est plus valable pour la marche hypersynchrone (1). Nous allons montrer que la raison en est purement et simplement que la ligne de glissement a été mal interprétée pour la partie hypersynchrone du diagramme, mais que, avec une interprétation rigoureuse, le diagramme est rigoureux.
- La fig. 1 représente le diagramme complet : :xy est le glissement s pour le point de charge A dans le fonctionnement au-dessous du synchronisme.
- La position et l’échelle de la ligne de glissement XA* s’obtiennent de la façon suivante :
- Soient D le couple.
- aK la vitesse angulaire du champ tournant. a2la vitesse angulaire du rotor.
- En faisant abstraction des pertes dans le cuivre du stator et des pei’tes dans le fer, la puissance électrique absorbée par le moteur est :
- = <qD (i)
- et la puissance mécanique restituée est :
- P2 = «2R (2)
- Le glissement, d’après la définition usuelle, est
- Des équations (2) et (3), on tire :
- P2 = a.) (i — s) D
- (1) Ecl. Electr., 7 mai 1904.
- (4)
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-
-
- 22 Octobre 1904.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 137
- Les pertes Joule dans le circuit du rotor sont : V — - P2 = (a, — a2) D = sa^D (5)
- V = sP^ (6)
- De l’équation (5), on tire pour le couple :
- Si le glissement On a : et
- V = Pi P2=o
- (7)
- C'est-à-dire que, pour un glissement s = 1 toute la puissance absorbée par le moteur est transformée en chaleur, et la puissance mécanique restituée P2 est nulle.
- Pour :
- S = Ox>
- il vient d’après l’équation 7 :
- D = o
- Les 3 dernières équations permettent de déterminer la position et l’échelle de la ligne de glissement XA*. Sa position doit être telle que, pour un simple nul, son point d’intersection avec le vecteur TA soit à l’infini. Mais le couple pour le courant secondaire considéré, n’est nul que quand le vecteur TA est venu en T y où il est tangent au cercle du couple. La ligne de glissement doit alors être parallèle à cette tangente. La tangente TA* au cercle de la puissance mécanique donne le point de charge A* pour lequel la puissance
- P2 = o
- et le glissement
- S = i
- on obtient donc l’unité de l’échelle du glissement en menant à T y une parallèle passant par le point A*.
- Les mêmes considérations ont été appliquées jusqu’à présent aussi au fonctionnement hyper-synchrone, c’est-à-dire à la partie du diagramme située au-dessous du diamètre TQ. Pour le fonctionnement au delà du synchronisme, on a
- c’est-à-dire
- a.2 > s < o
- on a admis jusqu’à présent que la ligne X'XX a la même signification dans la direction négative
- que la ligne XA* dans la direction positive, c’est-à-dire que
- X'Nao = — I
- et représente l’unité du glissement pour le fonctionnement hypersynchrone. Comme la perpendiculaire éleA'ée de XX est tangente au cercle de la puissance électrique, on devrait avoir pour ce point :
- Pt =o
- mais comme le montre l’équation (1), ce n’est pas le cas, puisque ni aK ni D ne sont nuis. aK ne peut pas être nul puisque il représente la vitesse angulaire constante du champ tournant, et D n’est pas nul parce que le vecteur TXX coupe le cercle du couple à une certaine distance de T. Cette contradiction repose sur l’hypothèse fausse que la ligne XXX, par analogie avec la partie supérieure du diagramme, correspond au glissements défini par l’équation 3.
- On arrive aux résultats rigoureux en introduisant, pour le fonctionnement au delà du synchronisme, un autre glissement.
- qui se distingue du glissement s en ce qu’il représente le rapport de la vitesse relative à la vitesse du rotor et est positif, puisque pour le fonctionnement au delà du synchronisme, on a
- «2 > a\>
- Introduisons a dans l’équation (1) : la puissance électrique fournie par la machine dans le fonctionnement hypersynchrone est
- = a*D = a2(i — *) D. (9)
- Pour la puissance mécanique, absorbée maintenant par la machine, on a, comme dans l’équation (2)
- P2 = a.2 D ‘ (io)
- Pour les pertes par effet Joule dans le circuit du rotor, on trouve après introduction de <r
- V = — P2 = (ai — «2)0 = — ^a2D C1 O
- V = -"P2 (12)
- Les pertes paraissent négatives, parce que dans ce cas P2 > Pr
- Les équations 9 et 12 pour la marche au delà du synchronisme présentent une analogie rigoureuse avec les équations 4 et 0 par le fonctionnement du moteur.
- 'k 'k
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- 138
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — No 43.
- En effet si :
- a — I
- on a :
- V = - P2 et
- P^ = o
- c’est-à-dire que pour le glissement
- <7 = I
- toute la puissance mécanique P2 absorbée par la machine est transformée en chaleur, et la puissance électrique fournie P, est nulle. Par suite, la ligne X'N« représente le glissement <r et est égale à l’unité car, pour ce point, P^ est nul puisque la perpendiculaire au diamètre TO est tangente au cercle de la puissance électrique Pr De l’équation de définition (8), il résulte que <r est égal à l’unité quand
- «2 — 3,0 •
- L’équation de définition (3) montre que dans ce cas
- S = -- .
- Le point Ndo ne correspond donc pas au glissement
- s == — I
- »= + i.
- On voit également qu’il est inexact d’admettre qu’il existe au delà du point N^o un état de fonctionnement pour lequel la machine emprunte en même temps de l’énergie mécanique et de l’énergie électrique pour les transformer toutes deux en chaleur. Un tel état existe seulement pour le fonctionnement au-dessous du synchronisme, entre
- s = 1
- et
- S = -f- =«o
- c’est-à-dire quand le rotor est mis en mouvement en sens inverse du champ tournant. Pour la marche hypersynchrone cela n’a aucun sens de parler d’un fonctionnement au delà de N=>o, car N^o n’est atteint que lorsque la vitesse a.2 du rotor est infiniment grande. Il ne peut pas y avoir de couple positif au delà du synchronisme, comme on l’a dit quelquefois. L’erreur provient de ce que, par analogie avec le fonctionnement en moteur,
- on a admis que la ligne X'Xoo correspondait au glissement s.
- La relation entre o-ets peut être tirée des équations de définition (3) et (8).
- De la dernière on tire :
- a% — a\ = a2'7 De l’équation (3) on tire :
- s _ — («2 ~ *\) _ — «2g __ /5 a{
- Il vient donc
- S
- <7 ------ I
- i) T
- (i3)
- (i4).
- Pour une fréquence constante du réseau, c’est-à-dire pour une vitesse angulaire aA constante, on trouve pour la marche hypersynchrone les valeurs suivantes pour le synchronisme simple et le double synchronisme :
- Vitesse du rotor a? s » Pi P2 V Correspond dans le diagramme au point
- a2 = aK o o o 0 o S
- a2 =. 2«,| —i 2 -2D 2 a2D 2 N"
- A la vitesse du rotor pour le double synchronisme
- a.2 = 2 aK , (s = — î)
- ne correspond donc pas le point Noo, mais le point N", obtenu en menant le vecteur TN" parle milieu de la ligne de glissement X'Noo, parce que dans ce cas, d’après le tableau précédent, 1
- <r=2* On en déduit que, pour ce point (s = — i),
- le courant J" est plus grand que pour le point de court-circuit A* {s = -j- 1) dans le fonctionnement au-dessous du synchronisme, ce qu’avait déjà reconnu M. Muller. Par contre, son affirmation que, pour la marche au delà du synchronisme, le décalage peut changer de signe par rapport à la différence de potentiel aux bornes, repose sur une erreur. Nous arrivons alors au résultat que, dans la partie hypersynchrone du diagramme du cercle, ce n’est pas le glissements mais le glissement a- défini par l’équation (8) que représente la ligne X'Noo. Si malgré tout on veut représenter les grandeurs P^ P2 et D en fonction de s, pour pouvoir employer le même système de coordonnées que dans la marche normale, il faut,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 139
- d’après l’équation (4), diviser chaque valeur mesurée
- » = X'Y'
- par la valeur
- X Y' — i
- Le glissement s ne peut, dans la partie hyper-synchrone, être représenté par aucune ligne droite. Inversement, pour la marche au-dessous du synchronisme, le glissement a- ne peut être représenté par aucune droite.
- O. A.
- Eléments primaires et accumulateurs. — Central-blatt fur accumulaloren ltr Août. Elément primaire Jay Noble et Edward Anderson pate américaine 739-740 1" Juin 1903.
- L’énergie électrique est produite par oxydation du charbon. Comme seconde électrode on emploie l’aluminium ou une autre matière inattaquable à l’acide. Ce dernierest de l’acide nitrique étendu (1:1). Les gaz se condensent dans le charbon ou le coke et retournent dans l’élément. Le récipient 1 (fîg. 1) contient les charbons 2 munis d’une queue de connexion3etlaplaque d’aluminium 4 portant un prolongement 5. Pourqu’on n’aitpas besoin d’une
- trop grande quantité d’électrolyte, et que la surface d’électrodes soumise à son action soit quand même considérable, on introduit dans l’élément un dispositif de remplissage 7, par exemple un récipient plein de sable. Sur l’élément on place un condenseur à fond perforé rempli de coke ou d’autre matière analogue maintenue continuellement humide. L’intérieurdel’élément est porté à une température de 65° environ, par un serpentin à vapeur 10, par exenqile, de façon que la « réduc-
- tion cathodique » du charbon puisse avoir lieu.
- Lorsque le circuit est fermé, il se forme de l’oxygène sur l’aluminium et de l’hydrogène sur le charbon. Ce dernier est transformé en eau par l’acide nitrique et produit de l’acide hypo-azo-tique qui, à 65°, oxyde le charbon et forme de l’acide carbonique et du bioxyde d’azote. Celui-ci s’unit à l’oxygène pour reformer de l’acide hypo-azotique, qui, avec l’eau du condenseur, reproduit l’acide azotique; ce dernier coule dans l’élément. On peut égalementproduire l’acidehypo-azotique en dehors de l’élément et s’en servir avec un électrolyte approprié. L’élément a une force électromotrice de 1 volt 5, une résistance intérieure très faible, et produit un courant constant à peu de frais.
- Méthode pour fabriquer des plaques d’accumulateurs .avec des canaux traversant la matière active. — Pflüger Accumulatoren Werke.
- On porte les plaques en plomb, en alliage de plomb ou autre, aune température supérieure au point de fusion du métal de manière que ce dernier fonde et qu’il ne reste plus qu’une pellicule métallique ou peau adhérente à la matière active: il se produit ainsi à travers cette dernière des canaux permettant une bonne circulation de l’électrolyte. On a déjà empâté avec la matière active des supports creux, et d’autre part on a déjà incorporé’ dans cette dernière un métal facilement fusible finement divisé de façon à donner à la plaque, après fusion, la porosité nécessaire ; la méthode actuelle est différente et consiste à faire fondre la grille servant primitivement de support jusqu’à ce qu’elle soit réduite à une peau métallique adhérente à la matière en laissant des espaces creux en forme de canaux. Lafîg.2 représentelaplaque avantfusion. Les iig. 3 et 4 sont des coupes suivant les lignes AB et CD avant fusion etles fîg. 5 et 6 les coupes suivant les lignes AB et CD après fusion.
- La fabrication de la plaque est faite de la façon suivante : la grille, constituée par des barrettes longitudinales et transversales a b est empâtée comme d’habitude et séchée. Ensuite la plaque est soumise à une température ,400 à 500°) supérieure au point de fusion du métal dont elle est constituée. Au bout de peu de temps, le métal fond et il ne reste qu’une peau adhérente à la matière active : les barrettes a b font alors place
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- aux cavités c cl tandis que la matière active reste intacte.
- Les plaques ainsi préparées peuvent être em-
- A|
- | CL. CU
- B
- Fig. 2 à 6
- ployées d’une façon quelconque ; par exemple on peut les entourer d’une feuille de plomb perforé ou les placer dans un support approprié. Elles sont extrêmement légères et ont une grande capacité grâce au libre accès de l’électrolyte.
- Accumulateur-Porter. — Pat' amer' 763 321. — novembre 1901.
- Le contact entre la matière active et le support des
- plaques positives doit être parfaitement assuré
- malgré les contractions et le foisonnement de la matière, sans quoi, la durée et la capacité de la plaque sont faibles.
- Le support A (fîg. 7) est muni de nervures ou côtes en forme de W (fîg. 8). L’extrémité inférieure est maintenue par un sabot ou une auge B en matière inattaquable, par exemple en ébonite. Sur ce dernier est placée une enveloppe perforée C en plomb dur étroitement pressée contre la plaque et portant des saillies inférieures qui pénètrent dans la pâte positive. Dans l’élément, les plaques sont séparées par des feuilles isolantes perforées E munies de côtes F.
- Plaque d’accum ulateur-Porter. — Pat'amer' ^63 322. — iyo2.
- On fond un récipient A (fîg. 9 et 10) formant des pochettes C et muni d’une queue de connexion A
- I
- et de nervures B. Il est avantageux de laisser un côté de ce récipient ouvert et d’y ménager une fente D d’environ 3mm de largeur (fîg. 11). Les pochettes sont remplies de pâte F, puis la fente D est fermée par une lame de plomb soudé. Ensuite, le récipient A est placé sur une poinçonneuse qui perce des trous E de telle façon que les bavures de métal pénètrent dans la matière active : cette dernière peut aussi être placée dans les pochettes sous forme de tablettes.
- r. y.
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- Sur l’allure du courant de fusion des coupe-circuits fusibles, étudiée au moyen d’oscillographes. Delschlager ElectrotechnischeZeitschrift,i"septembre.
- Un des appareils les plus simples que l’on emploie journellement en électrotechnique est certainement le fusible. Malgré sa simplicité, on ne sait que fort peu de choses sur les phénomènes qu’il présente au moment de la fusion. Les questions : combien s’écoule-t-il de temps avant qu’un fusible coupe le circuit, lorsqu’il y passe un courant double, triple ou décuple du courant normal, ou bien: comment se comporte un fusible lors d’un court-circuit ; quelle intensité atteint le courant, avant que le fusible ait fondu, restent la plupart du temps sans réponse. La première question peut recevoir souvent une réponse lorsqu’il s’agit de fusibles pour fortes intensités et d’une surcharge pas trop considérable. Dans ce cas, la durée de fusion peut être observée directement avec une montre. Mais cette méthode est absolument inapplicable lorsqu’il s’agit de fusibles pour faibles intensités dont l’emploi est le plus général. En effet dans ces derniers, dans lesquels il y a très peu de matière, les durées de fusion sont si courtes qu’une observation directe n’est plus possible.
- II faut alors avoir recours à un appareil enregistreur capable d’inscrire, non seulement le temps que dure le phénomène, mais aussi la courbe d’élévation et de chute du courant. Pour ces expériences, il faut naturellement employer des appareils à miroir dont la durée d’oscillation est très faible. Un tel instrument est un oscillographe.
- Les essai s qui suivent ont été faits avec un nouvel oscillographe Siemens et Halske construit sur le principe de ceux de Blondel. Pour la mesure du courant, le fil est en dérivation sur une faible résistance non inductive. La courbe est enregistrée sur un papier sensible, enroulée sur un tambour qui tourne avec une vitesse de 1500 tours par minute. Si cette vitesse est constante, on a sur la périphérie du tambour une échelle pour les abscisses des courbes. Dans le cas présent, une bande de papier de 200 mm. de longueur correspondait à un tour du tambour (1/25 seconde). Il en résulte que le de
- seconde est représenté sur le papier par une longueur de 5 mm.
- Dans les expériences décrites, on a employé les coupe-circuits Siemens de 20 ampères qui
- peuvent supporter en régime normal au plus 25 ampères, et fondent en moins de 2 minutes lorsque le courant atteint 40 ampères. Le courant était pris aux bornes du réseau de distribution de lumière et force motrice de 2 X 110 volts.
- Au début, pour étudier l’allure du courant de fusion en cas de court-circuit, on a dù intercaler dans le circuit une résistance et une bobine de self-induction, pour limiter le maximum et la vitesse de croissance du courant. Le premier essai fut fait avec une résistance de 0,00 ohm et une self-induction de 2,5 Henry : le courant maximum qui pouvait prendre naissance était 180 volts. La courbe a de la ligure 1 représente l’allure du courant : le fusible fond au bout de 0,12 seconde. La résistance et la self-induction furent diminuées peu à peu, et les résultats sont représentés par les courbes successives qui sont toutes à la même échelle. Dans les courbes/? etc, la montée ne suit pas la loi logarithmique ; la cause en est que la bobine de self-induction était fortement saturée à 180 ampères et que, par suite, il y avait une self-induction beaucoup plus forte dans la partie inférieure de la courbe que dans la partie supérieure. Pour la même raison, la valeurde constante de temps déduite de la courbe a et égale à 0,03 seconde ne concorde pas avec la valeur calculée.
- Dans les courbes suivantes, cette différence ne se produit plus, car la saturation de la bobine de self-induction est beaucoup plus faible. Malgré cela, les courbes n’ont pas une allure logarithmique par suite de la variation de la résistance w due au changem ent de température : c’est d’autant plus sensible que la résistance intercalée est plus faible vis-à-vis delà résistance du coupe-circuit. La courbe c présente un point particulier, dû évidemment à un mauvais contact dans l’interrupteur. A partir de la courbe^, il n’yaplus de self-induction intercalée ; la courbe h correspond encore à une résistance de 0,10 ohm, qui est supprimée dans la courbe /; c’est le cas du court-circuit franc sur 110 volts. Comme on le voit, l’intensité du courant croit avec une extraordinaire rapidité ; déjà après 0,005 seconde elle est montée à 850 ampères. Au bout de 0,0052 seconde le courant commence à diminuer et est . tombé à zéro après 0,00535 seconde. La pointe de 850 ampères se produit donc dans le temps extraordinairement court de 0,00015 seconde.
- La résistance d’un tel coupe-circuit est 0,0054
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- ohm à froid ; le fil fusible est en argent dont le point de fusion est 1000° en chiffres ronds. La résistance du fîl fusible chaud mesurée pour une lente augmentation de courant est, peu avant la fusion, 0,017 ohm.
- Dans un court-circuit de 110 volts, il pourrait se produire, si l’on fait abstraction des résistances des canalisations, une intensité maxima de 110
- courant Qjjjÿ = 6 500 amperes.
- Le courant n’atteint que la valeur de850 ampè-
- res parce qu’il ne croit pas subitement à cause de la self-induction naturelle du circuit et parce qu’il est coupé bien avant d’avoir pu atteindre son régime. Pour déterminer si la self-induction de la source de courant (machines) avait une influence, la même expérience a été faite dans des conditions exactement identiques avec une batterie d’accumulateurs de 110 volts : aucune différence n’a été constatée dans l’allure de la courbe de courant.
- On a observé également avec l’aide de l’oscil-
- o,oi o, oZ 0,03 o,oo
- 0,05 0,06
- Temps
- 600 ^
- 0 O,01 0,0Zs O 0,005 0,010 O 0,005 0,010 O o,0050,010
- 0,010 Sec, Temps —*-
- Î.3U3
- Fig. 1
- lographc l’allure de la différence de potentiel entre les bornes du coupe-circuit lors d’un court-circuit franc (courbe k). Comme on le voit, la différence de potentiel est presque nulle au début ; peu avant la fusion du fil elle s’élève rapidement à environ 25 volts ; et au moment de la fusion, il se produit un phénomène surprenant : la différence de potentiel atteint tout-à-coup une valeur bien supérieure à la tension d’alimentation du réseau, retombe rapidement et, après une oscillation de faible amplitude elle prend la valeur constante de 110 volts. L’essai renouvelé plusieurs fois, soit avec la machine, soit avec la bat-
- terie d’accumulateurs, a toujours donné le même résultat.
- La colossale surtension qui prend naissance à la rupture d’une aussi faible self-induction (ordre de grandeur 10 '' Ilenry) est tout à fait surprenante ; on peut se l’expliquer en songeant au temps extrêmement court 0,00015 seconde) que dure la rupture d’un courant de 850 ampères. D’après le calcul on devrait s’attendre à une différence de potentiel d’environ 570 volts.
- En rassemblant les résultats des différents essais, on obtient une courbe intéressante (flg. 2) en portant en abscisses les durées de fusion obser-
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- vées et en ordonnées les intensités de courant maxima atteintes. Cette courbe montre que le coupe-circuit fond pour un courant décuple du courant normal, soit 200 ampères, au bout de 0,070 seconde ; pour un courant vingt fois plus fort, soit 400 ampères, au bout de 0,016 seconde; et pour un courant 50 fois plus fort au bout de 0,004 seconde. Il est à remarquer que cette courbe n’est pas absolument rigoureuse mais dépend encore de la self-induction des conducteurs d’amenée du courant.
- On peut tirer quelques conclusions des résul-
- 7 ~ava
- Durée delà Dugian.
- tats trouvés. La chaleur nécessaire pour la fusion du fil est donnée par
- A = f i 2 w dt
- La résistance w n’est pas exactement connue en fonction du temps. On ne connaît que la résistance du fil froid et la résistance au moment de la fusion à 1000°. Pour calculer la résistance au moment où le fil passe de l’état solide à l’état liquide, les constantes physiques font totalement défaut.
- On ne possède aucune relation permettant de calculer, pourchaque valeur du courant, la résistance correspondante : l’intégration ne peut donc pas être faite d’une façon exacte. Il faut se contenter d’une approximation et prendre pour w une valeur moyenne wm.
- • A = wm J’ i 2 dt
- En intégrant la courbe, on obtient f P d t pour chaque expérience. Si, pour avoir au moins l’ordre de grandeur, on prend pour w la valeur 0,017 ohm, résistance du fil chaud, la courbe du travail de fusion, rapportée à la durée de fusion (fïg. 31) est à peu près droite, dans les limites de nos expériences. La valeur limite pour des temps infiniment petits est 30 Joules, et la valeur
- maxima observée 40 Joules. Cetaccroissementest facilement explicable parce que, plus la durée de fusion augmente, plus il y faut de chaleur pour élever la température de l’espace qui environne le fil. Pour les durées de fusion extrêmement courtes observées dans le cas du court-circuit franc, on peut supposer que la chaleur perdue dans l’espace environnant est nulle.
- Le travail de la fusion peut aussi être calculé directement d’après les dimensions du fil fusible : de celles-ci et des constantes connues on tire :
- nécessaires pour échauffer le fil : 5,80 gr. calories
- nécessaires pour la fusion du fil chaud 1,75 —
- 7J55 —
- ou 31,5 Joules.
- Ce chiffre est (de l’ordre de grandeur trouvé par le calcul de
- A — wm f i 2 dt
- Ap rès avoir terminé cette étude, nous avons pensé que les résultats pouvaient avoir été faussés par la présence de la ligne de jonction entre la source de courant et le point d’utilisation, constituée par des câbles de 200 mètres et de 1000 mm2 de section.
- La résistance de cette ligne (0,003 ohm) est presque négligeable vis-à-vis de la résistance du fusible, mais la self-induction n’est pas négligeable. Pour cette raison, nous avons faitquelques expériences de courts-circuits sur la batterie d’accumulateurs. Le résultat a été surprenant. L'intensité du courant s’est élevée en 0,0002 seconde à 5000 ampères, est tombéerapiclementen faisant une pointe négative de 3000 ampères, et s’est annulée après un nouveau maximum positif. Le courant atteint donc presque la valeur maxima permise par la résistance du fil chaud : il est 250 fois plus grand que le courant normal.
- La pointe de la différence de potentiel aux bornes du fusible a été de 420 volts. Directement aux bornes des accumulateurs, il y a eu une élévation de tension ; la différence de potentiel a atteint 350 volts. Cela prouve qu’une batterie d’accumulateurs n’est pas absolument dépourvue de self-induction.
- B. L.
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- L’ÉCLAIRAG E E L E C T R1Q U E
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- Le calcul de la puissance des moteurs dans une exploitation de traction. MULLER. Zeitschrift fur Electrotechnik, 24 Juillet.
- Si l’on envisage le problème purement mécanique de la propulsion d’une voiture sur une voie quelconque, la puissance de moteur nécessaire se déduit très simplement de l’effort de traction et delà vitesse, et peut être exprimée en chevaux-vapeur. Un calcul de ce genre, presque exclusivement employé jusqu’ici ne serait exact, dans le cas du moteur électrique, que si la puissance de ce dernier était limitée par des considérations mécaniques. Or, tout le monde sait que ce n’est pas le cas et que les essais de machines électriques portent non pas sur leur solidité mais sur leur échaulfement. C’est le seul point envisagé dans le calcul de la puissance des moteurs de tractions, et la puissance en chevaux indiqués est celle pour laquelle au bout d’une heure de fonctionnement, aucune partie ne dépasse une température déterminée. Evidemment, en se basant sur réchauffement au bout d’une heure pour les diverses exploitations de traction, on est conduit à des puissances inexactes.
- Une voiture de 10 tonnes par exemple, devant effectuer 14,5 kilomètres à l’heure exigerait une puissance de 5 chevaux 1/2, tandis qu’en réalité on l’équipe avec deux moteurs de 25 chevaux, soit 50 chevaux au total. On a doncadopté environ le décuple de ce qu’indique le calcul et on ignore si des moteurs plus petits, plus légers et plus économiques ne suffiraient pas tout aussi bien : il est donc intéressant de refaire tout le calcul sur une autre base en tenant compte de réchauffement du moteur.
- En rassemblant les lois qui déterminent réchauffement du moteur, on arrive à une relation logarithmique. Si l’on essaie avec l’aide de cette relation, de calculer le courant correspondant à la charge variable, avec alternatives de travail et d’arrêt, que représente le fonctionnement réel, c’est-à-dire le courant qui provoquerait la même température finale, on arrive à des formules tout à fait inutilisables à moins de simplifications faites aux dépens de l’exactitude.
- Les considérations qui suivent permettent de s’affranchir complètement des expressions mathématiques compliquées et de faire d’une façon simple le calcul de lapuissance basé sur réchauffement. On doit admettre comme point de départ (pie les intensités de courant qui se reproduisent
- après un voyage complet aller et retour doivent produire un certain état stationnaire du moteur, c’est-à-dire que l’induit et les inducteurs, dont réchauffement limite la puissance du moteur, prennent après un voyage complet une température finale déterminée. Au lieu de calculer cette température finale et la charge permanente équivalente, admettons que ni l’induit ni les inducteurs ne doivent être le siège d’une surélévation de température dépassant 75°. Supposons qu’après expériences, on connaisse quelles quantités de chaleur le moteur peut dissiper dans l’air ambiant par suite de cet excès de température ; il suffit alors d’écrire que, pendant un voyage complet aller et retour, les quantités de chaleur produites ne sont pas supérieures aux quantités de chaleur dissipées.
- La quantité de chaleur produite est La quantité de chaleur dissipée est proportionnelle à la durée T d’un voyage complet. Par suite, un
- m
- courant déduit de la valeur de ïp et passant d’une
- façon permanente pendant le temps T produit autant de chaleur qu’il s’en dissipe. La question serait ainsi résolue d’une façon très simple. On trouve un courant permanent équivalent à toutes les charges du fonctionnement réel au point de vue de réchauffement. Mais, par nous avons tenu compte seulement des pertes ohmiques et pas des pertes dans le fer qui contribuent à échauffer l’induit. Ces dernières compliquent les calculs. On a cherché à trouver une relation entre le rapport des pertes dans l’induit (pertes dans le fer et dans le cuivre) aux pertes dans les inducteurs et la température des bobines induites et I inductrices. On ne peut, à notre avis, arriver à j aucun résultat dans cette voie parce que l’action des pertes dans le cuivre est tout à fait différente de l’action des pertes dans le fer. Les premières agissent directement pour élever la température du cuivre, tandis que la quantité de chaleur due aux secondes est absorbée en partie dans les isolants et dans l’air environnant. Les pertes dans le fer prennent naissance dans le noyau et les dents de l’armature, mais se répartissent sur un poids de métal beaucoup plus considérable que les pertes dans le cuivre. La température qu’atteignent de ce fait toutes les parties métalliques liées ensemble est toujours sensiblement inférieure à la température du cuivre, parce que outre le poids plus considérable de métal à
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- échauffer, le poids spécifique est plus élevé et le refroidissement est meilleur grâce aux canaux de ventilation et aux surfaces rayonnantes nues. D’autre part, réchauffement du noyau de fer produit aussi un échauffement de l’air qui entoure le cuivre, et les parties de fer placées dans le voisinage de ce dernier ne peuvent dissiper que beaucoup moins de chaleur à cause de leur propre échauffement. Le rôle qu’il faut attribuer aux pertes dans le fer est donc une diminution du refroidissement des inducteurs en cuivre. On doit par conséquent, dans la détermination de la puissance permanente, tenir compte aussi des pertes dans le fer et prendre cette puissance d’autant plus élevée que ces dernières sont plus faibles.
- Pour obtenir les pertes dans le fer en exploitation normale, il faut multiplier les différentes pertes dans le fer w qui se produisent pendant le démarrage et la pleine vitesse par les temps correspondants t et diviser ces produits par le temps T d’un voyage complet aller et retour (y compris les arrêts). En résumé, on peut dire que les charges variables, alternant avec des intervalles de refroidissement, qui se produisent dans, un moteur en exploitation normale, peuvent être remplacées dans le calcul par une charge
- • 'in • ïlt
- permanente tiree de 1 expression z, 7p sous une différence de potentiel correspondant aux pertes dans le fer -^r pour cette charge.
- Il s’agit seulement de montrer que le calcul delli'2t et ’Lwt ne présente aucune difficulté comme on pourrait le croire à première vue, et pour cela nous allons choisir l’exemple suivant : supposons qu’un train de 180 tonnes, composé de 2 motrices et 7 remorques, doive parcourir un tronçon de voie horizontal sur lequel les stations sont distantes de 900 à 2.400 mètres, que les arrêts aux points extrêmes soient de 109 secondes chacun etles arrêts intermédiaires de 20 secondes, la longueur totale du tronçon étant 15,55 km.
- Il faut calculer la puissance des moteurs en supposant que chaque motrice est équipée avec 4 moteurs, la vitesse moyenne, y compris les arrêts intermédiaires, devant atteindre 25 et 30 kms, et la vitesse maxima 40 kms à l’heure. Soient 3,1 kg. par tonne le coefficient de traction, et 4 °/00 l’inclinaison moyenne de la voie. Sur ces données on peut choisir un moteur dont le couple
- et la vitesse semblent répondre à peu près aux conditions imposées. En s’appuyant sur les courbes caractéristiques du moteur reproduites dans la fig. 1, on détermine la courbe de démarrage de la fig. 2 où la masse du train a été supposée égale à 18.050 unités pour tenir compte de l’inlluence des parties tournantes. On a pris comme valeur de l’accélération la valeur maxima correspondant à l’adhérence, soit
- 2QOO
- 2ÂÛJ2.
- 12.00
- WQJL
- 160 200 Zlf-O 280 320
- Ampères
- Fig. 1
- 55 cms par seconde. Supposons de plus que le freinage du train a lieu à la vitesse de 26 kms à l’heure, c’est-à-dire que, aussitôt la vitesse maxima de 40 kms atteinte, le mécanicien coupe le courant et laisse marcher le train jusqu’à ce que la vitesse soit réduite à 20 kms à l’heure ; à ce moment, il freine en imprimant au train une accélération négative de 87 cms par seconde.
- Du coefficient de traction de 3,1 kg. par tonne et de la masse de 18.650 unités, ainsi que de la valeur moyenne 4 °/00 de la rampe, nous déduisons l’accélération négative du train lorsqu’on coupe le courant.
- 18.050 Accélération négative = (3,1 -f- 4) X 180
- 7 1X180
- d’où : accélération négative ’jg^Q ' — h,85 seconde par seconde = 0,246 km. à l’heure par seconde.
- Donc le train passe de la vitesse de 40 km. à
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-
- 146
- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. Xtl. — N° 43.
- l’heure à la vitesse de 26 km. à l’heure en un temps :
- 14
- - = 57 secondes
- 0,24b
- et le chemin parcouru est :
- 40 + 26
- 2X26
- . 5,7 = 520 mètres
- Vitesse Jirru/st.
- 7E V
- 12
- Secondes
- Fig. 2
- La durée du freinage est : 26
- 3,6X0,87
- 8 secondes ën chiffres ronds
- Le chemin parcouru pendant le freinage est :
- 26
- fX3-6X8 = *)mètreS
- La courbe 2 du démarrage indique 30 secondes comme temps nécessaire à l’obtention d’une vitesse de 40 km. et 208 mètres comme chemin correspondant. Une pause comportant : un démarrage jusqu’à la vitesse de 40 à l’heure, une marche sans courant et un freinage, dure clone :
- 30 + 57 + 8 = 95 secondes
- et le chemin parcouru est :
- 208 + 520 -+ 29 = 757 mètres
- Le diagramme tracé en I dans la fîg. 3 permet de déterminer la courbe des intensités de courant et les pertes-, dans le fer-correspondant aux . intensités de courant et à la tension ; en intégrant cette courbe, on obtient les valeurs ;
- SI2* = 109254
- et
- Ou a aussi
- S«.f = 89825
- SU = 36944
- I désignant le courant total absorbé par le train (le courant absorbé par chaque moteur est désigné par i). Si l’on trace les diagrammes aux cas où le mécanicien coupe le courant lorsque le train a atteint seulement la vitesse de 35 kilomètres ou de 29,2 kilomètres, ou obtient les diagrammes II et III ffig. 3). Si l’on suppose cpie le mécanicien coupe le courant lorsque le train atteint la vitesse de 40 km. à l’heure, puis le rétablit lorsque la vitesse est tombée à 29,2 à l’heure, vitesse pour laquelle les moteurs fonctionnent sans résistance
- I>'éc*û-w
- Ifm/Sf- Ampères
- îoo
- Secon des Fig. 3
- en série, etc., on obtient le diagramme IV . Les sités de courant absorbées à chaque fermeture courbes tracées en pointillé indiquent les inten- dû circuit : elles sont déduites très facilement des
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- courbes caractéristiques du moteur. Pour chaque diagramme on calcule
- Lfît Lwt et SIf
- La fig. 4 résume les différentes valeurs trouvées en fonction du chemin parcouru, c’est-à-dire de
- l’écartement entre les stations, et peut servir de base pour le calcul complet. Le tableau suivant donne les valeurs de Ef,
- Lwt 2b
- Ifb’ io!? io3 ’
- pour les différentes distances entre les stations.
- 1500
- o zoo
- 2oo it-oo ffoo 8oo îooo i5oo
- Distance entre Stations
- 2500
- 2000
- Fig. 4
- La durée d’un voyage complet est la suivante :
- Trajet aller et retour 2 X1764.. . . = 3528 secondes
- 16 arrêts de 20 secondes........ 320 —
- 2 arrêts aux terminus.......... 353 —
- Total........... 4200 secondes i
- Le courant permanent équivalent est
- /2 X 14 296 X10 J _ /:
- V 4200 ' ~ V '
- /28 592 000
- 4200
- 82,6 ampères
- Les pertes dans le fer en moyenne
- /2 X 1506 X 10:i /3.012.400_
- V 4208 V 4200 ~
- Distance entre les stations Lt 'Lut ÏCÊ Lit ÎO’* LiH 10;J
- 2300 m. 255 secondes 212,5 77,6 1870
- 1800 203 173 64,5 1616
- 1400 162 141 54,2 1430
- 900 111 102,5 41,2 1190
- 1150 137 122 47,8 1213
- 1600 184 157,5 59,5 1540
- 2100 235 197 72,5 1780
- 2400 264 220 80 1900
- 1900 213 180,5 67 1657
- 15550 mètres 1764 secondes 1506 564,3 14293
- Ces pertes en watts correspondent, pour 82,6 ampères, à une différence de potentiel d’environ 220 volts. Dans le cas présent, la charge du
- moteur correspond à un courant de 82,6 amp., soit une différence de potentiel de 220 volts. Calculons la consommation en watts heure par
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- tonne kilomètre. Dans un voyage simple il y a : 180 X 15,55 = 2709 tonnes kilomètre pour
- 564400 ampères secondes
- soit, pour une clilïèrence de potentiel de 550 volts
- 594300.550
- 3600
- watts heure
- ou
- 30,8 watts heure par tonne kilomètre
- La fig. 5 indique la puissance permanente du moteur considéré comme base de notre calcul. Que la puissance permanente pour 720 watts de
- 2500
- 2250
- 2000
- 1250
- 250 500 750 ÎOOO 1250 1500 1750 2000
- Pertes dans Je fer
- Fig. 5
- pertes dans le fer comporte un courant d’environ 90 ampères, l’élévation de température doit atteindre 75° : par conséquent ce moteur trouvé est suffisant pour l’exploitation dont il s’agit.
- Il peut être encore intéressant de déterminer la température finale qu’atteignent les tours de cuivre du moteur pendant son fonctionnement normal. Cette question est très simple à résoudre, car les températures finales sont proportionnelles aux carrés des courants permanents.
- L’élévation de température est donc dans notre cas :
- 82,62
- 902
- 75
- = 64°C
- Nous n’avons parlé que de l’augmentation de température des conducteurs en admettant, pour plus de simplicité, que les bobines indnctrices et les fils de l’induit subissent la même augmentation de température. Ce n’est pas le cas en réalité, mais le principe du calcul n’en est pas modifié et l’on pourrait facilement séparer l’élé-
- vation de température des inducteurs de celle de l’induit.
- Un coup d’œil jeté sur la fig. 4 montre que les courbes de S<r£ etc. sont à peu près des droites, de sorte que l’on pourrait, sans erreur considérable, envisager seulement la distance moyenne entre les stations, au lieu de tenir compte de toutes les distances partielles. Cette distance moyenne est, dans notre exemple
- = 1730 mètres en chiffres ronds.
- Les valeurs correspondantes, déduites de la fig. 5 sont :
- Si2* = 1595000 = 167800
- et la durée du parcours = 196 secondes.
- La durée du voyage est égale à la somme de la durée du parcours, de l’arrêt à la station intermédiaire et d’une part proportionnelle de l’arrêt au terminus :
- w 1730 ,A .
- 176 X 777S7i7\ —19 secondes.
- 15o50
- La durée totale est donc 235 secondes.
- Le courant permanent équivalent est :
- . /1595000 oa _
- V —235— ~ 82,2 amp’
- Les pertes moyennes dans le fer sont :
- 167800
- 235
- 705 watts
- Ces valeurs sont suffisamment exactes pour les besoins de la pratique.
- O. A.
- Groupe à 20.000 volts pour l’Ecole Polytechnique de Vienne.
- La Compagnie de l’Industrie électrique et mécanique de Genève a récemment fourni au laboratoire de l’Ecole Polytechnique Impériale de Vienne un groupe très intéressant pouvant fournir du courant triphasé à 5.000 volts en continu à 20.000 volts.
- Ce groupe comporte montés sur le même arbre :
- 1° Une dynamo à courant continu pouvant débiter 1 ampère sons 20.000 volts (la plus haute tension atteinte directement en continu). Sa vitesse est de 600 à 700 tours ;
- 2° Une petite dynamo excitatrice produisant du courant à 110 volts ;
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- 3° Un alternateur à courant triphasé qui peut, au moyen d’un coupleur ad hoc, donner à 750 tours, 5000-2500 ou 1250 volts composés ; l’intensité peut être, à 5000 volts, avec cos y = 1,3 X 4,3 amp. ; pour cos y = 0,75,3 X5,8 amp. L’excitation est également à 110 volts.
- 4° Un moteur de 440 volts, 70 à 80 amp. qui, comme l’alternateur et la dynamo, a 20.000 volts. Ce moteur a ceci de particulier que sa vitesse doit pouvoir être modifiée dans de grandes proportions, pour permettre des périodicités différentes dans l’alternateur.
- Ces vitesses variables sont obtenues : de 0 à 600 tours au moyen de la mise en marche, et de 600 à 750 tours à l’aide de rhéostat de champ.
- Voici maintenant ‘quelques détails sur la machine à 20.000 volts (elle a donné jusque 25.000 volts) qui constitue ce qu’on peut appeler une véritable merveille.
- La construction générale de cette intéressante machine est simple ; c’est une dynamo bipolaire ressemblant extérieurement à un alternateur moderne à pôles radiants.
- L’inducteur est en fer lamellé et tourné à l’in-
- térieur d’un anneau en deux pièces constituant l’induit ; celui-ci est donc fixe. Les bobines induites, au nombre de 48, sont encastrées dans autant de rainures pratiquées dans l’anneau. Elles sont isolées au moyen d’un papier enduit spécial.
- Chaque bobine élémentaire comprend 500 spires de fil de cuivre d’un demi-millimètre de diamètre, isolé à la soie.
- 11 y a donc 24.000 spires induites, dont la résistance en marche est de 700 ohms, et capables de débiter normalement un ampère. Ces bobines, faites d’avance au moule, peuvent être mises et enlevées avec rapidité dans les rainures de l’induit.
- Le collecteur composé de 96 segments séparés par un espace d’air, est fixe, à l’inverse des dynamos ordinaires. Le courant continu y est collecté au moyen de deux petits pinceaux métalliques qui glissent à l’intérieur de sa surface.
- Comme il était fort à craindre que des arcs ne s amorçassent entre les segments du collecteur, vu la forte différence de tension existant entre chacun d’eux (500 volts en moyenne), on a mis
- des condensateurs branchés en dérivation entre chaque lame du collecteur. Cette disposition a donné les résultats les plus remarquables. Ces condensateurs sont placés sur la machine.
- Le courant d’excitation est fourni, comme nous l’avons dit, par une petite dynamo séparée, comme s’il s’agissait d’un alternateur ordinaire ; elle est soigneusement isolée du sol, ainsi que le rhéostat de réglage du courant d’excitation.
- L’excitation mini ma prévue est de 14 ampères à 80 volts, mais pratiquement il suffit de 8 ampères seulement pour donner 23.000 volts à la vitesse normale de 600 tours,
- Le voltage normal admis pour cette génératrice est de 20.000 volts, mais il a pu facilement être poussé pendant quelques minutes à 25.000 volts, ce qui était le maximum demandé pour le but auquel elle était destinée.
- Les constructeurs croient qu’il, n’y aurait pas de difficultés à atteindre des voltages plus élevés; c’est avant tout une question de dimensions et, par conséquent, de prix. 11 serait cependant préférable, dans ce cas, d’avoir recours à plusieurs machines de ce type mises en série ce qui per-
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- mettrait d’atteindre les plus hauts voltages possibles sans autres précautions que l’isolement contre le sol qui, du reste, s’obtient sans difficultés.
- L’alésage intérieur de l’induit est de 58 centimètres. La vitesse périphérique de l’inducteur est donc, à 000 tours, de 18,22 m. par seconde, ce qui est très modéré (on dépasse parfois 50 m. par seconde).
- Les services que peut rendre et qu’a déjà rendus cette machine sont très considérables.
- Elle permet dans les lignes à haute tension de
- déceler des pertes causées, par exemple, par des branches d’arbres touchant la ligne, pertes que les galvanomètres n’accusent pas.
- Elle sert pour les essais de câbles pour haute tension. Elle permet de curieuses expériences sur la combinaison des gaz sous l’influence de l’arc à très haute tension, plus particulièrement, sur la combinaison de l’azote et de l’oxygène pour la fabrication de l’acide nitrique.
- Enfin, elle peut être employée pour de multiples essais qu’il était impossible de réaliser auparavant. E. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- (Séance du 5 Septembre)
- Sur un interrupteur à vapeur. — Note de M. K.-R. Johnson, présentée par M. Becquerel.
- L’idée d’employer l’échauffemcnt Joule pour l’interruption d’un courant électrique a conduit M. Simon à la construction d’un interrupteur connu sous le nom de Lo chu nterbre cher. Des expériences que j’ai faites avec cet instrument m’ont convaincu que l’effet de celui-ci n’est pas du à réchauffement Joule, mais provient de causes qui sont bien étrangères à réchauffement. Afin d’obtenir un interrupteur agissant par réchauffement Joule, j’ai créé un dispositif que je vais décrire ci-dessous.
- » Un entonnoir renversé dont le tube avait 7 m/m de diamètre et 10 m/m de longueur, était mastiqué à la partie inférieure d’un cylindre de 75 m/m de diamètre. Le vase ainsi formé fut immergé dans un gobelet, rempli d’un mélange de solution d’alun et d’acide sulfurique. Deux plaques d’aluminium étaient placées en électrodes, l’une dans le cylindre et l’autre dans le gobelet extérieur et ces électrodes étaient réunies aux pôles d’une batterie de 110 volts. En fermant le circuit on voit une bulle de vapeur se former dans le tube de l’entonnoir, s’échapper dans le cylindre intérieur, où elle est rapidement condensée ; le circuit est ouvert quand la bulle occupe le tube, et il est fermé quand la bulle s’est échappée dans le cylindre. Le courant peut donc
- former une nouvelle bulle, qui monte de nouveau dans le cylindre, etc.
- » Cet interrupteur a l’inconvénient de fonctionner assez lentement (la fréquence est même plus petite que celle de l’interrupteur Foucault), mais d’autre part il jouit de l’avantage de fonctionner indépendamment des dimensions du circuit métallique et même en l’absence d’une bobine d’induction ou d’un solénoïde, tandis que les interrupteurs de Wehnelt et Simon exigent une self-induction, qui ne peut varier que dans des limites assez étroites. »
- L’inversion thermoélectrique et le point neutre, — Note de M. G. de Metz.
- » J’ai l’honneur de soumettre à l’attention de l’Académie les résultats de mes recherches sur l’inversion et le point neutre dans les phénomènes thermoélectriques. Ce chapitre de la Physique m’avait paru jusqu’ici définitivement établi suides bases certaines, à tel point que j’avais d’abord eu l’intention d’appliquer tout simplement l’un de ses théorèmes aux mesures des températures très liasses, mais le contrôle expérimental établi dans ce but m’a donné des soupçons, et dès lors j’ai cru nécessaire de revoir la question en entier.
- » D’après les recherches antérieurement faites par lord Kelvin, Avenarius, Tait et autres, entre la température du point neutre Tn et la température de l’inversion Tj,,v, il existe deux relations simples et constantes
- (O Tiuv = 2TU
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- et
- (2) Tinv = +, T" ^2o COnSt.,
- tu et t2g étant les températures des deux contacts du couple thermoéleetrique au moment de Fin-version quand le courant s’annule.
- » J’ai soumis à mon contrôle plusieurs couples : Pt-Au, Pt-Cu, Pt-laiton, Pt-Pb, Pt-Al, Ag-Zn, Pt-Zn, Pt-Ag, Pb-laiton, et c’est. seulementpour le couple Pt-Zn que j’ai pu constater l’exactitude des deuxéquations (1) et (2). Pour d’autres couples, j’ai trouvé que Tinv change notablement de valeur quand la température tu d’un des contacts décroît progressivement jusqu’à la température de l’air liquide et que, par conséquent, la température t2g de l’autre contact s’élève progressivement. La plupart des couples étudiés par moi m’ont conduit à cette constatation que la valeur de Tinv a, en général, une tendance à s’élever à mesure que la température tu s’abaisse ; mais le couple Ag-Zn fait exception à cette règle et suit une loi inverse.
- »Je n’entrerai pas ici dans les détails expérimentaux, mais je mentionnerai néanmoins quelques mesures de prudence qui ont été prises en vue de garantir ces observations contre les erreurs inhérentes à ce genre d’expériences. Sans les énumérer toutes, je. citerai les principales: constance de températures des bains froids et des bains chauds, corrections des thermomètres et des lectures thermométriques tig et t2a ; précautions prises pour garantir les autres contacts
- Tahleau I. —
- nécessaires, formant le circuit thermo-électrique entier du couple étudié, des effets perturbateurs des variations de la température pendant l’expérience. Les thermomètres dont je me suis servi dans ces recherches étaient de première qualité et plusieurs d’entre eux avaient été vérifiés à la Reichsteehnische Anstalt de Berlin et comparés avec le thermomètre normal à hydrogène. Les métaux de ces couples avaient été étirés en fils de imm,03 à imm,32 de diamètre et de im, 20 de longueur, les bouts des deux fils formant couple étaient fortement pressés l’un contre l’autre au moyen d’une pince à vis spéciale, afin d’éviter toute influence des soudures et de simplifier la rechange des fils. Les bains froids étaientpréparés dans des vases en verre argenté, à parois vides d’air, remplis tantôt d’une dissolution d’acide carbonique solide dans l’éther, tantôt d’air liquide ; le bain chaud à air était soit du système de Magnus, en fer, à parois doubles, chauffé au gaz, ou du système de Ileraeus en porcelaine, recou-; vert de bandes de platine, chauffé par le courant électrique. Un galvanomètre apériodique du système de Desprez et d’Arsonval, d’une sensibilité de 10" IO ampères, servait d’indicateur du courant thermoélectrique ; l’affaiblissement nécessaire du courant pendant la mesuré de la température Tn du point neutre se produisait au moyen d’une boîte à résistance intercalée dans le circuit.
- » Voici le Tableau qui résume mes observations sur l’inversion thermoélectrique des couples étudiés :
- Températures de l’inversion
- Désignation du couple ho- Tinv. ho» Tinv. ho- Tinv.
- 1. Pt-Au -j- 16,0 O - 5,x — 79d O — 3,9 —186,6 + *7°3
- 2. Pt-Gu H- i5>8 — 12,5 ~ 775 — 79,4 — 79»1 — 4,5 —i85,5 + 21,7
- 3. Pt-Laiton + *8)9 -f 5ï,5 + 54,8 —i83,8 + 70,2
- 4, Pt-Pb + i9,4 +i i9,8 +126,1 — 158,1 + i39,2
- 5. Pt-Al + «8,9 + 167,4 - 79,2 +188,2 —181,1 +237,6
- 6. Ag-Zn -f 15,6 + 80,0 — 79,3 + 72,5 —i85,3 + 26,4
- 7. Pt-Zn » » - 79,8 — 69,9 —i86,5 — 69,9
- 8. Pt-Ag. » » - 79,5 — 110,7 —185,4 — 89,9
- 9. Au-Zn. /.+... » » » » —i8o,5 -^2o5,5
- xo. Pb-Laiton » » » » —i84,9 —212,9
- Moyenne A 1G,1 » — 79,1 » —i84,5 »
- « 11 suffit de jeter un coup d’œil sur ce Tableau pour concevoir des doutes sur la constance fi.lv, et l’on se demande alors quelle est la valeur des équations (1) et (2). Pour répon-
- dre à cette question j’ai exécuté une seconde série d’expériences avec les memes couples, pour en tirer des données directes sur les températures T„ du point neutre, quand la tempéra-
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- ture tH d’un contact s’abaisse graduellement, depuis celle de l’air ambiant jusqu’à celle de l’air liquide. J’ai trouvé, d’accord avec Gau-gain, que la température du point neutre reste encore dans ce cas parfaitement constante; donc, on peut la considérer comme une véritable constante, caractéristique pour chaque couple.
- » Ayant acquis ces deux résultats : la constance de la température du point neutre et la variation de la température de l’inversion, lorsque la tem-
- pérature + d’un contact s’abaisse, je me suis demandé ensuite quelle est la liaison qui existe entre ces deux températures.
- » Le deuxième Tableau répond à cette nouvelle question. En effet, il montre que la valeur de 2Tn est à peu près égale à Tinv quand le contact froid est à la température ambiante + = 16°, 1 C., mais que quand la température t]0 s’abaisse au-dessous de la température ambiante, l’égalité (1) est de moins en moins satisfaite.
- Tableau IL — Températures du point neutre et de l'inversion
- Désignation du couple sTneutre T inv£i0—16° j 1. T inv£io —79°, Tmv^io——184°,4
- i. Pt-Au.. o — 4,4 0 — 5,1 0 - 3,9 + >7’3
- 2. Pt-Gu . - i3,0 — 12,5 - 4,5 + ai>7
- 3. Pt-Laiton + 52,0 + 5i ,5 + 54,8 + 70,2
- 4. PtéPb +I22,0 + ï67,4 -|-n9,8 +167.4 +126,1 + i39,3
- 5. Pt-Al + 188,2 + 237,6
- 6. Ag-Zn + 81,0 + 80,0 + 72,5 + 26,4
- 7- Pt-Ag — 106,8 » — 110,7 - 89,9
- » En terminant cette Note, je me permets d’attirer l’attention sur le couple Pt-Zn, qui suit rigoureusement les lois indiquées par les équations (1) et (2) et qui, associé à un bon thermomètre à mercure, peut donc devenir un instrument précieux pour la mesure des basses températures. »
- CONGRÈS DE VIENNE
- Protection contre la chute des fils téléphoniques et autres par M. Petit, Ingénieur, chef de division de la Société Nationale des Chemins de fer vicinaux, Bruxelles.
- Cette question qui d’ailleurs est loin d’être encore résolue présente une grande importance qt il ne paraît pas que l’enquête à laquelle il vient d’être procédé, permettra de se prononcer d’une manière certaine et absolue sur le meilleur système, à employer. Le choix se limite cependant, pour ainsi dire, entre deux dispositifs principaux: la réglette ou le fil de garde.
- La réglette en bois qui fut appliquée dès le début de l’installation des lignes par trolley, compte encore de nombreux partisans ; elle est d’installation facile et rapide, relativement peu dispendieuse, et dans la plupart des cas de ruptures de fils téléphoniques, elle s’est bien comportée.
- L’administration des téléphones de Belgique a
- fait un relevé des accidents qui se sont produits pendant une période de 9 années, de 1894 à 1903; tous les réseaux de tramways, a l’exception d’un seul, employaient les réglettes ; on signale 45 accidents, la plupart peu graves, ayant eu seulement pour conséquence la brûlure des fils fusibles, c’est-à-dire le fonctionnement des appareils de sécurité.
- Ce relevé constate d’ailleurs, que si, dans certains cas d’accidents, les réglettes étaient en bon état, dans beaucoup d’autres le contact s’est produit parce que les .réglettes protectrices étaient disjointes, ou que, par suite du mauvais état ou de l’absence des crochets, le fil téléphonique a été entraîné au delà de la zone protégée ou enfin que la protection faisait, complètement défaut.
- Les accidents les plus graves se sont produits lorsque le fil téléphonique brisé se trouvant sur le sol, a été entraîné par des chevaux ou des attelages au moment où il ne présentait aucun danger; cet effort a arraché les réglettes et produit l’accident.
- Dans des cas semblables, absolument spéciaux, croirait-on qu’un autre système se fût mieux comporté ?
- D’ailleurs ce relevé statistique d’accidents ne pourrait faire condamner les réglettes que si l’on
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- pouvait lui en opposer un autre dressé pour des lignes de même importance comme longueur et comme trafic, protégées par des fils de garde; cette statistique devrait prouver que ce système s’est montré plus efficace.
- L’auteur ne pense pas que semblable preuve puisse être faite et, bien que d’application récente en Belgique, le fil de garde a également de nombreux accidents à son actif.
- La réglette présente cet avantage sérieux de ne pas compliquer l’équipementdes lignes aériennes; cette considération a son importance si l’on se rappelle l’opposition que, pour des raisons d’esthétique, ce système de traction a rencontrée dans de nombreuses villes.
- Les administrations de tramways n’hésitent pas à reconnaître que l’entretien des réglettes en bois est assez coûteux, qu’il exige une surveillance active et continue, mais, malgré cet inconvénient, ces administrations n’ont pas condamné ce système, car, au point de vue de la sécurité et de la régularité de l’exploitation, il ne donne lieu à aucun inconvénient et, de plus, il s’adapte à tous les systèmes de prise de courant, soit l’archet, soit la réglette.
- Il n’est pas utile d’examiner ici les nombreux dispositifs employés pour assurer la fixation de la réglette sur le fil de trolley et éviter une détérioration trop rapide parle passage de la roulette; c’est une question d’application qui ne rentre pas dans le cadre de ce rapport; le meilleur système, au point de vue des frais d’entretien, est celui qui, quelle que soit l’usure de la gorge de la roulette, met la baguette hors d’atteinte des bords de la roulette.
- *
- * * é
- Le dispositif de protection par fil de garde présente de nombreuses variétés dans l’application ; certaines administrations se contentent d’un seul fil tendu parallèlement au fil de trolley; à d’autres, on a imposé l’installation de plusieurs fils formant presque berceau au-dessus du fil de contact ; tantôt les fils de garde sont isolés; dans la plupart des cas, ils sont reliés à la terre, et enfin, ici les fils sont en cuivre ou en bronze de haute conductibilité, là on impose le fil d’acier.
- Le système par fil de garde isolé est peu employé; s’il est efficace en cas de rupture d’un fil téléphonique, s’il ne produit pas de court-circuit
- par le décâblement de la perche, il constitue, s’il vient à se rompre lui-même et à toucher le fil de trolley, un danger pour le public et pour le personnel. Aussi peu d’administrations s’en déclarent-elles satisfaites, et les applications par fils de garde reliés à la terre sont de beaucoup plus nombreuses.
- Mais, dans l’un comme dans l’autre cas, si un fil téléphonique vient à toucher à la fois un fil de garde et un fil de trolley, la protection est inefficace et le coupe-circuit fusible au poste téléphonique ou la rampe de garde est nécessaire pour éviter la brûlure des appareils.
- C’est ainsi que les autorités ont été amenées à imposer plusieurs fils de garde disposés en triangle autour du fil de trolley afin d’éviter tout contact avec celui-ci, si le fil téléphonique vient à former bloucle. C’est la protection assurée pour les appareils téléphoniques, mais au point de vue de l’exploitation et du public, les chances de danger sont augmentées ; tout décâblement de la roulette expose soit à un contact entre le fil de garde et le fil de travail, ou à la rupture du fil de garde par le choc, chute de ce fil sur le fil de trolley, perturbation complète dans le service des trains, avaries aux lignes aériennes, etc.
- La mise à la terre du fil de garde peut être inefficace, dans un réseau très chargé où les disjoncteurs de la centrale sont réglés pour un débit élevé ; en effet, une mise en communication du fil de travail avec le fil de garde occasionnée par un ou plusieurs fils étrangers peut ne pas faire fonctionner les disjoncteurs ; dans ce cas, les fils de garde sont le siège d’un couinant intense qui les échauffe, et peut les briser de façon à les laisser en communication avec le fil de trolley et à supprimer la mise à la terre.
- Dans ces conditions, les fils de garde constituent un danger plus grand que celui que l’on veut éviter.
- On peut donc conclure que le fil de garde mis à la terre peut être un moyen de protection assez efficace pour un réseau étendu à faible trafic, tandis qu’il présente de graves inconvénients pour un réseau étendu à grand trafic. Et c’est cependant dans ce dernier cas que le nombre de fils téléphoniques sera plus grand, les chances de rupture de ces fils plus nombreuses et les décâblements de la roulette plus fréquents.
- Pour parer à ce dernier inconvénient, il faudrait placer les fils de garde hors d’atteinte des
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- IV É Ç ï;A ÏR à G E É LECTRTQUE
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- ( roulettes décàblées, mais alors la protection sera-t-elle efficace dans tons les cas de rupture ? Et le fil brisé chassé par le vent ne passefa-t-iL pas sorts le fil de garde pour se mettèe en contact avec le fil de trolley ?
- Les administrations qui utilisent l’archet comme prise de courant rencontrent moins d’inconvénients au point de vue de la régularité du service que celles qui utilisent la roulette,; lorsque les lignes aériennes sont protégées par des fils de garde mis à la terre.
- Il serait trop long d’énumérer ici les accidents que le système de protection par fils de garde a à son actif, mais les renseignements dont on dispose sur ce point prouvent que les choses ne se passent pas toujours comme l’espéraient ceux qui ont conçu ce dispositif. Que dire, par exemple, de cet accident survenu sur les tramways de Berne ? Un fil d’horloge électrique de 2,2 m/m de diamètre tombe sur un tilde garde à la terre et touche simultanément le fil de contact ; le fil cassé décrit de grandes oscillations, et touche toujours le fil de trolley à la même place ; celui qui a un diamètre de 8 m/m fond, tandis que le fil d’horloge et le fil de garde ne reçoivent que des brûlures. Sur un autre réseau à fort trafic, à plusieurs reprises les fils téléphoniques brisés touchent simultanément le fil de garde et le fil de trolley, glissent le long de celui-ci, viennent en contact avec les supports de la ligne aérienne et font fondre l’isolant de ces appareils.
- Enfin, les contacts fréquents par la perche entre le fil de travail et le fil de garde, occasionnent des brûlures qui diminuent la résistance de ce fil au point qu’il suffit de la chute brusque d’un ou plusieurs fils téléphoniques sur le fil de garde pour provoquer la rupture de celui-ci et suprimer ainsi tout dispositif de protection.
- Si l’on envisage maintenant la question du fil de garde au point de vue de l’établissement de ce dispositif) on est d’accord pour reconnaître qu’il donne lieu à beaucoup de difficultés, surtout si l’on est dans l’obligation, d’installer plusieurs fils.
- Si la ligne aérienne est supportée par des fils transversaux, il faut ou des poteaux plus longs et plus forts, ou des crochets supplémentaires placés dans les façades si 1’équipement comporte des rosaces.
- Dans le cas d’un équipement par potences)
- l’installation de plusieurs fils de garde se réalise difficilement. '
- Pour les traversées dès grandes places découvertes, où le nombre des points de supports est nécessairement réduit, il est presque impossible de conserver lé parallélisme complet entre les fils de garde et les fils de contact, et c’est cependant à «ette condition qùe l’on peut escompter une sécurité relative. •
- Enfin, combien cette multiplicité des fils nuit à l’aspect de la voie publique dans l’intérieur des villes et a fourni des armes aux adversaires de la traction par trolley !
- L’auteur ne croit pas devoir insister sur les systèmes mixtes qui, dans certaines villes, ont été imposés par les autorités. L’association simultanée de fils de garde et de réglettes est la complication des mesures de précaution sans avantage sérieux et sans la suppression des inconvénients que présente chacun des systèmes au point de vue de l’exploitation des tramways.
- Les rampes de garde établies sur les Supports des lignes téléphoniques, les coupe-circuits fusibles sont des dispositifs qui ont pour seul but la protection des appareils téléphoniques. Ils Sont nécessaires et efficaces et il n’y a pas lieu de s’y arrêter plus longuement.
- Pour terminer Cet examen, il convient de signaler les filets protecteurs placés sous les fils téléphoniques et télégraphiques lorsque les administrations de ces services ont accepté de réunir ces fils en faisceaux pour traverser les lignes de tramways. C’est le meilleur dispositif, à la condition toutefois que ces filets soient suffisamment solides et bien entretenus pour résister au poids du givre, de là iieige ou à un affaissement complet du faisceau.
- Comme conclusion de cet exposé, on peut dire qu’aucun des systèmes employés jusqu’ici n’offre des garanties' de sécurité suffisantes, qu’on lie pourrait édicter en cette matière des règles absolues applicables dans tous les cas et dans toutes les conditions et que, dans la recherche de la solution à adopter, il est difficile de tenir compte des divers intérêts en cause, d’une part ceux des téléphones, d’autre part ceux des tramways et du public, parce que ces intérêts sont très souvent en opposition les uns des autres.
- Cette dernière considération amène l’auteur à examiner la question des protections au point de vue des conditions spécifiées dans les cahiers
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- des charges ou par les arretés de concessions.
- Dans presque tous les pays d’Europe, les téléphones et les télégraphes appartiennent à l’Etat; il en résulte que celui-ci, appelé à imposer les conditions de sécurité, se préoccupe d’abord, avant tout, de sauvegarder la bonne marche de ses services téléphoniques et télégraphiques ; de ce fait, quelles que soient les conditions dans lesquelles sont établis les réseaux qui desservent ces services, l’autorité s’empresse de mettre à la charge exclusive du tramway, l’installation de tous les dispositifs de protection et les modifications aux lignes du téléphone.
- On a, dans certains cas, mis à la charge des tramways les dépenses faites pour l’installation du double fil au réseau téléphonique; bien que cette mesure ne rentre pas directement dans le cadre de cette question, il convient cependant de signaler cette tendance de mettre tout à la charge du tramway. 11 est reconnu qu’un réseau téléphonique à simple fil est en lui-même défectueux, même quand il n’existe pas do tramways dans la zone desservie, et l’on profite de l’installation du tramway pour apporter une amélioration nécessaire dans tous les cas.
- 11 y aurait une question de drop très intéressante à examiner : pourquoi l’Etat pourrait-il se réserver le droit exclusif de faire usage des voies publiques pour l’installation de ses réseaux, et d’imposer des conditions souvent onéreuses aux compagnies de tramways pour leur permettre de s’établir dans la zone qu’il a occupée le premier ?
- Peu d’administrations de tramways ont tenté d’en appeler aux tribunaux pour soutenir leurs droits à cet égard.
- Il y a cependant certains cas spéciaux pour lesquels des jugements très intéressants sont à signaler.
- La Société des tramways de Hambourg a obtenu un jugement du tribunal supérieur de l’Empire décidant que l’administration du tramway n’est pas obligée d’intervenir dans les dépenses occasionnées par l’installation de fusibles sur les fils à basse tension.
- La Ville île Cologne, propriétaire des tramways, réclame devant les tribunaux à l’Administration des Postes, le remboursement des sommes dépensées pour l’installation des moyens de protection : le jugement n’est pas encore rendu.
- Pes tramways d’Helsingfors ont intenté une |
- action semblable'1;1 on en attend le jugement avec intérêt. ......,/m
- Ces litiges n’embrassent qu’une partie de la question: ils tendent à faire établir qu’il appartient aux propriétaires des appareils de supporter les frais d’installation des dispositifs de sécurité destinés exclusivement à protéger ces appareils.
- Mais, où le cas devient 'intéressant, c’est lorsqu’une ville, propriétaire d’un réseau de tramways, soutient que l’usage des rues lui constitue un privilège tel que si l’Administration des Postes exige l’installation de dispositifs deproteetion au-dessus des fils de trolley, c’est à celle-ci à en supporter tous les frais, puisque les dangers auxquels il s’agit de parer ne peuvent exister que par suite de la présence des fils téléphoniques au-dessus des fils à haute tension. C’est la thèse que vient de soutenir la Ville de Mannheim et les jugements, intervenus devant quatre juridictions successives et en dernier lieu devant le 0e Sénat civil de la Cour suprême de l’Empire allemand imposent à l’Administration des Postes le remboursement d’une somme de 30,000 marks à la Ville de Mannheim, montant des dépenses que celle-ci a faites pour l’installation des fils île garde au-dessus de ses fils de trolley.
- Cet arrêt formera-t-il jurisprudence et verra-t-on d’autres procès s’engager dans les mêmes conditions en Allemagne et même dans d’autres pays ?
- Nous ne pourrions le dire; qu’il nous suffise en ce moment de noter cette orientation nouvelle de la question et d’espérerqü’elle aura pour résultat de faire comprendre en haut lieu que si les gouvernements jugent de leur devoir de défendre l’intérêt général en assurant le service des télégraphes et des téléphones dans les meilleures conditions de sécurité et de régularité, il y a aussi un grand intérêt public à ne pas rendre difficile ou à ne pas enrayer le développement des tramways.
- Mais à coté de ces situations peu encourageantes, il convient de signaler combien simplement la question a été résolue par certaines autorités et notamment à Amsterdam où le réseau téléphonique a été entièrement mis en souterrain pour éviter tout croisement.
- Il est vrai de dire que là les téléphones et les tramways sont propriétés de la ville, mais ce fait prouve que chaque service doit, dans sa
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- sphère, employer tous les moyens pour permettre aux autres d’exister et de fonctionner.
- Une solution semblable est en cours d’exécution à V ienne, où l’on annonce que pour la fin de cette année tous les fils à basse tension seront placés sous terre aux endroits où ils croisent les fils de trolley.
- C’est d’ailleurs la première mesure de précaution que prescrit le nouveau réglement édicté par le ministère des chemins de fer autrichiens.
- Toutes les administrations de tramways seront unanimes pour féliciter le gouvernement autrichien d’avoir envisagé cette question si controversée avec cette largeur de vues et d’émettre le vœu que cet exemple soit bientôt suivi dans tous les autres pays.
- L’auteur pense pouvoir tirer de cet exposé succinct de la question qui comporterait des développements beaucoup plus étendus, les conclusions suivantes :
- 1. Aucun des dispositifs de protection actuellement mis en œuvre ne donne des garanties de sécurité absolue, tant au point de vue de la bonne marche des services télégraphiques et téléphoniques, que de la régularité du service de l’exploitation et des accidents auxquels est exposé le public;
- 2. Il convient de diminuer les chances de contact entre les fils à courant faible et les fils de tramways ; dans ce but, la diminution du nombre de croisements par la réunion des fils à basse tension en faisceaux est désirable, pour autant qu’on ne puisse les supprimer complètement par la mise en souterrain des fils à courant faible ;
- 3. Le déplacement des fils à courant faible se justifie par cette considération que dans la majeure partie des cas, les directions à suivre pour Rétablissement de ces fils peuvent être aisément modifiées et s’écarter sans grands détours des lignes de trolley qui elles, doivent suivre invariablement le tracé du réseau de tramways ;
- 4. Il serait équitable que les propriétaires des lignes à haute et à basse tension prissent, chacun de leur côté, les mesures de précaution pour éviter les ruptures et les conséquences des contacts éventuels, que notammment la répartition des dépenses résultant de l’application de ces mesures fussent réparties entre les divers services en cause au lieu d’être mises exclusivement à charge des compagnies de tramways ;
- 5. Les prescriptions édictées par les autorités
- devraient être établies d’une manière définitive afin d’éviter que l’on impose le remplacement des dispositifs existants par d’autres moyens de protection qui entraîneraient de nouvelles dépenses considérables et qui pourraient exiger une transformation radicale des conditions d’établissement des lignes aériennes.
- D’une manière générale, et suivant les prescriptions déjà établies dans divers pays, les compagnies de tramways ne devraient avoir à supporter les dépenses d’établissement des dispo-positifs de protection que pour la situation existant au moment de l’installation du tramway; si dans la suite de nouveaux fils à courant faible sont établis en croisant les lignes de trolley existantes, il incomberait aux propriétaires des lignes téléphoniques et télégraphiques de supporter les dépenses qu’entraînerait l’installation des dispositifs de protection.
- ANNEXE A.
- Résumé des prescriptions imposées par les autorités dans les différents pays d’Europe pour parer aux dangers de la chute des fils télégraphiques et téléphoniques sur les fils de trolley.
- Angleterre. <— Réglementation de 1903.
- Aux croisements des fils téléphoniques et télégraphiques avec les fils de contact, ou aux points où par suite de bris, il pourrait y avoir contact entre ces différents conducteurs, il sera établi des fils de garde mis à la terre par des connexions aux rails.
- Ces fils de garde seront en acier galvanisé, ou bien, dans les contrées manufacturières où de tels fils seraient exposés à la corrosion, ces fils seront en bronze ou en cuivre étiré dur.
- Le jeu ascendant de la perche de trolley sera limité de manière à éviter le contact avec les fils de garde en cas de déraillement de la roulette.
- La disposition des fils de garde et leur nombre varient avec le poids des fils télégraphiques. Dans le cas d’un seul fil de trolley, deux fils de garde sont disposés de chaque côté du fil de trolley dans un plan horizontal distant d’au moins 60 centimètres du fil de trolley; pour deux fils de contact, la protection comporte deux ou quatre fils de garde suivant la distance des fils de contact entre eux.
- Les prescriptions stipulent que, partout où la chose est possible, il est désirable que l’on cherche à éloigner des fils à faible courant les fils à
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- haute tension et qu’une entente s’établisse dans j ce sens entre les compagnies de tramways et les ' propriétaires des fils télégraphiques.
- Cette nouvelle réglementation est d’application générale pour toutes les entreprises nouvelles ; un délai d’une ou deux années est accordé pour son application aux lignes existantes.
- Autriche. — Le concessionnaire doit prendre les dispositions suffisantes pour parer autant que possible aux dangers pouvant se produire par la chute d’un fila faible courant sur un conducteur à fort courant.
- Afin d’arriver à ce but, il y a lieu de prendre en première considération, surtout dans les rues à grande circulation, le déplacement des fils à faible tension hors do la zone dangereuse et même, le cas échéant, leur mise en souterrain.
- Si cette solution ne peut être obtenue que moyennant une dépense trop considérable, les fils à faible tension peuvent rester dans la zone dangereuse, notamment dans les rues à faible circulation, à la condition de parer aux inconvénients et dangers au moyen de dispositifs appropriés.
- Ces dispositifs sont les suivants :
- 1) Tous les fils à faible courant situés dans la zone, doivent être remplacés, s’ils sont en fer, par des fils en cuivre, en bronze ou silicium ou en toute autre matière correspondante, et d’un diamètre inférieur à 2 millimètres. Les croisements auront lieu autant que possible à angle droit et la distance entre les deux conducteurs sera d’au moins un mètre.
- On réduit autant cpie possible le nombre de croisements en réunissant en faisceaux les fils à faible courant.
- Tous les fils à faible courant seront pourvus de fusibles.
- 2) Les supports d’isolateurs du réseau téléphonique ou télégraphique situés de part et d’autre et les plus voisins du conducteur à fort courant seront munis de rampes ou d’anneaux de garde en cuivre reliés aux rails de roulement.
- Ces rampes ou anneaux de garde sont formés d’un fil en bronze de 4 millimètres ; ils sont placés à 17 centimètres en avant des isolateurs et à 4 centimètres en dessous des fils.
- 3) Une réglette d’un profil convenable doit être installée avec crochets d’arrêt sur le fil de contact.
- 4) La forme et la nature de l’appareil de prise de courant du tramway doivent être telles que, dans le cas où un fil à faible courant repose sur le fil de contact, un contact métallique soit assuré entre le fil à faible courant et l’appareil de prise de courant.
- À cet effet, dans le cas de l’archet, leurs deux ailes doivent être à nu ; et dans le cas de la roulette, celle-ci doit dépasser d’au moins 5mm l’arête supérieure de la réglette de garde.
- 5) Exceptionnellement, les fils nus à faible courant peuvent être remplacés par des fils isolés. De plus, il est permis, mais toujours exceptionnellement, de parer aux dangers de rupture par l’établissement de filets de garde soit isolés, soit mis à la terre.
- Telles sont les dispositions générales; le ministre des chemins de fer se réserve le droit de prescrire dans chaque cas particulier, les dispositions qu’il jugerait nécessaire.
- Bavière. — Aux croisements seront installés des réglettes, des fils de protection, fils de garde ou autres appareils de protection qui empêchent un contact métallique des conduites de tramways avec les fils téléphoniques et télégraphiques.
- Le modèle de réglette à employer doit être soumis à l’Administration des Postes.
- Les réglettes doivent être vérifiées avec soin et au moins une fois par semaine.
- Afin de diminuer le nombre de croisements, l’Administration des Postes réunira en faisceaux les fils téléphoniques et ce, aux frais de l’administration du tramway.
- Belgique. — Jusqu’en ces dernières années, les arrêtés du gouvernement autorisant rétablissement des lignes de tramways par trolley, stipulaient que le concessionnaire devait installer et entretenir à ses frais sur toute l’étendue des fils de contact, des dispositifs efficaces admis par l’administration des télégraphes en vue de prévenir le contact avec les fils téléphoniques et télégraphiques.
- Sous ce régime, toutes les compagnies de tramways ont proposé la réglette qui a été agréée.
- Dans la suite, l’administration des télégraphes a jugé ce système de protection insuffisant, et a prescrit l’emploi de trois fils de garde reliés à la terre et reliés entre eux, lorsque des lignes téléphoniques sont établies parallèlement aux lignes à haute tension.
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- Dans le cas où rétablissement de trois fils de garde serait impossible, un seul fil serait toléré, à la condition que le fil de trolley soit muni de réglettes.
- Ces, dispositions étaient applicables à toutes les installations existantes qui avaient établi la réglette.
- A la demande des compagnies de tramways, ces prescriptions n’ont pas été appliquées, l’administration des télégraphes se réservant de procéder à un nouvel examen de la question, et tolérant provisoirement le statu qao.
- Une réglementation nouvelle vient d’être établie ; elle prescrit l’installation de fils de garde reliés à la terre conformément aux dispositifs imposés par le Roard of T rade (Angleterre). Ces prescriptions devront être établies sur toute la longueur des lignes aériennes, même là où il n’existe pas de fils téléphoniques. Un délai de deux ans est accordé aux compagnies de tram ways pour se conformer à ces prescriptions et modifier dans ce sens les dispositifs de protection actuellement établis^
- Danemark. — 11 était auparavant fait usage de réglettes en bois fixées au fildetrolley ; lorsqu’un grand nombre de fils à faible courant croisait le fil de tramway, un filet protecteur était installé.
- Ces dispositifs ont été jugés insuffisants et la nouvelle réglementation stipule qu’au croisement des lignes téléphoniques, et télégraphiques, les conducteurs aériens des tramways doivent être munis d’un fil de garde placé à 500 millimètres au-dessus du fil de contact. Le fil de garde doit être mis à la terre.
- Le concessionnaire du tramway doit supporter tous les frais de modification, de protection, etc. pour toutes les installations existant avant l’établissement du tramway.
- France. —Règlementation de février 1903.
- Art. 4. § 3. — Aux points de croisementetdans le cas de courants à haute tension, tout contact éventuel entre les conducteurs d’énergie électrique et les fils télégraphiques ou téléphoniques préexistants, sera prévenu à l’aide d’un dispositif mécanique de garde ou, à défaut, par une modification des lignes de l’Etat.
- § 4. — L’administration pourra établir, si elle le juge nécessaire, aux frais des permissionnaires, des . coupe-circuits spéciaux sur les lignes télégraphiques ou téléphoniques intéressées.
- § 5. — Si l’administration établit ultérieurement des lignes télégraphiques ou téléphoniques dans le voisinage des conducteurs d’énergie électrique, les frais résultant des mesures de précaution indiquées ci-dessus seront à la charge de l’administration et le permissionnaire sera tenu d’exécuter les travaux qui lui seront indiqués.
- Italie. — 1° La ligne télégraphique ou téléphonique doit être transformée en câble sous plomb armé et mis souterrainement au point de croisement avec la ligne de tramway, ou bien être suspendue à un fil d’acier tendu entre les poteaux terminaux de la ligne aérienne.
- 2° Des fils de garde métalliques seront tendus au-dessus des lignes de contact de manière à empêcher que les fils téléphoniques et télégraphiques puissent en tombant toucher les fils de trolley.
- Des fusibles doivent être placés à l’entrée des bureaux télégraphiques ou téléphoniques.
- Norvège. — Le gouvernement n’a pas encore arrêté de règlement définitif.
- L’administration des télégraphes ordonne généralement le placement de trois fils de garde en acier de 3 millimètres de diamètre, distants entre eux d’environ 50 centimètres et placés à un mètre du fil de trolley.
- Ces fils de garde sont mis à la terre en les connectant aux rails.
- On prescrit également de placer des coupe-circuits fusibles sur les fils télégraphiques ou téléphoniques.
- On a autorisé une compagnie de tramway à établir un dispositif de protection constitué par deux fils de garde en cuivre, ou bien de trois fils en acier.
- Pays-Bas. — Les prescriptions actuellement en vigueur ne sont pas définitives ; la question est actuellement soumise à l’examen d’une commission.
- Les conditions actuelles sont les suivantes :
- 1) Il sera établi, aux frais du concessionnaire du tramway, des dispositifs de sécurité dans les bureaux des télégraphes et des téléphones.
- 2) Aux points de croisement, les fils à courant faible seront entourés d’une matière isolante à tenir en parfait état d’entretien ; de plus un filet de garde relié à la terre doit être placé entre les
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- conducteurs à potentiel différent. Les dépenses résultant de ces travaux sont à la charge du concessionnaire, à moins d’une entente entre les intéressés.
- Portugal. — Règlement du 26 mars 1903.
- Art. 28. — Des fils de protection seront établis et tenus en parfait état dans tous les endroits où les fils de tramways croisent les fils télégraphiques et téléphoniques.
- Prusse,— (Arreté du 9 février 1904,remplaçant l’arrêté du 31 décembre 1890).
- 1) Lorsque l’adduction du courant se fait par up fil aérien à nu, celui-ci doit,, à tous les endroits où il croise des fils télégraphiques et téléphoniques préexistants, recevoir un dispositif de garde empêchant un contact des- deux fils ou rendant tout au moins ce contact inoffensif.
- Ces dispositifs peuvent comprendre soit des fils ou des filets de garde mis à la terre, soit' des réglettes de garde placées sur le fil de trolley, soit tout autre dispositif analogue.
- 2) Dans le cas de feeder aérien à nu, celui-ci, là où il croise des fils téléphoniques ou télégraphiques préexistants, doit, pour empêcher un contact éventuel avec ces derniers, être ou bien isolé sur une longueur suffisante, ou bien recouvert d’une série de fils de garde ou d’un filet de garde mis à la terre.
- S’il est prouvé, dans la suite, que les prescriptions édictées dans le présent arrêté sont insuffisantes pour éviter tout danger pour l’installation proprement dite des services télégraphiques ou téléphoniques ou pour leur personnel, le service de contrôle se réserve le droit de prendre en tout temps d’autres mesures complémentaires.
- Suède. — Il n’existe pas encore de règlement spécial pour les tramways.
- Actuellement, les administrations de tramways ont à se conformer aux règles générales qui ont été établies, par arrêté du 31 décembre 1902, pour les fils de lumière et de transport de force.
- Un nouveau règlement est à l’étude.
- Les prescriptions actuelles sont :
- 1. Diminuer le nombre des croisements; réunir les fils télégraphiques et téléphoniques en faisceaux ; les dépenses qui en résultent sont à la charge du concessionnaire.
- 2. Les croisements doivent se faire à angle , droit, autant que possible. Au-dessus des fils de |
- contact et parallèlement à ceux-ci, on établira un : ou plusieurs fils de garde d’au moins 4 millimè-r , très de diamètre et d’une résistance minima de 480 kg. Ces fils seront établis de manière à rendre tout eonlact impossible, et les fils de garde seront mis à la terre parles rails.
- 3. On pourra prendre d’autres mesures de sécurité pouf parer aux dangers que présentent' les ; croisements des conducteurs.
- Suisse. —- (Arrêté du 7 juillet 1899).
- On cherchera à réduire le plus possible le nombre des croisements en réunissant les fils à faible courant en grands faisceaux.
- Il sera établi au-dessus des Imues de contact aux points de croisement, des fils de ’ garde parallèles aux lignes de contact et reliés àlaterre.
- Dans les. endroits où la pose des fils de garde présente des difficultés considérables,on placera un solide filet enserrant le faisceau de fils à faible courant. Ce filet sera relié à la terre et aux rails.
- On pourra se passer de dispositif de protection dans les cas où une ligne à faible courant (ycom-pris le fil de retour) est constitué par du fil d’acier de 3 millimètres et n’offre pas une - portée supérieure à 30 mètres. Dans Je cas où il est impossible d’installer des fils de garde ou des filets, on établira pour protéger les fils à faible courant des rails de terre dits “ Mertsehing,, ou un dispositif analogue.
- Un arrêté du 10 Janvier 1902 autorise le croisement des lignes à courant faible avec des lignes à haute tension sans exiger de dispositif de protection.
- a) Si la ligne à courant faible est construite en fil de bronze, de 3 millimètres de diamètre au moins, et si la portée n’est pas supérieure à 20 mètres.
- b) Si la ligne à courant faible est construite en fil d’acier d’un diamètre d’au moins 3 millimètres et si la portée n’est pas supérieure à 30 mètres.
- Il y a lieu de noter les stipulations de l’art. 17 de la loi fédérale du 24 Juin 1902, relatives à la répartition des frais résultant des mesures de sécurité à prendre, y compris les déplacements des lignes téléphoniques publiques aériennes. Ces frais devront être supportés en commun par les entreprises intéressées.
- Pour la répartition de ces frais, il n’y a pas lieu de rechercher laquelle des lignes a été établie la première ou sur. quelle ligne sont
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- app°rtés les changements ou les mesures de sécurité.
- L’adjonction aux lignes publiques, du double fil et de tous genres de conduites de retour isolées de la terre est exclusivement à charge de la Confédération.
- Russie. — Aux croisements des lignes de tramways avec les fils télégraphiques et téléphoniques, ces derniers sont remplacés par des câbles souterrains ou aériens.
- Cependant, des exceptions sont faites à cette règle quand le faisceau des fils à faible courant ne compte que de 1 à 4 fils.
- Dans ce cas :
- a) la distance entre les deux conducteurs ne doit pas être inférieure à un mètre;
- b) le croisement doit se faire à angle droit;
- c) les fils à faible courant seront recouverts d’un enduit isolant.
- Pour les feeders aériens, on doit installer des filets protecteurs métalliques et dans certains cas, si les conditions locales l’exigent, on peut être amené à recouvrir les feeders d’un enduit isolant.
- Les appareils téléphoniques doivent être munis de coupe-circuits fusibles.
- Toutes les dépenses provoquées par la transformation des lignes télégraphiques et téléphoniques de l’Etat sont à la charge du concessionnaire du tramway; quant aux dépenses de transformation du fait de l’établissement d’un tramway des réseaux téléphoniques publics exploités par des particuliers, elle sont supportées par ceux-ci.
- Cette réglementation n’est pas définitive.
- Wurtemberg. — Aux endroits où les lignes téléphoniques existantes croisent le fil de trolley, on établira des fils ou filets de garde mis à la terre aux frais du tramway. L’administration des télégraphes déplacera les fils à courant faible et les réunira en faisceaux, avec fils ou filets de protection aux croisements, ou établira des gaines isolantes sur les fils à courant faible. Les dépenses seront supportées par l’administration du tramway.
- Il faut également établir des dispositifs de protection dans le cas ou les lignes à courant faible sont établies parallèlement aux lignes de trolley et à une distance inférieure à 10 mètres.
- Des coupe-circuits fusibles seront établis sur les lignes télégraphiques et téléphoniques aux frais de l’administration du tramway.
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DÉ LA BERTAUCI1E
- Le Gérant: A. Bonnet.
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- Tome XLI.
- Samedi 39 Octobre 1904.
- 11° Année. — N° 44
- U
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r
- Electriques
- Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. Ll PPM AN N, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. D. MON NIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- CALCUL DES RÉSEAUX DE TRACTION
- Les fortes chutes de voltage sur les lignes de tramways donnent lieu, en général, à une double perte financière : celle due à la perte d’énergie en ligne, qui croît avec le carré du courant, et celle due à une diminution des recettes, provenant de la diminution des vitesses.
- Le calcul de l’alimentation d’une ligne a donc un très grand intérêt au point de vue économique. Les données principales de ce calcul sont la quantité et la qualité du trafic. La quantité est parfois très difficile à déterminer : en effet, on ne peut pas toujours se fonder sur le mouvement existant, car, bien souvent, ce mouvement est augmenté, ou créé même, par l’ouverture d’une ligne. Pour ce qui concerne la qualité en général, le trafic d’un système de tramways varie périodiquement, et l’on peut distinguer deux sortes de variations : l’une est à oscillations lentes et se produit d’une saison à l’autre, avec un passage progressif ; l’autre, d’un caractère tout à fait contraire, a lieu toutes les semaines, et plus rarement tous les quinze jours, suivant l’endroit et les habitudes. Un exemple du premier cas est donné par beaucoup de tramways suburbains et de banlieue ; on rencontre le deuxième cas à peu près dans toutes les lignes, surtout celles des centres industriels. En Amérique et en Angleterre, par exemple, le trafic du samedi est considérablement plus fort que celui des autres jours.
- Il y a donp à considérer, dans le calcul d’un réseau, les jours de plus grand trafic dans la saison de plus grand trafic. C’est pour ces jours qu’on peut établir la chute maxima de voltage en ligne telle qu’elle puisse permettre un service déterminé. A l’occasion de fêtes
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- spéciales, prévues ou imprévues, ce trafic maximum peut être considérablem ent dépassé ; l’emploi des machines de réserve devrait alors suffire à ces rares demandes, et les dévolteurs devraient être de capacité propre cà empêcher, même dans ces cas, des chutes trop fortes à travers les rails. Mais, pour ce qui concerne les chutes de voltage en ligne, la somme totale des pertes annuelles ne serait pas sensiblement affectée si, dans quelques rares occasions, les limites établies étaient dépassées.
- Une fois qu’on a déterminé les conditions de trafic et qu’on s’est fixé sur la limite des
- HP û'àevâaxy
- Poids en tonnes
- Données :
- Coefficient de traction.
- Wtagé en. ligne : 5oo V
- *379
- Fig. 1
- chutes, on peut procéder aux calculs en appliquant, h chaque cas spécial, les règles générales.
- Pour les services suburbains et pour les services urbains peu importants, le calcul se présente très facile,caronn’a,en général, qu’une ligne principale avec quelques embranchements. Il s’agit donc de déterminer la position plus défavorable des voitures, en accord avec l’horaire établi, et de chercher ensuite les courants absorbés. Cette dernière recherche peut être faite très facilement et très vite à l’aide de diagrammes spéciaux, comme celui de Mr. Arnold G. Hansard (Tramway Traclive Effort and Power Diagram.), car, en connaissant le poids d’une voiture et son rendement approximatif, l’on peut lire le courant absorbé à une vitesse donnée, pour un voltage de 500 volts en ligne (fig. 1). L’on voit que la vitesse est supposée connue ; il est, en effet, bien simple de la connaître si l’on dispose d’une série de courbes, pour chaque
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- type de moteur, qui donnent les vitesses en fonction des rampes. La fig. 2 en donne un exemple pour un des moteurs G. E. 58.
- En connaissant donc le débit tout le long de la ligne, il est facile de déterminer les sections des feeders pour des chutes de voltage au-dessous de la limite imposée. Ayant déterminé ces sections, on peut vérifier à la suite si elles sont les plus économiques soit par une méthode graphique que par l’emploi des formules bien connues.
- Mais, quand il s’agit de déterminer les sections des conducteurs pour un réseau compliqué, avec beaucoup de mailles et alimenté par plusieurs stations ou sous-stations, les calculs deviennent beaucoup plus longs. C’est le cas, en général, des réseaux urbains importants. Si l’on veut appliquer, par exemple, la méthode d'Herzog au cas de la fig. 3, on devrait d’abord fixer la position plus défavorable des voitures, ensuite déterminer pour chaque nœud la composante des débits des différents côtés, et enfin résoudre un système simultané de sept équations. Ceci est un travail très long, qui demande, à la
- l/oiture équipée uvec 2 moteurs G -JE 5<5 _ £ tours
- Fig.J
- rigueur, deux opérateurs pour le contrôle des opérations, à cause des nombreux coefficients numériques. En outre, il est bien probable qu’une seule hypothèse sur la position des voitures ne soit pas suffisante à donner une idée complète du fonctionnement du réseau. Par exemple, il arrive bien souvent que l’intensité du trafic, à cause de circonstances locales, varie d’endroit soit périodiquement soit exceptionnellement ; il peut aussi arriver, dans le cas de plusieurs stations alimentant le même réseau, qu’une d’elles cesse de fonctionner, et c’est intéressant alors de connaître comment les différentes lignes sont affectées. Donc, dans l’application de la méthode d’Herzog (ou autre équivalente), il faudrait sans doute considérer tous les cas réalisables, c’est-à-dire former et résoudre un système d’équations plus ou moins long, autant de fois qu’il y a d’hypothèses à faire. C'est un travail assez fatigant, qui ne s’adapte pas bien au caractère plutôt commercial des-Compagnies d’exploitation.
- L’auteur, ayant dû contrôler un réseau du genre de celui indiqué par la fig. 3 et considérer plusieurs conditions de trafic et de débit, avait cru qu’un modèle bien fait de.
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- ce réseau lui aurait donné les résultats qu’il cherchait beaucoup plus vite que des calculs laborieux. L’idée, d’ailleurs, n’était pas nouvelle. On sait, en effet, que, pour l’étude des réseaux d’éclairage de Berlin et Milan, on avait employé avec succès des modèles ;
- jStativns génératrices'
- malheureusement, aucune publication îdavait été faite sur les détails de tels essais. Pour cela, tout ce que l’auteur a fait à ce sujet, à cause du caractère primitif de plusieurs détails, doit être considéré plutôt comme un essai de la méthode que comme l’étude d’un réseau.
- Station
- /J0Z--83
- Fig. 4 et 5
- Principe de la méthode. — Supposons d’abord le cas très simple d’une ligne telle qu’elle est représentée par la fig. 4. Si l’on construit, à une échelle convenable, un modèle de cette ligne ffig. 5) en substituant à la station génératrice un élément d’accumulateur, aux conducteurs A, B, G, trois fils métalliques a, b, c d’une résistance proportionnelle à
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- A, B, C, et aux différentes voitures des résistances convenables, Ton pourra connaître, à l’aide d’un milli-voltmètre, les chutes de voltage à travers la ligne aérienne et les rails. Si la ligne en question est pourvue de survolteurs et dévolteurs, on pourra facilement
- réaliser ces conditions en em- _______
- ployant deux éléments en plus en série avec celui du circuit principal, pourvu qu’on intercale dans les circuits des câbles survoltés et dévoltés des résistances convenables, afin que les augmentations positives et négatives de voltage soient les mêmes que dans la réalité.
- Cette méthode, pour ce qui concerne son exécution, peut être réduite à une grande simplicité et peut être appliquée aisément à l’étude des réseaux compliqués. Voici les dispositions choisies par l’auteur pour le réseau de la flg. 3, d’une extension d’environ 100 kilomètres carrés. Ayant choisi une échelle de six pouces par mille, on avait dessiné le réseau en changeant la forme de la direction et des différentes lignes dans le but d’avoir, autant que possible, des alignements droits, mais en gardant soigneusement leur exacte longueur. Ce plan avait été fixé sur un tableau en bois. En connaissant les pentes et le poids des voitures, on avait pu déterminer, à l’aide d’un diagramme similaire à celui de la fig. 1, le courant absorbé sur chaque pente ; ces courants avaient été marqués sur le plan (fig. 6) de manière qu’en suivant la direction d’une flèche, on lisait successivement la variation du débit. Ces chiffres, comme on le sait, sont les mêmes pour la marche en série que pour la marche en parallèle.
- Rails. — Le réseau réel étant à voie unique avec 20 0/0 de double voie et le poids des rails de 44 kg. par mètre, la résistance kilométrique du circuit de retour est donc de 0.016 ohms. On avait choisi, pour les rails du modèle, deux fils en maillechort de la London Electric Wire Co., le n° 18 et le n° 26 S. W. G., dont la résistance combinée était de 168 ohms par mètre, c’est-à-dire de 0.016 ohms par 152 m/m (Ie kilomètre de l’échelle choisie). Ces deux fils avaient été fixés sur la table au moyen de cavaliers en bois (fig. 7), utilisés ensuite aussi pour le fil de trôlet et les feeders. En posant ces fils, on avait eu soin d’employer les plus grandes longueurs possibles ; par exemple, le premier trait fixé avait été A B C D EF G H C K B (fig. 8). Cette précaution était nécessaire pour éviter les résistances de contact, qui peuvent entraîner des erreurs sensibles dans les essais. Quand il était absolument nécessaire, on avait fait des joints très serrés avec du fil en cuivre m 20; à travers ces joints, la chute de voltage, réduite à la réalité, n’a jamais dépassé 0.3 volts, et l’on pourrait en tenir compte en connaissant leur nombre pour chaque ligne. Pour ce qui concerne les câbles dévoltés, on avait décidé d’avoir les points de leur connexion avec les rails à un potentiel d’environ un volt supérieur à celui des bornes négatives au tableau de distribution, ce qui est bien dans les limites
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- de la pratique. Pour cela, au lieu d’employer un élément eu série, comme il a été expliqué avant, on a utilisé une disposition plus simple, celle de relier les deux stations M et N (points du modèle reliés directement aux bornes de la batterie) aux points 1-2-3-4-5-6
- (fîg. 8) à Laide de doubles conducteurs en cuivre (n° 20, S. W. G.). Il faut remarquer que l’emploi de simples conducteurs de retour peut être seulement possible dans un modèle où les dépenses d’installation n’ont pas d’importance; si, dans la ligne réelle, on avait voulu employer des câbles de retour ayant le même effet que ceux employés dans
- le modèle, leur résistance aurait du être à peu près dix fois moindre que celle des rails et leur poids aurait dépassé les 150 tonnes.
- Ligne aérienne et feeders. — Le double fil de trôlet, n° “0” S. W- G,, était remplacé par un fil en maille-ehort, n° 27 S. W. G., fixé aux gor^ ges des cavaliers. Pour les feeders, ceux de 0.1 et 0.2 pouces carrés de section étaient remplacés par lesn0S 30 et 26 S. W. G. (maillechort). Les autres dimensions n’avaient pas pu être trouvées parmi les fils du marché; ainsi, on avait été obligé d’employer des . longueurs convenables des nos 30, 27 et 26, soit seuls, soit en parallèle. Les résistances de tous ces fils avaient été soigneusement contrôlées à un pont de Wheatstone, car, parfois, elles s’éloignaient de 5 0/0 de celles spécifiées.
- Voitures. — Elles étaient remplacées par des résistances de deux types différents.
- % 3 4- f
- 1 oV\A/\lAAAA/\AanAAAAAAAAAAnAnAAnAA/ian/Ul/lAA/lAA^
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- Tous les deux types étaient des petites bobines enroulées avec da fil Eurêka n° 30 de la London Electric Wire Co. (6.4 ohms par mètre). Chaque bobine avait deux enroulements isolés l’un de l’autre, et chaque enroulement quatre dérivations intermédiaires (fig. 9); ainsi, avec chaque type il était possible d’obtenir au moins 15 valeurs différentes de résistances, suivant qu’on employait un seulement des enroulements ou les deux enroulements en série ou en parallèle. Pour fixer la longueur du fil à employer, on avait supposé aux points d’alimentation M et N un voltage de 1.85 volts.
- En choisissant une échelle de 1/400 pour les courants, la résistance* correspondant à une voiture absorbant, par
- i 8B
- exemple, 10 ampères, était donc 400 = 74 ohms. Le
- tableau suivant donne les longueurs totales et partielles employées ainsi que le courant correspondant dans la réalité avec les différentes connexions des enroulements.
- On peut obtenir encore d’autres valeurs de courants en employant deux bobines en parallèle ou en série. Il faut remarquer que les conditions d’échauffement ne permettaient pas, avec un voltage de 1.85 volts, des courants supérieurs à ^ ampères. Si le voltage est différent,
- le coefficient 400 varie, mais c’est tout. Parfois, on avait 1.2; dans ce cas, le coefficient deve-
- TS
- eu un voltage de
- nait 10 = 616. 1.2
- 1388
- Fig. 10
- La fig.
- 10 montre quelques détails de construction des bobines : par exemple, les prises de courant étaient faites avec des ordinaires gem-clips, auxquelles on fixait la
- Dérivation N° i 2 3
- I. — Type 6728 74 4582 59 38i8 49
- a enroulements en série . . . 10 12.5 i5
- i enroulement 20 25 3o
- 2 enroulements en parallèle. . 4o 5o 60
- IL — Type 2o83 26.8 1762 22.7 1527 19.6
- 2 enroulements en série . . . 27.5 32.5 37.5
- i enroulement 55 65 7y> i5o
- 2 enroulements en parallèle, . 110 i3o
- 4 5 Connexion
- 3276 2546 Longueurs en m/ra.
- 42 33 Résistances en olims.
- 17.5 22.5 A.
- 35 45 B. Ampères.
- 70 90 C.
- 1347 1206 Longueurs en
- 17-4 i5.5 Résistances en ohms.
- 4a,5 47-5 A.
- 85 95 B. Ampères.
- 170 190 C.
- dérivation qu’il fallait. Pour une voiture absorbant 50 ampères, par exemple, la combinaison choisie était (I—G—2). Ces contacts ont prouvé être très efficaces.
- Stations génératrices. — Elles étaient remplacées par des éléments d’accumulateurs Tudor, type H. K. 5. Au moyen de très faibles résistances, en série, on avait réduit à
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- zéro la différence de potentiel entre les points M et N ; on supposait donc qu’aux deux stations il y avait le même voltage. Dans chacun des quatre conducteurs venant de la batterie, on avait intercalé un interrupteur.
- Résultats obtenus. — Pour les lectures, on s’était servi d’un milli-voltmètre Kelvin, à deux échelles 0 — 0.025 et 0 — 1 volts. En outre, une troisième échelle 0 — 2 volts était obtenue avec une résistance additionnelle en série. Cet instrument se prêtait aussi pour lire les courants, en employant un shunt convenable.
- Le premier inconvénient réalisé était l’inconstance des lectures : l’aiguille du milli-voltmètre ne restait jamais bien tranquille. La cause en était quelques mauvais contacts dans les circuits principaux. Y ayant remédié, on avait pu faire les lectures sans d’autres inconvénients. On avait aussi remarqué que la résistance de contact à travers les inter-rupteurs ne restait pas constante si les surfaces n’étaient pas soigneusement propres.
- Pour le réseau à l’étude, on avait fait huit séries de lectures, savoir : chutes de voltage à travers la ligne aérienne et les rails, à partir du point M et du point N, quand le réseau était alimenté simultanément par M et N • et les mêmes chutes, à partir de M et N, quand le réseau était alimenté ou par M ou par N seulement. Avant de commencer chaque série de lectures, on lisait d’abord la différence de voltage entre les conducteurs positif et négatif, afin de connaître l’échelle pour les courants.
- Au moyen de ces essais, on a pu vérifier à quels endroits et dans quelles conditions la chute à travers les rails dépassait la limite réglementaire, et constater quelle était l’influence d’un câble additionnel positif réunissant les deux stations génératrices quand l’une d’elles ne marchait pas. Un câble d’environ 300 mm2 de section réduisait la chute maxima de voltage de 230 à 175 volts ; la chute à travers les rails, naturellement, ne pouvait pas être évitée : seulement, en sachant que cette chute, entre les deux stations, était de 16 volts et que le courant maximum atteignait 1.000 amp., on était dans la possibilité de donner la spécification pour un dévolteur convenable qui, dans un pareil cas, aurait pu permettre le fonctionnement d'une station seule sans danger d'électrolyse.
- D’autres questions importantes, comme le fonctionnement des lignes en sections sépa-rées, les points plus convenables pour les raccords des feeders, etc., peuvent être étudiées à l’aide de cette méthode empirique, laquelle, employée avec soin, peut donner des résultats assez approximatifs.
- E.-A. Kerbaker.
- ENROULEMENTS DES DYNAMOS A GOURANT CONTINU (suite)
- C. — Relation entre le nombre de circuits dérivés et le nombre de pôles
- Il résulte de l’étude qui précède que, dans le cas d'un enroulement ondulé, il faut toujours prendre
- ï\ = J2
- Soit donc y le pas d’un tel enroulement ondulé
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- On a trouvé
- JV=t 2Pi
- 2p
- N
- y) doit en outre être impair et premier avec -|-
- En nous servant de ces conditions, nous allons établir une relation qui évite les tâtonnements lorsqu’on a un enroulement à réaliser. Nous considérerons 2 cas :
- N
- Ie
- Si
- 2P\
- N
- zPt
- nous avons :
- et :
- pair.
- est pair et
- 2 n.
- N
- -PiXtn
- 2/»,(2n± l)_f,
- 2p p ' ’
- N
- Pour que y soit premier avec il est nécessaire (mais non suffisant) que tous les facteurs
- contenus dans p{ disparaissent dans le quotient • Cela exige que l’on ait :
- p K étant un nombre impair qui divise 2n ± 1, (puisque y est entier).
- N
- 2°)
- Si
- 2P
- N
- 2/9
- nous avons
- impair.
- est impair et = In -j- 1,
- 2 ~P\ (2n + 1)
- ,=»»+i^=^ + 1±1i
- En raisonnant comme dans le 1er cas, on en déduit :
- p=P\K', K' étant ici un nombre pair divisant le nombre pair (2/i -f- 1± 1).
- Inversement si nous voulons réaliser un enroulement comprenant 2pK circuit, il faudra
- choisir —- pair, si p = multiple impair de pet impair, si = multiple pair de px.
- D.
- Résumé général
- Pour obtenir un bon enroulement, y.,, y2, N, 2p, 2doivent satisfaire aux conditions suivantes :
- 1°) Conditions géométriques N 2
- N doit être pair, ^ premier avec
- V\. et V2 impairs.
- 2°) Conditions électriques.
- v =r =yjL±ii = ^lEi
- Ji J 2 g 2p
- p = multiple de p
- __( multiple pair de 2p, si p = multiple impair de p^
- { multiple impair de 2p\ si p — multiple pair de pi
- 1
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- Remarque. — En satisfaisant à toutes ces conditions, on obtient un enroulement qu résout d’une manière théoriquement parfaite le problème que nous nous sommes posé.
- Les conditions géométriques doivent être rigoureusement observées. Si par suite de circonstances particulières, on est conduit à ne pas respecter entièrement les conditions électriques, il faut s’en rapprocher le plus possible.
- En traçant l’épure développée de l’enroulement, on pourra se rendre compte des irrégularités dues à la non observation des conditions théoriques. Si ces irrégularités sont trop fortes, il sera nécessaire de modifier la solution, de manière à améliorer les résultats.
- E. — Enroulements a deux couches
- K— Généralités. —Les génératrices sont en général logées dans des encoches pratiquées sur le noyau. Pour ne pas réduire d’une façon exagérée la largeur des dents, on est parfois amené à placer 2 génératrices dans la même encoche. Il existe alors diverses manières de réaliser l’enroulement. Nous en indiquerons deux.
- a) Les génératrices étant numérotées comme dans la figure ci-contre (fîg. 8), on peut
- employer d’abord toutes les génératrices intérieures, puis passer à une génératrice extérieure, prendre toutes ces génératrices et fermer l’enroulement sur la génératrice origine intérieure O).
- Exemple — On a 14 génératrices, 0, 1, 2,.......,13.
- On prend le pas — 3. On joint successivement 0 —'3 — 6
- — 2 — 5 — 1 — 4; on passe de 4 à la génératrice extérieure 7 par la face arrière et l’on joint alors 7 — 10 — 13
- — 9 — 12 — 8 — 11. On revient de 11 à 0 par la face avant. L’enroulement est donc bien fermé.
- Cela revient, en somme, à faire 2 enroulements successifs, l’un avec les génératrices intérieures et l’autre avec les génératrices extérieures ; seulement on réunit les 2 enroulements en un seul en joignant l’extrémité du 1er à l’origine du 2me et l’extrémité du 2me à l’origine du 1er.
- Les conditions auxquelles doivent satisfaire y et N se déduisent des considérations précédentes. Comme
- chacun des enroulements contient y génératrices, il
- N
- faut et il suffit que y soit 1er avec y, mais ici y n’est pas
- N
- forcément impair. Si en effet ^ est impair, y étant pair,
- (N\ » •
- jonction se fera sur la face arrière, mais on
- reviendra au point origine 0, par la Nme jonction sur la face avant et l’enroulement sera bien fermé.
- b) On peut numéroter les génératrices en zigzag comme dans la figure ci-contre (fig. 9) et joindre les diverses génératrices comme on l’a fait pour l’enroulement à une couche.
- Cela revient, en somme, à supposer que les génératrices 1', 3', 5'.... de ce dernier
- enroulement ont été transportées en 1, 3, 5...., dans les encoches correspondantes aux génératrices 2, 4, 6..
- (1) Mettre 0 au point marqué sur la ligne 7-11 de la figure 8.
- o*'T
- • i i i \ '
- ' \
- y
- s \
- / /
- / / net
- Fig. 9
- 7
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- Le pas y) doit donc ici remplir les mêmes conditions que dans les enroulements à 1 couche, c’est-à-dire y) impair et l0r avêc-^*
- Remarque. — La lre manière a) donne des cadres qui ne sont pas tous identiques, puisque certains d’entre eux contiennent des génératrices intérieures et des génératrices extérieures, tandis que les autres ne contiennent que des génératrices intérieures ou que des génératrices extérieures.
- La 2m0 manière b) donne des cadres identiques, chacun d’eux étant formé d’une génératrice intérieure et d’une génératrice extérieure.
- p. — Formules donnant le pas dans les enroulements a 2 couches Nous avons étudié par la même méthode que celle employée pour l’enroulement ondulé à 1 couche, les conditions que doivent remplir y, N, 2pr 2p, au point de vue électrique*. Nous nous bornerons, pour ne pas allonger outre mesure cette étude, à donner les résultats que nous avons obtenus.
- a) Les jonctions sont faites d’après la jie méthode
- Le pas y) est donné par la formule : y = ^ ^
- N est le nombre total de génératrices, intérieures et extérieures.
- N
- y) est un nombre entier, ior avec ; il peut être pair ou impair.
- 2pi = nombre de circuits dérivés. 2p = nombre de pôles.
- On a entre p et p, les relations suivantes
- • N
- p = Pu K (K nombre entier quelconque) si— est impair.
- 2p = pK K! (K' nombre impair) si est pair.
- Inversement : Si : p = p(K, on devra prendre ^— impair. Si : 2p == p^K' (K' impair), on devra prendre -— pair.
- Zp\ Ipi
- Remarque. — On pourra avoir, si est pair, pK r= 2p, c’est-à-dire un nombre de circuits dérivés double du nombre de pôles,
- b) Les jonctions se font d’après la deuxième méthode
- N rfc 2P\
- Le pas y est donné par la formule : y —
- N
- 2p
- y) doit être impair et premier avec ^ 2pK = nombre de circuits dérivés. 2p = nombre de pôles,
- N N
- On a entre P, et P la relation : p — pfK (K impair) si — est pair, p = p,K' (K' pair) si g— est impair.
- ZP\ ZPi
- N , N .
- Inversement : Si p =p,K (K impair) on prendra ^— pair. Si p = pé</ (K' pair) on prendra -— impair.
- 6P\ ' m ZPt
- Le nombre de génératrices utiles dans chaque circuit (]) est variable suivant les valeurs relatives de p et pv
- Si p = p, on a
- 2p,
- N N
- 2p^ on a ------1, p == 3p1 on a —-------2 génératrices utdes par circuit.
- etc.
- (.A suivre]
- Justin Marqueyrol
- Ingénieur des Arts et Manufactures.
- (*) Dans tous les enroulements étudiés jusqu'ici, après un circuit contenant n génératrices, toutes en tension, Tenait immédiatement un autre circuit contenant n génératrices, également toutes en tension, mais en opposition avec les génératrices du circuit précédent.
- Dans le cas de l’enroulement à deux couches, il peut se faire qu’entre n génératrices toutes en tension et n génératrices en opposition avec celles-là, on trouve 2q génératrices, telles que chacune d’elles est en opposition avec la génératrice précédente et la génératrice suivante. Les f. e. m. de ces 2q génératrices se neutralisent 2 à 2. Les divers circuits obtenus dans un enroulement contiennent tous le même nombre « de génératrices toutes en tension, et sont séparés par un nombre variable de génératrices 2q. Nous dirons que n est le nombre de génératrices utiles par circuit.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Un transport de force en Europe à 40.000 volts, exécuté entre GromoetNembro (val Seriana), pour la Maison Crespi et Cie, de Milan, par L.-J. Sidler, Ingénieur. (Schweizerische Elek. Zeitschrift. Août).
- Le problème qui se posait à l’origine était le suivant. A Grorao (vallée du Serio), il y a 2000 chevaux de force disponibles ; un peu plus haut, on en trouvera 2000 autres ; pour le moment, on ne veut installer que la première centrale. L’énergie totale sera transportée de Gromo à Nembro par courants triphasés, au moyen d’une ou de deux lignes posées sur les mêmes poteaux ; pour commencer, on n’en installera qu’une seule. L’on veut se réserver la possibilité de transporter facilement l’énergie encore plus loin. Etant donné que toute l’énergie disponible peut trouver emploi, la perte en ligne doit être la plus petite possible ; cependant, il faut tenir compte de ce que l’on désire réaliser une grande économie dans les frais de première installation. Celle-ci doit être claire dans son ensemble et simple dans ses détails.
- Telles étaient les conditions ; il faut voir comment l’on y a satisfait, et quelles ont été les raisons qui ont décidé la maison Brown, Boveri et Cie, de Baden, à adopter une tension aussi élevée pour un transport d’énergie de grandeur moyenne, à une distance relativement faible, car celle-ci n’est que de 32 km. en suivant la ligne de transport de force.
- Le premier projet arrêté prévoyait : une tension de 30000 volts, une ligne composée de 3 fils en cuivre de 6,5 mm de diamètre, et une perte en ligne d’environ 4°/0 pourle transportde2000 chevaux. Ces données correspondaient en effet, pour cette installation, à des conditions très avantageuses qu’on n’aurait pu réaliser avec une tension plus basse. Pour les 2000 chevaux à installer plus tard, on aurait monté surles mêmes poteaux une deuxième ligne.
- Cependant, le montage de cette deuxième ligue, sans interrompre le service de l’installation, aurait présenté certainement des difficultés, surtout pour le cas spécial qui nous occupe. En outre, si à première vue, on peut considérer
- l’une des lignes comme réserve de l’autre, cet avantage ne se manifeste guère en pratique que si les deux lignes sont montées sur deux rangées de poteaux distincts.
- Cette dernière solution, écartée à cause des frais qu’elle entraînait, il était préférable de prévoir, dès le début, une ligne capable de transporter les 4000 chevaux. Comme d’autre part, on avait tout intérêt à ne pas avoir une perte cl’éner-gie dans la ligne, supérieure à 4 ou 5%, il ne restait qu’à augmenter la section du cuivre ou à élever la tension à 40000 volts.
- Augmenter la section de cuivre, occasionnait des frais supplémentaires assezélevés. Avoir une tension de 40 000 volts présentait tout autant de sécurité pour la bonne marche de l’usine qu’une tension de 30 000 volts, tandis que les frais supplémentaires causés par cette élévation de tension étaient de beaucoup inférieurs à ceux causés par une augmentation de la section du cuivre. Pour ces rai sons, l’on se décida à adopter la tension de 40 000 volts.
- Dispositions générales de la centrale.
- Afin d’avoir une réserve, on a installé 3 imités génératrices de 1000 chevaux chacune, et deux machines excitatrices de 25 Kw (25 poncelets) chaque.
- Chaque générateur de 1000 chevaux (750 poncelets) relié directement à laturbineparunaccou-plement Zodel, travaille sur le transformateur correspondant de 8.50 K. V. A. sans l’interposition de barres collectrices : celui-ci reçoit le courant fourni à 4000 volts par le générateur, le transforme à 40 000 volts, et l’envoie pour la marche en parallèle sur les barres collectrices. Les interrupteurs nécessaires pour la marche en parallèle de chaque groupe se trouvent donc dans le circuit à 40 000 volts des transformateurs.
- Cette disposition déjà utilisée dans l’installation à 20 000 volts de Cùme : — former pour chaque unité de puissance un groupe hydro-èlec-trique-transformateur — est la caractéristique d’une étape remarquable dans la construction des centrales électriques. Uy a quelques années, le moteur mécanique était relié au générateur électrique par des courroies, câbles, etc... Plus
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- tard, pour simplifier l’installation mécanique et gagner de la place, on accouplera directement, malgré les prophètes de malheur qui prédisaient à ce genre d’installation un insuccès complet, le moteur mécanique et le générateur. La partie électrique, elle, restait tout aussi compliquée. Et maintenant, la construction des machines a fait de tels progrès, l’on est si sûr de leur bonne marche que, pour simplifier l’installation, on ose former de 3 machines bien distinctes un tout complet.
- En laissant les barres collectrices entre générateur et transformateur de côté, on réduit de moitié le nombre des appareils de mesure nécessaires pour le contrôle et le service de l’usine. Les transformateurs de courant et de tension pour les ampèremètres et voltmètres, ainsi que les relais pour la mise en marche des interrupteurs automatiques, sont branchés sur la basse tension (4000 volts). En tenant compte du rapport de transformation des transformateurs élévateurs de tension (1 : 10), les ampèremètres et voltmètres mesurent simultanément le courant, la tension, et dans la marche en parallèle, la phase du circuit à 4000, et du circuit à 40 000 volts. Un autre avantage de cette disposition est que les transformateurs de mesure sont bien meilleur marché pour 4000 que pour 40 000 volts.
- Pour chaque groupe générateur se trouvent, entre les interrupteurs à haute tension pour 40 000 volts et les barres collectrices de courant, des pièces de connexion amovibles qui permettent de mettre les interrupteurs hors tension.
- L’interrupteur à haute tension dans l’huile est à déclenchement automatique ; il peut être actionné à la main, électriquement ou par un relais bipolaire à maxirna, branché sur les transformateurs de courant, du côté à 4000 volts des transformateurs.
- Depuis les barres collectrices de courant part une seule ligne. On n’a pas prévu de plombs fusibles pour les circuits d’excitation. Le courant pour les aimants de déclenchement des interrupteurs à haute tension est pris aux barres collectrices d’excitation.
- DESCRIPTION DE LA CENTRALE :
- Partie électrique :
- Générateurs. Les alternateurs sontcl’un modèle normal et développent chacun 1000 chevaux ; ils
- sont capables d’engendrer des courants triphasés sous une tension de 4000 volts avec une fréquence de 50 périodes par seconde et cos y = 0,8 ; ils font 500 tours par minute et possèdent 12 pôles ; ils sont à champ inducteurtournant et connectés en étoile. Leur rendement, excitation comprise, est garanti de 93 % à pleine charge et de 89,5% à moitié charge.
- La chute de tension atteint
- avec cos f = 1 7%
- avec cos y = 0,8 20%
- La roue magnétique, les pôles et l’épanouissement polaire sontd’une seule pièce en acier coulé. L’induit possède des bobines en fil façonné. Le poids de l’alternateur est de 13 tonnes, soit 13 kilogs par cheval effectif.
- Excitatrices. Chaque génératrice de 25 Kw. du type 0/0 à 6 pôles en feuillard, tourne à 800 tours par minute et fournit 217ampères sous 115 volts. La carcasse est en acier coulé. Ces machines possèdent des enroulements à tambour avec armature dentée.
- Le rendement garanti est de 89% àpleine charge, et de 87,5% à moitié charge.
- Transformateurs. Leur puissance est de 850 K.V. A. à 50 périodes avecle rapport de transformation 4000/40 000 volts. Leur rendement pour cos f = 1 atteint à pleine charge 97,8% alors que le rendement garanti était de 97% ; la chute de tension pour cos f = 1 et à pleine charge est de 0,76% et pour cos y = 0,7 et cà pleine charge de 2,6%.
- L’isolation entre les enroulements primaire et secondaire a été essayée avec une tension de 67 000 volts. Les dimensions d’encombrement de ces transformateurs sont les suivantes :
- Longueur 1. 600 mm Largeur 1. 360 ,,
- Hauteur 2. 180 ,,
- Ce sont des transformateurs à noyaux, à bain d’huile, avec refroidissement à eau ; chacun de ces transformateurs emploie 18 litres d’eau par minute. Les noyaux forment 3 colonnes verticales, situées dans un même plan, reliées à leurs extrémités supérieures et inférieures par des culasses en feuillard doux. Les enroulements primaire et secondaire forment des cylindres concentriques séparés l’un de l’autre par un manteau isolant. Pour plus de sûreté, l’enroulement à haute tension est subdivisé en une série de
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- petites bobines. La tension de chacune de ces bobines est très petite et atteint seulement 300 volts.
- Tableaux de manœuvre et de distribution. Quoique le schéma soit des plus simples, surtout pour ce qui concerne les circuits à 40 000 volts, l’étude de cette installation fut faite avec un soin extrême, afin d’éviter toute surprise désagréable, et d’avoir dès le commencement une installation fonctionnant sans accrocs.
- En première ligne, l’isolation des conducteurs entre eux, et entre ceux-ci et la terre devait être suffisante, les distances devaient être assez grandes et les canalisations disposées de telle façon que le danger des décharges et de formation d’arcs électriques entre conducteurs de polarité différente fût complètement écarté.
- Un batiment bien dimensionné, adossé à la centrale proprement dite, avait été réservé dès le commencement pour les transformateurs et l’installation des appareils de manœuvre. Ce bâtiment qui comprend un sous-sol et 3 étages OÙ l’on dispose d’une surface de plancher de 10 X 7 m2, permettait une disposition générale très favorable que voici :
- Le sous-sol est divisé en 2 parties : la première est située à 1,2 m, au-dessous du niveau de la salle des machines ; on y trouve les rhéostats de réglage et les échafaudages pour les appareils des circuits à 4000 volts, Sous le plancher se trouvent les canalisations arrivant de la salle des machines. La deuxième, située à 2,7 m. au-dessous du niveau de la salle des machines, contient les transformateurs élévateurs de tension.
- Le premier étago est lui aussi divisé en deux parties : dans la première, ouvrant sur la salle des machines, se trouvent les tableaux de distribution et de manœuvre avec les appareils de mesure et les volants de commande ; dans la deuxième partie, se trouvent les interrupteurs automatiques à haute tension et les 3 transformateurs de courant pour la ligne de départ.
- Le deuxième étage est réservé aux barres collectrices et au transformateur de tension branché sur ces barres. Au troisième étage se trouvent- les parafoudres et la sortie de la ligne.
- Les conduites à 4Q00 volts et celles pour l’excitation des générateurs ainsi que les conduites des excitatrices se trouvent dans un canal commun qui, passant sous les rhéostats de réglage et
- les échafaudages des appareils à 4000 volts, les conduit dans le sous-sol.
- On a prévu pour chaque générateur un échafaudage en fer pour appareils. Chacun de ces échafaudages, adossé à la muraille mitoyenne entre la première et la deuxième partie du sous-sol comprend : 3 coupe-circuits fusibles à haute tension, unipolaires, avec cornets, pour le courant des générateurs, un transformateur de tension avec coupe-circuits fusibles et 2 transformateurs de courant.
- L’échafaudage est construit tout eu fer, recouvert sur les parois latérales de tôle bosselée, tandis que devant, 2 treillages métalliques amovibles permettent un remplacement et une surveillance faciles des fusibles. De derrière, partent à travers le mur mitoyen, pour aboutir dans l’espace réservé aux transformateurs, 3 conduites à haute tension enfermées chacune dans un tuyau en verre épais passant à travers un tuyau en argile muré dans la bâtisse.
- Pour la disposition des appareils fonctionnant à 40 000 volts, on prit les barres collectrices comme point de départ. En première ligne, on rendit impossible la formation cl’un arc entre barres de différente polarité en interposant entre elles une paroi de matériaux incombustibles. Ceci a été réalisé en plaçant les trois barres sur des isolateurs dans 3 canauxparallèles en maçonnerie, de telle façon que chaque barre est séparée de sa voi sine par un mur de 120 mm d’épaisseur.
- On soigna aussi particulièrement l’isolation entre les barres et la terre. Les isolateurs d’un modèle normal ne suffisaient plus : on créa un nouveau type.
- Cet isolateurœst composé de 3 pièces différentes qui sont ouites séparément, puis émaillées ensemble.
- Les isolateurs sont munis de 4 profondes rainures. Chaque isolateur fut soumis avant sa livraison à une tension de 100 000 volts.
- Au-dessous des barres collectrices, se trouvent au premier étage les interrupteurs à haute tension. Pour ne pas obtenir de trop lourdes pièces, on employa pour chaque conduite triphasée 3 interrupteurs dans l’huile, unipolaires, fonctionnant simultanément.
- Pour obtenir une disposition analogue à celle des barres collectrices, chacun de ces interrupteurs unipolaires fut séparé de l’autre par une
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- paroi en maçonnerie de 120 mm d’épaisseur; à cette paroi sont fixés les supports des interrupteurs. De cette façon, chaque appareil se trouve dans un réduit, à l’épreuve du feu, de (>0Qmm de largeur. A la partie supérieure de chaque réduit se trouve une ouverture par laquelle se fait la jonction entre l’interrupteur et les barres collectrices. A cet endroit, se trouvent aussi les pièces de connexion amovibles qui permettent de mettre tout le réduit correspondant hors-tension lorsqu’on veut le nettoyer ou vérifier les appareils. Ces pièces de connexion amovibles se composent d’une barre de cuivre avec goupilles d’arrêt, mobile dans deux coulisses, montées sur isolateurs à haute tension. Au moyen d’une canne en bois qui porte à sa partie supérieure un isolateur à haute tension, on peut faire sortir les barres de cuivre des coulisses supérieures, et de cette manière fermer ou ouvrir les circuits. Pour plus de sécurité, le support au moyen duquel l’isolateur est fixé sur la canne en bois est mis à la terre par une petite chaînette en métal. On peut donc de cette façon, lorsque les interrupteurs sont ouverts, manœuvrer les pièces de connexion amovibles absolument sans aucun danger.
- L’interrupteur unipolaire est d’un type normal ; construit pour cette tension de 40.000 volts, il présente des particularités intéressantes que nous allons étudier en détail.
- On manœuvre l’interrupteur à distance par un mouvement de rotation. Cette solution est de beaucoup la plus élégante et la meilleure pour un appareil mécanique de ce genre; en outre, l’endroit où l’on veut placer l’interrupteur peut être choisi beaucoup plus indépendant de celui où se trouvent les tableaux de manœuvre, qu’avec tout autre mouvement de commande. L’interruption de courant est multiple. Les contacts de rupture ainsi que toutes les parties métalliques sous tension se trouvent plongés dans un bain d’huile, de sorte que le niveau supérieur de l’huile ne touche que des matériaux isolants ou des parties d’appareils mises à la terre.
- Les réservoirs à huile sont très facilement démontables et l’on peut ainsi vérifier commodément les contacts. Les parties conductrices de courant ont été solidement construites. Pour éviter la confusion des contacts principaux, on a prévu de petits contacts entre lesquels l’étincelle doit se produire et qui sont facilent interchangeables. Pour éteindre plus sûrement l’étincelle
- de rupture, on a construit les contacts de telle façon qu’au moment de la rupture, l’huile est projetée avec force contre ceux-ci.
- Par une bonne disposition des contacts de l’interrupteur à 40.000 volts, le courant est interrompu 6 fois simultanément pour chaque conducteur. Comme la course décrite par les contacts est d’environ 8clu, la longueur totale destinée à l’interruption est d’environ 35cm en tenant compte de la hauteur des contacts. Cette distance dans l’huile est certainement bien suffisante pour une tension de 40.000 volts. En outre, il ne faut pas oublier que pour un circuit il y a deux conducteurs qui entrent en considération ; cela fait donc que le courant est interrompu 12 fois simultanément par phase. Cet interrupteur qui a été exécuté unipolaire pour cette installation, est aussi construit tripolaire, mais les réservoirs à huile sont toujours distincts pour chaque phase.
- Par un mouvement circulaire qui met enjeu un système à manivelle, les contacts sont fermés tandis que les ressorts des interrupteurs fixés à des coulisseaux sont tendus. Si l’on tourne la manivelle au-delà du point mort, l’interrupteur reste de lui-même fermé, et cette disposition est employée lorsque l’interrupteur est toujours manœuvré à la main. Lorsque le déclenchement de l’interrupteur doit se produire automatiquement, la manivelle ne doit pas arriver tout à fait jusqu’au point mort, et l’interrupteur est maintenu fermé par une came et un cliquet. Si l’on soulève le cliquet, la tension des ressorts provoque le déclenchement de l’interrupteur. Dans les petits modèles, ce soulevage du cliquet est effectué directement par un électro-aimant. Dans le cas qui nous occupe, où les 3 interrupteurs doivent être déclenchés simultanément par un arbre commun de déclenchement, ce travail est effectué par la chute d’un poids, chute provoquée par un électro-aimant. Lorsqu’on ferme l’interrupteur, le poids est ramené en même temps à sa position initiale et se tient prêt à accomplir une nouvelle chute. Un arbre de manœuvre, porté par des coussinets fixés à la maçonnerie, est commun aux 3 interrupteurs. Cet arbre de manœuvre agit sur les arbres des interrupteurs au moyen de roues dentées et de chaînes.
- Un volant de commande fixé aux tableaux de distribution met en mouvement cet arbre de manœuvre au moyen de câbles, roulettes de support, chaînes et roues dentées.
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- Par la force emmagasinée dans les ressorts des interrupteurs, l’arbre de commande est retourné seul lorsque le déclenchement des interrupteurs se produit, tandis que le système de commande à distance est ramené à vide à sa position initiale par l’homme de service aux tableaux, immédiatement après que l’on a fermé l’interrupteur. Ce résultat est atteint de la façon suivante : la roue dentée de l’arbre de manœuvre n’est pas clavetée sur l’arbre, mais peut tourner librement : elle porte un ergot qui glisse dans un coulisseau semi-circulaire pratiqué dans une roue à câble fixée sur l’arbre de manœuvre. Lorsqu’on tourne la roue dentée dans la direction des aiguilles d’une montre pour fermer les contacts des interrupteurs, ce mouvement est transmis par l’ergot et la roue à câble à l’arbre de manœuvre, tandis que si la roue dentée tourne dans la direction contraire, l’ergot tourne à vide dans le coulisseau. La roue à câble suit forcément les mouvements de l’arbre de commande et par conséquent ceux des arbres des interrupteurs : elle est reliée par un câble fin spécial à une aiguille située sur les tableaux de distribution concentriquement au volant de manœuvre et indiquant à chaque instant, indépendamment de ce dernier, la position de l’interrupteur. Comme il a été dit plus haut, le volant de manœuvre et avec lui, tout le dispositif de commande à distance, doit être ramené à la position initale aussitôt après que l’interrupteur a été fermé. Une inscription ,, Volant à retourner en arrière44 apparaissant lorsqu’on ferme l’interrupteur, rappelle cette prescription au préposé aux tableaux de distribution. Si l’on oubliait de le faire, la force emmagasinée dans les ressorts des interrupteurs suffirait, lors du déclenchement de ces derniers, à ramener tout le dispositif de commande à sa position initiale, comme des essais l’ont démontré.
- Le déclenchement des interrupteurs peut, s’il n’est pas produit par le relais à maxima, avoir lieu à la main, au moyen d’une poignée que l’on tire et qui fait tourner l’arbre de déclenchement.
- En outre, par un contact à pression, on peut fermer le circuit de l’électro-aimant, ce qui provoque la chute du poids et par là le déclenchement des interrupteurs.
- Le relais à maxima qui doit effectuer le déclenchement des interrupteurs au moyen de l’électro-aimant est bâti d’après le principe de Ferraris. Un disque léger en aluminium tourne entre les
- pôles d’un électro-aimant à courant monophasé, branché sur les bornes secondaires d’un transformateur de courant intercalé dans le circuit principal. Le torque produit par les courants de Foucault qui se développent à l’intérieur de ce disque, est équilibré par un petit poids suspendu à un fil de soie. Sitôt qu’une surcharge se produit, l’équilibre est rompu, le fil de soie s’enroule sur un petit tambour et le poids, arrivé au bout de sa course, ferme le circuit de l’électro-aimant. Par une plus ou moins grande longueur de fil de soie, on règle de la façon la pins simple le temps nécessaire correspondant à une surchage donnée, pour fermer le circuit de l’électro. 11 en ressort que l’appareil n’est pas seulement un appareil à maxima, mais aussi un appareil à temps. L’interruption ne se produira dans le cas de surchages faibles que si celles-ci duraient assez longtemps pour cela, et devenaient, par ce fait, dangereuses pour les machines, tandis que dans le cas de fortes surcharges, l’interruption se produira rapidement. Ce relais est construit normalement unipolaire, mais on peut en réunir 2 ou 3 à un appareil bi ou tripolaire.
- Les tableaux de manœuvre et de distribution ont la forme de pupitres avec une certaine inclinaison dans la direction de celui qui les surveille ; la table est en fonte et les appareils de mesure sont encastrés dans cette table. Les tableaux sont placés sur une galerie surélevée, dans l’ouverture donnant du bâtiment des appareils dans la salle des machines, de telle façon que le préposé aux appareils puisse facilement surveiller, et ses appareils, et les machines. Les tableaux de manœuvre ne contiennent que des appareils et des pièces traversées par du courant à basse tension. Toute la construction est divisée en 5 panneaux, 3 pour les générateurs, 1 pour la ligne de départ et 1 pour l’excitation.
- Chacun des panneaux pour les générateurs et la ligne de départ possède 2 volants de commande, l’un pour la manœuvre des interrupteurs à huile à haute tension, l’autre pour le réglage de la tension. Les volants de manœuvre des régulateurs de tension des 3 générateurs peuvent être accouplés au moyen d’un levier, de sorte que de chacun des panneaux pour les générateurs, on peut régler simultanément les 3 unités. Sous chacun de ces volants, se trouve enfermé dans la paroi : pour i chaque panneau des générateurs, un relais bipo-| laire à maxima, et pour le panneau de la ligne de
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- départ, un relais tripolaire à maxima. Lés contacts à pression pour le déclenchement électrique des interrupteurs à haute tension, les lampes de phase et les interrupteurs pour celles-ci se trouvent montés sur la table ; la poignée pour le déclenchement mécanique des interrupteurs est montée dans le volant de manœuvre. Le tableau pour l’excitation comprend 2 volants pour le réglage du shunt des génératrices et 2 leviers doubles pour les interrupteurs bipolaires.
- Toute la construction des tableaux de distribution est en fer: les parois sont formées de tôle bosselée.
- Le voltmètre général est monté sur une console au-dessus du milieu des tableaux de distribution.
- Les rhéostats de réglage pour les champs des générateurs se trouvent dans le sous-sol, directement au-dessous des tableaux de distribution, et peuvent être contrôlés sans aucun danger durant la marche de l’usine.
- Au troisième étage du bâtiment des appareils se trouvent les parafoudres, chaque phase séparée de l’autre par un mur. Ces parafoudres sont du type bien connu à rouleaux de Würtz, et isolés plusieurs fois de la terre au moyen d’isolateurs en porcelaine.
- A la même hauteur que les parafoudres se trouvent les départs de la ligne à haute tension. Chaque fil sort de l’usine par une fenêtre à travers un trou pratiqué dans les vitres. A cet endroit le fil passe dans un tube de verre à parois épaisses : celui-ci est maintenu dans sa position normale par deux petits entonnoirs en cuivre soudés au fil. La distance minima entre chaque fil de départ et tout corps non isolé est de 250 mm.
- LIGNE
- La ligne est longue d’environ 32 km. Pille suit plus ou moins le cours de la rivière Serio dans la « Val Sei’iana )) et part de Gromo pour aboutir à Nembro, aux usines pour le traitement du coton, de la Maison Crespi et Cie de Milan.
- Elle a été calculée pour transporter l’énergie totale de 4000 chevaux (3000 poncelets), avec une perte maxima de 5 %. Pille est constituée par 3 fils de cuivre de 6,5 mm. de diamètre, montés sur isolateurs Delta de la fabrique de porcelaine Ilermsdorf.
- Ces isolateurs, protégés par brevet, d’un modèle nouveau étudié spécialement pour cette installation, présentent tous les avantages des isolateurs
- Delta ordinaires. Pin outre, on a trouvé par des essais rigoureux:
- Que l’étincelle sautait par dessus l’isolateur à la tension de 80000 volts, dans une atmosphère dont l’humidité relative était de 62°/0,
- — que l’étincelle sautait par dessus l’isolateur à la tension d’environ 54000 volts, lorsque celui-ci était soumis à une pluie artificielle intense, déposant sur le sol une couche d’eau dont la hauteur atteignait 35 à 40 mm. par minute,
- — que le pouvoir isolant de chaque isolateur atteignait dans une atmosphère sèche plusieurs millions de mégohms,
- — que le pouvoir isolant de chaque isolateur atteignait dans une atmosphère saturée de vapeur d’eau (humidité relative de 40—50°/0) quelques dizaines de mille de mégohms.
- Chaque isolateur fut soumis avant sa livraison à une tension de 80000 volts. Cette épreuve assure une sécurité bienfaisante pour l’isolation de la ligne.
- Les isolateurs sont fixés sur des poteaux et traverses en bois. Pin général, la ligne montée sur un seul poteau forme un triangle de 850 mm. de côté. Les poteaux normaux ont une hauteur de 8 m. au-dessus du sol (9,0 m. pour les croisements). Les isolateurs inferieurs sont à une hauteur de 7,5 m. au-dessus du sol (8,5 m. pour les croisements). Dans les cas de grandes portées et d’angles vifs, on a mis deux poteaux et les isolateurs sont fixés, les 3 à la même hauteur, sur une seule traverse à la distance l’un de l’autre de 1000 mm. La plus grande portée a 120 m .et l’angle le plus aigu a 145°. A San Carlo, la ligne doit croiser une ligne monophasée à 2000 volts, et à Albino, elle doit croiser une ligne et un canal.
- La distance moyenne des poteaux est de 40 m.
- A 1,5. m au-dessous des isolateurs à haute tension se trouve la ligne du téléphone reliant la centrale à la station transformatrice. Elle est formée de 2 fils en bronze au silicium de 3 mm. de diamètre, montés sur isolateurs ordinaires.
- STATION TIîANSFOIîMATIIICE DE NEMBRO
- A Nembro se trouve la station transformatrice. La ligne, à son arrivée, doit présenter une tension de 38000 volts et d’après cette tension se réglera à Gromo le voltage des groupes hydro-électriques transformateurs.
- Transformateurs. Cette station transformatrice ne contient,pour le moment,que 2 transformateurs
- A A A A
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- triphasés de 500K. Y. A., du même type, quoique plus petits, que ceux de la Centrale de Gromo. On a réservé la place pour un troisième transformateur.
- Leur puissance est de 500 K. Y. A., à 50 périodes avec le rapport de transformation 38.000/500 volts.
- Leur rendement pour cos ® = 1 et à pleine charge atteint 07,0%; le rendement garanti était de 90,8%; la chute de la tension pour cos y = 1 et à pleine charge est de 0,8%, et pour cos f = 0,7 et à pleine charge de 2,9 %.
- L’isolement entre les enroulements primaire et secondaire a été essayé avec une tension de 57000 volts.
- Les dimensions d’encombrement de ces transformateurs sont les suivantes :
- Longueur 1000mm
- Largeur 1155 »
- Hauteur 2005 »
- Il 1 aut 13 litres d’eau par minute pour le refroidissement de chacun de ces transformateurs.
- Le schéma de cette station, est, dans ses grandes lignes, pour le circuit à haute tension, le meme que celui de la station de Gromo.
- Un interrupteur de secours, tripolaire, monté sur poteaux en bois est placé à l’extérieur du bâtiment, et l’on peut, au moyen de ce dernier, mettre toute la station secondaire hors circuit. La construction de cet interrupteur à cornes est connue. Comme cet interrupteur est monté à l’air libre, il pourrait se faire que, la station secondaire hors circuit, des décharges de courant se produisent entre la conduite sous tension et la conduite entrant dans la station, soit parce qu’un corps étranger, oiseau ou autre, se trouve entre les cornes de l’interrupteur, soit parce qu’un temps humide provoque ces décharges. Pou r éviter tout danger de cette nature, on a monté sur l’interrupteur 3 contacts de telle façon que, l’interrupteur ouvert, ces contacts mettent les 3 lignes pénétrant dans la station secondaire en court-circuit entre elles et en communication avec la terre.
- Depuis son entrée, dans la station avec le même dispositif qu’au départ, à Gromo, la ligne traverse les parafoudres et aboutit aux barres collectrices primaires à 38 000 volts. De ces barres collectrices partent les conduites allant aux transformateurs. Sur chacune de celles-ci sont branchées 3 pièces de connexion amovibles unipolaires et 3 interrupteurs dans l’huile automatiques, à
- haute tension, unipolaires. Dans le circuit secondaire de chacun des transformateurs se trouvent des pièces de connexion amovibles tripolaires et deux transformateurs de courant dont l’un alimente le relftis à maxima et l’ampèremètre, et l’autre, le relais seul. Les transformateurs travaillent sur des barres collectrices à 500 volts d’où partent des feeders avec interrupteur et coupe-circuits fusibles. Les moteurs travaillent sous la tension de 500 volts. Un grand voltmètre de station est branché sur les barres collectrices à 500 volts. A. S.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- La détermination de transmetteurs de télégraphie sans fil. A. Slaby.—Electrot. Zeitschrift, 18 août.
- Le développement de la télégraphie sans fil a atteint en ce moment un point critique. Son utilité pour la marine de guerre est hors de doute ; dans la guerre russo-japonaise elle a souvent joué un rôle décisif. Mais il en est autrement de son application générale à la marine commerciale. Abstraction faite de quelques grandes lignes de bateaux à vapeur qui peuvent se payer le luxe des nouveautés techniques, l’emploi de la télégraphie sans fil est resté très limité ; les raisons de ce peu de développement sont en partie d’ordre économique, en partie de nature technique.
- Parmi ces dernières nous ne comptons pas les défauts que présente la télégraphie sans fil au point de vue de la portée et de la sécurité des communications.
- J.es perturbations que peuvent amener les infl uences atmosphériques résident dans la nature même du milieu, et ne pourront jamais être entièrement évitées, mais on peut trouver des dispositifs capables de n’être influencés que par des perturbations atmosphériques peu fréquentes. Le degré de sécurité auquel il est possible d’attendre est purement et simplement une question de prix.
- Une question technique très importante pour la télégraphie sans fil est la possibilité de déterminer, sans craindre les perturbations, l’accord des appareils. La première expérience de ce genre couronnée de succès est celle que nous avons faite, en décembre 1900, avec le comte Areo et dans laquelle une antenne unique a permis de recevoir dans deux appareils différents les télé-
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- grammes émis par deux transmetteurs. Cette expérience à montré la possibilité de résoudre la question pour les postes stationnaires en employant des longueurs d’ondes très différentes. Plusieurs expérimentateurs ont pu, dans des conditions favorables, obtenir de bons résultats dans cette voie, et l’on s'approche peu à peu du but à atteindre.
- La solution du problème dépend aussi bien du transmetteur que du récepteur. La présente étude est relative au premier et est consacrée à l’examen les moyens propres à obtenir des oscillations simples (f) d’une longueur d’onde exactement connue, et les méthodes permettant la production rapide et sûre d’autres longueurs d’onde sans modification de l’antenne considérée comme donnée.
- Pour atteindre le but fixé, il est nécessaire, avant tout, de produire des oscillations simples, ce que ne réalisent pas les montages transmetteurs actuellement employés.
- Les recherches sont principalement expérimentales, mais doivent s’appuyer sur des relations fondamentales : elles ont fait un grand progrès lorsque nous avons réussi, au moyen de Véchelle de multiplication, à réaliser un instrument simple et sur pour la mesure des longueurs d’onde. Les mesures qui suivent ont été faites avec cet instrument et peuvent être prises comme exemple de son emploi pratique.
- 1° Thansmetteuh a excitation diiîecte
- Les transmetteurs actuellement employés en télégraphie sans fil dérivent tous du transmetteur Marconi ; ils ne s’en distinguent que par le mode d’excitation. Nous allons d’abord traiter le cas des oscillations simples produites par le système primitif de Marconi (fig. 1), et nous tirerons quelques conclusions applicables à toutes les formes de transmetteur. Avant cela il est nécessaire de définir nettement la notion de capacité et de self induction d’un fil parcouru par des oscillations rapides.
- § 1. — Capacité X self-induction
- On définit la capacité d’un fil de longueur /, regardé comme faisant partie d’un fil infiniment
- (I) Simple traduisant le mot eintonig qui littéralement devrait être exprimé par le mot monotonique.
- long, par le rapport de sa charge à son potentiel :
- G___Q
- c-ÿ
- En désignant par ? la charge spécifique par unité de surface, par r le rayon de la section, on a
- Q = 2 c-h
- On décompose (fig. 2) la surface extérieure en éléments (bagues, de grandeur 2r-dx et l’on forme le potentiel par rapport au centre O de
- T
- A__
- d
- H*5*
- Fig. t Fig, 2
- l’axe, car ce dernier a le même potentiel que la surface extérieure :
- d\
- 2mdxs
- P
- Le potentiel de l’enveloppe est
- j^lOgajit -+ y/r2 -|- — loguat/’J
- En admetant que l soit très grand par rapport à /•, on a
- v U i 1 V — 2 j Iog’nat -
- et
- v- , , /
- 2 log’uat ^
- Ce calcul suppose que la densité et la tension sont constantes sur toute la surface extérieure. Dans le transmetteur Marconi cela n’a pas lieu ; la charge se réparfit bien plutôt depuis l’étincelle
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- jusqu’à l’extrémité du fil suivant une loi harmonique. La formule de Thomson :
- T — 2~ \ CL
- suppose de plus que le fil est dépoui’vu en lui-même de rapacité, et que la capacité C est localisée en un point du système oscillant.
- Si q (fig. 3 désigne la charge spécifique par unité de longueur en un point quelconque, qQ la
- •-X C'
- -Q
- Fig. 3 Fig. 4
- valeur maxima à l’extrémité du fil, la charge totale du lil pour une répartition harmonique est
- M (q) l =~. (l°l
- Si nous supposons cette charge concentrée à l’extrémité du 111, il faut admettre en ce point une capacité :
- 2
- loi
- C'
- Y0 étant la plus grande tension de surface admissible.
- La capacité du fil, en admettant l’égale répartition de la charge, était :
- _ /
- V0 “
- Q__qpi.
- 2 lognafj
- Donc on a
- C' =- G= ~.
- I
- 2 lognat
- Pour la charge, il faut envisager non pas la tension imprimée, mais la tension de surface maxima admissible car, dès que cette dernière
- est dépassée, c’est-à-dire dès que la rigidité diélectrique du milieu environnant est surmontée, la charge s’écoule.
- Soient Y le potentiel de charge, Y0 la tension de surface maxima, la charge utile pour l’oscillation est
- Q —YC = V0C'
- d’où
- V _ G' »
- Yo G
- La tension de charge maxima à employé)- ne doit donc être que les 2/3 environ de la tension maxima de surface. Chaque excès de tension produit des pertes qui, dans l’obscurité se traduisent par une radiation visible. Si Ton observe dans l’obscurité un fil en charge dont la tension de surface maxima n’est pas dépassée, il est obscur, mais aussitôt que la décharge se produit, l’extrémité libre du fil s’illumine.
- Cette remarque conduit à une conclusion importante. Pour l’action à distance d’un conducteur, l’énergie des oscillations est au plus égale à l’énergie de charge. Si V0 désigne la tension maxima admissible, l’énergie de charge est :
- A=vç;
- 2
- Celle-ci dépend purement et simplement de la capacité et de la tension admissible, et non pas la tension de charge. La quantité d’énergie qu’une antenne déterminée peut rendre utilisable n’est donc pas illimitée.
- Il n’existe que deux moyens pour augmenter l’énergie absorbée par une antenne de transmission. Le premier moyen consiste à recouvrir le fil d’un isolant de plus grande rigidité diélectrique.
- Un fil de cuivre de 1 m/m de diamètre ayant une épaisseur isolante de 0,5 m/m de caoutchouc donne par exemple, si Ton enlève l’isolant, une capacité d’environ 14°/0 plus faible.
- De plus il est connu que par un temps brumeux et humide, l’action à distance d’un fil nu de Marconi est plus grande que pour un air sec. Il est vrai que l’ionisation de l’air, qui, dans le dernier cas, est toujours plus grande, joue un rôle défavorable, mais l’augmentation de la constante diélectrique de l’air humide qui augmente le pouvoir utile du fil, est aussi une raison de l’accroissement d’action. Dans une expérience où nous avions constaté un accroissement momentané très
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- marqué de la sensibilité du récepteur, nous nous sommes aperçus que le transmetteur, placé à côté d’une usine où l’on avait éteint pendant quelques minutes une grande quantité de scories, avait été entouré à ce moment d’un nuage épais de vapeur.
- Un second moyen pour accroître l’énergie mise en jeu par le transmetteur, est d’augmenter la capacité par l’emploi d’antennes multiples à fils branchés en parallèle et disjmsés en forme de harpe, ou de cône, ou par l’adjonction de capacités au sommet de l’antenne. Comme il en résulte une modification sensible de la longueur d’onde, nous discuterons ce cas en détail plus loin.
- Ee coefficient de self induction d’un fil parcouru dans toutes les parties par le même courant peut être défini par le flux que produit l’unité d’intensité de courant. Un courant rectiligne J (fîg. 4) produit un champ magnétique dont les lignes de force sont circulaires et dont l’intensité à la distance x est, d’après par la loi de Biot et Savart,
- aJ
- x
- Si l’on fait passer un plan par le fil de longueur l et ce point, un certain nombre de lignes de force passent par la surface élémentaire 2J Idx x
- Ee nombre total des lignes de force produites par un courant unité est
- tion E', et par la capacité C' reportée à l’extrémité, on peut pour le calcul de la période d’oscillations, employer la formule de Thomson :
- T = 27T\ C L/
- Si l’on exprime la caj)acité G' en unités électromagnétiques en divisant pare2 sa valeur en unités électrostatiques, il vient :
- T
- 27T
- V
- 2 l
- Tl . I
- 2 lOgnat -
- 4 , , /_
- — L. lOffuat — —
- Si l’on admet que la propagation de l’onde a lieu avec la vitesse de la lumière, la longueur d’onde
- = sr
- et Ton obtient la relation fondamentale approximative
- Ee fil d’antenne Marconi oseille alors en quart d’oncle. 11 y a aussi, comme Ton sait, des harmoniques supérieurs, mais leur énergie est si faible qu’on peut les négliger tout à fait dans l’étude actuelle :
- Si Ton relie au pôle d’une étincelle une longueur de fil /, avec l’autre pôle un multiple : impair de l, il se forme des ondes stationnaires dont les nœuds peuvent être déterminés avec l’échelle de multiplication (fîg. 5). Ces expériences, faciles à faire, montrent que la relation indiquée par le calcul
- Mais le courant dans une antenne Marconi n’est pas le même dans toutes les sections, et sa répartition obéit à une loi harmonique. Nous avons donc encore à compter avec une valeur moyenne
- -et nous obtenons le coefficient de self induction
- 7T
- de l’antenne Marconi :
- L' = -L = -nognat-
- 7T Tl r
- En première approximation, nous adopterons cette valeur même pour les oscillations rapides.
- § 2. — Ee transmetteur Marcoxi
- Si Ton considère le transmetteur Marconi comme un circuit relié à la terre par un fil dépourvu de capacité et ayant une self incluc-
- a une exactitude suffisante pour la plupart des cas de la pratique.
- Si la longueur du fil opposé n’est pas un multiple impair de lv le fil total ^-j-/2 (fîg. 6) oscille en clemi-onde. Ea place de l’étincelle est à peu près indifférente dans ce cas ; cela montre que, pour les oscillations rapides, elle agit purement et simplement comme un pont conducteur.
- 11 est important, au point de vue pratique, de savoir s’il y a avantage à remplacer la mise à la terre du transmetteur Marconi par un fil. Supposons pour cela que les deux fils (fîg. 7) soient dépourvus de capacité et que les capacités réduites C' soient localisées aux extrémités. Pour le circuit oscillant rectiligne on a
- L' = -M léguât-'
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- La capacité totale résulte du montage en série des capacités aux extrémités et a la valeur :
- C' = i.-\ '
- 2 7T 2 lognat i V1
- On a
- et
- ™ 7V7-, 41
- I — 271 \ G L = —
- V
- X = vT = kl
- La longueur d’onde n’est donc pas modifiée et, dans les calculs, la mise à la terre peut toujours être remplacée par l’image de l’antenne. Mais ce
- 3KD-OC
- Fig. 5, 6, 7, 8
- qui varie, c’est la quantité d’énergie dans le transmetteur. Dans le premier cas (mise à la terre), on a
- A, —
- VG'
- et dans le second :
- La quantité d’énergie dans le transmetteur est donc théoriquement diminuée de moitié. Comme l’action à distance dépend en première ligne de l’énergie dans le transmetteur, la mise à la terre est toujours plus avantageuse que l’emploi d’une contre-antenne.
- On peut très facilement vérifier ce fait en mesurant le courant oscillant au moyen d’un appareil
- thermique : les déviations de l’instrument sont environ dans le rapport 1,5 à 1.
- § 3. — Emploi jies échelles de multiplication
- La relation trouvée 7 — l n’est habituellement
- 4
- qu’approximative, car le calcul s’appuie sur des hypothèses déterminées qui 11e sont pas toujours remplies. La capacité est calculée en supposant que le fil est infiniment long et éloigné de masses susceptibles de prendre des charges électriques. Le calcul des coefficients d’induction est critiquable : il néglige l’induction mutuelle entre conducteurs linéaires voisins et surfaces conductrices voisines, ne tient pas compte du fait que, pour les oscillations rapides, le courant reste à la surface du fil et suppose enfin des longueurs de fil infinies. Comme on ne disposait, pour la graduation de l’échelle de multiplication, d’aucun moyen autre que la production des ondes sur des conducteurs linéaires, ces questions durent faire l’objet d’un examen approfondi.
- Après de nombreuses expériences, il fut prouvé qu’on doit admetre pour la vitesse de propagation de l’électricité dans des fils rectilignes la vitesse de la lumière, de sorte que la relation
- ; =Tv
- peut être considérée comme exacte.
- Les mesures de capacités sur de longs fils ont toujours donné, dans les espaces fermés, des résultats différant notablement (jusqu’à 20 %) des valeurs qu’indique le calcul d’après la formule :
- l
- 2 lognat —
- Nous avons obtenu une bonne concordance dans une grande salle dont le sol était recouvert, sur toute son étendue, d’un revêtement en zinc et réalisait ainsi une terre idéale.
- Pour un fil (fig. 8) placé à une distance h d’une surface conductrice et parallèlement à elle, le calcul montre qu’au point de vue de sa capacité la surface exerce la même action qu’un fil parallèle placé à une distance
- a = 2/1
- du premier. O11 peut donc toujours, pour le calcul de la capacité, remplacer la surface par son image.
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- La capacité cle deux fils dont les potentiels sont -f- Y et — V, sans tenir compte de la proximité de la terre, est :
- iat------
- en désignant par a l’écartement des deux fils et par r2 leurs rayons. Si ces derniers sont égaux, on a
- 4 logn«t -
- Si le 2e fil représente l’image du premier et si la terre est à une distance - de l, fa formule devient
- C = —?—
- 7 . a
- 2 lognat y
- parce que la différence de potentiel n’est plus que la moitié de ce qu’elle était tout à l’heure, en
- Un fil nu horizontal de 10 mètres de longueur et 0,8 mm. de diamètre placé au-dessus du revêtement de zinc donna pour des écartements variables h, les valeurs suivantes de la capacité, mesurée d’après la méthode du pont avec téléphone.
- A côté de ces valeurs ont été placés les chiffres calculés au moyen des formules précédentes par mètre de longueur de fil.
- h G cm Gcm
- cm mesurée calculée
- IO 9>2 9,o6
- 20 7,25 6,4o
- 5o 6,5
- 75 6,i 6,09
- 100 5,9 5,88
- La concordance entre les mesures et le calcul est parfaite.
- La courbe de la fig. 9 prouve que l'influence du sol pour des distances supérieures à 100 cm. est très minime, et que pour un fil qui, dans les essais, est la plupart du temps à une distance
- comprise entre 0,75 et 1 mètre de la terre la capacité peut être évaluée à 6 cm. par mètre.
- La formule :
- l
- 2 lognat ^
- ne donne que 4,9 cm par mètre, présentant ain s une différence d’environ 20 °/0 .
- Des mesures faites dans une autre salle dont le planchei' était en bois ont donné, contre toutes les prévisions, le même résultat, et il parait indifférent, pour l’action sur la capacité, que le sol soit en matériaux conducteurs ou non. 11 y a
- C F
- Fig. 9
- Fig. 10
- toujours un accroissement de capacité dans les espaces clos, de sorte qu’on ne peut pas songer à y faire la graduation des échelles de multiplication.
- Au contraire nous avons obtenu des résultats plus satisfaisants dehors. Des mesures de capacité faites sur des fils placés à 1 mètre du sol dans une allée plantée du parc de l’Ecole supérieure technique ont donné comme résultat le chiffre de 5,2 cm. par mètre, beaucoup plus proche de la valeur théorique 4,9. Pour graduer les échelles de multiplication nous avons disposé, pour plus de sécurité, les fils oscillants à 2 mètres de la terre, de sorte que l’emploi de la formule
- l
- 2 lognat -
- a pu être considéré comme admissible.
- En ce qui concerne la self-induction, aucun contrôle de la méthode de calcul n’est possible malheureusement. A notre connaissance aucune mesure de ce genre sur fils électriques n’a été exécutée avec une rigueur suffisante. On doit cependant admettre qu’il ne se produit d’écarts cl’une certaine importance que quand des conducteurs linéaires ou des surfaces conductrices sont à proximité. Dans le parc où nous avons fait nos mesures, nous étions surs que de telles
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- influences n’existaient pas. Neus croyons permis de s’appuyer sur l’hypothèse physique simple que l’extrémité du fil librement oscillant limite naturellement un quart d’onde et que l’égalité entre la vitesse de la lumière et la vitesse de l’électricité dans le fil n’a lieu que quand ni la capacité ni la self-induetion du fil ne sont troublées par des influences extérieures.
- Dans l’échelle de multiplication, de telles influences sont évitées, en ce qui concerne la self induction, par la forme en bobine du fil, et, en ce qui concerne la capacité, par le maintien d’un certain écartement du fil à étudier. Si alors l’échelle de multiplication est employée pour un conducteur oscillant rectiligne à l’abri des perturbations, elle indique toujours les fréquences ou longueurs d’ondes exactes, relatives à la propagation des ondes dans l’espace libre. Si on l’emploie pour mesurer un conducteur rectiligne dont la capacité ou la self-induction sont altérées par des influences extérieures, la longueur d’onde mesurée ne doit pas être en concordance avec la longueur du fil, à moins que les modifications de la capacité et de la self-induction ne se compensent de telle manière, que la relation
- Z=VLÜ
- soit satisfaite.
- En fait, les échelles de multiplication déterminent, dans la salle d’expérience avec revête-tement de zinc, des longueurs d’oncles inférieures de 4 à 5 % aux longueurs de fil employées : dans une autre salle avec plancher en bois et de nombreux conducteurs, les longueurs d’oncle trouvées concordent avec les longueurs de fil.
- La différence observée clans la salle avec revêtement de zinc peut être prédéterminée par le calcul. La longueur d’oncle exacte, correspondant à la vitesse de la lumière est donnée par la formule
- TV = JL = 271 J- C-L
- V 7t 77
- en tenant compte, pour la valeur de C, de la distance du zinc, c’est-à-dire
- 2 log„at
- et en supposant, clans le calcul de la self-induction, que le courant passe par la surface du conducteur. Le coefficient de self-induction d’un
- fil l de rayon r a, lorsque le courant ne pénètre pas à l’intérieur, la même valeur que l’induction mutuelle de deux fils parallèles placés à une distance r, puisqu’on peut supposer que chaque filet de courant est induit par la somme de tous les autres filets de courant supposés concentrés au centre. Le coefficient d’incluetion mutuelle pour deux fils parallèles placés à une distance r Lun de l’autre est, comme l’on sait :
- M = "2.1
- C’est la valeur qu’a le coefficient de self-induction d’un fil dans notre hypothèse. 11 faut aussi tenir compte de l’induction mutuelle due au revêtement de zinc. Si l’on remplace ce dernier par un fil parallèle, le coefficient d’induction total pour le fil oscillant est :
- L = ul j^lognat ^ — loguat = il lognat y
- D’où
- TV:
- 1 k îOgnat -
- lognat
- 2 II
- Pour h = 100 cm.
- /• = 0,04 cm.
- le radical est égal à 0,958.
- Le quart d’onde est alors, dans le cas du revêtement de zinc :
- 4
- : 0,958/
- La mesure faite sur un fil de 12 mètres de longueur et 0,8 m/m de diamètre placé à 1 mètre du plancher et coupé en son milieu par l’étincelle, a donné comme longueur du quart d’onde 5 m. 75 au lieu de 6 mètres.
- Le calcul fait ci-dessus donne
- et confirme par conséquent la mesure.
- Dans les mesures faites à l’air libre, les conditions atmosphériques semblent n’être pas sans influence. La première graduation de l’échelle normale conservée au laboratoire fut faite en Octobre 1903 par un temps brumeux et humide. En février 1904, la graduation fut refaite par un temps clair de gelée. Les deux séries de mesures présentent une différence constante de plusieurs pour cent. Comme la méthode et le soin apporté
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- aux mesures out été les mêmes dans les deux cas, la différence ne nous semble explicable que par une augmentation de la capacité par suite de l’humidité de l’air. Les longueurs d’onde trouvées dans le dernier cas étaient par suite les plus grandes. Dans les mesures suivantes on a pris comme base la graduation faite par un temps sec.
- §4.—L’action a distance du transmetteur Marconi
- Avant de discuter quelles sont les formes les plus favorables pour un transmetteur, on doit se demander de quelle forme d’énergie du conducteur oscillant dépend l’action à distance. On peut dire avec certitude que les deux formes d’énergie exercent une action à distance, car la partie supérieure du fil oscillant produit un champ électrique pulsatoire, et la partie inférieure un champ magnétique pulsatoire de même fréquence. Tandis que les lignes de face électriques sont transmises normalement à la surface du fil, les ligues de face magnétiques se ferment en cercles concentriques croissants. Les premières se condensent dans des couches d’air placées à une certaine distance de la surface de la terre ; les secondes, à proximité de celle-ci.
- Les lignes de force électriques sont celles d’un condensateur : elles cherchent l’autre armature, représentée parla surface conductrice de la terre. Les lignes de force magnétiques tendent à se disperser.
- La théorie de Maxwell prouve que les actions à distance, dans le cas des lignes de force électriques, diminuent comme le cube de la distance, et dans le cas des lignes de force magnétique, comme la première puissance de la distance.
- La grande importance pratique de cette question pour la télégraphie sans fil n’a pas comme unique appui cetle conclusion qui, malgré toute la vraisemblance, est toujours hypothétique.
- La question qu’il faut trancher est la suivante : L’action à distance d’un transmetteur de télégraphie sans fil dépend-elle également de ses lignes de force électriques et de ses lignes de force magnétiques, ou, sinon, auxquelles des deux faut-il l’attribuer en premier lieu ?
- L’étude de cette question dans l’espace limité d’un laboratoire présente les plus grandes difficultés. Les faibles distances auxquelles on est fo rcé d’opérer ne permettent jamais d’exclure entièrement les actions électriques, et le résultat est toujours influencé par les deux actions. Dans
- les essais faits à l’air libre sur de grandes distances, on a à compter avec des influences de différents genres pour lesquelles on manque d’un instrument de mesure certain permettant déchiffrer les actions. Cependant nous croyons que les expériences suivantes peuventpermettre de résoudre la question dans le sens des conclusions de Maxwell, tout au moins en ce qui concerne l’importance relative des deux champs de force. — Un fil transmetteur ABC de 5 mètres (fîg. 10) était, sur la moitié de sa longueur, parallèle à un fil récepteur de même forme, DEF, placé à 3 mètres de lui. La disposition était celle de la figure 10 dans un premier essai, et celle de la figure 11 dans le sécond. Dans le premier cas, c’était principalement le ventre de tension qui agissait, et dans le second cas, c’était le ventre de courant du transmetteur. Comme terre on avait pris le revêtement en zinc delà salle auquel étaient reliés deux cylindres en zinc de 1 mètre de hauteur et 0,4 mètre de diamètre.
- La longueur d’étincelle au récepteur, mesurée avec un micromètre, donna dans le premier cas (fig. 10) 0,293 mm, et dans le second cas (fig. 11) 0,403 mm. L’action du ventre de courant était donc de 38°/0 plus grande que celle du ventre de tension. En renouvelant l’expérience avec une
- c
- B E F
- Fig. 11
- Fig. 12
- longueur de fil de 10 mètres, on trouva, pour un écartement de 1,6 mètres, des longueurs d’étincelles de 1,79 mm etcle 2,41 mm, c’est-à-dire une différence de 35°/0 dans le même sens.
- Une autre expérience faite avec des cadres en introduisant une self-induction confirme cette conclusion.
- Deux cadres carrés de 3 mètres de côté (fîg. 12) furent placés dans le prolongement l’un de l’autre. I et II contenaient la même self-induction
- $ L = 22000 CffiS
- ( G = 220 cuis et la même capacité
- Comme le ventre de tension seproduittoujours entre L et C, et le ventre d’intensité sur le fil opposé, ce sont les lignes de force électriques dans le dispositif de la fig. 12, et les lignes de
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- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- force magnétiques dans le dispositif de la fîg. 13 qui prennent la plus grande part à la transmission.
- On constate que l’action du fil de tension décroît beaucoup plus rapidement avec l’éloignement que l’action du fil de courant : à une certaine distance les actions sont égales dans les
- C
- Fig-. 13
- deux cas, et, à partir de ce moment on peut admettre que l’action dépend purement et simplement du champ magnétique (fîg. 14).
- On peut en tirer une conclusion importante sur le point où il convient d’établir le transmetteur. Ce dernier doit être choisi de telle manière que les lignes de force émanées du ventre de courant puis-
- doo zoo 300 Fig. 14
- sent s’étendre et se propager sans rencontrer d’obstacles. Tous les conducteurs verticaux de quelque longueur placés à proximité de la station sont autant de sources de pertes, car ils sont coupés normalement par les lignes de force magnétiques. A bord des bateaux, on ne peut pas les éviter : dans les postes stationnaires, il faut choisir un point élevé.
- II est important d’avoir une bonne prise de terre qui permette l’utilisation complète du ventre de courant. Sur les bateaux de guerre le cuirassement réalise une prise de terre excellente. Dans les postes stationnaires, au contraire, on se heurte fréquemment à des difficultés, et il est bon de contrôler la valeur de la prise de terre au moyen de l’échelle de multiplication. On relie l’un des pôles d’un éclateur à la prise de terre, on relie l’autre pôle un fil droit de 10 à 20 mètres de longueur et on mesure le quart d’onde sur ce fil. Plus lequart d’onde s’approche de la longueur du fil et meilleure est la prise de terre.
- (.A suivre). - R. Y.
- ÉCLAIRAGE
- Recherches sur l’arc chantant. Maisel. Physika-lische Zeitschrift, i" septembre.
- Dans le premier travail sur l’arc chantant (the Electrician, 40 209, 1900), M. Duddell indique comme condition principale pour la production
- d’oscillations la condition ^. < 0, du étant la
- a i
- variation momentanée de la tension, et di la variation momentanée du courant dans l’arc. Cette condition n’est rigoureusement remplie, pour des périodes d’oscillations variant dans de larges limites, que dans l’arc entre charbons homogènes. Dans tous les autres cas, le rapport est positif, même pour des variations de
- courant relativement lentes. Par suite l’arc entre charbons devrait seul être susceptible de chanter.
- Cette condition a été déduite mathématiquement par M. Duddell de l’hypothèse que l’énergie des oscillations ne provient que du circuit des condensateurs : elle a été confirmée ensuite par M. P. Janet qui l’a établie mathématiquement en admettant que le courant est sinusoïdal dans le circuit des condensateurs. Dernièrement [The Electrician, septembre 1903), M. Duddell a rappelé l’importance de cette condition pour la production de sons musicaux dans l’arc et a nié qu’il pût exister dans ce dernier des oscillations de période inférieure à 0,00001 seconde puisque, pour 100.000 oscillations par seconde, la grandeur ^ est positive, même avec des charbons
- homogènes. La validité de cette condition primordiale établio par Duddell était d’ailleurs admise par tout le monde.
- Cependant, peu après cette affirmation de M. Duddell, M. Wertheim Salomonson indiquait qu’il avait observé dans l’arc chantant des fréquences de 400.000 par seconde et enregistré phôtographiquemont des oscillations do fréquence 135.000 par seconde. Un travail de M. Cor-bino paru presque à la même époque, montrait que le courant dans le circuit des condensateurs n’était pas du tout sinusoïdal et même pas symétrique. D’autre part, il était établi par les travaux de Wertheim Salomonson, ceux d’Aseoli et Manzclti, et les nôtres, que la formule de Thomson n’est pas valable pour le calcul de la période dans l’arc. Toutes nos connaissances sur le phénomène de l’arc chantant étaient donc, en peu
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- de temps, devenues tout à fait incertaines. R faut remarquer que, jusqu’à ces derniers temps, aucune théorie du phénomène n’avait été donnée, et que la production des oscillations dans l’arc n’avait pas été expliquée.
- Dans le travail précité de M. Corbino (Atti délia Assoc. elettrot. italiana 7 597 1903), on trouve une explication du mécanisme de l’arc chantant que nous adoptons entièrement dans quelques parties. Malheureusement cet auteur
- laisse subsister la condition primordiale v-. < 0*
- 1 a i
- Cette façon de voir, qui attribue un rôle prépondérant à l’arc et aussi à la constitution des électrodes *dans la production d’oscillations permanentes, nous a toujours paru très douteuse. Il est vrai que les conditions de Duddell et de Janet ont été trouvées par des déductions mathématiques, mais, comme on le sait depuis longtemps, les mathématiques doivent s’appuyer sur des faits rigoureusement prouvés, et ce n’est pas le cas.
- 2. — L’ingénieuse théorie de l’arc électrique, qui a été développée par Mitkiewicz (,Tournai liasse de physique et chimie 1903, pages 507 et 675), par J. Stark (annalen der Physik 12, 673, 1903) et par J. J. Thomson (conduction of Electricity trough gases p. 418) a exercé une influence décisive sur nos recherches. D’après cette théorie le rôle principal dans le phénomène de l’arc est dû à l’état de température de la cathode. Lorsque l’arc est éteint, il ne peut se rallumer de lui-même que dans le cas où la cathode possède une température suffisamment élevée. La température de l’anode et la matière dont elle est constituée ne jouent aucun rôle. Les photographies de l’arc chantant que nous avons faites ces dernières années, et les recherches stroboscopiques décrites plus loin, ont montré que l’are entre charbons homogènes s’éteint et se rallume pendant chaque période d’oscillations. 11 nous a paru que cette extinction est la cause principale de la production des sons musicaux. Mais comme, d’après la'théorio de Mitkiewicz,
- I anode ne joue aucun rôle dans le rallumage de l’arc, nous avons essayé de la constituer par du fer au lieu de charbon. Avec quelque peine, nous avons obtenu des sons musicaux avec un tel arc.
- II est vrai que ce dernier sifflait très fortement et que les notes n’étaient pas distinctes. Nous avons renversé le sens du courant en prenant le
- fer comme cathode, et nous avons encore obtenu des sons. Ensuite nous avons essayé de faire les deux électrodes en fer et nous sommes parvenus, après d’assez longs tâtonnements, à réaliser un arc chantant. Dans ce cas encore, les notes n’étaient pas distinctes, mais nous avons réussi plus tard à obtenir dans ces conditions des sons très nets. La période des oscillations était envi-> ron0,0008 secondedans ces expériences. M.Duddell a écrit que toutes les vapeurs (excepté les vapeurs de carbone) présentent, pour des oscillations
- rapides, un rapport ^ positif. Comme, dans le cas précité, nous avions affaire à des vapeurs de fer, nous devions encore avoir ^ > o. Mais pour en être tout à fait certains, nous nous sommes décidés à choisir un arc où le rapport fût
- sûrement positif, et nous avons pris l’arc au mercure. Pour ce dernier, on a toujours, comme l’a
- montré M. Weintraub, -j-. > o.
- 3. — Nous avons d’abord essayé de produire un arc chantant entre une cathode en charbon et une anode en mercure. L’appareil employé est représenté parla flg. 1. La pression de l’air dans le récipient A est abaissée à 3nim ; C est l’électrode de charbon et IIg' le mercure. L’arc émettait un son intense, quoique lo vide fût fait dans le récipient, car les oscillations étaient transmises par le mercure et les parois en verre.
- Lorsque nous avons renversé le sens du courant, nous avons obtenu le même résultat qu’auparavant : même avec la cathode en mercure, l’arc émettait des sons intenses.
- Après ces essais provisoires, nous avons passé à l’étude de l’arc à double électrode de mercure.
- Comme pendant chacune des oscillations l’arc s’éteint et doit se rallumer, la différence de potentiel aux électrodes doit être suflisam- 1
- ment élevée pour permettre l’auto-amorçage. Mais l’arc au mercure exige, pour son amorçage, quelques milliers de volts. Comme nous n’avions pas sous la main du courant sous une aussi forte différence de potentiel, nous avons employé la méthode indiquée par. M. Weintraub et qui
- <083
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- n’exige pas plus d’une centaine de volts. Cette méthode consiste à prendre la cathode de l’arc, à étudier comme cathode d’un autre petit arc auxiliaire. Le schéma que nous avons adopté est indiqué par la fig. 2. E est la batterie d’accumulateurs, A la cathode commune, B l’anode de l’arc principal, R^ sa résistance de réglage, C l’anode de l’arc auxiliaire, R2 sa résistance de
- réglage, U un interrupteur bipolaire, L une self-induction, K une capacité. Dans le circuit de l’arc auxiliaire est intercalée une bobine de réactanceX destinée à maintenir le courant constant.
- Après que l’on a allumé le petit arc AC en agitant le tube, le grand arc AB jaillit de lui-même pour une différence de potentiel d’environ 120 volts. Dans notre arc, l’anode B était en mercure et cela nous gênait beaucoup : pendant un certain temps nous ne pûmes pas obtenir d’arc chantant. Mais ayant remarqué qu’il se produisait à l’anode une vaporisation intense du mercure, nous avons essayé d’introduire le circuit des condensateurs aussitôt après l’allumage de l’arc, avant qu’il se produise beaucoup de vapeurs de mercure, et nous avons obtenu un son très distinct. Evidemment la grande quantité de vapeurs empêchait l’établissement des oscillations. Même dans ce cas, et malgré le vide avancé dans le tube (0,01 m/m.) les oscillations étaient très distinctes. Le son était très pur, mais peu durable et souvent difficile à obtenir. Pour le rendre plus constant, il fallait constituer l’anode B par du fer ou du graphite. Les conditions de courant pour lesquelles se produisait l’arc chantant étaient les suivantes dans ces expériences : dans le grand arc AB (environ 18 cms) : intensité 2 ampères ; différence de potentiel 30 volts ; clans le petit arc AC ; environ 1 ampère.
- L’importance de l’arc à mercure chantant pour la télégraphie sans fil a déjà été indiquée ; avec la méthode que nous avons employée, la production d’oscillations non amorties peut être obtenue dans l’arc au mercure non seulement à des basses tensions, mais même à des tensions aussi élevées que l’on veut.
- 4. — Revenons à la condition ~. < o. Cette
- condition repose sur l’hypothèse que le courant est sinusoïdal ou, ce qui revient au même, que l’énergie des oscillations vient uniquement dm circuit des condensateurs. Cependant Corbino
- Fig’. 3 et 4
- a montré que la courbe de courant dans ce cir-cuitesttrès différente d’une sinusoïde.Nous avons mesuré le courant dans l’arc lui-même au moyen d’un tube de Braun ; la courbe que nous avons trouvée, pour un arc de 2,5 ampères entre électrodes de charbon, est représentée fig. 3. On peut remarquer sur cette courbe la chute rapide et l’élévation lente du courant : de plus on voit nettement aussi que le courant est absolument nul pendant un certain temps, pendant lequel l’arc n’existe par conséquent pas. La courbe de tension est encore plus instructive, et est représentée par la fig. 4 On voit que la différence de potentiel tombe tout à coup presque à zéro et
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- monte ensuite lentement. Des deux courbes représentées, la courbe a n été observée pour un état stable et la courbe b pour un état un peu instable de l’arc chantant.
- En rassemblant tous ces renseignements, nous pouvons nous faire une idée claire du mécanisme de l’arc chantant.
- Quand on place une self-induction et un condensateur en dérivation aux bornes d’un arc brûlant normalement, l’électricité doit affluer en grande quantité vers la capacité. Si le courant principal n’est pas assez intense pour alimenter l’arc et charger en même temps le condensateur, la différence de potentiel aux bornes de l’arc doit tomber par suite de cet afflux de courant. Elle peut tomber assez bas pour devenir inférieure ou égale à la somme des chutes de tension à l’anode et à la cathode et, à ce moment, l’arc s’éteint. Il ne reste plus que le circuit simple : batterie-condensateur, et la charge dépend de la résistance et de la self-induction que contient ce circuit. Le condensateur se charge plus ou moins vite et vraisemblablement presque jusqu’à la différence de potentiel totale de la batterie. Mais, pendant que le condensateur se charge, la tension s’élève dans la branche du circuit qui contient l’arc et à un moment, si la cathode est encore assez chaude, la résistance de l’arc est surmontée. Ce dernier se rallume et le condensateur doit commencer à se décharger à nouveau. Par suite del’existence d’une self-induction, il ne peut pas se décharger jusqu’à la différence de potentiel de l’arc et en rester là : il est forcé de se décharger jusqu’à zéro, puis le phénomène se reproduit. La décharge du condensateur s’effectue approximativement d’après la loi de Thomson, mais il n’en est pas de même de la charge.
- Nous pouvons voir maintenant que
- a) La condition < 0 n’a à peu près aucune
- signification, car pendant l’extinction de l’arc, le courant principal amène au condensateur une énergie bien suffisante et le courant n’est pas sinusoïdal.
- b) Il en résulte que l’arc chantant peut théoriquement être obtenu pour la fréquence et avec les électrodes que l’on désire.
- c) La cathode doit avoir une température élevée ou être maintenue active; autrement, l’arc s’éteint quand on ferme le circuit du condensateur.
- d) L’arc ne peut chanter que dans certaines
- conditions d’intensité de courant et de différence de potentiel aux bornes (nous l’avions déjà observé l’an dernier) ; par exemple un arc de 3,8 amp. ne chantait que pour une différence de potentiel de 56 volts.
- e) La période de charge doit dépendre de l’intensité du courant principal et, plus ce dernier est faible, plus la période de charge doit être longue. Nous avons également obtenu pour un arc de 3,8 amp. T = 0,00075; pour ' un arc de 3 ampères T = 0,000788 ; pour un arc de 2,05 amp. T = 0,000800; et pour un arc de 1,75 amp. T == 0,000835.
- 5.— Le fait que l’arc entre électrodes de fer chante est nettement en contradiction avec le§ c. Car on sait que les cathodes métalliques se refroidissent rapidement et que, par suite, le rallumage d’un arc éteint entre électrodes métalliques ne peut pas se produire spontanément (Blondel CR 127,1016; 128,727; 1898). Nous avons voulu examiner également ce point. Comme nous l’avons déjà dit, l’arc métallique et l’arc entre charbon et fer chantent d’une façon peu nette et sifflent fortement. Mais lorsqu’un arc au charbon siffle aussi, il chante très mal, d’une façon irrégulière et peu nette. Dans les expériences que nous avons faites avec un tube de Braun sur le courant dans l’arc chantant entre électrodes de fer, nous avons obtenu une courbe très déformée, à laquelle nous ne pouvions rien comprendre, mais qui certainement ne tombait pas jusqu’au zéro, c’est-à-dire que l’arc ne s’éteignait à aucun moment. Comme il était impossible de se servir d’une telle courbe et que l’arc sifflant se prête très mal aux expériences, nous nous sommes efforcés d’obtenir un arc tranquille entre électrodes de fer. Pour cela il fallut abaisser le courant à une intensité égale ou inférieure à 2 ampères et diminuer la longueur de l’arc jusqu’à environ 1 m/ra. Nous avons obtenu alors un arc qui donnait un son pur et i ntense mais qui s’éteignait très vite, en i/2 seconde environ. Cela doit bien se produire si la théorie précédente est exacte, puisque rien ne maintient la température élevée ou l’activité de la cathode. On pourrait, en chauffant cette dernière, obtenir un arc chantant plus long entre électrodes de fer. Dans l’arc au mercure que nous avons employé, il en est autrement. Le son permanent de l’arc sifflant ne peut pas encore être expliqué d’une façon satisfaisante: il est
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- vraisemblablement lié au phénomène encore peu connu du sifflement.
- Au moment où l’arc au fer commence à chanter d’une façon nette, sa courbe de courant devient nette aussi et semblable à la courbe de courant de l’arc au carbone. Le courant passe une fois par zéro dans chaque période.
- L’arc entre cathode en charbon et anode en fer présente le même cas. Il est très difficile d’obtenir cet arc sans sifflement, et il faut, pour cela, affaiblir beaucoup le courant.Mais alors le charbon n’est pas assez chaud et se refroidit très vite: il faut le tailler en pointe aiguë ayant 11/2 ou 2m/m de diamètre. Dans ce cas, la pointe devient très chaude, ne perd pas si vite sa chaleur, et l’arc donne un son intense et pur pendant un certain temps (souvent 15 à 30 secondes), La cathode finit quand même par se refroidir et l’arc s’éteint,
- 6. — Nous ajouterons quelques mots sur l’obser-vatioli stroboscopique de l’arc chantant. La méthode stroboscopique nous a donné de bons résultats pour nos recherches sur l’arc, car elle nous a montré sans aucun doute que l’arc s’éteint à chaque période, Un électro-moteur faisait tourner devant l’arc un grand disque de carton (70 cms de diamètre) sur la périphérie duquel avaient été faites 96 ouvertures. Une len-
- îier
- Fig. 5
- tille envoyait l’image de l’arc sur les ouvertures; Une secondé lentille donnait u ne image sur l’écran ou sur la plaque photographique. Le disque tournait rapidement (environ 12,5 toursparseeonde). Lorsque le temps écoulé entre le passage de deux ouvertures successives devant l’image de l’arc est exactement égal à une période complète, on voit toujours la même phase sur l’écran. On peut aussi laisser varier lentement la phase en dépla-çantle disqueunpenplusviteou unpeupluslente-ment. Il est ainsi possible d’étudier chaque phase distincte, de la photographier, et de décomposer tous les phénomènes qui se produisent pendant une oscillation dans l’arc chantant. Il est également très intéressant de voir l’arc diminuer,
- s’éteindre brusquement, rester un certain temps obscur, puis apparaître à nouveau et croître d’intensité. De telles observations seraient, croyons-nous, de nature à permettre d’éclaircir un grand nombre de phénomènes intéressants que présente l’arc chantant. Les deux photographies de la fîg. 5 représentent le minimum et le maximum de l’arc. On peut facilement voir que l’arc s’éteint complètement et que, seules, les pointes de charbon restent visibles (l’anode seule sur la fig. 5). La pose des deux photographies est d’environ de seconde : la période de l’arc entre élec-
- trodes de charbons homogènes 0,00075seconde.
- Lorsque nous avons voulu faire des études stroboseopiques sur l’arc entre électrodes de fer, nous n’avons pu obtenir aucun résultat, car l’arc sifflant produit de fortes oscillations d’intensité lumineuse et la stroboscopie est impossible. Par contre, l’arc au mercure se prête suffisamment bien à cette étude.
- Dans toutes les expériences décrites, nous avions dans le circuit des condensateurs une capacité de 3,43 microfarads, et une self-induc-
- tion de 3,4.10 Henry.
- (Université de St. Pétersbourg: institut de physique.)
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- L’oscillographe Duddell, d’après F. G. Perkins, dans VElectrical Review>, de New-York.
- L’extrême développement qu’a pris en ces dernières années l’emploi des courants alternatifs, monophasés ou polyphasés a rendu très nécessaire la création d’un instrument susceptible d’enregistrer, d’une façon suffisamment aisée, la forme des ondes électriques.
- La connaissancede la courbure de l’ondulation, des irrégularités qu’elle présente, de l’accentuation plus ou moins grande delà pointe, constitue une donnée qui, dans beaucoup de cas, est d’une importance capitale.
- C’est, notamment, pour l’étude des effets de résonance, lesquels peuvent être pernicieux, dangereux au plus haut point, que le besoin d’un appareil tel que celui défini ci-dessus se fait sentir.
- Le rendement d’un grand nombre d’instruments, d’alternateurs, de transformateurs, etc-, semble, en outre, dépendre autant de la forme de l’onde que de la fréquence des alternations.
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- À un autre point de vue encore, il paraît être d’une grande utilité de disposer de ce que nous pourrions appeler un vibroscope électrique. Il est à peu près indubitable que la constante de certains instruments doit varier selon la forme des ondes électriques.
- M. Duddell a fait breveter un oscillographe qui répond au but en question ; les ondes électriques peuvent y être tracées soit sur une pellicule, soit sur une plaque photographiques, soit de toute autre façon.
- Les* essais auxquels l’oscillographe Duddell a été soumis ont mieux fait ressortir encore l’importance de ce dispositif et ils ont conduit à des conclusions pratiques d’un grand intérêt.
- Un ingénieur anglais, M. Field, qui a soumis l’oscillographe Duddell à des expériences multiples et qui s’enestservi pour de nombreux essais, a reconnu toute la valeur de cet appareil et par l’examen raisonné des clichés obtenus, il est arrivé à des constatations très neuves, parfois en contradiction avec les conceptions que nous avions cru devoir adopter.
- Avant d’entrer dans la description de l’oscillographe, qu’il nous soitpermisde donneràce sujet quelques exemples, connus sans doute, mais que nous voudrions rappeler.
- Il a été constaté que la forme de Fonde exerce sur la consommation d’énergie, pour l’éclairage, une influence marquée. Le rendement d’une installation de lampes alimentées par le courant alternati f est loin d’être indépendant de la nature de l’ondulation. On peut affirmer que l’onde s’aplanissant à son sommet, correspond à une efficacité de beaucoup supérieure à celle de Fonde aiguë. Dans certaines expériences, le rendement variait de plus de quarante pour cent. Ce n’est pas négligeable !
- Des faits identiques ont été révélés pour d’autres applications.
- Le rendement des transformateurs subit des changements qui atteignent les mêmes limites ; disons, en passant, que pour ces appareils c’est Fonde effilée qu’il convient d’aclopter de préférence.
- D’autre part, les effets de résonance dont nous avons dit un mot précédemment produisent parfois des accidents regrettables en détruisant ou, tout au moins, en endommageant les isolants.
- Bref, l’oscillographe paraît devoir rencontrer I
- autant de succès dans le domaine de la pratique que dans celui de la théorie pure.
- Son rôle en électricité sera comparable sans doute à ce qu’a été celui du vibroscope et des miroirs de Kœnig en acoustique.
- Nous sommes porté à croire qu’il contribuera puissamment à l’étude des courants alternatifs et, Comme conséquence, de tous les appareils électro-mécaniques.
- # #
- Le principe de l’oscillographe est assez simple; la réalisation de l’idée, toutefois, l’était moins. Il consiste à recevoir sur une surface sensibilisée le rayon lumineux dirigé sur le miroir d’un galvanomètre convenablement choisi.
- Le miroir oscille autour d’un axe vertical, c’est-à-dire que le faisceau de lumière réfléchi se déplace dans un plan horizontal. Pour que ces oscillations puissent être enregistrées, il suffit d’empêcher les images de se superposer; le problème est facile à résoudre: on doit procéder comme on le fait dans le vibroscope, dont nous avons rappelé le nom, c’est-à-dire qu’il faut produire le déplacement, dans un sens vertical, avec une vitesse convenable, delà feuille sensibilisée.
- Voyons comment M. Duddell a répondu à ces différents desiderata.
- De ce qui précède, ressort d’abord cette conclusion que l’oscillographe doit comprendre deux parties: un galvanomètre et un enregistreur; ajoutons-y la source lumineuse avec les lentilles de condensation destinées à produire un faisceau susceptible, par son intensité et sa forme, ainsi que par ses dimensions, de dessiner les oscillations.
- La pellicule ou la plaque photographiques peuvent être remplacées par un miroir rotatif.
- Le galvanomètre Duddell est une modification de celui de d’Arsoitval.
- L’instrument (fig. 1) est Constitué d’un aimant puissant, en forme de tore, ne présentant qu’un entrefer étroit, dans lequel sont placées les extrémités cl’unebouele de bronze phosphoreux. Cette boucle est, d’une part, suspendue à une poulie avec ressort de tension ; d’autre part, ses abouts sont fixés, au bas de l’aimant, sur un bloc portant les bornes d’attache (deux),
- On peut modifier la périodicité de la boucle en agissant sur la tension du ressort soutenant la poulie.
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- Chacune des branches de la boucle est placée dans un espace particulier, étroit, où elle est entourée d’huile liquide qui a pour but d’amortir les oscillations ; l’huile est protégée par une petite lentille que la tension superficielle du fluide maintient en place.
- C’est dans le conducteur de bronze phosphoreux qu’est envoyé le courant; on le met à l’abri des intensités trop grandes par l’adjonction de fusibles.
- Le passage de l’électricité dans le fil a pour effet de produire une certaine torsion de la bou-
- Fig. 1
- Système optique de l’oscillographe Duddell
- cle ; un des côtés se déplace vers l’avant, l’autre vers l’arrière.
- Cette torsion de la boucle se communique à un miroir, de petite dimension, monté sur les deux branches.
- Un faisceau lumineux tombant normalement, au repos, sur la surface du miroir, est réfléchi suivant une direction et un angle qui varient avec la torsion.
- A chaque instant, la grandeur de la déviation est proportionnelle à l’intensité du courant qui
- la produit ; si le courant est constant, la déviation reste invariable ; s’il subit, tout en ne changeant pas de sens, des fluctuations plus ou moins rapides et caractérisées, ces variations se présentent sur l’angle de déviation ; enfin si le courant est alternatif, le faisceau lumineux oscille de part et d’autre du zéro.
- 11 s’agit d’enregistrer, de fixer ces mouvements sur une surface matérielle et de façon à ce qu’on puisse distinguer les déplacements successifs l’un de l’autre ; sans quoi les images se superposeraient et l’on n’aurait finalement qu’une indication, sans grande valeur, quant à la déviation la plus marquée dans un sens et dans le sens opposé ; l’appareil ne fonctionnerait donc que comme instrument à minima et maxima, sans plus. Ce serait insuffisant.
- 11 est simple, avons-nous dit, d’en étendre le rôle ; pour arriver au résultat désiré, on déplace la surface d’enregistrement dans une direction perpendiculaire au mouvement de l’oscillation ; on peut faire usage soit d’une plaque photographique soit d’une pellicule cinématographique. Un autre moyen consiste à recevoir les rayons lumineux sur un miroir tournant à l’aide duquel on observe à l’œil les ondulations.
- La forme de l’onde se trouve donc représentée sur la surface sensible ; cette onde est, selon le mode démontage, celle de la force électro-motrice ou celle du courant.
- Pour obtenir l’image de la force électro-motrice, il faut employer le galvanomètre comme voltmètre, c’est-à-dire l’employer tel quel ou shunté par une résistance appropriée.
- Ajoutons que l’on règle la sensibilité et la périodicité propre du système en agissant sur la poulie de suspension par l’intermédiaire de son ressort.
- Le miroir étant de très petites dimensions (il ne dépasse pas en largeur lmm, en hauteur 0,3mm) il est de première nécessité que le faisceau de rayons lumineux soit fortement condensé afin que l’on obtienne un trait ou une tache bien visible.
- La source lumineuse est généralement constituée par une lampe à arc ; un condenseur (fig. 2), formé, dans les bons appareils, de deux lentilles plan-convexes, accouplées face convexe vers l’intérieur, et d’une lentille biconvexe, concentre les rayons en un faisceau intense que l’on reprend pour le transformer en un faisceau de rayons
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- parallèles, au moyen d’une lentille biconcave. Un écran, coupé d’une fente verticale étroite, arrête une partie des rayons ; la partie restante tombe sur le miroir de l’oscillographe qui la réfléchit, toujours en un faisceau de rayons parallèles ; enfin, une dernière lentille, cylindrique celle-ci, fait subir au faisceau une condensation dans le sens vertical, ce qui fait que l’on obtient,
- Galvanomètre Duddell
- au foyer de la lentille, une tache lumineuse fortement éclairée dont les mouvements dénoncent ceux du miroir.
- L’éclat de ce point lumineux est suffisant pour qu’on puisse enregistrer le mouvement par voie photographique.
- Ce procédé d’enregistrement est excessivement pratique et rapide et il donne des résultats d’une exactitude absolue.
- Le procédé consiste, comme nous l’avons vu, à déplacer rapidement, dans une direction perpendiculaire aux oscillations du trait lumineux, une pellicule photographique ou une plaque du même genre.
- La première méthode (emploi d’une pellicule) est utilisée quand il s’agit d’obtenir un tracé très développé.
- Pour certaines questions, il est absolument indispensable en effet que l’on puisse suivre la forme de l’oscillation non pas pendant une ou deux périodes, mais pendant un nombre considérable d’ondulations.
- Il en est ainsi notamment quand l’oscillation à observer n’est pas uniforme et régulière et que des variations peuvent s’y produire par suite de l’introduction d’appareils dans le circuit.
- La mise en parallèle d’alternateurs, la mise en vitesse de moteurs, la fermeture et l’ouverture de circuits constitués de câbles, etc., etc., exigent des observations de longue durée. Il ne serait pas possible d’arriver à un résultat satisfaisant et significatif au moyen d’une plaque dont les dimensions sont trop faibles.
- C’est une pellicule que l’on emploie alors et l’on adjoint en conséquence une chambre spéciale à l’oscillographe.
- La pellicule employée est une pellicule ordi-naire de cinématographe, de cinquante mètres de longueur. Elle est disposée sur des rouleaux dans une chambre noire que l’on adapte à l’oscillographe. Un petit moteur électrique produit l’entraînement de la pellicule. Un interrupteur automatique à fonctionnement rapide permet de fermer et de couper instantanément le circuit du moteur et de mettre, en même temps, en marche ou d’immobiliser la pellicule.
- Certains .appareils sont pourvus d’un miroir supplémentaire fixe qui, renvoyant également un faisceau sur la pellicule (ou la plaque) y trace une raie droite représentant la ligne du zérok
- Quand ce miroir n’existe pas, on adjoint à la chambre noire un fil mince qui coupe le faisceau de telle sorte que la ligne du zéro est néanmoins indiquée.
- L’ouverture de la boîte à pellicule est pourvue d’un obturateur à l’aide duquel on ferme la caisse hermétiquement de façon à mettre la pellicule à l’abri de toute atteinte inopportune de rayons lumineux et à permettre d’enlever aisément la chambre, soit pour substituer à la pellicule une autre, soit pour remplacer la chambre à pellicule par une caisse à plaque glissante, etc.
- Dans un assez grand nombre de cas, il suffît d’une plaque photographique pour enregistrer la partie intéressante de la courbe observée ; l’appareil ainsi constitué, étant moins compliqué, est également d’un prix moins élevé.
- L’oscillographe est renfermé dans une chambre
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- à travers laquelle passe la coulisse verticale de la plaque.
- L’introduction de celle-ci se fait au moyen de châssis et d’écrans. 11 est bon, afin de pouvoir aisément reconnaître la plaque et déterminer sans difficulté à quelle expérience elle se rapporte, de la numéroter avant l’introduction dans le châssis. Le numéro est, par exemple, indiqué sur le coin à droite, vers le bas, du côté de la gélatine.
- La plaque est donc introduite dans l’oscillographe. Elle est maintenuedans sa position jusqu’au moment où l’observateur désire en faire usage. L’expérimentateur observe, de visu, le mouvement des ondes. Pour cela le faisceau lumineux est dirigé sur un miroir tournant, dont le rôle est analogue à celui des miroirs tournants de Koenig dont nous avons parlé précédemment.
- Le miroir est placé de telle façon que le mouvement s’effectue autour d’un axe horizontal ; il est actionné par un petit moteur spécial*
- C’est à l’aide de ce dispositif que l’on peut se rendre compte de la forme clés ondulations ; dès que ces dernières prennent un aspect particulier que Ton veut pouvoir étudier à loisir ultérieurement, on provoque le déclenchement du support de la plaque, laquelle glisse dès lors, sous l’effet de la pesanteur dans un plan vertical, c’est-à-dire perpendiculairement au plan d’oscillation du faisceau lumineux. ?
- L’effet du miroir tournant sur le$ rayons lumineux tombant à sa surface est de produire, à raison de la persistance des images sur la membrane rétinienne, une bande lumineuse frangée.
- Dès qu’en observant cette frange, l’expérimentateur constate qu’elle prend une forme particulière, il met, avons-nous dit, la plaque en mouvement; le faisceau lumineux trace dès lors sur celle-ci une courbe dont le développement dépend de la grandeur de la plaque.
- La boîte contenant le système est pourvue d’une lentille cylindrique et d’une clef ; une plate-forme lui est également adaptée pour l’ajustage de la lanterne. De même qu’avec la pellicule photographique, il est nécessaire, si Ton veut obtenir un bon cliché, de faire usage d’une source de lumière intense, telle qu’une lampe à arc par exemple.
- La rapidité du déplacement de la plaque dépend des circonstances. Pour une fréquence de cinquante à soixante périodes, la vitesse moyenne de la plaque est de 4 mètres par seconde.
- Des précautions spéciales sont naturellement prises quant à l’isolement, lorsqu’il s’agit d’employer l’appareil pour des courants de haut voltage ; il est bon de monter l’instrument sur une table isolante appropriée.
- La plaque photographique utilisée pour l’enregistrement est une plaque de 17.1 cent, sur 83 cent. ; afin d’obtenir une surface plus grande, on peut substituer à la plaque une pellicule montée sur un tambour mis en mouvement par un petit moteur, ce qui donne une vitesse de déplacement plus uniforme que dans le cas précédent. L’appareil, grâce à la nature des pellicules employées se charge et se décharge en plein jour. Cette modification permet, en outre, de changer, dans des limites assez larges, la vitesse de rotation de la pellicule tout en conservant un mouvement bien uniforme. En somme, ce tambour avec pellicule est identique à la pellicule cinématographique pour ce qui est de la facilité d’enregistrement.
- Une fois que la longueur de pellicule (40 centimètres) exposée à l’extérieur du tambour a été utilisée, on l’enroule sur Tune des bobines, tandis que Ton déroule la feuille de la seconde.
- Nous avons donné précédemment la description générale de l’oscillographe. En réalité, différentes modifications ont été apportées à cette forme initiale et il existe quatre types d’instruments. Signalons, avant de passer à leur étude, que l’oscillographe est pourvu d’un système de réglage à l’aide duquel on peutprocéderàl’orien-tation.
- Dans une première forme d’oscillographe, le champ magnétique est produit par un puissant électro-aimant sur le noyau duquel est disposé un enroulement formé de huit sections. Le noyau, sous l’influence de l’excitation est saturé, de telle sorte que le réglage du courant d’excitation ne doit pas être mathématiquement exact. Des variations de 4 °/0 peuvent se produire sans que la sensibilité de l’appareil en souffre de façon appréciable.
- Les huit sections de l’enroulement sont normalement mises en série deux à deux et les extrémités de chacun des quatre groupes ainsi constitués sont reliées à des bornes qui permettent d’établir à volonté toutes les connexions désirables ; pour un courant d’excitation à 100 volts, les huit enroulements sont mis en série ; pour un courant à 500 volts, on met en parallèle
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- de part et d’autre deux groupes de deux sections en série; enfin, si l’excitation est prise sur une canalisation à 25 volts, les quatre groupes sont montés en parallèle. Si le voltage est notablement supérieur à 100 volts, on doit mettre l’appareil en série avec une résistance convenable ; une lampe à incandescence de 110 volts peut suffire.
- Cet instrument à boucle double est d’une grande précision et la durée de sa période est très faible; elle ne dépasse pas 0.0001 de seconde. On l’emploie avec l’un ou l’autre des trois systèmes d’enregistrement indiqués précédemment.
- Cet oscillographe est muni d’un thermomètre destiné à donner la température de l’huile dans laquelle plonge le vibrateur ; ce thermomètre est monté sur le dos du support de la boucle et son ampoule est introduite dans le métal, dans le voisinage immédiat des espaces où se trouvent les extrémités de la boucle constituant le vibrateur.
- Afin de mettre autant que possible l’appareil à l’abri des poussières, on a pourvu les parties sensibles (vibrateur, etc.) d’une enveloppe hermétique, indépendamment de la cage recouvrant l’ensemble. Il faut, pour renouveler l’huile,enlever lecouvercle, puis la petite lentille protégeant la surface, verser une ou deux gouttes de liquide et remettre enfin le tout en place en évitant soigneusement l’introduction de poussières et de bulles d’air.
- On peut considérér parfois comme un inconvénient la nécessité de devoir disposer, pour l’excitation du champ, d’un courant de voltage approprié. C’est là, en effet, une servitude qui, dans certains cas, peut limiterl’emploi de l’oscillographe.
- Aussi la “ Cambridge Seientifîc Instrument' Company ”, de Londres, qui a entrepris la construction des appareils Duddell,met-elle en vente un instrument enregistreur dans lequel l’électroaimant du type précédent est remplacé par un aimant permanent. Il y a deux types d’instruments à aimant permanent. Dans le premier la boucle est simple. Cet oscillographe est plus compact que le premier ; il est même plus sensible; par contre, la durée de la période est double de celle du précédent. Il est également d’un usage plus facile, étant plus robuste, et, à la différence de l’appareil de haute précision que nous avons décrit en premier lieu, il ne nécessite aucun
- courant d’excitation, c’est-à-dire qu’il est constamment prêt à fonctionner.
- L’introduction de l’huile se fait au moyen d’une petite coupe, au dos de l’appareil.
- De même que dans le type précédent, la distance normale de l’échelle est de 50 centimètres et l’amplitude de l’oscillation ne peut dépasser, de part et d’autre du zéro, une largeur de cinq centimètres. En règle générale, elle est de trois à quatre centimètres seulement, ce qui correspond à un courant de 0.05 à 0.10 ampère.
- L’appareil, mis en série éventuellement avec une résistance convenable, peut être employé pour des tensions élevées.
- La résistance que l’on emploie dans ce cas est constituée de différents châssis mis en série.
- Chaque châssis a une résistance de 10.000 ohms et est formé d’un conducteur enroulé sur des tubes de porcelaine, au nombre de dix, formant autant de sections dans l’enroulement.
- Les châssis peuvent être employés pour une tension de 3.000 volts; pour des voltages supérieurs, on en met plusieurs en série.
- L’oscillographe du type 2 se prête particulièrement bien à l’étude des courants alternatifs de haut voltage, à raison de la facilité avec laquelle on peut réaliser les conditions d’isolement nécessaires; en outre, sa capacité électrostatique est faible. Ces qualités sont fort importantes, car il arrive souvent qu’il est impossible de mettre l’oscillographe à la terre et qu’il faut travailler avec une différence de tension de plusieurs milliers de volts entre l’oscillographe et la terre.
- De même que pour l’oscillographe dont nous avons parlé en premier lieu, la société qui s’est chargée de la construction des appareils, met à la disposition des acheteurs un pied isolant à vis calantes, le tout en ébonite. Les vis calantes, au nombre de trois, sont pourvues au moyeu de contre-écrous eu fibre. Des tubes isolants servent également à l’introduction des conducteurs dans la boîte.
- Comme nous le disions précédemment, cet appareil est très robuste ; on a en constitué un type portatif, d’une grande simplicité, en lui adjoignant, dans une caisse, une lampe à incandescence, des résistances convenables et un miroir rotatif.
- La lampe à incandescence peut être alimentée soit par le courant à étudier, soit par un courant indépendant.
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- Dans le premier cas, on la met en série avec les résistances ; une clef est disposée sur le socle et permet de shunter la résistance, afin d’augmenter l’éclat lumineux de la lampe. Le faisceau de rayons est dirigé sur le miroir de l’oscillographe qui le réfléchit sur un second miroir plan; ce dernier est mis en mouvement de rotation soit à la main, au moyen d’une petite manivelle, soit mécaniquement, à l’aide d’un moteur électrique
- Fig. 3
- Schéma du circuit à basse tension
- à faible vitesse, disposition plus avantageuse, mais un peu plus compliquée.
- L’ensemble est contenu dans une caisse de dimensions assez restreintes (l’oscillographe n’a lui-même que 20 c. de hauteur) et d’un poids relativement peu considérable.
- Tel quel, il ne peut guère s’adapter qu’à des canalisations à 100 ou 200 volts, mais il est d’un usage très pratique. Le montage de l’installation se fait en effet beaucoup plus rapidement qu’avec les autres instruments.
- Dans l’oscillographe que nous venons d’étudier, il n’y a qu’une boucle; dans un autre type, analogue au tout premier, à aimant permanent, la boucle est double, ce qui permet de relever à la fois deux mouvements ondulatoires.
- Il nous paraît opportun de dire quelques mots au sujet delafaçon dont on réaliselesconnexions électriques pour mettre l’appareil en station.
- Dans les appareils à double boucle, il y a, sur lejpiedde l’oscillographe, quatre bornes au moins. L’une des boucles est mise en série dans le circuit du courant à étudier, l’autre, en dérivation sur la canalisation. Chacune de ces boucles est protégée par un fusible. L’installation se fait avec certains organes accessoires qui varient selon que l’on opère sur des circuits à basse (fîg. 3) ou à haute tension (lîg. 4.)
- Dans le premier cas, la boucle shunt, qui sert à l’étude des potentiels, est en série avec une résistance self-induction destinée à régler l’appareil de façon qu’à une déviation d’un millimètre corresponde un nombre entier de volts. Cette disposition peut être employée jusqu’à 200 ou 250 volts. Au delà, le plan est un peu moins simple ; on met alors en dérivation sur les deux conducteurs de la canalisation, deux résistances convenables: la
- Schéma du circuit à haute tension
- premières de ces résistances doit avoir une valeur d’une dizaine d’ohms par volt, c’est-à-dire qu’avec une différence de potentiel de 10.000 volts, sa valeur totale doit être de 100.000 ohms approximativement; la seconde résistance a une valeur qui varie entre 100 et 200 ohms.
- C’est au point de jonction de ces deux résistances que l’on relie la résistance de réglage dont il a été parlé ci-dessus, mis en série avec la seconde boucle.
- Cette disposition a pour but de réduire à une valeur convenable la différence de potentiels entre les extrémités du vibrateur tout en permettant de régler l’instrument de façon qu’ici encore une déviation de 1 mm. corresponde à un nombre entier de volts.
- La boucle série est destinée à l’observation du courant. Elle est en série dans le circuit ; mais, afin que le courant qui la traverse ne soit pas trop fort, on la shunte par une résistance faible ; ce shunt est appliqué aux bornes d’un groupe constitué de la boucle et d’une résistance, sans self-induction toujours, qui permet d’obtenir, ici encore, une déviation de 1 mm. pour un nombre entier d’ampères. C’est cette dernière résistance qui est d’abord réglée à une valeur convenable ; l’autre, qui est dérivée sur la précédente et la boucle, n’est adaptée qu’ensuite ; la constante de l’appareil s’obtient aisément, une fois connue la
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- déviation correspondant, dans le cas de l’absence de toute résistance shunt, à un ampère.
- Il convient, enfin, que les connexions soient telles que la différence de potentiel entre les deux boucles ne dépasse jamais une cinquantaine de volts.
- De ce qui précède, on déduit aisément la façon dont on réalise le montage quand une seule boucle est employée ; point n’est besoin d’insister à ce sujet; ce serait répéter ce qui vient d’être dit.
- Le réglage des résistances se fait à l’aide du courant continu.
- Dans l’appareil portatif, les connexions étant effectuées à demeure à l’intérieur de la boîte, le placement de l’appareil se fait sans aucune difficulté.
- Aussi, comme nous l’avons dit déjà, cet oscillographe est-il extrêmement pratique. Pour s’en servir, il suffit de procéder delà manière suivante : On ouvre l’appareil et on enlève la plaque de bronze du devant de l’appareil; cette plaque est remplacée par une autre, avec œillères en caoutchouc pour éviter l’introduction de rayons lumineux venant de l’extérieur ; la boite est alors fermée ; toutefois il convient de laisser une certaine ouverture angulaire au bas pour permettre l’arrivée de l’air (courants de convexion) à la lampe électrique ; une tige à tête filetée est employée à cet effet. Une fois la position de la boîte convenablement réglée, on la fixe au moyen d’un écrou. On procède à la mise au zéro de l’échelle du ou des traits lumineux (selon que l’oscillographe est simple ou double) et, dès ce moment, l’instrument est prêt à être employé.
- Une dernière forme d’oscillographe est le modèle à « projection » qui convient spécialement comme appareil de démonstration et d’enseignement.
- Le circuit magnétique y est produit, comme dans le type numéro 1, par un électro-aimant ; l’enroulement est formé de douze sections, au lieu de huit, ainsi que cela a lieu dans le premier, et ces douze sections sont connectées en deux groupes (de six parties en série) que l’on met en parallèle pour des tensions de 100 volts, en série, pour celles de 200.
- On peut, à l’aide de cet appareil, obtenir des images, à trois mètres de distance du miroir, atteignant une amplitude totale de 1 mètre.
- Cet oscillographe se prête également à un mode d’enregistrement particulier dont nous n’avons
- pas parlé jusqu’ici et qui, dans quelques cas, peut présenter certains avantages.
- Avant d’entrer dans sa description, disons que, pour ce qui estdu procédé de projection, il suffit, au lieu de recevoir les rayons réfléchis par le miroir du vibrateur sur une plaque photographique ou une pellicule, de dirigerces rayons sur un sçeond miroir, de plus grande taille, les projetant finalement sur un écran.
- Les organes de projection, de même que l’oscillographe et la lanterne, sont montés sur un pied unique, de façon à rendre la manœuvre du système aussi aisée que possible.
- A ce mode d’étude, il est quelquefois avantage ux, avons-nous vu, de substituer un procédé d’enregistrement particulier qui consiste à tracer à la main la forme de l’onde.
- Cette méthode s’applique avec succès quand il s’agit de relever la forme d’une ondulation de courant restant invariable, la fréquence ne changeant pas non plus.
- On utilise à cet effet un petit miroir, animé d’un mouvement de rotation de vitesse convenable, qui renvoie vers le haut les rayons lumineux, et produit, sur un écran légèrement courbé, une image stable.
- Le miroir est actionné par un moteur synchrone, alimenté par le courant que l’on se propose d’observer ou par un autre dont la fréquence soit absolument la même.
- L’armature du moteur est un noyau de fer sans enroulement et l’instrument ne comporte aucun fil ou connexion mobile, susceptible de se détériorer par le fonctionnement.
- Le mouvement de l’arbre du moteur est transmis au miroir par l’intermédiaire d’une came, dont la marche est telle que le miroir se déplace uniformément pendant 1 1/2 période, pendant laquelle se forme l’image sur l’écran ; pendant la dernière demi-période, le miroir reprend rapidement son emplacement primitif, en même temps qu’un secteur, mu également par le moteur synchrone, arrête les rayons lumineux, de façon que la courbe dessinée sur l’écran soit absolument fixe et puisse être dessinée à la main.
- Pour mettre le miroir en mouvement, quand on veut se servir de cet appareil, on commence par dégager la came de l’arbre de l’armature ; puis, après s’être assuré que celle-ci est absolument libre, on ferme le circuit; le moteur démarre donc à vide ; au bout d’une demi-minute il a d’or-
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- dinaire atteint sa vitesse de synchronisme et l’on peut le mettre en charge, c’est-à-dire manœuvrer le levier qui amène le support du miroir au contact de la came motrice. Il est en général facile de reconnaître le moment où le synchronisme est réalisé et où on peut mettre le miroir en mouvement ; en effet, l’instrument produit, quand le rotor tourne à une vitesse voisine du synchronisme, un son particulier dû à ce que la fréquence du courant et celle de l’interrupteur coïncident à peu près. D’ailleurs, si la vitesse n’est pas convenable, le moteur ne fonctionne pas quand on lui donne sa charge et il faut l’en débarrasser, en dégageant à nouveau la came du miroir.
- Le moteur comporte deux électro-aimants, un de chaque côté de l’armature, dont les enroulements sont connectés en série. Il peut fonctionner pour des fréquences assez différentes (variant entre 20 et 120) ; quant au voltage, et à l’intensité du courant , ils doivent avoir également des valeurs appropriées. Le pointde jonction des deux enroulements est relié à une borne d’attache, ce qui permet d’utiliser, selon les besoins, les bobines soit en parallèle, soit en série. Ce dernier montage est employé quand le voltage est élevé, et la fréquence faible; on emploie les enroulements en parallèle dans le cas contraire (voltage faible, fréquence grande).
- Pour des fréquences variant entre 25 et 100 par seconde, les électro-aimants sont employés en série et le courant doit être de 0,75 à 1 ampère ; le cas échéant, une résistance est mise en série avec le moteur ; cette résistance n’est pas nécessaire en marche normale sur un circuit à 100 volts avec une fréquence de 100 à la seconde ; toutefois, il est à remarquer que l’on facilite considérablement le démarrage en adjoignant au moteur une résistance d’une cinquantaine d’ohms.
- Ajoutons encore que dans les cas où la fréquence est inférieure à 40, il est bon d’augmenter l’inertie de l’armature ; à cet effet, on lui adapte un disque de bronze spécialement destiné à cet usage. La résistance d’une cinquantaine d’ohms dont nous avons fait mention est fort nécessaire pour qu’on puisse arriver à la vitesse régulière; un courant trop intense dans le moteur provoque en effet de fortes étincelles que la bobine additionnelle permanente dont est pourvu le moteur ne parvient pas à combattre et qui rendent impossible l’obtention de la vitesse de synchronisme.
- Pour les voltages faibles ou moyens, le moteur
- synchrone peut être dérivé directement sur la canalisation ; mais quand le voltage est très grand, on doit recourir à l’emploi d’un transformateur ; le primaire de celui-ci est alimenté par le courant étudié ; le secondaire est en circuit avec les enroulements du moteur.
- On peut se demander-pourquoi une disposition analogue — emploi d’un transformateur — n’a pas été utilisée au lieu de celle que nous avons indiquée pour le montage de l’oscillographe et qui comporte, comme on l’a vu, plusieurs résistances de réglage.
- La raison est qu’il arriverait que cles^variations dans la forme des ondes se produisant dans le primaire ne seraient pas sensibles dans le secondaire et passeraient inaperçues; on ne peut en conséquence conseiller de recourir au transformateur que si une grande exactitude n’est pas exigée.
- Nous avons décrit ci-dessusle dispositif imaginé pour permettre à l’observateur de tracer lui-même la forme de l’onde étudiée, de façon à en obtenir l’image ' fidèle sans faire usage d’une plaque photographique. Il a été exposé comment, le moteur étant arrivé à la vitesse de synchronisme, on met l’arbre du miroir en contact avec la came, en manœuvrant un petit levier dont est pourvu l’appareil. Il arrive encore qu’à ce moment la courbe lumineuse apparaissant sur l’écran ne soit pas absolument invariable ; on lui donne la fixité voulue en modifiant la résistance en série avec le moteur. Ce système d’enregistrement est employé notamment avec l’appareil Dndclell pour projection. Pour passer d’un procédé d’observation à l’autre, il suffit d’introduire sur le trajet des rayons une lentille appropriée et un écran et de modifier la position du moteur. Cette manœuvre se fait rapidement et ne présente aucune complication.
- Qu’il nous soit permis de résumer les notes qui précèdent en signalant la caractéristique de chacun des types d’oscillographe.
- Le premier est celui à double boucle employé pour les fréquences élevées ; il comporte un électro-aimant dont l’enroulement d’excitation possède à la température moyenne une résistance de 360 ohms. C’est à raison de la brièveté de sa
- période d’oscillation, qui atteint—-—-de seconde,.
- que cet appareil convient plus particulièrement pour les courants de grande fréquence. Les observations se font soit à la vue, soit au moyen d’une
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- plaque ou d’une pellicule, soit.à l’aide du procédé décrit en dernier lieu. Ce type est à double boucle ; il donne deux courbes à la fois : celle du courant et celle du voltage, que l’on peut enregistrer simultanément.
- Pour les tensions très grandes, il est préférable, parce que l’isolement se fait avec moins de difficulté, d’employer les types à aimant permanent, à boucle simple ou double ; le type n° 2, à aimant permanent et boucle simpleeombinéavec les accessoires convenables, constitue l’appareil portatif dont nous avons donné la description complète. Ces deux types (2 et 3) sont très sensibles ; la durée de leur période dépasse celle du type 1 ; elle est néanmoins suffisamment faible encore pour que l’appareil puisse être tenu pour fort exact. Quantàla sensibilité, nousdirons que, dans le type 2, un courant de 1 ampère produirait une déviation de 320 mm, et dans le type 3, une déviation de 290 mm. ; ce dernier chiffre est aussi celui du type 1. Ces nombres permettent de comparer la sensibilité des trois instruments, étant donné que la distance du miroir à l’échelle est la même pour tous (50 centimètres). Les types 2 et 3s’emploient avec les mêmes procédés d’enregistrement que ceuxauxquels se prête le type 1.
- Le type n° 4, l’oscillographe pour projection, est à électro-aimant, avec un enroulement ayant une résistance totale de 650 à 700 ohms. La résistance du vibrateur est moindre que dans les trois premiers types : 1 ohm au lieu de 5; le vibrateur est protégé par des fusibles, comme dans le type n° 1, et à la différence des types 2 et 3. La durée de la période est beaucoup plus grande encore que dans
- le type n° 1 : elle varie entreet; cet instru-
- 1 IOOO 2000’
- ment est spécialement destiné à l’enseignement ; il se vend également pourvu d’un dispositif d’enregistrement manuel.
- En réalité, de quelque type qu’il s’agi sse, l’oscillographe Duddell est un galvanomètre à bobine mobile à l’aide duquel on peut observer soit séparément, soit simultanément les variations se produisant dans le voltage ou l’intensité d’un courant irrégulier ou, plus spécialement, alternatif. Mais, en règle générale, au lieu de prendre note des modifications dans la grandeur delà déviation (ce qui d’ailleurs ne serait évidemment pas possible pour le courant alternatif ni pour des variations rapides) on fait tracer ces modifications par l’appareil lu i-même et, afin qu’elles ne se superposent
- pas, on produit le déplacement continu et régulier de la plaque d’enregistrement, etc.
- Les instruments à vibrateur double sont parti-culièrenent intéressants parce qu’ils donnent à la fois l’oncle du courant et celle delà force électro-motrice. Ils peuvent également être employés pour le tracé simultané de deux ondes de potentiel ou de deux ondes de courant . Ce sont, en somme, des appareils doubles à circuit magnétique commun. Ils sont pourvus d’un miroir donnant la ligne du zéro.
- Nous ne croyons pas devoir passer sous silence quelques-unes des qualités particulières des oscillographes Duddell, qualités résultant du soin apporté à la construction.
- Grâce au choix judicieux du métal employé, les différents appareils sont exempts des erreurs que produit assez fréquemment l’hystérésis ; la capacité et la self-induction sont pratiquement nulles, les oscillations amorties, de telle sorte qu’à chaque instant la déviation est proportionnelle au courant traversant la bobine.
- Nous avons indiqué au début du présent article quelques-uns des usages principaux auxquels se prête l’oscillographe. Il est à peine nécessaire * d’insister sur l’importance qu’il acquerra très rapidement sans aucun doute. Nombreuses sont les applications auxquelles il est susceptible de se prêter, sous quelque forme que ce soit.
- Observées et retracées à mesure qu’elles se produisent, les irrégularités de voltage ou d’intensité de courant pourront enfin être étudiées avéc une précision que n’eût pu donner aucune autre méthode. Cette étude ne peut manquer de conduire à des résultats de grande valeur.
- Bien que, dans lapensée de son inventeur, l’oscillographe soitplusparticulièrement destiné aux courants alternatifs, il est d’innombrables cas où il pourra, en dehors de cette catégorie de courants, rendre de fort bons services, tant au point de vue de la théorie, qu’à celui de la pratique pure.
- Avec les appareils à double boucle, il est fort aisé, par exemple, de se rendre compte du décalage du courant par rapport à la force éleetromo-triee et, en modifiant les résistances, etc., d’amener le facteur de puissance à une valeur convenable, caractérisée à l’oscillographe par une concordance à peu près parfaite des ondes de la tension et du courant. Très simplement aussi, en indiquant le décalage, l’appareil permet de déduire la valeur du facteur de puissance, d’où le rendement, etc.
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- Cette remarque se rapporte autant à l’étude des courants alternatifs eux-mêmes qu’à celle des condensateurs et des bobines de réaction ; il serait aisé, on le conçoit, au moyen de l’oscillographe, de déterminer (toujours par la comparaison de l’onde de la force électro-motrice et de celle du courant tracées simultanément, c’est-à-dire par l’examen de l’angle de décalage), quelle est la capacité du condensateur, quel est le coefficient de self-induction de la bobine, etc.
- Intercalons l’oscillographe dans un circuit de courant continu ; fermons ce circuit : nous pourrons nous rendre compte par l’examen des courbes de la façon dont varient la force électro-motrice le courant, etc.
- Bien plus, telle est la réduction de la période du vibrateur que l’on pourrait suivre les variations, extrêmement rapides pourtant, du voltage et de l’intensité qui se produisent quand les arcs à courant continu font entendre le sifflement bien connu.
- On s’est attaché tout d’abord à vérifier l’exactitude des tracés obtenus notamment par les pro-' cédés photographiques, c’est-à-dire que l’on a cherché à mettre en évidence jusqu’à quel point on peut déterminer la valeur de l’intensité ou de la tension par la mesure de la déviation du rayon lumineux de part et d’autre du zéro ; cette mesure s’élfectuant sur le cliché photographique.
- La méthode de Jouberta permis de constater combien précises sont les indications de l’instrm ment. Lés points déterminés par le procédé de Joubert coïncident presque parfaitement avec les courbes ; les différences relevées sont si faibles qu’il n’est pas possible de dire à laquelle des deux méthodes doit être attribuée l’erreur.
- Au surplus, les premières expériences faites à ce sujet furent effectuées au moyen d’un des oscillographes construits au début, dont la périodicité propre était notablement plus grande que celle des instruments que met actuellement en vente « la Cambridge Scientific Instrument Company ». La période des premiers appareils
- était, en effet, voisine de —— de seconde; tandis ’ , 2700 ’
- que les appareils actuels destinés à la grande fréquence ont une périodicité de à j0(~0~ de
- seconde. On peut donc arriver, la sensibilité restant la même, à une exactitude plus grande qu’à l’origine.
- Des expériences de AI. Field sur la résonance ont prouvé qu’il n’est pas désirable de procéder à la mise en charge et au retrait de la charge des alternateurs polyphasés de la façon dont on le fait généralement; mais que mieux vaut donner à la machine sa vitesse normale avant de l’exciter et inversement à l’arrêt ; on évite ainsi de passer, ce qui arrive infailliblement avec les autres méthodes, par les maxirna de résonance, lesquels pourraient porter gravement préjudice à l’isolement.
- Nous parlions plus haut de la possibilité d’utiliser l’oscillographe à l’examen des variations du voltage et de l’intensité correspondant à la production du sifflement caractéristique des arcs. Cette application intéressante a été réalisée. Des essais de ce genre doivent se faire toutefois avec les appareils du type n° 1, si l’on veut conserver aux indications leur valeur mathématique.
- D’autres phénomènes ont été étudiés encore; innombrables sont d’ailleurs les cas où peut être employé l’oscillographe. Citons, pour terminer cette note, une expérience intéressante à laquelle il a été procédé au moyen d’une lampe à arc avec crayons l’un de charbon, l’autre de cuivre, alimentée par un courant alternatif. Les courbes relevées (à l’aide du l’oscillographe n° 1, avec plaque tombante) prouvent que le courant ne peut circuler que dans un seul sens, du métal au charbon ; l’arc 11e brûle donc en réalité que pendant une demi-période; pendant l’autre demi-période il est éteint. Les ondes affectent en conséquence une forme absolument distincte de celles que l’on obtient avec un arc à deux électrodes de charbon. E. G.
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUGHE
- Le Gérant: A. Bonnet.
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- Tome XLI.
- Samedi 5 Novembre 1904.
- 11e Année. — N° 45
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G, LIPPIVIANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. IV10NNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ENROULEMENTS DES DYNAMOS A GOURANT CONTINU (suite)
- («>
- III.
- ENROULEMENTS IMBRIQUES
- UJ
- Ainsi que nous l’avons vu, au début de cette étude, dans l'enroulement imbriqué les
- pas yh et y2 sont comptés en sens inverses. Comme dans le cas de l’enroulement ondulé, nous supposerons la génératrice origine 0, à droite de &>A et infiniment voisine de A. La force électromotrice de cette génératrice étant, par exemple, dirigée d’avant en arrière, il faudra, sur la face arrière, joindre la génératrice 0 à une génératrice M, située sur un arc ayant une polarité différente de celle de AB. Afin d’avoir des connexions de longueur minima, nous prendrons la génératrice M sur l’arc BC qui vient immédiatement après l’arc AB. Le pas y2 devant être compté en sens inverse de ?/,, il faudra réunir sur la face avant la génératrice M à une génératrice telle que Q située sur l’arc qui précède BC, c’est-à-dire sur le 1er arc AB, et ainsi de suite (fig. 9 bis).
- Si l’on projette un enroulement imbriqué sur l’une des faces de l’armature, on obtient, comme pour l’enroulement ondulé, un polygone étoilé, mais 1C1 ce polygone est toujours irrégulier, car yK est différent de y2.
- C
- Fig. 9 bis
- 9) Voir le s numéros 43 et 44 de 1 Eclairage élec,rique.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- Nous allons étudier les conditions auxquelles doivent satisfaire y{ et y2 :
- Au point de vue géométrique,
- Au point de vue électrique.
- A. — Conditions géométriques. — Ces conditions sont les mêmes que pour l'enroulement ondulé et elles s’établissent de la même manière. Supposons tracé le polygone étoilé dont les N côtés dérivent alternativement de yx et y%. Joignons les extrémités OQ, QP,. . . .
- N
- On remplacera ainsi un polygone irrégulier de N côtés par un polygone régulier de côtés. Chaque côté du nouveau polygone sous-tend y{-y* divisions. Il en résulte quey,-^ et N ont 2 pour p. g. c. d., et (jue par suite et - sont premiers entre eux. De plus, sommets de
- l’ancien polygone sont inutilisés dans le nouveau, et les divisions inutilisées sont toutes placées de la même façon par rapport aux divisions utilisées.
- , sont utilisées , ne le sont pas.
- 0, 2, 4 1, 3, 5
- Comme yK n’appartient pas au nouveau polygone, yK est impair et par suite aussi y%.
- Dans tout polygone analogue à celui considéré, yu y% et N satisfont aux conditions suivantes :
- Inversement, si yh —y% et N remplissent ces conditions, on pourra tracer le polygone étoilé de N côtés, dont les côtés sous-tendent alternativement y{ et y.2 divisions, les y.2 divisions étant comptées en sens inverse des yK.
- On le montre comme pour le cas de l’enroulement ondulé.
- B. — Etude de l’enroulement au point de vue électrique. — Toutes les considérations que nous avons faites dans le cas de l’enroulement ondulé, au sujet des positions respectives des génératrices successives de l’enroulement, s’appliquent ici. En conservant les mêmes notations, nous avons :
- génératrice 0) v.0=zs £ est infiniment petit
- t) «, —s + IQ
- 3)
- 2)
- a2 —s + (z/i y-2)
- i r , 2jC
- a3 =5 + [(z/t — y2) + z/d
- 2 n)
- y-in — « -j- -g (y 1 — 2/a) yj-
- 2n -f-1)
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- Novembre 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 203
- Les génératrices 0, I,..........,2ft 4- 1, resteront en tension avec la génératrice 0 tant que :
- génératrice 1)!
- - 2)
- 3)
- n 2t: 2 n
- p<£ + i/iN<p
- o -o+ (*/) — y-i) <-
- 7^,(7 VI T 2tt 2tt
- -<« + f(î/i—y2)+yd n < -
- 2« — 1) 2n) 2n +1)
- - < s
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- 2n — 2
- n . | 2n 2t:
- o < £ 4“ g" (i/i ~ //a) iv
- (!/t — l/il + t/l
- 2tt ^ TT
- N<p
- 3tt
- P
- <‘ +
- 2n
- (Vf —'/2)+Vt
- 2tt . 2t: N" < “p
- Comme on veut avoir au moins trois génératrices en tension, il faut que :
- n . 2?r 2tt ,, , n 2i: 2it
- •<£ + 'i/i v< — d ou 1 on déduit : ?/, — ^ - et u, — < —
- ^ N p N p
- 0<^ + (2/i—é’où (y{ — y2)^<? et y, — y2 > 0
- p'ar yi et t/2 diffèrent au moins de 1, même sans tenir compte des conditions géométriques).
- Ces quatre conditions étant remplies, les premières parties des inégalités sont satisfaites quel que soit n. Considérons les inégalités générales :
- 2tt
- génératrice
- 2« —1) 2 n) 2» -fl)
- ’2 n
- (y t
- '(y i — i/2) -f- »/i
- 2n
- 2 TT
- N
- 2tt
- P
- !/>,
- N ^ p
- 2^
- ir — 2/2) + y-\
- J N
- <
- 2tt
- Si une inégalité relative à une génératrice paire 2n) change de sens, il en est de même de toutes celles qui suivent, car — t/2 > 0.
- Si une inégalité relative à une génératrice impaire 211—1) change de sens, les inégalités
- correspondant aux génératrices 2n -)- 1, 2n -)- 3,..... changent aussi de sens, mais il n’est
- pas certain qu’il en soit de même pour les inégalités relatives aux génératrices 2n, 2n -f- 2,
- ..... E11 effet, on ne sait pas, a priori, si y2 ^ est <^. On est donc amené, comme pour
- l'enroulement ondulé, à distinguer deux cas :
- Le nombre cle génératrices de chaque circuit est pair.
- Le nombre de génératrices de chaque circuit est impair.
- «. — Le nombre de génératrices de chaque circuit est pair. — Soit 2n ce nombre. Comme les 2n génératrices doivent être toutes en tension dans chaque circuit, il faut que la première opposition de f. e. m. se produise à la génératrice 2n). Les génératrices 0, 1, 2, ....., 2n — 1, seront alors en tension et formeront le premier circuit.
- Pour qu’il y ait opposition à la génératrice 2/L, il faut que l’inégalité correspondante change de sens, l’inégalité relative à 2n — 1) conservant le sien.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 45.
- Par suite on devra avoir :
- génératrice
- — 2/t — 1) 5)« +
- De y) on lire :
- s. \ i ,2k -
- 2n) y) £ + (V\ y2) "
- .+U‘-2
- L 2
- (.V\ ~ y 2) + xJ\
- 2k 2k N <J
- ce qui équivaut à : Nous prendrons :
- N Ns y\ —y-i >2^7i —
- (;) y\ — y-2
- _N_ (L 2pn
- Portant cette valeur dans (S), il vient :
- V\ <
- N(n-j- 1) _ Ns 2pn 2k
- Cette condition est équivalente à la suivante :
- N(ra + 1) (2)
- (A> yt <
- 2pn
- Les conditions (À) et (g) étant remplies, la première opposition se fera bien à la génératrice 2/?). A partir de celte génératrice, on aura :
- génératrice 2 n)
- — 2 n -f- 1)
- — 2» + 2)
- — 2n -f- 2// — 1)
- — 2n -(- Glq
- tc | 2n , 2k 2k
- p<£+-£(y<—y*> n <7
- 2rr
- P
- < c -j-
- '2n
- 0/t —1/2) + V1
- 2k ^ 3k N p
- tc 2n -f- 2 . 2k . 2k
- p ^ "T" 0/1 "~y2) N < 7
- — < P
- TC
- - < = P
- 2?i ~j- 2<7 — 2
- 0/t —1/2) t/i
- 2TT , 3TC
- N " p
- 2n + 2<7 2k ^ 2k
- 2---(yi —?/2/ < ~
- La première de ces inégalités étant vérifiée, toutes les premières parties le sont aussi. Considérons les inégalités générales relatives aux génératrices 2n -f- 2q — 1), 2n -f- 2q.
- Remplaçons dans ces inégalités 'yK —y.2 par la valeur^-. Pour que ces inégalités soient
- (l) Voir les numéros 43 et 44. (-) En c(Tet :
- N(M-l) NV , . .
- 1“ Si on a i/, ---:---- —r-, on aura, a fortiori 1/,
- Zpn 2k ' -n
- „ c,. N(n-j-l) N(ra-f-l)
- 2e Si yx -----, comme-----—----- est entier (yl— y..
- bip
- zpn
- Ne-
- ainsi que 2/1 et que rr- <R, on aura nécessairement :
- £Jt
- N(n-)-l)
- 2pn N
- = ----= nombre entier),
- 2pn . '
- N {n -f-1) _ Ns
- 2pn 2k
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- REVUE D’ELECTRICITE
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- satisfaites, il faudra :
- génératrice 2n -\-2q — 1) (/) e
- — 2« -j- 2q) (S’) s
- L’inégalité (-/) s’écrit en faisant 2q = 2//,
- , T2« —(— 2<7 — 2 _ N 12ïï 3*
- ^ L 2 ’ 2pn + 2/1J N < p
- . 2« + 2<jr N 2tt ^ 2ît .2* 2 n + 2q
- + V-'n < fou:‘ + 7'—ïï—< p
- ce qui est vérifié si
- , I f4n — 2 . _N_ , T 2tt 3*
- ' (_ 2 2p« ^ J N p
- N «4-1 Ne
- ^ f S>„-.
- 2tt’
- Zp n
- condition déjà trouvée pour le premier circuit.
- On voit donc qu’en prenant :
- N N (n + 1)
- V<-Vi=^-a<*V,<-- 2p„
- la première opposition aura lieu à la génératrice 2//, la deuxième opposition à la génératrice 2n -j- 2<? = 4//. On vérifie de même que la troisième opposition a lieu à la génératrice
- 6/t..... la 2/Vn0 opposition à la génératrice 2pt X 2p, c’est-à-dire à la génératrice 0.
- Remarque. — En prenant la génératrice 0 à gauche de «A, on obtient par un raisonnement identique au précédent :
- N
- avec la condition :
- y\ y 2 2p„
- N (n — 1)
- Vi
- 2pn
- La formule qui donne yi — y.2 est donc :
- V\ ~ y2 = ±
- N 2pn
- Si nous voulons avoir 2pt circuits comprenant chacun 2n génératrices toutes en tension =2il faudra prendre:
- N _ ^ ^
- P
- y\ —v-2 = ±
- p
- N_ 2pK
- Les conditions auxquelles doit satisfaire y{ deviennent :
- -+1
- N 4P\ N —f 4p\ . , . . , . .
- V\ < ^ --- ou (en choisissant le signe + pour Vi — y2)
- 4P\ N_ _
- ^ N 4Pi
- 4Pi
- ou y, >
- zp
- (en choisissant le signe — pour yh — y2
- p) Le nombre de génératrices de chaque circuit est impair.
- Soit 2n -j- 1 ce nombre. Supposons déterminé l’enroulement comprenant 2pt circuits, formés chacun de 2n -f 1 génératrices toutes en tension. Les génératrices étant numérotées
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- L’ECLAÏR-AGE ELECTRIQUE
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- 0, L, 2.... les oppositions successives ont lieu aux génératrices 2// 4 1, 4n 4 2, 6// 4 3.
- On a les inégalités successives :
- (1) 2tt 2tt S + Vi N < p
- (2) 2 TT 7T s -1- Cü/t —2/2) N <p
- (2 n) . 2n , 2rr tt £+ f (2/1 — N <p
- (2n 4 1) s 4 r% Ot—2/2)+?/t
- (2 n + 1)' (2rt -f- 2)
- (4n -f- 1) (4n -|- 2)
- (4 n + 2)' (4 n 4 3)
- 2n 1 2?r ^ 3tt
- T iV{ ~ y'l} + Vi\ N ^ p
- 2 n + 2
- 2tt 2tt
- (v* ~ y*) + 20 J
- kn -f- 2
- 2tT 37T
- N < "p
- , 2ît 2n
- (y, - y*) ^ > j
- kn + 2 2tt ^ 3rr
- 2 ^ ~ ^ N ^
- 'kn 4 2
- üo — Vi) + V\
- 2TT ^ 4TT
- N ^ p
- (6n + 2, . + *±* (y, - y-i) | < f
- (6n 4 3) S 4 (p, — y2) + 2/i] ^
- 2n 4tt
- De (47z 4 2) on déduit :
- 2/t — 2/2
- N
- p (2n 4 1)
- Comme dans tous les cas précédents, on démontre que le signe — convient seul. Rem-
- N
- plaçant dans 2 n 4 1), yK —y» par sa valeur ^ il vient:
- (a)
- N 2n 4 2 Ne
- V\ > 5T *5!
- 2p 2n 4 1 2?t
- Remplaçant de même yi — y2 par sa valeur dans (4/7 4 T), on a :
- N 2n 4 3 Ne
- (b) V\ <
- et a fortiori :
- L’inégalité (a) peut s’écrire :
- p 2 (2n 4 1) 2tt
- 4 243
- Vk < 2p 2 n 4 1
- (a)
- V\ ^ 57,
- N %n 4 2
- N
- „ N 2n -r- 2 . ft/) —
- (*) En effet ^r— --j—- est entier ----——-
- v ' 2p 2 n 41 L 2
- Ne N 2?/ 4 -
- Comme est entier et que <. 1, cm a évidemment y| ^ —
- 2p(2n 4 1)
- 2p 2n 4 1
- nombre entier (condition géométrique)
- 2p 2 n
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- R E y U K D ’ EI. E C T RICIT E
- 2D7
- Nous avons :
- y\ — y-2
- N
- p (2n -f- 1)’
- d’où
- V\ y 2.
- N 2p, pK N
- : ô—73--r= -jp = — (car — %n + 1)
- 2p (2n + 1) 2p p 2pi 1 7
- Au point de vue géométrique, l'enroulement n’est réalisable que si y~
- est premier
- N m
- avec -g. Or :
- N = 2p, (2n + 1) et - = p, (2n + 1)
- Le facteur p{ doit donc disparaître dans le quotient et comme y- ^ -?/a doit être entier,
- on a forcément : p\ = p-
- Ceci démontré, considérons les inégalités
- (b)
- (a)
- N 2n + 3 V* < 2p ’ 2n + 1 N ^ 2n -j- 2 y* ~ 2p 2n 4- 1
- OU 2/1 < ^ &n + 3) ou 2/i ^ ~ (2n 4- 2)
- Gomme /q = /q elles s’écrivent :
- (b') y{ < 2n + 3 (V] ijn ^ 2n 4" 2
- 2/4 devant être un nombre entier impair, ces deux inégalités sont incompatibles. Il en résulte que les inégalités (2n H- 1) et (4« + 1) ne peuvent être satisfaites en même temps,
- et que l’enroulement considéré (^- impair^ est irréalisable. Il est impossible de réaliser
- des circuits contenant 2n 4~ 1 génératrices toutes en tension dans chaque circuit.
- Remarque I. — On aurait pu, pour montrer l’impossibilité de l’enroulement, considérer
- au lieu de l’inégalité 4 G l’une quelconque des inégalités Su + 3), 12/c 4- 5........
- Remarque II. — On arrive à la même conclusion en prenant la génératrice 0 à gauche de «A.
- C. — Résumé. — L’enroulement imbriqué n’est réalisable qu’avec' pair etpJ[ = p (cette
- dernière condition résulte de ce que — —doit être premier avec ^ (condition géomél riq ne)]. Dans ce cas on a :
- v i v 1 — V2 . • N
- = ----2— etant Premier avec 2
- P ( yx et y2 impairs
- Il faut en outre que satisfasse aux conditions suivantes :
- On prend le signe 4* dans la formule y1 — y2
- On prend le signe — dans la formule y{ — y.2 ±2
- < N4-4p, ou yK N
- y\ 2p 2p,
- N N
- y\ > 2p ou y\ > 2Pi
- > N - — 4pi > N
- y\ 2p ou yK 2pt
- N < N
- V\ < 2p ou y\ 2P\
- N
- ce qui équivaut a : yK =z--j- 1
- 4Pt
- ze qui équivaut à : /q
- 2p|
- (A suivre)
- Justin Marqueyrol
- Ingénieur des Arts et Manufactures.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — No 45.
- LES NOUVELLES GRUES ÉLECTRIQUES DU PORT DE DOUVRES
- Les avantages de la commande électrique appliquée à toutes espèces de grues, élévateurs, treuils et cabestans ont fini par attirer l’attention des ingénieurs qui en sont arrivés à reconnaître que le système électrique l’emporte en simplicité mécanique, en exactitude du contrôle, en vitesse, en économie de travail et en élasticité d’adaptation aux diverses conditions qui se présentent dans la pratique.
- Un moteur électrique n’absorbe de force motrice, qu’en proportion du travail utile qu’on lui demande, à un moment quelconque, d’effectuer. Ce fait seul permet, en une journée moyenne de travail, une sérieuse économie sur le système hydraulique. Les témoignages de ceux qui ont essayé les deux systèmes sont d’accord à ce sujet.
- Le système électrique donne un travail aisé, une marche douce et sûre, et dans le (‘as des grues de quais contraste favorablement avec les autres systèmes pour le temps requis
- pour détacher une grue des connexions, la déplacer et rétablir les connexions.
- En général, dans les grues, la charge est intermittente et oscille beaucoup. Certains constructeurs ont cru, pour ce motif, qu’il suffisait d électro-moteurs de puissance beaucoup moindre que les efforts maximum demandés. Au point de vue de réchauffement, cela peut paraître satisfaisant, mais à tous les autres points de vue, on ne peut considérer ces moteurs que comme très surchargés.
- En matière de grues, des moteurs et controllers ordinaires seraient aussi déplacés que sur un tramway. Si l’on veut obtenir de bons résultats, les moteurs, controllers, freins, etc., doivent être spécialement constitués pour répondre aux exigences particulières de la commande des grues et des cabestans. Sous ce rapport, l’œuvre de la Société Siemens Erères et Cie, de Londres, et les grues qu’elle a récemment établies au port de Douvres, sont d’un grand intérêt. Les détails des moteurs ont été étudiés en tenant largement compte non seulement de la charge maximum actuelle qu’ils sont appelés à supporter, mais des surcharges exceptionnelles. En même temps, on a tenu compte, dans la constitution des parties où il n’y a à prendre en considération que les conditions thermiques, de l'intermittence des charges. De cette étude est né un moteur de grue peu coûteux, à l’épreuve de l’eau et de la poussière, compact, léger, et capable de résister à de grandes surcharges.
- La question des moyennes est ici très importante. Les grandes et fréquentes fluctuations de charge que les moteurs de grues ont à supporter, font qu’il est difficile de décider sur la taille exacte du moteur ou même de spécifier une épreuve convenable de température.
- Pour répondre à ces exigences, ladite Société construit divers types de moteurs.
- Moteur série des grues électriques de Douvres Schéma des connexions
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- Dans le premier modèle, la carcasse est rectangulaire et en fonte, avec des paliers en fonte, supportés par de larges sièges circulaires et boulonnés aux extrémités de la carcasse. Les paliers peuvent être facilement tournés pour que le moteur puisse être fixé sur une surface verticale ou horizontale, ou être suspendu. Les oreilles pour les boulons sont ménagées dans des encoignures de la carcasse et n’accroissent, par conséquent, pas les dimensions.
- Les paliers sont à graissage annulaire et pourvus de dispositifs pour recueillir l’huile qui pourrait être répandue. L’arbre et les paliers sont amples pour transmettre toute la puissance du moteur et pour résister aux durs traitements imposés au moteur par l’application soudaine de fortes charges.
- Les pôles sont rectangulaires, venus de fonte avec la carcasse et pourvus de pièces polaires lamellées faites de minces feuilles d’acier réunies par des boulons. Les pièces polaires servent à maintenir les bobines inductrices en place. Elles sont boulonnées à la carcasse avec des écrous extérieurs, sauf les pièces polaires inférieures qui sont retenues par des vis fixées dans le pôle. Chaque bobine inductrice peut donc facilement s’enlever. Il y a généralement 4 pôles.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des patrons et ensuite couvertes de plusieurs couches de bande isolante, vernies, etc. La protection est complète grâce à des pièces isolantes qui empêchent les bobines d’entrer en contact avec les parties métalliques du moteur.
- L’induit est à revêtement de fer avec bobines logées dans des rainures ouvertes au sommet pour permettre l’enlèvement aisé des bobines en cas de réparation. L’enroulement est du type tambour avec extrémités bien ventilées. A tous les changements de section, l’arbre est pourvu de larges filets.
- Le commutateur est lait de segments de cuivre durci maintenus en place par des encoches en V. Les porte-balais sont du type à boîte. Les balais sont appuyés sur la surface du commutateur par un sabot qui permet d’enlever le balai à volonté.
- La transmission se fait par contre-arbre et engrenages.
- Ces moteurs sont en série, ce qui leur assure un effort de torsion très considérable, sans absorption excessive de courant. La vitesse du moteur s’adapte, en outre, automatiquement à la charge ; elle est plus grande pour les faibles charges, plus petite pour les fortes charges.
- Dans certains cas, il est pourtant utile de faire usage de moteurs compound, particulièrement lorsque la charge peut, à certains moments, être très faible, si faible qu’un moteur série donnerait lieu à une vitesse excessive.
- Le choix ne peut se faire qu’en tenant compte de l’effort maximum qu’il peut être appelé à fournir, et de son facteur probable de charge. Ainsi, si l’effort maximum requis est de 38 chevaux et si l’on trouvequeceteffortdevra s’exercer pendant une demi-minute avec des intervalles de repos de 2 1/2 minutes, on aura le choix entre un moteur marchant à 240 tours, un autre à 350 et un autre à 580 tours par minute. Le voltage peut être de 110-220 et 440 volts.
- Le second modèle de moteurs est destiné aux petites grues, c’est-à-dire qui n’exigent pas un effort de plus de 1/2 à 6 chevaux. Ces moteurs sont bipolaires. La carcasse est cylindrique, en fonte, avec pôles circulaires.
- Quelque soit le moteur employé, il faut un controller. C’est la partie la plus importante de l’équipement électrique des grues et des cabestans, car de son bon fonctionnement dépend l’efficacité de toute la machine et, sous certains rapports, la sécurité du personnel.
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- Le controller doit pouvoir marcher continuellement entre les mains de gens peu expérimentés, dans les conditions les plus dures et sans ratés. Pour satisfaire à ces exigences, il est essentiel qu’il n’y ait que peu d’usure aux contacts ; la production d’étincelles due aux ruptures incessantes du courant doit être empêchée ; la manœuvre doit être facile, de façon que l’attention du mécanicien puisse se porter exclusivement sur la charge ; enfin, l’appareil doit être compact pour convenir à la cabine étroite de la grue ou du cabestan.
- Dans les eontrollers de la Société déjà citée, ces conditions sont remplies d’une façon complète. Toutes les parties sont d’un accès facile et la construction est excessivement simple. Le lourd système à encoches, si désagréable pour le conducteur, est supprimé.
- Les contacts peuvent s’enlever en dévissant une seule vis. La forme des dents employées sur le tambour réverseur est telle que chaque dent peut se renouveler rapidement et facilement. Le remplacement d’un quelconque des contacts ou dents ou le changement de position d’un contact en vue de présenter un nouveau tranchant à l’arc, se lait en quelques secondes.
- Du reste, en pratique, il n’est que rarement nécessaire d’enlever une de ces parties. Un souffleur magnétique d’étincelle empêche efficacement la production des arcs qui sont la cause principale des altérations.
- Ces eontrollers peuvent fonctionner, suivant le cas, avec des courants de 50, 100, 200
- -'T
- ' r t
- t -rR—i
- ______j.
- _____L
- Controller Universel des grues électriques de Douvres
- ou 400 ampères. Les grands modèles sont pourvus d’un certain nombre de degrés « avant» et « arrière ».
- Les types sont assez divers : droit, horizontal, à levier latéral, Universel vertical, Universel horizontal. Le type Universel convient généralement le mieux. Le mécanisme d’élévation et celui de déplacement circulaire sont alors actionnés par le même levier ; le mouvement de bas en haut du levier produit l’élévation ; le mouvement horizontal produit le mouvement circulaire. De cette façon, les deux moteurs peuvent être démarrés simultané-
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- ment par le mouvement d’un levier unique. De plus, les divers mouvements du levier correspondent au mouvement de la charge. Ainsi, le mouvement de bas en haut du levier produit l’élévation de la charge, celui de haut en bas, l’abaissement de la charge ; le mouvement vers la droite fait tourner la charge à droite; le mouvement vers la gauche fait tourner la charge à gauche.
- Le controller Universel horizontal est spécialement utile pour les grues roulantes. Le mouvement du levier correspond alors aux divers mouvements de la charge.
- Les résistances de démarrage sont indépendantes et séparées des controllers. Elles servent en partie à augmenter le contre-poids de la flèche. Elles sont généralement placées hors de la cabine de la grue. Elles se composent d’éléments en forme de grille, faits d’un alliage de fonte. Les éléments sont à basse'résistance, peuvent livrer passage à des courants intenses et fonctionner à de hautes températures. Ils sont montés sur des boulons isolants qui retiennent deux solides cadres. Les connexions sont en cuivre. Ces résistances peuvent fonctionner très longtemps sans souffrir de réchauffement et permettent de faire marcher la grue à des vitesses réduites.
- Toutes les grues doivent être pourvues et le sont, en effet, de dispositifs d’isolation et de sûreté que le conducteur puisse mettre en œuvre sans quitter son poste dans la cabine.
- On emploie à cet effet un tableau consistant en une plaque d’ardoise sans cadre, mais portée sur des supports à charnières qui permettent de le retourner à gauche ou à droite pour avoir accès à l’arrière. Le montage dépend grandement du genre de grue. En général le tableau porte un interrupteur d’isolement bipolaire à rupture rapide, un coupe-circuit automatique, un interrupteur à rupture rapide et fusible pour le circuit du moteur, un interrupteur avec fusible pour chaque circuit d’éclairage lorsqu’on le désire.
- Le coupe-circuit automatique présente toute garantie pour le moteur d’élévation. On peut l’établir pour fonctionner instantanément à toute surcharge désirable.
- Dans le cas où les grues doivent desservir des quais et des débarcadères, il est utile d’avoir le moyen d’établir rapidement les connexions entre le réseau électrique et les grues dans toutes les positions que ces dernières peuvent occuper.
- L’appareil employé à cet effet consiste en un câble flexible, armé et à deux conducteurs. L’un des bouts est pourvu de deux œillets pour la liaison avec deux bornes renfermées dans une boîte de fonte placée vers le fond de la grue. L’autre bout est pourvu d’une fiche à deux languettes disposées pour coïncider avec le socket d’une quelconque des boîtes de jonction placées sur le quai. Chaque grue est pourvue d’un de ces câbles flexibles.
- La boîte de jonction elle-même est en fonte avec un couvercle épais pourvu de filets qui prennent dans une rainure au sommet de la boîte et sont vissés sur une garniture de cuir ou de caoutchouc de façon à former un joint étanche. Lorsqu’il n’est pas en service, le socket qui reçoit la fiche est protégé par un solide capuchon adhérant au couvercle par un joint à baïonnette et formant avec lui un tout bien étanche.
- Ces boîtes se placent sur les quais en tous points désirables et sont réunies par des embranchements souterrains aux feeders du quai. Chaque embranchement aboutit dans la boîte à une borne portée par un isolateur de porcelaine et en connexion, à travers un fusible, avec l’un des contacts porté lui-même par un isolateur de porcelaine.
- L’une des principales caractéristiques des grues à commande électrique en général et de celles du port de Douvres en particulier, c’est la facilité avec laquelle s’effectue la commande automatique du frein. D’ordinaire, la grue est pourvue d’un frein qui est normalement appliqué au moyen d’un poids ou d’un autre dispositif mécanique et qui est immédiatement relâché dès que le courant commence à passer et maintenu dans cette position
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- pendant les opérations subséquentes. Lorsque le courant est de nouveau coupé, le frein revient automatiquement s’appliquer.
- En constituant le mécanisme de contrôle d’une grue, il estd’ordinaire utile d’actionner le dispositif de freinage par une poussée droite. Le frein à solénoi'de de Siemens Frères, de Londres, répond à ce desideratum.
- L’électro sert à relâcher un frein à bande où la force de freinage est appliquée par la pesanteur ou par la tension d’un ressort.
- L’électro est en série avec le moteur de commande. Le frein est desserré quand l’électro est suffisamment activé. L’électro consiste en une enveloppe de fonte et un piston à noyau. Entre les deux se trouve une bobine de cuivre qui sert de guide au piston et porte l’enroulement de l’électro. Le piston est attaché à une tige qui traverse un trou dans le support terminal et est pourvue d’un œillet pour l’articulation avec le frein à bande. Les connexions avec l’enroulement sont établies à travers deux trous bouchés au caoutchouc. Ce dispositif convient particulièrement en cas d’exposition en des endroits humides. En étoupant suffisamment le piston, on obtient un effet amortisseur pour la course intérieure, car l’air qui se trouve derrière le piston s’échappe par une petite lumière qui sert en même temps pour les matières de graissage.
- L’électro est construit de façon qu’il n’y a pas de pertes magnétiques dues au voisinage des masses de fer.
- D’ordinaire, la combinaison de l’électro et du frein consiste en une roue de freinage alésée de façon à convenir aux arbres du moteur et de deux sabots d’acier articulés, avec un support qui doit être fixé dans une position bien ferme. Le sabot supérieur porte un électro comme celui qui vient d’être décrit et un système de leviers grâce auquel le mouvement du piston, lors de l’attraction, fait cesser la pression des sabots sur la roue de freinage. Les deux sabots sont garnis de bois qui se renouvelle sans peine et à peu de frais lorsqu’il est usé. Un dispositif permet de régler le fonctionnement des sabots eu égard à l’usure et tout en maintenant la constance de la course du noyau du solénoi'de. Le courant est toujours identique. Un arrêt fixé au support retient les sabots à distance de la roue lorsque le frein est lâché.
- La roue de freinage est construite de façon que la chaleur produite par le frottement des surfaces en contact s’en aille rapidement dans l’air et que l’arbre reste toujours froid. Le danger d’endommager les paliers se trouve parla évité.
- Les deux nouvelles grues à (lèche que l’on a récemment établies au Fier de l’Amirauté à Douvres sont construites sur le type qui vient d’être décrit. Elles portent les numéros 771 et 772. Elles ont été établies en vue de faciliter et d’accélérer le transbordement des bao-asres, malles et envois exprès entre les trains et les steamers du Pas-de-Calais. Elles sont destinées à élever les marchandises dans des paniers ou bennes d’un poids brut ne dépassant pas 3 1/2 tonnes.
- La grue N° 771 a été établie au débarcadère N° 3 Est du Fier; la grue N° 772 au débarcadère N0 I Ouest, au-dessus du parapet du Fier.
- Chacune de ces grues est construite pour élever une charge maximum ne dépassant pas 4 tonnes dans un rayon maximum de I6n,72 et à pivoter ou se déplacer avec cette charge suspendue à la (lèche, sans être bloquée ou retenue aux rails.
- Chacune des grues a 4 mouvements: elle élève, pivote, se déplace ou change l’inclinaison de la (lèche. Le rayon d’action peutatteindre 16IU72. La (lèche, particulièrement légère pour offrir peu de prise au vent, mesure 18'“24 de longueur. L’écartement des rails est de 31U04. Le poids net de chaque grue en ordre de marche est de 53 tonnes.
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- Les grues ont été construites d’après les données de l’Ingénieur du Port de Douvres M. A.T. Wahnisley. Les ingénieurs-conseils étaient MAI. Preeee et Cardew de WesP minster.
- Les grues ont été construites et les détails du mécanisme mis au point par AI. Graf-ton et C°. des Usines Vulcan à Bedford. Comme nous l’avons déjà dit, l’équipement électrique a été fourni par Siemens Brothers et C°, de Londres.
- La carcasse des grues est très simple. Elle est en acier doux Siemens-Alartin. Toutes les transmissions sont en acier. Les engrenages à mouvement rapide sont taillés à la machine.
- Le courant est fourni parla compagnie d’Electricité de Douvres au moyen de générateurs 500 volts pour tramways.
- Les moteurs série, au nombre de deux sur chaque grue, sont destinés l’un à l’élévation l’autre aux trois mouvements restants. Le premier a une puissance de 37 H.P. à 420 tours par minute,l’autre une puissancede 18H. P. à310 tourspar minute.
- Comme les grues se trouvent dans un endroit très exposé, des précautions spéciales ont été prises pour le pivotement contre le vent. Les moteurs ont à cet effet une puissance plus grande qu’il ne la faudrait en d’autres circonstances.
- Deux freins sont adaptés au dispositif élévateur. L’un est automatique et actionné par un électro comme nous l’avons dit plus haut, l’autre s’actionne par une pédale et peut arrêter la charge dans sa chute.
- Le controller est du type Universel. La direction de la charge correspond à la direction de la main du mécanicien.
- L’élévation d’une charge complète se fait à raison de 36™48 par minute. Pour les charges inférieures, la vitesse est proportionnellement plus grande. La grue fait un tour complet sur elle-même en 40 secondes, ce qui correspond pour la tête de la flèche à un parcours de 106m40.
- A vide, la grue fait deux tours par minute. Le changement d’envergure du minimum au maximum se fait en une minute.
- Enfin, le convoiement se fait à raison de 30m40 par minute.
- J. Reyval.
- BREVETS
- Les perles électriques. — Brevets Weismann.
- Jusqu’à présent, l’appareillage électrique avait procédé des effets décoratifs obtenus déjà depuis de longues années avec l’appareillage au gaz : le bronze était la base et la matière première toujours employées pour ces applications. II en résultait une certaine monotonie due aux mêmes modèles toujours recommencés avec quelques variantes introduites par les différents spécialistes. Les plus beaux spécimens de l’appareillage électrique sont copiés sur les modèles anciens relevant du style Louis XV ou Louis XVI. Quel-
- ques timides essais ont été faits pour l’emploi de cristaux taillés, mais il fallait toujours employer pour les motifs accessoires, le bronze, et les prix de revient étaient trop élevés.
- M. Weismann vient d’imaginer un nouveau système d’appareillage électrique, exploité en France sous le nom de “ Perles électriques ” et en Allemagne sous le nom de “ Perlen Licht ”. Le nouveau système présente un véritable intérêt car il ne ressemble en rien à ce qui a été tenté jusqu’à ce jour.
- M. Weismann est arrivé à dissimuler complè-
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- T. XLI. — N° 45.
- tement les conducteurs électriques, tout en supprimant les supports opaques et métalliques employés dans les systèmes d’appareillage électrique.
- Les perles électriques sont constituées par un chapelet de perles en cristal ou en verre enfilées sur un fil métallique en cuivre qui sert de conducteur électrique : la figure 1 donne le dispositif général et le montage d’une lampe sur les deux conducteurs, formant les fils de polarités différentes.
- Fig. i
- Les perles b^b^ et £2£2, enfilées sur les conducteurs, viennent se toucher de façon à ne laisser aucune solution de continuité entre deux perles voisines. On comprend facilement qu’une isolation parfaite des conducteurs C est ainsi obtenue.
- Pour brancher une lampe en dérivation, il suffit de faire une ligature.(fig. 3) avec le fil de dérivation. Une perle spéciale, à trou conique, recouvre cette ligature et la dissimule aux regards.
- Les fils de dérivation se terminent par un petit crochet K au-dessus duquel se trouve une grosse
- perlep à trou conique pouvant coulisser autour de la tige de cristal t.
- Pour brancher une lampe, il suffit de remonter la boule p en la plaçant dans la position p et d’enfiler l’anneau O terminant les fils d’attache de la lampe A à placer en dérivation. Par son propre poids la boule p retombe et dissimule aux regards le mode d’attache.
- Comme on le voit, le système est très simjde et présente de réels avantages qui sont les suivants :
- 1° Toutes les matières constitutives et isolantes sont incombustibles et insensibles à l’humidité.
- 2° Les pôles de nom contraire ne peuvent jamais se toucher ni se chevaucher, car ils sont toujours séparés l’un de l’autre parla gaine épaissie des perles de cristal : un court-circuit est donc impossible.
- 3° Les extrémités des conducteurs sonttoujours isolées par suite de la perle coulissante qui
- retombe dès que la lampe est retirée. On ne peut produire de court-circuit de ce fait.
- 4° Suppression complète de la douille qui bien souvent est la cause du non fonctionnement de la lampe ; trop souvent dans la douille à baïonnette le contact des pistons de la douille ne se fait pas sur le culot de la lampe, par suite de l’écrouissage des ressorts ou même il se produit de petits arcs locaux.
- 5° Les conducteurs offrent une grande surface de refroidissement, de sorte que réchauffement n’est plus à craindre comme dans les conducteurs isolés au caoutchouc : la densité du courant peut être ainsi augmentée dans une certaine mesure, sans diminuer la sécurité ;
- 0° On peut augmenter le nombre de lampes sur un même appareil sans le modifier ni rien ajouter;
- 7° Le montage est très simplifié, il en résulte une économie de pose.
- Ces appareils sont plus légers que les appa-
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- reils ordinaires et très transportables, ils sont toujours prêts à recevoir le courant. On peut donc facilement et rapidement remonter des installations provisoires d’un très bel effet décoratif et sans aucune dégradation ;
- 8° Le système permet de transformer économiquement et rapidement tous les appareils à gaz existants ;
- 9° Les motifs décoratifs les plus variés et detous styles sont facilement obtenus et un architecte ou un décorateur peut donner un dessin qui est rapidement exécuté. Il n’y a pas, en effet, à établir de coûteux modèles ni de moules spéciaux comme dans les appareils où le nickel joue un rôle. C’est ainsi qu’on a pù copier très exactement les guirlandes de style ancien, Louis XVI, style Empire, etc.
- Tous ces motifs peuvent être exécutés rapidement n’importe où ; il suffit d’avoir à sa disposition du fil de cuivre et des perles en verre. Cet avantage est'très important pour les pays où l’appareillage, n’étant pas fabriqué, paye de forts droits de douane.
- Tous les avantages qui précèdent sont d’ordre technique; maisil faut signaler ceuxqui résultent du meilleur éclairage obtenu en employant les motifs de perles électriques spécialement sur les glaces. En dehors de l’effet décoratif tout à fait heureux ; on obtient, dans ce cas, un éclairage de la glace en plan tandis qu’avec les autres appareils on n’obtient qu’un éclairage en biais. De sorte qu’on réalise un éclairement plus fort en dépensant moins d’énergie électrique.
- Enfin, on obtient facilement l’éclairage au
- moyen de nappes lumineuses au lieu de points lumineux; cet éclairage est plus décoratif et fatigue moins la vue.
- Les dessins encartés permettent de se rendre un compte exact des effets décoratifs obtenus.
- L’on peut dire que, dans cet ordre d’idées, le procédé d’éclairage des perles électriques Weis-mann n’a pas de rival tant au point de vue de l’elfet décoratif qu’au point de vue de l’effet lumineux.
- La planche n° 58 montre une frise Louis XVI en perles électriques Weismann et en indique le détail.
- Les planches 54 et 56indiquentjles applications du système à la décoration et à l’éclairage des glaces. Nous ferons remarquer particulièrement la planche 55 qui réalise des stalactites lumineuses, et au-dessus, le motif central qui est un dessin de demi-lustre donnant absolument l’illusion d’un lustre entier par la réflexion de la glace;cette illusion est due à l’absence de tout métal ou lustre opaque.
- Les prix des lustres qu’on obtient avec ce système sont vraiment remarquables. C’est ainsi que la guirlande de la planche 58 coûte 50 francs le mètre, compté horizontalement entre points extrêmes d’accrochage ; le motif de la planche 55 revient à 150 francs le mètre et le demi-lustre à 120 francs. Enfin, le motif décoratif de la planche 54 à 175 francs. Nous indiquons ces prix pour bien montrer que ce système très décoratif est en même temps économique et constitue un réel progrès dans l’industrie de l’appareillage électrique.
- P. Dupuy.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur la séparation des pertes dans les machines à courant continu. — Cramer. — Electrotechnische Zeitschrift, 18 août.
- La détermination des différentes pertes dans une machine à courant continu est un travail très compliqué. Malgré toutes les règles employées dans les essais, on fait fréquemment des erreurs dans la répartition des pertes qui se produisent dans la marche à vide.
- Dans les méthodes connues, on décompose les pertes totales en trois parties correspondant à l’hystérésis, aux courants de Foucault et aux frottements de l’air, des coussinets et des balais. En plus de ces pertes, il peut encore s’en produire d’autres occasionnées par les courants de Foucault dans le cuivre de l’induit, dans les frettes, dans les tôles maîtresses, dans les masses polaires et dans l’arbre, sans compter les pertes dues à la commutation. Toutes ces pertes figurent dans le
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- compte d’une des trois sources de pertes ci-dessus et donnent une idée fausse du phénomène.
- On manque d’une méthode simple permettant la séparation des pertes ; nous allons donner quelques indications à ce sujet.
- Dans un moteur tournant à vide, il existe entre la différence de potentiel e aux bornes et la puissance absorbée à vide />0 la relation :
- Po = a+eX (0
- a étant une constante (puissance absorbée par les frottements), et x un nombre positif. On suppose que, pour une tension et une excitation variables, la vitesse de rotation est constante. Si l’on détermine l’intensité de courant à vide i0 et qu’on en porte les valeurs en fonction de la différence de potentiel aux bornes, on obtient une courbe qui tend des deux côtés vers l’infini. Entre cette courbe et celle qui exprime l’équation (1), il existe la relation suivante qui, pour le point où la courbe de courant passe par son minimum, est particulièrement intéressante.
- On a
- Le minimum de cette fonction se produit pour une valeur de e donnée par l’équation :
- îj2 = (x—i)e*-* — ae-a = 0 ou
- (3)
- Si l’on applique les équations générales à notre cas particulier, on obtient, pour la puissance à vide, l’équation :
- Po — a + c^vB1’6 -|- c2(vB)2 (4)
- où v désigne la fréquence, R l’induction dans le fer de l’induit, cK et c2 des constantes.
- D’après les lois de l’induction, la tension e qui, dans la marche à vide, est identique à la f. e. m, est liée à l’induction B par la relation :
- e = KB
- L’équation (4) peut donc être écrite sous la forme suivante :
- Po = « + c? (I)1’6 + c2 (Ley (4a)
- d’où l’on tire finalement l’équation du courant à vide :
- i0 = ae
- -fi!1 e°’6 -J- ££2 e
- K1’6 K-
- (5)
- Le courant à vide résulte de trois composantes qui, interprétées graphiquement, donnent une hyperbole, une courbe exponentielle, et une droite.
- Le minimum de la fonction i0 ='y [e] est donné par l’équation :
- — ae~~2 + o,6 iil e”0’4 -fi de K1’6
- 2
- K2
- = O
- ou
- 0,6
- En posant :
- —fi = M'
- K1’6
- M1K'i6 = M
- on obtient
- C2V~
- K2
- — 0 .
- =
- K2
- N* K2 = N
- o,6 M1eI,e -f- NHe2 — a
- et finalement
- o,6 MB1’6 + NB2 = a. (6)
- Cette équation montre que la valeur minima du
- 3ooo _
- J ooo _
- 3o oo 6o 80 100 1Z0 10O
- Vo210 13 Z S
- Fig. 1
- courant à vide se produit lorsque les pertes par frottements sont égales aux pertes par courants de Foucault plus 60 °/0 des pertes par hystérésis.
- Ce fait conduit à une méthode permettant de séparer approximativement les pertes d’une façon simple.
- On détermine directement ou indirectement p0 = f}e) pour une vitesse de rotation constante ; on trace la courbe correspondant à cette fonction et la courbe de courant dont le minimum indique le point correspondant à l’équation 6.
- On peut alors déterminer les différentes pertes
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- pour ce point, car a et pK sont donnés et les pertes par courant de Foucaultpw et les pertes par hystérésis ph sont calculables.
- Pour séparer de même les pertes à d’autres tensions, on calcule les courants correspondant aux pertes ci-dessus en les divisant par la tension correspondante au minimum, puis l’on s’appuie sur l’équation 5 dont la composante im relative aux courants de Foucault, est une droite. Nous avons supposé que les seules pertes dans la machine étaient les pertes dans le fer de l’induit et les pertes par frottement. Si une machine n’obéit pas à la loi cpti résulte de l’équation. (6), on peut être sur qu’il existe d’autres pertes que celle correspondant à l’équation (4).
- Comme exemple, nous avons donné (fig. 1) les courbes de' décomposition des pertes d’une machine citée par Arnold (tome 2, page 521).
- E. B.
- Sur les décharges électriques dans les liquides. — Karl Przibram.—Physikalische Zeistchrift, i5 sept.
- Tandis que les décharges dans les gaz ont fait l’objet d’un grand nombre d’études, les décharges électriques dans les liquides ont été, jusqu’à présent, l’objet de peu de recherches. Les renseignements sur la rigidité diélectrique de substances nettement définies et sur la relation entre la rigidité diélectrique et la constitution chimique font tout à fait défaut. Le tableau suivant n’a pas pour but de remplir cette lacune, mais nous semble présenter un certain intérêt.
- Les expériences ont été faites avec une bobine d’induction; les électrodes, complètement immergées dans le liquide, étaient constituées par un fil de platine enrobé dans du verre jusqu’à quelques millimètres de son extrémité, et un disque portant un fil d’amenée de courant isolé.
- Les chiffres indiqués représentent la valeur moyenne de la plus grande longueur d’étincelle possible ; la première colonne est relative au cas où la pointe est positive (étincelle positive) et la deuxième colonne au cas où la pointe est négative (étincelle négative).
- Les substances essayées ont été distillées tout de suite avant l’expérience, et leur point de fusion contrôlé.
- Les conclusions que l’on peut tirer de l’examen de ce tableau sont les suivantes :
- 1° Dans une série homogène, la longueur d’étincelle diminue avec l’augmentation de poids moléculaire, et cela plus vite pour les étincelles
- positives que pour les étincelles négatives (carbures d’hydrogène de la série de la paraffine et du benzol ; aniline et orthotoluidine).
- Dans les alcools, les conditions changent à cause de la conductibilité des termes inferieurs
- TAIl LE AU
- Longueur d’étincelle
- SUBSTANCE FORMULE
- — — positive négative
- Pentane C;iH12 e* I I ci 8—9
- Hexane CGH14 23 8
- Heptane C'H’G 22 8
- Octane C8fP8 lo 1 I i 7-8
- Benzol CGHG 13 9—10
- Tolnol C?H8 i3 9
- Xylol, ortho Xylôl ordinaire : mélange C8IB° 8-9 8
- de disomères. C8H40 9—10 8—9
- Cumol CW2 7-8 7-8
- Cymol Cioru 5—6 5—6
- Chlorobenzol CGfFCl Ti o 18
- Bromobenzol CGHGBr 3 o 49
- Iodobenzol C'd 1:>J 27 18
- Aniline C6H'N 3o xi
- Ortho-toluidine C'HAM 18 11
- Monométhylaniline C'H9N 47 i4
- Diméthylaniline C8H44N 1 6
- Diéthylaniline. Ci°H^N 8 18
- Alcool méthylique CfFO '2, 2—3
- Alcool éthylique C2HG0 42 4a
- Alcool propylique C3H80 45—47 45—47
- Alcool butylique C4H,(lO 41 5o
- Alcool amylique G3H420 44—45 5o
- Chloroforme ...... CHCF 60 38
- Acétone C3H6o 49 69
- Acétylacétone C:;H802 8 56
- Ethyle acétique C4H802 26 26
- Butyrate de méthyle C6H4202 3o 32
- Safrol . . C4<»H4G02 10—12 8—10
- Isosafrol C,0H40O2 12—14 12
- Brome . Br2 6-9 6—7
- qui empêche la formation de longues étincelles (étincelle extrêmement courte dans l’alcool méthylique).
- 2° La présence d’un atome halogène ou d’un atome du groupe Nil2 produit, pour le benzol, une augmentation importante de la longueur d’étincelle, surtout positive.
- 3Û Les composés oxygénés aussi semblent donner lieu à des étincelles plus longues que les carbures d’hydrogène correspondants (alcool amylique et pentane) ; les étincelles négatives sont aussi longues ou même plus longues que les étincelles positives.
- Je *
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- Tous les liquides organiques donnent à la décharge une plus ou moins grande quantité de gaz, non seulement sous l’effet.de l’étincelle, mais aussi sous l’effet d’une décharge par effluves. Dans ce cas, la production de gaz n’a pas lieu, comme dans l’électrolyse, uniquement aux électrodes, mais tout du long du chemin suivi par la décharge, comme on peut le montrer cl’une façon très nette avec la glycérine. Dans ce liquide, on obtient, entre une pointe et un disque, de beaux effluves positifs et négatifs. Par suite de la grande viscosité, les petites bulles de gaz produites restent quelques minutes à leur place primitive et permettent de suivre, dans ses moindres détails, le chemin suivi par la décharge.
- E. B.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Le calcul des courants alternatifs sans supposer les coefficients de self-induction constants. Spiel-mann. Zeitschrift für Electrotechnik, i4août.
- On a l’habitude de supposer, à la base des études théoriques sur les courants alternatifs, que le coefficient de self-induction est constant. Cette hypothèse n’est admissible, avec une certaine approximation pour les circuits en relation électro-magnétique avec des masses de fer que lorsque ces dernières sont faiblement saturées. Mais, même dans 'ce cas, l’hypothèse de la constance du coefficient de self-induction peut conduire souvent à des erreurs graves dans les calculs, particulièrement lorsque la f. e. m. contient des harmoniques de grande amplitude. Dans ce qui suit, nous allons essayer d’établir une méthode permettant un calcul exact des circuits à courants alternatifs en liaison avec des fers de propriétés magnétiques connues.
- Il faut trouver une expression en série de Foncier pour déterminer le courant dans un circuit contenant une bobine de self-induction dans laquelle est placé un noyau appartenant à un circuit magnétique que l’on peut calculer avec une exactitude suffisante. Le calcul doit être fait d’abord en supposant que la f. e. m. est purement sinusoïdale en fonction du temps et en ne tenant pas compte des phénomènes d’hystérésis.
- On a l’habitude de représenter le courant i provoqué par la f. e. m. E sinus (oit) dans un circuit de résistance r et de coefficient constant dé
- self-induction L sous la forme :
- E
- v r2 + (L")2
- que Ton déduit de :
- sin (ut — f)
- (0
- Er . . . ELw .. . . .
- rvr~^sin H) —-, i n -V2 cos («0 (2>
- r1 -j- (Loi)2 r2 -f- (Loi)2
- en posant : — = tg?.Un courant de forme quelconque peut être exprimé par la série de Fourier.*
- i = Ah sin (oit) + A2 sin (soit) + A3 sin (doit) -f- ... . . .
- -f- B,| cos (oit) -j- B2 cos (soit) -j- B3 cos (doit) -j-.
- Les constantes
- A,| , A2 4 A3 ..... B^ ,B2 , B3......
- peuvent être représentées comme fonctions d’autres constantes :
- cq a2 «3... L2 L2.........,
- sous une forme analogue à celle des coefficients de sinus (oit) et cos (oit) dans l’équation 2.
- La relation entre deux constantes A;t et B,t appartenant à des termes de même période et les constantes an et L;i à introduire à leur place est donnée par les équations suivantes :
- - (nhnoif nLLnoi
- (wL„.w)2
- (4)
- (5)
- où rien n’est changé relativement à l’indépendance des constantes entre elles. Supposons
- encore que a^ «2 ....sont indépendantes de
- la self-induction, et que L^ L2L3.....ne dépen-
- dent que de la self-induction et prennent toutes la valeur zéro lorsqu’il n’y a pas de self-induction.
- La série (3) prend la forme :
- r- + (L,-)2 Sm (“° + '*2 + (2L2o>)2 anr
- a.2r
- r2 -j- (3L3w)
- - sin (soit) sin (doit)
- ELi oi , , 2EL0W .
- ,* + (L7P cos <"“> - + C°S<2*")
- 3EL3« cos (3 oit)— ,
- r- fi- (3L3w)2
- (6)
- nous allons montrer comment ou détermine
- a{ a% n3.... et L^ L2 L3.
- Pour un circuit à courant alternatif qui contient une bobine de self-induction de z tours, et, en appelant K le nombre des lignes de force tra-
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- versant la section cle la bobine, on a l’équation différentielle :
- T-* . . . • , d k
- E sm (oit) = ir -J- s — a t
- S’il n’y a pas de self-induction :
- . E .
- i — i = — sin (oit)
- (7)
- (8)
- Dans ce cas, l’équation 6 prend la forme suivante :
- i'— — sin (oit) -)- — sin (2 oit) -(- — sin (3«f)-|-... (9)
- on tire de (8) et (9) :
- — sin (oit) =— sin oit sin (2«<) — sin(3o4)-j-... (10)
- . Cette équation est satisfaite pour le système de valeurs :
- E
- «3 : Cl,
- Pour déterminer les grandeurs L2L3... posons /• = 0.
- L’équation 6 se transforme en :
- E
- COS (oit)
- E
- 2 Lot
- COS (2oit)
- E
- 3Eo<
- cos (3m/)
- (i0
- i" peut être représenté graphiquement en fonction de l de la manière suivante. Si on introduit dans l’équation 7 la valeur r 2= 0, on obtient:
- E sin (oit) E
- dk d t
- E r
- k = - I sin (oit)dt
- (12)
- (13)
- Comme on doit admettre que le fer n’a pas de magnétisme rémanent et que, par suite, la constante d’intégration est nulle, il vient :
- E
- k —------cos(wf) (i4)
- Supposons maintenant que, pour le circuit magnétique auquel appartient le noyau de fer de la bobine d’induction, le flux soit déterminé comme d’habitude en fonction du nombre d’am-.pères-tours magnétisants et représenté par une courbe ( fi g. 1). De cette courbe et de l’équation 14 on peut déduire, dans le cas où r = 0, la courbe de courant en portant le temps en abscisses, en déterminant dans l’équation 14 pour les différentes valeurs de t les valeurs correspondantes de K
- et en portant en ordonnées les valeurs correspondantes de i" prises sur la fig. 1. On obtient comme résultat une courbe tracée en I dans la fig. 2. La fonction représentée par cette courbe est identi-
- que à celle qu’exprime l’équation IL fin décomposant cette courbe (I fig. 2) d’après la méthode ordinaire en une somme de fonctions en cosinus,
- on détermine les grandeurs f— ------- ,n— ..... et
- 0 L<j0) y '*) 0L3W
- aussi les grandeurs L, L2 L3. Rein rquons que
- cette décomposition 11e peut donner que des termes dont la fréquence est un multiple impair
- O)
- de —, car la courbe a la même allure de part et
- d'autre de l’axe des .r.
- On a donc :
- E _ E _ E
- 2L 2 61 4L.(W 6LGW
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- et
- L-> - L/( " L6 ....... : 30
- Si L2„ désigne l’une de ces constantes, le coefficient du ternie en cosinus a la valeur :
- 2nELi„ct> 30 2kEm
- p2 -(- (2raL2„&))2 30 2 (2n<w)2L2;t
- L’équation 6 prend la forme
- Er
- r2 -j-(L)W)2 3EL3w
- r, sin (ut) —
- EL^w
- (3L3«)
- ^ cos 3 ut
- r2-f(ffiw)2
- 5EL,
- COS ((àt)
- r2+(5L3co)2
- ^ cos 5 ut—......(i5)
- L’équation 15 diffère de cellle qu’on obtient en supposant le coefficient de self-induction constant en ce que, au lieu d’un terme contenant un coefficient de self-induction, il y a une série de termes en cosinus dont la fréquence est un multiple impair de la fréquence fondamentale.
- L’exemple qui sert de base aux fîg. 1 et 2 repose sur les données suivantes :
- flux maximum 4.105
- nombre de tours d’enroulement 3 = 100
- fréquence par seconde 75
- Ces données correspondentàunef. e. m. maxima de 188 volts. Les proportions ont été choisies telles que la courbe I fig. 2 est représentée par deux fonctions en cosinus, dont l’une a la même fréquence que la f. e. m. et l’amplitude 5,5 A, et l’autre a une fréquence triple et l’amplitude 1,5 A. On a alors :
- E 188
- —-------ër~ë~= — °>°73
- 5 ,o.w 27T.^5.5,0
- E
- 3L3w
- !,5
- T E _ 188 __ o
- Ls ^ 37I> - 3:^T75.7,5 - 0,089
- Lorsqu'on veut tenir compte de l’hystérésis, on peut le faire de la façon suivante. Si l’on connaît les courbes d’aimantation pour les valeurs croissantes et décroissantes de celle-ci, et que l’on fasse, avec leur aide, la même construction que précédemment, on trouve une courbe qui coïncide avec la courbe I, fig. 2, pour les valeurs de t égales à
- 7T 27ï 3?r 4-
- o, — ? — j — j —................etc.
- CO CO • CO 0)
- et a une allure différente aux autres points
- (courbe tracée en pointillé dans la fîg. 2). La série qui représente cette courbe doit contenir des termes en sinus et des termes en cosinus, car les valeurs de la fonction ne sont pas égales pour des valeurs égales, et opposées de t. Pour que les constantes tirées d’un développement en série de ce genre puissent être employées dans 1 équation 3, il faut que celle-ci prenne, pour r = o, une forme correspondante. On y arrive en introduisant, au lieu de L^lesdeuxconstantesLQetLQ et en posant :
- anr nEE'nbi
- r2 + («L»2
- (16)
- B
- 11
- nEE" ,,'ji r2 + (nL"„w)2
- (17)
- Dans le cas où il n’y a pas de self-induction, l’équation (3) prend la même forme que précédemment d’où l’on tire pour aK a2..les valeurs
- précédemment obtenues. Pour r = 0, on a :
- i" =j-7— sin (w()-L jO)
- E
- 2L9M
- sin (2 ut)
- 3Lo
- sin (3cot) -j-.
- COS (bit)
- 2LL
- -COS (2 bit)
- 3L",
- - cos (3bit) —... (18)
- La décomposition de la courbe représentant i" en fonction de t ne peut encore donner que des termes dont la fréquence est un multiple impair
- de —, car cette courbe présente aussi la même
- 27Î
- allure de part et d’autre de l’axe des x. Pour les constantes
- L'a U j
- Lé
- , L'
- L'é L"6
- les résultats précédemment trouvés restent les mêmes, et les termes dont font partie ces constantes disparaissent ; il reste finalement :
- E(r-4-L'iw) . .
- : V sin (ut)
- 3EL7
- sin (3 ut)
- (L'pj)2 v~v 1 r2-f-(3L'3wt)2
- EL ibi SEL obi
- n ;r p, cos (ut)--2_IAt~-î5 cos (3 "0 —.....(19)
- f(Lpù2 ri + (L3w)2
- Il faut maintenant développer l’équation du courant en supposant que la f. e. m. est représentée par une série de la forme :
- E = E^ sin (ut) E'a sin (2 ut) -f- E'3 sin (3 «<) -f-..
- 4- E4 cos (ut) 4- E"2 cos (2 ut) 4- E"3 cos (3 ut) 4-... (20)
- Une f. e. m. E'sin (wè) produit dans un circuit de résistance r et de self-induction constante L le courant :
- E'r
- (Lu)
- r, sin (ut)
- EL«
- (Lu)
- -9 cos-(wf)
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- 221
- Le courant produit dans les mêmes conditions par la f. e. m. :
- E" cos («f) = E" sin ^&it V
- est :
- E "r . ( 7t\ E"L w /
- H+(L,.psin p+d - cos p
- — v2 cos H-. 2 L." ... sin oï
- H (L«)2 H -f- (Ewp
- Par suite, les constantes de l’équation (3) doivent être écrites sous la forme :
- * a'nr P~ n (E'P p- E"2 -j- E"3 -f- L'nM .
- n~ r-’ + («L»2 1 '
- R ____q"„,r -{- n (Ep p- E'2 -p E'3 ..) h"nu
- ,l ~ r* -f- (nL»2 ( }
- La détermination des constantes a lieu alors d’une manière tout à fait analogue à celle précédemment employée.
- On a l’équation différentielle :
- E',, sin («f) -j- E'2 sin (2ut) -)- E'3 sin (3«£) p-.
- -f- E'P COS (wf) p- E"2 COS [l'M) -p E'P (cos 3mt)
- +..........= ir + z7t (a3)
- Si l’on pose alors
- Lp = L 2 — L'3 =.....r=L| — L2 = L3 = ... =0
- on trouve, d’après l’équation 3 et en tenant compte des équations 21 et 22
- i' = — sin (tat) -p — sin (2«<) 4- — sin (3wt) -p.......
- r r r
- -P — COS (wf) ~p — COS (2M<)P — COS (3ut) -P.........(24)
- Mais, d’autre part, au cas où il n’y a pas de self-induction, on a :
- . E'x sin (ut) p- E'2 sin (2ut) -p E'3 sin (3ut) -j-.
- r
- , E'P cos (ut) -pE"2 cos(2wt) -|-E"3 cos )3ut) ~p..... ’t ^
- -) ------------------ : (2P
- Les deux équations (24) et (25) ne peuvent exister simultanément que si les facteurs constants des termes variables concordants sont égaux. Il en résulte, comme r est commun à tous les termes, que
- a K — Ep a { = E'P
- a 2 = E 2 « 2 b 2
- a 3 — E"3 a 3 = E"3
- On détermine les grandeurs :
- L'u L'2, L'a....L"0 L'2, L'3 .....
- en posant :
- r = o
- dans l’équation (23) et dans l’équation obtenue en introduisant dans l’équation (3) les valeurs tirées des équations 21 et 22.
- On a alors :
- E'P -p E'2 p- E"3 p-..... ,
- 1 = 1=------------=-7-2-------sin (ut)
- E \r^
- , E j p- E 2 P~ E'p p-.... , . .
- H--—---------7—, —--- Sin (-2&U) P~ ,
- 2 i-j ^ CO
- E', P- E'2 P- Ep +...... . ,
- ----~ ~ -'T- ,1T------— cos M>
- u pl
- E'i P- EP -4- EP p- .'. '
- ------- -2 ---------------*<>*{*«)-.......... 06)
- et, en intégrant l’équation 23 avee une constante d’intégration nulle, comme nous l’avons déjà remarqué :
- K = - /[Ep sin (ut) p- E'2 sin (2ut) p- E'3 sin (3ut) p-.
- p- E j (cos ut) —J— E 2 cos (ao>t) p—.j dt
- gff Ev
- = —- sin (o)t) -f--- sin 2c»t + .7—3 sin 3at 4-
- Z 2 Z0) OZCf)
- E^ Er Er
- ---- cos (ut) — 4—cos 2ut — ^ cos 3ut — .... (2n)
- zu (zzu) ôzt*1
- L’équation du courant prend finalement la forme :
- i = E> + (E'.+E-» + E-,+..........)L>
- r2 + (b>)J V
- -p EV-+ giEJ-+Fa + fVÉ— -1^? sin (2«f) .....
- 1 ï’2 P- (2L 2«)2
- _p E'V— (E/.+ J^+lEJ)2+- • • -L> cos 0>t
- E"ar-a(Ep-pE'a4-Epp-:.pL> C0S2wf+>>> (a8)
- 1 r2 + (2L 2w)2
- On peut tenir compte de l’influence de l’hysté-résis de la manière précédemment indiqué, en construisant la courbe de i" en fonction de A, il serait superflu d’en donner ici de plus amples développements. E. B.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- La détermination de transmetteurs de télégraphie sans fil. A. Slaby.—Electrot. Zeitschrift, 18 août. (suite et fin).
- § 5 TBANSMETTEUKS EX FORME DE HARPES OU DE COXES
- Nous avons montré dans un- précédent travail que deux fils parallèles placés à une distance e l’un de l’autre, et ayant une longueur l et un
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- 222
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 45.
- diamètre 2/• ont, pour des charges également réparties ét de même ligne, la capacité :
- 2 lognat-V
- Cette capacité est inférieure au double de la capacité d’un conducteur, caries fils également chargés exercent l’un sur l’autre une action désélectrisante. Pour tenir compte de cette action dans le calcul, nous introduirons le facteur a, toujours inférieur à l’unité, que Ton peut obtenir de la façon suivante : A un éclateur mis à la
- 1
- j —---------------------------------
- <L j * \e
- i -----------------7[_
- i •
- _____________ -iOTn*
- Fig. 15
- terre (revêtement de zinc) au moyen d’un cylindre en tôle (fig. 15) fut fixé un fil transversal d de 1 mètre de longueur et, à celui-ci un fil de 10 mètres parallèle au' revêtement'de zinc.
- La capacité, déduction faite du fil transversal, était 60 cm et le quart de longueur d’onde.
- £ = 9.6 m.
- Ensuite on plaça deux fils à une distance variable e l’un de l’autre, et on mesura de la même manière la capacité et la longueur d’onde. Les résultats obtenus sont les suivants.
- Ccm 7 7 m A e
- — 4 4 2
- 5 84 9,83 9.8* y,90
- ÎO 93 9,95
- 20 IOI 9.97 9.87
- 3o 106 i o,o3 9,88
- 4o I 10 10,08 9,88
- 6o 115 io,i5 g,85
- 8o 118 io,i9 9.79
- 100 120 10,21 9,71
- La fig. 16 montre la capacité croissant de plus. en plus lentement avec l’écartement e jusqu’au moment où elle atteint, pour un écavtement de 1 mètre, une valeur constante égale au double de la capacité d’un fil. On peut en déduire que l’action désélectrisante disparait lorsque l’écartement est supérieur à 1 mètre.
- La fig. 17 représente la longueur d’onde en fonction de l’écartement des fils (courbe A). Il
- faut faire attention que la longueur - du fil transversal d est contenue dans les longueurs d’onde
- Fig. 16
- portées sur cette courbe. Les longueurs d’onde qui correspondraient aux fils parallèles seuls sont données par la courbe B. Celle-ci présente un point anguleux pour 10 cm d’écartement, atteint un maximum entre 30 et 40 cm. et tombe au delà de 100 cm à la valeur trouvée pour 1 seul fil.
- Le facteur « est déduit de la relation :
- __ G
- 120
- et présente les valeurs suivantes en fonction de l’écartement : (fig. 18).
- e a
- 5 0,700 0,775
- 10
- 20 0,842
- 3o o,883
- 4o 0.9*7
- 60 0,958
- 80 o,983
- 100 1.000
- Si l’on pouvait négliger l’induction mutuelle, le coefficient de self-induction du fil double serait seulement la moitié de celui du fil simple, puisque les deux conducteurs sont en parallèle. L’induction mutuelle des courants de même direction augmente la self-induction d’une quantité qui dépend aussi de l’écartement.
- Le coefficient de self-induction du fil double est :
- L = \ l lognat -Z3 ° r
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- 223
- Le coefficient B dépend de l’écartement e et est inférieur à l’unité. Comme les longueurs d’ondes sont déterminées expérimentalement on peut tirer L de la relation
- !=v'cl.
- On trouve alors dans le cas précédent :
- i i534o
- * = ï ' —
- puisque le coefficient de self-induction du fil /
- iox 10,1 10,0 <0,9 S, 8 â,7 3,6
- Ho ïo 60 So loo i&a
- 1Z07- <18
- Fig. 17
- simple au-dessus du revêtement de zinc est
- L = 96^_ l53/,ocm oo
- Les valeurs de L et de B pour deux conducteurs parallèles placés à une distance variable e sont données par le tableau suivant :
- e L ;3 vi
- — — —
- 5 9100 o,843 o,9‘i
- IO i854o 0.728 I ,032
- 20 9645 0,795 1,029
- 3o 9209 o,833 o,864 1 ,o3o
- 4o 8872 1 ,o3o
- 6o 8437 0,989 1,027
- 8o 8122 0,944 1,020
- IOO . 7857 0,976 i,oi3
- L’allure des courbes A et B (fig. 18) montre que l’influence de l’induction mutuelle se fait sentir à des distances plus grandes que l’action désélectrisante. Pour un écartement de plus de 1 mètre entre les fils, on doit supposer que A = B, de sortequela longueur d’oncle du fil double est très peu différente de celle du fil simple. Comme l’énergie des oscillations croit avec, elle peut être doublée lorsqu’on emploie un conducteur double d’écartement approprié.
- Les mêmes considérations s’appliquent aux systèmes à 2 fils parallèles ; on peut accroître l’énergie par seconde des oscillations dans la proportion de 1 à 2 sans modifier sensiblement la
- o zo i-0 60 8o /oo
- Fig. 18
- longueur d’onde, en supposant que les fils aient un écartement supérieur à 1 mètre.
- Pour un écartement plus faible c qui doit souvent être adopté pour des raisons pratiques, il faut tenir compte du facteur «. Pour une harpe comprenant jusqu’à 10 fils distants de 2,5à25cm, nous avons déterminé de la même façon le coefficient « par des mesures de la capacité et de la longueur d’onde. Le tableau suivant et la courbe de la fig. 19 indiquent les résultats obtenus ;
- Fig. 19
- Une harpe de 10 fils parallèles ayant 10 mètres de longueur a par exemple, pour un écartement de 25 cm entre fils, une capacité de 323 cm et un quart de longueur d’onde de 12,22 mètres. Le coefficient de self induction est :
- L = = 46a3cm
- 020
- et l’énergie des oscillations par seconde est io a = 5,38
- fois plus grande que celle d’un fil unique de 10 mètres de longueur.
- Si l’on pouvait choisir un écartement d’environ 2 mètres, l’énergie serait certainement décuplée.
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- La question se pose de savoir si un tel transmetteur en forme de harpe avec d’aussi grands intervalles entre les fils est encore monotonique. Ce n’est pas le cas, comme le montre la mesure suivante :
- Deux fils parallèles de 10 mètres de longueur sont mis en vibration par un éclateur placé au
- A
- 2 G cm 4 m «
- 2 72 9,73 0,600
- 4 102 9,96 0,425.
- 6 I 22 io,i3 0,339
- 8 i4o 10,23 0,292
- IO i5o 10,28 0,256
- e = 2,5cm
- 2 84 9,83 0,700
- 4 i i4 10,08 0,475
- 6 144 10,25 o,4oo
- 8 i65 10,33 0,344
- IO 181 io,38 0,302
- e = 5,o
- 2 93 9,95 °,775
- 4 i36 10,22 0,567
- 6 167 10,46 o,464
- 8 200 10,70 0,417
- IO 235 10,94 0,392
- e — io,o cm
- 2 104 10,11 0,867
- 4 175 10,5o 0,730
- 6 225 I I 0,625
- 8 270 I I .52 o,56à
- IO 323 12,22 o,538
- e = 20,0cm
- milieu de leur fil de jonction. Les deux fils vibrent avec un quart d’onde de 15 mètres. Si l’on place un-3e fil parallèle entre les deux, il vibre avec un quart d’onde de 10 mètres ; deux fils symétriques placés chacun au milieu d’un intervalle vibrent avec un quart d’onde de 12m,50. Cela prouve que le système de fils constituant la harpe n’oscille pas comme un tout, mais que chaque fil est le siège d’une onde propre dont la longueur dépend de la distance du point d’attache à l’éclateur.
- Mais on peut rendre facilement toute la harpe monotonique en faisant en sorte que toutes les longueurs totales de fil soient égales, ou bien en
- reliant métalliquementles extrémités supérieures des fils.
- La disposition des fils suivant les génératrices d’un cône a été étudiée de la même façon. D’un éclateur relié à la terre partaient des fils d"e 10 mètres de longueur fixés sur des circonférences de telle manière que l’écartement des points d’attache fût a — 2,5, 5, 10, et 25 ems.
- Pour chaque valeur de l’écartement a on mesura la capacité et la longueur d’onde. Le coefficient « est réprésenté pour les courbes de la fig. 20 en fonction du nombre de fils s et de l’écartement a sur la circonférence d’attache. Pour 10 fils et un écartement de 25 cm la la longueur d’attache était
- L’énergie des oscillations ne pouvait donc être que le triple de celle d’un fil simple. La comparaison avec les résultats obtenus au moyen du dispositif en harpe prouve la supériorité de ce
- Z S cm
- Fig. 20
- dernier. Lorsque l’ouverture du cône augmente, les résultats sont meilleurs, mais ils restent toujours inférieurs à ceux que l’on obtient avec une harpe.
- Les expériences précédentes prouvent que les dispositifs en harpe et en cône permettent d’augmenter, dans de larges limites, la capacité et l’action à distance. Grace à eux, la télégraphie sans fil a le moyen de franchir des distances extrêmement considérablespourvuqu’il soit possible d’augmenter l’antenne et de produire, avec d’énormes installations, l’énergie nécessaire à la charge.
- § 6.— Traxsmetteur a bobixes
- Lorsqu’on emploie le transmetteur Marconi, on est souvent forcé, pour permettre l’accord, de modifier la longueur d’onde sans modifier la Ion-
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- gueur d’antenne supposée donnée. On peut augmenter la longueur d’onde dans des limites étendues en intercalant des bobines entre l’antenne et l’éclateur. L’influence d’une telle self-induction additionnelle nécessite une étude particulière.
- Les coefficients de self-induction des bobines peuvent être déterminés avec exactitude au moyen d’une méthode indiquéepar Nernst et reposant sur l’emploi de courants à haute fréquence. Nous employons pour cela le dispositif suivant :
- Un pont (fig. 21) est alimenté à haute tension par un éclateur F. Deux branches contiennent
- " T
- l
- JL
- Î3Z2-Î)
- Fig. 22
- des bouteilles de Leyde C d’égale capacité (1200 cm) égalisées très exactement au moyen d’un pont avec téléphone. Dans les autres branches sont placés d’une part la bobine à étalonner L„, d’autre part, des cadres carrés de côté a dont le coefficient de self-induction est calculé d’après la formule de Wien applicable aux hautes fréquences :
- L = 4 2a logw—----------1,1716a I
- 1 i,20jr J
- Lorsque les potentiels sont égaux en A et B on a, comme dans tout pont de Wheastone, l’égalité des produits des résistances apparentes opposées, d’où
- Fig. 21
- Les données se rapportent évidemment à une répartition à peu près uniforme du courant dans les différents tours de la bobine. Pour les mesu-ser, nous avons employé 2 séries de bobines, désignées par L' et L", enroulées sur des cylindres et graduées au moyen de cette méthode. La série de bobines 1/ a un diamètre moyen de 6,5cm et porte un cable isolé au caoutchouc. La série de bobines L" a un diamètre moyen de 15t.m. Pour obtenir avec une antenne donnée de longueur l
- une longueur d’onde plus grande que
- 4
- = /, on
- intercale des bobines entre l’éclateur et l’antenne. La longueur d’onde est donnée par la formule
- / = 27T
- CRd étant les valeurs réduites correspondantes. Si l’on remplace la bobine par une longueur de fil ln équivalente (fig. 23), la répartition de la tension sur le fil ln l devrait être celle que repré-
- sente la figure. Au fil l devrait correspondre une capacité déterminée par la valeur moyenne de la surface hachurée. Au lieu du facteur de réduction 2
- - valable pour un quart complet de sinusoïde, il
- faut calculer un facteur de forme n plus grand que l’on peut obtenir en planimétrant une sinusoïde pour différents rapports
- Loi ---LnW 7^—
- OU
- L = L„
- Quand cette condition est remplie, la luminescence d’un tube Geissler introduit dans la diagonale AB disparait. Comme, d’après Wien,la self-induction des cadres donnée par la foianule est exacte à 3% près, la self-induction des bobines peut être déterminée avec la même approximation.
- /
- 4
- et en représentant graphiquement les résultats. Au point de vue de la self-induction du fil droit, on doit tenir compte de la même façon de la surface hachurée de la fig. 24 pour la répartition de courant et prendre, au lieu du facteur de réduc-
- tion- un facteur de forme t plus petit déterminé
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- par planimétrie et porté comme fonction de
- J.
- 4
- pour différents rapports.
- Le tableau suivant indique les facteurs de forme ainsi déterminés.
- l V?
- / 4 courant tension
- — —
- 0,1 o,o95 0,972
- 0,2 0,175 0,978
- 0,3 0,200 o,958
- 0,4 0,320 o,935 0,904
- 0,5 0 0 ^ 00 ot 0
- o,6 o,865
- °>7 o,5oo 0,810 0,749
- o,8 o,55o
- o,9 o,595 0,637 0,690
- !,° ot637
- La capacité de la bobine est extrêmement faible et négligeable vis-à-vis de la capacité du fil. Le facteur de forme pour la self-induction de la bobine est, avec une aussi grande appproxiiua-tion, égal à Limité, et la longueur d’onde du système total peut être calculée d’après la formule :
- 7 = - Y (L« -j- L^ç )CrfV7 ( i )
- 4 2
- L’introduction de la bobine déforme un peu les courbes de tension et de courant des figures 23 et 24, comme le montre la fig. 25, car, à l’extrémité de la bobine, il se produit toujours une petite
- Fig, 25
- élévation de tension liée à une faible chute de courant. L’expérience seule peut apprendre si cette modification exerce une influence essentielle sur le calcul indiqué pour la longueur d’onde.
- Dans ce but, nous avons mesuré la longueur
- cl’onde en intercalant plusieurs bobines différentes sur un fil de 10 mètres de longueur. La longueur d’onde pour le fil seul était ^ =9,6 mètres
- c’est-à-dire 4 % plus faible que la longueur réelle du fil. Cela provient de ce que le fil était tendu au-dessus du revêtement de zinc, d’où résulte une diminution de la self-induction déjà mentionnée.
- Comme la capacité du fil daiis les mêmes conditions avait précédemment été mesurée
- Cd = 6ocm
- et que la formule
- — = VÉtfLrf = 96ocm 4
- doit être vérifiée, il en résulte que le coefficient de self-induction pour le fil de 10 mètres de longueur était
- L (i = i535o
- Naturellement le revêtement de zinc était sans influence sur le coefficient de self-induction de la bobine.
- Les mesures ont donné les résultats suivants :
- n L'n
- 0 h, 60
- 3 1900 10,48
- 4 2600 10,90
- 5 3400 11,38
- 6 4250 11,78
- 7 Ô23o 12,42
- 8 6250 12,82 13,44
- 9 7400
- 10 8700 l4,00
- 12 11 i5o 15,20
- G l4lOO i6,36
- i5 i56oo 17,02 *
- 18 19700 18,48
- 20 22600 19,5°
- Ces valeurs sont portées sur la figure 26.
- Le calcul donne les résultats suivants :
- La faiblesse des écarts entre les valeurs trouvées expérimentalement et celles déterminées par le calcul montre que la méthode est rigoureuse et que son emploi est admissible.
- S’il est nécessaire d’accorder un transmetteur Marconi de longueur d’antenne donnée pour une longueur d’onde plus grande, on opère de la façon suivante ;
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- En premier lieu, on mesure au moyen du pont avec téléphone la capacité, et avec l’échelle de multiplication, lajongueur d’onde du transmetteur. De la relation :
- = Jcâüd,
- L/i ? n / 7 calculée 4 7 mesurée 4 différence en °/o
- 2000 o,6i 2 0,662 0(712 io,56 10,60 — o,4o
- 4ooo 0,557 11,63 n,65 — °>*7
- 6000 o,54i 0,760 12,68 13,67 12,70 — 0,16
- 8ooo o,5i i o,49o 0,797 13,70 14,6o — 0,22
- IOOOO 0,822 i4,63 -j- 0,20
- 12000 0,472 o,84i 15,48 i5,5o 16,4o — 0,13
- i4ooo 0,449 0,860 16,31 — o,55
- 16000 o,43o 0,872 17,07 17,20 — 0,76
- 18000 0,417 o,883 i7,85 17,9° — 0,28
- 20000 0,402 o,89i i8,55 18,60 — 0,27
- on tire la valeur des coefficients de self-induction Ld. Les courbes donnent les valeurs de % et de y correspondants au rapport
- l
- 4 T
- 4
- et l’équation (1) permet de calculer la valeur nécessaire de Ln. On prend alors une bobine de self-induction correspondant à cette valeur calcu-
- Z 4 ô 8 10 11 16 13 ZOZZxlO3
- Fig-, 26
- lée. Dans la plupart des cas, il s’agit de longueur d’onde pour laquelle on dispose de bobines exactement graduées. Pour plus de certitude, il est bon de contrôler le résultat avec l’échelle de multiplication.
- En disposant une série de touches qui mettent en circuit différentes bobines, on peut émettre une série d’impulsion de diverses longueurs d’ondes. Cette méthode permet de faire de la télégraphie multiple et offre l’avantage que
- l’exactitude des longueurs d’onde employées ne dépend pas de l’habileté et du degré d’instruction des télégraphistes.
- Lorsqu’on emploie des bobines, il faut remarquer qu’il y a toujours une diminution de l’action à distance. Pour cette dernière, c’est toujours l’énergie du courant oscillant dans le conducteur linéaire qui intervient dont la grandeur dépend du facteur de forme et diminue avec l’accroisse-ment de self-induction de la bobine. L’énergie de charge dépend de la tension de surface de l’antenne et de sa capacité, et est constante pour des oscillations lentes. L’énergie des oscillations qui prennent naissance à la décharge reste en grande partie dans la bobine, et une faible part seulement produit des oscillations utiles dans le conducteur linéaire. Tandis que le facteur de forme du fil qui détermine l’action à distance est 0,637 sans bobine, il tombe à 0,4 lorsqu’on double la longueur d’onde. L’énergie oscillatoire utile dépend du carré de l’intensité du courant et, par suite, du carré du faeteur de forme.
- Dans les transmetteurs en forme de harpe de 30 mètres de longueur que représente la fig. 27, on a introduit des bobines ayant différents coefficients de self-induction, et mesuré, outre la longueur d’onde, la valeur du courant au moyen d’un ampèremètre thermique A. On a trouvé les résultats suivants :
- LA vn J ampère
- -— i,53
- 0 33,5 1,5o
- i3oo 37,0 i,4o
- 1900 43,o i,35
- 2600 48,o 1,20
- 425o 60,0 1,21
- 523o 67,0 1,21
- Ô25o 73,0 1,22
- 8700 9o,o 1,22
- 11 i5o io5,o 1,22
- La diminution de courant due à la self-induction atteignait 30 °/0. Si l’action à distance est l’une des premières questions à envisager, il ne faut employer qu’avec attention ce moyen indiqué pour augmenter les longueurs d’onde.
- §7. — Traxsmetteur avec capacité a l’extrémité
- Dans certaines limites, on peut obtenir une augmentation de l’action à distance en plaçant une capacité à l’extrémité de l’antenne, mais celà
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 45.
- modifie d’une façon importante la longueur d’onde, comme le montre le calcul suivant.
- Supposons qu’une capacité C/ constituée par des bouteilles de Leyde soit placée à l’extrémité d’un conducteur l (fig. 28). Si l’on remplace ce transmetteur par une antenne simple de Marconi de même fréquence d’oscillation, sa longueur
- doit être En désignant par it l’intensité maxima
- du courant, par qt la charge maxima par unité
- Fig. 27
- Fig. 28
- de longueur du fil à une distance l de l’éclairage relié à la terre, on a
- 27T
- l i0 COS — l 1 U
- 27T 7
- qt = q0 sin -y l
- où ia et q0 représentent les valeurs maxima aux
- extrémités du fil Soit e la vitesse avec laquelle
- se propage la charge dans le fil ; après un quart de période la charge qQ qui était primitivement à l’extrémité du fil doit être passée à la prise de terre en un courant ia d’où
- qav io et
- D’autre part le potentiel Y à la lignede coupure doit rester invariable, d’où
- V
- qJ
- c
- lQ _ 2i
- — sin — l vc /
- c désignant la capacité du fil par mètre de longueur.
- La capacité devra alors avoir la valeur
- r, . _ Q _ ff . 1
- * Y 2 T. 27i
- tgy /
- on
- CZ 27r/ 27:/ . ,
- or-** T <)
- Si la capacité C/ est très grande par rapport à la capacité du fil c l, on peut remplacer la tangente par l’angle et écrire :
- Comme ^ représente la valeur du coefficient de
- self-induction par unité de longueur, le calcul conduit à la formule de Thomson :
- >. = 27t y C /L
- où L désigne le coefficient de self-induction pour une répartition égale de courant, et correspond par conséquent à l’approximation que le conducteur l est dépourvu de capacité.
- Mais, pour l’emploi pratiq\ie, le cas est exactement inverse.
- Comme il y a de grandes difficultés techniques à placer de fortes capacités à l’extrémité du fil, la capacité de fil est toujours sensiblement plus grande que celle des bouteilles de Leyde que l’on peut employer.
- Il y a deux moyens pour prédéterminer la longueur d’onde. Ou bien on résout l’équation transcendante par approximation, ou bien l’on introduit la capacité du fil :
- Cd = h
- La capacité Cf doit avoir une valeur suffisante pour recevoir a chaque instant la charge Q existante sur la portion de fil découpée ^ l, c’est-à-dire
- /
- et Ton tient compte du facteur Ç correspondant à la répartition de la charge (voir § G).
- La formule 1 donne des valeurs exactes, pour des raisons que nous indiquerons plus loin.
- Pour résoudre l’équation transcendante on
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- peut se servir d’un tableau de courbes (y = xtqx) ou d’un petit appareil que nous allons décrire.
- Supposons qu’un cercle de rayons r roule sur une droite ox (fîg. 29) et que, partant d’un point initial où son centre A est sur la perpendiculaire
- X
- oy à ox le cercle ait tourné d’un angle - : son
- centre i est déplacé de AA’. Le rayon AB est venu en A’B’ et coupe oy en c.
- Dans le triangle rectangle CAA’ on a la relation :
- AG = AA’ tq AA’G = xtq -
- ou, en prenant r comme unité de mesure,
- Ac = xtqx
- Pour résoudre l’équation
- xtqx = Cte
- on emploie un dispositif représenté par la figure 30.
- Sur un tableau plat T est placée une bordure
- T
- Pig. 29
- Fig. 30
- droite G qui représente l’axe ox. Le cercle n’existe que sous forme d’un quadrant Q correspondant à o ^ x ±=^.Les extrémités d’une bande
- mince sont fixées au quadrant et à la bordure et une règle prolonge l’un des rayons du quadrant. Sur le tableau sont tracés deux axes Ali et A Y l’un parallèle et l’autre perpendiculaire à la bordure telle façon que le centre de l’arc de cercle tombe en X lorsque la règle est parallèle à la bordure : ces deux axes portent une graduation partant de A, et pour lesquelles r est pris comme unité de longueur. Entre les segments AC et AA’ = x que découpe la règle sur les deux axes, on a toujours la relation
- , AG = xtqx
- Pour une valeur donnée de AA on peut lire immédiatement la valeur correspondante de x.
- La solution est également obtenue d’une façon très simple par l’emploi de la courbe
- y — xtqx
- Pour vérifier la formule, on a eu recours à l’expérience suivante.
- Un fil de longueur l = 20 mètres mis à la terre à l’éclateur fut muni à l’autre extrémité de capacités formées de sphères de laiton d’un diamètre de 60 et 30 cms et la longueur d’onde fut mesurée pour différentes longueurs de fil de plus en plus courtes. Auparavant on avait vérifié la capacité de la boule d = 60 cm, car on devait supposer que dans un espace fermé, cette capacité était un peu supérieure à 30 cms. Un fil de 14 mètre de longueur avait été relié à l’une des plaques d’un condensateur à air dont l’autre armature était connectée au revêtement de zinc et l’on avait mesuré la capacité en retranchant successivement au fil des longueurs de deux mètres, tantôt avec la sphère, tantôt sans la sphère. Comme le montre la fig. 31, il y a entre les deux séries de
- fÜ tl 16
- Fig. 31
- valeurs trouvées une différence constante de 33 cms, tandis que le fil à une capacité de 6 cms par mètre. Par conséquent*les sphères doivent être comptées dans le calcul comme ayant des capacités de 33 et 16,5 centimètres.
- Les résultats tirés de l’équation (!) sont rassemblés dans le tableau suivant avec les quarts de longueur d’onde mesurés, et présentent une concordance suffisante.
- Dans ses premières expériences, Marconi a employé de telles capacités terminales sous forme de cylindres en zinc et a toujours obtenu, parce moyen, un renforcement de l’action à distance ; d’après ce qui précède il y a à cela 2 raisons.
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- D’une part les capacités terminales déterminent, pour une longueur d’antenne donnée, une augmentation de l’énergie de charge, d’autre part l’intensité moyenne du courant oscillant est
- l/n 7 , - mesurée 4 Jy calculée 4 Différence °/„
- 6 10,7 10,7 0,0
- 8 12 >9 12,7 — i,5
- IO i5,o i5,o 0,0
- 12 G»1 «7»1 0,0
- l4 I 9’ 2 19,3 + 0)5
- i6 21,4 21,3 - 0,5
- 18 23,6 23,5 — o,4
- 20 25,6 25,4 — o,8
- Cf = 33 cm
- Crc à y mesurée 4 - calculée 4 Différence %
- 6 8,6 8,6 0,0
- 8 io,6 io,6 0,0
- IO 12,6 I 2,6 — o,8
- 12 14,8 i4,7 — °)7
- G 16,7 16,7 18,6 0,0
- 16 18,8 — 1,0
- 18 20,8 20,6
- 20 22,8 22,7 — 0,4
- Cf = i6,5 cm
- accrue. Malheureusement ce moyen n’est que rarement employable, à cause des difficultés qu’il présente. Pour la présente étude, la vérification de la formule de la tangente a une importance particulière, car elle doit servir à l’étude du transmetteur à excitation indirecte.
- R. V.
- DIVERS
- Migration d’ions métalliques dans les effluves à l’air libre : Expériences de Démonstration. E. Riecke et J. Stark. Physikalische Zeitschrift, i'r septembre.
- Beaucoup d’observateurs (1) ont décrit des expériences sur des transports de matières dans l’effluve ou dans l’arc; d’après II. Kayser ces expériences ne sont pas une preuve de l’existence
- (!) A. Cazin : L’institut [4. 154, 1876 ; E. Warburg Wied; Ann. 40, 5, 1890 : EG Baly Phil. mag. 35, 200-204. 1893. GW Baldwin Phys. Rev. 3, 370, 1897 ; JJ Thomson Proc. Roy. Soc. 58, 244, 1895; AL Foley Phys, Rev. 5, 129, 1897 ; Gar-basso Ai'di. Scienc. 11, 282, 1901.
- cle l’électrolyse dans les gaz. Les expériences suivantes permettent de montrer d’une façon certaine l’existence d’un transport électrique de matière dans l’effluve.
- Deux pointes de cuivre de 4mm de diamètre furent connectées aux deux pôles d’une batterie d’accumulateurs ayant aux bornes une différence de potentiel de 3600 volts. Il se produisit, pour un écartement des électrodes variant entre 1 et 2cms une effluve, et même dans certaines circonstances un arc à l’air libre. On introduisit alors entre les électrodes des perles de LiCl, NaCl, KO, CaCP tenues au moyen d’un fil ' de platine isolé. L’expérience consiste à observer la répartition de la coloration produite par ces
- ÎZ7S-8Z
- Fig. 1
- métaux; les résultats principaux sont les suivants :
- 1° Les électrodes de cuivre furent placées horizontalement à une distance de 1 à 2 cms. L’espace occupé par des vapeurs éclairantes a la forme d’un triangle dont le sommet est déplacé du coté de la cathode plus chaude (fîg. 1.). Si on introduit une perle de LiCl à proximité de la cathode, la coloration rouge est limitée à un petit espace dans le voisinage de la cathode. Si au contraire on place la perle à proximité de l’anode, le lithium est transposté sur la cathode en sens inverse du mouvement ascensionnel des gaz. Une perle de NaCl se comporte identiquement de la même manière.
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- 2° Les électrodes furent placées sur une ligne verticale à une distance de 2 centimètres. La perle LiCl fut placée dans la partie supérieure de la colonne lumineuse. Si c’était la cathode qui était placée en haut, il se produisait autour de la perle un nuage de coloration rouge ; toute la partie inférieure de l’arc restant incolore. Si au contraire la cathode était en bas, la coloration se répandait rapidement jusqu'à la cathode en sens contraire de la marche des gaz chauds.
- faut qu’il n’y avait pas de perle de LiCl dans la colonne lumineuse, la différence de potentiel était 1300 volts et l’intensité de courant 50 milliampères. Quand la perle LiCl était introduite, la différence de potentiel tombait à 400 volts. Cet abaissement est dû sans doute à la facile ionisation de la vapeur de lithium émise par la perle.
- Des essais faits avec des perles de KC1 CaCl2
- ont donné les mêmes résultats. Pour KC1 on a observé un abaissement de la différence de potentiel d’environ 670 volts ; pour CaCl un abaissement de 320 volts.
- 3° Si les perles sont introduites à proximité de l’électrode inferieure, la colonne gazeuse ascendante exerce une grande influence sur le phénomène de la répartition de la coloration. L’abaissement de la différence de potentiel est plus considérable et a atteint, pour LiCl, 640 volts. La raison en est que, par suite du mouvement ascensionnel des gaz, les vapeurs de lithium remplissent un espace plus grand.
- 4° Le fait que la coloration caractéristique suit le chemin des ions métalliques positifs donne une confirmation de l’hypothèse faite par l’un de nous que les atomes positifs sont toujours les supports des lignes du spectre.
- B. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Épuration de l’eau par l’ozone. — Usines de distribution. — Résumé de la conférence du Dr G. Erlwein à la 43e assemblée de l’Association allemande des Ingénieurs de l’hydraulique et du gaz.
- Le procédé d’épuration le plus fréquemment employé aujourd’hui pour l’obtention d’eau potable, est le filtrage au travers de couches de sable; mais ce système ne peut s’appliquer à toutes les eaux et il exige des précautions et des soins particuliers dans la conduite du travail.
- D’autres méthodes ont été préconisées et mises en pratique; nous rappellerons notamment celles qui consistent à détruire par le chlore, ou le brome, ou toute autre substance analogue, les bactéries, etc., que peut contenir le liquide; ce moyen, purement chimique, présente en pratique une grande difficulté parce qu’il exige que les quantités soient très exactement proportionnées et demande, généralement, un traitement supplémentaire destiné à rendre à l’eau une saveur agréable, en même temps qu’à détruire le goût et la coloration qu’elle peut avoir pris.
- Les germes pathogènes peuvent encore être détruits par un chauffage prolongé, c’est-à-dire en maintenant l’eau à une température de 110 à 115 degrés pendant un certain temps, mais ce
- système est coûteux et il n’est guère plus appliqué aujourd’hui que les procédés électrolytiques
- La méthode à laquelle on semble vouloir donner la faveur actuellement, est basée sur l’emploi de l’ozone ; elle a été essayée avec succès en France, notamment à Marseille, et en Allemagne, où la Société Siemens et Ilalske a établi de vastes usines à Paderborn et à Wiesbaden.
- M. Erlwein, chimiste en chef des usines de cette société, a exposé, à Zurich, devant la 13e assemblée de l’Association allemande des ingénieurs de l’hydraulique et du gaz, l’état actuel de cette question dont l’intérêt est indiscutable ; il a décrit, dans une conférence remarquable, les appareils des établissements cités plus haut ; nous lui empruntons en partie les renseignements ci-après.
- *
- * *
- Avant d’entrer en matière, nous rappellerons succinctement au lecteur quelles sont les principales qualités que Ton exige d’une ean potable, c’est-à-dire pouvant serA’ir à l’alimentation sans qu’il en résulte pour celui qui l’absorbe de trouble organique d’aucune sorte.
- Tout d’abord, il est quelques conditions hygié-
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- niques auxquelles il faut que le breuvage satisfasse; il est indispensable qu’il ne se trouve pas dans l’eau d’azotates, d’azotites, de phosphates, d’hydrogène sulfuré, de sulfures, d’ammoniaque, de sels métalliques, etc.
- La plupart des eaux de rivière se trouvent dans ce cas, et elles pourraient être employées à la boisson si elles n’étaient, presque toujours, souillées par des détritus divers.
- La proportion de matières minérales ne peut dépasser par litre 0,5 gr. et il ne peut en aucune circonstance s’y trouver plus de 50 milligrammes, par décimètre cube, de matières organiques. Encore, faut-il que ces matières ne soient pas en état de décomposition. Le liquide doit, enfin, être absolument exempt de bactéries, surtout de bactéries pathogènes, c’est-à-dire des bactéries du choléra, du typhus, etc.
- En règle générale, ce sontsurtout les bactéries que l’on a à combattre dans les eaux que l’on se propose de livrer aux usages journaliers. Presque constamment, sous les autres rapports, les eaux peuventconvenir, mais des infiltrations provenant de fosses d’aisance, d’égouts, etc., y amènent des germes nuisibles. C’est pourquoi letrai-tement que l’on fait subir au liquide constitue, dans la généralité des cas, une stérilisation plus qu’une épuration.
- Sans les microbes, en effet, il n’y aurait pas d’inconvénient à ce qu’on employât les eaux de puits ; on en rencontre fréquemment qui ne contiennent pas une quantité exagérée de carbonate de calcium ni de sulfate de calcium et qui, par conséquent, permettent le savonnage et la cuisson des légumes.
- Un moyen simple de débarrasser l’eau des matières peu solubles ou difficilement volatilisa-bles qu’elle contient est de la soumettre à la distillation.
- Toutefois, l’eau distillée est fade et indigeste ; elle n’est plus suffisamment aérée, ce qui est un défaut grave.
- La présence d’air et de gaz dans l’eau est une des qualités que l’on demande à une eau potable ; nous aurions pu l’ajouter à celles indiquées plus haut et dire, en outre, (pie l’eau doit être fraîche, inodore, d’une saveur agréable.
- Quant aux bactéries, un procédé excessivement simple d’en reconnaître l’existence est — nous n’avons pasbesoinde le rappeler — la déco-
- loration qu’elles produisent du permanganate de potassium.
- Quelques mots sur l’ozone.
- L’ozone, c’est-à-dire l’oxygène condensé et électrisé, possède, comme on le sait, des propriétés oxydantes fort énergiques, beaucoup plus marquées encore que l’oxygène puisque, notamment, il oxyde, à froid, le fer, le mercure, l’argent et le zinc. Son odeur particulière, qui rappelle un peu celle du phosphore, est bien connue et se perçoit dans le voisinage des machines électriques en activité. Son rôle, dans l’atmosphère, où il existe toujours en proportion variable selon les saisons et l’état électrique de l’air, est des plus importants, en ce sens qu’il agit comme désinfectant et détruit les germes nuisibles. C’est cette propriété dont on cherche à faire application pour l’épuration de l’eau.
- L’ozone, qui n’est donc qu’une modification de l’oxygène, une forme de ce gaz sous laquelle il atteint des propriétés intenses, l’ozone peut s’obtenir de différentes manières ; mais celle à laquelle on recourt le plus fréquemment est l’électrification de l’oxygène, ou, plus simplement, de l’air.
- Sous l’influence des décharges électriques, mieux encore de l’effluve bleue, l’oxygène se condense et prend cette odeur particulière avec ces propriétés que nous rappelions plus haut: il se transforme en ozone ; ce dernier se distingue, au point de vue de la composition chimique, en ce que sa molécule est formée de trois atomes ; il perd un atome et retourne à l’état d’oxygène divalent au contact des corps qu’il oxyde. Ce phénomène se produit notamment quand on dissout l’ozone dans l’eau, où le fluide en question est légèrement soluble ; il agit sur les bactéries, notamment sur les bactéries pathogènes et décolore les substances animales etvégétales, stérilisant de la sorte le liquide et lui donnant un goût et une saveur plus agréables.
- On connaît le principe de l’ozoniseur. Sous sa forme la plus simple, cet appareil se compose de deux capacités concentriques cylindriques entre lesquelles on fait circuler de l’air; on soumet le gaz aux décharges électriques et l’on obtient ainsi de l’air contenant un certain pourcentage d’ozone et convenant très bien pour la stérilisation de l’eau ; évidemment, pour avoir de l’ozone pur, il suffit de remplacer l’air par de l’oxygène ; cela est inutile, toutefois, pour les usages courants de l’épuration.
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- L’appareil, récemment mis en service à Marseille est d’une forme un peu differente ; les décharges électriques y sont produites par un courant alternatif de quarante mille volts ; l’ozo-niseur est une capacité de verre dans laquelle sont placées les électrodes et où l’on envoie l’air, préalablement desséché, sous une pression de quelques millimètres d’eau. Le gaz, après avoir été soumis aux étincelles, contient environ six grammes d’ozone par mètre cube, quantité qui peut suffire à stériliser environ six mètres cubes d’eau.
- Au surplus, l’installation de Marseille n’est pas la première qui ait été réalisée en France ; differents procédés de stérilisation des eaux par l’ozone y ont été imaginés. L’ozone, semble-t-il, n’agit pas seulement sur les bactéries, mais encore sur le fer et sur certaines combinaisons de ce métal.
- Toutefois, cette propriété est assez mal connue, elle n’a, d’ailleurs, qu’une importance accessoire, étant donné qu’en général, à moins d’influences que nous examinerons ultérieurement, les eaux ferrugineuses, qui sont des eaux souterraines ayant traversé des couches filtrantes de sable, sont exemptes de bactéries.
- On peut classer les eaux susceptibles d’être livrées, après stérilisation, à la consommation, en deux grandes catégories : les eaux souterraines et les eaux superficielles. Les premières, de même que les eaux de sources, en circulant dans le sol, conduites par les couches imperméables qui les forcent finalement à revenir à la surface, ont été débarrassées des microbes qu’elles pouvaient contenir et peuvent être utilisées telles qu’elles se présentent.
- Dans certains cas cependant, elles tiennent du fer en dissolution, sous forme de bicarbonate par exemple, et il est indispensable de séparer ce corps du liquide.
- Cependant, il arrive aussi que des eaux de puits soient infectées par le voisinage de cours d’eau, de marais, ou par des infiltrations d’origines diverses ; elles doivent alors être épurées, au mêmetitre que les eaux superlicielles elles-mêmes ou, plutôt, stérilisées, c’est-à-dire que l’on doit, comme pour celles des lacs et des rivières, leur faire subir une opération détruisant les germes microbiens, les particules animales et végétales, etc.
- Comme nous l’avons rappelé déjà, cette épura-
- tion peut se faire de différentes manières ; mais celles que nous nous proposons de décrire plus spécialement aujourd’hui sont les méthodes basées sur l’emploi de l’ozone, agent oxydant et désinfectant de première valeur.
- *
- * *
- L’un des premiers procédés qui aient été mis en pratique est celui de Tindal.
- Entre les doubles parois d’une caisse métallique circule un courant d’eau ou d’air froid servant de réfrigérant ; les faces opposées de cette caisse forment l’une des électrodes, qui est mise à la terre ; l’autre, reliée au circuit à haute tension, est constituée de feuilles d’un métal inattaquable à l’ozone, isolées à l’intérieur de la caisse contenant tout le système.
- Cet appareil est caractérisé par des surfaces de décharge sous diélectrique et par le refroidissement de l’une des électrodes, ainsi qu’il a été vu, par un courant énergique. En outre, une résistance de glycérine est introduite dans le circuit en dehors de l’appareil.
- Pour obtenir un air fortement ozonisé, on dispose les uns à la suite des autres plusieurs appareils de ce genre, en série ; l’air est envoyé dans le premier et soumis aux décharges électriques ; après avoir subi cette action de l’électricité, il passe dans le second appareil, où l’ozonisation se répète ; etc.
- La tension employée est de 40.000 à 50.000 volts.
- La tour de stérilisation a de huit à dix mètres de hauteur.
- Elle est formée de cuves cylindriques, à fonds perforés de nombreux trous, et superposées en colonne. L’ensemble constitue un dispositif analogue aux tours à plateaux dont l’emploi s’est généralisé dans un grand nombre d’applications et qui remplacent, souvent avantageusement, les tours à coke, etc., précédemment en usage.
- Dans d’autres formes de stériliseurs, l’eau est mise en présence de l’ozone dans des tubes de grande section, en grès, où les deux fluides circulent en sens inverse l’un de l’autre.
- Le système Tindal n’a reçu jusqu’ici qu’assez peu d’applications. Des appareils ont fonctionné à Paris, à l’exposition d’hygiène de 1896, à Bruxelles, à l’exposition internationale. Ils ne sont guère entrés dans le domaine pratique. Oudshorn et Blankenberghe les ont néanmoins employés.
- On peut en dire autant des procédés qui ont
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- L’E C L A 1R A G E E E E C T R T Q U E
- T. XLI. — N° 45.
- été présentés dans la suite par Abraham-Marinier, Otto et Yosmaer : ils ne sont pour ainsi dire pas sortis du domaine expérimental.
- Nous en dirons, toutefois, quelques mots, ne fùt-ce que pour résumer l’historique de cette question éminemment intéressante. La « Société industrielle de l’ozone » a tenté de mettre en usage les appareils Abraham-Marinier.
- L’ozoniseur, dans ce système, est caractérisé, entre autres, par la présence, à l’extérieur de la caisse, d’un « déflagrateur », autrement dit d’un interrupteur d’étincelles, qui produit des déchar-
- --------------------------------------------------------------------------------------------------------!
- Tour de stérilisation d’une usine d épuration des eaux par l'ozone, système Siemens et Halske
- ges d’une fréquence beaucoup plus grande que celle que l’on obtient avec un interrupteur ordinaire,. ce qui est favorable à la production de l’ozone.
- Le rôle de ce déflagrateur est le même que celui de l’oscillateur employé en télégraphie sans fil.
- Ce n’est au surplus qu’un oscillateur Hertz, constitué par deux sphères métalliques en regard et dérivées sur les bornes du secondaire du transformateur.
- Cet oscillateur permet, en plus, de suivre la marche de l’opération et, dans une certaine mesure, de régler l’ozonisation.
- On peut évaluer le potentiel des courants secondaires produisant les décharges à quarante mille volts, comme dans le système de Tindal.
- Les surfaces de décharge sont représentées par des plaques de verre de 1 mètre carré ; les deux électrodes sont refroidies à l’eau, au moyen de boîtes métalliques, qui sont mises à la tension de quarante mille volts.
- Le courant d’eau n’est pas continu ; il est interrompu, à l’entrée et à la sortie des caisses, c’est-à-dire que le liquide réfrigérant, amené par une conduite, se déverse dans un récipient, d’où il tombe en pluie finement divisée dans un entonnoir à fond plat et pourvu d’un tube qui dirige l’eau vers l’intérieur de l’appareil ; la même chose se produit à la sortie. Cette disposition a pour objet d’assurer un bon isolement, cette pluie présentant à l’électricité qui pourrait tendre à s’écouler une résistance énorme.
- Quant à la tour de stérilisation, elle est assez mal connue. Nous n’en parlerons pas.
- Le stériliseur Otto mérite une mention spéciale à raison de sa forme caractéristique et originale.
- La tour est partagée en deux compartiments superposés, en maçonnerie.
- L’ozone est envoyé dans la partie supérieure où des injectcurs le mélangent à l’eau, dans laquelle il se dissout plus ou moins complètement; l’eau ainsi traitée s’écoule dans le compartiment inférieur où des cailloux entassés en une couche d’épaisseur moyenne la divisent fortement et font qu’elle présente à l’ozone, avec lequel elle est à nouveau mise en contact, une grande surface de dissolution.
- En principe, les injeeteurs employés dans ce système sont constitués de tubes effilés plongeant dans la capacité supérieure de la tour. Ces tubes sont embranchés sur une canalisation d’eau, laquelle est soumise à une pression assez forte; le conduit à ozone communique avec les injeeteurs par des embranchements s’ouvrant latéralement dans lesdits injeeteurs. Le courant énergique d’eau entraîne l’ozone qui se mélange intimement à l’eau.
- L’ozoniseur est non moins original.
- Il se compose d’une grande capacité cylindrique, en fer, mise à la terre ; un arbre isolé avec le plus grand soin et animé d’un mouvement de rotation assez rapide porte des disques d’aluminium placés perpendiculairement à l’axe.
- L’air est envoyé par un large tube à la partie inférieure et il ressort par un autre tube, prenant naissance également au bas du réservoir.
- Celui-ci est, comme nous l’avons vu, mis à la
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- REVUE D’EEECTRÏCÏTE
- 235
- terre ; il est, en plus, relié à F un des pôles du secondaire du transformateur ; l’autre pôle est rattaché, par l’intermédiaire de l’arbre, aux disques d’aluminium ; c’est entre ces disques tournants et le cylindre que se produisent les décharges qui ont pour effet de transformer l’oxygène de l’air en ozone.
- La tension employée est de vingt mille volts environ.
- Les brevets d’Otto sont exploités par la Cie de l’ozone française.
- Nous ne dirons rien de l’ozoniseur Yosmaer
- Ozoniseur Siemens et Halske pour l’épuration des eaux
- qui ne semble pas différer essentiellement de celui de Siemens et Halske. On ne possède pas de détails précis à son sujet. Il n’a pas, croyons-nous, de diélectrique.
- Le procédé Yosmaer, de même que celui de Otto paraissent avoir rencontré une certaine faveur.
- Des postes d’essai pour le système Yosmaer ont été établis à Amsterdam.
- La tour de Vosmaer a une dizaine de mètres de hauteur et est remplie d’eau déversée à la partie supérieure en un flux énergique et s’écoulant semblablement par le bas.
- L’air ozonisé est envoyé sous forte pression dans la tour.
- Cette grande pression favorise la dissolution, mais exige l’emploi de machines soufflantes énergiques, auxquelles, comme il sera indiqué ultérieurement, la société Siemens et Halske a pré-
- féré renoncer afin d’obtenir un réglage plus facile de l’envoi d’ozone dans les tours.
- Le procédé Siemens a fait l’objet d’expériences nombreuses et l’installation suivante a spécialement été construite pour les essais.
- Puisée au moyen d’une pompe à force centrifuge, l’eau est envoyée dans un réservoir placé à une certaine hauteur, d’où on la fait s’écouler, en passant par des filtres dans la tour de stérilisation ; le liquide est déversé sur un plateau percé d’ouvertures nombreuses qui distribue l’eau uniformément sur toute la section de la tour; celle-ci, de même que les appareils de ce genre que nous rencontrerons dans la suite, contient des cailloux, quidivisentconsidérablementleliquide, de façon à lui donner une grande surface.
- On facilite ainsi la dissolution de l’ozone et la réaction du gaz sur les bactéries qui sont brûlées. L’ozone est envoyé à la partie inférieure de la tour; il est obtenu dans un dispositif du type dont nous avons décrit le principe.
- L’air, aspiré de l’extérieur au moyen d’une pompe, traverse un dessicateur, puis l’ozoniseur où l’oxygène se condense, s’électrise et se transforme en ozone. Le mélange d’air et d’ozone est enfin amené au contact de l’eau à épurer dans la tour de stérilisation ; l’excédent s’échappe par le haut de la tour.
- C’est sur ce même plan que sont établies les grandes usines de distribution et que la Société Siemens et Halske a construit un poste d’expérience mobile agencé sur deux voitures.
- Dans toute installation de l’espèce, on peut donc distinguer deux groupes d’instruments. D’une part, les appareils électriques et moteurs avec les ozoniseurs, pour la production de l’ozone ; d’autre part, les tours d’épuration, filtres, etc. Les premiers comprennent une machine à vapeur et, le cas échéant, une machine électrique de réserve, une machine soufflante, des pompes à force centrifuge, un alternateur et des transformateurs. Ajoutons aux seconds déjà cités, outre les accessoires indispensables dont il sera parlé plus loin, les instruments de sécurité tels que soupape de sûreté, interrupteurs de courant, etc.
- Le poste d’expérimentation dont nous avons donné la description sommaire peut livrer une quantité d’eau épurée de 10 centimètres cubes par heure ; il a été utilisé, pour des essais effectués par l’Institut Koch,et, également,par les services publics d’hygiène. Les appareils mobiles
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- montés sur chariots, cités antérieurement, ont servi aux mêmes usages ; ils ont servi notamment, de même que les premiers d’ailleurs, aux longues i et patientes recherches auxquelles s’est livrée la Société Siemens et Ilalske.
- Tous les essais ont mis en évidence la grande valeur de l’ozone comme stérilisant et fait voir que même des eaux infectées au plus haut degré sont épurées dans une mesure qui est rarement atteinte par les autres procédés.
- Nous citerons, à titre d’exemple, les chiffres suivants. Dans des expériences effectuées par la Société Siciliens, des échantillons d’eau contenant des bactéries respectivement dans les proportions de 53.500, 108.370 et 110.147, après avoir été soumis à l’action de l’ozone, ne contenaient plus, après le traitement par ce gaz, que 0,10 et 2 bactéries. D’autres essais, effectués par M. Ühlmüller et Prall, du service de la santé, furent non moins concluants et montrèrent que les microbes pathogènes du choléra, du typhus, etc., avaient été complètement anéantis. De l’eau, chargée avant l’épuration d’une proportion de microbes égale à 38.330, ne contenait, après application du procédé, que 8 microbes ordinaires et pas de microbes du choléra, bien que ceux-ci eussent été introduits intentionnellement dans le liquide mis à l’épreuve. Evidemment, des expériences de ce genre demandent des précautions toutes spéciales; mais leurs résultats ont d’autant plus de valeur que les quantités d’eau analysées étaient plus considérables que celles employées d’ordinaire dans les essais du même genre.
- Au lieu d’opérer, comme cela se fait habituellement, sur un centimètre cube d’eau, MM. Pros-kauer et Stabsarzt, de l’Institut Koch, ont porté leurs recherches sur 180 à 200 centimètres cubes de liquide pour chacune des qualités essayées. Néanmoins, ils n’ont trouvé aucune trace de microbes dans différents échantillons d’eau où avaient été introduits des microbes du choléra, du typhus, de la dysenterie, etc.
- Bref, ces multiples expériences, répétées pendant plusieurs années par les savants les plus versés dans la bactériologie, la chimie et la médecine, ont nettement prouvé l’efficacité de l’ozone et ont reçu une consécration pratique par la création des importantes usines de Paderborn et de Wiesbaden.
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- * *
- Aux usines dePaderborn,l’eau traitée est celle
- des sources du Pader qui n’est pas toujours exempte de bactéries.
- L’eau est envoyée dans des tours de stérilisation, au nombre de deux, ayant quatre mètres de hauteur. Ces tours sont construites en béton et affectent la forme générale des tours de Gay-Lussac dont l’emploi est fort répandu dans l’industrie chimique; différentes fabrications recourent à des appareils de ce genre pour le lavage et la dissolution des gaz, la récupération de traces de gaz, etc.
- Celles de Paderborn sont toutes deux divisées en quatre compartiments semblables par des muraillements verticaux, en croix, de façon que chacune forme, en réalité, quatre tours distinctes au sommet desquelles est distribuée en pluie aussi uniforme que possible l’eau à purifier, provenant d’un réservoir placé au haut de la tour. Le liquide s’écoule sur des matières inertes, du gravier généralement; la couche de gravier, constituée de cailloux de la grosseur d’un œuf de pigeon, à la partie supérieure et de plus en plus volumineux, a environ deux mètres d’épaisseur; elle repose sur une sorte de grille qui divise les puits en deux parties superposées; la partie inférieure est un récipient à eau, d’où le liquide purifié est finalement envoyé dans un réservoir commun d’où les pompes rotatives les distribuent dans les canalisations.
- Fortement divisée par les matières inertes qui remplissent la tour, l’eau est mise en contact avec l’ozone, lequel est envoyé à la partie inférieure de chaque tour et ressort par la partie supérieure; l’ozone accomplit un trajet fermé complet; l’air nécessaire est éventuellement introduit par le robinet d’admission dont est pourvue la tuyauterie de transport du gaz.
- La quantité d’eau traitée dans chaque puits est de 15 à 20 mètres cubes par heure, ce qui exige de 30 à 40 mètres cubes d’air ozonisé de teneur convenable.
- L’ozoniseur Siemens et Ilalske est de la forme que nous avons esquissée au début de cette note. Chaque ozoniseur se compose de deux tubes de verre, de grande section, à l’intérieur duquel se trouve un second tube, en aluminium, qui est connecté au pôle du secondaire du transformateur.
- Ces deux tubes entre lesquels on produit l’effluve, sont placés verticalement dans un appareil
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- en fonte que deux cloisons horizontales divisent en trois chambres superposées. La partie inférieure est la chambre d’introduction de l’air ; celui-ci y est distribué aux cylindres. A la partie supérieure se rassemble l’ozone qui est envoyé ensuite aux tours d’épuration. Quant à la pai'tie médiane, c’est un réservoir à eau dans lequel plongent les cylindres. Le liquide a un double but. Tout d’abord, il sert au refroidissement ; en vue de lui faciliter cette tâche, on dispose une tubulure latérale permettant la circulation de l’eau. Ensuite, il sert à l’amenée du courant; en effet, le récipient de fonte est relié à la terre et constitue, avec l’eau, l’électrode négative. L’électrode positive est représentée par les cylindres d’aluminium intérieurs. Un conducteur, isolé avec le plus grand soin, relie la partie supérieure des cylindres métalliques à l’un des pôles du secondaire du transformateur, dont l’autre pôle est mis à la terre.
- Intérieurement comme extérieurement, le conducteur à haute tension est parfaitement protégé contre tout contact accidentel. Il est isolé à la porcelaine et logé, en dehors du réservoir, dans les colonnes creuses qui forment l’échafaud sur lequel sont disposés les ozoniseurs.
- Grâce à cette disposition, la surface extérieure de chaque ozoniseur se trouve constamment au même potentiel que la terre et il ne peut résulter aucun danger, pour le personnel, du voisinage des appareils.
- L’ozonise ur se présente sous l’aspect d’une caisse prismatique à base rectangulaire étroite percée d’un certain nombre de fenêtres pour permettre la surveillance de la marche du fonctionnement; on se l'end aisément compte de la façon dont l’opération est conduite par la seule couleur du gaz; celui-ci prend une coloration bleue bien tranchée quand la réaction se produit comme il le faut.
- Un ozoniseur de ce genre est alimenté par un courant à une tension de S.OOOvolts; il consomme un cheval-vapeur et produit par heure de 13.5 à 27 grammes d’ozone, selon le degré d’humidité de l’air fourni et traité par l’eflluve.
- L’apparei] de Paderborn comprend neuf ozoniseurs en trois groupes de trois appareils chacun. Deux groupes sont constamment en service et le troisième sert de réserve.
- Ces ozoniseurs sont disposés, comme nous l’avons dit, sur une charpente en fer qui porte également la tuyauterie.
- Au-dessus de chaque groupe d’ozoniseurs est placé^un transformateur; il y en a donc trois au total. Il a été indiqué précédemment comment les connexions électriques du secondaire sont établies afin d’éviter tout accident de personne. Les transformateurs eux-mêmes sont protégés par un revêtement de tôle.
- Les transformateurs sont alimentés par le courant d’un alternateur; cette dernière machine est actionnée en temps ordinaire par un moteur à gaz, qui fait également fonctionner une machine soufflante, laquelle provoque la circulation de l’ozone, et deux pompes à force centrifuge.
- En cas de besoin, le moteur à gaz peut être remplacé par une machine électrique à courant continu qu’alimente une canalisation publique.
- En résumé, la marche de l’opération est la suivante.
- La machine soufflante, actionnée par le moteur à gaz ou le moteur électrique, insuffle l’air dans les ozoniseurs par un canal qui se subdivise en trois embranchements.
- L’air est amené à la partie inférieure de ces appareils et envoyé dans les intervalles entre les capacités cylindriques qui constituent les électrodes.
- Sous l’influence des décharges silencieuses se produisant entre celles-ci, l’oxygène de l’air se condense, s’électrise et se transforme en ozone, lequel donne à l’air une coloration bleue nettement apparente. Cette propriété reçoit son application : des fenêtres sont pratiquées dans les parois et garnies de carreaux de vitre de façon que l’on puisse suivre la marche du travail.
- Les décharges sont produites par un courant alternatif de 8000 volts, qui est obtenu au moyen de trois transformateurs; ceux-ci reçoivent eux-mêmes leur courant d’un alternateur soit par la machine à gaz, soit par la machine électrique.
- L’air, introduit à la partie inférieure des ozoniseurs, arrive donc ozonisé à la partie supérieure des appareils en question, d’où il est dirigé sur les tours de stérilisation ; il y débouche au bas, sous la grille et traverse ensuite toute la couche de cailloux sur laquelle ruisselle l’eau à épurer.
- L’ozone se dissout en partie dans ce liquide et, partiellement, détruit Jes matières étrangères en les oxydant; l’air, l’ozone non dissous, l’oxygène résultant de la réaction de l’ozone sont entraînés par un tubelatéral, au haut des tours et retournent à la machine soufflante et aux ozoniseurs; une
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- addition d’air est opérée régulièrement par une valve.
- Quant à l’eau qui a dissout, grâce à son grand état de division, une certaine proportion d’ozone, elle s’écoule dans des réservoirs formant le bas des tours de stérilisation et se rassemble dans un bassin d’où elle est puisée pour être distribuée.
- Mais elle contient encore, au sortir des tours, une petite quantité d’ozone dissous qui n’a pas été réduite à l’état d’oxygène. Elle doit en être débarrassée.
- Da ns ce but, on la fait se répandre, pour passer dans le réservoir commun, sous forme de cascade, dans des récipients placés en gradins.
- Indépendamment des appareils que nous avons cités, l’installation comporte encore quelques instruments dont l’importance est loin d’être secondaire ; nous voulons parler des organes de sécurité concourant à empêcher que de l’eau non épurée ne soit livrée accidentellement aux consommateurs.
- Cet accident, qui pourrait avoir des conséquences extrêmement graves, peut résulter de différentes causes ; par exemple, d’une interruption du courant électrique, d’un arrêt dans la circulation de l’air ozonisé, de l’insufflation exclusive d’air atmosphérique dans les tours de stérilisation.
- Des dispositions sont prises pour que tout défaut de cette nature soit immédiatement décelé et, non seulement décelé, mais encore rendu, automatiquement, inefficace.
- L’eaii à purifier est envoyée dans un grand réservoir, placé à la partie supérieure de chacune des tours, d’où un canal vertical, prenant naissance au fond du récipient et se partageant, à sa partie inférieure, en quatre embranchements, la distribue dans les quatre compartiments.
- Le tube d’écoulement est pourvu d’une soupape de sûreté. Dès que cette soupape fonctionne, l’eau cesse de s’écouler dans le tuyau et, partant, dans les tours.
- On voit immédiatement qu’il suffit que la soupape entre en action dans chacun des cas spécifiés plus haut pour que le réseau desservi ne reçoive jamais d’eau non épurée.
- L’électricité fournit aisément une solution pratique de ce problème.
- Un interrupteur à minima (c’est-à-dire un électro-aimant dont l’armature est maintenue au contact des pôles, malgré l’action antagoniste
- d’un ressort ou d’un contre-poids aussi longtemps que l’enroulement est parcouru par un courant donné), est monté dans le circuit d’alimentation des ozoniseurs.
- S’il arrive accidentellement que le courant soit interrompu à l’un des groupes, ce qui a pour conséquence l’arrêt de la production de l’ozone, l’interrupteur à minima fonctionne : son armature, cessant-d’ètre attirée parles pôles de l’aimant, déclenche et ferme le circuit local dans lequel est établi l’éleetro qui commande la soupape d’écoulement du liquide à purifier.
- Cette dernière manoeuvre se produit encore quand l’envoi d’air est suspendu dans l’ozoniseur. En temps normal, la pression du courant gazeux maintient soulevé un disque d’aluminium qui retombe dès que la tension cesse et ferme, lui aussi, le circuit local.
- Dans chaque cas, le fonctionnement de la soupape est accompagné de la chute d’un clapet indicateur numéroté qui permet au personnel de se rendre immédiatement compte du côté où doit se porter son attention. Au besoin, une sonnerie est mise en branle par le déclenchement du volet de l’indicateur et persiste dans son mouvement de vibration jusqu’à ce que le défaut ait été réparé.
- Grâce à ces mesures, qui assurent une sécurité complète, l’installation de Paderborn fonctionne dans des conditions très remarquables.
- Nous avons vu également les précautions auxquelles on a recouru pour mettre le personnel à l’abri de tout contact avec les conducteurs à haut potentiel ; les fils, fixés sur des isolateurs de porcelaine, sont logés dans les montants creux des étagères sur lesquelles sont disposés les ozoniseurs ; la surface extérieure de ceux-ci est, en outre, mise à la terre.
- Chaque ozoniseur, avons-nous dit, avec une tension de huit mille volts, produit à l’heure de 13.5 g. à 27 g. d’ozone. Dans les cas les plus fréquents, cette quantité d’ozone suffirait à l’épuration de l’eau consommée par une agglomération de deux mille quatre cents à quatre mille huit cents individus, en admettant une consommation journalière de 100 litres par tête.
- L’eau employée à Paderborn est exempte de fer et de particules en suspension ; de même qu’à Wicsbaden, l’épuration demande environ 1.3 g. d’ozone par mètre cube de liquide. La quantité d’eau livrée à l’heure, par l’installation, ^st éva-
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- luée à soixante ou quatre vingts mètres cubes; elle suffît à l’alimentation des habitants de la localité.
- * *
- Les usines de Wiesbaden sont plus importantes, au point de vue de la production journalière, que celles de Paderborn ; elles fournissent à la ville deux cent cinquante mètres cubes d’eau à l’heure.
- D’une façon générale, l’installation de Wiesbaden et celle de Paderborn sont assez peu différentes.
- Il est à remarquer cependant quelaproduetion horaire indiquée ci-dessous dépasse les besoins normaux de l’endroit.
- Au ssi, afin d’obtenir une utilisation rationnelle des appareils, a-t-on divisé l’usine en deux parties dont l’une constitue la réserve pendant la plus grande période de l’année et n’est employée que pendant les mois les plus chauds, quand l’autre ne suffit plus aux nécessités. L’installation est double dans toutes ses parties. Chaque moitié peut débiter cent vingt-cinq mètres cubes d’eau par heure et comprend, au total, quarante-huit ozoniseurs ; les bassins en sont groupés en deux batteries de vingt-quatre instruments séparées par un chemin de communication.
- De même qu’à Paderborn, les ozoniseurs sont rangés sur un bâti de fonte, en six rangées de quatre, formant trois groupes de huit appareils ayant chacun leurtransformateur.
- L’un des pôles du secondaire de chaque transformateur est mis à la terre, de même que l’extérieur des ozoniseurs Siemens ; l’autre pôle communique, par des connexions isolées avec le plus grand soin, avec l’électrode intérieure des appareils.
- Deux machines soufflantes (une pour chacpie partie de l’installation), fournissent l’air aux ozoniseurs et provoquent la circulation des gaz et leur envoi dansles tours de stérilisation; ces dernières, au nombre de huit (deux fois quatre ; trois en service, une de réserve) ne différeraient en aucun point de celles de Paderborn si l’on n’avait jugé inutile de leur adjoindre des bassins en gradins que l’on a disposés à Paderborn pour débarrasser l’eau des dernières traces d’ozone.
- L’eau à purifier est envoyée dans des réservoirs placés au sommet des tours ; elle s’écoule dans celles-ci, y subit l’action de l’ozone, puis se recueille, stérilisée, dans un bassin.
- A Paderborn, il n’y a que deux pompes centrifuges ; les établissements de Wiesbaden en comptent quatre.
- Il y a, de même, deux dynamos, deux alternateurs et deux machines à vapeur de soixante chevaux. Les appareils moteurs de chacune des deux parties de l’installation peuvent aisément se substituer l’un à l’autre, de façon à laisser toute l’élasticité désirable pour faire face aux exigences pouvant se manifester accidentellement
- Des puits établis le long d’un bras du Rhin à Sehierstein fourni ssent aux usines de Wiesbaden l’eau nécessaire; au début, cette eau ne contenait pas de fer et, conformément aux indications formelles des autorités locales, la Société Siemens et Ilalske, forte d’ailleurs des stipulations du contrat conclu, et bien que ses chimistes eussent prévu l’inconvénient qui ne tarderait pas à se produire, ne prévit aucun dispositif spécial pour la séparation du métal dont il est question.
- Or, dans la suite, la coloration jaune de plus en plus marquée de l’eau fournie mit en évidence la présence de particules de fer; aujourd’hui la proportion de métal est trop forte pour que l’eau puisse encore être tenue pour susceptible d’être employée comme eau potable. Il serait indispensable, pour qu’elle pût servir à cet usage de la débarrasser, soit avant, soit après son passage dans l’ozoniseur, des corps étrangers.
- Ajoutons, toutefois, que les essais auxquels il a été procédé ont démontré que la présence du fer n’a nullement pour effet d’augmenter la consommation d’ozone.
- En pratique, il n’est plus nécessaire de soumettre les eaux obtenues à la sortie des ozoniseurs aux analyses bactériologiques dont il a été question; il suffît de s’assurer, au moyen d’un papier ozonoscopique ou de tout autre procédé analogue, que l’eau contient une proportion d’ozone suffisante pour la destruction des germes nuisibles.
- L’eftet chimique de l’ozone n’altère pas le goût de l’eau, mais il augmente la teneur en oxygène ; l’ozonisation n’a pas pour conséquence d’amener, au sein de l’eau, des corps qui ne s’y trouvaient pas et le liquide ne produit de réaction que quelques secondes après la sortie de la tour.
- On trouvera ci-après le résumé des résultats de diverses analyses, qui viendront à l’appui de
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- ce que nous disions plus haut relativement à l’efficacité de la stérilisation.
- ANALYSE NOMBRE DK bactéries par cm3 avant i après l’ozonisation BACTÉRIES OBSERVATIONS
- Siemens et 53.5oo 0 __
- Halske. . . . 110.147 2 — —
- Ohlmüller et 38.33o 8 Bactéries pa-
- Prall i6.5qo 9 Choléra thogènescom-
- Prosleauer et 600.000 0 Typhus Choléra plètement disparues.
- Schùder.. . 600.000 0 Typhus
- Siemens et 600.000 3t).ooo 0 8 Dyssentrie Essais effec-
- Halske. . . . a6.000 1 2 — tués à Wies-
- — 55.000 5 — baden.
- Confirmés par des résultats identiques obtenus notamment à l’Institut Pasteur, ces chiffres défient toute critique.
- L’emploi de l’ozone fait donc disparaître entièrement les bactéries des eaux traitées alors qu’avec les filtres au sable on parvient simplement à réduire le nombre de ces infiniment petits, jusqu’à une limite qui, il est vrai, suffit généralement pour les usages courants.
- Utilisé dans des appareils fonctionnant, comme ceux de la Société Siemens et Ilalske, d’une façon automatique et pourvus d’instruments de sûreté donnant toutes garanties d’une stérilisation parfaite, l’ozone paraît devoir être appliqué avec avantage dans les pays coloniaux où, par suite de l’inhabileté des employés, on ne peut compter sur un service régulier comme l’exigent les filtres au sable.
- Un autre emploi est la décoloration des eaux contenant des particules organiques exerçant sur la couleur et le goût du liquide une influence que la méthode ordinaire ne parvient pas à supprimer.
- D’autres cas peuvent se présenter encore où l’ozone présenterait de sérieux avantages ; la difficulté d’établir des filtres suffisants, la nécessité de disposer (pour les endroits où la proportion de bactéries dans l’eau augmente parfois
- rapidement) d’une réserve promptement mise en en service, etc., sont des circonstances de nature à justifier l’installation d’ozoniseurs et détours de stérilisation.
- Nous ferons remarquer, pourterminer, les progrès réalisés, par la maison Siemens et Ilalske, dans la construction des appareils en question.
- Au début, l’ozoniseur était constitué d’électrodes séparées par du verre et refroidies par un courant d’eau ; la tour de stérilisation était un réservoir de fer contenant de l’eau ; le liquide, introduit parle haut, s’écoulait par une tubulure latérale à la partie inférieure après avoir subi l’action de l’ozone qui s’y dissolvait en partie ; afin d’assurer une surface de dissolution suffisante, le gaz était introduit par un tuyau enroulé en circonférence de cercle vers le bas du récipient, à l’intérieur de celui-ci, et présentant, dans cette partie, de nombreux orifices d’échappement.
- Cet appareil, auquel on pourrait encore, dans certains cas, recourir, exigeait que l'ozone fût envoyé sous une pression assez grande ; on se dispense de cette obligation dans le système actuel ; on échappe de la sorte à la nécessité de faire usage de machines soufflantes puissantes et, ce qui est très avantageux, on parvient à régler plus aisément la marche de l’opération de façon que la quantité d’air ozonisé envoyé dans les tours soit toujours en rapport avec le volume d’eau débité.
- Si, d’une part, les appareils pour la stérilisation par le système Siemens sont compliqués et plus coûteux que ceux que demandent d’autres systèmes, si, conséquence naturelle de ce qui vient d’être dit, le prix (par mètre cube d’eau) de l’épuration est quelque peu supérieur, il est à noter, par contre, que le liquide obtenu est d’une pureté plus grande et que l’emplacement, toujours considérable, exigé pour l’installation de filtres au sable représente plus de vingt fois celui qui suffit à l’établissement des ozoniseurs.
- Cette considération peut avoir en pratique une grande valeur.
- E. G.
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le- Gérant: A. Boxxet.
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- Tome XLI.
- Il* Année. — N8 46
- Samedi 13 Novembre 1904.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- .DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- ENROULEMENTS DES DYNAMOS A COURANT CONTINU (suite) <>
- IV. — Etude des Enroulements en anneau
- A. Généralités. — Nous allons chercher de quelle manière il faut réunir les diverses sections pour réaliser un enroulement déterminé. Une section est composée d’un certain nombre de spires enroulées dans le même sens pour toutes les sections. Nous supposerons
- tout d’abord qu’une section est formée par une seule spire de fil, B d’épaisseur négligeable.
- Considérons une des sections (fig. 10). Soit f — le sens de la f. e. ni. induite. Le courant entre par A, suit la spire dans le sens de la flèche et sort par B. Pour relier entre elles les diverses sections, on peut donc assimiler chacune d’elles à une génératrice appliquée sur la surface extérieure de l’anneau et considérer A et B comme les extrémités de cette génératrice. Toutes les formules établies pour l’enroulement en tambour s’appliquent sans modifications, à condition de supposer que les jonctions sont faites sur les 2 faces de l’anneau.
- Supposons maintenant que chaque section soit formée par un certain nombre de spires (fig li). Soient WA et wB deux lignes neutres consécutives. Si, à un instant déterminé, la
- Fig. 10
- (1) Voir les numéros 43, 44 et 45 de l'Éclairage Électrique.
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- section considérée est comprise tout entière entre A et B, le sens de sa f. e. m. est bien déterminé, et si les autres sections sont placées d’une façon analogue par rapport aux autres lignes neutres, le raisonnement employé plus haut pour identifier l’enroulement en anneau avec l’enroulement en tambour est encore applicable, au moment considéré.
- Supposons maintenant que la section considérée empiète sur 2 arcs de polarités différentes AB, BC, situés à droite de «B sont en opposition avec les f. e. m. induites dans les spires situées dans le voisinage de WB (fig. 12). Les f. e. m. induites dans les spires situées
- à gauche de la même ligne neutre. Comme les jonctions partent des extrémités P et Q de la section, la f. e. m. résultante aura son sens déterminé par la position de la spire médiane par rapport à la ligne neutre «A.
- Si cette spire médiane est à droite de wA, la /*. e. m. résultante sera dirigée d’avant en arrière, et si elle est à gauche de wA d’arrière en avant.
- Puisque nous nous proposons de constituer des circuitscomposés d’un certain nombre de sections en tension dans chacun d’eux, il résulte de ce qui précède que, pour étudier l’enroulement, nous avons dans tous les cas, à ne considérer que les positions des spires médianes, et que toutes les formules trouvées pour l’enroulement tambour s’appliqueront encore ici :
- Au lieu de dire extrémité avant ou arrière des génératrices, on dira extrémité avant ou arrière des sections.
- 1Z£3 - 65
- Fig. il
- Fig. 42
- B. — Enroulement Particulier a l’anneau.
- Considérons (fig. 13) des génératrices «, <4, c, d..... placées sur la surface extérieure d’une armature, les /. e. m. de ces génératrices était dirigées dans le sens de la flèche. Au lieu
- de réunir ces génératrices sur les faces de l’armature, on peut joindre l’extrémité arrière de « à l’extrémité avant de b, l’extrémité arrière de b à l’extrémité avant de c, etc..., mais il faut pour cela que les fils de jonction passent à l’intérieur de l’armature. C’est ce qui se présente pour l’anneau.
- La définition du pas est la même que pour l’enroulement en tambour. Nous étudierons d’une manière détaillée le cas où l’on prend un pas unique, et nous nous bornerons à indiquer les résultats auxquels on arrive quand on marche alternativement avec des pas yi et y%.
- «. — Emploi d’un pas unique. — 1° Considérons un anneau portant sur sa surface extérieure N génératrices uniformément réparties, et supposons que cet anneau soit placé dans le champ de 2p pôles. Nous aurons encore ici 2p lignes neutres A, WB,.... Si nous supposons réalisé un enroulement déterminé, en projetant cet enroulement sur Lune des faces de l’anneau, la face avant par exemple, on obtient un polygone étoilé régulier.
- On en déduit immédiatement que, pour que l’enroulement soit possible, il faut que le
- Face avant
- Fig. 13
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- 12 Novembre 1904.
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- pas y) soit impair et Ier avec N. Ceci étant établi, prenons pour génératrice origine, la génératrice 0) à droite de w A et infiniment voisine de A et supposons que sa f. e. soit dirigée d’avant en arrière (fig. 14). Il faut joindre 0) à une génératrice M, telle que la /’. e. m. de cette dernière soit dirigée dans le même sens que celle de 0. Par suite M se trouvera sur un arc de même polarité que AB, l’arc CD par exemple (H).
- De même M devra être réunie à N située sur l’arc EF de même polarité que CD, etc..... Les génératrices O, M, N......., seront encore appelées génératrices suc-
- cessives de l’enroulement et nous les numéroterons 0, 1, 2, 3....
- a0, «2...., étant les angles que font les rayons
- w0, wl, «2...., avec la ligne neutre «A, nous avons :
- génératrice 0) - D ©Cq m: £ £ i ^ «t =£ + y ^ infiniment petit
- - 2) „ 2tt k2 — £ “T 2y -j^
- — n) 1 2tt *n = « + ny ^ 7 N = nombre de génératrices
- — n -j- 1) *n + \ = £ (n 4- . . 271 «ÿ N i 1
- (*) On peut, au lieu de prendre la génératrice M sur l’arc CD, la choisir sur l’arc AB lui-même. Le pas y sera alors _ 71
- <C - * Nous-aurons
- P
- *0 = £
- — I
- n
- *2 == £ + 2y ^
- 2tt
- mj N
- Les génératrices 0, 1, 2.
- ., », seront en tension si les inégalités suivantes sont vérifiées.
- , , . ., , 2tr 7r
- génératrice 1) 5 > y n” ^ p
- n)
- On aura opposition à la génératrice n) si :
- p) génératrice
- I 27T 71
- ~ J N p
- M -
- _ ... N N
- De (/) on tire : y -— . Nous prendrons y = -—
- Liü Iv £f)Tv
- n) s + mJ^>p
- i) * + (»-i)y^<y
- qui satisfait à p) et à (y) • (Comme dans les autres cas, on montre
- que le signe = convient seul pour que l’on puisse former 2P\ circuits, contenant chacun n génératrices, toutes^en tension).
- N 2p, pi N . . N
- ÿ~~- — '~â~ — — et —P\îl . y devant être impair et premier avec , il faut nécessairement p =P| • Dans ces
- tmtj) 11 £'JJ £) L) Là
- conditions y — f. Chaque génératrice est réunie à sa voisine. On a autant de circuits qu’il y a de-pôles. Cet enroulement particulier est l'enroulement Gramme, suffisamment connu.
- Ou a : y
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 46.
- Ces génératrices seront en tension avec 0) tant que les inégalités suivantes seront vérifiées :
- génératrice 1)
- 2)
- 2tt 2ïï 3tt
- p<s+yn<7
- 4. . 2ir 5î — <C s A- 2p T7 <C — p 1 y IS p
- n) 2n - < s 4-m/ < (2/i + 1) -
- p 1 •' N v 1 p ,
- n + 1) (2 » r2)^<‘ + (» + l)y ^ < (2» + 3)|
- Comme il y a au moins une génératrice en tension avec 0), nous avons :
- c’est-à-dire :
- 277 ___ 27T 371
- p + ÿ N ^ p" ’
- 277 277 277 377
- V -TT =ü — et ;/ — < — ,
- J N p ’r N p
- Les premières parties des inégalités sont alors toujours satisfaites. Considérons l’inégalité générale relative à la génératrice n) :
- e + wy 5T < (2n + 1}^
- Pour que l’opposition se produise à la génératrice n) il faut d’abord que :
- ^77 TT
- * + ny 5T> (2» + l)-
- ou :
- y >
- 2n -4- 1 N N*
- 2n p 277n
- On démontre, comme dans le cas des enroulements en tambour, que cette condition est équivalente à la suivante :
- 2n -f-1 N
- V ^ ----!— . —
- 2 n p
- et que le signe = convient seul. Nous prendrons donc :
- 2n 1 N
- y =-------— . — .
- 2 n p
- y ayant cette valeur, il y aura opposition à la génératrice n, à condition que la génératrice ri—1 soit encore en tension avec les génératrices précédentes, c’est-à-dire que :
- 2 77
- * + (n — 1) y < (2 n — 1) ^
- ou :
- ou :
- Tl 4- 1 7T 7T
- • - • yy<(2n-l)-
- 2 n
- s — ~n < 0, ce qui est vérifié car e est infiniment petit.
- Comme dans les enroulements en tambour, on démontre que y ayant la valeur -yjp . ->la
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 245
- 2ine opposition se produit à la génératrice 2 «, la 3,ne à la génératrice 3 , etc. Si l’on veut,
- . . . n
- par suite, avoir 2pK circuits contenant chacun génératrices, toutes en tension, on fera,
- N . P*
- dans la formule qui donne y, = H vient alors :
- N_N-)-p1
- N' p
- r>\
- P
- Remarque. — Si l’on prend la génératrice 0 à gauche de «A, on obtient par le même raisonnement :
- N—P\
- y
- La formule générale donnant y est donc :
- N±^
- 2° Considérations sia la formule : ?/=——— , . P
- 2 cas peuvent se présenter :
- N
- 1°) ^ pair et = 2 n
- N = 4 p\n
- <2,pi.2n±:pi___P\(kn ±\)
- P “ P
- Pour que y puisse être premier avec N (condition géométrique), il faut que y ne contienne aucun des facteurs de pce qui exige :
- p = p{ K (K étant impair puisqu’il doit diviser 4 ndt 1).
- N
- 2°) ~ impair et = 2 n -\- 1
- y
- N =2Pi (2« + l)
- 2_PA®n±\)±p}=p_1 2 , i)±i)
- p p
- On en déduit la condition '
- p — p{ K (K impair)
- 3e Résumé. — Le pas y est donné par la formule :
- y doit être impair et premier avec N et p ~ multiple impair de pK.
- p. — Emploi de 2 pas inégaux yK et yt. — On pourrait se proposer, dans le cas de Panneau comme pour l’enroulement en tambour, d’avancer avec des pas alternativement égaux
- y\ et î/2.
- Nous avons fait l’étude de cet enroulement, en employant toujours la même méthode et nous sommes arrivé aux conclusions suivantes :
- Les pas yK et y„ doivent être égaux entre eux et leur valeur est donnée par :
- N
- y 4 = y-2 =
- y\ et 2/2 impairs et premiers avec
- P
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 46.
- G. — Enroulement imbriqué pour Vanneau. — En prenant des pas alternativement égaux à yK et — on obtient un enroulement analogue à l’enroulement imbriqué du tambour. On arrive aux formules suivantes :
- V\ — y r
- 2P\
- N , ,
- = —r 1
- p
- N „
- y 2 —-1
- p
- —
- y2 et y2 impairs, —
- Ver N 1er avec ^
- Disque
- Côté des
- Génératrice
- Cet enroulement n’est possible que pour pK = p.
- Y. -- EXROULEMENTS EN DISQUE
- L’induit est formé de génératrices disposées suivant les rayons d’un disque tournant entre des pièces polaires (alternativement -j- et —) dont l’axe est perpendiculaire au plan du disque. Les génératrices sont réunies les unes aux autres de façon à constituer l’enroulement désiré. Les jonctions se font du côté du disque opposé aux génératrices afin qu’il n’y ait pas entrecroisement avec les génératrices (fîg. 15). Les formules de l’induit en tambour (et en anneau) s’appliquent intégralement, à condition de considérer chacune des extrémités des rayons comme correspondant aux extrémités avant ou arrière des génératrices du tambour (ou des sections de l’anneau).
- Il faut seulement remarquer que si l’on a 2p lignes neutres, elles correspondent à 4p pôles. Par suite, dans la formule (tambour).
- y\~ y2 =
- N ± 2pu
- 2p
- Fig-, 15
- Il n’y a que 2 p lignes neutres du disque.
- 2p =é/2 du nombre des pôles, pour 4/j pôles, puisqu’il n’y a que 2p pôles de chaque côté
- APPLICATIONS NUMERIQUES A. — Enroulements ondulés a 1 couche
- a)- — Enroulement multiple simple. — Dans cet enroulement, on a un nombre de circuits dérivés égal au nombre de pôles.
- 2p = 2 P)
- N ± 2pi
- y<=y* = —^
- p étant multiple impair de pK on devra prendre :
- N N ,
- — = — = nombre pair
- 2p\ 2p
- 1er Exemple numérique :
- 2p = 2 Pi = 4
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- ^ ^ doit être pair. N pourra, par suite, prendre les valeurs : 8, 16, 24, 32., etc.
- Supposons N = 16. Alors :
- 16 ±4 „ „
- V\=y%= —7— = 5 ou 3
- 113 3 113 3
- Fig. 16
- Ces 2 nombres conviennent, car ils sont premiers avec 16 (fig. 16 et 17). 2m0 Exemple numérique :
- 2 p = 2 Pi = 6
- N ± 6 V\ =y-2 = —cr-
- 1
- _ 3 _1 _1 _ 3 _3 _1 _1 _ 3 _3
- y\ = = 3
- génératrice 1 à gauche de la lre ligne neutre.
- Il faut que N soit multiple pair de 2p = 6. N pourra donc prendre les valeurs :
- 12, 24, 36, 48,.
- Supposons N = 24. Alors :
- y\—y 2
- 24
- ± 1 = 5 ou 3
- 5 convient seul, car 3 n;estpas premier avec 24 (fi. 18).
- b). — Enroulement série simple. — Dans cet enroulement, on a 2 circuits dérivés, quel que soit le nombre de pôles.
- 2 Pi =2
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- N
- 1°) Si p = mukiple pair de doit être impair.
- 2°) Si p = multiple impair de /q, — doit êtrepair. D’autre part de :
- V\
- J/A
- N ± 2p^
- 2 p
- N ± 2
- 2 p
- I 1 è 3 î 1 # 3 1 1 3 a 1
- 8 g 1
- Fig-, 18
- On déduit que N ± 2 — multiple impair de 2 p. On choisira donc pour N =b 2 des valeurs égales à des multiples impairs de 2 p, N satisfaisant à 1°) ou à 2°).
- Ier Exemple numérique :
- 2 p., =2 2p = 6
- V\ = y 2 =
- N ± 2
- 6
- 7 15 93395 17 7
- y\=y^ = 3 génératrice 1 à gauche de la lr* ligne neutre (sig. —)
- Fig. 19
- Comme p — multiple impair de p^ ~ ou ^ devra être pair ; c’est-à-dire que N devra être multiple de 4.
- «) N — 4, 8, 12, 16, 20, 24,...etc.
- De plus, N ± 2 doit être multiple impair de 6.
- N ± 2 — 6, 18, 30, 42.....etc.
- D’où :
- /3) N = 4, 8, 16, 20, 28, 32,............etc,
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- Les valeurs communes à «) et é) sont les valeurs acceptables pour N. Ces valeurs sont :
- 4, 8, 16, 20..... etc.
- Prenons N = 20 (correspondant à N = (multiple de 6) -j- 2.
- 20 — 2
- V\ = y% = —g— =3 (%• !9)
- Remarque. — Pour placer les lignes neutres par rapport aux génératrices, il faut tracer une circonférence, la diviser en 20 parties égales, puis la diviser en 6 en partant d’une division précédente ; on voit ainsi entre quelles génératrices tombent les lignes neu tres. On peut aussi le faire par le calcul.
- Il y a 20 génératrices, 20 intervalles entre elles. Comme il y a 6 pôles, entre 2 pôles con-
- 90 i
- sécutifs, on trouve g- = 3 g intervalles. La lr0 ligne neutre étant légèrement à droite de 1,
- la 2,no sera après 3 intervalles g + e, la 3,ue après 6 intervalles 2/3 -j- s, la 4,uo après 10 intervalles + s-
- Les balais se placent sous les maxima et les minima obtenus en suivant l’enroulement et en comptant -f- 1 pour les génératrices rencontrées dans le sens de la flèche et — 1 pour celles rencontrées en sens inverse.
- 2me Exemple numérique :
- N ± 9
- 2^1 =2 2 p = 4 yi=y2=——
- y i = y‘i = o
- 2 balais BAj ou BA2
- Fig. 20
- On a p = 2p\ = multiple pair de p{. de 2.
- 2 Pt
- devra dont; être impair. V sera multiple impair
- D’autre part :
- «) N = 2, 6, 10, 14, 18.............etc.
- N ± 2 = multiple impair de 4
- ou :
- N =" multiple impair de 4 2 = multiple impair de 2
- On pourra donc prendre pour N une quelconque des valeurs «). Prenons N = 18 (correspondant à N -f 2 = mult. de 4).
- 'J\ = 2/2 =
- N ± 2 _ 18 -f 2 4 4
- O (flg. 20)
- A
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- 3me Exemple numérique :
- Comme p = multiple pair de 2 p
- Z pu — 2 2 p = 8
- ^ ^ doit être impair et N = multiple impair de 2.
- N = 2, 6,10, 14. 18..etc.
- de
- on déduit :
- D’où :
- V\ — 2/2
- N±2p,| __ N ± 2
- 2 p 8
- N ± 2 = multiple impair de 8.
- *) N =r 6, 10, 22, 26, 38, 42,.
- Comme N doit être multiple impair de 2, toutes les valeurs «) sont acceptables. Prenons N = 22 (correspondant àN-f2 = 3x8)
- 22 J- 2
- v\ = y-i — —g— = 3 (fig. ai)
- y i = y 2 =é
- 2 balais BA ou BA2
- 8 1
- Fig. 21
- c) Enroulement multiple proprement dit ou enroulement mixte ou en séries parallèles. — Dans cet enroulement 2 p et 2 pi sont quelconques. Ils doivent cependant satisfaire aux conditions trouvées.
- P =P\ K'
- IC étant pair on impair. En d’autres termes, le nombre de pôles doit être un multiple de nombre de circuits.
- 1er exemple numérique :
- 2p = 8
- Comme p = multiple pair de pKy on prendra
- 2p( = 4 _N_
- 2P\
- N = 4, 12, 20, 28...............etc.
- N .
- impair.
- ' l/i
- N ± 2p{
- =y^-2f~
- N ± 4 8
- De la formule :
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- 251
- On déduit que * doit être impair.
- N ± 4 = 4, 12, 20, 28,.....
- Toutes ces valeurs étant égales à des multiples impairs de 4, conviennent pour V. Prenons N = 20
- V\ = P-2
- 3
- 2,ne exemple numérique : 9
- „ 2p = 12 2jO| = 4
- p = 3pr II faudra donc^- pair. N = multiple de 8.
- «) N = 8, 16, 24,.......
- D’autre part :
- y\ —y-2
- N ± 4
- ~Ï2~
- Donc N =L 4 = multiple impair de 12.
- '0
- i ± 4 = 12, 36, 60, N = 8, 16,32,40,..
- 5 1 7 3 3 7 l 5 5 1 7 3 3 7 * S 5
- 1,12 1
- 0^2
- Fig. 22
- K) et g) donnent pour N les mêmes valeurs. Toutes ces valeurs conviennent. Prenons N = 32
- 32 4- 4
- y\ =j/2= -ÿf - = 3 (%•
- R.— Enroulement ondulé à deux couches
- L’enroulement généralement usité est celui dans lequel les jonctions sont faites d’après la 2me méthode (cadres identiques). Nous allons donner deux exemples numériques de cet enroulement.
- 1er exemple numérique :
- 2joh = 2p — 4
- yi — yi =
- 4
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- Les valeurs possibles pour N sont donc :
- 8, 16, 24, 32......etc.
- Prenons donc N = 32
- V\ — y-2=$ ou 7
- Comme p = pt on aura N génératrices utiles par circuit.
- 2me exemple numérique :
- = 2 2p = 6
- N ± 2 U\ = 2/2 = —Tj—
- 31133 1^3 Z -i
- p étant égal à un multiple impair de ps, — C doit être pair.
- N = 4, 8. 12............. etc.
- De plus N ± 2 doit être mul tiple impair de 6
- N ± 2 ^ 6, 18, 30, 42,. («) N = 4, .8, 16, 20, 28, 32,
- y\ = 5 y 2 = 3
- _ 1 _i _3 _3 _t _1 _3 _3
- 3 1
- Les seules valeurs acceptables sont donc les valeurs («).
- Supposons N = 32. Alors
- V\ = 5
- Comme p = 3/y,, on aura^-------2 ou 14 génératrices utiles par circuit.
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- 253
- Exemple numérique :
- C. — Ecroulement imbriqué î Pi — 2p = 4
- N
- >j\ — y * = ± t y{ = 2— ± 1
- — doit être pair (ainsi qu’on l’a démontré). Donc :
- ou
- Prenons N = IG
- N mult. pair de 4
- N = S, IG, 24,...........
- i/i = 5 ou 3
- y2 =_ 3 ou 5 (fig. 23 et 24)
- D. — Ecroulement ec acceau a) Enroulement multiple simple :
- V\
- 2 Pi ^2 p
- N ± p\ ____N
- P
- — x 1
- P
- N
- Comme N = multiple de ‘lpK ou de 2/;, - est pair et est impair.
- — T
- V\
- 2p) = 2p = 4
- N ± 2 N
- —------- - ± 1
- 2 2
- Prenons N = 8. Alors
- 2l,ie Exemple numérique :
- )/) = 4±l=5ou3 (fig. 25 et 26)
- 12
- N = 12 y{ =. — ± 1 = 7 ou 5 (fig. 27 et 28)
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- 254
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 46.
- b) Enroulement série simple :
- 2 P\ = „ _N ±pt
- "*11
- N = 12
- - lO
- + .9 V
- Fig. 27
- + 1 à + 8 + 8 à + 3 + 3 à— 10 | + 7 à + 2 + 2 à + 9 + 9 à — 4 —10a —5—5à —12 —12à+7 j —4à—11 —11 à — 6 — 6à + l
- p doit être égal à />,K (K impair). Comme p{ Exemple numérique :
- 2
- _ N ±1 P
- -1
- Fig. 28
- — là —6 —6à —11 —llà+4 | —7à—12 —12à—5 —5Ù + 10 + 4à + 9 + 9 à + 2 + 2 à — 7 | + 10à + 3 + 3 à + 8 + 8 à— 1
- 1, p doit donc être impair.
- 2p | = 2
- V\ =
- 2p = 6
- 3
- On doit avoir :
- N ± t = multiple impair de 3; d’où :
- N =fc 1 = 3, 9, lo, 21,...
- N = 2, 4, 8, 10, 14, 16... ...
- Prenons N = 10 correspondant à N — 1 = multiple de 3. Alors :
- 10 — 1
- V\ ~ —ÿ— = 3 (fig- 29)
- c) Enroulement séries parallèles ou multiple mixte
- N ±
- y\
- p = p^K (K impair)
- Exemple numérique :
- 2 Pi = 4 2p — 12 N ± 2 V\ — —a—
- N ± 2 doit être multiple impair de 6.
- N J= 2 = 6, 18, 30, 42,.,.........
- N = 4, 8, 16, 20, 28, 32,.........
- Prenons N = 16, correspondant à N 2 = mu
- 16 + 2
- ltiple de 6. Alors : = 3
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 255
- Sans qu’il soit nécessaire de faire l’épure, on voit que les circuits seront composés de
- quatre sections chacun :
- lsr. — 1, 4. 7, 10 2e. — 13, 16, 3, 6 3°. — 9, 12, 15, 2 4S. — 5, 8, 11, 14
- + 2
- Fig. 29
- Signe —, spire moyenne à gauche, 5 sections par circuit.
- —1 à — 4 — et à — 7 — 7 à 10 — 10 à — 3 — 3 à + 6 + 6 à+ 9 + 9 à+2 + 2 à+5 + 5 à+ 8+ 8à— 1
- A
- D rt—
- Fig. 30
- Remarque. — Dans l’enroulement en anneau, une section est réunie à la suivante par* l’intermédiaire d’une lame du collecteur.
- Sans qu’il soit nécessaire de tracer ce collecteur, on voit facilement en quels points doivent se placer les balais.
- Ils se trouvent sur la lame qui sert d’intermédiaire pour la jonction d’un circuit au suivant. En ces points, en effet, on a les maxima ou les minima de f. e. m. Dans l’exemple précédent, on aura 4 balais aux lames correspondantes aux jonctions 10, 13 — 6, 9 — 2.5 — 14.1 —
- E. — Enroulement en disque
- 2 p = 8 2 Pi = 2
- N ±2
- y\ = y 2 = —4-
- N ± 2 multiple impair de 4
- N± 2 = 4, 12, 20, 28,..
- N ™2, 6, 10, 14,....,
- Prenons N == 10 (correspondant à N + 2 = multiple impair de 4).
- Exemple numérique
- Donc
- y k — 2/2
- 10 + 2 = 3
- Les autres exemples se traitent de la même manière.
- [Fin)
- Justin Marqueyrol
- Ingénieur des Arts et Manufactures.
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- 256
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 46.
- SUR LA THÉORIE DU MOTEUR SÉRIE COMPENSÉ MONOPHASÉ
- Je viens de lire dans l’Eclairage Electrique du 24 septembre dernier l’intéressant article de M. Reyval sur les progrès récents réalisés dans le moteur série ordinaire à courant alternatif simple.
- Page 486, M. Reyval rappelle la description que j’ai donnée d’un moteur série ordinaire avec enroulement inducteur distribué dans des encoches, à une époque où l’on préconisait encore les pôles saillants avec dispositifs accessoires.
- Depuis que la General Electric Company a effectivement mis en service une ligne avec des moteurs série dont l’enroulement inducteur est distribué dans des encoches, je considère que l'exactitude de ma façon de voir a été vérifiée par l’expérience.
- J’ajoute d’ailleurs ici qu’un enroulement compensateur spécial est inutile si on a recours au décalage des balais.
- Considérons un moteur série dont le stator est bobiné comme un induit de dynamo à courant continu (fig. 1). Faisons d’abord fonctionner ce moteur avec du courant continu.
- Pour obtenir la meilleure commutation possible, nous serons conduits à caler les balais de telle façon que la ligne des balais a b soit perpendiculaire sur la direction du flux résultant dans le rotor.
- Cette position étant bien réglée, on alimentera le moteur avec du courant alternatif simple. Pour changer le sens de rotation sans toucher aux balais, il suffît de déplacer les bornes AB sur la périphérie du stator d’un angle 2 « (voir fig. 2).
- Un tel moteur a évidemment un facteur de puissance d’autant plus élevé que l’entrefer est plus petit et que l’on travaille à de plus basses inductions. Dans tous les cas, à entrefer égal, les autres formes de construction donneront un facteur de puissance inférieur.
- Je maintiens que, pour un diamètre d’alésage et un nombre de tours déterminé,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- '2 xi 7
- c’est-à-dire pour une vitesse périphérique déterminée, le facteur de puissance est sensiblement indépendant du nombre de pôles. U avantage d’un plus grand nombre de pôles est uniquement de rendre le moteur moins encombrant en réduisant l’espace exigé par les connexions latérales et un peu l’épaisseur des circuits magnétiques. Un autre avantage d’un nombre dé pôles plus élevé consiste dans ce fait cpie, si l’on admet, dans tous les cas>
- une spire par section, le moteur se trouve être construit pour une plus basse tension. Il en résulte une meilleure commutation; mais on ne doit pas oublier que cette meilleure commutation est accompagnée d’une plus grande surface frottante sur le collecteur.
- Conclusion. —Le moteur série doit avoir un enroulement inducteur distribué dans des encoches. En dehors de l’observation de cette remarque et peut-être de l’emploi de connexions résistantes, les constructeurs n’ont aucun dispositif spécial actuellement connu à appliquer.
- Mon moteur série compensé sans déphasage est naturellement hors de discussion.
- M. Latour.
- SUR L’ATTRACTION DISSYMÉTRIQUE DU ROTOR DANS LES MOTEURS
- ASYNCHRONES
- Dans la note publiée au numéro du 20 février 1904, il s’est glissé une erreur de calcul (0 provenant d’un lapsus d’écriture. Je crois dont' utile de reprendre la formule trouvée en lui faisant subir la correction nécessaire.
- P) Cette erreur m a été signalée à la fois par M. Georges Guy, ingénieur-électricien, ancien élève de l’Ecole Polytechnique, et M. Fritz Edme, ingénieur à Berlin, que je remercie à cette occasion.
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- 258
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N» 46.
- Le calcul de l’intégrale
- /2 cos y.dv.
- 0 (e0— a cos v-f
- )2
- en substituant à « la variable auxiliaire z — tz- donne
- 2
- 2(1—z-)dz
- J oLeo-
- au lieu de
- + (e0+ «)=*]* 1 2(1 — z)dz
- r ____-h
- J 0 a~\~ (e0 -A-«)32J2
- En substituant comme précédemment
- jÿp _ £2_m£L ,
- e0 a
- Uintégrale indéfinie a pour valeur
- (e0 fi- a)1
- 1 — JVT
- arctg M 1
- i\l
- (1 + M2)z 1 a12(M2 + s2)J
- - i\r 1 , 1
- ------arctg = 4-
- (e0 + a)2 L M3 M M2
- et en appliquant à z les limites 0 et 1 on trouve :
- — P
- L a)2 L
- en substituant la valeur de M, on obtient finalement
- 2 a en 4- a . d
- -=== arctg .
- Y e02 — a2 V <?„ — a J
- 4 — «2
- d’où
- 4 T: e02 — a2
- -V e02 —
- arctg
- V e0 — a J
- Dans le demi-cercle YXY', la valeur de l’intégrale
- 7T
- /2 COS txda
- o (e0 + a cos a)2
- exprimée en fonction de s est
- 2(1 —z-)dz _____ 1 p1 2(1 —z2)dz
- , [e0 -p a H- (e0 a)z2\2 (e0 --«)2 J 0,(M2-)r 22)2
- qui donne par l’intégration précédente et en appliquant les limites :
- v e02 — a-
- arctg
- d’où
- F zsz.f — f — - Be//i2 <?02rZ_______________
- 4* e02 — a2 \ e02 — a2
- v/^ + d
- V e0 -A a J
- arctg t /filLi4 4- arctg i/
- V e0 — a V e0 + «J
- arctg
- A Ao # i 4/^0 ' ^
- Mais comme
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- 259
- on a :
- et posant toujours:
- d’où :
- d’où :
- m =
- e(f 2 a -
- e02 — à2 y «o2 — a~ 2
- a___
- eo~£
- m
- F = A/(.)
- Les valeurs de la fonction /(s) varient avec s de la manière suivante :
- £ m e m
- 0,0 O 0,25 0,866
- o,o5 0,167 o,3o 1,084
- O, IO 0,3 I() o,4o i,63o
- o,i5 0,488 o,5o 2,4i5
- 0,20 0,668 0,60 3,68o
- Elles sont reportées sur la courbe de la fig. 2.
- On voit que la formule corrigée donne des valeurs de F notablement plus élevées que celles que j’avais calculées précédemment.
- Le calcul précédent peut, d’ailleurs, se simplifier en faisant l’intégration pour le cercle
- entier. Les limites de « sont 0 et7r au lieu de 0 et Les limites de z deviennent 0 et cx>.
- 2
- L’intégrale indéfinie
- I
- (eo + aY
- 1 — M'2 Z . (I+M2)2l
- —arctg = -4- —-....
- M3 M M2(M2 —j— z~)_
- prend donc pour valeur définie entre ces limites
- TT I I --M2
- _ _____ x________•
- 2 (e0 -f- a)2 M3
- en substituant à M'2 sa valeur e— on trouve pour l’intégrale
- eo + « 1 &
- et en substituant *=—, on retrouve la formule :
- (eo2 — a2)'
- m
- (eo2-«2)2 (1-e2)2
- APPLICATION DE LA NOUVELLE FORMULE
- Je reprends donc les deux exemples de ma première note.
- Pour le moteur à deux pôles j’ai trouvé A = 1937 kg., valeur qui ne change pas. Pour e = 9,05, f[s) = 0,157
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- T. XLI. — N° 46.
- 200 L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- l’aLtraetion esl donc F — 1737 X 0,157 = 304 kg.
- au lieu de 250 kg.
- Avec ê = 0,10 F = 609 kg.
- Avec e= 0,50 F = 4680 kg.
- Pour le moteur à 4 pôles : A = 471 kg.
- Avec £ = 0,10 F = 150 kg.
- Avec £ = 0,20 F =313 kg.
- La rectification que je viens de faire, qui montre que les valeurs de l’attraction dissymétrique sont encore plus élevées que celles que j’avais tout d’abord calculées, confirme la conclusion pratique de l’importance qu’il faut attribuer à ce phénomène et de la nécessité de s’en préoccuper dans le calcul des moteurs asynchrones.
- Jean Rey.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La turbine à gaz. — Son rendement, par Alfred Barbezat, ingénieur. —(Schweizerisclie Bauzeitung).
- Jusqu’à ces dernières années on ne connaissait que deux genres de moteurs thermiques industriels: funplus ancien,plus simple etmoinsécono-mique, la machine à vapeur, l’autre plus nouveau, plus délicat et plus économique, le moteur à gaz. Les récents succès de la turbine à vapeur ont conduit à la recherche de son moteur correspondant, la turbine à gaz.
- Deux ingénieurs français, ATM. René Armen-gaud et Charles Lemàle de Paris, ont, en particulier, construit et expérimenté une turbine à combustion de leur système, fonctionnant au pétrole, depuis un an et demi dans les ateliers de la Société des Turbo-moteurs à Saint-Denis.
- Au cours de la discussion des résultats obtenus avec leur première turbine et en élaborant avec eux le projet d’une seconde machine, nous avons pu nous rendre compte quantitativement de l’avenir d’une telle turbine. Je crois intéresser quelques collègues en leur faisant part très brièvement des résultats.
- 1. L’invention de ces deux Messieurs a pour but de réunir les avantages énormes du moteur à gaz : suppression de la chaudière et amélioration du rendement économique, avec les qualités propres
- à la turbine à vapeur : encombrement réduit, légèreté, simplicité résultant d’un seul mouvement uniforme et très grande facilité de mise en marche et de régulation.
- Leur turbine comprend en principe une chambre de combustion (fig. il alimentée: 1° en A par un
- Fig. 1
- courant continu d’air, comprimé par un ventilateur à haute pression calé sur l’arbre de la turbine: 2° en B par un jet continu de pétrole sous pression qui se mélange intimement à l’air et qu’on enflamme au moyen cl’une bougie électrique D et qui, en brûlant, développe enE, une température d’environ 1800° C; 3° en II par un jet continu de vapeu r d’eau à débit réglable, qui permet d’obtenir un mélange gazeux à n’importe quelle température inférieure à 1800° C, et capable après détente dans la tuyère G, d’actionner une roue K à aubes convenablement refroidies.
- La fig. 2 représente le diagramme d’une telle turbine à combustion. L’énergie nécessaire au
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- 261
- ventilateur annexe pour comprimer 1kg d’air de l’état A à l’état B est représentée théoriquement par la surface OABC et effectivement par la surface O A, B, C. En réchauffant de 1800° C et à pression constante cette masse d’air par l’introduction de pétrole dans la chambre de combustion de la fi g. i, son volume augmente de C B à
- C D dig. 2).
- valûmes "F
- Fig. 2
- L’introduction de la vapeur d’eau a pour effet d’une part, d’abaisser la température, donc de diminuer le volume du kilogramme d’air considéré de CD à CDh, d’autre part d’augmenter par sa masse le volume du kilogramme qui deCD^ devient CE.
- L’énergie théoriquement disponible à la sortie de la chambre est donnée par O F E C. En tenant compte du rendement de la turbine et du travail absorbé par le compresseur, il reste la surface A., FjE^B,, comme énergie effectivement disponible.
- Nous allons examiner de plus près le cycle de la figure 2 et à cet effet nous rappellerons d’abord les lois principales de la combustion.
- 2. En faisant briller du pétrole dans l’air, le carbone C et l’hydrogène II qu’il contient, se transforment en acide carbonique C02 et en vapeur d’eau IÇO. Ces réactions sont accompagnées d’un dégagement de chaleur connu et qui nous permet de calculer le pouvoir calorifique moyen du pétrole ordinaire employé et contenant par kilogramme
- 851 gr. de C, i4a » » II,
- 7 » a O.
- On sait que l kg de carbone en brûlant complètement à l’état de C 02 dégage 8100 cal. et que 1 kg d’hydrogène libre en brûlant complètement à l’état de II2 O dégage 29000 cal. Comme d’autre part, 2 gr de II se combinent à 16 gr de O pour donner 18 gr de II2 O et que 12 gr de C se com-
- binent à 32 gr de O pour donner 44 gr de C 02, le kg de pétrole contiendra :
- i4a — 4— 141,i gr
- d’hydrogène libre et son pouvoir calorifique sera : P = o,851 X8ioo + o,i4ii X 29000 = 11000 cal. environ
- a 77
- Fig. 3
- La quantité de O nécessaire à la combustion complète de 1 kg de pétrole sera :
- 3 2 16
- o,85i X— + o,i42 X — — 0,007 = 3,4 kg.
- L’air renfermant en poids environ 23% de O et
- 3 4
- 77 % d’Az, il faudra par kg de pétrole = 15 kg
- d’air avec 20 °/0 d’air en excès, 18 kg d’air.
- Dans nos essais, l’excès d’air était toujours inférieur à ce chiffre que nous maintenons cependant par raison de sécurité et pour tenir compte du travail de compression, en réalité très petit, du pétrole et de l’eau d’injection, que nous négligerons dans la suite.
- Le résultat de la combustion de 1 kg de pétrole dans 18 kg d’air sera :
- i5x 0,77 = 11,59 = 61 %Az o,85i X y“ = 3,i3 = i6,5%C02
- 0,142 X j = 1,28= 6,7 % H2 O
- Excès = 3,oo = i5,8 °/o Air Total 19 kg 100 %
- On peut en déduire la chaleur spécifique des gaz brûlés et leur température de combustion.
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- L’EC T, AIR A G E E L E C T R ï O U E
- T. XLI. — N° 46.
- 3. Nous admettrons que les chaleurs spécifiques à pression constante C/; sont Aariables avec la température et pour les gaz qui nous intéressent données par les relations :
- Gp (Az) = o,a3o -\- o,oooo368 T pour i kg d’air ou d’Az.
- Cp(C02) = 0,199 -{- 0,0000860 T » » » GO,.
- Gp (H2 O) — 0,492 -f- 0,0000 i3o T » » » H2 O.
- Les gaz résultant de la combustion et formés par 6,7 °/0 de II2 O, 16,5 °/0 de C 02 et 76,8 °/0 d’Az et d’air auront pour chaleur spécifique :
- G p = 0,768 C/, (Az) -j- o, 165 Cp (G 02)
- ~{- 0,067 Ep (H2 O) = 0,245 -f- o,oooo5i T.
- Le nombre des calories Q, contenues à t degrés
- dans 1 kg de gaz brûlés étant égal à f Cp dt, est
- représenté par la courbe
- T2 •
- Q = o,245 T2 -j- o,oooo5i - eu O A de la fig. 4.
- La température de combustion détermine le point terminus de la courbe O A. Elle s’obtiendra en considérant que 1 kg de gaz brûlés contient avant la combustion :
- — — 5,36 (,/oou 53,6 gr. de pétrole équivalents o,o536 X 11000 :=/ 589,6 calories.
- Cette chaleur pourra réchauffer le kg de gaz jusqu’à t degrés, £ étant déterminé par la relation Q, = 589,6.
- Donc le point d’intersection A d’une parallèle menée à l’axe des ’ températures à la distance 589,6 calories avec la courbe des Q détermine la température de combustion, dans notre cas 1930° C.
- En admettant que les pertes par rayonnement augmentent proportionnellement à la température et atteignent 10 °/0 à 2000° C, la température de combustion devient 1777° C, c’est-à-dire l’abscisse du point B.
- La fig. 4 fait voir comment la position du point B est influencée: par un réchauffage préalable de l’eau d’injection, c’est la droite O 0{ qui se déplace parallèlement à elle-même vers les calories croissantes, par un réchauffage de l’air de combustion qui relève la droite A A,, par une diminution du °/0 d’air en excès, B se déplace dans le sens B A sur la courbe des Q, etc.
- Pour abaisser cette température à un degré voulu, nous mélangeons ces gaz avec une certaine quantité d’eau que nous allons calculer.
- 4. A cet effet, construisons également en fonc-
- tion de la température, comme nous venons de le faire pour le kg de gaz résultant de la combustion, la courbe des calories contenues à t° dans 1 kg de vapeur d’eau. Les ordonnées seront la somme de la chaleur nécessaire au réchauffement de l’eau q, de la chaleur latente de vaporisation r et de la chaleur nécessaire au réchauffement de la vapeur surchauffée. C’est-à-dire que pour une température quelconque t, la chaleur totale Q, contenue dans 1 kg de vapeur aura pour expression :
- rl rl t2
- Q = q-j— r —)— / Cp dt,où / C/)c?i=:o,52g<-j-o,oooi3o —.
- en traçant des courbes parallèles à J Cvdt par
- les points de saturation M et N (fig. 4), les ordonnées de celles-ci, comptées à partir de O donneront la somme Q. Le terme q est représenté par les ordonnées de la droite O P Q, r par la
- distance PM ou Q X, et f C pdt par les ordon-
- nées des courbes M R ou X S, comptées à partir des parallèles à l’axe des £ menées par M ou X. Ces courbes sont différentes suivant la pression à laquelle se produit l’évaporation. Nous avons tracé celles qui correspondent à 1 et à 10 atm., pour faire voir que la différence entre elles est assez petite pour qu’on puisse les confondre en une seule courbe moyenne et profiter des grandes simplifications qui résulteront dans la suite.
- Connaissant donc d’une part, les calories contenues dans 1 kg de gaz brûlés à t° et d’autre part les calories contenues dans 1 kg de vapeur d’eau à t°, il sera facile d’établir en °/0 la composition du mélange devant avoir une température donnée d’avance.
- Pour obtenir, par exemple, un mélange à 960° C (fig. 4) :
- X représente le nombre de calories perdues par 1 kg de gaz brûlés, en passant de 1777 °C à 960 °C, Y représente le nombre de calories gagnées par 1 kg d’eau en passant de 0 °C à 960° C.
- La composition du mélange se déduira des trois relations suivantes où a désigne le nombre de kg d’air, p le nombre de kg de pétrole, e le nombre de kg d’eau, contenus dans 1 kg du mélange.
- On aura
- a + P -f~e — 1
- a — i8p
- (a-\-p ) X = e Y
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- 263
- d’où
- e
- X
- X+Ÿ
- P
- i — e l9
- a = 18 p
- Nous avons ainsi calculé quelle devait être la proportion d’air, d’eau et de pétrole à introduire
- dans la chambre pour obtenir en amont de la tuyère une température donnée d’avance. Ces résultats sont enregistrés par les courbes JH de la fig. 4. Cette figure montre également ce que deviennent ces quantités a, p et e°/0 introduites
- mo
- Vertes rsb rmamiament
- vjeff contenues /hr/ç
- Calorièp canft
- 'mnii
- ! ^ i
- Zoo OûO âoo 800 1000 1ZOO 10OO 1800 (ÛC) Z000
- Z3Z6-
- Fig. 4
- dans la chambre, après la combustion. La vapeur représente toujours les memes °/0 du total au-dessus de il J. Les °/0 restant au-dessous de HJ et
- formés avant la combustion par—de pétrole et
- 18 p • 19
- ~ d air sont remplacés par 6,7 °/0 de II2 O, 1.6,5 °/0
- de C02, 61 °/0 d’Az et 15,8 °/0 d’air, comme nous l’avons vu précédemment.
- La fig. 4 nous fait ainsi connaître la composition des gaz une fois brûlés et mélangés à la vapeur d’eau pour 11’importe quelle température que nous nous donnerons. Elle nous permettra
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 46.
- également de déterminer la chaleur spécifique Cp et la constante R des gaz tels que nous les utiliserons dans la turbine, puisque :
- R =:%) As.3o, i —|— °/o ILO-46,94“*Vo COg.19;2 4 °/oa’r29>^
- Gp = % Az.C,, (As) + <»/0 HjjO.Cp (H20)
- -f- % L02 Gp (C02) + °/o air.Cp (air).
- Par exemple pour une température dans la chambre de :
- T R Cp
- 2o5o 29,2 0,2^5 -j- o,oooo5i T
- 1675 3i ,0 0,266 4- 0,000060 T
- 1233 33,1 o,3o3 -j- 0,000068 T
- 775 35,2 o,333 4 0,000079 T
- Ces résultats vont nous permettre d’obtenir par interpolation le rendement économique des turbo-moteurs pour n’importe quelle température à l’échappement et n’importe quelle pression initiale.
- 5° Dans.ce but cherchons d’abord le nombre de calories que peuvent céder nos différents mélanges de gaz en se détendant adiabatique-ment, comme c’est le cas dans notre turbine (où la détente s’opère dans un temps très court et où nous négligerons le réchauffement du fluide dù au frottement), d’une pression donnée à la pression atmosphérique.
- Connaissant la chaleur spécifique, nous connaîtrons les calories contenues dans 1 kg. de gaz à une température quelconque, elles seront données par l’expression
- Q = J' Cpdt et pour un mélange à
- T= 2o5o données parlacourbeQ = 0,245 T -f- o,oooo255T2 T=i6,ÿ5 » » » » Q =o,2Ô6T-|- o,oooo3ooT2
- T—I233 » » » » Q = o,3o3T-j-o,oooo342T2
- T— 7^5 » » » » Q = o,333 T -j- 0,0000396 T2
- Ces courbes sont représentées sur la droite de la fig. en CA, ED, GE et IIL
- Donc dès que nous connaîtrons les courbes de détente de nos mélanges gazeux, c’est-à-dire la température t2 que prend un gaz à T, degrés en se détendant d’une pression donnée à la pression atmosphérique, nous aurons par Q2 — la chute de chaleur utilisable.
- 6° Rappelons pour ce qui va suivre les trois équations principales de la thermodynamique des gaz. D’après les lois de Gay-Lussac et de Mariotte, la pression, le volume et la température
- d’une masse de gaz sont liés entre eux par la relation
- pr = RT (1)
- où R est une constante égale au travail en kg/111, fourni par 1 kg de gaz se détendant sous pression constante quand on le réchauffe de 1 degré centigrade.
- Ceci se reconnaît aisément en faisant dans pdv -f- vdp = Rg?T
- d-T = i° et dp = 0, on obtient R =pAv,0
- Si A représente l’équivalent calorifique du travail, AR exprimera le nombre de calories correspondant à ce travail.
- O11 appelle chaleur spécifique à pression constante Cy„ les calories nécessaires à 1 kg de gaz contenu dans un cylindre A pour augmenter sa température de 1° centigrade, quand on laisse le piston B se déplacer librement sous pression extérieure constante.
- La chaleur spécifique à volume constant C„est celle qu’exige 1 kg de gaz pour une augmentation de température de i° centigrade, le piston B étant maintenu fixe.
- On voit immédiatement qu’on peut décomposer la chaleur Cp en deux parties, l’une C„ ayant seulement servi à élever la température, l’autre AR représentant l’équivalent du travail fourni par le piston B, de sorte que par définition
- Cp = AR-j-Cb (II)
- Pour une augmentation de température quelconque dt on aura :
- Gp dt = AR dt Gv dt
- Or Cp «fr représente la chaleur totale fournie Ci, dt » » » qui a uniquement
- servi à augmenter l’énergie interne du gaz ou sa température.
- AR dt = hpdv -j- o représente la chaleur transformée en travail, celle qui a servi à la production de l’énergie externe du gaz de sorte que cette équation peut aussi se mettre sous la forme
- dQ = Gvdt -|- Apdv (III)
- Au moyen des trois équations que nous venons d’établir nous allons calculer les courbes de détente des différents mélanges envisagés.
- 7° Nous savons que pour la détente adiabatique c/Q = o donc C^Rdt -)- ARpdv = o ; or
- AR = G„ — C,
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- d’où
- (VI\dt -j- (G,, — G,,) pdv — o G,, (Ré?/ — pdv) -)- GPpdv — o, pv — RT donne pdv -j- vdp — Wdt
- d’où
- G,, vdp -U G j, pdv ~ o.
- En remplaçant C„ ot par leurs valeurs en fonction de T :
- (a -j- bT) vdp -j- (a y ~ bT) pdv = o a(vdp -j- ypdv) bT (vdp -j- pdv) — o
- en divisant par pv et éliminant T :
- vdp -j- ypdv pv
- ! pv vdp -j- pdv R pv
- en intégrant
- àLpv*
- b
- T>PV
- const
- En complétant le tableau précédent des R et C,, nous pourrons écrire :
- T R G„ = Gp — AR W y — 1 b iq3
- y «y
- 2o5o 1675 1233 775 29,2 31,0 33.1 35.2 0,180 -)- o,oooo5i T 0,193 -j- 0,000060 T 0,22b -f- o,ooooG8 T o,25o -j- 0,000079 T ‘>39 1,37 1,35 1,33 0,28 0,27 0,26 0,20 0,205 0,225 o,23o 0,237
- Nous avons pu ainsi construire et représenter sur la fig. 5 les courbes de détente AC DE FG IIJ dont l’équation
- donne, au point C par exemple, la température :
- aLpv1 bT — const
- et finalement :
- . - T
- pv* ea = const.
- En éliminant p :
- RT v ~a 1
- — v'e = const. v
- ou bit
- •j 0 T
- Tv* ea = const.
- d’où
- j 0,28 o,2o5.i,i6
- T 2o5o — e
- t>o
- = ao5o —— *1,27 =: 88o<> absolus.
- 2 >99
- Ces courbes font connaître les chutes de température et au moyen des courbes de droite les chutes de chaleur en fonction des pressions initiales pour un mélange donné.
- Connaissant ces chutes de chaleur en calories Q, la vitesse d’écoulement des gaz, les dimensions des tuyères de détente, ainsi que la grandeur des sections de passage offertes au fluide moteur, se déterminent comme dans les turbines à vapeur (*).
- t=M7)
- En éliminant v :
- y-< ~(T„ T)
- T\ / — 1 :T
- (ÎÏ
- T| - 1 c
- & rp
- const.
- d’où
- T y a
- ------t e - - const.
- n’/ — 1
- y - 1 /,
- — _ (T0 — T)
- T = To^) / ea/
- Pour calculer les expressions*----- et rappe-
- R
- G,
- Ions que C, = C„ - ™, C„ = a-, + VX et 7 = g pour T — o.
- (>) Nous aurions également pu construire ces courbes de
- fdQ
- détente en nous servant de la fonction S = / Tjr, —l’entropie ; parce que celle-ci prendra une valeur très simple dans le cas d’une transformation adiabatique j>oiir laquelle dQ est nul et S constant.
- Dans le cas des gaz : dQ — Gvd'V -)- kpdv S= f*Y= f(a+iT)Ç+ f A^=aL.T+éT+ARL.M-A- I
- ou bien en éliminant v :
- S = (ay —AR)L.T + AT + ARL. Ïl£ + A'
- P
- = uyL . T -f &T — ARL . p -f A II
- L’expression II permet de construire facilement les courbes d’entropie S en fonction de T pour des pressions^ constantes. Pour p — 1 (pression atm.) Safm = nyL . T + 6T + A'
- Il suffira de construire les courbes Satn[ = f(T) avec les valeurs de ay et b correspondantes par exemple aux quatre mélanges considérés plus haut. En retranchant de ces courbes l’expression ARLp nous trouvons pour chaque pression une courbe S équidistante de Satm. La distance verticale de S à Satm représentera la chute de température Tx — T2 due à la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 46.
- 8. Revenons an rendement économique du turbo-moteur que nous définirons par le rapport entre la puissance disponible sur l’arbre et la dépense qui lui correspond représentée par le pétrole consommé.
- Pour évaluer les différentes grandeurs qui interviennent choisissons, comme unité la calo-
- rie. Soient donc par kg de fluide parcourant le cycle de la turbine :
- — les calories apportées par le pétrole dans la chambre,
- Q2 = l’équivalent calorifique de l’énergie fournie à la turbine sous forme d’air comprimé, Q3 r ; la chaleur rejetée à l’échappement,
- 12 5 10 15 20 25 30 35 5ü 55 50kl), loo ZOO P 300 500 500Cal\ ^
- /ffoo
- 1500
- 12 5 10 %0 30 50
- F-resszoïLs
- Fig1. 5
- = l’équivalent calorifique du travail de compression isothermique de l’air, vy^ = le rendement total de la turbine, vy2 = le rendement total du compresseur par rapport à l’isotherme.
- Le rendement économique y prendra la forme suivante :
- (Qi + Q2 —’
- Le kg envisagé étant formé par a kg d’air, e kg
- dédiabatique. En effet pour dQ = 0, S est constant et une parallèle menée à l'axe des T du point d intersection de St et de Tj id’amont sur Sntm détermine sur cette courbe la température d’a.val ï2. En portant en A 00 (fig. 5) les pressions en’absçisses et les Tt — T2 correspondants en ordonnées on retrouve les courbes de détente AG, DE, FG, HI.
- d’eau, p kg de pétrole nous aurons simplement : Q1 = i iooo p,
- 11000 étant la puissance calorifique du pétrole,
- Q; = ARTL — • a= ao,8aL^-S Pi Pi
- P\ et P-2 éttmt les pressions absolues d’amont et d’aval du compresseur et T étant égal cà 300° absolus.
- Qt + Q2 — Q3 = Qp (T., — T2),
- T., et T2 étant les températures du fluide avant et après la détente et Cp sa chaleur spécifique moyenne entre et T2.
- En admettant une turbine et un compresseur également bien appropriés pour chaque cas nous pouvons poser :
- rH - " 0,60 = const, vy2 = 0,80 = CODSt.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 267
- La courbe AB de la fîg. 5 nous donne les
- valeurs de ÀRTLen fonction de m, il suffit de P2 1
- multiplier ses ordonnées par le facteur a pour obtenir Qt dans chaque cas.
- Pour une température d’amont donnée, a et p sont constants, donc sera constant le long des courbes de détente AC, DE, FG, IIJ ; le terme Q,( sera une fraction constante des ordonnées de la courbe AB ; Qi -j- Q2 — Q3 s’obtienckra par le procédé précédemment décrit à l’aicle des courbes représentées à droite sur la fîg. 5.
- Il est donc très simple d’établir la valeur du rendement économique en chaque point d’une courbe de détente. Ainsi, par exemple, pour le point M de la courbe AC, la distance A/P donne l’énergie théoriquement disponible à la sortie des tuyères de la turbine. Celle-ci multipliée par le rendement de la turbine représentera l’énergie effectivement disponible. La distance X 15 multipliée par a et divisée par le rendement du compresseur, représente l’énergie absorbée par ce dernier. En retranchant celle-ci de l’énergie disponible sur l’arbre de la turbine et en divisant le tout par les calories introduites sous forme de pétrole, nous aurons le rendement économique de la machine au point M :
- 258,06 — o,g46 —4-
- p= --------------—— = 18 °/0 environ
- 589
- c’est-à-dire le rendement pour une température à l’échappement d’environ 920° C, et une pression initiale de 15 kg.
- En reliant entre eux les points de ces courbes de détente qui ont un rendement à cote ronde, nous avons pu tracer les courbes d’égal rendement économique comme elles sont représentées sur la fig. 5.
- Les points du plan pT situés au-dessus de la courbe 14°/0 correspondent à une consommation inférieure à 400 gr. par cheval heure effectif.
- La région GTC est donc seule intéressante.
- En admettant 0,6 au lieu de 0,8 pour coefficient de rendement du compresseur la courbe correspondant précédemment à 14 °/0 de rendement vient en TUV (fig. 5).
- La surface que ces courbes d’égal rendement déterminent dans l’espace confirme le fait reconnu dans nos essais qu’il y a grand intérêt à employer de hautes pressions et de hautes températures.
- ACCUMULATEURS
- Élément galvanique Schœnmehl.—pat. amer. 764-826, novembre 1900, publiée en juillet 1904.
- La construction de cet élément a pourbut d’éviter la difficulté que l’on rencontre pour éloigner l’oxyde de cuivre épuisé qui deyient plus ou moins dur et doit être fréquemment enlevé du récipient. Le couvercle en tôle b du récipient a (fîg. 1) supporte une tige s conductrice, tenue par
- v m
- des écrous m isolés par des rondelles o et portant la borne de prise de courant p. Cette tige sert de support à la corbeille contenant l’électrode positive x. A la partie inférieure de la tige m, est placé un écrou if qui soutient le fond u du récipient perforé en forme de cône w. Ce fond, ainsi que le couvercle, sont recourbés par dessus les parois du récipient ; lorsqu’on veut vider ce dernier, il suffît de desserrer les écrous et de le retourner. L’électrode de zinc est également fixée au couvercle par les tiges e et f. La tige e est enfer et porte les boulons "et les rondelles isolantes A. La tige /'est un conducteur en laiton et porte les écrous i, les rondelles isolantes j et la borne k servant de prix de courant.
- Élément galvanique Schœnmehl. — pat. amer. 764-827 juillet. 1901, publiée en juillet 1904.
- Pour permettre une bonne utilisation du dépolarisant, non seulement on lui donne des épaisseurs différentes, mais encore on le dispose de façon à permettre le libre accès de l’électrolyte sur ses deuxfaces. Les parois intérieure et extérieure delà corbeille sont toutes deuxinclinées, de telle manière que l’oxyde de cuivre utilisé tombe facilement lorsqu’on retourne le récipient. Dans ce but, on introduit dans la corbeille en forme de cône évasé vers le haut, un second cône évasé
- A. B.
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- I/ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- vers le bas ffîg. 2). L’électrode de zinc est cylindrique et est maintenue par les fils Ce portant
- des rondelles isolantes D, des écrous E et la borne G.
- Accumulateur G, Apple. — pat. amer. 759 -o58 juin 1901, publiée en mai 1904.
- Il est avantageux d’éviter toutes les connexions afin d’obtenir une f. e. m. élevée, et de ne pas employer de récipients isolants, pour obtenir une forte capacité pour un petit espace et un faible poids.
- Le récipient extérieur, fait en alliage employé
- pour les électrodes, (par exemple du plomb anti-monié) est séparé en deux parties A et Af par une cloison a en même métal (fîg. 4). Ces deux parties reçoivent les éléments B et B1, constitués également par le même alliage et dans lesquels sont placées les électrodes C et CL Les éléments B
- et B' peuvent encore (fîg. 5) recevoir des éléments B2 et B3 dont ils sont isolés.
- Les parois extérieures a^ a2 portent des côtes ar> et a6 en saillie vers l’intérieur qui maintiennent entre elles la matière active. Les parois b et b^
- nrj'o su u ir n h 'jüu uü j u j u ] u ü i b i fc u u u m/nu il jLiIiuuij uj u u uu ü’j j jl
- a bs h
- des éléments B et B1 portent intérieurement et extérieurement des côtes b.2 et b3, b- et Z>6 ; les éléments B2 et B3 sont également munis de côtes intérieures et extérieures b7 et b8, b9 et bi0.
- Perpendiculaires à ces côtés sont disposées des côtes c.2 et c.? (fîg. 3) sur les électrodes centrales C et C qui portent les bornes r, et c~. Au fond des logements A et A' est placé un isolateur F (fîg. 3 et 6) creusé vers le haut pour recevoir les
- mm
- éléments B et B' et portant à chaque extrémité des bandes isolantes perpendiculaires fet f qui séparent l’élément intérieur des parois extérieures. L’accumulateur est particulièrement destiné à l’automobile où les connexions soudées ou rapportées se rompent fréquemment : il donne 4 ou 8 volts suivant que l’on emploie l’un ou l’autre des dispositifs décrits.
- Dispositif d’élément. — Obid Duntley. Pat" am, 764282, février 1904.
- Ce dispositif permet le nettoyage et le lavage de l’élément sans que l’on soit forcé de le sortir de la batterie. L’élément 1 dig. 8i porte au fond les supports 2 et 3 pour les plaques, etuneouver-
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- tare 4 (fig. 7i fermée au moyen de deux disques parallèles dont les bords voisins portent une gorge destinée à recevoir une bague de fermeture
- il"
- f
- une coupe suivant la ligne .r3 de la fig. 12, et la fîg. 15 une coupe agrandie.
- 1 est le récipient extérieur en bois avec couvercle 2, à ce couvercle est fixé un récipient intérieur 3 tenu éloigné de la caisse extérieure sur les côtés et sur le fond par des bandes 4. Le récipient i ntérieur est entouré presque jusqu’en haut par une paroi épaisse constituée par une bande 4 et une matière diélectrique 5 (par exemple de la poix ou du suif). L’espace 6 entre les caisses est ainsi à l’abri de tout accès d’acide. Le récipient intérieur 3 est divisé en chambres par des cloi-
- Fig. 7, 8, 9, 10, 11
- 6 en caoutchouc. Dans les éléments complètement fermés, le couvercle, ainsi que le fond, sont munis du même dispositif.
- Améliorations aux accumulateurs. — Electric Boa G1’ pat'. Angls', 27044 — Déc. i9o3.
- L’invention se rapporte principalement aux batteries destinées aux bateaux sous-marins, et a pour but d’isoler les éléments et la batterie totale,
- o o
- 9 (X
- Fig. 12 et 13
- d’empêcher les projections d’acide et d’employer pour l’électrode lourde un support tel que l’on puisse utiliser des récipients en matière fragile. La fig. 12 donne une vue en plan, la fig. 13 une ooupe suivant une ligne .r2 de la fig. 12, la fig. 14
- Fig. 14 Fig. 15
- sons 7 et 8. Les cloisons 7 vont jusqu’au couvercle qu’elles supportent : les parois transversales 8 portent à leur partie supérieure des bandes 10 en matière isolante. Les éléments qui, à gauche de la fig. 1.4 sont représentés vides, reçoivent les récipients 11 en verre : les électrodes lourdes 12 ne reposent pas sur eux, mais sur les bandes 10. Les connexions 13 sont rendues inattaquables à l’acide par l’emploi d’un mélange diélectrique adhérent. Une extrémité du récipient porte une ouverture d’entrée d’air 14, et l’autre un trou pour la sortie de l’air. Il en est de même de l’espace intermédiaire qui porte les trous 16 et 17 : les gaz sont ainsi forcément évacués. Le récipient intérieur 3 peut être constitué de plusieurs parties. Dans ce cas leurs connexions sont couvertes du mélange diélectrique dont il a été question.
- Éléments galvaniques et accumulateurs. Élément galvanique Schœnmehl. — pat. amer. 757-355 novembre 99, publiée en avril 1904*
- Dans les éléments à oxyde de cuivre, le dépolarisant reste en haut et la solution s’appauvrit tellement vers le bas que la matière n’est pas active en totalité. Pour l’éviter, on peut incliner au moins l’une des parois. L’électrode de zinc porte des fentes et est placée dans un vase poreux présentant au passage du courant, entre les deux électrodes, une résistance grâce à laquelle l’épui-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- sement de l’élément n’est pas rapide. L’oxyde de cuivre est placé contre la paroi du récipient et est maintenu par un cylindre perforé, très légèrement évasé vers le bas. L’épaisseur de la couche d’oxyde de cuivre diminue ainsi vers le bas.
- R. Y.
- ~ TRACTION
- Etablissement du fil de trôlet dans les courbes décrites par les voies de tramways à prise de courant aérienne à roulette. — Wahle. — Electro-technische Zeitschrift, ier septembre.
- Dans les tramways électriques à prise de courant aérienne, le fil, dans les lignes droites, est placé à l’aplomb du milieu de la voie et sa projection coïncide avec l’axe de celle-ci. Dans les courbes, la voie décrit une circonférence tandis que le fil, ou sa projection horizontale, forment un polygone à côtés droits et à angles légèrement arrondis dont les sommets sont déterminés par la position et la distance des points d’appui. Les lois que l’on doit suivre pour l’établissement de ces derniers n’ont jamais été nettementformulées et vont faire l’objet de cette étude.
- Dans les tramways urbains, on a généralement affaire à des courbes dont le rayon descend jusqu’à 15 mètres, et même quelquefois au-dessous.
- L’écartement entre les points d’appui s’abaisse jusqu’à 2 ou 3 mètres pour de fortes courbures ; il est indiqué, pour les arcs de différents rayons, par des tableaux établis une fois pour toutes. Ces tableaux sont basés sur la condition que la flèche de la courbe moyenne des deux rails entre deux points d’appui ne dépasse pas une certaine valeur. De la fig. 1 on tire alors l’équation :
- ' Qy=A(2R-A)
- Comme la longueur des rails est au moins deux mètres, le rayon 15 mètres, la flèche inférieure à 0,25 mètres et que la longueur de la corde n’a pas besoin d’ètre connue à moins de 10 centimètres près, le 2e membre sous le radical peut être négligé et il vient :
- s — \ 8àR (1)
- Cette formule permet de dresser le tableau usuel suivant :
- TABLEAU
- Rm s,„
- h — o,o5 0,1 o,i5 0,2 0,25
- i5 2,5 3,4 4,2 4,9 5,4
- 20 2,8 4,o 4,9 5,6 6,3
- 3o 3,4 4,9 6,0 6,9 7,7
- 4o 4 5,6 6,9 8,0 8,9
- 5o 4,5 6,3 7,7 9,o 10,0
- 6o 4;9 6,9 8,4 9,8 io,9
- 7° 5,3 7)4 9,i 10,6 11,8
- 8o 5,7 8,o 9,8 11,4 12,6
- 7° 6,o 8,5 10,4 12,0 i3,4
- IOO 6,4 8,5 io,9 12,7 14,1
- i5o 5)7 11 i3,4 i5,5 17,3
- 200 8,9 12,7 i5,5 17Y 20,0
- 200 10,0 i4,i 17,3 20,0 22,3
- 3oo io,9 i5,5 i9,o 21,9 24,4
- 35o 11,8 16,7 20,4 23,6 26,4
- 4oo 12,6 17,6 21,8 25,3 28,2
- M ais des tableaux de ce genre ne donnent que des résultats approximatifs et conduisent souvent à des dispositions de fil où la roulette déraille : il est donc nécessaire de donner une solution rationnelle reposant sur une étude plus exacte.
- La fig. 2 représente, à une échelle déformée, une projection du fil sur la voie de roulement. On voit que, dans les parties droites, la roulette est bien à cheval sur le fil, mais que, dans les courbes, elle fait un angle avec lui et déraille dès que cet angle devient trop considérable. Si l’on connaît cet angle j3, on peut calculer facilement la flèche h pour laquelle il atteint sa valeur maxima : h = T sin /3
- Or, comme généralement les valeurs de 3 sont petites,
- h = T/3
- s = 2 v 2RA — h2
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- en désignant par T la projection de la perche de trôlet, comptée jusqu’à l’axe de la roulette. Dans la suite, nous appellerons cette projection « image de la perche ».
- Pour un modèle de voiture déterminé, l’image de la perche est constante tant que le fil est parallèle à la voie : certaines conditions pratiques d’exploitation déterminent sa longueur qui est généralement égale à la demi-longueur de la voiture moins une vingtaine de centimètres. Si l’on compte 25 centimètres par place assise et 1,20m. pour la plateforme, les valeurs de T sont les suivantes :
- Pour une voiture à 16 places assises
- 20 —
- 28 —
- 16
- 4
- 20
- T
- -j- 1,2 — 0,2 = 3 mètres = 1,2 — 0,2 = 3,5 —
- 0,2 = 4,5 —
- Nous supposerons que la pour jS soit
- /3 = 5°.
- soit, rapporté à l’arc
- arc /3 = 0,1873 sin /3 = 0,0871. De
- h — T/3
- valeur
- maxima
- on tire, pour une voiture de
- 16 places assises h = 0,087. 3 — 0,26 mètres 20 — h = 0,087. 3,5 = o,3 —
- 28 — h = 0,087. 4,5 = o,39 —
- Si l’on calcule au moyen de l’équation 1 la longueur de corde pour différents rayons de courbure, on obtient, d’après le type de la voiture, différentes valeurs correspondantes au tableau suivant établi pour des voitures de 16, 20 et 28 places assises.
- TABLEAU
- R»* S/H
- 16 20 28
- 5o 10,1 10,9 12,5
- 60 i,,i 12,0 13,7
- 70 12,0 12,9 x4,9
- 80 22,8 i3,8 i5,8
- 9o i3,6 14,7 16,7
- 100 14,4 15,5
- I2Ô 16,0 17,3 19,7
- i5o 17,6 i8,9 21,6
- Les valeurs de la corde sont des valeurs limites supérieures que l’on ne doit pas dépasser.
- Dans la suite, pour ne pas avoir à faire le calcul pour différents types de voitures, nous supposerons toujours qu’il s’agit de voitures à 20 places assises pour lesquelles T = 3,5.
- L’équation 1 n’est valable qu’au-dessous d’une certaine valeur limite du rayon. Soit BB1 l’arc décrit avec le rayon moyen de courbure des rails. Inscrivons un polygone dont le côté est égal à l’image de la perche T. Soit /30 l’angle de la roulette et du fil (fig. 3). Si l’on abaisse du centre du
- cercle la perpendiculaire OM sur CD et si l’on mène en C la tangente xy au cercle, on a
- T
- GM = -2
- MOD = /3
- Comme CE est perpendiculaire sur OD et CD sur OM,
- T
- - = R sin &
- 2
- T
- - «A
- (le signe > signifie « approximativement égal »).
- JT 2 !%
- R:
- Dans notre cas
- R:
- 3,5
- 2.0,087 R ï 20 mètres
- Dans les conditions que nous avons admises, la formule est valable jusqu’à cette valeur, mais en réalité la roulette déraille bien auparavant. Si l’on prolonge CD au-delà de C vers z et que Ton
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- mène en C la tangente xy au cercle on a
- :GF=3,V
- Supposons que la fîg\ 3 représente l’instant où la voiture se trouve en D et marche dans le sens indiqué par la llèche. Un instant auparavant elle elle était en D' et la roulette en C' ; l’angle d’inclinaison était ^'C'F et tendait vers un maximum égal à 3(30 : un instant plus tard la voiture est en D", l’angle est D"C"E et son maximum est /3. Dans le cas présent, comme la dernière valeur seule est admissible, la roulette aurait déraillé bien avant que la voiture soit arrivée en D. L’exemple montre d’une façon tout à fait générale que l’on doit toujours avoir la condition
- sCF^/3.
- L’expression générale de cette condition peut être tirée de la fig. 4.
- J3 = x ~h xi
- 2R
- T
- ~ 2K
- V- T
- ' 2 R.
- s = 2/3R — T (2)
- Les longueurs de corde calculées au moyen de la formule il) ou de la formule (2) sont tout à fait différentes, comme le montre le tableau suivant, établi par
- /3 = 5o T = 3,5 mètres .
- Pour ces valeurs, les équations sont
- s = 1,55 v R (a)
- s = o,i^4R — 3,5 (b)
- TABLEAU
- (a) (b)
- R S h /3 S h /3
- 4o 9,8 0,166 3,4 0,037
- 5o io,9 0,144 5,2 0,067
- 60 12,0 0,129 G9 o,o99
- 70 12,9 1 O,117 8,6 0,123 i
- 80 13,8 0,108 io,4 0.169 f
- 9o *4,7 o,3o 0, ] 01 12,1 0,203 0,007
- 100 j ü ,5 o,o95 13,1 0,214 1
- 116 16,6 0,086 16,6 0,296 \
- 15o i8,9 0,075 22,6 0,425
- 200 21,9 . o,o63 31,3 0,621 ’ 1
- Pour calculer les longueurs de corde pour un rayon donné, il faut prendre la plus petite des deux valeurs trouvées au moyen des deux formules ; dans le cas présent, il faut prendre, pour les rayons inférieurs à 116 mètres, la formule b, et pour les rayons supérieurs à 116 mètres la formule a. 11 n’existe qu’un rayon pour lequel les deux formules conduisent à la même longueur de corde. Ce rayon est déterminé en égalant les équations 1 et 2 de la façon suivante :
- 2(3R — T = y 8 R h 4/32R2 _ 4/?TR + T2 — 8Rh /3T ^ h
- R = <6 h + v 36 42 — 4 /s* T2
- 4 p“
- /32 T2 ^ 42
- 2,9i4 h 2,9i4 T
- R= — 1 <2“>
- Dans le cas présent R = 116 mètres.
- On voit bien d’après nos formules que le système généralement employé, qui consiste à placer les isolateurs à l’aplomb du milieu de la voie est extrêmement défavorable ; il est, de plus, laid et coûteux.
- Si l’on pose s = 0, il vient
- , T
- A) = ^ sin
- La signification géométrique de cette formule est donnée par la fig. 5.
- Si l’on dessine à une échelle quelconque l’arc de la plus forte courbure que présente la voie étudiée, et si l’on porte du point P deux cordes
- PG = PD=T,
- l’angle que fait la roulette avec la tangente à l’arc lorsque la voiture se trouve au point C est
- x P G = p0
- (a)
- (b)
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- 273
- On a
- 2PF = ;3 > /30
- Dans le cas présent, pour un petit are de 15 mètres
- £ > ^4 ^ 60 <°’
- 2. i5
- Si Ton détermine pour cet arc, la plus petite longueur de corde à employer, on trouve le plus petit rayon admissible pour un dispositif de prise de courant donné.
- D’après nos hypothèses, on a, pour une corde minima de 2 m 50.
- 2,5 —I— 3,5
- R =------ 0 '—^ 35 métrés
- 2.0,087
- On peut de même calculer la plus petite incli-
- 1 / /
- 1 / /
- naison ou la plus grande longueur de l'image de la perche
- Ce dispositif permet d’en tirer le meilleur parti et, d’après nos hypothèses, la position la plus avantageuse théoriquement pour l’image de la perche est donnée par AD2 (fig. 6) où en réalité le cercle mené par D2 représente le cercle ayant pour rayon le rayon moyen de courbure de rails, tandis que les sommets du fil sont à une certaine distance de ce cercle.
- On en déduit
- ^ — R sin/3 ^ R/3 (3)
- Si Ton admet pour la plus petite longueu r admissible de corde la longueur de 2 m 50, on a
- R — - = ï4)3 5 i5 mètres
- 2,3 2.0,087 ’
- On peut, avec ce dispositif « excentrique » décrire des courbes de 15 mètres de rayon, tandis qu’avec le système précédent la limite est R = 35m.
- Les isolateurs sont placés à une distance D2o — Ao = R^ — R où R désigne le rayon moyen de la courbe des rails, R le rayon de la courbe sur laquelle sont placés les sommets.
- R,
- y R2 + T2
- ou approximativement
- R^ = R T2
- r^-r = ^r =
- R1 — R = —
- T2
- 2R
- rp2
- 2 VR2I - T2
- T2
- 2 R,
- T2
- R"j
- Pour l’exemple choisi, on a 3,52
- Ri — R
- 2.l5 —
- 3,52
- i5
- 0,4-2™.
- (4)
- Lorsque le rayon croît, la longueur de corde croît aussi. Le cas limite est représenté par la fig. 7 ; dans ce cas, la projection de l'image de la perche est égale à la demi-longueur de corde
- R' = sib
- T
- ?
- Pour R — 15 et s = 2,5 il vient
- P
- 1+ T
- 2R
- 11",5
- Pour R = 15 mètres p = 5° on trouverait
- T = 2R/3 — s = o,î 1 mètres
- Donc, pour des arcs de 15 mètres décomposés en corde de 2m 50 avec une roulette permettant une inclinaison de 5°, il ne serait possible de marcher qu’avec une perche de contact telle que son image n’ait que 11 centimètres.
- On arrive à des résultats bien meilleurs en disposant les sommets du polygone formé par le fil de telle sorte que leur projection tombe en dehors du milieu de la voie. Le montage est plus difficile mais les longueurs de corde auxquelles on arrive avec ce système sont beaucoup plus considérables et en justifient l’étude.
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- N° 46.
- II
- Dans la fîg. 6, R R1 représente un arc décrit avec le rayon moyen des rails. Supposons que le fil soit placé de telle façon que Y image de la perche soit
- plus grande que la-longueur de corde.
- A D = T > -2
- La voiture se trouve en D et la roulette en A. L’angle d’inclinaison de la roulette sur le ûl atteint, avant d’avoir dépassé A, la valeur maxima
- z A C et après avoir'dépassé A, la valeur D A G.
- Ces deux valeurs sont différentes et l’on peut les égaliser en faisant tourner D autour du point A (AD = T) jusqu’à ce qu’il vienne en D2 hors du cercle ; l’égalisation des deux valeurs est aussi parfaite que possible lorsque la droite AD2 est tangente au cercle. Si l’on admet que la voiture se déplace sur un cercle concentrique passant par D2 et que la roulette permette une inclinaison A
- égale à D2AG, il n’y a aucune position de la voiture pour laquelle cette inclinaison soit dépassée.
- i '_________?
- Î331- 3Z
- Dans l’exemple choisi IQ = 40 mètres.
- Si le rayon croît encore, il faut établir une nouvelle relation (üg. 8).
- L’image de la perche (lorsque la roulette est au sommet) ne doit plus être tangente parce que, quand la voiture est au sommet G de la courbe, il se produit une inclinaison en tous cas supérieure à fi. La condition à remplir (lig. 9) est
- /\ /X
- GLHr: jAC = (3, ou
- AB = GL = T
- et zA est le prolongement de l’image AB au delà de A.
- De plus on a :
- GO = R, , AO = R
- A A /X
- B A o = f yAB = xAz = ÿ où x, perpendiculaire à AO, est la tangente au point A.
- Dans le triangle BAO on a :
- IV = R2 -)- T2 — 2RT cos <p ï = 9° — ?
- et, comme sin ? > <p,
- R, = V R2 + (T2 - 2m»
- oximati veinent
- Ri
- IL
- R +
- T2 — RT? ÏR
- T2
- R = SÏR-T*’
- MOA =xAC = «.
- Comme MA est perpendiculaire à 0M et xA perpendiculaire à OA,
- f> = /3 — a
- T/3 '—. T sin ,<3 = GH ~ h
- Ri - R = ^ - 4 + T« (5)
- De plus
- h = R(-R + KH
- Kl I = R — R COS a
- D • 2 2« , D a‘2 = R sin2 — — R —
- 2 2
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 2r» tr /O
- R = h-------R*2
- (6)
- En rassemblant (5) et (6)
- rp2
- — — h 4- Ta = h — - Ra2 2R 2
- Ra2 ~j- 2 Ta -f- — — 4A = O
- R
- “ = k(-t + V/t2-r.(^ =
- a = ^ (— T + 2 ylÛ)
- J existe une valeur pour laepielle elle s’annule. Cette valeur peut être calculée au moyen de l’équation (10).
- 4 h
- °=£0”-î
- 42R2 AR T2 , _
- 4P- + T + fë =
- ' ^2 Ra -3hR +J=°
- £ -- R sin « , s ^ 2R« 2 (?)
- s = 2 (— T + 2 y RT)i) (8)
- s = 2 (— T + 2 y/RÂ) (9)
- Ri - R = ^ (v RÂ - ^ - h
- Les équations 9 et 10 permettent de déduire s et (R^ — R) des grandeurs T, h et R dont la première est donnée, et la seconde peut être déduite de l’égalité h = T/3 : R, rayon de la courbe sur laquelle sont placés les sommets est inconnu, car le rayon RH seul est donné. Pour de faibles rayons, comme R^ — 15 mètres, le résultat de l’équation 10 est très peu modifié si l’on y introduit R^ au lieu de R. L’erreur ue dépasse pas 2 centimètres, ce qui est très admissible en première approximation, surtout étant donné que le montage ne peut pas être fait avec une exactitude absolue.
- En introduisant dans l’équation (9) la valeur de R ainsi calculée, on obtient exactement la valeur delà corde. En règle générale, pour des rayons de 40 à 50 mètres, on obtient des valeurs suffisamment exactes en introduisant simplement Rr
- Si l’on veut obtenir exactement RH — R, on peut introduire à nouveau dans l’équation (10) la valeur de R obtenue comme il a été dit. On pourrait trouver des relations contenant directement R0 mais, pour en tirer des formules pratiques, il faudrait faire des approximations qui rendraient le résultat moins exact que par la méthode précédente. Lorsque le rayon croît,' la distance R4 — R des isolateurs diminue, et il
- R = U'.5 + v'S
- 2,9i4 T
- (2 a)
- De même que précédemment, on trouve, pour notre exemple,
- R = 116 //i = R^
- Pour des valeurs plus grandes du rayon, R., — R devient négatif, c’est-à-dire que les isolateurs doivent être placés en dehors du milieu de la voie. Les équations (0) (8) (9) (10) prennent une forme différente.
- III
- Dans ce qui précède, nous avons pris comme valeur de l’angle d’inclinaison le chiffre de 5° pour rendre les résultats plus nets. En pratique, on prend souvent des valeurs plus fortes, comprises entre 6° et 12°.
- Nous allons examiner les circonstances qui influent sur la valeur admissible de cet angle.
- La fig. 10 représente le dispositif habituel de prise de courant bien connu. Lorsque la roulette est à cheval sur le fil, le contact se produit en un point ou le long d’un petit arc de cercle ; lorsque la roulette est inclinée sur le fil, il peut se produire un contact en un ou deux autres points. Supposons (fig. 11) qu’en outre du contact a il y ait deux autres points de contact «et/3 et que le déplacement se fasse dans le sens de la flèche horizontale, la roulette étant appuyée contre le
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- N° 46.
- fil avec une force P = 6 kgs. Si le frottement en « et /3 est plus faible qu’en a, la roulette tourne toujours et il se produit en « et tî un glissement nuisiblë pour le fil et pour la roulette. Si, au contraire le frottement en « et fi est supérieur à celui en a, la roulette glisse sans tourner.
- Si l’on suppose le point « fixe, et le centre de la roulette sollicité par une force dirigée dans le
- fU
- a^ÿi
- Fig. 11 et 12
- On peut choisir empiriquement ce rayon en dessinant la position du fil sur la roulette avec l’inclinaison maxima permise et en occupant les deux surfaces par une série de plans horizontaux. Chacun de ces plans coupe le fil suivant deux droites et la roulette suivant deux courbes : il ne doit exister entre ces lignes ni intersection ni contact.
- Les inégalités et les éclissages de la voie impriment à la voiture des chocs qui se transmettent à la roulette et que doivent amortir les ressorts d’appui de la perche. Plus le moment d’inertie de la roulette est considérable, et plus doit être
- 50
- •d
- m
- i
- Fig. 13
- Fig. 14
- Fig. 15
- sens du mouvement de la voiture (fig. 11), la résistance au point /3 tend à éloigner la roulette du fil et la résistance au point B tend à l’en rapprocher. Tant que ces deux forces s’équilibrent, la roulette glisse. Si la résistance en $ augmente, la roulette déraille : cela peut se produire au droit d’un isolateur où l’épaisseur du fil est augmentée de celle du support (fig. 12).
- Si l’on considère les conditions les plus favorables à la transmission du courant, il semble que le contact entre la gorge intérieure de la roulette et le fil doive être aussi complet que possible (fig. 13). Mais cela 11’est pas admissible, car, par exemple, les points a et P de la roulette, placés sur des circonférences de rayons différents ont des vitesses relatives inégales par rapport au fil : une telle roulette 11e permettrait d’ailleurs aucune inclinaison.
- En donnant à la roulette un profil rectangulaire (fig. 14), on éviterait cet inconvénient, mais alors le fil frotterait continuellement contre un bord. Il faut donc donner à la gorge une forme convexe telle que le rayon de courbure dans l’arc de symétrie de la roulette soit supérieur au rayon du fil : d’autre part, il faut que ce rayon de courbure soit assez petit pour qu’il ne se produise pas de [frottements nuisibles lorsque la roulette est inclinée.
- forte la pression qui l’applique contre le fil : la profondeur de la gorge doit être telle que la roulette ne puisse pas dérailler sous l’effet des chocs de la voiture.
- D’après les considérations qui précèdent, il est possible de déterminer quel angle d’inclinaison on peut admettre et quelle forme il faut donner à la roulette.
- Le plus petit rayon de courbure que l’on rencontre dans les tramways urbains est R = 15 m.
- Comme les croisements des rues sont la plupart du temps rectangulaires, ou a à considérer un demi cercle décrit avec ce rayon. Si l’on place les isolateurs aux points où la courbe se raccorde aux lignes droites, la flèche de l’arc est :
- hz= R ^1— -^4m4<G
- ce qui est inadmissible, puisque cette valeur dépasse la valeur de l’image de la perche. Même des valeurs de A presque égales à T, pour lesquelles par conséquent l’image de la perche serait à peu près normale à l’arc, sont inadmissibles, car la roulette déraillerait.
- On peut se proposer d’intercaler 3 points d’appui, pour lesquels
- çp
- = zr sin ~ = 11,48
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- 277
- ou 4 points, pour lesquels
- S; =-7,5
- et il s'agit de déterminer dans les deux cas les angles d’inclinaison et de voir si Ton arrive à des grandeurs de roulette admissibles. Pour calculer l’angle /3, on s’appuie sur les équations (8), (9) et
- 1,10b
- Ces dernières contiennent les grandeurs R et h sous une forme peu commode pour les calculs, et doivent être transformées.
- De l’équation (9) on tire
- Si Ton introduit cette valeur dans l’équation i5), ainsi que la valeur tirée de l’équation (7) :
- s
- a ?
- 2r
- il vient
- T24è
- T s 4 h
- 4A
- 8T2
- A2 — 4^2 -(-8 - — 4rT,/i
- 4è2 ^ - i) — 4Rth 4-5 = 0
- Si, clans l’expression entre parenthèses, on remplace z par sa valeur primitive et que Ton réduise au môme dénominateur, on obtient
- Ts — — 4R4 + 5 = 0.
- Désignons par z' l’expression entre parenthèses dans cette équation,
- ______ S2
- 2
- il vient :
- App roximativement, on a :
- \V-
- Ri
- -IL
- 2R,
- 8RZ
- h 4R, V1 + 4R,2
- où
- En négligeant, dans l’équation il, le deuxième terme de la parenthèse, il vient
- T + ;
- 4R,
- résultat que Ton obtient directement si Ton introduit dans l’équation (9) 1+ au lieu de R.
- Les formules indiquées permettent de calculer les valeurs de >R et p pour 3 et 4 points : nous prendrons comme longueur de corde dans le premier cas s3 = 11 m. üO et, dans le second cas, 6‘= 8 mètres.
- R, = i5 T, = 3,5 $3 = I i ,6o
- + = 1,471
- • - L47i ,
- Sltl /?3 = 135 ~ °’/,2°
- /33 = 240 5o' , 25o
- s,, = 8 h,t = 0,963
- , o,963
- sin/3s = —= <5,275
- /h = i5° 37,4' 160.
- R est donné par la fig. 9
- R =V/<R|-*>* + (+
- R3 = 14,72 R^ — R3 = 0,28 R} = 14,595 R4 — R4 = o,4i
- p3 et /3i seraient les angles pour lesquels se produirait le frottement de la roulette contre le fil. L’angle d’inclinaison admissible doit être plus grand pour éviter ce frottement.
- 11 faut en outre tenir compte de ce que, aux sommets, il n’y a pas que le fil, mais aussi les supports de fil auxquels il est soudé. Le fil a en général un diamètre de 8imn ; avec l/2min de paroi du support et i/2mm de soudure, 011 arrive au total de 10mui. A ce total il faut ajouter 2mm de jeu entre le fil et le point le plus près du rebord. Entre le centre d’inclinaison et ce point, il y a, dans les roulettes ordinaires, une distance de 45mm. Les 2mm de jeu correspondent donc à un angle de
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Il faut de plus tenir compte de la forme bombée de la chaussée et du mouvement de roulis de la voiture.
- L’inclinaison de la voie due à la forme de la chaussée, dépasse rarement 1°. Pour une hauteur de 3m 20, cela donne un écart de :
- 3,2-^-:
- 180
- 55e
- L’amplitude du mouvement de roulis peut être évaluée au maximum à 40mm ce qui, pour une caisse clé 2m 50 de hauteur produit un écart de (fi g. G)
- 4o X 25oo _ 5pnini 2000
- L’écart total dû à l’inclinaison de la voie et au roulis est donc :
- 5o + 55 = io5mm
- Pour plus de sécurité, et pour parer à un défaut de montage de la voie, il faut à peu près doubler ce chiffre et prendre la valeur 200 mm.
- Cela correspond à une inclinaison possible de la voiture de
- 0,2
- P
- 180
- = 30,28
- Avec le jeu, on arrive donc au total de 3,28 -j- 2,55 '—. 5° à 6°
- Par conséquent il faut ajouter ce chiffre aux angles d’inclinaison trouvés théoriquement, d’où
- /%: /V
- 25-f-6 = 3i° 16 + 6 = 220
- Pour construire avec ces angles une roulette ayant le diamètre de profil minimum de 68mm et 20mm de bords, il faut opérer de la façon suivante : (fig. 16 et 17).
- En premier lieu il faut déterminer la largeur de la roulette. Du centre, on décrit avec le plus grand diamètre de profil :
- 68 + 2.20 = io8mm
- un arc] de cercle qui représente la limite extérieure du bord ; on porte sur oy la longueur od égale au plus petit rayon du profil de la roulette augmenté de celui du fil,
- Ici od = - (68 + 8) = 38mm
- et l’on mène la droite dz parallèle à ox qui coupe le cercle en /•.
- On porte sur l’axe de y
- • og = dr
- et l’on mène gb parallèle à ox.
- On trace oc faisant avec oy l’angle d’inclinaison calculé et, à la distance de 5mm, on mène qw parallèle à oc.
- Le point b d’intersection entre qw et gb est un point de la projection dn cercle dn bord.
- T~-~
- Fig-, 16
- Fig. 17
- Pour trouver la largeur totale de la roulette, on porte adroite et à gauche les 2mm d’épaisseur des bords et l’on obtient ainsi, dans le cas d’inclinaison de 31° et 22°, des largeurs de 62 et 46mm.
- Le rayon du bord donne immédiatement le point c.
- IY
- Nous ne pouvons pas terminer cette étude sans mentionner le trolet désaxé système Diekinson qui permet à la roulette de tourner autour d’un axe 4 vertical et de rester toujours à cheval sur le fil. Ce système qui théoriquement résoud d’une façon parfaite la question de la prise de courant aérienne, a présenté, tout au moins sous sa forme primitive, un certain nombre d’inconvénients, et son fqnctionnement n’a pas été très bon. Actuellement, il a été l’objet de plusieurs modifications et perfectionnements et semble, dans les essais auxquels il est soumis sur plusieurs lignes de tramways, donner de bons résultats.
- O. A.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur l’énergie dissipée dans le fer par hystérésis aux fréquences élevées. — Note de MM. Ch.-Eug. Guye et A. Schidlof.
- « Dans une précédente Note +) présentée par l’un de nous, en collaboration avec M. B. TIerzfeld, nous avions constaté que la puissance consommée dans le fer pouvait être représentée en fonction de la fréquence n par une équation de la forme y = An -(- B ri2 à la condition de n’employer que des fils de très petit diamètre.
- » En outre, ces expériences avaient montré qu’au fur et à mesure que le diamètre est plus petit, le coefficient B diminue, de sorte que pour des fils suffisamment fins (0 cm., 0038) l’équation se réduit à une droite.
- » Les expériences définitives, dont nous communiquons aujourd’hui les résultats, ont été effectuées par la même méthode, à laquelle ont été apportés divers perfectionnements. En particulier, nous avons substitué au fil unique, tendu dans l’axe de chaque bobine, un faisceau de 10 fils, de façon à augmenter unpeul’élévation de température due à l’hystérésis.
- » La sensibilité du galvanomètre a pu être diminuée, ce qui a rendu inutile toute correction relative à la variation de résistance du fil sous la seule influence de l’aimantation.
- » Résultats. — Le diamètre de chacun des fils composant le faisceau était de 0 cm., 0060. Les expériences ont été effectuées sur trois champs différents et pour des fréquences variant entre 300 et 1200 périodes.
- « Dans toutes ces expériences, les courbes expérimentales se sont confondues avec des droites dans la limite des erreurs de la méthode. Les tableaux suivants montrent avec quelle approximation cette loi linéaire est vérifiée expérimentalement.
- » Dans ces tableaux n représente la fréquence ; § la déviation du galvanomètre ; II le champ magnétisant efficace ; s l’écart sur la valeur moyenne. La sensibilité dans la dernière série (*)
- (*) Comptes rendus, 20 avril 1903. '
- était 1,28 fois plus grande que dans les précé-
- dente s. n. 5
- n ‘
- 1200 0,32451 + 0,00132
- 1100 0,32105 0,002I4
- ioo8,3 898,1 o,3234i -f- 0,00022
- 0,32080 — 0,00239 |
- 800 0,31875 — 0,00444 1
- 700 o,32o46 — 0,00273 1
- 611,1 0.32488 -{-0,00163 1
- 5oo 0,32200 0,32842 — 0,00119
- 4oo -f- 0,00023
- 3oo 0,32767 + o,oo438
- o,2563i 0,25649 + 0,00028
- 1io8,3 -f- 0,00046
- 1000 0,26662 + o,ooo4g
- 9OI>7 793>3 0,26569 —o,ooo34 !
- 0,25347 —o,oo256 (
- 704,2 o,25858 —j— 0,00266 /
- 599,2 o,25536 — 0,00067 1
- 5o3,3 402,8 o,2538i — 0,00222
- o,25883 -f- 0,00280
- 3oi ,4 0,26627 — 0,00076
- 1200 0,08776 -j-o,ooo58 \
- i102,5 0,08755 +o,ooo38
- 1016,7 o,o86i3 —o,ooio4 i
- 900 0,08708 — 0,00009 |
- 800 0,08996 + 0,00279 (
- 700 0,08744 0,08730 + 0,00027 (
- 600 + o,oooi3 I — o,ooo4o
- 5oo 0,08766
- 402,1 o,o863i — 0,00086
- 298,2 0,o845g — 0,00257 1
- » L’écart moyen de chaque mesure
- H = 56,6
- H = 18,84
- 9)42
- moyenne est d’environ 0, 8 pour 100. En outre, comme le montrent les tableaux précédents, le nombre des écarts positifs est sensiblement égal à celui des écarts négatifs.
- » Ces expériences confirment, avec une approximation plus grande, les résultats précédemment obtenus; l’énergie consommée par cycle est, dans ces limites de fréquence, indépendante de la vitesse avec laquelle le cycle d’aimantation est parcouru. »
- Sur la déperdition de l’électricité dans l’air au voisinage des sources thermales. —Note de M. A. B. Chauveau, présentée parM. Mascart.
- « Au cours d’un voyage dans les Pyrénées, j’ai pu exécuter, avec l’appareil portatif de MM. Elster
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- et Geitel dont j’ai fait précédemment usage à la Tour Eiffel pi, de nombreuses mesures de déperditions, aussi variées que possible, et qui seront publiées ultérieurement dans tous leurs détails. Parmi ces mesures, quelques-unes ont été faites au voisinage immédiat des sources qui alimentent les Thermes de Cauterets; elles m’ontdonné, sur l’influence de ce voisinage, des résultats très nets qu’il peut être intéressant de rapprocher des recherches récentes de MAL P. Curie et A. La-borde sur la radioactivité des gaz extraits de diverses sources thermales (2).
- » Sur les conseils de M. Mécéra, directeur de l’exploitation des établissements de Cauterets, à l’obligeance duquel je dois d’avoir eu toutes les facilités désirables pour l’exécution de mes expériences, j’ai trouvé des conditions particulièrement favorables en étudiant la source dite de César, qui est d’ailleurs une des plus anciennes et des plus réputées de la région.
- » Les eaux de cette source sont recueillies, à leur sortie du griffon, dans un grand réservoir en béton recouvert par une galerie voûtée d’une quinzaine de mètres de longueur. Ce réservoirest complètement fermé ; mais, sur sa partie supérieure, se trouvent des dalles mobiles, percées elles-mêmes de regards étroits. Ces regards suffisent pour que l’air de là galerie soit bien imprégné de toute émanation venue du liquide ; ils sont insuffisants pour que cet air soit saturé d’humidité. En fait, l’intérieur de la galerie, dont la température dépasse 40°, m’a paru très sec. Cette condition, qui n’est pas réalisée, par exemple, quand on opère dans une salle de bains au voisinage d’une surface d’eau thermale à température élevée, est essentielle au succès de l’expérience : elle
- P) Comptes rendus, 25 juillet et 8 août 1904, pages 277 et 400.
- (a) Comptes rendus, 9 mai 1904, page 1150.
- laisse aux ions leur mobilité que l’abondance de la vapeur d’eau paralyse. La porte de la galerie, ordinairement fermée, s’ouvre sur une salle spacieuse et bien aérée, servant de buvette, et par laquelle on accède à l’extérieur.
- » Cette disposition générale permettait de faire successivement trois déterminations: à l’extérieur, dans la salle de la buvette, dans la galerie du réservoir, et de mettre ainsi bien en relief les anomalies constatées dans cette dernière.
- » J’ai obtenu les résultats suivants en me conformant au mode opératoire indiqué par MM. Elster et Geitel et en employant leur cylindre-abri fermé. L’isolement de l’appareil, fréquemment vérifié, était assez parfait pour supprimer toute correction aux mesures directes ; celles-ci ont été faites alternativement avec des charges positives et négatives. L’altitude du lieu d’observation, situé à flanc de montagne, est voisine de 1100'". Elle est de 150m, environ, supérieure àcellede Cauterets.
- (+) (-)
- A l’air libre 7,8 7,9
- Dans la salle de la buvette. 6,9 . 7,9
- Dans la galerie du réservoir. 24,4 25,7
- » La déperdition observée au voisinage du réservoir est donc trois fois plus grande que la déperdition à l’air libre. En prolongeant l’expérience clans la galerie, on voit, sous l’influence de l’aération produite par la porte restée ouverte, la déperdition diminuer peu à peu, tout en conservant une valeur très forte : après une heure et demie, elle était devenue (-{-) 18,2, (—) 18,1.»
- ERRATUM
- Dans le n° 43, 22 octobre 1904, article A. Witz, page 123, 29e ligne, lire 1.000 m/m
- de diamètre an lieu de 100 m/m-
- SENS. — IMPRIMERIE M1RIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE-
- Le Gérant: A. Boxxet.
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-
-
- Tome XLI.
- Samedi 19 Novembre 1904.
- 11e Année. — N° 47
- O
- 0
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. —• G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. IV10NN1ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- SUR LA THÉORIE DU MOTEUR SÉRIE COMPENSÉ MONOPHASÉ (suite) <>
- Dispersion.
- Comme l’on s’en rend compte par les formules (5, (6, (7, la dispersion magnétique ^définie par le coefficient de dispersion bien connu * = i — augmente le retard du courant Q sur la tension aux bornes U.,, toutes choses égales d’ailleurs.
- En d’autres termes, elle augmente la vitesse critique «0 de la formule (7), vitesse pour laquelle l’angle ? s’annule, et il est du reste évident que l’on devra s’efforcer de la réduire le plus possible comme dans tous les moteurs à courants alternatifs. Nous reviendrons ultérieurement sur son rôle lors de la discussion des diagrammes.
- Influence cle la résistance secondaire r2.
- Pour r2 = oo, l’impédance z2 devient également infinie et l’on à sin-y = 0 d’oii W() = oo ; l’on retombe alors sur les équations du moteur série ordinaire, ce qui était à prévoir puisque dans ce cas I2 = 0.
- Lorsque r.2 varie de I’oo à 0, l’influence compensatrice du circuit secondaire B2 B2 se fait de plus en plus sentir et elle devient maxirna pour r2 = 0. L’on aura donc toujours intérêt à rendre cette résistance r2 la plus petite possible, d’autant plus qu’elle absorbe une partie de
- (1) Dans l’article du lor Octobre 1904, se sont glissées les fautes d’impression suivantes :
- — Formule (a et 5e ligne, lire Mwl(2 au lieu de Mûl^.
- — Formule (6, lire au dénominateur M« au lieu de MQ.
- — Enfin, formule (7, lire au lieu de Qq.
- **
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-
-
- 282
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — NQ 47.
- l’énergie fournie au moteur, tout en étant désavantageuse pour la commutation, comme nous le verrons plus loin.
- Echciuffement du rotor.
- Il ne faut pas oublier que le cuivre du rotor est traversé simultanément par les deux courants Q et I2 et qu’il doit, par suite, avoir une section suffisante pour supporter ce double échauffement ; la perte dans le cuivre du rotor est évidemment dans le cas ordinaire d’un seul enroulement sur le rotor :
- Wr = r2 (1,2 + Ia2)
- ou en fonction de I, seulement:
- ,, r , v-1 2 + M2ü- |
- wrz= r2I,2 |^i -j-—----J .
- La quantité entre crochets est le facteur par lequel on doit multiplier la perte dans le cuivre d’un moteur série ordinaire pour avoir la perte correspondante du moteur série compensé muni du même rotor; il est facile de voir que ce facteur est toujours beaucoup plus grand que l’unité en pratique.
- Par exemple, si r22 est négligeable par rapport à X22û2 et si les fuites magnétiques sont faibles (AI2 — q>2 environ), l’expression de Wr est au synchronisme (w = û) :
- Si l’on prend pour ^ la valeur minima admissible 2 (*) l’on obtient finalement :
- Wr = 4r2b2
- L’accroissement des pertes dans le cuivre rotorique, dû à la présence des balais court-circuités B2B2, est donc loin d’être négligeable.
- Étude géométrique (2)
- En partant des égalités (5 et (6, il est facile d’écrire l’équation du lieu polaire du courant Q en fonction de l’angle f ; en effet l’on en tire les relations:
- U, cos ?
- = ('
- Mm
- /*2w2 M2Q2
- COS y ) I
- U, sin f = ( qQ -j- >,2Ü — A M sin y J q
- (8
- (9
- entre lesquelles il suffit d’éliminer « pour obtenir l’équation demandée.
- Pour opérer cette élimination, multiplions (8 par sin 7, (9 par cos 7 et ajoutons membre à membre ; il vient après simplification :
- ou bien encore : ou posant pour abréger :
- U, (cos ÿ sin y -f- sin f cos y) = [/*, sin y -f- Mm sin y -j- -j- /2Ü) cos y] fi
- U, sin {'f -j- y) = (p -j- Mm sin y) I, (10
- p = r, sin y -f- -fi /2£2) cos y
- (1) Voir Y Eclairage Electrique 1er Octobre 1901, page 10.
- (2) Dans une première lecture l’on peut passer directement au paragraphe intitulé : Etude graphique approchée.
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- De l’égalité (10 tirons la valeur de w et portons-la dans l’égalité (9 :
- U
- -rsin (? + y)—p
- M
- X sin p
- (;X + h
- M sin y
- „ MW. ^I4Sin,_(lî!BlQ(î' + '/>-p
- |Û-------sin y L-----------X -
- M2 sin2 y
- Telle est l’équation cherchée.
- Dans tout ce qui suit, nous supposerons qu’il n’y a qu’un seul enroulement sur le rotor (p = >2) ; l’équation précédente peut alors se mettre sous une forme plus simple en remarquant que :
- ;.2Q = z.2 sin y et
- M2 = >.p.2 (i — o-)
- » M'-Q-
- Si l’on désigne de plus le facteur constant >X X 'X---------;—sin y par q, l’on obtient
- U, sin ? = ?I, - (ç si" <? + v) - Py
- ou encore en développant et en ordonnant :
- X2 sin2 (p -j- y)2 ! Unp sin (p X y) p2b
- X sin p = çL
- (i — XXh ' (i —XX (•! — XX
- h2 [(i — XX? —p2] X hX[2P sin (p —y) — (i — XX sin p] — U,2 sin2 (p -f y)=0
- (ii
- Sous cette dernière forme, l’on voit facilement qu’en remplaçant 1^ cos f par x et É sin y par g- l’on serait amené à une courbe algébrique du 4me degré en x et y.
- L’on peut toutefois, par une construction graphique très simple, connaître pour chaque valeur de l’angle y la valeur correspondante du courant primaire lt: l’équation (11 est du second degré en É et l’on peut, par suite, expliciter cette-variable. »
- J __X ((I — XX sin ? — ‘2P sin {? + y)) 4 /U,,2 ((i - XX sin p — 2p sin (? -f- y))2 , X2 sin2 (p X y)
- 2((i — XX? —X) y 4(,(i — XX? —P
- __ ^ sin p — a" sin (p + y)^ ± y/u^2 ^L
- .2^
- ( i — XX? — p2
- sin p — a" sin (p X “/)/
- 4
- • U,)2 «"'2 sin2 (p X '/)
- (12
- (12'
- avec
- ( i —XX
- Uia'
- (i — XX? —P2
- 2p
- (i — XX? — p2
- v(i — XX?—P2 Ui«"
- Décrivons (fîg. 2) surOA=: —i- etsurOB= —j— des cercles, l’angle AOL étant égal à l’angle 7 0, puis, par le point O menons un rayon vecteur OC tel que l’angle COY = - —COA repré-
- f1) Eu réalité y est très voisin de — et le cercle décrit sur 0B très petit; nous n’avons pus observé ees proportions à dessein sur la figure afin de la rendre plus claire.
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- sente l’angle f pour lequel l’on veut connaître le courant primaire correspondant I(. L’on voit immédiatement sur la figure que le segment DC a pour valeur
- DG = OC — OD
- = ^ sin GAO — sin DBO 2 2
- Uia . U,a" .
- — —— sin p------— sin (p 4- y)
- 2 2
- c’est-à-dire représente, le premier terme du second membre de l’égalité 12'.
- Y
- I
- i
- i
- Reste à construire le radical ; remarquons tout d’abord que le signe -f- convient seul au fonctionnement en moteur, puisque dans ce cas le courant Q a été considéré comme positif. « Prolongeons OB d’une quantité OK telle que
- BK = U
- décrivons un troisième cercle sur OK comme diamètre et prenons le point N d’intersection de ce dernier cercle avec OC; l’on a évidemment :
- DN =: BK sin (p -J- y)
- = U, a'" sin (p-j-y)
- Donc, si l’on rabat DN en DN’ sur la direction BD par une rotation autour du point D et que l’on tire N'C, cette ligne ayant pour expression
- n'g = vdg2-pdn72
- peut servir à la représentation graphique du radical de l’égalité 12'.
- Finalement, par un deuxième rabattement de N'C en GC, sur la direction OC, l’on obtient en I)G = DG -f- N'C une longueur proportionnelle au courant Ip correspondant à une valeur quelconque de l’angle y.
- En résumé, l’on voit que la construction se réduit aux rabattements successifs de deux longueurs mesurées directement sur la figure, les trois cercles étant tracés une fois pour toutes. Il serait possible, en procédant d’une manière analogue, de trouver par un procédé graphique la vitesse « et le courant secondaire I2 correspondant à chaque valeur de f, mais
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- la complexité des coefficients tels que p et q nous semble devoir rendre ces constructions d’une application peu commode en pratique..
- Fort heureusement, cette complexité est due uniquement à l’existence des termes en i\ et r2 et ces termes sont négligeables dans un bon moteur. Nous arrêterons donc là, pour le moment, l’étude graphique rigoureuse du moteur série compensé et nous passerons immédiatement au cas qui se présentera le plus ordinairement, celui où les résistances ohmiques sont considérées comme milles.
- Etude graphique approchée.
- L’hypothèse de i\ = i\ =o conduit à une approximation bien suffisante en pratique, au moins égale à celle donnée par le diagramme circulaire bien connu Behrend-Blondel-Heyland dans le cas des moteurs polyphasés asynchrones. Il est d’ailleurs à remarquer que les régimes de démarrage n’ont pas besoin ici d’être déterminés avec une grande précision, ces régimes étant définis à priori par diverses conditions, par exemple : démarrage à intensité constante (c’est-à-dire à couple constant) avec emploi de transformateur à rapport de transformation réglable.
- L’équation polaire du courant primaire dans l’hypothèse présente n’est évidemment qu’un cas particulier de l’équation 12' pour lequel
- , i
- a ~ -9
- a" = O
- i
- a =-----
- \(i —u)l^Q.q
- puisque rA = O, cos y = O, donc aussi p = O.
- Mais, étant donné le grand intérêt pratique de ce cas particulier, nous allons établir directement par une méthode géométrique l’expression du courant primaire É en fonction de y.
- Mises sous formes vectorielles, les égalités (1 et (2 (]) deviennent :
- U^ —}- (.q -j— qjüq —j— -J— Miiq ( 13
- 0 = qoi2-j-Moq—-/«ofi (14
- les résistances ohmiques étant supposées nulles.
- (Les vecteurs en Q sont, comme on le sait, en quadrature avec les courants correspondants.)
- Soit OA (fig. 3) la direction du courant primaire prise comme origine des phases ; l’équation (14 nous donne évidemment le triangle rectangle OAB dans lequel :
- Si l’on pose l’on a donc :
- oa =
- AB = MQfi OB = qül2
- a — angle ABO,
- HS
- U.O)
- MÏ2
- P) Voir Y Éclairage Electrique, du 1er octobre 1904, page 7.
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- L’égalité vectorielle (13 fournit de même le contour polygonal OCDFE dans lequel :
- uD = Cl -j- '2)^b
- df = müi2
- FE = y«I2 OE = U<
- Il est d’ailleurs aisé de voir que le point E tombe sur la droite CD : l’angle CDF est en effet égal à l’angle ABO = « comme ayant ses côtés parallèles chacun à chacun et l’angle EDF est aussi égal à « puisque
- Z/.Ç»)
- tg EDF — jÿÏQ — lê> a
- Il en résulte que la droite ED coïncide avec AD et le point E se trouve bien sur AD. Calculons EC
- EG = CD — ED
- ~ Ci 'O^b------:---
- 1 sin a
- (;M+;.2)QL — ^
- ' sin «
- et comme le triangle rectangle OAB donne la relation :
- finalement
- ywb — /2OI2 sin ot
- y2«2b
- EC = (b +/2)ûL
- — Cl + -O^i
- ’>.2Û sin2 a. ^2 _j_ M2Q2
- ;.2ü 1
- D’autre part l’angle AOE est l’angle f de décalage entre et b et le triangle rectangle
- COE fournit les égalités :
- IT • , mot y2w2 -f-M2Ü2
- Ut sin f — C-rOO^b — --j-q---b
- Ut cos f — MwIt
- En tfrant la valeur de w de la dernière de ces deux égalités et en la portant dans la première l’on obtient
- ou encore
- Ut sin f
- M2
- '2,
- üfi —
- y2b v Ut2 cos2 f
- X M2b2
- >T + h
- M2
- ;.2M2Q2b2 — >.2M2QItUt Sin ? — y2UH2 cos2 ® — O
- (i5
- L’équation cherchée est obtenue ainsi très facilement; il est d’ailleurs aisé de voir que l’on serait arrivé au même résultat en partant de l’équation générale 12' et en y faisant Q = Q = O.
- Dans toute la suite de cette étude, nous nous placerons toujours dans le cas ordinaire d’un seul enroulement rotorique (y.=l2); si de plus l’on remarque que, dans le cas actuel, l’expression
- Ui
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- représente le courant de démarrage 1^, et que M2 = (l — <r))HX2, l’équation 15 prend la forme simple É)
- b2 _ \{lAd sin ? — y\?d coS2 ? = 0 (16
- en posant :
- x =
- b + H
- M2
- b
- (i — db
- Ce facteur % joue un grand rôle dans la théorie du moteur série compensé, comme nous le verrons plus loin; mis sous la forme
- I -(7
- il n’est fonction que du coefficient de dispersion n et du rapport Ç du coefficient de self-induction rotorique au coefficient de self-induction statorique.
- (.A suivre) J. Bethenod,
- Ingénieur Electricien.
- NOTE SUR LE RENDEMENT DES TURRINES A GAZ
- La turbine à gaz occupe à l’heure actuelle un nombre suffisant d’inventeurs, et présente par elle-même assez d’intérêt pour que, dès maintenant, il nous soit permis de donner un aperçu de la question. Sans vouloir devancer ce que l’expérience seule pourra nous démontrer, il est cependant intéressant d’envisager actuellement quelle sera la valeur économique de cette machine. On verra que s’il est prématuré d affirmer la réalisation très prochaine de ce problème, il est plus téméraire encore de la part de certains ingénieurs de le prétendre insoluble. La faveur présente dont jouit la turbine augmentant chaque jour, il est évident qu’une machine réunissant en elle les avantages de la turbine à vapeur et du moteur à gaz devait particulièrement attirer l’attention des ingénieurs. On trouve en effet une multitude de systèmes differents ayant déjà fait l’objet de nombreuses prises de brevets, dont certains ont déjà été expérimentés. De tous ces systèmes, le plus simple et, à notre avis, le plus rationnel est celui de la turbine à combustion continue.
- Cette turbine fîg. 1 comprend en principe : une chambre de combustion A intérieurement garnie de matière réfractaire BB ou munie extérieurement d’une enveloppe d’eau CC. Elle est alimentée : 1° en D par un courant continu d’air comprimé par un ventilateur à haute pression calé sur l’arbre de la turbine, 2° en E par un jet continu de pétrole sous pression qui se mélange intimement à l’air, qu’on enflamme au moyen d’une bougie électrique G et qui, en brfdant, développe en A une température d’environ 1800° C.
- f1) Cette équation renferme comme cas particuliers immédiats les équations données par M. Lelimann pour la même disposition des balais. Sans vouloir diminuer le mérite incontestable de son remarquable mémoire, nous nous permettrons de faire observer que le cas particulier (b = b) envisagé par lui, ne peut se présenter en pratique pour une marche à potentiel constant : comme nous l’avons déjà fait remarquer (voir Éclairage Electrique, 1er octobre 1904, page 10) un tel moteur serait inutilisable.
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- A la sortie de la tuyère H les gaz partiellement refroidis par la détente actionnent une roue à aubes I. Celle-ci est maintenue à une température convenable soit par circulation intérieure d’eau, soit par le dispositif de la fig. 1, ou encore par la réunion de ces deux moyens.
- On peut, eu effet, comme le représente schématiquement la fig. 1 ajouter à la tuyère H à température trop élevée, une seconde tuyère M à température plus basse, de telle sorte
- Fig. 1
- Turbine à gaz combinée avec turbine à vapeur récupérée
- que la moyenne résultante pour un élément quelconque du disque I, n’offre plus de danger à sa conservation.
- Une tuyère INI,alimentée par de la vapeur pouvant se détendre à très faible pression et à très basse température, remplit le but proposé. Cette vapeur créée avec l’eau réchauffée dans les enveloppes arrive par K dans un récupérateur L chauffé par les gaz d’échappement.
- *
- * *
- Nous voyons que les trois difficultés à vaincre avant tout étaient les suivantes :
- 1° L’allumage et la combustion complète d’un courant continu de gaz et d’air mélangés, animé d’une certaine vitesse ;
- 2° La construction de la machine en vue de lui permettre de supporter de très hautes températures ;
- 3° L’obtention d’un rendement de turbine suffisamment élevé pour que la machine ne soit pas épuisée par le travail nécessaire au compresseur d’air entraîné par la tur-bine.
- La fig. 1 fait voir comment ces différents points peuvent être résolus.
- Les avantages que présente cette solution seront :
- 1° Combustion parfaite de n’importe quel combustible étant donné la haute température à laquelle elle a lieu ;
- 2° Utilisation de l’énergie cédée par des gaz se détendant d’une température initiale très élevée de 1800° C.
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- 3° Utilisation presque totale des chaleurs perdues à l’échappement des gaz encore très chauds et perdues par rayonnement.
- Ses désavantages seront :
- 1° Mauvais rendement des turbines en général;
- 2° Importance du travail absorbé par le compresseur.
- En résumé :
- Cycle thermodynamique excellent et mauvais moyens de réalisation.
- * *
- Nous allons traiter un exemple particulier pour nous rendre compte de la valeur de ce cycle en lui appliquant les coefficients relevés sur une machine d’essai qui fonctionne depuis deux ans dans les usines de la Société des turbomoteurs à combustion (systèmes R. Armen-gaud et C. Lemale) à Saint-Denis (').
- *
- * *
- La puissance de la machine peut être quelconque si nous rapportons nos chiffres au travail disponible sur l’arbre augmenté des pertes par frottement, c’est-à-dire à la puissance relevée au diagramme dans les moteurs à piston; à ce que nous appellerons la puissance indiquée.
- Le nombre de tours peut également rester indéterminé puisqu’il se réduit à la détermination d’un diamètre pour une vitesse périphérique donnée ; nous verrons plus loin les conditions que le rendement impose dans le choix de cette vitesse.
- La puissance pouvant être quelconque, raisonnons sur la turbine unité, celle qui consommerait 1 kg. de gaz en l’unité de temps et évaluons l’énergie en unités caloriques.
- On sait (1) que pour briller complètement 1 kg. de pétrole, il faut théoriquement 15 kg. d’air, en admettant 20 % d’air en excès : 18 kg. d’air. Donc 1 kg. de gaz renferme 1/19 kg.
- de pétrole équivalent à : —1°°° = 590 cal. (2), 11.000 étant le pouvoir calorifique du kg. de
- pétrole.
- Les résultats de la combustion contiendront :
- 61 % d’azote ;
- 16.5 % d’acide carbonique ;
- 6.7 % de vapeur d’eau;
- 15.8 % d’air.
- La chaleur spécifique à pression constante de ce mélange gazeux sera :
- Gp = o. 259 -f- o. oooo51
- et la constante de Régnault R = 29.2.
- 'Le nombre de calories contenues à t° dans 1 kg. de gaz brûlé étant égal à C Cpdt est . . 0 exprimé par la relation :
- Q — 0.2591 -J- 0.00002512. (i)
- En admettant 10 % de pertes par rayonnement, etc, dans la chambre : la température de combustion s’obtiendra par l’égalité :
- 59o — 59 = o. 259 q -(- o. 000025 q2
- (*) Voir Eclairage Électrique, n° 46, 12 Novembre 1904. (3) Le sig-ne > veut dire « approximativement ».
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- d’où : ou bien :
- q = îybo0 G.
- T| = i^ôo X 273 = 2023° abs.
- Admettons un turbomoteur fonctionnant entre 5 atm. (6 kg. abs.) en amont et 0,2 kg. (vide de 1/5) en aval. Le rapport des pressions initiales et finales sera ^ = 3o. Les gaz en
- se détendant adiabatiquement de la première pression à la seconde, passent de la température Ti à une autre T2 donnée par l’équation.
- T.
- G)
- où p2 et T2 sont la pression et la température d’aval, e le nombre népérien
- G p _0.245
- G„ ’ pour T = o o.i77
- •p = ap -j- bT = o. 245 -j- o. ooooô T
- donc dans notre cas :
- T
- — 2028
- / , \0-28l
- VW
- e().-205 x 1 •( 00 — 2023 X 0.3845 X I.24o =
- 968
- ou bien :
- t2 = 968 — 273 = 695° C.
- à cette température le kg. de gaz renferme encore, d’après l’équation 1)
- o. 259 X 695 -f- 0 • 000025 X 6952 =192 cal.
- la différence 531 — 192 = 339 cal. a été transformée en énergie cinétique pendant la détente. Cette transformation' n’est cependant jamais rigoureusement adiabatique, les frottements dans la tuyère réchauffent le fluide et restreignent la chute de température utilisable; en
- évaluant ces pertes à 12 %, l’énergie cinétique disponible équivaudra à 300 cal.
- A la sortie des tuyères à gaz nous aurons :
- a) Une température donnée par la relation 1)
- l92 -f- 89 = 0.259 ?0 X 0.000025 f02
- d’où
- t0 = 695 X 129 = 824* G.
- b) Une vitesse de sortie, déduite du principe de la conservation de l’énergie :
- I V2
- —= i - = 3oo x 4a5 y. o 1 2
- d’où
- v = 91. y 3oo = 1575 m.
- En admettant, par exemple, un disque de 76 cm. de diamètre avec une seule rangée d’aubes; à 10.000 tours par minute, sa vitesse périphérique est de 400 m. et le rendement hydraulique sera déterminé par l’expression :
- p = 2 X => (v\ — C2)
- oii u représente la vitesse périphérique tq la vitesse de sortie
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- v\ et e'2 les composantes tangentielles des vitesses absolues à l’entrée et à la sortie des aubes mesurées à l’échelle de e,,.
- Avec des tuyères inclinées sous 17° et en admettant qu’en vertu des frottements dans les aubes, la vitesse relative de sortie n’est plus que les 70 °/0 de la vitesse relative d’en-
- trée, nous aurons :
- p
- 2 .
- 4oo 1900 l575 ’ l575
- 6l O/O
- de sorte que des 300 cal. disponibles, le disque en transforme 183 en travail indiqué.
- *
- * *
- La turbine devant actionner son compresseur, voyons à combien de calories correspond le travail qu’il absorbera :
- Pour comprimer isothermiquement 1 kg. d’air à 27° C de 0,2 à 6 kg. de pression, il faut :
- 20,8 Log 3o = 20,8 X 3,4 = S 70 cal.
- en admettant un rendement du compresseur rotatif de 58 % par rapport à l’isotherme, pour comprimer les 18/19 du kg. d’air contenu dans le kg. de mélange il faudra :
- 7° 10 c ,
- -Aô • = 1 16 cal-
- 0.08 i9
- dont 116 — 66 = 50 cal. perdues en frottements, etc.
- Par kg. de gaz resteront disponibles : 183 —116 = 67 cal.
- *
- m *
- Déterminons la quantité de vapeur que nous pourrons obtenir avec les déchets de chaleur de la turbine à gaz.
- E11 refroidissant les gaz d’échappement de 824° à 250°, nous leur retirerons d’après l’équation 1).
- 231— 66 =165 cal.
- Dans le compresseur nous perdons : 116— 66= 50 »
- — la turbine — 300—183 = 117 »
- — la chambre — par rayonnerai 10% = 59 »*
- Soit 226 cal. en tout.
- Admettons que 50 % de celles-ci soient encore utilisables :
- Nous disposerons de : 164 -f- 113 = 277 cal. par kg. de gaz.
- Pour produire 1 kg. de vapeur saturée à 6 kg. abs. ou 158° G., il faut:
- 607 -|- o,3 t = 607 ~{- 48 = 655 cal.
- donc par kg. de gazon pourra créer ^| = 0,42 kg. de vapeur.
- Evaluons les calories cédées par cette vapeur saturée à 6 kg. et se détendant adiabati-quement jusqu’à 0,2 kg. L’énergie cinétique disponible à la fin de la détente sera l’équivalent des calories cédées par la vapeur et déterminées par l’expression bien connue :
- où pK et c, = où p2 et c2 =
- 8 4
- H = 4ai(P^ ~P*V2)
- (3)
- /i 76i7\°,939:!
- y~j)—J se rapportent à 1 état initial de la détente (vapeur saturée)
- (p \ 0-881
- se rapportent à l’état final de la détente (vapeur humide).
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- Ces valeurs de vK et de vï étant déduites : de l’équation de la courbe de saturation de la vapeur: y;C’0646 = 1.7617 et de l’équation delà courbe de détente adiabatique ymM35 = const. dans notre cas particulier.
- Pi = 60.000 ^^=o.3i95
- p2 ~ 2 . OOO V-2 = 6.38
- H = — P2^) = ^X64°°= 126 cal.
- déduisons 10 % de pertes dans la tuyère de détente, il reste 113 cal. correspondant à une vitesse de sortir de 91 v/lf3 = 965 m.
- Par kg. de gaz le ^ disponible à la sortie des tuyères à vapeur sera équivalent à
- 113 X 0,42 = 47 cal.
- Le rendement hydraulique du disque envisagé précédemment étant dans ce cas :
- 4oo 060
- p = aX^5X965=820/0 les calories transformées en travail par la vapeur seront :
- 47 X o. 82 = 38.5 cal.
- *
- * *
- Nous voyons donc, que des 590 cal. contenues dans 1 kg. de gaz : 66 -{- 38.5 = 105.5 cal. ont été transformées en travail indiqué.
- io5 5
- Le rendement économique est de 18 % .
- La consommation en pétrole par cheval-heure indiqué :
- -^5 = 320 gr. car 1 clieval-heure = 637 cal. = 637 — 58 gr. de pétrole.
- 0.18 0 IX. OOO 0 1
- Ce chiffre sera légèrement amélioré par le fait que l’air ne pouvant être maintenu constamment à 27° c, pendant la compression, entrera réchauffé dans la chambre de combustion et déterminera une température supérieure à 1750° C.
- Par contre le travail à vide augmentera la consommation par cheval effectif d’une quantité dépendante de la puissance de la machine.
- *
- * *
- La température moyenne que prendra le disque soumis aux tuyères à gaz à 824° et aux tuyères à vapeur à 65° s’obtient grosso modo par l’équation calorimétrique :
- M X c'pÇT — x)= ,n X c"P (x — t)
- ou bien
- 1 X o. 288 (824 — oc) — o. 42 X 0.56 (x — 65)
- d’où
- x = 48o° C.
- pour éviter un refroidissement intérieur du disque il faudrait donc augmenter la chute de pression ou de température ; par exemple détendre de 6 à 0,15 atm.
- Voyons quelles seraient les dimensions du compresseur rotatif comprimant de 0,2 à 1 et de 1 à 6 kg. Choisissons 259 m. comme vitesse périphérique des disques (correspondant
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- à 47,5 cm. cle diamètre à 10.000 tours par minute). En admettant 72 % de rendement manométricjue l’élévation de pression donnée par un disque s’obtient par la relation :
- Lo
- c5
- 1.45 —
- R2
- 29.5T
- (4)
- pour simplifier supposons qu’en passant d’un disque au suivant T reste const. et égal à 350° ats. on aura :
- puisque u = 250m
- «2
- 140.000
- o,445
- — = i.56 P-2
- avec 6 % de pertes de charge entre un disque et le suivant, il reste comme rapport des pressions effectives : *•
- £ = i.5 P2
- d’où le nombre de disques x :
- i.5*=3o x = i-^2|=8,4
- o. 176
- disons 9 disques donnant successivement :
- 0.197 — o.296 — 0.444 — 0.666 — i — i,5 — 2.2Ô — 3.37 — 5.i — 7. & kg.
- La construction d’un pareil compresseur n’offre aujourd’hui plus de craintes sérieuses.
- *
- * *
- Pour résumer ce calcul en une image frappante, nous avons construit à l’échelle le bilan thermodynamique de cette turbine à pétrole combinée avec turbine à vapeur récupérée fig. 2.
- En abcisse nous avons porté les différentes étapes de notre calcul, en ordonnées la valeur de l’énergie évaluée en calories. L’énergie introduite dans la turbine sous forme de pétrole est représentée par un courant X dont la largeur mesure l’intensité. Ce courant d’énergie se transforme dans la turbine de façon telle que la partie Y seulement peut être recueillie sous forme d’énergie mécanique.
- Cette figure est assez explicite par elle-même pour qu’il n’y ait pas lieu de s’y arrêter longtemps. Elle montre en particulier très clairement l’apport en énergie dû à la vapeur. En effet, des calories disponibles CD, les calories V ont été transformées en vapeur, laquelle on abandonne la fraction VII au disque sous forme de travail. De même la turbine à gaz proprement dite ne peut utiliser que la fraction IV des calories disponibles I, ou dépensées AB le travail de compression étant déduit.
- Nous voyons également que le rendement thermodynamique »? = VI (pour la
- chute de pression admise se rapprochant de celle utilisée par le moteur Diésel) devient :
- et le rendement économique :
- V
- 3i6
- 590
- = 53.5 0/0
- __Y 1o5.5
- /5==X = _5ÛiT
- 18 0/0
- (5)
- Ce chiffre sera certainement amélioré dans la suite. Il semble hors de doute que dans
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE t. XLI. - N° 47.
- un avenir prochain un rendement de 60 0/0 à la turbine et de 80 0/0 au compresseur, fonctionnant en partie dans le vide, puissent être atteints.
- Rendement économique
- * Fig- 2 (i)
- Bilan thermodynamique d’une turbine à pétrole avec turbine à vapeur récupérée
- I.
- II.
- III.
- IV.
- V.
- VI.
- VII.
- X.
- Y.
- Energie actualisée par la combustion du pétrole.
- — cinétique disponible à la sortie des tuyères.
- — recueillie par le disque de la turbine.
- — recueillie, déchet du compenseur déduit.
- — récupérable et contenue dans la vapeur, utilisable par détente de la vapeur.
- — recueillie par le disque de la turbine.
- — apportée par le pétrole.
- — transformée en travail indiqué.
- a. — Pertes par rayonnement de la chambre.
- b. — — dans les tuyères.
- c . — — dans le compresseur.
- d. — Travail théorique de compression.
- e . — Pertes par rayonnement de la machine.
- f. — — à l’échappement par la vapeur.
- g. — :—-à l’échappement de gaz.
- Echelle : 1 m/m = 10 cal.
- Dans ce cas, cette même turbine à gaz utilisant :
- 12
- o.8
- 116 cal.
- 34oX o.6 —
- le rendement économique passera de 18 % à
- .UÉlh 38.5 _ ^ ej- ja consommation de 320 à -^V=22ogr. de
- 090 0.26
- heure indiqué.
- Ces chiffres méritent, me semble-t-il, quelque attention.
- pétrole lourd par cheval-
- Alfred Barbezat.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La différence de potentiel aux bornes des générateurs à courant alternatif sous des charges variables. Theodor Torda. Eiectrotechnisclie Zeitschrift, 4 août.
- Le moment où les machines compensées et compoundées, introduites par Ileyland, supplan-
- teront les machines à excitation séparée étant encore éloigné, la question de la chute de tension dans les alternateurs en charge conserve, à l’heure actuelle, tout son intérêt.
- Nous voudrions établir une théorie générale de la variation de tension des générateurs travaillant sur une charge inductive, et indiquer une méthode
- (!) Sur la fig. 2 lire V au lieu de Y.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- basée sur cette théorie pour déterminer d’une façon exacte la chute de tension en partant de la caractéristique à vide et de la caractéristique en court-circuit, puis montrer l’application de cette méthode à quelques résultats d’expérience.
- Comme l’on sait, le circuit magnétique d’un générateur peut être représenté par le tracé de la fîg. 1. Les symboles ont la signification suivante :
- est la force magnéto-motrice de l’excitation.
- i'i la réluctance magnétique du système inducteur.
- le flux dans le système inducteur. r\ la réluctance magnétique du chemin suivi par les lignes de dispersion des inducteurs. ! F'., le flux de dispersion. ;
- r° la réluctance magnétique de l’entrefer.
- F'0 le flux de l’entrefer. !
- r’2 la réluctance magnétique du chemin suivi par les lignes de dispersion de l’induit. J
- F'2 le flux de dispersion de l’induit.
- /•2 la réluctance magnétique du système induit . F2 le flux dans le système induit.
- A2 la force magnéto-motrice des ampère-tours induits. *
- L’emploi des règles de Kirchoff appliquées au circuit figuré donne 5 équations, desquelles on tire, après quelques transformations, l’expression suivante :
- V = (R.F^)2 -f (Ây.G)2 + 2(R¥2) . (A2C). sin ? (i)
- Cette relation est l’expression la plus générale pour l’état magnétique d’un générateur travaillant sur charge inductive (cosy); les facteurs correspondants sont surmontés d’un trait :
- F2 représente le flux dans le système induit du générateur chargé.
- R est la résistance apparente du circuit magnétique de la machine.
- C est un nombre caractérisant la saturation magnétique du système inducteur.
- Les expressions de R et C sont les suivantes :
- R r0rn’2 V 279 r-> rnri r ’-2 ~~r r \ r\ r 2 ~T~ ror \ r\> ~~t~ r\r I r >
- ~~ r'\ r2
- R __ + r¥\r\ -f i-orV'a
- r'\ '• 2
- G — + Dro + 79r'2 + Wi -f- r>2
- r'\ r\
- Les grandeurs r0, r\, r'2 sont des nombres constants, tandis que et r.2 varient avec l’état magnétique du fer. Au court-circuit, c’est-à-dire à très faible saturation, nous désignerons les valeurs de R et C par Rs et C.,.
- En supposant une vitesse de rotation déterminée et une excitation déterminée At, nous allons examiner spécialement certains états de charge de la machine.
- Dans le cas où le circuit est ouvert et où
- A2 = o,
- la relation (1) donne l’équation suivante :
- A^ = RF2 (2)
- Cette relation entre A^ et F2 est l’expression algébrique de la caractéristique à vide. Nous appellerons réluctance apparente du générateur le rapport :
- qui représente une résistance : cette réluctance apparente est représentée en fonction de l’excitation A^ par une courbe montante dont la convexité est tournée du côté de l’axe des abscisses.
- Pour le cas spécial où l’armature est court-circuitée et est parcourue par un courant A2, la saturation du fer est si faible que F2 peut être approximativement supposé nul. Nous obtenons alors la relation correspondant à la caractéristique en court-circuit :
- A^., = A2C<; (3)
- La valeur de C.v, dans les « limites pratiques du fonctionnement » de la machine, est constante et la courbe de court-circuit est droite. Rappelons cependant que, entre des valeurs très faibles et très fortes de l’excitation, la valeur de croît sensiblement.
- Pour pouvoir employer la courbe de force
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 47.
- électro-motrice et la caractéristique en court-circuit à la détermination de la variation de tension d’un générateur chargé, remplaçons dans l’équation il
- A.y par yt 6* s
- et
- H F2 par A,,
- Ah.s- désignant l’excitation nécessaire pour produire le courant A2 dans l’armature en court-circuit, et A4 étant égal à la force magnéto-motrice de l’excitation qui correspond à la f. e. m. équivalente à la différence de potentiel aux bornes.
- Nous pouvons écrire :
- A^2 = Ap -j- -j~ 2.\^ A^ — sin f (4)
- En examinant les expressions de R et C, on voit qu’avec quelques approximations très suffisantes en pratique
- On obtient donc finalement l’équation
- Ai2 = Ah2 -|- Afis + 2A< A^ sin j? (5)
- Les exemples suivants feront comprendre facilement ces équations et montreront leur exactitude.
- La fig. 2 donne les courbes caractéristiques
- Vo/ts
- Ampères
- 200 0
- Ampères a/'ex-icita.tion
- Fig. 2
- d’un générateur triphasé de 235 kilovolts-ampè-res ; les lignes en trait plein représentent les chiffres obtenus par expérience. Cette machine produit un courant normal de 26 ampères sous une tension composée de 5200 volts à une vitesse de 429 tours par minute. La fréquence du courant est 50.
- La différence de potentiel aux bornes P fut mesurée pour une charge purement inductive (cos^ = 0j avec un courant de 26 ampères. Pour cette charge, l’état magnétique du générateur est donné par l’équation
- — R2
- a1==a^ + a^—2 (6)
- Cette équation conduit à une méthode graphique très simple pour déterminer, pour une certaine excitation A^ et pour un certain courant induit cléwatté, l’état magnétique correspondant à la différence de potentiel aux bornes.
- Avant tout, on déduit de la caractéristique à vide la courbe R2 en portant, en fonction des intensités du courant d’excitation, les valeurs du rapport
- AA . . (courant d’excitation)2
- ou, approximativement -----(f> e_ m )2---
- Prenons ensuite A^B — OAu et menons la perpendiculaire en B jusqu’à son point C de rencontre avec l’horizontale RV La ligne de jonction A^C donne, au point de rencontre avec la courbe R2 la valeur de R2 correspondant à la différence de potentiel aux bornes. Comme on le voit facilement, on a :
- __ r\ ('
- OA^ = OA^ -)- OA^ . ,
- et le segment AHP de la fig. 2 représente la différence de potentiel aux bornes de l’induit parcouru par un courant déwatté de 26 ampères. Les valeurs trouvées par les mesures directes de tension et celles déduites des deux caractéristiques présentent une très bonne concordance.
- Prenons, comme second exemple pour l’application de ce diagramme, une machine à courants triphasés à montage en étoile. Sa puissance normale est 90 kilovolts-ainpères sous 1900 volts (tension composée) à 300 tours par minute et 50 périodes par seconde. La caractéristique extérieure qu’indique la fig. 3 a été mesurée directement pour un courant utile de 28 ampères avec cos f = 1.
- Pour une charge extérieure non inductive, l’équation primitive prend la forme :
- __ f r2\2
- A)î = A,2 + (a,< . g-j) . (7)
- La méthode graphique qui en résulte et que j représente la fig. 3 ne nécessite pas de discussion. I La concordance entre les résultats obtenus et les
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- résultats trouvés expérimentalement est surprenante.
- La fîg. 4 représente la caractéristique d’un générateur triphasé de 1500 kwtts des ateliers d’Oerlikon. La machine produit un courant nor-
- VoJtS
- 2ooo
- ^ Q O
- Amp ~ d'excitation
- mal de 156 ampères sous une différence de potentiel de 5500 volts (tension étoilée) pour une vitesse de rotation de 83 tours par minute et à 50 périodes par seconde.
- Les résultats obtenus sur cette machine du
- Volts
- 4-00 0
- 2oo Amp.
- 2000
- 100
- Amp - d’excitation
- type volant à pôles intérieurs sont très satisfaisants.
- Il est intéressant de développer aussi cette méthode graphique dans le cas d’un générateur travaillant sur charge inductive. Pour cela, nous allons employer les courbes caractéristiques d’un gros générateur triphasé à inducteurs tournants
- (fig. 5). La vitesse de rotation est de 184 tours à la minute et la machine produit un courant de 175 ampères sous une différence de 6100 volts pour un cos <p = 0,85 : la fréquence est 46 périodes par seconde.
- Dans les considérations précédentes, nous avons passé sous silence l’influence de la résistance ohmique de l’induit, le rôle des pertes dans le fer, et l’influence qu’exerce sur la chute de tension du générateur la forme de sa courbe de tension différant d’une sinusoïde. Mais, comme dans les machines modernes, tous ces facteurs
- Volts
- 8ooo
- 4-000
- 300 Amp
- 2ooo
- Amp, - d'excita tior.
- sont très petits, les erreurs commises en les négligeant sont extrêmement faibles.
- Notre méthode, appliquée à de nombreux exemples de machines monophasées ou polyphasées, s’est montrée suffisamment exacte pour la pratique, tandis que la méthode de Behn Eschen-bourg conduit, dans la plupart des cas, à clés chutes de tension trop fortes, et celle de Rothert à des chutes de tension trop faibles.
- Il est intéressant de faire une rapide comparaison entre les équations qui nous ont servi de base et celles qui servent dans la méthode de Rothert.
- Pour plus de simplicité, examinons le cas où la charge est purement inductive (cos^- = 0).
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- Rothert base sa règle sur
- A1 —
- Dans la nouvelle méthode, nous nous appuyons sur l’équation :
- __ — R2
- A^ — -(- A14. — •
- Or, comme l’ont montré les exemples qui précèdent, le rapport
- B!
- R,-2
- prend, pour la saturation correspondante à la différence de potentiel normale aux bornes, des valeurs comprises entre 1,5 et 2,5: la méthode de Rothert ne doit donc être employée qu’avec de grandes précautions.
- Pour terminer, nous allons représenter l’allure de la variation de tension et du courant d’excitation en fonction du facteur de puissance, l’induit étant parcouru, pour une différence de potentiel constante aux bornes P, par le courant normal I„ sous différents facteurs de puissance. Nous prendrons comme exemples les générateurs de 235 et de 1850 kilovolts-ampères.
- '/P h & se
- Gêné
- Fig. 6
- Dans la fig. 6 011 a porté l’élévation de tension en % en fonction du facteur de puissance. Cette élévation de tension étant définie par la relation suivante :
- La fig. 7 représente la variation en % de l’excitation
- \____/E--VP
- qu’il faut appliquer pour maintenir constante la différence de potentiel aux bornes pour le courant normal, mais avec un facteur de puissance variable. Le générateur de 235 kilovolts-ampères à grande vitesse de rotation et la machine de
- '!l££a_ke(jr
- cos ‘F
- 1850 kilovolts-ampères à inducteurs tournants sont deux types essentiellement différents de machines modernes polyphasées et leurs données caractéristiques sont résumées dans le tableau suivant :
- 5o périodes A. /1,\ R2 A P % Ay °/o
- générateur. A„ Ab,7 IV COS Ÿ—~ COS Ÿ 0 COS p.-~ I COS p—0
- 235 Kva 1 378 1.60 5,8 20,0 8,1 45,2
- i85o Kva 1 2T7 1.02 6,3 23,5 l5,2 56,8
- Faisons cette remarque, intéressante pour les constructeurs, que les facteurs qui agissent sur la chute de tension d’un générateur à courants alternatifs sont entièrement envisagés par les deux rapports
- Le premier représente la caractéristique en court-circuit, le second la courbe de force électro-motrice.
- B. L.
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- Moteurs à vitesse variable pour voltage unique
- L’application de l’électro-moteur à la commande d’un grand nombre de machines a fait naître le besoin de types spéciaux de machines pour répondre aux exigences des différents genres de travail à effectuer. Ces exigences peuvent se grouper en différentes catégories. La première comprend les machines nécessitant une vitesse constante, indépendante de la charge; un moteur Shunt normal y convient particulièrement à cause de son autoréglage de vitesse dans des limites très étroites.
- La seconde catégorie comprend les machines nécessitant de fréquents démarrages et arrêts sous charge, ne nécessitant pas de vitesse constante et dans lesquelles la commande de la ma-
- Fig. 1
- chine est à tout moment sous le contrôle direct du travailleur grâce à un levier, un volant ou quelque autre dispositif de contrôle.
- Cette catégorie comprend notamment les grues, les élévateurs et les trains de laminoirs ; le moteur série lui convient particulièrement à cause de sa propriété d’exercer au démarrage un violent effort tournant avec un courant relativement faible, à cause aussi de sa propriété de marcher à de grandes vitesses sous de faibles charges et à de faibles vitesses sous de fortes charges, conditions qui se trouvent souvent être normales dans l’emploi de ces machines.
- La troisième catégorie comprend les machines pour lesquelles on désire une vitesse approximativement constante, mais dans lesquelles la perfection de réglage qu’assure le moteur Shunt n’est pas indispensable et pour lesquelles la production soudaine de grandes fluctuations de charge ou la nécessité de démarrages fréquents ou de changement du sens de mouvement d’une masse possédant une grande inertie, exige un grand effort tournant avec un faible courant.
- Cette catégorie comprend notamment les presses à imprimeries monteurs, les emporte-pièce, les cisailleuses ; un moteur compound lui convient spécialement parce qu’il combine les avantages d’un fort couple de torsion du moteur série avec l’auto-réglage approximatif du moteur Shunt.
- La quatrième catégorie comprend les machines qui exigent de grandes variations de vitesse avec le maximum de puissance à la plus faible vitesse, et le minimum de puissance à la plus grande vitesse, sans toutefois que la force en H. P. se modifie aux différentes vitesses. Les tours, les alésoirs, les foreuses, les perceuses et plusieurs autres machines appartiennent à cette
- Fi g. 2
- catégorie; pour obtenir le meilleur rendement, il est nécessaire de faire le travail avec le maximum de vitesse de taille et de choisir les tailles les plus fortes que la machine outil puisse supporter, quelle que soit la nature du travail.
- A cet effet, il faut que la force en IL P. du moteur ne baisse pas lorsqu’on travaille aux petites vitesses nécessitées par les grands diamètres. C’est à ce genre de travail qu’est particulièrement destiné le moteur électrique que nous allons décrire et qui a été récemment combiné et construit par la Société Commerciale électrique d’Indianapolis, aux Etats-Unis.
- Ce moteur réalise les variations de vitesse au moyen d’une machine à double commutateur pourvue de deux enroulements formés de conducteurs de même section et de même capacité en ampères. Un contrôleur de vitesse permet de faire les combinaisons nécessaires de ces enroulements induits et de varier la force inductrice en vue d’obtenir les degrés intermédiaires entre les combinaisons de l’induit. Ces contrôleurs
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- sont simples et compacts et le passage du minimum au maximum de vitesse s’obtient rapidement et sans peine. Ils sont réversibles.
- Ces contrôleurs renferment aussi le commutateur tournant pour le démarrage et le renversement de marche grâce auquel le moteur démarre, s’arrête ou change de marche pendant que le contrôleur de vitesse se place au point voulu. Le contrôleur de vitesse et le commutateur de démarrage sont combinés en un seul organe et renfermés dans une boîte qui peut se placer sur la machine à actionner ou se monter sur un socle placé à côté d’elle. Il contient aussi généralement un interrupteur principal (fîg. 2).
- Le moteur permet de varier la vitesse de 1 à 4 en passant par 12 degrés intermédiaires et égaux. Le maximum de puissance est développé lorsque la vitesse est minima de façon que les pièces de grand diamètre puissent se tourner avec une taille aussi forte que les pièces plus petites. La force maximum en IL P. est constante à toutes les vitesses; elle ne faiblit pas aux petites vitesses qui sont précisément celles où le maximum d’effort est généralement requis. La vitesse est pratiquement constante à toutes les vitesses lorsque le contrôleur est placé en un point déterminé. Elle ne faiblit pas pour les faibles profondeurs et n’augmente pas pour la marche à vide.
- Le rendement est pratiquement constant à toutes les vitesses et très élevé à toutes les charges.
- Il n’y a pas de force perdue en chaleur dans les résistances. Le moteur peut s’insérer dans tout circuit normal à deux ou à trois fils à courant continu sans subir l’influence des autres moteurs alimentés par les mêmes fils et ne nécessite ni générateur, ni moteur-générateur, ni canalisation spéciale.
- E. G.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil. —A. Slaby (Suite (p.—Electrotechnische Zeitschrift, 8 .septembre.
- IL — Transmetteur à excitation indirecte.
- Dans la première partie de cette étude, nous avons examiné les méthodes que l’on peut employer pour augmenter la longueur d’onde d’un transmetteur Marconi donné sans modifier la longueur de l’antenne. On se sert pour cela de
- (!) Voir Ecl. Elect.. n°s du 29 octobre et du 5 novembre 1904.
- bobines intercalées, ou bien de capacités extrêmes formées par des bouteilles métalliques ou par des fils tendus horizontalement. Il est plus difficile de diminuer la longueur d’onde : ce n’est faisable qu’avec des condensateurs intercalés dans le conducteur oscillant rectiligne.
- Il faut d’abord savoir si les mesures de capacité faites par la méthode du pont avec téléphone, c’est-à-dire avec des ondes de grande longueur, sont encore valables pour les oscillations rapides de la télégraphie sans fil. Des mesures précédentes ayant montré que la capacité dépend étroitement de la fréquence, la grande importance pratique de cette question nous a déterminé à reprendre ces mesures avec des moyens d’étude beaucoup plus complets. .
- § 1. Relation entre la capacité et la fréquence des oscillations.
- Pour ces recherches, nous avons employé 3 espèces de condensateurs.
- 1° Des condensateurs à air avec disques épais
- A
- B
- <2>— 43U9-50
- Fig.. 1 Fig. 2
- en laiton de 20 cm. et de 1 mètre de diamètre, maintenus à leur écartement au moyen de tasseaux d’ébonite.
- 2° Des bouteilles de Leyde disposées comme d’habitude, en partie en verre ordinaire et faites au laboratoire, en partie livrées par Keyser et Schmitt.
- 3° Des plaques de tôle placées dans un mélange de suif, de paraffine et de résine (fig. ljdeGrisson et C°, Hambourg.
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- Ces plaques sont très commodes ; on les empile simplement les unes sur les autres et on peut les séparer facilement en les chauffant un peu, au cas où le diélectrique est percé. En intercalant entre les plaques des disques d’ébo-nite, on peut faire varier dans de larges limites la capacité d’une pile de plaques. En outre, elles offrent l’avantage qu’il ne se produit pres-qu’aucune perte par radiation, car les feuilles de tôle sont complètement emprisonnées dans le diélectrique. Dans les bouteilles de Leyde au contraire, ces pertes prennent fréquemment une énorme valeur à cause des bords minces de l’armature en étain. Au point de vue du rendement d’un transmetteur de télégraphie sans fil, cela a une importance qui est bien loin d’être négligeable (1).
- La mesure des capacités était faite au moyen d’un pont ordinaire à téléphone avec rhéostats à manivelle. D’habitude, on emploie une bobine à deux enroulements ; on relie le primaire, qui contient l’interrupteur, à une source de courant ayant une différence de potentiel de 1 ou 2 volts et on alimente le pont par le courant secondaire. Pour la mesure de faibles capacités jusqu’à 10 cms, il est bon d’alimenter le pont directement avec le courant primaire interrompu, en soumettant le primaire à une différence de potentiel plus élevée, 16 volts environ. Avec un peu d’expérience on arrive facilement à atteindre une exactitude de 1%. Bien entendu, il fauttoujourstenir compte des conducteurs d’amenée du courant, dans la position exacte où ils se trouvent pour la mesure.
- Lorsque le pont est équilibré, c’est-à-dire lorsque le téléphone intercalé entre A et B ne fait entendre aucun son, les produits des résistances opposées sont égaux, c’est-à-dire :
- ou
- C2 _ Wj
- Ci ~ w2
- Comme condensateurs étalons, nous employons ceux de Siemens et Halske de 0,0005 microfarad montés en série.
- (1) Une grosse bobine de multiplication dans laquelle était employée une capacité de 9000 cms dans le circuit fermé pour la production des oscillations, pféséntait un accroissement d’effet de 30°/o lorsqu’on remplaçait les bouteilles de Leyde par un condensateur Grisson de même capacité. C’était purement et simplement une question de rendement, puisque le transformateur était,dans les deux cas,soumis à la même charge.
- En premier lieu, nous avons déterminé le facteur de fréquence des condensateurs Grisson. Ceux-ci furent mis en circuit avec des bobines analogues à celles dont il a été question dans la première partie, § 6, au moyen de fils de jonction aussi courts que possible, dont la self-induction était négligeable vis-à-vis de celle des bobines.
- CONDENSATEUR GRISSON
- IO o,54
- 20 o,7°
- 3o 0,78
- 4o 0,825
- 5o o,85
- 6o 0,875
- 1° 0,89
- 8o 0,90
- 9° «Ù91
- y est le rapport des capacités pour des ondes rapides et lentes, facteur de réduction ou facteur de fréquence.
- La mesure donne une confirmation de la loi trouvée précédemment sur des bouteilles de
- Leyde. Dans la fig. 3, ces valeurs sont marquées
- Zo ko 6o 8o 'toa
- Fig. 3
- d’une croix, et les précédentes d’un petit cercle. Le facteur de réduction de la capacité pour des oscillations rapides peut, pour le condensateur Grisson, être exprimé avec une approximation suffisante par la formule correspondant1 à [la courbe :
- 2
- - + 8,56 2
- où 1 désigne la longueur d’onde en mètres.
- Un grand condensateur à air [d = i 'm) ayant un écartement de 5 cms entre armatures donna au
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- pont avec téléphone Cf = 150 cms: la mesure par les longueurs d’onde, avec l’aide de bobines de self-induction, conduisit aux résultats suivants :
- CONDENSATEUR A AIR
- Cf L À 4 Cf
- mesurée mesurée calculée
- cms cms mètres cms
- i5o i56oo 23,9 148,5
- 22000 28,8 i49>5
- 2q3oo 33,o i5o,8
- 364oo 36,9 151,7
- La variation de C/avec la fréquence est faible : le facteur de réduction est voisin de l’unité.
- Une nouvelle bouteille de Leyde (Keyser et Schmidt) de même capacité Cf = 150 donna, au pont avec téléphone et à la mesure par les longueurs d’onde, les résultats suivants :
- BOUTEILLE DE LEYDE (KEYSER ET SCHMIDT)
- Cf L / 4 Cf
- mesurée . mesurée calculée
- cms cms mètres cms
- i5o i56oo 24,1 i5i,2
- 22600 29,0 i5i,7
- 29300 34,o 160,0
- 364oo 36,o 149,2
- A part la 3e valeur de la dernière colonne, qui est évidemment erronée, la concordance entre les valeurs trouvées pour les ondes rapides et les valeurs trouvées pour les pulsations lentes est presque complète.
- Pour étudier cette contradiction évidente avec les résultats précédemment obtenus sur des bouteilles de Leyde, nous avons remplacé ces dernières, dans le même circuit comprenant les mêmes bobines de self-induction, par un condensateur Grisson de capacité à peu près égale C f= 142,5.
- Ce condensateur, dont la capacité d’oscillations avait été déterminée exactement de la même manière que celle des bouteilles de Leyde, présentait un facteur de réduction en concordance avec la formule déduite de la série d’essais citée plus haut.
- CONDENSATEUR GRISSON
- À
- / “
- Cf L 4 Cf 1
- mesurée calculée i + 8-56
- 142,5 16600 21,75 123,2 0,86 o,83
- 22600 26,8 120,0 0,84 0,86
- 29300 29*9 124,2 0,87 0,87
- 364oo 35,5 126,2 0,88 0,89
- Dans une autre mesure, un condensateur à air de capacité Cf = 300 cms fut comparé avec un condensateur Grisson : C f ~ 305 cms.
- CONDENSATEUR A AIR
- Cf L 4 Cf
- mesuré mesuré calculé
- cms mètres cms
- 3oo 156oo 34,o 3oo,4
- 22600 41,0 3o3,3
- 2q3oo 4? >5 3l2,0
- 364oo 53,o 3i3,o
- CONDENSATEUR GRISSON
- L / 4 Cf / A 2
- mesuré calculé ; + 8,56
- 16600 32,0 266,5 0.87 0,88
- 22600 38,0 260,5 0,85 o,88
- 29300 45,o 280,3 0,92 0,91
- 36400 5o,o « 00 0,91 0,92
- Ces nouveaux essais montrent que les condensateurs Grisson possèdent en fait un facteur de réduction qui concorde, comme ordre de grandeur, avec celui que nous avions précédemment obtenu pour des bouteilles de Leyde. Une vérification des bouteilles de Leyde employées dans nos précédentes expériences montra que l’armature en feuilles d’étain avait été endommagée. La capacité n’était plus que 124,8 et 138,1 au lieu des valeurs primitives 140 et 166 ; de nouvelles mesures d’ondes ont conduit à trouver un facteur de réduction de 0,90 pour des quarts de longueur d’onde de 13 mètres en moyenne. Nos mesures de capacité actuelles ont un beaucoup plus grand degré d’exactitude ; les mesures d’ondes primitives, faites avec un micromètre à étincelles,
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- sont beaucoup moins certaines à cause de la charge de capacité du fil secondaire que les mesures actuelles faites avec l’échelle de multiplication. En outre, la formule de Stephan que nous avions appliquée alors à nos circuits a dû nous conduire à des valeurs trop fortes de la self-induction, à cause de l’influence de masses conductrices voisines que nous avons appris à connaître plus tard.
- La conclusion que l’on peut tirer des expériences relatées est la suivante : les condensateurs à air possèdent, pour les oscillations rapides, la même capacité que pour des pulsations lentes. Au contraire, les condensateurs Grisson à diélectrique dur ont une plus faible capacité dépendant de la fréquence. Le facteur de réduction est environ 0,8 pour des quarts d’onde compris entre 15 et 20 mètres. Les condensateurs à lame de verre (bouteilles de Leyde) présentent différents phénomènes, et ont des facteurs de réduction compris entre 1 et 0,9. Nous n’avons pas déterminé si ce fait doit être attribué à l’espèce de verre ou au mode de collage employé. En tout cas, il est recommandable, pour des expériences importantes, de déterminer à chaque fois le facteur de réduction, ce qui est facile avec l’aide de la méthode précédente.
- § 2. Le transmetteur à excitation électrique, ou transmetteur à condensateur
- Si l’on excite un transmetteur Marconi de longueur l monté en série avec un condensateur C/ dont une armature est à la terre par l’intermédiaire de l’éclateur (fig. 4), on se trouve dans des
- i
- i
- i
- I
- i
- t
- i
- <£
- B
- WTT/j.
- Ü51-SZ
- Fig. 4
- conditions d’oscillations compliquées. En général, il se forme 3 ondes différentes, dont les longueurs
- dépendent de l, a et G/. Nous prendrons comme exemple l’expérience suivante :
- Cy = 20 cm. (condensateur à air) a = 8 mètres (constant) l est diminué petit à petit de 24 m. à 0.
- La fjg. 5 donne en A et B les valeurs des ondes mesurées pour différentes longueurs l de fil.
- 46
- 1U
- iZ
- 10
- 8
- 6
- O 4 - 8 4Z 16 zo Zfy
- /3 S3
- Fig. 5
- Du côté A du condensateur mis à la terre il y a, depuis l = 2k à /=14, deux longueurs d’onde à mesurer : la plus grande d’entre elles est toujours distinctement reconnaissable jusqu’à la
- plus petite cesse de l’être au delà de / = 14 ; la première n’est mesurable qu’en A ; la seconde est ‘ également mesurable en B. Entre les deux, on trouve l’onde propre du fil (onde B) qui, au delà de 1 = 24, rejoint la plus grande onde A, et, vers le bas, rejoint la plus petite onde A. L’amplitude et la longueur d’onde varient avec a et C/, mais l’image typique de l’allure des ondes reste toujours semblable à la fig. 5. Pour notre but spécial, qui est la réalisation d’un transmetteur à une seule onde, ce dispositif est inapplicable.
- On obtient cependant des résultats plus simples et plus clairs en faisant a = 0,c’est-à-direenreliant une armature du condensateur directement avec le pôle de l’éclateur mis à la terre. Dans ce cas, les ondes A disparaissent presque entièrement, et l’on obtient une onde propre de B dont la longueur est plus courte que celle de l’onde Marconi produite sans condensateur. On dispose donc ainsi d’un moyen pour diminuer, dans de certaines limites, la longueur d’onde d’un transmetteur, en intercalant des capacités en série.
- Le problème peut aussi être traité d’une façon
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- l’éclairag;e électrique
- T. XLI. — N° 47.
- simple par le calcul. Une étude de la vibration du fil (fig. 6) montre qu’il se forme, à une certaine distance du condensateur, un nœud de tension 0. Plus est grande la capacité du condensateur, et plus ce nœud se rapproche de lui, pour l’atteindre lorsque Cf = oo.
- Deux séries d’essais avec les capacités C/= 150 et 300 cm s (bouteilles de Leyde avec facteur de
- cfé
- • X
- ! I
- 1<L- !
- I .
- |X|
- . J_TL
- '///mm////,
- Fig. 6
- réduction 1) ont donné, pour différentes longueurs de fil /, les longueurs d’onde suivantes:
- l mètres 'J 4 pour Gf = i5o mètres '2 4 pour Gf — 3oo métrés x4 *2 (ï)S (!)2
- IO 9,oo 9^5 I o,55 81,0 8954
- 12 io,6o 11,22 i,4° 0,78 112,3 126,0
- i4 12, l5 12 537 1,84 i,o3 i48,o 168,5
- 16 13,6g 14,66 2,3l 1,34 187 4 2i5,8
- 18 15,17 i6,33 2,83 1.67 23o,3, 266,0
- 20 16,57 18,00 3,43 2,00 275,0 324,4
- En désignant par x la distance du nœud à la
- bouteille soit l—y et en portant les carrés des 4
- longueurs d’onde en fonction de x, on trouve deux droites passant par l’origine et dont les ordonnées sont dans le rapport 1 à 2 (fig. 7). Il en résulte que la longueur d’onde correspond à la formule :
- / — 277 JCfLx ,
- Lx désignant le coefficient de self-induction du segment x.
- On peut décomposer en deux parties le phénomène oscillant et supposer le nœud de tension 0
- placé à une terre idéale. Le fil oscille alors en quart d’onde de l’extrémité libre jusquà ce nœud:
- ^ — v CUba,— l x ,
- et le segment x chargé de la capacité terminale C f, en quart d’onde de même grandeur. Dans l’expérience précédente, la capacité linéaire de x peut être négligée vis-à-vis de la capacité terminale :
- o 1,0 Z,O 1 3,0
- 23 5"6
- Fig. 7 :
- s’il en était autrement, la formule exacte à employer dans le calcul serait (I § 7)
- C 277 27ï,r
- ' G/ = T tg ~T~ ’
- où c désigne la capacité du fil par centimètre.
- Si l’on ne veut pas se représenter le nœud comme étant à la terre, on peut également supposer qu’à la distance 2x il y a une capacité symétrique égale Cf (fig. 8) capable de remplacer le fil librement oscillant l — 2x. Il faut alors introduire dans le calcul, comme coefficient de self-induction, le double de la valeur précédente, et, comme capacité, la moitié de cette dernière puisque les condensateurs sont en série; la formule indiquée n’est donc pas modifiée.
- Pour le calcul des longueurs d’onde d’après cette méthode, il faut connaître le coefficient de self-induction L^ par centimètre de longueur de fil. Ce dernier doit être déduit des séries d’expériences faites. ,
- On trouve des valeurs moyennes tout à fait concordantes.
- Dans la dernière colonne du tableau sont indiquées les longueurs d’ondes calculées avec ces valeurs moyennes : elles ne présentent que des différences insignifiantes avec les valeurs mesu-
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- rées. Une conclusion importante pour la suite du calcul est la suivante : pour le fil rectiligne tendu pour les mesures au-dessus d'un plancher
- -tÀ"
- i I
- i .
- / I
- 43 S**-G4T
- Fig. 8
- en bois, on a, comme nous l’avons montré dans la première partie, § 3, la relation
- l = vGL
- /
- j mesurée 4 X U - calculée 4
- - — — — -
- IOOO 9°° 1 Oü 21,90 9°°
- 1200 1060 Go 21,69 1061
- I foo I 2 I 6 184 21,76 12)8
- iéoo ï369 a3i 21,92 ï369
- 1800 i i 7 283 21,96 1516
- 2000 1667 343 22,10 21,90 1660
- Cf— 15o cms
- l - mesurée 4 X L, - calculé 4
- — — — — —
- 1000 945 55 21.94 945
- 1200 1 122 78 2 1 ,^5 I 1 23
- 14oo 1297 io3 22,06 1297
- 1600 1466 134 2 1 ,^5 1467
- 1800 1633 167 21,57 1635
- 2000 1800 200 21,90 1800
- 21,85
- C f == 3oo cms
- La valeur trouvée L^ = 21,9 permet de déter-minerla capacité du fil par centimètre
- C = —= o,o45t.
- 21 >9
- Des mesures faites sur un fil libre ont toujours
- donné des valeurs de 0,06 cm ; il y a donc là une contradiction. On peut cependant l’expliquer par une observation fréquemment faite. Lorsque l’on examine dans l’obscurité un fil soumis à la haute fréquence et chargé à l’une de ses extrémités par une capacité, la partie du fil placée à proximité du condensateur n’est pas lumineuse comme dans un fil simple ordinaire ; la partie obscure du fil s’étend de 0,50 cms à 2 mètres suivant la valeur de la capacité. Cette dernière provoque donc un écoulement plus rapide de l’électricité et, par suite, une diminution de la capacité du fil. Cette diminution se produit toujours et doit être prise en considération dans le calcul lorsque la longueur du fil n’est pas grande vis-à-vis de la capacité du condensateur, comme c’était par exemple le cas dans les expériences décrites dans la lre partie § 7. Là les longueurs de fil x sont petites et les condensateurs relativement grands de sorte que la réduction trouvée pour la capacité du fil paraît explicable.
- Les tableaux suivants indiquent le calcul et la mesure pour deux condensateurs à air de capacité 100 et 200, ainsi que pour un condensateur Gris-son de 125 centimètres. Comme une petite erreur
- sur la valeur de ^ peut provoquer une très grosse
- erreur pour x, le calcul de a été fait en partant de l’équation du 2e degré.
- \ = \Av =..9(<-f)
- Le manque de concordance entre les valeurs trouvées par la mesure et par le calcul avec le condensateur Grisson peut être facilement attribué au fait que les plaques métalliques sont entourées des deux côtés par le diélectrique, ce qui provoque une légère augmentation de la capacité totale. On trouve des écarts beaucoup plus grands si Ton introduit dans le calcul le facteur de réduction du condensateur Grisson indiqué dans le § 1. Nous en tirons la conclusion que l’oscillation du système ne traverse pas le diélectrique intercalé entre les plaques et que le condensateur agit bien plutôt comme une capacité terminale.
- Enfin, nous donnons encore une série de mesures faites avec un condensateur à air d’une capacité de 20 cms. Comme ici la distance x prend des valeurs importantes, il faut employer dans le calcul la formule exacte de la tangente.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI.
- N° 47.
- 1 J' 1 , , Différence
- l - mesurée - calculée
- 4 4 en pour cent
- I 200 1010 1008 — 0,2
- i4oo 1 i5o 1 i5o 0,0
- ÎÔOO 1282 1290 0,6
- 1800 i4io 1426 + °G
- 2000 i54o i556 -r Go
- -G 0,5
- G/ = 100 cms.
- l j. t - mesurée 4 y calculée 4 Différence %
- 1200 1080 1068 — G1
- i4oo 1235 1246 — 0,9
- IÔOO 13g3 141G A G 7
- 180O i545 i576 -|- 2,0
- 2000 1700 G!9 4- G2
- + 0,94
- Gf — 200 cms.
- l X - mesurée 4 — calculée 4 Différence en °/0
- 1200 io5o io38 — G 14
- 14oo 1200 1188 — 1,00
- IÔOO i35o 1333 — 1,26
- 1800 i5oo 1473 — 1,80
- 2000 1642 i6i5 — i,65
- — g3?
- ( jy --- 125 cms.
- Les valeurs mesurées de j ont été prises sur
- une courbe tracée pour un grand nombre de valeurs de l.
- X calculée 4 / / , y mesurée 4
- 4 7,5o 11,5o 7>45
- 5 8,66 13,66 8,67
- 6 9,80 i5,8o 9,62
- 7 10,88 17,88 11,02
- 8 11,96 29,96 12,10
- Cette série d’expériences justifie aussi la méthode de calcul employée.
- Enfin, nous avons prouvé que la longueur d’onde d’un tel transmetteur reste invariable lorsqu’on place, à une distance 2 xde la capacité de bouteilles, une sphère de capacité égale (fîg. 9).
- Un condensateur à air de 33 cms fut relié à l’éclateur mis à la terre et à un fil de 10 mètres.
- Le quart d’onde était 7 mètres ; on avait donc x = 3 mètres.
- On plaça à 6 mètres du condensateur une sphère d’égale capacité, et la longueur d’onde resta la même.
- Dans l’application pratique de cette méthode,
- pour diminuer les longueurs d’ondes, on n’a, la plupart du temps, pas affaire à des antennes simples mais à des transmetteurs de forme compliquée de grande capacité. Comme exemple, nous avons choisi une harpe de 26 mètres de longueur avec 6 fils nus parallèles de 0,8 mm de diamètre placés à 10 cmslesuns des autres.Lequartd’onde de la harpe avec excitation directe était 26 mètres, et nous nous sommes posé le problème de diminuer ce quart d’onde de 40, 30, 20 et 10% en intercalant des condensateurs.
- La capacité du fil n’était pas négligeable vis-à-vis de celle du condensateur ; il fallait donc, pour le calcul de ce dernier, avoir recours à la formule exacte
- CX 27T# 27T#
- c; = - «T
- c étant la capacité par centimètre de la partie x de la harpe reliée au condensateur.
- Pour un simple fil, on a, comme nous l’avons vu :
- c{ — 0,04^7
- Le facteur de désélectrisation pour 6 fils placés à 10 cms les uns des autres est, d’après la Ie partie § 4.
- a 0,45
- c = 6. 0,0475. o,45 = 0,123
- d’où
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- Comme la valeur c est sûrement modifiée par la grandeur du condensateur, elle ne peut servir que pour un calcul approximatif. 11 était intéressant de pouvoir déterminer, dans le cas présent, la vraie valeur de c.
- Pour cela, la harpe fut excitée avec des condensateurs à air de valeur exactement connue ; la longueur d’onde fut mesurée chaque fois, et la grandeur de c fut calculée au moyen de la formule de la tangente. Le résultat est le suivant :
- Cf cms. 4 mètres C
- 64o 22,25 0,1372
- 545 22,00 O, I264
- 46o 2i,go 0,11G
- 39° 21,70 0,0996
- 332 21,3o 0,0980
- 270 20,5o 0,1016
- 243 20,00 o,io63
- 202 2q,3o 0,1081
- i85 19,3o o,io83 0,1110
- On voit que les valeurs oscillent entre 0,14 et 0,10 et concordent comme ordre de grandeur avec la valeur prédéterminée 0,123. Pour les calculs plus complets, il faudrait prendre la valeur moyenne c = 0,111.
- Le tableau suivant contient la diminution de longueur d’onde obtenue ç °/0, la longueur d’onde* que Ton voulait obtenir, et la capacité du condensateur nécessaire calculée au moyen de la formule de la tangente.
- ^ se rapporte au montage avec condensateurs à air.
- ^ se rapporte au montage avec condensateurs Gris s on.
- ‘'"/o - cherchée 4 Cf Y -j mesurée 4 Y' t - mesurée 4
- 4o 15,6 67,6 >5,9 16,0
- 3o 18,2 162,0 i8,3 19,0
- 20 20,8 322,0 21,1 21,5
- 10 23,4 832,o — 20,7
- On voit, ici encore, que les condensateurs Grisson donnent des valeurs un peu plus élevées.
- D’autres mesures ont montré que des mêmes
- diminutions de longueur d’onde peuvent être obtenues aussi bien avec des batteries de bouteilles de Leyde.
- § 3. Le transmetteur à excitation magnétique ou transmetteur à transformateur.
- L’excitation indirecte du transmetteur Marconi, au moyen d’un transformateur Tesla dont l’enroulement primaire est alimenté par du courant à haute fréquence, a fait l’objet de nombreuses publications. La théorie et la pratique se sont trouvées en concordance pour montrer qu’un tel transmetteur n’est jamais monotonique. Si
- ' *[" '
- I
- i
- i
- I
- l\
- *35 2- S&
- Fig. 10
- la fréquence du courant primaire est soigneusement amenée à être égale à celle de l’onde propre du fil transmetteur, l’accouplement donnetou-jours lieu à deux ondes dont la fréquence et l’amplitude sont très différentes, aussi bien Tune de l’autre que de Tonde fondamentale primitive. La raison en est que l’accouplement modifie la charge des systèmes simples.
- On peut rendre le transmetteur monotonique en ayant recours à l’accouplement lâche (ou imparfait) c’est-à-dire, en d’autres mots, en prenant un transformateur dont la dispersion est très considérable.
- Le rendement de la transmission est minimum avec ce dispositif et le transmetteur est inutilisable pour les communications à grande distance.
- Cette étude ayant pour but la réalisation de transmetteurs monotoniques, le transmetteur à transformateur est sans intérêt pour nous.
- Il y a aussi une seconde raison pour laquelle le transmetteur à transformateur a peu de valeur. Comme nous l’avons montré dans la première partie, § 6, le facteur de forme du courant
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- dans le fil transmetteur est fortement aplati par la bobine, et la meilleure partie de l’énergie oscillatoire est perdue dans la bobine et inutilisée. L’avantage d’un amortissement moindre, que l’on attribue au transmetteur à transformateur, n’a rien à voir avec la transformation et est aussi bien obtenu d’une façon plus active avec des transmetteurs monotoniques, comme nous le montrerons dans le chapitre III de cette étude.
- R. V.
- Nouveau poste d'essai
- Le poste d’essai, dont nous entretenons aujourd’hui le lecteur, est spécialement destiné à la mesure des isolements.
- Pour une tension aux bornes de 100 volts, il
- donne directement les résistances en mégohms ; on peut l’employer également pour des tensions plus élevées, mais il est nécessaire alors de multiplier les valeurs trouvées par le rapport entre la tension employée et la tension normale de 100 volts.
- L’échelle du galvanomètre n’est toutefois graduée qu’entre 2 et 100 mégohms ; pour des résistances inférieures à 2 mégohms, mais supérieures à 10.000 ohms, on utilise l’appareil convenablement shunté et l’on multiplie la valeur lue par l’inverse du pouvoir multiplicateur du shunt.
- Indépendamment de l’échelle des mégohms, l’appareil est pourvu d’une seconde graduation, comprenant 55 divisions de part et d’autre du zéro, chaque division correspondant à 1 micro-ampère.
- Le poste comprend un galvanomètre, des shunts
- et une résistance additionnelle ; toutes ces parties, soigneusement isolées, sont enfermées, hermétiquement, dans une caisse absolument close, en bois de teck, avec une menotte de cuir ; aucun calage préalable n’est nécessaire ; la manœuvre des résistances de shunt se fait au moyen d’une clef rotative placée à la gauche de la caisse, dont la disposition générale est, au surplus, représentée schématiquement à la figure.
- Le poste comporte six bornes de pression et, indépendamment de celui des shunts, un petit commutateur à deux directions.
- Deux premières bornes, placées dans le voisinage du cadran, ne sont employées que dans les cas exceptionnels de basse tension, mesures au pont de Wheatstone, etc; elles sont en communication directe avec le galvanomètre et les résistances.
- Une troisième est reliée au shunt et au galvanomètre à la fois ; la quatrième et la cinquième sont connectées, l’une est la borne de terre qui est reliée au plot «terre» (E) du commutateur; la dernière borne est celle « d’isolement » (S) ; elle est en connexion avec le plot 1 du commutateur.
- Ces explications suffiront pour faire connaître la disposition et le mode d’usage de l’appareil, dont nous nous bornerons à décrire sommairement la partie essentielle, le galvanomètre.
- Celui-ci est pourvu, comme nous l’avons vu, .d’un cadran à deux échelles. La graduation est établie par les procédés habituels rapides ; au besoin, si l’on voulait avoir une exactitude plus grande, on pourrait procéder à un étalonnage précis; mais celui-ci n’est généralement pas indispensable.
- Le type de galvanomètre employé est à bobine mobile ; l’enroulement possède une résistance de 60 ohms ; on peut le shunter au 2e, au 5e, au 10e, au 50e, au 100e, ou encore au 500e ; le montage de la bobine est effectué comme dans le type Paul à pivot unique. La bobine est suspendue par son centre sur un pivot qui traverse, au centre, le noyau sphérique, de telle sorte que les lectures peuvent se faire dans une position quelconque, du moins sans qu’il soit besoin de pourvoir l’appareil de vis calantes. En outre, en fermant le couvercle mobile de la boîte, on provoque le fonctionnement d’un levier qui soulève la bobine de son pivot ; celle-ci se trouve dès lors immobilisée et le galvanomètre ne peut se ressentir des secousses qui lui sont imprimées pendant le transport,
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- la mise en place, etc. La bobine mobile porte un index très mobile, mais dont les oscillations sont, toutefois, amorties ; en enlevant le couvercle de verre du galvanomètre, on a accès à une tête filetée à l’aide de laquelle on peut remettre l’aiguille au zéro quand sa position s’est modifiée.
- Quel que soit le shunt employé, la résistance intérieure du galvanomètre reste, à moins de 1/100 près, égale à 20.000 ohms, valeur qu’on a jugé devoir imposer à l’instrument.
- Cette constance est obtenue grâce àladisposition et à la valeur des shunts ; ceux-ci ont été choisis assez nombreux afin, notamment, que l’on puisse toujours ramener la déviation à une grandeur raisonnable ; on ne peut éviter, on le sait, l’imperfection des lectures quand les déviations se rapprochent des extrémités de l’échelle ; il convient donc que le galvanomètre soit pourvu de shunts convenablement échelonnés ; c’est ce qui a été fait.
- Comme on peut s’en rendre compte par ce qui précède, le poste d’essai est d’un usage facile et ne nécessite pour ainsi dire aucune manœuvre ; on peut l’employer, soit sur une canalisation, soit au moyen d’une batterie d’accumulateurs convenable, et entre des limites de tension assez larges.
- Dans un autre type, destiné à des essais plus précis (ayant notamment pour but la localisation des dérangements ou défauts), le galvanomètre que nous avons décrit, est remplacé par un autre à bobine suspendue, également rapide et à oscillations amorties, mais possédant une sensibilité plus grande.
- D’autres précautions interviennent, d’ailleurs, pour augmenter la sensibilité et l’exactitude. C’est ainsi que, bien qu’on ait renoncé à l’usage des vis calantes habituelles, on a pourvu l’appareil d’un système de calage qui permet de lui donner l’horizontalité que rend indispensable le mode de suspension de l’équipage mobile. Ce dispositif de réglage consiste à placer l’appareil sur deux forts ressorts et à caler le système au moyen de deux vis, calage qui s’effectue avec le concours cl’un niveau.
- Le mode de suspension de la bobine, dont la résistance s’élève à 250 ohms, est intéressant ; il comporte des ressorts protecteurs qui permettent de remplacer rapidement et de régler le support en cas de rupture.
- Nous n’insisterons pas davantage sur ce 2e type qui, en dehors des particularités que nous venons
- de voir, ne se distingue du premier que par ses échelles, dont les degrés ont une valeur différente, par la grandeur de la résistance intérieure (100.000 ohms) et par celle des bobines de shunt, qui doivent nécessairement se différencier de celles du type précédent, l’enroulement du galvanomètre proprement dit étant lui-même plus résistant (la résistance totale des shunts est de 2.500 ohms).
- E. G.
- ÉLECTROMÉTALLURGIE
- L’état actuel de l’électrométallurgie du fer et de l’acier. — Résumé d’après The Iron and Goal Trade Review.
- Parmi les questions, qui passionnent le plus l’esprit des ingénieurs, l’application du courant électrique à la métallurgie du fer et de l’acier se place, sans conteste, au premier rang.
- Le but, poursuivi avec énergie, est la combinaison d’un four et d’un procédé d’extraction, permettant le traitement du minerai sans l’intervention cle charbon, en dehors, bien entendu, de celui exigé pour la réduction de l’oxyde ferrique.
- Il faudrait en arriver à pouvoir produire directement, en une ou deux opérations, soit l’acier ordinaire, soit le fer chromé, soit le ferro-man-ganèse, etc.
- La solution est loin d’être aisée à atteindre; l’énergie électrique est fort coûteuse ; lors même qu’on dispose d’une force motrice naturelle, d’une chute d’eau, il faut recourir à des appareils d’un prix fort élevé. L’emploi de l’électricité comme agent de chauffage n’est donc pas de nature, dans les conditions actuelles, à faire réaliser économie; il ne pourrait, semble-t-il, présenter d’avantages que si la qualité des alliages obtenus était d’une supériorité bien marquée sur ceux que donnent les hauts fourneaux actuels.
- Lorsque les gaz résultant de la réduction sont bien utilisés, les fours employés aujourd’hui donnent, en effet, d’excellents résultats au point de vue de l’économie dans la consommation du combustible. La substitution de l’électricité au coke ou au charbon serait, au surplus, d’ailleurs, d’autant plus coûteuse qu’il s’agit de traiter des masses considérables.
- Cette circonstance fait que l’arc voltaïque (qui constituerait, pour d’autres applications, le moyen de chauffage le plus pratique) ne peut être employé que moyennant un broyage et un
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- mélange intime du minerai, du coke et du fondant ; c’est là un inconvénient grave, de nature à augmenter considérablement le prix de revient.
- Cet inconvénient n’existe pas dans les fours, d’une disposition analogue à ceux jusqu’ici en usage, où le courant électrique agit par son effet Joule : comme dans le haut fourneau, les minéraux bruts sont chargés tels quels ; c’est à la pesanteur qu’incombe le soin de les mélanger, de façon moins imparfaite, à l’état pâteux.
- On trouvera plus loin quelques renseignements au sujet des tentatives qui ont été faites en ces dernières années dans les deux sens indiqués plus haut.
- Avant d’aller plus loin, il parait utile, à l’appui de ce qui a été dit relativement à la supériorité présente du charbon sur l’électricité, de comparer les rendements des deux agents en question au point de vue calorifique. On peut admettre que la combustion d’un kilogramme de charbon de qualité courante produit 7.500 calories. Les 20 % environ de cette quantité de chaleur, soit 1.500 cal., sont utilisables. D’autre part, 1 cheval-heure équivaut à 635.3 calories ; même en admettant un rendement de 80%, on n’arrive qu’au chiffre de 508.24 calories. Il suffit de tenir compte de la valeur du charbon et du prix de revient du cheval-heure d’électricité pour conclure que, si des raisons spéciales ne font pas préférer, pour le chauffage, l’électricité au charbon, ce dernier l’emporte de haut ; d’une façon générale, ce ne serait que dans les régions où le charbon coûte cher et où les chutes d’eau abondent que l’on pourrait avantageusement avoir recours à l’électricité ; encore faudrait-il, ainsi que nous l’avons rappelé déjà, que le métal obtenu (puisque nous nous plaçons au point de vue de la métallurgie) fût d’une valeur exceptionnelle.
- Et, remarquons-Ie bien, les chiffres cités sont choisis parmi les plus favorables à l’électricité.
- Celle-ci ne parait donc pas devoir bientôt détrôner, dans la pratique courante du travail du fer, les méthodes de fabrication que des recherches longues et laborieuses ont amené au haut degré de perfectionnement que nous leur connaissons.
- Les différents essais qui sont relatés dans le présent article n’ont, en somme, jusqu’à présent du moins, qu’une importance assez relative. Les appareils, les méthodes doivent être approfondis et améliorés notablement encore.
- La question en est toujours à sa première phase ; elle n’est guère sortie de la période d’expérimentation ; cependant, les pi’éliminaires ne manquent pas d’intérêt.
- I. — Procédé Stassaxo (1898).
- Le procédé deM. Stassano a été étudié en détail par M. Goldschmidt, de Essen, dont la haute compétence est bien connue et à qui sont dues, à ce sujet, des notes très complètes.
- Le procédé en question date de 1898 ; il n’a été appliqué qu’à des minerais riches, d’Italie, la magnétite, l’hématite rouge et la limonite.
- M. Stassano, dont les établissements sont installés à Darfo 'Italie), utilise, comme force
- Fig. 1
- motrice, l’énergie hydraulique, ce qui diminue notablement les frais d’exploitation. C’est ainsi que, malgré la puissance consommée, qui s’élève à 3800 ou 4000 chevaux-heure par tonne, le prix de revient, pour cette même quantité, n’est que de 112 fr. 40 c.
- Des soins tout particuliers sont apportés à l’analyse des mélanges, en vue cl’assurer une réduction complète du minerai. Les matières sont, par exemple, employées dans les proportions suivantes :
- 100 parties (en poids) de minerai,
- 23 parties de houille,
- 12.5 parties de fondant, pour des composés constitués comme suit :
- Minerai : Sesquioxyde de fer. ..... 93.02
- Magnésie, chaux.... ... 0.5
- Protoxyde de manganèse. 0.619
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- Silice 3.79
- Soufre 0.058
- Phosphore .... 0.056
- Eau 1.72
- Charbon : Carbone .... 90.42
- Cendres 3.88
- Eau
- Fondant : Chaux .... 51.21
- Magnésie 3.11
- Alumine • • )
- Sesquioxyde de fer. . . ^ 0.50
- Silice ' ‘ ( /.a /.a
- Anhydride carbonique. (
- Les minerais traités sont : la magnétite, qui se compose d’oxyde ferrique, de protoxyde de manganèse, de silice, d’alumine, de chaux, de magnésie, de soufre et de phosphore ; l’hématite rouge,plus richequelamagnétite en sesquioxyde, mais contenant aussi plus de soufre et de phosphore ; la limonite, qui contient plus de phosphore encore, .avec une forte proportion de matières étrangères.
- L’installation de M. Stassano se compose de deux fours : le plus petit, spécialement destiné aux essais, est chauffé parun courant de 1000 A, sous 80 volts ; le plus grand est alimenté par un courant de 2.000 ampères et de 170 volts. Ces fours ne diffèrent pas en principe de celui de M. Moi ssan.
- La marche de l’opération, au petit four, est la suivante.
- Les matières premières, après avoir fait l’objet d’une analyse très soignée, sont mélangées dans les proportions convenables. Sans négliger de tenir compte des bases existant déjà dans le minerai, on ajoute à celui-ci la quantité de carbonate de calcium strictement nécessaire pour obtenir une scorie fusible et pouvoir expulser la silice. On ajoute un peu de goudron et on fait des briquettes, précaution qui pourrait à la rigueur, être supprimée.
- On charge dans le four les briquettes fabriquées et l’on envoie le courant ; l’arc jaillit entre des électrodes de charbon ; intensité et voltages sont réglés de façon appropriée : au bout de 20 minutes, le courant atteint 800 ampères et 80 volts, valeurs qui sont maintenues pendant 20 minutes ; après quoi, on porte, le courant pendant une demi-heure, à 1000 ampères et 100 volts ; puis, durant 30 minutes encore, à 600 ampères et 70 volts ; enfin, on termine par 1000 ampères et
- 100 volts ; (il s’agit d’une opération s’effectuant au petit four, (comme nous l’avons déjà dit]. Le travail dure deux heures.
- L’énergie totale fournie absorbée est
- 7.290.000 X 08 60
- = 972.000 watt-h.
- 972.000
- 735
- = 182.24 ch.-v.-h., ce qui correspond à 84.012.072 calories. Or, la quantité de chaleur nécessaire, que l’on peut calculer aisément, s’élève à 53.524.805 calories, le rendement calorifique est donc de 61.33 °/0.
- Le nombre des calories nécessaire a été calculé d’après les bases indiquées ci-après :
- La décomposition de 1 gr. de sesquioxyde de
- fer exige........................ 192.000 cal.
- Pour convertir 1 kg. d’eau à 100°
- en vapeur, il faut............... 637.000 »
- Pour élever de 1° la température de 1 kg. de vapeur d’eau à 100°, il
- faut................................. 0.480 »
- La calcination de 1 kg. de fondant
- demande.......................... 425.0 »
- Enfin, il faut pour élever de 1° la température de 1 gr. d’anhydride
- carbonique........................... 0.016 »
- Et pour élever de 1° la température de 1 gr. d’oxyde de carbone.. 0.0068 »
- Fondre 1 kg. de fer............ 350.000 »
- Fondre 1 kg. de scorie......... 600.000 »
- D’autre part, la combustion de 1 gr. de charbon et sa transformation en oxyde de carbone, correspondent à fa mise en liberté d’une quantité de chaleur équivalant à 2.175.000.
- D’après M. Stassano, le prix de fabrication d’une tonne de fer s’établit comme suit :
- 1.6 tonne de minerai à 12 sh. la tonne : 19.20 sh.
- Broyage............ 2.4 — 3.84 —
- 450 livres de fondant. 4 — 0.80 -
- 550 livres de coke... . 36 — 9.00 —
- Broyage............ 1.6 — 0.40 —
- 420 livres de goudron. 56 — 10.64 —
- Mélange de la charge 2.4 — 5.40 —
- Electrodes........................... 2.88 —
- Entretien............................ 9.60 —
- Salaires....................... 4.80 —
- Outils . . .......................... 2.40 —
- Puissance électrique 4000 ch.-h. à raison de.............................. 18.24 —
- Frais généraux....................... 2.40
- Total........ 89.60sh.
- ce qui équivaut à 112 francs.
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- Mais il est à remarquer que dans cette évaluation, certains points sont assez douteux. Les frais généraux, notamment, paraissent devoir être dépassés.
- Afin de mieux utiliser l’énergie disponible, M. Stassano propose de disposer, dans un four plus long, plusieurs paires de charbon ; la température n’est pas constante pendant toute la durée de l’opération ; on pourrait, grâce à la disposition qui vient d’être envisagée, fermer le courant sur l’une des paires quand il est coupé sur d’autres, de façon à régulariser la consommation.
- Les produits qu’obtient M. Stassano se rapprochent beaucoup, de par leur composition, des variétés que donnent les fours, notamment à poitrine ouverte.
- Evidemment, le procédé pourrait s’appliquer à la transformation en acier de lingots de fer : la dépense serait, naturellement, moindre.
- Voici, d’après M. Goldschmidt, les résultats en pourcentages de l’analyse de différents échantillons.
- Carbone o.o4 0.o4 O.I7 o.o9 0 77
- Manganèse o.oô O.I2 O.O7 0.18 o.65
- Silicium — — traces traces —
- Phosphore — — 0.02g — —
- Soufre — o.o5 — o.o4
- Un échantillon de fer chromé contenait 1.51 °/0 de carbone, 0.20 °/0 de manganèse, 1.22 °/0 de chrome.
- IL --- PROCÉDÉ Héroult (1001)
- Dès 1900, M. lléroult livrait à une Société du Creusot, une quantité d’acier, d’un poids de 8 tonnes environ, obtenue par l’électricité, aux usines de Froges, en France.
- Le procédé de M. lléroult s’est développé depuis cette époque, bien qu’il ne puisse encore, toutefois, remplacer les procédés anciens.
- M. lléroult a exposé lui-même la façon dont s’effectue le travail.
- Une charge de déchets de fer, mélangés ou non de lingots, est fondue dans le four ou bien y est introduite à l’état pâteux ; la condition la plus importante est que le métal en fusion soit débarrassé de la scorie ; on le recouvre alors d’une scorie artificielle et on le soumet à l’action du courant, qui en élève fortement la température. Aucune flamme, aucun agent oxydant n’intervient donc. Ce fait permet, ajoute
- M. lléroult, d’expulser, en faisant écouler la scorie pâteuse, toutes les impuretés du métal, de telle sorte qu’après désoxydation complète, au moyen du carbone notamment, on obtient un acier « qui détient le record de la pureté ».
- Ce produit est fort apprécié, particulièrement en Angleterre, parait-il, pour la confection d’outils..
- Le four utilisé par M. lléroult est à deux arcs électriques, produits par un courant al ternatif de G0 volts et 4000 ampères. L’usure des électrodes est négligeable.
- Plusieurs charges, de 3 tonnes, en moyenne, peuvent être effectuées par jour; la production, pour un espace de vingt-quatre heures, atteint le chiffre de G à 7 tonnes, quand on opère sur le métal froid, c’est-à-dire quand tout le travail est exécuté électriquement.
- La quantité totale d’acier produite jusqu’ici se monte à plus de quinze mille tonnes, sans même y comprendre le métal fabriqué pendant les premiers essais.
- Le procédé lléroult, au point de vue technique, est l’un des plus remarquables ; il croîtra sans aucun doute en importance quand sera en plein fonctionnement le vaste établissement fondé en Suède qui pourra donner, si, du moins, les prévisions se réalisent, 150 tonnes d’acier toutes les vingt-quatre heures, avec un seul four de 000 ch.-h.
- Cette usine sera établie entre les stations de Graubergsaal et Kortfors, sur la ligne du chemin de fer Koalskoga.
- On peut rapprocher de la méthode de M. lléroult, au point de vue de la conception théorique, celle de M. Kjellin qui est également très intéressante et dont il sera dit quelques mots à la fin de cette note.
- III. — Procédé Kei.ler (1901)
- Le four de M. Keller comprend deux chambres superposées. Le traitement du minerai comporte deux opérations, à la différence de ce qui se fait dans les procédés précédents. Dans la partie supérieure du fourneau, le minerai, en contact immédiat des électrodes, est fondu et coulé ensuite en lingots. Dans la partie inférieure, le métal pâteux est affiné et décarburé par l’addition de minerais, riblons, fondants. La masse n’est pas mise en contact direct des électrodes. Une ou plusieurs paires d’électrodes
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- de charbon sont disposées dans le haut, le courant traversant la scorie et le métal en fusion. Il se produit un abondant dégagement de gaz, d’oxyde de carbone, notamment, que l’on pourrait utiliser soit pour aider à l’affinage, soit pour chauffer le minerai à traiter.
- La méthode en question est appliquée à Rer-roux (France), siège des usines de la société Relier, Leleux et Cie. Les frais seraient, à peu de chose près, les mêmes que ceux qu’indique M. Héroult.
- Evidemment, s’il y avait un avantage à opérer de la sorte, on pourrait préparer le fer par tout autre moyen que celui utilisé et supprimer, par conséquent, le foyer supérieur du four.
- M. Relier estime que le prix de la tonne d’acier s’élève à 100 francs approximativement, l’énergie consommée étant de 3.800. Cette évaluation suppose l’emploi de minerais peu coûteux et la possibilité d’avoir recours à une force naturelle pour la production de l’électricité.
- IV. — Procédé fl arm et (1001)
- Nous n’insisterons pas sur ce procédé qui semble peu se distinguer du précédent et de celui du Dr Iléroult, qui lui est antérieur, au surplus.
- V. — Procédé Schneider (1901)
- Les renseignements manquent au sujet de la méthode Schneider. Le four ne comporte pas d’électrodes de charbon.
- VI. — Procédé Ruthenrerc (1001)
- Deux cylindres de bronze, refroidis par une circulation d’eau, et recouverts de plaques de charbon, tournent, en sens inverse l’un de l’autre, dans le voisinage des pôles d’un grand aimant à fer de cheval. Cet aimant est suspendu horizontalement de façon à ce que ses pôles soient accessibles.
- La matière à traiter est chargée sur l’un des rouleaux, qui l’amène dans la zone d’action d’un arc électrique ; elle s’écoule, échappant ainsi à l’arc, à mesure que le cylindre pousse d’autres matériaux vers l’aimant. L’arc est produit le long des pôles et porte le fera transformer à la température voulue. Si le minerai ne possède pas la propriété magnétique à un degré suffisant, M. Ruthenberg a recours, pour créer l’arc, à des dispositions spéciales : le minerai est mélangé de tournure de fer dans des proportions variables selon les circonstances ; l’opéra-
- tion serait, sans cette précaution, lente, paresseuse.
- Le travail qui vient d’être décrit s’applique aux minerais en petits fragments ; le fourneau Ruthenberg n’est pas, à proprement parler, un four électrique : il sert simplement, soit à agglomérer (c’est ce qui vient d’être exposé) les minerais très divisés, soit à réduire l’oxyde de fer en une masse spongieuse, susceptible d’être employée dans le haut - fourneau. D’après M. Ruthenberg, l’action du courant, dans le premier usage ci-dessus, aurait encore pour effet d’expulser une grande partie du soufre.
- La seconde application du foür (réduction directe du minerai) est plus intéressante, bien qu’ici encore, la méthode n’ait aucune importance pratique. Le minerai est mélangé de charbon et soumis à l’action de l’électricité, qui le transforme en fer métallique se présentant sous la forme d’une matière grossière, calcaire, que l’on peut substituer aux vieux fers dans le four à foyer ouvert : Un four Ruthenberg a fonctionné à Lockport (Etats-Unis) ; sa capacité est estimée à 2 1/2 ou 3 tonnes (par journée de travail de 20 heures) ; l’énergie électrique qu’il requiert est d’environ 25 chevaux. Il existe un second four semblable, mais beaucoup plus grand.
- VII. — Procédé Rjellin (1901)
- Au point de vue technique, la méthode, fort ingénieuse, du Suédois Rjellin peut être mise en parallèle du procédé Iléroult ; toutes deux constituent un réel succès. Le dispositif dé M. Rjellin fonctionne actuellement à Gysinge et l’on projette sérieusement d’en étendre l’application ; depuis 1901, il est installé aux établissements que dirige (NI. Renedikts ; il n’a pas été modifié dans les lignes essentielles. Il donne des aciers de qualité extra.
- Le four constitue un transformateur : l’acier reçoit un courant de tension peu élevée, mais de forte intensité, tandis qu’un courant alternatif de haut voltage est envoyé dans le primaire. Les électrodes n’existent plus.
- Ou introduit dans le four, de forme circulaire, une charge de fer doux, à laquelle on ajoute 25 pour cent de fer carburé pur en lingots ou, mieux encore, déjà en fusion.
- Les principaux avantages que présente cette méthode sont facilement visibles ; le chauffage
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- ne se fait pas extérieurement ; les frais d’entretien sont donc fortement réduits ; les creusets sont supprimés ; les gaz résultant de la combustion n’arrivent pas au contact de l’acier, même par diffusion ; le revêtement du four peut être fait de silice et de magnésie ; on peut obtenir, d’une seule opération, approximativement une tonne d’acier, alors que les moyens habituels ne permettent pas de dépasser une charge beaucoup moindre, ce qui est un obstacle à la fabrication d’une quantité un peu notable d’acier de composition absolument uniforme, etc.
- Un four de Kjellin d’une puissance de 225 chevaux-vapeur (soit 165 kilowatts) peut donner, en 24 heures, plus de 4 tonnes d’acier de tout premier choix.
- Le prix de la tonne est approximativement de 215 francs se décomposant de la façon qui suit :
- Puissance électrique (calculée à raison de fr. 0,0189 par cheval-vapeur-heure, la génératrice étant actionnée par un moteur à gaz) : 1,320 che-
- vaux-heure.................,...... 25 » fr.
- Charge complète, ....... ^....... 162 50 »
- Moules.............................. 1 25 »
- Réparations...................... 10 50 »
- Intérêt et amortissement............ 2 85 »
- Salaires........................... 12 50 »
- Total..... 214 60 fr.
- Les frais d’entretien sont, comme on le voit, fort peu élevés ; ils sont plus réduits encore quand on charge le fer en fusion et qu’on emploie des fours de plus grandes dimensions. Par contre, le prix de la charge augmenterait, on le conçoit, si l’on devait avoir recours à des produits très purs ou bien à dos alliages spéciaux, au molybdène, au chrome, au tungstène, par exemple.
- L’intérêt et l’amortissement sont calculés en prenant pour prix de l’installation complète (non compris, toutefois, la force motrice), avec l’équipement électrique, une valeur de 15.000 couronnes.
- A titre de renseignement, ajoutons que 3 spécimens d’acier, parmi les meilleurs, contenaient respectivement, en pour cent :
- 1. Carbone i-45; Silicium 0.47 ; Mauganèse 0.49 ; Phosphore o. ou ; Soufre 0.010
- 2. id. 1.20; id. 0.74 ; id. 0.46; id. o.oid; id. o.oio
- 3. id. 0.96; id. o.35; id. o.33; id. o.oi4; id. o.oi5
- *
- * *
- Rien que les avantages signalés au sujet de la méthode expérimentée à Gysinge soient, plus ou moins complètement, offerts par les autres procédés électriques, on peut conclure des données qui précèdent que les conditions dans lesquelles la métallurgie du fer et de l’acier serait économiquement opérée par l’électricité sont tellement exceptionnelles que l’on peut dire qu’elles sont irréalisables.
- Comme nous le signalions au début, les chiffres cités sont basés sur la supposition que l’on dispose d’une source de force hydraulique faci-ment utilisable et que le prix du minerai soit peu élevé. Ils seraient trop faibles dans la plupart des cas, et surtout si l’on devait avoir recours, pour produire l’électricité nécessaire, à des moteurs, ceux-ci fussent-ils même de puissantes machines à gaz.
- Fin tout cas, le coût net de la tonne d’acier obtenu électriquement est fort élevé, étant donné que le métal n’est pas de qualité supérieure et telle qu’011 puisse, par exemple, l’employer pour la fabrication des objets (axes, arbres) qui, soumis à des efforts mécaniques considérables, doivent être constitués d’un acier exceptionnellement résistant.
- Il ne peut être dénié cependant, qu’un certain avenir soit ouvert aux procédés électriques en ce qui concerne la préparation d’aciers pour outils.
- M. Rossi, de Aew-York, a tenté de démontrer (« Iron Age» 20 novembre 1902) que la fusion électrique de l’acier peut donner un résultat industriel satisfaisant.
- Il établissait la comparaison sommaire suivante :
- Fabrication d’une tonne de fer par le hautfourneau 1.66 tonne de minerai (à raison de la
- tonne).............................. 37 50 fr.
- 1 tonne de coke..................... 12 50 »
- 1/2 tonne de pierre à chaux........ 2 50 »
- Main-d’œuvre, etc................... 10 » »
- Total..... 62 50 fr.
- Fabrication d’une tonne de fer par le four électrique. 1.66 tonne de minerai (à raison de
- la tonne)........................... 6 25 fr.
- 0.32 tonne de charbon pour la réduction................................... 2 » »
- tonne de pierre à chaux........ 2 50 »
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- Main d’œuvre........................ 10 » »
- Electrodes.......................... 12 50 »
- Electricité......................... 27 50 »
- Total...... 60 75 fr.
- Cette estimation n’est pas sans présenter d’assez nombreux points faibles. Le chiffre donné pour le prix de l’électricité paraît fort aventuré. M. Rossi se base sur la possibilité d’obtenir l’énergie à raison de 50 francs par cheval de courant électrique fourni de façon absolument ininterrompue. C’est là une hypothèse semblant hasardée : les endroits sont extrêmement rares où l’on pourrait avoir l’électricité à ce prix. Nous remarquons aussi que M. Rossi fournit le minerai traité au four électrique, à 3.75 fr. la tonne, alors que le haut-fourneau doit acquitter, pour la même quantité, une somme de 21.50 fr. Voir aussi les valeurs respectives du coke et du carbone de réduction.
- Nous n’insistons pas sur ces devis parce qu’une autre raison vient à l’encontre de l’idée qu’a voulu défendre M. Rossi. L’installation complète d’un haut-fourneau pouvant produire trois cent cinquante tonnes de fer par jour se monte approximativement à 5.000.000 de francs. Une installation électrique équivalente coûterait, au moins, cinq fois plus, 25.000.000, en admettant qu’on puisse utiliser une force hydraulique ; elle exigerait une puissance motrice de plus de 60.000 chevaux ; une telle source naturelle
- I d’énergie ne se trouverait que difficilement et dans bien peu de pays.
- D’après M. Rossi encore, la Compagnie dont il faisait partie aurait obtenu, pendant une période de dix semaines, une tonne de fer par 200 chevaux-jours. Ce résultat serait exceptionnellement remarquable. On a évalué que l’énergie indispensable pour extraire d’un minerai à 65 °/0 une tonne de fer s’élèverait, au minimum, et en admettant que tout le calorique soit utilisé, à 131 chevaux-vapeur-jours. La consommation dénoncée par M. Rossi ne dépasse donc que de 50 °/0 celle d’un four de réduction parfait, théorique, où serait traité un excellent minerai.
- Quoi qu’il en soit, M. Iléroult dont la méthode est remarquablement combinée, n’a pas cru devoir poursuivre, pour le moment, la fabrication industrielle électrique ; il n’abandonne pas les procédés antérieurs. Même dans le four perfectionné employé en Suède, la dépense d’énergie est supérieure, et de beaucoup, à celle qu’a pensé pouvoir chiffrer M. Rossi : elle s’élève à 362 chevaux-vapeur-jours (24 heures) par tonne. M. Keller, de son côté, admet une dépense très voisine de celle que fixe M. Héroult.
- Sans être pessimiste, nous pouvons conclure de tout ce qui précède que, dans le domaine de la métallurgie du fer, l’électricité n’est pas près d’apporter la révolution qu’e'lle a causée dans d’autres domaines de l’activité humaine.
- E. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- RADIOAGTIVITÉ. — Des colorations produites par les rayons de Becquerel (application à la Cristallographie ; détermination colorimétrique de la radioactivité). Notes de MM. C.-J. Salomonson et G. Dreyer, présentée par M. Bouchard.
- « Dans une précédente Note Sur les effets physiologiques du radium (Q, présentée à l'Académie le 13 juin dernier nous avons attiré l’attention sur la coloration forte produite dans des plaques de
- (M Salomonson et Dreyer, Compte S rendus, t. CXXXYIII, 1904 page 1543. *
- quartz exposées à l’éclairement du radium, phénomène semblable à celui observé, pour le verre (1), la porcelaine, le sel gemme, le bromure de potassium (2), par M. et Mme Curie et par M. Giesel, et plus tard, pour le diamant (3), par M. Crookes. Nous y avons émis l’opinion que la délimitation rectiligne caractéristique des parties colorées pouvait être due à une structure à macles. Nos
- (!) M. et Mme Curie, Comptes rendus, t. CXX1X, 1899, page 823.
- p) Giesel, Verhandl. d. deutschen physikal. Ges,, 1900, page 9.
- (3) Crookes, PrOC. Roy. Soc., t.’LXXIY, 1903, page 47.
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- recherches ultérieures n’ont pas confirmé cette supposition. M. N.-V.Ussing, professeurde Géologie de l’Université de Copenhague, a bien voulu nous prêter son concours précieux en examinant une de nos plaques dans laquelle le phénomène de la coloration était bien prononcé, d’après la méthode pyro-électrique de Kundt ; il n’y avait pas la moindre trace de structure à macles. D’autre part, l’examen minutieux d’un assez grand nombre de plaques taillées perpendiculairement à l’axe optique a montré qu’il y a toujours, dans les parties colorées, des lignes assez prononcées, formant entre elles des angles de 120° et qui sont parallèles aux axes binaires du cristal. On observe encore, parallèlement à ces lignes, tout un système de stries moins prononcées et rapprochées les unes des autres preuve de l’existence d’une structure zonèe provenant de l’accroissement successif du cristal. Le plus souvent, la coloration est très inégale, une strie de la structure zonée formant la limite entre une partie foncée et une partie plus claire, comme c’est le cas, quelquefois pour lacoloration naturelle de l’améthyste. Jusqu’ici il a été impossible d’observer sur du cristal de roche incolore une structure zonée d’accroissement et de démontrer ainsi de l’hétérogénéité entre les couches d’accroissement de ces cristaux. Ainsi l’exposition au radium révéle, pour le qudrtz, des phénomènes cristallographiques qui;, jusqu’à présent, se sont soustraits à Vobservation. Il y a donc lieu de soumettre d’autres cristaux à un examen systématique en les exposant au radium. Nous avons entrepris un tel examen dans deux cas, mais sans obtenir des renseignements nouveaux : 1° dans des cristaux de gypse, aucun effet ne s’est produit, même au bout de quatre jours d’éclairement; 2° au bout de six jours d’exposition, le spath d’Islande n’a pris qu’une teinte jaunâtre à peine perceptible.
- » Par suite de l’inégalité de la coloration ( voir plus haut ) des parties uniformément éclairées de la même plaque de quartz, il sera impossible de baser sur cette coloration une méthode colori-mëtrique pour la recherche de la force de la radioactivité et dont on pourrait se servir concurremment avec les méthodes employées jusqu’ici : la radiographique, l’électrique, la fluoroscopique. Le verre, au contraire, se colore, sous l’action des rayons de Becquerel, d’une manière parfaitement uniforme. Combien sa sensibilité en réactif est grande, c’est ce que l’on constate facilement
- en exposant des parties égales d’une plaque de verre à l’action de la même-préparation de radium pendant des temps courts et variés.
- » Voici le traitement auquel nous avons soumis une plaque de verre pour la faire servir d’échelle dans une série d’essais physiologiques. Nous avons placé du bromure de radium pur, déposé dans une une capsule d’ébonite couverte de mica au-dessus d’une plaque de verre mince. Entre la capsule et le verre est placée une plaque d’ébonite de lmm d’épaisseur et au milieu de laquelle se trouve une ouverture carrée de 16mm2. Le verre est resté exposé à l’action du radium pendant
- des temps croissant d’une manière égale par g
- jusqu’à la durée de 8 heures, le premier temps étant de 5 minutes. Tandis que 20 minutes d’exposition n’ont produit aucune coloration certaine, on a déjà, au bout de 24 minutes, pu constater une coloration distincte en examinant la plaque de verre sur un fond blanc et dans un jour convenable. Les parties suivantes, exposées pendant des durées croissant de 30 minutes jusqu’à 8 heures environ, ont montré une échelle de teintes dont tous les degrés variaient d’intensité d’une manière bien nette.
- » Déjà Mme Curie a observé que les différentes espèces de verre prennent des couleurs différentes d’après leur composition chimique (*). Ajoutons qu’elles présentent de grandes différence de sensibilité pour l’action des rayons de Becquerel. Pendant la même durée, les unes se colorent d’une manière beaucoup plus intense que les autres. Ainsi le Borosilikat-Kron-Glas n° 3453, de la maison Schott et Cie ( d’Iéna ), s’est montré beaucoup plus sensible à l’éclairement que les autres verres dont nous nous sommes servis. Ces deux circonstances, cependant, n’amènent pas d’inconvénients tant qu’il ne s’agit que de mesures relatives, l’expérimentateur pouvant toujours se munir de plaques de verre de la même fonte. Il faudra des recherches ultérieures pour montrer si, pour obtenir une mesure absolue de la radioactivité, on pourra se servir avantageusement de la voie indiquée ici en employant, par exemple, comme unité, le temps au bout duquel un poids donné de radium, distribué sur une surface donnée, a produit, sur une plaque de verre de composition chimique connue, une coloration perceptible. »
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- INSTITUTION OF CIVIL ENGINEERS
- Mesure de la conductibilité électrique, d’après M. Rollo Appleyard dans Proceedings of The Institution of Civil Engineers, de Londres.
- C’est généralement au cuivre pur de Matthie-sen que l’on reporte, dans l’industrie, les conductibilités imposées aux fournisseurs. Le chiffre que l’on fixe presque toujours, pour ce qui concerne les câbles, est de 98 %. La détermination de la conductibilité est, en règle générale, une opération très délicate et hérissée de difficultés qui rendent les mesures au moins désagréables ; il est excessivement rare, en effet, que l’on puisse déduire la conductibilité du métal de la connaissance de la longueur, de la section et de la résistance du fil essayé, parce que, le plus souvent, la section n’est pas uniforme.
- Si, reculant devant l’ennui, de mesures répétées pour chaque section, on se bornait à un seul essai final, on pourrait être exposé avoir rejeter tout le câble ; il importe donc de vérifier séparément les différentes parties et, pour que cette opération ne soit pas fastidieuse au point qu’on hésite à la faire, il est désirable de rechercher un appareil et un procédé de mesure permettant d’arriver à un résultat suffisamment précis avec la célérité indispensable aux expériçnees courantes.
- En pratique, il n’est pas nécessaire d’arriver à une exactitude absolue et l’on peut admettre des erreurs deO.l pour cent; c’est de cet ordre que sont celles qu’a admises, dans le dispositif qu’il a combiné, M. Rollo Appleyard. L’appareil en question est un pont à curseur ordinaire, autrement dit, pont à fil divisé, combiné avec un système d’échelles, convenablement graduées et réglées, sur lesquelles se lisent directement, du moins pour des conductibilités comprises entre cejtaines limites, les valeurs relatives aux fils essayés, exprimées, soit en pourcents de la conductibilité du cuivre Matthiesen, soit, en cas de besoin, eh unités C.g.s. Par suitemèmede l’usage auquel l’appareil est destiné, la partie du fil du pont, le long de laquelle doit se déplacer le curseur, est peu considérable et l’on peut économiser de l’espace en enroulant le fil, de part et d’autre, en deux bobines placées l’une contre l’autre, en un groupe compact ; le conducteur a fréquemment une longueur de2 mètres ; on obtient de la sorte des divisions convenables et facilitant les lectures ; on pourrait augmenter la grandeur des divi-
- sions en faisant usage d’un fil plus long, ou en lui adjoignantdes bobines de résistance choisie (neuf fois celle du fil, par exemple) ; mais il est à remarquer que l’accroissement des divisions n’a nullement pour résultat de réduire les erreurs commises ; celles-ci sont inhérentes à l’appareil, au système plutôt, et absolument indépendantes des dimensions du fil.
- Comme dans le pont à curseur ordinaire, le socle de l’instrument porte trois bornes : le fil à essayer se rattache par l’un des bouts à la borne de droite ou à celle de gauche; le fil étalon est relié à la borne de gauche ou à celle de droite; les extrémités libres des deux conducteurs sont reliées toutes deux à l’une des bornes du galvanomètre, l’autre borne de celui-ci étant connectée à la borne médiane du pont, laquelle est en communication électrique, par l’intermédiaire des guides, avec le curseur; la pile, avec sa clef, est m o nt é e, c o m i n e toi i j ours, c i v ! î1 e. I e s b ornes ex Ir è m e s du socle. '
- Une échelle, dite échelle des diamètres, dont on règle la position selon les circonstances, est rendue solidaire, le réglage effectué, des mouvements du curseur; une seconde graduation complète l’appareil: c’est l’échelle des conductibilités, également déplaçable, vers la droite ou vers la gauche, parallèlement à la première et au fil du pont; enfin, un repère, sur un bloc métallique, indique la position, déterminée une fois pour toutes, du milieu électrique du conducteur du pont. Pour fixer l’emplacement du point milieu, il suffit de mettre en balance deux résistances égales, de modifier la position du curseur jusqu’à ce que le galvanomètre ne dévie plus, de visser le bloc à la position ainsi indiquée. A titre de vérification, et pour parer à toute erreur pouvant résulter d’un étalonnage inexact des bobines employées, on intervertira la situation de celles-ci ; le cas échéant, on prend, comme point de repère, la moyenne entre les deux positions du curseur.
- C’est par des considérations de mathématiques très élémentaires que M. Appleyard a été amené à donner à l’instrument la forme que nous avons indiquée. La graduation des deux échelles découle du calcul. Le but poursuivi était de combiner un dispositif indiquant à première vue la conductibilité d’un fil quelconque, et permettant, par un procédé simple et rapide, de remédier aux difficultés résultant de l’inégalité des diamètres des fils mis en œuvre.
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- Pour arriver à ce résultat, il convient d’examiner quelle est, dans les deux hypothèses suivantes, la condition d’équilibre du pont :
- l°les deux conducteurs comparés sont supposés avoir la même conductibilité, mais être de diamètres légèrement différents;
- 2° les diamètres sont les mêmes, mais les conductibilités diffèrent.
- systèmes est représenté par un diagramme qu’il suffit de consulter pour connaître, dans un cas quelconque, la valeur du déplacement à imprimer au curseur.
- Supposons par exemple qu’on donne les valeurs 10, 15, 20,25,etc.;pourchacunedecesŸaleurs, on trouvera, en faisant d’abord ?/ =1, par exemple, une valeur déterminée de la somme
- lre hypothèse. — Echelle des diamètres.
- Soient respectivement R, et R2 la résistance du fil étalon et du fil essayé, ces deux conducteurs ayant, par supposition, la même conductibilité et la même longueur. Soient encore d le diamètre du 1er fil, d -f- y celui-du second, y pouvant être positif ou négatif ; d’après la loi bien connue, on aura :
- R,_(^+ÿ)2
- Ra d2 W
- Déplaçons le curseur de façon à établir l’équilibre ; supposons l’échelle du fil divisée en 100 parties égales et posons que, au moment où il y a balance, le curseur se trouve à l divisions en partant de la gauche, côté de la résistance étalon Rr
- On a aussi :
- = _ *_ (2)
- R2 ioo — l
- Combinant les deuxproportions 1 et2,on obtient
- l ____(d -f- y)2
- ioo — l d2
- d’où l’on tire la valeur de l :
- l ioo d2 -)- 200 dy -j- iooî/2
- ;2dz idy -f- y'A
- et, en effectuant la division :
- / = 5o + 5o _ 25 ^ etc. (3)
- Si l’on fait y =. 0, on a : 1= 50, c’est-à-dire que le premier terme, 50, représente le milieu de l’échelle et les termes suivants, le déplacement, par rapport an milieu, résultant de ce que les diamètres ne sont pas égaux.
- Il est à remarquer tout d’abord que les termes y et d étant à la même puissance, l’expression 3 est indépendante de l’unité employée et, par suite, absolument générale.
- Cela étant, AI. Appleyard donne à y et k d différentes valeurs susceptibles de se rencontrer dans la pratique et obtient pour l un certain nombre de systèmes de valeurs ; chacun de ces
- 5o
- 25
- 2
- On conçoit aisément comment on peut interpréter ces résultats dans la pratique. Il suffit à cet effet de déplacer la division correspondant au milieu électrique du fil, c’est-à-dire de donner au milieu une position fictive dontla distance à celle de la position réelle soit égale à la valeur
- 5o ^ — 25 a
- — (u
- 2 \d
- . . . etc.
- Pour faire un essai quelconque, on mesure donc les diamètres du fil expérimenté et du fil étalon et l’on déduit de là, en consultant, afin d’obtenir plus de célérité, les tables préalablement dressées, le déplacement du milieu du conducteur à curseur.
- L’échelle des diamètres a pour but de faciliter ces manœuvres ; elle est divisée en parties correspondant chacune à un centième de la longueur du fil, avec le 0, pourvu d’un index, au milieu. Quand les diamètres des fils comparés sont égaux, le curseur est placé en face du zéro de l’échelle des diamètres et les deux pièces sont ajustées l’une sur l’autre dans cette position ; s’il y a une inégalité entre les rayons, on déplace le curseur en se référant, pour déterminer la valeur de ce déplacement, aux tables dont nous avons parlé plus haut ; l’échelle des diamètres et le curseur sont fixés et, dès lors, l’échelle se déplace comme précédemment, avec le curseur ; c’est l’index correspondant au zéro de l’échelle des diamètres qui sert à faire les lectures sur la graduation des conductibilités, dont nous allons voir le rôle. Il suffit que l’échelle des diamètres comporte quelques divisions, cinq au maximum, de chaque côté du zéro.
- 2me hypothèse. — Echelle des conductibilités.
- Nous savons comment on peut tenir compte mécaniquement des différences de section entre les fils essayés. Comment s’effectuera dès lors la détermination de la conductibilité. Le déplacement du curseur, par rapport au zéro de l’échelle
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- des diamètres, a pour conséquence de nous permettre de considérer les fils conducteurs mis à l’épreuve comme semblables de dimensions. C’est de cette supposition que nous allons donc partir.
- Soient encore, comme dans le 1er cas :
- R^ la résistance du fil étalon et R2 celle du fil expérimenté.
- Représentons la conductibilité de ce dernierpar 100-}-.r, en admettant provisoirement que le fil étalon soit un fil de cuivre de Matthiesen ou, du moins, qu’il ait lui-mème une conductibilité de
- 100 o/0.
- Vous aurons alors:
- V / | , D Ri ioo -|- x
- ioo = (loo -4- x) n., ou v-1 =---- (4)
- H.) 100
- Plaçons alors les fils en balance et établissons l’équilibre :
- Rj l
- R2 ioo — l‘
- (5)
- En combinant les équations 4 et 5, nous obtenons :
- l ioo —|— x
- ioo — L ioo
- proportion dont nous tirons :
- j___ioo (ioo -f- x)
- 200 -f X
- (6)
- La conductibilité généralement imposée est de 98 °/0 ; tout câble dont la conductibilité serait inférieure à 90 °/0 serait rejeté dans presque tous les cas ; d’autre part, il est fort peu probable cpi’on puisse trouver un câble dont la conductibilité dépasse 104 °/0 ; en d’autres termes, nous pouvons admettre dès le début qu’il n’est pas nécessaire de faire varier x, qui est positif ou négatif, au delà des valeurs —J— 5 °t — 5.
- Donnons à x les valeurs successives 5, 4, 3, 2, 1, 0,1, 2, 3, 4,5.
- Nous obtiendrons dix valeurs de/qui sont indiquées au tableau ci-après (l est exprimé en centièmes de la longueur du fil du pont).
- Si la conductibilité du fil essayé est moindre, la résistance augmente, pour une longueur et une section déterminées et l’on doit déplacer, pour obtenir l’équilibre; le curseur du côté gauche; niais la variation de l n’est pas régulière, ainsi qu’on peut le constater par l’examen du tableau; la graduation d’une échelle portant ces valeurs ne serait donc pas uniforme.
- Tableau I
- X Conductibilité en °/0 l Différences
- 5 iô5 5l,220 0,240
- 4 io4 5o,98o 0,241
- 3 io3 60,789 0,244
- 2 102 5o,495 0,246
- J loi 00,249 o,249
- o IOO 5o,ooo 0,201
- I 99 49,;49 o,2&4
- — 2 98 49,495 0,206
- —3 ^7 49.239 o,259
- -4 96 48,98o 0,262
- —5 95 48,718
- Proposons-nous de déterminer la grandeur de l’erreur que l’on commettrait en prenant pour grandeur des divisions de l’échelle, la valeur moyenne 0,250 des différences mentionnées au relevé qui précède.
- Autrement dit, dressons une échelle comptant, de part et d’autre de la division 100, qui correspond au milieu électrique du fil du pont, cinq degrés valant, chacun, le quart du centième de la longueur du conducteur en question et numé-rotons-les 95, 96,... 100. Faisons l’essai, au moyen de l’appareil ainsi gradué, d’un câble ayant le même diamètre que l’étalon ; pour établir l’équilibre, il nous faut, par exemple, déplacer le curseur de façon que l’index soit en face de la division 98. De quelle grandeur sera l’erreur que nous ferons en prenant, pour valeur de la conductibilité, en % de celle de l’étalon, le chiffre de 98 que nous venons de lire?
- Un calcul très simple va nous l’indiquer immédiatement. Poser que la conductibilité est de 98 % revient à dire, si l’on se souvient de la grandeur qui a été donnée aux divisions de l’échelle des conductibilités, que l est égal à 49,500; portons cette valeur dans l’équation 0 :
- (ioo -j- x) IOO 200 -f X
- 49>5,
- nous obtenons une valeur de x qui est : — 1.980 ; la conductibilité de l’échantillon examiné est donc, en réalité 100 -f- x = 98,02 °/0, alors que le chiffre indiqué parl’indexest 98 °/° seulement.
- L’erreur commise est donc moindre que0,1%; dans ce cas donc, l’approximation serait amplement suffisante, puisque, dans la pratique, il n’est pas nécessaire de dépasser le dernier chiffre (0.1 %) indiqué.
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- -«.En procédant de la même façon pour les autres valeurs de la conductibilité, on constate que les résultats indiqués par l’appareil sont suffisamment exacts pour les besoins de la pratique entre 94 et 104°/o ; pour 95 et 105°/o, l’approximation n’est plus suffisante ; la différence entre la valeur lue et la valeur réelle est 0,128, dans le premier cas, 0,122 dans le second.
- On pourrait obtenir une exactitudeplusgrande, mais entre de moins larges limites, en prenant des divisions de 0,255 centièmes, ce qui est une valeur plus approchée de la moyenne des différences indiquées au tableau qui a été donné précédemment.
- Nous pouvons donc dès à présent utiliser l’appareil Appleyard sous deux conditions, c’est-à-dire qu’il nous est possible de mesurer la conductibilité d’un fil de diamètre quelconque relativement à celle d’un autre dont on prendrait la conductibilité comme terme de comparaison. Le cuivre auquel on rapporte les conductibilités, est généralement, comme on le sait et ainsi que nous l’avons rappelé déjà, le cuivre Matthiesen; il reste donc à voir comment il faudra procéder quand l’étalon employé ne sera pas constitué de cette variété de cuivre, en d’autres mots, il faut déterminer quelle est la position qu’il convientde donner à l’échelle des conductibilités pour que le chiffre indiqué par l’appareil représente, quel que soit le câble de comparaison, la conductibilité du
- métal employé en °/Q de celle du cuivre Matthiesen.
- Supposons donc que la conductibilité de l’étalon soit 100 -)- w, celle du fil essayé restant 100 x ; nous avons alors :
- (ioo - f w) Ffi = (ioo —j— x) R2 {ha)
- ou I oo —j— X
- Ra IOO -f- 6)
- et d’autre part : IR l (5 a)
- IOO l
- d’où :
- l - IOO ( i oo -j- a:) (6a)
- 200 -J— 0C —j— 03
- et aussi :
- l (200 -f- w) — ioooo ioo — L
- Donnons à w quelques valeurs choisies en admettant, pour prévoir toute éventualité, que w puisse varier entre -j- 4 et — 4.
- Pour chaque valeur de w, nous trouvons un système de grandeurs de x en faisant l = 50 ± n 0.25, n pouvant être —j— 5, —j— 4, ... 0, — 1, ... — 5.
- Supposons, par exemple, w = — 4, / = 50 —(— 5 X 0,25 ='51.25, nous aurons x = 0.882, alors que l’index donne x = 5 ; d’où x -[-<»= 1, ce qui diffère de la valeur roelle, 0.882, de 0.118.
- En répétant ces calculs, nous obtenons les chiffres ci-dessous :
- Tableau II
- l = 50 ± 0.25k LECTURE à 1 ’ é c li e 11 e 100 zt n CONDUCTIBILITÉ eu renant 100 ± K + w 196/ — 10000 CONDUCTIBILITÉ réelle DIFFÉRENCE entre la-conduc-' tibilité lue et la conduct. réelle
- — 100 — l
- 5i .25o io5 101 CS 00' oc d 100.882 OO 0
- 5i .ooo io4 IOO —0.082 99-9*8 0.082
- 5o ^5o io3 99 — 1 .o56 98.944 o.o56
- 5o.5oo 102 <J3 — 2.041 97-969 o.o4i
- 5o.25o IOI 97 — 3.oi5 96.985 0.015
- 5o.ooo 100 96 — 4-000 96.000 0.000
- 4 9 y 6 o 99 95 — 4.955 95.o45 o.o45
- 4g.5oo 98 94 — 5.901 94.099 0.099
- 4 O . 2 r.O 97 93 — G.838 93.162 0.162
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- Tome XXjI.
- Samedi 36 Novembre 1904.
- Il* Année. — N° 48
- r
- Electriques
- Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- fl. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — fl. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- DÉTERMINATION GRAPHIQUE DES CARACTÉRISTIQUES DES DYNAMOS COMPOUND
- On sait comment on détermine renroulement en série des dynamos à enroulement compound à courant continu. Lorsqu’il s’agit d’une dynamo compound, on prend pour les ampèretours inducteurs série la différence entre les ampèretours totaux nécessaires en charge à la tension voulue et les ampèretours à vide à la même tension.
- Avec les machines hypercompound, c’est-à-dire devant réaliser une tension aux bornes croissant avec la charge, le problème est à peu près le même. On relève sur la caractéristique en charge à tension constante, obtenue pour la tension maxima, c’est-à-dire la tension en pleine charge, le nombre d’ampèretours nécessaires en pleine charge et on en retranche ensuite le nombre d’ampèretours correspondant à vide à la tension minima. La différence représentera la force magnétomotrice à créer par l’enroulement série augmentée, toutefois, de l’accroissement des ampèretours du circuit en dérivation quand on passe de la tension à vide à la tension en charge; il suffit donc de retrancher le nombre obtenu pour les ampèretours d’augmentation du circuit shunt des ampèretours supplémentaires totaux pour avoir les ampèretours correspondant à l’enroulement série seul.
- Si U est la tension à vide, U,, la tension en pleine charge, mi les ampèretours à vide par
- pôle, les ampèretours du circuit shunt seront, en charge, mi El;
- ee qui correspond à une augmentation des ampèretours en dérivation de :
- .u4 . tb — u
- mi — mi = mi ——— .
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 48.
- Le nombre d’ampèretours totaux nécessaires pour passer de la marche à vide à celle en charge étant NI, le nombre cherché d’ampèretours de l’enroulement série sera
- NI — mi
- et le nombre de spires correspondant :
- N — m
- .U,—U U ’
- U, —U i U I
- On prend évidemment le nombre entier le plus voisin, en tenant compte du mode dont est effectué l’enroulement série, mode qui peut, comme on le sait, introduire, par paire de pôles, un nombre impair de spires.
- L’enroulement série une fois déterminé, comme il n’y a pas en général, à partir du point de marche à vide sur la caractéristique à vide, une proportionnalité entre l’augmentation du flux inducteur utile et la somme des ampèretours complémentaires du circuit shunt et des ampèretours série, la tension aux bornes de la machine ne satisfait pas rigoureusement
- m. t
- A' a! a
- Fig. lp)
- à la loi imposée : constance de la tension aux bornes pour les dynamos compound et augmentation de la tension aux bornes proportionnellement au courant de débit pour les machines hypercompound.
- 11 serait donc intéressant de pouvoir vérifier le degré d’approximation obtenue et par suite de pouvoir déterminer à priori la caractéristique en charge de la machine. On peut y arriver graphiquement d’une manière assez simple si l’on a déterminé expérimentalement une série de caractéristiques à intensité constante.
- Le problème à résoudre est le même, qu’il s’agisse d’une dynamo compound ou d’une dynamo hypercompound.
- Occupons-nous donc par exemple d’une dynamo compound.
- (!) Le lecteur est prié de mettre la lettre G à l’intersection des droites AB et FK.
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- 26 Novembre 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 323
- Traçons la caractéristique à vide et les caractéristiques en charge pour différentes intensités en fonction des ampèretours d’excitation ainsi que la droite des inducteurs shunt ou droite des tensions aux bornes des inducteurs en fonction du courant d’excitation shunt.
- La tension à vide étant AB, supposons qu’on porte la charge à I ampères ; on crée ainsi dans l’inducteur une T. é. m. supplémentaire connue de NI ampèretours, N étant le nombre de spires du circuit série.
- Si l’excitation shunt était restée constante, en portant NI en AC et en cherchant le point D de la caractéristique à intensité 1 situé sur la verticale du point C, on aurait en CD la tension aux bornes pour le courant 1.
- Cette tension étant inférieure, par exemple, à la tension à vide, les ampèretours d’excitation shunt diminueront d’une quantité obtenue en menant par D une parallèle à OA et en rappelant le point F, intersection de DF avec OA, en A’.
- En repartant du point A’ au lieu du point A, on obtiendrait un nouveau point D’ et ainsi de suite.
- On peut remarquer, d’autre part, que les segments FG et KD compris entre les parallèles équidistantes FA’, GA et D’C’, DC sont égaux, de sorte que les points tels que K resteront sur une parallèle à OB menée par le point B’ situé sur la droite DC à la même hauteur que le point B.
- Nous obtiendrons un point de la caractéristique cherchée, lorsque les points tels que K se trouveront sur la caractéristique à intensité constante pour le courant I puisqu’alors les points D et D’ se confondront.
- Ceci aura lieu précisément pour le point d’intersection de la droite KB’ avec la caractéris-tijue à courant constant I.
- On déduit la construction suivante d’un point de la courbe :
- On mène par B une horizontale BB’ égale aux ampèretours série NI pour un courant donné, puis par B une parallèle à OB, jusqu’à sa rencontre avec la caractéristique à intensité constante I ; le point de rencontre est le point de régime cherché ; son ordonnée sera l’ordonnée de la courbe en charge et correspondra à une abscisse I. On pourra prendre pour abscisse le segment AC lui-même, ce qui rapportera la caractéristique aux axes AB et AC.
- Avec les dynamos hypercompound, la construction est la même, avec cette différence toutefois que les points F, F’ etc.... tombent toujours au-dessus du point B tandis que, dans le cas précédent, ils peuvent être tantôt au-dessus, tantôt au-dessous, suivant le cas.
- On vérifie facilement que si les parties supérieures des caractéristiques à vide et pour diverses intensités constantes sont droites, la caractéristique en charge sera elle-même une droite parallèle à l’axe des intensités de débit en admettant, bien entendu, que les distances des caractéristiques à intensité constante à la caractéristique à vide sont proportionnelles au courant de débit, ce qui aura lieu en général si les balais restent pratiquement à la même place sur le collecteur pour toutes les charges.
- On reconnaît, en effet, que si l’on considère une intensité double de la précédente, les droites KB’ et DD’ sont déplacées latéralement d’une quantité double de AG et que, par suite, le point N reste sur une parallèle à l’axe des ampèretours.
- On peut facilement trouver l’équation de la caractéristique en charge d’une dynamo à double enroulement inducteur connaissant celle delà caractéristique à vide.
- Cherchons d’abord le lieu du point M, intersection de la caractéristique à intensité constante et de la parallèle à la droite des inducteurs.
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- Soit :
- y = f(x),
- l’équation de la caractéristique à vide, et :
- y = mx,
- celle de la droite des inducteurs.
- Si l’on admet, avec M. Potier, que la caractéristique à intensité constante I est parallèle à la caractéristique à vide suivant une direction définie par les quantités aI et b\ proportionnelles à I, l’équation de cette caractéristique à intensité constante sera :
- y -f b\=f(x— al),
- Quant à celle de la droite BK, parallèle à OB, elle est :
- y = m (x — NI),
- NI désignant le nombre d’ampèretours série si les abscisses sont évaluées en ampère-tours.
- Le lieu du point M s’obtiendra en éliminant I entre ces deux dernières équations, ce qui donne en remplaçant dans la première I par sa valeur tirée de la seconde :
- ou :
- y + b
- mx — y mN
- flx
- mx — y mN
- >
- N x
- ^ ' 1 mN
- + miïy
- l
- Pour avoir le lieu du point N de la caractéristique en charge en prenant pour axes AB et AC, il suffit de remarquer que l’ordonnée reste la même et que l’on a, en désignant par X l’abscisse NI :
- y = m (X — x).
- L’équation de la caractéristique cherchée est donc, en éliminant x entre les deux dernières équations :
- b mX -)- y N m
- _b_
- mN
- tnX + Y
- X+Y=/Q
- N
- a
- N
- mN
- a
- La caractéristique en charge de la dynamo est donc une transformée linéaire de la caractéristique à vide comme les caractéristiques à intensité constante. Toutefois, la représentation de cette nouvelle courbe n’est pas conforme, c’est-à-dire ne reproduit pas la caractéristique à vide dans une orientation différente, ainsi que cela a lieu pour les caractéristiques à intensité constante.
- La construction de la caractéristique en charge ainsi faite, elle permettra de vérifier si la loi qu’on a cherché à obtenir est suffisamment approchée. Si l’approximation est insuffisante, il y aura lieu de changer le bobinage shunt pour faire fonctionner la machine à vide en un point plus élevé sur la caractéristique à vide que celui précédemment adopté.
- G. F. Guilbert.
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- NATURE INTIME DES RAYONS N ET Ntw
- Il existe un rapport étroit entre les rayons N et N., et l’électricité négative et positive ; c’est pourquoi nous pensons que les considérations qui suivent intéresseront toute personne qui, s’occupant d’électricité, désire connaître l’essence même de cette force.
- Nous avons déjà vu l’identité existant entre les soi-disant rayons a et p de la radioactivité et l’électricité positive et négative (2), les seconds étant dûs aux parcelles volatilisées (ions), émanation d’une substance à l’état d’équilibre instable, les premiers au mouvement en sens contraire des éléments jouant le rôle d’oxygène. Cette conception paraît un peu confuse, faute de n’avoir pas vérifié ce qui se passe exactement, le plus simplement du monde, dans les phénomènes de radioactivité, enveloppés trop longtemps de propriétés qui n’ont en elles rien de mystérieux.
- Voyons, par exemple, le Radium. Que n’a-t-il pas été dépensé d’imagination et d’argent à ce sujet jusqu’au jour où nous avons vu que ce corps se trouvait dans un état analogue à l’ozone par rapport à l’oxygène et était, en quelque sorte, un foyer radiant des parcelles invisibles reprenant à l’état de repos, comme nous le montre l’analyse spectrale, le nom d’Hélium.
- Il est une remarque des plus importantes à faire : c’est que toute substance qui se dilate, ou change d’état en prenant une forme moins dense, ou bien encore toute source d’émanation, engendrent des radiations (quel que soit le nom qu’on donne à celles-ci) et dégagent de l’électricité, et que réciproquement toute source d’électricité est accompagnée d’un dégagement de parcelles.
- Par parcelles ou corpuscules, il faut entendre la substance en état d’extrême division, les ions si Ton préfère, l’atome gazeux volatilisé, si l’on peut s’exprimer ainsi.
- La chaleur détermine dans les corps une dilatation pouvant se traduire par la volatilisation du corps échauffé ou Pionisation, c’est-à-dire la décomposition, du milieu ambiant, dont les atomes métalliques (tels que ceux d’hydrogène et de carbone dans l’air) sont projetés dans le sens des radiations et dont les autres (tels que Poxygène) prennent une direction inverse.
- Le froid produit, au contraire, une condensation des parcelles métalliques, en un mot, engendre les phénomènes opposés.
- On observe que les mêmes causes donnent et des électricités de noms contraires et des rayons N et N.,, et que les phénomènes sont réversibles.
- Nous ne pouvons trop nous étendre sur ces questions théoriques, venons-en aux faits, c’est-à-dire aux radiations N et N.,.
- Les rayons N suscitent la phosphorescence des substances susceptibles de devenir lumineuses, rendent les flammes plus éclairantes, et jouissent de propriétés absolument inverses des rayons Nr
- Le meilleur révélateur de ces radiations, du moins celui qui est à la portée de tout le monde, est l'écran phosphorescent au sulfure de calcium.
- (') La Rédaction, tout en reconnaissant le grand intérêt de l’étude de M. Breydel, tient à en laisser la responsabilité entière à l’auteur; la question ici traitée étant de celles encore controversées, et l’existence des rayons N et Nj étant même contestée par certains physiciens. — n. d. l. r.
- (2) Voir la Lumière électrique, 11e année, t. XL, n° 39.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Prenez un carton noir ou du papier à grains rugueux, dessinez-y une série de raies fines et perpendiculairement une autre série ; prenez comme dimensions de ce carton 20 à 30 centimètres de côté et faites les raies les plus fines possible, le plus proprement possible, de façon à ce que la moindre variation de luminosité soit bien sensible. Gomme substance, employez une pâte liquide faite d’une dissolution de sulfure de calcium dans du collodion étendu d’éther.
- Laissez sécher et encadrez, si vous le voulez, de lattes de hois, afin de donner la rigidité, tout comme s’il s’agissait d’un écran à rayons X.
- Comment surexciter la phosphorescence de cet écran ? Toute source de lumière suffit ; la simple exposition à la lumière du jour et mieux au soleil, l’exposition au voisinage d’une bougie quelconque ou même d’une simple allumette, donne de bons résultats, mais l’étincelle électrique, ou l’insufflation d’effluves négatives, ou encore la mise en présence d’une lampe électrique ou d’un bec Auër ou autre à incandescence, donne encore de meilleurs résultats. Plus la source lumineuse est intense, plus longtemps dure la phosphorescence. Est-ce à dire que ces sources diverses sont des foyers de radiations spéciales ? Je ne le pense pas, car, nous allons le voir, tout foyer vibratoire, tel qu’un corps chaud, un choc ou une impulsion brusque dans l’air ambiant, un coup de sifflet, un cri, une note de musique, suffisent pour produire les mêmes résultats.
- Lui caillou exposé à la lumière, à la chaleur, ou encore martelé, agit de même.
- L’acier qui se trouve dans un état de contraction forcé, la généralité des métaux engendrent même des radiations semblables. En général, toute source de vibrations dirigées de l’intérieur de la substance vers l’extérieur donne de l’accentuation aux substances phosphorescentes et peut même la déterminer, si elle est suffisamment puissante. Inversement, le séjour dans l’obscurité atténue la phosphorescence, de même que le refroidissement et toute cause diminuant l’expansion ou les vibrations. On dit de ces dernières qu’elles engendrent des rayons N ; ce n’est là qu’une manière de parler.
- Nous pouvons déjà concevoir qu’il n’y a là qu’une surexcitation ou une atténuation vibratoire des tourbillons atomiques :
- La chaleur, la lumière, l’électricité négative produisent, en effet, cette accentuation de la phosphorescence ; un milieu oxygéné ou ozonisé agirait de même. Inversement, le froid, l’obscurité, les effluves positives l’atténuent tout comme le ferait une atmosphère chargée de gaz carboniques.
- J’ai même observé nettement que dans un réservoir en verre, dans lequel se trouve du sulfure de calcium, la compression atmosphérique diminue la luminosité, tandis que, à mesure que l’on y établit le vide, la phosphorescence augmente, montrant ainsi qu’il s’agit là tout simplement d’une contraction ou d’une dilatation atomique.
- Ces causes agissent non seulement sur la phosphorescence, mais, comme on sait, elles modifient la luminosité de petites flammes ou d’étincelles électriques minuscules, elles peuvent même produire un effet notable sur la luminosité des tubes de Geisler, voire même sur des cohéreurs tels que ceux employés dans la télégra Phie sans fil, mais dans lesquels les pointes en présence ou la limaille se trouvent dans des tubes dans lesquels la pression est réduite à 0,02 millimètres environ. Mais ces appareils sensibles ne peuvent faire partie que d’un laboratoire de précision ; nous ne nous contenterons donc que de l’écran à sulfure de calcium décrit plus haut.
- Les points noirs non recouverts de sulfure de calcium sont d’autant moins obscurs que l’écran est plus lumineux et que l’observation en est plus aisée.
- Ce révélateur à la portée du public demande cependant un certain usage, car, par exemple
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- le contact des mains, la respiration, la moindre contraction nerveuse, voire même l’attention soutenue ou le regard fixe, suffisent pour faire varier la luminosité, empêchant ainsi toute observation sérieuse; c’est pourquoi la photographie d’une flamme ou d’une étincelle projetée sur un écran serait certainement moins sujette à caution, de même que les variations apportées dans le cohéreur intercalé par exemple dans un circuit téléphonique, mais cela ne nous avancerai pas et nous ne ferons pas comme ce brave employé des télégraphes qui niait la possibilité de la télégraphie sans fil, faute de l’avoir expérimentée; nous nous fierons donc aux recherches et aux travaux minutieux concordant entre eux et nous verrons par les résultats obtenus ce que sont en réalité les rayons N et V.
- Comme sources de rayons N nous avons encore, outre le caillou insolé de M. Blondlot et les lampes de Nernst ou autres, tout foyer lumineux et toute source de chaleur et d’électricité négative, un métal martelé, un cristal comprimé, le son d’une cloche ou en général une source vibratoire quelconque, le caoutchouc ou le verre comprimé, les larmes batavi-ques, l’acier, le laiton écroui et, en général, tous les métaux et tous les corps incandescents, un fil métallique chauffé au rouge, etc., etc. ; il va sans dire qu’il ne s’agit ici que d’expériences vérifiées, mais qu’il existe de nombreuses sources de rayons N et que l’on peut en trouver partout, même dans la plante qui croît, la fleur qui s’épanouit ou la graine qui germe, et en un mot dans tout ce qui décèle quelque activité quelconque.
- Comme sources de rayons Nh nous avons, comme nous l’avons vu, le refroidissement, l’obscurité, et tout ce qui peut produire une contraction ou une pression.
- Il y a cependant une chose paradoxale au premier abord, c’est qu’une cause agissant par compression, produit sur le corps comprimé une réaction qui se traduit par une dépression de ce corps, mais tout physicien se rendra aisément compte de la chose s’il tient compte de ce que l’atome animé d’un mouvement tourbillonnaire peut, en vertu de l’élasticité (si l’on peut se servir de ce terme) reprendre un mouvement accéléré si celui-ci a été momentanément ralenti.
- Gela nous explique que la compression échauffe le corps comprimé, alors que réchauffement d’un corps se traduit par sa dilatation. De même un corps que l’on veut électriser par frottement ou compression réagira par dépression; à la charge il présentera des propriétés et phénomènes opposés à ceux de la décharge.
- Mais poursuivons; comme sources de rayons nous avons encore les fils métalliques étirés, allongés on tendus, c’est-à-dire dont les atomes ou molécules tendent par réaction à se resserrer ; nous avons encore, par exemple, des fils de verre tendus ou des tubes en verre à l’intérieur desquels nous diminuons la pression (lampe à incandescence ne fonctionnant pas, tube de Geisler ou de Crookes).
- En général, comme je l’ai répété, tout corps, toute substance déprimée et tendant à réagir, c’est-à-dire à se comprimer, donnent des rayons Ni et c’est l’inverse pour les rayons N.
- Une lampe à incandescence à l’état normal, ne fonctionnant pas, est, par suite du vide qu’on y a fait, une source de rayons N* ; et la même lampe, si l’on y fait passer un courant rendant le fil intérieur incandescent, donne des rayons N.
- Il va plus ; au sujet d’un fil incandescent, on observe qu’au bout d’un certain temps il cesse de donner des rayons N, il suffit de le frotter pour qu’il reprenne ses fonctions : la couche d’oxyde est en effet un obstacle à la transmission vibratoire (nous verrons tantôt comment la transmission se fait). Par contre, après extinction, ce fil donne encore pendant plusieurs heures des rayons N. En effet, ses molécules ont été surexcitées et continuent à radier tout comme le caillou insolé (nous verrons tantôt ce qu’il faut entendre par emmaga-sinement).
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- Fig. 1
- Après avoir sommairement examiné les sources de rayons N et N,, et vu que les corps donnaient séparément des radiations suivant qu’ils étaient animés de mouvements contraires, nous allons voir qu’une même substance peut donner en même temps les deux radiations et même une troisième espèce que l’on peut appeler rayons N2.
- Le schéma ci-contre (fig. U nous montre ce qui se passe quand il s’agit d’émission de rayons N et N1 simples.
- Nous pouvons grouper à gauche les sources de rayons N et à droite celles de rayons NY
- D’un côté nous voyons l’électricité Y, l’anode, les rayons «, les parcelles métalliques M se projetant par suite de la tension, de l’expansion, de la force centrifuge des tourbillons atomiques ou moléculaires surexcités et indiqués par les flèches M et de l’autre l’électricité —, la cathode, les rayons |S, la concentration des parcelles métalliques et le mouvement inverse de l’oxygène.
- Un même corps peut-il engendrer à la fois des rayons N,, et N ? Certainement, tout comme une substance radioactive donne des rayons « et jS. En voici un exemple :
- Un cristal de tourmaline ou de borax échauffé ou comprimé donne suivant les arêtes A des rayonsN^ et suivant les arêtes B, des rayons N ; si, au contraire, on le refroidit la polarité est inversée, il en est de même de l’électricité que ce cristal engendre (') (fig. 2).
- — Une lampe de Nernst donne à la fois
- des rayons N,, et N; les premiers sont dus à la volatilisation des parcelles, les seconds à l’oxydation.
- Pour juger de la prédominance de ces radiations N,, ou N, on décompose le faisceau en le réfractant dans un prisme d’aluminium et on étudie les propriétés des parties inégalement réfractées, tout comme on peut le faire en soumettant ce faisceau aux déviations d’un champ magnétique, comme pour le faisceau radioactif ou le faisceau cathodique. On observe dans ce cas une partie correspondant au faisceau « et une partie au faisceau /S, toutes deux déviées et un troisième faisceau partiel non dévié correspondant au faisceau 7, avec cette différence qu’il se réfracte dans un prisme en aluminium, n’étant pas aussi pénétrant que ce faisceau 7.
- Suivant la prédominance et l’activité des rayons 3 ou «on observe des rayons N ou Ni; quant à la troisième partie, que l’on peut appeler N2, elle redonne des rayons N ou N* par passage sur une substance émettant des rayons jâ et « ; cela tout naturellement, puisqu’elle en subit et partage les propriétés.
- 3
- Fig; 2
- (1) Voir yature intime de F Electricité, du Magnétisme et des Radiations, par A. Breydel (Librairie Dunod).
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- Cela nous conduit à dire quelques mots de ce qu’on appelle prétendument rayons N et N) induits. Nous avons vu qu’il ne s’agit là que d’une excitation ; ainsi considérons une source quelconque de radiation,telle un fil incandescent, son induction Nme consiste simplement à mettre en activité les molécules du corps voisin.
- Cette excitation se fait dans le sens de la ligne qui joint la source au corps mis en activité; ainsi un morceau de quartz ou de brique insolés donnent dans la direction normale de l’insolation des rayons N et dans la direction perpendiculaire, c’est-à-dire dans le plan perpendiculaire à l’incidence, des rayons N< (fig. 3).
- De même une pièce de monnaie mise à plat à la lumière donne des rayons N par la surface et des rayons par la périphérie.'
- La compression dans un sens correspond en effet à une dépression dans le sens perpendiculaire en vertu de l’élasticité. A propos de la déviation par un champ magnétique, on observe encore que les radiations influencent l’écran, quand elles traversent perpendiculairement les lignes de force et qu’elles émanent d’une lampe de Nernst, par exemple, mais non quand elles proviennent de l’acier trempé, larmes bataviques, bois comprimé, sulfure de calcium insolé, parce que dans le cas de la lampe de Nernst, comme nous l’avons vu, les deux genres de radiation N et N,, se trouvent réunis.
- Ces déviations dans le champ magnétique sont identiques à celles du flux cathodique décomposé dans les tubes à basse pression ; nous n’insisterons pas.
- Le prétendu emmagasinement n’est également qu’une excitation durant un temps plus ou moins long, suivant la source et suivant la substance excitée.
- L’acier trempé garde indéfiniment ses propriétés dues à la trempe, le caillou insolé reste plusieurs heures radiant, le sulfure de calcium peut rester plusieurs jours phosphorescent, une lentille d’aluminium donne des rayons Nj pendant 24 heures après éloignement de la source, le verre de même, mais non le plomb, le cuivre, l’eau pure, alors qu’il en est encore ainsi de l’eau salée, d’une dissolution d’hyposulfite de soude, de la main même par suite du dépôt salin de la transpiration.
- Cette excitation (induction ou emmagasinement) ne pénètre que lentement dans une masse ; ainsi, comme l’a vérifié M. Blondlot, si une face d’une lame de plomb de 2mm est exposée pendant quelques minutes, cette face seule est active et il faut une exposition de plusieurs heures pour que l’activité atteigne la face opposée. Nous voyons ainsi qu’il s’agit bien là d’un mouvement atomique.
- Les rayons Ni sont arrêtés par le plomb oxydé ou le papier mouillé quand ils proviennent d’une lampe de Nernst, celle-ci donnant aussi des rayons N contrebalançant l’action des N<, mais s’ils proviennent d’une autre source ne donnant que des N1 ils peuvent traverser des planches de 10 centimètres ou du plomb oxydé de quelques millimètres d’épaissseur ou de l’eau sous une couche de 10 centimètres ; ils se propagent aussi par le carton, la paraffine, l’aluminium, le zinc, le fer, le cuivre, l’argent, le mercure, etc... On pourrait multiplier les observations; par contre, le platine sous une épaisseur de lmm ne les propage pas. La chose dépend essentiellement de la constitution moléculaire des substances interposées.
- N
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- Les substances transparentes aux radiations les conduisent, tel un fil de cuivre, d’argent, etc. ; ces mouvements se transmettent longitudinalement, comme des vibrations sonores ou autres; elles se propagent de molécule à molécule, d’où la dite transparence et la conductibilité.
- Si le fil conducteur présente des points oxydés ou des torsions, ou des courbures à angle aigu, les radiations s’échappent par des points, tout comme l’électricité, sous forme d’effluves. Tout cet ensemble d’observations est un peu trop décousu et peu méthodique ; mais nous saisissons cependant la nature réelle de ces radiations. Les rayons Ni n’étant qu’une impulsion vibratoire, émergeant du corps qui en est la source et les rayons N étant une sorte de mouvement de concentration et convergeant vers la source et résultant de la réaction.
- Une dernière expérience nous en donnera la preuve; considérons le plateau phosphorescent, les rayons N accentuent son apparence lumineuse, si nous regardons ce plateau normalement, c’est-à-dire perpendiculairement à sa surface et l’atténuent au contraire si nous regardons obliquement, c’est-à-dire tangentiellement à sa surface ; les rayons N1 agissent d’une façon absolument contraire ireportons-nous à la figure 3).
- Les premiers sont produits par une pression à laquelle correspond transversalement une dépression ; et les seconds sont engendrés par la dépression à laquelle correspond transversalement le phénomène contraire.
- Il nous est permis maintenant de conclure; qu’est-ce que ces rayons N et N,, ? Ce sont les directions suivant lesquelles se transmet un mouvement vibratoire de concentration ou d’expansion résultant de la réaction des excitations reçues. Cette définition, tout imparfaite qu’elle est, rend bien compte des phénomènes.
- Si maintenant nous nous reportons à l’Electricité, ne voyons-nous pas qu’il existe la même chose pour les surfaces électrisées positivement et négativement, mais avec une force beaucoup plus vive (force électro-motrice), capable soit de permettre l’émanation de parcelles métalliques dans le sens du courant ou de la décharge, c’est-à-dire du corps chargé positivement vers l’autre et tout au moins d’ioniser le milieu ambiant, c’est-à-dire d’en projeter les parcelles devant servir de conducteur du positif vers le négatif.
- Un corps électrisé ou un pôle peut donc être considéré comme un foyer de radiations dirigées de ce corps vers l’extérieur ou convergeant de l’extérieur vers lui, suivant qu’il est dit chargé positivement ou négativement.
- Un courant électrique n’est donc que la transmission de cette impulsion entretenue d’une façon continue.
- Cela nous permet de concevoir ce qu’est l’Electricité et l’idée que nous nous en faisons est confirmée par l’étude des radiations diverses de tous noms dont l’aurore de ce siècle nous a fait connaître la nature intime, ouvrant ainsi la voie à l’unification de la physique.
- A. Breydel.
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- BREVETS
- Système d’allumage pour lampes électriques à gaz ou à vapeur. — Brevet de Stanwood E. Flichtner, de Engelwood, N. J. — (Electrical Rewiew, août 1904).
- L’invention a pour objet l’allumage des appareils électriques à gaz ou à vapeur, dans lesquels les électrodes, constituées par du mercure ou tout autre liquide conducteur, sont placées dans leur position normale l’une au-dessus de l’autre. Dans l’emploi de ces appareils, il est habituel de produire l’allumage, en prenant entre les bornes de l’appareil, ou à travers un filament destiné à l’allumage, ou par un autre moyen équivalent, un potentiel inférieur à celui qui est nécessaire à la marche normale de la lampe, cette source de potentiel élevé étant mise hors circuit, lorsque le résultat est obtenu, et l’appareil marchant alors à un régime de potentiel sensiblement moindre. L’inventeur indique les moyens de se dispenser de cette source de haut potentiel, et permettant de provoquer l’allumage en ne se servant que du courant normal distribué aux bornes de l’appareil. Le moyen consiste à renverser l’appareil de telle manière qu’une partie du mercure, ou d’un autre liquide conducteur, situé dans
- la cavité contenant l’électrode inférieure, puisse tomber dans l’ampoule de l’électrode supérieure, et que l’excédent soit renvoyé à l’électrode inférieure sous forme d’une veine liqui de, pendant que le courant arrive auxbornes. Dans cesconditions, le jet du liquide qui tombe constitue un bon conducteur entre les bornes. Lorsque leliquide, agissant sous l’inlluence de la pesanteur, commence à se former en un jet ininterrompu au voisinage dupoint de chutedu jet, le courant passe du mercure entourant l’électrode inférieure de l’appareil à l’extrémité de la portion ininterrompue du jet; comme ce dernier se transforme en une veine continue le courant suit la partie solide du jet jusqu’à ce que tout le liquide devant passer d’une ampoule à l’autre ait effectué son trajet. A ce moment, le courant passe directement d’une électrode à l’autre. L’appareil est organisé de manière à retenir dans l’ampoule supérieure une quantité de mercure ou de liquide conducteur suffisante pour former l’une des électrodes de 1 appareil.
- L. M.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Les causes de déformation des courbes de tension dans les machines à courant alternatif. Wan-gemann.— (Electrotechriische Zeitschrift, 8 septembre).
- Les courbes de courant et de tension de toutes les machines à courant alternatif et à courants triphasés s’écartent plus ou moins de la sinusoïde considérée comme normale. Les avantages et inconvénients des courbes déformées ne sont pas les mêmes pour tous les cas de la pratique. Les courbes pointues sont recommandables pour l’alimentation des transformateurs, parce que les pertes par hystérésis et le courant d’aimantation sont plus faibles qu’avec une courbe aplatie, en supposant des valeurs efficaces égales. Elles ont l’inconvénient de provoquer une plus grande chute de tension et d’exiger des isolements plus forts.
- Pour les lampes à incandescence et les moteurs, la forme des courbes offre peu d’intérêt. Au point de vue de l’éclairage par lampes à arc, les courbes aplaties sont préférables. Les courbes pointuessontdangereusesde formes car les harmoniques supérieurs peuventdonner lieu à des phénomènes de résonance, et produire des surtensions considérables dans les réseaux de câbles et les longues lignes de transport de force. Alors que, pour les machines à basse ou moyenne tension, la forme de courbe peut s’écarter sans grand inconvénient de la sinusoïde pure, dans les machines modernes à haute tension, dont la différence de potentiel auxbornes atteint GO000 volts, c’est une condition sine quct non pour la sécurité d’exploitation que la courbe de tension et de courant ne soient pas déformées. C’est pourquoi
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 48.
- il est utile d’étudier les conditions qui provoquent une déformation de la courbe de tension.
- Pour étudier les causes de déformation, il faut distinguer deux cas ; ou bien l’alternateur produit du courant ou bien il tourne à vide. Nous allons d’abord envisager ce second cas et nous verrons ensuite quelles modifications produit la mise en charge de la machine.
- Un conducteur qui se déplace avec une vitesse uniforme dans un champ magnétique homogène et constant est le siège d’une force électromotrice sinusoïdale. Des déformations peuvent se produire lorsque la vitesse ou le flux varient. La valeur du flux dépend de la grandeur de la force magnéto-motrice et de la réluctance.
- Si les inducteurs alimentés par un courant constant se déplaçaient dans un induit sans encoches ni trous, le flux resterait constant. Si au contraire ils tournent dans l’induit d’une machine moderne à encoches ouvertes, la réductance reste constante lorsqu’un pôle recouvre x encoches et x dents d’égale largeur, mais elle varie lorsqu’un pôle recouvre 2x -J- 1 dents et encoches, de telle façon qu’il est opposé tantôt à x dents et x -)- 1 encoches, tantôt à x encoches et x -j- 1 dents.
- La fîg. 1 représente un pôle recouvrant x dents et x encoches. Admettons, ce qui est à peu près le cas des machines modernes, que l’induction
- dans les trous soit — — * de celle qui existe
- dans les dents ; quand le pôle va de AA en BB, CC, ...etc., le conducteur llla par exemple pendant la lre unité de temps rencontre lignes de force..., etc.
- La force électromotrice produite en IIIa et IIIb pendant les différents chemins AB, BC, ...etc., est bien proportionnelle aux valeurs données dans le tableau suivant.
- Les grandeurs de la force électromotrice produite sont portées sur la fig. 1 et montrent l’influence des dents. La courbe de f. é. m. contient plusieurs ondes superposées. L’onde principale des harmoniques supérieurs a la fréquence
- y — i = a. z — i
- en désignant par y le nombre de dents par division, par a le nombre de phases et par s le nombre d’encoches par bobine.
- Pour voir s’il est avantageux d’adopter une denture large ou étroite, il finit penser que, pour une induction constante, le flux total d’un pôle
- est
- N = (x -f- cf.x) y K
- x désignant le flux par dent, «.rie flux par encoche et K le rapport de la largeur polaire à une division. Pour la déformation de la courbe de
- FORCE ÉLECTRO-MOTRICE EN
- CHEMIN
- — IUff III* III« + III*
- X X
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- 2 BG x — X
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- X X 2X
- 7 GH — —
- 5 5 5
- 8 HI X X 2.r
- X X 2X
- 9 JK -
- 5 D 5
- io KL — X x
- X X
- îi LM — r
- 5 "O
- i2 MN — — —
- f. e. m., la fréquence et l’amplitude des composantes supérieures entrent en jeu. La fréquence croît avec y, les amplitudes, déterminées par la
- i i i
- B C B
- Fig. 1
- valeur de .r, sont inversement proportionnelles parce que :
- ( i -f- x) xyk — const = N
- d’une façon générale, il est donc recommandable de choisir y grand, pour avoir de faibles oscillations supérieures, en admettant que le danger des phénomènes de résonance ne soit pas à redouter pour les ondes de grande fréquence.
- Pour étudier l’influence de la saturation, il faut
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 333
- songer que l’amplitude croît avec :
- S — ‘2X -- 2.V.X = 2«(l - «) .
- La f. e. m., au contraire ,croît avec la surface totale soit, dans le cas précédent, avec
- 8,r -j- ÎOcrjCz=z X (8 4“ IOa).
- Plus est grand le courant excitateur et plus est grande la f. e. m. et son amplitude. Le rapport :
- amplitude ___ 2x (1 — «) ___ 2(1 — a)
- f. e. m. x (8 -}- 1 o«) 8 -f- 10a
- — > fonction de la saturation.
- Plus la saturation est forte, plus est grande la dispersion dans l’encoche et par suite «, et plus est petit le rapport entre l’amplitude et la f. e. m. On arrive au même résultat en considérant un cas limite. Si l’on choisit l’induction dans l’encoche aussi élevée que dans les dents, il n’y a évi-
- kirènt
- -Z6 -550-15-10-5 O 5 HO 15 20Z530 3.
- excita lion.
- 35 50 55 SO 55 qo 65 70 75 S O 65 90 55
- Fig. 2 et 4
- demment aucune variation de vitesse du flux c’est-à-dire que l’amplitude des ondes superposées est nulle. Quoique ce cas limite ne puisse jamais être atteint en pratique, il donne quand
- même une indication sur la façon dont on peut diminuer l’amplitude. Les fîg. 2 et 4 représentent la f. e. m. d’un alternateur triphasé à 2 bobines par pôle. Les nombreuses ondes superposées, correspondant à la grandeur SX, font paraître la courbe très irrégulière ; lorsque la saturation augmente, SX diminue très vite.
- Les dents A B C D E dépendent de la variation de la réluctance magnétique, comme nous le montrerons plus loin. Elles se produisent lorsque le pôle recouvre -\- 1 parties. Dans la fîg. 3,
- 1 4 348
- Fig. 3
- lorsque le pôle N s’est déplacé de AB en CD, la f. e. m. a décrit 1/2 période. Pendant ce temps, le flux correspondant au nombre de dents varie.
- Dans la position AB, le flux est considérable, parce que le pôle recouvre 5 dents ; dans la position EF il est faible. La fréquence de cette pulsation est égale à 2y fois la fréquence delaf. e. m. dans l’induit de l’alternateur, et cette variation du flux déforme la courbe. Dans le circuit d’excitation, il se produit aussi une f. e. m. par suite de la variation de l’induction, de sorte que le courant excitateur varie, quoiqu’il soif engendré par une différence de potentiel constante. La f. e. m. induite dans le circuitinducteur est décalée de 90° en arrière du flux: son action est opposée à celle de la différence de potentiel aux bornes lorsque le flux diminue, et est concordante avec cette dernière lorsque le flux croît. Cette f. e. m., produite dans les enroulements inducteurs, provoque un courant alternatif qui, par suite de sa fréquence élevée 2yn (N étant la fréquence normale de l’alternateur triphasé) et par suite de la self-induction très considérable, est décalé de 90° sur la f. e. m. et de 180° sur le flux.
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- N° 48.
- L’impédance ayant une valeur élevée, le courant alternatif superposé a une faible intensité. Le courant dans les enroulements inducteurs est maximum quand le flux est minimumet réciproquement: il tend donc à aplanir les pulsations du flux. Maiscomme, en réalité, les variations du courant excitateur sont très faibles, on peut les négliger, attribuer les déformations de la courbe de f. e. m. aux pulsations du flux seul, et considérer les valeurs momentanées comme les dérivées premières du flux en fonction du temps. Ce dernier peut être exprimé par la formule A -j- B sin 2yy.
- en négligeant les composantes supérieures.
- A = A'-5 (fig. 3)
- L’action des inducteurs sur l’induit suit la loi sinusoïdale et est égale à
- (A -]- B sin syx) sin x — A sin « -f- B sin x sin 2yv.
- = A sin « -J- — [cos (2y — 1) oc — cos (2y -j- 1) «]
- La f. e. m. qui prend naissance dans l’induit est donc:
- A cos oc--(2y — 1) sin (2y — 1) a-f-
- + ^(2y + 0 sin (2y + 1) «
- Il se produit donc, par suite des 2 y pulsations dans le circuit inducteur, des ondes d’une fréquence :
- 2y — 1 et 2y -f- 1
- qui se superposent à la courbe de f. e. m. Les amplitudes des ondes superposées sont déterminées par «/B : il s’agit de voir si une grande valeur de y est avantageuse ou non. La force magnéto-motrice peut être considérée comme constante, si l’on néglige les pulsations du courant excitateur. Le rapport du flux le plus faible au flux le plus fort est égal au rapport de la réluctance la plus faible à la réluctance la plus forte:
- 100 — B 3 y
- 2
- 3 y~i
- En supposant que la largeur d’un pôle soit
- égale aux^ du pas polaire et que C'= u'C.
- Soit la réluctance magnétique du circuit d’excitation à l’exception de celle des dents et w la réluctance magnétique d’une dent.
- Il vient alors :
- 1+3Ï/C-c
- (100—B)^i + — 100 -f^yC—~ —100C,
- 100 + ^2 Gy — 100G —B —|ByG + BC=ioo + -^Gy
- ~ 3oo
- — 100 y — —,
- 2 y
- jBÿc
- B + BC +
- 3oo
- 2 y
- ÏByC + B — BC = — ; o 2 y
- B y
- 3oo
- 2 G
- \v-) +
- B?/ est une fonction de y dont les valeurs sont d’autant plus faibles que y est plus grand, c’est-à-dire que les amplitudes du (2*/— ï)e ou (2y -)- i)c harmonique de la courbe de f. e. m. dans l’induit sont d’autant plus faibles que le nombre de dents est plus élevé. La saturation aussi a, comme le montre la formule, une grande influence sur les amplitudes.
- Nous avons posé :
- C=£
- w
- C' est déterminé en premier lieu par la résistance de l’air, et croit par conséquent d’une façon à peu près proportionnelle à l’induction ; par contre pour de fortes inductions dans les dents, W croît beaucoup plus vite. L’expression
- C = —
- iV
- diminue donc très vite pour les saturations élevées, et la valeur de y B, où C est en dénominateur, croît très rapidement. La (fig. 4! représente la courbe de f. e. m. pour un courant excitateur de 3,6 ampères.
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- 385
- L’analyse mathématique des phénomènes, en tenant compte de la forme des pôles, de la dispersion, de l’entrefer et de la perméabilité, conduirait à des formules compliquées et inutilisables en pratiques. Mais on peut rassembler mathématiquement dans une seule expression tous les facteurs capables de produire une déformation de la courbe de f. e. m. à circuit ouvert. Cette expression, qui nous sera d’une grande utilité dans l’étude du cas où l’alternateur est en charge, est le coefficient d’induction mutuelle entre le système inducteur et le système induit.
- Pour l’obtenir, on intègre la courbe expérimentale de f. e. m. en fonction du temps, en supposant que les pulsations du courant excitateur sont négligeables quand l’induit n’est le siège d’aucun courant.
- E
- dN
- dJ0m
- dm
- dt dt 0 dt
- Edf = — J0 dm
- fEdt — — J0 f dm = — J0m = f(t) /En sin {<zr.nt -J- «,) dt f E3 sin (6rrnt -j-
- + v-i)
- En posant :
- = — J(im
- E
- r = -e Jo
- il vient
- —t- cos (2mit •- «.) -(- cos (6mt + «>).= m.
- mn v 11/1 v 1 u
- Dans les machines à pôles alternés, l’origine et la fin d’une période se trouvent sur les axes de deux pôles non consécutifs, la courbe du coefficient d’induction mutuelle doit s’annuler sur l’axe du pôle intermédiaire, et 11e doit donc point contenir d’harmoniques pairs. Le rapport entre les harmoniques supérieurs de la f. e. m. et du coefficient d’induction mutuelle croit ou décroît proportionnellement à l’ordre des harmoniques ; par exemple, l’amplitude du 7e harmonique de la f. e. m. est 7 fois plus grande que celle du 7e harmonique du coefficient d’induction mutuelle.
- Une courbe aplatie du coefficient d’induction donne lieu à une courbe pointue de f. e. m. et réciproquement, puisque l’une des fonctions est en sinus et l’autre en cosinus.
- Il faut remarquer que m peut être représenté par un groupe de courbes dépendant non seulement des détails de construction, mais de l’induction et de la dispersion. La première
- dépend des ampèretours d’excitation et des con-tre-ampèretours de réaction cl’induit. A circuit ouvert, m est donc fonction du courant d’excitation et dépend de la position du système inducteur.
- L’analyse des phénomènes est plus laborieuse lorsque l’induit est le siège d’un courant. En premier lieu, ce dernier produit dans les enroulements inducteurs, comme l’ont montré Bou-cherot (Lumière électrique 48) et Steinmetz (Wechselstromerscheinungen, 1900, p. 163), une f. e. m. et un courant dont la fréquence est double de celle du courant induit. La pulsation du courant inducteur, produite par la réaction du courant induit, provoque dans l’induit une variation du flux, de la f. e. m. et du courant dont la fréquence est triple de celle du courant induit primitif. S’il existe un décalage entre le courant et la tension, les phénomènes sont encore plus embrouillés. Les causes du décalage peuvent être partagées en deux groupes ; celles qui proviennent de conditions intérieures de la machine et celles qui proviennent de conditions extérieures. Le décalage dû aux causes du premier groupe entraîne :
- 1° Une diminution de la différence de potentiel aux bornes, un accroissement de l’impédance et, par suite, une déformation de la courbe de courant;
- 2° Une réaction d’induit.
- Contrairement à l’étude de Boucherot, qui attribue les deux actions differentes à la seule présence de la self-induction, il faut faire une distinction complète entre elles. La lr* action modifie la courbe de courant, et la seconde action modifie la courbe de tension. L’impédance dépend en premier lieu de la construction de la dynamo ; la réaction d’induit dépend en grande partie de la constitution du circuit extérieur.
- L’impédance est maxima lorsque, pour un faible courant induit et, par suite, pour une faible saturation, la réluctance magnétique est minima. Au contraire, la réaction d’induit est maxima lorsque le courant induit est maximum. Les deux actions sont fonction du temps parce que la perméabilité du fer de l’induit varie avec l’induction et dépend non seulement du courant d’excitation et de la position des inducteurs, mais aussi du courant induit. Pendant une période, la réluctance varie deux fois, et fonde de la réaction d’induit semble avoir une fréquence double de
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- celle du courant induit. Les contre-ampèretours dépendent alors du produit :
- Jarm• ^arm-
- où Mar,„. représente le coefficient de réaction d’incluit, fonction du temps. Le flux dû au courant inducteur J7„. engendre une f. e. m. égale au produit du courant instantané i par l’impédance R, diminué de l’influence des contre-ampèretours du courant induit Jarm• et de la self-induction. Le coefficient d’induction mutuelle m, le coefficient de réaction d’induit Marm, le coefficient de self-induction de l’induit Larm., J7,t. et Jarm. sont des fonctions du temps. On a, par suite, l’équation suivante :
- dm Jin. . ! dltlarm. Jarm. , dLarm. Jarni. _
- dt 1 ' dt ' dt
- , dZJ arm» =‘“R+——
- La grandeur Z résume toutes les actions du courant induit à l’exception de la variation d’excitation et offre un grand intérêt pour le praticien. La solution purement mathématique de cette équation est impossible, mais la courbe de Z peut être déterminée par l’expérience et avec l’aide de l’équation précédente. Pour cela, on détermine m, coefficient d’induction mutuelle à vide et on cherche expérimentalement l’allure du courant d’excitation Jin, de la différence de potentiel auxbornes fR, et du courant induit Jarm. On peut ainsi déterminer Z par un groupe de courbes ayant pour coordonnées le temps, le courant d’excitation, etle courantinduit. Pour chaque décalage y on trouve un groupe de courbes différent.
- (à suivre) B. L.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Calcul de l’influence de la capacité, de l’induction et de la résistance dans les canalisations aériennes ou souterraines conduisant des courants mono, di, ou triphasés. — Ehnert. — (Zeitschrift fur Electrotechnik, 4 septembre).
- Dans les transports de force à grande distance et dans les réseaux de câbles des distributions électriques urbaines, la self-induction et la capacité ont une action extrêmement fâcheuse. En outre, les longues lignes aériennes sont le siège de charges électriques dont la cause provient uniquement des phénomènes naturels.
- En rassemblant toutes les actions, nous voyons qu’une ligne de transport à distance est exposée aux effets suivants :
- 1° Influence de la capacité ;
- 2° Influence de la self-induction ;
- 3° Influence de l’induction mutuelle ;
- 4° Charges statiques dues aux chocs de particules de l’atmosphère chargées d’électricité ;
- 5° Action à distance des décharges atmosphéri-
- ques ;
- 6° Coups de foudre directs.
- Toutes ces actions ont fait l’objet d’un nombre assez limité d’études et, à notre connaissance, on n’a encore développé aucun calcul théorique pouvant servir à l’établissement des systèmes de distribution.
- Nous allons examiner les différents effets dans
- l’ordre indiqué et employer pour les différentes grandeurs les notations suivantes : toutes les valeurs qui se rapportent au circuit primaire seront affectées de l’indice p et toutes les valeurs se rapportant au circuit secondaire, de l’indice s.
- Soient donc :
- P avec l’indice p » » » L tg
- » » » sn
- » » » l
- » ))
- )) b
- )) »
- » ))
- Cos ’r «
- » m
- » e.K. » vh.
- » rw
- )) l
- » )) » m
- » » » K
- » )) » L
- » » » ens.
- )) » » moy.
- » » » tôt.
- e » » s
- y> ))
- » »
- )) »
- » »
- » p
- » . Vw » Vtot
- » rk
- la puissance primaire en watts, la puissance transmise à la canalisation.
- la puissance utile secondaire, la puissance secondaire absorbée pour la lumière, la puissance absorbée pour la force motrice.
- la puissance absorbée dans le condensateur.
- la puissance absorbée par suite de l’induction.
- la puissance absorbée par effet Joule.
- le facteur de puissance pour l’éclairage.
- le facteur de puissance pour la force motrice.
- le cosinus de l’angle de décalage dû à la capacité, le cosinus de l’angle de décalage dû à l’induction, le cosinus de l’angle de décalage dû à l’induction totale, le facteur de puissance moyen pour force motrice et lumière, le facteur de puissance total de toute la transmission, la différence de potentiel entre deux conducteurs au secondaire.
- la différence de potentiel entre deux conducteurs au primaire, la chute ohmique de tension, la chute totale de tension, la force électromotrice de réactance de la capacité.
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- 337
- imp
- l
- in
- L,g.
- ri la force électromotrice de réactance de l’induction, la force électromotrice de réactance de l’impédance, la force électromotrice de réactance de la capacité et de l’induction.
- le courant pour la lumière, le courant pour la force, le courant dans la ligne, le courant de charge du condensateur.
- R, r, les rayons des conducteurs en centimètres. d, «, la distance entre les inducteurs en cms.
- G avec l’indice stat. la capacité statique.
- la capacité magnétique, la perte d’énergie en pour cent, la perte de tension en pour cent, la réactance de la capacité, la réactance de l’induction, la réactance totale, la résistance d’un conducteur en ohms.
- W » » app. la résistance apparente.
- Q la section des conducteurs en
- L
- mag
- a
- e
- K
- L
- tôt.
- q la charge électrostatique.
- //. le coefficient d’induction spécifique ou constante diélectrique.
- / la longueur de la ligne (aller seulement) en cms. s> la vitesse de l’électricité. n la fréquence.
- le nombre de périodes.
- « la vitesse angulaire.
- LL/L" les coefficients de self-induction.
- K avec l’indice E la section des conducteurs en monophasé.
- la section des conducteurs en diphasé, la section des conducteurs en triphasé.
- — — Z
- _ — D
- la conductibilité le potentiel, le travail.
- Avant de passer au calcul lui-même, nous allons, pour que l’étude soit plus complète, rappeler les formules qui servent au calcul des sections des conducteurs pour les systèmes particuliers.
- On tire la section des conducteurs des formules suivantes :
- 1° Pour du monophasé
- 3,5. LP*,,
- Qe
- -Pe- COS f moy
- 3,5.LP,„
- es- P a COS2 f moy
- 2° Pour du diphasé
- i,5.LP*„
- es-.pe. COS f ,„oy
- Qe =
- O*
- (% 0
- ou
- Qz
- i,5J.P,„
- ‘Pa • COS~ÿm0y
- (fîg- 2)
- 3° Pour du triphasé.
- Qd
- 1,75. LP*
- Qd
- es -Ve- COS Ÿ moy
- 1 .LP *„
- (fig- 3)
- e.v“ . COS- p moy
- On suppose pour cela la même tension par phase. La longueur l doit être exprimée en mètres et Q en mm2.
- Si, au contraire, 011 désigne par e.,, y la différence de potentiel aux bornes des lampes poulie montage en étoile, la formule pour le cas du triphasé devient :
- <1 »
- 3e2,,p ’ Pe COS p:
- 1,75. LP.,.,, 3cp,t* p a ' COS2pwo
- (%• 4)
- fs
- m
- Fig. 1, 2, 3, 4
- Les pertes en pour cent sont rapportées dans ces formules aux valeurs secondaires : on a par exemple
- P P - P,„-f P*«
- 100
- et de même
- eP = Pc
- +
- La perte de tension est exprimée en volts et est naturellement y3 fois plus grande pour le montage en étoile que pour le montage en triangle, en supposant la même différence de potentiel aux bornes des lampes et les mêmes Pe etl\.
- Pour montrer l’emploi des formules et faciliter la compréhension de cette étude, nous allons développer l’exemple suivant : On a à transporter une quantité d’énergie telle que par seconde 1000 kilowatts soient disponibles. La distance à franchir est 50 kilomètres. La tension secondaire est 14000 volts et le facteur de puissance moyen,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- tiré de la relation :
- _ ( 1OO — *•) % COS f mp-X % COS ?i
- COb y mov- ----------------------------
- 100
- est égal à 0,8
- Ÿ mov - 36°5ü
- x désigne la part de puissance affectée à l’éclairage, en pour cent de la puissance totale PA.„
- *% =
- Pi
- P,s.
- En admettant 15 °/0 de perte d'énergie, on obtient les valeurs suivantes :
- 1° Pour du courant monophasé
- Qe == 95mm2
- Pa = 14,736 %
- Pe= 11,789%
- OU
- Peu. = i47-36o watts
- evW = 1660 volts
- ep = i564o volts
- Pp — 1,147360 watts
- Gos ptot = 0,765
- 2° Pour courants diphasés
- Qr = 35mm2
- p a = 17% exactement
- pe = 12 °/0 exactement
- Pvw = 170000 watts
- evxV = i58o volts
- ep = i5582 volts
- Pp =1.170.000 watts
- Gos ptot = 0,764
- 3° Pour courants triphasés
- Qd = 5om„,2
- p a = i4 % exactement
- pe =11,2% ))
- Peu, = 14o.ooo watts
- evW =1568 volts
- ep =15568 volts
- Pp = 1.114.000 watts.
- Gos ptot = 0,766
- La chute de tension est exactement proportionnelle à la perte en watts. Les résultats sont différents à cause de l’action de la capacité et de l’induction, comme nous allons le voir.
- Etablissement des formules sur la capacité électrostatique,
- Nous allons traiter cette question d’une façon tout a fait générale en supposant connue la théorie du potentiel. Soient 111 ^ m.2 nig .... les masses constitutives d’un corps placées à des distances /q i\2 j’3 .... d’un point P où se trouve 1 unité de masse; les masses constitutives agissent sur le point P et le potentiel du systèm e
- total, par rapport à ce point, est :
- Y — «q , «^2 1 ^ , | m" — V m
- — rH r2 r3 “P " ' rn ^ r
- Si ces niasses constitutives sont reliées d’une façon quelconque, pouvant être géométriquement déterminée, et si m désigne la différentielle de la quantité totale d’électricité qui intervient, on a
- y j* mdm
- quelques exemples simples montreront l’emploi de cette intégrale.
- fer exemple. — Déterminons le potentiel d’une sphère au centre, en supposant que l’électricité est uniformément répartie sur la surface et pour une densité m par unité de surface (fig. 5).
- I
- D’après le théorème de Guldin, la surface de la sphère est :
- S = (îrrp 27rd
- Le centre de gravité de la ligne ABC est à une distance
- d = ^i
- 7T
- de l’axe de rotation ; la surface de la sphère est donc :
- o ari / 2
- S = 7Tr{ 27T — = 4rp7T
- La surface d’une portion infiniment mince est, en désignant par le chemin du centre de gravité.
- d S = d& 7r?9
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- 339
- et le potentiel de cette portion infiniment mince de surface au centre est
- dV =
- Le chemin d\ etq
- in.d±.î:rf
- d’où
- et
- ^____Hayon X ^
- 180"
- 21.JL.dr-
- TT 180 f
- r\d? 9°°
- dy=nH!Zid>
- 9°
- W = ™* fdf 9° J
- m-nr^
- (?)
- 9° J 9°
- Intégrons dans les limites y ~ 0° et nous obtenons le potentiel
- V = m. 77. f\,. 4
- 360°
- Multiplions par^ : il vient :
- V = (4 rfr)1^
- Or 47\,27t était la surface totale de la sphère. Donc kitr^m est la quantité totale d’électricité sur la sphère c’est-à-dire q Donc on a :
- Dans les leçons d’électricité on désigne par ^~c la capacité du corps.
- La capacité d’une sphère est alors
- C = r,
- comme rK est une longueur exprimée en centimètres, la capacité est exprimée en centimètres.
- La formule donne la capacité statique : pour nos exemples pratiques nous avons besoin de la capacité magnétique Cœag entre les deux, on a la relation :
- Cstat L-cm 2
- Lmagn T2 .
- e étant la vitesse de l’électricité.
- Cette dernière est égale à celle de la lumière et est en chiffres ronds 3 X 108m.s—1 ou, en centimètres
- dim. - — 3. io8.io2 = 3 kù° cm s
- La capacité électro-magnétique est alors
- testât . c ,
- Lmair— — — — microrarads
- ^ 9. LO*
- et la sphère a pour capacité
- —; — ' — microfarads ( i )
- 9.10-
- 2me exemple : Calculons le potentiel d’un segment de ligne l sur un point P qui lui est extérieur tfig. (>i. A est la ligne.
- B et
- Le potentiel de la portion de ligne dx est au point P
- y dxin
- au lieu de u on peut introduire y.r2-(-(72 d’où
- e dx
- y = m / -.j-j- -,
- J \ X* a-
- V ^ m [logunt 'X V ri2 -f- fl2)]
- , . I , /
- entre les limites------et -f- -
- 2 2
- Après quelques calculs et simplifications, nous trouvons
- l’À
- V^mlognat— (2)
- 3exemple : Calculons le potentiel d’un cylindre sur l’axe (fig. 7). Faisons tourner la ligne enveloppante AC autour de l’axe : elle décrit une surface 2Rrc et la quantité d’électricité de cette surface est 2Rît/w; introduisons de plus dans la formule 2 au lieu de a la distance de la ligne à l’axe = R : pour l’unité de longueur, /= I le
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- potentiel du cylindre est
- Y ir_ (aRrw) 2 lognat)
- R
- (3)
- et la capacité statique,-pour la longueur /,
- l
- (4)
- G:
- 2 R r.m
- 2lognat I R
- 4me exemple : Calculons le potentiel de 2 cylindres en un point placé à l’intersection des lignes
- Fig. 7
- médianes (fig. 8;. Supposons que les cylindres aient des potentiels de signe contraire. On a la relation
- V],U — (— Vl T Vu) — m.2 ( — lognat + lognat ~ ^ multiplions par et par R^ et R2 : il vient
- V|,It = 2.7T.WÎ.2 ^ - R^ lognat ^ -j- R-2 lognat j
- *2 1 2 1 ~ 27tR|0h ^ lognat^- -|- ZTtïK.Jm - lognat
- M, ' Mn 2
- ou
- *ill -— i\li lognat -^ lognat
- Posons — MIt = M ; le potentiel est
- v, II =M?log„,,£i
- et la capacité du cylindre M l
- C
- 2logna
- Rj
- R,
- (5)
- (6)
- 5mc exemple : Calculons la capacité d’un fil de rayon R (fig. 9).
- La charge électrique n’est que superficielle ;
- on peut donc se reporter simplement à l’exemple 3 en supposant le noyau absent.
- Le potentiel était
- 2M, I
- -t1o«""'r
- et la capacité du fil est :
- G
- 0)
- (8)
- 6me exemple : Calculons la capacité ou le potentiel de deux fils parallèles reliés au même pôle 1% 10).
- Le premier fil 1 produit à l’intérieur un potentiel
- ^ 2ttRZ»?2 ^— log nat
- Le second fil produit un potentiel
- V2 = 27lR//H2 ^— lognat ^
- Les deux actions donnent
- Y = Yl A- V2 = 27rR/m2 ( lognat ^ ) (9)
- 27tR//u2 est la charge des deux conducteurs. Donc
- charge des 2 conducteurs 1
- G:
- potentiel
- , /2
- l°g»at Rd
- (IO)
- 7me exemple : Calculons la capacité et le potentiel de deux (ils branchés en série et ayant des potentiels inégaux (fig. 11).
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- Le potentiel d’un fil est :
- V, = 2~Rlffl 2 lognat ^ = loguat ^
- <1\
- d
- — q\‘* log»«t ^
- Pour 2 conducteurs la quantité d’électricité est r/2 = 2qK et le potentiel V2 = 2V^
- On a donc la formule finale
- V ^ ‘2\% = (‘2fJA ~ q) 2 Rognât
- MJ 2 lognat £
- et la capacité
- C —^
- <1 __
- v ~ , , d
- 4 lOgnat
- 00
- ( 12)
- 8mft exemple : Si dans le calcul des canalisa-
- Fig. 9, 10, 11, 12
- tions aériennes on arrive à des sections supérieures à ()5inm2, on sépare généralement la section en deux et on emploie, par exemple, deux fils de 50mm2 pour chaque pôle : calculons le potentiel et la capacité d’une telle canalisation.
- Nous avons deux fils parallèles mis en série avec deux autres fils parallèles (fig. 12).
- Le potentiel de Va est
- Va -= A 2 ^ — lognat — lOgnat ^ V lognat^-
- + 1°gn.,£)=H-2,|Og,lM
- OU
- _ _ , i/o i/o _
- \A^—2Î lognat J (i3)
- La capacité est
- i
- 2 log
- à2 d:i “at R
- 04)
- B. L.
- TRACTION
- Le funiculaire de Palerme à Monréale. — (Electrical Review, août 1904).
- Le funiculaire qui conduit de Palerme à la petite ville suburbaine de Monréale en Sicile présente un dispositif électrique intéressant. Monréale est une petite ville située à une hauteur assez considérable ; elle est très fréquentée par les touristes, aussi bien pour sa cathédrale que pour le magnifique panorama qui se développe à ses pieds. Il était donc tout indiqué de relier ce point de vue par la traction électrique au réseau de la ville même de Palerme. Ce programme a été réalisé d’une façon spéciale, en engageant les voitures de Palerme directement sur la montée, sans qu’il soit nécessaire d’employer deux types de voitures. La ligne mesure en projection horizontale 6700 pieds, et la station d’arrivée est à 604 pieds au-dessus de la station de départ. L’installation a été faite par la Cic continentale de Nuremberg et la Cie Schuckert.
- Le problème consistait à se servir sur les hauteurs de Monréale des mêmes voitures que celles qui circulent dans Palerme, sans être obligé d’apporter aucune modification dans leur construction, pouvant consister tant en l’adjonction de freins spéciaux, qu’en appareils ordinairement employés en pays de montagne. Dans le cas actuel, le dispositif choisi consistait en une voiture de forme particulière connue' sousle nom de earro-fretio, ou voiture-frein, destinéeàporterles freins, qui doivent posséder une grande puissance sur la pente, et de plus un moteur auxiliaire pouvant être employé en parallèle avec les moteurs de la voiture.
- La ligne en forte pente, dont il s’agit d’assurer le service, est divisée eu trois sections. La première, d’environ 656 pieds de long, prend son origine à la station inférieure de départ, et est a simple voie ; la seconde, ayant une longueur de 3540 pieds, est cà deux voies, le rail du milieu étant commun. La troisième section est sur la hauteur; elle est à simple voie, et a 2612 pieds de long dont 1640 dans la ville même de Monréale. Dans la section dumilieu, qui est à double voie, se trouve entre les rails de la voie principale une voie de largeur moindre sur laquelle se meuvent les voitures-freins. Cette deuxième section a une pente assez raide de 10 à 12 pour cent, tandis ,’que les deux sections de bout ont respectivement une pente de 8 et 10 °/0.
- (.1 suivre)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- La forte pente de la section du milieu ne permet pas l'emploi de traction par simple adhérence, surtout par un temps humide ; il était donc indispensable d’employer l’artifice qui caractérise cette installation, et qui est le suivant : Lorsque les voitures se présentent aux extrémités de la section du milieu, l’une pour monter la pente, l’autre pour la descendre, elles sont chacune couplées à l’une des voitures-frein. Ces deux dernières sont reliées Lune à l’autre par l’intermédiaire d’un câble en acier qui passe sur une poulie située en haut de la ligne; les voitures-frein prennent de la même manière que les voitures motrices, le courant sur le trolet qui se continue le long de la pente. Cette disposition permet au train descendant de remorquer sur l’autre voie le train ascendant à l’aide du câble.
- Un tel système, comparé au système à crémaillère communément employé dans de tels cas,présente l’avantage considérable, qu’il exige une moindre puissance de traction, puisque le poids de la voiture-frein descendante fournit une partie de la force. Le reste de la force nécessaire pouractionnerces trains est donné parles moteurs de la voiture descendante, et aussi par le moteur de la voiture-frein. Il est donc possible de limiter la puissance des moteurs à celle des types usuels pour la traction en remplissant la condition que lés mêmes voitures serviront en ville et sur la ligne allant à Monréale. Cela présente de plus l’avantage d’éviter le transbordement des voyageurs, et d’avoir un système unique.
- Les voitures-freins sont pourvues d’un jeu de freins pouvant être manœuvré» chacun à la main, ou automatiquement, dans le cas où l’effort de traction dù au câble viendrait à manquer. Les voitures motrices sont toujours accouplées aux voitures-frein au coté du bas de la pente. Le couplage et découplage sont rapides, et se font de la manière suivante :
- Lorsque les deux voitures-freins sont au repos, elles sont situées en contre-bas de la voie principale dans des cavités spécialement réservées à cet effet aux extrémités de la pente. Delà sorte, une voiture venant de Palermepourra passer au-dessus de la voiture-frein et la dépasser d’une longueur de six à huit pieds. Au même moment, une voiture venant de Monréale apparaît au haut de la pente, et dépasse en sens inverse la deuxième voiture-frein à laquelle elle est attelée. Le train du haut, ainsi formé, descend alors la pente jus-
- qu’à ce qu’il ait, par l’intermédiaire du câble, fait sortir la voiture-frein du bas de sa remise, et l’ait amenée à une position telle qu’on puisse l’accoupler à la motrice venant de Païenne. Les deux trains ainsi formés sont mis en marche en sens inverse, l’un tirant l’autre. Au milieu delà pente, le rail commun est dédoublé sur une courte distance, afin de permettre aux deux trains de se croiser. Lorsque le train du bas arrive au haut de la pente, la voiture motrice est découplée et continue son chemin vers Monréale par ses propres moyens, tandis que la voiture-frein, rentrée dans sa remise, est prête à redescendre la pente avec une autre voiture. Pendant le même temps, la voiture descendante est dételée, et roule par" trolet vers Païenne, tandis que la voiture-frein attendune nouvelle voiture motricepoureffectuer son ascension.
- Le câble passe sur une poulie horizontale de 10 pieds de diamètre, située dans la station du haut de la montée, de sorte qu’il tient le milieu de chaque voie. Il est guidé en ce point par un jeu de quatre poulies de renvoi dont deux sont horizontales, et deux verticales. Ces dernières sont logées dans deux cavités disposées sous la partie médiane de la voie, au point où la voie unique se divise en deux parties. Le long de la montée, le câble est guidé par des poulies déplus petit diamètre et situées entre les rails à égale distance les unes des autres.
- Les voitures motrices employées dans Palerme et sur l’embranchement conduisant à Monréale, sont du type à deux essieux et à quarante places. Chaque voiture est à deux moteurs Schuekert. Le poids total d’une voiture vide est de huit tonnes environ. Deux systèmes de freinage complètent l’agencement delà voiture,l’un étantunfrein à main, et le deuxième étant obtenu par la mise en court-circuit des moteurs.
- La voiture-frein a quinze pieds de long (cinq mètres de tampon à tampon), et des roues de 2 pieds 3 pouces de diamètre. La distance entre essieux est de 5 pieds 3 pouces. Cette locomotive porte un seul moteur à quatre pôles, dont l’axe commande par engrenage à vis sans fin deux autres axes. L’un deces derniers commande l’essieu principal de la voiture par train d’engrenage habituel. La cabine du wattman est à l’avant et contient les appareils de commande électrique pour le moteur et les leviers de freins. Deux frein s puissants sont montés sur la voiture. L’un est
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- manœuvré à la main, et l’autre est relié au câble de traction par un dispositif particulier permettant à l’aide d’un contre-poids de le faire agir automatiquement dans le cas où le câble ne serait pas tendu ; ces deux freins doivent être exceptionnellement puissants.
- Depuis que ce système a été livré à l’exploitation de Païenne à Monréale, il a fonctionné avec succès. AIr Piazzoli, directeur de la Societa Sicula, qui s’occupe des lignes de traction à Païenne, a fait supprimer, cependant, le moteur situé sur la voiture-frein, la puissance motrice des voitures motrices étant suffisante pour la montée sans qu’il soit nécessaire de lui en adjoindre une autre.
- Le courant nécessaire parvient d’une grande station centrale située au centre de Païenne laquelle centrale fournit le courant à toutes les lignes de traction de Païenne. Les machines génératrices sont au nombre de trois, actionnées directement par des machines à vapeur compound horizontales. Les génératrices sont à douze pôles ;, l’armature, ainsi que le volant, est montée sur l’axe principal delà machine à vapeur. Elles peuvent fournir t>00 chevaux, et produisent du courant continu sous 300 ou 600 volts. De chaque côté d’une armature, se trouve un commutateur. La station génératrice comporte également d eux batteries, dont l’une sert au circuit d’éclairage et est destinée à fournir 300 volts en deux séries de 150 volts chacune. La deuxième batterie travaille comme batterie tampon en parallèle avec les génératrices principales, de manière à égaliser la charge et amortir les chocs ; cette deuxième batterie fonctionne sous 600 volts.
- L. M.
- ÉCLAIRAGE
- Recherches expérimentales sur les lampes Nernst par V. Gaisberg, à Hambourg. (Elektrotech-nische Zeitschrift, t. XXV. n° 4i , |i3 octobre 1904, p. 884).
- L’auteur rend compte des essais de durée entrepris d’avril à juin de cette année, sur des lampesNernst intensives « moclèle B » de 110 volts. Dans ce modèle, le corps lumineux de la lampe est un bâtonnet droit, devant la spirale d’allumage posée à plat sur le socle de porcéjaine. Les lampes d’essais furent prises au cîépôt du Bureau Hambourgeois de l’Allgemeine-Elektri-citats-Gésellschaft, sans qu’on eût occasion de faire un choix déterminé. Ces expériences devaient servir à fixer la durée d’utilisation des
- lampes, pour renseigner sur la possibilité de remplacer les lampes à incandescence à filaments de charbon par des lampes Nernst.
- Les mesures photométriques furent exécutées dans la direction axiale des lampes pourvues de cloches en opale. Les brûleurs ont été choisis pour 95 volts et les résistances pour 15 volts. Pendant l’essai de durée, les lampes furent déconnectées deux fois par 24 heures, et remises de nouveau en circuit dès qu’elles étaient refroidies. Un enregistreur de tension montra que les variations de tension étaient faibles ; les courbes 11e s’écartaient pas sensiblement des valeurs moyennes indiquées au tableau ci-après. La tension du réseau était par conséquent suffisamment régulière pour le service des lampesNernst.
- Le tableau contient les valeurs moyennes des mesures faites sur 10 lampes de chaque sorte, ou,
- TABLEAU
- NOMBRE DES LAMPES U O < SS co fl 9 fl fi fi p < w fl S H Z SS W fi D Û TENSION MOYENNE AUX LAMPES EN VOLTS CONSOMMATION EN WATTS H CU g S « ® £ S J S g s 2 fi « 3 S 3- £ ,3 g 1 fl fi fl K H * Q CONSOMMATION SPÉCIFIQUE EN WATTS PAR BOUGIE DIMINUTION DU POUVOIR ÉCLAIRANT PAR RAPPORT A CELUI APRÈS 25 h EN °/o
- Lampes intensives « Modèle B », o,25 A, 110 Y.
- 10 0 111,0 3o,7 >9)7 1,6 —
- 10 25 109,3 29,8 14,4 2,1 —
- 10 5o 110,1 3o,5 12,3 2.5 i4
- 10 76 io9,9 3o,o 12,4 2,4 G
- 10 100 109, 29,5 12,6 2,3 i3
- 10 200 io9,9 29>8 12,2 2,4 i5
- 10 3oo io9>9 27,8 12,3 2,3 i5
- 10 4oo 110,0 26,7 9>4 2,8 35
- 10 5oo 112,0 27,1 10 5 2,6 27
- 10 600 110,1 22,3 7>° 3,2 5i
- 10 700 no,4 21,5 6,2 2,5 57
- Lampes intensives « Modèle B », o,5 A, 110 V.
- 10 0 1 io,5 5?,4 44,4 1,3 —
- 10 2Ô 112,0 ^7,4 29>7 L9 —
- 10 5o 109,3 55,8 28,7 L9 3
- 10 75 1 io,3 55,5 26,5 2,1 11
- 10 100 109,5 55,5 27>7 2,0 7
- 10 200 109,1 54,6 27>9 2,0 6
- 10 3oo 109,4 53,4 24,0 2,2 19
- 9 4oo 1 io,4 53,7 23,6 2,3 20
- 9 5oo 111,1 53,i 24,4 2,2 18
- 7 600 m,4 49,3 2,5 34
- 6 700 110,2 42,7 i4,4 3,0 5i
- après que certaines d’entre elles furent brûlées, des mesures faites sur les lampes restantes. Pendant toute la durée de l’essai, on n’eut pas à changer de résistances.
- Il ressort de ce tableau que le pouvoir éclairant
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- des lampes décroît considérablement pendant les premières heures d’allumage; il reste ensuite presque constant pendant un temps plus long, et enfin il diminue de nouveau rapidement. Cette puissance lumineuse initiale plus élevée, ne se maintenant que très peu de temps, ne peut être prise en considération pour estimer la valeur des lampes. Si l’on prend au contraire pour base des comparaisons la puissance lumineuse trouvée après 25 heures d’allumage, on constate pour la lampe de 0,25 A, après 300 heures, une diminution de 15 % , et pour la lampe de 0, 5 A, après 500 heures une diminution de 20 % en chiffres ronds. Ces durées d’allumage, à partir desquelles se produisait un abaissement plus fort du pouvoir éclairant, peuvent donc, dans le cas présent, être prises comme durées réelles d’utilisation.
- En dehors des mesures du pouvoir éclairant dans l’axe de la lampe, qui sont indiquées dans le tableau avec leurs valeurs moyennes, un certain nombre de mesures furent exécutées pour étudier la répartition de la lumière dans l’espace. Pour les petites lampes Nernst, on peut admettre sans grande erreur, d’après les résultats obtenus, que la puissance lumineuse des lampes possède la valeur moyenne indiquée au tableau, à l’intérieur d’un cône dont les génératrices font avec l’axe de la lampe, un angle d’environ 45°. Comme, pour la plupart des applications de ces petites lampes, c’est le rayonnement direct en dedans de ce cône qui est surtout à considérer, il semble admissible de comparer la consommation spécifique trouvée dans le tableau seulement pour une direction, avec celle des lampes ordinaires à filaments de charbon. Et alors, on constate que les petites lampes Nernst de 110 volts, à la fin de leur durée utile, c’est-à-dire après 300 ou 500 heures, ont encore une consommation moindre que les lampes ordinaires à faible consommation nouvellement mises en service.
- L’auteur mentionne encore quelques mesures faites sur des lampes Nernst « modèle A », employées en service pratique. Il s’agit de lampes à corps lumineux vertical entouré parles spires d’allumage. Les brûleurs sont choisis pour 200 volts, les résistances pour 20 volts. 27 de ces lampes se trouvent en service dans une promenade publique de Hambourg; la tension du réseau est de 220 volts. Les mesures s’étendaient à l’intervalle de temps de février à décembre 1903.
- Tous les brûleurs furent photométrés avant
- leur introduction dans le candélabre, et ils se trouvaient encore intacts, à ce moment, aussitôt après 300 heures d’allumage. Les valeurs moyennesdesmesures exécutées de cette manière sont indiquées ci-après parles nombres qui ne sont pas entre parenthèses.
- Consommation initiale 107 w. i 109 w.)
- « après 300 ;400) heures 103 : 103 i
- Puissance lumineuse initiale 8(3 b. Il (87 b. Il)
- « après 300 (400) heures (30 (6(3)
- Diminution de la puissance lumineuse
- 30 % (24 % )
- Consommation par bougie au début
- i,2 w. (1,3 w.
- « après 300 i4001 heures 1,7 :c7.
- Pendant la durée des reche relies, 1(33 brûleurs
- furent dépensés, dont 92, soit 5(3%, brûlaient encore après 300 heures; les brûleurs endommagés pendant le transport au lieu d’utilisation entrent en ligne de compte. Cette consommation de brûleurs par dégradation mécanique fut assez importante, parce que le personnel de service était changé fréquemment et n’avait par suite qu’une pratique insuffisante pour les soins à donner aux lampes.
- Plus tard, les brûleurs furent changés seulement après 400 heures d’allumage. Les valeurs moyennes trouvées alors par des mesures faites sur 18 brûleurs sont indiquées ci-dessus parles chiffres entre parenthèses. Ces valeurs sont un peu plus favorables que celles précédemment mentionnées, peut-être à cause d’améliorations apportées aux brûleurs livrés plus tard, mais probablement surtout par suite de divergences accidentelles. En tout cas, les dernières mesures montrent que la durée utile des brûleurs peut encore être prolongée.
- Pendant la durée des essais, une seule résistance fut remplacée en service normal.
- J. II
- ÉLECTROCHIMIE
- Traitement électrolytique des fers-blancs. — J. Kershaw. — (Electrical Review, N. Y., t. XLIV).
- Depuis quelques années, la récupération de l’étain des vieux fers blancs par voie élec-trolytique est devenue une industrie électrométallurgique importante. Suivant les plus récentes statistiques, l’Allemagne possède huit usines établies à cet objet et traitant annuellement plus de 30.000 tonnes de fers-blancs. L’étain récupéré n’entre que pour 3,5 p. 100 dans ce poids, mais
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- le fer débarrassé de l’étain est vendu aux fonderies. Des usines du même genre existent également en Autriche, en Angleterre et en Amérique, et les divers procédés qu’on y exploite ne manquent pas d’intérêt pour les électriciens.
- Le brevet anglais de Claus (1895) consistait à employer le recouvrement en étain comme anode dans un électrolyte formé de sulfostannate de sodium, de densité égale à 1,07 et chauffé à 90° 6. Ce procédé a été exploité quelque temps à Londres, mais ne paraît avoir eu grand succès.
- Le procédé Garcia, où l’on dissout l’étain dans une solution de chlorure ferrique, semble avoir eu le même sort (1891).
- En 1901, Gelstharpe fit breveter une méthode consistant à prendre comme anode la couche d’étain dans un bain contenant 1,25 p. 100 de solution d’acide hypochlorique, avec une faible quantité d’acide sulfurique. Une feuille d’étain servait de cathode, et le dépôt d’étain était fondu, après lavage. Le résidu en fer était transformé en sulfate ferreux cristallisé. 11 ne semble pourtant pas qu’aucun des procédés employant un acide ou un mélange d’acides comme électrolyte soit susceptible de résultats durables.
- Le procédé Goldschmidt est exploité avec succès, depuis plusieurs années, en Allemagne, mais on ne possède pas de renseignements sur son principe ; il est probable qu’on se sert de soude comme électrolyte. Les usines d’Essen, sur la Rühr, travaillent journellement sur 50 tonnes de fers-blancs.
- Le procédé Leaver est également tenu secret et exploité à Swansea (Angleterre).
- Les quelques autres procédés exploités en Autriche et en Allemagne paraissent tous dériver de la méthode alcaline, brevetée par Beatson en 1885 et 1890. Dans ces brevets, Beatson indique comme électrolyte une solution de soude caustique, de densité 1,21. Les déchets de fers-blancs y servent d’anode, et la cathode est formée de feuilles de tôle. Le dépôt pulvérulent d’étain était comprimé sous forme de galettes et employé comme anode dans un second bac électrolytique, où l’électrolyte était constitué par une solution concentrée de chlorure ou de sulfate d’étain. Les anodes étaient disposées verticalement près des parois du bac ; au centre se mouvait un cylindre de fer servant de cathode, le dépôt y était comprimé par un second cylindre roulant sur le premier. Ce procédé a subi des perfectionnements sans que le principe en ait été altéré. En 1
- Autriche, on emploie une solution de 10 à 20 p. 100 de soude caustique, à une température de 00° à 70° C. ; un courant de 800 ampères à 8 volts suffirait pour traiter de 10 à 12,5 tonnes de fers-blancs par semaine. L’électrolyte laisserait le fer intact et propre au travail métallurgique.
- Le coût de l’énergie électrique nécessaire pour précipiter l’étain de la solution de stannate de soude est un peu élevé, puisque un courant de 10 ampères à 1,5 volts doit déposer 11,12 grammes d’étain par heure, à 70° C. Un kilowatt-heure déposera 733 grammes d’étain à la cathode. Avec un rendement électrolytique de 60 p. 100, il faudra 2.500 kilowatts-heures pour déposer une tonne d’étain. A raison de 0 fr. 10 le kilowattheure, l’énergie électrique dépensée par tonne sera de 250 francs, soit moins de 9 p. 100 de la valeur marchande de la tonne d’étain.
- La soude caustique peut servir très longtemps avant que l’accumulation des impuretés en exige le renouvellement ; les frais de ce fait restent certainement peu élevés.
- La principale difficulté du procédé électrolytique réside dans le caractère spongieux du dépôt, qui en rend pénible la transformation en lingots. D’après les renseignements qu’on peut obtenir, l’étain spongieux est d’abord soumis à la compression, puis fondu en présence d’un gaz inerte ou dans le vide.
- De ce qui précède, il semble résulter que les procédés alcalins doivent donner lieu à une exploitation rémunératrice ; au contraire, les procédés à l’acide paraissent condamnés apj'ioj'i, étant donné l’énorme proportion de sulfate ferreux que donnent ces méthodes et dont les débouchés sont très limités.
- Avec quelques perfectionnements, la séparation de l’étain des fers-blancs semble être appelée à un grand avenir quand on songe à l’énorme quantité de vieux objets étamés abandonnés à la voirie, dans les grandes villes. Mais cette industrie ne prendra son véritable essor qu’au jour où les stations centrales des grands centres se seront adjoint une usine électrolytique, où seront traités tous les déchets de fers-blancs de la localité. L’Allemagne centralise jusqu’à présent ce produit qui lui est envoyé depuis l’Amérique ; la tonne de vieux fers-blancs vaut à New-ùork 25 francs, alors qu’on peut l’avoir à 3 francs à Liverpool.
- P.-L. C.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 48.
- DIVERS
- Sur l’oscillographe Duddell.
- Dans un de nos récents numéros nous avons publié une intéressante revue sur l’oscillographe Duddell, d’après le journal américain Electric ni Review ; mais, comme nous l’a fait observer un de nos lecteurs, l’article était incomplet en ce qui concerne l’historique de cet appareil, qui a été imaginé postérieurement aux oscillographes de M. Blondel décrits dès 1893. Il a été présenté en effet pour la première fois au Congrès de l’Association anglaise pour l’avancement des sciences à Toronto, au mois d’août 1897, et le mémoire de M. Duddell, qui le décrivait à cette occasion et qui a été reproduit dans The Electri-cian du 10 septembre 1897, page 637, s’exprime dans les termes suivants sur l’origine de l’appareil et la façon dont il a été exécuté :
- « De tous les instruments qui ont été décrits « jusqu’ici, ceux qui ont fourni les meilleurs « résultats sont l’oscillographe de M. Blondel « ou quelques-unes de ses variantes. Dans le « mémoire original décrivant cet instrument (*), « M. Blondel, en discutant les méthodes utili— « sables, indique l’emploi d’un galvanomètre « d’Arsonval réduit à une suspension bifilaire « et c’est cette indication qui a servi de base à « l’instrument que je présente. Ayant eu, grâce « à l’amabilité du Prof. Ayrton et de M. T. « Mather, une large mine de résultats obtenus « quand je travaillais sur la question en 1895 et « 1896, je me suis décidé à essayer à faire un a instrument suivant les principes suggérés « par M. Blondel et le présent instrument est le « résultat de cet essai ».
- Le volume de M. Duddell contient, en outre, une bibliographie très complète des appareils enregistreurs de courants variables réalisés / jusqu’à l’année 1897. C’est donc par suite d’un lapsus, que tous nos lecteurs auront facilement reconnu, que, dans la revue mentionnée plus haut, l’oscillographe bifilaire était représenté comme une invention nouvelle; il est, du reste, bien connu en France depuis plusieurs années et de nombreux exemples d’oscillographes bifilaires, construits par la maison Carpentier ou par M. Dobkévitch, sonten usage dans les laboratoires électro-techniques français et étrangers, notamment à la Télégraph Electro Technische Reich-sanstalt de Berlin. J. R.
- (') Blondel, Comptes-rendus, vol. CXVI, page 702 et 748,1893.
- Nouveau moteur à essence.
- L’avenir est aux moteurs à essence, du moins pour les puissances relativement petites. L’automobilisme a été pour une grande part dans son développement ; c’est lui que visent principalement les constructeurs. C’est lui aussi qu’a visé la Compagnie de l’Industrie Electrique et Mécanique de Genève, dans le très intéressant type qu’elle vient de construire.
- Toutefois, son volume restreint, ses pattes d’attache, le groupement de tous ses organes, en font un modèle prêt à appliquer partout où le moteur à essence a fait preuve de supériorité.
- La nouvelle machine se construit en deux grandeurs : un type 2 cylindres, d’une puissance de 8 — 12HP, et un type 4 cylindres d’une puissance 16 — 24 IIP.
- Ces deux nouveaux types de moteurs à explosion possèdent, outre les avantages d’une grande simplicité et d’une robustesse à toute épreuve, les améliorations et les perfectionnements les plus récents apportés dans l’automobilisme. Les cylindres sont verticaux, indépendants et coulés d’une seule pièce avec la chambre d’eau. Leur alésage est de 105mm et la course des pistons de 120~m. Les soupapes d’admission (commande) et d’échappement sont rigoureusement interchangeables ; elles sont situées du même côté du cylindre.
- La tuyauterie du moteur au carburateur, et celle d’échappement sont peu encombrantes et se détachent facilement en desserrant deux brides maintenues chacune par un seul écrou.
- Le carburateur employé est du type Longue-mare, avec soupape automatique pour le réglage d’air, laquelle permet de marcher à toutes les allures entre 200 et 1400 tours, avec l’aide du régulateur, sans autre réglage et sans ratés.
- Le régulateur agit sur l’admission au moyen d’un étrangleur. L’accélération est produite en annulant l’effet du régulateur au moyen d’un ressort antagoniste.
- L’allumage est produit par étincelle de rupture avec magnéto à faible vitesse Simms Bosch. Le dispositif de rupture à tige tombante a fait l’objet de tous les soins pour obtenir un organe simplifié, accessible, à l’abri des projections d’huile. Il se détache d’une seule pièce en desserrant deux écrous d’un tour seulement. L’avance à l’allumage s’obtient en déplaçant la came de rupture sur son axe. Ce dernier se trouve
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- disposé symétriquement à l’arbre des cames de distributions et leurs engrenages de commande se trouvent enfermés dans un carter facilement détachable et recouvrant également le régulateur. Ces moteurs peuvent être munis du second système d’allumage par accumulateur et bobine.
- Le refroidissement est obtenu par une circulation d’eau intensive au moyen d’une pompe à engrenage, entraînée par la même roue que la magnéto. Ces deux organes, soient magnéto et pompe, sont fixés sur une table de posage, en sorte que tous les organes accessoires, y compris le carburateur, forment un bloc compact avec le moteur, tout en conservant à ce dernier un aspect très dégagé.
- Le carter, coulé en aluminium, porte les pattes d’attache, très solides, à la partie supérieure. La partie inférieure est munie d’ouvertures, sorte de hublots, par lesquelles la visite des têtes de bielles peut se faire séparément et sans nécessiter un démontage complet.
- L’arbre manivelle, muni de contrepoids destinés à obtenir l’équilibrage aussi parfait que possible, est forgé d’une seule pièce en acier au nickel chromé. Les manetons sont à 180° dans le type 2 cylindres. Entre chaque maneton de bielle, l’arbre est soutenu par un palier intermédiaire. Les fortes dimensions de ces arbres vilebrequins, qui étonnent à première vue, ont été justement établies en vue d’obtenir une grande résistance à l’usure de tous les coussinets et des parties frottantes.
- Le graissage, partie importante et délicate pour tous les moteurs, a été spécialement étudié et constitue l’un des points les plus intéressants de ces nouveaux types. Il est produit par une petite pompe logée à l’intérieur du carter, commandée mécaniquement par l’arbre des cames. Une cavité située dans la partie inférieure du carter sert de réservoir. L’huile contenue clans cette cavité est refoulée sous pression par la pompe aux différents paliers de l’arbre. Delà, elle pénètre à l’intérieur de ce dernier et arrive, conduite par la force centrifuge, aux têtes de bielles qui se trouvent ainsi dans un état de lubrification parfait. Une dérivation, prise sur la pompe, assure le graissage des autres parties, soit arbre des cames de distribution et arbre des cames d’allumage dont tous les coussinets sont munis d’anneauxgraisseurs. L’excédent d’huile retombe dans le carter et, de là, s’écoule dans la cavité,
- pour de nouveau être aspirée et refoulée par la pompe. Dès que laprovision d’huile tendà s’épuiser, le conducteur du moteur en est averti par les fluctuations de l’aiguille d’un petit manomètre auxiliaire. Un robinet à ouvrir et une mesure d’huile se vide dans le carter. De nouveau, le graissage est assuré pour plusieurs heures.
- Cette disposition constitue, à elle seule, une grosse amélioration sur la plupart des moteurs existants, dont le graissage se fait par la méthode dite « barbotage » et où il est difficile de savoir, d’une manière précise, si l’on graisse trop ou pas assez et à quel moment on doit remettre de l’huile dans le carter.
- Une poulie à courroie plate est disposée sur l’avant pour permettre la commande du ventilateur sur les voitures.
- Quand nous aurons ajouté que les bielles sont en acier spécial estampé, que les parties composant ces moteurs sont toutes interchangeables, nous pourrons, sans crainte, affirmer que ce moteur est un des types les mieux conditionnés.
- La construction a été établie de façon à permettre le démontage et la visite très rapides de chaque organe séparément.
- D. B.
- Sur l’excitation électrique des nerfs par les couranis alternatifs. — W. Nernstet J. O. Barratt. — (Zeitschrift für Electrotechnik, 26 août 1904).
- Le fait que les courants de très haute fréquence n’exercent qu’une action physiologique relativement faible, a été établi par M. d’Arsonval ; un courant capable d’illuminer une lampe à incandescence ne produit aucun effet appréciable sur le corps humain, tandis que le même courant est toujours mortel, s’il est continu ou à basse fréquence. On a expliqué cette innocuité des courants de haute fréquence en disant qu’ils se déviaient à la surface du corps et ne pouvaient par conséquent agir physiologiquement. Cette explication est contredite par les considérations suivantes. De mauvais conducteurs, tels que les électrolytes de l’organisme humain qui sont des solutions aqueuses diluées, ne sauraient être comparés avec les conducteurs métalliques au point de vue de la répartition en surface du courant alternatif. D’autre part, l’expérience a établi que la résistance des électrolytes pour les
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- courants de haute fréquence était la même que pour les courants usuels.
- La théorie suivante fait comprendre très simplement l’action relativement faible des courants de haute fréquence. D’après nos données actuelles, le courant, dans un tissu organisé, de même que dans un conducteur de nature électrolytique, ne peut avoir d’autre action que de provoquer un déplacement de ions, c’est-à-dire des changements de concentration. Il faut en conclure que la cause des effets physiologiques réside dans ce phénomène. Sous l’action d’un courant alternatif, les variations de concentration se produisent alternativement. Si leur valeur moyenne atteint une valeur déterminée, l’effet physiologique devient sensible. Il est possible de calculer ces variations moyennes sans faire d’hypothèse spéciale. On sait que, dans un tissu organisé, les solutions aqueuses qui constituent le conducteur électrolytique ne sont pas partout les mêmes et qu’elles diffèrent, notamment à l’intérieur et à l’extérieur des cellules. Une membrane semi-perméable amoindrit l’égalisation par diffusion ; près de cette membrane des variations de concentration peuvent survenir sous l’action d’un courant, tandis que, dans une solution homogène, le même phénomène n’a pas lieu, parce que dans chaque élément de volume et à chaque instant, la même quantité de ions cheminent en sens contraires.
- Si un courant de densité 1 transporte une quantité de sel ç, il y a simultanément migration inverse du sel par diffusion; la variation moyenne de concenti’ation est ainsi déterminée par les effets inverses du courant et de la diffusion.
- Soit un courant alternatif d’intensité a sin mt,
- 171
- a étant l’amplitude, — la fréquence.
- Ce courant apporte dans . le temps dt, une quantité de sel (ça sin mt) dt, vers la membrane ; ce sel passe alors par diffusion de la membrane aux couches voisines, sans quoi des concentrations infiniment grandes ou infiniment petites se produiraient sur les faces de la membrane. Soit x, la position d’une section de courant salin déterminé par le courant électrique, pour x=0, c’est-à-dire dans le voisinage immédiat de la membrane et en comptant x à partir de la membrane, on a
- . de
- va sin mt = — k — , dx
- k étant le coefficient de diffusion et —k -r la
- dx
- densité du courant de diffusion. A une distance suffisante de la membrane, la concentration reste invariable, c’est-à-dire que c = c0 pour x = oo.
- L’équation bien connue de diffusion
- de d^c
- dt = k dx*’
- est valable en tout point.
- Ces équations sont les mêmes que celles que Warburg obtint dans sa théorie de la polarisation des électrodes par le courant alternatif par suite des variations de concentration. Nous voyons qu’une membrane semi-perméable joue le même rôle qu’une électrode intercalée dans le circuit (conducteur intermédiaire).
- Warburg donne l’intégrale des équations précédentes pour l’état d’équilibre :
- r. _ _ av
- G co — . ,
- \/ k \/ m
- C étant la concentration dans le voisinage immédiat de la membrane fx=o).
- C— c0, d’après les considérations précédentes, déterminerait l’excitation physiologique.
- Pour qu’elle se produise, il faut que C — e0 atteigne une certaine valeur A. Les conditions d’un effet physiologique seront données par
- y' k \ m
- D’après cette théorie, l’intensité du courant capable de produire une excitation est proportionnelle à la racine carrée de la fréquence.
- Les expériences suivantes entreprises dans le but de vérifier ce théorème ont été faites avec le même générateur de courants alternatifs, qui fournissait des courants, sinon absolument sinusoïdaux, du moins de formes toujours comparables. Il consistait en un certain nombre de bobines disposées en cercle et munies d’un noyau de fil de fer devant les extrémités duquel tournait une couronne électromagnétique à 60 chevilles.
- La machine était mise en mouvement à la main. On mesurait son voltage que l’on pouvait faire varier à volonté. Le courant traversait un rhéostat liquide. Deux fils de platine aboutissaient à la préparation d’un muscle de grenouille mouillé avec une solution saline. Une extrémité du muscle était fixe, tandis que l’autre pouvait agir
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- sur un bras cle levier muni d’un petit miroir. La moindre contraction était constatée au moyen d’une lunette et d’une échelle.
- Dans les tableaux suivants, i (observé) est l’in-
- Tableau I
- G = 0,076
- V H’ IO-3 n i observé i calculé Divergences %.
- °>77 1,42 i,44 1,65 686 80 3 8,7 817 200 55o 63 a 760 1,12 1 >77 ,,76 2,02 1,06 1,75 1,88 2,o5 — 5 — 1 1 +
- T A B L E A U II G = 0,102
- 0,82 1Ç7 1,5o 1,3i 978. 2,10 551 785 551 551 55, 551 i85 448 545 641 947 1 1,4 9 2,00 2,72 2,38 3,a3 3,8i 1.38 2,16 2.38 2,58 3,i 4 4,00 -- 7>4 i- 8>° -j-12,5 -f- B, 4 - 2,8 + i>»0
- T A B !.]' G = AU 111 °,°79
- 0,66 0,66 1,68 1,68 2,24 810 ;5l 779 ^99 58a io5 136 485 y6° 2 2 3o 0,81 0,88 2,16 2,4l 3,85 0,78 °’9'2 2,21 2,47 3,73 - 4,2 H- 4,6 “U ^3 + 2,9 — 3,i
- tensité minima du courant capable de produire
- une excitation pour un voltage donné. La résistance du nerf et celle du rhéostat liquide étaient mesurées avant et après chaque série d’essais. Dans ces mêmes tableaux, V est le voltage en volts, w la résistance du nerf -f- celle du rhéostat V
- en Ohms, - donne l’intensité en ampères; « est la
- fréquence. Les valeurs de / (calculé) sont données par la formule :
- i = c y n Micro-Ampère,
- dans laquelle c est une constante caractéristique pour chaque préparation. La température des essais était de 15 à 20°.
- O11 voit que les divergences entre les valeurs calculées et les valeurs observées ne suivent aucune loi. Ces divergences, qui atteignent 8 à 12 % ,ne sont pas excessives, étant donnée la difficulté de mesures simultanées et rapides de plusieurs quantités différentes. Dans le dernier tableau qui contient les mesures les plus soignées, les divergences sont constamment inférieures à 5 % .
- On peut conclure que entre n = 100 et « = 2000, la loi de la racine carrée est vérifiée.
- Pour vérifier la loi au-dessus de « = 2000, les auteurs ont essayé l’emploi de courants fournis par un arc chantant. Les valeurs observées pour « = 6300 à 6700, étaient de 30 à 120% trop grandes. Ils supposent que ces courants sont impropres à ce genre de mesures, l’allure de leur courbe variant avec la nature et la longueur de
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur la période des antennes de différentes formes. — Note de M. C. Tissot, présentée par M. G. Lippmann.
- « Le procédé du miroir tournant ne permet pas d’obtenir avec précision la valeur de la période (en émission directe principalement) à cause de la valeur élevée de ramoitissement. Il 11e peut
- d’ailleurs fournir que la période du système d’émission.
- » Nous avons utilisé depuis, à diverses reprises, un procédé extrêmement général qui consiste, en principe, à exciter un résonateur fermé et à faire varier les constantes de ce résonateur de manière à le mettre en résonance avec le système étudié. Le résonateur se compose d’un cadre rectangulaire ou circulaire comprenant un seul
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- tour de fil, et d’un condensateur à lame d’air de capacité variable.
- » La self-induction du cadre s’obtient par le calcul (comme dans les expériences classiques de M. Blondlot).
- » Quant à la capacité, on la mesure aisément en valeur absolue en la comparant avec une résistance étalonnée à l’aide du dispositif bien connu du commutateur tournant. S’il s’agit d’une mesure à la réception, on excite le résonateur par l’antenne réceptrice et Ton intercale dans le circuit du résonateur un bolomètre de faible résistance.
- » On peut opérer ainsi à plusieurs kilomètres du poste d’émission.
- » Pour faire des mesures de périodes à l’émission, il suffit d’exciter directement le résonateur par l’antenne d’émission, en remplaçant le bolomètre, qui serait beaucoup trop sensible, par un ampèremètre thermique convenable.
- » On peut aussi employer le bolomètre pour les mesures à l’émission en l’intercalant, non plus dans le circuit de résonance même, mais dans un circuit auxiliaire fermé très court, disposé dans le voisinage du circuit de résonance. Le résonateur ne comprend alors qu’une self calculable et une capacité sans aucune connexion auxiliaire : il est excité à faible distance par l’antenne.
- » On vérifie d’abord les propositions suivantes qui justifient les méthodes de mesures employées, tant à l’émission qu’à la réception:
- » 1° Lorsque deux systèmes A et B sont en résonance, le résultat obtenu pour la valeur de la période est le même, soit que l’on fasse la mesure sur l’émission en A ou en B, soit que l’on fasse la mesure sur la réception en B ou en A.
- » 2° Lorsque deux systèmes A et B se trouvent en résonance avec un troisième C, ils sont en résonance entre eux et ont la même période.
- La comparaison des périodes des antennes filiformes simples et multiples conduit aux résultats suivants :
- » 1° La période principale d’une antenne filiforme simple correspond à une-valeur de la longueur d’onde toujours supérieure à 4 fois la longueur de l’antenne.
- » Le rapport qui est > i, va en diminuant
- quand la longueur de l’antenne augmente et tend vers l’unité.
- « On a par exemple :
- Antenne 3om 4om 5om 6om 70™
- X...... 131m iyom 2iom 25om 286“
- — ..... 1,09 1,06 i,o5 i,o4 1,02
- 4/
- » 2° Pour une antenne de longueur donnée, le rapport ^ tend vers l’unité quand le diamètre du fil diminue.
- 3° Pour les antennes filiformes à branches mul-X . .
- tiples, le rapport ^ est notablement supérieur à 1:
- il croit avec le nombre des branches et l’écartement de ces branches.
- » Pour une même longueur totale de 42m, 50 on a trouvé :
- 1 fil (d = ocm,o4) £='>03
- 1 fil (d = X
- ocm,35
- 1,06
- X
- II
- 4 fils = i,i9
- 6 fils
- 1,26
- » 4° Le rapport^ est très sensiblement indépendant de la courbure générale de l’antenne et de son inclinaison sur la verticale.
- » Indépendamment de la période principale, les antennes donnent naissance à des oscillations d’ordre supérieur [tout à fait analogues à celles des systèmes étudiés par M. Lamotte (1)] , qui obéissent aux lois suivantes :
- 1° Ces oscillations sont de degré impair et, dans les antennes filiformes, sont, distribuées très sensiblement comme les harmoniques des tuyaux fermés.
- » On a, par exemple, pour une antenne de (30m où nous avons pu mettre en évidence trois harmoniques très nets, en désignant par 1", 1'" les longueurs d’onde supérieures et par L la longueur d’onde fondamentale :
- 24:
- 'i
- Série harmonique... , o,333
- o,334 r- =o,2o5 — = 0,148 X, q
- o,i43
- » 2° Les rapports se rapprochent d’autant plus delà série harmonique que les antennes sont plus longues. On met d’ailleurs en évidence un nombre d’autant plus grand d’harmoniques que les antennes sont plus longues.
- » 3° Les intensités vont en décroissant à mesure
- (J) Lamotte, Thèse : Sur les oscillations électriques d'ordre supérieur, Paris 1901,
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- que l’ordre s’élève, mais R semble que l’importance relative des harmoniques croisse avec la longueur de l’antenne.
- » 4° Les oscillations supérieures existent aussi dans les systèmes à branches multiples, mais la loi de distribution est, en général, plus complexe, et s’écarte de la loi harmonique. Le phénomène se complique en outre du fait de l’addition des portions simples nécessaires à l’établissement des connexions.»
- Production de l’anthraquinone par oxydation électrolytique de l’anthracène. — A. Fontane et M. Perkin. —- Communication présentée à la Faraday Society, le y mai iyo4.
- Les auteurs ont d'abord essayé d’oxyder directement, par électrolyse, de l’anthracène dissous dans un mélange d’acétone et d’acide sulfurique diluéoudans un mélangeclepétrole etd’acidesul-furique dilué,sans obtenir de bons résultats. Ils ont employé, ensuite, des sels servant de transporteurs d’oxygène, c’est-à-dire des sels pouvant céder facilement une partie de leur oxygène à l’anthra-cène et se régénérer avec l’oxygène libéré à l’anode; ils ont essayé les sels de cobalt, de nickel, de chrome, de thallium, de fer, de manganèse, de cérium. Les sels de chrome, de manganèse et de cérium ont seuls donné de bons résultats en solution acide.
- En oxydant l’anthracène par l’intermédiaire de l’alun de chrome, ils ont obtenu un rendement de 81 % d’anthraquinone, en opérant de la façon suivante. Dans une solution contenant 100 gr. d’alun de chrome dans 800 cc. d’eau et 100 cc. d’acide sulfurique concentré, on introduit 30 gr. d’anthracène en poudre très fine émulsionnée préalablement avec de l’eau. Un vase cylindrique en plomb sert d’anode ; la cathode est constituée par un agitateur en plomb ou en aluminium placé au milieu du vase et tournant à la vitesse de 500 à 800 tours par minute. La densité de courant est 1 amp, par dm,2 et la température 78-80° C. On augmente très peu le rendement en continuant à faire passer le courant après que la quantité théorique d’électricité a traversé l’appareil. Cette quantité théorique est 0,9 ampère-heure par gramme d’anthracène. Les résultats sont les mêmes, avec ou sans vase poreux.
- C. L.
- AMERICAN INSTITUTE OF ELECTRICAL ENGINEERS
- Prédétermination de la suppression des étincelles dans les dynamos. — Waters. — American Institute of Electrical Engineers. — 17-18 mai iyo4.
- Si l’on appelle l la longueur du noyau induit, n le nombre de tours d’une section, I le courant qui la traverse, f la fréquence de la commutation, on a une expression approximative de la force électro-motrice de self-induction dans .la formule
- E = ln2 I f
- Cette formule ne tient pas compte de la self-induction des connexions extrêmes ; et on ne peut songer à en trouver une qui soit d’une application générale à tous les types d’induits. Il y a cependant certaines conditions du problème qui se retrouvent dans tous les cas, et dont l’étude permet d’aboutir à des règles suffisamment générales pour pouvoir donner une idée de ce que sera la commutation dans un type de machine donné.
- La première condition importante du problème de la commutation est la force électromotrice de self-induction. Si I est le courant dans une section, N le nombre de bobines en court-circuit en série, > la self-induction d’une bobine, f la fréquence de la commutation, la force électro-motrice de self-induction est
- V =1 A Nlf.
- La self-induction 1 se compose d’une part de la self-induction des conducteurs actifs et, d’autre part, de celle des connexions terminales. La première peut s’exprimer par le produit kl de la longueur du noyau par un facteur k dépendant des dimensions des entailles. L’expérience a démontré, après des essais sur un grand nombre de types, que le coefficient k pouvait être regardé avec assez d’exactitude comme une fonction du rapport
- __ largeur de l’entaille.
- hauteur de l’entaille.
- Cette fonction se détermine graphiquement par le tracé de courbes d’essais.
- La longueur des connexions terminales est peu différente du pas polaire p, et leur self-induction peut s’exprimer par le produit cp, et la self-induction d’une bobine sera de la forme
- ri2 (lk-\-cp).
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- La force électro-motrice de self-induction sera V = n2 (lk + cp) NI f,
- N, I ayant les valeurs connues, suivant le type d’enroulement.
- L’autre condition essentielle du problème consiste dans les différences que présente la commutation elle-même, suivant les cas, et qui tiennent à l’emploi d’un petit nombre d’entailles, de plus d’une .bobine par entaille et de sections inactives.
- S’il n’y a qu’une section par entaille, le nombre des entailles n’influe pas par lui-même sur la commutation, à moins que ce nombre soit très réduit. Dans ce cas, en effet, la symétrie est parfaite tout autour de l’induit, et si la commutation peut être réalisée dans de bonnes conditions pour une section, elle l’est du même coup pour toutes les autres.
- Mais si le nombre de segments est très petit, soit moins de six par pôle, les bobines se déplaceront dans un champ variant dans de grandes limites. Au moment de la commutation, des courants locaux de grande intensité se développeront sous les balais et détérioreront le collecteur par places sans étincelles apparentes. Ce fait ne se présente que dans les machines de très basse tension et il suffît, en général, pour l’éviter, de mettre au moins trois segments de collecteur dans l’arc extérieur à deux pièces polaires consécutives.
- Quand on met plusieurs bobines par entaille, il en résulte, au point de vue commutation, une dissymétrie due : 1° à la différence de self-induction des diverses bobines ; 2° à la différence des conditions de la commutation.
- La pratique démontre que, dans les machines modernes, la position de commutation correspond, dans presque tous les cas, à celle de champ résultant nul ; il en résulte que c’est plutôt la variation de résistance de contact des balais, que l’inversion de la force électromotrice qui décide de la commutation. Il n’y aura donc à considérer, dans le cas de plusieurs bobines par entaille, que la self-induction de la bobine qui possède la plus grande self-induction ; si pour une telle bobine la résistance variable au contact des balais permet une bonne commutation, il en sera de même à fortiori des autres bobines.
- M ais le fait que les diverses bobines d’une entaille se trouvent à la commutation dans des
- champs magnétiques différents, entraîne des décalages de la commutation pour les diverses bobines. Et il est de même, si dans une entaille se trouve une bobine inactive ou de remplissage. En désignant par P et Q les coefficients de dissymétrie, que l’on est ainsi amené à introduire dans les formules et qui s’établissent aisément sur le croquis de la machine, la formule de la commutation devient
- G -= ri2 (Ik -fpc) NI. PQ. f.
- Pour des machines de même type, ayant sensiblement la même induction dans les dents et ou le rapport des ampèretours induits par pôle aux ampèretours exigés par les dents et l’entrefer est à peu près constant, les valeurs de C sont à peu près les suivantes : deux pôles, 20 ; quatre pôles, enroulement série, 35 ; six pôles, 50 ; quatre pôles, enroulement parallèle, 30 ; six pôles, 35 ; etc., vingt-quatre pôles, 50.
- Les porte-balais et la densité de courant dans les balais jouent également un rôle important dans la production des étincelles. Les cornes polaires, si elles sont suffisamment éloignées et si leur forme donne un champ de commutation de variation régulière, n’ont pas grande influence quant à leur conformation sur la commutation sans étincelles. En ce qui concerne l’induction dans le noyau induit proprement dit, la constante de commutation pourra être beaucoup plus élevée si le noyau est saturé.
- P.-L. C.
- CONGRÈS DE VIENNE
- Avantages et inconvénients de la traction électrique sur les lignes de Chemins de fer d’intérêt local pai M. H. Luithlen, Commissaire en chef de l’Inspection générale des Chemins de fer autrichiens.
- Il est hors de doute que seule la traction à vapeur peut encore aujourd’hui concourir avec la traction électrique et que seule elle mérite de lui être comparée; en effet, d’un côté, la traction animale et la traction par câble appartiennent au passé; d’un autre, les automobiles équipés de moteurs à explosion ou même aussi de moteurs à vapeur ne pourront jamais être d’une concurrence bien sérieuse pour la traction électrique.
- La traction électrique est aujourd’hui presque exclusivement employée pour les tramways urbains et bientôt auront disparu sur les réseaux essentiellement urbains, à cause du bruit qu’elles
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- produisent et de la fumée qu’elles répandent, les quelques lignes à vapeur encore existantes ; le monopole de la traction dans les villes appartiendra à l’électricité.
- Aussi ne nous arrêterons-nous pas aux chemins de fer vicinaux ou tramways assurant un service de communications à l’intérieur des agglomérations.
- Enfin nous pouvons éliminer dès maintenant de notre étude la traction par accumulateurs électriques; ce système de traction, par suite des graves inconvénients qu’il présente, tend en effet à disparaître complètement.
- Notre étude comparative avec la traction à vapeur, ne portera donc exclusivement que sur la traction électrique à adduction de courant extérieur.
- Avant de passer à cette étude comparative, nous devons faire remarquer que six compagnies seulement ont répondu au questionnaire de l’Union Internationale; aussi avons-nous dû, dans ce qui suit, puiser abondamment dans la littérature et faire appel à notre expérience personnelle.
- Les avantages que présente pour les chemins de fer d’intérêt local, la traction électrique sur la traction à vapeur peuvent se subdiviser en 3 catégories bien distinctes.
- lre Catégorie : Avantages qui sont avant tout appréciés par le voyageur, et amènent en conséquence une augmentation de trafic et par suite une augmentation de recettes.
- 2me Catégorie: Avantages résultant de la centralisation de la force motrice.
- 3me Catégorie : Economie dans les frais de premier établissement, dans l’entretien et dans les dépenses de traction.
- Nous examinerons ces différentes catégories séparément et ferons aussi ressortir dans chacune d’elles lejs inconvénients inhérents à la traction électrique.
- Faisons enfin remarquer que nous passerons sous silence l’un des principaux avantages de la traction électrique: celui de pouvoir fournir de grandes vitesses ; cet avantage spécial à la traction électrique doit cependant rester en dehors de notre étude comparative: il ne peut pas, en effet, être pris en considération sur un réseau de chemins de fer d’intérêt local.
- ll-e Catégorie : Avantages appréciés par le voyageur.
- Il faut distinguer ici les deux facteurs suivants:
- a) La traction électrique fournit au public une plus grande facilité de déplacement, en ce sens que l’on peut facilement augmenter le nombre des voyages en réduisant l’intervalle entre les départs.
- b) Le maximum de vitesse étant déterminé, la durée des voyages est réduite par suite des démarrages rapides aux départs.
- La multiplicité des départs et la réduction de la durée des parcours sont souvent deux conditions essentielles de vitalité, surtout pour les lignes de peu d’étendue. Le public sera en effet d’autant plus incité à se servir de ce moyen de locomotion que l’horaire de la ligne aura été mieux compris à ce point de vue.
- Il est hors de doute que ces deux conditions de vitalité pourront être remplies dans un service à traction électrique beaucoup plus facilement que dans un service à traction à vapeur; la traction électrique présente, en effet, sur la traction à vapeur, l’avantage de pouvoir donner au trafic une plus grande intensité, sans cependant qu’il en résulte un accroissement de dépenses proportionnelles. C’est ainsi, par exemple, qu’après la mise à l’électricité des tramways provinciaux de Naples, le nombre de trains-kilomètres a augmenté de 140 °/0, alors que l’accroissement des dépenses n’était que de 20 % seulement (1)
- La traction électrique, par suite du meilleur coefficient d’adhérence, permet de produire un démarrage beaucoup plus rapide que celui obtenu par la traction à vapeur; cette circonstance se fait surtout sentir lorsqu’il s’agit de trains composés de plusieurs voitures motrices, auquel cas, le poids total du train peut, selon les besoins, être complètement utilisé pour l’adhérence.
- Le coefficient d’adhérence est d’ailleurs également meilleur, lorsqu’il s’agit de trains remorqués par une locomotive électrique, car en admettant même un poids égal pour la locomotive à vapeur et la locomotive électrique, le coefficient d’adhérence est plus favorablement influencé par le mouvement uniforme de rotation du moteur électrique que par le mouvement de va et vient des organes de la machine à vapeur. (*)
- (*) L’application de la traction électrique au réseau des tramways provinciaux de Naples par Hector de Backer : Revue universelle des mines, tome LX, pages 246 et suivantes. 1902.
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- Cserhâti a calculé (1) que 26 à 30 °/0 du poids de la locomotive électrique était utilisé comme force de traction alors que ce coefficient se réduisait à environ 16 °/„ pour la locomotive à vapeur.
- Il résulte d’articles parus dans les revues scientifiques que pour les 3 lignes électriques suivantes : Milan-Varese (2), Chemin de fer élevé de Berlin (3) et Liverpool-Southport l’accélération au démarrage est respectivement de 0,35, 0,7 et 0,9 m. par seconde, alors que pour le Métropolitain de Vienne (3), il n’est atteint qu’une accélération au démarrage de 0,25 m. par seconde au maximum et de 0,17 m. par seconde en moyenne. Ily a cependant lien de faire remarquer que le Métropolitain de Vienne comporte généralement des trains d’un poids relativement important.
- En ce qui concerne spécialement l’arrêt des trains, nous ferons remarquer que, sur ce point, on ne peut prétendre à une accélération de l’arrêt et partant, à une diminution de la durée du parcours en faveur de la traction électrique, car les moyens de freinage utilisés dans les deux cas sont à peu près analogues.
- 11 est également à remarquer que, pour les lignes présentant une certaine étendue, la durée du parcours par traction électrique sera écourtée, par suite de l’absence des arrêts toujours importants nécessités dans la traction à vapeur pour l’approvisionnement en eau.
- c) La traction électrique présente encore un autre avantage : celui de pouvoir se plier avec facilité, grâce à la séparation de ses unités, aux petites variations qui se présentent chaque jour d’une façon à peu près régulière dans l’intensité du trafic ; le changement du nombre des voitures entrant dans la composition des trains est d’ailleurs surtout facilité par l’emploi du système à unités multiples.
- Cet avantage de la traction électrique, avantage auquel certains accordent une assez grande importance, ne pourra cependant être mis en valeur que si l’on dispose d’un système de voies d’évitement permettant une mise en service ou
- (!) Glasers Annalén, n° du ier août 1903.
- (2) Eleklrotechnisché Zeitschrift, 11 février 1904.
- (3) Elektrische Bahnen 1904, livraison 6.
- (4) Elektrotechnische Zeitschrift, du 24 mars 1904.
- (5) Conférence donnée par Hochenegg, le 17 février 1903, à l’Association autrichienne des Ingénieurs et Architectes.
- hors service facile et rapide d’un grand nombre de voitures.
- Nous parlerons plus tard du fait que la traction électrique ne paraît pas s’approprier particulièrement à un transport subit d’une très grande importance ; cette circonstance ne se présente cependant que fort rarement.
- d) L’absence de fumée amenant avec elle une plus grande propreté dans le service, de plus la possibilité d’un éclairage plus facile et plus économique des voitures et des stations sont certes également des circonstances qui inciteront le public à donner la préférence aux lignes électriques, surtout dans le cas de deux lignes concurrentes, l’une établie à traction électrique, l’autre à traction à vapeur.
- L’absence de fumée ne doit cependant pas être considérée au seul point de vue de la commodité du voyageur ; cette circonstance peut, en effet, être parfois une des conditions déterminantes dans le choix de la traction électrique; tel sera par exemple le cas pour les lignes établies en souterrain, soit partiellement, soit totalement ; il est en effet reconnu que les gaz de combustion ont un effet néfaste sur toutes les parties métalliques (rails, organes de construction de la voiture, etc.).
- Enfin, l’absence de fumée présente encore un grand avantage lorsqu’il s’agit par exemple de faire pénétrer une ligne non plus jusqu’à la périphérie d’une agglomération, niais jusqu’au cœur même de la ville ; cette condition de pénétration est pour maintes lignes souvent une condition essentielle de vitalité.
- 2e Catégorie: Nous passons maintenant à la deuxième catégorie d’avantages, c’est-à-dire aux avantages résultant de la centralisation de la force motrice.
- Les avantages résultant de la centralisation de la force motrice se font surtout sentir lorsque l’on dispose d’une force hydraulique ; l’absence de charbon produit, en effet, dans ce cas, une diminution parfois très sensible des dépenses d’exploitation.
- L’économie résultante sera d’autant plus grande que le prix du charbon sera plus élevé : c’est ainsi, par exemple, que sur le chemin de fer de la Yalteline, dont la traction était jusque dans ces dernières années opérée par locomotives à vapeur, la dépense en charbon s’est montée à une moyenne de 235.6 centimes par 1000 tonne-
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- kilomètres; grâce à la présence d’une station hydroélectrique, cette dépense se trouve aujourd’hui réduite à 65 centimes [i).
- Mais même dans le cas où Ton ne dispose pas d’une force hydraulique, la centralisation dé la force motrice présente plus d’un avantage : la production de l’énergie par les grandes installations des stations centrales est en effet plus économique que par les organes réduits de la locomotive à vapeur. Les surchauffeurs, l’utilisation d’une expansion multiple, les condensateurs, l’emploi d’eau propre et préalablement chauffée, sont autant de facteurs qui permettent aux installations fixes de travailler plus économiquement que les locomotives. Un autre inconvénient des locomotives à vapeur est que celles-ci ne travaillent souvent que par intermittence, d’où grandes pertes de vapeur et de chaleur.
- De plus, les grandes chaudières permettent, grâce à certaines dispositions des foyers, l’emploi de charbon de moindre qualité ; c’est là un grand avantage, lorsque surtout ces charbons peuvent être obtenus sans frais de transport trop coûteux, cas qui se présente notamment pour les usines de force situées en plein district minier. Nous pouvons citer comme exemple la lignite de la Bohême qui peut être obtenue à 1.60 couronnes (2) la tonne (poussier) à pied d’œuvre alors que la moindre qualité de lignite pouvant être .utilisée pour le chauffage des locomotives ne peut être obtenue à moins de 4 couronnes la tonne.
- Un autre avantage en faveur de la centralisation de la force motrice résulte du fait que les organes principaux de la locomotive à vapeur, c’est-à-dire la chaudière et les cylindres à vapeur, doivent être calculés pour la puissance maximum à produire, laquelle n’est utilisée que pendant un temps relativement court, alors que l’usine de force est calculée en prenant comme base non pas la somme des puissances maxima, mais bien la somme des puissances moyennes à produire ; il en résulte ainsi une économie assez importante dans les dépenses de premier établissement.
- Les perfectionnements apportés dans ces dernières années aux turbines à vapeur et aux générateurs à gaz, permettent d’espérer que l’économie résultant de la centralisation de la force motrice s’accentuera encore davantage.
- La centralisation de la force motrice permet
- (6 Glasers Annalen, ter Août 4903.
- (2) 1 couronne = 1.05 franc.
- également d’utiliser le courant pour l’éclairage de la voie et le fonctionnement des machines-outils dans les ateliers de réparation ; enfin, Ton pourra très favorablement élever le rendement économique de l’installation par la vente du courant à des tiers, et obtenir ainsi un intérêt plus rémunérateur du capital investi par l’entreprise. Lechner ('•j, dans une étude très intéressante, étudie particulièrement ce dernier point de vue et montre notamment comment le chemin de fer d’intérêt local Meckenbeuern-Tettnang a pu, par la seule vente du courant à des tiers, produire une augmentation d’intérêt du capital investi de 1,1 % à 3,2 %• Dans ce cas particulier, cette entreprise n’a donc pu retirer de son capital un intérêt rémunérateur que lorsqu’elle s’est décidée à utiliser le courant produit par son usine de force pour un but étranger à l’exploitation proprement dite de la ligne.
- Un autre avantage de la force motrice résulte enfin de la possibilité de pouvoir récupérer, en force électrique, l’énergie produite par l’action du freinage, au lieu de voir cette énergie complètement annihilée en frottement. Ce problème a été maintes fois étudié et a reçu même plusieurs solutions pratiques, notamment sur des lignes à crémaillère [Barmen-Tôlleturm (2), Trieste-Opcina, Chemin de fer de la Jungfrau (3)J. Sur les deux premières de cette ligne, les essais auraient été très satisfaisants et Ton serait arrivé à récupérer de 55 à 60 °/0 de l’énergie produite lors de la descente des lignes. Les essais auxquels a procédé à ce point de vue le Chemin de fer de la Jungfrau, ne semblent pas avoir été décisifs, car la dernière locomotive électrique commandée ne prévoit plus la récupération de l’énergie produite par le freinage.
- 11 est probable que les difficultés encore existantes pour la récupération de l’énergie du freinage pourront être surmontées dans un avenir plus ou moins prochain ; les difficultés actuelles se rencontrent surtout sur les lignes à adhérence.
- Nous tenons cependant à faire remarquer que tout système de récupération présente par sa nature même un grave inconvénient : celui de ne pas rendre le freinage complètement indépendant du courant transmis parle fil ou le rail de travail. (*)
- (*) bayer, Industrie nu Gewerbeblatt, 1902, N"s 15,16,17. y1') Zeitschrift des Vereins deutscher Ingenieure, 4. 4. 1902. (3) Zeitschrift fur E le h trot e c h ni h, 1902, Livraison 51.
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- Aux avantages que nous venons de citer, doivent cependant être opposés quelques inconvénients.
- La puissance d’une ligne électrique est limitée par l’importance donnée à l’usine génératrice et par les dimensions des conducteurs d’énergie ; c’est là un facteur qui ne doit pas être pris en considération dans une ligne à vapeur. Il en résulte pour la traction électrique un inconvénient: celui d’être lié à un espacement minimum déterminé entre les trains roulant sur la ligne et à un poids maximum des trains. Passées certaines limites, la traction électrique présente donc un manque d’élasticité, ces limites d’élasticité dépendant du capital investi. Nous citerons à ce point de vue le cas de la ligne de Munich-Grünwald (C, exploité ordinairement à l’électricité, mais où, pour faire face aux affluences des dimanches et jours de fête, on emploie simultanément avec la traction électrique, la traction à vapeur ; ce système mixte de traction à vapeur et de traction électrique présente l’avantage de ne pas devoir étendre outre mesure les installations de l’usine génératrice et les conducteurs électriques, lesquels ne desserviraient qu’un maximum de trafic ne se présentant que quelques fois par an seulement.
- Il résulte de ce qui précède, que, d’une manière générale, la traction électrique ne semble pas être spécialement appropriée pour le trafic de quelques trains lourds, car l’usine génératrice devant dans ce cas être établie pour fournir une énergie importante, son rendement économique ne pourra être que peu élevé en ce sens que les installations de force ne seront plus qu’imparfaitement utilisées. Aussi est-il parfois recommandable de continuer à opérer le transport des marchandises au moyen de locomotives à vapeur, même après la mise à l’électricité, du réseau pour les autres services.
- Dans le cas de perturbations dans le service, les voitures ou trains viennent parfois se réunir sur un tronçon de ligne relativement court ; cet état de choses peut alors occasionner pour l’usine génératrice ou pour les conducteurs électriques une charge beaucoup trop grande, d’où pourraient, le cas échéant, résulter des inconvénients très graves.
- La centralisation de la force motrice présente
- encore par rapport à un service par locomotives à vapeur, un autre inconvénient : la centralisation doit en effet être considérée comme une nouvelle source de perturbations, en ce sens qu’un défaut survenu soit à l’usine centrale, soit aux conducteurs électriques, soit encore le cas échéant aux sous-stations, peut immobiliser le service sur une partie du réseau, soit même sur le réseau tout entier. Il est hors de doute qu’une ligne à traction électrique, quelque bonne que soient ses installations, est plus sujette à des perturbations qu’une ligne dont le service s’opère par locomotives à vapeur.
- Il résulte du rapport annuel du chemin de fer Burgdorf-Thun (1) que cette exploitation a subi pendant l’année 1902, plusieurs interruptions de service assez longues, dont certaines ont duré jusque 6 1/2 heures ; ces interruptions ont été dues à la chute des mâts supportant les fee-ders d’alimentation, à des mises à la terre, à des ruptures du fil de travail et à des défectuosités dans les voitures motrices. Sur la ligne à écartement normal de Milan-Varese (2), un orage a récemment interrompu le service pendant plus d’une heure.
- Nous devons également comprendre dans cette catégorie, les inconvénients signalés dans sa réponse au questionnaire par la Société des chemins de fer vicinaux d’Aix-la-Chapelle : accroissement du danger par suite des ruptures de fil, des court-circuits, etc. ; enfin les perturbations occasionnées par la présence d’une ligne électrique dans les réseaux téléphoniques et télégraphiques ainsi que dans les canalisations d’eau et de gaz. Ces derniers inconvénients se font ressentir surtout d’une façon particulièrement défavorable sur les réseaux de tramways urbains et ont motivé maintes fois des dépenses assez lourdes pour les exploitants ; ces inconvénients ne présentent cependant pas une grande importance sur les lignes suburbaines et surtout sur les lignes établies sur un corps spécial de voie.
- Enfin un autre inconvénient résultant de la centralisation de la force motrice, inconvénient qui, d’après les revues techniques, présenterait une certaine importance, serait la formation d’une légère couche de glace sur le fil de travail ou sur le troisième rail ; cette couche de
- (') Elektriscke Bahnen, 1903, livraison 3.
- (!) Elektrische Bahnen, 1903, livraison3. (2) Elektrische Bahnen, 1903, livraison 2.
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- glace ne permettrait plus an contact parfait entre le fil de travail et l’appareil de prise de courant. Les différents systèmes proposés pour remédier à cet inconvénient, tels que réchauffement du fil de travail par le courant (dispositif employé par le chemin de fer de Burgdorf à Thun) (*), le dispositif proposé par la maison Oerlikon (2) d’opérer la prise de courant sur la partie supérieure du fil de travail, enfin le nettoyage du troisième rail au moyen de grattoirs et de brosses, ou encore par un arrosage d’eau salée, tous ces dispositifs laissent supposer que cet inconvénient présente parfois une certaine importance.
- 3e Catégorie : La troisième catégorie des avantages de la traction électrique comporte, comme nous l’avons dit plus haut, une réduction dans les dépenses de premier établissement, dans les dépenses d’entretien et dans les frais de traction.
- 11 est évident, en effet, que dans de nombreuses circonstances les conditions plus favorables d’adhérence obtenues par la traction électrique, autorisant ainsi une inclinaison plus forte des pentes à gravir, permettront de choisir un tracé plus économique que dans les cas d’une ligne à vapeur; non seulement le tracé sera plus court, mais le cubage des terres sera moindre.
- Comme exemple, nous citerons la ligne de Tabor à Rechnyn, en Bohême (3) ; cette ligne avait d’abord été projetée pour la traction à vapeur et les pentes devaient présenter une inclinaison maximum de 25 mm ; on se décida pour la traction électrique et la ligne put être établie avec des pentes maxima de 35 mm.; outre certains autres avantages importants, il fut même possible de descendre considérablement le niveau d’un grand pont qui devait franchir la vallée de Luznitz; la longueur du pont fut, de la sorte, réduite de 174 mètres et l’économie réalisée dans la construction de cet ouvrage d’art fut très importante.
- La longueur des trains dans une exploitation électrique de chemins de fer vicinaux ou d’intérêt local étant généralement plus réduite que dans le cas d’une exploitation à vapeur, il sera dès lors possible de donner moins d’étendue aux
- (h Elektrische Bahnen, 1903, livraison 3,
- (2) Elektrische Bahnen, 1904, livraison 9.
- (3) Elektrische Lokalbahn Tabor-Bechnyn, opuscule par Fr. Krizik.
- stations. L’économie qui en résultera sera surtout sensible lorsque l’exploitation se fera par voitures motrices et que la manœuvre du train ou des voitures pourra se faire indifféremment des deux extrémités, car, de la sorte, on évitera les voies de manœuvre aux gares terminus.
- Comme exemple montrant que, dan.s certaines circonstances, il n’est pas nécessaire d’établir dans les gares un système de voies de manœuvres aussi important que dans le cas d’une exploitation à vapeur ou, ce qui revient au même, que l’on peut parfois augmenter la puissance de trafic d’une ligne sans rien changer aux voies existantes par la seule application d’un service à l’électricité, nous citerons le cas de la ligne de Saint-Georges de Commiers-la-Mure ('). Cette ligne, établie à simple voie et comportant un grand nombre de rampes allant jusque 27 mm, était arrivée à la limite de sa puissance de trafic; l’écartement étroit de la ligne rendait impossible la transformation des locomotives. existantes en locomotives plus puissantes, capables de remorquer un poids plus lourd; d’un autre côté, le nombre des voies de garage, déjà très considérable, ne permettait pas, par suite de circonstances particulières, d’augmenter le nombre des trains. On se décida à ne rien changer à la voie, mais à substituer des locomotives électriques aux locomotivesà vapeur existantes; ces locomotives électriques, grâce à leur coefficient d’adhérence plus favorable, purent être construites pour une force de traction supérieure et permirent ainsi d’augmenter le nombre des essieux.
- Une autre économie résultant de la traction électrique, réside dans la possibilité d’établir une superstructure de voie plus légère, par suite de la charge par roue plus réduite des véhicules électriques et par suite de l’absence des mouvements de va-et-vient des organes de la locomotive à vapeur. Sur la ligne de Tabor-Bechnyn dont nous parlons plus haut, il avait été prévu un rail de 26 kg. au mètre courant, dans le cas d’une exploitation à vapeur ; la traction électrique permit d’employer un rail ne pesant que 21.75 kg.au mètre courant.
- Enfin, la traction électrique ne réclame ni la construction de châteaux d’eau, rendus parfois très coûteux du fait de leurs installations mécaniques, ni l’installation de dépôts de charbon.
- (fi Elektrische Bahnen 4903. Livraison 4.
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- Par contre, l’établissement d’une ligne électrique réclame un capital parfois beaucoup plus considérable pour la construction de l’usine de force et, le cas échéant, dessous-stations, et pour l’établissement du réseau distributeur du courant.
- L’entretien de la voie en général, et de sa superstructure en particulier, est moins coûteux dans le cas d’une ligne électrique que dans le cas d’une ligne à vapeur, par suite des charges par essieu plus réduites pour la traction électrique. Sur la ligne électrique de Meckenbeuern-Tett-nang l’entretien de la voie revient annuellement à 280 marks par kilomètre de ligne; ces dépenses se seraient élevées entre 400 et 500 Marks sur les lignes à vapeur (1). Les dépenses supplémentaires nécessitées dans le cas d’une traction électrique, par l’entretien de l’équipement électrique des lignes, ne présentent pas une grande importance. Hecker (2) calcule, dans le cas de tramways urbains, 0. 1 pfennig par voiture-kilomètre pour la main-d’œuvre nécessitée par l’entretien du fil de travail.
- En-ce qui concerne spécialement l’entretien du matériel roulant, il est hors de doute qu’une voiture motrice électrique réclame beaucoup moins de réparationsqu’unelocomotive à vapeur. Il en est de même si l’on compare la locomotive à vapeur avec la locomotive électrique. Armstrong (3) estime, dans le cas de trains pesant 250 tonnes, les réparations de la locomotive par 1000 tonnes-miles à 25 cents pour la traction à vapeur et à 8 cents pour la traction électrique, soit donc seulement un tiers en faveur de la locomotive électrique.
- Cserhàti (s) arrive au même résultat: il calcule pour l’entretien de la locomotive à vapeur 9hel-ler et 3 heller seulement pour l’entretien de la locomotive électrique. Cserhàti fait également remarquer avec raison que l’entretien, tout aussi biende l’extérieur que de l’intérieur des voitures d’une ligne électrique, sera beaucoup moins élevé à cause de l’absence des gaz de combustion, lesquels sont très nuisibles pour le maintien en bon état du matériel roulant.
- Quant à la traction proprement dite, celle-ci est beaucoup plus avantageuse dans le cas d’une
- (!) Bayer-Industrie-u. Gerwerbeblatt, 1902. n" 16.
- (2) Zëitschrift fur Khinbahnen. avril 1903.
- (3) Street Railway Journal, n° 3, 16/1 1904.
- (4/ Glasers Annalen, l'r août 1903.
- exploitation électrique, en ce sens que le poids mort présente une moindre importance. Dans le cas de voitures automotrices, par exemple, l’équipement électrique seul doit être considéré comme poids mort; d’un autre côté, dans une exploitation par locomotives, il est à remarquer que le poids mort par cheval effectif peut être regardé comme étant de 60 % plus réduit dans le cas de la traction électrique quedansleeas de la traction à vapeur (1).
- D’autres économies peuvent encore être obtenues par l’exploitation électrique, notamment celles résultant de l’absence de personnel pour le service des châteaux d’eau et le transport du charbon. De plus, les voitures automotrices et les locomotives électriques ne sont desservies que par un seul homme, celui-ci pouvant facilement suffire à toutes les manœuvres. Les essais récents au moyen de brûleurs automatiques et au moyen du chauffage à pétrole, permettent cependant d’espérerque les locomotives à vapeur des lignes de chemin de fer d’intérêt local pourront, elles aussi, profiter prochainement d’une réduction du personnel desservant. Armstrong (2) admet, pour le personnel desservant les locomotives, même dans le cas où celles-ci seraient desservies par un seul homme, une économie de 60 % en faveur de la locomotive électrique ; le rendement du travail serait meilleur en ce sens qu’il n’y aurait pas de temps perdu pour la mise à feu et que le personnel serait moins occupé par l’entretien de la locomotive.
- Par contre, il y a lieu de prendre en considération les dépenses de personnel nécessitées pour le service de l’usine de force et pour celui des sous-stations. L’importance de ces stations est intimement liée au choix qui a été fait de la forme de courant: c’est ainsi par exemple que, dans le cas d’une ligne à courant continu, la question de vitalité d’une petite entreprise peut, dans certaines circonstances, dépendre des dépenses de personnel nécessitées par les sous-stations.
- Après avoir examiné d’une façon générale les avantages et les inconvénients de la traction électrique, nous passerons au nœud de la question, c’est-à-dire à l’étude de la rentabilité.
- D’après la Société des chemins de fer vicinaux d’Aix-la-Chapelle, l’un des inconvénients de la
- (!) Glase s Annalen, 1er août 1903.
- (2) Street Railway Journal, 16/1 1904,
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- traction électrique serait son coefficient d’exploitation plus élevé. A l’encontre de cette affirmation, nous ferons remarquer que, depuis la mise à l’électricité, le chemin de fer élevé du Manhattan a vu son coefficient d’ex*ploitation descendre de 55, 38 % à 50,10 °/0 ; le chemin de fer élevé de South Side à Chicago (1) de 73, 0 % à environ 55 °/o, et enfin la ligne de Liverpool à Birkenhead (2) de 95,29 % à 86,84 °/0.
- Il ne nous paraît pas possible de traiter la question de rentabilité d’une façon générale, car les conditions d’exploitation sont trop différentes d’un réseau à l’autre et, dans^ chaque cas particulier, il sera nécessaire d’étudier attentivement les differents facteurs en faveur soit de la traction électrique, soit de la traction à vapeur.
- Rinckel (3) a étudié la mise à l’électricité de la Wannseebahn: il a cherché à montrer, par un simple calcul, lequel pourra d’ailleurs être souvent employé dans d’autres cas, que, dans le cas d’une usine génératrice à vapeur, la centralisation de la force génératrice, malgré tous les avantages que nous avons cités plus haut, ne produirait pas une diminution dans les dépenses de production de la force motrice. L’auteur précité prend par exemple un train de 200 tonnes, lequel sur la ligne de la Wannseebahn, dépense environ 15kilos de charbon par train-kilomètre; en admettant pour le charbon un prix de 12 marks la tonne, la dépense en combustible serait d’environ 18 pfennigs par train-kilomètre; si, d’autre part, on ajoute 5 pfennigs par train-kilomètre pour l’eau et le graissage des organes, on arrive à une dépense de 23 pfennigs par train-kilomètre pour la traction à vapeur. D’un autre côté, le train-électrique demanderait sur la même ligne 200x32 watt-heures, soit 6,4 kilo-watt-heures par train-kilomètre ; le kilowattheure étant calculé à raison de 5 pfennigs, la dépense nécessitée serait de 32 pfennigs, c’est-à-dire une dépense plus élevée que dans le cas d’une traction à vapeur.
- En poursuivant l’étude de la question, l’auteur arrive cependant à montrer qu’il y aurait, — toujours au point de vue financier, — avantage à introduire la traction électrique sur la Wannseebahn. La traction à vapeur comporte actuelle-
- f1) Elektrische Bahnen, 1903, Livraison 1, page 4.
- (2) Elektrotechnische Zeitschrift du 21/4/1904.
- (3) Elektrische Bahnen, 1903, Livraison 1.
- ment entre les trains un espacement de 10 et 20 minutes ; l’auteur propose de réduire cet intervalle à 5 et 10 minutes lors de la mise à l’électricité de cette ligne. En admettant de part et d’autre pour l’intérêt et l’amortissement un taux de 7%, les dépenses de traction seraient dans le cas du service actuel par locomotives à vapeur d’environ 176.000 Marks moins élevés que dans le cas de traction électrique, l’intervalle entre les trains étant, dans le service électrique, réduit comme nous l avons dit plus haut. L’auteur fait remarquer que cette différence en défaveur de la traction électrique serait cependant complètement balancée d’une part par l’économie importante qui résulterait d’un moindre entretien de la voie, d’autre part par une augmentation du nombre des voyageurs transportés de 5 % seulement.
- Par contre, si l’on donnait au service actuel par locomotives à vapeur la même intensité de service que celle proposée pour la traction électrique, soit un intervalle de 5 et 10 minutes au lieu de l’intervalle actuel de 10 et 20 minutes, il en résulterait pour l’exploitation par l’électricité une économiede 59,000 marks ; dans cette somme de 59,000 marks n’est pas comprise l’économie qui proviendrait du moindre entretien de la voie.
- Bork ('') a également étudié la question de rentabilité de la Wannseebahn; en supposant de part et d’autre le même nombre des départs des trains, il arrive à calculer pour les frais de traction : traction électrique : 1065,90 marks par 1000 trains-kilomètres utiles; traction à vapeur: 1026,50 marks. Cette différence de 39,40 marks en faveur de la traction à vapeur serait à compenser par un accroissement dans le nombre des voyageurs transportés.
- D’après IL de Backer (2), sur le réseau des Tramways provinciaux de Naples, les dépenses totales de l’exploitation à vapeur se sont élevées à 0,978 lires par train-kilomètre ; les mêmes dépenses estimées pour le réseau, ne s’élèveront probablement qu’à0,55 lires. D’après cet auteur les économies principales résulteraient d’une part d’un entretien moindre du matériel roulant, d’autre part d’une réduction dans les dépenses de traction. Nous ferons remarquer que l’usine génératrice des Tramways provinciaux de Naples est une usine à vapeur et que le prix de la tonne
- (!) Glasers Annalen, 15 mai 1903.
- (2) Revue universelle des Mines, tome LX, 1902,
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- de charbon franco centrale est d’au minimum 27 francs.
- La substitution de la traction électrique à la traction à vapeur a également donné des résultats très heureux sur lu ligne à écartement normal Milan-Varese-Porte Ceresio (1). Alors que les dépenses d’exploitation se montaient pour la traction à vapeur entre 48,5 et 49 pfennigs par train-kilomètre, ces dépenses se maintiennent aujourd’hui entre 24,3 et 21 pfennigs depuis l’introduction de la traction électrique. Bien que le tarif sur cette ligne ait été baissé de moitié, les recettes générales ont augmenté de 34 °/0, le nombre de voyageurs transportés s’étant élevé de 2,8 millions à 6,4 millions.
- La ligne Liverpool-Birkenhead (2j comporte des résultats tout aussi satisfaisants depuis l’introduction de la traction électrique, laquelle fut substituée en 1903 à l’ancienne traction à vapeur: les recettes ont, pour un même laps de temps, augmenté de 27 %, et le coefficient d’exploitation a diminué de 95.29 % à 86.84 % ; le nombre de voyageurs transportés s’est élevé de 2.8 millions à 4.2 millions.
- Sur la ligne de Munich-Grünwal(3) longue d’environ 10 kilomètres, les dépenses d’exploitation proprement dites (non compris l’intérêt ni l’amortissement), étaient de 33 pfennigs par kilomètre effectif lors de la traction à vapeur; depuis l’introduction de la traction électrique, c’est-à-dire depuis 1900, ces dépenses ont été réduites à 19.4 pfennigs. En comprenant dans les dépenses d’exploitation, l’intérêt etl’amortissement du capital investi, ces chiffres deviennent 46 pfennigs pour la traction à vapeur et 33 pfennigs pour la traction électrique. Cette réduction dans les dépenses d’exploitation, mais surtout l’augmentation considérable du trafic, ont permis, déjà la première année, non seulement d’accorder au capital investi un intérêt rémunérateur, mais de disposer d’un supplément de recettes de 15,600 marks. Les dépenses d’exploitation n’ont pas cessé de diminuer depuis l’introduction de la traction électrique ; elles n’étaient plus que 17.2 pfennigs par kilomètre effectif en 1903 ('').
- Il résulte, des quelques exemples que nous
- f1) EJektrotechnische Zeitschrift, 11 février 1904.
- (2) Eleetrotechnische Zeitschrift, n" du 21 avril 1904.
- (3) bayer, Industrie-und Gewerbe Blatt, anno 1902, livraison 17.
- (4) Elektrische Bahnen, 1904, livraison 10.
- venons de citer, qu’à l’introduction de la traction électrique correspondait toujours une augmentation considérable du nombre de voyageurs transportés, et que ce dernier facteur a contribué d’une façon, très appréciable à la rentabilité du nouveau mode de traction.
- L’on peut conclure de ce qui précède qu’il y aura toujours avantage à substituer, pour une ligne déterminée, la traction électrique à la traction à vapeur, si les considérations locales laissent prévoir, avec un service bien organisé, une augmentation plus ou moins importante du nombre de voyageurs. Nous avons déjà, au commencement de notre étude, montré qu’à l’introduction de la traction électriq ue sur une ligne d’intérêt local, correspondait toujours une augmentation du nombre de voyageurs, et nous avons tenu à citer en première ligne cet avantage-de la traction électrique.
- Quoi qu’il en soit, il ne semble pas qu’il y ait lieu, pour le moment surtout, de donner une solution définitive à la question. Les essais récents relatifs au problème de la traction électrique (courant alternatif, système de courant continu à 3 fils), permettent d’espérer une diminution assez considérable dans les dépenses de premier établissement ; il en résultera un nouveau facteur important dans la lutte entre la traction électrique et la traction à vapeur.
- Blank ('•j a fait une étude minutieuse du capital que réclamerait la construction d’une ligne de 100 kilomètres, cette ligne étant dans un cas établie en courant continu, mais alimentée par des feeders à courant triphasé; dans un autre cas, établie entièrement en courant alternatif ; l’auteur conclut que la construction de la ligne en courant continu avec usine génératrice triphasée serait d’environ 32 p. °/0 plus coûteuse que la construction de la ligne en courant alternatif simple. Lincoln (2) a fait une comparaison analogue et calcule une économie de 22 p. °f0 en faveur du courant alternatif.
- Aucune ligne importante en courant alternatif n’ayant été établie jusqu’ici, il n’est pas possible d’élucider, pour le moment, le point de savoir si à cette économie dans les dépenses de premier établissement ne correspondra pas une augmentation des dépenses d’exploitation.
- H. L.
- (!) Street Bailway Journal, 12/3 4901.
- (2) Id., 12/12 1903.
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, 1, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant: A. Bonnet.
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- Tome XLI.
- Samedi 3 Décembre 1904.
- 11° Année. — N° 49
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- MÉTHODE GRAPHIQUE POUR L’ÉTUDE DES PROJETS DE TRACTION
- L’analyse, récemment parue dans cette revue, d’un article de M. Muller, traitant du Calcul de la puissance des moteurs clans une exploitation de traction, nous a fait penser qu’il pourrait être intéressant d’indiquer, à la suite de cette étude, une méthode graphique très simple et cependant complète, relative au même sujet, que nous devons à M. Pforr, ingénieur en chef à l’Union Electricitats Gesellschaft.
- Nous ferons donc ci-après l’exposé de la susdite méthode, en l’accompagnant de quelques observations, ainsi que d’un exemple d’application pour mieux en montrer la portée.
- Tout d’abord nous remarquerons que l’on peut distinguer, dans la durée de marche sous-courant d’un train équipé par moteurs à courant continu, sur une section de déclivité uniforme, les trois périodes suivantes :
- 1°. — Le temps de marche sur résistances;
- 2°. — Le temps qui s’écoule entre la mise hors circuit des résistances et l’établissement du régime.
- 3°. — Le temps de marche à la vitesse de régime.
- En matière de tramways, où les résistances passives sont à peu près indépendantes de la vitesse, la première période correspond à une accélération constante, lorsque le démarrage s’effectue à courant moyen constant par moteur; quand à la seconde, elle est relativement peu étendue vis-à-vis des deux autres; dans les tramways urbains, à cause de la faible vitesse réalisée ; dans les tramways suburbains, en raison du développement relativement
- * *
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- considérable des sections comprises entre arrêts consécutifs. C’est ce qui fait que l’on peut étudier aisément, dans ces deux cas, les grandes lignes d’un projet, par quelques calculs simples établis d’après un petit nombre d’observations judicieusement basées sur les caractéristiques des moteurs choisis.
- Le travail devient plus laborieux quand il s’agit de l’étude d’un chemin de fer Métropolitain; la seconde période, pendant laquelle l’accélération du train décroît depuis sa valeur initiale jusqu’à zéro, suivant une loi essentiellement dépendante de la forme de la caractéristique mécanique des moteurs employés, acquiert en elfet, dans ce cas, une importance prépondérante du fait de la nécessité (inhérente à la nature même du service considéré), où l’on se trouve, de réaliser sur des sections très courtes (de longueur généralement comprise entre 250in et 800,D), des vitesses moyennes relativement, élevées (25 à 35 kilomètres à l’heure).
- La même observation s’applique à l’étude des chemins de fer électriques; la résistance au mouvement augmentant alors très vite avec la vitesse, le démarrage du train s’effectue presque tout entier à accélération variable ; et il n’est plus possible, dans ces deux derniers cas, de traiter avec quelque exactitude un projet sans effectuer de quadratures.
- Adoptant les notations suivantes :
- F, effort de traction à la jante des roues,
- R, résistance opposée au mouvement du train,
- A = F-R, effort accélérateur,
- M, masse du train,
- v et y vitesse et accélération du train à l’instant,
- Z, espace parcouru au même instant, i, déclivité de la section considérée, on aura d'une manière générale :
- f = KQ R = fdne)
- et l’on devra considérer autant de courbes de l’effort accélérateur en fonction de la vitesse: A/= y'(e,Z),. qu’il y aura de déclivités différentes le long de la ligne étudiée. De la première courbe ainsi tracée, on pourra déduire, pour la section correspondante, les deux diagrammes v =f[t) et e = /v(e) ce dernier donnant le moyen de repérer sur le premier le point de passage à la section suivante.
- On pourra donc arriver, de proche en proche, à suivre d’une façon continue la vitesse du train dans ses variations successives rapportées au temps et à l’espace, pour la ligne tout entière ; le mouvement du train se trouvera ainsi, au point de vue cinématique, complètement déterminé ; il le sera de même au point de vue énergétique, attendu que la courbe v-—f\l) donnera le moyen de tracer le diagramme du courant absorbé, en fonction du temps, tandis que la courbe v— f'(e) permettra de figurer, en fonction de l’espace, la loi de variation des résistances passives.
- L’originalité de la méthode deM. Pforr dont nous allons maintenant indiquer le principe, consiste en ce qu’elle conduit au tracé des deux courbes, v = f\t) et v — f\(e) par l’emploi exclusif de procédés graphiques dont quelques-uns utilisent les propriétés des polygones funiculaires.
- I. — VITESSE EN FONCTION EU TEMPS
- On a, pour le temps correspondant à une variation de vitesse Ae
- y A
- (0
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- M
- En construisant le facteur ^ au moyen d’une troisième proportionnelle, on peut ramener à
- la mesure d’une surface, d’après l’expression ci-dessus, l’évaluation de At. Effectivement, supposons tracée en EFG (fig. 1), la loi de variation des efforts accélérateurs en fonction de la vitesse, pour une section donnée, et proposons-nous de déterminer, par exemple, le temps que mettra le train à passer de la vitesse e4 = Oa à la vitesse e2 = Ob. Dans l’intervalle (fig. 1) Ae = e2 — Ci, l’effort accélérateur moyen aura pour valeur :
- A = MM'.
- Or, l’expression (1) peut être mise sous la forme :
- . M aï k
- a, = ^xa xi-’
- oii a'2 représente un paramètre arbitraire. Si nous traçons en OABG un carré de côté a, nous
- obtiendrons, en AK, par la construction qu’indique la figure, la valeur du facteur il suffit
- d’ailleurs de prendre pour a la valeur particulière
- a = v M
- pour rendre le facteur ~ égal à l’unité : le segment AK représente alors d irectement à l’échelle adoptée par les temps, la valeur de ~ c’est-à-dire
- le temps nécessaire pour qu’une variation de vitesse égale à l’unité puisse s’accomplir.
- En portant le segment AK en M’K’ et opérant de même successivement pour chacun des intervalles, on obtient en TJ, une courbe j = g^),
- telle que la surface limitée par cette ligne, l’axe des y et deux normales à ce dernier comprenant un intervalle Ae, représente, en centimètres carrés, à l’échelle adoptée pour les temps (si le centimètre figure, sur le diagramme, l’unité de* vitesse) l’espace de temps correspondant à la variation de vitesse Ae considérée.
- Pour pouvoir lire directement sur TiT2 les temps correspondant à des accroissements ou
- diminutions de vitesse égaux à - , il suffit évi-
- ” p ’
- demment de construire cette courbe en partant (
- (3) vl-
- ___a_____y
- ’un paramètre égal à
- II. - VITESSE EN FONCTION DE l’eSPACE
- La vitesse moyenne pour un intervalle assez petit Ae peut être prise égale sensiblement à la valeur de la vitesse e, au milieu de cet intervalle ; c’est-à-dire que l’on peut écrire :
- Ae — r.At
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- Nous reportant à la figure 1, nous voyons donc que l’espace parcouru pendant le temps At est précisément égal au moment statique de la surface abccl, qui représente M, par rapporta l’axe des temps ox (fig. 2).
- On pourra donc le déterminer par la construction ordinaire des polygones funiculaires en traitant comme des forces les intervalles de temps AL ainsi que l’indique la figure 2 ci-dessous.
- Les deux diagrammes v — f(t) et v =f’(e) une fois construits permettront d’évaluer respectivement, ainsi que nous l’avons expliqué, l’énergie électrique consommée et le travail résistant utile, d’où le rendement résultant pour un trajet.
- Comme l’on possédera en même temps tous les éléments nécessaires pour calculer, à
- tout instant et à tout point du parcours, les pertes d’énergie provenant de l’usage des freins et de l’ensemble de l’équipement électrique, on pourra séparer le rendement global en ses deux éléments : 1° Le rendement mécanique qui dépend du profil et de la longueur des sections, de la vitesse moyenne requise et de l’accélération aux démarrages; 2° le rendement de l’équipement électrique, qui résulte de la nature des moteurs employés et de la façon dont ils sont utilisés.
- III. - REMARQUE
- Dans l’évaluation de a par les expressions (2) et (3), il faut avoir soin de remarquer que l’unité de masse apparaît comme une unité dérivée des unités de force, de vitesse et de temps ; il y aura donc lieu de tenir compte de l’équation de dimension : M = FTV-1 en calculant M.
- Il faudra également observer, dans la construction des polygones funiculaires, que la distance polaire PH (fig. 2) a pour dimension le temps.
- En général, on se trouve souvent conduit, pour une plus grande exactitude du dessin, à adopter une distance polaire p' fois plus grande que la longueur représentant l’unité de temps ; les espaces parcourus résulteront alors de la construction des polygones funiculaires à une échelle définie par l’équation de dimension L = VT. (Si l’unité de vitesse se trouve représentée par un centimètre, les abscisses de la courbe des espaces représenteront p' mètres par centimètre.)
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- IV. -- APPLICATION
- Nous ferons dans ce qui suit, à titre d’exemple, Inapplication de la présente méthode à l’étude delà traction d’un train de 30 tonnes, équipé avec deux moteurs Siemens (dont la figure 3 indique les caractéristiques) (r). sur une section en palier de 460 mètres de long à parcourir avec une vitesse moyenne de 20 kilomètres à l’heure (fîg. 3).
- Appelant :
- c et C les valeurs respectives des couples qui s’exercent sur l’arbre du moteur et sur l’essieu des roues, exprimés en kilomètres,
- Fig. 3
- Q et w les deux vitesses angulaires correspondantes, en tours par minute, D, le diamètre de roulement des roues en mètres, e, la vitesse du train en mètres par seconde,
- /ï, l’inverse du rapport de réduction,
- _Q
- W
- nous avons d’une part
- et d’autre part:
- cQ = C« et C
- FD
- 2
- d’où
- „___a en
- D
- 7
- ttDm 7tDO 6o 6on >
- (4)
- (5)
- relations qui nous permettent de déduire des caractéristiques de la fîg. 3 les valeurs de l’effort de traction et de la vitesse du train en fonction du courant consommé et, comme conséquence, la caractéristique mécanique F = <p(e) (fig. 4).
- Adoptant pour les unités primordiales de force, de vitesse et de temps les échelles suivantes :
- 1 centimètre = 100 kilos — 1 centimètre = 1 mètre par seconde — 1 centimètre = 2 secon-
- 0) Ces caractéristiques ne tiennent pas compte des pertes dans les engrenages.
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- des, nous avons pour l’unité de masse
- M = FTY 1 =- 200 et pour le paramètre a servant de base à la construction de la courbe ^ = /('), __
- a~\j = 2cent,qo,
- V 200
- (la masse du train par moteur ayant pour valeur 15000 X 1,02 X 1,10 = 1680 en tenant compte du coefficient d’inertie égal à 1,10.
- Il a été admis que chaque moteur peut supporter pendant la période initiale du démarrage un courant de 100 ampères. Afin d’obtenir plus de points pour le tracé de la courbe v — f(t) à partir du moment de la mise hors circuit des résistances, nous avons considéré des intervalles Ae égaux à 1 /2 mètre par seconde ; les temps At ont évidemment été obtenus, pour ces intervalles, en prenant la demi-valeur des ordonnées correspondantes de la courbe
- - = Hv) y
- Dans la construction de la ligne v — f'(e) une distance polaire de 0 cent. 5 X 10 = 5 cent, a été choisie ; il en est résulté que les espaces se sont trouvés représentés à l’échelle de 10 mètres par centimètre.
- Nous avons changé deux lois la position du pôle pour éviter les erreurs graphiques pouvant provenir d’une obliquité trop grande des secteurs polaires par rapport à l’axe Qx.
- La base OD du diagramme v ~ f(t) est évidemment connue dès que l’on s’est fixé la vitesse moyenne à réaliser sur la section ; il en est de même de l’inclinaison de la droite CD qui représente le retard admis pendant le freinage.
- La détermination du diagramme complet OABCD a pu dès lors être faite en déplaçant parallèlement à elle-même la droite BG figurant la marche en dérive
- ^retard = tenir
- =f
- om,o5g5^ de manière à ob-
- 2 surf. OABCD
- vdt — 46om
- (un espace d’un mètre se trouvant en effet
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- Comme vérification du résultat / vdt = k6o relevé au planimètre sur la courbe v=f(t),
- nous remarquerons que l’espace parcouru au moment de l’interruption de courant lu sur le diagramme est e\ = 184m (on a alors t = 33",6 et e = 7m,70 par seconde soit 27km,70 à l’heure); dans la marche en dérive la vitesse tombe de 7m,7 à 5m55 par seconde au bout de 37", ce qui correspond à un espace couvert égal à
- liT — 5,55
- e.) = —-------—= 2/D"
- 2 X 0,009
- 5 55
- enfin, au freinage, la vitesse de 5m55 par seconde se trouve amortie en ^-=n' sur un
- 5~552
- espace égal à e3 =—-—-=:3im 2 x 0,0
- O11 a bien ainsi e\ -f- -f- e3 = 460m à 1 mètre près.
- A l’aide des deux lignes OABCD et OA'B'C'D' représentatives du mouvement, nous avons pu figurer sur l’épure (fig. 4) :
- 1° En OEFD' et D'KJZ, le travail résistant strictement utile et l’énergie absorbée dans les freins au moment de l’arrêt (échelle : 1,000 kilogrammètres par cent2).
- 2° E11 OLMNPQR et OLST, les diagrammes des courants et des carrés des courants consommés par moteur ; le premier à l’échelle de 10 ampères par centimètre, le second à raison de 2,000 ampères carrés par centimètre.
- 3° En OLAI'N'ST , le diagramme des courants proportionnels aux pertes d’énergie se dissipant tant dans les résistances que dans le moteur lui-même.
- Nous avons déduit de ces graphiques, au moyen du planimètre, les résultats suivants :
- (a).— Courant moyen absorbé par moteur (1).
- Nous avons trouvé pour la surface limitée par le diagramme des courants :
- dis'e OLMNPQR = 91 cent2,5o
- d’où
- /M< = 2oX9'ê=: i83o Amp — sec. 0
- et par suite, pour le courant moyen rapporté à une période complète (comprenant un arrêt de 25") ;
- T i83o .
- I7A,20
- m°r
- h)6,7
- (b) Courant efficace par moteur.
- Nous avons eu de même, pour le diagramme des carrés des courants absorbés par moteur :
- dive OLST = 37^,60
- d’où
- /
- T
- 0
- Y*dt = 4ooo X 87,6 = i5o.4oo Amp2
- — sec.
- Q) Le courant moyen dont nous parlons ici constitue ce que l’on pourrait appeler, suivant la nouvelle terminologie préconisée par M. Hospitalier, le courant moyen puissancique par moteur, étant sous-entendu qu’il se rapporte à la tension totale; il ne représente donc pas la moyenne des courants traversant un moteur, mais la moyenne des courants absorbés par le train tout entier divisée par le nombre de moteurs que compte l’équipement.
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- soit pour le courant efficace
- leff :
- (c) Energie consommée par moteur.
- Cette énergie résulte directement de l’expression :
- 5oo pT
- Q~36otJ0 *
- qui donne
- Q = o,i 3g X i83o = 254 watt-heures ce qui correspond à une consommation de :
- 254 0 ,.. ,
- w = ——----- = 3Tw.h par tonne kilométré
- o,46 X ih r
- (cl) Pertes dans le moteur et les résistances. Nous avons trouvé :
- aire OLM'N'S'T' = 24e2,3o
- d’où nous avons déduit pour les pertes totales dans l’équipement :
- OOO
- 3.6oo
- X20X 24,3o = 67wh,7o
- (e). — Rendement de l’équipement électrique.
- Ce rendement, défini par l’expression vg — ^, a été trouvé égal à = 0,735.
- (/) Travail mécanique résistant. — Rendement mécanique.
- Le travail mécanique (libéré à la jante des roues) strictement nécessaire pour franchir la section, eût été, sans l’usage des freins, de :
- W = 1000 surf. OEFD' = 46000 kilogrammètres.
- Mais, en raison de la grande vitesse moyenne requise, il a fallu développer, pour l’absorber ensuite dans les freins, une énergie supplémentaire égale à :
- W' = 1000 surf. ZD'KJ = 31 X 74° — 22900 kgmm.
- Nous en avons donc déduit pour le rendement mécanique correspondant au diagramme du mouvement OABCD
- W 46ooo
- y2 = W I w» = = °>66?5
- G?)-
- W + W" 68900 - Rendement résultant.
- Ce rendement, défini par le rapport de l’énergie mécanique strictement nécessaire à l’énergie électrique absorbée aux bornes des moteurs, a eu pour valeur dans le graphique
- de la figure 4
- W 46000 X 9.81 , „
- »=Q = 5ooX.83o =0’ii|3
- Nous remarquerons pour finir que nous avons encore pu déterminer la valeur du rende-
- (!) On remarquera la valeur relativement élevée — = 2,18J qui a été trouvée pour le rapport du courant efficace au
- courant moyen, même en tenant compte de la durée des arrêts dans l’évaluation de ces courants : par cette observation, l’on voit combien grande eût été l’erreur commise, dans ce cas, si, pour fixer la capacité des moteurs, on s’était contenté de considérer leur travail moyen.
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- ment global en effectuant le produit des deux rendements partiels y\ et y2; nous avons obtenu ainsi :
- V? = >7^2 = 0,^35 X 0,6675 = 0,491 •
- La concordance de ces derniers résultats constitue l’exactitude des précédents calculs.
- évidemment une vérification F. Sarrat,
- de
- Ingénieur à la Compagnie Russe-Française de chemins de fer et de tramways.
- LES AUTOMOBILES POSTALES
- On vient de mettre récemment en service, à Paris, 15 fourgons automobiles pour le service des Postes (fîg. 1. ).
- Comme chacun sait, le service des Transports postaux est assuré par une compagnie concessionnaire qui, sur l’obligation à elle imposée par l’Administration, a dû mettre en service ces voitures à la fin d’Octobre. La Société des Messageries des Postes s’est adressée à plusieurs constructeurs pour réaliser l’ensemble de ces voitures. — Chaque constructeur conserve pendant cinq ans dans des conditions assez intéressantes la responsabilité du matériel qu’il a fourni. La surveillance du chargement des batteries et l’entretien de ces batteries, l’entretien de la partie mécanique et électrique du châssis, enfin l’entretien des bandages sont en effet autant d’opérations asurées chacune à forfait par leur fournisseur.
- — Nous passerons successivement en revue diverses parties de la voiture. — Mais auparavant, nous dirons quelques mots de la carrosserie.
- Celle-ci a été construite indépendamment des châssis. Mais, le plancher du siège qui porte les pédales de frein et le combinateur, la planche du dessous du siège portant les appareils électriques, sont reliés au châssis par l’intermédiaire d’une cage métallique supportant le plancher et le reliant aux fers du châssis. — La caisse, d’une capacité utilisable de lmc5, peut recevoir une charge de 600 ldlogs. Le service se fait par une trappe sur le dessus de la caisse (remplissage ou échange de sacs), et par une porte d’arrière (vidage complet). Une particularité intéressante est que, par mesure de sécurité, cette porte a été reliée par un encliquetage au coussin du siège de l’employé.
- Accumulateurs. — La grande difficulté était dans la manœuvre du chargement des batteries. —Celle-ci, en effet, devait se faire rapidement (temps accordé : 5 minutes). Les accumulateurs ont été mis dans une caisse unique. Or, chaque caisse contient 44 éléments Heinz de 150 A. IL, chargés par le secteur Popp à 5 fils et elle pèse, pleine, 650 kilogs. Nous avons pu nous rendre compte de visu des dispositions particulièrement ingénieuses prises pour effectuer rapidement la manœuvre.
- La caisse d’accumulateurs est logée à l’avant de la voiture, sous les pieds du conducteur et va jusqu’au moteur. Elle repose sur 4 rouleaux d’acier placés sur le châssis et elle peut glisser facilement sur ceux-ci qui offrent une moindre résistance du fait de leur roulement.
- — Comment va-t-011 faire le transport des accumulateurs, de la voiture aux bancs de charge et inversement ?—Par deux chariots dont les châssis portent eux aussi des rouleaux d’acier analogues à ceux de la voiture. L’un d’eux est amené au contact de la voiture et la caisse passe, en roulant sur les rouleaux d’acier, de la voiture sur le chariot ou inversement. Pour cela, la façade de l’Hôtel des Postes affecté au chargement des batteries, présente sur
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- la cour de grandes portes contre lesquelles vient buter l’avant des voitures. Le long de ces portes et à l’intérieur du local est ménagée une voie sur laquelle se déplace ce premier chariot. La voiture étant placée contre la porte, on ouvre son avant et on amène le chariot en face. On voit que, suivant le cas, en tirant la caisse des accumulateurs ou au contraire en la poussant, on pourra facilement sans trop d’efforts la faire passer des rouleaux de la voiture sur ceux du chariot ou inversement. Le deuxième chariot (un par banc de charge) sert alors à faire passer la caisse du premier chariot sur le banc de charge ou inversement. Pour cela les bancs de charge sont disposés perpendiculairement à la façade. Une voie est ménagée aussi
- le long de ces bancs et vient rejoindre à angle droit la voie établie le long de la façade.' Le 2me chariot peut donc, lui aussi, être facilement amené au contact du-,premier, prendre la caisse et la transporter devant le banc de charge. Pour les mêmes raisons, le banc de charge supporte les accumulateurs par l’intermédiaire de rouleaux d’acier et facilite le déplacement de la caisse entre le second chariot et le banc. Nous avons pu nous rendre compte de la rapidité avec laquelle ces différentes manœuvres s’effectuaient et comment elles permettent d’assurer régulièrement le service. Les voitures prennent dès 5 heures du matin leurs batteries chargées et partent au fur et à mesure. Le chargement des batteries se fait de midi à 4 heures, chacune d’elles ayant 5 minutes pour cette opération. Elles continuent alors leur service jusqu’à 10 heures. Chaque charge permet d’effectuer un parcours calculé sur la base de 40 kilomètres. Mais en réalité même avec une batterie usagée, les voitures peuvent fournir facilement 45 kilomètres. Cela est indispensable pour le cas où les voitures seraient obligées de changer leur parcours normal (encombrement, etc). Le service auquel sont soumises ces 15 automobiles postales est certainement dur, et il fallait en conséquence un mécanisme extrêmement simple. Nous allons l’étudier rapidement.
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- Les caractéristiques de la voiture sont les suivantes : voie lin, 44 ; essieu directeur à chapes avec Risées de 45,,1,n; essieu moteur droit avec lusées de 48m,n; roues avant 820min; roues arrière 920,nm ; empattement lm, 60 ; poids à vide 1800 kilogs. Un seul frein intérieur à ruban extensible écarté par une came, agissant avec la même puissance dans les deux sens de marche ; direction démultipliée de 4 obtenue simplement par un pignon agissant sur un secteur denté mobile dans un plan vertical.
- Le eombinateur comporte 8 vitesses avant, 2 positions de récupération, 2 positions de freinage électrique et 3 vitesses arrière. Cette multiplicité de vitesses permet au conducteur de prendre la vitesse du véhicule qui le précède sans être obligé de couper constamment le courant. D’ailleurs, il peut couper le courant au moyen d’une petite pédale placée sous son pied gauche. Sous le pied droit est la pédale de frein commandant aussi l’interrupteur.
- Fig. 2
- La vitesse moyenne de service imposée par EAdministration est de 18 kilomètres à l’heure. Les 3 dernières vitesses du eombinateur sont d’ailleurs de 20, 24 et 28 kilomètres.
- La transmission du mouvement du moteur aux roues s’effectue par chaînes. Les arbres des paliers de chaîne reçoivent le mouvement des induits par un engrenage démultipliant de 3. Il y a ainsi deux réductions de vitesse. Les avantages de la transmission par chaîne sont de soustraire le moteur à l’effet des secousses et des vibrations provenant de l’essieu, comme dans le cas oh la transmission s’effectue par couronnes d’engrenages. Ici au contraire, le moteur peut être attaché rigidement au châssis et il profite ainsi de la suspension de la caisse. Cet avantage est considérable, car les trépidations du moteur, surtout pour les voitures à caoutchoucs pleins, causent de graves désordres dans le moteur (écrous desserrés ; modification de la constitution des métaux et aussi crachage continu du moteur). La chaîne n’offre pas les mêmes difficultés de réglage que les engrenages et elle peut être facilement remplacée.
- Au point de vue rendement, des expériences très sérieuses ont été faites par M. Lacau, le distingué ingénieur, qui a mis au point ces voitures. Il a bien voulu nous communiquer ses résultats.
- Le rendement du moteur et de la transmission a été calculé par la formule : '
- — w 71 F X 2,725’
- où W représente la dépense en watts-heures à la tonne kilomètres et F l’effort de traction.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Avec des caoutchoucs pleins, on a obtenu 55 watts-heures à la tonne kilométrique, ce qui donne un rendement de 82 °/0 pour le moteur et la transmission (chaîne). M. Lacau, a fait, de plus, de très intéressantes expériences au point de vue de la traction. Voici les chiffres qu’il a obtenus pour les coefficients de traction par tonne kilomètre sur le macadam
- de Longchamp (très bon) :
- Caoutchoucs pleins............ 15 à 18 kilog.
- Pneus de 90 mm bien gonflés. ... 20 à 24 —
- Pneus de 90 mm mal gonflés... 24 à 28 —
- Pneus de 120 mm bien gonflés... 29 à 32 —
- Une moitié des voitures sont d’ailleurs munies de bandages pleins et l’autre moitié de pneumatiques. L’expérience jugera d’une façon définitive.
- Quant au moteur (fig.2), il comprend 2 induits mécaniquement indépendants, mobiles dans un seul champ inducteur. Il n’y a ainsi qu’une excitation et les deux moteurs sont toujours bien équilibrés, même avec l’excitation shunt seule (récupération). Si Pun des induits ou des collecteurs est hors de service, il y a toujours une moitié du différentiel qui continue sa marche. C’est le moteur qui a toujours été employé par la maison Mildé. AL Lacau en a repris le calcul il y a 2 ans, et il est arrivé à limiter la consommation sur la pente maxima admise (7 °/0) aux 66 °/0 de la capacité de la batterie au régime en 5 heures, en admettant même la vitesse maxima du combinateur.
- A. Solier.
- BREVETS
- Grillage d’accumulateur. George W.Trost. Brevet américain n° 757396 du 9 février 1904.
- Ce grillage est représenté en perspective sur la figure 1 et en coupe sur la figure 2. Il consiste
- j
- en un cadre 2 supportant un grand nombre de pièces minces(i, 0 mm) en forme de h disposées
- de façon que les arêtes horizontales alternent avec les arêtes verticales. Les bords de ces arêtes sont amincis pour la commodité du démoulage. Les grands grillages sont munis de nervures rigides verticales 7. Les prises de courant 8 sont reliées comme le montre la figure 3.
- On réalise avec ces grillages une grande solidité avec un minimum depoids. L’espaceréservé à la matière active est 50-70°/o du volume total de l’électrode; le poids de cette matière active dans les éléments transportables est 50°/o du poids de l’électrode. La surface offerte par la matière active est environ 40°/ode la surface totale.
- La formation de la surface du plomb du grillage augmente notablement la capacité.
- C. L.
- Batterie thermique. Hugo Bremer. Brevet allemand, n° i5o66i du 14 janvier 1902.
- Dans les batteries thermiques réalisées jusqu’à présent, une partie de la chaleur dépensée est perdue vers les soudures froides, par convection et rayonnement.
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- On peut utiliser presque toute la chaleur dépensée en intercalant entre la chambre chaude a etla chambre froide d, une ou plusieurs chambres intermédiairesdansles quelles passeraient les connexions reliant les soudures chaudes aux soudures froides. La figure 1 montre en#la chambre
- 1
- '4.
- ï
- chaude, en b et c les chambres intermédiaires et en d une chambre de ventilation. La chaleur rayonnée dans la chambre b par les connexions qui la traversent est utilisée à échauffer une série de soudures disposée dans la partie supérieure de cette chambre, et par conséquent à élever la différence de potentiel de la batterie. La disposition est la mêmedans la chambre v. Le nombre des chambres dépend de l’économie qu’on veut réaliser.
- C. L.
- Commutateur interrupteur automatique. Tate et Newbery. — Brevet américain du 28 avril 1904.
- Cet appareil peut être disposé, soit pour couper automatiquement le circuit, soit pour actionner un système avertisseur, une sonnerie, par exemple, lorsque l’intensité du courant qui le traverse atteint une limite dangereuse.
- Pour fonctionner en coupe-circuit, une partie mobile, comme l’index d’1111 instrument de mesure monté en shunt, a pour fonction de fermer un autre circuit shunt comprenant un élec-tro, lequel vient clore à son tour le circuit sur les organes du coupe-circuit proprement dit. Dans la position indiquée par la lig. 1, les lamesH
- du commutateur sont appuyées contre leurs contacts correspondants et y sont maintenues par des ergots 11, 12 (fig. 2). 'Lorsque le solénoïde C est excité, le talon de son noyau soulève l’ergot 12 et lui fait lâcher prise. L’ampèremètre À (fig. 1), monté en shunt, sert à graduer l’intensité du courant qui ne doit pas être dépassée; il est pourvu à cet effet d’un contact mobile 38 que l’on peut déplacer à volonté le long de sa graduation ; d’un autre côté, son index 28 est muni à son extrémité d’un contact, qui, eu venant toucher celui 38, ferme un circuit par l’élcctro D. L’ar-
- 9 !I
- Fig. 1, 2 et 3
- mature 19 de ce dernier vient, par son mouvement, fermer un autre circuit comprenant le solénoïde C et les contacts 22, 23. Par suite, le noyau de C se déplace, débloque l’interrupteur de l’ergot 12, et en provoque l’ouverture.
- L’électro D est muni d’un second enroulement qui se trouve mis en circuit par le rapprochement des contacts 22, 23 ; sa fonction estde maintenir l’armature 19 soulevée pour le cas où l’index ne ferait que des oscillations rapides dans la zone dangereuse sans s’y maintenir.
- La disposition de l’appareil en avertisseur nécessite le groupement de plusieurs fils sur le contact 38 (fig.3), où ils sont maintenus par une pince ületée 34, mobile le long d'une vis 30. Le système avertisseur employé consiste en une sonnerie.
- L. D.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Les hypothèses fondamentales de la théorie des Électrons. — Max Abraham. — Physikalische Zeitschrift, 15 septembre.
- La théorie des électrons, qui complète si remarquablement l’électrodynamique de Maxwell, repose sur les hypothèses générales suivantes.
- A. Dans un espace vide de matière et d’électricité, les équations de Maxwell sont valables. Ces dernières se rapportent à un système dans lequel des ondes électromagnétiques planes se propagent dans toutes les directions avec la même vitesse : e = 3.10J0 cm seconde : les mouvements rapportés à ce système sont désignés comme mouvements absolus.
- B. L’électricité consiste en particules positives et négatives nommées « électrons ». Ce sont ces particules qui produisent l’action vibratoire de la matière et de l’éther.
- C. Chaque courant électrique est un courant de convection d’électrons en mouvement. La densité du courant de convection est le produit de la densité de l’électricité par sa vitesse absolue. Le courant de convection produit le même champ magnétique que le courant de conduction équivalent de la théorie de Maxwell - Hertz.
- Des hypothèses A, B, C résultent les équations de champ qui, pour une distribution et une vitesse données de l’électricité, déterminent le champ électromagnétique. Il faut ajouter encore une hypothèse sur la force qui, pour un champ donné, agit sur un élément de volume rempli d’électricité.
- E. La force électromagnétique résulte de la somme des forces qui, dans le champ électrique, agissent sur l’électricité en repos et, dans le champ magnétique, agissent sur l’électricité en mouvement.
- Ces 4 hypothèses représentent les hypothèses fondamentales générales de la théorie des électrons. (Voir Lorentz : encyclopédie des connaissances mathématiques. V. 21 chap. 1). Toutes les recherches s’appuyent sur elles, et ces recherches seules doivent être désignées comme entrant dans le cadre de la théorie des électrons.
- Les phénomènes observés sur les rayons catho-
- diques peuvent être indiqués comme hases du § D si l’on considère la force électromagnétique du champ extérieur comme force extérieure, et si l’on attribue aux électrons libres négatifs supposés dans les rayons cathodiques une masse p0. D’autre part les hypothèses fondamentales A, B, C, D ont conduit à la conséquence que cette masse, au moins en partie, résulte du champ produit par l’électron lui-même. Les expériences de W. Kaufmann ont montré que, pour de grandes vitesses, la niasse électromagnétique de l’électron a une influence essentielle.
- Dans nos recherches (M. Abraham Ann. dn PhysiklQ, 105, 1903) nous avons donné à la dynamique de l’électron une forme propre à expliquer les expériences de Kaufmann sur une hase purement électromagnétique. Pour cela nous avons, à côté des hypothèses fondamentales générales de la théorie des électrons, introduit les hypothèses spéciales suivantes :
- E. Les forces électromagnétiques clu champ extérieur et du champ produit par l’éleçtron lui-même se font équilibre sur l’électron comme dans la mécanique des corps solides.
- F. L’électron ne peut absolument pas changer de forme.
- G. C’est une sphère dont la charge volumique ou superficielle est uniforme.
- L’hypothèse F doit être comprise comme équation de condition dans le sens de la mécanique de Hertz. Elle n’oblige pas dutout à parler de forces qui groupent les éléments de volume de l’électron; au contraire elle signifie que de telles forces ne peuvent jamais produire de travail et rend superflue la considération de ces forces.
- En s’appuyant sur les hypothèses A,B,C,D,E,F, on peut établir d’une façon purement électromagnétique la dynamique d’un électron de forme arbitraire. Mais la façon dont se comporte un électron dépend essentiellement de sa forme.
- Nous avons étendu nos recherches à des électrons ellipsoïdaux de forme invariable et nous avons trouvé que le mouvement de translation d’un tel électron n’est possible que dans la direction du grand axe. Un ellipsoïde aplati ne peut pas se mouvoir parallèlement à l’axe de rotation ; le plus petit choc le ferait chavirer.
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- En nous appuyant sur les hypothèses A, II, G, nous avons calculé les grandeurs des mouvements des électrons. Nous en avons déduit les masses électromagnétiques longitudinale et transversale. La formule obtenue pour cette dernière concorde d’une façon satisfaisante avec les expériences de Kaufmann.
- La théorie des électrons a un autre but : elle prétend embrasser clans leur totalité les propriétés électriques et optiques des corps. L’optique des corps transparents satisfaisant à la relation de Maxwell est introduite dans la théorie des électrons par l’hypothèse de forces quasi-élastiques qui amènent les électrons dans leurs positions d’équilibre. La dispersion des corps est interprétée grâce à l’introduction de l’inertie des électrons, qui, combinée avec les forces dont nous venons de parler, entraîne l’existence d’oscillations propres. L’électron vibrant représente l’image la plus simple d’un point lumineux ; l’effet Zeeman dans sa forme normale montre que cette image correspond à la réalité pour un grand nombre de lignes du spectre. La vitesse des oscillations des électrons est si faible que les modifications de la masse n’interviennent pas. Les hypothèses E, F, G n’entrent pas en jeu tant que le corps lui-mème est immobile.
- Il en est autrement dans l’optique des corps en mouvement. Les phénomènes d’aberration montrent que le système universel (voir A) ne prend pas part au mouvement de rotation de la terre autour du soleil. Comment se fait-il cpie les phénomènes électriques et optiques qui se passent sur la surface de la terre, ne laissent voir aucune influencedu mouvement de la terre ? IL A. Lorentz a étudié cette question : il a montré que l’absence d’une influence du U1' ordre dans le quotient B ~ KG4 entre la vitesse de la terre et la vitesse de la lumière est parfaitement compatible avec les hypothèses fondamentales A à D de la théorie électrique (II-A. Lorentz : théorie des phénomènes électriques et optiques dans les corps en mouvement. Leyde, 1895).
- Le résultat négatif d’expériences dont le degré de sensibilité était suffisant pour déceler une influence du 2eme ordre prépare à la théorie des électrons d’importantes difficultés. Dans deux ouvrages (H. A. Lorentz, K. Akad. van Wetensch. Amsterdam 1899 et 1904), Lorentz a essayé de surmonter ces difficultés. Dans le second de ces ouvrages, il établit un système d’hypothèses
- propres à expliquer tous les résultats négatifs des expériences :
- IL Par suite du mouvement de la terre, les corps subissent une certaine contraction parallèlement à la direction du mouvement.
- Cette hypothèse explique les résultats négatifs des expériences d’interférence de Michelson. Elle explique aussi l’absence d’un couple dans une position inclinée sur la direction du mouvement de la terre, que Trunton et Noble avaient en vain essayé de découvrir.
- On peut rendre plausible l’hypothèse II en considérant les forces moléculaires comme forces électriques.
- I. Les forces quasi-élastiques qui tiennent les électrons dans leurs positions d’équilibre subissent, par suite du mouvement de la terre, la même modification que les forces électriques ou les forces moléculaires.
- On peut également rendre plausible l’hypothèse I en considérant aussi les forces quasi-élastiques comme forces électriques.
- Pour expliquer l’absence d’une double réfraction que devrait produire le mouvement de la terre dans des corps isotropes au repos, que Lord Rayleigh et D. B. Brace ont trouvée dans leurs essais, il suffît, pour ces corps qui satisfont à la relation de Maxwell, d’ajouter l’hypo thèse I aux hypothèses A,B,C,D,II. Au contraire dans les corps bi-réfringents où l’inertie des électrons entre en jeu, la double réfraction résultant du mouvement de la terre n’est absente que lorsque les forces d’inertie longitudinales et transversales sont modifiées de la même manière que les forces quasi-élastiques. C’est, d’après IL A. Lorentz, le cas lorsque la dynamique des électrons oscillant à l’intérieur de la matière en mouvement repose sur les hypothèses suivantes :
- E n’est pas modifiée;
- Au lieu de F et G on introduit : K.
- L’électron dont la charge volumique ou superficielle est uniforme au repos s’aplatit lorsqu’il est en mouvement, de telle façon que son diamètre parallèle à la direction du mouvement diminue dans le rapport
- yj — B2
- i
- C’est un ellipsoïde de Heaviside. IL A. Lorentz a calculé, pour un tel ellipsoïde, la grandeur
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- électro-magnétique du mouvement, dont on déduit immédiatement, d’après notre méthode, les deux masses.
- Il trouve pour la masse longitudinale :
- y.s = fj.0 ( I — fi) ^
- et pour la masse transversale
- V* = P» ( i — ;32) — ^ ’
- IL A. Lorentz montre que le manque de concordance de sa formule avec les expériences de Kauffmann n’est pas plus considérable que pour la mienne.
- Comme, d’autre part, le rapport des masses transversales et longitudinales est égal, d’après l’hypothèse K à 1 — fi2, et d’après les hypothèses E et G à (1 — 7r>p2)> en négligeant les termes du 5e ordre et au-delà, l’introduction des hypothèses F, G au lieu de l’hypothèse K dans le système hypothèse de Lorentz, conduirait à une double réfraction de l’ordre = 2109 pour les corps, pour les propriétés optiques desquels l’inertie des électrons joue un rôle.
- IL A. I mrentz remarque finalement que meme pour les corps avec mouvements moléculaires, toute influence du mouvement de la terre disparaît si l-’on admet comme dernière hypothèse que:
- L. Les masses de molécules sont de nature électro-magnétique.
- Examinons d’une façon particulière l’hypo-th èse K. IL I. A. Lorentz la propose sous toutes réserves ; il ne va pas jusqu’à la présenter comme vraisemblable. En réalité, il existe contre elle de puissants arguments.
- Si Ton donne à un tel électron une accélération, son aplatissement augmente ; il existe donc un travail contre les forces électriques. Alorsque, pour l’électron indéformable, l’accroissement d’énergie est égal au travail produit par les forces électrique extérieures, cela n’a plus lieu main-tenant;l’accroissement d’énergie dù à une augmentation de vitesse est plus grand que le travail des forces extérieures.
- La conséquence de l’hypothèse K oblige alors à admettre, à côté des forces électro-magnétiques intérieures, l’existence d’autres forces intérieures non électro-magnétiques qui, avec les précédentes, déterminent la forme de l’électron. Au moment de la contraction, ces forces produiraient le travail nécessaire qui, joint au travail des forces extérieures est équivalent à l’accroisse-
- ment d’énergie électro-magnétique de l’électron. Tant que Ton n’indique pas d’après quelle loi ces forces doivent agir, le système d’hypothèses A, B, G, D, E, K est incomplet.
- Etant donné que ce système n’est pas complet, on n’est pas certain de la stabilité d’un électron obéissant à ces hypothèses. Le mouvement d’un ellipsoïde de rotation aplati de forme invariable parallèlement à son axe de rotation est instable, comme nous l’avons rappelé plus haut. On manque de preuves pour admettre que ces forces auxiliaires non électro-magnétiques rendent stable le mouvement de l’ellipsoïde déformable.
- La nécessité dans laquelle on est d’introduire des forces non électro-magnétiques montre que l’hypothèse de l’ellipsoïde déformable de Heaviside, quoique plus simple mathématiquement à certains points de vue, est beaucoup plus compliquée au point de vue physique que l'hypothèse de l’électron sphérique solide. La première est en réalité incapable de résoudre plusieurs tpies t ion s auquel! es la seconde don ne une réponse p a r fa i t e m e n t d é t e r m i n é e.
- Rappelons la conclusion tirée par P. Hertz (Physikalische Zeitschrift, 5 novembre 1904) des hypothèses A à G que l’électron peut se mouvoir avec la vitesse de la lumière sous l’effet de forces finies. Les expériences de F. Pasehen montrent qu’il existe dans la radiation du radium des électrons négatifs qui possèdent un beaucoup plus grand pouvoir de pénétration et une beaucoup plus faible déviation que les plus rapides rayons B étudiés par Kaufmann. Là, la vitesse delà lumière semble réellement être presque, sinon tout à fait, atteinte. On arrive au résultat auquel conduisent, indépendamment Tune de l’autre, les déductions mathématiques et expérimentales. Par contre, l’hypothèse K ne conduit pas à ce résultat.
- Pour toutes ces raisons, il serait prématuré de laisser de côté les hypothèses F et G en faveur de l’hypothèse K. Evidemment la dynamique de l’électron, comme toute théorie physique, doit être vérifiée par l’expérience. 11 est à souhaiter que les expériences que poursuit Kaufmann avec une infatigable persévérance, donnent de nouveaux renseignements.
- La question de savoir si et comment il est impossible de découvrir une influence du mouvement de la terre sur les phénomènes électriques et optiques qui se produisent à sa surface, n’est
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- nullement résolue à l’heure actuelle. II.ALorentz lui-même n’a pas prétendu la résoudre définitivement par le système d’hypothèses II, I, K, L. Il a seulement voulu montrer que l’absence d’une influence observable n’est pas contraire aux hypothèses fondamentales A, B, C, D de la théorie électronique, mais que ces hypothèses peuvent être combinées sans contradiction avec d’autres, de telle façon que l’influence du mouvement de la terre échappe dans tous les phénomènes observables.
- Même si la dynamique de l’électron reposant sur les hypothèses A à G fait ses preuves dans le domaine de la radiation cathodique et de la radiation de Becquerel et qu’au contraire il soit impossible de constater une double réfraction des corps
- anisotropes d’ordre 10 due au mouvement de la terre et qui résulte de ces hypothèses et de l’hypothèse H, il reste differentes possibilités.
- Etant données nos connaissances défectueuses sur les forces moléculaires, il y a presque lieu de supprimer ou de modifier l’hypothèse II. On n’a pu, jusqu’à présent, interpréter électriquement d’une façon satisfaisante les forces moléculaires dans les corps en repos.
- La nature des forces quasi élastiques supposées qui doivent tendre à mener les électrons dans leur position de repos nous est inconnue. Leur interprétation sur des bases électromagnétiques, serait donnée par la théorie électromagnétique des lignes du spectre. Malheureusement nous ne possédons aucune théorie semblable et nous sommes très loin de pouvoir comprendre complètement les propriétés optiques en nous hasard sur la théorie électronique.
- Quand on examine la vraisemblance des diverses hypothèses, il faut bien se rappeler que les notions sur la nature des forces moléculaires ou des forces quasi élastiques sont beaucoup moins éclaircies et beaucoup moins accessibles aux vérifications expérimentales que les notions sur la constitution de l’électron négatif libre. On ne sera donc pas disposé à rejeter une théorie qui explique rigoureusement les propriétés de l’électron négatif libre, mais qui n’entre pas d’une façon satisfaisante dans une optique des corps en mouvement, reposant sur les hypothèses H et I. Au ‘Contraire, on cherchera à modifier ces deux hypothèses de manière à obtenir une bonne concordance avec la totalité des observations.
- Dans le 9e paragraphe de notre ouvrage sur la
- dynamique de l’électron, nous avons établi desfor-mulespourl’énergie radiée par un électronqui se meut rapidement avec une certaine accélération. Dernièrement, nous avons repris ces formules et montré leur importance pour la théorie du point lumineux en mouvement (annales de Physik 14 p. 273, 1904). Dans ces recherches, l’électron est considéré comme charge ponctifonne. Les résultats sont donc indépendants de toute hypothèse sur la constitution de l’électron; ils reposent exclusivemant sur les hypothèses fondamentales AàD de la théorie électronique.
- Il est vivement à souhaiter que les auteurs qui étudient la théorie des électrons suiventl’exemple de IL A. Lorentz et indiquent d’une façon claire et non équivoque les hypothèses placées à la base de leurs recherches, au lieu de déclarer après coup, exempts d’hypothèses, leurs raisonnements embrouillés.
- R. V.
- La transmission électrique considérée au point de vue électrostatique par J. Stanley Richmond. — Electrical Review, août igo4.
- 11 semble être admis, lorsqu’il s’est agiets’agit de la transmission électrostatique ou électrique de l’énergie, que l’on considère ces deux phénomènes comme deux phases distinctes et séparées de la branche de la science désignée sous le nom d’Electricité.
- Un principe fondamental, qui sert de point de départ, permet de dire que tous les phénomènes électriques sont dus à l’inégalité existant entre l’état particulier d’un corps et l’état semblable d’un autre corps ; ou mieux, qu’ils sont dûs à l’inégalité, entre deux points, du même état d’un corps. Appelons cet état de la matière son état électrique.
- Cela posé, grâce aux connaissances d’électrostatique que nous possédons, nous savons que par différents moyens cet état peut être modifié, augmenté ou diminué, exactement comme nous pouvons hausser ou baisser l’état de la matière connu sous le nom de température, augmenter ou diminuer l’état de la matière connu sous le nom de pression.
- Malheureusement, on n’a pas encore pu obtenir un zéro arbitraire satisfaisant, à partir duquel on pourrait effectuer les mesures, ainsi qu’il en est pour les températures et les pressions. Il en résulte que toute mesure d’un état électrique
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- L’R C L AIR A G E E L E C T RI Q U E
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- doit avoir son propre zéro, à moins que nous ne fassions simultanément la mesure de l’état élee-trique de plusieurs eorj>s différents, en les comparant à celle de l’état électrique d’un corps que nous prendrons pour zéro.
- Au point de vue électrostatique, tous ceux qui s’occupent d’électricité savent que l’état électrique peut être modifié, en lui faisant subir l’opération généralement désignée par -f- ou —. 11 semble cependant que plusieurs ignorent, ou que quelques-uns oublient, quel est le principe fondamental de la transmission électrique de l’énergie. Un soi-disant courant électrique (courant continu, pour simplifier) n’est ni plus ni moins que la transmission de l’énergie due à la différence de l’état électrostatique aux deux extrémités d’un circuit, état maintenu par un procédé quelconque. Par conséquent, un géné-teur à courant continu est simplement un moyen de produire et de maintenir constante une différence électrostatique entre deux points.
- S’il s’agit, au contraire, d’un générateur à courant alternatif à deux pôles A et B, et si B est à la terre, pendant la première moitié d’un tour, l’état de A va, puisque l’état électrostatique de B est invariable, monter graduellement jusqu’à son maximum supérieur à B ; il retombera ensuite jusqu’à ce qu’il devienne le même que celui de B. Pendant la seconde moitié du tour, comme l’état de B ne peut changer, et que la direction de la transmission est inverse de ce qu’elle était dans la première moitié, l’état électrostatique de A va tomber graduellement jusqu’à un minimum inférieur à B, puis remontera graduellement pour prendre le même état que B. L’inverse se produirait pendant chaque moitié de tour, si c’était A au lieu de B qui soit à la terre.
- Si l’on met à la terre le point milieu entre les deux pôles, l’état électro-statique de chaque pôle A et B, pendant le premier demi-tour, montera ou tombera respectivement jusqu’à ce que la différence maxima entre leurs états soit atteinte; puis il retombera et remontera respectivement jusqu’à ce qu’ils prennent tous deux le même état. Pendant le deuxième demi-tour, c’est l’inverse qui se produit.
- Ce principe fondamental étant bien établi, cherchonsàconcevoird’unefaçon aussi nette que possible quels sontlesphénomènes qui entourent la transmission de l’énergie électrique.
- 1° Tout le monde comprend plus ou moins la théorie chimique de la composition moléculaire de la matière.
- 2° Ceux qui s’occupent des sciences physiques comprennent la théorie du mouvement des molécules.
- 3° La majorité connaît la théorie de l’éther.
- 4° Les différentes conditions qui entourent la réduction des minerais (nous voulons parler des minerais de cuivre), la production, qui en résulte, de lingots de cuivre, et la transformation deces lingots en fils de cuivre ne sont pas inconnues de la plupart.
- 5° Que deux corps métalliques séparés l’un de l’autre par une matière differente quelconque constituent un condensateur, et que, dans un condensateur, il résulte d’une manifestation convenable un échange d’électricité, ce sont là des faits connus de tous ceux qui étudient l’électricité.
- Du § 1 nous pouvons conclure d’une manière certaine que : il est impossible d’obtenir des molécules, sans que quelque matière sépare une molécule d’une autre.
- 11 résulte du § 2 d’une façon certaine: que le mouvement moléculaire provient d’une action définie d’une molécule sur une autre molécule.
- Nous tirons de l’analyse du § 3, que : l’éther ne peut être décrit d’aucune façon, sous forme ni dimensions. Il est purement hypothétique. Nous sommes donc absolument incapables de le comparer à quoi que ce soit, ou de concevoir une forme à lui donner, de le matérialiser. Il convient par conséquent, si cela est possible, de lui substituer quelque chose à laquelle nous puissions attribuer une forme, et qui dans ces questions de métaphysique, puisse remplir les mêmes desiderata que l’hypothétique éther. Admettons que ce quelque chose soit la matière, qui en se pliant aux circonstances s’attache aux formes d’un corps, et puisse se com parer le plus naturellement à ce que nous pouvons appeler l’élément séparateur entre les molécules d’un tel corps.
- Comme conséquence du § 4, en ne considérant que le fil de cuivre, nous pouvons remplacer l’hypothèse de l’éther par la supposition que les molécules sont séparées les unes des autres par quelque chose d’infinitésimal, même plus petit qu’une quantité d’oxyde, poussière ou gaz pouvant être décelée par le microscope. C’est ce que la chimie suppose en général ; quels que soient,
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- en effet, les soins que l’on apporte à la fusion du métal, il est impossible d’obtenir du cuivre exempt de toute impureté ; mais le cuivre sera d’autant plus pur que la méthode de réduction le sera elle-même.
- Il résulte du § 5 que deux molécules quelconques forment un condensateur avec la matière qui les sépare l’une de l’autre. Or, nous savons que, plus le centre d’un câble conducteur sous gaine est près d’une enveloppe de terre sa capacité est plus grande, ou, en d’autres termes, plus grande est la quantité d’énergie qu’il peut emmagasiner. Mais nous savons aussi que l’énergie est constituée de volumes et de pressions. Par conséquent, plus la quantité de matière séparant deux molécules est petite, plus nous pouvons charger ces molécules. Or, nous avons vu que le cuivre est d’autant plus pur que les quantités de matières séparatrices sont moindres ; nous avons donc prouvé le fait souvent énoncé, à savoir que le cuivre le plus pur est le conducteur le meilleur.
- M. J. Stanley Richmond signale à ce sujet un intéressant livre de feu Lord Armstrong intitulé « Mouvements de l’électricité dans l’Air et l’Eau » et relatant des expériences instructives auxquelles il lui a été donné d’assister. Malheureusement, la mort a arrêté l’étude de ces questions de métaphysique auxquelles Lord Armstrong aurait peut-être donné plus d’amplitude et de netteté.
- En revenant à la théorie des condensateurs moléculaires, on comprendra facilement que si des molécules se déchargent, après avoir été surchargées, il en résultera un dégagement de chaleur, de telle sorte que si l’on prend une petite quantitéde matière, sous formepar exemple d’un filament de charbon, dont les caractères moléculaires (considérés aupoint de vue chimique, ou bien par rapportait nombre de molécules contenues dans une section donnée) l’empêchent d’être chargé jusqu’à un degré relativement élevé, et qu’on le mette en série avec un fil de cuivre, les molécules de charbon se déchargent dans une telle proportion qu’il en résultera une manifestation de chaleur interne. Et si les dimensions (épaisseur et longueur) du filament ont des proportions telles, ou bien sont équilibrées par rapport aux charges et aux décharges au point qu’une simple décharge produit l’incandescence sansprovoquer la désagrégation du fila-
- ment, nous nous trouvons en présence de la lampe à incandescence du commerce.
- Si ce qui précède est exact, il apparaît clairement que ce qu’on appelle conduction et induction sont au fond une seule et même chose, et que toute la science désignée sous le nom d’Elec-tricité est en somme une branche de l’Electrosta-tique, ou, pour employer une expression plus longue, qu’elle est la science des pressions relatives des conditions électriques de la substance matérialisée.
- L. M.
- Sur une expérience propre à résoudre la question de savoir si l’éther se meut ou non avec la terre. W. Wien, Physikalische Zeitschrift, ier octobre.
- A la réunion annuelle de la British Association de Cambridge, nous avons parlé de la possibilité de résoudre la question, fondamentale pour
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- cC b
- Fig. 1
- l’électrodynamique, de savoir si l’éther se meut ou non avec la terre, en mesurant la vitesse de la lumière avec un rayon lumineux qui franchit la distance entre deux points dans une seule direction, sans revenir en arrière. Pour l’exécution de cette expérience, nous avions pensé à la méthode de Foucault dont l’application nécessite l’empL_ de deux miroirs tournant à la même vitesse. Il fallait mesurer la vitesse de la lumière une première fois lorsque le rayon se meut entre les deux miroirs dans le sens du mouvement de la terre, et
- %
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- une seconde fois quand il se meut dans le sens opposé au mouvement de la terre.
- Peut-être cependant la méthode de Fizeau se pi'èterait elle mieux à cette expérience. Représentons-nous deux roues dentées, aussi identiques que possible A et B, placées parallèlement à une grande distance l’une de l’autre. Soient de plus a et b deux sources lumineuses aussi égales que possible dont les rayons passent à travers les dents. Pour une disposition tout à fait symétrique des roues, et tant que celles-ci ne tournent pas, la quantité de lumière mesurée au bolomètre doit avoir la même valeur en a' et en b', au moins lorsqu’on néglige des grandeurs de l’ordre du carré du rapport de la vitesse de la terre v à la vitesse de la lumière c.
- Si l’éther se meut avec la terre, les intensités lumineuses en d et en b' ne doivent pas varier lorsque les deux roues tournent à des vitesses égales : on peut contrôler l’égalité des vitesses de rotation par la constance de la lumière qui traverse les roues ou par la méthode stroboscopique.
- Si l’éther est immobile par rapport à la terre, le temps que met la lumière pour aller de a en a' est, en désignant par / la distance entre les roues l
- C - V
- lorsque la terre tourne dans le sens a d ; le temps que met le rayon pour aller de b en b
- Le mouvement de la terre doit donc produire une dissymétrie, et les intensités en d et b' doivent être différentes, parce que le rayon lumineux ad rencontre la roue B dans une autre position que celle où le rayon bb' rencontre la roue A.
- Il nous semble que l’expérience n’est pas inexécutable, puisque l’exactitude dans la détermination de la vitesse de la lumière a atteint la
- valeurnécessaire ici, c’est-à-dire le =-^— .Uestvrai 7 5ooo
- que la difficulté serait de rendre bien identiques les vitesses périphériques des roues dentées. D’autre part, le synchronisme n’a pas besoin de durer longtemps, et l’on ne cherche pas à obtenir une mesure absolue, mais seulement à établir une différence entre les deux rayons.
- Abstraction faite de son importance • pour l’électrodynamique, cette expérience serait la première dans laquelle on mesurerait une vitesse absolue sans se rapporter à des points fixes.
- E. B.
- Sur les distances explosives dans l’air atmosphérique. 3. Walter. Electrotechnische Zeitschrift, 6 octobre.
- C. Baur a indiqué fElectrotechnische Zeitschrift} comme « Loi des distances explosives pour des substances diélectriques » la formule
- Y — c d 3/3 (1)
- où Y désigne la différence de potentiel explosive, d l’épaisseur percée de la substance et c une constante. Cette formule n’est pas une loi, mais tout au plus une formule approximative, comme l’a déjà montré Ixrogh.
- Le but de notre étude est de faire remarquer que, spécialement pour l’air atmosphérique qui est au nombre des substances indiquées par Baur — au moins pour des électrodes pointues et des longueurs d’étincelles comprises entre 5 et 45 cms — il existe une loi tout autre, représentée par la formule simple linéaire
- V = a -j- bd (2)
- où a et b sont deux constantes et Y a la même signification que précédemment.
- Pour le montrer, nous allons utiliser d’abord les données d’observation utilisées par Baur et trouvées à l’Américan Institute of Electrical Engineers. Dans le tableau suivant sont indiquées :
- Dans la première rangée, les valeurs de d en millimètres ;
- Dans la deuxième, les valeurs correspondantes de Y observées en volts ;
- Dans la troisième (VB) les valeurs de V calculées au moyen de la formule de Baur ;
- Dans la quatrième, les différences en °j0 AB entre ces valeurs et les valeurs observées ;
- Dans la cinquième, les valeurs calculées (V«, au moyen de notre formule (2) qui, clans ce cas, est
- Y = 'ÿooo -)- 35o d
- Dans la sixième enfin, les différences en % Aw entre celles-ci et les valeurs observées.
- On voit que, abstraction faite du premier nombre calculé par nous, pour lequel intervient une autre influence dont nous parlerons plus loin, la concordance entre les valeurs calculées au moyen de nos formules et les valeurs observées est très satisfaisante, et que, dans l’intervalle indiqué, la plus grande de nos différences est inférieure à la plus petite des différences de Baur. Nous devons d’ailleurs faire remarquer que nous avons été
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- conduit à l’équation (2) par des observations personnelles faites pour des valeurs de d atteignant 45 cm. avant que les résultats trouvés parl’obser-vateur américain nous aient été indiqués dans le travail de Baur. Le tableau 2 résume quelques-
- unes de nos observations faites sur les étincelles d’une bobine d’induction de 50 cm. portant 189000 tours au secondaire et ayant un noyau de fer magnétiquement fermé d’environ 30 cm. de section : le primaire était constitué par plusieurs
- Tableau 1
- d en mm 5,7 11,9 25,4 4y3 62,2 118 180 244 3oi 354 38o
- V observé 5ooo 10000 20000 3oooo 4oooo 60000 80000 100000 120000 i4oooo i5oooo
- Vb 7600 12000 20700 28700 38ooo 58ooo 77OOO 94000 107000 120000 126000
- Ab en 0/° —35 20 -3,4 +4,5 +5,2 +3,6 +4,o +6,3 +12 + !7 + J9
- v ’ VJ — ' — — 3i46o 38770 583oo 80010 102600 122600 140900 i5oooo
- &w en °/o —4,9 +3,1 +2,0 —0,1 —2,6 —2,6 —0,6 —0,0
- couches d’un nombre variable de fils permettant de modifier dans de larges limites le rapport de transformation de l’appareil.
- Les rangées V^ V2 V3 du tableau 2 indiquent les valeurs de V trouvées pour les 3 rapports de transformation 1 : 1853, 1 : 1243 et 1 : 1068 ; la rangée Vobs- indique les valeurs moyennes de ces trois séries de chiffres ; la rangée Vealc indique les valeurs calculées d’après la formule
- V = 16000 -f- 3n d
- et la rangée A donne la différence en % entre Vcaic
- Cf "V obs •
- Les électrodes étaient constituées par deux pointes de laiton dont l’angle était environ 10° ; la différence de potentiel efficace primaire était toujours mesurée avec des instruments thermiques au moment où l’étincelle jaillissait. La différence de potentiel secondaire était calculée en multipliant la différence de potentiel primaire par le rapport de transformation. La machine génératrice était un groupe convertisseur donnant 150 volts et 50 périodes et pouvant débiter 30 amp. Le rapport entre les tensions efficaces et maxima ne varie pas sensiblement pour les différentes longueurs d’étincelles, comme Ta reconnu
- Tableau 2
- d en mm. 5o 100 i5o 200 200 3oo 35o O O 45o
- v2 V3 V observé V calculé A 34200 3i 100 2g5oo 31600 31600 0,0 448oo 485oo 464oo 466oo 47100 — 1,1 62800 636oo 63ooo 63100 62700 +0,6 78200 80000 78600 78900 78200 +°’9 g32oo 96700 94000 94600 g38oo +°,9 iog3oo 1i3ioo 111100 111200 109300 + L7 123900 126800 124900 120100 124900 +0,2 i36goo 14oooo i4iooo i3g3oo i4o4oo —0,8 i523oo i553oo i538oo i56ooo — i,4
- M. Vôge. Ce fait a été confirmé par des observations faites sur les formes du courant alternatif pour de petites et de grandes étincelles au moyen du tube de Braun et dans notre cas, c’était très approximativement une sinusoïde.
- Les différences A entre les valeurs observées et les valeurs calculées sont extrêmement faibles et la validité de la formule (2) dans ce cas n’est pas douteuse.
- Si d’autre part, les grandeurs absolues des valeurs de V que nous avons observées diffèrent de celles du tableau 1, cela tient en majeure partie
- à la forme différente des courants alternatifs employés dans les deux cas, puisque c’est non pas la valeur efficace, mais la valeur maxima de la tension qui intervient, et que le rapport entre ces deux grandeurs dépend essentiellement de la forme du courant alternatif.
- Remarquons ce fait très étrange que la formule 2 n’est valable que pour de grandes longueurs d’étincelles, dépassant 5 cms, et n’est plus valable pour des longueurs plus faibles puisque, naturellement, la valeur de Y s’approche de O quand d diminue, tandis que la formule lui assi-
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- gnerait comme limite inférieure 16000 ou 17000.
- Cette anomalie apparente doit être attribuée, à notre avis, à ce que le passage d’une étincelle électrique dans l’air dépend de deux facteurs, la « résistance de passage » aux électrodes et la résistance de la couche d’air interposée. L’existence de la lre résistance est prouvée par ce fait que la même différence de potentiel produit des étincelles beaucoup plus longues entre points qu’entre sphères ou plaques. Comme exemple, nous rappellerons que E. Voigt avec une différence de potentiel continue de 90000 volts n’a obtenu, entre deux sphères de 6 cm. de diamètre, qu’une étincelle de 4,0 à 4,1 cm,, alors que Topler, avec la même source de courant et la même différence de potentiel, a obtenu entre une pointe positive et une grande plaque négative, une étincelle de 55 cm. de longueur.
- Il est clair que, dans toutes ces expériences, la résistance de passage joue un rôle très important. Le fait que notre formule 2 n’est plus valable pour des étincelles de longueur inférieure à 5 cm. nous semble compréhensible en admettant que la résistance de passage est variable pour de petites longueurs d’étincelles et conserve, lorsque la distance explosive augmente, une valeur constante qu’elle atteint pour une longueur de 5 cm.
- Si l’on fait en outre l’hypothèse très plausible que la résistance de la couche d’air est proportionnelle à la longueur, il vient :
- «> = k -f- /3d (4)
- où « et p sont deux constantes : en réunissant les équations 2 et 3 on trouve un résultat très intéressant :
- V — a b ...
- -----=-=const (4)
- iv — K /3
- La grandeur Y — a est évidemment la différence de potentiel nécessaire pour vaincre la résistance de l’air seule — indépendamment de la résistance de passage — c’est-à-dire représente la différence de potentiel aux extrémités de la veine gazeuse elle-même : w — a représente la
- résistance de cette veine. Le rapport —--- doit
- w — «
- donc représenter le courant qui prend naissance au moyeu où l’étincelle éclate.
- D’après l’équation 4, ce courant est constant pour toutes les longueurs d’étincelles, c’est-à-dire en d’autres mots :
- Dans les conditions dont il s’agit, la valeur du courant ionisant qui traverse l’air au moment de
- la production de l’étincelle est la même pour toutes les longueurs d’étincelles. — Ou bien encore : la production d’une étincelle exige une valeur minima du courant d’ionisation de l’air constante pour toutes les étincelles.
- L’expression « courant d’ionisation » est employée parce que l’on a affaire à un courant qui tient le milieu entre le courant de conduction ordinaire et le courant de déplacement qui joue un si grand rôle en électrostatique.
- E. B.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Surtensions dans les installations à courants triphasés, par P. Humann. — (Elektrotechnische Zeitschrift, t. xxv. n° 4i, i3 octobre 1904. p. 883)
- C’est un fait bien connu que dans les installations à courants alternatifs monophasés avec câbles concentriques, de fausses manœuvres des appareils ou la fusion de coupe-circuits peuvent amener le percement de l’isolant et la mise en communication du conducteur extérieur avec le revêtement métallique. La connaissance des causes de ce phénomène a conduit à la règle suivante : Connecter en premier lieu le conducteur extérieur et déconnecter d’abord le conducteur intérieur.
- Mais des élévations de tension considérables, et par suite des détériorations de câbles et de machines, peuvent se produire également dans les installations à courants triphasés. Le fait se produit, par exemple, si, par suite de fausses manœuvres ou après fusion de sécurités, il arrive que dans une installation composée d’un générateur, d’un câble et d’un transformateur marchant à vide, la jonction d’un conducteur avec le générateur est enlevée à l’origine, et celle d’un autre conducteur avec le transformateur se trouve supprimée à l’extrémité du cable.
- Une telle disposition est représentée schématiquement par la figure 1. A gauche est le générateur avec ses bornes I, II et III, et à droite le transformateur 1, 2, 3. Le câble reliant les deux appareils peut être figuré par les trois capacités Ch C2 C3; les jonctions des conducteurs au générateur et au transformateur sont a, b, c, d, e et f. Comme on le voit sur la figure, la jonction b est supprimée à l’origine et la jonction d à l’extrémité. Ceci est pratiquement possible, soit par inattention, soit par fusion des sécurités.
- Dans les conditions indiquées, le circuit sui-
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- vaut se trouve formé : borne I du générateur, a, capacité C2, e, transformateur à vide 3-2, f\ c, et borne II du générateur. Le condensateur C2 se trouve ainsi monté parallèlement au générateur et le condensateur C,, parallèlement au transfor-
- mateur. La figure 2 montre plus clairement ce montage, et on voit que la résonance peut se produire.
- Au laboratoire de la maison Felten et Guilleaume, Carlswerk A. G. à Mülheim, on combina un tel circuit avec trois condensateurs
- FiG. 2
- en mica et une bobine de self-induction à noyau de fer. On avait
- C.) = C2 = C3 = i micro farad.
- L’impédance de la bobine d’induction était
- — 1310 ohms, la résistance ohmique R = 164 ohms, et la self-induction L = 3,4 henrys. Ces valeurs ont été déterminées par des mesures de courant, de tension et de puissance, mesures exécutées avec courant sinusoïdal de 61 périodes.
- Pour une tension génératrice de 14 volts, on mesura aux condensateurs les tensions suivantes :
- au condensateur , 120 volts C2 , 126 —
- — L3 , 14 —
- Ces tensions furent mesurées au moyen d’un voltmètre statique dont la capacité est négligeable vis-à-vis de 1 microfarad.
- D’après cela se trouvait donc appliquée au condensateur C2, c’est-à-dire au câble, une tension 9 fois plus élevée que la tension génératrice.
- Il est évident qu’en pratique de telles surtensions peuvent occasionner les plus graves accidents (*).
- Dans les développements précédents, le câble a été représenté par le montage en triangle de 3 condensateurs. Comme cette disposition n’est pas absolument exempte d’objections, d’autres expériences furent recommencées avec des condensateurs montés en étoile. La représentation d’un cas pratique est donnée en la figure 3. Le cou-
- rant a maintenant le parcours suivant : borne I du générateur, a, C0 C3, f, 3-2, b et retour à la borne IL Le condensateur C2 est ainsi monté en parallèle avec le condensateur C3 et la self-induction 3-2 ; cette disposition ressort plus clairement de la figure 4.
- (1) Si l’on calcule pour la self-induction ci-dessus L = 3,4 la capacité nécessaire à la résonance pour 61 périodes, on trouve 2 microfarads. Effectivement un montage en série du générateur avec la bobine d’induction et un condensateur de 2 microfarads donna la pleine résonance, en produisant de nouveau au condensateur une tension de 126 volts pour une tension génératrice de 14 volts.
- Dans l’expérience ci-dessus (fig. 2), la résonance avec un condensateur de 1 microfarad seulement est produite par la combinaison de la même self-induction L == 3,4 montée en parallèle avec un condensateur de 1 microfarad. On vérifie facilement, par des mesures et par le calcul, que la self-induction résultante de cette combinaison est d’environ 6,8 henrys, c’est-à-dire le double de celle qui entre en résonance avec 2 microfarads.
- Par des mesures de courant, de tension et de puissance faites avec des instruments relativement peu sensibles, on trouva en effet, pour la combinaison — self-induction et capacité parallèles —
- R = 2760
- ùi
- R = 438
- L = 7,1
- La valeur 7,1 de la self-induction est voisine de la valeur
- /i°6 \
- théorique 6,8 ( -ç- 6,8 1, et d’autre part, l’impédance obtenue par cette mesure concorde suffisamment avec la valeur Reo = 2600 déduite de la formule donnant la résistance du montage parallèle d’une bobine avec un condensateur
- R = yR1 2 + “2L2 w v^(i-“aCiL)2-f «2C2R2
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- Comme clans le premier cas, on avait :
- = C9 = C3 = i microfarad
- La self-induction fut changée jusqu’à l’obtention de la résonance, c’est-à-dire jusqu’à ce que les plus forts accroissements de tension fussent observés aux condensateurs séparés. Un électro-
- mètre donna alors, pour une tension génératrice de 15 volts, les tensions suivantes :
- au condensateur Cq , 35 volts
- — C2 , 4°
- - . C3 , 84 -
- à la self-induction 3-2 ,128 —
- On voit encore que, dans ce cas, la tension produite au condensateur C3 est près de 6 fois la tension génératrice.
- La résonance correspondait à une self-induction 3-2 de 10,2 henrys (*).
- Or la self-induction qui donne la pleine réso-
- (1) Pour déterminer la self-induction de la bobine employée, on la monta en série avec un condensateur variable, La source de courant fournissait, comme pour toutes les mesures, un courant sinusoïdal de 61 périodes. La tension de la machine étant maintenue* à 10 volts, on lut au condensateur, pour différentes valeurs de sa capacité, les tensions suivantes :
- pour G = 0,8 microfarad , 53 volts.
- G = 0,7 — , 115 —
- G — 0,6 — , 86,5 —
- G = 0,5 — , 30 —
- La représentation graphique de ces valeurs indique un maximum de tension, correspondant à la résonance, pour
- G = 0,67 microfarad.
- La self-induction produisant la résonance avec cette capacité est par suite
- 1 106 L ~ eo2C ~ (2tt.61)2 x 0,67 ou
- L = 10,2 henrys.
- Des mesures directes de courant et de tension donnèrent d’ailleurs, en négligeant la résistance ohmique de la bobine
- E
- )L —. "
- 102
- D’où
- L =
- 0,026 3900
- • = 3900,
- 2ît X 61
- = 10,2.
- nance avec une capacité de 1 microfarad pour 61 périodes est d’environ 6,8 henrys (v. lre note, p. 382). Mais la combinaison qui entre en résonance dans le cas actuel avec le condensateur C,, se compose de 2 branches parallèles : l’une formée par le condensateur C2, l’autre par le montage en série du condensateur C3 et de la self-induction 3-2. Et, en prenant pour celle-ci la valeur 10,2 déterminée pour la résonance, on trouve facilement par le calcul que la self-induction résultante de toute la combinaison est encore environ 6,8 henrys comme dans le cas précédent (r).
- Les mesures communiquées montrent clairement, quel que soit le mode de représentation d’un câble triphasé par des capacités, qu’il peut se produire des élévations de tension très importantes, lorsqu’à l’origine et à l’extrémité du câble sont supprimées des jonctions sur des phases différentes.
- J. K.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- La théorie et la pratique en télégraphie sans fil. — J. Zenneck. — Physikalische Zeitschrift (ier octobre).
- Depuis qtie Wien (Ann. Physik, 1902) a nettement exposé les points principaux dont il s’agit pour l’emploi de systèmes accouplés en télégraphie sans fil, il a paru plusieurs études consacrées à des questions spéciales. Un certain nombre de ces études sont importantes même si les résultats auxquels elles conduisent ne sont pas applicables à la télégraphie sans fil ou sont déjà connus, parce qu’elles contribuent à éclaircir des questions générales. Si, dans ce travail, nous examinons ce que ces études peuvent contenir d’utile ou de nouveau pour la pratique de la télégraphie
- (1) L étant la self-induction de la bobine, la self-induction résultante L' du montage en série de C3 avec la bobine (fig. 4) est :
- 1 106 L' = L _ = 10,2 — (2rr.61)2.l
- ou
- L' = 3,38
- D’autre part, en négligeant la résistance ohmique de la branche C3-3,2, on obtient pour l’impédance de la combinaison — C2 monté en parallèle avec G3, 3-2 —
- D’où
- L"
- eo L
- coL'
- 1-«2CL'
- L' _ 3,38
- l-co2 GL' ~ 1-0,496 ~~
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- sans fil, ce n’est nullement dans l’intention de les critiquer; nous désirons, au contraire, attirer l’attention sur les conditions véritables de la télégraphie sans fil qui, semble-t-il, sont peu connues, et rendre ainsi pratiquement utilisables les études de ce genre.
- Ij M. Iluth (Dissert. Rostock 1904) a étudié en laboratoire diverses questions importantes pour la télégraphie sans fil. Mais ses dispositifs ne réalisent pas du tout les conditions que l’on rencontre en pratique (1). On peut donc adresser à ces expériences, la même critique qu’il adresse à celles de M. Voiler, que l’on ne peut en tirer aucune conclusion pour la pratique de la télégraphie sans fil.
- 2) M. Drude a étudié en partie théoriquement, et en partie expérimentalement les propriétés électriques et les oscillations propres des bobines de fil avec fils droits ou plaques métalliques suspendus et exprime au début de son étude le souhait qu’elle puisse servir à la construction de transmetteurs et de récepteurs de télégraphie sans fil accordés l’iin sur l’autre. Plus loin, trouvant une différence de 5 0/0 entre la longueur d’onde observée et la longueur d’onde calculée, l’auteur dit ceci : « En télégraphie sans fil, lorsqu’on opère avec des antennes suffisamment lo ngues, placées assez loin des bâtiments, on se rapproche beaucoup plus des conditions théoriques d’un fil libre. » Or, il suffit de regarder comment sont construits les mâts des postes stationnaires de télégraphie sans fil avec leurs haubans pour voir qu’on est bien loin des conditions théoriques d’un fil libre. Dans les stations installées à bord des bateaux, c’est encore bien pis, et il ne peut être question de calcul d’aucune sorte, puisqu’il suffit d’approcher le doigt d’un mât métallique pour en tirer une étincelle de plusieurs millimètres.
- D’ailleurs, le besoin ne se fait pas sentir de pouvoir déterminer par le calcul, les oscillations
- (1) La relation entre la radiation et la longueur de l’antenne d’émission et de réception a été étudiée dans une chambre par M. Huth avec une longueur d’antenne variant entre 267 et 50 cms et avec une distance de 220 cms entre le transmetteur et le récepteur.
- L’influence de la mise à la terre sur le transmetteur a été étudiée avec le dispositif suivant : la longueur de l’antenne verticale transmettrice était 1 mètre. L’autre borne de l’éclateur était reliée à la prise de terre par un fil vertical de 1 mètre. La prise de terre était constituée par un fil de cuivre de 6 mètres de longueur terminé par un tube de laiton de 1 mètre enfoncé dans la terre.
- propres du système transmetteur. La méthode de résonnance de Bjerkness, grâce à laquelle on trouve expérimentalement la fréquence d’un système quelconque pas trop amorti, permet toujours de déterminer rapidement et commodément la période d’un système transmetteur.
- 3) En résumant à la fin de son étude les résultats acquis, Drude dit ceci : « L’avantage qu’offre l’emploi des antennes dans les transmetteurs de télégraphie sans fil est un allongement de la période, mais surtout une augmentation de la radiation. Les antennes épaisses réalisent particulièrement ces deux conditions; les antennes multiples sont donc avantageuses puisqu’avee une grande économie de poids, elles remplacent les antennes épaisses. L’auteur admet qu’une antenne multiple (en cage) agit comme une antenne simple constituée par un fil de plus grand rayon. Or, il est impossible de trouver dans l’étude de Drude, qui n’envisage absolument pas la radiation, une preuve que l’antenne multiple soit équivalente, au point de vue de la radiation, à une antenne simple de plus grand rayon.
- Le rapport entre l’antenne simple et l’antenne multiple en ce qui concerne la radiation est le suivant :
- 1° La capacité d’une antenne multiple est, pour des longueurs égales, plus grande que celle d’une antenne simple. D’après les travaux de Wien (Ann. Physik, 1902), on voit facilement que l’amplitude du courant dans le système secondaire du transmetteur est, pour une amplitude de tension donnée, à peu près proportionnelle à
- vCA
- A capacité du primaire; C2 capacité du système secondaire).
- D’après M. Abraham (Physikalische Zeitschrift, 1904), c’est l’amplitude du courant qui est importante pour la radiation d’un transmetteur vertical. Il en résulte que, toutes les conditions restant les mêmes, pour une même amplitude de tension du système primaire, la valeur absolue de l’amplitude de radiation est plus grande dans les antennes multiples que dans les antennes simples.
- 2° En outre, dans les antennes multiples, la grandeur de l’énergie radiée relativement à l’énergie en jeu, c’est-à-dire le décrément de radiation est plus grand que pour des antennes
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- simples. Cela résulte de mesures effectuées par Braudes. L’emploi d’auteuues multiples permet doue une meilleure utilisation de l’énergie primaire.
- 3° Dans sa dernière étude (Ann. Physik, 1904i, Drude s’occupe de la question de savoir comment doit être construit le primaire d’un transformateur Tesla à accouplement rigide pour donner les meilleurs résultats. Il arrive à cette conclusion que l’on doit avoir une capacité aussi grande que possible et une self-induction aussi petite que possible, c’est-à-dire que pratiquement, il faut :
- 1° Un seul tour au primaire;
- 2° Aussi peu de dispersion que possible.
- Ces conditions sont connues et nous les avons remplies dès 1899 dans nos expériences de télégraphie sans fil. Nous avons vu qu’il était même un peu plus avantageux de prendre, au lieu d’un tour de fil au primaire, plusieurs tours reliés en parallèle; ce dispositif a été adopté aussi par Marconi et Eleming en 1901 et l’on sait depuis longtemps qu’il est mauvais de mettre au primaire plusieurs tours de lil en série.
- 4° Drude trouve que pour1 un dispositif Tesla, le degré d’accouplement K1 —- 0,6 donne le maximum d’amplitude de la tension dans le système secondaire
- K étant le coefficient d’accouplement, et y2 les décréments logarithmiques des systèmes primaire et secondaire.
- Il est établi depuis longtemps que l’action d’un dispositif Tesla ou d’un transmetteur de Braun est maxima pour un degré d’accouplement déterminé, mais il n’est pas exact, d’une façon générale, que le maximum soit atteint exactement pour Kd = 0,6 comme le montrent les calculs de Drude. On peut le voir par les mesures suivantes : nous avons fait agir un circuit primaire sur un circuit secondaire en résonance avec lui et avons modifié l’accouplement. L’amplitude maxima de l’oscillation dans le circuit secondaire était mesurée approximativement par la distance explosive d’un éclateur F. Pour déterminer le degré d’accouplement, c’est-à-dire le facteur K1, nous avons étudié avec un circuit variable de mesure comprenant un condensateur et un bolo-mètre, la courbe de résonance des oscillations
- dans le circuit secondaire. Des sommets des courbes de résonance, on déduit, au moins approximativement, les fréquences nA et n.2 des deux oscillations dans le circuit secondaire, d’où l’on tire le facteur K1 d’après l’équation
- gj_v/T+KÎ n.2 V i — K1
- Les courbes, obtenues en augmentant peu à peu l’accouplement, sont représentées en a b c cl ifîg. 11. Les coefficients d’accouplement qui s’en
- Fig. 1
- déduisent, et ’les distances explosives observées à l’éclateur pour les différents accouplements, sont résumés dans le tableau ci-dessous :
- K1 F
- n — 1,2 mm
- b environ 0,02 2,7 —
- c — 0,18 3,2 —
- d — 0,25 3,1 —
- L’amplitude maxima dans le système secondaire atteint donc son maximum déjà pour K = 0,18, c’est-à-dire pour un accouplement beaucoup plus lâche (imparfait! que celui qui correspondait à K1 — 0,6.
- Nous attribuons la raison de cet écart considérable à ce que Drude était obligé de supposer constant l’amortissement du circuit primaire, tandis que, vraisemblablement, la résistance de l’étincelle dans le circuit primaire varie avec l’accouplement et la modification de l’oscillation qui en résulte.
- De ce que l’amplitude maxima dans le système secondaire est proportionnelle à Fnq (F différence de potentiel initiale dans le système primaire, oq résistance de ce dernier, identique en pratique à la résistance de l’étincelle], Drude tire la conclusion que l’action du Tesla dépend peu de la différence de potentiel primaire F à l’intérieur de certaines limites.
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- La façon dont croît la différence de potentiel initiale F avec la longueur d’étincelle dépend, pour les longueurs relativement grandes, du rayon des sphères de l’éclateur. Pour de grosses sphères (par exemple de 2,5 cm de rayon), jusqu’à 4 cm de distance explosive la différence de potentiel croît encore très rapidement avec la distance explosive, quoique non proportionnellement à celle-ci. Pour de petites sphères- (de rayon inférieur à 1 em.i la différence de potentiel, meme à partir d’une distance explosive de 1 cm., croît très peu avec la distance explosive.
- La façon dont varie la résistance «q de l’étincelle avec la longueur dépend principalement de la valeur de la capacité dans le circuit du condensateur. Pour des capacités dépassant 200 cm. jusqu’à environ 0,5 cm de distance explosive, la résistance de l’étincelle ne croît pas avec sa longueur, mais décroit. Apartirde cettelongueur, elle croît avec la longueur d’étincelle, mais très différemment suivant la capacité ; très rapidement pour des capacités relativement faibles, et lentement pour de fortes capacités.
- On ne peut donc rien dire de général sur l’allure de F wv Les deux courbes de la fig\2
- O i 2 $ i,an.
- f--------»
- Fig. 2
- montrent combien cela dépend des circonstances. Ces courbes ont été obtenues en portant en abscisses les longueurs d’étincelle dans le système primaire et en ordonnées les distances explosives au secondaire entre très grosses boules (rayon 5,7 cm.). La courbe a est relative à un transformateur Tesla dans lequel la capacité primaire était 246 cm et le rayon des sphères de l’éclateur 0,75 cm ; la courbe b est relative à un dispositif dans lequel la capacité primaire était 084 cm et le rayon des sphères 2,5 cm : quoique la différence entre les deux cas soit assez faible, les courbes ont des allures très dissemblables.
- Il est certainement exact qu’il existe certaines limites entre lesquelles l’amplitude de la tension secondaire ne varie que très peu quand on augmente la différence de potentiel primaire. Mais
- dans les conditions de la télégraphie sans fil, où la valeur des capacités primaires atteint dans les stations relativement importantes 10.000 à 40.000 cm., et, dans les très grosses stations 200.000 cm., et où de plus les éclateurs sont constitués par des calottes de très grandes sphères, l’amplitude maxima dans le système secondaire croît d’une façon relativement rapide avec la différence de potentiel primaire, tout au moins jusqu’à environ 4 cm de distance explosive. En réalité, on emploie en pratique des distances explosives atteignant 4 cm.
- 7. Drude donne une méthode pour déterminer l’amortissement de l’oscillateur et du résonateur, et la fréquence du résonateur, Dans cette méthode on détermine l’amplitude maxima (valeur maxima du potentiel V2) des courbes de résonance et l’auteur propose de la déterminer expérimentalement au moyen d’un micromètre à étincelles, ou mieux par la déviation électrique des rayons cathodiques, d’un tube de Braun.
- En télégraphie sans fil il s’agit de fréquences de l’ordre de i()6 : or, à ces fréquences, le tube de Braun n’est plus utilisable. S’il était utilisable, il permettrait de déterminer directement l’amortissement. Pour pouvoir évaluer l’amplitude maxima d’après la distance explosive, il faudrait connaître la relation entre la distance explosive et l’amplitude de tension pour les oscillations rapides. A notre connaissance, on ne connaît presque rien sur ce point (1). 11 nous semble que la méthode de M. Drude, abstration faite d’autres considérations, manque de fondement.
- En ce qui concerne la détermination de l’amortissement en télégraphie sans fil, la méthode de Bjerkness donne de très bons résultats. Il est seulement recommandable de faire varier, dans le circuit résonant, la capacité et non le coefficient de self induction, et de faire les mesures au moyen d’un bolomètre placé dans un circuit induit.
- La méthode donne, avec une exactitude suffisante, les amortissements du primaire et du secondaire, et la fréquence de l’un des deux circuits si l’on connaît celle de l’autre. ' (i) * * * v
- R. Y.
- (i) Bjerkness a indiqué que, dans tes mesures faites avec
- des oscillations produites par un grand oscillateur de Hertz,
- on obtient des résultats faux en employant les relations
- entre la distance explosive et lu différence du potentiel
- valable pour des charges statiques.
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- DIVERS
- Le condensateur électrolytique à Aluminium, par C. I. Zimmerman. Electrical Review N. Y. t. XLIV. p. 657-661.
- Dans une communication au Congrès récent de la Société Electrochimique américaine, l’auteur examine d’abord le rôle delà pellicule d’oxyde ou l’hydroxyde d’aluminium qui se forme à la surface de la plaque métallique.
- La formation de cette pellicule dépend de la nature de l’électrolyte, de la valeur de la tension appliquée, de la durée de la formation et de la température du bain.
- Au moyen des couleurs d’interférence, l’auteur évalue l’épaisseur de la pellicule de 10 6 X 5
- _5
- à 10 X 5 centimètres.
- Cette couche assymétrique constitue un diélectrique que l’on peut considérer comme capable de prendre des charges positives du côté seulement qui est en contact avec le métal, et des charges négatives de l’autre côté exclusivement. La résistance à la décharge disruptive de cette pellicule semble plus élevée que celle du mica.
- Le pouvoir inductif spécifique n’est pas égal à 1 comme certains l’ont prétendu ; \V. R. Mott, de l’Univérsité du Wisconsin l’estime à 80 environ.
- U11 élément formé de deux électrodes recouvertes de semblables pellicules ne laissera pas passer de courant continu ; et vis-à-vis du courant alternatif, il se comportera comme un condensateur ordinaire.
- L’auteur considère un élément formé de deux électrodes en aluminium recouvertes de la pellicule et plongées dans un électrolyte capable d’entretenir la continuité des pellicules au moyen de l’oxydation électrochimique. Les pellicules constituent deux diélectriques permettant le passage du courant de l’électrolyte à l’électrode, mais non en sens inverse, et ne pouvant conserver des charges positives qu’au voisinage du métal.
- Si l’on considère un tel élément placé dans le circuit d’une force électro-motrice alternative, au moment où cette dernière est nulle et si l’électrode 1 est supposée devenir positive par rapport à l’électrode. 2, un courant naîtra dans le circuit dans le sens de 1 vers 2. La pellicule de 1 prendra une charge électrostatique dont le poten-
- tiel croit jusqu’à la tension aux bornes de l’élément, tandis que la pellicule de 2 laissera le courant s’écouler librement.
- Quand la tension appliquée décroît, le courant s’arrête, puis la pellicule 1 tend à se décharger dans le circuit. L’électrode 2 devient l’anode et la pellicule 2 prend une charge électrostatique, positive du côté du métal. Quelle que soit la variation ultérieure de la tension aux bornes, la charge priseàl’une despelliculesdoit se retrouver entièrement sur l’autre et 011 a, par suite un condensateur sur lequel la charge totale reste constante, en admettant, toutefois que les tensions résultantes aux bornes de l’élément ne croissent pas au delà du maximum de la tension qui produit l’accumulation électrostatique dans l’élément. (1)
- Si l’une des pellicules perd une charge q que reprend l’autre pellicule, il en résulte un abaissement de potentiel e sur la première et la même élévation sur la seconde. La somme arithmétique de la tension entre les deux pellicules est donc constante, et égale au maximum de la tension appliquée aux bornes. Les deux tensions pelli-culaires sont en opposition et la somme algébrique de leurs valeurs instantanées est égale à la valeur instantanée de la tension appliquée.
- L’existence d’une charge électrostatique constante des électrodes, entraîne celle d’une différence de potentiel entre l’intérieur de l’élément et un pointdu circuit antérieur, qui sera un point neutre pour la force électromotrice alternative.
- Le point milieu d’une bobine de self-induction placée en dérivation sur les bornes de l’élément réalisera ces conditions. Dans la fîg. I, G désigne un alternateur, A le condensateur à aluminium, I la bobine de self-induction. Une tige de charbon R, plongée dans l’électrolyte permet de prendre le potentiel du liquide. On néglige la tension de polarisation à la surface du charbon. La tension entre les points c et o est une différence de potentiel continue. Donc la tension entre c et l’une des bornes a et b est la résultante d’une tension continue égale à la moitié de la tension maxima aux bornes de l’élément et une
- (1) On peut mettre en évidence l’existence de cette charge constante, en séparant l’élément du circuit, en mettant les électrodes en court-circuit et en plaçant un voltamètre entre les électrodes et une tige de charbon plongée dans l’électrolyte ; on constate toujours une décharge allant «les électrodes à l’électrolyte. La mise en court-circuit revient à séparer l’élément à l’instant où la force électromotrice alternative est nulle. Dans ces mêmes conditions, un condensateur ordinaire est complètement déchargé.
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- tension alternative de valeur efficace égale à la moitié de la valeur efficace de la tension appliquée.
- La valeur théorique avec uneforce électro-motrice alternative sinusoïdale serait 0,866 E. En pratique, on trouve 0,77 E ; parce que 1’ « asymétrie » du conducteur électrolytique n’est pas parfaite,
- Fig. 1 et 2
- et parce que les tensions de polarisation et les pertes d’énergie modifient le résultat.
- La fig. 2 représente le relevé oscillographique de tension et courants superposés d’un élément de 40 microfarads ; bb est la tension appliquée, cc, la tension entre une des électrodes et l’électrolyte, dd, la même tension pour l’autre électrode, «est le courant de charge du condensateur.
- Le fonctionnement de cet élément comme condensateur repose sur la variation d’énergie résultant des changements de distribution de la charge électrostatique constante à l’intérieur de l’élément. SoitE,,* la tension maxima alternative et Q la charge prise par l’une des pellicules sous l’effet de cette différence de potentiel, la charge sur l’autre pellicule est nulle, à ce moment.
- L’énergie W, emmaganisée parle condensateur au même moment est
- W1 = QEwl
- Quand la tension appliquée passe par zéro, chaque péllicule possède la moitié de là charge totale à une tension égale àla moitié de la tension maxima Em, et l’énergie emmagasinée à cet
- instant est
- L’énergie emmagasinée pendant une période, varie donc du simple au double.
- Avec une tension appliquée sinusoïdale, le courant de charge est lui-même sinusoïdal, et l’élément se comporte comme un condensateur à feuilles métalliques ; mais un condensateur à aluminium n’absorbe et ne restitue périodiquement que la moitié de l’énergie qu’il peut emmagasiner. La capacité électrostatique déduite du courant de charge n’est donc que la moitié de celle d’une pellicule, puisque au moment de la charge maxima, cette dernière se trouve entièrement sur une des pellicules. Jusqu’à un certain point, un condensateur à aluminium peut être assimilé à deux condensateurs à feuilles d’étain en série, mais chacun de ses éléments supporte à certains moments, la charge et la tension totales, qui sont toujours également réparties sur les deux condensateurs à feuilles d’étain.* . '
- Comme dans tous les condensateurs, le courant de charge dépend ici non seulement de la tension et de la fréquence, mais encore de la forme des courbes de tension et des harmoniques supérieurs.
- Les pertes de l’élément à aluminium sont:
- l°les pertes dans la pellicule.
- 2° les pertes par effet joule.
- 3° les pertes par décomposition électrolytique.
- Les premières sont les plus importantes et comportent des pertes par conductibilité et d’autres qui dépendent de la fréquence. Le courant semble traverser uniformément la pellicule diélectrique, mais il se produit aussi des ruptures locales, d’autant plus nombreuses que la tension est plus élevée. Néanmoins, l’autèur a pu élever la tension jusqu’à 1250 volts, sans provoquer la rupture de la pellicule.
- Les pertes proportionnelles à la fréquence ne semblent pas d’un caractère bien défini.
- Les pertes par effet joule sont ici moins élevées qu’avec les condensateurs où l’on utilise la capacité de polarisation, et qui, pour cette raison, ont des applications limitées.
- L’existence de ruptures locales à des points oùles pertes croissent rapidement est une qualité très appréciable de ces condensateurs, en ce qu’ils empêchent les surélévations de tension.
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- Ces ruptures se réparent d’ailleurs très aisément par l’action électrolytique.
- En général on peut dire que la tension pour un élément doit être limitée pratiquement à 150 volts; le rendement varie de 93 à 97 % .
- Le poids, le volume et le prix par microfarad sont de beaucoup inférieurs à ceux des condensateurs à feuille d’étain, à voltage égal.
- La capacité électrostatique des condensateurs à aluminium, pour 110 volts, peut être estimée grossièrement de 0,06 à 0,13 microfarad par centimètre carré de plaque'd’aluminium.
- P.-L. C.
- Le podographe Ferguson.
- Le but de cet appareil est d’enregistrer, sur une feuille plane de papier, et ce, en grandeur et en direction, le chemin parcouru parle porteur de l’appareil, opération qui peut être de la plus grande utilité aux explorateurs, aux armées, etc ; il est destiné à permettre le relevé des trajets décrits sans devoir recourir auxcomplications de la topographie ordinaire.
- Il est basé sur le principe du passomètre, qu’il convient de ne pas confondre avec le podomètre, dont les indications sont le plus souvent empiriques; cet instrument indique, en kilomètres ou en milles le chemin parcouru etest pourvu de vis de réglage devant permettre de mettre l’appareil en concordance avec la grandeur du pas de l’opérateur ; le passomètre, au contraire, se borne à indiquer le nombre de pas effectués; son exactitude dépend du choix du contrepoids qui doit être pris tel que chaque pas de l’opérateur ne puisse produire qu’un seul avancement du mécanisme ; dans l’un comme dans l’autre instrument, la valeur des indications lues, au point de vue de la détermination des distances, dépend de l’uniformité qui, à la vérité, n’est guère escomptable que dans une mesure restreinte.
- basé, avons-nous dit sur le principe de ces instruments, le podographe est sujet, jusqu’à un certain point, aux mêmes erreurs; mais en rendant le marteau plus lourd, on a évité les faux rebondissements qui peuvent produire un avancement inexact du mécanisme : d’autre part, l’opérateur ayant la faculté de repérer quelques points cou nus du trajet parcouru, les erreurs résultant du manque d’uniformité de la marche deviennent moins sensibles.
- L’organe essentiel du podographe est le «recor-
- der» ou chariot dont nous allons voir la constitution.
- Il se compose (fig. 1) d’un marteau, formé de deux niasses métalliques a, suspendues à l’une des extrémités d’un levier à bras inégaux, et sur le bras le plus court b duquel agit un ressort à boudin. A chaque pas que fait l’expérimentateur,
- la secousse verticale imprimée au système produit le balancement du marteau; l’amplitude de l’oscillation est limitée par une goupille fixe c et une vis de réglage d. En faisant agir un long ressort à boudin .sur un bras de levier court, on obtient une uniformité de tension qui ne pourrait guère être réalisée autrement et qui est indispensable. Le marteau joue, en somme, le rôle de mécanisme d’échappement; chacune de ses oscillations permet l’avancement d’une roue dentée g', qui se déplace d’un nombre plus ou moins considérable de dents selon l’amplitude du mouvement du vibrateur.
- Ces différentes parties, avec leur support, constituent le chariot.
- Le chariot est légèrement comprimé entre une planche à dessin verticale, sur laquelle est tendue une feuille de papier, et une plaque de verre mat parallèle à la planchette. Il repose sur la
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- feuille de papier au moyeu d’une roue à dents aiguës e et d’une petite roue lisse i placée un peu plus bas que la première ; d’autre part, en fermant le couvercle (glace dépolie), on applique ce dernier contre deux petits rouleaux A mobiles sur un même axe et qui sont disposés de part et d’autre de la ligne joignant les points de support constitués par la roue dentée et la première des roues lisses; celle-ci est placée dans un plan perpendiculaire aux autres.
- De là résulte que, lorsque la roue dentée est immobilisée, la dent qui sert de support (et qui, sous l’effet de la pression, pénètre légèrement dans le papier) constitue un pivot autour duquel peut se déplacer le chariot.
- Ce dernier est soumis à l’action d’un contrepoids K qui lui fait prendre une direction invariablement verticale et tend, concurremment avec le poids propre du chariot, à entraîner celui-ci dans cette direction ; le déplacement se produit quand le marteau vibrateur, en tressautant, dégage la roue d’échappement ; la roue d’échappement communique en effet avec la roue d’enregistrement par l’intermédiaire d’une vis sans fin, f.
- En résumé, le chariot tend à tomber verticalement sous l’action delapesanteur; mais légèrement comprimé entre deux surfaces parallèles, il n’exécute son mouvement que par saccades, chaque saccade correspondant à un pas de l’opérateur et produisant sur la feuille un point indicateur.
- Si la planche à dessin restait fixe, le trait ponctué qui est tracé sur la feuille serait rectiligne ; mais il n’en est pas ainsi ; l’enregistrement des directions exige que la feuille soit déplacée. Voici comment :
- L’instrument est contenu dans une boite que l’opérateur porte sur l’épaule au moyen d’une courroie, et verticalement; il est pourvu d’une boussole et l’opérateur doit, en interrogeant celle-ci, maintenir l’aiguille en concordance avec la ligne de foi. L’aiguille est montée sur un support de laiton fixé sur une poulie placée dans un coin de l’appareil ; cette poulie, mobile autour d’un axe vertical, est reliée, par l’intermédiaire d’un cordonnet, à une autre de diamètre exactement égal, et qui est fixée sur l’axe delà planche à dessin. Cet axe est pourvu d’une tête de vis sur laquelle l’expérimentateur agit pour produire le
- déplacement angulaire simultané de la planche *et du support de l’aiguille.
- Supposonsquel’opérateur, se dirigeant d’abord vers le nord, modifie sa direction pour aller vers la droite ; l’aiguille aimantée déviera d’un certain angle (égal au changement de (lirection)vers la gauche; pour la faire coïncider avec le support de laiton, il agira sur le bouton de la planche, qu’il fera tourner vers la gauche, d’un angle égal aii premier. Mais le chariot, qui continue sa chute verticale, produira sur la feuille une suite de points formant un trait qui fléchira vers la droite par rapport à la partie précédemment enregistrée
- L’enregistrement des directions suivies n’est donc pas automatique, en ce sens, du moins, qu’il exige que l’opérateur surveille l’appareil et provoque lui-même les déplacements qui ontpour résultats le tracé de la courbe. Pour qu’il se fasse avec exactitude, il importe que l’attention soit fréquemment portée sur l’orientation de l’aiguille. Celle-ci est montée sur un double pivot et est pourvue d’un dispositif d’équilibrage consistant en une petite masse, formant contre-poids, déplaça able.
- Indépendamment de ces conditions essentielles, il existe quelques précautions qui ne peuvent être négligées si l’on veut obtenir des résultats précis. Les principales sont que la position de la boite soit toujours identique, parallèle à la direction
- Fier. 2
- suîvie, la face supérieure bien horizontale (un niveau est prévu pour ce réglage), etc. Le rôle de l’uniformité du pas est marqué également ; les irrégularités peuvent affecter la forme de la courbe, si elles se produisent pendant le tracé du même diagramme ; elles ne se font toutefois surtout sentir que sur l’échelle, qui peut être modifiée dans une limite qu’on évalue en général à 3°/0 environ.
- Malgré ces diverses causes possibles d’erreurs, qui, au premier abord, paraissent devoir être nuisibles à l’exactitude des lectures au point de les fausser absolument, l’expérience a montré que la sensibilité et l’exactitude de l’instrument suffisent pour un grand nombre d’opérations courantes quand, notamment, le terrain parcouru est suffisamment plat.
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- Un grand avantage réside dans le fait que l’emploi de l’instrument ne demande que peu ou* point d’apprentissage et peut être confié à des employés quelconques.
- Une méthode simple de s’assurer du degré
- d’exactitude de l’appareil et de sa sensibilité est d’enregistrer le même trajet au moyen de plusieurs instruments simultanément, ou bien encore d’effectuer le voyage aller et retour.
- E.G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ DES INGÉNIEURS CIVILS
- (7 Octobre)
- Les canots automobiles à grande vitesse. — Société des Ingénieurs civils (Séance du y octobre).
- M. A. Tellier dit que la navigation automobile est en ce moment à l’ordre du jour. Il était, du reste, à prévoir que la propulsion des bateaux profiterait des grands avantages que possède sur la vapeur le moteur à explosions, surtout depuis que celui-ci a atteint le degré de perfection actuel.
- L’engouement s’en mêlant,il ne se passe guère de semaine, sans que les quotidiens n’annoncent la création .d’une nouvelle épreuve. 11 faut voir là une heureuse émulation pour une industrie naissante, qui ne peut manquer, sous de si favorables auspices, de suivre le développement de son aînée, la locomotion automobile.
- Aux courses devenues annuelles de Monaco, Paris àla mer, etc., s’ajoutent maintenant celles du Havre à New-York, d’Alger à Toulon, du Tour de France, en attendant les autres ! C’est, diront les uns, aller peut-être un peu vite en besogne, mais enfin l’idée est lancée et elle suit son chemin.
- Des fanatiques voient même déjà les machines à vapeur des torpilleurs remplacées par des moteurs à pétrole.
- On n’en est pas encore là, malgré le progrès énorme réalisé depuis deux ans; et les plus gros moteurs à pétrole marchant industriellement dans des bateaux ne dépassent guère 150 ch.
- M. Tellier a donc pensé qu’il serait peut-être intéressant de publier les résultats d’essais qu’il a effectués depuis trois ans avec différents bateaux rapides actionnés par des moteurs à pétrole à grande vitesse.
- Ce sont : Lutèce, la /lapée U, lajRâpée III, Princesse-Elisabeth, Titan II (ces deux derniers sont identiques), Ilotchkiss et Pertuisane.
- Ces résultats démontrent qu’il est possible de faire atteindre à de petits bateaux des vitesses qui auraient été reconnues impossibles à réaliser il y a seulement deux ans; ceci n’a été obtenu que grâce au faible poids spécifique du moteur à explosions.
- Les vitesses obtenues actuellement ont conduit à une modification profonde dans le tracé des formes de ces bateaux, qui ne ressemblent en aucun point à celles des meilleurs bateaux extra-rapides à vapeur; ces formes permettent d’obtenir des utilisations excellentes et de les conserver même aux vitesses extrêmes.
- Le nombre de tours élevé des moteurs à explosions a nécessité une étude minutieuse des héli-: ces, et les travaux de MM. Normand et Drzewie-• cky sur les propulseurs hélicoïdaux ont été d’une i grande utilité pour l’étucle préliminaire de ces ! petites hélices à nombre de tours élevés.
- La construction de ces coques a profité des études faites sur celle des racers à voiles employés il y a quelques années et appelés Bulb-Keel.
- Ces bateaux, avec les vitesses énormes obtenues comparativement à leur taille, ne se comportent plus du tout comme des bateaux ordinaires; ils ne divisent plus l’eau, mais planent à la surface; ils s’acheminent en somme vers l’hydroplane, et ce sera peut-être là, soit dit en passant, le moyen pratique et sans danger de lancer un aéroplane.
- L’homme marche ainsi à grands pas vers la conquête de la vitesse.
- M. E. Duchesne demande si, dans les bateaux dont la forme nouvelle vient d’être décrite, c’est la maîtresse section ou la plus grande largeur qui est à l’arrière.
- M. A. Tellier répond que c’est là plus grande
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- largeur. La maitrese section est aux trois quarts à l’arrière, et dans certains bateaux presque complètement à l’arrière.
- C’est là une conception toute differente de ce qui se fait ordinairement et qui ne s’applique pas, tout au moins pour le moment, aux grands bateaux.
- M. E. Duchesxe pense, au contraire, que l’on arrivera à faire de grands navires avec des données analogues.
- Pourquoi, en effet, ne pas mettre en largeur ce que l’on met en profondeur, d’autant plus que lorsque l’on aura des bateaux très larges on pourra, avec les cloisons longitudinales, assurer l’insubmersibilitè des grands navires.
- M. Daymabd, répondant à M. Duchesne, dit qu’il n’est peut-être pas impossible en effet d’arriver pour les grands bateaux à quelque chose d’analogue à ce qu’on obtient sur les petits, mais à la condition d’y appliquer des forces proportionnelles. Pour cela, il faudra des machines extrêmement légères, permettant d’obtenir des puissances motrices dont on est encore loin actuellement.
- M. E. Duchesne dit que la résistance due à B2 et au frottement croît beaucoup plus vite que la profondeur des lignes d’eau. Dans le cas des glisseurs, l’augmentation de la force nécessaire ne croît plus comme le cube de l’augmentation de la vitesse. Il en résulte un très grand avantage en faveur des bateaux à faible tirant d’eau, larges par consésquent.
- M. G. Hart dit qu’en effet on a procédé à des études sur ce sujet.
- M. E. Duchesne pense qu’il y aurait grand intérêt à les poursuivre et à les compléter, étant donné surtout que les constructeurs suivent la voie nouvelle ouverte par les grandes courses de bateaux automobiles.
- Il cite comme exemple les bateaux omnibus de Paris qui sont construits dans le même ordre d’idée; leur sillage est très beau et leur utilisation excellente.
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- L’électrotechnique à l’exposition de Saint Louis par L. Schüler. (Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXV. n° 42. 20 Octobre 1904. p. 898.)
- L’électrotechnique à l’exposition de Saint-Louis a été presque exclusivement représentée par les
- expositions des maisons américaines, et en première ligne par les deux grandes sociétés « General Electric Company » et « Westinghouse Company ». Les constructeurs européens n’ont pas exposé de machines électriques, sauf la Société alsacienne de constructions mécaniques, de Belfort, et la Société Gramme de Paris. La première a un alternateur de 700 kw en service, et quelques régulateurs d’induction pour courants polyphasés ; la société Gramme expose une série de petits moteurs dont quelques-uns n’ont guère qu’un intérêt historique. Les maisons américaines de moindre importance ont presque toutes exposé ; mais à part quelques exceptions, leurs machines sont peu intéressantes. D’une façon générale, on ne peut pas nier que la partie électrotechnique de l’exposition ne répond pas aux espérances de beaucoup de spécialistes ; et, dans tous les cas, la « World Pair » de cette année, ne peut pas soutenir la comparaison, à ce point de vue, avec l’exposition de Paris de 1900; l’exposition de Dusseldorf de 1902 présentait même plus de constructions spéciales intéressantes.
- Les deux sociétés mentionnées, General Electric Co et Westinghouse Co, sont les seules concessionnaires des brevets l esla en Amérique, et par suite, les seules autorisées à établir des installations polyphasées aux Etats-Unis. Des dynamos à champ tournant sont bien exposées par d’autres maisons, comme Bnllock Co, Stanley Co et National Electric Co ; mais ces maisons ne peuvent toutefois vendre aucun moteur polyphasé aux Etats-Unis avant l’expiration des brevets Tesla.
- Le courant de service pour la force et la lumière à l’Exposition est produit au bâtiment des machines, pour la plus grande partie par 4 générateurs à champ tournant de 2000 kw, dont deux fournis par la General Electric Co et les 2 autres par la Cie Westinghouse. Ces machines produisent des courants triphasés de 0(500 volts, 25 périodes. Les dynamos de la General Electric Co ont des [rainures d’induit ouvertes, les bobines enroulées et calibrées à l’avance étant placées directement dans les rainures. Les machines Wéstinghouse ont des rainures à moitié fermées ; les bobines, également enroulées à l’avance, doivent être entaillées sur un côté et relevées pour leur introduction dans les rainures; puis les fils sont de nouveau recourbés, soudés et isolés. Les pôles du champ sont lamellés pour toutes les machi-
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- nés. Ces dynamos sont pourvues de volants particuliers, qui ne sont pas réunis mécaniquement avec les générateurs, mais montés séparément sur l'arbre.
- Deux turbo-alternateurs concourent en outre à la production de l'énergie électrique à l’Exposition (dynamos polyphasées couplées directement aux turbines à vapeur) : une turbine Cur-tis pour 2000 kw 750 tours par minute et 25 périodes de la General Electric Co, et une turbine Parsons de 400 kw, 3(300 tours, de la Cie Westinghouse.
- Il est naturellement difficile de reconnaître les particularités de construction des machines en
- service ; pourtant, la » Westinghouse Co » a exposé un deuxième exemplaire de ses turboalternateurs, dont le système magnétique touillant est retiré de la carcasse fixe (fig. 1). La dynamo est construite pour courants diphasés de 400 volts, 60périodes. L’armature fixe a 36 rainures demi-fermées, avec une barre massive d'environ 2ÜX25mm par rainure ; toutes les barres d’une même phase sont montées en série. L’àme a environ 550mm, le diamètre extérieur 1100™ra; on a pratiqué 11 canaux de ventilation. L’entrefer est d’environ 25mra. La partie magnétique tournante est retiréed’un solide bloc d’acier et a une vitcssepériphérique de 95mpar seconde.
- Fig. 1
- L’enroulement magnétisant se compose d’un ruban de cuivre mince, — avec couches interposées de matière isolante — placé dans 16 rainures larges d’environ 20lum, et profondes de 70mm. 3 canaux de ventilation sont pratiqués dans la masse et aspirent l’air par des trous aboutissant près de l’arbre. La ventilation est par le fait excellente ; malgré cela, la machine est très chaude. Une vérification approchée donne environ 93% comme rendement ; la
- fraction d’ énergie absorbée par le cuivre du champ est considérable.
- La plus grande machine de l’Exposition, aussi bien pour la puissance que pour les dimensions, est une machine à flux tournant de la Bullock Co, pour 3500 kw et 85 tours par minute. Elle donne des courants triphasés de 6600 volts, 25 périodes ; son mode de construction ne la distingue pas essentiellement des machines modernes européennes. Une machine à courants con-
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- tinus, de 250 kw, exposée par la même maison, possède une disposition assez compliquée par laquelle tous les balais ont un mouvement lent de va-et-vient dans le sens de l’axe, afin d’obtenir une usure bien uniforme et bien régulière du collecteur. On paraît, en Amérique, faire beaucoup de cas de cette usure régulière du collecteur, car tous les transformateurs exposés de courants triphasés en courants continus sont pourvus de dispositifs qui permettent un jeu latéral de l’armature.
- La Stanley Co expose un certain nombre de générateurs polyphasés dont le système inducteur appartient à un type déjà démodé en Europe. Le circuit magnétique de l’armature est formé exclusivement par du fer forgé. Ces machines polyphasées possèdent un dispositif permettant de régler la tension des phases séparées, indépendamment l’une de l’autre. Au moyen d’un commutateur particulier auquel aboutissent des dérivations venant des dernières bobines de l’armature, on peut connecter ou déconnectera volonté un certain nombre despires à chaque phase. La ligure 2 représente une machine de cette maison.
- Au Palais de l’Electricité sont exposés de plus petites machines et un grand nombre de moteurs et appareils divers. La Cie Westinghouse montre un choix très riche de ses produits normaux; les moteurs de tramway etles moteurs à llux tournant sont représentés en grand nombre. Pour le démarrage de ces moteurs polyphasés est souvent utilisé un transformateur de réglage, nommé compensateur. Mais le démarrage avec des résistances dans l’induit paraît également conquérir droit de cité; tout au moins la Westinghouse Co expose ainsi une série de moteurs à bagues collectrices. Les bagues sont en cuivre et très grandes ; la prise de courant se fait par des balais en charbon, épais, qui couvrent un arc d’environ 5 cm de long. Certains moteurs également ne possèdent pas de bagues collectrices, mais des résistances logées dans l’induit et tournant en même temps que lui ; ces résistances sont court-circuitées par des dispositifs spéciaux lorsque la vitesse est suffisante.
- Tous les moteurs à flux tournant sont essentiellement plus grands que les moteurs européens de même puissance; ce fait tient en partie à l’emploi des rainures d’armature ouvertes, mais peut s’expliquer également par l’absence de concurrence sur ce terrain particulier.
- La Westinghouse Co a également fourni les 3 moteurs à llux tournant de 2000 chevaux qui, accouplés avec des pompes centrifuges sont employés au service de la grande cascade. Ces moteurs fonctionnent sous 6000 volts, 25 périodes et donnent 485 tours par minute. Ce sont, paraît-il, les plus grands moteurs à llux tournant du monde entier. Ils ont une armature à bagues collectrices, avec des balais en charbon, épais et nombreux. Les bagues collectrices sont à l’intérieur du corps de l’induit ; le moteur est
- F.g. 2
- ainsi plus ramassé, mais les bagues sont difficilement accessibles.
- Les transformateurs exposés jîar la Westinghouse Co appartiennent aux types courants et sontgénéralementisolés àl’huile. Seids, de grands transformateurs pour sous-stations sont pourvus également en partie de refroidissement artificiel à air, pour des tensions au-dessus de 10 à 15000 volts ; on préfère pourtant l’isolement à huile avec circulation d’eau artificielle. Un tel transformateur pour 2000 kw et 30000 volts est représenté par les fig. 3 et 4. Une disposition spéciale— dérivations supplémentaires, — permet de changer le rapport de transformation dans de faibles limites (5 à 10 °/0).
- La maison utilise cette disposition pour tous les transformateurs de cette espèce, de façon à
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- pouvoir plus tard arrêter exactement la tension de service secondaire, si la chute de tension en ligne ne concordait pas exactement avec celle prévue par le calcul, ou si la charge de la ligne venait à augmenter sensiblement.
- La General Electric Co expose également un grand nombre de dynamos, moteurs et trans-
- formateurs, et en particulier son nouveau moteur monophasé avec condensateur. La figure 5 montre l’extérieur du moteur. Le condensateur est logé dans le socle et, est formé, parait-il de feuilles d’étain et de papier paraffiné ; ses dimensions pour un moteur de 7 chevaux 1/2 sont d’environ 400 X 400 x 250mm. Le condensateur est
- Fig. 3
- alimenté par un enroulement particulier qui, indépendamment de la tension de service du moteur, produit une tension d’environ 550 Y. Le condensateur a pour double but de produire le décalage nécessaire au démarrage et de compenser en service le courant déwatté. Le rotor est monté à la manière d’une armature polyphasée et fermé sur des résistances mobiles en même temps que lui ; ces résistances sont mises en court-circuit par un appareil centrifuge environ pour la demi- vitesse. Le moment du démarrage est faible, seulement 30 °/0 ou moment de
- rotation normal ; le courant de démarragë atteint le double du courant normal de service. Les moteurs sont pourvus d’une poulie folle qui est couplée avec l’arbre par un appareil centrifuge quand le moteur atteint sa pleine vitesse. La compensation de phase obtenue avec le condensateur est très bonne, comme le montre la courbe du facteur de puissance (fîg. 6).
- La General Electric Co construit des transformateurs pour faibles puissances et tensions modérées sur le type dit « à noyau». Les bobines, primaire et secondaire, sont réunies mécani-
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- quement ; la bobine à basse tension est enrou- I tement la bobine à haute tension, avec inter-lée tout d’abord et par dessus est placée direc- | position de l’isolant nécessaire. Le tout est
- Fig. 4
- ensuite imprégné d’une matière isolante particu
- Fig. 5
- Hère qui donne à la bobine une rigidité mécani
- que considérable et la protège contre l’humidité. La même maison construit également des transformateurs en anneau ou blindés.
- LaBullockCo expose au Palais de l’Electri-
- I / ’si-reùr de nàiosojicA
- Zû !/
- J, Ji / .9 ,9 JO JJ JZ J 3 J * JS JS Z 7 JS J0 20
- Pau -onze en. cJTjevsîzx:
- Fig. G
- cité une table de mesure très clairement disposée avec tous les instruments nécessaires à l’établissement des courbes de tension et de cou-
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- rant cle court-circuit des générateurs polyphasés. Ce dispositif expérimental sert à déterminer la chute de tension des générateurs exposés, d’après la méthode Behrend.
- Les maisons américaines moins importantes se bornent à exposer leurs produits normaux qui ne présentent aucune particularité remarquable de construction. L’exposition de la 'Wagner Co forme cependant une exception ; cette maison construit comme spécialité le moteur monophasé de Arnold qui démarre comme moteur à répulsion et se comporte en service comme moteur d’induction. Le passage de la répulsion à l’induction se fait automatiquement au moyen d’un appareil centrifuge qui, pour un nombre de tours déterminé (environ 5 0/o au-dessus du synchronisme) court-circuite toutes les lamelles du commutateur et relève simultanément les balais.
- J. K.
- La pile à charbon. — Par F. Haber et L. Bruner. — (Mémoire présenté au Congrès électrique international, de Saint-Louis).
- Les auteurs se proposent d’expliquer l’action de la pile de Jaques, comprenant du charbon, de l’hydrate de sodium fondu, et du fer. Cette cellule agirait comme pile à gaz oxygène-hydrogène. L’électrode de fer dans l’hydrate de sodium fondu se recouvre graduellement d’une couche protectrice d’oxyde, après quoi le fer cesse d’être attaqué, alors qu’auparavant il se dissolvait dans le sel fondu à l’état d’oxyde ferrique donnant lieu au développement de gaz hydrogène. La couche protectrice en question se produit rapidement si le fer, après avoir été plongé pendant quelque temps dans du nitre fondu, est soigneusement nettoyé de tout nitre par un lavage à l’eau. Il est alors devenu passif, et l’hydrate de sodium fondu ne l’altère plus.
- Ce fer représente une électrode d’oxygène sur laquelle l’oxygène atmosphérique agit d’une façon analogue, mais plus efficace que sur une électrode de platine platinée plongée dans une solution conductrice aqueuse. Cette action de l’oxygène est due à la présence du manganate de sodium. Le fer passif, comme électrode inattaquable, peut être remplacé par toute autre électrode inerte, et notamment par le platine. Dans ce dernier cas, le potentiel de l’électrode est incertain si le platine est placé dans de l’hy-
- drate de sodium pur; mais une très petite quantité de manganate suffit à lui donner une valeur différente, invariable celle-là, jusqu’à une addition de 2 % de manganate.
- Lorsque le manganate de sodium ajouté est réduit, le potentiel éprouve une modification extraordinaire, mais en faisant entrer de l’oxygène atmosphérique, on rétablit sa valeur originale. Dans cette expérience, le potentiel de l’électrode de platine est dû, on le voit, à l’absorption d’oxygène. En ajoutant du permanganate à l’hydrate de sodium fondu, on donne lieu à un développement d’oxygène déterminant désormais le potentiel. Une série d’expériences fait voir que les potentiels sont absolument identiques à ceux qu’on obtiendrait avec une électrode de fer passif.
- Si d’autre part on expérimente, d’une façon analogue, une électrode en charbon, on réalise toutes les valeurs, intermédiaires entre — 08 et — 1,5 volts; on s’approche de plus en plus de cette dernière limite à mesure que le charbon est attaqué plus rapidement par l’hydrate de sodium fondu. Le gaz dégagé par l’électrode de charbon au sein de l’hydrate de sodium fondu chaud est de l’hydrogène.
- Si au lieu de l’électrode de charbon, on plonge un tube en platine dans l’hydrate de sodium fondu, et si on fait passer du gaz hydrogène pur à travers ce tube dans le liquide, l’on obtient avec un courant de gaz intense le potentiel de — 1,5 volt à toutes températures intermédiaires entre 500° et le point de solidification du sel fondu. Le potentiel du charbon au sein de l’hydrate de sodium fondu, loin d’être déterminé directement par le charbon, est dû par conséquent à l’hydrogène dégagé par l’action du charbon sur le sel fondu. La température n’exerce aucun effet sur le potentiel dans des limites très étendues, tandis que la rapidité du dégagement de l’hydrogène est d’une grande importance. Les auteurs font voir que les phénomènes thermoélectriques sont absolument étrangers à la production de ces actions électromotrices, qui ne dépendent que des gaz oxygène-hydrogène.
- La pile de Jaques ne possède aucune impor tance pratique, puisque, pendant son fonctionnement, l’électrode de charbon et l’hydrate de sodium, .qui ont une grande valeur marchande, se transforment en soude bon marché, quitte à développer un peu d’hydrogène qui produit une
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- action électromotrice. Ail point de vue théorique, cette cellule hydrogène-oxygène présente cependant une haute importance. Elle se distingue de la pile bien connue à hydrogène-oxygène de M. Grove, en ce qu’elle produit non pas de l’eau liquide, mais une solution d’eau dans d e l’hydrate de sodium fondu.
- A. Gr.
- La production électrique des corps azotés aux frais de l'azote atmosphérique — Par F.S. Elstrom. — (Mémoire présenté au Congrès Electrique International de St. Louis).
- La demande de nitre du Chili va en augmentant, la consommation devenant chaque année plus grande malgré les prix qui augmentent rapidement. Or, les mines du Chili sont loin d’être inépuisables ; d’après M. Elstrom elles s’épuiseraient vers l’année 1940. Aussi a-t-on tâché de produire les composés d’azote par voie artificielle et c’est surtout à l’azote atmosphérique qu’on s’est adressé.
- Dans le procédé du Dp Frank, exploité par la compagnie Siemens & Ilalske à Rerlin, on amène l’azote enprésence d’un mélange chauffé de chaux et de charbon dans les mêmes proportions que pour la production du carbure de calcium ; cette réaction donne du cyanamide de calcium (Ca C Az2] donnant de bons résultats comme fumier artificiel. Cette méthode en est cependant encore à un état purement expérimental.
- La plupart des expériences tentées dans cette voie partent de quelque composé d’oxygène. Après avoir passé en revue les travaux de Priestley et Cavendish, Bradley et Lovejoy, de Kowal-ski et Moscicki, M. Elstrom décrit en détail les procédés de G. Birkeland et de S. Eyde de Christiania. Ces derniers expérimentateurs se sont basés sur ce fait que le courant électrique dans l’arc Aoltaïque, et par là l’arc lui-même, peuvent être déviés perpendiculairement aux lignes de force sous l’action d’un champ magnétique.
- Si les électrodes horizontales sont reliées à une génératrice placée en série avec une bobine inductive appropriée, et qu’on applique un champ magnétique intense à proximité des électrodes en direction horizontale et perpendiculairement à la direction des électrodes, l’arc jaillissant entre les électrodes sera instantanément entraîné vers le haut ou vers le bas, se brisant ensuite, en même temps qu’un nouvel arc rectiligne se forme entre
- les électrodes, pour être entraîné à son tour en dehors, et ainsi de suite. Les A'itesses de formation, de déplacement et de rupture des arcs sont si considérables que ceux-ci pement se former plusieurs milliers de fois par seconde. On se contente cependant dans la pratique de quelques centaines d’arcs.
- Si le champ magnétique est excité par un courant continu, et que la génératrice alimente l’arc par du courant continu, il se forme une série continue/l’arcs voltaïques qui se déplacent radia-lement aAec uneA’itesse correspondant à l’intensité du champ magnétique. Les points de rencontre de l’arc avec la surface del’électrode se déplacent également, à partir des pointes, à la même A’itesse. L’œil reçoitl’impression d’un disque d’arcs A oltaï-qnés. de la formecl’un demi-cercle presque complet fi g. I . Le mouvement de l’arc à proximité desélec-
- t ro d e s e s t gé n é ra 1 e m e n t p 1 u s r ap i d e s u r l’é 1 e c t r o d e négative que sur la positive ; le centre du disque circulaire se déplace par conséquent d’un côté de la droite reliant les électrodes. Si le champ magnétique est excité par des courants alternatifs, alors que l’arc Aoltaïque est à courant continu, les arcs exécutent des A’ibrations de part et d’autre des électrodes. Ceci est également vrai si l’arc est alimenté par des courants alternatifs, le champ magnétique étant excité par du courant continu. C’est à cette dernière disposition que les im-en-teurs se sont arrêtés.
- La figure 2 représente le four électrique dans une section verticale perpendiculaire aux électrodes. L’air devant traverser le four est forcé à
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- travers les canaux A et de là dans les compartiments à ares du four B, au voisinage des électrodes E. Après avoir traversé cet espace depnis le centre, tout en arrivant le plus possible du contact du disque cl’arcs, l’air passe dans le canal C et en quittant le four est chargé d’une certaine portion d’azote oxydé.
- Alors que, dans les méthodes de Bradley et Lovejoy et de de Ixowalski, l’énergie dépensée dans les arcs doit être réduite à un minimum,
- afin de réaliser un système économique, la méthode de Birkeland se prête parfaitement à l’emploi de grandes quantités d’énergie dans l’arc-disque. Les expériences ont fait voir, d’autre part, que le rendement utile augmente avec la quantité d’énergie consommée sur les électrodes. On vient de construire un four à arc-disque de 500 kw.
- Malgré les grandes intensités de courant, les électrodes du four de Birkeland ont jusqu’ici été employées sans interruption pendant plusieurs centaines d’heures. L’influence destructive de l’arc est peu considérable, puisque ses points de rencontre se promènent le lor^g des électrodes, qui, par conséquent, peuvent être faites d’une matière très bon marché, telle que le cuivre ou le fer, et être de dimensions facilitant le refroidissement par l’air ou par l’eau. Dans le dernier type de four construit, les inventeurs ont réalisé un rendement de 900 kgs. de A 303 par kw. et par an; l’énergie en question est celle consommée dans l’arc-disque lui-même. L’air venant clu four renferme à peu près 2 à 3% d’oxyde nitrique (AzO) qui, pour être utilisé, doit être converti en peroxyde d’azote (Az2 O2). C’est ce qui se fait dans une auge à réaction en tôle-mince, émaillée à l’intérieur, et d’où les gaz passent à travers un épuiseur où ils arrivent au contact de gouttes d’acide nitrique dilué. De là, les gaz se rendent dans le système à absorption comprenant 4 tours à eau et une tour à solution de soude caustique. Chaque tour est traversée plusieurs fois de suite. Ce procédé est analogue à celui des contre-courants ; la tour à soude caustique absorbe le reste des gaz tout en formant un mélange de nitrate et de nitrite de soude, mélange qui sert à la fabrication du nitrite de soude pur.
- A. Gr.
- SENS. — IMPRIMERIE M1RIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant: A. Bonnet.
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- Tome XLI.
- Samedi 10 Décembre 1904.
- 11e Année. — N° 50
- iras
- eetnque
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — ERIC GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MON NIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- LES VOITURES ÉLECTRIQUES INDUSTRIELLES
- La voiture électrique semble, jusqu’à présent, rester dans le domaine de la voiture de haut luxe. Là, d’ailleurs, elle bat en brèche, grâce à son silence, à sa douceur et à sa sûreté de conduite son ennemi le pétrole.
- Mais ce débouché de locomotion automobile électrique n’est pas le seul possible. La sûreté de fonctionnement, la facilité d’entretien et de surveillance du mécanisme font que la voiture électrique est appelée à un avenir industriel certain comme voiture de livraison et voiture industrielle.
- Sur ce dernier point, l’application d’un tarif spécial au taximètre pour les fiacres automobiles va remettre la question en jeu, car ce tarif est certainement rémunérateur.
- Nous allons chercher dans quel sens, avec les conditions actuelles, il faudrait travailler à notre avis pour réaliser ce véhicule industriel.
- Le tout est de diminuer les frais jT entretien, tou t en rendant l’exploitation la plus sûre possible.
- Nous allons montrer que tout tient à l’allègement de la voiture et à l’adoption d’une transmission à haut rendement; et nous indiquerons la chaîne comme meilleure solution.
- Les dépenses de la voiture électrique se portent sur 3 points, à savoir: les pneumatiques, les accumulateurs, le mécanisme.
- Pour les pneumatiques ou, pour mieux parler, pour les bandages, nous citerons simplement le résultat de nos études personnelles, qui ont donné les valeurs suivantes pour les coefficients de traction en kilogrammes par tonne.
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- Caoutchoucs pleins, 15 à 18 ldlogs,
- Pneumatiques de 90min, 20 à 24 kilogs ;
- Pneumatiques de 90mm, mal gonflés 24 à 28 kilogs;
- Pneumatiques de 120mm, 29 à 32 kilogs ;
- Une paire d’antidérapants formés d’une bande de cuir portant des clous rivés: supplément de 4 kilogs.
- Ces chiffres ont été pris à 18 kilomètres à l’heure sur bon macadam sec et sans poussière.
- D’autre part, le poids du véhicule en charge donne la taille des pneumatiques à employer, et si l’on veut n’avoir qu’une faible usure de pneumatiques il faut les mettre plus forts que ne l’indiquent même les fabricants. Plus le pneumatique est de forte taille, plus son entretien journalier est faible et cela malgré que le prix d’achat soit notablement plus élevé.
- Cette règle, enseignée par la pratique de la voiture électrique, peut se justifier par ce fait que dès qu’un pneumatique est trop faible, il éclate toujours avant que la bande externe de caoutchouc, appelée croissant, soit usée et que les toiles apparaissent, tandis que sur les pneumatiques forts, on parvient à les user jusqu’aux toiles sans que le talon soit fatigué.
- Donc pour réaliser une économie sur les bandages pneumatiques, il faut prendre un profil assez petit pour ne pas donner trop de résistance à la traction et avoir une voiture assez légère pour mettre le pneumatique dans les meilleures conditions d’utilisation.
- Pour les bandages pleins, on peut, sans exagérer, dire, surtout en prenant des bandes de force largement calculée, que leur prix d’entretien est le quart de celui des pneumatiques pour le même véhicule ; comme d’autre part ils donnent un coefficient de traction moins élevé que les pneumatiques; il y a tout avantage.
- Nous allons insister sur ce dernier point parce qu’il y a lieu de réfuter une opinion trop répandue.
- On objecte que si les chiffres donnés plus haut pour les coefficients de traction sont exacts sur macadam, lorsqu’on roule sur le pavé, les chiffres changent complètement et le coefficient de traction sur plein devient plus grand que celui sur pneumatique. Ceci est exact pour bon nombre de modèles actuels, parce que l’ensemble formé par l’essieu, les roues et les couronnes d’engrenages est très lourd, et qu’alors, sur mauvais terrain, cet ensemble est projeté en l’air à chaque obstacle de la route, absorbant ainsi en pure perte une bonne partie de l’énergie dépensée. On comprend dès lors que cette perte particulière soit moins forte sur les pneumatiques qui boivent l’obstacle que sur les pleins qui n’ont pas la même souplesse.
- C’est ce que les auteurs ont distingué, en partageant en deux le poids du véhicule et en affectant d’un coefficient de traction spécial les parties suspendues de la voiture (c’est-à-dire au-dessus des ressorts) et les parties non suspendues (au-dessous des ressorts).
- Mais, si l’on parvient à alléger considérablement le poids de la partie non suspendue, l’avantage des pneumatiques sur le pavé va beaucoup diminuer, aupointque finalement, quel que soit le terrain, jamais le coefficient de traction sur plein n’atteindra celui sur pneumatiques.
- Cet allègement du train de la voiture et de ce qui s’y rattache peut s’obtenir de la façon suivante : r
- 1° Mettre des roues très petites, qui pèsent peu.
- 2° Ne pas mettre le moteur sur l’essieu; la transmission par couronnes est donc à rejeter.
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- La transmission par chaîne avec moteur attaché rigidement au châssis est la meilleure. Celle à cardan et essieu différentiel donne un essieu plus lourd.
- 3° Mettre des essieux droits, qui, pour la même dimension, sont plus solides que les essieux cintrés ou coudés. Et enfin pour ces derniers, l’allègement par l'emploi d’acier nickel est également possible.
- Notons en passant que les bandages pleins n’ont pas que des avantages à leur actif.
- Ils donnent, malheureusement, à toutes les parties non suspendues, une trépidation, ou vibration, qui desserre les boulons et qui fait cristalliser les métaux fondus, acier, bronze, et surtout l’aluminium. Ceci empêche absolument l’emploi de ces bandages pour toutes les voitures ayant le moteur électrique attaché à l’essieu, ou ayant un faux châssis reliant les deux essieux. L’emploi du moteur à chaîne s’impose encore dans ce cas, puisqu’il permet de faire profiter le moteur de la suspension de la voiture.
- L’importance des bandages sur le prix de revient journalier de la voiture étant établi, passons à un autre entretien qui n’est pas le moindre : celui de l’accumulateur.
- Les frais d’entretien d ’une batterie étant proportionnels à sa capacité, on est conduit à mettre de petites batteries, quitte à les changer une fois dans la journée, tant pour avoir besoin d’une capacité totale plus faible par allègement de la voiture que pour faire profiter les bandages de l’allègement.
- En effet, dans les meilleurs modèles actuels de luxe, faits pour couvrir 50 à 60 kilomètres sans recharge, on peut détailler ainsi les poids du véhicule avec sa charge.
- Voyageurs.................................. 14 °/0
- Accumulateurs................................ 32 °/0
- Moteur et transmission...................... 12 °/0
- ; Train.......................................... 12 °/0
- Carrosserie............................... 30 °/0
- 100
- Si donc on allège la batterie, on pourra alléger aussi le train qui représente un poids important dans l’ensemble.
- Notons en passant qu’il y a beaucoup à faire sur la carrosserie. La carrosserie de coupé donne à ce point de vue un gain de poids de près de 100 kilos par rapport aux landaus, à cause des ferrures que ce dernier exige.
- Mais, à cet allègement de la voiture par diminution de la batterie, il y a une limite. C’est qu’en effet, une longue pratique des accumulateurs a montré qu’il fallait pour obtenir de bons résultats de ces appareils, et les faire durer jusqu’à 180 décharges sur les mêmes positives et 360 sur les négatives, observer les régimes de décharge suivants : la batterie ne doit être déchargée qu’au régime moyen en 3 heures ; et de plus, le régime forcé ne doit pas dépasser les 66 °/0 de la capacité en 5 heures.
- Cette dernière condition doit être remplie par le moteur, lequel doit ralentir suffisamment, sans changement de couplage, pour que la consommation dans la rampe, considérée comme rampe maximum, ne dépasse pas cette valeur. Il nous semble que la pente de 7 à 8 centimètres par mètre est celle à choisir. Prendre des rampes plus fortes imposerait une vitesse en palier^par trop réduite.
- Nous avons dit sans changement de couplage, car sans doute il serait facile de monter les rampes sans dépasser le débit maximum de la batterie sur les induits en tension ; mais, outre que le rendement serait très mauvais et réchauffement du moteur trop grand, le conducteur pourrait par négligence se servir de cette vitesse en côte et fatiguer sa batterie.
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- Cette fatigue des batteries est très réelle. Nous avons eu l’occasion de le vérifier d’une façon curieuse et frappante. Une voiture étrangère avait une consommation telle qu’elle déchargeait sa batterie en une heure et demie et atteignait comme consommation maxima la valeur de la capacité en 5 heures. Au bout de 90 décharges exactement la batterie ne pouvait plus fournir aucun service. Elle était complètement sulfatée : il fut d’ailleurs impossible de la faire revenir et de la faire resservir sur cette voiture. Mise alors sur une voiture à chaîne de consommation exceptionnellement bonne, la batterie a tout de suite fourni un bon service et est actuellement à sa 70e décharge sur cette voiture ; elle roule encore.
- Cela tient à ce que la surface extérieure des plaques n’est pas assez grande pour supporter ces régimes, et la sulfatation de cette surface extérieure arrête la décharge de la matière sous jacente, en même temps qu’elle peut amener une détérioration des plaques par foisonnement. Les constructeurs d’accumulateurs ne peuvent d’ailleurs pas augmenter cette surface, car cela les conduirait à faire des plaques si minces qu’elles ne résisteraient pas aux trépidations.
- L’accumulateur Edison peut supporter des décharges beaucoup plus rapides que l’accumulateur au plomb. Mais ce résultat n’est obtenu qu’en multipliant considérablement le nombre des plaques et en les amincissant d’une façon telle qu’il y a lieu de craindre pour leur solidité.
- L’autre condition de décharge imposée, à savoir que la batterie doit se décharger en 3 heures, nous conduit, pour des véhicules faisant de 16 à 18 kilomètres à l’heure en moyenne, à un parcours total de 48 à 54 kilomètres. Ceci correspond bien aux 50 à 55 kilomètres que font actuellement les voitures sans recharge.
- Le parcours se trouve donc fixé à l’avance. Si alors nous voulons avoir une petite batterie, il ne nous reste plus qu’un procédé, c’est d’avoir un moteur électrique et un mode de transmission du mouvement du moteur aux roues présentant le maximum de rendement. Il ne faudra pas cependant que la solution adoptée conduise à un moteur lourd, ni à une transmission d’un entretien coûteux.
- Le moteur à chaîne, avec un relais d’engrenage démultiplicateur sur le moteur, résoud entièrement le problème.
- Parlons d’abord du rendement. Il est inutile d’insister sur son importance ; car si l’on gagne dix pour cent sur le rendement, avec la même batterie on fera dix pour cent en plus de chemin; ou pour parcourir le même chemin, on n’aura besoin que d’une batterie 10 °/0 moins forte.
- Voici les rendements que nous admettons, après vérification, dans leur condition d’utilisation pour les modes de transmission de force qui nous intéressent :
- neufs usagés.
- Engrenages droits, acier sur acier exposés à la poussière de la
- route, graissés.............................................. 90 80
- Engrenages droits, pignon acier sur couronne en fibre........... 88 80
- Engrenages droits, pignon de cuir sur couronne en fonte......... 88 80
- Engrenages droits acier sur acier barbottant dans l’huile....... 92 90
- Engrenages droits acier sur acier graissés à la graisse.... plus mauvais
- Engrenages coniques acier sur acier barbottant dans l’huile. 88 82
- Rendement d’un double joint à la cardan.................... 95
- Chaîne à rouleaux bien graissée au suif et exposée à Pair.... 94 92
- Moteur tournant à 1200 ou 1300 tours....................... 85
- Moteur lent 800 tours de poids raisonnable .................. 78
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- Ceci posé, il n’y a d’hésitation qu’entre trois systèmes de transmission.
- 1° Le moteur à chaîne avec réduction par engrenage barbottant dans l’huile qui donne un rendement de 76,5% à 73,5%. Le poids du moteur et de sa transmission est de 187 kilos.
- 2° Deux moteurs attaquant directement les roues par une couronne d’engrenage rendement 68 à 75%. Poids 222 kilos.
- 3° Un moteur lent attaquant par l’intermédiaire d’un double cardan l’essieu différentiel moteur, lequel donne une démultiplication de 6.
- Rendement 61 à 65%. Poids 180 kilos.
- Les poidsdonnés ci-dessus sont pour une voiture légère à deux places.
- Donc la transmission par chaîne ressort avec tous les avantages.
- Nous y ajouterons encore la facilité de démontage des éléments mécaniques due à la séparation nette du moteur de l’essieu, et des freins. Lafacilité de remplacement des chaînes en cas d’usure et de brisures. Dans ce dernier cas, la réparation comporte le remplacement d’un maillon tandis que pour la couronne dentée une dent cassée la met hors d’usage. Enfin une paire de chaînes coûte 70 francs environ et dure deux fois plus qu’une paire de couronnes coûtant 200 francs.
- L’essieu différentiel a contre lui: 1° la difficulté de visite de ses organes, 2°la difficulté de l’établir assez solide pour les charges qu’il supporte dans les voitures électriques, 3° l’impossibilité où il est de pouvoir tourner lorsqu’il a été faussé par un choc, 4° l’emploi d’un seul moteur au lieu de deux ne permettant pas en cas d’avarie de l’un deux de continuer laroute avec l’autre.
- Il est certain également que la voiture ainsi conçue légère et avec un moteur à haut rendement consommera le moins de courant possible.
- Nous avons fait également ressortir suffisamment les avantages mécaniques de la transmission à chaîne sur les autres modes de transmission.
- Du reste la vérification pratique de ces idées et conceptions théoriques va se trouver être faite par les voitures postales qui sont conçues suivant ces données. Les chiffres pris sur les voitures neuves ont été en tous points conformes à ceux énoncés. Il reste à savoir s’il ensera de mêmelorsque les voitures seront fortement usagées, ce qui ne sera pas long à attendre puisqu’elles font 75 kilomètres parjour sans connaître de jourde repos, soit 27.000 kilomètres par an.
- Les prix d’entretien ressortiront également en toute certitude.
- R. Lacau.
- Ancien élève de Vécole Polytechnique.
- LA DISTRIBUTION ÉLECTRIQUE DE FORCE ET D’ÉCLAIRAGE DE RIVA
- Les centrales hydro-électriques sont une source inépuisable de bénéfices pour les pays qui ont la chance d’être abondamment pourvus de forces hydrauliques. Aussi les voit-on se multiplier un peu partout. On vient d’installer dans le Tyrol une nouvelle centrale de ce genre pour fournir le courant à la ville de Riva, petite localité sur le bord du lac de Garde, à 62 mètres au-dessus du niveau de la mer et qui compte, avec Yarone et San-Giacomo,
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- 7.700 habitants environ. Cette nouvelle centrale est des plus intéressantes. Trois forces hydrauliques ont été successivement examinées pour l’établissement de l’usine hydroélectrique. La première, l’Albole, est une petite rivière offrant environ 200 mètres de chute ; la deuxième est la chute de Varone qui tombe de 100 mètres de hauteur ; la troisième est la Ponale qui va se jeter dans le lac après plusieurs cascades, dont la dernière, le célèbre « Ponalefall », fait un bond de 60 mètres ; mais la Ponale seule se montrait exceptionnellement favorable à l’établissement d’une usine hydraulique, malgré les difficultés qui se présentaient pour capter l’eau, la conduire et pour construire la station centrale dans une étroile gorge à parois de rocher ; on a donc choisi la Ponale, qui peut fournir une puissance de 2000 chevaux. Le courant triphasé fut choisi et les ateliers de construction Oerlikon furent chargés de l’exécution de l’installation. L’usine fut construite en deux fois.
- La station centrale est construite tout près du Ponalefall, à 3,5 km. du centre de la ville de Riva et à 50 mètres au-dessus du niveau du lac, sur le versant de la chaîne du Val di Ledro. Le batiment est une construction en briques avec toiture de fer et bois. La couverture est en tuile de Terzacotta (fig. 1).
- Le rez-de-chaussée de l’usine se compose de deux parties. La première comprend quatre pièces d’habitation pour le personnel de l’usine et la salle des machines pour trois groupes de 150 chevaux (64,7 mètres carrés) ; la seconde comprend une salle des machines (86 mètres carrés) pour deux groupes de 300 chevaux, dont un seul existe jusqu’à présent, et l’espace occupé par le tableau de distribution (21,9 mètres carrés). Il existe, en outre, un premier étage avec une chambre d’habitation pour le personnel.
- Chaque salle de machines est desservie par un pont roulant d’une puissance de 5 tonnes et éclairée par 10 lampes à incandescence. Le sol des salles de machines est parqueté.
- De la centrale part la ligne à haute tension qui comprend plusieurs sections. La première amène le courant à Riva; elle dût être conduite sur le versant des rochers escarpés qui bordent le lac, car la pose sur la route du rocher du Val di Ledro à la ville était interdite. Les 3 fds de phase et le conducteur neutre sont portés sur cette ligne par 140 supports scellés dans le roc et quelques mâts en bois et en fer, avec l’intermédiaire d’isolateurs à double cloche. Les fils en cuivre dur étiré ont un diamètre de 5,5 m/m. Les deux fils de bronze de 2,5 pour le téléphone entre la station centrale et la ville de Riva, sont posés le long de la route de la Ponale.
- La ligne à haute tension qui suit le lac, aboutit à 3,5 km. de la station centrale à une tour de passage supérieur ; elle se raccorde avec un câble sous plomb à quatre conducteurs, d’une armature de fer et d’une enveloppe de jute ; le câble distribue le courant aux différentes stations de transformateurs de la ville. Ce câble, comme du reste tous ceux employés à Riva, est posé dans un lit de sable, à l’abri d’une voûte de tuile recouverte d’une couche de terre. La ligne à haute tension quitte la ville en deux points, pour se diriger d’un côté vers Torbole, d’un autre côté vers Varone ; en chacun de ces points on a élevé une tour de passage, où la ligne devient aérienne pour continuer son parcours.
- La ligne aérienne allant vers Varone donne encore naissance à une autre ligne aérienne desservant San-Giacomo. La longueur de la ligne de câble en ville est d’environ 1 km., celle de la ligne de Torbole environ 4,5 km., de la ligne de Varone 3 km., et la dérivation de San-Giacomo de 200 mètres.
- Les lignes à haute tension de Torbole, Varone et San-Giacomo sont montées sur des poteaux en bois avec isolateurs à double cloche. Le pied des poteaux est durci au feu pour en faciliter la bonne conservation. Les poteaux sont de 11 à 12 mètres de hauteur, ils por-
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- tent tous des calottes de protection eCun certain nombre de pointes d’attraction. Chaque extrémité des lignes aériennes est munie de dispositifs de parafoudres.
- Fig. 2
- Pour l'utilisation, le courant est transformé à basse tension.
- Les transformateurs (fîg. 2) sont établis dans des locaux à l’abri de l’incendie. Chaque
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- station de transformateurs est pourvue d’un interrupteur tétrapolaire pour haute tension et d’un autre pour basse tension, ainsi que des coupe-circuits et parafoudres nécessaires.
- A Riva, on a établi 7 stations avec chacune un transformateur, savoir : 3 transformateurs de 40 kilowatts chacun, 3 transformateurs de 30 kilowatts et 1 de 20 kilowatts.
- Torbole et San-Giacomo ont chacune une station avec un transformateur de 30 kilowatts ; Varone a deux stations avec deux transformateurs, l’un de 20 kilowatts, l’autre de 50 kilowatts.
- La ligne à basse tension est exclusivement aérienne et court soit le long des maisons, soit sur des poteaux en bois. Les fils employés ont un diamètre variable de 4 à 8 m/m.
- Le courant est utilisé pour la force motrice et l’éclairage.
- Les moteurs sont branchés sur le réseau secondaire et travaillent sous une tension de 190 volts. 11 y en a une vingtaine d’installés pour toutes sortes d’usages.
- Les lampes à arc pour l’éclairage public de la ville de Riva sont portées en partie sur des candélabres ou bras de support façonnés, en partie sur des fils tendeurs ; la hauteur du corps lumineux au-dessus du sol est de 5 à 6 mètres. Ces lampes sont mises en série deux à deux et ont un pouvoir éclairant de 800 bougies chacune. L’éclairage public de Riva se compose de 20 lampes à arc.
- Les lampes à incandescence sont branchées entre le conducteur d’une phase et le fil neutre ; elles brûlent sous une tension de 110 volts. Les lampes d’éclairage public sont montées sur des candélabres sur des bras-supports ou sur des poteaux en bois ; le corps lumineux se trouve à 5 mètres au-dessus du sol. Chacune des lampes à incandescence de l’éclairage public a un pouvoir éclairant de 32 bougies.
- Gomme nous l’avons déjà dit, le courant employé est du triphasé. Ce courant est réglé au tableau de distribution qui forme dans la salle des machines une construction autonome ; il présente du côté de la salle des machines un revêtement de marbre blanc occupant la partie supérieure de la façade et à la base, un revêtement en bandes de tôle perforée, qui permet une bonne ventilation de l’intérieur de ce tableau.
- Le revêtement de la façade comprend 5 panneaux pour les instruments des machines et 1 panneau pour les instruments généraux. Parmi les panneaux des machines, quatre portent chacun un ampèremètre, un voltmètre, le levier d’un interrupteur tétrapolaire, le dispositif de démarrage et de réglage, un ampèremètre d’excitation et une lampe de phase. Le cinquième panneau est réservé pour le générateur qu’on doit installer plus tard. Le panneau des instruments généraux porte un voltmètre mobile à rotation, le commutateur pour la mesure de la tension sur les trois phases et un ampèremètre pour chaque phase. La paroi des instruments de mesure est ppurvue d’un éclairage spécial formé de trois lampes.
- La chambre de distribution est séparée en deux parties par un couloir de service. La partie située du côté des machines contient, dans une clôture spéciale en tôle perforée, les interrupteurs tétrapolaires à haute tension. .Vu-dessus d’eux sont montés les transformateurs de mesure avec leurs coupe-circuits de ligne et deux interrupteurs de ligne (1 pour 4 coupe-circuits). Ces 8 coupe-circuits sont continuellement sous tension, mais 4 seulement à la fois livrent passage au courant, l’un des interrupteurs étant ouvert. Si l’un des coupe-circuits vient à fondre, on met la série hors circuit et on branche la deuxième série ; on peut ainsi opérer le remplacement des fusibles sans le moindre dérangement ou arrêt d’exploitation.
- La chambre de distribution abrite encore un transformateur de 5 kilowatts pour l’éclairage de la station centrale et des environs.
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- Des conducteurs guidés dans des caniveaux maçonnés et recouverts d’un parquet relient le tableau aux générateurs.
- L’insla]lation comprend trois générateurs à courant triphasé, absorbant chacun 150 chevaux et un générateur à courant triphasé pour absorber une puissance de 300 chevaux. Tous
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- les générateurs sont commandés directement par les turbines, au moyen d’accouplements isolants et élastiques ; ils débitent sous 3460 volts de tension composée à une fréquence de 50 périodes par seconde. Les dynamos excitatrices sont accouplées directement aux générateurs.
- Les trois générateurs de 150 chevaux font 500 révolutions à la minute. L’alésage de l’armature est de 1012 m/in et le diamètre de 1000 m/m. L’induit se compose de 18 bobines, dont 2 à 60 spires et les autres à 59 spires et demi de fil de 2,0 X 3,5 m/m- La bobine inductrice est formée de 805 spires de fd de 3,8 X 4,3 m/m.
- Le générateur de 300 chevaux fait 430 révolutions par minute. Le diamètre d’alésage de l’armature est de 1300m/m; l’enroulement induit se compose de 21 bobines, tandis que l’armature a 42 rainures. Chaque bobine est formée de 42 spires de fil de 4,4 X 5 m/m. Le diamètre de la couronne inductrice est de 1292 m/in Les 14 bobines inductrices sont mises en série et se composent chacune de 130 spires de fil de 6,0X6,5in/m.
- Les turbines, ainsi que les tuyaux de conduite et les armatures en fer de la prise d’eau et du réservoir, ont été livrés par les ateliers mécaniques J. Ig. Riisch à Dornbirn en Vorarlberg. Deux des turbines de 150 chevaux sont des turbines Girard à admission extérieure construites pour une chute effective de 100 mètres; pour la construction de la troisième turbine de 150 chevaux, exécutée en roue à augets, la chute utile envisagée a été de 116 mètres. La disposition d’ensemble est la même pour les trois turbines ; elles tournent à 500 tours à la minute. Les essais au frein exécutés sur la troisième turbine ont accusé un rendement de 81,33 °/0 pour l’admission totale et de 80,84 °/0 pour une admission partielle de la moitié des aubages.
- Les trois turbines sont pourvues de la même régulation qui se compose d’une régulation à main, agissant sur le tiroir d’ouverture des aubages directeurs, et d’une régulation automatique sur la vanne annulaire d’admission dans le tuyau d’amenée. Un pendule centrifuge à axe horizontal est entraîné avec une transmission à roues hélicoïdales, par l’arbre de la turbine et agit sur la vanne annulaire par l’intermédiaire d’un relais hydraulique, dans lequel arrive une certaine quantité d’eau sous pression prise, par un cylindre-filtre branché sur la conduite de pression.
- La turbine de 300 chevaux est une roue à augets, système Riisch. L’eau traverse la soupape de réglage et pénètre dans la boîte de distribution de la turbine ; elle arrive dans le distributeur d’augets, qui est en bronze phosphoreux et avec une ouverture réglable à chaque auget au moyen d’un tiroir à crémaillère. On règle à la main la soupape de retenue, au moyen d’un volant fixé à la turbine. Les aubages de la roue mobile sont en métal Délia et interchangeables. La régulation automatique se compose d’une soupape de réglage à l’entrée de la boîte de distribution et d’un relais hydraulique commandé par un pendule centrifuge très sensible. L’arbre de la régulation est maintenu par une cataracte à huile qui évite les chocs trop brusques. Les essais au frein ont accusé un rendement de 82 °/0 avec admission totale.
- Pour toutes les turbines, la régulation est encore assurée par un volant calé sur l’arbre entre la turbine et le générateur électrique ; en outre, la vanne de sûreté mentionnée précédemment empêche la production des coups d’eau provenant de l’action trop rapide du régulateur.
- L’eau alimentant les turbines est prise à la Ponale qui offre un débit minimum de 1860à 2000 litres à la seconde ; elle sort à 600 mètres au-dessüs du lac de Garde, du lac Ledro, qui forme ainsi un vaste réservoir naturel, alimenté exclusivement par des sources souterrai-
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- nés. En outre, sur son parcours de 17 kilomètres, la Ponale s’enrichit encore de nouvelles et abondantes sources.
- Fig. (i
- La prise d’eau proprement dite se fait à 170 mètres au-dessus du lac; elle est formée par une bouche de prise d’eau construite en fer et présentant un orifice d’entrée suffisant et un trop plein à vanne d'écluse.
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- L’eau captée à la prise d’eau suit un canal découvert de 35 mètres de longueur, 2 mètres de profondeur et 2,20 mètres de largeur et arrive dans une galerie accessible et visitable de 240 mètres de longueur, percée dans le roc ; cette galerie communique elle-même par un canal découvert de 8 mètres de longueur avec une autre galerie de 160 mètres ; cette
- Fig. 5
- dernière débouche dans lin petit réservoir. Dans celui-ci est disposé un bassin de dépôt d’une capacité suffisante ; à la suite se trouve une grille avec manteau filtre démontable et relevable. Sur le côté est aménagée l’ouverture du canal de décharge.
- La conduite sous pression reliant le réservoir à la station centrale mesure 170 mètres de longueur ; elle est formée par des tuyaux d’acier de 700 m/m de diamètre rivés ensemble ; la disposition d’ensemble et le soutien général sont ménagés pour pouvoir recevoir encore dans l’avenir deux séries de tuyaux semblables parallèles au premier.
- La conduite de pression repose à découvert sur la paroi escarpée du rocher et en partie, au passage des crevasses, sur des pilastres de maçonnerie construits sur le roc ou sur des supports en fer élevés et suspendus.
- On a ménagé la possibilité de déplacer la conduite par l’installation de deux compensateurs appropriés.
- La conduite de distribution de l’eau se branche au pied de la conduite de tension forte-
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- ment soutenue à sa base ; elle se compose d’un canal percé dans le roc dans le voisinage de l’usine et pourvu à son extrémité d’une double vanne de sécurité, combinée avec un tiroir de décharge.
- J. Reyval.
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- Commutateur automatique. — Brevet américain J.-L. Russel, 22 mars 1904.
- M. J.-L. Russel, de Boston (Massachusetts) a imaginé récemment une disposition assez simple et originale supprimant les mécanismes d’horlogerie plus ou moins compliqués habituels, et applicable dans tous les cas où on désire réaliser un allumage intermittent. Son appareil est particulièrement utilisable pour les signaux et avis à illumination alternative.
- L’instrument se compose, en principe, dans sa for nie la plus générale, d’un fléau mobile autour d’un axe médian et le plus souvent constitué d’un tube de verre contenant un liquide quelconque et terminé,à chaque extrémité, par une ampoule-réservoir. Ce fléau porte une tige de contact qui établit une communication électrique dans un sens ou dans l’autre, selon la position du levier ; il est monté sur une caisse qui contient deux lampes ; dans une première position du levier, c’est, par exemple, la lampe de droite qui est allumée et illumine le signal, en même temps qu’elle échauffe le liquide de l’ampoule qui se trouve dans son voisinage ; les vapeurs qui résultent de cet échauffement chassent le liquide dans le réservoir opposé ; quand le contenu de celui-ci est suffisant, le fléau bascule et l’allumage se produit en sens inverse ; des mouvements successifs du levier se répètent ainsi aussi longtemps que l’instrument reste en circuit.
- Voici, au surplus, la description détaillée de cet arrangement qui est la meilleure application de la disposition conçue par l’inventeur, laquelle ne peut manquer, grâce à son ingénieuse simplicité, dit M. Russel, de solliciter l’attention du spectateur.
- Tout le système est monté dans une boîte 1 pourvue d’un interrupteur ordinaire 15 qui permet de mettre à volonté, dans le circuit ou hors de celui-ci, le petit commutateur automatique.
- La boîte possède un couvercle à glissière totalement ou partiellement transparent 2 et muni du dispositif avertisseur. A sa partie supérieure, repose sur deux tourillons G, par l’intermédiaire d’un petit axe horizontal 7, le fléau creux 8 de verre avec les ampoules terminales 8<= ; la paroi du haut est percée de deux ouvertures que limitent deux écrans 22; ceux-ci ont pour but de soustraire le tube du fléau, ou plutôt le liquide contenu dans cette partie du système à l’action de la chaleur qui ne peut de la sorte exercer son action que sur le contenu 8d même des ampoules. L’expérience a démontré, en effet, qu’il est indispensable qu’il en soit ainsi si l’on veut obtenir un fonctionnement bien régulier du dispositif ; quand cette précaution 11’est pas réalisée, on constate que le liquide, échauffé, s’élève dans les deux branches, au lieu de passer nettement et franchement de l’un des réservoirs à l’autre.
- Le chauffage du liquide est produit par les lampes d’illumination elles-mêmes 4 et 5 ; ce sont, par exemple, deux lampes à incandescence disposées à l’intérieur de la boîte sur des consoles 3 de celle-ci et dont on colore, au besoin, l’une en rouge 4, en laissant l’autre 5 incolore, de façon à obtenir des éclairages de couleurs variées sur le couvercle transparent.
- Le fléau porte en son milieu un cylindre métallique 8b à travers lequel s’étend la barre 7 constituant l’axe du levier ; dans ce cylindre est placé un crayon de charbon 11. Le cylindre, qui traverse le couvercle dans une ouverture à ce destinée 10, se trouve avec le crayon à l’intérieur de la boîte.
- La paroi supérieure de celle-ci est également pourvue, intérieurement, de deux ressorts de contact 12 et 13 disposés de part et d’autre du crayon de charbon, lequel est taillé en pointe conique, de telle façon que ce crayon, dans l’une des positions du levier, s’appuie sur l’un des
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- ressorts, tandis qu’il vient s’appliquer sur l’autre dans la seconde position du fléau.
- Celui-ci, avec ses deux bouilleurs, constitue donc en fin de compte la partie motrice de l’appareil. Nous avons vu comment se produit son mouvement de bascule. Le liquide qu’il contient — c’est, par exemple, de l’alcool — chauffé se dilate, se vaporise en partie et, pour cette double raison, passe de l’ampoule soumise à l’action de la chaleur à l’autre.
- Quant aux connexions électriques établies intérieurement, elles sont les suivantes :
- Le conducteur double pénètre dans la boîte par une ouverture latérale ; l’un des fils 20 se rend directement, par deux dérivations, à l’un des contacts des sockets des lampes ; le second contact du socket de la lampe 4 est connecté au ressort placé du côté de la lampe 5, et inversement le second contact du socket de la lampe 5 est relié au ressort du côté de la seconde lampe; le second fil 16, après son introduction dans la boîte se rend à l’une des bornes d’une clef ou interrupteur se manœuvrant extérieurement ; c’est un interrupteur à poignée et rotatif pour
- lampe ordinaire ; la seconde borne est en relation par l’intermédiaire du support et de l’axe du fléau avec le cylindre de métal portant le crayon de charbon. Ceci posé, le fonctionnement et l’établissement du courant dans un sens ou dans l’autre, c’est-à-dire à travers l’une ou l’autre lampe alternativement et par période, se comprend sans qu’il soit nécessaire d’insister à ce sujet.
- Quand le crayon 11 que porte 8b est au contact du ressort 12, c’est la lampe 4 qui brûle ; le fléau est alors incliné vers la gauche et le liquide 8d de l’ampoule 8e s’échauffe graduellement et passe dans le réservoir opposé, ce qui, finalement, provoque le mouvement de bascule et l’allumage de la lampe 5, après que s’est produite l’extinction de la lampe 4.
- Cette commutation se comprend sans peine
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- par l’examen des figures auxquelles nous nous sommes référé et qui représentent respectivement une vue en plan d’un appareil avertisseur ou d’enseigne, etc., et une coupe, suivant la ligne 22 de la première figure, de ce même appareil.
- Telle est, dans ses grandes lignes la principale disposition indiquée par M. Russel ; on remarquera que cet arrangement n’est pas le seul qui puisse être réalisé, bien cpie ce soit celui qui paraisse préférable à tout autre ; on pourrait, à la rigueur, remplacer les lampes électriques par des lampes ordinaires quelconques de façon à pouvoir employer l’instrument là où on ne dispose pas du courant électrique ; évidemment cette substitution entraînerait une appropriation du commutateur qui aurait pour conséquence de faire perdre à l’appareil la grande simplicité qui le caractérise.
- C’est donc autant que possible, comme il est dit ci-dessus, ou tout au moins dans une foripe analogue qu’il convient d’employer le dispositif.
- E. G.
- Dispositif de sûreté contre le dérapage des perches de trôlet. — Brevet américain du 22 avril 1904.
- L’appareil que Y Electric and Steam Railway Supply Co, a récemment fait breveter est contenu
- dans une boite mobile A (fîg. 1 et 2) qui se fixe sur un support, placé à chacune des extrémités de la voiture, à l’aide d’un écrou à oreilles b. L’extrémité de la corde de la perche est fixée à la périphérie d’un tambour à ressort H, monté sur un axe E, et pourvu d’une roue à rochetl dont il est solidaire. Par l’intermédiaire d’un cliquet n\ ce tambour peut être couplé à un second tambour à ressort M, semblable au premier.
- Le ressort ordinaire de la perche qui fait appuyer la roue du trôlet sur le conducteur aéi’ien est assez puissant pour contre-balancer celui contenu dans le tambour H, mais ne peut résister à l’effort combiné de H et M. Le cliquet n1 est fixé à un levier articulé n, muni d’une projection n'à et d’une queue n2 sur lesquelles agit un ressort «3. Normalement, nK est dégagé du rochet I, et est maintenu dans cette position par l’extrémité recourbée O' de la tige O qui termine l’armature d’un électro Q.
- Sur la perche, tout près de la poulie, sont fixés deux petits bras métalliques 9,10 disposés l’un et l’autre dans le circuit de l’électro Q qui comprend aussi une sonnerie (fîg. 3).
- Les connexions des organes de la boîte A avec la perche s’établissent automatiquement par le contact des lames-ressorts C, Cd, C2, G3 de A avec celles D, D\ D2, D3, du support.
- Fig. 1, 2 et 3
- Quand la poulie du trôlet quitte accidentellement le conducteur, ce derniervient en contact de l’un des bras 9,10, et envoie, par suite, du courant dans l’électro Q, dont le jeu libère la détente 5 et fait engager le cliquet dans une des dents de I, le levier O étant maintenu soulevé par la tige ok logée en /•'*. Les ressorts des deux tambours exercent alors leur action combinée et font enrouler
- la corde pour abaisser la perche. Pendant qu’ils exécutent ce mouvement de rotation, les saillies circulaires de la face extérieure cleM, déplacent une came u2, du levier U, laquelle amène ce dernier à fairejouer un ressort 34 dont le déclanchement libère le levier de contact 39; c’est ce dernier qui, en retombant, ferme le circuit de la sonnerie (fîg. 3) qui avertit le conducteur.
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- La continuation du mouvement qu’exécute le levier U, provoque le déplacement du bras à coulisse Z dont la fonction consiste à amener le tampon d’un amortisseur à ressort V dans le chemin de la butée N2, des tambours, pour arrêter ces derniers.
- La corde du trôlet peut ensuite être déroulée à la main ou bien à l’aide d’une clé venant s’adapter sur la tige à 4 pans de l’extrémité de l’axe des tambours. Le mouvement de rotation inverse qui est imprimé à ces derniers ramène les cames et les leviers à leur position primitive.
- L. D.
- Avertisseur électrique. J. Weatherby. — Brevet américain du 16 avril 190C
- Ce dispositif est appliqué à un coffre-fort ayant, comme celui représenté fig. 1, deux postes avertisseurs : l’un situé dans un local cons-
- tamment habité, par exemple; l’autre dans un poste de police. Les connexions principales de ces deux postes sont renfermées dans un compartiment 11, à l’intérieur même du coffre.
- Normalement, le courant nécessaire au fonctionnement des appareils est pris aux circuits | d’éclairage 47, 48, mais dans le cas où ce dernier viendrait à manquer, soit qu’il fasse accidentellement défaut ou qu’il ait été volontairement coupé, un électro 42 met immédiatement une pile 53 en circuit avec les appareils du coffre et ceux des postes avertisseurs. Si, par suite, ce circuit vient lui-même à être coupé, les électros 21,22, des deux postes cessent d’être actifs et libèrent leurs armatures lesquelles, rappelées par leurs ressorts, viennent buter contre un contact et fermer, par ce fait, le circuit d’une pile renfermée dans chacun des postes sur la sonnerie d’alarme 57. En même temps, l’électro 35 a également libéré son
- d a •
- armature dont le jeu provoque des allumages intermittents des lampes 38. La même action se reproduit quand on coupe le circuit principal, soit en ouvrant la porte du coffre ou celle de l’un des postes avertisseurs, soit en versant du sable dans ces derniers pourdétruireles connexions. En effet, la construction des caisses contenant les signaux d’alarme est telle que le sable qui y serait introduit dans ce but viendrait tomber dans un plateau disposé comme une balance 73, en provoquer l’abaissement et, par suite, la fermeture du circuit sur les appareils d’alarme.
- Le coffre-fort lui-même forme une partie des circuits ; il est formé de deux chambres, l’une
- intérieure et l’autre extérieure, séparées par un isolant. Dès qu’on veut percer ces parois à l’aide d’un vilebrequin, la mèche de ce dernier 11e peut manquer de relier les deux enveloppes et, par suite, fermer le circuit des avertisseurs.
- Pendant les heures de la journée, c’est-à-dire quand on utilise le coffre-fort pour le besoin des affaires, un mouvement d’horlogerie 18 met l’électro 13 en court-circuit ce qui forme un shuilt avec le contact 6 de la porte du coffre en même temps qu’un électro est excité pour maintenir le court-circuit dans 13 pendant tout le temps que la porte reste ouverte.
- L. D.
- * +
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — NO 50.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La réluctance magnétique des entrefers. — Benischke.— Electrotechnische Zeitschrift, i5 septembre.
- Dans un grand nombre de calculs on ne peut pas obtenir une exactitude, même assez peu approchée, parce que l’on ignore quel est le trajet des lignes de force dans l’air entre deux surfaces polaires. Nous avons fait à ce sujet une série de mesures pour le cas le plus simple où les lignes de forces passent entre deux surfaces polaires parallèles carrées et où l’enroulement magnétisant va jusqu’au voisinage des Surfaces polaires, (fig. 1) : La distance entre l’enroulement et les surfaces était 1 cm.
- Nous avons employé, pour ces mesures, du courant alternatif parce que la détermination du flux est plus facile que dans lë' cas du courant continu. Les noyaux de fer étaient constitués par des tôles de 0,5 mm.
- La réluctance magnétique totale Rg- du faisceau de ligne de forces est facile à calculer au moyen des deux formules suivantes
- E io®
- $ =—;----- 1
- 4,44 «N
- ^___0,4 TîNIm. .
- “ %
- $ désignant le flux ; Im la valeur maxima du courant d’aimantation, N le nombre de tours. La f. e. m. Eetla valeur efficace Jm du courant magnétisant sont déduites des mesures de la différence de potentiel aux bornes, de la puissance en watts, et de l’intensité. De Jm on déduit Ira en
- multiplant la valeur trouvée par le facteur de forme de l’onde 'de courant. Ce dernier, pour une bobine de self-induction faiblement saturée (B environ 5000) et un entrefer relativement grand est à peu près égal au facteur de forme de la courbe de tension ; comme cette dernière était sinusoïdale, nous avons posé <r =r 1,4.
- De la réluctance totale Rg nous avons déduit la réluctance magnétique du filet de lignes de forces dans le noyau de fer ; il ne reste donc plus que la réluctance magnétique R de l’entrefer.
- Nous avons trouvé, de cette façon, pour diver-
- û.Zff. • , , _______, .-r___
- , .0,ûfL I_______________________________
- û ____________________________________
- O / Z 3 4 5 6 7 8 9 îo
- Entrefer-S en cm
- Fie. 2
- ses surfaces polaires, par exemple pour 0,37; 0,75, 1,96 ; 3,8 et 8,8 cm2 les réluctances que représentent les courbes de la fig. 2 en fonction de l’entrefer §. Si l’on calcule, au moyen de la formule
- la section S équivalente du faisceau de lignes de forces dans l’air, c’est-à-dire la section qne devrait avoir le faisceau si l’espace était rempli
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- 10 Décembre 4904.
- 419
- REVUE D’ELECTRICITE
- d’une façon homogène de lignes parallèles, on trouve les courbes de la fîg. 3. Comme on le voit ce sont approximativement des droites de la forme ;
- S = s -f- KS , '
- où S est l’ordonnée pour 8 = o, c’est-à-dire représente la surface polaire. Le facteur K qui représente la tangente de l’angle d’inclinaison
- H
- 5 6 7 8 O 70
- CJ213
- Fig. 3
- des droites varie pour différentes surfaces polaires.
- Les courbes donnent pour K les valeurs suivantes en fonction de s :
- S 0,37 0,75 i,96 3,8 8,8
- K 4,3 5,2 le 9>2 11,8
- La courbe 4 représente K en fonction de s.
- On peut, avec l’aide de ces courbes et de l’équation précédente, calculer la sçction équivalente S d’un faisceau de lignes de force dans l’air avec
- Une assez bonne approximation, pour des entrefers atteignant 8 cm.
- Les courbes sont valables pour des surfaces polaires rondes de même grandeur; par contre, elles donnent des résultats peu approchés pour
- 7l
- Surfacepolaire ezi cnn
- des surfaces polaires rectangulaires dont un côté est beaucoup plus grand que l’autre.
- L’application de ces résultats au calcul de la dispersion magnétique des moteurs triphasés fera l’objet d’une prochaine étude.
- O. A.
- Expériences faites avec un transformateur à forte capacité propre. — Léo Lichtenstein. — Elec-trotechnische Zeitschrift, 9 octobre.
- Les expériences dont il s’agit ont été faites sur un transformateur dont les enroulements étaient les suivants :
- Primaire : 2 X 30 tours de 42mm2 — cuivre plat.
- Résistance par bobine : 0,0096 ohms.
- Secondaire : 2 X 30,000 tours de 0,25mm de diamètre — fil.
- Longueur totale : 2 X 34,050 mètres.
- Résistance par bobine : environ 12,150 ohms.
- Les bobines à basse tension sont en parallèle; les bobines à haute tension peuvent être groupées à volonté en parallèle ou en série. Le rapport de
- transformation est donc —— ou —— .
- 1000 2000
- Le transformateur est calculé pour une différence de potentiel d’environ 100 volts à 50 périodes au primaire et peut, par conséquent, donner des différences de potentiel de 200,000 volts au secondaire. Le courant, lorsque les enroulements secondaires sont en série, est 0,05 amp., correspondant à la puissance de 10 kw.
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- T. XLI. — N° 50.
- Ces expériences ont été motivées par le fait que, à circuit secondaire ouvert, le courant primaire, pour une différence de potentiel primaire invariable était différent suivant que les enroulements à haute tension étaient en parallèle ou en série. Une autre expérience avait montré que le
- rents montages, des différences de courant atteignant 50 % . Cela peut être expliqué par la capacité sensible du secondaire qui, à circuit ouvert, provoque des courants de charge dont l’intensité dépend du couplage.
- Cette hypothèse a été entièrement confirmée par la mesure directe du courant de charge secondaire. Nous avons intercalé dans le circuit secondaire un voltmètre de précision gradué en milliampèremètre, dont la résistance propre était 10,000 ohms. Comme le courant de charge, de même que dans un câble ouvert, a différentes valeurs aux différents points, le milliampèremètre était intercalé au point où l’intensité du courant était maxima. Ce point, pour le montage en série avec pôles isolés, est au milieu de l’enroulement (fig. 3); si un pôle est à la terre, le maximum d’intensité est en ce point (fig. 2). La fig. 1 indique le dispositif avec montage en parallèle.
- La quatrième colonne du tableau donne les valeurs du courant secondaire. Pour le montage en parallèle avec pôles isolés, le point d’intensité maxima est le même quand les extrémités des bobines sont réunies ensemble ou non (fie-. 4a et 4b).
- Comme le montre la septième colonne du tableau, le courant primaire est décalé en avant de la tension dans le montage de la fig. 5.
- courant primaire n’était pas le même, quand un pôlecle l’enroulement secondaire était à la terre, que quand les deux pôles étaient isolés. Le tableau suivant donne les valeurs du courant primaire pour divers montages du secondaire.
- Comme on le voit, il se produit pour les diffé-
- Pour connaître le signe du facteur de puissance, nous avons placé en parallèle avec le transformateur une bobine de self induction et mesuré la valeur de J et de cos <j>.
- On a évidemment
- Jtr COS ftr —(— Jbob COS fbob -Jpar COS fpar (fig’* 5
- Fig. 1, 2 et 3
- Si le courant primaire du transformateur est décalé en arriéré de la tension, on a
- Jbob sin fbob —|— Jts sill ftr := Jpar Sin fpar (fig- 5«)
- Si le courant est décalé en avant (fig. 5b).
- Jbob sifl fbob — Jta S1U ftr-Jpar sin fpar
- Avec le montage de la fig. 2, on avait pour t = 26,1 volt.
- Jtr = 7,-î6 Amp., COS ftr = 0,817 Jbob = 4,i3 Amp,, cos fbob = 0,0969 Jpar = 6,58 Amp., COS fpar = 0,965 Jtr sin ftr = 4,i6 Amp.
- Différence de potentiel primaire volts | COURANT | primaire ampères Différence de potentiel secondaire volts COURANT secondaire ampères
- 45,2 8,78 45 200 o,oo844
- 45,0 i3,38 90 000 o,oi33
- 45,0 8,65 90 000 0.00496
- 45,2 10,4 45 000 —
- FACTEUR de puissance primaire COS f MONTAGE au secondaire REMARQUES
- o,858 fig- 1 Le courant primaire est en
- arrière de la différence de po-
- tentiel.
- 0,686 fig. 2 Le courant primaire est en
- avance sur la différence de po-
- tentiel.
- o,852 fig- 3 Le courant primaire est en
- arrière de la différence de po-
- tentiel.
- o,634 fig. lia et kb fd.
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- REVUE D’ELECTRICITE
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- Jbob sia fbob = 4»07 Amp.
- Jpar sin fpar = 1,72 Amp.
- Jbob sin j>bob — Jtr sin ftr = — 0,09 Amp.
- nombre peu différent de Jpar sin <ppar
- On n’obtiendrait une concordance parfaite que pour des courbes de courant purement sinusoïdales.
- Dans le cas présent, le courant primaire est décalé en avant sur la tension. L’influence de la capacité propre est donc tellement importante qu’elle renverse le sens du décalage primaire.
- L’allure dans le temps du potentiel en D est donnée par la formule
- Et = E/ v/2 ^ sin (&jL) • (2)
- La charge en D est donnée par l’équation det = cEj \fz - sin (wL)d# •
- Elle subit dans le temps dt un accroissement
- ()dlt /- x , , 7 7
- dt = cEe V2 - U cos («t)dxdt
- Pour obtenir une explication plausible du fonctionnement du transformateur, supposons que les tours d’enroulement secondaire ont une certaine capacité et que l’élément de conducteur dx se trouve une charge.
- Si l’on divise par dt l’accroissement de charge dans l’intervalle de temps dt, on trouve le courant de charge correspondant. Ce dernier est donné par l’équation
- dit — cEj y 2 j w cos (*>t)dx • (3)
- On obtient le courant qui passe par une section D du fil secondaire en additionnant tous les éléments de courant (3) qui correspondent au segment DB. Nous trouvons ainsi :
- w ne
- Jt — cEj v^2 1 cos (w0 / x^x
- l J x
- — cVa ^ ^ cos (eot) [e2 — x2]
- La valeur efficace du courant est
- Comme le montre cette formule, le courant est nul en B et maximum en À (fîg. 6)
- J(2) = cE*m - • (5)
- max 1 2 v '
- de = Ædx (1)
- E est le potentiel, c la capacité par unité de longueur, que nous supposerons constante. E est fonction de la distance x d’une extrémité de l’enroulement et du temps
- E = f(xt) ;
- considérons le cas que représente la fîg. 2.
- Le pôle A est à la terre et a un potentiel nul. Si la différence de potentiel secondaire est Ee, la valeur efficace du potentiel en B (au second pôle) est Ec. En M la valeur efficace du potentiel est
- La fîg. 6 montre graphiquement la répartition du courant le long du fil. La courbe est une parabole à axe horizontal. La phase du courant est partout la même et est décalée de 90° en avant de la tension.
- Considérons le cas que représente la fîg. 3. Au point M (milieu de l’enroulement) le potentiel
- i \ Ej Ei
- est nul ; aux extrémités il est égal à -)— — et — — •
- En M passe le courant maximum Jmax (fîg. 7). On trouve la valeur de ce dernier en remplaçant dans l E;
- la formule 5, l par - et E* par — •
- E=E,Ï
- J <3>
- = cE/w
- e
- 8
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- Dans le montage de la fîg. 1 (voir fîg. 8) il faut
- introduire dans la formule 5 - au lieu de l. L’ex-
- 2
- pression que l’on obtient ainsi :
- c.E/.m. y 4
- représente le courant dans une bobine. Le courant total traversant l’instrument de mesure est :
- J(3) = c Ei u -
- îTt Q Y 4
- Enfin dans le dispositif des fig. 4a et 46, nous
- s l l 2
- trouvons pour le courant maximum qui traverse le point médian des enroulements l’expression :
- j (b max
- cE;w-
- On trouve donc :
- ](!) . i(2) • i(3) . i(4)
- max • max • max • max
- 1 : /j : 4 : i.
- Ces chiffres correspondent à une différence de potentiel secondaire égale dans les 4 cas. Si l’on rapporte les courants de charge à une même différence de potentiel primaire, comme dans le tableau donné au début, on trouve facilement
- (1) . j (2) . , fl)
- Jmax • max • max
- (b
- max
- — i : 4 : 2 : o,5
- La mesure directe a donné :
- j(l) . ,(2) . j (3) ....
- max • "max • max
- 2,68
- G7
- Il ne fallait pas s’attendre à une meilleure concordance, car l’hypothèse d’une capacité uniformément répartie ne répond pas exactement aux conditions réelles.
- Au lieu de la « capacité par unité de longueur C » nous pouvons ainsi introduire la capacité totale C —ce
- De l’équation (5) nous tirons alors :
- J(2)
- max
- 2
- G
- max
- E/j>
- Introduisons dans cette formule les valeurs de Jmax, Ee, w de notre tableau ; il vient
- C = 2~o,oi33 faracj __ 0 000q45 microfarad • 014.90 000
- La capacité est donc en chiffres ronds 0,001 micro-farad.
- Si l’on veut déterminer le nombre d’ampère-tours secondaires à circuit secondaire ouvert, il faut tenir compte que le courant efficace n’est pas partout le même. Dans le calcul, il faut introduire la valeur moyenne simple de toutes les valeurs de l’intensité. On trouve cette valeur moyenne en remplaçant par un rectangle équivalent la surface limitée par la parabole (fîg. 6). Pour le montage de la fig, 2, le courant moyen est
- JW - : f Jmax C E/W r o 6
- Pour une différence de potentiel primaire de 45 volts, on a
- Jn«ix 0,0133 amp.
- et
- JW — ^ 0,0133 =0,0089 ’
- A ce courant secondaire correspond au primaire un courant :
- Jpm) = 0,0089. 2000 amp. = 17,8 amp.
- D’une mesure faite précédemment avec le transformateur, il résulte que, si l’on enlève complètement les bobines secondaires, en faisant travailler le transformateur comme bobine de self-induction, le courant primaire sous 45 volts est
- t — i3 amp.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 423
- et le facteur de puissance
- cos f = 0,5.
- Si l’on trace le diagramme (fîg. 9) on trouve pour le courant à vide et le facteur de puissance dans le dispositif de la fig. 2 les nombres
- a- = g,5 amp. cos f =. 0,698.
- Le courant est décalé en avant sur la tension.
- Les valeurs directement mesurées sont (2e ligne du tableau)
- J = i3,38 amp. cos f = 0,686.
- Le courant est décalé en avant sur la tension.
- La concordance, en tenant compte de la remarque précédemment faite, est satisfaisante.
- Remarquons, en terminant, que l’enroulement secondaire du transformateur forme un circuit oscillant complet ; comme self-induction il y a la dispersion secondaire, et comme capacité, la capacité propre uniformément répartie.
- Le transformateur conserve cette' propriété même à circuit secondaire ouvert. Pour des transformateurs à forte capacité propre, il peut se produire facilement des états d’oscillations électriques ; on peut s’expliquer par ce fait la production fréquente de surtensions dans les essais d’isolement.
- B. L.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Calcul des influences de la capacité, de l’indue** tion et de la résistance dans les canalisations mono, di, ou triphasées aériennes ou souterraines. — Ehnert.—Zeitschrift fur Electrotechnik, 11 et 18 septembre 1904 (Suite) (lK
- 9e exemple. — Calculons la capacité d’une ligne triphasée placée aux sommets d’un triangle (fig. 13).
- Si l’on considère le moment où le potentiel du fil A atteint son maximum, c’est-à-dire où
- <1\- i i-<7 — 0,5 q qc — o,5q
- on a en posant
- Va--- 2 lognat -f- </2 Cognât ^ T- ?3 l°gnat ^
- Va = q. 2 / i lognat ^---0,5 lognat ^ — 0,5 log„at ^
- f1) Voir L’Eclairage Electrique du 26 novembre 1904.
- d’où
- et
- VA — ? • 2 ^Ognat ^
- (i5)
- (»6)
- 2 lognal
- Les équations sont les mêmes pour les fils B et C.
- 10e exemple. — Dans les canalisations triphasées, on est souvent obligé de dédoubler chaque conducteur i nous supposerons que les 6 fils sont placés aux sommets d’un hexagone suivant la disposition de la fîg. 14,
- En désignant de nouveau par q la charge 27rR/m d’un conducteur, on a
- Va 2^ lognat T~ (J-2 Lgnat + (JZ lognat j -f-
- 4~ lognat -j- (J-2 lognat -j- -f- <73 lognat
- d’où •
- ( l ^ l l l
- Va = <7-2 U— + 0,0 lognat J + 0,5 log„,,t ^ —I lognat ^ +
- Va = q logna
- La capacité est alors
- „ 1 l \
- + 0,5 logn0t— + 0,5 log"„at ^ 1
- d\d2
- Rt/q
- . d ^ d ^
- (17)
- (18)
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- Posons d.2 = 1,732 dv nous obtenons, pour d3 = 2d{
- C = 7---------------- (19)
- Hognat^j +0,718. ou, si nous posons :
- d{ — + — 0,866 d3,
- G = ----------------- (20)
- ^Ognat -j|) + 0.146
- 11e exemple. — Etudions le cas d’un câble concentrique (fig. 15). Pour le potentiel du fil central, nous pouvons écrire :
- C< et C2 sont montés en série : il faut trouver la capacité combinée Ctot d’après la relation suivante :
- 1 1 , 1 , dn , 2 . d\/'n
- R, + n log"“ "rT
- 2 l0gnî
- «2 1 1
- n an
- d .1%
- n -f- 1
- (26)
- n 2 n
- 2 logna
- (27)
- R,
- + — 27TR+/1
- 2 logna
- 1 , l
- ------«2 lognat 2
- R
- Si l’on fait dans cette expression n = 00, il vient :
- en désignant par n le nombre des fils qui constituent le conducteur.- concentrique «.
- Pour le potentiel d’un fil extérieur, on a :
- G
- 1 d
- 2 lognat ^
- (28)
- y2 — 27tR24n |^2 lognat — —2 lognat - j * Admettons que les sections soient égales :
- R.+ — wR227t ;
- R,
- nous pouvons remplacer R2 par et, en posant
- nous obtenons
- + - (1\ ( lognat jyj lognat -TJ
- d2n
- (21)
- et
- qui représente la capacité d’un fil entouré d’un cylindre (fig. 16) avec des rayons d et Rr Si le conducteur central est constitué par un toron, le calcul ne doit pas être fait en partant de la relation \ n R2 = R.,, mais en partant de la formule de la section. Ordinairement les conducteurs extérieurs couvrent toute la surface du cylindre : si Q désigne la section de cuivre du fil ou du toron intérieur en mm+ on peut trouver le nombre n des fils au moyen de l’égalité
- ~~~Q ‘
- V., = fjfi( 2 logna V n
- 1 1 \ (ji , d\n m
- — 2 lognat - ^lognat —— , (22
- djs 2 R)
- V 2 \ I^
- on trouve alors pour la capacité <l\ 1
- G
- ' V, dn
- 2 lognat
- \V2/ V2
- 2 d\n
- 2 lognat -jT-
- (28)
- (24)
- Pour n (ils, (Q reste le même, et C2 devient
- Go
- 2 lognat
- d\n
- (25)
- 12e exemple (fig. 17). — Calculons la capacité pour un système diphasé triangulaire dont le fil commun a un diamètre supérieur aux deux autres (généralement y2 fois plus gros).
- Les conducteurs sont placés aux sommets d’un triangle. Le potentiel par rapport à A est :
- VA “ (27rRpil/)2 ^lognat lognat J-j
- d3
- = î)2 lognat
- et
- 2 lognat
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- 10 Décembre 1904
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 425
- Pour le conducteur de retour, on a
- Vc = (a R27r/m) 2 lognat-^- — “^loguat ~ r- , /d3\2
- = q\ V2 lognat
- r ___ /'. 1
- W----ÎhV 2
- 2 lûgnat ^
- (30)
- De la relation
- i JL »
- c*,,-CA^Cc
- on tire
- Si l’on pose :
- 2 lOgnat
- d'2 3
- rTfü
- (3i)
- R22tt = R32t:v/2,
- il vient :
- C ,ot=-
- 4 lOgnat ^ — 0,I?33
- *44
- (3a)
- Les formules sont valables pour une constante diélectrique p. = 1 (air). Pour des câbles, p dépend de la nature de l’isolant et est égal à 2,22 pour le caoutchouc noir, et à 3 ou 4 pour la gutta-percha.
- On cherche naturellement, dans la construction des câbles, à abaisser la valeur de u autant que possible.
- Lorsqu’on applique ces formules aux lignes aériennes, il est bon de majorer les capacités calculées de 20 à 30 °/0 pour tenir compte de l’influence du terrain.
- Pour empêcher l’action de l’humidité sur les isolants des câbles souterrains, on emploie habituellement des enveloppes de plomb. Il est nécessaire d’étudier si cette enveloppe a une influence considérable sur la capacité des câbles.
- Soit A l’enveloppe (fig. 18). Supposons en B une masse chargée d’électricité positive : d’après les lois de Faraday sur l’influence électrique, il se produit sur les deux faces de l’enveloppe deux charges d’électricité de signe contraire.
- La quantité d’électricité qui peut charger un condensateur est donnée par l’expression
- q= CV .
- I Dans cette formule, la capacité doit être exprimée en farads et le potentiel en volts, pour que q soit exprimé en coulombs.
- Or q = it.
- Le travail de l’énergie électrique dans un condensateur est
- A = - qV = — V2 = 2?
- 2 2 2C
- (34)
- (q en coulombs, V en volts, C en farads et A en watts seconde).
- L’expression
- q = CV=zit
- représente une surface (fig. 19) de hauteur i et de longueur w = 27r^ ; si nous divisons la valeur précédente par le temps, nous obtenons le courant de charge en ampères.
- CV
- Il ---------- Cfds.Vvolts. 27T'—
- I
- (35)
- -B-+-
- -t- + + + + '
- t
- i
- — ' ^ -
- A o-V-
- -At
- I)
- -îvf-
- ~~r~
- cL
- i...
- B +< C +‘
- ^3=___,—A
- ZË3Z__ï__ D
- 1Ç09- *2-
- Fig. 18, 19, 20, 21
- D’autre part, l’énergie de la décharge peut être
- tirée de l’expression :
- r, A C ,70
- P/. = — = — V2 277^ wats
- I 2
- (36)
- La réactance de capacité est donnée par la formule
- io—6
- R*
- (37)
- 27T Cnuig
- où Cmag doit être exprimée en farads.
- La différence de potentiel aux bornes de la capacité est :
- e* = R* io6 JL (38)
- Cette réactance produit un décalage en avant du courant sur la tension. L’angle de décalage donné par l’expression :
- Ra
- tg ^res-k----
- w y
- (33)
- (3g)
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- 426
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 50.
- Nous pouvons maintenant passer à l’établissement des
- FORMULES SUR l’aCTION DE LA SELF-INDUCTION ET DE L’iNDUCTION MUTUELLE
- L’induction dans un circuit à courants alternatifs augmente la chute de tension et produit un décalage en arrière du courant sur la tension. L’action est opposée à celle de la tension.
- L’unité pratique de capacité étant C = 10~9 et celle d’induction 109, on a d’une façon générale
- L = i. (4i)
- L’induction se compose des actions de conducteurs voisins les uns sur les autres, ou induction mutuelle, et de l’action du champ magnétique produit parle courant du conducteur sur le conducteur lui-même, ou self-induction.
- Si les courants ont la direction ABCD (fîg. 20), le courant de self-induction dans le conducteur AB, va de B vers A, et dans le conducteur CD, de D vers C ; le courant dû à l’induction mutuelle va de A vers B ou de C vers D.
- Le coefficient de self-induction pour un conducteur droit est :
- L = 2/^lognat ^ — I + 0 • (42)
- et le coefficient d’induction mutuelle :
- M = 2/^lognat ^ • (43)
- 1er Exemple. — Calculons le coefficient d’induction pour une ligne à courant alternatif. Soit d.cms la distance entre les deux conducteurs
- (fîg. 20).
- On a -
- L = 2/^lognat^— I +0 M = 2f(lognat ^-- I )^
- L’ = L — M = 2/(lognat£ + 0 •
- L’action totale est :
- tion de deux fils parallèles reliés au même pôle (fig. 21).
- La= 2^1ognat ^ — I + 0 Ma = 2 i (lognat J— 1^
- L'a = La + MA = 2^1og„at ^ - a + £)
- Pour B le coefficient a la même valeur.
- Deux coefficients d’induction L^ et L2 de deux conducteurs de résistances W( et W2 en parallèle, se composent en un seul donné par la formule :
- T _____W22Lh -f- WPL2
- L<2- w,+W2- (45)
- Si, dans un cas particulier L,, = L2 et W,, = W2, il vient :
- i L^ L2 Lio = — ou — 2 2
- Dans notre cas :
- t // __ La___ Lb_____. 412
- L AB T" — lognat ^
- 2+|
- (46)
- (40
- 3e Exemple. — Dans un système monophasé, il est nécessaire de subdiviser la section des conducteurs, de sorte qu’il y a deux conducteurs en série (fîg. 22).
- La = 2/ ^Ognat ^ — I +
- MB = 2/ (lognat ~ = i j Mc = 2/ (lognat — — 1^
- 2/
- MD = 2l ( lognat -------I
- et
- La somme
- La -f- Mb — Mc — Mb
- donne
- La = 21 (lognat ^ + f) = LB
- De même
- Lc = Ld = ~2/ + 0
- La et Lfi sont reliés en parallèle. Donc
- L = La
- AB —----
- 2
- L — L —]— L 1 f[l
- d
- i)cms
- (44)
- De même
- 2e exemple. — Calculons le coefficient d’induc-
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- 10 Décembre 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 427
- Les deux groupes sont en série, on a :
- d.2d3
- CD
- a/flognat^+T) (48)
- 4e Exemple. — (Fig. 23.)
- Coefficient d’une ligne triphasée.
- La = 2 / ^lognat — 1 -(- ^
- Mb = Mc = 2. 0,5/ (lognat —(— I
- La — 2 / Aognat ^
- (49)
- 5e Exemple. — Supposons qu’il soit nécessaire de subdiviser la section des conducteurs tripha-
- ’t-ff
- Fig. 22, 23, 24, 25, 26
- sés, et que l’on ait affaire au système à 6 fils delà fig. 24.
- L = 2/ ^lûgnat ----- I + ^ . I
- Mb = — 2/ ^lognat — — 1^ 0,5
- Mc =-----2/ ^lognat ^ --- 1^ 0,5
- MD = 2/ ^lognat ^ — 1^ .1 Me = — 2/ ^lognat ^ . 0,5
- MF = —" 21 (^lOgnat ^--------- I ) 0,5
- d’où
- L'A = 2/ lognat d’où finalement
- L AD --/ ( lognat
- d_\<E
- R d3 1 4
- d ^ |
- do R 1 4
- (5o)
- 6e Exemple. — Un conducteur de rayon R3 est entouré par un conducteur concentrique relié à l’autre pôle (fig. 25).
- On a :
- L = 2/ Aognat — 1 ^
- M
- 2/
- et
- L — M = L"
- = 2/ ^log
- (5t)
- 7e Exemple. — Calculons le coefficient d’induction dans une ligne diphasée à 3 conducteurs, dont l’un aune section \/i fois plus forte (fig. 26).
- La = 2/
- Rognai ~
- + ï
- Considérons le moment où le courant est nul dans le conducteur B :
- M,
- 2/ ( lognat
- La M c — L A Pour C on a :
- L
- 2/ ( lognat -j|
- 21 lOgnat ( 1 0“ Ç
- d’où
- Ma
- L'
- 2/ ( lognat ^ + 7
- R, 1 4 j
- Les deux actions réunies donnent
- dK ,
- L'a -f- L'c = 2/ ( logn
- RtR,
- (52)
- Les formules donnent les coefficients d’incluc-tion en cm. : les résultats doivent être multipliés par 109 pour être exprimés en Henrys.
- La réactance de l’induction est :
- Rl = 27:^ Lx (53)
- L étant exprimé en Henrys.
- La tension de réactance est alors :
- Cri = Rl • Jl tg volts (54)
- La réactance produit un décalage du courant en arrière de la tension. L’angle de décalage est donné par la formule
- Rl
- tg fresL —• —
- w y
- (55)
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-
-
- 428
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 50.
- Circuits avec capacité et induction
- La capacité, la self-induction et l’induction mutuelle se composent en une action résultante que nous appellerons réaction totale. Celle-ci est donnée par l’équation :
- FW = Rl — R# (56)
- La réaction totale produit un décalage donné par l’expression j
- . RtOt /K ,
- tg?tot=Wlj {5l)
- La réaction totale produit une augmentation de la résistance ohmique des conducteurs. Celle-ci n’est plus
- W = - x,
- S
- mais prend une valeur différente et devient une résistance apparente.
- La résistance ohmique fait avec la réaction totale un angle de 90°. La résistance apparente ou impédance est donnée par l’hypothénuse du triangle (fîg. 27)
- v'KVHW? (58)
- Fig. 27
- La chute de tension ohmique est donnée par les formules des sections, et aussi par la formule
- evw — Jltg W.a?. (5g)
- La f. e. m. nécessaire pour surmonter l’induction totale est donnée par l’expression :
- ^’Ltg'^-tot —— er. (6o)
- La force électrique de réaction est perpendiculaire à la chute ohmique (fîg. 28). Finalement, la f. e. m. totale nécessaire pour surmonter l’induction et la résistance est
- eimp = \]e2r + e2„w, (6i)
- On a aussi
- Cimp = JLtg VR2Io# -f“ (VVl/)2 = JLtg W imp (62)
- La perte de tension dans la ligne est donnée par le diagramme de la fîg. 23. On a
- eP = %'*.+ C2imp —• 2e$ <?imp COS (l8o —(— fmoy pens > (63)
- L’angle -p est donné par l’expression :
- e2.,. -f- e2p — e2imp
- cos f :
- (64)
- Le facteur total de puissance de toute la transmission est donné par l’expression :
- cos ftot —• COS (fmoy -J- f)
- (65)
- Les phénomènes de charge ne se passent qu’à la surface du conducteur et ne pénétrent pas à l’intérieur. Dans les formules de la capacité il ne faut pas employer le rayon correspondant à la section du conducteur, mais un rayon fictif que l’on obtient en considérant la surface du conducteur.
- Généralement, à partir de 25 mm2 on emploie en pratique des torons en fils de cuivre. Si S désigne le diamètre d’un fil et m le nombre des fils placés dans la couche supérieure, on a, pour la surface active, l’expression
- S-n
- — . m
- 2
- Cette surface active doit être égale à
- TT. 2 .r,n
- d’où l’on tire, pour le rayon moyen, la valeur :
- r,n
- S.m
- T
- (66)
- Les torons sont constitués généralement de la façon suivante :
- i fil au centre ;
- 6 fils sur la ir* couche :
- 12 fils sur la 2e couche, soit i9 fils.
- Le tableau suivant donne les diamètres des différents fils :
- Section en m/m2 Nombre de fils Diamètre de chaque fil individuel en mm, 0 en cm.
- 35 7 2,52 2 0,378
- 5o i9 i ,83 r 0,549
- 7° *9 3,163 0,649
- 95 *9 2,780 o,834
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 429
- Application des formules aux exemples
- INDIQUÉS AU DÉBUT
- Canalisations aériennes
- a) Monophasées.
- La capacité est :
- n _____ 5oooooo i i ______________3o,44
- Limap* —-----——o— * ----; * —ë — 0 farads
- , . 8o q.io* iob io*
- 4Io*"‘'5^34
- La quantité d’électricité pour la charge est :
- <7
- O|o,44
- io8
- i5ooo
- J———y Coulombs y. io'
- La f. e. m. de l’induction est
- où
- erL = 3o,25.9o — 2722 volts
- Jug = 90 amp.
- La réaction totale
- R tot= 3o,25 — 0,01 = 3o,24 3o,24
- tg fens = ---57--
- 9,234. y
- Dans cette formule, on doit remplacer y par la valeur 2, car la résistance totale est double. On a donc
- Nous avons supposé un écartement de 80 cm. entre fils et une tension moyenne de 15000 volts. La puissance de la capacité est :
- A = ( \ = 33 watts seconde
- \9.107 3o,44
- 10,8
- Le courant de charge est :
- Jl — . i5ooo (2tt.5o) = i,434 amp.
- La réactance de la capacité est :
- R* =--------..S------- = R/. = 0,01045 X
- Gomme la formule employée pour la détermination de la capacité se rapporte au cas de fils, nous devons remplacer x par 1 ; on a donc:
- R/t = o,oio45.
- L’énergie de la décharge est
- P/, = 33. 2.7t.5o = 10 384 watts
- La faible capacité ne provoque qu’un petit décalage :
- prcs*k 2
- La résistance d’un conducteur est
- L
- W
- 57.95“ 4 (5.ioG) (lot 'J,r»3
- ---- Henrys
- g.234 ohms liât 96 -[- 1/4) cm
- p. = 1 puisque le diélectrique est de l’air. La réactance due à l’induction est :
- o , 9,63 314 -— x 100
- 3o,25.1 = 3o,25
- On doit aussi remplacer x par 1 car la formule de L a été établie pour le cas de 2 conducteurs.
- tg pens = 1,638 feus = 58°35'
- Wimp= y3o,242 + (9,234.2)2 =35,42 ohms evw — 90. 9,234.2 = 1662 volts eimp = 90. 35,42 = 1662 volts La différence de potentiel primaire est donc :
- ep =y i4ooo2 3x882 — 2.i4ooo.3i88.
- cos'ÿ
- cos ( 18o° -f- 36°52 ' — 58°35' ) = 17003 volts
- i4ooo2 -\- 1700.32 — 3i832 2.14000.17003
- <p = 3°4o1.
- o/J979
- Le facteur de puissance total est donné par l’équation :
- cos ftot= cos (36°,52' -j- 3”4o') =0,76
- Si l’on voulait faire un calcul exact, il faudrait calculer le courant
- Sg COS J^moy
- et déduire le courant réel des conducteurs des valeurs de et de JL courant de charge.
- Ji.tg — \ Jl2 -j- L(2
- Cette valeur diffère si peu de J„ que l’on peut sans inconvénient les confondre en pratique. b) Diphasé.
- La section des conducteurs extérieurs est 35 mm2 et celle du conducteur commun ^ 2 35 = 50 mm2.
- Cmaa
- 2 logua
- 8o2
- = farads 107
- 9-IO>
- 0,378.0,549
- Ra
- 3i4 2,69
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-
- 430
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 50.
- X = l
- Ra=8^=°’°“8 \V - — 25 ohms
- 35,37
- , IOOOOOO , , n t
- JLte=2.,iooo.o,8 = 44’6iaml)ereS L- = 2.0000000 (log„.. 0i373°’|5/|9 + j) TS3 = °’°982 H' La réactance de rinduction est
- 3i4*o,og82 x — 3o,86 (x~ 1) erL = 3o,86.44,64 = 1877 volts
- La réaction totale
- R-<oi = 3o,86 — 0,0118 -= 3o,35 _________________3o,85
- tg fais -- — =
- 20 y 2
- fais --- 4 I °7
- La résistance afférente
- \Y;,pp — \/3o,852 (a5 v'2)'2 = 46,66
- eimp = 44,64 X 46,66 = 2082
- La tension primaire est donc
- ep = y Gooo2 X 20822 -)- 2,14000.2082
- cos (180 -j- 36°D2 — 41°o7) ep = 16.077 volts p = 58'
- cos ftot = cos 36°52' 58' = 0,789
- c) Triphasé.
- Section des conducteurs 50 111m2.
- Courant par conducteur 51,62 ampères.
- La capacité, tirée de la formule 16 est :
- Lmatr----
- hoooooo
- , d 0.10° ioü 18.io5 2 log„at -
- farads
- d 80 /• 0,549
- Telle est la capacité pour une branche du réseau triphasé. La réactance de capacité est :
- D 10-6 R/, =----------x
- 3i4-TT*-,
- i8.io’’
- x = Y 3
- R/, = 0,0099
- ... 5oooo k/ 1
- ,\\ =r—=- = 17,54 ohms 60.57
- L = 2.6.10° flognat — -)- i/4^ — Henrys
- \ r ' / t r\-> 1 no ^
- pour une branche.
- La réactance est
- Rl = 3i4— æ = 28,458 100
- La réactance totale est
- FLoi — 28,448 28,448
- tg ?•
- ;ns -- ê
- 17,74 y y = \ 3
- tg fens - 0,9364
- fens = 43°7 '
- La résistance apparente d’une branche est : Wapp = V* 28,4482 -}- (17,54 v;3)2 = 41,62
- La f. e. m. d’impédance est
- eimp.- = 41,62,51,62 =: 2148 volts La perte ohmique est
- ev = 5i ,62 . 17,54 . V8 = i568 volts
- La différence de potentiel primaire doit donc être
- ep = y'14ooo2 -j- 21482 — 2. i4o 000. 2148
- cos i(8o° -j-36°52’ — 43°7’)
- ep— 16 i4o volts
- , ' i4ooo2 4- i6i4o2 — 21482
- cos y — - — -
- 2.14000 . 10140
- p = 10 8’
- cos ftot = cos (36'52' i°8') = 0,78801
- Pour terminer, calculons le potentiel qui prend naissance lorsqu’un fil se rompt et, pour nous placer dans le cas le plus désavantageux, supposons que cette rupture se produise à l’extrémité de la ligne.
- La capacité d’un fil est, d’après la formule 8, en supposant une section de 50 mm2
- C =
- 5oooooo
- : environ 4 - mG unités absolues
- 2 logna
- 0,549
- Or, une quantité d’électricité d’environ
- 5o,7 . io5 unités absolues
- correspond à un potentiel de 18,5, qui produit une étincelle d’un cm. de longueur.
- La capacité de 4.10° unités absolues est chargée par
- i5ooo ;r—— = 5o unités absolues 3oo
- et contient une quantité d’électricité de
- 4- io6. 5o = 2 io8 unités absolues
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 431
- Il en résulte un potentiel de
- i8.5
- 2. IO8.
- 7^0 unités absolues
- 5o,7-io3
- correspondant à une longueur d’étincelle de
- 7 'io _ i8,5
- environ 4o cm
- B. L.
- TRACTION
- Nouvelles locomotives électriques du chemin de fer de la Yungfrau. (Electrical Magazine, i5 septembre 1904.)
- Les locomotives électriques que nous allons décrire, et qui portent les numéros d’ordre 1, 2 et 6, ont été construites par Brown et Boveri ; elles diffèrent des autres locomotives, également en usage à la Yungfrau, mais sortant de chez Oerlikon et Cie.
- 1 et 2 sont de type identique. Le corps de chaque locomotive est supporté par des ressorts sur deux axes, indépendants des axes moteurs, ces derniers tournant dans des paliers fixés d’une façon rigide sur le truck.
- Normalement, la machine est attelée à un wagon de voyageurs, dont l’avant repose directement sur elle, au moyen d’un dispositif d’attelage analogue, en principe, au joint universel. La locomotive, cependant, peut fonctionner seule, ou remorque des wagons. Trois freins, dont chacun a la force suffisante pour arrêter le train, assurent une sécurité complète. Deux d’entre eux sont ordinaires, à sabots, et commandés à la main.
- Ils agissent sur les poulies droite et gauche des roues dentées, engrenant avec la crémaillère. Le troisième se compose d’un appareil à force centrifuge qui agit automatiquement sur le frein à bande de l’axe du moteur, et en même temps sur l’interrupteur, quand, pour une raison quelconque, la vitesse de la locomotive dépasse une limite donnée. Ce frein peut être également serré à la main, à tout moment, depuis la plateforme du conducteur ou des voyageurs. Un cliquet de sûreté est également prévu, qui empêche les roues dentées de quitter la crémaillère. Dans les longues descentes, où l’on n’a pas besoin de courant et où l’on ne se sert que des freins à main, ces freins sont refroidis par un dispositif spécial.
- Chaque locomotive pèse 13 tonnes 8 et est
- équipée avec deux moteurs triphasés de 150 HP chacun dans les conditions normales de 500 volts, 760 tours par minute et 38 cycles. Ces deux moteurs sont complètement indépendants, chacun entraînant par engrenage une des roues dentées qui engrène avec la crémaillère. Le rapport total d’engrenage est, pour chaque moteur, de 11,5 à 1, le train d’engrenage étant divisé en deux trains de rapports 1 à 5,25 pour l’un, 1 à 2,22 pour l’autre. Les roues dentées ont un diamètre de 700 m,n et tournent à 65 tours par minute ; leur effort total, exercé sur la crémaillère, atteint 9,000 kilog. La vitesse normale, en montée ou en descente, est de 8 km. 1 à l’heure. Les résistances de contrôle et de démarrage sont placées au-dessus des moteurs, auxquels elles sont fixées par des supports en fonte.
- Le courant est pris par quatre trolleys', deux pour chaque phase, les rails servant de conducteurs à la troisième phase. Un ampèremètre, un parafoudre, quatre fusibles et un tachymètre complètent l’équipement électrique. Quand les connexions du moteur sont disposées pour la descente avec les induits en court-circuit, les moteurs deviennent générateurs, lorsque la vitesse atteint le synchronisme. Ainsi, l’énergie développée par le train retourne à la station, tandis qu’une vitesse constante est bientôt atteinte, égale à la vitesse de synchronisme.
- Il y a cependant un sérieux inconvénient à ce dispositif. Si plusieurs trains descendent simultanément, la station génératrice peut, à un certain moment, recevoir plus d’énergie qu’elle n’en donne ; les turbines et les générateurs s’emballent et la vitesse des moteurs atteint une très dangereuse valeur. Pour éviter cela, des résistances sont prévues à la station génératrice pour absorber le surplus d’énergie.
- La locomotive n° 6 est une locomotive nouvelle et d’un type original. Avant de servir à remorquer des trains de voyageurs, elle sert à débarrasser de ses décombres le tunnel que l’on achève en ce moment, et comme les trains ainsi composés pèsent environ 10 tonnes de plus que les trains de voyageurs, certaines parties de cette machine doivent être plus résistantes que dans les précédentes. Le poids total en est de 16 tonnes 8 et l’équipement électrique, du moins en ce qui concerne les moteurs, est semblable à celui des locomotives nos 1 et 2. La vitesse en montée est constante et d’environ
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 50.
- 8 km 1. En descente, des dispositifs spéciaux permettent de retrancher tontes les connexions électriques ; il est alors possible de régler la vitesse entre 8,1 km et 5 % delà vitesse maxima. MM. Brown-Boveri prétendent qu’aucune autre machine sur la ligne ne peut présenter autant de vitesses différentes dans de telles conditions.
- Les moteurs sont spécialement équipés pour permettre de les faire travailler comme moteurs, ou comme générateurs asynchrones, à autoexcitation, quand ils descendent. L’induit porte trois bagues qui permettent l’insertion de résistances de démarrage, et un commutateur, dont les balais sont enlevés du circuit par un électroaimant triphasé et un système de leviers, quand
- les moteurs sont alimentés par la ligne. Les résistances de démarrage peuvent aussi être utilisées comme résistances d’absorption, et sont construites pour absorber 170 kws., pendant un temps raisonnable. Un ventilateur refroidit ces résistances.
- L. M.
- Système électrique automatique de protection des trains. — The Electrical Magazine, 18 août 1904.
- Le système que nous allons décrire a pour objet la protection, au moyen d’appareils électriques et automatiques, des trains en marche ou entrant en gare. L’appareil est actionné mécaniquement par la rotation de deux cames
- Contacts de rails
- ~Z Contacts fixes\\ - Contacts mobiles^ \Brasj ftp!de contact
- Traverses de support
- Boîte de contact
- Levier de contact de rai/
- Levier dt
- Contact de rai!
- tact de
- Ressorts compensa
- faisant partie d’un dispositif de contact des rails ; le mouvement de rotation e st déterminé par les roues du train ou par un sabot fixé à la locomotive. La rotation de ces cames dans le sens de la marche du train produit l’ouverture et la fermeture de certains circuits reliant le contact avec des dispositifs électriques de telle façon que la position du dernier dépend du mouvement du train. L’appareil électrique agit sur un mécanisme destiné à donner des indications exactes et sures sur chaque train en marche de sorte que tous les trains sont automatiquement protégés grâce à ces mouvements.
- L’appareil ne nécessite point l’intervention de l’homme, et par conséquent, toute éventualité d’indications fausses est écartée.
- Le contact des rails se compose de deux griffes fixées à deux axes; ces derniers s’appuient d’une part dans des trous percés dans le rail, de l’autre sur un support situé dans une.boite métallique contenant l’appareil complet rd’ouverture ou fermeture du circuit, Aux endroits où le rail est affaibli par les trous des axes, on place deux
- traverses de plus. Les griffes entraînent dans leur rotation leurs axes lorsque les roues du train ou le sabot de la locomotive passent sur elles. Si le sabot, ou les roues agissent d’abord sur la griffe gauche, l’axe tourne, ainsi que le levier de contact que l’on voit sur la figure 1. L’extrémité de ce levier presse sur une détente, faisant ainsi tourner l’excentrique qui oblige la bielle de renvoi à imprimer au bras de contact un mouvement d’ascension à droite et de descente à gauche. Aux extrémités de ce bras sont fixés quatre contacts mobiles. Le groupe des deux contacts supérieurs, quand le levier est horizontal (position de repos) est en contact avec les plots fixes supérieurs, tandis que le groupe inférieur est hors circuit. Lorsque la roue, ou le sabot, de la locomotive passe sur la griffe droite, celle-ci fait , tourner son axe et met en mouvement le levier de contact de rail correspondant, mais l’extré-. mité du levier n’aura pas d’action sur l’excenti-que, car le levier gauche a déjà fonctionné et la détente, déjà levée, est hors de portée.
- Lorsque le train apassé, l’excentrique retourne
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 433
- à sa position normale grâce à des ressorts compensateurs, tandis que d’autres ressorts ramènent les leviers de contact à leur position initiale. Deux dashpots sontprévus pour ralentir le retour des cames et des leviers qu’elles commandent. L’excentrique ne bouge pas, quand les leviers reviennent en position, car les détentes ne fonctionnent que quand elles sont pressées de haut en bas ; dans leur retour, les leviers les lèvent légèrement en passant, et c’est tout. Le contact du rail, en fermant certains circuits, agit sur un appareil (fig. 2) composé d’un électro-ai-
- II été n te
- S-tj E/ectro aimant bipo/aire
- ^T]Pou/ie % H
- ïjj ; Armât: <.
- '/h '
- Contre poids
- i-È\Jjl Cam e de rai/
- - voie fermée
- Armatm
- Sabot de /oeomotion
- Fia-. 2
- niant bipolaire, entre les épanouissements duquel tourne une armature II, munie d’une poulie et d’une corde de commande. Cet appareil sert à déplacer la came du rail de la position horizontale à celle indiquée en pointillé.
- Cette came est une des pièces les plus importantes de l’appareil, car c’est grâce à elle que l’état de la voie en avant du train est exactement indiqué au mécanicien de la locomotive.
- Dans la position horizontale, cette came arrête le train en ouvrant le robinet de frein Westinghouse ou le sifflet de la locomotive; dans la position verticale, elle ne signale rien et le train peut continuer sa course en toute sécurité.
- La poulie a une saillie commandant une came; lorsque les mouvements de l’appareil de contact ferment les circuits de l’électro-aimant et de son armature (le contrepoids étant abaissé), l’armature tourne de 90 degrés, entraînant la poulie et la came. La came, dans sa rotation vers la
- gauche, grâce à la flexibilité de son mode d’attache, passe sous un crochet de l’électro-aimant et s’arrête dans cette position. Le crochet n’est souvent qu’un prolongement de l’armature de l’électro-aimant, dont le circuit reste fermé en temps normal, au moyen d’un dispositif de contact.
- Considérons maintenant une position (voie fermée) pour laquelle le mouvement des leviers du dispositif de contact ouvre le circuit de l’élee-tro-aimant. Quand le circuit est ouvert par la boite de contact, la pièce aimantée, n’est plus attirée, et, remontant par l’effet d’un contrepoids placé à son autre extrémité (fig. 2), elle permet
- Au frem ou au sifflet
- Locomotive
- Crochet
- à la came de se redresser aussi, lorsque le contrepoids, l’armature II, et la poulie retournent à leur position primitive; la corde et la chaîne relâchent la came du rail qui retombe par son propre poids à la position : voie fermée.
- Pour indiquerai! mécanicien qu’il doit arrêter sa machine avant d’atteindre l’appareil de la fig- 2, la poulie, au moyen d’une chaîne, manœuvre un sémaphore visible à grande distance. Le sémaphore prend une position correspondant à celle de la came du rail, c’est-à-dire qu’il est vertical pour la voie libre, et horizontal pour la voie fermée.
- La came du rail se place horizontalement, soit par suite d’une interruption momentanée de courant (montrant que la voie est fermée), soit par suite d’un manque total de courant.
- Pour être fixé, il suffit d’observer le plateau signal de la fig. 4. Si le plateau est vertical, la voie est bloquée, s’il est horizontal, c’est que le courant est interrompu. Dans ce dernier cas, le mécanicien peut avec précautions continuer sa route jusqu’à la prochaine station.
- La fig. 4 montre le mécanisme qui amène le
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- plateau signal dans la position verticale. Le plateau est fixé à un petit mouvement de sonnette, et oscillant librement, un petit arbre repose sur l’extrémité de l’armature de l’aimant. Le mouvement de cette dernière amène le signal à sa position.
- Le dispositif de contact du rail que nous venons de décrire, n’actionne pas seulement cet appareil, mais il agit aussi sur un autre dispositif électrique destiné à être placé aux stations. Grâce à ce dernier appareil, il est absolument impossible à qui que ce soit de laisser le train
- Plateau signa/
- Came de
- Electro-
- aimant
- Fig. 4
- quitter la station avant que la voie ne soit entièrement libre.
- Cet appareil se compose (fig. 0) de 4disques de métal, clavetés sur quatre axes parallèles, chacun d’eux ayant une petite roue d’échappement. Chaque fois qu’une dent de la roue à rochet est passée, le disque monté sur le même axe, tourne d’un angle déterminé et constant. Les disques empiètent l’un sur l’autre et sont dans des plans differents. Chaque disque a des trous numérotés consécutivement et correspondant aux dents de la roue à rochet. Ces trous sont disposés de telle façon que, par exemple, ceux des disques supérieurs ne coïncident pas avec ceux des disques inférieurs tant qu’ils ne sont pas superposés de telle sorte que les trous dé même ordre coïncident. A chaque roue à rochet appartient un cliquet relié àl’armature d’un électro-aimant, appelé l’aimant de disques. Cette armature est attirée quand le circuit de l’électro-aimant est fermé par le dispositif de contact du rail. Cela oblige le cliquet à reculer sur la roue à rochet et à engrener
- avec la dent suivante. Quand le courant est coupé, l’armature revient à sa position initiale par l’effet d’un ressort puissant, faisant avancer le cliquet et la roue à rochet d’une longueur correspondant à un trou et un numéro.
- Dans la boite contenant les quatre disques, et dans un espace (indiqué par 2 parallèles en pointillé en haut de la fîg. 6), sont disposés trois contacts fixes, et, en face d’eux, deux contacts
- Levier
- Eiectro-aima
- de disque
- mobiles ou ponts. Les contacts fixes font partie d’un circuit de came de rail (fig. 2) situé exactement à l’endroit où la ligne quitte la station, pour indiquer que la voie est libre.
- Le circuit n’est fermé que quand les deux contacts supérieurs viennent simultanément en contact avec ceux d’en dessous et les contacts supérieurs ne sont fermés que quand deux fiches sont poussées dans les trous des deux jeux de disques et viennent appliquer les ponts sur les contacts fixes de la boîte. Deux ressorts à boudin placés sur chacune des deux fiches, les dégagent des trous sitôt que la pression exercée sur eux diminue. Les deux fiches sont supportées par deux longs guides, qui assurent un bon alignement entre les fiches et les trous des disques.
- Pour éviter que la came de rail placée près des stations ne supprime la voie libre au moment où le train quitte la station suivante, le levier indiqué sur la fig. 5 coupe, au moyen de deux contacts fonctionnant simultanément, le circuit de l’électro-aimant (fig. 2). Les aimants de disque peuvent être à même de fonctionner avec un circuit normalement fermé, et dans ce cas si le courant manque, les leviers relâchés (fig. 5) coupent le circuit de l’électro-aimant ffïg.2), enïpê-
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- chant ainsi le signal ou la came de rail de rester à voie libre. Le déplacement de ce levier ferme un circuit de sonnette local, qui annonce ainsi l’interruption de courant.
- Là où les trains marchent toujours dans la
- Conjtacts fixes
- h'ch es
- Fiches
- même direction sur chaque voie d’une double ligne, les disques dans chaque boîte se réduisent à deux.
- En circuit avec la boite de contact de rail, on a disposé un appareil enregistreur (fig. 7), com-
- prenant un rouleau de papier, nui par un mouvement d’horlogerie, et sur lequel sont placées plusieurs pointes aimantées. Elles sont en circuit avec le dispositif des contacts de rail, etquand un train franchit l’un ou l’autre de ces contacts, la plume correspondante fait un signe sur la carte qui est divisée en intervalles de 5 minutes.
- Comme chaque plume marque le moment du
- E/ectro-aimants etp/umes
- _ J_!
- passage d’un train sur un contact, et que la distance entre les contacts successifs est connue, on peut calculer la vitesse à laquelle le train par-courtla distance séparant deux contacts successifs, et, en outre, on sait entre quels contacts le train peut se retrouver, s’il a dû s’arrêter pour un motif quelconque.
- La ligure 8 donne un schéma des connexions
- Feeders
- Source
- CMb/ks de connex
- Dispositif de signai
- Dispositif
- de signa!
- lai/s de contaci
- Boîte de contact
- Boîte de contact
- principales pour deux stations, et, après avoir décrit les différents appareils, il est intéressant de s’occuper de leur application pratique au point de vue de la protection contre les accidents de chemin de fer, à commencer par les plus dange-
- reux, c’est-à-dire la collision de deux trains voyageant en sens contraire sur la. même voie.
- On verra que par l’addition de l’appareil décrit, il est non seulement impossible que la collision ait lieu, mais encore que deux trains marchent
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- L’É;CLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — No 50.
- en sens inverse sur la même ligne en même temps.
- Lorsque l’appareil est mis en marche pour la première fois, il faut d’abord s’assurer que la ligne est débarrassée de train. Sur le schéma, la boite de contact, le signal, et les contacts de rails pour une station sont indiqués sur la gauche, et les appareils correspondant d’une autre station, sur la droite. Appelons A la station de gauche, B, celle de droite.
- Pour permettre à un train de quitter A,la came
- du rail du dispositif de signal doit être levée à la position de « voie libre » et cela s’obtient par l’insertion des fiches dans les trous de la boite de contact et la fermeture du circuit de l’électro-aimant bipolaire (fig. 2).
- L’armature tout d’abord tourne en sens inverse des aiguilles d’une montre, le sémaphore est abaissé, et la came du rail levée. Lorsque le train franchit les contacts du rail, les circuits de cliscpies aux stations A et B sont d’abord fermés,
- Contacts fixes dans la boîte de disques Plots de contât
- Pièce iso/ante
- USB
- puis ensuite ouverts (lorsque le train franchit le second contact) et les disques dans les boîtes se sont avancés d’un trou.
- Le circuit de l’aimant, fermé en temps normal, sera également ouvert et la détente du rail, à la station A, ainsi que le sémaphore, retourneront à la position «voie fermée», pour protéger le train à son passage sur la section vers la station B. Les trous des disques des boites de contact, aux deux stations A et B, ne coïncident plus dans leur mouvement en avant, en raison de l’impul-
- sion donnée par le passage du train, et les fiches auparavant engagées pour permettre au train de quitter la station A, ne peuvent conserver plus longtemps la position ouvrant la section considérée au train suivant. La voie sera donc bloquée jusqu’à ce que le train atteigne le dispositif de contact à quelque distance de la station B. En passant sur ce contact, les aimants de disques fonctionneront de nouveau aux deux stations, et les trous des disques serontamenés à une position permettant l’introduction des fiches et la ferme-
- Boîte de contact v$tgnaf
- ^ Contact de rat!
- Boîte de contact
- nSignaJ
- Si9naM
- Contact de rail
- l
- Dispositif de contact unique
- A
- Station
- Contact de rai!
- Fig.
- B
- Statior
- fi S 9
- ture des circuits comme précédemment pour la libre circulation d’un train. Il faut signaler que dans chaque boîte de contact, il y a un dispositif spécial prévu pour mouvoir un signal donnant la « voie libre » au moment précis où un train passe sur le contact à la station de départ. Ce dispositif, représenté fig. 9, comprend, à l’extrémité de l’armature, un système isolé de ressort de contact.
- Ces ressorts reposent sur les plots de contact en circuit avec l’aimant, et lorsque l’armature est attirée par l’aimant, les circuits de l’aimant ne sont ouverts que lorsque le signal et la came du rail indiquent la « voie libre ».
- Quand deuxou plusieurs trains doivent circuler sur la même section en se suivant les uns les
- 10
- autres, la section est pourvue de plusieurs contacts de rails et de signaux.
- La fig. 10 représente schématiquementle dispositif nécessaire en ce cas. Un train quittant la station A passe sur le 1er contact de rail., ferme la voie derrière lui et signale « voie fermée » en arrière. Jusqu’à ce que le train ait passé le second contact, un deuxième train ne peut démarrer, et si le premier train s’arrête en route, les signaux arrière le protègent. La même succession d’opérations se répète pour les autres sections.
- Le système peut être employé avec succès, sans les boîtes de contact, les trains se protégeant et se signalant automatiquement lorsqu’ils sont dans leurs sections et quand ils les quittent.
- L. M.
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- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Télégraphie sans fil. — Cohéreur à oxyde chaud. — Max Hornemann. — Annalen der Physik, 1904, P- 129.
- Le cohéreur chaud à oxyde (fig. 1) est constitué par une feuille de cuivre m (dimensions 0,5 mm. d’épaisseur, 5 cm. de largeur et 10 cm. de longueur) qui peut être chauffée par la flamme 0 et porte la bande de plomb recourbée / (1 mm. d’épaisseur, 1 cm. de largeur, 10 cm. de longueur) terminée par un bec pointu K de manière que le contact avec le cuivre soit réduit, autant que possible, à un point.
- La bande de plomb est reliée au pôle négatif
- CalvanoTïi. ( ou téléphone x, TL >—
- à la terre Contact >
- XX r~
- -Q
- ) FJe’ment Fil de réception
- p/orh
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- Fù'ncélle ^ Jjl d émis si on
- m
- c Interrupteur
- d Fnreul tprjmaire
- eJünrcrult second. *
- Bobine dlnduc. Fig. 1
- iffiément
- &
- d’un élément de faible force électromotrice. Entre le pôle positif et la bande de cuivre, on intercale un téléphone ou un galvanomètre.
- Pour employer l’appareil, on chauffe la plaque de cuivre, pendant que la bande de plomb est soulevée, jusqu’à ce qu’il se produise sur sa surface une mince couche d’oxyde de cuivre noir. Ensuite on éloigne la flamme et, quand la plaque est refroidie, on place la bande de plomb sur la surface oxydée. La couche d’oxyde ne laisse passer à froid aucun courant, et l’aiguille du galvanomètre ne bouge pas, ou est à peine déviée. Si l’on chauffe à nouveau la feuille de cuivre, il passe un peu de courant : on règle la flamme sous la plaque pour que l’aiguille du galvanomètre ait une déviation de 20 à 60°.
- Si l’on fait éclater à proximité de petites étincelles, l’aiguille revient en moyenne de 8° en arrière et reste là pendant la durée de la radiation. Quand celle-ci cesse, l’aiguille revient d’elle -même à sa position.
- Pour des ébranlements électriques trop intenses (trop fortes étincelles) l’appareil agit comme un cohéreur de Branly : l’aiguille a brusquement une déviation maxima et ne revient à sa place primitive que sous l’effet d’un choc.
- Le phénomène est le même quand on intervertit la connexion de l’appareil, c’est-à-dire lorsqu’on relie le pôle positif à la bande de plomb.
- Si l’on remplace le galvanomètre par un téléphone, on n’a pas besoin de prendre tant de précautions.
- Le phénomène peut être expliqué en se basant sur la f. e. m. du courant thermo-électrique. La radiation électrique affaiblit probablement la f. e. m. du courant thermo-électrique opposé à la f. e. m. du courant de la pile.
- R. V.
- Nouveau dispositif Stone. — Electrical World and Engineer, 3 septembre.
- Si l’on dispose 3 conducteurs verticaux de façon que les deux conducteurs extrêmes soient symétriques par rapport au conducteur intermédiaire, et si l’on produit dans celui-ci des oscillations électriques, les deux autres sont sièges d’oscillations égales en amplitude et en phase. Si l’on fait agir ces oscillations sur un appareil récepteur placé entre les deux conducteurs, l’action est nulle.
- Stone a utilisé cette propriété pour l’éaliser un poste de télégraphie sans fil capable de transmettre et de recevoir en même temps.
- R. V.
- Système syntonique Pupin. — Electrical World and Engineer, 3 septembre.
- L’inventeur emploie comme récepteur un monotéléphone dont la membrane ne répond qu’aux oscillations d’une période déterminée, et reste immobile sous l’action d’impulsions magnétiques de périodes différentes.
- Au transmetteur, la vitesse de rotation de l’alternateur est réglée pour la fréquence correspondant à la période du téléphone récepteur, et l’éclateur est disposé de manière que les étincelles ne jaillissent qu’à chaque maximum de la tension. Une clé morse placée sur le circuit transmetteur sert à faire varier la durée des impulsions.
- R. Y.
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- Nouveau récepteur pour la télégraphie. — The Electrical Review (9 août).
- Ce récepteur repose sur le principe cle la variation de la tension superficielle entre du mercure et de l’acide sulfurique étendu sous l’influence de différences de potentiel. La figure 1 représente la coupe verticale de l’appareil : T est un tube à
- a.- 7>
- Fig. 1
- mercure dont l’extrémité inférieure ouverte capillaire est recourbée horizontalement et plqnge dans un récipient contenant de l’acide sulfurique étendu. Au fond de ce récipient est placé du mercure qui assure la jonction électrique. Le courant est amené au mercure par un fil de platine soudé dans le verre. Le reste du dispositif sert à régler le niveau du mercure dans le tube de verre T, de façon que la surface de séparation
- entre le mercure et l’acide sulfurique étendu soit placée au milieu de la partie horizontale du tube capillaire. Dès qu’il se produit une différence de potentiel entre le mercure et l’électrolyte, la surface de séparation change de place ; d’après le sens du courant, elle s’approche ou s’écarte de l’extrémité du tube capillaire : Quand la différence de potentiel cesse, elle revient très exactement à sa place primitive. Il est clair que l’on peut employer cet appareil à la réception de signaux Morse. Il suffit de projeter sur une pellicule sensible, au moyen d’un appareil, l’image agrandie du fil de mercure qui s’allonge ou se raccourcit. La figure 2 donne une idée des images obtenues. Comme on le voit, les signaux sont extrêmement, nets, facilement lisibles, et préférables à ceux du siphon recorder.
- Dans l’emploi pratique, il ne passe aucun courant sur l’appareil ; son fonctionnement doit être expliqué plutôt par la polarisation à la surface de l’électrolyte. Pour cela, il suffit d’une quantité d’énergie extraordinairement faible (par exemple 1/3 de volt pour une distance d’un mégohm). La très grande sensibilité rend cet appareil précieux pour la télégraphie par câbles. Il permet de communiquer avec une vitesse deux fois plus grande sur les câbles transatlantiques et permet d’envoyer 360 mots à la minute sur des lignes continentales de grande longueur, en partie aériennes et en partie souterraines. Il peut aussi servir de récepteur en télégraphie sans fil, si on le branche en série avec un cohéreur ordinaire. Comme exemple de sa sensibilité, on peut indiquer l’expérience suivante : si l’on place un diapason devant un téléphone relié au récepteur, ce dernier enregistre toutes les vibrations dn diapason.
- R. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- CONGRÈS ÉLECTROTECHNIQUE INTERNATIONAL DE SAINT-LOUIS
- Transport de force et distribution dans les chemins de fer à courant alternatif. Lincoln.
- Un inconvénient du système monophasé est que, pour une même tension entre fils, le poids de cuivre nécessaire est, en comparaison de celui
- que nécessite le système à courants triphasés, dans le rapport 4/3.
- Pour une même tension par rapport à la terre, les deux systèmes sont équivalents. Comme les générateurs polyphasés sont environ 30 % meilleur marché que les générateurs monophasés, il est préférable d’employer les premiers et de répar-
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- tir le choix autant que possible sur toutes les phases.
- L’auteurmontre, en concluant, qu’il est impossible d’établir une règle générale pour le calcul de la section du conducteur, ainsi que pour l’écartement et le dimensionnementdes transformateurs.
- O. A.
- Système d’éclairage des trains employé en Prusse.
- Dans ce système, la constance de la différence de potentiel est assurée par une résistance ballast en fer placée dans une ampoule contenant de l’hydrogène. Pour des variations de la tension de 56 à 86 volts, le courant dans le circuit des lampes ne varie que de 8,0 à 8,7 ampères. Le générateur employé est une turbine dynamo de 20 chevaux placée sur la chaudière de la locomotive. Dans certains cas, on a réussi à commander la dynamo par un essieu de voiture. La batterie d’accumulateurs sert seulement de réserve. Les disjoncteurs automatiques à minima, qui coupent le circuit lorsque la différence de potentiel aux bornes de la dynamo tombe au-dessous d’une certaine valeur, ont donné lieu à des difficultés et ont été remplacés par des sortes de soupapes électrolytiques constituées par des électrodes en fer et en aluminium.
- Quand le sens de rotation de la dynamo change, les balais sont décalés automatiquement sur le collecteur. La dynamo seulement porte quelques tours d’enroulement inducteur série, pour que le champ diminue quand le courant augmente.
- O. A.
- Moteurs à courant alternatif. Steinmetz.
- L’auteur, s’appuyant sur une étude mathématique, décrit les propriétés des moteurs à courant alternatif de toutes sortes.
- Le moteur alternatif à collecteur a deux systèmes inducteurs et un induit sur le collecteur duquel frottent deux paires de balais. L’auteur montre que, parmi tous les moteurs alternatifs, c’est le moteur à répulsion qui a le plus grand couple de démarrage et que, dans ce 'moteur, la puissance et le couple tombent rapidement quand la vitesse augmente. Ces deux grandeurs deviennent nulles pour une certaine vitesse limite. Le moteur série monophasé présente une
- chute beaucoup plus faible du couple quand la vitesse augmente, et on peut le désigner comme ayant un couple constant. Le moteur compensé tient le milieu entre les deux moteurs précédents : il offre les avantages du premier aux faibles vitesses et les avantages du second quand la vitesse croit. En somme, le moteur à répulsion est avantageux pour de faibles vitesses, le moteur série pour de fortes vitesses, et le moteur compensé pour des vitesses intermédiaires.
- O. A.
- Expériences pratiques sur le système Pupin appliqué aux lignes téléphoniques. Hayes.
- On a montré mathématiquement qu’il est possible de supprimer l’amortissement d’une ligne en employant plusieurs bobines Pupin dans une longueur d’onde. L’écartement des bobines dépend de la fréquence la plus élevée des courants à transmettre. Le système Pupin est très avanta- geux à cause de la facilité avec laquelle les bobines peuvent être intercalées dans les câbles; il donne de moins bons résultats pour les lignes aériennes.
- Par suite de la self-induction élevée et de la faible capacité, la diminution de l’amortissement n’a pas d’importance.
- L’auteur conclut que l’emploi du système Pupin dans ce dernier cas est inutile, tandis qu’il peut rendre de grands services dans le cas de transmission par câbles.
- E. B.
- Sur le calcul d’isolateurs à haute tension. Ryau.
- Pour pouvoir établir un projet d’isolateur à haute tension, il faut connaître :
- 1° Une méthode pour déterminer la force électrique qui se produit dans un diélectrique sous l’effet d’une force électromotrice.
- 2° La résistance que le diélectrique oppose au passage de l’électricité.
- 3° La densité du flux de force électrique qui cause la rupture du diélectique.
- 4° Les moyens propres à faire porter l’effort de rupture sur les parties les plus résistantes de l’isolateur.
- 5° Les méthodes expérimentales pour la détermination de la rupture des diélectriques et pour l’épreuve des isolateurs terminés.
- 6° Les coefficients de sécurité^
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- L’auteur discute ces points un à un et en conclut que le calcul théorique des isolateurs présente de grandes difficultés.
- E. B.
- Discussion sur les transports de force à distance.
- Bignami cite des usines suisses dans lesquelles on trouve des facteurs de puissance de 50 % et plus. En Amérique, on trouve généralement 30 % . La tension par mille atteint en moyenne 500 à 600 volts en Suisse et 600 à 850 en Amérique.
- Peek parle des transformateurs et pense que les transformateurs dans l’huile n’offrent pas de danger d’incendie, puisque la température d’inflammation de l’huile est assez élevée.
- Blackwell n’est pas de cet avis et préconise les transformateurs à air avec cloisonnements en amiante. Cet auteur parle de la grande économie que l’on trouve à construire des transformateurs ayant un rendement légèrement réduit. Les frais de construction s’abaissent à la moitié de leur valeur primitive quand on adopte comme valeur du rendement 96 % au lieu de 99 % . Il est avantageux de munir de côtes les parois intérieures des caisses à huile. La fabrication d’une bonne huile à transformateurs offre des difficultés : il est nécessaire d’expurger de l’huile toute trace d’humidité au moyen de serpentins à vapeur.
- Baum, qui a l’expérience du courant à haute tension d’environ 120 km. de la California Gas et Electric C°, trouve avantageux d’employer de très hautes tensions (dépassant 60.000 volts),
- sur les lignes d’une longueur de 80 km., parce que les coups de foudre et les phénomènes oscillatoires sont moins sensibles. La tension des oscillations auxquelles donne naissance une rupture brusque est environ égale à 200 fois le courant interrompu et est, par conséquent, d’autant moins élevée que que la différence de potentiel est plus considérable.
- La distance explosive d’un parafoudre à cornes pour 60.000 volts est d’environ 10 à 11 cm. entre un fil et la terre.
- En Californie, les parafoudres à cornes ont donné de -bien meilleurs résultats que les parafoudres à plusieurs coupures; Baum pense qu’il est facile de construire des interrupteurs pour 100.000 volts. La tension n’est limitée que par la valeur des isolateurs.
- H.-W. Buck parle de l’aluminium comme métal à employer dans les conducteurs et de la pression sur les lignes aériennes.
- Converse décrit le développement des isolateurs à haute tension. Les types les plus nouveaux pour 60.000 volts ont un diamètre de 38 cm. et un poids dépassant 11 kgs.
- Scott fait remarquer que les frais occasionnés par les isolateurs sont négligeables vis à vis des autres frais et ne sont que les 2 % des frais fixés par kilowatt.
- Perrine décrit un isolateur à haute tension à 3 cloches recourbées de telle manière que tous les points d’une surface, dans un plan donné, sont à égale distance des bords de la cloche voisine.
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant: A. Bonnet.
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- Tome XLtl.
- Samedi 17 Décembre 1904.
- Il* Année.
- N° 51
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- L’USURE DES TURBINES
- Depuis 1896, la ville de Neuchâtel utilise l’énergie de la Reuse descendant en pente rapide du Val de Travers au lac. En aval des usines desservant le réseau du Locle et de La Chaux-de-Fonds, elle a créé artificiellement une chute de 56 mètres en captant l’eau et en l’amenant à l’usine par un tunnel de 1600 mètres. Le débit de la Reuse est assez réduit — 1500 litres environ à la seconde — et l'inévitable développement du service a obligé les usines à installer des moteurs à vapeur.
- Ayant atteint le maximum de puissance à l’usine hydraulique des Glées, la ville de Neuchâtel a créé une usine à vapeur dans la ville même, au bord du lac et y a groupé les transformateurs rotatifs destinés à la distribution urbaine.
- Nous reviendrons ultérieurement sur l’usine à vapeur de Neuchâtel qui sera terminée dans quelques mois.
- L’usine des Glées, en marche depuis 8 ans, avait, au début, six groupes de 300 chevaux ; elle en possède 9 actuellement.
- Des descriptions ont été déjà publiées et il est d’ailleurs probable qu’au point de vue électrique, les unités qu’elle possède ne seraient plus construites aujourd’hui, par les maisons qui les ont livrées.
- Les progrès de l’industrie électrique, surtout dans la technique des courants alternatifs, ont été tellement rapides en ces dernières années, qu’en très peu de temps un type de machine est devenu presqu’une antiquité !
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- L’jÉCLAlHAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 51.
- Mais les turbines nous ont particulièrement intéressé parce que les roues motrices sont à peu près intactes malgré leur long fonctionnement, presqu’ininterrompu, et malgré les sables qui chargent l’eau.
- Cela tient à ce que la turbine centrifuge est à injection partielle par deux séries d’orifices directeurs disposés dans deux quadrants opposés sur un diamètre horizontal.
- Le réglage se fait par un régulateur centrifuge ordinaire qui attaque un vannage dont le déplacement ferme plus ou moins les orifices d’injection.
- La figure 1 donne schématiquement cette disposition. Elle présente le grand avantage de ne pas modifier la direction de la veine liquide entrant dans la roue et ne provoque point de tourbillons localisés dans les aubes.
- C’est à l’absence de tourbillons qu’on doit la bonne conservation de la roue dont la figure 2 reproduit une photographie prise en octobre de cette année.
- Nous avons donné ailleurs (1) le cliché que nous reproduisons ici (lig. 3) d’une turbine de 1200 chevaux après trois mois à peine de fonctionnement. A l’inverse de la précédente, cette turbine est à injection totale, à axe vertical ; elle est centrifuge Fig- t et le réglage se fait au moyen d’un tiroir se dépla-
- çant entre les deux couronnes et obstruant en partie la totalité des aubes. Cette obstruction provoque une déformation de la veine liquide, un changement dans la direction du
- Fig. 2
- déplacement de cette veine dans l’aube, et, par suite, des tourbillons plus ou moins violents à l intérieur des canaux de la roue motrice.
- La vue que nous reproduisons en cliché stéréoscopique montre bien où les tourbillons se manifestent. L’attaque qui se produit dans les aubes en des points bien déter-
- (*) Bulletin de l’Association des Ingénieurs sortis de l’Institut Montéfiore, t. IV, S" série.
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- 17 Décembre 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- minés, les mêmes à peu près pour chaque aube, écarte toute idée d’usure par le seul frottement continu d’une eau chargée de sable. L’agent destructeur a localisé son action et cet
- Fig. 3
- agent ne peut être qu’un tourbillon (*) qui fait exactement l’effet d’une vrille à laquelle la fonte ne peut résister.
- Que la naissance des tourbillons soit due à l’obstruction de Rentrée des aubes et au chan-
- Fig. 4
- gement de direction du fdet liquide, c’est ce que prouve encore l’examen delà turbine de la ligure 4.
- P) Sur l’action des tourbillons des eaux on peut consulter les travaux de M. Jean Brunhes, professeur à l’Université de Fribourg, notamment un mémoire du Globe, organe de la Société de Géographie de Genève, (septembre 1904) et dans les mémoires de la Société Fribourgeoise des Sciences naturelles, fasc. IV : La tactique des tourbillons.
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- Cette roue est également centrifuge et à axe vertical. Elle est installée dans la même usine que la précédente et comme on peut le voir ne présente pas de traces d’usure comparables à celles de la figure 3, bien qu’elle ait fonctionné déjà plusieurs années.
- Mais cette turbine est encore d’un type à injection partielle. Elle porte deux orifices diamétralement opposés, disposés à l’intérieur de la couronne des aubes motrices et inclinés d’un certain angle sur la tangente du cercle intérieur (voir fig. 5.).
- Le'régulateur agit simultanément sur deux obturateurs qui limitent plus ou moins
- l’épaisseur de la veine liquide injectée, mais ne changent pas sa direction. Il en résulte que le vannage, sur lequel agit le régulateur, ne détermine pas à l’entrée des aubes une brusque variation de section du füet liquide se développant dans l’aube, et par conséquent, ne provoque pas de tourbillons dangereux.
- Nous concluons des faits et des considérations rapportés ici que, d’une façon générale — car les eaux des cours d’eau à pente rapide sont toujours plus ou moins chargées de sable — il faut éviter l’emploi de turbines à veine moulée que les variations de charge et l’action d’un vannage de réglage déforment.
- La turbine à libre déviation et à injection partielle doit être préférée et permettra de se mettre à l’abri de tous les ennuis résultant d’une rapide usure des aubes motrices.
- Le développement de plus en plus grand des usines hydro-électriques augmente l’importance des problèmes qui touchent à leur établissement et à leur exploitation et nous pensons que les anciennes usines suisses doivent être pour les intéressés une précieuse mine de renseignements et d’indications.
- Nous leur apportons aujourd’hui un fait qu’ils pourront peut-être mettre à profit (1).
- J. Dalemont.
- (•) M. le Dr Ahlborn, de Hambourg, écrivait à M. Brunhes qu’il avait observé aussi sur les hélices des navires des phénomènes d’usure localisée, due sans doute aux tourbillons. Il a fait tout récemment à Berlin une conférence sur ses observations; nous en signalerons la publication aux lecteurs de la Revue.
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- Le but du procédé x4ichele dont nous allons donner la description, et qui est exploité par la Société Brown-Boveri, de Baden (Suisse), est de rendre l’éclairage partout applicable et de permettre l’emploi du système pour les trains de toute catégorie en munissant chaque voiture d’une installation d’éclairage absolument indépendante, en même temps que de rendre possible une plus grande distribution de lampes dans les trains pourvus de ces derniers appareils.
- Le principe consiste dans l’installation du générateur, de la batterie d’accumulateurs et du dispositif de réglage sur chaque voilure, à l’extérieur de celle-ci, Lintérieur ne possédant cpie les lampes et les conducteurs nécessaires.
- Le dispositif de réglage est l’organe essentiel du système ; son rôle peut se résumer comme il suit : c’est l’appareil destiné à maintenir constante la tension aux bornes des lampes, quel que soit le nombre d’ampoules allumées, quel que soit l’état de la batterie, et que le courant soit fourni par la dynamo ou par la batterie ; en d’autres termes, le régulateur doit agir de façon à soustraire les lampes aux fluctuations qui pourraient résulter des variations de la vitesse du train ; il doit mettre la dynamo hors circuit quand la marche n’est plus assez rapide pour que le générateur donne la force électro-motrice indispensable ; il doit la réintroduire dans le circuit, en place de la batterie, quand la vitesse minima est atteinte ; il doit encore, enfin, limiter l’intensité du courant de charge des accumulateurs et réduire fortement cette intensité quand la charge est complète.
- La vitesse minima dont il est parlé ci-dessus, dont l’obtention détermine la mise en circuit de la dynamo, est de 25 kilomètres à l’heure ; la commutation dont il s’agit est effectuée par un « appareil de couplage » C qui fait partie du dispositif de réglage (fîg. 1).
- Cet appareil de couplage est un électro-aimant en' forme de cloche, à deux enroulements séparés et noyau mobile ; Tun des enroulements, en fil gros, est parcouru par le courant de charge ; l’autre, en fil fin, est branché aux bornes de la dynamo.
- Dès que la vitesse atteint la valeuir indiquée de 25 kilomètres à l’heure, le noyau de l’électro-aimant est attiré vers le haut ; or, à la partie supérieure du noyau se trouvent fixés des ressorts en cuivre, pliés en fourche, qui, par suite du mouvement du noyau, viennent sè poser sur une plaque métallique ; dans cette position, la dynamo envoie son courant à la batterie, qui est donc mise en charge ; le couplage, s’effectuant quand la tension à la dynamo est celle de la batterie, ne donne pas d’étincelles ; la batterie ne reçoit dui courant que lorsque la pression à la dynamo est supérieure à sa force électromotrice, c’est-à-dire quand la vitesse dépasse 25 kilomètres; dès ce moment, le second enroulement de l’appareil de couplage reçoit également du courant, mais l’effet que cet enroulement produit s’ajoute à celui du premier et assure par conséquent le maintien d’un bon contact.
- Le moteur de réglage R entre en action dès que le courant de la dynamo prend naissance.
- P) Sur l’éclairage électrique des trains, voir VEclairage Electrique, tome XXXV, (n° du 18 avril 1904), et tome XL (n° du 13 août 1904).
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- Sur l’arbre du moteur est calée une roue dentée qui engrène avec une plus grande dont est solidaire le levier H du rhéostat d’excitation.
- Trois enroulements d’excitation sont disposés sur les électro-aimants du moteur (fîg. 2) ; un premier enroulement I est parcouru, ainsi qu’il a été indiqué, par le courant de la dynamo, dès qu’est établi le contact nécessaire par suite du déplacement du noyau de
- Fig. 1. —Vue des appareils de réglage. Première exécution
- l’électro en cloche ; un second, II, reçoit le courant d’éclairage quand une lampe au moins est allumée ; un troisième, III, est soumis à la tension de la batterie, et alimenté tant qu’aucune ampoule n’est allumée, c’est-à-dire aussi longtemps que le second enroulement est hors circuit.
- En résumé, le premier enroulement tend à produire le déplacement du moteur dans un sens; les deux autres, jen sens contraire sous l’action combinée du premier et de l’un ou l’autre des derniers ; la grande roue dentée, et partant le levier du rhéostat qui en est solidaire, avons-nous vu, prennent une position déterminée qui resterait invariable si rien n’était modifié aux tensions et aux courants dans les divers circuits; mais il n’en est pas ainsi, et la rotation de l’induit, amortie par un disque d’aluminium calé sur l’axe et qui est soumis au champ d’un électro, détermine le déplacement du levier sur les contacts, rangés en cercle, du rhéostat d’excitation.
- Quand la marche du train s’accélère, la vitesse de rotation de la dynamo augmente, la force électro-motrice qu’elle produit croît, et le courant qu’elle envoie dans l’enroulement du moteur de réglage devient plus intense ; de là, tend à se produire un déplacement du levier qui augmenterait la résistance intercalée dans le circuit d’excitation et diminuerait celle-ci ; ce déplacement s’effectue effectivement jusqu’à ce que l’action de la première
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- bobine soit équilibrée par l’action inverse de celle des deux autres bobines qui est en circuit ; le contraire se produit si la vitesse de rotation diminue ; c’est alors la seconde ou la troisième bobine qui devient prépondérante et qui provoque le déplacement du levier du rhéostat dans un sens opposé au premier, donc tel que l’excitation soit augmentée.
- Disons, avant d’aller plus loin, et pour justifier notre raisonnement en ce qui concerne
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- Fig. 2. — Schéma des connexions
- la proportionnalité de la vitesse de rotation de la dynamo génératrice avec la marche du convoi, que l’appareil électrique est commandé par l’un des essieux de la voiture, la transmission s’effectuant par courroie ; c’est une dynamo shunt de deux chevaux, suspendue dans le milieu du châssis ; elle est protégée contre la poussière par une enveloppe de fonte; quand le sens de marche du train est renversé, les balais sont déplacés automatiquement, sur le collecteur, d’une distance correspondant à la distance polaire, ce qui renverse la polarité.
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- La dynamo (fîg. 3) fournit le courant nécessaire à l’alimentation des lampes pendant 25 km. à la plus grande partie de la marche et elle charge, dès le moment où la vitesse dépasse l’heure, la batterie d’accumulateurs.
- Celle-ci n’intervient pour l’alimentation des lampes, en lieu et place de la dynamo, que lorsque la marche de cette dernière est tombée à une vitesse telle que le voltage produit ne soit plus suffisant.
- Elle ne fournit donc de l’électricité que pendant les arrêts, ou immédiatement avant ou
- Fig. 3. — Dynamo à courant continu pour l’éclairage électrique des trains. Modèle pour 500 bougies
- après ceux-ci, bref dans tous les cas où la vitesse de rotation du générateur est faible ; elle se trouve dans des conditions de fonctionnement comparables à celles que l’on réalise dans les installations fixes les mieux réglées, et qui sont des plus favorables à sa régularité ; elle ne joue, en somme, d’autre rôle que celui de batterie tampon, ce qui permet d’en limiter les dimensions et le poids ; elle comportera, par exemple, 9 éléments d’une capacité de 140 ampères-heures, pour des lampes de 18 volts; on emploiera deux groupes de 9 éléments, si le voltage atteint le chiffre de 36 ; ces éléments sont toujours dans un état voisin de la pleine charge et ne participent, comme il a été dit, à la fourniture du courant que pendant les arrêts et la marche à vitesse très réduite ; on les réunit par groupe de 9 dans des boîtes que l’on place dans un endroit accessible; évidemment on pourrait en augmenter le nombre de façon à réaliser une installation d’éclairage fonctionnant sous un voltage plus élevé.
- Reprenons la description du dispositif de réglage dont les différents organes sont ras-
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- semblés, dans une boîte commune, sur le fond en acier de celle-ci, qui est fermée par un couvercle de tôle.
- L’ensemble est placé soit à l’intérieur, soit, le plus souvent, à l’extérieur de la voiture contre le châssis.
- La boite, dont les dimensions sont de 16x65x39 cm., pèse, au total, c’est-à-dire en y comprenant l’appareil de réglage, de 35 à 40 kg. seulement ; toutes les parties en sont interchangeables et peuvent être montées avec facilité. Les figures 4, 5, 6, 7 et 8 permettent de se rendre compte de la disposition de ces boîtes et de la place qu’elles occupent dans les voitures.
- Nous avons vu comment, au delà d’une certaine vitesse, la dynamo est mise en circuit
- Fig. 4. — Vue de devant de la boite à appareils. Dernière exécution
- pour la charge de la batterie et l’alimentation des lampes et comment se maintient constante la force électro-motrice aux bornes des ampoules.
- Le rôle du moteur de réglage, avec ses trois enroulements est, ainsi qu’on l’a déjà dit, soit de maintenir constant le courant de charge, soit de maintenir un certain rapport entre les intensités des courants de charge et d’éclairage.
- D’autres organes que ceux énumérés jusqu’ici interviennent encore dans le réglage et font partie de l’appareil de réglage.
- C’est, d’abord, un groupe de deux électro-aimants F et T destinés à permettre le réglage pour un courant de charge très faible ; ils écartent, soit totalement, soit partiellement du circuit les bobines II et III du moteur de réglage respectivement parcourues par le courant d’éclairage et soumises à l’action de la force électro-motrice de la batterie.
- C’est, ensuite, une résistance W dont les contacts sont parcourus par le levier du rhéostat lors du premier ou du dernier mouvement de ce levier, cette résistance est mise en parallèle avec la bobine II du moteur qui parcourt le courant d’éclairage ; le passage du levier sur les contacts, lors du premier ou du dernier mouvement, produit une augmentation ou une diminution progressive de la résistance.
- Cette disposition, de même que la précédente, a pour but de faire varier graduellement l’action de la bobine shuntée:
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- Enfin intervient encore un interrupteur automatique établi de façon à couper, en temps opportun le circuit d’excitation de la dynamo.
- La boite de réglage contient des organes « passifs », de plus : deux coupe-circuits fusibles et une résistance U insérée avant les lampes.
- Les différents organes ayant été passés en revue, examinons quels en sont, de façon précise et complète, le rôle et le fonctionnement.
- Supposons qu’après avoir marché à vitesse normale pendant un temps suffisant pour
- Fig-. 5. — Vue de derrière de la boite à appareils. Dernière exécution
- permettre la charge complète de la batterie, le train arrive dans une station, où il doit faire un arrêt plus ou moins long.
- Les lampes sont, supposons-nous, allumées.
- Pendant la période de ralentissement, le courant d’éclairage, en circulant dans le second
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- enroulement des éleetros du moteur de réglage, a déterminé la rotation du rhéostat, levier qui est allé se placer dans la position extrême, en passant sur les différents plots successifs tant du rhéostat que de la résistance W shuntant le second enroulement en question.
- A l’arrêt que nous considérons, le courant d’éclairage ne produira donc aucun effet; seul l’appareil de couplage, ne recevant plus de courant dans ses enroulements, abandonnera son noyau qui coupera le contact établi en ii pour fermer le circuit de charge de la batterie; les lampes seront donc reliées sans aucune résistance aux bornes de la batterie; en effet, dans la position extrême du levier, le second enroulement du moteur de réglage, le shunt W de cet enroulement et la résistance V des lampes sont en court-circuit; en outre, l’un des deux relais complémentaires de réglage dont il a été question ci-dessus, T, qui possède deux enroulements dont l’un est parcouru par le courant d’éclairage, aura, sous l’etfet de ce dernier, attiré son armature et mis hors d’action le troisième enroule-mentdu moteur de réglage, en fermant un contact S qui shunte cette bobine en court circuit.
- Rref, comme il a été dit, les lampes seront alimentées directement par la batterie, et
- Fig. 0
- sans qu'aucune résistance, en série ou en dérivation, vienne absorber une partie plus ou moins grande de la puissance ; l’éclairage sera assuré aussi longtemps que le permettrait la charge de la batterie et le nombre de lampes allumées.
- La batterie continuera à être mise à contribution pendant les premiers moments de la mise en marche, et tant que la vitesse n’atteindra pas 25 km. ; une fois cette vitesse atteinte, la force électro-motrice produite aux bornes du moteur atteindra une valeur égale à celle de la batterie, et le couplage entre la génératrice et la batterie pourra être opéré ; ce couplage s’effectuera grâce à l’intervention de l’appareil de couplage, dont l’un des deux enroulements est, avons-nous vu, toujours inséré aux bornes de la dynamo; le réglage est tel que le courant envoyé à ce moment dans l’enroulement en question y produit, le nombre de spires étant convenablement calculé, une force magnéto-motrice qui détermine l’ascension du noyau, ce qui amène la fermeture du circuit reliant la batterie au générateur; la dynamo envoie dès lors aux accumulateurs un courant plus ou moins intense et ce courant, en passant dans le second enroulement b de l’appareil de couplage, renforce l’attraction exercée sur le noyau ; le courant de charge augmente à mesure que la vitesse du train s’accélère.
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- Mais le rôle du courant de charge ne se borne pas au renforcement de l’attraction exercée par les enroulements de l’appareil de couplage sur le noyau : ce courant circule également dans le premier ênroulement du moteur de réglage et il y produit, ainsi qu’il a été dit, la rotation de l’arbre ; le levier du rhéostat se déplace en même temps, mais il n’effectue pas une rotation complète.
- En effet, dès son premier déplacement, il ramène dans le circuit, outre la résistance Y des lampes, la seconde bobine du moteur, shuntée par une section de son rhéostat W ; la rotation s’effectue jusqu’au moment ou l’action du courant d’éclairage dans l’enroulement 2 équilibre celle du courant de charge dans l’enroulement 1 ; à ce moment, le levier du rhéostat s’immobilise et sa position reste fixe aussi longtemps que rien n’est modifié aux intensités des courants passant par les bobines 1 et 2.
- Une modification se produit, par exemple, quand la vitesse du train augmente ; la force électro-motrice aux bornes du générateur s’élève et le courant de charge devient plus fort; de là résulte que la bobine 1 devient prépondérante et provoque un nouveau mouvement angulaire du levier qui est amené au second contact de la résistance W shuntant l’enroulement 2, lequel reçoit lui-même plus de courant ; un nouveau temps d’arrêt se produit ici encore, et dure jusqu’à ce que le courant de la dynamo se soit accru suffisamment pour produire un nouveau déplacement.
- Le levier glisse donc sur les contacts de la résistance du shunt W, la valeur de celle-ci augmente ainsi graduellement, faisant varier de façon progressive la résistance mise en série avec les lampes, résistance qui est constituée du groupe des résistances en parallèle : d’une part, la résistance shunt W, d’autre part, renroulement 2 et la résistance-série Y.
- La résistance shunt devient finalement infinie quand le levier du rhéostat en quitte le dernier contact, pour commencer à glisser sur ceux du rhéostat proprement dit.
- Dès ce moment, tout le courant d’éclairage passe par le second enroulement (enroulement que nous avons désigné par le n° 2) des électros du moteur de réglage ; le premier de ces mêmes enroulements (celui auquel a été attribué le n° 1) reçoit, lui, le courant de la dynamo. Sous l’action combinée de ces deux enroulements, qui agissent en sens contraire, le levier est ramené en place (en admettant que la vitesse croisse suffisamment), en marquant, sur les divers plots, des temps d’arrêt qui correspondent aux différentes vitesses du train, à une valeur du courant de charge dans un rapport invariable avec l’intensité du courant d’éclairage.
- Pour une vitesse donnée, un changement de la position du levier ne se produit que si le courant d’éclairage varie, c’est-à-dire si le nombre des lampes allumées est modifié.
- L’efficacité du système dépend entièrement, du rapport entre les nombres de spires des bobines 1 et 2 ; ce rapport doit être établi de façon que le courant de charge de la batterie ne prenne jamais une valeur dangereuse pour celle-ci, même dans les cas extrêmes.
- Cependant, la vitesse de marche se maintenant à une grande valeur pendant un temps prolongé, il arrive, particulièrement sur les convois à grande vitesse et à long parcours, que la charge de la batterie s’approche de sa valeur maxima.
- C’est alors qu’intervient le second des électro-aimants auxiliaires ; celui-ci est à un seul enroulement et il est inséré aux bornes de la batterie ; l’augmentation de la tension de celle-ci a pour effet de renforcer le courant qui traverse cet électro-aimant et de lui faire prendre, en dernier lieu, une valeur telle que l’armature de ce relais ferme en g le circuit d’une des sections de la résistance-shunt, et mette cette section en parallèle avec la bobine 2 du moteur de réglage.
- De là résulte un déplacement du levier du rhéostat. En effet, la bobine 2 ne reçoit plus
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- l'ig. 7. — lloile à appareils ouverte, montée dans le couloir d'une voiture de Ir* classe
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- qu’une partie de l’intensité du courant d’éclairage et il suffît pour compenser l’action magnétisante du courant dans la bobine 2, d’un certain courant plus faible dans la bobine 1, l’intensité de ce courant dépendant encore du nombre de spires de chacun des deux enroulements.
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- Voyons, avant d’aller plus loin, quelles sont les conséquences de ces diverses commutations au point de vue de la constance de l’éclairage, autrement dit de la force électro-motrice appliquée aux lampes, force électro-motrice qui doit échapper à toute fluctuation et ne pas se ressentir des modifications apportées aux communications électriques, à la vitesse, etc., si l’on veut échapper aux variations de l’intensité lumineuse des lampes qui produiraient un effet déplorable.
- Tout d’abord, voyons quelle est la conséquence de la disposition adoptée et dont nous venons de voir le fonctionnement pour la mise en circuit de la dynamo, puis de la substitution de celle-ci à la batterie.
- Nous avons vu cjue, pendant le premier développement du courant de charge, le levier du rhéostat glisse lentement sur les contacts de la résistance shunt.
- Le couplage même de la dynamo ne produit aucune influence sur la constance de la force électro-motrice aux lampes, puisqu’il ne s’opère qu’au moment oii la tension aux bornes de la dynamo et celle de la batterie se font équilibre.
- Mais à mesure que la vitesse s’accentue, le courant de la dynamo prend plus d’intensité ; par contre la résistance placée devant les lampes, et dont la constitution a été indiquée augmente automatiquement en passant, graduellement, pas des valeurs successives qui, à chaque instant, sont proportionnelles aux valeurs croissantes du courant de charge.
- Bien entendu, nous parlons ici d’après les constructeurs, l’expérience personnelle pouvant seule permettre d’asseoir un jugement définitif.
- Le courant de décharge diminue, évidemment, et, plus tard, le courant de charge augmente progressivement, en produisant aux bornes de la batterie une élévation de tension graduelle.
- Mais à cette augmentation de la tension correspondent diverses combinaisons des résistances, combinaisons telles que la chute ohmique du courant d’éclairage (invariable tant que le nombre de lampes reste le même) soit, à chaque instant, en rapport avec l’élévation de voltage produite d’autre part.
- La constance du voltage est-elle maintenue quand croît la vitesse ?
- Nous avons exposé précédemment quelles manœuvres se produisent alors ; ces manœuvres ont pour but de rendre l’intensité lumineuse de chaque lampe indépendante du nombre des ampoules mises en circuit; une condition importante qui n’a guère pu être réalisée jusqu ici est, en effet, que des lampes puissent, à volonté, être allumées ou éteintes, et ce sans qu’il soit utile de les remplacer par une résistance inerte équivalente.
- Le déplacement du levier du rhéostat, déplacement qui s’effectue dans les conditions indiquées précédemment, a pour effet de rendre la chute de tension, due au passage du cou rant d’éclairage dans la résistance série V des lampes, sans influence sur l'uniformité de la tension appliquée, bien que cette chute varie, conformément à loi d’Ohm, proportionnellement à l’intensité du courant. Dans ce but, la disposition est telle que l’accroissement de tension produit aux bornes de la batterie par le courant de charge, compense la perle de force électromotrice dans la résistance dont il s’agit. La force électromotrice aux bornes des lampes reste donc invariable, que les lampes soient allumées ou non, quel que soit le nombre
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- de celles qui brûlent ; les lampes éteintes ne doivent pas être remplacées dans le réseau ; il ne se produit pas de surélévation de tension ; le fonctionnement est économique, parce qu’il n’explique pas de perte d’énergie par effet Joule dans des résistances inutiles.
- Quant au courant fourni aux accumulateurs, il est indépendant de la vitesse du train ; seul le nombre des lampes allumées le fait varier, sans que, toutefois, il puisse atteindre une valeur préjudiciable à la conservation de la batterie. Il en est ainsi pendant toute la durée de l’éclairage.
- D’un autre côté, nous avons vu que si la batterie atteint une charge voisine de sa charge maxima, un relais auxiliaire, en shuntant la bobine 2 du moteur régulateur, donne la prépondérance au courant de la dynamo sur celui des lampes, et amène un déplacement du levier du rhéostat.
- La surélévation de tension produite par le courant de charge est ainsi annulée aux bornes de la batterie, sans que, toutefois, la force électro-motrice, aux lampes, soit diminuée; en effet, l'insertion, en parallèle, d’une section de la résistance-shunt, a pour conséquence de diminuer la résistance totale mise en circuit avant les lampes.
- Tel est le fonctionnement du système et tels sont les effets qui lui sont attribués quand la vitesse du train, partant d’un minimum (arrêt) s’accélère progressivement et arrive à un maximum, auquel elle se maintient pendant un temps plus ou moins long.
- Qu’arrivera t-il si la' vitesse décroît pour revenir à zéro ? Il est à peine besoin de dire que les opérations qui viennent d’être décrites s’effectueront en sens contraire.
- La tension de la dynamo devenant insuffisante pour alimenter les lampes, la batterie sera remise en circuit et le générateur écarté graduellement.
- A mesure, en effet, que la vi tesse du train diminue, la force électro-motrice produite par la dynamo diminue de même, et le courant que produit cette tension dans l’enroulement 1 du moteur de réglage décroit en intensité.
- Il arrive ainsi que l’effet de ce courant est moindre que celui dû au passage du courant d’éclairage dans l’enroulement 2, et le moteur tourne, en conséquence, en sens contraire de sa rotation primitive, ce qui amène également un déplacement du levier du rhéostat en sens inverse; ce levier, sautant d’un plot du rhéostat au suivant, et augmentant ainsi l’excitation de la dynamo shunt, la force électro-motrice de celle-ci reçoit un accroissement passager, qui rend, momentanément, le courant de la dynamo prépondérant dans le moteur régulateur; le levier du rhéostat est ainsi immobilisé pour un instant; mais son mouvement rétrograde se continue à mesure que la vitesse diminue.
- A un moment donné, le levier, après avoir parcouru tout le rhéostat, abandonne celui-ci et parcourt alors la résistance slmnt de l’enroulement 2du moteur.
- Le déplacement du levier de l’un à l’autre des quelques contacts que comporte ladite résistance détermine une réduction progressive de la résistance en série dans le circuit des lampes, en même temps que le courant de charge diminue graduellement.
- De même que l’accélération n’a pas eu pour effet de modifier sensiblement le voltage aux lampes, le ralentissement s’effectue donc sans influer sur l’intensité lumineuse.
- Remarquons bien que nous nous bornons à esquisser ici le fonctionnement, du système, sans avoir la prétention d’entrer dans les détails d’un réglage dont la théorie, à raison de la nature des organes qu’il comporte, est, on le conçoit, des plus complexes.
- (Tue devient, dans les conditions exposées ci-dessus, le dispositif de couplage.
- Une seule partie de cet appareil intervient encore quand le levier du rhéostat, achevant son mouvement de recul, a repris sa position extrême initiale : c’est l’enroulement branché, de façon permanente, entre les bornes de la dynamo.
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- Nous en sommes actuellement, au moment où la vitesse du train est encore suiïisante pour que la force électromolrice engendrée dans la dynamo soit égale à celle de la batterie:
- Le courant qui passe dans l’enroulement du moteur dont il s’agit ci-dessus, maintient encore le noyau, et le couplage entre la dynamo et la Laiterie est toujours établi.
- Mais, l’instant d’après, le courant n’a plus l’intensité suffisante, le noyau déclenche et de là résulte la rupture des connexions qu’établissent les contacts du cuivre ii.
- Cette interruption détermine la mise hors circuit de la dynamo, l’éclairage étant assuré par la batterie seule.
- Remarquons, en passant, (pie, dans le mode d’installation décrit, la question de maintien de l'uniformité du voltage se compliquait par le fait de la suppression de l’une des deux batteries d’accumulateurs que l’on emploie dans d’autres procédés.
- Une autre remarque encore est que si, par suite de ce qu’elle fournit du courant aux lampes, la batterie, en se déchargeant, perd de sa tension, le courant que celle-ci produit dans l’électro-aimant auxiliaire à un enroulement F devient trop faible pour maintenir son armature, laquelle reprend sa position première en ouvrant le contact g de la section de la résistance-shunt W. Dès ce moment, tout est donc rétabli dans l’ordre normal et la batterie est prête à recevoir une nouvelle charge.
- Un autre cas nous reste à considérer ; c’est celui où aucune lampe n’est en circuit, cas dans lequel intervient le troisième enroulement des électros du moteur de réglage.
- Quand aucune lampe n’est allumée, le courant d’éclairage est supprimé et, partant, l’enroulement 2 du moteur peut être considéré comme inexistant
- En outre, l’enroulement b du relais auxiliaire T à deux bobines qui reçoit le courant d’éclairage n’est plus alimenté et l’armature ne se maintient que par l’action du second enroulement a de ce relais.
- Le circuit de ce second enroulement est fermé, pendant la marche, grâce à l’intervention de contacts k qui font partie de l’appareil de couplage c.
- A l’arrêt, ces contacts sont interrompus et, de même que le premier, le second enroulement du relais ne reçoit plus de courant ; l’armature, devenue libre, déclanche et ouvre un contact qui détermine la mise en circuit de la bobine 3 du moteur de réglage, laquelle de ce fait, est dérivée aux bornes de batterie.
- fout se passe alors entre les enroulements 1 et 3 du moteur, comme emtre les enroulements 1 et 2.
- Sous l’influence combinée des deux courants qui [lassent dans ce s bobines, courant de charge dans 1, de la batterie dans 2, le courant de charge lui-même est maintenu constant en dehors de la période d’éclairage.
- La mise hors-circuit du générateur à l’arrêt s’effectue comme précédemment; de même quand la vitesse faiblit.
- Avant chaque arrêt l’appareil découplage coupe la liaison entre la batterie et le générateur, pour la rétablir ensuite peu de temps après le départ, et dans les mêmes conditions que précédemment.
- Le relais à deux enroulements, qui, nous l’avons vu, produit lui-même la commutation destinée à mettre en œuvre le troisième enroulement du moteur, intervient à son tour, quand la charge de la batterie est suffisante.
- A ce moment, en effet, il se produit une élévation de tension et la force électromotrice résultante, qui est appliquée aux extrémités du second enroulement a du relais, provoque, par le courant qu’elle fait circuler dans cet enroulement, l’attraction de l’armature du
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- relais ; le contact s qui, en s’ouvrant, avait déterminé l’intervention de l'enroulement 3 du moteur de réglage, est fermé à nouveau, ce qui supprime le courant dans l’enroulement 3 et, par l’action de l’enroulement J, provoque le mouvement du levier qui annule graduellement le courant de charge.
- La batterie, chargée, est donc prête à fournir l’éclairage ; supposons qu’il lui soit fait appel pendant un arrêt; la charge n’étant plus complète au moment du départ, il faut, pour que le fonctionnement du système ne soit pas défectueux, que la batterie soit remise en charge une fois la vitesse normale atteinte ; c’est-à-dire que le contact qui commande le troisième enroulement du moteur doit être ouvert à nouveau.
- Cette manœuvre se produit-elle ?
- Oui, parce (jue, à l’arrêt, l’appareil de couplage abandonne son noyau qui ouvre les contacts auxiliaires A, grâce à l’intervention desquels est établi le circuit du second enroulement a du relais auxiliaire T. Ce courant étant interrompu, l’armature n’est plus attirée et l’enroulement 3 du moteur est de nouveau préparé au fonctionnement.
- L’appareil de réglage se complète par un organe de sécurité qui est destiné à empêcher que, par suite d’une interruption dans le circuit de la batterie, la tension de la dynamo ne puisse prendre une valeur excessive, susceptible de causer tort aux lampes.
- Cet organe est combiné avec le relais auxiliaire T à deux enroulements, et il est constitué très simplement d’une seconde armature de ce relais et d’un dernier électro-aimant Z pourvu d’une armature mobile, taillée en plan incliné.
- Quand le courant produit par la dynamo devient trop intense, la dérivation établie à travers le premier enroulement b du relais T atteint une valeur suffisante pour amener l’attraction de la seconde armature, qui coupe, en se déplaçant, le circuit d’excitation de la dynamo en t ; l’armature de l’électro-aimant supplémentaire Z fonctionne, à l’égard de celle du relais auxiliaire, à la façon cl’un loquet et elle l’immobilise, à distance du contact du circuit d’excitation de la dynamo, aussi longtemps qu’aucun courant ne circule dans l’électro Z, c’est-à-dire aussi longtemps que l’interruption persiste dans le circuit de la batterie ; dès que celle-ci peut produire son courant, en d’autres termes, dès que la rupture est levée, l’enroulement de l’électro Z reçoit ce courant et, en attirant son armature, dégage la seconde armature du relais, ce qui rétablit le circuit d’excitation de la dynamo.
- Nous nous résumerons en disant que, conformément à ce qui vient d’être dit, pendant l’éclairage, en temps normal, les lampes sont alimentées directement par la dynamo qui fournit, en outre, du courant à la batterie, aussi longtemps que celle-ci ne se trouve pas à pleine charge. L’intensité du courant de charge dépend du rapport réciproque entre les bobines du moteur de réglage parcourues respectivement par le courant de charge et par celui d’éclairage ; elle est donc indépendante de la vitesse du train, et n’est modifiée que lorsque le nombre de lampes est changé ; elle ne peut dépasser un certain maximum ; le réglage du système (nous entendons : son appropriation aux diverses catégories de convois) dépend de la valeur donnée à la résistance W qui shunte l’enroulement d’éclairage ou enroulement 2 du moteur; le courant de charge s’annule automatiquement quand la batterie est complètement chargée ; il intervient à nouveau si celle-ci a été mise à contribution.
- Nous avons suffisamment insisté sur lés conditions où se réalisent les combinaisons diverses qui accompagnent les différents états du convoi et de l’éclairage :
- En fait, tout se passe — selon l’inventeur — pour ce qui est de la charge de la batterie,
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- ainsi que dans une installation fixe, c’est-à-dire que la charge se fait avec un courant constant qui s’interrompt automatiquement dès que la pleine charge est atteinte.
- On sait quelle importance exerce sur la durée d’une batterie le régime de charge, et l’on comprend que l’attention ait porté spécialement sur ce point.
- L’absence, parmi les organes de réglage, de toute action mécanique, correspond à une diminution du poids.
- Une autre conséquence utile de la disposition décrite est que les étincelles au collecteur de la dynamo sont évitées de façon simple au moment de la mise en ou hors circuit.
- Pour compléter la protection assurée par le dispositif spécial de sécurité dont la constitution a été énoncée, des fusibles sont insérés dans le circuit principal, dans le circuit d’excitation de la dynamo et dans celui de la batterie.
- Un équipement d’essai de ce procédé a été monté sur un wagon des chemins de fer fédéraux suisses et expérimenté à l’essai, notamment sur la ligne Zurich-Coire.
- La batterie employée, composée de 18 éléments d’une capacité totale de 90 à 100 ampères-heures, était destinée à produire un éclairage de 100 bougies (durée de la décharge : 10 heures').
- D’après les expériences auxquelles il a été procédé, les plus fortes variations de voltage aux lampes ne dépassent pas ± 0.4 volt ; avec de nouveaux appareils on aurait même réduit cette limite à ±0.3 volt.
- De même, l’intensité du courant de la dynamo, qui avait accusé des variations maxima de ± 5 ampères, îUa plus donné dans la suite qu’une oscillationvariant entre ±2.5 ampères. La fig. 9 reproduit les diagrammes.
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Le calcul de la dispersion et du courant magnétisant dans les moteurs à courants triphasés. — Benischke.— Electrotechnische Zeitschrift, 22 septembre.
- 1. INTRODUCTION
- Abstraction faite des pertes, les moteurs triphasés asynchrones ne se distinguent les uns des autres que par la dispersion magnétique. De cette grandeur dépend, en premier lieu, le facteur de puissance, à cause de la relation
- De plus, le diagramme du cercle est déterminé par la dispersion et par le courant magnétisant.
- On a donné dans ces dernières années un grand nombre de formules compliquées pour le calcul de la dispersion. Si on les applique à des moteurs
- munis d’encoches de formes diverses, on trouve qu’elles ne sont toutes valables que pour des types d’encoches déterminées, pour lesquelles ont été établis les facteurs empiriques qu’elles contiennent.
- Nous allons montrer que le calcul de la dispersion est possible avec une grande exactitude si l’on établit la valeur des réluctances magnétiques d’après les proportions géométriques et magnétiques du moteur. On peut aussi ensuite trouver facilement le courant magnétisant.
- Le facteur r que contient la formule précédente est déterminé par l’équation :
- T =T1 + t2 + T\ ~2 (2)
- où représente le facteur de dispersion primaire et t2 le facteur de dispersion secondaire (facteurs de Heylandi.
- La fig. 1 représente le diagramme d’un trans-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 461
- formateur ordinaire, t, est défini par l’égalité :
- GA '1 “ AO
- (3)
- GA est le flux de dispersion primaire
- en désignant par F1,, la force magnéto-motrice
- V
- et par R^ la réluctance magnétique pour ce flux de dispersion. AO est le flux primaire fictif, qui est égal à
- F*
- R
- en désignant par la force magnéto-motrice et par R la réluctance pour ce flux.
- De même, on a pour le facteur de dispersion secondaire :
- HB
- t2 = gj ’ (4)
- pour le flux de dispersion secondaire :
- HB
- et pour le (lux fictif secondaire
- B -Ü. ti° R
- Les flux fictifs primaire et secondaire rencon-
- trent la même réluctance, à savoir celle qui est relative au flux commun <f>, puisque les deux flux fictifs ne sont, d’après leur définition, que les composantes primaire et secondaire de ce flux commun (parallélogramme OACBj.
- 2. LES FACTEURS DE DISPERSION d’uX MOTEUR TRIPHASE
- Les facteurs de dispersion th et t.> sont donc déterminés par le rapport d’un flux de dispersion au flux fictif correspondant et non pas à un flux réel (*).
- Dans le calcul de ces coefficients il faut faire comme si les flux de dispersion et les flux fictifs existaient pour eux seuls. Les facteurs de dispersion de Ilopkinson sont déterminés par les égalités :
- v\
- GO AO ’
- Ho
- Bô
- (5)
- c’est-à-dire par le rapport delà composante CO du flux primaire (ou de la composante 110 du flux secondaire) au ffux fictif correspondant.
- F'i = Fi
- et
- . F'a = Fa ,
- c’est-à-dire si les forces magnétomotrices des flux primaires GA et AO et celles des deux flux secondaires HB et BO sont égales entre elles, comme c’est le cas dans les transformateurs ordinaires, il vient :
- T1
- O
- R'i
- R
- t2
- ^2
- _ R
- RA _ R2
- K
- (6)
- il)
- (i) Beaucoup d’erreurs ont été commises à ce sujet. Par exemple dans le livre de Behrend sur les moteurs d’induction § 44. le facteur de dispersion est déterminé d’après le flux réel résultant. On trouve souvent cette affirmation que le facteur de dispersion d’un moteur triphasé peut être déterminé par la mesure des différences de potentiel aux bornes du stator et du rotor, ce dernier étant immobile et portant un enroulement ouvert. La première donne, si l’on tient compte de la chute de tension, la f. é. m. primaire ; la seconde donne directement la f. é. m. secondaire. La première est proportionnelle au flux primaire et la seconde au flux commun ï> (à l’arrêt). Gomme le montre la fi g. i,
- GO
- le rapport de ces champs réels n’est pas égal au rapport ; on
- ne peut donc pas en déduire tq ou t^, toute abstraction faite de ce que le rapport des forces électromotrices dépend stussi des facteurs d’enroulement du rotor et du stator. Mais ces facteurs d’enroulement ne sont exactement connus que pour quelques proportions théoriques simples. Une détermination approximative de ces facteurs ne suffit pas, car les deux différences de potentiel mesurées, réduites au même nombre de tours d’enroulement, ne diffèrent que très peu. Les valeurs rigoureuses de t et de c ne peuvent être obtenues qu’au moyen du diagramme de la fig. 1 ou du diagramme du cercle.
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- en désignant par R^ et R2 les réluctances magnétiques opposées au flux total primaire ou secondaire.
- Par suite de l’égalité des forces magnétomotri-ees, nous pouvons appliquer les lois de Kirchoff aux réluctances magnétiques. Il vient
- et, par suite,
- H j R R 4
- R,
- R',
- D = 1 + M r2 — i —j— ~2
- (8)
- (9)
- Dans les moteurs triphasés les f. m. m. qui produisent les flux fictifs et les flux de dispersion ne sont pas égales. Il est vrai qu’elles sont produites par le même enroulement et la même intensité de courant, mais elles n’interviennent pas de la même manière, parce que les tours de chaque groupe de bobines sont placés dans plusieurs encoches. Pour pouvoir prendre pour point de départ l’égalité des f. m. m., on tient compte de ce fait dans la valeur attribuée aux réluctances, au lieu d’en tenir compte clans les valeurs des f. m. m.
- On peut alors appliquer les lois de Kirchoff. La fîg. 2 représente le flux commun $ pour un
- Fig. 2
- pôle cl’un moteur, la fîg. 3, le flux de dispersion autour d’une encoche, comme si chacun d’eux existait seyl, c’est-à-dire tels qu’on doit les supposer pour le calcul des réluctances. Ces deux flux produisent un flux résultant fi g. 4 que l’on appelle flux primaire <fq dans le stator et flux secondaire dans le rotor. Mais ce champ résultant n’a aucune signification pour les facteurs de dispersion r ou v et pour le calcul du moteur,
- car même dans les facteurs e (équation 5) ce n’est pas ce champ ééel mais sa composante GO ou HO qui intervient.
- En supposant que la tension d’alimentation soit sinusoïdale et que la forme dans l’espace
- d’un flux individuel le long de la surface enveloppante intérieure soit sinusoïdale, ce qui a lieu très approximativement pour 3 encoches au plus par pôle et par phase, la f. m. m. totale due aux
- Fig. 4
- 3 phases d’un moteur triphasé pour une paire de pôles, est
- 3o14_rdiNJ 2 . p
- 1^ désignant le courant
- N., le nombre de tours pour une phase
- p le nombre de paire de pôles.
- Par suite le flux fictif total primaire est
- A0 __ 3 o» 4
- 2 p R
- (îo)
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- Le flux de dispersion autour d’une encoche que représente la fig. 3 n’est produit que par les conducteurs d’une encoche parcourus par le courant.
- désignant le nombre de tours par phase — représente le nombre de tours par paire de
- pôles et par phase, ou le nombre ûes conducteurs par pôle et par phase. Si nous désignons par y le nombre d’encoches par pôle et par phase,
- —1 est le nombre de conducteurs par encoche.
- PV 1
- Leur f. m. m. est donc égale à
- 1 o,4~LN^
- 2 ' py
- L’introduction du facteur^ est nécessaire, puisque chaque conducteur induit la moitié du nombre de lignes de force que produit un tour entier composé de deux conducteurs.
- Le nombre de lignes de dispersion autour d’une encoche est donc
- o,4 rrl | N ^ zpyRn
- 00
- en désignant par R„ la réluctance opposée au faisceau de lignes de force autour d’une encoche. Pour obtenir la totalité des lignes de dispersion autour de toutes les encoches d’une paire de pôles, c’est-à-dire le flux de dispersion d’une paire de pôles, il suffît de multiplier par le nombre d’encoches qui, dans le cas envisagé, est 3.2y.
- Le flux de dispersion d’une paire de pôles est donc
- GA = 3.2 y par suite on a
- 0,4 7T L N, __a 0,4 TT b
- O T-» V 1 ^ /
- n P\ R»
- __GA
- ao”r;
- (i3)
- 2
- Si l’on compare cette expression avec l’équation 6, on voit que la réluctance magnétique opposée au flux de dispersion d’une paire de pôles, rapportée à la f. m.-m. 0,4ttI^Nh, est égale
- à la - réluctance magnétique autour cl’une encoche, soit
- 04)
- est rapportée à la même f. m. m. que le flux fictif et il est possible de lui appliquer, ainsi qu’à la réluctance,, magnétique R du flux commun, les lois de Kirchoff.
- Nous avons à calculer les réluctances R et R„ et, pour cela, nous nous appuierons sur un exemple dont les cotes principales sont portées sur la fig. 2.
- 3. LA liELUCTAXCE MAGNETIQUE OPPOSEE AU FLUX COMMUN
- La réluctance R pour une paire de pôles du flux commun se compose (fig. 2) : delà réluctance R; de l’entrefer.
- — — R;, des dents du stator.
- — — Rj2 des dents du rotor.
- — — R^ du corps du rotor.
- — — l{/2 du corps *du rotor.
- On a donc :
- R — R/ + R^i “b R.z2 b- R/c2 (1 à) Chacune de ces réluctances est égale à la longueur/clu chemin suivi par le faisceau de lignes de force dans la partie considérée divisée par la perméabilité y et la section S. Pour le calcul, on établit le tableau suivant, où toutes les grandeurs sont exprimées en cras. (les cotés de la fig. 2 sont en mra.
- Longueur Section Induction B Perméabilité y Réluctance R
- Entrefer 2.0,06 98 3070 I 0,00123
- Dents du stator 2.2,2 32 9/400 3700 0,000037
- Dents du rotor 2.2,04 44 685o 44oo 0,000021
- Gorps du stator 21 2.26 58oo 445o 0,000091
- Corps du rotor IO 2.19 7g3° 4200 o,oooo63 0,001442
- Le flux <f> dont la valeur est tirée de celle de la f. é. m. (1) divisé par la section, donne
- M SP . ZAZ -------- •
- v H 4,44 n BNj
- Pour ce moteur la tension composée est E = 66,5
- le nombre de tours par phase
- AT! = 104
- et le coefficient d’enroulement par les encoches par phase et par pôle
- d’où
- La réluctance magnétique du flux de dispersion
- /3 = 0,958 = 301.000 .
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- l’induction B. La perméabilité y est tirée de la courbe de la fîg. 5. Cette courbe (<), établie pour des tôles de fer doux comme celles que l’on emploie généralement dans la construction des moteurs d’induction a été déduite pour une tension considérée, du flux calculé d’après la f. é. m. et du courant magnétisant 1,„ calculé d’après les mesures de la puissance wattée, de l’intensité
- 3.5go
- Z. OGG
- ~c?etâ/es deVèr
- ZûÜO bOOÛ 6ÛÛO Sffûff /û^oûp >
- Fig. 5
- du courant, et du facteur de forme de la courbe de courant. La perméabilité y est tirée alors dé l’équation fondamentale :
- ^___o,4 Tc\m N//-S . A
- La section de passage d’un pôle est égale au produit de la largeur b du noyau de fer parallèlement à l’axe par la longueur polaire moyenne h. Celle-ci est la moyenne arithmétique entre la longueur polaire au stator et la longueur polaire au rotor. Pour calculer ces longueurs, il faut déduire de la longueur géométrique du pôle non pas la largeur totale 0 d’une rainure (fîg. 3), mais, à cause de l’épanouissement des lignes de force, la largeur 0 diminuée de l’entrefer S, soit donc 0 — S.
- Si 2/ représente le diamètre de la surface intérieure du stator (ou de la surface extérieure du rotor) x le nombre d’encoches du stator (ou du rotor) et 2P le nombre de pôles, la longueur active h^ ou h2 d’un pôle est
- 27rr — x (6 — S)
- ht ou (k.2)
- 2P
- (G)
- (') Beaucoup d’électrotechniciens sont habitués à la courbe qui donne l’induction B en fonction des ampèretours par unité de longueur. Ces deux courbes se déduisent naturellement l’une de l’autre. 11 est à remarquer que la courbe ^ donnée ci-dessus, qui ne correspond pas à une aimantation par courant alternatif, ne passe pas par zéro et a une valeur limite déterminée pour une induction nulle. Il y aurait un intérêt théorique à étudier l’allure de cette courbe pour de très faibles courants d’aimantation alternatifs.
- Pour des moteurs à encoches fermées ou presque fermées dont la rainure est plus étroite que l’entrefer, le 2e terme disparaît et on a
- h, (ou h2) '
- 2 p
- Pour le calcul de la section de fer active dans les dents ou dans le corps du rotor et du stator, il y a lieu de réduire la largeur géométrique du fer de 12 °/0 pour tenir compte de l’isolement entre pôles.
- Les réluctances se rapportent au circuit magnétique fermé d’une paire de pôles. La réluctance due à l’entrefer est
- 2.0,06
- 98
- 0.00123
- Les réluctances des dents sont
- 2.2,2
- 3 700.32
- : 0,000037
- 4 400.44
- n-o = -------7- = 0,00002 I •
- 2.2,04
- Les réluctances du stator et du rotor sont :
- 2ï
- Bam —> ^^=0,000091 ,
- R
- 4 450.2,26
- 10
- hï
- : 0,0000Ô3
- 4 200.2,19
- La somme des réluctances (tableau 1) donne la réluctance totale du flux commun
- R = o,ooi44
- 4. LA RÉLUCTANCE MAGNETIQUE OPPOSÉE AU FLUX DE DISPERSION
- D’après l’équation 14, la réluctance du flux de dispersion d’une paire de pôles est
- R1 = — •
- 2
- où R„ représente la réluctance autour d’une encoche (fîg. 3). Celle-ci se compose de la réluctance dans le fer qui entoure l’encoche et de la réluctance de la rainure. Pour les encoches ouvertes, la première est négligeable vis-à-vis de la dernière puisque, aux inductions habituellement adoptées dans les moteurs d’induction, la perméabilité du fer est quelques milliers de fois plus grande que la perméabilité de l’air. Les lignes de force s’épanouissent et la largeur de leur faisceau est plus grande que la largeur du bord de la dent : des recherches
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- expérimentales seules permettent de connaître la largeur réelle de ce faisceau, comme nous l’avons déjà montré. Au lieu de la largeur « du bord de la dent, nous devons introduire la valeur
- v. -R 0*
- En appelant b la largeur géométrique du noyau de fer parallèlement à l’axe, la réluctance autour d’une encoche est
- R
- n
- 6
- a-R 6)b
- (18)
- D’après l’équation 14 la réluctance que rencontre le llux de dispersion par une paire de pôles est :
- R,
- 2(x-\-6)b
- (ffi)
- Dans le moteur pris comme exemple :
- Pour le rotor, où la flasque de protection n’intervient pas, on a approximativement
- R
- u 2
- 20 2 . li
- 0,66
- Les réluctances magnétiques de la dispersion des encoches et de la dispersion frontales composées donnent, pour la réluctance totale opposée au llux de dispersion dans le stator
- IR
- Ru R»)
- R.s-1 ~i~ Ru
- et dans le rotor
- 0,0024.o,33 0,0624 -R o,33
- o,o454
- R',
- R<-> R<->
- R .<2 -R R,2
- 0,0624 .o,60 0,0624 -)- 0,66
- o,o486
- Si l’on compare ces valeurs avec celles relatives à la dispersion des encoches, on voit que rinlluence de la dispersion frontale sur la dis-
- d’où
- et
- «i = o,3 — o,3
- Ojf =0,06 0.2 — o,o5
- Rm
- o,3
- 2 (o,o5 -R o,3) 8,2
- 0,0624
- R,s-2 = 0,0624.
- Outre la dispersion dans les rainures, il existe encore une dispersion autour des tètes des bobines aux deux bouts du moteur. Les lignes de forces qui entourent ici les bobines, sont induites par la meme f. m. ni. que les llux fictifs. La lig. 6 représente une section d’une tète de bobine et de la partie voisine du noyau de fer actif et de la flasque de protection B. La ligne pointillée montre le chemin suivi par la majorité des lignes de face de dispersion ; le nombre de celles qui passent uniquement par l’air est extrêmement faible. Dans notre exemple, en tenant compte des dimensions aux deux bouts du moteurs, on trouve pour le stator (1):
- (1) Cette dispersion frontale que l’on évaluait autrefois à une trop faible valeur, est souvent évaluée actuellement à une valeur beaucoup trop forte. On trouve des travaux où il est dit qu’elle est de l’ordre de grandeur de la dispersion des encoches. On voit facilement que cela est impossible. En effet, pour les lignes de force qui entourent les encoches, l’entrefer n’a que quelques millimètres, tandis que, les lignes de force de dispersion frontale effectuent dans l’air un trajet de plusieurs centimètres.
- f
- Fig. 6
- persion totale n’est pas considérable, ce qui justifie le calcul très approximatif dont on se contente pour la dispersion frontale.
- De ces valeurs on tire :
- (cos?),
- R o,ooi44
- IR 0,0454
- R 0,00144
- R'a o,o486 ’
- lation (2) :
- T = 0,062
- lation (!) : 1
- 0,0296 .
- = °>89 •
- Les valeurs obtenues sur ce moteur dans des mesures exactes sont :
- T = 0,0495
- (C0S?)„;arX = 0,91 .
- Les valeurs calculées concordent donc bien, étant donné que nous n’avons employé aucun coefficient numérique déterminé sur d’autres moteurs, et étant donné que, même clan» une
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- fabrication très bien faite, des écarts de 10 à 15 °/0 dans la valeur de - pour différents moteurs du même type sont inévitables.
- Pour montrer que l’exemple précédent n’est pas choisi d’une façon particulière, nous allons indiquer brièvement l’application du calcul au moteur Kolben cité dans l’ouvrage de Belirend.
- On trouve, d’après les cotes indiquées :
- /•YN '<V ce
- Longueur Section uononpuj Perméabilii IJ. O î_> a CS 0 13
- Entrefer 2 0,1 5o5 2800 I 0,0004
- Dents du stator 2.2,73 170 8200 4100 0,0000076
- Dents du rotor 2.2,24 142 10100 3400 o,ooooo()3
- Corps du stator 35 2.166 433o .4 000 0,0000264
- Corps du rotor 20 2.96 7020 4200 0,00020
- 0,000.47
- 5. Les différents facteurs
- QUI INFLUENT PRINCIPALEMENT DANS LA DISPERSION.
- Pour voir facilement quelles sont les grandeurs dont dépendent principalement les facteurs de dispersion etr2, nous considérerons seulement les termes dont dépend la réluctance magnétique des flux communs et des flux de dispersion. Ce sont :
- la réluctance de l’entrefer Re
- la réluctance des rainures R.,.
- Ecrivons alors approximativement :
- _ R{
- T| “ bo
- R
- ‘2 H,U
- Le facteur de dispersion total t doit dépendre des mêmes grandeurs et nous poserons approximativement pour les moteurs à rainures
- Les dimensions des rainures sont :
- '/.( 0,o3 «2 — o,o/|
- 0 ) = 0,25 Q> — 0,1
- largeur géométrique du fer 21,8 largeur réelle du fer 19,8
- d’où
- R,,., — o,02o5
- R.s-o = o,oi6/|.
- Nous prendrons les réluctances relatives à la dispersion frontale par paire de pôles égales à celles de l’exemple précédent, car, si les longueurs polaires et les tètes de bobines sont plus grandes, la longueur du chemin suivi par les lignes de force est aussi plus grande.
- R„, = = 0,33,
- b «2 = ; 0,66.
- IV = 0,019.3
- Rù = 0,016
- M — 0,0244
- t-2 — 0,0294
- T — o,o545
- La mesure a donné
- r = 0,049,
- Cet exemple donne donc une meilleure concordance que le précédent.
- où
- R,
- C
- 2(5
- h b
- UT
- 2 (oî —(— 6)ü S (« -J- 0) (I)
- T —: U ----------—
- ne
- (20)
- Dans les moteurs à encoches fermées il faut commencer par déterminer B approximativement dans la partie métallique qui recouvre l’encoche.
- R) Behrend a donné pour le facteur de dispersion la formule
- S . .
- C En comparant cette formule à la nôtre, on voit qu il n a
- pas tenu compte des rainures. Il n’est donc pas étonnant que les résultats trouvés par cette formule ne concordent pas avec les chiffres observés expérimentalement. Hobart a cherché à rendre cette formule applicable en donnant pour G une courbe où cette constante est fonction de deux grandeurs. Comme les résultats n’étaient pas encore satisfaisanls, il a introduit 2 constantes C et C' (3 pour les rotors eu cage d’écureuil). L’une de ces constantes est une fonction de la largeur du fer et de la longueur polaire, l’autre est une fonction de l’entrefer et du nombre d’encoches. Ces fonctions ne sont d’ailleurs pas simples et sont représentées par des courbes d’un degré élevé.
- Avec ces moyens, Iîobert a calculé le facteur de dispersion de 50 moteurs. Parmi ceux-ci, 13 présentent des écarts d’au moins 20 °/o, 37 présentent des écarts d’au moins 10 °/„ et 7 seulement présentent des écarts inférieurs à 10 °/„ entre les valeurs calculées et les valeurs mesurées. Hobart mentionne bien que la formule de Behrend ne conduit pas à des résultats concordants, mais est d’avis qu’il faut la conserver à cause de sa simpliciié. Nous ne pouvons pas trouver simple une formule qui contient deux fonctions de chacune deux variables, même si ces fonctions sont représentées par la lettre c réservée pour les constantes.
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- En première approximation, on prend pour p la valeur 1000 et l’on tire B de la formule
- B__o,4^ÇN^/^S
- — 2pyls
- lA désignant la longueur et S la section du fer.
- D’après la valeur de B ainsi obtenue, on cherche sur la courbe de la fîg. 5 la valeur réelle de p, puis on l’introduit dans l’équation :
- On peut, pour les moteurs à encoches fermées, poser app roxi m at iv e ni e nt
- Les équations (20) et (22) permettent de voir comment varie le facteur de dispersion lorsque dans un moteur on augmente la valeur de l’entrefer en alésant le stator ou en tournant le rotor. Il en résulte une augmentation de S mais aussi une diminution de k ; on ne peut donc dire à première vue si cela entraîne une augmentation ou une diminution de la dispersion. Dans les moteurs à encoches profondes (« beaucoup plus grand que S) ou cà encoches rectangulaires complètement ouvertes, c’est l’augmentation de § qui l’emporte et la dispersion est augmentée. Dans les moteurs à encoches fermées ou à encoches très peu profondes, c’est « qui l’emporte et la dispersion diminue.
- 6. LA DISPEHSION DITE EN ZIGZAG.
- Dans ce qui précède, nous n’avons pas parlé de la dispersion en zigzag. Dans le sens où l’a prise le docteur Breslauer, à savoir que, sur toute une longueur polaire, des lignes de force vont et viennent toujours entre les dents du rotor et celles du stator, elle n’existe pas, ou tout au moins elle n’existe pas sous une forme qui permette d’en tenir compte. En effet, la réluctance magnétique de ce chemin qui traverse 10 à 30 fois l’entrefer est plusieurs centaines de fois plus grande que le chemin passant par le corps du stator et celui du rotor. Mais il existe bien une dispersion analogue dans le sens que montre la fig. 7, lorsqu’on considère le stator ou le rotor chacun pour soi seul comme siège d’une f. e. m.
- Mais comme en réalité tous deux ont une f. m. m. correspondant aux conducteurs de
- chaque encoche parcourus par le courant, tous deux sont le point de départ de ces lignes de dispersion qui se compensent. Ces lignes de dispersion se distinguent des autres lignes de dispersion (des encoches on frontales) en ce qu’elles n’appartiennent pas comme ces dernières, au champ primaire ou au champ secondaire, mais traversent aussi l’entrefer et s’y joignent au flux commun formant ainsi
- dans l’entrefer un flux différent du flux commun.
- Le diagramme de la fig. 8 montre que cette dispersion en zigzag forme une partie OQ
- ou OR de la dispersion primaire OM ou de la dispersion secondaire OP.
- Dans l’entrefer, la première se compose avec le flux commun OC et donne la résultante OT. Celle-ci, composée avec OR, donne la résultante OU, flux dans l’entrefer. Comme on le voit, ce flux différé très peu du flux commun OC ; en réalité, la di fférence est encore beaucoup plus faible que ne le fait voir le diagramme, tracé avec des proportions inexactes pour plus de clarté. Les dispersions en
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- zigzag du rotor et du stator sont opposées en direction et à peu près égales, de sorte qu’elles s’annulent ; l’épanouissement des lignes de force qui quittent le bord d’une dent a été déjà pris en considération par l’introduction du facteur « — 0 au lieu de « dans l’équation (18).
- 7. LK COUIÎAXT MAOXKTISANT
- L’équation 10 est valable pour le courant magnétisant I,„ si l’on introduit pour AO le champ primaire <îq et pour R la réluctance magnétique R, du (lux primaire.
- Le moteur, à vide, est identique à une bobine de self-induction triphasée.
- o.GttUN,
- pH,
- La Aaleur maxima du courant d’aimantation est donc
- , _ %
- o,G ttjN , '
- On obtient la valeur efficace J„( en divisant par le facteur de forme a de la courbe de courant :
- i PHicI>i
- o ,6 7t N, 7
- En général, le facteur de forme du courant varie d’après la forme de la tension imprimée. Pour une tension sinusoïdale, la courbe de courant, relevée expérimentalement sur le
- Fig. 4
- forme premier moteur pris pour exemple, avait la forme qu’indique la lig. 9. Le facteur de forme est o- 1,46.
- A vide le (lux primaire est égal à la somme du fiux commun fI>, et du (lux primaire 1, parce qu’il n’existe pas de courant secondaire et que le moteur fonctionne comme une bobine de self induction.
- Les réluctances du (lux commun et du flux de dispersion sont donc en parallèle et l’on a d’après l’équation 8
- IR
- RRd
- R + Rp
- Dans notre exemple on a :
- j____0,00144. O,o454
- 1 o, 00144 ~b 0,0454
- d’où l’on tire :
- 0,0014
- 2. o,ooi4- 3oi 000 0,6. 3,i4. 104. i,46
- 2,9^ amp.
- Les mesures faites à Aide ont ce moteur : J,„ = 3,1 amp.
- donné pour O. A.
- TRACTION
- Le troisième rail de Brooklyn Bridge. — The Electrician 12 août.
- Une innovation dans la disposition du troisième rail a récemment été apportée sur le pont des Brooklyn, par la Brooklyn Rapid, Transit C°. C’est en effet la première fois que l’on emploie, sur un long parcours du moins, le rail Yignole
- 1_______0.U36_____Jj
- \lsolateur \en porce/fine
- -Support d'isolateur
- renversé comme troisième rail. L’avantage est d’offrir au sabot une plus grande surface de contact, mais, l’idée qu’on en eut déjà, ne reçut jamais d’application à cause des difficultés de support du rail. L’adoption du Yignole renversé permet de n’employer qu’un seul ra l de contact pour les deux voies, aller et retour.
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- Le dessin ci-contre montre le dispositif de fixation du rail sur isolateurs de porcelaine. Aucune des formes d’isolateurs, jusqu’ici connues, ne pouvait convenir; la nouvelle maintient le rail avec souplesse, dans la position du troisième rail ordinaire. Un étrier en fonte, en deux parties soutient le patin du rail à ses extrémités. Un large espace est ménagé, autour de l’àme pour prévoir les légères inégalités de hauteur entre le champignon et le patin, dues aux variations du roulement.
- L. M.
- RADIOACTIVITÉ
- Emanations radioactives recueillies par le corps humain, par Elster et Geisel. — Physikalische Zeitschrift, i” novembre.
- Les expériences que nous allons décrire ont été motivées par un récent travail de Ashworth, dans lequel cet auteur attribue à l’air provenant de la respiration, une certaine conductibilité due à l’ionisation. •
- D’après les indications de M. Ashworth, on peut rétablir, en soufflant entre les boules, le passage des étincelles d’une machine de Whim-shurst dont on a écarté les électrodes jusqu’à ce que la décharge ne passe plus. Cet auteur a trouvé également, en reliant à un électroscope une baguette métallique isolée, entourée d’un cylindre métallique relié à la terre que la décharge se produit 60 à 70 % fois plus vite lorsqu’on souffle de l’air à travers le cylindre.
- Notre appareil, destiné à l’étude de la conductibilité de l’air, permettait facilement de vérifier si réellement l’air respiratoire est plus riche en ions que l’air ordinaire. Sous la cloche métallique contenant 8 litres 8 qui recouvre l’éleetroscope étalonné dont nous nous servons, nous avons introduit de l’air respiratoire et avons constaté
- qu’en aucun cas cet air ne présente de différences avec l’air normal.
- Il y avait donc lieu de penser que les expériences de M. Ashworth avaient été faussées par une source d’erreurs inconnue, et il nous a paru intéres sant de rechercher si l’air respiratoire d’une personne ayant manipulé peu de temps auparavant des substances radioactives, ne présenterait pas une conductibilité supérieure à celle de l’air normal.
- M. Geisel qui passe tous les jours plusieurs heures dans des locaux où sont placées des préparations de radium, a soufflé de l’air dans la cloche de notre appareil environ 18 heures après avoir quitté son laboratoire.
- L’expérience fut renouvellée 2 fois, et dans chaque cas, l’air expectoré avait une conductibilité sensiblement supérieure à la normale.
- Voici le résultat d’une série de mesures :
- Chute de tension normale en 1 heure avant le début de l’expérience 10,6 volts.
- Chute de tension dans l’air expectoré :
- Aussitôt après l’introduction de l’air dans l’appareil, 25,4.
- après
- 2 h. 3 h. 7 h. 24 h. 48 h. 72 h.
- 27,5 27,8 29,0 24,3 19,4 15,1
- Après 72 heures environ, l’air respiratoire fut remplacé par de l’air ordinaire : la chute de tension s’éleva tout d’abord à 16,2 volts par heure, puis tomba à 9,1 au bout de 4 heures, signe que l’appareil avait pris de l’activité induite.
- L’accroissement de conductibilité dans les premières heures est un phénomène connu et doit être attribué comme l’activité induite, à la formation du corps nommé par Rutherford « Emanation X »
- B. I
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur un dispositif de sécurité pour canalisations électriques à haute tension. Note de M. L. Neu, présentée par M. Léauté.
- « L’emploi grandissant des courants électriques à haute tension qui seuls permettent les transports d’énergie à grandes distances a rendu malheureusement trop fréquents les accidents de personnes provoqués par ces installations.
- » Le plus souvent ces accidents sont causés, non par les appareils conducteurs ou récepteurs de l’énergie, car il est facile de les protéger et de les mettre à l’abri de tout contact, mais bien par les canalisations servant au transport de cette énergie.
- » fies canalisations peuvent être souterraines ou aériennes ; l’emploi des premières est limité par deux raisons : l’une, d’ordre technique, consiste dans la difficulté de les réaliser pratiquement lorsqu’il s’agit de très haute tension ; l’autre, d’ordre financier, est le prix élevé de ce genre de canalisation.
- » Pour ces motifs, l’usage des canalisations aériennes s’est répandu; il le sera de plus en plus, au fur et à mesure de l’augmentation du nombre d’installations et des plus grandes distances à franchir.
- » Ces canalisations empruntent forcément les chemins et routes et sont ainsi presque en contact avec le public.
- » Lue rupture d’un conducteur l’amenant à portée de la main, ou un simple contact entre ce conducteur et un fil télégraphique ou téléphonique peut causer mort d’homme.
- » On a cherché à parer à ces dangers par divers moyens : filets de protection ; berceaux métalliques fixés aux poteaux, de façon à recevoir les conducteurs en cas de rupture et à les mettre ainsi au potentiel de la terre ; cloches isolatrices spéciales munies d’interrupteurs automatiques ou cloches montées sur pivot, venant s’infléchir et mettre le conducteur en contact avec un cercle métallique relié à la terre, dès que ce conducteur n’est plus également tendu de part et d’autre de la clochei
- » Tous ces procédés ont l’inconvénient, pour une ligne un peu longue, de nécessiter des appareils nombreux, par conséquent d’un entretien difficile et, par cela même, d’un fonctionnement incertain.
- » Nous avons pensé augmenter notablement la sécurité de ce genre d’installations par le nouveau dispositif suivant :
- » Chaque ligne est munie en son origine d’un interrupteur disjoncteur dont le déclenchement s’opère automatiquement dans les trois cas d’accidents suivants :
- » I. Rupture d’un conducteur :
- » IL Mauvais isolement d’un conducteur ;
- » III. Contact accidentel entre un conducteur et un fil télégraphique ou téléphonique muni des appareils de protection courants.
- » Ce résultat est obtenu en utilisant le principe qui suit :
- » Aux deux extrémités d’une ligne, les potentiels des points neutres de la distribution sont sensiblement les mêmes tant que cette ligne est en état normal.
- » Au contraire, ces potentiels sont très différents, dès qu’il se produit une rupture d’un conducteur.
- » De même, les potentiels des points neutres sont sensiblement les mêmes que celui de la terre tant que cette ligne est en état normal ; au contraire, ces potentiels en sont très différents dans le cas des accidents II et III.
- » Ces différences de potentiel sont utilisées comme suit :
- » A l’extrémité de la ligne à protéger, on relie à la terre, avec interposition d’un parafoudre à faible distance d’éclatement, un point neutre existant dans la distribution ou spécialement créé à cet effet par des bobines de self ou des résistances.
- » A l’origine de la ligne on relie également à la terre, avec interposition d’un parafoudre analogue, l’entrée de l’enroulement à haute tension d’un petit transformateur auxiliaire. La sortie de cet enroulement est reliée à un point neutre existant ou à créer.
- » On peut commodément employer comme points neutres, les centres d’enroulement à haute
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- tension des transformateurs ou génératrices.
- » La différence élevée de potentiel qui se produit entre les deux points neutres de tête et d’extrémité de ligne ou entre ces points neutres et la terre, en cas de perturbation à la ligne, provoque un passage de courant à travers le primaire du petit transformateur auxiliaire, le ou les deux parafoudres et la terre.
- » Le passage de ce courant à haute tension à travers le transformateur auxiliaire se fait sous forme de décharge et ce transformateur fonctionne presque à la manière d’un condensateur.
- » Le secondaire du transformateur auxiliaire provoque alors directement, ou plus commodément par l’intermédiaire d’un relai, la mise en action du solénoïde de déclenchement du disjoncteur.
- » L’ouverture du disjoncteur se produit instantanément et rend ainsi inoffensive la canalisation où s’est produit l’accident.
- » L’emploi des parafoudres n’est pas indispensable, mais a l’avantage d’éviter qu’en rilarche normale il ne puisse y avoir par la terre des circulations de courant qui, éventuellement, pourraient gêner les communications téléphoniques voisines.
- » On peut donner toute autre forme pratique au principe exposé ci-dessus, qui consiste en l’utilisation de la différence élevée de potentiel qui se produit soit entre les points neutres dos extrémités d’une ligne à haute tension lorsqu’un des conducteurs se rompt, soit entre les points neutres et la terre lorsqu’un conducteur est mal isolé ou vient à toucher un fü téléphonique.
- » On. peut remarquer que le dispositif qui vient d’être d’écrit utilise des appareils existant normalement dans toutes installation, tels qu’in-terrupteur-disjoneteur et transformateurs d’usage industriel, auxquels il suffit d’adjoindre un petit transformateur auxiliaire et un relai, c’est-à-dire deux appareils dont la surveillance et l’entretien sont des plus minimes. »
- Diffusion rétrograde des électrolytes. Note de M. E. Bose, présentée par M. H. Becquerel.
- « M, J. Thovert a communiqué {Comptes rendus,, t. CXXX1V, 1902, p. 826) quelques expériences sur la diffusion rétrograde d’un électrolyte, réparti primitivement d’une façon
- uniforme dans un liquide, dans le cas où l’on fait diffuser dans ce dernier un second électrolyte. Il ajoute que ses résultats s’expliquent fort bien par la théorie électrolytique de la diffusion de M. W. Nernst.
- » L’auteur de cette Note, en collaboration avec M. R. Abegg, a déjà, en 1899, prédit de tels phénomènes de diffusion rétrograde comme conséquence de la théorie générale osmotique du couple galvanitique de M. Nernst.
- » I\. Abegg et E. Bose ont établi dans plusieurs Communications, tBerichte de Schle-sischen Gesellschaft fur vaterlandische Cultur, Sitzung von 26. juli 1899 ; Zeitschrift fiir vaterlandische Chemie, t. XXX, 1899, p. 565 ; physikalische Zeitschrift, p. I, 1899, p. 17) les équations différentielles pour les cas examinés par M. Thovert. L’intégration de ces équations différentielles a fourni des formules approximatives :
- » 1. Pour les quantités diffusées des deux sels. On peut voir directement qu’on doit avoir une diffusion rétrograde comme l’a obtenue M. Thovert, et l’on peut déterminer d’avance le sens dans lequel ce phénomène a lieu.
- » 2. Pour les vitesses de diffusion, qui sont changées vis-à-vis de la diffusion du même sel dans l’eau pure. Ces variations peuvent être déterminées d’avance non seulement en signe (accélération ou retard), mais encore quantitativement, comme le montrent des expériences d’Abegg et Bose.
- » 8. Pour les différences de potentiel, dans lesquelles M. Thovert voit très justement la cause du phénomène en discussion. Les formules pour les forces électromotrices entre deux solutions, contenant les mêmes quantités d’un sel et ceux quantités differentes d'un autre, sont examinées dans un travail de M. O. Sackur [Thèse de Doctorat, Breslau, 1901 (Zeitschrift fiir physikalische ( 'hernie A. XXXV111,1901, p. 129 V]. Qu’il me soit permis de citer quelques résultats de NI. Sackur pour montrer l’accord très suffisant des résultats expérimentaux avec la théorie approximative 'formules données par Abegg et Bose) :
- Différences de potentiel
- calculées. trouvées.
- o,oo5o o,oo5i
- o,oo35 o,oo3y
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- Différences de potentiel calculées. trouvées.
- 0,0021 0,0020
- 0,0084 0,0078
- Différences de potentiel
- calculées. trouvées.
- 0,0064 0,0061
- 0,0124 0,0128
- 0,0096 0.0096
- 0,0067 0,0067
- 0,0042 o,oo43
- 0,0120 0,0120
- 0,0084 o,°o79
- o,oo5o o,oo54
- Différences de potentiel
- calculées. trouvées.
- 0,0205 0,0209
- 0,0147 o,oi36
- 0,0096 0,0091
- 0,0062 0,0066
- 0,0302 0,0296
- 0,0225 0,0227
- 0,0160 o,oi59
- 0,0102 0,0098
- i semblait intéressant de <
- quer ces résultats parce qu’ils montrent que les résultats des expériences de M.„Thovert étaient déjà prévus par la théorie de Nernst et parce qu’ils sont une vérification des conséquences tirées de cette théorie par Abegg et Bose. »
- Sur le dosage de la radioactivité temporaire pour son utilisation thérapeutique. Note de M. Th. Tommasina, présentée parM. H. Becquerel.
- « Poursuivant l’étude du pyro-rayonnement et de la radioactivité temporaire qu’acquièrent des substances quelconques, soumises à son action pendant quelque temps (1), j’avais été amené à rechercher des dispositifs pour augmenter l’intensité du phénomène, non seulement dans le but de rendre plus facile sa production, mais encore pour pouvoir doser soit l’intensité, soit la durée de la radioactivité acquise par les différents corps. Un tel dosage a certainement une importance capitale dans l’utilisation thérapeutique de cette radioactivité qui, n’étant accompagnée d’aucune substance nui-
- (i). Comptes rendus, t. CXXXVIII, p. ii5j.
- sible, peut être introduite dans l’organisme par les voies digestives, ou même directement dans le sang par injections.
- » Ce sont les rayons de Rœntgen qui m’ont permis de résoudre le problème. J’ai reconnu que l’intensité et la durée du pouvoir radioactif que les corps acquièrent sont proportionnelles à l’état d’ionisation du milieu, lorsque cet état est provoqué par une émission de rayons X, donc proportionnelles à l’intensité et à durée de cette émission.
- » Il suffit d’avoir tout le nécessaire pour la production des rayons de Rœntgen pour pouvoir faire acquérir à une substance quelconque une radioactivité suffisamment intense qui peut durer plusieurs jours avant de disparaître complètement. Même les individus vivants peuvent être raclioactivés ; ainsi un jeune moineau a été maintenu en charge pendant plus de 3 heures sans qu’il manisfestàt aucun dérangement ni crainte, car le rayonnement Rœntgen ne doit pas frapper le patient ; on peut laisser agir le tube fucus dans une armoire entr’ouverte, dirigeant ses rayons vers l’intérieur de l’armoire, l’ionisation de l’air se propageant par diffusion. Un malade pourra donc être activé sur son lit ; il suffira de placer ce dernier sur des supports qui l’isolent du sol et démettre le malade en communication, par un dispositif approprié selon le cas, avec l’armature intérieure d’une bouteille de Leyde, dont l’armature extérieure est mise à la terre ainsi que le pôle positif de la bobine d’induction ; entre le pôle négatif de la bobine et l’armature intérieure de la bouteille de Leyde, éclatent des décharges rapides de 1 cm., mais il faut intercaler entre cette même armature et le corps à activer une corde humide, que j’ai remplacée dernièrement par un tube à vide peu résistant, obtenant ainsi une marche plus régulière. C’est le dispositif que MM. Elster et Geisel ont utilisé en 1901 pour étudier la radioactivité induite par l’air atmosphérique sur les corps électrisés négativement (H). Ce système donne une radioactivation plus intense que la pvro-radio-activité et, comme le même dispositif se prête à la production des rayons X, je l’ai adopté. En effet, j’ai obtenu de très bons résultats en
- (i). Archives des Sciences physiques et naturelles de Genève, t. XIII, février 1902, p. n3 à 129.
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- utilisant la même bobine, en fermant simplement le circuit du secondaire sur le tube foeus qui agit ainsi dans les intervalles entre chaque décharge sur la bouteille. Avec cette méthode, l’air peut être ionisé au degré voulu de façon que le dosage de l’activation soit parfait et aussi intense que l’on désire, entre des limites assez larges.
- » Ont été rendus radioactifs toutes sortes de corps solides inorganiques ou organiques, tels que des fruits, des herbes et des animaux vivants, ainsi que toutes sortes de liquides conducteurs ou isolants. L’on peut donc radio-activer toute substance pharmaceutique d’usage interne ou externe, utilisée pour bandages, compresses, etc., ainsi que pour une diète spéciale les aliments solides et liquides, sans y introduire aucune trace des corps radioactifs connus.
- » Certainement on ne peut rien affirmer d’avance sur les vertus thérapeutiques de cette radioactivité, mais il y a pourtant le fait parfaitement établi de l’ionisation produite par toute radioactivité, lequel semble indiquer une influence qui faciliterait ou même provoquerait l’électrolyse. Si la chose est ainsi, ceci ferait présumer une action heureuse pour l’assimilation rapide et plus complète de certains médicaments, comme par exemple le fer dans la cure de l’anémie. En outre, la radioactivité, qui semble la cause des propriétés thérapeutiques de certaines eaux minérales, pourra être accrue par cette méthode, qui peut en donner à celles qui n’en possèdent point. »
- Constatation d’une radioactivité propre aux êtres vivants, végétaux et animaux. — Note de M. Th. Tommasina, présentée par M. H. Becquerel.
- « Dans mes expériences sur le dosage de la radioactivité temporaire acquise par les différents corps (*) je devais faire au préalable des observations électroscopiques aussi exactes que possible, pour reconnaître si le corps à activer n’avait pas déjà une activité propre ou acquise. C’èst de cette façon que j’ai pu constater la faible radioactivité que possèdent tous les végétaux fraîchement cueillis, tels que herbes, fruits, fleurs et feuilles, tandis qu’entre les limites du degré de sensibilité de l’électros-
- (i) Voir la Note précédente.
- cope utilisé, les objets du laboratoire, ainsi que les mêmes végétaux desséchés, n’en présentaient que des traces minimes ou plus rien. Il était facile de vérifier que ces traces n’étaient pas de la radioactivité propre car elles disparaissaient après un isolement de 4 jours au maximum.
- » Pour reconnaître si les animaux possédaient également une radioactivité propre permanente, j’ai fait construire une cage en treillis métallique en forme de manchon, constituée par deux cylindres concentriques laissant un espace annulaire de, quelques centimètres entre eux. Les deux grilles cylindriques étaient fermées en haut et en bas par un disque en métal percé au milieu, pour permettre l’introduction libre du cylindre métallique isolé, fixé sur la tige portant les feuilles sensibles de l’électroscope. C’est sur ce cylindre de métal noirci constituant la capacité de l’électroscope qu’a lieu l’action dispersive due au rayonnement radioactif des animaux qui se trouvent dans la cage dont la forme d’étroit corridor circulaire leur permet de se déplacer tout en restant toujours à la même distance du cylindre disperseur électrisé. La cage contenant l’individu à étudier est ensuite placée dans l’intérieur du grand récipient cylindrique également de métal, noirci autant à l’intérieur qu’à l’extérieur pour empêcher l’action dispersive des rayons ultraviolets, qui fait partie de l’appareil que MM. Elster et Geisel ont inventé pour l’étude de la radioactivité temporaire, appareil que j’ai utilisé dans toutes ces expériences.
- » Je n’ai eu encore que le temps de reconnaître l’émission radioactive des oiseaux, mais comme celle-ci, de même que celle des végétaux, se présente avec la plus grande netteté, il ne semble pas y avoir de doutes possibles sur la généralité du phénomène. L’intensité de ce rayonnement que j’ai trouvée plus forte dans les adultes que dans les jeunes, dans les individus en action que dans ceux au repos, semble proportionnelle à l’intensité de l’énergie vitale. Ce phénomène ayant donc une relation très étroite avec la vie pourrait être interprété comme une bioradio a ctûntè, et à ce point de vue, son étude donnera sûrement des résultats théoriques et pratiques très intéressants. »
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- SOCIÉTÉ DES INGÉNIEURS CIVILS
- (4 Novembre)
- Compterendu du Voyage aux Etats-Unis et à l’Exposition de Saint-Louis, par M. Marcel Armen-gaud jeune.
- M. Marcel Armengaud jeune, après avoir annoncé qu’il prend la parole à la place de M. Domange, le doyen du groupe des Ingénieurs ayant fait le voyage, qui est souffrant, et qui l’a prié de le remplacer, rappelle, ensuite, que ce n’est point une délégation de la Société des Ingénieurs Civils de France qui s’est rendue en Amérique, mais seulement une quinzaine de ses membres auxquels le Président de la Société, M. Couriot, avait bien voulu donner des lettres de recommandation pour faciliter l’accès des usines et dont il avait eu l’obligeance d’annoncer l’arrivée en Amérique aux Membres correspondants de la Société, à New-York et à Chicago.
- Le départ s’est effectué le 20 août 1904, sur La Bretagne, et, le 28, avait lieu le débarquement à New-York. Dans cette ville, les Membres français ont été reçus fort aimablement par MM. Corthell, Sorzano de Tejada et de Lubersac. Ceux-ci sesont mis gracieusement à la disposition du groupe de voyageurs pour leur faire visiter la ville et, notamment, les installations du nouveau métropolitain de New-York (Subway) qui permettra de convoyer 200,000,000 'de voyageurs en plus des 700,000,000 que transportent déjà les autres compagnies urbaines, et la nouvelle station de la compagnie Edison « Waterside Power station » qui fournit le courant à la partie Est de New-York.
- Une excursion fut même faite le soir de leur arrivée à la plage de Coney-Island où se déversent tous les dimanches 3 ou 400,000 personnes venant de New-York.
- Le mardi 30, au soir, le groupe des Ingénieurs français quittait New-York pour Niagara Falls où, arrivés le mercredi 31, au matin, ils visitèrent les deux usines hydro-électriques de la «Niagara Falls Company » sous la conduite de M. Brackenridge, Ingénieur en chef de ladite Compagnie. En outre, ils eurentla bonne fortune de pouvoir également descendre dans lepuits de l’usine en construction de la « Canadian Power Company », dont les dimensions et la puissance totale dépassent de beaucoup celle de ses aînés. Cette usine comprendra onze groupes de turbo-
- alternateurs de 10,000 cv chacun, dont la tension sera de 11,000 volts, et pourra donc fournir 110,000 cv qui viendront s’ajouter aux 105,000 que produisent les deux autres usines.
- Quittant Niagara le jeudi 1er septembre, au soir, par le Michigan Central, le groupe français arriva à Chicago le lendemain matin, où il fut fort aimablement reçu par M. Modjeski, Président de la « Western Society of Engineers », de Chicago, et par M. Chanute, Membre de ladite Société et correspondant de la Société des Ingénieurs Civils de France ainsi que par MM. Cra-velle et Strobel. Malheureusement, l’établissement d’Armour « Stock Yards» étant en grève, le groupe ne put visiter cet établissement. Par compensation, les voyageurs français furent conduits à la Bourse du Commerce et firent une très jolie promenade en voiture dans le parc de Chicago.
- Dans la soirée, M. Jackson les invita à venir voir le réseau de tunnels construits sous les quartiers d’affaires de Chicago par « l’Illinois Chicago Company » où sont logés les câbles des 100,000 téléphones automatiques de la Société. Ces tunnels servent, en outre, à la circulation de wagonnets électriques utilisés pour le transport des matériaux, des marchandises et du courrier.
- Le lendemain samedi, dans la matinée, les voyageurs visitèrent les grands ateliers de « Dee-ring Company », où est fabriquée la fameuse moissonneuse-lieuse. Le soir, après avoir pris congé de leurs aimables cicérones et s’être séparés de MM. Raffard, Hardelay et de la Rochette, qui se dirigeaient vers le YellowstonePark, San-Francisco, etc., ils quittaient Chicago pour Saint-Louis où ils arrivèrent le dimanche matin.
- Le séjour à Saint-Louis dura du 5 au 11 septembre et il fut employé par les membres à la visite de l’Exposition.
- Le 12, au soir, ils partaient en nombre réduit de ladite ville, car M. Domange père, leur chaiv-man, se rendait à la Havane, et deux d’entre eux, MM. Léo et Harlé se dirigeaient vers l’ouest. Sous la direction de M. Bonnier, qui remplit alors les fonctions de vice-chairman, ils arrivaient à Cincinnati le 13, au matin, où ils visitèrent une poterie après avoir fait une promenade dans la ville et dans les environs.
- Le mercredi 14, les voyageurs quittaient Cincinnati au matin, pour faire un premier voyage de jour. Après avoir traversé une contrée rappe-
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- lant la Normandie, ils étaient, le soir, à Pittsburg. Ils visitèrent, dans la matinée du jeudi 15, les usines delà «Crescent Steel Company »,qui produit une grande quantité d’acier au creuset et d’acier fin. La production de cette usine est de 60 tonnes d’acier au creuset par jour.
- Dans l’après-midi, un certain nombre des voyageurs, grâce aux recommandations de M. Corthell, purent se rendre à Homestad où ils assistèrent au spectacle magnifique du laminage des tôles, fers profilés, cornières, etc., travail qui se produit presque mystérieusement, tant les Ingénieurs de l’usineont poussé l’outillage àun grand degré d’automaticité et de perfection.
- Les voyageursquittaientPittsburg, le soir, pour se rendre à Washington, siège du Gouvernement américain, où ils séjournèrent jusqu’au lundi 19, visitèrent les principaux monuments: Capitole, ministères de la guerre et de la marine, monument de Washington, bibliothèque du Congrès et firent une excursion au mont Vernon où se trouvent l’habitation et le tombeau de Washington.
- Le lundi matin, après s’être rendus à Baltimore, ils traversèrent en voiture la ville, et, notamment, le quartier qui a été détruit par un récent incendie. Dans l’après-midi, les voyageurs prirent le train pour Philadelphie, où ils arrivèrent le soir.
- Le mardi 20 fut consacré à la visite des établissements Baldwin où l’on construit près d’une locomotive par jour.
- Dans l’après-midi, le groupe de voyageurs se rendait à l’Atlantic-City, grande plage, où se déverse en été la population de Philadelphie, et dont la longueur est de 6500 mètres environ.
- Dans la matinée du mercredi 21, les voyageurs firent une tournée en voiture dans la ville et allèrent visiter l’École Industrielle d’Art et de Filature et Tissage où ils furent aimablement reçus par le Directeur principal de l’École, M. Miller, et par M. France, Directeur de l’École textile.
- A deux heures de l’après-midi, avait lieu le départ de Philadelphie pour New-York où on arrivait vers cinq heures et traversait le North River pour prendre un bateau de la « Fall River Line » qui remonte de nuit le « Long Island Sund » : Le mardi matin, on débarquait à Fall River, où le groupe prit le train pour Boston.
- La journée du jeudi fut employée à visiter la ville et, le lendemain, vendredi 23, les voyageurs se rendirent à Providence où ils se séparèrent en
- deux groupes; l’un visita les usines de Brown e* Sharp, et l’autre, deux usines de peignée de « l’American Woolen Company ».
- Là, se terminait le voyage au point de vue des visites industrielles, et les voyageurs quittaient, le lendemain matin 24, Boston, pour Pittsfîeld où ils arrivaient à trois heures de l’après-midi. De là, ils se rendirent en voiture à Lenox, villégiature américaine, située dans lesBerkllls, où se trouvent de nombreuses propriétés de millionnaires new-yorkais. Le lendemain, dimanche' 25, après une promenade en voiture pendant laquelle ils purent admirer toute la beauté du paysage, ils quittaient Lenox et Pittsfîeld pour arriver à Albany le soir, où l’un des groupes, comprenant six voyageurs, dont M. Bonnier, prit le train le soir même pour aller au Canada. L’autre groupe, après avoir couché à Albany, redescendait l’Hucl-son, le lundi 26, pour arriver le soir à New-York.
- M. Armengaud croit être l’interprète de tous ses camarades en déclarantqu’ils ont tous eu l’impression bien nette de la richesse et de la puissance de ce pays, ainsi que de sa prodigieuse activité.
- Parmi les raisons qui ont été données de la richesse et delà prospérité des États-Unis, il y en a une qui semble n’avoir pas été mise assez souvent en lumière, c’est le rôle que jouent, dans le développement de l’industrie, les inventions et les perfectionnements dans les applications mécaniques. M. Armengaud rappelle, à ce sujet, que la loi américaine sur les Brevets d’inventions est beaucoup plus libérale que toutes les autres lois étrangères, y compris la loi française, et protège mieux l’inventeurqui, seul, peut prendre son brevet et jouit d’un droit de priorité de deux ans avant le dépôt.
- En outre, ladite loi n’exige aucun versement d’annuité et ne contraint pas l’inventeur à l’exploitation de son invention, sous peine de déchéance de ses droits, dans un délai déterminé.
- En terminant, M. Armengaud déclare que ses compagnons de voyage, et lui, ont reçu partout un excellent accueil, de la part de tous les Ingénieurs et Industriels et, en particulier, des Membres correspondants de la Société, MM. Corthell, Sorzano de Tejada, de New-York, et M. Chanute, de Chicago, auxquels s’était joint M. Modjeski, etc., et il prie les Membres de la Société de bien vouloir se joindre à ses camarades de voyage et à lui pour exprimer, à ces Messieurs, toute leur gratitude et leur adresser tous leurs remerciements.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 51.
- CONGRÈS ÉLECTROTECHNIQUE INTERNATIONAL DE SAINT-LOUIS
- (suite)
- Discussion sur l’éclairage électrique et sa distribution.
- De Fodor montre les différentes influences qui ont conduit aux prix actuels du courant. Le facteur le plus important a été, dans la plupart des cas, la concurrence de l’éclairage au gaz. Pour répandre l’emploi des électro-moteurs, la plupart des stations centrales ont introduit des tarifs bas et, comme le montre l’auteur d’après les chiffres relatifs à 50 villes, le prix du courant pour
- la force est environ le ^ du prix du courant pour l’éclairage.
- Le prix du courant ne varie d’ailleurs pas avec l’heure à laquelle le client consomme. En outre il est difficile de faire comprendre à ce dernier pourquoi le courant de lumière coûte plus cher que celui de la force, quand il est employé ainsi dans un but industriel. L’auteur propose un prix unique pour le courant, variant d’après deux tarifs suivant l’heure à laquelle on consomme. En faisant ces deux tarifs différents l’un de l’autre, on peut éviter les pointes de surcharge considérables qui se produisent actuellement dans tontes les stations centrales d’éclairage.
- Gripper trouve mauvais le projet de Fodor qui tend à diminuer le prix du kilowatt pour la lumière et à augmenter le prix du kilowatt pour la force motrice. Il faut, au contraire, abaisser autant que possible le tarif de force.
- Crompton pense que la création d’un tarif unitaire comme le propose de Fodor ne peut avoir lieu que par la réduction du tarif de lumière : les sociétés anglaises qui ont les prix les plus bas pour la lumière distribuent les dividendes les plus élevés.
- Hammond, propose un tarif dans lequel la lre heure est payée plus cher que les suivantes.
- Jona parle des matières isolantes pour câbles à haute tension, et arrive ainsi aux 'conclusions suivantes :
- Chaque diélectrique a une tension de rupture déterminée ; quand la différence de potentiel maxitna par unité d’épaisseur est atteinte, une augmentation de l’épaisseur de l’isolant n’augmente pas proportionnellement la tension de rupture du câble. Pour que la résistance à la
- rupture soit maxima, il faudrait que l’isolant d’un câble soit disposé en couches de constante diélectrique décroissante du conducteur vers la périphérie.
- Stem cherche à prouver la supériorité du courant alternatif sur le courant continu. Il attire l’attention sur la destruction des enveloppes de câbles à courant continu à haute tension par les phénomènes d’électrolyse.
- Townsend Wolcott fait remarquer que ce n’est guère à craindre puisque, ces câbles ayant généralement un isolement de 1000 mégohms par mille, il faudrait 100 ans pour qu’un câble portant 1000 volts ait été traversé par 1 ampère-heure.
- Steinmetz parle de l’arc électrique, et particulièrement de l’arc à magnétitë et de l’arc au mercure.
- L’arc au carbone n’est pas l’arc typique : l’arc à l’air libre typique est l’arc entre fer et cuivre ou entre leurs oxydes. L’arc dans le vide typique est l’arc au mercure. Ces deux arcs agissent dans certaines conditions comme redresseurs. Pour produire un véritable arc à courant alternatif dans la vapeur de mercure, il faut une différence de potentiel d’au moins 9000 volts. Pour la différence de potentiel plus faible, l’arc au mercure agit comme redresseur.
- Blondel donne un résumé de ses expériences sur des charbons à flamme, et particulièrement sur le type de charbons avec mèche minéralisée dont il est l’inventeur.
- Le tableau suivant résume les résultats photométriques obtenus par l’auteur avec diverses sources lumineuses :
- AVAIT S INTENSITÉ HÉMISPHÉRIQUE MOYENNE
- Arc à air libre entre élec-
- trodes de charbon. . . 4o5 700
- Arc en vase clos 768 329
- Lampe à arc à magnétitë. 385 4oo
- Lumière Bremer électro-
- des 9A. . 4y5 48G
- Charbon Blondel qA. . . 5oo 4800
- B. L.
- Discussion sur les Applications de l’Electricité.
- Mordey parle des pertes dans le fer et trouve que les pertes par courant de Foucault sont pro-
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- portionnelles à l’épaisseur et à la 1,6e puissance de la fréquence.
- Jouaust parle de la « viscosité magnétique », c’est-à-dire le retard de l’aimantation par rapport à la force magnéto-motrice.
- Steinmetz a trouvé que la perte d’énergie par hystérésis par cycle est indépendante de la fréquence.
- Ford conclut de ses recherches que l’arrondissement du cycle d’hystérésis est dû aux courants de Foucault.
- Duddell indique le moyen d’enregistrer les cycles d’hystérésis des transformateurs. On place sur le noyau une bobine auxiliaire ayant peu de tours et l’on relie cette bobine à un circuit d’inductance très élevée et de résistance ohmique très faible. Le courant, passant dans ce circuit est directement proportionnel au flux. Un oscillographe à deux miroirs décrit le cycle d’hystérésis, si l’on fait dépendre le mouvement horizontal du rayon lumineux du courant primaire (forces magnéto-motrices en abscisses) et le mouvement vertical de l’intensité de courant dans le circuit auxiliaire (flux en ordonnées).
- Nodon parle des soupapes électrolytiques. Il a observé à la surface de celles-ci une sorte d’hystérésis qui provoque une perte d’énergie.
- Scott fait remarquer que le couple d’un moteur à courant alternatif est pulsatoire. Aussi pour qu’une locomotive électrique, équipée avec des moteurs alternatifs, ne patine pas, il faut qu’elle soit assez lourde pour que l’adhérence suffise pour la valeur maxima du couple. Il en résulte qu’une locomotive à courant alternatif devra toujours être plus lourde qu’une locomotive à courant continu. Un inconvénient du système monophasé est, qu’une avarie au transformateur immobilise le train : dans les systèmes triphasés en étoile, l’avarie d’un seul transformateur ne produit qu’une diminution de la puissance transmise.
- Lamme indique quelle valeur maxima on peut donner à l’entrefer de moteurs monophasés sans trop abaisser le facteur de puissance à pleine vitesse. Dans le moteur monophasé, le courant déwatté (champ) aussi bien que le courant watté produisent un couple utile, tandis que dans le moteur d’induction le courant watté seul intervient.
- Un faible facteur de puissance au démarrage est donc un mauvais signe pour le moteur d’in-
- duction et un bon signe pour le moteur monophasé (série).
- liosa, Lloyd et Reid indiquent les résultats de leurs recherches sur l’influence de la forme des ondes, sur les indications des compteurs d’induction. Deux alternateurs accouplés mécaniquement furent branchés en série. Le générateur A avait 3 fois plus de pôles que le générateur B et l’on pouvait faire varier l’écart angulaire des deux rotors. En faisant varier cet écart et l’excitation, on pourrait produire un courant alter-tif contenant l’harmonique 3, variable en intensité et en phase.
- Les indications de compteurs et la fréquence furent mesurées aussi exactement que possible, et la différence de potentiel, la charge et la vitesse furent maintenues constantes. La température des compteurs fut aussi maintenue soigneusement constante. Le résultat des expériences fut que les harmoniques supérieurs influent sur les indications des compteurs, mais que leur influença fait partie des erreurs négligeables.
- Adam a étudié la dispersion dans les moteurs d’induction, par le calcul et expérimentalement. La tension correspondante à la disposition, ou f. é. m. de dispersion, varie dans de larges limites quand le rotor tourne. Cette variation dépend beaucoup du genre d’enroulement que porte le rotor. Pour un enroulement triphasé, la variation de la f. é. m. de dispersion est beaucoup plus grande que pour l’enroulement en cage d’écureuil.
- B. L.
- CONGRÈS DE VIENNE
- Economies de courant dans les exploitations de tramways électriques, par M. W. Klitzing.
- En ce qui concerne la consommation de courant par unités de trafic, les communications reçues comportent des écarts très sensibles : c’est ainsi, par exemple, que la plus petite consommation accusée est de 150 watt-heures par voiture-kilomètre, alors que la plus grande atteint 950 watt-heures ; ces écarts sont d’ailleurs tout aussi considérables lorsque la consommation de courant par unité de trafic est rapportée au kilomètre-voiture calculé ou bien encore au train-kilomètre ; il en est encore de même, lorsque la consommation de courant est basée sur la tonne-
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- kilomètre ; cette consommation varie, en effet, entre 50 et 105 watt-heures.
- Ces écarts considérables dans la consommation de courant conduisent naturellement à rechercher les causes auxquelles ils doivent être attribués.
- L’auteur fait immédiatement remarquer que les chiffres de consommation accusés par les différentes exploitations ne peuvent, de prime abord, être comparés entre eux, car la consommation de courant qui, pour telle exploitation, doit être regardée comme réellement économique, dépend avant tout de nombreux facteurs et de nombreuses circonstances spéciales, lesquels, pour permettre une comparaison saine, doivent absolument être pris en considération.
- Parmi ces facteurs et circonstances spéciales, il faut citer en premier lieu le profil en long (rampes) et le profil en plan (courbes) des lignes, le plus ou moins grand rapprochement des points d’arrêt, l’emploi de types spéciaux de voitures motrices et de voitures d’attelage, de même aussi les conditions atmosphériques de la ville considérée et surtout la quantité de neige tombant pendant l’année.
- Il ne faut pas non plus oublier que dans les chiffres accusés dans les communications, ne sontpastoujours comprisesles consommations de courant pour les ateliers de réparation et pour l’éclairage des dépôts, stations, etc. D’un autre côté, il est également possible que le kilomètre parcouru soit, pour les différentes exploitations, établi d’après des bases différentes, ce qui naturellement empêche toute comparaison entre les données statistiques.
- Il s’ensuit donc que l’on ne peut en aucune façon déduire des chiffres donnés dans les réponses, si telle exploitation roule au point de vue de la consommation de courant, plus économiquement que telle autre.
- On peut cependant se demander s’il n’est pas possible de diminuer, pour chaque exploitation, la consommation de courant jusqu’ici atteinte par elle. Presque toutes les compagnies ayant envoyé une communication, se sont occupées de cette question.
- Très peu de compagnies seulement estiment ne plus pouvoir diminuer la consommation de courant atteinte par elles ; la très grande majorité, par contre, espère pouvoir la diminuer encore.
- Les moyens que ces~ dernières compagnies utilisent pour arriver à ce but, moyens qu’elles croient d’ailleurs pouvoir recommander,sont des plus divers : les unes estiment pouvoir réduire leur consommation en se bornant à instruire les wattmen par un chef conducteur et en les occupant de temps à autre dans l’atelier de réparations ; d’autres, au contraire, préfèrent soit employer un système de distribution à 3 fils, soit faire l’application d’un système de primes, etc.
- Un nombre relativement considérable de compagnies cependant estiment avoir résolu la question en équipant les voitures motrices de compteurs de courant de façon à surveiller plus minutieusement le travail des wattmen. Cette façon d’opérer a, dans certaines exploitations, été couronnée de succès,
- En ce qui concerne spécialement l’établissement de compteurs sur les voitures motrices, les renseignements reçus à ce sujet diffèrent beaucoup les uns des autres. Toutes les compagnies sont cependant d’accord sur un point : celui du bon fonctionnement de ces compteurs, quelles que soient les maisons qui les aient fournis.
- Par contre, les prix payés pour ces compteurs présentent des écarts importants : ces prix varient, en effet, entre 72 marks jusque 315 marks par compteur.
- L’emplacement des compteurs sur la voiture dépend avant tout des circonstances particulières ; la majorité des compagnies place le compteur sous la banquette, tandis que d’autres le placent à l’intérieur de la voiture sur l’une des parois de tête, près de la boîte de la lanterne ; d’autres même le placent en-dessous de la caisse de la voiture.
- L’étalonnage des compteurs a lieu pour chaque compagnie à des périodes très différentes les unes des autres ; ces périodes varient entre 4 semaines et 4 mois. Quelques compagnies ne procèdent pas à la vérification des données du compteur ; mais, dans ce cas, il s’agit surtout de compagnies ne se servant du compteur que pour des essais comparatifs.
- La vérification des compteurs a permis d’établir des écarts jusqu’à ±10 % •
- Les instructions données en ce qui concerne la lecture des compteurs varient également beaucoup : les lectures ont lieu ou bien une fois par jour, lors de la sortie ou de la rentrée de la voi-
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- ture, ou après chaque voyage, ou encore après chaque changement du personnel de la voiture.
- Peu de compagnies seulement ont institué jusqu’ici un système de primes en faveur des wattmen roulant avec économie, l’économie réalisée par ces wattmen étant basée sur les renseignements donnés par les compteurs. Les compagnies qui ont introduit ce système de primes dans leur exploitation en regardent l’application comme très recommandable.
- Ces communications ne permettent pas de tirer des conclusions formelles sur l’état de la question ; elles montrent cependant que la très grande majorité des compagnies accorde à la question d’économie de courant la haute importance qui lui est due.
- Les moyens employés par les différentes compagnies pour résoudre cette question si importante sont encore trop récents pour que l’on puisse en tirer un jugement définitif. Des résultats acquis jusqu’à ce jour, il semblerait cependant que, d’un côté, un contrôle mécanique et continu du wattman, tel que l’établissement de compteurs sur les voitures motrices, et, de l’autre, l’allocation de primes au personnel wattman, sont appelés à amener plus facilement une réduction dans la consommation de courant qu’une instruction soignée ou une surveillance active des wattmen par un personnel de contrôle.
- On ne peut nier que l’introduction d’un tel contrôle mécanique occasionne pour toute exploitation, et surtout pour les exploitations importantes, une grande somme de travail en même temps qu’une certaine dépense, mais il est également hors de doute que ces inconvénients seront largement compensés par la réduction de consommation de courant qui en résultera et surtout par le fait que l’on disposera d’un personnel sachant prendre à cœur les intérêts de la compagnie.
- ASSOCIATIONS FRANÇAISES DE PROPRIÉTAIRES D’APPAREILS A VAPEUR AYANT UN SERVICE ÉLECTRIQUE
- Règles pour les offres, la fourniture et les essais des Machines électriques et Transformateurs, rédigées par les Associations françaises de propriétaires d’appareils à vapeur ayant un service électrique (Amiens, Lyon, Nancy, Nantes;, l’Association des Industriels du Nord de la France (Lille) et l’Association normande pour prévenir les accidents du travail (Rouen). — Édition 190b).
- DÉSIGNATION DE LA PUISSANCE NOMINALE
- § 1. — La puissance nominale est celle pour laquelle la machine est vendue ; elle sera indiquée par une plaque fixée sur la machine.
- L’indication de la puissance se rapportera toujours à la puissance débitée.
- Elle sera exprimée : en kilowatts aux bornes clans le cas de courants continu; en kilovolts-ampères avec indication du facteur de puissance dans le cas de courants alternatifs ; en chevaux de 75 kilogrammètres par seconde ou en poncelets de 100 kilogrammètres par seconde dans le cas de puissance mécanique (moteurs).
- § 2. — Pour les alternateurs destinés à assurer un service de jour ou un service de moteurs, il y aura lieu de prévoir le facteur de puissance au plus égal à 0, 8. La puissance de l’excitatrice sera déterminée par cette condition (*). (Si avec la puissance débitée par une génératrice à courants alternatifs il est donné une indication sur la puissance absorbée en chevaux ou en poncelets, cette indication se rapportera au facteur de puissance prévu.)
- § 3. — Quand une machine ou un appareil présente par lui-même un décalage de phase, comme par exemple les moteurs d’induction, il est utile d’indiquer ce facteur de puissance, au moins pour la charge nominale.
- § 4. — Outre la puissance nominale en marche continue, qui sera toujours mentionnée, on indiquera sur la plaque de la machine :
- La tension normale (composée en cas de courant triphasé) ;
- La vitesse normale et la fréquence, s’il y a lieu ;
- Et pour les machines à marche intermittente, la puissance à ce régime avec la durée de fonctionnement correspondante.
- ÉCHAUFFEMENT
- § 5. — L'éehauffement d’une machine électrique doit, avant tout, être compatible avec la conservation en parfait état de l’isolant.
- Limites d’èchauffement admises.
- § 0. -— Les limites maxima admises pour la surélévation de température, mesurée dans les
- (t)Dans certains cas il est utile de prévoir, à la commande pour déterminer l’excitation, un facteur de puissance notablement inférieur à 0,8.
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- conditions et après une durée d’essai spécifiées dans les paragraphes suivants, sont:
- a) Pour les inducteurs traversés par un courant continu....................• .45° C.
- b) Pour tous les autres enroulements de
- machines (sauf ceux toujours fermés sur eux-mêmes) et les fers dans lesquels ils sont noyés (1).............................. 40° C.
- ci Pour les enroulements des transformateurs et l’huile des transformateurs à l’huile. 45°.C
- di Pour les circuits toujours fermés sur eux-mêmes^ . . • . ................... 55°C.
- e) Pour les collecteurs, bagues etbalais 50°C
- f) Pour les^paliers, bornes et connexions.......1.................. 30° C.
- Pour les machines fermées on pourra tolérer une augmentation de 5°C.sur les chiffres ci-dessus.
- Pour les machines à collecteurs destinées à un service continu de jour et de nuit et les circuits à haute tension des machines de plus de 2.000 volts (à l’exclusion des transformateurs) les limites de température ci-dessus seront abaissées de 5° C.
- § 7. — Ces limites d’échauffement supposent une température ambiante ne dépassant pas 35» C. Si la température ambiante devait dépasser normalement cette valeur, les limites d’échauffement ci-dessus devront être réduites de la différence.
- Durée de l’essai.
- § 8. — Sauf spécifications contraires, la durée de l’essai à la charge nominale après laquelle on mesurerala surélévation de température sera déterminée pour les machines par le tableau ci-après :
- K
- volts-ampères \ >urs par minute/ ’
- O à 5
- 5 à IO
- IO à 3o
- 3o à 8o
- 8o à 200
- Durée de l’essai
- 2 heures
- 3 —
- 4 _
- 5 —
- 6 —
- P) Il est entendu que ces limites ne s'appliquent pas aux fers dans lesquels il n’y a pas de conducteurs noyés.
- 200 à 5oo.......................... 7
- 5oo à 8oo.......................... 8 —
- 8oo à j . 5oo...................... 9 —
- i.5oo et plus (')................. io —
- Les machines à marche intermittente seront essayées suivant les indications portées sur la plaque ou, s’il y a lieu, suivant les conventions spéciales de la commande.
- § 9. — Pour les transformateurs la durée d’essai sera celle du fonctionnement. (Il est recommandable de l’indiquer sur plaque.] On peut ainsi distinguer :
- a) Transformateurs à service discontinu (distribution de force dejourpàrexemple) : durée de l’essai à la charge nominale égale à la période de fonctionnement ;
- b) Transformateurs toujours sous tension et à charge discontinue (distribution d’éclairage par exemple) : durée de l’essai à la charge nominale égale à la période de fonctionnement, après limite d’échauffement atteinte sous tension à vide ;
- c) Transformateurs à charge continue : durée de l’essai jusqu’à obtention de réchauffement-limite à la charge nominale.
- Conditions de l’essai.
- § 10. — Les machines en essai seront autant que possible dans les conditions normales de fonctionnement et de ventilation, c’est-à-dire que la création d’un courant d’air artificiel n’est pas admissible ; les enveloppes et couvercles des machines doivent être en place.
- Les dynamos à tension variable et vitesse constante (charge des accumulateurs) seront essayées à puisssance constante pendant le temps indiqué au tableau du § 8 ; pendant la première moitié du temps, l’essai sera fait avec la tension maxima et l’intensité correspondante, et, pendant la deuxième moitié, avec l’intensité maxima et la tension correspondante.
- (1) Pour les machines à collecteur dont le coefficient k est supérieur à 1 500, il y aura quelquefois lieu de convenir d’une durée d’essai supérieure à 10 heures, suivant la destination de la machine. Pour les machines et les moteurs à courants alternatifs de grandes dimensions, une durée dessa1 de 10 heures suffira en général.
- (A suivre).
- SENS. — IMPRIMERIE MIRIAM, 1, RUE DE LA BERTAUCUE
- Le Gérant: A. Bonnet.
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- Tome XLI
- Samedi 24 Décembre 1904.
- 11° Année. — N" 52
- U
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G. L1PPIVIANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MON NIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. •— A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- LA RADIOACTIVITÉ DE LA MATIÈRE (suite) (*)
- VII. — RAYONS «
- Nous avons montrédans plusieurs articles comment l’absorption du rayonnement des substances radioactives par différents écrans, puis les phénomènes de phosphorescence provoqués par le radium et le polonium, enfin la déviation dans un champ magnétique d’une partie du rayonnement du radium, ont mis en évidence l’existence de rayons d’une nature différente de celle des rayons cathodiques. Ces rayons, que M. Rutherford a désignés sous le nom de rayons «, se rencontrent dans le rayonnement du polonium, du radium et du thorium ; ils sont extrêmement absorbables et n’avaient pas paru, dans les premières recherches, déviables par un champ magnétique.
- M. Rutherford (2) a montré que les rayons a sont faiblement déviables par un champ magnétique très intense, en sens contraire des rayons cathodiques. L’expérience a été réalisée de la manière suivante : au-dessus d’une petite boite contenant une couche d’un sel de radium sont disposés un certain nombre d’écrans verticaux formant des fentes par lesquelles le rayonnement peut atteindre un éleetroscope à feuilles d’or. Dans un champ
- P) Voir Eclairage Electrique, tome XXXIX (2 avril 1904 et 30 avril 1004). tome XL (27 août 1904).
- (2) Rutherford. — Phil, Mag. jauv. 1903, p. 113; fév. 1903, p. 177. Physikalische Zeitschrift 1903 n° 8 p. 235.
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- magnétique intense parallèle aux écrans, les rayons p sont rejetés sur ceux-ci et les rayons « passent seuls : on peut s’en assurer en constatant l’absorption de ces rayons par une très mince feuille de mica. Si les espaces compris entre les écrans sont couverts à moitié par une lame métallique, comme le représente la figure 18, on constate que les rayons «. sont arrêtés lorsque le champ magnétique rejette les rayons p sur l’écran B, du côté opposé à la partie obturée des fentes ; les rayons « pénètrent au contraire jusqu’à l’éleetros-eope lorsque les rayons p sont rejetés sur A.
- AI. Rutherford a conclu de cette expérience que les rayons « sont faiblement déviés en sens contraire des rayons cathodiques et par suite qu’ils sont chargés d’électricité positive.
- Cette disposition n’était pas à l’abri de toute objection : en effet, lorsque les rayons p sont rejetés du côté de A, les rayons secondaires qu’ils provoquent peuvent atteindre l’électroscope ; au contraire, quand les rayons p sont déviés en sens contraire, le rayonnement secondaire est arrêté par le petit écran qui ferme à moitié l’ouverture. On pourrait, de la sorte, rendre compte du phénomène en admettant un effet des rayons secondaires.
- La disposition photographique suivante (!) a permis de mettre en évidence, d’une façon plus certaine, la déviation des rayons «. La substance radioactive est placée dans une rainure linéaire creusée dans un petit bloc de plomb. A une distance de un ou deux centimètres au-dessus de cette source, on a disposé deux lames métalliques horizontales formant écran et laissant entre elles une fente fine parallèle à la rainure de façon à obtenir un faisceau plan que l’on reçoit sur une plaque photographique. Si la matière active est un sel de radium, on arrête les rayons lumineux au moyen d’une lame d’aluminium d’un centième de millimètre d’épaisseur. L’appareil est placé dans un champ magnétique d’une intensité supérieure à dix mille unités G.G.S, la fente étant mise parallèlement au champ. En disposant horizontalement au-dessus de la fente une plaque photographique, on constate que l’impression est d’autant plus diffuse et plus faible que la plaque est plus éloignée de la fente; les rayons « sont du reste totalement absorbés après un trajet de six centimètres dans l’air: on place donc la plaque à une faible distance de la fente ( 1 à 2 cm. au plus). En excitant le champ dans un sens, puis dans le sens inverse, on obtient deux images qui mettent en évidence une légère déviation des rayons «. Pour avoir le sens de la déviation, on établit d’abord un champ très faible, de manière à permettre au faisceau cathodique p de traverser la fente, et on reçoit le rayonnement sur une moitié seulement de la plaque, l’autre moitié étant couverte par un écran; on déplace ensuite l’écran pour protéger la partie qui vient d’être impressionnée et on établit un champ intense, dans le même sens que la première fois; les rayons p n’atteignent plus la plaque et la nouvelle trace des rayons « s’écarte de leur première image : on constate ainsi qu’elle est déviée dans le sens opposé à celui où se trouve la trace du spectre cathodique. Au lieu de placer la plaque photographique horizontalement, on peut la disposer obliquement en la posant sur le plan qui contient la fente, son arêle de contact avec le plan de la lente étant perpendiculaire à celle-ci; dans ces conditions, par renversement du champ magnétique, on obtient deux traces convergentes.
- L’épreuve ci-contre (fig. 19) reproduit l’agrandissement d’une photographie obtenue par cette méthode. Cette épreuve a révélé deux phénomènes importants.
- En premier lieu, on voit que les lignes sont fines et ne mani(estent pas de dispersion appréciable, contrairement à ce que l’on observe pour le faisceau cathodique. Le rayon-
- ^sr
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- i
- Fig. 18
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- (•) Henri Becquerel. — Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CXXXYI, p. 199 (26 janvier 1903).
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- nouent se comporte donc comme un faisceau simple dont tous les rayons ont même déviabilité magnétique.
- En second lieu, l'écartement des deux traces sur la plaque permet de relever les déviations à diverses distances de la lente et de calcule!1, pour chaque distance à la source, le rayon de la trajectoire supposée circulaire. Le calcul peut être très précis en raison de la finesse de l’image. Cette mesure a prouvé que le rayon de courbure de la trajectoire des rayons a augmente avec la distance entre la source et les points de la plaque photographique impressionnés par ces rayons.
- Les valeurs du produit R 11 ont varié depuis 193 000 jusqu’à 341000 pour des distances des points de la trajectoire à la source, variables de 0cm9i à 3cm12; pour une distance de
- Fig. 19
- 5cm, M. Rutherford avait trouvé R II = 390 000. Dans le vide, pour une longueur de trajectoire de 8cm, M. des Coudres 0) a trouvé pour le produit RU le nombre 256 000, c’est-à-dire la valeur qu’on obtient dans l’air pour des distances six à huit fois moindres. L’influence de l’air sur la trajectoire des rayons-« est donc nettement mise en évidence par cette expérience. M. des Coudres a également pu mesurer la déviation par un champ électrique dans le vide et en a déduit les valeurs suivantes :
- — = 6,4 X m3 et V = i ,65 X m9,
- m
- mais pour établir la nature de l’influence de l’air, il faudrait mesurer la déviation électrique dans l’air et calculer, pour les différents points d’une même trajectoire, les valeurs de ^ et de V.
- On verrait alors comment ces facteurs varient avec la distance. Cette détermination permettrait de reconnaître si l’on peut attribuer l’augmentation du rayon de courbure de la trajectoire à un accroissement de la masse résultant de l’attraction exercée par les charges positives sur les molécules de l’air.
- Identité entre les rayons du polonium et les rayons « du radium. — Il importait, pour
- C) Pliysikalischc Zeitschrift, n° 17, 1903, p. 483.
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- assimiler d’une façon certaine les rayons du polonium aux rayons « du radium, de déterminer leur déviation dans un champ magnétique. En substituant le polonium au radium dans les expériences précédentes, on obtient des traces superposables à celles que produit le radium (') ; seulement la pose doit être prolongée un temps considérablement plus long, à cause de la faiblesse du rayonnement du polonium. Le sens de la déviation des rayons du polonium a été reconnu être le même que celui de la déviation des rayons « du radium.
- Les rayons du polonium sont donc identiques aux^rayons « du radium, et assimilables à un flux de particules chargées positivement. Ces rayons paraissent identiques aux Kanal-strahlen de M. Goldstein.
- VIII. — RAYONS 7 ET PHÉNOMÈNES SECONDAIRES
- M. Villard (2) a montré qu’en exposant pendant plusieurs jours une plaque photographique au rayonnement du radium, on peut mettre en évidence une partie de ce rayonnement qui n’apparaît pas lorsque la pose est courte et qui est insensible à l’action d’un champ magnétique.
- Fig. 20
- Les seules données que l’on ait sur la nature de ces rayons, que l’on a appelés rayons 7, sont leur grande pénétrabilité et la faculté qu’ils possèdent de provoquer des rayons secondaires sur les faces d’entrée et de sortie des métaux qu’ils rencontrent. Si l’on reçoit sur deux plaques photographiques superposées un faisceau rectiligne rasant, dont la partie cathodique est écartée par un champ magnétique, on constate que le faisceau 7 donne une impression plus forte sur la seconde plaque que sur la première. On peut en attribuer la cause aux rayons secondaires provoqués dans le verre : en effet, les rayons y traversant la plaque photographique sans être absorbés, n’y produisent aucun elfet chimique, et ce sont seulement les rayons
- (•) Henri Becquerel. Comptes rendus de 1 Académie des Sciences, t. CXXXV1, p. 431 (16 février 1903), (2) Villard. — Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CXXX, p. 1012 (avril 1900).
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- secondaires, beaucoup plus absorbables, auxquels ils donnent naissance qui impressionnent la plaque. Cette transformation peut être comparée à celle que l’on fait subir aux rayons lumineux invisibles en les recevant sur un écran phosphorescent.
- L’épreuve représentée fig. 20 montre à la fois la grande pénétrabilité de ces rayons et l’existence de rayons secondaires (') ; elle a été obtenue en posant sur une plaque photographique, enveloppée de papier noir, un petit bloc de plomb contenant quelques grains de chlorure de radium à l’intérieur d’une rainure pratiquée sur la face supérieure: l’impression a été produite au travers de six millimètres de plomb. L’épreuve montre que la base de la plaque a été le siège d’un rayonnement secondaire intense, et qu’en même temps il sort un rayonnement actif par les faces latérales du bloc de plomb. Ce rayonnement est provoqué par des rayons y qui ont traversé plusieurs centimètresVle'plomb.
- Fig. 21
- Dans les expériences précédemment décrites, qui sont réalisées avec de longues poses, on voit presque toujours la trace des rayons y sous forme de traces rectilignes. Si sur le trajet de ces rayons extrêmement pénétrants, on dispose un prisme de quartz, on constate que le faisceau traverse ce prisme sans déviation ni diffusion et sans absorption appréciable.
- Dans l’épreuve reproduite fig. 21 (H. Becquerel), les rayons lumineux émis par le sel de radium n’ont pas été interceptés; on voit à la fois, au sortir du prisme, la trace des rayons lumineux déviés et la trace des rayons y non déviés.
- Dans l’ignorance où l’on est de la véritable nature de ces rayons, on les assimile géné-
- (l) II. Becquerel. — Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CXXXI1, p. 371 (18 février 1901).
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- râlement aux rayons X. Cependant, AI. Strutt f) a mesuré comparativement l’ionisation cle différents gaz sous l’action des rayons «, p, y du radium et des rayons de Rôntgen. Alors que pour les trois premiers rayonnements, l’ionisation est sensiblement proportionnelle à la densité des gaz, il n’en est pas de même pour les rayons X. L’auteur émet l’hypothèse que les rayons y seraient de nature corpusculaire, mais sans charge électrique. Au contraire, d’après AI. Pasclien (1 2), les rayons y seraient chargés d’électricité négative : on peut, toutefois, se demander encore si, dans ces dernières expériences, toutes les précautions ont été prises pour éviter les effets produits par les rayons secondaires que provoquent les rayons y à l’entrée et à la sortie des écrans.
- Le rayonnement j3 et le rayonnement y donnent tous les deux des rayons secondaires. L’expérience a prouvé que les rayons secondaires provoqués par les rayons p sont déviables comme les rayons p eux-mêmes et peuvent être assimilés aux rayons cathodiques. D’un autre côté, MM. Curie et Sagnac ont démontré que les rayons secondaires auxquels les rayons X donnent naissance sont chargés négativement et paraissent également identiques aux rayons cathodiques. En l’absence de démonstration plus précise, on admet jusqu’à présent que les rayons secondaires provoqués par les rayons p et par les rayons y sont de même nature.
- L’uranium, le thorium et le polonium (3) émettent des rayons très pénétrants qui semblent être identiques aux rayons y du radium.
- IX. — PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DU RAYONNEMENT DES CORPS RADIOACTIFS
- Action de la température sur le rayonnement de Vuranium et du radium. — Nous avons vu, précédemment, que le rayonnement de l’uranium reste constant entre la température de l’air liquide et celle de l’ébullition de l’eau et que la haute température à laquelle est porté l’uranium au four électrique, au moment de sa préparation, n’exerce pas sur le rayonnement d’influence permanente. M. Curie a constaté également que la radioactivité du chlorure de radium subsiste à haute température : le chlorure fondu (vers 800°) est radioactif et lumineux. Cependant, si l’action de la chaleur est prolongée, l’activité du sel de radium diminue considérablement et peut tomber au quart de sa valeur primitive. Ce sont surtout les rayons pénétrants qui disparaissent par la chauffe. Au bout de deux mois environ, le produit a repris l’activité qu’il possédait avant la chauffe, de sorte que, comme pour l’uranium, la chaleur ne produit pas d’action permanente sur le rayonnement du radium. On verra, dans un prochain article, quelle est la cause de la baisse temporaire d’activité.
- AL Curie (') a constaté que l’émission du radium subsiste aux basses températures. A la température de l’air liquide, le radium continue à exciter la fluorescence du sulfate double d’uranyle et de potassium, et son rayonnement possède la même intensité qu’à la température ambiante.
- Actions chimiques produites par le rayonnement des corps radioactifs. — Le rayonnement des substances radioactives provoque un grand nombre d’actions chimiques. Nous devons citer en premier lieu la réduction des sels d’argent: ce sont les actions photographiques énergiques produites par le rayonnement qui ont permis de découvrir la radioactivité, et ell es ont fourni une méthode féconde pour l’étude de ce nouvel ordre de phénomènes.
- Sous l'influence du rayonnement du radium, le papier jaunit et s’effrite, le verre et la
- (1) Proc. Roy. Soc., t. LXXII, p. 208-210.
- (2) Physik. Zeitschrift, t. V, p. 503 (18 sept. 19041.
- (3) Henri Becquerel. — Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t, CXXXVI, p. 977 (27 avril 1903).
- (4) Curie. — Société de physique, 2 mars 1900,
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- porcelaine se colorent (1) ; si le verre contient du plomb, il se colore en brun par suite d’une oxydation des sels de plomb ; s’il est exempt de plomb, l’oxydation des sels de manganèse donne une couleur violette. Ces colorations sont persistantes.
- Les rayons du radium, comme les rayons X, transforment le platinocyanure de baryum en une variété brune moins lumineuse ; la lumière ramène partiellement ce sel à son état primitif.
- M. Giesel a obtenu un platinocyanure de baryum radifère très lumineux, qui, sous l’action de son propre rayonnement, se transforme en la variété brune en même temps que ses cristaux deviennent déehroïques.
- Les sels de radium semblent s’altérer avec le temps, sans doute sous l’action de leur propre radiation. Les cristaux de chlorure de baryum radifère, qui sont blancs au moment de leur préparation, prennent peu à peu une coloration, tantôt jaune ou orangée, tantôt rose; cette coloration disparaît par dissolution.
- M. Giesel a montré que les sels haloïdes cristallisés des métaux alcalins (sel gemme, sylvine) se colorent sous l’influence du radium, comme sous Faction des rayons cathodiques. On obtient des colorations du même genre en faisant séjourner les sels alcalins dans la vapeur de sodium(2).
- Dans les actions chimiques, nous devons distinguer les réactions exothermiques et les réactions endothermiques ; les premières n’ont pas besoin d’autre source d’énergie que la réaction elle-même et il se peut que le rayonnement serve seulement d’excitant. Il n’en est plus de même lorsque la réaction est endothermique ; l’énergie doit être nécessairement empruntée à la source radiante. C’est ainsi que l’ozone prend naissance dans le voisinage du radium (M. et Mme Curie'). M. Berthelot, afin de mesurer l’énergie empruntée au rayonnement, a étudié les décompositions de l’acide iodique et de l’acide azotique monohydraté, et a reconnu que lorsqu’on intercepte, au moyen de papier noir, la lumière donnée par la source, la décomposition ne se produit pas. C’est donc la lumière émise parle radium qui agit dans ce cas et fournit l’énergie nécessaire pour que la décomposition puisse s’effectuer. Parmi les phénomènes exothermiques, nous pouvons citer la réduction du bi-chlorure de mercure en présence de l’acide oxalique (3). Le rayonnement du radium provoque la formation d’un précipité de calomel. Dans cette expérience, les rayons lumineux ont été interceptés en entourant le tube de radium d’une mince feuille d’aluminium.
- Les rayons du radium transforment le phosphore blanc en phosphore rouge (Henri Becquerel). On a pu reconnaître en partie la nature des rayons qui produisent cette action (5) : En faisant tomber sur une plaque de phosphore blanc un faisceau de rayons /3 dévié par un champ magnétique, on voit au bout de quelques semaines apparaître une trace rouge qui coïncide exactement avec la partie de la plaque de phosphore qui reçoit le faisceau dévié. La plaque de phosphore mise ensuite à l’obscurité se conserve sans altération nouvelle. Les rayons y, très pénétrants, n’ont donné aucune action appréciable; les rayons secondaires, peu pénétrants et très absorbables, émis par le plomb, agissent au contraire assez activement. Il est probable que les rayons «, très absorbables et dont l’action sur la plaque photographique est grande, seraient très actifs pour transformer le phosphore blanc en phosphore rouge. La nécessité d’enfermer le sel de radium dans un * (*)
- f1) M. et Mme Curie. — Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CXXIX, p. 823 (novembre 1899).
- (2) Giesel. — Société de physique allemande, janvier 1900.
- (3) Henri Beccjuerel. — Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CXXXTII, p. 709 (4 novembre 1901).
- (*) Henri Becquerel. — Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t, CXXXIV, p. 210 (27 janvier 1902),
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- tube de verre, afin de le préserver de tout accident dans ces expériences, n’a pas permis de constater l’action de rayons «.
- Action ionisante des rayons du radium sur les diélectriques liquides et solides. M. J.-J. Thomson avait reconnu, peu de temps après la découverte des rayons X, que tous les corps, solides, liquides ou gazeux, deviennent conducteurs quand ils sont traversés par ces rayons. M. Curie (*) a montré que le rayonnement du radium possède également la propriété de rendre conducteurs les diélectriques liquides, et parmi ceux-ci l’air liquide.
- L’appareil employé par AI. Curie pour mesurer la conductibilité prise par les liquides sous l’influence des rayons du radium, se compose d’un vase métallique A contenant le liquide, dans ^ lequel plonge un tube de cuivre mince B (fig. 22). Le vase métal-
- lique est maintenu à un potentiel connu et le tube est en relation avec un électromètre. Un tube de cuivre C sert de tube de garde pour empêcher le courant de traverser l’air. Lorsqu’on introduit dans le tube B une ampoule contenant un sel de radium, il s’établit au travers du liquide un courant que l’on mesure en maintenant l’électromètre au zéro à l’aide d’un quartz piézoélectrique. Plie ÿ\ y LIA] Dans cette expérience, les rayons actifs sont constitués par
- les rayons qui ont traversé le verre et le tube métallique et parles
- rayons secondaires qui prennent naissance sur les faces d’entrée Fiff- 22 et de sortie des diverses enveloppes.
- M. Curie a également fait agir les rayons de Rœntgen en les faisant arriver au travers de la paroi a b. Les effets obtenus avec le radium et avec les rayons X sont du même ordre de grandeur.
- On peut, avec le dispositif que nous venons de décrire, comparer la conductibilité des
- gaz et celle des liquides sous l’action du rayonnement du radium. On constate que le
- courant de saturation est bien plus vite atteint pour les gaz que pour les liquides : en employant un produit très actif, M. et Mine Curie ont reconnu que, pour les diélectriques liquides, l’intensité du courant reste proportionnelle à la différence de potentiel entre les électrodes quand celles-ci varient entre 0 et 450 volts, même quand la distance des électrodes ne dépasse pas 6mm; pour un gaz, dans les mêmes conditions, le courant cesse d’être proportionnel à la tension au-delà de quelques volts et le courant de saturation est sensiblement atteint pour une tension de 100 volts.
- Au moyen d’un appareil tout à fait analogue, M. fl. Becquerel a reconnu que la paraffine solide devient conductrice sous l’influence des rayons du radium. L’ionisation ainsi réalisée persiste pendant un temps notable après le moment où l’action du radium a cessé et est encore appréciable au bout d’une demi-heure.
- Action physiologique du rayonnement du radium sur les substances animales et végétales. — Les rayons du radium exercent une action énergique sur la peau. Les opérateurs- qui manient des produits très actifs éprouvent, aux extrémités des doigts qui ont tenu les tubes ou les capsules renfermant ces substances, une inflammation suivie d’une chute de la peau ; la sensibilité douloureuse persiste parfois très longtemps.
- AI AI. Walkoff (2), Giesel (3), H. Becquerel et Curie ('*) ont observé sur eux-mêmes des
- I1) P. Curie. — Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CXXXIV, p. 420 (17 février 1902).
- C2) Walkoff. — Photogr. Rundschau, oct. 1900.
- (3) Giesel. — Berichte der Deutsch chemisclien gesellschaft, t. XXXIII, p. 3569.
- (4) H. Becquerel et P. Curie. — Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CXXXII, p. 1289 (3 juin 1901).
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- effets analogues à des brûlures plus ou moins profondes. L’action du rayonnement du radium sur l’épiderme se produit au bout d’un temps d’autant plus long que l’action a été plus faible et moins prolongée ; on voit d’abord apparaître une tache rouge à l’endroit frappé par les rayons; souvent une ampoule se forme, et si la peau a été exposée pendant quelques heures au rayonnement d’une substance très active (placée par exemple à l’intérieur d’un tube de vérin dans une poche de gilet), il se produit une ulcération qui évolue comme une brûlure très profonde; la plaie suppure jusqu’à élimination des tissus mortifiés et ne se ferme qu’au bout de plusieurs semaines et parfois même de plusieurs mois. L’épiderme et le derme, totalement détruits, ne se reconstituent que lentement et il reste généralement une cicatrice. La sensibilité revient dans les tissus ainsi reformés.
- L’action du radium sur la peau peut se produire au travers des métaux, mais elle est affaiblie. On se garantit contre les brûlures en enfermant la matière active dans un tube de plomb : dans ces conditions, il faut un temps considérable pour qu’il se manifeste une action sur la peau ; c’est seulement quelques semaines plus tard que l’on peut constater une légère coloration brune de la peau, sans altération plus profonde. Cette faible action Semble due aux rayons secondaires émis par le plomb.
- VL le D1' Danlos a étudié l’action du radium sur la peau comme procédé de traitement dé certaines maladies de la peau, procédé analogue au traitement par les rayons X ou la lumière ultra-violette ; l’épiderme, partiellement détruit par le radium, se reforme à l’état sain.
- Dans les brûlures profondes, la peau seule est attaquée dans toute son épaisseur (M. Danysz) ('); les iissus conjonctif et musculaire sous-jacents ne sont pas atteints, les intestins et les muqueuses sont très peu sensibles. Au contraire, le système nerveux s’attaque beaucoup plus facilement que l’épiderme ; l'action du rayonnement amène, au bout d’une heure environ, des lésions qui provoquent la paralysie et la mort des animaux soumis aux expériences. Le tissu osseux de la boîte crânienne protège efficacement le système nerveux, mais, chez les jeunes sujets, Je tissu cartilagineux ne s’oppose pas à l’action du rayonnement. On doit conclure de ce fait que les rayons les plus actifs ne sont pas les rayons les plus pénétrants.
- Les rayons absorbables sont également les plus efficaces pour arrêter le développement des bactéries (MM. Asehkinass et Caspari (), M. Danysz). Une épaisseur d’aluminium de 0m001 suffit pour diminuer l’action du rayonnement.
- Les feuilles des plantes soumises à l’action du radium jaunissent et s’effritent (M. Giesel). L’action prolongée des rayons altère les graines au point de détruire en elles la faculté de germer (M. Matout) (3).
- M. Giesel a découvert qu’en approchant un sel de radium de la paupière fermée ou de la tempe, on perçoit une sensation de lumière. Ge phénomène est dû, comme Font montré MM. Ilimstedt et Nagel, à la fluorescence des milieux de l’œil sous Faction du rayonnement. Les aveugles dont la rétine est intacte sont sensibles à cette action du radium, tandis que ceux dont la rétine est malade n’éprouvent pas la sensation de lumière
- (.1 suivre). Jean Becquerel.
- P) Comptes rendus de l’Académie dos Sciences, t. CXXXVI, p. 461 (16 février 1903). j2) Arcli. für die Ges. Pliysiol. Bd. 86, 1901.
- (3) Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CXXXIIJ, p. 712.
- •* * *
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- LE Vile SALON DE L’AUTOMOBILE
- NOTE SUR LES MOTEURS ET LES CANOTS AUTOMOBILES
- Le septième Salon de l’Automobile comprend, à dire vrai, peu de choses vraiment nouvelles. Il y a cependant quelques tendances que nous allons essayer de démêler.
- Au Grand Palais sont exposées principalement les voitures et leurs accessoires divers. Les serres du Cours-la-Reine sont réservées pour le moteur lui-même, quelques industries, auxiliaires de sa fabrication, et le canot automobile.
- Il faut noter tout d’abord la grande place accordée au moteur à gaz pauvre qui fait des serres du Cours-la-Reine une véritable exposition générale du moteur à explosion. Ce mode de production d’énergie se répand de plus en plus, surtout dans la moyenne et la petite industrie, et ce succès est justifié par sa simplicité, sa commodité d’installation et surtout son économie. Actuellement la partie la plus délicate est encore
- le Gazogène, car le moteur vis-à-vis duquel il joue le rôle d’un carburateur de nature
- particulière, à suivi le progrès général.
- La construction doit faire face à quelques diffeultés que nous allons énumérer. — La mise en marche est un peu ennuyeuse à cause du manque de tirage auquel pourvoie
- par la suite l’aspiration du moteur en marche. Ce n’est pas d’un bien grave incon-
- vénient et les constructeurs ont monté sur leurs appareils des ventilateurs à main qui suffisent à amorcer rapidement 'la combustion. Autrement grave est la difficulté de l’enlèvement des mâchefers. Ceux-ci se forment en assez grande quantité et obstrueraient rapidement le cubilot surtout avec un chauffage au coke. Nous n’avons pas vu de réelle solution de la question. On ne peut songer à ménager une ouverture qui permettrait ltenlèvement direct des mâchefers et le nettoyage de la grille. La colonne de charbon s’écroulerait. On est obligé de briser la masse par en dessous .C’est à cette solution que se sont arrêtés MAL Delion et Lepeu. Notons les précautions nécessaires en ce cas pour assurer la constance de la composition du Gaz :
- Il faut que la proportion de vapeur d’eau et d’air sec arrivant sur le combustible soit invariable. Il y a pour cela deux raisons capitales; la première est l’économie et la seconde la nécessité où l’on se trouve d’être fixé sur ce qu’il est possible de demander au moteur. Les constructeurs ont placé leur eau chaude à la partie supérieure du cubilot où la constance de la température assure une même tension de la vapeur d’eau.
- Enfin le gaz est lavé et débarrassé des impuretés qu’il serait nuisible de laisser pénétrer dans le moteur, dans une colonne de coke sur lequel tombe de l’eau. Alais les tubulures s’encrassent rapidement et toutes les 100 heures en moyenne un nettoyage est nécessaire. Pour le faciliter on fait des tubulures droites, d’examen facile.
- L’ensemble de tous ces organes est d’un encombrement très réduit. On voit même au salon une locomobile constituée par un moteur et son gazogène le tout d’une force de 40 chevaux. Elle ne tient guère plus de place que la machine à vapeur d’une batteuse ordinaire.
- Les difficultés que nous avons énumérées expliquent la vogue tardive du gaz pauvre. Si on le compare aux autres sources d’énergie il ressort que c’est de beaucoup la plus
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- économique. Voici les chiffres garantis par les constructeurs par cheval-heure, chiffres qui ne marquent pas de progrès sensibles.
- Pour 6 chevaux.............. 700 gr.
- 30 — 500 gr.
- — 100 — 450 gr.
- La contre partie est que le gaz pauvre demande des combustibles de premier choix de la classe des anthracites. Enfin il a tous les inconvénients du moteur à explosion et particulièrement le manque de souplesse, chose très préjudiciable dans un moteur industriel.
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- Le moteur au pétrole lampant n’est pas le moindre intérêt du salon qui nous montre où en sont les constructeurs en ce qui le concerne. De sérieuses raisons font désirer de voir l’essence minérale supplantée par son rival. Celui-ci à l’avantage d’une inllamma-bilité moindre. Rappelons en effet que l’essence s’enflamme au contact d’une allumette et que cette dernière peut être plongée dans le pétrole. L’économie réalisée est considérable. Elle résulte du prix plus bas et de la plus grande puissance thermique de ce dernier. La formule chimique moyenne des hydrocarbures de l’esssence est c8fP8 et pour le pétrole ci0H22 (Pétroles d’Amérique). Nous voyons donc que pour un égal volume de vapeur nous aurons une énergie disponible supérieure d’un quart à celle de la première. Il semble d’ailleurs que la vitesse explosive du mélange d’air et de pétrole soit plus grande qu’avec l’essence. Ceci n’est pas un avantage, bien au contraire. Quoi qu’il en soit les moteurs légers fonctionnant au pétrole sont aisément reconnaissables au bruit qu’ils font et à la façon dont ils sont secoués par l’explosion du mélange détonnant. Mais ces défauts se corrigeront.
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- D’une façon générale, la lutte est ouverte entre les moteurs à grande vitesse et les moteurs à vitesse réduite. Pour une même puissance rencombrement arrive à être extraordinairement démontré. Actuellement on se sert de vitesses dont la moyenne est de 1,000 tours à la minute, mais les constructeurs adoptent volontiers des vitesses de beaucoup moindres ou supérieures. Ainsi, l’on voit au salon des moteurs Mutel qui fonctionnent à 100 tours et même 80 et la douceur de leur marche fait penser à quelque machine à vapeur : ils sont à deux cylindres. Il est clair, toutefois, que leur volume ne leur permet pas une puissance ' considérable à cette vitesse qu’ils peuvent d’ailleurs augmenter à volonté.
- Dans le sens opposé, nous croyons que le record de la vitesse est détenu par la maison llerdké et Bruneau avec leur moteur léger pour motocyclette. Ce dernier est intéressant pour la solution nouvelle qu’il donne au problème de la bicyclette automobile. Il tourne à 3,000 tours et donne une puissance de 1 cliev. Ip4. Il pèse 5 kilos et peut s’adapter sur une bicyclette' ordinaire avec quelques transformations qui alourdissent un peu cette dernière. Cependant la motocyclette construite par la maison avec tubes et fourches renforcées ne pèse que 24 kilos. Rappelons qu’une bicyclette pèse 10 kilos et une motocyclette actuelle 50 kilos et davantage. Les constructeurs ont voulu créer un moteur de secours pour le voyageur qui veut se donner le plaisir de se dépenser sans trop de fatigue. L'expérience montrera ce qu'on peut attendre de pareilles vitesses et si l’usure des organes permet de continuer dans cette voie. Ce moteur
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- est intéressant à un autre point de vue. Il est l’origine passible d’un moteur de ménage dont l’idée hante les chercheurs. **
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- La plus importante des nouveautés du salon est assurément l'apparition du canot automobile. C’est une industrie toute nouvelle et qui fait entrevoir de très importants débouchés à la fabrication des moteurs à pétrole. La plupart des grandes maisons exposent des modèles spéciaux établis avec un soin qui dénote l’intérêt qu’elles accordent à la question.
- Le moteur est monté sur l’hélice avec embrayage à cône de friction. Quant aux formes des coques, elles sont très variables en raison des buts très différents auxquels elles sont destinées. Le canot automobile est établi pour servir de bateau de promenade, de pèche, de course, etc. Nous allons nous occuper tout spécialement du canot de vitesse parce qu’il est en réalité la préoccupation du moment et que l’ambition de tout constructeur est d’avoir le bateau le plus vite.
- Pour ce but bien déterminé, constructeurs et théoriciens sont loin d’être d’accord, La preuve en est dans le mémoire que M. l’amiral Fournier faisait présenter tout dernièrement à l’Académie des sciences et dans lequel il recherchait la tonne théorique de ('es coques de grande vitesse. Ses recherches le conduisaient à des résultats tout à fait dissemblables des opinions générales admises. Cette incertitude théorique se traduit par des hésitations équivalentes dans la pratique. Le problème est très complexe. Plusieurs causes contribuent à produire le travail résistant. Suivant (pie l’on s’attache à annihiler l’un ou l’autre des effets de ces causes on obtient telle ou telle forme.
- Un bateau en marche doit évidemment déplacer l’eau devant lui pour se frayer un passage. Il écarte l’eau latéralement avec une certaine vitesse e. Si ni est la masse d’eau déplacée, il se produira une absorption de travail
- 1
- - m\>£
- 2
- Si S est la section au maître-couple, Y la vitesse du bateau à la seconde, on aura ni = SV.
- e dépend essentiellement de la forme du bateau et on peut la rendre très faible. Si on appelle l la demi-largeur au maître-couple, 1 la distance de l’étrave au maître-couple, on peut poser
- , h-
- r/. . \
- /
- /> étant un coefïicient expérimental
- L’expression du travail devient donc
- '-K.S.Y-K ^
- Z /*
- Il est clair que nous négligeons une foule de choses mais (''est là le terme principal dont la valeur s’établit'.expérimentalement, du reste. Cette formule démontre que le bateau parlait serait infiniment long. Elle justifie également la disposition des constructeurs
- I 2
- qui mettent la maîtresse-section à barrière et font diminuer le rapport — *
- Nous avons supposé que v était une vitesse latérale horizontale. Ce n’est pas nécessaire et, théoriquement, ce n’est pas même une disposition recommandable. Les constructeurs qui donnent à leur bateau une forme arrondie dans les parties supérieures,
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- cherchent an contraire à produire verticalement le mouvement de l’eau auquel s’oppo-seronl des résistances moindres.
- Le travail moteur n’aura pas seulement à vaincre les résistances que nous venons d’étudier. Il y aura aussi des pressions hydrostatiques directement opposées au sens de la maladie. Nous supposerons (hypothèse justifiable pour des bateaux aux lignes légères) que ces pressions ont une somme constante et égale à cette somme prise quand le bateau est au repos. Dans ('et état, les pressions à l’avant sont exactement équilibrées par «‘elles de l’arrière. Eu marche, ces dernières sont inférieures. Evaluer la valeur de cette différence est impossible, même expérimentalement, mais cependant nous croyons qu’on ne lui accorde pas toute l’attention qu’elle mérite. Lme étude un peu poussée montrerait que pour atténuer ses effets il convient, contrairement au résultat que nous avons énoncé plus haut, de reporter le maître-couple à l’avant. Les constructeurs ne le font généralement pas. Cependant voici deux raisons qui luttent en laveur de cette opinion:
- 1° Des expériences faites sur le tir des canons et des fusils ont montré qu’on obtenait une plus grande tension de la trajectoire en employant des projectiles à deux bouts ogivaux. Il s’agit à première vue de conditions bien différentes mais qui sont cependant comparables. D’une part, nous avons des vitesses qui atteignent 600™ et de l’autre, 10 à 12m. Mais l’écoulement des fluides dans le vide laissé par les corps en mouvement se fait avec des vitesses d’ordres comparables.
- 2° La nature pourrait nous fournir un renseignement intéressant. Si l’on examine un poisson on se rend compte que sa maîtresse-section, si l’on peut parler ainsi, est placée à la partie avant, et certains squales fournissent des vitesses égales à ('elles qui nous occupent.
- La conclusion est que l’arrière d’un canot de vitesse doit être aussi soigné que l’avant et que ses lignes doivent être aussi allongées.
- Une autre préoccupation des constructeurs est le bon rendement de l’hélice lequel est mauvais avec les grandes vitesses employées. On sait en effet qu’au delà de 300 tours à la minute ce rendement décroît rapidement. Sans entrer dans les détails sur la fabrication de ('et organe nous allons donner les raisons de quelles dispositions particulières : Le travail utile produit par l’hélice est consacré à donner une certaine vitesse eff fictive de recul aux niasses d’eau qui rencontrent les ailes. La vitesse de recul dépend uniquement de la vitesse de rotation, laquelle est constante. Il faut donc faire arriver la plus grande quantité d’eau possible sur le propulseur. C’est pour cela qu’on le noie aussi bas que possible. On incline même l’arbre de 10° au-dessous de l’horizontale. Cette inclinaison produit aussi un autre effet. Elle fait sortir le bateau de l’eau et diminue d’autant le travail résistant.
- Notons comme curiosité les plans exposés au salon d’un bateau dont le propulseur est une hélice sous voûte. L’appareil est placé à la partie avant, dans une sorte de réduit ovoïde sur la ligne de la quille.
- On ne trouve pas trace de certains essais qui firent quelque bruit dans le monde nautique et dont les essais étaient interrompus par la hardiesse des projets qu’ils posaient : Il s’agissait d’utiliser l’inertie de l’eau balayée par les cloisons perpendiculaires au sens de sa marche.
- Quant au moteur, tout le monde est d’accord pour vouloir installer à bord des embarcations des mQteurs à pétrole lampant, car l’essence devient ici trop dangereuse,
- P. Delsuc,
- Ancien Elève de l Ecole Poty technkjiie,
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- LA SOUS-STATION DES CHEMINS DE FER ÉLECTRIQUES VEVEYSANS
- La Compagnie (les Chemins de fer électriques Veveysans (Suisse) récemment établis loue la force électrique nécessaire à son exploitation sous forme de courant triphasé, à la tension 4.000 volts, 50 périodes. On transforme ce courant triphasé à haute tension en courant continu, à la tension de 750 volts, nécessaire pour le service.
- La soüs-station établie d’abord par la Compagnie de lTndustrie Electrique et Mécanique, de Genève, comportait i° deux groupes transformateurs composés de deux moteurs asynchrones triphasés de 100 chevaux et de deux génératrices à courant continu, de même puissance ; 2° un groupe survolteur-dévolteur automatique pour ligne de tramways, destiné au réglage du courant d’uue batterie de 375 éléments de 391 ampères-heure, comprenant un
- moteur à courant continu accouplé par manchon rigide à une génératrice pouvant fournir une tension maxirna de 265 volts, et supporter un courant maximum de 400 ampères, à la vitesse de 600-750 tours par minute.
- Enfin, tous les tableaux de service, des moteurs et de distribution.
- Le développement considérable du trafic des chemins de fer Veveysans et l’agrandissement de son réseau décidèrent la compagnie à augmenter le nombre des unités de sa station transformatrice.
- Les groupes transformateurs, désormais au nombre de trois, comportent chacun un moteur asynchrone triphasé branché directement sur le courant primaire à 4,000 volts, tension composée; chaque moteur est à deux paliers auto-graisseurs, induit bobiné à collée-
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- teur, avec appareil de court-circuit et dispositif de levage de balais ; il peut fournir à la tension indiquée une puissance 100-120 HP. à la vitesse d’environ 730 tours. Les génératrices sont reliées aux moteurs au moyen de manchons d’accouplement système Raffard, et chaque groupe utilisant une énergie de 81 kilowatts, peut fournir, sur le réseau secondaire, une puissance de 66 kilowatts à la tension de 750 volts.
- Le rendement total pour les groupes transformateurs marchant à leur vitesse normale et à pleine charge est de 82 °/0.
- Le survolteur automatique est destiné à permettre, en laissant en service permanent tous les éléments de la batterie, de maintenir la fixité du voltage nécessaire au service du tramway malgré l’état alternatif de charge et de décharge de la batterie.
- Groupes transformateurs et tableaux de service delà sous-station des Tramways Veveysans
- Le groupe survolteur comprend une génératrice réglée automatiquement et intercalée d’une manière permanente dans le circuit de la batterie. Cette génératrice survolte, tantôt la batterie, lorsque celle-ci est en état de décharge, tantôt la partie du courant de la ligne utilisable pour la charge.
- La force électro-motrice de cette machine doit changer complètement de signe et passer d’un maximum positif, à un maximum négatif suivant les besoins. Elle est normalement de 150 volts, pouvant être poussée à 265 volts au maximum pour la fin de charge de la batterie, à 2.7 volts par éléments.
- Les variations du champ magnétique de la génératrice du survolteur sont obtenues au moyen d’un régulateur automatique de tension agissant sur une résistance.
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- Cette génératrice est actionnée parmi moteur dérivation de 40 HP. branché sur le réseau de 750 volts, vitesse de 600 à 750 tours.
- Le moteur et la génératrice sont tons deux des machines Thurvà 6 pôles, accouplées par manchon rigide et montées sur isolateurs en porcelaine.
- Cette disposition permet de supprimer un certain nombre d’éléments et remplace très avantageusement les réducteurs de charge et de décharge, puisque la charge peut s'effectuer pendant le service sans surélévation du voltage de la ligne ; elle a constamment donné les meilleurs résultats, et les courbes d’essai-s ont montré l’excellence des machines. L’entretien générai de la batterie, dont tous les éléments sont soumis au même régime, en est grandement facilité.
- J. Reyval.
- LES COMPTEURS D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Deux modes de taxation sont aujourd’hui usités pour tarifer le prix de l’énergie électrique.
- La vente à forfait, la vente au compteur.
- Le premier système aurait, semble-t-il, l’avantage de simplifier le service du contrôle, ne nécessiterait que des appareils peu coûteux, tels que: basculateurs ou limitateurs de courant, peut-être même aucun. Il a acquis la faveur de la plupart des exploitations hydroélectriques régionales où les frais généraux ne varient pas sensiblement avec la puissance développée à l’usine. Quant au client, il se persuade que ce procédé de la Société est libéral et généreux.
- Les watts-heures-mètres qui ofirent une base de taxation précise, rationnelle, donnent aux abonnés l’avantage de ne payer strictement que l’énergie utilisée par eux. Ils fournissent le moyen de réaliser des économies sur une énergie aussi docile à commander et permettent, en outre, des installations d’éclairage complètes, sans astreindre le client à n’allumer que deux ou quatre lampes à la fois.
- Dans le cas de vente de force motrice, le tarif à forfait ne peut être avantageux que pour les industriels qui n’utilisent pas d’une façon constante, la puissance normale de leur moteur, pendant les 8760 heures de l’année.
- La société de Jonage à Lyon avait d’abord employé le tarif de 720 fr. le cheval-an pour les petits moteurs, et de 360 fr. pour les moteurs de 20 chevaux ; elle Ta remplacé par un tarifau compteur gradué suivant la puissance.
- L’industrie du gaz, cette rivale de l’électricité pour l’éclairage, n’applique que le tarit au compteur.
- Il semble que de plus en plus chacun ne veuille payer strictement que ce qu’il consomme et accueille avec faveur tout moyen proposé pour réaliser ce but. Le compteur rentre de plus en plus dans nos mains et son emploi tend à se généraliser dans l’industrie électrique. Mais, à cette fin, il faudra construire des compteurs consommant peu d’énergie, sensibles, précis et infraudables et donnant des garanties à la fois aux secteurs et aux abonnés.
- Nous allons en particulier décrire le compteur Aron,
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- Le compteur Aron est du type à intégration continue et à servo-moteur. Il se compose essentiellement de deux horloges identiques à balancier magnétique. Ces deux horloges sont reliées par un mécanisme qui mesure leur vitesse relative, cette vitesse étant, nous le verrons plus loin, proportionnelle à la puissance à mesurer.
- Si nous enlevons Tenveloppe-couvercle, qui ne laisse apparaître normalement que les cadrans enregistreurs et la pointe d’un fil à plomb servant à l’installation, nous apercevons (fîg. 1) les deux balanciers magnétiques d’égales longueurs.
- Chacun de ces balanciers est terminé à son extrémité par une bobine plate à fil fin et docile au-dessus d’une autre bobine fixe.
- Les bobines mobiles à fil fin sont traversées par un courant pris en dérivation aux bornes du circuit d’utilisation, cette dérivation, d’une très grande résistance, comprend aussi une résistance fixe que Ton voit en A.
- Il est tout en constatant métal dont la résistance est très peu variable avec la température. Dans le cas de courants alternatifs, un double enroulement sectionné diminue sa self-induction et sa capacité.
- Les bobines fixes sont montées en série sur le circuit d’utilisation, elles sont constituées par un même nombre de spires, mais sont enroulées en sens inverse, d’où il résulte que leurs champs de même intensité ont une direction opposée.
- Si nous supposons l’appareil branché sur le réseau fonctionnant à vide, les deux horloges marchant synchroniquement n’auront pas de vitesse relative, et le mécanisme qui les unit ne sera pas intéressé ; si maintenant nous fermons le circuit d’utilisation, l’énergie se consomme, l’intensité crée un champ dans chacune des bobines à gros fil, chacun de ces champs exerce une action sur le mouvement de la bobine correspondante à fil fin, et l’une des horloges se met à avancer pendant que l’autre retarde. Le mouvement relatif des deux horloges, proportionnel à la puissance du courant comme nous allons le voir, entraîne le premier mobile d’une minuterie actionnant une série d’aiguilles sur des
- Cadrans enregistreurs, analogues a ceux employés dans les Nouveau compteur Aron (vue intérieure), compteurs d’eau et de gaz.
- n étant le nombre d’oscillations du pendule simple et k une constante, on a :
- n% = kg ;
- dans le cas du pendule magnétique, l’action électrodynamique mesurant la puissance s’ajoute à la gravité dans l’un des pendules et modifie le nombre d’oscillations suivant une formule :
- Na2 — «2(1 -f KW)
- 1
- Na = n(i + KW) 2
- W étant la puissance, d’oa
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- tandis que dans l’autre pendule elle diminue le nombre d’oscillations suivant la formule :
- Nr -- n (i — KW)!/2
- d’où
- Na — Nr = nKW.
- La différence du nombre d’oscillations est donc constamment proportionnelle à la puissance à mesurer; en intégrant dans un temps donné, on a l’énergie.
- Cette disposition de balanciers oscillants mus par un servo-moteur donne au compteur Aron une sensibilité infinie ; les frottements extrêmement réduits, et invariables avec la charge, n’influencent pas la constante de l’appareil qui reste la même à toutes les puissances.
- L’absence de 1er et la disposition des bobines séries, enroulées en sens inverse le mettent à l’abri des influences perturbatrices extérieures, et le rendent infrau-dable, qualité très importante.
- Parmi les dispositifs mécaniques adoptés nous signalerons, celui d’un différentiel distribuant aux deux horloges des couples moteurs égaux, celui d’inversion de marche des balanciers, et celui du remontage automatique électrique.
- Inversion de marche des balanciers. — Le synchronisme des balanciers étant pratiquement très difficile à réaliser, on a obvié à cet inconvénient en inversant successivement le sens de leur marche ; toutes les dix minutes le sens du courant est inversé dans les bobines à fil fin, d’où il résulte que l’horloge qui précédemment avançait retarde, et vice versa. L’erreur résultante de l’asynchronisme est ainsi compensée.
- La figure 2 montre en x le distributeur qui peut tourner autour de son axe et
- sur lequel frottent 4 petits balais. La roue A, qui reçoit son mouvement du ressort moteur, bande un ressort placé en l’engrenage s étant retenu par un levier ce dernier calé sur le même arbre que le levier Y. A un moment donné, une came dégage le levier v et par conséquent r ; le ressort l se détend, tandis que l’engrenage P fait vivement tourner d’un demi-tour le distributeur x,. Les organes se retrouvant placés comme précédemment, l’opération se reproduit périodiquement. A chaque inversion correspond un embrayage approprié qui permet au compteur de continuer son intégration.
- Remontage électrique. — Le remontage électrique est obtenu au moyen d’un électro-aimant Q; son armature b en fer doux peut tourner autour de son axe C (fig. 3).
- Le circuit de l’électro-aimant fermé par le ^commutateur oscillant k appelle son armature dans la position horizontale ; dans ce mouvement, il enroule le ressort moteur que le cliquet F maintient armé, mais une butée ayant fait osciller le commutateur K, le circuit de l’électro-aimant est coupé et l’armature revient lentement à sa position primitive ; le courant se rétablit alors brusquement et l’opération se reproduit automatiquement indéfiniment.
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- Ces dispositifs qui relèvent de l’horlogerie sont composés d’organes très simples et interchangeables, construits avec une grande précision ; leur fonctionnement est irréprochable.
- Le compteur Aron se construit pour toutes puissances, en courant continu et alternatif; on peut même dire qu’il est dans ce cas, un des mieux placés pour donner des indications précises ; l’absence de fer, le faible enroulement des bobines à fils fins, l’enroulement spécial de la résistance fixe lui donnent une self-induction et une capacité négligeables et le rendent comparable à un électrodynamomètre.
- Dans le cas d’une distribution 2 fils à courant continu ou alternatif, il se monte comme un wattmètre. Ci-contre, le schéma des connexions dans le cas d’une distribution en triphasé à haute tension. La société Aron à prévu les cas de distribution à 3 et à 5 fils à ponts inégalement chargés.
- Il faut remarquer que le compteur à 3 fils donne seul la mesure exacte de l’énergie
- El-fi ET (i)
- tandis que les autres donnent :
- Fig. 3
- (E + E')
- (i+n
- (0
- La formule est vraie pour les ponts également chargés, mais elle est de plus en plus inexacte à mesure que le déséquilibrage augmente.
- Transformatevj d'/ntensrtA
- Transformateur d’intensité Hhase 3
- La Cie des compteurs Aron construit également un compteur à double tarif, intéressant pour les stations centrales qui généralisent ou qui seront amenées à généraliser ce procédé. Par son originalité, il mérite de trouver ici une description sommaire (fig. 4).
- L’appareil comprend sur la droite un compteur ordinaire, sur la. station centrale et sur la
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- gauche une horloge électrique donnant l’heure et remontée électriquement. Au-dessous de Ehorloge, deux cadrans présentent leurs 24 divisions à leur index. L’index de l’un indique l’heure de mise en vigueur du plein tarif, tandis que l’index de l’autre indique l’heure de la fin de ce tarif. Le dispositif rappelle celui des réveille-matin aux heures indiquées par les index; un train d’engrenage qui multiplie ou démultiplie les indications du compteur est emhravé ou débrayé sur la minuterie par l’intermédiaire d’une petite bielle b.
- Les compteurs que nous venons de décrire doivent à leurs dispositions particulières : une faible consommation qui ne s’élève, remontage compris, qu’à une moyenne de 1 w. 2 à 1 w. 5 au lieu de 3 \v. ou plus.
- l'enregistrement du plus faible débit, le couple de démarrage étant nul ; la permanence de leur exactitude (sa constance est garantie, et les appareils sont livrés fermés et plombés) ;
- d’être infraudables, grâce à l’absence de 1er et' à la disposition de ses bobines.
- Léo Trouilhet.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Les causes de déformation des courbes de tension dans les machines à courants alternatifs. — Wangemann. — Electrotechnische Zeitschrift, i5 Septembre. ( SuiteJ1
- Quoique la courbe Z contienne des harmoniques pairs, il ne peut y avoir dans la f. é. m. que des harmoniques impairs, parce que le produit de Z avec J.-u-m et la différenciation de l’expression :
- d 7j { — Z — -f J — dt dl dt
- ne peuvent donner que des coefficients impairs.
- Nous avons jusqu’à présent rassemblé en Z les deux actions de l’impédance et de la réaction d’induit. Si l’on veut décomposer la grandeur Z elle-même en Marm et Lann, il faut rendre la sëlf-induction extérieure assez grande pour que les variations de Larm puissent être négligées en comparaison. On trouve alors Marm en introduisant dans la dernière équation Marmau lieu de Z. Nous n’avons envisagé que le décalage résultant des causes intérieures : nous allons maintenant considérer aussi le décalage dû au circuit extérieur et
- (1) Voir Eclairage Electrique du 26 novembre 190Ï.
- supposer les valeurs de la self-induction et de la capacité du circuit extérieur constantes et telles que les variations de l’impédance intérieure puissent être négligées. Si la f. e. m. peut être exprimée en série de Fourier et s’il y a dans le circuit d’utilisation une self-induction importante, le courant est donné par la formule :
- Eh
- \/W2 -(- 4 (tc n L)2
- sin (2 71 n t -f- «d |-
- -j- —. --:---= sin (6 ÏÏH t -{- t/.-i
- ^ v"W2 + 36 (77 n L)2 V ^ ‘
- -3) +
- _______Es______
- VW2 100 (w n L)2
- sin (10 7T n t -j- a-) -f
- etc.
- Cette formule montre immédiatement que l’amplitude du xe harmonique peut être exprimée par le quotient :
- E.r
- y/W2 -f- 4«2(7t R L)2
- et doit être d’autant plus petite que x et / sont plus grands.
- La courbe de courant se rapproche donc d’une sinusoïde, comme le montre la fig. 1. Si dans la formule précédente, L disparaît entièrement, les
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- amplitudes du courant sont proportionnelles à celles de la tension. Elles varient d’une façon proportionnelle au carré de L.
- Voyons quelle influence exerce le décalage du courant sur la courbe de tension. Pour sim-
- -5 à S JO JS Zâ ZS 30 SS 4.0 4S 60
- plifîer, faisons l’hypothèse suivante : supposons que la courbe de f. e. m. soit approximativement sinusoïdale, que le courant soit décalé de 90° en arrière de la tension et ait, comme nous l’avons déjà dit plus haut, une forme purement sinusoïdale. Si le flux inducteur N est constant, la f. e.m. dans le balai, pour un angle f, est E sin y, et le courant est :
- E cos f
- W2 -j- (n n L)2
- Pour déterminer la direction et l’action du flux.
- /'.e.m.pour circuit arec self induction.
- /‘.e.m.jtT circuit avec Selfmducù'an.
- f.e.izv. _pT phases égaies.
- 1530
- Fig. 2
- il faut nous rappeler que, lorsque que le tcôté de la bobine passe en face le milieu d’un pôle, la f. e. m. est nulle et le courant induit maximum. Le flux de réaction d’induit est maximum et agit sur la courbe de f. e. m. en déplaçante point où
- elle est nulle et en s’opposant à son accroissement. Lorsque la bobine atteint la position B, la f. e. m. a sa valeurmaxima, ainsi que lecourant induit, les contre-ampère tours sont nuis. Le maximum de f.e. m. est donc le même que pour la marche à vide de la machine. L’action des contre ampère-tours augmente petit à petit et devient d’autant plus grande que la bobine est plus près de G, etc. La fig. 2. représente l’allure du phénomène : TF représente par exemple la valeur instantanée de la f. e. m. à vide, FG l’effet des contre-ampère-tours et TG la tension pour un courant inductif. Ce schéma montre que la courbe est plus pointue, sa surface est plus petite et la valeur maxima reste la même ; quand il s’agit de courants polyphasés, la valeur maxima dans les deux autres phases diminue parce que ces dernières atteignent leurs valeurs maxima, au moment où l’action des contre-ampèretours de la 1" phase se fait sentir. Quoique nous ayons supposé pour* le courant une forme sinusoïdale, il est évident que le phénomène reste le même pour toutes les formes de courant, pourvu que ce dernier soit décalé de 90°. La fig. 3 montre l’influence des contre-ampère-
- A éeurde de iess/a/t
- lourde lampes à incandes.
- et o, oûSSH'emys dans le circuit
- tours. Remarquons que l’influence du décalage ne peut jamais produire une augmentation de la valeur maxima de la courbe de tension.
- Au contraire, l’influence de la capacité est beaucoup plus dangereuse. Partons encore d’une courbe de courant sinusoïdale, et supposons un décalage de 90° en avance sur la tension. Dans la position A, le flux cle réaction d’induit atteint son maximum, et, comme il est décalé de 90° en avance sur la tension, il s’ajoute au flux inducteur. L’ordonnée FG doit être, non pas soustraite de l’ordonnée TF, mais ajoutée à cette dernière. Plus la courbe de f. e. m. s’approche de son maximum, moins est grande l’influence des ordonnées FG, en supposant un décalage de 90°. Si l’action des contre-ampèretours est très forte, la courbe def. e. m.
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- peut être déformée de telle manière que, au lieu du maximum de la courbe de marche à vide, il se produise une dépression fig. 2). Si le décalage est inférieur à 90°, les plus grandes ordonnées des courbes peuvent s’ajouter à l’ordonnée maxima de la courbe de f. e. m. à vide et produire aussi des élévations de tension considérables.
- L’équation d\i courant devient, dans le cas où il y a de la capacité :
- E,
- i
- 4' (7r n c)2
- sin (2 7t n t
- E,
- y/
- sin (6 7t nt-\- a3) -j-
- W2-f,
- 36 (71 n c)2
- E,,
- 1
- 100 (7t n c)2
- sin (10 -n n t -(- «g) +
- etc.
- C étant une^grandeur positive, le dénominateur varie peu avec C pour de grandes valeurs de la capacité, et est voisin de W.
- Nous avons considéré les contre-ampèretours de réaction d’incluit en fonction du décalage, et des
- Fig. 4 et 5
- courants induit et inducteur ; il faut aussi tenir compte de l’hystérésis et de la perméabilité. Pour une valeur instantanée déterminée et pour une résistance extérieure constante, le courant croît d’autant plus que le coefficient de self-induction est plus faible, et que la réluctance magnétique' est plus grande. Pour nous rendre compte des phénomènes un peu compliqués qui se produis sent, il faut considérer 2 cas limites :
- i° Le cas où la machine ne produit aucun courant.
- 2° Le cas où elle est en court-circuit.
- Nous avons déjà examiné le 1er cas ; l’action de l’hystérésis produit un déplacement du zéro par rapport au maximum de la f. e. m. Lorsque la machine est court-circuitée, l’induit produit un courant qui croîtrait indéfiniment si l’impédance du circuit n’était pas augmentée par la self-induction et si le flux inducteur n’était pas compensé par les contre-ampèretours de réaction d’induit. La construction de la fig. 4, où sont portées la courbe de f. é. m. et la courbe d’aimantation du fer, permet de trouver la courbe de courant en court-circuit : en effet, pour une tension X par
- Courbes de tension pb'lemontagre
- sans conducteur neutre.
- exemple, il faut OA contre-ampèretours, d’où l’on tire la valeur instantanée du courant :
- nombre de tours ’
- Si l’on trace en M le cycle d’hystérésis (fig. 5) on peut voir facilement l’action de l’hystérésis au moyen de la même construction. On obtient ainsi une courbe de courant qui, par suite de la réma-
- f.e.m
- f.c.é.m.
- nence et de la force coercitive est dissymétrique. Le maximum de courant coïncide avec le maximum de la force contre-électromotrice, mais le courant passe par zéro avant le flux de réaction d’induit, de sorte que le décalage entre la f. e. m. induite et. le courant est toujours inférieur à 90°. Pendant
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 503
- l’aimantation, le courant doit être en général plus grand que pendant la désaimantation ; la dissymétrie croît évidemment avec la surface du cycle d’hystérésis et avec l’induction.
- La courbe exprimentale de la fig. 6 montre nette-tement l’influence de l’hystérésis et son action déformatrice. La courbe delà fig. 3 correspond à 30
- 4^ Charge dans le circi J5laiap. àincaiû et o, 0685
- O 5 40 45 £0 £5 30 35
- Fig. 8
- lampes et une self-induction de 0,0685 henrys ; celle de la fig. 6 correspond à 15 lampes et à la même self-induction.
- La fig. 7 représente schématiquement la réaction de la courbe de courant déformée sur la courbe de tension.
- La f. e. m. produit dans le cas précédent un courant <r décalé de 70° : le flux de réaction GK
- -S0 -75 -70 -og -5055-50-55 -i-0-S5-30-£5-Zû-/5-70-5 O 5 70 75
- Fig. 9
- est décalé par suite de l’hystérésis, en arrière du courant qui le produit ; la force contre électromotrice induite est décalée de 90° sur le flux qui l’engendre, et ses ordonnées doivent être soustraites de la f. e. m. primitive : on obtient ainsi la courbe R qui présente, dans la première moitié, des valeurs instantanées plus faibles, et dans la seconde moitié, des valeurs instantanées plus fortes,. :
- . L’étude précédente, faite pour une phase, s’ap-plique.très facilement aux. systèmes polyphasés. La fig. 8 représente les courbes d’une machine
- triphasée symétriquement chargée et la fig. 9 les courbes d’une machine non symétriquement chargée.
- Les déformations peuvent être construites sans difficulté au moyen du schéma de la fig. 7. L’étude détaillée de cette question mènerait trop loin et ne conduirait à aucun point de vue nouveau.
- Résumé
- A vide la f. e. m. d’une machine à courant continu est déformée :
- 1° par suite de la variation de la vitesse de passage du flux et d’autant plus que le nombre de dents et l’induction sont plus faibles.
- 2° par suite de la variation du flux et d’autant plus que le nombre de dents est plus faible et que l’induction est plus forte.
- 3° par suite de la perméabilité et de la rémanence et d’autant plus que les deux facteurs sont plus grands.
- La rémanence se manifeste par un déplacement du zéro.
- En charge. — 1° Les courbes de courant sont déformées par suite de la self-induction variable.
- 2° Les courbes de tension sont déformées par suite de la réaction d’induit.
- 3° S’il y a dans le circuit extérieur :
- a) une forte self-induction ; les courbes de courant se rapprochent de la sinusoïde; les courbes de tension deviennent plus pointues qu’à vide ; le maximum reste le même.
- b) une capacité ; les courbes de courant sont déformées; les valeurs de la tension sont augmentées.
- c) Quand les phases sont en concordance, le maximum de la tension reste le même.
- 4° L’hystérésis a pour effet :
- a) de gonfler la courbe de courant dans la première moitié d’une alternance.
- b) de gonfler la courbe de tension dans la seconde moitié d’une alternance.
- B. L.
- Contribution à la théorie du moteur asynchrone monophasé. — P. Muller. — Electrotechnische Zeitschrift, 29 septembre. , .
- Les lions résultats obtenus dans ces derniers temps avec des moteurs monophasés à collecteur ont ramené l’attention sur l’ancien moteur asynchrone monophasé.-Son fonctionnement a fait
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — No 52.
- l’objet de plusieurs études, notamment celle de Gorges, dans lesquelles la question principale qui s’est posée est de savoir s’il est plus avantageux de décomposer le champ magnétique du moteur en deux champs alternatifs simples, ou bien en deux champs tournant en sens inverse l’un de l’autre.
- A notre avis, les deux méthodes doivent être équivalentes, et, si quelques auteurs trouvent l’une ou l’autre plus simple, c’est tout simplement chez eux une question d’habitude. Pour nous personnellement, nous préférons la décomposition en deux champs alternatifs fixes ; le but de cette étude est, non pas de revenir sur cette ancienne question, mais d’attirer l’attention sur quelques points dont dépend beaucoup le fonctionnement du moteur et qui ont souvent passé inaperçus.
- Un moteur diphasé ordinaire se transforme en un moteur monophasé si l’on coupe l’une des phases ; mais, tandis que le courant dans le rotor était un courant alternatif de faible fréquence correspondant au glissement, ce courant a maintenant un caractère pulsatoire ; la réactance est très élevée par suite de ces pulsations et le courant, au lieu d’être à peu près en phase avec la tension, comme cela se produit dans les moteurs polyphasés, a un décalage considérable sur celle-ci.
- Si la phase I du stator est parcourue par un courant sinusoïdal, le courant induit dans une bobine du rotor inclinée d’un angle y par rapport à la phase I un courant de la forme
- J2 sin w -)- cos ?
- Dans un moteur diphasé, la deuxième phase produirait en même temps dans la même bobine
- du rotor un courant décalé de - sur le premier et de la forme
- — J2 cos «t cos ---
- = — J2 cos oi t sia f.
- Le courant total dans la bobine du rotor est donc
- J2 (sin oit cos p — cos oit sin f) — J2 sin (oit — f).
- Si le rotor tourne avec une vitesse uniforme, l’angle y est une fonction linéaire du temps
- f = Oit ( I —3-)
- en désignant par <r le glissement. Le courant est alors
- j2 sin [oit — (i — 3) oit] — J2 sin voit.
- Le courant du rotor a donc une fréquence faible correspondant au glissement, et la réactance est peu considérable.
- Si l’on coupe la phase II, il ne reste que le premier courant :
- J2 sin oit cos f.
- Pour surmonter la résistance W2 de la bobine, il faut une différence de potentiel
- W2 J2 sin oit cos f.
- Elle est maxima pour f = o, c’est-à-dire quand la bobine est en face de la phase I, et est nulle
- pour ? = ?.
- Pour surmonter la self-induction L2 il faut une différence de potentiel :
- r 5 T • T T / df . \
- L2^ sin oit cos f — L2 J2I 01 cos oit cos p — sin oit sin p 1.
- Le premier terme est maximum pour f = o, c’est-à-dire phase I ; le second terme est maximum pour y = c’est-à-dire phase IL
- Il faut donc employer dans la phase I une différence de potentiel
- 01 L2 J2 cos oit, (1)
- et dans la phase II, une différence de potentiel ( î — 3) 01 L2 J2 sin oit. (2)
- La première seule nous intéresse : comme on le voit, la self-induction dans le circuit du rotor est indépendante du glissement et ne diminue pas, comme pour les moteurs polyphasés, avec <7, mais conserve à toutes les vitesses la valeur qu’elle avait à l’arrêt.
- Ce résultat peut paraître surprenant au premier abord et il semble que le facteur de puissance doive avoir une valeur extrêmement faible. Or, en réalité, le facteur de puissance, quoique plus faible dans les moteurs monophasés que dans les moteurs polyphasés, a toujours des valeurs admissibles. Cela tient à ce que, dans les moteurs polyphasés, les forces électromotrices induites dans le stator et dans le rotor ont la même phase ; au contraire, dans les moteurs monophasés, la f. é. m. induite dans le rotor est plus ou moins décalée en avant de la f. é. 111. du stator. Tant que le rotor est immobile, la phase principale est
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- R E Y U E D ’ E L E C T RIC1T E
- 505
- soumise seulement à 1 action du champ principal placé dans sou axe ; les f. é. ni. induites dans Ie stator et dans le rotor t sont nécessairement en phase et atteignent leur maximum au moment où le champ s’annule. Lorsque le rotor tourne, les conditions sont toujours les mêmes dans le stator, mais le rotor n’est plus soumis qu’à l’action du champ transversal. Dans les moteurs polyphasés, ce champ est décalé d’exactement 90° dans le temps sur le premier; par suite, la tension E,! produite par ce champ transversal est exactement opposée en phase à Ei (fig. la). Le résultat est que la tension dans le rotor diminue avec le glissement mais conserve toujours la même phase que la f. é. m. du stator.
- Les conditions changent dès que le champ transversal n’est plus décalé exactement de 90°
- sur le champ principal, mais, par exemple, est encore plus en arrière. Dans ce cas, les deux tensions se composent en une tension résultante décalée en avant sur la f. é. m. primaire (fig. lh). Si, au contraire, le champ transversal est décalé de moins de 90° en arrière, la résultante est décalée en arrière. Il est donc très possible qu’il se produise une force électromotrice dans le rotor lui-même quand il tourne en synchronisme et que le champ principal et le champ transversal ont la même intensité. On peut ainsi s’expliquer que, malgré un décalage considérable dans le rotor, on obtienne un facteur de puissance admissible.
- Désignons par :
- J^ le courant du stator ;
- J2 le courant du rotor ;
- q le courant d’aimantation;
- 1 le courant total dans la phase principale 1 ;
- /2 le courant magnétisant dans la phase transversale IL
- Nous supposerons tous ces courants sinusoïdaux et nous envisagerons seulement les valeurs instantanées.
- Pour déterminer les quatre courants inconnus, il faut établir quatre équations.
- Le courant magnétisant /, produit un champ dans la direction de l’axe principal I ; de même i.2 produit suivant l’axe II un champ X2 perpendiculaire au premier.
- Une bobine de rotor dont l’axe fait avec la direction I l'angle f est soumise à une action
- N., cos f
- et à une action
- N2 ( cos-----’f) = N2 sin f .
- Ces champs donnent lieu aux tensions suivantes :
- Iv C è NI . . ( Y } . .,
- (4)
- h { . < h, , f T
- e, -------' sm -------j- TV, cos c. --
- J m t ' t / 1 ~ r i.i
- Dans la phase principale I f = o
- _ _ KèN, L <\
- 1 o ( / 'j> ‘ d L
- Dans la phase transversale I, on a :
- (5)
- (G)
- U)
- Remplaçons f par sa valeur :
- r — ( > - 0
- d’où
- - (i - G).
- (8)
- Si l’on conserve le facteur de proportionnalité K tel que ^ soit égal au rapport du .courant magnétisant efücace à la f. c. m. induite,
- les expressions prennent la forme suivante : tension du rotor dans la phase I
- K - i,
- '> t
- w i, t
- L .
- K i
- (’io)
- 00
- Cherchons les différences de potentiel néces-
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- 506
- L’ECL AIRA;GE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 52.
- saires pour surmonter la résistance \V2 et la self-induction L2 du circuit du rotor.
- Le rotor est le siège de deux courants, le courant secondaire J2 dans la phase I, et le courant magnétisant i2 dans la phase II ; la bobine qui fait un angle y avec l’axe I est parcourue par le courant :
- J2 cos f -j- i.2 cos ^— p j = J2 cos F T' *2 sin F- (I2)
- Pour surmonter la résistance W2 il faut :
- W2 (J2 cos f + i2 sin ?) (i3)
- et pour surmonter la self-induction :
- T (>M I I • • i
- L.> — J.) cos sj -f- sin f —
- 5 J2 T . df
- cos » -—-i — J > sin v ~r r dt 2 r dt
- i • è-i2 . . df
- +“"?¥+= “fa
- Dans la phase I, tous les termes contiennent le facteur cos y ; dans la phase II, ils contiennent le facteur sin y.
- e\ — W2 U -j- L2-^-j- (i <r) oi L2 i2 (i5)
- e2 = W2 i-2 + L2 ^7 — (* — °) « L2 J2 (i6)
- Ces tensions doivent être égales aux tensions indirectes (équat. 10 et 11) : on obtient donc les deux équations de condition :
- Phase principale I :
- K ôq oi dt
- K ( I =•) i2 ----------------- \\ 2 J2 -j- L2
- (I — d « L2 i2 (1)
- Phase transversale II :
- K ôt2 01 dt
- K ( i — o') q — W 2 io “j- L2 — (i
- Ô t2 ~àt
- -) oi L2 J2 (II)
- On trouve une autre équation en remarquant que, dans le stator, la différence de potentiel appliquée aux bornes est égale à la tension de réactance et à la f. é. m. induite par le champ magnétique.
- SurJ’enroulement du stator, le champ N., seul produit un effet, car N2 est perpendiculaire à son axe. La tension induite est :
- K 5 q 01 dt
- (17)
- On doit donc avoir, pour la différence de potentiel aux bornes :
- + W< J,
- L, V
- 1 dt
- K ô_q 01 dt
- + Wq R+U
- ÔJj
- dt
- (III)
- Enfin, la quatrième équation est :
- q = -f- J2 (IV)
- Nous allons tirer de ces quatre équations les quatre courants inconnus. On peut, dans l’équation II, négliger le terme W2 i2 ; cela revient à faire tourner le vecteur i2 d’un angle dont la tangente est égale à
- W2
- K +* L2
- valeur extrêmement faible.
- Des équations ci-dessus on tire la relation suivante entre i2 et J2 :
- 1.
- W2
- K. —f- 01 l 2
- I ---- <7
- <7(2 — 0
- h
- (18)
- En remplaçant dans l’équation I i2 par sa valeur (18) et q par sa valeur (IV), on obtient
- -K
- dt
- : K -f- 01 L>
- ÔJ,
- w2
- - dt (2 — <t)
- (*9)
- En différenciant, on obtient la valeur de J., :
- — KJ,
- (K
- L2) J2
- W
- (2 _ 0
- dh
- dt
- (20)
- Ces deux expressions, introduites dans l’équation III, donnent la relation cherchée entre le courant secondaire J2 et la différence cle potentiel primaire Ep
- Ep — J2JwWi
- 1 è.I2 :01 dt
- 01
- ,_L,
- K
- W2
- K
- 7(2-0V K
- + wL2 +
- w, w».JL - I
- 1 K ,(«-»)(
- (V)
- La différence de potentiel aux bornes peut donc être décomposée en deux composantes ; l’une ayant la direction du courant secondaire, et l’autre perpendiculaire à cette direction.
- La grandeur des deux composantes varie avec le glissement ; mais leur somme géométrique est constante et égale à Ep.
- La représentation graphique de cette équation serait obtenue par une succession de triangles rectangles dont toutes les hypothénuses auraient une seule et même grandeur et représente-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 507
- raient E^. Le lieu géométrique des sommets de ces triangles est donc un cercle décrit sur l’hy-pothénuse comme diamètre,
- L’angle « compris entre J2 et Ey, est donné par l’expression :
- Cette formule est analogue à la formule correspondante des moteurs polyphasés, mais il existe cette différence caractéristique qu’ici le numérateur et le dénominateur ne sont pas des fonctions linéaires de <r, mais des fonctions du 2e degré. Malgré cela, l’échelle de glissement est, comme nous allons le montrer, une droite dont les divisions ne sont pas simplement proportionnelles mais proportionnelles aux carrés.
- Pour décomposer Ep en ses deux composantes pour un glissement déterminé, par exemple pour a — 0, on opère de la façon suivante : (fig. 2).
- Sur une droite AB = E/; comme diamètre, on
- P
- trace un demi cercle; on porte à partir de A le
- segment
- AC = W,(, -J-ïii)
- et perpendiculairement
- GD=W3^l.
- En menant le rayon ADP0, on obtient la composante dans la direction de J2. P0B représente l’autre composante.
- Pour d’autres vitesses <r > 0, on mène :
- DF = * (a-*) W,(i et
- FG = * (a - «r) Ld (i + M-L2; puis on trace le rayon AP.
- Le rapport entre les segments GF et ED, c’est-à-dire la tangente de l’angle GDF a la valeur :
- tg GDF
- GF °‘LM 1 + W L2
- FD
- W, if
- K
- Cette valeur est constante, et tous les points G sont sur une droite qui représente l’échelle de glissement.
- La division de cette échelle n’est plus linéaire,
- 0,2 0,ï Y 0,6 0,8
- Fig. 2b
- comme dans le diagramme de Ileyland, c’est-à-dire que DG n’est plus proportionnel à <r mais à l’expression
- (2 — 7) 7.
- Tant que l’on n’envisage que de très faibles glissements, le deuxième terme a-2 a peu d’importance et peut être négligé ; la partie inférieure de l’échelle porte donc une division linéaire, mais d’une valeur double de celle des moteurs polyphasés.
- Cela peut être expliqué facilement par le fait que, dans ces derniers, le champ transversal a une grandeur constante et que, par suite, la tension produite dans le rotor par la rotation est proportionnelle à la vitesse de rotation w (1 — <r). Au contraire, dans les moteurs monophasés, le champ transversal est approximativement proportionnel à cette vitesse et la f. é. m. proportionnelle à
- W2 ( I 7) ( I 7) ~ W2 ( I 7)2
- ou, approximativement, pour de faibles valeurs de a-, à
- W2 (1 - 27).
- Si l’on veut tracer le diagramme pour de plus grandes valeurs du glissement, il faut tenir compte du terme cr2.
- La courbe y — (2 — a) <7 est une parabole pas-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- saut par les points <r = 0 u = 2 et dont le sommet correspond à a- = 1. Les divisions de l’échelle doivent être proportionnelles aux ordonnées y.
- Si l’on a porté (fig. 3) :
- et
- FG = ci L, (^i + + « L2
- correspondant à o-= 1, il suffit de mener GK égal et parallèle à DF, de construire l’arc de parabole DK, et de reporter les ordonnées sur l’échelle DG.
- Il peut arriver que le rayon correspondant au
- 0
- synchronisme AP0(fig. 4) ne coïncide pas avec le diamètre AB et qu’alors en apparence il existe à cette vitesse, un courant J2 représenté parle vecteur BP0. Il se produit d’ailleurs quelque chose de semblable dans le diagramme exact des moteurs polyphasés. La grandeur de CD a été extrêmement exagérée sur le diagramme pour plus de clarté, mais il est certain que cette grandeur n’est pas nulle en réalité, et cependant J2 est nul au synchronisme. Cela provient de ce que le segment BP ne peut pas être pris simplement comme mesure du courant J2. Il représente, comme le montre l’équation Y, la composante de tension :
- K n (-2 — l) i 1
- qui n’est pas simplement proportionnelle au courant J2, puisque le coefficient n’est pas constant, mais dépend du glissement a.
- Si l’on veut déterminer J2, il faut d’abord réduire le segment BP de telle manière que le
- terme variable entre parenthèses disparaisse, par exemple dans le rapport :
- On retrouve la valeur du numérateur et celle du dénominateur sur l’échelle de glissement ; la première est donnée par le segment FG, et la deuxième par la somme de FG et DC, c’est-à-dire par GH. On peut donc prendre pour valeur du segment réduit
- PP' = BP
- GF GH ’
- Le même rapport existe entre GD et GN ou entre RS et RB. On peut donc prendre
- PP’
- PB
- BB
- Pour cela, il suffit de mener par S une parallèle SP1 au rayon RP A, et l’on obtient PPL qui représente la tension :
- (w L| (1 “I—j^~‘) w L>) ’L
- et donne une mesure directe du courant J2.
- Comme le rayon RPA est perpendiculaire à PB, l’angle SP1 B est droit, et tous les points PL dont fait partie le point P° sont situés sur un cercle ayant BS comme diamètre.
- Par conséquent, on peut établir le diagramme de la façon suivante :
- Après avoir tracé l’échelle de glissement DG, on mène le rayon AD, puis par B, parallèlement à l’échelle de glissement, la droite BS jusqu’au point d’intersection avec AD, et l’on trace un cercle sur BS comme diamètre. On obtient le courant secondaire correspondant à un glissement déterminé, en traçant le rayon AGP et en menant la droite PB qui coupe le petit cercle BS au point P^ : le segment PP1 mesuré à l’échelle des tensions et divisé par la valeur de
- w L
- 6- U
- TT
- + w Lo
- ou bien mesuré à l’échelle des courants, donne le courant secondaire J?.
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 509
- Il faut maintenant déterminer 4 qui n’est constant ni en grandeur ni en phase.
- L’équation I, dans laquelle on remplace i2 par sa valeur (18) prend la forme
- K oi
- o> < /
- W,
- , (, - ,)
- J2,
- (21)
- La résultante des deux composantes du deuxième membre fait avec J2 un angle y tel que
- grandeurs est donnée directement par le côté du triangle formé par 4 et J2.
- Pour i2, nous avons trouvé la valeur (18)
- . _ Vf9 1—7
- ll E -(- o) L2 ’ <r(i-
- 4 est en phase avec J2 et est décalé de 90° dans l’espace sur ce dernier : on le porte donc sur le diagramme perpendiculairement à J2. Le produit
- 0i j >0
- 'y 7 — j W-;
- Le courant i{, qui doit être à 90° de la tension représentée par le premier membre, doit donc faire avec J2 l’angle 90° -f- y. La direction de 4 est ainsi déterminée.
- En ce qui concerne la valeur de 4, on peut la tirer de la même équation. Sa valeur absolue est égale à la somme géométrique des deux composantes rectangulaires :
- — 4 o) Li
- ~W«
- (22)
- ___j,
- K 5 (2 - ») ’2’
- La première de ces composantes est directement proportionnelle à J2 : puisqu’on connaît la direction de iv elle suffit à en déterminer la grandeur.
- Pour obtenir 4 sur Ie diagramme, on mène à partir du point B le rayon BT faisant avec AB l’angle y ; la ligne de jonction TP donne la direction de 4- On prolonge PP1 de la quantité
- et l’on élève une perpendiculaire qui limite sur PT le courant magnétisant ir
- Pour de faibles glissements, on trouve pour y un angle très pointu. O11 peut faciliter la construction de cet angle en établissant une sorte d’échelle de glissements. On a
- On porte sur le diamètre AB, à partir de B la longueur constante W 2 et, sur une perpendiculaire, la longueur variable w L2 a- (2 — a-) : la division de cette perpendiculaire est proportionnelle à n (2 — rr) c’est-à-dire qu’elle suit la même loi que celle de l’échelle de glissement.
- 11 reste à déterminer J) et i2. La première de ces
- «
- de 4 et de J2, c’est-à-dire le rectangle construit avec ces deux grandeurs comme côtés, donne le couple du champ transversal.
- Or 4 résulte de deux composantes, l’une parallèle et l’autre perpendiculaire à J2, dont la d e u x i è m e a 1 a gr a n d e u r
- L’expression ci-dessus ne se distingue de celle-ci qu’en ce que le dénominateur contient le facteur K -j- w L2 au lieu de K.
- 11 suffit donc de diminuer (lig. 5) la composante QM perpendiculaire à J2 dans le rapport
- pour obtenir le courant i.z.
- Quant au couple, il est proportionnel à la somme des surfaces du rectangle i.2 J2 et du parallélogramme 4 4 ou, ce qui revient au même, proportionnel à la surface du rectangle formé par
- les côtés 4 d’une part et ^J2 + d’autre part.
- O. A.
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-
-
- 510
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 52.
- La théorie de l’auto-transformateur. — Slova. Zeitschrift fur Electrotechnik, 25 septembre.
- Etude analytique.
- Nous allons appliquer à l’étude de l’auto-transformateur la méthode symbolique de Steinmetz.
- Soient :
- N
- le rapport de transformation.
- J0 le courant d’excitation.
- J) sin m = J* le courant watté clù à l’hysté-résis.
- J, cos w = J//, le courant magnétisant.
- Z, = rK — l’impédance de pertes entre AC f. e ni. pour r( et xK
- 7 Ti 7
- Z2 = r9 —/.r2 l’impédance de pertes entre CB = impédance secondaire intérieure, f. é. m. pour r2 et #2
- J-,
- xi et.r2 se rapportent aux
- 11 ux de dispersion)
- courant d’excitation
- * t:
- Jo
- E)
- (pour
- force contre-électromotrice primaire . X,, tours)
- Y = g jb l’admittance totale du circuit secondaire y compris la charge.
- Zi Z2 Y, sont presque constants pour un transformateur donné à potentiel constant. Désignons par :
- E, la f.e.m. primaire imprimée.
- E', la force contre électro-motrice primaire.
- E2 la différence de potentiel aux bornes secondaires.
- E'2 la f. e. m. secondaire induite (équilibrant E’,,). J) le courant primaire.
- J2 le courant secondaire.
- J0 le courant d’excitation.
- Supposons E^ constant. Comme les pertes sont faibles dans tout transformateur bien construit, E', et E'2 sont pratiquement constants, c’est-à-dire que $ doit avoir toujours la même valeur.
- /\
- Comme «, décalage dû à l’hystérésie, est constant, le courant d’excitation doit pratiquement être constant à toute charge.
- Les f.e.m. induites, sont:
- E) = — «Er2 (i)
- Le courant secondaire est
- J2-ye,
- YE'i
- (»)
- Le courant primaire doit être constitué par deux composantes, l’une équivalente au courant de charge, et la seconde égale au courant d’excitation constante.
- Donc on a
- 1 « 1 J0 = Y,E',
- J, = (Y + Y,*2)=_£2(Y-|-Yt«2)
- E2=E'2-Z2(J1-fJ2)=E'2-Z2[YE'2-^2(Y+Y^)J |
- E2 = E2(,-Z2[Y-ï±)i!fJ) î U>
- différence de potentiel aux bornes secondaires.
- Ei = E t -f- -f- Z2(b -f- J2)
- =E'i+ CY +Y<«2)Z1 + Z2(- Hd + CY + Yt«2) )
- Ei = E' Ji + ^ (Y -|- Y t*?)- + h y _|- Y,«2) I
- L K a *2 J
- El=E’,[,-y?2 + ïl±h(Y+Y^i\ (5)
- On peut modifier ces formules d’après les besoins, suivant ce qui est donné et ce qui est à calculer.
- Equivalence.
- Cherchons l’impédance totale de l’auto-trans-formatcur r/d : nous trouvons
- YZ2 , Z^+Z2
- Ej
- Ji
- (Y + Y^2)
- Y*«2
- impédance équivalente
- -r2 est l’admittance totale secondaire, rapportée
- au circuit primaire.
- Yi est l’admittance totale primaire.
- L’équation ci-dessus peut être traduite de la façon suivante :
- L’auto-transformateur avec le rapport de trans-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 511
- formateur cq l’admittance primaire Y*, l’admittance totale secondaire Y et l’impédance du côté primaire (Z^ -)- Z2) est équivalent à un circuit ayant une admittance partielle
- YZ,
- pour l’excitation, et une admittance partielle
- YZ.,
- pour la charge, les deux étant placées au delà de l’impédance Z, -f- Z2 (fig. 1).
- Quand le circuit secondaire est ouvert, c’est-
- Z Z
- -----vvy^—-/V\A—
- Yt
- i™*.
- oi
- C<
- Fig. 1
- à-dire pour la marche à vide, on voit immédiatement que l’auto-transformateur se comporte comme une bobine de self-induction, car
- 5 = 0 ÿ — Z2 -f- Za , Za =
- c’est-à-dire que la résistance extérieure secondaire est infiniment grande.
- OZ,
- Z d:
- \ • i +T<.i
- Z^+Z2=- + (Z,+Z2)
- L’effet est le même que pour le transformateur ordinaire.
- Lorsque le secondaire est court-circuité, on a
- Z a — o , ÿ — Z2 -j- o , 5Z2:
- L’équation générale devient
- i )Z2 ' v. — I
- -h (zi +Z2)
- D’une façon générale, on trouve que
- i
- i _ yz2 «
- est approximativement égal à 1 ; en simplifiant ainsi on retombe sur le schéma de Steinmetz pour le transformateur ordinaire. Si, à cause de la dispersion, on ne peut pas faire cette simplification, l’équation équivalente est plus compliquée. Le facteur est
- 1 (Z2 -j- Za)x
- Z,
- za(* — 1 ) + kZ e
- et
- Zd
- (Z2 + za)a «(« — i)Z2 -f- x2Za
- i+«2(Z2+Za)Y
- Vv~^ + (Z, + Zi)
- Même dans ce cas, on peut donc remplacer l’auto-transformateur par une somme d’impédances avec lesquelles on peut faire les calculs sans avoir à considérer les appareils du circuit réel à courant alternatif.
- Pin ce qui concerne l’angle de décalage dans le circuit primaire, produit par l’impédance équivalente, on a
- Zrf = rd —jxa = (r, — jxK) -f (/•, —jx2) +
- (8+jb)
- En éliminant les termes imaginaires du dénominateur, on obtient les sommes réelles et imaginaires. Leur rapport est la tangente de Fannie.
- tg'ft
- th ’rd~ —
- rd
- Charge formée des lampes a ixcaxdescexce Les expressions de
- E,
- h
- ' etc
- E2 J2 ’ J j
- #
- sont, dans certaines circonstances, susceptibles de simplifications.
- Supposons
- /\
- ?2 = °
- Z4 —(— Z2 = «2 Z2 comme pour le transformateur. Z2 est très petit
- Z2 Z,
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- (/ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. -• N° 52.
- «2 Za = R est la charge non inductive, rapportée au circuit primaire
- Z | — a-Z_>
- h
- /1 n
- Lorsqu’on connaît les valeurs de et de pour Fauto-transformateur, on peut tirer U de cette équation et déterminer facilement les valeurs des rapports de tension ou de cou-rants.
- 1° On a, dans ce cas Z.
- 1---
- E,
- - -ÿ-;-hZ(Y + Y^)
- ' “v24'7 (> Zj,/.
- Posons
- ZjY-f W)- U,
- U étant une fraction réelle. Il vient
- Z,
- E,
- n,
- i —------------tJ
- i.y.
- Z, Ij~
- 1 U
- Si n’est pas très petit, on petit négliger sans inconvénient
- Z.
- (--iK-)-
- Il vient
- E,
- i - l
- où U n’est plus une grandeur symbolique, mais une grandeur réelle.
- On voit alors que la chute de tension en pour cent a la valeur
- i -! U - i
- i -4-U
- % •
- Lorsque la courbe est déformée, il y a une plus grande chute de tension à cause de l’accroissement de self-incluction.
- 2° L’équation des courants prend la forme suivante
- •L .1,
- Z \
- ;ush
- ;uz;
- 3° L’impédance équivalente de l’auto-transformateur est
- JiZ,
- E, 1 '
- Z,
- - -L Y,
- + (Z,-f Z,)
- z<-=- vZ *(Z;-f zj = (Z, Z )
- li
- --Z,
- 7„-,U±I<Zl + iy
- Pertes Joule et répartition des sections de
- CUIVRE POUR DES RAPPORTS DE TRANSFORMATIONS VARIABLES.
- Un point important pour l’étude cl’un autotransformateur est la dimension exacte et la répartition du cuivre. On ne peut pas donner de règle générale, même pour le transformateur ordinaire, car les conditions d’exploitation ont une grande influence dont on doit tenir compte dans le calcul.
- Mais supposons que le transformateur travaille toujours à pleine charge; la densité de courant doit être la môme au primaire et au secondaire (sq = S2 = S), pour que le poids de cuivre soit minimum.
- La même condition se retrouve pour l’auto-transformateur.
- .Etudions la répartition de la section de cuivre, pour une charge courante et un rapport de transfor m at i o 11 va ri a h le.
- Supposons Ef et <f> constants, ainsi que J0, et considérons les variations des pertes dans le cuivre à vide comme négligeables lorsque la section varie; nous ferons plus tard la correction nécessaire.
- t E, N, . . . ,
- Les rapports g- et ^ = « varient indépendamment l’un de l’autre pour la charge constante R.
- Figurons-nous les courants primaire et secondaire, décalés de près de 180° l’un sur l’autre, c’est-à-dire le triangle des courants très étroit. Pour les pertes Joule il faut seulement considérer les courants efficaces qui circulent réellement J2 — .1^ et .1^
- S, =
- J.
- S,
- 11 faut avoir
- <h
- -+L
- j
- J.»
- 'n
- (i\
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- 513
- ch
- <1\
- J,--2
- Jo
- J2
- + Jo
- J J
- Posons E2 J2 = R = puissance apparente secondaire
- R _R«
- E2 ~
- et C = J0E^ = puissance apparente à vide
- ch =
- Lorsque E^ J0 C et R sont données, cette équation représente une relation linéaire entre q2 et « en supposant l’action du courant magnétisant constante.
- q> atteint le minimum idéal zéro pour
- Ra
- R + C= 1 °U
- G
- R
- Pour ce rapport de transformation (point D fig. 2) il ne passe pas de courant utilisé dans la
- partie inférieure de la bobine. ^ est très petit,
- et ce point est très rapproché du point A où « = 1.
- 11 ne passe par AB que le courant d’excitation. Pour « < 1, nous trouverions que q> doit être
- jp fois plus grand que qv La section q{ nécess-
- raire pour le courant d’excitation est très faible. C’est pourquoi tout se passe comme si réellement (fig. 3) le courant primaire total excepté le courant d’excitation passait par AC dans le circuit secondaire.
- On peut voir facilement pour quelle valeur de «, = q !. Pour « = oo , q2 = oo.
- L’équation représente une droite symétrique
- G
- par rapport au point « = 1 4~ p • Aous pouvons
- pour plus de clarté, étudier la question d’une autre manière,
- Supposons qK donné pour la partie où passe
- C
- Fig. 3
- seul le courant à haute tension. Prenons entre A et B (fig. 2j le point variable qui limite l’enroulement secondaire. Soit qK la distance entre les deux verticales. Portons vers la droite pour chaque valeur de K la valeur correspondante de q2 ; nous obtenons ainsi une courbe transcendante qui dépend de q{ R a E,( et J0. Toutes les valeurs en nombre infini entre A et B sont possibles.
- Si nous prenons une dérivation au point C, la partie supérieure AC de l’enroulement doit avoir la section qK et la partie inférieure CB la section q2.
- COMPARAISON DES PERTES DAXS LE CUTVIiE DANS LES DEUX SYSTEMES DE TRANSFORMATEURS
- Supposons que «, E, (etïi, .1, aient des valeurs égales pour le transformateur et pour l’autotransformateur.
- Soient :
- W prirn ^es Pei“tes dans le cuivre primaire pour le t r a n s fo r m a t e u r o r d i n a i r e.
- Wg les pertes dans le cuivre secondaire pour le transformateur ordinaire.
- TRAXSFORMATEUR
- (les grandeurs qui s’y rapportent sont affectées de l’indice i).
- primaire. — « tours parcourus par le courant Jr
- AUTOTRAXSFORMATEUR
- (Les grandeurs qui s’y rapportent sont aflectées de l’indice d).
- partie supérieure. (« — 1) tours parcourus par le courant J ,.
- La longueur et la section sont égales.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N® 52.
- 1°) 0n a : Wprim
- Secondaire. — 1 tour,
- On a
- ----- Wfc . < Wfc .
- a pnm pnm
- Partie inférieure. — 1 tour.
- (Les longueurs sont égales)
- Sections de fil
- qf est parcouru par le courant J2
- 2° Pertes Joule au secondaire
- Wfc .Vf
- sec ^ a q2t
- qd2 est parcouru par le courant p2 — ^ +
- Pertes Joule dans la partie inférieure
- [js-(i + j0)]
- - * [J»-(£+J»)11 ‘
- •IA r
- = "LU-ÆM-*)Tsg *
- -- 4- Ji
- /
- qd
- J.,2
- et, si la densité de courant est la même dans les deux cas, c’est-à-dire si
- <T2
- J 2
- h - M + J«
- on a finalement
- = W
- k J2 — ( ~~ H~ J
- J 2
- W'
- Pehtes totales dans le cuivre
- Dans le transformateur bien construit on a : ÏWp = Wfc . + wfc Z= 2 wfc.
- k pnm 1 sec pn
- prim
- On a :
- ,.d «— i fc
- SW
- W .
- « pnm
- Jn 1
- a a — i
- W
- pnm
- |_ « a « - i J pru:
- 2 .
- k ) priai
- Le rapport des pertes totales dans le cuivre pour ces deux appareils est
- K
- 2
- 2-----
- a a — I
- 2 a
- Pour oc = 1 la chute ohmique à vide ne peut pas être négligée.
- La répartition des pertes dans l’autotransfor-mateur est la suivante :
- pertes dans le cuivre de la partie supérieure_
- pertes dans le cuivre de la partie inférieure
- a — I
- a
- wfc
- sec
- 1
- 7.
- JoH
- ‘Jl-
- \\
- ,fc
- see
- Par conséquent les pertes dans le cuivre sont plus faibles dans le cas de l’autotransformateur que dans le cas du transformateur ordinaire,
- i
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 515
- Les pertes clans le cuivre de la partie supérieure doivent donc être égales aux pertes dans le cuivre de la partie inférieure.
- Peiîtes dans le fer.
- Les mêmes conditions en ce qui concerne le facteur de forme de la f. è. m. et la fréquence s’appliquent à l’autotransformateur et au transformateur.
- La condition pour que les pertes par hystérésis soient minima est toujours
- EL —-
- c’est-à-dire la même induction maxima dans toutes les sections.
- Comme nous avons supposé dans les deux cas les mêmes sections de fer et les mêmes inductions, les pertes sont proportionnelles aux longueurs de fer. Si le noyau total est entouré de fil et si chaque bobine a la même action, le chemin des lignes de force a une longueur
- l dans le transformateur et une longueur l —r—
- dans l’autotransformateur. Les pertes dans le
- fer de ce dernier sont donc fois plus petites
- que les pertes dans le fer du transformateur équivalent de construction ordinaire.
- Répartition la plus favorable des pertes ;
- ÉCHAUFFEMENT TOTAL ; RENDEMENT.
- Etudions d’abord le cas du transformateur ordinaire,
- Supposons que l’on ait : cos <p — 1 Soient E et J les valeurs efficaces.
- Les notations précédentes subsistent, avec l’indice c pour les pertes clans le fer et avec l’indice k pour les pertes dans le cuivre.
- Nous supposerons toujours n multiplié par 100 pour nous rendre compte des valeurs en pour cent.
- Le rendement est
- „=E<J.-2W1.-EW5
- E, Jj
- et la perte en % est
- '2":.
- I — fit
- Ei Ji
- La condition nécessaire pour que le rendement soit maximum est la suivante ;
- Les pertes Joule primaire et secondaire doivent être égales, et la somme des pertes dans le fer doit être égale à la totalité des pertes dans le cuivre. La perte totale est :
- rit :
- E(J,
- Pour l’autotransformateur, le rendement et les pertes en % sont différentes
- vj d :
- 2
- S w;.
- E, J,
- ]----fi ri
- y w*
- Là /.•
- y /
- y
- El J i
- J
- Ei ,
- (*~i\
- - Wv
- qui n’est valable que pour « > 1.
- Les pertes en % sont plus faibles que dans le transformateur ordinaire et le rendement est plus élevé.
- Dans le transformateur ordinaire le rapport des pertes dans le cuivre et dans le fer est
- Wî
- y w<
- dans l’autotransformateur il est
- 2W‘*
- 2
- w;
- La valeur de ce rapport se rapproche de l’unité lorsque « croît.
- Les pertes totales dans le cuivre doivent donc
- être les
- des pertes dans le fer.
- En résumé, l’autotransformateur offre sur le transformateur ordinaire les avantages suivants :
- Frais de construction moins élevés, puisqu’il exige moins de cuivre.
- Frais d’exploitation moins élevés, puisque le courant à vide est plus faible et le rendement est plus élevé.
- E- B,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 52.
- ACCUMULATEURS
- ELEMENTS GALVANIQUES ET ACCUMULATEURS
- Cevtralbhitt fur Acrumulatoren, 15 septembre
- Élément galvanique par P. J. Kamperdyk, pat americ", 763-674, du i4 oct. 1903, publiée le 22 juin 1904.
- L’électrode de charbon a une grande surface, une faible résistance et un faible encombrement. Dans le récipient rectangulaire A (fig'. 1) sont placés 3 récipients poreux ouverts BBRP dont le fond est maintenu dans une couche de bitume Ar Les récipients sont séparés et tenus en place par les pièces B2. Les électrodes négatives c y sont introduites par des ouvertures et sont formées de deux plaques de zinc. Les électrodes de charbon sont le plus rapprochées possible des parois du récipient et sont maintenues aussi vers le bas par la couche isolante Ar Elles sont constituées
- Fig. 1, 2, 3 et 4
- des petites sphères ou de petits boutons D8 entre des plaques D7 (fig. 3) conductrices et inattaquables, et entre ces plaques et les parois ; on peut également (fig. 4|, placer dans un vase poreux une âme en fil D9 et la remplir ensuite de sphères Dd0 ou de petits morceaux de charbon. Dans les deux cas l’espace réservé à la circulation est limité. Dans tous les dispositifs on peut, pour augmenter la conductibilité de l’électrode positive, mélanger les morceaux de charbon avec des fils lins en métal inattaquable. Il n’est pas avantageux de remplacer la forme sphérique par des formes cylindriques, rondes ou autres, régulières ou irrégulières.
- Élément galvanique Kamperdyk, pate americ% 764-8i3, 26 décembre i9o2, publiée le 12-7-04.
- Pour donner à l’électrode de zinc une durée active plus grande que jusqu’alors, on y incorpore un réseau de fils en métal bon conducteur et inattaquable. Dans ce but on emploie des fils de cuivre revêtus par exemple de platine que l’on place côte à côte et que l’on soude en haut à une prise de courant, puis sur lesquels on coule du zinc fondu. Les fils renforcent la plaque amalgamée dans la masse et assurent la liaison électrique des particules qui, par suite de l’attaque progressive du zinc, tendent à se séparer. En outre ce cadre, qui peut avoir une autre forme et une autre composition, augmente la conductibilité de la plaque.
- par des perles sphériques D juxtaposées enfilées sur des fils de cuivre recouverts d’un métal inattaquable, de platine par exemple. Les fils sont fixés haut et bas à des plaques de cuivre D2D3, qui, au voisinage de tous les points d’attache, sont recouvertes d’un métal inattaquable plu plomb par exemple). Les plaques supérieures D2 sont reliées ensemble par les fils D'D’’. Les chapelets de perles de charbon sont placés en rangées parallèles à la plaque de zinc : le liquide dépolarisant peut circuler facilement entre ces chapelets quoi qu’ils soient très rapprochés les uns des autres, grâce à la forme sphérique des éléments de charbon. Au lieu de sphères, on peut placer sur les fils des cylindres de charbon fixes (fig. 2). Cette forme est plus solide et plus stable, mais nécessite un dispositif pour écarter les cylindres les uns des autres afin de permettre la libre circulation de l’électrolyte. On peut aussi entasser
- Récipient d’élément isolé. — G. Apple, pat5 ara', 767-323, 9 Nov. 1903, accordée le 9-8-04.
- Alors que jusqu’à présent on plaçait les differents éléments de la batterie dans une caisse extérieure isolante, il est plus avantageux de constituer le récipient de chaque élément de telle façon qu’il puisse être utilisé directement comme une partie de la batterie totale. Dans ce but il doit posséder la rigidité, la résistance et les propriétés chimiques d’un récipient métallique avec l’élasticité, la solidité, la densité et le pouvoir isolant des caisses isolantes actuelles. L’inventeur recouvre une caisse métallique d’une matière molle isolante (par exemple du caoutchouc) qu’il durcit ensuite (par exemple par vulcanisation) de telle manière que le métal et l’isolant soient intimement liés.
- Par exemple la caisse métallique 10 (fig. 5), qui porte des encoches 11 pour le maintien de la
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 517
- matière active, est munie du revêtement en caoutchouc 12 que l’on vulcanise directement. Des supports isolants 14 maintiennent l’électrode 13 (formée par exemple d’une grille double). On peut aussi (fïg. 6) munir un cylindre 10a de trous
- Fig. 5 et 6
- lla pour le maintien de la matière active, et le recouvrir extérieurement de caoutchouc 12a. On peut également prendre 4 plaques perforées non réunies ensemble et les recouvrir d’une couche de caoutchouc qui en fait une caisse. L’invention est également applicable aux éléments primaires.
- Amélioration aux Éléments Secondaires. — Edward Christophe Ekstromer et G. Hamilton Lloyd, pat' angl', 7^3, 3 avril igo3, accordée le 2 septembre 1904.
- Le noyau de la plaque doit être poreux, doit résister à l’acide, avoir un poids inferieur à celui d’un noyau métallique et pouvoir supporter l’oxyde actif en présentant une grande surface. Ces conditions sont remplies par le crin ou les cheveux. Le tissu est fait dans le sens transversal de la plaque et est maintenu par un cadre en plomb
- A
- B
- Fig. 7
- antimonié : le remplissage avec la matière active est fait avantageusement sous pression ou dans le vide. On peut mélanger à la matière active de la pâte de porcelaine ou d’autres matières appropriées. Dans la section de la figure 7, A représente le noyau tissé de la plaque, maintenu par un réseau de fils métalliques ou de barrettes.
- Accumulateur Willard. — Pat' amer', 765060, i3 août 1903, publiée le 12 septembre 1904.
- Dans l’ébonrte qui doit entourer l’électrode sur
- les côtés et en dessous, on souffle des cavités coniques que l’on perce ensuite. L’ébonite ne perd pas ainsi son élasticité et sa résistance comme cela se produit avec les systèmes de perforation ordinaires. Les cavités coniques dont la grande ouverture est placée contre la plaque, forment des pochettes pour la matière active et permettent <4 une grande surface d’èére soumise à l’action de l’électrolyte. Les séparateurs ont en outre, des nervures verticales qui forment, lorsqu’on assemble les plaques, des courants pour la libre circulation de l’électrolyte.
- Accumulateur John A. Lyons etE.-C. Broadwell.
- — PalB amer', 766-968, 25 septembre 1903, accordée le 19 octobre 1904.
- Pour que l’accumulateur puisse conserver plus longtemps sa charge, 011 emploie un électrolyte neutre ou faiblement basique. De plus on doit obtenir une capacité élevée sous un faible poids. Le récipient métallique A (fig. 8) est recouvert, au fond et sur les côtés, d’un tissu a. Les pointes b b{ b2 en charbon ou en matière isolante main-
- Fig. 8
- tiennent écartée du récipient une anode B en graphite, en platine iridié ou en autre matière inerte. Celle-ci est entourée d’une pâte B1 contenant des carbures d’hydrogène (charbon de bois ou de cornue, graphite) et des oxydes de métaux possédant plusieurs degrés d’oxydation (comme le Plomb, le Nickel, le cobalt, etc.).
- La masse est mélangée avec une solution d’un haloïde basique du sel ou un composé équivalent du métal. En pratique, on emploie comme électrolyte un sel de zinc ; par exemple de l’oxychlorure, ou bien du chlorure ou bromure contenant de l’oxyde ou de l’oxyde hydraté.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 52.
- Plaque d’accumulateur Porter. — Brevet allemand, 154—35^, mars 1902, publié le 12 octobre 190L
- Le mode de construction de la plaque empêche toute chute de matière active et, par suite, tout court-circuit intérieur, de plus il assure un contact électrique parfait entre la matière active et la connexion de courant. Pour cela la plaque est enfermée dans une enveloppe en plomb perforé, mais, tandis que primitivement cette enveloppe en plomb perforé était prise comme support de la matière active, il y a dans la nouvelle plaque un support intérieur et l’enveloppe ne sert qu’à
- empêcher la matière active de tomber, et à assurer un bon contact. Les trous sont percés dans l’enveloppe de plomb, lorsque la plaque est complètement terminée ; de cette façon les bavures des trous vers l’intérieur pénètrent dans la pâte. La fabrication de la plaque est faite de la manière suivante : on empâte un grillage de matière active, puis on l’entoure d’une feuille de plomb mince et on le porte à la presse ; dans cette opération la plaque est comprimée et les trous sont percés du même coup.
- R. Y.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ASSOCIATIONS FRANÇAISES DE PROPRIÉTAIRES D’APPAREILS A VAPEUR AYANT UN SERVICE ÉLECTRIQUE
- Suite (')
- Règles pour les offres, la fourniture et les essais des Machines électriques et Transformateurs, rédigées par les Associations françaises de propriétaires d’appareils à vapeur ayant un service électrique (Amiens, Lyon, Nancy, Nantes;, l’Association des Industriels du Nord de la France (Lille) et l’Association normande pour prévenir les accidents du travail (Rouen) — (Edition 190b).
- Mesure des températures
- $ 11. — Les températures des enroulements électriques seront mesurées :
- a) Pour les circuits inducteurs traversés par un courant continu : toujours par augmentation de résistance ;
- b) Pour les induits à collecteurs : toujours par thermomètre ;
- e) Pour tous les autres circuits : autant que possible pat' les deux procédés, en prenant la plus élevée des valeurs trouvées.
- Pour déduire la surélévation de température de l’augmentation de résistance, on ramènera à o° les résistances mesurées en admettant comme coefficient de température du cuivre la valeur constante de 0,00â.
- Dans toutes les mesures par thermomètre on appliquera celui-ci au point accessible le plus chaud.
- Le thermomètre indiquant la tempéraetur ambiante sera placé dans l’axe de la machine et
- à 1 mètre en avant du palier, en tenant compte des circonstances locales.
- La température ambiante sera maintenue aussi constante que possible ; si elle varie pendant la durée de l’essai on prendra la moyenne du dernier quart de l’essai.
- AUTO-IfÉGULATIOX.
- 12.— Le coefficient d’auto-régulation de tension ou de vitesse est défini par le rapport des variations de tension ou de vitesse aux tensions ou vitesses à charge nominale.
- II sera spécifié dans chaque cas à la commande
- §13.— La variation de tension pour les génératrices sera obtenue en passant de la charge nomieale à la marche à vide à vitesse constante :
- aj pour les machines auto-excitatrices à courant continu, en maintenant constante la résistance dans le circuit inducteur dérivé ;
- b) pour les génératrices à courant continu à excitation séparée et pour les génératrices à courants alternatifs, en maintenant constant le courant d’excitation.
- Pour les machines à courant continu, la position des balais sera maintenue fixe et à la position de la charge nominale, à moins de conventions contraires.
- § là. — La variation de vitesse pour les réceptrices s’obtiendra de même en passant de la charge nominale à la marche à vide, en maintenant constantes aux bornes: la tension pour le courant continu et pour les courants alternatifs la tension et la fréquence.
- (') Voir VEclairage Electrique du '7 décembre 1904.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ôiy
- (Pour les moteurs d’induction, l’indication du coefficient d’auto-régulation est souvent remplacée par celle du glissement, qui en diff ère légèrement et se définit par le rapport de la variation de vitesse à la vitesse du synchronisme).
- § 15. — Pour les transformateurs, le coefficient d’auto-régulation s’obtiendra en passant de la charge nominale à la charge nulle au secondaire, à fréquence et tension constantes au primaire.
- § 16. — Pour les commutatrices et moteurs-générateurs, on fera varier lacharge débitée de la valeur nominale à 0, en maintenant tension et fréquence constantes aux bornes réceptrices.
- § 17. — Pour les génératrices à courants alternatifs et les transformateurs, la variation de tension sera spécifiée pour la puissance nominale en (KVA) :
- a) Avec un facteur de puissance égal àl’unité;
- b) Avec le facteur de puissance prévu ou, à son défaut, à un facteur égala 0,8.
- Commutation.
- § 18. — A moins de spécifications contraires, les machines à collecteur devront, une fois les balais réglés à la position la plus favorable, marcher sans étincelles appréciables et sans décalage des palais à toutes les charges comprises entre la marche à vide et la charge nominale, même dans le cas de variations brusques de courant.
- En marche continue et à une charge quelconque entre les l imites précitées, le fonctionnement du collecteur sera tel que des soins quelconques (nettoyage ou graissage) ne soient nécessaires qu’à des intervalles de douze heures de marche. Cette condition s’applique également aux bagues de prise de courant.
- Rendement.
- § 19. — On distinguera:
- , r . puissance utilisable
- a) Le rendement = —:------------;-7- .
- puissance absorbée
- b) Le rendement mesurable = puissance utilisable
- puissance utilisable -f- pertes totales mesurables *
- c) Le rendement électrique mesurable (* 1) = puissance utilisable
- puissance utilisable -f- pertes électriques mesurables’
- (1) Ne pas confondre cette expression avec celle de Rende-
- puissance électrique utilisable
- ment électrique =-------.-------r:—r~---------:---
- 1 puissance électrique totale
- § 20. —Quand les puissances utilisable et absorbée pourront être mesurées directement avec une précision suffisante, le rendement à indiquer et à mesurer est celui défini par a). Dans tous les autres cas, les rendements à indiquer seront ceux définis par b) et eqils devront s’adapter aux conditions possibles de l’essai. La mesure en sera faite par la méthode des pertes séparées.
- § 21. — Cespertesse décomposent comme suit :
- Pertes mécaniques :
- Frottement des paliers et ventilation ;
- Frottement des balais sur les collecteurs et bagues.
- Pertes électriques:
- Hystérésis et courants de Foucault;
- Effets Joule dans tous les enroulements (excitation, induit, enroulements primaire et secondaire) ;
- Résistance de contact des balais.
- § 22. — Les chiffres donnés pour le rendement s’entendent, sauf indications contraires, pour la charge nominale et en y comprenant les pertes dues aux appareils auxiliaires tels que: rhéostat, excitatrice, ventilateur, pompes de circulation, etc. (r|.
- Pour les génératrices à eourantsalternatifs2 le rendement sera indiqué à la charge nominale en (KVA) :
- «yAvec un facteur depuissanecégal à l'unitéf b) Avec un facteur de puissance égal à 0,8.
- §23— 11 est entendu que les mesures devront être faites ou ramenées à la température atteinte après le fonctionnement défini aux §§§ 8, 9 et 10.
- De même la détermination des pertes à vide se fera à la vitesse constante de régime et à la tension normale augmentée ou diminuée de la perte ohmique. Pour les machines à collecteur,la position des balais 11e différera de la position à la charge nominale que dans la mesure nécessaire pour éviter les étincelles.
- SUlfCHAIiOES.
- § 24. — Toute machine doit pouvoir supporter • sans détérioration (et sans étincelles nuisibles pour les machines à collecteur) une surcharge de
- (!) Dans le cas où ces appareils auraient en plus une autre destination, on imputera à la machine considérée sa part proportionnelle de puissance absorbée par l’appareil auxiliaire, ou on indiquera séparément les rendements de la machine principale et des appareils auxiliaires.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 52.
- courant ou de couple de 20 p. 100 pendant 1/10 de la durée d’essai spécifiée au § 8.
- Les transformateurs supporteront cette surcharge pendant une heure.
- En plus, les moteurs à marche prolongée (*) et les transformateurs supporteront une surcharge de 40 p. 100 pendant trois minutes.
- Pour les alternateurs, cette surcharge s’entend avec le facteur de puissance prévu.
- § 25. — Toutes les génératrices à courant continu ou alternatif devront, à la vitesse normale, pouvoir maintenir leur tension de régime pendant toute la durée de la surcharge.
- § 20. — En plus des surcharges de puissance spécifiées ci-dessus, les machines devront pouvoir supporter un surcroît "de vitesse, qui, pour les génératrices, sera à fixer dans chaque cas en tenant compte du mode de commande.
- Les moteurs à courant continu devront pouvoir supporter pendant cinq minutes une vitesse de 30 p. 100 supérieure à la vitesse normale.
- ESSAIS DE SURTENSION
- § 27. — Toutes les machines de plus de 1 kilowatt et les transformateurs (quelle que soit leur puissance) devront pouvoir supportera// moment de la réception deux essais de surtension.
- Pour le premier, la tension d’essai (autant que possible de même nature que celle de la machine à essayer) sera produite par une source indépendante, et sa valeur sera déterminée par la deuxième colonne du tableau ci-dessous. Cette tension sera appliquée entre les enroulements et la masse, et entre les différents enroulements d’un même appareil, en prenant pour hase normale, dans ce dernier cas, la tension la plus élevée des enroulements essayés ensemble.
- Deux enroulements complètement distincts, qui nepourraient avoir de défaut queparla masse
- (') A l’exception des moteurs synchrones et à synchrones monophasés,dont la surcharge ne devra pas dépasser 20 p. 400.
- (induit et inducteur par exemple) n’ont pas besoin d’être essayés l’un par rapport à l’autre.
- Pour les enroulements secondaires des moteurs d’induction, c’est la tension au démarrage qui sera considérée comme tension normale.
- Pour le deuxieme essai, destiné à éprouver Visolation intérieure des enroulements, les machines et transformateurs devront pouvoir produire (génératrices) ou absorber (moteurs, commuta-trices, transformateurs) les tensions d’essai spécifiées par la troisième colonne du tableau ci-dessous, à moins toutefois que d’autres raisons, telles que vitesse trop grande à appliquer ou courant trop fort absorbé, ne s’y opposent.
- Pour les deux essais, la tension d’essai sera amenée progressivement à sa valeur maxima et maintenue à cette valeur pendant cinq minutes.
- TENSION NORMALE TENSION d’essai A APPLIQUER ( 1 ) i < rJi a £ a g û ü 9 o' | - b < ” «! -a « 0 u U
- Jusqu’à Deux fois la tension Une lois et demie
- 3ooo volts normale (minimum 5oo volts) la tension normale.
- 4ooo — 7000 volts 0800 volts
- 5ooo — 8800 — O900 —
- (iooo — 10200 — 8100 -
- 7000 — 11700 — 9100 —
- 8000 — i33oo — 10700 —
- 9000 — 14800 — I I (JOO —
- 10000 1G3oo — 18200 —
- 1 2000 i (j3oo — 155oo —
- 15ooo — O O O 1 iqooo —
- 20000 31000 — 255oo —
- 20000 — 38ooo — 31500 —
- 3oooo — 40000 — 37.500 —
- (1) Les valeurs de ce tableau ont été déterminées (à partir de 5.000 V) par la condition que les distances explosives des tensions d’essai à appliquer soient doubles de celles des tensions normales.
- <A suivre).
- SENS.
- IMPRIMERIE MI RI AM} I, RUE DE LA BERTAUCHE
- Le Gérant: A. Bonnet.
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- Tojie XL.I
- Samedi 31 Décembre 1904.
- 11° Année.
- N° 53
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Eric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Montefiore. — G. LIPPIV1ANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DES CONTACTS IMPARFAITS (1>
- L’étude des rohéreurs ou appareils à contacts imparfaits offre un double intérêt; au point de vue scientifique, elle donne un exemple d’exception à la loi d’Olim ; au point, de vue pratique, elle trouve une application étendue en télégraphie sans fil.
- La base du phénomène à étudier réside dans la variation (augmentation ou diminution) de la résistance des contacts imparfaits sous l’influence de décharges électriques ou de courants électriques. Après avoir donné les formes les plus différentes à ces contacts, on s’est occupé d’étudier leurs courbes caractéristiques en représentant graphiquement les relations entre la différence du potentiel aux bornes du cohéreur et l’intensité du courant, ou entre la tension d’excitation et la résistance. Tandis que, pour les résistances ordinaires obéissant à la loi d’Olmi, on trouve comme courbe caractéristique une droite passant par l’origine, L s cohéreurs sont caractérisés par des courbes de forme hyperbolique. On a désigné sous le nom de tension critique la valeur de la différence de potentiel correspondant au point d’inclinaison de la courbe. Celte désignation est très contestable. Dans un groupe particulier de cohéreurs, dont font partie ceux qui ont un seul contact ou peu de points de rupture, on a trouvé (Guthe et Trowbridge) que, pour une intensité de courant croissante, la différence de potentiel aux bornes prend une valeur constante dépendant seulement de la substance et croissant proportionnellement au nombre des points de contact. C’est cette différence de potentiel constante que Guthe et Trowbridge nomment critique. Récemment,
- (1) Traduction libre extraite des « Communications de la Société de Physique de Züricli».
- + *
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- Ph.-E. Robinson a montré que la différence de potentiel peut atteindre une valeur multiple de la différence de potentiel dite critique, puis tombe brusquement à cette dernière valeur et reste constante quand l’intensité continue à croître. Robinson nomme tension critique celle qui précède immédiatement la chute de tension, et il appelle tension d’équilibre la différence de potentiel constante. Cet auteur trouve que la tension critique dépend de la pression au point de contact, ainsi que de la nature et de l’épaisseur de la couche intermédiaire non conductrice; la tension d’équilibre ne dépend que de la substance employée.
- Les courbe-s caractérisques ont toujours été prises jusqu’ici en soumettant les appareils à du courant continu. Le courant alternatif n’a été employé que par Guthe qui excitait un cohéreur par du courant continu et mesurait ensuite la résistance au moyen d’un courant alternatif faible par la méthode du pont avec téléphone.
- Il nous a paru intéressant de prendre pour quelques cohéreurs les courbes caractéristiques pour du courant continu et du courant alternatif, et de comparer ensuite les résultats. C’est à cette étude qu’est consacrée la première partie de notre travail. Pour éviter la mesure de courants alternatifs très faibles, nous avons employé des cohéreurs à contacts multiples pour lesquels il fallait une plus grande tension d’excitation.
- La seconde partie est consacrée à l’étude d’un cohéreur en acier à un seul contact faite pour une variation aussi grande que possible de l’intensité de courant, afin de voir si la tension d’équilibre restait réellement constante. De plus, nous avons essayé de tracer les courbes caractéristiques d’un cohéreur ayant comme couche intermédiaire non conductrice différents liquides et de déterminer la tension d’équilibre. Le fait que l’action du cohéreur peut se produire également dans les liquides a été observé par Aschkinass pour l’alcool méthylique, par Hulh pour l’huile de paraffine, par Hurmuzescu pour la glycérine et la benzine. Robinson a réussi à faire des mesures de la tension critique pour le pétrole, mais s’est heurté à de grandes difficultés, parce que les moyens d’étude dont il disposait n’étaient pas appropriés au but poursuivi.
- I. Cohéreurs a contacts multiples. — Méthode d’étude
- Les expériences ont été faites avec deux cohéreurs à vis d’acier et un cohéreur à
- nickel.
- Les cohéreurs à vis consistaient en petits tubes en ébonite de 0,05mm et de 0,37min de longueur. Ils étaient fermés aux deux bouts par des électrodes en laiton. Celles-ci portaient, perpendiculairement à l’axe du tube, un trou rempli de mercure servant aux connexions nécesaires.
- Le cohéreur n° 1 avait un écartement de 0,25mm entre électrodes et était rempli de vis de montre de 5,05 à 0,06mm de longueur.
- Le cohéreur n° 2 avait un écartement de 0,15mm et était rempli de vis d’environ 0,03rn,n de longueur.
- Le cohéreur à nickel était constitué par un petit tube en verre avec trois électrodes d’argent et deux zones de rupture. L’écartement des électrodes était environ l,5,nm.
- L’excitation du cohéreur et la mesure de sa résistance étaient faites de la manière suivante :
- Une batterie d’accumulateurs B, ou un transformateur dans le cas du courant alternatif, étaient reliés à une résistance de Wolff de 100.000 ohms. Sur cette résistance, formant potentiomètre, étaient branchés deux fils aboutissant aux godets net a (fig. 1) d’un commutateur à bascule. Le cohéreur C était relié aux godets b et V ; c et c' étaient reliés aux bornes d’un galvanomètre Desprez d’Arsonval contenu dans un circuit de grande résis-
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- tance w (500.000 ohms), soumis à une différence de potentiel variable grâce au potentiomètre W/' relié à un accumulateur A.
- Lorsqu’on faisait, au commutateur, la connexion J, le cohéreur était soumis à la différence de potentiel'excitatrice modifiable à volonté par le jeu du potentiomètre W. Cette différence de potentiel était ou bien mesurée au moyen d’un voltmètre relié aux extrémités du cohéreur (seulement pour du courant continu et pour quelques observations), ou bien déduite de la mesure de la différence de potentiel aux bornes de la batterie ou du transformateur, faite au moyen d’un voltmètre de précision Siemens et Halske.
- Lorsqu’on faisait, au commutateur, la connexion 2, on mettait le cohéreur en parallèle avec le galvanomètre, et l’on effectuait ainsi la mesure de sarésistance après excitation. Soient wv la résistance du circuit ;
- celle du galvanomètre ; wc celle du cohéreur; l l’intensité totale du courant; è, l’intensité dans le galvanomètre ; i2 l’intensité dans le cohéreur.
- On a les relations :
- 1-2 = 1 — H i\ Wg*— i2 wc — o 5 iCg = (i — û) wc b
- wc = Wg ——
- i — i\
- iK est mesuré directement par le galvanomètre, mais test inconnu.
- Soit i0 l’intensité du courant dans le circuit, avant que le cohéreur soit en parallèle avec le galvanomètre.
- E
- l0 - ,
- Wg + IV g
- E
- wv + -Wff ~-üc
- Wg -f Wc
- Comme la résistance uy est élevée, on peut, avec une exactitude suffisante, remplacer par i0
- On trouve alors
- Soient sh et s0 les déviations du galvanomètre correspondantes à iK et t0, on a
- £j
- — ^
- we = Wg
- ’O
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- La mesure de la résistance du cohéreur nécessite donc la connaissance de la résistance du galvanomètre et de ses deux déviations.
- La résistance du galvanomètre fut déterminée à 3 températures différentes
- w — 894,2 ohms à i5°9 897,2 170
- 900,1 1708,
- Pendant le cours des observations, les températures ont toujours été comprises dans cet intervalle. Pour chaque série d’observations, 011 introduisait dans la formule la valeur de la résistance correspondant à la température lue.
- Les expériences furent faites de la façon suivante : La dérivation prise sur la résistance \V2 était telle que le galvanomètre effectue une déviation suffisante .s,,. Lorsqu’on plaçait en parallèle le cohéreur non excité, la déviation restait la même. Ensuite 011 plaçait le bascti-leur dans la position 1 pour une faible tension d’excitation. Celte connexion durait à chaque fois exactement 1"; en plaçant ensuite le cohéreur en parallèle avec le galvanomètre, on trouvai.'; une déviation plus faible : un léger choc ramenait la résistance à sa valeur primitive, et l’on recommençait en augmentant peu à peu la tension d’excitation. Pour chaque valeur de celle-ci, on faisait au moins 10 observations.
- La concordance entre les différentes observations n’est en général pas bonne. Les écarts sont considérables au début, quand la résistance diminue beaucoup; ils sont plus petits quand la valeur de la résistance s’abaisse. On s’en rend compte par l’examen des courbes.
- En ce qui concerne la tension d’excitation, il faut remarquer que, dans cette méthode, la valeur qui intervient est celle à laquelle sont soumises les extrémités du cohéreur, avant que l’action se produise.
- Dès que la résistance diminue, la différence de potentiel diminue aussi.
- Au contraire, dans les expériences décrites dans la deuxième partie, c’est la valeur finale de la différence de potentiel qui a été observée. Cette différence explique la différence entre le mode de représentation graphique des résultats d’observation.
- Résultats d’observation pour du courant continu
- Les résultats trouvés pour les 3 cobéreurs sont résumés dans les tableaux suivants et dans les courbes.
- a) COHÉREUR A NICKEL
- ir“ série d’observations : s0 —4oo,3 «y-—900^ 2e série d’observations : s0-~400,9 ,rG = goo^
- P s\ u Y*
- 3,5- (411,2) (423,o) cxy
- :>o aa96û
- io,5 288,0
- 14,0 233,7 1258
- !7,5 *69-9 6O2
- 21,0 l32, I 442
- 24,5 94,6 278
- 28,0 75,1 207
- 3i,5 58,4 i53
- 35,o 34,5 84,7
- 41,2 i4,4 33,5
- 4o,o i5,2 35,5
- p *1 "’c
- 3,5- (4o9,3)
- (4ig,3) 34Tiil -
- 10,5 3i8,o
- 14,0 188.7 8o3
- 17,5 125,1 4o9
- 21,0 88,9 257
- 24,5 72,8 200
- 28,0 57,0 i49
- 3 j ,5 44,5 113
- 35,0 20,0 47,3
- 41,2 *9»° 44,9
- 49>o 17,2 4o,4
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- Comme on le voit, pour la différence de potentiel 3,5 volts et 7 volts, on a s{ > s0 alors que la valeur maxima devrait être s0, tant que le eohéreur a une résistance infinie. Ce phénomène ne peut être expliqué que par l’existence d’une nouvelle f. é. m. La déviation n’était qu’instantanée et ne se produisait que pour du courant continu. Les chiffres suivants montrent l’augmentation delà déviation avec l’accroissement de tension.
- p. 6*. P• S. P- S.
- 3,5* 14 >7 3,5* 6,6 3,5* 6,1
- 7>° 28,0 15,7 7>° 14,7
- io,5 36,3 io,5 25,9 io,5 28,4:
- i4,o 48,6 i4,o 37,4
- 17,3 5i,8
- I La déviation n’augmente pas proportionnellement à la différence de potentiel et n’a pas toujours la même valeur pour une valeur déterminée de cette dernière.
- Lorsqu’on modifiait le sens du courant dans le eohéreur, le sens de la déviation changeait.
- II en résulte que le phénomène dépend de la capacité du eohéreur. Une preuve en est donnée par le lait que l’action augmentait jusqu’à une valeur limite, lorsque la durée de l’excitation était accrue. Un eohéreur à faible écartement d’électrodes peut donc agir comme condensateur pour des tensions insuffisantes pour modifier sa résistance. La capacité du eohéreur et une grandeur variable correspondant à l’état variable du système total.
- b) COIlÉREUR A VIS N° 1
- irc série d’observations : s0 = 47°>4 ?fG —900^ 2e série d’observations : .ç0 := 470,4 tcG=900^
- P •h tCc
- 7,o* 455,5 275ioQ
- io,5 432,i 10x60
- 14,0 355,6 2788
- 17,5 295,2 i5i6
- 21,0 228,7 852
- 24,5 176,7 541
- 28,0 123,9 322
- 31,5 73,5 167
- 35,o 28,7 58,5
- 41,2 24,1 48,6
- 4g, 0 15,8 31,3
- 56,o i4,8 29,2
- P tt'c
- 7,0* 45i,7 2 I74ot2
- io,5 421,8 7818
- i4,o 389.7 4345
- 17,5 321,4 I94l
- 21,0 227,7 845
- 24,5 186,0 588
- 28,0 112,8 284
- 3i,5 5i ,6 111
- 35,o 38,6 8o,5
- 4l,2 23,6 47,5
- 49 >° ï7>9 35,6
- 56,0 14,0 27,6
- 3e série d’observations : s0=47o,4
- r O
- M5G = gOO
- V «1 wc P SX Wc
- 7->°c 460,7 42750Ü 28,1 99>6 242
- io,5 414,7 6700 31,5 68,2 i53
- i4,i 355,9 2797 35,o 3g,o 8i,4
- 17^7 296,2 i53o 4l,2 21,9 43,9
- 21,1 208,9 7*9 49i° l8>9 37>7
- 24,6 i54,2 439 56,o i3,o 20,6
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- c) COHÉREUR A YIS N° 2
- i” série d’observations : s0=:467,5 wG = 897^ 2e série d’observations : s0 = 467,5 ?og = 897^
- P Wc P s\ Wc
- 8,o1' 464,9 160400O 36. ov 29»1 59,50
- 10,0 425,3 9°49 33,o 31,4 64,6
- 12,0 365,2 8203 3o,o 33,r 68,3
- 14,0 3° 1,9 i635 27,0 67,1 i5o
- 16,0 167,2 5oo 24,0 88,6 210
- 18,0 i47,5 413 21.0 109,2 273
- 21,0 104,1 257 18,0 Ga.g 3g5
- 24,0 77,6 *79 16,0 169,4 619
- 27,0 76,6 175 i4,o 3°8,9 1747
- 3o 0 60,2 i32 12,0 375,o 3636
- 33,0 35,2 73,0 10,0 457,2 39820
- 36,o 36,3 75,5 8,0 463,4 10138o
- 3e série d’observations : 50=467,6 897^ 44 série d’observations : s0 = 467,5 ivG~8gç^
- P Si ivc
- 8,8^ 464,2 126080O
- 10,0 467.6 41458
- 12,0 4io,8 6499 «aci.
- i4,o 256,2 164,6 1088
- 16,0 488
- 18,0 109,2 273
- 21,0 24,0 110,6 278 .31
- 55,9 121
- 27,0 67,7 126
- 3o,o 63,9 142
- 33,o 35,5 73A%-
- 36,o 29-9 6i,3
- P «i wv
- 36,o1’ 27.4 55,90
- 33,o 36.o 74,8
- 3o,o 53,3 115
- 27,0 53,5 116
- 24,0 116,2 297
- 21,0 131,3 35o
- 18,0 164,6 488
- 16,0 193,3 632
- 14,0 2Ï7,0 776
- 12,0 320,0 1948
- 10,0 446,1 18698
- 8,0 463,7 109470
- C olier exir à Sa 8 W.
- ! 'J ' 1 U ' I U '
- ! courant continu
- /$ J8 ZZ ZÛ 30 34 38 4Z 4*-
- eur à nickel
- youran r continu.
- ohereur
- a Ans Nfi
- i i i i I I . > i | courant contmu
- 18 ZZ 26 30 34 38 4Z 46 30 34
- Volts Volts
- U 18 ZZ ze SO 34 38 6Z 48 50
- Vo2ts
- Fig-, 3
- y*
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- RÉSULTATS D’OBSERVATION POUR DU COURANT ALTERNATIF
- Les expériences ont été conduites de la même manière que pour le courant continu. Mais, pour chaque point, il fallait mesurer plusieurs fois la différence de potentiel, tandis que, avec du courant continu, elle restait absolument constante pendant toute une série d’observations. Les valeurs données pour la différence de potentiel sont des valeurs moyennes.
- a) COHEREUR A NICKEL
- iIe série d’observations : s0 = 4oo,i wG=gocP‘
- P œc
- 6,9" 55o,o
- io,5 179.4 732
- j4,9 i52,5 554
- 17,5 109,1 337
- 21,1 97.1 288
- 24,5 8o,5 227
- 28,1 54,9 i43
- 3i ,0 44,8 113
- 35,o 36,2 89,5
- 4i,3 28,9 70,1
- 48,9 27,0 65,1
- ae série d’observations : s0 = 400,7 wG=goo®
- P Sx Wc
- 7,1" 246,0 i43iQ
- 10,0 193,6 841
- 13,8 i58,3 588
- 17,5 133,1 448
- 21,0 94,3 277
- 24,3 57,8 IÔ2
- 28 0 4l,2 io3
- 3i ,3 26,2 63,o
- 34,9 14,8 34,5
- 4i,i i4,6 34,o
- 48,9 10,4 24,0
- b) COHEREUR A VIS N° 1
- ir° série d’observations : s0=47i,4 ?rG=900^ 2e série d’observations : s°=47o,4 trG=goo^
- P Si Wc
- 7.°" 444,8 i564o£2
- io,5 4oo,4 5x47
- 14,0 3og,2 1727
- 17,5 265,7 1168
- 21,0 169,2 5o5
- 24,4 i33,3 356
- 28,0 90,5 2l4
- 3i,3 5o,6 108
- 34,8 17,o 33,7
- 4o,9 20,0 4o,o
- 49,° i3,6 26,8
- 55,8 12,2 24,0
- P Sx Wc
- 7,°" 460,1 3664oO
- 10,6 41 0,2 6o3o
- 14,1 327,2 2042
- *7,7 200,0 1016
- 2°,9 102,0 i34,4 618
- 24,5 359
- 27,8 79,2 182
- 3i,2 5i,i 109
- 34,0 20,3 4o,5
- 4x,x 18.2 36,x
- 3e série d’observations : So=46g,4
- wG=900
- Q
- P Sx Wc P Sx wc
- 9,0^ 433,5 10870Ü 27,8 70,3 i58
- 10,2 356,3 2835 3x,4 5i ,7 111
- 14,0 289,0 1442 35,0 16,4 32,6
- 17,5 240,6 947 4x,3 17,6 35,i
- 21,0 189,2 608 48,7 11,2 22,0
- 24,6 i44,6 4oi 55,8 9.6 18,8
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 53.
- c) COHEREUR A VIS A’0 2
- i" série d’observations : .«,,==465,8 wG = 897^
- P s, U'e
- 6,9^ 442,2 1681oü
- 10,2 383,o 4160
- 13,7 284,7 i4io
- 17,3 i92,I 63o
- 20,7 l4o,2 386
- 24,0 102,9 254
- 27,8 82,8 194
- 31,1 46,1 98,5
- 34,4 34,2 71.1
- 4o,5 i5,o 2 ,8
- 48,4 19,5 39,2
- 55,i .5,5 38,9
- 3e série d’observations : s0 = 47o,4 wG=897^
- P Wc
- 7>°1' 451,5 2i36oü
- io,5 3.77.9 3643
- i3,8 343,7 2425
- 17,2 256,3 1070
- 20,4 203,0 679
- 23,8 148,4 4l2
- 27,4 59,5 I29
- 3o,6 69A .55
- 34,2 27,. 54,6
- 4o, 1 21,0 4i,8
- 47>g 20,3 4o,3
- 54,2 G,9 29,2
- 2e série d’observations : =470,4 ira~S^^
- P H'c
- 6.9*' 463,o 5613oü
- io,4 44o,3 l3l20
- .3,7 373,4 3453
- 339,2 2320
- 20,6 264,7 I 1 54
- 23,6 171,8 5i6
- 27,2 126,9 331
- 3o,7 60,7 i33
- 34,o 42,5 89,1
- 4o,7 20,4 4o,6
- 48,2 22,0 44,o
- 54,6 17,8 . 35,3
- 4' série d’observations : .S'0:=472,3 frG=8g7^
- P
- 6,8^ 466,i 67668Ü
- io,3 385,3 3g85
- 13,7 32.3,9 1964
- 17,0 320,3 1896
- 20,5 !97.1 645
- A9 .57.2 449
- 27,0 108,6 269
- 3o,9 89,3 210
- 34,2 73,2 .65
- 4o,4 53^6 115
- 48,o 16,2 32,0
- 54,7 17,6 34,7
- CoAeretir a vis 1»? 1 ! Il |||l Courant alternatif
- ZOOO
- MM
- 10 U 18 SZ Z6 30 31, 38 t,SL iff
- Volts Volts
- Fig. 4
- oliëreurà vis IVf
- ,1 I t I ht, I ML-
- 1 mirant <à/tert2âàr‘
- zàoo
- Volts
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 529
- COMPARAISON ENTRE LES RESULTATS AVEC COURANT CONTINU ET AVEC COURANT ALTERNATIF
- Pour permettre la comparaison des deux modes d’excitations, nous avons tracé pour chaque cohéreur une courbe moyenne déduite des différentes courbes, en prenant, pour chaque valeur de la différence de potentiel portée en abscisses, la moyenne des différentes valeurs de la résistance portée en ordonnées. Nous avons obtenu ainsi, pour chaque cohéreur, une courbe moyenne G pour le courant continu et une courbe moyenne W pour le courant alternatif (fig. 5). On voit que, pour le cohéreur à nickel et pour le cohéreur à vis n° 1 la courbe à courant alternatif est au-dessous de la courbe à courant continu, c’est-à-dire que le
- \. XI
- C(27J7prUV7San
- • Zooo
- otiereur à vis jt?!
- de rcazîpcii'âïsca'i
- Fig. 5
- c Zffûû Zooo t Sût/ 4000 Sûû , j ! J-
- V 1 yo C * "C * an .e c r ît ?T IT à Kns N|° L 1 1 I 2
- P CL ?n U r ?c a C?-i * Ou rl
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- \ \ ,
- A N . > V s. v S, -
- !6 ZO Z4 Z8 3Z 36 bO 44 45 5Z
- VoltS Z4<2
- courant alternatif produit une action plus forte que le courant continu. D’ailleurs l’hypothèse que, pour le courant alternatif, c’est l’amplitude de la tension et non la valeur efficace qui intervient, n’est pas vérifiée; en général l’écart n’est pas si grand.
- Pour le cohéreur à vis n° 2, la courbe à courant alternatif est au-dessus de la courbe à courant continu. On peut en donner la raison suivante : pour le cohéreur à nickel et le cohéreur à vis n° 1, on avait employé alternativement le courant continu et le courant alternatif, tandis que pour le cohéreur à vis n° 2 on a opéré d’abord avec du courant continu, puis avec du courant alternatif. On peut donc attribuer la diminution d’effet au phénomène désigné sous le nom de « fatigue ».
- (A suivre). A. Fisch.
- LES TRAMWAYS ÉLECTRIQUES DE LA VILLE DE NEUFCHATEL
- La ville de Neufehâtel, en Suisse, a récemment inauguré son nouveau réseau de tramways électriques qui, par la perfection de son matériel et les difficultés qu’il a fallu vaincre pour établir les lignes, est l’un des plus intéressants de l’Europe.
- La Société qui l’exploite est due à la fusion des deux anciennes Sociétés de tramways à vapeur et à chevaux.
- ->t
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- L’ÉCL'AIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. xli. — N» 53.
- Le courant à la tension de 580 volts est fourni pour tout le réseau par la centrale à courant continu de la ville de Neufchâtel. Deux lignes peuvent toutefois être alimentées soit par cette centrale soit par l’usine hydro-électrique des Clées.
- Le réseau se compose de cinq lignes d’une longueur totale de 26 km. 309.
- Le plus petit rayon de courbure sur les lignes actuelles est 27,5 m. et dans le retour sur elle-même la cinquième ligne a un rayon de 20 m. Toutes les aiguilles ont un rayon de 50 m.
- • Les conditions dans lesquelles se trouvent les pentes sont plutôt défavorables. On rencontre, en effet, des pentes de 40 %o sur 10 ni. de longueur, 86 °/oo sur 80 m. 45, 2 %0 sur
- 55 °/00 sur 2,500 m.
- L’écartement est de 1 m. ; les lignes sont en rails Demerbe et en rails Yignole.
- Dans les courbes d’un rayon inférieur à 100 m., l’écartement des rails est augmenté de 6 m., ceci parce que la gorge doit être de 3 m. plus large.
- Pour l’écoulement de l’eau, les rails sont percés en certains endroits de trous sous lesquels se trouvent les récipients reliés entre eux par des caniveaux.
- Les aiguilles sont à double lame et ressort ou munies de contrepoids. L’angle de l’aiguille est de 1 : 6.
- La tension de la ligne est de 580 volts et la chute du potentiel maxima atteint 5 °/0.
- A l’exception d’une, toutes les lignes sont composées de fils de cuivre tendu de 9 mm. de diamètre.
- Deux tronçons sont munis d’une double ligne de contact, ce qui n’est pas le cas pour les
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 531
- autres tronçons qui ne comportent qu’un seul conducteur. La ligne de prise de courant est placée à une hauteur de 6 m. au-dessus du sol et est fixée à des fils raidisseurs isolés de 6 mm. de diamètre. Ces fils raidisseurs d’acier sont tendus entre des mâts ou des rosettes fixés aux murs où ils sont attachés à des potences. On a employé des mâts de hois, des mâts composés de viroles de fer ou bien de colonnes en treillis. Mâts ou colonnes sont l’un et l’autre implantés dans le sol dans une masse en béton de deux mètres de profondeur.
- On a mis des mâts de bois seulement en dehors de la ville ; on en a placé en tout 45G. Les consoles des mâts de bois sont formées de tuyaux à gaz de 48 mm. de diamètre.
- Dans la ville on a placé 150 mâts formés de tuyaux Mannesman. Ce sont soit des mâts simples, soit des mâts munis de consoles. La longueur totale de ces mâts formés de tronçons placés bout à bout varie entre 9 m.', 9 m. 5 et 10 m.
- Valangm
- Outre ces mâts à viroles, on a encore élevé 40 colonnes en treillis de 10 m. de longueur.
- A leurs extrémités, les fils raidisseurs sont doublement isolés et les rosaces des murs sont munies d’amortisseurs ; la ligne Preseux-Yalangin a été plus particulièrement assurée au moyen de parafoudres.
- Sur l’un des tronçons on a adapté comme conducteur un fil de section octogonale de
- 100mm2.
- Les deux conducteurs sont placés à 500mm l’un de Tautre et munis d’une triple isolation par rapport à la terre. Dans les gares seules, les mâts de bois ont été remplacés par des mâts en treillis pourvus de consoles. On a placé en tout 60 de ces dernières.
- Dans chaque station on a intercalé un interrupteur de section sur la ligne qui est de plus munie du parafoudre correspondant.
- Pour les parties de ligne interurbaines le retour du courant se fait par les rails munis de joints électriques et par un conducteur spécial.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 53.
- Ces joints comportent, rivés aux rails, deux conducteurs de cuivre de 50mm2.
- Le conducteur de retour est souterrain ; il est formé d’un fil de cuivre nu de 8mm de diamètre. Il court le long de la voie et est relié aux rails partout où se trouve un joint.
- Sur l’un des tronçons, les joints électriques sont composés de fils de cuivre étamés de 50mm2 je diamètre ; à leurs deux extrémités, ils sont soudés à des plaques de cuivre. Ces dernières sont elles-mêmes soudées aux deux bouts des rails dans Pâme soit entre le patin et la tête de manière que, par éclisse, il y ait toujours 100mt*2 de cuivre pour le courant de retour. Tous les 500 m. on a relié les deux fils de rails par un conducteur électrique de gmtn qe diamètre. Ce conducteur est rivé aux rails.
- La distribution de ce tronçon est établie d’après le système à trois fils.
- Deux des conducteurs sur trois sont aériens et le troisième est constitué par les rails, de
- / 0 1 Z 3 2 5 6 7 3 9 lûnm.
- Isolateurs
- sorte qu’entre les rails et chacun des fils aériens il y a une tension de 600 ou bien 580 volts et entre les 2 fils aériens une tension de 1.200 ou 1160 volts. On a adopté ce système dans le but de réduire le courant de retour afin de diminuer la section des feeders entre la voie et la station centrale et pour épargner un conducteur de retour spécial. De ce fait, il n’est ramené à la station centrale que la différence des courants absorbés sur les deux conducteurs.
- Comme matériel roulant, on a prévu en service 30 voitures motrices et 10 voitures d’attelage. De plus, il existe trois voitures postales remorquées, différents wagons à ballast et un chasse-neige.
- Dans un certain nombre de voitures motrices, la distance entre les essieux des roues est de 1.500mm, tandis que dans les autres elle est de 1.800mm. La longueur de ces véhicules est de 7 m. tampons compris. Il y a de la place sur ces véhicules pour 16 personnes assises à l’intérieur et 12 personnes debout: 6 à l’avant et 6 à barrière. Ces voitures sont munies d’un frein avec huit sabots et d’un châssis spécial pour le moteur, châssis suspendu aux boîtes de graissage. La caisse est portée au moyen de ressorts à spirales à section rectangulaire.
- D’autres voitures motrices se distinguent parleur système de freinage. Sur chacune des 2 plates-formes de ces véhicules se trouve un levier qui commande des sabots de fonte munis de pointes. On a placé de chaque côté’ de la ligne, et en contact avec les deux files de rails, une rangée de longrines de bois. Les pointes des sabots s’enfonçant dans ces longrines déterminent un arrêt presque instantané de la voiture. Ce n’est que dans les cas de danger extrême qu’il doit être fait usage de ces freins.
- D’autres voitures motrices ont une distance entre les essieux de 1.800mm et une longueur
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- 533
- de 8,500mm, tampon compris. Elles renferment 18 places assises et 16 places debout : 7 à l’avant et 9 à Carrière. Elles sont également freinées par 8 sabots. La suspension de la voiture est double et comporte des ressorts à boudins et d’autres à pinces. Le truck du moteur est en acier profilé.
- Toute la partie mécanique de ces voitures sort des Ateliers de la Compagnie d’industrie suisse de Neuhausen, tandis que celle du matériel roulant sur la ligne de Neufchatel-Cor-taillod-Boudry provient de la Fabrique Suisse de wagons à Schlieren.
- Enfin sept voitures motrices possèdent deux boggies à deux axes et des plates-formes
- fermées. La distance entre les essieux des boggies est de l,400ram et la distance entre les boggies est de 6,500mm mesurée d’axe en axe.
- Les roues munies de bandages Van der Zypen ont un diamètre de 800mm.
- L’équipement d’une voiture comprend encore des freins électriques dont les 8 sabots agissent sur toutes les roues et de freins pneumatiques qui exercent leur action sur les voitures remorquées. On compte 28 places sur les sièges placés en longueur à l’intérieur des
- caisses de ces voitures, 12 places debout à l’avant et 16 places debout à l’arrière. Les portes donnant accès à l’intérieur des compartiments sont très larges et à deux battants. On a prévu 4 sabliers sur chacuneules voitures.
- La longueur totale de ces voitures est de 12,54 m. et leur poids est de 15 tonnes.
- Les voilures de remorque qui sont en service sur le tronçon où circulent ces automotrices ont été disposées de façon à pouvoir être rapidement transformées en voitures motrices. Leur poids est de 12,8 tonnes; sept voitures sont équipées avec deux moteurs de 12 chevaux chacun et de 2 rhéostats de réglage. Ces moteurs sont entièrement clos et la transmission du mouvement a lieu par un engrenage dans le rapport de 1 : 5.
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- L’armature est percée de 59 encoches renfermant chacune 16 fils de t,4/19m,,1de diamètre. Les quatre inducteurs bobinés.en série comprennent chacun 160 spires de fils de 3,l/36,,ini de diamètre.
- Toutes les autres voitures, à l’exception de celles de 12,54 m. sont munies de deux moteurs d’une puissance normale de 18 chevaux pouvant développer une puissance maxima de 25 chevaux. Le rapport de transformation des engrenages est de 1 : 4,5.
- L’armature de ces moteurs comprend aussi 29 encoches qui reçoivent chacune 12 spires de
- Double voie à 1 Ecluse
- fil de 2,7/2 8mm de diamètre. Les enroulements excitateurs comptent 120 spires de 3,5/4mm disposées en 8 couches.
- Les rhéostats de réglage sont du système série-parallèle et munis des résistances additionnelles et des résistances de freinage nécessaires. Pour le démarrage et pour une petite vitesse, les moteurs sont reliés en série. Par contre, pour une vitesse élevée et pour un grand effort, on les relie en parallèle.
- L’équipement électrique de ces voitures comprend deux interrupteurs automatiques, deux coupe-circuits, un parafoudre, un trollev, les appareils de chauffage placés sous les sièges et consommant chacun 600 watts et les lampes nécessaires à l’éclairage. Elles sont au nombre de six placées en série. Deux servent pour les signaux, deux éclairent les plates-formes et les deux autres l’intérieur.
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- Les deux moteurs des voitures à quatre essieux sont du type Œrlikon. A 635 tours par minute la puissance est de 40 chevaux mesurée à la périphérie des roues. Le jeu d’engrenage a un rapport de réduction de 1:4.
- Ces moteurs ont une carcasse à charnières en fonte d’acier ; la partie inférieure peut s’ouvrir afin de pouvoir sortir l’induit sans pour cela défaire le moteur du truek.
- L’ne ouverture avec couvercle est ménagée dans la partie supérieure de la carcasse pour permettre les révisions et un contrôle facile du collecteur. Une deuxième ouverture à la partie inférieure facilite un léger nettoyage.
- Les paliers sont à bagues et les coquilles des paliers sont en métal blanc de première qualité. Elles sont largement calculées de manière que la pression du palier et le frottement soient réduits à un minimum.
- La forme de la carcasse et son étanchéité sont telles que l’humidité, les poussières et l’huile des paliers ne pénètrent que le moins possible dans les enroulements.
- Le fer de l’induit a un diamètre de 390mm et une largeur de 150mm. Chacune des 37 dents de 14,5x27mm contient 18 fils de 2,75/3mm. Les fds sont entourés par 3 couches de soie de Tussa et laqués. Les inducteurs ont un alésage de 396mm et les quatre bobines reliées en série se composent chacune de 112 spires de fil de 5/5.4mm.
- Le collecteur calculé dans de larges dimensions a une grande surface de refroidissement. La prise de courant se fait par des balais en charbon qui pressent le collecteur au moyen de forts ressorts. Celui-ci peut supporter une surcharge de 100 % sans crachement dangereux d’étincelles. A charge normale, il n’y a aucune étincelle.
- L’isolation de toutes les parties du moteur a été essayée par du courant alternatif à 3000 volts.
- Les deux contrôleurs du système série-parallèle de chaque voiture ont 7 touches de réglage et 5 touches de freinage. Ils sont en outre munis d’un souffleur magnétique d’étincelles.
- Le reste de l’équipement électrique se compose de deux résistances, deux interrupteurs automatiques qui peuvent être manœuvres à la main, deux coupe-circuits à soufflage d’étincelles, un parafoudre et deux appareils de contact à trolley.
- L’éclairage électrique de chaque voiture est fait par deux circuits indépendants l’un de l’autre dont l’un a six et l’autre a sept lampes.
- Le chauffage se fait par deux appareils consommant 2,000 watts.
- Les vitesses sur les différents tronçons varient de 10 à 30 km. à l’heure.
- Le personnel se compose d’un directeur, d’un géomètre, d’un inspecteur, d’un chef de dépôt, d’un caissier, d’un secrétaire, pour l’administration ; de 4 inspecteurs, 26 conducteurs, 26 contrôleurs, 24 hommes de réserve, 1 chef de voie, 1 sous-chef de voie, 1 chef pour l’entretien des lignes à trolleys, 8 surveillants pour l’exploitation, enfin de 20 ouvriers d’atelier.
- J. Reyval.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Moteurs à collecteur pour courants alternatifs simples, par Seijiro Sugiyama. — (The Electrical World and Engineer, 29 octobre et 5 novembre 1904.)
- Une nouvelle étude sur le moteur à collecteur si connu peut paraître fastidieuse actuellement où les périodiques sont remplis d’articles sur ce sujet. Toutefois, jusqu’ici, la méthode des imaginaires de MM. Steinmetz et Kennely n’avait pas encore été employée pour l’exposé simple et didactique des propriétés des moteurs à collecteur.
- M. Seijiro Sugiyama vient de combler cette lacune et montrer comment la méthode des imaginaires permet de présenter très clairement la théorie des moteurs à collecteur avec alimentation par courants alternatifs simples.
- Désignons par 0 l’angle de décalage entre les axes des deux bobines A et B du stator et du rotor, axes que nous supposerons fixes dans l’espace ; par 1 — S le glissement positif ou négatif, c’est-à-dire par S le rapport de la vitesse de la bobine A par rapport à la vitesse correspondant au synchronisme ; par
- p = g—b\J— 1
- l’admittance d’excitation de la bobine A; et par I = i cos a -f- i sin a y/— 1
- le courant dans la bobine A ramenée à la bobine B.
- Nous pouvons décomposer la f. m. m. alternative, que nous supposons sinusoïdale, produite par le stator B en deux f. m. m. constantes égales à la demi-amplitude maxima de la f. m. m. alternative et tournant en sens contraire avec une vitesse correspondant à celle du synchronisme. Les f. e. m. induites par les deux champs ainsi produits dans l’induit A seront :
- 1 — S . ,__n
- — ~ : / [i cos (k — 9) -I— sin (« — 9) J— 1]
- 2Q—H—O et
- 1 + S _ .__
- / [i cos (a -f- 9) 4- i sina (-j- 9) \ — 1]
- ‘2 (g b y 1J
- La f. e. m. totale est donc, en ajoutant les deux précédentes et simplifiant.
- cos 9
- (g — b\'— 0 S sin 9
- [i cos a -(- i sin «\ — 1 ]
- r— b y— 1
- [i sin a
- i COS a y— 1
- I cos 9 _ I sin 9 ,-
- --------S----y— 1
- La f. e. m. se compose donc de deux parties : l’une indépendante de la vitesse, la première, due par suite à la variation du courant, et l’autre variable avec la vitesse et due, par suite, à la rotation de l’induit dans le champ inducteur.
- La puissance développée pendant la rotation est le produit de la f. e. m. due à la rotation par le courant, et le couple est défini par cette puissance divisée par la vitesse. La f. e. m. est de même fréquence que les courants d’alimentation, et la puissance et le couple de fréquence double.
- Moteuk SElilE
- Un moteur à courants alternatifs simples peut être représenté schématiquement par la figure 1.
- Fig. 1. —. Schéma du moteur série ordinaire.
- Soient : E la f. e. m. imprimée;
- I le courant dans l’inducteur; k\ le courant dans l’induit ramené à l’inducteur;
- pz=g— b y — 1, l’admittance d’excitation ;
- Pu — S0 ^0 V 11
- l’admittance de l’inducteur;
- P\ — g\ ^6 V 11
- l’admittance de l’induit ramenée à l’inducteur.
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 537
- L’équation fondamentale des f. e. ni. est.
- I — AI cos 6 , \ r „ _. . „----. AI"]
- -----------,---j- A AI — Icos0—Slsmtfy — i -\-—E,
- p Po L Pi J
- La valeur du courant est donc
- E/3
- i — 2 A cos 8 —|— A2 —J— Lq —J— Aj L | — SA sin 8 y — i en posant
- C — p— r -p uo — „ ? X —r• Po Pi
- La puisssance.est
- Isinâ --------
- p = S-------AI v — i,
- et le couple
- I sin 8
- AI y — v
- Moteur Shunt
- Ce moteur peut être représenté schématiquement par la figure 2.
- Fig. 2. — Schéma du moteur shunt ordinaire.
- d’où
- et
- P = S
- I, V— i
- T' _ v x x0 0,11 I ,-
- * —X-------L y— i
- p
- Moteur a répulsion
- Le moteur à répulsion avec alimentation par courants alternatifs simples est un moteur Shunt sans f. e. m. d’alimentation dans le rotor et peut être représenté schématiquement par la figure 3.
- Fig. 3. — Schéma du moteur à répulsion ordinaire.
- Il suffit pour avoir le courant de force k = 0 dans les équations du cas précédent. Il vient alors :
- Ch
- U =
- (i -f- C0) (i —)— G|) — cos2 0 — S sin 8 cos 8 y— i cos 8 -j- S sin 8 — i
- • E/s
- - E p
- (i T~ C0) (i -j- Cm) — cos2 ® — S sin cos 8 y — i
- Soient : E la f. e. m. imprimée;
- A'E la f. e. m. imprimée réduite à l’inducteur;
- I0 le courant dans l’inducteur;
- 1^ le courant dans l’induit réduit à l’inducteur;
- et I = I0 -f- k\^ le courant dans la ligne.
- Les équations fondamentales sont ici I0 — AL cos 8 Ij)_ E P ' Po
- h — h) CQS 8 — SIH sin 8 y — i l± _
- P Pi
- On en déduit
- i -)- -j- A cos 8
- () — --------------------------------------,-- E/3
- (i -\- C0) (i -f- (h) — COS2 8 — s sin 8 cos 8 y— i
- , A X A C0 -f- cos 8 -j- S sin 8 — i
- 1 j ------------------------- :--------, E/S
- (i -|~'G0) (i +Cd— cos2 8 — Ssin 0cos y— i _ i -f- 2A cos 8 -f- (h -f- T" A2 —f— G0 —j— SA sin 6 y/ — i (i -j- C0) (i -j- G,) — cos2 8 — S sin 8 cos 8 y— i
- valeur qu’on portera dans les expressions de p et L
- Le moteur à répulsion peut toutefois être connecté avec le circuit d’extérieur, d’une façon différente de celle indiquée sur la figure 3. On obtient encore, en effet, un moteur à répulsion en considérant et en adjoignant sur le collecteur deux balais disposés sur une ligne perpendiculaire à celle des balais normaux et connectés à l’inducteur sur un diamètre perpendiculaire à celui des connexions ordinaires ; c’est le cas de la figure 4.
- Fig. ri. — Schéma du moteur à répulsion avec montage spécial.
- Si Ton désigne toujours par 10 le courant dans l’inducteur fourni par la ligne par m\0 le courant
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- 538
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N«> 53.
- auxiliaire clans l’inducteur, les équations fondamentales sont :
- et :
- I<—-Iq — S/hI0v— i I_, _
- P P\ ~
- On en déduit
- j __________________1 T~ ______________ E
- (1 + Go) (1 "É Gd ( i -)- m1) — (1 + S/w v —1 )
- ! _____________i + S*» ___________ F
- (1 "t" G0) ( I + Gd (i m'2) — (ï -}- Sm V — I )
- ce qui permet de calculer P et T par les équations :
- P g mI0 lp ~, T = 'W>b
- ° P P
- On considérera plus particulièrement le cas où m = tg 0 qui montrera cpie les deux genres de moteurs de répulsion conduisent à des équations analogues.
- Moteur Winter-Eichberg
- Pour augmenter le facteur de puissance du moteur à répulsionf on peut employer un enroulement auxiliaire sur l’induit au lieu d’une bobine auxiliaire sur -l’inducteur et employer deux séries de balais sur le collecteur comme le montre la ligure 5.
- Fig. 5.— Schéma du moteur série à répulsion Winter-Eicliberg.
- Soient I,, le courant principal dans l’induit ramené à l’inducteur, et le courant auxiliaire également ramené à l’inducteur. Les équations fondamentales sont alors :
- É-É [ Jq : m fmlo — Sy-iUo-Id*
- p po L p
- h — Iq ~ Sml0y P
- On en déduit :
- Pi
- Po J
- i +
- ( i -j-?H--|-GorG1 m2—S m v — i ) ( i —(—G4 )—( i —[—S'2/«2
- E/9
- lt =
- i -)- S m y — i
- (I-|-/n2-(-C0-)-Gp»2—S m\— ï( i -j-G, )—(i—S2/n2)
- E p
- La puissance a ici pour expression,
- et le couple
- On voit par ces équations que le facteur de puissance du moteur Winter-Eicliberg peut devenir égal à l’unité pour une vitesse supérieure à celle correspondant au synchronisme. Plus le rapport en sera grand, plus la vitesse correspondant à un facteur de puissance égal à l’unité sera voisine de celle du synchronisme.
- Moteur série avec bobine en court-circuit
- Le moteur série (ayons k = 1), le moteur shunt, le moteur à répulsion et le moteur Winter-Eichberg ont des caractéristiques semblables pour un même déplacement 0 des axes des champs induit et inducteur et pour une même valeur de m.
- En général, la meilleure valeur de 6, pour un rendement élevé, un facteur de puissance assez grand et une large couple au démarrage par kilo-volt-ampères, est inférieur à 20°. Les moteurs série avec un décalage de 90° ont donc un fonctionnement peu satisfaisant.
- Pour perfectionner ces moteurs, M. Eicke-meyer a muni l’inducteur d’un second enroulement fermé en court-circuit et dont l’axe coïncide avec celui de l’enroulement induit.
- Un pareil moteur peut être représenté schématiquement par la figure 6.
- Fig. 6. — Schéma du moteur série compensé d’Eickemeycr.
- Désignons par : AT le courant dans le circuit fermé sur lui-même, supposé ramené au primaire.
- p l’admittance du circuit fermé sur lui-même, ramené au primaire.
- Les équations fondamentales sont alors :
- -+-• P Po
- kl — AT — SI y— i AI P PiJ
- r —i , r
- — E
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- 34 Décembre 4904.
- R.EV0E D’ELECTRICITE
- 53l>
- on en déduit en posant :
- c=£-,
- p
- , i+G'
- I --- I____________________________________________ P
- (i.-f-G'.) (i —j— A2 —(— G0 —J— Â-2^ — AS ~) P
- V — --------;-------------------------=-------- E p
- ( i + C') ( i + 42 + Ge + A2C, — AS y — i ) - A-a
- O lOO ZOO 300 ioo Soo 600 700 800 &OO 0600/100
- f ///- 2*0?
- Fig. 7. — Caractéristiques d’un moteur série ordinaire. Admittance d’excitation = 0,0033 — 0,0345 y/ •— 1
- Impédance du stator = 0,285 0,970 y/ — 1
- Impédance du rotor = 0,375 + 0,875 V — 1
- A = 1 0 = 15° E = 1000 wolts.
- O loo Zoo Soo ioo Soo 6oo 7oo Soo 9oo Ïooo Hoo
- t : rit **<?•
- Fig. 8. — Caractéristiques d’un moteur shunt ordinaire. Admittance d’excitation = 0,0033 — 0,0345 \J — 1
- Impédance du stator = 0,285 + 0,970 y/ — 1
- Impédance du rotor = 0,375 + 0,875 ^ — 1
- 4=10= 15 E = 500 volts.
- La puissance est :
- P = S- A I \/~i P
- et le couple
- I = ? AI y/~
- P
- Pour montrer l’analogie avec les caractéristiques des moteurs que nous venons de passer en revue, M. Sugiyama donne, sur les figures 7, 8,1) et 10 les caractéristiques calculées de moteurs à courants alternatifs simples pour tramways et
- O Zoo Zoo 3oo ioo Soo 600 Zoo 800 9oo loool/oo
- * £ • 1/1 256--1
- Fig. 9. — Caractéristiques d’un moteur ordinaire à répulsion.
- Admittance d’excitation = 0,0033 — 0,0345 y — 1
- Impédance du stator = 0,285 + 0,970 y — 1
- Impédance du rotor = 0,375 -f- 0.875 y — 1
- m = 0,268 E = 1000 volts.
- O loo Zoo Soo &00 Soo 600 Zoo 800 600 Ïooo Zf 00
- Fig. 10. — Caractéristiques d’un moteur Winter-Eichberg Admittance d’excitation = 0,0033 — 0,0345 y — 1
- Impédance du stator = 0,285 — 0,970 y — 1
- Impédance du rotor = 0,375 -f- 0,875 y — 1
- 0 = 15a E = ÏOOO volts.
- correspondant aux différents types indiqués. Ces moteurs sont à 4 pôles et à 25 périodes c’est-à-dire ont une vitesse correspondant au synchronisme de 750 tours par minute.
- Dans une seconde partie de son étude, l’auteur revient sur le moteur à répulsion. Il pense que i le moteur ordinaire à répulsion dans lequel l’in-
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- 540
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — NO 53.
- duit est mis en court-circuit par les balais, moteur qui permet cl’éliminer l’emploi d’un transformateur même pour haute tension, présente aussi un grand avantage sur les autres moteurs à collecteur. Il y a donc lieu de supposer que ce moteur sera généralement adopté pour la traction.
- Revenons à l’équation du courant dans un pareil moteur.
- La composante nattée du courant est de la l'orme
- E
- [A -j- B sin2 6 -|- CS sin 6 cos 6]
- Soo 'tOO
- 3oo 6o
- Zoo &o
- S; loo Zo
- o foo Zoo 3oo ioo Soo 6oo Zoo &oo
- Fig. 11. — Caractéristiques d un moteur Eickemeyer. Admittance d’excitation = 0,0033 — 0,0345 V — 1
- Impédance du stator = 0,285 -f- 0,970 V — 1
- Impédance du rotor = 0,375 -|- 0,875 V — 1
- Impédance du compensateur = 0,285 -j- 0,970 V — 1
- k — 3,73 E - 3730 volts.
- et la composante déwattée
- jj [A' -f- B' sin2 0 -)- G'S sin 0 cos 0],
- Le dénominateur D pouvant lui-même se mettre sur la forme
- D = AF -|- G sin2 0 -j- sin'<0 -|- KS sin 0 cos 0 -)- MS2 sin2 cos2 0. Le courant dans l’induction a pour expression
- Iu = E ^/(g- + b'1) LV V) I jg + gtf + {b +"^1
- et celui dans l’induit
- Ij = E y/(g2+fr2)(ffo2+ 402)(é52 + ^t2)(cos-g + S-sin26)
- Ces équations montrent qu’avec l’accroissement de vitesse, le courant dans l’inducteur
- diminue et tend vers? 0, tandis que le courant dans l’induit tend vers une certaine valeur, le courant d’excitation étant produit de plus en plus par l’induit.
- IJ est intéressant de remarquer que le vecteur représentant le courant dans l’inducteur décrit un cercle passant par l’origine, on s’en aperçoit facilement en désignant par x et y les composantes du courant primaire et en éliminant le glissement S entre les deux équations obtenues, élimination qui conduit à l’équation d’un cercle.
- Le couple est
- T=E2 -"J-- \{Ksr G2) + C(A2 -f- l>-y sin ^cos 0 - ! ête.2 + ^2) + gtë + I'*) | S Sin2 9
- Ce couple pour une valeur donnée de 0 est donc maximum au démarrage et décroit lorsque la vitesse augmente pour s’annuler par une certaine vitesse assez élevée. Le couple passe ensuite par un maximum négatif puis tend à nouveau vers zéro lorsque la vitesse augmente.
- La vitesse par laquelle le couple s’annule, laquelle est la vitesse théorique maxima est donnée par :
- *(ft2 + *i2) +W + &a)
- g(gr H- V2) + sd£2 + 42)
- cotg e
- Le couple et le couple par kilovolt-ampère absorbé par le moteur pour une vitesse donnée, sont nuis pour 0 = 0. Si le décalage 0 augmente, le couple et le couple par kilovolt-ampère absorbé augmentent très rapidement j usqu’à leurs maxima pour décroître lentement ensuite, lorsque le déplacement pour le couple maximum est plus petit que celui du maximum du couple par kilovolt-ampère absorbé.
- Le couple par kilovolt-ampère est évidemment maximum au démarrage pour :
- sin2 0 =
- V/s,-(y- + ,3 4- y) /3 + V
- «
- OU
- a = (g2 -f- b2) [(g -f- go -f- g d2 + (^ + ^0 + ^Ù2}
- P = 2(ggi -f- bbA) [(g -J- g0 + g\)ga H- (è + b0 -f- b{)b0] — 2(bg\ — gb\) [go(b + L> + b\) — è0(g -|- go -f- gq)] y (gif + è02) {g\À -j- b,2).
- La variation du couple d’un moteur à répulsion peut être obtenue par variation de la f. e. m. imprimée ou par le décalage des balais. En général, le courant dans le moteur est moins
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- 31 Décembre 1904.
- REVUE D’iÉLECjTRICIjTÉ
- 541
- grand avec un réglage par décalage qu’avec un réglage par variation de la tension.
- L’avantage du réglage par décalage est tempéré par le désavantage d’avoir des étincelles pour un grand décalage.
- O Zoo Zoo àoo 4oo 5oo 600 7&o 800 ûoo looo 1-ïoo
- Fig. 12. — Caractéristiques d’un moteur à répulsion Admittance d’excitation = 0,0033 — 0,0345 ^ — 1
- Admittance du stator = 0,279 -f- 0,940 — 1
- Admittance du rotor = 0,413 -f- 0,966 V — 1
- & = 10* E == 1000 volts.
- nj too 80
- 300 60
- Zoo Uo
- Û Zoo ZOO i'ïOlOO 600 600 ZOO 800 90070001100 Z :m
- Fig. 13. — Caractéristiques du même moteur à répulsion que par la ligure 12 mais avec 9 = 15°.
- Pour montrer l’influence des décalages et de la vitesse, l’auteur a calculé les caractéristiques d’un moteur monophasé à répulsion à 4 pôles et 25 périodes. Ces caractéristiques sont représentées sur les ligures 12 à 19.
- O ZOO ZOO 300 4-00 600 000 Zoo 800 900 100.01100
- f - IIS
- Fig. 14. — Caractéristiques du même moteur à répulsion que par la figure 12 mais avec fj = 20°.
- c 3oo 6o
- 0 100 Zoo 3oo Ooo 5oo ffoû 7oo ÿoo 9oo I000H00
- Fig. 15. — Caractéristiques du même moteur à répulsion que par la ligure 12 mais avec Q — 25°.
- 400 1,6 80
- 1.0 60
- .• ZOO 0.8 40
- si loo 0,4 zo
- 6 8 10 1Z 16 16 18 Zo ZZ Z6
- Degrés tsss
- Fig. 16. — Caractéristiques d’un moteur à répulsion en fonction du décalage (mêmes constantes que celui des ligures 12 à la) pour S = 0 c'est-à-dire au démarrage.
- -k k k
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 53.
- l,o 5o
- o,6 3o
- 6 8 10 1Z 16 10 18 Zû ZZ Zo.
- Ttegcrés ^S7
- Fig. 17. — Caractéristiques du même moteur à répulsion en fonction du décalage pour S = 0,5.
- 160 1,o Sfl
- 6 8 10 1Z 16 16 18" ZO ZZ Z6
- JDeÿZ’és i??S8
- Fig. 18. — Caractéristiques du même moteur à répulsion en fonction du décalage pour S = 1.
- %
- Z6o 1, o 5o
- 15o (P, 6 3o
- loo 0,6 Zo
- 8 lo 1Z 16 16 18
- Fig. 19. — Caractéristiques du même moteur à répulsion en fonction du décalage pour S = 1,5.
- Discussion.
- Dans la théorie précédente, on a supposé que l’admittance d’excitation du stator et les admittances de l’induit et de l’inducteur sont constantes. En réalité, seules les deux premières peuvent être regardées pratiquement comme constantes ; l’admittance d’excitation varie car la conductance g dépend de la vitesse et la susceptance b de la saturation.
- En ce qui concerne le facteur de puissance, l’influence de bobines mises en court-circuit par les balais, laquelle a été négligée, est très importante.
- Dans un moteur à répulsion, désignons par I2 le courant dans les bobines en court-circuit et ramené à l’inducteur.
- l’admittance de la bobine en court-circuit est réduite également au primaire.
- Nous aurons alors les équations fondamentales :
- I0 — b cos ô + b sin 1
- =E
- Po
- b — L cos 6— SI0 sin0y— i — I2S\/— i b P ^ Pi
- I2~|— Iq sia 8 —J— SIq cos 0y— i —j— b^V^— i i b
- P\
- desquelles on déduit : (i+Ch)(i+C2)-S2
- E p
- °— N
- T _ ( i —f- C2) (c°s^—(—S sin 0\/— i)—S2 cos 0 — S sin 8 y— i
- ----------------------
- . (i-f-Cd(sin#—Scos0y'—j)—S2sin0—Scos0y — i
- io —---------------------—:-------------------
- Ep
- E/s
- en posant :
- C2
- P
- P'2
- et :
- N = C0 + C, cos2 8 + C2 sin2 8 + C0G^ -f C0C2 + C,C2 -j-C0C,C2 — S2G0 + S(G| — C2) sin 8 cos 6y/~.
- La puissance et le couple sont alors :
- P = S — (b sin 8 4- I2 cos 8)
- P
- T = — (b sin 0 -j- b cos 8)
- P
- on voit que le facteur de puissance est plus grand, à faible vitesse et plus petit à vitesse élevée, lorsque C2 a une valeur finie que lorsque C2 est infini.
- Nous avons supposé que la distribution de
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 543
- la f.m.m. le long de l’entrefer était sinusoïdale. En réalité, la distribution est plus voisine de la loi triangulaire. La loi triangulaire peut être décomposée en première approximation en une sinusoïde principale et un harmonique du troisième ordre.
- Quoique l’elfet de l’harmonique du troisième ordre soit en général insignifiant dans les moteurs à collecteur avec alimentation par courants alternatifs, il est d’une importance capitale dans le moteur d’induction à répulsion de Milch lequel a, au démarrage, un couple puissant comme les moteurs à répulsion ordinaire et fonctionne au régime normal à une vitesse voisine de celle du synchronisme comme les moteurs asynchrones à courants alternatifs simples.
- Ce moteur est muni de deux séries de balais décalées de 90° l’une par rapport à l’autre, comme le montre la figure 20.
- Schéma du moteur à répulsion de Milch.
- Soient :
- le premier courant dans l’induit ramené au primaire,
- I2 le second courant dans l’induit ramené au primaire,
- p l’admittance d’excitation en négligeant l’effet de l’harmonique du troisième ordre.
- p le rapport de l’amplitude de l’harmonique du troisième ordre à celle de la sinusoïdale principale.
- Les équations fondamentales sont dans le cas actuel.
- I0—bcos0-f~Lsin(9 . p(I0—Lcos3ptf — I,sin3tf) I0
- P P ^ Po '
- I| — I0 cos 5 p (I, — f0 cos 35
- - S et :
- + S-
- P P
- I0 sin 5 — I2 /----- 3p(I0 sin 35 — I2)
- I --- O *
- i -f-—=o
- P P P\
- I2 — I0 sin 5 p(I2 — I0 sin 35)
- ,3(I0cos35 —b) — I2
- 1--------:--------v — 1 i r = °
- P Pi
- Les équations résolues donnent pour le démarrage (S = 0)
- 1 _______________1 T~P T~ ____________p
- ° 0 ~\~P) (O) “h Ci) -)- C0th -}- 4p sin- 25 ^
- T __ cos 5 -f- p cos 35
- ^ i1 ~\~P) (Lo + L|) -T- C0Gj -j- 4p sin2 a5 ^
- . __ —sin 5-j-p sin 35
- 2 f1 ~\~P) (Q) + Ld -(- C0C^ -{- 4p sia2 25 ^
- Le couple T est au démarrage :
- T = [If (sin 5 —{— 3p sin 35) -|-I2 (cos 5 — 3p cos 5)] \— 1
- _ L 4Psîn 4^ ,
- ~ p 1 +J» + fio 0
- Expression qui montre que le moteur, quoique du type asynchrone à courants alternatifs, a néanmoins un couple au démarrage dû à la présence de la troisième harmonique.
- C.-F. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Les moteurs à courant alternatif comme consommation diurne des stations centrales, par L. B. Hoit. — Electrical Review, t. XLV, p. 382 et suivantes.
- La distribution de l’énergie par courants alternatifs, en réduisant les frais de production du courant, ont permis aux stations centrales d’espérer de nouveaux débouchés dans
- la consommation de jour et de rivaliser avec les autres modes de production de force motrice. Mais alors que, avec le courant continu, la capacité des moteurs installés importait peu, il a fallu tenir compte, avec le courant alternatif, des pertes dans les transformateurs. Ces appareils introduisent un facteur de plus dans les dépenses d’exploitation et d’entretien.
- Il est donc intéressant d’étudier le prix de revient du courant secondaire destiné à la
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- 544
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI.
- N° 53.
- force motrice, et de rechercher le type de 1 moteurs le plus avantageux pour l’exploita- j tion.
- L’auteur a construit des courbes renseignant sur les dépenses supplémentaires, qu’entraîne l’emploi des courants polyphasés, comparés aux mêmes dépenses dans une transmission et une distribution monophasée.
- Une première série de courbes montre que les dépenses de premier établissement, du fait des transformateurs, augmentent de 25 p. 100 avec le courant biphasé, et de 50 p. 100 environ avec le courant triphasé, quand on substitue des moteurs biphasé et triphasé, respectivement, à un moteur monophasé.
- Une deuxième série de courbes indique l’accroissement correspondant des pertes dans la transmission. Outre les pertes résultant de l’emploi de deux transformateurs avec les moteurs polyphasés, il est nécessaire d’augmenter les dimensions des transformateurs pour tenir compte des surcharges, les transformateurs donnent alors une surcharge de 15 p. 100 avec des pertes supplémentaires de 30 p. 100 environ dans le cuivre.
- On comprend l’importance qu’acquièrent ces dépenses supplémentaires dans une exploitation cherchant à développer sa consommation diurne. En pratique, la plupart des stations polyphasées installent des moteurs monophasés jusqu’à 40 chevaux au moins, en raison de la plus grande simplicité de la transmission et de l’appareillage.
- Le tableau suivant est très suggestif à ce point de vue.
- D’autres courbes citées par l’auteur montrent les résultats d’essais de démarrage sur des moteurs monophasés, en vue de déterminer l’efficacité des appareils de démarrage non inductifs ; on y voit, que le moteur est amené à pleine charge et pleine vitesse, sans dépasser le courant normal. Le courant de démarrage est d’ailleurs beaucoup pins facile à régler, avec des moteurs monophasés, qu’avec des moteurs polyphasés.
- Le succès de la distribution de force motrice par l’électricité dépend encore de facteurs assez complexes. Mais il semble que les stations centrales commencent à entrevoir l’issue de la situation actuelle, grâce à l’adoption de tarifs multiples, et des indicateurs de demande
- ! maxima. A Chicago, un moteur de 5 chevaux j marchant à pleine charge, quatre heures par jour, paie le kilowatt-heure 0 fr. 38 ; s’il mar-
- TABLEAU
- COMPAGNIES SYSTÈME DE DISTRIBUTION MOTEURS
- Chicago Edison C° Triphasé [4 fils Monophase jusqu’à 5 chevaux incl.
- Columbeus Edi- Biphasé Toutes puissances
- son G"
- United Electric Biphasé Toutes puissances
- C°
- Cleveland Electric illuminating Triphasé Monophase jusqu’à 3 chevaux
- U Brooklyn Edison C" Triphasé Jusqu’à 5 chevaux monophase
- Missouri Edison Monocyclique, Moteurs unique-
- Electric C° Washetenaw distribution monophasée Génératr. tripb. ment monophasés
- Electric Light distrb. monoph. Toutes puissances
- and Power C°
- che dix heures par jour, il ne paie plus que 0 fr. 23.
- Un point essentiel est d’avoir une chute de tension faible dans les transformateurs ; la capacité des moteurs alternatifs diminuant très rapidement avec la tension.
- P.-L. G.
- Recherches sur les diélectriques solides. — Note de MM. V. Crémieu et L. Malcles, présentée parM. H. Poincaré.
- Au cours de ses recherches sur la convection électrique, Crémieu a observé des anomalies de l’influence électrique au travers des diélectriques solides.
- Les expériences contradictoires de Pender et Crémieu ont montré que c’étaient ces anomalies qui expliquaient les résultats négatifs de Crémieu.
- Nous avons entrepris l’étude systématique de ces phénomènes, d’abord qualitativement, puis par des méthodes susceptibles de rendre des mesures possibles.
- Etude qualitative. — La tige conductrice T, communiquant à l’armature interne d’une bouteille de Leyde L, dont l’armature externe est au
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-
-
- 31 Décembre 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 545
- sol, porte un plateau métallique A, poli et arrondi sur ses bords.
- On étudiera les effets d’influence de ce plateau chargé à l’aide d’un plan d’épreuve C et d’un électroscope. Pour cela, on place C dans une position bien définie au-dessus de A, on le met au sol, puis on l’isole et on le porte à l’électros-cope. Ou bien on le plonge dans un cylindre de Faraday, relié à l’éleetroscope.
- Le diélectrique à étudier, sous forme de disques de 4mm à 5mm d’épaisseur, tels que D, sera posé sur A.
- Il est de toute nécessité de n’opérer que sur des échantillons rigoureusement neutres, au point de vue électrique, au début des expériences. On sait que pour posséder cette neutralité, il faut que les disques satisfassent aux trois épreuves suivantes :
- 3 D
- Fig. 1
- 1° Accuser une charge totale nulle dans le cylindre de Faraday;
- 2° Ne communiquer, par contact direct, aucune charge au plan d’épreuve (charge libre nulle) ;
- 3° N’induire par influence aucune charge sur le plan d’épreuve (charge vraie nulle).
- Ces deux dernières épreuves doivent être répétées sur plusieurs points de la lame et sur ses deux faces.
- Ceci posé, mesurons l’effet d’influence à travers l’air seul, d’une charge, positive par exemple, de la bouteille. Plaçons ensuite D sur A. L’effet d’influence en C., mesuré immédiatement, sera légèrement supérieur au précédent, ce qui est normal.
- Mais si nous comparons, au bout de quelques
- minutes de contact de A avec D, les effets à travers l’air et à travers le diélectrique, nous trouverons ces derniers notablement inférieurs aux premiers.
- En outre la lame D, plongée clans le cylindre de Faraday, accuse une charge notable de signe contraire à celle de A.
- D’ailleurs notre lame, extraite du cylindre et explorée au plan cl’épreuve, montre une charge vraie et pas de charge libre.
- 11 est bien évident que ce sont les effets d’influence de cette charge vraie qui viennent, en C, se retrancher des effets en sens inverse de la charge de A.
- Le phénomène est indépendant du signe de la charge de A et de la nature du diélectrique. Toutefois, avec les corps dont la surface présente une faible conductibilité, comme le verre et le mica, on trouve souvent de petites charges libres, de même signe que celle de A et leur présence trouble les phénomènes, sans cependant les masquer entièrement.
- Pour faciliter le langage, nous appellerons charge réactive la charge vraie prise par le diélectrique, dans les conditions que nous venons de décrire.
- La grandeur de la charge réactive dépend de la durée du contact des lames avec A : elle augmente avec cette durée, au moins dans certaines limites.
- Les phénomènes ne changent pas si D, au lieu de reposer sur A, en est séparé par une couche d’air, mais, pour une même charge réactive, la durée d’exposition nécessaire augmente.
- Au contraire, on peut réduire cette durée à quelques secondes. II suffit, après avoir placé D sur A, de surmonter D d’un plateau métallique qu’on reliera au sol pendant quelques instants.Au bout de moins de 1 min.,D aura pris une charge réactive notable. Mais les charges libres, à la surface de D, seront plus considérables ; du reste, elles se dissipent assez rapidement, et seule la charge réactive persiste.
- On peut aussi faire l’expérience en plaçant sur A trois lames D superposées. La charge réactive apparaîtra avec la même netteté dans les trois lames. De plus, pour la lame centrale, aucune charge libre ne troublera le phénomène. Sous cette dernière forme, l’expérience est particulièrement nette et réussit toujours.
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- X. XLI. — N® 53..
- L’É CL AIRAGE ÉLECTRIQUE
- Nous indiquerons, dans une prochaine Note, nos essais d’étude quantitative de ces phénomènes.
- Sur la conductibilité des gaz isssus d’une flamme. — Note de MM. Paul Langevin et Eugène Bloch, présentée par M. Mascard.
- On sait (1) le grand intérêt qu’il y à à introduire dans l’étude des gaz ionisés le rap- j
- port 8 = ------------ du coefficient de recombi-
- 4 TT. (0 + 4'2)
- liaison des ions au produit par 4 n de la somme des mobilités des ions des deux signes. Ce rapport possède en effet une signification théorique simple, puisqu’il représente le rapport du nombre des recombinaisons au nombre des collisions entre ions de signes contraires. Sa valeur numérique devra, par suite, dans un milieu privé de poussières être inférieure à l’unité. Sa détermination expérimentale dans l’air ionisé par les
- rayons de Rontgen a conduit à des valeurs qui sont, dans les conditions ordinaires, voisines de 1/4 et dont les variations avec la pression sont conformes à ce que la théorie permet de prévoir.
- Une modification de la même méthode expérimentale (1) permet aussi de mesurer le rapport s dans le cas des ions produits par le phosphore. Vu la très faible mobilité de ces ions, la valeur théorique serait ici voisine de l’unité. L’expérience a conduit à des valeurs plus grandes, ce que l’on peut expliquer par la présence de nombreuses poussières dans le gaz et aussi par les difficultés et les imperfections de l’expérience.
- Nous nous sommes- proposé de mesurer le rapport s pour les gaz issus d’une flamme: ces gaz contiennent aussi des ions très peu mobiles et l’application de la méthode de courant gazeux qui a servi pour le phosphore est ici plus
- R' R
- a" la Irompi
- aisée, surtout si l’on prend les précautions et si l’on réalise les perfectionnements qui ressortent de la description suivante :
- Un tube de 6‘m de diamètre se compose de deux parties B et G isolées l’une de l’autre en P ; il porte une électrode isolée b de lcm de diamètre et 150°m de long, immédiatement précédée d’une toile métallique limitant son champ.
- Une trompe à eau permet d’aspirer, à travers BC et le tube de compensation A, un courant d’air qui se charge d’ions sur les deux petites flammes bleues H et IL, d’environ lmm, alimentées par la même prise, de gaz. Elles jaillissent au bout de deux petits tubes métalliques qu’on a
- (1) P. Langevin, Comptes rendus, t. CXXXIV, 1902, p. 4X4>. 533 ; t. GXXXVII, igo3, p. 177; Ann. de Chimie et de Phys., t. XXVII, igo3.
- reliés respectivement aux tubes A et B afin de supprimer tout champ électrique dans la région où se produisent les flammes.
- Les entonnoirs e, e' e" assurent la répartition uniforme des gaz ionisés dans la section des tubes A et BC. Grâce à la petitesse des flammes, les tubes restent complètement froids au niveau des électrodes ; on opère donc sur les gaz de la flamme entièrement refroidis.
- Supposons que le gaz traverse un condensateur cylindrique chargé B b. Q0 représente la quantité maximum d’électricité qu’un champ très intense peut extraire du gaz sur la longueur de B. Si l’on emploie un charn moins
- (1) E. Bloch, Comptes rendus, t. CXXXVII, igo3, p, îotiQ ; Thèse des Doctorat, Paris, 1904.
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- REVUE D’ELECTRICITE
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- intense, produit par une charge a- sur la même longueur et capable de séparer complètement les ions de signes contraires dans B, la recombinaison joue pendant cette séparation un rôle appréciable et l’on recueille seulement Q < Q0» Le. tube C est le siège d’un champ très intense de même sens que le premier, qui permet à tous les ions d’être recueillis par b.
- Au lieu de mesurer séparément les deux quantités Q0 et Q, il est préférable de mesurer l’une d’elles, Q0 et la différence Q0 —Qqui représente l’effet de la recombinaison. Pour cette dernière mesure, on se sert du tube de compensation À : un champ intense de sens contraire au premier amène sur l’électrode a des eharges qu’on peut rendre égales à — Q0 en agissant sur la pince de serrage S.
- 1° L’état permanent étant établi, les tubes A et BC sont chargés à des potentiels élevés et de signes contraires —)— et — 400 volts, suffisants pour réaliser la saturation. On règle la pince S de maniéré que l’électromètre reste au zéro ; a et b recueillent alors par seconde des charges proportionnelles à Q0V,—- Q0V en appelant Via vitesse linéaire du gaz.
- "2° On renverse le sens du champ sur BC. ÎVéleetromètre dévie rapidement avecune vitesse proportionnelle à 2Q0V.
- 3° Sans toucher à A, on charge B à— 100 volts seulement et C à — 800 volts. L’électromètre dévie lentement avec une vitesse proportionnelle
- à (Qo-m
- 4° On mesure <r en arrêtant le courant gazeux, isolant l’électromètre et portant le tube BC à un potentiel connu de 2 à 4 volts. La déviation est proportionnelle à <r.
- 5° Enfin la vitesse linéaire V du gaz se déduit de la section du tube BC et du débit d’environ 60cm3 par seconde, mesuré au moyen d’un manomètre étalonné M du type Tôpier (1).
- Les meilleures mesures effectuées ont donné, pour le rapport s, des valeurs voisines de 0,07 : elles sont inférieures à l’unité, comme la théorie l’exige et beaucoup plus voisines de l’unité que dans le cas des rayons de Rôntgen, comme pouvaient le faire prévoir les faibles mobilités des ions actuels.
- Influence de la nature de l’anode sur l’oxydation électrolytique du ferrocyanure de potassium. — Note de MM. André Brochet et Joseph Petit, présentée par M. H. Moissan (novembre i9o4).
- « L’influence de la nature des électrodes est de la plus haute importance, principalement en ce qui concerne les réactions organiques, oxydations ou réductions.
- » L’oxydation du ferrocyanure de potassium a été l’objet de nombreuses recherches de Schlagdenhauffen, Se lion hein, Daniel! et Miller, Smée, Flittorf, Hayek, etc.
- » Nous avons repris cette étude en cherchant le;s conditions pratiques de la fabrication du ferrocyanure et avons été amenés à employer diverses substances comme anode.
- » Lorsque l’on électrolyse avec diaphragme une solution «de ferrocyanure de potassium, il y a formation au pôle positif de ferrocyanure et d’acide ferrocyanhydrique par suite de la réaction de Fanion [Fe(CN)6]"" soit sur le ferrocyanure, soit sur l’eau, cette deuxième réaction donnant lieu à un dégagement d’oxygène, perdu pour l’oxydation (i) 2[Fe(CN)*]'" + '6sFe(GN)6K" — 8Fe(GN)6K3,
- (a) [Fe(CN)6]"" + 2H20 — Fé(CN;)&H4 + OA
- » La réaction (2) devient de plus en plus importante au fur et à mesure que la solution s’appauvrit en ferrocyanure ; en même temps il y a formation d’acide ferrocyanhydrique par un processus analogue.
- » Si l’anode est un métal attaquable par l’ion [Fe(CN)’6]"", le ferrocyanure correspondant prend naissance, mais assez souvent ce produit insoluble reste adhérent à l’électrode et l’opération se poursuit en même temps qu’il se forme du ferrocyanure de potassium avec un rendement très variable suivant la nature du métal. Lorsque la couche de ferrocyanure est importante, la tension aux bornes est de ce fait beaucoup plus élevée.
- » Nos expériences ont été faites dans un vase de nickel servant de cathode qui était refroidi extérieurement. Dans le vase poreux se trouvait une anode rotative de ldm2 de surface utile. L’intensité du courant était de 5 ampères et les essais duraient généralement une heure. Les conditions de concentration, de volume de liquide, de température, etc.,, étaient les mêmes.
- » A la fin de chaque opération, le rende-
- (i) E. Bloch, Comptes rendus, t. GXXXVIII, 1904, p. R93.
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- ment était établi de la façon suivante: Le 'volume anodique est mesuré et, sur un échantillon, le ferrocyanure inaltéré est titré (permanganate en milieu acide). Sur un autre échantillon, le ferrocyanure est réduit et le ferrocyanure titré comme précédemment. La différence entre les deux dosages correspond au sel oxydé par électrolyse. Pour la réduction du ferrocyanure, nous avons eu recours à l’action de l’eau oxygénée en milieu alcalin : aFe(CN)6K3 + 2KOH + H202 = 2Fe(GN)(îKi-j-aH20 + O2.
- » L’effet est instantané et une courte ébullition détruit l’excès d’eau oxygénée. Le rendement est le rapport du ferrocyanure obtenu au ferrocyanure qui se serait formé théoriquement (d’après un voltamètre à cuivre).
- Influence de la nature de l’anode dans l'oxydation du ferrocyanure (1).
- Substance de l’anode.
- ( Platine poli.........
- 1 Platine poli.........
- I 1 Platine platiné.....
- < Graphite Acheson I Électro-graphitique, f r Sté « Le Carbone ».. y Électrode ordinaire...
- ( Fer..............
- IIJ Gobait..........
- ) Nickel...........
- j Plomb -f- PbO2.. ,
- ... l Plomb...........
- 111 '{ Plomb antimonié.
- ( ^tain............
- j Cuivre...........
- I Cuivre amalgamé
- [y J Zinc..........
- Zinc amalgamé, Cadmium .
- Mercure.. .
- /
- ! Magnésiun
- Durée de l’essai. Rende- ments Tension finale
- min pour 100 volt
- 3o 74,9 4,9
- 60 63,7 4,9
- 60 45,4 5,o
- 60 33,2 5,o
- 60 27,5 5,3
- 60 6,9 5,4
- 60 5o,o 4,7
- 60 4i,3 5,o
- 60 37,3 5,3
- 60 39,5 4,5
- 60 6,2 9,1
- 60 » 5,7
- 60 8,8 8,5
- 3o 75,2 . 3o
- 3o » 4i
- 3o 27,2 36
- 3o » 4i
- Le cour1 ne passe pas 48
- Id. Id. 48
- Se dissout, forma-/ tion d’hydrate j
- VJ Aluminium............jDissol plus grande) l5
- i ( que la théorie )
- f l Dissol. théorique j 6
- [ Argent................IPrécipitat11 de fer-(
- y /rocyanure d’argent)
- » Les résultats réunis dans le tableau ci-contre permettent de classer les métaux en
- (1) Dans les conditions de nos essais, l’oxydation du liquide anodique demandait une heure pour un rendement théorique.
- cinq groupes. Le premier renferme les substances ne donnant pas de ferrocyanure ; il y a lieu de remarquer la différence des rendements obtenus avec le platine poli et le platine platiné et avec les différentes variétés de charbon. Le second groupe renferme les métaux peu attaquables et donnant un assez bon rendement. Le troisième groupe, les métaux peu attaquables donnant un rendement insignifiant. Avec le quatrième groupe l’attaque est nette, mais il y a oxydation. Avec le cinquième groupe au contraire, le métal se comporte comme anode soluble.
- » De ces expériences il résulte que les métaux ont une action très variable lorsqu’on les utilise comme anode dans l’électrolyse du ferrocyanure de potassium. Nous poursuivons cette étude en milieu alcalin et dans certaines conditions spéciales qui nous ont fourni jusqu’à présent des résultats un peu différents. »
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- {Novembre 190 b)
- Influence de l’hystérésis sur le couplage des alternateurs en parallèle par M. Boucherot.
- M. Roucherotémet l’opinion queles efforts électrodynamiques résultent de l’action du courant induit, non pas sur le champ magnétique de l’induit, mais sur le champ magnétique des inducteurs ; ce n’est pas sur le fer induit, mais sur le fer inducteur, que les courants induits exercent leur action. En sorte que, à son avis, la puissance n’est pas exactement le produit de la force électromotrice par le courant, mais le produit de ce que serait la force électromotrice sans retard hystérétique par le courant tel qu’il est.
- « Soient alors les vitesses des deux alternateurs couplés en régime oscillatoire :
- û„j(i±« sinaf),
- le signe -j- se rapportant à l’un des alternateurs, le signe — à l’autre. Comme l’écart angulaire est à chaque instant (intégrales des vitesses)
- ± Qi„, cosat,
- les forces électromotrices sans hystérésis seraient Ej(i ± s siny.f) sin?-) ^ t ± - cos v.t^ .
- Au premier abord, il semble douteux que l’hystérésis de l'induit puisse, avoir une influence quel
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- conque sur la marche en parallèle ; et cependant cette influence doit être importante parce qu’elle est destructive de l’amortissement quand il est faible.
- « Dans une bobine de self-induction, par exemple, le flux est légèrement en retard, du fait de l’hystérésis, sur le courant magnétisant qui le produit, et, par conséquent, la force électromotrice est légèrement en retard sur ce qu’elle serait s’il n’y pas d’hystérésis.
- « Si l’on examine en détail ce qui se passe dans un alternateur, on reconnaît aisément que la force électromotrice est aussi légèrement en retard sur ce qu’elle serait s’il n’y avait pas d’hystérésis dans les tôles d’induit.
- « Soient Iflg. 1) deux pôles -)- et — d’un alterna-
- I Ml'
- teur, et une spire induite dont les deux côtés actifs sont, à un moment donné, dans l’axe des deux pôles. Si le sens de rotation des pôles est celui indiqué par la flèche, le magnétisme, au lieu cl’être également réparti de part et d’autre de chaque conducteur, est plus intense à gauche qu’à droite, par suite des résidus subsistant à droite de la précédente magnétisation en sens contraire. Le flux dans la spire, au lieu d’être nul à ce moment, a encore une certaine valeur et ne sera nul qu’un peu plus tard. Le retard de la force électromotrice ne paraît pas douteux.
- Ce qui peut encore s’écrire sans grande erreur
- ( i ± s sin ut) ( sin ut qr — cos oit cos ut ).
- « A cause du retard hystérétique, elles sont en réalité
- E,, (i ± s sin at)
- sin (ut — y) =p — cos ut cos (ut — y)
- Si on néglige provisoirement la résistance intérieure /• des alternateurs, si l est la self-induction de chacun, le courant de circulation est alors
- —r — cos ut sin(w£ w/ [_«
- y) -(- £ sin ut cos (ut —•
- y)
- ]•
- « D’après la remarque faite précédemment, les puissances sont le produit de ce courant par les forces électromotrices (sans hystérésis). En laissant de côté les termes en 2«t pour n’avoir que les puissances moyennes, et en négligeant quelques termes sans importance, celles-ci sont alors
- Pl j E, /ms , . . \
- „U — ± —-, ( — cos y. cos «t h— e sin * sin ut . r\j ’ ‘2ul \ u J
- « Or, il est facile de voir que sin^ est justement la perte n par hystérésis dans l’induit rapportée à la puissance totale de la machine (0,02 à 0,06 suivant les cas). On peut dès lors confondre cos^ avec l’unité, et les puissances deviennent plus simplement
- P2)
- = ± Eeff Le
- — cos ut -{- en sin ut ;
- le premier terme du second membre
- Eeff Ice — cos V-t
- est la puissance synchronisante, celle qui fournit le couple élastique et la période propre d’oscillation ; le second terme divisé par la vitesse moyenne £î,„.
- Eeff Le
- O
- m
- en sin ut
- est un couple perturbateur de signe contraire à l’amortissement, qui amplifie indéfiniment les oscillations quand il est plus grand que celui-ci. « Si l’on définit l’amortissement Ca par l’égalité
- Couple amortisseur = La ——----’
- où ü est la vitesse instantanée, Q,rn (1 ± e sin « t) dans le cas actuel, le couple amortisseur est égal à
- qp Cae sin ut.
- « Le couple perturbateur dû à l’hystérésis est donc plus grand que l’amortissement quand
- Eeff Le
- Q
- m
- 'î>Ca.
- « En général Ca est une fraction - du couple
- §
- normal en charge de l’alternateur ; si, d’autre part, on appelle k le rapport du courant de court-circuit L,, au courant normal, l’inégalité ci-dessus devient, plus généralement,
- kng> i.
- « Dans les alternateurs à pôles feuilletés, g est
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
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- très grand, 10, 20 et même plus. On voit alors qu’en général pour k — 4 (alternateurs à faible réaction), pour 77 — 0,05, et pour g = 10. k*g=2,
- ce qui veut dire que, avec les alternateurs volants, à faible réaction et pôles feuilletés, l’amortissement naturel, faible, peut être détruit facilement par l’inlluence de l’hystérésis, et le phénomène de balancement progressif peut se produire assez fréquemment.
- « Dans tout ceci, l’excitation des alternateurs est supposée absolument constante, faite par des accumulateurs par exemple. Lorsque les alternateurs ont des excitatrices, l’influence dont l’auteur a parlé dans sa dernière communication s’ajoute à celle de l’hystérésis : elle est aussi d’autant plus grande que la réaction est plus petite, mais de plus, comme elle contient « en dénominateur, elle est d’autant plus grande que le volant est plus lourd. Ceci peut expliquer que le phénomène ait été observé surtout avec des volants lourds. Il disparaît dès que l’on réunit en parallèle les excitations ; ceci a, en effet, un double résultat :
- » 1° Celui d’annuler y, et de supprimer par conséquent le premier effet ;
- » 2° Celui d’introduire un amortissement supplémentaire par l’échange de courant entre les excitatrices.
- » M. II.-IL Rarnes a observé de même que le balancement est supprimé lorsque, les alternateurs étant excités par accumulateurs, on charge leurs excitatrices sur des résistances. C’est encore une augmentation de l’amortissement, puisque, dans ce cas, le couple résistant des excitatrices est proportionnel à la vitesse. Il ne faut pas être surpris qu’une si petite cause ait un pareil effet, car le couple perturbateur dû à l’hystérésis est petit, puisqu’il contient r,s ; il est de l’ordre de grandeur de l’amortissement quand celui-ci est très faible. S’il en était autrement, le phénomène de balancement progressif se produirait beaucoup plus fréquemment : il ne se produit pas quand l’amortissement est un peu fort.
- » Il n’est pas sans intérêt de faire remarquer qu’on peut très bien comprendre physiquement cette influence de l’hystérésis, sans avoir recours à des formules mathématiques.
- » Lorsque deux alternateurs couplés ont un décalage, sans osciller, si les forces électro-
- motrices sont égales, le courant de circulation est watté ; s’ils oscillent, la différence périodique de leurs forces électromotrices donne lieu à un petit courant de circulation supplémentaire cpii est dèwattè, périodique, maximum au milieu de l’oscillation et nul aux extrémités. Sans hystérésis, ce courant déwatté 11’a aucun effet. Avec l’hystérésis il se trouve retardé légèrement et devient donc partiellement watté (négativement) ; sa composante wattée est motrice, et, comme elle est maxima au milieu de l’oscillation, c’est-à-dire quand la vitesse périodique est maxima, elle produit un amortissement négatif.
- » Le retard des forces électromotrices sur les vitesses, quand il y a des excitatrices, produit le même résultat.
- » Dès lors, on peut prévoir que toute cause de retard du petit courant déwatté, dû aux oscillations des forces électromotrices, produira le même effet.
- » Par contre, toute cause d’avance produira un amortissement positif. Et dans ce cas se trouve la résistance intérieure des alternateurs qui a pour effet de provoquer une avance du courant comme toute résistance introduite dans un circuit réactif.
- » Si l’on recommence en effet les calculs précédents en ne négligeant plus r devant «/, mais en négligeant encore r'2 devant w2 P pour simplifier, on trouve pour le couple perturbateur
- Eeff Le Q/n
- r
- Ùll
- sin oit.
- » Le couple perturbateur dii à l’hystérésis et la résistance intérieure combinés peut devenir nul, voire même amortisseur en augmentant la résistance intérieure r.
- » Il serait intéressant de vérifier la chose expérimentalement. »
- Le photomètre à papillotement et laphotométrie hétérochrome par M. Lauriol.
- Dans le photomètre Symmance-Abady, un disque en plâtre, chanfreiné suivant la fîg. 1 tourne autour de son axe AB. Chaque chanfrein est éclairé par une des sources qui sont placées sur une parallèle, à l’axe AB, en avant de celui-ci d’une quantité égale au rayon du disque.
- Une lunette horizontale, perpendiculaire à AB,
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- a son champ limité par une circonférence (en pointillé sur la fig. 1). Lorsque le disque tourne lentement, on aperçoit successivement les aspects indiqués fig. 2. Pour une vitesse de 5 à 15 tours par seconde l’on ne distingue plus ces aspects successifs, mais on observe un papillotement qui, suivant les inventeurs, cesse pour un réglage convenable des distances. Ceci permettrait Légalisation des éclairements et par suite la mesure
- des intensités relatives des deux sources, même de couleur differente. Il semblait que le problème de la photométrie hétérochrome fût résolu. Or, chacun sait combien, en pareille matière, il y avait jusqu’ici peu de précision dans une mesure isolée, et combien les résultats étaient discor-
- 1 2 3 4 S 6 7 8 9
- Fig. 2
- dants quand on faisait varier, soit les éclairements absolus, soit la durée d’impression de la rétine.
- « Pour analyser plus complètement les phénomènes, l’auteur a apporté au photomètre Sym-mance-Abady une modification : Dans l’appareil primitif, le disque est mû par un mouvement d’horlogerie et la vitesse est difficilement réglable et mesurable. Il a remplacé le mouvement d’horlogerie par un moteur électrique muni de rhéostats qui permettent de régler la vitesse. Les phénomènes observés sont différents suivant la vitesse. Au repos, l’arète des chanfreins divisant le champ en deux parties égales
- (positions 3 ou 7 de la figure 2) on a un photomètre à plages fixes juxtaposées, fonctionnant comme tous les instruments analogues. Au voisinage de 1 tour par seconde, on distingue encore les deux plages et leur limite qu’on voit se déplacer. Le photomètre fonctionne à peu près comme dans le cas précédent. Vers 3 tours par seconde, on ne distingue plus les plages ni leur limite, le champ offre des teintes fondues de droite à gauche, passant, suivant la couleur des sources, d’un gris foncé à un gris clair, d’un gris vert à un gris rouge, etc. En même temps, un voile, à chaque tour, vient du côté de la plage la moins éclairée, couvre progressivement tout le champ et se retire du côté d’où il est venu. On peut encore sinon compter, au moins distinguer les alternances. La disparition ou le minimum de ce dernier effet indique l’égalité d’éclairement des deux plages. Entre 5 et 15 tours par seconde, on observe les teintes fondues comme précédemment. On perçoit un papillotement qu’on ne peut plus localiser ni dans le temps ni dans l’espace, et dont l’extinction ou le minimum indique Légalité d’éclairement des deux chanfreins.
- « Enfin, aux grandes vitesses, il est clair que tout papillotement disparaîtrait, quel que fût l’éclairement des deux chanfreins.
- « Avec deux sources de môme couleur ou de couleurs très peu différentes, comme deux lampes à incandescence prises au hasard et étiquetées par le fabricant pour la même tension, le photomètre fonctionne bien à toute allure. Entre les divers photomètres connus et le photomètre à disque tournant, employé à telle ou telle vitesse, les préférences de divers observateurs peuvent varier. Le photomètre à disque tournant, employé aux vitesses où le papillotement se produit effectivement (6 à 8 tours par seconde), parait à M. Lauriol plus précis et moins fatigant que les autres.
- « Avec les lumières de couleurs différentes, les phénomènes deviennent singulièrement plus complexes.
- « Il faut signaler tout d’abord une première cause d’erreur. Les sources agissent sur l’œil, non directement, mais par l’intermédiaire de prismes, de miroirs, d’écrans soi-disant blancs. Mai s ces derniers sont-ils vraiment blancs, et la lumière qui arrive à l’œil est-elle toujours de même composition que celle qui est émise par
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- les sources ? Les pertes diverses sont-elles les mêmes pour toutes les radiations élémentaires ? Même si la couleur n’est pas altérée, un photomètre peut absorber plus qu’un autre et le passage d’un photomètre à un autre, sans modification des distances des sources, équivaut à une modification des éclairements absolus perçus par l’œil, ce qui, comme chacun sait, fait varier les mesures. En fait, on trouve de l’un à ’autre des discordances sensibles, qu’il s’agisse de couleurs peu différentes, lampe nue et lampe couverte d’un verre jaune, lampe ordinaire et lampe Nernst, ou de couleurs très différentes, deux lampes couvertes l’une d’un verre rouge, l’autre d’un verre vert. Entre un Eoucault et deux Lummer de types différents, on trouve des différences de 15 à 30 % , la distance entre le photomètre et l’une des deux sources restant fixe. Ces différences sont systématiques, malgré les incertitudes sur chaque observation isolée, qui sont du même ordre de grandeur.
- « L’éclairement absolu exerce sur les mesures son influence bien connue, avec le photomètre à papillotement comme avec les autres, et les variations sont de même ordre, quoique assez différentes. En allant des éclairements minima aux éclairements maxima que nous ayons pu réaliser, on voit que les rapports d’intensités varient proportionnellement aux nombres suivants :
- blanc
- jaune
- blanc
- vert
- blanc
- rouge
- vert
- rouge
- jaune
- bleu
- Nernst
- incandescence ordinaire
- joo à 8o ioo à 102 à 99 ioo à 6o ioo à 20 ioo à 4oo ioo à 8o à ioo
- « Dans le photomètre à disque tournant, l’influence de la vitesse s’ajoute aux précédentes. Lorsque la vitesse varie de 0 à 12 ou 15 tours par seconde, les rapports d’intensité varient proportionnellement aux nombres suivants :
- blanc
- rouge
- ioo à 8o
- vert
- rouge
- jaune
- bleu
- Nernst
- incandescence ordinaire
- ioo à 20 ioo à 5o à iio ioo à 120
- « Si l’on dépouille les expériences en détail, on rencontre bien des anomalies. On ne doit donc voir, dans les chiffres qui précèdent, qu’une indication sur l’allure générale des phénomènes.
- « Pour un éclairement donné, avec un photomètre donné et, s’il s’agit du photomètre Symmance, avec une vitesse donnée, l’expression : rapport des intensités de deux sources, parait bien avoir une signification. Si, par exemple, l’on prend n sources a^, a2..., au de couleurs différentes, et qu’on mesure les rap-
- ports des intensités —> —-
- ^ «2 «3
- -> —> le produit
- de ces rapports doit être égal à 1. C’est ce que M. Lauriol a vérifié à 10 % près avec trois ou quatre sources. Mais, si l’on ne fixe pas ces diverses données, les expressions : intensité ou rapport d’intensités n’ont plus de sens.
- « Dans la pratique, les objets éclairés sont examinés pendant des durées très longues, comparées à la durée d’un tour du disque dans le photomètre à papillotement. Ce photomètre comporte donc, par son principe même, une cause d’erreur que ne comportent pas les photomètres à plages fixes et, comme exactitude sur une mesure isolée, il paraît leur être équivalent. S’il offre quelques avantages pour les sources de même couleur, il doit être rejeté dans les autres cas.
- » Restent toujours les incertitudes provenant du type de photomètre employé, et de la valeur de l’éclairement. La première cause d’erreur est difficile à faire disparaître bien qu’il n’y ait pas d’impossibilité théorique ; il faudrait trouver pour construire le photomètre un ensemble de corps (diffuseurs, réfracteurs et réflecteurs) tels que da lumière qui sort du photomètre ait toujours même composition que celle qui y entre. La seconde cause ne peut être détruite. 11 y a à examiner des objets avec des éclairements très divers, depuis la lumière solaire par un beau temps jusqu’à l’éclairement artificiel d’une table de travail et à celui d’une voie publique dotée seulement du strict
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- 553
- nécessaire. Il n’y a aucun motif pour choisir l’un ou l’autre de ces éclairements comme base des mesures.
- « On a proposé diverses méthodes pour mesurer les intensités de sources de diverses couleurs, avec ou sans l’aide de l’œil. Pour des sources de même composition, le problème est théoriquement soluble ; si 999 sources A produisent le même effet, par exemple, sur une plaque photographique, que 1000 sources B, l’équivalence se maintiendra vraisemblablement pour une plaque photographique de nature différente ou placée à une distance différente, pour une pile thermo-électrique, pour une pile au sélénium, pour l’éclairement d’un objet quelconque à une distance quelconque, et l’on pourra dire que B =~~A. Il n’en
- est plus de même avec deux sources de composition différente. Les tentatives faites dans ce sens définissent toutes l’intensité totale d’une source de composition quelconque par une formule :
- I—J i; f (;.) a
- IX étant l’intensité de chaque radiation élémentaire mesurée, par exemple en prenant pour unité l’intensité d’un étalon donné (carcel, étalon Violle, etc.), pour la même longueur d’onde ;
- » f (X) un coefficient numérique fonction de la longueur d’onde.
- » On dira, par exemple, que deux sources
- sont égales si elles donnent la même impression sur une plaque photographique en faisant agir successivement les diverses radiations élémentaires pendant un temps f (X).
- » On peut arriver ainsi à définir et à à mesurer exactement, avec ou sans l’aide de l’œil, une certaine propriété des sources lumineures. Mais on ne saurait trouver une f (X) telle que I représente dans tous les cas la valeur d’une source pour les divers cas pratique puisque cette valeur n’est pas une propriété même de la source mais dépend des circonstances dans lesquelles celle-ci est employée. Autant vaudrait chercher à évaluer le volume d’un cylindre en mesurant la longueur, sans s’inquiéter de son diamètre.
- » Si l’on veut faire des mesures tant soit peu précises il faut ne comparer entre elles que des lumières sensiblement de même composition et par suite avoir toute une série d’unités différentes pour les flammes d’hydrocarbures, pour les becs de gaz à incandescence, poulies arcs électriques ordinaires, pour les arcs dits à flamme, etc. Quant à dire, d’après des mesures, qu’un arc électrique, dans une direction donnée, a une intensité de x carcels, ce n’est possible qu’avec une bien grossière approximation. On en saura presque autant, sans appareil de mesure, en appréciant au jugé combien de carcels et combien d’arcs il faut pour rendre les mêmes services dans un cabinet de travail, dans un atelier, sur une voie publique, etc.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Théories et Généralités
- Migration d'ions métalliques dans les effluves
- à l’air libre. — Riecke et Stark. . . 230
- Nature intime des rayons N et Nr — A. Brey-
- del...................................325
- Les hypothèses fondamentales de la théorie
- des électrons. — Max Abraham... . 374
- La transmission électrique considérée au point de vue électrostatisque. —
- Stanley Richmond...................377
- Sur une expérience propre à résoudre la question de savoir si l’éther se meut ou non avec la terre, par M. Wien. 379 Emanations radioactives recueillies par le
- corps humain. — Elster et GeiteL. . 469
- La radioactivité de la matière. — /. Becquerel 481
- Sur l’émanation du radium......................cxl
- Radio-activité atmosphérique.— A. Bumstead. cxlii Sur une radiation secondaire produite dans les métaux par les rayons cathodiques
- du radium. — Paschen...................cxlii
- Sur un gaz radioactif provenant du pétrole.
- — E.-F. Burton.........................cxlii
- Sur la constitution de l’électricité.— O. Lodge. cxliii
- Electrisation d un conducteur métallique
- isolé..................................xliii
- Emploi du mercure comme base cathodique des
- métaux. — Stark........................clxiv
- Génération et Transformation
- Sur la théorie du moteur-série compensé.—
- J. Bethenod...................... 5 281
- Contrôleurs Westinghouse pour la commande de moteurs à courant continu à excitation série ou compound. — J. Rey-
- val................................ 10
- Dispositif Cnrlis pour la répartition électroautomatique de la charge sur un groupe de turbines à vapeur actionnant des dynamos.............................. 13
- Condensateurs à haute tension. — J. Mos-
- cicki......................14, 65 et 99
- Examen comparatif de l’économie de vapeur réalisée avec un moteur à double action perfectionné sur un turbo-
- moteur moderne........................ 25
- Résistances métalliques pour le démarrage et le réglage. — Lindensbruth et
- Forster............................... 41
- Enroulement des dynamos à courant continu.
- — J. Marqueyrol. 81, 126, 168, 201 et 241
- Sur les projets de transformateurs Müller . 96
- Les causes de déformation de tension dans les machines à courants alternatifs. —
- Wangemann.......................331 et 500
- Contribution à la théorie du moteur asynchrone
- monophasé. — P. Muller................ 503
- La théorie des transformateurs. —Slova. . . 510
- Moteurs à collecteur pour courants alternatifs
- simples. — Seijiro Sugiyama .... 537
- Station centrale à turbines à vapeur de Shef-
- field............'.................. xx
- La Centrale de Schwyz-Seewen..................xxvi
- Centrale du West-Ham..........................xxvi
- La turbine à vapeur Parsons..................xxxvm
- Le moteur à répulsion renversé .... xxxvm Répartition de la charge dans les groupes
- synchrones moteurs-générateurs . xxxvm La production de courants alternatifs à
- haute fréquence........................ xl
- Connexion en parallèle de transformateurs
- triphasés .............................. l
- Plaques de terre pour transformateurs ... l
- Moteur à gaz pauvre. —- Andrew
- lviii
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- 55
- Nouvelle méthode de démarrage pour moteurs triphasés..............................lxxiv
- Projets d’installations électrotechniques en
- Nouvelle-Zélande...................lxxviii
- Centrale hydro-électrique de Bellegarde . lxxxvi Mesure de la puissance des moteurs d’induction .................................LXXXVI II
- Suppression des étincelles dans les moteurs
- série à courant alternatif.— M. Neill. xc La Station centrale d’électricité dePloesci. xcvm
- La Centrale de Kettering. .................. . c
- La turbine à gaz de M. Stolze................. cvi
- Transformateur à 500,000 volts................. ex
- Amélioration aux moteurs d’induction à collecteur.......................................CXXII
- Sur le rendement des moteurs électrostatiques. — Clark...............................cxxii
- La Centrale de Saint-Denis......................cxxii
- Les installations hydro-électriques. . . . cxxviv
- Le moteur à répulsion de A. Fynn . . . cxxxiv Résultats obtenus sur une turbine à vapeur
- de Brown, Boveri et C°...........cxxxiv
- Nouveau noyau d’induit. . ........................ cl
- Nouvelle station de turbines à Sheffield ... cl
- Transformateur électrique Ferranti.............clviii
- Piles et Accumulateurs
- Eléments primaires et accumulateurs, par
- Noble et Anderson. — Pflüger, Porter 139 Eléments d’accumulateurs, par Duntley, Schœn-
- mehl, Apple..........................267
- Grillage d’accumulateur. — George W. Trost. 372 Batterie thermique. — Hugo Bremcr .... 372
- Eléments galvaniques et accumulateurs Kam-perdyk, Apple, Ekstromer 'et Hamilton, Lloyd, Willard, Lyons et Broadwell, Porter . . , '.................. . . . .
- Accumulateur Tommasi........................ lxx
- Remarques sur les couples voltaïques produisant de l’énergie électrique en partant directement du charbon. —
- D. ‘Tommasi.......................... xc
- L’élément au charbon. — llaber et Bruner. cxxxvi
- Pile primaire Edison.....................cxlviii
- Transmission et Distribution
- Commutateur de la Général Electric C°. —
- A. -E.Carolan......................... 31
- La rigidité diélectrique des câbles. — Kath. 57
- Inverseur électrique à courant superposé. —
- B. Bronishwski........................ 90
- Sur l’allure du courant de fusion des coupe-circuits fusibles étudiée au moyen
- d’oscillographes. — Delschlager. . . 141
- Un transport de force en Europe à 40.000 volts entre Gromo et Membro. —
- J.-L. Silder............................172
- Le calcul des courants alternatifs sans supposer les coefficients de self-induc-induction constants. — Spielmann. . 218
- Calcul de l’influence de la capacité, de l’induction et de la résistance dans les canalisations aériennes ou souterraines conduisant des courants mono-di-triphasés. — Ehnert .... 336, 428
- Commutateur interrupteur automatique. —
- Tate et Newberg.........................373
- Surtensions dans les installations à courants
- triphasés. — P.Humann...................382
- L’interrupteur Ferranti........................xxvn
- Fusible pour hautes tensions................. xxvm
- La tenue des isolateurs vis-à-vis du courant continu et du courant alternatif à haute tension. — A. Gradenwitz. . xl
- Fabrication des câbles.........................cxii
- Une ligne expérimentale de 26 kilomètres ;
- 80000 volts............................clii
- Télégraphie
- Comparaison entre le système transmetteur à excitation directe et le système par induction en T. S. F. — Seibt . . 27
- Nouveau récepteur de T. S. F. — Peter. 30 Télégraphie sans fil adaptée au fonctionnement
- des machines à écrire. — G. Musso . 134
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- 556
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 53.
- La détermination de transmetteurs de
- T. S. F. — A. Slaby. 178, 221 et 300
- Nouveau poste d’essai.........................308
- La théorie et la pratique en T. S. F. —
- J. Zenneck.......................... 384
- Télégraphie sans fil. Cohéreur à oxyde
- chaud. — Max Hornemann................437
- Nouveau récepteur pour la télégraphie. . . 438
- Contribution à l’étude des contacts imparfaits.
- — Fisch...............................521
- Texte du projet de règlement sur l’emploi
- de la T. S. F. en Angleterre. ... iv
- Le calcul de la puissance des moteurs dans une exploitation de traction. —
- Muller................................
- Calcul des réseaux de traction. — Kerbakcr. Etablissement du fil de trôlet dans les courbes décrites par les voies de tramways à prise de courant aérienne à
- roulette. — Wable ....................
- Le funiculaire de Païenne à Monréale . . . Méthode graphique pour l’étude des projets
- de traction. — (JF.) Sarrat...........
- Les automobiles postales. — A. Solier . . .
- Les voitures électriques industrielles.— [R.)
- T.acau..........................s . .
- Dispositif de sûreté contre le dérapage des
- perches de trôlet ....................
- Nouvelles locomotives électriques du chemin
- de fer de la Yungfrau.................
- Système électrique automatique de protection des trains . . ..............
- Le troisième rail de Brooklyn-Bridge . . .
- Le VIIe salon de l’automobile. — Note sur les moteurs et les canots automobiles.
- — Delsuc (P.).........................
- La sous-station des chemins de fer électriques Yeveysans. — /. Reyval. . . .
- Les tramways électriques de la ville de Neuf-
- châtel. — J. Reyval...................
- Chemin de fer à courant monophasé. . . . Statistique des chemins de fer électriques en
- Allemagne.............................
- Réglage des moteurs de traction...............
- L’emploi de l’électricité dans la construction des chemins de fer autour du lac
- Baïkal . , .......................... x
- Tramways à prise de courant par contacts
- superficiels..........................xxii
- Le plus long câble du monde.................... vi
- Nouvelles stations de T. S. F.................. vi
- Les décharges disruptives et leur application à la téléphonie sans fil. . . . vu
- Nouveau cohéreur.............................. vii
- Sur la téléphonie sans fil au moyen des
- ondes hertziennes. — J. de Garcia. . xi. Emploi du nickel dans les détecteurs d’ondes
- magnétiques...........................cxvm
- La télégraphie et la téléphonie au Japon. cxxii Transmetteur de télégraphie sans fil..........cliv
- Le frein Westinghouse automatique .... cxv Dispositif de mise en circuit pour les rails
- d’amenée du courant...........cxxxvin
- Sous-stations des tramways d’Anvers. . cxxxvin
- Traction
- 144
- 161
- 270
- 341
- 361
- 369
- 401
- 416
- 431
- 432 468
- 490
- 494
- 529
- VIII
- VIII
- VIII
- Essai du système Finzi sur le chemin de fer
- de la Yalteline......................xlii
- Système de distribution de courant monophasé pour la traction ....... lii
- La traction électrique sur le chemin de fer
- Southport-Liverpool.................. lii
- Le freinage des tramways...................... liv
- Extension du système à troisième rail sur
- le chemin de fer Paris-Orléans ... lv Installation d’une usine de force importante
- à turbines pour Dubuque .... lxviii
- Réseau de tramways de Sydney................lxviii
- Règles concernant la pose des fils dans les
- voitures et l’équipement de celles-ci. lxviii Locomotive électrique de New-York central, lxix
- Truck en fer forgé............................lxix
- Un nouveau matériel pour isoler et rendre à l’épreuve du feu les voitures électriques....................................LXXVIII
- Les freins à air comprimé pour tramways
- de ville...........................lxviii
- Moteur monophasé de la General Electric G0....................................LXXVIII
- Améliorations par reconstruction dans l’équipement des voitures élevées de Brooklyn ..........................................LXXX
- Améliorations sur la Brooklyn Rapid Transit C° ......................................LXXXI
- Possibilité commerciale de la traction électrique par contacts superficiels, par
- Shawfield..........................lxxxii
- La traction électrique par courant alternatif .......................................... c
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- 31 Décembre 1904.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 557
- Une course de locomotives................ cxxxix
- La navigation automobile . . . . exxxix et en Le chemin de fer électrique sans rail de
- Monheirn.............................. ci.
- Essais des lignes à haute tension .... cm
- Traction électrique sur chemins de fer. . . cm
- Equipement électrique de la ligne de Paris
- à Juvisv......................... ei.vm
- Les trains à traction continue ...... clx
- L’automobile électrique des postes de Milan clxim Le transport des marchandises sur les lignes
- de tramways .................... clxiii
- Applications mécaniques
- lies nouvelles grues électriques du port de
- Douvres. — /. Reyval................208
- Commande électrique des ascenseurs. . . . xn
- Perceuses électriques transportables Campbell et Isherwood........................ xx
- L’énergie électrique employée comme force motrice dans les ateliers de grosse
- mécanique . ............................xxii
- La commande électrique des machines
- outils................................xxx
- Les grues électriques de Rotterdam .... xxx
- Lin ventilateur électrique minuscule. . . . xxxi
- Ventilateur de mines mû électriquement. —-
- Collisc/iome........................... lviii
- Pompes à commande électrique automatique .......................................... i.xxn
- Electricité dans les mines..............i.xxxm
- Les scies à commande électrique..............xciu
- Une nouvelle machine électrique à écrire. xciv
- La commande électrique des machines à
- papier.............................. civ
- L’exploitation des tourbières par l’électricité ex
- Eclairage
- La distribution de force et d’éclairage de
- Riva. -— J. Reyval. ....... 405
- Progrès récents dans la fabrication des
- charbons artificiels. — Oenstein. . . 49
- Recherches sur l’arc chantant. — Maisel. . 186
- Les perles électriques. Brevets Weissmann.
- P. Dupuy................................ 213
- Système d’allumage pour lampes électriques à gaz ou à vapeur. — Slanwoocl,
- E. Flichtner....................... 331
- Recherches expérimentales sur les lampes
- Nernst. — V. Gaisberg.............343
- L’éclairage électrique des trains.— J. Reyval 445
- Système série employé en Amérique pour lampes à arc en vase clos à courant alternatif. — Feldmann. ...... vin
- Sur un phénomène analogue à l’effet de Hall
- dans l’arc........................ x
- Nouvelles lampes à arc...................xi.n
- Lampe à arc à magasin................. . . ci.iv
- Electrochimie
- L’état actuel de l’électro-métallurgie du fer et
- de l’acier........................ 309
- Traitement électrolytique des fers-blancs. —
- /. Kershaw..............................345
- Le condensateur électrolytique à aluminium.
- — C. /. Zirurner/nan. . . ..........388
- Remarques sur la dissolution électrolytique du platine dans l’acide chlorhydrique.
- — D. Tomasi......................... xxxi
- Applications thermiques
- Le pyromètre électrique Siemens............. xxm
- Dispositif de réglage de la température dans
- les fours électriques..................xxiv
- Sur des recherches thermo-électriques. —
- Deguisne ..............................lxvi
- La soudure de l’aluminium par le procédé
- Sherard. — Cowper-Cowles. . . . cxxiv Four électrique de Laval ........ cliv
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-
- 558
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 53.
- i
- Divers
- Sur la transmission de la vapeur surchauffée.
- O. Berner................................32
- Sur les causes d’incendie dans les stations
- centrales........................... 33
- Nouveau moteur à essence....................346
- Sur l’excitation des nerfs par les courants
- alternatifs. — Nernst et Barratt. . . 347
- Le podographe Fergusson.....................390
- Avertisseur électrique. — ./. Weatherby. . . 417
- Résultats d’exploitations de l’industrie électrique en Allemagne. . ............ xi
- Nouveau robinet pour machines à vapeur. . xi
- Nouvel appareil pour prévenir les accidents * pertes pouvant résulter de la rupture d'un tube d’épreuve dans les chau-
- dières à haute pression.............xxxii
- Photothérapie Finsen.......................xxxir
- Photométrie photographique.................. lv
- Comparaison entre les balais en charbon et
- les balais métalliques.................lviii
- Moteur à gaz pauvre. Andrest . ..................lix
- Notes d’Allemagne............................. . lx
- La chaudière tubulaire. Rust..................... lx
- Projet d’application de l’électricité en Russie............................................. xcv
- La turbine à gaz de M. Stolze ...... cvi
- Notice technique.................................cvn
- Prix offerts par la Société industrielle de
- Mulhouse................................. ex
- Régime futur de l’électricité à Paris. . . . exix
- Epreuve des tôles............................. cxxiv
- Le centenaire de Philippe Lebon...............
- Injection d’eau dans les moteurs à gaz et à
- pétrole............................... cxlvi
- L’unification du langage et des notations
- techniques............................ clxvi
- MESURES
- L’oscillographe Duddell. — F.-C. Perkins . i90
- Sur l’oscillographe Duddell.................346
- Les compteurs d’énergie électrique. — L.
- Trouilhet...........................496
- Nouveau type de galvanomètre horizontal . . lvi
- Bureau de contrôle et d’essais de l’exploitation électrique municipale de Grenoble.................................. LXII
- Tachoscope-Selfacting........................ . lxxi
- Mesure de la puissance des moteurs d’induction...........................‘ . . LXXXVIII
- Examen de câbles au moyen de rayons
- Rôntgen ..............................xcn
- Méthode pour déterminer l’intensité des rayons p et quelques mesures sur les pouvoirs absorbants. — Seitz. . cm
- Le pyromètre électrique Compton........cm
- Appareil pour la mesure des longueurs
- d’onde....................... cxxxix
- Sur un appareil pour déterminer la profondeur de la mer........................clv
- Voltmètres et ampèremètres Ferranti. . . clxvi
- SOCIETES SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences
- Sur la déperdition de l’électricité dans l’air
- — A.-B. Chauveau......................... 35
- Sur un interrupteur à vapeur. — Johnson. 150 L’inversion thermo-électrique et le point
- neutre. — G. de Metz.....................150
- Sur l’énergie dissipée dans le fer, par hystérésis, aux fréquences élevées. —
- Guye et Schidlof....................... 279
- Sur la déperdition de l’électricité dans l’air au voisinage des sources thermales.
- — A.-B. Chauveau.........................279
- Des colorations produites par les rayons de Becquerel (application à la cristallographie). — Salonionson et Dreyer . 315
- Sur la période des antennes de différentes
- formes. — M.-C. Tissot................349
- Sur un dispositif de sécurité pour canalisations électriques à haute tension. —-
- L. Neu................................. 470
- Diffusion rétrograde des électrolytes. —
- E. Bose................................ 471
- Recherches sur les diélectriques solides, par
- Crémieu et Malcles.....................544
- Sur la conductibilité des gaz issus d’une
- flamme. — Langevin et Bloch. . . . 546
- Influence de l’anode sur l’oxydation du ferro-cyanure de potassium. — Brochet et Petit......................................... . 547
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-
- 31 Décembre 1904.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 559
- Société Internationale des Electriciens
- Influence de l’hystérésis sur le couplage des
- alternateurs en parallèle.— Boucherot 548
- Le photomètre à papillotement et la photo-
- métrie hétérochrome. — Lauriol . . 550
- Compte-rendu des séances...............cxi.vi
- Société des Ingénieurs Civils
- Les canots automobiles à grande vitesse. . 892
- Compte-rendu du voyage à l’Exposition de
- Saint-Louis. — M. Armengaud jeune. 474
- Association Française de Propriétaires d’Appareils à vapeur ayant un service Electrique
- Règles pour les offres, fournitures et essais.............................................. 479 et 518
- Les turbines à vapeur
- Société Belge d’Electriciens
- 119
- Association Electrotechnique Italienne
- Du calcul de la section la plus économique dans une transmission d’énergie électrique. — G. Semenza..................... 73
- Américan Institute of Electrical Engineers
- Prédéterminalion de la suppression des étincelles dans les dynamos. —‘ Waters
- Institution of Electrical Engineers
- Mesure de la conductibilité électrique. — Rollo Appleyard.......................
- Société Faraday
- Production de l’anthraquinone par oxydation électrolytique de l’anthracène. — Fontane et Perkin 351
- Association Allemande des Ingénieurs de l’hydraulique et du gaz
- Epuration de l’eau par l’ozone. — DT G. Erhvein..................................................231
- 351
- 317
- Des oscillations pendulaires propres aux machines synchrones. — G. Semenza . 108
- CONGRES ET EXPOSITIONS
- Congrès de Vienne
- Freins pour tramways électriques. — Ph.
- Scholtes.............................. 35
- Protection contre la chute des fils téléphoniques et autres. — Petit.................152
- Avantages et inconvénients de la traction électrique sur les lignes de chemin de fer d’intérêt local. — M.-H. Lui-
- tlden.................................352
- Economies de courant dans les exploitations de tramways électriques. — W. Klit-zing .
- 477
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-
-
- 500
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XLI. — N° 53.
- Exposition de Saint-Louis
- L’électrotechnique à l’Exposition de Saint-
- Louis. — L. Schiller. ..................393
- La pile à charbon. — Haber et Brimer. . . 398
- La production électrique des corps azotés aux frais de l’azote atmosphérique.
- F.-S. Elstrom.........................399
- Congrès électrotechnique international de
- Saint-Louis...........................438
- Communications diverses.......................476
- BREVETS
- Liste des brevets
- xxxn et cxxvn
- BIBLIOGRA MME
- La télégraphie sans fil et les ondes électriques.— J. Boulanger et G. Ferrie, xxxvi Electric Motors. — H.-M. Ho.bart .... xlvii Lois fondamentales de l’électrochimie. —
- P.-Th. Muller..................... .
- Les piles sèches et leurs applications. —
- A. Berthier........................ . lxxii
- Manuel de pratique mécanique. . ... lxxii
- Méthodes modernes de paiement des salaires. /. Izart............................lxxxiv
- Notices sur l’électricité. — A. Cornu. . . xcv
- La statique chimique basée sur les deux principes fondamentaux de la thermodynamique. Lieutenant-Colonel E. Ariès............................. xcvi
- Contrôle des installations électriques. —
- A. Monmerqué....................... cviii
- Traité pratique de transport de l’énergie par l’électricité. — L. Bell. (Traduit par Lehmann)......................... . cxix
- Traité théorique et pratique d’électricité.
- — H. Pécheux, (avec notes de MM. Blondin et Néculcéaj .... cxx Les turbo-moteurs et les machines rotatives. — tl. de Graffigny.............. cxx
- Résistance, inductance et capacité. —:
- J. Bodet...........................cxxxn
- Cours d’électricité pratique. — Max Bahon. cxxxii Mécanique et physique. — H. Bonasse. . cxxxii Notes • et formules de l’ingénieur. . . . cxxxii Die Berechnung Electrischer Leitungs-
- netze. —. Herzog-Feldmann. . . . cxliv
- Vorlcsungen über die Prinzipe der mecha-
- nik. — Boltzmann.................. cxliv
- Les accessoires des chaudières, par G.
- Franche. . ... . . . . . . . . clvi
- Handbuch der Physik, par le Dr Winkel-
- mann............................... clvi
- L’ozone et ses applications industrielles,
- par Fl. de la Coux ....... clxviii
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-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Abraham (Max). — Les hypothèses fondamentales de la théorie des électrons . . . 374
- Anderson. — Voir Noble.
- Apple. — Voir Duntley.
- Accumulateurs ,...............516
- Armexgaud (MarcelL — Compte rendu du Voyage aux Etats-Unis et à l’Exposition de St-Louis. ........ 474
- B
- Barbezat. — La turbine à gaz. Son rendement. . ........................... 260
- Note sur le rendement des turbines à
- gaz................................ . 287
- Bar uatt. — Voir Nernst.
- Becquerel (J.). — La radioactivité de la matière .......................................481
- Benischke (O.). -=— Le diagramme du cercle pour la marche au delà du synchronisme . ,...........................136
- Benischke. — La réluctance magnétique des
- entrefers.............................418
- Benischke. — Le calcul de la dispersion et du courant magnétisant dans les moteurs à courants triphasés .... 460
- Berner (O.). — Sur la transmission de la
- vapeur surchauffée.................... 32
- Bethenod (J.). — Sur la théorie du moteur-
- série compensé......................... 5
- Bethenod (J.). — Sur la théorie du moteur
- série compensé monophasé..............281
- Bose (E.). — Diffusion rétrograde des électrolytes.....................................471
- Boucherot. — Influence de l’hystérésis sur le
- couplage des alternateurs en parallèle 548 Brejier Hugo). — Batterie thermique. . . 372
- Breydel (A.). — Nature intime des rayons
- N -et N.,.............................325
- Brochet et Petit. — Influence de la nature de l’anode sur l’oxydation électrolytique du ferrocyanure de potassium. . 547
- Bronislawski (B.). — Inverseur électrique
- à courant superposé................... 90
- Bruckmaxn. — Emploi des accumulateurs comme source de courant pour les postes microphoniques et téléphoniques ..........................................lxxyt
- Bumstead (A.). — Radio-activité atmosphérique. ...................................... cxxxix
- Burton (E. F.). — Sur un gaz radio-actif
- provenant du pétrole...................cxli
- C
- Carolax (A.-E.). — Commutateur de la
- Général Electric C°..................... 31
- Clark. — Sur le rendement des moteurs
- électrostatiques.......................cxxn
- Chauveau (A.-B.). — Sur la déperdition
- de l’électricité dans l’air............. 35
- Sur la déperdition de l’électricté dans
- l’air au voisinage des sources thermales 279 Coulis chôme. — Ventilateurs de mines
- mû électriquement.....................lviii
- Cramer. — Sur la séparation des pertes
- dans les machines à courant continu 215 Chémieu et Malcles. — Recherches sur les
- diélectriques solides ........ 544
- D
- Dalemont (J.). — L’usure des turbines . . 441
- Deguime. — Sur des recherches thermoélectriques. ...................., . . LXVJ
- Delsciilager. — Sur l’allure du courant de fusion des coupe-circuits fusibles étudiée au moyen d’oscillographes . 141
- Delsuc (P.). — Le VIIe salon de l’automobile.
- Note sur les moteurs et les canots automobiles. . ...........................490
- Duntley, Schoenmehl, Apple. — Eléments
- d’accumulateurs.................. . 267
- Dupuy (P.). — Les perles électriques ; brevets Weissmann........................ ... 213
- E
- E une rt. — Calcul de l'influence de la capacité, de l’induction et de la résistance dans les canalisations aériennes ou souterraines conduisant des cou-
- rants mono-di-triphasés .... 336, 428
- p.561 - vue 562/734
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-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XLI. — N° 53-
- 562
- Ekstromer et Hamilton. — Accumulateurs. 516 Elster et Geitel. — Emanations radioactives recueillies par le corps humain 469 Elstrom. — La production électrique des corps azotés aux frais de l’azote
- atmosphérique. .................... 399
- Erlwein. — Epuration de l’eau par l’ozone 231
- F
- Eeldmann. — Système série errqdoyé en Amérique pour lampes à arc en vase
- clos à courant alternatif..............vin
- Fisch. — Contribution à l’étude des contacts
- imparfaits.............................521
- Fontane et Perkin. — Production de l’an-thraquinone par oxydation électrolytique de l’anthracène ....... 351
- Forster (O.). — Voir Lindensbruth.
- Fynn (A.). — Le moteur à répulsion. . cxxxiv
- G
- Gaisberg (V.). — Recherches expérimentales
- sur les lampes Nernst.............343
- Geixel. — Voir Elster.
- Gradexwitz. — La tenue des isolateurs vis-à-vis du courant continu et du
- courant alternatif à haute tension . . xl
- Guido-Semenza. — Les oscillations pendulaires propres aux machines synchrones..............................108
- Guilbert (C.-F.). — Détermination graphique des caractéristiques des dynamos
- compound........................321
- Guye et Schidlof . -— Sur l’énergie dissipée dans le fer, par hystérésis, aux fréquences élevées......................279
- H
- IIabër et Bruxer. — La pile à charbon . . 398
- L’élément au charbon..............cxxxvi
- Hornemann (Max). — Cohéreur à oxyde
- chaud............................... 437
- Humaxx (P-). — Surtensions dans les installations à courant triphasés. . . . 382
- J
- Johxsox. — Sur un interrupteur à vapeur . 150
- K
- Kamperdyk. — Eléments galvaniques et accumulateurs..............................516
- Kath. — La rigidité diélectrique des câbles. 57 Kexxely. — La courbe de rendement des
- transformateurs . . ................... xiv
- Kerbaker (E. A.). — Calcul des réseaux de
- traction.................................161
- Kershaw (J.). — Traitement électrolytique
- des fers blancs........................ 344
- Klitzixg (W.). — Economies de courant dans les exploitations de tramways électriques......................................477
- L
- Lacau (R.). — Les voitures électriques industrielles ................................. 401
- Laxcevix et Bloch. — Sur la conductibilité
- des gaz issus d’une flamme.............546
- Latour (M.). — Sur la théorie du moteur
- série compensé monophasé..............256
- Lauriol. — Le photomètre à papillotement et
- la photométrie hétérochrome .... 550
- Lichtenstein (L.). — Expériences faites
- avec un transformateur à forte capacité propre............................418
- Lindensbruth (Fr.) et Forster (O.). — Résistances métalliques pour le démarrage et le réglage......................... 41
- Lloyd. — Eléments galvaniques et accumulateurs......................... ; , . . . . 516
- Lodge (O.). — Sur la constitution de l’électricité ....................................CXLII
- Luithlen (M.-H.). — Avantages et inconvénients de la traction électrique sur les lignes de chemin de fer d’intérêt
- local....................... 352
- M
- Maisel. — Recherches sur l’arc chantant. . 186
- Marqueyrol (J). — Enroulement des dynamos à courant continu 81,126,168,201,241 Metz (G. de). — L’immersion thermoélectrique et le point neutre. . . . 150
- Moscicki (J.). — Condensateurs à haute
- tension.........................14,65,99
- Muller. — Sur les projets de transformateurs ....................................... 96
- Le calcul de la puissance des moteurs
- dans une exploitation de traction. 144 Contribution à la théorie du moteur asynchrone monophasé.........................503
- Musso (GJ. — T. S. F. adaptée au fonctionnement de machines à écrire . . 134
- p.562 - vue 563/734
-
-
-
- 31 Décembre 1904
- REVUE D’ELECTRICITE
- 563
- N
- Neill (M.) — Suppression des étincelles dans les moteurs-série à courant alternatif....................................... xc
- Nernst et Barratt. — Sur l’excitation élec trique des nerfs par les courants alternatifs .....................................347
- Neu (L.). — Sur un dispositif de sécurité pour canalisations électriques à haute tension................................470
- Newberg. — Voir Tate.
- Noble et Anderson, Pfluger, Porter. —
- Eléments primaires et accumulateurs 139
- O
- Ornsteix (E). — Progrès récents dans la
- fabrication des charbons artificiels . 49
- P
- Paschen. — Sur une radiation secondaire
- produite dans les métaux par les rayons cathodiques du radium. . . cxli Perkin. — Voir Fontane
- Perkins (F.-C.). — L’oscillographe Duddell 190 Peter. — Nouveau récepteur de T. S. F . 30
- Petit. — Protection contre la chute des fds
- téléphoniques et autres.............152
- Peluger. — Voir Noble.
- Porter. — Voir Noble
- Eléments galvaniques et accumulateurs. . 516
- R
- Rey (J.). — Sur l’attraction dissymétrique du rotor dans les moteurs asyn-
- chrones...............................257
- Reyval (J.). — Contrôleur « Westinghouse » pour la commande de moteurs à
- courant continu....................... 10
- Les nouvelles grues électriques du port
- de Douvres............................208
- La distribution électrique de force et
- d’éclairage de Riva..................405
- L’éclairage électrique des trains. . . . 445
- La sous-station des chemins de fer électriques Veveysans.... ....................... 494
- Les tramways électriques de la ville de
- Neufchâtel.......................... 529
- Richmond (J.). — La transmission électrique considérée au point de vue électrostatique................................377
- Riecke et Stark. — Migration d’ions métal-
- tiques dans les effluves à l’air libre. 230 Rollo Appleyard. — Mesure de la con-
- ductibilité électrique..............317
- Russel (J.—L.). — Commutateur automatique 414
- S
- Salomoxson et Dreyer. — Des colorations produites par les rayons de Becque-
- rel......................................315
- Sarrat (F.). — Méthode graphique pour
- l’étude des projets de traction . . . 361
- S ch œn MEHL. — Voir Dantley.
- Scholtes (Ph.). — Freins poui tramways
- électriques.............................. 35
- Scott. — Système de distribution du courant monophasé pour les chemins de fer à courant monophasé .............. lu
- Seibt. — Comparaison entre le système transmetteur à excitation directe et le système transmetteur excité par
- indication en T. S. F................... 27
- Seijiro Sugiyama. — Moteurs à collecteur
- pour courants alternatifs simples . . 537
- Seitz. — Méthode pour déterminer l’intensité des rayons p et quelques mesures sur les pouvoirs absorbants. . cm Semenza. — Du calcul de la section la plus économique dans une transmission
- d’énergie électrique.................. 73
- Shawfield (C. E.). — Possibilité commerciale de la traction électrique au moyen de contacts superficiels. . lxxxii Silder (J.-L.). — Un transport de force en Europe à 40.000 volts entre Groino
- et Membro............................... 172
- Slaby (A.). — L’établissement des transmetteurs de T. S. F. . . . 178, 221 et 300
- Slova. — La théorie des transformateurs . . 510
- Solier (A.). — Les Automobiles postales . 369
- Spielmaxn. — Le calcul des courants salter-natifs sans supposer les coefficients
- de self-induction constants.............218
- Stanwood E. Fliciitner. — Système d’allumage pour lampes électriques à
- gaz ou à vapeur..........................331
- Stark. — Voir Riecke.
- Emploi du mercure comme hase cathodique
- de l’arc...............................clxiv
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-
-
-
- 564
- L É GL AIRAGE É LECT RI Q.UE
- T. XLI. — N° 53.
- T
- Tate et Newbehg. — Commutateur interrup-
- teur automatique .... .... 373
- Tissot (C.). — Sur la période des antennes
- de différentes formes.............. . 349
- Tommasi (13.). — Remarques sur la dissolution électrolytique du platine dans
- l’acide chlorhydrique...................xxxi
- Remarques sur les couples vol'aïques produisant de l’énergie électrique en partant directement du charbon. . . xc ' Tommasina (Th.). — Sur le dosage de la radio-activité temporaire pour son
- utilisation thérapeutique................472
- Constatation cl’une radio-activité propre aux êtres vivants, végétaux et animaux.........................................473
- Tomba (Th.). — La différence de potentiel aux bornes des générateurs à courant alternatif sous des charges variables .................................... . . 294
- Tiîost. — Grillage d’accumulateur................372
- Tiiouiluet (A.). — Les compteurs d’énergie j
- électrique............. . ............ 496 j
- W
- Wahlk. — Etablissement du fil de trolley dans les courbes décrites par les
- voies de tramways à prise de courant aérienne à roulette ...... 270
- Walter (B.). — Sur les distances explosives
- dans l’air atmosphérique. ..... 380
- Waxgbmanx. — Les causes de déformation des courbes de tension dans les machines à courant alternatif. 331 et 500
- Weatherby (J.). — Avertisseur électrique . 417
- Wiex (W.). L’éther se meut-il avec la terre ? 379
- WillaiîI). —Eléments galvaniques et accumulateurs .............................516
- Witz (A.). — Les moteurs à gaz à double
- effet.................'............121
- Z
- Zexxeck (J.). — La théorie et la pratique
- en T. S. K. . . . . .... . . . 384
- Zimmeiîmax (C.-I.). — Le condensateur électrolytique à aluminium. . ... . . 388'
- MiXS. JM l'IUM KHI K MlillAM, I, HUE DE LA BKUTAUCHE
- Lo Gérant: A. Boxxet.
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-
-
-
- Tome XLI.
- Samedi 1" Octobre^!904.
- ÎIVAnnée. — N° 40
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r __
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE Pages
- J. BETHENOD. — Sur la théorie du moteur-série compensé monophasé... 5
- J. REYVAL. — Contrôleurs “ Westinghouse ” pour la commande de moteurs à courant continu, à
- excitation série ou compound................................................................ io
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation : Dispositif Curtis pour la répartition électro-automatique de la charge
- sur un groupe de turbines à vapeur actionnant des dynamos ................................... i3
- Condensateurs à haute tension par J. Moscicki.................................................... i4
- Examen comparatif de l’économie de vapeur réalisée avec un moteur à double action perfectionné sur un
- turbo-moteur moderne......................................................................... 25
- Télégraphie : Comparaison entre le système transmetteur à excitation directe et le système transmetteur
- excité par induction en télégraphie sans fd, par Seibt....................................... 27
- Nouveau récepteur de T. S. F., par Peter......................................................... 3o
- Divers : Commutateur de la Général Electric C°, par A.-E. Carolan............................ 3i
- Sur la transmission de la vapeur surcahuffée, par O. Berner............................ 82
- Sur les causes d’incendies dans les stations centrales...................... . . . . . 33
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences: Sur la déperdition de l’électricité dans Pair, par A.-B. Chauveaü. ............ 35
- Congrès de Vienne : Freins pour tramways électriques, par Ph. Scholtes................................ 35
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles.................................................................................... 11
- Éditions de “ l’Éclairage Électrique ” Vient de paraître ;
- L’ÉLECTRICITÉ EN AGRICULTURE
- Par Émile GUARINI
- Conférence faite à la Société Centrale d’Agriculture de Belgique
- Brochure in-4° de 14 pages. Prix, 1 fr. 25
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-
-
- Il
- Supplément fi L’Éclairage Électrique du 1” Octobre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- Station centrale du fleuve Catawba. — Electrical World et Engineer. — 23 juillet.
- Il y a en Californie, près de India Hook Shoals sur le fleuve Catawba, une station centrale hydraulique qui alimente, une série de villes dans un rayon de trente kilomètres et distribue de l’énergie électrique pour la lumière et la force motrice.
- La station, bâtie directement dans le fleuve, travaille avec une hauteur de chute effective de 6 m. 6o et contient 4 machines principales : la place est prévue pour l’installation de 4 nouvelles machines. Chacune des unités comprend 3 turbines Hercule avec régulateur Lombard ayant un arbre horizontal commun, et un générateur triphasé d3 y5o kw, i i5oo volts, 6o périodes. La commande des générateurs, qui sont à inducteurs tournants, est faite au moyen d’accouplements élastiques. L’excitation est produite par deux machines à courant continu hexapolaires commandées par des turbines spéciales et ayant chacune une puissance de 115 kw. sous ia5 volts. Chacune de ces machines est suffisante pour l’excitation de huit générateurs. Les deux dernières turbines à arbre vertical sont accouplées, par engrenages coniques, à un arbre horizontal commun auquel les dynamos peuvent être reliées : un dispositif permet également de commander séparément chacune des deux machines par l’une des deux turbines.
- La station centrale alimente trois points : Rock llill, à io,4 kilomètres, Fort Mill à 5,6 kil., et Charlotte, à 28,8 kil. La ligne de transport du courant est soutenue par des poteaux en bois de 10 m. 5o de hauteur, placés à 3o m. les uns des autres. Les trois conducteurs en cuivre, supportés par des isolateurs en porcelaine, forment un triangle équilatéral de 60 cm. de côté. Comme protection contre les décharges atmosphériques, on a placé un fil de fer épineux sur le haut des mâts, u iis à la terre en un grand nombre de points. Les mâts portent aussi la ligne téléphonique à leur partie inférieure ; ces dernières se croisent tous les trois poteaux, pour éviter les effets d’induction. Aux points d’utilisation sont disposés des transformateurs avec refroidissementd’huile qui abaissent la tension de 11000 à 2200 volts ou 55o volts. Deuxdes lignes croisent le fleuve Catawba-deux tours en forme d’Asur les bords et une au milieu du fleuve assurent la traversée. A cet endroit, l’écart entre conducteurs est 1 m. 80, de crainte de contacts accidentels.
- B. L.
- La Centrale d’Elberfeld. — Les grandes centrales sont un sujet toujours fécond d’étude et c’est
- à ce titre qu’on s’en occupe probablement tant, mais il n’y a pas que de grandes centrales, il y en a de petites et de moyennes qui sont tout aussi intéressantes et aussi instructives. Nous citerons, par exemple, celle d’Elberfeld qui fut, à trois reprises, agrandie par Siemens et Halske. Cette installation est à courant continu et du système à trois fils. La force motrice primaire est fournie par des machines à vapeur qui développent un total de i4oo II. P. La tension de service est de 2X112 volts. Quoique le point d’utilisation le plus éloigné ne soit distant que de 2 km. de la centrale, le réseau ne comporte pas moins de 28.000 mètres de câbles.
- Centrale des tramways de Bath. — L’ancienne ville de Bath, dans le Somerset, connue pour ses eaux thermales et la beauté de ses environs qui en a fait depuis longtemps un centre de villégiature très fréquenté vient d’être pourvue d’un système de trams électriques dont la centrale mérite un moment d’attention.
- Cette centrale comporte trois dynamos Westing-house à courant continu, de 200 kw. chacune, couplées directement à des machines à vapeur compound Yates and Thom marchant à 100 tours par minute. Elle comporte, en outre, une dynamo à courant continu de ^5 kw. couplée à une machine compound Westinghouse marchant à 3oo tours par minute. Les trois grands groupes alimentent le réseau du tram, tandis que le petit sert d’auxiliaire pour la traction et fournit le courant pour l’éclairage de la centrale, des hangars et des bureaux
- L’eau d’alimentation est prise à l’Avon au bord duquel est installée la centrale.
- L’installation à vapeur comprend trois chaudières Babcock et Wilcox, ayant chacune une surface de chauffe de 3i4o pieds carrés, soit en tout 9420 pieds carrés. Chaque chaudière peut évaporer normalement 11.000 livres d’eau par heure et i3.ooo au maximum. La pression de la vapeur vive est de 1G0 livres par pouce carré. La surface de grille par chaudière est de 69 1/2 pieds carrés. Les tubes arrangés en 4 groupes de 10 ont 4 pouces de diamètre et 18 pieds de longueur. Chaque chaudière est pourvue d’un surchauffeur de 33q pieds carrés de surface de chauffe. La surchauffe est de 100 à 1200 F.
- Le rendement garanti de chaque chaudière et surchauffeur est de 68 0/0 à la charge maximum • 70 0/0 à pleine charge ; 70 0/0 à 3/4 de charge et 68 0/0 à demi-charge.
- E. G.
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- Supplément ù L’Éclairage Électrique du l0* Octobre 1904
- III
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 -- Adresse télégraphique : EL HU-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types dif férentsque Ton utilise suivant la nature et l’intensité du cou-rantmaximum pourlequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être nianœu-vrés de différentes façons :
- 1° Four être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour êlre placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut êlre diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme 11, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à îa main que dans des conditions très rai\s; il est généralement actionné à dis-] tance au moyen d’un courant électrique ou I de l'air comprimé.
- Ateliers de Construction, 44, rue des Volontaires, PARIS
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-
-
-
- IV
- Supplément, à L’Eclairage Electrique du 1er Octobre 1904
- Les Turbines Parsons. Brown-Boveri• — Après plusieurs années de luttes pénibles sans cesse renouvelées, la turbine à vapeur paraît enfin entrer dans sa voie définitive et rencontrer moins d’opposition. Une visite que nous avons eu l'occasion de faire aux ateliers de la Cie Brown-Boveri a rappelé notre attention sur ce sujet tout d’actualité. Cette société, dont les ateliers principaux sont à Baden (Suisse) a acquis depuis sa création, qui remonte à une douzaine d’années, une juste renommée ; pour ce qui est du développement des turbines, son rôle sur le continent européen peut être comparé à celui de la Société Westinghouse en Amérique : si ce n’est pas à elle qu’il faut attribuer l’introduction des turbines Parsons, dans l’Europe . continentale, l’honneur lui revient tout au moins d’en avoir énergiquement répandu l’usage malgré un antagonisme souvent sans fondement. La turbine Brown-Boveri ne diffère pas suffisamment des turbines Parsons, dont elle dérive d’ailleurs, pour que nousenfassionsleurdescription. Nous ne dirons que quelques mots du département de la construction des engins dont il s’agit aux ateliers de Baden ; la partie des usines réservée à cette fabrication se compose de trois halls, d’une longueur de soixante mètres, deux ayant neuf mètres de largeur et un, douze mètres ; la disposition générale se rapproche de celle des usines Westinghouse, avec moins de développement toutefois, et comporte un local d’essais fort remarquable où est amenée, en six postes différents, la vapeur des chaudières génératrices ; six turbines peuvent donc être mises simultanément à l’épreuve, représentant au total une puissance de deux mille chevaux. Pour procéder à l’étude d’un appareil, il suffit de diriger la vapeur dans le cylindre de la turbine et de mettre en charge la dynamo que commande l’engin ; le courant de la dynamo est absorbé par un grand rhéostat liquide, ce qui permet de faire varier la charge selon les désirs; pour déterminer le rendement des appareils, on n’a plus qu’à mesurer la quantité de vapeur utilisée et à la comparer avec les indications des enregistreurs électriques. Cette opération est facilitée par l’emploi des condensateurs par surface. La vapeur absorbée se condense au sortir de la turbine et l’eau obtenue est mise en mouvement par une pompe à force centrifuge qui l’envoie dans un système de deux citernes graduées ; les deux citernes présentent cette particularité que, grâce à un mode de connexion spéciale, on peut continuer la mesure dans la seconde d’entre elles quand la première est pleine et pendant qu’on en déverse le contenu. Le travail principal, relatif aux pièces de fortes dimensions, se fait dans le plus grand des halls, du côté nord où se trouve la chaudière ; on remarque surtout dans cet atelier une machine à aléser les grands cylindres fixes, qui peut traiter des pièces de 6 1/2 m. de longueur, et un tour, d’une portée de
- sept mètres entre pointes, pour le tournage du corps mobile de la turbine : le montage des ailettes, qui s’effectue par un procédé particulier, se fait dans une subdivision de l’un des petits halls. Le corps cylindrique central avec ses. paliers et le cylindre extérieur creux, tous deux porteurs de couronnes d’ailettes constituent, comme on sait, les parties essentielles d’une turbine à vapeur ; les couronnes d’ailettes sont alternativement ajustées sur le corps et le cylindre, c’est-à-dire alternativement mobiles et fixes.
- Nous ne dirons rien des tuyauteries diverses, appareils de condensation, etc. Devançant, à certains points de vue, la société Westinghouse, la société Brown, Boveri et Ce a destiné les turbines qu’elle construit à de multiples usages ; dans de nombreux cas, elles conviennent spécialement en raison de leur grande régularité de marche et de la facilité de leur réglage. La turbine à vapeur est d’ailleurs beaucoup moins encombrante, à puissance égale, que la machine à pistons et elle présente surtoutle précieux avantage de marcher sans à-coup, sans mouvements alternatifs. Au surplus, ces propriétés ne sont plus contestées aujourd’hui et il serait injuste peut-être de reprocher aux turbines une consommation exagérée de vapeur. Quand ils sont bien construits et bien employés, ces moteurs ne sont pas si considérablement plus coûteux que les autres qu’on l’a trop souvent affirmé au hasard. M. Bateau, en France, a démontré, après M. Parsons, le contraire, pour ce qui est des basses pressions du moins. Aussi, de nombreuses usine sont-elles adopté ce genre de moteur, soit comme partie principale de leur installation et l’on s’applique à faire entrer les appareilsen question dans le domaine maritime, où ils rendrontsans aucun doute d’excellents services, en permettant d’accroître la célérité des transports. Nous pensons qu’il n’est, pas aventuré de dire que si les turbines sont pendant longtemps restées sans succès, c’est que l’insuffisance de nos moyens ne nous permettait pas de les construire avec toute la précision qu’il convient; mais nous sommes persuadé que, dès aujourd’hui, l’avenir leur est acquis. C’est là un fait d’une grande importance pour l’industrie électrique, les turbines à vapeur ou à gaz convenant mieux qu’aucun autre moteur à la commande des générateurs.
- E. G.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Texte du projet de règlement sur l’emploi de la télégraphie sans fil en Angleterre. — The Electri-cian. — 22 juillet i9o4.
- L’auteur du Bill projeté relativement à l’emploi de la télégraphie sans fil en Angleterre, Lord Stanley, Directeur Général des Postes, a donné, en séance de la Chambre des Députés, le 22 juillet dernier, lecture
- p.r4 - vue 569/734
-
-
-
- Supplément à FJ Eclairage Electrique du lfT Octobre 1904
- V
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans (Clapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET DIIVVEIVTÏON S. G. B. G.
- m
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- OH
- lO à 5.000
- eHEYHUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Arsenal de Toulon....................................................
- Companhias Réunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne....................
- Arsenal de Bizerta (Station Électrique de Sidi-Abdallah).............
- Compagnie des Mines d’Aniche.........................................
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.....................................
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau .....................
- Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët)
- Usine Électrique de Capdenac.........................................
- Établissement National d’Indret......................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.........................................
- Port de Rochefort................................................
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- S1? À™ des Établissements DELAUNAY BELLEVILLE
- Capital : SIX MILLIONS do Francs
- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- 5 machines I.6G0 chevaux
- 4 — 1.600 —
- 6 — I.350 —
- 7 — 680
- 2 — 600 —
- 5 — 580 —
- I — 400 —
- I — 400 —
- I — 400 —
- 1 — 400 —
- 2 — 350
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saiiit-Denis-sur-Seine
- p.r5 - vue 570/734
-
-
-
- VJ
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 1er Octobre 1904
- du texte suivant que nous reproduisons d’après The Eleclrician.
- Art. Ier. — Aucune personne ne pourra établir de poste de télégraphie sans fil, installer ou mettre en fonctionnement des appareils de télégraphie sans fil, en aucun lieu ou à bord d’aucun navire du Royaume Uni, si elle n’est pourvue d’une licence spéciale délivrée à cet effet par le Directeur Général des Postes avec le consentement de l’Amirauté, du Conseil supérieur de la Guerre et du Board of Trade.
- Art. 2. — Toute licence devra être établie dans la forme et pour une période déterminées par le Directeur Général des Postes, et devra renfermer les termes, conditions et restrictions sous lesquelles elle a été délivrée et auxquelles elle est soumise ; une telle licence pourra comprendre deux ou plusieurs postes, places ou navires.
- Art. 3. — Toute personne, non munie de la licence spéciale, qui aura établi un poste de télégraphie sans fil, installé ou fait fonctionner un appareil quelconque de télégraphie sans fil, sera passible d’être poursuivie devant les Tribunaux pour se voir infliger une amende n’excédant pas £ io (2Ôo frs environ), ou, si les preuves de culpabilité sont bien établies, à une amende n’excédant pas £ ioo (25oofrs. environ) ou à l’emprisonnement, avec ou sans « Hard Labour », pour une période n’excédant pas 12 mois, les appareils installés ou employés étant confisqués dans chacun de ces cas. Toutefois, aucune poursuite ne pourra être intentée contre qui que ce soit, en vertu de ce réglement, que par ordre du Directeur Général des Postes, de l’Amirauté, du Conseil supérieur de la Guerre ou du Board of Trade.
- Art. 4- — Dans le cas où un juge de Paix recevrait une déclaration faite sous la foi du serment, de laquelle il se dégagerait une supposition évidente qu’un poste de télégraphie sans fil a été établi, ou des appareils mis en usage, en un lieu ou à bord d’un navire quelconque compris dans les limites de sa juridiction, alors qu’aucune licence n’a été délivrée à cet effet, ledit Juge de Paix pourra requérir un représentant de l’Autorité ou toute autre personne désignée et agréée par le Directeur Général des Postes, l’Amirauté, etc., etc., qui recevra de ces autorités l’autorisation d’exercer une enquête. Muni de cette autorisation, l’agent, oulapersonnedésignée, aura le droit de pénétrer et d’inspecter les postes, lieux ou navires, et de confisquer tous appareils qui lui paraîtraient de nature à pouvoir être utilisés pour la télégraphie sans fil.
- Art. 5. — Les art. 084, 685 et 686, du Merchant Shipping, act. 18^4, relatif aux attributions de juridiction des Tribunaux, et l’art. 693 du même Act, ayant trait à la saisie pour le paiement des sommes dues par les capitaines ou les propriétaires de navires, pourront être invoqués pour ce qui concerne les navires et la saisie.
- Art. 6. — Le Directeur Général des Postes pourra établir des réglements prescrivant la forme et le sens dans lesquels les demandes de licences devront être présentées, et déterminant, d’accord en cela avec le Trésorier Général, le coût de ladite licence.
- Art. 7. — L’expression « Télégraphie sans fil » s’applique à tous systèmes de communication par le télégraphe, tels qu’ils sont définis par le Telegraph Act, 1862 à 1904, sans l’aide d’aucun conducteur reliant les points desquels et auxquels les télégrammes ou autres communications peuvent être reçus et envoyés.
- 2. — Dans le cas où il serait justifié qu’une demande de licence n’a d’autre objet que celui de permettre à son titulaire de pouvoir se livrer à des expériences de télégraphie sans fil, il pourra être accordé à cet effet, une licence spéciale portant les conditions et restrictions que le Directeur Général des Postes jugera utiles.
- 3. — (i). — Cet acte pourra prendre la dénomination de Wireless Telegraphy Act 1904 et être invoqué avec le Telegraph Act, 1863 à igo4-
- (2). — Le dit Act aura effet sur toute l’étendue des Iles Britanniques ainsi que sur tous les navires de nationalité anglaise se trouvant, soit en haute mer, soit dans les eaux anglaises sur le littoral des Iles Britanniques. Il sera, à cet effet, enregistré par la Royal Court du Charmel Islands.
- L. D.
- Le plus long câble du monde. — Zeitschrift fur Electrotechnik.
- Ce câble va de San Francisco à Manille, dans les Philippines. Sa longueur totale, immergée à des profondeurs comprises entre 4ooo et 9633 mètres atteint i4 14o kilomètres. Le câble passe par Ilonolulu et les îles Midway, puis va de là à l’île Guam (archipel des Mariannes) et à Manille. Alors que, précédemment, un télégramme de Washington à destination de Manille, était obligé de franchir l’Océan Atlantique et de passer par les Indes et Hong-Kong sur des câbles étrangers, les communications sont assurées maintenant par des câbles uniquement américains. E. B.
- Nouvelles stations de télégraphie sans fil. — D’après Electrical Rewiew du 22 juillet le gouvernement des Etats-Unis a passé un marché avec la de Forest Wireless Télégraph Company pour l’établissement des jonctions Télégraphiques suivantes :
- Key West-Panama. . .......... 1000 milles
- Key West-Porto Rico............ 1000
- Sud Cuba-Panama............... 720 —
- Pensacola-Key West............. 45o —
- Sud Cuba-Porto Rico............ 600 —
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 1er Octobre 1904
- Vil
- lion établie dans le sud de la Californie, qui, de son côté, réexpédiera les télégrammes vers San-Francisco, Sealtle, l’Alaska, le Kamschatka et le Japon.
- De plus on doit établir des stations dans les Hawaï et Guam.
- Les frais d’établissement des stations sont payés par le gouvernement, qui peut les utiliser pour les besoins de la marine ou dans tout autre but. La société doit assu; er le bon fonctionnement des stations et assurer la transmission des télégrammes privés.
- R. V.
- Les décharges disruptives et leur application à la téléphonie sans fil. — Dans un travail, récemment présenté à la Société Physico-Chimique russe, M. F. Lifchitz étudie le caractère de la décharge disruptive d’une bobine de Ruhmkorff au moyen d’un miroir concave disposé sur l’axe même du commutateur de Ducretet actionnant la bobine. L’auteur obtient, en raison du synchronisme, une image fixe de l’étincelle au lieu d’une bande de Feddersen qu’on obtiendrait si la rotation du miroir était plus rapide. L’image observée est unique pour des longueurs maxima de l’étincelle, alors qu’on trouve des nombres croissants d’images allant jusqu’à quelques douzaines, à mesure que décroît la distance entre les électrodes et l’étincelle. Alinde pouvoir enregistrer ses observations, l’auteur dispose au lieu du miroir et verticalement à l’axe du commutateur une plaque photographique où s’inscrivent les images des étincelles appartenant à la même décharge. Ces étincelles se succèdent à des intervalles constants, à commencer par 1/16800 seconde. L’opinion émise par Hertz et d’après laquelle la décharge de la bobine entraînerait une quantité d’électricité bien supérieure à celle d’une machine
- électrostatique (en raison de l’accroissement plus rapide du potentiel) se trouve ainsi confirmée. Le nombre d’impulsions obtenues pour la même longueur d’étincelle varie en raison directe de l’intensité du courant primaire de la bobine.
- Or, que le commutateur de la bobine soit remplacé par un microphone actionné par la voix de l’expérimentateur, chaque lettre prononcée produira une série de décharges disruptives, la série d’impulsions étant d’autant plus longue que les pulsations sont plus fortes. Les vibrations ainsi produites pourront être reçues au moyen d’un déc-ohéreur. Toute une série de vibrations se succédant à des intervalles de quelques dix-millièmes de seconde produiront une variation unique de la résistance du cohéreur, d’autant plus grande que la série est plus longue, le temps nécessaire pour produire la décohération n’étant que de quelques millièmes de seconde. L’auteur a, dès l’été 1902, fait quelques expériences fort heureuses à travers une distance de 2 km. en se servant d’un décohéreurde Popoff.
- A. G.
- Nouveau Cohéreur. (Annalen der Pliysik). — 406.
- Ce cohéreur, dû à Ilornemann, fonctionne tantôt comme anticoliéreur, tantôt comme cohéreur ordinaire de Brauly. Il consiste en un contact unique entre une plaque de cuivre et une plaque de plomb. La plaque de cuivre est oxydée et, à froid, le courant ne peut pas passer par le point de contact ; mais si on la chauffe au voisinage de ce point, le contact devient conducteur. La résistance de ce point de passage augmente brusquement sous l’elfet des ondes électriques, lorsque leur intensité a une certaine valeur; si leur intensité dépasse cette valeur, le contact présente la propriété inverse et sa résistance diminue
- COMPAGNIE
- GENERALE
- Capital : 4 Millions de Francs
- ÉLECTRIQUE
- Transformateur triphasé
- Siège social et administra lion : Rue Oberlin, NANCY
- Dépôt à Paris : 47, rite Le Peletier. Dépôts j | y7* Vue Vrd îée""* l)elmvX'
- Télégrammes , ÉLECTRIQUE-NANCY -----------
- DYNAMOS ET ÉLECTROMOTEURS
- ii courant continu
- Alternateurs, Moteurs, Transformateurs
- monophasés et polyphasés
- MOTEURS ROTATIFS A VAPEUR
- Système HUI.T. — Breveté S. G- D. G.
- APPAREILLAGE — LAMPE A ARC
- U8 IA ES ÉEECTIÏOCIlIMltiUES DE EDOUARD
- Force hydraulique de 600 chevaux pour la fabrication des
- ACCUMULATEURS système PO LL AK, brevete s. g. d.g.
- Types stationnaires et transportables el des CHARBONS ÉLECTRIQUES de tous profils et dimensions
- INSTALLATIONS COMPLÈTES DE STATIONS CENTRALES POUR
- TRANSPORT DE FORCE, ÉCLAIRAGE, TRACTION
- Moteur triphasé
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- VIII
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 1er Octobre 1904
- sous l’effet des ondes : un choc le ramène à son état primitif.
- I Iornemann attribue le phénomène à la force thermoélectrique du contact et suppose que les ondes produisent des différences de température qui influent sur les forces thermo-électriques.
- R. V.
- TRACTION
- Chemin de fer à courant monophasé. — Electrische Bahnen. — Août.
- La première ligne à courant monophasé, qui relie Niederschouweide à Spindersfeld a été ouverte le 4 juillet. Les automotrices indépendantes et les trains constitués par 2 motrices et 5 wagons, ont été équipés par la Union Electricitats Gesellehaft. La vitesse moyenne est 4o kilomètres à l’heure et la consommation d’énergie 3o watts heure par tonne kilomètre.
- O. A.
- Statistique des chemins de fer électriques en Allemagne. — Zeitschrift fur Electrotechnick.
- Les chemins de fer électriques existent depuis a5 ans en Allemagne : le premier d’entre eux était constitué par une voie circulaire de 3oo mètres installée par Siemens et Ilalske, à Berlin, en 1879.
- A l’heure actuelle, 134 districts sont desservis par des trains électriques, avec une longueur de lignes totale de 3692 km. et une longueur de voie de 55o km. 8702 motrices sont en fonctionnement avec 6I92 wagons ordinaires. La puissance des machines électriques est 133.151 kw., et celle des accumulateurs 38.736 kw. La consommation d’énergie par kilomètre de voie dans les chemins de fer à station centrale unique atteint au maximum 46,2 kw. et au minimum 7,8 kw., soit en moyenne 20,6 kw ; la consommation par motrice est 15,6 kw.
- Presque tous les chemins de'fer sont à trôlet ; à Dresde seulement on a l’exploitation mixte et, sur certains tronçons de cette ville, de Berlin et de Dusseldorf, on a le système à caniveau souterrain.
- Le troisième rail n’est employé que sur la ligne Berlin-Grcss Lichterfelde et le métropolitain élevé et souterrain de Berlin. Quelques lignes de très petite longueur ont adopté l’exploitation par accumulateurs seuls.
- Un large champ est ouvert à l’industrie électrotechnique allemande du côté de la traction : outre le chemin de fera grande vitesse projeté entre Berlin et Hambourg, on doit construire une ligne entre Leipzig-Hall et Leipzig Mersebourg, puis une ligne reliant Hambourg-Saltona-Blankenese.
- O. A.
- Réglage des moteurs de traction. — (The Electri-cian).
- Dans le système en question, on emploie des moteurs
- shunt ou compound qui permettent la récupération dans les descentes et dans les freinages, f e réglage de l’induit et des inducteurs est fait par des résistances mises en ou hors circuit au moyen de cylindres appropriés se verrouillant l’un l’autre et commandés chacun par une manivelle. Ces deux manivelles tournent dans un plan vertical orienté suivant la direction de marche. Un déplacement des manivelles en avant correspond à la marche en avant, et un déplacement en arrière au freinage. Lorsque la manivelle du champ est au zéro, la manivelle de l’induit est verrouillée ; elle ne devient libre que lorsque les inducteurs ont le maximum d’excitation. Tant que la manivelle de l’induit, servant à mettre hors circuit les résistances, n’est pas à bout de course, la manivelle du champ est verrouillée, et ne devient libre que lorsque l’induit est soumis à la différence de potentiel totale. En déplaçant alors cette manivelle, on intercale progressivement des résistances dans le champ et on augmente ainsi la vitesse du moteur. Tant que le circuit de l’induit est fermé, on ne peut pas couper le courant d’excitation. Au freinage, la manivelle du champ est d’abord ramenée en arrière • lorsque toute la résistance est ainsi mise hors circuit, un interrupteur électro-magnétique coupe le courant de l’induit, met hors circuit les inducteurs shunt, et ferme l’induit sur des inducteurs série auxiliaires.
- Des voitures équipées de cette façon sont en service à Davonport sur un tronçon de voies présentant des pentes importantes5 les économies réalisées par la récupération s’élèvent à 35 0/0. Les freins mécaniques ne servent qu’à maintenir la voiture en place à l’arrêt. Les démarrages et les freinages sont beaucoup plus doux qu’avec le système habituel série parallèle, et la conduite de la voiture est plus simple.
- O. A.
- ÉCLAIRAGE
- Système série employé en Amérique pour lampes à arc en vase clos à courant alternatif. — Feld-raann. -E. T. Z. 1er septembre.
- La plupart des lampes à arc que l’on emploie actuellement aux Etats-Unis sont des lampes à longue durée de fonctionnement, c’est-à-dire à volume d’air limité. On a d’abord équipé les circuits des anciennes machines Brush ou Thomson Houston à courant continu haute tension avec de telles lampes en les plaçant par 60 et plus en série. Là où l’on dispose de courants alternatifs mono ou polyphasés, ces lampes sont employées pour l’éclairage public et montées par 100 en série. Chaque lampe exigeant environ ^2 volts comme différence de potentiel entre ses bornes, la différence de potentiel totale d’une telle installation est 7200 volts.
- Depuis son apparition, le système d’éclairage des rues par lampe en vase clos à courant alternatif a pris
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 1er Octobre 1904
- IX
- MATÉRIEL
- POUR
- Suspension de lampe à arc
- Câble souple acier galvanisé
- (Charge de rupture du métal 70 k. par m/im)
- CH. AURIOL
- Constructeur
- avenue des Chasseurs
- PARIS
- Prospectus spéciaux franco sur demande
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- TOUTE L’ANNÉE
- Nord-Express. —• Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec rOstende-Yienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marse.lle-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Jolietle) en correspondance avec les paquebots de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l'Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Yintimille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Yintimille composé de voitures de P' classe, lits-salon et slccping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Engadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et Interlaken.
- TRIMESTRIELS
- Délivrés pour la saison «l’Eté
- Eu vue de faciliter pendant la saison d’été les relations de Paris avec la Banlieue, la Compagnie d’Orléans délivrera, à partir du 12 juillet, des cartes d’abonne-ments trimestriels de toutes classes, à prix réduits.
- Le délai extrême de validité de ces cartes expirera le 31 octobre.
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du l,r Octobre 11)04
- X
- une extension très considérable et la General Electric C° a, depuis 1898, équipé à cet effet environ 700 centrales avec i65o transformateurs, suffisant à alimenter 82.5oo lampes. Ces dernières sont d s lampes différentielles munies d’une résistance de démarrage qui absorbe environ i5 volts et permet aux bobines shunt d’agir. Dès que l’arc est formé, le réglage est assuré par des dispositifs régulateurs particuliers qui transforment en courant à intensité constante le courant alternatif à 60, iss5 ou 133 périodes distribué sous différence de potentiel constante. L’intensité est dans la plupart des cas 6 à 7 ampères. Chaque lampe porte un commutateur de mise en court-circuit qui entre en jeu dès que les charbons de la lampe sont usés.
- Une partie de l’Exposition de St-Louis est éclairée par 1800 de ces lampes à arc de 6,6 ampères montées en série par circuits de 5o ou de 100 lampes. Leur alimentation est assurée par 18 transformateurs de la General Electric G°, appartenant à deux types dont la seule différence essentielle consiste dans la disposition des bobines et dans l’emploi du refroidissement par huile ou par air.
- Les premiers transformateurs série de la General Electric G0 pour la transformation de courant à différence de potentiel constante en courant à intensité constante étaient construits pour des circuits de 26, 35, 5o, 100 lampes et pesaient 900, 970, 1170, 1760 et 1940 kgs ; ils étaient à refroidissement par huile et contenaient 4oo, 45o, 1100 et i25o litres d’huile. Les nouveaux types sont sans huile et pèsent, pour les mêmes puissances, 65o, 760, 1000, i45o et 1700 kilogr. Les transformateurs de 100 lampes de l’Exposition de St-Louis possèdent chacun 2 bobines primaires avec prises sur 1100 ou 2200 volts et deux bobines secondaires alimentant chacune 5o lampes. Chacune de ces dernières prend 6,6 ampères et 43o watts avec un facteur de puissance d’environ 0,907. Les lampes de 7,6 ampères absorbent environ 490 watts avec le même facteur de puissance. 100 des petites lampes exigent donc environ 43 kilowatts, ce qui, pour un rendement de q4 à 96 0/0 correspond environ à 45 kilowatts au primaire. Le facteur de puissance du système total est environ 76 à 78 0/0 : un transformateur — abstraction faite des pertes en ligne—doit donc être capable de produire 58 à 5o kilo-volts-ampères et est désigné comme appareil de 62 kilowatts. Dans les transformateurs série, la composante déwattée du courant dans le circuit primaire et celle de la tension dans le circuit secondaire, croissent lorsque le nombre de lampes décroît : le facteur de puissance diminue par conséquent avec la charge. Pour l’éviter et pouvoir travailler avec un bon facteur de puissance à faible charge, on a prévu dans les nouveaux appareils un plus grand nombre de dérivations. Dans les transformateurs pour distribution série de la General Electric C°, les bobines primaire
- et secondaire se déplacent les unes par rapport aux autres, sous l’effet de l’attraction électrique équilibrée par un contre-poids fixé à un levier.
- Dans les transformateurs pour distribution série construits par lesWagner Electric Manufacturing et G0, et servant également à l’éclairage d’une partie de l’Exposition de St-Louis, un relais actionne un commutateur qui fait varier peu à peu le rapport de transformation de l’appareil,, lorsque le courant tend à croître ou à décroître.
- Le système série de la Western Electric G0 de Chicago se distingue des précédents en ce qu’il est constitué par un transformateur ordinaire muni d’une résistance inductive spéciale avec bobine automatiquement mobile, de circuit magnétique étant imparfaitement fermé. Ce système est depuis peu de temps en fonctionnement et alimente 1700 lampes à Montréal. E. B.
- Sur un phénomène analogue à l’effet de Hall dans l’arc. Zeitschrift fur Electrotechnik. — 17 juillet.
- Child a découvert que, si l’on place dans l’arc deux pointes de charbon reliées à un voltmètre de telle façon 'que leur différence de potentiel soit nulle, il se produit entre ces électrodes une différence de potentiel lorsqu’on place l’arc dans un champ magnétique. Cette différence de potentiel croît avec l’intensité du champ et peut atteindre 1 volt 5. Des variations de la longueur de l’arc et de l’intensité du courant sont, sans influence sur la différence de potentiel. Dans l’arc enfermé, l’action est la même. Elle ne varie pas avec la pression, tant que celle-ci dépasse 2oIum de mercure. Au-dessous de cette pression, la différence de potentiel diminue et disparaît entièrement dans le vide. Child a étudié ce phénomène, pour lequel il n’a pas trouvé d’explication satisfaisante, dans des arcs de plus en plus courts et a observé qu’il ne se produit plus lorsque la différence de potentiel aux bornes de l’arc est inférieure à 3o volts. B. L.
- DIVERS
- L’emploi de l’électricité dans la construction du chemin de fer autour du lac Baïkal. — Western Electrician.
- Sur une seule fraction d’environ 25 km. de long, il n’a pas fallu creuser moins'de i3 tunnels représentant une longueur totale d’un peu plus de 4 km. Les ingénieurs russes, chargés de ces travaux, ont trouvé un puissant auxiliaire dans l’emploi, pour leur exécution, de l’énergie électrique qui a été utilisée notamment pour le forage très difficultueux en raison de la nature essentiellement rocheuse de cette région.
- Une station centrale, érigée spécialement dans ce but. et équipée d’un groupe générateur à vapeur de 120 chevaux, engendrait du courant triphasé à 2.200 volts qui était ensuite réparti par 4 feeders à
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 1er Octobre 1904
- XI
- haute tension entre un nombre égal de sous-stations pourvues de transformateurs rotatifs produisant : les uns, du courant alternatif à iio et i3o volts qui était utilisé par une trentaine de perforatrices électriques fonctionnant d’une manière ininterrompue, les autres, du courant continu servant à l’alimentation de 8 lampes à arc, 200 lampes à incandescence utilisées notamment pendant la nuit, et de 6 pompes rotatives et 6 ventilateurs, ces derniers étant surtout employés à l’expulsion des fumées et des gaz dégagés par suite de l’explosion des mines. Malgré une température de i4° au-dessous de zéro , les travaux ont pu être menés à bonne lin en moins de trois mois.
- L. D.
- Résultats d’exploitation de l’industrie électrique en Allemagne. — (Helios. — 24 juillet 190/j).
- Depuis l’année 1900, la statistique économique officielle allemande contient un chapitre spécial aux machines électriques.
- L’examen de ces documents relatifs aux années 1900 à 1903 montre, de la façon la plus claire, le développement de l’industrie électrique en Allemagne pendant cette période et son succès sur les marchés, intérieur et extérieur.
- Dans le courant de l’année 1900. l’Allemagne
- importaitencore 435o tonnesde machines électriques, en 1900 cette importation était réduite au quart, soit 1009 tonnes.
- C’est là un succès brillant qui se fait sentir en faveur de l’industrie allemande sur les marchés étrangers comme il est facile de s’en assurer par l’examen des quelques lignes ci-dessous.
- En 1903, l’Allemagne exportait 1291-: tonnes de machines électriques, en 1903 elle en exportait 135^5 tonnes. Dans le courant de la même année, elle exportait 2979 tonnes d’accumulateurs alors qu’elle n’en importait que i3 tonnes.
- En ce qui concerne les câbles isolés pour distribution de force etde lumière,les exportations s’élevaient à 22484 tonnes contre 456 tonnes d’importation.
- L’industrie électrique allemande domine donc à peu près complètement le marché intérieur et est un gros fournisseur de l’étranger.
- Nous espérons que l’industrie française s’efforcera d’étendre ses relations extérieures et d’attirer à elle une partie importante de ce trafic.
- E. B.
- Nouveau robinet pour machines à vapeur. — Un ingénieur de Manchester a récemment créé un nouveau robinet de purge destiné à remédier aux inconvénients des systèmes existants, notamment au
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et 'Newhaven
- PAR LA GARE SAINT-LAZARE
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours /'dimanches et fêtes compris ) et toute l’année Trajet de jour en 8 h. 1/2 (lie et 2e classes seulement)
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- Billets simples., valables pendant 7 jours.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois
- l10 classe . . 2e classe . . 3e classe . .
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- lre classe 2° classe 3e classe
- 72 fr. 75 52 75 41 50
- MM. les Voyageurs effectuant de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d'aller et retour en lro classe; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour eu 2° classe.
- Départs de Paris-Saint-Lazare Arrivées )
- 1 , \ Victoria . . . .
- Londres ;
- ) London-Bridge
- y, ( Victoria
- Londres )
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre .
- 10 h. .20 m. 9 h- s-
- 7 h. s. 7 h, 4o 111
- 7 h. s. 7 h. 5o 111.
- 10 h. 111. 9 h. s.
- 10 h. m. 8 h. 5o s.
- 6 h. 4° s. 7 h. i5 m.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lro et de 2° classes à couloir avec water-elosets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant ; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lrü classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie do l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletinjspéc-ial du service de Paris à Londres
- Voyages circnlairesàconpons combinables sur le réseau P.-L.-l.
- Il est délivré toute l'année, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., des carnets individuels ou de famille pour effectuer sur ce réseau, en lro, 2° et 3° classe, des voyages circulaires à itinéraire tracé par les voyageur8 eux-mèmes, avec parcours totaux d’au moins 300 kilo-mètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui atteignent, pour les billots collectifs, 50 p. 100 du Tarif général.
- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu’à 1.500 kilomètres ; 45 jours de 1.501 à 3.000 kilomètres ; 60 jours pour plus de 3.000 kilomètres. — Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15. 23 ou 30 jours suivant le cas. moyennant le paiement d’un supplément égal au 10 p. 100 du prix total du carnet, pour chaque prolongation. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire. Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suffit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de la Compagnie, le voyage à effectuer, et d’envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare ou le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. — Le délai de demande est réduit à 2 jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
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- XII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 1er Octobre 190i
- suintement. Il n’a pas de décharge positive, c’est là sa principale caractéristique et son principal avantage sur les appareils similaires.
- Le suintement est évité grâce à une soupape de construction particulière. Cette soupape possède, outre le siège ordinaire, un second siège de plus petite surface et faisant un angle moindre avec l’axe. Cette soupape supplémentaire s’ouvre par conséquent beaucoup plus lentement que la soupape principale et par là empêche efficacement l’eau de se décharger jusqu’à ce qu’elle ait été suffisamment écartée de son siège.
- La vanne Brooke s’ouvre et se ferme avec un effet de fonction et d’arrêt bien déterminé et non graduellement. Une fois ouverte, la soupape ne se ferme plus jusqu’à ce que toute l’eau réunie soit expulsée, ce qui assure la vidange des tuyaux à chaque décharge.
- E. G.
- Commande électrique des ascenseurs. — La commande électrique des ascenseurs n’est pas sans présenter quelques difficultés, surtout pour le démarrage à distance. On admet généralement que ce démarrage doit être automatique pour éviter l’usure rapide du moteur. L’A.E. G., de Berlin, arécemment créé un rhéostat très précieux sous ce rapport.
- L’appareil se compose d’un inverseur, destiné à assurer le sens du courant dans le moteur et d’un démarreur proprement dit, destiné à mettre graduellement la résistance hors circuit. L’inverseur est monté sur l’axe de commande qui reçoit son mouvement du câble ou de la roue de manœuvre. Une rotation de i5o degrés, imprimée à l’axe dans un sens ou dans l’autre., libère un contre-poids qui, par l’intermédiaire d’une crémaillière et d’un pignon, entraîne le frotteur qui circule le long du secteur portant les contacts de la résistance.
- La vitesse de descente du contrepoids est réglée par des ailettes de ventilateur.
- Lorsque l’on ramène l’axe dans sa position initiale, une came relève le contre-poids et le frotteur est ramené au point mort; en même temps, ce mouvement de relevage produit automatiquement le débrayage de l’axe portant les ailettes.
- Centrale de Berlin. — La ville de Berlin est assurément l’une de celles où l’électricité a pris la
- plus grande extension. Elle compte aujourd’hui une dizaine de grandes centrales dont la puissance dépasse parfois 3oooo II. P. L’une des plus récentes et des plus intéressantes est la centrale Moabit établie par l’A. E. G. Elle est placée au Nord-Ouest de Berlin et occupe une superficie de 33ooo mètres carrés. Elle est prévue pour une force de 38ooo II. P.
- Actuellement, il y a en service quatre dynamos à vapeur de 35oo II. P. chacune et quatre autres de 6000 IL P. vont être mises en service.
- La chaufferie comporte i3 chaudières, avec sur-chauffeurs, de 3o3 mètres carrés de surface de chauffe. L’espace est prévu pour un total de 35 chaudières. La hautçur de la cheminée est de 70 mètres, le diamètre de 3 m. 80.
- Latéralement par rapport à la salle des machines et entre le canal et le chemin de fer se trouvent les grands magasins à charbon avec convoyeur électrique.
- Les surchauffeurs sont placés au-dessus des chaudières. On espérait beaucoup de cette disposition, mais on a constaté bientôt qu’elle n’est pas très avantageuse. C’est pourquoi on les a ensuite placés entre la série supérieure des tubes et la chaudière supérieure.
- L’économie résultant de la surchauffe n’est pas en proportion de ce qu’on en attendait (notamment les fabricants de surchauffeurs). Pour le combustible, elle s’élève à environ 8 0/0. La seconde disposition des surchauffeurs a légèrement amélioré ce résultat.
- Les machines à vapeur, fournies par Sulzer, sont à triple expansion et 4 cylindres groupés par deux en tandem. Le cylindre à haute pression a 820 m/m. de diamètre, celui à moyenne pression 1200 m/m; les deux à basse pression 14^5 m/m; la course commune est de i5oo m/m; le nombre de tours par minute 85. La pression d’admission est de 12 atmosphères.
- A'27 0/0 de plein du cylindre à haute pression, la machine développe 3ooo II. P. ; à 5o 0/0, 4ioo IL P.
- Chaque machine est couplée avec un alternateur biphasé de 3ooo kw. sous 6000 volts de tension. L’inducteur tourne et pèse 68-g tonnes. Son diamètre est de ^4oo m/m. Il sert de volant à la machine à vapeur. Il porte 72 pôles. La carcasse pèse 70 tonnes ; son diamètre est de 860a m/m. ; sa largeur, de 1200 m/m..
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- Tome XLI.
- Samedi 8 Octobre 1904.
- 11* Année. — N° 41
- 1W
- ique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Z' __
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- LINDENSBRUTH (Fr.) et FORSTER (O.) — Résistances métalliques pour le démarrage et le
- réglage......................................................................................... 4i
- ORNSTEIN (E.) — Progrès récents dans la fabrication des charbons artificiels.............................. 49
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- La rigidité diélectrique des câbles, par Kath................................................................. 5^
- Les condensateurs à haute tension par J. Moscicki............................................................. 65
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Association électrotechnique italienne: Du calcul de la section la plus économique dans une transmission d’énergie électrique, par Guido Semenza.............................. ?3
- i
- SUPPLÉMENT , ::
- Échos et Nouvelles............................................................ xiv
- 'Éditions de “ VÉclairage Électrique ” Vient de paraître :
- L’ÉLECTRICITÉ EN AGRICULTURE
- Par Émile GUARINI
- Conférence faite à la Société Centrale d’Agriculture de Belgique
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-
- MV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 Octobre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- La courbe de rendement des transformateurs.— Kennely. — Cf. World et Engineer,
- Dans les problèmes qui se présentent dans la théorie des transformateurs, on réduit le rapport des tours d’enroulement à l’unité et l’on rapporte toutes les grandeurs à l’un des deux circuits, par exemple le circuit primaire. On doit alors prendre pour la résistance secondaire non pas sa vraie valeur, mais la valeur réduite : le rapport de la résistance réelle r2 à la résistance réduite R2 est égal au carré du rapport
- de transformation T4l-— n2.
- Le transformateur peut alors être remplacé par le dispositif équivalent que représente la figure i. Le courant allant aux appareils d’utilisation traverse les
- WT—
- Ampère
- Fig. 1 .
- résistances R4 et R2 qui provoquent la même chute ohmique de tension que les bobines primaire et secondaire du transformateur : entre ces deux résistances est dérivé le courant d’excitation composé d’un courant déwatté produisant le champ magnétique, et d’un courant watté compensant les pertes par hystérésis et courants de Foucault dans le noyau de fer. Rigoureusement ces pertes ne sont pas constantes et dépendent de la grandeur de la force contre-électro-motrice qui diminue avec l’augmentation de charge du transformateur et la chute de tension primaire. Mais les écarts sont très faibles et on a l’habitude de ne pas en tenir compte et de considérer ces pertes comme indépendantes de la charge. Il y a, de ce fait, une grande différence entre ces pertes et les pertes dans le cuivre qui sont nulîes à vide et proportionnelles, en charge, au carré de l’intensité du courant. On peut alors poser, pour les pertes dans le fer, l’expression :
- Ve = constante —p
- tandis que, pour les pertes dans le cuivre, on a l’expression :
- Ve = f2(Ri+R2) = i2p
- De l’énergie absorbée par le primaire et égale, pour
- une charge purement ohmique, au produit et, une partie seulement
- ei — i2r—p
- traverse le circuit à alimenter. Le rendement du transformateur est donc
- ei — n =---------
- izr — p
- ei
- — 1
- . r
- i -
- e
- P
- ei
- Si l’on trace la courbe de n en fonction de i, on obtient une hyperbole représentée en trait plein fig. 2. On le voit facilement en négligeant d’abord les pertes dans le cuivre ; la formule de n devient alors
- d’où
- n = 1
- P
- ei
- 1 — n = —.
- ei
- (1 — n) i = - = constante.
- .Cette équation est celle d’une hyperbole avec les deux variables i —y et i, c’est-à-dire les pertes en °/0 et le courant d’alimentation : la courbe est tracée en pointillé dans la fig. 19 : lorsque la charge croît, elle devient asymptote à la valeur 1. ,
- Revenons à la formule exacte
- Nous voyons que les pertes dans le cuivre diminuent le rendement d’une quantité proportionnelle au courant i et représentée dans le diagramme par la droite ACD. La branche d’hyperbole précédemment obtenue doit donc être abaissée de telle façon qu’elle soit asymptote àladroite ACD au lieu de la droite AB. Elle ne s’approche donc plus de la valeur 1 mais croît jusqu’à un maximum, puis décroît peu à peu. Pour cette valeur maxima, on peut trouver une relation intéressante entre les pertes dans le fer et les pertes dans le cuivre. Si l 'on ne tenait compte que des premières, les pertes en °/0 seraient données, comme nous l’avons vu, par l’équation
- i —y
- et, pour les pertes dans le cuivre, on aurait de la même façon :
- 1
- . r
- Les deux sont égales pour la valeur
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- XV
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HODSTON
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- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables ; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être inanceu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclencheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rar.s; il est "généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 44, rue des Volontaires, PARIS
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- XVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 8 Octobre 1904
- C’est pour cette valeur que y est maximum, comme on le voit en différenciant. De la courbe de rendement d’un transformateur, on peut donc déduire directement l’énergie à vide ; elle est égale à la moitié des pertes qui se produisent au maximum de rendement.
- D
- Ampères
- Fig. 2
- Les résultats principaux de cette méthode peuvent être résumés de la façon suivante :
- 1° La courbe de rendement d’un transformateur à tension constante est une hyperbole *
- 20 Le rendement maximum est obtenu lorsque les pertes dans le fer et les pertes dans le cuivre sont égales ;
- 3° La chute de tension dans le transformateur, exprimée en °/0 est égale, pour le rendement maximum, à la moitié des pertes effectives en °/0.
- E. B.
- Remarquable alternateur biphasé.
- La Fuldam Corporation a été récemment pourvue d’un remarquable alternateur biphasé sortant des usines Dick-Kerr et C°.
- Sa puissance normale est de 600 kw. avec une tension de 2800 à 3ooo volts et une vitesse de 260 tours par minute. La fréquence est de 5o périodes par seconde. Ce générateur est couplé directement avec une machine à vapeur Belliss et Morcom à grande vitesse. Elle est montée sur la même base. L’alternateur peut fournir sans inconvénient une surcharge de 660 kw. avec 3ooo volts.
- La Centrale delà ville de Zurich.
- La Centrale de Zurich présente le spectacle rare, mais non unique en Suisse, d’une installation municipale employant à la fois la vapeur et la force hydraulique pour la production de l’énergie électrique.
- L’installation hydraulique comporte 4 alternateurs monophasés de 200 kw. chacune à 200 tours par minute et sous 2000 volts de tension, 2 excitatrices dont une suffit pour les 4 alternateurs, l’autre servant de réserve. La commande se fait par un arbre principal sur lequel travaillent 1 o turbines à basse pression de 126 à i5o II. P. et deux machines à vapeur de réserve de 260 II. P. chacune. D’autre part, l’éi ^.rgie est complétée par deux turbines à haute pression de
- 3oo Id. P. sur l’arbre de la dynamo et deux turbines à haute pression de 3o II. P. couplées chacune avec une excitatrice. Le couplage se fait à griffes. La transmission actionne aussi 2 dynamos courant continu de i3o kw. sous 55o volts. Cette partie de l’installation sert à fournir le courant à une installation de telphérage du voisinage.
- L’installation à vapeur se compose de dynamos à vapeur. Ce sont des alternateurs triphasés donnant du courant à 2000 volts de tension composée et 5o périodes. Toutefois, cette installation est constituée de façon à pouvoir fournir aussi du courant monophasé à 2000 volts pour l’éclairage.
- Les dynamos fournies par les ateliers (Eerlikon sont du type inducteur. Deux machines de 1000 II. P. sont à induit fixe. Chaque générateur possède une excitatrice spéciale montée en bout d’arbre. L’inducteur sert en même temps de volant à la machine à vapeur.
- Les machines à vapeur sont à double expansion et bâties en vue d’une pression de 8 atmosphères. Les cylindres sont en tandem.
- L’une des machines (85o-iooo H. P.) est une Cor-liss avec distribution à tiroir sur le cylindre à basse pression et régulateur à ressort sur l’arbre. Elle est à condensation et marche à 100 tours par minute. La course du piston est de 1260 m/m; le diamètre du cylindre à haute pression, 610 m/m; celui du cylindre à basse pression, 960 ra/m- A 28°/o de remplissage, la puissance est de 84o II. P. indiqués et 720 IL P. effectifs; à 4o 0/0, elle est de 1120 I. H. P. et 1000 E. II. P.
- Les deux autres machines (1000 à 1200 H. P.) sont aussi à condensation et marchent aussi à 100 tours par minute, mais la course du piston est de i3oo m/m, le diamètre du cylindre à haute pression est de 680, celui des cylindres à haute pression 1100 et 100 m/m. La force développée est de 1160 H. P. indiqués et 1200 H. P. effectifs à 28 °/0 et de 137o II. P. indiqués à 4o °/0.
- La consommation de vapeur pour ces dernières machines est de 5,84 kg- par choval-heure indiqué avec une charge de 1000 H. P.
- La vapeur est produite par 7 chaudières combinées doubles de i8om2 de surface de chauffe. Chaque génératrice se compose d’une chaudière inférieure et d’une chaudière supérieure. Derrière chaque géné-trice est disposé un surchauffeur qui élève la température de la vapeur à 260°. Le chauffage se fait au coke. Les chaudières inférieures ont 5ooo m/m de longueur et 2870 ra/m de diamètre ; les chaudières supérieures 3qoo m/m de longueur et 2160 m/m. La pression de service est de 8 1/2 atmosphères.
- E. G.
- La Centrale Schückert et Cie, de Budapest.
- Au point de vue de la distribution d’électricité, la capitale de la Hongrie présente le spectacle, presque
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-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 8 Octobre 1904
- XVII
- Westinghouse
- Moteur asynchrone triphasé ü induit enroulé et à bagues.
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- XVIII
- Supplément à L’Eclairage Electriq'ue du 8 Octobre 1904
- unique en Europe, de deux sociétés d’électricité se faisant concurrence. II y a donc deux grandes centrales, l’une établie par Ganz et G°, l’autre par Schü-ckert et G0. Cette dernière est la plus moderne.
- La Centrale (c’est une condition imposée par l’administration communale) est située hors de la ville et produit du courant biphasé à iôoo ou 1900 volts de tension. Ce courant est envoyé à trois sous-stations où il est converti en courant continu à 23o ou 36o volts par des transformateurs rotatifs.
- La Centrale comporte une petite salle pourvue de locomobiles et une grande salle pourvue de machines stationnaires.
- Les premières entraînent les excitatrices à courant continu. Ces dynamos ont à 4oo tours par minute une puissance,de ^5 kw. Outre le courant d’excitation, elles fournissent le courant à des pompes, à un atelier de réparation et à l’éclairage de la Centrale. Une batterie d’accumulateurs sert de réserve pour ce service.
- ! Les locomobiles sont des machines tubulaires compound Wolf de i4o H. P. effectifs sous 7 atmosphères et 100 ou 107 tours. La chaudière a 5ooo m/m de longueur, 1260 m/m de diamètre de boîte à feu, 80 m. carrés de surface de chauffe et i,5m2 de surface de grille.
- La grande salle des machines renferme 6 moteurs à vapeur à triple expansion Schickaü, munis de condensation. Le cylindre à haute pression a un diamètre de 46o m/m le cylindre à pression moyenne, un diamètre de 75o m/m, enfin le cylindre à fiasse pression un diamètre de ii5o m/m. La course commune de piston est de 55o m/m. A io7 tours et avec 10 atm. de pression, ces machines développent 4oo à 5oo II.P. soit en tout 2400 à 3ooo II.P.
- Ces machines entraînent des alternateurs biphasés Schückert de 3oo à 335 kw. à ioo ou 107 tours avec une tension de phase de 1800 à 1900 volts et 5o alternances.
- La vapeur nécessaire est produite par 9 chaudières dont 4 de 190 mètres carrés de surface de chauffe et 4 de l5o mètres carrés de surface de chauffe, soit en tout i5io mètres carrés de surface de chauffe. La pression est de 1 atmosphère.
- La première sous-station renfermé le tableau de distribution principal et 4 groupes convertisseurs de 240 kw. chacun, soit 960 kw. en tout. Les dynamos sont complétées par d’importantes batteries d’accumulateurs.
- La seconde sous-station est équipée de 2 convertisseurs de 120 kw. avec deux dynamos 120 volts en série. Cette disposition dispense de l’emploi d’une batterie.
- La troisième sous-statiôn est pourvue de 2 convertisseurs de I20 kw. et d’une batterie à 3 conducteurs.
- E. G.
- La Centrale de Landsberg.
- La Centrale de Landsberg, installée et exploitée par la Société Hélios, a été disposée en vue de servir à la fois à l’alimentation du réseau d’éclairage et à celle du réseau des trams de la ville. L’un et l’autre réseau sont à 5oo volts ; les lampes sont à 200 et à 25o volts.
- La centrale comporte trois groupes électrogènes-vape ar dont un sert de réserve.
- La vapeur est fournie par trois chaudières tubulaires de ^5o m. carrés de surface de chauffe, dont une sert de réserve. Il ya, en outre, des économiseurs de i5om. carrés de surface de chauffe. Les machines à vapeur, couplées directement avec les dynamos, ont une puissance de 120 à 160 IL P. avec 9 atm. de pression. Elles sont à condensation. Le cylindre à haute pression a 35o m/m ; celui à basse pression 5yo m/m de diamètre; la course du piston est dans les deux cas de 35om/m.
- Les dynamos sont à 8 pôles. Le courant d’excitation est de 1 à 2°/0 du courant de service. L’intensité maximum est de 220 amp. Chacune des trois dynamos peut être connectée à volonté au réseau de l’éclairage ou au réseau du tramway.
- Le réseau est à 3 conducteurs et disposé pour une tension de service de 2 220 volts. Les lampes se
- mettent sur le moyen et un extrême, les moteurs sur les deux extrêmes.
- L’installation est complétée par une batterie d’accumulateurs de 268 éléments et de 45o ampères-heure de capacité. Cette batterie est chargée par deux dynamos spéciales (iÿ5 volts) actionnées par un moteur unique de 4o IL P.
- Le réseau d’éclairage alimente plus de 53oo lampes à incandescence et quelques moteurs d’une puissance totale de 60 H. P.
- E. G.
- Les installations électriques de la ville de Hambourg.
- Hambourg, la ville la plus importante de l’Empire allemand, après Berlin, est aussi celle qui, après la capitale, possède les installations électriques les plus développées.
- Elle est actuellement pourvue de deux centrales importantes et de deux sous-stations. Les centrales sont celles de la rue de la poste et celle du Zollverein ; les sous-stations sont celles de Saint George et Saint Paul.
- La centrale de laPoststrasse se compose d’une salle des machines et d’une salle des chaudières, éloignées d’une dizaine de mètres entre elles. Une partie de la maison des machines sert d’habitation, l’autre composée de caves et de deux étages renferme, au rez-de-chaussée, les machines, dans la cave les conduites, les câbles et un bassin pour l’eau de condensation, aux étages, les accumulateurs. L’usine, pour-
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 8 Octobre 1904
- XIX
- vue de deux cheminées de 4^ m. de hauteur, est prévue pour une puissance de 2200 kw., comporte 6 machines à triple expansion de 5oo à 600 chevaux effectifs chacune couplée directement à 6 dynamos de 4oo kw. La vapeur est fournie par 9 chaudières de 25o mètres carrés de surface de chauffe chacune. La salle des machines est pourvue d’une grue de 15 tonnes.
- Les diamètres des cylindres des machines à vapeur sont respectivement de 4ho^5o, et ii5o m/m., la course commune du pistonde 55o m/m. Ces machines développent sous 10 atm. et à 12 tours par minute une puissance de5oo IIP. avec une consommation de vapeur de 6 kg, 2.
- Les dynamos développent 4°° kw. sous 260volts à 120 tours par minute. Elles sont du modèle Schüchert.
- Les chaudières consistent chacune en une chaudière inférieure avec deux tubes et une chaudière supérieure avec 122 tubes et une douce de vapeur. La chaudière inférieure a un diamètre de 25oo à 2400 m/m et une longueur de 5goo m/m. La chaudière supérieure a une longueur de 5o5o m/m et un diamètre de 23oo m/m. La douce a 1000 m/m de haut et 85o m/m. de diamètre.
- Alimentée d’eau à 3o°, chaque chaudière donne par kg. de charbon, 7,5. kg de vapeur à 11,5 atmosphères de pression.
- La centrale du Zollverein est équipée d’une façon analogue à la précédente, mais fournit surtout l’énergie motrice pour les nombreuses lignes de trams électriques de la ville. Elle est prévue pour une charge de 3200 kw. qui peut être portée à 56oo kw.
- Elle comporte io chaudières, 4 groupes électrogènes formés d’une machine à triple expansion de 1000 à 1200 HP. à ioo tours par minute, et de 2 dynamos Schückert de 4oo kw. chacune, et une batterie d'accumulateurs Tudor de 140 éléments et i5^o ampères heure de capacité, La tension des dynamos est de 3oo volts pour les unes et de 600 volts pour les autres.
- Les sous-stations de Saint George et Saint Paul sont des stations d’accumulateurs. Chacune estprévue pour l’alimentation de 16000 lampes de 16 bougies (800 kw.)
- Celle de Saint George reçoit son courant de la centrale de la Poststrasse, celle de Saint Paul de la centrale du Zollverein. E. G.
- La Centrale d’Obersprée.
- La centrale d’Obersprée, l’une des plus grandes de Berlin, longue de 162 mètres et occupant vingt-six mètres carrés, est placée au bord de la Sprée et est reliée à deux chemins de fer. Sa capacité est de 47.000 IL P, Elle renferme actuellement deux alternateurs triphasés à vapeur de 1000 H. P. chacun, deux autres de 2000 H. P. et quatre de 35oo IL P. chacun, soit en tout 20.000 H. P.
- Les machines à vapeur sont du type Gorliss horizontales à triple expansion. Le diamètre du cylindre a haute pression est de 820 m/m., celui du cylindre à moyenne pression de i2Ôo m/m., celui des deux cylindres à basse pression de 1470 m/m. La course commune est de i5oo m/m., la vitesse de 85 tours par minute.
- La salle des chaudières parallèle à celle des machines renferme i5 génératrices avec surchauffeurs à la partie supérieure et 4 chauffeurs préliminaires de 700 m. carrés.de surface de chauffe.
- Les génératrices sont groupées en deux rangées opposées avec couloir intermédiaire. Les gaz s’échappent par trois cheminées, une pour chaque série de génératrices et une pour le chauffeur préliminaire. Le magasin à charbon est situé entre la chaufferie et la Sprée. Le combustible est amené par bateau, puis déchargé et transporté par des convoyeurs mécaniques. E. G.
- La Centrale de Chesterfield.
- La petite localité de Chesterfield en Angleterre ne peut guère se vanter de constance dans ses goûts. Ayant la première, en 1881, adopté l’éclairage électrique public, elle lui substitua, en 1894, le gaz. Une petite installation s’étant rétablie en 1901, la demande s’accrut si rapidement qu’il fallut à tout moment agrandir la centrale. Actuellement celle-ci renferme 5 chaudières Babcock et VVilcox, donnant de la vapeur à i5o livres de pression sans surchauffe. Un chauffeur Berryniau élève la vapeur d’échappement à 1200, puis une centaine de degrés sont encore ajoutés par un économiseur Green.
- La salle des machines renferme 4 groupes électrogènes, deux de 100 kw. et de 200 kw. Les deux premiers sont entraînés par des machines compound marchant à 36o tours, les deux autres par des machines à triple expansion ayant une vitesse normale de 420 tours. La condensation est établie au rez-de-chaussée. Elle comporte 3 condenseurs Worthington capables de traiter 6000 livres de vapeur par heure. On obtient normalement un vide de 26 pouces. L’eau de circulation est prise à l’IIipper.
- A l’un des bouts de la salle des machines se trouve le tableau de distribution établi, comme tout l’équipement électrique, du reste, par la Société Westinghouse.
- La batterie de réserve est formée de 280 éléments de 21 plaques. Le régime de décharge est de6o amp. pendant 10 heures ou 4oo ampères pendant 1 heure. Le courant de charge est de 80 amp. La eharge se fait par l’intermédiaire d’une machine auxiliaire de i5 kw. pour une partie des éléments, l’autre partie recevant directement sa charge du tableau de distribution. E. G.
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- Supplément à L’Éelairage Electrique du 8 Octobre 1904
- XX
- Station centrale à Turbines à vapeur de Sheffield (Angleterre) — Electrical World and Enginer de juillet 1904.
- Construite en premier lieu pour la génération et la distribution du courant alternatif monophasé, la station de Sheffield a fait place à une nouvelle usine mieux située que la première sous le rapport des besoins extérieurs : charbon, eau, facilités de transports, etc., et dans laquelle les anciens alternateurs ont été réinstallés après avoir été reconstitués en générateurs de courant biphasé et accouplés directement à des turbines à vapeur Parsons.
- Ces dernières, au nombre de deux, ont une capacité individuelle de i5oo kilowatts et sont reliées par un couplage élastique chacune à un alternateur qu’elles entraînent avec une vitesse de i.5oo tours par minute. Chaque groupe est pourvu d’un condensateur à surface installé dans le sous-sol et fonctionnant séparément. Les pompes de compression et de circulation sont actionnées par des moteurs électriques d’une puissance de 11 chevaux pour chacune des premières et de 3o chevaux pour chacune des secondes, et leur vitesse est réglée dans tous les cas, par des résistances insérées dans le circuit du rotor.
- Les huiles de graissage s’écoulent sous le bâti pour traverser un appareil réfrigérant à circulation d’eau froide provenant de la condensation ou d’une canalisation de la ville si la première ne peut être utilisée.
- Les turbines sont construites pour utiliser de la vapeur surchauffée à 65°,5. Les essais effectués avant leur installation définitive ont donné, pour chaque groupe, les résultats suivants.
- £ H a 0 ce a U PRESSION DE LA VAPEUR EN K1L. CM^ SURCHAUFFE EN DEGRÉS CENT. VIDE EN CENTIM. CHARGES EN KILOWATTS VAPEUR COI PAR HE ce 0 0 1-1 3 'fSOMMÉE URE cfi . 0. H w • A fe B S 0 S S d a 3 «
- 00.0 33.3 10 8 3°. 35 71.3 1 305.1
- 10.5 43°.33 70.3 529.9 5 193.8 9.78
- 60.7 9.5 49°.45 08.8 1 070.9 8 884.4 8.20
- 100.0 9.3 51°.67 00.9 1 584.0 12 632.1 7.97
- Chute de tension moyenne de la marche à vide à la pleine charge 3.15 pour cent.
- Excitation moyenne à la pleine charge environ 0,5 pour cent.
- Les deux alternateurs sont du type tétrapolâire à inducteurs fixes et produisent du courant biphasé à a. 100/2.200 volts, 5o périodes par seconde, à la vitesse de i5oo tours par minute.
- Une sous-station installée dans un des sous-sols transforme le courant nécessaire au fonctionnement de l’usine à 100 volts pour les circuits d’éclairage et à
- 200 volts pour les circuits des moteurs des machines auxiliaires. En outre, une batterie d’accumulateurs chargée par un moteur-générateur, est constamment maintenue en état de parer à toute éventualité d’arrêt accidentel pour alimenter les principaux circuits d’éclairage intérieur.
- L’ancien réseau à courant monophasé est employé pour la distribution du courant biphasé sauf quelques modifications que la nouvelle fréquence de 5o périodes rendait nécessaires pour les lampes à arc, compteurs et certains transformateurs. Plusieurs sous-stations ont également été ajoutées et des anciennes agrandies. Dans toutes, les circuits de force motrice sont indépendants de ceux d’éclairage et les transformateurs, du type Burnaud, auxquels ils sont branches sont alimentés directement parles feeders de la station.
- L. D.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Perceuses électriques transportables. Campbell etIshervood.
- Une nouvelle perceuse électrique transportable a été récemment construite par Campbell et lsherwood et est exploitée par l’United States Metallic Packing Co Ltd, de Bradfort, et Longlin Murphy B. N. R, de Liverpool. Cette machine se distingue de ses congénères par divers points calculés en vue de combiner les avantages des types précédents et d’y ajouter des perfectionnements en vue d’éliminer les difficultés précédemment éprouvées.
- Cette perceuse consiste en un moteur électrique, un arbre à coulisse et une tête àmouvementuniversel.
- Le moteur, très robuste, est porté sur deux centres horizontaux par un cadre que l’on peut supprimer à volonté. L’affût du moteur est lui-même pourvu de poignées et de roues pour qu’on puisse facilement le déplacer. Le moteur peut être instantanément enlevé de son affût et suspendu dans un étrier quand il le faut pour la facilité du travail. Au sommet du moteur est un tasseau portant un arbre creux. Cet arbre est pourvu à un bout d’un engrenage hélicoïde qui est actionné par un pignon assis sur l’arbre du moteur. Dans l’arbre creux glisse un arbre long dont l’extrême bout est en connection avec la tête de la perceuse. L’arbre long est rainuré dans toute sa longueur à peu près. Cette rainure reçoit une clef à l’intérieur de l’arbre creux. Le moteur actionne l’arbre creux par le moyen de la clef et de la coulisse et le mouvement est transmis à la tête de la perceuse.
- La tête de la perceuse est formée de deux paires de roues coniques (quatre roues en tout) de telle façon que la perceuse peut faire un cercle complet dans le plan perpendiculaire à l’arbre long et un autre presque complet dans le même plan que cet arbre.
- Le commutateur pour l’arrêt et la mise en train est fixé directement sur la tête de la perceuse 5
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 8 Octobre 1904
- XXI
- MATERIEL
- POUR
- Suspension de lampe à arc
- Câble souple acier galvanisé
- (Charge de rupture du métal 70 k. p»r m/im)
- CH. AURI OL
- Constructeur
- 4, avenue des Chasseurs
- PARIS
- Prospectus spéciaux franco sur demande
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- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
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- (En correspondance à Brindisi avec lé paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marsejlle-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Jolictte) en correspondance avec les paquebo's de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
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- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de l1' classe, lits-salon et sleeping-car.
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- Engadine-Express. — De Londres et Calais pour Coirc, Lucerne et Interlaken.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- CARTES « ABONNEMENTS
- TRIMESTRIELS
- Délivrés pour la saison d’Eté
- En vue de faciliter pendant la saison d’été les relations de Paris avec la Banlieue, la Compagnie d’Orléans délivrera, à partir du 12 juillet, des cartes d’abonne-nients trimestriels de toutes classes, à prix réduits.
- Le délai extrême de validité de ces cartes expirera le 31 octobre.
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- XXII
- Supplément h L'Éclairage Electrique du 8 Octobre 1904
- l’ouvrier a donc un contrôle instantané sous la main.
- Cette machine perce des trous de i '/2 pouce de diamètre dans l’acier. Le moteur n’a pourtant qu’une lorce de i '/a H P- et absorbe environ i.3oo watts. Le moteur peut être enroulé pour des voltages de Go à 5oo volts de 'courant continu. Le moteur pèse 24.0 livres ; l’affût 138 livres ; l’arbre 24 livres ; la tête 44 livres.
- Toute la machine peut facilement être manœuvrée par un seul homme qui peut la démarrer et l’arrêter instantanément, sans retirer sa main de la tête de la perceuse. Le moteur peut fonctionner dans toutes les positions puisqu’il n’y a ni arhre flexible, ni arbres télescopiques, ni d’autres organes du même genre pour transmettre l’énergie du moteur à la perceuse. La commande est pratiquement directe et toute la machine peut se manœuvrer par un seul homme qui n’a pas besoin de retirer sa main de la tête de la perceuse.
- Le champ d’utilisation de cette machine est presque illimité. Chaque bateau à vapeur pourvu d’un équipement électrique peut trouver profit à l’avoir à bord pour servir en cas de besoin.
- E. G.
- L’énergie électrique employée comme force motrice dans les ateliers de grosse mécanique. — Electrical World, 3o juillet igo4.
- Aux vastes ateliers qu’elle vient de faire ériger à East Molines (Illinois) pour la construction de ses locomotives, la Chicago, Rock Island and Pacific Railway C°, y a fait adjoindre une station centrale dont la production est entièrement utilisée pour ses besoins de force motrice et d’éclairage.
- Située un peu à l’écart du groupe des autres corps de bâtiment, cette station est construite et aménagée selon les principes les plus modernes. Son équipement actuel comporte deux groupes générateurs de courant formés chacun d’un moteur à vapeur et d’une dynamo de la Général Electric C°; une de 5oo et l’autre de 25o kilowatts en courant continu. L’installation est complétée par un convertisseur rotatif de 5o kilowatts servant à transformer une égale quantité de courant continu en courant alternatif dont la tension est ensuite élevée à 2.3oo volts avant d’être transmis à environ 4 km. de l’usine dans un poste de pompage où il alimente un moteur triphasé de boche-vaux actionnant directement une pompe à trois cylindres qui puise l’eau du Mississipi pour l’envoyer par des conduites à la station et aux ateliers.
- La majeure partie du courant produit est transmise aux ateliers par 8 feeders passant dans un tunnel. La charge, électrique est répartie en 5 classes de services, savoir :
- Grues et ponts roulants 185 kilowatts
- Ventilateur de soufflage 245 «
- Machines-outils à vitesse constante 415 «
- d° d° variable i75 ((
- Eclairage général 189 ((
- Le facteur de charge correspondant aux demandes maxima pour chacun des feeders ou groupes de feeders est d’environ 800 amp. pour les premiers; 100 pour 100 de la capacité totale pour les seconds ; j5 pour 100 pour les troisièmes ; 65 pour 100 pour les quatrièmes et 100 pour 100 (1.645 amp.) pour les derniers.
- La répartition de la force motrice est faite de la façon suivante: i° Chaudronnerie : 2 trains de laminoirs, un de 5o et l’autre de 10 chevaux ; 4 groupes à transmission par courroies, 3 de i5etun de 10 chevaux; 1 ventilateur souffleur de 15chevaux ; 1 ramoneur de 15 chevaux. 2c Forges : 3 ventilateurs de i5, 26 et 35 chevaux respectivement ; 2 groupes à transmission, un de i5et un de25chevaux. 3° Ajustage '.29 moteurs d’une puissance variant de 2, 5 à 20 chevaux accouplés directement à des machines-outils. 4° Atelier des machines : 11 groupes à transmission, un de io> quatre de i5 et six de 25 chevaux;un ventilateur de 35 chevaux. 5° Montage ponts roulants, deux de3t. 1/2, un de 5, 10, 20 et deux de 5o tonnes ; 4 ventilateurs de 5o chevaux. 6° Magasin : 1 pont roulant de 3t ; 2 ventilateurs de 25 chevaux et 2 élévateurs de 22 chevaux. 70 Un moteur de 5o chevaux actionnant le convoyeur à charbon et à scories.
- L’éclairage général comporte environ i5o lampes à arc et i.5oo lampes à incandescence.
- L. D.
- TRACTION
- Tramways à prise de courant pour contacts superficiels. Zeitschrift fur Electrotechnick, 28 août.
- Deux installations de tramways électriques à contacts superficiels, en fonctionnement depuis plusieurs années en Angleterre ont donné d’excellents résultats.
- L’une d’elles, comportant une voie simple de i84 kilom. à Wolverhampton, est équipée avec le système de la Lorain Steel G0.
- Dans ce système, un câble souterrain alimente un certain nombre de coffrets de contact placés entre les rails. Dans ces coffrets les deux extrémités du câble coupé sont mises en contact par une pièce métallique reliée au contact mobile. Un autre contact est porté par la partie supérieure du plot et transmet le courant au frotteur de la voiture lorsque le contact mobile, attiré par un électro-aimant, vient se placer contre lui.
- Le dispositif est représenté par la figure 1.
- 1 est la partie isolante du coffret, 2 le couvercle métallique, 3 un récipient en deux parties en forme de cloche, dans lequel sont placés les contacts 4
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 8 Octobre 1904
- XXIII
- et 5, ce dernier étant tenu par un support mobile 6. La partie inférieure du récipient en forme de cloche est entourée par un isolant liquide ou semi-liquide 7.
- Une partie métallique, reliée au support 6 du contact 5 par une bande conductrice 8, traverse le fond du récipient et porte les bornes 9 qui serrent le câble 10 enfermé dans un tube.
- En cas d’avarie, le dispositif est facilement accessible par enlèvement du couvercle ; on peut enlever le bâti en forme de cloche et examiner les contacts.
- Pendant une année d’exploitation, 109 contacts n’ont pas fonctionné d’une façon régulière. Parmi ceux-ci, 5o étaient à un potentiel inférieur à 5o volts, et les ôg autres présentaient avec la terre une différence de potentiel supérieure à ce chiffre et pouvant atteindre jusqu’à 5oo volts. Dans 9 cas, l’avarie était due à la présence d’humidité dans les plots, provenant d’un montage défectueux. Dans les 100 autres cas, l’avarie provenait d’un court-circuit. Grâce aux disjoncteurs de la station centrale, qui sautent dès qu’un court-circuit de ce genre se produit, le plot avarié n’est pas dangereux pour le public.
- Les perturbations dans l’exploitation ont été presque insignifiantes pendant cette période d’une année : le changement d’un plot endommagé demande 15 minutes.
- Sur les 825.000 kilomètres voitures annuels, 277 kilomètres seulement (ou 3, 3 pour 10.000) ont été perdus par suite de pannes des voitures provenant de défauts dans les contacts ou dans l’équipement des motrices. Ces derniers défauts comptent pour 83 °/0 dans le total.
- En ce qui concerne les frais d’installation, d’entretien et de réparation, le système Lorain, comme tous les systèmes à contacts superficiels, est plus coûteux que les systèmes à trôlet. Un autre inconvénient est la plus grande consommation d’énergie que dans les autres systèmes de traction. Le poids des voitures est plus considérable, et l’excitation des électro-aimants absorbe 0,07 kwh. par voiture kilomètre. L’augmentation de poids de l’équipement des voitures absorbe 0,08 kwh de plus par voiture kilomètre.
- O. A.
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Le pyromètre électrique Siemens.
- L’appréciation des hautes températures présente toujours d’assez grandes difficultés. On emploie assez couramment à cet effet les pyromètres électriques. Celui de Siemens est un des plus récents et
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- 2e classe . . . 32 » 2° classe . . . 52 75
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- 10 h. 20 m. 9 h. s.
- 7 h. s. 7 h. 4o m
- 7 h. s. 7 h. 5o m.
- 10 h. m. 9h- s-
- 10 h. m. 8 h. 5o s.
- 6 h. 4o s. 9 h. i5 m.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de l‘° et de 2° classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de -P° classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 6 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares dé Paris et de Dieppe moyennant une Surtaxe de-1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- Voyages circnlairesà coupons combinables sur le réseau P.-L-l.
- Il est delivre tonte l’année, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., des carnets individuels ou de famille pour effectuer sur ce réseau, en lro, 2“ et 3° classe, des voyages circulaires à itinéraire tracé par les voyageurs eux-mêmes, avec parcours totaux d'au moins 300 kilo mètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui atteignent, pour les billets collectifs, 50 p. 100 du Tarif général.
- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu à 1.500 kilomètres ; 45 jours de 1.501 à 3.000 kilomètres ; 60 jours pour plus de 3.000 kilomètres. — Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15. 23 ou 30 jours suivant le cas. moyennant le paiement d’un supplément égal au 10 p. 100 du prix total du carnet, pour chaque prolongation. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire. Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suffit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de la Compagnie, le voyage à effectuer, et d'envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare on le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. — Le délai de demande est réduit à 2 jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
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- XXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 8 Octobre 1904
- des plus perfectionnés. Il consiste en un thermomètre à résistance de platine avec spirale de fil de platine enroulée sur un cylindre réfractaire, fixé ordinairement au bout d’un lon«- tube de fer fermé.
- O
- On constate la température en mesurant la résistance de la spirale. On peut se servir à cet effet de deux types d’appareils. Le premier comprend un galvanomètre différentiel et une série de bobines de résistance. En comparant la résistance en ohms aux données d’un tableau dressé spécialement dans ce but, ou obtient la température cherchée. Le second est une combinaison d’un petit galvanomètre d’Arson-val et d’un pont de Wheatstone avec résistance circulaire et contact à coulisse. Le résultat est obtenu directement en degrés thermométriques.
- Les indications de l’appareil coïncident à i centième près avec celles d’un thermomètre à air.
- E. G.
- Dispositif de réglage électro-automatique de la température dans les fours électriques. Brevet Woolsey Mc. A. Johnston Electrical World and Engineer, 30 juillet 1904.
- Ce dispositif est représenté en entier dans la fig. 1. Le four employé estdu type dit à résistance; le courant est fourni aux deux électrodes par une dynamo 31.Unpyromètrc 5,modèleLe Chatelier, pénètre à travers une des parois du four de manière à occuper le centre du foyer. Ses deux bornes sont reliées à un galvanomètre dont la bobine 13, mobile autour d’un axe, estmunie d’un index en platine qui donne la lecture de la température sur une échelle graduée. Cet index, isolé électriquement du galvanomètre, porte à sa partie inférieure une aiguille plongeant dans une petite cuvette en forme de segment remplie de mercure. Cette dernière forme l’un des contacts d’un second circuit qui comprend une source d’énergie et un solénoïde 21 ; l’autre contact est constitué par une borne 16 crue l’on fixe sur l’échelle graduée à un point excédant un tant soit peu la température que l’on ne veut pas dépasser. Quand, par suite de l’augmentation de cette dernière, l’amplitude donnée à la bobine 13, amène
- l’index en contact avec la borne 16, le solénoïde 21 devient actif et son noyau déplace le contact 23 du plot 24 àcelui;25; cela a pour but d’introduire une résistance variable 26 et un coupe-circuit électromagnétique 27 dans le champ de l’excitatrice. La disposition de ces deux derniers appareils est
- calculée de façon à ce que le coupe-circuit n’agisse que si la résistance intercalée n’est pas suffisante pour réduire rapidement la température dans le four.
- L. D.
- AVIS
- Brevet français 267-240
- Régulation pour lumière. — On désire céder ce brevet ou en accorder des licences.
- S’adresser à G. Pieper, ingénieur, et Patentan-walt. Hindersinstr. 3, Berlin. N. W. 4o,
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- Tome XLI.
- Samedi 15 Octobre 1904.
- 11* Année.
- N» 42
- ,LW
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L'ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- MARQUEYROL (J.). — Enroulement des dynamos à courant continu...................... 8i
- BREVETS
- BRONISLAWSEI (B.) — Inverseur électrique à courant superposé ................. 90
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Sur les projets de transformateurs Müller ........................................ 96
- Les condensateurs à haute tension par J. Moscicki (suite et fin)................... . 99
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Association électrotechnique italienne: Des oscillations pendulaires propres aux machines synchrones
- par Guido Semenza................................................. 108
- Société belge d’électriciens: Les turbines à vapeur..................... 119
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles.................................................................. xxvi
- Brevets..............................................................................xxxn
- Bibliographie....................................................................... xxxvi
- 'Éditions de “ l’Éclairage Électrique ” Vient de paraître s
- L’ELECTRICITE EN AGRICULTURE
- Par Émile GUARINI
- Conférence faite à la Société Centrale d’Agriculture de- Belgique
- Brochure in-4d de 14 pages. Prix, 1 fr. 25
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- XXVI
- Supplément à, L’Éclairage Électrique du 15 Octobre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- La Centrale de Schwyz-Seewen.
- Quoique située à 5i4 m. au-dessus du niveau de la mer, la centrale du train à courant triphasé Schwyz-Seewen est actionnée par la force hydraulique. La chute est de jo m., le débit 3,,5m3. par seconde, la force disponible 3ooo H P.
- La centrale est prévue pour G unités ; il y a 4 unités installées. Les turbines sont à axe horizontal et développent à 4oo tours par minute 6oo H P. chacune. Elles sont couplées directement à des alternateurs 55o H P. développant 4o ampères sous 8oo volts avec 4o périodes par seconde. L’inducteur tourne, l’induit est fixe. Les alternateurs peuvent aussi fournir du courant monophasé. Le triphasé sert à la force motrice, le monophasé à l’éclairage. Les excitatrices montées en bout d’arbre donnent 200 ampères sous 4o volts.
- E. G.
- Centrale du West Ham.
- Très remarquables les nouvelles usines du West Uam qui fournissent l’électricité nécessaire à une région étendue tant pour les besoins de l’éclairage que de la traction. Le développement des usines génératrices du West Ham s’est fait avec une rapidité vraiment exceptionnelle, due, sans conteste, aux efforts des dirigeants et, en particulier, pour ce qui est surtout des derniers établissements, à un électricien du plus grand mérite, M. J. Bock. Neuf générateurs principaux sont aujourd’hui en fonctionnement: six pour le courant alternatif destiné à l’éclairage, du type Ferranti; trois pour le courant continu de traction?, construits par M.M. Bruce Peebîes et C° de Leith. Disons, en passant, que si l’on a maintenu le courant alternatif simple, ce n’est pas qu’on ait méconnu les avantages des courants polyphasés, mais uniquement parce que l’importance des installations existantes aurait rendu une transformation complète du système excessivement onéreuse. A-t-on eu raison de reculer, malgré les instances de M. Bock d’ailleurs, devant ce sacxûfice? Nous n’oserions le nier; il est certainement regrettable que le talent de l’ingénieur dont nous avons cité le nom n’ait pu s’exercer à l’établissement d’usines plus modernes encore que celles construites. Les générateurs, avec leurs moteurs verticaux à condensation, sont disposés dans un vaste hall, sur deux rangées entre lesquelles se présentent les pompes et les condensateurs; ceux-ci, des condensateurs par surface,sont au nombre de six; l’eau de condensation retourne aux chaudières après avoir été débarrassée de l’huile qui la souille ; l’épuration se fait dans un appareil Harris Anderson par un pro-
- cédé chimique qui consiste à traiter l’eau par le carbonate de soude et le sulfate d’aluminium ; il se forme un précipité floconneux que l’on sépare aisément; d’ailleurs, avant d’être déversé dans les chaudières, le liquide subit une nouvelle épuration ; cette dernière opération s’effectue au-dessus de chacun des dix-sept générateurs de vapeur actuellement installés. Bien que la salle de chauffe comporte un espace suffisant pour le placement de vingt-quatre chaudières, dix-sept seulement sont employées ; elles sont réparties en quatre groupes pourvus chacun d’un économiseur Green, et quelques-unes sont pourvues de foyers à grilles tournantes automatiques ; comme les générateurs électriques, ces chaudières sont disposées de part et d’autre du hall qui a été pourvu de deux cheminées, Le chargement du charbon et le déchargement des cendres sont assurés, dans de très bonnes conditions par un appareil Temperley commandé par un moteur spécial. Il est à peine besoin de dire que les chaudières employées sont des appareils multitu-bulaires du type Babcock et Wilcox pourvus de 420 tubes et d’un surchaufîeur qui élève la température de la vapeur d’une centaine de degrés. Chaque chaudière est munie d’une conduite de vapeur à deux embranchements; l’un s’ouvre dans un réservoir destiné à éviter l’envoi d’eau dans les cylindres et d’où part une conduite verticale qui s’ouvre dans les moteurs ; l’autre débouche dans un canal qui court dans toute fa longueur de la salle, ce qui permet d’alimenter en parallèle les différents moteurs ; les tuyaux de vapeur sont pourvus des accessoires ordinaires ; à l’embouchure de chacun des embranchements que nous venons de citer se trouvent notamment des tubes de décharge qui déversent leur contenu dans un canal d’épuisement. L’eau qui se recueille dans ce canal est très pure et peut servir, sans nettoyage préalable, à l’alimentation des chaudières. Indépendamment de ce tuyau d’écoulement, il en existe encore deux autres, dont l’un, dans la salle des machines, transporte également de l’eau susceptible d’un usage immédiat ; nous avons indiqué plus haut comment les chaudières sont divisées en quatre groupes avec chacun un économiseur ; c’est dire en même temps qu’il y a quatre canaux d’alimentation d’eau. L’eau de réfrigération provient d’un bassin et est envoyée dans une citerne où plongent les tuyaux d’aspiration des différentes pompes. Après avoir rempli son rôle, l’eau retourne au bassin en un point opposé à celui où se fait l’aspiration. Un puits artésien a également été creusé. Nous ne dirons rien des tableaux qui ne présentent pas de particularité; mais nous donnerons à titre de renseignements la répar-
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 15 Octobre 1904
- XXVII
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social ; 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 -- Adresse télégraphique : ELIHÜ-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE. THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types dif f érents que l’on u ti lise suiva n t la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F,forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à ïa main que dans des conditions très rar.s; il est'généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- XXVIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 15 Octobre 1904
- tition des générateurs au nombre de neuf comme nous l’avons vu : il y a deux alternateurs de 3oo kwatts, deux de 600 kw. et deux de 1200, marchant respec -tivement à des vitesses de 2Ôo, 225 et 2Ôo tours par minute et produisant du courant alternatif sous un voltage efficace de deux mille volts, avec une fréquence de cinquante ; à ces alternateurs s’ajoutent les trois dynamos, d’une puissance de 5oo kw, marchant à raison de i^5 tours par minute et produisant une tension de 5oo à 55o volts. E. G.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- L’interrupteur Ferranti.
- Le nouvel interrupteur Ferranti est destiné à couper le circuit principal d’une canalisation continue dès que se produit un renversement de sens du courant ; il se compose d’un relais à bobine mobile, laquelle est suspendue entre les pôles d’un aimant permanent polarisé. Cette bobine est soumise à l’action d’un ressort antagoniste, à l’aide duquel on règle l’appareil de façon qu’il fonctionne pour une intensité déterminée. La bobine est dérivée sur le circuit shunt du relais • dès qu’elle est parcourue par un courant de' sens contraire au courant normal, elle s’écarte de sa position d’équilibre et vient au contact d’un butoir, ce qui provoque la fermeture du circuit d’une pile locale constituée de quelques éléments Leclanché. Le but de ce circuit local se devine aisément • on comprend sans peine qu’il ne serait pas possible de commander par le petit relais, qui doit posséder une certaine sensibilité et être léger, un interrupteur pour de forts courants. L’interrupteur proprement dit est donc actionné par le circuit de la batterie mentionnée ; à cet effet, dès que son circuit est fermé, celle-ci envoie son courant dans un électro-aimant qui, agissant sur son armature, ferme une paire de contacts de charbon ; le voltage existant aux barres omnibus est dès ce moment appliqué à la bobine de l’interrupteur qui fonctionne, même quand le voltage est tombé à une valeur six fois moindre que la tension normale.
- L’appareil Ferranti, comme ceux du même genre, dont la vogue paraît vouloir s’étendre aujourd’hui, trouvera son emploi dans des cas assez nombreux et notamment pour la protection des générateurs.
- Remarquons qu’en plaçant dans le circuit local un bouton de contact, on peut provoquer, d’un point déterminé, la rupture du courant ; d’autre part, les connexions sont établies de telle façon qu’une lampe électrique indicatrice s’allume dès que le relais fonctionne. E. G.
- Fusible pour hautes tensions.
- Des expériences nombreuses et précises, elfectuées avec des tensions de plusieurs milliers de volts et des
- intensités considérables, ont démontré que le simple écartement des électrodes pouvait ne pas toujours suffire, ou, du moins, pouvait ne pas être réalisable efficacement en pratique.
- D’autre part, l’extinction de l’arc au moyen d’une substance visqueuse incombustible dans laquelle on fait plonger le fusible, ne donne pas non plus toute garantie, parce qu’il arrive fréquemment que le fusible se volatilise avec une rapidité et une énergie qui donnent au phénomène le caractère d’une explosion.
- La maison Lahmeyer s’est finalement arrêtée pour les cas des hautes tensions à la disposition décrite ci-après.
- Disons tout d’abord que le problème à la solution duquel il fallait arriver était de disposer le fusible de façon que la fusion se produise à l’air libre sans que les gaz produits puissent venir au contact de l’atmosphère extérieure.
- L’instrument se compose d’un tube de verre rempli à peu près complètement d’huile ; à la partie supérieure se trouve, plongeant légèrement dans le liquide, une pièce métallique percée d’un canal pour l’introduction du fusible. Le tube qui contient l’huile est fermé à ses deux extrémités par une monture métallique, dont la supérieure présente quelques ouvertures pour l’introduction du liquide. Au fusible est rattachée une pièce de contact. A celle-ci s’adaptent un ressort en spirale, fixé, d’autre part, à la monture inférieure du tube, et le fil conducteur. Les montures métalliques portent les prises de courant ; le contact se fait par le système des couteaux.
- Le fonctionnement de l’instrument se comprend sans peine.
- Si un courant trop intense traverse le conducteur, ce dernier entre en fusion; les gaz qui se produisent, chassés dans l’huile, se refroidissent à peu près immédiatement ; en outre, leur pression détermine la répulsion instantanée de la pièce de contact fixée à la partie inférieure du fusible, de telle sorte que les deux sections du circuit électrique sont séparées par un intervalle d’huile assez considérable qui empêche la production d’une étincelle.
- L’avantage de cette disposition est que le fonctionnement de l’instrument est indépendant des conditions particulières qui ont une influence plus ou moins marquée quand le fusible plonge directement dans l’huile.
- On constate en effet dans les appareils où se rencontre cette construction que la fusion ne se produit pas toujours à une même température. [
- La cause en est que la fusion ne s’effectue que lorsqu’une gaîne gazeuse s’est formée entre le fusible et le liquide ; or la formation de ces vapeurs dépend essentiellement de la température ambiante, du degré d’épaississement de l’huile, etc.
- Enfin, signalons encore cette qualité extrêmement
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- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
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- t Pour le contre-torpilleur “Perrier”........................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369...........................................
- pj Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)............
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon............................................. ..............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle. • • •_.........................................
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electrïcité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) . . .
- Etablissement National d’Indret...............................
- Port de Rochefort.........
- Etc., etc. ______________
- machines
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- 6.800 -
- 4.000 —
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- 1.600 —
- 1.350 —
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- importante et d’où dépend la valeur de l’instrument : les vapeurs conductrices ne sont pas expulsées du tube, ce qui prévient la formation d’un arc.
- E. G.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- La commande électrique des machines-outils.
- En Allemagne, l’Allgemeine Elektricitats Gesells-chaft, la maison Lahmayer, et d’autres s’évertuent à faire entrer dans le domaine pratique leurs machines-outils à commande électrique.
- C’est là une excellente tâche qu’elles ont entreprise; mieux qu’aucun autre procédé, la commande électrique se prête à la construction d’appareils ayant chacun leur moteur indépendant, disposition qui est de nature à présenter des avantages exceptionnels.
- L’Allgemeine elektricitats Gesellschaft s’est attachée surtout à combiner des machines-outils transportables.
- La maison Lahmayer s’applique aux outils pour le travail du bois.
- Four ce dernier usage, les courants polyphasés peuvent être plus favorables ^encore que le courant continu, malgré les facilités de réglage que présentent en général les moteurs employant ce courant. Mais l’absence de contact frottant dans les moteurs polyphasés diminue les chances d’incendie.
- Scies de toutes natures, rabots, tours, meules, wagons pour les transports, telles sont les principales machines que l’on présente aujourd’hui.
- 11 suffit d’avoir vu une installation de ce genre pour se rendre compte de sa supériorité sur toute autre.
- Cette supériorité résulte en grande partie de la simplicité des transmissions et du peu d’encombrement des moteurs.
- Ceux-ci sont tantôt fixés au plafond, tantôt dans le socle de l’appareil, etc; d’autres fois, on monte tout le système, moteur et outil, sur un chariot qui peut se déplacer dans l’atelier au moyen de rails.
- Bref, de multiples dispositions peuvent être réalisées pour faire face aux exigences les plus diverses.
- J. R.
- " Les Grues de Rotterdam.
- Dans tous les domaines, l’électricité gagne du terrain ; les grues et élévateurs électriques, par exemple, se répandent de plus en plus et les grands appareils de levage à commande électrique semblent vouloir se substituer aux installations hydrauliques dont on admirait tant, hier encore, la supériorité.
- En 1898, six appareils électriques étaient déjà en service à Rotterdam ; ce nombre s’est considérablement accru depuis.
- Le courant nécessaire est produit, sous un voltage
- de 44° volts, dans une usine centrale qui l’envoie sur un réseau de distribution à cinq ou à trois fils, pour l’éclairage ; les moteurs des grues sont dérivés entre les conducteurs extrêmes.
- Les grues sont commandées par des moteurs électriques shunt ou, parfois aujourd’hui, par des moteurs série.
- Selon la puissance de la grue, le moteur, qui est le même pour tous les appareils, communique son mouvement au tambour par l’intermédiaire d’une vis sans fin ou d’un train d’engrenages.
- Sur l’arbre du tambour, est monté un frein de sûreté à blocs frotteurs. A la montée, les blocs ne sont pas entraînés ; mais il n’en est pas ainsi à la descente; les blocs participent alors au mouvement et entraînent eux-mêmes un disque sur lequel court la bande du frein, lequel entre enjeu pour arrêter la descente dès qu’on abandonne le levier de commande. Le moteur ne doit, à la rigueur, être employé quepour le levage des charges ; mais lorsque le poids de celles-ci est peu considérable, il est parfois nécessaire d’envoyer dans le moteur un courant de sens contraire au premier pour provoquer la descente, dans les conditions normales, cependant, celle-ci s’effectue par la seule action de la pesanteur et on en règle la vitesse au moyen du frein,
- La grue est montée sur une charpente de fer à la partie inférieure de laquelle se trouvent les organes de translation : un moteur de quatre à six chevaux agissant, par l’intermédiaire d’un pignon, sur une crémaillère.
- Le mouvement de la grue résulte de trois engrenages, dont deux seulement sont, en général, utilisés ; une paire agit sur les rouleaux antérieurs, le troisième sur une des roues d’arrière.
- Signalons ici une disposition spéciale qui n’a guère été appliquée, bien qu’elle permette de réaliser une économie de rails assez notable : seules les roues d’arrière sont mobiles sur rails ; les deux autres tournent sur les assises de couverture en granit du mur du quai ; ces roues ne peuvent doue s’affaisser, à la différence des autres, que l’on a dû pourvoir, pour cette raison, de vérins qui permettent de maintenir vertical l’axe de la grue.
- L’écartement des jambes est de 28 pieds environ, c’est-à-dire qu’il est suffisant pour permettre le passage de deux wagons. Nous ne dirons rien des accessoires destinés à assurer la stabilité de la grue, non plus que de ceux ayant pour but de couper le courant afin d’éviter les surcharges. Ils ne présentent pas de particularité.
- Les connexions électriques sont établies au moyen de câbles flexibles et par l’intermédiaire de prises de courant échelonnées de i5 en i5 mètres.
- Les grues sont pourvues de régulateurs à contacts de charbon ; dans les appareils les plus récents, on emploie desrégulateui s à contacts de cuivre, sem-
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 15 Octobn
- 1904
- XXXI
- blables à ceux que l’on utilise dans l’industrie de la traction électrique.
- Il n’est pas possible de donner des renseignements absolument précis quant au prix de revient du service au moyen des grues électriques à Rotterdam. Il est possible que les frais soient quelque peu supérieurs à ceux qu’entraîne l’emploi des grues hydrau-Hq ues. Mais cet inconvénient serait compensé par d’autres avantages sérieux.
- J. R.
- DIVERS
- Remarques sur la dissolution électrolytique dn platine dans l’acide chlorhydrique, par D. Tom-masi.
- cette électrode quelques bulles gazeuses. Après vingt heures, la décomposition continuait toujours avec dégagement d’hydrogène à la cathode et production de composés oxygénés du chlore à l’anode. Le liquide du tube en U, évaporé au bain-marie, puis calciné dans une atmosphère d’hydrogène, a laissé un résidu de platine parfaitement pur.
- En employant toujours deux éléments Daniell, les résultats obtenus en électrolysant différents mélanges d’acide chlorhydrique et d’eau furent toujours les mêmes que précédemment. On observe une action limite avec le mélange à 10 pour cent d’acide chlorhydrique concentré (D = 1,180) et d’eau et, en effet, la quantité de platine dissoute est tout à fait minime.
- L’emploi des anodes en platine dans l’élec-trolyse ayant fait dans ces derniers temps l’objet de diverses publications, je demanderai la permission de rappeler quelques expériences que j’ai faites à cet égard, sur l’attaque des anodes en platine par l’acide chlorhydrique à différents degrés de concentration.
- J’ai observé, en effet, que si l’acide chlorhydrique est à son maximum de concentration, le platine est attaqué par le chlore et se comporte dès lors comme une anode soluble. Si, au contraire, l’acide est dilué, il y a aussi dégagement de produits chlorés mais le platine n’est plus attaqué.
- L’électrolyseur employé dans ces expériences est constitué par un tube en U dans les branches duquel plongent deux électrodes en platine chimiquement pur.
- Le courant électrique est fourni par deux éléments Daniell réunis en tension.
- Voici les résultats obtenus :
- Acide chlorhydrique concentré (D = 1,180). — Dès qu’on ferme le circuit, il se produit de l’hydrogène sur la cathode, mais on n’observe aucun dégagement gazeux sur l’anode ; au bout d’une heure cependant, il commence à se former sur
- ALLUMAGE J.M
- sans trembleur
- fonctionnant dans l’huile
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- PROSPECTUS
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- NEUILLY-SUR-SEINE
- Acide chlorhydrique dilué.
- Acide chlorhydrique à 1,180................... 5 cm. 3
- Eau distillée................................. 100 cm. 3
- Dès qu’on ferme le circuit, on voit se dégager du gaz seulement sur l’électrode négative. Au bout de quelque temps, le liquide de la branche positive du voltamètre est faiblement jaunâtre, et décolore fortement un papier de tournesol que l’on y plonge. On laissa passer le courant pendant cent heures, puis on soumit le liquide à l’analyse qui ne décela pas la moindre trace de platine. En opérant sur des solutions d’acide chlorhydrique de plus en plus diluées, jusqu’à 1 pour cent de solution chlorhydrique, les résultats obtenus furent toujours les mêmes, ce qui prouve que, quelle que soit la dilution de l’acide, il se dégage constamment des oxydes du chlore, accompagnés peut-être de quelques traces de chlore libre provenant d’une action secondaire.
- Pour être certain que dans l’électrolyse de l’acide chlorhydrique il se produise réellement des composés oxygénés du chlore, j’ai précipité le liquide du tube en U par un léger excès d’azotate d’argent, puis j’ai filtré et ajouté du zinc et de l’acide sulfurique.
- Après quelques heures, la liqueur a été filtrée et additionnée d’azotate d’argent qui a donné lieu à la formation d’un précipité de chlorure d’argent. Cette réaction rend certaine la présence des oxydes du chlore, et parmi eux l’existence probable de l’acide hypoehlorique. Il paraît douteux qu’il puisse se former de l’acide hypochloreux, car celui-ci aussitôt produit se détruirait en présence de l’acide chlorhydrique, en eau et en chlore. D. T.
- Un Ventilateur électrique minuscule.
- La Brush Electrical Engineering C°, de Londres, la même qui a lancé, il y a quelque temps, un compteur alternatif (type Gutmann) remarquable, construit
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- XXXII
- Supplément à L’Éelairdge Électrique du 15 Octobre 1904
- actuellement de petits modèles de ventilateurs électriques qui rencontreront, à n’en pas douter, un bon accueil dans le public. Sous l’une de ses formes le ventilateur est pourvu d’un socket de lampe Edison qui permet de le monter sur tous les culots ordinaires de lampe à incandescence; l’emploi est donc excessivement pratique ; ajoutons que la consommation est peu considérable: elle ne dépasse pas vingt-cinq watts. Sous une autre forme, le ventilateur a l’aspect ordinaire et se meut dans un plan vertical à la différence du précédent qui tourne horizontalement; il est pourvu de cordons flexibles et d’un petit commutateur et est actionné par le courant d’une batterie d’accumulateurs qui peut fournir le courant nécessaire pour toute la saison d’été, sans nécessiter de recharge. Cette disposition est précieuse et permet d’installer l’appareil en tout Üeu.
- J. R.
- Nouvel appareil pour prévenir les accidents et pertes pouvant résulter de la rupture d’un tube d’épreuve dans les chaudières à haute pression.
- Tous les machinistes connaissent le danger que présente la rupture d’un tube d’épreuve dans les chaudières à haute pression. Le récent « safety water gnuge cock, )> de M. Wood est destiné à supprimer ce danger. Le système consiste essentiellement en deux soupapes tenues ouvertes par une baguette de verre. Si le tube vient à se rompre, la tige est brisée en un même temps et les soupapes se ferment empêchant, tout échappement de vapeur ou d’eau.
- J. R.
- Photoihérapie Finsen.
- Les cures photothérapiques du D1' Finsen sont maintenant célèbres dans le monde entier. Au début, Finsen ne s’était proposé que d’étudier l’influence sur les tissus organiques des différents rayons du spectre solaire. Ces études aboutirent d’abord à une méthode curative de la petite vérole par les rayons
- rouges. Continuant ses études, Finsen fonda â Copenhague un Institut qui eut pour but de provoquer et de faciliter les recherches sur l’action de la lumière sur l’organisme et surtout d’en étudier les applications thérapeutiques. Peu àpeu, parla force même des choses, l’Institut est devenu non seulement un laboratoire de recherches scientifiques, mais aussi un établissement destiné à combattre le lupus vulgaire en Danemark, une véritable clinique où sont traités des malades de toutes les nationalités.
- La méthode est basée sur les propriétés bactéricides [ des rayons ultra-violets concentrés. Cette concentration s’obtient au moyen d’appareils spéciaux composés spécialement d’une lentille de couleur et de nature appropriée. L’appareil élimine en même temps les rayons calorifiques peu efficacesetgênants.
- Finsen employait d’abord la lumière solaire, mais y renonça bientôt — elle est si rare — pour la lumière des lampes à arc qui remplit le même office mais nécessite quelques modifications aux appareils. Une lampe à arc sert pour quatre malades à la fois.
- En sept années, 8o4 malades ont été traités. Certains cas dataient de io à 5o ans. Il y a eu néanmoins 412 guérisons dont 124 sans récidive après 2 à 6 ans. 192 malades ont été guéris, en outre, presque complètement; 117 étaient encore en traitement et 91 d’entre-eux étaient en voie de guérison. Enfin, 83 traitements ont été interrompus pour des motifs divers, maladies graves, décès, mécontentement, etc. En somme, 94 % des cas ont été favorablement influencés par la photothérapie.
- La science pure a donc, une fois de plus, abouti à des résultats pratiques merveilleux, puisque le lupus était une maladie jusqu’ici incurable. Aussi comprend-on que le prix Nobel ait été attribué à M. Finsen, qui en était d’autant plus digne qu’il a su en faire un usage vraiment humanitaire : il l’a consacré à son Institut, à son personnel et à un hôpital.
- E. G.
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- La liste des brccets français est communiquée par II. JOSSE
- Génération et Transformation
- 343.oi y du 9 mai 1904. — Chitty. Machine électrique rotative.
- 343.o53 du 10 mai 1904. — Société pour iæ travail électrique des métaux. Système de moteur électrique à courant continu.
- 343.o88 du 11 mai 1904. — Fagerlund et Messer. Perfectionnements apportés aux machines dynamoélectriques et aux moteurs électriques.
- 3.;3.i89du 16 mai 1904. — Gaiffe. Perfectionnements dans les bobines d’induction.
- 343.220 du i4 mai 1904.—Chitty. Machine dynamoélectrique.
- 343.354 du 21 mai 1904. — Compagnie générale d’électricité de Greil et M. Blanc. Procédé et appareil permettant de reconnaître l’existence et la direction des courants d’équilibre dans les machines et moteurs à courant alternatif marchant en parallèle
- 343.i82 du 16 mai 1904. — Pouchard. Nouveau trembleur pour bobine d’induction, à pôle d’étincelles variables.
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 15 Octobre 1904
- XXXIII
- MATÉRIEL
- POUR
- Suspension de lampe à arc
- Câble souple acier galvanisé
- (Charge de rupture du métal 70 k. pQ>’ m/m2)
- OH. AURIOL
- Constructeur
- 4, avenue des Chasseurs
- PARIS
- Prospectus spéciaux franco sur demande
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- TOUTE L’ANNÉE
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le pacpiebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marsejlle-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebots de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Vintimille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de l1' classe, lits-salon et sleeping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Eugadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et Interlaken.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- TRIMESTRIELS
- Délivrés pour la saison cl’Eté
- En vue de faciliter pendant la saison d’été les relations de Paris avec la Banlieue, la Compagnie d’Orléans délivrera, à partir du 12 juillet, des cartes d’abonnements trimestriels de toutes classes, à prix réduits.
- Le délai extrême de validité de ces cartes expirera le 31 octobre.
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- XXXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 45 Octobre 1904
- 342.55l du 22 avril 1904. — Société A. G. Brown, Boyeri et Ci!. Dispositif automatique pour maintenir constant le courant de charge fourni par une dynamo à une batterie d’accumulateurs, ou pour permettre à ce courant de varier dans un rapport déterminé avec la tension aux bornes de la batterie ou avec le nombre de tours de la dynamo.
- 342.671 du 23 avril 1904. — Latour. Dispositif pour éviter les étincelles dans le moteur série monophasé à collecteur.
- 342.639 du 26 avril 1904. — Mc Neill. Moteur à courants alternatifs.
- 343.490 du 26 avril 1904. — Mawdsley. Machine dynamo-électrique.
- 343.837 du 9 juin igo4- — Grammont. Servo-moteur électrique.
- 343.871 du 4 février 1904. — Société tue Johnson Lundell Electric traction G0 Led. Procédé et dispositifs perfectionnés pour le réglage des moteurs électriques.
- 343.892 du 10 juin 1904. — Société Westinghouse et M. Leblanc. Etoufifeur d'harmoniques de machines à courants alternatifs génératrices ou réceptrices synchrones ou asynchrones.
- 344.o56 du 7 juin 1904. — Wagner. Electromoteur.
- à vitesse variable pour pôles mobiles.
- 344.100 du 17 juin 1904.— Union électricitats G. Système d’amenée et de captage du courant pour machines à courants alternatifs à commutateur.
- 344-323 du 27 juin 1904.— Muller. Disposition pour le réglage du courant secondaire de transformateurs ou convertisseurs de courants continus sans aimants inducteurs.
- Piles et Accumulateurs
- 338.95i du 28 juillet 1903. — Jonas. Pile électrique à respiration.
- 342.659 du 26 avril 1904. — Duntley. Perfectionnements aux cellules des batteries d’accumulateurs.
- 338.93o du 18 juillet 1903. Menand. Perfectionnements apportés aux accumulateurs électriques. 343.584 du 3i mai 1904. — Société anonyme : Le Carbone. Système de plie sèche à récipient métallique isolé.
- 343.969 du 14 juin 1904. — Société pour le travail électrique des métaux. Procédé et appareil pour la fabrication des plaques d'accumulateurs électriques.
- 344.037 du 9 mai 1904. — Gry et Periole. Procédé et dispositif mécanique pour la suppression des effets de la polarisation et l’amalgamation constante de l’électrode négative dans les piles électriques.
- 344.io5 du 17 juin 1904.— Société de la Pile Bloc.
- Système de pile à liquide immobilisé.
- 344-3ii du 22 juin 1904. — Mann. Pile électrique.
- 344.236 du 23 juin 1904. — Buttner. Perfectionnements dans les éléments de polarisation à plaques d’aluminium.
- 344.248 du 24 juin 1904. — Dreibholz. Pile humide à faible courant.
- 344.3i2 du 26 juin 1904. — Mann. Procédé de préparation d’électrodes en charbon pour piles primaires à courant intense.
- Transmission et Distribution
- 343.oi 1 du 9 mai 1904. — Entz. Régulateur de courant.
- 343.109 du 23 mars 1904. — Périé de Saint-André. Disjoncteur automatique.
- 343.207 du 17 février 1904. — L’Industrie verrière et ses dérivés. Appareil pour le réglage du courant électrique.
- 342.697 du 23 avril 1904. — Lenner et Piva. Appareil pour limiter l’intensité du courant électrique.
- 342.61.5 du 25 avril 1904. — Sinibaldi. Système d’isolateur pour conducteurs d’électricité destiné à supprimer le court-circuit accidentel.
- 342.755 du 3o avril 1904.— Berlin. Câble électrique pour lignes doubles.
- 342.792 du 2 mai 1904. — Renault. Dispositif de prise de courant.
- 342.812 du 3 mai 1904. — Mc George. Perfectionnements apportés aux conducteurs électriques.
- 342.860 du 4 mai 1904. — Société dite : Northern Electr c company. Système de régla0e de circuits électriques.
- 342.866 du 4 mai 1904. — Dieselhorst et Martin. Fabrication de câbles électriques.
- 342.871 du 6 mai 1904. — Sansoube. Système de canalisation électrique et son mode de construction.
- 343.409 du 26 mai 1904. — Kuiinle et Imseng. Dispositif pour la retenue d’un fil à tendre particulièrement applicable aux conducteurs électriques.
- 343.5i7 du 28 mai 1904.— Société l’Eclairage électrique. Parafoudre à résistance et à extinction automatique.
- 343.553 du 3i mai 1904. — Neu. Dispositif de sécurité pour canalisation électrique à haute tension.
- 343.6g6 du 4 juin 1904. — Bornanb et Torda. Con-joncteur disjoncteur électrique à rupture brusque.
- 343.884 du 9 juin 1904. — Salomon. Interrupteur bi-polaire.
- 344. i48 du 20 juin 1904. — Siemens A. G. Système de serrage pour cartouches d’interrupteur à fil fusible.
- 344-175 du 21 juin 1904.— Néel. Interrupteur rhéostat à haute tension.
- 344-210 du 22 juin 1904. — Hanson. Procédé pour la fabrication des pièces conductrices destinées aux appareils électriques.
- Traction
- 342.091 du 10 mai 1904."—Verzat. Câbles tracteurs transmetteurs.
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 15 Octobre 1904
- XXXV
- 343.510 du 28 mai 1904.— Cattani. Disposition permettant de transmettre par voie de l’électricité des signes entre deux stations.
- 343.346 du 26 mai 1904.— De Coincy. Mode d’application des induits amovibles aux appareils de force motrice et aux automobiles électriques.
- Télégraphie et Téléphonie
- 342.945 du 21 mars 1904. — Société Gray European Telautograph Gy. Perfectionnements dans les appareils télautographes.
- 342.950 du 5 avril 1904. — Société American Electric Téléphone Gy. Transmetteur téléphonique.
- 343.o82 du 11 mai 1904. — Submarine Signal Gy. Nouvelle méthode pour trouver la direction du son.
- 343.2i5 du 9 mai 1904.— Bourdon de Launay. Perfectionnements aux récepteurs téléphoniques.
- 343.3i2 du 19 mai 1904. — Lévy. Procédé et dispositif pour la transmission des signes dans les télégraphes électriques.
- 342.517 du 21 avril 1904.— Rochefort et la Société anonyme d’Electricité et d’Automobiles Morse. Relais universel à réglage électrique.
- 342.699 du 27 avril 1904. — Wolf. Dispositif pour recevoir et répéter un appel télégraphique de station, avec dispositif commutateur automatique.
- 342.84o du 4 niai 1904. — Churchill-Otton. DiaT-phragme rotatif et hygiénique pour téléphones.
- 342.867 du 4 niai 1904. — Jacobsen. Perfectionnements dans les appareils de signaux électriques.
- 343.428 du 25 mai 1904. — Breuer et Isaac. Per-tectionnements aux appareils télautographes.
- 343.436 du 26 mai 1904. — Faucon. Couvercle antiseptique de récepteur téléphonique.
- 343.534 du 3o mai 1904 —Lafaurie. Manipulateurs Morse à clavier.
- 343.546 du 3o mai 1904. — Société Century Téléphoné Device G0. Système de téléphone
- 343.590 du rer juin 1904. — Craven. Appareil électrique pour la transmission, la réception, l’enregistrement et la reproduction des sons.
- 344-o35 du 7 avril 1904. — Jacobs et Nicolson. Perfectionnements dans les commutateurs destinés à être employés dans les appareils de signaux électriques sélectes.
- Electrochimie et Applications thermiques
- 343.o47 du 10 mai 1904. — Blackmore et Byrnes. Perfectionnements aux appareils électrolytiques ,
- 343.094 du i3 mai 1904. — Voelker. Dispositif de four électrique.
- 343.125 du 13 mai 1904.— Binko. Système de poêles et autres appareils de chauffage électrique.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
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- Départs de Paris-Saint-Lazare
- Arrivées ^ London-Bridge.
- , . i Victoria . . . .
- Londres J
- Départs ) London-Bridge
- i ? ( Victoria . . .
- Londres )
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre .
- io h. 20 m. g h. s.
- 7 h. s. 7 h. 4° m
- 7 h. s. 7 h. 5o m.
- io h. m. 9 h. s.
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- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lr° et de 2° classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lro classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de. 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- Voyages circulaires à coupons combinables sur le réseau P.-L.-M.
- Il est délivré toute l’année, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., des carnets individuels ou de famille pour effectuer sur ce réseau, en lr®, 2° et 3° classe, des voyages circulaires à itinéraire tracé par les voyageurs eux-mêmes, avec parcours totaux d’au moins 300 kilomètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui atteignent, pour les billets collectifs, 50 p. 100 du Tarif général.
- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu’à 1.500 kilomètres; 45 jours de 1.501 à 3.000 kilomètres; 60 jours pour plus de 3.000 kilomètres. — Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15. 23 ou 30 jours suivant le cas. moyennant le paiement d’un supplément égal au 10p. 100 du prix total du carnet, pour chaque prolongation. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire. Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suffit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de la Compagnie, le voyage à effectuer, et d’envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare ou le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. — Le délai de demande est réduit à 2 jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
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- XXXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 15 Octobre 1904
- 34-3.i4o du i4 mai 1904. — Fuhrmann. Procédé de soudure électrique.
- 343.278 du 18 mai 1904. — Trepsat. Perfectionnements dans la construction des lils thermiques.
- 343.3o3 du 19 mai 1904.— Société des Usines du Pied-Selle. Système d’appareil perfectionné pour le chauffage des liquides par l’électricité.
- 343.358 du 21 mai 1904. — Sempe-Vendome. Chauffage électrique perlé ou système de résistances.
- 342.764 du 3o avril 1904. — Meiser. Four annulaire électrique.
- 342.806 du 3 mai 1904. — Waterman. Appareil à chauffer électriquement des liquides.
- 343.6oo du ier juin 1904. — Raould et C1C. Lampe réchaud électrique pour liquides.
- Divers
- 338.946 du 27 juillet 1903. — Batault. Perfectionnements aux mécanismes des lampes à arc.
- 343.129 du i3 mai 1904.— Alsop. Procédé pour tirer un agent gazeux de l’air.
- 343.i84 du 16 mai 1904. — Compagnie Française de l’Ozone. Robinetde prise d’eau pour fils électriques.
- 342.5oo du 21 avril 1904. — Roycourt. Nouveaux dispositifs des appareils d’induction pour l’obtention des courants de haute fréquence.
- 342.53i du 22 avril 1904. — \\ laver. Perfectionnements dans la construction des résistances électriques.
- 342.702 du 27 avril 1904. -— Société anonyme Westinghouse. Perfectionnements dans les appareils servant à recueillir le courant des machines électriques.
- 342.731 du 29 avril 1904. — Société anonyme le Carbone. Système de récipient métallique à revêtement intérieur en celluloïd et ses diverses applications.
- 342.824 du 3 mai 1904. — Morck. Procédé et dispositif pour éliminer l’action variable de freinage produite par la bobine à courant principal dans les compteurs électriques du type de Ferraris.
- 343.731 du 6 juin 1904. — Société dite : Chemische-Elektrisciie Fabrik « Prometeeus )) A. G. Procédé de fabrication de corps de résistance électrique.
- 344.no du 17 juin 1904. — Magneta Fabrik Electr. Uiiren. Armature pour appareils polarisés fonctionnant par courant alternatif.
- 344-325 du 27 juin 1904. — Baumann. Trains d’engrenages pour compteurs d’électricité à prix différents.
- AVIS
- Brevet français 267-240
- Régulation pour lumière. — On désire céder ce
- brevet ou en accorder des licences.
- S’adresser à G. Pieper, ingénieur, et Patentan-
- walt, Hindersinstr. 3, Berlin. N W. 4o.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analysé bibliographique des ouvragt
- La Télégraphie sans fil et les ondes électriques, par J. Boulanger, lieutenant-colonel du génie, et G. Ferrié, capitaine du génie,. 5° édition. — Berger-Levrault et Cis, éditeurs. — Prix : 4 francs.
- Cette cinquième édition, du très intéressant ouvrage de MM. Boulanger et Ferrié, comprend plusieurs additions et a été mise à jour, mais les conclusions des auteurs ne diffèrent pas sensiblement de celles contenues dans les éditions précédentes. Les graves inconvénients de la télégraphie sans fil existent toujours; d’ailleurs, on ne pourra jamais empêcher de troubler la réception des dépêches en envoyant des signaux parasites. Malgré toutes les raisons qui limitent son emploi, dans bien des cas, la T. S. F. sera un complément précieux des
- dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- procédés de communication employés jusqu’ici. Sur mer et dans les opérations militaires, son utilité est manifeste.
- A. B.
- i
- Le Schiveizerische Electroiechnischè ' Zeitschrift, organe de publicité de l’association suisse des électriciens et de l’union des centrales suisses d’électricité envoie un numéro spécimen tiré avec un très grand luxe et contenant plusieurs articles intéressants. Nous souhaitons que cette revue d’un pays où les applications électrotechniques sont si développées, grâce à l’abondance de la houille blanche, soit accueillie du public avec la faveur qu’elle mérite.
- E. B.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
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- Tome XLI.
- Samedi SS Octobre 1904.
- 11e Année. —N° 43
- T7
- y rage
- jujiÊ
- il
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Pages
- WITZ (A.). — Les moteurs à gaz à double effet............................................. 121
- MARQUEYROL (J.). — Enroulement des dynamos à courant continu (suite)...................... 126
- BREVETS
- Télégraphie sans fil adaptée au fonctionnement de machines à écrire, par G. Musso......... 134
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Le diagramme du cercle pour la marche au delà du synchronisme, par O. Benischke.................... i36
- Eléments primaires et accumulateurs, par Noble et Anderson, Pflüger, Porter........................ i3g
- Sur l’allure du courant de fusion des coupe-circuits fusibles, étudiée au moyen d’oscillographes, par Delschlager i 4i
- Le calcul de la puissance des moteurs dans une exploitation de traction, par Muller ............... . 144
- Groupe à 20.000 volts pour l’Ecole Polytechnique de Vienne.......................................... . i48
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences (Séance du 5 septembre) : Sur un interrupteur à vapeur, par Johnson. .... i5o
- L’inversion thermoélectrique et le point neutre, par G. de Metz............i5o
- Congrès de Vienne : Protection contre la chute des fils téléphoniques et autres, par M. Petit. 162
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles.................................................................xxxvm
- Bibliographie...................................................................... xlvi
- EN VENTE
- LA TABLE DES MATIÈRES
- Des 25 Premiers Volumes
- L’Éclairage Électrique
- Un volume broché de plus de 200 pages .
- Franco : 10 francs
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- XXXVIII
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 22 Octobre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- La turbine à vapeur Parsons (Zeitschrift fur Elec-trotechnik n° 33).
- O. Reidt a donné sur les turbines Brown-Boveri-Parsons des détails intéressants en ce qui concerne le montage et les résultats d’exploitation d’un turboalternateur de 6oo chevaux. Cette turbine remplace 2 anciennes machines à pistons de 3oo chevaux. La turbine Parsons de 6oo chevaux fut établie sans fondations spéciales, dans un enroulement inférieur à celui d’une de ces deux machines. Le montage dura 5 jours et, après une journée de marche à vide, la turbine prit un service ininterrompu.
- Le fonctionnement est très simple ; il n’y a à l’intérieur de l’app'areil aucun frottement et, par suite, aucun graissage ; les 3 coussinets sont graissés au moyen d’une pompe conprimant de l’huile sous 2 atmosphères : le graissage a absorbé 612 kilogs de matières lubréfîantes, alors qu’à puissance égale et même production de courant(i ,7 million de kilowatts-heure) les machines à piston exigeaient 3627 kilogs de lubréhants.
- La vapeur elle même n’est pas graisseuse 5 l’eau de condensation ne contientdoncabsolument pas d’huile, ce qui permet une meilleure utilisation des chaudières, de faibles frais de nettoyage et un rendement plus élevé.
- Le vide doit être très bon. La vapeur surchauffée est d’un emploi particulièrement commode. Par io° desurchauffe, on réalise une économie de' 1,66 °/u;
- L’installation sur laquelle travaille la turbine présente des variations de charge très considérables. Des essais ont donné une variation de vitesse de 2600-2595-2570 soit 3,8 °/o pour le passage de la marché à pleine charge (4oo kw) à la marche à vide (O kw.)
- La consommation de vapeur garantie était, pour de la vapeur sèche et une puissance de 4oo kilowatts 12,5 kilogs par kw heure. La consommation réelle a été bien inférieure à ces chiffres et varie entre 9,48 et 10,8 kg. par kw heure ce qui, en admettant un rendement de go ou 87 °/0 pour la dynamo, correspond à 5,88 kilogs par cheval heure en moyenne.
- G. A. Parsons a indiqué, comme résultats obtenus sur des turbines anglaises en fonctionnement, les chiffres suivants, vapeur à g,65 atm. : vide 90 %.
- installation de 100 kw. 11 ? 35 kg. parkwi
- — 200 I 0 —
- — 5oo 9 —
- — 1000 8. ,6 -
- — 15oo 8 P7 —
- — 3ooo 7' ,2Ü
- Sans condensation ces chiffres sont majorés de 10 %.
- Par io° Farenheit, soit 5,55° G. de surchauffe, jusqu’à i5o° Farenheit, on réalise une économie de 1 %.
- L’influence du vide et de cette surchauffe est beaucoup plus sensible dans les turbines que dans les machines à pistons.
- E. B.
- Le moteur à répulsion renversé. El. World et Engineer, nu 3.
- Karl Faben discute d’après le diagramme du cercle les propriétés d’un moteur à répulsion dont le rotor est branché sur le réseau, tandis que le stator est en court-circuit. Dans ce moteur une partie de la f. é. m. imprimée est compensée par laf. é. m. de rotation, et le flux résultant ne correspond qu’à la différence entre ces deux f. é. m.. Le flux, ou le courant magnétisant sont inversement proportionnels à la vitesse.
- L’angle de décalage entre les courants primaire et secondaire est constant. Le facteur de puissance est à puissance égalé et à vitesse de rotation plus grande meilleur que celui du moteur à répulsion ordinaire. Les résultats des recherches théoriques (diagramme du cercle) conduisent aux conclusions suivantes: Le moteur à répulsion renversé présente, par rapport au moteur à répulsion ordinaire un courant secondaire plus faible, un décalage plus faible entre les courants primaire et secondaire, une saturation beaucoup moindre, d’où résultent des pertes inférieures dans le cuivre et dans le fer et un rendement meilleur. Gela correspond, pour un couple donné à une vitesse plus considérable. Mais la commutation doit être plus mauvaise : tandis que, dans le moteur à répulsion ordinaire, le champ au synchronisme se rapproche d’un pur champ tournant, ce 11’est pas le cas dans le moteur à répulsion renversé, parce que les composantes du champ résultant, sont bien perpendiculaires l’une à l’autre, mais très différentes comme valeur. Par suite de la pulsation du champ résultant, il se produit dans la bobine commutée une f. é. m. qui provoque la formation d’étincelles.
- 0. A.
- Répartition de la charge dans les groupes synchrones moteurs-générateurs. — Electrical Vorld 23 Juillet i9o4-
- La répartition de la charge entre deux générateurs synchrones tournant en parallèle, dépend de la position mécanique relativedephasedeleurs armatures respectives. Donc lorsque deux générateurs sont entraînés par deux moteurs syn-
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 22 Octobre 1904
- XXXIX
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 Adresse télégraphique : ELIHU-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du cou-rantmaximum pourlequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rar.s; il es't généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- XL
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 22 Octobre 1904
- chrones alimentés par la même source, le décalage de phase de l’un des générateurs par rapport à l’autre, tend à conserver la valeur qu’il avait, lorsque les deux groupes moteur-générateur étaient primitivement en parallèle, et la manœuvre des rhéostats de champ des moteurs ou générateurs n’a aucun effet sur la répartition de la charge entre les deux. Dans le but d’obtenir des moyens de contrôle de la répartition de charge entre de tels groupes, M. J. E.\Yoodbridge,parun brevet pris le 5 Juillet 1904, emploie des inductances réglables dans les différents circuits des moteurs. Lorsque l’on désire mettre un groupe moteur-générateur en parallèle avec un autre fonctionnant sous charge, le moteur du groupe est connecté au circuit d’alimentation par une inductance déterminée, le générateur restant en dehors du circuit de consommation. Le générateur hors charge tournera alors exactement à la même vitesse que celui sous charge, et l’on pourra obtenir la même position mécanique de phase en réglant les inductances dans son circuit d’alimentation. Lorsque cette condition se trouve remplie, les deux générateurs sont mis en parallèle, et la charge est répartie entre eux au moyen du chargement relatif de la phase du premier générateur dù au chargement éventuel des inductances dans les circuits de son moteur.
- L. M.
- La production de courants alternatifs à haute fréquence.
- Dans les recherches de physique, aussi bien que dans la technique électrique, on est souvent obligé de produire des courants alternatifs à haute fréquence. Rappelons à ce propos, et à titre d’exemple, la vérification des bobines de self-induction.
- Or, les moyens dont on disposait jusqu’ici, pour produire des courants pareils, étaient fort compliqués et les machines construites à cet effet ne permettaient guère de dépasser 10.000 cycles par seconde.
- Aussi, abstraction faite du caractère original de l’idée elle-même, le procédé suivant, imaginé par M. E. Ruhmer, devra intéresser nos lecteurs ; c’est, du reste, une application du principe télégrapho-nique dû à M. Poulsen et employé dans le phonographe magnétique de cet ingénieur.
- Dans cet appareil, on produit, au moyen de courants microphoniques, une suite d’aimantations différentes dans une bande ou dans un disque d’acier : ces aimantations, étant permanentes, pourront engendrer dans un circuit téléphonique des-courants correspondant aux ondes sonores, ayant donné origine aux courants microphoniques, et reproduire par là les ondes sonores elles-mêmes dans la membrane du téléphone.
- Or, le dispositif inventé par M. Ruhmer comprend
- essentiellement un disque d’acier, à proximité duquel se trouve disposé un électro-aimant, placé radiale-ment par rapport au disque.
- Avant de se servir de la machine, on polarise le disque sur toute sa périphérie au moyen de l'électroaimant, alimenté à cet effet par du courant alternatif à fréquence ordinaire, en une seule rotation très lente. C’est ainsi qu’on produit sur la périphérie une suite alternée et fort étroite de pôles nord et sud, bien plus étroite qu’il ne serait possible en juxtaposant des électro-aimants réels, si petits soient-ils.
- Le disque d’acier constituant par conséquent un inducteur à succession de pôles alternés en nombre extrêmement grand, il suffira de lui faire exécuter une rotation rapide pour que la bobine employée tout à l’heure pour aimanter le disque rende des courants alternatifs à fréquence extrêmement élevée et qui pourra, pour des électro-aimants appropriés, aller jusqu’à 5o.ooo cycles par seconde.
- A. G.
- TRANSMISSION
- La tenue des isolateurs vis-à-vis du courant continu et du courant alternatif à haute tension. Gra-denwitz (El. Anz. i4-?)-
- La Compagnie L’Industrie électrique, de Genève, a fait des essais sur la tenue des isolateurs sous l’effet du courant alternatif et du courant continu à haute tension.
- Le courant alternatif était à 5o périodes et avait une forme de courbe très aplatie, la f. é. m. maxima étant seulement i, 255 fois, la f. é. m. efficace.
- Comme essai de courant continu, on employa 3 machines Thury de a5 ooo volts, i ampère montées en série.
- Les expériences ont montré que les isolateurs résistent à de plus hautes tensions pour les courants continus que pour les courants alternatifs. Des isolateurs simples des télégraphes n’ont pas pu être percés sous 65 ooo volts ; du verre ordinaire de o, 3 m/m d’épaisseur a résisté à 25 ooo volts et un disque de verre à vitres à 5o ooo volts sur courant continu. Après 2^ heures d’exposition à la pluie, les tensions limites n’étaient que 1, 63 fois plus faibles que les tensions observées au laboratoire.
- E. B.
- TÉLÉPHONIE
- Sur la téléphonie sans fil au moyen des ondes hertziennes. — Par M. G. J. de Guillén Garcia (voir La Energia Elcctrica, Madrid, Tome y, N°, 10, p. iB5, 186, le 2.5 Mai i9o4).
- L’auteur résume d intéressantes expériences qu’il vient de faire avec la collaboration de son fils. A propos de ses recherches sur la télégraphie sans fil, le fils de l’auteur notait par hasard que dans le téléphone
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- Supplément à L Éclairage Électrique du 22 Octobre 1904
- XLl
- Westi
- ouse
- S<.C- u5*^ttÀVRE
- '“sRtVETC: S.G.D G
- Compteurs
- Westinghouse
- pour
- Courants alternatifs, monophasés et polyphasés.
- Ces compteurs sont du type à induction; ils se construisent pour tous voltages, toutes fréquences et toutes puissances. Précision de l’énergie à toutes les charges qu’elles soientnon inductives ou inductives.
- Grande sensibilité. Fermeture hermétique. Pertes à vide négligeables.
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 20.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- Siège Social : rue de 1 Arcade, Paris.
- PARIS, 45, rue de l’Arcade.
- LILLE, 2, rue du Dragon.
- LYON, 3, rue du Président-Carnot. TOULOUSE, 58, boul. de Strasbourg.
- Agences à :
- BRUXELLES, 51, rue Royale. MADRID, 32, calle Atocha. MILAN, 9, piazza Castello. TURIN. 41, corso Oporto.
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- XL II
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 22 Octobre 1904
- du cohéreur Tommasi placé à la station réceptrice, il se produisait une différence de son suivant la distance explosive de l’interrupteur de la bobine Rhumkorff. Ce fait lui suggéra l’idée qu’un appareil analogue serait capable de transmettre la voix humaine au loin sans le concours d’un fil, et après avoir dû différer cette expérience pendant quelque temps, faute d’un dispositif approprié, il obtint du professeur Marcel, du Séminaire de Barcelone, les ressources expérimentales nécessaires pour mettre son idée à exécution.
- Le dispositif expérimental était assez simple : à la station réceptrice se trouve un appareil Rhumkorff avec l’oscillateur relatif, une petite antenne et un conducteur mis à terre. Entre le transformateur (c’est-à-dire la bobine Rhumkorff) et une petite batterie de piles Grenet, on a disposé un microphone spécial fonctionnant soit comme manipulateur soit comme interrupteur. L’interrupteur automatique de la bobine d’induction étant mis hors de service, le condenseur est employé pour renforcer l’étincelle de l’oscillateur.
- A la station réceptrice, il y a un cohéreur Tommasi relié à l’antenne réceptrice et au conducteur mis à terre. Dans un récepteur téléphonique on perçoit les bruits produits par les ondes hertziennes. Lorsqu’en appliquant la bouche au microphone, l’on chante ou parle, toute vibration acoustique s’accompagne d’une interruption dans le passage du courant électrique à ) travers le circuit primaire du transformateur, le nombre d’étincelles dans l’oscillateur étant ainsi varié. Le principe fondamental présente par conséquent quelque analogie avec le mécanisme d’un téléphone ordinaire.
- Les résultats jusqu’ici obtenus dans la reproduction du chant paraissent être très satisfaisants, tandis que la reproduction du langage est loin d’être parfaite.
- Le point faible est, semble-t-il la difficulté qu’il y a de construire un microphone d’une intensité suffisante 5 il est vrai que M. Garcia a, dans une certaine mesure, remédié aux imperfections de son appareil, en employant un condensateur et en augmentant la différence de potentiel ; en raison toutefois des arcs électriques qui peuvent se produire, il n’a pas pu aller trop loin dans cette voie. A. G.
- ÉCLAIRAGE
- Nouvelles lampes à arc. El. Anz. 3o 6.
- La lampe à arc de Steinmetz consiste en une électrode inférieure constituée par un mélange à base de magnétite, et une électrode supérieure constituée par un cercle de cuivre : l’électrode inférieure seule se consume. Des électrodes de i5 m/m. de diamètre, et i5o m/m. de longueur ont présenté une durée de 120 à 15o heures pour une intensité de courant de 3 ampères, sous une différence de potentiel de ioo-120 volts, et une longueur d’arc de 18 à 24 m/m. Le rendement est de o, 3 à o, 4 watts par bougie. Pour l’éclairage des rues, les lampes sont montéesen série sur distribution à intensité constante : la lampe donne une lumière blanche bien répartie. Avec courant alternatif le rendement est très mauvais.
- Blondel emploie dans ses lampes des charbons dont la mèche contient des sels de magnésie et des groupes de fluor: l’électrode positive est en bas. Une lampe de 5 amp. et 46 volts donne environ 1200 bougies, soit o, 2 watts par bougie. La durée de fonctionnement est courte, environ 8 à 9 heures. La lumière est jaune et la lampe s’éteint souvent par suite de la formation de scories sur le charbon positif. Les recherches du professeur Wedding ont donné les résultats suivants :
- Différence INTENSITE WATTS
- DE potentiel Amp. WATTS SPHÉRIQUE MOYENNE PAR BOUGIE
- Charbon posititif Blondel de 9 m/m de diamètre en bas; charbondi-
- neux A de 7 m/m en haut 57>4 2 >99 Lb5 ' i33g 00 CT 0
- Charbon positif Blondel de 11 m/m de diamètre en bas ; charbondi-
- neux A de 7 m/m de haut 5i ,6 5,12 24 I ,2 2210 0,109
- Charbon Liemeus à mèche de 9 m/m en haut.; charbon Lougène
- de 7 m/m en bas 53,i 2>9 I 54 )2 207 0,746
- Charbon Liemeus à mèche de 11 m/m en haut.; charbon Lougène
- de 9 m/m en bas 52,4 4,94 258,9 4o4 0,644
- Lampe Bremer » 28,6 « » 0,100
- Lampe Bremer » I 2,3 » » 0,126
- B. L.
- TRACTION
- Essai du système Finzi sur le chemin de fer de la Valteline.
- La ligne du chemin de fer de la Valteline qui
- fonctionnait avec du courant triphasé à3000 volts et 15 alternances, actionnant des moteurs d’induction, va installer comme essai, l’équipement monophasé de Finzi.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 22 Octobre 1904
- XLIII
- Cet équipement se compose de quatre moteurs monophasés, donnant un effort de 100 chevaux sous 200 à 400 volts, et de tous les appareils de contrôle nécessaires. La voiture aura un control-lerr à chaque extrémité, mais sans rhéostats. Le courant sera pris directement à 3000 volts sur la ligne aérienne au moyen du type de trôlet de la Valteline. Chacun des quatre moteurs agit sur un des quatre essieux par l’intermédiaire d’un engrenage. Ainsi qu’on le fait actuellement, la voiture motrice remorquera un train de 100 tonnes de Lecco à Sondrio à une vitesse de 75 kilomètres à l’heure.
- L. M.
- DIVERS
- Electrisation d’un conducteur métallique isolé.
- M. J.-J. Borgmann, professeur à l’Université de Saint Pétersbourg, vient d’être engagé, par les récentes expériences de MM. Elster et Geitel sur la matière radioactive contenue dans les boues salubres de Battaglia, à entreprendre une étude analogue de certaines boues d’origine russe, étude dont les résultats concordent fort bien avec ceux des physiciens allemands.
- La méthode dont se servait M. Borgmann (i) ressemble à celle employée par MM. Mac Lennan et Burton dans leurs recherches sur la conductivité électrique de l’atmosphcre. Les deux cylindres servant dans ces expériences étaient l’un de laiton (d’un diamètre de 8,3 cm. et d’une hauteur de 20 cm.), l’autre en zinc (de 22,5 cm. de diamètre sur une hauteur de 35 cm.). Le premier était muni d’un fond amovible, alors que l’autre s’ouvrait par le côté. L’un et l’autre de ces cylindres renfermaient un fil de laiton disposé suivant l’axe et qui était isolé du cylindre par un tube en ambre entouré d’un anneau de laiton mis à la terre. Le fil de chacun des cylindres pouvait se relier à l’une ou l’autre paire de quadrants d’un même électromètre de Dolezalek, l’autre paire de quadrants étant mise à la terre, alors que l’aiguille était chargée à 100 volts par une batterie d’accumulateurs. Toutes portions des fils de raccord, projectant au delà du cylindre, étaient entourées des tubes protecteurs mis à la terre.
- Or, voici le phénomène remarquable que l’auteur observa dans le courant de ses recherches sur l’ionisation de l’air au dedans de l’un ou de l’autre de ces cylindres métalliques : Après avoir relié à la terre soit le cylindre métallique, soit le fil qu’il renfermait, on interrompit la prise de terre du fil 5 c’est alors que l’aiguille de l’électromètre s’est trouvée subir une déviation se continuant pendant quelque temps et croissant graduellement. Ce phénomène, l’auteur
- s’en convainc ne peut être dû ni à une électrisation de l’anneau d’ambre auquel était fixé le fil, ni à un effet thermo-électrique entre les différents fils.
- L’auteur observe encore que, dans les deux cylindres, la déviation de l’électromètre se fait en sens opposé. Tandis que dans le cylindre de zinc le fil de laiton isolé prend une charge positive graduellement croissante, il trouve une charge négative croissante dans le cylindre de laiton. C’est ainsi que la charge que prend le fil isolé dépend de la nature du cylindre qui l’entoure.
- Comme les fils de connexion étaient également entourés par un métal, à savoir les tubes de laiton mis à la terre, M. Borgmann a cru probable que ces fils à eux seuls présenteraient le même phénomène, et cette supposition a, en effet, été confirmée par l’expérience. L’influence qu’exerce le cylindre sur le fil qu’il renferme et celui des tubes protecteurs sur les fils de connexion ayant lieu concurremment, ces deux processus se superposent dans l’expérience citée au début.
- Les résultats jusqu’ici obtenus par l’expérimentateur font voir que le phénomène en question dépend pour le même cylindre, et dans une large mesure, du degré d’ionisation de l’air que renferme le cylindre, aussi bien que de l’état de la surface de ce dernier. Pourvu qu’on tienne compte de l’effet des fils de connexion, on trouve que tous les métaux, à l’exception du laiton, produisent une électrisation positive du fil et, par là, de l’air. Des expériences ultérieures auront à décider si l’électrisation positive de l’air est, oui ou non, due aux rayons « émis par les métaux.
- A. G.
- ÉTUDES FINANCIÈRES Compagnie continentale Edison1
- EXERCICE 1903
- L’ensemble des lampes alimentées par le Secteur, qui s’élevait au 3i décembre 1902, à
- 290.082 lampes de 10 bougies,
- a atteint au 3i décembre 1903 309.539 lampes de 10 bougies,
- soit une augmentât, de 19.45^ ou d’environ 6 1 jz °/0.
- Le nombre des abonnés s’est élevé de 4,249 à 4,588, soit une augmentation de 339, ou de 8 °/0 environ.
- Dans l’exercice précédent, cette progression avait été de 9 % pour le nombre de lampes et de 11 % pour celui des abonnés. Il en avait été de même en 1901.
- (I) Extrait du rapport présenté par le Conseil d’Adminis-tration à l’assemblée générale ordinaire du 11 mai 1904. (D’après le Bulletin des usines électriques.)
- (1) Physikalischc Zeitschrift, n" 17, 1904.
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- XLIV
- Supplément à L’Éelairage Électrique du 22 Octobre 1904
- Les résultats de 1903, tout en étant satisfaisants, l’auraient été plus encore, si la Ville de Paris, en prenant à sa charge l’abaissement du prix du gaz à partir du ier janvier 1908, n’avait modifié d’une façon imprévue la manière dont doit s’exercer la concurrence entre les entreprises industrielles de même nature concédées par les pouvoirs publics.
- Nous espérons qu’après avoir résolu la question du gaz, actuellement soumise à l’examen du Parlement, l’Administration et le Conseil Municipal s’occuperont des concessions d’électricité. Le public que nous devons servir n’y est pas moins intéressé que les Secteurs eux-mêmes; en effet, les usines actuelles deviendront bientôt insuffisantes et il nous sera impossible de faire de nouvelles installations à la veille du jour où expire notre concession. Si donc la solution n’intervenait pas prochainement, l’extension de l’éclairage électrique subirait de sérieux retards, car il faut au moins dix-huit mois pour exécuter les travaux que nécessitera le développement des usines.
- Notre puissance totale, à la fin de 1903, s’élève à 6.3oo kilowatts, y compris une grande batterie d’accumulateurs nouvellement installée Faubourg Montmartre. L’usine de Saint-Denis, qui est devenue notre principal centre de production, comprend quatre groupes électrogènes de 1.000 kilowatts chacun. Les terrains qu’elle occupe sont assez vastes pour se Drêter à une extension considérable ; et, comme vous le verrez plus loin, les ressources financières de notre société suffiraient à réaliser tous les travaux nécessaires sans faire appel au crédit. Nous ne pouvons que regretter l’indécision qui pèse sur l’avenir des entreprises d’électricité et faire des vœux pour qu’elle cesse bientôt.
- Notre canalisation s’étend aujourd’hui sur 62,004™ et le nombre des branchements est de 5,186, desservant j ,872 immeubles.
- Le nombre des compteurs en service est de 4,982, dont 4,213 sont notre propriété, et 769 appartiennent aux abonnés.
- La force motrice entre pour 1,254 kilowatts dans notre production : le quart environ actionnant des ascenseurs, et le surplus, des moteurs, industriels (imprimeries, ventilateurs, etc.).
- L’exploitation a suivi, au cours de l’année, une marche normale et régulière.
- Le bénéfice d’exploitation de nos diverses entreprises a passé de 3.209.080 fr. 74 5 3.588.087 fr. 3o, en augmentation de 379.066 fr. 56.
- Le chiffre des bénéfices de toute nature vous permet, tout en maintenant le dividende à 4° francs, d’amortir une somme de 2.018.862 fr. 02, supérieure de 35o.ooo francs environ au chiffre consacré à ce chapitre lors du dernier exercice. Après cette atténuation, les immobilisations de la Compagnie atteindront encore 6.260.000 francs environ, et nous avons tout lieu d’espérer que les trois exercices 1904, 1906 et
- 1906 permettront d’en assurer l’amortissement complet.
- Voici l’analyse du bilan et du compte de profits et pertes :
- 706.56 42i
- KII.AN
- Actif
- i° Espèces en Caisse en Banque et Effets en Portefeuille ....................... 782.128 47
- 20 Comptesdébiteurs,comprenant les abonnés et les acheteurs, et dans lesquels ne figure aucune créance
- douteuse.......................
- 3° Rentes française et italienne,
- Bonsdu Trésorfrançais, Obligations de Chemins de fer garanties par
- l’Etat......................... 5.095.625 25
- Nous avons, au cours de 1903, réalisé pour 197.310 fr. 2Ô les 1 .127 Parts de fondateur de notre Compagnie qui figuraient pour mémoire à notre dernier Bilan, et nous en avons constitué une provision destinée à parer aux fluctuations que peuvent subir momentanément les valeurs du Portefeuille.
- 4° Immeubles :
- Terrain Trudaine 42o.i43 i5 Construction s Trudaine (amorties de 7.000 francs). . .
- Terrain Saint-Denis............
- 80.000 »
- 369.576 9.5
- 869.720 10 5° Marchandises en magasin et
- travaux en cours.................
- 6° Usines, Sous-Stations, Théâtres et Installations d’Electricité :
- Ce chapitre s’élevait au ier janvier 1908, à........ 7.882.608 80
- II s’est augmenté au cours de l’Exercice de........... 409.415 o5
- Total....... 8.292.018 85
- qui, par l’amortissement de............. 2.011.862 02
- 869.720 10 283.286 22
- est réduit à....... 6.280.666 83
- 70 Loyers d’avance, Installation et
- Mobilier du Siège Social...........
- 8° Impôts et droits de transmission à recouvrer .......................
- 6.280.666 83
- 67.611 94
- Total de l’Actif....... 14.097.091 33
- Passif
- i° Capital social............. 10.000.000 ))
- 20 Ré lerve légale et Fonds d’amortissement du Capital..... . ,.... 455.663 !\5
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- XLV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 22
- Octobre 1904
- MATERIEL
- POUR
- Suspension de lampe à arc
- Prise de courant concentrique pr Lampe à arc
- Câble souple acier galvanisé
- (Charge de rupture du métal 70 k. p°r m/mj)
- OH. AURIOL
- Constructeur
- 4, avenue des Chasseurs PARIS
- Prospectus spéciaux franco sur demande
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- TOUTE L’ANNÉE
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège ftvCC 1 Ostendc-Vicnne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois 2,iir semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le jmquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres, et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en corresjjondance avec les paquebots de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination do l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Yintimille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Yintimille composé de Voitures de lve classe» lits-salon et sleeping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Eugadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et Interlaken.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- CARTES D’ABONNEMENTS
- TRIMESTRIELS
- Délivrés pour la saison «l’Ete
- En vue de faciliter pendant la saison d’été les relations de Paris avec la Banlieue, la Compagnie d’Orléans délivrera, à partir du 12 juillet, des cartes d’abonnements trimestriels de toutes classes, à prix réduits.
- Le délai extrême de validité de ces cartes expirera le 31 octobre.
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- XL VI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 22 Octobre 1904
- 3° Comptes créditeurs.......... 2.302.5^5 20
- 4° Redevance due aux Parts de fondateur et Dividendes restant à
- payer aux Actions.................. 20.466 78
- 5° Provision pour parer aux fluctuations du Portefeuille........... 187.310 25
- 6° Comptes de Profits et Pertes : Report de l’exercice 1902......... 16.919 3i
- Bénéfice net de
- l’exercice 1903.... i.o44-i56 34
- 1.061.075 65 1.061.075 65
- Total égal à l’Actif . . . 14.097.091 33
- COMPTE DE PROFITS ET PERTES Crédit
- Intérêts des Fonds disponibles .. 28.713 4i
- ProduitdesValeursdePortefeuille 133.592 85
- Bénéfice d’exploitation des Usines, Sous-Stations, Théâtres et
- Installations d’électricité............. 3.588.087 3o
- Divers.................................. 5.844 32
- Total................. 3.756.237 88
- Débit
- 119.745
- l5
- .970 20
- 2.018.362 02
- Frais généraux. .
- Redevance aux Parts de fondateur..
- Amortissements et Dépréciations.. .
- Participation de la Société civile fondée par les créateurs de la Station Drouot. . 560.976 82
- Divers...... 9.028 35
- 2.712.081 54
- Bénéfice net......
- De ce bénéfice, il y a lieu de déduire pour la réserve légale 5 °/0...
- Fr.
- En y ajoutant le report de l’exercice 1902.............................
- on obtient un total de................
- sur lesquels il y a lieu de prélever d’abord l’intérêt de 6 °/0 aux Actions.
- Reste..............
- Sur ce surplus, nous vous proposons de répartir, dans les proportions indiquées à l’article 43 des Statuts :
- i° i5 °/0 pour le Conseil d’administration........... 60.000 »
- 20 5o 7o pour les Actionnaires comme dividende sup-
- 2.712, . 081 54
- *.044. . 156 34
- Ô2 . 207 80
- 991 •948 54
- 16, 919 3i
- 1.008, , 867 85
- 600 . 000 »
- 00 0 , 867 85
- plémentaire ....... 200.000 »
- 3° 35 % pour les
- Parts de fondateur.. i4o.ooo »
- 4oo.ooo » 400.000 »
- Et de reporter à nouveau . . . _____8.867 85
- La part revenant aux Actions sera ainsi de 600.000 -(- 200.000 = 800.000 francs, soit 4o francs par action, sur lesquels un acompte de i5 francs a été distribué le Ier janvier 1904. Il revient un solde de 26 francs par action (sous déduction de Fimpôt) payable à partir du Ier juillet 1904.
- Les Parts de fondateurs auront à se partager : i° Le montant des redevances
- acquises conformément à l’art. 4^
- des Statuts............................... 6.970 20
- 20 La part leur revenant en vertu
- de l’article 43......................... i4o.ooo y>
- Total................... «43.970 20
- Soit, pour chacune des 14.000 parts, 10 fr. 283 (sous déduction de l’impôt) à payer le 1 "juillet 1904.
- Bilan au 31 décembre 1903
- Actif rol»
- Banques et Caisses, Effets en Porte- S
- feuille 782.128 47
- Comptes débiteurs ... aVîV5Gi 52
- Valeurs de Portefeuille 5^.025 25 4?° 10
- Immeubles
- Approvisionnements, Travaux et Four-
- nitures 283.286’ 23
- Usines, Sous-stations, Théâtres et
- Installations d’électricité 6.280.656 83
- Loyers d’avance, Installation et Mobi-
- lier du Siège social 21.5o1 »
- Impôts et droits de transmission à
- recouvrer 57.611 94
- Total de l’Actif.... Fr- i4.o97.o9i 33
- Passif
- Capital social 10.000.000 »
- Fonds d’amortissement du capital.... 11.342 70
- Réserve légale 444.320 75
- Comptes créditeurs et Dépenses non
- réglées au 3i décembre i9o3 2.362.675 20
- Redevance aux Parts de fondateurs et Dividendes restant à payer aux Àc-
- tions 20.466 78
- Provision pour parer aux fluctuations
- du Portefeuille 197.310 25
- ! Report de 1 l’Exercice Profits 1 i9o2 .... i6.9i9 3i
- < Bénéfice ^ 1.061.075 65
- et pertes, inet de f 1’ Exercice [ i9o3 .... i.o44.i56 34
- Total du Passif Fr. i4.o97.o9i 33
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 22 Octobre 1904
- XL VII
- Pertes
- Frais généraux . . ii9.945 i5
- Redevance aux Parts de fondateurs.. 3.970 20
- Amortissement et dépréciation du
- Matériel 2.018.362 02
- Participation de la Société Civile fon- 4
- dée par les créateurs de la Station
- Drouot 560.975 82
- Divers 9.028 35
- Bénéfice net 1.o44.i56 34
- Total Fr. 3.756.237 88
- Proiits
- Intérêts des fonds disponibles 28.713 4i
- Produits des Valeurs de Portefeuille . 133.592 85
- Bénéfice d’exploitation des Usines, Sous-stations, Théâtres et Installa-
- lion d’électricité 3.588.087 3o
- Divers 5.844 32 3.756.237 88
- Total Fr.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Leçons d’Electricité, par E. Carvallo. — Paris,
- Librairie Polytechnique. Béranger, éditeur, i5, rue des
- Saints-Pères. — Prix : io francs.
- .çs bons livres didactiques ,comme celui de M. Gar-vaîio, sont assez rares pour qu’on n’en apprenne pas l’apparition avec satisfaction. Sans vouloir rechercher à quelle nature d’auditeurs s’adressent rofessées à l’Ecole pratique d’Electricité 15!8 onë ' la, il faut reconnaître qu’elles se caractérisent par un esprit de rigueur et de logique que l’on trouve assez rarement dans les nombreux cours d’électricité. Deux points de vue peuvent, en effet, être considérés dans l’enseignement difficile de l’électricité. Ou bien faciliter le plus possible l’effort de l’élève en faisant un large appel à la méthode historique, en employant souvent des comparaisons risquées, en donnant le (( petit coup de pouce )> d’Am-père — ou bien, chercher la clarté dans une exposition bien ordonnée des lois expérimentales et dans leur identification avec les lois de la mécanique. Il faut avouer que ce deuxième procédé est le plus séduisant pour un esprit vraiment scientifique et il serait à souhaiter, comme le désire l’auteur, qu’il puisse devenir le procédé d’enseignement de l’avenir. Mais il nous paraît demander un terrain déjà préparé.
- A. B.
- Electric Motors. ('Moteurs électriques) par H. M. Hobart. Whittaker and G° éditeur, New-York.
- Après son magistral travail sur les générateurs électriques à courants continu et alternatif, M. Ilobart se devait de publier un traité du même genre sur les moteurs électriques. C’est ce traité que viennent d’éditer MM. Whittaker et Cie.
- Gomme le traité sur les génératrices avait été la réunion d’une série d’articles parus dans Engineering, le travail actuel est la réunion d’une série d’articles publiés dans Traction et Transmission et
- dans diverses autres revues et plus particulièrement dans l’EIectrical World.
- Le livre de M. Ilobart est divisé en deux parties: l’une relative aux moteurs à courant continu et l’autre se rapportant aux moteurs à courants alternatifs.
- La première partie débute par une comparaison des mérites relatifs de moteurs à courant continu et des moteurs àcourants alternatifs •, l’auteur y insiste aussi quelque peu sur les avantages des moteurs générateurs.
- L’auteur refait ensuite la théorie des moteurs, de façon à établir les quelques équations qui sont nécessaires au calcul de ce genre d’appareils. Gette partie comprend la comparaison de deux moteurs de ioo chevaux établis pour montrer l’influence relative de pertes constantes et des pertes variables avec la charge.
- Le chapitre III comprend de nombreuses données pratiques pour le calcul de moteurs, principalement en ce qui concerne la réluctance des dents, le poids du cuivre des enroulements, etc ; l’auteur y donne le calcul complet d’un moteur de i5 chevaux.
- Les chapitres IV et V sont consacrés aux enroulements et aux caractéristiques des moteurs.
- Au chapitre VI, M. Hobart revient sur le calcul et les essais des moteurs pour développer divers points, tels que l’influence des isolants, le calcul d’une série de moteurs de diverses puissances, les propriétés comparées des enroulements en fil et des enroulements à barres. Ge chapitre^omprendde nombreuses données de moteurs exécutés et provenant de diverses maisons de construction.
- Le chapitre VU, assez court, est consacré à la question de la réglementation des essais de moteurs non étude des règles américaines et allemandes ; quant au chapitre VIII, il comprend la description d’un
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- XL VIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 22 Octobre 1904
- certain nombre de moteurs destinés à des genres d’utilisation très différents.
- Les enroulements d’induit sur forme font ensuite l’objet d’un chapitre spécial qui précède un nouveau retour sur le calcul de moteurs et destiné à montrer l’influence du flux émanant de chaque pôle inducteur et établir qu’il y a, en général, une[valeurde flux'plus avantageuse que les autres. Les calculs se rapportent à 4 moteurs de 35 chevaux.
- Le chapitre XI et dernier s’occupe des moteurs à vitesse variable et des divers moyens employés pour obtenir les variations de vitesse voulues.
- La seconde partie du livre de M. Ilobart se rapporte presque uniquement aux moteurs [asynchrones, les autres catégories de moteurs à courants alternatifs étant sensiblement laissés de côté.
- Dans un premier chapitre introductif, l’auteur étudie les propriétés des moteurs asynchrones, principalement en ce qui concernel’influence de la vitesse angulaire et de la fréquence; en second lieu, un chapitre, le XIII, est consacré aux méthodes de démarrages des moteurs asynchrones en insistant plus particulièrement sur les procédés mécaniques de suppression automatique ou non des résistances de démarrage et de relèvement des balais.
- Au chapitre XIV, M. Ilobart fait une comparaison entre les moteurs à courant continu et les moteurs asynchrones polyphasés en faisant entrer en ligne de compte le mode d’utilisation de l’appareil.
- Le chapitre XV, l’un des plus importants, se rapporte au calcul des moteurs asynchrones ; comme la plupart des méthodes de calcul employées actuellement, celle de M. Hobart repose sur la considération du diagramme du cercle ; une application en est faite à un moteur de i5o chevaux à4o périodes. Le calcul du coefficient de fuite se fait suivant le procédé préconisé par l’auteur etanalysé déjà dans cette revue(i).
- Au chapitre XVI, l’auteur reproduit des données d’une série de moteurs de divers constructeurs et dont quelques-uns sont connus de nos lecteurs (2).
- Le chapitre XVII enfin, ne contient que quelques lignes et se rapporte au développement récent du moteur à collecteurs. L’auteur y donne un index bibliographique des travaux publiés sur cette importante question et la liste des brevets se rapportant à ce type de machines.
- (1) Voir Ilobart, VEclairage Electrique, tome XXXIX, p. 99, 10 avril 1904.
- (2) Voir Ilobart, Y Eclairage Electrique, tome XL, p. 259, 13 août 1904.
- Tel est l’aperçu des matières traitées dans l’ouvrage de M. Hobart. Ce travail constitue un recueil très complet de données de moteurs de construction, qui pourra être consulté avec fruit par tous ceux qui s’occupent de la construction de machines dynamos.
- C. F. Guilbert.
- Lois fondamentales de l’Electrochimie, par P.-Th.
- Muller, professeur à l’Université de Nancy. Petit in-8.
- [Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire). Broché,
- 2 fr. 5o ; cartonné, 3 fr. — Librairie Gauthier-Villars,
- quai des Grands-Augustins, 55, à Paris (VIe).
- Dans ce livre, l’auteur expose les lois les plus importantes qui servent de base à l’Electrochimie moderne.
- L’Ouvrage est divisé en cinq chapitres. — Le Chapitre Ier traite de l’électrolyse, en insistant sur l’hypothèse féconde des ions qui, actuellement, permet seule de pénétrer dans l’intimité des phénomènes électrocliimiques. Dans le Chapitre II, il est question des changements de concentration dûs à l’électrolyse, et on y apprend à mesurer la vitesse relative des ions. — La conductibilité des électrolytes fait l’objet du Chapitre III ; on met en lumière l’influence de la concentration des solutions, de la température et celle de la mobilité différente des ions. — Le Chapitre IV, sur les forces électromotrices, occupe près de la moitié de l’ouvrage ; c’est aussi le plus important, puisqu’il nous renseigne sur l’origine des forces électromotrices et, par suite, sur la quantité d’énergie qu’il faut dépenser dans une électrolyse et sur la façon dont s’opère la décharge aux électrodes. — Enfin, le cinquième Chapitre poursuit partiellement le même sujet, mais surtout au point de vue thermochimique.
- Dans le corps de l’Ouvrage, les calculs sont réduits au maximum de simplicité; on a rejeté en appendice la démonstration de quelques formules indispensables.
- Ce livre sera lu avec intérêt et profit par toutes les personnes qui, avant de se lancer dans les problèmes de l’électrolyse pratique, sont soucieuses de se rendre compte de la solidité des fondements actuels de l’Electrochimie.
- AVIS
- Brevet français <ibr)-‘i!\0
- Régulation pour lumière. — On désire céder ce brevet ou en accorder des licences.
- S’adresser à C. Pieper, ingénieur, et Patentan-walt, Hindersinstr. 3, Berlin. N W. fo.
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Pages
- BREVETS
- KERBAKER (E. A.) — Calcul des résealix de traction.................... 161
- MARQUEYROL (J.)- — Enroulement des dynamos à courant continu (suite).. 168
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Transmission et Distribution. — Un transport Se force en Europe à 4o,ooo volts entre Gromo et
- Nembro, par J.-L. Sidler........................................................................ 172
- Télégraphie sans fil. — La détermination de transmetteurs de télégraphie sans fil, par A. Slaby .... 178
- Eclairage. — Recherches sur l’arc chantant, par Maisel............................................\ . 186
- Mesures. — L’oscillographe Duddell, par F.-C. Perkins................................................. igo
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles
- L
- :Éditions de “ V'Éclairage Électrique ” Vient de paraître :
- L’ELECTRICITE EN AGRICULTURE
- / Par Émile GUARINI
- Conférence faite à la Société Centrale d’Agriculture de Belgique
- Brochure in-4° de 14 pages. Prix, 1 fr. 25
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- X
- Supplément à L éclairage Klectrique dû^^ücTôïïrt^TOT
- ECHOS ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Connexion en parallèle de transformateurs triphasés. Electrical World, 44-2.
- A. E. Kenneler et S. E. Whiting indiquent pour la connexion de transformateurs triphasés 4 dispositifs différents qui peuvent être symboliquement représentés par
- AA, AY, YY, et YA.
- Supposons qu’un transformateur dans lequel les enroulements primaire et secondaire sont connectés en A, ait un rapport de transformation a ; le rapport de transformation est alors, pour le dispositif A Y :
- 1,732 a
- pour le dispositif YA,
- a
- 0,577 a =—=
- \ 3
- et pour le dispositif YY,
- a.
- Les dispositifs YA et AY sont rarement employés en pratique.
- Il y a lieu d’examiner comment ces différents montages se comportent au point de vue du fonctionnement en parallèle. Les conditions connues pour la marche en parallèle sont les suivantes :
- i° Egalité des tensions.
- 20 Egalité des phases.
- Lorsqu’on emploie des montages identiques, ces conditions sont tout naturellement remplies. Les montages
- AA — Y Y
- sont également admissibles.
- Mais les 4 montages suivants :
- AA — AY AA — YA AY — YY YY — YA
- sont inadmissibles.
- Les auteurs le montrent au moyen de diagrammes.
- Lorsqu’on connecte en parallèle un transformateur AA et un transformateur AY, il se produit des différences de potentiel intérieures qui, pour une tension composée de 100 volts atteignent, d’après le montage, 5i à 193 volts. À ces différences de potentiel correspondent naturellement d’énormes courants d’égalisation.
- B. L.
- Perte dans le fer des transformateurs. Electrical World.
- Plusieurs observateurs ont trouvé que les pertes
- dans le fer des transformateurs diminuent lorsque la charge croît. E. S. Johonnott a examiné ce fait et en donne une explication. Pour cela, il se sert du diagramme polaire de Steinmetz. Dans ce dernier, le courant excitateur i est décalé d’un angle « en arrière de l’induction ÿ. La puissance correspondante aux pertes dans le fer est exprimée par Ei cos (90-a), E désignant la f. é. m. quicorrespond à l’induction-^. Les pertes dans le fer peuvent aussi être trouvées en déduisant de la puissance totale absorbée au primaire la puissance secondaire et les pertes joule au primaire. La différence entre les watts primaires et les pertes joule primaires est E J, cos^, où E désigne la f. é. m, le courant primaire, et ^ l’angle entre J, et E. Les mesures furent faites sur un transformateur dont le genre de construction n’estpas répandu en pratique, mais qui permettait de modifier commodément les rapports de dispersion. Gomme walt-mètre on employa le pbasemètre de Lord Rayleigh. La bobine de tension de l’instrument était reliée à un 3e enroulement. Pour mesurer directement le produit Et cos (90-a), on prit comme bobine d’intensité une bobine différentielle, dont les enroulements étaient parcourus par les courants primaire et secondaire. L’action de la bobine totale correspond au courant d'excitation. Les pertes furent mesurées par les deux méthodes mentionnées, de façon à éliminer l’influence de la forme des courbes. Les résultats sont les suivants :
- i°) Peu de dispersion: induction constante dans le 3° enroulement : les pertes croissent avec la charge ;
- 20) Forte dispersion : Induction primaire (f. é. m.) constante ; les pertes diminuent ;
- 3°) Peu de dispersion : les pertes, le courant d’excitation et la phase du courant excitateur restent constants.
- B. L.
- Plaques de terre pour transformateurs. Trans. Am. Inst. Electrical World, n° 5.
- J. S. Peck parle de l’emploi de plaques de terre dans le transformateur. Line plaque métallique est placée entre les enroulements à haute et basse tension et empêche que la haute tension puisse pénétrer dans le circuit à basse tension avant d’être mise à la terre. Cette cuirasse de_ protection est avantageusement constituée par une feuille de o, 8 m/m. d’épaisseur ; on peut la relier à la carcasse ou aux noyaux du transformateur, si ceux-ci sont mis à la terre. Naturellement il faut que cette plaque porte une fente.
- L’auteur ne recommande pas l’emploi de ces cuirasses pour les raisons suivantes :
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- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
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- Traction électrique
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- Matériel de Mines
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- Les interrupteurs à huile Thomson-Houstox sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature etl’intensité du courant maximum pourlequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen dune poignée placée sur le tableau ;
- "P 3° Pour être commandés
- ?? !•-• ^ automatiquement, comme le ^ montre la figure ci-contre, au ' J moyen d’un déclancheur qui ]>eut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rar s; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- i° Le passage de la haute tension au réseau à basse tension n’est pas évité parce qu’il peut se produire entre les bornes de la carcasse ou du réseau.
- 2° La tôle mince qui constitue la cuirasse, ou la connexion qui la relie à la terre peut fondre et la rendre inactive.
- 3° La cuirasse élève les frais de construction et diminue le rendement.
- 4° II s’y produit, par suite de la dispersion, des courants de Foucault intenses.
- E. B.
- TRACTION
- Système de distribution de courant monophasé pour les chemins de fer à courant monophasé.
- Scott.
- Pour alimenter deux voies par une seule station centrale, on peut employer comme source de courant un générateur à courants triphasés. Les 3 conducteurs venant de ce générateur sont reliés aux enroulements primaires d’un double transformateur système Scott. Les secondaires des deux transformateurs sont reliés en série ; leur point de jonction est connecté aux rails des deux voies et leurs bornes extérieures aux deux fils d’amenée du courant. En choisissant à volonté le point central sur les circuits secondaires, on peut alimenter les deux voies sous deux différences de potentiel différentes.
- O. A.
- La traction électrique sur le Chemin de fer Southport-Liverpool.
- La traction électrique a récemment été substituée à la traction par la vapeur sur l’importante ligne de chemin de fer reliant Altcar et Liverpool à Southport, délicieuse résidence d’un grand nombre de commerçants et industriels qui sont trop heureux d’abandonner quelque temps Altcar et Liverpool. L’usine principale est établie à Formby ; elle produit des courants triphasés sous un voltage de ^5oo volts qui sont transformés en continu, au moyen de commuta-trices installées dans quatre sous-stations. La situation de l’usine centrale est des plus favorables grâce au voisinage d’une rivière, la rivière Alt, qui peut fournir l’eau nécessaire tantàl’alimentation des chaudières qu’à la condensation. Quatre alternateurs de quinze cents kilowatts et un de sept cent cinquante, ce dernier destiné à améliorer le facteur de puissance, sont utilisés pour la génération du courant ; on peut évaluer leur production totale à 12600 chevaux, abstraction faite de la surcharge que chacun d’eux est susceptible de supporter ; ces alternateurs sont des appareils triphasés avec une périodicité de vingt-cinq par seconde ; ils sont à excitation continue, les trois générateurs d’excitation étant des appareils tétrapolaires du type Dick-Kerr de 100 kilo-
- watts (voltage : 126 ; nombre de tours: 38o). Les alternateurs sont actionnés chacun par un moteur à vapeur compound horizontal, à l’exception de celui de 750 kw. qui est accouplé avec un moteur vertical ; les premiers font 76 tours à la minute 5 le 'dernierq/). Les rotors sont boulonnés directement sur les volants des moteurs. La salle de chauffe contient 16 chaudières, du type Lancashire, disposées en deux batteries de huit, l’espace intermédiaire étant occupé par un condenseur auxiliaire et par les pompes d’alimentation ; une galerie souterraine court dans toute la longueur du Hall ; il s’y trouve une paire de rails sur lesquels se déplacent les wagonnets servant à l’enlèvement des cendrées y ces wagonnets sont eux-mêmes déchargés au moyen d’un élévateur qui déverse leur contenu dans des wagons.
- Le chargement du charbon se fait à l’aide d’une ligne de rails et de wagons dont le contenu est vidé dans des soutes où puisent les chauffeurs. Aucune des chaudières ne possède d’alimentation automatique. Les conduites d’eau sont reliées aux chaudières par l’intermédiaire de soupapes de réglage ; elles sont pourvues d’un système de trois pompes qui envoient l’eau dans les générateurs soit directement, soit par l’intermédiaire d’économiseurs. Les économiseurs employés sont du type Green ; ils sont constitués chacun de 720 tubes, groupés en deux parties de 36o tubes chacune, groupes qui peuvent être utilisés soit indépendamment soit simultanément ; il y a un économiseur pour chacun des groupes de générateurs de vapeur. L’air nécessaire à l’alimentation des foyers est mis en mouvement par des ventilateurs disposés sous les économiseurs et dont la puissance correspond à une consommation horaire de combustible de près de 5ooo kilogrammes, 10.000 livres. Les ventilateurs, à huit ailettes, sont montés sur des arbres d’acier de cinq pouces de diamètre; les arbres reposent sur des paliers avec coussinets de large surface de soutien. Actionnés par une machine verticale, les ventilateurs marchent à une vitesse de 176 tours par minute. Les gaz, après leur passage dans les économiseurs, ont une température de quatre cents degrés Fahr. Ils se déchargent dans deux grandes cheminées de 60 p. de hauteur.
- La vapeur provenant des chaudières est envoyée dans une conduite formée de plusieurs sections (autant que de chaudières) susceptibles d’être isolées l’une de l’autre ou disposées en parallèle ; elle produit son effet dans les moteurs, lesquels sont, comme il a été dit, desmoteurscompoundavec condensation ; chaque moteur principal est muni d’un condenseur à injection où la vapeur est condensée; l’échappement peut aussi se faire à l’air libre. La commutation se fait automatiquement par le jeu d’une soupape intermédiaire qui se renverse dès qu’une défectuosité se produit au condenseur. Les soupapes d’admission et de décharge des cylindres sont placées aux extrémités de
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 29 Octobre 1904
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- TYPES
- DE
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- eHEYRUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “Perrier”........................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369............................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord).............
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).............
- Arsenal de Toulon.............................................. .............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle................................... .............
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) ....
- Etablissement National d’Indret................................ .............
- Port de Rochefort............................................................
- Etc., etc.
- machines
- 2 —
- 2 —
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- 4.000 —
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- 2.270 —
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- 880 —
- 800 —
- 600 —
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- •',00
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 29 Octobre 1904
- ceux-ci. C’est sur les soupapes d’admission de la vapeur à haute pression que s’opère le réglage, lequel est. assuré par un régulateur vertical à houles. Tout en n’empêchant pas les surcharges, ce régulateur est pourvu d’un dispositif de sûreté qui arrête complètement l’admission de vapeur quand la vitesse devient trop grande. Cette manœuvre se produit par exemple si la vitesse dépasse de 10% la vitesse normale.
- Quelques mots, pour terminer, au sujet des tableaux ; la partie accessible de ceux-ci est à basse tension, grâce â l’emploi de transformateurs : le tableau ne porte que les différents leviers de commande et les enregistreurs divers. Les organes de commutation proprement dits sont disposésdans une chambre de construction spéciale, en matériaux rétraetaires, ce qui n’a pas empêché d’ailleurs de recourir aux plus minutieuses précautions d’isolement. Aussi, les commutateurs sont absolument à l’abri des dangers d’incendie et leur manœuvre se fait en toute sécurité.
- E. G.
- Le freinage des tramways
- Le question du freinage des tramways a pris, en ces dernières années, une importance qui s’explique par l’accroissement ininterrompu de l'intensité du trafic; la nécessité de mettre les hommes et les animaux à l’abri d’accidents devenus rapidement trop fréquents, aussi bien que le désir d’améliorer les conditions d’exploitation des lignes, a fait rechercher un procédé de freinage offrant plus de garanties que celui employé antérieurement et qui dépendait uniquement de l’habileté et de la force musculaire de l’opérateur. Deux systèmes principaux ont été indiqués. Four les vitesses moyennes, on a préconisé l’emploi de freins dits « à solénoïde » ; pour les vitesses grandes, les parcours accidentés, etc., les freins à air comprimé.
- Les derniers constituent une modification plus ou moins heureuse et perfectionnée, tout en étant simplifiée, du frein Westinghouse ; nous n’insisterons pas ici à leur sujet ; les seconds sont basés, comme l’indique leur nom, sur l’emploi d’un solénoïde ; voici la description de l’un des types présentés, type fort simple, comme on va le constater.
- A la partie inférieure du châssis de la voiture, est solidement fixée, au moyen de fortes vis, une boîte cylindrique de fonte constituant le corps du frein; le centre de ce corps est occupé par un noyau cylindrique d’acier, mobile, et l’espace annulaire compris entre la boîte et le noyau est occupé par une bobine de fil de cuivre soigneusement isolé.
- Au noyau, qui se termine extérieurement par un crochet, est reliée une chaîne courte, laquelle agit, par l’intermédiaire d’une tige articulée, directement sur les leviers des freins.
- Le solénoïde est monté dans un circuit spécial avec le moteur ; si, par la manœuvre du commutateur, le mécanicien dispose les choses de telle layon «pie le moteur fonctionne comme générateur dans ce circuit, un courant traverse le solénoïde qui agit sur son armature et produit le fonctionnement des freins.
- L’énergie avec laquelle ceux-ci sont appliqués peut atteindre, selon les modèles (il en existe deux) jusqu’à !\oo ou 600 kg. ; elle varie suivant l’intensité du courant et la position du courant et la position du noyau du solénoïde.
- Le courant fourni au solénoïde est, d’après ce qui été dit plus haut, celui que débite dans un circuit (jui ne comprend pas (l’autre résistance que celle du solénoïde, le moteur fonctionnant comme générateur.
- Dans certains cas, pendant de longues descentes par exemple, où le moteur reste durant un certain temps sans produire du travail, il est recommandable d’alimenter directement le solénoïde des freins par la canalisation.
- Quand la voiture est employée seule, l’installation ne comporte aucun organe spécial autre que ceux qui ont été examinés; mais tel est rarement le cas; le plus souvent on constitue des trains de plusieurs voitures, et il est indispensable, pour cette raison, que tous les wagons, moteurs ou non, soient pourvus outre du frein de î’électro et de dispositifs d’accouplement électrique.
- La connexion entre les voitures se fait au moyen d’un câble bipolaire et avec l’aide des sockets et culots ou broches habituels ; le câble employé est naturellement un câble bien flexible avec gaîne protectrice et isolante.
- Sur la voiture motrice, pour la mise en œuvre du frein, I’électro est en court-circuit avec le moteur ; il importeque, sil’on opèreuncouplageentreplusieurs voitures, les différents solénoïdes soient intercalés dans le circuit, et non pas en dérivation, ce qui réduirait trop considérablement la part du courant reçue par chacun d’eux, mais en série, de façon que le courant total les traverse tous.
- Four arriver à ce résultat, il est nécessaire que les organes d’accouplement soient disposés d’une façon appropriée ; ils comportent un contact à ressort qui est interrompu au moment de l’introduetion de la broche dans le socket, ce qui coupe le court-circuit du frein et met les enroulements en série.
- On arrive de la sorte à réaliser un freinage se faisant avec une énergie et une rapidité à peu près indépendantes, du moins entre des limites suffisantes de vitesses et de longueurs de trains.
- Dans Indisposition qui vient d’être décrite, le freinage est purement et constamment électrique, c’est-à-dire que le courant doit être maintenu dans le solénoïde.
- Pou r se dispenser de cette servitude, peu économique et de nature à occasionner des mécomptes, on
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 29 Octobre 1904
- L V
- s’est avisé de pourvoir les freins d un organe spécial, les maintenant mécaniquement dans la position où les a amenés le mouvement initial de l’armature par le passage du courant dans le solénoïde. Four dégager le frein, il suffit au mécanicien d’agir, tantôt, sur un levier, tantôt sur un relais, selon les dispositions ; l’enclenchement, cesse et les freins se desserrent.
- Ces diverses dispositions paraissent avoir été essayées avec succès et des expériences auxquelles elles ont été soumises, il semble qu’on puisse conclure à leur entière valeur.
- On a attribué au freinage électrique tel que nous venons de l’esquisser quelques avantages importants au premier rang desquels ligure la facilité avec laquelle ils s’adaptent aux voitures de toute forme ; mais il en est un autre également important: c’est la simplicité delà manœuvre; rétablissement du système de freins ne modifie en rien la conduite de la voiture ; c’est en opérant régulièrement et de la façon courante sur le levier de commande, que le mécanicien coupe le circuitélectrique d’alimentation du moteur et ferme les freins; en d’autres termes, la manœuvre des freins ne comporte aucune opération complémentaire.
- On peut considérer cette qualité comme étant d’une importance capitale ; fréquemment, en effet, dans des circonstances exceptionnelles, le mécanicien perd son sang-froid, et il est nécessaire, afin d’éviter de fausses manœuvres, que la commande soit aussi simple que possible.
- On remarquera, également, la simplicité des organes, dont le nombre est d’ailleurs fort réduit ; la réunion de plusieurs voitures en un train se fait aussi sans difficulté et le freinage électrique présente cet avantage de s’opérer avec une simultanéité parfaite à toutes les voitures.
- D’un autre côté, la force vive de celle-ci est annulée non seulement par l’application des sabots sur la périphérie des roues, mais encore par suite du fonctionnement du moteur comme générateur tournant,
- ALLUMAGE J.M.
- sans trembleur
- fonctionnant dans l’huile
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- grâce à la vitesse acquise par la voiture, sur les deux paires de roues de laquelle peut s’opérer le freinage, même en n’employant qu’un seul solénoïde.
- E. G.
- Extension du systèmes troisième rail sur le chemin de fer Paris-Orléans. (Street Railway).
- Pour éviter l’emploi de locomotives à vapeur dans les tunnels du terminus de Paris, les trains de voyageurs ont été amenés par des locomotives électriques de la gare d’Austerlitz à la gare du quai d’Orsay, une distance de 4 km. Le résultat a été si satisfaisant que la compagnie a étendu son système électrique jusqu’à Juvisy. On emploie le système du troisième rail. Les anciennes locomotives électriques ont été transformées par une réduction de la proportion d’engrenage de 4,i à 2,281 de manière à obtenir de plus grandes vitesses. De plus on a commandé plusieurs nouvelles locomotives de forme différente. La nouvelle locomotive a une longueur de 10,2 m. et une largeur extrême de 2,44 m. Les cabs des nouvelles locomotives sont en acier doublé d’uralite et pèsent environ 55 tonnes chacun. La compagnie a, de plus, mis en service deux trains à unité multiple pour desservir le trafic suburbain entre Juvisy et le quai d’Orsay. L’arrangement du système de contrôle de train diffère un peu de celui qu’on emploie généralement aux Etats-Unis, tous les appareils y compris les contac-teurs, les appareils de renverse et de relais, étant placés à l’intérieur du cab de la voiture au lieu d’être sous le plancher. L’article donne aussi une description complète de la centrale, des sous-stations, etc.
- S.
- MESURES
- Photométrie-photographique.
- MM. Carlo Cesari, ingénieur, et Cesare Manicardi, étudiant en sciences agraires, ont récemment fait de très intéressantes expériences pour faire servir les plaques photographiques à des mesures photométriques.
- Leur méthodeeonsiste à apprécier la quantité d’argent réduit en un temps donné et à une distance donnée, par telle ou tellesourçe lumineuse, comparativement à la quantité réduite dans les mêmes conditions par un Carcel normal. L’appareil employé est simplement une chambre noire dégarnie de son objectif.
- Lorsque la photographie est développée et bien lavée, elle est transportée dans un bain d’acide nitrique au maximum de concentration. Le tout est recouvert d’un couvercle opaque pour éviter l’action de la lumière sur le nitrate d’argent qui se forme. L’acide nitrique détruit à froid et très rapidement la sub-
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- LVI
- Supplément à L’Eelairage Electrique du 29 Octobre 1904
- stance organique de la plaque et transforme l’argent en nitrate. Le liquide ainsi obtenu, allongé d’eau distillée, se prête très bien à l’analyse quantitative volumétrique au moyen d’une solution décimo-normale de chlorure de sodium
- Les expérimentateurs ont d’abord procédé sur des plaques ordinaires, puis sur des panchromatiques Lumière et des orthochromatiques Cappelli avec écran jaune et écran vert. Les panchromatiques ont donné les meilleurs résultats.
- Voici maintenant quelques résultats obtenus par-cette méthode.
- En employant les plaques panchromatiques, une lampe Garcel a donné, dans trois expériences successives, des dépôts d’argent respectivement de o,oo4i58 gr. ,0,0014G3 et o,oo4i6i gr. ; un bec papillon consommant i2Ô litres et valant au photomètre ordinaire i,5 carcel, a donné des dépôts de 0,00610, o,oo63o et 0,00648 gr. ; un bec rond à gaz, consommant 200 litres et valant au photomètre 1,8 carcel, a donné 0,00^01, 0,00720 et 0,00789 gr. 5 un bec Auër à manchon, n° 2, consommant 110 litres, a donné 0,002260, 0,00224b et 0,02260 gr. d’argent réduit.
- Avec les plaques orthochromatiques et un disque vert herbe, la lampe Garcel donne des dépôts respectifs de 0,002169, 0,002200 et 0,002142 gr. ; le bec papillon, 0,002900,0,002890 et 0,002910 gr. ; le bec rond, o,oo34oo,o,oo341 o et o,oo34o2gr. ; le bec Auër 0,010010, 0,010000 et 0,010002 gr. d’argent réduit.
- Les mêmes plaques, avec écran jaune orange-clair, donnent pour ïa lampe Garcel o,ooi854,o,ooi852 et o,ooi855 gr. d’argent réduit 5 pour le bec papillon 0,002012, 0,002009 eto,oo2oiogr. ; pour lebec rond, o,oo3ioo,o,oo3i4o et 0,008069; Pour Ie bec Auër, 0,009200,0,009001 et 0,009020 gr. d’argent réduit.
- Les plaques communes donnent, pour la lampe
- Carcel, 0,00200 dans les trois expériences ; pour le bec papillon, 0,00210,0,00209 et 0,00210 gr. ; pour le bec rond 0,00820, o,oo324 et 0,00817 gr. ; pour le bec Auër 0,00600-0,00602 et 0,00689 8T- d’argent réduit.
- Un quart d’heure suffit pour obtenir ces résultats. Le procédé Gésari-Manicardi constitue donc un bon procédé industriel. G’est, du reste, le but visé par les expérimentateurs.
- E. G.
- Nouveau type de galvanomètre horizontal.
- On connaît le principe du galvanomètre du Post office anglais ; cet appareil a été simplifié et transformé en un type destiné aux usages courants, soit aux essais de laboratoire, soit aux expériences d’études, etc. Le socle est monté sur des coussinets de caoutchouc qui le mettent à l’abri des chocs violents ; la bobine, l'échelle, l’aiguille sont placées dans une boîte à couvercle de verre ; l’aiguille est montée sur un pivot à chape de pierre dure et porte un index soigneusement équilibré en aluminium ; le système est léger et les erreurs résultant du frottement sont-négligeables. La charpente de la bobine est en laiton dur ; le fil est du cuivre non magnétique isolé à la soie, imprégnée, ce qui rend l’ensèmble imperméable. Il existe deux formes d’enroulement; l’une, pour les essais au pont, à 100 ohms, de résistance ; l’autre, pour les essais d’isolement, à 1000 ; cette dernière peut servir, d’ailleurs, aux deux usages. On distingue le galvanomètre portatif, pourvu d’un dispositif servant à immobiliser l’aiguille pendant le transport, et le type de laboratoire ; chaque appareil est pourvu d’un aimant directeur pour la mise au zéro et le réglage de la sensibilité, qui est très grande.
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- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 °/o pour une famille de 6 personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-lille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, nexœu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 "/« Ou prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- L VIII
- 1904
- Supplément à L’Eclairage Electrique
- vm
- cto b re
- DIVERS
- Comparaison entre les balais en charbon et les balais métalliques. Electrical Review 10-6.
- Les balais en charbon ont l’avantage de diminuer les étincelles au collecteur; ils permettent également de ohanger le sens de rotation de l’induit sans avoir à modifier la position des balais. Mais ds provoquent des pertes de puissance beaucoup plus considérables que les balais métalliques et nécessitent des collecteurs plus grands. Les pertes pour les deux espèces de balais ont été indiquées par Burleigh pour une machine hexapolaire de i io volts 800 ampères et 45° tours par minute, Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau suivant :
- balais en charbon Balais métal- liques
- Nombre des balais par ligne 9 3
- Section d'un balai en cm2 7,25 6,33
- — d'un porte balais par cm2 de tous les balais positifs eu 05,25 19
- cm2 195,75 57
- Diamètre du collecteur en cm Vitesse périphérique 011 mètres par 43,2 43,2
- seconde 10,2 10,2
- Coefficient de 110 Clément 0,3 0,2
- Perte en watts par suite du frottement 1025 205
- Intensité du courant par cm2 VI 14,0
- Résistance de passage par cm2 0,194 0,0194
- Reste en watts 1200 434
- Pertes totales en watts 2285 639
- Longueur du collecteur en cm 43,2 1512
- Burface du collecteur en cm2 Reste en watts par cm2 de surface du 5800 2064
- collecteur 0,39 0,31
- Le rendement est qi, 8 % pour les balais en charbon et q3, 4 % avec Ies balais métalliques. En plus de la diminution de rendement, les balais en charbon entraînent la nécessité d'une longueur plus grande du collecteur.
- Burleigh déconseille l’emploi de balais en charbon et recommande les balais métalliques constitués par des lamelles superposées, isolées les unes des autres et reliées ensemble par des résistances. Une forme appropriée de ces balais permettrait de faire tourner l’induit dans les deux sens, sans avoir à modifier leur position. La production d’étincelles au collecteur peut être évitée, d’après Burleigh, par une forme particulière des pôles dont la largeur serait supérieure à la longueur active de l’induit et qui porteraient deux entrefers. L’auteur montre des courbes qui indiquent nettement l’avantage de ce système de pôles.
- E. B.
- Ventilateur de mines mû électriquement. Gol-lischome.
- Dans une mine allemande, un ventilateur de 80 à
- 160 chevaux tournant à 3oo-3^5 tours est actionné par une section centrale qui produit du courant continu à 55o volts et est distante de 4 kilomètres. Dans cette station centrale, le courant continu est transformé en courants triphasés sous 55o volts à 5o périodes par deux groupes moteurs générateurs composés chacun d’un moteur shunt à courant continu et d’un alternateur triphasé. En parallèle avec les moteurs à courant continu est une batterie d’accumulateurs chargée par un groupe spécial et capable d’assurer le service pendant 3 heures.
- Le ventilateur installé sur un puits de mine, est commandé par deux moteurs asynchrones de 80 chevaux : son volant a un diamètre de a mètres et une largeur de 1 mètre 4° ; il déplace ao8o mètres cubes d’air à la minute avec iao m/m de dépression à 3^0 tours. Le démarrage des deux moteurs asynchrones a lieu au moyen d’une résistance placée dans le circuit du rotor. A la puissance maxima et à 3^5 tours, les deux moteurs travaillent en parallèle sur l’arbre du moteur. Si ce dernier ne doit tourner qu’à 3oo tours, le rotor d’un des moteurs asynchrones est branché en série avec l’induit d’une machine auxiliaire placée sur l’arbre du ventilateur : celle-ci est une machine ordinaire à courant continu avec excitation prise sur le collecteur et 3 bagues sur l’induit. La machine est tétrapolaire, et, à 3oo tours avec la fréquence du courant induit correspondant au glissement (ao) elle marche au synchronisme. 11 n’y a donc pas d’énergie perdue dans des résistances pour la marche à 3oo tours, et au contraire la machine auxiliaire fournit du travail sur l’arbre. Le second moteur asynchrone peut être coupé ou branché sur une seconde machine auxiliaire analogue.
- L’emploi demachines auxiliaires permet d’avoir un facteur de puissance voisin de l’unité et augmente le rendement de presque i,5 0/0.
- O. A.
- Moteur à Gaz pauvre Andrew.
- Dans l’Europe occidentale, un moteur à gaz pauvre aspirant, d’origine anglaise (Société Andrew et C° de Reddish) a reçu depuis quelque temps des applications importantes, et particulièrement en Belgique, où le seul concessionnaire pour la vente des appareils en question, les moteurs (( Stockport » est la maison Hanappe et G0 de Bruxelles.
- Fartant de ce principe, à peu près généralement reconnu que la réelle simplicité d’un appareil dépend moins de ce qui est la simplicité de la construction que de la facilité de l’entretien et de la. surveillance, la maisonAndrew s’est attachée à produire un moteur dont le service ne demandât que peu ou point de connaissances spéciales.
- L’une des parties les plus intéressantes est le dispositif de démarrage ; s’il est vrai que dans les petites machines, grâce au système d’allumage, le démar-
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 29 Octobre 1904
- LIX
- rage se fait, sans intermédiaire, il n’en est pas de même pour les appareils d’une certaine puissance qui demandent un arrangement approprié.
- Cet arrangement est peu compliqué. Il suffit en effet au mécanicien de procéder ainsi qu’il suit: placer la manivelle dans une position convenable, chauffer le tube d’allumage, ouvrir le robinet à gaz et charger le cylindre, ouvrir une petite soupape à ce destinée : le moteur démarre.
- Quand le volant est très lourd, on le met dans la position voulue au moyen d’un système d’engrenages.
- Enfin, l'air comprimé est très recommandable pour les moteurs de très grande taille.
- Deux procédés d’allumage sont employés. Le premier fait usage du tube dont la pratique est courante dans les moteurs anglais ; il se complète parunesou-pape qui règle la durée de la combustion mieux que ne pourrait le faire le seul fonctionnement du moteur. Dans les grands moteurs, il y a deux tubes, dont l’un de réserve. Ces organes sont chauffés à l’incandescence par un bec Bunsen. La forme adoptée par la société Andrew offre notamment l’avantage de ne pas permettre les fuites Q1 est facilement interchangeable et ne demande pas de bourrage d’étanchéité ; il suffit, pour le renouveler, d’enlever la cheminée et le brûleur.
- Mais, comme nous le disons dans cet article, ce procédé d’allumage tend à disparaître aujourd’hui
- devant le procédé électrique, qui donne un démarrage plus sûr et plus régulier en même temps qu’il donne plus de sécurité.
- L’appareil employé pour la production de l’énergie électrique est monté sur un plateau boulonné au-dessus de l’arbre des cames 5 c est une petite machine magnéto qui reçoit son mouvement de cet arbre. L’étincelle jaillit entre deux pivots dont l’un, hxe, est connecté directement au générateur ; l’arbre est susceptible d’un certain mouvement. Sous l’action d’une came, qui met en jeu le levier du générateur, le pivot mobile se déplace et interrompt le circuit, ce qui produit l’étincelle.
- Cet appareil est robuste et précis ets’allie bien aux qualités du moteur môme. Pour augmenter la durée des soupapes et .ne pas devoir en remplacer les boîtes trop fréquemment, on les refroidit par une circulation d’eau et, en outre, les guides des tiges sont démontables et peuvent être renouvelés séparément.
- Il est d’usage, pour mieux équilibrer les efforts sur l’arbre et afin d’uniformiser l’usure des supports, de pourvoir les moteurs de deux volants semblables disposés de part et d’autre ; exception est faite toutefois pour les appareils destinés à être accouplés directement avec une dynamo. Les coussinets de l’arbre et de la tige sont en bronze phosphoreux ; la tige est en fer forgé de qualité extra ; l’arbre en acier ; ce
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- LX
- Supplément A L’Eclairage Electrique du 29 Octobre 1904
- dernier est suffisamment long pour qu’on puisse lui adapter, de part ou [d’autre, une poulie de transmission.
- Toutes ces parties sont huilées avec le plus grand soin ; le graissage du piston, en particulier, se fait automatiquement et durant la marche de la machine seulement; les essieux sont pourvus d’un système de lubrification qui permet le graissage pendant le fonctionnement.
- Les pistons ne sont pas d’une seule pièce ; ils sont constitués de bagues alternées élastiques et cordées, disposition qui présente une grande supériorité au point de vue de la compensation de l’usure et du démontage.
- L’enveloppe du cylindre est venue de fonte avec e massif, ce qui assure une grande solidité.
- La chambre de combustion est distincte du cylindre.
- Partout, on emploie des cales mobiles de fonte très dure que l’on adapte dans le cylindre par une méthode spéciale. Leur déplacement est aisé.
- Pour ce qui est de l’alimentation, disons que les soupapes sont disposées de façon à ce que l’air soitle premier introduit dans la chambre de combustion. Le mélange ne se fait qu’ensuite. L’admission de gaz est sous la dépendance d’un régulateur que règle le nombre d’entrées de gaz (donc d’explosions) proportionnellement à la charge. La vitesse est pratiquement constante.
- L’installation comprend enfin une citerne pour l’eau de réfrigération du cylindre, des « Exhaust Silencers » ou sourdines.
- Ces derniers appareils ont pour but d’éteindre le bruit de l’échappement; un dispositif analogue annule celui de l’aspiration.
- II est placé sur le socle ou constitue un organe séparé.
- Quand le moteur n’est pas alimenté avec du gaz pauvre, qu’il s’alimente de gaz riche sur une canalisation qui sert à l’éclairage, il convient de le compléter par un « anti-fluctuateur )) qui empêche les variations de pression dans la conduite principale.
- E. G.
- Notes d’Allemagne. (Street Railway)
- Il y a eu ces dernières années un grand nombre de brevets d’invention pris en Allemagne pour des fenders (appareils de sûreté) par des inventeurs sans connaissances techniques qui importunent beaucoup les administrateurs des compagnies de tramways pour leur faire adopter leurs fenders. On dit qu’il y a un millier de ces brevets d’invention pour fenders en existence, mais peu d’inventeurs ont réussi à recouvrer leurs premiers frais. Les statistiques de brevets d’invention allemands montrent qu’un très petit nombre de brevets accordés sont protégés pour plus de quatre ou cinq ans et qu’environ deux pour cent seulement demeurent en force pendant toute leur durée légale. On donne les résultats de l’exploitation des tramways électriques en Saxe durant l’année igo3. On essaie sur une grande échelle sur quelques lignes de railways légers des voitures automobiles mues soit par la vapeur soit par la gazoline. Les chiffres de dépense jusqu’ici donnent toute satisfaction. Un tout nouveau type de voitures à accumulateurs d’une longueur totale de 18,9 m. est essayé sur les railways légers. Enfin un souterrain est projeté au Nord et au Sud de Berlin. S.
- La chaudière tubulaire Rust.
- C’est la description de la construction générale d’une nouvelle chaudière tubulaire dont la caractéristique principale est la plaque à tubes spéciale employée pour construire le tambour. Cette plaque à tubes est formée en chauffant la plaque plate à la température convenable, puis en la pressant dans une presse hydraulique pourvue de dés spécialement construits dans ce but. Une caractéristique importante de la construction de ces plaques à tubes est qu’entre chaque portion comprimée restent des portions cylindriques ou ceintures qui restent à la surface première du tambour. Avec cette construction de tambour, les tubes courbes ou les surfaces d’étayage ne sont pas nécessaires, bien que sous tous les rapports la construction soit aussi forte et aussi durable que celle dans laquelle les tubes doivent être entrés suivant le rayon.
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- Tome XLI.
- Samedi 5 Novembre 1904.
- 11' Année. — N° 45
- U
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- f .. .
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- ! ; o ...
- de
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE Pages
- : ! . ; ) J ,.
- MARQUEYROL (J.).'— Enroulement des dynamos à courant continu (suite)...... 201
- REYVAL (•).). — Les nouvelles grues électriques du port de Douvres........... 208
- BREVETS
- Les Perles électriques. — Brevets Weissmann, par P. Dupuy.................... 2i3
- > REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transiormation. — Sur la séparation des pertes dans les machines à courant continu,
- par Cramer....................r....................................................... 215
- Transmission et Distribution. — Le calcul des courants alternatifs sans supposer les coefficients de self-
- induction constants, par Spiëlmann......... . . ................... .U . 218
- Télégraphie sans fil. — L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil, par A. Slaby (suite). . 221 Divers. — Migration d’ions métalliques dans les effluves à l’air libre, par Riecke et Stark . . . . . . . . . 23o
- r'
- ? SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES ,
- Epuration de l’eau par l’ozone. — Usines de distribution. Conférence du Dr. Erlwein......... 231
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles.......................................................................... lxii
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- LXII
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 5 Novembre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- Bureau de contrôle et d’essais de l’Exploitation Électrique Municipale delà Ville de Grenoble.
- Ce Bureau a été installé par les soins de la Faculté des Sciences.
- Il est destiné à effectuer pour la Ville et ses abonnés tous essais de sa compétence (réglage et étalonnage de compteurs, étude de lampes, examen de projets, vérification d’installations intérieures, etc...).
- La direction du Bureau est confiée àM. Barbillion, l’un des professeurs d’électricité industrielle de la Faculté des Sciences, attachés à l’Institut. En outre du chef de laboratoire de cet Institut, le personnel comprend deux inspecteurs chargés des essais au dedans et des vérifications au dehors.
- Au point de vue des locaux, le Bureau de Contrôle et d’Essais annexé à l’Institut électrotechnique etdont l’aménagement est aujourd’hui terminé, comprend :
- Une salle de machines, une salle d’accumulateurs, une salle d’étalonnages, une salle de mesures de précision, une salle de photométrie, des bureaux réservés au personnel assurant le service, une salle de dépôt des appareils soumis aux essais.
- Les sources d’énergie, tant mécaniques qu’électriques auxquelles fait appel le nouveau service de l’Institut, se décomposent principalement en moteurs électriques à courant triphasé,, synchrones et asynchrones, animés par le réseau municipal, en transformateurs utilisant l’énergie de ce même réseau et la mettant sous les deux formes habituelles : haute tension, basse intensité ou basse tension, haute intensité* en dynamos de puissances diverses entraînées par les moteurs susmentionnés et débitant l’énergie électrique sous des formes aussi variées ; enfin, en batteries d’accumulateurs constituant une réserve d’énergie joignant à la puissance des effets dont les générateurs précités sont également capables une constance de régime qu’ils ne possèdent qu’à un moindre degré.
- La salle des machines comporte deux groupes moteurs-générateurs :
- Le premier groupe est constitué par un aJterno-aanteur synchrone triphasé Labour de 35 chevaux entraînant une dynamo à courant continu de puissance convenable, servant aux essais ou à la charge des batteries. Ce groupe est réversible et peut être mis en mouvement au moyen de la dynamo actionnée par tes batteries d’accumulateurs, ce qui permet à l’alterno-Bioteur de fonctionner en générateur mono ou triphasé, disposition avantageuse pour des essais pouvant nécessiter des courants de forme, de tension et dte fréquence variées.
- Le deuxième groupe est constitué par un moteur
- asynchrone triphasé de 20-25 chevaux, également muni de sa dynamo utilisable pour tous essais et assurant, en concurrence avec celle du précédent groupe, la charge des batteries d’accumulateurs.
- Ces deux groupes moteurs-générateurs peuvent, d’autre part, entraîner, eteela au moyen de tambours, poulies folles et fixes, etc..., une transmission mécanique de 5o chevaux disposée suivant le petit axe de la salle des machines. Cette transmission, sur laquelle les deux moteurs peuvent travailler simultanément, est munie d’un jeu de poulies de diamètres divers ; elle actionne, dans la moitié de la salle occupée par les moteurs-générateurs, des alternateurs mono et diphasés permettant également des essais en courant alternatif de phasage et fréquence quelconques, ainsi qu’une dynamo d’électrolyse Labour à basse tension et grand débit, et elle peut, dans la seconde moitié de la salle, communiquer l’énergie mécanique aux alternateurs, dynamos, etc..., soumis aux essais ou la recevoir des moteurs divers que l’on peut avoir à éprouver.
- Le dallage de cette salle est pourvu de nombreuses règles et glissières permettant l’arrimage, le déplacement des unités essayées, la tension des courroies, etc...., il est sillonné de caniveaux contenant tout un réseau de distribution et de réception des courants et une forte canalisation d’eau destinée aux refroidissements des freins appliqués aux moteurs à l’étude. La commodité de la manipulation du matériel est assurée par un pont roulant pouvant soulever un poids de a tonnes et desservant toute l’étendue de la salle. La réception et le renvoi du matériel se fait par un quai de débarquement pénétrant à l’intérieur de la salle et permettant d’amener les fardeaux au niveau du sol et à portée de l’appareil de levage.
- L’alimentation en courants alternatifs des salles d’essais est le plus généralement réalisé par un transformateur triphasé de y 5 kilovoltampères abaissant la tension de 5.000 à 120 volts et assurant également l’alimeniation des moteurs.
- Ce même transformateur rend possibles les essais divers à 600 volts et cela par un ingénieux couplage des bobines de son secondaire.
- L’éclairage est alimenté par un transformateur spécial de 20 kilovoltampères qui assure également l’éclairage de l’Institut proprement dit et fournit la force motrice nécessaire aux manipulations des élèves.
- Enfin, un transformateur monophasé à tension réglable et pouvant atteindre 60000 volts permet tous les essais de matériaux en tensions élevées, transformateurs, câbles, isolants divers, matériel de ligne, isolateurs, etc...
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Novembre 1904
- LXlll
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- TH01S0NH0
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : ÎO, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 Adresse télégraphique : ELIHÜ-PÂRIS
- Traetion électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types dif-férentsquel’on utilise suivant la nature et l’intensité du cou-rantmaximum pourlequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kvv, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F, pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- LXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Novembre 1904
- La régulation, la mesure, la manipulation des courants engendrés ou utilisés par l’ensemble des générateurs ou récepteurs se fait au moyen d’un tableau de distribution divisé en panneaux ( i par unité) et muni de tout l’appareillage nécessaire. Un tableau spécial est réservé aux essais du matériel courant : dynamos, alternateurs, commutatrices, moteurs continus et alternatifs, transformateurs, etc... Enfin, un tableau de couplage, sorte de combinateur universel contenant des plots à chevilles reliés les uns aux sources, les autres aux lignes de distribution, permet, au moyen de chevilles munies de câbles souples, de connecter une ou plusieurs sources quelconques à une ou plusieurs lignes également quelconques, de faire des couplages variés des lignes et des sources, etc... A ce tableau aboutissent donc les câbles issus des divers générateurs ; de ce tableau partent 24 câbles de 5o m/m2 de section assurant 1 alimentation des salles du Bureau de Contrôle et un nombre presque égal de câbles aboutissant au tableau de couplage de la salle des machines de l’Institut proprement dit. Il est donc possible de faire concourir le matériel de cette salle aux essais, ce qui, tout en doublant la capacité de l’installation, augmente singulièrement la sécurité de son fonctionnement.
- La salle d’accumulateurs contient:
- Une batterie de 60 éléments Tudor M6 de33o ampère-heures.
- Une batterie B2 de 60 éléments Payrard de même capacité.
- Une batterie de 12 éléments Tudor de 3oo ampère-heures.
- Une batterie B'2 de même calibre.
- Une batterie B \ de 15 éléments Tudor, de 100 ampère-heures, affectée à l’éclairage des règles divisées des galvanomètres des salles de mesure 5
- Une batterie B", de 12 éléments affectée au service de la Physique générale et du P. C. N. (Physique) de l’Institut proprement dit ;
- Un élément Tudor de grande taille pouvant débiter 2.5oo ampères, affecté aux étalonnages nécessitant de grandes intensités.
- Enfin, divers éléments détachés au service des instruments de mesure.
- Les batteries B,, B2, B',,, B'2, B"a sont munies de coupleurs à mercure permettant de réaliser les voltages suivants :
- ^ °UI r>^ ^ 10, 20, 3o, 4o, 60 120 volts ]
- — B2 (
- Pour B \ (
- — B'2 ) 3, 4,6, 8, 12, 24 volts.
- __ n"
- n 2 l
- La batterie est munie d’unréducteur de charge et de décharge. Toutes ces batteries peuvent être chargées soit par les machines du Bureau de Con-rôle, soit par les machines de l’Institut proprement
- dit • la charge du gros élément s’effectue au moyen de la dynamo d’électrolyse. Un tableau spécial permet de diriger, de la salle même des accumulateurs, les courants sur les tableaux de couplage de l’Institut ou du Bureau de Contrôle.
- La salle d’étalonnage contient :
- Des panneaux pour l’essai des compteurs à courants continus, alternatifs, à 2 ou plusieurs fils, mono, di ou triphasés, jusqu’à concurrence de plusieurs centaines d’ampères. L’installation permet l’étalonnage simultané d’un grand nombre de compteurs du même type. Les diverses charges sont réalisées soit au moyen de lampes à incandescence (près d’un millier de lampes de 32 bougies), soit au moyen de rhéostats ou de bobines de self. La constance des régime est assurée par un réglage à la main employé en concurrence avec des régulateurs de tension. Des quatre panneaux disposés parallèlement que comporte cette installation, les deux panneaux du centre supportent sur leurs faces extrêmes tout l’appareillage de manœuvre et de régulation 5 sur les faces internes placées en regard sont disposés les rhéostats de réglage et les selfs. Ce dispositif protège les opérateurs et les instruments contre la chaleur et la lumière émanant des rhéostats et autres accessoires. Les compteurs à l’essai et les wattmètres de précision (du type Siemens) sont supportés par les deux autres panneaux très distants des premiers et soustraits, par conséquent, aux influences des courants circulant dans l’appareillage. Des dispositifs particuliers rendent possibles pour les compteurs triphasés les groupements usuels, étoile ou triangle, ainsi que la mesure des puissances dans les 3 côtés du triangle ou sur les 3 branches de l’étoile. Un vaste tableau d’ardoise quadrillé au centimètre permet de tracer au cours des essais les graphiques des résultats obtenus. Il estdoncimmédiatementpossiblede se rendre compte des défectuosités des appareils essayés et de vérifier que les anomalies trouvées ne sont pas imputables à des erreurs d’expérience. Ce n’est qu’à la suite de cette vérification que les résultats sont transmis à l’intéressé.
- La salle d’étalonnage contient en outre deux panneaux muraux, symétriquement disposés de part et d’autre d’une table centrale de mesure comportant un potentiomètre Carpentier muni de son galvanomètre, de ses étalons et autres accessoires. Le panneau de gauche est affecté aux essais de tension, voltmètres, etc. Il peut recevoir et soumettre les appareils à l’essai à une tension quelconque provenant d’un ou de plusieurs des générateurs 5 il permet aussi l’application à ces appareils de tensions plus élevées, de l’ordre de 2.000 volts en courant continu, de plusieurs milliers de volts en courant alternatif, tensions réalisées dans le premiercas au moyen de petites dynamos à excitation séparée actionnées par un moteur unique et susceptibles de donner chacune 5oo volts, le réglage
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- Supplément à VÉclairage Électrique du 5 Novembre 1904
- LXV
- TRANSFORMATEURS
- Westinghouse
- A REFROIDISSEMENT MJT0MHTIG5ÏJE
- de
- J_
- 4
- K.W.
- a
- 500 K. W.
- Transformateur Westinghouse de 35o kw., à refroidissement automatique.
- Société Anonyme Westinghouse
- (Capital 20.000.000 de francs)
- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- Siège Social : 45, rue de l’Arcade, Paris.
- Agences à :
- PARIS, 45, rue de l’Arcade. BORDEAUX, 9, Cour de Gourgues.
- LILLE, 2, rue du Dragon. . MARSEILLE, 43, rue du Paradis.
- LYON, 3, rue du Président-Carnot. Usines SAINT-ÉTIENNE, 19, rue Gambetta.
- TOULOUSE, 58, boul. de Strasbourg. au Havre et à Sévran NANCY, 20, rue Grandville.
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- LXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Novembre 1904
- de la tension de cet ensemble (4 fois 5oo) se faisant en agissant sur les vitesses ou sur les excitations ; tensions réalisées dans le deuxième cas au moyen d’un transformateur-élévateur approprié à tensions variables et réglables par action sur le primaire. Une série d’électromètres étalons complète l’installation.
- Le panneau de droite est affecté aux essais d’intensité, ampèremètres, fusibles, échauffements, etc... U est relié au réseau général, ce qui permet d’admettre dans les appareils des courants variables en intensité, en forme, en nature. Les essais à forte intensité, continues ou alternatives, sont faits au moyen de l’élément de 2.5oo ampères ou d’un transformateur susceptible de débits de même ordre. Ces deux générateurs peuvent travailler sur des barres de forte section, munies de coupures dans lesquelles sont intercalées des résistances étalonnées de divers calibres, des rhéostats en fils ou toiles métalliques à air libre ou à refroidissement par circulation d’eau suivant l’importance des débits. De puissantes mâchoires servent à assurer la connexion des shunts ou bornes d’appareils avec les barres constituant le circuit.
- En combinant l’emploi des deux panneaux décrits ci-dessus et les effets de leurs sources respectives, il est possible d’effectuer des étalonnages d’instruments de mesure, voltmètres, ampèremètres, waltmètres, jusqu’à plusieurs milliers d’ampères sous plusieurs milliers de volts et pour des formes et fréquences de courants variables à volonté.
- Le potentiomètre placé au centre de ces deux panneaux permet l’étalonnage rigoureux de tous les instruments de mesure utilisés par le Bureau de Contrôle tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les appareils en station sont soumis à des étalonnages périodiques. Quant aux appareils ambulants, participant aux essais du dehors, ils sont, soit avant, soit après leur campagne d’essais, soigneusement étalonnés. L’emploi de ée potentiomètre est donc la base de tout ce système d’essais • aussi ses indications sont-elles contrôlées à leur tour par des méthodes indirectes au moyen d’un instrument d’une haute précision, l’électrodynamo-mètre ampère-étalon dePellat.
- La salle des mesures de précision, qui fait suite à la suite d’étalonnages, comprend entre autres les installations nécessaires à la mesure des résistances de toutes grandeurs, des résistances spécifiques, des isolements, des capacités, ainsi que les appareils utiles aux épreuves magnétiques des matériaux entrant dans la construction des dynamos, alternateurs, transformateurs, etc... Pour toutes ces mesures délicates, cette salle contient, installés à poste fixe, un pont de Wheatstone à fil, un pont à décades, un pont de Thomson, des étalons de l’ohm, des étalons de capacité, un perméamètre, un hystérésimètre, des galvanomètres Despretz d’Arsonval, simples, différentiels ou balistiques, un galvanomètre Thomson, etc...
- Faisant suite à la salle des mesures de précision,
- se trouve la salle de photométrie qui contient entre autres un banc photométrique de 3 mètres de long, muni d’annexes et sur lequel peut se mouvoir un photomètre universel à vision binoculaire de Blondel et Broca, permettant la mesure avec beaucoup de sûreté de toutes les grandeurs photométriques. Les dispositifs habituellement usités permettent la détermination des intensités sphériques moyennes tant pour les lampes à incandescence que pour les lampes à arc, pour lesquelles on peut aussi avoir recours au lumenmètre de M. Blondel, dont le Bureau de Contrôle possède un exemplaire.
- Outre le matériel déjà énuméré, le Bureau possède des séries complètes de wattmètres de précision, d’ampêremètresjusqu’à 11 .ooo ampères, de voltmètres ou électromètres jusqu’à i5.ooo volts, de tachy-mètres, cinémomètres, compteurs de tours, chronomètres, etc... Enfin, une série de freins de dimensions diverses permet l’essai des moteurs de toutes puissances.
- L’installation se complète par des bureaux réservés au Directeur, au Chefde laboratoire, aux Inspecteurs chargés du contrôle des installations, et par une salle de dépôt des appareils à soumettre ou déjà soumis aux essais.
- 1 n réseau téléphonique relie entre elles les diverses parties de l’installation. Un deuxième réseau relie l’Institut proprement dit au Bureau de Contrôle. Ce Bureau est, d’autre part, rattaché au réseau téléphonique des Postes et Télégraphes de Grenoble.
- Sur des recherches thermo-électriques. De-guisne. Elektroteclinische Zeitschrift, 26 mai.
- La théorie exposée par M. Egg Siegberg sur l’existence de forces thermoélectriques a déjà été discutée par M. Schneider (Ecl. Electr.j.
- Si l’on chauffe un fil de cuivre au moyen d’une flamme Bunsen jusqu’au rouge sombre sur une longueur d’environ 1 cm, et si l’on déplace un peu la flamme le long du fil d’un côté ou de l’autre, on obtient une force électromotrice de quelques microvolts dans la direction du déplacement. La grandeur de cette dernière reste approximativement constante lorsqu’on déplace peu à peu la flamme dans la même direction. On obtient également une force électromotrice lorsqu’on met en contact deux bouts libres de fil en même métal dont l’un a été préalablement chauffé.
- De ces essais et d’autres semblables, M. Egg Siegberg conclut que la force électromotrice a sa cause originelle dans la différence entre les chutes de température qui existe dans les expériences mentionnées. Nous ne savons pas si cette conclusion a été d’autre part déduite de considérations théoriques, mais les expériences de M. Egg Siegberg ne donnent aucune preuve à l’appui de sa théorie.
- Par suite de réchauffement, la structure du fil en
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Novembre 1904
- LX VII
- question est modifiée ; d’une façon générale, le fil devient plus mou à cet endroit qu’à côté. Gomme dans une flamme tranquille, les points de contact entre le métal mou et le métal dur sont à la même température, il n’y a pas de force électromotrice perceptible. Si la flamme est légèrement déplacée de l’un ou de l’autre côté, il se produit aux points de contact une différence de température, et l’on voit apparaître une force électromotrice correspondante à la force thermo-électrique entre le cuivre mou et le cuivre dur pour la différence de température en question. Ce fait peut être établi très simplement par les expériences suivantes :
- i° Si le déplacement de la flamme cesse, de façon que la chute de température puisse s’égaliser des deux côtés, la force électromotrice ne revient pas en arrière, comme le voudrait la théorie de M. Egg Siegberg, mais elle reste peu à peu invariable.
- 2° Si l’on laisse le fil se refroidir et si l’on chauffe à nouveau l’extrémité de la partie préalablement chauffée, la même force éîectromotrice se produit. L’échauffement de l’origine de cette partie produit une force électromotrice égale et opposée ; l’échauffement de la partie médiane ne produit aucun effet.
- 3° Si l’on renouvelle l’expérience après refroidissement du fil sur une partie non employée et si, en déplaçant la flamme, on atteint une extrémité de la partie précédemment chauffée, la force électromotrice devient nulle et reste nulle jusqu'à ce que l’on franchisse l’autre extrémité de cette partie.
- Mais si, dans cette seconde expérience, la température maxima est plus basse, il se produit, lorsqu’on atteint la partie précédemment chauffée; une inversion de la force éîectromotrice (sens opposé au mouvement, c’est-à-dire de la partie la plus molle à la partie la plus dure du fil).
- 4° La grandeur de la force électromotrice est indépendante de la vitesse de translation de la flamme, lorsqu’on prend soin de maintenir à peu près égale la température de la partie chauffée.
- 5° Si le fil a été porté préalablement au rouge moyen d’une façon égale — par un courant électrique par exemple — l’expérience répétée au rouge sombre ne donne aucun résultat. Il faut que réchauffement dû à la flamme atteigne le rouge vif pour qu’il se produise une force électromotrice de quelques microvolts.
- G0 Si l’on martelle une partie du fil, et si l’on échauffe une extrémité de cette partie martelée, il se produit une force électromotrice dirigée vers la partie martelée.
- Tous ces phénomènes, en partie connus, peuvent être expliqués sans difficulté si l’on tient compte que, entre une partie dure et une partie molle du même métal, il se produit toujours une force thermo-électriques. Les forces thermo-électriques mesurées dans le expériences relatées sontsensiblement indépendantes de la différence entre les chutes de températures, mais dépendent seulement des différences de températures.
- L’expérience inverse a donné un résultat négatif. Nous avons placé dans un bain d’eau froide les deux extrémités d’un fil de cuivre chauffé à environ 200° en B (fig. i ). La partie BD était entourée de ouate. Des mesures de température faites avec des thermoéléments en A, B, G et D ont montré en A une chute de température environ double qu’en'G, et cependant il a été impossible de déceler une force électromotrice entre les extrémités du fil de cuivre quoique le galvanomètre eût une sensibilité de io~7 volt. Une expérience faite sur un fil de fer a donné le même résultat.
- Gomme l’on devait s’y attendre, ces phénomènes causés par des modifications moléculaires de la matière sont surtout marqués pour le fer et sont à peine perceptibles pour le plomb. L’argent, l’aluminium (tous deux impurs), le laiton, le constantan, ont présenté les mêmes phénomènes que le cuivre ; le cuivre étamé est presque aussi actif que le fer.
- Dans toutes les expériences faites sur des baguettes de charbon, on a trouvé que, par suite de la non homogénéité de cette substance, un échauffement en un point quelconque donne toujours une force électromotrice dont le sens ne dépend pas du mouvement de la flamme.
- La force électromotrice qui prend naissance entre deux bouts libres d’une même substance dont l’un a été chauffé, doit son existence à la modification de structure produite par l’échauffement, et, dans certains cas, à la formation d’oxyde ; ce dernier phénomène peut, en particulier, être observé avec du cuivre ou du laiton.
- Les observations que nous avons faites sont rassemblées qualitativement dans le tableau qui suit. Les températures étaient la pour plupart comprises entre celles du rouge sombre et du rouge moyen ; pour le plomb et l’aluminium, elles étaient un peu inférieures à la température de fusion.
- TABLEAU
- SUBSTANCE DIRECTION DE I.A FORCE ÉLECTROMSTRICE
- dans un fil horizontal entre extrémités libres
- Cuivre. . . Sens de déplacement de la flamme du chaud au froid
- Fer . . . . » du froid au chaud
- Argent. . . » du chaud au froid
- Aluminium . » du froid au chaud
- Platine. . . )) du chaud au froid
- Plomb . . . Inappréciable »
- ' Laiton . . . Sens de déplacement/ de la flamme ' W
- Constantan. » »
- Charbon . . Indépendante ))
- Ges observations, ainsi que les expériences de M. Schneider, montrent que la théorie de M. Egg Siegberg n’est pas fondée.
- E. B.
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- Supplément à L’Éelairage Électrique du 5 Novembre 1904
- TRACTION (i)
- Installation d’une usine de force importante à turbines pour Dubuque.
- Une nouvelle usine de force est en construction à Dubuque (Iowâ), destinée à fournir l’éclairage, la force motrice et les circuits de tramways électriques de TUnion Electric Company. Cette usine est remarquable à cause de l’usage exclusif de turbines à vapeur au lieu de machines réciproques ; aussi les plans essentiels des dessins ordinaires du bâtiment et de l’emplacement des machines, ont-ils subi des modifications. Ce qui frappe de prime abord ce sont les petites dimensions de la chambre du turbo-géné-rateur et le caractère léger des fondations nécessaires. La construction avec turbines permet aussi un sous-sol ouvert qui facilite l’accès de l’équipement de condensation et des machines auxiliaires au-dessous. Une autre nouveauté dans la construction du bâtiment consiste en l’empioi de piliers de béton au lieu des piliers en bois habituels. La manipulation du charbon et des cendres est l’objet de plusieurs nouveautés- intéressantes, surtout la construction spéciale du toit de la chambre des chaudières qui permet d’emmagasiner beaucoup plus de charbon dans les soutes élevées. On a aussi pris des précautions pour permettre d’enlever rapidement les trémies.L’équipement entier pour la manipulation du charbon et des cendres a été arrangé de manière à obvier entièrement à toute manipulation par mains d’hommes. Les chaudières sont de construction spéciale ; elles sont établies pour une pression normale de i3 atm. et chacune d’elles est pourvue d’un appareil de surchauffage devant donner r5o degrés Far. de surchauffe à la vapeur. On se servira de passeurs automatiques du type à grille à chaîne mobile. Le tuyau de cheminée est en acier, se tient debout par lui-même et a 60,96 m. de hauteur 5 il renferme plusieurs détails intéressants de construction. Le tuyautage à vapeur est arrangé d’après le plan de l’usine de force individuelle multiple. L’appareil pour chauffer l’eau d’alimentation est du type ouvert, l’eau d’alimentation venant directement des condenseurs de surface ; la vapeur pour le chauffage est fournie par les machines auxiliaires de l’usine qui sont sans condensation et dont la vapeur s’échappe à travers des séparateurs à huile directement dans l’appareil ouvert de chauffage. Un équipement spécial est destiné à filtrer l’eau d’alimentation des chaudières et aussi à ajouter automatiquement à l’alimentation au moyen du puits du condenseur pour remplacer les pertes résultant des fuites diverses. On emploie le nouveau type de turbines à vapeur
- Gurtis à quatre gradins comprenant l’usage de supports qui obvient à l’emploi d’huile pour la lubrification. L’équipement de condensation renferme aussi d’intéressantes nouveautés qui s’éloignent de la construction habituelle. On se sert de pompes centrifuges à haute pression du type à volute pour pomper l’eau qui se condense dans les puits du condenseur au lieu de pompes ordinaires réciproques. Ces pompes sont placées au-dessous des puits. On se sert de pompes à vide sec qui comprennent aussi un type intéressant de construction dans l’arrangement des cylindres à vapeur horizontaux et des cylindres de vide verticaux. Une construction spéciale de prise d’eau a été arrangée dans la rivière pour protéger les tuyaux de prise de circulation du condenseur pendant les crues qui se produisent sur le Mississipi au printemps et à l’automne.
- Réseau de tramways de Sydney (Nouvelle-Galles du Sud).
- Sydney est la ville la plus importante de l’Australie et son réseau de tramways est la propriété de l’Etat de la Nouvelle-Galles du Sud. Il y avait en 1883 environ 4o km. de voies toutes exploitées à la vapeur, Mais on installa, en 1891,deux ou trois courtes lignes funiculaires. On essaya l’électricité en 1893 et depuis cette époque la plupartdes lignes ont été transformées en lignes électriques. Il y a beaucoup de rampes ; sur l'une d’elles, atteignant ia,5 pour cent, on emploie des contre-poids. Un souterrain est construit sous la voie et un poids d’environ 10 tonnes est attaché au câble de sorte que les voitures montantes reçoivent de l’aide pour gravir la pente et que les voitures descendantes remontent le poids. Le rail étalon au centre de la ville pèse 4^ kg. par mètre. On se sert beaucoup de rails Vignole. L’énergie est distribuée à 6.600 Volts à des sous-stations équipées avec des convertisseurs rotatifs. La compagnie vient de commander un turbo-générateur. Elle possède une variété de types de voitures et, en règle générale, les voitures forment des trains de deux voitures automotrices chacun. Chaque voiture est équipée avec deux moteurs et les moteurs sont contrôlés par un contrôleur à 4 moteurs placé sur la plate-forme d’avant de la première voiture. En règle générale, les voitures restent accouplées par deux.
- Règles concernant la pose des fils dans les voitures et l’équipement de celles-ci.
- L’Association Nationale Electrique des Assureurs des Etats-Unis fera prochainement connaître les règles qu’elle a adoptées pour la pose des fils dans les voitures et l’équipement de celles-ci. Ces règles ont été préparées par un comité mixte de cette Association et de l’Association Américaine des Tramways. On
- (1) Revue du Street Raihvay.
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- Supplément à L’Eciairage Electrique du 5 Novembre 1904
- LA IX
- donne les règles pour les travaux intérieurs employant des systèmes de potentiel constant de 5oo volts ou moins, relatives à l’épaisseur du matériel isolant à l’épreuve du feu, des caissons de voitures, à l’encaissement des fils chargés de certains courants et à l’isolation de tous les appareils électriques employés. Tous les conducteurs devront être en fils à toron ei le courant employé pour déterminer la dimension du moteur, du trolley et des plombs de résistance doit être un pourcentage du courant de chargement complet basé sur une course d’une heure du moteur. D’autres règles s’appliquent à l’installation des câbles lorsqu’ils sont posés dans des conduits. Les interrupteurs, interrupteurs de circuits et commutateurs qui ont des parties chargées exposées doivent être placés dans des armoires. Les parties exposées doivent être montées sur un matériel à l’épreuve du feu. On donne aussi des règles pour la construction des conduits et moulures, l’arrangement du moteur, les circuits d’éclairage et de chauffage, etc.
- Locomotive électrique du New-York Central.
- Quelques caractéristiques saillantes ressortent de la description des moteurs sans engrenage pour le New-York Central Railroad. En ce qui concerne le circuit magnétique, les 'dimensions paraissent insuffisantes au point de vue magnétique. En les comparant au diamètre de l’armature et en se souvenant
- que la machine est bi-polaire, la densité dans l’armature doit être très basse* en fait elle n’approcherait pas de ce qui a été admis pratiquement jusqu’ici dans les moteurs de tramways. Même si les traverses sur lesquelles les pièces polaires sont montées ont assez de profondeur pour toucher les rails, leur coupe semble insuffisante et elles sont arrangées de manière à être un sérieux obstacle aux sabots de freins et autres appareils. L’espace libre laissé est aussi considéré comme remarquable et on ne peut certainement pas accuser la machine de manquer de champ gradué pour commutations. Le commutateur semble très grand et ne passe qu’à 254 mm. au-dessus des rails. L’armature est peut-être à 2o3 mm. au-dessus des rails et il ne peut manquer de se produire des inconvénients graves à cause de la saleté à moins qu’on emploie des rideaux de moteur.
- Truck en acier forgé.
- Ce nouveau truck en acier forgé à une courte base de roues. Une particularité intéressante est l’emploi de barres d’égalisation de manière que les moteurs soient suspendus en dehors de la base des roues. Les ressorts d’égalisation sont placés entre les barres d’égalisation et près du côté des boîtes de palier. Les sabots de frein sont suspendus à des consoles fixées aux barres d’égalisation
- CHEMINS DE FER DU NORD
- TRAINS DE LUXE
- TOUTE L’ANNÉE
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebols de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l'Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Yintimille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Yintimille composé de voitures de l,e classe, lits-salon et sleeping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Engadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et Interlaken.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- TRIMESTRIELS
- Délivrés pour la saison d’Eté
- En vue de faciliter pendant la saison d’été les relations de Paris avec la Banlieue, la Compagnie d’Orléans délivrera, à partir du 12 juillet, des cartes d’abonnements trimestriels de toutes classes, à prix réduits.
- Le délai extrême de validité de ces cartes expirera le 31 octobre.
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- LXX
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 5 Novembre 1904
- de manière que le sabot reste à une distance fixe des roues.
- ACCUMULATEURS
- A propos de l’accumulateur Tommasi.
- Plus les centrales pour éclairage et pour tramways se développent, plus on reconnaît les précieux avantages des batteries d’accumulateurs servant de tampon et de réserve. Mais il y a un autre domaine où les accumulateurs sont appelés à un très brillant avenir c’est celui de la traction, sinon pour les trains, tout, au moins pour les automobiles, cette nouvelle industrie dont on connaîtl’essor heureux et rapide.
- Pour l’automobilisme, on ne sait que trop les qualités que doivent posséder les accumulateurs : solidité, légèreté et grande capacité surtout, sans compter les nombreuses autres d’ordre plutôt secondaire. Un des accumulateurs les mieux appropriés à ce genre de traction est celui du docteur Tommasi, surtout celui du dernier type. Nous allons donner ci-après les résultats qu’on vient d’obtenir dans les essais officiels qui ont précisément porté sur le dernier type de l’accumulateur Tommasi.
- Des essais sur une voiture ont été pratiqués par M. IL Cuan Artiqüe, ingénieur en chef de la Société
- française de construction de voitures électriques Y Electromotion.
- Ces essais ont été faits sur une batterie de 44 éléments repprésentant ioo ampères. Voici les principales données :
- Nombre d’éléments : 44 ; dimensions : 270 X i^5 X 15o 5 nombre de plaques par élément : i5 • poids des plaques : 6 kg ; poids total avec liquide : 10 kg.
- Ces éléments ont subi 45 charges sous 26 ampères et 46 décharges sous 32 ampères.
- La capacité, dès la cinquième décharge, s’est élevée à i2Ô ampères et s’est maintenue pendant toute la durée des essais. Après démontage de divers éléments et à la fin des essais, on n’a pas constaté au fond des bacs la plus petite quantité de matière active ; le liquide était limpide.
- Les éléments ont toujours été chargés jusqu’à ce que le voltmètre de la voiture donnât 2Ô X 44 = 1 IO°-
- En résumé, on a constaté l’absence de toute chute de matière et l’expérimentateur considère que, dans ces conditions, il existe là un véritable progrès.
- Lors d’un autre essai fait par la même société, on a constaté qu’après avoir fait subir 76 décharges à deux accumulateurs Tommasi, l’un de i5 ampères-heures, l’autre de 35 ampères-heures, et les avoir mis six fois en court-circuit, la matière active étai
- t
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et Newhaven
- PAR LA GARE SAINT-LAZARE
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours fdimanches et fêtes compris) et toute Vannée Trajet de jour en 8 h. 1/2 (lre et 2e classes seulement) grande Economie
- Billets d’aller et retour.
- Billets simples, valables pendant 7 jours. lro classe .... 43 fr. 25
- 2e classe .... 32 »
- 3° classe .... 23 25
- valables pendant un mois l10 classe .... 72 fr. 75
- 2» classe .... 52 75
- 3e classe .... 41 50
- MM. les Voyageurs effectuant de jour la traversée entre Dieppe et Newliaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en lro classe ; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour en 2e classe.
- Départs de Paris-Saint-Lazare Arrivées \ T ,
- ^ f London-Bndge.
- Londres ) Victoria • • •
- DéP*rts ) London-Bridge
- Londres
- Victoria
- 10 h. 20 m. 9 h. S
- 7 h. s. 7 h. 4o m.
- 7 h. s. 7 h. 5o m.
- 10 h. m. 9 h. s.
- 10 h, m. 8 h. 5o s.
- 6 h. 4° s. 7 h. i5 m.
- entre Paris et Dieppe
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre
- et vice-versa comportent des voitures de lro et de 2° classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant ; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lro classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- Voyages circulairesàconpons combinables sur le réseau P.-L.-M.
- Il est délivré toute l’année, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., des carnets individuels ou de famille pour effectuer sur ce réseau, en lre, 2e et 3° classe, deg voyages circulaires à itinéraire tracé par les voyageurs eux-mêmes, avec parcours totaux d’au moins 300 kilomètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui atteignent, pour les billets collectifs, 50 p. 100 du Tarif général.
- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu’à 1.500 kilomètres; 45 jours de 1.501 à 3.000 kilomètres; 60 jours pour plus de 3.000 kilomètres. — Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15. 23 ou 30 jours suivant le cas. moyennant le paiement d’un supplément égal au 10 p. 100 du prix total du carnet, pour chaque prolongation. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire. Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suffit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de la Compagnie, le voyage à effectuer, et d’envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare ou le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. — Le délai de demande est réduit à 2 jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 Novembre 1904
- LXX1
- restée parfaitement adhérente et qu’il n’y avait pas trace de dépôt au fond des bacs.
- Des expériences encore plus intéressantes ont été exécutées au Laboratoire central d’électricité de la Société internationale des électriciens de Paris, laboratoire dirigé par M. P. Janet.
- Elles ont porté sur un accumulateur Tommasi composé de deux plaques positives et de trois plaques négatives placées dans un bac en verre.
- Le poids des plaques diminué du poids des queues est de Kg. 2,680, le poids des queues étant de 70 gr.
- Ges données ont été fournies par le constructeur.
- L’élément, ayant été apporté chargé au laboratoire, a subi une décharge préliminaire au régime de deux ampères.
- Les essais ont comporté six charges et six décharges.
- Toutes les charges ont été faites au régime de deux ampères en fournissant à l’élément environ 5o ampères-heures.
- Les décharges ont été faites : 2 au régime de 2 ampères, 2 au régime de 4 et 2 au régime de 6. Les quatre premières ont été arrêtées lorsque la différence de potentiel aux bornes est tombée à 1,^5 volt ; les dernières, lorsque la force électromotric& eut atteint 1,8 volt.
- La densité du liquide à lin de charge a été maintenue à 1,24 (28 degrés Baumé).
- Les résultats sont consignés dans le tableau suivant ;
- TABLEAU
- N° d’ordre de la décharge Intensité moyenne Ampères Force élect. Volts Diff. de potentiel Volts Elect. débitée Energie débitée W. H. Densité du liquide à f. de d.
- Début Fin- Début Moyen Fin A. II.
- 2 2,06- 2,26 I ,84 , 2,2 1,98 I ,h5 43,2 85,5 V84
- 3 2,1 2,3 i ,85 2,24 L95 1,75 43,2 84 1,20
- 4 4,o5 2,24 1,86 2,18 i,94 1,75 35,3 68,5 1,20
- 5 4,o6 2,22 1,87 2,16 . i,64 i ,70 32,5 63,5 1,20
- 6 6,2 2,20 1,80 2,16 i,93 1,6 29,1 56 1,21
- 7 6,1 2,28 1,82 2,09 L93 1,6 28,5 55,5 1,24
- Un autre essai a été fait dans le même laboratoire et il a porté sur un accumulateur Tommasi composé de cinq plaq.ues placées dans un bac en verre.
- Le poids des cinq plaques diminué du poids des queues était de 2 kilogrammes, le poids de deux positives et de deux négatives étant de 1, 6 kg.
- Les essais ont comporté 7 décharges et 6 charges.
- L’élément étant arrivé chargé au laboratoire, a subi une décharge- préliminaire au régime de deux ampères.
- Les 6, charges ont été faites au régime de 2 ampères, de façon à fournir à l’élément environ 5o ampères-heures.
- Les six décharges ont été faites, 2 au régime
- moyen de 2 ampères, 2 au régime moyen de 4 ampères, et elles étaient arrêtées lorsque la différence de potentiel aux bornes tombait à 1,^5 volt.
- Les deux dernières, faites au régime moyen de 6 ampères, ont été arrêtées lorsque la force électromotrice fut de 1, 8 volt.
- Pendant tous ces essais, la densité du liquide a été maintenue à lin de charge à 1,24 (28 degrés Baumé).
- Les résultats de ces essais sont consignés dans le tableau suivant :
- TABLEAV
- N° d’ordre de la décharge Intensité moyenne Ampères Force élect. Volts Diff. de potentiel Volts Elect. débitée Energie débitée W. H. 1 Densité du liquide à f. de d.
- Début Fin Début Moyen Fin A. H. 38.5 38.6 32,4 32.3 20.6 28.3
- 2 3 4 5 6 7 2,07 2,09 4.1 4,01 6.2 6,o3 2,23 2.31 2,28 2.32 2,32 2,3o 1,8l 1.80 1,84 1.81 1,80 1,80 2,24 2,26 2,22 2,24 2,20 2,24 i,95 i,95 G94 i,94 *,93 L91 1.75 1.75 1.75 1,72 1,64 1,61 74,5 73,8 65, 63, 57.2 54.2 ï,2 1,2 1,21 1,21 I ,25 I ,23
- E. G.
- DIVERS
- Tachoscope-selfacting.
- L’Etablissement de chronométrie scientifique James Jaquet, à Saint-Imier (Suisse) a récemment établi unnouvelappareil,dit<(Tachoscope-selfacting», qui est en réalité un très intéressant compteùr de tours chronographique dont le poids ne dépasse pas 200 grammes. Ce compteur, spécialement construit pour les métiers et broches de filatures, s’applique à toutes espèces de moteurs au moyen de douilles de rechange.
- Deux mouvements simultanés constituent ce compteur. Le premier est un contrôleur de tours enregistrant 10.000 tours par révolution 5 le second est un mouvement chronographe indiquant la durée d’une observation en minutes, secondes et cinquièmes de seconde.
- Ce compteur marche indifféremment à droite ou à gauche. Le sens de rotation est indiqué automatiquement par un disque mobile visible sous le cadran. Ce disque apparaît en noir pour les tours à droite et en rouge pour les tours à gauche. Le cadran présente trois divisions de 100, 1000 et 10.000
- tours combinés de telle sorte que la première division enregistre les unités et dizaines jusqu’à 100 tours, la deuxième division, les centaines jusqu’à 1000 tours, la troisième division, les milliers jusqu’à 10.000 tours. En conséquence, au dix-millième tour, l’aiguille de la première division a fait 100 tours, celle de la seconde 10, celle de la troisième un seul. Les chiffres du cadran sont noirs et rouges. Les chiffres
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- LXXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Novembre 1904
- noirs indiquent les tours à droite; lés chiffres rouges, les tours à gauche. La remise à zéro se fait par un levier en saillie, pour les 5 aiguilles à la fois. Le mouvement d’horlogerie marche trois heurés et se remonte au moyen d’un bouton cannelé. Un petit cadran enregistre les minutes. E. G.
- Pompes à commande électrique automatique.
- Afin de débarrasser de l’eau qui peut s’y accumuler les fosses à câble et trous d’homme, et en général pour tous les usages domestiques, la British Thomson-Houston C°, a récemment construit un petit moteur et pompe combinés.
- La pompe, du type à plongeur à double jet à simple effet, a une capacité de 34 litres par mi iute, et convient pour des réservoirs ayant jusqu’à 16m^2 de profondeur.
- Les corps de pompe sont en fonte spéciale à grain lin, avec profondes boîtes à bourre, pourvues de serre-garnitures.
- Les plongeurs, soupapes et tiges de connexion sont en bronze spécial, dur.
- La plaque de base est en fonte résistante, arrangée
- pour être chevillée sur une muraille et exactement construite pour recevoir les corps de pompe, le moteur, et la boîte aux engrenages.
- La pompe est actionnée par un moteur British -Thomson-Houston de i/4 HP au moyen d’un double engrenage de réduction. La première réduction est un engrenage à roues droites en fonte, entouré d’une capsule en fonte.
- La seconde réduction est obtenue par une vis sans fin et une roue à dents hélicoïdes ; la vis est en acier et la roue à dents hélicoïdes en bronze dur ; elle tourne dans l’huile et est pourvue d’un coussinet à billes.
- Le moteur est contrôlé automatiquement par la montée et la descente de l’eau dans la fosse : celle-ci fait monter et descendre un flotteur en cuivre connecté au moyen d’une tige à un interrupteur à bascule.
- La pompe est pourvue d’un lubrificateur solide, le moteur d’un lubrificateur annulaire. La pompe et le moteur combinés nécessitent très peu d’attention, et sont recommandés pour des cas où l’épuisement par aspiration n’est pas efficace.
- E. G.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Les piles sèches et leurs applications par A. Ber-thier, ingénieur. Lumière de poche, applications à l’automobile et à l’allumage des moteurs à explosion, i vol. in-12 broché avec 35 figures, igo5, i fr. 5o.— H. Desforges, éditeur, 3g, quai des Grands-Augustins, Paris, 6°.
- Il n’existait jusqu’à ce jour aucun ouvrage sur les piles sèches. Le petit volume que vient de publier M. Berthier, paraît bien à son heure, au moment où les applications de ces piles se multiplient de plus en plus.
- Après des indications sur l’immobilisation du liquide des piles sèches, l’auteur décrit, avec figures à l’appui, les diverses piles sèches à liquide excitateur salin et à liquide alcalin, ainsique les dispositifs particuliers de certaines de ces piles ; il termine par les applications aux petites lampes portatives, à l’automobile et à l’allumage des moteurs à explosion.
- ' En résumé, ce petit volume, par les renseignements j pratiques qu’il donne, est appelé à rendre de grands J services aux électriciens, aux conducteurs d’automo- |
- biles et, en général, à tous ceux qu’intéressent les multiples applications de l’électricité.
- Manuel de Pratique Mécanique à l’usage des chauffeurs d’automobiles, des mécaniciens et des amateurs. Un volume in-i8 jésus de 324 pages avec 3oo gravures. Broché 3 fr. 5o, relié toile !\ îr. 5o. — H. Desforges, éditeur, 3g, quai des Grands-Augustins, Paris.
- Le nouveau livre que M. René Champly présente au public, continue heureusement la série des ouvrages de vulgarisation qu’il a commencée sur l’automobilisme. On connaît la manière d’écrire très simple et très claire de cet auteur : Son Manuel dé Pratique mécanique s’adresse aux profanes, obligés jpar leur amour de l’auto à s’initier aux secrets du travail manuel ; cependant les ouvriers de profession y trouveront nombre de renseignements techniques utiles. Ce livre sera bientôt dans tous les garages et remises d’automobiles, ainsi que chez les nombreux amateurs de travail mécanique, auxquels il rendra de précieux services.
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- CATALOGUES ITKAJNrCO
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- Tome XLI.
- Samedi 1S Novembre 1904. 11' Année. — N° 46
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- MARQUEYROL (J.). — Enroulement des dynamos à courant continu (fin)....................... a/|i
- LATOUR (M.). — Sur la théorie du moteur série compensé monophasé. ...................... a56
- REY (J.). — Sur ! attraction dissymétrique du rotor dans les moteurs asynchrones......... 267
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — La turbine à gaz. Son rendement, par A. Barbezat......... 260
- Accumulateurs. — Eléments accumulateurs, par Duntley, Schœnmehl, Apple................... 267
- Traction. — Etablissement du fil de trôlet dans les courbes décrites par les voies de tramways à prise de
- courant aérienne à roulette, par Wahle............................................... 270
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Sur l’énergie dissipée dans le 1er, par hystérésis, aux fréquences élevées,
- par Guye et Schidlof................................................................................. 27<j
- Sur la déperdition de l’électricité dans l’air au voisinage des sources thermales, par A.-B. Chauveau. ... 27^
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles.................................................................. lxxiv
- Bibliographie....................................................................... lxxxiv
- Éditions de “ l'Éclairage Électrique ” Vient de paraître :
- L’ELECTRICITE EN AGRICULTURE
- Par Émile GUARINI
- Conférence faite à la Société Centrale d‘ Agriculture de Belgique
- Brochure in-4° de 14 pages. Prix, 1 lr. 25
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- LXXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 5 Novembre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- Nouvelle méthode de démarrage pour moteurs triphasés. — Electrotechnische Zeitschrift, 25 sept.
- Les ateliers d’Œrlikon construisent de nouveaux moteurs triphasés avec induit en court circuit dont le démarrage est obtenu au moyen d’un changement du nombre de pôles et qui s’appliquent particulièrement à la commande des pompes et aux services de mines.
- L’induit en court circuit des moteurs asynchrones possède, au point de vue établissement et exploitation, des avantages considérables sur tous les autres genres de moteurs : aucune partie n’est susceptible de se dérégler, il n’y a aucune espèce d’isolant, de bagues et de dispositifs de contact. Mais le gros inconvénient présenté par ces moteurs est que, au démarrage, ils absorbent une intensité de courant 4 à 5 fois supérieure à la valeur normale, tandis que la valeur du couple est inférieure à la normale. En changeant le groupement des enroulements au démarrage, et en passant du montage en triangle au montage en étoile, on peut réduire le courant de démarrage de {/3 mais il est encore trop élevé ; le couple est diminué dans la même proportion.
- La méthode employée par les ateliers d’Œrlikon permet d’augmenter le couple de démarrage en réduisant le courant absorbé par le moteur à ce moment. Les moteurs portent des enroulements auxiliaires qui permettent, au moyen d’un commutateur de démarrage approprié, de réaliser un moteur à 6, 8, 12 ou 10 pôles.
- Les puissances correspondant aux nombres de pôles anormaux, sont à la puissance normale du moteur à 6 pôles, dans le rapport des nombres 16, 12 et 8 à 6 ; la diminution du courant de court-circuit est plus qu’inversement proportionnelle. Les chiffres intéressants sont résumés dans le tableau suivant :
- Tableau
- NOMBRE DE RÔLES COUPLE COURANT DE COURT- CIRCUIT AM PERES
- iG 20 IOO
- 12 •20 i5o
- 8 a5o
- G i3 35o
- Le démarreur est établi de manière à permettre les groupements successifs suivants :
- 16 pôles 12 pôles
- 8 pôles en série 8 pôles en parallèle 6 pôles en série 6 pôles en parallèle
- Le tableau suivant présente une comparaison entre le fonctionnement d’un tel moteur et celui d’un moteur à bagues et résistances de démarrage.
- Dans le tableau 1, la pointe de courant maxima est un peu élevée, mais le. couple est double du couple normal, l’accélération du moteur est très considérable, et la pointe de courant dure un temps extrêmement court. Le tableau 2 montre bien la supériorité du nouveau moteur, puisque la pointe de courant de la position 2 correspond à un couple 4 ou 5 fois supérieur au couple normal.
- PLEINE CHARGE
- £ H O Moteur à nombre de pôles variables INDUIT \ BAGUES
- O
- H ü
- CO O 0. < B u pointe d courant Vitesse stable */ courant stable pointe di courant couple || courant stable
- I 22 IOO 2Ô 36o 45 IOO 22 IOO 85
- 2 22 i5o 5o 48o 55 200 22 49° 85
- 3 — Go 12 — — 200 22 700 85
- 4 22 23o 5o y3o 5o 200 22 85o 85
- 5 — 9° 11 — — 200 22 920 85
- 6 22 33o 4 o 97° 85 200 22 97° 85
- DEMI-CHARGE
- POSITION | CHARGE Moteur à ombre de pôles v« riablcs 1NDI couple [ h A BAGUE s
- I I 1 100 25 3^0 32 55 11 IOO 5o
- 2 I I i5o 5o 49° 3o 110 11 49° 5o
- 3 1 1 Go 12 i3o 26 110 11 j 00 5o
- 4 I I Go 12 3o 1 JO 11 860. 5o
- 5 I I 9° 1 1 97° 45 1 IO 11 93° 5o
- 6 1 I 9° I 1 980 45 110 11 99° 5o
- La nouvelle méthode offre le grand avantage que pour chaque position de démarreur, on peut laisser le moteur en fonctionnement permanent sans qu’il puisse en résulter d’échauffement dangereux. Le moteur peut, pour un couple normal, tourner <4 pleine vitesse ou à demi-vitesse. Le moteur permet, de plus, un freinage énergique. En effet, quand on revient d’un plot eu arrière au démarreur, le moteur fonctionne comme générateur asynchrone en renvoyant du courant dans le réseau, et il forme frein.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 5 Novembre 1904
- LXXV
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 158-81 Adresse télégraphique : ELSHÜ-PÂRIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kvv, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F,forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 0,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut êlre, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rar s; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- LXXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 12 Novembre 1904
- Si l’on veut éviter tout à fait les pointes de courant, on peut subdiviser les plots ou recourir à un petit transformateur auxiliaire.
- O. A.
- Emploi des accumulateurs comme source de courant pour les postes microphoniques et téléphoniques. — Brückmann. — Electrotechnische Zeitschrift, 22 septembre.
- Les bons résultats auxquels a conduit l’emploi de batteries d’accumulateurs dans l’exploitation des réseaux télégraphiques, ont décidé l’Administration des télégraphes allemands à employer aussi les accumulateurs pour les réseaux téléphoniques. La Question de savoir comment se comporteraient des batteries comme source d’alimenlation des microphones et des postes téléphoniques, n’était pas facile à résoudre.
- Le fonctionnementdes postes téléphoniques conduit à des décharges extrêmement lentes et à très faible intensité : ces régimes sont très mauvais pour la conservation des accumulateurs qui se déchargent spontanément et dont les plaques se sulfatent. Avant de tenter des expériences pratiques, il était nécessaire de savoir comment se comporteraient les batteries, et quel type d’accumulateur il fallait employer.
- On fit donc des expériences préliminaires dans lesquels on se plaça dans les conditions d’exploitation d’un poste téléphonique assez chargé. Le dispositif employé réalisait toutes les i5 minutes une décharge de 3 minutes de l’élément étudié sur une résistance de 5 ohms. Les éléments d’expérience fournis parla société Bose avaient i positive et a négatives ; la capacité était de 3o amp.-heures pour un courant permanent de décharge de 1 amp.
- La décharge intermittente, faisant suite à une charge de 45 amp.-heures, permit de retirer en 53 jours 90 amp.-heures de l’élément jusqu’à son épuisement complet. Cette expérience a montré qu’une destruction rapide de l’élément en fonctionnement qui, si elle se produisait simultanément sur un grand nombre de points, rendrait impossible la continuation du service, n’était nullement à craindre. Par suite, on entreprit, au mois de janvier 1896, des expériences pratiques et l’on munit 36 postes téléphoniques de batteries de microphone Bose. Les éléments, semblables à ceux décrits, étaient enfermés dans des caisses en bois.
- Pour avoir dfts renseignements complets sur le service qu’on pouvait en attendre et sur leur durée d’emploi, on déchargea les batteries jusqu’à complet épuisement, en les maintenant en service jusqu’à ce que les communications fussentrendues impossibles. Avec les microphones à cylindres de charbon employés à ce moment, le résultat fut très bon. La transmission
- était très nette et plus intense qu’avec les éléments secs.
- Les batteries, au moment de leur mise en service, donnaient 2,1 volts par élément. Les durées de fonctionnement les plus courtes atteignirent 4 à 5 mois. ( 131, 146, 162 et 155 jours), pour des postes téléphoniques à grand trafic. A la seconde mise en service, la durée de décharge fut ii4, 134 et 151 jours. L’élément qui, dans le premier cas, était resté 162 jours en service avait fourni environ 80 amp.-heures. La différence de potentiel était tombée très lentement à
- 1.7 volts, puis était tombée très rapidement, ensuite.
- Au bout d’une année, sur les 36 batteries d’expérience, 9 (soit 26 %) assuraient encore le service, et 8 d’entre elles tenaient encore au bout de 5oo jours. Après enlèvement, la tension était inférieure ào,3 volt par élément et la résistance intérieure par suite de la sulfatation et de l’épuisement complet de l’acide, s’était élevée à 17 ohms. La décharge des éléments épuisés exigea 120 amp.-heures et plus; mais on ne pouvait pas remarquer de détérioration de la plaque : après un certain nombre d’épreuves les positives présentaient un durcissement et les négatives avaient une tendance à se gondoler.
- [/expérience fut étendue, à la fin de novembre 1896, à 200 postes téléphoniques, avec des éléments Bose de 25 amp.-heures (au lieu de 3o). Les positives étaient un peu plus fortes : les éléments étaient munis de bornes en laiton et placés les uns dans des bacs en celluloïd, les autres dans des bacs en verre enfermés dans des caisses de bois. Le poids était de 4 kg. 5 au lieu de 6 kilogrammes. Dans la suite, à cause du prix élevé, on 11’a plus employé de récipients en celluloïd.
- Cette nouvelle expérience a donné aussi d’excellents résultats. On avait pris comme limite pour la décharge
- 1.8 volts. Après ’-j mois, sur les 200 batteries installées, ij5 avaient encore 1,85 volts et plus.
- Ges résultats prouvent que les accumulateurs peuvent parfaitement assurer le service téléphonique; outre les accumulateurs Bose on fit la même expérience sur des accumulateurs d’un grand nombre de formes différentes, après un essai préliminaire de décharge lente intermittente.
- De 1898 à 1902 on a équipé i85oo postes téléphoniques avec des accumulateurs fournis par cinq fabriques d’accumulateurs.
- On a établi en règle générale que la décharge devait être arrêtée à 1,85 volts, mais il est impossible de contrôler qu’il en est bien ainsi parce que les mesures du voltage ne sont pas comparables à .elles-mêmes, suivant que l’aceu'mulateur travaille ou a eu une longue pose de repos. La vérification d’après le degré d’acide est également impossible à cause du grand nombre d’éléments à examiner. 11 arrivait donc qu’assez fréquemment les batteries étaient trop profondément déchargées et que leur remplacement avait lieu seulement quand le défaut de transmission déce-
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- Supplément â VÉclairage Électrique du 12 Novembre 1904
- LXXVII
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans (Clapets
- BREVET D’IIVVEIVTIOIV S. G. D. G.
- IM
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- IG à 5.000 eHEYRUX
- SPECIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “Perrier”........................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369............................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord).............
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon.............................................. ............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne...........................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche ...
- Fonderie Nationale de Ruelle................................................
- Société Anonyme des Mines d’Aibi............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penho’ët) . . . .
- Etablissement National d’Indret.............................................
- Port de Rochefort.........
- Etc., etc.
- machines
- 2 -
- 2 —
- 4 —
- chevaux
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- 600
- 6
- 5
- 4
- 6 9 2 2
- 5 I
- 1
- 2
- 2.270 1.660 1.600 1.350 880 800 600 580 400 400
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 12 Novembre 1904
- lait leur épuisement: on prit alors le parti de les recharger à intervalles déterminés, après une durée moyenne de décharge, et on répartit les postes téléphoniques en deux elasses, d’après leur importance :
- i° Ceux où la durée de décharge d’un accumulateur est comprise entre 3 et 6 mois.
- Et ceux où un accumulateur peut fonctionner pendant plus de 6 mois pour que son voltage tombe au-dessous de i volt 85.
- Les batteries du ier groupe sont rechargées tous les 3 mois et celles du second groupe tous les 6 mois.
- Au delà de 6 mois, il ne doit jamais y avoir d’élément qui reste en service sans subir une nouvelle recharge.
- Les dépenses d’exploitation ont été abaissées sensiblement lorsqu’on a remplacé les éléments secs par des accumulateurs; elles rémontent un peu lorsque la batterie est vieille, mais restent toujours plus faibles avec le nouveau système « On peut admettre qu’une batterie d’accumulateurs dure 8 années.
- E. B.
- Projet d’installations électrotechniques en Nouvelle-Zélande. — Moniteur officiel du Commerce, i" septembre.
- Le gouvernement néo-zélandais s’occupe actuellement d’un grand projet qui consisterait à utiliser toutes les forces hydrauliques disponibles dans la colonie, pour la production de l’électricité.
- Bien que le projet n’ait pas encore été présenté sous une forme définitive, le Gouvernement colonial a fait venir un expert de Suisse et d’Amérique. Ces experts auront à rédiger un rapport sur les forces hydrauliques utilisables et non encore utilisées.
- Lorsque, s’appuyant sur ces rapports, le gouvernement passera à l’exécution de son projet, il y aura naturellement à ériger des stations pour mettre en valeur les forces hydrauliques et exécuter d’importants travaux qui seront tous donnés très probablement par voie desoumissions.
- Toute la correspondance se rapportant à ce sujet doit être rédigée en anglais et adressée à The Ilonou-
- cD O
- rable William Hall-Jones, Minister for Publiç Works, à Wellington.
- L. D.
- TRACTION
- Moteur monophasé de la General Electric Company.
- Un parcours d’essai a été fait, en présence d’un certain nombre de journalistes, à Schenectady, avec le nouveau moteur monophasé de la General Electric Company. La voiture est équipée avec quatre moteurs de fîo chevaux. Un fil de trolley à courant alternatif de 2000 volts court le long de la voie. Le fil de courant continu à Coo volts est suspendu au-dessus du centre de la voie. Des mesures sur la ligne de trolley
- et le circuit de retour de la ligne de Schenectady qui a 2.4 km de longueur montrent une résistance apparente de trolley de i.3 fois la résistance ohmique et une résistance de rail de 6,55 fois la résistance ohmique. On emploie 25 alternances. Le moteur est un moteur compensé ; son champ ressemble beaucoup à celui d’un moteur d’induction, c’est-à-dire que c’est un champ annulaire laminé avec un enroulement distribué. L’armature, le commutateur et les brosses sont les mêmes que dans un moteur à courant continu. Le moteur peut marcher avec un courant direct de 5oo volts aussi bien qu’avec un courant alternatif. Lorsqu’ils sont employés avec courant alternatif, les moteurs usent 200 volts, et sont en connexion permanente, deux en série et ils sont alimentés par un secondaire de 4oo volts d’un transformateur de diminution à courant d’air de 80 kw transporté sur la voiture. La commutation du moteur est tout aussi satisfaisante quand il marche avec du courant continu ordinaire pour arrêter l’action du transformateur de diminution, changer les connexions du champ, etc. On donne des statistiques comparatives entre courant continu et courant alternatif. L’appareil à comprimer l’air pour les freins est aussi actionné par un moteur série compensé. r. . p<
- I ' >
- Un nouveau matériel pour isoler et rendre à l’épreuve du feu les voiUirÈÈi électriques. — Street Raihvay. _______
- Ce matériel à renclre JT l’épreuve du feu est fait de deuxdifférentescortfpositions, l’une basée sur l’asbeste et l’autre sur la magnésie. La première est composée de fibres d’asbeste, chaque.fibre étant recouverte d’un ciment, ces fibres sont ensuite réunies par une opération qui donne au matériel résultant une apparence fibreuse. L’autre matériel dans lequel on emploie du silicate de magnésie a les fibres naturelles de silicate de magnésie feutrées ensemble et bien cimentées au moyen d’un silicate de magnésie artificiel cristallisé au dedans et autour des fibres naturelles à l’épreuve du feu employées pour faire le feutre. Les deux matériaux peuvent être ensuite moulés sous n’importe quelle forme au moyen d’une forte pression, mais, pour l’emploi courant, ils sont généralement pressés en forme de planches ou panneaux de dimensions étalon qu’on peut scier ou couper comme du bois. Ce bois d’asbeste sera employé sur quelques voitures qui sont en construction par la New-York City Raihvay Company. L’interborougb Rapid Transit Company de New-York, la Brooklyn Rapid Transit Company et la Montreal Street Railway Company emploient aussi ce matériel.
- Les freins à air comprimé pour tramways de ville.
- S’il est vrai que, pour des vitesses moyennes et quand il s’agit de poids peu considérables, les freins,
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 12 Novembre 1904
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- dits (( à solénoïde » se comportent avec toute l’énergie | et la sûreté voulues, on ne peut dire qu’ils suffisent | pour les tramways qui prennent une certaine vitesse | ou parcourent des terrains accidentés. j
- Dans ces cas exceptionnels, il faut recourir à un freinage plus rapide et plus puissant, que l’on obtient par l’air comprimé.
- Celui-ci, d’ailleurs, n’est pas seulement utilisable, quand on le produit sur une voiture, à la seule manœuvre des freins ; il peut encore recevoir d’autres applications importantes 5 de telle sorte que l’installation, plus coûteuse à la vérité, présente des avantages divers.
- Dans cet ordre d’idées, la Gie Siemens Schuckert a proposé un dispositif que l’on peut considérer comme une simplification perfectionnée des freins Westinghouse.
- Sur l’axe des roues motrices est monté un excentrique double qui actionne la pompe ; celle-ci absorbe, par l’intermédiaire d’une soupape d’aspiration, l’air extérieur, préalablement tamisé dans le canal d’aspiration par des toiles métalliques, et le refoule dans un réservoir où il s’accumule jusqu’à ce que la pression atteigne une certaine valeur ; à ce moment, un interrupteur provoque le renversement de la soupape d’aspiration et la pompe marche dès lors à vide. Le mécanisme de la pojn£pe est enfermé dans une
- | boîte de fonte montée sur l’axe des roues, de part et | d’autre de l’excentrique ; cette enveloppe sert en I même temps de boîte à graisse.
- | L’air aspiré est donc refoulé par la pompe dans un réservoir, en passant par une soupape de pression; ce réservoir est formé de tôles d’acier ; il est muni à sa partie supérieure des tubulures nécessaires pour l’installation de l’appareil et à sa partie inférieure d’un robinet de vidange, pour l’expulsion de l’eau et de l’huile. Ses dimensions doivent, autant que possible, être calculées de façon que la quantité d’air emmagasiné puisse suffire à produire le fonctionnement des freins en plusieurs fois se succédant sans que la pompe renouvelle la pression.
- De ce réservoir partent les tubes qui se rendent aux soupapes de commande, puis, de là, aux cylindres des freins, ainsi qu’aux tuyaux d’accouplement disposés aux extrémités de la voiture ; ces tuyaux sont pourvus de robinets permettant d’isoler en cas de besoin les différentes sections du train constitué ; de faux culots d’accouplement permettent d’opérer de faux couplages pour les tuyaux de connexion non utilisés de façon à assurer une étanchéité parfaite.
- La mise en œuvre du frein est placée sous la dépendance d’une soupape que commande une manette et qui est réunie au manomètre indicateur en un groupe
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- Supplément à L’Eelairage Electrique du 42 Novembre 1904
- placé bien à portée du conducteur ; le rôle de la soupape est de mettre le cylindre du frein en relation soit avec le réservoir à air comprimé, soit avec l’air extérieur ; c’est à cette dernière position que correspond l’application des freins.
- Le freinage est produit par le déplacement du piston du frein dans son cylindre sous l’action d’un ressort, connu dans les installations ordinaires, dès que la pression de l’air devient insuffisante pour faire équilibre à la pression du dit ressort.
- Nous avons vu que si la pression dans le réservoir atteint une certaine valeur, la soupape d’aspiration se 'renverse ; ce renversement est produit par un régulateur de pression dont le rôle est de maintenir la tension de l’air entre des limites déterminées ; il intervient pour faire cesser ou rétablir la compression de l’air dans le récipient.
- Ce système ne sedifférenciepasenprincipe, comme on le voit, du procédé Westinghouse, et il participe des avantages de ce dernier.
- On se rend aisément compte qu’un simple coup d’œil jeté de temps à autre par le conducteur sur le manomètre suffit à donnerai! mécanicien l’assurance qu’il pourra disposer au moment vo jlu de la pression nécessaire 5 ilyaguère à prévoir d’ailleurs qu’un défaut se produise, le régulateur étant là pour y parer ; d’un autre côté, le freinage ne dépend pas, comme cela a parfois lieu, de l’intensité du courant et il y a donc plus de garanties d’un bon fonctionnement ; celui-ci ne peut se modifier selon la façon dont s’effectue la manœuvre • il est économique, la pompe étant mise hors circuit dès que la tension est suffisante.
- Dans certains cas, on actionne également par l’air comprimé le dispositif de projection du sable qui, grâce à un montage particulier, fonctionne automatiquement au moment voulu.
- Nous n’insisterons pas davantage sur la construction des divers organes ni sur la manière dont on les a groupés afin de les rendre accessibles. Ce sont là des détails trop spéciaux et qui pourraient paraître oiseux.
- Nous allions omettre de dire que l’installation est protégée par une soupape de sûreté.
- E. G.
- Améliorations par reconstruction dans l’équipement des voitures élevées de Brooklyn. Street Rail-way.
- On a fait des travaux importants de reconstruction et de rééquipement du matériel roulant élevé de la Brooklyn Bapid Transit Company : améliorations dans l’équipement électrique et travail important pour rendre les fils à l’épreuve du feu, inauguré dans le nouvel équipement des voitures en vue de les rendre absolument sûres pour les voyageurs dans le cas d’accidents électriques. Tous les fils et câbles sont recouverts et entièrement protégés, non seulement contre l’humidité et les chocs extérieurs, mais aussi contre le feu qui pourrait être communiqué aux parties en bois des voitures ; au-dessus, contre la sous-eliarpente, par une forte isolation à l’épreuve du feu connue sous le nom de transite et, au-dessous, par des formes montées d’électroasbeste, deux produits qui ont démontré qu’ils sont capables de supporter de très hautes températures. Pour simplifier les travaux de mise à l’épreuve du feu, les systèmes de pose de fils dans les voitures automotrices ont été entièrement redessinés de sorte que les connexions avec les moteurs ont été matériellement raccourcies, tandis que les circuits d’éclairage ont été beaucoup simplifiés, le tout tendant à diminuer les travaux futurs d’entretien. Autant que possible tous les appareils électriques ont été enlevés du caisson de la voiture. Tous les circuits de chaque voiture automotrice sont maintenant commodément contrôlés au moyen d’un tableau de commutateurs placé dans l’un des cabs de wattmen ; d’autres détails concernent l’unification de type des nouvelles plates-formes et l’unification d’arrangement des lampes d’avant, signaux, ainsi que le nouveau montage du sabot de troisième rail qui réduira beaucoup le nombre des parties et leur entretien. Lesdétails del’arrangement intérieur desvoitures ont aussi beaucoup été changés ; les appareils électri-
- Âccumulateurs
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- Supplément, à L Ecum age Électrique du 12 Novembre l'J04
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- ques de chauffage, sous les sièges longitudinaux, ont été repoussés en arrière d’environ i3 ctm., de manière à ne pas risquer de roussir les vêtements des voyageurs. Une précaution de sûreté à été appliquée sous forme de cordes de frein de danger, courant le long du dessous des toits des voitures et au moyen desquelles un voyageur, dans n’importe quelle partie de la voiture, peut instantanément appliquer les freins sur toute la longueur du train en cas de danger imminent. Il y a aussi -J.es appareils chimiques pour éteindre le feu dans chaque voiture automotrice pour prévenir toute éventualité d’incendie provenant de n’importe quelle cause.
- Troisième rail renversé sur le pont de Brooklyn.
- — Street llailway.
- On a récemment introduit une innovation dans l’arrangement du troisième rail, sur le vieux pont entre New-York et Brooklyn, pour l’exploitation des trains élevés qui le traversent. C’est probablement le premier emploi sur une grande échelle d’un rail en T placé à l’envers pour servir de troisième rail conducteur de courant. Bien que l’idée en elle-même ne soit pas nouvelle, on ne l’a pas appliquée jusqu’ici à cause de la difficulté rencontrée pour supporter le rail dans cette position inverse. Les trains qui parcourent le pont suivent deux lignes de voies dans chaque direction, ces voies étant arrangées en bou-
- line, c’est-à-dire, qu’un train allant de New-York à Brooklyn sur une voie peut courir sur une boucle pour revenir à New-à ork sans aiguiller. Lorsqu’on installa la traction électrique sur le pont, il y a quelques années, il fut décidé d’employer un troisième rail ordinaire pour les deux voies en bouline de manière à éviter la complication de deux rails conducteurs. Ce résultat fut obtenu en faisant les sabots de contact des voitures assez larges pour leur permettre de prendre le contact sur n’importe quelle voie. En vue du fait cependant que la compagnie de tramways fait parcourir le pont maintenant par ces trains élevés, on a jugé utile d’inverser le rail de manière à obtenir une plus grande surface de contact car les sabots de trains élevés ne sont pas aussi larges que ceux des trains ordinaires du pont.
- Grandes améliorations dans l’équipement des voitures élevées de la Brooklyn Rapid Transit Company. — Street Raihvay.
- On vient d’opérer des changements importants dans l’équipement des voitures destinées à ces lignes élevées. Les ingénieurs mécaniciens de la compagnie ont très soigneusement préparé leurs plans pour reconstruire et rééquiper les voitures tout en les renforçant et unifiant autant que possible tous les détails, et le travail d’exécution de ces plans est maintenant en cours. Les caissons de voitures sont
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- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebots de lu Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
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- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Yintiinille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Yiutiniille composé de voitures de l,e classe, lits-salon et sleeping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Eugadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire. Lucerne et Interlaken.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- L’HIVER A ARCACIION, BIARRITZ
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- BILLETS D’ALLER ET RETOUR INDIVIDUELS ET DE FAMILLE de toutes Classes
- Il est délivré toute l’année par les gares et stations du réseau d'Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France :
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 2b % en P0 classe et 20 °/„ en 2e et 3e classes ;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plus; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand père, grandmère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-lille, frère, soeur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 "/<, du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Supplément à L Eclairage Electrique du 12 Novembre 1904
- souvent renforcés et entièrement reconstruits et on leur a ajouté à tous île nouvelles plates-formes beaucoup plus larges, Beaucoup d’innovations ont été faites dans la construction de ces plates-formes, par exemple, l’emplacement uniforme des divers appareils d’accouplement, chaînes de sûreté, tuyaux de freins à air, etc. On adopte un nouveau type de couplage automatique ainsi qu’un arrangement spécial de l’appareil d’attelage et du support de couplage. On reconstruit aussi les trucks, en renforçant les parties faibles et en les changeant autrement pour les préparer au service plus dur qu’ils auront à fournir. Les moteurs sont montés sur leur truck au moyen du système ]de suspension Gibbe, et les sabots de frein sont supportés par un nouveau système de suspension qui supprime le bruit de ferraille.
- Possibilité commerciale de la traction électrique au moyen de contacts superficiels, par G. E, Shaw-lield.
- L’auteur, qui est l’ingénieur municipal électricien et des tramways de Wolverhampton, en Angleterre, discute la possibilité commerciale de la traction électrique au moyen de contacts superficiels; il cite à l’appui de ses vues, l’expérience qu’il a acquise en exploitant les tramways de Wolverhampton où le système de contact de surface Lorain est en service sur 2^,5 km. Dans sa comparaison des mérites respectifs des systèmes aérien et de contact, il divise sa discussion en cinq parties, savoir: sécurité pour les êtres animés, confiance que le système peut inspirer au point de vue du service, frais d’exploitation et d’entretien, coût d’installation, aspect des rues après l’installation et gêne pour le trafic. Sous le paragraphe sécurité, Tailleur présente la table I qui montre que 109 boîtes de contact ont été trouvées plus ou moins chargées pendant une période de 12 mois ; sur ce nombre, 5q étaient chargées à un voltage supérieur à 5o et inférieur à « 00. Neuf de ces boîtes sont restées indûment chargées à cause de l’humidité, et les 100 autres à cause de courts-circuits répétés produits par des morceaux de fer attirés par les plots aimantés. Malgré cela, les seuls accidents occasionnés par ces boîtes défectueuses ont été Télectrocution
- d’un mouton et d’un chien et encore ces accidents sont arrivés par suite d’une combinaison de circonstances particulières. Au point de vue de la confiance qu’inspire le système dans l’exploitation, la table II montre qu’en moyenne on n’a perdu que 3,3 km par chaque 10.000 km parcouru. L’auteur conclut de ce qui précède, qu’un système de contact bien compris et soigneusement installé, est supérieur au système de trôlet aérien en ce qui concerne la sécurité, la continuité d’opération, l’aspect des rues et la gêne pour le trafic. Il estime que le système de contact de Wolverhampton demande environ 2.24 kw heure par voiture mile de plus que le système aérien, soit approximativement une augmentation de 19 pour cent dans le courant d’exploitation. Cette augmentation de courant est requise surtout à cause de l’énergie nécessaire pour commander le mécanisme de fermeture de courant dans l’équipement de la voie et du poids plus fort des appareils que transportent les voitures actionnées par le système de contact. Le coût d’installation de ce système est aussi plus élevé. D’une manière générale, on peut admettre qu’une construction aérienne de premier ordre coûte de £i5oo à £2000 que la voie soit double ou unique, tandis que le coût du système par contacts superficiels est de £2000 à £2600 par mile de voie unique. En concluant son article, l’auteur déclare que le système aérien est préférable lorsque le bas prix d’installation et d’entretien sont des considérations primordiales, mais que dans les villes importantes et surtout là où le trafic de plaisir est considérable, le système à contact superficiel a beaucoup d’avantages sur le système aérien.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Electricité dans les mines.
- L’emploi de l’électricité dans les mines a longtemps été regai dé avec défiance par les gens du métier et ne leur inspire, en général, pas encore confiance. Il y a pourtant déjà, en Europe, un assez grand nombre d’installations qui fonctionnent d’une manière satisfaisante tant avec le courant continu qu’avec le courant triphasé. Ce dernier èst pourtant plus répandu parce qu’il se transporte avec moins de
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système ROCHEFORT
- Adopté par la Guerre, 1 :i Marine et les Colonies
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 12 Novembre 1904
- LXXX1II
- pertes et que les moteurs sont moins sujets à produire des étincelles, circonstance très importante pour les charbonnages. L’énergie électrique se prête, du reste, à tous les genres d’applications minières. L’extraction, l’exhaure, la ventilation, le transport par locomotives ou funiculaires s’en trouvent aussi bien que lesperfo-foratrices, les baveuses, lesexploseurs, les-télégraphes et téléphones, les appareils de traitement.
- Le système a le grand avantage de centraliser la production de la force en un seul point, en une centrale unique qui dessert toute la mine et, au besoin, peut vendre du courant aux environs. Une centrale minière ne diffère, du reste, guère d’une centrale pour l’éclairage ou la traction.
- Celle de Gueisenau établie, par la société Hélios, comporte deux génératrices triphasées excitées à l’aide de convertisseurs et directement couplées à deux machines à vapeur compound de 600 11.P. Le courant produit est utilisé pour l’exhaure et pour divers moteurs travaillant à la surface. L’énergie développée par chaque alternateur s’élève à 625 kw avec 2400 volts, 3ooo alternances et 83 tours par minute. La partie postérieure du tableau de distribution, disposé pour trois paires de dynamos, présente un aspect tout particulier.
- L’installation d’exhaure est souterraine et distante de ^5o m. delà centrale. Elle comporte deuxpompes
- à plongeurs à double effet, capables de refouler 5 mètres cubes par minute à 45o mètres de hauteur. Elles sont directement accouplées à un moteur triphasé asynchrone de 665 IL P. marchant à 61 tours par minute avec du courant à 2/ioo volts.
- Le charbonnage « Germania 1 » comporte outre une installation d’exhaure. une installation d’extraction. La première comprend une pompe jumelle express débitant, avec 180 tours par minute et une hauteur de 160 mètres, 3 mètres cubes par minute. Le moteur a une force de 160 II.P. et reçoit du courant à 2200 volts.
- La machine d’extraction peut élever, à raison de *3 mètres par seconde, 1800 Kg. de charge utile à 45o mètres de hauteur. Evle est actionnée par un moteur triphasé asynchrone de 120 11.P. marchant à 485 tours par minute avec du courant à 2000 volts. La transmission au tambour se fait par engrenage. Le tambour fait 61 tours par minute. Au charbonnage de Scharnhorst des applications assez variées de l’électricité ont été faites.
- La centrale comprend provisoirement deux alternateurs triphasés de 3o6 Kw. marchant à i5o tours par minute et donnant du courant à i5o volts de tension.
- Le courant est utilisé notamment pour le lavage de la houille. La transmission principale, une pompe
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- IO h. m. 8 h. 5o s.
- 6 h. 4o s. 7 h. IÔ m.
- MM. les Voyageurs effectuant de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en lro classe ; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr, par billet d’aller et retour en 2e classe.
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- Arrivées y London-Bridge.
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- Londres )
- Départs ) London-Bridge
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- Arrivées à Paris-SainLLazre
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lr8 et de 2° classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lro classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de 1 Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris a Londres
- Voyages circulaires»coupons combinables sur le réseau P.-L.-I.
- Il est délivré toute 1 année, dans toutes les gares du réseau P.-L.--M-, des carnets individuels ou de famille pour effectuer sur ce réseau, en lro, 2° et 3° classe, de* voyages circulaires à itinéraire tracé parles voyageurs eux-mêmes, avec parcours totaux d’au moins 300 kilomètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui atteignent, pour les billets collectifs, 50 p. 100 du Tarif général.
- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu’à 1.500 kilomètres; 45 jours de 1.501 à 3.000 kilomètres; 00 jours pour plus de 3.000 kilomètres. — Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15. 23 ou 30 jours suivant le cas. moyennant le paiement d’un supplément égal au 10 p. 100 du prix total du carnet, pour chaque prolongation. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire. Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suffit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de la Compagnie, le voyage à effectuer, et d’envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare ou le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. — Le délai de demande est réduit à 2 jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
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- Supplément ;i L'Eclairage Electrique du 12 Novembre lUO'i
- LXXXtV
- centrifuge, une pompe à houe, un crible, un concasseur et un monte-charge sont actionnés par des moteurs triphasés asynchrones de io à ioo H.P. Une série d’autres moteurs sert au triage, à la ventilation et à la force motrice requise par les ateliers. La centrale minière du puits Vereinsglück, près Zwickau, établie par Schückert et Cie comporte deux machines à vapeur verticales de 700 II.P. chacune couplée directement à deux alternateurs triphasés de 476 Kw, sous 2100 volts. L’excitation est fournie par une dynamo à courant continu actionnée par un moteur asynchrone. Au tableau de distribution, la séparation des parties à haute tension est absolue. Ces parties sont inaccessibles. Les appareils de. mesure* sont raccordés comme transformateurs . mesureurs.
- Une partie du courant est employée directement pour latcommande de deux machines d’exhaure composées chacune d’une pompe jumelle Bergmann et d’un moteur triphasé de 220 II.P. faisant 180 tours par minute sous 2000 volts de tension.
- De nombreux autres moteurs, grands et petits,
- sont alimentés par des sous-stations de transformation où la tension est réduite de 2000 à 5oo volts. Ces sous-stations alimentent en même temps l’éclairage dans la mine et sur le carreau.
- E. G.
- AVIS
- Perfectionnements dans les Noyaux d’inducteurs des Machines Électriques.
- M. Keijiro KISIII, titulaire du Brevet français en date du 6 Août 1902, et qui lui a été délivré le 12 Novembre 1902 sous le N° 32,3.54o, pour : Perfectionnements dans les machines électriques, serait désireux de donner de l’extension à son invention.
- ’A'cet effet M. Ivishi est disposé à traiter par voie de licence d’exploitation ou cession totale ou partielle de son brevet.
- Pour tous renseignements, s’adresser à M. AB-MENGAUD Jeune, Ingénieur-Conseil, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Méthodes modernes de paiement des salaires par J. Izart (Bibliothèque du mois Scientifique et Industriel ; veuve Ch. Dunod, éditeur).
- M. Izart expose dans son très intéressant travail, les diverses transformations subies par le salaire. —
- Et, tout d’abord, l’auteur cherche à bien déterminer ce qu’est le salaire, puis il expose toutes les manières dont on peut rétribuer le travail de l’ouvrier. Il étudie ensuite la participation aux bénéfices, le système des primes et les associations ouvrières de production.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
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- Tome XLI.
- Samedi 19 Novembre 1904.
- 11' Année.
- N° 47
- U
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L'ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- BÉTHENOD (J.) — Sur la Théorie du Moteur série compensé monophasé (suite).................... 281
- BARBEZAT (A.) — Note sur le rendement des Turbines à gaz..................................... 287
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — La différence de potentiel aux bornes des générateurs à courant
- alternatif sous des charges variables, par Théodor Torda................................................ 294
- Moteurs à vitesse variable pour voltage unique.............................................................. 299
- Télégraphie et Téléphonie. — L’établissement de transmetteurs de télégraphie sans fil, par A. Slaby . . 3oo
- Nouveau poste d’essai....................................................................................... 3o8
- Électrométallurgie. — L’état actuel de l’électrométallurgie du fer et de l’acier . . . . •....................... 309
- , SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Des colorations produites par les rayons de Becquerel (application à la cristal-
- lographie : détermination colorimétrique de la radioactivité), par C.-J. Salomonson et G. Dreyer . . . 3i5
- Institution of civil Engineers. — Mesure de la conductibilité électrique, par Rollo Appleyard. .... 3i^
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles.................................................................. lxxxvi
- Bibliographie....................................................................... xcv
- EN VENTE A
- LA TABLE DES MATIÈRES
- Des 25 Premiers Volumes
- DE
- L’Éclairage Électrique
- Un volume broché de plus de 200 pages
- Franco : 10 francs
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- LXXXVI
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 19 Novembre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Centrale hydro-électrique de Bellegarde
- Cette centrale, qui dispose de la puissance de 10.000 chevaux et qui a été installée par la Société Brown Boveri et Cie, de Baden, est un exemple remarquable et par là, assez rare, d’une usine présentant un aspect d’unité parfaite quoique installée en plusieurs étapes. Ce résultat n’a pu être obtenu que par la bonne initiative des organisateurs, de confier à la même maison les différentes constructions et additions successives. Le rayon d’utilisation de la force électrique n’étant pas très étendu, la tension est de iooo et 2000 volts, cette dernière pour les localités les plus éloignées. Le courant employé est le courant triphasé à une fréquence de 47,5. Le courant sert à alimenter les différentes industries chaque jour croissantes de la ville de Bellegarde, usines auxquelles la force motrice était transmise par de nombreuses transmissions télédynamiques C’est le coût très élevé de ces transmissions, leur complication, leur faible rendement, de même que la difficulté, voire même l’impossibilité d’en établir à certains endroits, qui ont décidé la création de l’usine hydroélectrique.
- L’usine hydro-électrique de Bellegarde, construite pour le compte de la Société française des forces hydrauliques du Rhône, comporte 16 unités hydroélectriques, c’est-à-dire 8 alternateurs triphasés, qui servent à alimenter le réseau et 8 dynamos à courant continu dont le rôle est de fournir le courant d’excitation aux machines principales.
- Parmi les caractéristiques de cette intéressante usine hydro-électrique, nous pouvons citer le fait que les excitatrices sont séparées et pourvues chacune d’une turbine indépendante. En outre, toutes les machines sont à axe vertical. Les tableaux de manœuvre et de distribution avec leurs appareils sont disposés sur les deux grands côtés de la salle des machines et correspondent aux deux étapes principales du développement de cette grande usina qui, à juste titre, compte parmi les plus importantes et les mieux conçues des centrales hydro-électriques du continent européen. La centrale de Bellegarde située sur le Rhône même utilise la chute considérable que le Rhône présente à 25 km. en aval à sa sortie du lac de Genève. La chute utilisée est de 11 à i4 mètres. L’eau est amenée aux turbines, en partie par un tunnel creusé dans un rocher sur lequel est bâtie l’usine génératrice et en partie par des tuyauteries, pourvues de valves d’admission aux turbines. Les turbines des alternateurs aussi bien que celles
- des-excitatrices sont construites d’arpès le système Francis et correspondent aux données suivantes :
- Les turbines principales de i5oo H. P. font 114 tours par minute et utilisent i3.65o, lo.^oolitres d’eau par seconde tandis que les turbines des excitatrices de 4° chevaux font 45o tours et utilisent 365-285 litres d’eau.
- Les tuyaux d’amenée ont un diamètre intérieur de 2.600 mm.
- L’arbre vertical des turbines est couplé directement avec celui des machines électriques. Les turbines sont montées à 5 m. environ au-dessus du niveau d’avaL de façon à ce qn’elles fonctionnent avec une aspiration maxima de 5 m. et une pression de g m. Les roues qui sont à injection totale, les distributeurs et les organes de régulation sont renfermés dans une huche en fer forgé pour les turbines de i5oo H. P. eten fonte pour les turbines de 4o H. P. La régulation s’effectue au moyen d’aubes tournantes ; celles-ci sont actionnées, dans les turbines principales, par un servo-moteur électrique, agissant par l’intermédiaire d’un système de leviers, de tringles et d’arbres de couche. L’appareil de distribution de ce servo-moteur est d’une construction spéciale et peut être commandé directement par le régulateur. La pression hydraulique fournie par un réservoir d’eau, est distribuée, d’après les mouvements du régulateur, en avant ou en arrière du piston du servo-moteur, qui effectue ainsi le réglage de la turbine.
- Les turbines des excitatrices sont réglées à la main.
- Comme nous l’avons dit, il y a 8 générateurs triphasés. Il y en a de 800 H P. faisant 133 tours etpro-duisant un courant d’une tension de 1000 volts ; un de 1200 H P. faisant ii4 tours et pouvant donner soit du courant à 1000, soit du courant à 2000 volts ; deux de-qoo H P. qui, sous i3o tours, peuvent aussi produire les deux tensions ci-dessus ; enfin, il y a quatre générateurs de i5oo IIP. qui peuvent produire les deux tensions précitées sous i3o tours.
- La partie caractéristique de ces générateurs est leur inducteur en roue polaire parapluie, tournant dans un plan horizontal. Cette construction diffère avec avantage de celles où la roue polaire est disposée dans un plan et où l’arbre est guidé à son extrémité supérieure par un palier supporté par un croisillon spécial. Ce dernier genre de construction est évité d'une façon très ingénieuse dans les générateurs à parapluie de la maison Brown, Boveri et Cie qui construit les bras de la roue polaire de façon à ce qu’ils sortent de son plan, en se dirigeant comme les
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- Supplément à L Eclairage Electrique du 19 Novembre 1904
- LXXXVII
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 - Adresse télégraphique : ELIHÜ-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts. «
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à îa main que dans des conditions très rar.s; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- LXXX VIII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Novembre 1904
- baleines de parapluie, vers le bout supérieur de l’arbre. On peut ainsi monter immédiatement au-dessous du moyeu, au niveau du plaja de rotation de la roue polaire, un palier fixé aux croisillons qui relient les semelles de fondation de l’induit et portent aussi le deuxième palier inférieur. Le premier palier est ainsi placé dans le plan où s’exercent les efforts magnétiques. Il se trouve, par conséquent, dans les meilleures conditions pour résister à une résultante de ces efforts, qui peut éventuellement se manifester. Avec cette disposition, l’arbre reste guidé sur une longueur bien suffisante pour empêcher toute oscillation du bout d’arbre en porte à faux.
- La roue magnétique est en fonte et porte 5o pôles inducteurs en fer forgé avec leurs épanouissements polaires. Chaque pôle reçoit sa bobine inductrice ; celle-ci se compose d’un ruban en cuivre nu, de section rectangulaire, enroulé sur le champ de manière à opposer une meilleure résistance à la force centrifuge. Les différentes spires sont isolées entre elles par des bandes de papier.
- La carcasse de l’induit se compose de deux anneaux en fonte superposés qui serrent entre eux les tôles de fer recevant l’enroulement. Ces deux anneaux sont à leur tour divisés en deux parties suivant un diamètre pour rendre plus facile le montage de la machine. La carcasse repose sur des croisillons très massifs solidement ancrés et portent en outre, reliés au moyeu, les deux paliers de guidage.
- L’enroulement de l’induit se compose de 3 X 25 bobines. Chaque bobine occupe quatre trous de l’induit et chaque trou renferme quatre conducteurs. Ceux-ci sont isolés du fer, au moyen de tubes en micanite, faits d’une seule pièce.
- Les bagues qui reçoivent le courant d’excitation sont placées au dessous des paliers. La partie de l’arbre comprise entre ces bagues et le moyeu de la roue polaire, est percée pour livrer passage aux conducteurs qui alimentent l’enroulement inducteur.
- On a constaté aux essais, qu’aprts une marche de 4 heures, la température de l’alternateur de 1200 H F. n’était que de 190 supérieure à celle ambiante.
- Voici maintenant les rendements des alternateurs
- de i5oo H P.
- Rendement à pleine charge et cos. = 1 cos. = 0,8
- Avec excitation 94,6 °/0 93,3 °/0
- Sans excitation 96,2 °/0 94,7 °/0
- Le courant fourni par les excitatrices est de 1 1 o volts.
- Comme nous l’avons dit, il y a 8 excitatrices, c’est-à-dire, une de 3o H P. une de l\o II P. 2 de 3o II P. et enfin, 4 de 4o - 5o H P., ces dernières servant pour les alternateurs de i5oo II P.
- Voici maintenant quelques renseignements concernant les tableaux :
- La première installation d’appareils comporte un tableau divisé en 7 panneaux, dont le premier pour le
- générateur de 800 H P., le second pour celui de 1200 H P., le troisième pour celui de i5oo II P. et les autres desservant les feeders à 1000 volts.
- La seconde installation a été envisagée au point de vue plus moderne. Les appareils sont montés dans un échafaudage en fer, avec grillage de protection, fermé à la partie antérieure par des plaques de marbre portant des appareils à basse tension et les leviers de commande des interrupteurs. L’échafaudage en fer est divisé, dans toute salongueur en deux parties séparées par un couloir de service. Ce tableau comporte 6 panneaux, dont 5 pour les alternateurs et 1 pour la mise en parallèle des deux tableaux.
- Les 4 alternateurs de i5oo H P. ainsi que ceux de 900 H P. sont construits, comme nous l’avons dit, de manière à permettre d’obtenir, par un changement de connexions, une tension soit de 1000 volts, soit de 2000 volts. Il s’ensuit que le nouveau tableau est pourvu d’un double système de barres collectrices, dont un est réservé aux feeders à 2000 volts. La régulation de la tension est faite au moyen de rhéostats en série avec l’enroulement inducteur des alternateurs 5 cependant leur manœuvre est combinée avec celle clés rhéostats de décharge, de manière à maintenir constante la charge des excitatrices et par conséquent leur tension et le nombre des tours des turbines correspondantes, qui ne sont pas pourvues de régulateur.
- E. G.
- Mesure de la puissance des moteurs d’induction. — Electrical World et Engineer n° 6.
- E. Alexanderson décrit une expérience qu’il a faite à la General Electric G0 pour le calcul de la puissance des moteurs d’induction. Le moteur est mis en charge par une dynamo à courant continu dont la puissance est déterminée par la mesure du courant et de la différence du potentiel aux bornes. On ne connaît pas, d’une façon générale, le rendement de cette machine avec une approximation suffisante pour en déduire la puissance du moteur. L’expérience d’Alexanderson repose sur le fait que le couple T est presqu’exacte-ment proportionnel au glissement s. Ce dernier peut être déterminé avec une grande exactitude par la méthode stroboscopique, avec un disque à secteurs et une lampe à arc. Supposons le moteur chargé par la dynamo, et soit T le couple pour un glissement s. Coupons le circuit de débit de la dynamo sans couper l’excitation ; le moteur doit, par un glissements!, avoir le couple T, correspondant aux pertes par frottements dans la dynamo, le moteur et la courroie, et aux pertes dans le frottement de la dynamo. Les puissances L sont (à la vitesse de pleine charge) proportionnelles aux couples. On a donc :
- L _ T _ s .
- L — L| T — G s sq
- La puissance L — L^ est égale à la puissance
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- Supplément à VEclairage Electrique du 19 Novembre 1904
- LXXX1X
- W esti nohouse
- Moteur asynchrone triphasé à induit enroulé et il bagues.
- Matériel électrique
- PERFECTIONNÉ
- pour
- Traction Éclairage
- Transport de Force
- etc.
- Installations électriques complètes
- Génératrices
- MOTEURS
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- xc
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Novembre 1904
- absorbée par la dynamo 1 -(- J2R (chaleur Joule) et peut être facilement déterminée.
- La puissance L du moteur est alors :
- L = —— (>. -f J2R) s —
- En L sont encore comprises les pertes par frottement dans les coussinets et par résistance de l’air L0, qu’on peut déduire du glissement à vide i0
- (> +J2R)
- s0—•s>1
- La puissance utilisable du moteur est donc
- 1—i«(i + J2R)
- *---S,|
- Les pertes constantes de la dynamo y compris celles dues à la courroie sont
- s'-~s<). (7 -L J2R)
- Suppression des étincelles dans les moteurs série à courant alternatif. — Mc Neill. — Electrical World et Engineer n° 6.
- La principale cause de production des étincelles dans les moteurs série ordinaires a courant alternatif est la f. é. m. produite dans la bobine court circuitée par Faction du champ alternatif.
- L’auteur a trouvé depuis quelques années une disposition qui permet de supprimer les étincelles même pour du courant alternatif à 6o périodes. L’induit porte un enroulement triple fermé. L’amenée du courant est faite par deux paires de balais placées toutes deux à l’intérieur de la zone neutre. Chaque paire de balais forme un circuit fermé avec une bobine inductrice (moteur bipolaire et l’enroulement secondaire d’un transformateur. Les deux enroulements secondaires sont soumis à l’action d’un enroulement primaire. La largeur des balais est supérieure à la largeur des lamelles : ces derniers sont disposés de telle façon qu’à chaque instant les 3 enroulements sont parcourus par du courant, sans qu’aucune bobine se trouve court circuitée. En réalité, l’action du champ n’est pas supprimée, mais elle s’exerce sur des circuits locaux constitués par deux des enroulements induits en série, et le courant de court circuit est très faible. Le courant dans les enroulements secondaires du transformateur résulte de la superposition d’un courant alternatif ayant la fréquence du réseau. Gomme les variations de courant sont opposées dans les deux enroulements, l’enroulement primaire ne subit aucune action des courants périodiques de haute fréquence.
- 13. L.
- ACCUMULATEURS
- Remarques sur les couples voltaïques produisant de l’énergie électrique en partant directement du charbon, par D. Tommasi.
- A propos des divers couples voltaïques au charbon qui ont été imaginés jusqu’à ce jour, et dont quelques types ont été décrits dernièrement dans le Centralblatt für Accumulatoren du 15 février 1904, je rappellerai qu’en 1884, j’avaisprésenté,àl’Académiedes Sciences de Paris, une nouvelle pile, dans laquelle l’électrode soluble (zinc des piles ordinaires) était constituée par du charbon.
- Cette pile était construite sur deux modèles différents :
- a) type horizontal ; bj type vertical.
- Type horizontal. — La pile de ce type se compose d’une cuvette rectangulaire en porcelaine, au fond de laquelle se trouve une plaque de charbon entourée d’une pâte de peroxyde dé plomb constituant l’électrode'positive de la pile.
- L’autre électrode est formée par une plaque de charbon semblable à la première, mais couverte à sa partie supérieure de fragments de charbon de cornue. Ces deux plaques sont placées l’une sur l’autre et séparées entre elles par une feuille de papier parcheminé, disposée de façon à partager la cuvette en deux compartiments parfaitement cloisonnés. L’électrolyte est constitu par une solution concentrée de chlorure de sodium.
- Type vertical. — Au centre d’un vase en verre se trouve un bâton de charbon recouvert d’une couche épaisse de peroxyde de plomb constituant l’électrode dépolarisante, et le tout est renfermé dans un sac en toile qui remplace le papier parcheminé du premier modèle. Cette électrode, ainsi enveloppée, est placée dans un tube de charbon percé de trous, et le tout est mis dans un vase en verre rempli de fragments de charbon de cornue et d’une solution concentrée de chlorure de sodium.
- Le niveau de cette solution ne doit pas dépasser le milieu du vase en verre.
- Cettq pile, dont la force électromotrice est de 0,6 à 0,7 volt, ne travaille qu’encircuit fermé ; commeelle se polarise rapidementelle ne convient que pour les applications qui réclament un courant intermittent. Dans ce cas, la durée de son fonctionnement est extrêmement longue, en quelque sorte illimitée. La seule perturbation qui puisse se produire dans le service de cette pile résulte de l’évaporation de l’eau ; évaporation qui peut être assez rapide, suivant la température de l’endroit où est placée la batterie. Il est donc urgent de compenser cette évaporation par des additions d’eau proportionnées, mais d’eau pure seulement ; la quantité initiale de sel demeurant à peu près intacte et en tous cas plus que suffisante dans la pile.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Novembre 1904
- XCI
- Si on laisse la pile se dessécher complètement, il suffit d’y verser de l’eau ordinaire jusqu’au niveau indiqué pour qu’elle recouvre immédiatement toute son activité. Encore peut-on éviter cette opération en mettant dans le vase en verre un peu de chlorure de calcium ; cette substance, éminemment hygrométrique, empêche ou du moins retarde beaucoup l’évaporation de l’eau.
- Cette pile a l’avantage de ne donner lieu à aucune émanation délétère et de n’exiger ni manipulation ni
- Pile au charbon
- nettoyage. Il résulte donc de ce qui précède : qu’on peut obtenir de l'énergie électrique en partant directement du charbon, en opérant à la température ordinaire et en employant comme électrolyte de l’eau salée.
- Théorie de la pile a électrodes de charron
- D’après M. Tscheltzow ( i ), le passage d’une molécule de protoxyde de plomb à l’état de peroxyde dégage 12,14 cal. La chaleur de formation du protoxyde de plomb anhydre (PbO) étant 5i cal, il s’ensuit que la chaleur de formation du peroxyde (PbO2) est 63,i4 cal.
- Partant de l’action exercée par le charbon sur
- (1) Comptes rendus de l’Academie des Sciences, du 8 Juin 1885.
- l’eau (1), on peut expliquer comme suit ce qui se passe dans le vase de la pile.
- Le charbon décomposant l’eau en circuit fermé, il se formerait de l’acide carbonique et l’hydrogène serait mis en liberté, selon l’équation :
- C 4- 2PPO = CO* + 4H.
- Les effets thermiques de cette réaction sont :
- 102,6 — i38,o = — 35,4 cal.
- D’autre part, dansde sac qui tient lieu de vase poreux il y aurait réduction du peroxyde de plomb et formation d’eau, d’après l’équation :
- PbO2 4- 4H — Pb + 2H*0 ; et les effets thermiques de cette réaction seraient : i38,o — 63,i4 = 74,86 cal.
- La chaleur résultant de ces deux réactions est la somme algébrique de leurs effets thermiques, soit :
- 74>86 — 35,4o = 39,46 cal.
- Le volt correspondant selon certains auteurs à 46,3cal. (2X23,15), la force électromotrice théorique delà pile à électrodes de charbon serait :
- 39,44
- 2 X a3,i5
- o,85 volt.
- Si l’on admet pour le volt le chiffre de 47,16 cal-(2X23,58) adopté par d’autres personnes, on trouve :
- 39,44
- 2 X 23,58
- o,84 volt.
- Les mesures directes ont donné le chiffre de 0,6 à 0,7 volt. Cette différence s’explique facilement quand on considère que la pile se polarise aisément, et que, outre l’acide carbonique, il peut se former de l’oxyde de carbone (2), ce qui tendrait à diminuer la chaleur produite par la première réaction’ que, de plus, des réactions secondaires peuvent se manifester et qu’enfin ces phénomènes sont certainement influencés par la température, le degré de pureté des matières en présence, etc...
- (1) D. Tomrnasi, Electrolvse de l’eau avec des électrodes de différentes natures. (Comptes rendus du 24 octobre 1881).
- (2) Voir plus loin.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉKUY (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
- Barres — Bandes — Bandelettes Lames pour collecteurs Conducteurs électriques nus et isolés Ébonite — Caoutchouc industriel et pour vélocipédie
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- XCTI
- Supplément à L’Éelairage Électrique du 19 Novembre 1904
- Remarques sur la théorie
- DE LA PILE A ÉLECTRODES DE CHARBON
- Dans un article paru il y a quelque temps, dans VElectrical World (21 novembre 1896, p. 620),M. Reed a cherché à démontrer que, dans ma pile à électrodes de charbon fi), le dégagement d’électricité était uniquement dû à l’action chimique exercée par la solution de chlorure de sodium qui sert d’électrolyte, sur le peroxyde de plomb (PbO1 2 3 4) qui entoure seulement 1 un des deux charbons qui constituent les électrodes de ma pile. Quant à l’autre charbon (celui non recouvert de peroxyde de plomb), il ne serait pas attaqué par la solution de chlorure de sodium en circuit fermé, et que dès lors il se comporteraitcomme un simple conducteur électrique.
- Or cette théorie est inadmissible, car elle est contraire à l’expérience.
- En effet :
- i° Dans tous les couples voltaïques dans lesquels la solution de chlorure de sodium est employée comme électrolyte, c’est toujours l’eau qui est décomposée et jamais le chlorure de sodium (2)5
- 20 Le peroxyde de plomb n’exerce aucune action chimique sur une solution même concentrée de chlorure de sodium.
- Ces réserves faites, admettons pour un instant que la théorie de M. Pieed soit vraie, c’est-à-dire que le dégagement d’électricité dans ma pile soit dû exclusi-vementà l’action du chlorure de sodium sur le peroxyde de plomb (3) ; mais dans cette hypothèse ce serait le charbon recouvert de peroxyde de plomb qui devrait constituer l’électrode négative (électrode soluble), puisqu’il est le siège d’une action chimique ; tandis que l’autre charbon, lequel, suivant M. Reed n’est pas attaqué, devrait former l’électrode positive de la pile.
- Or, c’estprécisémentle contraire qui a lieu, puisque c’est le charbon recouvert de peroxyde de plomb qui constitue le pôle positif et le charbon (sans PVO2) qui forme le pôle négatif, c’est-à-dire l’électrode soluble de ma pile.
- Que le charbon soit attaqué par l’oxygène résultant de la décompositiondel’eau, cela n’est pas douteux(4)-
- (1) Voir Bulletin de la Société chimique de Paria, 1887, tome 1, page 85.
- (2) Voir Traité des piles électriques par D. Tommasi, p. 109.
- (3) Cette supposition est inadmissible, car ni le chlore libre ni les composés oxygénés du chlore, qui pourraient prendre naissance dans la décomposition du chlorure de sodium, 11’ont aucune action sur le peroxyde de plomb.
- (4) C 'est ce qui a lieu, et pour ne citer qu’un exemple, dans la pile suivante :
- — +
- Charbon, eau acidulée Vase poreux rempli d oxyde
- de cuivre ; charbon.
- Dans ce couple, l’oxyde de cuivre est réduit à l’état métallique. Or, cette réduction ne pourrait avoir lieu si l’eau n’était jias décomposée par le charbon avec formation d’acide'carbonique et d’oxyde de carbone, tandis que l’hydrogène mis en liberté se porterait vers le pôle positif de la pile et réduirait l’oxyde de cuivre. (CaO -f- H2 = Ca -f- H20).
- En effet, les récentes expériences de M. Cœhn ont démontré clairement que lorsqu’on électrolysait l’eau acidulée par de l’acide sulfurique, avec une anode en charbon, celle-ci était attaquée avec formation d’un mélange d’acide carbonique et d’oxyde de carbone (GO2,70%; CO,3o%) (1).
- J’avais moi-même démontré, ily a quelques années, que le charbon se combinait aisément à l’oxygène électrolytique (2). Pourquoi donc trouve-t-on étrange que le charbon dans un couple voltaïque ne puisse jouer le rôle d’électrode soluble ? D. T.
- Examens de câbles au moyen de rayons Rôntgen. — (Electrical Auz., 8 1904).
- E. G. Sanistas a construit à Rerlin un appareil composé essentiellement d’une boîte portative disposée sur une carcasse en fer et contenant une bobine d’induction, un interrupteur Foucault et les différents appareils de réglage. Sur le couvercle de la boîte sont placées deux poulies sur lesquelles on pose le câble à examiner. Au dessous de ce câble est placée une
- (1) Si l’on calcule la force électromotrice de la pile à électrodes de charbon d’après ces données, on trouve qu elle est, égale à 0,7 volt et que cette valeur est sensiblement la même que celle trouvée par expérience (0,6 à 0,7 volt).
- (2) Voir Traité théorique et pratique d’Electrochimie par D. Tommasi, p. 513.
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- Supplément à L’Evi-airage Electrique du 19 Novembre 1904
- XCIII
- ampoule de Grookes et au dessus un écran translucide.
- Cet appareil permet d’examiner rapidement une grande longueur de câble et de reconnaître s’il existe des impuretés ou des bulles d’air dans l’isolant.
- E. E.
- Les scies à commande électrique.
- Trois modèles de scies sont actuellement mis dans le commerce par une grande Société mécanique de Cincinnati; leurs qualités, leurs dispositions sont en général identiques ; ils ne diffèrent que par leurs dimensions et par des particularités de détail résultant des usages plus ou moins spéciaux auxquels ils sont destinés.
- Ges appareils se prêtent à différents usages; on a indiqué notamment leur emploi dans les fabriques d’ameublement, lesateliers de charpentier, etc. ; d’une façon générale, dans tous les établissements qui se livrent au travail du bois, ils sont là susceptibles d’applications variées.
- L’une des caractéristiques de ces scies mécaniques est leur forme compacte et à peu près hermétique, la plus grande partie des roues et engrenages divers étant enfermée dans le socle en acier portant la table.
- Celle-ci, bien plane et creusée de rainures longitudinales, peut être placée perpendiculairement à la
- scie ou bien être inclinée par rapport à celle-ci d’un angle qui peut atteindre 45° ; elle peut s’élever ou s’abaisser selon les besoins.
- La table, en fonte, porte deux guides qui peuvent être employées de part et d’autre de la scie, disposition fort avantageuse. Ses dimensions sont de 120 cm sur 90 cm approximativement.
- Sur le socle sont montées, latéralement, lespoulies de transmission, au nombre de deux ; elles sont portées sur un arbre soigneusement lubréfîé et tournent à une vitesse variant d’un type à l’autre.
- Dans le type n° 1, qui est pourvu d’une scie de 35 cm. de diamètre, les poulies tournent à raison de y00 tours par minute.
- Dans le type n°2, le diamètre de la scie est un peu plus grand; il atteint environ 5o cm; quant à la vitesse de rotation des poulies elle est, au contraire, moindre et n’atteint que 600 tours par minute ; la scie marche à 2.100 révolutions par minute.
- Tout l’appareil est en fonte ou en acier ; le mandrin, en particulier, est en acier fondu ; il tourne dans des boîtes à huile à auto-lubrélîcation.
- La vitesse de rotation des poulies dans le type n° 3 est la même que cel e des types 1 et 2. Mais quelques modifications ont été apportées afin d’améliorer les conditions de marche de l’appareil et d’en étendre les
- CHEMINS DE FER DU NORD
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- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Joliette) en correspondance avec les paquebols de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
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- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de l1' classe, lits-salon et sleeping-car.
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- BILLETS D’ALLER ET RETOUR INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- cle tontes Classes
- Il est délivré toute l’année par les gares et stations du réseau d'Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France :
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 % en lro classe et 20 % en 2e et 3e classes ;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grand'mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 °/„ du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- A CIV
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 19 Novembre 1904
- usages. L’appareil est pourvu d’un appareil de forage qui le complète très utilement.
- Le foreur est muni lui-même d’une table indépendante, se mouvant absolument à part de la table principale, ce qui permet le travail simultané par deux ouvriers à des objets différents.
- Gomme dans les deux premiers types, le mandrin est en acier fondu de qualité supérieure, et tourne sur trois coussinets ; l’une des extrémités du mandrin est disposée de façon à permettre l’ajustage de la scie tournante ; l’autre est susceptible de recevoir le foret. La poulie se trouve entre deux boîtes.
- Le support est large et bien assis; il présente des bras latéraux pour le soutien du contre-arbre et est suffisamment ample, de façon à donner un montage aisé, un entretien pratique, s’effectuant dans des conditions normales, en même temps qu’à assurer un fonctionnement régulier des différentes parties.
- A côté des scies dont nous venons de dire quelques mots, la Fay et Egon G0 construit de nombreux appareils du même genre et pour des applications très diverses.
- On remarquera que ces engins ne sont pas à commande indépendante ; ils reçoivent leur mouvement par l’intermédiaire de poulies placées à la partie inferieure ou socle ; en présence de la tendance actuelle, justifiée d’ailleurs, de pourvoir les machines-
- outils de moteurs électriques spéciaux, on pourrait peut-être souhaiter que les appareils soient modifiés dans cet ordre d’idées.
- E. G.
- DIVERS
- Une nouvelle machine électrique à écrire.
- Au cours du voyage que j’ai effectué à Naples, il y a quelques semaines, M. le Baron Nisco (Adriano), ingénieur électricien, a bien voulu m’inviter à examiner et à voir fonctionner un modèle actuellement en construction d’une nouvelle machine électrique à écrire de son invention. Quoique je me réserve de revenir sur le sujet en temps opportun, la chose me semble toutefois trop importante pour que je n’en dise d’ores et déjà quelques mots, ne fût-ce que pour faire comprendre et le but et la portée de l’invention de M. Nisco.
- Les expériences actuelles ont lieu sur une machine u Empire ”.
- Il s’agit tout simplement de l’application à la machine à écrire d’un système inventé par l’ingénieur Nisco pour la reproduction automatique des mouvements d’une machine à clavier. Le dispositif peut s’appliquer à une machine à écrire d’un système quelconque. Elle est alors rendue capable de repro-
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- MM. les Voyageurs effectuant de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en lro classe ; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour en 2e classe.
- Départs de Paris-Saint-Lazare Arrivées j London_Bridge
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- io h. 20 m. 9 h- s
- 7 h. s. 7 h. 4o m.
- 7 h. s. 7 h. 5o m.
- io h. m. 9 h- s-
- io h. m. 8 h. 5o s.
- 6 h. 4° s. 7 h. i5 m.
- Londres
- Dè}\lttS ) London-Bridge Londres $ Viotoria • •
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lr6 et de 2e classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant ; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de l™ classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- Voyages circulairesà coupons combinables sur le réseau P.-L.-I.
- Il est délivré toute l’année, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., des carnets individuels ou de famille pour effectuer sur ce réseau, en lre, 2e et 3e classe, de® voyages circulaires à itinéraire tracé par les voyageurs eux-mêmes, avec parcours totaux d’au moins 300 kilomètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui atteignent, pour les billets collectifs, 50 p. 100 du Tarif général.
- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu’à 1.500 kilomètres; 45 jours de 1.501 à 3.000 kilomètres; 60 jours pour plus de 3.000 kilomètres. — Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15. 23 ou 30 jours suivant le cas. moyennant le paiement d’un supplément égal au 10 p. 100 du prix total du carnet, pour chaque prolongation. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire. Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suffit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de la Compagnie, le voyage • à effectuer, et d’envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare ou le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. — Le délai de demande est réduit à 2 jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Novembre 1904
- XCV
- duire automatiquement un nombre de fois pratiquement illimité le texte.
- Lorsqu’on écrit, on fait si'multanémentdeux opérations : tout d’abord on imprime une ou plusieurs copies de la façon ordinaire; en second lieu, on prépare avec soin d’une façon spéciale, une feuille destinée à la reproduction au moyen de l’électricité. Cette reproduction peut avoir lieu soit à la machine même qui a préparé la feuille de la reproduction, soit à une autre machine d’un système quelconque pourvue du dispositif de M. Nisco.
- L’impression sur la feuille de reproduction n’étant pas faite en caractères ordinaires, mais d'une façon spéciale, il en résulte que les personnes pourvues d’une machine à écrire avec appareil Nisco peuvent garder le secret de la correspondance. Ce n’est pas encore tout. En effet, toute personne possédant un appareil pourrait .déchiffrer la correspondance en faisant passer la feuille de reproduction dans la machine. Pour éviter ceci. M. Nisco a réalisé ce qu’on pourrait appeler l’accord et il l’a réalisé d’une façon très simple. Avec cet arrangement, seulement les personnes qui possèdent la clef de la combinaison peuvent déchiffrer la correspondance.
- Ajoutons que l’appareil Nisco est applicable aussi au transmetteur du télégraphe multiple Rowland, dontlerendement, de même que celui de toutelaligne télégraphique, serait de beaucoup augmenté.
- Le même appareil Nisco, appliqué à la machine à composer pour l’imprimerie (Lynotype) rendrait cette machine plus rapide dans son fonctionnement et lui donnerait la possibilité de pouvoir effectuer les corrections dans la composition des caractères avant l’impression.
- En attendant que je puisse donner une descrip-
- tion détaillée et des photographies de la machine de M. Nisco je pense et j’espère que le peu que j’en ai pu dire suffira à faire comprendre qu’il s’agit en somme d’une nouvelle idée originale et ingénieuse qui pourrait avoir sa grande importance pratique.
- E. G.
- Projet d’application de l’électricité en Russie. Electrical Ileview i3 août 1904.
- Des informations de St Pétersbourg apprennent qu’il est sérieusement question dans les milieux électriques d’adopter la traction électrique pour le Trans-i sibérien. Il est reconnu que bientôt, il sera nécessaire de porter le nombre des trains à quarante ou cinquante par jour. La vitesse des trains actuellement, est limitée par la légèreté des rails, le mauvais profil de la voie, et le manque d’eau. Les experts prétendent que ces difficultés peuvent être tournées par la construction de meilleures voies, et l’emploi de locomotives plus puissantes à tenders de plus grande capacité. Suivant le Comte A. F. Zubienski, l’un des électriciens russes les plus en vue, il y aurait économie à adopter la traction électrique sur certains tronçons de la ligne. Pvien encore n’est prévu pour la méthode de production de l’électricité, et il est bien peu probable que ce projet reçoive son application avant longtemps.
- AVIS
- Le Conseil municipal d’Argentat, chef-lieu de canton de la Corrèze, au confluent de trois rivières, vient de décider que la ville serait éclairée à l’électricité. La municipalité recevrait avec plaisir les communications ou propositions qui pourraient lui être faites par les entrepreneurs d’éclairage.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Notices sur l’Electricité par A. Cornu.— (Gauthier-Viliars, Editeur, Quai des Grands-Augustin, 55, Paris Prix : 5 fr.)
- Ces notices sont extraites de l’Annuaire du Bureau des Longitudes. Elles concernent l’électricité statique et dynamique, la production et le transport de 1 énergie électrique.
- M. A. Potier, l’éminent membre de l’Institut, a indiqué la genèse et la composition de cet intéressant volume dans la préface qu’il a écrite et nous la reproduisons in extenso car elle est un hommage au savant disparu qui, nous devons personnellement nous en souvenir, a prêté l’appui de sa haute autorité à Y Eclairage Electrique.
- « Alfred Cornu, écrit M. Potier, n’était pas seu-
- lement le physicien éminent, l’observateur sagace et précis, dont la réputation est universelle. Il était aussi professeur et aimait à professer ; investi, tout jeune encore, d’une chaire de Physique de l’Ecole Polytechnique, il avait vu passer entre ses mains près de vingt promotions.
- Pendant un si "long laps de temps, la Science qu’il enseignait se transformait ; l’évolution de l’Electricité se faisait avec une rapidité extraordinaire ; non seulement les idées théoriques se modifiaient profondément, les actions à distance cédant pas à pas devant les actions du milieu ; non seulement des notions, jusque-là réservées à la Science pure et ordinairement dissimulées sous une épaisse couche de symboles mathématiques, passaient brusque-
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- AC VI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 Novembre 1904
- ment au premier plan et exigeaient des définitions précises et accessibles à tous, mais un langage nouveau était créé et, fait inouï, devenait immédiatement universel et international sans aucune consécration officielle ou législative.
- Les savants seuls n’auraient point obtenu un pareil résultat ; ils ne l’auraient, même pas probablement recherché s’ils n’avaient été poussés par les besoins de l’industrie ; une série d’applications nouvelles, téléphonie, éclairage électrique, transport de l’énergie, électrochimie et électrométallurgie, télégraphie sans fil, naissait et se développait avec une rapidité telle que le capital engagé dans leur exploitation dépasse aujourd’hui plusieurs milliards.
- Aussi n’est-il plus permis aujourd’hui aux honnêtes gens (dans le sens du dix-septième siècle) d’être absolument ignorants en ces matières ; tel était pourtant le sort de la plupart des hommes instruits de la génération qui a précédé celle qui est actuellement sur les bancs des lycées ou des grandes écoles ; en dehors de ceux qui, par leur profession même, uni dû se tenir au courant, ils furent surpris par cet épanouissement subit, et tout dépaysés par ce langage nouveau ; beaucoup des anciens élèves de Cornu allaient lui porter leurs doléances et lui exprimer le désir d’être mis en état de comprendre ce qui se passait et se disait autour d’eux; ils ne se dissimulaient pas, pour la plupart, qu’ils étaient un peu rouillés, mais ils avaient pleine confiance dans le maître dont ils avaient pu apprécier la clarté, et comptaient bien qu’il y réussirait sans leur demander un labeur excessif.
- C’est pour les satisfaire que Cornu entreprit, dans les Annuaires du Bureau des Longitudes, une série de Notices, 1893-1896, où il traite des unités électriques et des courants continus, tandis que celles de 1900, 1901 et 1902 sont consacrées aux générateurs industriels, à l’emploi des courants continus, alternatifs et polyphasés, et forment un ensemble bien circonscrit, excellente préparation à la lecture des Ouvrages techniques que ces Notices ne prétendent pas remplacer, mais largement suffisant pour le but
- qu’il s’était proposé. Le lecteur y retrouvera la limpidité habituelle que l’on aurait pu appeler la qualité maîtresse de Cornu, s’il n’avait prouvé, dans d’autres domaines, une précision et une rigueur impeccables. Il n’aura pas à craindre les erreurs typographiques, car à la demande de l’Editeur et pour rendre un dernier hcmmage à la mémoire de Cornu, l’éminent Directeur adjoint du Bureau international des Poids et Mesures, M. C.-E. Guillaume, s’est chargé de la révision et de la correction des épreuves, ce dont il s’est acquité avec le soin d’un métrologiste ».
- La Statique Chimique basée sur les deux principes fondamentaux de la Thermodynamique, par le Lieutenant-Colonel E. Ariès, Ancien élève de l’Ecole polytechnique.-— (A. Hermann, éditeur, 6 et 12, rue de la Sorbonne. Prix : 10 francs).
- Le Lieutenant-Colonel Ariès s’est proposé de présenter, sous une forme plus facilement accessible, les lois et les idées fécondes contenues dans l’œuvre de Gibbs, fondateur de la « Statique Chimique ». Les cinq premiers chapitres sont consacrés au développement de la théorie des équilibres chimiques. Douze chapitres concernent ensuite les applications de la théorie générale. Du chapitre VI au chapitre XI inclus, sont étudiés les changements d’état physique et phénomènes analogues, quelques cas de dissociation devenus classiques, les dissolutions, et on passe ensuite à la théorie générale des systèmes qui ne peuvent comporter qu’une phase de composition variable. Cette première partie des applications se termine par le problème des mélanges séparés en plusieurs couches. Les six derniers chapitres de l’ouvrage sont consacrés à la théorie des gaz et à tout ce qui s’y rattache.
- Mais, comme le dit l’auteur dans sa préface, la « Statique Chimique » présente un vaste champ d’exploration; il ne pouvait songer à le parcourir tout entier et il n’a conduit le lecteur que sur un terrain limité en n’étudiant que les effets de deux facteurs seulement de l’équilibre, la température et la pression.
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- Tome XLI.
- Samedi 36 Novembre 1904.
- 1T Année. — N° 48
- CliSUir;
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L'ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- S O M JVI AIRE
- GUILBERT (C.-F.). — Détermination graphique des caractéristiques des dynamos compound. . . 32i
- BREYDEL (A.). — Nature intime des rayons N et . ................................................. 325
- BREVETS
- Système d’allumage pour lampes électriques à gaz ou à vapeur, par Stanwood, E. Flichtner......... 331
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Les causes de déformation des courbes de tension dans les machines
- à courant alternatif, par Wangemann...................................................... 331
- Transmission et Distribution — Calcul de l’influence de la capacité, de l’induction et de la résistance
- dans les canalisations aériennes ou souterraines conduisant des courants mono-di-triphasés, par Ehnert 336
- Traction. — Le funiculaire de Palerme à Monréale............................................. 34i
- Eclairage. — Recherches expérimentales sur les lampes Nernst, par V. Gaisberg.................... 343
- Electrochimie. — Traitement électrolytique des fers-blancs, par J. Kershaw....................... 344
- Divers. — Sur l’oscillographe Duddel............................................................. 346
- Nouveau moteur à essence...................................................................... 346
- Sur l’excitation électrique des nerfs par les courants alternatifs, par YV. Nernst et J.-O. Barratt. .... 34?
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Sur la période des antennes de différentes formes, par M.-C. Tissot. . . . 349
- Société Faraday. — Production de l’anthraquinone par oxydation électrolytique de l’anthracène, par
- Fontane et Perkin...................................................351
- American Institute of Electrical Engineers. — Prédétermination de la suppression des étincelles
- dans les dynamos, par Waters............................................................. 35i
- Congrès de Vienne — Avantages et inconvénients de la traction électrique sur les lignes de chemin de
- fer d’intérêt local, par M.-H. Luithlen.................................................... 352
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles.............................................................................. xcviii
- Bibliographie..................................................................................... cvih
- TH ÎK ai O O FABRIQUE SUISSE DE CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES .1 . DE MODZELEWSKI A <J“ FRIBOURG (Suisse) Condensateurs Electriques à haute tension Breveté - J&X. CZ& ïi JC — Breveté Spécialité : Emploi des Condensateurs pour l’alimentation des moteurs triphasés par réseaux monophasés Modèles spéciaux pour Parafoudres, Télégraphie sans fil, Laboratoires et Electrothérapie Représentants pour la France: E. H. CADIOT & Cie, 12, rue Saint-Georges, PARIS O O 09 -e H*
- II
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 26 Novembre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- La Station Centrale d’Electricité de Ploesci (Roumanie)
- La centrale de Ploesci en Roumanie, installée par la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège est sise, pour des considérations économiques qu’il serait oiseux de développer dans cet exposé, en dehors du réseau à alimenter. Si, à côté de cette circonstance défavorable, on tient compte de l’étendue du périmètre à alimenter et de la prévision de l’établissement de la traction électrique dans les rues de la AÛlle, on conçoit parfaitement qu’une tension élevée devait être adoptée. Le choix se porta définitivement sur le courant continu, à 2 X 220 volts.
- La station centrale a été isolée à dessein de toute habitation, de manière à se prêter à des extensions futures.
- La façade principale du bâtiment de la centrale conçue dans le style roman, est flanquée d’un portique servant d’entrée à la salle des machines dont les belles proportions permettent une circulation facile autour des groupes électrogènes. De grandes fenêtres y distribuent la lumière à profusion, et un lanterneau placé dans la toiture assure l’aérage de la salle, et permet d’y maintenir, dans les périodes de grande chaleur, une température tolérable.
- Le tableau de distribution est disposé à gauche, contre la salle d’accumulateurs avec laquelle il se trouve en communication directe. Les éléments de la batterie sont alignés en rangées, suffisamment écartées entre elles, pour permettre l’inspection de chacun d’entre eux. Les vapeurs acides qu’ils dégagent sont emportées par quatre appels d’air, disposés longitudinalement, ainsi qu’au moyen d’un certain nombre de ventilateurs.
- La salle des chaudières est adossée à la salle des machines ; cette disposition réduit au minimum l’importance de la tuyauterie, dont toutes les parties ont été reléguées dans un sous-sol auquel on a accès par un escalier de service.
- Un bureau, un atelier de réparations et un maga- * sin d’approvisionnements complètent l’aménagement intérieur de la centrale ; enfin, un corps de logis a été réservé, à droite de l’entrée principale, au chef mécanicien chargé de la conduite générale de l’installation.
- La puissance nécessaire, pour assurer le service électrique de la ville, atteint le chiffre de 826 kilowatts.
- Cette énergie se répartit comme suit: go kilowatts sont absorbés par l’éclairage public
- qui comporte 226 arcs de 400 watts : 210 kilowatts servent à alimenter les abonnés, les 25 kilowatts restants sont perdus dans la canalisation.
- Pour atteindre cette production, il a été prévu : une dynamo de 200 kilowatts travaillant de conserve avec une batterie d’accumulateurs de 12Ô kilowatts. De plus, une génératrice de réserve a été installée. Les dynamos sont actionnées directement, à la vitesse de i 2Ô tours, par des machines à vapeur compound tandem de 3oo chevaux sortant des ateliers de la maison Van denKerchove, de Gand. Elles sont munies de la distribution dite « à piston-valve » système qui, comme on le sait, évite le choc et le matage des soupapes sur leurs sièges, tout en permettant de grandes vitesses de marche. Par suite de la pénurie d’eau, on a dû renoncer aux avantages que procure la condensation. Deux chaudières Babcok et 'Wilcox assurent la production de la vapeur.Chacune d’elles mesure 2Ôo mètres carrés de surface de chauffe et peut vaporiser 35oo kilogrammes d’eau à l’heure. Cette quantité est largement suffisante pour l’alimentation d’une machine ; les chaudières peuvent supporter des surcharges de 25 °/0. Quant aux foyers, ils permettent indifféremment le chauffage au charbon ou au naphte, et sont munis, dans ce but, d’injecteurs pour la pulvérisation du pétrole.
- On a adopté pour la tuyauterie la disposition en boucle qui permet d’alimenter une machine avec une quelconque des chaudières et qui rend tout agrandissement aisé, sans qu’il soit nécessaire, à cette fin, d’interrompre le service de la centrale.
- Les dynamos génératrices, système Pieper, sont du type multipolaire à excitation shunt. Elles sont calculées de manière à pouvoir débiter en marche normale 1000 ampères à la tension de 5oo volts. Accidentellement, cette puissance peut être augmentée de 10 °/0 sans risque aucun pour les organes des machines.
- La culasse des dynamos est constituée par un anneau de deux pièces, à profil en forme d’U dont les ailes dirigées vers l’intérieur augmentent la solidité de l’ensemble, tout en protégeant les enroulements. Les noyaux d’électros sont en acier et venus de fonte avec le bâti. Les pièces polaires sont rapportées et constituées de peignes en tôles de fer, disposés de manière à diminuer les déperditions de magnétisme de pôle à pôle, et à éviter toute production d’étincelles au collecteur, quelles que soient les fluctuations de la charge et sans qu’il soit nécessaire de déplacer les balais. Les bobines magnétisantes sont identiques entre elles et, par suite, facilement remplaçables en cas de réparation.
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- Siipplément à L’Eclairage Electrique du 26 Novembre 1904
- XCIX
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 Adresse télégraphique : ELIHÜ-PARI8
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du courant maximum pour lequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw. triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle T, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manoeuvres à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à îa main que dans des conditions très rares; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- c
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 26 Novembre 1904
- L’armature comporte un croisillon en fonte, servant de support aux tôles du noyau, dont la périphérie est munie d’encoches dans lesquelles sont logés les conducteurs. Les spires induites sont faites sur gabarit', elles sont isolées entre elles par un guipage spécial et de la masse au moyen de tubes en micanite. Au cours du bobinage, une tension alternative de 3ooo volts est appliquée entre l’enroulement et le noyau, ce qui constitue l’épreuve sérieuse de bonne fabrication de l’induit.
- Le collecteur est formé de lames de cuivre martelées ; assemblées à la presse et isolées entre elles par des feuilles de mica. Le croisillon qui lui sert de support permet une circulation active de l’air à travers toute l’armature, circonstance qui prévient un échauffement excessif des lames et, par suite, toute déformation du collecteur.
- Les balais sont en charbon ; ils sont montés sur des axes fixés à un seul anneau auquel un engrenage à vis permet de donner la position favorable à une marche sans étincelles. Les coussinets de l’arbre ont été largement calculés et pourvus de bagues assurant le graissage d’une manière toute automatique.
- La batterie d’accumulateurs dont il a été question plus haut, est du système Tudor. Elle comporte 270 éléments capables de débiter ^56 ampères heure, en supposant que la durée de la décharge soit réduite à trois heures. Pour la charge il a été prévu un sur-volteur de 3o chevaux capable de porter le voltage du courant des dynamos de 5oo à ÿ45 volts.
- Le tableau de distribution comporte tous les appareils nécessaires à assurer la bonne marche d’une installation électrique importante^. Dans le but d’en diminuer l’encombrement, on a reporté sur un second tableau les appareils de départ et de contrôle des feeders de distribution.
- Un laboratoire est annexé au bureau, il contient les appareils nécessaires à rechercher les défauts d’isolement du réseau. Celui-ci est constitué par des câbles souterrains ; divers conducteurs d’amener et de retour du courant ainsi que le fil neutre sont réunis dans la même qaine isolante.
- Le développement de la canalisation atteint 70 kilomètres, et sa capacité correspond à l’alimentation simultanée de 8000 lampes à incandescence de 16 bougies.
- Les 224 lampes à arc, chargées d'assurer l’éclairage public, consomment chacune 12 ampères et sont munies de charbons pouvant brûler 17 heures.
- L’éclairage public et le service des abonnés fonctionnent assez bien pour satisfaire les exigences de la ville et des habitants, phénomène assez rare dans des distributions urbaines d’électricité, où le constructeur se trouve à la fois en butte à des difficultés techniques et administratives.
- La centrale de Kettering.
- On a récemment inauguré une nouvelle centrale à Kettering, en Angleterre, alimentée en partie par des gaz d’un destructeur d’immondices.
- Les chaudières sont prévues pour une pression de 160 atm. L’équipement de la salle des machines comprend 4 machines Wellans et Robinson. Les deux grandes sont de plus couplées avec deux dynamos de 155 kw. fournies par Thos. Parker. Ce sont des machines shunt à six pôles.
- Les deux autres groupes électrogènes ont chacun une capacité de 3^,5 kw. et sont connectés de chaque côté du réseau à trois fils. Les deux dynamos de chaque groupe sont absolument interchangeables. De cette façon, si l’induit d’une des dynamos venait à être percé, il peut immédiatement être remplacé par celui d’une autre machine; en connectant alors cette machine de l’un ou de l’autre côté sur le réseau à 3 fils, on opère un certain équilibre.
- Les accumulateurs servant de batterie tampon ont été installés par Arb Electrica! Power Stovage G0 et ont une capacité de 4^o ampères-heures au régime de décharge de i5o ampères. Il y a en tout 240 éléments divisés en 2 batteries, dont une pour chaque côté de la distribution. Ges batteries sont toujours actionnées çomme des unités complètes. 11 n’y a pas d’éléments de réglage. A cet effet, on a installé deux dynamos auxiliaires réversibles.
- La vitesse des groupes générateurs est de 85o tours par minute. Les moteurs sont connectés entre les fils extrêmes. Les dynamos auxiliaires donnent go volts dans chaque direction sous 135 ampères de charge. Le contrôle est du système shunt.
- Le tableau de distribution a été fourni par Gox Welkers. de Darlington. Il porte les appareils ordinaires et a été soigneusement étudié pour éviter les accidents et les incendias.
- E. G.
- TRACTION
- La traction électrique par courant alternatif
- L’une des questions qui intéressent le plus les électriciens est, sans aucun doute, le problème de la traction électrique.
- La recherche d’un système, et, en particulier, d’un moteur, s’adaptant aux conditions d’exploitation des grandes lignes est d’une grande importance.
- On a énoncé trop souvent les diverses qualités que doit posséder le moteur de tramway pour que nous puissions les exprimer à nouveau; la question se complique pour les longues distances de la difficulté du transport du courant.
- Le moteur série à courant continu est celui qui est généralement employé, comme on le sait ; par son grand couple de démarrage et cette propriété dont il
- E. G.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 Novembre 1904
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- avec Graissage continu à haute pression
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- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Perrier ”.........
- Pour les torpilleurs 368 et 369..........................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)...........
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)...........
- Arsenal de Toulon.............................................. ............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne...........................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)....................
- Compagnie des Mines d’Aniche..............
- Fonderie Nationale de Ruelle................................................
- Société Anonyme des Mines d’AIbi..........
- Société Normande de Gaz, d’Electrîcité et d’Eau............
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) ....
- Etablissement National d’Indret.............................................
- Port de Rochefort ..... .................... ..........................
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3.000 Machines à vapeur diverses
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- Cil
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 26 Novembre 1904
- est doué d’être, pour ainsi dire, auto-régulateur de puissance, il convient mieux qu’aucun autre 5 mais cet organe délicat qu’il comporte, nous disons le collecteur, ne permet pas de l’employer avec la haute tension, qui est indispensable pour le transport à grande distance.
- D’un autre côté, les moteurs alternatifs sans collecteurs ne conviennent guère ; ceux à collecteur 1 moteur série, moteur à répulsion) ont présenté pendant longtemps des défauts qui les rendaient impraticables et ce n’est qu’en ces dernières années que l’on a pu construire des moteurs alternatifs série, susceptibles de fonctionner dans dès conditions relativement économiques, grâce à la réduction de la fréquence, au feuilletage de l’inducteur et de l’induit.
- Enfin, le courant polyphasé se présente ; les moteurs qui l’emploient sont d’une vitesse peu réglable ; mais une plus grande difficulté réside dans le transport qui, comprenant toujours plusieurs fils, est coûteux • par contre, les moteurs peuvent être construits sans collecteur, ce qui est un avantage marqué-
- L’expérience a démontré toutefois que les courants polyphasés ne se trouvent pas être, dans les conditions actuelles, du moins, supérieurs au continu (il s’agit des longues distances bien entendu ; pour le service urbain le courant continu paraît préférable) et c’est au courant alternatif simple que l’on est revenu.
- Différents artifices ont été imaginés pour combiner le courant alternatif sur la ligne avec le moteur continu pour la traction.
- Cependant ces méthodes sont peu importantes.
- En 1902, la Société Westinghouse (Amérique) mit en service le premier train à moteur alternatif monophasé.
- Le moteur fonctionnait avec une fréquence de 16 2/3 par seconde, il comportait la transformation du courant à haute tension de la ligne en courant de bas voltage.
- Cette voie ne tarda pas à être suivie par d’autres Sociétés, et le système fut étudié bientôt dans divers pays.
- En Allemagne l’Elektricitâts (fesellschaft Union a employé deux fréquences, ou, pour être plus exact, a principalement essayé sur les lignes expérimentales dont elle dispose, deux fréquences de 25 et de 4o périodes.
- Une première voiture a été pourvue de deux moteurs de l±o chevaux, marchant avec du courant de fréquence 4o ; à chaque extrémité de la voiture motrice se trouve un contrôleur ; la disposition est telle que l’on puisse procéder au couplage de plusieurs voitures tout en maintenant la commande au moyen d’un seul et unique contrôleur à l’avant.
- Cette périodicité de 4o est celle qui est employée par certaines usines d’éclairage ; son adoption pour la traction permet donc d’alimenter les moteurs au moyen du courant engendré à l’usine ; d’autre part, elle s’adapte également à un éclairage facile des voitures.
- D’autres moteurs ont néanmoins été mis à l’essai pour une fréquence de 25, sur une voiture pourvue de deux engins de i'25 chevaux ; dans cette voiture, les deux moteurs agissent sur un même arbre; ils sont commandés par l’un ou l’autre des contrôleurs et le couplage peut se faire dans les conditions indiquées.
- Il n’y a pas de résistance en .série, mais l’installation comporte un transformateur qui fournit le courant aux lampes, à l’excitation, à la pompe à air.
- Le voltage sur la ligne est de 6000 volts ; il est réduit dans un transformateur, à 190 volts pour les circuits de commande ; un second transformateur abais-selevoltageà35 volts, et fournit le courant nécessaire à l’éclairage qui se fait au moyen de lampes à incandescence ; le courant de haute tension n’est admis que dans le circuit du stator et dans une partie de l'excitation. La fréquence est, comme il a été dit, de 26 par seconde ; elle est suffisante pour que l’éclairage ne se ressente pas des variations de la tension.
- Le transport du courant se fait par un conducteur suspendu de trois en trois mètres au moyen de fils verticaux à un ou deux câbles de support. Cette méthode de suspension donne des garanties toutes spéciales au point de vue de la sécurité.
- Une différence importante entre les installations précédemment réalisées et celle de l’Elektricitâts Gesellschaft Union est que cette dernière emploie directement le voltage de la ligne dans le moteur, alors que le courant était antérieurement transformé sur la voiture qui constituait en somme une petite sous-station.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 26 Novembre 1904
- cm
- La suppression du transformateur réduit les pertes, et augmente donc le rendement.
- Le moteur, sur la voiture de l’Elektricitat Gesells-chaft Union, peut recevoir une tension quelconque ; la sixième partie, environ, seulement du courant, passe, après transformation et réduction de voltage, dans le circuit d’excitation.
- Des essais ont été effectués avec les appareils que nous venons d’esquisser sur deux lignes de quelques kilomètres de longueur spécialement destinées aux expériences.
- Le système est adopté par certaines compagnies, et en Belgique, dont l’industrie nationale s’est également engagée dans la recherche de la solution du problème, d’ailleurs, des voitures ont été ou seront acquises par la Société nationale des chemins de fer vicinaux, pour l’exploitation d’un réseau dans le Borinage.
- J. R.
- MESURES
- Méthode pour déterminer l’intensité des rayons fi et quelques mesures sur les pouvoirs absorbants. — Seitz. — Physikalische Zeitschrift n° i /§.
- Alors que Wien, Strutt et Paschen déterminent l’intensité delà radiation d’une préparation de radium au moyen de la charge positive spontanée que cette préparation prend dans le vide par suite de l’émission d’électrons négatifs, Seitz prend le moyen inverse et mesure la charge que reçoit une plaque isolée suspendue dans le vide.
- De cette façon, l’auteur, avec l’aide d’un électromètre à quadrants de Dolezalek, a trouvé que la plaque isolée suspendue dans un tube à vide reçoit, à travers la petite fenêtre d’une plaque d’aluminium, 0,607 10 — 12 coulombs par seconde, pour 0,007 gr. de bromure de radium placé à environ 7 mm. de la fenêtre. Cette radiation n’étant que la 7e partie de la radiation totale (étant données les dimensions géométriques), il en résulte que la préparation émet
- 3.57 10 ~ 12 coulombs d’une façon permanente sous forme de rayons p.
- Pour déterminer les coefficients d’absorption de différents corps, l’auteur les a placés, sous différentes épaisseurs, entre la préparation et la fenêtre de la plaque d’aluminium, et a constaté que les éléments chimiques essayés (métaux, soufre, charbon) à masse égale (produit de l’épaisseur par la densité) sont d’autant plus absorbants par unité de surface que leur poids atomique est plus élevé.
- E. B.
- Le pyromètre électrique Crompton.
- Depuis les expériences de Melloni. disons même depuis la découverte de l’effet Seebeck, on peut dire que les recherches se sont journellement tournées vers l’application de ce phénomène à la détermination des températures. Le pyromèlre le Chatelier, basé sur ce principe, est, comme on sait, l’un de ceux qui ont eu le plus de vogue 5 voici une forme également simple que l’on a proposée pour l’évaluation de températures qui peuvent atteindre jusqu’à 5oo degrés centigrade ou 960 Fahrenheit ; on l’emploie par exemple pour les gaz de cheminée, la vapeur surchauffée, etc.
- Il se compose d’un voltmètre gradué en degrés de température aux extrémités duquel sont reliées deux tiges métalliques soudées ensemble à leur autre bout.
- A l’état normal, c’est-à-dire quand aucune différence de température n’existe dans le circuit du couple le thermoélectrique ainsi constitué, l’aiguille du voltmètre ne dévie pas ; mais, si la soudure est placée dans un endroit de température nettement différente de celle du milieu où est plongé le voltmètre, l’aiguille l’indicatrice de celui-ci dévie et marque la température de l’endroit où se trouve introduite la t soudure.
- Le voltmètre et les tiges métalliques, qui ne subissent aucune détérioration sous l’action de températures même assez élevées, peuvent être, et sont placées sur une plaque de fonte que l’on visse à la
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- CIV
- Supplément à UEelairage Electrique du 26 Novembre 1904
- paroi, quand on veut employer le dispositif pour la détermination de la température des cheminées. Les fils sont logés en partie dans un tube protecteur flexible et en partie dans un tube de fer que l’on fait pénétrer dans la maçonnerie ; la soudure se trouve à l’extrémité du tube ; elle est protégée par un couvercle vissé sur la gaîne. S’il s’agit d’utiliser l’appareil pour la vapeur surchauffée, la soudure est boulonnée sur la conduite de vapeur. L’instrument est contenu dans une caisse protectrice de fonte, avec joints hermétiques, appropriée pour le montage dans un four, sur un économiseur, etc. En régie générale, la gaîné protectrice de fer a im8o de longueur, le tube flexible, trois mètres; ces dimensions ne sont pas, d’ailleurs, invariables et peuvent être modifiées selon les besoins.
- L’échelle,dont ledéveloppementestde 12 à i5 cm., est graduée en degrés par division de 5° Fahrenheit, de 20° à qo°.
- J. R.
- DIVERS
- La commande électrique des machines à papier.
- Il existe certaines catégories de machines, les rouleaux employés dans la fabrication du papier, par exemple, et d’autres similaires qui demandent une vitesse differente selon la nature, l’épaisseur du produit à fabriquer.
- En d’autres termes, leur vitesse de marche doit pouvoir prendre des valeurs très différentes, mais se maintenir à la valeur voulue, quelle que soit la charge, conditions que, mieux qu’aucun autre, le moteur électrique permet de réaliser, et ce sans grande complication d’organes de transmissions intermédiaires.
- Les poulies en gradins, les roues d’engrenages, ne permettent d’obtenir qu’un certain nombre de vitesses échelonnées à des distances plus ou moins grandes, mais sans gradation.
- Une variation plus méthodique peut être réalisée quand la commande se fait électriquement ; le réglage est susceptible alors d’être réalisé de diverses façons.
- Maisle procédé le plus rationnel et qui est applicable aux moteurs shunt, c’est-à-dire à ceux dont l’excitation est dérivée sur le courant principal, consiste à modifier, au moyen d’un rhéostat de champ, l’intensité dudit courant d’excitation.
- C’est la méthode adoptée par la maison Lahmeyer et Cie qui s’est occupée spécialement de la commande des machines de ce eenre.
- O
- ' Elle offre, sur les autres procédés électriques, l’avantage de n’agir que sur une résistance intercalée dans un circuit parcouru par un courant de faible intensité c’est-à-dire que la consommation d’énergie est peu considérable, condition essentiellement importante quand il s’agit non seulement d’approprier le moteur à une
- vitesse donnée, mais de maintenir cette vitesse pendant un temps souvent très long. Il est désavantageux alors, on le conçoit, d’agir sur le courant principal, toujours fort intense pour lui faire perdre une certaine tension, diminuer la force électromotrice appliquée et réduire en même temps la vitesse du moteur ; toutefois ce procédé à été utilisé à défaut d’autre ; il paraît très peu recommandable, étant donnée la consommation inutile d’énergie qu’il entraîne. Plus avantageux serait encore de recourir à cette méthode originale qui consiste à pourvoir le moteur de deux collecteurs que l’on monte, selon les cas, soit en série, soit en parallèle, de façon à réaliser deux vitesses bien différentes ; éventuellement, on complète ce réglage au moyen de roues d’engrenages, de poulies en gradins, ou, encore, en opérant, comme il vient d’être dit, sur le voltage du courant d’alimentation, ou, pour mieux dire, sur la tension appliquée aux bornes, le voltage de la canalisation restant constant.
- Aucune de ces méthodes n’est sans présenter d’inconvénient ; tantôt, elles exigent que, pour passer d’une vitesse à une autre, on arrête les appareils, tantôt elles consomment un wattage exagéré, en grande partie dépensé sans effet utile dans une résistance ohmique.
- Pour réduire le wattage absorbé par le réglage, il faut que ce dernier se fasse,comme il a été dit, sur un courant de faible intensité, et il est tout indiqué, en conséquence, d’agir au moyen d’un rhéostat de champ sur le courant d’excitation.
- Au surplus, cette méthode est généralement combinée nous avec l’emploi,soit de quelquesjengrenages, soit de poulies à deux ou trois gradins.
- De nombreux appareils ont été construits dans cet ordre d’idées.
- Les uns, par exemple, sont commandés par un moteur électrique dont l’arbre porte une poulie à deux gradins ; la transmission est élastique, c’est-à-dire qu’elle se fait par courroie ; en passant d’une poulie à l’autre, on réalise deux vitesses très différentes; les
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- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 % en lro classe et 20 % en 2e et 3e classes;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plus; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres
- aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grand mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-tille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 %, du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- ÜV1
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 26 Novembre 1904
- vitesses graduelles intermédiaires étaient - obtenues au moyen du rhéostat.
- D’autres installations sont d’un groupage moins encombrantet évitent l’emploi des courroies ; la transmission du mouvement de l’arbre moteur (le moteur peut être placé sous l’appareil commandé, entre les pieds de celui-ci) à l’arbre de la machine, se fait par l’intermédiaire de roues.dentées, en nombre variable et de dimensions convenablement choisies.
- Les deux modes de transmission peuvent, d’ailleurs, être combinés l’un avec l’autre.
- Le procédé de réglage que nous venons de voir permet donc d’utiliser, dans toute leur étendue, les propriétés remarquables des moteurs électriques, propriétés qui ont fait la généralisation de la commande électrique des machines-outils de toute nature.
- E. G.
- La turbine à gaz de M. Stolze
- C’est en raison d’un développementtout naturel que la construction des moteurs à gaz modernes d’un côté et l’essor pris récemment par la turbine à vapeur ont donné lieu à des tentatives en vue de combiner les avantages individuels de l’un et de l’autre de ces deux rivaux de la machine à vapeur à piston.
- Le principe d’une turbine à gaz a été indiqué, dès 1853, par M. F. Iiedtenbacher qui, dans son traité sur la Machine Calorifique, émet l’opinion qu’une turbine serait le moteur idéal à propulsion par air chauffé, en raison de l’absence de toute difficulté déclenchement.’ Il fallait, cependant, que nos méthodes de construction mécanique fussent grandement perfectionnées avant que la réalisation de cette idée devint possible, alors que, d’autre part, la construction des turbines à vapeur faisait voir comment, en partageant la chute de pression en différents gradins, les vitesses angulaires énormes pouvaient, être réduites à des valeurs convenables.
- Or, ce dernier principe a été conçu, chose
- étrange, bien avant que la turbine de Parsons en ait démontré la praticabilité.
- Dans la description qu’il donnait de sa turbine dite à feu,M. F. Stolze, à Berlin-Charlottenburg, proposait, en effet, il y a plus de 30 ans, d’appliquer ce principe à la propulsion des turbines à gaz, terme ultime dans le développement du moteur rotatoire. En suite d’un concours de circonstances singulières, l’inventeur eut à subir un refus quand il présenta sa turbine à l’Office Prussien des Patentes, et ce n’est que bien plus tard, lorsque la turbine de Parsons eut acquis un renom déjà universel, que le brevet fut‘délivré et qu’une Société, se chargeant de son exploitation industrielle, put se fonder à Berlin.
- Le principe de cette machine consiste à comprimer de l’air atmosphérique à une tension
- modérée (telle que par exemple 1 - atrnos. en
- dessus de la pression atmosphérique) et à réchauffer ensuite cet air comprimé jusqu’à lui faire prendre à la même tension un volume de
- 2 à 2 - fois plus grand, après quoi cet air peut
- se détendre de nouveau à la pression atmosphérique.
- C’est à l’accroissement de volume résultant de réchauffement qu’est dû l’excès de travail fourni sur l’énergie absorbée.
- Un grand moteur d’un rendement t efficace de 200 ch. est en cours de construction à Berlin ; voici une description succincte de cette machine.
- Sur un axe commun sont montés deux systèmes -de turbines d’une construction différente; Fini de ces systèmes sert de compresseur d’air alors que l’autre imprime à l’axe un mouvement rotatoire sous l’action de l’air chauffé. L’un et l’autre de ces systèmes consistent en plusieurs séries de palettes fixes attachées à la bâche de la machine et de palettes mobiles d’une construction analogue, montées sur un cône rotatoire tournant avec l’arbre de la turbine. Or, l’un de ces systèmes de
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 26 Novembre 1904
- CV/I
- palettes aspire de l’air frais pour le comprimer à une pression donnée, et le chasser à travers un réchauffeur chauffé par les gaz d’échappement ; la plus grande portion de cet air entre ensuite dans un compartiment recouvert d’une matière incombustible, alors que le reste est amené au dessous de la grille d’un générateur où il gazéfie un combustible approprié. Le gaz ainsi formé pénètre dans le compartiment précité, où, étant brûlé par l’air comprimé, il se transforme en acide carbonique et en vapeur tout en développant une grande quantité de chaleur ; ces gaz entrent ensuite dans le second système de turbines où ils fournissent du travail utile par leur expansion en traversant les différents degrés. Ce processus est par conséquent analogue au cycle caractéristique de toutes les machines à combustion interne, consistant en une aspiration d’air suivie par la compression, en un mélange avec le combustible de la combustion, puis dans l’expansion et l’échappement des gaz. 11 est vrai que clans la plupart des moteurs à explosion construits actuellement le mélange a lieu avant la compression et la combustion sous des pressions croissantes. Le cycle de la turbine à gaz ressemble surtout à celui du moteur Diesel.
- Le rendement de la turbine peut sans doute
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- 2e classe .... 32 )) 2e classe .... 52 75
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- MM. les Voyageurs effectuant de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en lro classe ; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour en 2e classe.
- Départs de Paris-Saint-Lazare
- Arrivées
- à
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- io h. 20 m. 9 h. s
- 7 h. s. 7 h. 4o m.
- 7 h. s. 7 h. 5o m.
- IO II. m. 9 h. s.
- io h. m. 8 h. 5o s.
- 6 h. 4o s. 7 h. i5 m.
- ) London-Bridge, j Victoria .
- Départs ) London-Bridge
- , ? ( Vietoria
- Londres )
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lre et de 2e classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lro classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- être porté, au delà de celui de tous les types de moteurs existants. Le cycle de Carnot est par exemple réalisé cl’une façon plus approchée que dans n’importe quel autre type de moteur.
- 11 va sans dire qu’au lieu de gazde générateur, toute autre espèce de gaz peut être employée, par exemple l’air carburé ou les vapeurs de benzine, d’alcool ou de pétrole. La grande importance pratique qu’aurait cette machine pour la construction des automobiles oii l’on ne possède jusqu’ici aucun antre moteur à marche continue que les électromoteurs actionnés par accumulateurs et présentant par conséquent toutes sortes d’inconvénients, n’a guère besoin d’être signalée.
- A. G h .
- Notice Technique, concernant les Roues Motrices Electriques de la Société “ Electromotion
- Un moteur ordinaire, supposé composé théoriquement d’un induit, de deux inducteurs et de deux balais fonctionne avec un certain décalage de ceux-ci.
- Il en résulte que l’angle double compris entre la ligne neutre théorique et la ligne de décalage est inutilisé et même nuisible, étant donné qu’il se produit une force démagnétisante.
- Voyages circulairesà coupons combinables sur le réseau P.-L.-M.
- Il est délivré toute l année, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., des carnets individuels ou de famille pour effectuer sur ce réseau, en lre, 2° et 3e classe, de® voyages circulaires à itinéraire tracé par les voyageurs eux-mêmes, avec parcours totaux d’au moins 300 kilomètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui atteignent, pour les billets collectifs, 50 p. 100 du Tarif général.
- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu’à 1.500 kilomètres; 45 jours de 1.501 à 3.000 kilomètres; 60 jours pour plus de 3.000 kilomètres. — Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15. 23 ou 30 jours suivant le cas. moyennant le paiement d’un supplément égal au 10 p. 100 du prix total du carnet, pour chaque prolongation. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire. Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suffit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de la Compagnie, le voyage à effectuer, et d’envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare ou le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. — Le délai de demande est réduit à 2 jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
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- C VIII
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 26 Novembre 1904
- La position de décalage des balais varie avec la charge, le centre de rotation et la vitesse du moteur.
- Si en faisant varier ces trois facteurs on ne faisait pas varier la position de décalage, on obtiendrait j des "crachements plus ou moins considérables aux ! balais. j
- Il en résulte qu’avec un moteur ordinaire, il est i impossible, une fois qu’il a été calculé pour une vitesse donnée, de faire varier cette vitesse dans des limites considérables, sans décaler plus ou moins les deux balais.
- Le principe appliqué par l’Electromotion aux roues motrices est basé sur l’emploi de deux balais supplémentaires reliés en parallèle, par l’intermédiaire d’une résistance variable, avec les balais ordinaires.
- Ces deux balais supplémentaires sont calés dans une position convenable en arrière de la ligne neutre.
- L’adjonction de ces deux balais supplémentaires offre les avantages suivants:
- Ils créent au sein de l’induit une zone active et utile qui vient s’ajouter à l’action magnétisante des inducteurs, supprimant les réactions d’induit, et la force démagnétisante dont il a été question plus haut n’existe plus.
- Dans les moteurs ordinaires, les spires comprises dans la zone en question n’apportent aucune force
- contre-électromotrice utile et constituent une résistance nuisible.
- Par l’application du système dont il est question ci-dessus, ces spires inactives sont non seulement utiles, mais encore constituent un temps de repos dans le travail de l’induit. Ce temps de repos diminue la température.
- Comme conséquence, Réchauffement total du moteur est moindre, et la limite de puissance du moteur est augmentée de ce fait.
- Grâce à la faible résistance de l’induit due à l’élimination de ces spires inactives, il s’ensuit que les pertes dans les inducteurs sont atténuées.
- Il en résulte de faibles variations dans le rendement quelle que soit la charge du moteur.
- La force démagnétisante étant supprimée, il n’y a plus aucun crachement aux balais, quelle que soit la vitesse, quelle que soit la charge, quel que soit le centre de rotation.
- Ces différents avantages ne limitent plus le constructeur dans le calcul des éléments physiques des moteurs, et permettent d’établir soit un moteur à marche très lente, à rendement élevé, et d’un poids très faible, sous un petit volume, ou bien des moteurs à la vitesse normale, d’un poids et d’un volume excessivement réduits.
- E. G.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction
- Contrôle des installations électriques, par A. Mon merqué, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées. i vol. ia X iy de 775 pages avec 227 figures dans le texte. — (Ch. Béranger, éditeur, i5, rue des Saints-Pères, Paris... prix. i5 fr.
- L’éloge du livre de L. Monmerqué n’est plus à faire et nous sommes heureux de signaler à nos lecteurs la 2e édition qui vient de paraître. L’ouvrage de M. Monmerqué est un véritable guide pour l’ingénieur chargé de l’établissement d’un réseau et il est susceptible de rendre de grands services aussi bien aux praticiens déjà expérimentés qu’aux jeunes ingénieurs qui débutent.
- Gomme dans la précédente édition, la matière comprend deux parties : la première qui est un véritable résumé d’électrotechnique envisagé spécialement au peint de vue des distributions (cinq premiers
- chapitres), la seconde d'un caractère nettement pratique où l’auteur expose les diverses méthodes de contrôle soit à l’usine, soit pour le réseau, soit pour les installations particulières ou spéciales (installations avec transformateurs, accumulateurs et installations de traction électrique). Un chapitre très utile contient les différentes constantes numériques expérimentales et la fin de l’ouvrage concerne les lois et règlements privés. Quand nous aurons dit que cette 2e édition compte presque 3oo pages de plus que la première, il sera facile de concevoir l’intérêt nouveau qu’elle présente et qui se trouve en particulier dans l’exposé des progrès réalisés en électrotechnique et dans de nombreuses additions aux chapitres sur les règlements publics ou privés.
- A. B.
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- Tome XLI.
- Samedi 3 Décembre 1904. 11e Année. — N° 49
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L'ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Pages
- SARRAT (F.). — Méthode graphique pour l’étude des projets de traction....................... 36i
- SOLIER (A.).,— Les Automobiles postales................................................ 36g
- BREVETS
- Grillage d’accumulateur, par George W. Trost.............................•.......................
- Batterie thermique, par Hugo Bremer..............................................................
- Commutateur interrupteur automatique, par Tate et Newberg .......................................
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Les hypothèses fondamentales de la théorie des électrons, par Max Abraham.
- La transmission électrique considérée au point de vue électrostatique, par J. Stanley Richmond.
- Sur une expérience propre à résoudre la question de savoir si l’éther se meut ou non avec la terre, par
- W. WlEN..................................................................................
- Sur les distances explosives dans l’air atmosphérique, par B. Walter.........................
- Transmission et Distribution. — Surtensions dans les installations à courants triphasés, par P. Humann
- Télégraphie et Téléphonie. — La théorie et la pratique en T. S. F., par J. Zenneck...............
- Divers. — Le condensateur électrolytique à aluminium, par G. I. Zimmerman........................
- Le podographe Fergusson . ...................................................................
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Société des Ingénieurs civils (7 octobre). — Les canots automobiles à grande vitesse. ........
- Exposition de Saint-Louis. — L’Electrotechnique à l’Exposition de Saint-Louis ...................
- La pile à charbon, par Haber et Bruner........................................................
- La production électrique des corps azotés aux frais de l’azote atmosphérique, par Elstrom.....
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles ......................................................................
- Bibliographie..................................................................................
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- 3go
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- 3q3
- 3g8
- 399
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- CXIX
- rH SK W O O FABRIQUE SUISSE DE CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES J. DE MODZELEWSKI & C‘“ FRIBOURG (Suisse) Condensateurs Electriques à haute tension Breveté — 5» Si T È IVX ivx 0 Si G I G K x — Breveté Spécialité : Emploi des Condensateurs pour l’alimentation des moteurs triphasés par réseaux monophasés Modèles spéciaux pour Parafoudres, Télégraphie sans fil, Laboratoires et Electrothérapie Représentants pour la France: E. H. CADIOT & Cie, 12, rue Saint-Georges. PARIS O O CO IC H*
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- ex
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 3 Décembre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- Prix offerts par la Société Industrielle de Mulhouse
- Parmi les prix offerts pour l’année 1905, par la Société Industrielle de Mulhouse* nous relevons les suivants :
- 1 • Médaille d’argent pour n’importe que*lle nouvelle application de l’électroteehnique à la plomberie, la fabrication de couleurs et à l’imprimerie ;
- 2’ Médaille d’argent pour une étude comparative entre les frais d’une installation électrique et les frais d’une installation à gaz de houille, acétylène, ou gaz à l’eau, les deux remplissant le même emploi et comprenant au moins 300 lampes.
- Les différents procédés d’éclairage électrique doivent être comparés avec ceux du gaz en admettant, en premier lieu, que le gaz est fabriqué sur place et, en second lieu, que l’installation est reliée àunecana-lisation de gaz. Un chapitre particulier doit être co'n-sacré à la comparaison des intensités lumineuses et de l’effet de l’éclairage des différents systèmes ;
- 3* Médaille d’honneur pour un dispositif d’allumage aussi simple que possible pour les conducteurs de la deuxième classe. Le dispositif chauffant ne doit ni être mobile, ni envelopper le corps incandescent de façon à ne pas absorber une partie de la lumière. Autant que possible il faut éviter tout système électromagnétique. Ce réchauffeur en question doit convenir pour courant continu et courant alternatif et avoir une durée moyenne d’au moins 1.000 heures. Si le corps incandescent et le réchauffeur forment un tout, la durée moyenne doit atteindre au moins 2Ôo heures et les frais de remplacement doivent être minimes.
- Le prix ne sera accordé que quand les lampes du système proposé auront été expérimentées par la Société Industrielle.
- 4* Une médaille d’honneur ou d’argent et 5oo francs pour la commande électrique d’une machine à papier ou d'une machine à imprimer, ou toute autre machine à vitesse variable, par un moteur triphasé alimenté à différence de potentiel et fréquence constantes. Four un compte déterminé correspondant à la vitesse normale à une puissance d’au moins 10 chevaux et pour des vitesses variant du simple au quintuple, le rendement du moteur, y compris les pertes accessoires dans la résistance, ne doit jamais être inférieur à o,4o et le facteur de puissance ne doit descendre au-dessous de o,4o*
- A la vitesse de rotation normale et avec le couple mentionné ci-dessus, le rendement et le facteur de puissance doivent atteindre au minimum o,?5.
- Le dispositif doit avoir fonctionné pendant G mois au moins dans une installation alsacienne.
- Les mémoires, devis, etc. doivent porter un mot ou une devise et être envoyés avant le i5 février 1906 franco au président de la Société industrielle de Mülhouse avec une enveloppe cachetée contenant le mot ou la devise.
- E.B.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Transformateur à 500.000 volts.
- Il y àl’exposition de saint Louis un transformateur de 20 kilowatts produisant au secondaire une différence de potentiel de 5oo.ooo volts. La construction de ce transformateur est semblable à la construction normale, avec circuit magnétique fermé, la différence de potentiel primaire est 120 volts et la fréquence 60 périodes. Les bobines primaire et secondaire sont enroulées autour d’un noyau de fer feuilleté pesant environ 320 kgs.
- Le cuivre du primaire pèse 20 kgs et celui du secondaire 27 kgs. Le transformateur est complètement immergé dans l’huile 5 la distance des bornes de sortie est 82 cm ; elles sont isolées l’une de l’autre par du bois paraffiné et par une épaisse plaque de verre. Cet appareil construit par Thodarson doit permettre l’étude de phénomènes en jeu à haute tension. Dans ce but la différence de potentiel primaire peut être modifiée à volonté au moyen d’un transformateur réglable. Malgré les énormes tensions et le rapport de transformation extraordinairement élevé (I: 4200 environ), le transformateur n’a présenté aucun défaut de fonctionnement. Gela prouve que la limite supérieure de tension dans les lignes de transport de force n’est pas déterminée par l’isolement des transformateurs, mais par celui de la ligne. B. L.
- APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- L’exploitation des tourbières par l’électricité.
- Malgré la multiplicité des applications dont elle est susceptible, la tourbe est une des matières dont l’exploitation a été la plus négligée dans un grand nombre de pays. On connaît l’importance des dépôts qui se sont formés dans les parties marécageuses de l’Europe occidentale ; notamment des gisements considérables existent en Hollande, en Westphalie, en Prusse, en France, dans le Hanovre, en Irlande, en Angleterre, en Belgique.
- En Irlande, le dépôt couvre près du 1/7 de la surface totale de l’île ; la plus grande partie se trouve
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 3 Décembre 1904
- CXI
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 -Adresse télégraphique : EL1HU-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson Houston sont établis en vue des tensions ies plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité d u courant maximum pourlequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1/250 kw. triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 0,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- •Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier ;
- 2U Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’internié -diaire d’un système articulé au moyen d'une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme 11, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rars; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- CXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 3 Décembre 1904
- dans la région centrale et sa profondeur moyenne est, paraît-il, de 8 mètres. En Angleterre, la tourbe est également très abondante et on trouve en Belgique, dans la Campine, dans les plaines des Flandres, sur les plateaux de l’Ardenne, de même que dans la forêt de Freyr et Hertogeuwald des couches qui, sans être aussi riches que celles de l’Irlande, atteignent une épaisseur de plusieurs mètres.
- A l’état naturel, la tourbe, ne brûle qu’avec peu de chaleur et en dégageant une odeur désagréable et caractéristique.
- La plupart des essais entrepris jusqu’ici pour transformer la tourbe en un combustible plus propre à la vente courante n’ont guère reçu d’extension ; ces échecs n’ont pas, toutefois, découragé les chercheurs, et un procédé nouveau vient d’être mis en pratique en Irlande.
- L’une des plus grandes difficultés de l’exploitation des tourbières réside dans la dessication qu’il faut faire subir à la fibre ; cette dessication s’effectuant à l’air est lente et imparfaite et ne donne qu’un produit coûteux et dont la production n’est pas suffisamment régulière.
- La tourbe contient en moyenne 8o °/0 d’eau ; dans le procédé irlandais, la matière est prise au marais et envoyée ensuite à l’usine ; la tourbe est introduite dans de grands cylindres de fer et soumise à l’action de pressoirs qui expulsent l’eau ; elle subit en même temps l’effet du passage du courant électrique, l’ensemble de l’opération se faisant tandis que les cylindres tournent à haute pression, le courant électrique étant amené dans la tourbe par des électrodes placées dans les cylindres; le circuit se complété par la matière même à traiter dont on augmente au besoin la conductibilité au moyen de substances chimiques convenables ; il se produit, par suite de l’effet Joule, un échaulfement de la masse qui la désagrège et produit une substance facilement pulvérisable.
- La poudre ainsi obtenue n’a rien perdu, parait-il, de ses propriétés ; le traitement par le courant électrique est tout différent de celui de 'la chaleur d’un foyer , le chauffage de la tourbe produit par le courant électrique doit déterminer une désagrégation de la masse, nous l’avons vu, qui ne se serait pas produite sans causer de préjudice à la matière, par une autre méthode de chauffage ; il faut qu’en outre, les particules soient très uniformément mélangées et la poudre obtenue bien homogène ; ces conditions sont réalisées, disent les inventeurs, avec le nouveau procédé.
- La tourbe, après avoir été désagrégée électriquement, est envoyée dans un appareil où elle est pétrie et cardée ; mais elle passe préalablement dans un système de rouleaux tournants ; le pétrissage transforme la tourbe en une masse plastique que l’on peut façonner à volonté sous pression, à chaud ou à froid.
- Du mélangeur, la pâte passe à l’appareil de moulage où elle est transformée en briquettes; la fabrication est alors terminée.
- Dans cet état la tourbe constitue un très bon combustible.
- On peut d’ailleurs la transformer en « houille » ; pour cela, on la soumet à l’abri de l’air à l’action du courant électrique et on en forme une masse compacte par l’addition d’un liant.
- Les briquettes de tourbe peuvent être employées avantageusement pour les usages de la marine, par exemple. D’autre part, le procédé donne également de la fibre de tourbe et de la mousse de tourbe; la tourbe est séparée électriquement sans que la fibre soit détruite.
- Les inventeurs affirment que la combustion de la tourbe ainsi traitée ne dégage plus de fumée.
- Le travail complet se fait en 2 h 1/2 environ, c’est-à-dire que depuis son extraction jusqu’à sa transformation en charbon, la tourbe ne séjourne que deux heures et demie dans les appareils ; le travail peut se faire de façon continue, la fabrication étant progressivement avancée d’étape en étape.
- E. G.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Fabrication des câbles
- L’exploitation générale du caoutchouc, de la gut-ta-percha, etc., ainsi que la fabrication de fils et de câbles isolés pour toutes les applications de l’électricité sont effectuées sur une assez grande échelle dans les usines de la Société Pirelli.
- Les câbles sous-marins sont fabriqués dans les nouveaux ateliers à la Spezzia.
- Les applications du caoutchouc, delà gutta-percha et de Tamiante aux machines, aux industries et aux métiers, à l’agriculture, aux chemins de fer, à la navigation à vapeur, au matériel de guerre, à la vélocipédie. à l’hygiène, aux usages domestiques et individuels, de jour en jour plus nombreuses et plus variées, sont concentrées à l’Usine de Milan et dans la succursale de Villarmeva Geltrù, en Catalogne, à 4.0 km. de Barcelone.
- Ce dernier établissement a unesurfacede 13ooo m.2 dont 4ooo occupés par les ateliers, les magasins, les bureaux, l’usine électrique, etc. Le personnel ou vrier s’élève à 200, la force motrice à 3oo II. P. de courant triphasé alimentant de nombreux moteurs.
- Une installation à gaz pauvre sert de réserve.
- L’usine de Milan a une superficie de36o.ooo pieds carrés, dont 200.000 pieds sont couverts de bâtiments.
- Le personnel ouvrier s’élève à près de 2000 ouvriers. La force motrice atteint 1000 II. P. et alimente des moteurs triphasés. 4oo sont fournis par
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- Siipplément à VÉclairage Électrique du 3 Décembre 1904
- CXIII
- Westinghouse
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- K WESTINGHOUSE
- 1 s ^ ttçiMe'DuH/^/REI, ' ' À
- ii.\‘ -B^eVETt:
- Compteurs
- Westinghouse
- pour
- Courants alternatifs, monophasés et polyphasés.
- Ces compteurs sont du type à induction; ils se construisent pour tous voltages, toutes fréquences et toutes puissances. Précision de l’énergie à toutes les charges qu’elles soient non inductives ou inductives.
- Grande sensibilité. Fermeture hermétique. Pertes à vide négligeables.
- Société Anonyme Westinghouse
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- Boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- Siège Social : 45, rue de l'Arcade, Paris.
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- LILLE, 2, rue du Dragon.
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- CXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrif/ue du 3 Décembre 1904
- des machines à vapeur, le reste est emprunté au réseau électrique de la ville.
- Les transports entre ateliers se font sur des Decau-ville.
- Le premier atelier qui se rencontre est celui du lavage du caoutchouc.
- Le caoutchouc hrut y est jeté dans de vastes envers et bouilli pendant un temps considérable, puis coupé en petits morceaux par une lame rotative. Ces morceaux passent par un moulin de lavage composé de rouleaux qui écrasent le caoutchouc et en font une feuille grossière.
- Pendant cette opération, de l’eau arrose constamment la matière pour en éliminer les impuretés. Le caoutchouc bien lavé est placé dans des sécheurs centrifuges, puis soumis au vide.
- Les feuilles ainsi obtenues serviront de base à la production de tous les articles de caoutchouc après adjonction de chaux, d’oxyde de zinc, de soufre, etc., et à la production du para pur qui se fait sous forme de feuilles éployées, feuilles coupées et feuilles calandrées.
- Les fils et câbles sous caoutchouc fabriqués à J’usine sont simples ou bien armés de cuivre étamé. Le conducteur est d’abord recouvert d’une couche de caoutchouc pur; puis, on y applique du caoutchouc mêlé au moyen d’un couvreur longitudinal ou d’une machine à tube. Sur cette couche s’applique une autre couche de matière imperméable. Le câble est alors prêt à la vulcanisation. A cet effet, il est enroulé sur des cylindres et placé dans une étuve à Vapeur.
- Après cette opération, les câbles sont'enroulés en spirale ou sur des tambours et immergés dans des cuves d’eau où ils restent 2/f heures. Ils sont alors éprouvés au point de vue de l’isolation et de la conductivité. Si l’épreuve est satisfaisante, le câble reçoit sa garniture.
- On construit un type spécial de câble pour très hautes tensions. Ce câble combine les avantages des câbles isolés au caoutchouc avec ceux des câbles isolés au papier imprégné de résine. C’est, en effet, une combinaison des deux systèmes. Le conducteur de cuivre est d’abord isolé avec une couche de caoutchouc spécial et sur cette couche s’en place une autre, isolante aussi, en papier et pâte imprégnés de composition isolante par un procédé secret. Ce type de câble est particulièrement approprié pour des tensions très élevées, dépassant, par exemple, 8.000 ou 10.000 volts. On peut obtenir de cette façon, d’une manière économique, une forte épaisseur isolante, en concentrant le caoutchouc, qui coûte cher, dans les couches intérieures, où le diamètre est plus petit, et en mettant dans les couches extérieures, de grand diamètre, un isolant de papier, pâte et résine.
- Dans les câbles à plusieurs conducteurs on a en outre l’avantage de remplir ainsi complètement les
- interstices entre les différents conducteurs. Certains de ces câbles peuvent résister à un voltage de 3o.ooo volts. Un câble de ce genre, soumis à une tension de 64.000 volts, a résisté pendant 20 minutes avant que l’isolant fût perforé entre un conducteur et le tube de plomb.
- On fabrique aussi des câbles souterrains sans plomb avec isolant de papier. On préfère l’enveloppe de plomb simple au tuyau double. A cet effet, un perfectionnement important assure mieux l’étanchéité absolue du tuyau : Sur le plomb épais on passe une première couche de composition spéciale qui enduit tout le plomb. Au-dessus, on établit une ou même deux couvertures de papier, imprégnées d’un mélange imperméable, qui resserrent le plomb comme dans un tuyau de carton. Ce papier est très souple et vient s’appliquer exactement sur le plomb ; les mélanges appliqués à chaud remplissent tous les interstices entre le papier et le plomb, de sorte que, si par hasard le plomb contenait une impureté traversant toute la masse, cette impureté serait rendue elle-même, pour ainsi dire imperméable, par la première couche de composition spéciale et en même temps les couvertures de papier et de mélanges isolants emprisonneraient cette impureté, l’empêchant de quitter sa place. Ces couvertures en papier contribuent aussi à éloigner du plomb l’humidité.
- La maison Pirelli a déjà placé pour le compte du gouvernement italien, un total de 1.806.821 km. de câbles dans la Méditerranée, l’Adriatique et la mer Rouge, et 726,968 km. pour le gouvernement espagnol pour relier l’Espagne aux Iles Baléares et au Maroc. Ces câbles n’ont donné lieu jusqu’à présent qu’à des travaux de réparation insignifiants, causés par des circonstances fortuites. L’un des câbles fut notamment un fois endommagé par un requin qui y laissa une de ses dents.
- Pour là fabrication des câbles téléphoniques, les fils de cuivre reçoivent d’abord une enveloppe de papier, puis un fil recouvert de papier blanc et un autre recouvert de papier rouge sont tordus ensemble, puis passés à la presse et câblés en couches inverses. Un enroulement de papier s’applique alors sur l’âme; les câbles sont alors placés sur les cylindres de séchage et séchés par le vide. Ils passent ensuite à la presse à plomb. On les éprouve alors sous l’eau à une pression de 76 livres au moyen de l’air sec. On procède ensuite aux épreuves habituelles sur la capacité, l’isolation et la conductivité.
- Pour l’éclairage, les conducteurs de cuivre sont d’abord recouver ts de coton, puis de papier ou de jute et enroulés sur les cylindres pour le séchage dans les étuves et dans le vide. On laisse, après quelque temps, le liquide d’imprégnation pénétrer dans les réservoirs tout en maintenant le vide pendant plusieurs heures encore.
- Pour les câbles armés, on préfère l’armure de cui-
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 3 Décembre 1904
- CXV
- vre jaune à l’armure cl’acier employée ordinairement dans le but d’éliminer les effets de self-induction.
- E. G.
- TRACTION
- Le frein Westinghouse magnétique.
- Très importante en ce qui concerne les chemins de fer à vapeur, la question du freinage est également à l’ordre du jour pour les tramways électriques.
- C’est surtout dans les grandes villes à trafic intense que s’est révélée impérieuse la nécessité d’un freinage énergique et rapide; des recherches ont été entreprises un peu partout et ont donné des résultats plus ou moins intéressants.
- En Amérique, le système Westinghouse est l’un de ceux qui paraissent avoir rencontré la plus grande faveur ; bien que son invention ne soit pas absolument récente, ce procédé n’est pas généralement connu et nous pensons pouvoir en donner la description sommaire.
- Si, au moment où l’on coupe le circuit d’alimentation du moteur, on ferme l’enroulement induit de ce dernier sur un circuit de résistance assez faible, il se produit dans cet enroulement un courant électrique intense ; la résistance ainsi créée absorbe la force vive du moteur et de la voiture et contribue à déterminer l’arrêt.
- On peut graduer l’effet des freins, en modifiant la résistance du circuit secondaire sur lequel travaillent les moteurs quand, pour le freinage, on les fait fonctionner, ainsi qu’il vient d’être dit, comme générateurs électriques.
- Mais au lieu de perdre de la sorte dans une résistance inerte le courant engendré, on peut utilement le diriger dans des électro-aimants qui sont employés à la commande de freins.
- Tel est le principe de l’appareil magnétique Westinghouse' le freinage s’y effectuant de trois côtés à la fois; dans le moteur, par la réaction entre l’inducteur et l’induit, au moyen de freins, qui sont doubles, et comprennent des sabots s’appliquant sur le pourtour des roues et d’autres frottant sur le rail.
- Cette disposition, toutefois, n’exclut pas l’emploi de résistances de réglage; le contrôller du tramway, quand on le déplace en sens opposé decelui indiqué pour la mise en marche, glisse sur une série de plots sur lesquels sont intercalées des résistances montées en série dans le circuit de l’électro du frein. Pour les arrêts ou ralentissements ordinaires, le contrôller est amené sur le premier plot Ga numérotation que nous supposons étant en sens inverse du mouvement initial, pour le départ, du contrôller) ; dans cette position, le circuit de freinage est fermé mais sur une résistance qui, diminuant l’intensité du courant, réduit également l’énergie avec laquelle sont appliqués les freins; en amenant le contrôller sur les plots successifs suivants, le mécanicien augmenteà volonté l’énergie du freinage, et il peut obtenir un arrêt brusque de la voiture en poussant immédiatement à fond de course la manette du contrôller, ce qui donne au courant son intensité maxima et produit l’application des freins avec une force de calage considérable.
- Nous remarquerons dès à présent que le freinage se fait au moyen de la manette du contrôller même ; cette disposition présente différents avantages: La manoeuvre est simple, sans complication ou déploie-
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- CX VI
- Supplément à L’Eelairage Electrique du 3 Décembre 1904
- ment exagéré de force musculaire ; on peut être presque certain qu’en cas d’accident, le conducteur, même s’il est totalement dépourvu de sang-froid, déterminera la mise en œuvre des freins en tentant par la manœuvre de la manette, d’arrêter le courant du moteur; d’un autre côté, le freinage ne peut se faire que si le moteur ne reçoit plus d’électricité; ceci est une condition indispensable. Enfin, les moteurs et les freins sont montés en parallèle ; il en résulte qu’une interruption venant à se produire accidentellement à l’un ou l’autre circuit laisse subsister l’une ou l’autre partie de freinage et ne met pas complètement l’installation hors d’usage.
- Donnons ici quelques détails complémentaires au sujet de la construction du frein ; la partie agissant par frottement sur le rail est constituée d’un aimant en fer à cheval suspendu à la partie inférieure de la voiture, de telle façon que les pôles soient dirigés vers le bas et au-dessus de la tête du rail ; ces pôles sont pourvus de sabots réglables en fer doux; ils se trouvent, au repos, à quelques millimètres du rail et sont soumis à l’action de ressorts de rappel par l’intermédiaire desquels ils sont suspendus au châssis; éventuellement, c’est-à-dire quand il s’agit de voiture à double truck, on pourvoit la voiture de deux électroaimants de chaque côté (donc, quatre au total) afin de réaliser un freinage complet; les aimants sont reliés par un système de leviers avec les sabots des roues; en outre, des tirants relient les aimants opposés et empêchent le balancement des sabots polaires, de façon à éviter qu’ils s’écartent de la voie.
- Le courant du moteur-générateur aimante les noyaux et provoque entre les freins et le rail une attraction énergique qui cause un frottement considérable, sur le rail tout d’abord, sur les roues ensuite.
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- C’est, en effet,, le déplacement de l’électro-aimant attiré par le fer du rail qui provoque l’application des freins, non seulement sur ce dernier, mais encore sur les roues, par l’intermédiaire des leviers ; il convient d’ajouter que ces leviers sont disposés de façon que le frottement sur les roues soit toujours proportionné à l’autre frottement, de manière qu’il ne puisse pas se produire de patinage ; ajoutons encore que ce dernier freinage ne peut dépasser un certain maximum.
- La force avec laquelle se fait le freinage est propor-tionnelleàl’intensité du courant qui traverse l’électro-aimant ; ce courant est produit par le moteur et augmente donc lui-même avec la vitesse de la voiture ; de là il résulte que le freinage est, en quelque sorte, auto-réglable; cette propriété est surtout caractérisée et produit son maximum d’effet utile si l’on a soin de constituer les résistances mises en circuit avec les freins au moyen d’un conducteur dont la conductibilité diminue peu à peu avec l’augmentation de température; l’effet Joule proejuit. dans ces résistances n’est pas d’ailleurs perdu ; en plaçant les rhéostats au sein d’une matière peu conductible, au point de vue calorifique, on peut utiliser la chaleur engendrée dont la radiation est ainsi régularisée par le milieu ambiant, ce milieu joue le rôle de volant de chaleur au chauffage de la voiture.
- Il est inutile, que nous fassions ressortir la différence entre cette méthode de freinage par frottement sur la voie et la méthode habituelle, à commande manuelle, pneumatique ou mécanique; celle-ci ne se prête guère à la combinaison avec le freinage sur roues ; d’un autre côté, tandis que, dans le procédé courant, les sabots sont repoussés contre le rail, ils se trouvent ici attirés par le fer ; au lieu de diminuer le poids de la voiture sur la voie, ils l’augmentent donc au moment de la manœuvre des freins. Pour cette raison, le patinage serait évité à peu près généralement; nous avons vu qu’une autre précaution, la proportionnalité entre les deux freinages contribue à donner toute garantie à cet égard.
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- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 % en tre classe et 20 % en 2e et 3e classes;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plus; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris,
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grandmère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 °/„ du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 3 Décembre 1904
- Nous n’insisterons pas davantage à ce sujet ; l’expérience a établi que le patinage des roues, dans les descentes ou à l’arrêt, par suite de l’inertie, est une cause d’usure rapide et inégale des roues (et du rail) et augmente les1 chances de déraillement ; des accidents sont d’autant plus à craindre quand le freinage se fait, par le procédé courant, par l’application d’un sabot sur le rail que, pour les raisons données plus haut, ce freinage diminue le poids de la voiture, et cela d’autant plus que les freins sont manœuvrés plus énergiquement. Dans ces conditions, non seulement le freinage peut devenir presque illusoire, mais encore, il contribue à soulever la voiture ; cet effet se manifeste surtout d’une façon préjudiciable dans les descentes; c'est-à-dire là, précisément, où il est le plus dangereux, parce que, par suite de la décomposition des forces, l’attraction de la pesanteur perpendiculaire au rail, qui détermine la pression sur la voie, est moindre.
- Gomme nous le disions au début de cette note, le {rein magnétique Westinghouse a fait l’objet de diverses expériences et son emploi est assez répandu en Angleterre.
- On peut admettre que dans les circonstances ordinaires de vitesse. la voiture s’arrête au bout de quelques mètres ; avec une vitesse de vingt-cinq à trente kilomètres à l’heure, on peut produire l’arrêt après
- un parcours par inertie de 8 ou 10 mètres ; cette distance est réduite à 5 ou 6 mètres lorsque l’on procède au sablage du rail.
- J. U.
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- Emploi du nickel dans les délecteurs d’ondes magnétiques.
- Electrotechnische Rundschau, Ier octobre.
- A. Foley a fait des études, au moyen du galvanomètre balistique, sur le délecteur magnétique employé par Marconi. Comme le nickel possède dans les champs magnétiques faibles une plus grande susceptibilité que le fer, Foley a employé ce métal dans le délecteur mais a trouvé que la sensibilité était à peu près la même avec du nickel ou avec du fer.
- II. V.
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- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu’à 1.500 kilomètres; 45 jours de 1.501 à 3.000 kilomètres; 60 jours pour plus de 3.000 kilomètres. — Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15. 23 ou 30 jours suivant le cas. moyennant le paiement d’un supplément égal au 10 p. 100 du prix total du carnet, pour chaque prolongation. Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l'itinéraire. Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suflit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de la Compagnie, le voyage à effectuer, et d’envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare ou le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. — Le délai de demande est réduit à 2 jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
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- Supplément ù L’Eclairage Electrique du 3 Décembre 1904
- CX1X
- DIVERS
- La Préfecture de la Seine s’étant exclusivement adressée à l’étranger pour se renseigner au sujet de l 'organisation du régime futur de l’Electricité à Paris, M. Genty, président du Syndicat professionnel des usines d’Electrieité à Paris, a adressé une lettre au Préfet de la Seine, à la fin du mois dernier.
- « La Chambre syndicale, écrivait-il, a été douloureusement surprise de voir que la Préfecture s’était adressée exclusivement à l’étranger pour se renseigner, et de trouver dans les documents fournis
- des chiffres absolument fantaisistes qui sont de nature à égarer l’opinion dangereusement sur les possibilités techniques et financières de réalisation d’usines d’électricité, et de porter ainsi le plus grave préjudice au développement des industries électriques par les ressources nationales.
- Par suite, notre Syndicat considère comme un devoir de se tenir à la disposition de la Préfecture pour discuter ces chiffres, démontrer qu’ils sont inapplicables dans la pratique, et réduire ainsi à leur i juste valeur les observations et avis présentés par des j maisons étrangères.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Traité pratique de Transport de l’Energie par l’Electricité, par Louis Bell, PU, D, traduit par A. Lehmann, ingénieur des Arts et Manufactures. Prix : 25 fr. Paris, veuve Ch. Duuod, éditeur, quai des Grands-Augu sti n s.
- L’ouvrage de M. Bell, membre de l’Institut américain des Ingénieurs Electriciens, en était à sa troisième édition américaine lorsque M. A. Lehmann en a entrepris la traduction. Nous estimons cette idée excellente, car, non-seulement le livre est un traité complet de la matière mais il est aussi à la portée de tous. L’auteur, en effet, n’a pas abordé directement la question du transport de force, mais il l’a fait précéder d’un résumé de tous les principes élémentaires, ensuite, d’un chapitre sur les conditions générales cl’un transport de force où il énumère toutes les transmissions possibles pour en arriver à établir la supériorité de l’Electricité. Il aborde alors l’étude des
- transports de force, d’abord par courants-continus, puis par courants alternatifs en consacrant, dans chaque cas, de nombreuses pages à l’électrotechnique simple de ces courants, spécialement envisagée, il est vrai, au point de vue de la transmission de force. C’est ainsi que le chapitre IV est consacré aux propriétés des courants alternatifs, le chapitre VI aux moteurs synchrones et moteurs d’inductions, le chapitre VII aux transformateurs polymorphiques. Avant d’en arrivera l’organisation d’une station génératrice, à l’étude de la ligne, des centres de distribution et au problème commercial, l’auteur consacre trois chapitres très intéressants, aux machines à vapeur et chaudières, aux turbines et roues diverses, et enfin à l’aménagement d’une chute d’eau.
- Enfin, le chapitre XVI traite des mesures et le chapitre XVIII et dernier de l’état actuel de la question des transports de force à haute tension.
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- cxx
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 3 Décembre 1904
- 700 pages ont été consacrées à ce vaste programme et il faut reconnaître que l’ouvrage se présente sous une forme heureuse, facile à lire et pratique.
- A. B.
- Traité théorique et pratique d’Electricité, par H. Pécheux, professeur à l Ecole des Arts et Métiers d’Aix, avec notes additionnelles de MM. J. Blondin et E. Néculcéa. (Préface de J. Violle). Librairie Gh. Dela-grave, éditeur, i5, rue Soufflot, Paris. Prix : 17 fr.
- Gomme l’indique, d’ailleurs, son titre, l’ouvrage de M. Pécheux remplit un double but. Il est à la fois théorique et pratique. Aussi pour en rendre ce caractère encore plus accentué, des notes additionnelles hors texte (en petit caractère) ont été consacrées à certains développements théoriques dans le but de faire un livre réellement utile aux candidats au certificat de physique industrielle. Mais ce n’est là qu’une des caractéristiques très remarquables de ce traité nouveau.
- La matière principale est, à quelques développe^, ment près, la reproduction du cours professé par l’auteur à l’Ecole des Arts et Métiers d’Aix, et nous avons été heureux de constater la forme réellement simple, pratique tout en étant substantielle, de cet enseignement. Il ne faudrait pas croire que la lecture de cet ouvrage soit seulement profitable à des élèves; elle peut l’être aussi aux industriels. Ceux-ci y trou-
- veront, en effet, de nombreuses données numériques utiles, ainsi que les prix de revient des différents appareils. Sans toutefois pouvoir songer à remplacer les ouvrages spéciaux et techniques, le livre de M. Pécheux forme ainsi un ensemble destiné à satisfaire les lecteurs qui voudraient avoir des idées nettes et suffisamment pratiques sur l’Electricité théorique et industrielle.
- A. B.
- Les Turbo-moteurs et les machines rotatives, par H. de Graffigny. E. Bernard, éditeur, 29, quai des Grands-Augustins. Paris. Prix: 10 fr.
- L’ouvrage de M. de Graffigny est purement descriptif, mais aussi il tire de l’esprit, dans lequel il a été composé l’intérêt tout spécial qui s’attache aux bons ouvrages de vulgarisation, et la question des turbines est assez à l’ordre du jour pour que l’auteur ait été bien inspiré en offrant à tous le moyen de connaître les turbo-moteurs de tous genres, atmosphériques, hydrauliques, à vapeur ou à gaz tonnants. Les turbines à vapeur ou à gaz concentrent, d’ailleurs, aujourd’hui, de plus en plus l’attention de l’industrie, et la meilleure preuve en est dans la liste des brevets pris à ce sujet depuis l’année 1900, liste complète qui termine l’ouvrage documenté de M. de Graffigny.
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- Tome XLI.
- Samedi 10 Décembre 1904.
- 11* Année. — N° 50
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ENERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- LACAU (R.). — Les voitures électriques industrielles ................................................. 4oi
- REYVAL (J.). — La distribution électrique de force et d’éclairage de Riva.................................... 4o5
- BREVETS
- Commutateur automatique, par J.-L. Russel....................................................... 414
- Dispositif de sûreté contre le dérapage des perches de trôlet..................................... 4ifo
- Avertisseur électrique, par J. Weatherjby.................. . ; . . . ............. . , \ . 417
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — La réluctance magnétique des entrefers, par Benisciike. . . ... 4i8
- Expériences faites avec un transformateur à forte capacité propre, par L. Lichtenstein...... 4i9
- Transmission et Distribution. — Calcul des influences de la capacité, de l’induction et de la résistance
- dans les canalisations mono, di ou triphasées aériennes ou souterraines, par Ehnert..... 4a8
- Traction. — Nouvelles locomotives électriques du chemin de fer de la Yungfrau................... 43i
- Système électrique automatique de protection des trains .............. .. C 432
- Télégraphie et Téléphonie. — Télégraphie sans fil. — Cohéreur à oxyde chaud, par Max Hornemann. . 43?
- Nouveau récepteur pour la télégraphie........................................................ 438
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Congrès électro-technique international de Saint-Louis............................... ...... . 438
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles ............................................................. cxii
- Brevet............................................................................ cxxvn
- Bibliographie................................................................... cxxxii
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- CXXII
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 10 Décembre 1904
- ÉCHOS ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Améliorations aux moteurs d’induction a collecteur. — El. World and Engineer.
- Winter, Eichberg et Alexander ont patenté un dispositif qui présente un perfectionnement des moteurs d’induction type Winter Eichberg. Dans ce moteur le courant est amené à la porte tournante au moyen d’un collecteur etpasse par un transformateur réglable avant d’arriver au moteur. Les inventeurs se sont aperçus que, pour un réglage rationnel, il faut aussi modifier la phase du courant du rotor : c’est là le but de leur invention, applicable seulement aux réseaux diphasés, ce qui limite beaucoup son emploi en traction. Le stator est alimenté directement par le réseau à haute tension, le courant du rotor passe par un transformateur diphasé. Le collecteur du rotor porte deux paires de balais, correspondant chacune à une phase. La paire de balais I est reliée à un enroulement secondaire d’un nombre de tours constant de la phase I et à un enroulement secondaire réglable de la phase IL Les connexions sont semblables pour la deuxième paire de balais. Il existe dans chacun de ces circuits deux f. e. m. E,, et E2 dont l’une est constante et l’autre, perpendiculaire sur la première, est réglable. La 1. e. m. résultante correspond à l’hypothénuse d’un triangle dont un côté est variable.
- B. L.
- Sur le rendement des moteurs électrostatiques. — Clark. — El. Engineer, 29-7-1904.
- On sait qu’une machine à influence de Idoltz est réversible c’est-à-dire fonctionne comme moteur quand on la relie à une autre machine semblable travaillant en génération.
- L’auteur a fait des essais sur le rendement de ces moteurs électrostatiques en mesurant le travail de l’électromoteur qui entraînait la génératrice et le travail de la machine marchant en moteur. Pour une longueur d’étincelle d’environ i5 cm entre pointes, la différence de potentiel était 71.200 volts, le courant 0,482 milliampère, le travail 34 watts, et le rendement 27,1 °/0. Pour une longueur d’étincelle de 3o cm. entre boules, la différence de potentiel était 122.000 volts, le courant o,3ig milliampère, le travail 39 watts et le rendement 22,2°/0. Pour une longueur d’étincelle de 45 cm la différence de potentiel était 180.000 volts, le courant o,ig4 milliampère, le travail 35 watts et le rendement 19,5°/0.
- B. L.
- La Centrale de Saint-Denis.
- On construit en ce moment à Saint-Denis une
- centrale qui sera l’une des plus importantes du Continent. Lamachinerie presque entièrement fournie par Brown Boveri et Cie, de Bmie, comprend quatre turbo - alternateurs de 5.000 kw. chacun à la vitesse de 760 tours par minute. Les alternateurs fournissent du courant triphasé à la tension de 5 000 volts avec une fréquence de 25 périodes par seconde. Chaque groupe est pourvu d’un condenseur à surface, dont les pompes à air et de circulation sont actionnées par un moteur à courant continu.
- L’excitation est fournie par une turbo-dynamo à courant continu de 3oo kw., 2 700 tours par minute, débitant du courant à une tension de 200 volts, éga-lementmunied’un condenseur et par 2 moteurs-générateurs de 375 kw. chacun.
- Une batterie Tudor de 1 3oo ampère-heures a spécialement pour tâche, lorsque l’installation est hors service et qu’elle doit marcher à nouveau, d’alimenter les moteurs à courant continu actionnant les pompes d'alimentation des chaudières, et de servir de réserve à l’excitation. Chaque turbine possède une pompe à huile à vapeur qui distribue de l’huile sous pression à ses différentes parties.
- Les turbines sont construites pour une pression d’admission de 12 atmosphères et pour un service avec vapeur surchauffée à 36o° C. au maximum. Le vide au condenseur ne doit pas descendre au-dessous de 9o %. La turbine marchant dans les conditions précitées, la consommation de vapeur est de 6 kg. 800 par kilowatt-heure. Ce chiffre donné comme garantie sera probablement largement surpassé aux essais.
- Les dimensions de la centrale seront provisoirement d’une longueur de 6i!”i25 sur une largeur de 20 m. Toutefois, on a prévu pour plus tard une longueur totale de 96 mètres en vue d’une augmentation de force due à l’installation future d’unités, de 10000 II. P.
- I). B.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- La télégraphie et la téléphonie au Japon. (Zeitschrift für Electroteehnik) 2 octobre.
- Alors que l’empire du Japon avait, en 1869, la plus grande peine à protéger contre la population la i«re ligne télégraphique installée (Tokio-Yokohama), dix ans plus tard on ne pouvait pas faute d’argent, suffire à toutes les installations demandées. Après la guerre avec la Chine, le réseau télégraphique a subi encore une extension considérable, ; à la fin de 1901 il y avait i85G postes télégraphiques. La longueur de toutes les lignes était à ce moment i22.5oo km. Pour les communications à l’étranger, il y a un câble
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 10 Décembre 1904
- CXXIIl
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HODSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 -Adresse télégraphique ; ELIHU-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du cou-rantmaximum pourlequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw. triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour ^
- charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- t
- 4
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- J
- r
- 2° Pour être placés à distance du tableau etcomrnan-
- 8, j dés par ceux-ci. 11 est alors
- ^ i manœuvré par l’intermé -
- diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui .—*—*-** peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rar .s; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- ' y- .-^4
- sa» :-j
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- CXXIV
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 10 Décembi’e 1904
- entre Nagasaki et Schanghaï et l’un entre Nagasaki et Wladivostock ; un câble est projeté pour relier le Japon avec les Etats-Unis. Le réseau téléphonique est également très étendu et comprenait, en 1901, •20. 000 abonnés.
- Les Japonais ont introduit chez eux les appareils télégraphiques et téléphoniques les plus perfectionnés et ont déjà fait beaucoup d’expériences sur la télégraphie sans fil ; leur armée comprend un service extrêmement bien organisé et très habilement compris.
- E. B.
- APPLICATIONS THERMIQUES
- La Soudure de l'Aluminium par le procédé Sche-rard Cowper-Cowles.
- Les principales difficultés que l’on rencontre dans la soudure de l’aluminium sont dues à la propriété de l’aluminium de devenir cassant à un point voisin de sa température de fusion, et d’être très bon conducteur de la chaleur, à l’impossibilité d’éliminer complètement, sans précautions onéreuses, la couche d’oxyde qui empêche l’adhérence, aux actions électriques qui se produisent dans la soudure, etc.
- Pour lever la première difficulté, il convient de chauffer avec la plus grande régularité, en restant légèrement en dessous de la température où se produit le phénomène.
- Pour combattre la formation de l’oxyde, Dick a imaginé une disposition mécanique qui permetd’opérer dans une atmosphère non oxydante de carbone ou d’hydrogène; le procédé électrique, par arc voltaïque ou par résistance, a également été essayé ; Wisznie-roska et Strzélecki ont indiqué de chauffer le métal au contact de substances (fluorure ou azotate d’aluminium) ayant de l’affinité pour lui ; il paraîtrait également que, dans des conditions convenables, l’aluminium jouit de la propriété de se souder à lui-même tout comme le fer, par exemple (Herœus) ; enfin, Jones a imaginé un procédé de fabrication des tubes d’aluminium intéressant, non pas qu’il établisse un principe scientifique nouveau, mais parce qu’il repose sur une méthode ingénieuse de travail : une bande de métal est enroulée en hélice ; un courant électrique, de basse tension, échauffe les bords en présence, que l’on soude, par pression, l’un à l’autre.
- Le procédé Cowper-Cowles, plus récent, peut s’appliquer à la fabrication de tubes, de tiges, de pièces quelconques laminées ; cette méthode n’exige l’emploi d’aucun fondant ni d’aucune soudure.
- Les pièces à réunir sont préalablement taillées à face carrée; on les place ensuite dans-une machine où des pinces à vis, susceptibles de glisser horizontalement sur des guides appropriés, permettent de les fixer; ces pièces de serrage sont commandées par des leviers.
- Le mode de chauffage employé est variable ; tantôt on recourt à un chalumeau oxhydrique ou à gaz. avec ou sans insufflation d’air, tantôt à une lampe à benzine ordinaire.
- Une poignée, qui commande le robinet d’écoulement d’eau de réfrigération, porte un écran qui vient se placer devant la flamme quand, l’opération de soudage terminée, c’est-à-dire les pièces rassemblées, on refroidit la soudure en aspergeant d’eau.
- Le liquide de réfrigération est contenu, sous pression, dans un réservoir placé sous la table de l'appareil ; ce réservoir est pourvu d’une pompe à main qui sert à maintenir l’eau sous pression; en ouvrant le robinet, on permet à l’air comprimé d’exercer son action, c’est-à-dire d’envoyer sur la soudure un jet de liquide.
- En résumé, la marche de l’opération, très simple d’ailleurs, est la suivante :
- Les pièces préparées sont placées dans la machine et fixées en regard l’une de l’autre ; leurs extrémités en contact sont soumises à .l’action de la flamme; quand elles ont atteint la température voulue, l’ouvrier, en agissant sur les leviers de commande des pinces, détermine le rapprochement de celles-ci ; le métal, très ramolli, s’étale sur le pourtour du joint en une boursouflureprincipalementconstituéed’oxyde d’aluminium ; cette bague renforce la jonction, qui se fait entre les deux surfaces parallèles et sur toute leur étendue.
- Aussitôt l’étalement du métal sur le pourtour de la soudure terminé, on manœuvre le robinet du réservoir à eau : l’écran vient obturer la flamme et un jet d’eau est lancé sur la jonction.
- L’opération est alors achevée: on enlève la pièce et on régularise la section.
- D’après l’inventeur, la soudure ainsi obtenue est bonne et la résistance à la rupture du métal dans la section soudée est au moins aussi forte que dans toute autre partie; des essais ont été effectués au moyen de soudures obtenues successivement, c’est-à-dire sans aucune sélection; M. Cowper-Cowles dans une douzaine d’expériences, n’a pas relevé une seule rupture à la soudure même.
- Des sections prises dans les parties soudées ont été étudiées au microscope et photographiées; on y constate quelquefois des cavités, très peu considéra blés, mais, évidemment, de nature à diminuer plus ou moins la ténacité du métal.
- J. B.
- DIVERS
- Épreuve des tôles.
- L’extrême importance qu’a prise la tôle dans l’élec-troteclmique moderne, impose les plus grandes précautions et les soins les plus minutieux dans le choix du fer et il se comprend que l’on ait cherché un dispositif d’étude et d’expérimentation susceptible d’un
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- Supplément à VÉclairage Électrique du 10 Décembre 1904
- CXXV
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- BREVET D’INVENTION S. G. B. Ci.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- lO à 5.000
- CHEYHÜX
- SPÉCIMENS D’AJPPLICATIOjNTS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Perrier ”......................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369..........
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord).............
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).............
- Arsenal de Toulon..............................................
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche . . ...............................
- Fonderie Nationale de Ruelle.................................................
- Société Anonyme des Mines d’AIbi................. ...........................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët)
- Etablissement National d’Indret..............................................
- Port de Rochefort ...
- Etc., etc.
- machines
- 2 —
- 2 —
- 4 —
- 6 —
- 5 —
- 4 —
- 6 -
- 9 -
- 2 —
- 2 —
- 5 —
- I -
- 1 —
- 2 -
- chevaux
- 6.800 -
- 4.000 —
- 600 -
- 2.270 —
- 1.660 —
- 1.600 —
- 1.350 —
- 880 —
- 800 —
- 600
- 580
- ',00
- 400
- 350
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 9.000 Machines à vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- S? A* des Établissements DELADNAT BELLEVILLE
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- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
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- CXXVI
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 10 Décembre 1904
- emploi économique et rapide pour la détermination des pertes par hystérésis et courants de Foucault.
- L’appareil récemment créé à cet effet par la Société Siemens et Halske, de Berlin, est très simple ; il se compose d’un tambour de bois dont les faces terminales circulaires, réunies par des traverses formant cage, sont pourvues d’une glissière disposée à leur périphérie et dans laquelle on introduit la feuille de tôle. Cette disposition est fort avantageuse parce que, non seulement elle évite toute déformation, toute coupure du métal, mais encore parce que le rouleau, tournant, aisément sur lui-même, est d’un transport facile. Les tôles sont introduites par une ouverture à ce destinée et de part et d’autre de laquelle se trouvent deux pièces de bois à charnières, que l’on rabat sur les bords de la feuille pour la maintenir solidement. Les fils conducteurs pour le transport du courant électrique ne sont pas disposés sur des bobines 5 ils sont simplement tendus entre les disques terminaux parallèlement à Taxe du cylindre et c’est pour les protéger qu’on adisposé des barres de bois longitudinales. Pour rendre plus aisée l’introduction des tôles, on chausse sur l’un des bords, celui qu’on pousse vers l’avant, une pièce métallique taillée de façon convenable que l’on enlève quand elle réapparaît, de l’autre côté de l’ouverture. Plusieurs tôles peuvent être chargées simultanément ; on recroise les points en alternant les bords, par exemple ; quand il s’agit d’essais de précision, on isole soigneusement les tôles à l’aide de papier afin d’éviter qu’elles ne forment un circuit électrique continu, qui, se comportant comme secondaire par rapport à l’enroulement, serait le siège de pertes de nature à porter atteinte à l’exactitude des mesures.
- Le courant alternatif est produit par un alternateur dont le voltage est mesuré par un voltmètre approprié et qui est mis en charge au moyen d’un interrupteur bipolaire. Le courant traverse un ampèremètre de précision, puis est dirigé sur l’enroulement série d’un wattmètre par l’intermédiaire d’un commutateur qui permet de mettre l’enroulement dans le circuit ou de l’en écarter sans couper le courant; l’enroulement shunt est dérivé àl’aide d’un interrupteur unipolaire et à travers une résistance ; un voltmètre de précision est relié aux bornes de l’appareil d’épreuve ; on le
- met hors circuit au moment de la lecture du wattage, au moyen d’un interrupteur unipolaire.
- On choisit, selon l’épaisseur, quatre ou six tôles prises intentionnellement en différents points des paquets, ceci afin que le résultat obtenu représente une valeur moyenne ; les feuilles ne peuvent présenter de gerçures ni de coupures ; elles sont pesées et mesurées, puis on les pourvoit, le long des bords, d’une bande de papier repliée sur chaque face et qui est destinée à les isoler les unes des autres ; cet isolement est peu parfait; il augmente de 3.5°/0 environ la perte constatée quand on recouvre toute la surface au moyen d’une feuille de papier. Ceci fait, les tôles peuvent être introduites dans le tambour, A ce moment commence l’opération proprement dite. Sa description nécessiterait une explication préalable que nous ne pouvons aborder ici. Bornons-nous à un exemple simple.
- On donne pour chaque appareil la valeur de la résistance ohmiquede l’enroulement magnétiseur (w) et d’une constante K telle que :
- E = 0.000 0.5709 7- B p n -j- Kl
- L
- E étant la force électromotrice, B l’induction magnétique, G le poids du fer, L la longueur moyenne, p la fréquence, n le nombre de fils, et I l’ampérage.
- Supposons que l’on aitdéterminé les quantités G.L, n et que l’on se propose de rechercher la force électromotrice à appliquer, B et p étant uniposés. On néglige d’abord le terme Kl et l’on trouve par exemple E' — 5/f volts ; on règle les appareils de façon que le voltmètre indique cette valeur et on
- lit à l’ampèremètre I — 4-8 Ampères ; ce qui donne, pour K = 0.278, valeur moyenne ordinaire, E' = 54 0,278 X 4-8 — 55.33 volts.
- Cette dernière force électro-motrice donne une intensité de 4-9^ ampères à laquelle correspond E*= 55,38 V, qui ne diffère de E" que de o.o3 V, * erreur moindre que celle qui peut être commise par la lecture même. Une fois la tension convenable obtenue et la fréquence maintenue à la valeur constante voulue, on obtient aisément la perte en watts ; pour lire le wattage, on met préalablement le voltmètre hors circuit ; le nombre de watts lus comprend la
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administi’ation centrale î\ PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
- Barres — Bandes — Bandelettes Lames pour collecteurs Conducteurs électriques nus et isolés Ébonite — Caoutchouc industriel et pour vélocipédie
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- Supp^nen^j^L/SclcurageElectrique du 10 Décembre 1904
- cxxvn
- perte dans le fer et dans le fil ; cette dernière est la perte par effet Joule I2R ; en la déduisant de la perte par hystérésis, etc., l’on déduit la perte dans un volume égal à l’unité. Nous ne pouvons nous étendre davantage sur le principe de calcul de la constante K. Nous nous bornerons à dire que la méthode Siemens est l’une des plus précises et surtout des plus économiques. Elle ne présente qu’un défaut, inhérent d’ailleurs à la question même, c’est d’exiger pour chaque format «.le tôle un tambour approprié.
- E. G.
- Avis
- L’Office National du Commerce Extérieur a, dans son bulletin en date du 11 Octobre, publié, les avis suivants intéressant l’industrie électrique :
- Italie. — Les Autorités de la province de Rome se proposent de construire un chemin de fer électrique reliant Rome à Civita-Castellana.
- Le Conseil Municipal de Venise a décidé l’achat d’un certain nombre de chaloupes électriques qui devront être employées sur les canaux de cette ville.
- L’Inspecteur Général du chemin du fer de l’Adriatique, dont les bureaux sont à Rome, a été autorisé à acheter i5o batteries d’accumulateurs.
- La Compagnie du Chemin de fer de l’Adriatique projette en outre la construction d’une ligne à traction électrique de Chiasso à Côme et Chiavenna.
- Le Ministre italien des Postes et Télégraphes a reçu du Parlement l’autorisation d’établir des lignes téléphoniques entre Brescia et Bergame, Lecce et Bergame, Crémone et Piacenza, Gênes, Pise et Livourne, Naples, Foggia et Barletta, Naples, Reg-gio, la Calabre et Messine.
- Mexique. — Une Compagnie nouvellement formée s’est chargée d’installer une station électrique à
- Mazatlan et aura besoin, à cet effet, d’une grande quantité de fournitures. Elle engage donc les fabricants de Matériel électrique à adresser sans retard leurs offres à M. José IL Rico, Mazatlan Sinaloa (Mexique).
- L. D.
- BREVETS
- RECEPTEURS TÉLÉGRAPHIQUES
- Système Creed et Coulson, breveté S. G. D. G,, ri* 324.425, le 7 août 1902.
- Ces récepteurs, destinés à perforer un ruban suivant les impulsions électriques (pour donner au poste récepteur, comme dans les appareils télégraphiques automatiques Wheatstone, une reproduction exacte du ruban de transmission, propre à être utilisée pour une transmission ou pour actionner un appareil imprimant), sont susceptibles de travailler beaucoup plus vite que ceux proposés jusqu’ici.
- Ils se caractérisent parce fait que les poinçons sont actionnés par des moteurs et non plus par les armatures des électro-aimants, qui ne servent qu’à régler ou déterminer le fonctionnement du moteur et des poinçons. En outre, le ruban est entraîné dans l’appareil par une roue actionnée par un moteur marchant en synchronisme avec le moteur du transmetteur et sa position est d’ailleurs contrôlée et rectifiée, immédiatement avant son poinçonnage, par un régulateur syn-chronisateur.
- Les inventeurs, désireux de tirer parti de leur brevet en France, s’entendraient avec Constructeur ou Compagnie pour son exploitation.
- Pour tous renseignements ou off res : s’adresser à MM. BRANDON Frères, Ingénieurs-Conseils, 59, llue de Provence, Paris.
- LISTE DES BREVETS D’INVENTION
- La liste des brevets français est communiquée par II. JOSSE, II, boulevard de la Madeleine
- Génération et Transformation
- 339.06.3 du 24 septembre 1903. — Mainfroy. Connexion des enroulements d’induit au collecteur des dynamos à courant continu ou à courants alternatifs.
- 345.023 du 22 juillet 1904. — The Joniison-Lundell Electric. Traction Cy Limited. Réglage des moteurs électriques.
- 344-483 du 5 juillet 1904. — Saldana. Dispositif d’induit pour machine magnéto ou dynamo-électrique réceptrice ou génératrice.
- 344-775 du 12 juillet 1904, — Firme reiss et Klemm. Petit moteur électrique à courant alternatif.
- 344-78o du 12 juillet 1904. — Compagnie générale électrique. Mode de construction des transformateurs statiques monophasés et polyphasés.
- 345 546 du 12 août 1904. — Société Ligiit and kraft a. a. Enroulement compensateur pour machines électriques.
- 339.122 du 26 octobre 1903. — Schneider et C1c. Machine dynamo-électrique.
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- CXXVIII
- Supplément à L’Éelairage Électrique du 10 Décembre 1904
- 339.116 du 21 octobre 1903. — Jicouso. Dispositif de démarrage automatique et progressif des moteurs à champ tournant, dont l’induit est en court-circuit,
- 339.118 du 21 octobre 1903. — Balachowsky. — Perfectionnements aux machines dynamo-élec_ triques.
- 345.679 du 19 août 1904. — Delve-Broughton. Perfectionnements aux bobines d’induction et transformateurs.
- 345.783 du 23 août 1904. — Lapeyrade. Alternateur à deux induits avec fer tournant dénommé alternateur à double effet.
- Transmission et Distribution
- 344*893 du 3o juin 1904. — Gil. Limitateur d’intensité de courant électrique.
- 345.136 du 21 juillet 1904* — Société Gramme. Disjoncteur automatique de circuit électrique à levier de sûreté et de sécurité absolue.
- 345.167 du 27 juillet 1904. — Schade junior. Pertes aux prises de courant.
- 344*897 du 28 juin 1904. — Everhardt et Dosseu. Système de branchement pour câbles électriques.
- 344*594 du i3 janvier 1904* — Compagnie française pour l’exploitation des Procédés Thomson-Houston. Boîte de connexions pour câbles électriques 344-641 du 7 juillet i9o4. — Hepke et Diener. Coupe-circuit de sûreté pour conduites électriques avec plusieurs fils ou rubans fusibles utilisables successivement.
- Accumulateurs
- 344-944 du 19 juillet 1904. -— Prince. Protection des bornes d’accumulateurs.
- 345.o45 du 12 juillet 1904* — de Gournay. Piles à haut voltage.
- 345.118 du 25 juillet 1904* — Keijzer. Elément galvanique pour piles à gaz.
- 339.020 du 7 septembre 1903. — Jone. Pile hydroélectrique chimiquement régénérable avec méthode et appareil pour son opération.
- Accumulateurs
- POUR
- AM.niAbi;
- Voitures Electriques
- ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- Bureaux et Usine: 27, rue Cavé, LEVALLOIS-PERRET
- «J» Télépliorie £53 T-îjQ <$*
- 344,34° du 27 juin 1904. — Bruno. Procédé de
- fabrication pour électrodes d’accumulateurs électriques et électrodes obtenues avec ce procédé.
- 345.48o du 10 août 1904. — Beeser et Timothée. Fabrication de piles sèches.
- 343.539 du 12 août 1904. — Grisson et Bernuth. Contrôle de la formation des plaques d’éléments unipolaires.
- 345,820 du 15 juillet 1904. — Leblond. Pile fermée rechargeable.
- 344*619 du 6 juillet 1904. — Lemp. Seringue en porcelaine ou en verre pour le nettoyage des accumulateurs électriques.
- 339.029 du 10 septembre 1903. — Lamure. Générateur thermo-électrique.
- 344*64o du 7 juillet 1904. — Shermann. Perfectionnements dans les piles électriques.
- 344*698 du 23 avril 1904. — Société A. G. Brown, Boveri et Cie. Charge automatique des accumulateurs dans l’éclairage avec dynamo et accumulateurs.
- 329.096 du 12 octobre 1903. — Société Le Carbone, Perfts aux piles électriques.
- 245.277 du 3o juillet 1904. — Delafon. Elément de pile à sac avec zinc central.
- Eclairage
- 345.0 12 du 21 juillet 1904. — De Madaillan. Filaments pour lampes électriques à incandescence.
- 345.219 du 29 juillet 1904. — Irving. Dispositif de suspension pour lampes électriques à incandescence.
- 339.028 du 4 novembre 190,3. — Société Durand et Cie. Lampe à arc en vase clos pour courant continu et alternatif.
- 339.o34 du 11 septembre 1903. —- Caron. Charbon pour lampes à arc.
- 33g.037 du 12 septembre igo3. —' Canello. Nouvelle lampe à incandescence et son procédé de fabrication.
- 345.28o du 3o juillet 1904. —. Société Beau et Cie. Etrier à pointes formant prise de courant pour lampes électriques à incandescencei
- ---------------------------------------------
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Société Anonyme, Capital 1.600.000 îr.
- Siètje Social : 4 S, Hue de la Victoire, l'a ris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 47, rue d’A miens. — LYON, 106, rue de l’Hôlel-de-ville NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 62, rue Rayard.
- NANCY, 2 bis. rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
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-
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 10 Décembre 1904
- CXXIX
- MATERIEL
- POUR
- Suspension de lampe à arc
- Coupe de la gorge poulie
- Poulie pour câble métallique
- Prise de courant concentrique pr Lampe à arc
- Treuil pour lampe à arc
- Câble souple acier galvanisé
- (Charge de rupture du métal 70 k. par m/ni2)
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- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l’aller ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne).
- Péninsulaire-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le paquebot de la malle de l'Inde).
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Jolietle) en correspondance avec les paquebo's de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
- L’HIVER SEULEMENT
- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Vintimille.
- Train rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de 1" classe, lits-salon et sleeping-car.
- L’ÉTÉ SEULEMENT
- Eugadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et Interlaken.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- L’HIVER A ARCACHOIf, BIARRITZ
- 1)AX, PAU, etc.
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- de toutes Otasses
- 11 est délivré toute Tannée par les gares et stations du réseau d'Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France :
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 2o % en lro classe et 20 °/0 en 2e et 3e classes;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 °/0 pour une famille de 6 personnes ou plus ; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grand inère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 10 Décembre 1904
- 345.3oi du Ier août 1904. — Société Beau et Cie. Lampe à incandescence avec culot à pointes.
- 345.3io du 2 août 1904. — Rathbonne et Smith. Lampe électrique à arc.
- 345.235 du 28 juin igo4. Mygatt. Réflecteur pour lampe artificielle.
- 345.389 du 5 août 1904. — Peritz, Lampe électrique à arc.
- 339,i3o du 3i octobre 1903. — Fortuny. Système d’éclairage en lumière diffuse.
- 345.83o du 9 août 1904. — Cartier. Sonnerie électrique fonctionnant sur les circuits d’éclairage et sur les courants à haute tension.
- Télégraphie et Téléphonie
- 344-916 du 18 juillet igo4. — Bonierbale. Autocommutateur téléphonique.
- 339.062 du 24 septembre igo4, — Lambert frères et Cerpaux. Appareil téléphonique.
- 33g,o65 du 26 septembre igo3. — Lambert frères et Cerpaua. Perfectionnements aux microphones.
- 345.222 du 29 juillet igo4. — Wolters, Clavier transmetteur pour signes « Morse ».
- 345.249 du 3o juillet 1904. —Fessenden. Perfectionnements à la télégraphie par ondes électro-magnétiques.
- 344-555 du 4 juillet 1904. — Cohet. Appareil autocommutateur téléphonique à paiement préalable,
- 344'559 du 4 juillet 1904. — Gonil. Désinfecteur automatique et spontané pour la désinfection des appareils téléphoniques.
- 344*617 du 6 juillet 1904. — Société Siemens et IL A. G. Système de commutation pour centrales téléphoniques.
- 344*736 du 6 juillet 1904. — Carbonnelle, Poêlais amplificateur.
- 345.43o du 9 août 1904. — Lalande, Frassier et Fournier. Appareil télégraphique imprimeur à distance.
- 345.445 du 9 août igo4* — Engisch et Société Deutsche erfinder genossenciiaft c. m. b. h. Production d’un courant multiphasé pour télégraphie et téléphonie sans fil.
- 345.554 du 28 juin 1904. — The Américan Electric téléphone 0. Systèmes téléphoniques,
- 345.579 du i3 août 1904, — Potiewski. Manipulateur à clavier pour appareil Morse.
- 345.661 du 18 août igo4* — Earrison. Station réceptrice de signaux transmis sans fil.
- 345.662 du 18 août 1904. — IIarrison. Poste récepteur de signaux transmis sans fil.
- 345.710 du 20 août igo4* — Fessenden, Perfectionnements à la télégraphie sans fil.
- 345.713 du 20 août 1904. — Duchatel. Microphone à capsule microphonique à échangeabilité instantanée.
- 344.68o du 8 juillet 1904. — Société d’exploitation des brevets Dolter. Fil fusible de sûreté.
- 344-670 du 8 juillet 1904. — Mondon. Coupe-circuit à glissière à talon.
- 345.288 du ie*‘ août 1904. — The Metroyvitz Manu-facturing Cy. Interrupteur électrique.
- 345.384 du 5 août i9o4.— Kruysœiak. Transmission à grande distance de courant continu.
- 345.4oo du 6 août 1904. — Kron. Support d’isolateur pour lignes électriques.
- 33g. 138 du 3o octobre 1903. —= Delamarciie, Godi-diaux et Lépine. Poteau tubulaire en béton armé pour canalisations électriques,
- 345.783. du 4 mars 1904. — Wilrhes. Perfectionnements aux régulateurs de courants électriques.
- 345.799 du 20 août 1904. — Moigt et IIaeffner A.-G. Ressort de rappel pour interrupteurs électriques.
- 345.85i du 2Ô août 1904. — Burlingiiam et Burton. Connecteur électrique.
- Applications thermiques
- 33g.010 du 2 septembre igo3. — Société Schneider et Cie. Nouveau système de four électrique à induction.
- 345.484 du 11 août 1904. — Huntley. Chauffage électrique.
- 339.137 du 3o octobre 1903. — Dermite et Cooker. Procédé de fabrication des couples thermo-électriques.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système ROCHEFORT
- Adopté ]>;i !• la. Guerpe, la Marine et les Colonies
- INSTALLATIONS A FORFAIT avec garantie de bon fonctionnement
- POSTES COMPLETS -- ORGANES SÉPARÉS
- ÉLECTRICITÉ MÉDICALE, brevets Rochefort
- Société anonyme MORS, -'18, rue du Théâtre (XVe arr«). — Téléphone 710.43
- Catalogues, Devis,. Renseignements, franco sur demande
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 10 Décembre 1904
- CXXXI
- Mesures
- 344.795 du i3 juillet 1904. — Hensel. Indicateurs et systèmes thermostatiques.
- 344.959 du 19 juillet 1904. — Geselleschaft für Drahtlose Télégraphie. Indicateur d’ondulations électriques rapides.
- 345.oo4 du 21 juillet 1904. —Friez. Voltmètre.
- 345.i88 du 28 juillet 1904. — Letorey. Indicateur enregistreur à distance.
- 345.322 du 6 avril 1904. — Société schiersteiner metarwerk ges. Compteur d’électricité.
- 345.892 du 5 août 1904. —- The Woodstock Syndicale Ltd, Compteur d’électricité.
- 345.446 du 9 août 1904. — Ces mêmes. Indicateur d’ondes pour télégraphie sans fil.
- 345.626 du 21 juillet 1904. — Rodary. Indicateur à trois positions.
- Divers
- 344.897 du 8 juillet 1904. — Mica ïnsulator Cy.
- .Mode de travail du mica et appareils correspondants.
- 345.109 du 27 juillet 1904. — Gercke. Equilibrage des pôles de même nom d’un système d’aimants.
- 345.202 du 23 juillet 1904. Chorlier, Appareil évitant le danger pouvant résulter de la rupture d’un fil de ligne électrique aérienne.
- 344*487 eu 3o juin i9o4. Braun. Appareil pour la transmission des messages, croquis, dessins, etc., au moyen de l’électricité.
- 344-383 du i3 juin 1904. — Figueras. Moteur électrique portatif pour l’actionnement d’un ventilateur ou autre appareil s’adaptant sur toutes les installations.
- 344-438 du 29 juin 1904. — Reimann. Nouveau système d’emmagasinernent des conducteurs souples dans les appareils de mesures électriques de poche,
- 345.396 du août 1904. — IIommel. Inducteur magnétique avec bobine fixe.
- 345.625 du i5 juillet 1904. — Boehm. Résistance électrique pour petits moteurs.
- 345.712 du 20 août 1904. — Duchatel. Sonnerie avec l’électro disposée sous le timbre.
- 345.701 du 10 août 1904. — Société Farbwerke. Procédé pour oxyder et réduire des substances organiques en bain électrolytique.
- 345.847 du 24 août 1904. — De Dion et Bouton. Souffleur magnétique de contrôleur électrique.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et Newhaven
- PAR LA GARE SAINT-LAZARE
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours /dimanches et fêtes compris ) et toute Vannée Trajet de jour en 8 h. 1/2 (1" et 2e classes seulement)
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets d’aller et retour.
- Billets simples, valables pendant 7 jours. lre classe .... 43 fr. 25
- 2° classe .... 32 »
- 3° classe .... 23 25
- valables pendant un mois lre classe .... 72 fr. 75 2e classe .... 52 75
- 3° classe .... 41 50
- MM. les Voyageurs effectuant de jour la traversée entre Dieppe et Newhaven auront à payer une surtaxe de 5 fr. par billet simple et de 10 fr. par billet d’aller et retour en lro classe ; de 3 fr. par billet simple et de 6 fr. par billet d’aller et retour en 2e classe.
- Départs de Paris-Saint-Lazare
- Arrivées ^ London-Bridge.
- , j \ Victoria . . .
- Londres /
- Départs y London-Bridge
- , f ( Victoria Londres )
- Arrivées à Paris-Saint-Lazre
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lro et de 2° classes à couloir avec water-cl-osets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant ; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lro classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, un bulletin spécial du service de Paris à Londres
- IO h. 20 m. 9 h. s
- 1 h. s. 7 h. 4o m.
- 1 h. s. h. 5o m.
- IO h. m. 9 h. s.
- IO h. m. 8 h. 5o s.
- 6 h. 4o s. 7 h. IO m.
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- RELATIONS DIRECTES ENTRE PARIS & L’ITALIE (via Mont-Cenis)
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR Paris à Turin, Milan, Gênes, Venise Florence, Rome et Naples
- (viâ Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modane)
- De Paris à : !’• Cl. 2” Cl. 3* Cl.
- Turin 147 » 106 15 69 25
- Milan 164 80 116 75 »
- Gênes 169 80 121 40 'fi Validité : 30 jours.
- Venise 216 35 153 75 D
- Florence 217 40 154 80 fi
- Rome 266 90 189 50 j> — 45 jours.
- Naples 315 50 223 50 8
- La durée de validité des billets valables 30 jours peut être prolongée de 15 jours et celle des billets valables 45 jours peut être prolongée de 22 jours, moyennant le paiement d’un supplément égal à 10 ”/, du prix du billet (cette prolongation ne peut être accordée que par les gares de départ et de destination du billet).
- D’autre part, la durée de validité des billets d’aller et retour de Paris à Turin est portée gratuitement à 60 jours lorsque ces billets sont délivrés conjointement avec un billet de voyage circulaire intérieur italien ou avec un billet d’aller et retour “ Turin-Païenne”, ou encore lorsque le voyageur justifie avoir pris, à Turin, soit un billet de voyage circulaire italien, soit un billet d’abonnement spécial italien.
- Arrêts facultatifs. — Franchise de 30 kilog. de bagages sur le réseau P.-L.-M.
- Trajet rapide en 1" et 2e classes, de Paris à Turin, Milan Gènes, Venise et Rome, sans changement de voiture.
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- C XXXII
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 10 Décembre 1904
- 345.871 du 26 août igo4- & Townsend. Procédé et appareil electrolytiques.
- 345.719 du 11 juillet igo4. — Submarine signal Cy. Perfectionnements apportés aux transmetteurs électriques.
- 345.770 du a3 août 1904. — Société drahtlose télégraphie. Système de télégraphie sans fil. 345.826 du 26 juillet igo4- — Kretzinger. Répétiteur téléphonique.
- 345,88i du 25 août igo4. — Tarry et Carbonel. Téléphone haut parleur et enregistreur.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Résistance, Inductance et Capacité par J. Rodet. — Volume in-8 (23 x R) de X -267 pages avec 76 figures, prix : 7 fr. —r Librairie Gautbier-Villars, quai des Grands-Augustins, 55.
- Disons tout de suite que ce nouvel ouvrage est théorique et qu’il s’adresse à ceux qui sont familiers avec la technique de l’électricité. Non pas que la lecture en soit difficile ou bien suppose un certain nombre de connaissances théoriques déjà acquises, car ce livre a été écrit dans un esprit didactique et, par conséquent, forme une suite bien ordonnée des phénomènes concernant les trois sujets distincts spécifiés dans le titre. L’auteur a tiré parti des publications diverses déjà faites sur ces matières et les a coordonnées en y ajoutant le fruit de ses études personnelles. L’ensemble, avec ses données numériques, ses diagrammes et ses tableaux, sera d’une lecture profitable aux Electriciens.
- A. B.
- Cours d’Electricité pratique, professé à l’Ecole Supérieure de Maistrance, par Max Bahon, Ingénieur de la Marine.— Augustin Cliallamel, Editeur, 17, Rue Jacob.
- C’est avec grand plaisir que nous présentons le Cours d’Electricité de M. Max Bahon.
- Nous avons la conviction que les ouvrages d’Electricité inspirés de l’esprit qui a guidé l’auteur de celui-ci, sont fort utiles pour tous ceux qui veulent avoir des connaissances pratiques et suffisamment techniques sur l’électricité industrielle sans avoir le temps ou les données de rechercher ces connaissances dans les nombreux ouvrages spéciaux. Le cours de M. Bahon est l’un des meilleurs dans ce genre. 11 tire de plus son intérêt
- spécial des applications de l’Electricité aux constructions navales et dans les arsenaux que l’auteur a développées dans la dernière partie de son cours.
- Mais, en raison même de son objet, ce cours ne traite que du courant continu.
- A B.
- Mécanique et Physique, par H. Bouasse, Professeur à la Faculté des Sciences de Toulouse. — Prix : 6 fr. Librairie Ch. Delagravc, i5, Rue Soufflot, Paris.
- Ce livre qui a l’apparence modeste s’intitule aussi modestement Manuel du Baccalauréat. Nous pensons que l’auteur a été embarrassé pour trouver un titre qui réponde plus exactement à la nature de la matière contenue. — Car si les candidats au baccalauréat y trouveront les notions de physique qu’on leur demande aux examens, les anciens bacheliers le liront avec encore plus de fruit et cela grâce à la méthode d’exposition en même temps qu’à la substance précise et documentée que l’auteur a eu le grand mérite de si bien condenser en 5oo pages.
- A. B.
- Notes et formules de l’Ingénieur. — Edition igo5, prix : 12 fr. 5o. — E. Bernard, Editeur, 29, quai des Grands-Augustins, Paris.
- C’est la i4e édition de ce formulaire bien connu, qui s’adresse à l’ingénieur, au constructeur-mécanicien, au métallurgiste et à l’électricien. Les grandes lignes n’ont pas été modifiées. Mais il y a de nombreuses additions et les chapitres : (( Voitures, automobiles » et « Electricité » ont été remaniés, ce dernier même en entier.
- A. S.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
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- ------il1 Annéé. - Mu bl
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L'ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Pages
- DALEMONT (J.). — L’usure des turbines...................................... . 441
- REYVAL (J.). — L’Eclairage électrique des trains....................... 445
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Le calcul de la dispersion et du courant magnétisant dans les
- moteurs à courants triphasés, par Benischke................................................. 46o
- Traction. — Le troisième rail de Brooklyn-Bridge.................................................... 468
- Radioactivité. — Emanations radioactives recueillies par le corps humain, par Elster et Geisel...... 46g
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Sur un dispositif de sécurité pour canalisations électriques à haute tension,
- par M. L. Neu................................................................................. 470
- Diffusion rétrograde des électrolytes, par M. E. Bose............................. ................ . 471
- Société des Ingénieurs civils (4 novembre). — Compte-rendu du voyage à l’Exposition de Saint-Louis,
- par M. Marcel Armengaud jeune................................................... ............. 474
- Congrès de l’Electrotechnique à Saint-Louis. — Communications diverses................................. . 476
- Congrès de Vienne. -— Economies de courant dans les exploitations de tramways électriques. . . ... 477
- Association française de propriétaires d’appareils à vapeur ayant un service électrique. — Règles pour les offres, la fourniture et les essais des machines électriques et transformateurs 479
- SUPPLÉMENT
- Échos et Nouvelles.................................................................. cxxxiv
- Bibliographie....................................................................... cxliv
- I COS. f = 1 FABRIQUE SUISSE DE CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES J. DE MODZELEWSKI & Cle FRIBOURG (Suisse) (Condensateurs Electriques à haute tension Breveté — S S TÈ IVI S I*X O SCI CK I — Breveté Spécialité : Emploi des Condensateurs pour l’alimentation des moteurs triphasés par réseaux monophasés Modèles spéciaux pour Parafoudres, Télégraphie sans fil, Laboratoires et Electrothérapie Représentants pour la France: E. H. CADIOT & C16, 12, rue Saint-Georges. PARIS O O CG 1!
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- ÉCHOS ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Les installations hydro-électriques.
- Les installations hydro-électriques réparties dans le monde entier représentent les valeurs suivantes :
- Etats-Unis du Nord de l’Amérique 527.467 chevaux
- Canada............................ 228.225 —
- Mexique............................ 18.470 —
- Venezuela..................... .. 1.200 —
- Brésil................................ 800
- Japon............................. 3.45o - -
- Suisse...................... . i33.3o2 —
- France............................ i6i.343 -
- Allemagne.......................... 81.077 —
- Autriche........................... 16.000 —
- Suède.............................. 71.000
- Russie.... ........................ 10.000 —
- Italie........................... 210.000 —
- Indes............................... 7.o5o —
- Afrique du Sud...................... 2.100 —
- Grande-Bretagne.................... 11.906 —
- Total............. 1.483.390 chevaux
- La puissance totale installée dans toutes les stations atteint environ 2 millions de chevaux.
- En admettant un facteur de charge de 5o 0/o, c’est-à-dire un fonctionnement d’environ 12 heures, et en supposant que pour produire un cheval-heure avec des machines à vapeur, on dépense i,36 kg. de charbon, la même puissance électrique produite au moyen de machines à vapeur correspondrait à une dépense annuelle de 11,72 millions de tonnes de charbon, soit environ 2 0/0 de la production du monde entier. En prenant 12 fr. comme prix de la tonne, le combustible employé coûterait i5o millions de francs qui correspondent à l’amortissement à 5 % d’un capital d’environ 2400 millions.
- Parmi les installations américaines, il y a en Californie un transport de force de 370 kilomètres : plusieurs autres stations centrales distribuent des courants triphasés sous 55ooo ou 60000 volts à des distances supérieures à 100 kilomètres.
- La plus ancienne installation anglaise date de 1896 avec une puissance primitive de 7000 chevaux.
- Dans le pays de Galles une station centrale utilise une chute de 35o mètres et produit 8200 chevaux.
- E. B.
- Le moteur à répulsion de A. Fynn. — The Elec-trician.
- Ce moteur, construit pour des appareils de levage, a un couple de démarrage puissant pour une faible consommation du courant. La partie fixe est construite
- comme un stator de moteur d’induction 5 la partie tournante porte 3 enroulements connectés ensemble 5 l’un d’eux est relié aux lamelles d’un collecteur; l’autre est relié en 3 points à des bagues. Sur le collecteur sont placés 4 balais qui, deux par deux, sont réunis par une résistance ou par un court-circuit : ces balais restent toujours dans la même position. La commutation se fait sans étincelles à toutes les vitesses.
- Les bagues sont reliées à des résistances réglables que l'on court-circuite quand la pleine vitesse est atteinte.
- Au démarrage, le moteur agit donc comme moteur à répulsion et, à la pleine vitesse, il fonctionne comme moteur asynchrone ordinaire : pour les vitesses intermédiaires, son fonctionnement se rapproche de celui de ces deux types de moteurs. La caractéristique des vitesses est semblable à celle d’un moteur série. Lorsqu’au démarrage le moteur doit développer un couple égal à celui de la pleine charge, il n’absorbe que les 3/4 de l’intensité de courant nécessaire dans ce dernier cas ; si le couple au démarrage est le double du couple à pleine charge, le courant de démarrage est une fois 1/2 plus considérable.
- O. A.
- Résultats obtenus sur une Turbine à vapeur de Brown Boveri et G0.
- La puissance normale de la turbine est 32oo kw. La consommation de vapeur a été déterminée d’après le poids d’eau condensée.
- On a trouvé qu’il existe entre la consommation de vapeur y en kg par heure et la charge, la relation y — kx + /9
- où «est une constante dépendant de la pression devapeur et de la surchauffe et |3 uneconstante dépendant de la consommation de vapeur à vide. Quand on connaît 3 valeurs de cette équation, on peut trouver la relation entre la consommation et la puissance à toutes les charges.
- La surchauffe joue un rôle très important: la consommation diminue de 1 0/° par chaque 6° 5 de surchauffe. Pour une charge de i2Ôo kw. on a trouvé plus avantageux au point de vue de l’économie de vapeur, à faire travailler la turbine à faible pression et forte surchauffe ; au delà de cette charge, il est plus économique d’employer des pressions élevées. L’influence du degré de vide est aussi très sensible :
- La consommation minima à pleine charge a été de 3,9 kg de vapeur par cheval. La consommation d’huile est sensiblement moins élevée que dans les machines à piston.
- E. B.
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- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social ; 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 Adresse télégraphique : EL1HU-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du cou-rantmaximum pourlequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw, triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manceu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rar.s; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
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- •U -
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- Le Centenaire de Philippe Lebon
- ACCUMULATEURS
- Il y a eu cent ans le 2 décembre que Philippe Lebon fut assassiné dans les Champs-Elysées, au retour des fêtes de couronnement de Napoléon Ier.
- Ce centenaire passe presque inaperçu. Ph. Lebon, cependant, n’est pas seulement l’inventeur du gaz d’Eclairage, il est aussi un précurseur dans l’invention du moteur à explosion.
- Il a défini du premier coup les opérations que réalisent les moteurs à explosion d’aujourd’hui : aspiration d’un mélange d’air et de gaz, compression, inflammation par étincelle électrique et évacuation des gaz brûlés.
- Son premier brevet, qui datedu 28 septembre 1799, traite exclusivement de la production du gaz par la distillation du bois, des huiles, de la houille. C’est dans un certificat d’addition qui est rattaché à ce brevet et qui date du 8 messidor an IX que Lebon fait la description du premier moteur à gaz.
- Ce brevet qui lui fut délivré le 7 fructidor an IX (2Ô août 1801) a pour titre :
- Développement des vues et moyens proposés pour employer plus utilement les combustibles et consignés dans un brevet d’invention accordé au soussigné le 6 vendémiaire an VIII, sur sa pétition en date du 17 fructidor de l'an VII.
- Le moteur visé dans ce brevet présente cette très curieuse particularité qu’il est non seulement à deux temps, en ce sens que la compression et l’explosion ont lieu en dehors du moteur lui-même, mais qu’il est même à double effet, tout comme le fut autrefois le moteur de Lenoir. En somme, ce moteur fonctionne, à proprement parler, avec des gaz brûlés comme il le ferait avec delà vapeur. Ce moteur comprend trois cylindres inégaux, dont un seul est moteur. Dans ces cylindres se produit l’explosion, les deux autres, qui sont en réalité des pompes à double effet] servent, l’un, à comprimer le gaz d’éclairage et l’autre à comprimer l’air nécessaire à la combustion. Le mélange gazeux arrive dans une chambre d’explosion d’où il est admis, alternativement après inflammation, sur l’une ou l’autre face du piston moteur.
- II est à remarquer que, dans son brevet, Lebon va jusqu’à prévoir l’allumage électrique, chose curieuse, avant l’invention de la dynamo et peu après celle de là pile :
- « On pourrait disposer une machine électrique, disait-il, qui serait mue par celle à gaz, de manière à répéter les détonations dans des moteurs dont l’intermittence pourrait être réglée et déterminée, d
- Né à Joinville (Haute-Marne), le 29 mai 1767 et sorti premier de l’Ecole des Fonts et Chaussées, Fb. Lebon est mort pauvre à 36 ans, assassiné de onze coups de couteau par des inconnus.
- Th. C.,
- L’élément au charbon. — Haber et Bruner. — Centralblatt fur Accumulatoren, icr octobre.
- Quand on plonge du fer et du charbon dans de la soude fondue, on constate entre ces deux corps une différence de potentiel d’environ 1 volt, et l’on peut obtenir ainsi un courant électrique allant du charbon au fer dans l’élément et du fer au charbon dans le circuit extérieur. Le charbon constitue alors l’électrode soluble et la combinaison semble permettre la production directe d’énergie électrique extraite du charbon. Cet élément est généralement connu sous le nom de l’inventeur américain Jacques. Liebenow et Straner, qui ont étudié avec beaucoup de soin cette question et qui ont mesuré les forces électro-motrices aux deux électrodes pour différentes températures, indiquent la réaction suivante :
- FeOV + - C + a:Na OH Fe Q <y “ æ)
- -I- - N«2C03 4- - H2 O 2 1 2
- Liebenow et Straner expliquentles phénomènes en jeu par l’existence des forces thermo-électriques par la passivité des métaux dans la soudé caustique fondue et par la production de corps très oxydés. Nous avons cru nécessaire de faire une étude plus approfondie sur les phénomènes électrochimiques et chimiques.
- Phénomènes chimiques a l’électrode de fer.
- Si l’on fait fondre dans un récipient en fer de la soude caustique, le fer est attaqué, et il se produit une coloration verdâtre. Gomme l a montré Haber, cette coloration est due à du manganèse ; il est très difficile de trouver dans le commerce de la soude caustique exempte de ce corps; d’ailleurs le fer, de son côté, contient aussi du manganèse qui est libéré par l’attaque de la soude caustique.
- La présence de manganate dans le liquide paraît donc naturelle. Mais il reste à savoir si les propriétés du fer plongé dans la soude caustique fondue lui sont attribuables, ou bien si elles ne sont pas dues bien plutôt à un composé de fer dissous. Pour toucher cette question, nous avons à plusieurs reprises chauffé de la soude caustique dans des creusets d’acier jusqu’à des températures dépassant ôoo°. Nous avons également observé les phénomènes que présentent des fils de fer plongés dans de la soude caustique contenue dans un creuset d’argent. Le fer a toujours présenté un très bon potentiel. Il était en même temps l’objet d’une forte attaque chimique et passait en grande quantité dans le liquide.
- En laissant refroidir et en dissolvant la soude caustique dans l’eau, on trouvait une forte quantité d’oxyde de fer. En insufflant de l’air dans le liquide pendant un quart d’heure, on faisait croître la force
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- décembre 19ÏÏ4
- CXXX VII
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- TRANSFORMATEURS
- Westinghouse
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- CAXA VIII
- électromotrice du fer, mais sans pouvoir obtenir la valeur élevée qu’elle atteint vis-à-vis du charbon dans l’élément en question.
- Cette propriété du fer n’est donc pas due à un certain degré d’oxydation du fer. Mais la présence d’une trace de manganèse n’est pas suffisante pour produire ce potentiel élevé. Si l’on fond du salpêtre dans un creuset d’acier, on obtient une pellicule sombre, difficilement attaquable et assez épaisse. Si l’on fond ensuite dans ce creuset ainsi préalablement traité, puis vidé, delà soude caustique contenant du manganèse, on trouve aussitôt un potentiel élevé. Nous pouvons donc désigner comme première condition de passivité la formation d’une couche sombre d’oxyde sur le fer, qui sépare le métal du liquide. Il se forme une pellicule semblable lorsqu’on traite pendant longtemps du fer par la soude caustique, mais elle se produit plus lentement et est moins épaisse. Dans un électrolyte fondu absolument exempt d'eau, le fer ne libère pas d’hydrogène et la couche d’oxyde peut beaucoup plus facilement se former. Au contraire, la pellicule passive ne peut pas se conserver dans une lessive de soude concentrée. L’électrode de fer recouverte de la pellicule se comporte comme une électrode indifférente, du platine par exemple.
- B. L.
- TRACTION
- Dispositif de mise en circuit pour les rails d’amenée du courant (Street Railway Farmel).
- Dans le chemin de fer de Baltimore-Ohio, on a adopté le sectionnement du 3e rail, avec un dispositif qui met la section en charge, lorsque le locomoteur s’y engage.
- On a employé dans ce but des interrupteurs de Hopkinson dans lesquels la fermeture du circuit est produite par un solénoïde en dérivation, et le maintien de l’appareil par un solénoïde en série sur le courant total. Ces solénoïdes sont alimentés par une petite machine dynamo auxiliaire, actionnée par un moteur à air comprimé. La commande de cette dynamo est automatique ; quand le locomoteur est sur une section en charge, la dynamo marche en moteur, entraîne les cylindres à air comprimé et recharge le réservoir d’air. Dès que le locomoteur passe sur une section morte, la dynamo marche en génératrice par lé jeu d’une soupape commandée par un électroaimant, et le courant qu’elle fournit, excite les solénoïdes de l’interrupteur.
- O. A.
- Sous-stations des tramways d’Anvers.
- Dernièrement les tramways d’Anvers qui étaient à traction chevaline ont été transformés à traction
- électrique^; à l’heure qu’il est, les travaux sont sur le point d’être achevés. Nous réservant de revenir sur les installations de la centrale, de la ligne et des voitures qui réunissent tous les derniers perfectionnements apportés à -a traction électrique dans ces dernières années, nous nous arrêterons un peu aux deux sous-stations qui reçoivent le courant d’une centrale éloignée de plusieurs kilomètres de la ville.
- Chacune des deuxsous-stations comprend 2 groupes de 1 commutatrice de 55o kilowatts et 3 transformateurs statiques de 220 kilowatts chacun.
- Le nombre total de kilowatts fournis par les appareils « Westinghouse » est donc de:
- Commutatrices............ 2.200 kw
- Transformateurs statiques 2.64o kw
- Soit un nombre de 4-84o kw
- Commutatrices. — Les commutatrices sont à 2 paliers. La partie tournante est montée sur un croisillon en fonte. La carcasse est divisée suivant un plan horizontal pour donner accès à l’enroulement.
- L’enroulement de l’induit est calculé pour donner, au régime normal, un courant continu de 1000 ampères sous 55o volts.
- La machine est à 6 pôles et tourne à 5oo tours par minute, ce qui correspond donc à 2Ô périodes par seconde.
- La carcasse inductrice présente cette particularité que les pièces polaires sont lamellées et constituées par des tôles d’acier laminées et encastrées dans la fonte de la carcasse.
- L’induit est du type «tambour à rainures» ; le noyau de celui-ci est constitué par des tôles d’acier de qualité spéciale, encastrées en queue d’aronde sur le croisillon en fonte et maintenues entre deux plaques de serrage.
- De larges canaux de ventilation sont ménagés dans le noyau de l’induit et dans les enroulements.
- Des espaces réservés entre les pièces polaires et les bobines inductrices, ainsi qu’entre les bobines shunt et série, assurent une libre circulation d’air pendant la marche de la machine.
- Le rendement de-pleine charge garanti est de g5 0/o et la température de ces machines ne s’élève pas au-dessus de celle ambiante de plus de 45° centigrades, pour 24 heures de marche à pleine charge.
- Ces machines peuvent supporter des surcharges prolongées allant jusqu’à 3o °/0 et même de courtes surcharges de 5o 0/o sans inconvénient.
- Il est à remarquer tout spécialement que, pour annihiler en totalité ou en partie les tendances d’oscillation qui peuvent se produire par suite des variations de force électro-motrice et de périodicité dans la ligne à haute tension, les commutatrices sont munies d’amortisseurs système Maurice Leblanc,
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- ÏTXXXTT
- Les commutatrices de cette périodicité peuvent enfin facilement supporter, sans décrochage, deux à trois fois leur charge normale. Ce fait est de la plus haute importance pour un service de traction.
- Transformateurs. — Les transformateurs statiques sont destinés à réduire la tension primaire de 6,000 volts à une tension secondaire qui correspond au courant continu de 55o volts.
- Ces appareils sont du type monophasé et disposés _ en triangle. Cet arrangement présente l’avantage de permettre de retirer l’un d’eux du circuit en cas d’accident, etde pouvoir continuer le service avec les 2/3 de la charge normale.
- La méthode généralement employée par les constructeurs pour produire le refroidissement des transformateurs, consiste à prévoir un souillage spécial ou à faire circuler un liquide réfrigérant dans le bain d’huile qui entoure les enroulements.
- Les transformateurs Westinghouse, au contraire, évitent ces complications par un système de refroidissement entièrement automatique. Ils sont placés dans un bain d’huile isolante contenue dans un bac muni d’ailettes présentant une grande surface, de façon à dégager facilement la chaleur produite.
- Ces transformateurs sont du type dit « à enveloppe». C’est le double circuit magnétique qui entoure presque entièrement les bobines. Ils présentent donc une grande surface de rayonnement et, par ce fait, conservent une température très basse.
- Les enroulements primaires et secondaires sont répartis en bobines plates composées d’un grand nombre de fils de peu de tours.
- Une telle construction présente l’avantage de répartir la tension totale entre plusieurs bobines, et permet d’écarter ces dernières les unes des autres à leur partie extérieure et d’offrir une grande surface de refroidisssement pour l’huile.
- Le rendement de ces transformateurs est très élevé et l’élévation de température, après 24 heures de marche à pleine charge, ne dépasse l’ambiant de plus de 45° centigrades et 6o° centigrades à 25 0/o de surcharge pendant le même temps.
- E. G.
- Une Course de Locomotives
- Les locomotives électriques viennent de donner lieu, sur le « New-York Central Railroad’s terminal service », à des essais qui ont été couronnés de succès.
- Ces essais publics ont été suivis par les ingénieurs et directeurs de Compagnies de chemins de fer américains.
- La plus intéressante partie du programme des essais fut une course entre la nouvelle locomotive électrique et trois locomotives à vapeur, course qui donna une supériorité écrasante à l’électrique, Celle-ci avait cependant un train entier à traîner, alors que
- les deux locomotives à vapeur marchaient seules. Le départ fut donné lancé à la vapeur et arrêté à l’électrique. Une courte lutte de front s’engagea, mais bientôt l’électrique prit l’avantage.
- Dans cette course l’électrique fit du 70 milles (112 kil. à l’heure).
- Une autre course mit aux prises la locomotive électrique et le Mowak, un engin du New-York Central.
- L’électrique prit l’avantage dès le troisième mille.
- La navigation automobile.
- A l’occasion du salon de l’Automobile, l’A. C. F. a pris l’initiative intéressante de provoquer un congrès international qui discuterait, non-seulement le règlement à adopter pour les courses de canots à moteurs, mais encore les questions techniques et économiques.qui s’y rattachent.
- Les questions techniques que l’on se propose d’aborder sont les suivantes :
- A. — Etude 'de la forme et des dimensions de la coque.
- Etude des divers modèles de construction (bois ou acier). — Bateaux à faible tirant d’eau. — Aménagement intérieur. — Jaugeage. — Résistance par frottement, remous et vagues. — Stabilité, direction, virage, etc.
- B. — Etude des moteurs.
- Moteurs à essence, à pétrole lampant, à alcool, à l’électricité, à vapeur. — Emplacement et mode d’attache. — Détermination de la puissance. — Carburateurs, transmission, accouplement de l’arbre moteur. — Embrayage. — Changement de marche. — Rendement. — Echappement.— Remèdes contre les oxydations et les électrolyses, etc.
- C. — Etude de l’hélice.
- Position, pas et dimensions. —- Arbre de l’hélice.
- — Perte de puissance. — Puissance effective, etc.
- Diverses commissions d’étude, chargées de préparer les discussions du Congrès sont à l’œuvre, les sections se réunissent au Grand Palais.
- Leurs travaux sont collationnés par M. Famechon, secrétaire général du Congrès.
- Le rapport de M. Maugas sur les divers modes de construction de la coque sera présenté le jeudi 22 décembre, ainsi que celui du comte de La Yallette sur les moteurs.
- Le rapport de M. Leîong sur l’hélice sera présenté le vendredi 28.
- Th. C.
- MESURES
- Appareil pour la mesure des longueurs d’onde.
- — (Electrotechnische Zeitschrift, 22 aeptembre.
- Cet appareil dû à Fleming, repose sur le principe suivant: On enroule sur une tige de bois de 2 mètres
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- de longueur 5ooo tours de fil que l’on relie à un circuit oscillant et on étudie les noeuds et les ventres des ondes stationnaires au moyen d’un tube de verre rempli de gaz néon.
- Le tubes’illumine aux points où il y a desventres et s’éteint aux points où il y a des nœuds.
- Un appareil de Slaby nommé Kummeter repose sur le même principe : il comporte une spirale de fil identique isolée à une extrémité et reliée à l’autre à une plaque métallique placée en face d’une seconde plaque reliée au circuit oscillant.
- On déplace sur la spirale un curseur de contact mis à la terre jusqu’à ce que le tube à néon s’illumine.
- B. L.
- RADIOACTIVITÉ
- Sur l’émanation du radium. — Physikalische Zeitschrift, septembre.
- Parmi les rayons émis par le radium, on sait que les rayons « sont des particules positivement chargées, dont la masse est à peu près égale à celle de l’atome
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- d’hydrogène, les rayons B des particules chargées négativement, très petites en comparaison de l’atome d’hydrogène, et enfin les rayons y des rayons de
- grand pouvoir pénétrant. Mais on n’a pas encore pu établir si l’émanation du radium porte ou non une charge électrique.
- Pour résoudre cette question, l’auteur a introduit dans un cylindre métallique de l’air chargé de l’émanation de 5 milligrammes de bromure de radium. Dans ce cylindre, était placée une baguette métallique isolée reliée à un électromètre. Si l’émanation introduite dans le cylindre portait avec elle une charge, l’électromètre devrait l’indiquer. Or l’auteur n’a obtenu aucune déviation à l’appareil ; il n’y a donc pas de charge électrique, ou tout au moins, elle est trop faible pour pouvoir être décelée dans cette expérience. La sensibilité du dispositif est telle qu’une charge de 24. J0”1’1 unités électromagnétiques ou
- 2^' — particules de l’émanation produisent une
- déviation de i unité sur l’échelle, (e désignant la charge d’un particule d’émanation).
- Dans un second essai, la baguette métallique fut chargée à un potentiel élevé. L’air ionisé dans le cylindre métallique par l’émanation transporte, par suite de son accroissement de conductibilité, l’air sur le cylindre métallique. Cette charge transportée
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- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 2o % en lr° classe et 20 % en 2e et 3e classes;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plus; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grand mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 u/0 du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- donne une mesure de la force d’ionisation de l’émanation. Dans cette expérience, la charge ainsi communiquée au cylindre métallique fut égale à 35.io~
- . , „ 35X io-H .
- unîtes électromagnétiques. Par suite -——------- ions
- devaient être produits par seconde de l’émanation, en désignant par e la charge d’un ion.
- Même dans des expériences faites avec un appareil plus sensible, on n’a pas pu observer de déviation due à la charge des particules d’émanation.
- B. L.
- Radio-activité atmosphérique. — A. Bumstaed. Physikalische Zeitschrift n° 16.
- Les recherches d’Elster et Geisel ont montré que le gaz radioactif provenant de la terre, de l’eau et du pétrole possède les propriétés de l’émanation du radium. Bumstead a entrepris de mesurer l’émanation de l’air en comparant la radioactivité que prend un fil exposé à l’air libre, tendu horizontalement et chargé négativement.
- De nombreuses expériences lui ont montré que la vitesse de chute caractéristique de l’activité induite par le radium, se retrouve aussi dans celle des fils exposés à l’air libre, quoique cependant, vers son extrémité, la courbe de la chute de l’activité tombe moins vite dans ce dernier cas. La vitesse de chute
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- io h. 20 m. 9 h. s
- 7 h. s. 7 h. 4o m.
- 7 h. s. 7 h. 5o m.
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- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lre et de 2e classes à couloir avec water-closets et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant ; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloirs des trois classes avec water-closets et toilette. La voiture de lro classe à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place. Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
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- de cette activité coïncide presque complètement avec celle de l’activité induite parle thorium, de sorte que l’activité atmosphérique semble être composée des activités induites du radium et du thorium. En outre, il semble exister aussi une activité qui disparaît plus rapidement, due sans doute àl’actium.
- E. B.
- Sur une radiation secondaire produite dans les métaux par les rayons cathodiques du radium Paschen. Physikalische Zeitschrift n° 16.
- L’auteur a placé sur une plaque sèche au gélatinobromure d’argent, des feuilles de platine de différentes épaisseurs. Les rayons B émanés du bromure de radium placé sur ces feuilles, produisaient, sur la plaque, l’ombre de la feuille.
- Si avec le même dispositif, le bromure de radium était enfermé dans une enveloppe en plomb, les ombres des feuilles métalliques devenaient moins nettes, et cette diminution de netteté diminuait lorsque l’épaisseur de l’enveloppe de plomb augmentait. Des feuilles d’une épaisseur inférieure à iog ne produisaient plus d’ombre du tout et la plaque présentait un noircissement qui s’étendait aux parties voisines. Cette expérience prouve nettement que la feuille placée sur la plaque photographique émettait elle même une radiation secondaire provoquant le noircissement de la plaque. Cette radiation secondaire se produit dans les feuilles métalliques sous l’effet des rayons p et peut, si l’on considère les rayons /3 comme rayons cathodiques, être considérée comme uu effet Rœntgen.
- E. B.
- Sur un gaz radioactif provenant du pétrole. E. F. Burton. Physikalische Zeitschrift n° 16.
- Pour étudier l’émanation du pétrole, l’auteur laissait passer de l’air pendant i5 minutesdans du pétrole et l’envoyait dans un cylindre en tôle de fer maintenu, au moyen d’une batterie d’accumulateurs, à un potentiel constant. Au milieu du cylindre, et isolée de ce dernier, était placée une électrode en forme de baguette reliée à un électromètre de Dolezalek. On pouvait ainsi mesurer à chaque instant le courant allant du cylindre à l’électrode et en déduire la conductibilité du gaz qu’il contenait.
- Lorsque l’on introduisait dans le cylindre, l’air qui avait traversé le pétrole, la conductibilité augmentait de 4o % , et diminuait ensuite d’après une loi exponentielle.
- , _ i — A
- J t —
- où 3o représente la conductibilité à un temps arbitraire, 3t la conductibilité après t secondes et e la base des
- logarithmes naturels. La valeur de r a été calculée par l’auteur dans ces expériences, et est égale à 55^ooo,
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- valeur très voisine de celles trouvées par Madame Curie pour le radium, par Strutt pour l’émanation de l’argent, par Adam et Humsteadt pour celle del’eau: il est donc extrêmement vraisemblable que tous ces gaz actifs sont identiques à l’émanation du radium.
- Comme cependant l’auteur a trouvé un petit écart pour la diminution de la conductibilité dugazeta constaté que, même au bout d’un mois, le pétrole soumis à l’expérience avait encore le pouvoir de communiquer une certaine radio-activité à l’air, Burton en conclut qu’il existe dans le pétrole brut quelques traces d’une substance radioactive peut être même de radium lui-même.
- E. B.
- Sur la constitution de l’électricité. O. Lodge.
- Dans une conférence populaire, mais fort intéressante, Sir O. Lodge résume nettement les idées actuelles sur la constitution de l’Electricité. Celle-ci ne serait pas une forme d’énergie, pas plus que l’eau par exemple, mais une forme de la matière, comme le pensent depuis près de 3o ans, les disciples de Maxwell. Nous pouvons aller plus loin et dire que la matière est constituéepar de l’électricité.
- Autant nos connaissances sur l’électricité positive sont vagues, car Lodge repousse comme invraisemblable l’hypothèse par laquelle ce serait une manifestation de l’éther : autant nous avons de résultafs nouveaux sur l’électricité négative, grâce à la théorie des électrons. Nous avons toutes les raisons de croire que tous les corps contiennent la même espèce d’électrons. Les particules négatives, les électrons, sont la 800e ou la 1000e partie de la masse de l’atome d’hydrogène, tandis qu’aucune particule positive plus petite que l’atome, n’a été jusqu’à présent isolée. Les électrons se rencontrent à l’état libre dans les gaz raréfiés où ils se déplacent avec une vitesse de 160.000 kilomètres à la seconde. Une variation de la direction ou de la vitesse de déplacement de ces petites particules (H)000 de la grosseur d’un atome) produit une variation d’équilibre des particules d’éther, d’où résultent des oscillations de l’éther qui engendrent la lumière.
- Tout courant électrique dans un conducteur métallique est une migration d’électrons dans les atomes métalliques, tandis que tout courant électrique dans un électrolyte produit la séparation des électrons et
- des atomes, la migration des électrons accompagnant la migration des ions.
- La matière consiste en électricité positive et en électricité négative. D’après Lodge, toutes ses propriétés sont applicables en partant de cette hypothèse. La gravitation elle-même est explicable par l’action résiduelle produite par l’introduction d’un électron dans une atmosphère positive.
- B. C.
- DIVERS
- La Société Westinghouse a obtenu à V/imposition universelle de Saint Louis, douze grands prix et vingt-cinq autres récompenses, sans compter un grand prix spécial réservé dans la section des machines au plus complet et au plus intéressant des stands.
- Les produits qui ont obtenu les grands prix sont les suivants :
- Génératrices et moteurs à courant alternatif, turbo-alternateurs, transformateurs statiques et commutatrices, génératrices et moteurs à courant continu, moteurs de chemins de fer, système de contrôleurs à unités multiples et unités simples continu et alternatif, locomotives de mines et industrielles, moteurs à gaz horizontaux et turbines à vapeur, freins à air et amortisseurs à friction pour barres d’attelage et chemins de fer, freins électriques, freins à air, accessoires pour signaux, et pour le développement de la lampe de mercure.
- Les prodnits suivants ont obtenu des médailles d’or :
- Sableaux de distribution pour courants continu et alternatif, lampes à arc Bremmer et système d’éclairage, lampes Nerst, lampes Gooper Ilewitt pour applications photographiques, compteurs d’eau et gaz, instruments électriques de mesure, et finalement pour l’amélioration des conditions de travail et habitations des classes ouvrières.
- *-
- # *
- La Société Pirelli, de Milan, a obtenu :
- Le grand prix dans le groupe des articles de caoutchouc en général ;
- Deux médailles d’or pour les câbles et conducteurs électriques isolés.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés a la Rédaction.
- Die Berechnung Electrischer Leitungsnetze,
- 2' partie. Herzog-Feldmann. — Julius Springer, éditeur, Berlin.
- Cette seconde partie est consacrée à l’application aux divers problèmes de la pratique des bases théoriques et des lois établies dans la première partie. Les auteurs y indiquent le calcul des conducteurs et des réseaux, l’emploi de la méthode de transfiguration, les méthodes d’équivalence, etc.
- Le ier chapitre est consacré au calcul général des conducteurs, système série, système dérivation à une -ou plusieurs canalisations, système mixte, système à plusieurs ponts (3 et 5 fils), systèmes polyphasés (di et triphasés).
- Le 2e chapitre a trait à la chute de tension et la perte d’énergie admissibles dans les conducteurs, au point de vue de l’action des lampes, du fonctionnement des moteurs, du réglage, de la charge, des fee- | ders et conducteurs d’équilibre, de la mise à la terre du conducteur neutre dans les intallations à 3 fils, des réseaux non symétriques (triphasé en triangle ou en étoile).
- Dans le 3° chapitre les auteurs étudient réchauffement des conducteurs, nus, isolés, sous moulure, ou aériens, ainsi que des câbles souterrains.
- Le 4e chapitre est consacré aux règles économiques, le 5e aux systèmes indirects avec accumulateurs, transformateurs, . convertisseurs avec des comparaisons entre ces différents systèmes au point de vue des poids de cendre.
- Le 6e chapitre traite ces différentes méthodes employées pour le calcul des réseaux fermés, choix des points d’alimentation, transfiguration, méthodes d’équivalence.
- Le 7e chapitre indique le calcul des lignes de transport de force à distance avec plusieurs exemples numériques.
- Enfin le 8e chapitre est consacré à l’étude des conducteurs de tractions électriques, lignes d’alimentation et de prise de courant, calcul de la puissance, disposition des lignes, retour par la terre et courants vagabonds, etc.
- Cet ouvrage très complet est divisé et rédigé d’une façon nette et claire : il est précieux pour tous ceux qui ont à s’occuper d’installations électriques et nous lui souhaitons sincèrement le succès qu’il mérite.
- E. B.
- Vorlesungen über die Prinzipe der mechanik Boltzmann. — 2e partie, Johann Ambrosius Barth éditeur à Leipzig.
- La 2e partie de cet ouvrage est consacrée à l’étude du principe de la moindre action de Hamilton, ainsi que des travaux de Helrqholtz, Hôlder et Voss. L’auteur n’a jamais recours aux déductions purement mathématiques, mais s’appuie toujours sur le sens physique et sur les bases de la physique j théorique.
- Les principes de Hamilton ne supposent aucune autre espèce de connaissance que celle de l’énergie totale en fonction de toutes les variables dont elle dépend. Ils permettent, lorsque l’énergie totale est donnée de cette façon, de trouver toutes les équations relatives aux variations qui peuvent se produire.
- Du principe d’IIamilton sur l’action stationnaire, l’auteur tire l’équation de Lagrange avec des coordonnées généralisées qu’il emploie pour établir la théorie générale du mouvement des corps, puis pour introduire les coordonnées elliptiques et déduire la théorie du mouvement relatif.
- Le chapitre i est consacré aux équations de Lagrange, le chap. 2 au mouvement général de rotation d’un corps pesant, le chap. 3 aux différentes formes du principe de faction, le chap. 4 aux analogies avec les lois physiques, et particulièrement celles de la thermodynamique, le chap. 5 aux équations différentielles partielles de Hamilton Jacobi, le chap. 6 à la méthode de la variation des constantes, le chapitre 8 aux équations du mouvement relatif.
- B. L.
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- CATALOGUES FRANCO
- TÉ LÉ L4I 571-04
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- Tome XLI.
- Samedi 24 Décembre 1904.
- 11' Année. — N° 52
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- r
- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE Pages
- BECQUEREL (J.). — La radioactivité de la matière (suite)....................... 481
- DELSUC (P). — Le VIL Salon de l’Automobile, !— Note sur les moteurs et les canots
- automobiles.................................................. 4gO
- REYVAL (J.). — La sous-station des chemins de fer électriques Veveysans...... 4g4
- TRQUILHET (L.). — Les Compteurs d’énergie électrique............................. 4g6
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et Transformation. — Les causes de déformation de tension dans les machines à courants
- alternatifs, par Wangemann (suite)......................................................... . 5oo
- Contribution à la théorie du moteur asynchrone monophasé, par P. Muller ...................... 5o3
- La théorie des transformateurs, par Slova.......................................... ............. 5io
- Accumulateurs. — Eléments galvaniques et accumulateurs, par Kamperdyk, Apple, Ekstromer et Hamilton,
- Lloyd, Willard, Lyons et Broadwell, Porter......................................... . . ... 5i6
- • > ... :
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES > ' .
- Association française de propriétaires d’appareils à vapeur ayant un service électri- h ' que. — Règles pour les offres, la fourniture et les essais des machines électriques et transformateurs .» ' (suite).................................................................................. 5i8
- '> i
- SUPPLEMENT
- Notes et Nouvelles . ...................................................................... cxlvi
- Bibliographie............................................................................. clvi
- 'Éditions de “ VÉclairage Électrique ” Vient de paraître î
- L’ELECTRICITE EN AGRICULTURE
- Par Émile GUARINI
- Conférence faite à la Société Centrale d’Agriculture de Belgique
- Brochure in-4° de 14 pages. Prix' 1 IV. 25
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- rmv
- SOCIÉTÉS TECHNIQUES
- Société internationale des Electriciens. — (Août à Novembre).
- Le n° 38 du bulletin de la Société (août-sep-tembre-octobre) a été consacré à deux notices sur le Laboratoire central et sur l’Ecole supérieure d’Electricité.
- Le n° 3g (novembre) contient quelques communications intéressantes. D’abord une communication de M. Lauriol sur le « photomètre à papillo-tement et la photomètrie hétérochrome. » Ensuite une note de M. Boucherot sur « l'influence de l’hystérésis sur le couplage des alternateurs en
- parallèle » où l’auteur expose quelques opinions personnelles et en tire d’intéressantes conclusions.
- Enfin deux longues communications de M. Blondel sur « les intégrateurs photométriques, méso-photomètres et lumenmètres », d’une part, sur « la photomètrie hétérochrome au moyen du photomètre à scintillation », d’autre part, et pour terminer, une discussion de MM. Blondel et Grassot sur « les appareils fluxographes. »
- Nous donnerons dans les prochains numéros l’analyse détaillée de ces communications.
- N. D. L. R.
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Injection d’eau dans les' moteurs à gaz et à pétrole (d’après YEngineer, 5 septembre 1904 et Y Engineering News, i5 septembre 1904.)
- L’emploi des pétroles lourds a amené les inventeurs à reprendre, pour éviter les allumages prématurés que cause la chaleur de la compression, et empêcher les dépôts et les encrassements dûs à la décomposition du pétrole, l’étude de l’injection d’un peu d’eau dans la chambre des moteurs.
- Le moteur Crossley (Brevet anglais i35oi de 1903) est un moteur de ce genre récemment mis en pratique. C’est un moteur Otto à quatre temps, à cylindre de 355 de diamètre, donnant 47 chevaux au frein avec des pétroles raffinés et 38 avec des pétroles bruts ; l’injection d’eau s’y fait par une pompe, au fond de la chambre de compression formant vaporisateur. L’allumage se fait spontanément par un tube chauffé seulement pour la mise en marche par une lampe. La compression peut y atteindre 7 kilos.
- Dans les appareils à gaz pauvre et à fortes compressions, MM. Crossley et Atkinson empêchent de la même manière les allumages prématurés. L’eau est lancée par pulvérisation dans la pionne qui amène le gaz au moteur, et elle est
- itraînée au cylindre proportionnellement au vo-* jme de gaz aspiré à chaque course.
- Cette eau, prise à l’enveloppe du cylindre, est
- d’autant plus chaude et d’autant plus assimilable au gaz, que la dépense du gaz est plus forte.
- #
- L’injection d’eau a été adaptée récemment au moteur de la maison Mietz et VUe/ss, de New-York.
- Ce moteur est un moteur à deux temps de 254 X 3o5 millimètres de course, chauffé par la lampe uniquement pour la mise en train.
- L’aspiration et l’admission de l’air se font par l’avant du piston moteur, de sorte que le moteur donne une course motrice par tour. L’injection d’eau s’y fait, sous forme de vapeur fournie par un récipient en communication avec l’enveloppe de refroidissement du cylindre.
- 11 n’y a pas, à proprement parler, de circulation d’eau, mais simplement de l’eau dans laquelle un flotteur remplace automatiquement les pertes par vaporisation.
- La vaporisation de l’eau de l’enveloppe, qui n’y circule pas, se fait presqu’entièrement du côté de la culasse du moteur, de sorte que l’avant du cylindre et du piston sont maintenus à des températures relativement basses ; la perte par les parois est diminuée par l’injection de vapeur, et il ne se produit presque plus de dépôts sur le piston et dans le cylindre.
- Une machine de i5 chevaux, essayée en février, a donné les résultats suivants :
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- Ti!,J
- TT^TzTjjëcëmDre laOT
- JJXTVTT
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 Adresse télégraphique : ELIHU-PÂRIS
- Traction électrique
- Éclairage électrique Transport de force
- Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suiva nt la nature et l’intensité du cou-rantmaximum pourlequei on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw. triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande, établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœu-vrés de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et ma-nœuvrés à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. Il est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à la main que dans des conditions très rar .s; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de l’air comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- WWJJTT
- OUpjJlCJ!
- Pleine charge 3/4 1/2 i/4 A vide
- Durée des essais 32 h. 27 3o *7,44 9,06
- Eau de l’enveloppe par heure 19 kil. 16 I 2 9,'6 4
- — température à l’entrée 12° 8 j4 I 3 *4
- — — dans l’enveloppe 93° 91 9° 88 82
- — — de l’échappement 283° 260 243 218 187
- Tours par minute 283,5 289 290 297 3o9
- Explosions par minute 283,5 161 115 61 0
- Mètres cubes d’air par heure 168 170 *99 216 2l3
- Kil. d’air par kil. de pétrole 32,4 44,9 63,2 79,1 115
- Pression maxima (absolue) i3 kil. 12,6 *4 11 9.2
- Compression (absolue) 8 kil. 7,5 7,5 7 5,6
- Puissance indiquée au cylindre I 20ch,I0 17,6 i3,i3 11,63 6,14
- — à la pompe p î ch,6o *»7 1,66 * ,7 1,64
- — nette i — I — p i8ch, 5o i5,9 **,47 9,9 4,5o
- Puissance au frein F i5c1i,27 I0,9 7,80 4,22 «
- F Rendement (A) — - o,832 °,7 0,68 o.44
- F - I,! T 0,765 o,63 0,6 0,37
- Pétrole par cheval I ok, 296 0,29 0,29 0,28 0,37
- — par cheval i 0,32 0,32 o,33 o,33 o,5o
- — par cheval au frein F.. . . ok,39 0,45 o,45 0,80
- Calories par cheval au frein 4ooo 4800 5ooo 8000
- Rendement pour la puissance I 0,21 0,2 l6 0,216 0,222 o,* 7
- — — z.. . . <V93 °,i95 °,*9 8,*9 0,124
- — — F 0,16 o,i33 0,81 0,57
- Rendement thermique maximum .... o,445 o,445 o,445 0,445 0,445
- Chaleur (en fonction de celle du pétrole) dépensée en *6,9
- puissance I 21 % 21,6 21,6 22,2
- — — dépensée en puissance i Chaleur absorbée par l’eau dans l’enveloppe 19,3 19,5 *9 l9 12,4
- *9,4 18,8 20,3 l8,1 10,7
- — — dans le cylindre 2,3 2,1 1,7 i ,3 0,6
- — perdue à l’échappement 20,6 26,1 32,8 36,4 45,5
- — — par rayonnement et divers 36,8 3i,3 23,6 22 26,3
- Ces essais furent exécutés au frein et avec deux indicateurs, l’un sur la culasse du moteur, l’autre sur la chambre de la manivelle, qui permirent de mesurer la puissance nette i: différence entre celle des deux indicateurs.
- Le pétrole employé était de la kérosène américaine renfermant, en poids, 85 % de carbone, et i5 % d’hydrogène; puissance calorique, iiooo calories par kilogramme.
- La combustion était complète et avec un excès d’air notable, en marche très régulière, sans allumage anticipé.
- Le rendement maximum est donné par la formule
- R = i — (c'/r 0)0’il
- v° et e1 étant les volumes de la charge au com. mencement de la compression et à la fin : p' = a3.8% de p° ; elle suppose que l’allumage se fait sous le volume constant pi, que la compression est adiabatique ainsi que la détente, comme dans un cycle d’otto parfait.
- La perte de chaleur par l’eau de l’enveloppe est la différence entre la chaleur fournie à cette eau et celle laissée au cylindre par sa vapeur admise
- avec la charge, en tenant compte de la vapeur emportée par la vapeur à l’échauffement.
- On a donc ainsi obtenu, avec des pétroles bruts des rendements qui sont certainement dépassés dans les machines du genre Diesel par exemple, mais grâce à des dispositifs simples et faciles à adapter sur presque tous les moteurs usuels.
- Th. G.
- Pile primaire Edison. — Elecirical Review. N. Y.
- Edison vient de faire breveter un perfectionnement à la pile du type Lalande, consislant à produire une électrode d’oxyde de cuivre de qualité supérieure et de bas prix.
- Dans l’emploi normal de la pile Lalande, l’oxyde de cuivre est réduit et le zinc, dans la dissolution alcaline, est oxydé. Le régime de décharge normal n’est atteint que lorsque la surface de l’électrode négative est complètement réduite à l’état métallique, et, pour diminuer cette période de préparation, on effectue cette réduction avant d’assembler les électrodes. Edison a trouvé que l’on pouvait se dispenser de cette préparation en frottant les surfaces avec de l’oxyde rouge de cuivre, qui, grâce à la porosité de l’électrode, y adhère très fortement. Les électrodes
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 24 Décembre 1904
- CXLIX
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, (le KOO chevaux, actionnant directement deux dynamos
- BREVET D’INVENTIOIV S. G. D. G.
- IU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- DE
- lO à 5.000
- CHEVAUX
- SPÉCIMENS D’AJPPLICLATIONrS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Perrier ”.....................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369...........................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord)............
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les
- Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai)............
- Arsenal de Toulon.............................................. .............
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne............................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).....................
- Compagnie des Mines d’Aniche.................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle...............
- Société Anonyme des Mines d’AIbi.............................................
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau..............................
- Société Anonyme des Chantier et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) . . . .
- Etablissement National d’Indret..............................................
- Port de Rochefort......... ..................................................
- Etc., etc.
- machines
- 2 -
- 2
- 4 —
- 6 —
- 5 —
- 4 —
- 6
- 9 -
- 2 —
- 2 —
- 5 —
- I -
- 1 —
- 2 -
- chevaux
- 6.800 -
- 4.000 —
- 600 —
- 2.270 —
- 1.660 —
- 1.600 —
- 1.350 —
- 880 —
- 800 —
- 600 —
- 580 —
- 400 —
- 400 —
- 350 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 9.000 Machines à vapeur diverses
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- S? A»' des Établissements DELADNAT BELLEVILLE
- Capital : STX TVlir.FTOÏsrS <lo Francs
- ATELIERS ET CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- A ili esse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine
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- CL
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 24 Décembre 1904
- d’oxyde de cuivre sont obtenues de préférence en traitant fe précipité d’oxyde de cuivre hydraté avec de l’hypochlorite de soude. On obtient ainsi un oxyde de cuivre noir que l’on sèche, puis humecte avec une solution de soude, et que l’on comprime sous forme de plaques pour obtenir des masses compactes.
- P.-L. C.
- Nouveau noyau d’induit. — Electrical Review. N. Y. 17 sept. 1902.
- Dans le brevet américain 768.843, J. Burke, de Berlin, propose un dispositif de noyau d’induit permettant de mettre en place les spires préalablement construites sur une forme, sans les déformer. Les entailles, au lieu d’être disposées radialement ont une section telle que, lorsqu’un des conducteurs de la spire est mis en place au fond de son enco che, toute la spire pivotant autour de ce conducteur, l’autre suit à peu près les bords de l’encoche où ce second conducteur va se loger. L’entaille est donc limitée en hauteur par deux circonférences presque parallèles.
- P.-L. G
- Nouvelle station à turbines à Sheffield. — The Electrical Magazine, i5 septembre i9o4
- Sheffield peut revendiquer le rang d’ancienneté parmi les installations électriques du Royaume-Uni, et à travers sa carrière mouvementée, les plus ardents de ses partisans n’auraient pu prédire un développement aussi accusé que celui qui caractérise sa dernière station de Neepsend. L’entreprise a fait de remarquables progrès, et en dépit de la variété de l’utilisation de l’électricité, Sheffield pour la lumière, la force et l’installation promet pour l’avenir. Les derniers essais portèrent sur des alternateurs Mordey et Ferranti, et une installation monophasée. Actuellement, deux chaudières tubulaires Stirling fournissent la vapeur nécessaire à deux turbines Parsons de i5oo kilowatts calculées pour de la vapeur surchauffée à i5o°. Ces machines, du type le plus récent, tournent à i5oo tours par minute et entraînent par accouplements élastiques deux alternateurs diphasés de la puissance susdite. Le courant d’alimentation à 2200 volts, 5o périodes, se distribue au moyen d’un tableau situé à l’extrémité de la salle des machines.
- Une batterie de secours peut fournir le courant pour la lumière de la station en cas d’accident. Plusieurs survolteurs et transformateurs, munis d’interrupteurs multipolaires, permettent à la tension de rester constante aux extrémités du feeder en ville. L’ancien réseau monophasé reste intact, sauf dans le cas de changements nécessaires aux lampes à arc, compteurs, et quelques transformateurs, par suite de la variation de fréquence.
- L. M.
- Le chemin de fer électrique sans rail de Monheim
- Un chemin de fer électrique sans rail, d’un type intéressant, a été mis en service récemment, pour relier Monheim, bourg situé entre Mülheim et Düsseldorf, sur la rive droite du Rhin, à la station de Langenfeld, sur la ligne Cologne-Düssel-dorf-Beilin, distante de 4 kilomètres.
- Une centrale de Solingen fournissait à Monheim du courant à haut potentiel, antérieurement employé pour l’éclairage et comme force motrice, on utilise actuellement ce courant pour l’alimentation du nouveau chemin de fer, qui a été construit par M. Strobrawa, de Cologne, sur les plans du système Schieman.
- Dans ce système, les voitures roulent directement sur chaussée. Pour que deux fils de trolley, un pour l’aller, l’autre pour le retour du courant, soient suffisants, il faut que les leviers des trolleys soient flexibles et susceptibles d’un déplacement rotatif, afin de permettre les croisements.
- Deux fils de cuivre dur servent au transport de l’énergie, ils sont suspendus, par l’intermédiaire de bras latéraux,. à des poteaux qui supportent également les conducteurs amenant à Monheim le courant à haute tension employé pour l’éclairage.
- L’installation de Monheim comprend actuellement une voiture motrice pour voyageurs et une locomotive, pour le service des marchandises, avec des voitures de transport. La voiture motrice est pourvue d’un moteur de 26/40 chevaux et possède une capacité de 26 personnes ; la locomotive est armée symétriquement de deux moteurs de même pùissance (26/40 chevaux); à la première peut être accouplée une voiture ordinaire, susceptible de contenir 26 personnes également -, l’adjonction de
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale îi PONT-DE-OHÉRUY (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
- Barres — Bandes — Bandelettes Lames pour collecteurs Conducteurs électriques nus et isolés Ébonite — Caoutchouc industriel et pour véloeipédie
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 24 Décembre 1904
- CLI
- cette voiture réduit à 12 kilomètres la vitesse de la voiture motrice qui, seule, atteint i5 kilomètres à l’heure ; à la' seconde peuvent être attachés des wagons spéciaux pourvus d’un mode de couplage breveté ; chargée, la locomotive parcourt 6 kilomètres à l’heure.
- Pour apprécier ces chiffres, il y a lieu de tenir compte des conditions de marche des voitures et, notamment, de la nature du terrain.
- Bien que sous certains rapports, le mode de locomotion adopté soit inférieur à celui auquel sont habituées les grandes villes, le système n’en a pas moins donné des résultats très satisfaisants. C’est ainsi que la statistique indique pour une période de 4 mois, une circulation de i3,ooo personnes. On évalue à i5,ooo francs, le rapport annuel de la ligne pour le service des voyageurs; les prix du transport sont, de i5 pfennige(i9 centimes) pour les enfants, et 25 pfennige (3i centimes) pour les grandes personnes, ce qui est assez élevé ; la durée du trajet atteint en général une vingtaine de minutes. Le service des marchandises a un rendement prévu de 10,000 francs. La recette totale s’élèvera donc, selon les probabilités, à 25,ooo francs, ce qui constitue un bénéfice assez sérieux, couvrant les frais d’intérêt et d’amortissement du capital emprunté pour établir ce service. Peut-être n’en eut-il pas été de même si les autorités communales s’étaient hasardées à entreprendre la création d’une ligne à voie ferrée, dont la pose aurait entraîné des dépenses considérables.
- Deux autres lignes de voitures électriques établies d’après le même principe, sont en service en Allemagne, ce sont celles de Biélatal en Saxe, et de Grevenbrück, en Westphalie; cette dernière ligne est également due à M. Strobawa.
- J. R.
- La navigation automobile.
- Le ministère de la marine organise un « concours de bateaux de surveillance des côtes et des pêches
- maritimes. » Ce concours, réservé aux canots automobiles sera particulièrement instructif.
- La commission chargée de l’organisation de ce concours s’est réunie le 8 décembre sous la présidence de M. Tréfeu, directeur de la marine marchande.
- Diverses conditions ont été précisées ;
- Les canots devront fournir une vitesse minima de 22 km. 220 à 25 km. 900 (12 à i4 nœuds)
- Leur forme devra leur permette de tenir la mer et de transporter de lourdes charges.
- Ils devront employer uniquement le pétrole lampant comme carburateur.
- Le concours sera doté de i5.ooo fr. de prix; qui seront ainsi répartis : 6000, 3ooo, 1000, 1000, 1000 fr.
- L’Etat commandera trente-deux de ces canots par annuités, selon l’usage.
- Les crédits, qui s’élèveront pour cet objet à un million et demi sont déjà préparés.
- La commission a envisagé la situation financière rcéée par le programme de l’épreuve :
- Ayant estimé qu’un bateau de 17 à 20 mètres remplissant les conditions requises coûterait de 5o à 60.000 francs, ce qui est énorme pour le constructeur, elle a décidé que le département de la marine établirait un type de coque. Cette coque une fois établie, les conditions auxquelles devrait répondre le moteur qui l’actionnerait seront énoncées, les éléments suivants entrant en ligne de compte : i° la puissance;- 20 le poids; 3° l’encombrement; 4° le nombre de tours.
- Les essais de vingt-quatre heures en mer étant peu pratiques la commission a décidé que les moteurs seraient soumis à terre à des essais de ving-quatre heures.
- Un concours de projecteurs ouvert aux phares à acétylène et électriques prendra place à côté du concours de canots.
- La commission s’est ajournée jusqu’à la remise du rapport que M. B. de Coürville, ingénieur en chef de la marine, déposera, au nom du service des constructions navales.
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- Essais sur des lignes à haute tension.
- Dans un article de Street Raihvay Review (Chicago), H. C. Reagan rapporte un ensemble d’expériences effectuées sur des lignes à haute tension. Sur une ligne de 80 kilomètres, à 26.000 volts, on n’a observé que peu d’accidents imputables au verglas, consécutif à un brouillard épais par temps froid, bien que les isolateurs fussent complètement recouverts d’une couche de glace. Un incendie survenu au voisinage de la ligne fit, un jour fendre trois cloches d’isolateurs, sans que le service ait dû être arrêté. Une autre fois, la rupture de la tige d’un isolateur fit tomber le conducteur sur la traverse en bois, et les choses restèrent en cet état pendant cinq jours, sans autre dommage, mais grâce à un temps sec. Les accidents les plus pénibles sont ceux dûs à une étincelle de rupture traversant l’isolateur et atteignant le sommet de la tige ; ces défauts ne peuvent être découverts qu’en touchant successivement toutes ces tiges jusqu’à ce que l’on ait découvert celle qui s’échauffe. Le recuit des isolateurs doit être particulièrement soigné; M. Reagan s’est vu obligé de faire remplacer tous ceux d’une ligne de 4o kilomètres, à la suite de la rupture d’un grand nombre d’entre eux, pour cause de recuit défectueux.
- P.-L. G.
- Traction électrique sur chemins de fer.
- Des expériences récentes ont été effectuées sur la ligne d’essais de la maison (Erlikon, à Zürich, avec une locomotive munie du système YVard-Leonard. Dans le compte rendu qu’en publie M. W. Mordey, dans Electrical Magazine, l’auteur estime cette locomotive moins compliquée que la machine triphasée de la ligne Valteline; la simplicité apparaît surtout du fait de l’absence des résistances de démarrages, coupleurs et faisceaux de connexions.
- Le poids est de 4‘A tonnes ; sa puissance de 4oo chevaux et son> effort normal de traction de 3ooo kilogs avec un maximum de 6000 ; sa vitesse maxima est de 4° km. à l’heure. Les essieux, au nombre de 4, sont actionnés, par paire, par 2 moteurs de 220 chevaux à courant continu, au moyen d’un arbre intermédiaire et d’une bielle extérieure. Un moteur générateur de 4oo chevaux est placé au milieu de la locomotive, tourne à 1000 tours par minute, et consiste en un moteur asynchrome monophasé à cage d’écureuil, directement accouplé à une dynamo à courant continu de 600 à 700 volts et Goo ampères.
- Le stator du moteur asynchrone est enroulé pour des tensions de 700 ou 10.000 volts, à 00 périodes.
- L’excitation de la dynamo se fait au moyen d’une petite génératrice actionnée par moteur asynchrone, à 700 volts transformés dans un pelit transformateur. Ce petii moteur asynchrone sert également au démarrage du moteur-générateur.
- afin d’éviter des à-coup du courant sur la ligne. Un troisième moteur asynchrone actionne une pompe à air destinée à l’usage des freins ; le freinage se fait aussi électriquement par action sur l’excitation de la génératrice.
- Dans les essais de démarrage, les moteurs prenaient plus de 700 ampères, alors que le courant de ligne n’était pas supérieur à 3o ampères. Ces essais semblent démontrer que le système Ward-Leonard est un mode d’emploi très pratique du courant monophasé dans la traction, surtout pour les parcours peu étendus à nombreux arrêts.
- P.-L. C.
- DIVERS
- Une ligne expérimentale de 26 kilomètres 80.000 volts. — Electrical Review. N. Y. t. XLV
- p. 444-
- On reconnut, dès 1908, que le transpoi’t d’énergie proposé à cette époque n’utilisait pas toute l’énergie disponible sur la rivière Kern. Le projet comportait une ligne de 200 kilomètres, transportant 10000 chevaux, à 45.000 volts. Cette tension fut reconnue insuffisante et on décida d’établir une ligne d’expériences afin de déterminer la plus haute tension utilisable. On construisit alors une ligne de 26 kilomètres à 3 fils éloignés de 1 m., et soumise à des essais ininterrompus depuis le Ier avril jusqu’en juin. Deux des fils étaient reliés à une extrémité de deux transformateurs en série, le troisième à l’autre extrémité ; le point commun était mis à la terre. Le courant de la ligne était de 3 ampères. La ligne en service émettait un ronflement caractéristique qui se percevait très distinct à 100 mètres de distance ; il disparaissait quand la tension était réduite de 20 p. 100. La ligne était enveloppée la nuit d’une gaîne lumineuse bleuâtre d’un diamètre de 7 à 8 cm. sur chaque conducteur ; la lumière semblait légèrement renforcée sur les ligatures des isolateurs. Le circuit téléphonique parallèle à la ligne à une distance de 1 m. 80 était fortement chargé ; on
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- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 ”/0 du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- pouvait en tirer o,5 ampère à travers ioo ohms et quand on coupait l’un des fils du téléphone, une étincelle de io cm. pouvait jaillir entre ce fil et la terre. 11 n’y avait aucune difficulté pour la mesure des courants de la ligne par tous les temps.
- Les expériences montrèrent que la ligne fonctionnait d’une façon satisfaisante tant que les isolateurs étaient neufs ou propres. On n’observa aucune différence entre l’emploi des supports d’isolateurs en bois et en fer. La Compagnie exploitante adopta un grand isolateur en porcelaine brune, en 4 pièces, et disposé pour être nettoyé facilement, ce nettoyage devant se faire une fois par an, et à la main. Dans ces conditions, on pense que l’usage de la tension de 66000 volts ne souffrira aucune difficulté.
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- Transmetteur de télégraphie sans fil. — Electri-cal Review. N. Y. t. XLV.
- Dans le transmetteur breveté par M, Pupin la syntonisation est obtenue à la station réceptrice par la vitesse de succession des décharges à la station de départ. Un alternateur donne une force électromotrice à peu près sinusoïdale de fréquence donnée ; un transformateur élève la tension et est connecté, à la manière ordinaire au condensateur, à la bobine d’induction et à l’antenne. La distance des boules du détonateur est réglé de façon que la tension alternative puisse la franchir par une décharge, au voisinage du maximum. La fréquence des décharges ondulatoires est donc la même que celle du courant alternatif. A la station réceptrice, le disque d’un récepteur téléphonique est réglé à une fréquence déterminée, égale à celle du courant alternatif du poste transmetteur, avec lequel on doit communiquer, ou à un multiple de cette fréquence. Les ondes agissent sur le téléphone par l’intermédiaire d’un système basé sur la propriété connue de ces ondes de détruire l’hystérésis dans une bande de fer doux, circulant devant un aimant permanent. Le récepteur téléphonique est, dans cette condition, syntonisé avec le poste transmetteur.
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- Four électrique De Laval. Electrical Review N. Y. t. XLV.
- Ce four est destiné aux minerais réduits en poussière, d’où le métal doit être extrait par réduction et fusion. Dans une chambre rectangulaire, traversée sur deux faces opposées par les électrodes en chambre, est ménagée, à la partie supérieure, une cheminée pour l’évacuation des gaz et des vapeurs métalliques. Sur une des faces parallèles aux électrodes sont ménagées une série d’ouvertures tronc-coniques s’élargissant vers l’intérieur de la chambre. Avec ces ouvertures communiquent à l’extérieur, des cylindres où le minerai est déversé par un entonnoir et à l’intérieur desquels tourne une vis destinée à faire pénétrer le minerai dans la chambre. A l’extrémité opposée, et à la partie inférieure de la chambre, se trouve une ouverture longitudinale d’où s’écoulera le métal fondu. Le mouvement des vis fait avancer le minerai dans la chambre, sous forme d’une masse d’épaisseur décroissante jusqu’au-dessous des électrodes. La vitesse de progression de la masse est réglée de façon à éviter une production subite de gaz qui projetterait le minerai irrégulièrement 5 le mouvement bien réglé de la masse amène, au contraire, la production d’une couche de métal fondu à la superficie de la masse, métal qui s’écoule régulièrement par l’ouverture de sortie. En même temps, les gaz, se produisant en arrière des électrodes, s’échappent par la cheminée sans atteindre l’arc.
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- La lampe contient un magasin dans lequel sont placés 12 charbons : aussitôt qu’un charbon est usé, il est remplacé automatiquement par un autre.
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- Sur un appareil pour déterminer la profondeur de la mer.
- L’Elektroteknisk Tidsskrift, de Copenhague, décrit un appareil ingénieux, dû à un ingénieur norvégien, 3VI. II. Berggraf.
- Cet appareil est destiné à enregistrer à tout moment, la profondeur de la mer, sans qu’il existe avec les fonds de communication matérielle. Le principe est basé sur la mesure du temps que met le son pour aller au fond de la mer, et pour en revenir. Plus la profondeur est grande, et plus cet intervalle sera considérable : l’expérience ayant permis, par exemple, de constater que le son met une seconde à faire le double voyage, les fonds se trouvant à .600 mètres de distance, — si l’on avait à bord du vaisseau un transmetteur et un tube acoustiques qu’on puisse plonger dans l’eau, en même temps qu’une horloge ordinaire, on déterminerait la profondeur avec quelque précision. Un intervalle de 4 secondes indiquerait 2,4oo de profondeur. Au lieu de se servir d’un cadran, il serait plus commode d’enregistrer les indications de I’apparéil sur un ruban de papier, pour pouvoir comparer les courbes ainsi inscrites
- avec la carte des profondeurs, et obtenir des données relativement à l’endroit où se trouve le vaisseau.
- L’appareil Berggraf comprend trois parties : le transmetteur, le récepteur acoustique et le dispositif chronométrique. Un disque tournant lentement, porte à sa périphérie une came qui, à chaque rotation, prend contact avec une autre came fixe, de façon à fermer un circuit électrique. Ce dernier comprend un électro-aimant dont le marteau, se mettant à vibrer, émet une série d’ondes sonores vers le fond de la mer, d’où elles reviennent au vaisseau pour y être reçues par un microphone. Le circuit de ce microphone comprend un appareil construit d’après le principe du téléphone, et dont la membrane n’est influencée que par les sons pour lesquels elle est accordée, au moyen d’un tube à résonance. Si les sons émis par le marteau de l’électro-aimant possèdent une période correspondant aux sons renforcés par le tube à résonance, la membrane, au retour des ondes sonores, exécutera de fortes vibrations qui seront enregistrées.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Les accessoires des chaudières, par Georges Franche, ingénieur A. et M. et E. G. P., un volume in-8 raisin de 384 pages, avec 179 gravures dans le texte. Broché : 8 fr. ; Ilenry Paulin et C'°, Libraire-Editeurs 21, rue Hautefeuille, Paris (VP).
- Dans ce volume, l’auteur s’est appliqué à donner un véritable Manuel de la Chauffe, que pourront utilement consulter les chefs-mécaniciens pour tout ce qui concerne la pose et l’entretien des appareils formant i’habillage d’une chaudière quelle qu’elle soit. Les. ingénieurs et les industriels, qui ont le plus grand intérêt à être aucou-rant de toutes les circonstances qui peuvent se produire en cours de marche et des perfectionnements récents, en tireront également profit et pourront réaliser quelques économies sur le chapitre de la Conduite des Générateurs.
- L’ouvrage se termine par la publication intégrale des lois, décrets ou instructions ministérielles qui régissent aujourd’hui les appareils à vapeur et il donne également le programme des Kxamens pour le Brevet de Mécanicien.
- Handbuch der Physik, par le Dr. A. Winkelmann avec la collaboration de nombreux physiciens. 2e édition. t. VI, fascicule 1. Electricité et magnétisme, un vol. gr. in-8e de VI, 384 pages et 142 figures dans le texte. Prix, broché 12 marks. Johann Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig,
- Nous avons déjà dit ce que nous pensons de cette nouvelle édition du Winkelmann’s Handbuch der Physik; il nous suffira donc maintenant de dire que la première partie du tome IV qui est consacrée à l’électricité et au magnétisme est digne de la réputation de l’ouvrage. Le premier chapitre est consacré à l’Electrostatique (p. 1 à 48) et est dû à M. L. Graetz. de Munich. Le second chapitre concernant les machines électriques (p. 48 à 58) est également dû à M. L. Graetz. Le chapitre 3 étudie les éleclroscopes, les électromètres et les mesures électrostatiques (p. 58-77). Le chapitre 4 est consacré aux diélectriques (p. 77-172). C’est encore M. Graetz qui a rédigé ces deux derniers chapitres. Le chapitre 5 traite des éléments galvaniques (p. 172-212) et il est dû à M. F. Auer-bach, de Iéna. Le phapitre 6 étudie les courants électriques (p. 212-254); rédigé par M. F. Auer-
- bach. Le chapitre 7 s’occupe de la mesure des courants (pp. 254-314) ; rédigé par M. F. Auer-bach. Le chapitre 8 contient les méthodes et les appareils pour la détermination des résistances et des conductibilités (p. 314 à 342); il est dû à M. L. Graetz. Enfin le chapitre 9 qui termine ce fascicule est consacré à la conductibilité électrique des corps métalliques (p. 342 à 384) et est dû à M. L. Graetz. Nous ne pouvons dire que le plus grand bien de la rédaction de ce fascicule.
- Tout y est clair, précis et au courant des dernières découvertes.
- Ajoutons enfin que le côté typographique du livre est très soigné et digne du nom de l’éditeur M. Johann Ambrosius Barth.
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- Handbuch der Physik, par le Dr A. Winkelmann, avec la collaboration de nombreux physiciens. — 2a édition, t. VI, premier fascicule. Optique-, un vol. gr. in-8° de VIII. 43a pages et 170 figures dans le texte. Prix : broché, i4 marks. Johann ytmbrosius Barth, éditeur, Leipzig.
- C’est certainement un des meilleurs livres de Physique qui existent actuellement. Le fascicule VI, que nous avons sous les yeux est consacré à l’Optique. La rédaction est due à M. S. Czapski, de Iéna ; il y a également quelques chapitres dûs à M. O. Eppenstein, de Iéna et à M. M. V. Rohr, de Iéna, mais la partie essentielle de l’ouvrage est l’œuvre de M. S. Czapski. La méthode suivie par M. Czapski est la méthode géométrique qui a l’avantage d’être à la fois très simple et très claire. Nous ajouterons, en outre, que l’ouvrage est au courant des dernières études publiées et par conséquent très utile à consulter par ceux qui ont à employer des systèmes optiques dans leurs recherches scientifiques. L’aberration sphérique, la théorie de l’achromatisme, les prismes et les systèmes de prismes, sont des chapitres dont la rédaction mérite tous les éloges. Nul doute donc que la nouvelle édition du Handbuch der Physik de Winkelmann ait, auprès des lecteurs français, un succès au moins égal à celui obtenu par la première édition qui se trouve presque dans tous les laboratoires scientifiques.
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- Tome XLI.
- Il* Année. — N“ 53
- Samedi 31 Décembre 1904.
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
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- Electriques - Mécaniques - Thermiques
- DE •
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- Pages
- FISCH (A.). — Contribution à l’étude des contacts imparfaits (à suivre)................... 521
- REYVAL (J.). — Les tramways électriques de la ville de Neufchâtel.............................? 52g
- ' v
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE '
- Génération et transformation — Moteurs à collecteurs pour courant alternatif simple, par Seijiro Sugiyama 536
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des Sciences. — Les moteurs à courant alternatif comme consommation diurne des centrales
- par L.-B. Hoir............................................................................. 543
- Recherches sur les diélectriques solides, par MM. V. Crémieu et L. Malcles. ............. 544
- Sur la conductibilité des gaz issus d’une flamme, par P. Langevin et E. Bloch. . . . ... . . . ; . . . 546
- Influence de la nature de l’anode sur l’oxydation électrolytique du ferrocyanure de potassium, par A. Brochet
- et J. Petit................................................................ ............... 547
- Société Internationale des Électriciens. — Influence de l’hystérésis sur le couplage des alternateurs
- en parallèle, par M. Boucherot.......................................................... 548
- Photomètre à papillotement et la Photométrie hétéroebrome, par M. Lauriol . . ... . .... . . . . . . 55o
- TABLES DU TOME XLI (SUPPLÉMENT COMPRIS)
- Table méthodique des matières. ....... ...................................................... 554
- Table des noms d’auteurs..................................................................... 56i
- SUPPLÉMENT
- Notes et Nouvelles............ .................
- Bibliographie...................................
- CLVII
- CLXVII
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- vH vU CG O O FABRIQUE SUISSE DE CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES JA l>i: MODZELEWSKI & O e FRIBOURG (Suisse) Condensateurs Electriques à haute tension Breveté — S» s t è ivx e: iva: o st G i G ü x — Breveté Spécialité : Emploi des Condensateurs pour l’alimentation des moteurs triphasés par réseaux monophasés Modèles spéciaux pour Parafoudres, Télégraphie sans fil, Laboratoires et Electrothérapie Représentants pour la France: E. H. CADIOT & Cie, 12, rue Saint-Georges. ^ARIS O O CO II H*
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- CL VIII
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 31 Décembre 1904
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Transformateurs électriques Ferranti.
- Des transformateurs Ferranti par induction, spécialement destinés à l’emploi avec des watt-mètres, sont actuellement construits de façon à donner un rapport invariable entre de larges limites ; il en existe deux types principaux, l’un pour les tensions de 5oo, l’autre pour celles de 2.5oo, i.5oo et 10.000 volts. Dans le premier type, les câbles des canalisations .sont fixés dans des soc-kets au moyen desquels on les attache aux extrémités du primaire ; le reliement opéré, on place le couvercle de la boîte de fonte parfaitement hermétique qui contient le système et l’on verse, par des ouvertures pratiquées à la partie supérieure, dans la chambre de scellage, du bitume ou toute autre substance imperméable et isolante. Le nombre d’ampères-tours du secondaire atteint en moyenne le chiffre de 1.600. Le second type se caractérise notamment par les soins pris en vue d’assurer un bon isolement 5 les transformateurs passent à l’étuve et aux cuves d’imprégnation à plusieurs reprises ; au-delà de 5.000 volts, les enroulements sont plongés dans l’huile, la boîte de fonte qui contient le système recevant alors le liquide 5 l’huile employée doit être de très bonne qualité et on n’hésite pas à faire l’essai de chaque barrique 5 les extrémités du primaire sont amenées au-dehors, à travers des garnissages isolants.
- E. G.
- TRACTION
- Equipement électrique de la ligne de Paris à Juvisy.
- La Compagnie d’Orléans avait installé, dès 1900, la traction électrique sur le prolongement souterrain jusqu’au Quai d’Orsay de ses lignes principales qui aboutissaient auparavant à Paris-Austerlitz.
- Ces installations, depuis leur mise en ^service (mai 1900), ont admirablement fonctionné. Chaque jour, les locomotives électriques remorquent i5o à 200 trains pesant en moyenne i5o tonnes (35o tonnes au maximum), à une allure qui ne peut dépasser 5o kilomètres à l’heure en raison des courbes de 100 à i5o mètres de rayon que présente le tracé. Le trajet entre les deux gares du Quai d’Orsay et Austerlitz s’effectue en six minutes pour les trains directs, sept minutes pour les trains
- s’arrêtant au pont Saint-Michel. Les changements de machines à la gare d'Austerlitz se font en un stationnement de moins de trois minutes.
- Tout récemment, la Compagnie d’Orléans, profitant du doublement des voies principales entre Paris et Brétigny (1), a pu, à dater du ier juillet 1904, remorquer électriquement les trains entre Paris-Austerlitz et Juvisy, et organiser ainsi, sur le prolongement de la ligne électrique Austerlitz-quai d’Orsay, un service de banlieue à marche rapide : application nouvelle qui se présentait dans des conditions économiques favorables, le matériel préexistant devant en être mieux utilisé.
- Le système de traction électrique adopté est le même que celui de la ligne gare d’Austerlitz-quai d’Orsay : la remorque des trains est faite au moyen de tracteurs prenant le courant par frottement sur un troisième rail isolé. Le conducteur est alimenté par des sous-stations transformatrices, recevant le courant triphasé à 5,5oo volts (courant produit par l’usine génératrice installée dans la gare des marchandises d’Ivry, auprès du pont de Tolbiac) et le convertissant à courant continu à 600 volts environ.
- Cette installation nouvelle a nécessité l’addition d’un nouveau groupe électrogène à l’usine génératrice d’Ivry, — qui comprend aujourd’hui trois groupes électrogènes à attaque directe, d’une puissance de 1,000 kilowatts chacun, — et la création d’une sous-station de transformation à Ablon (à 12 kilomètres environ de l’usine). On a dû, en outre, équiper électriquement deux voies de banlieue entre Paris et Juvisy, et mettre en service trois nouvelles locomotives électriques et cinq automobiles, dont une de réserve.
- Pour les locomotives, on a choisi un nouveau rapport d’engrenages (2,23 au lieu de 4,10) qui permet d’atteindre, avec une locomotive seule, la vitesse de 100 kilomètres à l’heure, et avec un train de 200 tonnes, la vitesse de 70 kilomètres environ. En outre, l’équipement des machines a été complété par un commutateur spécial qui permet de grouper les 4 moteurs, soit en deux groupes de 2 moteurs en série, soit en deux groupes de 2 moteurs en parallèle, de sorte qu’on dispose de trois positions de marche sans résistances : les 4 moteurs en série ; les moteurs groupés par 2 en parallèles, les 2 groupes étant mis en série ; les 4 moteurs en parallèles.
- Les moteurs des automotrices et des locomo-
- (1) Voir l’E. E., tome XL (3 septembre l<)o4) page CX.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 31 Décembre 1904
- CLIX
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 10, rue de Londres, PARIS
- TÉLÉPHONE : 158-11 — 158-81 - Adresse télégraphique : ELIHU-PARIS
- Traction électrique
- Éclairage éleeti»ique Transport de force ! Matériel de Mines
- INTERRUPTEURS A HUILE THOMSON-HOUSTON
- Les interrupteurs à huile Thomson-Houston sont établis en vue des tensions les plus élevées et des charges les plus considérables; leur excellent fonctionnement est aujourd’hui démontré par des milliers d’applications diverses.
- Ils sont de quatre types différents que l’on utilise suivant la nature et l’intensité du cou-rantmaximum pourlequel on les emploie :
- Modèle F, forme I, pour charges de 850 à 1.250 kw. triphasées sous une tension inférieure à 3.500 volts.
- Modèle F, forme F,pour charges ne dépassant pas 3.500 kw. en triphasé, sous une tension inférieure à 6,500 volts.
- Modèle F, forme K, pour charges de 7.000 kw. en triphasé, sous une tension inférieure ou égale à 15.000 volts.
- Modèle F, forme H, qui peut être, sur demande,’ établi pour toutes charges et tensions.
- Nos interrupteurs peuvent être établis pour être manœuvres de différentes façons :
- 1° Pour être placés directement sur le tableau et manœuvres à la main au moyen d’un levier ;
- 2° Pour être placés à distance du tableau et commandés par ceux-ci. 11 est alors manœuvré par l’intermé -diaire d’un système articulé au moyen d’une poignée placée sur le tableau ;
- 3° Pour être commandés automatiquement, comme le montre la figure ci-contre, au moyen d’un déclancheur qui peut être diversement disposé, suivant que l’appareil est monté au dos du tableau ou à distance.
- L’interrupteur forme H, pour installations de très grande puissance, n’est commandé à îa main que dans des conditions très rar.s; il est généralement actionné à distance au moyen d’un courant électrique ou de Pair comprimé.
- Ateliers de Construction, 41, rue des Volontaires, PARIS
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- CLX
- Supplément à L’Eclairage Electrique du 31 Décembre 1904
- tives sont du type Thomson-Houston 5 ils peuvent développer 125 chevaux pendant une heure sans s’échauffer de plus de ^5 “/„ au-dessus de la température ambiante.
- Le rapport d’engrenage des électro-motrices est de 3,o8.
- La régularisation de ces moteurs est effectuée par la méthode série-parallèle, appliquée séparément à chaque groupe de 2 moteurs du même boggie.
- Le service entre Paris et Juvisy, auquel sont affectées ces automotrices, exige 2 rames (1), comportant chacune 2 voitures automotrices (l’une en tête, l’autre en queue du train), que commande simultanément, grâce au dispositif Sprague-Thomson-Houston, un seul agent placé à l’avant du train, — disposition qui supprime toute manœuvre aux terminus. Les locomotives parcourent en moyenne 200 kil. et les automotrices 2Ôo kil. par jour.
- Le parcours entre le quai d’Orsay et Juvizy (22,800 mètres et 8 arrêts intermédiaires) est franchi en 34 minutes par les trains omnibus, 26 minutes par les trains directs qui ne s’arrêtent qu’à Austerlitz et au pont Saint-Michel.
- La durée des stationnements est réduite à 3o secondes ; à cet effet, les portières sont munies de serrures sans loqueteaux permettant l’ouverture par l’intérieur du compartiment, et la fermeture automatique.
- La traction électrique fait ainsi gagner environ °/„ sur le temps de parcours employé par les machines compound à 4 cylindres et 3 essieux accouplés, du ty^pe 1899, et 25 °/0 sur les machines de banlieue ordinaire.
- Th. G.
- Les trains à traction continue.
- Dans les derniers jours de novembre, le train Renard (2) a effectué des expériences sur le terrain de Tempèlliof, à Berlin. L’automobile remorquait deux voitures à voyageurs et un fourgon de bagages.
- Les épreuves subies ont été de quatre sortes:
- i° Sortie du hangar et franchissement du seuil, puis marche en ligne droite sur le gazon ;
- 20 Marche en ronds ;
- 3° Marche en courbes prononcées -,
- 4° Marche sur route avec chargement complet, les deux voitures étant occupées par des personnalités civiles et militaires.
- f1) A titre de renseignement, et pour compléter les documents déjà fournis dans l’E. E. sur Y Eclairage électrique des trains, notons que, sur les voitures électriques de la Compagnie d’Orléans, l’éclairage est assuré pur des groupes de lampes en série alimentées par un circuit dérivé sur le troisième rail.
- (2) Voir « l’Éclairage Électrique » du 16 janvier 1904. p. xxvi.
- Ce premier essai, qui avait lieu devant le ministre de l’intérieur, baron de Hammersten ; le ministre de l’agriculture, M. de Podbielski ; le chef du grand état major, colonel-général comte de Schlieffen ; l’inspecteur des troupes de communication, lieutenant général Werneburg 5 le directeur du chemin de fer militaire, lieutenant-colonel de Boehn, et de nombreux officiers, a été effectué avec plein succès. On a remarqué que toutes les voitures du train Renard marchent dans les ornières de l’automobile de tête.
- Les Allemands sont, en effet, en ce moment, tout particulièrement séduits par l’idée d’un tracteur unique appliqué aux transports militaires, et le colonel Renard, est le premier qui ait posé, en ce qui concerne le problème de la direction des voitures remorquées, les conditions de réalisation pratique, en obtenant la traction continue par une transmission mécanique courant sous toutes les voitures.
- Son procédé a un inconvénient: Excellent pour les trains de peu de voitures, il l'est moins quand le convoi s’allonge, le rendement de la transmission n’est pas égal à l’unité, et de voiture en voiture, le rendement s’abaisse au fur .et à mesure que le train s’allonge à cause de cette multiplication chaque fois renouvelée par un chiffre plus petit quel’unité.
- Si la transmission était électrique, l’avantage serait contraire: le rendement serait le même pour tous les véhicules, quel qu’en soit le nombre, tous les véhicules étant montés en dérivation sur une ligne principale ou feeder d’alimentation. Mais cette transmission électrique, plus coûteuse et plus compliquée d’entretien que dans le système Renard, n’aurait pas la robustesse nécessaire pour les usages militaires.
- Les allemands étudient en ce moment un train routier à traction continue dont nous empruntons la description au « journal de l’Automobile ».
- « Une locomotive, ou wagon conducteur, transporte un moteur à explosion ou à vapeur, qui produit l’énergie nécessaire.
- Dans les locomotives les plus récentes, le moteur est à explosion et emploie de l’alcool ou du pétrole.
- Ce moteur est construit d’une manière plus forte que celui d’une voiture automobile, car il n’y a pas désavantage à ce qu’il ait un plus grand poids, et l’on y gagne en robustesse.
- Ce moteur est à deuxtempsetàquatrecydindres. Le changement de vitesse est très simple pour la raison que la puissance du moteur est à peu près le double de celle nécessaire pour effectuer la traction du convoi.
- Deux vitesses suffisent amplement, le changement de vitesse usuel disparaissant entièrement lorsque les roues motrices sont munies de moteurs électriques.
- Le moteur, placé à l’avant, sous un capot du type classique, avec radiateur soufflé par un ventilateur, actionne directement une dynamo qui fournit le courant à tout l’ensemble du train.
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- CLXI
- Supplément à VÉclairage Électrique du 31 Décembre 1904
- W esti n^house
- Matériel électrique
- PERFECTIONNÉ
- pour
- Traction Eclairage
- Transport de Force
- Moteur asynchrone triphasé à induit enroulé et à bagues.
- etc.
- Installations électriques complètes
- Génératrices
- MOTEURS
- T ransformateurs
- Société Anonyme Westinghouse
- Capital : 20.000.000 de francs
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 31 Décembre 1904
- Cela constitue tout l’ensemble générateur qui n’existe que sur la locomotive ; celle-ci porte en outre, comme les autres véhicules du train, un groupe moteur. Celui-ci comprend un moteur électrique qui reçoit le courant de la dynamo, et une transmission assez complexe, car il faut réduire beaucoup la grande vitesse du moteur.
- Cette transmission comprend un mécanisme permettant de réaliser deux démultiplications différentes du moteur, l’une pour la marche rapide de la locomotive isolée, l’autre pour la marche lente en convoi, ou les cas de rampe exceptionnelle.
- Ce changement de vitesse mécanique permet de toujours utiliser, soit avec une, soit avec l’autre, toute la gamme à des vitesses réalisables par modification du couplage des inducteurs et des induits, et l’introduction de résistances.
- Pour permettre les durs coups de collier des démarrages, des rampes, etc., une batterie d’accumulateurs constituant une réserve d’énergie toujours disponible est transportée parle train.
- C’est en somme la batterie-tampon proprement dite des usines génératrices pour tramways. Cette batterie permet en outre la mise en route du moteur.
- Les éléments qui constituent la batterie sont portés par des chariots ou tenders, sur lesquels ils sont répartis. Il y a deux tenders à accumulateurs derrière la locomotive et un autre toutes les deux voitures.
- Ces accumulateurs rendent les plus grands services, car ils donnent l’indépendance aux wagons. En effet, ceux-ci possèdent séparément une direction et un conducteur, ce qui a fait, ajoutons-le, disparaître la question délicate du tournant correct si ingénieusement résolue par le colonel Renard.
- On a reproché aux trains à traction continue de mettre en panne plusieurs voitures pour chaque panne du moteur. Ici, cet inconvénient n’existe plus. D’abord les accumulateurs leur permettent de terminer un parcours en cas d’arrêt du moteur.
- Les véhicules séparés, les accumulateurs leur permettent encore de rouler utilement.
- La locomotive, employée seule, peut remorquer les plus lourds fardeaux ; exemple : les canons de forteresse, munitions, grues, etc.
- D’un autre côté, pendant le temps du chargement ou déchargement des voitures du train, la locomotive séparée peut servir à d’autres usages, ou traîner de nouveaux wagons. Erdîn, les désagréments de la locomotive disparaissent en raison de ce que les wagons séparés du train, peuvent agir pour leur compte propre, faire un parcours important et reprendre ensuite leur place dans le convoi.
- Au combat, en cas d’avarie delà locomotive par un projectile, leur force propre est suffisante pour transporter hors de portée des projectiles ennemis,
- une partie du convoi et d’attendre une nouvelle locomotive.
- A tous ces avantages purement de traction, le système allemand en joint d’autres fort remarquables, il est possible d’utiliser la locomotive pour éclairer les wagons dans les travaux de nuit des pionniers ou soldats du génie. On peut également utiliser le courant pour faire de la télégraphie optique ou alimenter des projecteurs. »
- Ce système est ingénieux, mais il n’a pas encore été essayé, et nous ne savons si on obtiendra des résultats pratiques aussi probants qu’avec le train Renard.
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- On construit, aux Etats-Unis, des trains routiers pour lesquels, au lieu d’une transmission mécanique entre le moteur et les autres véhicules, on a recours à une transmission électrique.
- Huit trains d’un même modèle ont été construits en 1904 par la Gibbs Engineering G0, à Glendale. D’après le Railwny âge, chaque train se compose de sept voitures, dont l’une porte le moteur. Celui-ci est un moteur à pétrole à quatre temps et à trois cylindres de 76 ch. et commande une dynamo génératrice. Le courant actionne des réceptrices commandant les roues motrices du tracteur et celles de chacun des autres véhicules. On voit tout d’abord que la charge payante est utilisée pour l’adhérence et que, dès lors, le tracteur n’a pas besoin d’avoir un poids assez considérable pour que l’adhérence correspondante soit appliquée à la traction du train entier, comme c’est le cas avec un train remorqué par locomotive routière.
- Chacun des véhicules remorqué pèse environ 4,4oo kg. et peut recevoir un chargement de i3,5oo kg.; la construction est faite presqu’entiè-rement en acier et le chargement se fait par des portes latérales.
- Les roues sont en tôle emboutie et sont commandées par les moteurs au moyen de chaînes. Le tracteur pèse 6,800 kg. en ordre de marche; il est donc beaucoup plus léger que chacune des voitures remorquées chargées. L’ensemble du train est muni de freins à air Westinghouse, actionnés par un compresseur placé sur le tracteur.
- Celui-ci est gouverné comme une automobile ordinaire; les autres véhicules portent une c.n-quième roue et une flèche qui s’attelle à celle du véhicule voisin; il en résulte que, lorsqu’on change la direction du tracteur, chaque véhicule remorqué décrit, pratiquement, un arc de cercle semblable. Gomme les freins sont actionnés depuis la voiture motrice, on voit que l’ensemble du train est sous le contrôle d’une seule personne.
- Le moteur, dont nous avons indiqué plus haut
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- CLXIII
- le caractère, présente des particularités intéressantes : il n’y a ni roues dentées, ni came dans le carter ; le mécanisme est placé dans une boîte au-dessus des cylindres et peut être inspecté avec la plus, grande facilité. Les soupapes d’admission et d’échappement sont en acier au nickel • elles peuvent, de même que les appareils d’allumage, être enlevées et examinées très rapidement. Quand ces trains sont destinés à des régions où on peut parcourir des distances considérables sans trouver la moindre ressource pour des réparations, on installe deux moteurs sur chaque tracteur ; en les faisant agir tous les deux sur le générateur d’électricité, on développe environ gj5 ch. qui permettent d’obtenir, avec un train chargé, une vitesse de 8 à y,5 Km. à l’heure. Avec un seul moteur, on peut encore conduire le train à une vitesse plus faible, dans le cas où l’autre serait hors de service.
- D’autre part, Y Engineering Magazine donne quelques détails sur un autre type de ces trains construit par la même maison.
- Dans ce modèle, le tracteur n’est destiné qu’à remorquer deux véhicules ; il pèse 6 t. en ordre de marche 5 les roues motrices ont 0,915 m. ne diamètre, et celles de direction 0,80 : les essieux sont distants de 1,83 m.; la voie ou écartement des roues du même essieu est également de 1,83 m. Les roues motrices ont des bandages en caoutchouc plein de 187 mm. de largeur, et les roues de direction des bandages de même matière de 87,5 mm.
- Le tracteur porte deux moteurs électriques de 6 ch. recevant le courant à 220 volts, d’une génératrice actionnée par un moteur à gazoline à trois cylindres de 4o ch. Sur le véhicule se trouve un réservoir pour ce liquide, d’une capacité de 120 1. et un réservoir d’eau de 200 1.
- Les véhicules actionnés par le tracteur pèsent vides 2,800 kg.; leurs roues ont i,4o m. de diamètre pour les motrices et 0,96 m. pour celles de direction. Toutes ont des bandages d’acier de o, 12Ô m, de largeur. Ces véhicules portent un chargement de 10 t., avec une surface disponible pour les matières transportées de 5 X 1,7° ni. Leurs roues motrices sont commandées par deux motrices électriques de 6 ch. recevant, par des conducteurs flexibles, le courant de la génératrice placée sur le tracteur. Gomme on l’a vu précédemment, un seul homme suffit à la manœuvre du train.
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- # #
- L’Angleterre emploie également, pour ses transports militaires, des trains routiers, et elle en a tiré parti péndant la guerre du Transvaal, mais ses trains sont basés sur le principe rudimentaire d’un tracteur puissant supportant seul toute la charge du train. Ce
- tracteur est d’un poids formidable pour obtenir l’adhérence au sol, et on n’économise point de poids comme on l’obtient, en France et en Allemagne, grâce à la répartition de l’effort moteur sur les essieux des voitures à la remorque.
- Th. G.
- L’automobile électrique des postes de Milan (L.
- L’Administration des Postes italiennes a récemment mis en service, à Milan, une automobile électrique qui sort des ateliers de la Maison Gamona, Giussani, Turinelli et G0. Cette voiture ne dessert, provisoirement, que la partie intérieure de la ville.
- On compte, plus tard, étendre le service à tous les quartiers de Milan.
- Cette automobile se distingue sensiblement des voitures du même genre déjà en service.
- Elle est divisée en deux parties. Celle d’avant est occupée par une plate-forme où se trouvent établis tous les organes de commande, de direction et de marche, ainsi que les appareils nécessaires pour le contrôle de fonctionnement des moteurs et des accumulateurs. La partie intérieure représente un bureau de poste avec appareils de ventilation et de chauffage.
- Le trajet parcouru est d’environ 23 km. avec arrêt devant chaque boîte aux lettres.
- D’une boîte à l’autre, le facteur trie les lettres, les timbre et remet les paquets à un agent qui les répartit dans autant de casiers qu’il y a de facteurs chargés de distribuer la correspondance dans les divers quartiers de la ville. En une heure et demie, toutes les boîtes sont levées.
- E. G.
- Le transport des marchandises sur les lignes de tramways.
- La Société des tramways électriques de Hudders-field, a mis à l’essai, le 2 septembre' 1904, une voiture spécialement destinée au transport du charbon.
- Il s’agissait de desservir une minoterie établie à environ 6 k. ^00 des entrepôts, et qui n’avait d’autre moyen de communication qu’une route de terre à fortes rampes, ce qui rendait onéreux le transport par chevaux.
- Un truck « Radial a muni de 2 moteurs Westinghouse de 45 chevaux environ, ainsi que du frein Westinghouse Newell, reçut une plate-forme placée à 80 centimètres au-dessus du rail, et une caisse de dimensions réduites, de manière à ne laisser à la voiture qu’une hauteur totale de 2 m. 10.
- Cette voiture, chargée de 10 tonnes de marchandises, atteignit la minoterie en parcourant à
- I1) Sur les Automobiles postales, voir l’E.E., tome XL1. (3 décembre 1904).
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- CL XIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 31 Décembre 1904
- une bonne vitesse les lignes du tramway malgré des rampes de 55 mm., et en prenant parfaitement les courbes.
- Après cette expérience concluante, la Clc des tramways a organisé un service régulier de transports, et mis en service, dans ce but, de nouvelles voitures du même type.
- Th. G.
- ÉCLAIRAGE
- Emploi du Mercure comme base cathodique de l’Arc. — Stark. — Physikalische Zeitschrift, i5 novembre.
- Pour que l’arc électrique puisse persister, il faut qu’il existe à la base cathodique une émission intense d’électrons négatifs par suite de la température élevée. Si, par un refroidissement approprié, on empêche à la cathode la production de cette température élevée, l’arc ne peut pas exister. Cette théorie et ce résultat semblent en contradiction avec le fait que l’arc peut prendre comme cathode du mercure liquide. G.-D. Ghild a fait remarquer que, à la pression de 0,29 millimètres de mercure, à laquelle l’arc au mercure fonctionne, ce métal bout à ioo°, température beaucoup trop basse pour qu’il se produise une émission d’ions négatifs partant du mercure. Cette remarque de Ghild nous engage à décrire quelques expériences faites depuis longtemps sur ce sujet.
- Il est établi que, pour une intensité de courant d’environ 3 ampères, la base cathodique de l’arc au mercure dans le vide n’a qu’environ 10 mill. carrés de surface. Dans toutes ces expériences, la surface totale de la cathode était 10 à 100 fois plus considérable. Si donc il existe sur la cathode une température élevée, cela n’a lieu qu’en une
- TOUTES APPLICATIONS
- I
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- j à CI.ICHY, 18, Quai de Oiciiv
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- toute petite partie de la surface cathodique^ et le reste de la surface peut avoir une température peu élevée. On sait, par des expériences de
- Gaputo et de l’auteur, qu’il peut exister une énorme différence de température entre le point de passage de l’arc et le reste de la cathode. En
- effet, quand on emploie comme cathode un tube
- de laiton refroidi par un courant d’eau, le métal est vaporisé à la basé de l’arc sans que l’eau
- s’échauffe.
- Si l’élévation de la température de la base dé l’arc se propageait sur toute la surface de la cathode et à l’intérieur du mercure, et s’il existait un état d’équilibre entre le liquide et la vapeur, la température ne pourrait naturellement pas être, pour une pression de 0,29 millimètres, celle du jaune incandescent. Mais en réalité, cette température est atteinte dans la petite surface de passage du courant ; il n’existe pas, en ce points, d’équilibre entre la vapeur et le liquide, mais un bouillonnement violent. Les pertes de chaleur par vaporisation et par conduction, convection et radiation, font équilibre à l’élévation de température correspondant au travail électrique. Ge dernier est égal au produit de la chute cathodique (G volts) par l’intensité du courant ; pour une surface de 10 mill! carrés et 3 ampères, ce travail s’élève à 18 watts ou 4;3 calories-grammes par seconde. Pour que cette quantité de chaleur puisse êtré absorbée par la vaporisation et la conduction, la température à 'la base de l’arc doit s’élever jusqu’à la température du jaune ou du blanc incandescent.
- L’existence de cette température élevée, que prévoit la théorie, peut être décelée par des expériences spectroscopiques. Si l’on allume un arc au mercure à la température ambiante par étincelle d’induction et sans échauffement préalable, il se produit d’abord un espace obscur assez considérable à la cathode, et l’émission de la lumière est faible : la base de l’arc a la forme d’une tache jaune ou blanc incandescent qui se déplace rapi-
- SOGIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L'ACCUMULATEUR TUDOR
- Société Anonyme, Capital 1,600.000 fr. Siège Social : 48, Hue de la Victoire, Paris USINES : 39 et 41, route d’Arras, LILLE
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- Supplément à L’Eciairage Electrique du 31 Décembre 1904
- CLXV
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- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris et Berlin avec continuation une fois par semaine de Berlin sur Varsovie et trois fois par semaine de Berlin sur Saint-Pétersbourg,
- (A l'aller ce train est en correspondance à Liège avec rOstende-Yienne).
- Péninsulaire-Express. — Une lois par semaine de Londres et Calais pour Turin, Alexandrie. Bologne, Brindisi.
- (En correspondance à Brindisi avec le pacpiebot de la malle de l’Inde).
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Une fois par semaine de Londres et Calais pour Marseille (quai de la Jolietle) en correspondance avec les paquebo’s de la Compagnie Péninsulaire et Orientale à destination de l’Egypte et des Indes.
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- Calais-Méditerranée-Express. —De Londres et Calais pour Nice et Vintimille.
- Tr ain rapide et quotidien entre Paris-Nord, Nice et Vintimille composé de voitures de l,e classe, lits-salon et sleeping-car.
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- Engadine-Express. — De Londres et Calais pour Coire, Lucerne et Interlaken.
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- cle toutes Classes
- 11 est délivré toute l’année parles gares et stations du réseau d'Orléans pour Arcachon, Biarritz, Dax, Pau et les autres stations hivernales du midi de la France :
- 1° Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec réduction de 25 % en lro classe et 20 % en 2e et 3e classes ;
- 2° Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 20 % pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plus; ces réductions sont calculées sur les prix du Tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grand mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu et nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours, non compris les jours de départ et d’arrivée. Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours, moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- CLXVÎ
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 31 Décembre 1904
- dement à la surface de la cathode. En plaçant un spectroscope tout près de la surface cathodique, on aperçoit les raies du mercure, mais dès que la base incandescente passe, dans son mouvement irrégulier, devant le spectroscope, on voit une bande de spectre continu. Ce spectre continu montre nettement que la base cathodique de l’arc est à la température du jaune ou du blanc incandescent.
- R. V.
- DIVERS
- L’unification du langage et des notations techniques.
- A la séance du 21 octobre 1904 de la Société des Ingénieurs civils. M. Hospitalier a étudié cette question qui est d’une importance primordiale en présence du développement si rapide de la science industrielle depuis un quart de siècle, et de la nécessité chaque jour plus grande de s’entendre au moins sur les mots et les notations, afin d’éviter les confusions qui feront du langage technique, avant peu, si l’on n’y met ordre, quelque chose d’analogue à la légendaire tour de Babel.
- En participant à ce mouvement d’unification, la Société des Ingénieurs civils de France ne ferait pas œuvre isolée, elle continuerait l’œuvre commencée dès i8^5 par la Physical Society, de Londres, et continuée depuis : en 1879, par le Bureau international des Poids et Mesures; en 1881, par le Congrès international des Electriciens de Paris ; en 1885, par la Société Internationale des Electriciens; en 1889, par les Congrès de mécanique appliquée et d’électricité de Paris; en 1891, par le Congrès international des Electriciens de Francfort ; en 1893, par le Congrès international des Electriciens de Chicago ; en 1896, par le Congrès de Genève ; en 1900, par le Congrès international d’électricité de Paris ; en 1903, par la Société électrotechnique de Berlin, la Société technique de l’industrie du Gaz en France, et l’Association électrotechnique italienne ; en 1904, par la Société internationale des Electriciens, et un véritable syndicat de Sociétés savantes américaines, syndicat dont fait partie le Bureau national des étalons des Etats-Unis.
- On voit, par cette énumération rapide, que le mouvement a été surtout provoqué par les Associations électriques, mais il semble que les mécaniciens ne peuvent rester en dehors de ce mouvement, et que l’unification, bonne pour la nouvelle industrie, l’industrie électrique, ne peut être mauvaise pour l’ancienne, l’industrie mécanique, dont le langage, la correction et la précision ne sont plus à la hauteur des besoins et des progrès modernes.
- L’utilité d’u ae unification n’est pas à démontrer.
- La nécessité d’une unification est établie par ce seul fait que, dans un Formulaire récent résumant les principaux cours professés à l’Ecole Centrale, M. Ed. Hospitalier a trouvé, non seulement un grand nombre de termes incorrects ou inexacts, mais encore des notations très différentes d’un cours à l’autre, et de nature à compliquer les études et les travaux de nos jeunes futurs Ingénieurs. Ainsi, par exemple, on emploie 3 symboles différents pour le temps, le travail, la densité et le moment d’une force, 4 pour le volume et la vitesse angulaire, 5 pour la surface et la vitesse, 8 pour la force et 9 pour la puissance !
- La possibilité d’une unification est établie par les précédents fournis par la science électrique. Il suffit de mettre un peu de bonne volonté, un peu de raisonnement et un peu moins de routine. Une terminologie rationnelle doit s’appuyer sur un petit nombre de principes dont l’application rigoureuse et sans exception fait de la langue technique un véritable espéranto automatique, sans rien sacrifier du génie même de la langue française, mais en renforçant, au contraire, sa méthode, sa rigueur et sa clarté.
- Le premier principe consiste à admettre la tyrannie dans les mots, tout en respectant la liberté dans les idées. Il en découle tout naturellement l’obligation d’employer :
- Un mot et un seul mot. pour désigner chaque chose différente d’une autre chose.
- Un mot spécial pour chaque chose nouvelle, mot nouveau, ou mot composé rappelant les choses dont la chose nouvelle dérive.
- Gomme conséquence, un mot consacré par l’usage, à tort ou à raison, pour désigner une chose déterminée, ne doit jamais être repris pour désigner une chose nouvelle, sous peine de confusion.
- En appliquant ces principes aux grandeurs physiques (mécaniques, thermiques, optiques et électriques), on est conduit à distinguer pour chacune d’elles :
- i° Un nom pour la grandeur ;
- 20 Un symbole pour la représenter dans les équations ;
- 3° Une formule de définition :
- 4° Une formule de dimensions ;
- 6° Une unité de mesure de la grandeur;
- 6° Des multiples ou sous-multiples (décimaux en général) de cette unité de mesure, employés en pratique ;
- 70 Des abréviations de ces unités.
- En appliquant ces règles, on voit qu’un nom de grandeur ne doit renfermer que des grandeurs, et un nom d’unité ne doit renfermer que des unités. Il est donc incorrect de parler de vitesse par seconde, de vitesse par heure, de travail par unité
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- de temps, d’accélération par seconde, etc. tous mots hybrides renfermant à la fois des grandeurs et des unités, et ne constituant, par suite, ni une grandeur ni une unité.
- II convient également de ne jamais employer le nom d’une grandeur en l’appliquant à une autre grandeur; force au lieu de puissance, force au lieu de travail, pression au lieu de force, vitesse au lieu de vitesse angulaire, etc.
- En ce qui concerne le poids d’un corps, mot vague, il y a lieu de distinguer, par l’emploi de symboles différents, s’il s’agit de la masse du corps M, ou de la force F qu’exerce la pesanteur sur ce corps, sous peine de détruire l’homogénéité des formules, en prenant l’une pour l’autre.
- Four les unités, il convient de toujours indiquer en entier le nom d’une unité composée. Ainsi, une vitesse devra s’exprimer non pas en mètres ou en kilomètres, mais en mètres par seconde ou en kilomètres par heure ; une accélération, en mètres par seconde, et non pas en mètres ; une vitesse angulaire, en tours par minute ou en tours par seconde, et non pas en tours (’); une pression, en kilogrammes par centimètre carré, et non pas en kilos, le mot kilo étant un préfixe multipliant par 1000 la valeur
- P) La création de turbo-moteurs faisant jusqu’à 500 tours par seconde rend particulièrement nécessaire la spécification précise et complète de l’unité de vitesse angulaire.
- d’une unité, mais n’étant pas lui-même une unité.
- Pour distinguer les symboles des unités et de leurs abréviations, il suffit d’adopter la convention déjà très répandue en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, et qui consiste à représenter tous les symboles, majuscules ou minuscules, par des lettres « italiques » ou des caractères spéciaux (grec, ronde, etc.), et toutes les unités et abréviations par des caractères « romain » (bas de casse), disposés sur la ligne, après la partie décimale du nombre, s’il en comporte une. Cette notation rationnelle est une conséquence naturelle du développement de l’emploi de la machine à écrire.
- Les abréviations des unités métriques sont d’ailleurs fixées en France par décret du 11 juillet 1903, et il n’y a qu’à étendre leur application aux autres unités, en suivant les règles de formation que ce décret met en relief.
- En terminant, M. Hospitalier résuma les règles de formation des grandeurs et des unités physiques et, en s’appuyant sur les décisions internationales des Congrès, du Bureau des Poids et Mesures, et sur le décret du 11 juillet 1903, il a dressé un tableau renfermant l’ensemble des notations qui lui semblent les plus rationnelles et dont la plupart ont reçu, d’ailleurs, une sanction officielle. II propose de le soumettre à une commission compétente.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- L’Ozone et ses applications industrielles, par H. de la Coux, ingénieur chimiste, inspecteur de l’enseignement technique au Ministère du Commerce. — i vol. gr. in-8 de 55^ pages, avec 15g figures.— Broché, i5 fr. — Cartonné, 16 fr. 5o. —(Vve Ch. Dunod, éditeur, 49, quai des Grands-Augustins, Paris, VP).
- Dans ce nouvel ouvrage, après avoir fait connaître l’ozone, et son rôle physiologique et thérapeutique, M. de la Coux étudie ses méthodes de préparation, en s’arrêtant aux considérations qui influent sur le rendement, conformément aux principes économiques. Les nouveaux générateurs industriels d’ozone sont aussi examinés.
- L’ozone exerce au point de vue chimique des actions remarquables; certaines d’entre elles sont utilisées dans la préparation de produits particuliers que l’auteur nous fait connaître. Sur les microbes, l’ozone agit énergiquement : La stérilisation de l’eau, de l’air et des matières diverses en sont la conséquence ; chacun de ces sujets a été l’objet d’un développement spécial où l’on trouve une étude complète des procédés et des installations de stérilisation des eaux.
- L’auteur examine ensuite l’emploi de l’ozone dans le traitement des eaux-de-vie, des spiritueux, des vins, dans la fabrication du vinaigre, en brasserie, en cidrerie, en distillerie et en sucrerie, il expose les procédés de blanchiment des fibres textiles, tissus, pâtes à papier, pailles, cires, os, plumes, de même que l’emploi de l’ozone en amidonnerie, en féculerie et dans les fabriques de dextrines. Après avoir passé en revue l’usage de l’ozone dans les fabriques d’huiles, de graisses, de savons, de vernis, de laques et de dégras, il fait une étude détaillée de l’ozone dans la préparation des parfums et des matières colorantes et en teinturerie, et étudie l’action de l’ozone en sericulture, dans le vieillissement des bois, en blanchisserie, dans la désinfection et la stérilisation du linge et des tissus, en photographie et dans d’autres applications. Enfin l’analyse, si utile dans le contrôle des opérations, a été très complètement traitée au point de vue qualitatif et quantitatif.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- Ariès (E). La statique chimique basée sur
- les deux principes fondamentaux de la thermodynamique, i vol. in-8°, 2Ô2 p. io fr. Bell (L.). Traité pratique du transport de l’Energie par l’électricité, i vol. in-8,
- -j\!\ pages, 288 ligures, 21 planches.. 2Ô fr. Berthïer (A.). Les piles sèches et leurs applications, 1 vol. in-12, 96 pages,
- 35 figures.............................. i.5o
- Blondlot (K.). Bayons N. 1 vol. in-16,
- 76 pages, 3 figures, 2 planches ... 2.75
- Bouasse (IL). Mécanique et physique,
- 1 vol. in-8............................ 6 fr.
- Boulanger (J.), et Ferrie (B.). La télégraphie sans fil et les ondes électriques, i vol, in-8, 260 pages, 111 fig. 4 fr. Brunswick (E. J.) et Aliamet. Enroule-
- ments d’induits à courant continu
- 1 vol. in-8, 61 figures.................... 2,5o
- Carvallo (E.). Leçons d’électricité, 1 vol.
- in-8, 260 pages, 2o3 figures............ 10 fr.
- Champly (IL). Manuel de pratique mécanique, 1 vol. in-18 jésus, 3io pages,
- 3oo figures................................ 3.5o
- Cornu (A.). Notices sur l’électricité, 1 vol.
- in-8, 276 pages, 37 figures ..... 5 fr.
- Coux (H. delà). L’ozone et ses applications industrielles, 1 vol. in-8, 557 pages,
- 169 figures............................... i5 fr,
- Dejonc (E.). La mécanique pratique, 1 vol.
- in-8 raisin. 632 pages..................... 4 fr.
- (îpaffigny (H. de). Les turbo-moteurs et les machines rotatives, 1 vol. in-8, 280 pages, 128 figures............................ 10 fr.
- Jumau (L.). Les accumulateurs électriques 1 vol. in-8, 926 pages, 694 figures. . Lyndon (L.). L’accumulateur électrique et ses applications industrielles, 1 vol. in-8, 392 pages, 184 figures, 2 planches..........................................
- Lapostolet (N.). Traité général de l’emploi de l’électricité dans l’industrie minière 1 vol. gr. in-8, 290 pages. 67 figu-
- Monmerqué (A). Contrôle des installations électriques, 1 vol. in-8, 776 pages,
- 227 figures .... ........................
- Muller (P. Th.). Lois fondamentales de
- l’Electrochimie, 1 vol. in-8, 182 pages 2.5o
- Pécheux (H.). Traité théorique et pratique d’électricité, 1 vol. in-8, 720 pages,
- 800 figures.............................. 17 fr.
- d’électricité, 1 vol. in-8, 720 pages,
- 800 figures............................ . 17 fr.
- Per Siden. La pratique des machines à bois, 1 vol. gr. in-8, 34o pages,
- 28 figures............................... 12.5o
- Pierard (E.). La pose des lignes en bronze, cuivre et aluminium, 1 vol. in-8 raisin, 16 pages, 8 figures ...... 1 fr.
- Pontcharra (F. de). Propriétés et essais des matériaux de l’Electrotechnique,
- 1 vol. in-8, 28 figures.................. 2.5o
- Bodet (J.). Bésistance, inductance et capacité, 1 vol. in-8, 257 pages, 76 figures .......................................... y fr.
- Swyngedauw (B.), La transmission électrique de l’énergie dans les pays indus-
- triels de houille noire, 1 vol. in-8,
- 144 pages, 44 figures................. 5 fr.
- Swyngedauw. (B.). La transmission électrique de la force dans les usines et ateliers, 1 vol. in-8, 44 pages .... 2 fr.
- Thirion (Ch.), et Bonnet (J.). De la législation française sur les brevets d’invention, 1 vol. in-8, 220 pages. . . . 3.5o
- Van Oosterwyck. Les nouveaux généra-
- teurs de vapeur à niveaux d’eau mul- t tiples et indépendants, 1 vol. in-4, 32 pages, 77 figures. ................ . . 3 fr,
- West (J. H.) L’arrivisme industriel, 1 vol.
- in-16, 70 pages. . . ................ . i.5o
- W ittebolle (B.). Les appareils d’éclairage
- électrique, 1 vol. in-12, 129 figures . 2.5
- res................................ 7.5o
- ACCUMULATEURS TRANSPORTABLES
- 2, quai National, PUTEAUX (Seine)
- Fournisseur des Ministères des Postes et Télégraphes, Marine, Guerre, Instruction Publique, Colonies, des Facultés, des Hôpitaux, des Compagnies de Paris-Lyon-Méditerranée, de l’Est, etc., etc.
- Types spéciaux pour l’allumage des moteurs de voitures automobiles adoptés par toutes les premières marques
- C_A_TA-X_iOGrTJES FRANCO — TÉLÉPHONE 571-04
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